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20 janvier 2012

Demandez le programme

La démocratie étant le pire système à l’exclusion de tous les autres, il m’a paru temps, à moins de trois mois du premier tour, de prendre vraiment le pouls de la profession, sans attendre des candidats des illuminations sur un métier — le nôtre — dont ils ignorent à peu près tout, sauf ce qui s’en dit au café du Commerce.

J’ai donc lancé sur un forum (1) fréquenté par de très nombreux enseignants, de la Maternelle à l’Université, une enquête sur les propositions que nous attendrions de politiques intelligents et audacieux — exemple-type de double oxymore. « Le bon sens du maraud quelquefois m’épouvante », comme disait Piron : les réponses de nos collègues, pour variées qu’elles semblent à première lecture, se recoupent toutes — en dix propositions. Les voici — cum commento, comme on disait jadis, quand on faisait du latin et non des TICE, des TPE et de l’ECJS — au lieu de faire de l’Histoire et de la Géographie.

Que ce soit bien clair : même si j'approuve l'essentiel de ce qui suit, je ne le contresignerais pas sans examen. Je me fais juste le petit rapporteur des désirs.

Une remarque enfin en passant. Pour l’essentiel, ces propositions recoupent le programme de Bayrou. Mais je n’empêche pas le PS, qui mouline dans la choucroute, ou l’UMP, qui patine dans le yaourt, de s’en inspirer. Les Verts, comme on sait, sont irrécupérables. Quant au FN, il se pare des plumes du paon en se faisant le chantre de l’école républicaine — jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que sous le plumage dont il s’habille, la volaille est déjà plumée, le chèque-éducation en place et le privé confessionnel aux commandes.

(1) http://www.neoprofs.org/t42108-et-vos-propositions-a-vous...


1. Consacrer au moins 50% du temps, en Primaire, à l’apprentissage du Français — ce qui suppose une réécriture complète des programmes. Et à ce titre, privilégier les méthodes d’apprentissage alpha-syllabiques. À ceux qui se demanderaient encore pourquoi, une seule réflexion de bon sens : outre le fait que c’est le mouvement naturel de la langue, qui va du simple au composé, nous passons de plus en plus de temps sur des claviers, où l’on ne tape pas des mots, mais des lettres et des suites de syllabes — étonnant, non ? Une expérimentation comme celle du SLECC (2) a si bien prouvé son efficacité que le ministère, jamais à court d’erreurs, vient de sucrer la maigre subvention qui permettait de diffuser les très efficaces méthodes mises en place dans ce cadre (3).

2. Mettre au feu les livrets de compétence, et autres fariboles chronophages — la réunionnite aiguë, par exemple, qui frappe de la Maternelle à l’Université. Tant qu’à faire, en revenir aux notes, aujourd’hui bannies du Primaire. On s’étonne que dans la même logique la rue de Grenelle n’ait pas songé à faire interdire les thermomètres dans les hôpitaux.

 3. Penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité du terrain (30 élèves décents, ça se gère, 12 élèves en difficulté, ça se gère aussi) (4). Cela suppose d’oser enfin clairement des classes de niveau. Les « moyens » ne se distribuent pas uniformément, mais en fonction des besoins. Là aussi l'égalitarisme a tué — particulièrement ceux qui étaient moins égaux au départ.

 

 4. La remise en cause radicale du collège unique consisterait aussi à proposer une orientation positive en filière professionnelle dès la quatrième pour tous ces élèves qui s’ennuient si ostensiblement au collège qu’ils finissent par ennuyer les autres. Tout en imaginant des passerelles, qui existaient jadis, afin de leur permettre éventuellement de revenir dans le giron des études générales. La filière professionnelle doit cesser d’être la voiture-balai de l’Ecole : y passer est aujourd’hui une sanction, elle doit être une opportunité. Dans cet esprit, il faut multiplier les formations en alternance, afin de faire connaître aux élèves les métiers réels, et faire accepter aux patrons (aux artisans, particulièrement) l’idée que ces élèves ne sont pas des délinquants en puissance.

5. Inutile de renforcer les horaires : il faut sans doute dégraisser, au contraire. Supprimer par exemple l’inutile enseignement de l’anglais en Primaire. Aujourd’hui, des gosses saturés d’anglais macaronique n’entrent plus en cours de langue, en Sixième, qu’à reculons. Supprimer au Collège toutes les activités périphériques — ont-ils vraiment besoin d’apprendre à l’école à surfer sur Internet ou à manier le joystick ? Dans le même esprit, la classe de Seconde « indifférenciée » cumule tous les programmes de toutes les disciplines — on arrive à plus de 35 heures de cours par semaine. C’est absurde, et démotivant. Les vraies spécialisations doivent intervenir le plus tard possible. Ce n’est pas en détruisant le tissu enseignant que l’on peut faire des économies, c’est en supprimant des programmes toute la mauvaise graisse pédagonigologique.

 6. Côté discipline, il faut abroger les circulaires qui identifient les punitions à des « brimades » — et peut-être ne plus imposer à un établissement qui exclut définitivement un élève de lui trouver un autre établissement d’accueil, ce qui revient à faire circuler les trublions. Responsabilisons les parents — à eux de réinscrire leur voyou là où l’on voudra bien le prendre. On peut d’ailleurs inventer des écoles-relais, avec profs volontaires (et payés en conséquence), ou multiplier les internats, afin de décontextualiser des jeunes qui n’ont pas tous la chance d’être orphelins, comme disait Poil-de-carotte, et ne sortent du collège que pour mieux s’épanouir dans l’école de la rue. De même, il faut généraliser les règlements intérieurs intelligents (interdiction totale des portables, par exemple), et censurer les initiatives idiotes (l’interdiction des « colles » le mercredi, alors que c’est souvent le seul levier réel pour faire pression sur certains élèves). Et redonner aux enseignants la décision finale dans les conseils de classe (et non aux chefs d’établissement, qui en profitent pour soigner leurs statistiques). Non pour multiplier les redoublements, mais pour faire savoir aux élèves que le prof qu’ils sont tentés de chahuter aura son mot à dire, et que ce sera le dernier. Ça calme.

 

 7. En Primaire comme au Collège, réinstaurer l’étude du soir, en la confiant aux enseignants-stagiaires, aux étudiants tentés par le métier. Ce serait une initiation intéressante. Dans le même esprit, revenir à une formation des enseignants basée sur le compagnonnage, et non sur des cours théoriques coupés de la réalité des classes. D’aucuns suggèrent d’ailleurs de nommer en collèges les spécialistes auto-proclamés des « sciences de l’éducation » qui pontifient aujourd’hui dans les IUFM, à cinquante kilomètres et quelques années-lumières des réalités de terrain.

8. La réforme du lycée est-elle bien utile ? Exemple-type d’interrogation rhétorique… En particulier, la suppression de l’Histoire-Géographie en terminale S (et son absence depuis des lustres dans les sections techniques) est une réforme strictement idéologique, inventée par des Grenelliens qui pensent, comme Big Brother, que « l’ignorance, c’est la force » (de même en sections techniques, d’où elle a disparu depuis vilaine lurette). Quant à « l’accompagnement personnalisé », c’est une fumisterie dans la plupart des cas. Et pour ce qui est de l’autonomie des établissements, il en faut certes assez pour qu’ils puissent faire face aux réalités du terrain (rien n’est jamais semblable), mais juste assez pour s’adapter sans négliger les fondamentaux (rien n’est vraiment différent).

9. Un Primaire mieux organisé produira des Collégiens mieux adaptés, qui deviendront des Lycéens épanouis, et donneront des Etudiants adaptés (aujourd’hui le taux d’échec en Université frôle les 50%). Il faut donc sans doute réorganiser les deux ou trois premières années de Fac sur le modèle généraliste des prépas (toute spécialisation précoce est un échec assuré), sans que cela amène à supprimer les vraies prépas : il y a place pour l’excellence, parce qu’il y a une demande d’excellence. De ces formations-là sortiront des enseignants (à L3 ou M1) capables de transmettre des connaissances solides, et, à M2 (oui, l’agrégation sert à quelque chose !) de vrais spécialistes de leur matière. Bref, inventer des Instituts d’Enseignement Supérieur qui ouvrent à la fois sur l’Université et la Recherche, et sur les métiers à spectres larges. Inutile de s’obstiner à lancer des néo-bacheliers riches d’incompétences dans des études pointues alors qu’ils ne maîtrisent pas l’orthographe ou la chronologie. Dans cet esprit il est essentiel de multiplier les système-relais, à tous les niveaux, afin d’amener au plus haut de leurs possibilités des élèves capables mais noyés dans des établissements (ZEP ou non) où l’on n’a guère eu le loisir de faire parler leurs qualités. Des propédeutiques, de l’entrée en Sixième à la première année de fac — cela limitera les redoublements, et allègera d’autant la facture finale : investir là où il faut permet de ne pas arroser indifféremment un système obsolète. N'importe quel jardinier vous expliquera que le goutte-à-goutte ciblé donne de meilleurs résultats que l'arrosage indistinct. 

10. Affirmer haut et fort le caractère national, républicain et laïque de l’Ecole. Ce n’est pas l’élève qui en est le centre, ce ne sont pas les « communautés » (un mot haïssable, contre lequel il faut s’insurger sans trêve) qui doivent y faire la loi, c’est la transmission des savoirs. Les enseignants doivent redevenir les passeurs de cette culture réelle et humaniste qui est le pivot de l’Ecole. Le bac, même s’il est susceptible d’aménagements, doit être clairement revendiqué comme un examen national — peut-être examen de fin d’études, en laissant une plus grande souplesse aux universités pour recruter et orienter les étudiants qui aujourd’hui viennent se fracasser comme des moucherons affolés dans ces impasses que sont la Psycho, la Socio, la « Communication » et autres attrape-nigauds. Les universités doivent d’ailleurs être sommées de dire, à l’inscription, quelles sont exactement les perspectives d’emploi de telle ou telle formation — et s’occuper activement de l’orientation de leurs étudiants. L’orientation est un souci à tous les niveaux, du collège à la fac, et c’est une chose trop sérieuse, comme aurait pu dire Clémenceau, pour la laisser aux COPSY, de plus en plus PSY, au détriment du reste (5).

Suggestions annexes : imposer fortement les cours privés du type Acadomia, qui prospèrent sur l’angoisse générée par tant de réformes inutiles et de désordre pédagogique. Accepter les parents comme « associés » — restons polis —, pas comme consommateurs de prestations. Enrôler de vrais spécialistes pour s’occuper des enfants handicapés, particulièrement au Primaire. Revenir au système de mutations tel qu’il existait avant Claude Allègre — demander un poste précis, et avoir la possibilité de rester là où l’on était en cas d’impossibilité, sans se retrouver balancé sur un rectorat entier et deux ou trois établissements toujours à bonne distance les uns des autres.

Curieusement (est-ce si curieux ?) la question des revendications salariales n’est pas une priorité : quand elle apparaît, c’est de façon raisonnable. Une augmentation de 20% des salaires serait bienvenue, mais chacun sait qu’on ne se lance pas dans ce métier pour être riche, mais au moins assez bien payé pour être, en ces temps où l’on confond l’être et l’avoir, socialement mieux reconnu. Cela permettrait en tout cas de faire revenir les hommes dans le métier — et d’éviter la perpétuation de stéréotypes qui font d’une profession fortement féminisée une profession forcément dévaluée. En tout cas, la réévaluation des salaires des enseignants débutants, si elle est en soi une excellente chose, se fait au détriment de ceux qui enseignent déjà depuis des années, et donc l'ancienneté et l'expertise ne trouvent soudain plus de traduction sur leur fiche de salaire. C'est l'ensemble d'une profession qu'il faut revaloriser. Et ce n'est pas en claironnant que les missions ont changé et qu'il faut impérativement que les profs séjournent 35 heures par semaine dans leurs établissements que l'on ramènera vers l'enseignement des étudiants qui aujourd'hui le fuient. 

 Last but not least : muter aux Eaux et Forêts les responsables de la prospective, ministériels ou rectoraux, afin qu’ils plantent des arbres pour compenser la déforestation occasionnée par leurs multiples circulaires.

 Jean-Paul Brighelli

 

(2) http://www.slecc.fr/

(3) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2012/01/01/bouts-...

(4) Et non 38 et 22, comme l'affirme Chatel dans une récente interview :http://www.liberation.fr/societe/01012384222-passer-d-une-ecole-pour-tous-a-une-ecole-pour-chacun

(5) Questions cruciales que j'ai eu l'occasion de poser à Valérie Pécresse, ex-ministre des Universités, dans un petit livre pratique qui sort ces jours-ci et intitulé Après le Bac / Mode d'emploi. Voir http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259214933


Commentaires

Sans doute serait-il judicieux de demander aux politiques de prendre connaissance de ces "propositions" de simple bon sens qui émanent d'enseignants de la base, souvent expérimentés.
Ils souffrent de plus en plus, se sentent confrontés à des missions impossibles et assistent, impuissants au naufrage de l'école.
Les lecteurs auront sans doute remarqué que la question des moyens, pour importante qu'elle soit, n'est pas brandie comme le drapeau de la révolte. Ce sont les contenus et les méthodes qu'il faut revoir d'urgence.

Écrit par : Thalia | 20 janvier 2012

"l’apprentissage du Français"
??

on apprend le français, et hélas on n'apprend plus du tout à être Français.

Écrit par : Capitaine Nemo | 20 janvier 2012

Propositions cohérentes. Pour être prises en compte de façon sérieuse, elles ont besoin d'un chiffrage. Qui s'y colle ?

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

ENFIN des propositions concrètes et..............du bon sens !!
Cela fait un bien fou au milieu de cette marre politique pré-présidentielle...Et maintenant , qu'est ce qu'on attend pour mettre en place tout ça...y a t-il quelqu'un pour entendre ces espoirs de beaucoup d'enseignants ?
"ancienne" ingénieur de l'industrie devenue prof de maths (eh oui...et heureuse en plus) je me désespère chaque jour de la perte du bon sens , du français correct, des connaissances et du savoir....alors on se bagarre pour les mots correctement écrits, le calcul sans calculatrice, la logique, quelques élèments d'histoire des maths.....mais parfois il faudrait que l'on soit soutenu messieurs les candidats...merci en tout cas à votre blog ! il fait du bien !

Écrit par : lisettethic | 20 janvier 2012

Frappé sous le coin du bon sens; deux remarques, (personnelles ??);
-le mot "punition" me gêne un peu... "Sanction" ne serait-il pas plus juste ??
-l'alternative ne se pose pas uniquement, de manière binaire, entre "formation théorique" et "compagnonnage" pour la formation des enseignants. (J'en veux pour preuve les compléments disciplinaires pour les professeurs des écoles, ou certaines formations à la psychologie enfantine, dans le même cadre).

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Chais pas pourquoi mais lorsque je lis :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/19/97002-20120119FILWWW00674-apple-se-lance-dans-les-manuels-scolaires.php

je ne suis pas optimiste sur la suite qui sera donnée à vos propositions ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 janvier 2012

Vous avez raison, Zorglub...
La Finlande, qui est à la pointe de l'emblème la fine fleur du top de l'éducation-enseignement, est pour, alors, on l'a bien profond... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Presque d'accord sur tout, sauf sur l'apprentissage de l'anglais au primaire: tous les autres pays européens le font et quiconque dirait que ça ne donne pas de résultats n'a visiblement jamais mis le nez hors de France.
A condition que cet apprentissage reste du domaine de l'initiation et de l'acquisition de réflexes (la seule chose que n'importe quel élève, même le plus idiot, peu maîtriser) et ne vienne pas perturber l'apprentissage de la langue maternelle.

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

"Aujourd’hui, des gosses saturés d’anglais macaronique n’entrent plus en cours de langue, en Sixième, qu’à reculons."

C'est faux. Si cela est bien fait, c'est même le contraire. Le scandale, c'est d'avoir demandé à des instit' qui ne maîtrisaient pas la langue de l'enseigner (même si ce n'est que de l'initiation: bonjour les mauvaises habitudes à corriger au collège par la suite !).

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

que dis-je "demandé" ? "exigé, manu militari", oui !

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Julien, faire étudier - bien ou mal - l'anglais à des gosses dont le niveau en français est insuffisant revient à mon sens à mettre la charrue avant les bœufs.
De plus, pourquoi donc l'anglais, et lui seul ? Pour que l'EN fasse des tas d'économies sur l'enseignement des langues vivantes dans le secondaire ?

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Un peu d'expérience pour appuyer mes propos: j'ai été assistant en langue française en GB, et j'ai vu à quel point il était important d'avoir un natif ou quelqu'un qui maîtrise bien la langue pour l'enseigner en primaire.
Là-bas, presque tous les établissement primaires publics ont un ou plusieurs assistants en langue étrangère natifs qui secondent les instituteurs, il faudrait qu'il en soit de même en France.

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Julien, faire étudier - bien ou mal - l'anglais à des gosses dont le niveau en français est insuffisant revient à mon sens à mettre la charrue avant les bœufs.
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Je ne suis pas tout à fait d'accord et je pense qu'il faudrait modérer. Déjà, rien ne sert de commencer trop tôt: faire de l'initiation en CE me paraît en effet stupide, mais en CM ce serait tout à fait faisable.
Ensuite, je parle bien d'initiation: pas de grammaire, pas d'analyse de texte ou quoique ce soit du même genre; juste ce qu'il faut pour habituer leurs oreilles aux sons d'une langue étrangère. Ça ne mange pas de pain mais ça exige une exposition régulière et la plus authentique possible (l'idéal serait que ce soit fait par ou avec l'aide d'intervenants, si possible natifs ou ayant vécus dans un pays étranger).
Pour le contenu, je pense qu'il faudrait surtout des choses du domaine du par cœur et du réflexe: les chiffres, les dates, les formules et expressions de bases (Hello, Good morning, How are you, etc.).
Maintenant, je parle de l'anglais car, soyons francs, je prêche un peu pour mon église; mais aussi parce que cette langue est très éloignée de la nôtre sur bien des aspects (d'où l'intérêt de s'y habituer tôt).

Ce n'est pas non plus miraculeux, mais je vous assure, pour l'avoir vu, que d'avoir en entrée de 6e des élèves qui savent déjà dire ces choses de base correctement (les chiffres, les dates, etc.), c'est un gain de temps appréciable et ça permet d'aller vite à des choses plus sérieuses (et intéressantes).

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Dans la bonne note ...

Interview complaisante de la Pasteure du Futur * dans le jus pédagol du jour :

"Les leviers sur lesquels il faut agir portent sur les pratiques d’évaluation conditionnées par les examens finaux, mais aussi la formation initiale et continue des enseignants : on n’en prend pas le chemin ! La validation d’unités capitalisables, la présentation de travaux, des épreuves transdisciplinaires aux examens contribueraient à faire évoluer les priorités."

"... atteindre la culture commune des citoyens en s’appuyant sur un socle commun qui soit défini à l’échelon national. Cela requiert un autre mode de rédaction des programmes, en les définissant en termes d’objectifs de fin de cycle et non de contenus disciplinaires. Cela suppose une réorganisation des examens, qui orientent toute la pédagogie en amont et contribuent à fossiliser le système."

Maîtriser son appareil phonatoire au niveau du bac, n'est ce pas un objectif trop violemment élitiste ?

Finalement, notre PdF, toujours à sa vision sociétale en contreplaqué, "propose "de recréer 20 000 postes d’enseignants" et parle de "leviers" mais joue vraiment petit bras sur les postes.

Il y a tellement de mieux disant ailleurs ...

* PdF : la daube pour tous.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2012

Bayrou, Bayrou, Bayrou...soit.

Mais, pourquoi ne pas aider le jeune Nicolas Dupont-Aignan ?
Il semble honnête et droit, lui (quoiqu'honnête et de droite, aussi, mais pas plus que Bayrou).

@JPB : conseillez le gaulliste !

Écrit par : Coralie Delaume | 20 janvier 2012

De plus, pourquoi donc l'anglais, et lui seul ? Pour que l'EN fasse des tas d'économies sur l'enseignement des langues vivantes dans le secondaire ?
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Déjà, il faut bien en choisir une, et puis je pense que - toujours à condition que ce soit bien fait - cela pourrait justement les aider plus tard à apprendre d'autres langues étrangères (quand on s'est habitué à apprendre une langue, il est plus facile par la suite d'en apprendre d'autres).
Ceci dit, je comprends que l'hégémonie anglo-saxonne agace, mais pour le moment c'est comme ça et il serait idiot de se priver de cet atout (les pays asiatiques l'ont compris) par pure anglophobie.

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Eh bien, Julien, je ne sais où vous étiez, mais j'ai travaillé dans 4 collèges britanniques, et leur niveau en français (comme dans leur langue maternelle d'ailleurs) est absolument abyssal.
De plus, toutes les études sérieuses montrent que le seul petit avantage retenu par les élèves ayant fait une langue étrangère au primaire se situe au niveau phonologique. Pour tout le reste, le niveau est identique après seulement un an de langue au collège. Je préfère donc que ces heures d'anglais soient redonnées au temps consacrée à l'apprentissage du français.
Mélanie, professeur d'anglais au collège.

Écrit par : Mélanie | 20 janvier 2012

Un peu d'expérience pour appuyer mes propos: j'ai été assistant en langue française en GB, et j'ai vu à quel point il était important d'avoir un natif ou quelqu'un qui maîtrise bien la langue pour l'enseigner en primaire.
Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

être natif ne garantit en rien un enseignement linguistique de qualité. Je ne me verrais pas enseigner le russe...

Là-bas, presque tous les établissement primaires publics ont un ou plusieurs assistants en langue étrangère natifs qui secondent les instituteurs, il faudrait qu'il en soit de même en France.
Écrit par : Julien | 20 janvier 2012
Normal, ça leur permet de les payer une misère !
Et quand on voit le niveau minable de leur école publique...

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

+Oui ! Dans les eaux et forêts et la pisciculture on manque de bras ... le retour aux champs des intellos s'impose !

Écrit par : iPidiblue belle des champs | 20 janvier 2012

être natif ne garantit en rien un enseignement linguistique de qualité. Je ne me verrais pas enseigner le russe...
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Oui, et c'est pour cela que je pense aussi à l'assistanat: vous ne pourriez sans doute pas enseigner le russe, mais si vous assistiez un(e) instuteur/trice qui l'enseigne, vous pourriez:
1- la corriger (pas devant les élèves, bien sûr, et avec diplomatie) si ça prononciation est mauvaise
2- être un auxiliaire lors des activités (par exemple, quand j'étais en écosse, je lisais les chiffres ou les mots et les élèves devaient les répéter).
La question de la paye est un autre débat et je suis d'accord là-dessus: c'est une honte de les exploiter. En même temps, quand vous êtes étudiant, ça fait quand même un peu d'argent de poche et ça reste mieux payé que caissier à Carrefour !

Eh bien, Julien, je ne sais où vous étiez, mais j'ai travaillé dans 4 collèges britanniques, et leur niveau en français (comme dans leur langue maternelle d'ailleurs) est absolument abyssal.
Écrit par : Mélanie | 20 janvier 2012

J'étais à Glasgow, et essentiellement en école primaire. J'ignore ce qui leur arrive après au collège, ce que je sais, par contre, c'est qu'au moins les petits écoutaient, répétaient et retenaient ce que je leur disais.
Je pense que si la "highschool" est en effet catastrophique (avec des profs multi-fonctions à qui l'on demande d'enseigner des matières qui ne sont pas leur spécialité), je ne suis pas sûr que ce soit aussi "noir" en primaire (mais bon, vu ce qui en est fait après...).

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Normal, ça leur permet de les payer une misère !
Et quand on voit le niveau minable de leur école publique...
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Bof. Je l'ai fait, et je peux vous dire que je gagnais nettement mieux ma vie que les autres étudiants français qui devaient se taper toute sorte de petits boulots pourris encore plus mal payés. Tout est relatif.

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Pour tout le reste, le niveau est identique après seulement un an de langue au collège.
Écrit par : Mélanie | 20 janvier 2012

C'est déjà ça de pris, non ?

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Une rapide intervention : enseignante au CM2, je suis entièrement favorable aux propositions énoncées ci-dessus, à un détail près, mais de taille, l'anglais (je dis anglais, et non allemand ou chinois, parce qu'il s'agit pour moi d'un tout autre enjeu qu'une initiation ludique à une langue exotique).
Outre l'argument phonologique lié à l'abord précoce d'une langue, si, en tant qu'enseignant, on maîtrise suffisamment celle-ci (c'est là que le bât blesse...), qu'on la pense en termes d'objectifs d'apprentissage et non pas de bouche-trou quand on a fini le reste, son apprentissage peut même avoir d'heureuses répercussions sur les compétences métalinguistiques des élèves en français.
Au CM, on peut parfaitement traiter l'étude des articles de façon comparative français/anglais ; idem pour les adjectifs qualificatifs, le pronom complément d'objet ou le génitif/complément du nom et que sais-je encore...
Sinon, pour le reste, moi, je dis : Brighelli ministre de l'éducation ! Le problème, c'est qui à la présidence ?...

Écrit par : Clarinette | 20 janvier 2012

Bayrou, Bayrou, Bayrou...soit.
Mais, pourquoi ne pas aider le jeune Nicolas Dupont-Aignan ?
Il semble honnête et droit, lui (quoiqu'honnête et de droite, aussi, mais pas plus que Bayrou).
@JPB : conseillez le gaulliste !
Écrit par : Coralie Delaume | 20 janvier 2012

La différence entre Bayrou et Dupont-Aignan est simple. Le premier fait partie des gens qui peuvent reconnaître leurs erreurs (il en reste malheureusement une importante, sur laquelle j'espère bien qu'il reviendra).
Le second est à ranger parmi les égocentriques obstinés, qui n'abandonnent pas leurs erreurs même si on les leur montre en long, en large, en travers et en gros plan.

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2012

Clarinette, vous avez, à mon sens, complètement raison.
Et je pense de plus qu'on peut parfaitement transposer, (non, pas didactiquement, ;-), ce que vous affirmez à la pratique de la musique en classe !!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Christophe, je suis tellement d'accord avec la transposition dans le domaine de la musique que, lorsque j'enseignais au CP, nous étudiions le solfège, à travers la pratique de la flûte à bec, en parallèle du code grapho-phonologique.
Apprendre aux élèves à coder et décoder, dans quelque domaine que ce soit, cela leur permet de se décentrer de leur nombril, d'entrer dans une autre logique que la leur ; c'est une compétence (au vrai sens du terme !) précieuse et préalable à tout apprentissage (ou concomitante, à tout le moins), de la maternelle à l'université.

Écrit par : Clarinette | 20 janvier 2012

Bonjour,

Je reviens consulter ce blog à l'heure où la déprime gagne chaque jour un peu plus ma salle des profs.

Oui, a priori je suis prêt à promouvoir, mettre en place et assumer une réforme qui recouperait les propositions ci-dessus. Après un examen plus minutieux, bien entendu.

Mais je suis pessimiste.

Je bosse à temps partiel depuis deux ans et occupe mon temps à faire du théâtre. J'y ai trouvé un bastion où la littérature et la beauté y sont encore des valeurs primordiales... Ce n'est plus vraiment le cas dans nos écoles, malheureusement.

D'ailleurs, est-ce que ça l'est encore dans les consciences ?...

Bon courage à tous !

Bien à vous.

Écrit par : Rodrigue | 20 janvier 2012

Et c'est encore plus vrai pour le théâtre, pour autant de raisons "disciplinaires" que "transversales" !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Vous n'avez qu'à écrire des pièces de théâtre en style SMS ...

Écrit par : iPidiblue stylé | 20 janvier 2012

D'accord avec tout.

A quand la Révolution, la vraie de vraie (et non pas la mascarade de 1789), afin de faire triompher ces idées auxquelles de nombreuses personnes adhèrent tout bas mais que peu reprennent tout haut ??

Écrit par : Ninie | 20 janvier 2012

Je cite deux phrases du point 10 :

- Affirmer haut et fort le caractère national, républicain et laïque de l’Ecole.

- Les enseignants doivent redevenir les passeurs de cette culture réelle et humaniste qui est le pivot de l’Ecole.

Mises bout à bout cela signifie que l'on doit faire passer la culture française avant la culture globish, n'est-ce pas ? Si je me trompe qu'on me détrompe, j'en prie les honorables intervenants !


Je ne fais pas le procès des autres cultures ; maori, japonaise ou lapone !
J'essaye juste de me montrer logique ...

Maintenant si l'on considère que la Culture avec un grand C ce sont les Droits de l'Homme et du Citoyen du Monde, point barre, il suffit de le dire !
Mais il n'y a pas besoin de quinze ans sur les bancs de l'école pour apprendre la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 ...

Moi je crois que l'école française apprend le style français !
Je veux dire par là la culture française avec un regard sur les autres cultures comme il est de tradition.

Écrit par : iPidiblue style français | 20 janvier 2012

Au CM, on peut parfaitement traiter l'étude des articles de façon comparative français/anglais ; idem pour les adjectifs qualificatifs, le pronom complément d'objet ou le génitif/complément du nom et que sais-je encore...
Écrit par : Clarinette | 20 janvier 2012

Qui plus est !

Écrit par : julien | 20 janvier 2012

- Les enseignants doivent redevenir les passeurs de cette culture réelle et humaniste qui est le pivot de l’Ecole.


Avant d'instruire et de faire passer la culture d'abord discipliner, brider les pulsions animales des élèves, les délivrer de l'emprise des instincts naturels et les affranchir des sales habitudes dont ils sont constitués.

Rink commentant les "leçons sur la pédagogie" de Kant: "Celui qui n'est pas cultivé est brut, celui qui n'est pas discipliné est sauvage. La négligence de la discipline est un plus grand mal que celui de la culture, car celle-ci peut-être compensée ultérieurement; mais la sauvagerie ne peut pas être corrigée, et une lacune dans la discipline ne peut jamais être remplacée".

Le plus grand problème du système d'éducation actuel est le culte de l'élève sommé d'être lui-même, identique à lui-même, enfermé dans son identité.

Alors que de tous temps l'éducation a consisté à recourir à la "méchané" (la ruse) de l'exercice mécanique, répétitif et imitatif du modèle pour le séparer de son sujet: habitudes, pulsions-passions, représentations. L'ascension du sommet ne peut être entreprise quà cette condition.

Écrit par : Buntov | 20 janvier 2012

M.Brighelli vote Bayrou, moi je vote Sarkozy, Bayrou vote Sarkozy au deuxième tour, devient Premier Ministre ou Ministre de l'Education et ce programme tant désiré s'applique enfin.
La vie est belle !

Écrit par : merdalors | 20 janvier 2012

"Avant d'instruire et de faire passer la culture d'abord discipliner, brider les pulsions animales des élèves, les délivrer de l'emprise des instincts naturels et les affranchir des sales habitudes dont ils sont constitués."

Écrit par : Buntov | 20 janvier 2012

Ca, normalement, ça devrait se faire à la maison.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Mais non, "merdalors", vous n'avez rien compris !! C'est Le petit Méchant-Long qui sera ministre de l'éducation de la Reine me Pine !!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

M.Brighelli vote Bayrou, moi je vote Sarkozy, Bayrou vote Sarkozy au deuxième tour, devient Premier Ministre ou Ministre de l'Education et ce programme tant désiré s'applique enfin.
La vie est belle !
Écrit par : merdalors | 20 janvier 2012

Et moi je trempe ma queue dans tous les bénitiers ...

Écrit par : iPidiblue stylé comme un majordome | 20 janvier 2012

@ N'ayez pas peur !
http://www.vousnousils.fr/2012/01/19/evaluation-des-enseignants-il-n’y-a-rien-de-scandaleux-520167

Il manque un truc dans les propositions de JPB, c'est la suppression, en tant que corps, des chefs d'établissements. Un chef d'établissement doit être un prof détaché provisoirement dans la fonction et susceptible de rejoindre à tout moment un poste de prof.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Avant d'instruire et de faire passer la culture d'abord discipliner, brider les pulsions animales des élèves, les délivrer de l'emprise des instincts naturels et les affranchir des sales habitudes dont ils sont constitués.
Écrit par : Buntov | 20 janvier 2012

Tiens j'entends un bruit... ça doit être Rousseau qui se retourne dans sa tombe !

Écrit par : julien | 20 janvier 2012

Le plus grand problème du système d'éducation actuel est le culte de l'élève sommé d'être lui-même, identique à lui-même, enfermé dans son identité.
Écrit par : Buntov | 20 janvier 2012

Sûr, l'aliéner et le cogner pour qu'il ait la bonne forme et le faire rentrer bien gentiment dans le rang à forme unique et non déformable, c'est tellement mieux...

Écrit par : Pas de pitié pour celui qui n'est pas comme les autres ! | 20 janvier 2012

Et quand on voit le niveau minable de leur école publique...
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Et le comble c'est que celui de leurs écoles privées tend vers 0 aussi. Et que les parents sont ravis que leurs mômes soient si épanouis à chanter, danser, dessiner et ne pas savoir écrire dans leur propre langue à l'âge canonique de 11 ans ! Curieux modèle.

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

@ UNE INTERPRÉTATION ORIGINALE DE L'ORIGINE DES CRIMES SEXUELS
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/20/01003-20120120ARTFIG00475-explosion-des-crimes-sexuels-dans-l-armee-americaine.php

Si on en renversait la problématique : est-ce que l'armée américaine ne recrute pas préférentiellement des criminels sexuels ?

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Il manque un truc dans les propositions de JPB, c'est la suppression, en tant que corps, des chefs d'établissements. Un chef d'établissement doit être un prof détaché provisoirement dans la fonction et susceptible de rejoindre à tout moment un poste de prof.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Idem pour les inspecteurs: 3 ans d'inspection suivis de 3 ans minimum de retour au charbon, le vrai qui tache.

Écrit par : Cunégonde | 20 janvier 2012

Ben dites donc vous ne voulez donc plus vous faire flinguer dans le dos par vos collègues promus IEN ou chef d'établissement ? Pourtant c'est à la mode ...

Écrit par : iPidiblue à coups de poignard dans le dos ! | 20 janvier 2012

Tiens j'entends un bruit... ça doit être Rousseau qui se retourne dans sa tombe !

Écrit par : julien | 20 janvier 2012

Parfait. Un rotor dans le fion, il nous fera de l'électricité verte.

Écrit par : classe | 20 janvier 2012

Il manque un truc dans les propositions de JPB, c'est la suppression, en tant que corps, des chefs d'établissements. Un chef d'établissement doit être un prof détaché provisoirement dans la fonction et susceptible de rejoindre à tout moment un poste de prof.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Idem pour les inspecteurs: 3 ans d'inspection suivis de 3 ans minimum de retour au charbon, le vrai qui tache.
Écrit par : Cunégonde | 20 janvier 2012
D'autant que ce serait faire d'une pierre deux coups : des syndicats corporatistes en moins.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

« Il manque un truc dans les propositions de JPB, c'est la suppression, en tant que corps, des chefs d'établissements. Un chef d'établissement doit être un prof détaché provisoirement dans la fonction et susceptible de rejoindre à tout moment un poste de prof.
Écrit par : guy morel »
« Idem pour les inspecteurs : 3 ans d'inspection suivis de 3 ans minimum de retour au charbon, le vrai qui tache.
Écrit par : Cunégonde »

C’est ce qui se passait dans l’armée : après avoir été dans un état-major, un officier revenait faire un « temps de troupe » pour se remettre au contact des prosaïques réalités.

C’est pas demain la veille que ce système sera appliqué, d’autant que l’Éducnat est une une drôle d’armée : dirigée par des déserteurs et des pacifistes, ce qui explique ce mépris pour les PCF, les « pauvres cons du front ».

Quant à « l’évaluation » du proviseur par les professeurs, on peut rêver, il n’y a pas assez de démocrates à l’UMP et au PS ;)) Par contre ils nous refourguent l’auto-évaluation en vogue chez certains managers : accusez-vous, il en restera toujours quelque chose ! Notre seule défense sera-t-elle comme dans ce qu’on trouve dans les films policiers américains : « Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous pourrez dire pourra être retenu contre vous » ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 20 janvier 2012

Notre seule défense sera-t-elle comme dans ce qu’on trouve dans les films policiers américains : « Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous pourrez dire pourra être retenu contre vous » ;))
Écrit par : Pierre Lariba | 20 janvier 2012
Il y a une autre défense, celle qui consiste à déballer les salaires. Parce que enfin, dans ce système de petite corruption, ce serait bien d'afficher à l'entrée de la salle des profs, les salaires réels de chacun, avantages en nature compris.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Vous rêvez Morel. Et pour ce qui est de la petite corruption, vous n'avez certes encore rien vu !
Et puisque nous en sommes au chapitre salaires, quelqu'un pourrait-il expliquer le reclassement quand on passe d'un ministère à l'autre par exemple quand on est catégorie A (prof donc) ? Le même salaire dans la grille correspond-il au même échelon ? Je doute. N'avons-nous pas quelques échelons de retard ?

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

« Je doute. N'avons-nous pas quelques échelons de retard ?
Écrit par : pluskacé »

Des gens de France Telecom ont été recasés PLP. Comme ils étaient mieux payés chez FT, ils ont été reclassés d’emblée en haut de la hors classe des PLP. Les PLP qui auraient dû avoir une promotion ne l’ont pas eue. C'est la logique bouts de chandelle de l'Éducnat. Ils ont dû porter l’affaire devant les tribunaux.

Écrit par : P. LAriba | 20 janvier 2012

"La démocratie étant le pire système"

après j'ai arrêté de lire :)

si vous avez le temps demain, pensez au crime commis le 21 janvier 1793...

Écrit par : exTC | 20 janvier 2012

si vous avez le temps demain, pensez au crime commis le 21 janvier 1793...
Écrit par : exTC | 20 janvier 2012
Ça donne un joli bout de verdure pas loin de la Gare Saint-Lazare. Il y a des crimes qui sont en faveur de l'environnement.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Quitte à jouer au réac de service, j'en ai remis une couche :
http://www.atlantico.fr/decryptage/twitter-ecole-education-nationale-nouvelles-technologies-reseaux-sociaux-jean-paul-brighelli-270839.html
JPB

Écrit par : brighelli | 20 janvier 2012

JPB
Écrit par : brighelli | 20 janvier 2012
Tant qu'à faire, encore une couche. L'usage des TICE dans l'ED.-Nat relève, tel qu'il est, de l'escroquerie la plus vulgaire : les collectivité locales, les lycées, les collèges ont été escroqués par des marchands de TBI, et des marchands de logiciels type Pronotes qui font pouffer de rire les informaticiens.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

« pensez au crime commis le 21 janvier 1793... »
exTC | 20 janvier 2012

Bien sûr. Demain, c’est tête de veau.

Écrit par : tailleboudin | 20 janvier 2012

Et le comble c'est que celui de leurs écoles privées tend vers 0 aussi. Et que les parents sont ravis que leurs mômes soient si épanouis à chanter, danser, dessiner et ne pas savoir écrire dans leur propre langue à l'âge canonique de 11 ans ! Curieux modèle.
Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

Là aussi, tout est relatif: pas besoin 36 diplômes et d'être allé dans 40 université pour avoir un boulot là-bas. Suffit d'en vouloir et d'être bosseur, c'est une autre mentalité, en effet ;-)

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

Bosseur ? Non, pas bosseur ! Taillable et corvéable à merci. Le rêve de nos édiles. Et c'est une mentalité we won't deal with.

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

Bosseur ? Non, pas bosseur ! Taillable et corvéable à merci. Le rêve de nos édiles. Et c'est une mentalité we won't deal with.
Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

Soyez gentil avec Julien. Il creuse et il croit qu'il bosse.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

"Vous avez «aimé» Jospin 2002, vous avez «aimé» Royal 2007, vous allez adorer Hollande 2012!" Luc Chatel
The worst is that we do agree...

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

"The worst is that we do agree..."

Écrit par : pluskacé | 20 janvier 2012

You, but no me, (ou "not me", demandez à Julien !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Quelques remarques sur ce "cahier des charges" :

"Cela suppose d’oser enfin clairement des classes de niveau"
A nuancer, les écarts sont plutôt favorables dans certaines limites. La limite est évidemment que les exigences soient accessibles aux élèves, ce qui suppose redoublements et une certaine dose d'orientation impérative.
En revanche il est urgent d'en finir avec les établissements-ghettos : réfléchir à une carte scolaire imposant une dose de "quartiers" dans les centre-villes...

"Dans cet esprit, il faut multiplier les formations en alternance, afin de faire connaître aux élèves les métiers réels, et faire accepter aux patrons (aux artisans, particulièrement) l’idée que ces élèves ne sont pas des délinquants en puissance."
Il faudra surtout que les entreprises acceptent d'assumer le coût de la formation d'apprentis ou de stagiaires. On l'oublie généralement, mais ce sont les premières à renvoyer ces tâches sur l'E.N., tout en la critiquant !

"Dans le même esprit, la classe de Seconde « indifférenciée » cumule tous les programmes de toutes les disciplines — on arrive à plus de 35 heures de cours par semaine. C’est absurde, et démotivant. Les vraies spécialisations doivent intervenir le plus tard possible."
C'est un peu contradictoire ! Les 2ndes à 35 heures sont la conséquence de l'absence de spécialisation qui devrait s'amorcer dès ce niveau.

"Curieusement (est-ce si curieux ?) la question des revendications salariales n’est pas une priorité : quand elle apparaît, c’est de façon raisonnable."
Les profs croient souvent que réclamer de l'argent serait contraire à leur dignité. Sans interdire à quiconque de pratiquer l'ascèse de son choix, il faut demander une revalorisation conséquente, et surtout en fin de carrière, compte tenu de l'allongement de cette dernière. Demander aussi une revalorisation massive des heures-sup, ridiculement sous-payées (et sans doute bientôt re-fiscalisées). Ce serait d'ailleurs le meilleur moyen de dissuader les rectorats d'en distribuer au-delà du raisonnable.

Sur tout le reste, c'est-à-dire l'essentiel, je suis bien entendu d'accord. Avec toutefois les plus grands doutes concernant Bayrou, non sur ses convictions personnelles, mais sur la marge de manœuvre dont il disposerait entre la Commission Européenne et les alliés qu'il faudra bien qu'il pêche au PS et à l'UMP. Comme Coralie Delaume, je vous conseillerais d'examiner de près le programme de Dupont-Aignan.

Écrit par : J. Halpern | 20 janvier 2012

"Il manque un truc dans les propositions de JPB, c'est la suppression, en tant que corps, des chefs d'établissements. Un chef d'établissement doit être un prof détaché provisoirement dans la fonction et susceptible de rejoindre à tout moment un poste de prof."

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Notre directeur de site, (à l'IUFM, donc), a une (dé)charge de cours du tiers de son temps. Et deux des collègues ont intégré les "charges administratives" dans leur emploi du temps, pour équilibrer.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Bayrou et Dupont-Aignan n'ont guère autre chose que leur égocentrisme... ... Comme Royal, finalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

"De plus, pourquoi donc l'anglais, et lui seul ? Pour que l'EN fasse des tas d'économies sur l'enseignement des langues vivantes dans le secondaire ?
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012"

Oui!

Écrit par : françoise Švël | 20 janvier 2012

"Normal, ça leur permet de les payer une misère !
Et quand on voit le niveau minable de leur école publique..."

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Re oui!

Écrit par : françoise Švël | 20 janvier 2012

"être natif ne garantit en rien un enseignement linguistique de qualité. Je ne me verrais pas enseigner le russe...
Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012"

Désolée, encore: oui!

Écrit par : françoise Švël | 20 janvier 2012

Il faudra surtout que les entreprises acceptent d'assumer le coût de la formation d'apprentis ou de stagiaires. On l'oublie généralement, mais ce sont les premières à renvoyer ces tâches sur l'E.N., tout en la critiquant !

Écrit par : J. Halpern

Sur un forum, j'ai en effet eu l'occasion de constater cette réaction de la part d'un ami patron de "PME". Et pourtant, ce n'est pas un type de la race des exploiteurs, ni des forcenés du gain et de l'accumulation : il ne cache même pas que ses activités de dirigeant ne l'occupent qu'un jour par semaine, parce que sa boîte, depuis qu'il l'a remise sur pied après l'avoir rachetée, "marche toute seule" ou presque.

Écrit par : Moot | 20 janvier 2012

Il est remarquable de voir que dans l'ébauche de programme de JPB, il n'est aucunement fait mention de "pilotage", de "projets", et autres billevesées managériales si chères à notre ex-vendeur de shampooing. Des actes, et non des mots dont on se gargarise. Du travail et non des prébendes pour s'acheter des copains.
Qu'il y ait des points à affiner, certes, mais la question "anglais ou pas anglais" en primaire soulève le genre de débat auquel il serait sain d'échapper : n'importe quel tenant de n'importe quelle matière est fort capable de démontrer que la sienne est indispensable. C'est d'ailleurs ce qui est fait ici par nos amis anglicistes.
Quant aux "évaluations chiffrées", il vaut mieux ne pas y penser : il faut que l'école fasse ce qu'elle doit faire, qu'elle le fasse bien et complètement, sans mégoter. Le budget doit être au service de l'État et non l'inverse.

Écrit par : Moot | 20 janvier 2012

"Dans le même esprit, la classe de Seconde « indifférenciée » cumule tous les programmes de toutes les disciplines — on arrive à plus de 35 heures de cours par semaine. C’est absurde, et démotivant. Les vraies spécialisations doivent intervenir le plus tard possible."
Même chose que J. Halpern. Je ne vois pas comment on peut demander à la fois une seconde qui ne soit pas généraliste et une spécialisation la plus tardive possible (en Master).
Pourquoi ne pas rétablir les secondes spécialisées (L, S ou ES), mais une fois seulement que les réformes nécessaires aux échelons inférieurs auront été appliquées ?
Sur les volumes horaires : la question me semble prématurée par rapport à celle, bien plus brûlante, des programmes. Comment peut-on débattre sur les volumes horaires sans s'être mis d'accord au préalable sur les objectifs propres à chaque niveau ? Ou comment mettre la charrue avant les boeufs...

"Il faut donc sans doute réorganiser les deux ou trois premières années de Fac sur le modèle généraliste des prépas (toute spécialisation précoce est un échec assuré), sans que cela amène à supprimer les vraies prépas : il y a place pour l’excellence, parce qu’il y a une demande d’excellence. De ces formations-là sortiront des enseignants (à L3 ou M1) capables de transmettre des connaissances solides, et, à M2 (oui, l’agrégation sert à quelque chose !) de vrais spécialistes de leur matière. Bref, inventer des Instituts d’Enseignement Supérieur qui ouvrent à la fois sur l’Université et la Recherche, et sur les métiers à spectres larges. "
Attention à la fausse bonne idée ! Tout d'abord, les 50% d'échec en 1e année sont essentiellement des touristes qui commencent l'année sans être persuadés de vouloir la terminer, qui ne viennent même pas en cours et/ou aux examens, et pour lesquels il n'y a strictement rien à faire - ce n'est pas politiquement correct, mais j'assume : c'est du vécu ! ;-) Le taux d'échec parmi les étudiants sérieux est en réalité beaucoup plus bas. D'autre part, beaucoup d'étudiants n'ayant même pas le niveau collège n'ont strictement rien à faire dans l'enseignement supérieur.
Pour le reste, il ne faut pas se faire d'illusions : l'éventuelle mise en place de licences généralistes ne manquera pas d'encourager les politiques (cf. Peillon) à supprimer les prépas, tout en les dispensant de la nécessaire remise en cause du système par la base (primaire et secondaire). Si vous voulez secondariser l'université et donner un coup de fouet à l'inflation scolaire, il n'y a rien de mieux à faire ! A moins de consentir à un allongement du nombre d'années d'études supérieures, ce qui est peu souhaitable, je ne vois pas comment on parviendrait alors à sauvegarder une spécialisation universitaire sérieuse.
A vrai dire, les cursus "généralistes" existent déjà dans certaines maquettes de licence "new look" (ex. Histoire de l'Art à Paris I, voir http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/Service_CoordSH/maquette_licence/2011-2012/0311_maquet2011_12.pdf). Cela ressemble tout au plus à une juxtaposition incohérente de cours optionnels de niveau lycée, et de recyclages de recherches d'enseignants chercheurs moyennement motivés pour enseigner à ce niveau. Et à force de faire de la remédiation (les cours d'expression écrite !) et de l'occupationnel, les étudiants ne disposent même plus du temps nécessaire pour leur travail personnel...
La seule solution viable selon moi : commencer les réformes par les échelons inférieurs (la maternelle et le primaire), sans toucher au reste autrement qu'à la marge.


"Curieusement (est-ce si curieux ?) la question des revendications salariales n’est pas une priorité : quand elle apparaît, c’est de façon raisonnable. Une augmentation de 20% des salaires serait bienvenue, mais chacun sait qu’on ne se lance pas dans ce métier pour être riche, mais au moins assez bien payé pour être, en ces temps où l’on confond l’être et l’avoir, socialement mieux reconnu."
Pourquoi tourner autour du pot ? On sait bien que la perte de plus de 20% de pouvoir d'achat en 20 ans a été causée par la désindexation des traitements par rapport à l'inflation opérée par le PS (Delors) en 1983. Il convient donc de réclamer - sans aucune évolution du temps de travail et des statuts en "contrepartie" !!! - la remise en cause de ces mesures néfastes et le rattrapage immédiat du manque à gagner.

Concernant le reste, je suis évidemment d'accord avec vos propositions.

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2012

Comme Coralie Delaume, je vous conseillerais d'examiner de près le programme de Dupont-Aignan.
Écrit par : J. Halpern | 20 janvier 2012
Arrêtez avec Dupont-Aignan : c'est l'idiot utile du sarkozysme, qui servira à prendre 1% de voix à Marine Le Pen grâce à sa volonté de sortir de l'euro. Dupont-Aignan est l'une des seules armes de Sarkozy pour rester devant Marine Le Pen, et il ne sert qu'à ça. D'ailleurs, ses sous, il les trouve où et comment, à votre avis ? Ce n'est pas Coralie Delaume qui lui paie ses fanfreluches et calicots...

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2012

Notre directeur de site, (à l'IUFM, donc), a une (dé)charge de cours du tiers de son temps. Et deux des collègues ont intégré les "charges administratives" dans leur emploi du temps, pour équilibrer.
Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012
Moi pas comprendre le rapport avec le corps des chefs d'établissement, collèges et lycées.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

You, but no me, (ou "not me", demandez à Julien !! ;-))
Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Ah non, demandez à Cadichon !
Si vous voulez que je vous corrige, c'est 15€ la correction de coquille: j'ai un loyer à payer, moi !

Écrit par : Julien | 20 janvier 2012

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-louis-legalery/190112/le-ministre-de-leducation-veut-un-nouveau-yacht-pour-la-reine

Ils s'en payent un sévère, de ministre de l'EN en GB ! Je me demande si le nôtre oserait. Quoique...

Écrit par : pluskacé | 21 janvier 2012

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/nda-au-grand-journal-parodie-de-33423

Les chiens de garde en pleine action : ô combien !

Écrit par : pluskacé | 21 janvier 2012

D'accord avec Guy Morel sur les TICE. Nos profs nous pourrissent la vie avec les PowerPoint. On se croirait au karaoke. Ca nous oblige à prendre des notes dans la pénombres et ça nous donne l'occasion de constater le nombre hallucinant de fautes qu'ils arrivent à faire.
D'accord avec Christophe Sibille sur la nécessaire formation théorique. Moi, j'aimerais bien être un peu plus pointues dans chacune des disciplines que je devrais enseigner. J'ai pas non plus d'aversion particulière pour les sciences humaines, sauf quand on confie leur enseignement à des branleurs. Par contre, on devrait aussi faire beaucoup plus de stages. Du coup ça suppose de faire des choix : on pourrait par exemple abandonner toutes les UE et évaluations débiles qui servent uniquement à valider les masters.

Écrit par : candidate | 21 janvier 2012

Bien sûr. Demain, c’est tête de veau.
Écrit par : tailleboudin | 20 janvier 2012

avec vous ça serait plutôt tête de con non ?

Écrit par : exTC | 21 janvier 2012

Notre directeur de site, (à l'IUFM, donc), a une (dé)charge de cours du tiers de son temps. Et deux des collègues ont intégré les "charges administratives" dans leur emploi du temps, pour équilibrer.
Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012
Moi pas comprendre le rapport avec le corps des chefs d'établissement, collèges et lycées.

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2012

Nous sommes aussi un "établissement", Guy.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

"Nos profs nous pourrissent la vie avec les PowerPoint. On se croirait au karaoke. Ca nous oblige à prendre des notes dans la pénombres et ça nous donne l'occasion de constater le nombre hallucinant de fautes qu'ils arrivent à faire.
D'accord avec Christophe Sibille sur la nécessaire formation théorique. Moi, j'aimerais bien être un peu plus pointue dans chacune des disciplines que je devrais enseigner. J'ai pas non plus d'aversion particulière pour les sciences humaines, sauf quand on confie leur enseignement à des branleurs. Par contre, on devrait aussi faire beaucoup plus de stages. Du coup ça suppose de faire des choix : on pourrait par exemple abandonner toutes les UE et évaluations débiles qui servent uniquement à valider les masters."

Écrit par : candidate | 21 janvier 2012

Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis d'accord avec vous. Surtout en ce qui concerne le "powerpoint"*, que je vomis à un point que vous ne pouvez imaginer !!! Encore plus que vous, peut-être !!! ;-)))

*Du moins sur le plan "pédagogique"... ... Ceux que Jean-Paul, (et quelques autres) m'envoient par mail sont très appréciés... ;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Mihailovich, j'ai eu une (très longue) conversation téléphonique avec un vieil ami (professeur de piano, au CNSM) ... Il est atterré par les ravages de la masterisation, même au niveau de l'élite de l'enseignement de la musique en France... Je ne pensais pas que ce fut possible à ce point... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

M'sieur Sibille : j'en ai réécouté hier soir ! elle va manquer ! quelle vie de merde elle a eue !

Écrit par : exTC | 21 janvier 2012

Comme beaucoup de bluesmen, (et surtout de blueswomen, d'ailleurs), "exTC" ...
Certains prétendent même que c'est pour ça que c'est aussi beau ... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Mihailovich, j'ai eu une (très longue) conversation téléphonique avec un vieil ami (professeur de piano, au CNSM) ... Il est atterré par les ravages de la masterisation, même au niveau de l'élite de l'enseignement de la musique en France... Je ne pensais pas que ce fut possible à ce point... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012
Mais qu'attend-il pour le dire tout haut ?
Z'avaient qu'à pas accepter le LMD et le rapprochement avec la fac (certains profs se sont bien battus, mais comme d'habitude la majorité s'est écrasée...).

Écrit par : mihailovich | 21 janvier 2012

la pénombre, sans "s" bien sûr

Écrit par : candidate | 21 janvier 2012

Bonjour,
Que des propositions de bon sens qui ramènent aux alentours des années 70 où le système éducatif français était fort bien classé dans les évaluations internationales.
Bref, un programme non démagogique et non électoraliste qui sera qualifié d'élitiste et surtout surtout de réactionnaire.
Aucune chance de voir le jour ses effets se feront sentir au bout d'une décennie minimum, soit plus de 2 mandats....
Le fossé se creuse terriblement entre les grands lycées, certains établissements privés et les autres établissements où l'on apprend à vivre ensemble. En filière dite scientifique, les 36 heures d'HG et les 120 de sciences ne disparaitrons pas dans tous les établissements. La suite sera logique, prépas et très grandes écoles réservées à un petit nombre, scandale discriminatoire selon les politiques pyromanes et suppression de ce qui fit la fierté de notre système éducatif dans un élan d'équité républicain partagé (avec le mot citoyenneté vous pouvez remplacer les 3 précédents). C'est gros comme un camion...

Écrit par : Cricri | 21 janvier 2012

"Mais qu'attend-il pour le dire tout haut ?
Z'avaient qu'à pas accepter le LMD et le rapprochement avec la fac (certains profs se sont bien battus, mais comme d'habitude la majorité s'est écrasée...)."

Écrit par : mihailovich | 21 janvier 2012

Je crois qu'il en a parlé assez vigoureusement en "interne", ce qui lui a valu un refus de "prolongation", (il est tout proche de l'âge normal de retraite).

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Un des derniers commentaires parlent des années 70... Je dirais qu'avec ces propositions, on recule même un peu plus loin : les années 50 voire 30 ne sont pas loin.
Je sais bien que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes mais il s'agit de cuisine, pas d'élèves.
Il y a bien quelques bonnes idées : une formation plus générale en licence ; remettre l'HG en S (je prêche pour ma chapelle là) ; ...
Cependant, la tonalité générale est réactionnaire. J'enseigne dans une ZEP depuis 5 ans et les notes, entre autres, y font des ravages. Pour des élèves en difficulté et pour qui, culturellement, l'école manque de légitimité, de mauvaises notes permanentes sont une catastrophe : très rapidement, ils décident qu'il ne sert à rien de travailler voire même d'essayer.

Bien sûr, la solution la plus simple serait de les mettre dehors mais deux questions se posent alors :
1- Est-ce notre métier et notre gloire d'évacuer ceux qui n'y arrivent pas ? A-t-on fait notre travail ?
2- Quelle est la place de ces enfants peu formés et peu compétents dans notre société ? Pensez aux dames de Lejaby. Que deviendront-elles sans capacité de base pour rebondir ?!

J'enseigne l'histoire et la géographie. Je suis passionné par le passé mais ce n'est pas pour cela qu'il faut y retourner ! Creuser sa trancher et sortir les barbelés n'ont jamais empêché les "barabares" d'envahir les empires (c'est une image bien sûr). Accueillons-les plutôt et proposons leur, à tous, de quoi progresser

Écrit par : clerouque | 21 janvier 2012

Ah bon ? Parce que vouloir donner ce qui est le meilleur pour chacun à chacun, en tentant d'exploiter au maximum ses possibilités, avec exigence mais non sans bienveillance, c'est retourner dans le passé ?? Je l'ignorais.
C'est simplement s'inspirer de ce qui a été bien il y a déjà un certain nombre de décennies, sans négliger ce qu'ont pu nous apporter le passé beaucoup plus récent concernant "l'écoute de tous". Et sans céder aux sirènes de ceux qui ont interprété de manière totalement abusive les propos de Françoise Dolto, (entre autres) ...
Et puis, Clerouque, soignez un peu votre orthographe... ...
:-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Demandez la progression ! Demandez la progression !

Écrit par : iPidiblue demandez le programme ! | 21 janvier 2012

J'enseigne dans une ZEP depuis 5 ans et les notes, entre autres, y font des ravages. Pour des élèves en difficulté et pour qui, culturellement, l'école manque de légitimité
Écrit par : clerouque | 21 janvier 2012
Ben voyons. Votre discours, lui, ne manque pas de douceâtre condescendance envers vos élèves. Ce qui est le comble pour un professeur...
Prônez-vous des hôpitaux sans thermomètres ? Des pharmacies sans médicaments autres que parfumés à la fraise Tagada ?

Écrit par : mihailovich | 21 janvier 2012

"Et puis, Clerouque, soignez un peu votre orthographe... ...
:-((("

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Non, là, franchement, c'est méchant. Clerouque n'a commis que deux fautes, évidemment d'étourderie. Son orthographe est tout à fait correcte.

Je suis par ailleurs assez d'accord avec ses propos.

Quant au billet de JP Brighelli, j'y ai trouvé de bonnes idées, mais je persiste à rester sceptique sur la fameuse méthode syllabique. Je suis convaincu que l'illétrisme n'est pas lié à la méthode, mais à l'élimination quasi complète de l'étude du français et de ses mécanismes, avec entraînement à tous les étages, de l'école et du collège.

Cela dit, je ne suis pas certain qu'un retour aux méthodes et aux horaires d'avant viennent pallier quoi que ce soit. N'oublions pas que l'image a délogé l'écrit, que j'en suis désolé, mais que c'est ainsi.
Plus jamais l'écrit, le langage en général n'auront le statut qui a été le leur pendant des siècles.

Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

Allez, pour faire bonne mesure et me faire agonir par les habitués d'ici, j'ajoute que j'ai signé la pétition pour la disparition des notes à l'école et, pourquoi pas, au collège.

Et puis tiens, sabordons-nous : je prétends qu'il faut supprimer le Bac et le transformer en validation par le conseil de classe. J'en ai assez de transformer mes cours de première et de terminale L en lieu d'entraînement pour Marines !

Mais, après avoir dit cela, je souscris à des thèses qui ont l'heur de plaire ici, à savoir un retour de l'autorité du professeur, avec de véritables sanctions pour les fauteurs de troubles, la fin des âneries concernant l'élève au centre.

Qui accepte le gris, ici, et non le tout blanc ou le tout noir ?

Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

"l'illétrisme "

pardon : autotélicité du message !
illettrisme, bien sûr.

Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

Vous pensez remplacer le langage par quoi ? Par les signes ? Par le mime ?

Écrit par : iPidiblue demandez le singe ! | 21 janvier 2012

« avec vous ça serait plutôt tête de con non ? »
Écrit par : exTC | 21 janvier 2012

Allons… ne vous inquiétez pas ; n’étant pas anthropophage, je peux vous assurer que vous ne courez aucun risque.

Écrit par : tailleboudin | 21 janvier 2012

"Je suis convaincu que l'illétrisme "

Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

Vous avez eu raison de réagir, deux en un seul mot, pour un prof, j'aurais manqué d'indulgence !! ;-)

Clerouque est visiblement prof aussi... Et, concernant l'étourderie, il n'est pas interdit de se relire.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

« avec vous ça serait plutôt tête de con non ? »
Écrit par : exTC | 21 janvier 2012

"Allons… ne vous inquiétez pas ; n’étant pas anthropophage, je peux vous assurer que vous ne courez aucun risque."

Écrit par : tailleboudin | 21 janvier 2012

"Vu que je ne suis pas antropophage" aurait été plus correct, me semble t-il !! Là, on peut croire que c'est "ex TC" qui serait amateur de chair humaine ...
Mais peut-être est-ce ce que vous avez voulu dire ??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Je partage largement toutes les mesures que vous proposez M. Brighelli., en particulier la dernière (les eaux et forêts). J'approuve aussi totalement l'idée de M. Morel concernant la suppression du corps de chef d'établissement.

J'ajouterai deux points (étant moi-même enseignant en lycée professionnel) :
- la suppression des C.C.F. (contrôle en cours de formation) qui concernent toutes les matières en C.A.P. et presque toutes en B.A.C. dont le cycle mis en place depuis 3 ans arrive à son terme cette année. Cette nouvelle version du B.A.C. ne concerne heureusement pas le français et l'histoire-géographie mais elle contribue à rendre ce diplôme tout sauf national. Une filière aura ainsi 100% de réussite dans un lycée, parce que les professeurs de la matière dominante professionnelle de cette filière feront en sorte que le lycée obtienne ces résultats pour une question d'image. Plus généralement, ces C.C.F. enlèvent toute homogénéité dans l'évaluation des élèves. Ainsi, un C.A.P. dans un lycée aurait des résultats de 80% de réussite et dans un autre lycée pour une même filière et un même public, seulement 50%. J'ajouterai que le B.A.C. devrait redevenir exigeant à terme et se réinscrire pourquoi pas comme un examen d'entrée à l'université.

- la possibilité de convoquer un conseil de discipline par exemple par un professeur et non plus uniquement par le chef d'établissement.

Écrit par : Frédéric Savouret | 21 janvier 2012

J'ai trouvé : on va tous crier et siffler !

Greuh ! Rah ! Ouaf ! Zou !

P.S : Franchement s'il y a ici des professeurs - pardon des profs ! - qui pensent que le langage articulé est démodé, vieux jeu et hors sujet, je préférerais qu'ils démissionnent et qu'ils aillent exercer leur coupable industrie dans les bois et les forêts plutôt que sur d'innocentes têtes blondes !

Je veux bien qu'on parle ici de la communication et des langages articulés mais je suppose que la plupart n'ont pas la moindre idée de ce que cela veut dire ; dans le doute quand on n'est pas assez savant, on s'abstient de soutenir des positions ridicules sous le prétexte de se sentir original à tout crin.

Écrit par : iPidiblue mettez de l'ambiance, bigre ! | 21 janvier 2012

"P.S : Franchement s'il y a ici des professeurs - pardon des profs ! - qui pensent que le langage articulé est démodé, vieux jeu "

Qui a dit "démodé" ? J'ai simplement constaté que non pas la langage, évidemment, mais l'intérêt qu'on lui porte, la réflexion que l'on peut avoir à son sujet, le travail sur la qualité de l'écrit, ont tendance à être supplantés par l'image. C'est tellement vrai que l'inspection générale des Lettres obligent les candidats à l'agrégation à analyser un film, qu'un des objets d'étude du Bac en littérature est le lien entre l'écrit et l'image. L'IG court en fait derrière un phénomène qui la dépasse et qu'elle est aujourd'hui obligée d'intégrer.

Qui s'en réjouit ? Pas moi.
M'en fous, j'ai des livres.

Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

Entendons-nous ! J'ai la plus grande admiration pour le cinéma muet, celui de Charlot, de Buster Keaton, de Laurel et Hardy ...

Mais vous ne pourrez jamais transmettre des idées abstraites par ce moyen-là !

Se coupez du langage écrit - et évidemment des formes orales secondaires - c'est se couper définitivement d'une certaine compréhension du monde - humain et naturel - absolument inaccessible aux formes primitives des langages corporels.

Cela n'a rien à voir avec la violence et l'agressivité comme certains le croient ! Mais cela a tout à voir avec le développement de notre cerveau dans certaines directions privilégiées par l'évolution - et la culture.

Écrit par : iPidiblue le muet du Sérail | 21 janvier 2012

Se couper ...

Écrit par : iPidiblue le muet du Sérail | 21 janvier 2012

L'IG court en fait derrière un phénomène qui la dépasse et qu'elle est aujourd'hui obligée d'intégrer.
Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012

Obligée de rien du tout. Elle ne fait que ramper devant sa propre hiérarchie, qui ne va pourtant pas pour autant se priver bientôt de couper les cordons de la bourse.

Écrit par : mihailovich | 21 janvier 2012

Nous n'avons pas tous les mêmes capacités à l'abstraction comme nous n'avons pas tous les mêmes capacités à géométriser. Mais ces capacités se cultivent et s'accroissent en en faisant usage or pour en faire usage nous avons besoin d'une intermédiation : un langage bien fait de préférence !

Annexe sans rapport direct : Avant donc de maîtriser telle ou telle langue étrangère il faudra donc maîtriser notre langue naturelle suffisamment pour articuler notre discours et analyser sa progression.
Ceci est sans rapport avec la capacité proprement phonétique et auditive de notre cerveau et de notre appareil locutoire.
Nous français rencontrons des difficultés à "parler" telle ou telle langue pour des raisons qui tiennent au spectre de notre langue mais nous pouvons toujours apprendre à écrire cette langue si nous possédons des capacités logiques suffisantes pour cela.

Écrit par : iPidiblue le muet du Sérail | 21 janvier 2012

J'ajouterai deux points (étant moi-même enseignant en lycée professionnel) :
- la suppression des C.C.F. (contrôle en cours de formation) qui concernent toutes les matières en C.A.P. et presque toutes en B.A.C. dont le cycle mis en place depuis 3 ans arrive à son terme cette année. Cette nouvelle version du B.A.C. ne concerne heureusement pas le français et l'histoire-géographie mais elle contribue à rendre ce diplôme tout sauf national. Une filière aura ainsi 100% de réussite dans un lycée, parce que les professeurs de la matière dominante professionnelle de cette filière feront en sorte que le lycée obtienne ces résultats pour une question d'image. Plus généralement, ces C.C.F. enlèvent toute homogénéité dans l'évaluation des élèves. Ainsi, un C.A.P. dans un lycée aurait des résultats de 80% de réussite et dans un autre lycée pour une même filière et un même public, seulement 50%. J'ajouterai que le B.A.C. devrait redevenir exigeant à terme et se réinscrire pourquoi pas comme un examen d'entrée à l'université.

Écrit par : Frédéric Savouret | 21 janvier 2012


Je souscris.
Autant pour lutter contre la course aux statistiques que pour revaloriser les filières professionnelles.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 janvier 2012

Pour des élèves en difficulté et pour qui, culturellement, l'école manque de légitimité, de mauvaises notes permanentes sont une catastrophe : très rapidement, ils décident qu'il ne sert à rien de travailler voire même d'essayer.

Écrit par : clerouque

Ce qui n'est pas normal, c'est de les avoir admis dans une classe où ils ne sont pas capables de comprendre les cours.
Nul ne devrait entrer au collège sans savoir lire, écrire et calculer.

Écrit par : Moot | 21 janvier 2012

« "Vu que je ne suis pas antropophage" aurait été plus correct, me semble t-il !! Là, on peut croire que c'est "ex TC" qui serait amateur de chair humaine ...
Mais peut-être est-ce ce que vous avez voulu dire ??? ;-))) »
Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Plus correct ? Non.
« N’étant pas [anthropophage], je [peux vous assurer que]… » : lorsque le participe présent est en début de phrase, il se rapporte au sujet du verbe de la principale.
« N’étant pas anthropophage […] je ne me suis jamais senti moins parent d'un Allemand et d'un Anglais que d'un Français à moi inconnu. » (Mirabeau)

Écrit par : tailleboudin | 21 janvier 2012

Oui,apprendre la langue française, systématiquement, tous les jours par des exercices de langage, de vocabulaires, couplés avec l'apprentissage de la lecture et ce dans des classes d'initiation , sans état d'âme . Les meilleurs élèves passeront en CE1 , les autres peaufineront leur savoir en CP . Cet enseignement sera primordial jusquau CM1 .Il faut être directif!
Au Collège, soyons sérieux et constructifs : un élève avec de grosses lacunes en Français, en Lecture ne peut suivre correctement . Prévoyons des classes de rattrapage, avec des spécialistes pour les faire progresser et réintégrer une structure normale . Tout le monde devrait jouer le jeu .
Quant aux chefs d'établissement, ils commencent à faire peur avec les pouvoirs donnés par Chatel.Promus DRH, certains ont du mal à comprendre les formations de leurs profs: l'Essec d'où ? et même l'Agrégation , réservée à des enfants de Bourg' Ou alors , ils virent "maniac" en évaluant la compétence du prof sur le contenu de la poubelle de la classe . Pas sur la propreté de la salle, non. Le contenu .(lettre au prof) Que dire des malades, des alcooliques, des incompétents (principe de Peter). Tout cela vous note et détermine votre carrière . Sans compter, ceux qui laissent tomber les collègues dans la panade ... Dur, dur ...Nous sommes tombés bien bas .Il faut réagir .

Écrit par : Hentoine | 21 janvier 2012

Ce tonitruant M Mélenchon qui veut être président de la République en mai 2012 écrit en titre de son dernier billet : "Un pallier dans la campagne " !

Je vais lui faire brosser les paillassons à cet ignorant à quatre points ...

Écrit par : iPidiblue insanitus | 21 janvier 2012

Je n'en voudrais même pas comme secrétaire ... c'est dire !

Écrit par : iPidiblue insanitus | 21 janvier 2012

Vous verrez un jour vous qui fréquentez tous les jours des cancres vous aurez la surprise de retrouver l'un de ceux-là dans le fauteuil de l'Elysée ...

Écrit par : iPidiblue homo sapiens insanitus | 21 janvier 2012

Et encore, chez les transatlantes, je vous dis pas !!! :-))

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/etats-unis-les-pires-bourdes-des-candidats-republicains_1067698.html

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

1- Une seconde langue en primaire est une aberration. Il faut prendre le temps d'enseigner la langue du pays.
2- Il serait temps d'introduire l'enseignement des mathématiques au collège et au lycée, ce qu'on enseigne sous ce nom relève de la bouillie. Mais on peut dire pareil pour les enseignements scientifiques.
3- cela demande de distinguer les sections C et D (mathématiques élémentaires et sciences expérimentales pour les anciens), de façon à pouvoir construire des contenus consistants et sortir de ce truc d'enseignement de spécialité qui n'a aucun sens.
4- avoir, au lycée, un peu moins d'options mais des enseignements obligatoires consistants. Sinon on touthe à tout et on n'apprend pas grand chose.
5- tout cela demande de remettre le savoir au centre

rudolf bkouche

Écrit par : rudolf bkouche | 21 janvier 2012

Ce tonitruant M Mélenchon qui veut être président de la République en mai 2012 écrit en titre de son dernier billet : "Un pallier dans la campagne " !

Je vais lui faire brosser les paillassons à cet ignorant à quatre points ...
Écrit par : iPidiblue insanitus | 21 janvier 2012

"Tonitruant", oui, tout à fait ça!
Et un peu trop content de lui... Trop fier d'aller siéger au Parlement européen! Avec toute cette nouvelle noblesse de l'UE pleine aux as...
Comme dirait Molière :
"Qui fait qu'à son mérite incessamment il rit
Et se sait si bon gré de tout ce qu'il écrit."
Franchement, je préfère Bayrou. Moins hâbleur, plus sérieux...

Écrit par : JL | 21 janvier 2012

Cependant, la tonalité générale est réactionnaire. J'enseigne dans une ZEP depuis 5 ans et les notes, entre autres, y font des ravages. Pour des élèves en difficulté et pour qui, culturellement, l'école manque de légitimité, de mauvaises notes permanentes sont une catastrophe : très rapidement, ils décident qu'il ne sert à rien de travailler voire même d'essayer.

Écrit par : clerouque | 21 janvier 2012

La notation traditionnelle est au contraire le moyen le plus souple, le plus précis et le plus stimulant d'évaluer les progrès des élèves. A condition d'être manié avec intelligence. On ne peut noter que si le contenu de l'enseignement a été adapté au niveau moyen de la classe, ce qui veut dire que les programmes officiels ne peuvent pas et ne doivent pas être respectés avec des élèves trop faibles: s'il faut repartir de zéro, eh bien on n'a pas d'autre choix que ne noter le plus positivement possible les petits progrès accomplis par les élèves qui, bien que faibles, se montrent de bonne volonté.
Dire que l'"école manque de légitimité", c'est tenir exactement le langage de Meirieu, qui dit en substance que prétendre imposer aux élèves des programmes qui ne les intéressent pas et donc les mettent en échec, c'est les aliéner à leur identité propre; autrement dit il faut renoncer à les sortir de leurs communautarismes... Belle conception de l'école émancipatrice (cf. sur ce sujet La Fabrique du Crétin!)

Écrit par : JL | 21 janvier 2012

Moi ce que j'en dis :
je viens de corriger des copies de 6ème et, même s'il a fallu m'y résoudre, ça m'a mis les boules de mettre 4, 3, 4, 5 et 1 à cinq gosses de de 11 ans, alors que la moyenne de classe est de 12,5.

C'est le signe de la faillite morale d'un système scolaire ET d'une société d'imposer une telle violence sans espoir à des enfants.
J'ai honte d'en être l'agent et le vecteur.

Pour en sortir vaguement indemne, les jeunes collègues qui m'entourent, et qui sont plus rompus à l'exercice, me propose ce leitmotiv "On s'en fout, après tout, c'est pas nos gosses !".

Pas faux, mais bien que fourbe, il me vient parfois des aigreurs d'estomac que ne partagent apparemment pas ceux qui se gargarisent ici en louant les vertus d'évaluations sévères mais stimulantes (comme un coup de fouet ou une friction d'orties ?). Porcs ...

Pour un peu, je dirais "Morel au secours" ...
C'est dire l'état de mon désespoir !

Écrit par : Zorglub le fourbe | 21 janvier 2012

Au final, étrangement peu de gosses sautent par la fenêtre et de profs sont poignardés.

Restons optimistes, ça va sans doute s'arranger.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 22 janvier 2012

1- Une seconde langue en primaire est une aberration. Il faut prendre le temps d'enseigner la langue du pays.
Écrit par : rudolf bkouche | 21 janvier 2012

Balivernes de chauvins légèrement xénophobes: presque tous les pays nordiques le font et je n'ai jamais entendu parler des petits Suédois, Luxembourgeois, etc. qui ne savent pas maîtriser leur langue parce qu'ils en apprennent d'autres au primaire !

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Ce qui n'est pas normal, c'est de les avoir admis dans une classe où ils ne sont pas capables de comprendre les cours.
Nul ne devrait entrer au collège sans savoir lire, écrire et calculer.
Écrit par : Moot | 21 janvier 2012

Ça paraît relever du bon sens, mais où peut-on les envoyer ? Jusqu'à présent, personne n'a encore répondu à cela - et comme il faut bien en faire quelque chose (à moins de les laisser traîner dans la rue - ça vous tente ? pas moi !)...

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

"Vu que je ne suis pas antropophage" aurait été plus correct, me semble t-il !! Là, on peut croire que c'est "ex TC" qui serait amateur de chair humaine ...
Mais peut-être est-ce ce que vous avez voulu dire ??? ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012

Si vous continuez, il va descendre de son Asgard des Agrégé pour vous botter les fesses ! On ne se moque pas impunément de tailleboudin le flamboyant, grand apôtre de Grevisse et prêtre du savoir divin de la langue française (à genoux, mécréant !!).

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

1- Une seconde langue en primaire est une aberration. Il faut prendre le temps d'enseigner la langue du pays.
Écrit par : rudolf bkouche | 21 janvier 2012

Balivernes de chauvins légèrement xénophobes: presque tous les pays nordiques le font et je n'ai jamais entendu parler des petits Suédois, Luxembourgeois, etc. qui ne savent pas maîtriser leur langue parce qu'ils en apprennent d'autres au primaire !
Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Je ne suis pas assez linguiste pour l'affirmer. Mais j'ai dans l'esprit (Julien va me dire que c'est mon aspect chauvin corse anglophobe…) que l'anglais n'est pas la langue la plus évidente à faire passer dans des esprits français (et c'est peut-être plus simple à faire passer dans des esprits formatés par une langue germanique ou scandinave). Qui sait ce qui se passerait si l'on apprenait aux enfants de l'Hexagone l'espagnol ou l'italien ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2012

« “Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2012”
[…]
On ne se moque pas impunément de tailleboudin »
Julien | 22 janvier 2012

Je crains que vous n’ayez une fois de plus entravé que pouic, mon pauvre Julien : quiconque sait lire a bien compris que, dans le message que vous citez, je ne suis pas celui dont Christophe se rit.

Écrit par : tailleboudin | 22 janvier 2012

J'en ai assez de transformer mes cours de première et de terminale L en lieu d'entraînement pour Marines !



Écrit par : c.charbonnel | 21 janvier 2012
Je ne vous le ferai pas dire!

Écrit par : serpenvert | 22 janvier 2012

1- Une seconde langue en primaire est une aberration. Il faut prendre le temps d'enseigner la langue du pays.
Écrit par : rudolf bkouche | 21 janvier 2012

Balivernes de chauvins légèrement xénophobes: presque tous les pays nordiques le font et je n'ai jamais entendu parler des petits Suédois, Luxembourgeois, etc. qui ne savent pas maîtriser leur langue parce qu'ils en apprennent d'autres au primaire !
Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Qualifier Bkouche de "chauvin légèrement xénophobe", celle-là, elle a de quoi faire bidonner le terre entière !
Julien, vous accédez à la célébrité par la porte du ridicule. Ce n'est pas donné à tout le monde.

Écrit par : guy morel | 22 janvier 2012

Le débat est enlevé ici même s'il dérive rapidement.

Pour répondre à Christophe Sibille (désolé pour les deux fautes M'sieur, je le referai plus ! Promis !....), amener chaque élève à son meilleur est aussi mon objectif. Maintenant, en leur proposant à tous les mêmes évaluations notées sur 20, nous ne permettons qu'aux bons élèves d'atteindre leur meilleur niveau. Les moyens ont du mal et les "mauvais" laissent tomber (l'estime de soi, cela existe). L'hôte de ses bois hurlerait alors au nivellement par le bas mais rien ne nous y oblige. Vous pouvez offrir à chacun (au moins par groupe) l'évaluation qu'il peut réussir, en travaillant bien sûr. Au final, les bons ne sont pas pénalisés et les "mauvais" peuvent progresser. Bien sûr, je ne me fais pas d'illusion, ces derniers n'iront pas au lycée général mais il faut essayer d'envoyer en filière professionnelle des élèves qui ne soient pas dégoutés de l'école. Ils pourront alors réussir leurs études mais aussi être suffisamment armés pour rebondir le jour où leur métier disparaîtra. Donc mon cher Zorglub, arrêtez de mettre des 1 ou des 2 en sixième. Cela ne sert à rien.
Dans la même veine, pour JL, je ne suis pas d'accord sauf à avoir des élèves réellement illettrés (rares même en ZEP). Je fais le même programme pour tous mais je ne leur demande pas la même réussite à la fin. J'exige le meilleur de mes bons élèves et le mieux possible de ceux qui sont en grandes difficultés. Ils ne réussissent pas toujours mais parfois oui, et, là, je peux vous dire que la motivation revient. Certains, ne manquant que de cela, ont beaucoup progressé.

Pour Moot, rien à ajouter à ce qu'a dit Julien sauf que ne pas les accepter est renoncer à notre métier : éduquer et instruire ! Ce n'est pas toujours facile, on y arrive pas toujours mais il faut le faire même si on en devient chauve à force de s'arracher les cheveux.

Pour c.charbonnel : absolument d'accord avec vous pour la troisième.

PS : S'il reste des fautes, j'en suis désolé mais je n'ai pas de formation de dactylo....

Écrit par : Clerouqe | 22 janvier 2012

Zut : ces bois.

Écrit par : clerouque | 22 janvier 2012

Je partage largement toutes les mesures que vous proposez M. Brighelli., en particulier la dernière (les eaux et forêts). Frédéric Savouret

http://www.neoprofs.org/t42108p30-et-vos-propositions-a-vous-pour-l-en?highlight=propositions+pour+l+EN

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012

"Vous verrez un jour vous qui fréquentez tous les jours des cancres vous aurez la surprise de retrouver l'un de ceux-là dans le fauteuil de l'Elysée ...

Écrit par : iPidiblue homo sapiens insanitus | 21 janvier 2012

Pourquoi "vous aurez" ? Nous AVONS ! :-)

Écrit par : c.charbonnel | 22 janvier 2012

Au dernier conseil de classe, devant les bonnes notes obtenues par mes élèves de Terminale, le proviseur a marqué sa surprise . J'ai répondu que j'avais payé "le prix"de leur travail, qu'en général les moyennes correspondaient à celles obtenues au Bac , qu'il vérifie, que tous les élèves n'avaient pas obtenu de bonnes notes, et qu'il fallait encourager ces élèves pour les faire sortir de leur"prédestination" . Il n'a pas été convaincu et a continué à persifler . J'ai alors évoquer les conseils donnés par l'IA-IPR . Il s'est tu , mais ma note à moi que sera-t-elle ? L'avenir sera dur .

Écrit par : Hentoine | 22 janvier 2012

Peut-être pas que l'avenir, d'ailleurs. Prévoir vaseline... c'est plus sage. :-)

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012

Qui sait ce qui se passerait si l'on apprenait aux enfants de l'Hexagone l'espagnol ou l'italien ?
JPB
Écrit par : brighelli | 22 janvier 2012

Cher JPB, je ne parlais pas forcément uniquement de l'anglais et vous noterez que rudolf bkouch a bien dit "une seconde langue en primaire est une aberration", et je dis que cela se fait dans des tas de pays sans que cela n'entrave l'apprentissage de la langue maternelle.
Dire qu'aucune autre langue que la sienne ne mérite d'être apprise, moi j'appelle ça du chauvinisme...
Du reste, peut-être qu'il serait effectivement plus logique d'apprendre l'espagnol plutôt que l'anglais au primaire.
En attendant les luxembourgeois apprennent aussi le français au primaire, alors que leur langue, sauf erreur de ma part, est germanique...
Si ce n'est pas du chauvinisme, c'est au moins de la fainéantise (surtout ne pas apprendre une autre langue non latine: trop d'efforts !).

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Qualifier Bkouche de "chauvin légèrement xénophobe", celle-là, elle a de quoi faire bidonner le terre entière !
Julien, vous accédez à la célébrité par la porte du ridicule. Ce n'est pas donné à tout le monde.
Écrit par : guy morel | 22 janvier 2012

Ce n'est pas moins ridicule de ne pas saisir que je parlais des propos et non de la personne.

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Maintenant, cher Guy Morel, vous avez le droit de penser que les français sont trop demeurés pour apprendre une langue étrangère au primaire...

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Oh mais non, j'ai compris ! Autrefois on n'apprenait pas de langues étrangères au primaire, or autrefois c'était forcément mieux que maintenant, donc apprentissage des langues étrangères au primaire = caca.
J'avais oublié que le passéisme était de mise ici, flûte alors...

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Ah ! non pas la scatophilie ...

Écrit par : iPidiblue homo sapiens insanitus | 22 janvier 2012

1- Une seconde langue en primaire est une aberration. Il faut prendre le temps d'enseigner la langue du pays.
Écrit par : rudolf bkouche | 21 janvier 2012

Balivernes de chauvins légèrement xénophobes: presque tous les pays nordiques le font et je n'ai jamais entendu parler des petits Suédois, Luxembourgeois, etc. qui ne savent pas maîtriser leur langue parce qu'ils en apprennent d'autres au primaire !
Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Je ne suis pas assez linguiste pour l'affirmer. Mais j'ai dans l'esprit (Julien va me dire que c'est mon aspect chauvin corse anglophobe…) que l'anglais n'est pas la langue la plus évidente à faire passer dans des esprits français (et c'est peut-être plus simple à faire passer dans des esprits formatés par une langue germanique ou scandinave). Qui sait ce qui se passerait si l'on apprenait aux enfants de l'Hexagone l'espagnol ou l'italien ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2012

Hé bien, que l'on s'intéresse ici aux "Calendreta" (écoles franco-occitanes). Voici l'extrait d'un échange entre deux de mes amis au sujet des classes bilingues. Le premier est une jeune mère de famille (enfant en Maternelle), le second est instituteur (la trentaine tous les deux):

"- En parlant d Éducation Nationale... J ai inscrit mon fils a la maternelle aujourd'hui... Et la directrice a déjà essayée de me convaincre de l'inscrire en classe bilingue occitane...

- Pouvoir mettre son enfant en bilingue est une chance rare, ne la laisse pas passer. J'ai remplacé un jour, l'an dernier, en bilingue avec des grandes sections, ils étaient rayonnants. La culture occitane est très riche et au final, les enfants en classe bilingue ont en moyenne des résultats supérieurs en ....maths par rapport à leurs camarades !!

(...)

- Normalement, quand tu places ton enfant en bilingue, tu peux changer d'avis. J'ai une collègue qui a fait faire au sien la maternelle en oc. Elle est passée au classique pour le cp. D'ailleurs, c'est souvent à ce moment là que les parents doutent le plus. Mais pour la maternelle, je te conseille de foncer. C'est l'âge où il faut apprendre les langues. Et puis les meilleurs élèves en français que j'ai eu parlaient 2 langues à la maison ( français et anglais ) depuis la naissance. Ils étaient aussi les meilleurs en occitan. Au niveau culturel, l'occitan n'est pas une nouvelle culture. C'est la base culturelle de l'endroit où vous vivez. Connaître l'occitan, c'est comprendre la langue française, comprendre les noms des lieux qui m'entourent et c'est aussi un pont vers l'espagnol via le catalan. Amen."

Et vive les écoles auto-gérées; la direction n'y est pas toute-puissante, au moins. www.calandreta.org/

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2012

"CalendretaS"

Écrit par : Pendariès | 22 janvier 2012

Moi je suis linguophile !

Écrit par : iPidiblue file ... | 22 janvier 2012

J'ai répondu que j'avais payé "le prix"de leur travail, qu'en général les moyennes correspondaient à celles obtenues au Bac , qu'il vérifie, que tous les élèves n'avaient pas obtenu de bonnes notes, et qu'il fallait encourager ces élèves pour les faire sortir de leur"prédestination".
Écrit par : Hentoine | 22 janvier 2012

Je ne suis pas fan d'Antibi, mais il n'a pas tord sur un point: essayez d'avoir une bonne classe avec une moyenne générale supérieure à 12, et quelqu'un finira toujours par penser que vous êtes laxiste.

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

Moi je suis linguophile !
Écrit par : iPidiblue file ... | 22 janvier 2012

Faudrait savoir; je croyais que vous ne vouliez pas parler de scatophilie !

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

"tort", nom de nom...

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

C'est pêchu tout ça !

Écrit par : iPidiblue file le parfait amour avec Julien ! | 22 janvier 2012

Je ne suis pas fan d'Antibi, mais il n'a pas tord sur un point: essayez d'avoir une bonne classe avec une moyenne générale supérieure à 12, et quelqu'un finira toujours par penser que vous êtes laxiste.

Écrit par : Julien | 22 janvier 2012
Pas mieux. Phénomène vécu plusieurs fois, avec, entre autres, une 1e S du feu de Dieu, dont beaucoup ont rejoint des prépas prestigieuses après le Bac, mais qui avaient 9.5 de moyenne en math, avec un prof qui a lui-même rejoint une classe prépa l'année suivante. Peut-être se sentait-il déclassé devant des petits merdeux de 1e ? Chez moi la classe avait 12.5, avec un écart 6/17. L'un d'eux a obtenu 19 à l'écrit de l'EAF et 20 à l'oral. En physique, ils avaient 14 de moyenne avec un collègue pas franchement généreux habituellement.
C'est cela que dénonce Antibi. Et il a raison. Il semble que nous ayons comme seul but d'avoir une belle courbe de Gauss, peu importe la classe.

Écrit par : c.charbonnel | 22 janvier 2012

"Pour Moot, rien à ajouter à ce qu'a dit Julien sauf que ne pas les accepter est renoncer à notre métier : éduquer et instruire ! "

Écrit par : Clerouqe | 22 janvier 2012

Un des fonds, (et une des bases) du problème est que l'éducation devrait être dévolue aux parents, afin que les professeurs puissent faire leur boulot d'instruction; rappelons quand même qu'avant de mettre un pied à l'école, la grande majorité des enfants (apprentis élèves) a trois ans, et qu'une bonne partie des mauvaises habitudes est déjà formalisée chez eux.
Pour les fautes de frappe, il (faut et il) suffit de se relire... Non ?? Je crois que personne n'a de formation de dactylo, ici ...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012

« les luxembourgeois apprennent aussi le français au primaire, alors que leur langue, sauf erreur de ma part, est germanique... »
Julien | 22 janvier 2012
« Au Luxembourg, […] le français, l'allemand et le luxembourgeois sont toutes les trois langues administratives.
Le français est la langue législative et judiciaire. […] Les documents administratifs sont généralement délivrés en allemand et en français (déclarations de revenus, par exemple). Certaines communications officielles sont délivrées dans les quatre principales langues écrites pratiquées : français, allemand, anglais et portugais (exemple : mesures nationales de sécurité nucléaire, communication gouvernementale sur le projet de constitution européenne, etc.). […] le français reste la seule langue pour la rédaction des lois. […] L'ensemble du service d'information routier (panneaux de circulation) est généralement en français. »
(Wikipédia)

Écrit par : tailleboudin | 22 janvier 2012

Pour les fautes de frappe, il (faut et il) suffit de se relire... Non ?? Je crois que personne n'a de formation de dactylo, ici ...
Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012


Et pour les fautes d'entendement il faut quelle formation ?

Écrit par : iPidiblue manuel du parfait petit apprenant monté en graine | 22 janvier 2012

"mais qui avaient 9.5 de moyenne en math, avec un prof qui a lui-même rejoint une classe prépa l'année suivante. "

Écrit par : c.charbonnel | 22 janvier 2012

J'étais dans une classe assez proche de ce profil en terminale, (beaucoup de très bons, même s'il y avait aussi quelques moins bons, mais un niveau moyen assez fort.) Notre professeur de math était d'un niveau exceptionnel, mais la moyenne de la classe était 8. Nous l'appréciions tous énormément, ce prof, malgré une "sous-notation" flagrante. Et, en 73, année où ça a été l'hécatombe après les épreuves écrites du bac, (et où, de ce fait, presque tous les "admissibles" l'ont eu), un bon tiers de la classe, (dont j'étais loin de faire partie), a eu plus de 12 à l'épreuve. Qui était, dans mes souvenirs, assez dure.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012

Christophe, votre exemple confirme-t-il ou infirme-t-il ce que j'ai écrit ci-dessus ? Je ne sache pas qu'infliger des tôles aux élèves, même bons, contribue à les faire progresser.
Ce n'est en tout cas pas mon opinion, et c'est certainement une de mes principales indignations (puisque ce terme est à la mode.
Je vais plus loin : je me demande, à part pour quelques exercices spécifiques comme la dictée (encore que), comment on peut mettre O, 1 ou 2 à une copie dont il est évident qu'elle est manquée, mais qu'ele existe, qu'il y a un effort patent.
Les seules fois où je mets moins de 5 ou 6, c'est quand il est clair qu'il y a refus de coopérer (copie quasiment blanche, termes ironiques, etc.).
Et cela vaut à mes yeux pour les élèves de classes prépa ! Assez de ce folklore qui s'apparente au bizutage.

Écrit par : c.charbonnel | 22 janvier 2012

La montée du Tourmalet par Christophe, épique !

Écrit par : iPidiblue en danseuse | 22 janvier 2012

"Il serait temps d'introduire l'enseignement des mathématiques au collège et au lycée, ce qu'on enseigne sous ce nom relève de la bouillie. Mais on peut dire pareil pour les enseignements scientifiques."

Je confirme à 100%. C'est honteux. Tout se déroule comme si les créateurs de programmes avaient honte de leur discipline; des maths "concrètes"; non mais sans blague...
Le pire étant que pas mal de collègues jouent le jeu!
Pas étonnant que dans le supérieur le niveau baisse incroyablement et que les concours de recrutement connaissent un manque de candidats. Le délitement, en amont du concours, des matières n'est pas complètement étranger à cela.

Ah oui, avez vous parcouru le Marianne de cette semaine?
Un petit article de Julliard fort sympathique à propos de Nicolas Ier et des Professeurs.
Puis, plus loin, on peut y lire un article rapportant la proximité entre le SNALC et le ... Parti de Gauche de JL Mélenchon avec l'interview de la vice-présidente du SNALC elle-même.

J'aurai bien voulu avoir l'avis du maître des lieux à ce sujet...

Vincent

Écrit par : matheutorduintheECLAIR | 22 janvier 2012

Last but not least : muter aux Eaux et Forêts les responsables de la prospective...

Jean-Paul Brighelli


On avait oublié la recherche. On s'appliqua à réparer cet oubli. Il y eut une réunion spéciale. On prit la décision d'élever, d'améliorer et de rectifier. Puis on passa aux mesures concrètes:
1) augmenter le nombre de docteurs de troisième cycle et de docteurs ès sciences;
2) améliorer la formation des chercheurs et le niveau théorique et scientifique des thèses;
3) augmenter le nombre des publications consacrées à l'actualité scientifique, etc.
Sitôt dit, sitôt fait. Comme on dit il fallait que ça saute. Au bout de six mois le nombre de docteurs de troisième cycle fut multiplié par 100 et celui des docteurs ès sciences par 99. Le poids total des publications atteignit 100 millions de tonnes. Il ne faut pas lésiner dans ce genre d'histoires. Autant faire les choses en grand. Et bientôt Ivanbourg fut pleine de science à craquer.
(Alexandre Zinoniev, Les Hauteurs béantes)

Écrit par : buntov | 22 janvier 2012

Alexandre Zinoniev ? Z'êtes sûr ?

Écrit par : iPidiblue béat ! | 22 janvier 2012

Une question bien intentionnée. Le programme du front de gauche est le seul('parmi les candidatures qui ne font pas de la figuration) que vous ne situez pas par rapport à ces propositions. Pouvez vous rajouter un mot là dessus?

Écrit par : fred | 22 janvier 2012

Bayrou...le ministre de l'éducation nationale qui en voulait à la loi Falloux...MDR

Écrit par : jordi | 22 janvier 2012

Frappé sous le coin du bon sens; deux remarques, (personnelles ??);
-le mot "punition" me gêne un peu... "Sanction" ne serait-il pas plus juste ??
...
Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2012

Punition se rapporte étymologiquement à « peine », au sens de subir une peine c'est-à-dire devoir une réparation, et sanction comporte une connotation religieuse... De toute façon, l'effet est le même : une erreur (pour ne pas dire une faute) appelle une réparation et c'est rarement agréable donc généralement pénible.

Écrit par : Magister | 22 janvier 2012

Astrid Herrenschmidt, épouse de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, s'est donné la mort ce matin, a-t-on appris de sources policières, confirmées par le ministre dans une déclaration écrite à l'AFP. "Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP.

La femme de M. Chatel s'est suicidée et son corps a été retrouvé pendu à son domicile de Boulogne-Billancourt, selon des sources policières.

Écrit par : Anonyme | 22 janvier 2012

Astrid Herrenschmidt, épouse de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, s'est donné la mort ce matin, a-t-on appris de sources policières, confirmées par le ministre dans une déclaration écrite à l'AFP. "Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP.

La femme de M. Chatel s'est suicidée et son corps a été retrouvé pendu à son domicile de Boulogne-Billancourt, selon des sources policières.

Écrit par : Anonyme | 22 janvier 2012

Astrid Herrenschmidt, épouse de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, s'est donné la mort ce matin, a-t-on appris de sources policières, confirmées par le ministre dans une déclaration écrite à l'AFP. "Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP.

La femme de M. Chatel s'est suicidée et son corps a été retrouvé pendu à son domicile de Boulogne-Billancourt, selon des sources policières.

Écrit par : Anonyme | 22 janvier 2012

Entièrement d'accord avec ces propositions "qui recoupent le programme de Bayrou" et s'il n'y avait que l’école, je voterais bien pour Bayrou, mais il y a, malheureusement un "moloch" qui s'appelle l'Union européenne et qui n'a rien à envier au mammouth, question taille et nocivité (y compris sur l’École de la République)... sans oublier les peuples qu'il met à genoux. Quant à moi, je préfère les gens qui ne croient en rien du tout qu'en une idole.

Écrit par : Robin | 22 janvier 2012

très mauvais souvenir de M.Bayrou; ministre de l'EN ; L'auteur des "Mal-Appris" n'a semble-t-il pas manifesté une activité débordante pendant les quatre années de son ministère . Est-ce un vélléitaire ? De fait, qui dirige l'EN ? Un Ministre a-t-il encore autorité sur les Conseillers, les Administratifs, les Chercheurs, les syndicats, les Politiques, et Bercy? Beaucoup de monde à écouter . Alors ...La Bataille de la Connaissance, l'Avenir du Pays se jouent dans les classes. Et comme pour les combats, tous et toutes devraient contribuer au succès des enseignants et de leurs élèves .Actuellement, il y a carence de notre hiérarchie .Le ministère nous conduit sur un chemin que nous refusons . Le bon Sens et la pratique sont de notre côté . Osons notre unité et une déclaration solennelle( avec les Syndicats , s'ils veulent collaborer sur ce terrain ). Sinon, nous apparaîtrons
comme des complices du Désastre qui s'annonce, après avoir été victimes . Pensons à notre malheureuse collègue immolée à Béziers et comme à Sidi-Bouzid, que ces flammes soient le signal du renouveau de notre dignité et notre fierté d'enseigner . J'ai dit.

Écrit par : Hentoine | 22 janvier 2012

Bon, on va pas pouvoir taper sur Chatel pendant un moment.
Quant à Bayrou, bien que communiste, j'aurai toujours un faible pour lui qui a redressé la réforme des lycées du bac 95 et m'a permis de bosser deux matière sérieusement, 6 heures de Français, 2 de lettres et 8 de Philo en séries littéraires.

Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

"Le bon Sens et la pratique sont de notre côté"
"avec les Syndicats , s'ils veulent collaborer sur ce terrain"

Mais non.... Ce qui fait la différence entre les syndicats c'est que justement, ils n'ont pas la même définition du bon sens et de la pratique... et du métier de professeur.
Chacun a ses idées, certaines détestables d'ailleurs, et c'est aux élections pros (même si le ministère a tout fait pour détruire la diversité syndicale), ou aux initiatives locales que la puissance syndicale se joue.
S'assoir autour d'une table et discuter? Non, je ne crois pas. L'emporter par le vote et par le nombre d'adhérent me semble être la seule issue... Utopique, bien sûr, mais vous connaissez Cyrano... C'est bien plus beau...

Vincent

Écrit par : MatheutorduintheECLAIR | 22 janvier 2012

En revanche il est urgent d'en finir avec les établissements-ghettos : réfléchir à une carte scolaire imposant une dose de "quartiers" dans les centre-villes...

Ecrit par J.Halpern

Voilà une idée qui me tient particulièrement à coeur. Cela suppose néanmoins tout un travail de pédagogie. D'une part, il faut convaincre des parents appartenant à une classe sociale plus ou moins aisée que leurs rejetons puissent être amenés à suivre leurs cours en compagnie de gamins de la cité. Pas évident. D'autre part, les établissements de banlieue sont parfois très éloignés du centre-ville. Je ne suis pas sûr que tous les parents seraient favorables à ce que leur progéniture soit contrainte de passer 1H30 chaque matin et chaque soir dans les bus, les trams et les métros pour se rendre à l'école.
Pourtant, cette démarche me semble indispensable. Pour sauver certains gamins de ZEP et leur apprendre le sens de l'exigence, je ne vois pas de meilleure solution. En effet, au sein de ces établissements, il n'y a guère d'émulation, ou alors une émulation négative. Quand on fait partie des 2 ou 3 élèves par classe qui font leur travail, on obtient fatalement de bonnes notes et le professeur, conscient des lacunes desdits élèves ainsi que des progrès qu'il leur reste à accomplir, peut difficilement leur adresser des critiques,alors que tout le reste de la classe ne travaille absolument pas. Un peu de concurrence me semble nécessaire pour stimuler l'ardeur au travail et cette proposition me semble aller dans le bon sens. J'y vois toutefois un noeud, si l'on ampute les établissements difficiles de leurs rares "bons" élèves, les conditions d'exercice y deviendront encore plus dures et, à l'inverse, si on met trop d'élèves en difficulté dans les "bons" établissements, on risque là-aussi de plomber le niveau. Il faut donc être très prudent dans la mise en oeuvre de cette proposition et se concentrer sur un nombre restreint d'élèves par établissement.

Écrit par : alain | 22 janvier 2012

Un Ministre a-t-il encore autorité sur les Conseillers, les Administratifs, les Chercheurs, les syndicats, les Politiques, et Bercy? Beaucoup de monde à écouter . Alors ... Hentoine

Alors ? Alors coupes claires à proportion de ce qu'on élague dans les forces vives du terrain.

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012

Pourtant, cette démarche me semble indispensable. Pour sauver certains gamins de ZEP et leur apprendre le sens de l'exigence, je ne vois pas de meilleure solution. Alain

Si. Amener l'exigence en ZEP.

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012

Si. Amener l'exigence en ZEP.

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012

Sur le principe, je suis entièrement d'accord. Dans la réalité, j'avoue ne plus trop y croire, malheureusement.

Écrit par : alain | 22 janvier 2012

Pourtant, cette démarche me semble indispensable. Pour sauver certains gamins de ZEP et leur apprendre le sens de l'exigence, je ne vois pas de meilleure solution. Alain

Si. Amener l'exigence en ZEP.

Itou.
Et c'est la seule solution, et ce n'est pas très compliqué, il suffit d'une politique volontaire et, bien sûr, des moyens. Des colles le mercredi après-midi si le travail n'est pas fait pour le faire, l'exclusion immédiate à la moindre incartade, suppression des commissions de vie scolaire, passage d'une classe à l'autre en fonction des résultats avec un conseil de classe souverain, etc...
En "ZEP" comme partout ailleurs du reste; la loi doit être la même partout. Enfin, concernant la mixité sociale, avec une telle ordonnance, en voyant que tout va mieux dans les collèges, même les professeurs accepteront de remettre leurs progénitures dans ces établissements.
L'armée à côté? Une rigolade. Ah oui, recruter un tas de sergents-intructeurs Hartman motivés.

Vincent

Écrit par : MatheutorduintheECLAIR | 22 janvier 2012

Je viens de regarder dans le site de Bayrou ce qui concerne l'école ; je n'y vois qu'un bla -bla de plus . Allez sur le site de Dupont-Aignan , là c'est précis et va dans le bon sens.

Écrit par : defer | 22 janvier 2012

"Astrid Herrenschmidt, épouse de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, s'est donné la mort ce matin, a-t-on appris de sources policières, confirmées par le ministre dans une déclaration écrite à l'AFP. "Luc Chatel confirme le drame personnel qui est survenu ce matin. Il demande le respect de sa vie privée pour ses enfants, sa famille, pour lui", a-t-il écrit dans une déclaration à l'AFP.

La femme de M. Chatel s'est suicidée et son corps a été retrouvé pendu à son domicile de Boulogne-Billancourt, selon des sources policières.

Écrit par : Anonyme | 22 janvier 2012" (x3)


Oui, et?
La façon dont, dans les faits, cet homme-là a traité:
- les suicides des autres, en particulier les enseignants, et la mémoire des défunts, en tant que Ministre de l’Éducation nationale,
- les décès des fonctionnaires, quels que fussent leurs corps, ou des salariés du privé, en tant que porte-parole du gouvernement (et ayant, à ce titre, fortement encouragé et approuvé des pratiques qui ne peuvent que pousser des gens à la dépression voire au delà),
ne m'incite aucunement à la contagion émotionnelle. Sa femme est décédée, se suicidant par pendaison? J'en suis navré, mais guère plus, pour les enfants d'icelle, quant à son époux, ça me laisse froid.
Maintenant, que ne lui applique-t-on, à M. Chatel, le discours-type de ce qu'il nous a servi à chaque fois? Il verrait peut-être ce que c'est que la réalité de son "respect" par rapport à celui, véritable, qu'il réclame à présent pour les siens!

Écrit par : maxime | 22 janvier 2012

"Si. Amener l'exigence en ZEP.

Écrit par : pluskacé | 22 janvier 2012"

Pas mieux.
Et ça peut se jouer très vite à LA condition d'avoir un chef d'établissement et un CPE qui n'hésitent pas à canarder. Dans mon ex petit établissement de la région lyonnaise, ça a pris six mois tant les mauvaises habitudes étaient ancrées, mais à la rentrée suivante, les élèves filaient, pour l'immense majorité, droits.
A partir de cette arrivée, les enseignants ont pu remonter le niveau, et très rapidement.

Écrit par : maxime | 22 janvier 2012

Oups. "filaient, pour l'immense majorité, droit".

Écrit par : maxime | 22 janvier 2012

"Bon, on va pas pouvoir taper sur Chatel pendant un moment."

Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

Ah ? Et pourquoi donc ?
Je m'associe pleinement à ce qui vient d'être dit par Maxime;
pas un mot à rajouter, je ne voudrais pas devenir méchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012

"En revanche il est urgent d'en finir avec les établissements-ghettos : réfléchir à une carte scolaire imposant une dose de "quartiers" dans les centre-villes...

Ecrit par J.Halpern"

...êtes-vous lucide et honnête en osant écrire cela? Où vivez-vous?
Cette proposition n'a de sens que si l'on trie: voir la politique-excellente- du Lycée Thiers de Marseille, où j'ai eu le plaisir et l'honneur de pouvoir envoyer quelque-uns de mes meilleurs élèves de ZEP et coetera.
Pour le reste: démagogie irréaliste. Les racaillous se foutent de notre école comme de l'an quarante, et les parents (de tout bord et confession) soucieux de l'avenir de leurs rejetons, ont vite fait de les mettre dans le privé si le public de leur arrondissement sinistré n'est pas à la hauteur...
Déségrégation? Je veux bien; construisons-en les critères!
Mais, s'il vous plaît, évitons les discours convenus et les recettes électorales...

Écrit par : sisyphe | 22 janvier 2012

Bonsoir M. Brighelli - Je vous lis et dès le début je m'aperçois que vous parlez de certains candidats, M. Bayrou dont visiblement vous êtes proche, les Verts, le PS jusqu'à Madame Le Pen candidate antirépublicaine, celle qui veut remettre le Droit du Sang ( monarchie ) à la place du Droit du Sol ( République ) ... et un comble ! .... bizarrement vous squeezez le Front de Gauche, ce mouvement politique qui veut précisément remettre au cœur de la future VI ° république, l' éducation républicaine, l'instruction et la formation professionnelles au sein des lycées professionnels que l' UMP détruit pour privatiser l' Education Nationale. C'est assez regrettable, je trouve votre ostracisme. La laïcité est aussi un élément structurant du projet du Front de Gauche. Alors, quoi ? une petite fatigue lors de la rédaction de votre missive, un oubli regrettable ou une omerta personnelle dans le droit fil des médias dominants ?

Écrit par : Isabelle | 22 janvier 2012

Et ça peut se jouer très vite à LA condition d'avoir un chef d'établissement et un CPE qui n'hésitent pas à canarder. Dans mon ex petit établissement de la région lyonnaise, ça a pris six mois tant les mauvaises habitudes étaient ancrées, mais à la rentrée suivante, les élèves filaient, pour l'immense majorité, droits.
A partir de cette arrivée, les enseignants ont pu remonter le niveau, et très rapidement.
Écrit par : maxime | 22 janvier 2012

Bien dit! Le premier rôle d'un chef d'établissement scolaire et de son adjoint, c'est de faire la police et de rétablir l'ordre républicain, celui qui permet à tous d'étudier dans la sérénité. Au début, il faut savoir cogner (c'est-à-dire envoyer par-dessus bord les délires pédagos-socialos-laxistes du genre "il faut négocier, il faut parlementer, il faut expliquer aux élèves les raisons de la discipline" : tout ça, ce sont des fariboles meirioliques qui amusent beaucoup les perturbateurs, qui se réjouissent beaucoup de voir qu'on les supplie de se tenir tranquilles et qu'on est prêt à se rouler par terre de contrition devant eux!). Dans mon collège, par exemple, qui partait à vau l'eau avec les deux incapables qu'une erreur de casting avait mises à ces postes, les choses sont revenues dans l'ordre en quelques mois avec une équipe de deux dames qui sont avec les élèves d'une sécheresse exemplaire (sèches, mais humaines) et qui donnent systématiquement raison aux enseignants contre les élèves. Je précise qu'elles accablent lesdits perturbateurs de rafales de PPRE, aides personnalisées, aide au travail, mots aux parents, travaux d'intérêt général le mercredi matin qui les emprisonnent dans un réseau qui leur laisse peu de place pour respirer. Cela demande un travail de comptabilité et de suivi très important, mais ces dames ne rechignent pas au travail - pas comme les deux précédentes. Moyennant quoi, l'établissement est d'un calme très agréable pour tout le monde, professeurs et élèves.

Écrit par : JL | 22 janvier 2012

"En revanche il est urgent d'en finir avec les établissements-ghettos : réfléchir à une carte scolaire imposant une dose de "quartiers" dans les centre-villes...

Ecrit par J.Halpern"

Grotesque! Enorme sottise!
Un établissement n'est un établissement-ghetto que si l'administration le veut bien.

Écrit par : JL | 22 janvier 2012

Je m'associe pleinement à ce qui vient d'être dit par Maxime;
pas un mot à rajouter, je ne voudrais pas devenir méchant.

Écrit par : Christophe Sibille

Je m'associe aussi. Et seriez-vous méchant que ce serait certainement en-dessous de ce que mérite ce sinistre individu.
Quant au fait qu'il puisse en être réellement affecté, je n'y crois guère.

Écrit par : Moot | 23 janvier 2012

Droit du Sang ( monarchie ) à la place du Droit du Sol ( République ) ...

Les frontistes de gauche sont décidément à se tordre.

La première mention de droit du sol date de 1315, où Louis X le Hutin publie le 3 juillet un édit qui affirme que «selon le droit de nature, chacun doit naître franc». Officiellement, depuis cette date, «le sol de France affranchit l'esclave qui le touche». L'idée d'un droit du sol fut développé dès 1515 à Paris ; mais il n'y avait à cette époque que des sujets du roi, et pas de notion de nationalité. Cette dernière notion est apparue avec la Révolution française (1789). La Constitution de 1791 précisait : « sont Français les fils d'étrangers nés en France et qui vivent dans le royaume ». En 1804, « en rupture avec la tradition », le Code civil, contre le souhait de Napoléon Bonaparte[2],[3], instaure la primauté de la filiation paternelle (droit du sang ou jus sanguinis) : « La nationalité est désormais un attribut de la personne, elle se transmet comme le nom de famille, par la filiation. Elle est attribuée une fois pour toutes à la naissance, et ne dépend plus de la résidence sur le territoire de la France » mais conserve toutefois le droit du sol (jus soli) en obligeant l'individu né d'un étranger à réclamer la nationalité française dans l'année qui suit sa majorité[4]. Toutefois, selon Patrick Weil, « cette rupture avec la tradition n’avait aucune dimension ethnique » mais « signifiait simplement que la nation étant comme une grande famille, on attribuerait dorénavant la nationalité comme d’autres droits personnels (noms, biens) par la transmission par le pater familias » [3],[5]. Le droit du sol a progressivement été réintroduit par des lois en 1851 puis 1889, pour répondre à des besoins croissants en travailleurs (1851) ou en futurs soldats (1889). Selon Patrick Weil, la loi de 1889 « clôt en fait un siècle tout à fait particulier dans l’histoire du droit français de la nationalité : la seule période où la nationalité française ne s’attribue à la naissance que par la filiation ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_du_sol

Écrit par : Monsieur P | 23 janvier 2012

Christophe, votre exemple confirme-t-il ou infirme-t-il ce que j'ai écrit ci-dessus ? Je ne sache pas qu'infliger des tôles aux élèves, même bons, contribue à les faire progresser.
Ce n'est en tout cas pas mon opinion, et c'est certainement une de mes principales indignations (puisque ce terme est à la mode.
Je vais plus loin : je me demande, à part pour quelques exercices spécifiques comme la dictée (encore que), comment on peut mettre O, 1 ou 2 à une copie dont il est évident qu'elle est manquée, mais qu'ele existe, qu'il y a un effort patent.
Les seules fois où je mets moins de 5 ou 6, c'est quand il est clair qu'il y a refus de coopérer (copie quasiment blanche, termes ironiques, etc.).
Et cela vaut à mes yeux pour les élèves de classes prépa ! Assez de ce folklore qui s'apparente au bizutage.

Écrit par : c.charbonnel | 22 janvier 2012

Je pense que la valeur d'un prof, (celui dont je vous parlais dans mon précédent message), ne se mesure pas à l'aune des notes qu'il peut mettre; celui-là avait la faiblesse de considérer la discipline qu'il enseignait au point d'être incapable de mettre plus de 2 à une copie qui valait 2. Il n'avait rien à faire ni de la courbe de Gauss de ses notes, ni de la constante macabre. Seuls comptaient, pour lui, les math. Et je lui donne raison.
Mais, personnellement, j'ai corrigé hier soir des partiels étudiants. (Les musiques des XXè et XXIè siècle, hors "musiques "classique"). Les notes s'échelonnent de 8 à 19, mais je reste convaincu que l'écart aurait pu être beaucoup plus grand, et que les moins bonnes valaient nettement moins. Notes que j'ai beaucoup de mal à me résoudre de mettre... Pas facile. Ces étudiants ont été assidus, extrêmement sympathiques, et partaient vraiment, de toute évidence, de très très bas concernant le sujet traité... ... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Mais je pense, personnellement, que mettre de très mauvaises notes dans les "petits niveaux" est totalement improductif.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Ah ? Et pourquoi donc ?
Je m'associe pleinement à ce qui vient d'être dit par Maxime;
pas un mot à rajouter, je ne voudrais pas devenir méchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012

Je suis absolument d'accord, moi aussi, et bien placé pour savoir ce que ces gens-là sont capables d'infliger aux autres. Il y a des gens qui portent la mort.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Seuls comptaient, pour lui, les math. Et je lui donne raison.
Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

En Maths, c'est quand même différent: un résultat est juste ou faux et un raisonnement est logique ou non.
Par contre, en langues, c'est quand même plus compliqué.
Par exemple, est-ce que je dois assassiner celui qui écrit dans un anglais approximatif mais compréhensible ? Est-ce que je dois être aussi sévère avec celui qui écrit dans un anglais impeccable mais qui n'a aucun sens ? Quel est le plus méritant: celui qui maîtrise plus le fond que la forme, ou l'inverse ? Ou dois-je considérer qu'après tout seule la perfection dans les deux domaines est recevable ?

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

Mais je pense, personnellement, que mettre de très mauvaises notes dans les "petits niveaux" est totalement improductif.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Je ne suis pas sûr que la tradition des tôles en prépa soit tellement plus productives. Leur dire pendant leur prépa qu'ils ne sont que des sous-merdes, puis en école d'ingé qu'ils sont l'élite de la nation, ça fait en effet assez "folklorique" (pour ne pas dire ridicule).

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

A propos des notes :

J'en suis venu, moi aussi, après avoir été totalement pour, à me poser des questions.

J'ai beaucoup de mal à en mettre en philo. et je crains de décourager les élèves de bonne volonté, mais qui ont du mal à jongler avec les concepts. Je ne vois pas l'intérêt pédagogique (sauf peut-être en CPGE) d'infliger des tôles.

Il y a le problème aussi des devoirs faits à la maison avec Internet et la fonction copier-coller.

On leur demande la lune (rédiger une dissertation, un commentaire de texte et on ne les a pas vraiment équipé pour "s'élever".

Au cours d'une explication d'un texte de Lévi-Strauss extrait de Race et Histoire, je me suis rendu compte qu'une partie de la classe ne connaissait pas l'autre sens du mot "Antiquité"...

... Et il faut expliquer les quatre formes de causes chez Aristote et la différence entre la beauté adhérente et la beauté libre chez Kant !

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

"productive"

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

Un établissement n'est un établissement-ghetto que si l'administration le veut bien.

Écrit par : JL | 22 janvier 2012

Il faut une ignorance crasse de la réalité du terrain pour écrire une chose pareille. Le chef d'établissement a un rôle décisif, et les instructions qu'il reçoit également. Mais la concentration des problèmes familiaux et sociaux dans les mêmes classes créent une émulation négative, une contre-culture de quartier, qu'on n'efface pas avec des mouvements de menton !

Écrit par : J. Halpern | 23 janvier 2012

Robin, on peut raisonnablement considérer que, en terminale, les élèves sont, dans leur immense majorité, de "petit niveau" en ce qui concerne la philo !! Comme ceux de CP vis à vis de l'écrit.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Robin, on peut raisonnablement considérer que, en terminale, les élèves sont, dans leur immense majorité, de "petit niveau" en ce qui concerne la philo !! Comme ceux de CP vis à vis de l'écrit.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Oui, mais ils ont déjà commencé à apprendre à tracer des lettres avant le CP, d'où l'idée d'initier les élèves à la philosophie à partir de la seconde... et d'oublier un peu les frontières entre le français et la philo. Par exemple partir d'un texte de Zola (la Bête humaine) pour réfléchir sur la technique... Et montrer que Zola avait déjà compris Heidegger ! ;-))

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

J'en suis venu, moi aussi, après avoir été totalement pour, à me poser des questions.
Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

A propos des notes: ce n'est pas génial, et il faudrait vraiment se demander s'il n'est pas possible d'évaluer autrement. En attendant, et c'est là que je suis contre Antibi, ne pas en mettre ne me paraît pas une solution viable - ne serait-ce que parce que les français y ont été habitué pendant des générations; je pense que même au niveau des parents ça ne passerait pas.
Non, casser le thermomètre, ça ne marchera pas, mais le repenser avec au passage un nouvel étalonnage, ça ne ferait pas de mal...

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

"Par exemple partir d'un texte de Zola (la Bête humaine) pour réfléchir sur la technique... Et montrer que Zola avait déjà compris Heidegger ! ;-))"

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

D'accord sur la première phrase...
Sur la deuxième, je suis plus réservé, (je pense qu'il faut avoir soi-même compris Heidegger, ce qui me paraît irréaliste en seconde), mais je ne suis pas spécialiste...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Le gros problème avec l’enseignement de la philosophie, c'est que les professeurs de philosophie ont tendance à considérer leur discipline comme autonome.

On le voit bien au niveau des auteurs (les auteurs "philosophiques" et les autres) ; je me souviens m'être attiré le mépris d'un collègue parce que je parlais aux élèves du Meilleur des mondes" de Huxley ou de 1984 ou d’œuvres littéraires ("Ça n'est pas de la philosophie !").

Il y a un grand manque d'humilité chez certains philosophes. Comme si on Georges Orwell n'avait rien à apprendre aux philosophes sur le totalitarisme, Huxley sur la technique, Kandinski sur l'art abstrait ou Schoenberg (Schönberg) sur la "musique pure".

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

D'accord sur la première phrase...
Sur la deuxième, je suis plus réservé, (je pense qu'il faut avoir soi-même compris Heidegger, ce qui me paraît irréaliste en seconde), mais je ne suis pas spécialiste...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

Je voulais dire qu'il faudrait mieux faire ressortir la dimension philosophique des œuvres littéraires.

La Bête humaine est une critique radicale de l'idéologie du "progrès" et de la philosophie des Lumières. Pensez à la fin du roman, lorsque Lantier et Péqueux se querellent et tombent du train transportant des soldats vers la guerre "comme du bétail humain conduit à l'abattoir" et que la machine roule dans la nuit à vive allure, sans mécanicien ni conducteur.

C'est plus éclairant que Heidegger, parce que Heidegger parle de la manipulation de la nature, mais moins de la manipulation des hommes (bien entendu, il appartient ensuite au philosophe de montrer la dimension historiale de la question : Galilée, Descartes, Husserl...

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Pitoyable et dérisoire grand-messe socialiste hier : "Demain on rasera gratis!".
Comme disait Pasqua, "Les promesses n'engagent que ceux qui les croient."

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Pour pouvoir consacrer 50% du temps au primaire à l'enseignement du français, il faudrait penser à récupérer le temps pris pour l'anglais (qui, de fait, a supprimé 1 h 1/2 de français par semaine), supprimer l'histoire des arts à l'école primaire.
Il faudrait aussi supprimer tous les projets inutiles qui viennent se greffer sur le temps scolaire, comme les interventions sur l'hygiène bucco-dentaire, les poux, la prévention routière (est-ce à l'école d'apprendre à traverser une rue ou à savoir pédaler?), les opérations petits-déjeuner sur le temps de classe sous prétexte que certains ne mangent pas avant de venir à l'école…… et autres projets aussi nombreux qu'inutiles. Chaque année, ce genre d'intervention me prenait au moins l'équivalent de 5 jours, à ajouter à la perte des 3 semaines de classe dues à la réformes des programmes du primaire 2007/2008 (semaine de 4 jours) avec des programmes plus lourds. Sans compter le temps perdu à faire passer les évaluations nationales.

Il faudrait aussi supprimer l'enseignement des langues régionales, en voilà du temps que l'on peut récupérer facilement (et de l'argent) ne plus financer les écoles diwan par exemple, en voilà du temps en plus pour enseigner la langue française…
Ce ne sont pas les idées qui manquent pour récupérer du temps.

Écrit par : Véro | 23 janvier 2012

Quant à Bayrou, bien que communiste, j'aurai toujours un faible pour lui ...

Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

Bayrou, communiste ?
N'exagérons rien, socialiste, comme les autres, ça suffira.
;o)

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

Mr Châtel es en deuil. Sa femme est décédée. Merci d'avoir une pensée pour elle.

Écrit par : instit de province | 23 janvier 2012

Quant à Bayrou, bien que communiste, j'aurai toujours un faible pour lui ...

Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

Vous faites votre "éducation sentimentale" ! ;-))

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

A propos des notes:
Ma fille a cette année, en 1è L, un professeur de français qui, trouvant le niveau des élèves un peu faible (surtout au niveau des méthodes) en début d'année, a fait refaire au 1er trimestre plusieurs fois les mêmes devoirs maison (dissertations, commentaires) en les corrigeant sans les noter et en suggérant des pistes jusqu'à accepter de les noter. Les élèves pouvaient donc refaire une fois, deux fois, voire 3 fois leur devoir et avoir une note correcte voire excellente, signe qu'ils avaient compris et le fond et la forme. Ceux qui ne jouaient pas le jeu étaient notés sur le devoir non refait et donc récoltaient une note médiocre. Résultat: la moyenne de classe du 1er trimestre a été de plus de 12 (malgré un 0 infligé à un élève n'ayant rendu aucun devoir).
J'ai salué la performance du professeur qui n'hésitait pas corriger plusieurs fois le même devoir et qui, en plus, le rendait dans la semaine (et 35 dissertations de 1èL, ce n'est pas rien !). Résultat: ma fille a fait d'énormes progrès et elle a pris confiance en elle.

Écrit par : Claribelle | 23 janvier 2012

Merci d'avoir une pensée pour elle.

Écrit par : instit de province | 23 janvier 2012

Ah, non !!!
Il ne fallait pas épouser un salopard ultra-libéral, à qui ça apprendra (peut-être) la compassion.
N'est-ce pas l'opinion générale de ce blog ?

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

J'ai salué la performance du professeur qui n'hésitait pas corriger plusieurs fois le même devoir et qui, en plus, le rendait dans la semaine (et 35 dissertations de 1èL, ce n'est pas rien !). Résultat: ma fille a fait d'énormes progrès et elle a pris confiance en elle.

Écrit par : Claribelle | 23 janvier 2012

La mise en place de la "technique" de la dissertation et du commentaire de texte en seconde-première est difficile pour l'élève parce qu'il faut maîtriser la "technique", mais aussi la dépasser : rien de plus pénible à lire que ces devoirs où on s'est contenté de plaquer des concepts stylistiques (champs lexicaux, "isotopies" et autres modalisateurs) et où le texte sert de prétexte, mais un certain Viala y est pour quelque chose, et ce n'est pas entièrement de la faute des élèves.

Il faut au moins donner le plan du devoir et les grandes lignes de l'introduction, ainsi que des pistes de réflexion.

La méthode du professeur de français de votre fille me convient, même si en philo, je ne vais pas jusqu'à faire refaire le même devoir.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Mr Châtel es en deuil. Sa femme est décédée. Merci d'avoir une pensée pour elle.

Écrit par : instit de province | 23 janvier 2012

"Pour elle" : j'ai bien saisi la "nuance" (et je ne pense pas être le seul).

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Ah, non !!!
Il ne fallait pas épouser un salopard ultra-libéral, à qui ça apprendra (peut-être) la compassion.
N'est-ce pas l'opinion générale de ce blog ?

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

Je me souviens de certains discours "compassionnels" de Nicolas Sarkozy, avant les élections, qui consistaient essentiellement à montrer qu'il était capable de compassion (la compassion est dans le poste).

Je me méfie beaucoup, depuis, de la rhétorique de la compassion. Mais franchement, Yann, sans préjuger de la vie privée des gens que ni vous ni moi ne connaissons, regardez les actes et les résultats de "l'ultra-libéralisme" (traiter les êtres humains comme des choses).

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Rien que le concept de "gestion des ressources humaines", ça fait froid dans le dos.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

@ christophe

Que pensez-vous du livre de marc-Olivier Dupin : "Écoutez, c'est très simple" ? (en oubliant la préface de Jacques Lang).

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Je me présente justement aux élections de juin 2012 pour poser une question fondamentale :


Est-ce qu'un séropositif aux V.I.H et V.H.B peut être privé de toute aide sociale ? J'ai posé la question au Conseil d'Etat mais je pense que cela relève plutôt du Conseil constitutionnel car la constitution de la Vème et notamment son préambule défend un droit social pour tous les citoyens.


Vous voyez donc le problème qu'aura à affronter M. Sarkozy s'il se déclare candidat : immédiatement j'informerai le presse et les médias de la situation qui m'est faite par ses amis MM Devedjian et Ollier ; le second ministre de son gouvernement et le premier présidant à sa suite le département des Hauts de Seine !


Car enfin quelle sera la prochaine étape ? La privation de la sécurité sociale et des antiviraux ?

Écrit par : iPidiblue compassion or not compassion | 23 janvier 2012

Mais la concentration des problèmes familiaux et sociaux dans les mêmes classes créent une émulation négative, une contre-culture de quartier, qu'on n'efface pas avec des mouvements de menton !
Écrit par : J. Halpern | 23 janvier 2012

C'est bizarre : "La Fabrique du Crétin" dit exactement le contraire de vous et montre que c'est prendre le problème à l'envers que de mettre l'échec de l'école sur le dos de "la société"! Il me semble que c'est avoir bien du mépris pour les collèges des "quartiers" que de les réputer incapables de constituer en leur sein une élite scolaire qui donne le ton.

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Ah, non !!!
Il ne fallait pas épouser un salopard ultra-libéral, à qui ça apprendra (peut-être) la compassion.
N'est-ce pas l'opinion générale de ce blog ?

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

Mon opinion est qu'il n'y a rien à dire de cet événement privé.

Écrit par : guy morel | 23 janvier 2012

Mon opinion est qu'il n'y a rien à dire de cet événement privé.
Écrit par : guy morel | 23 janvier 2012

C'est l'évidence.

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Il faudrait aussi supprimer l'enseignement des langues régionales, en voilà du temps que l'on peut récupérer facilement (et de l'argent) ne plus financer les écoles diwan par exemple, en voilà du temps en plus pour enseigner la langue française…
Ce ne sont pas les idées qui manquent pour récupérer du temps.
Écrit par : Véro | 23 janvier 2012

Je l'ai déjà dit, et je le redis: balivernes.

Écrit par : julien | 23 janvier 2012

Très curieux de voir comment la presse (aux ordres?) fait mousser ce pauvre Hollande qui en réalité n'a rien à dire... Pour ensuite mieux l'abattre dans une campagne-éclair?

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

"Car enfin quelle sera la prochaine étape ? La privation de la sécurité sociale et des antiviraux ?

Écrit par : iPidiblue compassion or not compassion | 23 janvier 2012"


On y est déjà. Voir tout ce qui est réduit dans la prise en charge par la Sécu, tandis que du côté des mutuelles, ça gonfle.
Ce n'est pas pour rien qu'un groupe comme Malakoff-Médéric -- et il n'est pas le seul! -- voudrait bien faire sauter définitivement le système public. Au fait, voyez qui est à la tête de ce groupe...
Techniquement, c'est une des plus belles attaques à l'encontre des salariés et de leur pouvoir d'achat.

Écrit par : maxime | 23 janvier 2012

Il faut être précis ! Que M. Sarkozy actuel président de la République ait une mentalité pré-mafieuse et veuille installer un système hors-la-loi est une chose ; qu'il soit entièrement parvenu à ses fins en est une autre ...

Écrit par : iPidiblue et la pieuvre sarkozyste | 23 janvier 2012

Vous savez il n'y a rien de neuf sous le soleil ! La Mafia a toujours eu ses propres avocats ... et l'on sait que certains membres éminents du barreau sont très sensibles au prestige de l'argent facilement gagné !

Écrit par : iPidiblue et la pieuvre sarkozyste | 23 janvier 2012

Vous savez il n'y a rien de neuf sous le soleil ! La Mafia a toujours eu ses propres avocats ... et l'on sait que certains membres éminents du barreau sont très sensibles au prestige de l'argent facilement gagné !

Écrit par : iPidiblue et la pieuvre sarkozyste | 23 janvier 2012

Sans compter que Nanoletto est lui même avocat, (d'affaires, sic), et soigne donc sa future clientèle pour après sa parenthèse élyséenne.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

"supprimer l'histoire des arts à l'école primaire."

Écrit par : Véro | 23 janvier 2012

Oui. Retour aux pratiques artistiques.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

@ christophe

Que pensez-vous du livre de marc-Olivier Dupin : "Écoutez, c'est très simple" ? (en oubliant la préface de Jacques Lang).

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Je n'ai pas lu le livre, mais je suis en accord avec la plupart de ses points de vue. Comme d'ailleurs avec la plupart des gens qui sont des pédagogues APRES avoir été des artistes, (ou des scientifiques, ou toute autre discipline "digne"), surtout s'ils le sont restés. Comme cela semble être le cas de Dupin.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012

h, non !!!
Il ne fallait pas épouser un salopard ultra-libéral, à qui ça apprendra (peut-être) la compassion.
N'est-ce pas l'opinion générale de ce blog ?

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

C'est en tout cas de l'ironie très bas de plafond.

Écrit par : Phil. | 23 janvier 2012

Une excellente formule d'un auditeur, tout à l'heure sur RTL, à propos du "diaphane de Tulle" : Hollande n'est rien d'autre qu'une marionnette du système qu'il prétend combattre".

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Hollande : «Chaque nation a une âme, celle de la France c'est l'égalité»

Tenons-nous en à la légalité !

Écrit par : iPidiblue cosa nostra | 23 janvier 2012

Claribelle, à la fin de ma carrière, je notais les rédactions (heu, pardon, expressions écrites) en utilisant le barème conseillé par les pédagogos (une de leurs rares bonnes idées). Mais je gardais cette note pour moi, ne rendant aux élèves leur travail avec des invitations à corriger (R pour répétition, T pour erreur de temps, O pour orthographe avec un sous code de surlignage au crayon de couleur : bleu pour faute d’usage, vert pour faute d’homonymie, rouge pour faute de syntaxe. Etc.).

S’ils tenaient compte de mes demandes, ils pouvaient améliorer d’un ou plusieurs points la note que je finissais par leur communiquer. J’en étais venu à ça en observant qu’une fois lu leur note, en haut à gauche, ils se fichaient bien de tout ce que j’avais écrit d’autre.

PS Respectons le deuil de la famille Chatel. Mais si cela peut donner plus de pudeur à ce ministre lors du prochain suicide d'enseignant...

Écrit par : pmb | 23 janvier 2012

Mon opinion est qu'il n'y a rien à dire de cet événement privé.
Écrit par : guy morel | 23 janvier 2012

Voilà. Et c'est tout ce qu'il y a à en dire. Je suis profondément désolé que l'un au moins des passagers du Blog ait cru bon de faire de l'ironie très lourde. On ne commente pas un suicide.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2012

Mon opinion est qu'il n'y a rien à dire de cet événement privé.
Écrit par : guy morel | 23 janvier 2012

Voilà. Et c'est tout ce qu'il y a à en dire. Je suis profondément désolé que l'un au moins des passagers du Blog ait cru bon de faire de l'ironie très lourde. On ne commente pas un suicide.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2012

Je n'ai pas lu le livre, mais je suis en accord avec la plupart de ses points de vue. Comme d'ailleurs avec la plupart des gens qui sont des pédagogues APRES avoir été des artistes, (ou des scientifiques, ou toute autre discipline "digne"), surtout s'ils le sont restés. Comme cela semble être le cas de Dupin.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012


J'ai lu un résumé et je pense commander le livre. C'est effectivement un artiste ayant sur l'éducation artistique en primaire et au collège un point de vue d'artiste. Ce n'est pas comme "qui vous savez" ("Oubliez, Madame, que vous êtes une artiste.")

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

@ christophe

Que pensez-vous du livre de marc-Olivier Dupin : "Écoutez, c'est très simple" ? (en oubliant la préface de Jacques Lang).

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012


Je n'ai pas lu le livre, mais je suis en accord avec la plupart de ses points de vue. Comme d'ailleurs avec la plupart des gens qui sont des pédagogues APRES avoir été des artistes, (ou des scientifiques, ou toute autre discipline "digne"), surtout s'ils le sont restés. Comme cela semble être le cas de Dupin.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2012
Robin et Christophe,
J'ai lu le livre, et je trouve que Dupin y tient une position que l'on pourrait qualifier de schizophrénique. A moins qu'il ne se sente tenu par un "devoir de réserve" ?
Il dit des choses très justes sur quelques points, notamment :
- la honteuse réforme du CA de directeur de conservatoire (qui est désormais un manager bien plus qu'un musicien !),
- la nécessité de concentrer les rythmes d'apprentissage pour les plus jeunes, et de "se calmer" sur les méthodes actives,
- la nécessité de développer des écoles d'enseignement général avec cursus musical intégré sur le modèle russe (ce n'est pas du tout dans l'air du temps, mais au moins il a le mérite de savoir et de faire savoir qu'un bon musicien se forme très très jeune !),
- ou le fait de réserver l'essentiel de la pratique musicale aux établissements spécialisés (les conservatoires) : une remarque de bon sens.

Mais à côté de cela, il donne de multiples gages aux caciques pédagos du ministère qui le nourrissent, et va jusqu'à citer Meirieu himself. Il préconise ainsi pour le cours d'éducation musicale au collège une plus grande "accessibilité" ou proximité avec les goûts et "demandes" des "jeunes d'aujourd'hui" et des "nouveaux publics". Et afin de "démocratiser la culture", il demande un "accompagnement" du "jeune" dans ses "projets", si possible collectifs et à base de bidouillage avec des TICE. Quant à la pédagogie, il la conçoit comme le fait de partir des daubes commerciales qu'ils écoutent pour remonter ensuite vers le "patrimonial". Partir de "Mozart, l'opéra rock" pour arriver un beau jour à Mozart tout court. Dans les rêves les plus fous...
Un bilan très mitigé donc, car on peut aussi avoir été formé par des bons musiciens et retourner sa veste dans un second temps par pur carriérisme.

Et n'oublions pas que Dupin a été directeur du CNSMD et de Radio France, et il n'y a pas laissé que des bons souvenirs par ses "réformes" ! En particulier, les maquettes des concerts de la Radio qu'il avait mises en place sont dégoulinantes de démagogie.

Mais tout cela n'est rien à côté de l'immonde rapport pondu par Didier Lockwood qui est sorti il y a quelques jours, et qui remet en cause l'existence même des conservatoires et de l'enseignement artistique sous leur forme actuelle !

Écrit par : mihailovich | 23 janvier 2012

J'ai lu un résumé et je pense commander le livre. C'est effectivement un artiste ayant sur l'éducation artistique en primaire et au collège un point de vue d'artiste. Ce n'est pas comme "qui vous savez" ("Oubliez, Madame, que vous êtes une artiste.")

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

En primaire, il y a des bonnes idées (sur le chant choral et le soin apporté au choix du répertoire). En collège, ça se gâte très sérieusement (voir ci-dessus).
Quant à ses qualités d'artiste... on va dire que c'est le plus artiste de nos apparatchiks ministériels ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 23 janvier 2012

A force de déconstruire les concepts, nous allons bientôt être nu comme nos ancêtres ! Sans patrie, sans loi, sans armes … il ne nous restera plus qu'à taper sur des écorces à la place de tambours !

Écrit par : iPidiblue au Gymnasium | 23 janvier 2012

Je suis profondément désolé que l'un au moins des passagers du Blog ait cru bon de faire de l'ironie très lourde. On ne commente pas un suicide.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2012

"L'UN AU MOINS" ?? Je suppose que c'est moi.

Ou bien :

"Oui, et?
La façon dont, dans les faits, cet homme-là a traité:
- les suicides des autres, en particulier les enseignants, et la mémoire des défunts, en tant que Ministre de l’Éducation nationale,
- les décès des fonctionnaires, quels que fussent leurs corps, ou des salariés du privé, en tant que porte-parole du gouvernement (et ayant, à ce titre, fortement encouragé et approuvé des pratiques qui ne peuvent que pousser des gens à la dépression voire au delà),
ne m'incite aucunement à la contagion émotionnelle. Sa femme est décédée, se suicidant par pendaison? J'en suis navré, mais guère plus, pour les enfants d'icelle, quant à son époux, ça me laisse froid.
Maintenant, que ne lui applique-t-on, à M. Chatel, le discours-type de ce qu'il nous a servi à chaque fois? Il verrait peut-être ce que c'est que la réalité de son "respect" par rapport à celui, véritable, qu'il réclame à présent pour les siens!

Écrit par : maxime | 22 janvier 2012 "

ou :

"Ah ? Et pourquoi donc ?
Je m'associe pleinement à ce qui vient d'être dit par Maxime;
pas un mot à rajouter, je ne voudrais pas devenir méchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2012 "

ou :

"Je m'associe aussi. Et seriez-vous méchant que ce serait certainement en-dessous de ce que mérite ce sinistre individu.
Quant au fait qu'il puisse en être réellement affecté, je n'y crois guère.

Écrit par : Moot | 23 janvier 2012 "

ou encore :

"Je suis absolument d'accord, moi aussi, et bien placé pour savoir ce que ces gens-là sont capables d'infliger aux autres. Il y a des gens qui portent la mort.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012 "

Ironie ? Peut-être.
Mais, malgré toute l'amitié que m'inspire Robin, c'est sa dernière phrase qui m'a fait sortir de mes gonds.

Quant à "on ne commente pas un suicide", il me semble que vous avez la mémoire courte (2 novembre 2011).

Écrit par : yann | 23 janvier 2012

Je crois qu'il y a une espèce de vertige de l'abstraction qui amène peu à peu certains enseignants à croire que la substance même des choses à enseigner n'est qu'une fiction !

- La langue française ? elle n'a jamais existé que dans les délires des lexicographes, à quoi bon l'enseigner correctement ?
- La patrie ? Une vieille lune tout juste bonne pour des sergents recruteurs.
- La loi ? Une superstition dont il faut s'affranchir ; les plus malins sont ceux qui la contournent.
- Le nombre et la géométrie ? C'est bon pour des obsédés qui n'ont rien de mieux à faire dans la vie que d'être des abstracteurs de quintessence.
- La musique ? Rien que sept notes qui se valent toutes, pourquoi faire des différences ?

N'est-ce pas qu'on se sent tellement plus malin une fois qu'on a mis de côté toutes les notions qui formaient la base de la vie de l'esprit ? et de la vie sociale ?

Écrit par : iPidiblue au Gymnasium | 23 janvier 2012

@ yann

Il faut comprendre la dégradation de la condition enseignante, notamment en collège, et venir sentir l'ambiance dans une salle des profs depuis l'arrivée de Sarkozy au pouvoir et les "Réformes" de Luc Chatel pour comprendre ces réactions "épidermiques".

Je veux bien retirer la dernière phrase de mon message, mais je vous assure, Yann, que la majorité des enseignants en ont gros sur le coeur.

Mettez-vous à la place de quelqu'un (comme moi) qui a voté Sarkozy au deuxième tour en 2007 à cause du Discours de Maison-Alfort. Je l'avoue à ma grande honte, mais je ne suis pas le seul. C'est pire que de la malhonnêteté intellectuelle, ça relève de la forfaiture.

Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

- La patrie ? Une vieille lune tout juste bonne pour des sergents recruteurs.
Écrit par : iPidiblue au Gymnasium | 23 janvier 2012

J'ai trouvé l'intrus !
Non franchement, ça veut dire quoi enseigner "la patrie" ? Apprendre la marseillaise ? Saluer au drapeau ?
Pff...

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

Julien,

On ne vous demande même plus de donner votre peau pour la patrie ! Que voulez-vous de plus ? Que la patrie s'immole toute seule au nom de Jeanne d'Arc ?


Qu'est-ce qu'elle vous a fait de mal la patrie française exactement ?


La France est une fiction, soit ! Mais l'Europe aussi et le Monde d'aujourd'hui, et le Monde d'hier et le Monde de demain tout autant ...

En somme rien ne vaut rien ! Cela vous convient ?

Pourtant certains pour ce rien sont prêts à donner leur vie ; parce que cela est absurde ... sans doute !

Écrit par : iPidiblue les autels sacrés | 23 janvier 2012

Il y a un célèbre poème d'Eluard qui s'intitule Liberté :

"Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom"


Qu'est-ce qu'il y a de plus sot que ce petit mot de trois syllabes ?

Et pourtant ...

Écrit par : iPidiblue les autels sacrés | 23 janvier 2012

Tout cela est très positif, sauf me semble-t-il la proposition n°9. En acceptant la "généralisation" des premières années de fac, n'accepte-t-on pas de laisser collège et lycée dans leur état actuel? Cela me paraît un peu contradictoire avec la volonté de réformer ceux-ci... Et j'avoue avoir gardé un très bon souvenir de ces années, enfin consacrées à ma matière favorite....

Écrit par : Aramis | 23 janvier 2012

Je n'ai rien à dire sur le "programme éducation" des uns et des autres car ils n'existent tout simplement pas.

Attendre ...

En revanche, les pires saloperies sont dires et déjà dans les tuyaux. Ainsi, cette annonce lue dans le jus pédagol du jour :

"Apple a annoncé le 19 janvier le lancement d'une boutique en ligne de vente de manuels scolaires numériques et d'une application iBooks Author de création de livres électroniques qui pourront être mis en vente dans cette boutique. Cette offre montre le glissement du marché éducatif vers les ressources. Nous l'avions signalé lors du salon Educatec et cela a été confirmé au Bett de Londres il y a quelques jours. Dans ce glissement, Apple a signé des accords avec trois éditeurs majeurs de livres scolaires américains (Mc Graw Hill, Pearson et Houghton Mifflin Harcourt. Leurs manuels devraient être vendus à bas prix (15$) sur la boutique en ligne. Par contre ils seront mis à jour régulièrement ce qui devrait obliger les écoles à en changer plus fréquemment. Quant à Apple il perçoit 30% du montant des ventes dans sa boutique. Pour le marché français, cette évolution devrait se traduire par l'arrivée massive de contenus américains traduits aussi bien pour les TBI que pour les ordinateurs de bureau et les tablettes."

Contenus américains ou contenus français, la belle affaire !

Une merde brune qui glisse vaut bien son homologue marron.

Et des millions d'imbéciles vont voleter autour, attirés par l'odeur.

Écrit par : dugong | 23 janvier 2012

d'ores et déjà ...

Écrit par : dugong | 23 janvier 2012

Mettez-vous à la place de quelqu'un (comme moi) qui a voté Sarkozy au deuxième tour en 2007 à cause du Discours de Maison-Alfort. Je l'avoue à ma grande honte, mais je ne suis pas le seul. C'est pire que de la malhonnêteté intellectuelle, ça relève de la forfaiture.
Écrit par : Robin | 23 janvier 2012

Mais non, Robin, nous avons voté Sarkozy parce qu'en face l'extasiée du Poitou nous promettait 35 heures de présence dans l'établissement et la tronche de Meirieu rue de Grenelle, ce qui était absolument insupportable, et parce que le susdit Sarkozy avait dans ses bagages le séraphique Darcos, qui
mijotait (dûment conseillé par son ami JPB) une petite révolution dans les programmes, laquelle a eu le don de mettre en fureur une partie du clan pédago (souvenez-vous des "refuseurs"!). Darcos a eu le temps de mettre un peu la pagaille dans le sérail, juste le temps de s'apercevoir que les grands vizirs du palais avaient fini par avoir sa peau et de se faire débarquer avec au coeur un immense dégoût et la promesse qu'il s'était faite, dit-on, de ne plus consacrer la moindre seconde à l'EN (à part renouveler son adhésion à la Société des agrégés - comme Bayrou, d'ailleurs). Donc, franchement, pas de regrets, Robin, du moins en ce qui concerne l'Education nationale.
D'ailleurs, il faut bien être conscient qu'Hollande nous prépare l'arrivée de Meirieu rue de Grenelle à la faveur d'une alliance de dernière minute avec EELV...

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Le débat sur la liberté n'est pas seulement académique !

J'ouvre ma télé vers 18h et je tombe sur le débat au Sénat concernant la répression de la négation du génocide arménien et je vois Patrick Ollier - l'ami de Ben Ali - défendre le projet au nom du gouvernement ... heureusement Jean Vincent Placé au nom des Verts après Jean Pierre Sueur exposait une exception d'inconstitutionnalité !

Sinon dans quelque temps comme pour Vincent Reynouard enfermé un an pour avoir nié l'holocauste on aura des historiens en prison !

Comme vous le voyez j'ai de bonnes raisons de me présenter en juin contre ledit Ollier !

Écrit par : iPidiblue génocide de la liberté | 23 janvier 2012

Sueur est passé par Normale !

Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud (1966-1971)
Licencié de Lettres Modernes (1968)
Maîtrise en linguistique (1970)
Certifié de Lettres Modernes (1970)
Agrégé de l'Université (1971)
Docteur de troisième cycle en linguistique (1975).

Comme quoi ...

Écrit par : iPidiblue génocide de la liberté | 23 janvier 2012

D'ailleurs, il faut bien être conscient qu'Hollande nous prépare l'arrivée de Meirieu rue de Grenelle à la faveur d'une alliance de dernière minute avec l' EELV... au centre!

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Ne pouvez-vous pas, JL, écrire correctement le mot ELEVE? C'est pas bien compliqué!

Écrit par : buntov | 23 janvier 2012

Pourtant certains pour ce rien sont prêts à donner leur vie
Écrit par : iPidiblue les autels sacrés | 23 janvier 2012

Grand bien leur fasse.
Moi, je suis prêt à donner ma vie pour défendre les idéaux humanistes, la philosophie, les sciences ou encore l'art.
Bref, toutes ces choses universelles, qui transcendent les concepts de nation, de religion ou d'ethnie.

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

Le programme ? C'est la bombe, la vraie, pas celle du port autonome.
Un vrai pétard aux fesses de tous ces conn...du rec...et du minist..., ceux-là même qui nous sucrent les heures-poste.
Bienvenue aux 31 élèves par classe, et quand je dis élèves, je suis gentil.
Merci pour les conditions de travail: classes glaciales (15°C en hiver à 9h du mat) ou surchauffées ( dès le joli moi de mai), fournitures de base au compte-goutte, deux chiottes pour cinquante, cantine pourrie, informatique aléatoire, bruit digne d'un aéroport, fumeurs pestiférés...

Quand aux propositions: AB, mais qui aura le courage d'évacuer les parasites?

Écrit par : sisyphe | 23 janvier 2012

C'est la frite olympique, on dirait, Sisyphe... ?

Écrit par : pluskacé | 23 janvier 2012

Jeudi 19 janvier 2012 :

Dordogne : faute d'enseignants, l'inspecteur remplace un instituteur absent à Antonne.

L'inspecteur de l'Education nationale Guy Vermée a pris une initiative exceptionnelle hier pour pallier l'absence d'un enseignant à l'école d'Antonne. Il a lui-même remplacé ce dernier et assuré la classe pour les 28 élèves de CM1-CM2.

Une action coup de poing qui vise aussi à dénoncer la situation "inacceptable" dans laquelle il se trouve. "Depuis plusieurs mois, je ne suis plus en mesure de remplacer les enseignants absents", indique-t-il.

Sa réaction a été saluée par le maire d'Antonne et par le syndicat enseignant SNUipp-FSU.

Elle intervient en tout cas alors que le recteur d'Académie, Jean-Louis Nembrini, était de passage aujourd'hui sur l'agglo, d'abord à Trélissac, puis à Périgueux.

Une visite marquée par l'action symbolique d'un collectif d'enseignants, dénommé Tohu-Bahut, qui a manifesté devant Jay-de-Beaufort.

Ils en ont profité pour délivrer un "triple C" symbolique au recteur et au ministre Luc Chatel, pour dénoncer "la politique de dégradation de l'Education nationale".

La Dordogne Libre.

http://dlendirect.blogs.dordognelibre.fr/archive/2012/01/19/faute-d-enseignants-l-inspecteur-remplace-un-instituteur-abs.html

Écrit par : BA | 23 janvier 2012

Jeudi 19 janvier 2012 :

Dordogne : faute d'enseignants, l'inspecteur remplace un instituteur absent à Antonne.

L'inspecteur de l'Education nationale Guy Vermée a pris une initiative exceptionnelle hier pour pallier l'absence d'un enseignant à l'école d'Antonne. Il a lui-même remplacé ce dernier et assuré la classe pour les 28 élèves de CM1-CM2. etc.etc.

Écrit par : BA | 23 janvier 2012

Tenez, si ça vous amuse, tapez Guy Vermée sur google et vous découvrirez qui est ce gugusse : un des plus zélés séides de Meirieu...

Écrit par : JL | 23 janvier 2012

Les socialistes dans leur œuvre : http://www.marianne2.fr/BertrandRothe/Inevitable-protectionnisme_a27.html

Écrit par : Hank | 23 janvier 2012

Ben faut dire que c'est un peu difficile de leur échapper...

Écrit par : pluskacé | 23 janvier 2012

Il semblerait que JPB ait lu un peu vite : l'ironie qu'il fustige (celle de Yann sans doute) avait justement pour objet de dénoncer les commentaires infâmes et nullement ironiques qui précédaient.

Écrit par : lecteur | 23 janvier 2012

Certains de ce blog se sont vraiment montrés infâmes effectivement mais pas Yann je crois dont j'avais senti l'ironie outrée dès la première lecture . Je ne crois pas me tromper.Comment peut-on en arriver là ? Est-ce la virtualité du net qui vous rend comme ça ?

Écrit par : merdalors | 23 janvier 2012

Moi, je suis prêt à donner ma vie pour défendre les idéaux humanistes, la philosophie, les sciences ou encore l'art.
Bref, toutes ces choses universelles, qui transcendent les concepts de nation, de religion ou d'ethnie.

Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

Détrompez-moi : j'avais cru comprendre qu'il y avait un infime rapport de tout cela avec la France.

Écrit par : lecteur | 23 janvier 2012

Il faudrait aussi supprimer l'enseignement des langues régionales, en voilà du temps que l'on peut récupérer facilement (et de l'argent) ne plus financer les écoles diwan par exemple, en voilà du temps en plus pour enseigner la langue française…
Ce ne sont pas les idées qui manquent pour récupérer du temps.
Écrit par : Véro | 23 janvier 2012

Je l'ai déjà dit, et je le redis: balivernes.

Écrit par : julien | 23 janvier

Je dis même plus, cette dame n'y connaît absolument rien aux résultats des élèves des écoles bilingues français-langue historique de France.

Écrit par : Pendariès | 24 janvier 2012

les français y ont été habitué
Écrit par : Julien | 23 janvier 2012

NON: les Français y ont été habitués.

Écrit par : Comenius | 24 janvier 2012

Nembrini est très fort : arriver à faire retravailler un IEN devant des élèves, même au prix de quelques clameurs, c'est du grand art.

On reconnaît l'expert molochoïdal madré.

L'expérimentation sera-t-elle généralisée ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

http://www.rue89.com/2012/01/23/excellentes-les-ecoles-de-commerce-mon-oeil-228648

Témoignage anonyme et pour cause. On le supputait. On en a la preuve.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

J'ai salué la performance du professeur qui n'hésitait pas corriger plusieurs fois le même devoir et qui, en plus, le rendait dans la semaine (et 35 dissertations de 1èL, ce n'est pas rien !). Résultat: ma fille a fait d'énormes progrès et elle a pris confiance en elle.
Écrit par : Claribelle | 23 janvier 2012

Dans beaucoup de pays, ce système est la norme et il y existe même depuis longtemps. On n'en envisagerait pas un autre d'ailleurs, puisqu'on attire plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre. Un système répressif ne donnera jamais d'aussi bons résultats que celui qui encourage l'élève, qui le motive.
Dans le système français, il y a une autre aberration. Non seulement il décourage et démotive, mais il est incohérent. Allez-donc expliquer à un directeur des admissions d'une université étrangère comment la meilleure note d'une classe de CPGE de 8/20 peut cohabiter avec un 22/20 au bac. Ou encore qu'un élève peut être tout à fait moyen avec une mention Bien, alors qu'un autre, avec une moyenne de 10/20, est le plus brillant de sa classe.

Écrit par : Comenius | 24 janvier 2012

Une éditorialiste au pair du jus pédagol se livre à une pseudo-critique de l'usage des "réseaux sociaux" :

"Nous tenons comme acquis l’habileté des digitals natives à se jouer de tout cela. Illusion motivée par nos propres tâtonnements ? Utiliser les réseaux sociaux cela s’apprend aussi, pas dans leur maniement non, il est aisé, mais dans leur fréquentation. Comment tirer parti de cette formidable ouverture sans s’y perdre ? Comment apprendre à faire taire les “ffsshwiitt » le temps d’un recul ? La réponse tiendrait en une mention : l’éducation aux médias. Et puis, savoir préserver sa vie privée, discerner le vrai du faux, se frayer un chemin dans le flot des informations, gérer son temps, hiérarchiser des priorités, tous ces savoirs ne sont ils pas simplement des connaissances utiles dans notre vie de tous les jours ?"

L'infâme mémère nous fait le coup classique du "ça merdoie parce qu'on n'en fait pas assez" sur un fond d'utilitarisme gerbant.

A-t-elle simplement été effleurée * par ceci : pour que des jeunes ne se comportent pas en crétins errants devant le flot héraclitéen de la désinformation vomie par le net, le mieux n'est-il pas encore d'avoir des connaissances structurées qui s’acquièrent tout autrement ?

* je n'ose parler d'idée pénétrante.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Bon, on va pas pouvoir taper sur Chatel pendant un moment."

Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

Voilà, ci-dessus, la seule réaction à un événement privé. Celles qui ont suivi ont été des réactions à cette phrase stupide, non à l'événement lui-même. Réactions que Maxime, Moot, Yann et moi-même n'auraient, je pense, jamais eues si ce premier commentaire n'avait pas été écrit.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

Sibille écrit : "Réactions que Maxime, Moot, Yann et moi-même n'auraient, je pense, jamais eues si ce premier commentaire n'avait pas été écrit."

A la différence des autres, Moot est abject dans son dernier paragraphe. Relisez-le.

Écrit par : Emile Bondieu | 24 janvier 2012

Envoyez-le au Diable, Bondieu !

Écrit par : iPidiblue génocide de diablotins | 24 janvier 2012

Après les bonnes œuvres des socialistes, les communistes de l'OIT remettent en cause “le modèle allemand” ; oyez :

« La politique allemande de compétitivité par les salaires est épinglée. L'Organisation internationale du travail (OIT) y voit "la cause structurelle" de la crise en zone euro, dans un rapport publié mardi 24 janvier. »

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/24/les-bas-salaires-allemands-seraient-a-l-origine-de-la-crise-en-zone-euro_1633684_1581613.html

Amna.

Écrit par : Hank | 24 janvier 2012

Connerie humaine, cash :

"Des pierres du Pic de Bugarach, où les personnes qui croient en une apocalypse en 2012 pensent se réfugier pour échapper à la fin du monde, sont désormais en vente sur internet, ce qui fait bondir le maire du village qui va porter plainte contre les dérives mercantiles. Un site internet affiche des pendentifs estampillés "Pierre de Bugarach" et un autre commercialise d'"authentiques" pierres de Bugarach, de 100 grammes à 2 kg, pour un coût allant de 165 à 2.950 euros."

www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/24/97001-20120124FILWWW00490-apocalypse-bugarach-se-revolte.php

Il y a pire encore : des profs qui voteront pour le Nigaud de Tulle dès le premier tour et pour pas un rond.

Rien à voir mais bien plus intéressant : une excellente émission en ce moment sur France Cul sur les nouvelles routes de la drogue au Sahel.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

AFP : "Rama Yade «réfléchit» à soutenir François Bayrou"

Le croisement sera problématique :

www.kirikoo.net/images/7undomiel-1-20091212-022320.jpg

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Agaricus bisporus est dépassé. Vive les champis bourrés de psilocybine :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/01/24/naturel-les-champignons-hallucinogenes-remedes-contre-la-depression/#xtor=RSS-32280322

Paraîtrait que c'est très efficace contre la dépression. Je connais des tas de "collègues" qui devraient s'en taper une bolée * (en tisane) le matin en salle des profs.

On ferait comme si c'était de la camomille **.

* bolée satan ?

** ne pas confondre avec la came aux morilles.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Un qui devrait se faire une thèse de psilo, c'est ZakaTchoukTchouk :

www.ac-rouen.fr/espaces-pedagogiques/accompagnement-des-eleves/seminaire-2011-le-plaisir-de-progresser-32938.kjsp?RH=SOUTIEN

Plus dépressif et chiant tu meurs.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

« le recteur d'Académie, Jean-Louis Nembrini, était de passage aujourd'hui sur l'agglo, d'abord à Trélissac, puis à Périgueux.
Écrit par : BA »

J'ai entendu ce même Nembrini, alors IGEN d'histoire, nous recommander la pédagogie coloniale : « Privilégiez l'oral avec les sections qui ont peu d'heures (2 h). » Sans qu'il nous explique comment d'ailleurs "faire parler" des élèves qui ont si peu d'heures et où on fonce pour essayer de traiter le programme.

Les bacs techniques n'ont pas besoin de rédiger, voyons ! C'est d'ailleurs le même principe choisi pour l'hist-géo (facultative) au nouveau bac en terminale S : oral avec les points au-dessus de 10 qui comptent. Ce qu'ils appellent sans doute en novlangue une revalorisation, il est vrai que nous-mêmes devenons des variables d'ajustement...

Écrit par : Pierre Lariba | 24 janvier 2012

Dans la série de videos précédentes, voyez aussi Laurent Lescouarch, facarien de basse volée.

Il ressemble à un Christopher Walken bouffi, qui aurait arrêté de fumer du tabac, échappé à la roulette russe du "rapport-au-savoir-des-élèves-de-milieu-populaire" mais qui n'aurait pour autant compensé sur la psilo.

Encore un qui raconte d'un ton dégagé que "ce qu'il faudrait aux momes-des-milieux-populaires" c'est d'arrêter de les emmerder avec des savoirs pour qu'ils "prennent de la distance avec leur rôle d'élèves"

Connard qui ne le sait pas.

Les pires ...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Dugong, il est dit sur le site que Jean Michel Zakhartchouk est un expert...

Sur cette même page : « Pilotage pédagogique de l'accompagnement éducatif. » comment prononcer ce genre de phrase en gardant son sérieux ? C'est tout un métier que nous sommes nombreux à ne pas pouvoir exercer...

L'AFEV, niche à subventions (5 M € !), est très tendance, elle qui appelle à la disparition des notes :
« Partenaire de l’Education nationale dans l’accompagnement des élèves mais plus largement dans la mise en place de projets favorisant leurs progrès dans différents champs, Eunice Mangado, Directrice déléguée de l’AFEV a présenté lors de ces journées ces projets permettant aux élèves d’acquérir autonomie, initiative et citoyenneté en complémentarité avec les attentes scolaires. »
Partenaire particulier (refrain).

Écrit par : P. Lariba | 24 janvier 2012

A la différence des autres, Moot est abject dans son dernier paragraphe. Relisez-le.

Écrit par : Emile Bondieu

Si le réalisme est abject, tant pis pour vous.

Écrit par : Moot | 24 janvier 2012

"Sur cette même page : « Pilotage pédagogique de l'accompagnement éducatif. » comment prononcer ce genre de phrase en gardant son sérieux ? C'est tout un métier que nous sommes nombreux à ne pas pouvoir exercer..." PL

Très juste : l'idéal pédagol serait que nous intériorisions notre "externalisation" du Système.

Ils ne méritent pas le surnom de Khmers car ils ne sont même pas foutus de nous mettre une balle dans la tête en espérant que nous le ferions nous-mêmes.

Avaient-ils prévu que nous serions assez nombreux à rigoler en leur pissant dessus ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Mais où Cadichon est-elle donc passée ? On ne l'entend plus depuis le naufrage du Concordia. J'espère qu'elle n'est pas restée dans l'épave ??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

"Connard qui ne le sait pas.

Les pires ..."

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Un vrai débat !!
Ceux qui le savent sont souvent assez gratinés aussi !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

Tous pourris ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/23/pierre-joxe-carnet-de-route-de-l-avocat-des-enfants-perdus_1633259_3224.html#xtor=AL-32280258

Écrit par : michel | 24 janvier 2012

Merci. J'ai toujours eu de l'estime pour cet homme. Et pour quelques autres, pas forcément du même bord. Mais honnêtes et convaincus. Heureusement qu'il y en a quand même quelques-uns. Trop peu.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

"J'espère qu'elle n'est pas restée dans l'épave ?" CS

Elle est sa propre épave

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

... Epave oubliée d'un robot perdu et non réclamé du "libéralisme"

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Si le réalisme est abject, tant pis pour vous." Moot

N'écoutez pas ces procureurs : ce sont tout juste des substituts d'abjects directs

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Cadichon est l'ersatz qui a obtenu les meilleures nominations au concours des pires contributeurs du blog *.

Bien mieux que Francis Penin, ersatz de prof, agrégé par la bande molletière, emmerdeur d'élèves, insulté indigné, retraité qui s'emmerde, sociétaire momifié de la SdA, réac à plein temps ...

* pas de faux espoirs : je suis hors classe ...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Mais où Cadichon est-elle donc passée ? On ne l'entend plus
Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

Elle a peut-être eu sa dose, depuis le temps qu'elle essuie des insultes ici. Je me suis toujours demandé comment elle faisait pour supporter ça et pour revenir inlassablement exposer, argumenter, contredire sans jamais recueillir l'ombre d'un assentiment. A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

J'ajouterai que comme elle ne vient plus, il convient de s'en prendre maintenant à Francis Penin.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

"A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps." pluskacé

Un robot orbital remet le couvert à chaque révolution.

Tassée sur son transat, définitivement indifférente aux choses du monde sublunaire.

Exeat et mergitur

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Blanquer actuellement sur la 5.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

"il convient de s'en prendre maintenant à Francis Penin."

Il, c'est dugong et dugong dit que FP est notamment un robot de la sda.

Il est bien pire aussi.

Voir supra.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

www.vousnousils.fr/2012/01/23/dr-serog-la-fatigue-hivernale-n%E2%80%99est-pas-une-vue-de-l%E2%80%99esprit-520363

En vérité, je vous le dis : le "docteur" Serog est une fausse pub Eram.

www.youtube.com/watch?v=kf8TM4CIk5g

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Blanquer actuellement sur la 5.

Écrit par : pluskacé"

Il est directeur général de l'enseignement scolaire !
Encore un « expert ». D'autant plus expert qu'il n'a jamais vu un élève de sa vie. Ce qui justifie qu'on l'interviouve à la télé (sur le harcèlement entre élèves). Bon, le harcèlement des profs par l'administration, ça c'est "citoyen", sans doute.

Extrait de Wikipedia sur ce juriste : « Parallèlement, il publie avec Olivier Beaud un ouvrage collectif sur la responsabilité des gouvernants. » Collègues mutés à Pétaouchnok, TZR sur trois bahuts, stagiaires sans formation, écrivez à Mossieur Blanquer. Sûr, il prendra ses responsabilités !

Écrit par : P. Lariba | 24 janvier 2012

Il semblerait que JPB ait lu un peu vite : l'ironie qu'il fustige (celle de Yann sans doute) avait justement pour objet de dénoncer les commentaires infâmes et nullement ironiques qui précédaient.

Écrit par : lecteur | 23 janvier 2012

Certains de ce blog se sont vraiment montrés infâmes effectivement mais pas Yann je crois dont j'avais senti l'ironie outrée dès la première lecture . Je ne crois pas me tromper.Comment peut-on en arriver là ? Est-ce la virtualité du net qui vous rend comme ça ?

Écrit par : merdalors | 23 janvier 2012

Oui, mais Yann n'est pas du sérail donc par essence dénué de droits. A taper sur quelqu'un, autant taper sur lui que sur un professeur en exercice qui pourrait voter éventuellement là où il faut lors d'élections syndicales.
En plus, il est libéral à divers sens du terme et... Comment dit-on, déjà? Babiologue ?
En résumé, une horreur incapable de manier l'ironie, et à lire au premier degré.

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2012

"à lire au premier degré." dobo


Comme votre "double" FP ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Elle a peut-être eu sa dose, depuis le temps qu'elle essuie des insultes ici. Je me suis toujours demandé comment elle faisait pour supporter ça et pour revenir inlassablement exposer, argumenter, contredire sans jamais recueillir l'ombre d'un assentiment. A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps.
Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Vous voulez que je fasse un florilège des insultes de Cadichon depuis cinq ans ?

Écrit par : guy morel | 24 janvier 2012

Non, "il" n'est pas dugong. C'est impersonnel car vous n'êtes sans doute pas le seul à vouloir le faire. Ce n'est d'ailleurs pas très glorieux.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Oui, oui GM. Un florilège svp.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

"Ce n'est d'ailleurs pas très glorieux"

Mais, hélas, nécessaire.

L'heure n'est plus à tolérer les trolls réacs.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Ni trolls réacs, ni bisounours. Dites-nous donc qui vous tolérez, ça ira plus vite.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

"Dites-nous donc qui vous tolérez, ça ira plus vite."

Ils n'ont pas besoin que je le leur dise.

Ils le savent.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Comment dit-on, déjà? Babiologue ?

Écrit par : dobolino | 24 janvier 2012

Kézako ?

Bobologue ? Babouinologue ? Babinologue ?

Écrit par : yann | 24 janvier 2012

Elle a peut-être eu sa dose, depuis le temps qu'elle essuie des insultes ici. Je me suis toujours demandé comment elle faisait pour supporter ça et pour revenir inlassablement exposer, argumenter, contredire sans jamais recueillir l'ombre d'un assentiment. A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps.
Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Au début, c'est ce que je me disais. Jusqu'au jour où j'ai eu droit à toutes sortes d'injures et d'insultes, alors que je ne lui demandais rien (je n'étais juste pas d'accord...), jusqu'à me traiter d'incompétent alors qu'elle ne me connaît même pas et n'a de toute façon aucune autorité pour juger de la qualité de mon travail, dont elle ignore tout.
Donc, comme on dit en british: "She had it coming!".

Écrit par : Julien | 24 janvier 2012

Il y a pire encore : des profs qui voteront pour le Nigaud de Tulle dès le premier tour et pour pas un rond.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Le Nigaud de Tulle"! Bien vu. Ce pauvre homme est obligé d'y aller alors qu'il n'a aucune conviction ni aucun charisme, à part crier des promesses bidon pendant deux heures.

Écrit par : JL | 24 janvier 2012

"Kézako ?" Yann

Laissez tomber, c'est une insulte que je destine à Mâme dobo quand elle se mêle de diriger la science au nom des scientistes sans comprendre qu'on peut discuter de la science sans être "chercheur" officiel.

Une position authentiquement fascisante mais limitée en rayon d'action.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Dites-nous donc qui vous tolérez, ça ira plus vite."

Ils n'ont pas besoin que je le leur dise.

Ils le savent. Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Votre fatuité finira par perdre ce pauvre blog.

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Michelin se dégonfle (-7500 emplois) mais son action en bourse fait un bond en avant.

A la TSF, j'entends à l'instant un connard dire, sans être immédiatement immolé, que c'est la raison pour laquelle Michelin est le leader mondial du pneu.

Un jour, en Afrique centrale, j'ai sauvé un gamin, voleur, du supplice du pneu par le simple fait que j'étais là, blanc, et que la populace n'a pas osé.

Je bois un coup à sa santé, en espérant qu'il est toujours vivant.

Depuis, j'ai une vision un peu biaisée des bienfaits de toutes les doctrines qui se revendiquent la souplesse et de l'adaptation au terrain ...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

A diffuser d'urgence !


Après l'élève au centre le vent au milieu

http://www.sauv.net/leventaumilieu.php

Serviteur !

Écrit par : antoine desjardins | 24 janvier 2012

Oui, oui GM. Un florilège svp.
Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012
J'suis pas payé pour ça. N'avez qu'à relire.
Mais je résume : depuis qu'ils ont guillotiné l'abruti de service qui leur servait de Roi, les Français sont des cons, des abrutis, des feignasses etc.
Quant aux USA, les socialistes et les syndicats y ont pris le pouvoir depuis longtemps, ce qui fait que tout croule. Maintenant, l'honneur est sauf, car il n'est pas vrai que ma fille a couché avec Pendariès.
C'est la "pensée" de la dame.

Écrit par : guy morel | 24 janvier 2012

A diffuser d'urgence !


Après l'élève au centre le vent au milieu

http://www.sauv.net/leventaumilieu.php

Serviteur !
Écrit par : antoine desjardins | 24 janvier 2012
Antoine, faut mettre ta montre à l'heure. Ça date d'il y a vingt ans tout ça ! Et toi, tu as fait quoi depuis ?

Écrit par : guy morel | 24 janvier 2012

A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps.
Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Elle ne prend que le bateau.

Écrit par : guy morel | 24 janvier 2012

Merci pour ce résumé lapidaire.

On peut quand même envoyer quelques cailloux supplémentaires pour compléter la "sentence".

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Votre fatuité finira par perdre ce pauvre blog."

Mon pauvre Moinketro, ce blog a résisté aux assauts de tout ce que ce monde fait de stupide, béat, laborantin, jeune géronte, phobique, bélier approximatif, sagittaire des deux mains, sarkosyste, honoraire insulté, timbré à jour de la sda, opiniâtre et zéropinée, déclaré compétent, technicien vétérinaire, droit dans le véto, blanches pertes, synonyme et apparenté, troll et abus, droitistes sinistres, papistes sérieux, fachos de droit commun, autodéclarés de toutes sortes, géniteurs de divers, videurs de sens, supplémenteurs de sens, inflexibles giratoires, écolos gerbistes, financiaristes polychromes, hygiénistes salopiots, hyènes clavistes, libéraux liberticides, génuflexifs libertariens, nocifs, geignards palliatifs, rebelles sans cause, rebelles à causettes, giscardiens repentis, générateurs de philippiques, turfistes frustrés, cons, apparentés

et j'en passe.

Comment voulez-vous qu'il succombe à vos misérables et improbables injonctions ?

Ce blog mourra si tel est le bon vouloir de notre hôte ou si les hypothétiques organisateurs de ce monde en bordel permanent appuient par inadvertance sur le bouton rouge de leur Game Boy céleste.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

Des giscardiens repentis ? Est-ce possible ? Fichtre !

Écrit par : Moot | 24 janvier 2012

j'ai oublié transatlantes unilatérales ...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

"Elle a peut-être eu sa dose, depuis le temps qu'elle essuie des insultes ici. Je me suis toujours demandé comment elle faisait pour supporter ça et pour revenir inlassablement exposer, argumenter, contredire sans jamais recueillir l'ombre d'un assentiment. A sa place, j'aurais pris mes cliques et mes claques depuis fort longtemps."

Écrit par : pluskacé | 24 janvier 2012

Vous avez fumé quoi, Pluskacé ?
Vous l'avez lue jusqu'au bout, ne serait-ce qu'une seule fois ??

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2012

Dugong, seriez pas un lecteur acharné de San-Antonio ?

(Mon préféré : geignards palliatifs")

Dame Cadichon, j'ai eu affaire à elle. Pas question de plaindre cette psycho-rigide de haulte graisse.

Surtout que rendre les coups avec intérêts d'un taux usuraire, elle sait faire.

Écrit par : Emile Bondieu | 24 janvier 2012

"Des pierres du Pic de Bugarach, où les personnes qui croient en une apocalypse en 2012 pensent se réfugier pour échapper à la fin du monde, sont désormais en vente sur internet, ce qui fait bondir le maire du village qui va porter plainte contre les dérives mercantiles. /.../"

Écrit par : dugong | 24 janvier 2012

'tain j'comprends qu'il soit mécontent le maire.

Si le biseness marche bien, bientôt il ne restera plus rien de la montagne qui fait la fortune de sa commune.
Entièrement vendue à la découpe aux zombis new-age de la planète.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 25 janvier 2012

Tout ça me donne l'idée d'un pb pour les 6ème demain :

Le maire de Bugarach veut prendre ses dispositions.

Il est prévu que 5 milliards de connards achète 1 dm3 de pierre de Bugarach cette année.
On suppose que l'exploitant réalisera un trou cubique pour extraire le caillou magique.
Calculer la taille de la carrière.

Pour éviter que les petit hommes verts ne tombent dans le trou, le maire le fait clôturer à triple rang avec du fil de fer à 0,28 € le m.
Bugarach compte 137 logements soumis à l'impôt local.
Calculer l'augmentation moyenne de la taxe d'habitation permettant de financer la campagne de prévention des risque de chute de nain vert dans le trou ...


Compléments :
1 : Faudrait parler des piquets mais c'est le beauf du maire qui les fournit. Du coup y a un dessous de table sur l'histoire et on peut pas parler de ça aux petits nenfants

2 : Cet exercice nous ramène à un peu d'humilité. Nous autres humains ne sommes pas grand chose : ça fait un pas bien grand trou ! Dommage, FP est débordé ces temps sinon il vous aurait fait une petite démo terminée par un des ses mémorables "j'ai bon ?".

3 : C'est grand malheur que l'insomnie.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 25 janvier 2012

François Bonneau, chef de meute à l'ARF *, glapit dans le jus pédagol du jour :

"on veut que chaque jeune trouve un chemin de réussite et pour cela il faut diversifier, innover avec des supports nouveaux, des situations nouvelles, qui vont développer de la motivation. D'autre part on est à un moment où de nouveaux supports apparaissent qui ne sont plus la transcription numérique d'ouvrages imprimés mais des outils où les jeunes vont trouver une assistance. Il faut donc libérer la créativité des pédagogues et des éditeurs pour tirer profit des innovations. On le fait aussi dans les formations professionnelles parce que les métiers se transforment. La formation doit épouser ces changements. On a besoin de tirer profit des opportunités en matière d'innovation pour penser le monde de demain."

Je résume le causement : il faut innover donc l'innovation est nécessaire. Aidez-nous à claquer le fric des régions que nous, on n'y arrive plus, vu qu'on a mis des ronds-points partout.

* association des régions de France

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

Toujours dans le jupégol, un long commentaire sur la dernière sécrétion du hce sur le "socle commun"

www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/116.pdf

"Le socle commun est le fruit improbable des amours des partisans sincères de la démocratisation de l'école et des adeptes du pilotage par l'évaluation. Pardon ! Il n'est pas le fruit de leurs amours mais le résultat d'un quiproquo qui, comme dans une mauvaise pièce de boulevard, traverse tous les actes mais ne fait plus rire personne."

Reformulation : des misérables coïts mêlant gestionnaires étroits et pédagols décomplexés sont issus les carnets compétentiels que nous sabotons en frappant allègrement le socle avec nos gros sabots.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

et j'en passe. Comment voulez-vous qu'il succombe à vos misérables et improbables injonctions ? dugong

Où voyez-vous des injonctions jeune homme ?
Il souffre d'un petit supplément d'âme ce blog. Tout y est rêche, dur, coupant, cinglant pour les "déviants". Je maintiens et je signe, Moinketro si cela peut vous agréer.

Écrit par : moinketro | 25 janvier 2012

Moi personnellement ayant quitter le système scolaire depuis peu, il m'en reste un gout très, très amer.
surtout a cause de l'administration de ces établissement, alors j'aimerais surtout que les gas se trouvant a l'éducation national arrête de prendre les élèves pour des cons, et ai un peu plus de respect pour ceux ci, sinon c'est la main dans la figure, et tant pis si ça fait augmenter les chiffres de la violence scolaire......
parce que j'avoue que suite a mon éviction l'envi de payer des impôts pour financer des glandus ne me séduit pas trop.....
les chèques éducation, pourquoi pas finalement....
j'embaucherai le profs que je veux

Écrit par : de sacré rancune conbtre l'education nationale | 25 janvier 2012

François Bonneau, chef de meute à l'ARF *, glapit dans le jus pédagol du jour :

"on veut que chaque jeune trouve un chemin de réussite et pour cela il faut diversifier, innover avec des supports nouveaux, des situations nouvelles, qui vont développer de la motivation. D'autre part on est à un moment où de nouveaux supports apparaissent qui ne sont plus la transcription numérique d'ouvrages imprimés mais des outils où les jeunes vont trouver une assistance. Il faut donc libérer la créativité des pédagogues et des éditeurs pour tirer profit des innovations. On le fait aussi dans les formations professionnelles parce que les métiers se transforment. La formation doit épouser ces changements. On a besoin de tirer profit des opportunités en matière d'innovation pour penser le monde de demain."

Je résume le causement : il faut innover donc l'innovation est nécessaire. Aidez-nous à claquer le fric des régions que nous, on n'y arrive plus, vu qu'on a mis des ronds-points partout.

* association des régions de France
Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

Dugong, au fond, tous ces zozos sont eux aussi en campagne électorale — et tentent de se hisser sur leurs talonnettes pédagos pour se faire remarquer avant le (probable) chambardement. "Moi, moi, moi !" crient-ils — moi, je peux conseiller le futur ministre… "Moi, j'ai la solution-miracle…" Pfff…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2012

"j'embaucherai le profs que je veux" Génie bouillu, génie foutu

Enfin, un jeune en difficulté qui se dote d'un projet d'orientation non sexuelle.

Quoique ?

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

"Écrit par : de sacré rancune conbtre l'education nationale | 25 janvier 2012 "

Et si vous commenciez par embaucher un prof particulier de Français ??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

Et si vous commenciez par embaucher un prof particulier de Français ??? ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

Allons Christophe, ne faites pas de chichi: communiquez-lui vos honoraires et vos disponibilités. En tous cas, moi, je ne me serais pas gêné (y a pas de petits profits) ;-)

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

"Allons Christophe, ne faites pas de chichi: communiquez-lui vos honoraires et vos disponibilités. En tous cas, moi, je ne me serais pas gêné (y a pas de petits profits) ;-)"

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

Pas la peine, je suis trop cher pour lui !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

Pas la peine, je suis trop cher pour lui !! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

Dommage, y a du "challenge" visiblement... c'est là que je regrette de ne pas être prof de français: avec les cours particuliers (au black ou en chèque emploi-service, parce que par Acadomia c'est la dèche), y aurait moyen de se faire des c******* en or !

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

Vous n'avez qu'à lancer un cours privé : "Comment se faire des c******* en or ?"

Écrit par : iPidiblue et des c******** | 25 janvier 2012

Pour le lancer, vous faites une tombola avec comme premier prix le gode en or de Madame Bettencourt ...

Écrit par : iPidiblue et le gode d'or | 25 janvier 2012

Pour le lancer, vous faites une tombola avec comme premier prix le gode en or de Madame Bettencourt ...
Écrit par : iPidiblue et le gode d'or | 25 janvier 2012

En or ? Ça ne peut servir qu'à la décoration: froid et pas particulièrement souple... c'est moyen pour ce genre "d'ustensile", tout de même...

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

Oui mais ça en jette d'avoir cela sur sa table de séjour au milieu des invités !

Et puis ça parle ... quand on est milliardaire !

Écrit par : iPidiblue tu l'as dans le c** | 25 janvier 2012

Cher Guy Morel, depuis qu'on ne s'est pas vus, j'ai battu au moins une fois en blitz tout ce que Paris compte de meilleurs joueurs d'échecs dans des pubs enfumés ou dans les jardins du Sénat, j'ai fait l'amour à force jeunes filles aux yeux violets et me suis aussi enfilé beaucoup de livres de philosophie ou de sciences humaines plus ou moins captivants.
Sinon j'ai fait en sorte de pouvoir soulever 120 kg au développé couché et me suis mis à faire de la musculation depuis six ans en écoutant Dalida ou Deleuze (Leibniz) sur mon mp3.

Amicalement antoine

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Fastoche ! Dugong il fait cela d'une main ...

Écrit par : iPidiblue tu l'as dans le c** | 25 janvier 2012

Je pense la réponse, sur une liste de discussion, à un collègue qui disait s'être fait tancer en réunion par un ipr pourra 'intéresser.





From: S
Sent: Monday, March 08, 2010 6:17 AM
To: lettresd@l
Subject: [lettres] fin de partie


Il y a dix jours, dans mon lycée vauclusien, nous avons reçu la visite de quatre inspecteurs venus nous transmettre la bonne parole ministérielle sur la réforme à venir.
Au milieu de questions assez techniques sur les options à venir et sur "l'accompagnement personnalisé", une collègue (de français) est intervenue pour parler d'un problème de fond : le niveau insuffisant d'un certain nombre d'élèves qui arrivent au lycée (elle pensait à 4 ou 5 de ses élèves de seconde qui ne savent ni lire ni écrire correctement et qui, malgré d'énormes efforts, ne dépassent 5 de moyenne dans aucune matière, ce qui les met dans un état de souffrance qui rejaillit sur elle). Celui des 4 inspecteurs qui a répondu s'est fâché, adoptant un ton à la fois solennel et virulent. Il a commencé par s'élever contre cette notion de "niveau" que nous autres professeurs avons inventée et arbitrairement située, sans aucune considération extérieure à notre propre univers. Ainsi, parler de ce "niveau" selon lequel nous voudrions juger les élèves, c'est révéler notre autarcie mentale, notre arrogance, notre isolement de la société.
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Réponse de Massimi

DE LA SOUMISSION EN MILIEU ENSEIGNANT

Ce qui m'étonne toujours dans ce genre de récit, c'est qu'on dirait qu'aucun collègue n'a levé le petit doigt pour venir au secours de la collègue vertement sermonnée par un sycophante glaireux. Elle a dû ressentir un grand moment de solitude, après avoir essuyé la "colère", à mon avis tout à fait factice, de ce pantin. Moi, cette "colère" postiche et grimacière de père fouettard bonimenteur m'aurait mis en fureur et par une fatalité de mon tempérament plus que par vertu de solidarité, je lui serais rentré dans le beefsteak avec toute la violence nécessaire et l'acharnement dont je suis capable. Je te jure que je l'aurais massacré, d'une façon ou d'une autre et qu'il aurait senti l'haleine du pitbull sur sa face de rat.

Ça m'est déjà arrivé et ce n'est pas l'idéal dans la mesure où , ensuite, on endosse le rôle , commode pour les autres et pérenne, de bouc émissaire, susceptible d'être emmerdé (par derrière évidemment, ces lopettes ne t'attaquent pas de face) plus souvent qu'à son tour (hors-classe, note d'inspections, pressions psychologiques, broutilles dans ce genre).

Mais c'est plus fort que moi. Un jour on verra ma gueule bien charbonneuse à la première page d'un journal à gros tirage parce que j'aurai joint le geste à la parole et éviscéré pour de bon un de ces caniches de sous-préfecture. Ou mis mon poing noueux dans les gencives d'une péronnelle en mission pour aller casser du prof. Le pire c'est que j'en suis capable. Le regard ne ment plus...

Vous vous laissez insulter, traiter d"arrogants", sans bondir ?? Putain, moi je suis caillera jusqu'au bout, avec des gens comme ça !!

Mais en général, ces mecs (ou ces bonnes femmes) sont des lopettes, des fiottes (comme disent eux mêmes des copains homos sans tabous, pour désigner des carpettes habituées à obéir ). Tu leur rentres dans le lard et, sur le moment, au moins, ils s'écrasent comme de bons vieux étrons habitués à être foulés sous le talon administratif.

Mais mieux que d'avoir à user de cette violence physique qui pourtant quelque jour deviendra nécessaire (je ne sache pas qu'aucune révolution se soit passée de cet ingrédient), Il s'agit, par un phrasé aiguisé sur la meule des faits et du réel et qui tranche dans le vif de l'objet comme une lame de rasoir, de marquer assez profondément , par le souvenir d'avoir échappé au pire, la mémoire de l'imprudent petit chef ou petit maître contempteur et poltron, agressif mais dégonflé. Il faut que ce sale con ait senti le vent de la lame dans le sillage d'une rhétorique servie par un mouvement du corps et des humeurs; Le verbe doit être ample et meurtrier, à la lisière du passage à l'acte, sans négliger l'élocution. Les arguments ne sont plus absolument nécessaires.


Le comédien, en face, se liquéfiera rapidement. Ses acolytes prendront un air de sottise figée. Des masques mortuaires bourgeois. Le sien lui coulera sur les joues.

Ces gens-là sont des pantins au bout d'une cane à pêche, comme des marionnettes dans le meilleur Claudel : du chiffon, des chiffes. Que de la gueule, comme on dit dans les cités. Il n'assumeraient jamais physiquement leur pseudo discours et en changeraient comme de chemise. Le courage, c'est l'engagement d'un corps, frêle ou massif, qui envisage la possibilité d'un prix à payer et assume ses idées par au moins un peu de chair gagée.
Il faut bien qu'il y ait une petite hypothèque sur le corps, non ? Ou sur sa liberté ? C'est cela assumer ses convictions. Je voyais l'autre jour un documentaire tardif à la télé sur la traque des nazis : le courage (en temps de paix) c'est Beate Klarsfeld , risquant un an de détention, qui au milieu d'un meeting se lève pour aller gifler à la volée une pourriture de chancelier allemand qui veut faire oublier son passé.
Im amfang war die Tad.

Moi quand on me traite en esclave je me rebiffe. Si on me méprise, je méprise avec mes moyens. Un peu de talion bien dosé ne peut pas toujours faire de mal. Il y a là quand même une sorte de dialectique du maître et de l 'esclave qui est à l'œuvre. Et il ne s'agit pourtant pas, en ces circonstances, d'exposer sa vie : il s'agit de renoncer à être bien noté, bien vu, etc. .

Mais dans ce genre de réunion la foule enseignante essuie les affronts sans même hélas que de son sein monte le plus petit murmure. Quelques personnalités d'un certain charisme de tempérament interviennent en vain sans être relayées.

On écrit des textes ! Oh pour ça oui ! Quelle prolixité ! L'édifice monumental de l'illisible s'édifie, nécessaire, mais très insuffisant dans cette société du spectacle qui ne sait plus lire et ne lit plus. Ça argumente à plein régime, en circuit fermé. Mais il faudrait des scandales relayés par les media, de l'agitation incessante, de l'insoumission et de l'effervescence. Au lieu de cela les enseignants regardent leur ongles dès qu'un eunuque de kapo hausse le ton. Ils laissent souvent en pâture à l'ire jaune et malhonnête des inquisiteurs de l'administration tel collègue qui aura eu un bref et éphémère sursaut d'orgueil, et qui pourra rejoindre la cohorte des francs-tireurs , d'abord combattifs mais vite dégoûtés, amers et reclus dans un silence et une résignation définitifs, touchés-coulés par la nullité ambiante.

Il n'est pas normal qu'une seule personne ou une poignée porte systématiquement le poids de la révolte et du refus de la servilité. Il n'est pas normal non plus que la majorité se laisse cracher à la gueule ou frapper au knout sans réagir.

Ce que je ne comprends pas c'est que, dans ce genre de situation, il n'y ait pas au moins des sortes de jacqueries informelles et spontanées, où chacun irait de son grognement, de sa phrase assassine, de sa protestation clabaudeuse, de son murmure réprobateur (pour les plus timides), etc. Multiplié par le nombre de profs, ce concert de jappements disparates deviendrait une jacquerie, prendrait l'ampleur d'une protestation, s'enflerait peut-être, chacun s'enhardissant, puisque la responsabilité se dilue dans le groupe. Les quelques inspecteurs ou autres garde-chiourmes vite débordés, finiraient pas devoir jeter l'éponge : cinq profs qui râleraient à tour de rôle pourraient déjà facilement faire croire à une multitude, mais dix (sur les moins couilles-molles des cinquante en présence) qui feraient du raffut et même du tapage, qui protesteraient, maugréeraient, partiraient en claquant la porte, ces dix-là donneraient le signal de la rébellion, scelleraient (sans grand risques) l'échec flagrant d'une réunion merdique, le discrédit de ses promoteurs péteux qui en tomberaient leur perruque. Or je trouve qu'il ya très rarement de vrais chahuts dans ce genre de réunion, mais force avalage de chapeau après les timides récriminations d'usage isolées. Le ci-devant inspecteur "en colère"( à qui au passage je pisse à la raie si par hasard il m'écoute, lui ou son fac-simile, d'ailleurs "en colère" ou pas, "gentil" ou pas, le tarif est le même) n'aurait plus qu'à remballer sa partition pour aller faire savoir plus haut que personne ne souhaite écouter sa Musique.

oh, ça ne s'appelle pas encore la révolution ! certes, mais la révolte et c'est déjà pas mal.

Imaginons maintenant que ce genre de scène se multiplie partout où c'est possible... Eh bien cela ferait sûrement capoter beaucoup de choses et les media locaux puis nationaux finiraient par s'en faire l'écho.

Mais de tout cela on ne voit seulement pas l'amorce. Fomenter partout des chahuts sans attendre des mots d'ordre syndicaux (pour la révolte on parlera des syndicats une autre fois...) serait pourtant un début. On assiste à peine à quelques frémissements sans échos, à quelques initiatives locales encore beaucoup trop raisonnables, parce que la peur paralyse le troupeau. Chacun croit pouvoir sauver sa laine. Depuis vingt ans que j'entends les profs se lamenter, je ne les ai jamais souvent vus s'en remettre un peu à leur instinct, qui devrait être désormais de mordre. Trop de tempérance, trop de mépris du corps et des passions, trop de refoulement, pas assez de pulsionnel. Névrose collective, en somme. Heureusement qu'il y a une sorte de thérapie de groupe appelée pétition, qui permet deux ou trois fois par an aux plus audacieux, de communier dans la signature d'un même texte de protestation véhément et solennelle remis à la hiérarchie et qui va directement au broyeur.


J'en suis venu à la conclusion qu' il conviendrait de parler, chez les enseignants, ou du moins pour l'immense majorité d'entre eux, de culture de la soumission. Nulle part dans aucun corps de métier je n'ai vu un tel zèle de masochisme, une telle ardeur à courir au joug, une telle loyauté pour son bourreau ou son oppresseur, une si grande inaptitude aux manifestations les plus légères d'une insubordination, d'une désobéissance, se donnant enfin les moyens d'une certaine efficacité, pour ainsi dire physique On devrait parler de conduite d'échec. Les cégétistes de la SNCF, prêts à bloquer la France, doivent se marrer quand ils voient nos "actions", nos gentils défilés bariolés, nos grèves rituelles, dont personne n'a rien à branler.

Pourquoi cette culture de la soumission parmi nous ? je vois au moins deux explications possibles :

1/-Le syndrome de l'ancien bon (on notera que je ne dis pas excellent) élève qui ne saurait déplaire à son Maître (l'Inspecteur, l'Administration, le Ministre) sans tremblements ni effroi. Le Maître est celui qui sait. Celui dont il faut tâcher de recueillir l'assentiment, quoi qu'il en coûte. Déplaire au Maître ce serait en définitive s'exiler de la source lumineuse de toute reconnaissance, devenir un cancre, ne plus être aimé de Lui. Ce serait sombrer dans une culpabilité de tous les instants qui vous ferait sentir l'indignité de votre âme mutine, indisciplinée ou même factieuse; ce serait accepter le destin de la brebis galeuse : Il faut consentir, après un écart, à rentrer dans le Rang. Là gît le repos de la conscience : le Rang.

Dans l'inconscient de trop d'enseignants le chahut est le fait du mauvais sujet. Le chahut est l'irrationnel, ce dont on veut exorciser la manifestation, ce qui angoisse, ce qu'il faut conjurer à chaque instant. Chacun se brime et se bride pour ne pas libérer le cancre en lui et se couvrir de honte. On n'écrit pas dans la marge, on saute des lignes, on se sert des carreaux même quand on est à l'agonie.

2/ -Féministe ardent depuis qu'il m'a été donné de lire Simone de Beauvoir, il m'apparaît que le programme d'émancipation suggéré par la philosophe s'est arrêté en chemin. La femme est encore bien conditionnée culturellement à une certaine docilité (le destin biologique de reproductrice de l'espèce, assorti de toutes sortes d'injonctions culturelles et sociétales, demeurant un fardeau). Je n'y peux rien mais dans mon collège je suis environné d'enseignantes, ou devrais-je dire de boy-scouts, fort peu féministes et qui n'aspirent à rien d'autre qu'à paraître le plus appliqué, le plus soigneux et le plus sage possible.

Ce comportement se trouve exacerbé par la présence d'un Principal et d'un inspecteur de sexe masculin, à qui elles vouent une admiration intellectuelle sans bornes et dans les yeux de qui elles attendent de lire l'approbation et la reconnaissance. Ces "personnes" ont hélas renoncé à juger par elle mêmes de ce qui est bon ou mauvais en termes de pédagogie, de programme ou de réforme. Elles s'en remettent au jugement plus éclairé des sommités administratives et inspectoriales dont elles redoutent les foudres terribles mais toujours justes. elles espèrent ardemment de ne pas les décevoir. Le moindre peigne-cul d'IPR est pour elles, de facto, un puits de sciences et de sapience....

En effet, autant il est admis culturellement que l'homme rue un tant soi peu dans le brancard des normes, des règles, et des institutions, qu'il soit un peu rebelle (ce tempérament peut même être valorisé chez le petit mâle à qui on donne un pistolet dans le temps que la petite fille sera conditionnée à câliner une poupée ensevelie dans des dentelles roses), autant la société exerce à l'endroit des femmes une pression plus grande en lui faisant intérioriser un certain nombre d'interdits et en valorisant davantage une certaine norme : les filles doivent être sages comme des images...

Les femmes ont de fait, statistiquement, un surmoi plus développé que les hommes (voyez les chiffres de la délinquance ou des prisons). Les profs fumistes sont plus souvent hommes que femmes. Or notre profession est très largement féminisée... Si toutes ne sont, loin s'en faut, victimes plus ou moins consentantes des injonctions machistes, il n'en reste pas moins que pas mal de ces collègues sont flouées, au sens de Beauvoir. Manipulées par un Pouvoir qui, lui, reste très masculin dans son mode brutal de fonctionnement et son cynisme. Ce cynisme qu'une certaine culture considère comme inadmissible chez une femme. Mais pour répliquer au cynisme du pouvoir, il faudrait faire usage d'un cynisme au moins aussi grand (mordre comme un chien, justement, se faire disciple de Diogène)

Comme le souligne Badinter dans son dernier ouvrage, il y a encore pas mal de travail à faire pour émanciper tout le monde et se débarrasser des schémas dominants.

Et notamment, se débarrasser du sentimentalisme à l'endroit des élèves (les pauvres chéris !) que le rapport à la maternité est censé avoir exacerbé. Combien de fois j'ai vu des collègues prises au piège d'une sorte de chantage éculé : "Vous n'y pensez pas , boycotter, le Bac(ad. lib." les évaluations", "les cahiers de compétences", etc) et ces pauvres enfants !", " On ne peut pas faire ça aux gamins", "N'oubliez pas les papas et les mamans", etc...

Il faut dire que ce genre de niaiseries et cette guimauve de sentiment sont d'un poids assez considérable pour ralentir, sinon tout à fait stopper, toute forme d'action un peu...virile. Virile s'entend ici comme le contraire de sentimental, niais, angélique. Il faut parfois admettre comme le dit un philosophe, que le Réel c'est ce qui passe en force.

il est entendu que la lutte s'arrête là ou commence la moindre égratignure "pédagogique"(comprenez : tout ce qui concerne les enfants). On nous renvoie sans cesse au sens des responsabilités qui devrait être le nôtre. Ceux-là même qui conchient méthodiquement l'éthique de notre profession et souillent notre idéal par le cynisme le plus abject et l'hypocrisie la plus vile, nous exhortent ensuite à l'examen minutieux de notre conscience professionnelle, trouvant en nous des trésors de bonne volonté et un certain esprit de sacrifice merveilleusement inépuisable. La coupe déborde toujours mais elle n'est jamais pleine; la couleuvre n'est jamais si grosse qu'elle ne soit proprement avalée, depuis la tête jusqu'à l'extrémité, dans un mouvement impressionnant de péristaltisme du gosier. Puis digérée, quoiqu'il en coûte.

Au lieu de freiner en nous la très nécessaire agressivité par la considération que nous sommes des "éducateurs" voués à donner l'exemple, que l'avenir de la jeunesse est entre nos mains, nous ferions mieux de nous servir, sans scrupules, des formidables leviers que cette position nous donne pour infliger quelque revers à ceux qui poursuivent notre anéantissement , celui de l'école, et qui se moquent toujours plus de nos élèves. il faudrait être un peu moins civilisés pour mener le dernier combat.

Il va falloir être obscènes ou périr.


A

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Vous avez raison l'Orientation est un enjeux majeur ....Bien utilisée , elle permet de préserver l'élite et de se prémunir de l'invasion des "masses incultes" que vous semblez tellement redouter ! Restez entre vous messieurs et dames de l'élite républicaine, majoritairement riches tout de même, bien au chaud dans vos certitudes ! Continuez à confisquer le savoir ! Il arrivera un temps ou les exclus seront si nombreux qu'ils vous submergeront ! Il est évident que si votre petit fils se trouve en difficulté à 13 ans en fin de 5° vous conseillerez sans hésitez à ses parents de l'envoyer en apprentissage.....Et que vous ne protesterez pas quand un de vos collègues enseignants s'opposera fermement au passage de votre fils en seconde , au prétexte de son insolence permanente ! Venant d'une personne intelligente, vos propositions sont tellement "étroites et desséchées" que j'en suis finalement triste pour vous et pour toutes celles et ceux qui s'y laissent prendre ....

Écrit par : Quairel | 25 janvier 2012

Cher Guy Morel, depuis qu'on ne s'est pas vus, j'ai battu au moins une fois en blitz tout ce que Paris compte de meilleurs joueurs d'échecs dans des pubs enfumés ou dans les jardins du Sénat, j'ai fait l'amour à force jeunes filles aux yeux violets et me suis aussi enfilé beaucoup de livres de philosophie ou de sciences humaines plus ou moins captivants.
Sinon j'ai fait en sorte de pouvoir soulever 120 kg au développé couché et me suis mis à faire de la musculation depuis six ans en écoutant Dalida ou Deleuze (Leibniz) sur mon mp3.

Amicalement antoine
Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Une sorte d'éducation sentimentale de notre temps, non ?
Bien à toi.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

"Il y a dix jours, dans mon lycée vauclusien, nous avons reçu la visite de quatre inspecteurs venus nous transmettre la bonne parole ministérielle sur la réforme à venir.
Au milieu de questions assez techniques sur les options à venir et sur "l'accompagnement personnalisé", une collègue (de français) est intervenue pour parler d'un problème de fond : le niveau insuffisant d'un certain nombre d'élèves qui arrivent au lycée..."

écrit par Antoine Desjardins

Drôle d'idée aussi de poser une question pareille à des IPR! C'était courir au casse-pipe, être singulièrement naïf ! Que vouliez-vous qu'ils répondissent sinon qu'il faut partir de la situation telle qu'elle est? Et accessoirement voter pour ceux qui changeront les lois et règlements...

Desjardins, vous ne pourriez pas résumer en deux ou trois phrases votre épanchement ?

Écrit par : JL | 25 janvier 2012

La question aux ipr n'est pas de moi mais d'un collègue.

Quant à l'épanchement, je suis de ceux qui croient encore au Signifiant. Je suis un littéraire.
Même si elle s'enracine en elle, l’écriture délivre de la pulsion : elle l’accouche, la résout, la parle…

Tout ce qui se résume ne m'intéresse pas. Céline ne se résume pas, Proust non plus. Une page de Bloy non plus.

Il n'y a que les avocaillons incultes ou les technocrates anglo-saxons pour croire que tout se résume...

Le Corps étendu ne se résume pas en intelligibilité ponctuelle et inétendue.

Laissez le Signifiant prendre la place qui est la sienne. Laissez le à son Hémorragie. Si vous êtes constipé, souffrez qu'on soit prolixe, s'il y a trop de tropes, lisez le Bottin ou plutôt ne lisez rien.

Même jules César pour écrire la Guerre des Gaules a besoin de deux tomes. Ce serait encore trop pour vous.


Vous êtes-vous jamais dit face à un ballet de Béjart que tel danseur (Jorge Donn) mettait bien du temps à traverser la scène ? Qu'il faisait bien des circonvolutions inutiles pour aller d'un point à un autre ?

Alors la Danse n'est rien, l'écriture n'est rien, le style est une perte de temps et d'argent ?

Non seulement je crois que la danse est TOUT mais je crois encore qu'elle donne la vérité de l'homme profond et de son rapport au monde bien plus que le Plan Comptable.

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

La dame du Vaucluse, n'aurait-elle pas pu, au lieu de laïusser sur ses ergots comme Massimi, ce qui ne mange aucun pain, répondre simplement à l'IPR : prenez donc ma place ?

Écrit par : Emile Bondieu | 25 janvier 2012

Même Jules César pour écrire la Guerre des Gaules a besoin de deux tomes. Ce serait encore trop pour vous.

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Caesar veni, vidit, vici !

Écrit par : iPidiblue faites-le court ! | 25 janvier 2012

Caesar dixit : Veni, vidi, vici !

Écrit par : iPidiblue faites-la court ! | 25 janvier 2012

Alors la Danse n'est rien, l'écriture n'est rien, le style est une perte de temps et d'argent ?
Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Non mais c'est un peu comme l'amende amère dans une galette à la frangipane: point trop n'en faut (sinon c'est écœurant) !

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

On vous fait payer des amendes quand vous mangez trop de frangipanes, petit glouton ?

Écrit par : iPidiblue à l'amande | 25 janvier 2012

Meilleurs pages du laius pour les adeptes des morceaux choisis. Merci de parler du fond : il y en a tout de même un peu. Quant au style j'ai compris qu'ici on ne savait pas de quoi il s'agit :




J'en suis venu à la conclusion qu' il conviendrait de parler, chez les enseignants, ou du moins pour l'immense majorité d'entre eux, de culture de la soumission. Nulle part dans aucun corps de métier je n'ai vu un tel zèle de masochisme, une telle ardeur à courir au joug, une telle loyauté pour son bourreau ou son oppresseur, une si grande inaptitude aux manifestations les plus légères d'une insubordination, d'une désobéissance, se donnant enfin les moyens d'une certaine efficacité, pour ainsi dire physique On devrait parler de conduite d'échec. Les cégétistes de la SNCF, prêts à bloquer la France, doivent se marrer quand ils voient nos "actions", nos gentils défilés bariolés, nos grèves rituelles, dont personne n'a rien à branler.

Pourquoi cette culture de la soumission parmi nous ? je vois au moins deux explications possibles :

1/-Le syndrome de l'ancien bon (on notera que je ne dis pas excellent) élève qui ne saurait déplaire à son Maître (l'Inspecteur, l'Administration, le Ministre) sans tremblements ni effroi. Le Maître est celui qui sait. Celui dont il faut tâcher de recueillir l'assentiment, quoi qu'il en coûte. Déplaire au Maître ce serait en définitive s'exiler de la source lumineuse de toute reconnaissance, devenir un cancre, ne plus être aimé de Lui. Ce serait sombrer dans une culpabilité de tous les instants qui vous ferait sentir l'indignité de votre âme mutine, indisciplinée ou même factieuse; ce serait accepter le destin de la brebis galeuse : Il faut consentir, après un écart, à rentrer dans le Rang. Là gît le repos de la conscience : le Rang.

Dans l'inconscient de trop d'enseignants le chahut est le fait du mauvais sujet. Le chahut est l'irrationnel, ce dont on veut exorciser la manifestation, ce qui angoisse, ce qu'il faut conjurer à chaque instant. Chacun se brime et se bride pour ne pas libérer le cancre en lui et se couvrir de honte. On n'écrit pas dans la marge, on saute des lignes, on se sert des carreaux même quand on est à l'agonie.

2/ -Féministe ardent depuis qu'il m'a été donné de lire Simone de Beauvoir, il m'apparaît que le programme d'émancipation suggéré par la philosophe s'est arrêté en chemin. La femme est encore bien conditionnée culturellement à une certaine docilité (le destin biologique de reproductrice de l'espèce, assorti de toutes sortes d'injonctions culturelles et sociétales, demeurant un fardeau). Je n'y peux rien mais dans mon collège je suis environné d'enseignantes, ou devrais-je dire de boy-scouts, fort peu féministes et qui n'aspirent à rien d'autre qu'à paraître le plus appliqué, le plus soigneux et le plus sage possible.

Ce comportement se trouve exacerbé par la présence d'un Principal et d'un inspecteur de sexe masculin, à qui elles vouent une admiration intellectuelle sans bornes et dans les yeux de qui elles attendent de lire l'approbation et la reconnaissance. Ces "personnes" ont hélas renoncé à juger par elle mêmes de ce qui est bon ou mauvais en termes de pédagogie, de programme ou de réforme. Elles s'en remettent au jugement plus éclairé des sommités administratives et inspectoriales dont elles redoutent les foudres terribles mais toujours justes. elles espèrent ardemment de ne pas les décevoir. Le moindre peigne-cul d'IPR est pour elles, de facto, un puits de sciences et de sapience....

En effet, autant il est admis culturellement que l'homme rue un tant soi peu dans le brancard des normes, des règles, et des institutions, qu'il soit un peu rebelle (ce tempérament peut même être valorisé chez le petit mâle à qui on donne un pistolet dans le temps que la petite fille sera conditionnée à câliner une poupée ensevelie dans des dentelles roses), autant la société exerce à l'endroit des femmes une pression plus grande en lui faisant intérioriser un certain nombre d'interdits et en valorisant davantage une certaine norme : les filles doivent être sages comme des images...

Les femmes ont de fait, statistiquement, un surmoi plus développé que les hommes (voyez les chiffres de la délinquance ou des prisons). Les profs fumistes sont plus souvent hommes que femmes. Or notre profession est très largement féminisée... Si toutes ne sont, loin s'en faut, victimes plus ou moins consentantes des injonctions machistes, il n'en reste pas moins que pas mal de ces collègues sont flouées, au sens de Beauvoir. Manipulées par un Pouvoir qui, lui, reste très masculin dans son mode brutal de fonctionnement et son cynisme. Ce cynisme qu'une certaine culture considère comme inadmissible chez une femme. Mais pour répliquer au cynisme du pouvoir, il faudrait faire usage d'un cynisme au moins aussi grand (mordre comme un chien, justement, se faire disciple de Diogène)

Comme le souligne Badinter dans son dernier ouvrage, il y a encore pas mal de travail à faire pour émanciper tout le monde et se débarrasser des schémas dominants.

Et notamment, se débarrasser du sentimentalisme à l'endroit des élèves (les pauvres chéris !) que le rapport à la maternité est censé avoir exacerbé. Combien de fois j'ai vu des collègues prises au piège d'une sorte de chantage éculé : "Vous n'y pensez pas , boycotter, le Bac(ad. lib." les évaluations", "les cahiers de compétences", etc) et ces pauvres enfants !", " On ne peut pas faire ça aux gamins", "N'oubliez pas les papas et les mamans", etc...

Il faut dire que ce genre de niaiseries et cette guimauve de sentiment sont d'un poids assez considérable pour ralentir, sinon tout à fait stopper, toute forme d'action un peu...virile. Virile s'entend ici comme le contraire de sentimental, niais, angélique. Il faut parfois admettre comme le dit un philosophe, que le Réel c'est ce qui passe en force.

il est entendu que la lutte s'arrête là ou commence la moindre égratignure "pédagogique"(comprenez : tout ce qui concerne les enfants). On nous renvoie sans cesse au sens des responsabilités qui devrait être le nôtre. Ceux-là même qui conchient méthodiquement l'éthique de notre profession et souillent notre idéal par le cynisme le plus abject et l'hypocrisie la plus vile, nous exhortent ensuite à l'examen minutieux de notre conscience professionnelle, trouvant en nous des trésors de bonne volonté et un certain esprit de sacrifice merveilleusement inépuisable. La coupe déborde toujours mais elle n'est jamais pleine; la couleuvre n'est jamais si grosse qu'elle ne soit proprement avalée, depuis la tête jusqu'à l'extrémité, dans un mouvement impressionnant de péristaltisme du gosier. Puis digérée, quoiqu'il en coûte.

Au lieu de freiner en nous la très nécessaire agressivité par la considération que nous sommes des "éducateurs" voués à donner l'exemple, que l'avenir de la jeunesse est entre nos mains, nous ferions mieux de nous servir, sans scrupules, des formidables leviers que cette position nous donne pour infliger quelque revers à ceux qui poursuivent notre anéantissement , celui de l'école, et qui se moquent toujours plus de nos élèves. il faudrait être un peu moins civilisés pour mener le dernier combat.

Il va falloir être obscènes ou périr.

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

En latin ce serait plus court ...

Écrit par : iPidiblue alea jacta est, magister ! | 25 janvier 2012

"Tout ce qui se résume ne m'intéresse pas. Céline ne se résume pas, Proust non plus. Une page de Bloy non plus."

... pas plus qu'une page non pas de Léon Bloy, mais de Play Boy !

Écrit par : c.charbonnel | 25 janvier 2012

"Desjardins, vous ne pourriez pas résumer en deux ou trois phrases votre épanchement ?"

Écrit par : JL | 25 janvier 2012

Et c'est un littéraire qui dit ça ?
Vous exagérez, Jean !! Vous aussi, vous succombez à la civilisation du "zap" ? Vous ne voulez pas qu'on vous résume "Belle du seigneur", aussi, pour vous faire gagner du temps ???

En bref, la totalité du message d'Antoine est jubilatoire !!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/25/la-violation-du-secret-des-affaires-desormais-passible-de-sanctions_1634170_3234.html

« Américains et Européens se sont affranchis des dogmes libéraux
en mobilisant toute la gamme des interventions publiques :
apport de liquidités pour restaurer le crédit, subventions de
sauvetage, reprise de créances, nationalisations.
Nous avons tous compris que l’économie de marché ne
pouvait être sauvée par le marché, mais par la puissance
publique. Nous sommes entrés désormais dans l’ère du
post-libéralisme. »

http://www.changeonslemonde.org/

Écrit par : Postier | 25 janvier 2012

D'accord mais ce n'est pas à cause de Cléopatre ...

Écrit par : iPidiblue alea jacta est, magister ! | 25 janvier 2012

Dans le langage des profs, tout est...court.
Les profs sont le plus souvent dans la litote, la réticence (les latinistes justement comprendront ce mot), l'impuissance à s'exprimer d'une façon un peu ample et qui soit entendue.

Quand quelque berger les bouscule, ils grognent, ils murmurent, quelques borborygmes inarticulés de protestation s'échappent parfois de leur gosier.les sonnailles tintent un peu, mais le gros du troupeau rejoint bien vite la Bergeries, chaque brebis se cachant le museau entre les flancs du voisin.

On prend son impuissance à se rebeller pour du stoïcisme à l'antique, on trouve des vertus à la brièveté et la continence, on devient sobre et laconique pour ne pas attirer sur soi l'attention.

J'en ai vu des réunions avec des huiles insolentes qui maniait le fouet sur la masse sans que rien n'en sortît qu'un vain murmure inaudible.
J'en ai vu des signatures illisibles au bas des pétition !
Les militants de la concision ! Et surtout de l'évanescence !

Les constipés du stylo-bille ! les prudents !les factuels !
On s'écrabouille et on se ratatine ! On vanne ! On s'abrite derrière une maxime de latin

Les latins faisaient court mais c'était des soldats. Les eunuques qui font court sont juste des esclaves.

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Ira furor brevis est !

Écrit par : iPidiblue ne nous fâchons plus ! | 25 janvier 2012

Les latins faisaient court mais c'était des soldats. Les eunuques qui font court sont juste des esclaves.
Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

ça y est, Cadichon est revenue !

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

"Dugong il fait cela d'une main ..." idiplurien

Le développé couché, au pieu, jamais d'une main. Et encore moins avec des masses de 120 kg.

Quant à la version haltérophile, sur la Lune, je le fais à main levé au débotté.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

"Quant au style j'ai compris qu'ici on ne savait pas de quoi il s'agit", constate Antoine Desjardins (rendons lui ses majuscules que, nonobstant sa précellence, il a oubliées dans son plumier).

Bien que d'un âge avancé, je brûle d'apprendre. Condescendriez-vous à nous en inculquer quelques notions, que nous puissions essayer de combler l'abîme qui nous sépare de votre altesse ?

Je dis ça car vos messages, certes non dénués d'intérêt, nous prennent de bien haut.

De plus, serait-il indiscret de vous demander quelle est votre pratique en matière de rebellitude ? De vous demander combien d'IPR vous avez trucidés ?

Écrit par : Emile Bondieu | 25 janvier 2012

[...]
Il va falloir être obscènes ou périr.


A

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012


Ca fait du bien d'entendre ça par les temps qui courent!

Écrit par : serpenvert | 25 janvier 2012

Écrit par : serpenvert | 25 janvier 2012
Je ne vous ai pas oublié, serpent vert. Les gendarmes vont débarquer dans votre boîte à lettres la semaine prochaines.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

"Vous exagérez, Jean !! Vous aussi, vous succombez à la civilisation du "zap" ? Vous ne voulez pas qu'on vous résume "Belle du seigneur", aussi, pour vous faire gagner du temps ???" (C.Sibille)

Vous en avez rêvé, les Américains l'ont fait. On trouvait dans les années 80, sur les aires d'autoroutes, des cassettes pour les gens qui étaient invités au dernier moment chez des amis plus cultivés qu'eux. Ces cassettes leur donnaient du grain à moudre, avec des digests de Proust, Hemingway, Tolstoï, etc. Chaque auteur était "résumé" en 5 minutes.

Cela dit, c'est très rigolo à faire avec une bonne classe, qui comprend le second dégré, l'humour, etc. Par exemple, on résume Les Misérables en moins de 10 lignes. On les confronte ainsi au double bind : parler du génie d'Hugo qui ne trouve sa place que dans ces presque 2000 pages et résumer cela en quelques mots.
Je connais des alchimistes qui sont morts d'une telle abstraction de quinte essence (surtout au prix où elle est en ce moment !)

Écrit par : c.charbonnel | 25 janvier 2012

"Cela dit, c'est très rigolo à faire avec une bonne classe, qui comprend le second dégré, l'humour, etc. Par exemple, on résume Les Misérables en moins de 10 lignes. On les confronte ainsi au double bind : parler du génie d'Hugo qui ne trouve sa place que dans ces presque 2000 pages et résumer cela en quelques mots.
Je connais des alchimistes qui sont morts d'une telle abstraction de quinte essence (surtout au prix où elle est en ce moment !)"

Écrit par : c.charbonnel | 25 janvier 2012

Excellent idée, effectivement, si la lecture de l'oeuvre a été faite !!
Pas pour la remplacer.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

"Les gendarmes vont débarquer dans votre boîte à lettres la semaine prochaines."

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Il vont vraiment être très nombreux !! ;-))))))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

"Les gendarmes vont débarquer dans votre boîte à lettres la semaine prochaines."

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Il vont vraiment être très nombreux !! ;-))))))))))
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012
Deux régiments. Mais Antoine Desjardins les attend de pied ferme, avec ses gros bras, lui qu'a fait de la pompette en écoutant Aïda.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Morel, c'est qui Cadichon ?

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Une recherche profonde dans Glouglou m'a appris qu'IPR signifie "indice poisson rivière".

"L’IPR vise en particulier à évaluer l'écart existant entre la qualité du peuplement échantillonné par pêche électrique sur un site et l'écopotentialité piscicole du site"

On comprend mieux leur propension à nous mener du bateau en parlant de nous comme d'un vivier. On apprend qu'ils nous inspectent par la méthode du quota de pêche et qu'ils utilisent volontiers la gégène.

"Un IPR de 0 signifie qu'il n'y a aucun écart entre la situation mesurée et la situation jugée "idéale"; Un IPR élevé signale un écart important et donc un rattrapage à faire"

On comprend qu'ils sont eux-mêmes notés sur leur aptitude à nous descendre.

Alors, bande d'alevinés, on croit avoir tout compris ?

"L'IPR est aussi en moyen d'affecter des classes de qualité aux différentes parties des cours : un score IPR supérieur à 36 signifie une très mauvaise qualité"

Une appréciation du boulot qu'on peut faire dans une classe difficile de plus de 36 élèves ? Que nenni ! Tout juste le nombre de hors-classe potentiels dans le bocal ...

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

Morel, c'est qui Cadichon ?
Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Là Desjardins, vous faites un pas de clerc. Que dis-je ? vous commettez un épaulé-jeté de travers, un arraché en perte d'équilibre, bref un naufrage altérophilique ! Cadichon est l'égérie libertarienne de ce blog, l'amulette qui le protège, comme elle protège la vertu de sa fille des tentatives du divin occitan Pendariès, de la mainmise des socialos-cocos et autre Goths marxifiés. Un rempart, une muraille de Chine, un mur de l'Atlantique ; et en même temps l'une de nos distractions favorites. Sortez vos yeux de ces yeux violets qui vous ont endormis, plongez vos mains dans la magnésie, agrippez la barre, et lisez les archives !

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

A propos des pierres de Bugarach :

Quand on abattra au sens propre la rue de Chateaudun, je viendrai avec un tracteur et une remorque et je ramasserai les morceaux les plus représentatifs.

Je les mettrai en vente avec Parcimoni sur le Bon Coin et je ferai fortune avec toutes les andouilles nostalgiques de l'ancien régime.

Je ferai un prix de gros aux IPR.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

On connaissait les approches globalisantes des trous (holisme) dont j'avais déjà causé ici même.

Voilà qu'un philosophe, Botuliste invétéré, a osé une étude exhaustive de la notion de trou : une somme qui vaut plus que ses parties.

On s'arrêtera en passant devant cette phrase vertigineuse, toute en creux, du Grand Strabique dans l’Être et le néant :

«le trou est le symbole d'un mode d'être que la psychanalyse existentielle se doit d'éclaircir»

Quand on pense que l'approche frontale, maintenant banale grâce aux leds, n'était tout simplement pas pensable à son époque, on est saisi d'un vertige co(s)mique.

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120113.OBS8780/botul-fait-son-trou.html

Écrit par : dugong | 25 janvier 2012

Guy Morel, vous êtes bien ingrat. Cadichon était une source inépuisable de sagesse. Elle aimait citer les aphorismes de sa belle-mère. Celui-ci par exemple:

” Auch von den dümsten can man was lernen”.

Évidemment, en français, la phrase perd tout son rythme et sonne vraiment “platte” (québécois) : « même des gens les plus bêtes on peut apprendre quelque chose ».

Écrit par : Danièle | 25 janvier 2007

Écrit par : Kadi kadichon | 25 janvier 2012

On vous fait payer des amendes quand vous mangez trop de frangipanes, petit glouton ?
Écrit par : iPidiblue à l'amande | 25 janvier 2012

S'il y a bien des homos que je hais, ce sont les homophones !

Écrit par : Julien | 25 janvier 2012

Desjardins nous gratifie d'une " petite chronique du fascisme et de la haine ordinaire" version intello ...Ce serait presque comique si ça n'était pas tragique! Mais il résume bien la tonalité générale de ce blog : lamentablement inhumain et totalement régressif ! Un collectif d'anciens bons ou très bons élèves, unis depuis la maternelle jusqu'aux classes prépas et qui veulent rester entre eux ! Surtout perpétuons ce cercle névrotique parfait , pour que nos enfants puissent s'y inscrire ! ....Et les enfants des autres ? Mais, au fond , sont ce vraiment des enfants ?

Écrit par : Quairel | 25 janvier 2012

” Auch von den dümsten can man was lernen”.

Évidemment, en français, la phrase perd tout son rythme et sonne vraiment “platte” (québécois) : « même des gens les plus bêtes on peut apprendre quelque chose ».

Écrit par : Danièle | 25 janvier 2007
Écrit par : Kadi kadichon | 25 janvier 2012
En allemand, on "kann" on ne "can" pas.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

....Et les enfants des autres ? Mais, au fond , sont ce vraiment des enfants ?
Écrit par : Quairel | 25 janvier 2012

Et ça, ce n'est pas pour tous les enfants ?

http://www.slecc.fr/publications.htm

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Écrit par : serpenvert | 25 janvier 2012
Je ne vous ai pas oublié, serpent vert. Les gendarmes vont débarquer dans votre boîte à lettres la semaine prochaines.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012
Merci d'avance! De toute façon, comme je vous l'ai laissé entendre il n'y a rien qui presse.

Écrit par : serpenvert | 25 janvier 2012

Remarquable intervention d'Antoine Desjardin.
Et tout le monde, ici, n'est pas incapable d'en apprécier le style.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2012

"Un collectif d'anciens bons ou très bons élèves, unis depuis la maternelle jusqu'aux classes prépas et qui veulent rester entre eux !"

Écrit par : Quairel | 25 janvier 2012

Mes anciens profs seraient assez étonnés de vous lire !! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

"Remarquable intervention d'Antoine Desjardin.
Et tout le monde, ici, n'est pas incapable d'en apprécier le style."

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2012

Merci pour cette intervention, (et double négation), Sylvie !!
;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

"Et ça, ce n'est pas pour tous les enfants ?"

http://www.slecc.fr/publications.htm

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Il n'y a toujours rien à "musique", Guy !! :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

@ Écrit par : antoine desjardins

Vous écrivez bien et vous touchez juste. Il y a des complices et des lâches, je suis d'accord, mais il y a aussi des victimes et des "innocents", aussi bien parmi les adultes que parmi les élèves et des gens de bonne volonté qui font ce qu'ils peuvent pour "résister" et pour rester humains dans un milieu qui l'est de moins en moins.

Le vrai courage ne se voit pas toujours.

Nous avons tous compris que vous étiez un génie (de la plume et des échecs), mais quel but poursuivez-vous en dehors de celui de le faire savoir ?

Si vous en avez un et qu'il ouvre à l'espérance, alors tout est bien.

"Quand j'étais jeune j'admirais l'intelligence, mais en vieillissant, j'admire de plus en plus la bonté." (Abraham Heschel)

Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Robin, j'ai bien l'impression que vous avez lu "en diagonale, (du fou ?? ;-))
Mais je peux me trompper !!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

"tromper", évidemment !!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

... j'ai battu au moins une fois en blitz tout ce que Paris compte de meilleurs joueurs d'échecs dans des pubs enfumés...

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012


Chez Georges ? (Paris VIe)

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 janvier 2012

Desjardins nous gratifie d'une " petite chronique du fascisme et de la haine ordinaire" version intello ...Ce serait presque comique si ça n'était pas tragique! Mais il résume bien la tonalité générale de ce blog : lamentablement inhumain et totalement régressif ! Un collectif d'anciens bons ou très bons élèves, unis depuis la maternelle jusqu'aux classes prépas et qui veulent rester entre eux ! Surtout perpétuons ce cercle névrotique parfait , pour que nos enfants puissent s'y inscrire ! ....Et les enfants des autres ? Mais, au fond , sont ce vraiment des enfants ?

Écrit par : Quairel | 25 janvier 2012

http://www.dauphine.fr/fr/actus/detailactu/article/francoise-quairel-au-seminaire-economie-et-finance-du-developpement-durable-le-4-mars.html
Françoise Quairel (CREFIGE, Université Paris Dauphine)

interviendra sur le sujet suivant:

« L'hybridation des concepts de responsabilité sociale de l'entreprise et de développement durable : quels enjeux ? »

http://www.cairn.info/publications-de-Quairel-Fran%C3%A7oise--47610.htm

Seules les mouches relativistes sortiront indemnes de la copulation hybride !

Écrit par : Philippe | 25 janvier 2012

Robin, j'ai bien l'impression que vous avez lu "en diagonale, (du fou ?? ;-))
Mais je peux me tromper !!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

Oui, sûrement... sans compter la jalousie d'un habitué des échecs ! ;-))

Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Il n'y a toujours rien à "musique", Guy !! :-((
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012
Cher Christophe, il n'y a rien encore à dessin, à travaux manuels, à histoire, à sciences nat, à littérature, à rédaction etc.
Maintenant, il ne tient qu'à vous de rédiger des programmes de musique de la maternelle au brevet, sans oublier que pour faire ça il faut d'abord voir ce qu'ont été les programmes scolaires de musique depuis que l'école existe. Je vous y encourage.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Remarquable intervention d'Antoine Desjardin.
Et tout le monde, ici, n'est pas incapable d'en apprécier le style.
Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2012

C'est sûr qu'Antoine et ses yeux violets plus ses biceps d'haltérophile, ça a de quoi troubler les demoiselles. Sans parler du "blitz" aux échecs qui est l'équivalent masculin du rimmel aux yeux de Lola. Faut juste qu'il se renseigne un peu sur Cadichon ; après il fera un parti présentable.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Nous avons tous compris que vous étiez un génie (de la plume et des échecs), mais quel but poursuivez-vous en dehors de celui de le faire savoir ?
Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Robin, je trouve que vous quittez trop souvent la pente naturelle chez vous de la bonté. Soyez gentil avec Desjardins.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

"Je les mettrai en vente avec Parcimoni"

...et, surtout, pour déplaire un peu aux Turcs, avec Abonnessian !

Écrit par : c.charbonnel | 25 janvier 2012

Robin, je trouve que vous quittez trop souvent la pente naturelle chez vous de la bonté. Soyez gentil avec Desjardins.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2012

Vous avez raison, guy... Mais comme je le dis parfois aux élèves, je ne suis pas "gentil" au sens où vous l'entendez, mais alors, pas du tout... Et il y a sûrement quelque chose de "non virtuel" qui m'échappe. So, don't act ! (ça, c'est pour faire fulminer (et revenir) cadichon, qui a ses bons côtés aussi ! ;-))

Échecs et maths en trois coups ! (et pas le droit aux essais !)


http://www.chessvideos.tv/chess-puzzle-of-the-day.php

Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Bon, j'ai pris la peine de relire c. charbonel et pas qu'en diagonal et j'avoue que ça a de la gueule. Si j'avais eu deux collègues comme lui, je ne serai pas sous Seroplex/Alprazolam.

Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Robin,
j'ai bien aimé votre commentaire et la citation de Abraham Heschel !
Mais je pense qu'à un certain niveau l'intelligence et la bonté sont une seule et même chose. Je ne prétends pas avoir attends ce niveau...Je ne conçois pas une intelligence infinie qui ne serait pas la Bonté même.
Quand on ouvre le compas de son esprit on embrasse mieux le monde et l'on est mieux enclin à le comprendre, à lui pardonner et même à l'aimer : elle dit la voix reconnue/Que la Bonté c'est notre vie/ Que de la haine et de l'envie etc...
L'intelligence n'est pas réductible à la raison raisonnante et au calcul (les eaux froides du calcul égoïste), elle relie les êtres, déplie le monde et ouvre les fenêtres des monades. A la fin des temps (d'ici quelques heures) il n'y aura plus la moindre différence entre l'intelligence et la bonté.

ou alors l'intelligence n'est rien.

Quant au génie je confirme que c'est un assez déplaisant fardeau dont on ne sait pas très bien quoi faire au rebours du talent qui trouve toujours à se monnayer. Comme disait je crois Valéry le talent fait ce qu'il veut le génie, ce qu'il peut.
L'erreur serait de croire que le génie se propose autre chose, parfois, que sa propre consumation gratuite et pour ainsi dire privée. la plupart des génies sont méconnus ou ne tiennent à être connus pour tel que d'un cercle fort restreint. Souvent par paresse mais parfois par volonté expresse.

Je suis un disciple comme vous le voyez de Monsieur Teste, qui avait tué la marionnette. Mais je ne répugne pas tout à fait à recueillir parfois quelques suffrages parmi les connaisseurs de l'âme humaine et du style.
Vivre dans des zones de l'esprit statistiquement dépeuplées (cf courbe en cloche de Gauss asymptote qui part à droite) n'empêche pas qu'on essaye parfois de trouver une manière d'interlocuteur ou d'âme soeur, et de recueillir de lui quelques signes de sympathie et de connivence. J'aime admirer (et je crèverais de ne plus avoir d'objet d'admiration) et j'aime aussi qu'on m'admire. C'est quelque chose de bien doux à la vérité. Mais ce n'est pas la raison première qui me fait produire, entre autres, des petits exercices de style et machines rhétoriques diverses...

Bises à Sylvie !

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Eh bien, je crois que nous avons un nouvel ami qui gagne à être connu...

Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Robin,

J'habite Paris, je vous donne rendez-vous où il vous siéra pour une partie d'échecs.
Je rends du temps s'il le faut y compris en blitz (j'ai fait des blitz cinq minutes vs une minute ou moins pour moi) et je me fais fort de vous vider votre PEL à 3,25
Eh oui contrairement à ce que croit le profane le jeu d'échecs se prête très très bien au pari d'argent, je vous assure !

J'imagine qu'à la fin de la soirée, et pour vous laisser une chance de vous refaire, je me banderai les yeux (je n'aime jamais trop cela même si je joue plutôt bien à l'aveugle, mais les accortes servantes font partie du décor qu'il me plaît de voir pendant les parties et je m'attache plus à leur gorge, en général, qu'à la position délabrée de mon adversaire qui se tient lui, la tête entre les mains au dessus de l'échiquier.

je sens qu'on va rire. Je vous ferai toucher que les meilleurs blitzeurs sont souvent des "littéraires" et que l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse se conjoignent très bien chez certaines personnes.Au reste je suis un mathématicien refoulé...

E2 E4 pour le premier coup. J'espère que vous savez un peu de théorie parce que je passe un pourcentage non négligeable de ma vie dans les revues et les ouvrages d'échecs. Je travaille en ce moment la variante du pion empoisonné dans la française Winawer . Il faut dire qu'à châtelet on tombe parfois sur des pigeons coriaces(touristes en goguette) qui se piquent d'avoir un classement international ou un titre de maître et s'en retournent piteusement la bouse vide à leur car pour avoir voulu aller boire une pinte.

Écrit par : antoine desjardins | 25 janvier 2012

Eh bien, je crois que nous avons un nouvel ami qui gagne à être connu...
Écrit par : Robin | 25 janvier 2012

Robin, Antoine Desjardins n'est pas exactement un perdreau de l'année. Voir
http://www.sauv.net/leventaumilieu.php

entre autres…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2012

Ici, un perdreau de l'année 2009 ?

http://www.youtube.com/watch?v=Tmj32HFBJ_8

Écrit par : Intervilles | 25 janvier 2012

"Robin, Antoine Desjardins n'est pas exactement un perdreau de l'année. Voir
http://www.sauv.net/leventaumilieu.php

entre autres…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2012"


Une de mes préférées: < http://lafemelledurequin.free.fr/intervenants/desjardins/sotiesansissue/sotiesansissue.htm >. Mais il en a commis d'autres, hilarantes.

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

J'ai pioché ça chez Robin :

"C'est cette qualité lubrifiante de l'âme qui facilite la progression et la montée, lente, à peine visible, du triangle spirituel, freinée parfois extérieurement, mais constante et ininterrompue." (Vassily Kandinsky, Du spirituel dans l'art, VII, Théorie)

Bon ! on va pouvoir lubrifier Antoine ... cela m'ennuyait de l'enculer à sec !

Écrit par : iPidiblue ne nous fâchons plus ! | 26 janvier 2012

Et si vous commenciez par embaucher un prof particulier de Français ??? ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

C'est un prof de français qu'il vous faut, et à tous les deux.

Écrit par : Comenius | 26 janvier 2012

Excellent, Desjardins.

Écrit par : moinketro | 26 janvier 2012

Ce matin, Nathalie Mons, Maître(sse) de conférences en sociologie, et ardente lecture du kawa, nous propose une mousse de collège unique: < http://blog.educpros.fr/les-debats-d-educpros/2012/01/les-politiques-et-les-mythes-educatifs-la-chronique-de-nathalie-mons/ >. C'est chronique et c'est du lourd.

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

Lorsque les baffes se perdent: < http://ecolededemain.wordpress.com/2012/01/12/claude-lelievre-repond-a-vos-questions/ >.

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

De la réalité de ce que veulent les instances de l'enseignement catholique: < http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Eric-de-Labarre-Avant-de-reformer-l-ecole-restaurons-la-confiance-_NG_-2012-01-24-761122 >.

Attention, c'est du brutal.

Et le manifeste qui va avec: < http://www.enseignement-catholique.fr/ec/images/stories/communiques/manifeste_24-01.pdf >.

Extraits:

"Reconnaître le rôle du chef d’établissement dans le
recrutement des professeurs et leur évaluation afin de lui
donner les moyens de mettre en œuvre le projet l’établissement" (p.10)

"Pratiquer, dans le cadre de la loi, une réelle parité, notamment financière, entre les établissements publics et privés associés, de l’école maternelle à l’enseignement supérieur." (p.11)

"Concourir activement à la formation initiale des professeurs en articulant la maîtrise des savoirs avec celle de la pédagogie, préparer et permettre, le cas échéant, leur réorientation." (p.12)

"Articuler la logique de la classe à une logique d’établissement
afin de développer le travail par projet et en équipe pédagogique" (p.13)

"Il revient ainsi à l’école catholique d’affronter avec détermination la nouvelle situation culturelle, de se placer comme instance critique des projets éducatifs partiaux, comme exemple et stimulant pour les autres institutions éducatives, de se faire frontière avancée de la préoccupation éducative de la communauté ecclésiale. C’est ainsi que se réalise clairement le rôle public de l’école catholique qui ne naît pas comme initiative privée, mais comme expression de la réalité ecclésiale, revêtue de par sa nature même d’un caractère public." (p.15)

Et il y en a d'autres...

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

Et comme rien ne se perd (en dehors des claques), voici les propositions du CRAP à huttes: < http://www.cahiers-pedagogiques.com/IMG/pdf/Propositions-2012.pdf >. Toute ressemblance, etc., etc.

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

"Lorsque les baffes se perdent:"

Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

Je veux bien organiser un combat Desjardins versus Lelièvre, et plutôt sur un ring qu'autour de 64 petits carrés noirs et blancs !!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2012

Dans le lien donné par Maxime plus haut, il faut voir comment Lelièvre est soulevé par les "questions" des branques de l'unsa. Encore un qui vise un bureau dans les étages élevés du Moloch ...

J'aime particulièrement ce "collègue" genre presse à disques, poutrap et araignées au plafond, dossiers bien rangés sur étagère Ikea qui couine :

"Refonte totale du statut des enseignants : depuis 1950, le monde a changé et l’école doit se mettre à jour. La société doit reconnaître et être claire sur les nouvelles missions qu’elle demande à l’école et faire évoluer le métier d’enseignant en conséquence.”

Renoncer à instruire c'est le masque jeune des vieillards innovants de l'unsa.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Les raisons de "réformer l'orthographe" sont très diverses :

www.lepoint.fr/culture/orthographe-et-si-on-ecrivait-des-chevaus-26-01-2012-1423791_3.php

"Évidemment. Le but, c'est que les élèves fassent moins d'erreurs, voire plus du tout. Mais surtout qu'ils cessent de culpabiliser. Lorsque j'enseignais à la Sorbonne, un étudiant chinois était venu me voir pour sa thèse et m'avait confié : "Je veux bien parler français, mais l'écrire, c'est impossible." J'avais trouvé ça extrêmement triste. Notre langue n'est pas abordable."

Faciliter l'abordage de nos amis chinois est une noble cause qui trouvera, à n'en pas douter, de nombreux collaborateurs.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

En complément (d'objet direct) :

www.vousnousils.fr/2012/01/25/apprendre-le-chinois-un-atout-pour-lavenir-520371

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Plus de deux fautes dans une dictée en chinois sera sanctionnée par un mois de cabane dans un camp de travail tibétain.

Pardon, je voulais dire un trek de remise en forme à Lhassa

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

J'ai pioché ça chez Robin :

"C'est cette qualité lubrifiante de l'âme qui facilite la progression et la montée, lente, à peine visible, du triangle spirituel, freinée parfois extérieurement, mais constante et ininterrompue." (Vassily Kandinsky, Du spirituel dans l'art, VII, Théorie)

Bon ! on va pouvoir lubrifier Antoine ... cela m'ennuyait de l'enculer à sec !

Écrit par : iPidiblue ne nous fâchons plus ! | 26 janvier 2012

Honni soit qui mâle y pense !

Écrit par : Robin | 26 janvier 2012

Lu dans VousNousIls

"Claude Bartolone : en Seine-Saint-Denis, les cas de violences gravissimes à l'école sont rares"

Traduction : "les cas de rare violence sont rares, même dans le 9-3"

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

@Antoine Desjardin

Vous gagnez aussi à être lu, ce que j'ai fait grâce au lien indiqué par JPB. et je le dis sans flagornerie. Quant à votre invitation à vous affronter aux échecs, je vous en remercie, mais je suis un joueur plus que moyen et j'y laisserais plus que ma chemise.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2012

J'ai adoré la citation de Talleyrand : "Il n'y a aucun problème qu'une absence de solution ne finisse par résoudre."

Écrit par : Robin | 26 janvier 2012

@Antoine Desjardins
Peux-tu me joindre par mail ?
guy.morel314 (atchoum)orange.fr

Je suis en train de bosser pour le GRIP sur l'histoire de l'enseignement du français et je voudrais bénéficier de tes lumières.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Les raisons de "réformer l'orthographe" sont très diverses :

www.lepoint.fr/culture/orthographe-et-si-on-ecrivait-des-chevaus-26-01-2012-1423791_3.php

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012
Il est gentil le monsieur, mais contrairement à ce qu'il dit la graphie "chevaus" est courante en ancien français.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

L'imprimerie a tout gâté ...

Écrit par : iPidiblue à bas Gutenberg ! | 26 janvier 2012

Ipidiblue :

"Bon ! on va pouvoir lubrifier Antoine ... cela m'ennuyait de l'enculer à sec !"

Mon pauvre ami, je crois bien que la seule chose que tu puisses parvenir à enculer soit les mouches.

Mais un de ces diptères farouches me confiait récemment qu'ayant été sauvagement agressé par derrière par un individu anonyme (ipidiblue quidam), elle conçut d'abord une grande frayeur. Résignée à son sort devant l'empressement de son assaillant masqué, la mouche se dit qu'il fallait se résoudre à perdre son pucelage et qu'au demeurant elle en tirerait peut-être, après tout quelque satisfaction charnelle d'elle jusqu'alors inconnue. Quelle ne fut pas sa déception :

Est-ce déjà fini, se dit la chétive ? Tout est-il consommé ?
Elle n'avait rien senti venir ni passer.

Voilà un enculeur de mouches bien bénin se dit-elle.

L'offense était légère, il faut en convenir. On a connu trousseur de mouche plus vaillant !


Je conseille à IpidiblueTartarin de se faire pousser une mentule avant de battre la campagne. Et de donner son nom et son prénom quand il monte en piste, qu'on voie un peu le visage de l'homme aux pistolets d'or qui enculât sans dommage pour elle une mouche efflanquée.

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

erratum : qui "encula" et non qui "enculât".

Et puis non, je laisse le subjonctif !! Il laisse le procès encore plus problématique et hypothétique, d'où mon lapsus calami...

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Pourquoi cette haine des majuscules ?

Écrit par : iPidiblue bas de casse | 26 janvier 2012

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/01/19/01002-20120119ARTFIG00508-francois-bayrou-pourquoi-j-y-crois.php

Le Figaro est sympa, il prévient les truffes – les mêmes qui ont été enfumées en 2007.

« Etes-vous prêt à aller vers plus de flexibilité sur le marché du travail?

Ne cherchons pas des mots compliqués. Le marché du travail a besoin de souplesse. »

NE VOTEZ POUR PERSONNE ; ou avec un lubrifiant.

Bonne lose.

Écrit par : Al | 26 janvier 2012

Je conseille à IpidiblueTartarin de donner son nom et son prénom quand il monte en piste, qu'on voie un peu le visage de l'homme aux pistolets d'or qui enculât sans dommage pour elle une mouche efflanquée.

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Cliquez sur son pseudo "orange" et vous saurez non seulement qu'il s'appelle Pierre Driout mais bien plus encore sur sa personnalité.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

"Concourir activement à la formation initiale des professeurs en articulant la maîtrise des savoirs avec celle de la pédagogie, préparer et permettre, le cas échéant, leur réorientation." (p.12)

"Articuler la logique de la classe à une logique d’établissement
afin de développer le travail par projet et en équipe pédagogique" (p.13)

"Il revient ainsi à l’école catholique d’affronter avec détermination la nouvelle situation culturelle, de se placer comme instance critique des projets éducatifs partiaux, comme exemple et stimulant pour les autres institutions éducatives, de se faire frontière avancée de la préoccupation éducative de la communauté ecclésiale. C’est ainsi que se réalise clairement le rôle public de l’école catholique qui ne naît pas comme initiative privée, mais comme expression de la réalité ecclésiale, revêtue de par sa nature même d’un caractère public." (p.15)

Et il y en a d'autres...
Écrit par : maxime | 26 janvier 2012

Je ne comprends pas pourquoi les responsables de l'école catholique et le CRAP ne travaillent pas la main dans la main. Dans la même communauté ecclésiale de caractère public.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Cliquez sur son pseudo "orange" et vous saurez non seulement qu'il s'appelle Pierre Driout mais bien plus encore sur sa personnalité.
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Ça fait bien longtemps que ce concombre est démasqué.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Les secret de Bonnet d'âne enfin révélés !


Guy Morel s'appelle Guy Morel !
Robin se nomme Robin Guilloux !
Jean-Paul Brighelli est surnommé affectueusement dans l'intimité Bonnet d'âne !
Dobo est véto-socialiste et Yann est véto-financier-libéral !
Cadichon est Tea Party de Boston et surveille l'avancée des chars soviétiques en France !

Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

La haine de la durée * accompagne celle de toute forme de stabilité.

Des experts auto-proclamés du changement, il y en a pléthore. Tellement qu'il sera difficile au Nigaud de Tulle de tous les contenter.

Voyez celui-là qui veut promouvoir "l'entrée dans la culture à l'ère du numérique" :

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/01/26012012_Devauchelle.aspx

Un client pour iPidi ?

* bientôt dans les manifs, un macaron "Ere du crétin native" ? Ça m'énerve ...

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Vous étiez très Concombre masqué, Guy ? Moi c'était plutôt Rahan ...

Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

@ Où sont passées mes pantoufles ? ( Jean Constantin)
Là : http://www.liberation.fr/economie/01012385911-jean-claude-trichet-devrait-entrer-au-conseil-d-administration-d-eads

Et l'autre qui veut lutter contre le pouvoir de la phynance !
L'imbécile voit le doigt et pas la lune.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Vous étiez très Concombre masqué, Guy ? Moi c'était plutôt Rahan ...
Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

Vous êtes jeune. Moi c'était Yves le loup.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Quant à moi, M. Desjardins, je viens ici me distraire en attendant que le lavement à l'eau savonneuse du chat nommé "Choup's" agisse.
Choup's a un léger mégacolon suite à un AVP qui, séparant le sacrum de la dernière lombaire et étirant de ce fait la "queue de cheval", a engendré à vie le syndrome du même nom. Heureusement, il pisse sans soucis, après de difficiles débuts. C'est un syndrome de la queue de cheval partiel sans parésie des postérieurs. Le matou s'en tire à bon compte !
Il est sous pyridostigmine ( un truc de babiologue que nous appelons, dans notre jargon pseudo-scientifique, inhibiteur des cholinestérases ou acétylcholinomimétique indirect ) depuis à présent huit ans mais, parfois, le colon s'engane et il faut faire des lavements. Une fois tous les deux-trois ans, ce qui est raisonnable. Je soupçonne une absorption de souris avec la peau.

Tout ça pour vous dire que, en tant qu'enculeuse de mouches et de chats de haut niveau, je soutiens mon pote iPid !

Pensez que pour avoir le droit de déboucher des chats, il m'a fallu aller en prépa et passer un concours réputé exigeant !

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Et Yann va me demander pourquoi je n'ai pas prescrit du bétanéchol ...

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Dobo est véto-socialiste et Yann est véto-financier-libéral !
Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

Vous croyez vraiment qu'il y a une différence, en dehors de la bonne grâce que je mettais à payer votre défunt RSA et à cotiser pour votre CMU, tant qu'on ne me taxait pas violemment sur ma complémentaire privée ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

"Une nouvelle source vient de voir le jour, comment refuser d'y boire quand on est jeune et qu'elle s'impose à vous dans votre chambre voire dans votre poche ?" Bruno Devauchelle

Il y a une source que ce monsieur n'a pas dans sa poche ni dans sa chambre, c'est celle de la langue française.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Antoine Desjardins, laissez tomber pour Ipidimaboul, il n'en vaut pas la peine.

Et svp, répondez plutôt à mes questions plus haut !

Écrit par : Emile Bondieu | 26 janvier 2012

Et Yann va me demander pourquoi je n'ai pas prescrit du bétanéchol ...
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012
C'est vrai que pour faire chier le Trichet, il eût fallu y penser. M'a l'air d'avoir une sacrée queue de cheval ce gars-là.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

L'imbécile voit le doigt et pas la lune.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Encore !
J'en ai marre de l'entendre, celle-là !
C'est ma frangine qui vous a contaminé ou c'est vous qui l'avez endoctrinée ?
Cette expression m'exaspère, surtout de la part de gens qui eux-mêmes, comme tout un chacun d'ailleurs, voient souvent le doigt et rarement la lune.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Une nouvelle source vient de voir le jour, comment refuser d'y boire quand on est jeune et qu'elle s'impose à vous dans votre chambre voire dans votre poche ?" Bruno Devauchelle
Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Devauchelle ?
Est-il parent avec notre cancérologue véto ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Cancérologue véto qui a d'ailleurs le premier repéré la nouvelle source de profits qu'était la cancérologie vétérinaire et qui a bien défendu le bout de gras.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

L'imbécile voit le doigt et pas la lune.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Encore !
J'en ai marre de l'entendre, celle-là !
C'est ma frangine qui vous a contaminé ou c'est vous qui l'avez endoctrinée ?
Cette expression m'exaspère, surtout de la part de gens qui eux-mêmes, comme tout un chacun d'ailleurs, voient souvent le doigt et rarement la lune.
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Cat ne m'a rien dit de tel. Par ailleurs, je ne montre jamais rien du doigt. Ma maman m'a appris que ça ne se faisait pas.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Il va prendre la mouche de jardin !

Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

Devauchelle ?
Est-il parent avec notre cancérologue véto ?
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Je ne crois pas. C'est un mec comme il y en a tant parmi les pédagos. Le cancer en personne.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Physiquement parlant je suis allé voir sa bobine et c'est pas vraiment mon genre !

Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

Impôts, impôts ! comme disait Fernand Raynaud ...

En France tout le monde a l'impression de payer pour les autres ...

Écrit par : iPidiblue impôts ! | 26 janvier 2012

Physiquement parlant je suis allé voir sa bobine et c'est pas vraiment mon genre !

Écrit par : iPidiblue Closer | 26 janvier 2012

Qui ? Des jardins ou de vauchelle ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

"Qui ? Des jardins ou de vauchelle ?"

De derrière, écartant la lune du doigt, quelle importance dans l'imaginaire iPidien ?

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Quel dommage qu'il n'y ait qu'une seule Lune dans le ciel ! Il y aurait plus de sages sur Terre ...

Écrit par : iPidiblue et le doigt de l'ange | 26 janvier 2012

Antoine Desjardins, laissez tomber pour Ipidimaboul, il n'en vaut pas la peine.
Écrit par : Emile Bondieu | 26 janvier 2012

Inutile, surtout, de s'attarder. iPidi c'est un peu comme les chiens d'un quartier: il fait beaucoup de bruit, effraie les étrangers, mais au bout d'un moment on s'habitue et on s'aperçoit qu'il fait partie du paysage (après tout, que serait un quartier résidentiel sans ses aboiements de chiens à mémés esseulées ?).

Écrit par : Julien | 26 janvier 2012

@ Où sont passées mes pantoufles ? ( Jean Constantin)
Là : http://www.liberation.fr/economie/01012385911-jean-claude-trichet-devrait-entrer-au-conseil-d-administration-d-eads

Et l'autre qui veut lutter contre le pouvoir de la phynance !
L'imbécile voit le doigt et pas la lune.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Notez que vu que c'est pour remplacer Arnaud Lagardère ...
L'un dans l'autre, on ne perd rien si on ne gagne rien, dans cette affaire.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Notez que vu que c'est pour remplacer Arnaud Lagardère ...
L'un dans l'autre, on ne perd rien si on ne gagne rien, dans cette affaire.
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

En effet. Mais quand vous dites 'l'un dans l'autre", vous croyez vraiment que ces deux là...?

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Julien n'a peur de rien même pas de Dickens, qu'on se le dise !

Écrit par : iPidiblue les fantômes de l'éducation nationale | 26 janvier 2012

Ce matin j'ai eu presque horreur en lisant les journaux : "Sarkozy déclare la guerre à la Hollande !"

Je me suis demandé où l'excité chronique allait nous embarquer ...

Écrit par : iPidiblue les fantômes de la campagne | 26 janvier 2012

Interrogé par nos soins M. Sarkozy aurait déclaré - de source bien informée : "Je peux toujours faire pire, vous savez !"

Écrit par : iPidiblue brève de la campagne | 26 janvier 2012

Ce matin j'ai eu presque horreur en lisant les journaux : "Sarkozy déclare la guerre à la Hollande !"

Je me suis demandé où l'excité chronique allait nous embarquer ...

Écrit par : iPidiblue les fantômes de la campagne | 26 janvier 2012

Il se prend pour Louis XIV ?
Il ne nous reste plus qu'à chanter:

Il est dans la Hollande, les Hollandais l'ont pris,
Que donneriez-vous, belle, pour avoir votre ami ? ... "
Je donnerais Versailles, Paris et Saint-Denis.
Je donnerais Versailles, Paris et Saint-Denis,
Les tours de Notre-Dame et le clocher de mon pays.
Les tours de Notre-Dame et le clocher de mon pays,
Et ma jolie colombe, pour avoir mon mari.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

@les cockers ne savent pas compter et les Hollandais non plus

"Prenons l'exemple des retraites: faire partir à taux plein les salariés âgés de plus de 60 ans ayant cotisé 41 ans, comme le propose le candidat socialiste, n'est pas tenable." Pécresse

Un peu de calcul : les salariés de soixante ans qui en 2012 ont commencé 41 ans plus tôt, donc à 19 ans en 1971, ils sont combien ? J'aimerais savoir. Comme j'aimerais savoir à quel âge moyen on "embrasse" aujourd'hui une carrière. Parce que si par hasard la France des années 70 était capable de mettre des gens de 19 ans au turbin alors que la France des années 2000 n'est capable que de les mettre au chômage par la prolongation d'études jusqu'à 25 ans qui ne mènent en général à rien, faudrait vraiment commencer à se poser des questions. Que ne se posent ni Pécresse ni le Hollandais parce que de toute façon ni l'un ni l'autre n'a jamais fait aucun métier utile.
Ça s'appelle les "élites" et ça pousse à voter Le Pen.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Julien n'a peur de rien même pas de Dickens, qu'on se le dise !
Écrit par : iPidiblue les fantômes de l'éducation nationale | 26 janvier 2012

Pourtant, je disais cela affectueusement ! Décidément, vous avez mauvais fond...

Écrit par : Julien | 26 janvier 2012

(…) Comme j'aimerais savoir à quel âge moyen on "embrasse" aujourd'hui une carrière. (…)

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Le simple but de tout ceci étant évidemment de baisser les pensions (“on a trop longtemps vécu au-dessus de nos moyens” ; “la dette, la dette, la dette” du très débile blog d'Apathie, etc.).

« Il y a ce que les gens comprennent, ce que le PS dit et ce qu'il fera », citation de mémoire du conseiller retraites de M. Hollande, véritable axiome politique.

Écrit par : petromoins | 26 janvier 2012

Le degré zéro de l'apathie ?

Écrit par : iPidiblue en rut | 26 janvier 2012

Le simple but de tout ceci étant évidemment de baisser les pensions (“on a trop longtemps vécu au-dessus de nos moyens” ; “la dette, la dette, la dette”
Écrit par : petromoins | 26 janvier 2012

Moi je vois des branleurs qui vivent très très au-dessus de ce qu'ils sont et qu'il serait temps de mettre au turbin s'ils ont capables d'être autre chose que des OS. Ils auront fait quoi le Hollandais et la Pécresse pour gagner leur retraite ? Et je ne parle pas du capitaine Trichet que j'enverrais volontiers arracher des betteraves en Pologne.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Ils auront fait quoi le Hollandais et la Pécresse pour gagner leur retraite ? Et je ne parle pas du capitaine Trichet que j'enverrais volontiers arracher des betteraves en Pologne.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Ils ont cotisé et certainement pas qu'un peu !
Ce que vous écrivez est exactement ce qu'il faut écrire pour convaincre les cols blancs d'œuvrer à supprimer les retraites par répartition et à les remplacer par des retraites par capitalisation, chacun pour soi.

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Ils auront fait quoi le Hollandais et la Pécresse pour gagner leur retraite ? Et je ne parle pas du capitaine Trichet que j'enverrais volontiers arracher des betteraves en Pologne.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Ils ont cotisé et certainement pas qu'un peu !
Ce que vous écrivez est exactement ce qu'il faut écrire pour convaincre les cols blancs d'œuvrer à supprimer les retraites par répartition et à les remplacer par des retraites par capitalisation, chacun pour soi.
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012
Ils n'ont rien branlé de leur vie, et je me fiche bien de leur cotisations. Ces gens sont des héritiers et des rentiers. Arrogants en plus. Si vous ne voulez pas voir que s'est constituée une épaisse couche sociale parasitaire sur le modèle de l'Ancien régime et qu'elle est en train de nous jouer du violon, c'est votre problème.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

De toutes les manières il est impossible de supprimer la retraite garantie par l'Etat et donc la retraite sociale ! C'est une absurdité ... c'est comme vouloir me supprimer mon R.S.A c'est une crétinerie !

Écrit par : iPidiblue | 26 janvier 2012

En Une du Figaro : "Hollande esquisse l'idée d'une licence globale"

La fin des licences IV, donc ?

Il est foutu ...

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Ils auront fait quoi le Hollandais et la Pécresse pour gagner leur retraite ? Et je ne parle pas du capitaine Trichet que j'enverrais volontiers arracher des betteraves en Pologne.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Ils ont cotisé et certainement pas qu'un peu !
Ce que vous écrivez est exactement ce qu'il faut écrire pour convaincre les cols blancs d'œuvrer à supprimer les retraites par répartition et à les remplacer par des retraites par capitalisation, chacun pour soi.
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012
Ils n'ont rien branlé de leur vie, et je me fiche bien de leur cotisations. Ces gens sont des héritiers et des rentiers. Arrogants en plus. Si vous ne voulez pas voir que s'est constituée une épaisse couche sociale parasitaire sur le modèle de l'Ancien régime et qu'elle est en train de nous jouer du violon, c'est votre problème.
Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Tiens, vous donnez une idée : on pourrait lancer des Cahiers de doléances. Je suis prêt à tenir le crayon des salariés à 1000 euros net mensuels au milieu desquels je vis. L'a pas eu cette idée le gras Hollandais qui veut s'en prendre à la phynance ?

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

"Je suis prêt à tenir le crayon" GM

Et moi, à porter les seaux de goudron et de plumes

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

"c'est comme vouloir me supprimer mon R.S.A c'est une crétinerie !" IminiPlus

Qui parle de vous supprimer la bi-nationalité ?

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

"Je suis prêt à tenir le crayon" GM

Et moi, à porter les seaux de goudron et de plumes
Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Oh oui, surtout quand ces petits salopards engraissés s'affublent d'un casque pour se risquer - avec service d'ordre - dans les usines que Trichet, vieillard sinistre, ferme avec la bonne conscience du vrai salopard. En s'apprêtant à engranger - on n'est jamais trop prudent - les jetons de présence dans une nouvelle sinécure.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Je suis prêt à faire quelques dizaines de kilomètres * pour participer activement à un commando bitumo-voligeur au cas où un de ces sinistres guignols tente de gerber des joncs aux prolétaires dans ma région.

* faut pas trop pousser dans la militance quand même

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Texte de plus de quinze ans d'âge où se révèle toute l'étendue de mon innocence et donc de ma perversité polymorphe : Feu l'ironie.



Régalez-vous si vous avez le moyens de goûter la langue française.
La principale qualité de ce texte est d'être du français. J'écris le français plutôt naturellement et j'aime assez les auteurs qui ont illustré cette langue.
On verra que je m'essaye avec peut-être moins de bonheur à un sonnet marotique mais on n'y trouvera pas je crois de faute contre le goût ni d'entorse à la prosodie ou à la métrique.

http://lafemelledurequin.free.fr/intervenants/desjardins/feulironie/feulironie.htm


Je préviens mes admirateurs que très peu de texte apparaissent sur internet sous mon nom : je cultive comme mon frère F Pessoa l'hétéronymie. Massimi Pacifico, par exemple s'est un peu penché sur le sort de l'école, mais presque par inadvertance. Sa personnalité n'est d'ailleurs déjà plus la mienne...

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Ces gens sont des héritiers et des rentiers. Arrogants en plus. Si vous ne voulez pas voir que s'est constituée une épaisse couche sociale parasitaire sur le modèle de l'Ancien régime et qu'elle est en train de nous jouer du violon, c'est votre problème.
Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

La République vieillissante a engendré une nouvelle aristocratie élue qui n'a d'autre valeur que le fric.

Écrit par : JL | 26 janvier 2012

En Une du Figaro : "Hollande esquisse l'idée d'une licence globale"

La fin des licences IV, donc ?

Il est foutu ...
Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

C'est-à-dire qu'il songe à protéger les fournisseurs du robinet musical à conneries. Normal, il y a du blé. Et les droits d'auteurs de ceux qui écrivent des textes pour des revenus de misère, il songe à les protéger m'sieur le gras Hollandais. C'est vrai que c'est un gouvernement socialiste qui a supprimé l'abattement fiscal de 20% dont bénéficiaient les plumitifs. Tout en le laissant subsister - c'est bien normal- pour des pauvres gens comme les "journalistes" de télévision.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Si vous ne voulez pas voir que s'est constituée une épaisse couche sociale parasitaire sur le modèle de l'Ancien régime et qu'elle est en train de nous jouer du violon, c'est votre problème.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Je le vois fort bien mais en revanche, je ne vois pas ce qu'il y a là de nouveau.
Si vous faites place nette, outre le fait que vous et moi serons peut-être exécutés avant eux, d'autres viendront à nouveau se nicher sous les nouveaux ors de la nouvelle forme gouvernementale.
Alors, eux ou d'autres, qu'est-ce que ça change, à terme ?

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

Tiens, vous donnez une idée : on pourrait lancer des Cahiers de doléances. Je suis prêt à tenir le crayon des salariés à 1000 euros net mensuels au milieu desquels je vis. L'a pas eu cette idée le gras Hollandais qui veut s'en prendre à la phynance ?

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

"Je suis prêt à tenir le crayon" GM

Et moi, à porter les seaux de goudron et de plumes

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Et à vous faire couper la tête quatre ans plus tard, juste avant de laisser vos smicards supporter vingt ans de dictature plus soixante de réaction ?

Vous êtes vraiment deux gros vieux c***

Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

"Vous êtes vraiment deux gros vieux c***" Mâme dobo

Enfin, de la reconnaissance !

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

"Vous êtes vraiment deux gros vieux c***" Mâme dobo

Enfin, de la reconnaissance !
Écrit par : dugong | 26 janvier 2012
Et d'autant mieux venue que les générations de jeunes maigres i******** qui nous ont suivis ont manifesté une intelligence politique et pédagogique à toute épreuve.
Attention, Mâme, à ne pas voter Meirieu. Ou Peillon, qu'est à peu près la même chose, en pire.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

"Et à vous faire couper la tête quatre ans plus tard, juste avant de laisser vos smicards supporter vingt ans de dictature plus soixante de réaction ?" Mâme dobo

Réaction typique des affidés du PS qui croient représenter les prolétaires par con tu masses depuis le congrès de Tours.

Necker est mort dans son lit, à l'abri en Suisse. Il n'est pas dit que le Nigaud de Tulle puisse passer aussi facilement la frontière ...

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Quairel a dit :
Desjardins nous gratifie d'une " petite chronique du fascisme et de la haine ordinaire" version intello ...Ce serait presque comique si ça n'était pas tragique! Mais il résume bien la tonalité générale de ce blog : lamentablement inhumain et totalement régressif ! Un collectif d'anciens bons ou très bons élèves, unis depuis la maternelle "


Pourquoi, Quairel, ce mépris très aristocratique de la haine. Il faut des haines à la société en vue des bouleversements dont (ah les joies du dont instrumental dans la langue classique) elle progresse comme la terre a besoin d'être labourée pour être fertile.

Toutes les haines, ma chère, ne sont pas fascistes. La haine est l'ingrédient très nécessaire des révolutions. La haine du peuple affamé pour les aristos était-elle fasciste ? Que non pas. Si quelque jour la tête de Descoing finit sur une pique, à côté de celle de Woerth et des autres, j'y verrai la manifestation d' une haine très salutaire.
et quid de la haine des communards pour les versaillais ? de la haine des résistants pour l'occupant nazi ? De la haine du colonisé pour le colonisateur, de la haine de la victime pour le bourreau ?

Il y a des haines saintes et utiles qui mobilise l'homme pour les entreprises les plus justes. Sans éxécration et sans colères durables, les esclaves resteraient dans les fers et l'humiliation de l'homme par l'homme ne trouverait jamais de fin.

Que si certaines haines paraissent impures, et même dévoyées, je demande d'abord qu'on les examine et qu'on en voie l'origine et la cause avant de jeter l'anathème et de prendre des airs outragés.

La haine est à comprendre et non anathématiser du haut de je ne sais quelle magistrature morale.

Si elle n'est pas l'effet d'un tempérament, d'une humeur ou d'une folie, elle a des causes sociales qu'il convient d'éclairer.

Le confort moral et matériel semble plutôt bien préserver de la haine : que ceux qui en jouissent méditent donc sur ceci !

Voir du fascisme partout est grotesque.

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Alors, eux ou d'autres, qu'est-ce que ça change, à terme ?
Écrit par : dobolino | 26 janvier 2012

À terme ?
Holà, faut faire rappliquer Robin et sa métaphysique !
Ou EDF qui vient couper le courant parce que la facture n'est pas payée.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

L'aboyeuse qu'il tier chantera "night in white satin" en montant sur l’échafaud.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/99/Curchod%2C_Suzanne.jpg/436px-Curchod%2C_Suzanne.jpg

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

"Ou EDF qui vient couper le courant parce que la facture n'est pas payée." GM

EDF ne se déplace plus.

C'est Linky (4,3 milliard d'euros programmés) qui s'en chargera.

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

milliards ...

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Bonjour tout le monde. Deux petites questions :

1) Ces enfoirés de chefs d'établissement touchent-ils une prime pour "bon fonctionnement de l'établissement", oui ou non ? L'ont-ils touchée l'année dernière ? En touchent-ils une cette année ? Mon ordure de chef nous a dit à plusieurs reprises que c'étaient de fausses rumeurs destinées à leur mettre à dos le corps enseignant (comme s'ils avaient besoin de ça pour qu'on ne puisse pas les encadrer), mais il ment comme il respire. Quelqu'un en saurait-il plus ?

2) Je viens de compter 92 admissibles pour 170 postes à pourvoir au Capes de Lettres Classiques sur Publinet. Quelqu'un aurait-il la bonté d'âme d'aller vérifier et de me dire que je me suis trompée parce que je n'en reviens toujours pas ?

Écrit par : Kap | 26 janvier 2012

Si quelque jour la tête de Descoing finit sur une pique, à côté de celle de Woerth et des autres, j'y verrai la manifestation d' une haine très salutaire.

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012
Desjardins, vous êtes romantique et excessif. Quelle haine ici ?
Mon chat se nettoie le cul dix fois par jour et pourtant nulle haine chez lui.
Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances. Il est le premier à avoir dit que Sciences Po se foutait de la culture et servait à recruter des séides au service de la bourgeoisie en place y compris parmi le sous prolétariat. Ce type mérite une statue. C'est un des rares marxistes qui subsiste.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Bonjour tout le monde. Deux petites questions :

1) Ces enfoirés de chefs d'établissement touchent-ils une prime pour "bon fonctionnement de l'établissement", oui ou non ? L'ont-ils touchée l'année dernière ? En touchent-ils une cette année ? Mon ordure de chef nous a dit à plusieurs reprises que c'étaient de fausses rumeurs destinées à leur mettre à dos le corps enseignant (comme s'ils avaient besoin de ça pour qu'on ne puisse pas les encadrer), mais il ment comme il respire. Quelqu'un en saurait-il plus ?

2) Je viens de compter 92 admissibles pour 170 postes à pourvoir au Capes de Lettres Classiques sur Publinet. Quelqu'un aurait-il la bonté d'âme d'aller vérifier et de me dire que je me suis trompée parce que je n'en reviens toujours pas ?

Écrit par : Kap | 26 janvier 2012

Désolée pour le double-post, y a eu un glitch ! ^^

Écrit par : Kap | 26 janvier 2012

Desjardins, l'histoire que vous racontez plus haut sur une visite d'IPR dans un lycée m'intéresse. Même si ça remonte largement à un an et demi, d'après ce que j'ai compris, pourriez-vous retrouver le nom des inspecteurs ?
Si vous l'avez, vous me le communiquez par mail privé…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2012

salut jean Paul,
c'est un certain sylvain Simon sylvain.simon@free.fr qui nous a fait ce témoignage sur les inspecteurs vauclusiens (sur la liste lettres et débats) qui m'a donné le prétexte pour écrire De la soumission

il avait ajouté :

" Je tiens à ajouter deux choses :

- Lorsque la collègue a eu terminé son intervention, elle a été applaudie par tous les profs présents. Inutile de dire que cette salve d'applaudissements a été tout à fait unique pendant la séance.
- Suite au sermon de l'inspecteur, je comptais moi-même intervenir pour protester contre cette conception qui ruine toute exigence de "niveau". Malheureusement, j'ai été devancé par une autre collègue de français, qui après quelques phrases assez molles, a réorienté la discussion sur les sempiternels "moyens", que leur baisse terrible rend encore plus inadaptés aux objectifs qu'on nous assigne, etc. Son intervention a suscité une réponse, qui a ensuite fait rebondir quelques collègues. Il devenait plus délicat de revenir sur un sujet qui avait été refermé, d'autant que la séance a rapidement pris fin. J'étais assez furieux contre elle (même si cette colère était une bonne excuse à ma propre lâcheté) : elle est très hostile au gouvernement actuel et à la réforme du lycée dans tous ses aspects, mais avec les meilleures intentions du monde, elle a objectivement contribué à escamoter le seul moment vraiment intéressant de la séance, le seul moment de tension qui pouvait déboucher sur un vrai débat, voire sur un semblant d'affrontement. Détail qui n'est peut-être pas un : elle a un côté "pédagogiste" et beaucoup d'estime pour Meirieu...


Voila je n'en sais pas plus. ce témoignage date de mars 2010...

Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Il y a des haines saintes et utiles qui mobilise l'homme pour les entreprises les plus justes. Sans éxécration et sans colères durables, les esclaves resteraient dans les fers et l'humiliation de l'homme par l'homme ne trouverait jamais de fin.
Écrit par : antoine desjardins | 26 janvier 2012

Oui, enfin ça finit généralement par déraper, et l'esclave finit par devenir bourreau à son tour. C'est un peu un cercle vicieux, cette affaire, donc n'est-il pas plus judicieux de faire autrement ? Personnellement, je préfère la méthode Gandhi: résistance passive; ne rien céder mais sans s'énerver.

Écrit par : Julien | 26 janvier 2012

Sauf quand Dickens est dans les parages alors j'en connais qui deviennent enragés ...

Écrit par : iPidiblue | 26 janvier 2012

Qui connait les règles de désignation d'un complément de service, hors "usage" traditionnel du dernier arrivé?
Y a-t-il un/des décrets concernant cette désignation d'un prof?

Grand merci d'avance.

Écrit par : sisyphe | 26 janvier 2012

Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances. Il est le premier à avoir dit que Sciences Po se foutait de la culture et servait à recruter des séides au service de la bourgeoisie en place y compris parmi le sous prolétariat. Ce type mérite une statue. C'est un des rares marxistes qui subsiste. Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Les chiens de garde... très belle envoyée, GM !

Écrit par : moinketro | 26 janvier 2012

"La démocratie étant le pire système"

Croire ou faire croire que nous sommes en démocratie, d'emblée ça commence très mal.

Pas lu le reste.

Écrit par : toto | 26 janvier 2012

Catmano, si vous en avez le goût et le temps :

http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2012/01/21/enthousiasmante-formation/#comments

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Sauf quand Dickens est dans les parages alors j'en connais qui deviennent enragés ...
Écrit par : iPidiblue | 26 janvier 2012

Allons, allons, c'est du passé tout cela. Et puis je commence à croire qu'il vous manque. Il vous suffirait pourtant de hanter (comme vous le faites ici) le site du parti de l'In-nocence, je suis sûr que vous l'y retrouveriez.

Écrit par : Julien | 26 janvier 2012

Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances. Il est le premier à avoir dit que Sciences Po se foutait de la culture et servait à recruter des séides au service de la bourgeoisie en place y compris parmi le sous prolétariat. Ce type mérite une statue. C'est un des rares marxistes qui subsiste. Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Les chiens de garde... très belle envoyée, GM !
Écrit par : moinketro | 26 janvier 2012

À votre service. Et pitié pour les tendres ahuris qui dressent devant ce type le "bûcher des humanités" et autres fadaises à faire se rouler les barbares par terre.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

« …la gestion mentale… éblouie par tant de découvertes ! »

« …ma (très intéressante) formation à l’IUFM… »

« PS : j’aurais bien aimé avoir un feedback des enseignants qui ont hérité des élèves de ladite institutrice… Il m’arrive pour ma part d’hériter d’élèves qui « lisent » parfaitement, mais ne comprennent pas grand chose à ce qu’ils lisent ! Or il est très peu question de compréhension dans ce texte… »

Salut Lulu.

Écrit par : coincoin | 26 janvier 2012

« Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances... C'est un des rares marxistes qui subsiste.
Écrit par : guy morel »


Richard Descoings gagnerait d'après plusieurs sites un peu moins de 500 000 € par an, soit près de 40 000 € mensuels, grâce à un bonus de 175 000 € (Il est le seul décideur du montant et de la répartition de ces bonus). C'est dix fois plus que ce que gagne actuellement un président d'université française.

Un montant qui fait d'autant plus polémique que depuis son arrivée à la tête de Sciences Po, les droits d'inscription ont considérablement augmenté, en raison de l'installation d'un barème en fonction des revenus. Les étudiants doivent désormais payer entre zéro et 9 800 € pour le collège universitaire et jusqu'à 13 500 € pour un Master.

Docteur Dobo nous dirait qu'il a beaucoup cotisé pour sa retraite. Brefle, ces pauvres gens surpayés gagneront bien plus à la retr

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

« Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances... C'est un des rares marxistes qui subsiste.
Écrit par : guy morel »


Richard Descoings gagnerait d'après plusieurs sites un peu moins de 500 000 € par an, soit près de 40 000 € mensuels, grâce à un bonus de 175 000 € (Il est le seul décideur du montant et de la répartition de ces bonus). C'est dix fois plus que ce que gagne actuellement un président d'université française.

Un montant qui fait d'autant plus polémique que depuis son arrivée à la tête de Sciences Po, les droits d'inscription ont considérablement augmenté, en raison de l'installation d'un barème en fonction des revenus. Les étudiants doivent désormais payer entre zéro et 9 800 € pour le collège universitaire et jusqu'à 13 500 € pour un Master.

Docteur Dobo nous dirait qu'il a beaucoup cotisé pour sa retraite. Brefle, ces pauvres gens surpayés gagneront bien plus à la retr

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

« Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances... C'est un des rares marxistes qui subsiste.
Écrit par : guy morel »


Richard Descoings gagnerait d'après plusieurs sites un peu moins de 500 000 € par an, soit près de 40 000 € mensuels, grâce à un bonus de 175 000 € (Il est le seul décideur du montant et de la répartition de ces bonus). C'est dix fois plus que ce que gagne actuellement un président d'université française.

Un montant qui fait d'autant plus polémique que depuis son arrivée à la tête de Sciences Po, les droits d'inscription ont considérablement augmenté, en raison de l'installation d'un barème en fonction des revenus. Les étudiants doivent désormais payer entre zéro et 9 800 € pour le collège universitaire et jusqu'à 13 500 € pour un Master.

Docteur Dobo nous dirait qu'il a beaucoup cotisé pour sa retraite. Brefle, ces pauvres gens surpayés gagneront bien plus à la retr

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

« Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances... C'est un des rares marxistes qui subsiste.
Écrit par : guy morel »


Richard Descoings gagnerait d'après plusieurs sites un peu moins de 500 000 € par an, soit près de 40 000 € mensuels, grâce à un bonus de 175 000 € (Il est le seul décideur du montant et de la répartition de ces bonus). C'est dix fois plus que ce que gagne actuellement un président d'université française.

Un montant qui fait d'autant plus polémique que depuis son arrivée à la tête de Sciences Po, les droits d'inscription ont considérablement augmenté, en raison de l'installation d'un barème en fonction des revenus. Les étudiants doivent désormais payer entre zéro et 9 800 € pour le collège universitaire et jusqu'à 13 500 € pour un Master.

Docteur Dobo nous dirait qu'il a beaucoup cotisé pour sa retraite. Brefle, ces pauvres gens surpayés gagneront bien plus à la retr

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

Houps ! Mille excuses, je n'ai pourtant cliqué qu'une fois ! C'est la magie de l'Internet...

Brefle, ces pauvres gens surpayés gagneront bien plus à la retraite que l'addition des salaires des intervenants en activité du blog ;))

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

Sur neoprofs, un long débat sur le socle commun ouvert par un professeurs visiblement enthousiaste...

"Comment faites-vous avec le socle commun, le livret de compétences et cerise? Où en êtes-vous?
y en a-t-il qui ont créé des outils interface entre la discipline et le logiciel cerise ?
Devant l'indigence de mon équipe de français cette année, et sachant que rien ne va avancer dans ce domaine cette année, y en a-t-il qui sont volontaires pour échanger sur ce sujet et imaginer les documents de français -livret de compétences disciplinaires - qui nous serviraient à évaluer par compétences et qui nous aideraient à valider le socle ?"


J'aime bien le catégorique "devant l'indigence de mon équipe de français"!
A mon avis, et au contraire, ce sont tous des gens très fréquentables, les membres de cette "équipe de français indigente"! Ils me plaisent bien!

Écrit par : JL | 26 janvier 2012

Catmano, si vous en avez le goût et le temps :

http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2012/01/21/enthousiasmante-formation/#comments
Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Je ne sais pas pour Catmano, mais pour moi voici :
le type qui prend des notes est dangereux ; les commentaires sont dangereux. Guy Lux au moins ne se mêlait pas de convertir des enseignants à la connerie. Goigoux, si. Et c'est beaucoup moins drôle. Surtout qu'il est payé pour ça. Moins que Guy Lux, certes.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

« Quant à Descoings, j'ai pour ce garçon, la plus vive des reconnaissances... C'est un des rares marxistes qui subsiste.
Écrit par : guy morel »


Richard Descoings gagnerait d'après plusieurs sites un peu moins de 500 000 € par an, soit près de 40 000 € mensuels, grâce à un bonus de 175 000 € (Il est le seul décideur du montant et de la répartition de ces bonus). C'est dix fois plus que ce que gagne actuellement un président d'université française.

Écrit par : P. Lariba | 26 janvier 2012

Mais c'est mérité ! J'attends avec impatience que les défenseurs de la "culture générale" et autres fadaises admettent qu'ils ont trouvé leur maître.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

Moi je suis maître, j'apprends l'art du vide mais c'est 10 000 euros la séance d'une heure !

Écrit par : iPidiblue maître zen | 26 janvier 2012

"Catmano, si vous en avez le goût et le temps"

Écrit par : dugong | 26 janvier 2012

Vous allez encore nous énerver Anne-Marie !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2012

Jean Quatremer pose la question (Twitter) :

#Bayrou à l'éducation nationale si #Hollande est élu?

Écrit par : dubitatif | 26 janvier 2012

Mais comment Bayrou accepterait-il un poste pareil en ayant été candidat quasi élu ? Premier ministre peut-être mais au MEN ! Pour y faire quoi ? Avec Julliard et Meirieu comme conseillers ?
Mouahahahah !

JL on trouve décidément de tout sur neoprofs. Mais ne laissez pas supposer à ceux qui ne connaissent pas ce site, que ce soit l'orientation majoritaire. Vous les décourageriez d'y jeter un oeil.

Écrit par : moinketro | 27 janvier 2012

AFP : "16 kilos de cocaïne livrés à l'ONU"

Le rationnement et le saupoudrage des moyens atteignent des proportions inacceptables dans les organes internationaux.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2012

Décidément la France n'est plus en tête d'aucun palmarès.

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/12/09/qui-est-vraiment-responsable-du-changement-climatique/

Si on ne s'y met pas tous pour saloper la planète, on va pas y arriver, alors faisons preuve d'un peu de solidarité.



En vrai : plein d'infos dans cet article qui bouscule pas mal d'idées reçues (en tout cas pour moi).

Écrit par : Zorglub le fourbe | 27 janvier 2012

J'ai adoré la citation de Talleyrand : "Il n'y a aucun problème qu'une absence de solution ne finisse par résoudre."
Écrit par : Robin | 26 janvier 2012

Cet aphorisme célèbre existe en plusieurs versions:

«Il n'est pas de problème que le temps et l'absence de solution ne contribuent à résoudre.»

« Il n'est aucun problème assez urgent en politique qu'une absence de décision ne puisse résoudre. »

« Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. »

« La politique n'est pas l'art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. »

L'auteur n'est pas le prince de Bénévent, mais le petit père Queuille, celui qui a mis le pied à l'étrier à Mitterrand et à Chirac. Il avait un don pour les aphorismes, ce qui en fit aussi le père spirituel d'Edgar Faure.

Un autre radsoc, nourri au riche terreau corrézien, vise l'Élysée, lui aussi. On n'arrête pas le progrès! Hollande président, c'est le retour à la Quatrième République. Avec "le changement, c'est maintenant " comme slogan de campagne, nous voilà rassurés. Plus ça change, plus c'est la même chose. Sarkozy n'a pas compris. Il a cru avoir été élu pour présider un pays moderne qui ne lui pardonne pas ce faux-pas.

Écrit par : Comenius | 27 janvier 2012

Plus ça change, plus c'est la même chose. Sarkozy n'a pas compris. Il a cru avoir été élu pour présider un pays moderne qui ne lui pardonne pas ce faux-pas.

Écrit par : Comenius | 27 janvier 2012

Je dois faire partie de ceux qui ne veulent pas trop que la "princesse des contes de fées" devienne un "pays moderne".

Écrit par : Robin | 27 janvier 2012

Plus ça change, plus c'est la même chose. Sarkozy n'a pas compris. Il a cru avoir été élu pour présider un pays moderne qui ne lui pardonne pas ce faux-pas.

Écrit par : Comenius | 27 janvier 2012

Je dois faire partie de ceux qui ne veulent pas trop que la "princesse des contes de fées" devienne un "pays moderne".
Écrit par : Robin | 27 janvier 2012

C'est pourtant bien un pays "moderne". Un pays gouverné par un président agité de tics et monté sur talonnettes qui s'octroie des augmentations substantielles ; un pays où les plus riches s'enrichissent et le nombre de pauvres - on dit classes moyennes, c'est mieux - ne cesse de croître ; où les déshérités, mendiants et pauvres hères vivent de la charité ; un pays où l'emploi est devenu une denrée si rare qu'il faut un Paul - Saint-Vincent ? - pour le distribuer au compte-gouttes ; un pays où la moitié des enfants peinent à lire et à compter ; un pays où des tas de gens ne se soignent plus ou mal ; un pays qui mène comme au bon vieux temps des expéditions guerrières...
Non, vous avez tort Robin, c'est vachement bien un pays "moderne" !

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

"Hollande président, c'est le retour à la Quatrième République. Avec "le changement, c'est maintenant " comme slogan de campagne, nous voilà rassurés.

Écrit par : Comenius | 27 janvier 2012

Je vous laisse imaginer ce qu'aurait été le geste de ralliement des socialistes* si DSK avait finalement été leur candidat !!

Un peu à la façon de Cavanna: "imaginez ce qu'aurait été le signe de croix si Jésus avait été empalé"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

Pas de jus pédagol ce matin !

Je suis inquiet.

Les rédacteurs se sont peut-être endormis devant la télé qui débattait toute seule et ont été intoxiqués par la fumée qui s'en dégageait.

Écrit par : dugong | 27 janvier 2012

Les rédacteurs se sont peut-être endormis devant la télé qui débattait toute seule et ont été intoxiqués par la fumée qui s'en dégageait.
Écrit par : dugong | 27 janvier 2012

Charriez pas Dugong ! Le Hollandais s'est bien tiré de son épreuve de culture-gé type Sciences po. Il y a même des moments où je me suis laissé attendrir. Moins bon certes que Joe Starr, mais pas mal. Descoings va le prendre.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

@ Diplomatie
Hollande/Juppé hier au soir : où est passée la politique étrangère ?
Ici :http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/26/01003-20120126ARTFIG00722-libye-les-tribus-expose-le-pays-a-un-dangereux-morcellement.php

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

Bonjour,

Aujourd'hui il fait beau, et pour vous mettre de bonne humeur, je m'en vais vous conter un petite histoire :

Un de mes collègues a demandé et obtenu un mi-temps annualisé. Cela signifie qu'après avoir enseigné à plein temps pendant une moitié de l'année scolaire, il sera en congé pour l'autre moitié (à-partir de la semaine prochaine).

Il va de soi que tout était planifié longtemps à l'avance, or l'administration (celle qui s'octroie un grand "A"), faute de combattants qualifiés, s'apprête à remplacer mon collègue par un de ces contractuels à la nouvelle mode, pêché à la va-vite sur Pô-pôle Emploi.

Tout cela est devenu fort banal de nos jours. Mais voilà qui pourra vous amuser : le fiston de notre bien-aimé ministre fait partie des élèves qui vont goûter aux joies de ce changement radical de professeur.

Écrit par : Moot | 27 janvier 2012

le fiston de notre bien-aimé ministre fait partie des élèves qui vont goûter aux joies de ce changement radical de professeur.
Écrit par : Moot | 27 janvier 2012

Son père assistera-t-il aux rencontres parents-professeurs ?

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

http://www.liberation.fr/societe/01012385999-un-quinquagenaire-se-suicide-dans-la-cour-du-centre-des-impots-de-creteil

Non, ce n'est pas Yannick Noah.

Mais, chut, on ne commente pas un suicide...

Écrit par : yann | 27 janvier 2012

Impôts, impôts, ils pensent donc qu'à boire à Paris ?

Écrit par : iPidiblue maître zen | 27 janvier 2012

Attention, Mâme, à ne pas voter Meirieu. Ou Peillon, qu'est à peu près la même chose, en pire.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2012

ou Chatel ou Bayrou le catho ou Le Pen ...
A voter, c'est certain que le choix ne sera pas déterminé par le programme "pour l'école " sensu stricto.
L'obsession commune est de remonter les résultats PISA par les protocoles ad hoc.

Au mieux, on votera pour les murs des écoles publiques, pas pour les contenus.


Quant à hier soir, j'ai trouvé très amusante la petite comédie américaine sur Gulli.
Clooney est nettement plus regardable que Hollande ou Juppé.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2012

Je vote pour des chiottes propres !

Écrit par : iPidiblue à la turque | 27 janvier 2012

Sinon les filles cette année y a aura pas de beaux gosses aux présidentielles, faudra faire avec !

Écrit par : iPidiblue beach boy | 27 janvier 2012

-un-quinquagenaire-se-suicide-dans-la-cour-du-centre-des-impots-de-creteil

Non, ce n'est pas Yannick Noah.

Mais, chut, on ne commente pas un suicide...

Écrit par : yann | 27 janvier 2012

C'est pourtant un beau sujet, et consensuel ! La souffrance au travail chez les architectes.
Dès qu'on fait appel à un archi, on ne tarde pas à le haïr. C'est quasi mécanique.
La seule solution pour eux consiste à se réfugier dans de grosses SEL où ils deviennent anonymes, salariés et noyés dans la masse.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2012

Je vote pour des chiottes propres !

Écrit par : iPidiblue à la turque | 27 janvier 2012

C'est pour les municipales, ça, iPid.
Là, ce sont les présidentielles.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2012

Pas mieux ! Moi je suis intervenant bénévole sur Bonnet d'âne et je me sens rejeté ... heureusement il y a une cellule d'assistance psy ...

Écrit par : iPidiblue beach boy | 27 janvier 2012

Mâme Dobo,

Si Manuel Valls et Montebourg avaient gagné on en aurait plein les yeux ... mais non ! on n'a que des pelés, des tondus, des biscornus, des rabougris à se mettre sous la dent !

Écrit par : iPidiblue beach boy | 27 janvier 2012

J'avais oublié le beau Villepin à la crinière argentée ; malheureusement cela se gâte dès qu'il ouvre la bouche : on dirait un grand cormoran !

Écrit par : iPidiblue plein les mirettes | 27 janvier 2012

@ Et voilà à quoi on dépense l'argent public !

http://www.liberation.fr/societe/01012385999-un-quinquagenaire-se-suicide-dans-la-cour-du-centre-des-impots-de-creteil

"l'administration avait mis en place une cellule pour assister les personnels, avec notamment un psychologue et le médecin de prévention."

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

Le débat d'hier soir Hollande-Juppé...
Juppé a été lamentable. Il a servi la soupe, comme on dit, à un Hollande visiblement formaté pour la fonction de candidat. Il donnait l'impression d'être là par obligation. Pas difficile alors à son adversaire, qui est encensé de tous les côtés depuis une semaine, de triompher!
Comme il est impossible d'imaginer qu'à ce niveau on ne sache pas ce qu'on fait, c'est à se demander - par exemple - si ce n'était pas voulu, dans le cadre d'une stratégie générale qui viserait à monter Hollande au pinacle afin de mieux l'abattre quand la véritable campagne commencera...

Écrit par : JL | 27 janvier 2012

Son père assistera-t-il aux rencontres parents-professeurs ?

Écrit par : guy morel

Ç'a toujours été sa mère qui le faisait. Cette année, c'est passé, l'an prochain, le fiston sera en terminale et il n'y a pas de rencontres organisées pour les classes de terminale.
Cet élève s'est plutôt fait apprécier : il travaille convenablement et ne la ramène pas.

Écrit par : Moot | 27 janvier 2012

Cet élève s'est plutôt fait apprécier : il travaille convenablement et ne la ramène pas.
Écrit par : Moot | 27 janvier 2012
J'ai eu autrefois comme élève une fille de C. Boutin. Pareil.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

@ Desjardins Antoine
Vous ne voulez pas me joindre ?
Encore perdu dans des yeux violets peut-être.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

Hollande est une fabrication médiatique pour remplacer le dsk. N'est pas Aubry qui veut.
La gauche fait 39% ( Hollande , Che, Choly, Mélenchon, Poutou, Arto )
La droite fait 61% ( Bayrou ,Sarkozy, Villepin, Boutin,Morin, Dupont,Le Pen )
La logique donne à la fin Président Sarkozy Premier Ministre Juppé,Grand Ministre Bayrou ami de Juppé non ? .........
Bayrou donnera entre les deux tours le signal de la fin de l'antisarkozisme. Ses électeurs suivront évidemment même Brighelli qui a déjà voté Sarkozy il faut savoir)
Seuls les électeurs de Le Pen ( 20% actuellement) feraient de Hollande un Président en allant voter pour lui. On ne peut pas ne pas l'envisager.

Écrit par : merdalors | 27 janvier 2012

Ça chauffe durement dans les cafetières…
Et sachez-le, Merdalors : café bouillu, café foutu…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2012

Hollande est une fabrication médiatique pour remplacer le dsk.

Écrit par : merdalors | 27 janvier 2012

Exact!

Écrit par : JL | 27 janvier 2012

guy Morel

"@ Desjardins Antoine
Vous ne voulez pas me joindre ?"

Si tu veux ! Pourquoi ne voudrais-je pas, tu ne m'as rien demandé ?! donne moi ton email, je crois que je ne l'ai plus. Moi c'est antoine.desjardins2@hotmail.fr

J'avoue que je trouve ce blog bien chaotique (bon c'est ce qui fait son charme, je supose). On ne sait pas qui répond ou parle à qui. C'est comme des phrases jétées sur les murs d'un lupanar pompéien...

Vous souvient-il cher Guy quand des temps héroiques nous affrontâmes sur un plateau de télévision animé par Arlette Chabot, une connasse d'apparatchik du SNUIIP qui faisait cause commune avec la secrétaire générale du snes Vuaillat.

Je me souviens aussi que tu n'avais pas été très gentil avec mon ami Maurice Maschino qui est un homme charmant

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

QU'EN des temps héroiques

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

Je me souviens surtout avoir été très dur avec les représentantes du SNUIPP et du SNES.
Maschino faisait dans la déploration, le catastrophisme. Je l'ai interrompu. Les donzelles d'en face auraient eu la répartie trop facile. C'était en 2000, je crois.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

C'était en 2002 , Guy

Le meilleur bouquin qui ait jamais été écrit sur l'enseignement des lettres et sur les dérives actuelles (dût ma modestie et celle de mes camarades en souffrir) était sorti un an avant en septembre 2001 : Sauver les lettres, des professeurs accusent, Textuel, 2001

Ce livre était une vraie analyse, poussée, avec des concepts, des références (Arendt)une réflexion y compris philosophique et sociologique. La préface de Sallenave seule laissait un peu à désirer.
Eh bien ce livre n'a pas pris une ride.

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

Qui veut sa branlée ?

http://imageshack.us/photo/my-images/403/antmilomir22002.jpg/

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

Pas très beau, le type, sur la photo !! ;-)

"dans le cadre d'une stratégie générale qui viserait à monter Hollande au pinacle afin de mieux l'abattre quand la véritable campagne commencera..."

Écrit par : JL | 27 janvier 2012

Sous-estimer ses adversaires n'est pas très malin, Jean... Vous n'avez pas changé !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

J'avais oublié le beau Villepin à la crinière argentée ; malheureusement cela se gâte dès qu'il ouvre la bouche : on dirait un grand cormoran !
Écrit par : iPidiblue plein les mirettes | 27 janvier 2012

Magnifique! Merci de m'avoir incité à relire La Fontaine. Les Poissons et le Cormoran lance un clin d'oeil à la prochaine présidentielle où il nous faudra sans doute choisir à nouveau entre la peste et le choléra.

Qu'importe qui vous mange ? homme ou loup ; toute panse
Me paraît une à cet égard ;
Un jour plus tôt, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande différence.

http://www.eternels-eclairs.fr/Poeme-Jean-de-la-Fontaine-Les-Poissons-et-le-Cormoran

Écrit par : Comenius | 27 janvier 2012

Je me souviens aussi que tu n'avais pas été très gentil avec mon ami Maurice Maschino qui est un homme charmant

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012


Son livre L'Ecole de la lâcheté, Jean-Claude Gawsewitch, 2007, est toujours à lire et à relire...

Avec une critique sans concession de la complicité du corps enseignant lui-même dans la faillite du système...

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2012

Eh bien ce livre n'a pas pris une ride.
Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

Il y a comme ça des livres qui ne prennent pas de rides. Ça nous fait une belle jambe ! Et depuis ?

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

Son livre L'Ecole de la lâcheté, Jean-Claude Gawsewitch, 2007, est toujours à lire et à relire...

Avec une critique sans concession de la complicité du corps enseignant lui-même dans la faillite du système...
Écrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2012

à lire et à relire au coin du feu, le soir à la chandelle, quand nous serons bien vieilles !
Il a fait quelque chose d'autre Maschino que se plaindre ? Ce type doit adorer être battu.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

J'ai reçu ça, aujourd'hui, dans ma boîte mail "pro":

"Bonjour à tous,

Une conférence, à destination de tous les enseignants de l'université d'Orléans, se tiendra le jeudi 9 février 2012 à 12h15 dans l'amphithéâtre Maurice Genevoix (UFR Lettres).

Intitulé : L’évaluation des enseignements par les étudiants: une dynamique paradoxale.
Conférencier : Mme Nathalie Younès, enseignant-chercheur au laboratoire ACTé, Université Blaise Pascal (IUFM d’Auvergne)
Durée : 45 mn puis échange avec les participants

Résumé : Il est communément admis que le renforcement de l’évaluation de l’enseignement par les étudiants (EEE) en Europe s’inscrit dans le cadre du processus de Bologne et de la mise en place de l’espace européen de l’enseignement supérieur. Mais malgré des pratiques qui tendent à se développer dans le domaine et les nombreuses recherches auxquelles elle a donné lieu, dans certains contextes, l’expérience des enseignants, des responsables et des étudiants en la matière demeure encore souvent limitée. L’EEE reste toujours sujette à de vives controverses, dans son adoption ou dans son rejet, et ce pour des raisons différentes. L’analyse de son cheminement en Amérique du Nord, où il s’agit d’une pratique systématique, et en Europe, où elle est encore dans de nombreux cas en phase d’implantation, montre les fluctuations des orientations politiques et les sérieuses difficultés pour en faire un instrument efficace au service de l’amélioration de l’enseignement universitaire. Cette dynamique de l’EEE se trouve prise entre différentes tensions : a) les finalités, entre démarche formative et outil de contrôle ; b) la pertinence et la validité de l’EEE ; et c) l’implication des acteurs et leur rapport à la culture qualité. Ces trois dimensions seront explorées dans la présentation.


Comptant sur votre présence,
bien cordialement"

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

Il suffit d'enseigner entièrement en anglais dès la première année de maternelle... et de demander notre rattachement aux USA.

Écrit par : Gadic(h)on | 27 janvier 2012

Il suffit d'enseigner entièrement en anglais dès la première année de maternelle... et de demander notre rattachement aux USA.
Écrit par : Gadic(h)on | 27 janvier 2012
Je viens d'hériter de voisins anglais, charmants d'ailleurs. Or apparemment, ils n'ont pas appris le français en maternelle et la GB n'a pas demandé son rattachement à la France. Je suis assez pour que des étrangers qui achètent en France ne puissent le faire qu'après avoir passé une épreuve de langue française et qu'après que leur pays a demandé son rattachement à l'hexagone. Voyez Guéant pour la mise en oeuvre.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

Guy, vous me disiez que vous aviez besoin de "matériel" en musique pour le GRIP.
Je vous signale en retour que le recueil que je vous ai envoyé est un produit "clé en mains", si vous avez le courage de le feuilleter... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

Pour Antoine Desjardin : Tout d'abord il me faut dissiper un mal entendu : Je ne suis pas Françoise mais Jean marie Quairel et nous n'avons pas de lien de parenté ( quoi que ?) Retraité de l'EN ( en septembre 2011 ) aprés 41 ans de service comme COP ( 27 ans) puis Directeur de CIO . Le problème, avec les gens brillant et cultivés comme vous et beaucoup d'intervenants sur ce fil , c'est qu'on se laisse facilement séduire et embarquer . Je ne suis certainement pas au niveau intellectuel de la majorité de ceux qui fréquentent le blog de JPB , je n'ai pas de titre universitaire ni de dons particuliers . J'ai seulement passé l'essentiel de mes années professionnelles à écouter et à conseiller élèves, parents et enseignants de tous niveaux et de toutes cultures ....ça fait beaucoup de tranches de vie et de fréquentation de la condition humaine . C'est avec ce passé que je m'autorise à apporter la contradiction sur ce fil , en particulier à propos des 10 propositions pour l'école . Je suis convaincu que vous faites fausse route et qu'il ne peut rien en ressortir de bon avec les enfants tels qu'ils sont , dans le monde tel qu'il va . L'attention à chaque élève est essentielle pour mettre toutes les chances de son coté , mais le défis est de ne pas le séparer des autres car cette exclusion se paiera au prix fort dans la société réelle . Quelle légitimité a un enseignant ( ou un chef d'établissement) pour décider de l'avenir d'un jeune ? Aucunes : Il doit transmettre des connaissances , éveiller des vocations , donner des conseils , mais c'est aux parents de décider de l'orientation de leur enfant ; cette mesure mettrait tous les acteurs à leur véritables places et assainirait très largement l'univers éducatif . Dans son article 26 , la déclaration universelle de 1946 précise : " Les parents ont , par priorité , le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"
Quand à la haine , une chose est de considérer ses effets éventuellement positifs dans les grands mouvements historiques et sociaux (et cela reste à démontrer compte tenu des retours de manivelles systématiques) et autres choses est de l'exprimer en direct dans une interaction de personne à personne , voire de la passer à l'acte autrement que par des mots: L'expérience m'a démontré qu'on ne pouvait rien attendre de bon de ces extrémités, sauf dans un cadre thérapeutique : C'est le sens premier de l'existence des syndicats de salariés ( enfin ça l'a longtemps été) : Structurer une lutte en canalisant colères et haines souvent totalement justifiées, mais qui peuvent conduire à l'impuissance si elles restent à l'état brut . Je préfère nettement l'approche des arts martiaux japonais qui consistent à neutraliser l'adversaire en utilisant sa force et son énergie . Dans la vie , tout est question de "circulation d'énergies, positives ou négatives : Un bon enseignant est celui qui facilite la circulation des énergies positives inter et intra psychiques ....Le miracle c'est que ça suffit souvent à désamorcer les négatives .

Écrit par : Jean marie Quairel | 27 janvier 2012

"Un bon enseignant est celui qui facilite la circulation des énergies positives inter et intra psychiques ....Le miracle c'est que ça suffit souvent à désamorcer les négatives ."

Écrit par : Jean marie Quairel | 27 janvier 2012

Mouais... Ca me paraît un peu juste, mais bon...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

"Un bon enseignant est celui qui facilite la circulation des énergies positives inter et intra psychiques ....Le miracle c'est que ça suffit souvent à désamorcer les négatives ."

Tiens, c'est ce que disait ma grand-mère à propos du rebouteux du coin!

Écrit par : françoise Švël | 27 janvier 2012

Pour iPidiblue qui citait récemment le pastiche qu'a fait Eluard de ce texte de Massimi Pacifico. Merci de ne pas sauter une seule strophe, ce serait grand crime et la fin serait perdue.



J'écris ton nom

Sur mes cinq cahiers de textes
Sur mon paquet de copies
Sur mon vieux bureau ravagé
J’écris ton nom

Sur la verrue du proviseur
Sur la cloche qui retentit
Sur le dernier stage bidon
J’écris ton nom

Sur les collègues familiers
Sur mon casier trop encombré
Sur tout le premier trimestre
J’écris ton nom

Sur les séquence didactiques
Sur la virago pédago
Sur l’objectif de mon cours
J’écris ton nom

Sur les documents d’accompagnement
Sur le BO les instructions
Sur le conseiller d’éducation
J’écris ton nom

Sur l’ECJS, les TPE
Et bien sûr les itinéraires
Sur les syndicats d’enseignants
J’écris ton nom

Sur le nouveau département
Pédagogie d'Euro-Disney
Sur les faux-culs et les faux nez
J'écris ton nom

Sur le projet d’établissement
Sur toutes les évaluations
Sur le cahier des exigences
J’écris ton nom

Sur le français très transversal
Et les horaires qui s'atrophient
Sur les couleuvres qu'on avale
J’écris ton nom

Sur la langue et sur le gruyère
Des conjugaisons qu'on oublie
Sur tout le primaire équarri
J'écris ton nom

Sur l’inspecteur d’académie
Les démagogos cravatés
Les rapports de faisabilité
J’écris ton nom

Sur l’hétérogénéité des classes
Sur le branleur du dernier rang
Sur le couteau du grand Kévin
J’écris ton nom

Sur le téléenseignement
Sur les NTICE
Sur tout l’outil informatique
J’écris ton nom

Sur ma note administrative
Sur mon rayonnement personnel
Sur le travail en équipe
J’écris ton nom

Sur les sciences de l’éducation
Sur la remédiation cognitive
Sur la production du discours
J’écris ton nom

Sur les enseignements modulaires
Sur l’aide individualisée
Sur le pluridisciplinaire
J’écris ton nom

Sur toute les stratégies
Sur la centration/balayage
Sur la mise en travail du groupe
J’écris ton nom

Sur la métacognition
Et la pédagogie de projet
Sur toute la gestion mentale
J’écris ton nom

Sur l’implicite et l’explicite
Sur l’innovation réussie
Sur toutes les finalités
J’écris ton nom

Sur le traitement des données
Sur les référentiels d’objectifs
Sur la réussite différée
J’écris ton nom

Sur la formation continue
Sur les items à entourer
Au fronton des IUFM
J’écris ton nom

Sur la transposition didactique
Sur le citoyen responsable
Sur toutes les incivilités
J’écris ton nom

Sur mon formateur qui s’allume
Sur mon formateur qui s’éteint
Sur son front coquille vide
J’écris ton nom

Sur la salle des professeurs
Sur le lichen au fond des cœurs
Sur un pitbull qui passe
J’écris ton nom

Sur la poussière du CDI
Sur les tags en B 122
Sur une collègue très dynamique
J’écris ton nom

Sur tous les panneaux syndicaux
Sur les murs de mon ennui
Bien au dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mon excellente seconde
Sur ses délégués sympas
Sur chaque bouffée du pétard
J’écris ton nom

Sur tous les schémas narratifs
Sur l’élément perturbateur
Sur les registres, l'autofiction
J’écris ton nom

Sur les gants chirurgicaux
De nos grands thanatopracteurs
D’une littérature en bocaux
J’écris ton nom

Sur ces élèves massifiés
Qu'on nourrira de courants d'air
Il ne fallait pas s'y fier
J'écris ton nom

Sur la réforme de l’EAF
Sur la lune du GTD
Au fronton de l’INRP
J’écris ton nom

Sur toutes les réformes en cours
Et les experts en trahison
Sur le beau Luc plein d'onction
J’écris ton nom

Sur mon formateur de stage
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le miel du ministre
Sur un expert un peu dément
Sur sa main moite qui se tend
J’écris ton nom

Sur la lecture semi-globale
Sur l’illettrisme galopant
Et les innovations fatales
J’écris ton nom

Sur ma réelle motivation
Mon souci d’efficacité
Sur mon cours toujours stimulant
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir qui renaît toujours
J’écris ton nom

Sur les mots qui vont naviguer
Sur la phrase qu’on tire vers les eaux
Pour faire danser l’être nouveau
J’écris ton nom

Sur toute expérience humaine
Loin des grammaires du déjà vu
Pour apothicaires de semaine
J’écris ton nom

Sur la littérature retrouvée
L’oxygène de l’insolence
Les pleins pouvoirs à la Beauté
J’écris ton nom

Sur l'Ironie qui mord l'esprit
Bien loin des mornes catéchèses
Sur Voltaire et sur Valéry
J'écris ton nom

Sur les avant-garde en colère
Sur Zola et le père Hugo
Sur la comète singulière
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté pédagogique.

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

D’après : « Comment te dire adieu, (Serge GAINSBOURG)

On n’est pas perplexe, et on ne veut
Sous aucun prétexte jouer ton jeu
Mais oui on va t’expulser sous peu
On va te dire adieu.

Reprends tes Rolex, tête de noeud,
Tant pis si ça t’vexe, nom de Dieu,
Ca mérite l’index, ou encore mieux,
Casse toi, pauvre vieux,

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté pédagogique.
Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

Eh ben, voilà qui va faire trembler le ministère sur ses bases !
Desjardins, faites un apéritif "liberté pédagoqique" dans votre immeuble et créez le syndicat bobopédagogique.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

pécial "de gauche", pour Guy !! ;-)))

(D’après : « La montagne », de Jean Ferrat)
Ils nous pourrissent bien la vie
En bradant chaque jour le pays
Ces gens de droite tous bien nés,
Depuis longtemps ils en rêvaient
Réussir à privatiser
De ‘EDF à l’écolier
Les vieux, c’est quand même un peu tôt
Quand ils arrêtaient le boulot
A soixante ans pour la retraite,
Ils devront donc courber le dos
Crever heureux en plein boulot
A soixante-dix et plus, peut-être,

REFRAIN
Maint’nant, il est temps qu’on s’rebelle,
Comment peut-on s’imaginer,
Tous ces acquis dans la poubelle
Voter encore pour l’UMP

( 2ème couplet)
Le MEDEF n’en fait qu’à sa tête,
Parisot est une vedette,
Le gouvernement la câline,
Code du travail enterré,
Les nouveaux contrats sont tous prêts,
C’est l’esclavage qu’on redessine,
Les jeunes sur l’autel les premiers
De l’argent roi, seront virés,
On vous embauche et on vous jette,
Il faut gâter les actionnaires,
Le CAC 40 c’est une affaire,
On va pas lâcher la galette !!! (Au refrain)

(3ème couplet)

Des chèvres, et puis quelques moutons
Bientôt comme ça, nous finirons,
Et sans vacances, et sans sorties,
Les filles gagneront plus que dalle,
Elles devront trouver ça normal
D’être l’épouse de leur mari,
Les flics seuls seront fonctionnaires,
Attendre avec les militaires
Qu’enfin l’heure du couvre-feu sonne,
Et l’on pourra tous, sans problème
Regagner vite nos HLM
Bien encadrés par ces surhommes,

L’année 2012 est bien celle
Ou l’on pourrait imaginer
Tous ces acquis dans la poubelle
Que la droite se fasse dégager !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

"spécial"

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

Guy, vous me disiez que vous aviez besoin de "matériel" en musique pour le GRIP.
Je vous signale en retour que le recueil que je vous ai envoyé est un produit "clé en mains", si vous avez le courage de le feuilleter... ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012
Pas de "matériel", mais de quelqu'un qui se tape l'histoire de l'enseignement musical du XIXe à aujourd'hui de telle manière qu'on sache de quoi on part pour savoir où on peut aller. Je sais, c'est ingrat. Mais sans cela, on fera n'importe quoi. Donc commencer par dénicher toutes les IO sur l'enseignement de la musique.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2012

J'ai bcp aimé l'ouvrage La fabrique du crétin", mais là, je me désolidarise de certaines affirmations à l'emporte-pièce.

"les étudiants qui aujourd’hui viennent se fracasser comme des moucherons affolés dans ces impasses que sont la psycho, la socio, la « communication » et autres attrape-nigauds. Les universités doivent d’ailleurs être sommées de dire, à l’inscription, quelles sont exactement les perspectives d’emploi de telle ou telle formation — et s’occuper activement de l’orientation de leurs étudiants" P

Parce qu'il croit le monsieur qu'on n'est pas déjà obligé depuis belle lurette de produire des stats sur l'insertion professionnelle et de les mettre sur nos sites web ? Si on ne le fait pas, les étudiants de choisissent pas nos formations donc on le ferait même si on n'était pas obligé de le faire. Il est déjà allé voir un site internet d'Université, le monsieur ???

En com', les amphis sont très peu peuplés, il en existe très peu car on ne fait pas de com' en avant la L3 la plupart du temps. Derrière le mot com', il y a des métiers et des secteurs d'activités très différenciés et de nombreux débouchés. Il existe peu de Masters mais beaucoup d'écoles privées de bas niveau où l'on forme en gros des attachés de presse bien roulées. C'est ça votre vision ? C'est partiellement vérifié. Reste que le taux d'emploi après les masters universitaires professionnalisant est plutôt bon. Renseignez-vous !

Ca m'énerve que vous soyez si démago, je m'attendais à mieux.

Il devrait s'en tenir à ce qu'il connait, le monsieur : le primaire et l'apprentissage de la lecture ou alors mieux sélectionner ses sources et ses informateurs.

Écrit par : Siam | 27 janvier 2012

Morel, détendez-vous, c'est juste un divertissement qui date de 2003...

Comme vous vous êtes diverti (et nous avez divertis) avec votre Horreur pédagogique qui était une sorte de resucée des "Perles du facteur" et de "la Foire aux cancres" de Jean Charles!...

Je ne suis pas certain que vous ayez ébranlé le ministère sur ses bases mais on s'est bien boyautés sur le dos des élèves !

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

"on s'est bien boyautés sur le dos des élèves !"

Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012

"boyauté", non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2012

seriez-vous méchant que ce serait certainement en-dessous de ce que mérite ce sinistre individu.
Quant au fait qu'il puisse en être réellement affecté, je n'y crois guère.
Écrit par : Moot | 23 janvier 2012

Cet élève s'est plutôt fait apprécier : il travaille convenablement et ne la ramène pas.
Écrit par : Moot | 27 janvier 2012

Avez-vous pensé à signifier à ce jeune garçon que la disparition tragique de sa mère n'était pas loin de vous réjouir ?

Écrit par : lecteur | 27 janvier 2012

Pour iPidiblue qui citait récemment le pastiche qu'a fait Eluard de ce texte de Massimi Pacifico. Merci de ne pas sauter une seule strophe, ce serait grand crime et la fin serait perdue.
Écrit par : antoine desjardins | 27 janvier 2012


Antoine,


J'ai joui !

Écrit par : iPidiblue, j'écris avec mon jus ! | 28 janvier 2012

1
Reste que le taux d'emploi après les masters universitaires professionnalisant est plutôt bon.
/.../

2
Il devrait s'en tenir à ce qu'il connait, le monsieur : le primaire et l'apprentissage de la lecture ou alors mieux sélectionner ses sources et ses informateurs.

Écrit par : Siam | 27 janvier 2012

1
Certes, vous avez raison de le souligner, mais combien arrivent au master ?
C'est hélas vrai dans de nombreuses filières qui font passer graduellement l'effectif de quelques centaines à quelques dizaines entre L1 et M1.
Pour le bien des finances publiques (et de celle des parents) ne vaudrait-il pas mieux une esquisse de tri plus précoce sur la base des prérequis et de la motivation ?
A quoi bon accueillir des étudiants dont on pressent qu'ils n'ont aucune chance ? Ne vaudrait-il pas mieux les orienter vers le succès dans des filières moins exigeantes (BTS, DUT) quitte à multiplier les "passerelles" vers le supérieur long par la suite (c'est déjà un peu le cas) ?

2
Non pas que le maître des lieux ait besoin d'être défendu mais pour votre gouverne : il n'a jamais enseigné en primaire. En collège peut-être, mais alors il y a plusieurs décennies !
Ce qu'il connait le mieux d'expérience ce sont les classes prépas dans un grand lycée de centre ville !

Écrit par : Zorglub le fourbe | 28 janvier 2012

@Guy Morel et Christophe Sibille
Je connais quelqu'un qui se "tape" l'histoire de l'enseignement de la musique depuis la Révolution, mais dans les Conservatoires. Si ça peut néanmoins vous être utile :

http://rh19.revues.org/index1192.html

Écrit par : candidate | 28 janvier 2012

Merci, candidate ... Il y a un paquet d'ouvrages sur ce thème, le mien est nettement plus "pratique" et directement applicable entre le CP et la sixième.
Par ailleurs, pourriez-vous m'envoyer un mail ?? J'aurais deux ou trois questions à vous poser !!!
chpointsibillearomachinwanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Eh bien Antoine, et le couplet compétentiel ? Et celui de la triche ? Du laxisme ? De l'orientation ? Je vous trouve bien timoré...

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

et le couplet compétentiel ? Et celui de la triche ? Du laxisme ? De l'orientation ?

Écrit par : moinketro

Il y a peut-être des ajouts à faire : quelques évolutions ont eu lieu depuis 2003.

Écrit par : Moot | 28 janvier 2012

@Guy Morel et Christophe Sibille
Je connais quelqu'un qui se "tape" l'histoire de l'enseignement de la musique depuis la Révolution, mais dans les Conservatoires. Si ça peut néanmoins vous être utile :

http://rh19.revues.org/index1192.html
Écrit par : candidate | 28 janvier 2012

Merci.

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

"Un bon enseignant est celui qui facilite la circulation des énergies positives inter et intra psychiques ....Le miracle c'est que ça suffit souvent à désamorcer les négatives ."

Tiens, c'est ce que disait ma grand-mère à propos du rebouteux du coin!

Écrit par : françoise Švël | 27 janvier 2012

Vous avez bien de la chance de n'entendre ce genre de propos que dans la bouche de votre grand-mère !
Chez moi, c'est du pain quotidien, de la part de ravis aux pupilles en tête d'épingles (myosis) et à l'élocution pour le moins embarrassée.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2012

Vous ne parlez pas des chasseurs, tout de même, Dobolino, si ?

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

Décidément, le jardin est à l'honneur ces temps-ci...

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

"Dans la vie , tout est question de "circulation d'énergies, positives ou négatives"

Encore un new-age !

Écrit par : c.charbonnel | 28 janvier 2012

Merci, candidate ...
Par ailleurs, pourriez-vous m'envoyer un mail ?? J'aurais deux ou trois questions à vous poser !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

1) T'es bonne ?
2) T'as un mari costaud ?
3) (selon 1 et 2) Tu baises ?

Écrit par : lecteur | 28 janvier 2012

Dans son article 26 , la déclaration universelle de 1946 précise : " Les parents ont , par priorité , le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"

Écrit par : Jean marie Quairel | 27 janvier 2012

1948, la déclaration universelle des droits de l'homme. Et elle n'est pas intégrée à la Constitution de 1958. Sinon, Guy Morel serait obligé de manger son chapeau.
Le grotesque préambule de 1946, par contre, si. "Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple." : il faudra penser à en parler aux Indochinois, aux Algériens, aux Afghans et aux Libyens, tiens.

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

"1) T'es bonne ?
2) T'as un mari costaud ?
3) (selon 1 et 2) Tu baises ?"

Écrit par : lecteur | 28 janvier 2012

Si vous voulez que votre correspondante réponde à vos questions (fort intéressantes), il eût été de bon ton que vous lui laissiez une adresse "courriel".
En ce qui me concerne, merci, j'ai tout ce qu'il faut à la maison. Et, qui plus est, ce genre de propos ne fait pas vraiment partie de mon vocabulaire !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Vous ne parlez pas des chasseurs, tout de même, Dobolino, si ?

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

Non ! Les chasseurs, enfin ceux auxquels vous pensez (chiens courants, gros gibier, battue, Ricard), sont dans l'excès inverse et ne tiennent le plus souvent aucun compte des facteurs ci-dessus cités, et ce à un point qui peut entraver la guérison et raccourcir l'espérance de vie.
Car il s'agit bien d'un adjuvant essentiel, aussi bien à la bonne santé qu' à la guérison ou qu'à l'apprentissage intelligent, cette histoire d'énergies positives. Il serait stupide et contre-productif de le nier.
En gros, c'est du même tabac que "mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade". Une évidence de base.
En faire l'essentiel de la guérison ou de l'accès au savoir est une autre affaire

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2012

Vous remarquerez la jolie faute dans le corps de l'article du Monde :

"Or la gente enseignante digère mal que la future élite de la nation ne soit pas nourrie une année de plus aux humanités."

Écrit par : iPidiblue cahier de doléances | 28 janvier 2012

et ce à un point qui peut entraver la guérison et raccourcir l'espérance de vie.

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2012

Intoxication au plomb ?
;O)))

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

Incroyable, cette faute, Ipidi !! Et tellement répandue... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

A propos des gendarmes référents au collège

Nous on n'a pas de gendarme référent mais on va avoir un chien policier (muselé, dans un premier temps, je vous rassure, de race berger-allemand).

Mais il n'y avait pas assez d'argent pour un chien dressé par collège (il faut compter 2200 euros) et nous avons eu la surprise de recevoir deux pattes arrières en colissimo.

Le chien aurait été "dispatché" - en fait comprendre, dépecé - sur le bassin. Sèvres aurait eu les pattes avant, Chaville une partie du train arrière, Versailles-Chantier, la tête (information à vérifier, ils ont tendance à se vanter là-bas), Saint-Cloud, une seule patte arrière, Garches, du poil.

L'idée a beaucoup séduit les tenants du tout sécuritaire qui ne tiennent pas à voir un gendarme obèse et alcoolique traîner son spleen dans les couloirs du collège.

La solution trouvée par l'administration centrale qui consiste à partager le chien équitablement, quoique d'abord surprenante, finira par trouver ses adeptes : en effet, le chien semblerait moins offensif et l'effet dissuasif reste le même d'après l'inspecteur d'académie interrogé à ce sujet.

L'opération dorénavant baptisée "chien sans frontières" doit également impliquer les professeurs de SVT et ceux du pôle littéraire puisque le "chien de bassin" sera dépecé dans le cadre d'un itinéraire de découverte inscrit au projet d'établissement.

La PEEP a jugé la solution enfin "humaine et rationnelle" après les tensions de ces dernières semaines. La société cynophile de développement humanistique projectif en milieu scolaire (CCDHPMS), dont l'avis est strictement consultatif, a donné son feu vert après des discussions nourries.

La décision du Recteur ne contrevient pas à la la charte européenne du droit des animaux domestiques. Il appartiendra toutefois au vétérinaire agréé relevant des services techniques du rectorat de recueillir par écrit, si possible,une lettre de motivation des animaux concernés. L'aide d'un IPR d'allemand sera justifiée dans la mesure où la lettre sera dans cette langue.

Les demandes sont à déposer au rectorat avant le 29janvier.

Écrit par : antoine desjardins | 28 janvier 2012

@lecteur
1. Si vous êtes suffisamment en manque, je devrais vous convenir.
2. Oui, mais on n'est pas obligé de tout lui dire.
3. Le plus souvent possible, mais je reste attachée aux bonnes manières. On va donc commencer par prendre l'apéro.

Écrit par : candidate | 28 janvier 2012

Sinon, Guy Morel serait obligé de manger son chapeau.

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

À quel sujet ?

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

Je me demande si les collègues d'antoine desjardins ont conscience d'avoir parmi eux la réincarnation du neveu de Rameau.

Écrit par : Robin | 28 janvier 2012

" Les parents ont , par priorité , le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"

École privée, chèque éducation, tout ça...

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

Les demandes sont à déposer au rectorat avant le 29janvier.

Écrit par : antoine desjardins | 28 janvier 2012

C'est bien payé ? Quel statut ?

(Je demande ça parce que j'ai quelques candidats dans mon congélo, faciles à découper avec une bonne scie)

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2012

" Les parents ont , par priorité , le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants"

École privée, chèque éducation, tout ça...
Écrit par : yann | 28 janvier 2012

Vous mélangez tout. Le chèque-éducation est une revendication de contribuables poujadiste ; l'école privée, les écoles expérimentales, l'école à la maison tout cela, c'est autre chose et relève en effet du droit de choisir le genre d'éducation etc, droit assorti de l'obligation d'assurer une vraie instruction.
Si vous me lisiez, vous sauriez que je fais circuler sur le Net des textes de Marx et de Jaurès qui mettent en cause l'éducation d'État. Donc, le chapeau, c'est vous qui le mangez.

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

"Les demandes sont à déposer au rectorat avant le 29janvier.

Écrit par : antoine desjardins"

C'est du constructivisme : chacun doit construire son propre chien, on part d'une situation-problème que seul un travail en équipe peut résoudre !

Écrit par : Pierre Lariba | 28 janvier 2012

Des chiens, des élèves, pourquoi faire des différences ? Prenez un élève lambda, dressez-le à aboyer et à faire la loi dans les couloirs des établissements scolaires et allez en paix mes frères !

Écrit par : iPidiblue cahier de doléances | 28 janvier 2012

Pour Siam…

J'ai quelques lumières sur les masters professionnalisants, figurez-vous… J'ai été briffé par la ministre :
http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259214933
Dans toutes les épiceries à partir de la semaine prochaine.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2012

Les demandes sont à déposer au rectorat avant le 29janvier.

Écrit par : antoine desjardins | 28 janvier 2012

C'est bien payé ? Quel statut ?

(Je demande ça parce que j'ai quelques candidats dans mon congélo, faciles à découper avec une bonne scie)

Écrit par : dobolino | 28 janvier 2012

Je trouve que ce blog devient de plus en plus gore. Ceci dit, l'Educ. nat., c'est "massacre à la tronçonneuse".

Écrit par : Robin | 28 janvier 2012

"Je me demande si les collègues d'antoine desjardins ont conscience d'avoir parmi eux la réincarnation du neveu de Rameau."

Écrit par : Robin| 28 janvier 2012

Vous faites erreur, Robin; le "vrai" neveu de Rameau d'aujourd'hui, c'est Sarko !! (La culture en moins, évidemment).

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Si le Neveu de Rameau avait connu les médias modernes, il aurait été une vedette et aurait gagné des millions !

Écrit par : iPidiblue la roue de la Fortune | 28 janvier 2012

Par contre c'est l'oncle du neveu qui aurait eu des difficultés à survivre et à faire son trou dans la société moderne !

Écrit par : iPidiblue la roue de la Fortune | 28 janvier 2012

Comme disait si bien Chéri-Bibi : la roue tourne !

Écrit par : iPidiblue la roue de la Fortune | 28 janvier 2012

Si vous me lisiez, vous sauriez que je fais circuler sur le Net des textes de Marx...

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

Qui ?

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

François Hollande dit : l'ennemi c'est la Finance !


Quelle mauvaise plaisanterie ... le véritable ennemi de nos valeurs, c'est nous-mêmes !

Nietzsche en appelait à l'inversion des valeurs comme moyen subversif de régénérer le Monde !

Écrit par : iPidiblue la roue de la Fortune | 28 janvier 2012

La solution trouvée par l'administration centrale qui consiste à partager le chien équitablement, quoique d'abord surprenante, finira par trouver ses adeptes : en effet, le chien semblerait moins offensif et l'effet dissuasif reste le même d'après l'inspecteur d'académie interrogé à ce sujet.
Écrit par : antoine desjardins | 28 janvier 2012

Oh si, avec un peu d'imagination; genre accrocher les morceaux à un mur du bureau du CE (ou du CPE) en mettant un panneau un peu stylisé du genre: "ce chien a perturbé un cours".

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Incroyable, cette faute, Ipidi !! Et tellement répandue... :-(
Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Je m'interroge sur cet emploi abusif du mot "faute", justement: l'histoire des langues prouve sans cesse qu'une soit-disant faute, à partir du moment où elle se généralise, finit par devenir une norme... donc, bof, y a pire (genre "malgré que").

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Non ! parce que on en viendra à confondre gente personne avec la gent humaine !

Comment dirais-je ? Il y a un certain niveau de subtilité linguistique qui signe un certain étiage de la civilisation.

Sinon il ne reste plus qu'à aboyer en choeur ...

Écrit par : iPidiblue les étagères | 28 janvier 2012

"Dans la vie , tout est question de "circulation d'énergies, positives ou négatives"

Encore un new-age !

Écrit par : c.charbonnel | 28 janvier 2012

Moi, j'aime bien: ça tranche avec le style "old school" de ce blog.

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Non ! parce que on en viendra à confondre gente personne avec la gent humaine !
Écrit par : iPidiblue les étagères | 28 janvier 2012

Vous peut-être, mais qui utilise encore cet adjectif ? Et puis qui vous dit qu'il ne s'agissait pas d'une faute de frappe et/ou d'inattention ? En plus, il faudrait être sacrément bouché pour les confondre étant donné le contexte.

Allez, un petit "-0,5" pour inexactitude; après tout il n'y a pas mort d'homme !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Ce n'est pas parce que tout le monde ne deviendra pas Médaille Fields qu'il faut enseigner des éléments arithmétiques incorrects à tous les enfants de France !

La précision c'est l'élégance morale de l'enseignement.

Écrit par : iPidiblue les étagères | 28 janvier 2012

La précision c'est l'élégance morale de l'enseignement.
Écrit par : iPidiblue les étagères | 28 janvier 2012

Si vous voulez. Moi j'appelle ça couper les cheveux en quatre (ou faire un plat pour pas grand chose, Shakespeare en a même fait une pièce).
En plus, je ne vois pas pourquoi vous me parlez d'enseignement alors qu'il s'agit d'une coquille de journaliste, mais bon...

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

J'ai supposé qu'on n'avait pas appris à ce journaliste l'orthographe de ce mot : j'avoue m'être avancé et peut-être que l'enseignement dont il a bénéficié était superfétatoire et que j'ai mauvais esprit !

Mais vous avez dit qu'au fond il n'y avait pas mort d'homme ... oui ! certes mais on s'est souvent battu pour des mots savez-vous ?

Écrit par : iPidiblue duel au dictionnaire | 28 janvier 2012

« J'ai été briffé par la ministre »
brighelli | 28 janvier 2012

Faut croire qu’elle a de l’appétit.

Écrit par : tailleboudin | 28 janvier 2012

Bonjour,
à ne pas manquer - en fin d'article - la vidéo de la dernière promotion de Sciences Po qui s'ébat joyeusement au bord d'un étang :
http://www.causeur.fr/meme-betement-le-changement-cest-maintenant,15089

Écrit par : Philippe | 28 janvier 2012

Et celle-là, qui n'est pas mal non plus, vous l'avez ratée?

"Cette assemblée ne devrait pas se quitter sans avoir répondu à la question de la place de l'histoire-géographie dans la formation du citoyen, où tranché sur les notions essentielles à enseigner. Autant de sujets qui auraient peut-être dû précéder l'élaboration des programmes... "

"où tranché"...

La Marilyne, elle n'a pas l'air d'être très sûre d'elle en français! Et ça ça devient journaliste !
Car confondre la "gente enseignante", qui pour tout individu qui a un minimum de culture signifierait "la noble enseignante" si le mot était répertorié comme adjectif dans le dictionnaire, avec la "gent enseignante", qui veut dire "le peuple des enseignants", comme dans La Fontaine "la gent trotte-menu, la gent ailée, la gent marécageuse", etc., ce n'est peut-être pas cela qui arrête le monde de tourner, mais c'est un sacré signe de médiocrité intellectuelle chez celui qui se rend coupable de cette confusion tout à fait grossière.

Écrit par : JL | 28 janvier 2012

L'ancien copain de JPB a encore frappé :

"L'ancien ministre centriste Azouz Begag a annoncé vendredi sa candidature aux législatives, dans la 3e circonscription de Lyon, en dénonçant le fait qu'il n'y ait aujourd'hui "pas un seul Arabe" dans l'hémicycle.

"A l'Assemblée aujourd'hui, il y a 577 députés, pas un seul Arabe (...) C'est un vrai scandale de représentation démocratique", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio chrétienne RCF, basée à Lyon.

"L'Assemblée nationale française n'est pas du tout à l'image de la diversité des gens. Il n'y a que des petits pois qui se ressemblent tous. Il faut changer cette politique des petits pois !" a ajouté l'ex-ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances sous la présidence de Jacques Chirac."


Peut-être pas d'arabes à l'Assemblée mais on avait déjà fait un joli lot de cons ...

Écrit par : iPidiblue panier de cons | 28 janvier 2012

"Comment dirais-je ? Il y a un certain niveau de subtilité linguistique qui signe un certain étiage de la civilisation.

Sinon il ne reste plus qu'à aboyer en choeur ..."

Écrit par : iPidiblue les étagères | 28 janvier 2012

Excellement dit !! Et je souscris absolument également à ce que nous dit Jean un peu plus bas, sur ce sujet.
Ce type d'intransigeance, je ne sais pas pourquoi, me paraît être une des principales composantes de "notre" combat. Peut-être, finalement, parce que celui-ci est surtout dirigé contre la plupart des formes du "laisser aller" contemporain ???

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

"Peut-être pas d'arabes à l'Assemblée mais on avait déjà fait un joli lot de cons ..."

Écrit par : Ipidi | 28 janvier 2012

Et Azouz Begag est fort bien placé dans cette catégorie !!
Ne pas l'affirmer haut et fort serait une vraie forme de racisme !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

« J'ai été briffé par la ministre »
brighelli | 28 janvier 2012

Faut croire qu’elle a de l’appétit."

Écrit par : tailleboudin | 28 janvier 2012

Excellentissime !! :-))
"brieffé", évidemment !!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Mais vous avez dit qu'au fond il n'y avait pas mort d'homme ... oui ! certes mais on s'est souvent battu pour des mots savez-vous ?
Écrit par : iPidiblue duel au dictionnaire | 28 janvier 2012

Des idées plutôt. Parce que les mots... ce ne sont que des mots. Ce qui compte au final, ce sont les idées !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Vous avez grand tort Julien ! Brighelli vous dira que chez Dumas d'Artagnan et les trois mousquetaires se battent pour des mots comme Cyrano de Bergerac chez Rostand et Le Cid chez Corneille !

Écrit par : iPidiblue botte en touche ! | 28 janvier 2012

"soit-disant faute, à partir du moment où elle se généralise, finit par devenir une norme... donc, bof, y a pire"

certes, comme écrire "soit-disant"... Je plaiaiaiaisante ! :-)

Écrit par : c.charbonnel | 28 janvier 2012

Et derrière ces mots, il y a des idées. Donc on en revient à ce que je disais plus haut.

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

certes, comme écrire "soit-disant"... Je plaiaiaiaisante ! :-)
Écrit par : c.charbonnel | 28 janvier 2012

Eh merde !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Faites l'expérience Julien : allez voir une de vos collègues et dites-lui qu'elle a un gros pif ou des cheveux sales et vous verrez bien si vous vous ramassez des baffes ...


Dites-vous bien que la vanité et l'estime de soi - en public notamment - sont des moteurs essentiels de l'homme et que jamais personne ne s'est battu pour un théorème de mathématique !

P.S J'avais souri quand l'autre jour vous m'aviez dit que vous étiez prêt à vous battre pour des abstractions style science ou philosophie de l'humanisme !

Écrit par : iPidiblue botte en touche ! | 28 janvier 2012

Trou de bal : http://jsegalavienne.wordpress.com/2012/01/28/un-bal-qui-donne-la-nausee/

Écrit par : Marcel | 28 janvier 2012

Julien, je crains que, pour ne plus risquer de faire de fautes, vous n'en soyez réduit à ne plus écrire !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Faites l'expérience Julien : allez voir une de vos collègues et dites-lui qu'elle a un gros pif ou des cheveux sales et vous verrez bien si vous vous ramassez des baffes ...
Écrit par : iPidiblue botte en touche ! | 28 janvier 2012

Je ne vois pas le rapport. A force de passer du coq à l'âne, je finis par ne plus rien comprendre à ce que vous racontez !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

C'est sérieux, Marcel ??? :-(((((

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

"Je ne vois pas le rapport. A force de passer du coq à l'âne, je finis par ne plus rien comprendre à ce que vous racontez !"

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Vous ne disiez pas, il y a quelques minutes, que les mots n'avaient que peu d'importance ???

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Julien, je crains que, pour ne plus risquer de faire de fautes, vous n'en soyez réduit à ne plus écrire !! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Ts, ts. Pas de cette rhétorique avec moi: ça ne prend pas !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

@ "Trou de balle" :

Ah, "le ventre fécond de la bête immonde". Ça faisait longtemps (enfin, pas tant que ça).

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

Vous ne disiez pas, il y a quelques minutes, que les mots n'avaient que peu d'importance ???
Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Ça dépend. Qu'est-ce qu'un mot ? Une suite de lettres qui forment un son et dont il faut défendre la forme coûte que coûte ? Si ce n'est que cela, alors ils n'ont en effet que peu d'importance.

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Je m'explique: confondre "gente" et "gent" est une erreur, mais étant donné le contexte, il était impossible de se tromper au niveau du sens. C'était donc une erreur négligeable, pas une faute grave.

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

Ou bien on part du principe que tout se vaut, auquel cas une petite faute a donc la même gravité qu'une grande.

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

@ "Trou de balle" :

"Ah, "le ventre fécond de la bête immonde". Ça faisait longtemps (enfin, pas tant que ça)."

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

C'est une formule un peu moins présente, dans "le conscient collectif", que "les fonctionnaires coûtent trop cher". Et c'est bien dommage !!!

Pour Julien: "la gent ne fait pas le beau noeud".

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

C'est sérieux, Marcel ??? :-(((((

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Pas moins que Thomas BernHARD.

Ah, "le ventre fécond de la bête immonde". Ça faisait longtemps (enfin, pas tant que ça).

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

Comme les marronniers.

Écrit par : Marcel | 28 janvier 2012

Comme les marronniers.
Écrit par : Marcel | 28 janvier 2012

Mouché.

Écrit par : titi | 28 janvier 2012

"les fonctionnaires coûtent trop cher"

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Pourquoi "trop cher" ? "Coûtent", tout court. Et ne rapportent (enfin, si, parfois, mais dans un autre sens ;o)), ni ne produisent.
Après, c'est un choix.

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

C'est toi, Marcel ?

Écrit par : shirley | 28 janvier 2012

Les vétos sont pas gratuits. C'est pas des putes, eux.

Écrit par : titi | 28 janvier 2012

Ou bien on part du principe que tout se vaut, auquel cas une petite faute a donc la même gravité qu'une grande.
Écrit par : Julien | 28 janvier 2012

De nombreux pays l'appliquent déjà, ce principe, et vont même au-delà, une petite faute ayant une gravité extrême et inversement. J'en veux pour exemple la peine de plus d'un demi siècle de prison requise contre le maître de megaupload et les quelques années voire mois purgés pour meurtre...

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

"Pourquoi "trop cher" ? "Coûtent", tout court. Et ne rapportent (enfin, si, parfois, mais dans un autre sens ;o)), ni ne produisent.
Après, c'est un choix."

Écrit par : yann | 28 janvier 2012

N'y auraiit-ils pas quelques fonctionnaires, parmi ceux qui vous ont (r)apporté ce que vous avez appris pour avoir les armes vous autorisant à venir leur cogner dessus ici ??

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Des idées plutôt. Parce que les mots... ce ne sont que des mots. Ce qui compte au final, ce sont les idées !
Écrit par : Julien | 28 janvier 2012
Ah ben ça c'est bien le pédagogolisme qui l'enseigne... les mouflets peuvent bien présenter les résultats de leurs cogitations n'importe comment, c'est à toi de te torturer pour savoir ce qu'ils ont voulu dire puisque la forme n'a pas d'importance. Attachons-nous au fond.
Et restons-y.

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

Rien sur les maths ... Les programmes officiels de mathématiques indiquent que la plupart des résultats doivent être admis, alors que la valeur formatrice des maths réside dans les démonstrations ; ajoutons-y la détérioration des méthodes de travail des lycéens et étudiants. Notamment le morcellement du "contrôle continu", des DST ("devoirs sur table" - comme si chez eux les élèves travaillaient dans leur lit ...) et des partiels, et bacs blancs qui remplacent les anciennes compositions trimestrielles et les examens traditionnels. Que les élèves soient un peu stressés par les compositions trimestrielles n'est pas si mauvais ; le contrôle continu a le double inconvénient de morceller le programme en petites tranches, vite révisées et ... vite oubliées, et d'associer en permanence la fonction d'enseignement et la fonction de contrôle, alors que l'idéal serait que ces deux fonctions soient dissociées. En résumé, cette dégradation intellectuelle (et morale car souvent associée à diverses formes de fraude) des méthodes consiste en ce qu'aujourd'hui :

a) On apprend, plus que l'on ne prend le temps d’étudier ;
b) On révise encore plus que l'on n'apprend ;
c) On révise les exercices, les sujets qui ont des chances de sortir ..., plus que l'on ne révise les exposés des professeurs ou le contenu des manuels, « le cours » (non appris …)

Écrit par : Courouve | 28 janvier 2012

Si vous me lisiez, vous sauriez que je fais circuler sur le Net des textes de Marx...Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012
Qui ? Écrit par : yann | 28 janvier 2012

X-Ram, un râpeur du 93.

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

Scandale : les Rolex vont coûter 1,6% de plus, dès demain.

Le PQ chez Aldi aussi mais c'est pas grave : il suffira d'imposer * aussi que les feuilles soient prédécoupées un peu plus petites.

Les vendeurs de savon se frottent les mains.

* indirectement, ça va de soi.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Non, une augmentation de la TVA en valeur absolue de 1,6 % n'entraîne une augmentation de prix que de 1,3 %.

D'où l'intérêt du rappel aux maths que je postais plus haut

Écrit par : Courouve | 28 janvier 2012

"Non, une augmentation de la TVA en valeur absolue de 1,6 % n'entraîne une augmentation de prix que de 1,3 %."

Naïf !

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Faites le calcul :

(19,6 + 1,6)/19,6

Écrit par : Courouve | 28 janvier 2012

Vous aurez le pourcentage d'augmentation de la TVA.

Écrit par : Courouve | 28 janvier 2012

Pour le pourcentage d'augmentation des prix, il faut faire

1,212/1,196, et multiplier par 100

Il est vrai qu'avec un ministre Luc Chatel qui ne sait pas résoudre un exo de CM2 (au micro de RMC), le niveau des enseignants ne doit pas être brillant ...

Écrit par : Courouve | 28 janvier 2012

Naïf, con et étroit !

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Naïf, con et étroit !

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

La chatte ?

Écrit par : El Padron | 28 janvier 2012

https://twitter.com/#!/jmaphatie/status/163300976739094528/photo/1

Elle n'est pas la seule.

Écrit par : Marcel | 28 janvier 2012

On ne m'invite jamais au bal ... y aurait-il un galant cavalier qui pourrait m'y accompagner ?

Écrit par : iPidiblue en soulier de satin | 28 janvier 2012

"La chatte ?"

Une voiture au feu
C'est vert !
Grenouille ?

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Nan, gribouille.

Écrit par : El Padron | 28 janvier 2012

Catherine Kintzler s'étonne de la proposition 46 (sur 60) de François Hollande, qui veut garantir la laïcité tout en respectant l'exception alsacienne — quitte à introduire le cheval de Troie dans la Constitution.
C'est là :
http://www.mezetulle.net/article-laicite-et-concordat-l-exception-deviendrait-elle-une-regle-98084456.html
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2012

"tout en respectant l'exception alsacienne" JPB

C'est l'occasion de donner l'indépendance à la région Alsace qui, d'ailleurs, ne la demande pas pour lui apprendre à être une région de droite *.

On entérinera de bon foie de canard avec un non moins bon Riesling.

* à droite aussi, vue de dessus, sur la carte

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Bien sûr, JPB et Catherine n'en ratent pas une – c'est la bastide attaquée.

« Et on n’a pas fini de rire. »

http://www.koztoujours.fr/?p=13590

Oh mon dieu, c'est un catho' qui parle !

Écrit par : Laurent | 28 janvier 2012

Maryline Baumard en parlait plus haut…
Et Bayrou était (et il était bien le seul politique) à la réunion générale des profs d'HG au lycée Louis-le-Grand cet après-midi…
Très applaudi, d'ailleurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2012

Oh mon dieu, c'est un catho' qui parle !
Écrit par : Laurent | 28 janvier 2012

Bel article !

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

Le Nigaud de Tulle, dont la constitution est mal branlée, n'y entend rien : c'est la faute à ma sono aurait-il déclaré en voix off.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

Ah ben ça c'est bien le pédagogolisme qui l'enseigne... les mouflets peuvent bien présenter les résultats de leurs cogitations n'importe comment, c'est à toi de te torturer pour savoir ce qu'ils ont voulu dire puisque la forme n'a pas d'importance. Attachons-nous au fond.
Et restons-y.

Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

C'est marrant, le problème vient de se poser à moi exactement sous cette forme, avec quelques "rapports de stages" d'étudiants en M1 à peine compréhensibles, tant l'orthographe et la syntaxe y étaient défaillantes.
Je leur ai dit que je ne pouvais, de ce fait, vraiment pas les évaluer positivement. "Mais l'orthographe et la grammaire, c'est une question de forme", me répondis naïvement une d'entre elles. "Non, quand c'est difficilement compréhensible, ça devient vraiment un problème de fond; et, croyez-moi, là, on le touche vraiment".
Rideau.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2012

Pendant que certains faisaient le beau à Louis-le-Grand moi j'étais dans le même quartier Latin chez Gibert où un n.gro gueulait comme un cerf qui brâme au rayon littérature pour on ne sait quelle offense aux gens de couleur ! C'était bien la première fois que le rayon littérature ressemblait au rayon poissonnerie de mon marché ...

Cela c'est une certaine réalité que quelques candidats à la présidentielle feraient bien de se prendre à la volée dans la gueule ...

Écrit par : iPidiblue en soulier de satin | 28 janvier 2012

Le vendeur a dû appeler la sécurité pour calmer l'énergumène ...

Écrit par : iPidiblue en soulier de satin | 28 janvier 2012

On lui avait dit de retourner chez Amazon ?

Écrit par : dugong | 28 janvier 2012

@ Yann, il y a quand même de bonnes nouvelles...
les filles se baladent à poil dans le rue.
http://next.liberation.fr/cinema/01012386313-laura-smet-interpellee-nue-dans-la-rue

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2012

Le talent commence à se mettre à nu ...

Écrit par : iPidiblue en soulier de satin | 28 janvier 2012

Les discussions disparaissent vite sur Marianne, alors je poste le même commentaire ici :
En matière de langues étrangères, je propose un concept nouveau en France : la liberté ! La liberté de choisir sa ou ses langues étrangères, plutôt que de se les voir imposer, comme l'anglais du CP à l'université. Qui plus est, on impose une langue à la phonétique irrationnelle à des petiots qui se débattent déjà dans les méandres du français. Une simple initiation linguistique non spécialisée en CM2 suffirait largement pour présenter quelques alphabets différents, quelques phrases comparatives dans les langues de l'UE, voire quelques idéogrammes, tout en faisant l'oreille à des sons différents - comme le programme Evlang, par exemple, en se basant sur des enseignants volontaires sur plusieurs écoles proches et du matériel pédagogique préétabli. Ensuite en 6e, libre choix de deux langues parmi toutes celles existant, y compris langues mortes latin-grec : la plupart choisiraient une des langues proposées par l'école, mais d'autres pourraient les étudier en-dehors de l'école, famille, associations parentales, instituts nationaux, voire cours privés. La validation du niveau (et du module culturel) demeurerait l'apanage de l'EN, par des examinateurs régionaux ou nationaux pour les langues rares. Avantages ; véritable utilisation d'Internet et des TICE, une vraie valorisation des langues familiales ou d'immigration, loin du blablabla habituel, liberté de choix, diversité (qui sait si le nouveau Champollion n'a pas été aujourd'hui limité à l'anglais!), et ce ne serait pas une privatisation partielle puisque l'école continuerait de proposer ce qu'elle veut ou peut comme langues. On parle de parcours scolaire individualisé mais on n'ose pas le mettre en œuvre là où il semble le plus adapté : les langues.
Par contre, sur l'éternel sujet des notes, je ne suis pas du tout d'accord : on semble faire une parallèle notes-exigence, et c'est faux : on peut avoir une émulation sans notes (cinq lettres, tableau d'honneur pour l'excellence et un pour la progression), et inversement des notes sans émulation (cuisine interne des notes...). Du fait de nombreux facteurs objectifs et subjectifs (difficulté d'avoir un référentiel national de niveau par classe, courbe de Gauss, préjugés) les notes ne sont absolument pas objectives dans l'absolu, elles ne permettent nullement la comparaison d'un établissement à l'autre, voire d'une classe à l'autre, mais c'est un peu long à développer.
Sur le temps de travail, il serait temps de faire une évaluation coût/résultat des voyages linguistiques (au bilan carbone lamentable!) et de l'inénarrable stage d'observation des 3e, qui oblige les parents à aller mendier un stage auprès des entreprises, à chambouler leur organisation du transport scolaire, à solliciter les relations familiales. Combien d'élèves trouvent-ils un stage dans le domaine de leur choix ? Et croit-on qu'ils ignorent à ce point le monde du travail, qu'ils vivent dans une bulle ? Ils voient leurs parents, leur chauffeur scolaire, la caissière du magasin, leur prof, leur dentiste, etc.
Je propose également une évaluation des profs par les parents, complémentaire de celle qui va peut-être se faire par le chef d'établissement, idée choquante pour beaucoup, appelons-la alors retour d'information, sous forme de synthèse trimestrielle validée par un groupe de parents ou de délégués des parents (pour éviter les conneries et permettre un relatif anonymat et un relatif consensus). Pourquoi ? Parce que certaines choses ne peuvent être dites autrement et que les profs oublient une chose : si on choisit et si on peut changer de garagiste, boulanger, médecin, plombier, on ne choisit pas les profs de ses enfants ! Ce type d'évaluation existe d’ailleurs il me semble dans certains établissements supérieurs, où en fin d’année les élèves donnent leur avis sur un cours ou un prof.
Quelques exemples de ce que pourrait comporter une telle synthèse : problèmes de discipline, de bruit, parle trop souvent de lui-même (oui d'elle-même, de ses problèmes personnels), langage presque aussi relâché que celui de ses élèves ! (Tous exemples authentiques). Je m'empresse de dire que cette question ne concerne qu'une minorité de profs (comme pour tout métier, on peut considérer il y a une majorité de profs moyens qui font de leur mieux, une minorité d'exception et une minorité à problèmes) mais c'est pour améliorer le travail et la relation avec cette minorité que je fais cette proposition – car à l'heure actuelle, chacun sait que la question des profs à problème(s) n'a aucune solution.... sauf à être à Louis-Le-Grand et autres bahuts qui bénéficient du privilège de choisir leur équipe pédagogique.

Écrit par : Krokodilo | 28 janvier 2012

si on choisit et si on peut changer de garagiste, boulanger, médecin, plombier, on ne choisit pas les profs de ses enfants

Écrit par : Krokodilo

Faux. On a le choix de l'école (personne ne vous oblige à inscrire votre gniard à l'école publique). L'établissement choisit qui seront ses professeurs, tout comme le boulanger choisit qui fera vos croissants.

Écrit par : Moot | 28 janvier 2012

Faux. On a le choix de l'école (personne ne vous oblige à inscrire votre gniard à l'école publique). L'établissement choisit qui seront ses professeurs, tout comme le boulanger choisit qui fera vos croissants.

Écrit par : Moot | 28 janvier 2012

Disons que les professeurs du privé sous contrat passent désormais (depuis les accords Cloupet-Lang) un CAPES spécifique, mais les programmes sont les mêmes que les programmes du public et les enseignants sont rémunérés par l’État (Loi Debré sur les "contrats d'association") ; ce que vous dites s'applique essentiellement aux établissements "hors contrat" (Les Écoles Steiner par exemple, ou Tersac).

Personne ne vous oblige effectivement à inscrire votre enfant dans telle ou telle école et vous pouvez même le scolariser vous-même, à condition d'être titulaire d'une licence, mais la question du prix de la scolarité reste un critère déterminant (en d'autres termes, vous êtes libre, à condition d'en avoir les moyens)

Écrit par : Robin | 28 janvier 2012

Bien sûr, JPB et Catherine n'en ratent pas une – c'est la bastide attaquée.

« Et on n’a pas fini de rire. »

http://www.koztoujours.fr/?p=13590

Oh mon dieu, c'est un catho' qui parle !

Écrit par : Laurent | 28 janvier 2012

"Alors, François Hollande en a-t-il spécialement contre les chrétiens, voire les catholiques ? Ca semble gros. D’autant qu’il n’a pas l’air méchant. Le pire n’est jamais certain. Mais il est parfois possible.
On n’en est pas surpris : par sa proposition n°31, il « ouvre le droit au mariage et à l’adoption aux homosexuels ». Le « droit au mariage »… opposable, tant qu’on y est ? Bonne nouvelle pour les célibataires qui se lamentent."
Ecrit par : http://www.koztoujours.fr/?p=13590

Mais quand est-ce qu'ils vont nous foutre la paix...?

Écrit par : Jeremy | 28 janvier 2012

Mais quand est-ce qu'ils vont nous foutre la paix...?
Écrit par : Jeremy | 28 janvier 2012

Bonne question. Moi ça fait presque 10 ans que j'essaie de comprendre ce qu'on leur a fait, j'ai toujours pas trouvé...

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Ah ben ça c'est bien le pédagogolisme qui l'enseigne... les mouflets peuvent bien présenter les résultats de leurs cogitations n'importe comment, c'est à toi de te torturer pour savoir ce qu'ils ont voulu dire puisque la forme n'a pas d'importance. Attachons-nous au fond.
Et restons-y.
Écrit par : moinketro | 28 janvier 2012

Et la nuance alors ? Si je dis que le fond est aussi important que la forme, ça ne veut pas dire la forme n'a aucune importance.
Et puis j'en reviens à la faute incriminée: je suis désolé mais entre écrire "gente" à la place de "gent", et écrire en style SMS incompréhensible, ce n'est tout de même pas pareil, si ? Ou alors je m'interroge: chez vous, une copie a soit 0, soit 20, c'est ça (enfin connaissant les manies des profs, ce serait plutôt soit 0 soit 18. 20, c'est pour le seigneur) ?

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Et puis j'en reviens à la faute incriminée: je suis désolé mais entre écrire "gente" à la place de "gent", et écrire en style SMS incompréhensible, ce n'est tout de même pas pareil, si ?

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Bah, prendre un nom pour un adjectif, ce n'est guère brillant !

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Des idées plutôt. Parce que les mots... ce ne sont que des mots. Ce qui compte au final, ce sont les idées !

Écrit par : Julien | 28 janvier 2012
Les idées importent peu.
"Nous ne parlons pas pour dire quelque chose;nous parlons pour produire des effets."
Je vous laisse deviner de qui cela peut être...

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Les idées importent peu.
"Nous ne parlons pas pour dire quelque chose;nous parlons pour produire des effets."
Je vous laisse deviner de qui cela peut être...
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Du maréchal Viala, dans un texte sur le discours argumentatif.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

la preuve :

"il s'agit de considérer qu'une grande part de la production de textes est faite pour argumenter, confronter les opinions, convaincre, persuader, éventuellement démontrer - ce qui nous sort un peu du domaine de la rhétorique -, éventuellement séduire - ce qui nous y replonge -, et qu'il n'y a pas à le dissimuler." Alain Viala

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Tandis que Monsieur Chatel supprime des postes là où il ne faudrait pas (devant les élèves) et les maintient là où il faudrait les supprimer (l'administration centrale et les "décharges"), tandis que les professeurs font la grève pour de mauvaises raisons (les moyens) et que les syndicats ne parlent ni de programmes, ni de ... salaires, Monsieur Viala, l'orchestrateur des nouveaux programmes de Français au lycée continue à faire des dégâts.

Exemple hier, avec un élève de seconde en cours particulier (étude du fameux texte de Voltaire sur les dangers de la lecture) ; seule et unique question : "Relevez les modalisateurs".

Il est donc désormais entendu que Monsieur de Voltaire a fait hurler de rire ses contemporains avec des "modalisateurs", séduit Frédéric de Prusse avec des "modalisateurs", participé à la rédaction de l'Encyclopédie, bravé les foudres de la censure, réhabilité Calas avec des "modalisateurs", été bastonné par les domestiques du chevalier de Rohan-Chabot ("Je commence mon nom, vous finissez le vôtre.") et embastillé pour des "modalisateurs", pourfendu la bêtise, la superstition, le fanatisme avec des "modalisateurs", préparé la Révolution française - pour le meilleur et pour le pire - avec des "modalisateurs", écrit Candide ou l'optimiste pour qu'en 2050, les élèves de seconde du lycée François Bégaudeau de Gif-sur-Yvette aillent à la pêche aux "modalisateurs".

On pourra tripler le budget de l'Education nationale, si l'on continue à instaurer des programmes débiles en Primaire, au collège et au lycée, on n'aboutira à rien, sinon à l'ignorance, à l'inculture et aux désintérêt des élèves.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Comment se perdre dans le temps : l’histoire-géographie hackée par des pédagogues fous !

La tenue à Paris ce samedi d'États généraux à la Sorbonne de l'histoire-géographie sous le titre "Pour refonder l'école et la citoyenneté républicaine" a permis de faire "remonter" les opinions de plusieurs professeurs inquiets de l'abandon des cours d'histoire "chronologique" au profit de cours "thématiques". Une évolution dangereuse que dénonce Jean Sévillia.

Atlantico : La tenue à Paris des Etats généraux de l'histoire-géographie a permis de faire « remonter » les opinions de plusieurs professeurs inquiets. L’un d’eux explique que depuis la Réforme des lycées, il doit se plier à un enseignement non plus « chronologique » de l’Histoire mais « thématique ». Ainsi celui-ci avance quepour expliquer la Shoah, par exemple, il doit faire l’impasse sur les causes du drame pendant son cours et aborder la montée du nazisme à une autre période de l’années dans la chapitre « totalitarisme »… Qu’en pensez-vous ?

Jean Sévillia : Un choix pédagogique a été opéré au début des années 1970. On a cassé la pédagogie de l’enseignement de l’Histoire et on s’est mis à faire de l’histoire « thématique » avec des études transversales. On demande donc aux élèves de travailler sur des thèmes de comparaison ou des thèmes transversaux, en étudiant des situations économiques ou politiques comparables…

C’est une absurdité car c’est un exercice qui peut être fécond pour des personnes qui ont la culture historique nécessaire. Mais des élèves qui ont -par définition- tout à apprendre, n’ont pas les moyens documentaires ou intellectuels de maitriser les connaissances suffisantes pour jouer à cet exercice qui peut être utile pour des agrégés d’histoire mais qui n’a aucun sens pour des élèves.

L’histoire sans chronologie est la négation même de l’histoire. Par définition, l’histoire est un enchainement d’événements. Et on explique l’histoire par un enchainement de causes, de faits et de conséquences. Sortez de là et on ne comprend plus l’histoire. On tombe d’autant plus facilement dans l’anachronisme, ce péché majeur de l’historien.

Si on raisonne sur l’histoire en lui appliquant nos schémas mentaux, culturels, politiques, sociaux, etc. on ne comprend pas l’histoire. On ne comprend les hommes du passé que quand on connait leur représentation du monde, leur références, leur vision de la société…

Auriez-vous un exemple de ce type d’anachronisme qui ruine l’histoire, selon vous ?
Aujourd’hui, on note un intérêt très fort pour la Grande guerre à travers les spectacles, la BD, les romans, etc. Mais ce monde de la Grande guerre est typique de ce qui se passe avec d’autres événements. Ainsi, on attend de 14-18, la mentalité d’aujourd’hui : pacifiste, antimilitariste, les officiers sont toujours des brutes galonnées et leurs hommes ne comprennent pas pourquoi ils sont dans cette « boucherie » qui n’a pas de sens, etc.

Or quand on regarde les témoignages des combattants, on se rend compte qu’ils avaient profondément intégré l’idée patriotique, jusqu’à la déraison. On peut penser que c’est une forme de suicide de l’Europe, mais, dans les deux camps, Français et Allemands ont consenti à cette guerre. Prêter aux combattants de 14-18 une mentalité d’aujourd’hui ne permet pas de comprendre pourquoi ces hommes ont fait cette guerre pendant quatre ans dans des conditions de vie atroce…

Certains professeurs reprochent aussi à la réforme des lycées d’imposer un enseignement trop lourd pour les classes de première…
Depuis plusieurs années, on est allé vers une diminution des périodes d’histoire étudiées et elle devient même optionnelle dans certaines sections – les sections scientifiques par exemple. On remarque une surreprésentation de l’histoire contemporaine : Seconde guerre mondiale et Shoah. Des événements tragiques à connaître. Mais l’histoire, c’est aussi le Moyen-âge, le XVIIe siècle, la Révolution, Napoléon, etc. On doit garder un regard global sur l’histoire.



Comment expliquez-vous cette disparition relative de l’histoire de France. Doit-on accuser Luc Chatel, le ministre de l’Education, des effectifs en baisse ou une volonté idéologique ?
Ce phénomène existe depuis 40 ans. L’Education nationale en France est un bastion, non seulement administratif, mais aussi idéologique. Les ministres peuvent être de droite ou de gauche : toutes les directions centrales au sein des ministères sont dirigées par des gens de gauche qui ont une certaine vision du monde et de l’histoire et qui veulent la faire passer à travers les programmes… Les gouvernements successifs n’ont pas réussi à modifier cette espèce de vision idéologique que charrie l’histoire à travers l’Education nationale…



Peut-on, pour autant, leur imputer la responsabilité de « thématiser » l’histoire ?
Oui car on remarque qu’il y a toute une génération qui n’aime pas la « grande Histoire ». Et même quand ils l’aiment, ils sont imbus des préjugés idéologiques d’aujourd’hui. C’est-à-dire, d’une forme de haine du passé, et du passé occidental en particulier. Et ils reflètent cette passion idéologique du moment. A travers cette passion pour le XXe siècle, ils croient poursuivre une sorte de guerre idéologique contre le fascisme, en projetant l’antiracisme ou des notions idéologiques d’aujourd’hui sur le passé. Ils mènent au fond une sorte de combat politique et idéologique à travers l’histoire.

Écrit par : :-) | 29 janvier 2012

Comment se perdre dans le temps : l’histoire-géographie hackée par des pédagogues fous !

La tenue à Paris ce samedi d'États généraux à la Sorbonne de l'histoire-géographie sous le titre "Pour refonder l'école et la citoyenneté républicaine" a permis de faire "remonter" les opinions de plusieurs professeurs inquiets de l'abandon des cours d'histoire "chronologique" au profit de cours "thématiques". Une évolution dangereuse que dénonce Jean Sévillia.

Atlantico : La tenue à Paris des Etats généraux de l'histoire-géographie a permis de faire « remonter » les opinions de plusieurs professeurs inquiets. L’un d’eux explique que depuis la Réforme des lycées, il doit se plier à un enseignement non plus « chronologique » de l’Histoire mais « thématique ». Ainsi celui-ci avance quepour expliquer la Shoah, par exemple, il doit faire l’impasse sur les causes du drame pendant son cours et aborder la montée du nazisme à une autre période de l’années dans la chapitre « totalitarisme »… Qu’en pensez-vous ?

Jean Sévillia : Un choix pédagogique a été opéré au début des années 1970. On a cassé la pédagogie de l’enseignement de l’Histoire et on s’est mis à faire de l’histoire « thématique » avec des études transversales. On demande donc aux élèves de travailler sur des thèmes de comparaison ou des thèmes transversaux, en étudiant des situations économiques ou politiques comparables…

C’est une absurdité car c’est un exercice qui peut être fécond pour des personnes qui ont la culture historique nécessaire. Mais des élèves qui ont -par définition- tout à apprendre, n’ont pas les moyens documentaires ou intellectuels de maitriser les connaissances suffisantes pour jouer à cet exercice qui peut être utile pour des agrégés d’histoire mais qui n’a aucun sens pour des élèves.

L’histoire sans chronologie est la négation même de l’histoire. Par définition, l’histoire est un enchainement d’événements. Et on explique l’histoire par un enchainement de causes, de faits et de conséquences. Sortez de là et on ne comprend plus l’histoire. On tombe d’autant plus facilement dans l’anachronisme, ce péché majeur de l’historien.

Si on raisonne sur l’histoire en lui appliquant nos schémas mentaux, culturels, politiques, sociaux, etc. on ne comprend pas l’histoire. On ne comprend les hommes du passé que quand on connait leur représentation du monde, leur références, leur vision de la société…

Auriez-vous un exemple de ce type d’anachronisme qui ruine l’histoire, selon vous ?
Aujourd’hui, on note un intérêt très fort pour la Grande guerre à travers les spectacles, la BD, les romans, etc. Mais ce monde de la Grande guerre est typique de ce qui se passe avec d’autres événements. Ainsi, on attend de 14-18, la mentalité d’aujourd’hui : pacifiste, antimilitariste, les officiers sont toujours des brutes galonnées et leurs hommes ne comprennent pas pourquoi ils sont dans cette « boucherie » qui n’a pas de sens, etc.

Or quand on regarde les témoignages des combattants, on se rend compte qu’ils avaient profondément intégré l’idée patriotique, jusqu’à la déraison. On peut penser que c’est une forme de suicide de l’Europe, mais, dans les deux camps, Français et Allemands ont consenti à cette guerre. Prêter aux combattants de 14-18 une mentalité d’aujourd’hui ne permet pas de comprendre pourquoi ces hommes ont fait cette guerre pendant quatre ans dans des conditions de vie atroce…

Certains professeurs reprochent aussi à la réforme des lycées d’imposer un enseignement trop lourd pour les classes de première…
Depuis plusieurs années, on est allé vers une diminution des périodes d’histoire étudiées et elle devient même optionnelle dans certaines sections – les sections scientifiques par exemple. On remarque une surreprésentation de l’histoire contemporaine : Seconde guerre mondiale et Shoah. Des événements tragiques à connaître. Mais l’histoire, c’est aussi le Moyen-âge, le XVIIe siècle, la Révolution, Napoléon, etc. On doit garder un regard global sur l’histoire.



Comment expliquez-vous cette disparition relative de l’histoire de France. Doit-on accuser Luc Chatel, le ministre de l’Education, des effectifs en baisse ou une volonté idéologique ?
Ce phénomène existe depuis 40 ans. L’Education nationale en France est un bastion, non seulement administratif, mais aussi idéologique. Les ministres peuvent être de droite ou de gauche : toutes les directions centrales au sein des ministères sont dirigées par des gens de gauche qui ont une certaine vision du monde et de l’histoire et qui veulent la faire passer à travers les programmes… Les gouvernements successifs n’ont pas réussi à modifier cette espèce de vision idéologique que charrie l’histoire à travers l’Education nationale…



Peut-on, pour autant, leur imputer la responsabilité de « thématiser » l’histoire ?
Oui car on remarque qu’il y a toute une génération qui n’aime pas la « grande Histoire ». Et même quand ils l’aiment, ils sont imbus des préjugés idéologiques d’aujourd’hui. C’est-à-dire, d’une forme de haine du passé, et du passé occidental en particulier. Et ils reflètent cette passion idéologique du moment. A travers cette passion pour le XXe siècle, ils croient poursuivre une sorte de guerre idéologique contre le fascisme, en projetant l’antiracisme ou des notions idéologiques d’aujourd’hui sur le passé. Ils mènent au fond une sorte de combat politique et idéologique à travers l’histoire.

Écrit par : :-) | 29 janvier 2012

Tandis que Monsieur Chatel supprime des postes là où il ne faudrait pas (devant les élèves) et les maintient là où il faudrait les supprimer (l'administration centrale et les "décharges")

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Attention ! Une décharge de service, le GRIP en demande une pour Pascal Dupré. Pour animer le réseau SLECC ( pas de tout repos de se déplacer à tous les coins de la France, voire en Haïti) et écrire des manuels ( pas de tout repos non plus au rythme où il les écrit)

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Attention ! Une décharge de service, le GRIP en demande une pour Pascal Dupré. Pour animer le réseau SLECC ( pas de tout repos de se déplacer à tous les coins de la France, voire en Haïti) et écrire des manuels (pas de tout repos non plus au rythme où il les écrit)

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Rengainez vos colts, les gars, on ne décharge pas sur Pascal Dupré !

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Hé oui, il y a "décharge" et "décharge"... ... ...
Et ce n'est pas Mégabite du FMI qui me contredira !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2012

@ Pierre Goubert
Ça n'a pas été dit ici, Pierre Goubert est mort. Ce grand monsieur avait commencé dans les EPS et l'ENI avant d'entrer, sans le bac, à l'ENS de Saint-Cloud qui formait, avant la seconde guerre, les professeurs d'ENI, puis de devenir l'historien génial que l'on sait.
Saluons sa mémoire.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Les idées importent peu.
"Nous ne parlons pas pour dire quelque chose;nous parlons pour produire des effets."
Je vous laisse deviner de qui cela peut être...
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Du maréchal Viala, dans un texte sur le discours argumentatif.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012
Mes sources indiquent un autre éminent personnage!

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Bah, prendre un nom pour un adjectif, ce n'est guère brillant !
Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Tout ça pour une faute de frappe... alors que de plus en plus de jeunes français ne savent même plus construire une phrase simple, genre sujet, verbe, complément.

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Les idées importent peu.
"Nous ne parlons pas pour dire quelque chose;nous parlons pour produire des effets."
Je vous laisse deviner de qui cela peut être...
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

"Produire des effets", ça c'est bon pour les écrivains (l'art de la langue) et les politiciens (la démagogie) ! Un vrai bon journaliste ne devrait pas trop s'y attacher, justement, et privilégier le fond à la forme (tout en écrivant en français correct, bien sûr).

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012
Mes sources indiquent un autre éminent personnage!
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Un propagandiste célèbre, je crois.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Tout ça pour une faute de frappe...
Écrit par : Julien | 29 janvier 2012
Nous n'apprécions pas les frappes.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

On n’en est pas surpris : par sa proposition n°31, il « ouvre le droit au mariage et à l’adoption aux homosexuels ». Le « droit au mariage »… opposable, tant qu’on y est ? Bonne nouvelle pour les célibataires qui se lamentent."
Ecrit par : http://www.koztoujours.fr/?p=13590

Mais quand est-ce qu'ils vont nous foutre la paix...?

Écrit par : Jeremy | 28 janvier 2012

Je suis bien d'accord, Jérémy, même si le "nous" n'a pas tout à fait (toute la saveur de la vie est dans le "pas tout à fait" et comme disait Nietzsche "nous sommes des nuances", des nuances que le politiquement correct cherche à écraser)... le même sens pour moi et reste essentiellement lié à la Grèce antique et aux Garçons de Montherlant ("celui qui avait laissé un souvenir brûlant est redescendu dans la fraîcheur des grands fonds que les vents n'ont jamais touché".), mais à la fin des fins, comme disait le général, il faut bien qu'il y ait des zélotes au côté du PS pour pousser le char rose de Hollande vers la Gay Pride. Non ?

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Exemple hier, avec un élève de seconde en cours particulier (étude du fameux texte de Voltaire sur les dangers de la lecture) ; seule et unique question : "Relevez les modalisateurs".

Il est donc désormais entendu que Monsieur de Voltaire a fait hurler de rire ses contemporains avec des "modalisateurs", séduit Frédéric de Prusse avec des "modalisateurs", participé à la rédaction de l'Encyclopédie, bravé les foudres de la censure, réhabilité Calas avec des "modalisateurs", été bastonné par les domestiques du chevalier de Rohan-Chabot ("Je commence mon nom, vous finissez le vôtre.") et embastillé pour des "modalisateurs", pourfendu la bêtise, la superstition, le fanatisme avec des "modalisateurs", préparé la Révolution française - pour le meilleur et pour le pire - avec des "modalisateurs", écrit Candide ou l'optimiste pour qu'en 2050, les élèves de seconde du lycée François Bégaudeau de Gif-sur-Yvette aillent à la pêche aux "modalisateurs".

On pourra tripler le budget de l'Education nationale, si l'on continue à instaurer des programmes débiles en Primaire, au collège et au lycée, on n'aboutira à rien, sinon à l'ignorance, à l'inculture et aux désintérêt des élèves.
Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Robin, vous dénoncez à juste titre le pédantisme fou qui s'est emparé des programmes de français. Et ça commence au collège, où les pauvres gosses se tapent des textes qui n'ont été choisis que parce qu'ils illustraient "la situation d'énonciation", "l'argumentation" et autres saloperies inutiles et polluantes. Car l'"explication de texte", qui consistait, comme son nom l'indique, à expliquer un texte pour con contenu et pour sa forme afin que les élèves s'en approprient la beauté et la substance, a été bannie au prétetxe qu'elle favorisait les "héritiers"! Trop subjective! Vous dites à très juste titre qu'avec ça on écoeure les élèves du français, dont il ne retiennent rien à part des bribes informes de formules non digérées parce que non digérables. Evidemment, la "séquence" est au service de cette décérébration.

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Bah, prendre un nom pour un adjectif, ce n'est guère brillant !
Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Tout ça pour une faute de frappe... alors que de plus en plus de jeunes français ne savent même plus construire une phrase simple, genre sujet, verbe, complément.
Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Confondre "gente" et "la gent", c'est tout sauf une faute de frappe, c'est un indice incontestable de l'inculture crasse du journaliste et de son peu d'intérêt réel pour les choses de l'esprit. C'est du même genre que "la gente masculine" , qu'on entend dans la bouche de ceux qui veulent se faire passer pour cultivés mais ne s'en sont jamais donné les moyens en temps en en efforts. D'autant qu'il y avait une autre faute lourdingue juste après ( le "où" à la place d'un "ou")!

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-genocide-armenien-pol-pot-staline-mao-coup-gueule-christian-millau-277099.html

A la mémoire du grand libérateur Pol Pot et du guide génial de l'humanité Staline !

Texte de Christian Millau à lire avec gourmandise...

Écrit par : :-) | 29 janvier 2012

A la mémoire du grand libérateur Pol Pot et du guide génial de l'humanité Staline !

Texte de Christian Millau à lire avec gourmandise...
Écrit par : :-) | 29 janvier 2012

Comme quoi la gastronomie mène à tout. Son article est assez drôle.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2012

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012
Mes sources indiquent un autre éminent personnage!
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Un propagandiste célèbre, je crois.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012
Tout-à-fait.
Celui qui intervient dans cette histoire qu'on se plaisait à raconter il fut un temps:
César, Frédéric le Grand et Napoléon au Ciel (ou en Enfer c'est selon...)
César:"Si j'avais eu tous ces tanks, j'aurais conquis la Germanie."
Frédéric le Grand: "Si j'avais eu tous ces avions, j'aurais conquis toute l'Europe."
Napoléon:" Si j'avais eu Goebbels, on ne saurait toujours pas que j'ai perdu à Waterloo."

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Car l'"explication de texte", qui consistait, comme son nom l'indique, à expliquer un texte pour con contenu et pour sa forme JL
En effet, c'est le k de le dire !

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

vouzalépinayéenkorlontan, Jean ? :-)))))

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

écrit Candide ou l'optimiste pour qu'en 2050, les élèves de seconde du lycée François Bégaudeau de Gif-sur-Yvette aillent à la pêche aux "modalisateurs". Robin

Ce ne serait pas Candide ou l'optimisme, Robin ? Cela n'enlève rien à la démonstration, tout à fait remarquable.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Mes sources indiquent un autre éminent personnage!
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012
Normal, y a pléthore au portillon !

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-genocide-armenien-pol-pot-staline-mao-coup-gueule-christian-millau-277099.html

A la mémoire du grand libérateur Pol Pot et du guide génial de l'humanité Staline !

Texte de Christian Millau à lire avec gourmandise...

Écrit par : :-) | 29 janvier 2012
Pour Pol Pot on intègre la phase I du génocide?

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Comment se perdre dans le temps : l’histoire-géographie hackée par des pédagogues fous ! :-)

La résistance, ça existe. Les profs n'ont qu'à prendre leurs responsabilités. Y en a marre des jérémiades.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Merci, Jean !! Je vous aime comme ça !! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2012

Ou alors je m'interroge: chez vous, une copie a soit 0, soit 20, c'est ça (enfin connaissant les manies des profs, ce serait plutôt soit 0 soit 18. 20, c'est pour le seigneur) ? Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

0 c'est pour le saigneur. 20 pour le seigneur. Je suis les 2.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Précision, mister Sibille : à propos de quoi remerciez-vous Jean ?

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Comment se perdre dans le temps : l’histoire-géographie hackée par des pédagogues fous ! :-)

La résistance, ça existe. Les profs n'ont qu'à prendre leurs responsabilités. Y en a marre des jérémiades.
Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Exactement!
On peut s'asseoir sur les séquences et envoyer paître mine de rien les objets d'études, genres, registres et autres fariboles pédantesques.

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

La résistance, ça existe. Les profs n'ont qu'à prendre leurs responsabilités. Y en a marre des jérémiades.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012
Le jour où une majorité d'enseignants aura intégré l'idée qu'il n'y a au-dessus d'eux aucune autre autorité que celle de la vérité , on aura fait un grand pas pour envoyer paître toute la chefaillerie bureaucratique...

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Euh serpent vert, je crois qu'on en est encore à des années-lumière. Infantilisation soigneusement entretenue.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Mon message n'a pas l'air d'être passé alors je m'y recolle et surenchéris: le jour où une majorité d'enseignants aura intégré l'idée qu'il n'y a aucune autre autorité au dessus d'eux que celle de la vérité on aura fait le pas décisif pour envoyer paître toute la cheffaillerie bureucratique.

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Moinketro, j'ai fait tout comme vous dites, j'ai instruit sans séquences, enseigné la littérature, l'orthographe et la grammaire en collège. Il m'en coûte 200 ou 300 € par mois à vie (je goûte au bonheur de la retraite) en raison d'une note pédagogique assassine.
Mais quoi, l'honneur n'a pas de prix et à Bordeaux, on trouve du bon bordeaux pour pas cher et des vols pour l'Italie ou Londres à 60€ aller-retour. Nananère!

Écrit par : Cunégonde | 29 janvier 2012

Navré, Cunégonde. Tout a un prix. Y laisser 300E par mois pendant que d'autres, bref. La résistance ne vaut sans doute que par l'alliance de toutes les forces de résistance parce que tout seul dans son coin, on est la proie facile des prédateurs. Mais vous avez sans doute sauvé quelques cohortes de futurs adultes, et tenez-vous en à cette gratification, parce qu'autrement et je vous comprends, c'est un peu lourd à porter... allez un petit coup de bordeaux ? Tchin. :-(

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Euh serpent vert, je crois qu'on en est encore à des années-lumière. Infantilisation soigneusement entretenue.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012
Certes...
Prenons le problème à l'envers: il existe, Dieu merci, encore une certaine catégorie d'élèves auxquels il est assez facile de faire admettre que le premier des droits qu'ils ont c'est le droit à la vérité.

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

le jour où une majorité d'enseignants aura intégré l'idée qu'il n'y a aucune autre autorité au dessus d'eux que celle de la vérité on aura fait le pas décisif
Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Il se fait le pas décisif :

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/09/09/management.html

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Le Temps plutôt qu'un grand sculpteur et un grand farceur !

Une collègue m'a fait cadeau d'un "cahier de composition" de 1920 trouvé
dans une brocante et ayant appartenu apparemment à une élève de niveau
troisième. On y trouve des pages de calligraphie magnifiques, des
compositions françaises et des devoirs d'histoire.

En deuxième de couverture, on peut lire un texte (infra) qui m'a fait
pouffer de rire tant il paraîtrait, aujourd'hui, non pas seulement
politiquement incorrect, mais inarticulable. C'était pourtant le discours
institutionnel de l'école de l'époque, celui que chacun se devait
d'intérioriser et de tenir pour vrai et bon.
Les parents de nos parents ou même nos parents ont pu essuyer le même...

Je n'ai certes pas l'intention, loin s'en faut, de retourner à cette époque.
Mais je ne suis guère plus nostalgique... du futur qu'on nous le prépare. Nostalgie du futur : c'était (sic) mieux après !


Je ne m'aventurerai pas à dire, entre le discours de l'institution d'hier et
celui d'aujourd'hui, lequel des deux est finalement le plus cynique.

En tout cas, lire cela devrait inciter à méditer sur la relativité et la
caducité historique des énoncés dominants et des valeurs consensuelles sur
quoi ils s'appuient.
Dans un quart d'heure ou presque, le scandaleux et le moral ou l'édifiant
auront déplacé les lignes de leurs frontières et changé leur position, les
tabous auront été portés ailleurs, le conçu deviendra l'inconcevable, le souverain bien un mal absolu.
étrange et peu prévisible tectonique des plaques discursives qui se chevauchent, se détruisent et finissent par former de nouvelles configurations et un nouveau sol pour de nouvelles "évidences". Ce qui est frappant c'est que personne ne semble conscient du caractère contingent, éphémère, souvent aléatoire et instable de cette reconfiguration.









Aux Enfants qui vont quitter l'École

Enfants, vous allez entrer dans la vie; des mille routes qu'elle ouvre à
l'activité humaine, chacun de vous en prendra une.
La carrière des uns sera brillante, celle des autres obscure et cachée : la
condition et la fortune de vos parents en décideront en grande partie.
Que ceux qui auront la plus modeste part n'en murmurent point. Ce qui ne
dépend point de nous ne saurait être un véritable bien, et, du reste, la
patrie vit du concours et du travail de tous ses enfants. Dans le mécanisme
de la société, il n'y a point de rouage inutile.
Entre le ministre qui gouverne l'État et l'artisan qui contribue à sa
prospérité par le travail de ses mains, il n'y a qu'une différence, c'est
que la fonction de l'un est plus importante que celle de l'autre; mais, les
bien remplir, le mérite moral est le même.
Que chacun de vous, enfants, se contente donc de la part qui lui sera échue.
Quelle que soit sa carrière, elle lui donnera des devoirs à remplir, une
certaine somme de bien à produire. Ce sera là sa tâche; qu'il la remplisse
avec courage et énergie, honnêtement et fidèlement, et il aura fait dans sa
position tout ce qu'il est donné à l'homme de faire.
JOUFFROY

Extrait de la Circulaire Ministérielle du 13 Janvier 1895
"... Je ne fais aucune objection à ce que ce Cahier dit de devoirs mensuels
soit employé comme Cahier de compositions, là où les maîtres te croient
possible; à ce qu'il contienne un devoir par mois ou un par quinzaine; à ce
qu'il soit accompagné ou de corrections sommaires, ou d'annotations
détaillées, ou d'un classement des élèves par ordre de mérite suivant le
système que le maître croira devoir préférer. Une chose importe, et c'est la
seule : qu'il existe dans toute école et pour tout enfant sans exception, un
cahier gardé avec soin qui, d'une manière ou d'une autre; et par un nombre
suffisant de spécimens empruntés aux diverses époques de sa scolarité,
puisse fournir au bout de quelques années une preuve irrécusable de la
régularité de ses études, la trace de sa propre assiduité ou de ses absences
et, par conséquent, la meilleure des réponses de l'instituteur aux familles
qui peuvent demander compte à l'école de ce que leurs enfants y ont fait et
en ont emporté."

Écrit par : antoine desjardins | 29 janvier 2012

Oui cette pure naïveté est très belle ! Mais je ne sais ce qui est le plus beau, de la foi de l'instituteur ou de la simplicité des notions presque bibliques de la morale de l'époque ?


P.S Heureusement nous avons fait des progrès dans l'art d'enseigner ... maintenant nous formons des savants de onze ans !

Écrit par : iPidiblue enfance de l'art d'enseigner | 29 janvier 2012

"Mais je ne suis guère plus nostalgique... du futur qu'on nous le prépare. Nostalgie du futur : c'était (sic) mieux après !"

Joli !

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

"la condition et la fortune de vos parents en décideront en grande partie.
Que chacun de vous, enfants, se contente donc de la part qui lui sera échue."
Voilà bien le retournement qu'il convenait d'opérer. :-)
Surtout de la manière que l'on sait. :-(

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

"Pouffer de rire..."? Ah bon? A part la petite phrase qui évoque "la condition et la fortune" des parents et qui ne passerait plus aujourd'hui tout simplement parce qu'elle n'est pas conforme à la "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" (en substance: "Tout citoyen peut parvenir aux responsabilités les plus élevées en raison de son seul mérite"), le reste me paraît tout à fait de bon sens. Notamment l'idée des cahiers calligraphiés qui contiennent des cours précis et que l'on conserve comme la trace de son parcours intellectuel. C'est toujours mieux que ces grands classeurs fourre-tout, qui pèsent des tonnes qu'on trimballe inutilement et dont les feuilles se détachent et que l'on finit par jeter...

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Aux temps jadis on parlait du prodigieux Blaise Pascal redécouvrant par ses seules forces à onze ans la 32ème proposition d'Euclide, balivernes que tout cela ! Grâce aux cahiers de compétences et aux grilles d'évaluation forgées par Meirieu et son équipe chaque enfant de France de onze ans peut se targuer d'avancées bien plus significatives !

Écrit par : iPidiblue enfance de l'art d'enseigner | 29 janvier 2012

Extrait de la Circulaire Ministérielle du 13 Janvier 1895
"... Je ne fais aucune objection à ce que ce Cahier dit de devoirs mensuels soit employé comme Cahier de compositions, là où les maîtres le croient possible; à ce qu'il contienne un devoir par mois ou un par quinzaine; à ce
qu'il soit accompagné ou de corrections sommaires, ou d'annotations détaillées, ou d'un classement des élèves par ordre de mérite suivant le système que le maître croira devoir préférer. Une chose importe, et c'est la seule : qu'il existe dans toute école et pour tout enfant sans exception, un
cahier gardé avec soin qui, d'une manière ou d'une autre; et par un nombre suffisant de spécimens empruntés aux diverses époques de sa scolarité, puisse fournir au bout de quelques années une preuve irrécusable de la régularité de ses études, la trace de sa propre assiduité ou de ses absences et, par conséquent, la meilleure des réponses de l'instituteur aux familles qui peuvent demander compte à l'école de ce que leurs enfants y ont fait et en ont emporté."

Écrit par : antoine desjardins | 29 janvier 2012
Remarquable circulaire. Rétif au Cahier de textes - qu'on devait présenter à m'sieur l'inspecteur en dépit des règlements qui ont supprimé cette absurdité depuis des lustres - j'avais institué un cahier de roulement, tenu tour à tour par chaque élève. Aucun inspecteur ne m'en a tenu rigueur.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

maintenant nous formons des savants de onze ans ! Écrit par : iPidiblue enfance de l'art d'enseigner | 29 janvier 2012

Quelle prétention ! Nous ne formons plus rien ni personne. Ce sont les enfants qui nous forment à l'obéissance. Et dès la maternelle. Relayés par leurs parents et la hiérarchie. C'est quand même beaucoup mieux, en attendant que notre note et donc notre avancement, notre salaire, notre avenir dépendent de leur jugement. Car n'en doutons pas, nous sommes dans une période transitoire.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Pas faux non plus ! Regardez nous avons élu un enfant mal abouti à la présidence de la République et c'est lui qui nous dresse ...

Écrit par : iPidiblue enfance de l'art d'enseigner | 29 janvier 2012

Un sommet est atteint avec l'épreuve d'Histoire de l'art pour le brevet, de son petit nom HIDA, basé sur une matière sans programme (ou plutôt qui englobe tous les arts, toutes les périodes...) et sans manuel ; si par malheur le ou la prof chargé de coordonner ce chef d'oeuvre d'interdisciplinarité (càd. fuyons, tous aux abris, c'est pas moi le coordinateur) n'a pas les épaules pour faire un petit programme maison (la circulaire précise bien que l'établissement a en la matière une large autonomie), on court à la cata , à la réunionnite pour calmer les parents affolés de n'y rien comprendre (c'est notre cas), malgré quelques "explications " sur le site de l'école.
Je recommande la lecture du BO sur cette HIDA :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=58238

Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

... on court à la cata , à la réunionnite pour calmer les parents affolés de n'y rien comprendre (c'est notre cas), malgré quelques "explications " sur le site de l'école.
Je recommande la lecture du BO sur cette HIDA :
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=58238
Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

Si vous-même et vos collègues "n'y comprenez rien", pourquoi vous affolez-vous comme ça? Laissez faire et occupez-vous de faire vos cours l'âme sereine !

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Je ne suis pas enseignant mais simple parent d'élève.
Parce que les enfants paniquent, disent qu'ils ne comprennent rien ni aux explications du prof ni à celles du site. De même que nous aidons lorsqu'ils doivent faire un travail sur des thèmes aussi abscons qu'une" oeuvre qui parle au spectateur", ou lorsqu'un cours est mal fait quelle que soit la matière - si, si, ça va vous étonner, mais ça arrive, de même que des profs de français qui ignorent quasiment tout de la réforme de 1990, ou des profs de langue qui pensent qu'une traduction doit respecter les temps de la langue source... , ou que les objectifs des niveaux de langue sont réalistes. La solidarité professionnelle est une bonne chose, mais elle ne doit pas aller jusqu'à l'aveuglement.

Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

"de même que des profs de français qui ignorent quasiment tout de la réforme de 1990"

Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

C'est quoi la réforme de 1990?

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Réforme de l'orthographe, qui commence à être appliquée et intégrée aux dictionnaires, à peine 22 ans plus tard ! Je reconnais que ça pose un problème aux enseignants, quoi enseigner, que compter comme faute ? Le classique aiguë, ou le plus logique aigüe (qui met l'accent sur la voyelle inhabituellement prononcée). les nombres écrits avec un trait d'union partout (simple et régulier), les mots composés réunis (croquemort, chaussetrappe), les pluriels francisés de mots étrangers (imprésarios).

Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

Robin, vous dénoncez à juste titre le pédantisme fou qui s'est emparé des programmes de français. Et ça commence au collège, où les pauvres gosses se tapent des textes qui n'ont été choisis que parce qu'ils illustraient "la situation d'énonciation", "l'argumentation" et autres saloperies inutiles et polluantes. Car l'"explication de texte", qui consistait, comme son nom l'indique, à expliquer un texte pour con contenu et pour sa forme afin que les élèves s'en approprient la beauté et la substance, a été bannie au prétetxe qu'elle favorisait les "héritiers"! Trop subjective! Vous dites à très juste titre qu'avec ça on écoeure les élèves du français, dont il ne retiennent rien à part des bribes informes de formules non digérées parce que non digérables. Evidemment, la "séquence" est au service de cette décérébration.

Écrit par : JL | 29 janvier 2012


J'ai mis en ligne voilà quelques jours ce texte sur l'enseignement du français...

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/24/savoir-lire.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

On n’en est pas surpris : par sa proposition n°31, il « ouvre le droit au mariage et à l’adoption aux homosexuels ». Le « droit au mariage »… opposable, tant qu’on y est ? Bonne nouvelle pour les célibataires qui se lamentent."
Ecrit par : http://www.koztoujours.fr/?p=13590

Mais quand est-ce qu'ils vont nous foutre la paix...?

Écrit par : Jeremy | 28 janvier 2012

Je suis bien d'accord, Jérémy, même si le "nous" n'a pas tout à fait (toute la saveur de la vie est dans le "pas tout à fait" et comme disait Nietzsche "nous sommes des nuances", des nuances que le politiquement correct cherche à écraser)... le même sens pour moi et reste essentiellement lié à la Grèce antique et aux Garçons de Montherlant ("celui qui avait laissé un souvenir brûlant est redescendu dans la fraîcheur des grands fonds que les vents n'ont jamais touché".), mais à la fin des fins, comme disait le général, il faut bien qu'il y ait des zélotes au côté du PS pour pousser le char rose de Hollande vers la Gay Pride. Non ?

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Je n'ai rien compris, mais je subodore qu'on n'est pas tout à fait d'accord.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

Aïe! Je viens de m'apercevoir de la belle faute de frappe que j'ai faite en tapant "un texte pour con contenu"!
J'ai traduit involontairement ce que les pédagos pensent du
con-tenu des textes littéraires!

Quant à la réforme de l'orthographe de 1990 qui a turlupiné quelques oisifs huppés, franchement, ce n'est pas notre problème, à nous autres obscurs et sans grades, qui devons plutôt expliquer aux élèves que "les chats miaulent" s'écrit avec e-n-t parce qu'il y a plusieurs chats, et que "je me suis donnée un beau coup sur les doigts, dit Cécile" ne prend pas de e à donné parce que ce n'est pas un COD mais un complément d'attribution...

Écrit par : s un COD mais un compl&ément d'(attribution.... | 29 janvier 2012

Aïe! Je viens de m'apercevoir de la belle faute de frappe que j'ai faite en tapant "un texte pour con contenu"!
J'ai traduit involontairement ce que les pédagos pensent du
con-tenu des textes littéraires!

Quant à la réforme de l'orthographe de 1990 qui a turlupiné quelques oisifs huppés, franchement, ce n'est pas notre problème, à nous autres obscurs et sans grades, qui devons plutôt expliquer aux élèves que "les chats miaulent" s'écrit avec e-n-t parce qu'il y a plusieurs chats, et que "je me suis donnée un beau coup sur les doigts, dit Cécile" ne prend pas de e à donné parce que ce n'est pas un COD mais un complément d'attribution...

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Et la nuance alors ?

Écrit par : Julien

Comme disait Pierre Desproges : "je déteste que l'on me contredise, surtout quand j'ai tort".

Écrit par : Moot | 29 janvier 2012

Je n'ai rien compris, mais je subodore qu'on n'est pas tout à fait d'accord.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

Mais si, à moins que je ne vous ai pas compris non plus ;-))

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

@ Krokodilo,

J'appliquerai la réforme de l'orthographe de 1990 quand tous les livres auront été réécrits. Pas avant.
Comme le dit JL, ce n'est vraiment pas mon problème (pédagogiquement parlant).

Écrit par : Instit | 29 janvier 2012

@"Car voilà l’âpre vérité : nombre de consignes et de réformes parmi les plus absurdes, relayées sur le terrain en matière de pédagogie, sont en fait celles qui ont été réclamées par un corps enseignant sclérosé, et plein de morgue à l’encontre des classes populaires."
Allez dire cela, Daniel Arnaud, qui est âprement faux et scandaleux, sur Néo-profs.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Je n'ai rien compris, mais je subodore qu'on n'est pas tout à fait d'accord.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012
C'est la tare traditionnelle du "french philosopher" de s'imaginer qu'il ne peut dire des choses intéressantes qu'à condition que personne ne le comprenne, tare en partie responsable de l'effondrement de l'enseignement de philosophie dans nos établissements.

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

J'ai mis en ligne voilà quelques jours ce texte sur l'enseignement du français...

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/24/savoir-lire.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

Je fais dix heures de vacation en philo en lycée en sections techniques (ST2S et Hôtellerie) depuis le début du mois de décembre, et je comprends très bien ce que vous voulez dire. On est effectivement pris entre des impératifs contradictoires, mais je pense comme vous, qu'il faut suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant, comme disait Gide et maintenir des exigences. Les élèves y sont sensibles.

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Le ioufm, version ricaine : http://www.relayschool.org/videos?vidid=6

Écrit par : Kap | 29 janvier 2012

C'est la tare traditionnelle du "french philosopher" de s'imaginer qu'il ne peut dire des choses intéressantes qu'à condition que personne ne le comprenne, tare en partie responsable de l'effondrement de l'enseignement de philosophie dans nos établissements.

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Alors Pan sur le bec et je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même !

J'essplique : Jérémy demande que les politiques foutent la paix aux homos ; je dis que des "homos", il y en a de toutes sortes, depuis Gide, Genet, Proust, Green ou Montherlant, qui n'ont jamais eu l'idée de se marier ou d'adopter des enfants... jusqu'à ceux qui passent leur temps à revendiquer des "droits".

J'essayais simplement de dire qu'il faut bien que ce soient ceux-là qui parlent au nom de tous les autres et que ce sont eux qui doivent "nous" foutre la paix, plutôt que les hommes politiques (et accessoirement aussi aux hommes politiques).

Je disais aussi (mais pourquoi faut-il utiliser un marteau-piqueur pour ouvrir une noix ?) que le Bon Dieu avait également réparti la beauté et le charme entre les deux sexes et que l'on pouvait "hésiter" et tomber amoureux - à 16 ans - sans comprendre ce qui vous arrive et en garder un "souvenir brûlant".

Je voulais dire aussi que les théoriciens (et c'est justement ce que je ne veux pas être) définissent l'homosexualité, font défiler les "homos" et rangent les gens dans de jolies petites boîtes bien étiquetées pour que l'on puisse s'y reconnaître le moment venu (qui est homo et qui ne l'est pas, qui est juif et qui ne l'est pas ?)

Do you hear me better now ?

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

JL, je ne peux qu'approuver votre volonté d'enseigner les points grammaticaux essentiels (comme le COD) avant les détails, quoique je ne juge pas qu'une volonté de réformer l'orthographe soit le fait de "quelques oisifs huppés."

Écrit par : Krokodilo | 29 janvier 2012

C'est la tare traditionnelle du "french philosopher" de s'imaginer qu'il ne peut dire des choses intéressantes qu'à condition que personne ne le comprenne, tare en partie responsable de l'effondrement de l'enseignement de philosophie dans nos établissements.

Écrit par : serpent vert | 29 janvier 2012

Un "french philosopher" se serait contenté d'écrire : "entre le signifié et le signifiant, il y a de la marge." ;-))

Écrit par : Robin, Dérridé | 29 janvier 2012

- Marions-les !
- Mais qui ?
- Les professeurs de philosophie avec les professeuresses de gymnastique ...
- Pourquoi ?
- Ils réinventeront peut-être le yoga tantrique ...

Écrit par : iPidiblue just married ou presque | 29 janvier 2012

@ Pour les ceuss qui pensent que les enseignants sont des "sclérosés" demandeurs des pires réformes, un article de 1975;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/litt_0047-4800_1975_num_19_3_1104

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Quand tout va mal prononcez la formule magique : Hocus Pocus !

Écrit par : iPidiblue just married ou presque | 29 janvier 2012

"@ Krokodilo,

J'appliquerai la réforme de l'orthographe de 1990 quand tous les livres auront été réécrits. Pas avant.
Comme le dit JL, ce n'est vraiment pas mon problème (pédagogiquement parlant).

Écrit par : Instit | 29 janvier 2012"


Pas mieux. Il n'y a que ce *** de François de (ouate erre) Closets, et ses thuriféraires, pour s'imaginer que ses fautes volontaires ne sont pas repérables dans son inénarrable opus-cucul (pub liée en 2009).

D'autant plus que nombre d'ouvrages, dans le supérieur -- et ce sont souvent les filières directement post bac, comme par exemple les concours d'entrée en école d'orthophonie, ou IFSI, ou autres --, se contrefichent de la réforme de 1990, ou, au mieux, ne la considèrent que comme une indication qui peut être soulevée par l'étudiant(e). Leurs annales sont très intéressantes de ce point de vue.

Sauf que! (Digression.) Pour rattraper le niveau, les étudiants n'ont d'autre choix, pour la plupart, que de passer par une propédeutique privée, hors contrat, et aux résultats aléatoires, quoiqu'elles prétendent toutes le contraire.
Les enseignants sont souvent des bac +3 (maintenant +5), sous payés pour le travail à fournir, et régulièrement éjectés au bout de deux ans, alors que justement ils comprennent enfin les attentes, tenants et aboutissants et pourraient donner dans l'efficacité; éjectés, parce que les petits patrons de ces structures ne veulent surtout pas donner dans du CDI, obligatoire au bout de trois ans, et voir leur pouvoir de pression diminuer -- j'en connais un, de ces ex-profs, son écœurement n'a pas de limite, compte tenu du temps qu'il a investi là-dedans, malgré mes mises en garde.
Et actuellement, pour la dernière partie ci-dessus, c'est la direction qu'on prend pour le secondaire, public comme privé sous contrat.

Écrit par : maxime | 29 janvier 2012

Entre le ministre qui gouverne l'État et l'artisan qui contribue à sa prospérité par le travail de ses mains, il n'y a qu'une différence, c'est que la fonction de l'un est plus importante que celle de l'autre; mais, les bien remplir, le mérite moral est le même.
Que chacun de vous, enfants, se contente donc de la part qui lui sera échue.
Quelle que soit sa carrière, elle lui donnera des devoirs à remplir, une certaine somme de bien à produire. Ce sera là sa tâche; qu'il la remplisse avec courage et énergie, honnêtement et fidèlement, et il aura fait dans sa position tout ce qu'il est donné à l'homme de faire.
Écrit par : antoine desjardins | 29 janvier 2012

A gerber: un catéchisme moralisateur, très vaguement bourge ("les riches méritent de l'être, si t'es pauvre ferme ta gueule et trime !") qui ne vaut guère mieux que ce qu'on peut voir dans un film ou dessin animé Disney.
Je ne peux même pas comprendre que l'on puisse regretter cela.

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

J'essplique : Jérémy demande que les politiques foutent la paix aux homos ; je dis que des "homos", il y en a de toutes sortes, depuis Gide, Genet, Proust, Green ou Montherlant, qui n'ont jamais eu l'idée de se marier ou d'adopter des enfants... jusqu'à ceux qui passent leur temps à revendiquer des "droits".

J'essayais simplement de dire qu'il faut bien que ce soient ceux-là qui parlent au nom de tous les autres et que ce sont eux qui doivent "nous" foutre la paix, plutôt que les hommes politiques (et accessoirement aussi aux hommes politiques).

Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Vous n'avez rien compris du tout à ce que j'écrivais (et que Julien a très bien compris), et vous n'avez strictement rien compris au problème.

C'est triste.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

A gerber: un catéchisme moralisateur, très vaguement bourge ("les riches méritent de l'être, si t'es pauvre ferme ta gueule et trime !") qui ne vaut guère mieux que ce qu'on peut voir dans un film ou dessin animé Disney.
Je ne peux même pas comprendre que l'on puisse regretter cela.
Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Parce que, en plus de la peine à écrire, vous avez aussi de la peine à lire ? Desjardins a-t-il dit qu'il regrettait cela ? Il a très explicitement dit le contraire.
Je le cite :
"Je n'ai certes pas l'intention, loin s'en faut, de retourner à cette époque.
Mais je ne suis guère plus nostalgique... du futur qu'on nous le prépare. Nostalgie du futur : c'était (sic) mieux après !
Je ne m'aventurerai pas à dire, entre le discours de l'institution d'hier et celui d'aujourd'hui, lequel des deux est finalement le plus cynique."
C'est compris, cette fois ?

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

0 c'est pour le saigneur. 20 pour le seigneur. Je suis les 2.
Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

L'alpha et l'oméga, rien que ça ? Je savais que les profs avaient un léger déficit au niveau de l'humilité, mais pas à ce point...

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Parce que, en plus de la peine à écrire, vous avez aussi de la peine à lire ? Desjardins a-t-il dit qu'il regrettait cela ?
Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Vous m'agacez Guy: où avez-vous lu que je parlais de Desjardins ? ça commence à bien faire, vos procès d'intention !

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Vous n'avez rien compris du tout à ce que j'écrivais (et que Julien a très bien compris), et vous n'avez strictement rien compris au problème.
C'est triste.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

J'en suis arrivé à cette conclusion: il y a des choses qu'on ne peut comprendre si l'on n'est pas concerné ou si l'on ne les a pas vécues.

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Ça continue ! Je ne sais pas si je vous agace, mais à force de bombiner, vous, vous commencez à emmerder le monde. Savez suivre un fil de discussion ? Vous citez Desjardins puis vous écrivez : "Je ne peux même pas comprendre que l'on puisse regretter cela." Mais à qui voulez-vous qu'on pense que ça s'adresse ?

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Vous n'avez rien compris du tout à ce que j'écrivais (et que Julien a très bien compris), et vous n'avez strictement rien compris au problème.

C'est triste.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

Je suis désolé de vous avoir attristé, Jeremy et je ne demande qu'à comprendre.

Écrit par : Robin, Dérridé | 29 janvier 2012

En tout cas, Julien, la "gente féminine" ce n'est pas du tout une petite faute de frappe, c'est une erreur des plus répandue, y compris parmi les collègues, hélas. peut-être une bavure collatérale liée au féminisme grammatical, mais à mon avis, ignorance totale du vocabulaire et du sens des mots;
la gent, singulier, au pluriel, les gens = nom.
Gent/gente, adjectif, quelque peu désuet, à rattacher à "gentilhomme", à "généreux" signifiant noble, de bonne race.
Quant à votre "soit-disant", non seulement il fallait "prétendu", mais vous confondez le subjonctif du verbe avoir et le pronom personnel soi (soi disant = disant à propos de soi) ce qui, pour un professeur de langue, me semble inacceptable.

Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

des plus répandues. Je peste chaque fois contre l'absence sur ce blog d'une fonction "éditer"!

Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

Flute, je me suis trompé de site oueb !
Je voulais aller sur
http://www.pensee-unique.fr/bonnetdane.html#sf

je blague !

Mais qu'en pense le blogueur JPB ?

Écrit par : Aredius | 29 janvier 2012

"Je ne peux même pas comprendre que l'on puisse regretter cela." Mais à qui voulez-vous qu'on pense que ça s'adresse ?
Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Eh bien, laissez un peu votre parano de côté 30 secondes et réfléchissez 5 min. Quant à ceux à qui je m'adressaient, ils se reconnaîtrons.

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Quant à votre "soit-disant", non seulement il fallait "prétendu", mais vous confondez le subjonctif du verbe avoir et le pronom personnel soi (soi disant = disant à propos de soi) ce qui, pour un professeur de langue, me semble inacceptable.
Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

Faute d'inattention, ça vous dit quelque chose ? Franchement, on se croirait à la dicté de Pivot, ici, par moments !

des plus répandues. Je peste chaque fois contre l'absence sur ce blog d'une fonction "éditer"!
Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

Tiens, et chez les autres, c'est une erreur inacceptable...

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Vous n'avez rien compris du tout à ce que j'écrivais (et que Julien a très bien compris), et vous n'avez strictement rien compris au problème.
C'est triste.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

Je suis désolé de vous avoir attristé, Jeremy et je ne demande qu'à comprendre.
Écrit par : Robin, Dérridé | 29 janvier 2012

Robin, vous avez l'air de croire que les gens qui réclament des droits civils le font uniquement pour enquiquiner le monde, comme le pense d'ailleurs l'auteur de l'infâme billet que je citais.

La réalité est bien différente : ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'une injustice fait mal, surtout si elle prive de droits, arbitrairement, des individus qui n'ont commis aucune nuisance à la société.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2012

Non-information : Velickovic aux abattoirs (!), c'étaient à Toulouse jusqu'à ce jour.

J'ai quelques murs où j'aurais aimé accrocher certains Rebeyrolle ou le tryptique mouvement de Vélickovic.

Pour d'autres, c'est la Rolex à 50 ans.

Chacun sa merde, pense-t-on de l'autre.

C'est peut-être mieux comme ça ...

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

c'était ...

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

S'il y avait un stand "Rolex du pauvre" il serait pris d'assaut par tous les enseignants et autres affidés syndicaux !

Écrit par : iPidiblue just married ou presque | 29 janvier 2012

On m'a dit que la MNEF pour se refaire une santé financière après le passage de DSK organisait des charters en direction de la Chine pour que ses adhérents s'achètent de fausses Rolex même pas waterproof pour aller sous la douche !

Écrit par : iPidiblue la douche du pauvre au faux Sofitel chinois | 29 janvier 2012

La capote est à la trithérapie ce que la tocante chinoise est à la Rolex.

Faut en avoir les moyens ...

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

L'alpha et l'oméga, rien que ça ? Je savais que les profs avaient un léger déficit au niveau de l'humilité, mais pas à ce point...Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Ca veut seulement dire que la palette est utilisée dans toute la gamme de ses nuances, Julien.

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

Connaissez-vous l'histoire des deux bonnes soeurs qui font de l'auto-stop ?

Une jolie jeune femme les prend en voiture.
Au bout d'un moment l'une des soeurs s'enhardit et lui dit :
- Vous avez un joli collier !
- Ô c'est un gentil monsieur qui me l'a offert après une nuit passée avec lui !
- Vous en avez de la chance !
La seconde soeur lui dit alors :
- Vous avez un beau manteau de fourrure !
- Oui c'est un week-end avec un autre gentil monsieur !
- Il était très généreux ce monsieur.
La première soeur :
- Et votre belle voiture décapotable ?
- Une semaine avec un très gentil monsieur.
- Ô ! Ô ! disent-elles en choeur.
Alors l'une des soeurs dit à l'autre :
- Eh bien ! tu vois, il nous a bien eu le curé avec ses porte-clefs ...

Écrit par : iPidiblue les porte-clefs | 29 janvier 2012

Et Bayrou était (et il était bien le seul politique) à la réunion générale des profs d'HG au lycée Louis-le-Grand cet après-midi…
Très applaudi, d'ailleurs…
JPB

Écrit par : brighelli

"On" me demande de préciser : il est venu de lui-même, parce qu'il avait été informé via la radio. Aucun homme politique n'avait été sollicité par les organisateurs.
Mais vous-même, y étiez-vous ?

Écrit par : Moot | 29 janvier 2012

"Car l'"explication de texte", qui consistait, comme son nom l'indique, à expliquer un texte pour con contenu "

Écrit par : JL | 29 janvier 2012

Excellent, celui-là !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2012

"Quant à ceux à qui je m'adressaient, ils se reconnaîtrons."

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Vous le faites exprès; il n'y a pas d'autre explication valable... ... Fonction "éditer" ou non !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2012

Sibille,


Offrez-lui un porte-clef ! Pour qu'il n'oublie pas son orthographe dans sa poche arrière droite ...

Écrit par : iPidiblue les porte-clefs | 29 janvier 2012

Vous le faites exprès; il n'y a pas d'autre explication valable... ...
Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2012

Je crains que non. C'est même un jeune homme touchant, à force. M'est avis qu'il aurait été bon de l'envoyer chez Cadichon, vu que la fille de celle-ci a boudé Pendariès.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

@ Pour les ceuss qui pensent que les enseignants sont des "sclérosés" demandeurs des pires réformes, un article de 1975;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/litt_0047-4800_1975_num_19_3_1104

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012


Mais l’auteur de ce texte (un article de niveau universitaire, il est bon de le préciser) est-il représentatif de l’ensemble des enseignants ?

Tout le problème est là.
Pour ma part, je ne le crois pas.
Pire, je pense qu’un enseignant qui se risquerait aujourd’hui à partager ce niveau de langue et de réflexion avec ses collègues serait vite moqué comme étant « l’intello de la salle des profs », qui s’occupe de « sujets compliqués qui n’intéressent personne ».

Il n’y a pas que chez les élèves que le mot « intello » soit devenu une insulte...

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

"Pire, je pense qu’un enseignant qui se risquerait aujourd’hui à partager ce niveau de langue et de réflexion avec ses collègues serait vite moqué comme étant « l’intello de la salle des profs »"

Et ils auraient raison car tout cela est loin derrière nous.

Aujourd'hui, l'avant garde de l'enseignement est sur neoprofs et parle déco-chiffon alors que nous parlions de cul et chauffions.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

Il faudrait encore cesser de raisonner en adoptant un point de vue dicté par le corporatisme enseignant.

800000 profs, ce sont 800000 individus différents, avec des opinions différentes.

On ne peut donc pas sélectionner un texte écrit par un prof pour en déduire que « les profs pensent que », ou que « les profs reagissent de telle manière »...
Comme s’il sagissait d’un seul homme.

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

l’apprentissage du Français
Jean-Paul Brighelli

un élève avec de grosses lacunes en Français, en Lecture ne peut suivre correctement.
Écrit par : Hentoine | 21 janvier 2012

les français sont trop demeurés pour apprendre une langue étrangère au primaire...
Écrit par : Julien | 22 janvier 2012

de plus en plus de jeunes français ne savent même plus construire une phrase simple, genre sujet, verbe, complément.
Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

6 heures de Français, 2 de lettres et 8 de Philo en séries littéraires.
Écrit par : Frédéric Moreau | 22 janvier 2012

Et si vous commenciez par embaucher un prof particulier de Français ??? ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2012

..nouveaux programmes de Français au lycée continue à faire des dégâts.
Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Le respect de l'orthographe divise les intervenants, mais j'ai cru remarquer que Rabelais nous avait dépêché Tailleboudin pour rectifier nos écarts, souligner nos étourderies. Comme l'inobservation de la majuscule requise pour désigner les gentilés ne semble pas l'émouvoir, aurait-il l'amabilité d'éclairer ma lanterne? Qu'en est-il aussi des disciplines scolaires, tantôt écrites avec une majuscule, tantôt sans? J'ai cherché, sans succès, la réponse sur la toile. Un site au Québec affirme que les matières s'écrivent en minuscules et que l'emploi de la majuscule serait un anglicisme. Je reste dubitatif. Sur un autre, les matières ne sont pas expressément mentionnées. On y traite de la différence de sens qui régit l'emploi de la majuscules et de la minuscule. http://j.poitou.free.fr/pro/html/typ/cap-emplois.html
J'en déduis, jusqu'à preuve du contraire, qu'une matière s'écrit en minuscules, sauf peut-être quand elle est désignée par un acronyme, comme HG, cas traité dans ce lien.
Assez. Je ne souhaite pas compliquer davantage une question qui n'est pas si simple qu'elle paraît à première vue. J'attends vos avis éclairés.

Écrit par : Comenius | 29 janvier 2012

Mon ami Joël Halpern a analysé finement la prestation de J-L. Mélenchon à On n'est pas couché samedi soir (à revoir en streaming sur France 2). C'est là :
http://bloc-notesdejoelhalpern.hautetfort.com/archive/2012/01/29/melenchon-la-reconquete-d-une-gauche-populaire.html
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2012

C'est fascinant : Sarko est en train de perdre les élections en direct avant même d'être candidat (peut-être n'envisage-t-il pas 2012 mais 2017 ?). Annoncer la baisse des charges patronales (qui en profiteront pour refaire du cash afin de jouer sur les produits financiers) et en même temps augmenter la TVA qui est l'impôt le plus inégalitaire qui soit, chapeau ! Le Fouquet's est de retour — d'ailleurs, il ne s'est jamais trop éloigné, n'est-ce pas…

Quant à expliquer que les LP sont des bahuts de rebut parce que les grandes entreprises ne jouent pas le jeu de l'alternance, je crois rêver… Mais qui le conseille, ce malheureux garçon ?

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2012

Julien, vos fautes sont légion. Je vous les pardonnerais si vous n'enseigniez pas et ne prétendiez pas faire la leçon aux autres à tout propos. Il est rare que j'en commette, et je les corrige moi-même (pas moit-même!) sitôt que je les vois.

Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

« La France, 5e puissance du monde... Quand vous vous asseyez à la table des négociations européennes et que vous commencez par dire ça, ça crée tout de suite une ambiance... »

Jean-Luc Melenchon sur France 2, dont on se demande s’il aurait fait écrire ses interventions par Michel Audiard...

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

"Sarko est en train de perdre les élections en direct" JPB

L’ère est à la mise en scène de seppukus politiques chez ceux qui ne savent pas annoncer simplement que leur désir profond est de devenir membre de la très fermée Fine Gaule de Montrichard.

On se prend à croire que les rencontres furtives entre Bayrou et lui n'avait pas d'autre but que de mettre en scène le désistement discret du second en faveur du premier.

Il faut dissoudre les sociétés de pêche qui renoncent à celles des voix.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

celle

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

n'avaient ...

Écrit par : dugong | 29 janvier 2012

Je vous les pardonnerais si vous n'enseigniez pas et ne prétendiez pas faire la leçon aux autres à tout propos. Il est rare que j'en commette, et je les corrige moi-même (pas moit-même!) sitôt que je les vois.
Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

Ah oui, on en revient à cela: on a le droit d'être un salaud, à condition d'être infaillible en orthographe et en grammaire, j'avais oublié...

Écrit par : Julien | 29 janvier 2012

Annoncer la baisse des charges patronales (qui en profiteront pour refaire du cash afin de jouer sur les produits financiers) et en même temps augmenter la TVA qui est l'impôt le plus inégalitaire qui soit, chapeau !

Mais qui le conseille, ce malheureux garçon ?

Écrit par : brighelli

Je ne sais pas qui le conseille, mais en tout cas, c'est une fine équipe de fameux branquignols, et ça ne date pas d'aujourd'hui.
Il y avait parfaitement moyen de mettre en place un financement des retraites calculé sur la valeur ajoutée (dit "TVA sociale") sans augmenter la TVA et sans faire croire que les patrons s'en mettraient plein les poches.

Seulement, cela va être fait de façon brouillonne, pour ne pas dire irresponsable, à tel point qu'il n'y plus de réel rapport avec l'idée de départ : http://www.tva-sociale.org/model.htm

Écrit par : Moot | 29 janvier 2012

@ Pour les ceuss qui pensent que les enseignants sont des "sclérosés" demandeurs des pires réformes, un article de 1975;
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/litt_0047-4800_1975_num_19_3_1104

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012


Mais l’auteur de ce texte (un article de niveau universitaire, il est bon de le préciser) est-il représentatif de l’ensemble des enseignants ?

Tout le problème est là.
Pour ma part, je ne le crois pas.
Pire, je pense qu’un enseignant qui se risquerait aujourd’hui à partager ce niveau de langue et de réflexion avec ses collègues serait vite moqué comme étant « l’intello de la salle des profs », qui s’occupe de « sujets compliqués qui n’intéressent personne ».

Il n’y a pas que chez les élèves que le mot « intello » soit devenu une insulte...
Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012
Bon. Les enseignants sont des sales cons ; les élèves des abrutis, les parents d'élèves des larves ; les Français des cagouilles. Ça vous va comme ça ?

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

Mais si, à moins que je ne vous ai pas compris non plus ;-))
Écrit par : Robin | 29 janvier 2012

Pas de subjonctif?




Je peste chaque fois contre l'absence sur ce blog d'une fonction "éditer"!
Écrit par : retraitée | 29 janvier 2012

Dans ma vision simpliste de parfait néophyte en informatique, je croyais que la petite fenêtre ovale de gauche, "Aperçu", située juste au-dessus des mentions

Retenir mes coordonnées :
S'abonner au fil de discussion :

permettait précisément de se relire et, de ce fait, d'éditer son texte avant de cliquer sur la fenêtre "Envoyer", une fois les corrections effectuées. La fonction "éditer" me paraissait donc incorporée dans la rédaction du commentaire, avec le soulignage rouge des fautes détectées. Elle est insuffisante, c'est vrai, comme en témoignent le nombre de coquilles qui lui échappent. Mais c'est déjà mieux que sur certains sites qui ne vous offrent pas ces deux moyens de rattrapage.

Écrit par : Comenius | 29 janvier 2012

"
Pire, je pense qu’un enseignant qui se risquerait aujourd’hui à partager ce niveau de langue et de réflexion avec ses collègues serait vite moqué comme étant « l’intello de la salle des profs », qui s’occupe de « sujets compliqués qui n’intéressent personne »
" DA

De la même manière que lorsque j'étais élève, je me moque totalement de ce style de réaction. Je pense ne pas être le seul.

Écrit par : Anaxagore | 29 janvier 2012

Bon. Les enseignants sont des sales cons ; les élèves des abrutis, les parents d'élèves des larves ; les Français des cagouilles. Ça vous va comme ça ?

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012


J'ai dit plus haut ce que je pensais des généralisations abusives.
Mais si vous voulez présenter les choses ainsi, libre à vous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

Mais qui le conseille, ce malheureux garçon ? Écrit par : brighelli | 29 janvier 2012
On pourrait émettre l'hypothèse Attali, qui a conseillé de près ou de loin avec le succès qu'on sait à peu près tous les présidents de cette République ?

Écrit par : moinketro | 29 janvier 2012

« Les riches c’est fait pour être très riches, et les pauvres pour être très pauvres ! »


Nicolas Sarkozy ce soir... heu non... Don Salluste (Louis de Funès) dans La Folie des grandeurs.

Mais certaines interventions prêtent à confusion !

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

tu vois, il nous a bien eu le curé avec ses porte-clefs ...
Écrit par : iPidiblue les porte-clefs |

Il nous a bien eues (non?) dirent les deux cocottes à cornette.

Écrit par : Riflandouille de Vire | 29 janvier 2012

J'ai dit plus haut ce que je pensais des généralisations abusives.
Mais si vous voulez présenter les choses ainsi, libre à vous.
Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

Relisez-vous :

"Car voilà l’âpre vérité : nombre de consignes et de réformes parmi les plus absurdes, relayées sur le terrain en matière de pédagogie, sont en fait celles qui ont été réclamées par un corps enseignant sclérosé, et plein de morgue à l’encontre des classes populaires."

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012

J'ai dit plus haut ce que je pensais des généralisations abusives.
Mais si vous voulez présenter les choses ainsi, libre à vous.
Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

Relisez-vous :

"Car voilà l’âpre vérité : nombre de consignes et de réformes parmi les plus absurdes, relayées sur le terrain en matière de pédagogie, sont en fait celles qui ont été réclamées par un corps enseignant sclérosé, et plein de morgue à l’encontre des classes populaires."

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2012


Ca, ce n’est pas une généralisation abusive, mais le constat d’une tendance lourde.

Si le corps enseignant dans son ensemble avait voulu dire son refus des réformes les plus absurdes et d’un système éducatif de plus en plus inégalitaire, il aurait pu le faire.

Or, il n’a eu de cesse au contraire de reconduire des représentations syndicales qui, en se focalisant sur les moyens, n’ont fait qu’accompagner et entériner le pire sur le fond.
Jamais d’appel à une mobilisation de grande ampleur contre les dérives idéologiques autour de l’élève au centre du système, par exemple.

Et qui ne dit mot consent. Alors oui, il y a une complicité qui vient de la base.

Ce qui ne signifie pas que tous les enseignants sont complices, pris individuellement.
Mais ceux qui ont résisté, bien loin d’etre majoritaires, se sont trop souvent retrouvés isolés du moment qu’ils ont cessé de se comporter en moutons.

Voir notamment Paul Villach, Les Infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir (2003), et Maurice T. Maschino, L’Ecole de la lacheté (2007).

La généralisation abusive, c’est en revanche de faire croire que tous les profs sont aussi lucides et courageux que ces exceptions.

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

« c'est une erreur des plus répandue »
retraitée | 29 janvier 2012
« des plus répandues »
retraitée | 29 janvier 2012
« Tiens, et chez les autres, c'est une erreur inacceptable... »
Julien | 29 janvier 2012

Sauf que la faute n’en est pas une : quand le participe passé est en lien avec un pronom neutre (ou avec une proposition), il reste, normalement, au singulier.

Écrit par : tailleboudin | 30 janvier 2012

Lu dans le kawa du jour, ce cri outré de la pédagolerie:

"La Dgesco va-t-elle subventionner les traditionnalistes du GRIP ?

Luc Chatel va-t-il comme Xavier Darcos décorer les fondateurs du GRIP et subventionner l'association ? Selon Le Figaro, après avoir supprimé la subvention ministérielle versée à cette association d'enseignants partisans des méthodes les plus traditionnelles, Jean-Michel Blanquer, directeur de l'enseignement scolaire, s'apprêterait à la rétablir. "Nous estimons qu'il faut avancer sur les expérimentations néo-classiques" aurait-il déclaré au Figaro. Luc Chatel s'était gardé jusque là de se positionner comme G de Robien et X Darcos en défenseur des traditionalistes. Le rétablissement de la subvention marquerait une inflexion d'autant plus remarquable que d'autres mouvements ont vu leurs moyens largement amputés."

Écrit par : maxime | 30 janvier 2012

« Un site au Québec affirme que les matières s'écrivent en minuscules et que l'emploi de la majuscule serait un anglicisme. »
Comenius | 29 janvier 2012

C’est aussi mon avis.

Écrit par : tailleboudin | 30 janvier 2012

Je n'ai malheureusement pas de temps devant moi pour la recension, mais allez sur le site du kawa du jour: il y a du lourd, voire du très, très lourd!

Le lien: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/01/30012012Accueil.aspx >.

Écrit par : maxime | 30 janvier 2012

J.-L. Auduc aussi, c'est pas mal pour se faire mal: < http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7759 >

Écrit par : maxime | 30 janvier 2012

Je n'ai pas le courage, Maxime... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2012

Lu dans le kawa du jour, ce cri outré de la pédagolerie:

"La Dgesco va-t-elle subventionner les traditionnalistes du GRIP ?

Luc Chatel va-t-il comme Xavier Darcos décorer les fondateurs du GRIP et subventionner l'association ? Selon Le Figaro, après avoir supprimé la subvention ministérielle versée à cette association d'enseignants partisans des méthodes les plus traditionnelles, Jean-Michel Blanquer, directeur de l'enseignement scolaire, s'apprêterait à la rétablir. "Nous estimons qu'il faut avancer sur les expérimentations néo-classiques" aurait-il déclaré au Figaro. Luc Chatel s'était gardé jusque là de se positionner comme G de Robien et X Darcos en défenseur des traditionalistes. Le rétablissement de la subvention marquerait une inflexion d'autant plus remarquable que d'autres mouvements ont vu leurs moyens largement amputés."
Écrit par : maxime | 30 janvier 2012

C'est un cadeau cette réaction très sotte.

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Mais ceux qui ont résisté, bien loin d’etre majoritaires, se sont trop souvent retrouvés isolés du moment qu’ils ont cessé de se comporter en moutons.

Voir notamment Paul Villach, Les Infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir (2003), et Maurice T. Maschino, L’Ecole de la lacheté (2007).

La généralisation abusive, c’est en revanche de faire croire que tous les profs sont aussi lucides et courageux que ces exceptions.
Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2012

C'est curieux parce que nous sommes plusieurs à avoir publié des livres très critiques à l'égard de l'EN, d'autres, comme Pascal Dupré ici même, à avoir pris des positions très en pointe à l'égard de l'inspection et nous n'avons pas le sentiment d'être isolés parmi nos collègues que nous ne traiterions certes pas de "moutons".

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

C'est un cadeau cette réaction très sotte.
Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Tu l'as dit ! Faites-la connaître à Blanquer (et n'hésitez pas), ça va lui faire plaisir.
Mais qu'est-ce qu'ils sont cons !
JPB

Écrit par : brighelli | 30 janvier 2012

Vous avez raison, Comenius, et c'est ce que je fais quand j'ai tout mon temps. mais parfois, on envoie son message trop vite, et on est horrifié quand il apparaît émaillé de fautes. Et là, pas d'autre solution que de rectifier. Promis, juré, je me relirai avant de poster.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2012

Guy, Daniel Arnaud n'a pas tort. Si vous saviez à quel point certains collègues ont "l'inculture agressive", et se glorifient de trouver "chiants" Maupassant, Zola, pour ne citer que ces deux-là, vous seriez effaré!
Quant à ceux qui connaissent un tant soit peu les diverses "doctrines pédagogiques" et l'histoire de l'enseignement, ils ne sont qu'une poignée. J'ai passé mes dernières années dans un établissement très en pointe dans la lutte, très politisé comparé à bien d'autres, mais bien peu au courant des enjeux réels.

Nous devions être deux ou trois à refuser les séquences.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2012

Guy, Daniel Arnaud n'a pas tort. Si vous saviez à quel point certains collègues ont "l'inculture agressive", et se glorifient de trouver "chiants" Maupassant, Zola, pour ne citer que ces deux-là, vous seriez effaré!
Quant à ceux qui connaissent un tant soit peu les diverses "doctrines pédagogiques" et l'histoire de l'enseignement, ils ne sont qu'une poignée. J'ai passé mes dernières années dans un établissement très en pointe dans la lutte, très politisé comparé à bien d'autres, mais bien peu au courant des enjeux réels.

Nous devions être deux ou trois à refuser les séquences.
Écrit par : retraitée | 30 janvier 2012

Certes, mais ce n'est pas en prenant une attitude obsidionale que l'on parviendra à faire évoluer les choses. Encore moins en traitant les collègues - qui de toute façon font face à des situations pas faciles - de "moutons".

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Heureusement François Bayrou s'occupe ... des abeilles !

Écrit par : iPidiblue bzz ! bzz ! | 30 janvier 2012

Statistiquement, je suis épuisé :

www.liberation.fr/societe/01012386740-dans-l-education-nationale-un-agent-sur-sept-en-epuisement-professionnel

"Une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré"

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

Ils n'ont qu'à devenir apiculteurs !

Écrit par : iPidiblue bzz ! bzz ! | 30 janvier 2012

Je ne sais pas à quel dessein
Cette cohorte melliflue
Vint par l’air en guise de nue.

(Paul Scarron, Virgile travesti, VII, 1648-1653)

Écrit par : iPidiblue comme disait le poète ! | 30 janvier 2012

@Jeremie

A risque de me prendre trois heures de colle, puis-je vous demander de remettre en ligne le texte que vous incriminiez. Je n'arrive pas, avec la meilleure volonté du monde à le retrouver au milieu de la "fatrasie" de ce blog ;-))

L'article du cawapédago est d'une bêtise encore plus consternante que d'habitude (usque non descendam ?) et je ne devrais pas lire ce genre de trucs avant de partir en cours et d'avoir avalé mes antipresseurs.

Écrit par : Robin | 30 janvier 2012

Errata : Jeremy

je n'arrive même plus à orthographier correctement le nom de mes prophètes préférés !

Écrit par : Robin | 30 janvier 2012

Je vais travailler sur un texte de Lévi-Strauss et parler aux T.H. de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin (et du Festin de Babette). C'est sûr qu'en sucrant les subventions du SLEEC, ça va faciliter le travail philosophique quelques années après avoir ou ne pas avoir appris à lire ("To read or not to read" it's not Charmeux's problem, however not to know has its charms for Charmeux)

Écrit par : Robin | 30 janvier 2012

Demandez le programme !

http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Legislatives-juin-2012-Rueil-Garches-Saint-Cloud.html

Écrit par : iPidiblue votez pour moi ! | 30 janvier 2012

Bonjour,
Pour Antoine Desjardins (et les autres) :
Circulaire du B.O du 19 janvier "introduction du jeu d'échecs à l'école".
Jeu propice à l'acquisition des compétences du socle commun, notamment dans le domaine des mathématiques et de la culture scientifique, mais aussi de l'autonomie et de l'initiative. Le respect des règles et de l'adversaire est vecteur de citoyenneté et profite au "savoir-être" de l'élève.

Drôle de conception utilitariste des échecs...

Écrit par : utile baron | 30 janvier 2012

Merci à utile baron de me signaler le truc du socle commun sur le jeu d'échecs.
Mais le jeu d'échecs c'est comme la grammaire ou le piano, il faut travailler et "faire des gammes". C'est une ascèse et pas seulement un jeu.
C'est amusant, parce que j'avais justement écrit jadis une parabole sur les échecs, publiée sur le site de sauver les lettres. Cette parabole contient beaucoup de clins d'oeil destinés aux aficionados les plus pointus du noble jeu mais peut-être tout de même entendue du profane. Le jeu y est aussi une métaphore...

http://www.sauv.net/parabole.php

Merci a quelqu'un qui a cité l'école de la lacheté de Maschino. JPB et moi même notamment sommes dédicataires du bouquin...
"Parents contre profs" décrivait bien aussi la cogestion des parents et leur attitude consumériste.

C'est dans "parents contre profs "que j'ai publié la fameuse séquence didactique de français sur le presse-purée :

http://www.sauv.net/seqpuree.htm

J'avais le sentiment à l'époque de forcer un peu le trait, mais cette séquence était prophétique à tous égards. Aujourd'hui on y est rendu. Autant on riait bien de ma séquence il y a dix ans autant on n'a plus du tout envie de rire aujourd'hui. Le réel a presque dépassé la fiction. La folie est devenue la norme.
Un presse-purée en français : mais pourquoi pas ? Mac Donald, oui ! etc !

Écrit par : antoine desjardins | 30 janvier 2012

Les clubs d'échecs existent depuis longtemps dans les écoles et les collèges (toujours liés à la personnalité d'un enseignant lui-même passionné).
Ayant exercé quelques modestes responsabilités fédérales, j'ai eu l'occasion de suivre ces clubs. Dans le milieu très particulier et assez désagréable des échecs, ces moments étaient les meilleurs.
Les enfants aimaient en général les échecs (qu'en est-il aujourd'hui ?) et certains arrivaient rapidement à un bon niveau (qui n'avait d'ailleurs rien à voir avec le niveau scolaire).
Au collège, le jeu avait moins de succès. Mais j'ai connu un club dans un collège de ZEP qui marchait extraordinairement bien et remplissait vraiment un "rôle social" dans l'établissement. Quand le prof a pris sa retraite, tout s'est évidemment arrêté...
Pour autant, le rapport entre les échecs et les mathématiques, la culture scientifique et la citoyenneté... Je ne le vois pas.

Écrit par : utile baron | 30 janvier 2012

Pour les échecs l'Education nationale ne craint personne !

Écrit par : iPidiblue moment désagréable | 30 janvier 2012

Bien entendu le niveau monte toujours comme on disait à bord du Titanic !

Écrit par : iPidiblue faux témoin | 30 janvier 2012

Les vétérinaires sont des escrocs et des voleurs ? non, pas possible.

http://www.lemonde.fr/rendez-vous/article/2012/01/30/soigner-son-animal-a-moindre-cout_1636488_3238.html

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

La grande classe des vétérinaires :

"Les vétérinaires à bas prix n'ont pas toujours bonne presse auprès du Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral et du conseil supérieur de l'ordre des vétérinaires. En 2006, ces deux organismes ont attaqué la Fondation assistance aux animaux pour "concurrence déloyale". Ils lui reprochaient de ne pas contrôler les revenus des personnes qui se présentent et de ne pas proposer de soins totalement gratuits. Ils réclamaient à la fondation 300 000 euros, la cessation des soins payants et une astreinte de 10 000 euros par jour de retard. "C'est comme si des magasins de meubles reprochaient à Emmaüs de vendre de vieux fauteuils !", s'exclame Gilbert Mouthon, conseiller de la fondation."

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Les vétérinaires possèdent eux aussi un Syndicat (avec une majuscule) - comme les gôchisses.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Blague de vétérinaire : “Il faut stériliser ce M. Mouthon.” Ah, ah, ah.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

"Ce professionnel trouve ainsi "anormal" que les vétérinaires libéraux puissent "à la fois prescrire et délivrer" des médicaments - antibiotiques notamment - "sur lesquels ils prennent un bénéfice de 30 %". Nous avons ainsi payé 10 euros chez l'un d'eux une boîte de 15 comprimés de doxycycline Mylan, vendue 4,23 euros en pharmacie..."

Le libéralisme des vétérinaires = j'ai la liberté de voler mes clients.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

"les vétérinaires, "sous l'effet du lobbying de leur syndicat", ne [peuvent] quasiment pas prescrire pour les animaux de médicaments destinés aux humains, pourtant beaucoup moins chers."

Les privilèges d'une corporation, c'est sacré comme le veau d'or.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

"Un autre vétérinaire, Gilbert Zakine, a maille à partir avec le conseil supérieur de l'ordre, depuis que, à l'âge de 71 ans, il a décidé de "faire du social", en divisant ses honoraires par deux ou trois."

Ce déviant devra être rééduqué dans une école de commerce (ou euthanasié - autre blague de véto, cf. plus haut).

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

"le code de déontologie sur lequel se fonde cette condamnation est contraire à la nouvelle directive européenne dite Bolkestein, qui libéralise la communication des prestataires de services."

Morale de l'histoire : les libéraux autoproclamés n'aiment pas le libéralisme.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Le libéralisme, c'est toujours le libéralisme des autres.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Vous avez raison, Comenius, et c'est ce que je fais quand j'ai tout mon temps. mais parfois, on envoie son message trop vite, et on est horrifié quand il apparaît émaillé de fautes. Et là, pas d'autre solution que de rectifier. Promis, juré, je me relirai avant de poster.
Écrit par : retraitée | 30 janvier 2012

Mais non, pourquoi ? D'une part, je n'ai pas remarqué de message "émaillé de fautes". Il est évident que vous n'avez pas besoin de tailleboudin, contrairement à certains qui ne savent pas distinguer entre faute et coquille, par déficience de leur propre expression écrite. Quand le temps de relire vous est compté, vous êtes en droit d'attendre un minimum de tolérance et d'indulgence pour quelques coquilles vénielles dont il est évident pour tous les autres qu'elle ne sont pas des fautes d'orthographe.

En revanche, on peut s'indigner que votre défense de la rigueur, et toute correction orthographique et grammaticale en général, au lieu d'être appréciées, soient dénaturées par une caricature aussi malveillante que gratuite.


"Ah oui, on en revient à cela: on a le droit d'être un salaud, à condition d'être infaillible en orthographe et en grammaire, j'avais oublié..." (Julien)

Signaler des fautes est alors inutile puisque l'intéressé les disqualifie par son incapacité d'admettre, et d'assumer, la faiblesse de son expression écrite. C'est assez inquiétant, de la part d'un enseignant dont la première obligation envers ses élèves est de ne jamais cesser d'apprendre. J'ai cru comprendre qu'il enseigne l'anglais. Espérons qu'il se limite à l'expression orale et qu'elle est plus assurée que l'écrit. Il est permis d'en douter. La rigueur n'est pas une vertu à géométrie variable.

Écrit par : Comenius | 30 janvier 2012

14% des agents de l'EN (profs et autres) se disent en état d'épuisement professionnel et 24% en état de tension professionnelle.
ils bénéficient d'une "latitude décisionnelle" importante mais souffrent d'une "demande psychologique" élevée.
12% des cadres et 23% de tous les salariés se disent en situation de tension professionnelle.
spécialement touchés : les CPE, les plus de 55 ans, les enseignants du primaire et des collèges les hommes plus que les femmes.
source : étude carrefour santé social (janvier 2012).
Pour les vétérinaires, je ne sais pas.

Écrit par : utile baron | 30 janvier 2012

AFP : "Les ultrasons pourraient être utilisés comme contraceptifs masculins"

"L'équipe du docteur James Tsuruta, de l'école de médecine de l'université de Caroline du Nord, a soumis les testicules de rats à des séances d'ultrasons de 3 mégahertz. Une solution saline chauffée à 37 °C reliait les testicules à l'émetteur d'ultrasons afin d'en assurer la conductivité. Après deux séances de quinze minutes en l'espace de quarante-huit heures, les chercheurs sont arrivés à ramener à zéro le décompte des spermatozoïdes."

Des mâles sous gégène haute fréquence plus slip mouillé, étonnez-vous que les chiennes et les chattes s'enfuient en hurlant !

Qui fera bander les dégars ?

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

"ils bénéficient d'une "latitude décisionnelle" importante mais souffrent d'une "demande psychologique" élevée."

Traduction : ils sont libres mais cette liberté les effraie.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

« Il faut arrêter que n’importe qui dise n’importe quoi n’importe comment ».

Écrit par : Nicolas S., professeur de français | 30 janvier 2012

@ Serge

On écrit "Veau d'or".

Écrit par : PK | 30 janvier 2012

"Traduction : ils sont libres mais cette liberté les effraie."
Ouais... On peut être libre dans un environnement effrayant. Que faire de cette liberté ?
Perso, j'ai choisi mais j'avais les moyens de ma liberté.
Pas si simple.

Écrit par : utile baron | 30 janvier 2012

Élevé au jus pédagol ?

http://www.observatoire-des-sondages.org/Obscure-clarte-du-parler-sondage.html

Écrit par : PK | 30 janvier 2012

"Ce qui veut dire quand même qu’il y a un phénomène d’incertitude malgré tout sur les ordres d’arrivée pour le premier tour"

Ce serait parfaitement clair s'il n'y avait ce "quand même" et ce "malgré tout" qui donne un je ne sais quoi de mystérieusement profond à ce jus de doigt mouillé dans les fondements.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

Dugong, pas étonnant que le doigt mouille dans le jus, car il doit y avoir aussi des sardines (à lui-le) dans les fondements !

"l’électorat ne semble pas se satisfaire actuellement pour une partie d’entre lui de ce qu’on lui propose ou de ce qu’on ne lui propose pas."

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Et puis la chute (d'airain) : "Il y a donc une forme de carence de (pro)position qui fait que cela laisse un espace"

Pour le doigt mouillé, justement.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

"Si vous saviez à quel point certains collègues ont "l'inculture agressive", et se glorifient de trouver "chiants" Maupassant, Zola, pour ne citer que ces deux-là, vous seriez effaré!" retraitée

Pourtant Maupassant nous envoie un message :

"Oh ! la terrrrible nuit pour les petits zoiseaux !
...
Ne peuvent pas dormir sur leurs patteuses geléeuzes."

Où l'auteur nous dit qu'il va geler sévère cette nuit et qu'il ne faut pas faire de fautes d'orthographe.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

Pour pour les amateurs de Science-Fiction/Politique Fiction et d'échecs :

La ville est un échiquier, en anglais, The Squares of the City, est un roman de John Brunner à la frontière de la Science-fiction et de la Politique-Fiction. Publié en 1965, il obtint le Hugo Award du Meilleur roman en 1966.

Le roman évoque l'emploi politique de certaines techniques de conditionnement et s'inspire d'une partie d'échecs qui eut lieu à La Havane en 1892 entre l'Autrichien, naturalisé américain Wilhelm Steinitz, champion du monde et théoricien des échecs modernes et le champion de Russie, Mikhael Tchigorin. Le jeu réel aboutit à la capitulation des noirs en 38 coups. Steinitz s'imposa 10 à 6 au terme d'un match très disputé (1 seule nulle).

Écrit par : Robin | 30 janvier 2012

Signaler des fautes est alors inutile puisque l'intéressé les disqualifie par son incapacité d'admettre, et d'assumer, la faiblesse de son expression écrite. C'est assez inquiétant, de la part d'un enseignant dont la première obligation envers ses élèves est de ne jamais cesser d'apprendre. J'ai cru comprendre qu'il enseigne l'anglais. Espérons qu'il se limite à l'expression orale et qu'elle est plus assurée que l'écrit. Il est permis d'en douter. La rigueur n'est pas une vertu à géométrie variable.
Écrit par : Comenius | 30 janvier 2012

J'accepte la critique, quand elle m'est faite avec courtoisie. Pas quand elle est présentée uniquement dans le but m'humilier ou de me rabaisser.
Ça s'appelle du savoir-vivre, et j'ai du mal avec cette idée qui traîne par ici selon laquelle la maîtrise parfaite de la langue vous en dispense.
Chacun sa définition de "signaler une faute", et visiblement la vôtre diffère de la mienne.
Du reste, je vous emmerde (je ne vois pas pourquoi je devrais être poli avec des types dans votre genre): vous n'avez aucune autorité, ni aucune légitimité, pour juger de mon travail ou de mon niveau en anglais.
En vous souhaitant une bonne gastro (c'est de saison).

Écrit par : Julien | 30 janvier 2012

Guy, Daniel Arnaud n'a pas tort. Si vous saviez à quel point certains collègues ont "l'inculture agressive", et se glorifient de trouver "chiants" Maupassant, Zola, pour ne citer que ces deux-là, vous seriez effaré!
Quant à ceux qui connaissent un tant soit peu les diverses "doctrines pédagogiques" et l'histoire de l'enseignement, ils ne sont qu'une poignée.

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2012


C’est bien comme cela que je l’entendais.

Je pense par ailleurs que GM est suffisamment avisé pour bien comprendre que ma critique ne vise pas les enseignants qui se battent vraiment. Et je sais que le travail du GRIP, en particulier, mérite d’etre salué.

Il existe en revanche, me semble-t-il, un décalage entre le sentiment que peuvent éprouver certains profs-résistants dans leur engagement et les réalités du terrain.

Quand on a l’habitude de travailler et de publier autour d’un projet de refondation scolaire, on se retrouve par définition amené à échanger avec des gens avertis, qui partagent les memes préoccupations.
D’ou l’impression, parfois, qu’on rassemble et qu’on mène un combat suscitant une large adhésion.

Malheureusement, et comme vous le soulignez, la réalité de la salle des profs, hormis dans des endroits préservés, c’est fréquemment un désintéret pour les questions pédagogiques et pour des débats tels que celui entre pédagogues et républicains.

Combien d’enseignants qui ont lu Brighelli, Polony, Maschino, Bouzou et quelques autres ont justement trouvé là quelque chose de salutaire parce qu’ils étaient en phase avec une réflexion absente des lieux ou ils exercaient ?

Il faut nourrir encore bien des illusions sur le monde de l’éducation pour croire que les profs dans leur ensemble sont antipédagogistes, ou encore solidaires de ceux qui vivent des situations particulièrement difficiles...

Quelle solidarité se voient offrir ces collègues qui finissent par mettre fin à leurs jours sur leur lieu de travail ? Quelle solidarité pour l’enseignante deplacée d’office dans une autre académie parce qu’elle notait soi-disant trop sévèrement ? Quelle solidarité pour le prof qui ose contredire un inspecteur ou un chef d’établissement lors d’une réunion plénière, quand tout le monde se tait ?

Généralement, ce qui ressort des témoignages concernant ces situations, c’est l’abandon auquel ont été laissés ceux qui les ont vécues... par leur propres collègues...

On critique bien les ministres et les inspecteurs, je ne vois pas pourquoi la réflexion sur l’école devrait interdire, par esprit de corps, de critiquer certains comportements enseignants, et de les désigner par les qualificatifs appropriés.

Je n’ai pas l’esprit de corps et je salue le courage de Maurice T. Maschino qui, dans L’Ecole de la lacheté, n’a pas manqué de réserver un chapitre à celle de la base.

Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé, disait la Boétie. Ce principe vaut également dans l’Education nationale.

(Il manque des accents à mon clavier)

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2012

Ça, même pas tu y penses :

http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2012/01/philippe-sollers-se-contemple.html

http://www.franceculture.fr/quelisentils

Écrit par : toto, forcément | 30 janvier 2012

Sciences-Pognon régale son piriforme :

www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/30/97001-20120130FILWWW00648-descoings-defend-son-salaire.php

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

www.lefigaro.fr/medias/2012/01/30/7d7eeec0-4b7b-11e1-b79a-1c6d0914fde1.jpg

Hollande veut continuer à faire la bombe : "j'en aurai une sur mon bureau" nous dit-il.

Prête à partir ... et je lui flatterai régulièrement l'ogive ...

Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

quelques questions (en vrac)
1- est-ce qu'on va réintroduire les mathématiques dans l'enseignement secondaire ?
Mais c'est vrai que cette question peut être posée pour d'autres disciplines.
2- est-ce qu'on va former des maîtres ?
3- est-ce qu'on va remettre le savoir au centre ?
4- est-ce qu'on va revenir au Ministère de l'Instruction Publique pour rappeler que le rôle de l'école est d'instruire ?
5- est-ce qu'on va mettre fin à l'informatique pédagogique ?

bon, on peut continuer longtemps, on sait que cela n'intéresse pas les politiques.

Question subsidiaire : quel est le Conseil Régional qui aura le courage d'offrir aux collégiens des bouliers et des meccanos pour leurs cours de sciences.

Écrit par : rudolf bkouche | 30 janvier 2012

Le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé, disait la Boétie. Ce principe vaut également dans l’Education nationale.

(Il manque des accents à mon clavier)

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2012

Mon correcteur me propose "inéducation" à la place d’Education sans accent ! (incroyable, mais vrai !) ; sinon, je n'ai rien à redire, malheureusement, à votre message.

Il y a longtemps que les choses auraient changé en bien dans l’Éducation nationale si les enseignants s'étaient bougés et avaient fait preuve d'un peu plus de courage. Les ministres, les chefs d’Établissements, les recteurs, les inspecteurs ont bon dos.

Songez que dans le lycée où j'assure un remplacement cette année (depuis décembre) les collègues de philo ne me répondent pas quand je les salue, sans doute parce qu'ils sont agrégés et titulaires (je n'ai "que" le CAPES de Lettres modernes et une Maîtrise de Philo.) et enseignent dans des classes "nobles", alors que je n'ai "que" des sections techniques et que je ne suis qu'un simple contractuel. Impossible d'avoir la moindre conversation.

Je les verrai bien exiger un escalier réservé aux "vrais" philosophes.

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012

@ AVERTISSEMENT SANS FRAIS
Un certain Watrelot, rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques, se répand là où il le peut en divers propos approximatifs sur le GRIP et se démène assez maladroitement pour que la subvention du GRIP ne soit pas reconduite. Comme je suis bon garçon, je lui propose de vider la querelle sur ce blog même dans un débat arbitré par JPB ou sur celui de Luc Cédelle.
Cette solution, dont je ne garantis pas qu'elle soit indolore pour lui, lui offrirait au moins une porte de sortie acceptable.
ALORS WATRELOT, QU'EN DITES-VOUS ?

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

"Comme je suis bon garçon, je lui propose de vider la querelle sur ce blog même dans un débat arbitré par JPB ou sur celui de Luc Cédelle.
Cette solution, dont je ne garantis pas qu'elle soit indolore pour lui, lui offrirait au moins une porte de sortie acceptable.
ALORS WATRELOT, QU'EN DITES-VOUS ?"

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Yessssssssssssssssss !! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2012

Cette solution, dont je ne garantis pas qu'elle soit indolore pour lui, lui offrirait au moins une porte de sortie acceptable.
ALORS WATRELOT, QU'EN DITES-VOUS ?

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Ça risque d'être un autre Waterloo... pour lui.

"Watrelot, Watrelot, morne vide..."

(plaine ?)

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012

"Comme je suis bon garçon, je lui propose de vider la querelle sur ce blog même dans un débat arbitré par JPB ou sur celui de Luc Cédelle.
Cette solution, dont je ne garantis pas qu'elle soit indolore pour lui, lui offrirait au moins une porte de sortie acceptable.
ALORS WATRELOT, QU'EN DITES-VOUS ?"

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Yessssssssssssssssss !! :-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2012

Eh bien oui, je pense que JPB, qui l'a déjà croisé, ne manquera pas d'organiser ce débat. Naturellement en stéréo avec le Café pédagogique qui désignera de son côté l'arbitre de son choix. Ce serait une grande première, non, que ce débat entre pédagos et antipédagos ?

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Cette solution, dont je ne garantis pas qu'elle soit indolore pour lui, lui offrirait au moins une porte de sortie acceptable.
ALORS WATRELOT, QU'EN DITES-VOUS ?

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Ça risque d'être un autre Waterloo... pour lui.

"Watrelot, Watrelot, morne vide..."

(plaine ?)
Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012

Pourquoi dites-vous cela ? Je pense au contraire que monsieur Watrelot serait un débatteur redoutable.

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Impossible d'avoir la moindre conversation.

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012
Mais cher Robin, que n'engagez-vous la conversation ? Moi je parle à mon berger, à ses moutons, à sa femme et à ses chiens. Et à n'importe quel prof de philo tout comme.

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Si un prof' de logique est dispo'…

http://obouba.over-blog.com/article-l-oral-de-nicolas-s-epreuve-de-janvier-2012-98270256.html

Écrit par : Thierry | 31 janvier 2012

"Je les verrai bien exiger un escalier réservé aux "vrais" philosophes." Robin

Ou plutôt des colonnes exclusives où ils pourraient gymnosopher à l'abri des contraintes humaines mais pas de la gravitation universelle.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

"Impossible d'avoir la moindre conversation."

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012

Vous en êtes certain ?? :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

Le jus pédagol du jour rend compte d'une séance de déformation sur l'évaluation des enseignants à laquelle furent convoqués les doyens IEN/IGEN sous la douce férule de Mâme Jozette.

On * les y entretint des méthodes "modernes" de manipulation, notamment la méthode SWOT (Strength, Weakness, Opportunities, Threats).

Comme le Moloch n'est pas Renault et qu'on ne s'y suicide pas dans les étages élevés pour un oui ou pour un non, les grands prêtres se sont insurgés.

Sans doute parce que beaucoup d'entre eux venaient de prendre conscience qu'ils avaient déjà intuité la "méthode" sans retombées financières (?)

* un "intervenant extérieur". Crime suprême !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

... n'est pas Renault ni France Telecom ...

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Pourquoi dites-vous cela ? Je pense au contraire que monsieur Watrelot serait un débatteur redoutable.

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Finalement, guy, je vais finir par penser qu'entre vous et moi, le moins "gentil" des deux, c'est moi ! ;-))

Eh bien, en attendant de le voir "redoutable", espérons qu'il se montre déjà simplement un peu courageux en acceptant votre défi.

Écrit par : Robin, Dérridé | 31 janvier 2012

Songez que dans le lycée où j'assure un remplacement cette année (depuis décembre) les collègues de philo ne me répondent pas quand je les salue, sans doute parce qu'ils sont agrégés et titulaires (je n'ai "que" le CAPES de Lettres modernes et une Maîtrise de Philo.) et enseignent dans des classes "nobles", alors que je n'ai "que" des sections techniques et que je ne suis qu'un simple contractuel. Impossible d'avoir la moindre conversation.

Je les verrai bien exiger un escalier réservé aux "vrais" philosophes.

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012
Je crois vous comprendre; il ya une belle proportion de crétins dans la confrérie des enseignants de philo; par parenthèse, je vous approuve sans réserve quand vous dites qu'il y a souvent bien plus à tirer de gens comme Orwell ou Zola pour introduire les élèves à la démarche philosophique que de penseurs adoubés par le sérail académique. Orwell, par exemple, est pour moi un penseur absolument fondamental pour aborder la question des rapports entre les intellectuels et le pouvoir.

Écrit par : serpent vert | 31 janvier 2012

Alerte sanitaire : une épidémie de manuelophobie sévit dans certains établissements, dont celui de mes gosses. Cette maladie se manifeste en général par un mépris du manuel qui peut aller, dans les formes sévères, jusqu'à distribuer aux élèves une photocopie d'un schéma mal foutu plutôt que d'utiliser celui du manuel, précis, scientifique et en couleur(s). Au stade suivant, le prof atteint déconseille voire interdit aux élèves l'usage de ce désuet assemblage de papier appelé livre, qui demeure sur les étagères pour le plus grand plaisir des araignées. Mais tous ne sont pas frappés.

Écrit par : Krokodilo | 31 janvier 2012

@ Dugong
vous-z-aussi, vous l'avez étudié, le zoli poème, comme je vois!
Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Écrit par : retraitée | 31 janvier 2012

http://www.bastamag.net/article2091.html

"le tropisme de gauche de la fonction publique ne concerne vraiment que les enseignants et les cadres."

"François Bayrou reste, lui, très loin de ses bons scores de 2007. Alors qu’il attirait les suffrages de 21% des cadres du public et de 26% des enseignants, ils ne sont plus que la moitié à envisager de voter pour le candidat centriste en 2012."

C'est donc mort.

Merci pour tout.

Mais pour l'Autre, ça a l'air de sentir bon.

Écrit par : Olivier | 31 janvier 2012

Rien à voir, mais une assez bonne vanne de Régis Mailhot, sur RTL: "aujourd'hui, pour rater son bac, il faut oublier d'écrire son nom sur la copie".

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

"Ce serait une grande première, non, que ce débat entre pédagos et antipédagos ?"

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

J'ai beau être abonné du blog depuis quelques années, j'ai beau être un peu grosso, un peu modo, d'accord avec pas mal de propos qui s'y tiennent (je veux dire en ce qui concerne l'enseignement), je suis toujours aussi abasourdi quand je lis le mot "antipédago".
Comment peut-on être soit Persan, soit antipédago ?
Certes, j'ai subi comme pas mal d'entre vous les méfaits des pratiques dérivantes issues des IPR et des IUFM, mais enfin : la pédagogie est évidemment nécessaire au métier d'enseignant, de la maternelle à l'université ! Et elle s'apprend, autrement qu'à travers quelques recettes données par les tuteurs.
Il y a pas mal de décennies que l'on s'est penché sur les fonctionnements liés à la cognition, non ? En vertu de quoi refuserait-on ces avancées ?
Lors de mon CPR en 80/81, j'ai assisté à pas mal de réunions à ce sujet et j'en ai tiré profit.
Là où je m'insurge, c'est lorsqu'on essaie de ma faire croire que c'est l'alpha et l'oméga du métier. On n'éliminera jamais la personnalité du professeur, son fonctionnement mental lié à ses caractéristiques psychologiques, au milieu dont il est issu. Mais être conscient de tout cela est forcément bénéfique.

Enfin, moi, ce que j'en dis ...

Écrit par : c.charbonnel | 31 janvier 2012

"Impossible d'avoir la moindre conversation."

Écrit par : Robin, Dérridé | 30 janvier 2012

Vous en êtes certain ?? :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

Oui, j'ai essayé, mais ils me font la gueule... je ne sais pas pourquoi, à moins que je ne sois parano et pourtant j'arrive très bien à parler avec mon chat, à moins que je ne sois fou... et avec quelques jolies collègues (mais qui n'enseignent pas la philo.), à moins que je ne me la pète, comme disent les élèves.

Il m'en manquait 11 ce matin (2 heures en T. Hôtelerie, les oiseaux les moins drôles ayant été fauchés par le froid !

Je leur ai passé Le Festin de Babette (en anglais non sous-titré) et nous avons passé un très bon moment.

Écrit par : Robin | 31 janvier 2012

persan (adjectif)

Écrit par : c.charbonnel | 31 janvier 2012

"Antipédagogiste", C. Charbonnel, pas "antipédagogue" !!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

http://www.liberation.fr/societe/01012386818-la-culture-generale-n-est-pas-un-simple-vernis

En annexe à une itw de Descoings, celui qui se goinfre pendant que les soutiers de sa boite, heu, de Science Po, pleurent pour avoir des trombones neufs.

Écrit par : PMB | 31 janvier 2012

Enfin, moi, ce que j'en dis ...
Écrit par : c.charbonnel | 31 janvier 2012

Ma formule était ironique ; ça fait longtemps que je dis ici et ailleurs ne pas m'inscrire dans le schéma pédagos/antipédagos. Ce qui ne signifie pas de ma part la moindre concession sur les questions pédagogiques et plus particulièrement sur la question des contenus qui sont de toute façon le coeur de toute pédagogie.

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2012

Ben moi, c'est celui-là que j'ai appris au CM1. Il est également de saison ! Brrrrr!

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Alerte sanitaire : une épidémie de manuelophobie sévit dans certains établissements, dont celui de mes gosses. Cette maladie se manifeste en général par un mépris du manuel qui peut aller, dans les formes sévères, jusqu'à distribuer aux élèves une photocopie d'un schéma mal foutu plutôt que d'utiliser celui du manuel, précis, scientifique et en couleur(s). Au stade suivant, le prof atteint déconseille voire interdit aux élèves l'usage de ce désuet assemblage de papier appelé livre, qui demeure sur les étagères pour le plus grand plaisir des araignées. Mais tous ne sont pas frappés.

Écrit par : Krokodilo | 31 janvier 2012

En français et en latin, en tout cas, je plains le pauvre collègue qui sera assez kamikaze pour se servir des manuels actuels. Et si lui-même est un enragé de la séquence ert du texte prétexte en lui-même inextricable ou dénué de tout intérêt , je plains les pauvres gosses! En français et en latin, il n'y a pas d'autre alternative que de recommander aux élèves de laisser les manuels à la maison - en les époussetant régulièrement, cela va de soi!

Écrit par : JL | 31 janvier 2012

J'aimais bien, à cause des loups et des corneilles évidemment. C'était eux que j'avais mis en illustration, de l'autre côté du transparent, sur la page blanche du cahier de Poésies.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Moi je parle à mon berger, à ses moutons, à sa femme et à ses chiens. Et à n'importe quel prof de philo tout comme.

Écrit par : guy morel | 30 janvier 2012

Il est "à vous", le berger ???

Au fait, l'agneau d'hier, il pesait quand même un bon 5 kilos malgré l'arrachage des deux antérieurs.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Question subsidiaire : quel est le Conseil Régional qui aura le courage d'offrir aux collégiens des bouliers et des meccanos pour leurs cours de sciences.

Écrit par : rudolf bkouche | 30 janvier 2012
Elle n'est pas encore en vigueur, la réforme des collectivités territoriales !
Pour le collège, c'est le conseil général et rien n'empêche d'aller le leur proposer, en s'adressant au vice président chargé des affaires scolaires, aguments en béton à l'appui.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Je crois vous comprendre; il ya une belle proportion de crétins dans la confrérie des enseignants de philo; par parenthèse, je vous approuve sans réserve quand vous dites qu'il y a souvent bien plus à tirer de gens comme Orwell ou Zola pour introduire les élèves à la démarche philosophique que de penseurs adoubés par le sérail académique. Orwell, par exemple, est pour moi un penseur absolument fondamental pour aborder la question des rapports entre les intellectuels et le pouvoir.

Écrit par : serpent vert | 31 janvier 2012

Je vois aussi les choses comme ça et je me souviens avec reconnaissance de Marcel Conche nous disant que les Grecs ne connaissaient pas la notion "d'intellectuel".

Mais connaissant le parcours du collègue "philosophe intellectuel", pourtant très à droite, qui m'avait dit dans les années 90 qu'il ne fallait pas parler d'Orwell, je comprends mieux. (Il milite à SOS Éducation, pense que Louis de Bonald est un grand philosophe et n'a pas produit le moindre concept, mais le moindre de ses défauts n'est pas l'humilité)

Écrit par : Robin | 31 janvier 2012

s'exclame Gilbert Mouthon, conseiller de la fondation."

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Les vétérinaires possèdent eux aussi un Syndicat (avec une majuscule) - comme les gôchisses.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Blague de vétérinaire : “Il faut stériliser ce M. Mouthon.” Ah, ah, ah.

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

M. Gilbert Mouthon est professeur de Biochimie à l'ENVA, s'il n'est pas encore retraité. Donc vétérinaire lui aussi.
Sa carrière n'eut rien de fulgurante et ses cours étaient mortels. J'en suis témoin pour les avoir subis.
Il a probablement des comptes à régler.
Dugong vous confirmera que passer sa vie comme professeur de chimie et physique biologiques et médicales n'est pas un facteur d'épanouissement...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

M. Gilbert Mouthon est professeur de Biochimie à l'ENVA, s'il n'est pas encore retraité. Donc vétérinaire lui aussi.
Sa carrière n'eut rien de fulgurante et ses cours étaient mortels. J'en suis témoin pour les avoir subis.
Il a probablement des comptes à régler.
Dugong vous confirmera que passer sa vie comme professeur de chimie et physique biologiques et médicales n'est pas un facteur d'épanouissement...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

L'article confirme qu'il y a vétérinaire et vétérinaire. Bravo pour y avoir répondu complètement à côté.

L'argument qui consiste à avancer “j'y étais, je me suis fais chier” ou “j'y étais, je n'ai rien compris” n'en est, pour des raisons évidentes, pas un.

Apparemment, c'est vous qui avez des comptes à régler. C'est aussi l'argument de ceux qui n'acceptent pas le dévoilement de leurs affaires - surtout s'agissant de pauvres cloches qui viennent trompeter sur ce blog leur amouuuuur du “libéralisme”.

Écrit par : Serge | 31 janvier 2012

"Un autre vétérinaire, Gilbert Zakine, a maille à partir avec le conseil supérieur de l'ordre, depuis que, à l'âge de 71 ans, il a décidé de "faire du social", en divisant ses honoraires par deux ou trois."

Ce déviant devra être rééduqué dans une école de commerce (ou euthanasié - autre blague de véto, cf. plus haut).

Écrit par : Serge | 30 janvier 2012

Une petite mise au point s'impose.
M. Zakine, je le suppose car c'est une évidence dans le cadre du cumul emploi-retraite, touche sa retraite et sa retraite complémentaire, pour lesquelles je cotise grassement, et ne paie plus de cotisations retraite et peu d'autres cotisations sociales, ce qui lui permet de travailler à prix cassés tout en vivant convenablement.

J'ai souvent réfléchi à une option de ce type pour ma fin de carrière et il existe pas mal de solutions respectables, dans le cadre d'associations diverses et variées, où l'on peut faire du bon et bien sans casser le marché et sans faire de tort à ceux qui paient votre retraite.

Dans le cas de Zakine, comme dans celui de Mouthon, ne pleurez pas trop sur leur sort car il s'agit à l'évidence de règlements de compte intra_professionnels et basse vengeance individuelle plus que de générosité naturelle.

Les dispensaires SPA et autres réseaux organisés, qui contrôlent le QF des demandeurs avant d'offrir du soin gratuit ou à tout petit prix, existent dans toutes les zones fortement peuplées et dans pas mal de départements.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Bayrou a toujours été très ferme dans ses revirements.

http://www.parti-socialiste.fr/articles/video-les-revirements-de-francois-bayrou-sur-la-hausse-de-la-tva

Écrit par : Olivier | 31 janvier 2012

Tant pis pour vous, Serge !

Restez où vous êtes.
Je n'en dirai pas plus.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

"Dugong vous confirmera que passer sa vie comme professeur de chimie et physique biologiques et médicales n'est pas un facteur d'épanouissement" Mâme dobo

Dugong, lui content, savoir lui taper efficace avec marteau et savoir pourquoi lui efficace.

Biololos, eux, seulement un peu efficaces. Eux causer beaucoup sur quoi savent pas eux faire.

Eux pas causer du tout à ceux qui expliquent quoi eux pouvoir faire aussi. Eux, pas comprenants beaucoup.

Eux vraiment différents mais moi pense eux pouvoir exister quand même.

Moi pas sûr du tout eux penser pareil.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Dugong lui avoir quinze ans d'âge mental ! Ne le contrarier pas ou il vous fera une crise pubère ...

Écrit par : iPidiblue et la castagne | 31 janvier 2012

Medicament man lui disqualifié pour causement scientifique because lui gélule et parti.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Vos conceptions du respectable, du marché [sic], du tort fait aux autres quand on travaille [re-sic], de l'empathie, du bien et du mal, d'une soi-disant connaissance du milieu vétérinaire qui n'est qu'une opinion personnelle parmi d'autres, vous pouvez en effet vous les garder. L'état de fait décrit par l'article du Monde, et hormis même une désinformation («  le mauvais usage de la vérité »), entre en contradiction avec les proclamations de certain crétin de ce blog. Rien de plus.

(Les pharmaciens, eux, n'avaient pas aimé cet article, fruit d'une vengeance blablabla…).

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/quatre-mille-pharmaciens-accuses-d-avoir-fraude-le-fisc_1451999_3224.html

("Le paradoxe, c'est que ce sont les mêmes qui réclament le libéralisme anglo-saxon…").

Écrit par : Serge | 31 janvier 2012

"Pendant que certains faisaient le beau à Louis-le-Grand moi j'étais dans le même quartier Latin chez Gibert où un n.gro gueulait comme un cerf qui brâme au rayon littérature pour on ne sait quelle offense aux gens de couleur ! C'était bien la première fois que le rayon littérature ressemblait au rayon poissonnerie de mon marché ..."
Écrit par : iPidiblue en soulier de satin | 28 janvier 2012

Comme une lettre à la poste.


"Medicament man"
Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Quel goût, quel esprit !

Écrit par : belles âmes | 31 janvier 2012

Robin, vous dites :

Mais connaissant le parcours du collègue "philosophe intellectuel", pourtant très à droite, qui m'avait dit dans les années 90 qu'il ne fallait pas parler d'Orwell, je comprends mieux. (Il milite à SOS Éducation, pense que Louis de Bonald est un grand philosophe et n'a pas produit le moindre concept, mais le moindre de ses défauts n'est pas l'humilité)

Ne serait-ce pas un certain JND, que vous avez en tête ?

Écrit par : bad wolf | 31 janvier 2012

Ne serait-ce pas un certain JND, que vous avez en tête ?
Écrit par : bad wolf | 31 janvier 2012

Jean-Noël Dumont. De SOS-Éduc et le la Fondation pour l'école de Coffinier.

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2012

Sciences-Pognon régale son piriforme :
www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/30/97001-20120130FILWWW00648-descoings-defend-son-salaire.php
Écrit par : dugong | 30 janvier 2012

sur le même sujet, dans Le Monde de la semaine dernière.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/25/sciencespo-honneur-et-deshonneur_1634247_3232.html

Écrit par : Comenius | 31 janvier 2012

"Notre institution a donné trop de leçons aux Français pour les priver du droit de pouvoir juger librement du genre d'hommes et de femmes qu'ils veulent y voir former comme leurs futurs dirigeants. Il faut que Sciences Po et, plus largement, la formation de nos élites et de leurs valeurs devienne un objet du débat public dans la campagne de l'élection présidentielle."

Tatatata-tatata.
Encore un formateur d'élite...
Je préfère Descoings, plus franc.

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2012

D'ailleurs Descoings a le sens des grandeurs ; il ne demande pas grand chose pour fabriquer des élites. Des broutilles à côté du coût d'un déplacement présidentiel en province soit 600 000 euros.

Écrit par : guy morel | 31 janvier 2012

La presse : "Dassault retenu pour vendre 126 Rafale à l’Inde"

à 19,6 ou à 21,2 ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Il faut financer la campagne présidentielle vous croyez ?

Écrit par : iPidiblue en rafale de rétrocommission | 31 janvier 2012

@JL, soit. Il s'agissait de SVT... J'ai bien remarqué que le français avait beaucoup changé depuis mon Lagarde et Michard. L'avantage que je vois cependant au découpage actuel, c'est la possibilité de donner un tour d'horizon sur plusieurs siècles par genre (poésie, théâtre, roman) et donc une grande variété d'auteurs et d'oeuvres (ou des extraits), une grande liberté de choix pour le prof, sous réserve de consacrer du temps aux oeuvres plus qu'à leur dissection analytique ! Mais quel que soit le manuel et le programme, on ne peut faire qu'une initiation à la culture, il faut être réaliste, donc le système actuel peut être lui aussi bien utilisé (je ne veux pas jouer les "c'était mieux avant"). Il me semble que les profs ont une grande liberté pédagogique, à eux de savoir l'utiliser pour donner le goût du texte, tout en se pliant aux impératifs ministériels !

Écrit par : krokodilo | 31 janvier 2012

J'ai trouvé un post sur ce post (!) dans un blog d'un prof : http://rotationetdecadence.blogspot.com/2012/01/le-bon-sens-des-professeurs.html

Je partage ses conclusions : dans l'ensemble ces propositions sont intéressantes, mais c'est pas demain qu'elles auront un écho politique !

Jean 23

Écrit par : Jean 23 | 31 janvier 2012

AFP à propos de la commission d'enquête sur l'échec du lancement de la sonde Phobos-Grunt :

""La raison la plus probable, selon la commission d'enquête, est l'effet local de particules lourdement chargées dans l'espace qui a entraîné une défaillance de l'ordinateur principal", a déclaré le directeur de Roskosmos. Il a par ailleurs indiqué que des puces contrefaites venant de l'étranger avaient été utilisées dans la sonde"

Des particules stakhanovistes défonçant les quotas de tôles de l'engin ?

Pilotées de l'étranger *, elles avaient peut-être aussi fumé de l'herbe kazakh ** et n'avaient probablement plus tout leur libre arbitre ?


* nous ne sommes donc pas seuls dans la galaxie.

** de la bonne, paraît-il.
http://listedegrowshops.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=106:la-r%C3%A9colte-de-cannabis-nu-%C3%A0-cheval-dans-les-bois-du-kazakhstan&Itemid=56&tmpl=component&print=1

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Le niveau monte-t-il ?

Voyez la technique innovante que ce chercheur bulgare en sciences de l'éducation vient de mettre au point pour aborder cette épineuse question :

www.lefigaro.fr/medias/2012/01/31/20120131PHOWWW00223.jpg

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

"Il me semble que les profs ont une grande liberté pédagogique, à eux de savoir l'utiliser pour donner le goût du texte, tout en se pliant aux impératifs ministériels !"

Écrit par : krokodilo | 31 janvier 2012

Je partage !!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

Excellent, Dugong !! :-)))))))))

A moins que ce soit un séide de Sarko à la pêche aux voix ??

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

A cause de toutes vos bêtises nous avons perdu la dernière sarkozyste du blog !

Écrit par : iPidiblue allo Boston ? | 31 janvier 2012

Comme disait l'autre : Allo Boston ? Nous avons un problème ...

Écrit par : iPidiblue allo Boston ? | 31 janvier 2012

Cadichon, caporale-chef au service action du noélibéralisme *, était clandestine à bord du Concordia.

Le commando devait mettre le promène couillon géant sur le flanc (réussite) et transformer la cheminée en orgue de Staline (échec)

www.lepoint.fr/images/2012/01/31/concordia-493437-jpg_336846.JPG

Selon des sources généralement pétrifiantes, elle était chargé de troubler le capitaine (semi-échec) au moment où ses acolytes précipitaient le bâtiment sur les hauts fonds (de roulement).

* les noélibéraux veulent sauver les gens du déluge de fric qui, sans eux, devrait leur tomber dessus grave

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Je crois vous comprendre; il y a une belle proportion de crétins dans la confrérie des enseignants de philo...

Écrit par : serpent vert | 31 janvier 2012


Ce n'est pas propre aux enseignants de philo.

J'ai le souvenir d'une cité scolaire sur laquelle il y a avait un lycée général et un lycée professionnel.
La cantine, cependant, était partagée... Du moins, seule la salle l'était, puisque les profs de LG mangeaient à une table, et ceux de LP à une autre.

Ceux de LP pouvaient passer l'année à dire bonjour en entrant, ceux de LG ne leur rendaient jamais leur salut. Ni meme un regard...

Les collegues de LP semblaient considérés comme ne faisant pas partie de leur caste, voire comme étant des sous-profs...

Ah, le monde enseignant ! Si attaché à la civilité, à la solidarité, au respect de la personne, etc.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2012

Un petit parallèle pour Serge et d'autres éventuels qui peinent à comprendre.
Imaginons un agrégé à la hors classe, retraité, qui, pour des raisons que je vous laisse définir, décide de, sous statut d'auto-entrepreneur, proposer à quelques proviseurs d'assurer des vacations et remplacements à dix ou quinze euros de l'heure à raison de trente cinq heures par semaine, tout en clamant urbi et orbi (aux élèves, aux parents, aux administrations de lycée, aux journaux comme Le Figaro parce que pour nous, c'est Le Monde mais pour vous, c'est plutôt Le Figaro) que les agrégés et certifiés en exercice sont tous des monstres à se faire payer aussi grassement pour un travail souvent bâclé et parfois même sciemment dangereux pour les élèves.
Comment réagiraient vos syndicats ? Quel serait votre ressenti ?

Deuxième cas de figure.
Un titulaire de chaire de Normale Sup, pendant vingt ans et plus, passerait son temps à soutenir les pires associations de parents d'élèves contre sa propre profession en jetant dans la mare aux Canards des pavés monstrueux, fallacieux et insultants, tout en continuant à présider un jury d'agrégation ou de CAPES et à donner des diplômes à des élèves qu'il dénigrerait dès ce diplôme obtenu . Vous le vivez comment ?
Comment réagissent vos syndicats ?



Ben voilà, c'est pareil.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Faudra-t-il que nous Peillon le prix de ses délires ?

www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/31/97001-20120131FILWWW00563-peillonnumerique-a-l-ecole-un-grand-plan.php

De nombreux veaux à "former" pour tous les devauchelles embusqués

Le Grand Système d'Exploitation est en marche.

Hosanna ! Hosanna !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

"Imaginons un agrégé à la hors classe, retraité, qui, pour des raisons que je vous laisse définir, décide de, sous statut d'auto-entrepreneur, proposer à quelques proviseurs d'assurer des vacations et remplacements à dix ou quinze euros de l'heure" Mère dobo

Non.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Enfin bon, après, c'est affaire d'honnêteté.
Je (parent d'élève et/ou citoyen) préfère un Brighelli ou un Morel ou même un Dugong quelle que soit sa répulsion à mon égard, qui vont dégommer un Peter Gumbel en s'appuyant sur de bons arguments et ne me réjouirais nullement à lire un article de ou sur Gumbel dans Le Monde où est expliqué que les professeurs français sont des incompétents notoires incapables de gérer une classe, tout ça parce que lutte des classes et blablabla et blablabla et que, comme je suis vétérinaire libéral, je dois par essence et formation, pour respecter l'ordre du monde tel qu'il est dicté, me réjouir de toute attaque, aussi mensongère soit-elle, contre la fonction publique.

Je suis peut-être conne, mais je trouve ça nul ...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

"Imaginons un agrégé à la hors classe, retraité, qui, pour des raisons que je vous laisse définir, décide de, sous statut d'auto-entrepreneur, proposer à quelques proviseurs d'assurer des vacations et remplacements à dix ou quinze euros de l'heure" Mère dobo

Non.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Si !

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

"Si !" mère dobo

Pugnace !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

"Je suis peut-être conne

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

-Mais non !!

-mais je trouve ça nul ...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

-Mais oui !!!"

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2012

Après les vétos low cost, les dentistes ?

www.lefigaro.fr/conso/2012/01/31/05007-20120131ARTFIG00584-des-dentistes-low-cost-tentent-leur-chance-en-france.php

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

"Si !" mère dobo

Pugnace !

Écrit par : dugong | 31 janvier 2012

Oui !
Je vous y vois fort bien, en train de débiner les profs de SVT et de Bio. Puisque vous le faites gratuitement, vous le ferez encore plus volontiers si on vous paie dix euros de l'heure.

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

La Voix Céleste a parlé. Elle n'est pas conne mais doute un peu quand même.

Manifestement, elle ne fait pas la différence entre un tract électoral et un journal engagé.

http://www.francetv.fr/2012/au-figaro-hollande-sinon-rien-90834

Cette pauvre chatte renverse la critique dans l'hyperbole. C'est bien le Syndicat des vétérinaires qui a déposé plainte (puis l'a retirée) pour « concurrence déloyale ». La Fondation en question, combien de divisions ? C'était une grande menace qu'il fallait faire taire (comme Bouygues avec Le Canard, “je t'écrase avec du pognon”). Mon “ressenti” est inexistant : je ris des proclamations dites “libérales”.

Les bons arguments sont évidemment ceux qui seront validés par la Voix. Tout le restant est bêtement postulé : “prête un peu de ta connerie au camp adverse (« La lutte des classes » ???), tu pourras dire qu'il est presque aussi idiot que toi.”

Sacrée poutre.

Écrit par : Serge | 31 janvier 2012

Ceci dit, low cost et concurrence déloyale : quand Free est arrivé, les 3 prestataires de la place (Bouygues, SFR et Orange) ont commencé à diffuser leurs rumeurs dans la presse. Il faut dire que leur entente sur les prix en prend un coup. Idem avec les parfumeurs et distributeurs récemment (40 millions le PV !).

Écrit par : cypel | 31 janvier 2012

JPB, vous avez raison, Twitter, c'est pourrave :

https://twitter.com/#!/Vogelsong/status/164418735552212992

https://twitter.com/#!/Vogelsong/status/164419166105907200

Écrit par : cypel | 31 janvier 2012

HS: ayant un fils pas trop bête et lecteur, que lui conseiller comme bonne littérature accessible ( 14 ans, niveau seconde)?

J'ai pensé, comme tout père, à mes anciennes gloires:

- Giono, Daudet, Druon, Kessel, Kipling, Pergaud, St Ex...
- Vercors, Soljenitsine
- Bradbury, Asimov, Van vogt, Wells
- Voltaire, Rabelais, Montesquieu, Hugo...

What else?!

Merci!

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2012

Luc Chatel a confirmé le lancement du concours Jacqueline de Romilly en avril prochain.
Reconstruire l'Ecole et Sauver les Lettres ont protesté, de même que l'Association des Professeurs de Lettres.
Mais pas un mot de la Cnarela ! Ni pour, ni contre! Ni surtout contre ! Ne nous mouillons pas! Et c'est ça qui prétend défendre les langues anciennes! Comique!

Écrit par : JL | 31 janvier 2012

Ceci dit, low cost et concurrence déloyale : quand Free est arrivé, les 3 prestataires de la place (Bouygues, SFR et Orange) ont commencé à diffuser leurs rumeurs dans la presse. Il faut dire que leur entente sur les prix en prend un coup. Idem avec les parfumeurs et distributeurs récemment (40 millions le PV !).
Écrit par : cypel | 31 janvier 2012

Sauf que ça n'a rien à voir. Jouons le jeu des comparaisons. Cette fondation a autant de nocivité (« concurrence déloyale ») pour les vétérinaires indépendants que les étudiants au black il y a quelques années pour l'EN (avant l'arrivée des Acadomia et consorts). Ils sont archi-minoritaires et s'apparentent à du dépannage de bénévoles pour les gens modestes. Et peu importe les querelles de personnes ou les beaux discours. Mais le fait que le syndicat des vétérinaires tape, et de cette manière-là, signale non pas une profession qui se veut libérale mais les défenseurs cons et vains d'une corporation (cf. le même schéma dans la Kultur, avec un Luc Besson ou un Pascal Nègre).

Écrit par : Serge | 31 janvier 2012

http://www.youtube.com/watch?v=HdxGuuDRSvc

Écrit par : Erwan | 01 février 2012

Dans les crap bullsheets, Zatchouk frise l'autocritique puis capote :

"on est en pleine hypocrisie. On fait semblant d’avoir de très hautes exigences, mais on est bien obligé dans la réalité de donner le brevet à des élèves qui ne savent pas rédiger un texte bref sans trop d’erreurs et cohérent ou à des élèves qui ne savent guère expliquer un phénomène historique. on retrouve cette "haine du concret" ...
Le sarkozysme, parmi tous ses effets négatifs, a eu aussi celui de nous empêcher de penser la complexité, en nous faisant croire que l’alternative était ou la princesse de clèves pour tous ou le rejet de la culture classique."

Mais avant d'invoquer un vilain deus ex machina, il aurait fallu s'apercevoir que cette idolâtrie du "complexe" a, en elle-même et depuis bien plus longtemps, gonflé de vide tout l'enseignement.

Zatchouk, lui même constitué de cette "hypomatière", n'est pas prêt de le reconnaître car, s'il est vrai qu'on ne peut reconnaître que soit même, il n'est pas moins vrai que le vide a des difficultés à se prendre pour objet.

www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7743#forum2395

Écrit par : dugong | 01 février 2012

Ils y viennent, vous voyez. Il y a d'abord eu Meirieu qui a renversé sa propre statue — élections et Verts obligent —, au grand dam de ses zélotes. Si Zakhartchouk s'y met lui-même…
Soyons bons princes, offrons-leur un strapontin sur Bonnetdane.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 février 2012

L'académie des sciences, pas entièrement constituée de gens hors sol, se penche sur "l'innumérisme" dans un texte nègre-blanc :

www.academie-sciences.fr/presse/communique/avis_enseign181211.pdf

"Tout ceci implique de penser désormais différemment l’évolution des contenus enseignés, en évitant d’abord l’erreur trop commune de sous estimer les capacités des élèves. Ainsi, certaines connaissances mathématiques fondamentales doivent être acquises suffisamment tôt."

L'académie "compte contribuer activement dans les mois qui viennent à l’élaboration d’un ensemble de propositions aptes à satisfaire cette ambition."

Hosanna ! Hosanna !

Écrit par : dugong | 01 février 2012

"Soyons bons princes, offrons-leur un strapontin sur Bonnetdane.
JPB"

Écrit par : brighelli | 01 février 2012

Avec coussin péteur incorporé, ou un peu de fluide glacial ??

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

Notre Sinistre de l'EN, dans toute sa splendeur: < http://www.acteurspublics.com/article/26-01-12/nous-avons-engage-une-revolution >.

Approximètre et moquerie de faciès tournent à plein.

Écrit par : maxime | 01 février 2012

Dans-le-luc.com: "nous avons engagé une révolution majeure."

Méfie-toi, mon gars, une révolution tend à ramener au point de départ...

Écrit par : maxime | 01 février 2012

Le refus de penser la complexité que signalait quelqu'un sur ce blog est lié à la personnalité du chef de l’État que nous avons vu se révéler dès le jour de son élection : le passage au Fouquet's, "mon copain Johnny" plus aviné que d'ordinaire, puis sur le yacht de "mon ami Bolloré", sans oublier les braillements de Mireille Matthieu place de la Concorde.

Que nous ayions voté pour ou contre, nous étions avertis de ce que signifierait "rompre avec mai 68" et, d'une façon générale, avec ce qu'il restait encore un peu à un pays désindustrialisé et sans pétrole d'intelligence et de bon goût.

Lorsqu'il sort son nez des notes de Monsieur Henri Guaino pour "improviser", N. Sarkozy dit n'importe quoi et éprouve un malin plaisir à humilier ce malheureux pays (d'abord vis-à-vis des USA, puis des la Grande-Bretagne et maintenant de l'Allemagne, qu'il cite en exemple à tout de bout de champs.

Triomphe du ressentiment

Nous avons mis Jean Moulin au Panthéon, mais conservé l'honneur douteux d'être admis à la table de Pierre Laval, un dimanche d'Occupation ordinaire.

Écrit par : Robin | 01 février 2012

Errata : "a tout bout de champ", mes petits bouts de choux ;-))

Écrit par : Robin | 01 février 2012

Pour Sisyphe

Pour un adolescent, et si la lecture n'en a déjà été faite, je ne saurais trop recommander Le Seigneur des anneaux (qui n'est pas de la littérature "pour enfants". J'avais trente ans quand je l'ai découvert et j'ai été émerveillée.) Et, toujours dans le domaine de la fantasy, La Citadelle des ombres de Robin Hobb.
Dans le domaine de la science-fiction, "je suis une légende" et "L'homme qui rétrécit", de Richard Matheson.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2012

Dame Huguet, permettez moi de rajouter à votre liste un peu de HP Lovecraft :)

Écrit par : exTC | 01 février 2012

C'est le mois le plus court de l'année ! Bonne occasion pour prendre des résolutions définitives que nous n'aurons pas à tenir longtemps !

Écrit par : iPidiblue année bissextile | 01 février 2012

Pour Sisyphe,

ma dernière découverte :
Le koala tueur de Kenneth Cook
(pour ceux qui n'ont pas encore, précipitez-vous, pas prétentieux ni ambitieux, mais fulgurant de méchanceté et de drôlerie)

Sinon y'a aussi Paasilinna et pis Lodge

Dans la SF plutôt que ceux cités j'aurais retenu K. Dick, largement au dessus du lot
(en particulier d'asimov que je trouve faible et pour tout dire un peu culcul gnangnan ...)

Tiens dans les classiques je pense à Buzzati !
et aussi Poe
Et pour lui donner le goût du voyage une dingue dont on ne parle plus trop : Alexandra David Néel.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 01 février 2012

("dont on ne parle plus trop" ...
mais qui reste chère au coeur de dugong puisqu'il apprit le tibétain classique entre les lignes du voyage d'une parisienne à Lhassa)

Écrit par : Zorglub le fourbe | 01 février 2012

Vous aimez Lodge, Zorglub ?

Je fais partie de ses fans. J'ai rarement autant ri qu'à la lecture d' "Un tout petit monde."

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2012

J'ai pensé, comme tout père, à mes anciennes gloires:

- Giono, Daudet, Druon, Kessel, Kipling, Pergaud, St Ex...
- Vercors, Soljenitsine
- Bradbury, Asimov, Van vogt, Wells
- Voltaire, Rabelais, Montesquieu, Hugo...

What else?!

Merci!

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2012

A quoi il convient d'ajouter, pour être dans le ton des programmes :

Da Vinci Code (Dan Brown), traduction de Gérard de Nerval
L'autobiographie d'Hervé Vilard (traduction nouvelle par Hervé Vilard)
Le club des cinq fait du camping (dans le cadre de l'objet d'étude :"Littérature et écologie responsable")
Peut-être aussi, mais il faut avouer que c'est destiné seulement aux héritiers, dont votre enfant fait évidemment partie : Matin Brun de Franck Pavloff. Attention, c'est terriblement long : 4 ou 5 pages !

Bon courage car il lui faudra bien un an pour lire tout cela et, surtout, bien en comprendre la profondeur.

Écrit par : c.charbonnel | 01 février 2012

@Sisyphe, on peut remplir plusieurs pages avec une question si vaste, cela dépend de ses goûts, a-t-il déjà des préférences, polar, SF (bien que les classifications soient souvent arbitraires), lit-il déjà des gros pavés, dans la cas contraire, il peut faire connaissance avec les auteurs par des textes courts ou des nouvelles, ou des livres "d'aventure" ou polars, voire espionnage.
Courts : Des souris et des hommes, le petit prince, L'écume des jours, Stupeur et tremblements, Trois hommes dans un bateau, Des fleurs pour Algernon (SF), Le chien des Baskerville, les nouvelles de Jack London
Classiques en vrac : Les 3 mousquetaires, L'île au trésor, Le loup des mers,
Contexte historique : Racines (sur la traite des noirs et leur descendance), Les piliers de la terre (le chef d'oeuvre de Ken Follet, gros pavé mais qui se dévore), Mémoires d'Hadrien, Pavillons lointains (Inde du temps de la GB)
En SF, Asimov OK mais plutôt les nouvelles (le cycle des robots) certains romans sont indigestes sauf pour les fans. Le dernier homme, de Margaret Atwood (genre post-apocalypse original et par une auteure mondialement reconnue qui écrit dans divers genres)
Un lien pour la SF (sauf la récente) :
http://www.russievirtuelle.com/textes/sciencefiction.htm
Ou Le Cafard cosmique (site récemment arrêté)
Puisque acheter français est dans l'air du temps... Rouge Brésil de Ruffin (écriture impecc, classique, deux personnages ados, fond historique documenté et inédit je crois, géopolitique, prix Goncourt largement mérité), et son premier L'Abyssin.
Le dernier qui m'a scotché : Dieu et nous seuls pouvons, de Folco, l'histoire d'une lignée de bourreaux français dans le midi de la France, un sujet rude mais sans complaisance dans le sanguinolent, écrit avec une distance ironique allant parfois jusqu'à la comédie, très documenté et profondément original, il faut peut-être une certaine maturité mais quand on pense à la violence de nombreuses séries télé... Je l'ai connu par un forum, je suppose donc qu'il y a de nombreux forums spécialisés où l'on discute polars, romans historiques, SF, et finalement la convergence de la majorité des avis donne une bonne idée du bouquin. Un gros dernier pour la route : Le nom de la rose.

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

@Sylvie Huguet, je partage votre adoration de David Lodge, je n'ai jamais ri autant qu'à la lecture de ce bouquin ! Par contre, j'ai un gros doute pour Le seigneur des anneaux : bien que fan de SF j'ai toujours trouvé la fantasy sérieuse ennuyeuse (sauf peut-être Le chateau de Lord Valentin).
Comme quoi on ne peut qu'indiquer un large choix plutôt que conseiller, car cela dépend de nos goûts, et l'impact d'un livre dépend de notre état d'esprit lorsque nous avons lu, surtout pour nos lectures de jeunesse où nous étions plus réceptifs, plus réactifs, moins exigeants sur la qualité littéraire (si le sujet est prenant), et moins blasés. A la retraite, même nos coups de coeur d'enfance risquent de nous décevoir : nous serons condamnés aux chefs d'oeuvre !

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

Krokodilo cite : « Classiques en vrac : Les 3 mousquetaires, L'île au trésor, Le loup des mers ».

J’ai découvert récemment un remarquable livre sur le quasi même thème que l’Ile au trésor :

http://livre.fnac.com/a2736900/John-Meade-Falkner-Moonfleet?SID=9d98f162-31d8-d381-4615-da8715a5c455&UID=082C1960B-A09D-551E-BF08-BD3684D4DDAE&Origin=fnac_google&OrderInSession=1&TTL=300720121142

A lire en l’associant au nom moins remarquable film de Fritz Lang.

Dans le Haut-Jura teigneux et rugueux mais beau où vivent mes enfants, les parents ont bloqué l’école trois jours pour empêcher la fermeture d’une classe. Gagné ! Il faut dire que l’approche des élections attendrit le cuir des hauts fonctionnaires qui sentent que l’alternance pourrait leur coûter cher…

Écrit par : Emile Bondieu | 01 février 2012

@Emile Bondieu, je me souviens encore de l'émotion ressentie à la première vision de ce film génial ! J'ignorais qu'il s'agissait d'un roman. Effectivement, un ado mêlé aux agissements inquiétants des adultes, de quoi dévorer à cet âge-là.

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

-Le Seigneur des anneaux: comment ne pas y avoir pensé?!! Une évidence...
-Poe: a dévoré les histoires extraordinaires...:)
-3 hommes dans un bateau: délicieux et intemporel!
-London, évidemment...
-Rouge brésil: je n'ai pas aimé du tout. Le fiston, allez savoir!


merci, merci et remerci! Effectivement, la question est vaste et les réponses encore plus.
Pour caractériser le fiston, je dirais qu'il a appris à lire très tôt, qu'il a déjà beaucoup plus lu que la moyenne, que sa syntaxe et son orthographe sont quasi-parfaits, qu'il aime écrire.
Il a dévoré des pavés de littérature jeunesse actuelle (des histoires de dragons etc) mais j'aurais souhaité, à l'orée de la seconde, qu'il se plonge dans une littérature plus qualitative, sans perdre le goût du récit pur.
Comme vous le savez, il suffit que le paternel fasse l'apologie d'un bouquin pour susciter aussitôt une réaction inverse chez l'ado rebelle...:):)
Patience...

;)!

Écrit par : sisyphe | 01 février 2012

Dumas, s'il ne l'a pas lu, me paraît aussi une excellente idée. Les Mousquetaires, bien sûr, mais aussi Monte-Cristo, La Reine Margot, La Dame de Montsoreau...

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2012

On nous intoxique ...

Écrit par : iPidiblue D.J farceur | 01 février 2012

Panaït Istrati : Kyra Kyralina; Jules Verne : Michel Strogoff; Tolstoï : Guerre et paix ; Alexandre Dumas : les compagnons de Jéhu
Que de belles heures adolescentes !

Écrit par : moinketro | 01 février 2012

Monte-cristo, effectivement, si souvent "pillé" par les scénaristes (c'est leur boulot) !
Qualité + aventure : Colorado saga de Michener (très bien, adapté en série télé).
Aventures maritimes, genre où les Anglos-axons dominent : Forester, Kent, O'Brian
Puisqu'il lit du soutenu, tous les pavés classiques, et ça en fait... Les Misérables, Zola, Twain, Dickens, etc. Vers 16 ans, pourquoi pas le témoignage sur les camps de concentration, Si j'étais un homme, de Levi (sobre malgré le sujet, court et poignant, psychologiquement riche).
Plus récent : Shalimar le clown, de Rushdie, un pavé puissant sur l'intolérance religieuse et les peuples souffrant de la géopoltique.

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

Krokodilo,

Ce film fait partie de mon "top 10" comme disent les djeuns !

A lire aussi : Jody et le faon (attention pas la version courte de la BV, un massacre, mais la Folio). La vie l'amour la mort dans un style d'une rare précision poétique :

...Soudain, tout mouvement s’arrêta. Jody crut la danse (des hérons) finie ou leur intrusion découverte. Mais les deux musiciens rejoignirent la ronde. Deux autres prirent leur place. Il y eut une pause. La danse recommença. Les oiseaux se reflétaient dans l’eau claire du marécage. Seize ombres blanches doublaient tous les mouvements. La brise du soir soufflait dans les herbes. Elles se recourbaient et s’agitaient. Les eaux se ridaient. Le soleil couchant rosissait les plumes blanches. Des oiseaux magiques dansaient dans un mystérieux décor. Les eaux ondulaient avec eux, et la terre frémissait de toutes ses herbes. La terre dansait avec les hérons, et le soleil bas, et le vent, et le ciel.

(Livre épuisé. Gallimard refuse de le rééditer)

Écrit par : pmb | 01 février 2012

AFP
"La commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui, en l'amendant, une proposition de loi sur la formation des enseignants, déposée par le député UMP Jacques Grosperrin, qui suscite un tollé dans le monde éducatif.

Ce texte, qui sera débattu par l'ensemble des députés mercredi prochain et soumis à leur vote le 14 février, stipule que "la formation des maîtres est assurée par les établissements d'enseignement supérieur, notamment par les universités". Actuellement le code de l'éducation stipule qu'elle "est assurée par les IUFM" (Instituts universitaires de formation des maîtres).

Pour Jacques Grosperrin, il s'agit simplement "de tirer les conséquences de l'intégration des IUFM au sein des universités" et du recrutement des enseignants au niveau du master.
Mais pour une dizaine d'organisations du monde éducatif, dont la FSU (enseignants), l'Unef (étudiants) et la FCPE (parents d'élèves), dont les critiques ont été relayées en commission par les députés de gauche, le texte aboutit à "une démolition en règle" de la formation."

La FSU et consorts ne sont pas contents, ce qui est plutôt bon signe!
Mais que le sieur Grosperrin se réjouisse de l'intégration des IUFM aux Universités est très mauvais signe, car en réalité" cela donne aux bras cassés et autres demi-pointures mentales des IUFM une aura d'universitaires et cela renforce la toute-puissance desdits, notamment dans le recrutement à la tête du client. "Ah bon? Vous osez dire, Monsieur Le Candidat, que "La Constante macabre" est une pure fumisterie? Sacrilège, Monsieur, sacrilège! Direction la sortie!"

Écrit par : JL | 01 février 2012

Pour un ado, Ipidimachin nous recommande Mein Kampf.
Pour une initiation à l’art : d'Arno Breker, Mes latrines préférées.

En tant qu’homo facho et vieille folle extravertie, il a tellement de belles choses à partager !

Écrit par : Ach ! | 01 février 2012

@Sisyphe: tout Louis-Frédéric ROUQUETTE, un héritier des trappeurs français du Grand Nord comme Radisson (il alla prospecter pour de l'or du Yukon à l'Alaska). "Le Grand silence blanc" (un régal!!), "La Bête errante", etc.:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Rouquette

Écrit par : Pendariès | 01 février 2012

coucou

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/02/01/8c4339f2-4cca-11e1-b3e7-1ae1182ab543.jpg

Écrit par : photographe pour La Figue | 01 février 2012

Pour les blasés (de dimanche soir entre autres), la leçon de journalisme à l'irlandaise (merci Twitter).

https://plus.google.com/u/0/102014425914618057595/posts/AAWzftqKtvW

Écrit par : enregistreur aussi | 01 février 2012

Dans les courts, 20e siècle et de langue soutenue, j'ai oublié Cohen : Le livre de ma mère, émouvant jusqu'aux larmes. Histoire de ne pas faire de sexisme, son pendant paternel : La place, de Annie Ernaux, tout aussi émouvant.

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

"LISTE DES 18 PROPOSITIONS DE LA MISSION

Proposition n° 1 : Engager dès maintenant une réflexion sur un nouveau système de formation initiale et de recrutement des enseignants à mettre en œuvre à partir de 2013.

Proposition n° 2 : Inclure dans la licence des modules relatifs au socle commun de connaissances et de compétences et aux technologies de l’information et de communication pour l’enseignement et organiser, dès la deuxième année d’études, des stages d’observation en milieu scolaire, préparés et encadrés.

Proposition n° 3 : Mieux articuler le concours et le master en organisant des épreuves d’admissibilité, à caractère académique, en fin de licence et des épreuves d’admission, à caractère professionnel, en fin de master, celles-ci devant évaluer les compétences didactiques des candidats et leur capacité à appréhender les problématiques transversales du métier et de l’école.

Proposition n° 4 : Fixer le nombre de places en première année de master « Enseignement » en fonction du nombre de postes ouverts par le concours, augmenté de X %.

Proposition n° 5 : Publier, chaque année, un plan de recrutement des personnels enseignants couvrant une période de cinq ans.

Proposition n° 6 : Construire le master sur le principe d’une véritable alternance entre la pratique professionnelle et les enseignements concernant les savoirs disciplinaires et didactiques, la pédagogie et les problématiques transversales du métier (travail en équipe pédagogique, sciences cognitives, tenue de classe, etc.).

Proposition n° 7 : Prévoir des stages, obligatoires et rémunérés, de pratique accompagnée en première année de master et en responsabilité en deuxième année, d’une durée égale à un tiers du service d’enseignement, et supprimer la formation continuée des enseignants stagiaires.

Proposition n° 8 : Centrer le mémoire de recherche sur les stages effectués par l’étudiant.

Proposition n° 9 : Cadrer le contenu des masters par la publication d’un cahier des charges de la formation aux différents métiers d’enseignant conclu entre l’État et les universités.

Proposition n° 10 : Bâtir des masters spécialisés par types de métier d’enseignant et mettre en place un « master de l’École du socle commun » destiné à favoriser l’enseignement de grands champs disciplinaires en fin de primaire et en début de collège.

Proposition n° 11 : Renforcer le dispositif d’aides aux étudiants se destinant à l’enseignement et l’appliquer dès la première année de master.

Proposition n° 12 : Créer un dispositif de bourses pour financer les études de bacheliers méritants issus de territoires défavorisés s’engageant à passer le concours et à enseigner dans leur académie d’origine.

Proposition n° 13 : Développer le recrutement des enseignants sur la base de la validation des acquis de l’expérience, en particulier pour les spécialités professionnelles pour lesquelles il n’y pas de diplôme de master.

Proposition n° 14 : Assurer le tutorat de chaque étudiant stagiaire et enseignant débutant en le confiant à des enseignants formés à cet effet.

Proposition n° 15 : Élaborer un portefeuille de compétences, renseigné par le tuteur, permettant de suivre les progrès des étudiants stagiaires et des enseignants débutants dans l’acquisition des savoirs professionnels.

Proposition n° 16 : Mieux encadrer la pratique professionnelle des enseignants débutants :

– en instituant des maîtres formateurs dans le second degré et en leur accordant une décharge ;

– en confiant une mission d’audit des équipes pédagogiques, sur la base d’objectifs fixés par discipline, aux corps d’inspection ;

– en créant une haute autorité en charge de la définition de « références pédagogiques opposables » et en finançant des recherches pour évaluer les effets des pratiques enseignantes novatrices et de la formation initiale dispensée aux professeurs.

Proposition n° 17 : Mieux encadrer l’affectation des enseignants débutants :

– en soustrayant les enseignants stagiaires des mutations annuelles liées au mouvement des personnels ;

– en faisant signer aux enseignants stagiaires et aux nouveaux titulaires affectés en éducation prioritaire un contrat précisant leurs conditions de travail et en leur attribuant une « prime à l’affectation » leur permettant de revenir, au bout de cinq ans, dans l’académie où ils ont passé le concours.

Proposition n° 18 : Engager une réflexion sur l’avenir et le statut des instituts universitaires de formation des maîtres afin qu’ils conservent leur rôle de pôles universitaires de proximité."



Autrement dit, c'est la fin du métier de professeur dispensateur de connaissances tel que nous l'avons connu. Les pédagonigologues ont triomphé!
Le nouvel enseignant devra être dégoulinant de pédagonigologie, de charabia pédagogiste, d'idées fausses sur l'enseignement... Le bon petit tâcheron de la ruine de toute culture!

Écrit par : JL | 01 février 2012

www.lefigaro.fr/medias/2012/02/01/8c4339f2-4cca-11e1-b3e7-1ae1182ab543.jpg

http://dl.free.fr/dJu1Fuk0Y

Entre le Nigaud de Tulle et le Braque du Bourbonnais, ya pas photo.

Écrit par : dugong | 01 février 2012

Dans les courts, 20e siècle et de langue soutenue, j'ai oublié Cohen : Le livre de ma mère, émouvant jusqu'aux larmes. Histoire de ne pas faire de sexisme, son pendant paternel : La place, de Annie Ernaux, tout aussi émouvant.
Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

Toujours dans les courts et émouvants : les Onze mille verges, Apollinaire.

Écrit par : guy morel | 01 février 2012

@ Guy Morel "Toujours dans les courts et émouvants : les Onze mille verges, Apollinaire."
Ne serait-ce pas plutôt long et mouvant ?

Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

@ Guy Morel "Toujours dans les courts et émouvants : les Onze mille verges, Apollinaire."
Ne serait-ce pas plutôt long et mouvant ?
Écrit par : Krokodilo | 01 février 2012

En tout cas la langue est souvent soutenue.

Écrit par : guy morel | 01 février 2012

Pour en revenir à nos collègues historiens-géographes, leur pétition ( https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=fr&formkey=dDl1ZmtPczNEMmxLdG9WeDRtclUyZkE6MA#gid=0 ) en est à 275.000 signatures.

Écrit par : Moot | 01 février 2012

Farine, farine !

Ça lui va très bien.

http://labatailledesimages.blog.lemonde.fr/2012/02/01/limage-du-jour-8/#xtor=RSS-32280322

Écrit par : photographe aussi pour Le Monde | 01 février 2012

Mais le fait que le syndicat des vétérinaires tape, et de cette manière-là, signale non pas une profession qui se veut libérale mais les défenseurs cons et vains d'une corporation (cf. le même schéma dans la Kultur, avec un Luc Besson ou un Pascal Nègre).

Écrit par : Serge | 31 janvier 2012

Ça va peut-être vous surprendre, mais je suis d'accord avec ça.

J'avais décidé de laisser pisser vos insultes, et puis j'ai lu votre article.

Précisions :

La SPA et la Fondation assistance aux animaux sont des associations reconnues d'utilité publique, et ne payent donc pas la TVA. 42 piastres HT le tatouage, 40 HT la castration, vous savez quoi ? C'est du vol à main armée ! Et en jouant sur la misère humaine. A dégueuler.
Tarif association ? Mon cul ! C'est plus cher que le tarif normal (ici).

Votre histoire de doxycycline est plus que louche. C'est vrai que je n'ai théoriquement pas le droit de prescrire un médicament humain s'il existe l'équivalent exact en présentation vétérinaire. Si vous croyez que je me gène...(tout est dans le mot "exact"). Par contre, le véto qui revend une boite de médicament humain est carrément un escroc. Et un oiseau rare.

Enfin, concernant le retraité dont Dobolino vous a expliqué la situation, primo, s'il veut cumuler retraite et activité, il a le choix entre refuser du monde ou baisser ses tarifs, deuxio, vous avez tronqué la citation de l'article. La suite : ""Le conseil de discipline de l'ordre d'Ile-de-France m'a condamné à deux mois d'interdiction d'exercice, au motif que j'avais imprimé 'véto discount' sur mes cartes de visite sans en demander l'autorisation", indique-t-il." Je suis prêt à parier que les motifs de la condamnation sont plus une atteinte à l'image de la profession qu'autre chose. Vous iriez chez un médecin-discount, vous ?

Écrit par : yann | 01 février 2012

Sinon, prof-discount, ça vous tente ?

Écrit par : yann | 01 février 2012

Pierre Louÿs - curieux tréma! que j'ai beaucoup aimé lire...

Ah,les histoires de trappeurs! J'en ai, de ces vieux romans au parfum pas toujours politiquement correct...
Mais je crois que nos rejetons ont d'autres sources, plus ou moins parasitées par les techniques modernes que sont internet et autres consoles. A moins de vivre dans une grotte sous un régime dictatorial, ils liront toujours moins que nous!

Remerci à tous pour vo suggestions, je garde ça sous le coude.

;)

ps: et je garde aussi tous mes livres, ce qui a le don d'exaspérer ma femme...:)

Écrit par : sisyphe | 01 février 2012

L'enfariné de Tulle s'en tire bien. Et même à son avantage : le rôle de clown blanc lui va bien.

Cela aurait pu être le goudron puis les plumes.

Demain ?

Écrit par : dugong | 01 février 2012

À vrai dire, vous concernant, rien n'étonne.

Et comme je pisse sur votre connerie : « "les fonctionnaires coûtent trop cher" Pourquoi "trop cher" ? "Coûtent", tout court. Et ne rapportent (enfin, si, parfois, mais dans un autre sens ;o)), ni ne produisent. »

« Je suis prêt à parier que les motifs de la condamnation sont plus une atteinte à l'image de la profession qu'autre chose » : sans doute, et même aussi la crainte que ce monsieur n'ouvre une brèche, donne un mauvais exemple.

Un médecin conseillerait, un pharmacien vendrait et un patient achèterait des génériques (encore largement perçus comme des low-cost) ?

Mais c'est un sujet dont je me fous en réalité complètement. Ceci dit, les petits cons qui ne savent à longueur d'interventions vides de sens que chier débilement et en permanence sur les fonctionnaires et les profs' (sur un blog de prof'), balancer le fameux mot “libéralisme” quand ils sont installés en indépendants comme charcutier ou peintre en bâtiment font rire. Merci de poursuivre le ridicule.

Écrit par : Serge | 01 février 2012

Je me demande si je ne préfère pas les biololos :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/02/01/psyche-des-scientifiques-dechiffrent-des-mots-directement-dans-les-pensees/

Écrit par : dugong | 01 février 2012

Le froment, c'est maintenant.

Écrit par : Photographe | 01 février 2012

JPB : vous vous mettrez à twitter un jour ? histoire de ?

Écrit par : exTC | 01 février 2012

@Le numéro du numérique

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jBDtYDBtC_M-46eMzOewaw9u5DGg?docId=CNG.64508dbcf6e095b006341cbe8b78486b.2d1

Faut qu'il rembourse ses études de philo à la Nation, ce monsieur Payons. Et qu'il se barre du PS pour adhérer au Club du Fouquet's Ou alors à celui des débiteurs de conneries.

Écrit par : guy morel | 01 février 2012

Bismarck chante mal la Marseillaise :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/02/01/revenant-la-voix-de-bismarck-retrouvee-dans-un-pot-de-cire/

Écrit par : dugong | 01 février 2012

Écrit par : Serge | 01 février 2012

Mais c'est qu'il est teigneux, le vilain petit parasite.

T'es un gagnant, Serge !

Écrit par : yann | 01 février 2012

Je remets ce passage des 18 propositions de la commission Grosperrin:


"Proposition n° 3 : Mieux articuler le concours et le master en organisant des épreuves d’admissibilité, à caractère académique, en fin de licence et des épreuves d’admission, à caractère professionnel, en fin de master, celles-ci devant évaluer les compétences didactiques des candidats et leur capacité à appréhender les problématiques transversales du métier et de l’école."

Notez comment Grosperrin parle du "concours", sans préciser s'il s'agit du CAPES ou de l'agrégation... Et cela pour la bonne raison toute simple que dans sa pensée, il n'y a plus ni CAPES ni agrégation.
Admirez aussi comment Grosperrin avance ou plutôt relègue les épreuves d'admissibilité qu'il appelle avec dédain "académiques" à la fin de l'année de licence, à un niveau où ce ne sera pas très difficile d'être admissible, mais promeut les épreuves qu'il appelle en en bavant de plaisir "professionnelles" au rang d'épreuves décisives pour le recrutement des futurs profs. Ceux-ci ne sauront pas grand-chose, mais seront bardés de tout un fatras de didactique et de pédagogie rigoureusement inutile pour enseigner, mais dont on les aura obligés à se farcir la cervelle.

Écrit par : JL | 01 février 2012

Et là, m'sieur Payons, le Vincent du PS, qui vend de l'informatique, quoi qu'il dit ?
http://www.academie-sciences.fr/presse/communique/avis_enseign181211.pdf

Écrit par : guy morel | 01 février 2012

Écrit par : Serge | 01 février 2012

Mais c'est qu'il est teigneux, le vilain petit parasite.

T'es un gagnant, Serge !

Écrit par : yann | 01 février 2012

Bingo !

Il prouve simplement s'il était nécessaire que de solides études ne transforment pas le cerveau d'un con né. Et il est donc naturel que cet incongru ait quelque mal à apercevoir depuis sa crasse son image de winner de culs d'animaux dans un miroir.

Et puisque le con nuisible en est au tutoiement, je lui pisse dedans, ce qui ne peut que le nourrir.

Bien à lui.

Écrit par : Serge | 01 février 2012

"cela donne aux bras cassés et autres demi-pointures mentales des IUFM une aura d'universitaires"

Écrit par : JL | 01 février 2012

Vous débarquez, mon cher !! Ca, ça fait déjà plusieurs années !! ;-)

"Notez comment Grosperrin parle du "concours", sans préciser s'il s'agit du CAPES ou de l'agrégation... Et cela pour la bonne raison toute simple que dans sa pensée, il n'y a plus ni CAPES ni agrégation."

Écrit par : JL | 01 février 2012

Il n'est pas agrégé, Grosperrin, par hasard ???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

Ne vous cassez pas le bol avec Grosperrin. C'est un futur has been, abrégé de raquette, qui devra retourner se les geler en short sur les plateaux.

Voyez plutôt l'avenir :

www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/decouvrez-le-casting-du-futur-gouvernement-hollande-01-02-2012-1426319_324.php

"L'Éducation et l'Enseignement supérieur semblent taillés pour l'universitaire Vincent Peillon, flanqué le cas échéant de Bruno Julliard, ex-syndicaliste étudiant spécialiste ès tableaux noirs."

http://1.bp.blogspot.com/-qX53Trc2e74/TsaiA9ieYuI/AAAAAAAAAyA/Sx6r2EiV9Ms/s640/Lucky.jpg

Écrit par : dugong | 01 février 2012

sur LCP:
Mélenchon se déclare contre l'apprentissage...
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/01/97001-20120201FILWWW00478-melenchon-reticent-sur-l-apprentissage.php

Écrit par : al_z | 01 février 2012

"cela donne aux bras cassés et autres demi-pointures mentales des IUFM une aura d'universitaires"

Écrit par : JL | 01 février 2012

Mille excuses, Christophe, je sais bien qu'il y a des gens de valeur dans les IUFM comme partout ailleurs et ce n'est évidemment pas à eux que je pensais. Généralisation un peu hâtive. Mais il faut dire que Grosperrin est tellement imbuvable...

Écrit par : JL | 01 février 2012

Il n'est pas agrégé, Grosperrin, par hasard ???
Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

Agrégé de sport. Ça compte pas.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

Il n'est pas agrégé, Grosperrin, par hasard ???
Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012
Agrégé de sport. Ça compte pas.
Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

Mais ce n'est pas un hasard s'il est agrégé de sport.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

Et ça, c'est du journalisme ?

www.lunion.presse.fr/article/marne/cecile-duflot-a-cote-de-la-plaque-dans-la-marne

Duflot a répondu "connard" ce qui est moins fun et plus lapidaire que la fin de non recevoir du jeune con, techno, poli, arrogant, allemand qui s'est fait allumer par le journaliste irlandais.

D'autant qu'il n'y avait pas de question.

Écrit par : dugong | 01 février 2012

abrégé de raquette
Écrit par : dugong | 01 février 2012

Merci de m'avoir grillé.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

"Mille excuses, Christophe, je sais bien qu'il y a des gens de valeur dans les IUFM comme partout ailleurs et ce n'est évidemment pas à eux que je pensais. Généralisation un peu hâtive. Mais il faut dire que Grosperrin est tellement imbuvable..."

Écrit par : JL | 01 février 2012

Rassurez-vous, Jean, je suis assez énervé contre certains aussi... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

Agrégé de sport. Ça compte pas.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

Mais ce n'est pas un hasard s'il est agrégé de sport.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2012

C'est quoi, une agrégation "qui compte" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

L'enfariné de Tulle s'en tire bien. Et même à son avantage : le rôle de clown blanc lui va bien.

Cela aurait pu être le goudron puis les plumes.

Demain ?

Écrit par : dugong | 01 février 2012

Si vous le lâchiez un peu, ça tourne à l'obsession!

Allez, un footing comme Sarkozy avec un beau T-shirt NYPD, un p'tit malaise vagal dans la foulée, toujours pour imiter N-S, et des vacances pour vous et du repos pour nous tous, mais là, le Dugong sera en avance sur notre si brillant Chef de l'État (avec un É majuscule) !

Écrit par : Le Nigaud de Tulle | 01 février 2012

On vous a déjà dit qu'il a quinze ans d'âge mental ! Vous ne voulez pas qu'il vieillisse avant l'âge quand même ?

Écrit par : iPidiblue D.J farceur | 01 février 2012

L'enfariné de Tulle s'en tire bien. Et même à son avantage : le rôle de clown blanc lui va bien.

Cela aurait pu être le goudron puis les plumes.

Demain ?

Écrit par : dugong | 01 février 2012

S'ils veulent lui faire reprendre du poids, ils ont oublié le sucre, le beurre, et les oeufs.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 février 2012

Deutschland über alles !

Le Fouquet's en jeans, "mon copain Johnny", le yacht de "mon ami Bolloré", les braillements de Mireille Matthieu, le "casse-toi pauv'con !", le ressentiment contre la culture, le mépris des pauvres...

Que nous ayons voté pour ou contre, nous étions avertis de ce que signifierait "rompre avec mai 68" et entrer dans la modernité... On allait voir ce qu'on allait voir - les "nègres" de Dakar aussi furent prévenus qu'ils avaient à "entrer dans l'Histoire" et fissa ! - rompre avec ce qu'il restait, dans un pays désindustrialisé et sans pétrole, d'intelligence et de bon goût, pour achever le ridicule et verser une bonne dose d'obscénité dans la composition du cocktail.

Lorsqu'il sort des notes de Monsieur Guaino (dont on se demande ce qu'il y comprend malgré le faible étiage du "niveau" et la fonction d' entourloupe) pour "improviser", on peut tout craindre, à commencer par le malin plaisir qu'éprouve le "Président du pouvoir d'achat"... de Madame Liliane Bettancourt à rabaisser son (notre) pays, vis-à-vis tour-à-tour des USA, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, trompant la "princesse des contes de fées" avec Frau Merkel.

Qui peut nier maintenant, devant cette consternante pantomime, l'évidence des faits : une France dépouillée de sa souveraineté et un "grand Reich européen" sous domination allemande ?

67 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, Messieurs Jean Monet et Robert Schumann, le collabo appuyé sur l'euro-atlantiste, bénis par Pie XII et stipendiés par La CIA, ont de quoi se réjouir : "Bien creusé, vieilles taupes !"

Écrit par : Robin | 01 février 2012

Ou c'est M. Coué, ou il a des sondages qualitatifs bien à lui, ou il prépare un coup, ou etc.

« J'ai fait l'unité de la famille » (Don Corleone).

http://www.lemonde.fr/depeches/2012/02/01/les-socialistes-ne-peuvent-pas-gagner-aurait-confie-sarkozy_1445631.html#

Écrit par : Boire dans le désert | 01 février 2012

Ou il a fumé la pelouse de Carla... La Reine me Pine à l'extrême gauche... ..

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

Lu dans le reportage du kawa du jour: "Pour sa trentième édition, le Salon Expolangues organisé par le magazine l'Etudiant, choisit de mettre en valeur le français, parmi d'autre langues phares comme le Chinois, le Russe ou l'Arabe, ou encore les langues régionales..."

Logique, pour la majorité des élèves, sur le bulletin, à L.V. 1 ou à L.V. Option, on a envie d'écrire "français".

Écrit par : maxime | 02 février 2012

"Si vous le lâchiez un peu, ça tourne à l'obsession!"

La meute jappante des affidés du Corniaud de Solfélino joue à simuler la posture du chien d'arrêt alors que le chef s'apprête à donner la papatte au Grand Capital qui s'en accommodera très bien.

www.lefigaro.fr/medias/2012/02/01/8c4339f2-4cca-11e1-b3e7-1ae1182ab543.jpg

Écrit par : dugong | 02 février 2012

J'ai fait un effort en mettant des majuscules à Corniaud de Solfélino.

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Lu dans le jupégol du jour :

""Ce sont principalement les variables classiques liées au parcours scolaires des étudiants (retard scolaire, série et mention du bac) qui déterminent le succès au terme de la première année passé à l’université", affirment Sophie Morlaix et Bruno Suchaut (IREDU) au terme d'une étude tout à fait originale."

Une étude originale aux incroyables conclusions.

"Que voulez-vous démont(r)er ? Nous avons l'étude qu'il vous faut !"

Il ne faudra pas bien longtemps pour justifier qu'un passage automatique en seconde année résoudra tous les problèmes.

Écrit par : dugong | 02 février 2012

La tendance actuelle en pédagolie est à l'objectivation du wishful thinking par les "sciences cognitives" à grands renforts de clignotements scannerisés.

Plus largement, exigeons que le Roquet de Saint Honoré et le Corniaud de Solfélino soient passés au scanner pour une objective édification des masses.

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Dans le courrier des crap bullsheets, un indigné refuse de "Réduire l’enseignement à du coatching"

Faut-il comprendre que les petits doivent non seulement être propres (ou changer eux-mêmes leurs couches ?) mais aussi savoir mettre et enlever leur manteau tout seul pour être admis à la maternelle ?

Compétences, compétences !

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Encore une grande avancée scannerisante :

www.lepoint.fr/science/appartenir-a-un-groupe-rend-bete-26-01-2012-1425873_25.php

Écrit par : dugong | 02 février 2012

tutoiement...

Écrit par : Serge | 01 février 2012

Manque de références cinématographiques, l'insulteur de service. J'aurais dû mettre des guillemets.
Pourtant, s'il est prof et s'appelle bien Serge, je pense que ses élèves ont dû la dire dans son dos un bon nombre de fois, cette phrase.

Sinon, rien à ajouter.
A touché le fond, continue à creuser.

Cordialement vôtre.

Écrit par : yann | 02 février 2012

dugong -> chez les chercheurs (les vrais, ceux qui font de la science), on prétend que pour calculer le Q.I. équivalent d'un groupe de chercheurs, il faut prendre le Q.I. LE PLUS FAIBLE parmi les membres du groupe, et LE DIVISER par le nombre de personnes constituant ledit groupe.

Écrit par : Moot | 02 février 2012

Si j'ai bien compris que le but de Serge était de déboulonner Yann, et c'est leur pb et non le mien, il eut été plus pertinent de la faire avec de bons arguments (et, dans notre profession indéniablement corporatiste et conservatrice, il y en a en abondance ! Citation de Pierre Magnan "ces professions qui n'ont de libéral que le nom " dans La Naine) au lieu de citer un artice qui est un tissu d'inexactitudes.
Pour le médicament vétérinaire, il s'agit d'une loi européenne dite loi "de la cascade". N'ayant pas trop de temps à consacrer ces temps-ci, je vous cite un article belge, et la Belgique est justement un pays de la CEE où les vétérinaires ne sont pas propharmaciens et ne vendent pas eux-même les médicaments à leurs clients. Je reviendrai sur le sujet de façon plus approfondie dès que j'en ai le temps.

Citation article:

Système de la cascade

Un animal ne peut être traité qu’avec un médicament ayant reçu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour le traitement d’une indication précise chez cette espèce cible, en tenant compte des recommandations mentionnées dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) concernant, notamment, la posologie, la durée du traitement et éventuellement le temps d’attente.

Le terme d’ "usage hors notice" ou “hors RCP” (ou encore “off-label use”) désigne toute utilisation de médicament à usage humain ou vétérinaire déviant de ce qui est décrit dans le RCP.

Si, en théorie, tout écart par rapport au RCP est envisageable, en pratique, la loi n’autorise l’usage hors RCP que dans un nombre limité de situations. L’usage hors RCP est lié à plusieurs conditions, dont la première est qu’il n’y ait pas de médicament vétérinaire disponible en Belgique pour traiter l’indication concernée chez l’animal (ou groupe d’animaux) concerné(s). Dans ce cas, le médecin vétérinaire est autorisé, à titre exceptionnel, à appliquer le système de la cascade afin d’éviter des souffrances inacceptables chez l’animal. Ce système permet, sous certaines conditions, d’administrer un médicament vétérinaire destiné à la même espèce cible pour une autre indication que celle initialement prévue ou un médicament vétérinaire prévu pour une autre espèce cible, voire même un médicament à usage humain. Le système de la cascade permet également au médecin vétérinaire d’importer un médicament vétérinaire d’un autre Etat membre européen, la Norvège, l'Islande ou le Liechtenstein. Les adaptations posologiques (modification de la dose, de la voie d'administration, de la fréquence d'administration...) bien que non explicitement interdites, ne sont pas prévues dans la législation. Dans tous les cas, le vétérinaire engage sa responsabilité par rapport aux conséquences de ses choix thérapeutiques.

L’application du système de la cascade est réglée par l’AR du 14 décembre 2006 (art 230 & 231).

ici:
http://www.cbip-vet.be/fr/texts/frcascade.php

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

Pour un quotient, il est plutôt "naturel" de diviser ...

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Y en a aussi qui méritent d'être enfarinés !

Écrit par : iPidiblue D.J farceur | 02 février 2012

Je me demande bien ce que vont devenir les fils Sarkozy si leur père échoue à la présidentielle ?

Écrit par : iPidiblue D.J farceur | 02 février 2012

Le Medef crache sur le programme économique de Bayrou ; c'est bon signe.

http://www.europe1.fr/Politique/Le-Medef-reagit-au-programme-de-Bayrou-930293/

Écrit par : Alain | 02 février 2012

Maydef ! Maydef !

Écrit par : iPidiblue D.J du Médef | 02 février 2012

Au BO de ce jour : "Liste des Greta labellisés GretaPlus au 13 décembre 2011"

Pour les initiés et les délits afférents, je propose qu'on appelle ça les "Gratte Plus"

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Mayday.

Écrit par : Alain | 02 février 2012

Quel naufrage ...

Écrit par : iPidiblue D.J du Médef | 02 février 2012

Écrit par : yann | 02 février 2012

Sacrées références du complimenteur du service public. C'est son lobe cérébral qui est entre guillemets. Ce Ducon dépose ses crottes ici et part replonger sa tête dans ses chiottes.

Synthèse de ce qui lui tient lieu de pensée : « "les fonctionnaires coûtent trop cher" [?] Pourquoi "trop cher" ? "Coûtent", tout court. Et ne rapportent (enfin, si, parfois, mais dans un autre sens ;o)) [smiley de débile mental], ni ne produisent. »

Elle le prouve, cette mauvaise herbette est (beaucoup) plus conne que nuisible.

Écrit par : Serge | 02 février 2012

Oups ! oups ! Pas glop, pas glop ...

Écrit par : iPidiblue D.J du Médef | 02 février 2012

la distinction académique - professionnelle est intéressante.
On pourrait dire que, pour un boulanger, apprendre à faire du pain participe de la formation académique, et apprendre à être gentil avec les clients fait partie de la formation professionnelle.
Et cela donnerait des cours de formation à la gentillesse.

rudolf bkouche

Écrit par : rudolf bkouche | 02 février 2012

Il est évident que si l'Europe, entre autres, a mis en place cette législation selon le système de la cascade (exposée ci-dessus), ce n'est pas sur ordre du tout puissant SNVEL qui n'a pas 10 000 adhérents.
La préoccupation des législateurs, vétérinaires entre autres acteurs, et pas uniquement de nationalité française, était de sécuriser la filière "denrées alimentaires d'origine animale ", afin d'éviter d'empoisonner les populations, les sols et les nappes phréatiques.
Que cette loi profite, selon les pays, soit aux vétérinaires canins, soit aux pharmaciens d'officine, et, partout, et surtout, aux grands laboratoires pharmaceutiques, est l'aspect pervers de cette loi de bon sens.

Ne plus utiliser tout et n'importe quoi, n'importe comment et de façon excessive.

Soit un lot de taurillons de boucherie atteint d'une épizootie de bronchopneumonie infectieuse. il existe plusieurs spécialités médicamenteuses qui ont été testées à fond sur cette indication. On dispose donc de produits adaptés, tous vendus avec une notice détaillée que l'utilisateur pourra consulter en cas de doute. Pour ce médicament, avec cet excipient, ce rythme et cette voie d'administration, cette durée de traitement, on sait de façon certaine quand la viande redeviendra consommable sans danger. Si toutefois, la maladie ne pouvait être soignée avec des médicaments testés (résistance bactérienne), je pourrais utiliser une autre spécialité mais avec des contraintes en termes de délai d'attente. Tout ça, le professeur Mouthon le sait très bien et, quand il nous enseignait avec forte exigence le cycle de Krebs, ce n'était pas aux toutous de la mère Bardot qu'il pensait mais à la digestion des glucides dans les pré-estomacs des ruminants et à notre rôle spécifique en exploitation animale.

Vos chiens avalent du Reconcile quand vous prenez du Prozac et du Clomicalm quand on vous prescrit de l'Anafranil.
Vous pouvez absorber Reconcile et Clomicalm mais à vos risques et périls, la présentation étant testée sur chien et la notice destinée au chien.
Votre chien peut prendre Prozac et Anafranil, moins chers certes que les spécialités vétos, mais vous n'aurez pas de notice et ces formes galéniques n'ont pas été testées sur lui. En outre, si Prozac et Anafranil sont si peu chers, c'est qu'ils sont d'une part à TVA réduite et d'autre part remboursés par la Sécu qui fait pression(je vous laisse imaginer les csq de la prescription de Prozac sur médor dont le maître n'est pas obligatoirement un citoyen modèle ...).
Les médocs vétos sont des produits de luxe, taxés à 19.6%, et c'est la moindre des choses car l'animal de compagnie n'a rien d'un produit de première nécessité.

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

Oui je le disais aussi : on a laissé entrer trop de vaches folles dans l'Education nationale ! Ca fait désordre sur la piste de danse ...

Écrit par : iPidiblue D.J véto de l'Education nationale | 02 février 2012

HS: ayant un fils pas trop bête et lecteur, que lui conseiller comme bonne littérature accessible ( 14 ans, niveau seconde)?

J'ai pensé, comme tout père, à mes anciennes gloires:

- Giono, Daudet, Druon, Kessel, Kipling, Pergaud, St Ex...
- Vercors, Soljenitsine
- Bradbury, Asimov, Van vogt, Wells
- Voltaire, Rabelais, Montesquieu, Hugo...

What else?!

Merci!

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2012

A Scanner Darkly de Philippe K. Dick. Mon fils s'était éclaté puis l'a lu dans la foulée en anglais. C'est un excellent préventif.
Mais il ne faut pas trop que ça vienne des parents. Il faut le laisser butiner à son aise en donnant juste quelques pistes.

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

" Ce Ducon dépose ses crottes ici et repart plonger la tête dans ses chiottes" (Serge)

Serge, sans trancher sur le fond de votre différent avec Yann, , l'élégance de votre expression me laisse béante.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 février 2012

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 février 2012

C'est toute la différence entre ma grossièreté calculée et sa vulgarité involontaire.

Écrit par : Serge | 02 février 2012

C'est cela, oui.

Que rapportez-vous, Serge, à part un nonosse à votre syndicat préféré, ou à votre inspecteur ? Et que produisez-vous ? De la richesse intellectuelle ? Peut-être, mais faut-il vraiment que vous soyez fonctionnaires pour cela ?

Ce que je conchie, ce ne sont pas les fonctionnaires (j'ai d'ailleurs d'excellents amis fonctionnaires...), mais votre statut, résidu nuisible du "made in USSR" importé par le camarade Thorez dans ses valises, de retour de sa glorieuse planque.

Le mot "libéralisme" vous file des boutons ? Sans doute parce que le mot "liberté" en fait autant.
Votre haine grotesque vous étouffe, et me fait plutôt rire.

Bien à vous.

Écrit par : yann | 02 février 2012

Plus largement, exigeons que le Roquet de Saint Honoré et le Corniaud de Solfélino soient passés au scanner pour une objective édification des masses.

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Lino, c'est pas plutôt l'endroit où vous déposez vos p'tites crottes?

Écrit par : Le Rino de Solfé | 02 février 2012

C'est cela, oui.

Que rapportez-vous, Serge, à part un nonosse à votre syndicat préféré, ou à votre inspecteur ? Et que produisez-vous ? De la richesse intellectuelle ? Peut-être, mais faut-il vraiment que vous soyez fonctionnaires pour cela ?

Ce que je conchie, ce ne sont pas les fonctionnaires (j'ai d'ailleurs d'excellents amis fonctionnaires...), mais votre statut, résidu nuisible du "made in USSR" importé par le camarade Thorez dans ses valises, de retour de sa glorieuse planque.

Le mot "libéralisme" vous file des boutons ? Sans doute parce que le mot "liberté" en fait autant.
Votre haine grotesque vous étouffe, et me fait plutôt rire.

Bien à vous.
Écrit par : yann | 02 février 2012

Tiens, la teigne revient encore. Et la valeur qui l'accompagne nécessairement – sa vulgarité d'essence.

Bah alors, le petit merdeux de véto se lâche maintenant dans l'insulte (dont il accusait les autres dans sa pose victimaire) en comparant un humain à un chien ? Ah non, il avait déjà écrit : « "les fonctionnaires coûtent trop cher" [?] Pourquoi "trop cher" ? "Coûtent", tout court. Et ne rapportent (enfin, si, parfois, mais dans un autre sens ;o)), ni ne produisent. » - mais le smiley débile du troll masquait le mépris sous l'HUMOUR.

Le surnuméraire nominaliste, l'inutile surréaliste, “le panneau libéral à trois neurones” a remplacé son cerveau par un poisson rouge qui, naturellement, fait des bulles en évoquant le statut des fonctionnaires ("made in USSR", etc. : tiens, un morceau de viande Cadichon). “J'ai moi aussi d'excellents amis d'une autre couleur de peau”…

Le libéralisme est une grande famille, comme les Atrides. Le sien s'est manifestement arrêté à un jet de pisse.

http://www.scienceshumaines.com/le-liberalisme-une-philosophie-sociale_fr_26065.html#26066

Quel ennui quand la teigne sort de son dégueulis coutumier. Mais tant pis, elle en garde le goût dans la gueule. Et quand elle parle… Quel fumet !

Écrit par : Serge | 02 février 2012

Nous voilà beaux.

"Un ancien journaliste du Figaro évoquait récemment sa surprise auprès d’un confrère spécialisé dans les commentaires de sondages encore en activité : aucun sondage n’avait été publié depuis la mi-décembre jusqu’à la première semaine de janvier [3]. Pourquoi cette trêve des sondages ? Son confrère lui livra alors une explication confidentielle : le baromètre habituel avait bien été réalisé, mais ses résultats révélaient une forte hausse des intentions de vote pour deux candidats, François Bayrou avec 9 % et Dominique de Villepin, qui venait de déclarer sa candidature, avec 8 %. L’Elysée, plus particulièrement alerté par le niveau de ce dernier, demandait au sondeur de le baisser au-dessous de 5%. Sur le refus du sondeur, le journal décidait de ne pas publier les résultats, si mauvais pour le président. C’est une modalité des stratégies performatives utilisant les sondages. Elles opèrent positivement par les push polls, sondages et commentaires publiés comme des prophéties créatrices, mais aussi par l’absence de publication des sondages défavorables. Or, c’est une chose que de ne pas publier les sondages que l’on a payés, à l’initiative du commanditaire et propriétaire ; c’en est une autre d’empêcher la publication d’un sondage commandé par un autre, et en profitant de la primeur de la connaissance du sondage. Sans doute le cas évoqué concerne-t-il un journal qui ne s’est pas trop fait violence pour ne pas gêner le pouvoir. Ne peut-on imaginer des pressions sur d’autres organes de presse moins favorables ? La « primeur » du SIG a manifestement un intérêt pour un pouvoir, qui n’aurait pas de scrupules à utiliser les moyens d’exercer des pressions, surtout s’il est sous tension. Pourquoi s’en tenir alors à un usage purement informatif ?"

http://blog.mondediplo.net/2012-02-02-Petites-manipulations-sondagieres-au-sommet

Écrit par : Sur les routes du Béarn | 02 février 2012

A Scanner Darkly de Philippe K. Dick.

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

et qu'il télécharge le film, qui est aussi excellent, tourné en rotoscopie ce qui rajoute encore de l'étrangeté.



Vouii Sylvie j'aime trop ça Lodge !
Ne ratez pas le Koala, c'est désopilant et yen a bien besoin.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 02 février 2012

Et "La vengeance du wombat", tout aussi jubilatoire.

Écrit par : yann | 02 février 2012

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/01/01016-20120201ARTFIG00734-des-pistes-pour-l-apprentissage-des-langues.php

“L' apprentissage d' une langue étrangère , c' est bien , gratuitement c'est mieux et vite , c' est idéal .” Juvet veut un café ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/02/01016-20120202ARTFIG00526-une-prof-rate-l-agregation-a-cause-du-cortege-presidentiel.php

“…est arrivé 26 minutes trop tard le 26 janvier…” Complot !

“« J'ai été éliminée d'un concours de la République par son garant lui-même, sans même avoir le plaisir de concourir »», écrit-elle ainsi.” Léchouille-moi les doigts de pied !

Écrit par : Va s'arrêter boire un verre | 02 février 2012

Votre haine grotesque vous étouffe, et me fait plutôt rire.

Bien à vous.

Écrit par : yann | 02 février 2012

Oui. Il en arriverait presque à me faire trouver les vétérinaires "libéraux" sympathiques ...
Puis, alors, quel style ! Jamais lu quelqu'un écrire aussi mal en étant visiblement convaincu d'avoir un style bien à lui et de bonne qualité.

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

Finalement, pas mal de points communs avec Gilbert Mouthon, ce Serge ...

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

La validation corporatiste (et stylistique) de la teigne par la tique (qui écrit « eut été plus pertinent »). Les bons cons font les bons amis. Remettez une pièce dans le bousin.

Écrit par : Serge | 02 février 2012

Jamais lu quelqu'un écrire aussi mal en étant visiblement convaincu d'avoir un style bien à lui et de bonne qualité.

Écrit par : dobolino | 02 février 2012

Une hyène dactylographe, un sycophante glaireux, un nuisible, en bref.

Écrit par : yann | 02 février 2012

Les affidés ont parlé de sang froid mais lors de son enfarinage, le Corniaud de Solfélino a eu autant de réactivité que du mou de veau.

Exit l'exsangue !

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Une hyène dactylographe, un sycophante glaireux, un nuisible, en bref.
Écrit par : yann, autoportraitiste | 02 février 2012

Le cocasse : ce crétin, son libéralisme absolutiste en bandoulière, poste sur le blog d'un prof' qui défend une idée de l'école républicaine. Ce même crétin veut éliminer une partie de la population qui possède un statut de travailleur différent du sien (“fonctionnaires, devenez autoentrepreneurs”). Ce Lapin Crétin ne connaît décidément pas ses effets comiques.

Écrit par : Serge | 02 février 2012

Écrit par : dugong | 02 février 2012

Très juste.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13044

Écrit par : titi | 02 février 2012

Merci titi

Je partage l'impression de Schneidermann sauf le "il va son chemin, mitterrandien"

Je dirais plutôt : "il va son chemin, indifférent et autocentré"

Mais peut être est ce la même chose ?

Écrit par : dugong | 02 février 2012

C'est ça.

"Il va son chemin, bovin"

Écrit par : titi | 02 février 2012

Dommage que le feuilleton s'arrête.

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/cecile-duflot-tete-a-claques-suite

Écrit par : titi | 02 février 2012

Les affidés ont parlé de sang froid mais lors de son enfarinage, le Corniaud de Solfélino a eu autant de réactivité que du mou de veau.

Exit l'exsangue !

Écrit par : dugong | 02 février 2012

SolféRino, avec un R ! Un petit voyage en Italie vous ferait le plus grand bien pour parfaire vos connaissances, et puis cela cela vous ferait oublier votre obsession hollandaise!

Écrit par : Le Nigaud de Tulle | 02 février 2012

"(j'ai d'ailleurs d'excellents amis fonctionnaires...),"

Écrit par : yann | 02 février 2012

Comme certains antisémites "avaient d'excellents amis juifs" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

"Les affidés ont parlé de sang froid mais lors de son enfarinage, le Corniaud de Solfélino a eu autant de réactivité que du mou de veau.

Exit l'exsangue !

Écrit par : dugong | 02 février 2012

SolféRino, avec un R ! Un petit voyage en Italie vous ferait le plus grand bien pour parfaire vos connaissances, et puis cela cela vous ferait oublier votre obsession hollandaise!"

Écrit par : Le Nigaud de Tulle | 02 février 2012

Pour "l'oubli des obsessions", vous avez raison, mais pour "solfélino", je crains qu'un trait d'humour ne vous ait échappé... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

je crains qu'un trait d'humour ne vous ait échappé... ...

Écrit par : Christophe Sibille

Comme quoi, si celui-là est vraiment tulliste, son pseudonyme n'en est pas un.

Écrit par : Moot | 02 février 2012

J'ai bien cherché la comtesse dans Corniaud de Solfélino mais elle m'échappe. Je ne suis malheureusement qu'un petit mouton au milieu des biches alors que j'aimerais tant être bien calé entre de petites chèvres .

Écrit par : Le Nigaud de Tulle | 02 février 2012

"Je ne suis malheureusement qu'un petit mouton au milieu des biches alors que j'aimerais tant être bien calé entre de petites chèvres ."

Écrit par : Le Nigaud de Tulle | 02 février 2012

Un peu trop classique; Dugong est plus original !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

Celui-là, il fallait oser: < http://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/coll_ressources_humaines/bonnes_pratiques_grh_2011.pdf >!

A propos du MEN, sur le dialogue et la veille sociale, voici la conclusion: "Bilan - Évaluation
Les notes de veille sociale sont appréciées par l’ensemble des acteurs. Elles permettent de mieux appréhender les différentes réalités du territoire et apparaissent comme une aide à la prise de décision." (p.77)
109 pages de la même farine, et ça ne concerne pas que le MEN! Et on paye ces gens-là, pour produire ça? Combien?

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Trop.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2012

Dans le kawa du jour, Jarraud a une révélation: "[...] la nouvelle évaluation mise en place par le LPC, même quand le livret est rempli sérieusement comme dans ces collèges suivis par la Depp, reproduit les mêmes écarts que la note. La note n'est pas juste. Le LPC non plus. "

Ce n'est pas pour autant qu'on reviendra dessus: "Ces travaux ne diminuent pas l'intérêt d'une approche par compétences."

Quitte à être aveugle, autant ne pas l'être à moitié. (Le lien est là: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/02/03022012_Competencesjustes.aspx >.)

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Dans le kawa du jour, très sucré, JL Auduc propose, pour éviter les fermetures des classes dans les établissements, le développement de la vidéoconférence pour les cours à distance: "Il est pour le moins surprenant que la seule perspective offerte soit d’empêcher les élèves de pouvoir suivre telles ou telles options, notamment de langues, tels enseignements d’exploration ou de spécialités ou purement et simplement de fermer telles ou telles filières, voire l’établissement, sans avoir réfléchi à ce que pourrait apporter dans ces établissements la mise en œuvre d’un véritable pôle numérique. Une véritable politique d’utilisation des ressources du numérique ( mise en place d’ENT, de manuels numériques, de vidéoconférences…) ne pourrait-elle pas permettre de développer une véritable pédagogie d’apprentissage à distance de certaines options, en sauvegardant ces établissements de proximité , évitant ainsi à des jeunes des heures de transport, qui, elles, n’ont aucune vertu pédagogique ?"

On pourrait soulever le fait que, pour éviter des heures de transport sans aucune vertu pédagogique, on pourrait remettre au goût du jour ce qu'autrefois on appelait l'internat.
Évidemment, il faudrait que les géniteurs de monchéri (ou bibichettensucre) acceptent de se séparer la semaine de leur petit(e), et que ce (cette) dernier (dernière) veuille bien se dire que c'est toute une semaine sans la console de jeu, autre que le téléphone, à portée de main. Ce n'est pas gagné.

On ne se demandera pas comment seront surveillés les mouflets pendant ces heures de vidéo...

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Agart ta gueule à la rentrée (de la manif')!

< http://17.snuipp.fr/IMG/pdf/Courrier_CNIL_-_plainte_contre_Agart.pdf > et < http://17.snuipp.fr/IMG/pdf/Courrier_IEN_Agart.pdf >

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Je remets le lien (avec un article de Véronique Soulé dans Libé) donné plus haut par Pendaries :
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2012/02/eclair-le-savoir-etre-avant-le-savoir-tout-court.html
Tout ce que dit la journaliste est déplorablement exact — la seule chose qui manque, c'est un remords de Soulé d'avoir si longtemps soutenu des politiques éducatives et des options pédagogiques qui nous conduisaient fatalement à l'exaltation du "savoir-être" et à l'élimination du savoir. Le relais, ce fut l'accent mis sur les "savoir-faire" — et, en toute logique, l'évaluation des "compétences".
Pendant que les collèges "ECLAIR" se vautrent dans le "savoir-être", les bobos de droite et de gauche qui ont fait de Meirieu and co leurs vedettes durant tant d'années inscrivent leurs enfants dans des collèges, privés u publics, où l'on en est resté aux savoirs purs et durs, ceux qui vous mettent sur la bonne rampe de lancement pour le "bon" lycée et, à terme, la prépa cotée.
Quant aux LP où enseigne Pendaries, ils ont disparu du radar depuis lurette. Vilaine lurette.
J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème — de bons livres, de bons films, de l'ouzo et de petites olives noires. Epicure, au secours, ils sont devenus fous…
En attendant, je suis demain à la table ronde sur l'Education organisée par le MODEM à la maison de la Chimie à Paris. Pour voir.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Pas question de fermeture Éclair, surtout si ça donne des boutons, mais si vous avez l'envie d'y zipper: < http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59113 >...

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Le kawa du jour a cette merveilleuse phrase: "IPR : Accès au corps ".
Personnellement, quand je vois mon IPR, même pas dans mes pires cauchemars! Ou alors, cognitives obligent, il faut faire venir l'appeau lice scientifique. Question de pédagolerie...

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Une nouvelle Thélème ? Je m'inscris sur la liste d'attente. A condition qu'on puisse amener son chien.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2012

"Dans le kawa du jour, très sucré, JL Auduc propose, pour éviter les fermetures des classes dans les établissements, le développement de la vidéoconférence pour les cours à distance: "Il est pour le moins surprenant que la seule perspective offerte soit d’empêcher les élèves de pouvoir suivre telles ou telles options, notamment de langues, tels enseignements d’exploration ou de spécialités ou purement et simplement de fermer telles ou telles filières, voire l’établissement, sans avoir réfléchi à ce que pourrait apporter dans ces établissements la mise en œuvre d’un véritable pôle numérique. Une véritable politique d’utilisation des ressources du numérique ( mise en place d’ENT, de manuels numériques, de vidéoconférences…) ne pourrait-elle pas permettre de développer une véritable pédagogie d’apprentissage à distance de certaines options, en sauvegardant ces établissements de proximité , évitant ainsi à des jeunes des heures de transport, qui, elles, n’ont aucune vertu pédagogique ?"

On pourrait soulever le fait que, pour éviter des heures de transport sans aucune vertu pédagogique, on pourrait remettre au goût du jour ce qu'autrefois on appelait l'internat.
Évidemment, il faudrait que les géniteurs de monchéri (ou bibichettensucre) acceptent de se séparer la semaine de leur petit(e), et que ce (cette) dernier (dernière) veuille bien se dire que c'est toute une semaine sans la console de jeu, autre que le téléphone, à portée de main. Ce n'est pas gagné.

On ne se demandera pas comment seront surveillés les mouflets pendant ces heures de vidéo..."

Écrit par : maxime | 03 février 2012

Les langues, la musique, le sport, par video-conférences, youpie !! On est sauvé(s) !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2012

"J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème — de bons livres, de bons films, de l'ouzo et de petites olives noires. '
JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

C'est exactement ce que vient de faire un de mes collègues de l'IUFM de Créteil !! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2012

"Personnellement, quand je vois mon IPR, même pas dans mes pires cauchemars!" maxime

La question des rapports (sexuels) troubles entre inspecteurs et inspectés est encore quasiment vierge.

Une étude de l'iredu s'impose.

On y découvrira peut-être l'existence de glandes cognitives à effet sexuel induit et dont on admirera l'activité scannerisée au vidéoprojecteur.

Et si le pédagolisme était un désir de soumission de nature glandulaire et donc médicalisable ?

Écrit par : dugong | 03 février 2012

"On ne se demandera pas comment seront surveillés les mouflets pendant ces heures de vidéo..."

J'en ai vu une fois ce dispositif à l'oeuvre dans un bidonville (!) aux Philippines, le matériel fourni par une ONG américaine et les cours vidéos donnés par des profs d'université bénévoles à la retraite, l'interactivité étant assurée par téléphone sur haut-parleurs à la fin du cours (les profs sont réguliers et connaissent les élèves). C'est assez impressionnant de voir une classe de 60 gamins rivée à un écran et en extase devant le prof virtuel. C'était, de mémoire, un cours de littérature niveau collège (les Philippines étant anglophone), c'est sûr qu'une séance d'art plastique risquerait de coincer dans la fibre optique transcontinentale.

Une expérience qui rend heureux et plein d'espoir, pour les bidonvilliers, et triste à la fois en sachant qu'elle n'existera probablement jamais dans nos fabriques du crétin.

Écrit par : miniTAX | 03 février 2012

"J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème" JPB

Pour les marseillais pleins d'espoir, la voie qui mène au mont hellène est un vrai boulevard. Au bout, on trouve la bonne mère mais on préfèrera y trouver (aussi) une belle Hélène.

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Pourquoi tant de sinistrose, alors que l'enseignement et les élèves vont être sauvés par l'anglais ?
http://www.educpros.fr/detail-article/h/77e487ab4c/a/englishyourselffr-le-ministere-de-leducation-nationale-va-lancer-son-site-danglais.html

Écrit par : Krokodilo | 03 février 2012

""[...] la nouvelle évaluation mise en place par le LPC, même quand le livret est rempli sérieusement comme dans ces collèges suivis par la Depp, reproduit les mêmes écarts que la note. La note n'est pas juste. Le LPC non plus. " Abbé Jarraud cité par maxime

La prêtrise pédagole ayant compris que les livrets de comp sont massivement rejetés par la plèbe enseignante (pour de mauvaises raisons, en général ...), cherche à dissocier l'enveloppe et le subscientifique mormoil *.

Un esprit de récup poussé à bout : récupérer un PQ usagé pour tout à la fois sauver le contenu et espérer recycler ** le contenant un peu plus tard.

* alias sciences de l'éduc et mouvances associées

** comme d'hab, on évaluera en fin de cycle

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Comme certains antisémites "avaient d'excellents amis juifs" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

...je crains qu'un trait d'humour ne vous ait échappé... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

Écrit par : yann | 03 février 2012

La presse : "Après s'être fait enfariner, le candidat socialiste * a vu sa garde rapprochée passer de 2 à 14 policiers du Service de protection des hautes personnalités."

Ils vont faire parler la poudre ?

* alias le Corniaud de Solfélino ou le Nigaud de Tulle. Avec des majuscules, siouplait, comme dans Homme des Tas ou l'Apadartich Chic du PS

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Pourquoi tant de sinistrose, alors que l'enseignement et les élèves vont être sauvés par l'anglais ?
http://www.educpros.fr/detail-article/h/77e487ab4c/a/englishyourselffr-le-ministere-de-leducation-nationale-va-lancer-son-site-danglais.html
Écrit par : Krokodilo | 03 février 2012

Ah ça... démago un jour, démago toujours !

Écrit par : Julien | 03 février 2012

Hollande enfariné, certes, mais qu'en serait-il de Sarkozy s'il se hasardait à sortir sans son escorte? Il en est à faire venir des figurants maintenant. Des ouvriers du bâtiment censés bosser alors que le froid empêche ce travail, et qui sont rentrés chez eux après le spectacle! Décidément, ils ont beau baver sur l'URSS, ils sont de plus en plus staliniens.

Écrit par : retraitée | 03 février 2012

"Des ouvriers du bâtiment censés bosser alors que le froid empêche ce travail" retraitée

Pour être franc, rien n'empêche de maçonner en chambre l'hiver :

www.rue89.com/sites/news/files/assets/image/2009/09/2009_09_04_Franc-Macons.jpg

Si les bougies éclairent et réchauffent l'âme, le corps devrait en profiter aussi.

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Et pas d'expérience de physique appliquée histoire de se réchauffer à la maison de la chimie !
J'espère que les sexes seront séparés pour éviter les frotti frotta...

Écrit par : iPidiblue frotti frotta | 03 février 2012

« Décidément, ils ont beau baver sur l’URSS, ils sont de plus en plus staliniens.
Écrit par : retraitée »

D’ailleurs, en parcourant les sites que certains ici ont trouvés, on peut voir que par exemple Tchouktchouk le reconnaît :
« on est en pleine hypocrisie. On fait semblant d’avoir de très hautes exigences, mais on est bien obligé dans la réalité de donner le brevet à des élèves qui ne savent pas rédiger un texte bref sans trop d’erreurs et cohérent ou à des élèves qui ne savent guère expliquer un phénomène historique »
La journaliste de l’une des Pravdas aussi :
« Eclair : le savoir-être avant le savoir tout court ».
L’abbé Jarraud a également eu la révélation : « la nouvelle évaluation mise en place par le LPC, même quand le livret est rempli sérieusement comme dans ces collèges suivis par la Depp, reproduit les mêmes écarts que la note. La note n’est pas juste. Le LPC non plus. »

Alors ? Alors, il est urgent de continuer !
Le pédagolisme ne vit que s’il ne cesse de progresser vers le gouffre !
Et pour ça, pour que le système tourne, il faut certaines catégories d’hommes. De ceux qui n’hésitent pas à faire là où on dit de faire. Un collègue TZR a retrouvé dans un autre établissement un proviseur qui, en lycée technique, était partisan de la coolitude et de la garderie alors que muté dans le grand lycée de centre-ville, il évacuait les élèves de 2de considérés comme inaptes à passer le bac avec mention et à intégrer plus tard ses classes prépa.
Encore les compétences ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...

JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Ce serait une façon de boucler le cycle.

L'école de la République avant qu'elle ne s'effondre au siècle dernier pareillement à celle de l'Empire au Vème siècle, avait reçu sa ritualité de la vie réglée (disciplina) du monestarium.

Une vie ascétique et une organisation stricte reçues elles-mêmes de "l'askètéria" des hautes civilisations de l'antiquité.

Les futures générations d'enseignants devront renouer avec cette tradition (il n'y a guère que l'institution sportive qui la perpétue) fondée sur les apprentissages par imitation, la conscience de la discipline et de l'exercice, la fermeture de l'école à la vie, etc...

Écrit par : buntov | 03 février 2012

Buntov, fachisteu ;))
Heureusement, nous sommes protégés par la loi dans notre beau pays !

« Un maire en correctionnelle pour avoir giflé un adolescent
Le procès du maire de 62 ans de Cousolre (Nord), jugé pour avoir giflé un adolescent qui l'aurait insulté et menacé en août 2010, s'est ouvert vendredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe. »
http://www.liberation.fr/depeches/01012387688-un-maire-en-correctionnelle-pour-avoir-gifle-un-adolescent

Écrit par : P. Lariba | 03 février 2012

En attendant, je suis demain à la table ronde sur l'Education organisée par le MODEM à la maison de la Chimie à Paris. Pour voir.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

J'aurais bien voulu savoir quels étaient les intervenants, mais personne n'a pu me renseigner.
J'ai deux questions pour Bayrou :
1) compte-t-il conserver les concours nationaux (CAPES et agreg) comme seul moyen de recruter les professeurs du secondaire?
2) va-t-il augmenter le temps de présence des profs dans les collèges et dans les lycées comme le prévoient tous les autres (grands) candidats?

Écrit par : JL | 03 février 2012

Le programme :


- Séparation des sexes
- Blouse et tablier uniques pour le maître comme pour l'élève
- Interdiction de tout matériel électronique
- Apprentissage de l'écriture en cursive à la plume
etc.

Écrit par : iPidiblue enfin Jules Ferry le vrai ! | 03 février 2012

J'aurais bien voulu savoir quels étaient les intervenants, mais personne n'a pu me renseigner.

Écrit par : JL | 03 février 2012
Il y en a deux que je connais :
-Jean-Pierre Demailly, membre de l'Académie des sciences et président du GRIP ;
- Catherine Bonnet-Huby, directrice d'école, auteur de manuels de lecture et de calcul publiés par GRIP-Éditions.

Écrit par : guy morel | 03 février 2012

la fermeture de l'école à la vie, etc...
Écrit par : buntov | 03 février 2012

Allons Buntov, jamais l'école n'a été plus ouverte à la marchandise et au marché et jamais elle n'a été plus fermée à la vie.

Écrit par : guy morel | 03 février 2012

Décidément, ils ont beau baver sur l'URSS, ils sont de plus en plus staliniens.
Écrit par : retraitée | 03 février 2012

À moins que Staline n'ait été un discret imitateur des dirigeants capitalistes.

Écrit par : guy morel | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...

JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012

Comme certains antisémites "avaient d'excellents amis juifs" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2012

Pourquoi ce choix de l'imparfait ?
Le présent est tout à fait utilisable dans cette phrase.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012

D'ailleurs, en ce cas, on dit qu'on a "d'excellents amis izraëlites", parce qu'on croit dur comme fer que "juif" est une insulte.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.
Écrit par : dobolino | 03 février 2012


Voulez vous devenir la chèvre de Monsieur Seguin ?

Écrit par : iPidiblue la chèvre | 03 février 2012

Après Lapin Crétin et les fonctionnaires, Lapin Crétin et les prépas.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/03/prepas-l-excellence-au-prix-fort_1637985_3224.html#ens_id=1559618

Écrit par : Serge | 03 février 2012

"Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi." Mère dobo

Une nouvelle Thélème n'est pas forcément une bauge zoophyle.

Enfin, je crois ...

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Je constate encore une fois qu'il est question de détruire ce qui existe. Les prépas ne "conviennent" pas à certains? Qu'ils inventent quelque chose.
Le monde est vaste et apparemment il y a beaucoup de gens brillants avec de belles idées: qu'ils les mettent en pratique et nous verrons.
Cela me fait penser à certains charlatans qui souhaitent régulièrement une "aculturation" (je cite) pour faire place à la dernière de leurs théories foireuses. On prend toujours la précaution de détruire avant même d'avoir créé quoi que ce soit.
L'histoire se répète.

Écrit par : Anaxagore | 03 février 2012

Une nouvelle Thélème n'est pas forcément une bauge zoophyle.

Enfin, je crois ...

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Vous voulez dire une bauge animale avec des végétaux ?

Écrit par : dobolino | 03 février 2012

une bauge zoophyte ou une bauge zoophile ? Faut choisir.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012

Philer le parfait amour avec une brebis n'empêche pas de se retrouver sur la paille.

Écrit par : dugong | 03 février 2012

J'aurais bien voulu savoir quels étaient les intervenants, mais personne n'a pu me renseigner.

Écrit par : JL | 03 février 2012
Il y en a deux que je connais :
-Jean-Pierre Demailly, membre de l'Académie des sciences et président du GRIP ;
- Catherine Bonnet-Huby, directrice d'école, auteur de manuels de lecture et de calcul publiés par GRIP-Éditions.
Écrit par : guy morel | 03 février 2012

On se reprend à espérer...
Et mes deux questions?

Écrit par : JL | 03 février 2012

Un proviseur de l'enseignement public rejoint le hors-contrat
Jean Sudriès, professeur agrégé de géographie, a été principal de collège puis proviseur pendant trente ans. Il travaille aujourd’hui à l’ouverture d’un collège hors-contrat à Saint-Étienne :

"J’ai assumé d’importantes responsabilités, gérant des établissements comptant plus d’une centaine de professeurs. J’ai aimé mon métier mais j’ai toujours été choqué par le manque de liberté qui caractérisait la direction d’un établissement public. Cette réalité s’est en outre aggravée ces quinze dernières années. Le triomphe de l’informatique dans la gestion des ressources et des hommes a été l’occasion de rogner sur les pouvoirs des directeurs, de remplacer des choix et arbitrages humains par des automatismes bureaucratiques. Année après année, la direction d’établissement est devenue de plus en plus paperassière et administrative. Le rapport avec le métier lui-même – l’enseignement – s’est fortement distendu. J’ai géré des dotations globales horaires d’un établissement scolaire comme finalement j’aurais pu le faire d’un hôpital. Plus récemment, le manque de moyens a conduit les directeurs à concentrer tous leurs efforts sur le maintien du service avec une dotation en heures postes et en heures supplémentaires calculée au plus juste. Aujourd’hui, dans le public, les moyens sont devenus réellement insuffisants et les tracasseries administratives rendent le quotidien pénible. Le service rendu aux élèves est revu à la baisse année après année. [...]

L’expression de service public d’éducation est hélas largement vidée de son sens aujourd’hui. Obnubilé par des considérations technocratiques et gestionnaires, le chef d’établissement n’a pas le loisir de focaliser ses efforts sur l’amélioration du service des usagers, à savoir des élèves et de leurs parents. En pratique, « service public » rime avec la fonctionnarisation des mentalités. A l’Éducation nationale, on est assez loin de l’idée d’une « qualité orientée client ». Le bien des enfants est présupposé, il n’est que rarement pris pour pierre de touche d’une décision.

Ainsi, en participant à la fondation d’un établissement indépendant au service du public, j’ai aujourd’hui le sentiment de participer tout autant si ce n’est davantage au service public d’enseignement : je cherche à satisfaire au mieux les attentes légitimes des parents et à tout faire concourir au bien des enfants.

Quels sont les pouvoirs que vous auriez voulu avoir et que vous n’aviez pas ou pas suffisamment dans les établissements publics que vous dirigiez ?

Le proviseur ne choisit pas ses professeurs : ils sont affectés au terme d’un mouvement national (devenu depuis peu académique) Il ne peut ni proposer ni refuser une nomination de professeur. Le chef d’établissement a donc fort peu de pouvoir sur les professeurs et n’intervient qu’à la marge sur leur progression de carrière (notation ou entretien administratif).

Le proviseur ne choisit pas davantage ses élèves. L’affectation des élèves en seconde est décidée par l’inspecteur d’académie ; le renvoi d’un élève ne peut être décidé qu’après un conseil de discipline : la procédure en est si lourde qu’on ne peut y avoir recours que dans les cas les plus graves. On imagine l’étendue du problème dans les établissements difficiles. [...]

Le proviseur ne peut ni fixer les vacances scolaires propres à son établissement, ni intervenir sur la durée des journées d’étude ni moduler le nombre d’heures à enseigner par matière, ni moduler le programme au regard du niveau ou des besoins spécifiques de la classe concernée. [...]

Quant aux choix pédagogiques de l’établissement, le proviseur n’y peut mais. J’ai par exemple toujours été hostile à la mode de l’apprentissage thématique qui ne permet pas aux jeunes d’assimiler la chronologie, de comprendre ce qu’est la continuité historique et géographique. [...]"

Écrit par : :-) | 03 février 2012

Je vous rassure Françoise, aux dernières nouvelles, on démantèle aussi les IUT (à petit feu) qui sont aussi des endroits où "cela marche".

Écrit par : Anaxagore | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...
Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.
Écrit par : dobolino | 03 février 2012

Moi je tonds. Gratis.

Écrit par : moinketro | 03 février 2012

son libéralisme absolutiste en bandoulière, poste sur le blog d'un prof' qui défend une idée de l'école républicaine.
Écrit par : Serge | 02 février 2012
Je cois qu'il serait bon de renvoyer ce monsieur à ses chères études. L'absolutisme a été vaincu en France par un mouvement nommé libéralisme, qui a également fait advenir la République et généralisé l'instruction publique. Plus de cohérence dans le propos et moins d'invectives serait rafraîchissant. Merci

Écrit par : Comenius | 03 février 2012

Délicieusement rétro :

www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/03/97001-20120203FILWWW00583-france-culture-passe-au-papier.php

Espérons que le format, le découpage éditorial et le grammage de papier seront compatibles avec les distributeurs existants :

www.produitsentretien.fr/ditributeur-mini-jumbo-acier-ablanc-fermeture-clef-xml-487_501-1570.html

Écrit par : dugong | 03 février 2012

Écrit par : Comenius | 03 février 2012

“Libéralisme absolutiste” est un oxymore pour Lapin Crétin. Devinez pourquoi. Par ailleurs, votre avis de donneur de leçons, je m'en cogne.

Écrit par : Serge | 03 février 2012

Ripostons !
leblogdelapresidente.over-blog.com/article-l-enfer-des-cpge-ou-une-belle-operation-d-intox-98522018

Écrit par : FGuichard, qui retrouve progressivement la vue | 03 février 2012

+1
Gageons, par parenthèse, que parmi les nombreux, pardon, les six témoignages de préparationnaires "en souffrance" cités dans l'article, il en est au moins un qui répond au doux patronyme de Despléchin.

Écrit par : yann | 03 février 2012

Écrit par : yann | 03 février 2012

Lapin Crétin Style : “Les fonctionnaires coûtent, tout court. Et ne rapportent, ni ne produisent.” « Et que produisez-vous ? De la richesse intellectuelle ? Peut-être, mais faut-il vraiment que vous soyez fonctionnaires pour cela ? »

Sauf en prépa.

Shorter Lapin Crétin : “je n'ai jamais insulté ces pique-assiette de fonctionnaires.”

http://observatoiredesidees.blogspot.com/2011/06/les-fonctionnaires-sont-ils-des.html

Écrit par : Serge | 03 février 2012

"préparationnaires en souffrance" :

www.lefigaro.fr/international/2012/02/03/01003-20120203ARTFIG00556-la-mysterieuse-maladie-de-15-lyceens-americains.php

Si on observait le cerveau des taupins et khâgneux français, avec un peu de chance, on diagnostiquerait peut-être le syndrome de Tourette * chez certains ?

On enverrait les experts des crap bullsheets et alii pour finir de les médicaliser.

* il y a aussi le syndrome de Dugong : des élèves qui, sur la même main, ont un doigt dans le fondement et les autres qui tremblent sous le stress que je génère.

Écrit par : dugong | 03 février 2012

"Moi je tonds. Gratis."

Écrit par : moinketro | 03 février 2012

Non. Ca, c'est Sarko !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...
Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.
Écrit par : dobolino | 03 février 2012

Moi je tonds. Gratis.

Écrit par : moinketro | 03 février 2012

Il est bien connu que le poil de Bayrou s' tond!

Écrit par : Tullius Detritus | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...

JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012


Je serais assez partant, moi aussi. Il doit faire meilleur qu'ici. Et si vous prenez des ânes, je veux bien leur apprendre à lire.

Écrit par : Robin | 03 février 2012

Moi je tonds. Gratis.

Écrit par : moinketro | 03 février 2012

Il est bien connu que le poil de Bayrou s' tond!

Écrit par : Tullius Detritus | 03 février 2012

"A Bayrou tondu, Dieu ménage le vent." (proverbe béarnais)

Écrit par : Robin | 03 février 2012

En fait, je crois que c'est plutôt provençal (qu'en pense dobolino ?) : "A brebis tondue, Dieu ménage le vent."

Écrit par : Robin | 03 février 2012

"Il est bien connu que le poil de Bayrou s' tond!"

Écrit par : Tullius Detritus | 03 février 2012

Excellent !! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2012

Jean Sudriès, professeur agrégé de géographie, a été principal de collège puis proviseur pendant trente ans. Il travaille aujourd’hui à l’ouverture d’un collège hors-contrat à Saint-Étienne....
Quant aux choix pédagogiques de l’établissement, le proviseur n’y peut mais. J’ai par exemple toujours été hostile à la mode de l’apprentissage thématique qui ne permet pas aux jeunes d’assimiler la chronologie, de comprendre ce qu’est la continuité historique et géographique. [...]"
Écrit par : :-) | 03 février 2012

Rarement lu un tel tissu de conneries. Ce mec est un crétin des Alpes. Et on va lui payer une retraite ? Moi je le mettrais au turbin, à curer les fossés. C'est tout ce qu'il est capable de faire. Et dire qu'on a délivré à cet abruti une agrégation de géographie et qu'on lui a permis de diriger collège et lycée pendant trente ans. Misère, misère...

Écrit par : guy morel | 03 février 2012

J'en ai marre, parfois — envie de tout laisser tomber et de racheter un monastère dans une île grecque (on brade, là-bas, en ce moment) pour y refonder une nouvelle Thélème...

JPB

Écrit par : brighelli | 03 février 2012

Si vous prenez des chèvres et des brebis, prévenez-moi. Je veux bien venir gérer le troupeau contre le gite et le couvert.

Écrit par : dobolino | 03 février 2012


Je serais assez partant, moi aussi. Il doit faire meilleur qu'ici. Et si vous prenez des ânes, je veux bien leur apprendre à lire.

Écrit par : Robin | 03 février 2012

Mon IUFM ressemble déjà beaucoup à un monastère et on y croise de nombreuses chèvres. Vous pouvez amener l'ouzo (et du vin aussi parce que l'ouzo, à la longue, c'est un peu écoeurant) !

Écrit par : candidate | 04 février 2012

M...e, Ben Gazzara vient de partir, le Mou de Veau s'impose, il fait froid, la TVA ressentie augmente encore plus que l'autre.

Écrit par : dugong | 04 février 2012

"Mon IUFM ressemble déjà beaucoup à un monastère et on y croise de nombreuses chèvres. Vous pouvez amener l'ouzo (et du vin aussi parce que l'ouzo, à la longue, c'est un peu écoeurant) !"

Écrit par : candidate | 04 février 2012

C'est moins imbuvable que le pastis.... Mais, effectivement, rien ne vaut le pihinahahard... ;-)
Vous avez un IUFM à vous, vous ?? Veinarde !! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2012

Vous avez un IUFM à vous, vous ?? Veinarde !! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2012

Pas encore, mais il suffit de trouver d'autres amateurs de vin et on peut organiser l'occupation.

Écrit par : candidate | 04 février 2012

Ca marche ce séminaire à la maison de la chimie ?

Écrit par : iPidiblue | 04 février 2012

Méfiez-vous quand même des vins trafiqués ! Les chimistes on les connaît avec leurs doigts gourds quand ils trafiquent le picrate ...

Écrit par : iPidiblue | 04 février 2012

"Vous avez un IUFM à vous, vous ?? Veinarde !! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2012

Pas encore, mais il suffit de trouver d'autres amateurs de vin et on peut organiser l'occupation."

Écrit par : candidate | 04 février 2012

Ca roule !! Je charge ma cave, et j'arrive !! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2012

Vos propositions ont très peu de chances d'être réalisées. Quel que soit le prochain président, quel que soit le prochain gouvernement, les enseignants devront travailler sur site 5 jours par semaine de 8h à 19h afin que les vaillants salariés aillent concurrencer les salariés des autres nations. Quand on bosse, on n'a très peu de temps à consacrer aux enfants, et il y a déjà fesse bouc qui se charge de leur éducation. L'opinion a été bien préparée et la mesure passera comme une lettre à la poste. Bien sûr, pas d'augmentation salariale. Cela aussi passera très bien. Vous avez accepté et appliqué toutes les réformes depuis des décennies. Vous avez cru toutes les promesses les plus ineptes aussi.
Mais bon, ça occupe.

Écrit par : basta les mensonges | 04 février 2012

Les salariés sont de plus en plus rentables mais il y en a de moins en moins !

Écrit par : iPidiblue | 04 février 2012

Que les petits salaires lèvent le doigt !

Écrit par : iPidiblue | 04 février 2012

+1
Gageons, par parenthèse, que parmi les nombreux, pardon, les six témoignages de préparationnaires "en souffrance" cités dans l'article, il en est au moins un qui répond au doux patronyme de Despléchin.

Écrit par : yann | 03 février 2012

+1 syndrome de Stockholm !
Nous sommes tous coincés par cette accusation ...
Notre seul recours est de trouver des témoignages de grands patrons ou de politiciens non véreux ou de ???( chefs d'orchestre, metteurs en scène, que sais-je encore ...), non passés eux-mêmes par les prépas et disant haut et fort que parmi leurs collaborateurs les plus efficaces se trouvent les anciens élèves de prépa à la française.
Quelques témoignages de professeur d'université non suspects de syndrome de Stockholm seraient bienvenus quoiqu'insuffisants.
Mais faut pas rêver car ceux qui ne sont pas passés par la prépa souffrent aussi d'une sorte de syndrome de Munchausen par procuration et nous accusent de tout un tas de maladies.

Écrit par : dobolino | 04 février 2012

Bande de malades ! Que dis-je ? De grands malades ...

Écrit par : iPidiblue band of brothers | 04 février 2012

Regardez John Galliano ! Il finit par chanter les louanges de Hitler ... c'était bien la peine !

Écrit par : iPidiblue band of brothers | 04 février 2012

Watrelot intervenant au colloque Bayrou sur l'éducation...
Aïe!

A part lui et JPB, aucun nom connu dans les listes, pas d'agrégés que je connusse, pas de "militant pour l'école qui instruit"...

Écrit par : JL | 04 février 2012

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6kEqxI1cuUs

Et si le problème venait non pas des banques mais des journalistes...

Écrit par : :-) | 04 février 2012

A part lui et JPB, aucun nom connu dans les listes, pas d'agrégés que je connusse, pas de "militant pour l'école qui instruit"...
Écrit par : JL | 04 février 2012

Deux membre du GRIP, dont un académicien de sciences, mathématicien de stature mondiale, et Catherine Bonnet Huby, connue comme le loup blanc sur toutes les listes professionnelles, ça ne vous suffit pas ? J'ai comme l'impression JL que vous êtes un peu Louis XV.

Écrit par : guy morel | 04 février 2012

Deux membre du GRIP, dont un académicien de sciences, mathématicien de stature mondiale, et Catherine Bonnet Huby, connue comme le loup blanc sur toutes les listes professionnelles

Écrit par : guy morel | 04 février 2012

J'oubliais Demailly et Catherine Bonnet Huby, exact!
Peut-être aurons-nous d'excellentes surprises parmi les autres...

Écrit par : JL | 04 février 2012

Motion de la Cnarela (Coordination nationale latin grec)!


"Au moment où d’éminents scientifiques s’apprêtent à réaffirmer l’importance fondamentale de l’étude du latin et du grec dans la formation de l’individu et du citoyen et où on prétend honorer officiellement la mémoire de Jacqueline de Romilly, la CNARELA, réunie en assemblée générale le 14 janvier 2012 au lycée Jules Ferry (75009 Paris), s’inquiète des menaces qui pèsent sur ces enseignements dans le cadre de la préparation de la rentrée 2012, dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur.

Pour que tous les élèves qui le souhaitent puissent étudier les Langues et Cultures de l’Antiquité dans des conditions satisfaisantes,  la CNARELA demande instamment que des directives précises soient données à toutes les instances compétentes :

- consignes aux recteurs et aux chefs d’établissements pour qu'ils ne découragent pas les élèves par des refus d’ouvrir en 5ème le nombre de groupes permettant d’accueillir tous les volontaires, l’interdiction arbitraire de cumuler des options pourtant compatibles d’après les textes officiels, des horaires dissuasifs, des regroupements de niveaux, le non-remplacement des enseignants en congé prévu de longue date ;

- prise en compte de la saisie des options facultatives dans les dossiers d’orientation de fin de Troisième.

- maintien de la validation de ces disciplines au brevet des collèges et au baccalauréat ;

- remise à plat de la réforme des lycées qui, loin de sanctuariser les langues anciennes, aboutit trop souvent à les éliminer."


Et voilà! Comme prévu, la Cnarela s'est bien gardée de demander à ses adhérents de boycotter le concours Romilly! Courageuse mais pas téméraire...
On admirera aussi le flou de ce texte : une "motion", mais adressée à qui? On "demande instamment"? A qui? C'est d'un mou!

Écrit par : JL | 04 février 2012

Après Lapin Crétin et les fonctionnaires, Lapin Crétin et les prépas.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/03/prepas-l-excellence-au-prix-fort_1637985_3224.html#ens_id=1559618
Écrit par : Serge | 03 février 2012


Appelées à exercer leur droit de réponse à cet article publié par le journal Le Monde en date du vendredi 3 février 2012 sur « l’enfer des classes préparatoires », les associations de professeurs ne peuvent guère qu’exprimer leur consternation.
Passons vite si l’on veut (mais le faut-il, au juste ?) sur la comparaison avec les méthodes de formation des Marines américains telles que les évoque Stanley Kubrick dans Full Metal Jacket, meurtre du formateur et suicide d’une balle dans la bouche de la victime compris, ou sur l’idée fort savante de professeurs qui en 2012 feraient encore payer à l’élite méritocratique qui passe entre ses mains le « crime » d’avoir supplanté l’aristocratie au sang bleu de l’Ancien Régime vaincu.
Passons plus vite encore sur la méthode qui consiste à compiler des témoignages individuels et encore plus invérifiés qu’invérifiables : « la moitié de la classe était sous anti-dépresseurs » lit-on à propos d’une classe de khâgne du Nord de Paris (celle où l’auteur de ces lignes enseigne ? Marie Desplechin est la bienvenue dès demain pour venir vérifier la complète fausseté d’une telle allégation, qui a pourtant les honneurs de l’intertitre dans son article).
Là n’est pas pourtant ce qui doit retenir l’attention dans cet article polémique (d’aucuns diraient : « cette machine de guerre ») plus soucieux de dénoncer et d’opiner que d’informer. Ce qui frappe ici, c’est l’entretien du mythe, avec ce qu’il implique d’amplification des motifs et de temps immobile : les professeurs de classes préparatoires sont des ogres, des Barbe Bleue ; sous leur férule brutale, on maigrit, on rougit (des yeux), on pâlit (du cerveau), on court se protéger à l’infirmerie, quand on ose encore se soustraire à la noirceur de l’œil professoral (ce n’est plus Full Metal Jacket, c’est Shining…) ; et depuis 200 ans que les grandes écoles existent, rien n’a changé dans les idéologies et les pratiques, nostalgie de la noblesse d’épée et notes négatives comprises…

Répondons donc, et établissons des faits ; bref, informons. Les classes préparatoires sont un service public d’enseignement dont les programmes, les horaires, et les pratiques sont encadrées par deux Ministères, celui de l'Education Nationale et celui de l'Enseignement Supérieur. Leur spécificité est ainsi de délivrer une formation relevant du supérieur dans un cadre, et avec des méthodes, qui relèvent du secondaire. Elles sont donc idéalement placées pour assurer la transition entre les exercices du lycée et les exigences de la recherche telle que les étudiants les rencontreront, en aval, dans leur poursuite d'études. La formation qu'elles délivrent s’insère ainsi parfaitement dans le paysage de l'enseignement supérieur puisque le cycle de formation qu'elle propose donne lieu à l'attribution de crédits ECTS permettant, à la fin de chaque semestre, de réintégrer, en France, en Europe, ou ailleurs, une formation universitaire. Notons que ce dispositif, qui suppose une Attestation Descriptive fort précise des enseignements reçus, et enlève donc toute opacité franco-française à la formation délivrée en classes préparatoires, est en place depuis 2007.

Ce système d'équivalences et d'insertion dans l'espace international des formations supérieures a évidemment induit une modification des pratiques, notamment de notation, dans les classes préparatoires : la manifestation de la qualité des étudiants imposait que la notation en porte trace. Désormais, la grande majorité des classes préparatoires de France présente une moyenne générale de 10, et valorise ses meilleurs étudiants avec des moyennes supérieures à 15 ; dans les dernières années, un concours aussi prestigieux et réputé intraitable que celui de la rue d'Ulm a vu ses moyennes passer de 6,5 à près de 10, son dernier admissible afficher une moyenne supérieure à 14,8, son premier admis une moyenne supérieure à 18,5 ; 20 % des notes de ce concours littéraire sont désormais supérieures à 14, y compris en littérature ou en philosophie. L'effet induit est bien entendu que les étudiants, mêmes moyens, voient leur travail récompensé par des notes qui ont définitivement cessé d'être infamantes, ce dont les associations de professeurs se réjouissent sans aucune espèce de réserve.

L'esprit qui règne dans ces classes est en effet celui d'une extrême attention des professeurs à l'endroit d'étudiants auxquels ils savent qu'ils demandent beaucoup. Très loin d'être le lieu dévolu à la « casse » des élèves, les classes préparatoires sont des lieux où les pratiques du lycée ont conservé leur cours : un horaire hebdomadaire important, des devoirs écrits et des interrogations orales réguliers, un encadrement rapproché par des professeurs engagés, au sein de groupes à l'effectif stable, permet aux meilleurs étudiants de cultiver leur talent et de nourrir les plus hautes ambitions, comme ils permettent aux étudiants plus fragiles d'acquérir les méthodes qui leur manquent, de préparer leur réussite universitaire, et de compenser, le cas échéant, les fragilités qu’une origine sociale moins favorisée aura pu leur imposer. La relation qui se tisse entre professeurs et élèves de classes préparatoires est, dans l'immense majorité des cas, une relation de confiance, et d’étonnante proximité. Il importe d’ailleurs ici d'indiquer avec force que cette qualité est une règle nationale et qu'elle s'observera aussi bien dans les établissements d'élite que chacun connaît, que dans les classes préparatoires plus modestes où elle peut sembler aller davantage de soi. Les directions, comme les enseignants, des grandes écoles en témoigneraient aisément : leurs élèves intègrent avec un fort sentiment de reconnaissance intellectuelle à l'égard de leurs professeurs de classes préparatoires, et non avec la rancœur ou l'angoisse silencieuse des victimes. Le passage en classe préparatoire ouvre des portes, mais pas au prix, contrairement à ce qui se dit, d'un sacrifice qu'il s'agirait d'accepter de subir sans trop en pâtir ; c'est d'abord une aventure intellectuelle et existentielle où se créent entre professeurs et élèves, entre élèves et élèves, des compagnonnages féconds qui durent souvent toute la vie.

Le système des classes préparatoires est pourtant bien, en apparence, un système sélectif à l'entrée et à la sortie, ce qui rend crédible la présentation infernale qu'on en donne. Mais il faut rappeler, d'une part, qu'il scolarise chaque année 80 000 étudiants (40 000 en première, 40 000 en deuxième année). C'est assurément bien moins que le nombre de bacheliers, mais c'est beaucoup trop pour que les professeurs de classes préparatoires tortionnaires qu'on nous présente puissent exercer les sévices qu'on dit avec l'impunité qu'on dit. Surtout, c'est le signe que la sélection à l'entrée n'est pas si violente qu'on veut bien l’affirmer. On peut le prouver encore avec une donnée que les associations de professeurs déplorent : toutes les classes préparatoires de France ne sont pas pleines, et le nombre de bénéficiaires du service offert pourrait donc augmenter encore. Quant à la sélection à la sortie, il importe de révéler la forêt que cache l'arbre qui seul intéresse les détracteurs du système national des classes préparatoires. Il est vrai qu'il existe quelques très grandes écoles, très prestigieuses, et très difficiles d'accès, imposant un travail considérable à ceux qui les briguent, mais il existe, en aval des classes préparatoires, quantité de débouchés plus accessibles, tant et si bien que dans les filières scientifique et commerciale, on peut considérer le parcours comme tubulaire : il y a à l'arrivée autant de places dans les écoles que de candidats au concours ; celui-ci classe donc effectivement les réussites, mais il les ventile aussi, permettant à chacun de trouver sa place. La filière littéraire, qui faisait jusqu'en 2009 exception, puisqu'elle conduisait pour l'essentiel aux Écoles Normales Supérieures et à leurs 200 places (pour 4000 candidats) vient en outre de faire sa révolution : les Écoles Normales Supérieures de Lyon et de la rue d'Ulm ont construit une Banque d'Epreuves Littéraires commune, à laquelle participent désormais quarante établissements d'enseignement supérieur, dont les écoles de commerce, un certain nombre d'IEP, un certain nombre de formations universitaires ; on est ainsi passé, entre 2009 et 2011, de 200 à 900 admis. Le débouché universitaire, essentiel pour les littéraires, continuant de fonctionner à plein, le taux de réussite des étudiants de la filière est ainsi comparable à celui des scientifiques et des commerciaux : supérieur à 90 %.

Terminons d'un mot en essayant de comprendre les effets recherchés et induits de la représentation infernale les classes préparatoires. Bien sûr, il pourrait s'agir d'en demander simplement la suppression en vertu des sévices qu'on y infligerait, et de la sollicitude dont le « care » nous fait obligation envers les victimes supposées de ce système.
Mais c'est de ce genre de bonnes intentions que, précisément, l'enfer est pavé. Nous savons tous parfaitement que les enfants des milieux favorisés et informés par Le Monde resteront candidats aux classes préparatoires tant qu'elles existeront, et quoi qu’on en dise. A qui fait-on donc peur en décrivant les classes préparatoires comme un enfer ? Précisément à ceux qui hésitent encore à se lancer dans l'aventure, qui hésitent encore à prendre leur part des formations d'excellence que la république offre, non pas seulement aux enfants de ses élites en mal de reproduction, mais à tous ses enfants s’ils y sont prêts. À ceux-là, à tous ceux-là, comme à Marie Desplechin, nous ne pouvons répondre qu'une seule chose : « Venez voir, venez apprendre à travailler et réfléchir, venez juger sur pièces et vous défaire des préjugés dont nous sommes confits. Profitez des journées portes ouvertes, rencontrez les professeurs, candidatez dans APB : vous serez accueillis avec bienveillance, attention, et sérénité. »

Pour le Comité de l’APPLS, Marc Even

Écrit par : FGuichard, qui retrouve progressivement la vue | 04 février 2012

Alors, ceux qui ont assisté au colloque Bayrou en sont-ils ressortis rassurés et pleins d'espoir?

Écrit par : JL | 04 février 2012

Alors, ceux qui ont assisté au colloque Bayrou en sont-ils ressortis rassurés et pleins d'espoir?
Écrit par : JL | 04 février 2012

Mais ce n'est pas terminé encore i

Écrit par : guy morel | 04 février 2012

Bayrou en ce moment sur LCP

Écrit par : ALI GATOR | 04 février 2012

Répondons donc, et établissons des faits ; bref, informons. Les classes préparatoires [...]

Pour le Comité de l’APPLS, Marc Even

Écrit par : FGuichard, qui retrouve progressivement la vue | 04 février 2012

J'ajouterai que les conditions décrites dans ce droit de réponse ne sont pas une évolution récente due à l'intégration au système LMD ou à l'action militante de quelques courageux allumés, mais qu'elles existaient déjà il y a trente ans (déjà !) dans l'un des lycées les plus réputés de France. Pas de notes négatives, ni même infamantes, bonnes relations et collaboration profs-élèves, pas d'anti-dépresseurs ni de suicides. Du travail, de la discipline et du travail. La routine, quoi.

Écrit par : yann | 04 février 2012

J'oubliais Demailly et Catherine Bonnet Huby, exact!
Peut-être aurons-nous d'excellentes surprises parmi les autres...

Écrit par : JL | 04 février 2012

Ben moi, j'espère sans y croire qu'elle n'y sera pas allé pour rien. Elle qui a horreur de Paris. Si c'est pour que Bayrou passe grâce au vote enseignant et qu'il supprime la maternelle dès son élection investie, il pourra lui rembourser son billet de train plus precium doloris.

Écrit par : dobolino | 04 février 2012

Ben moi, j'espère sans y croire qu'elle n'y sera pas allé pour rien. Elle qui a horreur de Paris. Si c'est pour que Bayrou passe grâce au vote enseignant et qu'il supprime la maternelle dès son élection investie, il pourra lui rembourser son billet de train plus precium doloris.
Écrit par : dobolino | 04 février 2012

Moi, je crois qu'en effet Bayrou pourrait bien passer grâce au vote enseignant s'il réussit à mettre de son côté les quelques milliers de voix de ceux qui en ont marre de la dérive de l'école et souhaitent un retour à l'instruction, quelques milliers qui risquent de faire la différence. Comme en 2007, quand la Madone du Poitou avait commis l'immense erreur de déclarer lors d'une réunion du PS que les professeurs devraient être mis à 35 heures de présence, et quand Nicolas Sarkozy avait eu l'habileté de tartiner ( merci, Guaino!) sur l'école du mérite, de la discipline, etc.... Avec cette différence que cette fois, les enseignants seront plus difficiles à berner - chat échaudé craint l'eau froide...

Alors, ces nouvelles du colloque? Bayrou mettra-t-il les profs à 35 heures? Supprimera-t-il le CAPES et l'agrégation?

Écrit par : JL | 04 février 2012

Plus difficiles à berner je ne le crois pas quand l'offre intelligente avoisine zéro.
Et puis l'école privée confessionnelle financée avec les deniers publics, assez peu pour moi et pour beaucoup comme moi je crois.

Écrit par : moinketro | 04 février 2012

Trouvé sur lemonde.fr, cet extrait d'un article de Maryline Baumard sur le colloque Bayrou : du coup j'ai les réponses à mes questions.


"Statut des enseignants. "Je ne suis pas pour qu'on remette en cause le décret des années 1950 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l'établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser." Le décret de 1950 définit le métier d'enseignant par la présence dans la classe. UMP et PS sont tentés de le faire évoluer.

Recrutement. "Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré". Petite flèche en direction du rapport de Didier Grosperrin, député UMP qui proposait de les supprimer.

Formation. "La reconstruction d'une année de formation, en alternance avec l'exercice dans la classe, est impérative". La réforme de la mastérisation l'a supprimée en 2009. Le PS aussi veut restaurer cette formation.

Evaluation des enseignants. "La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d'inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d'établissement étranger à la discipline enseignée." François Bayrou répond là à la contestation importante actuellement sur la décision prise par Luc Chatel de faire évaluer les enseignants par les seuls chefs d'établissements."

Enfin des propos de bon sens sur l'Education nationale, et qui nous change des délires incompétents et bouffis de suffisance de tous les autres candidats sans exception! UMP, PS, etc. tous pareils : n'y comprennent rien, n'ont aucune culture à part celle du fric et de l'arrivisme, aucune empathie pour les travaux de l'esprit.
C'est dit, Bayrou aura ma voix.

Écrit par : JL | 04 février 2012

Les études rendent fous ! Alors vous pensez un colloque d'enseignants ... si on n'a pas passé la camisole à Brighelli avant la fin de la journée c'est qu'il a amené des boules quiès !

Écrit par : iPidiblue band of brothers | 04 février 2012

et qui nous changent...

Écrit par : JL | 04 février 2012

Le Bordères Ligné du Béarn veut que nous soyons dans le top ten à Pisa.

Moi, je m'en contrebranle.

Écrit par : dugong | 04 février 2012

Le Bordères Ligné du Béarn veut que nous soyons dans le top ten à Pisa.

Moi, je m'en contrebranle.
Écrit par : dugong | 04 février 2012

Moi aussi, complètement!

Écrit par : JL | 04 février 2012

Avec Bayrou et les autres, c'est pas dans les EPLE qu'on aura des économinettes ...

www.rue89.com/rue69/2012/02/04/paillard-et-exhibo-il-est-beau-ton-medecin-en-salle-de-garde-229071

Écrit par : dugong | 04 février 2012

En guise de poumons, on aura le Mou de Veau Corrézien.

On pourra toujours s'émuler par logiciels de simulation interposés.

Quelle misère !

Écrit par : dugong | 04 février 2012

C'est dit, Bayrou aura ma voix.
Écrit par : JL | 04 février 2012

On ne saurait mieux dire qu'on est un électeur.

Écrit par : guy morel | 04 février 2012

La journaliste n'a pas posé à Bayrou la question du financement public des écoles privées confessionnelles ? Parce que sa réponse risque d'être intéressante...

Écrit par : moinketro | 05 février 2012

"le chèque-éducation en place et le privé confessionnel aux commandes."

Ha bon ! Alors en cas de chèque éducation les écoles confessionnelles, égales devant la loi, serait si intrinsèquement meilleures que les écoles laïques, que ces derniéres seraient submergées, ne pouvant supporter la comparaison ?!

Dommage que vous soyez si défaitistes.

Écrit par : Patrick | 05 février 2012

"le chèque-éducation en place et le privé confessionnel aux commandes."

Ha bon ! Alors en cas de chèque éducation les écoles confessionnelles, égales devant la loi, serait si intrinsèquement meilleures que les écoles laïques, que ces derniéres seraient submergées, ne pouvant supporter la comparaison ?!

Dommage que vous soyez si défaitistes.

Écrit par : Patrick | 05 février 2012

Il me semble être maintenant assez bien placé pour savoir que l'école privée, confessionnelle ou non, n'est pas globalement "meilleure" que l’École publique.

Le problème n'est pas dans les "performances" dans la mesure ou c'est justement la notion de performance qui pose problème.

Il réside essentiellement dans le caractère "massif" de l'enseignement et dans le fait que les élèves ne sont pas vraiment considérés comme des personnes, mais, au choix, comme des "flux" (gestion des flux), comme des supports de savoirs, comme des candidats (candides ?), comme des "gamins" (horrible expression), comme des "jeunes" et jamais (ou très rarement) considérés comme des personnes.

Je le constate tous les jours en aide aux devoirs. On laisse ceux qui ne sont pas "adaptés au système" (et même souvent ceux qui le sont et sans même s'en apercevoir) de côté pour s'acharner sur une vision passéiste : la vision républicaine de l’École des instituteurs de la IIIème Rép.) ou futuriste (le pédagogisme qui encore plus inadaptée et aliénante dans le contexte actuel.

Excusez-moi de rompre peut-être un certain consensus sur ce blog, mais les cours particuliers et l'aide aux devoirs, depuis que je suis à la retraite (enfin façon de parler, puisqu'on m'a demandé de "rempiler") ont un peu bouleversé ma vision des choses (et je fais partie des gens qui acceptent volontiers de se laisser "bouleverser").

Vous acharnerez-vous contre moi si je vous avoue que j'en suis arrivé à réfléchir sur l'Ecole en Finlande ou sur les Ecoles Steiner ou n'importe quel autre forme d'approche qui rompe avec la vision intellectualiste et collectiviste de l'Ecole ?

Je parle de personnalités en formation, bien entendu mais ne reste-t-on pas "en formation", même en CPGE ?

Écrit par : Robin | 05 février 2012

"[...] souhaitent un retour à l'instruction..."

Écrit par : JL | 04 février 2012

Pourquoi un retour? Y en a-t-il jamais eu une?

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

Le Bordères Ligné du Béarn veut que nous soyons dans le top ten à Pisa.

Moi, je m'en contrebranle.
Écrit par : dugong | 04 février 2012

Moi aussi, complètement!

Écrit par : JL | 04 février 2012

C'est quoi, Pisa ??? ;-))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Le discours complet de Bayrou hier, c'est là :

http://www.bayrou.fr/forum/forum-2
JPB
PS. C'était tout à fait intéressant, cette journée MODEM / Education. Bien sûr que j'aurais des réserves sur tel ou tel point - mais on comparera avec intérêt les propositions de Bayrou avec celles que va faire Hollande jeudi prochain, sur le même sujet.

Écrit par : brighelli | 05 février 2012

Et les propositions de Bayrou sus forme lisible, et pas seulement audible, c'est là. Comme je ne répugne pas à la dépense, voici l'intégralité du discours.

Bien sûr que l'on peut ne pas être d'accord sur tout. Mais Hollande s'exprime jeudi sur le sujet, et croyez-moi, Bayrou lui a placé la barre très haut.

Quant à l'enseignement supérieur, il fera un discours spécifique dans quelques jours. Pour le moment, c'était Primaire et Secondaire. Les ateliers réunis lors de la journée ont pas mal parlé des IUT (merci, J*** !), mais le Supérieur est un monde en soi qui mérite une place en soi.

Donc, texte.


LE RÉARMEMENT ÉDUCATIF



Comme nous avons installé le « produire en France » dans les thèmes dominants de cette campagne électorale, nous voulons installer le « instruire en France ».

L’école, c’est la République. Les blessures à l’école, ce sont des blessures à la République. Les élèves en échec, ce ne sont pas seulement des échecs pour les élèves, ce sont des échecs pour la République.

L’école, c’est le projet humaniste par excellence.

Je suis pour la diffusion de la culture générale, pour que chaque élève dispose dans le monde complexe de la boussole nécessaire pour se retrouver dans la prolifération des informations, et former son propre jugement. Je suis pour qu’il sache se repérer dans le temps et dans l’espace, dans sa langue et dans ses langages, dont le langage des chiffres et du calcul et de la réflexion mathématique. Je suis par exemple déterminé à rétablir l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique, autrement que comme une option arrachée à force de protestations. Je suis déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie comme un facteur commun de toutes les années d’enseignement de l’histoire de l’école élémentaire à la classe terminale. Quelques heures par an qui seront d’une aide précieuse et éviteront, expérience maintes fois renouvelée, que les élèves croient de bonne foi que Louis XI, c’est le onzième siècle, Louis XIII le treizième, Louis XIV le quatorzième, et Louis XVI le seizième… Et chaque année sédimentera et enrichira la précédente.

Je ne suis pas pour une école qui abaisse son niveau d’exigence. Je suis pour une école qui hausse son niveau d’exigence, et se met ainsi au service de ceux à qui leur milieu social ne peut pas apporter le bagage culturel nécessaire qui ouvre à la compréhension du monde, et ouvre à la reconnaissance.

Rendre l’école à elle-même, c’est d’abord lui rendre le respect qu’on lui doit.

Je suis pour une société qui s’affirme solidaire avec ses enseignants. Le procès qui a été nourri contre eux ces dernières années, incessamment, par des gouvernements de gauche d’abord, de droite ensuite, est un pur scandale moral. Ceux qui les mettent en accusation, disant qu’ils ne travaillent pas assez, ne tiendraient pas deux heures en face d’une classe de collège. Ceux qui tiennent ces propos n’ont aucune idée de la somme de travail que représente la préparation, les corrections, les travaux divers et variés et d’abord administratifs que représentent 20 heures ou 17 heures de cours effectif au lycée. Je ne vois pas comment on peut, pour une heure d’enseignement effectif, consacrer moins d’une heure à la préparation et à la correction des copies ! À quoi il convient d’ajouter les conseils de classe, parfois de discipline, la participation aux activités et aux réunions, les charges administratives, livrets et bulletins divers, et l’effort de culture ou de mise à jour des connaissances. De sorte qu’il est juste et nécessaire, même contre l’opinion excitée par des démagogues, de rappeler que les enseignants travaillent sauf exception beaucoup plus de 35 heures ! Les chiffres du ministère eux-mêmes le disent.

On ne mesure pas le travail d’un journaliste, heureusement !, à son temps de présence à la salle de rédaction, pas le temps de travail d’un comédien à son temps de présence sur scène, pas le temps de travail d’un sportif aux heures sur le terrain, pas le travail d’un universitaire à la présence dans l’amphithéâtre !

Et il est bon qu’un enseignant, qui est allé à l’école toute sa vie, puisse rencontrer le monde, la ville, les livres, l’univers internet, puisse enrichir hors les murs ce qu’il apportera à l’intérieur des murs de l’établissement. Enseigner ce n’est pas un travail assujetti, à la pointeuse, c’est un travail d’enquête, d’enrichissement et de transmission. Peut-on comprendre qu’un enseignant ne voie pas juger sa mission au seul contact avec des enfants ou des adolescents ? Peut-on comprendre qu’un enseignant a besoin de rencontrer d’autres adultes et souvent et beaucoup des adultes qui ne soient pas seulement des enseignants ?

Il faut non pas enfermer mais ouvrir. Défense des années sabbatiques hors système éducatif. Garantie de retrouver poste et conditions de carrière si l’on décide de revenir à l’enseignement.

Les parents, et les élèves eux-mêmes, qu’attendent-ils de l’école ? Ils attendent que les enfants apprennent quelque chose de solide, reçoivent les bases pour former leur jugement et leur culture, construisent leur comportement, rencontrent harmonieusement les élèves de leur âge.

C’est tout cela qui est en défaut. C’est tout cela qu’il faut reconstruire.

La France a des résultats très inquiétants. On recule en compréhension de l’écrit, on recule en mathématiques, on recule en sciences, on est presque derniers en inégalités scolaires.

Il existe une stratégie pour rendre à l’école, de la maternelle à l’université, confiance en elle-même et confiance de la nation.

Il faut le faire, pour les deux premières années du mandat, sans moyens supplémentaires, mais avec des moyens garantis.

Je veux traiter directement de la question des moyens. Tout le monde le sait, sauf ceux qui consciemment ont décidé de tromper les Français, la France doit sortir du surendettement qui l’asphyxie, si elle veut préserver son modèle social et de services publics. Mais l’investissement dans l’école, dans la formation, dans l’éducation, dans la recherche, est le meilleur investissement pour la nation. C’est pourquoi je veux prendre un engagement : pour les années qui viennent, je garantirai le maintien des moyens existants, et ce sera un grand effort pour la nation.

Cependant je veux vous dire ceci, qui me fâchera avec quelques-uns, mais à quoi les autres réfléchiront. La question des moyens est un signe de reconnaissance et d’intérêt. Elle n’est pas à mettre au rancart. Mais la question des moyens n’est pas la question clé. La question du moral, la question de l’organisation, celle de l’équilibre des programmes, la question des savoir-faire devant la classe, la question des conditions de travail, la question de la démarche à suivre pour transmettre, la question de l’analyse et de la transmission des démarches pédagogiques innovantes ou traditionnelles consacrées par les résultats devant la classe, la question de la reconnaissance de l’enseignant pas seulement par la nation mais par les élèves et leurs parents, la question de la vocation, toutes ces questions sont au moins aussi cruciales que la question des moyens, et à ces questions on peut apporter des réponses.

Et symétriquement, je fixerai des objectifs de progrès pour notre éducation nationale, des progrès vérifiables par tous, qui nous rendront la maîtrise de l’avenir et la fierté de l’école française.

Permettez-moi d’ajouter ceci, qui améliorera les conditions de travail : je crois qu’il est trop d’heures de cours dans la semaine moyenne du plus grand nombre des élèves. Je connais des élèves qui ont des emplois du temps de 30 heures, 32 heures, 37 heures ! non pas dans les classes préparatoires, mais dans l’enseignement secondaire le plus normal, au collège ou au lycée. Je vous dis ma conviction : ce n’est pas par l’accumulation des heures de cours que se construit le savoir chez l’élève. Mieux vaudrait, en un nombre plus restreint d’heures de cours, transmettre davantage de méthode d’apprentissage, d’apprendre à apprendre, que l’élève pourrait ensuite valoriser, y compris dans un travail individuel, libre, puisque nous sommes aujourd’hui dans le monde internet !

Et puisque j’en suis à Internet : quand le bon Esope (je dis le bon Esope comme tout le monde, mais je n’ai pas de renseignement particulier sur sa bonté : peut-être le dit-on bon parce que la légende dit qu’il était très laid…) se voit demander quelle est la meilleure chose du monde, il répond « la langue » ; et quand on lui demande quelle est la pire, il répond aussi « la langue ». Je pense qu’Internet est la meilleure chose du monde pour un esprit construit et actif, et la pire pour un esprit inconstruit et passif. Je vous livre une conviction personnelle : il n’est d’apprentissage qu’actif ! Le copier-coller est de nul effet, ne sédimente absolument pas ! De même le calcul conduit avec les innombrables modèles de calculette peut faire gagner du temps, mais le calcul mental est le seul qui vous offre l’autonomie, les ordres de grandeur, le jugement : c’est un art civique. Endettement.

Nous devons reconstruire en pensant d’abord à l’enseignement public. Je considère l’enseignement privé, et d’abord l’enseignement privé sous contrat, comme faisant partie intégrante de l’éducation nationale. Mais ma préoccupation est aujourd’hui encore davantage tournée vers l’enseignement public. La fuite de nombreux élèves, le nombre des parents qui disent : « je choisis l’enseignement privé, même si je ne partage pas les convictions de l’école catholique, mais je pense à mes enfants » cette phrase doit être reçue comme un signal d’alarme. Le nombre croissant de choix en direction de l’enseignement privé hors contrat est une alarme encore plus urgente. Non pas que l’on doive mettre en cause la liberté d’enseigner, mais l’éducation nationale ne peut pas perdre indéfiniment ainsi, en statut et en reconnaissance. On doit ranger au nombre de ces alarmes l’explosion des cours particuliers, payés en partie grâce aux libéralités du budget de la nation, et donc du contribuable.

Que disent-ils ? Des choses très simples : je veux que mon enfant soit en sécurité physique et morale. Je ne veux pas qu’il soit agressé. Je veux qu’il apprenne quelque chose. Ça m’est égal de payer, si j’en ai les moyens, pourvu que ces années ne soient pas perdues et que mon enfant se sente bien dans l’enseignement qu’il reçoit. Eh bien je vous le dis : cela nous allons le changer ! Le calme, le respect, l’attention particulière aux élèves, la sécurité des enfants et des parents, l’assurance que les enseignants retrouveront la sérénité dans leurs cours, cela nous allons le reconstruire et nous allons le reconstruire dans l’école de la République.

La sécurité physique et morale, la certitude d’apprendre quelque chose, la volonté que l’enfant se sente bien, en tout cas qu’il ressente l’enseignement qu’il reçoit comme légitime, tout cela, c’est ce que l’école de la République doit aux futurs citoyens que sont les élèves, aux citoyens que sont les parents !

Je n’accepterai donc aucune faiblesse dans l’application de ce programme de justice élémentaire. Je pense évidemment qu’il faut des évolutions dans notre système d’enseignement. Je ne présenterai pas ces évolutions comme la méga réforme dont tous les gouvernement s’enorgueillissent. Je pense qu’il faut lâcher les basques aux enseignants (je rétablis l’expression originale mais ceux qui voudront dire « lâcher les baskets » ne seront pas mis en examen) avec les réformes à perpétuité, qui déstabilisent l’institution et ceux qui la servent.

Il y a eu de nombreuses démagogies et une idéologie dangereuse. Je désapprouve l’idée que ce soit par l’intérêt financier, par des primes, par la carotte financière que l’on doit obtenir le comportement que l’on souhaite des enseignants. Ils ne comprennent pas, ces obsédés de la prime (et de la sanction financière sans doute un jour), qu’il est d’autres valeurs, d’autres raisons de vivre. Ils ne comprennent pas qu’un enseignant n’est pas le concurrent d’un autre enseignant et n’a aucune envie de le devenir. Ils ne comprennent pas que l’enseignement, ce n’est pas la société de concurrence, ce n’est pas la compétition, c’est même probablement le contraire. Ce n’est pas, à mes yeux, la compétition perpétuelle entre élèves, cela est une dérive et je la désapprouve. Et pas davantage entre enseignants.

C’est une vision du monde qui est tout autre, et antagoniste, avec la vision du monde qu’on essaie de nous imposer depuis de trop longues années ! L’enseignement, cela prend du temps, cela n’est pas une obéissance, c’est un service réalisé en conscience. Cela s’évalue, - et pour moi, cela s’évalue objectivement, aux résultats obtenus - mais cela n’est servile à l’égard de rien ni de personne. C’est au sens le plus ancien du terme une vocation « libérale », comme on disait en latin « artes libérales », dignes d’un homme libre. Car c’est le maître libre qui fait l’élève libre.

Bien sûr, il est légitime qu’il y ait des instructions générales et des programmes. Mais les programmes gagneraient à être simplifiés, allégés, suffisamment brefs pour être approfondis, et pas effleurés, à la course. Penser que le programme d’histoire en première exige qu’on traite de la guerre au XXe siècle en seize ou dix-sept heures ! Première guerre mondiale, ses causes et son déroulé, entre deux guerres, guerre mondiale de 1940-1945, sur tous ses théâtres d’opération, et totalitarisme nazi, et Shoah, guerres coloniales, Corée, Vietnam, Cambodge, guerre froide, le tout en 16 heures !...

Je me dois de vous dire ma conviction en matière pédagogique. Il est un grand débat qui traverse depuis des décennies le monde de l’éducation et plus encore l’univers de ceux qui se passionnent pour l’éducation. Et il y a grande guerre entre ceux qui plaident que l’enseignement valide repose sur des contenus solides et maîtrisés et ceux qui affirment que l’enseignement valide, c’est celui qui épanouit la personnalité. De toute ma vie d’élève, d’étudiant, de professeur, de père de famille, de père d’enseignants, d’admirateur de professeurs, je n’ai cessé d’avoir une conviction : l’enseignement valide c’est celui qui unit des connaissances solides et une générosité chaleureuse que l’élève sent, que l’étudiant sent et qui l’épanouit. Voilà ma doctrine pédagogique. L’un n’est pas contradictoire avec l’autre, l’un est l’appui de l’autre, et l’un sans l’autre c’est l’échec.

Et voilà le corolaire de ma conviction : ce qui fait la différence, c’est le maître. C’est l’effet maître qui permet à certaines classes d’avancer plus vite et mieux que d’autres quel que soit le niveau social et culturel des élèves qui forment cette classe. C’est dans l’expérience, le savoir-faire, l’humanité, la générosité des maîtres que se situe, dans le premier degré comme dans le second degré, le gisement de progrès de l’éducation en France. En tout cas, c’est ce gisement-là, que je veux mettre en exploitation, en repérant, en étudiant, en répandant, la stratégie pédagogique suivie par les maîtres qui, plus nombreux qu’on ne le croit, réussissent. Cela est ma philosophie du progrès de l’école.

Et la clé première de la réussite, de l’égalité des chances, à l’école comme dans la vie, c’est la langue ! La langue, c’est l’émotion, c’est la pensée, c’est l’empathie, c’est l’influence, c’est le pouvoir, c’est l’analyse, c’est le rire. La langue, c’est le nécessaire et presque le suffisant. C’est l’accès à la langue qui efface les frontières sociales, culturelles. C’est l’inégal accès à la langue qui fait frontière, au contraire. La langue doit donc être au sens propre la priorité, puisqu’elle donne accès en même temps à l’univers des connaissances, et à la force de la création.

Par exemple, je suis persuadé que l’école française souffre non pas de la notation, comme le croient certains, mais de n’exposer à l’élève et aux parents qu’une notation négative. Je suis persuadé que la valorisation, méthodique, des qualités des élèves, même et surtout celles qui ne correspondent pas aux attentes classiques, au moins autant que de leurs insuffisances, serait pour eux, en tout cas pour ceux que j’ai rencontrés et même rencontrés de près, d’une grande efficacité. Je suis persuadé que la mise en confiance de l’élève, et non sa mise en défiance, serait une arme de progrès.

Je suis persuadé aussi que l’affirmation que le modèle de l’école ne peut être le modèle de la seule reproduction, mais qu’il doit être aussi le modèle de la création, que cette affirmation est fondatrice.

Mais tout cela, ces affirmations avec lesquelles on a le droit de ne pas être d’accord, tout cela sera mis au point, et tranché, par le grand travail de recherche pédagogique qui sera développé à partir des réussites identifiées et repérées, et auxquelles tous les enseignants intéressés pourront avoir accès. C’est un vaste mouvement, à l’instar de ce que furent dès le lendemain de la guerre, les Cahiers pédagogiques.

Je veux vous dire franchement mes convictions, celles que je présente aux Français.

Voilà donc mes orientations et mes engagements.

1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales.

2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.

3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.

4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.

5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré. Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une légitimité.

6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience.

7- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40 % de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai.

8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !

9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie.

10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.

11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.

12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques.

13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit. Le but n’est pas d’exclure, mais d’intégrer les élèves qui, autrement, seront perdus dans leur scolarité.

14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.

15- Le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants. Mais ce bagage de connaissances et de méthode ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves, en situation de rejet de l’école, un « collège hors les murs », avec des pédagogies adaptées, doit permettre une reconstruction et le retour, s’ils le souhaitent, à la voie classique.

16- Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité.

17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.

18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, aux établissements pour des programmes au choix.

19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes. Ces bourses de tutorat doivent être offertes à coût réduit, aisément accessibles. Elles pourront être offertes, en complément de leur retraite, à des enseignants qui voudront encore servir. Elles accroîtront la présence des adultes dans les établissements.

20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe.

21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage.

22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995.

23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance. Question : ce qui bloque ? Pour les entreprises, du côté de l’éducation, destination de la taxe d’apprentissage.

24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.

25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ».

26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée.

27- Enfants handicapés dans leur scolarisation. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent. Beaucoup d’enseignants se sentent démunis. Cette question sera abordée dans le cadre d’une conférence nationale sur le handicap.

28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement secondaire.

29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.

30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de ceux qui veulent apprendre..

Écrit par : brighelli | 05 février 2012

Point 16 du Bordères Ligné du Béarn "Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité."

La barre n'est pas si haute que ça. Imaginez un peu s'il avait dit et écrit : "Les programmes doivent être réécrits avec les enseignants en imposant des contenus cohérents, progressifs, denses et structurés"

Mais même dans la version "originale", pourquoi diable le Corniaud de Tulle irait-il faire de la surenchère ?

Enfin, pas une trace d'un début de commencement d'aube de réflexion sur le rôle de la petite, moyenne et grande prêtrise du Moloch, sauf peut-être au point 20 - qui s'occupera activement à caterpilariser et passer tout çà au broyeur.

Écrit par : dugong | 05 février 2012

tout ça ...

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Ben voilà un discours sans langue de bois :
Imaginez qu'il ait dit :

" Je ne suis pas pour une école qui ÉLÈVE son niveau d’exigence. Je suis pour une école qui BAISSE son niveau d’exigence, et se met ainsi au service de ceux à qui leur milieu social PEUT apporter le bagage culturel nécessaire qui ouvre à la compréhension du monde, et ouvre à la reconnaissance.
/.../
Je suis pour une société qui s’affirme EN OPPOSITION avec ses enseignants.

etc..."

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

Ce lien est exclusivement réservé à dugong, les autres, passez votre chemin au risque de tousser à vous en étouffer :
http://www.fh-2012.com/

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

Merci Zorglub pour cette activité ludique si instructive et cathartique.

J'ai envoyé un courriel à l'irresponsable du site pour lui suggérer de sortir une version plus hard avec goudron et plumes

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Tiens, il parle aussi "d'apprenants", Bayrou ??

Excellent, Zorglub... Je fais circuler !! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Un bon point à Bayrou: il semble avoir compris que l'embrigadement intégral dans la valeur-travail représente la destruction définitive de la vocation de l'enseignant-chercheur
Que les socialos n'arrivent pas à apercevoir cela en dit assez pour qu'on puisse se permettre un homérique éclat de rire face à leur prétention d'incarner des valeurs de gauche...

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

"Mieux vaudrait, en un nombre plus restreint d’heures de cours, transmettre davantage de méthode d’apprentissage, d’apprendre à apprendre, que l’élève pourrait ensuite valoriser, y compris dans un travail individuel, libre, puisque nous sommes aujourd’hui dans le monde internet"!


Meirieu ne dit pas autre chose depuis 30 ans. Sans parler de l'OCDE qui en a repris à l'échelle européenne le concept pour l'élargir aux notions de "lifelong learning" et de "lifewide learning".

Écrit par : Buntov | 05 février 2012

"lifelong learning" et de "lifewide learning" Buntov

A compléter, en 3D, avec le lifedepth learning pour achever l'enterrement ("lifedeath learning" ?).

Écrit par : dugong | 05 février 2012

« Proposition 20 - Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe. »

Les chefs d'établissement semblent souvent être des gens, disons, étranges ;))
Comment faire pour recruter des chefs d’établissement qui ne soient pas simplement des psychopathes rêvant de vivre claquemurés dans leurs bureaux ? ;))

Apparemment aucun parti ne veut s’écarter du modèle hiérarchique de type chef de droit divin. Personne ne préconise un professeur désigné chef par ses collègues comme dans d’autres pays.
La plupart des propositions des partis prétendent en fait assujettir le plus possible les enseignants, traités comme des mineurs irresponsables doublés de fainéants à surveiller et à contrôler le plus possible.
Le modèle finlandais avec lequel on nous bassine ne semble pas les inspirer dans ce domaine : là-bas, les proviseurs continuent à enseigner, il n’y a pas de hiérarchie militaire comme en France. Il s’agit d’un système basé plus sur la confiance que sur le flicage mais ça le pédagolisme n’en veut absolument pas, ça contredit tous ses principes !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Il faut changer le nom de chef d'établissement en bâtonnier ! Ce sera plus éloquent ;..

Écrit par : iPidiblue et les affres de la vie éducative | 05 février 2012

"là-bas, les proviseurs continuent à enseigner"

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Ne dites pas ça à Guy, vous allez vous faire engueuler !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

"là-bas, les proviseurs continuent à enseigner"

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Ne dites pas ça à Guy, vous allez vous faire engueuler !! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012


Et pourquoi ?

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Pour le plaisir comme chantait la vedette !

Écrit par : iPidiblue et les affres de l'éducation | 05 février 2012

Apparemment aucun parti ne veut s’écarter du modèle hiérarchique de type chef de droit divin. Personne ne préconise un professeur désigné chef par ses collègues comme dans d’autres pays.
Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Ils reproduisent le seul mode d'organisation que leur imagination de moineau connaisse et qui cimente leur propre parti...
Faudra bien un jour que les gens sortent de leur apathie politique pour envoyer toute cette engeance se faire foutre.
Je vais remettre au goût du jour "La note sur la suppression des partis politiques " de S. Weil je crois...

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

Tout ce qui n'est pas écrit reste à faire :

Proposition 31 : La dgesco * sera réorganisée en un Peloton Itinérant des Néons, Ampoules et Lampes (PINEAL **) qui sera chargé de changer les dispositifs d'éclairage défaillants.
Il faut engager une réflexion sur la mue des néons qui chantent faux. Cette réflexion débouchera sur un référendum.

* referens

** on n'y glandera pas

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Le modèle finlandais avec lequel on nous bassine ne semble pas les inspirer dans ce domaine : là-bas, les proviseurs continuent à enseigner, il n’y a pas de hiérarchie militaire comme en France. Il s’agit d’un système basé plus sur la confiance que sur le flicage mais ça le pédagolisme n’en veut absolument pas, ça contredit tous ses principes !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Oui, quand ils vont s'apercevoir de ça au MEN, ça m'étonnerait qu'ils continuent à vanter le modèle.

Merci à JPB pour le Programme de Bayrou que je viens d'imprimer sur papier (j'avais d'abord écrit "tirer", mais je me méfie des petits rigolos sur ce blog ;-)) ... 9 feuilles en Times New Roman 12 (ou p'têt 11 ?) ; puisqu'il est entendu que, faute de siroter de l'ouzo sur une île grecque, nous avons décidé de jeter notre argent par les fenêtres ! ... A l'intention de mon épouse, fan de Bayrou depuis toujours, enfin surtout depuis 1990 et "La Decennie des Malappris" et un peu aussi de ma pomme.

Les exigences, je ne suis pas du tout certain qu'elles aient baissé (le niveau, c'est autre chose et c'est justement le problème) ; jetez un coup d’œil sur la copie de philo de Maïwen (T.L) sur mon blog (si vous avez du temps à perdre), vous me direz si les exigences ont baissé, sachant que sa copie a obtenu la note de 13/20.

Je constate en aide aux devoirs que des collègues ne mettent jamais - par principe - plus de 12 à une copie en lycée, notamment en français et en philo., quelle que soit la qualité de la copie et que l'on exige des élèves des "compétences" extrêmement élevées (à moins que le problème ne vienne de moi) - le commentaire composé, la dissertation sont toujours à l'honneur et il m'arrive de passer des heures à "faire le sujet pour voir" et de m'en voir (je sais, je ne suis pas agrégé, mais enfin).

J'ai incité une élève à demander poliment : "qu'est ce qu'il faut faire pour avoir plus de 12/20 ?

Le problème ne vient pas de la baisse des exigences qui existe bien sûr ici ou là, mais de la distance entre les exigences et le niveau des élèves.

Si Bayrou ne comprend pas cela, il ne peut pas comprendre non plus ce que fait le GRIP et le SLEEC, en théorie et en pratique. J'aimerais avoir l'avis de Guy Morel sur ce point.

Écrit par : Robin | 05 février 2012

Faudra bien un jour que les gens sortent de leur apathie politique pour envoyer toute cette engeance se faire foutre.
Je vais remettre au goût du jour "La note sur la suppression des partis politiques " de S. Weil je crois...

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

Très beau texte qui renvoie au primat de la personne (et pas seulement de l'individu), sur le collectif et qui pourrait faire venir le printemps ! L'influence du Péguy des Cahiers est perceptible.

Écrit par : Robin | 05 février 2012

"là-bas, les proviseurs continuent à enseigner"

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012

Ne dites pas ça à Guy, vous allez vous faire engueuler !! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012


Et pourquoi ?

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Ne m'aviez-vous pas un peu envoyé paître, quand je vous affirmai céans que "mon" chef d'établissement avait une charge de cours dans son service, en affirmant que "ce n'était pas un établissement", (je vous cite de mémoire)??

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

"J'ai incité une élève à demander poliment : "qu'est ce qu'il faut faire pour avoir plus de 12/20 ?" Robin

Incitation de mineur à la débauche d'effort ?

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Je constate en aide aux devoirs que des collègues ne mettent jamais - par principe - plus de 12 à une copie en lycée, notamment en français et en philo.

Écrit par : Robin | 05 février 2012

Faut voir, Zorglubette a eu 19 au bac S en philo.

Je ne souhaite pas dénigrer ma progéniture (!) mais je suis assez interrogatif !
Comme elle ne s'entendait pas bien avec sa prof (une écolo décroissante intégriste, militante permanente) elle a séché une part importante des cours et les a remplacés par la lecture de "la philo pour les nuls" (acheté à vil pris dans un vide grenier) puis dans la semaine avant le bac d'annales corrigées et de quelques fiches de synthèse.

Il ne me semble pas que ma Zorglubette préférée ait un génie particulier (et pourtant chacun connait le regard bienveillant porté par un père sur son unique fille).
Néanmoins en quelques dizaines d'heures elle est passée de rien à l'excellence.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

"J'ai incité une élève à demander poliment : "qu'est ce qu'il faut faire pour avoir plus de 12/20 ?" Robin

Incitation de mineur à la débauche d'effort ?

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Et quand je pense que j'avais écrit baissé avec un seul S et que j'ai failli ne pas m'en apercevoir ! ))))))))))))

Écrit par : Robin | 05 février 2012

La chauve sourit aussi ... aimer, boire et chanter ! Champagne-Polka ...

Écrit par : iPidiblue effort vers la débauche | 05 février 2012

Il ne me semble pas que ma Zorglubette préférée ait un génie particulier (et pourtant chacun connait le regard bienveillant porté par un père sur son unique fille).
Néanmoins en quelques dizaines d'heures elle est passée de rien à l'excellence.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

Elle a sans doute hérité du génie de son papa ! ;-)))))))))

Écrit par : Robin | 05 février 2012

"Mieux vaudrait, en un nombre plus restreint d’heures de cours, transmettre davantage de méthode d’apprentissage, d’apprendre à apprendre, que l’élève pourrait ensuite valoriser, y compris dans un travail individuel, libre, puisque nous sommes aujourd’hui dans le monde internet"!


Meirieu ne dit pas autre chose depuis 30 ans. Sans parler de l'OCDE qui en a repris à l'échelle européenne le concept pour l'élargir aux notions de "lifelong learning" et de "lifewide learning".
Écrit par : Buntov | 05 février 2012

Ouais, c'est la partie la plus faible de son discours. Il enfonce des portes ouvertes, car "apprendre à apprendre" est la première mission de l'école. Mais ça prend quelques heures ou quelques semaines ( c'est la tâche des instituteurs)
et c'est acquis pour la vie. On ne peut pas remplir les heures cours, ensuite, pendant des années, avec d' "l'apprendre à apprendre", c'est absolument grotesque, il faut bien commencer à leur "apprendre" quelque chose! Là où il a raison, c'est que ce n'est pas par le bourrage de crâne avec des programmes démentiels qu'on forme des élèves instruits : la course au programme est une stupidité. Là où il a raison aussi, c'est que les élèves peuvent être amenés, par de bons cours, à compléter par eux-mêmes leur culture. Je ne suis pas sûr que Meirieu ait dit la même chose, car il y a chez Meirieu une hargne profonde à l'égard de l'enseignant, dont il veut effacer jusqu'à la présence, et je préfère entendre un agrégé des Lettres me dire ça en termes clairs et mesurés, plutôt qu'un type qui n'a jamais été foutu de décrocher aucun concours et qui se répand depuis combien de décennies en un sabir agressif, opaque et bouffi de suffisance.
Ce que je retiens surtout de Bayrou, c'est qu'il ne mettra pas les enseignants à 35 heures de présence, qu'il recrutera les professeurs par des concours nationaux (ah! mais au fait, je suis pris d'un doute : a-t-il cité les mots "CAPES" et "agrégation"?) et qu'il rétablit l'année de stage sur le terrain avec un tuteur après concours. Cela seul suffit à me le faire préférer à tous les autres candidats.

Écrit par : JL | 05 février 2012

Elle a la santé des grands fauves ...

Écrit par : iPidiblue effort vers la débauche | 05 février 2012

Primum vivere deinde sapere !


Vous savez ce qu'on dit : la santé avant tout !

Écrit par : iPidiblue effort vers la débauche | 05 février 2012

Je ne souhaite pas dénigrer ma progéniture (!) mais je suis assez interrogatif !
Comme elle ne s'entendait pas bien avec sa prof (une écolo décroissante intégriste, militante permanente) elle a séché une part importante des cours et les a remplacés par la lecture de "la philo pour les nuls" (acheté à vil pris dans un vide grenier) puis dans la semaine avant le bac d'annales corrigées et de quelques fiches de synthèse.

Il ne me semble pas que ma Zorglubette préférée ait un génie particulier (et pourtant chacun connait le regard bienveillant porté par un père sur son unique fille).
Néanmoins en quelques dizaines d'heures elle est passée de rien à l'excellence.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012
Vous croyez sérieusement que l'examen de contrôle du bac est un critère sérieux pour juger de l'acquisition d'une culture philosophique?
C'est au contraire cela qui court circuite toute possibilité de disposer d'une skholè, condition sine qua non de l'acquisition d'une véritable culture de l'esprit critique.
J'ai cette année pour la première fois de ma vie des heures que je fais en première sans contrainte d'un programme infaisable à faire sans tout survoler et ne rien approfondir, sans la pression de cette saloperie d'examen qui massacre ma discipline et la défigure en une absurde entreprise de bachotage; enfin j'ai l'impression de pouvoir mener à bien un enseignement de philosophie dédié à une véritable instruction publique (pas le simulacre dont certains ici semblent nostalgiques)

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

Apparemment aucun parti ne veut s’écarter du modèle hiérarchique de type chef de droit divin. Personne ne préconise un professeur désigné chef par ses collègues comme dans d’autres pays.

Écrit par : Pierre Lariba | 05 février 2012


Une vraie question !

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 février 2012

Serpent Vert vous n'avez pas vraiment compris l'inquiétude légitime de Zorglub : il avait peur que sa fille soit un génie incompris !

On peut le rassurer pleinement : se débrouiller aussi bien en bachotant des fiches prouve qu'elle se tirera très bien de cette grande épreuve qu'on appelle la vie !

Écrit par : iPidiblue bachoteur versus radoteur | 05 février 2012

À propos de la Finlande, j’ai lu pas mal de choses ces derniers temps. Non, pas en finlandais ;))

Quelques points sur le « modèle finlandais » que les Pravdas de l’éducation ne mettent généralement pas en avant :

 Il n’y a plus d’inspecteurs ;
 Les professeurs sont bien mieux payés ;
 La profession est attractive pour les bons étudiants : plus de 40 personnes pour un poste.
 Les Écoles normales sont un peu comme des hôpitaux universitaires ;
 Le système est bien moins hiérarchique ;
 Moins d’élèves par classe ;
 Pédagogie plus traditionnelle (influence d’Herbart) que socio-constructiviste ( !) ;
 53 % des élèves vont au lycée général et là les notes réapparaissent ;
 47 % vont donc dans les LP ;
 Donc pas de promesse fallacieuse de fac pour tous. Etc.

Faut rappeler qu’il n’y a que 5 millions d’habitants. De pays centralisé c’est devenu un pays très décentralisé.

Écrit par : P. Lariba | 05 février 2012

Les chefs d'établissement "Une vraie question !

Écrit par : Daniel Arnaud "

D'autant qu'ils vont partir massivement à la retraite et vont être remplacés par des gens qui n'auront connu que le formatage pédagol : de quoi foutre la trouille ! ;))

Écrit par : P. Lariba | 05 février 2012

"Néanmoins en quelques dizaines d'heures elle est passée de rien à l'excellence."

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

Quelques dizaines d'heures ?? C'est énooooooooooooooooorme !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Serpent Vert vous n'avez pas vraiment compris l'inquiétude légitime de Zorglub : il avait peur que sa fille soit un génie incompris !

On peut le rassurer pleinement : se débrouiller aussi bien en bachotant des fiches prouve qu'elle se tirera très bien de cette grande épreuve qu'on appelle la vie !

Écrit par : iPidiblue bachoteur versus radoteur | 05 février 2012
Mea maxima culpa alors!
Cela dit je maintiens qu'il n'a jamais existé autre chose qu'un simulacre d'instruction publique dans tout le XIXème et XXème siècle et que l'école n'a jamais servi qu'à trois objectifs fondamentaux et complémentaires:
a)maintenir les individus dans un état d'apathie politique.
b) en faire des rouages de la machine économique.
c)leur donner le sentiment illusoire d'appartenir à une communauté nationale les rendant mobilisables à tout instant en temps de guerre.

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

"C'est énooooooooooooooooorme !!!

Écrit par : Christophe Sibille "

Comme disait la jeune mariée.

Écrit par : P. Lariba | 05 février 2012

Sans Le Pen Maruine Euroniette, les électeurs, nullement troublés, changent de jouet, et Sarkozy et Bayrou s'envolent dans les sonduages jidédesques . Les socialistes affolés vont appeler leur mère à donner leur signature de soutien à la candidate frontiste.

Écrit par : merdalors | 05 février 2012

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Ne m'aviez-vous pas un peu envoyé paître, quand je vous affirmai céans que "mon" chef d'établissement avait une charge de cours dans son service, en affirmant que "ce n'était pas un établissement", (je vous cite de mémoire)??
Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Christophe, vous avez des problèmes une vue un peu étroite.
Je crois que vous feriez bien de reprendre un poste dans l'enseignement courant.

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Si Bayrou ne comprend pas cela, il ne peut pas comprendre non plus ce que fait le GRIP et le SLEEC, en théorie et en pratique. J'aimerais avoir l'avis de Guy Morel sur ce point.
Écrit par : Robin | 05 février 2012

Je pense qu'aucun des candidats ne le comprend. Pas plus d'ailleurs qu'aucun d'entre eux ne comprend la nature de la crise dans laquelle nous sommes. Ce n'est pas leur problème. Je suis, pour la suite, d'un pessimisme absolu, ce qui est, à mon sens, la base d'un optimisme méthodologique : au fond du puits, le pire n'est pas fatal.
Bon à part ça, c'est JPB qui a rédigé le discours de Bayrou, ça crève les yeux.

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Bon à part ça, c'est JPB qui a rédigé le discours de Bayrou, ça crève les yeux.

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Vil flatteur !
Je l'ai déjà dit ailleurs : Bayrou écrit tout seul. Je sais que c'est rare, que le nègre éventuel que tu es, Guy, n'en revient pas et doute encore, mais c'est un fait.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2012

Bon à part ça, c'est JPB qui a rédigé le discours de Bayrou, ça crève les yeux.

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Vil flatteur !
Je l'ai déjà dit ailleurs : Bayrou écrit tout seul. Je sais que c'est rare, que le nègre éventuel que tu es, Guy, n'en revient pas et doute encore, mais c'est un fait.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2012

- J'ai tout fait à la main !


Vient de nous déclarer l'heureux père de six enfants.

Écrit par : iPidiblue ardo ! | 05 février 2012

Vegghio, penso, ardo, piango ...

Écrit par : iPidiblue ardo ! | 05 février 2012

Ah? JPB utilise le terme "apprenant", maintenant ? Conversion récente, alors.

Écrit par : moinketro | 05 février 2012

"Christophe, vous avez des problèmes une vue un peu étroite.
Je crois que vous feriez bien de reprendre un poste dans l'enseignement courant."

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Là, c'est vous, qui avez des problèmes de vue extrêmement étroite !!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

En plus, je ne vois le rapport en aucune manière avec "l'enseignement courant"*...
Et je ne sais pas ce que c'est, d'ailleurs... Je n'ai pas l'impression de faire d'enseignement autre que "courant"*...

* Comme les chiens du même nom ?

Et toujours pas de nouvelles de la lecture de ma proposition de contribution musicale par les "gens" du Grip ???

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Ca fait du bien de se faire fracasser par Guy, 'est-ce pas Christophe ?

Écrit par : iPidiblue piango ! | 05 février 2012

Vous croyez sérieusement que l'examen de contrôle du bac est un critère sérieux pour juger de l'acquisition d'une culture philosophique?

Écrit par : serpent vert | 05 février 2012

Du tout et bien au contraire !

L'anecdote était au service de cette dénégation : obtenir un bonne note au bac en ayant travaillé superficiellement et sans avoir de génie particulier le montre.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

serpent vert, est-ce à cause de :
http://www.google.fr/search?q=gonyosoma+oxycephala&hl=fr&client=firefox-a&hs=OJ6&rls=org.mozilla:fr:official&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=IbIuT5HcI-TF0QXVkd3HCA&ved=0CCwQsAQ&biw=1280&bih=861
?

J'ai longtemps maintenu cette espèce, le dernier spécimen a claqué, sans doute de vieillesse (plus de 13 ans) il y a quelques mois.
De mon point de vue c'est un des serpents les plus beaux, mais galère à alimenter et avec un caractère épouvantable et une vitesse de frappe fulgurante (je me suis fait régulièrement croquer).

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 février 2012

VERDICT :
Un beau programme Sarko-Bayrou. Bayrou sera un grand ministre et un Grand Ministre.La proposition 2 ci-dessous sera donc impossible puisque le monde enseignant de gauche-gauche comme de gauche molle sabotera comme de 2007 à 2011, Brighelli et Morel seront pas les derniers à démolir même si Brighelli vote pour en ce moment.J'avais acheté son livre ( le crétin) je l'ai mis récemment sous le pied d'une armoire bancale par vengeance.
2- réformite non, plan de progrès continu oui

Les propositions de gauche, le corporatisme conservateur ( 4)
4-confiance de la nation dans ses enseignants. décret des années 50 le statut des enseignants.
5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine
6- La reconstruction d’une année de formation
7- La notation pédagogique des enseignants

Les propositions- bateaux, que la gauche, la droite, le dessous, le dessus et Dieu peuvent faire sans risque, à la mode ( 9).
1- contrat de progrès entre l’école et la nation.
3-école violence exclue respect règle.
8- Arrêter avec les surcharges administratives
10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives.
17- Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.
27- Enfants handicapés dans leur scolarisation. Des progrès ont été faits. Mais des obstacles demeurent.
28- Plan santé, addictions, cannabis, alcool, mobilisation des étudiants en médecine dans tous les établissements scolaires de l’enseignement secondaire
29- Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir.
30- Ouvrir les établissements en dehors des heures de cours à la demande d’éducation de la société. Une « école du soir », à la demande, avec une contribution modeste des apprenants, doit être ouverte dans tous les établissements du second degré. L’initiative viendra de la demande de ceux qui veulent apprendre.

Les propositions de droite sarko- comptabibles ( 16)
9-bases d’abord ! 50 % du temps scolaire
11-c’est la famille. d’écoles de parents » associatives
12- méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats.
13- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture.
14- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
15- Le collège doit être diversifié. « collège hors les murs »
16 apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle.
18- Les rythmes scolaires doivent être reconstruits.
19- Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance
20- Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants
21- L’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage.
22- Information sur les métiers tout au long du collège, découverte des entreprises et des chantiers, pour que les élèves découvrent ce que sont ces activités qu’ils n’ont jamais rencontrées. C’était déjà l’idée du stage en 3e que nous avons créé en 1995.
23- Un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance.
24- Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.
25- Refonder l’articulation entre enseignement secondaire et enseignement supérieur, c’est une clé pour lutter contre l’échec des premiers cycles à l’université. L’université, c’est la connaissance que l’on se construit autant qu’on la reçoit, c’est la recherche, dès les premières années, c’est un exercice d’autonomie. Il faut former à cette autonomie en terminale, refondée en une véritable « propédeutique ».
26- L’orientation, c’est une ardente obligation. On doit y préparer tout au long de l’enseignement secondaire et d’abord à l’entrée de l’université, par une information objective sur les sorties d’étude dans la formation considérée.

Écrit par : merdalors | 05 février 2012

Cela me fait irrésistiblement penser à "Salaud et les 20 commandements de Sodome" !

Écrit par : iPidiblue les vingt commandements | 05 février 2012

Les vingt qui sont trente d'ailleurs ...

Écrit par : iPidiblue les vingt commandements | 05 février 2012

Vil flatteur !
Je l'ai déjà dit ailleurs : Bayrou écrit tout seul. Je sais que c'est rare, que le nègre éventuel que tu es, Guy, n'en revient pas et doute encore, mais c'est un fait.
JPB
Écrit par : brighelli | 05 février 2012

Bon. Alors ce n'est pas ce qu'il fait de mieux - d'ailleurs que fait-il de bien ?. Naïf que je suis, j'ai cru que tu avais réussi, faute de pouvoir lui tenir la langue, à tenir sa plume. Je dois dire que le "réarmement", s'il a trouvé la formule tout seul, ça m'en bouche un coin. Coin.
PS. S'il y a quelque passant ici venant de Néo-profs, il trouvera sans doute que ce blog manque de tenue.

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

"Ca fait du bien de se faire fracasser par Guy, 'est-ce pas Christophe ?"

Écrit par : iPidiblue piango ! | 05 février 2012

Ce n'est pas fracasser, ça !!
De la part d'un membre de "bonnet d'âne", (surtout de celle de Guy), me conseiller de reprendre un poste dans "l'enseignement courant", c'est presque un conseil paternel !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

"Naïf que je suis, j'ai cru que tu avais réussi, faute de pouvoir lui tenir la langue, à tenir sa plume. "

Écrit par : guy morel | 05 février 2012

Ca, par contre, c'est dégueu !!
C'est vrai que ce blog manque de tenue, par moment !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

Un scoop, un vrai :

www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/05/97001-20120205FILWWW00161-une-ex-stagiaire-devoile-sa-liaison-avec-jfk.php

Une pro position de nos candidats concernant l'usage multitaches des stagiaires ?

Écrit par : dugong | 05 février 2012

les usages ...

Il est notoire qu'il y en plusieurs

Écrit par : dugong | 05 février 2012

"Il est notoire qu'il y en plusieurs"

Écrit par : dugong | 05 février 2012

Bizarre, comme tournure !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2012

@robin: "Il me semble être maintenant assez bien placé pour savoir que l'école privée, confessionnelle ou non, n'est pas globalement "meilleure" que l’École publique."

Mais alors pourquoi avoir peur d'une innovation de ce type, je suis fatigué d'entendre toujours "école confessionnelle" associé à "école libre". Si armé d'une réforme de ce type, Brighelli se lançait dans la création d'un établissement conforme à son école idéale, serait elle "confessionnelle" ? Non, alors la question est réglée.

Bien des 10 points de bon sens relevés dans ce billet de Brighelli s'y trouveraient sans doute appliqués, par des professeurs professionnels au sein d'établissements plus libres, autonomes, responsables.

On ne peut pas indéfiniment se plaindre des fruits de l'institution éducation nationale tout en en cautionnant le modéle hyper centralisé et hiérarchique.

Écrit par : Patrick | 05 février 2012

Après les décharges projectives des candidats albicans, voici les charmes de la Crête (de coq) :

www.stoneinvestment.fr/location-villa-charme-rethymnon-grece.html

Baignade déconseillée ...

Écrit par : dugong | 05 février 2012

@robin: "Il me semble être maintenant assez bien placé pour savoir que l'école privée, confessionnelle ou non, n'est pas globalement "meilleure" que l’École publique."

Mais alors pourquoi avoir peur d'une innovation de ce type, je suis fatigué d'entendre toujours "école confessionnelle" associé à "école libre". Si armé d'une réforme de ce type, Brighelli se lançait dans la création d'un établissement conforme à son école idéale, serait elle "confessionnelle" ? Non, alors la question est réglée.

Bien des 10 points de bon sens relevés dans ce billet de Brighelli s'y trouveraient sans doute appliqués, par des professeurs professionnels au sein d'établissements plus libres, autonomes, responsables.

On ne peut pas indéfiniment se plaindre des fruits de l'institution éducation nationale tout en en cautionnant le modéle hyper centralisé et hiérarchique.

Écrit par : Patrick | 05 février 2012

Parce que :

Le "libéralisme" à la portée de M. et Mme. tout le monde :

Prenez une école raélienne où l'on enseigne que les terriens ont été crées par une race supérieure d'extra-terrestres...

... une madrassa où l'on enseigne que l'ange Gabriel a dicté la vérité définitive au prophète Mohammed dans une grotte, y compris la "guerre sainte"...

... une école où l'on préconise la fonétizaçion de l'ortografe du françé...

... une autre où l'on enseigne que le monde a été crée en 6 jours comme nous le connaissons maintenant et que nos lointains ancêtres coexistaient avec les dinosaures...

... une autre encore que la Terre est plate comme une crêpe et que le Soleil tourne autour (ce qui est "l'évidence" même)...

... une autre où l'on a rétabli les châtiments corporels...

... une autre où les enfants s'amusent toute la journée à "construire leurs propres savoirs"...

... une autre où on "laisse émerger" les dits savoirs...

... une autre où on leur fait apprendre par cœur les manuels antérieurs à 1960...

... et une autre enfin où une poignée d'attardés s'évertue à leur apprendre à lire, à écrire, à compter et à réfléchir...

Vous instaurez la "pluralité des offres éducatives", le "libre choix de l'école" le "chèque éducation", vous mettez tout ça dans un sac, vous secouez, et vous obtenez le meilleur système éducatif possible dans le meilleur des mondes possibles.

Il faut avoir le courage de regarder la vérité en face : Voilà où peut conduire l'idéologie libérale, le communautarisme, le désastre du collège unique et la faillite d'une école primaire qui ne joue plus son rôle.

Qu'il y ait des gens pour s'en réjouir, et même des intellectuels comme Philippe Némo ou un philosophe comme Jean-Noël Dumont et les membres de SOS Éducation pour ne pas voir que l'instauration du "chèque éducation", "d'écoles à la carte", la suppression des programmes nationaux et l'assimilation de l'éducation à une "marchandise" comme une autre, mène à l'éclatement de la communauté nationale et du pacte républicain me sidère.

La lutte contre le pédagogisme et pour l'instauration de programmes dignes de ce nom et de méthodes explicites ne passe pas par la "politique du pire".

Si je partage en partie les diagnostics, je ne suis pas d'accord avec les "remèdes".

Rappel d'un échange à ce sujet, avec René Gendre :

René Gendre : "Je crois savoir que Natacha Polony se réfère souvent à Kant. Kant nous dit que lorsqu'on se réfère à des origines ethniques, nous exerçons un usage privé de la raison. Nous agissons en individus "immatures", et non pas comme des hommes libres évoluant dans la dimension de l'universalité de la raison.

Il existe une représentation dominante fâcheuse du rapport entre le privé et le public. Idéologiquement le "privé" est vu comme l'espace de l'ironie où les considérations morales sont suspendues. Le "public", lui, est conçu comme un espace des solidarité où nous obéissons à des règles et où nous efforçons de ne pas trop heurter les autres.

L'Internet des blogs et des forums entremêle dangereusement les deux espaces ainsi perçus.

Dans "Qu'est-ce que les Lumières?" Kant éclaire cette problématique. Je cite: "L'usage public de notre propre raison doit toujours être libre, et lui seul peut répandre les Lumières parmi les hommes ; mais son usage privé peut souvent être étroitement limité, sans pour autant empêcher sensiblement le progrès des Lumières.

Or j'entends par usage public de notre propre raison celui que l'on en fait comme SAVANT devant l'ensemble du public qui lit. J'appelle usage privé celui qu'on a le droit de faire de sa raison dans tel ou tel poste civil, ou fonction, qui nous est confiée".

Il ressort de cette lecture que l'on participe de la dimension universelle de la sphère publique qu'en tant qu'individu singulier extrait de son identification communautaire substantielle.

Par conséquent parmi ceux qui se disent défenseurs de l'école de la République il faut distinguer ceux qui entendent la privatiser et la communautariser (sans parler de la marchandiser) et ceux, à l'inverse qui entendent en faire l'outil de l'extraction des individus de leurs particularités ethniques ou nationales pour atteindre à l'universalité transnationale."

Ma réponse : "La distinction kantienne entre la sphère privée et la sphère publique (universelle) est fondamentale, en particulier eu égard au sujet qui nous préoccupe.

Internet entremêle parfois dangereusement les deux, mais quand j'exprime un point de vue privé, j'essaye de le faire entendre par un smiley, ce point d'ironie qui manquait, selon Marcel Proust à la langue française. L'ironie, en l'occurrence, non pas dire le contraire de ce que l'on pense en faisant sentir que l'on ne pense pas ce que l'on dit, mais le "cum grano salis" des Anciens qui implique le sous-entendu, la connivence, le clin d'œil : "Je vous dis cela, ne me prenez pas trop au sérieux, mais je peux aussi être sérieux."

L'un des plus grands dangers qui nous guettent actuellement, et qui guette au premier titre l'école parce que l'école est le lieu privilégié, avec la famille, de la formation de l'identité personnelle, est ce repli sur soi communautaire qui est à l'opposé de l'esprit des Lumières, celui de Voltaire, de Goethe, de Heine, de Husserl...

Le petit d'homme n'est rien par lui-même, c'est une chose entendue, il faut qu'il transite provisoirement par une phase identitaire (la famille, le village, la tradition, la communauté élargie), mais sa vocation la plus haute est de devenir une personne tendue vers l'universel.

C'est la grandeur de Kant et de l'héritage des Lumières que d'exiger de nous ce dépassement de l'appartenance à une communauté : je suis ceci ou cela (juif, musulman chrétien, français de souche ou d'adoption, russe ou chinois...), mais, au-delà de ma contingence en tant qu'être fini, je dois chercher à approfondir mon "essence" en répondant à l'appel de l'esprit universel et chercher, comme le disait Erasme citant Térence, un membre de l'humanité à qui "rien de ce qui est humain ne doit demeurer étranger."

C'est le rôle de l'Ecole, tout en respectant l'identité culturelle, religieuse, etc. de chaque enfant, de l'amener à dépasser l'étroitesse de son horizon personnel à travers la confrontation à une culture commune.

Faire des "écoles à la carte" qui au nom de la "liberté éducative" ne seraient qu'un prolongement de la famille est absolument contraire à l'idéal républicain et à la tradition culturelle de la France.

L'Etat n'a pas non plus vocation à se substituer à la famille, ni à dire à l'enfant "ce qu'il doit penser", mais l'Ecole doit être le lieu où, au-delà de sa communauté d'origine à laquelle il conserve un attachement légitime, il accède à la citoyenneté, à la Raison et à la dimension de l'universalité.

Écrit par : Robin | 05 février 2012

Dans le cadre de l’affaire du rectorat de Corse evoquée naguere en ces lieux, la Justice a rendu son verdict vendredi dernier...

3000 euros d’amende pour l’ancien secrétaire général de l’académie et pour son complice, et relaxe pour la jeune enseignante dont ils s’étaient servis... Quelques réflexions ci-dessous...

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/02/05/communaute-educative-comme-ils-disent.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 février 2012

A cet égard, le signal envoyé par la Justice vendredi dernier est salutaire.

C’est un avertissement pour tous ceux qui sont tentés d’abuser de leur position, et de substituer leurs pratiques clanistes au fonctionnement normal d’un service public. C’est aussi un message d’espoir pour tous ceux qui n’oublient pas que la « communauté éducative » doit assurer l’égalité de traitement à chacun de ses membres ; d’où qu’ils viennent et quelques soient leurs opinions.

Je me suis intéressé à cette affaire depuis le début, grâce à vous et je me réjouis de sa conclusion. Quelle tristesse que le SNALC y soit mêlé. Vive la séparation des pouvoirs et vive l'indépendance de la justice !

En ce qui concerne le comportement moutonnier d'un très grand nombre d'enseignants, des abus de pouvoir et de "la bêtise ordinaire", j'aimerais bien ne pas être d'accord... J'aimerais bien.

Écrit par : Robin | 05 février 2012

C'est le rôle de l'Ecole, tout en respectant l'identité culturelle, religieuse, etc. de chaque enfant, de l'amener à dépasser l'étroitesse de son horizon personnel à travers la confrontation à une culture commune.


Écrit par : Robin | 05 février 2012


J'ai l'impression que vous confondez les Droits de l'homme et du citoyen et la Culture !

Mozart fait partie de la Culture mais pas des Droits de l'Homme !

Écrit par : iPidiblue | 05 février 2012

On faisait de très bonnes mathématiques sous Hitler et sous Staline : les mathématiques font partie de la raison universelle mais n'ont aucun rapport avec le régime politique !

Écrit par : iPidiblue | 05 février 2012

On dit souvent les hommes ont une aspiration universelle à la liberté; oui c'est vrai mais ils ont aussi une aspiration universelle à l'oppression de leurs semblables ... tout dépend du point de vue auquel on se place !


Si la Démocratie était une donnée immédiate de la conscience cela se saurait !

Écrit par : iPidiblue | 05 février 2012

Vous savez qu'il y a eu un buzz aujourd'hui (buzz dont on ne parlera plus demain mais les dimanche sont tristes alors !) on a accusé Claude Guéant d'avoir prétendu que toutes les civilisations n'étaient pas égales !

Je crois que ce pauvre Guéant ne sait pas ce qu'il dit ; pas plus que ses contradicteurs ...


Il y a de grandes civilisations comme celle de l'Egypte antique ou la Chine des mandarins qui se fichaient bien des Droits de l'homme et du citoyen et de la Démocratie en général !

Alors de quoi veut-il parler ? De Culture ? De Politique ? D'un Schmilblick ?

Écrit par : iPidiblue le schmilblick | 06 février 2012

Amman? Islamabad? Kaboul?
""Les journaux nous apprennent tous les jours qu'un mari trompé vient de massacrer sa femme ou l'amant, ou tous les deux. Ces égorgements nous laissent froids. Les jurés, tous maris, sont pleins d'indulgence pour ces fureurs d'époux outragés; ils acquittent le meurtrier et l'assistance (...) applaudit à ce verdict, jugeant que le mari trompé a lavé son honneur dans le sang."
Eh non, c'est Paris, patrie des droits de l'Homme, en 1881 et c'est Maupassant le chroniqueur de notre grande civilisation. (Source: Anthologie des chroniques. La pochothèque p 338.)

Écrit par : Cunégonde | 06 février 2012

Oui, et la démocratie Athénienne n'était-elle point pleine de métèques? Et la Shoah n'a t'elle pas pu avoir lieu au coeur de la "civilisation" moderne ? Et les Obersturmführers qui dirigeaient les camps n'écoutaient-ils pas Mozart dans leur salon en caressant leur abat-jour en peau de juif ? J'y comprends plus rien, moi !!! :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Le problème ne vient pas de la baisse des exigences qui existe bien sûr ici ou là, mais de la distance entre les exigences et le niveau des élèves.
Écrit par : Robin | 05 février 2012

Il y a ça, mais j'ai aussi l'impression que certains profs ne réalisent pas qu'il faut habituer les nouveaux élèves à des exercices qui "allaient de soi" auparavant (faire des fiches de vocabulaire (en langues), vérifier que le cahier est clair et bien tenu, etc.). Pas plus tard que vendredi dernier, une de mes élèves en soutien scolaire s'est pris un 9/20 (une tôle, si ce n'est qu'elle a eu la meilleure note de sa classe...) sur un devoir de compréhension écrite... alors qu'ils n'ont jamais travaillé ce type d'exercice auparavant (d'ailleurs je me demande ce que leur fait faire leur prof en cours: le contenu du cahier de mon élève ressemble à une espèce de gloubi-boulga sans queue ni tête - pas de titres, tout est dans le désordre, peu d'explication - et truffé d'erreurs). Moi, j'appelle ça un bizutage, pas un DS !

Écrit par : Julien | 06 février 2012

"s'est prise"

Écrit par : Julien | 06 février 2012

Julien, vous faites du soutien scolaire, soit. Mais prenez donc une demi-heure pour réviser un bon coup l'accord des participes passés.
Truc: les pronominaux suivis d'un complément sont souvent de faux verbes être et fonctionnent comme avoir: "elle s'est pris un 9 sur 20" (= elle a pris un 9 : 9 = COD après le verbe, donc pas d'accord)
Vous allez encore dire que ce n'est pas bien grave mais si votre plombier ou votre garagiste excusaient ainsi leur négligence, vous ne seriez pas content.

Écrit par : Cunégonde | 06 février 2012

je me demande ce que leur fait faire leur prof en cours: le contenu du cahier de mon élève ressemble à une espèce de gloubi-boulga sans queue ni tête - pas de titres, tout est dans le désordre, peu d'explication - et truffé d'erreurs). Moi, j'appelle ça un bizutage, pas un DS !
Écrit par : Julien | 06 février 2012

Pas étonnant!
Et si vous voyiez les cahiers (ou plutôt les classeurs merdiques) des collégiens en français! La confusion totale, des bribes de n'importe quoi! Aucun cours structuré, de grammaire par exemple!
Pas étonnant que l'opinion publique considère que les profs sont des crétins et des paresseux et que les démagogues qui veulent les mettre à 35 heures de présence soient largement approuvés.

Écrit par : JL | 06 février 2012

@robin : "Le "libéralisme" à la portée de M. et Mme. tout le monde :

Prenez une école raélienne où l'on enseigne que les terriens ont été crées par une race supérieure d'extra-terrestres...

... une madrassa où l'on enseigne que l'ange Gabriel a dicté la vérité définitive au prophète Mohammed dans une grotte, y compris la "guerre sainte"...

... une école où l'on préconise la fonétizaçion de l'ortografe du françé...

... une autre où l'on enseigne que le monde a été crée en 6 jours comme nous le connaissons maintenant et que nos lointains ancêtres coexistaient avec les dinosaures...

... une autre encore que la Terre est plate comme une crêpe et que le Soleil tourne autour (ce qui est "l'évidence" même)...

... une autre où l'on a rétabli les châtiments corporels...

... une autre où les enfants s'amusent toute la journée à "construire leurs propres savoirs"...

... une autre où on "laisse émerger" les dits savoirs...

... une autre où on leur fait apprendre par cœur les manuels antérieurs à 1960...

... et une autre enfin où une poignée d'attardés s'évertue à leur apprendre à lire, à écrire, à compter et à réfléchir..."

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Pour savoir si le soleil tourne autour ou pas autour de la terre, c'est juste dépendant du choix du référentiel (cf Galilée) ...


Tout ça ne tient évidement pas la route 2 minutes à l’examen.

D'abord si vous voulez des frissons, j'en ais aussi dans mon panier, j'ai eu une prof en 5e qui nous expliquait à quelle point "l'urss c'est bien parce qu'on y lis beaucoup", un autre (en fac) expliquant que la révolution culturelle chinoise n'avait pas fait de victimes...

Un autre qui m'a martyrisé parce que j’étais nul en orthographe alors que j’étais l’éléve le plus calme du monde. Mes parent se souviennent encore de la facture de l'orthophoniste pour cause d'enseignement défaillant

Des tarés on peut en trouver partout, c'est HORS SUJET.

Le vrais sujet, c'est que le mammouth étouffe les profs comme les parents, sous prétexte de nous protéger du pire, toujours avec les meilleurs intentions du monde. Une nounou pour adultes la trentaine passée. Vous confondez école de la république et assistance sociale.

La liberté de choix, c'est celle des parents, mais aussi celle des profs de choisir ou créer un établissement mieux organisé, plus réactif, ou à la différence du Titanic, on n'a pas besoin d'attendre 50 ans pour prendre conscience de la nullité de l’enseignement de la lecture et virer de bord.

Une offre qui permet de répondre aux contraintes des parents ou élèves à horaires atypiques, ou l'on fait progresser l’élève par matière plutôt que par classe. ou l'on aide les plus justes au rattrapage durant les vacances, ou tout autre proposition intelligente.
Ou l'on commence la philo en 4eme, ou l'on fait 8 heures de musique ou de comptabilité ou l'on enseigne l'histoire de chaque matière par le prof de la dite matière, ou que sais-je encore.

La connaissance progresse par la controverse, on fait mieux quand tout le monde ne pense pas tout de la même façon. L'uniformité de l'enseignement n'est pas un progrès, c'est toujours une régression.

Écrit par : Patrick | 06 février 2012

Au fait, en réfléchissant à ce qu'a dit Bayrou, je trouve qu'il y a beaucoup de formules ambiguës et des portes ouvertes enfoncées sans que les moyens de parvenir aux objectifs soient précisés... Par exemple, le maintien du décret de 1950 (ouf! tout le monde respire!), MAIS on pourra sur la base du volontariat augmenter le temps de présence en construisant des bureaux (ah oui! construire des bureaux.... alors qu'on n'a pas un centime et que les radiateurs de mon collège datent de l'homme de Néanderthal et sont un sur trois à fonctionner! Et là, on se dit qu'il nous prend pour des cons!). Dommage!

Écrit par : JL | 06 février 2012

Le problème ne vient pas de la baisse des exigences qui existe bien sûr ici ou là, mais de la distance entre les exigences et le niveau des élèves.
Écrit par : Robin | 05 février 2012

Il y a ça, mais j'ai aussi l'impression que certains profs ne réalisent pas qu'il faut habituer les nouveaux élèves à des exercices qui "allaient de soi" auparavant (faire des fiches de vocabulaire (en langues), vérifier que le cahier est clair et bien tenu, etc.). Pas plus tard que vendredi dernier, une de mes élèves en soutien scolaire s'est pris un 9/20 (une tôle, si ce n'est qu'elle a eu la meilleure note de sa classe...) sur un devoir de compréhension écrite... alors qu'ils n'ont jamais travaillé ce type d'exercice auparavant (d'ailleurs je me demande ce que leur fait faire leur prof en cours: le contenu du cahier de mon élève ressemble à une espèce de gloubi-boulga sans queue ni tête - pas de titres, tout est dans le désordre, peu d'explication - et truffé d'erreurs). Moi, j'appelle ça un bizutage, pas un DS !

Écrit par : Julien | 06 février 2012

Julien, quand vous étiez stagiaire, est-ce qye vous avez pris l'avis des enseignants que vos élèves avaient en cours particuliers ?

Écrit par : Jeremy | 06 février 2012

La connaissance progresse par la controverse, on fait mieux quand tout le monde ne pense pas tout de la même façon. L'uniformité de l'enseignement n'est pas un progrès, c'est toujours une régression.

Écrit par : Patrick

Vous confondez l'enseignement et la recherche.

Écrit par : Moot | 06 février 2012

Pour Sibille et ceux que enseignement et la pratique de la musique intéressent !

http://djac.baweur.over-blog.com/

Écrit par : PMB | 06 février 2012

Écrit par : Cunégonde | 06 février 2012

Pour justifier l'accord dans "elle s'est pris une tôle", on peut dire que l'action de prendre ne s'exerce pas sur le sujet comme dans "elle s'est trompée"

Écrit par : PMB | 06 février 2012

j'ai eu une prof en 5e qui nous expliquait à quelle point "l'urss c'est bien parce qu'on y lis beaucoup", un autre (en fac) expliquant que la révolution culturelle chinoise n'avait pas fait de victimes...

Écrit par : Patrick | 06 février 2012

Grand moment de rigolade, ce matin, quand JL Mélenchon a dit (à peu près) qu'il était scandaleux que "l'URSS et la Chine opposent leur véto au conseil de sécurité au sujet de la Syrie."
Comme quoi, quand on a été correctement formaté par les petits idéologues de l'EN, c'est pour la vie.

Écrit par : yann | 06 février 2012

Oui, et la démocratie Athénienne n'était-elle point pleine de métèques? Et la Shoah n'a t'elle pas pu avoir lieu au coeur de la "civilisation" moderne ? Et les Obersturmführers qui dirigeaient les camps n'écoutaient-ils pas Mozart dans leur salon en caressant leur abat-jour en peau de juif ? J'y comprends plus rien, moi !!! :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012


Rassurez-vous, Christophe George Steiner non plus !

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Pour justifier l'accord dans "elle s'est pris une tôle", on peut dire que l'action de prendre ne s'exerce pas sur le sujet comme dans "elle s'est trompée"
Écrit par : PMB | 06 février 2012

On peut aussi par l'analyse grammaticale, celle qui a été bannie des collèges au motif qu'elle était socialement discriminante parce que seuls les "héritiers" pouvaient la comprendre.

Alors voilà :

s' : pronom personnel, 3ème personne du singulier, féminin,
mis pour le pronom personnel "elle",
complément d'attribution du verbe "est pris" (datif)

s' : pronom personnel, 3ème personne du singulier, féminin,
mis pour le pronom personnel "elle",
complément d'objet direct du verbe "est trompée".

La règle de l'accord du participe passé avec le COD placé avant le verbe ne s'applique que pour le second "s'".

Clair , simple, utile. Mais plus enseigné dans les collèges, car trop ringard. Eh bien, moi je m'en tape, d'être ringard ou pas : c'est clair, simple, et utile en allemand aussi bien qu'en latin et en grec, donc je fais un "cours de grammaire". Come les élèves ne savent strictement rien en tombant entre mes pattes ("tombavit in meas manus..."!), et que les classes sont recomposées chaque année, je fais le même cours à tous les niveaux. Au moins, les élèves auront eu quelques lumières sur l'analyse grammaticale.

Écrit par : JL | 06 février 2012

La connaissance progresse par la controverse, on fait mieux quand tout le monde ne pense pas tout de la même façon. L'uniformité de l'enseignement n'est pas un progrès, c'est toujours une régression.

Écrit par : Patrick | 06 février 2012

Je suis d'accord, mais il faut prendre garde aux dérives. La "liberté" n'est pas un bien inconditionnel.

Écrit par : Robin | 06 février 2012

La "liberté" n'est pas un bien inconditionnel.

Écrit par : Robin | 06 février 2012

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."
Benjamin Franklin

Écrit par : yann | 06 février 2012

Pas étonnant!

Et si vous voyiez les cahiers (ou plutôt les classeurs merdiques) des collégiens en français! La confusion totale, des bribes de n'importe quoi! Aucun cours structuré, de grammaire par exemple!

Pas étonnant que l'opinion publique considère que les profs sont des crétins et des paresseux et que les démagogues qui veulent les mettre à 35 heures de présence soient largement approuvés.

Écrit par : JL | 06 février 2012

Je confirme pour la tenue des classeurs et le contenu de certains cours, mais pas seulement au collège, au lycée aussi où on ne vérifie pas si les élèves maîtrisent la prise de note (hypothèse la plus favorable) ou bien (la pire) où on ne se soucie pas de situer le texte ou la pièce dans son contexte (en l’occurrence, "Le Jeu de l'Amour et du Hasard" de Marivaux).

Et s'il n'y avait que les classeurs ! On demande par exemple à un élève de Première de "relever les modalisateurs" dans un texte de Voltaire, sans lui avoir expliqué ce que c'était qu'un modalisateur et sans voir que le concept n'est pas pertinent, Voltaire faisant parler quelqu'un d'autre (le Grand Muphti) : abus de la stylistique et déconnexion entre le fond et la forme qui finissent par dégoûter les élèves de la littérature. (Merci M. Viala !).

Je vois aussi des manuels de maths et des cours où il n'y a pas de leçon : aberration constructiviste.

Pas plus tard qu'hier, une (bonne) élève de troisième en Histoire, complètement perdue dans un monceau de documents à "mettre en ordre" ( on leur demande de gravir l’Himalaya en tongs et ils finissent ensevelis sous des montagnes de paperasses) avait à rédiger un commentaire composé où elle devait se mettre à la place d'un Allemand de l'Est au moment de la construction du Mur de Berlin. Le travail est rigoureusement impossible sans une aide personnalisée, alors que certains collègues tirent à boulets rouges sur les cours particuliers.

Et tout à l'avenant...

Écrit par : Robin | 06 février 2012

elle devait se mettre à la place d'un Allemand de l'Est au moment de la construction du Mur de Berlin. Le travail est rigoureusement impossible sans une aide personnalisée
Écrit par : Robin | 06 février 2012
Le travail est rigoureusement impossible avec...
Qu'est-ce que ça signifie "se mettre à la place de" en histoire ?
Faire de l'histoire suppose au contraire de ne pas se mettre à la place de.

Écrit par : guy morel | 06 février 2012

On demande par exemple à un élève de Première de "relever les modalisateurs" dans un texte de Voltaire.

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Les élèves de lycée (et de collège) dégueulent en général les cours de français conçus de cette manière. Et ils ont bien raison!
A propos de ce formalisme cuistroïde et inutile, comment ne pas penser aux Femmes savantes?

Clitandre
Je m'explique, Madame, et je hais seulement
La science et l'esprit qui gâtent les personnes.
Ce sont choses de soi qui sont belles et bonnes;
Mais j'aimerais mieux être au rang des ignorants
Que de me voir savant comme certaines gens.

Et plus loin :

Gens qui de leur savoir paraissent toujours ivres;
Riches, pour tout mérite, en babil importun,
Inhabiles à tout, vides de sens commun,
Et pleins d'un ridicule et d'une impertinence
A décrier partout l'esprit et la science.

Écrit par : JL | 06 février 2012

"l'URSS et la Chine opposent leur véto"

Écrit par : yann | 06 février 2012

"veto !!! :-)))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Monsieur Veto ! Sacré Sibille ...

Écrit par : iPidiblue le schmilblick | 06 février 2012

//Au moins, les élèves auront eu quelques lumières sur l'analyse grammaticale.//

Écrit par : JL | 06 février 2012

Je n'ai jamais cessé d'avoir des cours dédiés à la grammaire, avec leur progression propre, ceci en dépit de nos inspecteurs.

Mais j'avais atteint un âge et un rang académique qui me me tenait hors atteinte de leurs coups de règle sur les mimines.

Écrit par : PMB | 06 février 2012

Il faut un peu de cohérence dans la vie !

Le français c'est du français, le latin c'est du latin !

Donc les crétins diplômés qui veulent absolument nous montrer qu'ils ont des bribes de latin et de grec dans les bagages en nous imposant deux orthographes différentes selon la langue d'origine d'un mot pour une même lettre sont des sots en quatre lettres !

En français : un référendum, un véto !

En latin : referendum et veto !

Écrit par : iPidiblue le schmilblick | 06 février 2012

Faire de l'histoire suppose au contraire de ne pas se mettre à la place de.

Écrit par : guy morel | 06 février 2012

Oui, mais je vous assure que c'était bien ce qu'on leur demandait de faire... en Histoire (et en classe de troisième)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

En français : un référendum, un véto !

En latin : referendum et veto !

Écrit par : iPidiblue

Et en français, un kamikazé, aussi ?

Écrit par : Moot | 06 février 2012

Julien, quand vous étiez stagiaire, est-ce que vous avez pris l'avis des enseignants que vos élèves avaient en cours particuliers ?
Écrit par : Jeremy | 06 février 2012

Jérémy, si je me permet de critiquer ainsi cette enseignante, c'est que je travaille avec l'élève en question depuis maintenant 2 ans, et l'année dernière, ses cours dans son cahier étaient structurés et clairs; donc je pense que je peux me permettre de faire la comparaison et de dire que ce que fait cette enseignante ne convient pas à mon élève (j'ignore ce qu'il en est pour les autres, mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas tellement mieux).
De plus, je trouve injuste de donner en DS un type d'activité qui n'a pas été travaillé au préalable (ici, c'était de la compréhension de texte): la compréhension de l'écrit, ça ne s'improvise pas; il faut la travailler avant de l'évaluer !

Écrit par : julien | 06 février 2012

Mais j'avais atteint un âge et un rang académique qui me me tenait hors atteinte de leurs coups de règle sur les mimines.

Écrit par : PMB | 06 février 2012

J'ai terminé ma carrière au 10ème échelon, sans la hors classe et sans les palmes parce que je n'ai jamais léché les fesses de personne ("il n'offrait même pas assez de résistance pour qu'on pût se vanter de l'avoir jamais fait plier.") et que j'ai fait ce que je pensais être juste (il y a poème de Kipling là dessus, un affreux réac. comme moi) et que je n'ai aucune accointance avec les lambris du ministère, mais je suis qu'un modeste certifié qui s'est astreint à préparer et à passer le concours en travaillant comme machiniste (encore un scandale que le "grand public ne connaît pas, le fait d'avoir le titre sans le savoir et l'effort) mais je peux au moins me regarder dans une glace sans me dégoûter (Remarquez, ce serait déjà un progrès pour la moralité publique qu'ils se dégoûtassent)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

J'ai oublié un "ne" quelque part ; excusez-moi, je dois y aller. Ceux qui pensent que les fonctionnaires coûtent trop cher à notre pays, devraient peut-être savoir que je touche à peu près 1000 euros pour vingt ans de bons et loyaux services en tant que certifié dans l'Educ. nat. - de 1990 à 2010 (merci not'bon maître !) et que la complémentaire ne suffit pas, ce qui explique pourquoi je continue à travailler après la retraite (30 h. de cours hebdomadaires) ; puisqu'il faut mettre les points sur les "i".

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Et en français, un kamikazé, aussi ?
Écrit par : Moot | 06 février 2012


Moot,


Dites-vous un voeuto en français ?


P.S Je ne sais pas comment on dit en japonais ; mais en français on prononce kamikaz-e (e muet) !

L'art de l'e muet c'est tout le français ...

Écrit par : iPidiblue l'e muet | 06 février 2012

"veto !!! :-)))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Si vous y tenez. Et à part ça, pas de smiley pour rigoler avec moi du lapsus de votre (probable) poulain ?
A moins que vous ne préfériez les poutous (poutoux ?) ?

Écrit par : yann | 06 février 2012

Et en français, un kamikazé, aussi ?

Écrit par : Moot | 06 février 2012

Sinon, vous dites "référendome" (O ouvert, toulousain), ou "référendoum" ?

Écrit par : yann | 06 février 2012

(il y a poème de Kipling là dessus, un affreux réac. comme moi)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

[...]If you can bear to hear the words you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools[...]

Robin, je n'ai pas dit "trop cher", et ni que vous coûtiez cher.
Si je pouvais m’arrêter aujourd'hui sans décote, après 25 ans, c'est sur 800 euros par mois que je pourrais compter.

Écrit par : yann | 06 février 2012

Si je pouvais m’arrêter aujourd'hui sans décote, après 25 ans, c'est sur 800 euros par mois que je pourrais compter.

Écrit par : yann | 06 février 2012

Si tu compares leurs cotisations retraite avec les nôtres, ils paient facilement le triple. Enfin, ils sont censés payer car je ne sais ce qu'il en est et l'Etat serait drôlement embêté s'il devait leur payer cash la totalité de leur salaire brut "cotisations" patronales comprises.

(j'ai bien retenu la leçon ! A présent, j'écris "cotisations" paske cé pas dé charges , quoa !!! mais je maintiens que le coût du salaire contient les c-o-t-i-s-a-t-i-o-n-s patronales, par pur entêtement fascistoïde)

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

Regarde, Yann. je t'ai trouvé un exemple. pour un salaire net de 1100 euros, la charge pension civile de l'état (y'a marque charge !!!! je n'y peux rien) est de 441.27 (soit près 23% du coût total de 1975 euros ) + 85 euros à la charge du salarié, après déduction.
là:
http://galopin74.free.fr/Syndicats/Index/Fiche%20de%20paye2.htm

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

Le triple ? J'aimerais bien (enfin, payer le tiers).
Cotisations vieillesse de base, la part patronale est la même que la nôtre, 6,65 % de part salariale (plafonnée).
Mais le problème n'est pas là (enfin, si, un peu, si la baudruche de Hollande revient sur la réforme des retraites).

Écrit par : yann | 06 février 2012

La "charge (eh oui !) état pension civile" comprend la retraite de base ET la complémentaire (non-cadres).
Continuons à comparer...

Écrit par : yann | 06 février 2012

Robin, je n'ai pas dit "trop cher", et ni que vous coûtiez cher.
Si je pouvais m’arrêter aujourd'hui sans décote, après 25 ans, c'est sur 800 euros par mois que je pourrais compter.

Écrit par : yann | 06 février 2012

Je ne pensais pas particulièrement à vous, yann, et je sais qu'il y a des gens moins bien lotis, mais quand on y regarde de près, les enseignants ont perdu près de 20% de pouvoir d'achat en 20 ans et se sont prolétarisés.

Quant à l'Etat, il n'en est pas à une mesquinerie près. Je viens de recevoir mon bulletin de pension, je touche exactement 952, 42 nets (ils me l'ont baissé à cause de la CSG non déductible (25,66 euros) et de la CSG déductible (44,88) et du RDS (Késako ?) : 5,34 (5 baguettes de pain, ça compte pas pour la baronne, mais pour nous si !) + la cotisation mutualiste : 40,58 euros ; sinon, je toucherais les 1068 euros sur lesquels j'avais compté au départ.

Sarko. n'augmente pas les impôts, il en crée de nouveaux. Experts qu'ils sont dans l'art de twister les words ! ;-))

C'est comme Claude Guéant qui confond la civilisation et la culture (mais là, c'est de l'ignorance pure... or I Hope so)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

CSG, c'est Rocard, CRDS, de mémoire, c'est Juppé.
Aucun n'est en reste pour inventer de nouveaux impôts, et Sarko est sans doute le champion dans cette discipline (si j'ose dire).

Écrit par : yann | 06 février 2012

Quant à la formule "les fonctionnaires coûtent trop cher", c'est Christophe le responsable, repris à la volée par une andouille de passage.

Les enseignants ne coûtent sûrement pas trop cher, et sont indispensables, je conteste le fonctionnement général de la boutique, c'est très différent.

Écrit par : yann | 06 février 2012

La "charge (eh oui !) état pension civile" comprend la retraite de base ET la complémentaire (non-cadres).
Continuons à comparer...

Écrit par : yann | 06 février 2012

Je ne crois pas que ce soit comparable.
Bon, j'ai posté un lien vers un article. il va arriver.

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

Autre chose, pas mal écrit:
http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/05/fonctionnaires.html

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

Mais le problème n'est pas là (enfin, si, un peu, si la baudruche de Hollande revient sur la réforme des retraites).

Écrit par : yann | 06 février 2012

Penses-tu ! Il ne reviendra pas. il fallait que ce soit fait et, si tu te rappelles, c'était un de mes motifs de vote socialo aux dernières présidentielles. J'affirmais que eux seuls pouvaient faire passer la réforme des retraites mais finalement, la droite a réussi, en choisissant le bon moment.
On ne peut pas revenir là-dessus.

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

Experts qu'ils sont dans l'art de twister les words ! ;-))

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Écrit comme ça, ça me fait penser à un truc : Jean Ferrat pensait-il au poème de Kipling en écrivant "Nuit et brouillard" ?
J'espère que non...

Écrit par : yann | 06 février 2012

Cotisations vieillesse de base, la part patronale est la même que la nôtre, 6,65 % de part salariale (plafonnée).

Écrit par : yann | 06 février 2012

Sur un salaire du privé, la cotisation retraite de base d'un cadre, c'est 6.65% en part salariale + (8.3% plafonné+ 1.6% déplafonné) en patronales.
Nous ne payons que les 8.3 et les 1.6.
Charge à nous de mettre de côté, selon notre convenance, le 6.65 de notre revenu brut ..

Écrit par : dobolino | 06 février 2012

C'est ce que j'ai écrit, en trop condensé.
Mais on ne va pas y passer l'après-midi...

Écrit par : yann | 06 février 2012

"Si vous y tenez. Et à part ça, pas de smiley pour rigoler avec moi du lapsus de votre (probable) poulain ?
A moins que vous ne préfériez les poutous (poutoux ?) ?"

Écrit par : yann | 06 février 2012

Si je devais relever tous les lapsi des politiques, je n'aurais plus le temps de faire quoi que ce soit d'autre... ...
Quant à "mon probable poulain", il faudrait sortir un peu de votre manichéisme, (on n'aime pas trop la "sphère financière", donc on est "Mélenchoniste" ou "Poutouiste"... )

Pour témoin, une "brève" commise par mes soins sur le susnommé, dans ma dernière chronique, (vous pourrez la lire dans "le Coq des Bruyères" de demain, publicité gratuite au passage pour un organe de presse qui l'est également.
Et, dans l'avant-dernier numéro, un très bel édito anti-mélanchiste de mon collègue Anthony Casanova !! ;-)))

« Tel quel », par j’encule Méchant con, sur « France inter », mercredi matin dernier, à propos de sa métaphore bédéphile dans laquelle il compare les quatre grands candidats aux quatre Dalton ; se prenant sans doute pour Lucky Luke, le « poor lonesome cobaye always far from Elysée » a déclaré : « c’est plus simple, comme ça, tout le monde comprend ». Mais non, Ducon, pas tout le monde ; seulement les Ran Tan Plan qui vont voter pour le Front de Gauche !!"

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

"Mais j'avais atteint un âge et un rang académique qui me me tenait hors atteinte de leurs coups de règle sur les mimines."

Écrit par : PMB | 06 février 2012

"qui me tenaient", non ??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

"Si je devais relever tous les lapsi des politiques"

Vous avez dû faire du latin et vous arrêter à la troisième déclinaison. Nous vous invitons à étudier à la quatrième.

Écrit par : antoine desjardins | 06 février 2012

"Si je devais relever tous les lapsi des politiques"

Vous avez dû faire du latin et vous arrêter à la troisième déclinaison. Nous vous invitons à étudier à la quatrième.

Écrit par : antoine desjardins | 06 février 2012

Relaps ! relaps ! brûlez-le le Sibille ...

Écrit par : iPidiblue le muet | 06 février 2012

On ne va pas non plus recommencer avec les lapsi...

Écrit par : yann | 06 février 2012

Pour justifier l'accord dans "elle s'est pris une tôle", on peut dire que l'action de prendre ne s'exerce pas sur le sujet comme dans "elle s'est trompée"
Écrit par : PMB | 06 février 2012

On peut aussi par l'analyse grammaticale, celle qui a été bannie des collèges au motif qu'elle était socialement discriminante parce que seuls les "héritiers" pouvaient la comprendre.
Alors voilà :

s' : pronom personnel, 3ème personne du singulier, féminin,
mis pour le pronom personnel "elle",
complément d'attribution du verbe "est pris" (datif)

s' : pronom personnel, 3ème personne du singulier, féminin,
mis pour le pronom personnel "elle",
complément d'objet direct du verbe "est trompée".

La règle de l'accord du participe passé avec le COD placé avant le verbe ne s'applique que pour le second "s'".

Clair , simple, utile. Mais plus enseigné dans les collèges, car trop ringard.
(…)
Écrit par : JL | 06 février 2012

Ou plus simplement, mettre la phrase à la voix active :
Elle s’est pris une tôle => elle a pris une tôle à elle : pas COD donc pas d’accord

De même :
Elle s’est lavée (elle a lavé elle : COD donc accord)
Elle s’est lavé les mains (elle a lavé les mains de elle : pas COD donc pas d’accord)
Ils se sont embrassés (ils ont embrassé eux : COD)
Ils se sont plu (ils ont plu à eux : pas COD)

Je fais systématiquement la transformation dans ma tête quand j’ai un doute.
De même je remplace systématiquement les verbes du 1er groupe par « prendre » (en mettant le sujet ou le complément au féminin pluriel) pour vérifier les terminaisons er/é/és/ées. Ce sont des petits trucs appris en primaire que j’ai refilés à mes enfants mais qu’ils ne pensent pas trop à utiliser, hélas ! (Un de leurs instituteurs leur avait bien suggéré « mordre » mais, si ça différencie er/é, ça fait l’impasse sur és/ées – Quant aux voix active, passive ou pronominale, je ne sais pas comment (ou même si) on leur en a parlé !)

Écrit par : Claribelle | 06 février 2012

Vous confondez l'enseignement et la recherche.
Écrit par : Moot | 06 février 2012
*******

je les relie, la diversité de l'enseignement est essentielle. Des cursus variés, des approches différentes d'un même problème commence à l'école et au sein de la famille.
*******

Je suis d'accord, mais il faut prendre garde aux dérives. La "liberté" n'est pas un bien inconditionnel.
Écrit par : Robin | 06 février 2012
*******

La seule véritable dérive grave possible c'est que les compétences de langage ne soient pas bien apprises, car alors les communauté ou les individus restent enfermées dans leur monde au lieu de pouvoir s'ouvrir au dialogue et aux livres.

Et là le mammouth à un pouvoir destructeur sans limite, s'il y avait eu diversité dans l'enseignement, jamais les méthodes d'enseignement idéologiques de la lecture n'auraient été aussi répandues, nombre de profs témoignent des pressions qui leur ont été faites pour enseigner la lectures par des méthodes "globales" bien après les années 70. Né en 74, je les ais moi même subies et en ais payé le prix fort. Ma mère qui faisait moins de 10 fautes à la dicté de Pivot, n'a jamais réussit à rattraper la catastrophe.

La diversité d'enseignement n’empêche nullement d'établir des normes communes essentielles, mais avec le monopole, elle est irréconciliable. Le monopole est toujours et partout une catastrophe.

Écrit par : Patrick | 06 février 2012

CSG, c'est Rocard, CRDS, de mémoire, c'est Juppé.
Aucun n'est en reste pour inventer de nouveaux impôts, et Sarko est sans doute le champion dans cette discipline (si j'ose dire).

Écrit par : yann | 06 février 2012

C'est relatif; rapport d'une commission de l'assemblée nationale datant de 2009: depuis 10 ans les impôts n'ont cessé de baisser= manque à gagner pour l'Etat=100 milliards
La France est un paradis fiscal pour qui sait se payer les services d'un avocat fiscaliste.

Écrit par : serpent vert | 06 février 2012

Vous allez encore dire que ce n'est pas bien grave mais si votre plombier ou votre garagiste excusaient ainsi leur négligence, vous ne seriez pas content.
Écrit par : Cunégonde | 06 février 2012

Tout est relatif, disons: faire des fautes sur un blog, c'est moins grave que sur un CV, une lettre de motivation ou une copie du CAPES ou de l'AGREG, non ?
Mais la question n'est pas là: je n'ai pas toujours l'envie, l'énergie, ou tout simplement le temps, de me relire 12 fois avant d'appuyer sur "envoyer" (ce qui est très certainement condamnable, mais on ne se refait pas).

Écrit par : julien | 06 février 2012

Le temps et la mémoire me manquent pour en rappeler l'origine, mais "lapsi" pour "lapsus", c'est une "private joke" (pardon pour le franglais) propre au blog.

Écrit par : sylvie Huguet | 06 février 2012

Il semblerait, Robin, que Claude Guéant ait dit la chose suivante, que les journalistes se seraient empressés de déformer:

"" Or, il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

Écrit par : JL | 06 février 2012

C'est relatif; [...]

Écrit par : serpent vert | 06 février 2012

Tout est relatif, [...]

Écrit par : julien | 06 février 2012

"Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas."

Claude Guéant, cité par : JL | 06 février 2012

C'est amusant, ces trois messages à la suite (ou presque, Sylvie étant venue troublé cette belle démonstration).

Écrit par : yann | 06 février 2012

TroublER !!!
Nom de nom !

Écrit par : yann | 06 février 2012

Rien n'est relatif ! Tout dépend du référentiel ...

Écrit par : iPidiblue orthonormé | 06 février 2012

C'est relatif;

Écrit par : serpent vert | 06 février 2012

Vous comptez en impôts réels, sous abri, ou en impôts ressentis ?

Écrit par : yann | 06 février 2012

"" Or, il y a des comportements, qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique.

En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."
Écrit par : JL | 06 février 2012

On apprend ainsi que les dirigeants européens qui ont déclenché la première mondiale, que les dirigeants français qui ont déclenché la guerre d'Indochine et ceux qui ont mené la guerre d'Algérie etc. appartenaient à une civilisation inférieure. C'est bien.

Écrit par : guy morel | 06 février 2012

"neurocinématique" et "neurophilosophie" bientôt au programme dans nos salles * ?

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/02/06/clint-comment-les-cerveaux-dun-singe-et-dun-humain-voient-ils-un-western-spaghetti/

Vite, une agreg !

* de classe-spectacle

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Les pédagogistes sont critiqués ici par un personnage célèbre :

« Ils se donnent pour savants, sont comme des furieux avec lesquels il n’est pas possible de disputer. Ils sont aussi mobiles que leur doctrine. S’arrêter sur une matière, sur une question, répondre et interroger à son tour paisiblement, est une chose qui est en leur pouvoir moins que rien, et infiniment moins que rien, tant ils ont peu de consistance. Si tu les interroges, ils tirent aussitôt comme d’un carquois quelques petits mots énigmatiques qu’ils te décochent ; et si tu veux leur en demander raison, tu es sur-le-champ frappé d’un autre mot équivoque ; enfin, tu ne concluras jamais rien avec aucun d’eux. Ils n’avancent pas davantage entre eux ; mais ce qu’ils veulent par-dessus tout, c’est de ne laisser rien de fixe dans leurs discours ni dans leurs pensées : et persuadés, ce semble, que cette fixité de langage et de pensée serait déjà le repos lui-même, ils lui font la guerre, et l’excluent de partout autant qu’ils peuvent.

Peut-être as-tu vu ces hommes dans la chaleur de la dispute, et ne t’es-tu pas trouvé avec eux quand ils conversaient en paix ; aussi bien ne sont-ils pas de tes amis : mais ils expliquent, je crois, plus tranquillement leur système à ceux de leurs élèves qu’ils veulent rendre semblables à eux.

Quels élèves, mon cher ? Parmi eux aucun n’est disciple d’un autre : chacun se forme de soi-même, du moment que l’enthousiasme s’empare de lui ; et ils se traitent d’ignorants les uns les autres. Aussi de ces gens-là, comme j’allais le dire, on ne saurait tirer aucune explication, ni de gré, ni de force ; il faut les prendre et les examiner comme un problème. »

Écrit par : P. Lariba | 06 février 2012

Le Nigaud de Tulle veut "doubler le nombre de centres éducatifs fermés" pour "protéger à la fois les jeunes (délinquants) et la société".

Pour que les minots te rient au nez quand tu leur diras que les jets de poudre *, c'est mal ?

* http://geopolcrim.info/fr/depeches/87-boeing-incendie-au-nord-du-mali-apres-le-desert-les-inculpations

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Cours de philosophie à l'attention de l'élève Guéant (Terminale ?) :

Peut-on dire qu'il existe des peuples civilisés et d'autres pas ?

Claude Lévi-Strauss établit une distinction entre culture et civilisation : il y a, selon lui, deux sortes de sociétés, les sociétés "froides", dont le fonctionnement ressemble à celle des horloges et les sociétés "chaudes" qui s'apparentent plutôt à des machines à vapeur. Les sociétés froides (les sociétés primitives ou premières) ont une culture, mais n'ont pas vraiment d'Histoire (ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas de passé).

Tout se passe comme si elles cherchaient à se reproduire à l'identique, de génération en génération, à éviter tout changement dans les techniques, les modes de vie, les échanges matrimoniaux, la répartition du pouvoir (les décisions doivent être prises à l'unanimité et le "chef" ne joue qu'un rôle symbolique)

Les "sociétés froides" ont tendance à disparaître, à être absorbées ou détruites par les "sociétés chaudes". Lévi-Strauss déplorait ce phénomène, lié à l'uniformisation du monde.

L'idée de civilisation implique l'idée d'un haut degré de développement scientifique, technique, économique, l'existence d'organisations complexes, de classes sociales différenciées, de larges groupes humains organisés en nations et en Etats.

La civilisation, explique Claude Lévi-Strauss tend vers "l'entropie", du grec "entropia", retour en arrière. Lévi-Strauss emprunte ce mot à la deuxième Loi de la thermodynamique ou "principe de Carnot" concernant l'irreversibilité des phénomènes physiques : l'entropie est une fonction définissant l'état de désordre d'un système, croissante lorsque celui-ci évolue vers un autre état de désordre accru : la surpopulation, les conflits socio-économiques, les conflits armés, la course aux armements, l'exploitation, la surconsommation, le gaspillage, la destruction des équilibres naturels...

Claude Lévi-Strauss attribue à la culture un rôle de régulation de l'entropie croissante engendrée par le développement de la civilisation. Il entend par culture la spiritualité, l'ethique, la philosophie, l'art et la politique au sens que ce mot avait pour les Grecs : l'organisation de la Cité en vue du bien commun.

(voir les Entretiens sur France-Culture avec Georges Charbonnier, 1963 et le Cours inaugural au Collège de France)

Voir aussi la controverse avec Raymond Aron sur l'idée que "le barbare, c'est celui qui croit à la barbarie." (programme d'entrée à Science-Po., culture gé.)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

« Ils se donnent pour savants, sont comme des furieux avec lesquels il n’est pas possible de disputer. Ils sont aussi mobiles que leur doctrine. S’arrêter sur une matière, sur une question, répondre et interroger à son tour paisiblement, est une chose qui est en leur pouvoir moins que rien, et infiniment moins que rien, tant ils ont peu de consistance. Si tu les interroges, ils tirent aussitôt comme d’un carquois quelques petits mots énigmatiques qu’ils te décochent ; et si tu veux leur en demander raison, tu es sur-le-champ frappé d’un autre mot équivoque ; enfin, tu ne concluras jamais rien avec aucun d’eux. Ils n’avancent pas davantage entre eux ; mais ce qu’ils veulent par-dessus tout, c’est de ne laisser rien de fixe dans leurs discours ni dans leurs pensées : et persuadés, ce semble, que cette fixité de langage et de pensée serait déjà le repos lui-même, ils lui font la guerre, et l’excluent de partout autant qu’ils peuvent.

Peut-être as-tu vu ces hommes dans la chaleur de la dispute, et ne t’es-tu pas trouvé avec eux quand ils conversaient en paix ; aussi bien ne sont-ils pas de tes amis : mais ils expliquent, je crois, plus tranquillement leur système à ceux de leurs élèves qu’ils veulent rendre semblables à eux.

Quels élèves, mon cher ? Parmi eux aucun n’est disciple d’un autre : chacun se forme de soi-même, du moment que l’enthousiasme s’empare de lui ; et ils se traitent d’ignorants les uns les autres. Aussi de ces gens-là, comme j’allais le dire, on ne saurait tirer aucune explication, ni de gré, ni de force ; il faut les prendre et les examiner comme un problème. »
Écrit par : P. Lariba | 06 février 2012

Cela ressemble à une traduction d'un auteur grec fort célèbre.
J'ai juste?

Écrit par : JL | 06 février 2012

Corrigé complet :


http://www.lechatsurmonepaule.com/10-index.html

Écrit par : Robin | 06 février 2012

"Si je devais relever tous les lapsi des politiques"

Vous avez dû faire du latin et vous arrêter à la troisième déclinaison. Nous vous invitons à étudier à la quatrième."

Écrit par : antoine desjardins | 06 février 2012

Et moi, à consulter "à les archives" de ce blog !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Robin, je vous soupçonne d'envoyer des courriels à Guéant l'enduisant avec de l'erreur dans le seul but de donner à vos élèves des disserts qui semblent coller avec l'actualité.

Écrit par : dugong | 06 février 2012

C'est amusant, ces trois messages à la suite (ou presque, Sylvie étant venue troublé cette belle démonstration).

Écrit par : yann | 06 février 2012

TroublER !!!
Nom de nom !

Écrit par : yann | 06 février 2012

"venu troubler", même, non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Le temps et la mémoire me manquent pour en rappeler l'origine, mais "lapsi" pour "lapsus", c'est une "private joke" (pardon pour le franglais) propre au blog.

Écrit par : sylvie Huguet | 06 février 2012

C'était à l'initiative de notre camarade prise dans les tôles du Concordia !!
;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

« Cela ressemble à une traduction d'un auteur grec fort célèbre.
J'ai juste?

Écrit par : JL »

Πλάτωνος Θεαίτητος.

Écrit par : P. Lariba | 06 février 2012

Robin, je vous soupçonne d'envoyer des courriels à Guéant l'enduisant avec de l'erreur dans le seul but de donner à vos élèves des disserts qui semblent coller avec l'actualité.

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Hé,hé,hé,hé,hé (rire diabolique !) ;-))

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Robin, je vous soupçonne d'envoyer des courriels à Guéant l'enduisant avec de l'erreur dans le seul but de donner à vos élèves des disserts qui semblent coller avec l'actualité.

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Hé,hé,hé,hé,hé (rire diabolique !) ;-))

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Mes disserts ne collent pas, elles devancent !

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Alors, Gauche ou Droite ?
La réponse est là :
http://www.youtube.com/watch?v=Fu2k_IbQ1zw&feature=player_detailpage
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2012

Vous me mettez la pression pour que je vous traite d'Uncle Ben's de la philosophie ?

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Génial l'histoire des souris ! (et quand je pense qu'on a le choix entre un chat rose ou un chat bleu)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Génial l'histoire des souris ! (et quand je pense qu'on a le choix entre un chat rose ou un chat bleu)

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Je voudrais juste avoir vos justes commentaires :
des scénarios ou des scenarii en français , ,merci les scibille et ccies qui savent tout sur tout,moi je veux une bonne réponse exacte.

Écrit par : boudegras | 06 février 2012

Écrit par : boudegras | 06 février 2012

En tous cas, voilà un "pseudo" qui semble amplement mérité !! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Que vous apporte votre présence ?

Écrit par : boudegras | 06 février 2012

Je viens à l'instant de me servir un verre d'un excellent Cabernet d'Anjou (Villages), cave "Musset-Roullier") ... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

D'autres questions, docteur ??

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Vous me mettez la pression pour que je vous traite d'Uncle Ben's de la philosophie ?

Écrit par : dugong | 06 février 2012

Je veux bien, sauf que je n'utilise jamais de riz en sachets. Le meilleur riz de chez UncleBens est le riz à poêler basmati ; Il faut faire dorer le riz dans une poêle avec une cuillerée d’huile, puis verser de l'eau, couvrir... attendre que le riz ait absorbé l'eau, reverser et ne pas travailler à la montre, mais au goût. Vous pouvez ajouter de la sauce tomate maison... Et surtout le riz ne colle pas !

Au fait, de quoi on parlait déjà ?

Écrit par : Robin | 07 février 2012

Conseils d'UncleBens à Claude Guéant pour rattraper sa conne-riz :

"Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie". Pourquoi un tel paradoxe détruit-il l'idée même de "barbarie" ?

L'idée de barbarie n'est pas un concept fondé en raison, mais une opinion subjective, un préjugé, une affaire de croyance et non le fruit d'une réflexion. Claude Lévi-Strauss donne l'exemple tragi-comique des indigènes qui s'employaient à immerger les cadavres des européens pour vérifier si leur corps était sujet à la putréfaction.

Ils doutaient que les Européens fussent des hommes comme eux, ils se demandaient s'ils n'étaient pas des dieux. Lorsque les Européens envoyèrent des commission d'enquête pour rechercher si les indigènes possédaient ou non une âme, ils se conduisirent exactement de la même manière que les indigènes, c'est-à-dire comme ceux qu'ils considéraient comme des "barbares".

Si le barbare est celui qui croit à la barbarie, la barbarie est le fait de ceux qui jugent et non ce ceux qui sont l'objet de ce jugement.

Un autre point de vue : Raymond Aron dans A propos de l’œuvre de Claude Lévi-Strauss. Le paradoxe du Même et de l'Autre, critique le "relativisme culturel" de Lévi-Strauss. Pour Raymond Aron, toutes les cultures ne se valent pas. Raymond Aron affirme qu'il y a des valeurs universelles, ainsi que des hiérarchies. Par exemple une société libre est "supérieure" à une société totalitaire et un concerto de Mozart au dernier tube de Sexion d'Assaut.

Le paradoxe dont parle Raymond Aron à propos de Lévi-Strauss réside dans le fait que l'affirmation de l'universalité de la relativité des cultures suppose l'universalité de la culture au sein de laquelle on pose cette affirmation. Il s'agit donc, pour lui, d'une contradiction, voire d'un sophisme (raisonnement spécieux).

"Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie." : si l'anthropologue admet la supériorité de ceux qui affirment comme lui-même l'humanité de toutes les cultures sur ceux qui la refusent, alors il se pose comme le civilisé par excellence, les autres étant rejetés dans la sauvagerie ou la barbarie ou disons simplement dans l'idiotisme culturel (Jean-François Mattéi, La barbarie intérieure, Essai sur l'immonde moderne, Presses universitaires de France, p. 241)

Si le barbare est celui qui croit à la barbarie, il est impossible de poser un jugement éthique, toutes les conduites se valent, toutes les cultures, dans toutes leurs manifestations ont la même dignité et la même valeur - on doit admettre par exemple le cannibalisme, les sacrifices humains, l'esclavage, l'excision, le voile intégral, et tout ce que, au sein de notre propre culture, nous considérons comme "barbare" ou 'inhumain" ou dont on nous fait remarquer l'inhumanité.

L'affirmation de Lévi-Strauss ne saurait donc s'appliquer sans discernement, sauf à ruiner toute possibilité de fonder une éthique et un droit universel. "Le barbare est celui qui croit à la barbarie." ne pourrait-on dire, a contrario, que l'homme est celui qui croit à l'humanité ?

Écrit par : Robin | 07 février 2012

Lu dans le jus pédagol du jour une phrase définitive au milieu d'un article consacré, en principe, aux transports scolaires :

"Dans le sud ouest, l'Ariège, le Lot-et-Garonne, le Tarn, le Gers, le Lot, la Dordogne, sont aussi supprimés."

Ainsi, tas de mécréants, ce post montre qu'il existe un au delà et que ce dernier est relié à l'internet.

Si on était sur neoprofs, j'aurais peut-être eu droit au sobriquet de "grand éthéré" ou "d'englouti de frais" ?

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Bayrou a dit qu'il fallait "lâcher les basques aux enseignants".

Est ce en en montant un groupe * contre les autres qu'on arrêtera la guerre scolaire ? Doit-on considérer les bayonnais comme des parias qui n'ont plus droit à la parole ?

* ethnique disciplinaire ?

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Guéant : des khône-riz qui collent

Écrit par : Robin | 07 février 2012

"Par exemple une société libre est "supérieure" à une société totalitaire et un concerto de Mozart au dernier tube de Sexion d'Assaut."

Écrit par : Robin | 07 février 2012

Preuve supplémentaire de l'énorme connerie, (euh, pardon, du calcul bassement politicien) de Claude Guéant; Mozart et Sexion d'assaut appartiennent à la même civilisation...

Ceci-dit, merci une fois de plus, Robin, pour votre démonstration brillantissime !!

Tiens, au fait, j'ai fait commander hier par le CRD de l'IUFM, (oui, nous, on ne dit pas "CDI", :-((, l'ouvrage de Lucien de Jerphanion qui vient de sortir, (connais toi toi-même, et fais ce que tu veux)...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

Les "sociétés froides" ont tendance à disparaître, à être absorbées ou détruites par les "sociétés chaudes". Lévi-Strauss déplorait ce phénomène, lié à l'uniformisation du monde.

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Germaine Tillion reprend cette idée au début de son livre, "l'Algérie en 1957", 5 ans après le livre de Claude Lévi-Strauss :

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2008/04/21/8903210.html

l'Algérie n'était pas à proprement parler une société froide. Mais c'était une société plus froide que d'autres, qui a fini par être mise en contact avec ce que Germaine Tillion appelle "ce monstre prodigieux qu'est la Civilisation Planétaire".

Civilisation Planétaire : elle y met sans doute une certaine ironie, mais pas uniquement, notamment à cause du contraste avec les conditions de vie plus dures rappelées au début de son texte, en Europe et ailleurs.

Écrit par : chaud et froid | 07 février 2012

L'affirmation de Lévi-Strauss ne saurait donc s'appliquer sans discernement, sauf à ruiner toute possibilité de fonder une éthique et un droit universel. "Le barbare est celui qui croit à la barbarie." ne pourrait-on dire, a contrario, que l'homme est celui qui croit à l'humanité ?

Écrit par : Robin | 07 février 2012
Cf. Castoriadis aussi qui, à partir d'un tout autre bord politique, a développé une critique similaire de ce relativisme culturel...

Écrit par : serpent vert | 07 février 2012

"venu troubler", même, non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2012

Aussi.
Et, à part ça, sur le fond ?

Écrit par : yann | 07 février 2012

Mozart et Sexion d'assaut appartiennent à la même civilisation...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

Aheum !

Écrit par : yann | 07 février 2012

Claude Lévi-Strauss établit une distinction entre culture et civilisation : il y a, selon lui, deux sortes de sociétés, les sociétés "froides", dont le fonctionnement ressemble à celle des horloges et les sociétés "chaudes" qui s'apparentent plutôt à des machines à vapeur.

Écrit par : Robin | 06 février 2012

Voir avant lui Bergson, et "société close et société ouverte", in "Les deux sources de la morale et de la religion".

Écrit par : yann | 07 février 2012

La petite phrase de Guéant...

Probas :

1) Faire en sorte que MLP n'obtienne pas ses 500 signatures
2) Hausse massive du taux d'abstention
3) Sarko./Hollande à 33/33 au 2ème tour
4) Report des voix des électeurs du FN sur Sarko.
5) Réelection de Sarko
6) Dans le pire des cas, élection de Hollande, mais accords UMP/FN pour des sièges à l'assemblée
7) Les chats bleus gardent la main sur les souris ;-))

Écrit par : Robin | 07 février 2012

C'est là :

pierre.driout.perso.sfr.fr/Legislatives.html

Écrit par : iPidiblue orthonormé des lois | 07 février 2012

Dugong a signalé plus haut que les doyens de l’inspection n’avaient pas apprécié d’être convoqués pour trouver comment présenter la réforme de l’évaluation des profs.
En lisant ce qu’ils dénoncent, on rigole !

« Après que soit précisé le caractère indiscutable de la méthode de travail, le consultant présente dans un diaporama son organisation : il s’agit de s’appuyer sur SWOT qui désigne 4 mots anglais « Strength, Weakness, Opportunities et Threats » traduits par forces, faiblesses, opportunités et menaces du dispositif de la nouvelle évaluation des enseignants. Une diapositive annonce que « la parole est libre » mais qu’il ne faut « pas de débat », « pas de polémique », qu’on n’est pas là « pour discuter des contenus [du projet] mais pour réfléchir comment le présenter de la façon la plus acceptable possible ». Il s’agit donc bien de trouver les arguments publicitaires d’un projet que personne n’accepte, pas même les inspecteurs mais qu’ils devront porter en bons petits soldats.
Les doyens sont invités par petits groupes à circuler de table en table pour lister en 4 minutes chronomètre en mains (dans celles du consultant) les avantages (Strength), les opportunités (Opportunities), les faiblesses (Weakness), les risques et les inconvénients (Threats) du projet d’évaluation des enseignants. Ils ont interdiction fermement rappelée de s’extraire des groupes. Dans un deuxième temps par atelier, nos doyens doivent faire des propositions sur : les conditions d'efficacité de mise en place de la réforme, les points vigilances, les palliatifs (on appréciera le terme). Les doyens sont formés à la technique de bateleur de foire !
Nos collègues sont nombreux à nous faire part de ce qu’ils caractérisent être une manipulation. »

J’ai eu à subir dans les années comme d’autres collègues ce genre de réunion de manipulation où à la fin ce qui était proposé par les officiels était forcément approuvé ! Ils utilisaient sans le dire la méthode Delphi pour ceux qui connaissent. Ces réunions étaient organisées par… les inspecteurs !

Leur « double pensée », comme dit Michéa, c’est kekchôze ! Les apôtres du travail de groupe, pour les élèves comme pour les profs », et de « un fonctionnaire ça obéit », ne supportent pas qu’on leur applique leurs propres méthodes, on va les plaindre !

Écrit par : Pierre Lariba | 07 février 2012

J’ai eu à subir dans les années 1990.

Écrit par : P. Lariba | 07 février 2012

Écrit par : chaud et froid | 07 février 2012

Bonjour Michel !

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

"Aussi.
Et, à part ça, sur le fond ?"

Écrit par : yann | 07 février 2012

le fond de quoi ??

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

Mozart et Sexion d'assaut appartiennent à la même civilisation...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

Aheum !

Écrit par : yann | 07 février 2012

Au sens "Guéant", évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

"Sa lunette à la main il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit: Michel ! - C'était un tiers ! "

Non, ce n'était pas Michel Renard, mais un simple lecteur de son blog (intéressant et bien documenté).

Écrit par : chaud et froid | 07 février 2012

J’ai eu à subir dans les années comme d’autres collègues ce genre de réunion de manipulation où à la fin ce qui était proposé par les officiels était forcément approuvé ! Ils utilisaient sans le dire la méthode Delphi pour ceux qui connaissent. Ces réunions étaient organisées par… les inspecteurs !

Moi, c'était l'année de ma retraite pour le "Socle commun".

Écrit par : Robin | 07 février 2012

Le Fouquet's en jeans, "mon copain Johnny", accouru de Gstaad, le yacht de "mon ami Bolloré", Mireille Matthieu sortie de la naphtaline et recyclée en vestale, égorgeant "Mille colombes" sur l'autel de la Concorde, l'élégant "casse-toi pauv'con !", le ressentiment contre la culture, les promesses "qui n'engagent que ceux qui y croient" (Charles Pasqua), de l’École du savoir et du respect à l'augmentation du pouvoir d'achat, le mépris des pauvres, les courbettes aux riches, les feints hommages du toc à l' authentique : Je serai tout à la fois Jules Ferry, Jean Jaurès, Léon Blum, Charles de Gaulle, je verrai tout, je serai partout : "Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vivent les rats !"

Que nous ayons voté pour ou contre, nous étions avertis de ce que signifierait "rompre avec mai 68"... On allait voir ce qu'on allait voir - les "nègres" de Dakar furent enjoints "d'entrer dans l'Histoire" et Fissa ! (en apportant de nouvelles valises à la cause de la "France-Afrique" et du dauphin d'Edouard Balladeur ?) - et nous de rompre avec ce qu'il restait, dans un pays sans pétrole et désormais sans industrie, d'intelligence et de bon goût, pour achever le ridicule et verser une bonne rasade d'obscénité dans la composition du cocktail.

Après les Africains, à Dakar, ce fut au tour des professeurs et des instituteurs de passer un mauvais moment, dûment tancés par le nouveau "chanoine du Latran" et invités à se fracasser sur le "modèle obstacle", dans la plus pure tradition cléricale : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance."

La laïcité en prit évidemment un coup, puisqu'il était désormais entendu que seule une "restauration catholique" (les pasteurs n'étant cités que pour faire bonne mesure, mais ni les rabbins, ni les imams) était en mesure de sauver la France.

La rhétorique d'une certaine Église a fait des progrès depuis Le Sermon sur la montagne et elle sait reconnaître les siens : "Malheureux ceux qui pleurent, car ils ne seront pas consolés !"...L'homme de la rue, aux prises avec "la réalité rugueuse à étreindre" (Rimbaud), qu'il fût croyant, agnostique ou athée, pouvait à bon droit s'interroger (et non sans malaise) sur le rapport entre leurs difficultés quotidiennes, le "sens de la vie" et la profession de Foi d'un petit bonhomme agité de tics et tout fier de sa montre en or, entre la solennité de ses envolées, au ravissement d'un parterre de cardinaux, sur la "grandeur du catholicisme" et la légèreté du témoignage d'une vie "agitée" qu'il déclarait sans rire avoir "sacrifiée à sa fonction" avec sa toge d'avocat d'affaires, sacrifice dont les âmes charitables et lassées l'eussent volontiers exempté et qu'elles le dispensent de renouveler.

Et puis ce fut la crise venue d'un pays dont "Sarkozy l'Américain" prisait fort les "élites" et leur vision du monde, au point de prôner les subprimes (la pub. a disparu d'Internet, mais elle est encore dans les archives) et l'on comprit alors, avec la rigueur du premier sinistre que l'espérance s'arrêterait au céleste et qu'il n'y aurait pas de vie avant la mort.

Lorsqu'il sort "pour improviser" des notes du truqueur Henri Guaino, dont on se demande ce qu'il y comprend malgré le faible étiage du "niveau", le maniement obsessionnel de l'anaphore et la fonction d' entourloupe, on peut tout craindre, à commencer par le plaisir du président du pouvoir d'achat des riches, à rabaisser son (notre) pays, devant tour-à-tour les USA, la Grande-Bretagne, l'Allemagne enfin, trompant la "princesse des contes de fées" avec Angela Merkel.

La rigueur allemande, la compétitivité allemande, la richesse allemande, la grandeur de l'Allemagne... L’Allemagne citée en exemple à tout bout de champ. "Deutschland über alles" : Espère-t-on nous consoler de la disparition des acquis du gouvernement provisoire de la Résistance par le douteux honneur de souper avec Pierre Laval, un dimanche ordinaire d'Occupation ?

Qui peut nier maintenant, devant cette pantomime, l'évidence des faits : une France dépouillée de sa souveraineté, de ses frontières et de sa monnaie et un "grand Reich européen" sous domination allemande (27 pays, excusez du peu et on y entre comme dans un moulin, car "on" n'est pas regardants, voyez la Hongrie) et plus on est de fous, plus on rit ('voyez la Grèce).

67 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, Jean Monnet et Robert Schumann, le collabo au bras du traître, bénis par Pie XII et stipendiés par La CIA, ont de quoi se réjouir : "Bien creusé, vieilles taupes !"

Écrit par : Robin | 07 février 2012

"Sa lunette à la main il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit: Michel ! - C'était un tiers ! "

Non, ce n'était pas Michel Renard, mais un simple lecteur de son blog (intéressant et bien documenté).
Écrit par : chaud et froid | 07 février 2012

Très drôle ! :-))))))
Je n'en suis pas moins heureux que le blog de Michel soit fréquenté par des tiers.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

Pierre Loti fulminait contre un écrivain français qui saluait avant 1914 le grand état-major prussien comme un sommet de la civilisation !

Écrit par : iPidiblue des lois prussiennes | 07 février 2012

Pour Yann, (et ceux qui veulent).

http://auteursreunis.free.fr/_WWW/_MAIN/?p=3766

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2012

J’ai eu à subir dans les années comme d’autres collègues ce genre de réunion de manipulation où à la fin ce qui était proposé par les officiels était forcément approuvé ! Ils utilisaient sans le dire la méthode Delphi pour ceux qui connaissent. Ces réunions étaient organisées par… les inspecteurs !

Une émule de la méthode Adolf, la Méthode Delphi :

"A quelle sauce voulez-vous être mangés ?
- Mais nous ne voulons pas être mangés !
-Là n'est pas la question !"

Écrit par : Robin | 07 février 2012

@ Innumérisme. Natacha Polony/ Jean-Pierre Demailly

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/07/01016-20120207ARTFIG00334-trop-d-ecoliers-buttent-encore-sur-le-calcul-et-les-maths.php

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/07/01016-20120207ARTFIG00334-trop-d-ecoliers-buttent-encore-sur-le-calcul-et-les-maths.php

"Jusqu'à 1960, les programmes scolaires français donnaient de solides bases de calcul dès le CP, en proposant une démarche concrète et exigeante. Le retour de bâton consécutif à l'échec de la réforme des maths modernes et à une massification très mal maîtrisée a conduit à partir de 1985 à des contenus mathématiques en baisse constante. Aujourd'hui, les exigences réelles des disciplines scientifiques sont devenues bien trop faibles dans le secondaire, ce qui est d'autant plus grave que les élèves y arrivent avec de grandes lacunes, et que les horaires de sciences ont encore baissé avec la dernière réforme du lycée."

On en est au point que JP Demailly se trouve très seul à l'académie de sciences pour dire ça.

Les autres s'en foutent ou font mumuse avec les gadgets handipâteux ou "co-disciplinaires".

Boug la, "co-disciplinaire", ko sa i fé ?

Réponse à L'IFé, dernière tête de l'hydre inrp :

www.inrp.fr/manfor/info_manifestation.php?man_id=174

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Appel solennel :

S'il y en a un(e) ici qui connaît le crétin du SAV qui a tripoté les boutons du Grand Climatiseur sans lire la Notice, dites lui qu'on en a marre de se les geler.

Bientôt une semaine blanche *, rapport à la suspension** des transports scolaires, elle-même rapport à la température sous abri du principe de précaution

* ça me rappelle mes années africaines, caniculaires à tous les niveaux, où on chiffrait plutôt en trimestres et en années

** oléopneumatique

Écrit par : dugong | 07 février 2012

On en est au point que JP Demailly se trouve très seul à l'académie de sciences pour dire ça.

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Pas si seul.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

La pravda pédagole livre un scoop sur l'annualisation du temps de travail des enseignants.

Il est normal qu'ils aient la primeur de ce genre de giclées : à force de faire des plumes à Jivaro sous le burlingue on a les oreilles qui traînent.

Écrit par : dugong | 07 février 2012

"Pas si seul" GM

Rayez les messieurs inutiles :

Alain-Jacques VALLERON, Biologie humaine et sciences médicales, Président
Christian AMATORE, Chimie, Délégué à l’Éducation et à la Formation
François BACCELLI, Sciences mécaniques et informatiques
Gérard BERRY, Sciences mécaniques et informatiques
René BLANCHET, Sciences de l’univers
Sébastien CANDEL, Sciences mécaniques et informatiques
Marie-Lise CHANIN, Sciences de l’univers
Jean DALIBARD, Physique
Henri DÉCAMPS, Biologie intégrative
Stanislas DEHAENE, Biologie humaine et sciences médicales
Jean-Pierre DEMAILLY, Mathématique
Christian DUMAS, Biologie intégrative
Pierre ENCRENAZ, Sciences de l’univers
Anne FAGOT-LARGEAULT, Biologie humaine et sciences médicales
Jacques FRIEDEL, Physique
Jean-Pierre KAHANE, Mathématique
Odile MACCHI, Sciences mécaniques et informatiques
Ghislain de MARSILY, Sciences de l’univers
Yves QUÉRÉ, Physique
Daniel RICQUIER, Biologie intégrative, vice-Président Délégué aux Relations Internationales
Bernard ROQUES, Biologie moléculaire et cellulaire, génomique
Jean-Didier VINCENT, Biologie humaine et sciences médicales
Jean-Christophe YOCCOZ, Mathématique

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Il faut écrire anualisation, ce sera plus exact.

Écrit par : dobolino | 07 février 2012

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Je ne m'y risquerai pas.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/07/20002-20120207ARTFIG00521-une-troisieme-revolution-industrielle-est-en-vue.php

"Pour Jeremy Rifkin *, il est surtout essentiel d'enseigner la «pensée latérale». Dans les écoles de demain, les élèves répartis en groupe se partagent les thèmes à apprendre, et au sein de chaque groupe, chaque élève approfondit une problématique particulière, avant de restituer une synthèse au groupe entier. L'apprentissage devient ainsi une expérience collective, partagée, et ludique. De nombreux temps libres seraient programmés entre les séances d'apprentissage, pour permettre aux enfants de faire ce qu'ils veulent: jouer, sociabiliser, etc.""

Penser latéralement, c'est un bit qui rentre par une oreille et qui ressort par l'autre ?

Sinistre charlot.

* déconomiste, américain

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Le pari de Guéant : jouer au con en mettant la barre très bas et attendre qu'un connard d'en face morde à l'hameçon et mette la barre encore plus bas.

Gagné !

Faut dire que le limbo est une spécialité des Caraïbes ...

www.buzzraider.fr/2010/07/il-passe-sous-une-barre-a-20-cm-du-sol-en-limbo-video/

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Vie de prof: 10°C à la maison, 13,5 au collège. Panne de chauffage domestique et en froid avec l'EN?

Vie de prof: comment trouver les calories - au menu ce soir: haricots saucisses lardons mijotés, faut du gras- pour affronter et les "élèves" et les "collègues" ( ces damnés hypocrites suffisants) ?

Bien à vous,

Sisyphe

Écrit par : sisyphe | 07 février 2012

Ici, dans le Sud-Ouest, certains de mes chers collègues, ayant visiblement fait don de leurs corps à l'Éducation nationale, ont voulu aller au lycée malgré le blizzard.

Ils ont cassé leurs voitures ou leur nez... Je suis resté chez moi.

Écrit par : P. Lariba | 07 février 2012

Et moi j'ai décousu le fond de mon pantalon ...

Écrit par : iPidiblue | 07 février 2012

On ne saurait mieux dire que le fond de votre pensée est aussi décousu qu'obscur.

Écrit par : dugong | 07 février 2012

"Ici, dans le Sud-Ouest, certains de mes chers collègues, ayant visiblement fait don de leurs corps à l'Éducation nationale, ont voulu aller au lycée malgré le blizzard. "

Des truffes !

Qu'ils finissent comme Nicholson dans le labyrinthe de Shining !

De même que ceux qui ont attaqué les contenus des programmes à la hache.

Écrit par : dugong | 07 février 2012

Qu'ils finissent comme Nicholson dans le labyrinthe de Shining !

Écrit par : dugong

Ils ont déjà commencé comme Nicholson a fini dans "vol au-dessus d'un nid de coucou".

Écrit par : Moot | 07 février 2012

Faut qu'on importe le limbo !
Nul doute que les profs en deviendront des spécialistes vu leur propension à courber l'échine.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 07 février 2012

De même que ceux qui ont attaqué les contenus des programmes à la hache.
Écrit par : dugong | 07 février 2012

Dugong, on sait à quoi s'en tenir, non ? Alors, on s'organise.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

De même que ceux qui ont attaqué les contenus des programmes à la hache.
Écrit par : dugong | 07 février 2012

Dugong, on sait à quoi s'en tenir, non ? Alors, on s'organise.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

De même que ceux qui ont attaqué les contenus des programmes à la hache.
Écrit par : dugong | 07 février 2012

Dugong, on sait à quoi s'en tenir, non ? Alors, on s'organise.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

De même que ceux qui ont attaqué les contenus des programmes à la hache.
Écrit par : dugong | 07 février 2012

Dugong, on sait à quoi s'en tenir, non ? Alors, on s'organise.

Écrit par : guy morel | 07 février 2012

C'est ce qui s'appelle se mettre en 4, Guy.

Écrit par : moinketro | 08 février 2012

Dans-le-luc.com vous parle! Attention, ça fait mal: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/02/08022012_GlobalisationAnnualisation.aspx >.

Écrit par : maxime | 08 février 2012

Hé ben, Guy, on se calme !!
Respiration abdominale profonde avant de cliquer !! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

Nous, on a des chefs d'établissement qui font cours ET on est annualisés. A la pointe, donc... ... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

"Alors, on s'organise" GM

On (re)constitue les brigades Goudron et Plumes ?

En avant les gépistes !

Évidemment, très vite, en leurs seins même, se constitueraient des brigades Goudron et Rémiges plus pures encore ...

Écrit par : dugong | 08 février 2012

Hé ben, Guy, on se calme !!
Respiration abdominale profonde avant de cliquer !! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

Mystère...je n'ai cliqué qu'une fois.

Écrit par : guy morel | 08 février 2012

J'avais déjà causé ici de l'IFé, resucée hyèneherpeste, qui, après "enquête" s’apprête à former des formateurs au "nouvel enseignement des sciences". Et, vide aimant, le jus pédagol reprend :

"L'enquête sur les représentations des représentants de sciences et technologie réalisée par l'IFé montre que chaque discipline a ses propres représentations."

Ils n'iront quand même pas jusqu'à redécouvrir les spécificités radicales de ces disciplines qui donnent un sens très profond à leur séparation voire à leur hiérarchisation.

http://ife.ens-lyon.fr/ife/ressources-et-services/ocep/dispositifs/DI/rapport-d2019enquete-diest-decembre-2011

Écrit par : dugong | 08 février 2012

Et personne ici pour noter la disparition d'Antoni Tapies ?

Un immense plasticien, un homme simple et facile d'abord.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 février 2012

"La globalisation au collège.
Pour Luc Chatel, il s'agit de "la possibilité données aux collèges de répartir le temps attribué aux langues selon les langues et les années" de la 6ème à la 3ème. "Il y a des moments où il faut concentrer les apprentissages" explique le ministre, d'autres où c'est moins nécessaire. Le ministre se retranche derrière le rapport du comité présidé par Suzy Halimi. Pour elle c'est une réponse pour un enseignement plus souple qui permettrait par exemple de renforcer l'anglais en 6ème. Luc Chatel annonce que la globalisation sera effective dans un collège sur dix dès la rentrée 2012.

L'annualisation. Partant de la recommandation du rapport du Comité en faveur des stages organisés durant les vacances scolaires dans les académies, le ministre souligne la difficulté à trouver des enseignants pour les encadrer. "La seule réponse c'est l'annualisation", affirme-t-il. Mais "derrière l'annualisation il y a la question du statut des enseignants, c'est un sujet très sensible... Il va être abordé dans les semaines qui viennent lors du débat des présidentielles", ajoutant que "l'enseignement des langues est un bon exemple de l'assouplissement qui pourrait intervenir avec un nouveau statut"."

Contrairement à ce que prétend l'UMP (et le PS est d'accord avec eux), le désastre actuel de l'enseignement des langues (car c'est une véritable catastrophe, les élèves ne savent rien ni en anglais ni en allemand, ils sont tout juste capables de baragouiner une sabir informe et hésitant) ne sera pas arrêté par des artifices d'emploi du temps (la "globalisation"), mais par un retour à une pédagogie sérieuse et rigoureuse : il faut recommencer à faire de la grammaire, il faut faire beaucoup plus d'écrit, diminuer la part de l'oral qui actuellement envahit tout, car une langue ne s'apprend véritablement que par la grammaire et par l'écrit. Tout le reste n'est qu'illusion...

Écrit par : JL | 08 février 2012

Question sabir c'est Dugong le champion ici ... il faudrait qu'il ouvre des cours !

Écrit par : iPidiblue | 08 février 2012

Il faut lire Limbo, roman de Bernard Wolfe! J'ignore s'il est toujours édité,.

Écrit par : retraitée | 08 février 2012

"Et personne ici pour noter la disparition d'Antoni Tapies ?

Un immense plasticien, un homme simple et facile d'abord."

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 février 2012

Ben vous voyez, vous l'avez fait !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

Christophe,


Je vois que vous avez fait vôtre la morale biblique : frappez d'abord et l'on vous ouvrira !

Terence Hill et Bud Spencer - que j'adore - aussi ...

Écrit par : iPidiblue western spaghetti | 08 février 2012

(car c'est une véritable catastrophe, les élèves ne savent rien ni en anglais ni en allemand, ils sont tout juste capables de baragouiner une sabir informe et hésitant)
Écrit par : JL | 08 février 2012

Pas tout à fait vrai; j'ai récemment fait passer des oraux blancs à des BTS et j'ai surtout constaté que les élèves étaient généralement soit très bon, soit très mauvais dans l'ensemble. Je suis surpris du peu d'élèves moyens que j'ai pu rencontrer.
De fait, je me demande s'il est pertinent de raisonner en terme de "niveau général"; j'ai plutôt l'impression que c'est l'écart entre "bon" et "mauvais" qui a changé...

Écrit par : Julien | 08 février 2012

(car c'est une véritable catastrophe, les élèves ne savent rien ni en anglais ni en allemand, ils sont tout juste capables de baragouiner une sabir informe et hésitant)
Écrit par : JL | 08 février 2012

Pas tout à fait vrai; j'ai récemment fait passer des oraux blancs à des BTS et j'ai surtout constaté que les élèves étaient généralement soit très bon, soit très mauvais dans l'ensemble. Je suis surpris du peu d'élèves moyens que j'ai pu rencontrer.
De fait, je me demande s'il est pertinent de raisonner en terme de "niveau général"; j'ai plutôt l'impression que c'est l'écart entre "bon" et "mauvais" qui a changé...
Écrit par : Julien | 08 février 2012

C'est vrai qu'on ne peut pas généraliser. Je parle pour ce que je vois dans mon collège : des élèves de troisième tous (même les bons) incapables de traduire en allemand "le livre de l'élève" après avoir fait quatre ans d'allemand au collège et quelques années d'initiation à l'école primaire. Notez que leurs correspondants allemands, quand ils en reçoivent, ne sont pas mieux lotis avec leur enseignement du français, car ils n'en comprennent pas un mot!

Écrit par : JL | 08 février 2012

Ils n'iront quand même pas jusqu'à redécouvrir les spécificités radicales de ces disciplines qui donnent un sens très profond à leur séparation voire à leur hiérarchisation.

Écrit par : dugong | 08 février 2012

Mesurez vos propos, s'il vous plait.

On risquerait d'entendre que le physicien n'est pas assez entré dans l'histoire.

Écrit par : le cht'imi | 08 février 2012

TOULON

La prépa littéraire menacée d'extinction à Dumont-d'Urville ?



http://www.varmatin.com/article/toulon/la-prepa-litteraire-menacee-dextinction-a-dumont-durville.768828.html

Écrit par : Info | 08 février 2012

TOULON
La prépa littéraire menacée d'extinction à Dumont-d'Urville ?


http://www.varmatin.com/article/toulon/la-prepa-litteraire-menacee-dextinction-a-dumont-durville.768828.html

Écrit par : Info | 08 février 2012

"Mesurez vos propos, s'il vous plait.
On risquerait d'entendre que le physicien n'est pas assez entré dans l'histoire." machin

Injonction paradoxale : sommes-nous bien dans un espace métrique ?

Écrit par : dugong | 08 février 2012

Le BTS action-co qui voulait maquer la Hulotte se répand :

www.lefigaro.fr/politique/2012/02/08/01002-20120208ARTFIG00446-nicolas-hulot-j-ai-commis-plusieurs-erreurs.php

Des erreurs marketing manifestes.

Écrit par : dugong | 08 février 2012

Injonction paradoxale : sommes-nous bien dans un espace métrique ?

Écrit par : dugong | 08 février 2012

De moins en moins, hélas.

Écrit par : l'étrangeté française | 08 février 2012

C'est assez comique ... après 1968 on a divisé la Sorbonne en petits morceaux ; maintenant l'on parle de recoller les morceaux !

Écrit par : iPidiblue supérieur, vous avez dit supérieur ? | 08 février 2012

http://www.linternaute.com/cinema/magazine/les-methodes-d-enseignement-au-cinema/le-prof-stimulant.shtml

Je sens que les mots employés pour qualifier Bégaudeau et Adjani dans leurs rôles de profs au cinéma vont plaire à JPB. Et à quelques autres ici. L'un est "stimulant", l'autre "menaçant".
Foskifo.

Écrit par : moinketro | 08 février 2012

Mystère...je n'ai cliqué qu'une fois. Écrit par : guy morel | 08 février 2012
S'il suffit d'une fois pour déclencher un tel orgasme, respect.
Sinon, consultation pour Parkinson à envisager. Regrets.

Écrit par : moinketro | 08 février 2012

Il faut faire un enseignement supérieur, mais pas trop supérieur ; vous comprenez on pourrait se blesser en tombant de haut ...

Écrit par : iPidiblue supérieur, vous avez dit supérieur ? | 08 février 2012

L'annonce récente des mesures proposées par Luc Chatel n'est pas une réforme "des" langues, mais la énième offensive pour imposer l'anglais de la maternelle à l'université, pour en faire la deuxième langue de tous les Français, en expérimentant au passage l'enseignement précoce d'une langue à la phonétique complexe et au fort taux de dyslexiques sur les petits bout'chous qui peinent encore sur le français ! Les articles sur le question des langues sont tellement pleins de mensonges et de manipulations qu'il faudrait des pages pour les relever tous. En gros, je dirais que 99% de ce qui y est écrit est faux, au jugé.
@JL, d'accord sur l'absurde engouement actuel pour l'oral, on avance dans une langue en combinant l'étude grammaticale, l'écrit et l'oral. Ce dogme de l'oral vient d'une analogie avec les enfants de familles bilingues, un cas particulier en immersion permanente et émotionnellement motivés (d'ailleurs pas toujours), et d'une recherche naïve de la méthode miracle, niant ce que tout un chacun sait instinctivement : apprendre une langue étrangère, c'est un très très gros travail, qui demande un gros investissement et du temps, beaucoup de temps, et plus encore de la motivation, le reste c'est du didactico-pédagol. L'école ne peut être le lieu que d'une initiation en langue, au mieux B1 si on respecte bien sa définition, et nul besoin de chercher des coupables... La comparaison avec des pays qui ont quasiment abandonné leur propre langue est fallacieuse. Le patron de Sciences-Po Paris payé une fortune veut nous transformer en Suède dont la langue n'actualise pas son vocabulaire scientifique... Alors, que les établissements supérieurs ne se plaignent pas si leurs ingénieurs font des fautes jadis inimaginables à leur niveau scolaire.

Écrit par : Krokodilo | 08 février 2012

... apprendre une langue étrangère, c'est un très très gros travail, qui demande un gros investissement et du temps, beaucoup de temps, et plus encore de la motivation, le reste c'est du didactico-pédagol.

Écrit par : Krokodilo | 08 février 2012

Entièrement d'accord avec ça. J'ajoute qu'en plus il faut, tel un athlète, quotidiennement s'exercer, pratiquer pour, au moins, conserver les acquis.

Écrit par : Buntov | 08 février 2012

Entièrement d'accord avec ça. J'ajoute qu'en plus il faut, tel un athlète, quotidiennement s'exercer, pratiquer pour, au moins, conserver les acquis.
Écrit par : Buntov | 08 février 2012

Pour une fois, je suis parfaitement d'accord ! Je pense plutôt faire le parallèle avec la musique: si on veut être capable de jouer quelque chose qui ressemble à de la musique, un travail régulier et quotidien (mais pas nécessairement dans la quantité: il vaut mieux 15 min par jours, que 2h par semaine) est indispensable.

Écrit par : Julien | 08 février 2012

L'école ne peut être le lieu que d'une initiation en langue, au mieux B1 si on respecte bien sa définition, et nul besoin de chercher des coupables...
Écrit par : Krokodilo | 08 février 2012

Là, il faudrait nuancer un peu: on peut raisonnablement dire qu'un bon élève qui travaille sérieusement peut arriver à B2 (ou en tous cas B2-) en fin de terminale, ce qui est ridicule c'est de l'exiger à tout le monde (un bon niveau B1 est suffisant pour l'immense majorité de la population française).


"@JL, d'accord sur l'absurde engouement actuel pour l'oral, on avance dans une langue en combinant l'étude grammaticale, l'écrit et l'oral."

Oui et non. Il y a quand même un sérieux déficit au niveau de l'oral pour les générations antérieurs aux années 60 (la majorité de ma clientèle), mais qui savent généralement mieux se débrouiller à l'écrit que les plus jeunes, il est vrai.

Écrit par : Julien | 08 février 2012

"il vaut mieux 15 min par jours, que 2h par semaine) est indispensable."

Écrit par : Julien | 08 février 2012

Ca fait quand même un peu juste !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

Mystère...je n'ai cliqué qu'une fois. Écrit par : guy morel | 08 février 2012
S'il suffit d'une fois pour déclencher un tel orgasme, respect.
Sinon, consultation pour Parkinson à envisager. Regrets.
Écrit par : moinketro | 08 février 2012
Vous ne devez avoir aucune idée de ce qu'est un orgasme.

Écrit par : guy morel | 08 février 2012

Ca fait quand même un peu juste !! ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2012

Oui, mais c'est mieux que rien.
Je vous assure que si je pouvais déjà obtenir cela de la part de mes clients, je serais ravis (la plupart ne font rien en dehors des cours en face à face) !

Écrit par : Julien | 08 février 2012

Je l'attendais, celle-là, Guy ! Allez, rechargez vos batteries, vous devenez prévisible ! :-)

Écrit par : moinketro | 09 février 2012

Oui, mais c'est mieux que rien.
Je vous assure que si je pouvais déjà obtenir cela de la part de mes clients, je serais ravis (la plupart ne font rien en dehors des cours en face à face) !

Écrit par : Julien | 08 février 2012

Pour une langue vivante, je suis convaincu que c'est mieux que rien !!
Pour la pratique d'un instrument de musique... ... Aussi, mais vraiment "à peine" !!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

Dame Haigneré, ex (?) orbitante dépressurisée, remet sans rire un rapport de sa mission * "Redonner aux jeunes le goût des sciences et des techniques".

Le lobby du para-éducatif a bien travaillé puisqu'il est le principal bénéficiaire des recommandations :

"- permettre aux étudiants préparant le concours de professeur des écoles d’effectuer des stages dans les centres de culture scientifique et technique en tant que médiateurs

- permettre aux académies et établissements de mieux identifier les actions et les acteurs de la culture scientifique et technique

- référencer ensemble les ressources pédagogiques à disposition des professeurs des disciplines scientifiques, afin de les aider à enrichir et illustrer leur enseignement.

- mobiliser, à travers le réseau des CCSTI et des réseaux d’établissements scolaires, les professionnels scientifiques et techniques, afin de présenter un visage moderne et attractif des métiers scientifiques"

Comme disent les politiques, "il faudrait faire en sorte que" les "étudiants-médiateurs" pour la plupart innumériste de niveau indéterminé **, aient appris et compris deux ou trois choses en sciences.

Évidemment, si les "sciences" consistent à pavlover Kevin pour qu'il ne mette pas son pot de yaourt dans le sac jaune et radote que le nucléaire c'est mal, ça suffira amplement.

* combien de brouzouf pour ça ?

** il devient urgent de créer une échelle d'innumérisme. Ça occupera un bon nombre des facariens qui ont contribué à son développement.

Écrit par : dugong | 09 février 2012

Pour la pratique d'un instrument de musique... ... Aussi, mais vraiment "à peine" !!
Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

Ah il faut augmenter la dose au fur et à mesure, mais si vous prenez quelqu'un qui n'a pas pratiqué pendant des années et que vous lui demandez de reprendre à 1h par jour, vous allez l'assassiner !
C'est un peu pour cela aussi que je suis sceptique au sujet des stages intensifs, que nous pratiquons de temps en temps, avec les petits niveaux (sans parlé des vrais débutants ou c'est carrément contre-indiqué): les 3/4 décrochent au bout de 2 jours et on n'arrive plus à en tirer grand chose par la suite.
Ce que la plupart ne réalise pas, c'est qu'il faut du temps (vous n'avez pas idée comme ça m'agace chaque fois que l'un d'eux me demande "Et combien d'heures il faut pour parler couramment ?"... la dernière fois que je l'ai entendu, j'ai répondu "à peu près 87 658" !)

Écrit par : Julien | 09 février 2012

"sans parler"
"entendue"

Écrit par : Julien | 09 février 2012

Dans la pravda pédagole du jour, les compols * des futurs camps de rééducation sortent du bois :

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/02/09022012_MAubert.aspx

D'un côté, on manipule à loisir le sabir gestionnaire banalisé (opportunités de progrès et autres étrons de la RH) :

"Ces entretiens permettraient d'établir une vue partagée du fonctionnement actuelle des équipes, de leur réussites, de leurs axes de progrès et des conditions de ces progrès (moyens, formations, matériels, etc.) : chacun des acteurs de ce processus disposeraient alors d'éléments permettant aux uns d'améliorer leur pilotage locale ou académique aux autres de travailler à l'adaptation de leur pratique pédagogique dans et hors de la classe. Ce type de disposition créerait après le conseil pédagogique une instance supplémentaire de pilotage partagé qui contribuerait au développement de l'établissement comme système apprenant (Bouvier) où l'intelligence collective supplanterait l'individualisme."

D'autre part, le faux cul interviewé nous joue du luth sur l'autonomie :

"La particularité des enseignants comme des corps pré-cités c'est qu'ils combinent à la fois un niveau élevé de formation et de qualification leur conférant de l'autonomie – donc une capacité d'autorégulation - dans les missions qui leur sont confiées et une forte attribution de sens à l'exercice du métier comme composante de l'identité personnelle donc un fort investissement et une recherche constante de progrès.
Cette attribution de sens reste à ce jour le meilleur garant de l'investissement des personnels au sein du système éducatif : mais c'est une caractéristique que le ministre issu du secteur privé comme il aime à le rappeler ne peut connaître et comprendre."

Autorégulés, mes frères, couvrons ces sinistres guignols de fumantes rémiges bitumeuses !

* au sens de P. Dick

Écrit par : dugong | 09 février 2012

des élèves de troisième tous (même les bons) incapables de traduire en allemand "le livre de l'élève" après avoir fait quatre ans d'allemand au collège et quelques années d'initiation à l'école primaire. Notez que leurs correspondants allemands, quand ils en reçoivent, ne sont pas mieux lotis avec leur enseignement du français, car ils n'en comprennent pas un mot!

Écrit par : JL | 08 février 2012

Eh oui, on en est arrivé là. Le postulat de départ qui a servi de fil conducteur à la mise en place de la pédagogie dite "actionnelle" est l'incapacité (réelle ou supposée) des élèves à assimiler la grammaire d'une langue étrangère. Partant de là, de grands penseurs se sont dit qu'il fallait simplifier les choses et se contenter de dresser l'élève tel le chien de Pavlov afin qu'il parvienne à produire quelques phrases compréhensibles (et peu importe la correction grammaticale, orthographique et phonétique) dans des situations déterminées à l'avance. Les élèves sérieux réussissent par conséquent à produire les énoncés attendus, mais sans comprendre le sens des mots qu'ils emploient, car la phrase est réduite à une fonction et ils l'interprètent dans son ensemble, d'où l'incapacité à traduire une phrase très simple, tant du point de vue lexical que syntaxique. Pour ma part, j'alterne dans ma pratique entre des éléments actionnels, dans le sens où je mets en place des situations de communication et une approche lexico-grammaticale traditionnelle. Après, il n'y a pas de résultats sans travail. Dans mon établissement, les élèves ne fournissent aucun travail en autonomie (lire, écrire, exercices grammaticaux...), ils attendent tranquillement le corrigé. La seule chose qui fonctionne et qui suscite un peu d'adhésion est bien évidemment l'activité "parler". Seulement, en ZEP,ils parlent à tort et à travers et n'ont aucune notion d'écoute mutuelle, ce qui rend le travail du professeur particulièrement épuisant pour un bien maigre résultat.

Écrit par : alain | 09 février 2012

Je l'attendais, celle-là, Guy ! Allez, rechargez vos batteries, vous devenez prévisible ! :-)
Écrit par : moinketro | 09 février 2012

Justement, le parkinsonien, lui, est imprévisible.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/09/01016-20120209ARTFIG00413-un-escroc-devenu-directeur-d-aeroport-avec-un-faux-cv.php

«Personne n'a eu l'esquisse d'un début de soupçon. Il a totalement fait illusion»

Au Moloch, en revanche, tous * les gaillards sont du sérail. Ça change tout.

* enfin presque. Parce que si on regarde dans les étages élevés ...

Écrit par : dugong | 09 février 2012

le sérail du met trop de gens sur la touche ...

Écrit par : dugong | 09 février 2012

Il paraît que Sarkozy veut proposer un référendum sur les chômeurs ! Pourquoi ? Il a peur de se retrouver sans emploi au mois de mai 2012 ?

Écrit par : iPidiblue ne chôme plus ! | 09 février 2012

Quelle bonne idée ! On va abolir le chômage par référendum ... et pas de Monsieur Véto, hein !

Écrit par : iPidiblue ne chôme plus ! | 09 février 2012

Christophe, merci pour le lien : le rapport de la Cour des Comptes sur la "mastérisation" est effectivement accablant.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2012

Prochaine étape : abolir la bêtise par voie de référendum ! Et l'ignorance par voie législative ...

Écrit par : iPidiblue casse les petits cailloux sur la route ... | 09 février 2012

Oh putain con…

François Hollande promet de débarrasser l'école du sarkozysme

LEMONDE | 09.02.12 | 12h31

"Rythmes scolaires, pédagogie, formation, mission" : François Hollande présente, jeudi 9 février, son programme en matière éducative.

Les 60 000 postes n'étaient donc que du teasing ? Ceux qui craignaient que le programme socialiste ne se limite à cet horizon du "toujours plus de moyens" vont se sentir rassurés avec le discours que François Hollande devait prononcer, à Orléans, jeudi 9 février.

"Rythmes scolaires, pédagogie, formation, mission et même moyens, il faudra tout reprendre", estime le candidat socialiste dans un discours frappé du sceau de l'investissement éducatif.

"La connaissance, le savoir, l'école ne sont pas seulement des dépenses, ce sont des investissements, souligne M. Hollande. En termes économiques, la France n'a pas les résultats éducatifs lui permettant de préparer sa future croissance. De même qu'il y a une corrélation étroite entre la qualification et l'emploi, il y a une corrélation étroite entre les performances scolaires et le niveau de croissance."

Voilà sur quoi pourrait se fonder le nouveau pacte entre l'école et la nation que M. Hollande appelle de ses vœux. Une fois remboursée la "dette éducative", dont le député de la Corrèze estime qu'il hériterait s'il prenait la direction du pays à l'issue du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Mettre la priorité sur le primaire.

L'école de M. Hollande concentre les moyens sur les petites classes. D'abord, parce qu'"il n'y a pas ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas" et parce que "tout enfant est éducable", estime le candidat, pour qui les 150 000 sorties sans diplôme, aussi bien que les 20 % de mauvais lecteurs, sont un vrai scandale et un gâchis, dans un pays qui doit s'appuyer sur toutes ses forces. Ensuite, parce que plus la difficulté est prise en amont, moins sa réparation coûte cher.

Une partie des 60 000 postes ira donc vers le premier degré, où le candidat socialiste propose de mettre "plus de maîtres que de classes". Cette mesure peut se traduire par des dédoublements, par la présence de deux enseignants dans une classe, ou par la formule finlandaise de l'enseignant à disposition, qui prend à part l'enfant qui ne suit plus et l'aide à rattraper le groupe. La recherche montre l'efficacité de tels dispositifs s'ils s'accompagnent de changements réels dans la pédagogie mise en œuvre.

Allonger l'année scolaire.

Comme le prévoyait déjà le projet du Parti socialiste, la semaine et l'année scolaire devraient s'allonger, pour alléger la journée de classe. Cette mesure fait consensus chez tous les avocats des enfants.
Même l'UMP l'a en tête. Mais, à droite, l'affaire est délicate puisque c'est sous la présidence de M. Sarkozy que la semaine de classe a perdu une demi-journée. D'ailleurs, après des promesses et deux rapports, Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, a enterré le dossier.

La grande métamorphose du primaire devrait aussi passer par la suppression des évaluations de CE1 et de CM2, qui sont perçues comme non fiables, même par le Haut Conseil de l'éducation. M. Hollande propose qu'elles laissent place à "une évaluation indépendante et incontestable", moins contraignante sans doute, puisqu'il veut aussi en finir avec "l'évaluation permanente" et réaffirme vouloir, dans les classes, "de la coopération plutôt que de la compétition". "C'est ainsi que l'école sera une école de l'excellence", devait-il ajouter, dans un clin d'œil aux mesures de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon lesquelles les écoles qui emmènent toute une génération en fin de collège sont aussi les plus performantes.

S'agissant du collège, justement, M. Hollande critique l'UMP, qui tente d'orienter vers le professionnel à l'issue de la classe de cinquième. A ses yeux, cela s'appelle "accentuer les défauts de notre système", voire "aggraver les inégalités". M.Hollande oppose à ces idées la volonté de gommer ce qui fait de l'école française une des plus inefficaces du monde face aux inégalités sociales.

Cela passe par le retour d'une scolarisation précoce dans les zones difficiles et par la relance d'une "politique d'éducation prioritaire sérieuse et dotée de moyens véritables". Même si c'est en ce moment que se prépare septembre 2012, les zones en souffrance pourraient bénéficier de moyens d'urgence dès la rentrée 2012, si M.Hollande l'emporte en mai.

Atténuer les moments de rupture.

Pour ces temps où les élèves les plus fragiles perdent pieds, M.Hollande promet une meilleure jonction entre l'école primaire et le collège grâce à des programmes revus "afin d'être en cohérence avec le socle commun de connaissances et de compétences, qui définit ce que tous les jeunes doivent savoir à 15 ans".

Même chose entre le lycée et l'université, avec un vrai coup de pouce aux lycéens professionnels et technologiques. Le candidat socialiste promet ainsi de leur réserver "les formations supérieures qui étaient prévues pour eux et qui, aujourd'hui, leur sont trop souvent fermées". Les bacheliers généraux continuent en effet, depuis des années, à être accueillis à bras ouverts dans les filières de formation en deux ans (BTS ou IUT), très encadrées, pendant que les plus fragiles vont se perdre dans une université qui n'a pas été pensée pour eux.

Procéder à la refonte de la formation des enseignants

Très attendue, elle est au programme du candidat PS. "L'année de stage sera rétablie" et des "écoles supérieures du professorat et de l'éducation" seront créées. Ces établissements formeront tous les professeurs, "quel que soit leur niveau de recrutement, qu'ils se destinent à enseigner en maternelle ou à l'université". On retrouve là le pari sur une culture commune à l'ensemble des enseignants plutôt que sur leur différenciation.

Un moyen de redonner envie d'enseigner ? La mise en place d'un prérecrutement dès la licence, elle aussi au programme, pourrait avoir la double vertu de regonfler le vivier maigrichon des candidats profs et de "redonner à l'éducation nationale son rôle exemplaire de promotion sociale et républicaine".

Le candidat veut ouvrir une discussion avec les syndicats avant l'élection. "Pourquoi ne pas [parler] du métier d'enseignant pour le faire évoluer, le rendre plus attractif, plus heureux, plus efficace et qu'il puisse atteindre ses nouveaux objectifs?", lance-t-il à leur intention. C'est une façon polie de leur proposer de réfléchir à la redéfinition de leur métier, toujours cadré par les seules heures de cours hebdomadaires, alors que le métier inclut bien d'autres tâches.

Pour le PS, toucher aux décrets réglementant le temps de travail ne sera pas un préalable, alors que l'UMP est plus directe et que François Bayrou (MoDem) botte en touche, en proposant que cela se fasse sur la base du volontariat.

Le chef de l'Etat pourrait, lui, proposer la fin des décrets de 1950 en échange d'une revalorisation, alors que, chez M.Hollande, il n'est pas question d'augmentation dans un premier temps.

Changer l'école d'abord, c'est un peu le message clé du discours d'Orléans. Un discours de présidentiable, qui trace un horizon en ménageant les susceptibilités de cette profession, qui compte quand même 800 000 votants potentiels.
Maryline Baumard
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2012

Changer l'école d'abord, c'est un peu le message clé du discours d'Orléans. Un discours de présidentiable, qui trace un horizon en ménageant les susceptibilités de cette profession, qui compte quand même 800 000 votants potentiels.
Maryline Baumard
JPB
Écrit par : brighelli | 09 février 2012

Les socialistes, ça se voit, on profondément réfléchi à l'école. On peut résumer le programme en une formule : continuons à nous embourber.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Ce qui est frappant c'est que tous ces candidats à la présidentielle sont plus stupides les uns que les autres ... ils font un concours ce n'est pas possible autrement !


La politique manque de bras cassés visiblement !

Écrit par : iPidiblue les bras cassés | 09 février 2012

Vu en commentaire sur le Figaro :

"Si toutes les civilisations se valent, pourquoi Mme Aubry a-t-elle intitulé son livre-programme "Changer de civilisation"? "

Écrit par : les heures les plus sombres... | 09 février 2012

"Les socialistes, ça se voit, on profondément réfléchi à l'école. On peut résumer le programme en une formule : continuons à nous embourber."

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

D'après ce qui est écrit, j'ai l'impression que le discours qui se tient ici, (et ailleurs, parfois), a quand même servi à quelque chose !!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

Je copie-colle ci-dessous ce commentaire, déposé sur mon blog concernant l'affaire du rectorat de Corse... Il y aura donc un nouvel épisode !


Episode du jour : le prof de maths de Corte fait appel de sa condamnation.

Or dans un tel cas, de façon systématique, le parquet fait un appel incident sur l'ensemble du dossier, c'est-à-dire que sera rejugée également la jeune collègue du Fiumorbu qui elle, avait été relaxée...

Par son appel, qui est bien sûr son droit le plus absolu, l'enseignant de Corte inflige donc une nouvelle épreuve à sa jeune collègue relaxée et lui fait courir le risque d'une condamnation.
A l'imposture, ce collègue ajoute donc l'indélicatesse.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 février 2012

"Les socialistes, ça se voit, on profondément réfléchi à l'école. On peut résumer le programme en une formule : continuons à nous embourber."

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

D'après ce qui est écrit, j'ai l'impression que le discours qui se tient ici, (et ailleurs, parfois), a quand même servi à quelque chose !!
Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

À quoi ?

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Voici un article de Nathalie Bulle, paru dans la revue Sociétal :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9tal_%28revue%29

Elle y explique à nouveau que les résultats des tests PISA doivent être étudiés avec plus d'attention.

http://www.nathalie-bulle.com/Files/societal_lib.pdf

Écrit par : sur PISA | 09 février 2012

Pisa qui reste, il faut le marteler, l'horizon indépassable du tractoriste béarnais :

"je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales."

Quant au Corniaud de Tulle, ce sera l'effecteur du désastre uniforme.

Écrit par : dugong | 09 février 2012

Ce sont les cadets de Gascogne
De Carbon de Castel-Jaloux ;
Bretteurs et menteurs sans vergogne,
Ce sont les cadets de Gascogne !
Parlant blason, lambel, bastogne,
Tous plus nobles que des filous,
Ce sont les cadets de Gascogne
De Carbon de Castel-Jaloux
(...)
Voici les cadets de Gascogne
Qui font cocus tous les jaloux !
Ô femme, adorable carogne,
Voici les cadets de Gascogne !
Que le vieil époux se renfrogne
Sonnez, clairons ! chantez, coucous !
Voici les cadets de Gascogne
Qui font cocus tous les jaloux !

Écrit par : mise en garde | 09 février 2012

Elle y explique à nouveau que les résultats des tests PISA doivent être étudiés avec plus d'attention.

http://www.nathalie-bulle.com/Files/societal_lib.pdf
Écrit par : sur PISA | 09 février 2012

Très bon article. À peu de choses près, c'est exactement ce que dit le GRIP sur la crise de l'école et les moyens d'en sortir.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

D'après ce qui est écrit, j'ai l'impression que le discours qui se tient ici, (et ailleurs, parfois), a quand même servi à quelque chose !!
Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

À quoi ?

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

On verra le 8 mai !!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

(Parodie de la tirade de « Dom Diègue », dans « Le Cid ».)

« Dérapage illusoire, ô FN, mon ami,
Plus fort que le plan cul du porc du FMI,
Tous les mal dégauchis sortent de leurs terriers
Fonçant comme des balourds, ça, je l’aurais parié !!
Ma parole n’est qu’un pet, je vous l’envoie pas dire,
Et cette fois, ça va, c’eût pu être bien pire !
Mais la prochaine, le caca fuira de mes doigts,
Car je parle aux poubelles, et leurs voix sont pour moi !!
Pour gommer la Marine, que vais-je donc trouver,
Pour frôler mieux encore le néant des idées ?
Et qu’inventer pour mieux plonger dans la terreur
Ceux qui rechignent à rester nos électeurs ??
Mariez-vous, oui, en blanc ! Et je le dis sans honte,
Que l’on puisse être gay, vraiment, ça me démonte !!
Les intellos qui croient que les nègres et les beurs
Puissent être nos égaux, ça me met en fureur !!
Je veux un pays propre, et je veux des gens dignes,
Pas des lieux de débauche où l’on sniffe des lignes !!
Et comment supporter que nos petits enfants
Apprécient un Kebab plus qu’un Châteaubriand ??
Civilisations de l’ailleurs qui m’offensent,
Moi vivant, vous n’irez pas plus avant en France
Car il n’y a vraiment qu’entre soi qu’on est bien,
Civilisation blanche, la seule des humains. »

Claude Guéant.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

On verra le 8 mai !!
;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2012

Quoi ? La Libération ? Est-ce possible ?

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/09/un-rechauffement-climatique-de-2-a-5-c-d-ici-2100-se-confirme_1641373_3244.html

Reichauffement, gross malheur.

Si vous avez de la thune à investir à log terme pour vos arrière-petits-enfants, je vous conseille d'acheter quelques centaines d'hectares de taïga du côté d'Irkoutsk pour faire de la banane et de l'ananas.

C'est pas cher du tout.

Écrit par : dugong | 09 février 2012

C'est la Saint-Merkel le 8 mai vous croyez ?

Écrit par : iPidiblue fête-bertha | 09 février 2012

Dugong, l'idée me semble meilleure que mon île grecque, qui sera 1. caniculaire et 2. rapidement engloutie.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2012

Allons nous tenir jusqu'en 2100 ?

Écrit par : iPidiblue fête béta | 09 février 2012

Si grâce aux progrès de la science nous pouvons vivre jusqu'à 150 ans alors Bayrou pourra encore être candidat en 2100 !

Écrit par : iPidiblue fête béta | 09 février 2012

Le chef de l'Etat pourrait, lui, proposer la fin des décrets de 1950 en échange d'une revalorisation, alors que, chez M.Hollande, il n'est pas question d'augmentation dans un premier temps. MB citée par JPB

Revalo évoquée pour le secondaire. Pour le primaire, queutchi.

Écrit par : moinketro | 09 février 2012

C'est moi ou bien le texte de Bulle sur Pisa est truffé de fautes d'orthographe ???

Écrit par : moinketro | 09 février 2012

C'est moi ou bien le texte de Bulle sur Pisa est truffé de fautes d'orthographe ???
Écrit par : moinketro | 09 février 2012
Ce n'est pas vous. Attachons-nous au fond.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Oui bien sûr mais ça me gêne. C'est comme ça, je n'y peux rien.

Écrit par : moinketro | 09 février 2012

Le fond, donc - encore qu'une relecture très rapide ne m'ait pas fait sauter aux eux des flopées de fautes.

"Idéalement, il devrait exister au sein de la société un consensus sur les valeurs et les fins de l’enseignement, et plus précisément sur la valeur en soi des savoirs et du développement intellectuel. Une bonne école ne « vend » pas des savoir-faire et des places dans les meilleurs établissements de l’enseignement supérieur. Elle est campée sur sa mission intellectuelle et culturelle générale, et fédère autour d’elle les élèves et le corps professoral. Elle leur offre un environnement structuré, centré sur le travail, enthousiasmant pour eux. Elle est suffisamment homogène pour que des standards soient partagés, mais elle se diversifie relativement et progressivement, pour permettre à chacun de réaliser ses aspirations et développer le mieux possible ses diverses potentialités."
Aucun des candidats à la fonction présidentiel ne dit cela.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Y François - l'autre pays du fromage - sur iTélé qui parle de l'éducation nationale !

Écrit par : iPidiblue fête béta | 09 février 2012

Au lieu de vouloir trouver du Sens dans le discours du Corniaud, rigolez plutôt en découvrant le dernier tombereau des crap bullsheets où Gilbert Longhi se répand sur le créneau porteur des soins palliatifs pour décrocheurs :

"La vie en dehors de l’école n’est pas un néant cognitif. Les élèves devraient pouvoir à faire évaluer, par leurs professeurs, des compétences acquises dans un cadre extrascolaire. L’école sait déjà noter des aptitudes qu’elle n’a pas transmises. Elle le fait déjà, par exemple, pour le Bac L spécialité musique, dont les élèves font valider des capacités acquises à l’extérieur (conservatoires, familles, cours particuliers). Pourquoi ne pas étendre cet usage à tout type de domaines (humanitaire, animation socioéducative, culture, protection civile, écologie, etc.) ?"

Dans l'etc, n'oublions pas le viol en réunion de camarade au stylo à bille comme le soulignait - en rouge - l'inénarrable Obin (more)

www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7795

Écrit par : dugong | 09 février 2012

Oui bien sûr mais ça me gêne. C'est comme ça, je n'y peux rien.
Écrit par : moinketro | 09 février 2012

Je vais relire. Le froid qui règne chez moi - avec la neige,le livreur de fuel n'a pas pu venir - m'engourdit les neurones.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

"Aucun des candidats à la fonction présidentiel ne dit cela." GM

La plupart des candidats albicans ne comprennent déjà pas ce que veut dire un tel discours.

Cela demande de voir sur trente ans.

Fermes et c'est un minimum ...

Écrit par : dugong | 09 février 2012

La plupart des candidats albicans ne comprennent déjà pas ce que veut dire un tel discours.

Cela demande de voir sur trente ans.

Fermes et c'est un minimum ...
Écrit par : dugong | 09 février 2012

Ce qui me console - c'est relatif -, mon cher Dugong, c'est que dans trente ans, il est probable, sauf accident heureux, que nous serons tous, et par tous j'entends moi, vous, JPB et un certain nombre d'autres, soit dans la tombe soit pas loin d'y glisser. En attendant, pas de raison de sombrer dans la connerie ambiante.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Apparemment, le Corniaud de Tulle a pris des cours pour parler fort histoire de ressembler à un homme de convictions.

Hélas, un agneau qui bêle fort n'en devient pas pour autant un lion ...

Écrit par : dugong | 09 février 2012

M. Gilbert Mouthon est professeur de Biochimie à l'ENVA, s'il n'est pas encore retraité. Donc vétérinaire lui aussi.
Sa carrière n'eut rien de fulgurante et ses cours étaient mortels. J'en suis témoin pour les avoir subis.
Il a probablement des comptes à régler.
Dugong vous confirmera que passer sa vie comme professeur de chimie et physique biologiques et médicales n'est pas un facteur d'épanouissement...

Écrit par : dobolino | 31 janvier 2012

Il était aussi expert judiciaire pour les cancers de la thyroïde en Corse, dans le cadre de l'instruction ouverte contre le professeur Pellerin.
Son rapport d'expertise, longuement mûri (2005-2011), est mentionné dans l'avis de non-lieu, aux pages numérotées 108 et 109.

http://www.uarga.org/downloads/Breves%20et%20actu/breve_10_10_2011_arret_non_lieu.pdf

Sur le site de l'Uarga, on trouve aussi le point de vue de la femme de l'un des otages enlevés en septembre 2010, elle-même détenue quelques mois :

http://www.uarga.org/downloads/Breves%20et%20actu/breve_23-09-11_otages_sahel.pdf

Écrit par : sous le sable | 09 février 2012

Le fond, donc - encore qu'une relecture très rapide ne m'ait pas fait sauter aux eux des flopées de fautes. GM
Page 2 : « l’image avérée qu’en brossait déjà ses ardents critiques néo-marxistes. »
« Il n’en fallait par ailleurs pas plus pour tranquiliser les esprits les plus avertis. »
Page 3 : « Sur ces bases, la différence entre le quart le moins bon et le quart le meilleur était inférieure à la moyenne de l’OCDE en 2000 est parmi les plus élevées en 2009. »

Ce texte reste remarquable, bien évidemment. Mais elle aurait pu relire ou faire relire...

Écrit par : moinketro | 09 février 2012

Ce texte reste remarquable, bien évidemment. Mais elle aurait pu relire ou faire relire...
Écrit par : moinketro | 09 février 2012
Je vais le lui dire.
Merci.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

« [l]es dirigeants de neuf chaînes de télévision et de radio ont adressé, lundi 6 février, une lettre à Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, demandant d’assouplir les règles de stricte égalité entre les candidats, pendant la période électorale. » L’objet précis de la demande ? « Les chaînes souhaitent que cette règle de stricte égalité entre candidats “soit limitée à la période de campagne officielle c’est-à-dire aux deux semaines précédent le premier tour de l’élection”, contre cinq envisagées aujourd’hui. » L’initiative vient de médias aussi bien publics que privés (RTL, France Inter, France Bleu, France Info, France Culture, Europe 1, RMC, BFM Business et BFM TV)

Écrit par : :-) | 10 février 2012

Ce qui me console - c'est relatif -, mon cher Dugong, c'est que dans trente ans, il est probable, sauf accident heureux, que nous serons tous, et par tous j'entends moi, vous, JPB et un certain nombre d'autres, soit dans la tombe soit pas loin d'y glisser. En attendant, pas de raison de sombrer dans la connerie ambiante.

Écrit par : guy morel | 09 février 2012

En vie dans trente ans... "sauf accident heureux"... Hum, ça dépend dans quel état ! ;-))

Écrit par : Robin | 10 février 2012

Où erre-je ?
Où dors-je ?
Où cours-je ?
Dans quel état j'erre ?

(Le Monologue d'Hallali, dernier acte)

Écrit par : Robin | 10 février 2012

Le Nigaud de Tulle prend de la hauteur et s'adresse à ses disciples :

"En vérité je vous le dis, si vous voulez préparer durâblement ma route vous développerez des méthodes horizontales d’apprentissage en aplatissant les programmes sur le socle commun"

http://img.over-blog.com/500x353/0/27/69/96/ANNEE-A---2011/AA2Lapinbleu546C-Mt3_3.jpg

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Melenchon : populiste ?
Le Pen : populiste ?

Le summum du populisme : le referendum contre les chômeurs.
(après avoir très « démocratiquement » chié sur les 55% votants NON en 2005…

Sarkozy : « prenons l’Allemagne en exemple. »

Voyons voir :



(((((((((((((((((((ARTE vendredi, 10 février 2012 à 10:45
Allemagne : les oubliés de la croissance
Première économie de la zone euro, l’Allemagne a pourtant ses zones d'ombre. En libéralisant son marché du travail pour renforcer sa compétitivité et exporter, le pays a précipité une partie de ses salariés dans la précarité. Absence de salaire minimum, travail à temps partiel, "mini jobs" sans assurance maladie ou petits boulots payés 1 euro de l'heure.

Aujourd'hui, une personne sur sept vit dans le pays le plus riche d'Europe sous le seuil de la pauvreté (moins de 60% du revenu médian, soit pour les célibataires 826 euros et pour un couple avec deux enfants à charge 1735 euros). La Ruhr, qui faisait autrefois la gloire de l'industrie allemande, est particulièrement touchée.
Le taux de pauvreté s'y révèle supérieur à la moyenne nationale et la tendance est à la hausse. Dans les principales villes de ce « Land » de 5 millions d'habitants qui accumule les difficultés depuis le déclin des mines et de la sidérurgie, un habitant sur cinq est concerné.
Victime comme tant d'autres de cette société à deux vitesses, Anja Mc Cabe, fleuriste de formation, 37 ans, deux enfants à charge, vit à Duisburg. Employée chez un grossiste à temps partiel pour 400 euros mensuels. Une fois son loyer acquitté, il lui reste 200 euros pour finir le mois.

Un "mini job" qui la prive :
d'assurance maladie,
d'ouverture de droit à la retraite
ou aux allocations chômage.
Son employeur, lui, est exonéré de charges...

Alors, chaque semaine, pour survivre, surmontant sa honte et son dégoût, elle se rend à la soupe populaire. Jamais, elle n'aurait pensé tomber si bas.))))))))))))))))))))))))))




*******Je précise que les jobs à 1 euros (Arbeitsgelegenheiten mit Mehraufwandsentschädigung Ein-Euro-Jobs (1 euros par heure en plus des allocs chômage) ont été imposé(s)* par le SPD (parti socialiste allemand).*********



Le rapport avec le sujet principal de ce blog :
L’Allemagne a un déficit de travailleurs : techniciens, informaticiens, ingénieurs.
Apparemment elle n’est pas capable de former en nombre suffisant cette catégorie d’employés alors que le volant de chômeurs reste important, malgré la décroissance démographique. (en qques années : perte de 600 000 habitants quand la France en « gagne » 4 Millions).
Y aurait-il inévitablement une partie de la population impropre à l’intégration dans un système scolaire quel qu’il soit ?
Ne vaut-il pas mieux dépenser pour ceux qui donnent des preuves de leurs efforts scolaires que s’obstiner à combler le tonneau des Danaïdes?
Quand la société aura donné aux méritants leur entière chance dès le départ, et alors seulement, on pourra éventuellement peut-être envisager des mesures de contrainte(*) contre certains chômeurs . (*) qui existent déjà de tte façon.
Fortes Bourses au mérite dès le primaire, très importantes bourses au mérite et suivi personnalisé sérieux pour les enfants doués "nécessiteux": qu’en dit Bayrou ?

(J’ai tjrs voté à gauche…jamais pour des extrémistes…pour le moment pas de candidat crédible globalement…tous des démagos)

Al (Chaudronnier à 15 ans en 1970)

Écrit par : Al | 10 février 2012

"sauf accident heureux"...

Heureux pour qui ?

Avec les andouilles déstructurées qui sortent de l'école, nous aurons les "auxiliaires de vie" que nous mériterons.

Quant à nos euthanasistes (médecins ou infirmiers), ils se goureront en calculant les doses qu'ils voudront nous injecter en pianotant compulsivement leurs claviers * : du coup, nous mourrons très fort ou pas du tout.

* certains futurologues prédisent la mort des claviers au profit de la reconnaissance vocale. Outre que les dents participent de la phonation, on objectera qu'il faudra que le système puisse reconnaître quelque chose de compréhensible (c'est à dire quelque chose comme un signal au dessus du bruit de fond)

Écrit par : dugong | 10 février 2012

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/08/l-echec-cinglant-de-la-formation-des-enseignants_1640350_3232.html#ens_id=1640264

Allez, un peu de lecture pour se remonter le thermomètre du moral !

Écrit par : PMB | 10 février 2012

(J’ai tjrs voté à gauche…jamais pour des extrémistes…pour le moment pas de candidat crédible globalement…tous des démagos)

Al (Chaudronnier à 15 ans en 1970)

Écrit par : Al | 10 février 2012


La rigueur allemande, la compétitivité allemande, la richesse allemande, la grandeur de l'Allemagne... L'Allemagne citée en exemple à tout bout de champ. "Deutschland über alles" : Espère-t-on nous consoler de la disparition des acquis du gouvernement provisoire de la Résistance par le douteux honneur de souper avec Pierre Laval, un dimanche ordinaire d'Occupation ?

Écrit par : Robin | 10 février 2012

Espère-t-on nous consoler de la disparition des acquis du gouvernement provisoire de la Résistance par le douteux honneur de souper avec Pierre Laval, un dimanche ordinaire d'Occupation ?

Écrit par : Robin | 10 février 2012

C'est Hollande, l'homme qui veut reconstituer la SFIO, selon Besson, que vous comparez à Laval, qui en fut militant ?

Écrit par : point Godwin | 10 février 2012

La rigueur allemande, la compétitivité allemande, la richesse allemande, la grandeur de l'Allemagne... L'Allemagne citée en exemple à tout bout de champ. "Deutschland über alles" : Espère-t-on nous consoler de la disparition des acquis du gouvernement provisoire de la Résistance par le douteux honneur de souper avec Pierre Laval, un dimanche ordinaire d'Occupation ?
Écrit par : Robin | 10 février 2012

Après l'eurosepticisme, de la germanophobie ? Bigre, les profs de philo ne sont plus ce qu'ils étaient :-(

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Personne n'a proposé de jeter l'Euro dans la fosse septique !

Écrit par : guy morel | 10 février 2012

J'entendais sur France Inter * une conasse qui nous faisait l'apologie * d'une "sismologie citoyenne".

C'est le genre Seti avec l'emphase en plus : distribuer un logiciel pour faire faire le tri des distributions possibles dans une molécule par des gogos requalifiés "scientifiques citoyens".

Je pose deux questions :

La branlette est-elle une activité éligible à la "sismologie citoyenne" ?

Si oui, la branlette masculine par son côté essentiellement longitudinal ne doit-elle interroger son fonctionnement pour devenir plus transversale ?

* la très convenue "tête au carré" vers 14h30

Écrit par : dugong | 10 février 2012

ne doit elle pas et non "ne doigt elle" ...

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Le Nigaud de Tulle prend de la hauteur et s'adresse à ses disciples :

"En vérité je vous le dis, si vous voulez préparer durâblement ma route vous développerez des méthodes horizontales d’apprentissage en aplatissant les programmes sur le socle commun"

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Mettez les accents sur État, mais évitez-les sur durablement mon p'tit lapin !

Écrit par : Le Rablé de Tulle | 10 février 2012

Vous n'avez rien sur le petit sablé de Sablé ?

Écrit par : iPidiblue retraité des sables | 10 février 2012

Après l'eurosepticisme, de la germanophobie ? Bigre, les profs de philo ne sont plus ce qu'ils étaient :-(

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Comme ça a été dit précédemment, 12 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté et des soupes populaires qui s'installent à proximité des écoles car les parents n'ont plus les moyens de payer la cantine, telle est la situation actuelle de l'Allemagne! Bien que je sois professeur d'allemand, je fais partie, comme Robin, de ceux qui s'agacent de voir la politique pratiquée dans ce pays érigé en modèle suprême. Et croyez-moi, je ne suis nullement germanophobe!

Écrit par : alain | 10 février 2012

Et croyez-moi, je ne suis nullement germanophobe!
Écrit par : alain | 10 février 2012

Et pas davantage "septique", je suppose. Ce pauvre Julien, est déjà à la soupe populaire de l'orthographe.

Écrit par : guy morel | 10 février 2012

"mais évitez-les sur durablement"

Durâblement, justement. Mon pauvre.

Écrit par : dugong | 10 février 2012

"Après l'euroscepticisme, de la germanophobie ? Bigre, les profs de philo ne sont plus ce qu'ils étaient :-("

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Je ne vois absolument pas le rapport entre ce qu'a dit Robin et une quelconque forme de germanophobie !!
C'est un peu la même démarche de "pensée" que celle qui fait Yann me traiter de "mélenchoniste" ou de "poutouiste"... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012

Ce n'est pas une démarche, c'est une supposition.
Rassure-moi, Christophe, vous n'allez pas voter le Pen, ou Sarko ?
Ni pour le candidat libéral... Ah, c'est vrai, il n'y en a pas.

Écrit par : yann | 10 février 2012

"mais évitez-les sur durablement"

Durâblement, justement. Mon pauvre.

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Sic!

Écrit par : Le Rablé de Tulle | 10 février 2012

La presse : "Photowatt espère devenir le prochain Lejaby"

Les dessous d'un capteur au silicium sont loin de générer les mêmes tensions.

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Allez encore une fois : durâblement.

Ça me rappelle l'imbécile qui voulait absolument que j'écrive "ermite" quand je parlais du grand Charles.

Peut-être est ce le même ?

L'imbécile, pas l'ermite ...

Écrit par : dugong | 10 février 2012

"euroscepticisme"

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Bien que je sois professeur d'allemand, je fais partie, comme Robin, de ceux qui s'agacent de voir la politique pratiquée dans ce pays érigé en modèle suprême. Et croyez-moi, je ne suis nullement germanophobe!
Écrit par : alain | 10 février 2012

Ça m'agace tout autant, croyez-le, mais par moment les images faciles et stéréotypées m'exaspèrent un peu (les méchants européens de Bruxelles, les vils Allemands, les perfides Britanniques etc.).

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Allez encore une fois : durâblement.

Ça me rappelle l'imbécile qui voulait absolument que j'écrive "ermite" quand je parlais du grand Charles.

Peut-être est ce le même ?

L'imbécile, pas l'ermite ...

Écrit par : dugong | 10 février 2012

ermite et hermite, là il n'y a pas à discuter, mais votre durâblement chapeauté, vous pouvez vous le mettre où je pense, ça vous calmera vos hémorroïdes!

Écrit par : Le Rablé de Tulle | 10 février 2012

"mais votre durâblement chapeauté, vous pouvez vous le mettre où je pense, ça vous calmera vos hémorroïdes!" monomane anonyme

Rien que pour vous, j'utiliserai durâblement en extra dans tous mes posts de la semaine.

PS : je n'ai pas d'hémorroïdes. Je n'en ai pas les moyens.

Écrit par : dugong | 10 février 2012

A rester assis toute la journée devant votre clavier, vous allez finir par en attraper durablement!

Écrit par : Intrait de Marron d'Inde | 10 février 2012

« Intrait de Marron d'Inde »

Ça sent le connaisseur accablé, l'utilisateur besogneux, l'automédiqué par nécessité. En bref l'hémorroïdaire émérite.
Je salue votre combat solitaire vers la reconnaissance de vos compétences.

Écrit par : fan de dugong | 10 février 2012

N'insistez pas, "Râblé de Tulle". C'est un jeu de mot.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012

"Ça m'agace tout autant, croyez-le, mais par moment les images faciles et stéréotypées m'exaspèrent un peu (les méchants européens de Bruxelles, les vils Allemands, les perfides Britanniques etc.)."

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Julien, il y a vraiment des fois où je me demande si vous savez vraiment (bien) lire... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012

"Ce n'est pas une démarche, c'est une supposition.
Rassurez-moi, Christophe, vous n'allez pas voter le Pen, ou Sarko ?
Ni pour le candidat libéral... Ah, c'est vrai, il n'y en a pas."

Écrit par : yann | 10 février 2012

-Vous aviez fait plus que supposer, dans ce message !!
-Non.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012

« je n'ai pas d'hémorroïdes »
dugong | 10 février 2012

Ce serait pourtant, à un trou du cul, un ornement particulièrement séant.

Écrit par : tailleboudin | 10 février 2012

je n'ai pas d'hémorroïdes »
dugong | 10 février 2012

Ce serait pourtant, à un trou du cul, un ornement particulièrement séant.

Écrit par : tailleboudin | 10 février 2012

Pas mieux!

Écrit par : Intrait de Marron d'Inde | 10 février 2012

N'insistez pas, "Râblé de Tulle". C'est un jeu de mot.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012


En êtes-vous si su ???

Dugong: le jeu de mot en peau de lapin?

Écrit par : Coureur de fond | 10 février 2012

Sur, j'ai manquer d'r!

Écrit par : Coureur de fond | 10 février 2012

Sur, j'ai manquer d'r!

Écrit par : Coureur de fond | 10 février 2012

Et là j'en abuse!

Écrit par : Coureur de fond | 10 février 2012

Ah enfin, tailleboudin, sortant de son alias ceint du collier de corail qui l'accable et le rend si tristement acariâtre.

Faites-vous opérer que diable ! Dévoilez votre fond qui est, j'en suis sûr, celui d'un brave garçon qui se force à être méchant parce qu'il souffre.

Écrit par : dugong | 10 février 2012

Ça me rappelle l'imbécile qui voulait absolument que j'écrive "ermite" quand je parlais du grand Charles.

Écrit par : dugong

En tout cas, cet ermite n'était pas errant.

Écrit par : Moot | 10 février 2012

Arrêtez, Tailleboudin et Dugong, vous allez faire fantasmer grave Michel Cymes.

Écrit par : moinketro | 10 février 2012

Excellent, Moot !! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2012

Les dessous d'un capteur au silicium sont loin de générer les mêmes tensions. Écrit par : dugong | 10 février 2012

Je ne parierais pas, avec le silice...

Écrit par : moinketro | 10 février 2012

Allemagne, job à 1 euro : à noter que c’est Gerhard Schröder, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), chancelier fédéral allemand (1998-2005), qui a inauguré la politique répressive contre les salauds de chômeurs-profiteurs ; le même Gerhard Schröder qui passa avec armes et bagages au service du système poutinien russe (Gazprom) pour se faire du fric. (un bon exemple pour Sarkozy)

Citation de WIKIPEDIA : Après la fin de sa carrière politique, en 2005, il reprend ses activités professionnelles, mais à Berlin, et est engagé par la société russe Gazprom pour présider le conseil de surveillance de North-European Gas Pipeline, consortium germano-russe chargé de la construction et de l'exploitation du gazoduc Nord Stream. Le conseil l'élit à ce poste à l'unanimité le 30 mars 2006. Cette décision fait l'objet de critiques dans la mesure où Schröder, en sa qualité de chancelier, a approuvé le tracé du gazoduc et s'est porté garant d'un prêt bancaire d'un milliard d'euros proposé par Deutsche Bank et KfW à Gazprom dans le cadre de cette affaire. Il a été conseiller de Goldman Sachs, puis de la banque Rotschild (...)

Depuis janvier 2009, Gerhard Schröder est membre du directoire du groupe pétrolier russo-britannique TNK-BP, fonction pour laquelle il touche une rémunération de 200 000 euros par
An.


Des gauchistes contre le projet de Sarkozy :
Alain Madelin contre les projets de Sarkozy sur les chômeurs :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/10/97001-20120210FILWWW00610-referendum-madelin-accuse-sarkozy.php

CFE-CGC (cadres) contre les projets de Sarkozy sur les chômeurs :
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/02/10/97002-20120210FILWWW00509-sarkozychomage-meprisantcfe-cgc.php

CGPME (petites moyennes entreprises) contre les projets de Sarkozy sur les chômeurs :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/10/97001-20120210FILWWW00456-sarkozychomeurs-la-cgpme-sceptique.php

5 juillet 2011 : Pôle emploi : une réforme nécessaire, une dynamique de progrès à amplifier.
Par M. Jean-Paul ALDUY
au nom de la Mission commune d'information relative à Pôle emploi
RAPPORT D'INFORMATION - 5 juillet 2011 - au nom de la mission commune d'information relative à Pôle emploi - Par M. Jean-Paul ALDUY, Sénateur.
DEBUT DE CITATION RAPPORT ……….
La décision de procéder à la fusion a été prise par le Président de la République et répondait à une de ses promesses de campagne. Elle restera sans nul doute comme l'une des réformes de structure majeures du quinquennat, …

Mais l'institution reste confrontée à un chômage de masse qui ne permet pas d'apporter à chaque demandeur d'emploi le service personnalisé qu'il est en droit d'attendre.

La convention pluriannuelle signée entre l'Etat, l'Unedic et Pôle emploi, le 2 avril 2009, fixait comme objectif pour 2011 un ratio de soixante demandeurs d'emploi suivis par conseiller, en donnant la priorité au suivi des publics les plus éloignés de l'emploi.

L'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi n'a pas permis d'atteindre cet objectif.

Le portefeuille moyen d'un conseiller compte aujourd'hui entre cent et cent dix demandeurs d'emploi, avec de fortes variations régionales. Ce nombre est beaucoup plus élevé dans des régions particulièrement touchées par la crise…FIN DE CITATION RAPPORT

Depuis l’augmentation du chômage, le portefeuille moyen n’a certainement pas baissé. ..

******
Après les roumains, les chômeurs, à qui Sarkozy va-il s’attaquer pour ramener les électeurs du FN au bercail UMP ?
Aux enseignants qui ne forment pas correctement les futurs chômeurs ?

Écrit par : Al | 10 février 2012

Sapristi !


P.S Je le réserve pour les grandes occasions.

Écrit par : iPidiblue comme disait le capitaine | 10 février 2012

C'est Hollande, l'homme qui veut reconstituer la SFIO, selon Besson, que vous comparez à Laval, qui en fut militant ?

Écrit par : point Godwin | 10 février 2012

Je ne pensais pas à Hollande, mais à Sarkozy et je précise que je ne suis pas du tout anti-allemand.

Je suis contre l'Union européenne à 27, avec une Hongrie fascisante et une Grèce qu'on égorge, contre l'euro, le Traité de Schengen et de Maastricht, contre la constitution supra-nationale européenne, contre la suppression de nos frontières, de notre souveraineté, notamment sur notre monnaie.

Je ne suis pas eurosceptique, je suis résolument et totalement contre l'Union européenne et les technocrates de la commission de Bruxelles (mais européen de cœur et d'esprit).

Désolé, Julien mais c'est mon dernier mot. je ne trouve personne "méchant", je ne suis pas sympathisant du FN, je voudrais juste que la France sorte de cette maison de fous que l'on appelle l'UE, dont elle n'a rien à gagner et tout à perdre à faire partie.

Écrit par : Robin | 10 février 2012

Désolé, Julien mais c'est mon dernier mot. je ne trouve personne "méchant", je ne suis pas sympathisant du FN, je voudrais juste que la France sorte de cette maison de fous que l'on appelle l'UE, dont elle n'a rien à gagner et tout à perdre à faire partie.
Écrit par : Robin | 10 février 2012

Bon, soit. Mais vous ne parviendrez pas à me faire croire que la France peut se permettre de faire cavalier seul. N'est pas la Suisse qui veut !

Écrit par : Julien | 10 février 2012

A lire Julien, on se ferait monégasque aussitôt ...

Écrit par : iPidiblue comme grommelait le capitaine ! | 10 février 2012

A lire Julien, on se ferait monégasque aussitôt ...
Écrit par : iPidiblue comme grommelait le capitaine ! | 10 février 2012

Si je le pouvais, je n'hésiterai pas une seconde. Et puis je pourrais peut-être chercher du boulot en Suisse, ce n'est pas si loin de la Savoie, après tout...

Écrit par : Julien | 10 février 2012

Faites vous entretenir Julien c'est plus confortable !

Écrit par : iPidiblue comme grommelait le capitaine ! | 11 février 2012

Allemagne, job à 1 euro : à noter que c’est Gerhard Schröder, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), chancelier fédéral allemand (1998-2005), qui a inauguré la politique répressive contre les salauds de chômeurs-profiteurs
Écrit par : Al | 10 février 2012
C'est une vieille tradition au SPD allemand de descendre les classes populaires: il ne fait que reprendre le flambeau tenu par les Ebert et consorts...

Écrit par : serpent vert | 11 février 2012

Allemagne, job à 1 euro : à noter que c’est Gerhard Schröder, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), chancelier fédéral allemand (1998-2005), qui a inauguré la politique répressive contre les salauds de chômeurs-profiteurs
Écrit par : Al | 10 février 2012
C'est une vieille tradition au SPD allemand de descendre les classes populaires: il ne fait que reprendre le flambeau tenu par les Ebert et consorts...

Écrit par : serpent vert | 11 février 2012

Par charité chrétienne, signalons qu'hier, la Pasteure du Futur y est allé de son programme éducation dans l'indifférence générale.

La moins disante ne promet que 20 000 postes.

En revanche, c'est la seule qui préconnise * par finalisme :

"Résoudre ce pro­blème impose de rédi­ger les pro­grammes sco­laires en les défi­nis­sant par leurs fina­li­tés, en lais­sant aux équipes péda­go­giques la pos­si­bi­lité de défi­nir les conte­nus d'enseignement"

Personnellement, je préconise pour les autres, une contemplation répétitive de la chute libre (sans vitesse initiale). La finalité étant l'émergence, de la notion d'invariance de forme des chakras d'un système (sous la pression du groupe conforme)

* il faut bien que les petits clébards orthographistes pavlovent après leur branlette hargneuse du vendredi soir.

Écrit par : dugong | 11 février 2012

Question malice nous en avons un qui n'est pas piqué des vers non plus ...

Écrit par : iPidiblue comme grommelait le capitaine ! | 11 février 2012

« après leur branlette hargneuse du vendredi soir »
dugong | 11 février 2012

Rien de hargneux à se taper un rassis dès lors qu’il a confessé être dépourvu d’hémorroïdes.

Écrit par : tailleboudin | 11 février 2012

Laïc concordataire, version "moderne" du résistant collaborationniste ?

www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/10/pourquoi-je-suis-alsacien-laic-et-pour-le-concordat_1641684_3232.html

Qu'en panse le bovin de Tulle ?

Écrit par : dugong | 11 février 2012

J'ai quatre enfants. Le dernier est en première année de maternelle. Prof dans le supérieur, je regarde de loin le CP. Mes deux premiers enfants savaient à peu près lire à la fin du CE1. Ce sont maintenant de bons lecteurs, mais l'un des deux maîtrise difficilement l'orthographe. Après avoir observé le primaire pendant dix ans, il me semble évident que l'école est considérée avant tout comme un lieu d'éveil, où l'égalitarisme est le dogme absolu. Au lieu d'aider les enfants défavorisés, on pénalise tous les enfants, par des méthodes absurdes dont le but ultime est de niveler le niveau, presque sciemment. Les familles aisées peuvent facilement palier les problèmes de ce type d'éducation. Les autres n'y trouvent rien à redire et font plus ou moins confiance à des programmes qui font de leurs enfants de futurs consommateurs un peu analphabètes, dans le meilleur des cas. C'est assez effrayant.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

"Les familles aisées peuvent facilement palier les problèmes de ce type d'éducation."

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Vous êtes réellement professeur dans le supérieur ??
Effectivement, c'est effrayant.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Vous êtes réellement professeur dans le supérieur ??
Effectivement, c'est effrayant.
Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012


* il faut bien que les petits clébards orthographistes pavlovent après leur branlette hargneuse du vendredi soir.
Écrit par : dugong | 11 février 2012

Écrit par : sens de l'hospitalité | 11 février 2012

Laïc concordataire, version "moderne" du résistant collaborationniste ?

www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/10/pourquoi-je-suis-alsacien-laic-et-pour-le-concordat_1641684_3232.html

Qu'en panse le bovin de Tulle ?

Écrit par : dugong | 11 février 2012
Ce Roland Ries (qui se réclame de Jaurès, antisémitite notoire dans ses jeunes années), personnifie bien l'évolution des socialistes depuis le XIXème siècle: d'anticapitalistes anticalotins, ils sont devenus multi-tout, prêts à aller à Canossa, voire à La Mecque, pour favoriser la pêche miraculeuse des voix.

Écrit par : Al | 11 février 2012

"palier" en lieu et place de "pallier", ça ne ressemble pas à une coquille. Désolé.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

"antisémitite "

Écrit par : Al | 11 février 2012

Tiens, un nouveau mot !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Pallier, avec 2 L. J'aime beaucoup la façon de me reprendre. C'est très pédagogique. Ça n'est pas une coquille. Il m'arrive de faire des fautes. Beaucoup moins que la plupart de mes collègues, plus jeunes, du supérieur. Ceux-là ont sans doute, pour certains, été dégoûtés par des moqueurs, enseignant parfois (enseignant quoi ?). Les hommes de bonne volonté m'auront compris, j'en suis certain. Restent les donneurs de leçons. On donne ce que l'on peut, et l'on peut peu, non ?

GF

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Pendant que j'y pense : de mes trois enfants en primaire, aucun n'a de devoir le soir. Ou, du moins, pas grand-chose. Rarement plus d'une page à lire, d'une dizaine d'additions, bref.
Un père m'a même dit un jour que c'était interdit. Et qu'il trouvait cela très bien : 1, parce qu'il n'avait pas le temps de faire réviser son fils le soir, 2, parce que comme cela, les parents favorisés ne pouvaient pas donner un avantage à leurs gamins. Une sorte d'égalité totale.
N'est-ce pas formidable ?

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Ni pour le candidat libéral... Ah, c'est vrai, il n'y en a pas.

Écrit par : yann | 10 février 2012

T'es sûr ? En vrai, M. Le Pen, sous les oripeaux du populisme, du racisme, de la préférence française et tout et tout, c'est quand même ultra-libéral, non, in fine ?
Tu devrais voter pour eux, finalement, même si certains propos t'irritent. C'est juste de la retape électorale.

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Qu'en panse le bovin de Tulle ?

Écrit par : dugong | 11 février 2012

Allo, Zophage, vous en pensez-quoi?

Qu'il ne faut pas abuser Duglang!

Écrit par : Zophage | 11 février 2012

"Restent les donneurs de leçons. On donne ce que l'on peut, et l'on peut peu, non ?

GF""

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Je l'ai déjà dit ici. Je ne donne jamais de leçons.
Je les vends.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Je vois que monsieur aime le bon mot. Ça doit lui faire du bien. Ce qui est drôle, c'est que partant d'un sujet plutôt intéressant, on finit dans le narcissisme dérisoire. Ne répondez pas, c'est assez ridicule comme cela.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Je vois que monsieur aime le bon mot. Ça doit lui faire du bien. Ce qui est drôle, c'est que partant d'un sujet plutôt intéressant, on finit dans le narcissisme dérisoire. Ne répondez pas, c'est assez ridicule comme cela.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012
En effet c'est assez ridicule de croire que la source de toutes les tares de l'école c'est son "dogme de l'égalitarisme absolu"

Écrit par : serpent vert | 11 février 2012

Front National:
sept mesures d'urgence.
C'est pas de l'économie libérale, ça ?
http://www.frontnational.com/pdf/7-mesures-immediates.pdf

surtout si tu le remplaces par rien au niveau local, vu que, parmi ces sept mesures, il y a celle sur les collectivités territoriales.

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Pendant que j'y pense : de mes trois enfants en primaire, aucun n'a de devoir le soir. Ou, du moins, pas grand-chose. Rarement plus d'une page à lire, d'une dizaine d'additions, bref.
Un père m'a même dit un jour que c'était interdit. Et qu'il trouvait cela très bien : 1, parce qu'il n'avait pas le temps de faire réviser son fils le soir, 2, parce que comme cela, les parents favorisés ne pouvaient pas donner un avantage à leurs gamins. Une sorte d'égalité totale.
N'est-ce pas formidable ?

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Instit en zep, je donne chaque jour une bonne dose de devoirs à mes élèves, et mes collègues en font autant. Sur le terrain, on se rend vite compte que les élèves sont demandeurs, qu'ils en ont d'autant plus besoin que la classe est plus dissipée et plus lente, que sinon, le temps libéré sera utilisé pour traîner plutôt que pour se livrer à des activités fertiles, etc.
De plus, dans ces quartiers, des structures d'aide aux devoirs existent et fonctionnent. Bref, le raisonnement qui consiste à abolir les devoirs au nom de l'égalité est misérable et faux.

Écrit par : vlr | 11 février 2012

Je vois que monsieur aime le bon mot. Ça doit lui faire du bien. Ce qui est drôle, c'est que partant d'un sujet plutôt intéressant, on finit dans le narcissisme dérisoire. Ne répondez pas, c'est assez ridicule comme cela.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Vous aurez du mal à dépasser le narcissisme dérisoire ici. Vous pourrez sans doute débattre de manière plus satisfaisante des questions qui vous préoccupent légitimement sur néoprofs.

Écrit par : vlr | 11 février 2012

En vrai, M. Le Pen, sous les oripeaux du populisme, du racisme, de la préférence française et tout et tout, c'est quand même ultra-libéral, non, in fine ?

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Tu rigoles ??
Tu as lu le programme économique ? A peine moins socialiste que les autres.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Tiens, à propos de socialiste, qui a écrit ça :

"La lutte contre la finance internationale est devenue le point le plus important de la lutte de la nation [...] pour son indépendance et sa liberté économique" ?

Écrit par : yann | 11 février 2012

Jésus ?

Écrit par : iPidiblue le royaume des cieux vous appartient ! | 11 février 2012

Le froid qui règne chez moi - avec la neige,le livreur de fuel n'a pas pu venir - m'engourdit les neurones.
Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Mentir est un vilain défaut, M’sieur Morel :

Je n'ai en effet ni télé, ni internet, ni voiture et je me chauffe au bois grâce à mes 8 hectares de taillis. J'ai l'eau chaude donc, mais je me lave rarement parce que ça use la peau.
Écrit par : guy morel | 29 avril 2011

Écrit par : ouarf ! | 11 février 2012

Marx a dit Think different ! A moins que ce ne soit Seteve Jobs ?

Écrit par : iPidiblue le royaume des cieux vous appartient ! | 11 février 2012

Puisque la mode est à la comparaison avec l'Allemagne, que pensez-vous de ça ?

http://www.atlantico.fr/decryptage/education-depenses-publiques-enseignants-moins-payes-allemagne-jakob-hober-285398.html

Écrit par : yann | 11 février 2012

l'EN infestée par l'idéologie de dangereux gauchistes de type neo stalinien qui font régner le dogme de l'égalitarisme c'est à peu près aussi sensé que de se plaindre, comme l'exprimait je ne sais plus quel réac. des médias noyautés par le même type d'energumènes.

Écrit par : serpent vert | 11 février 2012

My gode en or comme criait Liliane dans sa salle de bains ! J'en apprends de belles ...

Écrit par : iPidiblue le royaume de Gode vous appartient ! | 11 février 2012

Un père m'a même dit un jour que c'était interdit. Et qu'il trouvait cela très bien : 1, parce qu'il n'avait pas le temps de faire réviser son fils le soir, 2, parce que comme cela, les parents favorisés ne pouvaient pas donner un avantage à leurs gamins. Une sorte d'égalité totale.
N'est-ce pas formidable ? Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012
Ce qui est surtout formidable c'est la naïveté du pauvre gogo qui croit que parce que les devoirs sont interdits à tous, les privilégiés ne vont pas en donner dans le cadre feutré de leurs salons surchauffés.
Et voilà monsieur comment on retire à votre enfant toute possibilité de s'en sortir. Mais enfin, du moment que vous n'avez pas le temps de vous occuper de lui et que l'école ne le fait pas non plus... A la grâce de dieu ou du diable, plus probable.

Écrit par : moinketro | 11 février 2012

Marx a dit Think different !

Écrit par : iPidiblue le royaume des cieux vous appartient ! | 11 février 2012

Z'yêtes presque.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Vous vous radicalisez, Christophe, au point de vous en prendre à nos amis. Relâche !

Écrit par : moinketro | 11 février 2012

Ne répondez pas, c'est assez ridicule comme cela.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Il a raison, Christophe, ne lui répondez pas. Il est assez ridicule comme cela.

Écrit par : lucky luke | 11 février 2012

En vrai, M. Le Pen, sous les oripeaux du populisme, du racisme, de la préférence française et tout et tout, c'est quand même ultra-libéral, non, in fine ?

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Tu rigoles ??
Tu as lu le programme économique ? A peine moins socialiste que les autres.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Tant pis pour toi si tu ne sais pas lire entre les lignes !
Je te parie que si "elle"passe, on plonge en plein libéralisme.
Tu n'es jamais content, même quand un parti te fait un pont d'or.

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Je te parie que si "elle"passe, on plonge en plein libéralisme.

Écrit par : dobolino | 11 février 2012

Moi qui croyais qu'on y était déjà ;O)))

De toutes façons, no pasara. Heures les plus sombres de notre histoire, ventre fécond de la bête immonde, tout ça, tout ça.
Au mieux, le vote Le Pen, c'est un vote blanc amélioré. Un vote blanc qui sera comptabilisé, lui.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Les donneurs de leçon de passage ont un point commun, c'est leur amabilité.

Le père était sans doute libéral, mais c'est la fille qui se présente cette année.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Alors, et ma citation, personne ?

Écrit par : yann | 11 février 2012

Le froid qui règne chez moi - avec la neige,le livreur de fuel n'a pas pu venir - m'engourdit les neurones.
Écrit par : guy morel | 09 février 2012

Mentir est un vilain défaut, M’sieur Morel :

Je n'ai en effet ni télé, ni internet, ni voiture et je me chauffe au bois grâce à mes 8 hectares de taillis. J'ai l'eau chaude donc, mais je me lave rarement parce que ça use la peau.
Écrit par : guy morel | 29 avril 2011
Écrit par : ouarf ! | 11 février 2012

Où est le mensonge, manche de pioche ?

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Alors, et ma citation, personne ?
Écrit par : yann | 11 février 2012

Quoi ? Ça vous tente vraiment la Marine ?
Bah allez-y, foncez, mais méfiez-vous: il n'y aura pas de service après vente...

"Le père était sans doute libéral, mais c'est la fille qui se présente cette année.
Écrit par : yann | 11 février 2012"

Bof. Baygon vert ou Baygon jaune, ça reste de l'insecticide !

Écrit par : Julien | 11 février 2012

Je vous laisse entre amis. Je ne comprends plus grand-chose à cet étrange forum.

Vive nos enfants.

Enfin presque.

Écrit par : Grosse FAtigue | 11 février 2012

Le petit branlicot qui coache la Pasteure du Futur déclare : "Il nous faut «démonter la mécanique du vote utile et faire naître le désir d'écologie»"

Oui mais comment ? Bricoler une Harley Davidson pour la faire fonctionner en sex toy solaire à finalité électorale est vraiment très hasardeux.

Ne serait ce qu'à cause du déploiement aléatoire des panais en plein vent (solaire) et des retours de dicks.

Ceci dit, la Pasteure du Futur en BB 67, c'est tout aussi risqué (électoralement toujours).

http://video.google.com/videoplay?docid=-1402465056426224995#docid=5271846885244094122

Écrit par : dugong | 11 février 2012

Bof. Baygon vert ou Baygon jaune, ça reste de l'insecticide !

Écrit par : Julien | 11 février 2012

Ah, la fameuse blague du Zyklon B. Je la faisais jadis à chaque nouveau représentant Bayer. J'ai arrêté.

Écrit par : yann | 11 février 2012

Alors, et ma citation, personne ?
Écrit par : yann | 11 février 2012

Quoi ? Ça vous tente vraiment la Marine ?

Écrit par : Julien | 11 février 2012

Quel rapport ? (quoique...)

Écrit par : yann | 11 février 2012

Marianne 11 février 2012

Rhona Johnston combat pour la méthode syllabique.

Les travaux de Rhona Johnston ont révolutionné l’apprentissage de la lecture en Grande-Bretagne. Mercredi dernier, cette petite dame énergique a présenté son travail en France dans le cadre d’un colloque organisé par l’association SOS Education. En suivant 300 enfants des quartiers défavorisés d’Ecosse, cette docteur en psychologie a découvert que ceux formés avec la méthode syllabique avaient au moins « trois années d’avance » sur ceux ayant utilisé la méthode globale. Depuis, le ministère de l’Education a remis tous les enseignants britanniques à la syllabe. Résultat : « Le taux d’enfants quittant l’école primaire sans savoir lire correctement est passé de 28 % en 1997 à 6 % en 2006 », se félicite-t-elle.
En France, où l’on estime qu’entre 10 et 13% des jeunes entrent en sixième sans maîtriser la lecture, la méthode globale est encore majoritaire dans les salles de classe…
Anna Topaloff

Écrit par : :-) | 11 février 2012

Et pourtant tous les enseignants jurent que non. Le point de départ est sans doute global mais le mot est "décortiqué" !

Écrit par : moinketro | 11 février 2012

Marianne 11 février 2012

Rhona Johnston combat pour la méthode syllabique.

Les travaux de Rhona Johnston ont révolutionné l’apprentissage de la lecture en Grande-Bretagne. Mercredi dernier, cette petite dame énergique a présenté son travail en France dans le cadre d’un colloque organisé par l’association SOS Education. En suivant 300 enfants des quartiers défavorisés d’Ecosse, cette docteur en psychologie a découvert que ceux formés avec la méthode syllabique avaient au moins « trois années d’avance » sur ceux ayant utilisé la méthode globale. Depuis, le ministère de l’Education a remis tous les enseignants britanniques à la syllabe. Résultat : « Le taux d’enfants quittant l’école primaire sans savoir lire correctement est passé de 28 % en 1997 à 6 % en 2006 », se félicite-t-elle.
En France, où l’on estime qu’entre 10 et 13% des jeunes entrent en sixième sans maîtriser la lecture, la méthode globale est encore majoritaire dans les salles de classe…
Anna Topaloff
Écrit par : :-) | 11 février 2012

Article stupide. On n'enseigne pas la langue anglaise comme on n'enseigne la langue française. Par ailleurs la ""méthode globale" n'est pas utilisée en France.

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Je me marre (suite ...) :

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2012/02/double-peine-pour-les-eleves-de-cp-en-alsace-.html

Laïcs concordataires, ... , Hans im Schnokeloch ...

Écrit par : dugong | 11 février 2012

Article stupide. On n'enseigne pas la langue anglaise comme on n'enseigne la langue française. Par ailleurs la ""méthode globale" n'est pas utilisée en France

On aura compris, il est fait mention de SOS Education donc
à écarter.
Ne change surtout pas.

Écrit par : :-) | 11 février 2012

On aura compris, il est fait mention de SOS Education donc
à écarter.
Ne change surtout pas.
Écrit par : :-) | 11 février 2012

Premièrement vos manières de grosse frappe, vous les remisez : je ne vous autorise pas à me tutoyer.
Deuxièmement : oui, SOS-Éduc autrefois acoquinée avec la secte néo-nazi TFP, ce n'est pas comme Le Bris, moi, je ne fréquente pas.
Troisièmement, oui, l'article de Topaloff témoigne d'une méconnaissance totale du sujet.
Enfin, quatrièmement, je ne sais pas ce que vous venez faire ici, sinon y déposer des inepties. Mais sans doute n'êtes-vous pas capable d'autre chose.

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Le Front National est devenu antilibéral parce que c'est dans l'air du temps; si les morpions votaient, la Reine me Pine aurait la vérole.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

"Par ailleurs la ""méthode globale" n'est pas utilisée en France."

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Je crois qu'on aura beau le seriner pendant cent sept ans, il y aura toujours quelques idéologues pour croire que l'idéovisuelle égorge nos fils et nos campagnes... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

"Au mieux, le vote Le Pen, c'est un vote blanc amélioré."

Écrit par : yann | 11 février 2012

Mais non !! Ce qui est blanc ne peut pas être amélioré, voyons !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

"Vous vous radicalisez, Christophe, au point de vous en prendre à nos amis. Relâche !"

Écrit par : moinketro | 11 février 2012

Vous savez qui sont mes amis, vous ? Vous avez de la chance !! ;-)))
(Ou pas !!! ;-)))
En tous cas, j'en ai peu parmi ceux qui pratiquent l'amalgame systématique !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Nigaud de Tulle chez les chercheurs :

www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120211trib000682733/hollande-evoque-a-toulouse-ses-orientations-pour-la-recherche.html

"Peut-on laisser la recherche se faire sans limites? Je veux réaffirmer la confiance dans la recherche et dans la science. C'est un devoir d'expliquer que la science est au service de l'humanité mais il faut mettre également des règles éthiques"

On dirait un devoir à la maison de philo pompé sur internet.

NdT "a ensuite décliné ses priorités en matière de recherche s'il était élu, à savoir les sciences de la vie, la recherche de nouveaux médicaments et de nouveaux vaccins."

Babiologistes, à vos seringues ! Rien pour les physiciens qui, il est vrai, ont déjà leurs gros anneaux pour étudier les mœurs des oiseaux qui transportent des baguettes de pain.

www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Panne_au_CERN_pour_quelques_miettes_de_pain.html?cid=7652632

Écrit par : dugong | 11 février 2012

"Par ailleurs la ""méthode globale" n'est pas utilisée en France."

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Je crois qu'on aura beau le seriner pendant cent sept ans, il y aura toujours quelques idéologues pour croire que l'idéovisuelle égorge nos fils et nos campagnes... ...
Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

L'iéovisuelle, c'est une merde, et c'est toujours à l'oeuvre en maternelle, version Goigoux et programmes 2008. La méthode globale est une méthode alphabétique.

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

"L'iéovisuelle, c'est une merde"

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

"L'idéovisuelle" !!! ;-))))
Mais elle n'est plus enseignée !! Foucambert et Charmeux ne sont plus que cliniquement vivants !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Oh si, ça perdure !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 février 2012

Ca y est, on a un microclimat dans l'Indre...
Ca ne se sent pas beaucoup en ce moment... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

http://actu.orange.fr/presidentielle2012/news/bayrou-veut-enroler-les-humanistes-contre-la-droitisation-de-sarkozy-afp_474886.html

Comment va t-il pouvoir appeler à voter pour Nanoletto au second tour ???
Bon, on a vu pire, remarquez... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

"L'idéovisuelle" !!! ;-))))
Mais elle n'est plus enseignée !! Foucambert et Charmeux ne sont plus que cliniquement vivants !!! ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Oh si, ça perdure !
JPB
Écrit par : brighelli | 11 février 2012

Christophe est naïf. Il n'a pas lu Goigoux, et n'a pas lu les programmes 2008 pour la maternelle.
Faut vous tenir au courant Christophe ! De même, ignoreriez-vous que dans ces programmes 2008 l'apprentissage simultané des quatre opérations ne figure toujours pas ? De même ignoreriez-vous que les programmes de grammaire continuent de s'appuyer sur des restes délabrés de grammaire structurale ?

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Suite :
très franchement, avez-vous cru un instant, Christophe, que ceux qu'on a appelés à tort les "pédagos", et qui ne sont que des obscurantistes à la solde du capital ont été remerciés ?

Écrit par : guy morel | 11 février 2012

Je ne suis pas naïf. Je vois comment travaillent pas mal d'instituteurs et de profs d'école. Je passe pas mal de temps sur le terrain. Plus que Jean-Paul et vous réunis.
Et pas mal "d'anciens" n'en ont pas grand chose à faire de Goigoux, (que j'ai lu, quoi que vous en pensiez).

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

J'en ai un peu "plein le cul" de cette théorie du complot, à vrai dire. C'est totalement contre productif. Surtout en ce moment.
Ferions mieux de nous concentrer sur le torpillage de la réforme de la masterisation amorcée par la cour des comptes, tiens. Même s'il y a des liens entre ça et l'indigence des programmes...
Ceci étant dit, on n'est pas obligé d'être pour les quatre opérations en CP... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012

Bon ! On fait le point :

Une bonne chose : la Pasteure du futur est en voie d’epsilonisation *.

Une interrogation : Nigaud de Tulle va-t-il rompre unilatéralement ses « accords » avec les écolos avant ou après le premier tour ?

Allez, je vous remets cette photo que j’aime beaucoup et qui n’a pas eu le succès qu’elle méritait :
http://q.liberation.fr/photo/373156/?modified_at=1326971980

On y voit un vieux mâle prolétaire menaçant, probablement affamé, se dresser devant NdT. On lit toute l’incompréhension de l’apparatchik face à cette présence brute qu’il ressent confusément comme hostile mais devant laquelle il ne sait comment réagir.

Because jus de nave inside.

* jappez, chacals à shako, gardiens autopromus de la putridité de la langue

Écrit par : dugong | 11 février 2012

Nigaud de Tulle chez les chercheurs :

www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120211trib000682733/hollande-evoque-a-toulouse-ses-orientations-pour-la-recherche.html

"Peut-on laisser la recherche se faire sans limites? Je veux réaffirmer la confiance dans la recherche et dans la science. C'est un devoir d'expliquer que la science est au service de l'humanité mais il faut mettre également des règles éthiques"

On dirait un devoir à la maison de philo pompé sur internet.

NdT "a ensuite décliné ses priorités en matière de recherche s'il était élu, à savoir les sciences de la vie, la recherche de nouveaux médicaments et de nouveaux vaccins."

Babiologistes, à vos seringues ! Rien pour les physiciens qui, il est vrai, ont déjà leurs gros anneaux pour étudier les mœurs des oiseaux qui transportent des baguettes de pain.

www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Panne_au_CERN_pour_quelques_miettes_de_pain.html?cid=7652632
Écrit par : dugong | 11 février 2012

"Nigaud de Tulle" lui va comme un gant.
Ce pauvre homme est malgré tout un roublard de première, qui a bien compris le principe d'une campagne électorale quand on ne croit à rien : tout promettre à tout le monde. Il applique ça avec une impudeur sans limite.
Et il a appris aussi à gueuler au lieu de parler, car il croit que ça lui donne de l'autorité. Et c'est vrai que les crétins se laissent prendre et aux promesses bidon et aux beuglantes continuelles.

Écrit par : JL | 11 février 2012

Je ne suis pas naïf. Je vois comment travaillent pas mal d'instituteurs et de profs d'école. Je passe pas mal de temps sur le terrain. Plus que Jean-Paul et vous réunis.

Tiens, Sibille te remet à ta place.
Morel sait tout sur tout mais n'a jamais enseigné en primaire.
Et je continuerai à fréquenter ce blog ne t'en déplaise.

Écrit par : :-) | 12 février 2012

lu sur Lire ecrire à propos du colloque "Vaincre l'illettrisme, ça commence au CP" organisé le mercredi 8 février 2012

Elisabeth Nonweiler "teach to read english and... a little french" . C'est la deuxième intervenante de langue anglaise du colloque. Cette institutrice convertie à la méthode syllabique développe avec succès l'emploi de méthodes syllabiques au Royaume-Uni. L'état anglais la soutient puisqu'il a décidé de favoriser les méthodes syllabiques. Cette institutrice convertie a été évoquée dans le post précédent.



Elisabeth Nonweiler a aussi évoqué le document "Letters and sounds" envoyé aux écoles du Royaume-Uni pour développer les méthodes syllabiques reconnues plus efficaces après les études statistiques de Rhona Johnston dans un quartier défavorisé d'Ecosse...



Le Royaume-Uni a 10 ans d'avance sur la France pour le développement des bonnes méthodes.

Heureusement que le français a 10 fois moins de sons que la langue anglaise! Le français est plus facile à écrire et à prononcer que l'anglais, à condition d'employer des méthodes sensées progressives "syllabiques", encore appelées "alphabétiques".



Les deux intervenantes parlaient anglais et leurs exposés étaient en anglais.

Elisabeth Nonweiler a donné le bon exemple du mot français "touloupe" qui peut être lu sans être compris.

La langue française comporte bien un code oral et un code écrit. En 1960 à Noël un élève de CP savait passer du code écrit au code oral. IL SAVAIT LIRE, il savait " déchiffrer " un mot comme "touloupe"...et aussi de courtes phrases comme "la locomotive va vite" sans inventer des mots non écrits.

Écrit par : :-) | 12 février 2012

1) Rhona Johnson est la première intervenante anglaise du colloque organisé par sos education.

Elle est professeur à l'université de Hull et a fait une étude de 1997 à 2004 à Clackmannanshire au coeur de l'Ecosse sur les méthodes de lecture. Elle a suivi 300 enfants. Il ressort que la méthode syllabique est la meilleure.



Elisabeth Nonweiler a été institutrice et s'est convertie à la méthode syllabique après avoir utilisé pendant 30 ans des méthodes mixtes.

On peut consulter un site qu'elle anime : www.teachtoread.com

Ce site donne des conseils pour un bon apprentissage de la lecture de l'anglais à des "english native speaker" de façon syllabique. Le gouvernement anglais soutient le développement des méthodes syllabiques. Les écoles sont classées en 4 catégories : "Excellente, bonne, mauvaise, très mauvaise".

Les inspecteurs s'intéressent aux écoles mauvaises et très mauvaises pour les conseiller.



2) Elisabeth Nonweiler a donné 3 exemples de mots présentés à des élèves anglais qui apprennent la lecture :



c.a.t cat

sh.ee.p sheep

b.r.igh.t bright



Elle a donné ensuite le mot français :
TOULOUPE



Elisabeth Nonweiler a fait remarquer que tout le monde pouvait lire ce mot. Tout bon lecteur français peut le lire.


On passe du code écrit au code oral. L'apprentissage de la lecture consiste bien à passer du code écrit au code oral.

Un mot est codé par des signes oraux (encore appelés sons ou phonèmes). Il est aussi codé par des signes écrits (encore appelés caractères, lettres, graphies, graphèmes). Savoir lire c'est bien savoir passer du code écrit au code oral !!!!!


Personne dans la salle ne savait ce qu'était une "touloupe" et elle a donné la réponse :

Une TOULOUPE est un manteau en peau de mouton porté par les paysans russes.


Pour un élève de GS ou CP il vaut mieux choisir des mots plus courants, que touloupe, quand il apprend la graphie "ou" et le son qui va avec !!!! Si vous étiez tentés de retenir ce mot !

Écrit par : :-) | 12 février 2012

2) Interventions sur les bonnes pratiques anglaises

L'intervention des 2 intervenantes anglaises a été passionante. Elles ont bien spécifié les méthodes qui marchent pour l'apprentissage de l'anglais à des "english native speaker". Elles définissent les bonnes méthodes développées en Ecosse qui sont maintenant généralisées au Royaume-Uni. Ces intervenantes précisent que le Royaume-Uni a 10 ans d'avance sur la France.

Elles ont rappelé que le nombre de graphies françaises sont 10 fois moins nombreuse que les anglaises. On compte 100 graphies françaises pour 1000 graphies anglaises.Le nombre de sons fondamentaux est le même dans les 2 langues, environ une quarantaine. Une bonne prononciation d'un texte anglais est plus difficile qu'un texte français.

Je rappelle qu'Henriette Walter, linguiste renommée,conseille d'apprendre le français avant l'anglais pour ceux qui veulent apprendre les 2 langues. L'anglais a emprunté de nombreux mots français suite à l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant.

Apprendre à lire le français permet de bien apprendre à lire l'anglais. "Le french native speaker" a donc un avantage pour apprendre à prononcer l'anglais correctement.



TOUT CELA A CONDITION que "le french native speaker" apprenne à lire le français dès son plus jeune âge, avec le déclic de la lecture dès le Noêl de de CP.



Les deux intervenantes anglaises montrent qu'une bonne méthode pour l'apprentissage de la lecture de l'anglais à un "english native speaker" est syllabique.

L'apprentissage de la lecture du français pour un enfant de langue française est plus facile car le nombre de graphies fondamentales françaises s'élève à une centaine (10 fois moins que les graphies anglaises).

Écrit par : :-) | 12 février 2012

Allez, je vous remets cette photo que j’aime beaucoup et qui n’a pas eu le succès qu’elle méritait :
http://q.liberation.fr/photo/373156/?modified_at=1326971980

On y voit un vieux mâle prolétaire menaçant, probablement affamé, se dresser devant NdT. On lit toute l’incompréhension de l’apparatchik face à cette présence brute qu’il ressent confusément comme hostile mais devant laquelle il ne sait comment réagir.

écrit Dugong…

Moi, ce que j'aime, c'est la tête hallucinée de Guillaume Bachelay au second plan. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est partiellement rentré en grâce…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2012

Ouaip. Virons, virons.

Écrit par : moinketro | 12 février 2012

Qui a dit: "nos amis sont chauds-bouillants, et pressés d'en découdre ???"

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Ferions mieux de nous concentrer sur le torpillage de la réforme de la masterisation amorcée par la cour des comptes, tiens. Même s'il y a des liens entre ça et l'indigence des programmes...
Ceci étant dit, on n'est pas obligé d'être pour les quatre opérations en CP... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2012
Torpillage effectué au nom de l'inadéquation entre la masterisation et les grands objectifs fixés à l'éducation... comme l'inénarrable Socle Commun. La belle affaire !
Tiens, et si l'on confiait à ces grands experts de la Cour des Comptes l'ensemble des réformes du système éducatif, voire la refonte à venir des conservatoires, pendant que nous y sommes ? Il y a bien des économies à faire...

Écrit par : mihailovich | 12 février 2012

Qui a dit: "si Hollande est élu, ce sera la mort du sport en France??"

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Extrait du rapport lui-même rapporté (!) par Maryline Baumard dans http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2012/02/08/le-requisitoire-de-la-cour-des-comptes-contre-la-reforme-de-la-formation-des-enseignants_1640274_1473692.html:

"les objectifs fixés par le code de l'éducation devraient normalement se traduire par une formation particulièrement renforcée en matière de gestion de l'hétérogénéité des niveaux des élèves au sein des classes. Or, selon les circulaires, cette formation ne représentait en 2010-2011 que neuf heures pour les enseignants du second degré et entre six et dix-huit heures pour les professeurs des écoles ".

ou bien :

"eu égard à l'objectif d'un socle commun de connaissances et de compétences, qui figure dans la loi, la mastérisation aurait dû permettre de rapprocher les concours de professeurs des écoles et de professeurs du secondaire, et peut-être aussi de l'introduction d'une bivalence dans les concours".

Sans commentaire.

Écrit par : mihailovich | 12 février 2012

Moi, ce que j'aime, c'est la tête hallucinée de Guillaume Bachelay au second plan. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est partiellement rentré en grâce…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2012

Oui, les images parlent ; il n'y a même pas besoin de commentaires. Et pendant ce temps-là Marine monte.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

"les objectifs fixés par le code de l'éducation devraient normalement se traduire par une formation particulièrement renforcée en matière de gestion de l'hétérogénéité des niveaux des élèves au sein des classes. Or, selon les circulaires, cette formation ne représentait en 2010-2011 que neuf heures pour les enseignants du second degré et entre six et dix-huit heures pour les professeurs des écoles ".

ou bien :

"eu égard à l'objectif d'un socle commun de connaissances et de compétences, qui figure dans la loi, la mastérisation aurait dû permettre de rapprocher les concours de professeurs des écoles et de professeurs du secondaire, et peut-être aussi de l'introduction d'une bivalence dans les concours".

Sans commentaire.
Écrit par : mihailovich | 12 février 2012

"Gérer l'hétérogénéité des niveaux des élèves" ne demande aucune formation. Il suffit de bien faire son cours et chaque élève en profitera comme il le peut. Cela a toujours fonctionné comme ça, c'est un enseignement collectif. Le seul problème que pose l'hétérogénéité en question, c'est celui de la perturbation des cours par les élèves qui, n'y comprenant rien, ou par vice, y mettent le bazar. Là, c'est à la direction du collège d'intervenir et de ramener les coupables à la raison, et c'est plutôt les principaux de collège qu'il faut former à beaucoup plus de fermeté. Parallèlement, ce qui ôte tout air respirable auxdits contrevenants et les réduit à l'obéissance, si j'en juge par ce qui se passe dans mon collège, c'est de les étouffer sous un Himalaya de séances d'"aide personnalisée", de PPRE (Projets Personnalisés de Réussite Educative", de travaux d'intérêt général le mercredi matin, de solliciter leurs parents pour un oui ou pour un non. Mais cela n'est plus efficace quand on a affaire à de vrais truands, c'est clair.
Alors, les billevesées de ces stratèges en chambre sur la gestion de l'hétérogénéité dans les classes, ils peuvent se les mettre où je pense.

Écrit par : JL | 12 février 2012

Après m'avoir "pris" un article" (sur Luc Chatel, "Le cours de moral de Monsieur Chatel") AGORAVOX refuse de publier les autres, en particulier celui-ci, et de me redonner un mot de passe (à moins que je sois parano)...

Le "parano" se réfugie donc sur le seul blog non censuré d'Internet, j'ai nommé "Bonnet d'âne pour faire écho à la photo signalée par JPB de François Hollande et de son staff d'effarés face au "vieux mâle" de le CGT, quelque part en France, loin de la rue de Solférino.

Pardonnez-moi pour la longueur et d'abuser de votre patience.

Nous assistons à la montée inexorable du Front national, qui a failli "passer" en 2002 et qui va peut-être faire un carton en 2012.

La crise de 1929 et celle de 2008 : les mêmes causes produisent les mêmes effets : une crise financière qui vient des États-Unis, le pouvoir d'achat en chute libre, le sentiment d'abandon des classes moyennes, la hantise du déclassement, une Europe qui se désagrège, à quoi s'ajoute une intégration problématique des jeunes issus de l'immigration, qui s'est traduite par de violentes émeutes en 2005 et le feu qui ne cesse de couver sous la cendre.

Est-ce faire preuve de racisme ou de xénophobie que de se demander s'il est raisonnable de laisser entrer sans tenir compte du marché de l'emploi et de la capacité de les intégrer près de 200 000 immigrés chaque année dans un pays qui compte plus de 4 millions de chômeurs (dont 21% de jeunes) et une dette de 1646 milliards d'euros, représentant 84,5% du PIB et qui s'accroît chaque seconde (les chiffres sont de la fin du 1er trimestre 2011) ?

La rupture de Nicolas Sarkozy avec le gaullisme historique, les promesses non tenues du Discours de Maison-Alfort sur la défense de l'instruction, des professeurs et de l’École républicaine, l'abandon des ouvriers et des classes populaires par le PS, la trahison de la nation (une idée de Gauche) et l'abandon de la souveraineté nationale au profit d'un Empire européen néo-libéral sous domination germano-américaine, le démantèlement des services publics (École, hôpitaux...), les atteintes à la laïcité, le développement du communautarisme, l'accroissement exponentiel de la dette, le chômage de masse, les délocalisations, la désindustrialisation de la France, le divorce entre la spéculation financière et l'économie réelle, l'accroissement des inégalités, la multiplication des "affaires"... ont pour conséquence la montée de l'Extrême-Droite qui a su récupérer à son profit des thématiques légitimes abandonnées aussi bien par la Gauche que par la Droite.

Le Front national va jusqu'à s'appuyer sur les travaux d'historiens juifs comme Simon Epstein qui a montré le ralliement d'une partie de la Gauche pacifiste et philosémite d'avant-guerre à la politique de collaboration (Un Paradoxe français), les membres ou les sympathisants du FN nous expliquent que le Front national incarne désormais l'héritage de la Résistance.

Comme le dit assez justement Maxime Tandonnet : "Le livre de Simon Epstein renverse un pilier idéologique de la pensée dominante depuis 1945. Il montre l’ambivalence de certains sentiments humanitaires affichés et souligne à quel point les professions de foi humanistes et la bonne conscience anti-racistes ne conduisent pas forcément au choix du courage et de la générosité."

Mais il n'incite pas pour autant à faire porter la responsablité de la collaboration à l'ensemble de la Gauche.

Ceci dit, il est impardonnable de la part de "l'UMPS" d'avoir laissé le Front National s'emparer de thèmes comme la défense de l'Ecole ou de la laïcité.

La responsabilité du Président de la République est indiscutable, du manque de tenue aux promesses non tenues, mais aussi de tous ceux qui se sont accommodés de l'effondrement de l'Ecole républicaine ou qui y ont contribué avec pour résultat l'émergence d'une majorité bruyante d'illettrés, les marchands d'illusions, les amuseurs qui s'amusent de tout et surtout du pire, les cyniques comme ce Cottard que décrit si bien Albert Camus dans La Peste et que réjouit le malheur, le culte exclusif de l'argent et de ceux qui en ont, le mépris des "forts" sans idéal pour les "faibles" sans espoir...

Et maintenant la peste est à nos portes. J'aurais rêvé d'autre chose pour mon pays, mais peut-être est-ce Walter Benjamin qui a raison : "L'Histoire n'est qu'une succession de désastres."

Je ne peux que le constater, mais je n'ai pas le droit de l'accepter.

Car, qu'on le veuille ou non, le Front national est un fourre-tout où se côtoient le meilleur (?) et le pire et Marine Le Pen demeure, quoi qu'elle en dise, (et elle ne le dit pas souvent) la fille de son père. Le pire, nous le connaissons : la nostalgie de la France coloniale et de l'Algérie française, le nationalisme xénophobe, "l'ordre moral", le machisme, l'intégrisme, le populisme, l'anti-gaullisme viscéral, les dérapages verbaux qui en disent long - et qui sont peut-être savamment calculés - (le "détail", "Durafour crématoire"...), les amitiés douteuses, la fascination pour les régimes totalitaires... Nous connaissons aussi les hommes : Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Bruno Mégret... (et c'est à peu près tout)... Nous connaissons l'histoire mouvementée du Front national, nous savons bien que ce Parti n'a pas plus les mains propres que les autres et personne n'oserait jurer qu'elles n'ont jamais touché la poignée des valises de la France-Afrique (et leur contenu)... Nous savons aussi que Marine Le Pen a entrepris de "faire le ménage", mais il est bien difficile de démêler ce qu'elle pense vraiment de ce qu'elle dit et de ce qu'elle peut.

Nous voyons bien aussi les contradictions du Front national, à commencer par le fait que Marine Le Pen se prononce à présent pour le retrait de la France de l'Union européenne, mais continue à siéger, à côté de son père, au Parlement européen.

On a dit que le Front national apportait de mauvaises réponses à de bonnes questions. Mais quelles "bonnes réponses" les autres Partis apportent-ils aux bonnes questions du Front national ?

Comment réguler les flux migratoires et l'arrivée des "sans papiers" sur le territoire français alors que la France n'a plus le contrôle de ses frontières ? Comment "faire une Europe sociale" au sein d'une Union européenne dominée par l'idéologie libérale de la libre-concurrence ? Comment résorber le déficit commercial avec un euro surévalué qui profite principalement à l'Allemagne ? Comment restaurer l'Ecole de la République avec les "critères de convergence" (le "socle commun" et la notion de "compétences" substituée aux savoirs), l'adhésion au protocole de Lisbonne et à l'OCDE (l'adaptabilité à court terme au marché de l'emploi et à la "flexibilité" substituée à l'instruction) ?

La commission européenne vient de supprimer les fonds qu'elle allouait aux Restos du cœur. Or la France, entre ce qu'elle donne au fond européen et ce qu'elle reçoit, donne 7 milliards d'euros qui vont par exemple à la Grèce qui a trafiqué son bilan pour correspondre aux "critères de convergence" et dont les habitants ne payent pratiquement pas d'impôts. Avec ces 7 milliards d'euros, nous pourrions aider les Restos du Cœur et construire des logements sociaux. Nous ne le pouvons pas. Ceci est un exemple, parmi d'autres de la paralysie qu'engendre l'appartenance de la France à l'Union européenne.

Apporter de bonnes réponses à de bonnes questions, dans l'état actuel des choses, c'est sortir de l'Union européenne et de l'euro., c'est recouvrer notre indépendance et notre souveraineté nationale, la maîtrise de nos frontières, de notre économie, de notre monnaie, de notre politique, de notre culture, de notre École, de notre Histoire, de notre démocratie : le pouvoir du Peuple par le peuple et pour le peuple, de notre avenir... Tout le reste n'est que gesticulations.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Nous assistons à la montée inexorable du Front national, qui a failli "passer" en 2002 et qui va peut-être faire un carton en 2012. Robin
Carton plein c'est pour 2017.

Écrit par : moinketro | 12 février 2012

(à moins que je sois parano)...

J'ai oublié le "ne" explétif . parano, mais grammatical !

Écrit par : Robin | 12 février 2012

"Car, qu'on le veuille ou non, le Front national est un fourre-tout où se côtoient le meilleur (?) et le pire et Marine Le Pen demeure, quoi qu'elle en dise, (et elle ne le dit pas souvent) la fille de son père. Le pire, nous le connaissons : la nostalgie de la France coloniale et de l'Algérie française, le nationalisme xénophobe, "l'ordre moral", le machisme, l'intégrisme, le populisme, l'anti-gaullisme viscéral, les dérapages verbaux qui en disent long - et qui sont peut-être savamment calculés - (le "détail", "Durafour crématoire"...), les amitiés douteuses, la fascination pour les régimes totalitaires... Nous connaissons aussi les hommes : Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Bruno Mégret... (et c'est à peu près tout)... Nous connaissons l'histoire mouvementée du Front national, nous savons bien que ce Parti n'a pas plus les mains propres que les autres et personne n'oserait jurer qu'elles n'ont jamais touché la poignée des valises de la France-Afrique (et leur contenu)... Nous savons aussi que Marine Le Pen a entrepris de "faire le ménage", mais il est bien difficile de démêler ce qu'elle pense vraiment de ce qu'elle dit et de ce qu'elle peut."

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Et le meilleur, c'est où t'est-ce que ???

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Et le meilleur, c'est où t'est-ce que ???

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Le comité de lecture d'Agoravox a sans doute refusé de publier cet article parce qu'il y voyait une apologie de Marine Le Pen et du FN. Autant accuser les sismologues d'être responsables des tremblements de terre. MLP et le FN récupèrent des thèmes légitimes que les autres Partis ont abandonné. Je ne dis rien de plus, ni rien de moins.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Robin,


J'ai une idée simple que j'expose dans mon programme pour les législatives, puisque 80% de nos lois ne sont plus que des transcriptions des lois européennes on fait une règle de trois et on ne laisse que 150 députés et 100 sénateurs ... et tout à l'avenant pour notre corps politique !

Si l'on veut que l'Etat français rentre dans les cadres, j'ai encore quelques autres idées !

Écrit par : iPidiblue le royaume des lois vous appartient ! | 12 février 2012

Aux Etats Unis il y a cent sénateurs pour un pays de 300 millions d'habitants ... vous remarquerez que je suis le seul candidat aux législatives à proposer une réforme de nos institutions de pur bon sens !

Il faut croire que l'appel de la gamelle est un peu trop fort ...

Écrit par : iPidiblue le royaume des lois vous appartient ! | 12 février 2012

... Et quand on pense que Sarkozy s'amuse en privé de la bévue stratégique (ratisser à Gauche) de MLP alors qu'il vient de se tirer une balle dans la tête avec son interview dans le FigMag.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Nous avons un corps politique hypertrophié et qui a perdu tout prestige !
De plus il faut être cohérent si l'on transfère des compétences à l'Europe alors les services correspondants en France doivent être supprimés.
A-t-on jamais entendu parler de ministère supprimé ?

Écrit par : iPidiblue le royaume des lois vous appartient ! | 12 février 2012

Mon fils est cette année en seconde dans un des meilleurs lycées de V. . Sa prof de lettres est nullissime si j'en juge par ce qu'il me rapporte et quand je vois son classeur. Il bouffe du schéma actanciel, du schéma narratif, de la modalisation depuis le début de l'année. Il est écœuré par les "lettres" et le français. On lui balance un extrait de Diderot : c'est pour le schéma actanciel . Du Voltaire, pour le statut du narrateur, etc.

Soudain, Il relève des présents d'énonciation dans une nouvelle d'un auteur maghrébin inconnu, l'emploi des temps, etc. Soudain, des modalisateurs dans du Victor gogo..

Cours pour demain : énonciation, modalisateurs. La prof est confuse, saute du coq à l'âne. Aucune rigueur. Technicité à deux balles depuis le début de l'année. Rien sur le fond, rien sur la littérature, rien sur les Lumières ou si peu. Il a deux notes complètement bidon depuis le début de l'année (dont un schéma actantiel merdique).

Il relève aussi des tas d'adverbes, des indices temporels (tableaux débiles). Dans un des poly merdiques je vois "il" dans la colonne GNS (comprenez groupe-nominal-sujet !) : bienvenu à Nimporte-quoi-Land.
Chiante à périr. Un Qi de lémurien. Inculte et jargonnante, brouillonne et fastidieuse, telle est sa prof.Elle aurait dû être recalée à sa première année de fac et même au bac. Et elle doit avoir un Capes version handi-lettres, celui qu'on distribue depuis vingt ans : 1500 postes, 1600 candidats.

De quoi dégoûter et dégoûter encore et dégoûter toujours, des centaines et des centaines d'élèves qui découvrent les "Lettres" au lycée : de la merde en barres, quoi, du psittacisme d'instructions mal digérées par une virago antipathique (elle est même agressive et cassante avec des élèves pleins de bonne volonté) qui ne connaît rien aux grand auteurs, n'a aucune sensibilité littéraire, et rabâche des conneries de linguistiquincaillerie à vingt centimes pompées dans des ouvrages de quatrième main pour pegc lobotomisés. Du vent, du vide, de l'air. En plus, elle note très vache, la salope, pour passer pour une Super prof. Tu passes une plombe à chercher les "adjuvants" les plus improbables (le schéma actanciel, bon dieu ! n'a d'intérêt en général que pour les contes !..) et merde, t'as oublié que "la casquette du capitaine" ou "le courage de la mère Michu " ou la "bitte d'amarrage" du bateau ivre sont aussi des adjuvants et tu perds cinq points par adjuvants foirés.

Ah oui, j'oubliais, pour la semaine prochaine il doit(mazette !) avoir lu l'Argent de Zola en entier (direct au plus facile... actualité oblige) et rendre un "bilan de lecture", où il est, entre autre, demandé (sur les cinq points) bien sûr : "schéma narratif," schéma actanciel", "étude temporalité "(??), etc.

Voilà pourquoi il n'y a plus la queue d'un "littéraire". A ce prix là, je me demande qui peut encore l'être. Normalement constitué, un élève ne peut et ne doit que se détourner vigoureusement de cet"" "enseignement""".

Écrit par : adesjardins | 12 février 2012

Mon fils est cette année en seconde dans un des meilleurs lycées de V. . Sa prof de lettres est nullissime si j'en juge par ce qu'il me rapporte et quand je vois son classeur. Il bouffe du schéma actanciel, du schéma narratif, de la modalisation depuis le début de l'année. Il est écœuré par les "lettres" et le français. On lui balance un extrait de Diderot : c'est pour le schéma actanciel . Du Voltaire, pour le statut du narrateur, etc.

Soudain, Il relève des présents d'énonciation dans une nouvelle d'un auteur maghrébin inconnu, l'emploi des temps, etc. Soudain, des modalisateurs dans du Victor gogo..

Cours pour demain : énonciation, modalisateurs. La prof est confuse, saute du coq à l'âne. Aucune rigueur. Technicité à deux balles depuis le début de l'année. Rien sur le fond, rien sur la littérature, rien sur les Lumières ou si peu. Il a deux notes complètement bidon depuis le début de l'année (dont un schéma actantiel merdique).

Il relève aussi des tas d'adverbes, des indices temporels (tableaux débiles). Dans un des poly merdiques je vois "il" dans la colonne GNS (comprenez groupe-nominal-sujet !) : bienvenu à Nimporte-quoi-Land.
Chiante à périr. Un Qi de lémurien. Inculte et jargonnante, brouillonne et fastidieuse, telle est sa prof.Elle aurait dû être recalée à sa première année de fac et même au bac. Et elle doit avoir un Capes version handi-lettres, celui qu'on distribue depuis vingt ans : 1500 postes, 1600 candidats.

De quoi dégoûter et dégoûter encore et dégoûter toujours, des centaines et des centaines d'élèves qui découvrent les "Lettres" au lycée : de la merde en barres, quoi, du psittacisme d'instructions mal digérées par une virago antipathique (elle est même agressive et cassante avec des élèves pleins de bonne volonté) qui ne connaît rien aux grand auteurs, n'a aucune sensibilité littéraire, et rabâche des conneries de linguistiquincaillerie à vingt centimes pompées dans des ouvrages de quatrième main pour pegc lobotomisés. Du vent, du vide, de l'air. En plus, elle note très vache, la salope, pour passer pour une Super prof. Tu passes une plombe à chercher les "adjuvants" les plus improbables (le schéma actanciel, bon dieu ! n'a d'intérêt en général que pour les contes !..) et merde, t'as oublié que "la casquette du capitaine" ou "le courage de la mère Michu " ou la "bitte d'amarrage" du bateau ivre sont aussi des adjuvants et tu perds cinq points par adjuvants foirés.

Ah oui, j'oubliais, pour la semaine prochaine il doit(mazette !) avoir lu l'Argent de Zola en entier (direct au plus facile... actualité oblige) et rendre un "bilan de lecture", où il est, entre autre, demandé (sur les cinq points) bien sûr : "schéma narratif," schéma actanciel", "étude temporalité "(??), etc.

Voilà pourquoi il n'y a plus la queue d'un "littéraire". A ce prix là, je me demande qui peut encore l'être. Normalement constitué, un élève ne peut et ne doit que se détourner vigoureusement de cet"" "enseignement""".

Écrit par : adesjardins | 12 février 2012

Je suis libre de toute attache partisane ; bien entendu vous ne pouvez demander à des partis attachés à leur survie de se suicider en partie ! Ma démarche de rupture est au fond semblable à celle de Gaulle avant 1958 ...

Écrit par : iPidiblue le royaume des lois vous appartient ! | 12 février 2012

François Hollande a son enfarineuse, celle qui sur son blog affirme qu’elle est surveillée dans le monde entier, qu’elle est épiée par de jeunes hommes, etc.

Brighelli, lui a son iPidiblue. Le même genre d’individu qui semble avoir une expression rationnelle mais qui montre bien sa dinguerie dès que vous dites par exemple le mot noir.

Allez, iPidiki, cramponne-toi bien à ton sac à main dans la rue sinon les méchants nègres vont te bouffer !

Votez Dingo !

Écrit par : Ach ! | 12 février 2012

Plus moyen de passer mes messages ici ...

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Visiblement le plus dingue n'est pas celui qu'on croit !

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Il y a une race spéciale de gens qu'on appelle des "geeks" ce sont des véritables autistes sociaux, ils ne sortent pas de chez eux et ils pratiquent une monoculture celle de l'informatique.

Un monde totalitaire gouverné par ce genre de personne serait terrifiant ... il y a des films excellents fabriqués par Hollywood qui traite ce thème-là.

P.S J'ai trouvé une bonne définition qui permet de différencier les fous des gens rationnels : le fou vit dans un monde de superlatifs alors que l'homme rationnel vit dans un monde de comparatifs.

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Kurt Gödel était un génie de la logique mathématique mais il est mort fou ... il est mort de faim en croyant qu'on voulait l'empoisonner ! Toute sa vie a été faite de bizarrerie de ce style ...


Alexander Grothendieck qui fut un des plus grands génies des mathématiques du XXème siècle s'est mis à délirer dans les années 1970 ...


Le cas John Nash est bien connu.

Pareil pour Cantor.

Donc il faut se méfier : la logique peut vous emporter très loin hors des sentiers battus mais aussi aux portes de la folie !

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Voilà pourquoi il n'y a plus la queue d'un "littéraire". A ce prix là, je me demande qui peut encore l'être. Normalement constitué, un élève ne peut et ne doit que se détourner vigoureusement de cet"" "enseignement""".

Écrit par : adesjardins | 12 février 2012

Je constate exactement les mêmes dérives en cours particuliers et j'essaye de réparer les dégâts car, hélas, des enseignants de cet acabit sont légion (mon fils le plus jeune actuellement en Terminale TMD (technique de la musique et de la danse) a également eu les mêmes déboires), parce que ça n'est pas seulement un problème de personnes, mais aussi de Programmes (Tiens, Viala du boudin !)

Je ne dis pas qu'ils sont "mauvais" et que je suis "bon", mais j'essaye de faire honnêtement mon métier et de communiquer aux élèves ma passion pour la littérature et la philosophie, parce que, entre nous soit dit, au-delà de mon petit ego (cogito ergo sum), il y a Platon, Aristote, Spinoza (n'est-ce pas Christophe ?), Nietzsche, mais aussi Voltaire, Rousseau, Zola, Maupassant, Baudelaire et Rimbaud...

C'est d’ailleurs la principale raison pour laquelle j'ai crée mon blog.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Si je puis me permettre moi qui vais de temps en temps lire les textes de Robin Guilloux, je dois dire qu'il se donne beaucoup de peines pour ses élèves ! On sent qu'il a la passion d'enseigner ...

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Cher monsieur Brighelli,
J'ai pris la peine de lire vos 10 propositions de remise en ordre du système éducatifs français et je crois pouvoir en faire la synthèse syncrétique.

Proposition unique : que les enseignants se mettent enfin au boulot et élèvent nos enfants et petits enfants.

BàV

Écrit par : Yfig et les vieilles taupes | 12 février 2012

pardon pour le s superflu

Écrit par : Yfig et les vieilles taupes | 12 février 2012

On sent qu'il a la passion d'enseigner ...

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

La passion n'a jamais suppléé la compétence.

Écrit par : Yfig et les vieilles idées reçues | 12 février 2012

Robin a une très bonne connaissance de notre littérature et notre philosophie ; seulement il s'est trouvé pendant quelques années dans une situation impossible face à des classes où on l'empêchait d'enseigner. Cela l'a profondément déprimé car il a à coeur de bien faire son métier ; mais aujourd'hui visiblement il va beaucoup mieux et exerce son métier de professeur dans de meilleures conditions.

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Écrit par : Robin | 12 février 2012
" (...)
Apporter de bonnes réponses à de bonnes questions, dans l'état actuel des choses, c'est sortir de l'Union européenne et de l'euro., c'est recouvrer notre indépendance et notre souveraineté nationale, (...)
Tout le reste n'est que gesticulations.
(...)"

Bonjour Robin,

Impasse de la sortie de l'euro et de l'Europe, récupération de la souveraineté de décision de politique économique: autant de sujets développés sur ce site touffu qui mérite le détour, je trouve.
Vous pouvez par exemple l'aborder par un de ces aspects:
"http://solutions-politiques.over-blog.com/article-le-faux-debat-sur-l-evasion-fiscale-et-les-paradis-fiscaux-39754086-comments.html#comment96373149",
ou "(...)/article-c-28-euro-contre-franc-un-debat-democratique-entre-citoyens-laurent-pinsolle-et-incognitototo-debut-65851494.html"

Si la curiosité vous en dit, bonne visite dans le monde décrit par un regard de fiscaliste, mais pas que (fiscaliste), d'où surcroît d'intérêt de la visite.

'Puohc

Écrit par : ettepuohc | 12 février 2012

Robin a une très bonne connaissance de notre littérature et notre philosophie ; seulement il s'est trouvé pendant quelques années dans une situation impossible face à des classes où on l'empêchait d'enseigner. Cela l'a profondément déprimé car il a à cœur de bien faire son métier ; mais aujourd'hui visiblement il va beaucoup mieux et exerce son métier de professeur dans de meilleures conditions.

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

On dirait une notice de notation administrative retouchée par un psychiatre pour ménager son malade ! ;-))

Écrit par : Robin | 12 février 2012

Si la curiosité vous en dit, bonne visite dans le monde décrit par un regard de fiscaliste, mais pas que (fiscaliste), d'où surcroît d'intérêt de la visite.

'Puohc

Écrit par : ettepuohc | 12 février 2012

Je suis allé y faire un tour ; j'ai bien aimé les citations et j'ai essayé de comprendre l'article sur la fiscalité. C'est un peu difficile pour moi, mais très intéressant.

En fait, ça n'est pas l'article qui est difficile à comprendre, mais le sujet ! ;-))

Écrit par : Robin | 12 février 2012

En fait, ça n'est pas l'article qui est difficile à comprendre, mais le sujet ! ;-))
Écrit par : Robin | 12 février 2012

C'est étudié pour comme disait si bien Fernand Raynaud !

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

C'est triste à mourir, ce que vous décrivez, Adesjardins mais permettez-moi de vous dire que vous m'avez fait beaucoup rire et je vous en remercie. :-))))))

Écrit par : moinketro | 12 février 2012

@ C.Sibille
Vous avez lu Goigoux, dites-vous.
Alors avez-vous lu cela ?

Dans un document envoyé par Goigoux au PIREF (http://www.ien-bretigny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/goigoux.pdf) en vue de la conférence de consensus de 2003, on trouve en note page 5 cette affirmation :
" N’oublions pas que l’ancien certificat de fin d’études primaires, réussi par seulement une moitié des élèves d’une génération, n’incluait aucune épreuve permettant de vérifier la compréhension des textes (la lecture était réduite à un simple exercice de lecture expressive)."
Comment ce monsieur, qui balance ce genre de mensonge éhonté ( j'ai évidemment les annales du certif où apparissent toujours des questions de compréhension), a-t-il pu rester en poste sinon parce qu'il servant les intérêts de la classe dominante ?
Aucun complot dans cette histoire, simplement une triste histoire, parmi tant d'autres, de toutou de garde.

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

"On dirait une notice de notation administrative retouchée par un psychiatre pour ménager son malade !" Robin

Faut dire qu'il s'y connaît l'animal ! Un vrai spécialiste de ses propres dossiers de prise en charge où il excelle en lamentation et larmoyance.

* avec un accent circonflexe comme dans durâblement.

Écrit par : dugong | 12 février 2012

... pôv'dugong pris dans les filets de son délire !

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

De toute façon pour faire une lecture expressive d'un texte, il faut l'avoir compris. Nounouille.

Écrit par : moinketro | 12 février 2012

Un petit kikadi avant l'apéro :

"Quand un élève met un 's' à 'équipe' en disant qu'il y a plu­sieurs per­sonnes dans une équipe, c'est la trace d'une concep­tion qui doit évoluer mais une par­tie du savoir est acquise."

Dire que des clébards jappent quand j'écris "durâblement"

Écrit par : dugong | 12 février 2012

Un monument !

http://www.vousnousils.fr/votre-metier/

Écrit par : Carla | 12 février 2012

De toute façon pour faire une lecture expressive d'un texte, il faut l'avoir compris. Nounouille.
Écrit par : moinketro | 12 février 2012

Certes. Mais le Goigoux ignore ce qu'est la lecture expressive. Ce qui l' a intéressé, c'est de ne rien foutre, quitte à lécher les pieds de son maître.

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

"En 1987, André Chervel (historien) et moi-même avons réa lisé une étude sur un échan tillon représentatif d'élèves du CM2 à la fin de la 3e. Puis j'ai mené une autre étude, cette fois-ci avec Danièle Cogis, avec les mêmes critères, en 2006. Résultat : 50% d'erreurs supplémentaires".
Et ça l'étonne mamie Manesse qu'a travaillé avec le Chervel, que les efforts dudit Chervel pour mettre à bas la grammaire scolaire aient porté leurs fruits ? Devrait se féliciter au contraire.

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

@ C.Sibille
Vous avez lu Goigoux, dites-vous.
Alors avez-vous lu cela ?

Dans un document envoyé par Goigoux au PIREF (http://www.ien-bretigny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/goigoux.pdf) en vue de la conférence de consensus de 2003, on trouve en note page 5 cette affirmation :
" N’oublions pas que l’ancien certificat de fin d’études primaires, réussi par seulement une moitié des élèves d’une génération, n’incluait aucune épreuve permettant de vérifier la compréhension des textes (la lecture était réduite à un simple exercice de lecture expressive)."
Comment ce monsieur, qui balance ce genre de mensonge éhonté ( j'ai évidemment les annales du certif où apparaissent toujours des questions de compréhension), a-t-il pu rester en poste sinon parce qu'il servait les intérêts de la classe dominante ?
Aucun complot dans cette histoire, simplement une triste histoire, parmi tant d'autres, de toutou de garde.

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

Je n'ai pas réussi à ouvrir la page, (error 404). Mais il est clair que le "passage clé" du "message" de Goigoux est:
" réussi par seulement une moitié des élèves d'une génération". C'est le credo "anti-élitiste" de ce type de personnages, (que je ne cherche aucunement à défendre, croyez-moi.)
Le reste de son paragraphe est là pour "amuser la galerie".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Mélanchon très bon et pugnace en ce moment sur France Cul.

Écrit par : dugong | 12 février 2012

Je n'ai pas réussi à ouvrir la page, (error 404). Mais il est clair que le "passage clé" du "message" de Goigoux est:
" réussi par seulement une moitié des élèves d'une génération". C'est le credo "anti-élitiste" de ce type de personnages, (que je ne cherche aucunement à défendre, croyez-moi.)
Le reste de son paragraphe est là pour "amuser la galerie".
Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Pour ouvrir la page, suffit d'enlever les parenthèses
http://www.ien-bretigny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/goigoux.pdf

Quant au credo anti-élitiste, je ne vois pas de quoi il est question puisque je suis moi-même résolument anti-élitiste.
Ce n'est pas la peine par ailleurs de masquer sous des "c'est pour amuser la galerie" le rôle de flic appointé qu'a joué ce genre de personnage. Lisez à ce sujet les premières lignes de sa scandaleuse intervention :
"Nul n’est censé ignorer la loi. Or, dans le domaine de l’enseignement de la lecture, la loi s’exprime sous forme de programmes dont la dernière édition, parue en 2002, répond en partie à la question qui nous est posée. Ces programmes, dont nous partageons les grandes orientations, ont été largement inspirés par les résultats des recherches dont nous sommes également porteurs. "
Autrement dit, si on ne partage pas les thèses pédagogiques farfelues et les mensonges de ce triste sire, on tombe sous le coup de la loi ! Je n'ai pas encore rencontré ce type, mais si j'en ai l'occasion, je ne manquerai pas de lui dire qu'il me rappelle quelques membres des milices patronales que j'ai pu croiser.

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

J'ai mis des guillemets à "anti-élitiste", Guy. Et je comprends parfaitement ce que vous voulez dire, et je partage ce que vous dites.
Maintenant, Goigoux peut faire tout le volume qu'il veut avec ses petits poings, il n'empêchera nullement ceux qui n'adhèrent pas à ces thèses de les contourner en douceur.
Et c'est pour ça qu'il les montre, ses petits poings.
Un texte officiel, ça se lit surtout entre les lignes.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Maintenant, Goigoux peut faire tout le volume qu'il veut avec ses petits poings, il n'empêchera nullement ceux qui n'adhèrent pas à ces thèses de les contourner en douceur.
Et c'est pour ça qu'il les montre, ses petits poings.
Un texte officiel, ça se lit surtout entre les lignes.
Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Et vous compter passer votre vie à contourner ce type d'individu ? Il ne vous est pas venu à l'esprit que l'on peut les cogner ? Vous savez, à la sortie de chez Simca dans les années soixante-dix, ça s'expliquait parfois très démocratiquement à coups de boulons sur la tronche. Saine époque !

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

"Et vous compter passer votre vie à contourner ce type d'individu ? Il ne vous est pas venu à l'esprit que l'on peut les cogner ?"

Écrit par : guy morel | 12 février 2012

Bien sûr que si. Mais c'est précisément là qu'on tombe le plus sous le coup de la loi !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Mon fils est cette année en seconde dans un des meilleurs lycées de V. . Sa prof de lettres est nullissime si j'en juge par ce qu'il me rapporte et quand je vois son classeur. Il bouffe du schéma actanciel, du schéma narratif, de la modalisation depuis le début de l'année. Il est écœuré par les "lettres" et le français. On lui balance un extrait de Diderot : c'est pour le schéma actanciel . Du Voltaire, pour le statut du narrateur, etc.

Soudain, Il relève des présents d'énonciation dans une nouvelle d'un auteur maghrébin inconnu, l'emploi des temps, etc. Soudain, des modalisateurs dans du Victor gogo..

Cours pour demain : énonciation, modalisateurs. La prof est confuse, saute du coq à l'âne. Aucune rigueur. Technicité à deux balles depuis le début de l'année. Rien sur le fond, rien sur la littérature, rien sur les Lumières ou si peu. Il a deux notes complètement bidon depuis le début de l'année (dont un schéma actantiel merdique).

Il relève aussi des tas d'adverbes, des indices temporels (tableaux débiles). Dans un des poly merdiques je vois "il" dans la colonne GNS (comprenez groupe-nominal-sujet !) : bienvenu à Nimporte-quoi-Land.
Chiante à périr. Un Qi de lémurien. Inculte et jargonnante, brouillonne et fastidieuse, telle est sa prof.Elle aurait dû être recalée à sa première année de fac et même au bac. Et elle doit avoir un Capes version handi-lettres, celui qu'on distribue depuis vingt ans : 1500 postes, 1600 candidats.

De quoi dégoûter et dégoûter encore et dégoûter toujours, des centaines et des centaines d'élèves qui découvrent les "Lettres" au lycée : de la merde en barres, quoi, du psittacisme d'instructions mal digérées par une virago antipathique (elle est même agressive et cassante avec des élèves pleins de bonne volonté) qui ne connaît rien aux grand auteurs, n'a aucune sensibilité littéraire, et rabâche des conneries de linguistiquincaillerie à vingt centimes pompées dans des ouvrages de quatrième main pour pegc lobotomisés. Du vent, du vide, de l'air. En plus, elle note très vache, la salope, pour passer pour une Super prof. Tu passes une plombe à chercher les "adjuvants" les plus improbables (le schéma actanciel, bon dieu ! n'a d'intérêt en général que pour les contes !..) et merde, t'as oublié que "la casquette du capitaine" ou "le courage de la mère Michu " ou la "bitte d'amarrage" du bateau ivre sont aussi des adjuvants et tu perds cinq points par adjuvants foirés.

Ah oui, j'oubliais, pour la semaine prochaine il doit(mazette !) avoir lu l'Argent de Zola en entier (direct au plus facile... actualité oblige) et rendre un "bilan de lecture", où il est, entre autre, demandé (sur les cinq points) bien sûr : "schéma narratif," schéma actanciel", "étude temporalité "(??), etc.

Voilà pourquoi il n'y a plus la queue d'un "littéraire". A ce prix là, je me demande qui peut encore l'être. Normalement constitué, un élève ne peut et ne doit que se détourner vigoureusement de cet"" "enseignement""".
Écrit par : adesjardins | 12 février 2012

C'est ce que j'écrivais plus haut : l'enseignement du français au lycée (et au collège, d'ailleurs) semble avoir été modelé par des bataillons de cuistres pour faire dégueuler les élèves du français, ce qu'ils font et ils ont bien raison.

Votre texte est bien enlevé, adesjardins, vous êtes brillant, ce que vous dites est parfaitement exact, votre indignation est d'autant plus justifiée que dès qu'on procède autrement et qu'on refait de bonnes vieilles explications linéaires, de la bonne vieille grammaire des natures et des fonctions, qu'on choisit de n'expliquer que des chefs d'oeuvre consacrés par le temps à la place de ces textes merdiques d'inconnus qui méritent de le rester qu'on prend comme prétextes à acrobaties pseudo-intellectuelles totalement dénuées d'intérêt, etc.etc., MAIS lui avez-vous dit, à cette pauvre fille, tout le bien que vous pensiez de sa "pédagogie" foireuse?
Et puis, c'est malheureux à dire, presque tous les profs de français ont courbé l'échine devant les pires absurdités et fait taire en eux la voix du bon sens et de la conscience au nom de l'obéissance du fonctionnaire. Ceux qui ont osé protester ou ne pas faire se comptent sur les doigts de la main....

Écrit par : JL | 12 février 2012

Mon fils est cette année en seconde dans un des meilleurs lycées de V. . Sa prof de lettres est nullissime si j'en juge par ce qu'il me rapporte et quand je vois son classeur. Il bouffe du schéma actanciel, du schéma narratif, de la modalisation depuis le début de l'année. Il est écœuré par les "lettres" et le français. On lui balance un extrait de Diderot : c'est pour le schéma actanciel . Du Voltaire, pour le statut du narrateur, etc.

Soudain, Il relève des présents d'énonciation dans une nouvelle d'un auteur maghrébin inconnu, l'emploi des temps, etc. Soudain, des modalisateurs dans du Victor gogo..

Cours pour demain : énonciation, modalisateurs. La prof est confuse, saute du coq à l'âne. Aucune rigueur. Technicité à deux balles depuis le début de l'année. Rien sur le fond, rien sur la littérature, rien sur les Lumières ou si peu. Il a deux notes complètement bidon depuis le début de l'année (dont un schéma actantiel merdique).

Il relève aussi des tas d'adverbes, des indices temporels (tableaux débiles). Dans un des poly merdiques je vois "il" dans la colonne GNS (comprenez groupe-nominal-sujet !) : bienvenu à Nimporte-quoi-Land.
Chiante à périr. Un Qi de lémurien. Inculte et jargonnante, brouillonne et fastidieuse, telle est sa prof.Elle aurait dû être recalée à sa première année de fac et même au bac. Et elle doit avoir un Capes version handi-lettres, celui qu'on distribue depuis vingt ans : 1500 postes, 1600 candidats.

De quoi dégoûter et dégoûter encore et dégoûter toujours, des centaines et des centaines d'élèves qui découvrent les "Lettres" au lycée : de la merde en barres, quoi, du psittacisme d'instructions mal digérées par une virago antipathique (elle est même agressive et cassante avec des élèves pleins de bonne volonté) qui ne connaît rien aux grand auteurs, n'a aucune sensibilité littéraire, et rabâche des conneries de linguistiquincaillerie à vingt centimes pompées dans des ouvrages de quatrième main pour pegc lobotomisés. Du vent, du vide, de l'air. En plus, elle note très vache, la salope, pour passer pour une Super prof. Tu passes une plombe à chercher les "adjuvants" les plus improbables (le schéma actanciel, bon dieu ! n'a d'intérêt en général que pour les contes !..) et merde, t'as oublié que "la casquette du capitaine" ou "le courage de la mère Michu " ou la "bitte d'amarrage" du bateau ivre sont aussi des adjuvants et tu perds cinq points par adjuvants foirés.

Ah oui, j'oubliais, pour la semaine prochaine il doit(mazette !) avoir lu l'Argent de Zola en entier (direct au plus facile... actualité oblige) et rendre un "bilan de lecture", où il est, entre autre, demandé (sur les cinq points) bien sûr : "schéma narratif," schéma actanciel", "étude temporalité "(??), etc.

Voilà pourquoi il n'y a plus la queue d'un "littéraire". A ce prix là, je me demande qui peut encore l'être. Normalement constitué, un élève ne peut et ne doit que se détourner vigoureusement de cet"" "enseignement""".
Écrit par : adesjardins | 12 février 2012

C'est ce que j'écrivais plus haut : l'enseignement du français au lycée (et au collège, d'ailleurs) semble avoir été modelé par des bataillons de cuistres pour faire dégueuler les élèves du français, ce qu'ils font et ils ont bien raison.

Votre texte est bien enlevé, adesjardins, vous êtes brillant, ce que vous dites est parfaitement exact, votre indignation est d'autant plus justifiée que dès qu'on procède autrement et qu'on refait de bonnes vieilles explications linéaires, de la bonne vieille grammaire des natures et des fonctions, qu'on choisit de n'expliquer que des chefs d'oeuvre consacrés par le temps à la place de ces textes merdiques d'inconnus qui méritent de le rester qu'on prend comme prétextes à acrobaties pseudo-intellectuelles totalement dénuées d'intérêt, etc.etc., MAIS lui avez-vous dit, à cette pauvre fille, tout le bien que vous pensiez de sa "pédagogie" foireuse?
Et puis, c'est malheureux à dire, presque tous les profs de français ont courbé l'échine devant les pires absurdités et fait taire en eux la voix du bon sens et de la conscience au nom de l'obéissance du fonctionnaire. Ceux qui ont osé protester ou ne pas faire se comptent sur les doigts de la main....

Écrit par : JL | 12 février 2012

Excuses, il y a un bout qui manque : "dès qu'on etc.etc., les élèves reprennent goût au français parce que ça parle de nouveau à leur âme".

Écrit par : JL | 12 février 2012

"dès qu'on etc.etc"

Écrit par : JL | 12 février 2012

Et il y en a, vous avez raison !! :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

"Presque tous les profs de français ont courbé l'échine devant les pires absurdités et fait taire en eux la voix du bon sens et de la conscience au nom de l'obéissance du fonctionnaire. Ceux qui ont osé protester ou ne pas faire se comptent sur les doigts de la main...."

Écrit par : JL | 12 février 2012

Presque tous ?? Comment en êtes-vous si sûr ?????????

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

"Presque tous les profs de français ont courbé l'échine devant les pires absurdités et fait taire en eux la voix du bon sens et de la conscience au nom de l'obéissance du fonctionnaire. Ceux qui ont osé protester ou ne pas faire se comptent sur les doigts de la main...."

Écrit par : JL | 12 février 2012

Presque tous ?? Comment en êtes-vous si sûr ?????????
Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

"Presque tous," Christophe, ça laisse quand même de la marge pour un nombre coquet de ceux qui se sont rebellés, non?! S'il y en a...
Plus sérieusement, je pense que si nous avions été la majorité
à ne pas faire de séquences, ni d'objets d'étude, ni de genres ni de registres, ni toutes les niaiseries pédantes que dénonce adesjardins, eh bien tout ce fatras serait rapidement passé aux oubliettes.

Écrit par : JL | 12 février 2012

Jean, c'est là où ne seront jamais d'accord; entre "presque tous se conduisent comme des pleutres", et "si nous avions été la majorité à ne pas nous conduisent comme des pleutres", il y a une marge.
Qui s'appelle la vérité??? ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

"où nous ne serons", pardon.
"nous conduire"...
Décidément, je n'arriverai jamais à faire deux choses en même temps !! :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Perle d'élève (dictée non préparée !) :

Les lapins sortaient de l'enclos. Des cons leur avaient ouvert la porte.

Écrit par : Robin | 12 février 2012

C'est une vieille blague, Robin !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

C'est une vieille blague, Robin !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2012

Moi qui pensait faire un tabac !

Écrit par : Robin | 12 février 2012

qui pensaiS !!!!!!

Écrit par : Robin | 12 février 2012

J'ai une histoire pour Christophe sortie de la bouche de Martha Argerich qui était élève du pianiste Friedrich Gulda ; celui-ci était grand fan de jazz et dit un jour à Erroll Garner : votre musique me fait penser à celle de Debussy et Garner de lui répondre : Who is this guy ?

Écrit par : Pierre Driout | 12 février 2012

Gulda est un des premiers pianistes classiques à avoir introduit le jazz dans ses récitals, et il a dit des choses assez justes au sujet du mépris et de la condescendance que les classiques éprouvaient vis à vis du jazz, (les choses ont heureusement changé !!!) Personnellement, je ne suis pas fanatique de son jeu de pianiste de jazz, mais bon... ...
J'avais lu cette histoire, Pierre, mais merci !!! Elle est excellente !!!
Dans le genre rencontre "jazzman - classiqueman", vous connaissez celle de la rencontre entre les deux géantissimes Oscar Peterson et Glenn Gould ?? (Je crois que je l'ai déjà racontée ici).
Le premier dit au deuxième: " Hey, man, tu as une main gauche fantastique", et Glenn Gould de répondre: "c'est normal, je suis gaucher".

En complément, une interprétation "inédite" de Mozart:

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=corea%20et%20jarrett%20mozart&source=web&cd=2&ved=0CCsQtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DBaE0qJ_LQ-w&ei=VqY4T-rWN4y28QPns6jZAg&usg=AFQjCNGH4KJYCGMlw5luH0qANbz0xg9xdQ

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2012

Et c'est de toute façon bien meilleur que quand Nigell Kennedy tente de jouer du jazz, ou Barbara Hendricks du gospel !!
Je trouve même ça très bon !! (J'aimerais l'avis de Mihailovich ?? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2012

Gulda disait d'ailleurs à Argerich, (qui avait, si j'ai bonne mémoire, 13 ans environ quand elle était son élève), et après lui avoir donné à travailler d'une semaine à l'autre la "fantaisie chromatique et fugue" de Bach et "Gaspard de la nuit":"mais combien de doigts à chaque main as-tu pour réussir à jouer ça aussi bien"???

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2012

Pu****! On n'a pas fini: < http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025350141&dateTexte=&categorieLien=id >

Écrit par : maxime | 13 février 2012

Christophe, vous avez tout dit... Une sacrée personnalité tout de même, ce Gulda !

Écrit par : mihailovich | 13 février 2012

Alors, Desjardins, vous avez fait connaître à la prof de votre fils la haute estime où vous tenez sa pédagogie?

Écrit par : JL | 13 février 2012

Alors, Desjardins, vous avez fait connaître à la prof de votre fils la haute estime où vous tenez sa pédagogie?

Écrit par : JL | 13 février 2012

Excellente impression ce matin sur Bayrou, sur RTL.
Il est solide, le Béarnais ! Rien à voir avec ce fantoche gueulard fabriqué par les médias ( dans un scénario qui le verrait balayé par Sarkozy dès le déclenchement de la campagne de celui-ci?) qu'est l'enfariné de Tulle! Rien à voir non plus avec Mélenchon, tellement content de lui-même que cela fait un peu peur. Les autres, n'en parlons pas...

Écrit par : JL | 13 février 2012

Jean, vous blaguez, ou vous êtes un peu partisan ???

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2012

dernier Ruquier

Marine Le Pen propose à Natacha Polony d'être son ministre de l'éducation Nationale !!
( je ne suis pas certain que NP en soit ravie !! quoi que? vu ses réactions on peut s'interroger .
Allégre rejoint le nain de jardin !!
Les grands idéologues sortent du bois !!

Je me marre !!

Écrit par : jean maurette | 19 février 2012

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