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09 octobre 2011

Elections piège à cons

Le 20 août 2008 était votée une loi dite « de la représentativité syndicale » qui avait pour but, en privilégiant les cinq grandes centrales issues de la Libération (auxquelles fut adjointe ultérieurement la FSU), de laminer les « petits » syndicats, souvent plus empêcheurs de trinquer en rond que les grands « machins », comme aurait dit De Gaulle (1).

Trois ans plus tard, nous voici au seuil des élections professionnelles dans l’enseignement (du 13 au 20 octobre) — les premières depuis le vote de la loi. Grande nouveauté, on ne vote plus seulement par « corps » (agrégés, certifiés, instituteurs, chefs d’établissement…) mais aussi en vrac — non-titulaires et stagiaires compris – pour les nouveaux Comités Techniques. C’est beau, la démocratie — avec une petite idée derrière la tête : si tous les votes se valent, demain, ce seront tous les grades qui se vaudront, hein, Bernadette…

L’objectif est de sauvegarder les intérêts des gros cubes (FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA) et d’évacuer les petites cylindrées — le SNALC, mais aussi bien Sud-Education ou des structures encore plus confidentielles comme le SIAES ou la CFTC, qui les uns et les autres syndiquent bon nombre de personnels dans des secteurs définis, mais pas dans tous. Le SNALC, deuxième syndicat enseignant dans le Second degré, recrute moins parmi les chefs d’établissement, les COPSY — il demande d’ailleurs leur réorganisation —, ou les administratifs.

Bonne nuit, les petits ! En instituant un Comité Technique national émanant directement de ce vote « démocratique », le gouvernement veut tuer petits gêneurs : il n’aura plus que quelques interlocuteurs — et si la CFDT ou l’UNSA sont du nombre, c’est dans la poche.

Dans l’enseignement, c’est la mort programmée de tous les syndicats strictement catégoriels – et l’évolution vers le corps unique — pas vrai, Bernadette ! Les autres organisations — FSU, SGEN, UNSA ou FO — s’en fichent un peu : ils ont derrière eux de grosses machines syndicales qui assurent leurs fins de mois et la permanence de leurs ego. Même que d’aucuns ont cru bon de fuir le SNALC, par exemple, pour négocier ailleurs — à FO, par exemple, comme Bernard Kuntz — la pérennité de leur décharge syndicale. Puisqu’elles ne sont accordées qu’en fonction de la représentativité sortie des urnes…

 

Deuxième étape : les élections se passaient jadis dans les établissements, souvent sous le contrôle et la pression « amicales » des représentants en place — et je n’accepterai pas de démenti : j’ai trop de témoignages sur les qualificatifs brunâtres dont les nostalgiques du stalinisme et du trotskisme réunis affublent les syndiqués SNALC. Alors qu’en moyenne ledit SNALC a voté dans toutes les instances ministérielles contre des décrets crapuleux qu’approuvaient les autres comme un seul homme — quand ils prennent part aux votes (2). Dans le Primaire, c’est tout juste si le délégué syndical majoritaire ne vous tendait pas votre bulletin avant d’entrer dans le fragile isoloir — comme les Mères supérieures le fourguent aux bonnes Sœurs — et le SNE se contentait des miettes.

Dorénavant, tout se passera par informatique. Vous voterez de chez vous, heureux veinards. Dans l’intimité de votre conscience.

Bonne fille, l’administration installera des isoloirs électroniques dans les établissements, pour ceux qui ne seraient pas équipés.

 

Quant au déroulé des opérations, je tiens à l’expliquer ici à tous ceux qui, n’étant pas personnels d’Education nationale, échappent de facto à l’une des plus grandes carabistouilles du quinquennat — et je pèse mes mots. La complexité des opérations ne peut avoir qu’une seule finalité : décourager le plus grand nombre de celles et ceux qui ne comprennent rien aux pièges mis en place par Big Brother (3).

 

Premier acte : vous recevez par courrier dans votre établissement une lettre contenant votre identifiant — accessible après grattage, comme dans les jeux de bistros. Si vous étiez malades à ce moment-là, le courrier est assez rapidement retourné au rectorat. Mais vous pouvez toujours récupérer un identifiant (jusqu’au 12 octobre, veille de l’ouverture du vote), à condition d’être bien présent sur les listes (si vous n’y êtes pas, vous pouvez toujours vous en inquiéter, mais avant le 3 octobre — c’est passé !).

Second acte : cet identifiant vous permet, en vous connectant sur le site ad hoc du Ministère, de récupérer votre Mot de passe. Pour cela, vous devez aller sur le portail Elections, et entrer votre identifiant et votre NUMEN (le numéro d’identification de chaque agent de l’EN) et une adresse mail — la vôtre, si possible… C’est par mail que vous recevrez le sésame, dont vous ne devrez vous séparer sous aucun prétexte. Dormez avec un post-it sous votre oreiller.

Inutile d’évoquer sur les bugs multiples du système, impossibilité de se connecter, surcharge et coupure du serveur, mauvaise identification qui vous prête une identité autre que la vôtre. Les syndicats ont testé le processus en avril-mai, et rien ne marchait à l’époque. Bien entendu, tout est réparé aujourd’hui, et demain on rase gratis.

Acte trois.  Du jeudi 13 octobre au jeudi 20 octobre, vous pouvez à tout instant (allez-y la nuit, les risques de surchage seront moindres) vous rendre sur le bureau de vote électronique. Là, vous saisirez votre identifiant, votre NUMEN et les 6ème et 7ème caractères du numéro de Sécu (si !), ce qui vous permettra d’arriver sur l’onglet « Je vote » — après quoi vous devrez à nouveau entrer l’identifiant et le mot de passe.

Vous suivez ? À ce stade, 80% de mes collègues, en salle des profs, ont déjà décroché.

Enfin, les listes.

Mais c’est qu’il y a quatre votes à effectuer (pour les CAPN, CAPA, CT de proximité et CT national). À noter que vous pouvez panacher, voter pour les uns près de chez vous, surtout s’il y a un copain sur la liste, pour un autre au niveau national, si vous estimez que tel syndicat, au niveau national, défend mieux vos idées qu’un autre — le vôtre, parfois.

 

Par exemple… Si vous estimez que le collège unique est une grosse bouse qui tire en arrière les élèves les plus fragiles…

Si vous estimez que la réforme du lycée tend à transformer votre établissement chéri en bouse seconde, qui tirera tous les élèves vers le bas…

Si vous pensez qu’une procédure automatique devrait être engagée en cas de violence verbale envers un personnel, ou un conseil de discipline automatiquement réuni en cas de violence physique — deux propositions avancées par le ministère, et contre lesquelles le SGEN, SUD et le SE-UNSA ont voté…

Si vous croyez vraiment que la note de vie scolaire est une façon déguisée de compenser la baisse de niveau dans les disciplines fondamentales, et que la préférence aujourd’hui donnée aux « compétences » sur les savoirs est une abomination…

Eh bien, ma foi, évitez de voter pour ceux qui ont appuyé ces mesures. Inutile de les nommer à nouveau : bouse, bouse et colegram…

 

Allons plus loin.

Tant que Gérard Aschieri, normalien et agrégé, dirigeait la FSU, on pouvait compter sur lui pour défendre les décrets de 1950, l’actuelle répartition des horaires, et accepter l’idée qu’un Certifié ou un Agrégé ne font pas le même travail qu’un Professeur des écoles — ou qu’un prof de classes préparatoires ne soit pas exactement au même niveau de compétences qu’un professeur-documentaliste. Mais foin de ces distinctions ! Le règne de Bernadette (Groison) est arrivé ! Et cela m’étonnerait fort qu’elle ne couve pas un joli projet unitaire — tous les mêmes de la Maternelle à l’Université. Et en vérité je le dis aux gros bataillons du SNES : si demain vous ne voulez pas, dans votre propre syndicat, être les faire-valoir des gros bras du SNUIpp (et j’ai côtoyé récemment Frédérique Rolet qui me semblait, sur la question, sérieusement gênée aux entournures), ne donnez pas tous les pouvoirs à un syndicat unique qui ne vous défendra que pour mieux vous enterrer. Amis du SNES, votez SNES si vous voulez en CAPN et en CAPA. Et Union pour l’Ecole républicaine en CTM et CTA.
Parce que quand il s’agit de défendre l’Ecole et les enseignants… Quels sont les projets éducatifs de la Droite ? Nouveau statut des enseignants, augmentation du temps de présence des profs, autonomie accrue des établissements, primarisation du collège, renforcement du pouvoir des proviseurs et autres directeurs — et une révision des rythmes scolaires qui permettra d’économiser encore sur les postes et surtout sur les contenus. Quels sont les projets (connus) de la Gauche ? Nouveau statut des enseignants, augmentation du temps de présence des profs, autonomie accrue des établissements, primarisation du collège, renforcement du pouvoir des proviseurs et autres directeurs — et une révision des rythmes scolaires qui permettra d’économiser encore sur les postes et surtout sur les contenus — et en sus, alliance oblige, Meirieu ministre. Quel syndicat s’est toujours tenu à distance des uns et des autres, et n’a réellement envisagé que l’intérêt des enseignants et du système éducatif ? Quel syndicat n’est pas suspect de complaisance envers Chatel, ni susceptible d’accepter les horreurs d’une Gauche libérale — au nom de la solidarité, comme en 1981-1986, quand nos salaires ont baissé de 20% et que l’on a décrété qu’il n’y aurait plus de Bac à moins de 80% de reçus ? Hein ? Lequel ? Ma foi, il n’y en a qu’un — je l’ai nommé plus haut.

Le SNALC s’est donc associé à une petite quinzaine d’organisations syndicales et professionnelles pour former, dans le cadre des élections aux Comités Techniques Ministériel et Académiques, l’Union pour l’Ecole Républicaine. Sur les questions pédagogiques, condamnation sans réserve du pédagogisme ou du collège unique, comme sur les questions structurelles (laminage des postes, révision des missions, violences), il est aujourd’hui le seul à avoir une ligne claire. Le seul à ne pas tortiller du croupion, comme le fait régulièrement le SNES, sommé par solidarité d’avaler chaque jour de plus grosses couleuvres. Le seul à ne pas tendre directement au ministère la vaseline et le gravier, comme le fait si bien le SGEN. Le seul, voilà. Et c’est tout.

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Je fais le faraud, comme ça, mais je n’aurais rien compris à ce processus invraisemblable si l’on n’avait pas pris le temps de m’expliquer — au prix de très sévères engueulades, parce que ce qui est limpide aux yeux de syndicalistes qui baignent là-dedans est tout à fait obscur pour le prof standard que je suis. Grâces soient donc rendues à la patience de mon initiatrice.

 

 

(1) Voir http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/espaces,770/travail,771/dossiers,156/representants-du-personnel,1310/representativite-des-syndicats,9180.html : lire attentivement la brochure en pdf.

(2) C’est ainsi que l’UNSA et le SGEN ont mêlé leurs voix à ces grandes instances gauchistes que sont la PEEP et le MEDEF pour a) renforcer le pouvoir des chefs d’établissement b) instaurer le tutorat pour tous, et permettre aux élèves de changer de série ou de voie d’orientation sans l’accord du conseil de classe, organisme répressif s’il en fut jamais c) remplacer les options de détermination par des enseignements d’ « exploration », et réduire les horaires dans 5 disciplines, globaliser les heures et permettre leur gestion locale d) réduire les horaires disciplinaires dans toutes les séries, voter le tronc commun et les classes indifférenciées en Première, et supprimer l’Histoire-Géographie en Terminale S. Bref, faire du « lycée unique » comme ils font du collège unique — au rabais.

(3) Le ministère affirme que les données recueillies pendant le vote ne seront pas conservées par ses services. Personne n’en doute, n’est-ce pas…

Et je viens de m'apercevoir que n'importe quel prof armé de son identifiant peut désormais obtenir l'adresse de n'importe quel autre — tout est en accès libre. Je connais plein de publicitaires qui seront ravis de l'opportunité — copier en quelque sminutes le fichier total de la profession, avec les coordonnées. Un rêve de publicite — ou de parti politique en quête d'une clientèle ciblée.

 

Commentaires

quelle foire pour voter de façon électronique... un vrai labyrinthe !

Écrit par : exTC | 09 octobre 2011

"... si tous les votes se valent, demain, ce seront tous les grades qui se vaudront, hein, Bernadette…"


C'est une invocation à Bernadette Soubirous ?

Écrit par : iPidiblue et Sainte-Bernadette | 09 octobre 2011

"... les faire-valoir des gros bras du SNUIpp ..."


Ce sont ceux-là qui portent les Rolex ?

Écrit par : iPidiblue réussir sa vie avant cinquante ans | 09 octobre 2011

Merci pour cette mise au point salutaire... Mais la masse des idiots utiles risque malheureusement d'avoir le dessus...

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 09 octobre 2011

Bon, je fais quoi, moi ?? Il n'y a pas de SNALC dans le supérieur ??

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Dans le Supérieur, c'est à peu près plié, Sibille. ET je ne vais tout de même pas vous dire de voter pour les Autonomes — même si je ne voterais pas SNE-SUp, si j'avais à choisir.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

Bonne chance à votre U.E.R. Sans doute cela marquera-t-il l'impact actuel des idées républicaines dans l'esprit de nos contemporains...

Écrit par : Robert | 09 octobre 2011

Fort bien pour le secondaire. Et le primaire ? Quel est le SNALC ?

Écrit par : pluskacé | 09 octobre 2011

Mince, je croyais que c'était clair : le SNE.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

A propos de Bayrou (piqué sur le net):

"Pour Christine Boutin « (Il) se pare d’être un bâtisseur fiable. Il a surtout détruit. Il a détruit la démocratie chrétienne; il a détruit l’école, en l’abandonnant aux pédagogistes."

Écrit par : JL | 09 octobre 2011

"Là, vous saisirez votre identifiant, votre NUMEN et les 6ème et 7ème caractères du numéro de Sécu (si !)..."

Fastoche, c'est ceux du département de naissance ! Tout le monde se souvient de là où il est né ? ;O)

Écrit par : numéro INE | 09 octobre 2011

Exact !

Écrit par : Manu | 09 octobre 2011

Franchement, vous ne trouvez pas ça très ardu, comme procédure ?
L'informatique, c'est bien quand ça nous simplifie la vie. Ça ne vaut rien quand ça nous la complique.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

L'informatique, c'est bien quand ça nous simplifie la vie. Ça ne vaut rien quand ça nous la complique.
JPB

C'est bien vrai ça!

Écrit par : Mère Denis | 09 octobre 2011

Bon, je fais quoi, moi ?? Il n'y a pas de SNALC dans le supérieur ??
Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Vous êtes maître de conf' ou P.U. ?

Si vous n'êtes ni l'un ni l'autre, vous votez pour les syndicats du secondaire, Christophe.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2011

JPB : c'est merdique ! voir mon premier post...

Écrit par : exTC | 09 octobre 2011

Dans mon établissement, c'est le proviseur lui-même qui a fait sa petite tournée des classes et donné l'enveloppe à chaque enseignant en les faisant émarger.

Malheureusement, il n'y avait aucun billet à l'intérieur.

On mesure quand même à quel point le Moloch s'implique et on comprend pourquoi.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Quel raccourci de désinformation ! Mais enfin qui a signé cet accord pour la rénovation du dialogue social ? Oui presque toutes les grandes structures, SUD aussi , mais pas FO !!!!
Et dire que nous (FO ) serions complices de la destruction du syndicalisme, c'est trop fort..
Pourquoi vouloir dénigrer les militants du SNUDI-FO (1er degré) qui se battent de toutes leurs forces pour la préservation de notre statut, pour la défense de l'instruction et de la transmission des savoirs, qui se sont toujours opposés aux projets d'écoles, à la création des conseils d'école... Et j'en passe !

Moi, je dis aux collègues du 1er degré : pour la défense de l'Ecole de la République , un seul vote : la FNEC-FP-FO (comprenant le SNUDI-FO) .Lisez les publications syndicales pour vous faire VOTRE opinion !
Trop en colère pour relire !!!!

Pascale GIBIERGE (Vendée)

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Pourquoi vouloir dénigrer les militants du SNUDI-FO (1er degré) qui se battent de toutes leurs forces pour la préservation de notre statut, pour la défense de l'instruction et de la transmission des savoirs, qui se sont toujours opposés aux projets d'écoles, à la création des conseils d'école... Et j'en passe !

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011


Ah! Ah! Ah!

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 octobre 2011

Le Schmürtz-SCVFTR qui revendique plusieurs adhérents tient à souligner qu'il n'est pour rien dans ce qui se passe mais qu'il aimerait bien quand même que ses adhérents qui sont tous dirigeants puissent continuer à se goberger tranquillement.

Votez Schmürtz-SCVFTR, le seul syndicat qui ne vous cache rien.

Écrit par : Schmürtz-SCVFTR | 09 octobre 2011

Et ça veut dire quoi :"Ah! Ah! Ah!" ?

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Montebourg, qui vient de faire 17%chez les primaires, va chercher à se vendre au plus offrant.

Il n'est peut-être pas propriétaire de ses votes mais les choses étant ce qu'elles sont, attendons-nous à entendre un pédagogisme résolu commencer à s'insinuer dans la bouche de Flambaubry.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

A propos de Bayrou (piqué sur le net):

"Pour Christine Boutin « (Il) se pare d’être un bâtisseur fiable. Il a surtout détruit. Il a détruit la démocratie chrétienne; il a détruit l’école, en l’abandonnant aux pédagogistes."
Écrit par : JL | 09 octobre 2011

D'ailleurs, quand j'y repense, dans La Décennie des mal-appris, Bayrou consacrait mult pages à l'éloge du pédagogue Antoine de la Garanderie, qui devait être, selon lui, le maître à enseigner de tous les professeurs.
Très mauvais, ça, pour un professeur, d'aller chercher sa vérité pédagogique ailleurs qu'en lui-même. Très très mauvais...
Cela me rappelle un certain professeur des écoles dont il a été récemment question sur ce blog et qui ne jurait que par un certain Clermont-Gautier...

Écrit par : JL | 09 octobre 2011

Et ça veut dire quoi :"Ah! Ah! Ah!" ?
Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Cela doit vouloir dire : "Elle est bien bonne!".

Écrit par : JL | 09 octobre 2011

Et ça veut dire quoi :"Ah! Ah! Ah!" ?
Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Cela doit vouloir dire : "Elle est bien bonne!".

Écrit par : JL | 09 octobre 2011

Question argumentation, j'attendais mieux...
Et demain, à l'école, je continuerai de me battre contre la volonté de l'IEN de nous faire faire des livrets par cycles , avec des compétences,
je ne me lasserai jamais de lutter pour l'instruction, pour que l'on respecte ma liberté pédagogique (méthode alphabétique au CP),
je me battrai aussi demain (réunion après l'école) pour que mon élève avec un handicap psychique (et oui, c'est répertorié à la MDPH) ait droit à une AVSI... tout cela, aussi parce que je suis militante du SNUDI-FO !

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Et ça veut dire quoi :"Ah! Ah! Ah!" ?
Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Cela doit vouloir dire : "Elle est bien bonne!".

Écrit par : JL | 09 octobre 2011


Je confirme.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 octobre 2011

Il n'est peut-être pas propriétaire de ses votes mais les choses étant ce qu'elles sont, attendons-nous à entendre un pédagogisme résolu commencer à s'insinuer dans la bouche de Flambaubry.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Pour éviter de passer pour un guignolesque radoteur de seconde zone, on vérifie l'orthographe, flanby avec un n, monsieur ducong!

Écrit par : Mère Denis | 09 octobre 2011

Question argumentation, j'attendais mieux...

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Pas eu le temps de développer ici, mais ça viendra en son temps. Je prépare moi aussi une note consacrée aux élections professionnelles et aux syndicats enseignants, pour "Génération 69". Elle sera en ligne sur le site du nouvelobs.com en milieu de semaine, et s'intitulera "Syndicats du crime"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 octobre 2011

"je me battrai aussi demain (réunion après l'école) pour que mon élève avec un handicap psychique (et oui, c'est répertorié à la MDPH) ait droit à une AVSI... tout cela, aussi parce que je suis militante du SNUDI-FO !"

Cela en vaut-il la peine alors que de vrais innovants ont déjà balisé le véritable chemin radieux vers la Lumière ?

www.tournesol75.fr/accueil/images/plaquette_presentation_Tournesol.pdf

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

"on vérifie l'orthographe, flanby avec un n, monsieur ducong!"

Les propriétaires de la marque n'auraient déposé que flanby?

J'écris Flamby comme je veux, et je vous emmerde de façon sidérale.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Je retiens surtout de Tournesol :
"approche concrète des mathématiques à travers la cuisine"

Dans mon futur collège je tenterai :
"approche concrète des mathématiques à travers la picole"

Écrit par : Zorglub le fourbe | 09 octobre 2011

Mère Denis c'est bien mal connaître l'artiste que d'oser donner des leçons de de Flanby à dugong :

http://www.gobage.com/?afp=mtw25891

Écrit par : Zorglub le fourbe | 09 octobre 2011

l n'est peut-être pas propriétaire de ses votes mais les choses étant ce qu'elles sont, attendons-nous à entendre un pédagogisme résolu commencer à s'insinuer dans la bouche de Flambaubry.
Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Montebourg n'est propriétaire de rien sinon de sa tête à claques, de sa connerie triomphante et de son allure Relays et chastels, diction ad'hoc.

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Cela en vaut-il la peine alors que de vrais innovants ont déjà balisé le véritable chemin radieux vers la Lumière ?

www.tournesol75.fr/accueil/images/plaquette_presentation_Tournesol.pdf

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

OUI , cela en vaut la peine (et pour tout le reste aussi !) ; je ne sais pas si nous sauverons "l'école de l'instruction"...
Nous ne sommes pas comptables du résultat mais d'avoir tout fait pour y parvenir !

Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Merci Zorglub.

Cet épisode de ma vie professionnelle n'a pas eu le retentissement qu'il méritait.

Je visais un siège à vie au CA de Danone mais il y avait déjà un certain Richard Goblet :

http://finance.danone.fr/phoenix.zhtml?c=131801&p=irol-govBoard

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Montebourg n'est propriétaire de rien sinon de sa tête à claques, de sa connerie triomphante et de son allure Relays et chastels, diction ad'hoc.
Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011
D'ailleurs :

"Arnaud Montebourg est le fils de Michel Montebourg, fonctionnaire des Impôts, et de Leïla Mint Cadi, universitaire, professeur d'espagnol et essayiste issue, par son père, Khermiche Ould Cadi, d'une famille de walis de l'Algérie française et d'une mère normande.
Il a épousé le 31 mai 1997, la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l'abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, fille du comte Antoine de Labriffe et d'Anne de Lacretelle et petite-fille par son père du comte Pierre de Labriffe — propriétaire du Château de Gambais, dans les Yvelines — et par sa mère de l'académicien Jacques de Lacretelle (1888-1985). Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'API (Association des producteurs indépendants du cinéma français) et secrétaire générale d'Uniciné (Union des cinémas – France). Ils ont deux enfants, Paul né en 2000 et Adèle née en 2002.
Début 2010, la presse people révèle sa relation avec la journaliste Audrey Pulvar, présentatrice sur la chaîne d'information en continu i>Télé4."

On se marre bien en ce moment.

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Il a épousé le 31 mai 1997, la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l'abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, fille du comte Antoine de Labriffe et d'Anne de Lacretelle et petite-fille par son père du comte Pierre de Labriffe — propriétaire du Château de Gambais, dans les Yvelines — et par sa mère de l'académicien Jacques de Lacretelle (1888-1985). Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'API (Association des producteurs indépendants du cinéma français) et secrétaire générale d'Uniciné (Union des cinémas – France). Ils ont deux enfants, Paul né en 2000 et Adèle née en 2002.
Début 2010, la presse people révèle sa relation avec la journaliste Audrey Pulvar, présentatrice sur la chaîne d'information en continu i>Télé4."

On se marre bien en ce moment.

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

En v'là un qui a parfaitement compris le mode d'emploi de "l'ascenseur social".

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Montebourg n'est propriétaire de rien sinon de sa tête à claques, de sa connerie triomphante et de son allure Relays et chastels, diction ad'hoc.

Arnaud Montebourg est le fils .....

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Quand on vous lit, on n'aimerait pas que vous soyez au pouvoir: délit de sale gueule, mariage avec une femme à particule, diction compréhensible et français châtié, et hop, la guillotine!

Vous suintez Monsieur Morel, la haine ça fait transpirer!

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

OUI , cela en vaut la peine (et pour tout le reste aussi !) ; je ne sais pas si nous sauverons "l'école de l'instruction"...
Écrit par : Pascale | 09 octobre 2011

Je croyais qu'elle était déjà morte... ils recrutent des nécromanciens dans ce syndicat ?

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

Dans mon futur collège je tenterai :
"approche concrète des mathématiques à travers la picole"
Écrit par : Zorglub le fourbe | 09 octobre 2011

Absolument ! Rien de mieux pour apprendre la proportionnalité et les fonctions affines que la préparation des cocktails !

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

En v'là un qui a parfaitement compris le mode d'emploi de "l'ascenseur social".

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Décidément que de jalousies ici!

Relisez ce qu'il écrivait de Chirac il y a dix ans (et contre la majorité jospiniste de l'époque) ou tout le travail qu'il avait fait sur les tribunaux de commerce ripoux et les paradis fiscaux et vous verrez qu'il n'a jamais changé de convictions mais cela ne vous intéresse pas, un homme de gauche c'est forcément un ... à vos yeux! (je vous laisse le choix de l'insulte.)

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

Une chose est certaine : le titre de la présente Note est plus que jamais d'actualité. Quant à la "démondialisation", rien ne presse.

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Relisez ce qu'il écrivait de Chirac il y a dix ans (et contre la majorité jospiniste de l'époque) ou tout le travail qu'il avait fait sur les tribunaux de commerce ripoux et les paradis fiscaux et vous verrez qu'il n'a jamais changé de convictions mais cela ne vous intéresse pas, un homme de gauche c'est forcément un ... à vos yeux! (je vous laisse le choix de l'insulte.)

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011
Je maltraite les hommes de (fausse) gauche si je veux.
Sur la constance des convictions de notre grande gueule : le parjure concernant le (non- ?) cumul des mandats me suffit amplement. Et la citation suivante parle d'elle-même : "électron libre au sein des majorités internes successives du Parti socialiste, il rejoint néanmoins la motion majoritaire à chaque congrès jusqu'en 2002".
Voulez-vous que j'enchaîne à présent sur un homme de droite ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

il rejoint néanmoins la motion majoritaire à chaque congrès jusqu'en 2002".
Voulez-vous que j'enchaîne à présent sur un homme de droite ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

On est en 2011 aujourd'hui, il faut vous mettre à jour!

Allez plutôt feuilletez les rapports sur Chirac, les tribunaux de commerce et les Paradis fiscaux, et vous pourrez juger sur pièces en toute connaissance de cause plutôt que de porter des jugements péremptoires sur dix lignes tirées de wiki!!!

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

feuilleter mais de de A à Z!

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

A propos du syndicalisme enseignant et de FO (rappelons que le Snetaa ci-dessous s'est mis avec FO pour parvenir à la fameuse barre de représentativité en 2011) :

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/44706/date/2010-04-30/article/un-syndicat-de-profs-secharpe-devant-la-justice/

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 octobre 2011

Cher Tullius Detritus,

n'insistez pas : ici, Montebourg hérisse, plus que Sarko, Le Pen, Hollande et Aubry réunis. Je pense même qu'on le hait plus que Frackowiak.

Peu importe que, ce soir, les 17% de Montebourg semblent venir des quartiers les plus populaires (20% à Marseille cher JPB) et des campagnes, alors que les villes ont plus nettement voté Aubry et Hollande.
Peu importe que, se focalisant seulement sur deux-trois propositions sur l'école, beaucoup ici, qui raillent la mondialisation, vitupèrent contre le libéralisme, n'ont même pas pris la peine d'écouter ses propositions sur la question, bien plus républicaines que celles des autres, notamment en termes de laïcité (mais on dirait que la laïcité, ici, c'est devenu l'apanage de Riposte Laïque...).
Peu importe qu'il ait écrit dans son livre la nécessité absolue de maintenir la loi de 1905, loi où Sarko leur "ami-par défaut" va la mettre au panier.

Peu importe que Montebourg ait la sympathie de Mélenchon, et que Mélenchon ait quelques soutiens ici. Pas de rapprochements...

Peu importe que, gueulant contre une gauche pas assez à gauche, on ridiculise à longueur de posts le candidat socialiste aux propositions les plus ancrées à gauche. Ne cherchez pas, tout est normal.

Ici, on s'abstient, on gueule, on raille à longueur de messages, on jette sa bile, on ricane, et bien sûr on s'abstiendra à la présidentielle, ou on votera Sarko (ça revient au même), parce qu'il aura bien fait un bon vieux discours pseudo-républicain sur "les fondamentaux" à l'école, et qu'on sera assez con pour le croire (après tout, cocu une fois, cocu toujours).

Peu importe que le gouvernement actuel ait supprimé 70 000 postes de profs (on s'en branle, ici, des postes de profs - avez-vous déjà vraiment vu des critiques contre ces suppressions?), on revotera pour eux, ou on s'abstiendra (tant qu'on peut balancer sur le PS en général et Montebourg en particulier, que demande le peuple!?).

Ici, on fait dans l'invective, même quand JPB fait de beaux billets sincères qui "tendent la main" : ça ne plaît pas, ça manque de fiel, ça manque de haine, ça ne sent pas assez l'aigre. Alors, on remet une quatrième robe de chambre pour vraiment ressembler à Céline en décembre 1960, on maugrée en caressant son vieux chat, et on crache son petit post haineux.

Elle est pas belle, la vie?

Écrit par : Robbe-Grillon | 09 octobre 2011

On est en 2011 aujourd'hui, il faut vous mettre à jour!
Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

De la durée du temps politique... Vérité d'un jour n'est pas celle du lendemain.

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Écrit par : Robbe-Grillon | 09 octobre 2011
Radotage de supporter déçu ?
Enquêtez plutôt sur les marchandages en cours : de quel strapontin le héraut de la démondialisation en chambre va-t-il hériter ? Et surtout, de qui va-t-il être cette fois le porte-parole ?
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"quand JPB fait de beaux billets sincères qui "tendent la main""
écrit par Robbe-Grillon
Là, c'est la meilleure !!!
Si vous aviez connaissance de la réaction du Primat himself...

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

En tous cas si ce billet était un P.A.C il a bien fonctionné ! Même pas besoin de mettre du fromage dedans ...

Écrit par : iPidiblue petite souris | 09 octobre 2011

"Si vous n'êtes ni l'un ni l'autre, vous votez pour les syndicats du secondaire, Christophe."

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2011

Non. Il n'y a pas de liste SNALC à l'université d'Orléans.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Vous suintez Monsieur Morel, la haine ça fait transpirer!
Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

Dites donc Tullius de connibus; croyez tout de même pas que j'use ma haine pour un insignifiant.
Par ailleurs, qu'est-ce que vous foutez ici, vous qui êtes émasculé au point de n'avoir pas l'audace de vous présenter sous vous-même ?

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

on s'abstiendra à la présidentielle, ou on votera Sarko (ça revient au même)
Écrit par : Robbe-Grillon | 09 octobre 2011
Renseignez-vous toujours, au cas où ils manqueraient de politologues à Sc Po ! Et de devins à voyance.com... ;-)

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Il n'y a pas de liste SNALC à l'université d'Orléans.
Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Très franchement, qu'est-ce qu'on en à fiche ? Y en aurait-il une que ça ne vaudrait pas plus la peine de voter que pour les primaire du PS.

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Votre billet vaut son pesant de grattons, M. Brighelli, bravo et merci. Vous rejoignez l'opinion de nombreux enseignants de la "majorité silencieuse" et surtout celle de nombreux directeurs d'école ulcérés par leurs conditions de travail et le mépris qui leur est témoigné, opinion quotidiennement exprimée sur "Directeurs en lutte" et sur les forums du GDID. Cela fait plaisir de ne pas être seul à dénoncer la gigantesque mascarade qui depuis des lustres transforme l'école en pétaudière.

Écrit par : Pascal Oudot | 10 octobre 2011

Je viens de m'apercevoir que n'importe quel prof désormais peut obtenir l'adresse den'importe quel autre — tout est en accès libre. Je connais plein de publicitaires qui seront ravis de l'opportunité — copier en quelque sminutes le fichier total de la profession, avec les coordonnées. Un rêve de publicite — ou de parti politique en quête d'une clientèle ciblée.
Voir http://www.neoprofs.org/t38143p105-question-sur-les-elections-professionnelles
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Renseignez-vous toujours, au cas où ils manqueraient de politologues à Sc Po ! Et de devins à voyance.com... ;-)
Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

C'est la même chose, non ?

Écrit par : Julien | 10 octobre 2011

Vous savez, Sciences-Po, c'est loin d'être ma tasse de thé, chers amis...

"Radotage de supporter déçu"?
Je serais bien difficile si j'étais déçu. Quand Montebourg, début septembre, était encore à 4-5% dans les sondages. Le voici à 17% au soir du 9 octobre, là où les autres ont stagné, là où les deux autres ont eu le soutien des grands médias de gôche qui se gaussaient de la "dinguerie" (Coppé) de la démondialisation (Obs, Libé, Le Monde, Rue89...). Seule Marianne laissait une tribune au saône-et-loirien.

Montebourg aurait fait 4% : qu'est-ce que je me serais pris dans la gueule ici, je ne vous raconte pas! "Alors, tu les as sentis, les doigts sur ta joue rougie!", "alors, 4%! ah ah ah, ça va la fiotte!".
Là, il fait 17% : mais rassurons-nous: la caractéristique n°1 du blasé de Bonnet d'Ane est de toujours trouver une parade fielleuse. Donc, ici, ce sera les attaques personnelles, et la sempiternelle antienne "tous pourris", "vendus", "achetés"!

Il a été l'époux d'une femme de droite : la belle affaire. Dans un excellent couple d'amis à moi, l'homme est de droite type gaulliste-Dupont-Aignan-chiraquien, la femme est à gauche du PS : ma foi, ils s'engueulent un peu, mais ils nous enterreront tous. La différence politique entre conjoints, c'est monnaie courante messieurs : vos conjointes/conjoints sont à 100% sur votre ligne?

Continuez : vous avez strictement le même discours que les fachos et autres bruns qui vont voter Le Pen, c'est le comble! Alors que vous dénoncez les Riposteurs et autres In-nocents du site! Vous êtes trop intelligents et trop sincèrement républicains, pour ne pas voler aussi bas.

Parfois, j'ai l'impression que certains ici ne seraient pas fondamentalement choqués que l'on arrête tout bonnement de voter en France : le système syrien, iranien, ou russo-poutinesque leur conviendrait presque, tant ils sont désenchantés et aigris.

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011

EN tout cas, Montebourg à 17%, je crois que c'est tout bon pour Aubry : le final sera serré — je doute que Royal donne volontiers ses voix à son ex : elle laissera ses partisans voter selon leur conscience, officiellement — et en douce, elle donnera des consignes fielleuses, c'est dans sa nature.
Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tus les enseignants ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Je ne sais pas si Hollande est tellement contre les 35h de présence...

Aubry avait quand même mouché ce dernier lors du dernier débat sur la question du redoublement "pas si inutile dans bien des cas" dit-elle, alors que l'autre n'y voyait qu'une perte d'argent!

Quant à Montebourg, on peut être effaré par certaines de ses propositions éducatives (même si j'approuve le temps de devoirs et d'études obligatoire DANS l'établissement), mais il a quand même rappelé, quand on l'interrogeait sur ces 35h, que les profs les faisaient déjà largement par les copies/préparations/réunions et consorts, et que ça ne servait à rien de charger la barque en plus - d'autant que ces 35h sont de toute manière impraticables pour de simples raisons logistiques. On a au moins entendu cela, et ce n'est pas si courant.

La seule chose que je répète, c'est que la droite et Grosperrin vont, cela est positivement certain, revenir sur les décrets de 1950 qui fixent le temps de travail des profs; ils l'ont dit, et le feront passer, comme ils ont fait passer le reste.
Si la gauche le propose, les syndicats renâcleront (le SNES au moins, trop malin pour ne pas regimber), et la chose aura bien plus de mal à passer - l'idée risque d'être bien vite abandonnée.

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011

(même si j'approuve le temps de devoirs et d'études obligatoire DANS l'établissement),

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011

Pauvres gosses-machines!
Six ou sept heures à rester assis sans bouger, et ensuite, pour bien les assommer, deux heures d'étude et de devoirs en classe! Encore assis sans bouger! Si elle est obligatoire et généralisée, c'est une idée absurde!
L'enfant a au contraire besoin, après sa journée de cours, de rentrer vite fait dans son petit univers, de retrouver ses affaires, et d'organiser lui-même, à sauts et à gambades, son travail ou son loisir ou les deux mêlés.

Écrit par : JL | 10 octobre 2011

La seule chose que je répète, c'est que la droite et Grosperrin vont, cela est positivement certain, revenir sur les décrets de 1950 qui fixent le temps de travail des profs; ils l'ont dit, et le feront passer, comme ils ont fait passer le reste.
Si la gauche le propose, les syndicats renâcleront (le SNES au moins, trop malin pour ne pas regimber), et la chose aura bien plus de mal à passer - l'idée risque d'être bien vite abandonnée.
Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011


Pas si sûr ! Bernadette Groison dirige désormais la FSU, et a une revanche d'instit à prendre sur tous ces paresseux de profs — et le SNES n'osera pas rompre alors que tant de ses membres commencent à trouver la tutelle du SNUIpp un peu lourde. D'ailleurs, Frédérique Rolet, interviewée sur le sujet à la rentrée (chez Michel Field) a habilement contourné le sujet en disant que tout était négociable - tu parles ! Ce sera comme en 81 : les syndicats "de gauche" se le feront mettre profond par un gouvernement "de gauche", et n'oseront pas regimber, comme vous dites.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Parfois, j'ai l'impression que certains ici ne seraient pas fondamentalement choqués que l'on arrête tout bonnement de voter en France : le système russo-poutinesque...
Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011
... nous attend d'ici quelques années dans sa version édulcorée et "citoyenne", et c'est moi qui vous le dis ! Observez par exemple la concentration des médias actuels...
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La seule chose que je répète, c'est que la droite et Grosperrin vont, cela est positivement certain, revenir sur les décrets de 1950 qui fixent le temps de travail des profs; ils l'ont dit, et le feront passer, comme ils ont fait passer le reste.
Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011
Cela est positivement certain, comme vous dites. Il n'empêche, le Grosperrin est un pur produit d'une certaine gauche "moderne", et il a bien des émules au PS.
Entre ceux qui sabrent dans le vif sans façon et les gentils promoteurs du vivre-ensemble et du "printemps de la culture" qui, soyez-en certain, réduiront pareillement la voilure à coup de "simplification des programmes", de bivalence et de réforme des rythmes scolaires, la frontière est décidément bien ténue.
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le SNES au moins, trop malin pour ne pas regimber
Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011
Vous êtes en retard d'un métro : le SNES a déjà fait une croix sur les décrets de 1950 selon les déclarations de ses propres responsables ! Reste plus qu'à s'arranger avec le futur vainqueur de la primaire, et tout ira pour le mieux dans la cogestion à venir.

Au fait, dimanche prochain, c'est Hollande ou Aubry ? ;-)
A moins que vous ne comptiez (monte)bourrer les (b)urnes aux uns et aux autres...

Écrit par : mihailovich | 10 octobre 2011

bonjour,

JPB, les temps ont peut-être changé depuis 1981, non ?

Écrit par : utile baron | 10 octobre 2011

Personne ne larmoie sur la Royal personne ?

Écrit par : iPidiblue défait mais serein | 10 octobre 2011

Quelqu'un sait-il pour qui Dobolino, militante émérite du P.S a-t-elle votée ?

Écrit par : iPidiblue défait mais serein | 10 octobre 2011

Je ne suis pas militante PS. je ne l'ai été que 2 ans sur les 52 que j'ai parcourus et ça m'a amplement suffi pour faire le tour de l'objet.
J'ai payé 1 euro et voté Hollande pour des raisons que je n'ai pas l'intention d'exposer ici, sur un blog très nettement positionné à droite, droite réactionnaire et conservatrice, frileuse et repliée sur elle-même, regrettant un passé révolu et largement idéalisé.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Eh ! ben voilà Brighelli fouetté d'importance ...

Écrit par : iPidiblue et les maheurs de Sophie | 10 octobre 2011

Y a un petit côté général Dourakine chez Dobo !

Écrit par : iPidiblue et les maheurs de Sophie | 10 octobre 2011

Je ne suis pas militante PS. je ne l'ai été que 2 ans sur les 52 que j'ai parcourus et ça m'a amplement suffi pour faire le tour de l'objet.
J'ai payé 1 euro et voté Hollande pour des raisons que je n'ai pas l'intention d'exposer ici, sur un blog très nettement positionné à droite, droite réactionnaire et conservatrice, frileuse et repliée sur elle-même, regrettant un passé révolu et largement idéalisé.
Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Vous êtes sérieuse quand vous écrivez ça ?
Vous savez parfaitement que je suis largement à votre gauche — et très loin de celle de Hollande, dont les différences avec la Droite ne m'apparaissent nullement, sinon dans l'étalage satisfait d'une incompétence de chaque instant — non que la Droite ne soit auto-satisfaite, ni incompétente, mais au moins, étant aux affaires, elle garde vaguement un certain sens des réalités.
On ne changera de système qu'en changeant véritablement d'orientation. En revenant — au moins pour un temps — au tout Etat.
De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Je connais plein de publicitaires qui seront ravis de l'opportunité — copier en quelque sminutes le fichier total de la profession, avec les coordonnées. Un rêve de publicite — ou de parti politique en quête d'une clientèle ciblée.
Voir http://www.neoprofs.org/t38143p105-question-sur-les-elections-professionnelles
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011
---
Ces publicitaires laisseront-ils les retraités tranquilles ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 octobre 2011

Vous êtes sérieuse quand vous écrivez ça ?
Vous savez parfaitement que je suis largement à votre gauche —JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Je ne sais rien du tout. Je vois juste qui hante votre blog et les propos qui s'y tiennent.
La gauche est assez ancienne pour qu'il y ait des réactionnaires et des conservateurs de gauche.
Quant à rejeter l'économie de marché et la mondialisation, c'est une position qui n'est ni de gauche, ni de droite.
Parlez de moi de votre position dans le conflit israëlo-palestinien, de l'intervention en Afghanistan, et on verra.
Vous nous avez déjà écrit clairement ici que les bougnoules et les nègres n'étaient pas faits pour la démocratie, ce qui ne me semble pas une position de gauche, à moins que j'ignore l'existence historique d'une gauche colonialiste ?

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

De toute façon, les clivages traditionnels sur lesquels vous vous appuyez pour vous annoncer comme un homme de gauche ne sont plus applicables.
La mondialisation, c'est transcendant, comme le Royaume des Cieux. "Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers".

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Jean-Paul Brighelli est peut-être un utopiste du centre ?

Écrit par : iPidiblue et les maheurs des centristes | 10 octobre 2011

On ne changera de système qu'en changeant véritablement d'orientation. En revenant — au moins pour un temps — au tout Etat.
De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB
Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Mais nous y sommes au "tout État", et de plus en plus, y compris dans les politiques dites si drôlement de désengagement de l'État, avec un État de plus en plus concentré et autoritaire.
Quant aux "primaires", c'est marrant que personne ne le voit, elles ont pour objectif de casser ce qui restait de "démocratique" dans le système politique "à la française", c'est-à-dire l'existence de partis avec une base populaire, notamment une base d'élus locaux, pour transformer ces partis en pures machines électorales
Maintenant, qu'Aubry gagne ou Hollande, la ligne politique sera la même. On la connaît : avec la droite, les Français sont injustement saignés, avec nous ils continueront à l'être, mais dans la justice.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Je penche pour Hollande, mais pas au point d'en faire le pari.
Si Aubry apparait comme nettement gagnante dans six jours, j'irai probablement voter Aubry.
De toute façon, je n'attends pas de miracle et l'un et l'autre me semblent plus sérieux et moins mal entourés que la petite frappe de Neuilly-sur-Seine.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

EN tout cas, Montebourg à 17%, je crois que c'est tout bon pour Aubry : le final sera serré

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Mais il y en a sans doute pas mal à gauche qui, comme moi, sont allés voter Montebourg alors qu'ils ne votent pas PS à la base, et n'ont aucune raison d'aller se déplacer dimanche pour départager Hollande et Aubry, quelles que soient les "consignes" de Montebourg (qui ferait d'ailleurs bien de rejoindre Mélenchon).

Écrit par : Anne M. | 10 octobre 2011

Ben dites donc ! bonjour l'opportunisme ... je commence à comprendre ce que c'est que la mondialisation : ce sont les girouettes qui ont toujours raison !

Écrit par : iPidiblue cap Nord | 10 octobre 2011

Mais nous y sommes au "tout État", et de plus en plus, y compris dans les politiques dites si drôlement de désengagement de l'État, avec un État de plus en plus concentré et autoritaire.
Quant aux "primaires", c'est marrant que personne ne le voit, elles ont pour objectif de casser ce qui restait de "démocratique" dans le système politique "à la française", c'est-à-dire l'existence de partis avec une base populaire, notamment une base d'élus locaux, pour transformer ces partis en pures machines électorales

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Me caresseriez-vous dans le sens du poil, Morel ?
De toute façon, comptez sur moi pour défiscaliser au GRIP. Ça n'a plus rien à voir avec la politique actuelle et il me semble que nous sommes OK, le GRIP et moi, face aux poujadistes et autres colonalistes nostalgiques.

Quant à mon époux, ce n'est pas avec son indemnité de maire de commune rurale de 115 habitants qu'il pourra vous verser une obole même symbolique.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Ben dites donc ! bonjour l'opportunisme ...
Écrit par : iPidiblue cap Nord | 10 octobre 2011

Si c'est moi que vous qualifiez d'opportuniste, vous faites erreur. Ce n'est nullement par opportunisme.
Je veux juste que le candidat désigné par le PS parte en campagne avec une forte légitimité.
Cinq ans de blousons dorés, ça me suffit.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Quant à mon époux, ce n'est pas avec son indemnité de maire de commune rurale de 115 habitants qu'il pourra vous verser une obole même symbolique.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

En revanche, vous pourriez les convaincre, lui et d'autres, quand ils seront contraints et forcés d'embaucher eux-mêmes le personnel enseignant du Primaire, d'exiger que le programme SLECC soit utilisé par leurs instituteurs et qu'en contrepartie, ils leur payent des formations auprès de votre association.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

embaucher et salarier, évidemment.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

"De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB"

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Je parie. Une bonne bouteille.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Me caresseriez-vous dans le sens du poil, Morel ?

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011
Non, je signale simplement aux gens de gauche qui se sont déplaçés pour les primaires qu'ils viennent de porter un coup, à mon avis fatal, à ce qui a structuré depuis la Révolution la vie politique en France, c'est-à-dire l'existence de partis structurés. Non que ces partis vont disparaître, mais ils seront de pures machines électorales, ramasseuses et utilisatrices de fonds, aux mains d'une oligarchie de politiciens interchangeables, les militants n'étant plus que des pom-pom girls, et les élus locaux la dernière roue du carrosse.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

"Personne ne larmoie sur la Royal personne ?"

Écrit par : Ipidiblue | 10 octobre 2011

Il me restait une bouteille de vin de Champagne... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Je parie. Une bonne bouteille.
Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Tenu.

Alors, Guy, on s'aperçoit qu'on est depuis lurette dans la société du spectacle ? Les "primaires", ce n'est jamais que cela — et les partis ne sont plus que ça. Comme toute la politique.
Même l'économie, certains jours, n'est aussi plus que ça.
Et nous, mon pauvre, que sommes-nous sinon des clowns plus ou moins divertissants ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Quant à mon époux, ce n'est pas avec son indemnité de maire de commune rurale de 115 habitants qu'il pourra vous verser une obole même symbolique.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

En revanche, vous pourriez les convaincre, lui et d'autres, quand ils seront contraints et forcés d'embaucher eux-mêmes le personnel enseignant du Primaire, d'exiger que le programme SLECC soit utilisé par leurs instituteurs et qu'en contrepartie, ils leur payent des formations auprès de votre association.
Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Sauf que la disparition des petites communes est probable.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Guy, si les "partis structurés" avaient pu empêcher le financement illégal de campagnes électorales, ça se saurait, non ?
Avec l'existence de primaires, cet aspect des choses ne pourrait vraisemblablement que s'améliorer.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Alors, Guy, on s'aperçoit qu'on est depuis lurette dans la société du spectacle ? Les "primaires", ce n'est jamais que cela — et les partis ne sont plus que ça. Comme toute la politique.
Même l'économie, certains jours, n'est aussi plus que ça.
Et nous, mon pauvre, que sommes-nous sinon des clowns plus ou moins divertissants ?
JPB
Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011
Cette histoire de "société du spectacle " me fait sourire. le spectacle politique, c'est vieux comme le monde. Dans la liquidation du système politique "à la française" issu de l'histoire, et son remplacement par un système autre, que je crois par nature antidémocratique, ça joue certes un rôle, mais mineur. Je le répète, les ceuss se sont déplacés dimanche - et sans doute parmi eux beaucoup l'ont fait par ras-le-bol des "blousons dorés" - ont mis en route une machine à liquider l'identité politique française.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Guy, si les "partis structurés" avaient pu empêcher le financement illégal de campagnes électorales, ça se saurait, non ?
Avec l'existence de primaires, cet aspect des choses ne pourrait vraisemblablement que s'améliorer.
Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Le financement sera donc légal. Comme aux États-Unis ?
Vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette, cher Christophe. Ce qui est rompu - et qui c'est vrai était déjà fort dégradé -, c'est la possibilité pour le citoyen de s'engager dans un parti pour y participer à la vie politique. Désormais, il aura la liberté de voter en fonction des règles de la "société du spectacle" dictées par l'oligarchie de droite ou celle de gauche.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Guy Morel,


Il paraît que vous être agrégé ! J'avoue que j'ai de la peine à y croire ...

"Dans la liquidation du système politique "à la française" issu de l'histoire, et son remplacement par un système autre, que je crois par nature antidémocratique, ça joue certes un rôle, mais mineur."


Selon vous la 3ème République était plus démocratique que la 5ème en 2011 ?

Euh ! oui je n'en doute pas un instant ... les femmes n'avaient pas le droit de vote, les militaires non plus ! Les cent millions de français par raccroc qui faisaient partie de l'Empire n'avaient qu'un brimborion de citoyenneté !

On pourrait multiplier les exemples ...

Marine Le Pen a justement salué les primaires socialistes hier soir, elle y a vu l'amorce d'un système référendaire d'initiative populaire comme en Suisse qu'elle soutient, peut-être s'avance-t-elle un peu trop ! Je ne crois pas qu'elle vire sa cuti et qu'elle devient socialiste.

En tous cas elle a compris que les Français en avaient peut-être assez d'être traités comme des veaux ... par les soi-disantes élites dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles se sont bien avilies avec des gens comme Sarkozy au pouvoir !

Écrit par : iPidiblue initiative populaire | 10 octobre 2011

... vous êtes ...

Écrit par : iPidiblue initiative populaire | 10 octobre 2011

"soi-disant" est invariable, quelle que soit sa nature.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Sauf que la disparition des petites communes est probable.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 201
De toute façon, il y a longtemps qu'ils sont en SIVOS avec une seule école correspondant globalement à la délimitation géographique de la commune cohérente qu'ils devraient constituer (à l'heure actuelle, 7 communes).
ceci dit, et la défaite de la droite au sénat le montre bien, il faudra commencer par réformer le mode de scrutin des sénatoriales avant de s'amuser à bidouiller les communes françaises car nos petits maires sont à eux tous la majorité des grands électeurs ou peu s'en faut.
Il va en être de même, en zone rurale, dans les grosses communautés de communes qu'on nous concocte. Si les maires de communes rurales s'entendent entre eux et font bloc, ils pourront en de multiples communautés de communes écraser par leur poids de leurs votes réunis toutes les velléités des grosses agglomérations. On appelle ça l'arroseur arrosé.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Oui ! Je pense que vous avez le niveau instituteur 3ème République ! Mais ne forcez pas votre génie ...

Écrit par : iPidiblue régulier dans l'irrégularité | 10 octobre 2011

De toute façon, il y a longtemps qu'ils sont en SIVOS avec une seule école correspondant globalement à la délimitation géographique de la commune cohérente qu'ils devraient constituer (à l'heure actuelle, 7 communes).
ceci dit, et la défaite de la droite au sénat le montre bien, il faudra commencer par réformer le mode de scrutin des sénatoriales avant de s'amuser à bidouiller les communes françaises car nos petits maires sont à eux tous la majorité des grands électeurs ou peu s'en faut.
Il va en être de même, en zone rurale, dans les grosses communautés de communes qu'on nous concocte. Si les maires de communes rurales s'entendent entre eux et font bloc, ils pourront en de multiples communautés de communes écraser par leur poids de leurs votes réunis toutes les velléités des grosses agglomérations. On appelle ça l'arroseur arrosé.
Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Vous voulez dire que la victoire de la gauche au Sénat sera un frein pour les dirigeants socialistes et leurs plans sur la comète ?
Peut-être. On verra.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Un exemple pratique, celui de chez moi.
Le préfet veut regrouper quatre cantons: Nyons, Rémuzat, Buis les Baronnies, Séderon.
Pour l'ensemble de ces quatre cantons, il y a 5 ou max 6 communes qui ressemblent aux communes de demain et qui auront 2 à 5 représentants à la communauté de communes.
les autres communes: 16 pour le canton de Rémuzat, 14 pour le canton de Nyons, 19 pour le canton de Buis les baronnies, 13 pour le canton de Séderon, représenteront, avec chacune une voix-un représentant, 62 voix ! (j'ai dû en oublier car je sais que ça fait près de 80 voix ).
Autant vous dire que Nyons, Pierre Combes (et donc Didier Guillaume) vont avoir un peu de peine à convaincre tout ces vieux électrons libres qui seront à l'aise, en cas d'union, pour imposer leurs choix.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

Vous voulez dire que la victoire de la gauche au Sénat sera un frein pour les dirigeants socialistes et leurs plans sur la comète ?
Peut-être. On verra.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

On peut l'espérer un peu. Leurs forces de base sont dans les régions et les départements. Leurs électeurs et grands électeurs ruraux sont attachés à leurs traditions.
Bon, ça ne fera pas tout et il est clair qu'ils ne reviendront pas sur l'histoire des conseillers territoriaux qui arrange bien leurs bidons (tout au plus un redécoupage ponctuel plus favorable à leur parti ). Mais, à la marge, ils vont être forcés de se méfier un peu.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

"De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ? JPB"

Alors il est temps de déloger le petit Julliard et de prendre sa place. Gagnons du temps !

Écrit par : pluskacé | 10 octobre 2011

"Personne ne larmoie sur la Royal personne ?"

Écrit par : Ipidiblue | 10 octobre 2011

Il me restait une bouteille de vin de Champagne... ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Ah si, moi, je larmoie... de rire.
C'est peut-être le seul côté positif de la primaire socialo, d'être enfin dépégués de ça. Comme disait Érasme "il faudra lui briser les jambes pour s'en débarrasser". Eh bien, c'est fait.

Écrit par : FGuichard | 10 octobre 2011

Je peux effectivement témoigner du courage (ou de l'inconscience) qu'il y avait à se dire du SNALC dans les années 90 et à représenter ce syndicat dans son établissement.

Les choses ont un peu changé parce que l'idéologie à beau peindre la bouse, le procédé ne parvient plus à plus cacher la misère et la souffrance réelle.

Mais hélàs, il y a encore quantité de collègues qui continuent à voter maso.(pour le SGEN-CFDT ou l' UNSA par exemple qui se sont entendu comme larrons en foire avec Chatel)...

Mais puisqu'ils sont de Gauche, ce sont forcément des gens bien, n'est-ce pas ?

Autre chose : on réduit les effectifs devant élèves mais on ne touche ni aux délégations syndicales que l'on pourrait revoir, à mon avis, sans inconvénients, à la baisse (fasciiiiiiiiste!!!!!!), ni à la bureaucratie de l'Education nationale, digne de l'ex Union soviétique et il faut dire que sur ce point l'argumentation de SOS Education est imparable.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2011

bIEN d'accord avec Robin !

Écrit par : pluskacé | 10 octobre 2011

L'urgence ce serait surtout que Sarkozy démissionne illico presto ... mais il semble que je le sois le seul à voir la chose !

Écrit par : iPidiblue urgences | 10 octobre 2011

De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

J'espère bien que non. J'en suis même à avoir décidé d'investir une piastre dimanche prochain pour ne pas avoir à la supporter comme candidate jusqu'en 2012.
(et même si elle doit être premier ministre après. Ce sont toujours quelques mois de gagnés.)

Écrit par : yann | 10 octobre 2011

Montebourg n'est propriétaire de rien sinon de sa tête à claques, de sa connerie triomphante et de son allure Relays et chastels, diction ad'hoc.

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Merci, Guy.
Vous m'avez bien fait rire et avez parfaitement résumé mon opinion.

Écrit par : yann | 10 octobre 2011

Mais nous y sommes au "tout État", et de plus en plus, y compris dans les politiques dites si drôlement de désengagement de l'État, avec un État de plus en plus concentré et autoritaire.

***

Maintenant, qu'Aubry gagne ou Hollande, la ligne politique sera la même. On la connaît : avec la droite, les Français sont injustement saignés, avec nous ils continueront à l'être, mais dans la justice.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Même commentaire que précédemment.
Nous allons finir par être d'accord sur tout ;o)

(PS : vous savez que vous êtes en train de virer reaganien, j'espère ? ;O)))))

Écrit par : yann | 10 octobre 2011

Même commentaire que précédemment.
Nous allons finir par être d'accord sur tout ;o)

(PS : vous savez que vous êtes en train de virer reaganien, j'espère ? ;O)))))
Écrit par : yann | 10 octobre 2011

Il était pour le dépérissement de l'État, ce Reagan ?

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

"Ce sera comme en 81 : les syndicats "de gauche" se le feront mettre profond par un gouvernement "de gauche", et n'oseront pas regimber, comme vous dites.
JPB"

y aura un film ? avec des gros plans ?

on peut donner des idées de titre ?

"Tu la sens ma justice sociale ?"

Écrit par : exTC | 10 octobre 2011

Petit rappel à opposer aux syndicats qui ne parlent que de moyens :

Le budget de l'Education nationale représente le premier budget de l'Etat :

60,5 milliards d'euros sont inscrits au projet de loi de finances 2011 pour les programmes de la mission enseignement scolaire relevant du ministère de l'Éducation nationale. Cela représente une progression de + 1,6 % par rapport à 2010 dans le contexte d’un budget marqué par une maîtrise accrue des dépenses de l’État et l’application d’une stabilisation en euros courants de l’essentiel des dotations.

94 % des 60,5 milliards d’euros sont des dépenses de personnel. Les crédits sont répartis de la façon suivante :

enseignement public du premier degré : 18,041 milliards d'euros
enseignement public du second degré : 29,435 milliards d'euros
vie de l'élève : 3,865 milliards d'euros
enseignement privé premier et second degré : 7,082 milliards d'euros
soutien : 2,082 milliards d'euros

Projet de loi de finances 2011 : 60,5 milliards d'euros pour l'Éducation nationale
Information du 30 septembre 2010

Vous remarquerez que le budget ne fait pas la différence entre les professeurs devant élèves, les déchargés et les administratifs. (la plupart des syndicats non plus et ils se gardent bien de citer ces chiffres)

Écrit par : Robin | 10 octobre 2011

Le niveau monte, c'est certain. La peine hurie aussi: < http://www.vousnousils.fr/2011/10/10/le-ministere-de-leducation-veut-solliciter-des-doctorants-pour-pallier-le-manque-denseignants-au-lycee-514530 >.

Écrit par : Maxime | 10 octobre 2011

soutien : 2,082 milliards d'euros

Écrit par : Robin | 10 octobre 2011

Mince ! Et les 15 000 euros du GRIP n'ont pas été reconduits. On ne devait pas "soutenir" assez !

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

J'espère bien que non. J'en suis même à avoir décidé d'investir une piastre dimanche prochain pour ne pas avoir à la supporter comme candidate jusqu'en 2012.
(et même si elle doit être premier ministre après. Ce sont toujours quelques mois de gagnés.)

Écrit par : yann | 10 octobre 2011

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!! :-)))
Trop fort, Montebourg !!! Je n'aurais pas parié un centime sur le fait que ce soit lui qui mette Yann et Guy d'accord !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Tiens, Montebourg décide de ne soutenir personne pour l'instant... Il va faire des courriers aux "finalistes", et attendre les réponses...

Une semaine dans sa vie où il priera pour qu'il n'y ait pas de grèves des postes !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

VousNousIls nous sert l'aphorisme du jour du philosophe :

"Alors que les sciences exactes visent l'explication des phé­no­mènes natu­rels, les sciences humaines ont un autre but : elles cherchent la com­pré­hen­sion du sens des faits humains."

On devrait donc les appeler sens humains plutôt que sciences humaines.

Ou bien ?

Et si les "faits humains" n'avaient pas de sens, on en retraiterait les "scientifiques" en plombiers, en repiqueurs de riz, en animateurs de rue ou en journalistes ?

Rayez les inutiles.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2011

Notation, statuts, évaluation des professeurs : ça promet !

http://blogs.rue89.com/le-mammouthologue/2011/10/10/fini-la-notation-des-profs-une-revolution-mais-chatel-ne-communique-pas

Écrit par : FGuichard | 10 octobre 2011

"Dans le second degré, plus de visite de l'inspecteur mais un simple entretien avec l'IEN et/ou le chef d'établissement."

Il y a ça, dans votre lien, Françoise !!! Il faut qu'ils se documentent, à rue89 !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Notation, statuts, évaluation des professeurs : ça promet !

http://blogs.rue89.com/le-mammouthologue/2011/10/10/fini-la-notation-des-profs-une-revolution-mais-chatel-ne-communique-pas
Écrit par : FGuichard | 10 octobre 2011

C'est de quoi il était question là :



http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/09/09/management.html

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

C'est de quoi il était question là :
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/09/09/management.html
Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Exact, j'avions oublié.
Voilà ce que c'est que de khorriger trop de khopies... j'ai le cerveau comme de la sauce blanche ;-(((

Écrit par : FGuichard | 10 octobre 2011

On a une longueur d'avance au GRIP : on est déjà victime des grilles d'auto-évaluation avant même la décision du ministère de les imposer à tous :-)))) !!!
On voulait un statut de classes expérimentales, on l'a ...%-(

Écrit par : Pascal | 10 octobre 2011

"on est déjà victime des grilles d'auto-évaluation avant même la décision du ministère de les imposer à tous" Pascal

Il faut assumer d'être l'avant-garde ...

Écrit par : dugong | 10 octobre 2011

Le Figaro titre : "Aubry défie Sarkozy dans la Creuse "

Tout se passera à la Souterraine mais personne encore ne le sait.

Ceci dit, allez voir le "musée" Rebeyrolle à Eymoutiers. Un peintre majeur du 20ème *.

www.espace-rebeyrolle.com/

Un de mes grands regrets, ne pas l'avoir rencontré de son vivant.

* siècle pas arrondissement, incultes !

Écrit par : dugong | 10 octobre 2011

@ Yann

J'ai retrouvé une citation de Reagan assez plaisante :


"Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs. Nous verrons plus loin comment, "sur cette base", la critique petite-bourgeoise réactionnaire de l'impérialisme capitaliste rêve d'un retour en arrière, vers la concurrence "libre", "pacifique", "honnête"."
Finalement, il n'est pas si mal ce garçon.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

De toute manière, c'est Aubry qui va gagner, la semaine prochaine. On parie ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2011

Aubry ou Hollande, président de la République, on est dans le vaste n'importe quoi. Hollande est en passe de gagner les Primaires, vous trouvez qu'il a la tête de l'emploi ? La seule qui avait ses chances, c'est Ségo, et elle s'est fait jetée comme une malpropre. Enfin, après deux mandats de Sarko, je ne doute pas qu'elle saura revenir en 2007.

Écrit par : Fredo | 10 octobre 2011

Enfin, après deux mandats de Sarko, je ne doute pas qu'elle saura revenir en 2007.
Écrit par : Fredo | 10 octobre 2011

Ça y est, les neutrinos ont vaincu Einstein : on commence à remonter le temps. Dans dix ans, on sera en 2001.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

"Aubry ou Hollande, président de la République, on est dans le vaste n'importe quoi. Hollande est en passe de gagner les Primaires, vous trouvez qu'il a la tête de l'emploi ? La seule qui avait ses chances, c'est Ségo, et elle s'est fait jeter comme une malpropre. Enfin, après deux mandats de Sarko, je ne doute pas qu'elle saura revenir en 2007."

Écrit par : Fredo | 10 octobre 2011

Promis, en 2007, je voterai pour elle !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

Ah, il a fallu attendre le retour de Dobolino pour avoir quelques paroles censées ici, sur les détails comme sur le général.

Qu'un reaganien en puissance (Tatchérien même, allons-y) juge Montebourg sinistre, en écho à Coppé qui le traite de "dingue" et à Alain Minc qui le traite de "connard", ne fait que confirmer mon vote.

Cher Guy Morel : vous êtes intelligent, éduqué et bien sensé ; mais voir dans les primaires la fin des partis à base militante... Vous retardez de 20 ans cher ami, et vous avez dans le viseur le PC en 1969. Que signifient 100 000 socialistes ou umpistes, 8000 verts ou frontistes, 10 000 communistes aujourd'hui?
Pour avoir fréquenté une section PS pendant 4 ans, il me semble que cette base "militante" ne signifie plus grand chose. Ces gens-là sont dévoués, ils sont passionnés et engagés (et ça vaut mieux que bien des grincheux) ; mais dans un processus de désignation, il me semble que la primaire est une avancée; j'y ai apprécié les débats, l'engouement.

Mais bon, ici, on est éclairé, et on ne se mêle pas à la populace et à ces presque 3 millions de bons à fusiller. On préfère s'abstenir et rester sur son Aventin (quitte à y descendre pour voter Renaud Camus, Sarkozy ou Le Pen, suivant les nuances).

Rappelez-vous la "désignation par l'appareil" et "la base militante" : en 2006, ça a donné Royal. En 2011, ça aurait donné DSK.
A droite, ça a donné Sarko (brrrrr) : j'aurais préféré Juppé quand même.

Cher JPB, si le centre organise une primaire, avec Bayrou, Morin et autre : je voterai des deux mains pour Bayrou!

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011

Cher Guy Morel : vous êtes intelligent, éduqué et bien sensé ; mais voir dans les primaires la fin des partis à base militante...

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011
Je vous remercie bien de vos compliments, mais je n'ai pas dit ce que vous dites que j'aurais dit.
J'ai même dit le contraire : les machines électorales s'appuieront à l'avenir sur une "base militante" qui n'aura jamais mieux mérité son nom.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

"Cher JPB, si le centre organise une primaire, avec Bayrou, Morin et autre : je voterai des deux mains pour Bayrou!"

Écrit par : Robbe-Grillon | 10 octobre 2011

Alors là, ce n'est plus "voyance.com", c'est le dernier Asimov !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2011

@ Yann
Une citation de Montebourg :

"Ainsi, le XXe siècle marque le tournant où l'ancien capitalisme fait place au nouveau, où la domination du capital financier se substitue à la domination du capital en général."

Il n'est pas si mal ce garçon.

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

@ Yann

J'ai retrouvé une citation de Reagan assez plaisante :


"Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs. Nous verrons plus loin comment, "sur cette base", la critique petite-bourgeoise réactionnaire de l'impérialisme capitaliste rêve d'un retour en arrière, vers la concurrence "libre", "pacifique", "honnête"."
Finalement, il n'est pas si mal ce garçon.
Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Ceci est, mot pour mot, une citation de "L’impérialisme, stade suprême du capitalisme " de Lénine Oeuvre complètes, tome 22, page 224.

Que vient faire Reagan ici ?

MD

Écrit par : MD | 11 octobre 2011

Le Crétin a encore frappé !
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/05/ce-qui-frappe-l-etranger-que-je-suis-c-est-la-culture-de-la-salle-de-classe-impitoyable_1582358_3224.html#xtor=AL-32280184
Et un clin d'oeil à JPB...

Écrit par : mihailovich | 11 octobre 2011

Mais fusillez-moi ça!

Écrit par : André Gigue La mitraillette pour les nuls | 11 octobre 2011

Même s'il est complexe, le vote électronique permet de regarder et de comparer tranquillement chez soi les professions de foi des syndicats, et de voter tout aussi tranquillement, sans tel délégué sur votre dos dans la salle de vote (parfois dans le bureau du chef d'établissement!) ou tel autre qui aurait placé les bulletins d'un syndicat qui ne lui plaît pas sous un autre tas... ça, je l'ai vu.
Alors, merci à ceux qui ont mis en place ce vote démocratique.
Quant aux listes en présence, il est agréable de voir ENFIN des syndicats s'unir, qui plus est sur des bases saines. Cette liste d'Union pour l'Ecole Républicaine aura mon suffrage. Mais certainement plus F.O, pour qui j'ai voté par le passé : avoir accueilli en son sein un syndicat comme le Snetaa, qui a initié et voté avec le se-unsa et le sgen-cfdt la réforme (budgétaire) du bac professionnel - destructrice de 15000 POSTES sur 4 ans (!!) et cause de bien des malheurs des collègues pour aucun bénéfice pour les élèves - avoir accueilli le snetaa est une HONTE pour une organisation qui nous met dans la rue pour soi-disant protester contre ces mêmes suppressions de postes. Et le comportement de FO dans le secondaire - dans le premier degré, je ne sais pas et je ne critique pas - est tout aussi trompeur quand ils appellent à manifester d'un côté et refusent, en pratiquant la politique de la chaise vide, de s'opposer aux réformes dans la confrontation avec le ministère : on a vu pour la réforme du lycée.
Alors oui, vive le vote électronique, vive la consultation des programmes à distance, sans les emm... - souvents idiots utiles - des salles de professeurs, et bravo à ceux qui sont capables d'oeuvrer ensemble au redressement de l'Ecole de la République.

Écrit par : fépétélescahouets | 11 octobre 2011

EH bien, il y a des choses qui se décantent, à trois jours du début des votes…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2011

"Le Crétin a encore frappé ! "

Écrit par : mihailovich | 11 octobre 2011

Oui, ici, le vocable mérite vraiment sa majuscule... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Communiqué du Schmürtz-SCVFTR :

En AG extraordinaire à Mykonos, les adhérents-dirigeants du Schmürtz-SCVFTR ont décidé de former un groupe commun avec les mêmes du SNOUPI en vue des prochaines élections professionnelles.

Les deux syndicats ont produit une résolution commune dénonçant les manœuvres des compagnies aériennes qui, sous couvert de crise, n'accordent de tarifs de groupe qu'à partir de dix personnes, obérant gravement la trésorerie de nos organismes.

Écrit par : Schmürtz-SCVFTR | 11 octobre 2011

Que vient faire Reagan ici ?

MD

Écrit par : MD | 11 octobre 2011

Je crois avoir compris après avoir relu tous les commentaires.
Tout le monde a suivi ?

Otan pour moi


MD

Écrit par : MD | 11 octobre 2011

De sa chaire du jupégol, l'abbé Jarraud, plus faux cul que jamais, célèbre la suppression des notes sur le dos du livret compétentiel :

"Critiquées de toutes parts, les notes n'ont plus la cote. Mais ce n'est pas pour autant que l'approche par compétences séduise les enseignants. D'autant que le premier contact, qui rompt avec une tradition d' évaluation plus que centenaire, prend la forme du livret personnel de compétences (LPC), un fastidieux pensum bureaucratique, un vrai antidote au plaisir d'enseigner. Pourtant des collèges ont spontanément sauté le pas. Ils expérimentent la suppression des notes. Et ils s'en trouvent bien. Mieux : ils y trouvent du plaisir !"

Comment abandonner ce qu'on a cherché à imposer pour tenter sauver l'essentiel. Le livret compétentiel, massivement rejeté dans les établissements, est sacrifié sur l'autel du "réalisme".

Le pire, c'est que beaucoup de "collègues", conifiés quotidiennement par le jupégol, en garderont le souvenir d'une invention de Jivaro du Moloch.

Bien joué.

Écrit par : dugong | 11 octobre 2011

"Critiquées de toutes parts, les notes n'ont plus la cote. Mais ce n'est pas pour autant que l'approche par compétences séduise les enseignants. D'autant que le premier contact, qui rompt avec une tradition d' évaluation plus que centenaire, prend la forme du livret personnel de compétences (LPC), un fastidieux pensum bureaucratique, un vrai antidote au plaisir d'enseigner. Pourtant des collèges ont spontanément sauté le pas. Ils expérimentent la suppression des notes. Et ils s'en trouvent bien. Mieux : ils y trouvent du plaisir !"

Écrit par : dugong | 11 octobre 2011

C'est quoi, ces conneries ???
A force de se foutre de leur gueule à ce point, même les collègues les plus déconcernés vont finir par s'en rendre compte !!
Il y a vraiment des baffes qui se perdent... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Bon, l'irritation me fait perdre mon français... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Ceci est, mot pour mot, une citation de "L’impérialisme, stade suprême du capitalisme " de Lénine Oeuvre complètes, tome 22, page 224.
MD

Et un point Morel pour Guy, un !
Chassez le naturel, il revient au galop. (je précise à l'attention du MRAP et consorts que ce n'est pas une remarque raciste, mais un proverbe).

Écrit par : yann | 11 octobre 2011

Ceci est, mot pour mot, une citation de "L’impérialisme, stade suprême du capitalisme " de Lénine Oeuvre complètes, tome 22, page 224.
MD


Et un point Morel pour Guy, un !

Écrit par : yann | 11 octobre 2011
Avouez que ce n'est pas mal cette description de la spéculation financière, et cette appréciation moqueuse à l'égard des naïfs, vrais ou faux, qui prétendent humaniser le capitalisme. Comment dit-il, déjà, le troisième homme ? Ah oui : fonder un "capitalisme coopératif". Eh ben, on n'a pas fini de rire ! Et d'en reprendre.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Je suis content de voir que Guy Morel, sur la question de la mutation du capitalisme, reconnaisse quelque pertinence à un petit propos de Montebourg.

Je change de sujet : Meirieu ministre, je ne pense pas. Le PS sait lui-même qu'il est trop clivant. Je pense que, en cas de victoire Hollande, c'est Peillon qui tient la corde - depuis le temps qu'il la tient pour nous pendre. Si c'est Aubry, je ne sais... Pas Julliard en tout cas, trop jeune et inexpérimenté pour gérer un ministère si problématique.

Quitte à faire alliance avec les Verts, je rêve d'une Anne Frémaux ministre - ce qui n'a bien sûr aucune chance d'arriver.

Sur l'augmentation du temps de présence : pas de doute, cher JPB, que Bernadette Soubirous veuille nous faire tous souffrir.
Mais je doute tout autant qu'elle y parvienne, y compris chez les siens : les adhérents du SNES dans le secondaire - ceux de la base, hein - sont farouchement contre : souvenons-nous du tollé provoqué par l'autre Madone, Ségolène. Il restera d'actualité de mon point de vue.

Ne serait-ce que pour des questions logistiques : je ne connais pas un prof qui apprécie de se vautrer plusieurs heures en salle des profs : une salle prévue pour 20, comment la faire accueillir 80 ou 100 gus pendant 35h?

Après : si on pousse miraculeusement les murs, si on construit massivement de nouveaux bâtiments (en centre-ville, rien de plus facile bien sûr! Et en temps de disette budgétaire, idem!), si on me donne un bureau personnel (ou partagé avec 2-3) avec ordi personnel qui marche, trois bibliothèques que je peux remplir de bouquins, des usuels, une connexion internet et une cafetière, des WC propres et privés à proximité, avec PQ non limité, alors, je dis banco à Bernadette : je veux bien y faire 28 ou 35h.

Mais comme ce n'est pas demain la veille...

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Cher Guy : c'était donc de l'ironie! Je ne l'avais pas saisie...

Mais le "capitalisme coopératif", cher Guy, ce n'est qu'une coopérative d'ouvriers et de salariés, qui se mettent ensemble pour être plus forts et résistants, et pour amortir les chocs plus aisément. C'est les Lipp, en gros, les coopératives agricoles étendues à l'industrie et aux services. Ca marche bien, c'est raisonnable, et tt le monde y trouve son compte.

Figurez-vous, incroyable!, que ça existe déjà à petite échelle, et que l'idée serait de l'étendre.

Après, on peut citer Lénine. On peut aussi citer Poutou, l'homme invisible du NPA. Vous savez, ce parti qui est pour l'abrogation des notes et pour l'abaissement maximal des profs devant la Belle Jeunesse En Révolte.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Je suis content de voir que Guy Morel, sur la question de la mutation du capitalisme, reconnaisse quelque pertinence à un petit propos de Montebourg.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Mais pas qu'à Montebourg. De Sarko à Marine en passant par Obama et Aubry, tout un chacun est devenu léniniste et déplore la toute puissance du capital financier, et promet d'y mettre bon ordre, et d'humaniser le capitalisme etc.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Mais le "capitalisme coopératif", cher Guy, ce n'est qu'une coopérative d'ouvriers et de salariés, qui se mettent ensemble pour être plus forts et résistants, et pour amortir les chocs plus aisément. C'est les Lipp, en gros, les coopératives agricoles étendues à l'industrie et aux services. Ca marche bien, c'est raisonnable, et tt le monde y trouve son compte.

Figurez-vous, incroyable!, que ça existe déjà à petite échelle, et que l'idée serait de l'étendre.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

...de l'étendre au système bancaire, par exemple ? Et aux compagnies pétrolières ? Et à l'échelle du monde, bien entendu. Vaste programme...

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

"des WC propres et privés à proximité, avec PQ non limité, alors, je dis banco à Bernadette : je veux bien y faire 28 ou 35h."

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Vous voyez, vous avez quand même peur de vous faire ch... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Mince ! Et les 15 000 euros du GRIP n'ont pas été reconduits. On ne devait pas "soutenir" assez !

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Tant qu'on ne vous accuse pas d'être un souteneur.

Écrit par : dobolino | 11 octobre 2011

Cher Guy Morel,

ne caricaturez pas vos propres discours! Vous savez très bien que le "capitalisme coopératif" ne s'applique précisément pas aux grandes entreprises multinationales.

Celles-là, on s'en fout totalement : elles paient, point barre, et on fait en sorte qu'elles vident les caisses qu'elles ont dans les paradis fiscaux.

Un autre "posteur" évoquait le rapport Montebourg sur les paradis fiscaux, écrit il y a une dizaine d'années. Il fait autorité, à gauche comme à droite ; mais personne n'a voulu l'appliquer encore...

"à l'échelle du monde" dites-vous ironiquement... Je suis bien peiné de voir que, finalement, vous avez intégré la doxa libérale, malgré vos beaux discours léninistes.
Le "Capitalisme coopératif" n'a jamais impliqué un arrêt des exportations. C'est tout le contraire, mais bon...

Pour les WC privés près de mon bureau au collège : c'est nécessaire! Si on reçoit toute la semaine des délégations FCPE et PEEP, il faut pouvoir aller vomir régulièrement dans de bonnes conditions.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

@ Robbe-Grillon
Vous devriez lire le texte de Lénine.
Après on reparlera des paradis fiscaux et des "les grandes entreprises paient, point barre".

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Mince ! Et les 15 000 euros du GRIP n'ont pas été reconduits. On ne devait pas "soutenir" assez !

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Tant qu'on ne vous accuse pas d'être un souteneur.
Écrit par : dobolino | 11 octobre 2011
Ce serait moins grave que d'être accusé d'être un micheton. Voyez tous ces hommes politiques flanqués de "leur" journaliste(e).
C'est pas eux qui iraient se flanquer avec une veto rurale. :-)))

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

@texte de Lénine, spécialement pour Yann et les nostalgiques de la libre concurrence
http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1916/vlimperi/vlimp.htm

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

L'aboutissement de la libre concurrence n'est-il pas précisément le monopole absolu ??? Délicieux paradoxe !!!
;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

L'aboutissement de la libre concurrence n'est-il pas précisément le monopole absolu ??? Délicieux paradoxe !!!
;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011
Z-inqiétez pas, ça va s'arranger. D'ailleurs Montebourg a tout prévu :
"L'anarchie actuelle de la production, qui provient du fait que les relations économiques se développent sans régularisation uniforme, doit céder la place à l'organisation de la production. La production ne sera plus dirigée par des chefs d'entreprise isolés indépendants les uns des autres et ignorant les besoins économiques des hommes, mais par une institution sociale. L'autorité administrative centrale, capable de considérer d'un point de vue plus élevé le vaste domaine de l'économie sociale, la régularisera d'une manière qui soit utile à l'ensemble de la société, remettra les moyens de production en des mains qualifiées, et veillera notamment à une constante harmonie entre la production et la consommation. Il y a des établissements qui, au nombre de leurs tâches, se sont assigné une certaine organisation de l'oeuvre économique : ce sont les banques."

Qu'est-ce qu'on se marre en ce moment !

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

...et comme se marrer est bon pour le moral, je ne saurais trop recommander aux lecteurs de BA d'aller voir à
http://education.blog.lemonde.fr/ le dernier commentaire et la déculottée infligée à un certain Meirieu par un lecteur d'Outre-Rhin ( tin-tin bien sûr).

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Cher Guy Morel, vous vous drapez dans un discours de gauche, vous citez Lénine et m'enjoignez à le lire (ou alors je comprends mal, soyez plus explicite).

Fort bien.

Mais que vaut un prétendu discours de gauche dure si vous l'accompagnez, comme vous le faîtes, d'une totale et non-négociable incroyance dans le politique. L'air du "tout foutu" sonne à vos oreilles délicieusement.

Bref : c'est l'impasse absolue. Mais cela semble vous ravir.

Comparer les banques décrites par Lénine avec les banques actuelles me paraît légèrement hors sujet, non? Les banques doivent financer l'économie, et non jouer avec nos pécules à la roulette russe - que seuls les volontaires au suicide donnent leur argent à la spéculation, pas le citoyen lambda qui n'a que son travail pour vivre.

Mais, pour cela, il faut intervention du politique.
Libre à vous de ne pas croire Montebourg quand il proclame de telles choses, mais je préfèrerai toujours entendre cela que tous les autres et leur "réalisme" prétendu : le réalisme, c'est en fait le pétage de plombs permanent de la bourse et des "marchés". Très peu pour moi, cette psychologisation de structures foldingues.

Guy Morel et Alain Minc : même combat au final : "y a rien à faire".

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

soutien : 2,082 milliards d'euros

Écrit par : Robin | 10 octobre 2011

Mince ! Et les 15 000 euros du GRIP n'ont pas été reconduits. On ne devait pas "soutenir" assez !

Écrit par : Guy Morel | 10 octobre 2011

Oui, j'avais fait le rapprochement, moi aussi...et avec les 3,865 milliards d'euros pour la "vie de l'élève" (sic !)

Écrit par : Robin | 11 octobre 2011

Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?
JPB

L'yypothèse d'une victoire d'Aubry est effectivement envisageable, même si à mon avis Hollande tient toujours la corde. Les primaires du PS sont sans rapport aucun avec une élection traditionnelle et les notions de "report de voix" ou de "consignes de vote" n'ont pas cours ici. 35 heures? J'ose espérer que nous n'irons pas jusque-là, quoiqu'il semble à présent certain, quel que qoit le président élu, que nous n'échapperons pas à une augmentation de la quotité horaire due. Remarquons d'ailleurs au passage que la gauche, sous prétexte de crédibilité, a assimilé ce projet sarkozyste avec une très grande promptitude, ce qui constitue indubitablement un succès pour l'actuel locataire de l'Elysée. Curieusement, si tout le monde parle de l'augmentation dues heures de présence au sein de l'établissement, nul n'évoque la réévaluation du traitement qui lui est corollairement liée. 200, 300, 400 euros mensuels? Bon, de toute façon, nous serons très largement perdants.

Écrit par : alain | 11 octobre 2011

Guy Morel et Alain Minc : même combat au final : "y a rien à faire".
Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Cher Robbe-Grillon,
Vous faites ce que voulez et lisez ce que vous voulez et je m'en bats les flancs. Mais la façon la plus sûre que tout soit en effet "foutu" pour un bout de temps est de considérer comme vous le faites que "ça" peut s'arranger avec des démagogues ignares et assez folkloriques, des rustines de bons sentiments et des cirques pré-électoraux. Maintenant, je veux bien discuter sur le fond de l'essai de Lénine, ce qui suppose que vous l'ayez lu. Et ce n'est pas une injonction mais une condition nécessaire et préalable à toute discussion sérieuse. Mais je ne suis pas pressé. J'ai mis à peu près cinq ans à convaincre un certain nombre d'habitués de ce blog qu'ils feraient mieux de relire l'Émile au lieu de répéter les sottises qui se disaient un peu partout sur Rousseau et le pédagogisme, je m'attends à en mettre autant pour convaincre que la "crise que nous traversons", pour employer la métaphore marinière en vogue, n'est que l'accélération et l'approfondissement inéluctable des phénomènes si bien analysés par Lénine après Marx.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Quel fatras que votre texte ! Je ne relève que l'appréciation que vous donnez de vous-même ( cf. "pour le prof standard que je suis"). Fort heureusement, bien des enseignants ne vous ressemblent pas. Votre façon d'établir une hiérarchie de valeur en fonction des concours passées est proprement une survivance d'Ancien Régime ! Retour au suffrage censitaire ? Quelle piètre conception de la dignité humaine...
"Prof standard" ? Vous plaisantez : vous vous plaisez à la provocation, vous en vivez et vous vous souciez comme d'une guigne de l'émancipation que chaque élève.

Écrit par : Martin | 11 octobre 2011

Remarquons d'ailleurs au passage que la gauche, sous prétexte de crédibilité, a assimilé ce projet sarkozyste avec une très grande promptitude, ce qui constitue indubitablement un succès pour l'actuel locataire de l'Elysée.
Écrit par : alain | 11 octobre 2011

" la gauche", comme vous dites, n'a pas assimilé cela pour être "crédible" ; elle l'a assimilé d'autant plus aisément qu'elle (ses dirigeants) est à l'origine de ce projet et de bien d'autres aussi nocifs. Si vous en doutez, lisez Le livre blanc sur l'éducation de la Commission européenne, dit proposition Jacques Delord, publié en 1995.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

@Une petite fable qui circule sur le web

La crise des ânes
Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.
Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.
Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?
Pour nous retrouver tous sur la place du village

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Voyez tous ces hommes politiques flanqués de "leur" journaliste(e).
C'est pas eux qui iraient se flanquer avec une veto rurale. :-)))

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Pôvre ! Si vous voyiez la gueule des journalistes du canton, vous comprendriez pourquoi il a sacrifié sa carrière. Y'a des limites à l'aveuglement de l'ambition.

Écrit par : dobolino | 11 octobre 2011

"Mais existe-t-il, ailleurs que dans l'imagination des suaves réformistes, des trusts capables de se préoccuper de la situation des masses, au lieu de penser à conquérir des colonies ?"
Lenine, 1916

Y'en a :

http://www.andregerin.fr/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=197&key=d1d5658d46c65ab6ecf09cdf365d43ca

Écrit par : l'avant-garde éclairée... | 11 octobre 2011

"J'ai mis à peu près cinq ans à convaincre un certain nombre d'habitués de ce blog qu'ils feraient mieux de relire l'Émile au lieu de répéter les sottises qui se disaient un peu partout sur Rousseau et le pédagogisme."

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Et c'était une excellente idée !!! ;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Monsieur Morel,

je n'ai pas la prétention de lire Lénine, en effet, ni Marx. Ce n'est pas ma priorité, et que me chantez-vous là avec Rousseau : je m'en tamponne des rapports de l'"Emile" avec le pédagogisme.

Je n'ai jamais entendu, chez Montebourg comme chez Mélenchon, que la "crise que nous traversons" était un hapax dans l'histoire, bien au contraire : évidemment qu'elle amplifie les mécanismes historiques décrits par nos russo-germains préférés! Ai-je dit le contraire?

Le truc, c'est que, même en étant une sous-merde en léninisme et marxisme, il me semble, mais vous me corrigerez, il ne me semble pas que Marx et Lénine finissent en disant "tout est foutu, suicidons-nous gaiement".

Or, en gros, c'est ce que vous nous conseillez de faire malgré tout. Vous me direz qu'ils professaient la révolution.
Certes : mais aujourd'hui, comment faire pour que l'ouvrier ou salarié, intoxiqué lui-même par TF1 et qui n'a aucunement l'envie de faire la révolution, évite au final le vote Le Pen?

C'est la question, et j'aimerais bien une réponse.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

A Martin

je crois que vous n'avez pas saisi. Je reconnais que les formules de JPB peuvent parfois manquer de pommade, mais je rétablis (il me corrigera lui aussi) son propos :

il dit simplement qu'entre un instituteur, qui a une classe-bureau rien que pour lui, et qui a la charge d'une seule classe pendant une année, et d'un autre côté un prof de collège ou de lycée, le fonctionnement est radicalement différent!

Il est donc absurde et néfaste d'araser des différences de métiers et de statuts, qui placeraient les professeurs dans une situation intenable qui ne correspond pas à leur mission et à leur métier.

Quant à la différence entre agrégés et certifiés : JPB n'y voit pas une différence essentielle et substantielle! Il dit juste que, si l'on commence à ramener tout le monde à 18h (ou 20h), alors on met en danger les concours, on les supprime, on passe tout le monde en fonctionnaires territoriaux (je ne parle même pas des problèmes de recrutement en prépa et en fac), et on demande à chacun de faire 25h de cours passque, sinon, hop, tu dégages et tu pointes à l'ANPE.

C'est plus clair?

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

Allez Robbe-Grillon, une petite Commune ? A Londres ils ont tâté cet été d'une jacquerie d'apaches, ça leur a bien plus paraît-il aux traders de la City ...

Écrit par : iPidiblue se refait Little Big Horn | 11 octobre 2011

"Mais existe-t-il, ailleurs que dans l'imagination des suaves réformistes, des trusts capables de se préoccuper de la situation des masses, au lieu de penser à conquérir des colonies ?"
Lenine, 1916

Y'en a :

http://www.andregerin.fr/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=197&key=d1d5658d46c65ab6ecf09cdf365d43ca
Écrit par : l'avant-garde éclairée... | 11 octobre 2011

Ciel, voilà qu'on parle production, gros sous etc. sur ce blog éthéré !

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

bien plu !

Écrit par : iPidiblue se refait Little Big Horn | 11 octobre 2011

Comme quoi, à la FSU, y a pas que des bras cassés, mais aussi des gens très bien (désolé si doublon) :

http://www.liberation.fr/societe/01012360123-la-proletarisation-des-enseignants-au-dela-du-salaire

Mais Bernadette n'y entendra rien...


A IpidiBlue
La Commune londonienne version 2011, c'est surtout "qui veut des écrans-plats gratuits" : ultime dévoiement des luttes par l'ultra-libéralisme. On veut bien être bêtes et esclaves, mais tant qu'on a le câble.

Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011

"Je ne saurais trop recommander aux lecteurs de BA d'aller voir [chez Cedelle] le dernier commentaire et la déculottée infligée à un certain Meirieu par un lecteur d'Outre-Rhin" GM

Une remarquable analyse pour arriver à la conclusion que :

"Philippe Meirieu n’a pas d’ennemis, il tient toutes les positions et les positions contraires."

Par une méthode intuitive vaguement apparentée au GRIP, , je suis arrivé depuis longtemps à la même conclusion dont certains éléments transparaissent dans :

http://dl.free.fr/uwK9qbaIM

Serais-je atteint d'une delordite aiguë à exiger ainsi l'antériorité sur toute chose ?

PS à GM : vous parlez de "Jacques Delord" mais le vrai (?) Delord vous expliquerait probablement qu'il avait prévu dès le début des années 70 que la carne sus-nommée refuserait l'obstacle en 1994. Ce type, c'est Michel de Nostredame.

Écrit par : dugong | 11 octobre 2011

Le truc, c'est que, même en étant une sous-merde en léninisme et marxisme, il me semble, mais vous me corrigerez, il ne me semble pas que Marx et Lénine finissent en disant "tout est foutu, suicidons-nous gaiement".

Or, en gros, c'est ce que vous nous conseillez de faire malgré tout. Vous me direz qu'ils professaient la révolution.
Certes : mais aujourd'hui, comment faire pour que l'ouvrier ou salarié, intoxiqué lui-même par TF1 et qui n'a aucunement l'envie de faire la révolution, évite au final le vote Le Pen?

C'est la question, et j'aimerais bien une réponse.
Écrit par : Robbe-Grillon | 11 octobre 2011
Je vous ferai remarquer que je n'ai jamais dit que vous étiez quoi que ce soit. Par ailleurs, je ne suis pas conseilleur en quoi que ce soit. Simplement, je pense que l'agitation médiatique et verbale dénommée "primaires", en dehors de toute analyse sérieuse, à laquelle on assiste n'est pas de nature à faire reculer le vote FN.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Vous êtes en train de vous tâter pour savoir si Hollandaubry ?

Vous aurez ça :

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/10/37149ce0-f3ed-11e0-b34c-030a8de808f6.jpg

Et vous serez content parce que vous auriez pu avoir ça :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/46/Vladimir_Putin_with_Kim_Jong-Il-2.jpg

Écrit par : dugong | 11 octobre 2011

Le Figaro titre : "Montebourg fera «certainement» un choix"

Gageons * que ce choix ira dans le sens de ses intérêts.

* n'allons pas jusqu'à notre patrimoine

Écrit par : dugong | 11 octobre 2011

Elections professionnelles. Le premier volet de ma note consacrées aux "syndicats du crime"... Dans un corps de métier où le taux de suicides s'élève à 34/100000, il ne serait pas exagéré de parler de "sang sur les mains"...

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/11/syndicats-du-crime-i.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2011

"consacrée"

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2011

Et pendant que vous vous écharpez à coups de références historiques, le élèves continuent de chier copieusement sur les quelques restes d'autorité de leurs professeurs...

Faudrait un juste milieu entre "néoprofs" et "bonnet d'âne", entre puceaux et caciques de l'EN, entre enseignants de base et élite intellectuelle déconne-ectée du terrain...

Le bateau coule et nous avec.

Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

"les élèves continuent de chier copieusement sur les quelques restes d'autorité de leurs professeurs..."

Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

Il y en a quand même quelques-uns qui manifestent contre les non-remplacements; merci à eux.
Et je suis comme Robbe-Grillon; cet état d'esprit: "tout est foutu" commence à me les briser menu.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

"Et je suis comme Robbe-Grillon; cet état d'esprit: "tout est foutu" commence à me les briser menu."

T'as tout lu? On dirait pas.
Cependant: soit tu rames comme les autres mais tu ne vois rien, soit tu n'est pas dans le même bateau...
Au vu de tes nombreuses contrib', il semblerait que tu n'aies pas grand-chose d'autre à faire que de te satisfaire virtuellement!

Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

Faudrait un juste milieu entre "néoprofs" et "bonnet d'âne", entre puceaux et caciques de l'EN, entre enseignants de base et élite intellectuelle déconne-ectée du terrain...

Le bateau coule et nous avec.
Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

Dites-donc, en parlant de bateau qui coule, feriez bien de lire le dernier paragraphe de l'Horreur pédagogique publié en 1999 soit il y a douze ans. Donc ce n'est pas faute d'avoir dit qu'il avait de sérieux trous dans la coque le bateau. Quant aux élytres déconnectées et autres caciques, comme vous dites, si c'est moi que vous visez, entre autres, j'ai quitté le bateau après 42 ans de service et depuis j'écope avec mes petits camarades du GRIP et on ne pas dire que beaucoup nous y aident.
Et vous, qu'avez-vous fait, que faites-vous ?

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Et pendant que vous vous écharpez à coups de références historiques, le élèves continuent de chier copieusement sur les quelques restes d'autorité de leurs professeurs...

Faudrait un juste milieu entre "néoprofs" et "bonnet d'âne", entre puceaux et caciques de l'EN, entre enseignants de base et élite intellectuelle déconne-ectée du terrain...

Le bateau coule et nous avec.
Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

Tentez votre chance ici, sisyphe:
http://www.mezetulle.net/article-de-l-autorite-magistrale-par-g-desbiens-85984715.html

'Puohc

Écrit par : ettepuohc | 11 octobre 2011

Et je suis comme Robbe-Grillon; cet état d'esprit: "tout est foutu" commence à me les briser menu.
Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

C'est moi, entre autres, qui vous les brise ? Est-ce que par hasard, vous ne vous seriez pas, vous aussi, comme quelques millier de couillons, laissé " primariser" ?

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

C'est moi, entre autres, qui vous les brise ? Est-ce que par hasard, vous ne vous seriez pas, vous aussi, comme quelques millier de couillons, laissé " primariser" ?

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

2 660 000 couillons, ne minimisez pas, vous devez même en connaître !

Écrit par : Tullius Detritus | 11 octobre 2011

Tentez votre chance ici, sisyphe:
http://www.mezetulle.net/article-de-l-autorite-magistrale-par-g-desbiens-85984715.html

'Puohc
Écrit par : ettepuohc | 11 octobre 2011
En colle de philo, ça mérite 7/20 avec l'appréciation " des références, une langue de bon niveau mais une absence regrettable de pensée et de prise en compte du réel. Bref, ça tourne à vide."

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Le premier volet de ma note consacrées aux "syndicats du crime"...
Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2011

Un conseil : fermez les volets. SOS-Éduc écume la zone.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Lénine, il est dans quelle équipe ? Jamais entendu parler.

Écrit par : Joslin | 11 octobre 2011

Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?
JPB

Tant de naïveté laisse songeur. Il n'y a aucun doute sur la réélection de Sarko. Pour le changement, il faudra attendre, qui sait, 2017.

Écrit par : Fredo | 11 octobre 2011

Pour le changement, il faudra attendre, qui sait, 2017.
Écrit par : Fredo | 11 octobre 2011
Tant qu'il n'y aura personne sur ce blog de rrrrépublicains ( fermez le ban) défenseurrrrrs ( refermez le ban) de l'instruction ( pas de ban) pour distinguer un passage de Saint-Simon d'une des imbécillités du "troisième homme", il sera prudent de repousser le "changement" à une date indéfinie. Et comme dit Sibille " tout est foutu" !

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

"Et comme dit Sibille " tout est foutu" !"

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

Où ai-je dit ça ???

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

"C'est moi, entre autres, qui vous les brise ? Est-ce que par hasard, vous ne vous seriez pas, vous aussi, comme quelques milliers de couillons, laissé " primariser" ?"

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011

C'est l'état d'esprit qui aurait tendance à laisser penser qu'il ne sert à rien de se battre, et qu'il vaut mieux laisser tomber, qui me les brise, je n'ai jamais parlé de vous.
Et je ne suis pas "primarisé", comme vous dites.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

"T'as tout lu? On dirait pas.
Cependant: soit tu rames comme les autres mais tu ne vois rien, soit tu n'est pas dans le même bateau...
Au vu de tes nombreuses contrib', il semblerait que tu n'aies pas grand-chose d'autre à faire que de te satisfaire virtuellement!"

Écrit par : sisyphe | 11 octobre 2011

Je rame pas mal. Pas forcément comme les autres.
On est dans le même bateau, je vous rassure, (ou pas).
J'ai internet dans "ma" salle. Et je pourrais largement y passer trente-cinq heures, et même plus. J'y passe d'ailleurs pas mal de temps. Et c'est un peu chiant, en ce moment, parce qu'il n'y a pas de chauffage non plus.
Mes contributions sont posées majoritairement très tôt le matin, à l'heure du déjeuner, et parfois tard le soir, comme maintenant. Parce que j'ai la chance, aussi, d'habiter à 700m. de mon lieu de travail. Avantage de la "ville en campagne".
Je n'ai, par ailleurs aucunement l'intention de bosser plus pour ne pas gagner un centime de plus.
Et je vous emmerde.
Signez donc de votre nom, si vous êtes un peu courageux.
Je ne vous ai pas autorisé à me tutoyer.

"tu n'es" pas dans le même bateau. Pas "tu n'est". Niveau CE1. Peut mieux faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

"Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?
JPB

Tant de naïveté laisse songeur. Il n'y a aucun doute sur la réélection de Sarko. Pour le changement, il faudra attendre, qui sait, 2017."

Écrit par : Fredo | 11 octobre 2011

Euh, je crois que Jean-Paul parlait du deuxième tour de la primaire socialiste... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

"Lénine, il est dans quelle équipe ? Jamais entendu parler."

Écrit par : Joslin | 11 octobre 2011

Normal, il passe son temps sur le temps de bouche !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

Un conseil : fermez les volets. SOS-Éduc écume la zone.

Écrit par : Guy Morel | 11 octobre 2011


Que l'Educ' nat' réforme ses pratiques, ses syndicats aussi, et SOS-Educ' l'écumera peut-être un peu moins, la zone.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011

Je penche pour Hollande, mais pas au point d'en faire le pari.
Si Aubry apparait comme nettement gagnante dans six jours, j'irai probablement voter Aubry.
De toute façon, je n'attends pas de miracle et l'un et l'autre me semblent plus sérieux et moins mal entourés que la petite frappe de Neuilly-sur-Seine.
Écrit par : dobolino | 10 octobre 2011

C'est malheureux à dire, mais les moins mal entourés, c'étaient Ségolène Royal et Jean-Michel Baylet...

Vous avez déjà rencontré Marie-Pierre de la Gontrie et Elisabeth Guigou ? Eh bien ce sont deux personnes très représentatives des soutiens d'Aubry (pour la première) et de Hollande (pour la seconde).

Au cas où cette première image semblerait un peu floue, si vous n'avez pas rencontré l'une ou l'autre, ajoutons que Laurent Fabius et Henri Emmanuelli soutiennent Martine Aubry (la dernière personne à qui Emmanuelli a apporté son soutien, c'était Laurent Gbagbo), et que Jack Lang soutient François Hollande.

Ca vous dresse un tableau pittoresque des "entourages". J'oubliais Julliard et Razzy Hammadi qui soutiennent Aubry, et Julien Dray ou Gérard Collomb qui soutiennent Hollande, mais là j'ai l'impression de tirer sur un corbillard et un camion de pompiers...

Écrit par : Jeremy | 12 octobre 2011

Ah parce qu'avec Hollande on échappe aux 35 h en établissement ?

Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011

Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?
JPB

Écrit par : Fredo | 11 octobre 2011

Bof. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ces 35h: qui, à part quelques déchargés, certains agrégés et les TZR (par la force des choses, car ils les font déjà largement si on prend en compte les déplacements) ne les fait pas ces 35h dans l'établissement ?
Personnellement tous mes anciens camarades d'IUFM habitent bien trop loin pour se permettre le luxe de rentrer à la maisons quand ils le veulent, et restent donc dans leur établissement de 7h30 à 18h.
A mon avis, on ferait mieux de se soucier des programmes, des pratiques de l'EN (comme le souligne Daniel Arnaud), des salaires et du recrutement des profs que de ces fameuses 35h...

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

"la maison"

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

http://ripostelaique.com/comment-en-2011-lopinion-publique-pourrait-elle-avoir-une-image-positive-de-limmigration.html

Comment, en 2011, l’opinion publique pourrait-elle avoir une image positive de l’immigration ?
Publié le 10 octobre 2011 par Maurice Vidal - Article du nº 220

Réfléchir à l’immigration, c’est réfléchir aux problèmes qu’elle pose. Réfléchir à ces problèmes, c’est reconnaître l’importance quantitative de l’immigration : quelques milliers d’immigrés, même indisciplinés, ne sauraient être un problème ! Or, en France, nous sommes très loin de ce chiffre : si l’on ajoute aux immigrés installés chez nous les immigrés de première et de seconde génération nés sur le sol français, on arrive à un total de 7 à 8 millions de personnes (1). La plupart de ces personnes sont de culture islamique. Cette précision est déterminante : il est de plus en plus question de privilégier la culture islamique pour faciliter l’intégration des personnes qui en sont issues !

En outre, l’immigration coûte cher : 35 milliards d’euros par an, chiffre qui augmente de 10 % chaque année (1) ! Heureusement, 10 % de la population immigrée rapportent quelque 10 milliards d’euros (1). Le solde négatif n’est donc que de 25 milliards d’euros, sauf si les experts qui situent le coût de l’immigration entre 70 et 80 milliards d’euros par an (1) détiennent le bon chiffre. En effet, le coût de l’immigration englobe le logement, l’école, les transports, la sécurité sociale, les allocations familiales, les aides en tout genre… et le remplacement des voitures brûlées ! Si la fourchette de 70 à 80 milliards d’euros est exacte, les dépenses dues à l’immigration représentent l’équivalent annuel du déficit budgétaire !

Est-ce grave ? Bien sûr ! A cause de la crise ? Pas uniquement ! C’est grave, certes, parce qu’il est toujours dangereux d’augmenter ses dettes dans un monde sur-endetté. Mais c’est surtout grave parce que la dette due à l’immigration dessert la France en favorisant la part d’immigration hostile à la France ! Les milliards engloutis dans les banlieues ont produit l’inverse de l’effet escompté. La raison en est toute simple : plus l’islam est financé dans sa différence, plus il fait la différence, et plus il fait la différence, plus il refuse de s’intégrer. Financer l’immigration islamique, c’est donc financer le refus de la France !

Cependant, nombreux sont les politiques et les intellectuels qui croient pouvoir maîtriser l’immigration islamique – comme s’il s’agissait d’un phénomène stabilisé, que la patience et la bienveillance seraient à même d’absorber. Or, il n’en est rien, car l’immigration islamique puise quotidiennement aux sources des valeurs d’origine.

Et nous continuons néanmoins de construire des écoles coraniques et des mosquées, en faisant tout pour oublier que ce qui s’y enseigne nous est souvent antinomique ! Et le gouvernement vient d’augmenter de 27 % le budget destiné à accueillir de nouveaux immigrés, chiffre qu’il faut majorer de 3 % si l’on tient compte du «niveau élevé des besoins d’hébergement des demandeurs d’asile» (2) ! Et le budget 2012 consacré à l’immigration et à l’asile atteint désormais 632 millions d’euros (2) !

Et l’on s’étonne que l’opinion publique ait une image négative de l’immigration ? Et l’on s’indigne si elle déclare qu’«il y a trop d’immigrés» ? Et l’on s’indigne doublement de ce qu’elle ne verse point ici dans le fantasme mais bien dans le réel ?

Que nous est-il donc arrivé pour nous étonner de ce qui ne devrait étonner personne ? Croyons-nous que les Français vont continuer à supporter que des quartiers leur soient retirés par excès d’immigration, ou qu’il leur faille se retirer de ces mêmes quartiers pour la même raison ?

Les Français ne supportent plus de n’être plus acceptés comme français chez eux ! Ce qu’ils veulent, c’est ce que veulent les immigrés eux-mêmes : être respectés dans leur identité culturelle ! Or, comment faire lorsque ces identités sont de lois contraires ? La réponse relève du truisme : priorité absolue à l’autochtone !

Maurice Vidal

1. Chiffres d’Yves-Marie Laulan, démographe, économiste et géopoliticien français, fondateur de l’Institut de Géopolitique des Populations.

2. Chiffres du ministère de l’Intérieur.

Écrit par : Evidence | 12 octobre 2011

Bof. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ces 35h: qui, à part quelques déchargés, certains agrégés et les TZR (par la force des choses, car ils les font déjà largement si on prend en compte les déplacements) ne les fait pas ces 35h dans l'établissement ?
Personnellement tous mes anciens camarades d'IUFM habitent bien trop loin pour se permettre le luxe de rentrer à la maisons quand ils le veulent, et restent donc dans leur établissement de 7h30 à 18h.
A mon avis, on ferait mieux de se soucier des programmes, des pratiques de l'EN (comme le souligne Daniel Arnaud), des salaires et du recrutement des profs que de ces fameuses 35h...

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Et pour préparer vos cours, vous faites comment (lorsque vos avez besoin de documentation, par exemple) ?
Ne croyez-vous pas que les 35h constituent plutôt un prétexte pour "occuper" les enseignants (tâches de surveillance, réunionnite et projets en pagaille, etc.), et pour "changer l'école", comme ils disent ?

Si certains sont d'accord pour se faire assigner à résidence, qu'ils y aillent. Mais qu'on n'impose pas cette servitude à tout le monde !

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Prenez des vacances médiatiques... VOus proférez et pérorez avec votre statut de star des médias. VOus êtes ridicules.

Des enseignants souffrent mais la plupart veulent changer le système tout en étant heureux dans leur métier...contrairerement à ce que vous dites...;
Et non les profs ne font pas 18 heures de préparations surtout quand ils ont les mêmes classes ... Et vous en particulier vous ne faites pas (plus ?) autant de préparations...

Je vous admirais mais maintenant c'est fini, vous êtes ridicule.

Prof en SEGPA à Paris et Heureux "espèce de citrouille" pour ne pas reprendre votre langage ordurier...

Écrit par : fffffff | 12 octobre 2011

"Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?"
JPB

Ah ! ah ! ah ! "Les paris stupides : un certain Blaise Pascal... etc. etc." (J. Prévert)

La lucidité politique de qq'un qui a appelé à voter Sarkozy, pour avoir Darcos et qui en a été bien récompensé.

J'y reviens de manière récurrente car c'est à mon avis la faute originelle, celle qui, ici, entache définitivement tout discours ayant pour objet les choix politiques ultérieurs.

Je sais bien que "l'autre" serait passé de toute façon, mais on aurait pu se dispenser d'un tel appel à voter pour lui, appel qui semble après coup pour le moins impertinent, au pire, indigne.

Écrit par : c.charbonnel | 12 octobre 2011

"Prenez des vacances médiatiques... VOus proférez et pérorez avec votre statut de star des médias. VOus êtes ridicules.

Des enseignants souffrent mais la plupart veulent changer le système tout en étant heureux dans leur métier...contrairerement à ce que vous dites...;
Et non les profs ne font pas 18 heures de préparations surtout quand ils ont les mêmes classes ... Et vous en particulier vous ne faites pas (plus ?) autant de préparations...

Je vous admirais mais maintenant c'est fini, vous êtes ridicule.

Prof en SEGPA à Paris et Heureux "espèce de citrouille" pour ne pas reprendre votre langage ordurier..."

Écrit par : fffffff | 12 octobre 2011

C'est vraiment un professeur qui écrit comme ça ??? :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Bien envoyé par JPB ce matin, sur RTL, à ceux qui ont les fesses bien calées sur un douillet coussin politique, quelle qu'en soit la couleur, et qui veulent imposer 35 heures aux enseignants, ce sonore et déjà historique "Espèce de connard!"!

Ce mot va faire des dégâts et animer la campagne...

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Prenez des vacances médiatiques... VOus proférez et pérorez avec votre statut de star des médias. VOus êtes ridicules.

Des enseignants souffrent mais la plupart veulent changer le système tout en étant heureux dans leur métier...contrairerement à ce que vous dites...;
Et non les profs ne font pas 18 heures de préparations surtout quand ils ont les mêmes classes ... Et vous en particulier vous ne faites pas (plus ?) autant de préparations...

Je vous admirais mais maintenant c'est fini, vous êtes ridicule.

Prof en SEGPA à Paris et Heureux "espèce de citrouille" pour ne pas reprendre votre langage ordurier...
Écrit par : fffffff | 12 octobre 2011

Bel exemple de charabia!

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Revenons à nos moutons, càd les élections professionnelles.


A l'attention de tous ceux qui veulent voter de chez eux, ACHTUNG !!!

Votre ordinateur , même récent, peut ne pas être configuré pour pouvoir voter.
On peut tester cette configuration en allant sur la page www.education.gouv.fr/electionspro2011 et en cliquant dans le carré à droite AVANT DE VOTER, sur « tester la configuration de mon ordinateur ».

Si le test est négatif, télécharger gratuitement la version de Java nécessaire puis l’installer et recommencer le test pour vérifier que ça marche.

A l'attention de ceux qui ont un problème avec le mot de passe ou l'identifiant :

1) Il faut absolument que chaque collègue soit assuré d'être en possession avant mercredi 12 octobre à 17 h de son identifiant.
Si l'enveloppe est en lieu sûr : aucun souci pour notre collègue.
Sinon, il faut que quelqu'un de confiance se connecte sur la page https://www.emargement.elections.education.gouv.fr/portail/codesdevote.html avant 17 h demain soir, en s'étant muni du NUMEN, du numéro de département de naissance de la collègue et de son adresse mail valide (attention aux erreurs de saisie !).
Avec ces trois éléments, la récupération de l'identifiant sur le site est un jeu d'enfant, cela se fait en moins d'une minute.

2) Plus tard, à n'importe quel moment avant de procéder au vote (mais avant le jeudi 20 octobre 16h), il faudra se connecter au site de vote à l'adresse suivante https://www.emargement.elections.education.gouv.fr/portail/motdepasse.html pour récupérer par mail le mot de passe qui vient compléter l'identifiant, le NUMEN et le département de naissance pour sécuriser le vote. Cela est aussi très rapide.

3) Avant le jeudi 20 octobre 17 h, il faudra se connecter à l'espace électeur à l'adresse suivante https://www.portail.elections.education.gouv.fr/elections2011/userLogin.action pour procéder successivement aux quatre votes.

En somme, tout ceci est un jeu d'enfant ;-))))

Écrit par : FGuichard | 12 octobre 2011

Et non les profs ne font pas 18 heures de préparations surtout quand ils ont les mêmes classes ... Et vous en particulier vous ne faites pas (plus ?) autant de préparations...

Écrit par : fffffff | 12 octobre 2011

J'aimerais bien en faire QUE 18 heures de préparations. ça me ferait des vacances ;-)))

Écrit par : FGuichard | 12 octobre 2011

La lucidité politique de qq'un qui a appelé à voter Sarkozy, pour avoir Darcos et qui en a été bien récompensé.

Écrit par : c.charbonnel | 12 octobre 2011

Je ne suis pas sûr que ce soit une faute, car en 2007 le choix était, pour l'Education nationale, souvenez-vous en, entre Darcos et Meirieu, c'est-à-dire entre un agrégé de Lettres, ancien professeur, ancien Inspecteur général et Doyen de l'Inspection générale, homme de culture, et un insignifiant spécialiste du verbiage creux et pétri de haine à l'égard des professeurs.
On peut reprocher tout ce qu'on voudra à Darcos, il a quand même restauré de vrais programmes pour le primaire et le collège, rendu à la grammaire normative toute sa place, rappelé que le professeur de français doit expliquer les classiques, et surtout, il sauvé le concours d'agrégation par un décret aux termes duquel la possession du master devait s'apprécier au moment de l'inscription au concours et non au moment de la proclamation des admissibilités. En sauvant l'agrégation, sur laquelle les pédagogistes ne peuvent pas semer leur bouse, ce qui les ennuie fort, Darcos préservait l'existence d'un corps de professeurs intellectuellement indépendants, que le brouet pédago révulse. Il garantissait aussi aux professeurs certifiés la possibilité, en passant l'agreg, d'une vraie promotion financière.
C'est cela que JPB avait en tête en soutenant Sarko...
C'est vrai aussi que l'effet Darcos s'est estompé à partir de la seconde moitié du quinquennat, quand le Cabinet a crié plus fort que le Ministre.

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

A Jérémy,

Guigou soutient Aubry...

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

On peut reprocher tout ce qu'on voudra à Darcos, il a quand même restauré de vrais programmes pour le primaire...
Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Ah bon ! Vous les connaissez ces "vrais" programmes ?

Fabriqués par on ne sait qui, ils comportent un vernis de mieux, beaucoup de confusions et des trous un peu partout. Darcos a eu des velléités. On peut lui donner acte de quelques avancées hélas très insuffisantes ainsi que lui être reconnaissant du soutien qu'il a apporté à GRIP- SLECC, mais en matière de programmes scolaires tout ou presque reste à faire. Et ce n'est pas son successeur actuel qui lancera le chantier. Ni le suivant, qu'il soit de droite ou de gauche aucune des formations politiques existantes n'ayant la moindre réflexion sur l'importance des programmes.
d'ailleurs

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

A JL

Appréciant JPB sur bien des points, je ne pardonnerai néanmoins jamais cet appel à voter pour le type le plus vulgaire, méchant, indécent et ultra-libéral qu'ont connu les ors de la 5ème République.

Je me suis déjà énervé contre vos propos soutenant Darcos, qui sont à mon sens d'un aveuglement absolu : Darcos a sauvé l'agreg!!!???

Mais je rêve! L'homme qui a ouvert largement la porte à la mastérisation est l"'homme qui a commencé à mettre à mort l'agreg, et même le CAPES d'ailleurs, et surtout. C'est l'homme qui a permis qu'un rapport Grosperrin puisse sortir sans provoquer la moindre vague. C'est l'homme qui a inauguré la dé-fonctionnarisation des professeurs. C'est l'homme qui a inventé la réforme du lycée. Où avez-vous vu qu'il s'en était pris aux compétences ou autres fadaises? Où avez-vous vu les protestations du SGEN et de l'UNSA entre 2007 et 2009 : on a jamais vu ces "syndicats" tant prospérer!

Darcos, c'est une politique au service du pognon et de la réduction des dépenses aveugle, point barre. C'est sous son règne que les vacataires précaires et non-formés ont massivement débarqué. C'était le valet de Sarko. C'est lui qui a commencé à supprimer des postes (30 000!) : mais je sais que, ici, les postes, tout le monde s'en fout et contrefout. Jamais une ligne d'écrite sur ce sujet.

Alors, vous vous crispez sur vos trois règles de grammaire et vos "classiques"! Je me marre, quand je vois mon neveu en 6ème qui commence son année en étudiant - suivant en cela les NOUVEAUX manuels, ceux qui viennent des directives "Darcos" - des extraits d'Entre Les Murs de Bégaudeau! Avant Homère et l'Enéide : Bégaudeau! Merci Monsieur Darcos de votre tour de vis!!!
Les "classiques" de la littérature ont bon dos.

Comme JPB en 2007 (voter Parti des travailleurs puis Sarko : on aura tout vu), vous vous faîtes avoir par de la poudre aux yeux : deux-trois mots magiques qui rassurent les rrrrrrrrépublicains : "grammaire", "classiques".
Grammaire et classiques mon cul, comme dirait Zazie.

Darcos est un fossoyeur de plus de l'EN : qu'il soit à la base agrégé et prof de lettres classiques ne rend la chose que plus détestable encore - Châtel est au moins "seulement" un DRH.

Et, contrairement à JPB, vous n'avez pas l'excuse d'une amitié de 20 ou 30 ans, qui pourrait, à la rigueur, expliquer les choses.

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

Écrit par : fffffff | 12 octobre 2011

C'est vraiment un professeur qui écrit comme ça ??? :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Les professeurs ont visiblement leurs "nouveaux publics".

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

Ce que vous dites se tient (y compris sur les postes, contrairement à ce que vous rabâchez sans cesse !), mais vous êtes bien trop mal placé (politiquement, j'entends) pour faire ce genre de procès.
On ne peut être à la fois juge et partie.

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Et pour préparer vos cours, vous faites comment (lorsque vos avez besoin de documentation, par exemple) ?
Ne croyez-vous pas que les 35h constituent plutôt un prétexte pour "occuper" les enseignants (tâches de surveillance, réunionnite et projets en pagaille, etc.), et pour "changer l'école", comme ils disent ?
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Je n'ai pas dit que c'était bien (ceci dit, je prépare tous mes cours au bureau et pas chez moi, ça me permet d'avoir les ressources et outils nécessaires sous la main - ordi, photocopieuse, livres, manuels et CDs/K7), je dis juste que ceux qui font les gros yeux comme si on venait de dire un gros mot devraient redescendre sur terre et se rendre compte que c'est déjà comme ça pour bon nombre de profs.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Si certains sont d'accord pour se faire assigner à résidence, qu'ils y aillent. Mais qu'on n'impose pas cette servitude à tout le monde !
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Je suis d'accord sur le fond, ceci dit croyez-vous que l'on demande à tous ceux qui bossent en entreprise s'ils préfèrent bosser chez eux ?
Attendez-vous à ce que l'on vous serve cet argument et que la plupart des gens le trouve recevable, c'est tout ce que j'ai à en dire, pour le reste je suis d'accord avec vous.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

"Fabriqués par on ne sait qui, ils comportent un vernis de mieux, beaucoup de confusions et des trous un peu partout. " (Guy Morel)

Pas mieux !

"Alors, vous vous crispez sur vos trois règles de grammaire et vos "classiques"! Je me marre, quand je vois mon neveu en 6ème qui commence son année en étudiant - suivant en cela les NOUVEAUX manuels, ceux qui viennent des directives "Darcos" - des extraits d'Entre Les Murs de Bégaudeau! Avant Homère et l'Enéide : Bégaudeau! Merci Monsieur Darcos de votre tour de vis!!!
Les "classiques" de la littérature ont bon dos." (Robbe-Grillon)

Superbe ! Monsieur "Robbe-Grillon", vous avez votre place à l'Académie ! :-))))

Écrit par : c.charbonnel | 12 octobre 2011

Cher Mihaïlovich,

je vous remercie de votre extrême mansuétude à l'égard de mes propos.

Le petit niais et naïf que je suis est très ému de voir quelques-unes de ses remarques adoubées par La Grande Autorité Abstentionniste, au-dessus-des-partiste et de-toute-façon-Tout-est-Foutuste de ce blog.

Plus sérieusement, que croyez-vous?! "Juge et parti"! Elle est bien bonne : parce que je vote PS, je serais incapable de critiques contre la gauche, et je tape par réflexe contre la droite. Alors que je passe mes journées à vitupérer contre la loi de 1989, Julliard, Dubet, Jarraud et autres zozos, et aussi, figurez-vous, contre le programme éducatif du PS!
C'est d'ailleurs pour cela que, sans illusion et en gardant un esprit critique, le programme du PG de Mélenchon en la matière me paraît plus recevable. Excusez-moi de penser et d'avoir une opinion!

"Se dire de gauche" (quel gros mot ici, brrr, j'en frémis rien qu'en l'écrivant), ça ne change rien au constat OBJECTIF qui est que Darcos puis Châtel ont été les sbires d'une politique ultralibérale de destruction du service public de l'Education. Je connais bon nombre de gaullistes sincères et républicains qui font exactement la même remarque. La prochaine fois, je changerai de pseudo, je me ferai passer pour pompidolien, et je tiendrai les mêmes propos - ça ne choquera personne : pour sûr, ils sont juste la pure vérité.

C'est bien vous qui êtes juge et partie : ni droite, ni gauche, bien au contraire : je peux donc taper sur tout le monde, car j'ai le droit! Je ne me mouille pas, je suis l'albatros au-dessus des nuées, je vous regarde d'en haut, et seul môa aie la vraie et impartiale parole.

P.S. : j'ajoute, pour la 14 000ème fois, que contrairement à bon nombre, ici, je détermine mon vote et mon appartenance politique en raison d'AUTRES sujets que l'EN...

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

Je suis d'accord sur le fond, ceci dit croyez-vous que l'on demande à tous ceux qui bossent en entreprise s'ils préfèrent bosser chez eux ?
Attendez-vous à ce que l'on vous serve cet argument et que la plupart des gens le trouve recevable, c'est tout ce que j'ai à en dire, pour le reste je suis d'accord avec vous.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Eh bien on leur clouera le bec en répondant qu'être professeur, c'est un métier intellectuel, et que les activités extérieures à la salle de classe (recherche et publications scientifiques, conférences, exercice d'un art, etc.) ne font qu'étoffer les contenus de leur enseignement et, participant ainsi à l'intérêt général, se révèlent à long terme bien plus rentables économiquement que les calculs d'apothicaires d'un quarteron de gestionnaires matérialistes et bornés.

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

@Des Lumières et de l'électricité

C'est curieux que personne ici n'ait porté le moindre commentaire sur la lettre très intéressante de Marcel Boiteux, ancien dirigeant d'EDF, postée hier.
À croire que la défense des Lumières rend indifférent au fonctionnement des ampoules électriques.
Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

Faut croire que c'est comme les centrales au thorium, c'est trop loin des positions développées par les différents "impétrants" sur le nucléééére. Tiens, le "troisième homme", dans sa missive, il n'en parle pas du "nuclééééére". Tout ça me rappelle un bon bouquin " La pédagogie du vide" tout à fait prémonitoire de ce que nous vivons : La politique du vide.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

un quarteron de gestionnaires matérialistes et bornés.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Enlevez "matérialistes", mihailovich ! Tous ces gens sont spiritualistes, humanistes et démocrates.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

P.S. : j'ajoute, pour la 14 000ème fois, que contrairement à bon nombre, ici, je détermine mon vote et mon appartenance politique en raison d'AUTRES sujets que l'EN...

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

C'est effectivement ce qu'ii m'est arrivé d'écrire ici pas mal de fois.
C'est en cela que ce blog est crispant : on ne peut y exprimer une opinion qui, au fond, en vaut bien d'autres, sans recevoir une bordée de réponses incendiaires, quand ce ne sont pas des insultes.

Je me mets à l'abri de vos propos pour confirmer que je voterai socialiste, ce qui ne m'empêchera pas d'agonir tous ceux qui en son sein, promeuvent les conneries issues de 1989. Je répète qu'en 2002 j'ai voté Chirac sans arrière pensée, sans me laver les mains comme l'ont fait stupidement certains illuminés à la sortie des urnes, et avec la volonté non pas de dire "c'est ce candidat qu'il me faut", mais bien : je ne veux absolument pas de Le Pen au pouvoir.

Je ferai pareil, toutes choses égales par ailleurs, dans quelques mois.
De toute façon, on sait que c'est plié pour nous (je devrais dire "vous", car pour moi, c'est une question d'un an ou deux), en terme de présence sur le l"ieu de travail", autrement dit, à l'usine. Tout se jouera dans la rue dans un premier temps, dans un deuxième temps, il faudra compter sur les "mauvaises volontés" de chacun pour gripper le système (un peu comme nous l'avons tous fait ici, en termes de séquences, de grammaire, etc.).

Le troisième temps sera celui de l'acceptation forcée, qui deviendra la norme d'ici, disons, 15/20 ans.

Écrit par : c.charbonnel | 12 octobre 2011

Plus sérieusement, que croyez-vous?! "Juge et parti"! Elle est bien bonne : parce que je vote PS, je serais incapable de critiques contre la gauche, et je tape par réflexe contre la droite. Alors que je passe mes journées à vitupérer contre la loi de 1989, Julliard, Dubet, Jarraud et autres zozos, et aussi, figurez-vous, contre le programme éducatif du PS!
C'est d'ailleurs pour cela que, sans illusion et en gardant un esprit critique, le programme du PG de Mélenchon en la matière me paraît plus recevable. Excusez-moi de penser et d'avoir une opinion!

"Se dire de gauche" (quel gros mot ici, brrr, j'en frémis rien qu'en l'écrivant), ça ne change rien au constat OBJECTIF qui est que Darcos puis Châtel ont été les sbires d'une politique ultralibérale de destruction du service public de l'Education. Je connais bon nombre de gaullistes sincères et républicains qui font exactement la même remarque. La prochaine fois, je changerai de pseudo, je me ferai passer pour pompidolien, et je tiendrai les mêmes propos - ça ne choquera personne : pour sûr, ils sont juste la pure vérité.

C'est bien vous qui êtes juge et partie : ni droite, ni gauche, bien au contraire : je peux donc taper sur tout le monde, car j'ai le droit! Je ne me mouille pas, je suis l'albatros au-dessus des nuées, je vous regarde d'en haut, et seul môa aie la vraie et impartiale parole.

P.S. : j'ajoute, pour la 14 000ème fois, que contrairement à bon nombre, ici, je détermine mon vote et mon appartenance politique en raison d'AUTRES sujets que l'EN...

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

Mon propos était tout sauf ironique... je fais le même constat que vous, sauf que je ne crois pas à un hypothétique sauveur.
Et de plus, les lignes de partage actuelles entre la gauche et la droite me semblent effectivement plus complexes à saisir que ce que vous représentez. L'éducation n'est ni de gauche ni de droite. Le PS? Sa ligne dominante (et pas qu'en matière d'éducation, ne caricaturez pas mes propos) se situe franchement à droite, pardon d'insister là-dessus. Et je serais bien embêté à votre place pour ce qui concerne le vote de dimanche prochain, puisque vous vous dites "de gauche" (ce qui est éminemment respectable)...
Donc je vous redis pour la 14001e fois ;-) que :
- je n'ai rien à voir avec le vote Sarkozy ou ses idées
- je constate tout comme vous que les postes supprimés par la droite sont un désastre
- mais aussi que le PS n'a plus rien à voir avec un parti de gauche, mais est à présent un parti de la 3e voie (libéral). Rosanvallon est d'ailleurs dans l'équipe de Martine, et Hollande ne lui cède en rien en la matière. Quant à Montebourg, qu'il fasse un peu ses preuves.

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Écrit par : c.charbonnel | 12 octobre 2011
La voie (voix ?) de l'impuissance, en somme.
Qui donc est "toutestfoutiste" ??? ;-)

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

" Le PS n'a plus rien à voir avec un parti de gauche, mais est à présent un parti de la 3e voie (libéral)."

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Si Cadichon revient, vous êtes mal !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Elle ne va pas revenir : vous êtes là pour nous protéger, voyons ! Et puis en plus les socialistes sont à l'affut ...

Écrit par : iPidiblue la grande peur des bien-pensants | 12 octobre 2011

"Darcos est un fossoyeur de plus de l'EN : qu'il soit à la base agrégé et prof de lettres classiques ne rend la chose que plus détestable encore - Châtel est au moins "seulement" un DRH."

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

Ca fait plusieurs décennies, (au moins deux), qu'il a voué sa carrière au fait de vouloir "donner le public au privé".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

" On leur clouera le bec en répondant qu'être professeur, c'est un métier intellectuel, et que les activités extérieures à la salle de classe ( recherche et publications scientifiques, conférences, exercice d'un art), ne font qu'étoffer le contenu de leur enseignement, et, participant ainsi à l'intérêt général, se révèlent à long terme bien plus rentables (...)" (Mihailovitch)

Pas mieux. C'est ainsi que j'ai toujours conçu mon métier. Mais vous savez bien que cette conception "aristocratique" de l'enseignement est vomie par les faiseurs d'opinion.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 octobre 2011

Je suis d'accord sur le fond, ceci dit croyez-vous que l'on demande à tous ceux qui bossent en entreprise s'ils préfèrent bosser chez eux ?
Attendez-vous à ce que l'on vous serve cet argument et que la plupart des gens le trouve recevable, c'est tout ce que j'ai à en dire, pour le reste je suis d'accord avec vous.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Eh bien on leur clouera le bec en répondant qu'être professeur, c'est un métier intellectuel, et que les activités extérieures à la salle de classe (recherche et publications scientifiques, conférences, exercice d'un art, etc.) ne font qu'étoffer les contenus de leur enseignement et, participant ainsi à l'intérêt général, se révèlent à long terme bien plus rentables économiquement que les calculs d'apothicaires d'un quarteron de gestionnaires matérialistes et bornés.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

On leur répondra aussi que le métier de professeur s'apparente plutôt à celui d'acteur plutôt qu'à celui de rond-de-cuir et qu'il serait insensé de parquer les acteurs à longueur de journée dans leur théâtre.
Le temps passé hors de l'établissement est un temps nécessaire de récupération et pas seulement un temps consacré à préparer des cours ( lequel s'amenuise, fort logiquement, avec les années et l'expérience - là-dessus il faut arrêter de raconter et de se raconter des histoires!).
Mettre les profs à 35 heures, c'est les maintenir dans une ambiance stressante, et donc se disposer à voir se multiplier les arrêts-maladie.

Ainsi, personne n'a entendu ce matin sur RTL le sonore "Espèce de connards" de JPB?

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Petit scarabée tu me la copieras !

Écrit par : iPidiblue la grande peur des bien-pensants | 12 octobre 2011

Ainsi, personne n'a entendu ce matin sur RTL le sonore "Espèce de connards" de JPB?

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Non, mais du coup, j'ai été l'écouter en différé !
http://www.rtl.fr/actualites/vie-pratique/article/espece-de-connard-viens-faire-cours-une-semaine-7725720761

Dommage que ce genre d'interview soit si court et que la majeure partie soit "bouffée" par l'animateur et les auditeurs à qui JPB n'a pratiquement pas pu répondre...

Écrit par : Claribelle | 12 octobre 2011

" Le PS n'a plus rien à voir avec un parti de gauche, mais est à présent un parti de la 3e voie (libéral)."

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Si Cadichon revient, vous êtes mal !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Prenez un libéralisme économique largement altéré par les multiples connivences entre la puissance publique et le secteur financier.
Et ajoutez-y une posture sociétale libertaire qui, paradoxalement, asservit chaque jour un peu plus l'individu à la puissance de l’État (!) par le fichage et l'imposition de conformismes véhiculés par l'éducation, l'opinion et les médias tout-puissants.
Une synthèse réussie, ou un mélange détonant ?

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Allez, qui parie avec moi sur l'élection d'Aubry, et les 35 heures en établissement pour tous les enseignants ?
JPB

Tant de naïveté laisse songeur. Il n'y a aucun doute sur la réélection de Sarko. Pour le changement, il faudra attendre, qui sait, 2017."

Écrit par : Fredo | 11 octobre 2011

Euh, je crois que Jean-Paul parlait du deuxième tour de la primaire socialiste... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2011

La conséquence reste identique : Sarko président. Quant à moi, j'ouvre les paris sur le retour de Ségo en 2017.

Écrit par : Fredo | 12 octobre 2011

Ainsi, personne n'a entendu ce matin sur RTL le sonore "Espèce de connards" de JPB?

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Non, mais du coup, j'ai été l'écouter en différé !
http://www.rtl.fr/actualites/vie-pratique/article/espece-de-connard-viens-faire-cours-une-semaine-7725720761

Dommage que ce genre d'interview soit si court et que la majeure partie soit "bouffée" par l'animateur et les auditeurs à qui JPB n'a pratiquement pas pu répondre...
Écrit par : Claribelle | 12 octobre 2011

En fait, c'était une émission piégée, destinée à mettre JPB en minorité, avec des interventions à la spontanéité sujette à caution : "Corine" (sans aucun doute missionnée par la FCPE pour le contredire, car c'est évidemment des malveillants comme JPB qui dissuadent les jeunes de choisir ce métier car comme chacun sait, tout y est merveilleux) et la petite collègue bien sympa toute satisfaite d'enseigner à des apprentis (tiens donc, comme c'est étonnant!). Il a bien mouché la "Corinne" en lui répondant qu'elle raisonnait comme la plupart des Français en 1940 , quand personne ne croyait les mises en garde de
Churchill, et il a bien répondu à la collègue qu'elle avait un public acquis et n'était donc pas concernée par la chienlit du collège.

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

C'est plus des paris : ce sont des plans sur la comète ...

Écrit par : iPidiblue quitte ou double ? | 12 octobre 2011

"On leur répondra aussi que le métier de professeur s'apparente plutôt à celui d'acteur plutôt qu'à celui de rond-de-cuir et qu'il serait insensé de parquer les acteurs à longueur de journée dans leur théâtre.
Le temps passé hors de l'établissement est un temps nécessaire de récupération et pas seulement un temps consacré à préparer des cours ( lequel s'amenuise, fort logiquement, avec les années et l'expérience - là-dessus il faut arrêter de raconter et de se raconter des histoires!).
Mettre les profs à 35 heures, c'est les maintenir dans une ambiance stressante, et donc se disposer à voir se multiplier les arrêts-maladie."

Je partage totalement ce point de vue, merci de l'avoir exprimé!

J'ajouterai, en ce qui me concerne ( SVT en Collège depuis 18 ans):

- Plus les ans passent, plus on nous en demande: encore et toujours cette insistance inspectorale sur l'expérimentation et la "pratique"...en oubliant - ou en semblant le faire- que les préparateurs labo furent supprimés il y a vingt ans et que les groupes n'existent plus qu'en 6e;

- Les réunions diverses et variées se multiplient, sans intérêt hors celui -inavoué? de "garder" les profs un peu plus longtemps;

- Les classes deviennent de plus en plus ingérables, surtout quand le CDE ressemble à une pub bien-pensante...

Et n'oublions pas: à notre niveau de recrutement, des instits aux agrégés, notre salaire est une vraie merde, surtout pour les premiers cités...
Alourdir nos conditions de travail pour gagner autant? Négatif!!!

PS: je pensais qu'entre collègues le tutoiement n'était pas une insulte; certains ici s'en offusquent...faute d'avoir des choses intéressantes à dire!

Écrit par : sisyphe | 12 octobre 2011

Cher Mihaïlovich,

dont acte! Je suis pleinement d'accord avec vous (enfin!).

Rassurez-vous : je ne crois pas au sauveur ni à la femme ou à l'homme providentiel(le).

Je sais juste que les cinq dernières années sarkozystes m'ont profondément usé, et que mon positionnement politique n'en a été que confirmé.

Je nuancerais quand même sur la question du PS comme nouvelle voie libérale : il y a du vrai, bien sûr, mais il faut regarder au cas par cas ; pas sûr non plus qu'une gauche très radicale ne pose pas d'autres types de problèmes (en termes éducatifs, le programme du NPA est d'ailleurs proprement... indescriptible! Même Frakowiac n'aurait pas osé écrire ça).

Enfin : "que Montebourg fasse ses preuves" dites-vous! Pas mieux, à nouveau, et justement : avant de le juger expéditivement, regardons-le à l'ouvrage et sur la durée, voyons ses actions si un jour il a l'occasion d'en mener. Après, nous pourrons juger. Mais encore faut-il laisser ce temps et voir ce qui relève de la posture et ce qui relève de la bonne volonté.

Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

"que Montebourg fasse ses preuves" dites-vous! Pas mieux, à nouveau, et justement : avant de le juger expéditivement, regardons-le à l'ouvrage et sur la durée, voyons ses actions si un jour il a l'occasion d'en mener. Après, nous pourrons juger. Mais encore faut-il laisser ce temps et voir ce qui relève de la posture et ce qui relève de la bonne volonté.
Écrit par : Robbe-Grillon | 12 octobre 2011

C'est ce que je disais : on va "essayer" les hommes politiques comme on essaie des frusques ou une nouvelle bagnole,
hors de tout débat partisan, de toute réflexion collective interne à un parti. On progresse...

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

...et comme Ségolène l'a essayé, elle choisit François !
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/10/12/01002-20111012ARTFIG00494-segolene-royal-appelle-a-voter-francois-hollande.php

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

On a volé la moustache de JPB!

Il ne serait donc plus gaulois?

Écrit par : Tullius Detritus | 12 octobre 2011

" Le PS n'a plus rien à voir avec un parti de gauche, mais est à présent un parti de la 3e voie (libéral)."

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Si Cadichon revient, vous êtes mal !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Si elle revient, j'attends son commentaire sur ce qui suit :


ELECTRICITE : POUR QUI LA CONCURRENCE ?

(A paraître dans la revue

« Mines la Revue des Ingénieurs » n° 452, mi-avril 2011)

M. BOITEUX de l’Institut

On aura beau retourner le problème dans tous les sens, rien ne permettra d’échapper au paradoxe de la situation dans laquelle la France s’est mise pour son alimentation en électricité.

Sous diverses pressions – et tout spécialement celle de Bruxelles – l’Etat français a décidé, au tournant du siècle, de confier au jeu de la concurrence et aux disciplines du marché la « régulation» du secteur de l’électricité. Peu avertis ou mal informés, les milieux industriels y ont généralement poussé, persuadés que la compétition allait enfin faire baisser les prix du kWh.

En fait et comme la poule qui a couvé un canard, le gouvernement français se trouve confronté, dix ans après, à une situation impossible : on avait ouvert les frontières et livré l’électricité à la concurrence pour faire baisser les prix ... et, ces prix, il faudrait aujourd’hui accepter de les laisser monter considérablement pour jouer normalement, et en tous lieux, le jeu du marché européen.

Quel est le criminel qui a ainsi sabordé l’accès tant désiré de la France électrique aux disciplines du marché ? ... ces disciplines vantées par les nouveaux gourous du libéralisme,[1] et soutenues par les autorités de Bruxelles. Ce criminel, c’est EDF. Son crime ? Etre trop bon marché. Des circonstances aggravantes ? Ce résultat a été obtenu (malgré tout ce qu’on raconte pour sauver les apparences) sans la moindre subvention de l’Etat[2]. Nationalisée certes, l’entreprise EDF n’en était pas moins une entreprise au sens plein du terme, avec ses comptes et ses résultats vérifiés par expert comptable. Et l’énorme programme nucléaire que ses concurrents lui envient aujourd’hui, c’est par emprunt ou autofinancement qu’elle l’a financé, sans que l’Etat français, donc le contribuable, y ait mis un sou. Pas un sou non plus en provenance du consommateur puisque, hors certains très gros clients qui sont des cas d’espèce liés à des problèmes de financement, les tarifs d’EDF étaient (hors taxes) parmi les moins chers d’Europe : le « client » n’y a donc pas contribué non plus.

Et c’est là que git le scandale : bien que nationalisée, EDF était une entreprise efficace, qui a su faire les bons choix au bon moment[3], et surmonter les handicaps hérités de son statut. Et surtout, elle a su rendre son personnel fier de la Maison à laquelle il appartenait[4] ; ce qui vaut tout le reste, et n’est pas si facile.

C’est ce scandale que, Bruxelles aidant, on a réussi à remplacer par un autre scandale : puisque, grâce notamment à son programme nucléaire (auquel, je le répète, ni le contribuable, ni le client n’a apporté un sou[5]), EDF a des coûts de production notablement moins élevés que ceux du marché européen où peuvent s’approvisionner ses concurrents, on va obliger ladite EDF a subventionner lesdits concurrents pour leur permettre d’être enfin compétitifs.

On marche sur la tête.

Cela dit, comme, dans ce secteur de l’électricité, tout le monde est maintenant obligé de marcher sur la tête, un dialogue peut utilement s’établir entre les uns et les autres, placés dans la même position.

Et, c’est vrai, puisque le gouvernement français, après avoir ouvert l’électricité française à la concurrence européenne, en refuse absolument les conséquences, il faut bien trouver une solution de « second best » (c’est de l’anglais et best ne veut pas dire ici bête mais meilleur ...).

Finie donc la régulation par le marché. Le pouvoir fait retour à l’Etat et c’est lui, ou son délégué, qui va fixer souverainement le prix auquel EDF sera tenu de brader sa production à ses concurrents. Ceux-ci ne manqueront pas de faire appel à des firmes de conseil et de relations publiques pour obtenir de l’Etat les meilleurs prix. EDF devra donc en faire autant de son côté. Et régnera enfin la concurrence, puisque ce sera la meilleure équipe de relations publiques qui gagnera.

Mais était-ce bien entre firmes de relations publiques que l’on recherchait les heureux effets de la compétition ? En tout cas, c’est là de la vraie concurrence, sans qu’on ait exigé de l’une des équipes, plus prospère, qu’elle subventionne l’autre avant la confrontation. Pas encore en tout cas..

[1] J’ai enseigné les mérites de la concurrence dans les années soixante, à une époque où c’était méritoire, et je ne vise ici que les gourous, pas l’économie de marché.

[2] C’est absolument incontestable depuis le milieu de la décennie 70, et on rappellera ici que cela reste vrai aussi pour le passé lointain si l’on considère que les prêts du FDES, étant rémunérés, apparaissaient eux aussi comme des emprunts, vus d’EDF.

[3] On citera la méthodologie des choix des investissements et de la fixation des tarifs dans les années cinquante, le passage dès 1970 (des pionniers !) de l’analogique au numérique, le changement de filière nucléaire à la même époque etc ...

[4] Certains diront que ce n’était pas étonnant, avec tous les avantages qu’il avait. D’une part, c’est beaucoup moins vrai qu’on le croit pour le personnel non cadre, et complètement faux pour les cadres. D’autre part, «ça ne vous regarde pas » : seule compte la compétitivité du prix de vente. Qui pense au salaire de l’ouvrier qui l’a emballée quand il achète une brosse à dent ? Ce qu’on veut, c’est que celle-ci soit bon marché à qualité égale. C’était le cas pour l’électricité.

[5] On rappellera ici, pour répondre aux critiques faciles qui ne manqueraient pas de surgir encore, que si EDF a quand-même bénéficié de la garantie de fait de ses emprunts, elle l’a payé très cher par des voies détournées.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

Mais le SNALC n'est-il pas affilié depuis peu à la FGAF qui compte mult syndicats de policiers, de douaniers, d'inspecteurs en tout genre, de personnel du secteur médical et que sais-je encore ?
N'est-il pas aussi bien au chaud, grâce à la FGAF, que les autres centrales syndicales qui s'adossent à quelques matrices bienfaitrices et salvatrices ?
Et puis enfin,( même si je voterai par dépit pour le SNALC), qui diable croit encore aux vertus d'un syndicat pour sortir les profs du bourbier dans lequel ils se sont laissé enliser avec mollesse et indifférence? On ne peut plus faire grand-chose pour des gens qui sont parfaitement résignés. Par moments, je me demande même dans quelle mesure ils n'attendent pas que le pire leur tombe dessus pour être enfin tranquilles. Coincés comme des rats. Car il reste incontestablement chez les profs un profond sentiment de culpabilité sur lequel les politiques jouent avec grand plaisir. Ils continuent de se sentir malgré tout comme des privilégiés même si...
Alors dans quelle mesure n'appellent-ils pas de leurs voeux un dernier bon coup sur la tête : toute la semaine au turbin, un salaire minable, pas de vacances en plus. Finalement, ce serait génial.
On serait enfin des vrais prolos. Depuis le temps qu'on en rêve!

Écrit par : fiction | 12 octobre 2011

Avec le bruit incessant des moutard en lieu et place de celui infernal des machines. Ouais ! gagné !

Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011

moutards...

Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011

Attention, c'est du très lourd :
http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/la-guerre-de-l-education-nationale-32062
C'est madame Grumbel ?

Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011

En attendant, leurs video sont limite professionnelles, fort sympathiques et assez convaincantes. Ce n'est pas du tout ma façon de concevoir l'éducation, mais je défendrai ces bobos pour le droit qu'ils ont d'éduquer leurs enfants hors de nos murs. Qu'en pense la confrérie ?

Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011

Eh bien on leur clouera le bec en répondant qu'être professeur, c'est un métier intellectuel, et que les activités extérieures à la salle de classe (recherche et publications scientifiques, conférences, exercice d'un art, etc.) ne font qu'étoffer les contenus de leur enseignement et, participant ainsi à l'intérêt général, se révèlent à long terme bien plus rentables économiquement que les calculs d'apothicaires d'un quarteron de gestionnaires matérialistes et bornés.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

D'accord, seulement encore faut-il le prouver... parce qu'on pourrait aussi bien vous dire qu'il n'y a pas besoin de faire tout ça pour apprendre à des 6e à calculer des aires et des hypoténuses, jouer du pipeau sur une flûte à bec en plastique ou encore savoir dire "Hello, my name's Julien. Nice to meet you!" (c'est regrettable, mais c'est pourtant la triste réalité)... au mieux on pourra vous dire que c'est valable pour ceux qui travaillent en lycée (et encore).
Ceci dit, même si je partage entièrement votre opinion, je ne vois pas bien où est le rapport: qu'est-ce que cela change de faire ses recherches dans l'établissement plutôt que chez soi (à moins bien sûr de travailler dans un bahut miteux; là rien à dire...). En plus, photocop' et internet à volonté, je suis pas sûr que tous les profs aient cela chez eux...
Ne soyez pas dupe: ceux que ça dérange le plus (et qui gueuleront le plus fort), ce sont les parents qui se disent qu'ils ne pourront plus partir du boulot à "l'heure des mamans" pour chercher leurs petits.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Qu'en pense la confrérie ?
Écrit par : pluskacé | 12 octobre 2011
Que c'est la loi depuis la fondation de l'Instruction publique, et que la loi prévoit un contrôle. Pour le reste, pas plus vous que moi n'avons eu accès au dossier.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

qu'est-ce que cela change de faire ses recherches dans l'établissement plutôt que chez soi (à moins bien sûr de travailler dans un bahut miteux; là rien à dire...).
Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Cela change que je ne connais pas beaucoup de profs qui, une fois leurs cours terminés, et souvent épuisés, aient encore envie de "faire des recherches" comme vous dites, dans le bahut. Ils ont plutôt envie de déguerpir vite fait pour se changer les idées, se détendre, récupérer (voir plus haut).

Quant aux "prétendues recherches" que feraient les profs chez eux pour mettre à jour leurs cours, "et qui feraient qu'ils travaillent chez eux largement plus de 40 ou 50 heures", ce qui justifierait les seulement 15 ou 18 heures de cours effectifs, là aussi, il faut arrêter avec ce mythe: car si c'est certains peut-être sont écrasés de travail à la maison, la majorité des profs travaille "raisonnablement" chez eux, mais pas plus que ça, surtout avec l'expérience, quand les cours sont faits pour un bon bout de temps. Non, ce qui justifie un horaire de" seulement 15 ou 18 heures", c'est la densité de l'activité d'enseigner, c'est le fait que la présence devant élèves est en soi fatigante, et qu'à multiplier les heures de présence devant élèves, on épuisera tout simplement les réserves nerveuses des profs, encore plus vite quand les classes sont perturbées par quelques "connards" (parfois soutenus par un CPE complice, d'ailleurs).

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

"travaillent raisonnablement chez eux"

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Le taux de suicide sur un an parmi les enseignants est de 39 pour 100.000 :Les profs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100.000 », assure OlivierCuzon, de Sud-Education 29, qui se base sur une étude de l’Inserm. Des suicides qui font moins de bruit qu’à France Télécom, d’autant que perdure le cliché du prof heureux, toujours en vacances. « En l’absence de lieu de parole dans l’Éducation nationale, nous avons organisé des rencontres tout au long de l’année avec Cyril Labous, psychologue au CHU de Brest. Le compte rendu est édifiant », s’inquiète Sébastien Menes. Et le syndicaliste de poursuivre en dénonçant « l’accroissement du surmenage, de la charge de travail, de la paperasserie, des successions de réformes, des classes surchargées ». Bref, une accumulation de contraintes, « sans compter les suppressions de postes », qui fragilise les enseignants. « Ce ne sont pas les enseignants qui sont fragiles mais l’organisation, de plus en plus calquée sur celle des entreprises, qui les rend malades », rectifie Géraldine Lebagousse. « Quand les profs osent enfin exposer leurs problèmes, la hiérarchie leur reproche de manquer d’autorité. Et, de plus en plus, les licencie pour "insuffisance professionnelle". Ils ont le sentiment qu’on leur fait porter la responsabilité de l’échec scolaire », déplore Michel Boury


http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933

Alors oui, connard, viens faire cours une semaine dans un collège dit sensible, et on en reparle !!!

Écrit par : FGuichard | 12 octobre 2011

"PS: je pensais qu'entre collègues le tutoiement n'était pas une insulte; certains ici s'en offusquent...faute d'avoir des choses intéressantes à dire!"

Écrit par : sisyphe | 12 octobre 2011

Personne ne choisit pour moi qui je dois tutoyer et qui doit me tutoyer, et si mes commentaires ne vous intéressent pas, zappez-les !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

"Eh bien on leur clouera le bec en répondant qu'être professeur, c'est un métier intellectuel, et que les activités extérieures à la salle de classe (recherche et publications scientifiques, conférences, exercice d'un art, etc.) ne font qu'étoffer les contenus de leur enseignement et, participant ainsi à l'intérêt général, se révèlent à long terme bien plus rentables économiquement que les calculs d'apothicaires d'un quarteron de gestionnaires matérialistes et bornés.

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

On leur répondra aussi que le métier de professeur s'apparente plutôt à celui d'acteur plutôt qu'à celui de rond-de-cuir et qu'il serait insensé de parquer les acteurs à longueur de journée dans leur théâtre.
Le temps passé hors de l'établissement est un temps nécessaire de récupération et pas seulement un temps consacré à préparer des cours ( lequel s'amenuise, fort logiquement, avec les années et l'expérience - là-dessus il faut arrêter de raconter et de se raconter des histoires!).
Mettre les profs à 35 heures, c'est les maintenir dans une ambiance stressante, et donc se disposer à voir se multiplier les arrêts-maladie."

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Pas mieux !!
De plus, les profs de musique, d'EPS et d'arts plastiques ont un "double cursus" au cours de leurs études, (pratique dans un conservatoire, un club ou une école d'arts + théorique et scientifique à la fac). Si on tient compte du fait qu'ils commencent à pratiquer un peu sérieusement un instrument de musique au cours de leurs études secondaires, ça fait même un double cursus déjà pendant les années de lycée !!! (Personnellement, ça me fait une partie de la préparation de mes cours !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

Elections professionnelles. Deuxième volet de ma note consacrée aux syndicats enseignants qui se font syndicats du crime, avec un petit clin d'oeil à Sergio Leone à la fin :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/12/syndicats-du-crime-ii.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011

Noir, très con et il assume. Enfin !

www.lefigaro.fr/international/2011/10/12/01003-20111012ARTFIG00605-herman-cain-nouvelle-vedette-du-tea-party.php

Écrit par : dugong | 12 octobre 2011

@ Julien: malgré l'intérêt de certains de vos commentaires, il eût été souhaitable que vous fussiez encore enseignant, pour nous expliquer quoi faire et comment.

"Alors oui, connard, viens faire cours une semaine dans un collège dit sensible, et on en reparle !!!

Écrit par : FGuichard | 12 octobre 2011 "

que dire, après 11 ans d'exercice? Ben non, je n'ai pas assez s..., contrairement à certains, pour être hors-classe à ancienneté équivalente...pas de jalousie ni de haine, juste un constat objectif mais amer.
"

Écrit par : sisyphe | 12 octobre 2011

Je connais quelques hors classe qui n'ont jamais sucé (dans) un cadre professionnel.

Écrit par : dugong | 12 octobre 2011

après 15 ans de carrière? Why not...? Sucé soit: " se courber sous les fourches caudines du pédago-correct".

Écrit par : sisyphe | 12 octobre 2011

La langue de Madame Claudine est fourchue : cela a fait son succès.

Écrit par : dugong | 12 octobre 2011

Elections professionnelles. Deuxième volet de ma note consacrée aux syndicats enseignants qui se font syndicats du crime, avec un petit clin d'oeil à Sergio Leone à la fin :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/12/syndicats-du-crime-ii.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011





Il fallait beaucoup de temps pour pouvoir écrire de telles inepties... Soit ,malgré tout, le temps vous a manqué pour vous documenter sincèrement, soit cela vous arrange de mettre tout le monde dans le même sac.

Juste une info sans importance peut-être à vos yeux : le SNUDI-FO a mené campagne pour informer du suicide de Caroline,une jeune PE de Grenoble, au mois d'août dernier et saisi le CHS ...
Je me souviens également d'une autre collègue de Bordeaux, enceinte, qui s'est défenestrée après une campagne bien menée par l'association de parents d'élèves et certains enseignants du syndicat majoritaire. Elle refusait les "projets" et était adhérente du SNUDI-FO...D'autres encore me reviennent en mémoire.
Des détails sans doute...
Vous ne connaissez pas grand chose à la réalité du terrain, ou bien vous désinformez (calomniez !) sciemment.
Après tout peu importe, je continuerai à défendre mes collègues et l'école de la République en étant une militante du SNUDI-FO, en utilisant les "outils" du GRIP , sans trop lire "bonnet d'âne" qui ne m'apporte plus grand chose.

Écrit par : Pascale Gibierge | 12 octobre 2011

"je continuerai à défendre [...] l'école de la République en étant une militante du SNUDI-FO, en utilisant les "outils" du GRIP"

Le Snoupy considère-t-il que le grip est un "trois en un" ?

http://static.eprofeel.com/salons/i/5/680z/73006580_A.gif

Écrit par : dugong | 12 octobre 2011

Des détails sans doute...

Écrit par : Pascale Gibierge | 12 octobre 2011


Pour votre syndicat, sans doute.

Je dénonce un système, en pointant ses tendances lourdes. Je n'attaque pas les personnes. Evidemment, que je ne nie pas qu'ici ou là, tel délégué du personnel ou telle section syndicale a pu se mobiliser autour d'un dossier...

Mais tout le problème est là : ce sont des initiatives ou des combats isolés, dispersés. S'ils ne l'étaient pas, la question des abus de pouvoir hiérarchiques et du harcèlement des personnels serait prioritaire.

Prioritaire, ça veut dire quoi ?
Etre visible sur la page d'accueil du site Internet national de votre syndicat. Et figurer dans les mots d'ordre majeurs lors des manifestations. Quel syndicat répond à ces exigences ? Quel syndicat remet en cause ouvertement et fermement le fonctionnement d'une administration qui entretient le déni autour du chiffre des 34/100000 ?

Quand avez-vous défilé sous ce mot d'ordre ? Quelle manifestation unitaire de 100000 ou 200000 profs a inclu des pancartes et des banderoles qui auraient pu ressembler à :
"la maltraitance au travail, ça suffit", "non aux abus de pouvoir", "à bas les petits chefs (d'établissement)", "pour la reconnaissance du harcèlement dans l'Education nationale", "pour l'application de la loi sur le harcèlement par les recteurs" ?

Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu une manifestation enseignante de ce genre. Chez France Télécom, oui ; chez Carrefour aussi. Pas dans le service public d'éducation. Par leur silence, les syndicats sont donc complices de l'état du système.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011

D'accord, seulement encore faut-il le prouver... parce qu'on pourrait aussi bien vous dire qu'il n'y a pas besoin de faire tout ça pour apprendre à des 6e à calculer des aires et des hypoténuses, jouer du pipeau sur une flûte à bec en plastique ou encore savoir dire "Hello, my name's Julien. Nice to meet you!" (c'est regrettable, mais c'est pourtant la triste réalité)... au mieux on pourra vous dire que c'est valable pour ceux qui travaillent en lycée (et encore).
Ceci dit, même si je partage entièrement votre opinion, je ne vois pas bien où est le rapport: qu'est-ce que cela change de faire ses recherches dans l'établissement plutôt que chez soi (à moins bien sûr de travailler dans un bahut miteux; là rien à dire...). En plus, photocop' et internet à volonté, je suis pas sûr que tous les profs aient cela chez eux...
Ne soyez pas dupe: ceux que ça dérange le plus (et qui gueuleront le plus fort), ce sont les parents qui se disent qu'ils ne pourront plus partir du boulot à "l'heure des mamans" pour chercher leurs petits.

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Quant aux "prétendues recherches" que feraient les profs chez eux pour mettre à jour leurs cours, "et qui feraient qu'ils travaillent chez eux largement plus de 40 ou 50 heures", ce qui justifierait les seulement 15 ou 18 heures de cours effectifs, là aussi, il faut arrêter avec ce mythe: car si c'est certains peut-être sont écrasés de travail à la maison, la majorité des profs travaille "raisonnablement" chez eux, mais pas plus que ça, surtout avec l'expérience, quand les cours sont faits pour un bon bout de temps. Non, ce qui justifie un horaire de" seulement 15 ou 18 heures", c'est la densité de l'activité d'enseigner, c'est le fait que la présence devant élèves est en soi fatigante, et qu'à multiplier les heures de présence devant élèves, on épuisera tout simplement les réserves nerveuses des profs, encore plus vite quand les classes sont perturbées par quelques "connards" (parfois soutenus par un CPE complice, d'ailleurs).

Écrit par : JL | 12 octobre 2011

Julien, vous savez sans doute très bien qu'enseigner les contenus de base est un art très spécifique et non moins difficile, ainsi qu'une responsabilité considérable. D'ailleurs, bien des "grands pontes" dans telle ou telle discipline vous avoueront leur incompétence totale en la matière.

D'autre part, à l'heure où l'on passe de plus en plus au télétravail dans le privé, mettre les profs aux 35h ne va pas de soi, c'est le moins que l'on puisse dire. Un argument de plus pour anticiper une escroquerie majeure...

JL et Christophe, je vous rejoins sur la réalité du métier (la fatigue causée par 18h de cours, qui plus est en collège) tout en maintenant mes arguments. Un bon prof ne se doit pas se contenter des contenus qu'il enseigne au quotidien, car lorsqu'il étudie d'autres domaines plus ou moins en rapport avec son cours, il gagne du recul et son enseignement s'en ressent. Personnellement, je n'éprouve donc aucune "culpabilité" à défendre cette liberté.
Et si un prof de musique a parfois moins de préparation de cours, notamment en instrument, il a sa pratique personnelle, indispensable.

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Je crois, Julien, que Mihailovich ne parlait pas du type de "recherches" que l'on peut faire dans une "salle des profs". Il parlait de recherches universitaires, de rédactions d'articles pour des revues érudites, voire de livres (j'en ai moi-même publié plusieurs). Dans les années 80, les inspecteurs généraux voyaient encore d'un très bon oeil qu'un professeur du secondaire entreprenne une thèse pour garder le contact avec l'Université. Aujourd'hui, ils lui reprocheraient de fuir sa responsabilité pédagogique en se livrant à une recherche intellectuelle désintéressée.
Je sais, vous allez vous exclamer que j'ai du métier une vision totalement obsolète. Vous avez peut-être raison, et je ne le choisirai plus aujourd'hui. Mais, pour revenir à un échange antérieur, permettez que j'en aie ...la nostalgie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 octobre 2011

"JL et Christophe, je vous rejoins sur la réalité du métier (la fatigue causée par 18h de cours, qui plus est en collège) tout en maintenant mes arguments. Un bon prof ne se doit pas se contenter des contenus qu'il enseigne au quotidien, car lorsqu'il étudie d'autres domaines plus ou moins en rapport avec son cours, il gagne du recul et son enseignement s'en ressent. Personnellement, je n'éprouve donc aucune "culpabilité" à défendre cette liberté.
Et si un prof de musique a parfois moins de préparation de cours, notamment en instrument, il a sa pratique personnelle, indispensable."

Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Mais je suis en total accord avec vous !!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2011

photocop' et internet à volonté

Écrit par : Julien

Légende urbaine.

Écrit par : Moot | 12 octobre 2011

Je sais, vous allez vous exclamer que j'ai du métier une vision totalement obsolète. Vous avez peut-être raison, et je ne le choisirai plus aujourd'hui. Mais, pour revenir à un échange antérieur, permettez que j'en aie ...la nostalgie.
Écrit par : Sylvie Huguet | 12 octobre 2011

D'accord, ceci dit je répète ce que j'ai déjà dit: laissez la nostalgie aux artistes; pour les autres, en général, ça ne donne rien de bon (dans le meilleur des cas de la morosité et dans le pire du ressentiment ou de la haine).

JL et Christophe, je vous rejoins sur la réalité du métier (la fatigue causée par 18h de cours, qui plus est en collège) tout en maintenant mes arguments.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Je penche néanmoins pour l'argument de JL; je crois également que le seul argument que l'on puisse réellement avancer pour lutter contre le classique "les profs ne glandent rien", c'est bel et bien la fatigue mentale et émotionnelle engendrée par le fait de faire cours devant des jeunes (la préparation des cours est pénible les premières années, mais on finit quand même par faire du recyclage, ne serait-ce que pour réutiliser des cours qui ont fait leurs preuves). Ce n'est quand même pas tout à fait la même chose que d'être devant un ordinateur ou derrière un téléphone un café à la main...

Maintenant, il faut quand même reconnaître qu'il y a des abus: on a tous connus un ou une prof impossible à rencontrer (mes parents peuvent témoigner) et déguerpissant plus vite que son ombre à la fin des cours, comme les élèves bondissent de leur bureau à la sonnerie...

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Légende urbaine.

Écrit par : Moot | 12 octobre 2011

Non, non, je l'ai fait dans mon premier établissement. J'avoue même en avoir profité un peu (au prix de l'encre et du papier pour imprimante...). Évidemment, ça demande un peu de tactique et d'organisation pour éviter la queue interminable à la photocopieuse juste avant le premier cours de 8h...

Écrit par : Julien | 12 octobre 2011

Un bon prof ne se doit pas se contenter des contenus qu'il enseigne au quotidien, car lorsqu'il étudie d'autres domaines plus ou moins en rapport avec son cours, il gagne du recul et son enseignement s'en ressent. Personnellement, je n'éprouve donc aucune "culpabilité" à défendre cette liberté.
Et si un prof de musique a parfois moins de préparation de cours, notamment en instrument, il a sa pratique personnelle, indispensable.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011
Je souscris.
Le métier d'instit comme celui de prof sont des métiers d'intellectuels - et je vous prie de croire que les instits du GRIP ont un très haut niveau de culture - ce que ce projet des 35 heures vise à détruire, tout simplement. J'ai côtoyé, à l'occasion d'échanges scolaires des enseignants allemands et étatsuniens, si c'est ça qu'on veut, le socle commun suffira.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

Le métier d'instit comme celui de prof sont des métiers d'intellectuels - et je vous prie de croire que les instits du GRIP ont un très haut niveau de culture - ce que ce projet des 35 heures vise à détruire, tout simplement.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011


Je souscris également.
Le statut du maître en tant qu'intellectuel doit être réhabilité.

Le temps "libre" dont dispose l'enseignant, à cet égard, c'est aussi le temps de flâner dans les librairies, de lire ou de voyager, et ces différentes activités contribuent pleinement à la qualité de son travail.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011

Quant aux "prétendues recherches" que feraient les profs chez eux pour mettre à jour leurs cours, "et qui feraient qu'ils travaillent chez eux largement plus de 40 ou 50 heures", ce qui justifierait les seulement 15 ou 18 heures de cours effectifs, là aussi, il faut arrêter avec ce mythe: car si c'est certains peut-être sont écrasés de travail à la maison, la majorité des profs travaille "raisonnablement" chez eux, mais pas plus que ça, surtout avec l'expérience, quand les cours sont faits pour un bon bout de temps. Non, ce qui justifie un horaire de" seulement 15 ou 18 heures", c'est la densité de l'activité d'enseigner, c'est le fait que la présence devant élèves est en soi fatigante, et qu'à multiplier les heures de présence devant élèves, on épuisera tout simplement les réserves nerveuses des profs, encore plus vite quand les classes sont perturbées par quelques "connards" (parfois soutenus par un CPE complice, d'ailleurs).

Écrit par : JL | 12 octobre 2011
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Je vous approuve sur toute la ligne, JL !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 octobre 2011

Je suis professeur stagiaire dans un collège plutôt favorisé et je souhaitais voter pour le SNALC mais je n'ai pas pu avoir mon mot de passe par internet : on me précise qu'il y a une erreur sur l'identifiant ou le numen (ce qui est faux). J'ai essayé toute la journée et ça ne marchait pas. En fait avec tout le travail que j'ai en ce moment, j'avais complètement oublié de demander un mot de passe pour voter et c'est tout à l'heure en salle des profs qu'on me l'a rappelé.
Donc je ne pourrai pas voter apparemment...

Écrit par : ProfesseurStagiaire | 13 octobre 2011

http://www.voxnr.com/cc/politique/EFElFuAlFuxMpqChFN.shtml

Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011

Les professeurs contre l’Ecole

L’évolution du système éducatif dans notre pays est arrivée à un point tel qu’il est presque impossible de sauver quoi que ce soit de ce désastre, d’autant plus que le débat n’a pas vraiment eu lieu, que la caste des pédagogues a pris le pouvoir au sein du système, et que les décisions sont arrêtées ailleurs que dans les instances souveraines de la Nation. A qui s’étonnerait que les partis gouvernementaux soient, depuis des lustres, incapables de produire un programme éducatif digne de ce nom, et se contentent de modifier à petites doses mesurées la forme et le contenu de l’enseignement, il faudrait souligner à quel point un tel projet existe, mais dans les logiciels des instances libérales internationales, comme l’OCDE, qui ne visent pas moins qu’à promouvoir l’intégration à la logique économiste, et à déraciner définitivement les consciences pour les formater à l’idéologie mondialiste. Cette utopie totalitaire se pare bien entendu des séductions les mieux pourvues en bonnes intentions, et ce n’est pas le moindre des paradoxes que les militants libertaires aient donné les gages politiques et éthiques nécessaires à l’arraisonnement libéral d’une institution qui a toujours été destinée à sauvegarder la beauté, la gratuité et l’humain dans un monde soumis aux pressions les plus destructrices.
D’innombrables analyses ont vu le jour pour tenter de dénoncer cette entreprise mortelle pour notre avenir en tant que peuple libre, et la polémique a fait rage, bien vainement, à vrai dire. Car cela fait longtemps que, dans notre pays, et même en Europe, aucun débat n’est plus possible, comme l’a montré le référendum confisqué de 2005 sur la constitution européenne, et singulièrement dans le domaine éducatif, où se conjuguent les réflexes militants, voire fanatiques, et des stratégies arrivistes, propres à des individus qui ont vu dans le pédagogisme une bonne occasion de faire avancer leurs carrière. C’est là, à vrai dire, un mal français, traditionnel dans notre Histoire, où la bureaucratie la plus imperméable au doute s’est souvent targuée de faire le bien en considérant les administrés comme un peuple colonisé. Même le pouvoir n’y peut mais. Ainsi De Robien a-t-il essuyé, il y a quelques années, l’humiliation de voir les bureaux du ministère, et tout l’appareil, prendre le contre-pied de ses velléités de retrouver un peu de bon sens dans l’apprentissage de la lecture.
Toutefois, on ne s’est pas posé des questions fondamentales sur le succès maintenant quasi définitif de cette entreprise de démolition. Comment le corps social, les parents, les décideurs politiques, les acteurs culturels, les intellectuels, et, plus singulièrement, les enseignants eux-mêmes, ont-ils pu accepter un état des choses qui, pour le moins, est consternant, et dont tout le monde, sauf certains cyniques, s’accorde à dire qu’il est parvenu à une ruine catastrophique ? Il est certain que nous nous heurtons à un non dit, parce que, d’une certaine manière, existent des connivences de fond, voire une complicité plus ou moins explicite. Pourquoi en effet les professeurs, pourtant si véhéments quand il s’agit de leurs retraites, n’ont-ils pas réagi face au désastre annoncé ? Pourquoi les syndicats, loin de s’opposer à une évolution dont tout être sachant penser pouvait prévoir les conséquences, ont-ils au contraire nourri le dynamisme par une rhétorique égalitariste ? Pourquoi la souffrance des enseignants, subie de façon si douloureuse, et les cris d’angoisse souvent proférées dans les salles de profs, n’ont-ils abouti à rien, et, au contraire, se sont transformés en soumission plus ou moins consentie ?
C’est là un mystère à vrai dire. Mais à y regarder de près, on peut y trouver une explication, ou plutôt différentes raisons qui prennent racine dans l’histoire du corps enseignant.
D’un point de vue sociologique, l’instituteur et le professeur appartiennent aux classes moyennes. Leur situation économique et sociale s’est améliorée durant les trente glorieuses, en fonction des nécessités de massification de l’enseignement, et du besoin qu’on avait d’enseignants mieux formés et motivés. Il faut ajouter à ce constat que ces enseignants, pour beaucoup d’entre eux, sont issus de familles liées au milieu, qu’ils vivent souvent en couple, et que leur pouvoir d’achat et leurs habitus ont contribué à créer une niche culturelle spécifique, que la garantie de l’emploi, grâce au statut de fonctionnaire, a solidifiée, sinon pétrifiée. Certes, la massification de l’Ecole a comporté des effets pervers. Le métier s’est dégradé, l’autorité du corps s’est dépréciée aux yeux des parents et des élèves, la valeur de la culture transmise a été dévalorisée, et, conséquemment, les revenus ont tendu à baisser en proportion d’un respect déclinant. A terme, le métier se transformant en « coaching » éducatif et en mission éducative, il est prévisible que les « avantages » matériels ou symboliques vont fondre rapidement, phénomène qui devient de plus en plus manifeste. Toutefois, l’effet « niche » a joué, et a encore préservé un minimum de confort chez ceux qui n’ont pas la malchance d’être contractuels. Il est fort à parier que le corps professoral réagira quand les « privilèges », pas seulement pécuniaires, comme les vacances, le temps hebdomadaire de travail etc., seront vraiment mis en cause, bien qu’une telle fatalité soit annoncée depuis longtemps. Mais combien restera-t-il d’enseignants titulaires ? et quel sera leur degré de combattivité ?
Il est néanmoins assuré que les « grands récits » s’étant estompés à l’orée des années 80, avec le substrat idéologique qui pouvait faire de maints enseignants des contestataires, et la société de consommation, avec ses lâchetés, sa veulerie, sa laideur, sa vulgarité, ayant colonisé l’ensemble de la société, les petits bourgeois que sont les profs ne pouvaient échapper à cet anéantissement des réflexes immunitaires, et à la corruption universelle. Dans les salles des profs, on parle davantage du e-commerce que des Indiens du Chiapas, n’en déplaise à José Bové.
Un autre facteur, et non des moindre, a accéléré la dislocation d’un projet éducatif, qui prend ses sources dans la Grèce antique : c’est la dépolitisation des enseignants. Nous sommes loin de la contre-culture des années soixante, et de la prédominance du parti communiste dans l’intelligentsia. Contrairement à ce que peuvent penser des gens de droite, la gauche n’est pas si populaire dans les écoles. En tout cas ne s’agit-il pas de cette gauche qui agissait contre l’argent, mais de celle qui se nourrit de la bienpensance conformiste actuelle, qui va des droit de l’homme au mariage des homosexuels, en passant par les sans papiers et l’anti-racisme. Autrement dit, le prolétariat, les pauvres autochtones ont disparu des imaginations et des paroles, au profit d’un vague sentimentalisme qu’on arbore par acquis de conscience. Mais le virus gaucher est toujours présent. Non certes dans sa traduction positive, marxiste ou communiste, mais dans la détestation de tout ce quoi, de près ou de loin, ressemble à des racines indigènes. Il est resté, chez des semi-intellectuels pourvus de quelques diplômes, ce réflexe encouragé par des médias dont on suit quotidiennement la logorrhée, sans esprit critique, de l’universalisme abstrait, de la fascination de l’ « Autre », de la survalorisation de légendes blanches ou noires, de ce mélodrame historique colporté par les idéologues du système, qui permet de justifier des pratiques que tout être sains condamnerait au nom du bon sens. Les élèves sont vus comme des victimes, la culture – dédaignée comme source d’injustice et d’inégalité, ou tout simplement parce qu’on n’en a pas le goût– est rejetée, dans la mesure même où on ne lit plus depuis belle lurette, et qu’on partage la sous-culture américanisée avec ses propres élèves. Ajoutons à cela que les humanités, quand elles n’ont pas été trahies par ceux qui devraient les défendre (il faut savoir que la moitié des certifiés n’ont pas passé le concours externe), passent après des disciplines plus « valorisantes » et « intégratrices », et des pratiques « maternelles », « protectrices », indulgentes pour les faiblesses humaines, sa paresse, sa propension au plaisir, et qu’il est devenu presque honteux de se prévaloir des grands textes, des auteurs, du patrimoine culturel de notre pays, au risque d’être déconsidéré par ce terme rédhibitoire d’ « élitiste ».
Au point donc que les principaux ennemis des professeurs, qui n’ont jamais pris la peine de s’informer, de lire les rapports, d’écouter les Cassandre, sont les professeurs eux-mêmes.

Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011

Au point donc que les principaux ennemis des professeurs, qui n’ont jamais pris la peine de s’informer, de lire les rapports, d’écouter les Cassandre, sont les professeurs eux-mêmes.
Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011

C'est beau... comme un discours de la Marine ;-)
Et puis faut être con pour jouer les Cassandre; tout le monde sait bien qu'on ne les écoute jamais.

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Journée de formation hier.
Thème : la mise en oeuvre des compétences dans le cadre du socle commun.

Le travail de sape continue inexorablement.

Écrit par : :-[ | 13 octobre 2011

Un bon prof ne se doit pas se contenter des contenus qu'il enseigne au quotidien, car lorsqu'il étudie d'autres domaines plus ou moins en rapport avec son cours, il gagne du recul et son enseignement s'en ressent.
Écrit par : mihailovich | 12 octobre 2011

Oui, mais voilà: "il se doit", certes, mais rien ne l'y oblige; qu'est-ce que vous savez de ce que font vos collègues en dehors des heures de cours ? Je crains que ce soit un argument massif pour faire remarquer qu'on ne sait pas à quoi sert une partie du salaire des profs...

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Oui, mais voilà: "il se doit", certes, mais rien ne l'y oblige; qu'est-ce que vous savez de ce que font vos collègues en dehors des heures de cours ? Je crains que ce soit un argument massif pour faire remarquer qu'on ne sait pas à quoi sert une partie du salaire des profs...

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Procès d'intention.

Écrit par : mihailovich | 13 octobre 2011

"Oui, mais voilà: "il se doit", certes, mais rien ne l'y oblige; qu'est-ce que vous savez de ce que font vos collègues en dehors des heures de cours ? Je crains que ce soit un argument massif pour faire remarquer qu'on ne sait pas à quoi sert une partie du salaire des profs..."

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Procès d'intention.

Écrit par : mihailovich | 13 octobre 2011

D'une part.
D'autre part, je ne vois pas en quoi le fait de les parquer trente-cinq heures dans leur établissement rendra ceux que vous semblez pointer du doigt comme plus "productifs", Julien !!!
Sauf, peut-être, à leur faire lire les oeuvres complètes de Philippe Meirieu le pistolet sur la tempe pendant ce laps !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011

C'est beau... comme un discours de la Marine ;-)

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Les fachos de Voxnr sont à l'extrême-droite de la Marine.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

"Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont sauvé le monde de la crise", (Eric Besson, à l'instant, sur France-Inter).

A part ça, on va évaluer les "comportements à risque" chez les enfants de maternelle. :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Ben oui, c'est bien connu qu'on n'est jamais sauvé que par ceux qui nous ont mis dans la mouise, c'est comme dans l'EN, si elle va si mal c'est parce qu'on n'a pas assez pédogogolisé, alors allons-y gaiement et ce ne sont pas les deux fromages qui vont prétendre autre chose !

Écrit par : pluskacé | 13 octobre 2011

@ Rythmes scolaires
Très bonne chronique vidéo de Natacha Polony sur le site du Figaro.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Le temps "libre" dont dispose l'enseignant, à cet égard, c'est aussi le temps de flâner dans les librairies, de lire ou de voyager, et ces différentes activités contribuent pleinement à la qualité de son travail.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2011

Excellent !!!
C'est comme si j'expliquais à " mes " éleveurs qu'ils doivent rémunérer mon temps libre car une randonnée sur les pâturages de Haute Savoie ou de l'Aubrac, ou une flânerie sur un marché paysan contribuent à la qualité de mon travail, ce qui est vrai d'ailleurs.
(Ça a un nom, d'ailleurs, ça s'appelle la passion du métier, et il en est de même pour tous, qu'ils soient ingénieurs TPE et franchissent un rond-point, ou cheminots et contemplent une gare de triage ).
Je ne vois pas trop le rapport avec les 35 heures, même si je n'y suis pas franchement favorable, les locaux scolaires étant notoirement inadaptés à ce choix et le coût d'adaptation trop lourd à porter.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2011

Cette fois, y'a vraiment le feu... ... :-((((((((((

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

On va faire appel à Sébastien Clerc.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

«On leur répondra aussi que le métier de professeur s'apparente plutôt à celui d'acteur plutôt qu'à celui de rond-de-cuir et qu'il serait insensé de parquer les acteurs à longueur de journée dans leur théâtre.»

Je serais vous, je me méfierais de cet argument : c'est un coup à se retrouver avec un régime du type intermittent du spectacle.

Écrit par : clairedesbois | 13 octobre 2011

Cher Monsieur Brighelli,

Je suppose que vous suivez, comme nous, la tragédie qui vient de se produire au lycée de Béziers. Il y aura beaucoup à dire sur les articles -- et les commentaires -- du Midi Libre.

Bien à vous,

chartreux

Écrit par : chartreux | 13 octobre 2011

D'après ce que je lis, la collègue qui a tenté de s'immoler était "peu aimée", ne "s'occupait pas des élèves en difficulté, préférant les exclure pour faire travailler les autres", se refusait à la discussion lors des réunions avec les parents d'élèves...

Vous allez voir que sa tentative de suicide sera considérée comme une grave faute professionnelle et lui vaudra des sanctions.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2011

Ce n'est pas vrai que FO est associé au processus de laminage des petits syndicats : la preuve, FO a refusé (comme la CFTC) de signer les accords de Bercy, dont les annexes contiennent les nouvelles clauses de représentativité.
J'ajoute que ces annexes contiennent d'autres bombes dont vous ne parlez pas (ni le SNALC) : donner le pouvoir aux CT de contractualiser à l'échelle des académies en dérogeant aux statuts (par exemple décider que les certifiés de telle académie devront désormais un service de 19 h au lieu de 18) et transformer les CAP en instances de recours individuel. Quant à Bernard Kuntz, s'il a rejoint Fo, c'est parce que le SNALC s'est affilié à la CTFC, qui est une organisation confessionnelle, alors que FO est laïque. Enfin, je suis désolé, mais FO défend l'enseignement disciplinaire et l'idée d'instruction par la transmission des savoirs. Alors, monsieur Brighelli, informez-vous ailleurs qu'au SNALC et arrêtez de nous calmonier (oui je suis à Fo et j'en suis fier). Si vous voulouez un syndicat libre, laïc, revendicatif et acharné à défendre l'école républicaine et la transmission des savoirs, votez FO.

Écrit par : sébastien fray | 13 octobre 2011

calomnier ... désolé

Écrit par : sébastien fray | 13 octobre 2011

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111013.OBS2362/une-professeur-tente-de-s-immoler-par-le-feu-dans-un-lycee-de-beziers.html

Bien entendu c'est de sa faute : elle voulait boucler son programme, faire travailler les élèves.

Quant au soutien de son administration...

Tiens, une histoire, du temps (antédiluvien) où j'étais un jeune pion inexpérimenté et chaud-bouillant. J'avais donné cent lignes à un élève. Celui-ci furieux fonce chez le directeur (j'étais dans le privé) pour se plaindre. je le rejoins.
- Monsieur B..., que pensez-vous de ce que me dit X ?
- Je pense que ma punition est justifiée, qu'il a tort de se plaindre et qu'en conséquence, je demande le double, soit deux cent lignes.
- Accordé.

Vous imaginez une telle scène aujourd'hui ? Pas moi qui, entrant dans le bureau mon dernier directeur avec un problème d'élèves, en ressortais ainsi : c'était moi le problème.

Écrit par : PMB | 13 octobre 2011

@ TEST
Un citation détournée comme je les aime bien.

Anne Coffinier écrit :
Du point de vue de la justice, il suffit pour condamner cette école que, enseignant la doctrine de quelques-uns, elle soit payée par tous et obligatoire pour tous, en particulier pour ceux qui n'ont aucun moyen de se défendre contre ses inventions, ses conjectures, ses frénésies et ses fanatismes.
L'école de quelques-uns doit être payée par quelques-uns.
L'école que tous paient ne doit enseigner que ce qui peut être admis et approuvé par tous. Il n'y a pas à sortir de là.
Un enseignement moral dressé contre les mœurs sociales, un enseignement historique dressé contre le passé du genre humain et contre la gloire de la nation, voilà ce qu'aujourd'hui le contribuable français est obligé de subventionner et, qui plus est, d'avouer, d'autoriser, de patronner au nom de la France ! Voilà ce que commande et impose, pour ses fins d'intérêt propre, le petit groupe qui s'est emparé de l'État, à l'ensemble des autres Français. Mais, plus l'exigence est absurde et inique, plus le moindre murmure qu'elle soulève soulève aussi l'indignation dans le groupe des profiteurs. Que l'État ne recommande plus, ne subventionne plus des doctrines qui le détruisent, que le contribuable non roussien, non kantien et non monodien ne soit plus astreint à payer les frais du culte monodien, kantien et roussien, ces prétentions si justes, si naturelles et si simples donnent des attaques de nerfs au petit groupe conquérant qui trouve si commode de nous faire payer pour lui !"

En fait, de qui est-ce ?

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

@ De qui est-ce ?
cette école est une très mauvaise école. Du point de vue de la justice, il suffit pour condamner cette école que, enseignant la doctrine de quelques-uns, elle soit payée par tous et obligatoire pour tous, en particulier pour ceux qui n'ont aucun moyen de se défendre contre ses inventions, ses conjectures, ses frénésies et ses fanatismes.
L'école de quelques-uns doit être payée par quelques-uns.
L'école que tous paient ne doit enseigner que ce qui peut être admis et approuvé par tous. Il n'y a pas à sortir de là.
Un enseignement moral dressé contre les mœurs sociales, un enseignement historique dressé contre le passé du genre humain et contre la gloire de la nation, voilà ce qu'aujourd'hui le contribuable français est obligé de subventionner et, qui plus est, d'avouer, d'autoriser, de patronner au nom de la France ! Voilà ce que commande et impose, pour ses fins d'intérêt propre, le petit groupe qui s'est emparé de l'État, à l'ensemble des autres Français. Mais, plus l'exigence est absurde et inique, plus le moindre murmure qu'elle soulève soulève aussi l'indignation dans le groupe des profiteurs. Que l'État ne recommande plus, ne subventionne plus des doctrines qui le détruisent, que le contribuable non roussien, non kantien et non monodien ne soit plus astreint à payer les frais du culte monodien, kantien et roussien, ces prétentions si justes, si naturelles et si simples donnent des attaques de nerfs au petit groupe conquérant qui trouve si commode de nous faire payer pour lui !"

Coffinier ?

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Je suppose que pour garder sa bonne conscience, le proviseur du lycée (ou le principal du collège) - homme ou femme -, va trouver tous les motifs possibles pour expliquer le geste du professeur (oui, je sais qu'il s'agit d'une femme) et se dédouaner sans coup férir. Ce chef d'établissement dormira sur ses deux oreilles ce soir, j'en fais le pari.

Nous en avons l'habitude. Ce fut le cas en 2005 (je crois) lorsqu'une jeune femme, professeur d'arts plastiques, s'est fait poignarder par un élève. La femme proviseur a trouvé plusieurs raisons qui mettaient en cause le professeur (sa tenue vestimentaire aguichante, etc.). Elle semblait prête à demander à ce professeur de ne pas déposer de plainte !

Je reviens au tragique événement de ce jour (je le trouve tragique, que la collègue survive ou non).
Si on l'avait laissée s'occuper uniquement des élèves qui suivent et laisser en paix ceux qui étaient largués [et qui n'auraient pas dû être dans cette classe, par exemple, s'il s'agit d'une terminale scientifique et qu'ils ignorent que (a+b)2 = a2 + 2 ab + b2)], elle n'en serait pas arrivée à ce geste de désespoir profond.
De toute façon, on ne me fera pas croire que les élèves qui lui pourrissaient la vie étaient des anges, et l'on n'y parviendrait pas davantage si j'étais croyant.
Tant qu'on contraindra les professeurs à subir des élèves trop faibles qui ne pensent qu'à s'amuser, à gêner les professeurs, on ne progressera pas.
Les bons élèves pâtissent de cette situation.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 octobre 2011

Magnifique article dans Le Monde (édition abonnés dirait-on), où l'on apprend que "Face aux difficultés rencontrées par les élèves et leur famille, beaucoup d'instituteurs et de professeurs ne peuvent plus fermer les yeux. Ils agissent au quotidien, au cas par cas... et réclament une redéfinition de leur mission d'enseignant." Qu'elle inclue enfin l'hébergement obligatoire, l'aide au remplissage de formulaires administratifs en tous genres, l'ingérence dans la vie des familles, etc. ! Et apparemment, qu'elle se débarrasse enfin de "l'application mécanique des programmes", puisque instruire, c'est quand même secondaire, et ce n'est vraiment pas de ça qu'ont besoin les petits pauvres.


C'est une histoire invisible comme il s'en déroule plus qu'on ne croit au sein des établissements scolaires. Mi-juin, une mère de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) se retrouve à la rue avec ses deux enfants, après deux mois éreintants passés à changer d'hôtel aux quatre coins de la région parisienne. Elle s'appelle Makoni, et elle a fui l'appartement familial, où son compagnon la tabassait depuis plusieurs années. Contrainte d'appeler le 115 pour subvenir à son hébergement, elle s'entend dire par le SAMU social, ce jour-là, qu'il n'y a "plus de place". Hôtels et foyers affichent tous complet.

Pas le choix : une cage d'escalier de la cité des 4 000 servira de cambuse improvisée. Le lendemain, Makoni croise par hasard la directrice de l'école Paul-Langevin, où son fils et sa fille terminent leur CM1. Françoise Tirante prend des nouvelles de la jeune mère, dont elle connaît la situation précaire, et comprend illico que les choses ont empiré.





"Devant l'urgence, raconte l'enseignante, on a commencé à en parler avec quelques collègues. Et puis, très vite, l'une d'entre nous a proposé d'héberger les enfants chez elle." Le conseil d'école est convoqué dans la foulée, et décision est prise de se cotiser pour payer une semaine d'hôtel à la famille. "On voulait qu'ils puissent se poser un peu", explique Françoise Tirante. "On les voyait tous les matins fatigués d'être trimballés à gauche et à droite. Ils n'en pouvaient plus", se souvient Maïté Gallois, l'institutrice du garçon, pour qui "laisser des enfants à la rue" est aussi "intolérable" que de les voir "perdre leur sourire".

Intolérable, oui. De là à suppléer les organismes sociaux, le pas est grand cependant. Un enseignant a-t-il une autre mission que d'enseigner, c'est-à-dire transmettre des connaissances, dans ce sanctuaire qu'est l'école ? Héberger chez soi des élèves en grande difficulté fait-il partie du "job" ?

"Celui qui veut se contenter de son rôle d'enseignant ne doit pas venir travailler ici", tranche Françoise Tirante, qui est en poste depuis 1977 à La Courneuve. "Ici, poursuit-elle, on passe notre temps à résoudre des difficultés, à faire face à la précarité de nombreuses familles qui ont du mal à boucler les fins de mois." C'est avec la même conviction d'être dans son rôle que la directrice a entamé les démarches administratives pour que les enfants de Makoni puissent partir en vacances, cet été, avec les services municipaux.

Autres ZEP, autres régions, autres niveaux scolaires... Mais une problématique identique. A la maternelle Henri-Wallon de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), la directrice Sylvie Lenoble consacre elle aussi une bonne portion de son énergie à démêler des noeuds et à régler des problèmes extrascolaires, autant d'activités "dont on me dit parfois qu'elles ne font pas partie de mon métier", soupire-t-elle. Le jour de la rentrée, elle passera deux heures à aider une maman à trouver un système de garde pour son enfant. Le soir même elle téléphonera encore à droite et à gauche afin d'aider un autre parent d'élève ayant perdu son emploi. Rien, bien sûr, ni circulaire ni directive, n'oblige Sylvie Lenoble à passer des coups de fil au-delà de 22 heures.

Comme rien n'oblige Olivier Gibergues, professeur des écoles en CP à Montpellier, à fournir des cartables à ses élèves, à la faveur d'un partenariat mis en place avec un fabricant du coin. A l'école du quartier Figuerolles, 70 des 130 enfants inscrits sont suivis par les services sociaux, et "40 à 45 % des élèves ont des parents sans emploi", indique l'enseignant.

Appliquer mécaniquement le programme et ne pas tenir compte du contexte environnant est une aberration à laquelle Olivier Gibergues se refuse d'adhérer. C'est aussi pour cela qu'il a créé, dans sa classe, une séance de libération de la parole appelée "Quoi de neuf ?", et ne figurant dans aucun manuel. "C'est un moment où les enfants peuvent vider leur sac, mais aussi dire ce qui est positif, détaille-t-il. Ici, les problèmes ont besoin de sortir. Il arrive que, en plein cours, les gamins prennent la parole pour dire : "Cette nuit, j'ai été réveillé par le patron de maman qui frappait fort à la porte." Ou : "J'ai mal dormi car il n'y avait pas de carreau à la fenêtre." Ou encore : "Papa est rentré bourré."" Parfois, Olivier Gibergues a "presque envie de faire semblant de ne pas avoir entendu" : "On ne peut évidemment pas laisser la classe comme ça. Il faut dédramatiser cette violence et aider les enfants à canaliser leur souffrance. Beaucoup viennent à l'école avec les problèmes de la maison."

Quand ce ne sont pas les problèmes de... la terre entière. Dans le quartier populaire de la Rabaterie, à Saint-Pierre-des-Corps, le groupe scolaire Henri-Wallon a vu sa population se diversifier considérablement ces quinze dernières années, au fil des vagues d'immigration liées aux bouleversements internationaux. Conséquence : "Tout ce qui se passe dans le monde, que ce soit en Afrique ou dans les pays de l'Est, a des répercussions sur des quartiers comme le nôtre et donc sur l'école, indique Sylvie Lenoble, dont l'établissement compte une douzaine de nationalités. Les familles arrivent avec leurs histoires passées, les guerres qu'elles ont pu traverser, les horreurs parfois qu'elles ont pu vivre et une incertitude totale par rapport au lendemain."

Afin d'anticiper les problèmes, l'école Henri-Wallon multiplie les rencontres, ateliers, discussions et autres goûters en dehors du temps scolaire. "L'informel compte énormément. Il permet de créer des contacts plus détendus avec les parents et de faire en sorte que ceux-ci se sentent accueillis. Pendant des années, j'ai beaucoup "travaillé" en faisant mes courses, en discutant avec les parents à côté du congélateur du supermarché", raconte la directrice. Après sa 33e rentrée sur place, elle se trouve des ressemblances avec "ces instits de campagne qui, autrefois, étaient totalement intégrés dans le village. Sauf que moi, c'est dans le quartier". Si elle le pouvait, l'enseignante appliquerait ce souhait d'Albert Jacquard d'écrire au fronton de chaque école : "Ici, on enseigne la rencontre."

Voire mieux : la solidarité, comme en ce matin de 2006 qui vit une famille du Kazakhstan, en attente d'une réponse à sa demande de droit d'asile, manquer de se faire expulser de son logement. L'école n'avait pas hésité à se mobiliser afin de lui éviter de dormir dehors. Un plâtrier turc avait même trouvé un emploi au père de famille. L'affaire, évidemment, avait fait débat au sein du milieu scolaire : jusqu'où l'école peut-elle aller face aux difficultés des parents d'élève ? Quelle distance le corps enseignant doit-il maintenir à l'égard d'enfants dont il a la responsabilité quatre jours par semaine ? Sylvie Lenoble, elle, avait reçu une lettre de son inspecteur de circonscription lui rappelant qu'elle n'avait pas à intervenir en pareil cas.

Un an plus tard, une autre histoire devait faire plus grand bruit encore, sur le plan national : le placement en garde à vue d'une institutrice parisienne qui s'était interposée entre des parents et des policiers lors de l'interpellation d'un ressortissant chinois (en situation irrégulière) venu chercher sa petite-fille à la sortie de l'école. Si aucune poursuite ne fut engagée contre elle, l'idée que des profs puissent revendiquer un "droit à s'engager" allait alors faire tache d'huile. Mais de manière peu concertée et relativement empirique, vu l'ampleur des champs d'intervention concernés. S'opposer juridiquement à une reconduite à la frontière, endosser le costume du travailleur social, combler les manques d'une mère absente ou d'un père violent ne sont pas choses qui s'improvisent.

"On n'a pas été formés à gérer ce type de situations, mais à appliquer le programme, point barre !", déplore Olivier Gibergues. "Beaucoup de collègues ne savent pas comment aller à la rencontre des parents, ce qui est pourtant la première chose à faire en maternelle, note Sylvie Lenoble. Pourquoi ne pas mettre en place des formations d'entretien avec les parents dans le cursus des enseignants ?" Autant de points qui devraient nourrir un des débats majeurs de la présidentielle : la redéfinition de la mission des enseignants.

Une note "sociale", comme c'est le cas dans certains pays d'Europe du Nord, doit-elle compléter le bagage du pédagogue ? "Le professeur est celui qui amène un élève d'un point A à un point B. Le point B consiste-t-il, pour l'enfant, à obtenir un diplôme ? Ou s'agit-il de l'aider à se construire, voire se reconstruire ?, demande Armelle Gardien, documentaliste, l'une des chevilles ouvrières de Réseau éducation sans frontières (RESF). Je ne crois pas qu'un enseignant puisse encore se limiter à la transmission des connaissances. Il lui faut s'adapter au public, tout en étant vigilant à ne pas jouer le rôle du papa ou de la maman, ni des professionnels qui ont les compétences."

Créé en 2004 et fort aujourd'hui d'un listing de 36 000 sympathisants (profs, parents, militants associatifs...), RESF continue plus que jamais à mobiliser ses forces au cas par cas, comme actuellement autour d'un jeune Marocain d'un lycée professionnel des Hauts-de-Seine ayant reçu une obligation de quitter le territoire, et qui - pur hasard - se trouve être le meilleur élève de sa classe. "Voir cet élève partir serait la négation de ce que l'on entreprend, appuie Armelle Gardien. On ne peut pas, d'un côté demander aux jeunes d'avoir confiance dans la parole des adultes et de croire à la construction d'une société plus juste, et de l'autre côté fermer les yeux le jour où ils se retrouvent sur la case départ."

- "Même s'ils sont en situation irrégulière ?", demande-t-on.

- "Même s'ils sont en situation irrégulière, oui", répond-elle.
Frédéric Potet et les journalistes d'"Une année en France"
Article paru dans l'édition du 14.10.11

Écrit par : Anne M. | 13 octobre 2011

"Même s'ils sont en situation irrégulière ?", demande-t-on.

- "Même s'ils sont en situation irrégulière, oui", répond-elle.
Frédéric Potet et les journalistes d'"Une année en France"
Article paru dans l'édition du 14.10.11
Écrit par : Anne M. | 13 octobre 2011

Il y aurait beaucoup à dire sur cet article.
Car enfin, dans la banlieue ouvrière où je suis né, l'école suivait les programmes, ce qui n'empêchait pas d'accueillir les enfants des républicains espagnols en 1938, ni ceux des immigrés d'Europe de l'Est chassé par on sait qui, ni les enfants des mineurs en grève en 1948, ni de s'occuper d'instruire les enfants des militants FLN du bidonville de Nanterre. Il est vrai que dans cette époque reculée, les programmes tenaient debout et qu'on n'avait pas versé dans la patouille humanitééééére.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Et le pire avec cet évènement tragique, c'est que cela ne remettra strictement rien en cause ! Les élèves et les parents continueront à prétendre faire la loi dans les établissements.

Écrit par : pluskacé | 13 octobre 2011

Trouvé sur le forum de Libé :

13 octobre 2011 à 15:26
cyrano58
Demain, les réactions...

- Le ministre (avec un air con passé) dénoncera un drame "inacceptable" qu'il condamne "avec la plus grande fermeté!", expression consacrée par les politiques quand arrive un drame dont ils se foutent et qu'ils n'ont rien fait pour empêcher.
- Le recteur déclarera que l'enseignante connaissait des "difficultés personnelles et d'ordre privé" qui expliquent son geste, histoire de se dédouaner de ses responsabilités tout en insinuant perfidement que la victime était une dépressive à moitié cinglée.
- Le chef d'établissement, encore plus Ponce-Pilate que le recteur, dira que cette enseignante avait des "problèmes relationnels avec les élèves" et qu'il s'agissait "d'une prof à l'ancienne", sous-entendant sournoisement qu'elle était une vieille réac qui préférait apprendre les maths aux élèves plutôt que jouer avec eux au prof-copain démago.
- Les syndicats enseignants crieront au scandale et exploiteront ce drame pour dénoncer la politique gouvernementale en matière d'éducation; croyant ainsi se concilier la reconnaissance de la gauche...qui, comme d'habitude, les fera cocus une fois élue.
- Les collègues de la martyre montreront leur schizophrénie, en pointant du doigt d'une part la dégradation des conditions de travail, et en plaignant d'autre part les élèves "traumatisés" par ce geste...syndrome de Stockholm oblige!
- Quant aux élèves, parmi les mêmes qui ont harcelé moralement et/ou physiquement cette enseignante, un bon nombre s'enverront sur leurs téléphones portables le film qu'ils ont pris de leur prof en train de brûler.

Écrit par : PMB | 13 octobre 2011

Coffinier ?

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Maurras ?



Un système d'abêtissement
Il faut en finir avec le carnaval de la liberté de l'esprit.

Il faut en finir avec la plus sournoise mais la plus odieuse oppression intellectuelle qui ait pesé sur un pays.

Il faut en finir avec la théocratie kantienne et roussienne qui accable écoliers et contribuables français.

Il y avait autrefois, en France, deux livres de classe, très inégalement respectables, d'une antiquité inégale, d'une popularité inégale aussi en fait comme en droit, mais qui représentaient ensemble la somme de l'esprit national. C'étaient le Catéchisme diocésain et (l'adjonction est de Nisard 1) les Fables de La Fontaine.

Le catéchisme propageait tout l'essentiel de la morale et de la religion, il apprenait aux bambins ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter, et comment et pourquoi ; le pourquoi naturel et le pourquoi surnaturel, la raison du devoir, la sanction du devoir, et ces précisions réalistes n'empêchaient pas d'entrouvrir à l'intention des âmes les plus fines, ou peut-être, en vue des moments les plus heureux des âmes communes, le royaume supérieur de la grâce et du pur amour. Le curé de village qui enseignait ainsi la morale et la foi philosophait pour toute l'âme. Il en intéressait toutes les parties basses, moyennes ou sublimes. Ainsi agissait-il. Ainsi obtenait-il des résultats spirituels et moraux dont toute la vie de notre France témoigne. Mais l'école laïque a supprimé le catéchisme. Elle l'a remplacé. Elle a substitué au catéchisme le manuel de morale laïque. Elle a substitué à la morale catholique ce stoïcisme germanique de Rousseau et de Kant, qu'il est bien permis d'appeler le dégoût solide et durable de toute raison, l'écœurement fondamental de toute intelligence claire et de tout esprit bien constitué, le haut-le-cœur essentiel du simple bon sens. Le bien pur pour le bien sec ! Le devoir de croire au devoir ! L'absolu désintéressement « sur la terre comme aux cieux » à la racine de tous les actes méritoires ! La vertu si cruellement escarpée qu'il n'y ait d'autre accès vers elle que l'hypocrisie. Et, par bonheur, trop de pathos et de charabia pour être assimilé même en surface non seulement par les enfants, mais par leurs maîtres ! Au total, une fois sur dix, éducation pervertie, neuf fois sur dix, néant d'éducation, d'où il résulte que le « petit sauvage » demeure inéduqué et qu'il se produit un formidable développement de criminalité dans l'enfance et dans la jeunesse

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2011

Ex prof, je suis contre l'allongement du temps de travail des profs, simplement parce que j'aimerais bien que mes enfants aient de vrais cours, pas de la garderie.

Et surtout, même si ça fait plaisir aux beaufs de base de "mettre les profs au travail", j'aimerais bien savoir en quoi cette mesure va arranger la crise des vocations (parce que là je prévois hémorragie massive et démissions en masse)...

Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

D'une part.
D'autre part, je ne vois pas en quoi le fait de les parquer trente-cinq heures dans leur établissement rendra ceux que vous semblez pointer du doigt comme plus "productifs", Julien !!!
Sauf, peut-être, à leur faire lire les oeuvres complètes de Philippe Meirieu le pistolet sur la tempe pendant ce laps !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Dites, est-ce que vous m'avez vu écrire "on va enfin mettre ces fainéants au boulot à 35h !" ??? Je condamne cela tout autant que vous, mais je dis juste que:
1- ce n'est pas évident pour tout le monde de comprendre ce que c'est que de faire cours (sérieusement) à une classe pendant 3h
2- l'argument du temps de préparation/cherche/etc. ne vaut pas grand chose car, comme je l'ai dit, c'est invérifiable et impossible à comptabiliser (et que ce n'est donc pas un bon argument - du moins, il n'est pas imparable)
Si on veut défendre quelque chose, il faut quand même s'assurer que ses arguments tiennent la route, non ?

Ceci étant dit, Christophe, vous avez entièrement raison: ça ne changera rien du tout à la question de la "productivité" des profs (et c'est peut-être là-dessus que l'on devrait argumenter). Toujours est-il que, de mon point de vue, les 35h en établissement ce n'est pas non plus la fin du monde et qu'il y a quand même pire et plus urgent à combattre (comme la précarisation et la disparition à terme des concours).

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

C'est beau comme du Cadichon ! On dirait du Cadichon !

"Nous ne nous laisserons pas entraîner dans la diversion que peut désirer l'adversaire. Il ne s'agit nullement d'injurier les instituteurs, ni de les accuser d'antipatriotisme. Nous disons qu'ils sont des victimes. « Ils », c'est-à-dire leur très grande généralité. Leblaye est un instituteur antipatriote jusqu'à la trahison, comme Malvy, Turmel, Duval, Caillaux, Almereyda sont des radicaux et des socialistes antipatriotes qui ont poussé au même crime la logique de leur doctrine. Mais les fautes et les crimes sont personnels. Si, comme on le prétend, sur 150 000 instituteurs publics, il y en a 15 000 de communistes, n'ayant de patrie qu'à Moscou, c'est tout d'abord un grand malheur dont il faut demander compte au mode de formation de ces fonctionnaires publics. Comment s'y est-on pris pour qu'une élite populaire chargée d'enseigner au peuple l'État et la Nation, se soit ainsi tournée contre l'État et contre la Nation ?"

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2011

Procès d'intention.
Écrit par : mihailovich | 13 octobre 2011

C'est notre lot à tous. Qu'est-ce que vous croyez ? Mes clients qui s'imaginent que je roule sur l'or et découvre qu'en fait ils gagnent le double de moi; ça vaut son pesant de cacahuètes...

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

"découvrent"

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

Tout ça c'est de la bélinographie ... autrement dit du copier-coller en langue néo-plasique !

Écrit par : iPidiblue et les bélîtres de Bonnet d'âne | 13 octobre 2011

Au point donc que les principaux ennemis des professeurs, qui n’ont jamais pris la peine de s’informer, de lire les rapports, d’écouter les Cassandre, sont les professeurs eux-mêmes.

Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011


Sans mauvais jeu de mots, il faut bien reconnaître que certains profs sont... des ennemis de classe.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 octobre 2011

Pas la fin du monde les 35h. Les collèges que j'ai connus étaient ultra glauques. Parfois les élèves chiaient dans les couloirs. Il y avait juste une salle des profs mal chauffée. le seul moment où j'étais bien, c'est quand je préparais mes cours dans mon joli petit bureau chez moi. de toutes façons je faisais les photocop à mes frais car j'avais grillé mon forfait au collège. Pour moi les vacances et la possibilité de m'organiser et donc de m'occuper de mes mômes (comme beaucoup d'enseignantes) c'était vraiment l'unique avantage que m'a fait hésiter à donner ma démission.
Si cette mesure passe, plus personne ne voudra être prof.

Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

"Parfois les élèves chiaient dans les couloirs." Flo

Avec les 35 h, on aura le temps de les torcher.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2011

j'adore votre humour Dugong.

Oui, hâtons -nous de rire de tout cela de peur d'être obligés d'en pleurer.

Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

Si cette mesure passe, plus personne ne voudra être prof.
Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

Oh, c'est déjà fait de toute façon. Et ma foi, si ça peut faire réaliser à certains que prof ce n'est pas une partie de plaisir entre-coupée de vacances, ce n'est peut-être pas plus mal...

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

"Si cette mesure passe, plus personne ne voudra être prof." Flo

Je pense que si. Ce ne seront pas les mêmes qu'avant.

Les nombreux recalés aux concours, notamment, seront prêts à beaucoup pour émarger au budget molochal.

De même, les nombreux invertébrés qu'il est convenu de nommer aussi "collègues" râleront mais iront lécher la main qui les nourrira tandis que l'autre les bastonnera pour qu'ils stabulent sans remuer.

Ecoeurant troupeau.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2011

je ne comprends pas bien votre point de vue Julien vous pouvez développer? Vous trouvez les profs privilégiés actuellement? Pour ma part j'ai trouvé que se reconvertir de l'EN était difficile, on n'est pas forcément mieux payé, en tous cas au début, en revanche on gagne en reconnaissance sociale et en qualité de vie, les autres vous respectent plus, on trouve également plus facilement un travail plus près.

Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

Je suppose que vous suivez, comme nous, la tragédie qui vient de se produire au lycée de Béziers. Il y aura beaucoup à dire sur les articles -- et les commentaires -- du Midi Libre.

Bien à vous,

chartreux
Écrit par : chartreux | 13 octobre 2011

Je suis sûr qu'elle était dépressive-déprimée-en instance de divorce-mauvaise-pédagogue et j'en passe…

Parlons stats. Le taux de suicide chez les enseignants est de 39 / 100 000, contre 17,1 / 100 000 dans la population générale. Mieux que chez les flics. Mieux que chez France Telecom. Presque un par jour (sur 850 000 enseignants). Imaginez qu'on le dise à la télé, chaque fois qu'un prof se flingue. Là oui, on prendrait au sérieux notre sentiment de déconsidération…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

Au point donc que les principaux ennemis des professeurs, qui n’ont jamais pris la peine de s’informer, de lire les rapports, d’écouter les Cassandre, sont les professeurs eux-mêmes.

Écrit par : Claude Bourrinet | 13 octobre 2011


Sans mauvais jeu de mots, il faut bien reconnaître que certains profs sont... des ennemis de classe.
Écrit par : Daniel Arnaud | 13 octobre 2011


Vous savez à qui vous répondez ?


http://www.voxnr.com/services/presentation.shtml

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Parlons stats. Le taux de suicide chez les enseignants est de 39 / 100 000, contre 17,1 / 100 000 dans la population générale. Mieux que chez les flics. Mieux que chez France Telecom. Presque un par jour (sur 850 000 enseignants). Imaginez qu'on le dise à la télé, chaque fois qu'un prof se flingue. Là oui, on prendrait au sérieux notre sentiment de déconsidération…
JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

D'où viennent ces données ? À ma connaissance, il n' y a pas d'enquête sur le taux de "suicidité" en France.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Imaginez qu'on le dise à la télé, chaque fois qu'un prof se flingue. Là oui, on prendrait au sérieux notre sentiment de déconsidération…
JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011


Je souscris.

Ce qui supposerait bien sûr que les syndicats enseignants comblent leurs 30 ans de retard, se saisissent de ces questions, et fassent un réel travail de communication autour de ce sujet.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 octobre 2011

Ce sont des chiffres de l'INSERM (et qui remontent à 2002 : fais une projection aujourd'hui…)
voir
http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2011/03/19/suicides-leducation-nationale-plus-fort-que-france-telecom/
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

Au total, une fois sur dix, éducation pervertie, neuf fois sur dix, néant d'éducation, d'où il résulte que le « petit sauvage » demeure inéduqué et qu'il se produit un formidable développement de criminalité dans l'enfance et dans la jeunesse

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2011

Charles Péguy ?

Écrit par : Robin | 13 octobre 2011

Ce sont des chiffres de l'INSERM (et qui remontent à 2002 : fais une projection aujourd'hui…)
voir
http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2011/03/19/suicides-leducation-nationale-plus-fort-que-france-telecom/
JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011
Je connaissais l'étude de l'INSERM, mais en la matière faire des projections est plus qu'hasardeux.
Il y a aussi :
http://www.invs.sante.fr/publications/2010/suicide_activite_professionnelle_france/rapport_suicide_activite_professionnelle_france.pdf

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2011

Charles Péguy ?
Écrit par : Robin | 13 octobre 2011

Charles Maurras, Robin.
Voir à
http://maurras.net/textes/93.html

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Maurras, Action Française 1928

Écrit par : pluskacé | 13 octobre 2011

Sur la comparaison manque de considération chez France Télécom / dans l'Education nationale, j'avais mis en ligne cette publication (c'était à l'époque où Didier Lombard parlait de "mode des suicides") :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/27/stress-au-travail.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 octobre 2011

http://fr.news.yahoo.com/maternelle-nest-%C3%A9cole-tri-155105993.html

Après la base élèves, le sommet du dépistage.

Écrit par : pluskacé | 13 octobre 2011

Imaginez qu'on le dise à la télé, chaque fois qu'un prof se flingue. Là oui, on prendrait au sérieux notre sentiment de déconsidération…
JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011


Je souscris.

Ce qui supposerait bien sûr que les syndicats enseignants comblent leurs 30 ans de retard, se saisissent de ces questions, et fassent un réel travail de communication autour de ce sujet.
Écrit par : Daniel Arnaud | 13 octobre 2011

Sauf qu'il n'existe aucune étude sur la question des suicides liés au travail, et d'ailleurs depuis Durkheim puis Halbwachs aucune non plus sur le suicide en général.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Je reviens aux élections.
Mardi, seuls 12% des enseignants avaient récupéré leur mot de passe.
Et les bugs se multiplient — il est quasi impossible de voter sur Apple, il faut avoir la dernière édition de Java, le site est saturé ou en error system, et j'en passe…
Le ministère aurait-il trouvé l'arme absolue pour réduire tous les syndicats — mécaniquement ?
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

Si l’on en croit le site du Parti de Gauche, http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933, le taux de suicide sur un an parmi les enseignants est de 39 pour 100.000 : « Les professeurs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100.000 », assure Olivier Cuzon, de Sud-Education

Écrit par : FGuichard | 13 octobre 2011

@ Guy Morel

Au sujet de votre histoire d'âne : http://h16free.com/2011/09/09/9975-une-si-jolie-histoire-danes

Extrait : "Bien évidemment, cette histoire est complètement caricaturale. Enfin. Pas tout à fait, puisque la partie concernant l’achat et la vente d’ânes est une tentative de « corner » sur un marché. Cela a été tenté, par exemple, sur l’argent, par les frères Hunt (je vous laisse regarder sur Wikipedia).

En pratique, on se rappellera qu’un tel corner est de plus en plus difficile à réaliser alors que l’économie s’est passablement mondialisée ; cela demande de la part de l’acheteur des moyens gigantesques… En fait, mis à part un état (et encore), en se limitant à des marchés très étroits, on ne voit pas exactement comment ce serait possible de nos jours.

Quant à la partie sur la mairie et la banque, elle illustre parfaitement le galimatias économique tiède dans lequel nage celui qui a rédigé l’histoire.

Ainsi, on notera d’une part que le « corner » d’un marché n’est pas, de près ou de loin, similaire aux montages financiers qui ont été effectués pour vendre à tous prix des biens immobiliers à des personnes insolvables. Le sauvetage de la banque prêteuse par la mairie ne correspond pas non plus au sauvetage des banques par les états, puisque ces derniers ont, comme en France, émis des prêts à ces banques… qui les ont remboursées avec intérêt.

Eh oui : les difficultés présentes des Etats sont en totalité dues à des endettements massifs souscrits bien avant l’ensemble de la crise de 2008 ; la situation économique de la Grèce était en réalité connue depuis bien longtemps, et tout le monde savait que ses comptes étaient trafiqués bien avant la chute de Lehman. La France avait déjà plus de 1200 milliards d’euros de dette en 2008 et sa Cour des Comptes a clairement expliqué que la crise elle-même ne représentait qu’un petit pourcentage du déficit qui s’est accumulé depuis.

Dans notre histoire, la mairie aurait donc été, avant même l’arrivée du cravaté, en situation d’endettement massif : le maire, en bon socialiste de droite ou de gauche, aurait souscrits de nombreux emprunts joufflus (toxiques pour certains) et il aurait bruyamment réclamé un effacement de ses dettes auprès de la banque en utilisant le bras armé de la loi au besoin.

En outre, en France, dès le premier achat d’ânes, le cravaté aurait eu à subir le passage des inspecteurs du travail et de l’URSSAFF, des impôts, de l’inspection sanitaire, ainsi qu’une ou deux associations de citoyens visant à défendre les ânes des persécutions qu’ils subissent.

Lors de la vente des ânes, l’Etat (en la personne du Maire) se serait octroyé plusieurs ânes de taxes, qu’il aurait ensuite tenté de revendre (à perte) au banquier, afin de récupérer une ou deux fausses factures et gonfler artificiellement les coûts de la Mairie afin, par exemple, de camoufler des frais de bouche particulièrement scandaleux.

Parallèlement, une association de riverains de nos deux lascars, échaudés par les braiments des bestiaux, se serait enquis des activités (lucratives) des deux cravatés et en aurait justement déduit qu’une bonne grosse louche de pognon pouvait être récupérée à condition de tanner suffisamment le cuir du Maire. Qui aurait cédé à la « pression populaire ».

En définitive, il est plus que probable que les deux lascars ne s’en seraient pas si bien sortis, sauf s’ils avaient eu la présence d’esprit de lancer, en parallèle, un petit commerce d’herbe à fumer qui fait rire, auquel cas la police les aurait laissés tranquilles histoire de ne pas déclencher d’émeutes chez les consommateurs.

Bref : l’histoire transposée dans un village réel en France ferait plutôt déprimer que réfléchir.

Et si vous voulez une autre histoire d’ânes, prenez plutôt celle qui se passe au PS actuellement : excités par un âne d’un autre village, les ânes du petit village Officiellement Socialiste se sont mis en tête d’avoir à choisir, démocratiquement bien sûr, un chef pour les représenter dans la course au Gros Picotin. Et comme il n’en restera qu’un, tous nos ânes se mordent les mollets à qui mieux-mieux pour savoir qui pourra courir pour le Gros Picotin.

Mais voilà : comment courir quand on a les mollets mâchouillés ?"

Écrit par : Joe | 13 octobre 2011

Elections "pro" : autant de syndicats, syndicaillons, syndicounets...autant de fonctionnaires détachés qui ne servent à rien.
Il en va du syndicalisme comme de la religion pour beaucoup: l'habitude a remplacé le feu sacré.

Écrit par : avoté! | 13 octobre 2011

Vérité des copies ! On comprend qu’on puisse avoir envie de se flinguer quand une élève de 2de (bien française malgré les apparences) rend une copie qui montre qu’elle a dû construire son savoir par elle-même !
Morceau choisi pour sa lisibilité ;)) :

« La démographie européenne etait très élevé par a port au autre pays et continent, elle faisait un quart sur le monde... mais la tasse de mortalité etait en partie très aute parce que les gens ne viver pas longtemp mais cela se régulariser par toute les naissence les gens ne viver pas dans de bonne condition pour une survit réussite donc la démographie était assez faible, il ne manger seulement que 3 fois par ans de la viande... il préférer boivent du vin que de l’eau car elle apporter plus de microbes au moment de la peste noir parce quil ne savait pas guérir donc le peuplement a perdu beaucoup. »

Les ... sont d’origine. Je ne voulais pas couper une telle prose... Un Luc Cédelle ne la laisserait pas publier de commentaires sur son blog. Qu’il se rassure, elle ne le lira jamais ;))

PS : JPB est loin sur la liste SNALC !

Écrit par : Pierre Lariba | 13 octobre 2011

PS : JPB est loin sur la liste SNALC !
Écrit par : Pierre Lariba | 13 octobre 2011

C'est exprès ! Je sers de point final. Après moi le déluge !
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

"C'est exprès ! Je sers de point final. Après moi le déluge !
JPB

Écrit par : brighelli"

Toujours nostalgique du XVIIIe siècle !
Je vous comprends ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 13 octobre 2011

Si l’on en croit le site du Parti de Gauche, http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933, le taux de suicide sur un an parmi les enseignants est de 39 pour 100.000 : « Les professeurs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100.000 », assure Olivier Cuzon, de Sud-Education
Écrit par : FGuichard | 13 octobre 2011

Là-dessus je ne crois personne ; je veux des études et pas des chiffres que tout le monde se refile sans prendre la peine de vérifier à la source.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Écrit par : Joe | 13 octobre 2011

Joe, vous n'avez pas le sens de la parabole.

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Au sujet de la collègue qui s'est immolée ce matin au Lycée Jean Moulin de Béziers, collègue que j'ai par ailleurs un peu connue il y a dix ans quand j'exerçais dans ce lycée, j'ai une vague nausée devant à la série ininterrompue de remarques, tant sur les ondes qu'à la télé, concernant ses difficultés avec les élèves, sa rigidité, son refus de négocier quoi que ce soit, etc.
Face à cela, les syndicats : s'il y avait plus de profs et de surveillants, si on n'avait pas supprimé 16000 postes, etc.

Aucune pudeur devant un geste certes spectaculaire, mais au sujet duquel on pourrait, au moins le premier jour, montrer un peu de retenue. Le silence, bon dieu ! cela pèse donc tant que cela, le silence ? Il est pourtant une des premières manifestations de la quête de la dignité.

Écrit par : c.charbonnel | 13 octobre 2011

Nous persistons et nous signons.

En dépit des propos lénifiants du ministre de l’Education, c’est bel et bien l’Ecole de la République que le pouvoir en place a entrepris de brader. Après 60 000 suppressions, dont 16 000 lors de l’année scolaire précédente, ce seront plus de 14 000 postes qui disparaîtront l’an prochain... Il faut ajouter à cela le blocage de nos salaires, pour la seconde année consécutive, alors que l’augmentation des cotisations retraite correspond, de fait, à une baisse significative de nos traitements, et que notre pouvoir d’achat avait déjà subi une amputation de plus de 20% au cours des deux décennies précédentes... Le gouvernement a donc délibérément choisi de faire payer la crise aux salariés et, en tel contexte, l’Education Nationale constitue l’une des principales variables d’ajustement.

A cette offensive sans précédent s’ajoute une volonté délibérée de dénaturer notre mission en la déconnectant progressivement de sa vocation initiale ‐ instruire ‐, tout en sacrifiant la liberté pédagogique sur l’autel des dogmes pédagogistes. La volonté de construire l’ "école du socle » conduira, sans profit pour les élèves ni pour les personnels, à dénaturer le collège, tout en remplaçant progressivement les connaissances par des « compétences » mises aux services d’intérêts économiques variés. De l’école maternelle au lycée, la baisse drastique des heures d’enseignement disciplinaire, justifiée par une multitude de contre‐réformes qui n’ont d’autre but que de réaliser d’importantes économies d’échelle, s’accompagne d’une remise en cause radicale de nos statuts et, tout particulièrement, de celui de 1950…

Pour s’assurer la collaboration, ou tout au moins la neutralité bienveillante des organisations syndicales, le gouvernement a mis en place une nouvelle « loi de représentativité », limitant à 15 élus le « seuil » à franchir pour être reconnu représentatif au Comité Technique Ministériel et à 10 élus le même « seuil », pour les Comités Techniques de Proximité. Cette loi scélérate, issue des accords de Bercy, que seule Force Ouvrière a refusé de signer, ne vise qu’à mettre en place un syndicalisme d’accompagnement, où ne subsisteront que les confédérations prêtes aux compromis, voire aux compromissions.

Anciens adhérents, responsables et élus au sein de la FAEN et de la CSEN, nous avons refusé de nous associer à la constitution d’une liste commune regroupant artificiellement la CFTC, la FAEN et La CSEN. Nous affirmons que la défense des personnels enseignants et de toute l’Education Nationale mérite mieux qu’un conglomérat disparate d’intérêts purement électoraux, accompagné d’une plateforme généraliste fourre‐tout. Nous affirmons que l’adhésion à une grande centrale syndicale, indépendante et vouée exclusivement à la défense des salariés, constitue la seule solution réaliste et susceptible, à terme, d’en finir avec plus de quarante années de « réformes » ineptes. Nous affirmons que l’heure n’est plus au repliement sur soi ni à la crispation sur des intérêts catégoriels limités, dont l’expression ne saurait que se voir instrumentalisée au service du pouvoir en place et de ceux qui veulent en finir avec l’instruction publique. L’Ecole de la République est l’une des principales conquêtes sociales : c’est au côté des salariés que nous voulons en reconquérir les acquis. Fidèles à nos valeurs, nous persistons et signons dans notre engagement à Force Ouvrière, et appelons tous les personnels de l’Education, lors des élections professionnelles d’Octobre, à porter, en quatre « clics », leurs voix sur ses différents syndicats. Voter FO, c’est promouvoir efficacement notre profession, c’est donner toute sa puissance à la seule grande organisation syndicale qui défende l’Ecole de la République.

TOUTES LES AUTRES VOIX SERONT DES VOIX PERDUES.
Olivier AUTELIN. Rémi CANDELIER. Ibrahim CHOTIA. Jean‐André CORGNET. Jérôme ETHEVE. Nicole KUNTZ. Bernard KUNTZ. Georges LERUSTE. Olivier ROSIER.

Écrit par : snudi | 13 octobre 2011

Mardi, seuls 12% des enseignants avaient récupéré leur mot de passe.
Et les bugs se multiplient — il est quasi impossible de voter sur Apple, il faut avoir la dernière édition de Java, le site est saturé ou en error system, et j'en passe…
Le ministère aurait-il trouvé l'arme absolue pour réduire tous les syndicats — mécaniquement ?
JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011

Dans mon établissement, ceux qui ont déjà procédé à leur vote au lycée même ont trouvé aujourd'hui l'opération aisée.
Oui, je sais, ne le disons pas trop vite, ça pourrait nous porter la schkoumoune.
Il faudra penser, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, à exprimer vos suffrages le plus tôt possible, car il risque d'y avoir saturation du serveur du ministère avec tous ceux qui vont se rappeler au dernier moment qu'ils ont oublié de voter. Il n'est pas exclu que le serveur fasse "couic" comme ce fut le cas pendant 3 jours, quand tout le monde s'est branché pour récupérer le mot de passe.
Donc à vos ordinateurs -- ou tranquillement dans votre établissement, où un "kiosque" (en clair, un ordi en état de marche) doit être mis à votre disposition.

Écrit par : FGuichard | 13 octobre 2011

Les professeurs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100.000 », assure Olivier Cuzon, de Sud-Education
Écrit par : FGuichard | 13 octobre 2011

A peine 1 sur 2 500. Pas de quoi crier au scandale. On ne peut pas dire que l'EN dégomme vite...

Écrit par : pluskacé | 13 octobre 2011

Sisyphe, je le croyais mort...

Écrit par : CS | 13 octobre 2011

Sisyphe, je le croyais mort...

Écrit par : CS | 13 octobre 2011

C'est un mythe ! Il faisait ses courses chez Yves Rocher.

Écrit par : c.charbonnel | 13 octobre 2011

"Journée de formation hier.
Thème : la mise en oeuvre des compétences dans le cadre du socle commun.

Le travail de sape continue inexorablement.

Écrit par : :-[ | 13 octobre 2011"

Logique avec la dernière parution du crap à huttes: < http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?page=numero&id_article=7550 >. On évite de se fouler la paluche, tout en se branlant un coup pour l'érection des masses, dans certaines formations.
Lire les articles en ligne; il y a du lourd, du très lourd. Et en cadeau, si vous allez sur ce site, vous aurez même droit à un billet de Peter Gumbel. Si. (Moi, je n'imprime pas.)

Écrit par : Maxime | 13 octobre 2011

que le contribuable non roussien, non kantien et non monodien ne soit plus astreint à payer les frais du culte monodien, kantien et roussien, ces prétentions si justes, si naturelles et si simples donnent des attaques de nerfs au petit groupe conquérant qui trouve si commode de nous faire payer pour lui !"

Écrit par : Guy Morel | 13 octobre 2011

Et on dit que les "pédagogistes" jargonnent... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

http://www.enquete-debat.fr/archives/olivier-griette-les-eleves-nauront-appris-qua-detester-leur-propre-pays

Histoire de France politiquement correcte
Olivier Griette
Ed Xénia

Écrit par : :-) | 13 octobre 2011

"(Moi, je n'imprime pas.)"

Écrit par : Maxime | 13 octobre 2011

Ne vous sous-estimez pas !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Christophe, Charles Lloyd sur mezzo, précipitez-vous !

Écrit par : FGuichard | 13 octobre 2011

L'émission sur la Françafrique est passionnante, mais j'y jette un oeil !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

A moins que Guillaume pense que Patrick Benquet falsifie l'histoire récente !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

je ne comprends pas bien votre point de vue Julien vous pouvez développer? Vous trouvez les profs privilégiés actuellement?
Écrit par : Flo | 13 octobre 2011

Eh bien non, justement. Je parlais surtout de l'opinion publique - pour y avoir mis les pieds, je ne peux pas m'empêcher de me hérisser lorsque j'entends des clients me dire "ah ils ont la belle vie, les profs".

"Pour ma part j'ai trouvé que se reconvertir de l'EN était difficile, on n'est pas forcément mieux payé, en tous cas au début, en revanche on gagne en reconnaissance sociale et en qualité de vie, les autres vous respectent plus, on trouve également plus facilement un travail plus près.
Écrit par : Flo | 13 octobre 2011"

Tout à fait ! D'ailleurs je ne regrette pas une seconde d'avoir quitté l'EN: c'est vrai que je ne gagne pas lourd, mais quel soulagement de m'être débarrassé de ce stress permanent de devoir suivre des programmes débiles avec des méthodes bidons et faire plaisir au chef d'établissement, aux parents d'élèves, aux inspecteurs, aux élèves, etc.
Les seuls personnes à qui je doit rendre des comptes, ce sont mes clients - et ils sont beaucoup moins casse bonbon que les parents d'élèves (et en plus beaucoup plus respectueux).
Et puis on dira ce qu'on voudra: n'est pas prof qui veut...

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

n'est pas prof qui veut...

Écrit par : Julien

La preuve : je le suis et je ne le voulais pas ;o))))))

Écrit par : Moot | 13 octobre 2011

La preuve : je le suis et je ne le voulais pas ;o))))))
Écrit par : Moot | 13 octobre 2011

Ah, mais je ne juge pas ! Z'avez le droit d'être maso ;-) !

Écrit par : Julien | 13 octobre 2011

FIDELES à nos valeurs, nous persistons et signons dans notre engagement à Force Ouvrière [...]. Toutes les autres voix seront des voix perdues.
Nicole KUNTZ. Bernard KUNTZ.
Écrit par : snudi | 13 octobre 2011

C'est drôle, de lire le mot "fidèle" sous la plume des époux Kuntz. Il y a tout de même des mots que certains feraient bien de ne pas employer outre mesure. Et je ne fais pas allusion à de quelconques affaires privées - je le précise, si jamais certains ont des doutes ou des informations que je n'ai pas.

Par contre, la direction en couple, c'est drôle. Les Thénardier du syncidalisme sont arrivés, et on n'est pas près de les déloger de l'auberge. La décharge annuelle a dû plaire à Monsieur comme à Madame : on les comprend.

Ce n'est plus du népotisme, c'est de l'époutisme. En effet, nul ne doute que Nicole Kuntz aura gagné ses heures de décharges et ses responsabilités à F.O. grâce à son abnégation, son huile de coude et sa "fidélité"...

Enfin, si Guignol et Madelon plaisent à F.O., on ne voit pas pourquoi les uns se priveraient des autres, et vice-versa.

Écrit par : Jeremy | 14 octobre 2011

A moins que Guillaume pense que Patrick Benquet falsifie l'histoire récente !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Sibille le mentaliste devine les pensées de chacun, je suis bigrement impressionné.

Écrit par : :-) | 14 octobre 2011

Quand on tend un bâton à Meiriol, il s'en saisit immédiatement pour taper les trois coups de sa propre représentation.

Ainsi se met-il en scène dans "Théâtre et arts vivants : quelle place dans l’éducation artistique ?" écrit (?), mis en scène, joué et publié par lui-même sur

www.meirieu.com/ARTICLES/theatre_de-la ville.pdf

"le spectacle vivant est un formidable moyen de partage. Il permet d’éprouver, avec une intensité toute particulière, ce qui nous unit. Il exprime parfaitement une définition de la culture que j’aime bien utiliser car elle indique, tout à la fois, ce que nous ressentons confusément et ce que nous devons faire advenir, en une contagion pédagogique jamais achevée : « La culture, c’est ce qui relie l’intime à l’universel ». Non point une intimité dégoulinante qui s’épanche indéfiniment dans son propre narcissisme. Non point un universel arrogant, défini une bonne fois pour toutes par les « académies » officielles et officieuses, mais un universel généreux, ouvert, modeste en sa confrontation permanente avec l’altérité."

Question spectacle vivant, Meiriol s'y connaît. Probablement se voit-il comme un universel narcissique et fluctuant dont le devoir est de s'épancher indéfiniment dans nos intimités.

Heureusement, nous sommes universellement dotés d'un tube digestif ouvert, quoique pas toujours modeste, qui nous permet d'évacuer ce qui est altéré.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"A moins que Guillaume pense que Patrick Benquet falsifie l'histoire récente !!! ;-))"

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

"Sibille le mentaliste devine les pensées de chacun, je suis bigrement impressionné."

Écrit par : :-) | 14 octobre 2011

Ce n'est qu'une supposition. Vu vos positions, en général, le contenu de cette (excellente) émission, et la proximité entre la proposition de votre dernier lien et celle-ci, elle me semble légitime... ... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

"le spectacle vivant est un formidable moyen de partage. Il permet d’éprouver, avec une intensité toute particulière, ce qui nous unit. Il exprime parfaitement une définition de la culture que j’aime bien utiliser car elle indique, tout à la fois, ce que nous ressentons confusément et ce que nous devons faire advenir, en une contagion pédagogique jamais achevée : « La culture, c’est ce qui relie l’intime à l’universel ». Non point une intimité dégoulinante qui s’épanche indéfiniment dans son propre narcissisme. Non point un universel arrogant, défini une bonne fois pour toutes par les « académies » officielles et officieuses, mais un universel généreux, ouvert, modeste en sa confrontation permanente avec l’altérité."

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Pas très écolo, le robinet d'eau tiède ouvert en permanence !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

Et les bugs se multiplient — il est quasi impossible de voter sur Apple, il faut avoir la dernière édition de Java, le site est saturé ou en error system, et j'en passe…

JPB
Écrit par : brighelli | 13 octobre 2011


sur Apple, c'est passé une lettre à la poste !

a voté (blanc) !

Écrit par : exTC | 14 octobre 2011

www.lefigaro.fr/sciences/2011/10/13/01008-20111013ARTFIG00668-les-cranes-de-cristal-maya-seraient-allemands.php

D'ici à ce qu'on se rende compte que toute l’œuvre de Meiriol est rythmée par le calendrier maya ...

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

http://www.libelyon.fr/info/2011/10/des-enseignants-cibles-de-jets-de-projectile-%C3%A0-r%C3%A9p%C3%A9tition.html

et un raton laveur ...

Et après j'entends certains se plaindre du manque de matériel en LP !

Écrit par : Zorglub le fourbe | 14 octobre 2011

des époux Kuntz.
La décharge annuelle a dû plaire à Monsieur comme à Madame : on les comprend.

Écrit par : Jeremy | 14 octobre 2011

Ca semble peu mais c'est explicable par la modicité des frais de mission qui leur sont alloués.

Le Sofitel pour eux, c'est uniquement une fois par an!

Écrit par : Tullius Detritus | 14 octobre 2011

Le jus pédagol du jour fait la promo de la chose ci-dessous

"Le concours Science Factor a pour objectif d’enrayer la désaffectation des jeunes pour la science, et d’intéresser les filles aux filières scientifiques et techniques. [...]
Les lycéens, après s’être constitués en équipes de quatre, doivent décrire le projet, la découverte ou la recherche qu’ils aimeraient entreprendre s’ils étaient déjà diplômés d’une filière scientifique."

A défaut de contenus roboratifs dans les programmes qu'ils ont soigneusement vidés, les faussaires-fossoyeurs peuvent toujours tenter de les faire rêver.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Toujours dans le jupégol du jour, cet édito du grand O'duc qui tente nous vendre la suppression des notes au collège :

"Le positionnement de l’élève par rapport à de telles expérimentations apparaît décisif. L’élève qui arrive au collège dans une société où les codes sociaux et médiatiques commandent d’être matures de plus en plus tôt, se sent au collège dans un espace qu’il ressent comme n’étant plus celui de l’enfance, même s’il ne sait pas toujours dans une société sans rite collectif de sortie de l’enfance, ce qu’il est lui-même."

Quel texte ! Quel puissance dans l'Universel ! Quel profondeur dans l'intime !

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

dans l'intime des collégiens, bien entendu ...

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

A moins que Guillaume pense que Patrick Benquet falsifie l'histoire récente !!! ;-))
Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2011

Laissez le glos Guillaume recopiez son Maurras.

http://maurras.net/textes/93.html

Écrit par : Guy Morel | 14 octobre 2011

@ Guy Morel: Déjà trouvé ça:

http://www.scribd.com/doc/6365426/Suicide-Regions-Francaises

De toute façon, il faut bien distinguer suicide sensu stricto et tentative de suicide. Il y a trois professions qui ne se ratent pas souvent: les agriculteurs, et en particulier ceux qui sont ou ont été éleveurs ou chasseurs, les médecins anesthésistes et les vétérinaires, du fait de leur accès privilégié à des substances létales à effet immédiat.

Ceci dit, quand on s'immole par le feu, c'est du vrai suicide sensu stricto et quand on le fait dans la cour de son lycée, il n'y a aucun doute que les raisons professionnelles l'emportent largement sur les motifs d'ordre privé.

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2011

Ceci:

"Jusqu'aux années 1970, les paysans enregistraient le plus fort taux de suicide ; puis ce fut le tour des ouvriers et aujourd'hui, ce sont les employés (60 pour 100 000) (1). Pour autant, si certaines professions sont plus à risque que d'autres, elles ne sauraient à elles seules constituer un facteur de suicide. De plus, le travail, en général, a plutôt des effets protecteurs : les hommes inactifs de 25 à 59 ans se suicident deux fois plus que les hommes actifs. C'est donc surtout la « valeur sociale » – mesurée par un certain nombre d'indicateurs comme la profession, le revenu, les diplômes, le niveau et le mode de vie, les liens sociaux… – attribuée à un individu par lui-même ou par la société qui peut jouer un rôle sur l'incidence du suicide. Chez les femmes, en revanche, les professions libérales arrivent en tête, suivies par les infirmières, médecins et autres personnels soignants du secteur salarié. Des professions associées à une plus grande proportion de célibataires qui, chez les femmes comme chez les hommes, sont plus touchés par le suicide "

ici:
http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/articledossier-as/wl/1248100521616/pourquoi-se-suicide-t-on-du-telescope-du-sociologue-au-microscope-du-psychologue/packedargs/currentPos&did/packedvals/3&1248100546125

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2011

Ceci dit, quand on s'immole par le feu, c'est du vrai suicide sensu stricto et quand on le fait dans la cour de son lycée, il n'y a aucun doute que les raisons professionnelles l'emportent largement sur les motifs d'ordre privé.

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2011
---
Vous avez raison, Dobolino.
Quand j'ai vu évoquer des raisons d'ordre privé, je n'ai pas pensé qu'on pouvait très probablement les écarter.
Ce manque de pénétration de ma part m'inquiète.
Je suis habitué à la mauvaise foi des personnels administratifs des lycées. Que l'idée de mettre en avant des soucis d'ordre privé soit venu à l'esprit du personnel administratif (si c'est bien le cas) n'a rien de surprenant puisque cela permet ipso facto de se dédouaner.
Il paraît improbable que ce professeur ait voulu faire savoir aux élèves et au personnel du lycée qu'elle avait (si elle en avait) des soucis dans sa vie privée.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 octobre 2011

Désolé pour les fautes, j'ai posté vite fait mal fait avant l'embauche. Je me corrige * :

Quel texte ! Quelle puissance dans l'Universel ! Quelle profondeur dans l'intime !

* au faisceau d'orties fraîchement coupées

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"Le positionnement de l’élève par rapport à de telles expérimentations apparaît décisif. L’élève qui arrive au collège dans une société où les codes sociaux et médiatiques commandent d’être matures de plus en plus tôt, se sent au collège dans un espace qu’il ressent comme n’étant plus celui de l’enfance, même s’il ne sait pas toujours dans une société sans rite collectif de sortie de l’enfance, ce qu’il est lui-même."

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Putain, le charabia... ... ...:-((((

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

Les crap bullsheets tiendront bientôt des "assises de la pédagogie"

www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7507

Saint François Jarraud y sermonnera debout les autres oiseaux de malheur qui hanteront les lieux.

Les congressistes prosternés seront priés d’entériner * les "12 propositions pour 2012" qui vous consternerons et qui feront l'objet d'un "lancement" lors de ces journées. Vous constaterez qu'il y a l’épaisseur d'un papier Job entre les leur(re)s et celles du soi-disant camp d'en face.

Je n'ai rien contre le pompage en soi ** mais le spectacle de ces crétins faisant semblant de s'opposer au pouvoir en place m’écœure profondément. Le lancement de propositions par le crap devrait, comme le lancement des nains, être strictement encadré part la loi.

* de campagne

** la plume véritable a ses lettres de noblesse

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

par la loi ...

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

consterneront ...

Décidément, ce n'est pas mon jour. Faut dire que quand on met le nez dans une telle m...e, on frôle l’innommable

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"Décidément, ce n'est pas mon jour. Faut dire que quand on met le nez dans une telle m...e, on frôle l’innommable"

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Oui, je ne sais pas comment vous faites...
J'espère que vous avez des compensations !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

"J'espère que vous avez des compensations"

J'ai quelques fonctions anaérobiques qui me permettent d'aller sans gros risques pour ma santé dans les crap bullsheets. Après j'ai d'autant moins de gêne pour me livrer à des activités beaucoup plus oxygénantes au niveau du bassin et en dessous.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Bon. Alors dans l'ordre :
1. Le SNALC a publié un communiqué sur le suicide de notre collègue — et à ma connaissance, il est le seul syndicat à l'avoir fait :
C'est là :
http://www.snalc.fr/affiche_article.php?actu=1&id=650&id_rep=281
Et ça dit :
Communiqué de presse du SNALC (CSEN-FGAF) du 13 octobre 2011 :

Tentative d'immolation par le feu d'un professeur :

combien en faudra-t-il pour que...?

Le SNALC (CSEN-FGAF) a appris avec consternation et amertume la tentative d'immolation publique d'un professeur de mathématiques au Lycée Jean Moulin de Béziers.

Loin de toute polémique, le SNALC tient tout d'abord à exprimer toute sa compassion et sa solidarité à l'égard de ses proches.

Au-delà de ce geste individuel de désespoir, le SNALC rappelle qu'une enquête de l'INSERM datée de 2002 faisait déjà des professeurs la profession la plus touchée par les suicides : 39 cas par an pour 100 000 enseignants. Loin devant France Telecom.

La dégradation constante des conditions matérielles de travail, la dénaturation de la mission de transmission des savoirs au profit des activités occupationnelles, les attentes parfois incohérentes de familles incapables d'éduquer leurs enfants, la complicité des autorités hiérarchiques dans le travail de sape de l'autorité des professeurs : toutes causes de la souffrance de trop nombreux professeurs ; toutes raisons qui font fuir les candidats à l'enseignement ; tous éléments qui, cumulés, peuvent conduire à des actes désespérés qui, s'ils restent individuels, expriment l'immense malaise de toute une profession.

Avec tout le respect dû à ce professeur et sa famille, le SNALC est aujourd'hui en colère : colère de constater qu'agressions ultraviolentes et tentatives de suicide spectaculaires se multiplient, dans l'indifférence générale ; colère de constater que les premiers commentaires médiatiques font une fois de plus porter la responsabilité de l'acte sur un professeur jugé trop « rigide » ; colère que les appels au secours de la profession soient si peu pris en compte, qu'ils doivent désormais s'exprimer par de tels extrêmes.

A tous ceux qui n'en peuvent plus des classes ingérables, des parents agressifs et arrogants, des consignes pédagogiques aberrantes, des examens aux quotas de réussite fixés à l'avance et du manque de soutien de leur hiérarchie, le SNALC rappelle qu'il existe d'autres moyens d'exprimer sa colère et son malaise : voter massivement aux élections professionnelles, du 13 au 20 octobre, pour les organisations qui ont encore une certaine idée du métier, de l'Ecole et de la République !
Contact : Claire Mazeron, vice-présidente du SNALC

2. J'ai été contacté mercredi par M6 pour participer, sur la question du malaise enseignant, à un débat dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel.
Je pensais — naïf que je suis — que le suicide de notre collègue, le lendemain, devait les encourager vivement à monter l'émission.
Mais voilà : Jean-Michel Blanquer, patron de la DGESCO, contacté pour venir se faire scalper par mes soins, préfère communiquer sur la sélection des enfants en CP…
Et puis, dit M6, l'affaire Banon, c'est quand même autrement intéressant… D'ailleurs, m'ont-ils répété au téléphone, cette femme, elle avait bien des problèmes personnels, non ?
Ah oui — mais il est rare que l'on se suicide pour une seule raison. La déprime est toujours faisceau. Cependant, quand on s'immole dans la cour de son lycée, on peut y voir un geste significatif, non ?

J'aurais dû leur suggérer de contacter Josette Théophile… J'y ai pensé trop tard.

Et pendant ce temps, ces enc*** de parents d'élèves déplorent le fait qu'elle ait osé jouer avec les allumettes face aux élèves, qui en sortiront probablement traumatisés.
Est-ce qu'un seul parent se dit que c'est peut-être son chérubin qui a réellement allumé la mèche ?
Bref, pas de JPB dimanche — ça lui fera des vacances, il ne court pas après les médias.

Cela dit, j'ai entendu (sur FR3 à 12h30) le proviseur du lycée — très bien. Cornaqué pourtant par un Inspecteur d'académie, très couleuvre.

Nous sommes une profession sinistrée.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011

Un qui a souffert d'une sur-oxygénation neuronale dommageable, c'est un certain JP Robin "formateur EDD et membre d’EE-LV" * qui a commis un commentaire dans la page dont à propos de laquelle je causais plus haut avec :

Ça commence comme ça :

"Un territoire se définit comme un espace social complexe mais limité, où des acteurs sont susceptibles (ou obligés) de faire des choix face aux enjeux locaux du moment. Ces acteurs doivent combiner à la fois les contraintes et les intérêts divers (sociaux, économiques, environnementaux, culturels,…) tout en tenant compte de la place plus ou moins forte ou du niveau plus ou moins élevé qu’ils occupent dans la hiérarchie et les échelles de pouvoirs."

Il y en a qui refoulent plus ou moins du siphon.

* double peine ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Permettez-moi d'avoir dans cette matinée douloureuse une grosse pensée pour Robbe-Grillon qui vient de perdre le flambeau de sa vie, j'ai nommé la lumière du siècle et de la VIème République réunies : Arnaud Momo-tebourre.

Écrit par : iPidiblue suicide sur Bonnet d'âne | 14 octobre 2011

De toutes les manières moi je ne veux plus contrarier les professeurs ! D'ici à ce que je me trouve débité en rondelles au katana ou aspergé d'essence et grand brûlé vif ...

Écrit par : iPidiblue danger Bonnet d'âne | 14 octobre 2011

"Un territoire se définit comme un espace social complexe mais limité, où des acteurs sont susceptibles (ou obligés) de faire des choix face aux enjeux locaux du moment. Ces acteurs doivent combiner à la fois les contraintes et les intérêts divers (sociaux, économiques, environnementaux, culturels,…) tout en tenant compte de la place plus ou moins forte ou du niveau plus ou moins élevé qu’ils occupent dans la hiérarchie et les échelles de pouvoirs."
Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Il avait ses petits cartons à la Franck Lepage.
http://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8

Écrit par : revue de presse | 14 octobre 2011

Permettez-moi d'avoir dans cette matinée douloureuse une grosse pensée pour Robbe-Grillon qui vient de perdre le flambeau de sa vie, j'ai nommé la lumière du siècle et de la VIème République réunies : Arnaud Momo-tebourre.

Écrit par : iPidiblue suicide sur Bonnet d'âne | 14 octobre 2011

Oui, Ipidi, moi aussi. Montebourg était contestable sans doute sur l'éducation, mais Robbe-Grillon nous avait expliqué qu'en matière économique et sociale, Montebourg se distinguait. Dorénavant, ce sera le déshonneur pour l'éducation ET pour le reste!

Écrit par : André Gigue In memoriam | 14 octobre 2011

@ M. Arnaud (et à ceux qui ne veulent pas voir...)

Sur la page d'accueil du SNUDI-FO, un article concernant le suicide de la collègue de Grenoble en août dernier, précisant notre action (malheureusement il n'y a eu que notre organisation pour saisir le CHS) ; article en ligne depuis le 23 septembre.

Écrit par : Pascale Gibierge | 14 octobre 2011

"il n'y a eu que notre organisation pour saisir le CHS" Snoupy

C'est AVANT qu'il aurait fallu se vanter d'avoir "saisi".

J'espère qu'on va arrêter de nous faire le coup des "nous avons été les seuls qui..."

Ce serait à gerber sans fleur ni couronne.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"Et pendant ce temps, ces enc*** de parents d'élèves déplorent le fait qu'elle ait osé jouer avec les allumettes face aux élèves, qui en sortiront probablement traumatisés.
Est-ce qu'un seul parent se dit que c'est peut-être son chérubin qui a réellement allumé la mèche ?
Bref, pas de JPB dimanche — ça lui fera des vacances, il ne court pas après les médias.

Cela dit, j'ai entendu (sur FR3 à 12h30) le proviseur du lycée — très bien. Cornaqué pourtant par un Inspecteur d'académie, très couleuvre.

Nous sommes une profession sinistrée.
JPB"

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011

Sinistrons les parents d'élèves; cette engeance ne devrait pas exister.
Si les parents se contentaient d'être des "parents d'enfants", de faire leur boulot, et ne se revendiquaient pas "parents d'élèves", les professeurs pourraient mieux faire le leur.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

@Au sabre !

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/14/01016-20111014ARTFIG00471-a-bourges-une-policiere-blessee-en-prefecture-est-entre-la-vie-et-la-mort.php

D'après les dernières nouvelles, le sabreur serait un enseignant.
Que ne va-t-on pas entendre !

Écrit par : Guy Morel | 14 octobre 2011

@ M. Arnaud (et à ceux qui ne veulent pas voir...)

Sur la page d'accueil du SNUDI-FO, un article concernant le suicide de la collègue de Grenoble en août dernier, précisant notre action (malheureusement il n'y a eu que notre organisation pour saisir le CHS) ; article en ligne depuis le 23 septembre.

Écrit par : Pascale Gibierge | 14 octobre 2011


Vu sur votre site, en effet :

« Suite au suicide d’une collègue Professeur des Ecoles stagiaire peu après l’annonce de son licenciement, le CHS départemental de l’Isère réuni en séance extraordinaire le 8 septembre décide :

1) de diligenter une enquête interne. Pour les besoins de cette enquête, considérant que l’organisation de la formation et du travail des enseignants stagiaires dans le cadre de la réforme dite de « mastérisation » peut être mise en cause, la délégation du CHS devra rencontrer tous les professionnels étant intervenus dans l’organisation de sa formation, et notamment le Recteur et l’Inspectrice d’Académie. (réf : art 45 du décret de 1982)

J'aime bien le coup de "l'enquête interne"... c'est-à-dire que l'affaire est de toute façon renvoyée dans la cour d'administratifs qui se connaissent tous et qui, de manière très réglementaire, finiront par enterrer l'affaire ; en rendant un rapport qui concluera tout aussi réglementairement que "l'intéressé était fragilisé" ou qu'"aucun lien ne peut être établi avec le milieu professionnel"...

L'administration se dédouanera de toute façon, avec la caution très réglementaire elle aussi de votre syndicat qui valide la démarche... Vous vous faites encore bien des illusions sur ce genre d'"action".

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 octobre 2011

C'est AVANT qu'il aurait fallu se vanter d'avoir "saisi".

J'espère qu'on va arrêter de nous faire le coup des "nous avons été les seuls qui..."

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011


Très juste.

Pour revenir sur le rôle des syndicats. Il faut bien comprendre que ce taux de suicides, 39/100000, n'est que la partie émergée de l'iceberg, et le résultat d'un long processus. Le collègue qui en arrive aux dernières extrémités, c'est souvent depuis des mois ou des années qu'il est usé par des situations qui deviennent intolérables : difficultés avec les élèves, pressions des parents, consignes administratives contradictoires, abus de pouvoir des petits chefs d'établissement...

Et pendant cette période, il est probable qu'il aille chercher des soutiens chez ses collègues, chez les délégués syndicaux. Mais généralement, que lui répondent alors ces derniers : comme l'administration, ils prétextent qu'ils ne se mêlent pas des "affaires personnelles".

Comme les syndicats sont habitués aux luttes collectives (c'est ce que montre M-F Hirigoyen dans ses ouvrages sur le harcèlement), ils ont du mal à comprendre qu'un dossier individuel n'est pas une affaire privée, mais relève en l'occurence de la qualité de vie au travail, et du code du travail.
Surtout, ils ne comprennent pas que, de l'issue d'un dossier individuel, dépend en réalité le renforcement ou l'affaiblissement des droits de tous.

Alors comme l'administration, lorsque la situation pourrit jusqu'au drame, la préoccupation essentielle de ces "représentants du personnel" est de se couvrir en publiant un communiqué ou en "saisissant" ici ou là.

Bref, des syndicats co-gestionnaires d'une profession sinistrée.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 octobre 2011

"une-policiere-blessee-en-prefecture-est-entre-la-vie-et-la-mort"

Elle n'a pas tardé à choisir son camp.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Il en va de l'enseignement des sciences -les vraies- comme de l'aviation: faire de l'attractif ludique en collège et lycée puis être confronté à l'aridité nécessaire dans le sup', c'est vouloir faire croire que "flight simulator" transforme n'importe qui en pilote de 747.

Écrit par : profsimulator | 14 octobre 2011

Communiqué du SNES, écrit avant l'annonce de la mort de notre infortunée collègue.

"14 octobre 2011

Communiqué de presse SNES, SNEP et SNUEP

La tentative de suicide d’une enseignante de mathématiques dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers est une tragédie. Les syndicats de l’enseignement secondaire de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP) assurent de leur solidarité leur collègue, sa famille, ses proches, les personnels et les élèves de l’établissement.

Un tel drame est probablement le résultat de plusieurs facteurs, mais ils ne peuvent s’empêcher de s’interroger sur la signification du choix du lieu de travail pour commettre cet acte désespéré. Ils auront le souci de s’assurer qu’elle aura bénéficié, dans son parcours professionnel et particulièrement ces dernières années, de tout le soutien, l’écoute et l’accompagnement de sa hiérarchie et de l’institution. Ils souhaitent qu’une attention particulière sur le long terme soit portée à l’équipe éducative et aux élèves de cet établissement.

Ils interpellent le ministre sur l’importance :
de la mise en place d’une véritable médecine du travail dans l’Education nationale et une politique responsable des ressources humaines qui permettraient d’accompagner au plus près tous les personnels, dont ceux en situation de fragilité,
de dispositions permettant par le travail en équipe de rompre l’isolement des enseignants
d’améliorer les conditions générales de travail des enseignants, dont la pénibilité s’est considérablement accrue ces dernières années.

Ils proposent aux autres organisations syndicales de porter avec eux auprès du ministre l’exigence de l’organisation d’une demi-journée dans tous les EPLE dans les semaines à venir, pour impulser le débat sur les réalités du métier et les solutions à apporter."


A force de se refuser à exploiter ce drame à des fins syndicales, le SNES finit par ne rien dire, ou à dire des sottises hors de proportion avec la gravité des enjeux
Le travail en équipe comme remède miracle de la souffrance professionnelle, effectivement, fallait y penser :-(
C'est tout de même un peu léger.
Quant aux élèves de l'établissement, qu'on me permette de dire haut et fort que si moncanard et mapoulette avaient moins dékhonné avec leur professeur, ils seraient moins traumatisés aujourd'hui, pauv' chéris.
Il serait temps que tous ces jeunes gens apprennent qu'un enseignant n'est pas un punching-ball, et qu'il y a des paroles ou des comportements qui tuent aussi sûrement qu'une balle de fusil.
PS je précise que je suis syndiquée au SNES depuis 1972 -- nobody's perfect. Mais je me soigne.

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011

En tout point d'accord avec vous, Françoise.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2011

Quant aux élèves de l'établissement, qu'on me permette de dire haut et fort que si moncanard et mapoulette avaient moins dékhonné avec leur professeur, ils seraient moins traumatisés aujourd'hui, pauv' chéris.
Il serait temps que tous ces jeunes gens apprennent qu'un enseignant n'est pas un punching-ball, et qu'il y a des paroles ou des comportements qui tuent aussi sûrement qu'une balle de fusil.
PS je précise que je suis syndiquée au SNES depuis 1972 -- nobody's perfect. Mais je me soigne.

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011

+ 1

Écrit par : André Gigue Ne plaisante plus | 14 octobre 2011

Il serait temps que tous ces jeunes gens apprennent qu'un enseignant n'est pas un punching-ball, et qu'il y a des paroles ou des comportements qui tuent aussi sûrement qu'une balle de fusil.
PS je précise que je suis syndiquée au SNES depuis 1972 -- nobody's perfect. Mais je me soigne.

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011


C'est clair.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 octobre 2011

Peachey est au SUD pour la semaine...

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 octobre 2011

Sinistrons les parents d'élèves; cette engeance ne devrait pas exister.
Si les parents se contentaient d'être des "parents d'enfants", de faire leur boulot, et ne se revendiquaient pas "parents d'élèves", les professeurs pourraient mieux faire le leur.
Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011



Dans la série "pompier pyromane" :

"La Ligue des Droits de l'Homme (section d'Aix-en-Pce) organise un débat public le 16 novembre à Aix, animé par Pierre Frackowiak (1), inspecteur honoraire de l'Education Nationale, co-auteur avec Philippe Meirieu de "L'éducation peut-elle être au coeur d'un projet de société ? "

QUELLE ECOLE PUBLIQUE POUR UNE EDUCATION DE QUALITÉ ET UNE RÉELLE ÉGALITÉ DE TOUS LES ENFANTS ?

Le projet éducatif, c'est notre affaire à tous, parents, enseignants, jeunes, citoyens. c'est l'avenir de notre société qui est en jeu. Parlons-en ensemble.

Nous recherchons des enseignants pour participer, avec des parents d'élèves (2), à la préparation de ce débat, le 18 octobre de 18 à 20 h, maison de Quartier de la Mareschale, 27 avenue de Tubingen à Aix."

(1) Horresco referens
(2) Christophe, soyez FORT.

Je ne sais pas si j'aurai ce jour-là assez d'énergie pour aller porter la contradiction à PF et ses groupies -- surtout quand on sait qu'au printemps dernier, la LDH a reproché au SNES d'être islamophobe, à cause de son refus du voile à l'école.
En fait, j'aurais envie de me réfugier (ensemble ou séparément ) dans ma bibliothèque, dans une cave pleine d'exquis millésimes, ou à l'autre bout de la terre, "la Patagonie, la Patagonie, et un voyage dans les mers du sud"...

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011

La presse : "Jeudi des marins pêcheurs ont retrouvé un sanglier nageant au large de Quiberon. Ce n'est pas la première fois."

En supposant que les marins n'avaient pas trop, qui biberonné, qui chichonné, ce sanglier aquaphile mérite le respect car je doute que quiconque lui ait appris à nager.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Ceci dit, le mystère de l'origine des culs noirs corses est peut être résolu.

Mais viennent-ils de Marseille, de Nice ou de Toulon ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Tiens, tiens, moi non plus je n'y croyais pas.

En Corse j'avais déjà entendu que des sangliers de Sardaigne avaient fait la traversée...(ils sont beaucoup plus gros)...ce qui pose des problèmes...130 Kg la bestiole ça commence à faire.

Écrit par : Anaxagore | 14 octobre 2011

"D'après les dernières nouvelles, le sabreur serait un enseignant.
Que ne va-t-on pas entendre !"

Écrit par : Guy Morel | 14 octobre 2011

J'ai cru que c'était Robin, au début !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

3au printemps dernier, la LDH a reproché au SNES d'être islamophobe, à cause de son refus du voile à l'école."

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011

Ils ne sont pas toujours finauds, à la LDH... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

Vers 11 heures, l'homme a fait irruption dans l'Hôtel du département en brandissant un katana et en menaçant le public. Selon les informations données par Claude Guéant, l'homme est un «professeur de sciences de la vie et de la terre, absolument pas connu des services de police mais qui, aux dires de l'autorité académique, donnait des signes de faiblesse dans son enseignement».

Vous voyez où ça conduit de donner des signes de faiblesse dans son enseignement !
Soyons forts !

Écrit par : Blaise | 14 octobre 2011

"En Corse j'avais déjà entendu que des sangliers de Sardaigne avaient fait la traversée..." Anaxagore

Des sangliers sardes en Corse ?! Cela ne se peut.

Question de continuité territoriale de la République

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"l'homme est un «professeur de sciences de la vie et de la terre»"

Encore un argument pour simuler les dissections au scalpel sur ordinateur.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Tiens, n'est-ce pas notre Jean-Paul qui fait un duo avec Dizzy ??? ;-))

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&sqi=2&ved=0CCEQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DTChocbG_TTI&ei=XWuYTum_O87O4QSzjcWJCg&usg=AFQjCNEE8cJgWCaVMPAMl9vC9Ot4-6GcxQ

A part ça, à regarder jusqu'au bout !!!
Le trompettiste qui fearit passer Marsalis pour un tubard de brass-band de troisième zone, Françoise !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

La prof, qui s'est immolée par le feu au lycée, est décédée. Peut-on porter plainte pour non assistance à personne en danger ?

Écrit par : Immolation | 14 octobre 2011

La prof, qui s'est immolée par le feu au lycée, est décédée. Peut-on porter plainte pour non assistance à personne en danger ?
Écrit par : Immolation | 14 octobre 2011

Ne peut-on surtout porter plainte pour harcèlement ayant entraîné la mort ? Ce serait un précédent intéressant, dans un milieu où ça tombe comme des mouches… Et ça pourrait inquiéter quelques élèves…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011

"Ne peut-on surtout porter plainte pour harcèlement ayant entraîné la mort ?" JPB

Qui pourrait le faire en Droit français puisque la personne est décédée ?

La famille ?

Un syndicat ?

N'importe qui ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Justement : je ne sais pas.
Mais si c'est impossible, c'est étrange…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011

En l’occurrence, on aurait très envie de porter plainte pour "harcèlement ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Un "vidju" de plus ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Harcélement ayant entrainé la mort ? Vous y allez plus qu'un peu fort !! et pourquoi cibler les élèves ? Etes-vous sur qu'ils soient responsables de la désespérance de cette enseignante, et les autres profs, et le "patron" du lycée, et les syndicalistes...et l'éducation nationale, et sa famille, et et

Il doit bien y avoir moyen d'empêcher qu'un homme ou femme en arrive là, car ça n'arrive jamais tout seul...

Écrit par : La Calmette | 14 octobre 2011

"Vous y allez plus qu'un peu fort"

Il appartiendrait justement à la justice d'établir la réalité de la plainte. Votre attitude consisterait à la déclarer irrecevable a priori.

Qui "y va un peu fort" ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

"l'homme est un «professeur de sciences de la vie et de la terre, absolument pas connu des services de police mais qui, aux dires de l'autorité académique, donnait des signes de faiblesse dans son enseignement».

Des signes de faiblesse, mais bien sûr...encore un professeur qui craque sous le poids de ses "difficultés personnelles", évidemment!
Ou alors un syndrôme propre aux Sc. Nats': l'envie exacerbée de disséquer tout ce bouge...:):)

Dois-je ôter mon Higonokami de mon cartable de professeur de SVT?

Écrit par : sisyphe | 14 octobre 2011

www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/14/les-enseignants-ne-representent-pas-a-priori-une-population-a-risque_1588175_3224.html#ens_id=1588179

'les études épidémiologiques sur lesquelles j'ai pu travailler montrent que les enseignants n'ont pas plus de problèmes que des personnes ayant un statut socioprofessionnel équivalent. Ils ont accès à la connaissance, se soignent, sont ouverts aux traitements psychologiques et psychiatriques, consultent médecins et médecins spécialistes, ont une bonne couverture maladie, à défaut d'avoir une médecine du travail !"

Écrit par : dugong | 14 octobre 2011

Pour savoir qui sont les parents délégués, ceux qui viennent régulièrement pourrir l'existence: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/141011Quisontparentsdelegues.aspx >.
Christophe Sibille, à vous le premier jet.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Sur un site d'infos étranger, il est rapporté que notre malheureuse collègue avait eu, la veille de son suicide, une "rencontre avec des lycéens pour discuter de son style d'enseignement rigoureux"...

http://br.noticias.yahoo.com/professora-francesa-ateia-fogo-ao-pr%C3%B3prio-corpo-ap%C3%B3s-discutir-com-alunos.html

La goutte qui a fait déborder le vase?

Écrit par : sisyphe | 14 octobre 2011

"Christophe Sibille, à vous le premier jet."

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Je fais manger mes filles, et je m'occupe de votre cas !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

La Culture, avec un grand C, a de multiples facettes: qui saura, sans googliser ( :) ) me dire ce qu'est un Higonokami?

A gagner: ma considération...;)

Écrit par : sisyphe | 14 octobre 2011

Je relais le lien proposé par Maître Dugong: < http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/14/les-enseignants-ne-representent-pas-a-priori-une-population-a-risque_1588175_3224.html#ens_id=1588179 >.

On y lit les analyses d'une fine lame, Viviane Kovess-Masfety. Extrait de propos à couper le souffle:

"Certains enseignants peuvent éprouver des difficultés à se confronter à la vie adulte - d'où leur choix de travailler avec des enfants..."
"Il existe un hiatus entre une situation générale, moyenne, qui semble plutôt s'être améliorée au cours des deux dernières décennies en termes de salaires et de conditions d'emploi, et des situations de vie dans les établissements qui sont extrêmement disparates."
"Il existe heureusement des facteurs protecteurs : la solidarité entre collègues, le fait de se sentir soutenu par sa hiérarchie.."

Je sens que mon katana et mon wakizashi vont bientôt sortir de leurs saya sous peu.
Il faut savoir traiter de façon SeP au cul ces propos.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Si vous avez des problèmes de discipline, j'ai la solution pratique et sans faille : vous accrochez dans un lieu de vie, par exemple sur le tableau noir de votre salle de classe préférée, négligemment votre katana dans son fourreau laqué, au bout d'une belle cordelette tressée et de temps en temps vous le sortez vous vérifiez le tranchant de la lame sur une feuille de papier et vous faites quelques moulinets en l'air ... normalement si tout va bien les élèves ne moufteront plus de l'année et auront une fabuleuse attention à vos cours !

Écrit par : iPidiblue effet secondaire du katana sur le moral des élèves | 14 octobre 2011

"Je relaie le lien", évidemment.
"Extraits", décidément!

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

"...le tableau noir de votre salle de classe préférée...

Écrit par : iPidiblue effet secondaire du katana sur le moral des élèves | 14 octobre 2011 "

A l'heure du TBI? Scandale!

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Je relais le lien proposé par Maître Dugong: < http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/14/les-enseignants-ne-representent-pas-a-priori-une-population-a-risque_1588175_3224.html#ens_id=1588179 >.

On y lit les analyses d'une fine lame, Viviane Kovess-Masfety. Extrait de propos à couper le souffle:

"Certains enseignants peuvent éprouver des difficultés à se confronter à la vie adulte - d'où leur choix de travailler avec des enfants..."
"Il existe un hiatus entre une situation générale, moyenne, qui semble plutôt s'être améliorée au cours des deux dernières décennies en termes de salaires et de conditions d'emploi, et des situations de vie dans les établissements qui sont extrêmement disparates."
"Il existe heureusement des facteurs protecteurs : la solidarité entre collègues, le fait de se sentir soutenu par sa hiérarchie.."

Je sens que mon katana et mon wakizashi vont bientôt sortir de leurs saya sous peu.
Il faut savoir traiter de façon SeP au cul ces propos.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

+100 !!

Manifestement, cette abrutie a du explorer d'autres mondes que le notre.

Il faudra bien, rapidement, expurger l'EN de ses penseurs et "spécialistes" de l'enseignement. La liste des fusillés s'allonge inexorablement!

Écrit par : sisyphejettesonrocher | 14 octobre 2011

Justement : je ne sais pas.
Mais si c'est impossible, c'est étrange…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011


La famille peut bien sur porter plainte mais il y a de grandes chances que le procureur se saisisse du dossier ( ce qu'il ne manquera pas de faire vu le grave trouble à l'ordre public causé par ce décès) et ouvre dans un premier temps une enquête préliminaire pour rechercher les raisons qui ont poussé cette pauvre femme au suicide puis dans un deuxième temps, et si des responsables sont ou peuvent être identifiés, il ouvrira une information judiciaire pour que le dossier soit confié à un juge d'instruction.

Écrit par : Merlemocoeur | 14 octobre 2011

La Culture, avec un grand C, a de multiples facettes: qui saura, sans googliser ( :) ) me dire ce qu'est un Higonokami?

A gagner: ma considération...;)

Écrit par : sisyphe | 14 octobre 2011

Sans googliser, c'est chaud... mais mes minces connaissances en japonais m'ont permis de reconnaître "dieu" (= kami), donc serait-ce un dieu, une divinité ou un truc en relation avec la mythologie japonaise ?

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

"Je sens que mon katana et mon wakizashi vont bientôt sortir de leurs saya sous peu.
Il faut savoir traiter de façon SeP au cul ces propos."

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Moi, ce sera Mae Geri et Yaku Zuki !!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

"Manifestement, cette abrutie a du explorer d'autres mondes que le notre."

Écrit par : sisyphejettesonrocher | 14 octobre 2011

Si elle aussi me donne l'adresse de son dealer, je me fais fournir en gros !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

"La Culture, avec un grand C, a de multiples facettes: qui saura, sans googliser ( :) ) me dire ce qu'est un Higonokami?

A gagner: ma considération...;)

Écrit par : sisyphe | 14 octobre 2011"


Moi. En toute modestie. Mais je suis pour l'application du rituel façon jumonji-giri. Qui est visé?

@ Julien:
C'est un couteau japonais. De poche et pliant, le couteau.

@ Christophe Sibille:
Vous êtes trop gentil. Il faut savoir trancher dans le vif.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Il faudra bien, rapidement, expurger l'EN de ses penseurs et "spécialistes" de l'enseignement. La liste des fusillés s'allonge inexorablement!

Écrit par : sisyphejettesonrocher | 14 octobre 2011

Dézinguer tous les imbéciles (heureux) qui peuplent l'EN ? Ça s'appelle un génocide ça, non ?

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

@ Julien:
C'est un couteau japonais. De poche et pliant, le couteau.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Ok, en relisant, j'ai pu comprendre "higo no kami" - ne sachant pas ce que veut dire "higo", ça donne: "higo" de dieu. Peut-être "lame de dieu", alors ?

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

Higonokami signifie donc "Opinel" en japonais ?

Écrit par : Moot | 14 octobre 2011

Moi. En toute modestie. Mais je suis pour l'application du rituel façon jumonji-giri. Qui est visé?
Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Un peu morbide... et le seppuku façon moderne, ça donnerait quoi ?
D'un seul coup, une image grotesque et morbide m'envahit: des profs de maths s'éventrant avec des réglets géants affûtés... beuh :-(((

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

Extrait d'article : « Si ses collègues se veulent prudents sur les raisons de cet acte, l'un d'entre eux estimait jeudi soir, sous couvert de l'anonymat, que la "pression ambiante était peut-être trop forte" et qu'"une écoute aurait peut-être évité ce passage à l'acte".

"Au cours des années, on a vu le métier évoluer, le public changer, les réformes arriver, des réformes nécessaires mais bien souvent menées à l'emporte-pièce, sans discernement, dans l'urgence, et à un moment donné il peut arriver ce genre de geste", confiait-il ».

Des réformes nécessaires ? C'est tout ce qu'il a à commenter, cet abruti ? Voilà exactement le type de l'idiot utile.

Écrit par : Moot | 14 octobre 2011

"@ Christophe Sibille:
Vous êtes trop gentil. Il faut savoir trancher dans le vif."

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Chacun fait avec ses armes... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2011

@ Julien:

"Higo" est la région d'origine.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

"Higonokami signifie donc "Opinel" en japonais ?

Écrit par : Moot | 14 octobre 2011"


C'est effectivement dans l'idée. Mais il possède une lame caractéristique.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

@ Julien:

"Higo" est la région d'origine.

Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Tout s'éclaire ;-) ! Merci !

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

"@ Christophe Sibille:
Vous êtes trop gentil. Il faut savoir trancher dans le vif."
Écrit par : Maxime | 14 octobre 2011

Ah mais vous voudriez qu'il n'y ait que des samouraïs ! Les ninjas s'est tout aussi utile, vous savez !

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011

Sur la lutte contre le harcèlement dans l'enseignement, voilà un exemple d'action syndicale dont on pourrait s'inspirer :

http://www.zinfos974.com/Manifestation-contre-le-harcelement-moral-au-sein-de-l-Education-nationale_a33050.html

C'est déjà autre chose qu'un vague entrefilet pour annoncer qu'on a vaguement saisi untel ou untel pour une vague enquête dont il ne ressortira rien...

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 octobre 2011

Le travail en équipe comme remède miracle de la souffrance professionnelle, effectivement, fallait y penser :-(
C'est tout de même un peu léger.

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2011
---
Le seul travail en équipe qui vaille, dans certains cas, comme par exemple celui de cette collègue qui s'est suicidée, c'est qu'un adulte soit présent avec elle en classe, silencieux, ne s'occupant pas du cours du professeur, mais faisant régner le calme, le silence, et l'attention, par le geste et le regard. L'adulte en question devrait être un professeur, de grande taille, impressionnant.

Et il faudrait enfin sanctionner les fauteurs de trouble !
Quel que soit l'âge d'un fauteur de trouble, il peut à lui seul démolir une classe.

J'ai eu un sympathique casse-pieds (de 17 ans) qui avait une addiction particulière : il parlait à haute et intelligible voix en classe.
Je l'ai supporté quelques semaines en l'engueulant quand il ouvrait son bec. J'ai demandé à mes collègues comment il se comportait chez eux. "Pareil !" m'ont-ils répondu.

J'avais, un jour de la semaine, trois heures d'affilée (moins la récré de 16 heures) avec cette classe de première d'adaptation.
Je dis (après quelque temps à tenter de le faire taire) à ce sympathique casse-pieds (il n'était pas du tout agressif) :"Écoute ! j'en ai marre de toi. Dès que tu ouvriras la bouche, je te vire de ma classe, compris ? Si tu veux rester dans ma classe, tu te mets du sparadrap sur la bouche ou tu la boucles, d'une manière ou d'une autre."
Il tint miraculeusement cinq minutes environ, puis ouvrit son bec. Je m'interrompis et lui dis ceci :"Tu dégages ! ... non, non, tu laisses tes affaires ici. Tu reviens les chercher à cinq heures, à la sonnerie."
Quand je donnais un devoir en classe, naturellement je le gardais, le temps du devoir - une heure -, puis je le mettais à la porte tout de suite après.
Cela dura toute l'année. Sans incident.
A la fin de l'année, les professeurs l'admirent en terminale, mais refusèrent qu'il fît cette année dans le lycée de Blois. Il était venu à Blois où il y avait une classe de première d'adaptation, et nous le renvoyâmes à Orléans d'où il était originaire.
En terminale, il se fit virer huit jours dans l'année scolaire, pour motif disciplinaire.

J'ai corrigé les copies d'Orléans, cette année-là. Nous étions deux par discipline. Je dis au collègue qui corrigeait avec moi :"Dans le paquet de copies que nous allons nous partager, il y a celle d'un élève que j'ai eu l'an dernier à Blois. Si je reconnais son écriture, je ne la corrigerai pas et je te la donnerai au dernier moment avant la délibération. "D'accord," dit-il.
Je ne reconnus pas l'écriture de cet élève. Mais sa copie était bel et bien dans mon demi-paquet ! La valeur scientifique était de 3/20. L'idée m'effleura qu'il pouvait s'agir de lui, mais ses résultats dans ma discipline en première étaient bons ! Je ne pus reconnaître avec certutude son écriture si longtemps après. La copie était très mal présentée; c'était un torchon ! J'enlevai deux points comme le réglement du baccalauréat m'en donnait le droit.
Il eut donc 1/20. Il dut aller au "rattrapage"... et fut reçu !!!

L'année suivante, il fut admis à l'école d'EPS de Joinville, car il était bon en EPS (éducation physique et sportive), et n'importe quelle série du baccalauréat convenait (pas le bac pro, cependant, je crois).
Mais là, on ne le supporta pas longtemps : on le vira définitivement au bout de quelques semaines.
Si on l'avait viré une fois ses seize ans révolus, on se serait épargné bien de la peine.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 octobre 2011

Laissez le glos Guillaume recopiez son Maurras.

"recopiez"
Alors, Momo, toujours le verre de trop ?

Écrit par : :-) | 14 octobre 2011

"Ok, en relisant, j'ai pu comprendre "higo no kami" - ne sachant pas ce que veut dire "higo", ça donne: "higo" de dieu. Peut-être "lame de dieu", alors ?

Écrit par : Julien | 14 octobre 2011"


Ce serait impossible, Julien. Il faut lire le japonais de droite à gauche. La décomposition, laquelle donne "Higo no kami" (comme vous l'avez repéré), se traduit par "dieu de Higo".
Quant au ninjutsu, je ne suis pas sectaire: le lancé de shaken peut offrir d'intéressants divertissements. Tout dépend sur qui.

Écrit par : Maxime | 15 octobre 2011

Laissez le glos Guillaume recopiez son Maurras.

"recopiez"
Alors, Momo, toujours le verre de trop ?
Écrit par : :-) | 14 octobre 2011


Toujours les mêmes réflexes d'extrême-droite, Glos Guillaume : l'Autre est tour à tour, ivrogne, inverti, métèque, rouge, juif etc.
Quant à Maurras, évidemment, vous n'avez rien à en dire. Il est vrai qu'il faut savoir lire pour en parler.

Écrit par : Guy Morel | 15 octobre 2011

"le lancé de shaken peut offrir d'intéressants divertissements. Tout dépend sur qui."

Écrit par : Maxime | 15 octobre 2011

L'enchaîne de Sakés, ça peut aussi avoir son charme !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

"Le seul travail en équipe qui vaille, dans certains cas, comme par exemple celui de cette collègue qui s'est suicidée, c'est qu'un adulte soit présent avec elle en classe, silencieux, ne s'occupant pas du cours du professeur, mais faisant régner le calme, le silence, et l'attention, par le geste et le regard. L'adulte en question devrait être un professeur, de grande taille, impressionnant.", dites-vous, cher Francis.

Je me souviens d'une 3ème professionnelle qui regroupait des "vente" et des "restauration". Deux à trois ans de retard pour la majorité des élèves (27 en classe). Je leur donnais français avec, dans le fond de la classe, le médiateur du collège. À nous deux, nous étions incapables d'empêcher les tables et les chaises de voler, les insultes de fuser. La plupart des élèves se contrefoutaient purement et simplement des sanctions (d'ailleurs fort légères, vu notre direction compréhensive de l'époque, très portée sur les brebis égarées). L'idée même qu'on pût imaginer les punir les faisait rigoler.

J’avais eu aussi, deux ans auparavant, dans une autre école, le sous-directeur en classe. J'ai cru naïvement, en le voyant s'installer dans le local, qu'il venait constater l'impossibilité de faire cours qui y régnait, et que je lui avait signalée maintes fois. Deux jours plus tard, dans son bureau, il me reprochait de ne pas savoir tenir les élèves! Et quand je lui ai fait remarquer que sa présence à lui n'avait eu aucun effet sur les gamins, alors même qu'il était chargé de la sanction dans le collège et qu'il prenait des notes (sur moi, pas sur les élèves, je ne l'ai compris qu'à l'entretien), il m'a demandé ce que je voulais dire!

Un nombre croissant d'élèves n'a tout simplement pas de surmoi.

Par ailleurs, le système étant ce qu'il est chez nous et les heures attribuées aux écoles étant fonction de savants calculs dépendant du nombre d'assis en classe au 1er octobre et du niveau auquel ils sont inscrits, la direction nous prie avec énergie de ne pas faire de rapports disciplinaires avant cette date, et de n'en faire pas trop non plus avant le deuxième comptage officiel de janvier, et attention à celui de la mi-mai qui conditionne le nombre d'heures dont nous disposerons à la rentrée de 2012 : nous ne voudrions pas risquer l'emploi de nos jeunes collègues, n'est-ce pas? Lesquels jeunes collègues s'effondrent en salle des profs, les gars comme les filles, en disant qu'ils n'avaient aucune idée de ce que pouvait être une classe de P.

Écrit par : puce | 15 octobre 2011

"Un nombre croissant d'élèves n'a tout simplement pas de surmoi."

Écrit par : puce | 15 octobre 2011

Hé oui... On n'a pas besoin de parents d'élèves. De parents d'enfants avant qu'ils deviennent élèves, (et pendant, évidemment), oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

On n'a pas besoin de parents d'élèves. De parents d'enfants avant qu'ils deviennent élèves, (et pendant, évidemment), oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

C'est idiot, ce que vous dites, Christophe.
Etre parent d'un élève ne se résume pas à être parent d'un enfant. Et plus l'élève avance dans ses études plus on est contraint de s'impliquer, ne serait-ce qu'en matière d'orientation. Et ça n'a rien de nouveau, l'institution scolaire ayant toujours eu une fâcheuse tendance à ne se préoccuper que de sa reproduction en ignorant tout ou à peu près des autres métiers, ou pire, en en ayant une vision falsifiée, même en matières de savoirs strictement scolaires nécessaires à l'obtention du diplôme.
Et ce n'est pas vrai que pour ma profession, même si elle constitue un excellent exemple.
On arrive à être contraint de dire: "n'écoute pas tes profs, ils déconnent grave ! ".

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Chers profs, avez-vous essayé de lire le code secret à gratter au travers d'une lampe ? Parce que ça marche, on arrive à lire tout. Alors à quoi ça rime ?
Après avoir vu ça, j'ai tout mis à la poubelle. De la poudre d'argent, de la poudre aux yeux, de la poudre d'escampette.

Écrit par : sensei | 15 octobre 2011

On arrive à être contraint de dire: "n'écoute pas tes profs, ils déconnent grave ! ".
Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

On déconne tous : c'est pour cela qu'on est sur Terre !

Écrit par : iPidiblue effet secondaire induit | 15 octobre 2011

Puisque l'on parle de codes secrets, parlons de mon lycéet. Dans les temps anciens, on y utilisait le très-bugué logiciel "NotaBene". On est passé à la version en ligne "viescolaire.net" il y a deux ans.

Or, le mois dernier, afin de rappeler aux professeurs l'existence du "cahier de textes électronique", notre administration nous a distribué de petits papiers expliquant comment s'en servir et RAPPELANT À CHACUN SON MOT DE PASSE pour accéder au site et y entrer ses notes, appréciations, et désormais le contenu de son "cahier de textes électronique".

Je n'y avais pas particulièrement prêté attention jusqu'à ce qu'une collègue me fasse observer que le mot de passe sur la fiche qu'elle avait reçue, c'était le sien, celui qu'elle avait entré elle-même à la place du mot de passe par défaut. Le mien, il est vrai, je ne l'avais pas changé et j'avais toujours celui qui avait été donné par l'administration lorsque nous avions commencé à "bénéficier" du service.

Ainsi, sur "viescolaire.net", l'administration peut avoir accès aux mots de passe des professeurs. Elle peut à loisir modifier notes, appréciations, etc.

Écrit par : Moot | 15 octobre 2011

Coquille à la fin de la première ligne (caractères non- effacés suite à une modification du texte) : "mon lycée".

Écrit par : Moot | 15 octobre 2011

La pire façon de déconner, c'est pas celle que vous croyez ! C'est de se prendre au sérieux. Les fanatiques de tous poils se prennent très au sérieux, ils feraient sauter la planète et l'univers en entier si on les écoutait ...

Inversement si vos parents n'avaient pas déconnés pendant un bon quart d'heure, nous n'aurions même pas le loisir d'écouter Dobolino nous faire sa leçon de morale à trois balles ! C'est pourquoi on l'adore ...

Écrit par : iPidiblue effet secondaire induit | 15 octobre 2011

l'institution scolaire ayant toujours eu une fâcheuse tendance à ne se préoccuper que de sa reproduction en ignorant tout ou à peu près des autres métiers, ou pire, en en ayant une vision falsifiée, même en matières de savoirs strictement scolaires nécessaires à l'obtention du diplôme.

Écrit par : dobolino

En même temps, ce n'est pas vraiment le boulot des professeurs. L'institution a cependant longtemps donné l'illusion de s'y connaître, avec les CIO et l'ONISEP.

Écrit par : Moot | 15 octobre 2011

Tè vé maï !
Je viens juste de recevoir une élève de Terminale S et sa maman (pour le vermifuge d'automne des chevaux ).
La petite (région PACCA) veut faire véto:
-elle est en option SVT
- elle veut demander Joffre en premier, au lieu de Thiers, à proximité géographique équivalente dont il faut certes tenir compte pour l'efficience du soutien psychologique de l'élève de prépa par ses parents (parents d'élève et non d'enfant, Christophe ! ).


Alors, OK, Moot mais, petite question, si un de vos enfants veut faire véto, vous lui conseillerez quoi ? Option Math ou option SVT, Joffre ou Thiers ?

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

//la direction nous prie avec énergie de ne pas faire de rapports disciplinaires avant cette date//

Alors ça, ça me rappelle mon dernier patron. Pendant plusieurs années nous avons lutté (mais en n’oubliant pas que nous n’étions que des pots de terre) pour obtenir l’exclusion de tel ou tel élève gravement perturbateur dès la fin du premier trimestre, où il avait eu la possibilité d’évoluer après avertissements et sanctions. Il repoussait l’échéance, prétendant qu’il fallait donner sa chance à l’enfant. Qui, sans véritable barrière, continuait sa coupable activité. On finissait donc par le virer au dernier trimestre. Gâchis pour tout le monde : pour la classe, dont il avait pourri le fonctionnement, et pour lui, qui avait perdu du temps dans son parcours de remise en cause.

Écrit par : PMB | 15 octobre 2011

En même temps, ce n'est pas vraiment le boulot des professeurs. L'institution a cependant longtemps donné l'illusion de s'y connaître, avec les CIO et l'ONISEP.
Écrit par : Moot | 15 octobre 2011

Le problème, c'est que cela dépend justement de ce que l'on entend par "boulot des professeurs", parce que si la fonction de l'école est de préparer les enfants à la vie adulte active; alors si, cela fait bel et bien parti de ses attributions.
Le problème c'est que personne n'arrive à se mettre d'accord sur ce qu'est le "boulot des professeurs"...

Pour ma part j'aurais dit que c'est le boulot des conseillers d'orientation; mais vu les bras cassés ignorants du monde professionnels que l'on trouve parmi eux, je peux comprendre que les parents d'élèves se tournent vers les professeurs.

Écrit par : Julien | 15 octobre 2011

Et ce n'est pas vrai que pour ma profession, même si elle constitue un excellent exemple.
Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

C'est d'ailleurs grâce à cela que j'ai du boulot: pour moi, par exemple, si l'anglais n'avait pas été enseigné en dépit du bon sens (j'ignore ce que cela donne maintenant, puisque je n'ai pas encore eu affaire aux générations de moins de 30 ans), je n'aurais pas ou peu de clients (ou du moins je n'aurais presque plus de faux débutants).

Écrit par : Julien | 15 octobre 2011

Disons au moins pour les métiers passant par des filières qui sélectionnent durement sur des savoirs strictement scolaires.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Savoir bien vendre son petit laïus fait-il partie des savoirs strictement scolaires ? Oui sans doute ..; hier après-midi j'étais à l'Institut Pasteur avec le chef du service de consultations des maladies infectieuses, et comme la spécialité de Pasteur ce sont les vaccins il m'a vendu tout le kit vaccinal ...

Écrit par : iPidiblue vacciné pour la vie ! | 15 octobre 2011

"On n'a pas besoin de parents d'élèves. De parents d'enfants avant qu'ils deviennent élèves, (et pendant, évidemment), oui."

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

C'est idiot, ce que vous dites, Christophe.
Etre parent d'un élève ne se résume pas à être parent d'un enfant. Et plus l'élève avance dans ses études plus on est contraint de s'impliquer"

(parents d'élève et non d'enfant, Christophe ! ).

Écrit par :dobolino | 15 octobre 2011

Je crois que vous avez très bien compris ce que je voulais dire;
de plus, je parlais essentiellement du "primaire".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Et, donc, des parents qui se croient assez malins pour se substituer "a priori" à l'enseignant.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Alors qu'ils n'ont même pas pris la peine d'assumer leur rôle à eux, qui est d'éduquer "leur" futur élève; c'est plus clair, comme ça ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Alors qu'ils n'ont même pas pris la peine d'assumer leur rôle à eux,
Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Leur rôle à eux

aheu aheu acquiesce le bébé éduqué!

Écrit par : Merlemocoeur | 15 octobre 2011

Et, donc, des parents qui se croient assez malins pour se substituer "a priori" à l'enseignant.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Alors qu'ils n'ont même pas pris la peine d'assumer leur rôle à eux, qui est d'éduquer "leur" futur élève; c'est plus clair, comme ça ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011
Et qui ne sont pas si nombreux, Christophe.
pas plus que les proprios de chiens qui font c*** les vétos.
Pourtant on ne pense qu'à eux et on a l'impression de les avoir tout le temps sur le dos, alors que si on fait l'effort de se plonger dans son fichier client, ils représentent une proportion très faible.

Il me semble que le plus gros défaut des formations, dan notre bon pays, c'est de réserver aux sections commerciales l'art d'analyser un fichier client.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Et, donc, des parents qui se croient assez malins pour se substituer "a priori" à l'enseignant.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2
Et quant à moi, si je m'étais substituée a priori à l'enseignant de CP CE1 de ma fille ...
Si vous allez sur Néoprofs, vous y lirez des conseils de PE à professeurs de collège les incitant à non pas se substituer mais à précéder l'enseignant en utilisant avant l'entrée au CP une méthode de lecture synthétique+écriture pour limiter les dégats.
et, si j'ai bien compris la genèse de La Fabrique du Crétin, JPB s'est réveillé quand il a constaté que son garçon, normalement constitué, et pour lequel il ne s'était pas "substitué", ne savait pas lire alors qu'il était au CE1.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Disons plutôt qu'il faut se substituer avec discrétion et que ce n'est pas évident avec des petits de CP.
Forcément, quand on en est aux tangentes et aux dérivées, aux LT4 et LT8, l'élève est devenu plus aguerri et doué pour la dissimulation et se contentera d'aquiescer sobrement quand le prof de SVT l'incitera à prendre son option puisqu'il veut faire médecine ou véto et de dire qu'il préfère prendre math car la matière lui plait et qu'il n'aura guère l'occasion d'en faire une fois sorti du lycée.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

C'est fait !

Je viens de suivre tout le tralala numérique, j'ai voté pour la République, la laïcité et l'instruction.

Une bonne chose de faite.

Et je retourne au théâtre.

Voilà bien longtemps que je n'étais venu sur ce blog. Et oui, bien que passionné par mon travail de prof, il se pourrait bien que je quitte l'estrade pour les planches.

Savez-vous que les comédiens sont de fins lettrés ? bien plus que les formateurs IUFM ?

Je blague mais, mine de rien, ça me fait un peu mal d'envisager de quitter le vaisseau-mère, car je fais ce métier depuis dix ans, j'aime la littérature, j'aime mes mes élèves... Mais je ne veux plus sombrer avec le navire !

J'attaque en ce moment un travail sur La Révolte, de Villiers de L'Isle-Adam (quelqu'un connaît cette pièce ?). Vous aurez peut-être l'occasion de la voir sur une scène de la moitié sud un de ces quatre...

A+

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 15 octobre 2011

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

"Et qui ne sont pas si nombreux, Christophe."

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

C'est une blague ???

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

"Savez-vous que les comédiens sont de fins lettrés ? bien plus que les formateurs IUFM ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 15 octobre 2011

Et ceux qui sont les deux ??? ;-)
Plus sérieusement, si les amalgames vous amusent... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

"Et qui ne sont pas si nombreux, Christophe."

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

C'est une blague ???

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Absolument pas !
Que chaque professeur des ecoles compte les emmerdeurs, les compte vraiment, et il n'en aura pas plus que le vétérinaire, le patron de bar ou l'épicier.
Un emmerdeur, ça prend plus de place que cinquante personnes normales.
Regardez iPid, ici ! Vous avez vu la place qu'il tient ? Depuis qu'il est là, plus personne ne sait s'il est sur le blog d'iPid ou sur celui de Brighelli ...

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Elle est taquine Dobi ! Allez je vous offre quand même les fameux doubitchous de Sofia ! Oui, oui, oui, c'est fait à la main, c'est roulé à la main sous les aisselles ...

Écrit par : iPidiblue caustique | 15 octobre 2011

Je ne sais pas si vous êtes retourné dans un hôpital récemment mais le grand mandarin joué à la manière de Pierre Fresnay qui fait le grand homme omniscient devant les malades médusés comme des veaux - sans compter les internes - c'est fini !

Le pauvre praticien est obligé de vendre son traitement au patient ! Et je vous dis pas pour les vaccins : il faut baratiner comme un vendeur de tapis ...

Dobo mettez-vous à la page, que diable !

Écrit par : iPidiblue l'hôpital qui se foutait de la charité ! | 15 octobre 2011

Un petit retour sur le drame de Béziers. Choses entendues ici, depuis deux jours :

Un parent : "Quand même, cette prof, elle aurait pu choisir un autre endroit pour faire "ça" ! Ma fille en est toute retournée."

Une élève : Quand même, cette prof ! Faire "ça" devant nous ! Elle aurait pu aller ailleurs. C'est rai, quoi !"

Donc, le signal fort envoyé à ses collègues, à l'administration, aux élèves, je ne suis pas sûr qu'il ait été perçu à sa juste mesure. On ne semble retenir que le désagrément de cet ennuyeux épisode. Je ne généralise pas, bien sûr, j'affirme cependant que ce type de propos est régulièrement proféré dans notre bonne ville ci-devant cathare.
Encore un motif de honte. "Surmoi", dit Puce ? Qué surmoi ? Patron, amène le pastis...

Écrit par : c.charbonnel | 15 octobre 2011

"Un emmerdeur, ça prend plus de place que cinquante personnes normales."

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2011

Je ne parle pas des "emmerdeurs", simplement des mômes mal éduqués, ou pas éduqués du tout. Je ne pense pas qu'il y ait de micro-climat dans l'Indre, et je passe suffisamment de temps dans les classes pour voir qu'ils sont assez nombreux dans ce cas !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Savez-vous que je suis assez vieux pour avoir connu l'hôpital dans sa forme XIXème siècle pure ? C'était à l'hôpital de Garches, la salle collective, l'hygiène absente, les cafards qui couraient partout, la nourriture infecte, la visite du grand ponte suivi de sa cohorte d'internes, les méthodes chirurgicales avec leurs réussites et leurs échecs sanglants ... je veux dire qu'il ne faudrait quand même pas mythifier le passé !

Écrit par : iPidiblue l'hôpital qui se foutait de la charité ! | 15 octobre 2011

On y retourne tout droit, avec la réforme Bachelot, Ipidi... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Et pan: < http://www.rue89.com/2011/10/15/petit-je-voulais-etre-boulanger-mais-jetais-bon-en-maths-225582 >!

Si Hazan et les autres illuminés des 50% d'une classe d'âge avec la Licence (voire le Master) lisent ça, ils ne vont pas être heureux... Pourtant, Dieu sait que j'en entends, des témoignages de ce calibre.

Écrit par : Maxime | 16 octobre 2011

Et pan: < http://www.rue89.com/2011/10/15/petit-je-voulais-etre-boulanger-mais-jetais-bon-en-maths-225582 >!
Écrit par : Maxime | 16 octobre 2011

Extrait:
« J'aurais bien fait des études littéraires ou sociales, mais on m'a martelé qu'il n'y avait pas de débouchés. Je me suis fatigué à bosser des matières ennuyeuses pendant des années en espérant que j'aurais un travail solide au bout ; et maintenant que j'ai mon diplôme, j'enchaîne les CDD à temps partiel payés au smic... »

Tiens, je la prendrais bien pour moi, celle-là: c'était bien la peine de me faire chier à me taper la littérature à la FAC avec toutes ces dissert' et commentaires de textes (et pour ceux qui s'offusquent, ne pas avoir de cours de litté quand j'étais en IUT ne m'a pas pour autant empêché de lire) pour passer mon temps à expliquer qu'en anglais le present perfect, ce n'est pas la même chose que le passé composé en français... payé au SMIC dans la précarité ;-)
Concernant les études; se donner du mal pour n'avoir comme récompense que la satisfaction d'être cultivé, il faut être bobo ou nanti (ou tout simplement ne pas savoir ce qu'être VRAIMENT dans le besoin signifie) pour trouver cela satisfaisant.

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Toujours insatisfait ce Julien ... on va lui faire des électro-chocs pour le remettre d'aplomb avant qu'il ne nous débite ses clients au katana ...

Écrit par : iPidiblue à la rescousse ! | 16 octobre 2011

Toujours insatisfait ce Julien ... on va lui faire des électro-chocs pour le remettre d'aplomb avant qu'il ne nous débite ses clients au katana ...
Écrit par : iPidiblue à la rescousse ! | 16 octobre 2011

Ah non ! D'abord c'est mon gagne pain, et ensuite je ne me priverais pour rien au monde du plaisir de leur dire le premier jour, en les voyant trembler d'appréhension: "Allons, rassurez-vous: on n'est pas à l'école ici !" ;-)

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Julien, si Wolt - Dickens revient, vous allez vous prendre un vieil Ura-mawashi !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Julien, si Wolt - Dickens revient, vous allez vous prendre un vieil Ura-mawashi !!! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Même pas peur ! Et puis je commence à avoir l'habitude ;-)

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Tiens, Ipidi, un reportage sur "l'hôpital fantôme", chez Lapix !!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Un autre truc que j'adore dire et qui a beaucoup de succès auprès de ma clientèle: "Moi, je vais vous apprendre de vrais savoirs, et en plus ils sont utiles !". Bon c'est pas tout à fait vrai mais ça fait toujours son petit effet ;-))

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Faites mieux ! dites : je vais vous guérir de l'école ! C'est 500 euros la séance.

Écrit par : iPidiblue comment s'enrichir à peu de frais | 16 octobre 2011

Toujours les mêmes réflexes d'extrême-droite, Glos Guillaume : l'Autre est tour à tour, ivrogne, inverti, métèque, rouge, juif etc.
Quant à Maurras, évidemment, vous n'avez rien à en dire. Il est vrai qu'il faut savoir lire pour en parler.

J'ai effectivement un peu de mal à suivre tes raisonnements d'ivrogne. Tu me reproches de lire Maurras puis l'instant d'après de ne pas le lire. Faudrait savoir ducon.

D'autre part, ce n'est certainement pas avec tous mes profs de français gauchistes que j'aurais pu étudier Maurras. On faisait plutôt des exposés sur le poing levé des athlètes noirs à Mexico (les débuts de l'antiracisme, idéologie de rechange d'une gauche à bout de souffle).

Enfin, à chacun ses lectures, personnellement , je commence Condé, le héros foudroyé de Simone Bertière, Maurras attendra encore un peu.

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

Ce que vous ne semblez pas comprendre, Julien, c'est qu'au lieu de s'ennuyer, on peut se passionner pour l'étude de la littérature, et même pour les commentaires et les dissertations (si, si !). Quand c'est le cas, les années d'étude restent un enrichissement en soi. Ce qui ne veut pas dire que je méconnaisse la nécessité d'avoir un gagne-pain décent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2011

"D'autre part, ce n'est certainement pas avec tous mes profs de français gauchistes que j'aurais pu étudier Maurras. On faisait plutôt des exposés sur le poing levé des athlètes noirs à Mexico (les débuts de l'antiracisme, idéologie de rechange d'une gauche à bout de souffle)."

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

On n'en doute pas une seconde !!!
Je suis certain qu'ils venaient en cours l'Opinel entre les dents... :-)))

Ceci-dit, je suis d'accord avec vous; il n'y a jamais eu de racisme aux Etats-Unis. Et l'esclavage non plus n'a jamais existé.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Ferme ton Opinel, Christophe !

Écrit par : iPidiblue comment se débarrasser de ses chaînes ! | 16 octobre 2011

"Ferme ton Opinel, Christophe !"

Écrit par : iPidiblue comment se débarrasser de ses chaînes ! | 16 octobre 2011

D'accord, mais sur qui ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Pas sur Martine ! Je ne tiens pas à ce qu'elle finisse canonisée ...

Écrit par : iPidiblue comment se débarrasser de ses chaînes ! | 16 octobre 2011

Il faut toujours se méfier ...


"Une Vietnamienne de Taïwan a avoué avoir coupé à l'aide d'une paire de ciseaux le pénis de son mari toxicomane, violent et infidèle, puis l'avoir jeté dans une rivière.

La suspecte, âgé de 30 ans et identifiée uniquement par son prénom, Pan, en mandarin, a sectionné environ la moitié du sexe de son mari hier matin à leur domicile de Tainan (sud) alors qu'il dormait, sous l'effet de stupéfiants et de somnifères. "Elle a été placée en détention pour le chef d'agression après avoir été interrogée", a indiqué un officier de police qui a requis l'anonymat.

Employée dans un karaoké, la jeune femme, régulièrement frappée par la victime qui entretenait une liaison avec une autre femme, a déclaré n'éprouver aucun remords. Elle encourt jusqu'à 12 ans de prison."

Écrit par : iPidiblue comment se débarrasser d'un ustensile gênant ! | 16 octobre 2011

Ceci-dit, je suis d'accord avec vous; il n'y a jamais eu de racisme aux Etats-Unis. Et l'esclavage non plus n'a jamais existé.
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Mais c'est l'évidence même ! Quant aux cagoulés en blanc qui soi-disant persécutaient les noirs, ce n'était qu'un jeu pour célébrer Halloween. Bien sûr, des fois ça tournait mal, mais ce sont des choses qui arrivent !

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Sacré Depardieu, je ne savais pas qu'il s'était remarié !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Piège à cons, piège à cons c'est vite dit ! Piège à souris et attrape-nigauds je veux bien ...

Écrit par : iPidiblue et les tapettes à souris | 16 octobre 2011

Olé: < http://www.marianne2.fr/La-crise-des-vocations-s-intensifie-chez-les-profs_a211424.html >!

Notez bien: "[...] cette crise des vocations est une aubaine pour tous ceux qui, au ministère, s’enthousiasment pour la généralisation des nouvelles technologies à l’école. Un moyen moderne et branché de se débarrasser de cette masse salariale coûteuse que représente le corps enseignant ! Armé d’un ordinateur et d’une connexion internet, l’élève peut dès à présent « créer lui-même le contenu de ses cours », voire « s’autoévaluer grâce à des QCM informatisés » affirment - sans rire - les brochures du ministère."
On y arrive, je vous dis. On y arrive.

Écrit par : Maxime | 16 octobre 2011

Pour revenir sur le drame de Béziers, je m'étonne que personne, à ma connaissance, n'a commenté la phrase qu'elle aurai prononcé juste avant son acte :
"Je fais cela pour vous" et non pas "Je fais cela à cause de vous"
Ce qui n'a pas du tout la même signification.
Pour moi son geste, elle le voulait symbolique, pour qu'il serve d'exemple, pour que ça change.
Un geste politique au sens propre du terme. Pour qu'enfin, peut être, vous les professeurs, réagissiez.

Écrit par : Marideprof | 16 octobre 2011

Pour revenir sur le drame de Béziers, je m'étonne que personne, à ma connaissance, n'a commenté la phrase qu'elle aurai prononcé juste avant son acte :
"Je fais cela pour vous" et non pas "Je fais cela à cause de vous"
Ce qui n'a pas du tout la même signification.
Pour moi son geste, elle le voulait symbolique, pour qu'il serve d'exemple, pour que ça change.
Un geste politique au sens propre du terme. Pour qu'enfin, peut être, vous les professeurs, réagissiez.
Écrit par : Marideprof | 16 octobre 2011

C'était l'idée de Jacques Decour quand il a lancé aux soldats français qui le fusillaient, le 30 mai 1942, au Mont Valérien : "Imbéciles, c'est pour vous que je meurs."
JPB

Écrit par : brighelli | 16 octobre 2011

Brighelli,


Où avez-vous vu que des soldats français ont fusillé des français sous Vichy ?

Écrit par : iPidiblue proche du Mont-Valérien | 16 octobre 2011

Par contre effectivement des soldats français ont fusillé des français à la Libération ! Par exemple l'écrivain Paul Chack par ailleurs officier de Marine ...

Écrit par : iPidiblue proche du Mont-Valérien | 16 octobre 2011

A JL

Petit esprit pointilleux , arrêter de lire et d'écrire ici, allez préparer des cours pour une fois ...

Charabia, oui monsieur, comme celui de votre maître à penser... C'est un langage qu'il maîtrise...
Suis-je clair ????

Bien à vous

fffffffffffffffffffffffffffffff

Écrit par : fffffff | 16 octobre 2011

"Savez-vous que les comédiens sont de fins lettrés ? bien plus que les formateurs IUFM ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 15 octobre 2011

Et ceux qui sont les deux ??? ;-)
Plus sérieusement, si les amalgames vous amusent... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2011

Mais non, Christophe Sibille, je plaisantais. Pourquoi, vous êtes vous-même formateur IUFM et comédien ?

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 16 octobre 2011

A tous,

Pardon pour la syntaxe legère. Pas le temps de la soigner, ni de vous parler ou de vous lire. Dommage !!!

Adieu !!!!

Merci pour ces moments de rigolade. ;)))

ffffffffffffffffffffffff LE pathétique

Écrit par : fffffff | 16 octobre 2011

Ceci-dit, je suis d'accord avec vous; il n'y a jamais eu de racisme aux Etats-Unis. Et l'esclavage non plus n'a jamais existé.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Ai-je dit cela ? Vous fabulez grave mon pauvre Sibille.
Je faisais juste remarquer qu'on étudiait plutôt ces thèmes que des auteurs comme Maurras.

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

J'ai été contacté mercredi par M6 pour participer, sur la question du malaise enseignant, à un débat dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel.
Je pensais — naïf que je suis — que le suicide de notre collègue, le lendemain, devait les encourager vivement à monter l'émission.
Mais voilà : Jean-Michel Blanquer, patron de la DGESCO, contacté pour venir se faire scalper par mes soins, préfère communiquer sur la sélection des enfants en CP…
Et puis, dit M6, l'affaire Banon, c'est quand même autrement intéressant… D'ailleurs, m'ont-ils répété au téléphone, cette femme, elle avait bien des problèmes personnels, non ?
Ah oui — mais il est rare que l'on se suicide pour une seule raison. La déprime est toujours faisceau. Cependant, quand on s'immole dans la cour de son lycée, on peut y voir un geste significatif, non ?

Bref, pas de JPB dimanche — ça lui fera des vacances, il ne court pas après les médias.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2011

Ce qui donne donc :

Face à l'actu : 16 octobre 2011

Pédophile récidiviste : une victime témoigne
Il se dit incapable de maitriser ses pulsions. Aurélien Jarrier 35 ans est soupçonné d’avoir agressé et violé 12 jeunes garçons âgés de 8 à 13 ans dans le sud de la France entre 2008 et 2010. Par le passé, cet ancien directeur de camp de vacances avait déjà été arrêté et placé en détention avant d’être relâché.

Invité : Nicolas, 19 ans, l’une des victimes de ce pédophile présumé.

Primaire PS : la finale
C’est la dernière ligne droite. Dimanche soir le candidat socialiste à la présidentielle sera désigné. Quelque soit l’issue du vote, comment Martine Aubry et François Hollande pourront-ils travailler ensemble ? Car derrière les sourires de façades, leurs rapports sont qualifiés d’exécrables.

Invités : Anne Hidalgo et Julien Dray

Banon-DSK : affaire classée
Trois mois après le dépôt de la plainte de Tristane Banon contre Dominique Strauss Kahn pour tentative de viol en 2003, le parquet de Paris vient de classer l’affaire sans suite.
Mais la journaliste ne baisse pas les bras. Elle s’apprête à déposer une nouvelle plainte avec constitution de parties civiles.

Invité : Maître David Koubbi, avocat de Tristane Banon.

Rugby : après la demi-finale…
Invités : Vincent Moscato et Daniel Herrero

Nouveau visage nouvelle vie
Il pleure désormais avec les larmes d’un autre. Jérôme Hamont, 36 ans, est le premier greffé total du visage. L’opération a eu lieu il y a un peu plus d’un an et est une réussite. Celui que tout le monde appelait Eléphant Man est désormais heureux et vit normalement.

Invité : Jérôme Hamont témoigne à la veille de la journée mondiale du don d’organe.

Voilà, voilà... Elle est belle, l'actu parisienne et plouto-centrée.

Écrit par : Jeremy | 16 octobre 2011

Bonjour,

C'est un bonheur de vous lire...

"Ne soyez pas dupe: ceux que ça dérange le plus (et qui gueuleront le plus fort), ce sont les parents qui se disent qu'ils ne pourront plus partir du boulot à "l'heure des mamans" pour chercher leurs petits." Ecrit par Julien

Vous auriez pu écrire

"Ne soyez pas dupe: ceux que ça dérange le plus (et qui gueuleront le plus fort), ce sont les PROFS qui se disent qu'ils ne pourront plus partir du boulot à "l'heure des mamans" pour chercher leurs petits.

@ mihailovich

Les professeurs ont visiblement leurs "nouveaux publics".

POuvez-vous m'éclairer sur votre commentaire ?

Pactole

Écrit par : pactole | 16 octobre 2011

"Ce qui n'a pas du tout la même signification.
Pour moi son geste, elle le voulait symbolique, pour qu'il serve d'exemple, pour que ça change.
Un geste politique au sens propre du terme. Pour qu'enfin, peut être, vous les professeurs, réagissiez."

Écrit par : Marideprof | 16 octobre 2011

Autre lecture, la lecture freudienne sauvage : "Je fais ça pour vous, autrement dit, pour vous punir. En me punissant, je vous montre jusqu'où vous êtes allés et jusqu'où vous m'avez fait aller !" On pourrait analyser cela comme une phase régressive, quand il n'y a pas d'autre issue possible que de se faire mal pour montrer aux autres que ce mal provient de leur responsabilté et les mettre en état de culpabilité. Culpabilité d'ailleurs nullement ressentie, eu égard aux propos que j'ai entendus et rapportés ci-dessus.

Il faudrait avoir assisté à la scène pour avoir d'autres signaux propres à décoder le message implicite ou explicite. J'ai quitté ce lycée il y a 9 ans, et les faits me prouvent que j'ai bien fait de quitter le navire... Celui dans lequel je termine ma carrière est plus habitable. Mais, sait-on jamais ?

Écrit par : c.charbonnel | 16 octobre 2011

Extrait d'article : « Si ses collègues se veulent prudents sur les raisons de cet acte, l'un d'entre eux estimait jeudi soir, sous couvert de l'anonymat, que la "pression ambiante était peut-être trop forte" et qu'"une écoute aurait peut-être évité ce passage à l'acte".

Écrit par : Moot | 14 octobre 2011

Trouvé ce dimanche soir sur ma boîte mail :
Date: Sat, 15 Oct 2011
>

Subject: lettre d' un collègue de Jean Moulin
>
> Bonjour
>


> Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s'est immolée est décédée.Nous sommes tous bouleversés voire traumatisés.Nous sommes en AG depuis 2 jours et avons refusé d'accueillir les élèves en classe,et décidés une grêve illimitée jusqu'à ce que les responsabilités soient établies.
>

Voici notre programme :
> Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers
> Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier
> Mercredi: obsèques ?
> Jeudi 10h débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.
> Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus .
> PS Lise à dit en s'enflammant : "je le fais pour Vous"
> Luc Chatel a menti , elle n'était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente,aimant son travail et courageuse.
> Nous comptons sur Vous tous.
> Merci de diffuser ce mail à toutes vos connaissances afin d'alerter l'opinion, pour que l'éducation nationale ne devienne pas France-telecom...
> Merci
> *** lycée Jean-Moulin- Béziers

Écrit par : FGuichard | 16 octobre 2011

Autre lecture, la lecture freudienne sauvage : "Je fais ça pour vous, autrement dit, pour vous punir. En me punissant, je vous montre jusqu'où vous êtes allés et jusqu'où vous m'avez fait aller !"

Écrit par : c.charbonnel | 16 octobre 2011

Témoignage d'une vieille amie, professeur dans une prestigieuse institution privée sous contrat. Il y a quelques années, une collègue passablement bordélisée se suicida chez elle aux barbituriques. On fit intervenir, naturellement, une cellule de soutien psychologique pour permettre à Moncanard et Mapoulette d'effacer de leur gentil petit surmoi toute trace d'une éventuelle responsabilité, sans même parler de culpabilité -- vilain mot judéo-chrétien. Un de ces jeunes gens, sans doute plus intelligent et/ou plus sensible que ses camarades, répondit au psy : "Nous ne sommes peut-être pas directement la cause du suicide de notre enseignante, certes. Il n'en reste pas moins qu'à cause de nous ses derniers jours ont été un enfer."
Ce garçon était un sage ; il paraît qu'il est devenu depuis un écrivain connu, ce qui a quelque chose de réconfortant dans la déroute scolaire générale....

Écrit par : FGuichard | 16 octobre 2011

Le pauvre praticien est obligé de vendre son traitement au patient ! Et je vous dis pas pour les vaccins : il faut baratiner comme un vendeur de tapis ...

Dobo mettez-vous à la page, que diable !

Écrit par : iPidiblue l'hôpital qui se foutait de la charité ! | 15 octobre 2011

Ah ! mais je sais ça, iPid !
J'ai une de ces peines à fourguer le Canileish. C'est infernal. Dès qu'on les prévient que ça ne protège pas à 100%, loin s'en faut, et que c'est un peu lourd comme protocole, ils partent tous sans l'acheter.
Pourtant, on aurait pu marger, là-dessus.

Écrit par : dobolino | 16 octobre 2011

Il ne court pas les médias jpb mais IL est devenu mégaleau
ffffffffffff

Écrit par : fffffffff | 16 octobre 2011

Je relaie bien volontiers cet appel que je trouve ce soir dans ma boîte mail,
FG


Hommage à Lise Bonnafous

En souvenir de Lise Bonnafous, professeur au lycée Jean Moulin de Béziers, décédée le 14 octobre 2011.

« Sornettes et contre-vérités : de l’importance de s’en tenir à la réalité

Un appel national à l’action et à la solidarité lancé par un collectif d’enseignants.

http://www.neoprofs.org/t39093-important-actions-et-solidarite-apres-l-immolation-de-lise-bonnafous-au-lycee-jean-moulin-de-beziers#1059826

Bonjour à tous,

Notre collègue du lycée Jean Moulin de Béziers, Madame Lise Bonnafous, a pris la décision terrible de mettre fin à ses jours jeudi 13 octobre à 10h. Elle s'est immolée dans la cour du lycée, sous les yeux des élèves et de ses collègues de travail. Ses graves brûlures ont entraîné sa mort ce vendredi 14 octobre.

Les collègues biterrois de Lise Bonnafous, dans les cités scolaires Henri IV et Jean Moulin, ont exprimé toute la peine et la colère que ce drame a suscité en eux. “Solidarité avec Lise”, “Plus jamais ça” : ces phrases ont émaillé leurs témoignages. Ils organiseront lundi à Béziers une marche blanche en mémoire de Lise Bonnafous, et rendront hommage à la défunte durant les prochains jours.

Mais cet événement terrible doit avoir un écho au niveau national. Le suicide d'un enseignant sur son lieu de travail, et dans des conditions aussi violentes, doit être l'occasion d'une profonde prise de conscience de la part de toute la société.

Suite aux discussions entre collègues qui ont eu lieu sur le forum neoprofs.org, nous invitons l'ensemble des professeurs, ainsi que toutes les personnes émues par ce décès, à porter un brassard blanc lundi 17 octobre 2011 à partir de 14h, heure de la marche qui aura lieu à Béziers en hommage à Lise Bonnafous. Nous vous invitons également à porter ce même brassard jeudi 20 octobre au matin, une semaine après l'immolation de l'enseignante qui a eu lieu jeudi 13 octobre à 10h.

D'autres actions collectives peuvent être envisagées : certains collègues envisagent par exemple d'observer une minute de silence lundi 17 octobre à 14h, ou jeudi 20 octobre à 10h. D'autre part, les syndicats de l'Education nationale relaieront, le cas échéant, les appels au débrayage lancés par les collègues biterrois.

Toutes nos pensées vont aux collègues, aux personnels techniques, à l'administration, aux cadres et aux élèves de la Cité Jean moulin de Béziers, qui ont perdu une collègue dans des conditions terribles. Ils ont malgré tout trouvé la force nécessaire pour appeler l'ensemble de la société et des enseignants à rendre hommage à Lise Bonnafous. Nul doute qu'ils auront besoin d'un soutien amical, fût-il symbolique, de la part de toutes celles et ceux qui se sentiront touchés par le décès brutal et violent de Lise Bonnafous sur son lieu de travail.

Outre les discussions qui ont eu lieu sur neoprofs.org, plusieurs témoignages d'hommage sont déjà lisibles sur internet :
- Sur Facebook, un groupe d'hommage a été créé par un élève de Lise Bonnafous : http://www.facebook.com/#!/groups/291836954161765/
- Sur Facebook également, une page d'hommage a été réalisée par un enseignant : http://www.facebook.com/#!/pages/En-hommage-%C3%A0-Lise-Bonnafous-du-lyc%C3%A9e-Jean-Moulin-de-B%C3%A9ziers/301406463219576
- Un blog consacré aux réactions suite à ce suicide a été lancé : http://hommagealisebonnafous.unblog.fr/

Merci de relayer ce message auprès de vos contacts, de vos collègues, de vos proches et de vos amis, ainsi que sur les supports de communication (sites, blogs…) et sur les réseaux auxquels vous participez habituellement.

Écrit par : FGuichard | 16 octobre 2011

Il ne court pas les médias jpb mais IL est devenu mégaleau
ffffffffffff

Écrit par : fffffffff | 16 octobre 2011

Alors, il ne va pas pouvoir s'immoler par le feu. C'est dommage pour lui.

Écrit par : dobolino | 16 octobre 2011

A débrayer, faites le mardi après-midi.
Ça arrangerait bien mes bidons. Ooops ! Bidon, dans le cas présent, ce n'est peut être pas le mot qu'il fallait choisir ?

Écrit par : dobolino | 16 octobre 2011

"Mais non, Christophe Sibille, je plaisantais. Pourquoi, vous êtes vous-même formateur IUFM et comédien ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 16 octobre 2011

Oui, comme quoi... ... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

"Je faisais juste remarquer qu'on étudiait plutôt ces thèmes que des auteurs comme Maurras."

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

"D'autre part, ce n'est certainement pas avec tous mes profs de français gauchistes que j'aurais pu étudier Maurras. On faisait plutôt des exposés sur le poing levé des athlètes noirs à Mexico (les débuts de l'antiracisme, idéologie de rechange d'une gauche à bout de souffle)."

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

Les éventuels lecteurs apprécieront votre objectivité !!! :-)))))
(Je vous "re-cite").
Ceci-dit, à côté de vous, il est vraisemblable que tous vos profs de français aient pu être qualifiés de gauchistes !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Ceci-dit, quel coup de pub génial, ces primaires du PS !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

"Il ne court pas les médias jpb mais IL est devenu mégaleau
ffffffffffff"

Écrit par : fffffffff | 16 octobre 2011

Tant qu'il ne devient pas Bégodo !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Encore au sujet de Lise Bonnafous : les obsèques ayant lieu demain à 14h, la marche blanche est reportée.


Vous avez raison, F.Guichard : Moncanard et Mapoulette (ainsi que Moncoeur et Montrésor, leurs cousins), doivent être protégés contre toute atteinte à leur intégrité psychologique. On s'y emploie !

Écrit par : c.charbonnel | 16 octobre 2011

Sibille,
Les formateurs IUFM ont vraiment du temps à perdre.
Je citais juste un ouvrage. Me voilà quasiment catalogué membre du KKK selon votre pote Julien. L'amalgame, le procès en facho attitude, le négationnisme, tout y passe sans aucune vergogne. Les points Gowin tombent comme à Gravelotte.
Que voulez-vous que je vous dise devant tant de bêtise(s)?

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

Je ferai respecter une minute de silence, tous debout dans ma classe, lundi 17 à 14h.
J'en profiterai pour marteler certaines évidences: le respect dû à ses enseignants, en tant que personne et en tant que chargés de mission; le respect dû à soi-même, en tant qu'élève.

Ce drame visible n'est peut-être que la partie émergée d'un iceberg silencieux. Certains ont le suicide long, en s'aidant de béquilles alcoolisées. Je pense en avoir connu un.

Écrit par : sisyphe | 16 octobre 2011

"Sibille,
Les formateurs IUFM ont vraiment du temps à perdre."

Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

Si ça vous agace un peu, ce n'est pas du temps complètement perdu !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Tiens, je me demande ce que je vais choisir comme pinard, moi !!! ;-)
Non, Jean-Paul, je vous laisse le choix des larmes, (du moment que c'est du "lachryma Christi"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

"Sauf, peut-être, à leur faire lire les oeuvres complètes de Philippe Meirieu le pistolet sur la tempe pendant ce laps !! "
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Sérieusement vous enseignez ???

ffffffffffffff

Écrit par : fffffffff | 16 octobre 2011

"Sérieusement vous enseignez ???

ffffffffffffff"

Écrit par : fffffffff | 16 octobre 2011

Sérieusement, vous savez ce qu'est "l'humour" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

On parle de la partie visible de l'iceberg, concernant le suicide de la collègue du secondaire. Cela me fait penser à un autre, datant d'il y a environ 5 ou 6 ans dans une école primaire de Marseille, mais aussi de deux ou trois tentatives (heureusement avortées) dans une autre école, ZEP, celle-ci.
Jamais un mot à ce sujet dans les médias régionaux...
Faut-il donc que le geste désespéré ait lieu dans la cour pour qu'enfin certains osent lever la voix pour parler du malaise enseignant?
Ce que l'on voit surtout, ce sont des tentatives de "noyer la vague": les profs vont très bien, merci. Ils sont bien rémunérés pour un travail sans pression: ce sont des fonctionnaires, après tout. Et les nouveautés de "éclair" sont là pour que ça aille de mieux en mieux. PUNAISE!!! Est-il possible de tant aveugler l'opinion publique ou bien cette "cécité sélective" est plus confortable face à des situations qui dérangent le pseudo ordre établi?

Écrit par : dalua | 16 octobre 2011

"Ce que l'on voit surtout, ce sont des tentatives de "noyer la vague": les profs vont très bien, merci. Ils sont bien rémunérés pour un travail sans pression: ce sont des fonctionnaires, après tout. "

Écrit par : dalua | 16 octobre 2011

De moins en moins de monde croit à ça ... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Sérieusement, vous savez ce qu'est "l'humour" ???
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Oui, c'est écouter Luc Chatel !

"A part ça, on va évaluer les "comportements à risque" chez les enfants de maternelle. :-(("
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Sérieusement vous enseignez ? Vous ne connaissez pas les maternelles alors ?

fffffffffffff

Écrit par : fffffffffffff | 16 octobre 2011

Est-il possible de tant aveugler l'opinion publique ou bien cette "cécité sélective" est-elle plus confortable face à des situations qui dérangent le pseudo ordre établi?

Écrit par : dalua | 16 octobre 2011
---
C'est bien cela : la règle d'or des proviseurs et autres bureaucrates de l'Éducation nationale est :"Surtout, pas de vagues !"
Et aux professeurs, en gros, on dit - plus ou moins directement - : "C'est votre problème, à vous de le résoudre."

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 octobre 2011

"A part ça, on va évaluer les "comportements à risque" chez les enfants de maternelle. :-(("
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Sérieusement vous enseignez ? Vous ne connaissez pas les maternelles alors ?

fffffffffffff

Écrit par : fffffffffffff | 16 octobre 2011

??????????????????????

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

De moins en moins de monde croit à ça ... ...
Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011

Je confirme: j'ai plus souvent entendu "Ils ont bien du mérite, ce n'est vraiment plus un boulot facile (variante: "Pour faire ce boulot, il faut vraiment le vouloir")" que "De quoi ils se plaignent ?".

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Sibille,
Les formateurs IUFM ont vraiment du temps à perdre.
Je citais juste un ouvrage. Me voilà quasiment catalogué membre du KKK selon votre pote Julien.
Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

J'ai dit ça moi ? Ah bon... non, j'ai juste signalé que c'est pas génial de falsifier les faits ou de les passer sous silence sciemment, c'est tout.
Ceci dit me voilà rassuré: je croyais que les gens d'extrême droite n'avaient aucune imagination, la preuve est faire que je me suis trompé...

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

(les débuts de l'antiracisme, idéologie de rechange d'une gauche à bout de souffle).
Écrit par : :-) | 16 octobre 2011

L'antiracisme c'est comme une purge: c'est dégueulasse, ça fait gerber mais ça purifie l'organisme !

Écrit par : Julien | 16 octobre 2011

Le libéraux sont forcément qualifié de dangereux et fantiques ultras par des marxistes, communistes et trotskystes qui eux sont évidemment modérés. Je rapelle que même le FN est devenu anti libéral. Démondialisator Montebourg à la recherche de l´électorat de gauche a Lepénisé le PS..On croit rêver!!!!
Les libéraux se demandent donc, depuis trois siècles, comment une société peut-elle fonctionner civilement, sachant qu'elle est bâtie avec le "bois tordu de l'humanité" (Kant). En face, les bâtisseurs d'utopies estiment que l'Homme est naturellement bon, qu'il a été corrompu et pourrait renouer avec la Vertu si les conditions, voire la contrainte, l'y conduisaient. Vertu et Homme nouveau, combien de crimes commis au nom de ce Bien-là ? Les libéraux étant plus modestes et plus pessimistes en deviennent impardonnables......

Écrit par : bernard | 17 octobre 2011

"Les libéraux étant plus modestes et plus pessimistes en deviennent impardonnables." bernard

Surtout lorsque derrière ce paravent de "raison" se cachent des êtres aussi tordus que cadichon et consorts.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

Faut-il donc que le geste désespéré ait lieu dans la cour pour qu'enfin certains osent lever la voix pour parler du malaise enseignant? dalua

Disons que c'est à ce moment-là difficilement évitable. Et c'est vraisemblablement ce qu'a voulu faire la collègue. Un vrai sacrifice, quoi, puisque autrement ça ne bouge pas.

Écrit par : pluskacé | 17 octobre 2011

"Surtout lorsque derrière ce paravent de "raison" se cachent des êtres aussi tordus que cadichon et consorts."

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

Derrière* des idéologies, il y a toujours des gens !!! ;-)
*Ou devant !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Vincent Peillon ministre de l'Education ?
On va rire…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 octobre 2011

A lire ce matin dans le kawa qui se sucre JPB: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/171011BCollotParentEmmerdeur.aspx >.

Youpi! Je ne connaissais pas le bonhomme, mais comme il a laissé des liens vers ses pages personnelles, je vais y faire un tour d'ici ce soir: il faut bien rire un peu en cette dernière semaine avant la déconnexion des vacances.

Écrit par : Maxime | 17 octobre 2011

Et une apologie du TICE sien à son pépère, une: < http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/171011FBonneauTICE.aspx >!

Écrit par : Maxime | 17 octobre 2011

Derrière* des idéologies, il y a toujours des gens !!! ;-)
*Ou devant !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011


Vous ne semblez pas maîtriser la langue française jeune homme pour utiliser autant de smileys... Soyez plus clair... Enseignant vraiment ?

Amitié

fffffffffff

Écrit par : ffff | 17 octobre 2011

Écrit par : ffff | 17 octobre 2011

Et vous, vous semblez avoir de légers soucis avec la ponctuation !!! :-))))))))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Cher JPB :
c'était bien vous qui aviez parié sur une victoire d'Aubry lundi dernier?
Ne faites pas de commentaires sur les actuelles élections professionnelles, je vous en supplie! ;))) Ou alors promettez-nous une large défaite du SNALC!
Peillon sans doute futur ministre de l'éduc, certes.
Mais d'aucuns craignaient un Meirieu ministre en cas de victoire d'Aubry! Et puis, rassurez-vous, la droite peut encore largement l'emporter dans six mois... Avec un GrosPerrin ministre-fossoyeur à la clef.


Concernant le drame de Béziers, j'attends avec impatience la réaction de la FCPE, de la PEEP et du Jus Pédagol. Que disent aujourd'hui les parents qui, alors qu'elle était encore à l'hosto, et encore vivante, la "chargeaient" allègrement en la traitant de tortionnaire et de Pol Pot des classes - ce qui signifiait, en gros, "bon débarras, qu'elle crame, la folle" ?!
Est-ce que les collègues de la défunte se souviendront des paroles gerbantes des parents de leurs élèves? Ou vont-ils les rayer d'un trait de plume?

Le Jus Pédagol va bien oser écrire que les ravages de la "verticalité" rejaillissent même sur le mental des professeurs...

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

@ mihailovich

Les professeurs ont visiblement leurs "nouveaux publics".

Pouvez-vous m'éclairer sur votre commentaire ?

Pactole

Écrit par : pactole | 16 octobre 2011
Prenez un bachelier frais émoulu sortant de préférence des épreuves de rattrapage. Faites-lui faire une licence de socio (la psycho convient aussi) puis passer le concours de PE dans une académie peu courue. Puis plongez-le dans le bain corrosif d'un IUFM standard. Vous mesurerez alors le rapport entre l'efficacité face aux élèves, le nombre de fautes d'orthographe par ligne et la quantité annuelle de livres lus par l'intéressé.

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

J'ai écrit trop vite: le jus pédagol a bien réagi.

Mais c'est un triste jour pour lui :
très gêné sur l'affaire de Béziers, assez prudent et circonspect, il en est réduit à citer un communiqué du SGEN! La bonne blague. Depuis quand les bistrotiers de la pédagogie s'intéressent-ils au mal-être enseignant?

Ensuite, très ennuyé également de la victoire d'Hollande. Il faut dire qu'il avait consacré une grande tribune aux embrassades de Dubet et Julliard, pro-aubrystes jusqu'à la moelle.

Je n'aime pas bien Peillon, mais je préfère finalement Merleau-Ponty au fou furieux sociologue bordelais.

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

et la quantité annuelle de livres lus par l'intéressé.

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Remplacez quantité par qualité, ce sera plus exact. Quinze histoires d'amour de petits vampires ajoutés à douze Da Vinci Code, assaisonnés de diverses merdouilles insipides, ça fait beaucoup beaucoup de pages.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

"Cher JPB :
c'était bien vous qui aviez parié sur une victoire d'Aubry lundi dernier?"

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Oui, c'est bien lui, et j'attends ma bouteille !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Prenez un bachelier frais émoulu sortant de préférence des épreuves de rattrapage. Faites-lui faire une licence de socio (la psycho convient aussi) puis passer le concours de PE dans une académie peu courue. Puis plongez-le dans le bain corrosif d'un IUFM standard. Vous mesurerez alors le rapport entre l'efficacité face aux élèves, le nombre de fautes d'orthographe par ligne et la quantité annuelle de livres lus par l'intéressé."

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Un bac, puis une licence de socio, puis un master MEEFA, (à l'IUFM), puis le concours PE, puis plongez-le directement dans le "bain corrosif" d'une classe non estampillée "ZEP", mais en pire, (parce que plus d'élèves).
Excusez-moi, je vous réactualise !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

"Je n'aime pas bien Peillon, mais je préfère finalement Merleau-Ponty au fou furieux sociologue bordelais."

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Moi aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Prenez un bachelier frais émoulu sortant de préférence des épreuves de rattrapage. Faites-lui faire une licence de socio (la psycho convient aussi) puis passer le concours de PE dans une académie peu courue. Puis plongez-le dans le bain corrosif d'un IUFM standard. Vous mesurerez alors le rapport entre l'efficacité face aux élèves, le nombre de fautes d'orthographe par ligne et la quantité annuelle de livres lus par l'intéressé.

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Heureusement, l'I.UF.M a disparu...
Pactole

Écrit par : pactole | 17 octobre 2011

crit par : ffff | 17 octobre 2011

Et vous, vous semblez avoir de légers soucis avec la ponctuation !!! :-))))))))))))



????????????? ; ()

Par contre, attention, ce site regorge de fôtes d'orthographe...

Bravo !!! Et merci aux profs !!!

Écrit par : ffffff | 17 octobre 2011

Remplacez quantité par qualité, ce sera plus exact. Quinze histoires d'amour de petits vampires ajoutés à douze Da Vinci Code, assaisonnés de diverses merdouilles insipides, ça fait beaucoup beaucoup de pages.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

Exact.

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Un bac, puis une licence de socio, puis un master MEEFA, (à l'IUFM), puis le concours PE, puis plongez-le directement dans le "bain corrosif" d'une classe non estampillée "ZEP", mais en pire, (parce que plus d'élèves).
Excusez-moi, je vous réactualise !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011
J'enregistre ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Heureusement, l'I.UF.M a disparu...
Pactole

Écrit par : pactole | 17 octobre 2011

Non, c'est bien pire : il a juste contaminé les facs !

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

"Cher JPB :
c'était bien vous qui aviez parié sur une victoire d'Aubry lundi dernier?"

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Oui, c'est bien lui, et j'attends ma bouteille !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 201

Certains ont le suicide long, en s'aidant de béquilles alcoolisées. Je pense en avoir connu un.

Écrit par : sisyphe | 16 octobre 2011

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

"Je n'aime pas bien Peillon, mais je préfère finalement Merleau-Ponty au fou furieux sociologue bordelais."

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Moi aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

J'ai de sérieux doutes.
Et on trouvera assurément une place au chaud dans l'équipe de campagne au fou bordelais et au jeunot de l'UNEF...
Sans compter le recyclage à venir des techno-raclures grenelliennes, notoirement pro-aubrystes : EELV voudra sa dose de développement durable !

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Heureusement, l'I.UF.M a disparu...
Pactole

Écrit par : pactole | 17 octobre 2011

Non, c'est bien pire : il a juste contaminé les facs !

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Vous croyez vraiment que les facs ont attendu l'intégration des IUFM pour être "contaminées" ?
J'aurais plutôt tendance à voir les IUFM comme une conséquence fatale des délires universitaires.
Mais j'ai peut-être une vision tronquée ou trop lacunaire.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

"Je n'aime pas bien Peillon, mais je préfère finalement Merleau-Ponty au fou furieux sociologue bordelais."

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Moi aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

J'ai de sérieux doutes.
Et on trouvera assurément une place au chaud dans l'équipe de campagne au fou bordelais et au jeunot de l'UNEF...
Sans compter le recyclage à venir des techno-raclures grenelliennes, notoirement pro-aubrystes : EELV voudra sa dose de développement durable !

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Vous me prenez de vitesse!

Écrit par : André Gigue Bonnet blanc et blanc bonnet | 17 octobre 2011

"Mais non, Christophe Sibille, je plaisantais. Pourquoi, vous êtes vous-même formateur IUFM et comédien ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 16 octobre 2011

Oui, comme quoi... ... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2011


Vous avez fait une formation professionnelle ? vous êtes comédien amateur ? vous jouez, en ce moment ?

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 17 octobre 2011

« ce site regorge de fôtes d'orthographe... »
ffffff | 17 octobre 2011

Exact :
« Petit esprit pointilleux, arrêter »
« syntaxe legère »
« mégaleau »
fffffff | 16 octobre 2011

Écrit par : tailleboudin | 17 octobre 2011

Heureusement, l'I.UF.M a disparu...
Pactole

Écrit par : pactole | 17 octobre 2011

Non, c'est bien pire : il a juste contaminé les facs !

Écrit par : mihailovich | 17 octobre 2011

Vous croyez vraiment que les facs ont attendu l'intégration des IUFM pour être "contaminées" ?
J'aurais plutôt tendance à voir les IUFM comme une conséquence fatale des délires universitaires.
Mais j'ai peut-être une vision tronquée ou trop lacunaire.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

Avec la mastérisation, les IUFM, (qui existent toujours, ou alors, je suis vraiment hypermétrope, ;-))), ont vu les sciences de l'éducation se renforcer; mais c'est bien l'université qui les a légitimées.
Conclusion: Dobo et Mihailovich ont raison, mais pactole se plante lourdement !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

"Vous avez fait une formation professionnelle ? vous êtes comédien amateur ? vous jouez, en ce moment ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 17 octobre 2011

J'ai fait pas mal de scène, et joué des textes "à moi", dans un passé déjà lointain.
J'ai passé, il y a quelques années, la "certification théâtre", et j'anime cet année un atelier en partenariat avec la "scène nationale" de "ma" ville.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

"Cher JPB :
c'était bien vous qui aviez parié sur une victoire d'Aubry lundi dernier?"

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Oui, c'est bien lui, et j'attends ma bouteille !! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 201

Certains ont le suicide long, en s'aidant de béquilles alcoolisées. Je pense en avoir connu un.

Écrit par : sisyphe | 16 octobre 2011

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

:-))))))))))))))))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

"Vous avez fait une formation professionnelle ? vous êtes comédien amateur ? vous jouez, en ce moment ?"

Écrit par : Rodrigue (de Haute-Garonne) | 17 octobre 2011

J'ai fait pas mal de scène, et joué des textes "à moi", dans un passé déjà lointain.
J'ai passé, il y a quelques années, la "certification théâtre", et j'anime cet année un atelier en partenariat avec la "scène nationale" de "ma" ville.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Ça vous amuse, de plomber mon moral de mère, Christophe ?
( Du genre "ne dites pas à mes potes de Bonnetdane que mon fils est devenu formateur en IUFM, ils le croient pianiste dans un bordel " )

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

Moi j'anime un atelier sur Bonnet d'âne, je viens de passer ma certification "petits profs en mal d'amour" ! Mais je sens que ça va être dur cette année ...

Écrit par : iPidiblue c la France finale ! | 17 octobre 2011

Cher JPB,

même si vous vous êtes quittés en mauvais termes (me semble-t-il!), vous ne voudriez pas refaire un peu de lobbying républicain avec Peillon?! ;))

Peut-être se souvient-il vaguement qu'il a passé (et réussi) l'agreg de philo, qu'il a fait un doctorat, et qu'il a enseigné jadis pendant 13 ans???!!! Ca lui fait toujours plus d'avantages que Meirieu et que Dubet, qui n'a jamais dû voir la queue d'un concours.

Et puis, n'est-ce pas le même Peillon qui a fait du pied à F.Bayrou? S'il pouvait s'en souvenir au sujet de l'éducation...

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Peut-être se souvient-il vaguement qu'il a passé (et réussi) l'agreg de philo, qu'il a fait un doctorat, et qu'il a enseigné jadis pendant 13 ans???!!! Ca lui fait toujours plus d'avantages que Meirieu et que Dubet, qui n'a jamais dû voir la queue d'un concours.

Et puis, n'est-ce pas le même Peillon qui a fait du pied à F.Bayrou? S'il pouvait s'en souvenir au sujet de l'éducation...

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Après Montebourg, Peillon...
Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé...

Écrit par : André Gigue Fier Sicambre | 17 octobre 2011

Cher JPB,

même si vous vous êtes quittés en mauvais termes (me semble-t-il!), vous ne voudriez pas refaire un peu de lobbying républicain avec Peillon?! ;))

Peut-être se souvient-il vaguement qu'il a passé (et réussi) l'agreg de philo, qu'il a fait un doctorat, et qu'il a enseigné jadis pendant 13 ans???!!! Ca lui fait toujours plus d'avantages que Meirieu et que Dubet, qui n'a jamais dû voir la queue d'un concours.

Et puis, n'est-ce pas le même Peillon qui a fait du pied à F.Bayrou? S'il pouvait s'en souvenir au sujet de l'éducation...
Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Peillon et moi n'avons guère accroché. Voir dans les archives du blog trois Notes intitulées Dijon et dépendances…
Il a en particulier décidé d'en finir avec les classes prépas — et si ce 'est pas de la démagogie pure…
Et Peillon ministre — j'en frémis…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 octobre 2011

Jean paul brighelli est un ex gaucho reconverti à droite .

Écrit par : poloni | 17 octobre 2011

Jean paul brighelli est un ex gaucho reconverti à droite .

Écrit par : poloni | 17 octobre 2011

Le gaucho de la Pampa qu'est devenue l'Education nationale ? C'est plutôt flatteur d'enfourcher la monture d'un John Wayne vieillissant ...

Écrit par : iPidiblue c la France finale ! | 17 octobre 2011

Je n'y avais pas pensé mais effectivement l'E.N ressemble beaucoup à la Pampa argentine avec ses immenses troupeaux de bêtes à cornes, ses rancheros-vaqueros qui donnent des coups de piques pour faire avancer le vaste cheptel ... et qui dorment à la dure de plus en plus souvent !

Écrit par : iPidiblue gaucho de la vaste Pampa | 17 octobre 2011

Peillon et moi n'avons guère accroché. Voir dans les archives du blog trois Notes intitulées Dijon et dépendances…
Il a en particulier décidé d'en finir avec les classes prépas — et si ce 'est pas de la démagogie pure…
Et Peillon ministre — j'en frémis…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 octobre 2011

Cher JPB,
dans une note récente de la délicieuse V. Soulé, si ma mémoire ne me fait pas défaut, tant Hollande qu'Aubry se sont prononcés contre la fin des grandes écoles. Aubry plus fermement que le louvoyant Hollande, mais Peillon le philosophe raté sera peut-être obligé d'en rabattre. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas veiller au grain bien sûr!
Bien cordialement.

Écrit par : André Gigue PS et CPGE | 17 octobre 2011

Suite au suicide de Lise Bonnefous, une lectrice a laissé ce commentaire sur mon blog. C'est long, mais il me semble que des choses essentielles sont dites sur le manque de considération donts les maîtres sont désormais l'objet...


Lise , professeure de mathématiques , 44 ans , s’est immolée par le feu dans la cour de son lycée parmi ses élèves .

loi du 13 juillet 1983 :’’aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradations des conditions de travail susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité , d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel D’après la loi du 17 janvier 2002 les éléments qui caractérisent le harcèlement moral sont
le caractère répétitif des agissements
l’objet ou l’effet ..doivent en être la dégradation des conditions de travail
la dégradation des conditions de travail doit être de nature à porter atteinte aux droits et à la dignité de la la victime , d’altérer sa santé physique et de compromettre son avenir professionnel

Les actes d’incivilités répétés ,le ’bazar ’ dans les classes , les remises en cause par les élèves et les parents des compétences pédagogiques (méthodes , les notes )et éducatives (trop sévère ), les convocations par l’administration (les profs peuvent être fichés comme en conflit avec élèves et parents,entre autre, et signalés à l’IA ), la rumeur et la diffamation (elle ou il est trop sévère , elle ou il est dépressif ) sont de nature à détériorer la qualité du travail et les conditions de travail et de porter atteinte aux droits et à la dignité des enseignants .Cela peut être qualifié de harcèlement moral .

Cela peut ressembler au cas de Lise .

Les enseignants bénéficient au titre de leurs fonctions de la protection fonctionnelle des agents publics de l’Etat ( article 11 de la loi du 13 juillet 1983)L’administration a l’obligation légale de protéger ses agents contre les attaques dont ils peuvent faire l’objet dans l’exercice de leurs fonctions .La responsabilité de l’employeur public peut être admise dès lors qu’il s’est abstenu de mettre fin au harcèlement lui causant ainsi préjudice ..

Cela ne semble pas avoir été le cas de Lise .

Car malgré le suivi pédagogique et médical par les services du rectorat (dixit Luc Chatel )les agissements des élèves et des parents ont continué . La rumeur semblait relayée dans tout l’établissement car dans un reportage on a entendu un élève (qui ne la connaissait pas et ne l’avait jamais eue en cours ) dire qu’elle était dépressive . Comment exercer ses fonctions normalement dans des conditions pareilles ? Les élèves sont cruels et un grand jeu consiste actuellemnet à essayer de faire craquer des profs , de filmer et le mettre sur facebook ou youtube .La moindre faille est utilisée . Le professeur à qui la rumeur (relayée par des élèves ou des parents mais aussi parfois par des collègues ou l’administration)aurait taillé une réputation de ’’fragile’’ ou ’’bordélisé’’ , celui là court des risques .Risque de devenir dépressif justement . On a tous eu un prof qui était ’chahuté’. Aujourd’hui plus de chahuts, mais cela peut aller des insultes aux accusations mensongères , de la contestation permanente de l’autorité à la mollestation (oui ), du boycott des cours au refus de faire les contrôles,d’ aller se plaindre à l’administration ,d’ écrire au rectorat, y compris de façon anonyme . Face à cela l’enseignant doit justifier la moindre punition , ne peut plus exclure un élève de cours ,ni lui faire passer de conseils de discipline .Les chefs d’établissement ( et les recteurs )qui désormais ont une prime au mérite , ne veulent pas de vagues .Le professeur ’en difficultés ’ est convoqué chez le chef d’établissement managers ,dans des entretiens où les adjoints et CPE prennent des notes et où on lui demande de faire des efforts , de trouver une solution,de régler ses problèmes relationnels avec les élèves .Il n’a plus guère le réflexe de trouver un délégué syndical ou un témoin .Ces convocations de plus se font souvent à des moments stratégiques où il y a peu de personnel dans les établissements : soir , veille de weekend ou de vacances.Les collègues sont peu solidaires .Chacun craint ou agit pour sa propre chapelle , et un bouc émissaire désigné , ça peut-être parfois commode pour se protéger. Alors le professeur se retrouve seul et sans recours . Seul avec la peur au ventre ,plus peur parfois de l’administration et de la situation ,que des élèves.Peur , humiliation , culpabilité ,perte d’estime de soi... le harcèlement moral et ses effets a été tès bien décrit par Marie-France Hirigoyen .Il enclenche la dépression . Alors ,s’il survient, en plus, un accident de vie qui ajouterait seulement de la fatigue et un surcroit de peine ( divorce , deuil , maladie )c’est invivable .

Fut-ce le cas de Lise ?

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

Les professeurs n’ont pas la mentalité de faire appel à la justice ,ni l’habitude .Ils comptaient sur la solidarité , les syndicats , leur hiérachie .Or les choses ont changé .Elèves et parents,eux, menacent très vite et portent plainte .Certains se font accompagner d’avocats en conseils de discipline . Dès des diffamations , des injures , des outrages , du harcèlement l’enseigant devrait consulter un avocat et réclamer à l’administration la protection fonctionnelle .

Cela aurait-il aidé Lise ?

Les syndicats (Sud )commencent à s’emparer du problème de la souffrance et du harcèlement moral dans l’Education Nationale et de la vague de suicides .L’Autonome de Solidarité et la MGEN aussi . La première des mesures politiques à prendre en 2012 pour réformer l’Ecole serait de rassurer ses enseignants , de les protéger ,de leur rendre le respect, l’autorité, et de leur redonner les moyens d’enseigner dans la sérénité et d’agir pour éduquer .

Ce que souhaitait sans doute Lise .

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

A André Gigue,

rassurez-vous, je n'adore pas le Peillon autrefois brûlé par mes soins! Combien de fois ai-je pesté et pestè-je contre sa démagogie absolue?! Le coup des prépas supprimées, je m'en souviens fort bien (il me semble même vous en avoir parlé à l'époque mon cher), et dieu sait que cela me fait vomir (on en vient à regretter Zérolène Royal et sa dernière proposition : mettre des prépas un peu partout, notamment en zones rurales et en banlieues)!

Je disais simplement que, par rapport à un ministère Meirieu ou Julliard, on était à peu près dans un rapport équivalent. Son tropisme Modémiste calmera peut-être Peillon, même si, et cela me fait peur, on peut craindre l'impulsivité extrême du bonhomme, bien peu ataraxique pour un philosophe (d'où les éclairs au contact de Jean-Paul Brighelli?). Peillon est un gros colérique, un boudeur... Reste à savoir s'il sera un nouvel Allègre...

Merci à André Gigue de la précision concernant les grandes écoles : il me semble que, vu leurs hausses d'effectifs, il serait bien difficile de les supprimer, y compris pour le candidat PS : bon nombre de fils et filles de profs, de petits cadres et de fonctionnaires, par exemple, sont passé(e)s par des prépas voire des grandes écoles (j'en fus). Peu vendeur de supprimer ces filières appréciées par tant de monde.

Je vois mal un Hollande, qui en sort lui-même et qui fait les yeux doux au centre, renoncer à cette branche du système, qu'il ne doit pas désapprouver au fond. Hollande a de nombreux défauts, mais au moins ne me semble-t-il pas être un pseudo-Bourdieuphile radicalement anti-élites...

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Je disais simplement que, par rapport à un ministère Meirieu ou Julliard, on était à peu près dans un rapport équivalent. Son tropisme Modémiste calmera peut-être Peillon, même si, et cela me fait peur, on peut craindre l'impulsivité extrême du bonhomme, bien peu ataraxique pour un philosophe (d'où les éclairs au contact de Jean-Paul Brighelli?). Peillon est un gros colérique, un boudeur... Reste à savoir s'il sera un nouvel Allègre...
Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ps-et-le-comique-de-l-annee-est_1024248.html#xtor=AL-447

Vincent Peillon a reçu un prix un peu spécial cet été.

Écrit par : André Gigue Nettoyage à sec | 17 octobre 2011

Exact :
« Petit esprit pointilleux, arrêter »
« syntaxe legère »
« mégaleau »
fffffff | 16 octobre 2011

Écrit par : tailleboudin | 17 octobre 2011


Braveau , monsieur le professeur !!!! Vous avez lu au moins trois livres de qualité mais vous ne maîtrisez pas le second degret... Ce n'est pas très joli de jouer les pros fesses de ma soeur de vertu, quand on peut lire 500 commentaires avec au temps de fôtes !!!!!;:::::::::::::::
Sinon la classification des éléments chimiques , vous la connaissez ?


Préjugés, mépris. Ok j'abandonne !!!!


fffffffffff bac avec mention , pas d'IUFM, détestant la sociologie mais je vous ai lus. Ca compte pour la qualité ????

Écrit par : fffffffff | 17 octobre 2011

@ Appel - 17 octobre 1961

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

François Hollande est signataire.
S'en rappeler quand il sera élu, s'il est élu.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

Vincent Peillon est philosophe, et il le reste. Il dirige une intéressante collection "Bibliothèque républicaine" aux éditions du Bord de l'eau.

L'école républicaine, ça doit bien lui dire quelque chose...

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

AFP : "Le ministère de l'Intérieur du Hamas a exhorté dans un communiqué "les masses et les familles de prisonniers à s'abstenir d'utiliser des armes et des munitions dans l'expression de leur joie"."

Les tirs en l'air (de joie, donc ?) sont très meurtriers : les balles retombent et, parfois, tuent. J'en connais qui ont reçu ainsi des balles de Kalach dans leur lit sans comprendre ce qui leur arrivait ...

La gravitation, sinistre encore et toujours.

Si elle n'était aussi strictement égalitaire, Peillon devrait l'abolir. Ce serait un moment très fort de quinquennat. Au moins l'équivalent de l'effet Badinter en 81.

Une bonne façon pour Hollande de paraître se démarquer du piège mou du grand Gouddha.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

"Il [Peillon] dirige une intéressante collection "Bibliothèque républicaine" aux éditions du Bord de l'eau."

Quand on en a *, on ne reste pas au bord de l'eau. On plonge.

* des convictions

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

@ Appel - 17 octobre 1961

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

François Hollande est signataire.
S'en rappeler quand il sera élu, s'il est élu.
Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

J'ai bonne mémoire. La preuve, je me souviens des corps repêchés par les pompiers, au matin des 18 et 19 octobre, au pont d'Argenteuil, au pont de Bezons ou au barrage à aiguilles de Chatou. J'avais 15 ans et nous habitions à côté d'un café-hôtel algérien acquis au FLN.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Vincent Peillon est philosophe, et il le reste. Il dirige une intéressante collection "Bibliothèque républicaine" aux éditions du Bord de l'eau.

L'école républicaine, ça doit bien lui dire quelque chose...

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

Pierre Rosanvallon est aussi un grand esprit (bien plus grand que monsieur Peillon, du reste). Cela ne l'empêche pas d'être un complice des libéraux du PS.

Le site de la "bibliothèque républicaine" que vous évoquez m'informe aussi qu'elle consiste en une édition de textes. Ce n'est pas une série d'essais actuels. On ne peut pas à la fois manier le poignard et la plume...

Écrit par : André Gigue Peillonologie appliquée | 17 octobre 2011

Vincent Peillon est philosophe, et il le reste. Il dirige une intéressante collection "Bibliothèque républicaine" aux éditions du Bord de l'eau.

L'école républicaine, ça doit bien lui dire quelque chose...
Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

C'est amusant, ces supputations sur le prochain ministre probable. Au fond, c'est comme miser sur un bourrin en espérant au moins se faire rembourser le ticket. Du républicanisme à la drinette en somme.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

C'est amusant, ces supputations sur le prochain ministre probable. Au fond, c'est comme miser sur un bourrin en espérant au moins se faire rembourser le ticket. Du républicanisme à la drinette en somme.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Que voulez-vous, cher Guy Morel, il faut bien s'occuper. Le "système" (sans vouloir tomber dans le populisme!) nous fait comprendre, en effet, que quoi qu'il arrive nous serons mangés à la même sauce. Il ne nous reste plus que le dénigrement personnel et les paris idiots!

Écrit par : André Gigue PMU | 17 octobre 2011

@ Appel - 17 octobre 1961
http://blogs.mediapart.fr/edition/17-octobre-1961/article/121011/appel-pour-la-reconnaissance-officielle-de-la-tragedie-d

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011




Un avis plus objectif, trouvé sur un blog:

"Le déferlement de falsifications à laquelle nous assistons à l'occasion de ce sinistre anniversaire est incroyable.
Du Monde à Mediapart en passant par Télérama et Le Nouvel Observateur, on se surpasse dans le mensonge.

Pas un mot sur le travail scientifique de Jean-Paul Brunet, Police contre FLN, réalisé grâce à Jean-Pierre Chevènement, paru il y a quelques années chez Flammarion, qui évoque une vingtaine de morts suite à la répression policière ;

pas un mot sur le contexte qui voyait à l'époque des dizaines de gardiens de la paix tomber sous les balles du FLN à Paris ;

pas un mot sur les milliers d'Algériens assassinés dans la région parisienne par l'organisation spéciale (OS) du FLN soit parce qu'ils appartenaient au MNA ; qu'ils refusaient de payer l'impôt révolutionnaire ; qu'ils soutenaient la France ; qu'ils buvaient de l'alcool ou vivaient avec des Françaises.

Pas un mot sur ces dizaines de cadavres poignardés, égorgés, torturés, retrouvés dans la Seine tout au long de l'année 1961 et jetés au fil du courant par les hommes demain de la Wilaya 1. Oui ici on noie les Algériens mais en la matière les plus zélés n'étaient pas ceux qu'on croit.

Pas un mot sur les menaces de mort du FLN pour obliger une partie des Algériens à manifester ;

pas un mot sur le fait que pendant que leurs congénères tombaient sous les matraques de la police, les chefs étaient bien planqués à l'arrière et négociaient cyniquement avec le gouvernement les modalités de l'indépendance.

Et puis que dire de cette cohorte de pleureuses repentantes et de menteurs patentés.

Que dire du PCF, lequel en 1945 saluait la répression en 1945 à Sétif contre les "hitlériens" du MTLD et votait les pouvoirs spéciaux en 1957 à Massu ?

Que dire du PS, qui, quand il s'appelait encore SFIO, a joué le rôle que l'on sait dans l'engrenage de la guerre ?

Que dire du NPA, dont les ancêtres portaient les valises du FLN et fermaient les yeux sur les meurtres de masse commis contre les messalistes ?

Que dire de tous ces imbéciles d'intellectuels de gauche, qui prirent les vessies du despotisme islamiste pour les lanternes de la révolution socialiste ?

Et que dire des Verts, qui au nom de la "réconciliation" instillent une haine, prodrome de toutes les guerres civiles de l'avenir. "

Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011

Je vous soumet cette pensée profonde:

"plus je suis dictatorial dans mes cours, , mieux cela se passe"

Précisons: bien pour moi et bien pour mes élèves -j'ose le penser.

Bon, ça dure depuis 18 ans...pensez-vous que je sois foutu et bon pour la colle?

Quid de myself face aux Torquemada du "pédogocorrect" ?

Entre nous...leur avis m'importe peu!

Portez-vous bien.

PS: emporté dans mon élan j'ai oublié ma minute de silence à 14h...pour demain sans faute.

;)

Écrit par : sisypheetfierdelêtre | 17 octobre 2011

soumets

et vlan dans les gencives des traqueurs d'ortho!!!!!!!!

Écrit par : sisyphe | 17 octobre 2011

Que dire du PCF, lequel votait les pouvoirs spéciaux en 1957 à Massu ?


Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011

Les pouvoirs spéciaux, c'est février 1956. Votés au gouvernement Guy Mollet.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Que dire du PCF, lequel votait les pouvoirs spéciaux en 1957 à Massu ?


Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011

Les pouvoirs spéciaux, c'est février 1956. Votés au gouvernement Guy Mollet.
Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Quant à Massu, c'est en janvier 1957 que Robert Lacoste lui remet les pouvoirs de police.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

"les hommes demain de la Wilaya 1"

C'est comme si c'était hier.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

Le Figaro : "La compagne de Hollande se voit déjà première dame"

Elle est pas belle, la dame

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/17/970b7606-f8a6-11e0-b3e5-365e45dc7529.jpg

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

Dites pas de mal des journalistes femelles cela pourrait vous retomber dessus en pluie acide !

Écrit par : iPidiblue trou dans la couche des médias | 17 octobre 2011

@ Appel - 17 octobre 1961
http://blogs.mediapart.fr/edition/17-octobre-1961/article/121011/appel-pour-la-reconnaissance-officielle-de-la-tragedie-d

J'ai signé (sans avoir jamais été inscrite au PCF...) !

Écrit par : françoise Švël | 17 octobre 2011

Revenons qq instants aux élections professionnelles.

En cas de problème pour voter
Vous pouvez appeler le numéro AZUR du SNES: 0 811 46 20 76

Écrit par : FGuichard | 17 octobre 2011

Suicide de Mme Bonnefous,

Lettre du SNES à ses syndiqués :

Le décès à Béziers de notre collègue de mathématiques, consécutif à son immolation par le feu dans l'enceinte de son lycée, provoque une très vive émotion et une très grande tristesse dans toute la profession.
Le SNES, le SNEP et le SNUEP tiennent à exprimer leur solidarité avec la famille, les proches, tous ceux qui ont connu cette collègue et s'associent à leur douleur.
Les réactions nombreuses au drame qui vient de se produire, le lieu où il s'est déroulé, attestent d'un malaise grandissant des enseignants, confrontés à un déni de leur professionnalité, ayant de moins en moins de prise sur un travail saturé de prescriptions et d'injonctions. Entre les réformes contestées, les manques en matière de formation, la dégradation des conditions de travail et les pressions des hiérarchies, c'est bien toute une profession qui est sujette aux tensions, un métier qui est fragilisé. Il s’agit d’un problème collectif.
Les syndicats du second degré de la FSU appellent de ce fait l'ensemble des personnels des collèges et lycées à manifester leur sympathie envers notre collègue et sa famille en se réunissant en salle des professeurs et en observant mercredi matin prochain une minute de silence en salle des professeurs avant de prendre en charge les élèves, en exigeant du ministre une demi journée banalisée de concertation.
Pour information l’AG du lycée Jean Moulin de Béziers, réunie ce lundi matin appelle :
à une marche blanche à Béziers mardi après-midi
à une marche blanche académique à Montpellier mercredi à 15H
Vous trouverez ici le communiqué commun SNES-SNEP-SNUEP :
http://www.snes.edu/Drame-de-Beziers.html
Cordialement
Frédérique Rolet, Roland Hubert, Daniel Robin

Écrit par : FGuichard | 17 octobre 2011

"cela pourrait vous retomber dessus en pluie acide !"

En cas de danger, un dugong plonge dans la grande bleue pour s'en sortir. Elle, c'est la Grande Bleusaille qui lui plonge dessus pour y entrer. Mais attention, si l'acidité l'emporte, le candida court à sa perte (blanche).

Écrit par : dugong | 17 octobre 2011

Pas un mot sur le travail scientifique de Jean-Paul Brunet, Police contre FLN, réalisé grâce à Jean-Pierre Chevènement, paru il y a quelques années chez Flammarion, qui évoque une vingtaine de morts suite à la répression policière....


Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011


Jean-Pierre Chevènement a inauguré, à Belfort, une rue "Colonel Jeanpierre". Les Algériens savent bien le rôle qu’a joué ce commandant du 1er REP à Alger en 1957, pendant la période qu’on a appelé "La Bataille d’Alger". Avec les Massu, Aussaresses, Bigeard, il a une très lourde responsabilité dans les arrestations, les tortures, les disparitions (pour ne pas dire exécutions sommaires) d’Algériens.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

z'avez rien d'autre à foutre que de vous chamailler sur des querelles obsolètes de 50 ans les gars?

C'est obsessionnel...lâchez-nous avec vos antiennes. On a d'autres chats à fouetter.
Quoique, il y a un lien...

Écrit par : sisyphe | 17 octobre 2011

@ Le colonel Jean-Pierre commandait le 1er REP
"Lors de la « bataille d'Alger », Maurice Audin, mathématicien à l'Université d'Alger et membre du Parti communiste algérien, est arrêté à son domicile, le 11 juin 1957, par le capitaine Devis, le lieutenant Philippe Erulin et plusieurs militaires du 1er REP, pour être transféré vers une destination où il est assigné à résidence. Une souricière étant installée dans l'appartement de la famille Audin, Henri Alleg, ancien directeur du journal Alger républicain et auteur de La Question, y est arrêté le lendemain. À l'exception des militaires, il est le dernier à l'avoir vu vivant3. La trace de Maurice Audin est dès lors perdue pour son épouse Josette et leurs trois enfants. Selon l'armée française, Maurice Audin se serait évadé en sautant de la jeep qui le transférait de son lieu de détention. Mais selon une enquête de l'historien Pierre Vidal-Naquet qui écrit, en mai 1958, dans la première édition de L'affaire Audin, que l'évasion était impossible, Maurice Audin est mort au cours d'une séance de torture, assassiné le 21 juin 1957 par le lieutenant Charbonnier, officier de renseignement servant sous les ordres du général Massu."

Rappelons que la fille de Maurice Audin, mathématicienne de renom, a refusé la Légion d'honneur que lui proposait Sarkozy tant que la responsabilité de l'armée française dans l'assassinat de son père n'aura pas été reconnue.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

"Pas un mot sur le travail scientifique de Jean-Paul Brunet, Police contre FLN, réalisé grâce à Jean-Pierre Chevènement, paru il y a quelques années chez Flammarion, qui évoque une vingtaine de morts suite à la répression policière....

Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011"

Votre grand-mère faisait-elle du vélo?

Écrit par : françoise Švël | 17 octobre 2011

Choquée par la mort de « la prof de maths qui s'est immolée », Prof Falbala – qui enseigne les lettres sur la Côte d'azur – a envoyé cette tribune à Rue89.

http://www.rue89.com/2011/10/17/jecris-pour-les-profs-qui-petent-les-plombs-225649

Écrit par : FGuichard | 17 octobre 2011

Décidément, les fractions brunes continuent de pondre ici.

"Objection votre honneur" est sans doute encore un de ces connards In-nocents ou Marinés, qui vont nous raconter que Monsieur Papon était un grand serviteur de l'Etat.

Allez donc jouer à l'avocat du diable ailleurs.

Merci à Guy Morel pour toutes ces précisions historiques, qu'un jeunot comme moi, bien ignorant en choses historiques, ne connaît pas.

Et sans faire mon Dubet : est-ce que tout cela est enseigné dans les programmes actuellement?

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Décidément, les fractions brunes continuent de pondre ici.

"Objection votre honneur" est sans doute encore un de ces connards In-nocents ou Marinés, qui vont nous raconter que Monsieur Papon était un grand serviteur de l'Etat.

Allez donc jouer à l'avocat du diable ailleurs.

Merci à Guy Morel pour toutes ces précisions historiques, qu'un jeunot comme moi, bien ignorant en choses historiques, ne connaît pas.

Et sans faire mon Dubet : est-ce que tout cela est enseigné dans les programmes actuellement?

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Voici un compte rendu par un autre historien du livre suivant de JP Brunet :

http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=177

et le livre sur le 17 octobre :

http://www.amazon.fr/Police-contre-FLN-drame-doctobre/dp/2080676911/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1318877171&sr=8-1

Je l'ai lu cet été, il donne (lui aussi) des précisions sur le contexte historique.

Le couvre-feu décrit comme raciste avait été décidé suite à une reprise des violences à l'été 1961, pour les empêcher.

Ainsi, il y a eu environ 30 assassinats de policiers parisiens en 1961, et les policiers craignaient apparemment que les accords de paix en cours de négociation ne relâchent les assassins présumés de leurs collègues.
Il y a aussi eu environ 4000 morts d'Algériens suite à des règlements de compte entre Algériens en métropole, sur les 8 ans de la guerre.

Pour information, JP Brunet était proche du PSU (gauche anticolonialiste) à l'époque, et cela se voit dans le chapitre sur la détention dans les stades, après la manifestation (il y a peu de documents, il reprend apparemment le point de vue qu'il avait à l'époque).
Par ailleurs, l'examen des archives de police semble l'avoir amené à modifier son point de vue de l'époque.

Écrit par : en passant | 17 octobre 2011

Pour information, JP Brunet était proche du PSU (gauche anticolonialiste) à l'époque, et cela se voit dans le chapitre sur la détention dans les stades, après la manifestation (il y a peu de documents, il reprend apparemment le point de vue qu'il avait à l'époque).
Par ailleurs, l'examen des archives de police semble l'avoir amené à modifier son point de vue de l'époque.
Écrit par : en passant | 17 octobre 2011

Je n'ai pas lu les livres de Brunet, pas plus d'ailleurs que celui d'Einaudi. Pour les deux événements, je me fie au témoignage de mon père. Présent le 17 octobre au Pont de Neuilly ( la ligne 272 part de là et vous dépose à Bezons) il est rentré fort tard et je me souviens de ses parole : " Ça châble et les flics balancent des gars dans la Seine". Le soir de Charonne, il est rentré en disant : "il y a des morts".

Pour ce qui est des archives, la règle est simple : où elles sont ouvertes à tous les historiens ou il y a manipulation. Et si un historien à qui seul on a ouvert les archives ne les rend pas intégralement publiques, alors ce n'est pas un historien.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

ou elles sont ouvertes...

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Merci à Guy Morel pour toutes ces précisions historiques, qu'un jeunot comme moi, bien ignorant en choses historiques, ne connaît pas.

Et sans faire mon Dubet : est-ce que tout cela est enseigné dans les programmes actuellement?

Écrit par : Robbe-Grillon | 17 octobre 2011

Oui, mon cher Robbe-Grillon, la guerre d'Algérie est bien enseignée.
Après, c'est toujours le même problème: on est pris entre le "devoir de mémoire" (quelle curieuse expression!) et l'impossibilité de faire un vrai travail chronologique. Et puis, Guy Mollet et Robert Lacoste, tout ça, c'est bien compliqué!!!

Écrit par : André Gigue Journée des tomates | 17 octobre 2011

Oui, mon cher Robbe-Grillon, la guerre d'Algérie est bien enseignée.
Après, c'est toujours le même problème: on est pris entre le "devoir de mémoire" (quelle curieuse expression!) et l'impossibilité de faire un vrai travail chronologique. Et puis, Guy Mollet et Robert Lacoste, tout ça, c'est bien compliqué!!!
Écrit par : André Gigue Journée des tomates | 17 octobre 2011

Soyons clairs : le "devoir de mémoire", c'est du pipeau de curetons. En histoire, on s'en tient aux faits et à la chronologie.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

"Pas un mot sur le travail scientifique de Jean-Paul Brunet, Police contre FLN, réalisé grâce à Jean-Pierre Chevènement, paru il y a quelques années chez Flammarion, qui évoque une vingtaine de morts suite à la répression policière....

Écrit par : objection, votre honneur | 17 octobre 2011"

Votre grand-mère faisait-elle du vélo?

Écrit par : françoise Švël | 17 octobre 2011

A mon avis, la grand-mère de "objection, votre honneur" faisait du vélo pour alimenter la gégène à la fin des années 50 ... ... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2011

Soyons clairs : le "devoir de mémoire", c'est du pipeau de curetons. En histoire, on s'en tient aux faits et à la chronologie.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

C'était tout le sens de ma parenthèse!

Écrit par : André Gigue Philosophie de l'histoire | 17 octobre 2011

C'était tout le sens de ma parenthèse!
Écrit par : André Gigue Philosophie de l'histoire | 17 octobre 2011

J'avais bien compris. :-)))))

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

La première des mesures politiques à prendre en 2012 pour réformer l’Ecole serait de rassurer ses enseignants , de les protéger ,de leur rendre le respect, l’autorité, et de leur redonner les moyens d’enseigner dans la sérénité et d’agir pour éduquer .

Ce que souhaitait sans doute Lise .

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011
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Cela aurait dû être entrepris depuis longtemps, Daniel !

Mais tout comme pour les croisements dangereux où l'on attend qu'une série élevée d'accidents mortels soient survenus pour y installer des feux tricolores, l'Éducation nationale attend que les effectifs des professeurs diminuent de manière vertigineuse (suppression de postes, suicides) pour rétablir la discipline dans les classes.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 octobre 2011

pour rétablir la discipline dans les classes.
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 octobre 2011

Cher Francis, la discipline, tout le monde s'en fout, si c'est pour faire passer des contenus débiles comme c'est le cas aujourd'hui.
Je n'ai rien à dire sur le cas de cette collègue - sinon, ma commisération pleine et entière - dont je ne sais rien, pas plus que je ne sais rien des suicides dans l'EN sur lesquels nous ne disposons d'aucune donnée fiable. Mais sur le double lien dans lequel sont pris les professeurs dans leur ensemble et qui consiste à leur demander à la fois d'enseigner des conneries et de convaincre les élèves d'avaler celles-ci en restant tranquilles, j'ai beaucoup à dire.
Lors de notre première émission de télé, en 1999, à la suite de la parution de l'Horreur pédagogique, mon ami et co-auteur Daniel Tual-Loizeau eut en réponse à David Pujadas qui nous interrogeait cette réplique profonde : " L'école garde aujourd'hui en son sein ceux qu'elle exclut". C'était résumer de manière très lapidaire ce qui se passe depuis une quarantaine d'années : des programmes débiles font des élèves débiles. Et dangereux, et c'est le bine le moins que ceux-ci nous doivent, car si j'étais à leur place, je serais beaucoup plus violent. Heureusement, à force de les abêtir, on ne les a rendus que bestiaux.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

La première des mesures politiques à prendre en 2012 pour réformer l’Ecole serait de rassurer ses enseignants , de les protéger ,de leur rendre le respect, l’autorité, et de leur redonner les moyens d’enseigner dans la sérénité et d’agir pour éduquer .

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 octobre 2011

Mais qui donc les rassurera, les protégera, leur rendra le respect et leur redonnera les moyens d'enseigner ? Les politiques ? Mais c'est surtout d'eux qu'il s'agirait de protéger les enseignants !

Écrit par : Magister | 17 octobre 2011

l'Éducation nationale attend que les effectifs des professeurs diminuent de manière vertigineuse (suppression de postes, suicides) pour rétablir la discipline dans les classes.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 octobre 2011

La discipline, la discipline... vous n'avez que ce mot là à la bouche, Francis; je crains cependant que l'autorité des professeurs ne se limite pas, justement, à la discipline dans les classes - sinon il y a belle lurette qu'on aurait résolu le problème.
Non, je suis persuadé que ça va au-delà de ça: pour qu'il y ait autorité, il faut qu'il y ait légitimité; et à partir du moment où les profs sont et se sont discrédités ("discrédités" parce que les parents ne sont plus avec eux; "se sont discrédités" car ils n'ont pas toujours su sortir de leur micro-univers scolaire, pour les uns, et universitaire, pour les autres), ça ne fonctionne plus.

Écrit par : Julien | 17 octobre 2011

Cher Francis, la discipline, tout le monde s'en fout, si c'est pour faire passer des contenus débiles comme c'est le cas aujourd'hui.
Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Pas mieux ;-)

Écrit par : Julien | 18 octobre 2011

Tout va très vite : Gouddha nous prend déjà pour des blaireaux :

www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/17/97001-20111017FILWWW00645-hollande-veut-un-accord-avec-eelv.php

"Nous aurons et je le souhaite un accord de gouvernement", a prédit François Hollande, souhaitant que la future majorité rassemble "socialistes, écologistes et tous ceux qui voudront nous rejoindre". "Mais je veux que ce soit sur un programme clair, cohérent", a insisté le député de Corrèze. "Et donc nous aurons à acter nos convergences et à dire sur quoi nous ne sommes pas d'accord. Mais il faut d'abord ce contrat de gouvernement".

Bruits de bouche et mise en scène d'une volonté de vouloir. Les postes offerts à EELV dépendront uniquement du rapport de force au soir du premier tour. Quant aux "convergences", la mère Dunor ne pourra pas s'empêcher de les mettre en examen.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

C'est un peu comme si Jivaro du Moloch déclarait soudain que la priorité d'ordre 1 est de construire, dès le primaire, des programmes aux contenus progressifs, cohérents, denses et structurés.

Il est tellement loin de tout ça que l'idée que des gens puissent y penser n'est pas prête de l'effleurer.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

Cher Francis, la discipline, tout le monde s'en fout, si c'est pour faire passer des contenus débiles comme c'est le cas aujourd'hui.
Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

Pas mieux ;-)
Écrit par : Julien | 18 octobre 2011

Méfiez-vous, l'argument peut se retourner : on peut également considérer que, puisque les élèves n'apprennent rien, ils peuvent au minimum apprendre à se tenir correctement -- bref, être éduqués à défaut d'être instruits. Et c'est bien la thèse des pédagos, non, que d'opposer les "savoir-être" (sic) aux "savoirs savants" (re-sic) ?

Écrit par : FGuichard | 18 octobre 2011

"c'est bien la thèse des pédagos, non, que d'opposer les "savoir-être" (sic) aux "savoirs savants" (re-sic) ?" FG

Les pédagols sentent bien qu'ils ont une opportunité de niches dans les soins palliatifs, nouvel ersatz d'instruction promis à un très bel avenir.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

"on peut également considérer que, puisque les élèves n'apprennent rien, ils peuvent au minimum apprendre à se tenir correctement -- bref, être éduqués à défaut d'être instruits. Et c'est bien la thèse des pédagos, non, que d'opposer les "savoir-être" (sic) aux "savoirs savants" (re-sic) ?"

Écrit par : FGuichard | 18 octobre 2011

Vous pensez que les parents qui râlent contre l'école le font en raison de la faiblesse des contenus enseignés, ou pour se venger du fait qu'elle n'arrive pas à jouer le rôle d'éducateur qu'eux-mêmes n'ont pas su exercer ??
La réponse me semble être, en grande partie, contenue dans la question.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Sœur Monique, converse au jus pédagol, égrène une neuvaine dans son dernier tombereau :

"Dans le chapelet des nouvelles s’égrènent les signes d’une époque en devenir, des graines de couleur, des graines grises, des graines sombres, des souffles nouveaux nés du refus, des élans citoyens, une justice qui se met en marche même envers le pouvoir, des gestes désespérés aussi. Relier les uns aux autres serait déjà trouver un sens, trouver une logique dans un monde en désordre, tisser des fils entre des réalités empreintes de différences ; expliquer de façon rationnelle pour trouver à l’évènement un éclairage tamisé."

Un tel discours, abject tant il est gluant de componction, veut avant tout donner du sens giratoire.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

Lu dans le jupégol du jour cette brève de comptoir : "Les chefs de travaux menacent de faire la grève du zèle"

C'est une arme dangereuse : qui s'en apercevra ?

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

"Sœur Monique"

Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

C'est qui, encore, celle-là ???

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

J'ai lu l'ensemble de son article;
kikafai ? afairin; kikapropose ?? Aproposerin !!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Si par malheur vous avez encore le moral vous pouvez lire :
http://www.rue89.com/2011/01/27/tes-un-marrant-toi-un-lundi-qui-tourne-mal-en-lycee-pro-187672

Chais pas si les élections vont changer ça.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 18 octobre 2011

Méfiez-vous, l'argument peut se retourner : on peut également considérer que, puisque les élèves n'apprennent rien, ils peuvent au minimum apprendre à se tenir correctement
Écrit par : FGuichard | 18 octobre 2011

C'est vrai, néanmoins je crois quand même que la plupart des gamins fonctionnent bien à la "carotte": en général, on se tient d'autant plus bien quand on sait qu'il y a une récompense à la clé ou qu'au moins c'est dans son propre intérêt; personnellement je me tenais bien en classe car je savais que si j'étais "sage et gentil" je n'aurais pas d'ennuis (avoir la paix, c'est à peu près tout ce que je demandais de la part de mes profs) et que je pouvais compter sur l'indulgence de certains en cas de coup dur. Et si en prime le contenu du cours était intéressant, là j'étais sage comme une image.

Écrit par : Julien | 18 octobre 2011

"d'autant mieux", c'est plus mieux bien quand même !

Écrit par : Julien | 18 octobre 2011

Vous pensez que les parents qui râlent contre l'école le font en raison de la faiblesse des contenus enseignés, ou pour se venger du fait qu'elle n'arrive pas à jouer le rôle d'éducateur qu'eux-mêmes n'ont pas su exercer ??
Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Good point. Ceci dit je suis surpris que certains pensent que le problème est récent: je me souviens très bien de mon grand-père expliquant à mon propre père "Pour l'éducation, fais confiance aux professeurs, c'est leur travail !". Il avait d'ailleurs lui-même confié ses enfants au pensionnat d'une école privée en disant carrément "là-bas ils vont les éduquer comme il faut".

Écrit par : Julien | 18 octobre 2011

A FFFFFFFFFFFFFFFFFFF

L'horreur pédagogique, c'est vous !!!!!!!!!!!

Écrit par : pactole | 18 octobre 2011

pis y'a aussi ça :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/12/ces-lycees-qui-monopolisent-la-fabrique-des-elites_1586236_3224.html
(au sujet du fameux monte charge)

Mon gosse a intégré une école parisienne de haut niveau cet automne.

Depuis le début de l'année il est scotché par l'origine scolaire de ses collègues : grosses prépas Paris (Lakanal, H4, Legrand etc) ou des grandes villes de province (mini Thiers Marseille ou le Parc Lyon) et tous venant de *

Du point de vue social, montre TAG à 5000€, été aux Seychelles, Mini sport dans la cour et par exple fils du DG d'Areva,etc.

Pour être certain de reproduire le modèle, les parents friqués des 15 et 16ème font leurs courses de répétiteurs dans l'école auprès des quelques fils de classe moyenne.
Du coup pas difficile de trouver des cours particuliers : plus de demandes que de candidats !

Hier soir Zorblubounet a été recruté par une BCBG après un entretien dans un salon de 100 m² meublé d'époque durant lequel on lui a expliqué : « Charles (en + authentique !) est en 1ère S dans le lycée privé ZZ (chais plus lequel, mais centre ville Paris). Il a eu moins de 14 en maths et en physique aux premiers devoirs (tous les samedis matin DS …). Il faut le faire progresser, je pense que des séances d’1,5 h seraient parfaites. Le nombre de séances par semaine est laissé à votre appréciation. Pour le tarif je vous propose 30 € »

Zorblubounet me dit avoir pensé que le tarif est celui de la séance (mais il est aussi fourbe que son père, et je le supscte d'avoir joué sur l’ambiguïté). Il répond à cette bonne dame : « Généralement en lycée le tarif est de 30€ » (en fait 20€/heure). Confuse celle-ci s’excuse et admet ne pas s’être informée au préalable.
On convient dans un premier temps de 3 séances (maths + phys) par semaine.

Zorblubounet démarre tambour battant et reste coi devant :
* le niveau d'exigence (genre y'a 20 ans)
* les ajouts aux programme permanents,
* la difficulté des exos et devoirs,
* et dans le fond ... le niveau du chérubin (par rapport au sien y'a 4 ans) !

Je vais chercher des bouquins datant des époques héroïques après des vieux collègues afin que mon gosse dispose d'une biblio d'exo assez difficile.
Hier tout ce qu'il proposait, pioché dans un manuel nouveau programme, était bien trop simple !

Bien entendu, il a reçu 45 € en sortant Madame a pensé que 30€ c'était par heure !
(On lui a aussi laissé espérer pouvoir sauter la bonne à noël si Charles progresse suffisamment)

Tout va mieux !
Et Zorblubounet découvre la vraie vie un peu étonné ...



Pour en être certain, je vais baisser l'alloc que je lui verse (pasky faut pas déconner avec 540 € de prime par mois il va être plus riche que moi !).

Écrit par : Zorglub le fourbe | 18 octobre 2011

Je suis en partie d'accord avec Guy Morel et ce qui se dit ici sur les programmes, et les différentes balivernes qu'on y trouve, qui donnent des réflexes abominables aux élèves.

Néanmoins, et cela rejoindrait davantage les propos de F.Guichard sur le couple éduquer-instruire :
sans faire mon Meirieu (sic), il me semble qu'on sous-estime toujours trop, ici, le "hors-classe" : c'est-à-dire la télé dans la chambre allumée jusqu'à 1h du mat', MSN, Twitter et Face de Bouc connectés en permanence, le portable à 10 ans, l'Ipad à 12, la pub qu'ils prennent pour les Saintes Paroles, leur simple envie de consommer toujours plus, leur obsession du zapping, et j'en passe.

Le criminel, c'est de calquer l'école là-dessus, alors qu'elle devrait être le rebrousse-poil : on est 100% d'accord.

Mais je trouve qu'on sous-estime gravement la difficulté à tenir et aborder des vrais programmes, dignes de ce nom, dans un contexte médiatico-libéral qui, tout simplement, n'en a rien à foutre et le voit comme une perte de temps et d'argent.

Bref : je veux bien avec vous remettre de la grammaire, de la chronologie, de la lecture de textes importants... Mais de là à dire que ça ira tout de suite mieux dans l'école... Le changement des programmes devrait s'accompagner idéalement, pour marcher complètement, d'un changement profond (révolutionnaire?;)) ) de nos modes de vie et des habitudes du plus grand nombre.
Là où les pédagogols sont finalement les grands conservateurs du système ultra-libéral.

En gros, et même si l'expression fait sourire : des vrais programmes scolaires, oui, mais dans un monde "décroissant".
Bref : couplons JPB avec Stiegler et Michéa!

P.S. : l'expérience canadienne récente, "10 jours sans télé", a dépassé toutes les espérances : les gamins privés de télé sont devenus presque du jour au lendemain plus sages, plus attentifs, plus curieux, plus ouverts, plus réactifs... Preuve en actes!

Écrit par : Robbe-Grillon | 18 octobre 2011

L'édifiante histoire de Zorglubounet prouve que, ayant fait ses études dans un petit bahut de province, et même pas de préfecture, on peut accéder sans piston à une prestigieuse école parisienne grâce aux classes prépa, même de seconde zone, pour peu qu'on ait un cerveau qui fonctionne et la gnaque por rattraper le temps perdu à enfiler des perles.

Et les COpsy hier encore racontaient à nouveau aux 70 gosses de TS d'un petit lycée encore plus bas de plafond que celui où a étudié Zorglubounet que pour faire ingénieur, fallait passer par un DUT et un recrutement sur dossier. Pas un mot sur les prépas.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2011

"Ça vous amuse, de plomber mon moral de mère, Christophe ?
( Du genre "ne dites pas à mes potes de Bonnetdane que mon fils est devenu formateur en IUFM, ils le croient pianiste dans un bordel " )"

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2011

Rien compris à ce message, désolé... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Juste pour la beauté du geste:

http://www.lyoncapitale.fr/journal/univers/Politique/Region-rhone-alpes/Region-un-fonctionnaire-qui-gagne-pres-de-10.000-euros-par-mois

Devinez donc le corps d'origine de cette sympathique fonctionaire!

Écrit par : André Gigue Bar des amis | 18 octobre 2011

Devinez donc le corps d'origine de cette sympathique fonctionaire!
Écrit par : André Gigue Bar des amis | 18 octobre 2011

Si elle est en détachement, c'est son ministère d'origine qui la paie.

Écrit par : Guy Morel | 18 octobre 2011

Enarque, donc, trop payée de toute façon...
Allez, un peu de lecture... la nouvelle formule.

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&sqi=2&ved=0CCUQFjAA&url=http%3A%2F%2Fauteursreunis.free.fr%2F&ei=C1mdTo2VK4iV8gO7zeW0CQ&usg=AFQjCNF5lQa7_LgfGnPjLpioSHvpl0eQ8Q

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

En voiture, Simone!
C'est clair, il faut aider les djeuns à réussir leur permis, c'est même in-dis-pen-sa-ble pour atteindre l'objectif de 66% fixé par le gouvernement, hop! comme ça. Cherchez pas, il faut pousser à la roue.
Les inspecteurs d'auto-école, en la personne de leur représentant Christian Grolier, ont donc eu une révélation phare (que je vous livre ici): "[les inspecteurs d'auto-école] déplorent cependant l'absence de réformes censées aider ces derniers. «En plus des aides financières comme la bourse au permis ou le permis à 1 euro, l'Education nationale pourrait faire de la formation»".
Il est évident que, à titre personnel, j'ai le temps d'aller stationner du côté de cette nouvelle lubie. Il n'empêche! Comme ça va être du ludique (plus ou moins), dans tous les cas, certainement pas du disciplinaire, j'en vois bien tomber dans le panneau.
Et pour que ça clignote bien dans les esprits, Grolier parque le regret et la menace: "Quant à l'objectif supposé des 66%, il n'a pas été atteint. Selon un chiffre communiqué par le Snica-FO, le taux de réussite à la première tentative se situe toujours aux alentours de 58%. Et si, selon Christian Grolier, l'Etat n'a pas prévu de sanction à l'encontre des auto-écoles en cas d'échec, il plane toujours sur la profession la «menace classique» de la privatisation."
Pour la menace, tout rapprochement avec une certaine situation en lien avec l'EN est purement fortuit, vous constaterez.

Soyez assurés, le tour de volant est là: < http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/18/01016-20111018ARTFIG00464-permis-les-syndicats-contre-un-quota-de-reussite-impose.php >.

Écrit par : Maxime | 18 octobre 2011

«Il faut s'attendre à plus de rigueur» titre le Figaro économie, suite à l'analyse de Cyrille Lachèvre ici: < http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/18/04016-20111018ARTFIG00485-il-faut-s-attendre-a-plus-de-rigueur.php >.

Oui, effectivement, le temps se rafraîchit, confirme la météo.

Écrit par : Maxime | 18 octobre 2011

L'AFP, reprise par le Figaro, titre: "Inauguration du 1er aéroport spatial", et développe: "[c'est de là que] doivent décoller à l'horizon 2012-2013 les premiers touristes de l'espace".

Ridicule! Des touristes, j'en ai un certain nombre tous les jours devant moi, et ils plafonnent sans débourser 200.000 dollars de ticket.

Écrit par : Maxime | 18 octobre 2011

Je viens de réaliser que sur le site du Figaro économie étaient côte à côte les liens (hypertextes) suivants: "bourse", "mes outils".

Drôle, non?

Écrit par : Maxime | 18 octobre 2011

Oyez! Oyez!
Thierry Cadart, du Sgen-CFDT, le déclarait hier dans le Parisien: "Enseigner les maths ce n’est pas être mathématicien… Avec un concours basé sur les capacités disciplinaires, on va dans le mur."
Le reste est là: < http://www.leparisien.fr/societe/comment-epauler-les-professeurs-en-souffrance-17-10-2011-1656607.php >.

Lisez! Lisez!
Les commentaires de ce pseudo-article: < http://www.leparisien.fr/societe/la-verriere-une-clinique-pour-les-profs-deprimes-17-10-2011-1656609.php >.

On n'est pas arrivé...

Écrit par : Maxime | 18 octobre 2011

@ Quand le Cadart sent la mort.

Le bon lien pour l'article inepte de Thierry Cadart :

http://www.leparisien.fr/societe/comment-epauler-les-professeurs-en-souffrance-17-10-2011-1656607.php

Écrit par : Guy Morel | 18 octobre 2011

...la réaction inepte de Thierry Cadart.

Écrit par : Guy Morel | 18 octobre 2011

Avec ce commentaire frappé au coin du bon sens, par un des participants au forum, je cite:
"Les enseignants iront bien mieux quand les parents auront compris qu'ils doivent être les alliés des enseignants et non pas les ennemis. Quand ils arrêteront de les attaquer en Justice pour la moindre affaire et qu'ils comprendront enfin que leur (s) petit (s) chéri (s) doit connaitre les règles élémentaires de la politesse, du respect. Ce sont certains parents qui devraient passer en Justice!"

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Avec ce commentaire frappé au coin du bon sens, par un des participants au forum, je cite:
"Les enseignants iront bien mieux quand les parents auront compris qu'ils doivent être les alliés des enseignants et non pas les ennemis. Quand ils arrêteront de les attaquer en Justice pour la moindre affaire et qu'ils comprendront enfin que leur (s) petit (s) chéri (s) doit connaitre les règles élémentaires de la politesse, du respect. Ce sont certains parents qui devraient passer en Justice!"
Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

C'est sûr que comme connerie, ça enfonce le coin profond !

Écrit par : Guy Morel | 18 octobre 2011

« pas prête de l'effleurer »
Écrit par : dugong | 18 octobre 2011

« Pas prête à » ou « pas près de ».

Écrit par : tailleboudin | 18 octobre 2011

Bonsoir,
Un mot sur les élections professionnelles: entièrement d'accord avec J.-P. B. , le SNALC a toute ma sympathie. Qui dira le nombre de ceux qui ont voulu voter et qui ont renoncé face aux modalités? Machination pour sélectionner les plus motivés? Ce genre de procès compliqué est à mettre en relation avec la folie du tout numérique, avec cette propagande pseudo progressiste qui veut suivre l'air du temps. TICE, TBI, cahier de texte et relevé des absences via le PC en classe et/ ou à la maison! Sans parler des établissements où l'on fournit des tablettes. Conseil généraux et régionaux sont engagés dans cette folie dépensière au nom du principe de la "connections pour tous". Les sommes sont ahurissantes, mais les élèves le "valent bien" (Pub!).
Toute la société est maintenant engluée dans cette fuite en avant et la déshumanisation du travail est en marche. Tous à cran devant l'écran! J'en ai oublié les validations de compétences: on clique clique clique. C'est épatant.
Critiquer l'usage d’internet, c'est faire preuve d'un esprit borné, réac, figé par le calcaire. Combien osent dire que cela devient dingue? Non, le pire c'est que ça suit. C'est ainsi. Inévitable.
L'abrutissement est tel que les sixièmes qui déboulent cette année dans mon collège sont vraiment affolants: ignares, agités, indifférents à tout ce que l'on peut dire, complètement idiots souvent. Cette fois, c'est vrai on dégringole. C'est une ZEP, mais ce n'est pas un prétexte, je n'ai jamais vu ça. C'est encore l’École primaire qui se montre incapable de former et d'éduquer ( puisque les parents sont incapables, eux aussi ). Remédiations,PPRE, aide aux devoirs, tout est là sur le plateau du self: le mal est si profond à l'arrivée que l'on ne peut plus faire grand chose. C'est épouvantable. Ce n'est pas une fonctionnaire de police qui méritait d'être passée au sabre!
Notre profession est totalement mise en situation d'échec. Et rien ou presque ne peut nourrir l'espoir que les braises étouffées par la cendre puissent ne pas s'éteindre. Alors les élections dans ce marasme... Piège à cons? Non. Une occasion, aussi faible soit-elle, de voter pour l'intelligence et empêcher que la nuit règne. Le jour est déjà moins long que la nuit.

Écrit par : Persona | 18 octobre 2011

"C'est sûr que comme connerie, ça enfonce le coin profond !"

Écrit par : Guy Morel | 18 octobre 2011

Non. Une évidence, à la rigueur.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

L'abrutissement est tel que les sixièmes qui déboulent cette année dans mon collège sont vraiment affolants: ignares, agités, indifférents à tout ce que l'on peut dire, complètement idiots souvent.

Écrit par : Persona | 18 octobre 2011

Comment allez-vous procéder pour élever le niveau des abrutis ?

Pactole

Écrit par : pactole | 18 octobre 2011

Tiens, tiens, on parle sur France 3 Corse Via Stella d'un certain Jacques... Brighelli.

Il faut dire qu'on fête les 30 ans de l'ouverture, ou pour mieux dire de la réouverture, de l'université de Corte...

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2011

Dans "Charlie hebdo", qui sort demain, interview de François Hollande sur son programme concernant l'éducation nationale, (publicité totalement gratuite, je le précise).
Jean-Paul, je me permets de vous rappeler notre pari !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2011

Mes deux fils sont scolarisés dans un des meilleurs -si ce n'est LE- collèges de Marseille, privé.

Je m'en félicite: travail soutenu, transmission de CONNAISSANCES, évaluations régulières, sens de l'effort, soutien si nécessaire, approfondissement si souhaité, éducation au respect de soi-même et des autres...
Les gosses sont poussés et aidés pour donner le meilleur d'eux-même, et ils aiment ça! Mon aîné et aussi le cadet, massacré par une abrutie lors de son cm2...

Un 15 de moyenne ici c'est facilement 19 "ailleurs".

Et oui, c'est PAYANT. Et alors? Je ne vais pas au ski ni ne me paye des fanfreluches: j'ai fait un choix.

Et oui, il y a beaucoup de bourgeois friqués: m'en fous, je ne les fréquente pas!

Il y a aussi beaucoup de "petites gens" qui se cassent le cul pour donner le meilleur à leurs enfants.

Vive la France, pays libre.

Écrit par : sisyphe | 18 octobre 2011

Vive la France, pays libre.
Écrit par : sisyphe | 18 octobre 2011

"éducation au respect de soi-même et des autres..."
Ce n'est pas le boulot des parents ?

Peut-être avez-vous oublié de préciser que les élèves étaient "sélectionnés" ?
Pactole

Écrit par : pactole | 18 octobre 2011

Comment allez-vous procéder pour élever le niveau des abrutis ?
Écrit par : pactole | 18 octobre 2011

Comment élever ce qui n'a pas de base solide?

Ah oui, s'en remettre au socle commun. Le socle comme une base... de lancement pour éclopés sociaux et victimes de l'enseignement primaire sans aucun moyen de faire pression sur les mômes et leurs parents. Exclusion? A l'école c'est impossible. Ils découvrent cela au collège. L'interdiction tombera, c'est à craindre. Déjà, les conseils de disciplines sont encadrés: il y a longtemps que des morveux seraient virés si il n'y avait pas la garde de l'inspection académique aux ordres de qui l'on sait.
Sérieusement, je ne crois pas que l'on puisse faire grand chose sinon faire semblant en s’agitant: réunion de PPRE, convocation de parents largués, paperasses à la mesure de la tâche, etc.
Du vent!
Attention, il ne faut pas le dire haut et fort, c'est un tabou. Chatel, notre guide, très haut, ne doit rien entendre d'aussi indécent dans son temple entouré de scribes super diplômés. Ils nous coûtent combien ceux-là?

Pour sisyphe: oui nous sommes encore dans un pays libre. Mais il est de ces libertés qui ne servent à rien: la "liberté pour quoi faire?" quand personne ne vous écoute? Liberté de parole chez les sourds. Quel cadeau! Enseigner à des gens qui ne "captent" quasiment rien. My god! c'est une vocation! Oui. C'est étrange, mais j'y crois.

Écrit par : Persona | 18 octobre 2011

A Sisyphe

Tout en comprenant votre argumentaire, qui se défend, vous comprenez que ce n'est pas tenable, en soi.

- la seule ambition à avoir, c'est que le public atteigne ce niveau d'excellence. C'est gentil le chacun pour soi, mais ça ne fait pas un projet politique.
- "la France pays libre" : certes certes, sauf que tout cela peut nous conduire facilement à SOS Education et au chèque-école. C'est la base de leur raisonnement, et finalement ça rejoint l'antienne libérale des pédagogols et des droitistes.
- vous n'êtes pas un bourgeois friqué, certes certes, mais ayez l'honnêteté de reconnaître que les maigres bourses (parents smicards, voire moins, petits salariés, fonctionnaires de catégorie B ou C) ne peuvent pas toujours se le permettre. Et n'allez pas dire que ces gens-là se vautrent dans le luxe pour leurs congés, vous savez bien que cela n'est pas vrai, pour l'essentiel d'entre eux. On peut aussi raisonnablement estimer et défendre le fait que les efforts faits pour son gosse ne signifient pas automatiquement "saignée" des finances familiales et disparition de tout loisir.

- Sans faire mon Mélenchon (mais après tout... ;) ): osera-t-on rappeler que le privé est financé à 80% par nos impôts, tout en participant à hauteur de 0% à la mixité sociale et à la (presque défunte) carte scolaire. A ce rythme, les profs du privé ont beau jeu de faire vraiment bosser : ben tiens, ils n'ont pas le même public!

Les cliniques privées (certaines) ont des obligations légales de soins. Au privé financé par la collectivité de prendre sa part, dans le même ordre d'idée...

Écrit par : Robbe-Grillon | 18 octobre 2011

Pour prendre du recul sur le numérique hystérique:

http://www.youtube.com/watch?v=5QH-MG6gw5A

Écrit par : Persona | 18 octobre 2011

http://blogs.rue89.com/le-mammouthologue/2011/10/18/requiem-pour-linspection-generale-de-leducation-nationale-225467

Evaluation critique ? L'IG ????? J'ai dû mal lire...

Écrit par : pluskacé | 18 octobre 2011

Il a eu moins de 14 en maths et en physique aux premiers devoirs (tous les samedis matin DS …). Il faut le faire progresser, je pense que des séances d’1,5 h seraient parfaites. Le nombre de séances par semaine est laissé à votre appréciation. Pour le tarif je vous propose 30 € »
Écrit par : Zorglub le fourbe | 18 octobre 2011

Ah le petit veinard, c'est pas avec Acadomia que je me ferai payer 30€/heure... en même temps, ce n'est pas le même public.
Ceci dit, je ne peux m'empêcher de sourire en lisant cette petite histoire: je repense encore à cette mère de famille catastrophée parce que sa fille n'avait "que" 14 de moyenne générale en 5e... bigre, quand j'avais plus de 11, on sabrait le champagne chez moi !
Quant à la gamine, elle a autant besoin de cours particuliers que moi d'un 4x4; mais bon tant que la famille aligne les biftons, je fais mon boulot et je la ferme.
C'est que je suis un vrai mercenaire: j'offre mon savoir au plus offrant !

Écrit par : Julien | 19 octobre 2011

C'est que je suis un vrai mercenaire: j'offre mon savoir au plus offrant !
Écrit par : Julien | 19 octobre 2011

Pour une bonne pipe c'est combien ?

Écrit par : iPidiblue vil coyote | 19 octobre 2011

Pidiblue, on a dit "mercenaire".
Pas pute.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 octobre 2011

J'ai voulu comme il se doit voter. Mais avec un MacBook, impossible! Problème de java script me dit-on. J'adresse donc un mail au vice-rectorat qui me répond fort courtoisement qu'il cherche des solutions qu'il ne trouve bien entendu pas. J'ai finalement voté grâce à un secourable ami équipé d'un PC. Je n'ai perdu qu'une bonne heure de temps. Voilà qui montre les limites de ce type de vote du " troisième type" Voilà aussi ce que nous promet un monde où l'informatique dominera tous les actes de notre vie quotidienne. Au détriment de la plus élémentaire des règles démocratiques devant permettre à tout un chacun de voter librement et sans l'entrave d'une machine informatique devenue incontrôlable. Cordialement.

Écrit par : Paul RIOU | 19 octobre 2011

Mettre Roser, homme-lige de Jivaro, en douce, doyen de l'igen, ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler une bonne nouvelle.

Après avoir sabré les contenus des programmes, l'igen est maintenant tout juste un aquarium vivier à recteurs.

Et ça grouille là dedans.

On remarque qu'il n'y en a pas un qui aura démissionné avec éclat. Une attitude réservée aux stagiaires de base ?

l'igen rentre dans sa nuit. Tennessee Williams en aurait tiré une bien belle pièce

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Pour une bonne pipe c'est combien ?

Écrit par : iPidiblue vil coyote | 19 octobre 2011

Trop cher pour vous !

Écrit par : Julien | 19 octobre 2011

l'igen rentre dans sa nuit. Tennessee Williams en aurait tiré une bien belle pièce

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

"Prof sur rectorat brûlant" ? "Un tramway nommé EN" ? "L'IUFM de verre" ?

Écrit par : Julien | 19 octobre 2011

Pidiblue, on a dit "mercenaire".
Pas pute.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 octobre 2011

Je fais aussi; mais uniquement pour Acadomia !
D'ailleurs le rectorat a tenté le coup: la paye était bonne, mais on m'a demandé si je faisais du bareback... pas moyen !

Écrit par : Julien | 19 octobre 2011

POur Paul RIOU
Socle commun palier 1 compétence 21.a
Je sais accéder aux logiciels et aux documents disponibles à partir de mon espace de travail

POur une bonne remédiation, je propose aide perso, P.P.R.E et stage RAN ou acadomia au choix...

ffffff,dépité

Écrit par : fffffffffffff | 19 octobre 2011

J'ai bonne mémoire. La preuve, je me souviens des corps repêchés par les pompiers, au matin des 18 et 19 octobre, au pont d'Argenteuil, au pont de Bezons ou au barrage à aiguilles de Chatou.

J'avais 15 ans et nous habitions à côté d'un café-hôtel algérien acquis au FLN.

Écrit par : Guy Morel | 17 octobre 2011

"Le problème des noyades dans la Seine est plus difficile à élucider. Une seule noyade a été observée, au pont Saint-Michel. Au total, 34 cadavres ont été retirés de la Seine et des canaux en octobre, qui dans leur grande majorité, selon J.-P. Brunet, ne paraissent pas imputables à la répression de la police ; retenus par les barrages de Suresnes et de Bezons, ils étaient tous conduits à l'IML.

Selon les harkis de Paris, les noyades étaient une pratique courante du FLN."

Extrait de:

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/10/15/22358457.html

Écrit par : Une réponse | 19 octobre 2011

"Le problème des noyades dans la Seine est plus difficile à élucider. Une seule noyade a été observée, au pont Saint-Michel. Au total, 34 cadavres ont été retirés de la Seine et des canaux en octobre, qui dans leur grande majorité, selon J.-P. Brunet, ne paraissent pas imputables à la répression de la police ; retenus par les barrages de Suresnes et de Bezons, ils étaient tous conduits à l'IML.

Selon les harkis de Paris, les noyades étaient une pratique courante du FLN."

Extrait de:

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/10/15/22358457.html
Écrit par : Une réponse | 19 octobre 2011

Il y a des témoins qui ont vu les flics balancer des types dans la Seine au Pont de Neuilly, le soir du 17. Les jours suivants des corps ont été retrouvé en aval.

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

Et aussi:

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/10/18/22388629.html

Des chiffres ?
Entre 1955 et 1962, le terrorisme FLN fera sur le territoire de la France métropolitaine:
- 3.957 Nord-Africains assassinés. Soit parcequ'ils étaient Messalistes, soit parcequ'ils étaient réfractaires à l'impôt "révolutionnaire".
- 150 européens tués.
- 16 militaires tués.
- 53 policiers tués.
- 48 Harkis ou supplétifs tués.
Source! "Le Monde" du 20 mars 1962.
" Ce qui a joué dans le déclenchement de la manifestation du 17 octobre, ce sont plutôt les enjeus interne, les ambitions personnelles. On était proche de la fin et ce sont déjà des luttes pour le pouvoir dans l'Algérie indépendante."
Mohamed Harbi, dans "Le Monde" du 5 février 1999.

Fermez le ban !

Écrit par : Une réponse | 19 octobre 2011

Extrait de:

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/10/15/22358457.html
Écrit par : Une réponse | 19 octobre 2011

Je connais bien Michel Renard qui est le secrétaire d'Études coloniales et j'ai confiance dans sa rigueur. Il n'empêche que j'ai vu ce que j'ai vu ( les pompiers et les corps repêchés les jours suivant le 17) et que le témoignage de mon père sur les scènes du Pont de Neuilly ne peut être mis en doute.
Je n'ai pas lu, je le répète, les livres de Brunet et d'Einaudi donc je n'entre pas dans la polémique qui oppose ces auteurs, ni dans les batailles de chiffres, me bornant à dire ce que j'ai vécu de l'évènement.
Par exemple les deux attaques du café algérien, l'une au revolver et l'autre à la grenade, qui jouxtait la maison où j'habitais, sans doute pour rappeler à l'ordre un tenancier réticent à verser la dîme au FLN. Autre exemple, l'arrosage à tout-va à la mitraillette effectué sous nos fenêtres par des flics en voiture lancés à la poursuite d'un Algérien monté sur une bicyclette, et qui leur a d'ailleurs échappé. C'est vrai que les flics avaient peur. L'un d'entre eux, qui habitait dans ma rue, ne sortait prendre son service au commissariat de Bezons qu'en dissimulant sa tenue sous un imperméable civil, son képi sous le bras.

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

Et ça grouille là dedans.

On remarque qu'il n'y en a pas un qui aura démissionné avec éclat. Une attitude réservée aux stagiaires de base ?

l'igen rentre dans sa nuit. Tennessee Williams en aurait tiré une bien belle pièce
Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

L'affaire est ancienne. En cantonnant l'IGEN dans un rôle d'expertise, Jospin lui a coupé les c..., Châtel continue en coupant la langue à ceux qui avaient accepté d'être les eunuques du sérail.

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

"A Sisyphe

Tout en comprenant votre argumentaire, qui se défend, vous comprenez que ce n'est pas tenable, en soi.

- la seule ambition à avoir, c'est que le public atteigne ce niveau d'excellence. C'est gentil le chacun pour soi, mais ça ne fait pas un projet politique.
- "la France pays libre" : certes certes, sauf que tout cela peut nous conduire facilement à SOS Education et au chèque-école. C'est la base de leur raisonnement, et finalement ça rejoint l'antienne libérale des pédagogols et des droitistes.
- vous n'êtes pas un bourgeois friqué, certes certes, mais ayez l'honnêteté de reconnaître que les maigres bourses (parents smicards, voire moins, petits salariés, fonctionnaires de catégorie B ou C) ne peuvent pas toujours se le permettre. Et n'allez pas dire que ces gens-là se vautrent dans le luxe pour leurs congés, vous savez bien que cela n'est pas vrai, pour l'essentiel d'entre eux. On peut aussi raisonnablement estimer et défendre le fait que les efforts faits pour son gosse ne signifient pas automatiquement "saignée" des finances familiales et disparition de tout loisir.

- Sans faire mon Mélenchon (mais après tout... ;) ): osera-t-on rappeler que le privé est financé à 80% par nos impôts, tout en participant à hauteur de 0% à la mixité sociale et à la (presque défunte) carte scolaire. A ce rythme, les profs du privé ont beau jeu de faire vraiment bosser : ben tiens, ils n'ont pas le même public!

Les cliniques privées (certaines) ont des obligations légales de soins. Au privé financé par la collectivité de prendre sa part, dans le même ordre d'idée...

Écrit par : Robbe-Grillon | 18 octobre 2011"

Sachez tout d'abord que j'apprécie vos analyses fouillées sur les thèmes éducatifs.

Pour vous répondre:

- l'ambition du public n'est plus, depuis longtemps, d'emmener à l'excellence ses élèves; tous les posts de ce forum et d'autres le montrent bien;
- un pays libre: j'ose aimer avoir un ou des choix. Je n'imagine pas un système scolaire unique et totalitaire dans un paysage si varié. Les dérives néfastes doivent, bien évidemment, être combattues;
- les "petits salaires" et le privé: les bourses et aides diverses fonctionnent aussi; les quelques dizaines d'euro par mois ne sont pas une limite infranchissable et oui, il faut savoir sacrifier des éléments de confort ou de loisir si l'on est un peu "court";
-financement: tout bien considéré, je préfère encore, avec mes impôts, subventionner un enseignement qualitatif plutôt que d'abreuver des associations fumeuses qui ne servent à rien, et au vu de ce que l'EN fait de mon argent dans les établissements publics...Quand à la "mixité sociale", j'en pâtis tous les jours dans mon travail, à quelques exceptions près (que l'on retrouve dans le privé).
-obligation de résultats: bien d'accord!

Mes choix actuels sont ceux d'un père en 2011. Il est certain que quarante ans en arrière, dans cette bonne ville de Marseille, je ne me serais même pas posé de questions: mes enfants seraient au Collège public le plus proche.
Cherchez où le bât blesse...

Cordialement,

Sisyphe

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

"Un mail émouvant a été envoyé hier à Midi Libre, par le père de Lise Bonnafous, l'enseignante décédée après s'être immolée par le feu dans la cour du lycée Jean Moulin à Béziers.

Il a aussi envoyé une photographie de sa fille avec ces quelques mots :

" Ma fille était devenue fragile, sans doute, mais elle restait un excellent professeur de mathématiques et aurait dû pouvoir continuer d’exercer. Son message désespéré était celui-ci : il faut refonder, à tout prix, une nouvelle et authentique école de la république, celle où primaient les valeurs du civisme et du travail. Celle où le professeur était au centre de tout. Celle où l’enfant du peuple pouvait devenir fils de roi."

Aucun doute pour le père de l'enseignante, le "message désespéré" de sa fille est une "alerte" directe pour refonder l'école.

"Plus jamais ça !"

Ils étaient 2 300 personnes hier à Béziers à l'émouvante "marche blanche" en hommage à Lise. Une deuxième marche, plus revendicative et baptisée "marche blanche académique", est prévue aujourd'hui mercredi à Montpellier. Départ à 15 heures devant l'office de Tourisme sur la place de la Comédie pour prendre la direction du rectorat."

Écrit par : Pendariès | 19 octobre 2011

Mes choix actuels sont ceux d'un père en 2011. Il est certain que quarante ans en arrière, dans cette bonne ville de Marseille, je ne me serais même pas posé de questions: mes enfants seraient au Collège public le plus proche.
Cherchez où le bât blesse...

Cordialement,

Sisyphe

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

Ah ? C'est pas bien, la mixité sociale ?

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

Vote, piège à c...
source : Ouest-France 19/10/11.
Une étude réalisée par les scouts américaines montre que les demoiselles de 11 à 17 ans fans de téléréalité considèrent à 68% qu'il est dans la nature des filles d'être méchantes et en compétition les unes envers ls autres. 78 % considèrent que le commérage est naturel et 72% disent passer beaucoup de temps à soigner leur apparence.
Simone, t'es où ?

Écrit par : utile baron | 19 octobre 2011

Ah ? C'est pas bien, la mixité sociale ?

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

Ah ah!! Qu'en pensez-vous?

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

Ah ? C'est pas bien, la mixité sociale ?

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

Ah ah!! Qu'en pensez-vous?

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

La même chose que vous ! Mais sur ce blog, c'est très inconvenant...

On y déplore les effets dont on chérit les causes !

Le mal est profond, l'aveuglement, total !

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

ça pourrait être drôle :
http://www.slate.fr/story/45173/visualisation-dette-francaise-billets-cent-euros

Écrit par : Zorglub le fourbe | 19 octobre 2011

"" Ma fille était devenue fragile, sans doute, mais elle restait un excellent professeur de mathématiques et aurait dû pouvoir continuer d’exercer. Son message désespéré était celui-ci : il faut refonder, à tout prix, une nouvelle et authentique école de la république, celle où primaient les valeurs du civisme et du travail. Celle où le professeur était au centre de tout. Celle où l’enfant du peuple pouvait devenir fils de roi."


Il est bien, le père de la prof…
On dirait un texte de revendication du SNALC.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 octobre 2011

En tant qu'abonnée chanceuse au Monde, je viens de recevoir le mail revue de presse hebdomadaire intitulé "La toile de l'éducation". Je ne le lis jamais d'habitude, et j'aurais dû continuer. Mais le titre prometteur m'a trompée.

Voici donc les meilleurs extraits du billet de synthèse (non signé), intitulé "L'"évaluationnite" et la maternelle", rédigé par quelqu'un de manifestement très objectif :

- Le journal de Lubin titre son post : "'Repérage' en maternelle : dernier avatar de l'école-sanctuaire" (?)
- L'immolation d'une enseignante à Béziers a suscité beaucoup d'émotion. Et le Web éducatif tente de comprendre ce geste. Sur Le Monde.fr, l'épidémiologue Vivianne Kovess estime que "les enseignants ne représentent pas, a priori, une population à risque". (Bravo encore au Monde pour avoir si promptement donné la parole à un expert chargé de dire que non, décidément, on n'a aucune raison de se suicider quand on appartient à l'éducation nationale.)
- Enfin, sur le site Provence éducation, un dossier complet pour tenter d'expliquer l'inexplicable. (Puisque Le Monde vous dit qu'il n'y a aucune raison de se suicider quand on appartient à l'Education Nationale !)
- Dans une longue tribune publiée par l'excellent Café pédagogique [...] (?)

Écrit par : Anne M. | 19 octobre 2011

La discipline, la discipline... vous n'avez que ce mot là à la bouche, Francis; je crains cependant que l'autorité des professeurs ne se limite pas, justement, à la discipline dans les classes - sinon il y a belle lurette qu'on aurait résolu le problème.
Non, je suis persuadé que ça va au-delà de ça: pour qu'il y ait autorité, il faut qu'il y ait légitimité; et à partir du moment où les profs sont et se sont discrédités ("discrédités" parce que les parents ne sont plus avec eux; "se sont discrédités" car ils n'ont pas toujours su sortir de leur micro-univers scolaire, pour les uns, et universitaire, pour les autres), ça ne fonctionne plus.

Écrit par : Julien | 17 octobre 2011

Certes, Julien, l'autorité et la légitimité du professeur n'est pas réductible à ce qui se passe dans une salle de classe. Mais tout de même! C'est notre lieu de travail et s'il existe un endroit où nous pouvons agir, c'est bien celui-là. Francis a raison d'insister sur la discipline en classe dans la mesure où celle-ci constitue le fondement de tout travail sérieux. Vous semblez glorifier les professeurs qui sortiraient de leur salle de classe (est-ce ce qu'on appelle un professeur hors-classe?). Pour ma part, je veux bien, encore faudrait-il définir clairement quelle serait sa mission, parce que le professeur psychologue, assistant social ou parent de substitution, ça ne marche pas!
Curieux, cette volonté actuelle de faire quitter la salle de classe aux professeurs, l'importance que revêtent aujourd'hui les sorties et voyages scolaires en fait foi. Pourtant, et je me répète, c'est notre lieu de travail. Nul ne reprochera à un médecin de passer trop de temps dans son cabinet ou à l'hôpital pas plus qu'on fera grief à un mécanicien de passer sa journée dans son garage.

Écrit par : alain | 19 octobre 2011

l'ambition du public n'est plus, depuis longtemps, d'emmener à l'excellence ses élèves

Écrit par : sisyphe

Non seulement ce n'est plus son ambition, mais cela tend, pour ainsi dire, à être interdit.

Écrit par : Moot | 19 octobre 2011

La presse : "Carla Bruni-Sarkozy est en train d'accoucher"

de quoi ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

l'ambition du public n'est plus, depuis longtemps, d'emmener à l'excellence ses élèves

Écrit par : sisyphe

Non seulement ce n'est plus son ambition, mais cela tend, pour ainsi dire, à être interdit.
Écrit par : Moot | 19 octobre 2011

Rappelons les termes exacts dans lesquels a été formulée cette ambition fondatrice :
"faire une réalité de ce principe républicain de l'égalité du point de départ et de l'accessibilité de tous à toutes les fonctions sociales." ( article Instruction publique Du DP de Buisson)

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

La presse : "Carla Bruni-Sarkozy est en train d'accoucher"

de quoi ?
Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

On le saura quand Paris-match ou Gala publieront une photo ( volée) de la sortie.

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

"une photo ( volée) de la sortie"

Quand le col sera à 2 €, la Rolex ne servira plus à rien et il faudra y aller en poussant de bon coeur

www.dailymotion.com/video/xb9yw_divorcer-pour-4f50_fun

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

En exclusivité pour Bonnet d'âne, la naissance du petit prince :

www.dailymotion.com/video/xhasit_lady-gaga-born-this-way_music

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

www.lefigaro.fr/environnement/2011/10/19/01029-20111019ARTFIG00549-les-animaux-rapetissent-avec-le-rechauffement-climatique.php

En ce qui concerne les ours polaires, le rapetissement est peut-être plutôt une adaptation fulgurante pour pouvoir bouffer plus de touristes ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

"Curieux, cette volonté actuelle de faire quitter la salle de classe aux professeurs, l'importance que revêtent aujourd'hui les sorties et voyages scolaires en fait foi. Pourtant, et je me répète, c'est notre lieu de travail. Nul ne reprochera à un médecin de passer trop de temps dans son cabinet ou à l'hôpital pas plus qu'on fera grief à un mécanicien de passer sa journée dans son garage."

Écrit par : alain | 19 octobre 2011

En plein dans le mille! L'intérêt culturel des sorties...existe, mais encore faut-il cibler à la fois le thème et le publique: se trimballer des zigotos décérébrés (que d'accents!) qui s'en battent les ...flancs, non merci, j'ai donné et nevermore.

Rêvons un peu: faire classe dans la nature...j'aimerais bien!

;)

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

"Rêvons un peu: faire classe dans la nature...j'aimerais bien!" sisyphe

Façon petits cailloux soit-disant semés en chemin ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Façon petits cailloux "soit"-disant semés en chemin ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Attention, je me fis assassiner par Cadichon pour la même phôtt d'aureteaugraf !!! ;-)
Autrement, il paraît que Napoléonetto n'est pas le père !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2011

""soit"-disant"

Toute la problématique de l’Être est dans cette "faute"

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

"il paraît que Napoléonetto n'est pas le père"

ADN ou UMP, choisir c'est renoncer (?)

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Non, c'est Rachida Dati !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2011

Elle aussi est à 2 € ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

"Trierweiler suivra Hollande en campagne"

Comme une bonne grosse Rottweiler de garde ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Putain, ça y est Ducong s'est remis à picoler.
C'est pas que je crains le vomi, mais c'est pour les frais de pressing, et non pas ...
C'est rien, je repasserai sous quinzaine.

Jean Phi

Écrit par : Jean Phi | 19 octobre 2011

Putain, ça y est Ducong s'est remis à picoler.
C'est pas que je crains le vomi, mais c'est pour les frais de pressing, et non pas ...
C'est rien, je repasserai sous quinzaine.

Jean Phi

Écrit par : Jean Phi | 19 octobre 2011

Moi aussi.
Mais mieux vaut picoler que s'immoler...

Écrit par : moi aussi | 19 octobre 2011

En ce qui concerne les ours polaires, le rapetissement est peut-être plutôt une adaptation fulgurante pour pouvoir bouffer plus de touristes ?
Écrit par : dugong | 19 octobre 2011

Pourvu qu'ils fondent sur Fontenoy, le plus vite possible !

Écrit par : Guy Morel | 19 octobre 2011

"En ce qui concerne les ours polaires, le rapetissement est peut-être plutôt une adaptation fulgurante pour pouvoir bouffer plus de touristes ?
Écrit par : dugong | 19 octobre 2011"


Ils ont déjà commencé avec les météorologues russes: < http://www.liberation.fr/monde/01012361452-un-scientifique-russe-devore-par-un-ours-polaire >.
Pas idiot: l'amuse-gueule et le digestif vodka d'un coup. Vous allez voir que, question chasse ouverte, ça va être le bal des phoques culs.

Écrit par : Maxime | 19 octobre 2011

"" Ma fille était devenue fragile, sans doute, mais elle restait un excellent professeur de mathématiques et aurait dû pouvoir continuer d’exercer. Son message désespéré était celui-ci : il faut refonder, à tout prix, une nouvelle et authentique école de la république, celle où primaient les valeurs du civisme et du travail. Celle où le professeur était au centre de tout. Celle où l’enfant du peuple pouvait devenir fils de roi."


Il est bien, le père de la prof…
On dirait un texte de revendication du SNALC.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 octobre 2011

Les parents de "la prof" (elle s'appelle Lise Bonnafous) sont deux professeurs à la retraite.

La marche a été très émouvante. Et, comme d'habitude, les professeurs (peu nombreux lorsqu'on considère la gravité de l'événement) ont été bien sages (bloquant 5 mn le passage des tramways, deux petits discours devant le Rectorat): la timide Raison contre les sans-bornes du Ca. Et des élèves de Lise Bonnafous, en tête du cortège.

Écrit par : Pendariès | 19 octobre 2011

La discipline, la discipline... vous n'avez que ce mot là à la bouche, Francis; je crains cependant que l'autorité des professeurs ne se limite pas, justement, à la discipline dans les classes - sinon il y a belle lurette qu'on aurait résolu le problème.
Non, je suis persuadé que ça va au-delà de ça: pour qu'il y ait autorité, il faut qu'il y ait légitimité; et à partir du moment où les profs sont et se sont discrédités ("discrédités" parce que les parents ne sont plus avec eux; "se sont discrédités" car ils n'ont pas toujours su sortir de leur micro-univers scolaire, pour les uns, et universitaire, pour les autres), ça ne fonctionne plus.

Écrit par : Julien | 17 octobre 2011
---
Non, Julien, je n'ai pas que ce mot - discipline - à la bouche.
Mais j'ai ce mot en tout premier lieu.
Là où il y a le bazar, on n'apprend rien (surtout en sciences vraies).
Une fois la discipline acceptée par les élèves (sauf quelques énervés caractériels comme il y en a toujours eu - et autrefois on les virait -, mais peut-être davantage de nos jours qu'il y a cinquante ans - et on ne les vire plus, d'où l'augmentation de leur nombre) il est parfaitement possible d'enseigner dans la sérénité.
La légitimité des professeurs allait de soi, à bon droit. Nul adulte ne la contestait

C'est ce que j'ai connu en tant qu'élève et lycéen, et en tant que professeur, mais seulement de 1970 à 1980, sans que jamais un adulte ne mît en cause ma légitimité, à bon droit.
Je n'ai jamais eu de 1970 à 1980 de conflit avec un élève qu'une minute de persuasion n'ait dissipé. ;-)
Dans cette première décennie de ma carrière je n'ai pas eu à me gendarmer.

De 1980 à 1990, j'ai dû me gendarmer, mais le résultat a été à peu près satisfaisant. Le seul inconvénient, c'était la perte de temps au détriment des bons élèves (cinq à dix minutes par heure de cours). Et ma légitimité a encore été respectée dans cette décennie, à bon droit.

De 1990 à 2000, j'ai passé plus de temps à gueuler qu'à enseigner mais j'ai enseigné quand même, parfois pendant vingt minutes seulement, et gueulé pendant les trente-cinq autres. (Les "heures" de cours duraient 55 minutes.) J'étais servi par ma voix travaillée pour le chant classique que j'utilisais sans la fatiguer à l'excès. Ma légitimité a été contestée par une parente d'élève et un proviseur stupides, ce qui fut et reste un scandale !

Certains de mes collègues n'engueulaient pas les bavards et se bornaient à parler faiblement (en quoi ils agissaient intelligemment), en se fichant pas mal des bavardages, ou bien s'égosillaient pour couvrir le bruit de la classe (et abîmaient leurs voix qu'ils achevaient de démolir avec le tabac dans la salle des professeurs pendant les récréations - et je fuyais cette salle des professeurs).
Mais pendant combien de secondes ont-ils transmis quelques connaissances à leurs élèves ?
J'ai un peu forcé le trait, hein ? Mais c'était ça.

Maintenant, je ne sais pas car je suis retraité depuis onze ans. Dites-moi, ça se passe bien ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 octobre 2011

Ils ont déjà commencé avec les météorologues russes: < http://www.liberation.fr/monde/01012361452-un-scientifique-russe-devore-par-un-ours-polaire >.
Pas idiot: l'amuse-gueule et le digestif vodka d'un coup. Vous allez voir que, question chasse ouverte, ça va être le bal des phoques culs.
Écrit par : Maxime | 19 octobre 2011

Pour une fois qu'un climatologue sert à quelque chose ...

Écrit par : iPidiblue vil coyote | 19 octobre 2011

@ Primaires et tournant pom-pom girls
Quand je le disais que les primaires socialistes marquent un tournant dans l'histoire politique française :
http://tempsreel.nouvelobs.com/primaire-socialiste/20111019.OBS2859/le-ps-peut-desormais-compter-sur-une-armee-de-sympathisants.html

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

Et des élèves de Lise Bonnafous, en tête du cortège.
Écrit par : Pendariès | 19 octobre 2011

Ils ont un sacré culot…
Dans un monde bien fait, il y aurait une enquête officielle pour savoir lesquels de ces petits salopards l'ont harcelée à mort.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2011

Curieux, cette volonté actuelle de faire quitter la salle de classe aux professeurs, l'importance que revêtent aujourd'hui les sorties et voyages scolaires en fait foi. Pourtant, et je me répète, c'est notre lieu de travail. Nul ne reprochera à un médecin de passer trop de temps dans son cabinet ou à l'hôpital pas plus qu'on fera grief à un mécanicien de passer sa journée dans son garage.

Écrit par : alain | 19 octobre 2011

Mais c'est valable pour tout le monde ! Par ailleurs, en parlant de médecin, mon père assiste régulièrement à des collocs et des conférences médicales; je doute que la plupart des enseignants en fassent autant.
Tout le problème est justement là: un médecin doit avant tout guérir ses patients, un mécaniciens réparer des appareils, et l'enseignant ? Si on considère qu'il doit se borner à transmettre des savoirs, et rien de plus, alors je n'ai rien dit; mais si on considère qu'il doit préparer les enfants au monde adulte et actif, comment peut-il le faire s'il l'ignore, le fuit ou le méconnaît (ou, carrément, le méprise) ?
Qu'est-ce qui est plus important pour un médecin ? L'amour pour la médecine, aimer soigner les gens ou un peu des deux ?

Écrit par : Julien | 20 octobre 2011

@Francis

D'accord, ceci dit je me permettrait de vous poser ces quelques questions:
1- étiez-vous à chaque fois dans le même établissement ?
2- aviez-vous le même public à chaque fois ?
3- croyez-vous que tous les CE étaient fantastiques avant l'an 2000 ?
Je pense tout de même que vous prenez quelques raccourcis fâcheux, non ?

Écrit par : Julien | 20 octobre 2011

Comme ça :
http://sceaux.blog.lemonde.fr/2011/10/18/schizophrenes-anorexiques-depressifs-ils-ont-droit-au-lycee/
c'est souhaitable, utile, sans doute efficace.

Direct dans ma classe au milieu des élèves plus "habituels" (pour diverses raisons, j'hésite à utiliser le mot normal ...) je préfère que ça ne se reproduise pas !

Pour mémoire : ya 3 ans on me confia un étudiant schizo sévère à délire mystique en BTS.

Il refusait d'utiliser un PC : "Msieur Zorglub, je veux pas créer un fichier, car dieu seul crée toute chose !"

un autre jour :
"- Msieur Zorglub, peux-t-on tuer sa mère ?
- Ben, c'est à dire ?
- Avec un couteau ou l'étrangler par exemple, quoi !
- Ben oui, on peut mais c'est pas du tout souhaitable, ça ne se doit pas.
- Ah bon, merci !"
Nous en restâmes là sur le sujet. J'ai rien lu dans la PQR dans les jours qui suivirent.

ou encore :
"- Msieur Zorglub, votre collègue XX, est-ce que c'est vrai qu'il est pédophile ?
- Non, pas que je sache. En tout cas il n'est pas prêtre, ça c'est certain."
Suffit parfois de peu pour rassurer un être inquiet.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

"permettrais"

Écrit par : Julien | 20 octobre 2011

"Ils ont un sacré culot…
Dans un monde bien fait, il y aurait une enquête officielle pour savoir lesquels de ces petits salopards l'ont harcelée à mort." JPB

On appelle ça un "processus de normalisation".

Ça ne date pas d'hier : la continuité d'un système s'impose parfois ainsi.

Du temps où les prêtres catholiques avaient de l'influence, une bonne petite confesse, une mise en scène de contrition et hop !

Aujourd'hui, il y a plus de prêtres réels mais ils sont diffus. On en trouve en nombre dans certains syndicats.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

"- Msieur Zorglub, votre collègue XX, est-ce que c'est vrai qu'il est pédophile ?
- Non, pas que je sache. En tout cas il n'est pas prêtre, ça c'est certain."
Suffit parfois de peu pour rassurer un être inquiet."

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

Ne jetez pas la pierre au prêtre pédophile, vous pourriez blesser un enfant !! ;-)
A part ça, (pour ceux qui veulent toujours voter Sarko en 2012", la rubrique "désintox" qui figure avec le lien proposé par Guy est assez édifiante !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2011

La pédagolie cherche à vendre sa verroterie par voie de livres divers dont la fréquence de sortie augmente singulièrement ces derniers temps. Dans l'un d'entre eux, on trouve ça :

“Le socle commun est le savoir-nager pour ne pas se noyer dans l’océan du XXIe siècle.”

Traduction : la bouée de naufrage navigue sur un volcan

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Lu dans le jus pédagol du jour :

"Un district scolaire de l'Oklahoma revendique la première application mobile bi-système, capable de fonctionner sous Android et sur iPhone. Avec cette application gratuite, les parents et les élèves ont accès à un guidage GPS vers leur école, aux menus des cantines, aux informations sur l'évaluation des écoles et sur les activités de leur établissement. D'un clic sur l'écran du mobile, ils peuvent envoyer un mail au chef d'établissement ou à l'équipe pédagogique."

La voix synthétique du bidule à guidance dit "entrer dans le rond-point" puis un silence puis "maintenant, dém...dez-vous"

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Hollande : «C’est le rêve français que je veux réenchanter»

Le progressisme globa(en)lisant est en marche.

Les veaux sont promis au merlin.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

JPB,
On peut quand même supposer que les élèves présents à la marche n'étaient pas les harceleurs.
Et, en conséquence, on peut aussi supposer que ces élèves présents ne sont pas des salopards comme vous le dites avec la force que vous réservez d'habitude aux "vrais" ennemis.
A bientôt,

Écrit par : utile baron | 20 octobre 2011

salut Jean Paul

il ne faut pas confondre sodomie et orientation sexuelle !!

sinon c'est de l'homophobie !

Écrit par : amelie | 20 octobre 2011

"Le vote électronique dans l’éducation nationale est un vaste scandale"
voir les commentaires:
http://social.blog.lemonde.fr/2011/10/19/parfum-de-primaire-syndicale-chez-les-fonctionnaires/

Écrit par : al | 20 octobre 2011

Ne jetez pas la pierre au prêtre pédophile, vous pourriez blesser un enfant !! ;-)
A part ça, (pour ceux qui veulent toujours voter Sarko en 2012", la rubrique "désintox" qui figure avec le lien proposé par Guy est assez édifiante !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2011

Ne jetez pas la pierre sur Font, vous pourriez blesser un enfant !! ;-)

C'est tout aussi drôle...

Écrit par : :-) | 20 octobre 2011

salut Jean Paul

il ne faut pas confondre sodomie et orientation sexuelle !!

sinon c'est de l'homophobie !
Écrit par : amelie | 20 octobre 2011

Entendons-nous.
Quand on dit à un butor, en voiture, "va te faire enculer", il s'agit d'une métaphore. La preuve ? On rajoute en général "chez les Grecs" — qui en ce moment ont droit, par leur résistance aux technocrates européens, droit à notre reconnaissance. Métaphore sur métaphore, donc.
Il va de soi que j'ai le plus grand respect, voire la plus grande vénération, pour les véritables enculé(e)s des deux sexes. J'en ai conu bon nombre et m'en suis fort bien accommodé.
Et qu'une religion qui fit à Sodome ce qu'elle y fit ne mérite pour moi aucune considération.
JPB
PS. Juvénal traite les gens qu'il méprise de "bouffeurs de chattes" — je vous trouverai le mot latin si vous y tenez. Que je sache, là encore, c'est une métaphore — j'espère du moins que vous le prenez ainsi, ma chère…

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2011

On parle de Sodome ? Qui lance les invitations ? Puis-je avoir un carton ?

Écrit par : iPidiblue lance de feu | 20 octobre 2011

L'avis de Châtel, Luc(re), chez VousNousIls qui, ce jour, nous la fait brève: "S'il suf­fi­sait de recru­ter des profs pour avoir des résul­tats, ça se saurait."

Détail ici: < http://www.vousnousils.fr/a-la-une/les-breves-du-jour >

Écrit par : Maxime | 20 octobre 2011

"S'il suf­fi­sait de recru­ter des profs pour avoir des résul­tats, ça se saurait." Jivaro

Par contre, il suffit de décimer 500% * de l'effectif pour être sûr de pouvoir faire de beaux cadeaux fiscaux.

* autrement dit un sur deux ...

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Par contre, il suffit de décimer 500% * de l'effectif pour être sûr de pouvoir faire de beaux cadeaux fiscaux.

* autrement dit un sur deux ...
Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Que voulez-vous, quand on parle "effectifs", Châtel entend effet- tifs. Là il rase, aux ciseaux, avant le passage de la tondeuse. Il y a des réflexes qu'un ex-garçon coiffeur ne perd jamais.

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

@Châtel out les burnes
http://www.liberation.fr/societe/01012366794-chatel-critique-l-enquete-sur-l-epuisement-des-professeurs

Au passage, signalons au garçon coiffeur de chez L'Oréal qu'on ne dit pas en français "interroger une enquête".

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

Rions un peu: < http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1329 >. C'est dramatique.

Écrit par : Maxime | 20 octobre 2011

@Francis
Réponses en majuscules dans votre message, Julien :

D'accord, ceci dit je me permettrai de vous poser ces quelques questions:
1- étiez-vous à chaque fois dans le même établissement ?

JE NE SUIS PAS SÛR DE BIEN COMPRENDRE VOTRE QUESTION; MA RÉPONSE EST DONC PLUS LONGUE QUE "OUI" OU "NON".
DE SEPTEMBRE 1969 à SEPTEMBRE 1978, J'AI ENSEIGNÉ DANS UN LYCÉE DE PARIS, PUIS UN D'AULNAY-SOUS-BOIS, PUIS UN COLLÈGE DE CRÉTEIL, PUIS UN LYCÉE DE ROMORANTIN, SANS SOUCI SÉRIEUX.
JE N'AI EU DE SÉRIEUX PROBLÈMES QU'À BLOIS, DE 1978 À 2000 DANS UN SEUL LYCÉE POLYVALENT (2000 ÉLÈVES OU ÉTUDIANTS ET 220 PROFESSEURS ENVIRON).

2- aviez-vous le même public à chaque fois ?
NON. LES SOUCIS SONT APPARUS EN CLASSES DE PREMIÈRE ET TERMINALE TECHNOLOGIQUES ET EN SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS.

3- croyez-vous que tous les CE étaient fantastiques avant l'an 2000 ?
QU'ENTENDEZ-VOUS PAR CET ADJECTIF AMBIGU ? AVANT L'AN 2000, IL Y EN AVAIT DE MAUVAIS, SOUTENANT INCONDITIONNELLEMENT LES ÉLÈVES DÉRANGEANTS (EUPHÉMISME POUR ÉVITER LA GROSSIÈRETÉ).

Je pense tout de même que vous prenez quelques raccourcis fâcheux, non ?
NOT AT ALL ! IF YOU ALLOW ME TO SAY SO, OR NOT FOR THAT MATTER. NO OFFENCE INTENDED.
I AM HOPEFUL THAT WE ARE STILL IN FRIENDLY TERMS:-)

Écrit par : Julien et Francis| 20 octobre 2011

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 octobre 2011

Francis Penin, professeur honoraire, pour votre info, écrire en majuscule est la convention utilisée pour HURLER sur le web.

Donc, hors d'ici où l'on vous connait, évitez ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

Bah ! Zorglub vous n'allez pas en mourir ... ne faites pas votre trop délicat !

Écrit par : iPidiblue habitant de Sodome et Gomorrhe | 20 octobre 2011

Ceux qui auscultent de près - de loin, non ? - ne comprennent rien au malaise des professeurs, ils ne veulent voir que leurs solutions, qui sont forcements les bonnes :

- sélection piège à cons : "De plus, on se rend compte en parlant avec les enseignants, que le conflit de valeurs est particulièrement important dans cette profession. Une large partie des profs' a choisi ce métier par vocation. Or, en enseignant, on se rend compte que l'école est plus une "gare de triage", c'est-à-dire un lieu de sélection, qu'un endroit ouvert à tous. Ceux qui sont au niveau n'ont pas de problèmes, les autres sont rapidement mis sur le bord de la route."
- il faut se former aux méthodes qui ont largement prouvé leur inefficacité, rouvrons les IUFM : "Si ce travail est devenu, d'une manière générale, de plus en plus difficile, les jeunes professeurs en dessous de 30 ans sont les plus exposés au burn-out. Ils sont de moins en moins formés aux techniques pédagogiques avant de prendre le contrôle d'une classe et se sentent donc livrer à eux-mêmes. Quand on est parachuté dans une classe, sans les outils nécessaires pour atteindre ses objectifs, gérer les conflits ou faire face à une classe très hétérogène, les risques de craquer physiquement et moralement sont plus importants. "
- La solution,le travail en équipe, les 35 h et l'interdisciplinarité - pour se sentir moins seul ? - : "Il est également nécessaire de repenser l'aménagement du temps de travail. L'organisation en "matière" est aujourd'hui très éprouvante. Il faut essayer de mettre en place des groupes de travail et des projets entre les profs. Et ainsi casser la monotonie du travail."

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/l-ecole-est-devenue-une-gare-de-triage_1042968.html

Comment il a dit déjà JPB à la radio , ah ! oui, c'est ça : enculés !

Écrit par : Philippe | 20 octobre 2011

"Francis Penin, professeur honoraire, pour votre info, écrire en majuscule est la convention utilisée pour HURLER sur le web".
Quelle CONNERIE cette convention, la majuscule hurlante ! Internet ou pas Internet, moi j 'écris en majuscule quand je l'estime nécessaire, que ce soit dans une lettre à ma grand-mère, dans un post à Brighelli ou sur ma liste de commissions .
Le DIEU INTERNET, mais quelle connerie !
..
Et comme je fais ce que je veux, ça c'est pour Sibille, je revoterai sarkozy comme l'a fait Brighelli en 2007 tellement c'est jouissif de vous voir tous grouiller sur ce blog comme des asticots emprisonnés et impuissants dans leur boîte.
Avec Hollande,vous retrouveriez tout votre pouvoir de terrorisme intellectuel et Mérieu avec.
Ah non pas ça on a assez donné avant 2007.

Écrit par : merdalors | 20 octobre 2011

Ben moi je vè faire paReil paske , les con ventS scions c MAL et sa serre a rin surTOut pas a mieux se con prendre.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

c'est con mais j'aime bien :
http://golem13.fr/wp-content/uploads/2011/10/janol-apin03.jpg

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

Un modèle pour tous et pour chacun :

http://www.youtube.com/watch?v=LZ5jT07kxM8

Écrit par : iPidiblue habitant de Sodome et Gomorrhe | 20 octobre 2011

"c'est con mais j'aime bien" ZlF

Moi aussi. C'est même de l'humour au niveau de la tête de l'art.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

La presse : "Des animaux échappés d'un zoo privé de l'Ohio tués"

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/20/980614c4-fb19-11e0-beb5-7c65df65bf5e.jpg

Dans la foulée, certains ont-ils été tentés d'en profiter pour y mettre en douce quelques noirs et texmexs ?

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/20/c16aa67a-fb1b-11e0-beb5-7c65df65bf5e.jpg

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Toujours dans le figari : "Cinq touristes français ont eu la mauvaise idée de pénétrer par effraction dans le tribunal du Comté de Bexar (San Antonio, Texas), mercredi. Coiffés de sombreros et sérieusement enivrés, selon des témoins qui les ont vus boire au Coyote Ugly, un bar de la ville, les cinq jeunes gens ont déambulé dans les couloirs du tribunal, agitant un maillet de juge dans les airs, durant une demi-heure. Mais, repérés par les caméras de sécurité, les plaisantins ont été arrêtés par la police qui a craint un acte terroriste."

On va avoir du mal à les sauver de l'injection létale.

Par contre, "Coyote Ugly" comme nom de bar, ça donne envie de fréquenter

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Il y a déjà bien longtemps, il y avait une "Agence Ugly" qui proposait un book de trognes impossibles pour le cinéma et la pub.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

J'ai écrit figari. Il fallait bien sûr lire fogari

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

L’Écosse, pays de tourbe et de midges, n'était pas qualifiée pour la coupe du monde rugby et c'est dommage :

www.youtube.com/watch?v=h9O3vCpg_VM

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Et pas un ici pour regretter Kadhafi ?

Souvent ce mec m'a fait marrer (pas toujours et pas toujours délibéré de sa part).
Un mec qui vous a fait rire, c'est déjà pas si mal.
On en fait des tartines sur des mecs qui m'ont rien fait de bien (ni de mal).
Perso, Kadhafi m'a jamais fait rien de mal.

Z'allez dire que je suis égocentrik, bon, pas faux.

J'aimais bien ses tenues parfois très en avance sur leur temps.
Et pis il a fait des blagues très drôle par exple : dans les '80 quand il est rentré au Tchad, ses soldats ont lancé dans la foule des millions de (faux) billets de CFA.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011

En butinant sur neoprofs, j'ai trouvé une expression intéressante : "l'encombrement cognitif"

Retenez ça, c'est un concept promis à un brillant avenir.

Vous verrez très bientôt des élèves arriver avec un PAI pour ce "motif", avec la caution de facariens médicalisants.

"Encombré cognitif" comme injure dans les rues de Marseille, ça vaut bien "enculé de ta race" ou "pute à chirurgien". Non ?

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Non, je suis persuadé que ça va au-delà de ça: pour qu'il y ait autorité, il faut qu'il y ait légitimité; et à partir du moment où les profs sont et se sont discrédités ("discrédités" parce que les parents ne sont plus avec eux; "se sont discrédités" car ils n'ont pas toujours su sortir de leur micro-univers scolaire, pour les uns, et universitaire, pour les autres), ça ne fonctionne plus.

Écrit par : Julien | 17 octobre 2011

Ben voyons... le discours 68ard d'IUFM gauchiste habituel. Si c'est le bazar dans la classe, c'est toujours de la faute du professeur, pas assez "légitime", et jamais des élèves.

Dans le monde de Julien, qui le monde d'aujourd'hui par excellence, les élèves n'ont jamais aucune responsabilité, aucun respect à avoir pour l'enseignant a priori. C'est à ce pauvre bougre d'arracher, chaque année, un peu de silence pour pouvoir (peut-être) enseigner.

En gros, pour Julien, le professeur n'a qu'à faire (encore et toujours) la pute, d'année en année... et sinon, il n'a qu'à s'immoler par le feu, n'est-ce pas ?

On marche sur la tête...

Écrit par : Phil | 20 octobre 2011

La presse : "Des animaux échappés d'un zoo privé de l'Ohio tués"

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/20/980614c4-fb19-11e0-beb5-7c65df65bf5e.jpg

Dans la foulée, certains ont-ils été tentés d'en profiter pour y mettre en douce quelques noirs et texmexs ?

www.lefigaro.fr/medias/2011/10/20/c16aa67a-fb1b-11e0-beb5-7c65df65bf5e.jpg
Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Dugong, faudrait vous méfier : vous faites de plus en plus dans le style Dos Passos.

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

"Et pis il a fait des blagues très drôle"

Pas que lui. A l'époque, les militaires tchadiens adoraient dézinguer les Toyota plateaux libyens avec des missiles antichar Milan fournis par la France. A tel point que les "experts" français chargés de "l'accompagnement" ont dû susurrer à l’oreille des chefs autochtones qu'à 10 000 € l'unité, le feu d'artifice n'en valait pas toujours la chandelle.

Un autre jeu, très en vogue, était de larguer les prisonniers libyens dans le désert et de les suivre pour les voir mourir de soif.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

"vous faites de plus en plus dans le style Dos Passos"

Je rougis sous l'hommage.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Un autre jeu, très en vogue, était de larguer les prisonniers libyens dans le désert et de les suivre pour les voir mourir de soif.
Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Il avait eu de bons maîtres en dans temps bénis :

"L'unité du général Aussaresses, dénommée escadron de la mort, a arrêté, selon ses propres dires, 24 000 personnes pendant les six mois de la « bataille d'Alger », dont 3 000 ont disparu"

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

des temps bénis

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

Chargée la môme. Dès la sortie !

http://madame.lefigaro.fr/celebrites/theme-astral-bebe-sarkozy-201011-184264

"Giulia sera naturellement aimable, diplomate et chaleureuse [...] Giulia saura prendre le recul nécessaire"

Comme quoi, on peut naître avec une cuiller d'argent dans la bouche et une rolex au poignet * et ne pas avoir un cul de plomb.

* les seules qui ne risquent pas de blesser la maman.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Un petit collage à la Dos Passos :
"Durant la bataille d'Alger, Aussaresses est un proche du général Massu. Il brise notamment la manifestation du 28 janvier 1957, organisée par le FLN.
La même année, il fait pendre Larbi Ben M'hidi, un membre important du FLN, en maquillant ce crime en suicide. Il a également donné l'ordre de défenestrer Ali Boumendjel du 6e étage du bâtiment où il était détenu, prétendant également à un suicide (version que le gouvernement français de l'époque a soutenue).
Après la fin de la guerre d’Algérie : États-Unis et Brésil[modifier]

Il enseigne ensuite aux États-Unis, à Fort Bragg, QG des forces spéciales américaines (les Bérets verts) et centre d'entraînement à la guerre contre-insurrectionnelle et à la guerre psychologique, et à Fort Benning. Ainsi, le 25 novembre 1962, il rédige à Fort Benning un rapport intitulé « L'armée américaine face à la guérilla »1. Aussaresses a ainsi raconté à la journaliste Marie-Monique Robin comment il avait enseigné à Fort Bragg « les techniques de la bataille d'Alger », c'est-à-dire « les arrestations massives, le renseignement, la torture »1. Selon le général américain John Johns, qui a bénéficié des enseignements d'Aussaresses à Fort Bragg (et opposant à l'usage de la torture par l'administration Bush), celui-ci leur a expliqué que « dans la guerre révolutionnaire, l'ennemi c'est la population » ; « à quoi sert la torture », affirmant aussi qu'il fallait « exécuter » les victimes torturées2. Johns peut ainsi affirmer : « Je dois reconnaître que les enseignements d'Aussaresses ont eu un impact considérable sur tous les bérets verts qui sont ensuite partis au Viêt-nam »3.
A Fort Bragg, Aussaresses montre au colonel Carl Bernard, affecté dans cette base américaine en 1962, un brouillon du livre du colonel Trinquier, La guerre moderne, que ce dernier qualifie de « manuel de la guerre contre-insurrectionnelle »4. Avec Bernard, ils font un résumé du livre, envoyé à Robert Komer, un agent de la CIA qui deviendra l'un des conseillers du président Lyndon Johnson pour la guerre du Viêt-nam. Selon C. Bernard, c'est « à partir de ce texte que Komer a conçu l'opération Phénix, qui est en fait une copie de la bataille d'Alger appliquée à tout le Viêt-nam du Sud. (...) Pour cela, on retournait des prisonniers, puis on les mettait dans des commandos, dirigés par des agents de la CIA ou par des bérets verts, qui agissaient exactement comme l'escadron de la mort de Paul Aussaresses »5.
Après son séjour aux Etats-Unis, il est promu colonel, à la tête du 1er RCP, autre unité para, en 1966-1968, et nommé à la section française de l'état-major international de l'OTAN6. On lui propose un poste d'attaché militaire, au choix, en Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Grèce ou Brésil, et Aussaresses choisit ce dernier pays « parce que c'était un pays immense »6. En octobre 1973, il y est nommé attaché militaire et devient, selon ses propres mots, « grand ami » avec le général João Baptista Figueiredo, alors patron du Service national d'intelligence, qui « dirigeait, avec le commissaire Sergio Fleury, les escadrons de la mort brésiliens »6. Il fait « partie du club des parachutistes de la garde présidentielle »6. Au Brésil, il donne des cours sur la bataille d'Alger, notamment « au centre d'entraînement des forces spéciales de Manaus, qui était une copie de Fort Bragg »7. Selon ses informations, l'ambassadeur Michel Legendre, qui était son chef, était au courant de cette instruction7. Le Centro de Instrução de Guerra Na Selva (Centre d'instruction de la guerre dans la jungle) a été créé en 1964 par un décret du maréchal Castelo Branco. Aussaresses y a formé, selon ses mots, « des officiers brésiliens, mais aussi chiliens, argentins, et vénézuéliens, car le centre était unique dans toute l'Amérique latine »8. Il nie la « rumeur » selon laquelle on y enseignait la torture sur des prisonniers vivants8.
Selon Aussaresses, qui affirme tenir cela de son ami Humberto Gordon, nommé attaché militaire au Brésil en 1964 (et qui deviendra chef de la DINA, la police politique chilienne, en 1980), la junte brésilienne « a aidé considérablement l'action du général Pinochet »9. Il affirme avoir rencontré Gordon au Chili vers 1976, s'y rendant « deux ou trois fois » pour « régler un contentieux portant sur la construction d'une usine de nitroglycérine » alors qu'il travaillait comme « vendeur d'armes pour Thomson »9.
Le premier chef de la DINA, Manuel Contreras, affirmera à Marie-Monique Robin avoir envoyé « tous les deux mois (...) des contingents de la DINA », au centre de Manaus, « pour qu'il les entraîne » : « Il fut aussi l'instructeur d'officiers brésiliens. Il travaillait surtout à l'Ecole de renseignement de Brasilia, mais il allait régulièrement à Manaus »10."

Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

http://www.liberation.fr/societe/01012366794-chatel-critique-l-enquete-sur-l-epuisement-des-professeurs

Ah Ah Ah...en 18 ans d'EN, je n'ai eu "droit" qu'à une seule consultation en médecine du travail, dans les années 2000...alors le pipo embouché par M.Chatel...il faut se former aux méthodes qui ont largement prouvé leur inefficacité, rouvrons les IUFM : "Si ce travail est devenu, d'une manière générale, de plus en plus difficile, les jeunes professeurs en dessous de 30 ans sont les plus exposés au burn-out. Ils sont de moins en moins formés aux techniques pédagogiques avant de prendre le contrôle d'une classe et se sentent donc livrer à eux-mêmes. Quand on est parachuté dans une classe, sans les outils nécessaires pour atteindre ses objectifs, gérer les conflits ou faire face à une classe très hétérogène, les risques de craquer physiquement et moralement sont plus importants. "

P...mais b... la gestion des conflits c'est un non-sens: le prof c'est le boss et point.
Apprentissage sur le tas, y a pas mieux. Comme une compét' sportive ou une carrière mili.

"

Écrit par : sisyphe | 20 octobre 2011

Vousnousils titre :

"Un enseignant sur six est épuisé"

Mais comme on n'en remplace pas un sur deux, l'épuisement du vide n'a aucune conséquence.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

"Aussaresses enseigne ensuite aux États-Unis, à Fort Bragg" GM

Il y monta dix factions qui firent des taches de sang centrales et d'autres secondaires peu mises en lumière.

C'est de l'humour physicien

Écrit par : dugong | 20 octobre 2011

Sans faire mon Mélenchon (mais après tout... ;) ): osera-t-on rappeler que le privé est financé à 80% par nos impôts,

Je suis hors sujet, mais qui parle du scandale des Ecoles Européennes, enceinte d'une nouvelle aristocratie qui y étudie gratuitement et qui coûte au contribuable européen 10.000 euros par an et par élève.

Écrit par : Philippe Merleau | 20 octobre 2011

" il faut se former aux méthodes qui ont largement prouvé leur inefficacité, rouvrons les IUFM "

Écrit par : Philippe | 20 octobre 2011

MAIS ILS N'ONT JAMAIS FERME!!!
Il faut vous le chanter en javanais, ou quoi ???

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2011

"Ben voyons... le discours 68ard d'IUFM gauchiste habituel. Si c'est le bazar dans la classe, c'est toujours de la faute du professeur, pas assez "légitime", et jamais des élèves."

Écrit par : Phil | 20 octobre 2011

Ca va pas, la tête !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2011

"Et comme je fais ce que je veux, ça c'est pour Sibille, je revoterai sarkozy comme l'a fait Brighelli en 2007 tellement c'est jouissif de vous voir tous grouiller sur ce blog comme des asticots emprisonnés et impuissants dans leur boîte."

Écrit par : merdalors | 20 octobre 2011

Comme c'est beau, d'avoir des joies simples !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2011

Ca me gonfle comme dit si bien Hellboy !

Écrit par : iPidiblue Hellboy | 20 octobre 2011

"Francis Penin, professeur honoraire, pour votre info, écrire en majuscule est la convention utilisée pour HURLER sur le web".

Écrit par : merdalors | 20 octobre 2011
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Je trouve commode de répondre point par point, parfois.
Mais je change de couleur - ce qui est impossible ici - et comme il n'est pas possible non plus d'écrire en italiques, je n'ai trouvé que ce moyen pour que l'on distingue sans peine le texte de Julien du mien.
Je l'ai fait à contrecœur, veuillez me croire.
J'ignorais la convention dont au sujet de laquelle vous me parlez en m'écrivant. :-)
Je r'commençrai plus , M'sieu !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 octobre 2011

Donc, hors d'ici où l'on vous connait, évitez ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 20 octobre 2011
---
Veuillez accepter mes humbles excuses, Maître Zorglub.
Je r'commençrai pu, M'sieu !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 octobre 2011

Ah ? C'est pas bien, la mixité sociale ?

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

Ah ah!! Qu'en pensez-vous?

Écrit par : sisyphe | 19 octobre 2011

La même chose que vous ! Mais sur ce blog, c'est très inconvenant...

On y déplore les effets dont on chérit les causes !

Le mal est profond, l'aveuglement, total !

Écrit par : Lilou | 19 octobre 2011

C'est comme les poules et les canards dans la même basse-cour : ça s'ignore totalement.
Le semblable cherche le semblable.

Écrit par : Magister | 20 octobre 2011

Bah ! Zorglub vous n'allez pas en mourir ... ne faites pas votre trop délicat !

Écrit par : iPidiblue habitant de Sodome et Gomorrhe | 20 octobre 2011
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Pour une fois que j'agace quelques puristes des règles (édictées par qui ?) de l'écriture sur le ouaibe, qu'est-ce que je me prends dans la figure !
Mais je ne le ferai plus car cela prend un temps fou pour les lettres accentuées.
Merci de votre intervention amicale, iPidiblue ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 octobre 2011

On m'envoie ceci :
Flash spécial 13h du Café pédagogique

"Lors de l'installation du Haut Conseil d ela vie associative ce matin au ministère de l'éducation nationale, Luc Chatel a annoncé "le maintien au même niveau des subventions annuelle et pluriannuelles" des associations partenaires de l'Education nationale, à hauteur de 20 milllions, dans le budget 2012.
Il a aussi annoncé le maintien au même niveau (25 millions) des subventions de postes Fonjep. Le budget de formation des bénévoles est aussi maintenu à même hauteur.

Il a cependant invité les associations à "mettre en place de nouveaux modèles de financement" estimant que c'est "impérieux".

En 2011, le budget des associations complé mentaires a été amputé d'environ 15%. L'annonce de Luc Chatel maintient donc les subventions au niveau de 2011.
Pour Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de
l'enseignement , cette annonce est "plutôt rassurante".
Comme le GRIP fait partie des "associations complémentaires" au budget amputé, à la satisfaction rassurée de Jean-Marc Roirant, de la Ligue de l'enseignement, je crois que je vais demander au patron de ce blog, qui me l'accordera sans aucun doute, la possibilité d''écrire un nouveau leader dont le thème central sera l'opacité des subventions accordées par le ministère aux associations partenaires ou complémentaires.





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Écrit par : Guy Morel | 20 octobre 2011

DRAME DE BÉZIERS : LETTRE OUVERTE AU RECTEUR

Béziers, le 19 octobre 2011

Les personnels de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers

A Monsieur le Recteur de l’académie de Montpellier
s/c
de M. le Proviseur de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers

Monsieur le Recteur,
Nous avons, au mois de septembre, demandé et obtenu une audience au sujet de la situation préoccupante de la cité scolaire Jean Moulin.
Reçue dans les délais les plus brefs, notre délégation a certes pu exposer des
éléments objectifs et concrets qui ont permis un diagnostic partagé, précis et
très alarmant de nos conditions de rentrée. La situation de la cité scolaire est
donc connue, mais aucune mesure n’a été prise sur le terrain.
L’acte de notre collègue nous a tous plongés dans un état de vive émotion, de tension extrême et de colère. Nous regrettons de ne pas vous avoir rencontré dans ce moment de crise.
A la veille de reprendre les élèves, les personnels font un constat terrible : celui de leur désarroi face à un tel traumatisme. Nous tenons à cet égard à remercier chaleureusement l’ensemble des bénévoles qui sont intervenus dans le cadre de la cellule psychologique.
Nous demandons unanimement l’ouverture d’ une enquête administrative sur les circonstances de ce drame, car nous ne pouvons nous satisfaire des explications fournies par nos autorités de tutelle.
Cet événement d’une extrême violence a amplifié de nombreux questionnements, et
en a suscité d’autres, au sujet de nos conditions de travail, et au sujet de la
manière dont les personnels de l’Education Nationale ne sont ni entendus, ni
aidés, ni suivis lorsqu’ils rencontrent des difficultés dans l’exercice de leurs
missions, de plus en plus lourdes et complexes. La multitude des témoignages que
nous recevons de nombreux établissements de France, nous montrent que nous
sommes dans la même situation.
La parole est en train de se libérer sur le malaise enseignant : écoutez-la !
Nous sollicitons une audience dans les plus brefs délais pour entendre nos attentes parmi lesquelles :
· Mettre en place une médecine du travail adaptée ;
· Restituer les moyens perdus depuis cinq ans
. Adapter les moyens aux besoins et aux spécificités de chaque établissement, en concertation avec les personnels.
FAITES NOUS CONFIANCE ! Veuillez agréer, M. le Recteur, l’expression de nos salutations respectueuses.
Les personnels de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers.

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2011

http://www.marianne2.fr/philippepetit/Ce-qui-se-cache-derriere-l-evaluation-des-eleves-a-5-ans_a216.html
Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2011

Chère Françoise,
Philippe Petit prend des gants pour identifier ce qui se profile derrière ce machin, c'est-à-dire la tentation d'un eugénisme social.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Ben voyons... le discours 68ard d'IUFM gauchiste habituel. Si c'est le bazar dans la classe, c'est toujours de la faute du professeur, pas assez "légitime", et jamais des élèves.
Écrit par : Phil | 20 octobre 2011

Ah bon ? J'ai écrit ça, moi ?
Dites, vous tournez à quoi ? C'est juste que ça a l'air d'être de la bonne, dites moi ! Ou alors c'est juste qu'un petit tour chez l'opticien ne vous ferez pas de mal...

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Et puis quoi ? C'est mieux sans doute de mettre tout sur le dos des élèves ? Je trouve tout aussi débile de faire cela que de tout mettre sur le dos des professeurs; d'autant plus que c'est tout aussi loin de la vérité.

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Cet événement d’une extrême violence a amplifié de nombreux questionnements, et en a suscité d’autres, au sujet de nos conditions de travail, et au sujet de la manière dont les personnels de l’Education Nationale ne sont ni entendus, ni aidés, ni suivis lorsqu’ils rencontrent des difficultés dans l’exercice de leurs missions, de plus en plus lourdes et complexes.

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2011

Eu égard au un sixième des enseignants épuisés, c'est budgétairement impensable. Par ailleurs, croire qu'en haut lieu existe encore quelque disposition à résoudre la question scolaire dans son ensemble et le malaise enseignant en particulier relève de l'illusion. C'est même une forme de complaisance envers des "autorités" qui ne maîtrisent plus rien. A mon avis, si les profs obtiennent un pot de peinture rose bonbon pour repeindre la pétaudière, ils pourront déjà s'estimer satisfaits.

Écrit par : Magister | 21 octobre 2011

Réflexions de notre collègue M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy, à propos du drame de Nancy

“Je le fais pour vous…”
… a dit notre collègue, Lise B. professeur de Béziers, qui, en proie à un désespoir absolu, s’est immolée dans la cour de son lycée.

Qui, “vous” ?

Vous, chers élèves, dont je ne cherche pas à me faire aimer avant toute chose, car je veux rester sourde à la cote d’amour censée mesurer ma valeur au sein de la “communauté éducative”. Vous ne serez jamais, pour moi, “les gamins” dont il est question dans les salles des “profs”, car je ne serai jamais ni votre mère, ni votre copine.
Mais savez-vous encore la différence entre un professeur, une mère et une copine ? Ce n’est pas un père trop souvent absent, irresponsable ou immature lui-même, très souvent votre meilleur copain, qui vous l’apprendra !
Oui, je continuerai à réclamer le silence en début de cours et à vous laisser debout tant qu’il ne sera pas de qualité. Ce n’est pas là volonté militariste de vous humilier, mais condition nécessaire à mon enseignement : délimitation d’un espace, la classe, où l’on doit entendre la parole d’autrui : celle des grands auteurs dont les textes que nous lisons font entendre la voix, respect de la mienne, simple passeuse de savoir, chargée de structurer votre… parole, afin que vous puissiez, à votre tour, vous faire entendre et être pris au sérieux, respect de la voix de vos camarades qui s’exercent à formuler leur pensée.
Mais veut-on encore vous apprendre à penser ?
Oui, je continuerai à faire la chasse aux portables et aux I-Pods en cours pour les mêmes raisons.
Oui, je sanctionnerai, autant que mes forces me le permettront – mais il ne faut préjuger de rien, l’usure gagne – vos retards systématiques, votre désinvolture, vos comportements égocentriques, insolents, agressifs et insultants, car je suis un être humain, nanti d’un système nerveux qui n’est pas à toute épreuve, mais conserve le sens de la dignité, de la mienne comme de la vôtre.
Non, je ne ferai pas de stage pour apprendre à “gérer les conflits” et mon propre stress, comme si des ficelles psycho-techniques pouvaient se substituer à la loi qui doit être appliquée, à l’ordre que l’institution doit avant tout garantir, afin de nous protéger vous et moi contre tout acte de violence verbale ou physique, condition sine qua non pour commencer à pouvoir travailler.
Non, le “prof” n’est pas un outil qu’on doit rendre plus performant pour vous mater, vous manipuler ou vous séduire.
Non, je ne négocierai pas mes notes, malgré les pressions : celles de l’administration qui sait si bien faire porter la responsabilité d’une moyenne de classe trop basse au professeur, toujours trop exigeant et trop sévère ; celle de nos inspecteurs qui nous “invitent à l’indulgence” dans les commissions d’harmonisation du Brevet et du Bac et nous enjoignent de revenir sur les copies aux notes trop basses ; celles de vos parents qui, dans leur grande majorité, s’alarment à la première de vos faiblesses et me font savoir que “l’année dernière, ça marchait pourtant si bien avec M. Machin” (lequel n’hésitait pas, pour avoir la paix, à surnoter de la manière la plus démagogique qui soit) ; et celles que vous-mêmes savez si bien exercer sur les “adultes” d’aujourd’hui, plus prompts à laisser faire, à négocier des contrats, qu’à faire respecter des règles, sans faiblir – sachant qu’ils n’en tireront jamais aucune gratification immédiate – et qui semblent devenus incapables de supporter cette frustration inhérente à leur fonction d’enseignant et maintenant d’éducateur.
Non, je ne me transformerai pas en animatrice de MJC , pour ne pas “vous prendre la tête”, ou parce que apprendre et travailler vous “gave”.

Vous ?

Vous, chers collègues, broyés un peu plus chaque jour par une institution qui ne vous protège plus, en dépit de l’article 11 du code de la Fonction Publique qui est encore censé protéger le fonctionnaire contre les outrages ou délits exercés à son encontre dans l’exercice de ses fonctions.
Vous qui jonglez désespérément avec les impératifs de vos programmes qu’il vous faut boucler impérativement dans l’année, mais que l’on vous enjoint d’adapter à chacun de vos élèves dont les niveaux sont, d’une année sur l’autre, plus disparates au sein d’une même classe (puisque les plus perdus passent dans la classe supérieure “au bénéfice de l’âge” ou malgré l’avis des professeurs).
Vous qui vous efforcez de maintenir encore les apparences, alors que tout le système est fissuré ; vous qui direz au conseil de classe : “ Tout va très bien Madame la Marquise” ou “ Avec moi ça se passe bien”, alors que vous pouvez, sans guère vous tromper, annoncer en début d’année, qui sera reçu ou non au Brevet, car les jeux sont faits en septembre et que, pour l’essentiel, vos cours sont devenus très souvent une garderie culturelle où vous tentez de maintenir laborieusement une relative paix sociale, en limitant vos exigences, en surnotant, en renonçant un peu plus chaque jour à transmettre ce que vous avez reçu, car “l’enfant, au centre du système, doit construire lui-même son savoir”, choisir ses matières, ses options, pour un projet devenu essentiellement professionnel.
Les valeurs humanistes qui vous ont structurés sont chaque jour un peu plus bafouées au sommet de l’Etat. Il s’agit maintenant d’évaluer des compétences à travers des grilles d’évaluation fabriquées par et pour l’entreprise, au niveau européen, compétences dites souvent transversales qui n’ont plus rien à voir avec l’acquisition de savoirs exigeants dans des disciplines bien précises. Le livret de compétences doit garantir “l’employabilité future” de ceux qui sortiront du système sans diplôme national reconnu et sans qualifications.
Vous, les professeurs d’Humanités (latin et grec) dont il est de bon ton de ridiculiser vos enseignements, que l’on s’est employé à reléguer très tôt ou très tard dans la journée du collégien ou du lycéen, de manière à faire chuter inexorablement les effectifs ; vous qui transmettez les fondements de notre culture et qu’on met en concurrence en 3ème avec l’option DP3, découverte de l’entreprise…
Vous qui enseignez une option que nos élèves consommateurs peuvent essayer au gré de leur fantaisie et abandonner sur une simple lettre de parents qui obtiendra l’arrêt souhaité, pour peu que les notes de latin du chérubin ne lui fassent baisser sa moyenne.
Vous qui vous sentez responsables, voire coupables, du désintérêt que ces matières suscitent, vous à qui vos inspecteurs-formateurs suggèrent de rendre vos cours plus attractifs (sorties, jeux, Olympiades…) tout en vous sommant de vous conformer aux Instructions Officielles qui ne transigent pas avec les connaissances grammaticales
à acquérir.
Vous dont les classes ne doivent jamais s’ennuyer !
Vous qui êtes, même aux yeux de vos collègues, le prof ringard qui persiste à enseigner des savoirs désuets et inutiles et qui ne devrait pas se plaindre… vu ses effectifs réduits.
Vous qui vieillissez, vous qui vous fatiguez plus vite, vous qui êtes maintenant une loque en fin de journée, lasse du bruit et des tensions incessantes, à qui le système demande désormais de rendre compte chaque jour, sur un cahier de textes numérique, de ce que vous avez fait en classe, heure par heure ; vous que Big Brother place ainsi sous le contrôle permanent de vos supérieurs et des parents d’élèves ; vous qui pourrez dorénavant recevoir chaque soir, chez vous, des mails d’élèves, ou de leurs parents, jugeant normal de vous interpeller par écrit et attendant bien sûr de vous la réponse rapide qui leur est due.
Vous qu’on flique honteusement comme on ne le fait pour aucune profession.
Vous à qui la société entière peut ainsi demander des comptes à tout moment ; vous qu’on livre à toutes les pressions aisément imaginables et qu’on place dans la situation de devoir vous justifier, de vous défendre sans cesse, car vous êtes devenu le fonctionnaire, bouc-émissaire par excellence, livré régulièrement en pâture à l’opinion publique.
Vous qui ne comprenez pas l’engouement aveugle, incompréhensible de vos jeunes collègues pour l’informatique, le numérique, censés séduire “nos nouveaux publics” et stimuler leur envie d’apprendre, alors qu’ils se lassent du gadget pédagogique comme ils se lassent si vite de tout dans un monde consumériste où le seul principe qui vaille est le “tout, tout de suite”, dans un tourbillon de désirs sans cesse renouvelés et toujours insatisfaits.
Vous qui en perdez le sommeil ; vous qui ne pouvez travailler avec ce couteau sous la gorge, vous qui tentez de reconstruire chaque soir une image acceptable de vous-même au travail avant de vous en remettre au somnifère ou à l’anxiolytique qui vous permettra, enfin, de dormir, car vous ne pouvez imaginer tenir vos classes demain sans ces heures de sommeil.
Vous qui travaillez en apnée entre ces périodes de vacances que tous vous envient et vous reprochent, ultimes bouées qui vous permettent de vous reconstituer avant de découvrir, à chaque rentrée, que la situation se détériore irrémédiablement et que vous êtes, vous, professeur, jeune ou vieux, en première ligne chaque jour, de moins en moins sûr de tenir, si une volonté politique ne rappelle pas, très vite à chacun (parent, élève, professeur) la place qui devrait être la sienne dans une institution laïque et républicaine, si elle ne vous rend pas de toute urgence votre dignité, votre autorité, et des conditions de travail et de salaire décentes.

Vous, parents, élèves, professeurs, qui espérez qu’on tirera une leçon du sacrifice de notre collègue…
Quelle leçon ? Telle est la question !

M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

http://www.marianne2.fr/philippepetit/Ce-qui-se-cache-derriere-l-evaluation-des-eleves-a-5-ans_a216.html
Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2011

Chère Françoise,
Philippe Petit prend des gants pour identifier ce qui se profile derrière ce machin, c'est-à-dire la tentation d'un eugénisme social.
Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Absolument.
Au pire, c'est de l'eugénisme social, au mieux -- enfin façon de parler -- c'est une sorte de généralisation de l'hygiénisme à l'enseignement, élémentaire en l’occurrence, mais à l'ensemble du système si on y réfléchit bien.
On est envahi de "dys", dyslexiques, dyscalculiques, à présent de plus en plus de dyspraxiques (de mon temps, on appelait ça juste un maladroit) -- et, naturellement, "qui a des problèmes de compréhension"... le dyscomprenant, euphémisation politiquement correcte du khon, n'est pas loin...
Cette manie de tout médicaliser prend des dimensions proprement sidérantes, en particulier, comme le souligne très bien Ph. Petit, cette fixette sur l'enfant hyperactif -- à qui il est plus facile d'administrer de la Ritaline que le coup de pied occulte qui lui remettrait les idées en place, mais qui supposerait que ses parents l'éduquent au lieu de démissionner, de l’idolâtrer , de rêver à Dieu (?) seul sait quoi et d'en faire un enfant tyran...

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

"M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy"

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

D'accord, mais un peu de pratique du théâtre par l'enseignant peut ne pas (et ne peut pas) nuire à une optimisation de la transmission de toutes ces choses magnifiques !!! C'est même un "plus" non négligeable. Mais chacun fait évidemment comme il veut !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

"le coup de pied occulte qui lui remettrait les idées en place, mais qui supposerait que ses parents l'éduquent au lieu de démissionner, de l’idolâtrer , de rêver à Dieu (?) seul sait quoi et d'en faire un enfant tyran..."

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Vous allez vous faire engueuler par Guy !!! ;-)
A part ça, j'adhère absolument !!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Résultats des élections (au niveau national) :
http://www.snes.edu/Elections/resultats.php?resultat=ctm

Moins de 40% de profs ont voté : élections à peine, érection pas du tout. La FSU, qui tire tout juste son épingle du jeu, représente 40% de ces 40%. Que dalle. L'UNSA et le SGEN ont des élus — deux godillots de plus. Le SNALC disparaît. Ils doivent se tordre, au ministère.
Surtout, que je n'entende plus un prof se plaindre dans les années à venir. Je savais (voir ma Note) que ce serait un bain de sang — par incompétence, par lassitude, par incompréhension des enjeux. Mais à ce point…
Requiescat…
Mon prochain bouquin est sur tout autre chose que l'Ecole — il est effectivement temps que je me barre.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

résultats élections sur le site du sgen: http://second.sgen-cfdt-plus.org/visualisation/visuCTM.php

L'union républicaine dans les choux sous les 5%, le snalc est donc condamné à disparaitre...

Écrit par : vengeur masqué | 21 octobre 2011

Vous qui êtes, même aux yeux de vos collègues, le prof ringard qui persiste à enseigner des savoirs désuets et inutiles et qui ne devrait pas se plaindre…

M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Le problème, à mon avis, c'est qu'il n'y a pas tant de profs que cela qui arrivent à montrer que leur savoir est utile - et je maintiens que TOUS les savoirs sont utiles, mais encore faut-il savoir le montrer aux élèves, aux parents et même (surtout ?) à la société dans son ensemble - ce qui ne marche plus,à mon avis, c'est de dire "c'est utile parce que c'est moi qui vous le dit".
Je suis d'ailleurs convaincu que les meilleurs élèves sont ceux qui ont compris d'eux-même l'intérêt qu'ils peuvent tirer de ce qu'ils apprennent.

Bref, je ne vois pas comment on peut exiger la moindre discipline si ce qu'on enseigne ne "fait pas soi-même autorité".
Et puis je pense que dire "il faut savoir ceci, parce qu'il faut le savoir", ça prouve déjà qu'on ne comprend même pas vraiment ce que l'on enseigne...

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Résultats des élections (au niveau national) :
http://www.snes.edu/Elections/resultats.php?resultat=ctm

Moins de 40% de profs ont voté : élections à peine, érection pas du tout. La FSU, qui tire tout juste son épingle du jeu, représente 40% de ces 40%. Que dalle. L'UNSA et le SGEN ont des élus — deux godillots de plus. Le SNALC disparaît. Ils doivent se tordre, au ministère.
Surtout, que je n'entende plus un prof se plaindre dans les années à venir. Je savais (voir ma Note) que ce serait un bain de sang — par incompétence, par lassitude, par incompréhension des enjeux. Mais à ce point…
Requiescat…
Mon prochain bouquin est sur tout autre chose que l'Ecole — il est effectivement temps que je me barre.
JPB
Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

C'est effectivement accablant.
Certes, la procédure informatique, une véritable usine à gaz souvent dysfonctionnante -- à l'image de l'institution scolaire, telle qu'en elle-même enfin la collusion libéralo-pédago l'a changée -- ne facilitait pas les choses.
Mais beaucoup de collègues n'ont pas saisi les enjeux, et ont décidé de s'en foutre. Ce sont les mêmes qui, à longueur de journée, se lamentent en salle des professeurs, clament urbi et orbi qu'il faut faire la grève du bac, bloquer les notes, prendre en otages le recteur, le ministre et Josette T. -- et sont par ailleurs incapables de participer ne serait-ce qu'à une journée nationale d'action, de peur sans doute de perdre un de leurs précieux trentièmes.
Quoi que "les syndicats" (ensemble hostile et flou) proposent, l'action n'est jamais la bonne => résultat, on ne fait rien, et on n'est même pas fichu de cliquer pour voter...
Oui, JPB a raison, qu'ils ne viennent pas se plaindre.
Faut dire aussi qu'à force de casser du sucre sur le dos "des syndicats", tous englobés dans la même réprobation butée, on est parvenu à décourager les enseignants d'aller voter pour des instances dont l'utilité et la nécessité semblent parfois un petit peu opaques aux non-initiés.
Bref, apparemment, Chatel a réussi son pari : affaiblir la FSU, atomiser le SNALC, redonner de l'oxygène aux syndicats-godillots UNSA-FEN et SGEN-CFDT, qui voteront des deux mains tout ce qui peut finir d'achever (pléonasme volontaire) une Ecole déjà bien mal en point.
A ceci près -- et à ce sapin -- que, comme le montre l'Histoire avec sa grande Hache, lorsque les organisations syndicales sont, d'une manière ou d'une autre, marginalisées, et lorsque la colère se met à monter, l'explosion, quand elle a lieu, est le plus souvent brutale. Quand il n'y a plus de syndicats pour mettre des mots et des actes sur la rage et le désespoir des gens, ça finit comme en Grèce, avec des morts, de la casse et de la caillasse.
Dans l'état actuel des choses, les enseignants -- personnes bien élevées au Surmoi fortement introjecté -- en sont encore à retourner la violence contre eux-mêmes : dépression, somatisations diverses, et, on l'a hélas vu depuis peu, suicide spectaculaire de notre infortunée collègue Lise Bonnafous. Encore quelques mesures létales pour l'Ecole, et ils seront dans la rue à brûler des pneus ou à lancer des pierres, sans directives, seuls, sans espoir, même pas indignés, non, juste enragés.
Affaiblir les syndicats, c'est ouvrir la porte -- désolée pour la métaphore filée incohérente, je l'assume -- à la politique du pire -- lequel pire, on le sait, n'est jamais décevant, sauf pour ceux qui le vivent et le subissent.
Oui, sans doute est-il temps de revenir à la littérature...

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Oui, sans doute est-il temps de revenir à la littérature...
Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Exactement.
J'y suis d'ailleurs, à cette heure…
Et vous devriez vous y remettre…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

"le coup de pied occulte qui lui remettrait les idées en place, mais qui supposerait que ses parents l'éduquent au lieu de démissionner, de l’idolâtrer , de rêver à Dieu (?) seul sait quoi et d'en faire un enfant tyran..."

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Vous allez vous faire engueuler par Guy !!! ;-)
A part ça, j'adhère absolument !!
Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Je ne pense pas que Guy considère qu'un enfant hyperactif soit autre chose, 9 fois sur 10, qu'un enfant mal élevé !

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Oui, sans doute est-il temps de revenir à la littérature...
Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Exactement.
J'y suis d'ailleurs, à cette heure…
Et vous devriez vous y remettre…
JPB
Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

Mais c'est prévu, cher !
Juste être en vacances, càd ce soir...
Car les hypokhâgneux ne sont que 57, je n'ai plus qu'un oeil, et les journées n'ont que 24 heures ;-))))

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Cette manie de tout médicaliser prend des dimensions proprement sidérantes, en particulier, comme le souligne très bien Ph. Petit, cette fixette sur l'enfant hyperactif -- à qui il est plus facile d'administrer de la Ritaline que le coup de pied occulte qui lui remettrait les idées en place, mais qui supposerait que ses parents l'éduquent au lieu de démissionner, de l’idolâtrer , de rêver à Dieu (?) seul sait quoi et d'en faire un enfant tyran...

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011
http://www.coridys.asso.fr/pages/base_doc/txt_billard/hyper.html

Et si on lui apprenait à lire ??

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 octobre 2011

La participation aux élections professionnelles a toujours dépassé 60% pour l'E.N.
La différence est énorme et si le ministère s'en réjouit, c'est encore une fois qu'il n'a rien compris.
L'écoeurement s'exprime aussi dans l'abstention.
Les syndicats devraient également se remettre FORTEMENT en question.
Je n'ai jamais regretté d'avoir quitté la maison. Aujourd'hui, je pense avoir été un précurseur... Malheureusement.

Écrit par : utile baron | 21 octobre 2011

"A ceci près -- et à ce sapin -- que, comme le montre l'Histoire avec sa grande Hache, [...], l'explosion, quand elle a lieu, est le plus souvent brutale" FG

En ces jours de Toussaint, avec son cortège de gestes censés ritualiser la mort, le cyprès et le sapin sont des essences de circonstance qui, hélas, marquent parfois la fin de certaines existences.

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

"cette fixette sur l'enfant hyperactif -- à qui il est plus facile d'administrer de la Ritaline que le coup de pied occulte qui lui remettrait les idées en place" FG

D'autant que certains au Moloch veulent nous faire croire que la solution serait plutôt de leur administrer de la digitaline, c'est à dire de l'occupationnel sous doses massives de quincaillerie électronique.

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

"Le SNALC disparaît" JPB

mais non Sire, il se métamorphose.

Snalc Canal Habituel disparaît. Snalc Canal Historique se dresse.

Il était probablement prématuré de vouloir passer directement à Snalc Union des Combattants ...

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

je n'ai plus qu'un oeil,
Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Aïe ! C'est momentané, ou définitif ?


Sinon, je compatis largement, en ce qui concerne les élections. Ce coup-ci, si y'en avaient qui croyaient encore que ce n'était pas plié, ils vont pouvoir s'enlever les peaux de saucisson qu'ils ont devant les yeux.

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2011

Je ne pense pas que Guy considère qu'un enfant hyperactif soit autre chose, 9 fois sur 10, qu'un enfant mal élevé !
Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011


Je crois surtout que les enfants, il y en a de toutes sortes, avec des tempéraments variés. Mettre des étiquettes là-dessus, qui plus est des étiquettes à prétention médicale, c'est plutôt louche. Bien sûr, il y a derrière ce classement stupide, et au-delà de la tentation eugéniste, un marché juteux. Les officines d'ortho-je-ne-sais-quoi poussent comme des champignons après l'orage. Quant à la Sécu, elle rembourse.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Le problème c'est que le discours du SNALC est inodore et incolore de peur toujours de se faire taxer d' "extrême droite " . Alors qu'il devrait tenir un discours populiste ,en se pourvoyant de leaders un peu plus charismatiques .Il faut appuyer là ou cela fait mal :parler de la souffrance enseignante ,évoquer le quotidien ,dénoncer la collaboration et l'impéritie des syndicats dominants .
Mais cela suffirait-il tant cette masse enseignante reste grisée par tout ce se situe à gauche?

Écrit par : defer | 21 octobre 2011

Dernier tombereau de lisier tombé des crap bullsheets, l'édito de Peter Gumbel, alias Belgum le Barbare

www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7556

Extrait du purin :

"Afin d’atteindre un taux de réussite plus ambitieux, il faudrait revoir le contenu des programmes, mais aussi la façon dont ils sont enseignés et surtout notés. Aider et encourager au lieu de casser et sélectionner, voici un nouveau mantra pour l’école."

Qui s'occupe de lui faire un dossier de candidature pour un poste de vacataire en zep ?

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

Bien sûr, il y a derrière ce classement stupide, et au-delà de la tentation eugéniste, un marché juteux. Les officines d'ortho-je-ne-sais-quoi poussent comme des champignons après l'orage. Quant à la Sécu, elle rembourse.
Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Ajoutons que dans ce contexte de marchandisation, les centres de PMI auxquels les enseignants de maternelle adressaient les cas préoccupants ont de plus en plus de mal à jouer leur rôle faute de moyens.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

... ou plutôt Belgom le Rénovateur

www.peinturechezvous.com/belgum-renovateur-plastique-belgum,fr,4,50500.cfm

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

Extrait du purin :

"Afin d’atteindre un taux de réussite plus ambitieux, il faudrait revoir le contenu des programmes, mais aussi la façon dont ils sont enseignés et surtout notés. Aider et encourager au lieu de casser et sélectionner, voici un nouveau mantra pour l’école."

Qui s'occupe de lui faire un dossier de candidature pour un poste de vacataire en zep ?
Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

J'aime bien ce Gumbel. Mais il manque de courage et ne va pas au bout de son raisonnement.
Le moyen le plus simple et le plus radical pour réaliser l'excellence pour tous, c'est de donner le diplôme du bac à la naissance à valoir à 18 ans, et de fermer l'École.
On réaliserait ainsi de grandes économies tout en s'engageant dans la " société de la connaissance". Pour les hauts postes à pourvoir, on ferait à l'antique : tel père tel fils.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

LeTBI, il faut en prendre la "mesure" :

recit.qc.ca/IMG/pdf/TBI.pdf

Les scientistes de l'éducation appellent ça "résultats objectifs de la recherche".

Les fabricants de quincaillerie opinent (verbe avec complément d'objectif direct sur le chiffre d'affaire)

Number crunching, quand tu nous tiens !

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

"J'aime bien ce Gumbel. Mais il manque de courage et ne va pas au bout de son raisonnement.
Le moyen le plus simple et le plus radical pour réaliser l'excellence pour tous, c'est de donner le diplôme du bac à la naissance à valoir à 18 ans, et de fermer l'École.
On réaliserait ainsi de grandes économies tout en s'engageant dans la " société de la connaissance". Pour les hauts postes à pourvoir, on ferait à l'antique : tel père tel fils." GM

Attention, Guy Morel, c'est avec ce genre de remarque qu'on se fait remarquer et qu'on finit conseiller de Ministre ...

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

"je n'ai plus qu'un oeil "

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Toutes mes condoléances (et amitiés), Françoise !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

"J'aime bien ce Gumbel. Mais il manque de courage et ne va pas au bout de son raisonnement.
Le moyen le plus simple et le plus radical pour réaliser l'excellence pour tous, c'est de donner le diplôme du bac à la naissance à valoir à 18 ans, et de fermer l'École.
On réaliserait ainsi de grandes économies tout en s'engageant dans la " société de la connaissance". Pour les hauts postes à pourvoir, on ferait à l'antique : tel père tel fils." GM

Attention, Guy Morel, c'est avec ce genre de remarque qu'on se fait remarquer et qu'on finit conseiller de Ministre ...
Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

À cet effet, il manque un codicille que je me hâte d'ajouter : "Pour les hauts postes à pourvoir, on ferait à l'antique : tel père tel fils. Et naturellement, car cela va de soi, on aurait soin de tirer de leurs sombres banlieues quelques échantillons de la plèbe aptes, par leur docilité, à prendre place au bas-bout de la table, et qui sait, un jour peut-être, par leur vigueur, à renouveler le sang de l'élite.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

"Qui s'occupe de lui faire un dossier de candidature pour un poste de vacataire en zep ?"

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

Ou un sostume en sapin (à l'ombre des cyprès) ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

J'ai voté. Sans être syndiqué, le SIAES représente ce qui est le plus proche de mes idées.
Je ne crois pas du tout à l'effet "informatique" pour ce vote; il faut sans doute y voir une lassitude des collègues face au marasme syndical en la situation.

...
M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy

Merci à cette collègue: j'aurais pu écrire la même chose, mot pour mot.


@Julien: plus les ans passent, plus ma conviction se renforce: nous, enseignants, sommes là pour modeler des cerveaux, peu importe la finalité de nos contenus. Il me semble que notre but n'est pas de former à tel ou tel métier, directement, mais de fournir des connaissances et des méthodes de réflexion propres à être employées dans n'importe quel domaine.

Écrit par : sisyphe | 21 octobre 2011

Qu'est-ce qui se passe ? On a livré à la vindicte populaire votre ministre ? On a traîné sur le forum le cadavre du dernier des pédagogues noué avec la ficelle du dernier opuscule de Meirieu ?

Dites moi la vérité, je suis tout brûlant de fièvre ... avant que quelqu'un ne se fasse hara-kiri ici ou ailleurs ...

Écrit par : iPidiblue révolution de l'écrit | 21 octobre 2011

Quand on lit sous la plume de François Bayrou : "Le projet du P.S est une illusion meurtrière", on se dit que l'excès est toujours insignifiant !

Il est possible - pas improbable - qu'à force de sonner le tocsin vous avez découragé tout le monde ...

Franchement mon cher Jean-Paul je vous crois trop cultivé pour adhérer à des exagérations qui frisent le ridicule ...

Écrit par : iPidiblue révolution de l'écrit | 21 octobre 2011

"je n'ai plus qu'un oeil "

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Toutes mes condoléances (et amitiés), Françoise !!!
Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Mais dans un mois, intervention ! Et oeil d'aigle derechef...

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

J'en ai profité pour relire quelques articles sur l'apprentissage de la lecture.


mars 2006

Pratiques pédagogiques et apprentissage de la lecture
Par Liliane Sprenger-Charolles et Pascale Colé


"En résumé, les résultats des études disponibles indiquent que :

* l’enseignement systématique des correspondances grapho-phonémiques est plus efficace que toutes les autres méthodes ;
* l’impact de ce type d’enseignement est plus fort lorsqu’il débute précocement ;
* les enfants exposés à ce type d’enseignement obtiennent des résultats supérieurs (décodage et compréhension de textes écrits) à ceux des enfants qui ont bénéficié d’autres méthodes ;
*cet enseignement est particulièrement bénéfique pour les enfants à risque de difficultés d’apprentissage de la lecture, que ce soit pour des raisons linguistiques ou sociologiques.
*De plus, les entraînements précoces de la conscience phonémique facilitent l’apprentissage de la lecture, encore une fois, particulièrement pour les enfants à risque pour cet apprentissage, et lorsque les enfants pouvaient en plus manipuler les lettres correspondant aux phonèmes.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article2243

Ce qui est curieux, c'est que Sprenger-Charolles signe avec P.Colé des remarques, pour une fois, pleines de bon sens.
Alors que Pascale Colé est auteur avec Jean-Emile Gombert de l'exécrable méthode Crocolivre.

Sur Crocolivre, méthode très aimée de Goigoux, car "intégrative" (???)voici :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article2262

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 octobre 2011

Si on considère qu'il (l'enseignant) doit se borner à transmettre des savoirs, et rien de plus, alors je n'ai rien dit;

Écrit par : Julien | 20 octobre 2011

Personne ne considère ça, à part les esprits faux que nous appelons ici les pédagos.
Un professeur qui transmet avec passion ses connaissances à des élèves ne se limite jamais à leur dicter un cours comme une machine à enseigner. Il leur communique en enseignant tout un état d'esprit, un mode de pensée, une façon de réfléchir, il nourrit et stimule leur propre réflexion. En cela même, il les prépare à appréhender avec toutes les ressources de leur esprit le monde qui les entoure. La formation de la pensée se fait dans le secret et le silence de la classe, à l'écart du monde. Ce n'est qu'ensuite et à cette condition que l'élève pourra retourner vers le monde suffisamment armé pour mieux le comprendre et en éviter les pièges. Quand vous enseignez le latin, ces choses aussi éloignées du Fouquet's que le système des fonctions et des cas et la déclinaison de rosa, vous enseignez le latin et vous vous foutez éperdument du monde extérieur et vous avez bien raison. Mais la rigueur apprise en transpirant sur la déclinaison de rosa constituera une arme, entre quelques autres, pour la maîtrise de celui-ci. La même chose vaut pour toutes les disciplines scolaires. On n'a donc pas à essayer désespérément de justifier aux yeux des collégiens l'effort qu'on leur demande , puisque sa valeur réside en lui-même et que son intérêt ne leur apparaîtra que lorsqu'ils seront sortis de l'enfance et auront été élevés, au sens propre. Et donc on n'a pas à se justifier auprès des élèves d'appliquer en classe une discipline rigoureuse : l'enseignement étant par lui-même formateur (du moins censé l'être, car je plains les pauvres gosses qui subissent, en 4ème, alors qu'ils savent à peine écrire, de poussiéreuses et cuistroïdes "séquences sur le fantastique chez M.", ou qui ânonnent un allemand jargonnant dépourvu de toute base grammaticale puisque la grammaire a aussi été bannie par les didacticiens des cours d'allemand!), l'enseignant est fondé à appliquer sans la moindre mollesse toute la discipline nécessaire à l'accomplissement de sa tâche. En un mot, interdire d'emblée tout bavardage et même tout chuchotement. C'est ainsi que je procède depuis belle lurette et je ne sache pas que quiconque s'en soit jamais plaint. Les seules années où cela n'a pas marché, ce sont celles où un principal incapable avait laissé s'installer dans ce même collège un laisser-aller maternant et démagogique. Mais dans un collège bien dirigé, c'est-à-dire où le chef d'établissement assume pleinement sa fonction de police, qui relève aussi, parmi les autres, de sa compétence, il n'est pas très difficile d'avoir le silence dans sa classe. Il suffit de commencer par le vouloir...

Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Quelques idées en vrac :

1 Si vous espérez une révolution conservatrice, c'est que vous n'avez rien appris ni rien compris comme les Blancs qui revenaient dans les fourgons de l'ennemi en 1814 et 1815.

2 La seule force agissante de manière continue dans le monde moderne c'est la science ; on doit en tenir compte même et surtout si on est un littéraire et un historien des comportements et donc de la civilisation.

3 L'époque héroïque de l'éducation nationale où il s'agissait de lutter contre un christianisme dominant est morte ; passer à autre chose.

4 On peut tout faire apprendre avec du temps, il n'existe aucune méthode qui permette d'économiser réellement cette denrée précieuse ! Donc l'économie de moyens n'est possible que si l'on trouve un rendement supérieur de notre connaissance.
Il faut trier parmi nos connaissances celles qui sont à haut rendement, à haut pouvoir énergétique si je puis dire.

5 Un grand auteur c'est celui qui concentre l'esprit à la manière d'une loupe : il définit son époque.

6 On ne peut pas remplacer les lettres par des nombres ; c'est une tentative vaine.
Chaque niveau de compréhension a besoin d'un langage spécifique.

Conclusion provisoire : il n'existe pas de langage universel, pas de mathesis universalis comme en rêvait Leibniz.

D'où la nécessité de cultiver les humanités comme l'on dit en gardant en mémoire qu'il s'agit d'une connaissance toute relative.

Écrit par : iPidiblue révolution de l'esprit français | 21 octobre 2011

A Guy Morel,

vous lancez votre idée de bac donné à la naissance avec amertume et en plaisantant jaune, mais je connais plusieurs fous qui tiennent sérieusement ce discours : sachant qu'un enfant va coûter, scolairement parlant, tant de milliers d'euros en 15 ans de scolarité, eh bien mettons-lui une partie de cette somme sur compte à sa naissance et laissons-le se débrouiller tout seul, trouver des stages, se former seul avec son ordi, etc etc.
Si si, j'ai entendu ça! et même que ce n'était pas F.Jarraud.


A Defer,

ça fait longtemps que vos saillies populistes et très droitières ne nous avaient pas abimé les oreilles. Donner au SNALC un discours populiste et violemment anti-gauche!?!??!!
Comme ça, vous donnerez un peu plus raison aux 100% de gens à qui j'ai parlé du SNALC pour les élections pro, et qui m'ont toutes répondu : "mais c'est un gros syndicat de droite qui tache, avec rien que des fachos dedans"! 100%, je n'exagère pas - je n'ai pas entendu une seule personne qui n'a pas eu ce réflexe. L'image du SNALC est définitivement ancrée à droite - la faute à un passé il est vrai pas tjrs glorieux.

Et si le SNALC avait tenu un discours, mettons au hasard, Lepénomariniste, eh bien moi qui suis de gôche, je n'aurais pas voté pour lui. C'est l'honneur du SNALC que de tenir un discours républicain. Malheureusement pour lui, son image est à jamais, je le crains, discréditée chez la majorité des professeurs : pour toujours il sera "le syndicat de droite" (et tant pis si le SGEN et l'UNSA sont les vrais collaborateurs du gouvernement).

Peut-être, pour opérer sa mue dans l'opinion, le SNALC devrait changer de nom, repartir à zéro...? Je le pense sérieusement. Se dissoudre pour mieux renaître?

En attendant, il faudra se rabattre sur FO, qui a obtenu un petit siège. Dans le supérieur, FO avait été exemplaire sur la mastérisation. Dans le secondaire, je connais moins. C'est valable?

Cher JPB, avez-vous la réaction des dirigeants du SNALC? et y a-t-il des résultats plus encourageants au niveau local, dans certaines académies?

Écrit par : Robbe-Grillon | 21 octobre 2011

@Robbe-grillon

A Guy Morel,

vous lancez votre idée de bac donné à la naissance avec amertume et en plaisantant jaune, mais je connais plusieurs fous qui tiennent sérieusement ce discours : sachant qu'un enfant va coûter, scolairement parlant, tant de milliers d'euros en 15 ans de scolarité, eh bien mettons-lui une partie de cette somme sur compte à sa naissance et laissons-le se débrouiller tout seul, trouver des stages, se former seul avec son ordi, etc etc.
Si si, j'ai entendu ça! et même que ce n'était pas F.Jarraud."

Si j'en parle, c'est que je l'ai entendu aussi.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

"Vous qui ne comprenez pas l’engouement aveugle, incompréhensible de vos jeunes collègues pour l’informatique, le numérique, censés séduire “nos nouveaux publics” et stimuler leur envie d’apprendre, alors qu’ils se lassent du gadget pédagogique comme ils se lassent si vite de tout dans un monde consumériste où le seul principe qui vaille est le “tout, tout de suite”, dans un tourbillon de désirs sans cesse renouvelés et toujours insatisfaits." M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy citée par FG

Pour "intéresser" les jeunes collègues qui eux-mêmes devront "intéresser" les élèves, il faut fuir en avant sans vergogne et innover sans entraves.

Quelques pistes d'activités * d'ores et déjà dépassées :

www.youtube.com/watch?v=bGPFAVr1ido

www.youtube.com/watch?v=EMXJLEnZnRQ

www.youtube.com/watch?v=LEskMuEZg9w

www.youtube.com/watch?v=rdfUQ-1_jA0

La plus violente des façons de détruire un iPhone c'est de ne pas s'en servir et de ne pas en acheter. C'est d'ailleurs insoutenable (unsustainable) et gageons que cela vous vaudra toutes les foudres de la loi dans un proche avenir

Quand inventera-t-on le crime de lèse jobs ?

* remarquez leur remarquable progressivité

Écrit par : dugong | 21 octobre 2011

En ce qui concerne François Bayrou sa seule chance d'accéder au second tour c'est un effondrement complet de Sarkozy qui passerait au-dessous la barre des 10%.
Ce n'est pas complètement impossible si la note de la France est dégradée et son crédit amputé ; ce qui mettrait nos finances dans une situation très délicate.
Mais dans ces conditions-là la situation politique devient instable et il est possible que ce soit Marine Le Pen qui soit le deuxième homme de la campagne présidentielle ...

Écrit par : iPidiblue révolution pas tranquille | 21 octobre 2011

Si on considère qu'il (l'enseignant) doit se borner à transmettre des savoirs, et rien de plus, alors je n'ai rien dit;

Écrit par : Julien | 20 octobre 2011
---
Cher Julien, au risque de passer pour présomptueux, à vos yeux ou à ceux de quelques autres personnes, je vous dirai tout de go (un seul mot anglais, aujourd'hui !) que j'espère - que dis-je ? je suis sûr [d'] ! - avoir fait bien plus qu'apporter des connaissances scientifiques à ceux de mes élèves qui m'écoutaient (nombreux en 1970, bien moins en 2000 sans que j'eusse beaucoup évolué entre ces deux dates, mais dans le bon sens). :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 octobre 2011

Je suis d'ailleurs convaincu que les meilleurs élèves sont ceux qui ont compris d'eux-même l'intérêt qu'ils peuvent tirer de ce qu'ils apprennent.

Bref, je ne vois pas comment on peut exiger la moindre discipline si ce qu'on enseigne ne "fait pas soi-même autorité".
Et puis je pense que dire "il faut savoir ceci, parce qu'il faut le savoir", ça prouve déjà qu'on ne comprend même pas vraiment ce que l'on enseigne...

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011
---
Julien, je pense que les enfants qui entrent à l'école maternelle, voire à l'école primaire, pourraient avoir besoin qu'on leur explique l'intérêt de ce qu'ils apprennent.
Au risque, une fois encore, de passer pour présomptueux, je vous assure qu'en entrant au CP à cinq ans je savais tout l'intérêt de savoir lire, et j'avais hâte de savoir lire; et aussi compter. (Il n'y avait pas d'école maternelle dans ma commune, d'où mon entrée au CP à cinq ans au lieu de six.)

Mais je n'ai enseigné que dans le secondaire. En collège, dans les années 1980, j'ai eu de bons élèves, passionnés de science, en classe de sixième. Je ne me suis jamais préoccupé de savoir s'ils découvraient l'intérêt de la science par eux-mêmes ou si leurs parents le leur avait fait acquérir.
Ils m'écoutaient, ne bavardaient pas, et je n'en demandais pas davantage !
J'ai eu, en particulier, dans le même collège et à la même époque, une classe de troisième "bilingue" dont les quinze élèves étaient extrêmement attentifs. S'ils avaient été deux fois plus nombreux tout en étant de la même qualité, ç'aurait été pareil.
Ils étaient triés sur le volet, évidemment.

Mélangez des élèves intéressés avant même d'entrer en classe avec des élèves non intéressés (et largués depuis belle lurette) et vous obtenez un mélange détonant (ou tonnant) comme celui d'un volume d'oxygène et d'un volume double d'hydrogène.
La moindre étincelle fait tout exploser.

Remarque : si quelque professeur de sciences physiques me faisait un procès parce que je n'ai pas écrit "dioxygène" et "dihydrogène", je lui demanderais humblement pardon pour ce crime de lèse-vocabulaire moderne de la chimie.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 octobre 2011

Les syndicats devraient également se remettre FORTEMENT en question.

Écrit par : utile baron | 21 octobre 2011


Je souscris.

Ce n'est pas aux inscrits sur les listes électorales de se sentir coupables de quoi que ce soit ; mais à ces syndicats d'accompagnement, ou pour mieux dire de collaboration, de comprendre qu'ils ont été traités comme ils le méritent.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2011

Je n'ai pas encore les résultats des CAPA et CAPN. Mais il semble bien que là, le SNALC soit en progrès — ce qui paradoxalement lui vaudra moins de décharges horaires, mais sa place au CSE. C'est d'un compliqué… Résultats complets dans deux ou trois heures.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

Je n'ai pas encore les résultats des CAPA et CAPN. Mais il semble bien que là, le SNALC soit en progrès — ce qui paradoxalement lui vaudra moins de décharges horaires, mais sa place au CSE. C'est d'un compliqué… Résultats complets dans deux ou trois heures.
JPB
Écrit par : brighelli | 21 octobre 2011

Si les syndicats étaient un peu sérieux, ils remettraient en cause leur politique de paritarisme et s'engageraient de manière radicale dans la contestation de la dépendance institutionnalisée de l'instruction par rapport à l'État. Mais ça continue : au lieu de voir dans l'État un lieu d'affrontement des contradictions entre forces sociales, on cherche un État-garant qui n'existe pas. Et on pleurniche.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Mélangez des élèves intéressés avant même d'entrer en classe avec des élèves non intéressés (et largués depuis belle lurette) et vous obtenez un mélange détonant (ou tonnant) comme celui d'un volume d'oxygène et d'un volume double d'hydrogène.
La moindre étincelle fait tout exploser.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 octobre 2011

C'est ça qu'est bien avec la chimie : ça peut péter ! J'ai eu une prof de chimie qui a réussi à faire monter au plafond ( limaille de fer et je ne sais plus quoi + coup de marteau) une paillasse de 300 kilos. Nous avons tous plongé sous nos tables, mais elle avait gagné notre estime. Vivent les étincelles et les explosions !
Cordialement.
GM
PS. L'acide nitrique bouillant nous a aussi réservé de belles surprises comme quelques trous dans la joue du voisin. C'est vrai qu'on était passablement chahuteurs au lycée Pasteur.Je ne sais pas si c'était encore le cas quand Hollande y est passé, plus tard.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

@Julien: plus les ans passent, plus ma conviction se renforce: nous, enseignants, sommes là pour modeler des cerveaux, peu importe la finalité de nos contenus. Il me semble que notre but n'est pas de former à tel ou tel métier, directement, mais de fournir des connaissances et des méthodes de réflexion propres à être employées dans n'importe quel domaine.

Écrit par : sisyphe | 21 octobre 2011

D'accord avec ça, à ceci près qu'il s'agit peut-être plus d'aider (fortement, il est vrai) les cerveaux à se modeler que de les modeler nous-mêmes !!
Je pense que JL dit à peu près tout dans son message sis légèrement en dessous du vôtre !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Je pense que JL dit à peu près tout dans son message sis légèrement en dessous du vôtre !! ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Obtenir le silence dans sa classe, c'est facile !!!!

Pour capter l'attention de 30 élèves, comment faites-vous ?

Pactole

Écrit par : pactole | 21 octobre 2011

Pour capter l'attention de 30 élèves, comment faites-vous ?

Pactole
Écrit par : pactole | 21 octobre 2011

Fastoche ! On fait venir Sébastien Clerc, et le lendemain Dubet.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Mélangez des élèves intéressés avant même d'entrer en classe avec des élèves non intéressés (et largués depuis belle lurette) et vous obtenez un mélange détonant (ou tonnant) comme celui d'un volume d'oxygène et d'un volume double d'hydrogène.
La moindre étincelle fait tout exploser.

Remarque : si quelque professeur de sciences physiques me faisait un procès parce que je n'ai pas écrit "dioxygène" et "dihydrogène", je lui demanderais humblement pardon pour ce crime de lèse-vocabulaire moderne de la chimie.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 octobre 2011

Je suis entièrement d'accord, d'ailleurs je dis bien depuis le début que le "tout le monde à la même école" est une bêtise que l'on paye déjà cher (et la note va s'alourdir).
Ceci dit, il y a aussi le problème des classes homogènes: quel prof aurait envie de devoir s'occuper de la "classe des nuls" (lesquels se confondent aussi souvent avec ceux qui mettent le bazar) ?
Il me paraît évident qu'il y a des élèves pour lesquels il faudrait une alternative au système scolaire de masse classique (en général les élèves en grande difficulté ne fonctionnent pas bien en groupe de plus de 8 personnes).

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

"Obtenir le silence dans sa classe, c'est facile !!!!

Pour capter l'attention de 30 élèves, comment faites-vous ?

Pactole"

Écrit par : pactole | 21 octobre 2011

JL a dit, beaucoup mieux que je saurais le faire, que, moyennant un certains nombre de conditions et de pré-requis indispensables (qu'il énumère dans sa contribution), obtenir le silence dans sa classe n'est pas très difficile.
Mais le fait que les élèves soient trente ne facilite effectivement pas les choses... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Si les syndicats étaient un peu sérieux, ils remettraient en cause leur politique de paritarisme et s'engageraient de manière radicale dans la contestation de la dépendance institutionnalisée de l'instruction par rapport à l'État. Mais ça continue : au lieu de voir dans l'État un lieu d'affrontement des contradictions entre forces sociales, on cherche un État-garant qui n'existe pas. Et on pleurniche.
Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Guy, ce n'est pas à un vieux militant comme vous que je vais apprendre qu'il existe deux types de syndicalisme, le syndicalisme d'accompagnement et le syndicalisme dit "de lutte de classes", pour aller vite.
Il serait intéressant de lire les résultats de ces élections de manière bien détaillée, pour voir quels sont les syndicats qui ont progressé. Mon impression est que, si les khollègues ont voté avec leurs pieds, c'est parce qu'aucune de ces deux options ne leur a vraiment parlé, pas plus la ligne extrêmement revendicative de Sud-Educ ou de la Cégette que le discours républicain du SNALC. La FSU limite la casse, et progresse dans des endroits où elle a su se montrer à la fois efficace et offensive, comme en PACA où elle gagne des élus (+ 1 à la CAPA des certifiés, des agrégés et des CPE).
En fait -- j'ai absolument conscience d'enfoncer une porte ouverte en rappelant cela -- c'est dans les établissements, au quotidien, dans un travail de solidarité et d'écoute, ingrat et humble souvent, que se construisent les victoires ou les défaites syndicales. Sans doute est-ce à ce niveau que doit se faire la nécessaire remise en cause dont parle Utile Baron.

Par ailleurs, Guy : vous avez raison de souligner, en marxiste cohérent, le caractère de classe de l'Etat. Cela signifie-t-il pour autant que le syndicalisme doit renoncer à exiger de ce même Etat qu'il exerce un rôle régulateur ou garant ?

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

La formation de la pensée se fait dans le secret et le silence de la classe, à l'écart du monde. Ce n'est qu'ensuite et à cette condition que l'élève pourra retourner vers le monde suffisamment armé pour mieux le comprendre et en éviter les pièges. Quand vous enseignez le latin, ces choses aussi éloignées du Fouquet's que le système des fonctions et des cas et la déclinaison de rosa, vous enseignez le latin et vous vous foutez éperdument du monde extérieur et vous avez bien raison.
Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Eh bien je ne suis pas entièrement d'accord; car je ne dirais pas qu'il faille s'isoler du monde extérieur, mais plutôt en prendre de la distance. Par ailleurs, c'est idiot de se "foutre éperdument du monde extérieur", quoique l'on enseigne - parce que, justement, ce que l'on enseigne ne vient pas de nul part, mais bien de ce monde extérieur - même s'il s'agit du passé de ce même monde.
Faire du latin sans parler de la culture romaine, de ce qu'elle a apporté et ce qu'il en reste aujourd'hui - c'est tout simplement aussi débile que de faire réciter des tables de multiplications sans expliquer à quoi elles peuvent servir (encore faudrait-il le savoir, et je ne suis même pas certains que ce soit le cas de tous les instits/profs... !).
Quand j'explique une règle de grammaire, ou que je donne une liste de verbes irréguliers, je commence toujours par poser à la question "A quoi ça sert ?".

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Par ailleurs, Guy : vous avez raison de souligner, en marxiste cohérent, le caractère de classe de l'Etat. Cela signifie-t-il pour autant que le syndicalisme doit renoncer à exiger de ce même Etat qu'il exerce un rôle régulateur ou garant ?
Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Bien sûr que non. Mais on doit avoir en tête que ce rôle est impossible donc qu'il faut avoir cachée dans le dos une grosse matraque prête à s'abattre et ne pas se faire - et encore moins répandre - d'illusions sur les concessions obtenues.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Mais la rigueur apprise en transpirant sur la déclinaison de rosa constituera une arme, entre quelques autres, pour la maîtrise de celui-ci. La même chose vaut pour toutes les disciplines scolaires. On n'a donc pas à essayer désespérément de justifier aux yeux des collégiens l'effort qu'on leur demande, puisque sa valeur réside en lui-même et que son intérêt ne leur apparaîtra que lorsqu'ils seront sortis de l'enfance et auront été élevés, au sens propre.
Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Pourtant vous venez de me la dire cette justification, alors pourquoi la cacher aux élèves ?

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Mais le fait que les élèves soient trente ne facilite effectivement pas les choses... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

Mouais, ça dépend quand même beaucoup du profil de ces 30 élèves... entre 30 bons élèves sages et attentifs et 30 élèves dissipés, je ne suis pas sûr que le résultat - ni l'effort que doive fournir l'enseignant pour avoir le silence - le même.
Et puis je reste quand même persuadé d'une chose: rester concentré, vissé sur une chaise pendant des heures, il y a des enfants pour qui c'est insupportable - et ce n'est pas en battant un âne que l'on en fait un cheval !

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

ce n'est pas en battant un âne que l'on en fait un cheval !
Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Juju, vous avez l'art des formules ! Mais cessez d'insulter les ânes, le mien est de tous points de vue supérieur à n'importe quel canasson.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011

Eh bien je ne suis pas entièrement d'accord; car je ne dirais pas qu'il faille s'isoler du monde extérieur, mais plutôt en prendre de la distance. Par ailleurs, c'est idiot de se "foutre éperdument du monde extérieur", quoique l'on enseigne - parce que, justement, ce que l'on enseigne ne vient pas de nul part, mais bien de ce monde extérieur - même s'il s'agit du passé de ce même monde.
Faire du latin sans parler de la culture romaine, de ce qu'elle a apporté et ce qu'il en reste aujourd'hui - c'est tout simplement aussi débile que de faire réciter des tables de multiplications sans expliquer à quoi elles peuvent servir (encore faudrait-il le savoir, et je ne suis même pas certains que ce soit le cas de tous les instits/profs... !).
Quand j'explique une règle de grammaire, ou que je donne une liste de verbes irréguliers, je commence toujours par poser à la question "A quoi ça sert ?".
Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Vous me semblez me lire avec des lunettes en bois.

Quand j'enseigne le mécanisme très intellectuel de la déclinaison de rosa, je n'ai pas le temps de faire au même moment de la civilisation romaine ni de relever toutes les apparitions de la culture romaine dans les panneaux publicitaires du quartier. Ce sont des apprentissages totalement différents et qui ne visent pas la même fin. Il y a dans l'apprentissage de la langue un entraînement à la rigueur intellectuelle exceptionnel et spécifique . Item d'ailleurs dans l'enseignement sérieux de l'allemand, c'est-à-dire qui repose sur l'analyse grammaticale.

Je maintiens que si l'on n'isole pas l'école de l'agitation anarchique du monde extérieur, on n'offre pas aux élèves l'espace de recueillement qui permet la réflexion.

Quant à demander sans arrêt à vos élèves à quoi sert ce que vous leur apprenez, croyez-vous vraiment que ce soit bien nécessaire? Est-ce que la satisfaction qu'ils éprouvent ou éprouveront un jour à être capables de faire sur-le-champ toute une série de multiplications ou d'écrire sans fautes ne justifie pas suffisamment à leurs yeux l'effort auquel vous les avez astreints?

Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Bah ! Il paraît que nous sommes aux débuts de l'Anthropocène d'après le chimiste Paul Crutzen ! Du moment que nous ne sommes pas aux débuts de l'Hollandocène ou du Sarkozcène !

Écrit par : iPidiblue révolution du présent | 21 octobre 2011

"En fait -- j'ai absolument conscience d'enfoncer une porte ouverte en rappelant cela -- c'est dans les établissements, au quotidien, dans un travail de solidarité et d'écoute, ingrat et humble souvent, que se construisent les victoires ou les défaites syndicales. Sans doute est-ce à ce niveau que doit se faire la nécessaire remise en cause dont parle Utile Baron."

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011


Entièrement d'accord avec vous, Françoise !

Le problème des syndicats enseignants, c'est qu'ils sont à l'image de l'Education nationale : il y a un monde entre les beaux discours et ce qui est pratiqué au quotidien dans les établissements.

C'est bien beau, par exemple pour le Snalc, de marteler "école républicaine" à longueur d'affiches et de publications. Mais pourquoi irais-je voter pour ce syndicat quand je sais que tel S1 ou S2 (les secrétaires locaux pour les non initiés), en réalité, se signale par son indifférence et son inaction dans les dossiers où l'"école républicaine" est pourtant en jeu ?
Pourquoi irais-je accorder ma confiance à des étiquettes nationales, alors que je sais que leurs représentants au niveau local ne méritent pas cette confiance ?

Le drame de Béziers est venu rappeler que c'est d'abord au niveau local, que tout se joue...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2011

Le mur du çon, pulvérisé en ce moment sur Fce Inter par un nommé J.-François Mancel, UMP de son état, qui explique, pour justifier les suppressions de postes dans l'Education Nationale, que, citation, "on enseigne aujourd'hui en France comme à l'époque de Charlemagne, le professeur face à 30 élèves, alors que lesdits élèves ont tous un smartphone dans la poche".
Misère de misère....
Face à lui, le sénateur PS David Assouline, explique que l'avenir est dans la rénovation pédagogique, prône l'autonomie des projets et tout le saint-frusquin pédagol.
Pour s'achever, une intervention du regrettable Peter Gumbel.
De la littérature, vite ! L'azur, l'azur, l'azur !!!

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Le drame de Béziers est venu rappeler que c'est d'abord au niveau local, que tout se joue...
Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2011

Absolument exact.
La réponse à la souffrance des collègues, ce n'est pas le travail en équipes -- qui relève trop souvent de la prise de pouvoir sur un projet par le pédago de service, ou même parfois du flicage réciproque -- mais la solidarité syndicale, l'accompagnement, l'écoute, bref, la construction d'un rapport de forces face à l'administration. Voir (excusez-moi de citer le blog de RE) :
http://leblogdelapresidente.over-blog.com/article-a-en-perdre-son-latin-83555846.html
et http://leblogdelapresidente.over-blog.com/article-a-en-perdre-son-latin-episode-2-85186578.html

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Les premiers à décrédibiliser les syndicats, ce sont bien souvent ces S1 et S2 qui, à longueur d'année scolaire, ne mettent pas en accord leurs actes avec les engagements qui figurent dans les publications syndicales qu'ils diffusent...

On peut prendre aussi l'exemple de la FSU. C'est très bien de publier un communiqué alarmiste après le drame de Béziers, réclamant plus d'écoute pour les personnels... Mais quelle hypocrisie !

L'étude de l'Inserm qui indique 34/100000 concernant le taux de suicides chez les profs date de 2002, pas de la semaine dernière ! Or, qu'a fait la FSU depuis 10 ans pour la qualité de vie au travail ? Qu'ont fait ses correspondants locaux ? Quand des enseignants n'en peuvent plus ou sont l'objet d'un harcèlement au travail, le sont-ils, à l'écoute ?

Avant de demander au ministère une demi-journée (de dupe) pour réfléchir sur les conditions d'enseignement, il faudrait plutôt songer à appliquer les outils existants. Le BO de 2007 concernant le harcèlement oblige tous les établissements à informer et à sensibiliser autour de ces sujets. Mais le texte n'est pas appliqué, ou rarement.
C'est pourtant du ressort du Conseil d'Administration de chaque collège et lycée... donc des délégués syndicaux qui y siègent. Combien de S1 étiquetés FSU ont-il, en CA, exigé de la direction l'application des textes et la mise en place d'un vrai travail de prévention sur les risques professionnels ?

Il suffit de poser cette question pour savoir quel niveau de crédibilité accorder à ces effets d'annonce syndicaux qui suivent les drames quand ils ont lieu. C'est-à-dire un peu trop tard...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2011

Le mur du çon, pulvérisé en ce moment sur Fce Inter par un nommé J.-François Mancel, UMP de son état, qui explique, pour justifier les suppressions de postes dans l'Education Nationale, que, citation, "on enseigne aujourd'hui en France comme à l'époque de Charlemagne, le professeur face à 30 élèves, alors que lesdits élèves ont tous un smartphone dans la poche".

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Encore un qui parle de ce qu'il ne connaît pas!
C'est marrant de voir comment la seule expression de "problèmes de l'Education" déclenche des bouffées délirantes chez tous ces gugusses qui se prennent pour des penseurs et qui pontifient sur ce qu'ils ne connaissent pas!

Écrit par : JL | 21 octobre 2011

"La réponse à la souffrance des collègues, ce n'est pas le travail en équipes -- qui relève trop souvent de la prise de pouvoir sur un projet par le pédago de service, ou même parfois du flicage réciproque --"

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011


En effet.

Invoquer le "travail en équipe", c'est un voeu pieu.

C'est ignorer les rapports de force qui s'établissent parfois entre collègues, pour ne pas dire les luttes de clans autour du "qui jettera le plus de poudre aux yeux en montant tel projet mirobolant"...

Il est bon également de rappeler que le harcèlement au travail ne suppose pas nécessairement un rapport hiérarchique. Il peut venir de certains collègues. Combien de profs stigmatisés et coulés par d'autres profs, par exemple par des pédago-démagos qui ne supportent pas l'enseignant qui conserve ses exigences.

Combien de profs, d'ailleurs, détruits par le délégué syndical du coin, permanent au CA de longue date et possédant sa petite cour, qui fait la pluie et le beau temps dans le bureau du chef d'établissement ?
Et il faudrait voter pour nourrir la main qui contribue à nous battre le lendemain, de surcroît en nous remerciant pour la "confiance" qu'on lui a accordée ?

Il m'arrive d'être très critique vis-à-vis du pouvoir hiérarchique dans l'Education nationale.
Mais il ne faut pas diaboliser non plus. Je pense que lorsqu'un chef d'établissement est courageux, droit et honnête, c'est aussi le meilleur rempart contre les abus de pouvoir pratiqués par des petits clans de profs à l'égard d'autres profs (plus vulnérables parce qu'ils viennent d'arriver dans l'établissement par exemple, ou parce qu'ils sont "contractuels")...

Mieux : quelquefois, le meilleur contre-pouvoir contre un syndicalisme dévoyé au niveau local, c'est une saine administration.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2011

http://www.education.gouv.fr/cid58237/elections-professionnelles-2011-resultats-au-comite-technique-ministeriel.html

si ça a déjà été posté, désolé.

Écrit par : exTC | 21 octobre 2011

"Le mur du çon, pulvérisé en ce moment sur Fce Inter par un nommé J.-François Mancel, UMP de son état, qui explique, pour justifier les suppressions de postes dans l'Education Nationale, que, citation, "on enseigne aujourd'hui en France comme à l'époque de Charlemagne, le professeur face à 30 élèves, alors que lesdits élèves ont tous un smartphone dans la poche".
Misère de misère....
Face à lui, le sénateur PS David Assouline, explique que l'avenir est dans la rénovation pédagogique, prône l'autonomie des projets et tout le saint-frusquin pédagol.
Pour s'achever, une intervention du regrettable Peter Gumbel.
De la littérature, vite ! L'azur, l'azur, l'azur !!!"

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2011

Je ne regrette pas d'avoir été sur "I-télé" à ce moment-là... Qué misère... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2011

"Un professeur qui transmet avec passion ses connaissances à des élèves ne se limite jamais à leur dicter un cours comme une machine à enseigner. Il leur communique en enseignant tout un état d'esprit, un mode de pensée, une façon de réfléchir, il nourrit et stimule leur propre réflexion. En cela même, il les prépare à appréhender avec toutes les ressources de leur esprit le monde qui les entoure...."

Merci, vous avez tout dit, et bien mieux que je n'aurais pu le faire!

;)

Sur le travail en équipe: je n'en suis pas partisan et ce pour deux raisons:
- mes propres capacités, limitées, ma personnalité individualiste et mon passé scolaire (j'ai tout fait tout seul, na!
- il n'y a ni méthodes ni substantifique moëlle qui conviennent à deux ou trois personnes...l'enseignement est, à mes yeux, trop affaire de prestation individuelle pour se couler dans un cadre collectif.

Restons sur des bases saines: programme, sorties communes éventuelles, éval communes si possible et basta!

Écrit par : sisyphe | 21 octobre 2011

Quant à demander sans arrêt à vos élèves à quoi sert ce que vous leur apprenez, croyez-vous vraiment que ce soit bien nécessaire? Est-ce que la satisfaction qu'ils éprouvent ou éprouveront un jour à être capables de faire sur-le-champ toute une série de multiplications ou d'écrire sans fautes ne justifie pas suffisamment à leurs yeux l'effort auquel vous les avez astreints?

Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Non, et pour deux raisons:
1- J'enseigne à des adultes qui viennent chez nous parce qu'ils savent très bien ce qu'ils veulent et ont des attentes et des objectifs précis que nous nous devons d'atteindre - et qui sont nécessairement lié à leur environnement professionnel.
2- Ils n'ont généralement pas bien intégré ce qu'ils ont appris à l'école.
Vous n'avez pas idée du nombre de fois où j'ai entendu "mince, si on me l'avait dit, j'aurais fait un peu plus d'efforts.". Je ne dis pas que ça marche avec tout le monde, ce serait trop beau, mais ça permet de rattraper certains adultes qui se sont fâchés avec l'école - et par extension avec toute forme d'apprentissage - plus jeune.
Donc je ne peux m'empêcher que, si parfois quelques profs se donnaient la peine d'expliquer (en sachant pertinemment que certains, de toute manière, n'en ont rien à faire) ça permettrait au moins de récupérer les élèves qui ont l'impression de ne rien comprendre à ce qu'ils font (et je sais de quoi je parle, j'en ai fait parti).
Je reste toujours sur l'impression, cher JL, que beaucoup de profs ne réalisent qu'ils ont été de bons élèves... et qu'ils ont donc bien souvent du mal à comprendre et à aider les élèves en difficultés qui se trouvent en face d'eux.

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Sur le travail en équipe: je n'en suis pas partisan et ce pour deux raisons
Écrit par : sisyphe | 21 octobre 2011

Oui, je comprends bien; mais est-ce une raison pour priver ceux qui voudraient travailler en équipe de le faire (par ailleurs, certains y arrivent plutôt bien, surtout en établissement difficile) ?
Ceci étant dit, je trouve tout à fait lamentable cette attitude qui consiste à traiter les professeurs comme des enfants: qu'on laisse donc ceux qui veulent travailler seuls tranquilles !

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Donc je ne peux m'empêcher que, si parfois quelques profs se donnaient la peine d'expliquer (en sachant pertinemment que certains, de toute manière, n'en ont rien à faire) ça permettrait au moins de récupérer les élèves qui ont l'impression de ne rien comprendre à ce qu'ils font (et je sais de quoi je parle, j'en ai fait parti).
Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Pas clair, je recommence:

Donc je ne peux m'empêcher de me dire que si quelques profs se donnaient la peine de l'expliquer de temps en temps aux élèves (en sachant pertinemment que certains, de toute manière, n'en ont rien à faire) ...

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

De la littérature, vite ! L'azur, l'azur, l'azur !!!

Écrit par : FGuichard

Pour vous, oui.

Pour ceux que vous citez : du napalm, vite ! Le feu, le feu, le feu !!!

Écrit par : Moot | 21 octobre 2011

Je maintiens que si l'on n'isole pas l'école de l'agitation anarchique du monde extérieur, on n'offre pas aux élèves l'espace de recueillement qui permet la réflexion.
Écrit par : JL | 21 octobre 2011

J'ai quand même du mal à considérer que le confinement soit tant profitable que cela... sans doute pour les plus studieux, mais certainement pas pour ceux qui veulent se confronter à la vie active (ce qui n'exclue pas l'envie d'apprendre ou de se cultiver).

"Item d'ailleurs dans l'enseignement sérieux de l'allemand, c'est-à-dire qui repose sur l'analyse grammaticale.
Écrit par : JL | 21 octobre 2011"

Eh bien justement, et je vais parler d'expérience: j'ai fait anglais LV1, puis allemand LV2; et je n'ai pas particulièrement aimé les cours de latin où je faisais finalement presque la même chose qu'en allemand. Résultat: je n'en ai pratiquement rien retiré (j'ai oublié toutes mes déclinaisons, que je n'apprenais que pour avoir une bonne note aux devoirs), par contre j'aurais mille fois préféré plus de culture classique - laquelle me fit terriblement défaut à la fac.
Alors bon, tout ce que vous dites est indéniable mais je pourrais aussi bien vous répondre: "certes, mais il y a d'autres matières où l'on fait déjà cela, non ?"

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Vous n'avez pas idée du nombre de fois où j'ai entendu "mince, si on me l'avait dit, j'aurais fait un peu plus d'efforts.".

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Vous ne croyez pas qu'il y a souvent un peu de mauvaise foi dans ces reproches? Et qu'on le leur a dit, et peut-être même rabaché, mais que leurs oreilles, pour la plupart, avaient des murs?

Écrit par : JL | 21 octobre 2011

Je ne l'exclue pas, mais vous ne me ferez pas croire qu'il n'y a pas de mauvaise foi chez les professeurs quand ils disent "de toute façon ils ne comprendraient pas", tout simplement parce qu'ils ne veulent même pas se donner la peine d'essayer...

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

"sans doute pour les plus studieux, mais pour ceux qui veulent se confronter à la vie active"

Ecrit par Julien

Pour se confronter à la vie active, ne faut-il pas être studieux à l'école pour acquérir des bagages culturels et des connaissances ?

Écrit par : pactole | 22 octobre 2011

vous ne me ferez pas croire qu'il n'y a pas de mauvaise foi chez les professeurs quand ils disent "de toute façon ils ne comprendraient pas", tout simplement parce qu'ils ne veulent même pas se donner la peine d'essayer...
Écrit par : Julien | 21 octobre 2011

Vous croyez qu'il existe beaucoup d'enseignants de cette farine, qui ne veulent même pas se donner la peine d'essayer de convaincre leurs élèves? Moi pas.
Par contre, il en existe pas mal qui, après avoir essayé en vain de raisonner pendant des semaines un MonChériMonCoeur qui ne fiche rien à part saboter les cours, finissent par considérer qu'ils ont mieux à faire que de s'épuiser sur son cas. Notamment s'occuper des vingt-huit autres élèves qui sont corrects.

Écrit par : JL | 22 octobre 2011

Pour se confronter à la vie active, ne faut-il pas être studieux à l'école pour acquérir des bagages culturels et des connaissances ?

Écrit par : pactole | 22 octobre 2011

Si l'on veut faire prof, assurément. Pour les autres, c'est moins sûr... Quand au bagage culturel, on peut l'acquérir autrement que sur les bancs de l'école, mais je sais que ça ne plaît pas quand je dis cela...

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

"Quant au"

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

Et puis là n'est pas la questions, car c'est bien un raisonnement de prof ça: nul à l'école = nul dans la vie.
Eh bien j'ai bien assez d'exemple de clients qui ont échoué à l'école, mais ce sont rattrapés plus tard une fois dans la vie active pour pouvoir affirmer que ce sont des salades.

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

Vous croyez qu'il existe beaucoup d'enseignants de cette farine, qui ne veulent même pas se donner la peine d'essayer de convaincre leurs élèves? Moi pas.
Écrit par : JL | 22 octobre 2011

Pas tellement moins que ceux de l'autre catégorie que vous citez !
Maintenant, je ne parlais pas de ceux qui n'en ont rien à faire et mettent le bazar; ceux-là, de toute façon, ne sont pas à leur place. Non, je pensais plutôt aux élèves sérieux, mais qui n'y arrivent pas (et qui risquent de devenir des perturbateurs; après tout quand on a l'impression que quoique l'on fasse, on est nul, on finit par se dire "à quoi bon ?").

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

"De la littérature, vite ! L'azur, l'azur, l'azur !!!" FG

Le grand bazardage par quincaillerie électronique interposée est en marche. Il sera organisé par itairement, c'est à dire par d'apparents errements itératifs.

C'est inéluctable (inné chez Luc C. qui table sur ses experts excellisés pour faire des éconocroques).

Comme le crient les jeunes collègues conscients qu'on RAD avant qu'on les radie : L'horreur ! L'horreur !

Écrit par : dugong | 22 octobre 2011

Quand au bagage culturel, on peut l'acquérir autrement que sur les bancs de l'école...;

Ecrit par Julien

Comme la culture classique antique par exemple ?

Écrit par : pactole | 22 octobre 2011

" Être studieux à l'école pour acquérir des bagages culturels et des connaissances." Oui cela aide. Incontestablement. Mon mari, notre fille et moi, avons été des élèves bien sages et attentifs apprenant leurs leçons et se mettant à leurs devoirs sans rechigner. Le fiston était d'un tout autre tempérament et trouvait toujours un prétexte pour s'y soustraire. Les résultats n'étaient pas ceux que nous aurions souhaités... Les profs étaient au regret de nous dire qu'il n'exploitait pas ses possibilités et qu'il se sabordait. Quand je lui demandais s'il n'aimait apprendre, il me répondait que beaucoup de choses l'intéressaient mais qu'il ne supportait pas d'être enfermé et assis toute la journée et que je devais comprendre qu'il ne me ressemblait pas. Au mieux on ( les profs ) nous disaient que c'était un gamin au cœur d'or qui ne tenait pas en place et au pire qu'il ne ressemblait pas à sa sœur. Tout s'est arrangé quand il a intégré une formation de mécanique agricole. Là il pouvait passer 8 ou 10 h en atelier sans voir le temps passer. Là, on ne le comparait pas à sa sœur. Puis il a passé le bac informatique de gestion en candidat libre. Pas facile du tout ! Grâce à lui, nous avons découvert les possibilités d'un ordinateur utilisé à bon escient. Il nous rend d'ailleurs bien des services en ce domaine. La découverte de la vie active ne fut pas facile non plus : plus de 300 contrats de travail comme plaquiste, ouvrier -vigneron ,employé de grande surface, déchargeur de camion, travaux de jardinage et j'en passe. A cette occasion il fit l'acquisition d'un droit du travail, le Dalloz, dont il tourna avidement les pages. Puis il décida de devenir pompier bénévole, puis pompier volontaire, enchaînant les stages physiquement de plus en plus éprouvants. Les gardes en caserne, les nuits blanches, les scènes d'horreur dont nous sommes informés par d'autres ( devoir de réserve oblige ) il les assume. Il confesse avoir eu souvent des cauchemars dans les premiers temps. Reçu au concours d'infirmier il a renoncé assez rapidement à cette formation lui rappelant je suppose une certaine forme de scolarité, car il a déclaré qu'il ne se sentait bien que sur le terrain et que sa mission consistait à secourir et protéger.
Voilà, il nous a causé bien des tracas ce fiston, c'est vrai. Je me suis souvent demandée si je ne l'avais pas dégoûté de l'école. Son parcours scolaire n'est pas celui dont on peut se vanter dans les conversations, mais quoi, nous n'avons pas à rougir non plus finalement. Bien au contraire.

Écrit par : Hélène Charpentier. | 22 octobre 2011

"Eh bien j'ai bien assez d'exemple de clients qui ont échoué à l'école"

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

C'est la différence fondamentale entre vous et "nous", Julien; vous, vous avez des "clients".

Écrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2011

Quant au bagage culturel, on peut l'acquérir autrement que sur les bancs de l'école, mais je sais que ça ne plaît pas quand je dis cela...
Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

Alors là, j'abonde ! Et c'est bien pour ça que j'insiste sur le fait que l'école doit être strictement scolaire, c'est-à-dire donner aux élèves ce que rien d'autre qu'elle ne leur donnera. Un cours de grammaire, par exemple, des connaissances de base en histoire, en langues vivantes, en physique, etc. Je dis bien des connaissances(et des méthodes) de base, qui permettent de trier ce qu'il faut retenir (ce qui fait gagner du temps, car vous savez que les auto-didactes regrettent de ne pas avoir eu ces bases).
Tenez! un exemple : quand j'enseigne le latin, c'est la langue qui me paraît l'essentiel, parce qu'elle est le véhicule de l'âme latine. La civilisation me paraît secondaire. S'il reste du temps, peut-être...

Écrit par : JL | 22 octobre 2011

J'ai quand même du mal à considérer que le confinement soit tant profitable que cela... sans doute pour les plus studieux, mais certainement pas pour ceux qui veulent se confronter à la vie active (ce qui n'exclut pas l'envie d'apprendre ou de se cultiver).

Écrit par : Julien | 21 octobre 2011
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Pourquoi s'obstiner alors à les mettre ensemble dans la même salle de classe ?
Faire deux enseignements distincts est la seule solution, et n'exclut nullement l'acquisition de la culture pour ceux qui se destinent à des métiers manuels dès l'âge de seize ans.
Il est difficile de faire cohabiter les plus studieux et ceux qui le sont moins... quand ce n'est n'est pas du tout !
See my point, Julien ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 22 octobre 2011

car c'est bien un raisonnement de prof ça: nul à l'école = nul dans la vie.

Écrit par : Julien | 22 octobre 2011

Vous êtes sûr qu'il y ait beaucoup de profs qui disent une ânerie pareille?
Moi, en tout cas, je n'en ai jamais entendu un seul...
En revanche, qu'ils regrettent qu'un élève s'arc-boute sur un refus de travailler parce qu'ils pensent ( à juste titre ) que travaille en classe pourrait lui faciliter l'entrée dans la vie, alors ça, oui.

Écrit par : JL | 22 octobre 2011

C'est ça qu'est bien avec la chimie : ça peut péter ! J'ai eu une prof de chimie qui a réussi à faire monter au plafond ( limaille de fer et je ne sais plus quoi + coup de marteau) une paillasse de 300 kilos. Nous avons tous plongé sous nos tables, mais elle avait gagné notre estime. Vivent les étincelles et les explosions !
Cordialement.
GM
PS. L'acide nitrique bouillant nous a aussi réservé de belles surprises comme quelques trous dans la joue du voisin. C'est vrai qu'on était passablement chahuteurs au lycée Pasteur.Je ne sais pas si c'était encore le cas quand Hollande y est passé, plus tard.

Écrit par : Guy Morel | 21 octobre 2011
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J'ai été témoin d'un accident assez grave avec un de mes camarades, en 1957. Il a aspiré de la soude caustique (hydroxyde de natrium - on dit "sodium" de nos jours, dommage ! - pour les non-initiés; formule : NaOH, concentrée) avec une pipette alors que le professeur avait lourdement insisté sur la nécessité d'utiliser une propipette (pipette équipée d'une poire en caoutchouc pour aspirer un liquide dangereux).
L'élève, distrait, en a aspiré jusque dans la bouche. Il est allé à l'hôpital en vitesse.
Du coup, devenu professeur de sciences physiques, j'ai toujours privilégié la sécurité sur toute autre considération, mais j'ai eu quand même de mauvaises surprises avec des crétins qui faisaient autrement que comme j'avais dit de faire ! (Pour voir si ça marchait aussi ! Les petits imbéciles !) En électricité, ça a parfois fait des étincelles, sans dommage corporel, par chance.

J'ai utilisé le secteur 380/220 volts, et mes élèves aussi, la peur au ventre (C'est moi qui avais peur, pas eux ! mais c'est pour eux que j'avais peur, pas pour moi, sauf les soucis que n'eût pas manqué de me procurer un accident plus ou moins grave, raison pour laquelle j'étais inscrit à la Mutuelle.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 22 octobre 2011

Je dis bien des connaissances(et des méthodes) de base,

Ecrit par Julien

Certes, mais l'école républicaine ne peut-elle pas apporter une culture commune de base ???
On ne devrait pas enseigner l'histoire de l'art ?

Pactole-dubitatf

Écrit par : pactole | 22 octobre 2011

Ce sont des connaissances (de base) aussi, ça, Pactole... Non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2011

J'ai utilisé le secteur 380/220 volts, et mes élèves aussi, la peur au ventre (C'est moi qui avais peur, pas eux ! mais c'est pour eux que j'avais peur, pas pour moi, sauf les soucis que n'eût pas manqué de me procurer un accident plus ou moins grave, raison pour laquelle j'étais inscrit à la Mutuelle.)
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 22 octobre 2011

J'ai comme le sentiment que toute votre vie, vous vous êtes assuré. Ou du moins avez cherché à vous assurer. Très jolie trajectoire.

Écrit par : Guy Morel | 22 octobre 2011

Bonjour,
Je vous informe que BIG BANG VERBAL existe !
www.bigbangverbal.com
Il a besoin de vous pour vivre, tout comme on lit et relaye vos informations
Le site EST opérationnel depuis le 28 octobre à minuit, exactement comme il avait été programmé
Merci à vous, pour cette femme hors du commun : Arthénice, artiste, écrivain, "Guerrière contre le mal parler" et mère !!
NICE HEART PRODUCTIONS

Arthénice nous fait un magnifique cadeau ce 28 octobre 2011 !
Un album dont elle a taillé et ciselé chaque mot de chacun des 13 textes qu’elle interprète, dont elle a inventé chaque mélodie.
Faites-vous un incommensurable plaisir, en allant l’écouter et la voir dans une vidéo imaginative et astucieuse pour dénoncer le Pouvoir des Mots !

www.bigbangverbal.com ou
· sur YouTube : BIG BANG VERBAL
http://www.youtube.com/watch?v=cYUH1AMwDcY

· sur Dailymotion:
http://www.dailymotion.com/video/xlutkj_video-big-bang-verbal_music

Écrit par : Arthénice | 30 octobre 2011

La musique est sympa, mais je n'accroche pas tellement aux textes, et la façon d'utiliser la voix, (parlée et "chantée"), m'insupporte un peu...
Mais ce n'est que mon avis !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 octobre 2011

Cher JPB, il n'est absolument pas acquis ou acté que les enseignts offrent une décharge à Kuntz... Etant militant FO, je te garantis que rien n'est décidé !! Moi, simple militant (et cotisant), je bloquerai cette arnaque !Ne croyez pas que FO soit débile....!et soumis à votre image !
Dès demain, j'envoie la pétition anti-Kutz au sein de notre organisationb

Écrit par : Frankenstein | 12 novembre 2011

Cher JPB, il n'est absolument pas acquis ou acté que les enseignts offrent une décharge à Kuntz... Etant militant FO, je te garantis que rien n'est décidé !! Moi, simple militant (et cotisant), je bloquerai cette arnaque !Ne croyez pas que FO soit débile....!et soumis à votre image !
Dès demain, j'envoie la pétition anti-Kutz au sein de notre organisationb
Écrit par : Frankenstein | 12 novembre 2011

Oh, ne vous faites pas d'illusion : cette décharge, c'étaient les trente deniers de sa trahison… Il est à un an de la retraite, il veut la hors-classe, il est hors de question pour lui de retourner devant des élèves - c'est tellement plus confortable ailleurs…
Et FO lui donnera ce qu'il demande — parce qu'il sert d'appât à SNALC, si je puis dire.
Mais qui va y mordre ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 novembre 2011

Oh, ne vous faites pas d'illusion : cette décharge, c'étaient les trente deniers de sa trahison… Il est à un an de la retraite, il veut la hors-classe, il est hors de question pour lui de retourner devant des élèves - c'est tellement plus confortable ailleurs…
Et FO lui donnera ce qu'il demande — parce qu'il sert d'appât à SNALC, si je puis dire.
Mais qui va y mordre ?
JPB
Écrit par : brighelli | 12 novembre 2011

Et il a trouvé son agreg dans une pochette surprise... (en clair, pour les ceusses qui sont pas au courant, "nommé agrégé sans avoir passé le concours, ni externe, ni interne). Comme Monique Vuaillat en son temps, non?

Écrit par : JL | 12 novembre 2011

"Et il a trouvé son agreg dans une pochette surprise... (en clair, pour les ceusses qui sont pas au courant, "nommé agrégé sans avoir passé le concours, ni externe, ni interne). Comme Monique Vuaillat en son temps, non?"

Écrit par : JL | 12 novembre 2011

Arrêtez de remuer le couteau ! ça me fait mal ! et quand je pense au plan de titularisation des contractuels, demandé par le SNES ! Encore une fournée d'incompétents que l'on va caser près de chez eux, sans passer par la case "93", comme tout certifié ou agrégé qui se respecte !
Je renvoie les moins jeunes à ce qui s'est passé dans les années 80.

Écrit par : c.charbonnel | 23 novembre 2011

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Écrit par : rocket | 06 décembre 2011

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