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01 octobre 2011

Il faut sauver le soldat Meirieu

Philippe Meirieu est aux abois ! Un quarteron de pédagos plus SGEN que nature fustige le prélator des Gaules dans l’une des dernières livraisons du Café pédagogique (1). Sous prétexte que leur leader historique, dans un récent dialogue, non dépourvu d’intérêt, avec Marcel Gauchet (2), est revenu brutalement sur nombre de ses anciennes aberrations. Et — peut-être pour se donner une posture anti-capitaliste qui se vend assez bien chez Europe Ecologie, dont il est une figure éminente —, condamne à la fois la politique de démembrement de l’Ecole entamée jadis par la Gauche et brillamment poursuivie par la Droite, et les pédagogies qui objectivement s’en sont rendues complices, en fournissant la base idéologique libertaire d’une politique abondamment libérale (3).

Bonnetdane, qui défend depuis des années l’Ecole de la République, menacée par les crétins des sciences de l’Education et par l’obéissance aux règles de Bruxelles et de la mondialisation réunies, ne pouvait rester indifférent au sort de l’immortel auteur d’une autobiographie intitulée Frankenstein pédagogue — un premier pas déjà ancien dans la voie de la pénitence, comme le suggère le titre.

Je me permets donc d’adresser à l’ancien directeur de l’IUFM de Lyon une lettre d’encouragement : non, Meirieu, vous n’êtes pas seul à défendre une école de la transmission des savoirs et de la culture face aux gourous des « compétences » et du graffiti. Non, Philippe, d’autres que vous déjà ont fait l’apologie de ces lycées-casernes, de ces lycées-couvents, dont il est devenu évident que l’architecture close est, pour les élèves, un encouragement à s’investir dans le travail au lieu de paresser devant la télévision. Oui, il est possible d’imaginer une autre Ecole que celle qui lentement s’enfonce dans le gouffre que vous avez contribué à creuser — mais à tout pécheur miséricorde, et sachez que je vous appuie dans votre combat, moi qui, en 1968, fréquentais assez peu les Jeunesses Ouvrières Chrétiennes dont vous étiez membre actif avant d’en être l’étalon, comme disaient Marx (Groucho, bien sûr) et Woody Allen (dans Annie Hall). Pour la restauration d’une rigueur pédagogique qui demain donnera aux plus humbles les mêmes armes qu’aux héritiers.

 

(1) http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/09/280911Tribune.aspx

(2) http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/02/contre-l-i...

(3) http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/09/290911Meirieu.aspx


Cher Philippe,

 

L’année dernière, j’ai pris mon courage à deux mains, et je vous ai proposé de signer avec moi un livre qui dresserait le bilan de l’Ecole que nous dessine Luc Chatel. Après avoir tergiversé, demandé un plan, une table des matières, vous avez finalement refusé : c’est que dans l’Ecole aujourd’hui en voie de démembrement, il y a toute la pollution sclérosante et oxydante des années Lang et Jospin, des stratégies de « l’élève au centre » dont le seul résultat certain est la confiscation effective du Savoir par les héritiers — et vous y avez un peu mis la main, quand même ; c’est que dans l’autonomie réclamée depuis des lustres par certains syndicats qui se prétendent de gauche tout en faisant remarquablement le jeu de l’ultra-libéralisme (le SGEN ou le SE-UNSA, par exemple — et les plus arriérés du SNES, ceux qui font semblant de croire que Bernadette Groison ne rêve pas, elle aussi, d’un corps unique et d’en finir avec les décrets de 1950), il y a en germe l’atomisation du système éducatif, livré aux appétits de caciques locaux désireux de nommer les profs puisqu’ils paient les femmes de ménage et de pédagogues qui tonitruent faute de savoir enseigner.

Je ne vous en ai pas voulu. Je comprends bien que vous soyez gêné aux entournures. Vous avez nombre d’amis et supporters qui ne sauraient concevoir que nous nous associassions. Pourtant, vous rappelez-vous votre sourire quand, au sortir de l’un des quinze ou seize débats que nous avons animés ensemble, je vous ai demandé comment un homme intelligent acceptait d’être revendiqué par les sieurs Zakartchouk, Frackowiak ou Grandserre — sans parler de ces « désobéisseurs » avec lesquels vous aviez déjà pris vos distances ? Ce sourire, mon cher, valait aveu. Vous savez bien que vous valez mieux que les inconséquences où vos complices d'hier vous engluent. En tout cas, avec des amis pareils, c’est sûr, vous n’avez pas même besoin de moi. Aucun ennemi (le sommes-nous, au fond ?) ne pourrait autant vous nuire.

Pourtant, à en croire la petite horde des jusqu’auboutistes de la Bêtise pédagogique, qui signent dans le « Café péda » une tribune confondante de crétinisme aigu (allez, avouez-le, vous avez été consterné — votre réponse le dit poliment), « le retour en arrière mène dans une impasse ».

Comme nous allons dans le mur, et à grande vitesse, toute rétroaction est bonne à saisir. Non que je sois dans la nostalgie — pas un instant. L’Ecole se construit toujours en avant — mais quelques aperçus sur ce qui s’est fait avant ne sont pas inutiles. C’est ce que l’on appelle la culture, n’est-ce pas…

Votre réponse à ces hérauts de l’apocalypse est assez claire. Je ne revendiquerai pas l’expression si juste de « libéralo-libertaire » que vous m’avez empruntée, mais nous savons bien l’un et l’autre que la politique de suppression de postes, par exemple, s’appuie sur trente ans de programmes sans cesse revus à la baisse ; trente ans de pratiques de groupe qui ont fait de « l’équipe pédagogique » le nec plus ultra de l’enseignement, au mépris de la qualité intrinsèque de l’enseignant ; trois décennies de substitution des « compétences » aux savoirs, de polyvalence réclamée (et obtenue) puisque seul compte le geste éducatif — les disciplines, elles, sont passées aux pertes et profits.

Vous voici donc revenu à de meilleurs sentiments. Vous n’en êtes pas encore à me rendre hommage — je ne vous le demande pas, ma modestie s’en accommodera —, ni à prendre votre carte de Gentil Membre à Reconstruire l’école (1) ou à Sauver les Lettres (2), mais vous y viendrez : la République est de retour, avez-vous remarqué — à tel point que les anti-républicains les plus notoires — Marine Le Pen, en l’occurrence, mais aussi SOS Education (3) — s’en réclament et viennent faire de la retape ici même.
N’avez-vous pas un peu honte, au fond, que vos billevesées aient pu encourager des officines qui pensent brun, comme disait jadis si délicatement Pierre Frackowiak lorsqu’il parlait de moi ? Vous avez été — oh, involontairement, j’en suis sûr — le terreau du populisme le plus abject et des « fondations » les plus décomplexées qui, demain, s’associeront pour imposer le chèque-éducation à des Français qui s’apercevront trop tard que l’on a utilisé la République pour les priver définitivement du droit démocratiquement inaliénable à une école de qualité pour tous. Demain, les chiens, comme disait Simak, et la Fondation pour l’école. Aujourd’hui déjà, les officines d’aide aux devoirs qui substituent des étudiants mal entraînés à des profs que l’on ne parvient plus à recruter. Depuis que vous avez soufflé à Jospin les grandes lignes de sa réforme mortifère, Acadomia a surfé sur l’angoisse née de la baisse de niveau (ne me contestez pas le terme, vous savez qu’il est vrai) et a atteint en 2006 101 millions d’euros de chiffre d’affaires. Eux au moins savent lire, écrire et surtout compter.

Rejoignez donc franchement les vrais défenseurs de l’Ecole. Je ne m’enorgueillirai pas de votre scalp — que je vous laisse, nous arrivons à un âge où chaque cheveu compte. Les élèves de CM2 que vous avez désormais tant de mal à dompter sont les purs produits des dérives — et, je vous l’accorde volontiers, des tentations que le libéralisme met à la portée de tous et de toutes les télécommandes. Mais convenez qu’une mauvaise interprétation de vos écrits de ces trente dernières années — faisons large — a conduit vos disciples à aménager, eux aussi, dans le crâne des enfants, du temps de cerveau disponible pour Coca-Cola. Ce qui s’apprenait par cœur occupait une place qui est désormais libre pour les consoles de jeux, la malbouffe et la certitude d’être quelqu’un dès que l’on a quelque chose. Les élèves viennent en classe comme ils vont au supermarché — et l’enseignant dès lors a intérêt à leur offrir des produits soigneusement soldés, et vite remplacés par d’autres produits chatoyants et aussi creux que possible.

D’où mon enthousiasme lorsque je lis sous votre plume : « L'accès à l'oeuvre, parce qu'elle exige de différer l'instrumentalisation de la connaissance et d'entrer dans une aventure intellectuelle, se heurte à notre frénésie de savoir immédiat. Car les enfants de la modernité veulent savoir. Ils veulent même tout savoir. Mais ils ne veulent pas vraiment apprendre. Ils sont nés dans un monde où le progrès technique est censé nous permettre de savoir sans apprendre (…) C'est pourquoi l'obsession de compétences nous fait faire fausse route. Elle relève du "productivisme scolaire", réduit la transmission à une transaction et oublie que tout apprentissage est une histoire... » Et encore : « Le savoir programmatique est à lui-même sa propre pédagogie, et toute médiation, tout travail sur le désir, relèvent d'un pédagogisme méprisable. » C'est vous qui soulignez.

Vous vous en doutez, nous sommes entièrement d’accord. Les « compétences » auxquelles on veut aujourd’hui réduire les difficiles contraintes, nécessairement conjointes, de l’acquisition des savoirs et de l’exercice de la pensée ne peuvent se résumer à des croix tracées à la va-vite dans la colonne du « en cours d’acquisition ». Et encore, vous n’évoquez pas ces fantasmagories pédagogiques que sont les savoir-être — comme si l’être ne dépendait pas, en grande partie, de ce que l’on a absorbé, mâché et transformé pour le faire sien : des nourritures de qualité forment le goût, le fast food ne comble que la nostalgie des bouillies enfantines. Les enfants de l’école des tristes Grandsire, comme vous le dites si bien, « ne se doutent pas le moins de monde qu'apprendre peut être occasion de jouissance », parce qu’ils sont dans la jouissance de l’immédiateté — comme si l’on résumait l’érotisme à la masturbation.

Franchissez donc une fois pour toutes le Rubicon, et laissez les derniers officiants de votre culte dire leurs messes noires : venez chez nous, il y reste des Lumières — nous sommes même le dernier segment qui n’ait pas encore été gagné par la nuit.

Jean-Paul Brighelli

(1) http://www.r-lecole.fr/

(2) http://www.sauv.net/

(3) http://www.soseducation.com/greve27septembre/ J’ai hésité avant de donner ce lien, tant la propagande de SOS-Education me répugne. Mais il faut que les Républicains de bonne foi sachent comment des organismes puissamment rétrogrades se parent parfois d’un discours lénifiant pour faire passer des thèses immondes — mais il est encore fécond, le ventre — etc.

 

Commentaires

Comment disent nos élèves déjà ? Ah mais pardon, j'ai passé plus de temps qu'eux à écouter mes professeurs et beaucoup moins à paresser devant la télévision, à titiller la console, à caresser l'iPhone, à "cyberglander" (sauf en cet instant précis, je dois le confesser).

Ah, voilà, j'y suis : JPB -> troooooo LOOOOOL mdr ptdr ^^^^

Écrit par : Moot | 01 octobre 2011

"un encouragement s’investir" à à à !

Écrit par : iPidiblue et les ah ! ah ! ah ! | 01 octobre 2011

A corriger sans délai!

Vous avez nombre d’amis et supporters qui n'auraient concevoir que nous nous associassions.

Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

Il y a également un âne sans chapeau et un de puis détaché!

Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

A corriger également

Les élèves de CM2 que vous avez dormais tant de mal à dompter sont les purs produits des dérives

Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

L'heure serait aux tables rondes et à la détente ?

Il est vrai que pour notre bon Meiriol, les tâches ménagères * ne seraient pas sans noblesse.

Surtout quand on aspire à devenir Sinistre de la Formation Tout au Long de Sa Vie (la sienne)

* entendez : faire le ménage en dispersant les innombrables taches qui grenouillent autour.

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Ah, une tentative de rapprochement ??? Depuis le temps que j'en rêve, et que j'en parle ici, (ce qui m'a valu quelques bonnes piles d'insultes !!!
Mais, là où vous faites erreurs, Jean-Paul, c'est ici, je cite: "parce qu’ils sont dans la jouissance de l’immédiateté — comme si l’on résumait l’érotisme à la masturbation."

La branlette, ce n'est pas forcément l'immédiateté, ça peut durer vachement longtemps !!!
La preuve, le café pédagogique n'a jamais fermé !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Même si je n'ai pas eu le temps de lire votre note, ni les commentaires qui suivent, je suis pleinement d'accord avec vous JPB.





(Toute ressemblance avec un /.../ etc.)

Écrit par : Zorglub le fourbe | 01 octobre 2011

Ah, les phôtes de frappe…
Toujours trop vite, sauf avec les dames…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

"...un rejet de l’école et de la culture dangereux pour la démocratie. ", disent craindre les allumés à la fin de leur prose diafoireuse du Café pédagogique. Je leur suggère de venir faire un tour dans mes classes de qualification de cette année, histoire qu'ils se rendent comptent que le rejet, il est là, solidement implanté, depuis des années, comme un buisson d'orties qui grignote chaque année davantage le sous-bois et la pelouse et dont les racines sont si longues que l'arrachage et le mythe de Sisyphe, c'est pareil.

J'ai parlé de Sisyphe à mes élèves de sixième (terminale). Morceaux choisis : "Quel nom de con!", "Il a qu'à la lâcher, sa pierre." On s'en fout des Grecs, c'est tous des pédés." Et l'éternel "Ça m'prend la tête, vot'truc." Et dans le tas de ces idiots fiers de l'être, j'ai quatre ou cinq petits miracles dont je bénis l'existence, qui s'accrochent, écoutent, apprennent, mais forcément pas autant qu'ils le voudraient et le peuvent, et forcément pas dans l'environnement auquel ils ont pourtant droit. J'oubliais : on ne peut plus mettre les élèves à la porte, dans mon école, la direction imaginant que l'un d'eux pourrait tout à coup se suicider dans les corridors ou y mettre le feu pour se venger, ce qui rendrait le professeur responsable de la catastrophe; la direction prétend nous protéger en nous enlevant le seul moyen vraiment efficace pour arriver à donner cours aux vrais élèves et pour faire taire ceux qui ont tout de même un petit surmoi.

Écrit par : puce | 01 octobre 2011

Mais Puce c'est donc vous Sisyphe !

Écrit par : iPidiblue roule les pierres ! | 01 octobre 2011

Moi qui fréquentais, non?

Écrit par : retraitée | 01 octobre 2011

C'est donc facile de leur expliquer qui est Sisyphe, ils vont vite comprendre: c'est un professeur de l'enseignement secondaire français chargé d'enseigner une matière quelconque à trente crétins dont il ne peut même pas s'en débarrasser en les envoyant chercher la clef des champs ... ils vont très bien saisir ce langage croyez-moi !

Écrit par : iPidiblue roule les pierres ! | 01 octobre 2011

... se débarrasser ...

Écrit par : iPidiblue | 01 octobre 2011

A corriger sans délai!

Vous avez nombre d’amis et supporters qui n'auraient concevoir que nous nous associassions.
Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

Ké ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

Pour ceux qui aiment les romans corses :


http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/voici-l-homme-plus-recherche-france-141318.html


J'espère que Meirieu ne deviendra pas l'homme le plus recherché de France par la bande à Brighelli ...

Écrit par : iPidiblue la brise de mer | 01 octobre 2011

Pour les fans, cet album souvenir :

http://dl.free.fr/uwK9qbaIM

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

A corriger sans délai!

Vous avez nombre d’amis et supporters qui n'auraient concevoir que nous nous associassions.
Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

Ké ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

"pu" concevoir, non ???
Méthode globale, Jean-Paul??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

A corriger sans délai!

Vous avez nombre d’amis et supporters qui n'auraient concevoir que nous nous associassions.
Écrit par : Tullius Detritus | 01 octobre 2011

Ké ?
JPB
Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

"n'auraient pu concevoir"

Serait intéressant que Meirieu répondît sur ce blog!

Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Serait intéressant que Meirieu répondît sur ce blog!
Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Chiche !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

Bon, j'ai posé une question, moi !!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

"Pour ceux qui aiment les romans corses :

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/voici-l-homme-plus-recherche-france-141318.html

J'espère que Meirieu ne deviendra pas l'homme le plus recherché de France par la bande à Brighelli ...

Écrit par : iPidiblue la brise de mer | 01 octobre 2011"


Dans tous les cas, à défaut de reddition du bonhomme, ce roman pourra toujours être "réédit[é]"...

Écrit par : Maxime | 01 octobre 2011

Brighelli, il n'y a que vous (et quelques autres ?) pour croire qu'il existe encore des "héritiers". Si bien que votre dernière phrase est un flop, et prouve que votre lecture de la situation, si vraie et si utile en son temps, est devenue à présent douloureusement anachronique. Nous ne sommes plus en 1995 ; le désastre a fait quelques progrès, depuis.

Je vais vous révéler un grand secret : il n'y a plus de classe cultivée, et donc plus d'héritiers. Vous opposez, dans votre lettre à Meirieu, les humbles et les héritiers, mais cette dichotomie n'a plus aucune consistance réelle. Il a suffi d'une ou deux générations pour abattre la culture (la vraie) et la remplacer par le divertissement festif et le rêve de devenir trader. (Demandez aux élèves de classes préparatoires économiques et scientifiques ce qu'ils veulent faire plus tard dans la vie. Et demandez-leur, une fois diplômés d'une pseudo Grande Ecole, la place que la culture tient dans leur vie !)

Comme tout un chacun, vous avez bien compris que le pédagogisme n'a rien appris aux nouveaux publics ; mais vous semblez ignorer que la prolétarisation intellectuelle de tous, et notamment celle des professeurs, devenus entre temps "profs" ou "enseignants" (dont la majorité semble vouer une haine totale à la culture au sens ancien, ce forum en est bien la preuve), bref vous semblez ignorer la déculturation massive et défiitive des rejetons de la classe jadis dite "cultivée".

Les élèves parisiens, y compris et surtout les meilleurs lycées, ne nous donnent aucune raison de nous réjouir.

Vous avez certes entièrement raison de mettre en dialectique, dans votre Note, le pédagogisme, l'Europe de Bruxelles et la mondialisation : mais quid de l'immigration ? Du remplacement du peuple français par un autre ? Alors que cette donnée fondamentale, historique, participe pleinement de l'effondrement de l'Ecole... et pas que dans les quartiers immigrés.

L'immigration de masse ne pouvait donner que le pédagogisme.

Si un jour vous acceptiez et compreniez cela, vous pourriez, croyez-moi, renouveler en profondeur votre analyse et, ainsi, la mettre à jour. Sans cela, votre analyse demeurera inexacte, partielle, et alors il ne serait pas étonnant que Meirieu et vous finissiez en effet par vous rejoindre...

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Je réfute cette hypothèse de toutes mes forces ! La Corse conserve toute sa culture ... mafieuse !

Écrit par : iPidiblue de la vraie culture et de ses hypostases | 01 octobre 2011

Il y a encore des traditions dans notre vieux pays ! Nous manquons seulement d'observateurs avisés et d'une langue bien conçue pour traduire, à la place nous avons un sabir socioconomique qui se répand partout et ne montre rien !

Écrit par : iPidiblue de la vraie culture et de ses hypostases | 01 octobre 2011

"Nous manquons seulement d'observateurs avisés et d'une langue bien conçue pour traduire"
Écrit par : iPidiblue de la vraie culture et de ses hypostases | 01 octobre 2011

Renaud Camus est l'homme qu'il vous faut.

Écrit par : Flickr | 01 octobre 2011

Le premier magistrat du pays est aussi le capo di tutti i capi de la mafia transnationale qui nous gouverne !

A mesure que les structures de l'Etat se défont, les hommes ayant horreur du vide - et non pas du vice en tant que tel - nos élus ressemblent de plus en plus à des chefs de mafias locales.

Écrit par : iPidiblue capo dei capi | 01 octobre 2011

Wolt, vous n'avez pas tort. Mais d'ici que l'institution s'en aperçoive, ce sont encore les héritiers — qui n'ont pas la culture, d'accord, mais qui parlent encore la langue, eux (comparez avec les petits jeunes dont parle Morgan Sportès dans son dernier et remarquable livre — qui tireront pendant un certain temps encore leur épingle du jeu. On les recrutera sur l'idée qu'ils ont encore la culture parce qu'ils en ont les formes. Alors, il n'est pas vain de tenter d'en redonner une vraie à tout le monde, ou me trompé-je ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

La réunion au Fouquet's le soir de l'élection de Sarkozy ressemblait comme deux gouttes d'eau à la réunion du plus puissant clan mafieux qui fêtait l'élimination du clan rival dans l'arrière-salle d'un restaurant douteux ... c'est une scène du Parrain !


Demandez à Eva Joly ce qu'il en est !

Écrit par : iPidiblue le Parrain | 01 octobre 2011

Alors, il n'est pas vain de tenter d'en redonner une vraie à tout le monde, ou me trompé-je ?
JPB
Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

Ce n'est jamais vain en effet. L'Ecole doit permettre à chacun de devenir tout ce qu'il peut être : aux héritiers, de l'être pleinement et de le rester ; aux autres, de le devenir (bien qu'il faille souvent un système scolaire véritablement démocratique, au bon sens du terme, et sur au moins deux générations pour cela).

Hélas, la situation démographique de la France, la composition de sa population rendent ce bel idéal de plus en plus impossible atteindre.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

JPB qui est d'origine corse et fils de policier comprend très bien ce qui se passe ; à mesure que l'Etat central est rongé de l'intérieur et de l'extérieur, des pouvoirs autonomes de structure mafieuse se développent et viennent le remplacer partout où il régnait.
Ce n'est pas l'actualité de cette semaine qui va me démentir ! Policiers véreux, magistrats corrompus, écoutes privées, réseaux d'influence en tous genres, argent sale de l'armement ou de la drogue ...
Alors que Renaud Camus est complètement à l'ouest ...

Écrit par : iPidiblue le Parrain | 01 octobre 2011

Ce n'est jamais vain en effet. L'Ecole doit permettre à chacun de devenir tout ce qu'il peut être : aux héritiers, de l'être pleinement et de le rester ; aux autres, de le devenir (bien qu'il faille souvent un système scolaire véritablement démocratique, au bon sens du terme, et sur au moins deux générations pour cela).

Hélas, la situation démographique de la France, la composition de sa population rendent ce bel idéal de plus en plus impossible atteindre.
Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Vous pourriez nous développer ce dernier paragraphe?
Car je ne comprends pas bien en quoi l'accès à la culture, laquelle comprend non seulement la littérature, mais aussi la science, l'épistémologie (ou philosophie des sciences) et l'éthique, exigerait comme préalable d'être Français de souche.
Vous vouliez dire que c'est l'immigration qui anéantit toute possibilité d'enseigner, notamment dans les collèges? Mais est-ce l'immigration en elle-même, ou ceux (les amis du soldat Meirieu) qui l'instrumentalisent pour ruiner les fondements de la pédagogie traditionnelle?

Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Vous vouliez dire que c'est l'immigration qui anéantit toute possibilité d'enseigner, notamment dans les collèges?
Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Parfaitement.

L'exigence préalable n'est en aucun cas d'être Français de souche, mais d'être en situation de recevoir un enseignement, avec le minimum d'éducation préalable que cela exige. Il se trouve que c'est de moins en moins en le cas : non seulement chez de nombreux enfants d'immigrés venus d'Afrique, qui semblent, que cela plaise ou pas, avoir apporté une intarissable dose de sauvagerie dans leurs valises ; mais aussi, de plus en plus, chez les enfants de Français de souche à présent déculturés, abrutis par TF1, dans un contexte de démission des pères, de mères célibataires et de familles recomposées à la va-comme-j'te-pousse.

Les pédagogistes ont été honnêtes sur un point : il a fallu s'adapter aux nouveaux publics. Ils ont bien senti, dès les toutes premières vagues d'immigration de peuplement, que tout allait changer. Ils se sont donc placés en fonction de cette nouvelle donne : certains pour faire carrière, d'autres parce qu'ils y ont vraiment crus et continuent d'ailleurs d'y croire. Ils ont ensuite pris le pouvoir et imposé leurs théories à tous via les IUFM.

C'est ainsi que s'est mis en branle, depuis 30 ans, un étrange phénomène auto-entretenu : l'immigration appelle toujours plus de pédagogisme, et le pédagogisme déculturant fait accepter toujours plus d'immigration, à grands renforts de morale antiraciste culpabilisante. Tout le monde est ainsi tiré vers le bas, et il n'y a plus d'"héritiers".

Pendant ce temps, les enfants du pédagogisme arrivent à l'age d'etre "profs" (le mot et donc l'habit de professeur est devenu trop grand pour eux), ce nouveau métier humanitaire qui n'a plus grand chose à voir avec l'ancien métier humaniste de professeur.

Je sais que cela fait hurler les nigauds habituels qui s'expriment ici ; pourtant, ce n'est, je crois, que la vérité. Elle est plus difficile à accepter qu'à comprendre.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Vous vouliez dire que c'est l'immigration qui anéantit toute possibilité d'enseigner, notamment dans les collèges?
Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Perdez pas votre temps avec ces chemises brunes, JL, ils sont imperméables à la raison.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Je sais que cela fait hurler les nigauds habituels qui s'expriment ici ; pourtant, ce n'est, je crois, que la vérité. Elle est plus difficile à accepter qu'à comprendre.
Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Non, je refuse d'accepter un mensonge, même s'il est bien dissimulé pour faire croire que c'est la vérité.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

C'est bien la peine de se prétendre "cultivé" et "intelligent", (enfin, pour ce dernier adjectif, j'imagine que vous le revendiquez aussi, et que vous vous supposez certainement plus cultivé que la majorité des participants à "bonnet d'âne"), et de revendiquer des amalgames aussi navrants.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Alors que Renaud Camus est complètement à l'ouest ...

Écrit par : iPidiblue le Parrain | 01 octobre 2011

Pas du tout, il est à l'Est, et son fantôme hante ce blog.
Allez, les p'tits fafs façon bourgeois intello, faites votre coming-out et balancez-nous un bon gros "Votez Renaud Camus" et qu'on en finisse.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

"Je sais que cela fait hurler les nigauds habituels qui s'expriment ici ; pourtant, ce n'est, je crois, que la vérité. Elle est plus difficile à accepter qu'à comprendre."

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Je ne hurle pas, quand je lis ça.
Je vomis.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Vous voyez, je l'avais dit : les roquets se mettent déjà à aboyer.

Allez, je vous laisse méditer sur mes messages qui, je crois, possèdent une certaine quantité de vérité.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

C'est bien la peine de se prétendre "cultivé" et "intelligent", (enfin, pour ce dernier adjectif, j'imagine que vous le revendiquez aussi, et que vous vous supposez certainement plus cultivé que la majorité des participants à "bonnet d'âne"), et de revendiquer des amalgames aussi navrants.
Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

En tous cas, ça m'a rappelé dickens... ils ont vraiment un discours pré-formaté, ces fans de Renaud Camus.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Vous voyez, je l'avais dit : les roquets se mettent déjà à aboyer.

Allez, je vous laisse méditer sur mes messages qui, je crois, possèdent une certaine quantité de vérité.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Allez un petit effort: Vo... vot... votez... - bien, continuez -
Votez Re... Votez Renaud... Votez Renaud Camus !
Bravo ! Voyez, c'était pas si difficile pourtant !

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Wolt vous devriez arrêter le vat 69, vous n'en seriez que plus clair dans votre apologie obscurantiste *.

Votre lien immigration-pédagogisme est une imposture que vous assénez comme un mantra.

Je vous pisse dessus comme d'hab.

* www.voltetwatt.fr

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Je vous pisse dessus comme d'hab.
Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Je peux me joindre à vous ? Moi aussi j'ai comme une envie pressante, soudainement...

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Et le coup des roquets ! Mais OUI ! Wolt EST dickens, plus de doutes là-dessus !
Alors comment ça se passe à Camusland ? Et vos petits prépas, toujours pas assez bon pour vous ?

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

"Je peux me joindre à vous ?"

Vous pouvez.

Il faut savoir donner de la joieaux pauvres d'esprit : les blondinistes aiment se faire uriner dessus.

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Bon, je me force à boire cinq-six bières, et je vous rejoins !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Oui, je me souviens que Dickens se pensait plus malin que tout le monde, du haut de ses trois neurones. Mais je ne me rappelais pas son discours anti-immigrés.
Une nouvelle antienne apprise dans les back-room fachos ???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Désolé, je ne suis pas "Dickens" (mais ça aurait été marrant, comme pseudo).

Bon, sur ce, je m'en vais. C'est que vous êtes terriblement agressifs, vous les gens du camp du Bien.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Eh non, revenez: je n'ai pas fini, il m'en reste encore un peu ! Mince... bon bah j'ai plus qu'à me trouver un arbre maintenant...

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Mais je ne me rappelais pas son discours anti-immigrés.
Une nouvelle antienne apprise dans les back-room fachos ???

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Moi si ! D'ailleurs ça a commencé à peu près au moment où il a commencé à partir en vrille, en nous citant son maître à penser à tour de bras.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Oui, je me souviens que Dickens se pensait plus malin que tout le monde, du haut de ses trois neurones.
Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Z'êtes vache: du savoir, il en avait... c'est juste dommage qu'il n'ait pas cru bon de faire un peu de place pour autre chose.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

« …dès les toutes premières vagues d'immigration de peuplement… »

Ce complément de nom (l'immigration africaine remplacera à terme les Français de souche) en dit beaucoup sur la gravité de l'atteinte mentale.

Et tout le fatras environnant rappelle le distinguo, mobilisateur mais faux, des Révolutionnaires, entre les gens du peuple, héritiers des Gaulois, véritables ancêtres des Français, et les aristocrates, descendants des Francs, traîtres à la patrie réfugiés à Coblence.

Simplement ridicule.

Écrit par : M-P | 01 octobre 2011

Regardez donc l'évolution des photos de classe depuis 20 ans, et dites-moi si l'on ne constate pas, dans une importante mesure, une espèce de "remplacement"...

Écrit par : W. | 01 octobre 2011

Meiriol joue au consensuel, voire au con qui se sent seul, mais derrière les vrais toxiques tapinent frénétiquement :

www.educationetdevenir.fr/spip.php?article504

"Il est nécessaire de créer un réservoir de formateurs académiques recrutés sur des compétences validées (sur la base d’un DUFA ou d’un master de formation d’adultes)"

Dufa, akwassa ?

www.fp.univ-paris8.fr/Diplome-Universitaire-de-Formation

"Au fil des ans, ce projet pédagogique s’est orienté vers une meilleure prise en considération de l’inachèvement de l’homme et de l’importance de l’affectivité dans la formation, sans nier pour autant le rapport au savoir constitué.
Centré sur l’hétérogénéité des participants, des théories de référence et des styles de formation, ce cursus pédagogique s’appuie sur les principes de la recherche-action existentielle à l’œuvre dans les processus de formation des adultes. Il s’agit d’articuler une réflexion (recherche), étayée théoriquement, sur et à partir d’une action d’ordre pédagogique, au sein même d’un processus qui intègre un rapport au temps et une dimension collective, tout en considérant les ouvertures à l’écoute sensible, axiologique et interculturelle."

Jeunes salopards du Moloch en recherche d'action pour ne plus enseigner, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

"[...]
www.fp.univ-paris8.fr/Diplome-Universitaire-de-Formation

[...]

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011 "


Précisons que cette entité est dirigée par un certain Francis LESOURD. Le bonhomme a le délire tonique, et la "n" (que j'éprouve pour ce genre d'individus) peut être remplacée par une autre croisée.
Le CV du bonhomme est ici: < http://www.univ-paris13.fr/experice/fr/membres-experice/enseignants-chercheurs-experice/76-fiche-lesourd.html >.
Et, pour le plaisir de Dugong, je joins une de ses lumineuses contributions: < http://lllearning.free-h.net/A-GRAF/Symposia/textes/2003/lesourd_2003.htm#_ftnref5 >.

Quant au premier lien donné par Dugong (< http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article504 >, horresco referens), sa lecture, riche d'enseignement sur les projets en cours, est terrifiante. Et si on veut être formé par ces gens-là, il faut aimer casquer: < http://www.educationetdevenir.fr/IMG/pdf/E_D_Formation_1_.pdf >.
L'un des piliers de ce groupe est Jean-Yves Langanay, dont on trouve trace ici: < http://www.educ-revues.fr/EM/ListeResultats.aspx?idAuteur=4887 >; cliquez sur les liens, c'est... édifiant, dirons-nous.

Bon, pour faire passer tout ça et mon métier qui semble destiné à être mis en bière, je crois que je vais m'occuper de quelques trappistes. Et puis, ça m'aidera à creuser plus avant la question de mes corrections en cours.

Écrit par : Maxime | 01 octobre 2011

ah ben je croyais que j'étais seul dans l'ombre débilitante des jésuites casuistes belli, et ca rassure de voir que Monsieur douze mille Wolt nous éclaire...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Une question que je me suis toujours posé: quelle langue parle-t-on en pédagolie ??

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

La langue du bois médor ...

Écrit par : iPidiblue le furet du bois médor | 01 octobre 2011

La langue du bois médor ...
Écrit par : iPidiblue le furet du bois médor | 01 octobre 2011

J'aurais bien dit le pedagolois, mais certains n'auraient pas apprécié...

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

ah g relu tout Wolt, ya rien à ajouter, ca fait plaisir, de lire un esprit clair et limpide, avec un certain courage, et pas des phrases a l'emporte piece, répetees comme une mecanique rouillée, un grincement sinistre de roue de chariot embourbee dans le cloaque du pedagogisme et du politiquement con-pas-sensuel du tout... ils sont drôles a se refiler le scoubidou du sarcasme comme si il suffisait de repeter de plates âneries pour en faire des verités...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

est un professeur de l'enseignement secondaire français chargé d'enseigner une matière quelconque à trente crétins dont il ne peut même pas s'en débarrasser en les envoyant chercher la clef des champs ... ils vont très bien saisir ce langage croyez-moi !
Écrit par : iPidiblue roule les pierres ! | 01 octobre 2011

Ce langage-là, sûrement, cette langue-là, sûrement moins !

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

Vous n'aimez pas les coups de langue ?

Écrit par : iPidiblue le furet du bois joli | 01 octobre 2011

Vous ne pensez pas plutôt, Wolt, que c'est le pédagogisme qui a fait de l'immigration un problème en anéantissant la transmission des connaissances et en rendant ainsi problématique toute intégration?

Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Hélas non, JL !

Des commentateurs ont bien repéré le fait que le pégagogisme s'est toujours adossé à l'immigration pour déculturer l'Ecole. Dire cela n'est pas faux : on ne l'a en effet que trop vu.

Mais plus encore qu'un prétexte, je pense, moi, que l'immigration de masse a en réalité engendré le pédagogisme. Face à l'arrivée de populations bien moins civilisées que la notre, il a bien fallu s'adapter. Et comme, dans un contexte férocement égalitariste, il n'était pas question de garder longtemps un système à deux niveaux, alors on a aligné l'Ecole toute entière sur le modèle de la déculturation, et donné à tout un pays l'éducation normalement réservée à ses couches les plus défavorisées (les immigrés pauvres et peu civilisés selon nos critères).

Vinrent alors les exigences de baccalauréat pour tous, de garderie au long cours, etc. que la doxa et les média ont trouvé sympathique d'imposer à toute la population. On nous a fait croire que tout cela était un progrès, évidemment : "compétences", etc. On nous fait croire les soi-disant études s'allongeant, le niveau moyen de la population augmenterait. On sait qu'il n'en est rien, et que la plupart des diplômes sont en bois.

Plus qu'un prétexte, donc, l'immigration de masse fut le terreau dans lequel le pédagogisme a prospéré. A contrario, il n'a pas prospéré en classes préparatoires, parce que les enfants d'immigrés n'y sont pas, et qu'on a eu, jusqu'à il n'y a pas si longtemps (mais c'est en train de changer) des élèves prêts à travailler et à accepter la dure réalité des notes et des classements.

Les choses auraient-elles pu se passer autrement ? Oui, bien entendu. Il aurait fallu moins d'immigrés au cours des trente dernières années, de façon à garder des classes composées d'enfants issus de cultures majoritairement européennes, au sein lesquelles quelques nouveaux arrivants auraient pu s'intégrer sans problème. Viser la qualité, plutôt que la quantité.

Quand des classes ont commencé, assez vite, à être composées à 80% d'enfants dont les parents ne parlent pas le français, et qui ne réussissent pas à éduquer leurs enfants afin que ceux-ci soient capables d'être des élèves, alors ce fut le début de la fin. Le désastre avait commencé, et l'égalitarisme fou de notre hyperdémocratie n'a pas supporté que certains (les ex-"héritiers") y échappent. Tout fut aligné, et l'exigence de déculturation triompha, avec, souvent, l'accord enthousiaste des "profs" !

Voilà où nous en sommes, et nous y sommes depuis assez longtemps, maintenant. Et plus le temps passe, moins il y a de différence entre les élèves des grands lycées et ceux des banlieues. Regardez-les donc : ils parlent la même langue, écoutent la même musique, "pensent" et disent les même chose. La diversité, en somme, décroît.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Cher Wolt,
Je vous signale avec un malin plaisir que dans mon collège, les élèves issus de l'immigration colorée (de toutes les couleurs, et de toutes les religions aussi, d'ailleurs) sont en tête de classe d'une manière tout à fait écrasante par rapport à leur nombre, et que beaucoup de ceux qui sont parfaitement à la ramasse sont blancs comme des fromages à la crème (et baptisés et communiés et confirmés, même s'ils sont incapables de reconnaitre un pater quand d'aventure ils l'entendent).
Attention, et pour prévenir les objections de toutes sortes que vous ne manquerez pas de me faire, l'exception qui confirme la règle, etc., je ne dis pas que tous les élèves issus de l'immigration de première, de seconde ou de troisième génération sont en tête de classe. Mais il est faux de dire que c'est eux seuls qui tirent vers le bas. Ce qui tire vers le bas, c'est la société dans son ensemble, et ses priorités débiles, dont nous encensent les ministres et les puissants, avec le politiquement correct, la télé, la pub et la "com" (entre autres).

Écrit par : puce | 01 octobre 2011

Appelé au secours par le dernier survivant, John-Paul Brighelli jr., le soldat Meirieu se porte au secours de Fort Alamo, trois plombes après la victoire des Mexicains.

Scénario de John Huston, revu par Michel Houellebecq.

Écrit par : Robin | 01 octobre 2011

Chère Puce,

Comme vous l'avez anticipé, je vous ferais remarquer qu'on ne peut pas confondre cas particuliers et "grandes masses" — une erreur classique.

En lisant bien mes messages, vous verrez que plus le temps passe, et que moins la distinction entre élèves immigrés et "de souche" est opérante. Ils sont à peu près tous alignés, à présent. Du reste, quelle est la valeur réelle de ces "têtes de classe" ?

L'explication "c'est la société" n'est jamais satisfaisante, car elle est trop facile. C'est quoi, au juste, la "société" ?

Nous avons plus concrètement la conjonction de deux facteurs historiques très forts : l'arrivé massive d'immigrants plus soucieux de conquérir des territoires que de s'intégrer, d'une part ; et une espèce de suicide intellectuel béat des Européens de souche, d'autre part.

De ces deux facteurs, le deuxième est le plus difficile à concevoir, et donc à expliquer : cela je vous l'accorde.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Autrement dit : l'immigration ne tire pas vers le bas. Elle a tiré vers le bas. Et désormais, si nous continuons de sombrer, c'est tous ensemble.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

"d’autres que vous déjà ont fait l’apologie de ces lycées-casernes, de ces lycées-couvents, dont il est devenu évident que l’architecture close est, pour les élèves, un encouragement à s’investir dans le travail au lieu de paresser devant la télévision."

Voilà cher J-PB qui est fort bien dit. L'école croule aussi de sa pseudo ouverture au monde extérieur comme de la manière dont certains ont voulu transformer l'élève, le collégien ou le lycéen.

L'oubli de Meirieu comme de tant d'autres pédagogues autoproclamés est que seul l'effort (récompensé par l'acquisition difficile des connaissances) apprend l'effort et débouche ensuite sur le goût de l'effort qui s'acquiert au fil du temps et de la maturité.

Notre société a formé des "sauvageons" par ce besoin de rejeter l’ordre ancien sans en avoir récupéré ce qu'il avait de bon, c'est-à-dire que le bébé a été jeté avec l'eau du bain...

La contrition de Monsieur Meirieu, si elle peut lui apporter une certaine "meilleure conscience", ne saurait rattraper les ravages de ses choix idéologiques.

Écrit par : Robert | 01 octobre 2011

"d’autres que vous déjà ont fait l’apologie de ces lycées-casernes, de ces lycées-couvents, dont il est devenu évident que l’architecture close est, pour les élèves, un encouragement à s’investir dans le travail au lieu de paresser devant la télévision."

Voilà cher J-PB qui est fort bien dit. L'école croule aussi de sa pseudo ouverture au monde extérieur comme de la manière dont certains ont voulu transformer l'élève, le collégien ou le lycéen.

L'oubli de Meirieu comme de tant d'autres pédagogues autoproclamés est que seul l'effort (récompensé par l'acquisition difficile des connaissances) apprend l'effort et débouche ensuite sur le goût de l'effort qui s'acquiert au fil du temps et de la maturité.

Notre société a formé des "sauvageons" par ce besoin de rejeter l’ordre ancien sans en avoir récupéré ce qu'il avait de bon, c'est-à-dire que le bébé a été jeté avec l'eau du bain...

La contrition de Monsieur Meirieu, si elle peut lui apporter une certaine "meilleure conscience", ne saurait rattraper les ravages de ses choix idéologiques.

Écrit par : Robert | 01 octobre 2011

"d’autres que vous déjà ont fait l’apologie de ces lycées-casernes, de ces lycées-couvents, dont il est devenu évident que l’architecture close est, pour les élèves, un encouragement à s’investir dans le travail au lieu de paresser devant la télévision."

Voilà cher J-PB qui est fort bien dit. L'école croule aussi de sa pseudo ouverture au monde extérieur comme de la manière dont certains ont voulu transformer l'élève, le collégien ou le lycéen.

L'oubli de Meirieu comme de tant d'autres pédagogues autoproclamés est que seul l'effort (récompensé par l'acquisition difficile des connaissances) apprend l'effort et débouche ensuite sur le goût de l'effort qui s'acquiert au fil du temps et de la maturité.

Notre société a formé des "sauvageons" par ce besoin de rejeter l’ordre ancien sans en avoir récupéré ce qu'il avait de bon, c'est-à-dire que le bébé a été jeté avec l'eau du bain...

La contrition de Monsieur Meirieu, si elle peut lui apporter une certaine "meilleure conscience", ne saurait rattraper les ravages de ses choix idéologiques.

Écrit par : Robert | 01 octobre 2011

"Désolé, je ne suis pas "Dickens" (mais ça aurait été marrant, comme pseudo).

Bon, sur ce, je m'en vais. C'est que vous êtes terriblement agressifs, vous les gens du camp du Bien."

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

C'est marrant, le coup du "camp du Bien", c'était aussi un des tics de langage préférés de Dickens !!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Tout à fait d'accord avec Puce. Et quand ces immigrés, structurés pour beaucoup dans leur propre culture, se sont trouvés confrontés au chômage et à la perte d'autorité qui l'accompagne, confortée par le numéro vert à appeler en cas d'exercice de celle-ci pouvant passer pour de la maltraitance, alors il convient de ne pas jeter la pierre aussi facilement.
Il est vrai à présent qu'on est tous dans le Titanic et que l'orchestre joue ses dernières notes. Mais que Meirieu, grâce à ses nombreux revirements dont on a eu un avant-goût dans l'émission de Canal + voici quelques années, joue partition commune avec JPB, et que ce dernier le drague aussi éhontément, ça... ça a du mal à passer, voyez-vous !

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

La contrition de Monsieur Meirieu, si elle peut lui apporter une certaine "meilleure conscience", ne saurait rattraper les ravages de ses choix idéologiques.
Écrit par : Robert | 01 octobre 2011

Je ne crois pas une seule seconde à la contrition de Meirieu.
Maintenant qu'il est entré en politique, il est bien obligé de tenir sur l'école des propos moins farfelus que ceux auxquels il nous avait habitués, habile phraseur encensé par des cohortes de demi-pointures (comme ce merveilleux, je cite en substance :"Les profs n'accordent pas à leurs élèves la énième partie des efforts qu'ils déploient pour leurs propres enfants") . Il n'a pas "changé", il reste égal à lui-même, c'est-à-dire avant tout soucieux de sa carrière et tournant avec le vent.
L'article de JPB est de bout en bout ironique!

Écrit par : JL | 01 octobre 2011

Le nouveau général en chef de l'armée mexicaine, Philippe Meirieu qui s'était courageusement porté au secours du dernier survivant de Fort Alamo, John Paul Brighelli Jr, trois heures après la victoire mexicaine, vient d'accepter la "main tendue de ce dernier" : "Je suis d'accord pour le maintien d'une option latin au Lycée Henry the Fourth." et j'interviendrai auprès du ministre de l'Education de l'Union en faveur de cette "exception culturelle". Le soldat Meirieu, aujourd'hui promu général, n'a pourtant pas promis de réussir.

Écrit par : Robin | 01 octobre 2011

Alors là, cette allusion à l'immigration me laisse songeur. Le meilleur souvenir d'explication littéraire du "dormeur du val" me vient d'une 5ème de Kairouan, et le lycée roumain avec lequel on était jumelé me faisait penser qu'on allait nous manger tout cru… C'est le système français qui pêchait et pas celui des pays d'origine.

Écrit par : Frédéric Moreau | 01 octobre 2011

Et quand ces immigrés, structurés pour beaucoup dans leur propre culture, se sont trouvés confrontés au chômage et à la perte d'autorité qui l'accompagne,
Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

Encore des propos de plateau de télévision, notamment le mythe néo-hugolien du chômage-qui-rend-violent (un grand classique).

Écrit par : W. | 01 octobre 2011

"Encore des propos de plateau de télévision, notamment le mythe néo-hugolien du chômage-qui-rend-violent (un grand classique)."

Écrit par : W. | 01 octobre 2011

Répondez plutôt à Puce, au lieu de "bocher en toute" !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

"Et une espèce de suicide intellectuel béat des Européens de souche, d'autre part."

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Putain, ça va pas, la tête... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

AFP : "Un prêtre descend son église en rappel"

Pourquoi attendre d'être bissé pour critiquer sa hiérarchie ?

Écrit par : dugong | 01 octobre 2011

Ah bon ? C'est contestable, peut-être ????? Ils avaient de l'autorité sur leurs enfants. Ils croyaient en les perspectives d'amélioration de leurs conditions que l'école était susceptible d'apporter. Ils avaient sur l'école un discours que bien des Français de souche n'avaient déjà plus. D'où vient, pensez-vous, le fait qu'ils ne l'aient plus, les immigrés, ce discours ????

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

C'est marrant, le coup du "camp du Bien", c'était aussi un des tics de langage préférés de Dickens !!
Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Et de prendre tout le monde pour des imbéciles en présentant des conséquences comme des causes ou avec des raisonnements qui ont l'air vrai (le soleil tourne autour de la terre qui est assurément plate; suffit d'avoir des yeux pour s'en rendre compte !).
Je ai imaginé deux explications à cela:
1- c'est dickens qui nous fait un come back en utilisant un bon vieux truc de troll (je me casse, puis je reviens sous un autre pseudo en niant ma première identité)
2- les apôtres (parce qu'à ce stade, je ne sais pas si on peut toujours parler de partisans) de Renaud Camus sont des clones à pensée unique.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Putain, ça va pas, la tête... :-(((
Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Bah, ça vous surprend ? Depuis quand les fanatiques usent-ils de raison ?

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Je lui ai répondu, Monsieur, en lui disant qu'il fallait prendre garde à ne pas confondre le général et le particulier, le passé (les années 1970 et 80) et le présent (aujourd'hui), ainsi que l'absolu et le relatif (les fameuses "têtes de classe").

J'ai émis une hypothèse que je crois forte. Je ne dis pas que j'ai forcément raison, et je suis prêt à discuter avec n'importe qui. Mais il se trouve que mon hypothèse, à savoir que l'immigration de masse fut le terreau du pédagogisme (et pas seulement son prétexte sentimental) me semble convaincante.

Je pense aussi que plus le temps a passé, plus les immigrés se sont retrouvés, du fait de leur nombre toujours plus important, dans des situations où ils ont été majoritaires et non plus minoritaires. D'où l'inutilité, voire l'impossibilité, pour eux de s'intégrer ; mais au contraire, l'émergence de la possibilité d'une conquête. Que l'ancien système scolaire français soit détruit au passage, avec l'approbation béate du Ministère et de nombreux Français, n'est qu'une conséquence logique de cette démarche de conquête.

Je ne dis pas que c'est bien ou mal. J'essaie simplement de faire un constat historique aussi objectif que possible, en évitant les anachronismes et le sentimentalisme qui sont hélas souvent la règle dans ce genre de débat.

On a trop tendance, de nos jours, à voir en l'immigré ou "jeune de banlieue" une nouvelle figure christique, forcément victime et innocente d'un pays peu accueillant. Quoiqu'il fasse, on lui trouve des excuses (chômage, HLM, discriminations, etc.) Et s'il était plutôt, bien souvent, et de plus en plus, un soldat conquérant et avide de territoires ? Et si le but de la plupart des immigrés était non pas de s'intégrer à notre civilisation, mais au contraire de recréer ici exactement la même vie que dans leur pays d'origine (avec quelques avantages en plus...) ? Et si nuire au déroulement des cours, et donc à l'Ecole, était la méthode première de cette conquête, d'autant plus facile à mettre en oeuvre que l'Ecole n'exclut personne, et qu'ils le savent bien ?

Écrit par : W. | 01 octobre 2011

La théorie du complot, maintenant... :-(((
Non, vous n'avez pas répondu à Puce. Ou, du moins, vous n'avez tenu aucun compte du "désamorçage" de votre réponse extrêmement prévisible, désamorçage présent dans la deuxième partie de son message.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

Ils avaient de l'autorité sur leurs enfants. Ils croyaient en les perspectives d'amélioration de leurs conditions que l'école était susceptible d'apporter. Ils avaient sur l'école un discours que bien des Français de souche n'avaient déjà plus. D'où vient, pensez-vous, le fait qu'ils ne l'aient plus, les immigrés, ce discours ????
Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

Voilà du sentimentalisme par excellence. Allez donc faire un tour dans la vraie vie, parce que là vous êtes dans "Plus belle la vie".

Écrit par : W. | 01 octobre 2011

c'est dingue plus je relis wolt et ses contradicteurs, plus je vois que ces derniers s'enfoncent dans des phrases courtes et vides de sens, des aphorismes repetitifs, des anathemes peu glorieux, des derivatifs... la panne seche quoi... plus d'arguments, je sais pas qui est wolt, mais chapeau, une culture et une intelligence qui met raplapla des esprits corrosifs rôdés a la contreverse factice...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

Et si le but de la plupart des immigrés était non pas de s'intégrer à notre civilisation, mais au contraire de recréer ici exactement la même vie que dans leur pays d'origine (avec quelques avantages en plus...) ?
Écrit par : W. | 01 octobre 2011

Et si le but des émigrés était tout simplement, comme 90% des êtres humains, de vivre décemment ?
Pour le reste vous nous servez un truc vieux comme le monde: prenez 20 français qui s'installent aux US, au Maroc, en GB - bref où vous voulez - et vous me direz s'ils ne vont pas essayer de vivre "à la française" (PS: pour l'avoir vécu, je peux confirmer que, sans en être les champions, nous sommes néanmoins assez fort dans ce domaine).

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

additif... si ce ne sont puce et le maitre des lieux qui sont un peu pres seuls capables d'argumenter...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

Julien, c'est vieux comme le monde, en effet, et donc vérifiable. A d'autres époques, on a pu appeler cela "colonisation". Cela me fait plaisir de vous savoir convaincu.

Néanmoins, il y a une différence entre les Français qui s'installent Londres et les importantes vagues d'immigration venues en France. Vous admettrez, d'abord, que l'écart de civilisation est plus grand (et donc le choc plus fort) ; et qu'il n'y a pas, en moyenne, 200 000 Français qui s'installent en grande-Bretagne tous les ans...

Un pays peut parfaitement intégrer des individus soucieux de s'assimiler au mieux. Un pays ne peut pas intégrer des peuples entiers qui n'ont, du reste, aucune raison de s'assimiler. Reste à savoir si la civilisation des nouveaux venus est plus belle, plus douce, plus riche que l'ancienne. Je n'en suis hélas pas certain (mais c'est là une affaire toute personnelle).

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Mais il se trouve que mon hypothèse, à savoir que l'immigration de masse fut le terreau du pédagogisme (et pas seulement son prétexte sentimental) me semble convaincante.

En effet, vous avez raison. Toutes les terres où le pédagogisme s'est installé avec le bonheur et le succès que l'on sait sont des terres d'accueil de ces immigrés inassimilables.

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2011

Et si le but des émigrés était tout simplement, comme 90% des êtres humains, de vivre décemment ?
Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Il y a mille et une définitions possibles à votre "décemment", Monsieur. On peut vivre décemment à l'africaine, à la marocaine, à la polonaise, à la sénégalaise, à la turque, à l'égyptienne, etc. Toute ces formes de décences existent. Mais il n'est pas certain qu'elles aient quoi que ce soit à voir avec la décence française. Mais j'imagine que, pour vous, toutes ces décences sont souhaitables, à l'exception de celle du pays hôte.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Mais j'imagine que, pour vous, toutes ces décences sont souhaitables, à l'exception de celle du pays hôte.
Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Non, il n'y a qu'une manière de vivre décemment qui transcende les cultures et elle a été développé par de nombreux philosophes et penseurs depuis l'antiquité. Révisez (ou lisez, tout simplement) Platon, Confucius ou même Averroès - même si j'imagine qu'un philosophe arabe ne doit pas avoir de grande valeur à vos yeux.

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Détrompez-vous, Monsieur : je tiens la civilisation arabe pour l'une des plus riches et des plus nobles qui nous ait été donnée. Je ne néglige en rien ses immenses apports dans des domaines variés tels que la médecine, la poésie, la mystique, l'astronomie ou les mathématiques.

En revanche, je ne vous suis pas sur cette idée de "décence unique". La seule idée globalisante du confort et de décence qui prétende s'appliquer aujourd'hui à tous, que je sache, c'est le "rêve américain". Pour le reste, vous faites un anachronisme, ou sombrez (comme à peu près tout le monde aujourd'hui) dans une vision téléologique de la philosophie et de l'Histoire.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

Mille excuses pour cette erreur de manip : l'envoi a été très long et j'ai pensé que le texte n'était pas parti.

Écrit par : Robert | 01 octobre 2011

A propos de l'immigration :

1) il est absolument exact que les jeunes Français partagent une sorte de "culture" (ou de sous-culture) commune - qu'ils soient immigrés "ou "de souche".

2) Le thème de l'adaptation aux "nouveaux publics" est un thème pédagogiste.

3) L'honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître que parmi ce "nouveau public", il y a les élèves qui, avant la Réforme Haby, n'entraient pas en 6 ème, mais aussi les enfants issus de l'immigration (je parle en termes statistiques)

4) C'est justement parce que les uns et les autres n'avaient pas, dans le milieu familial accès à la "culture de l'Ecole" qu'il aurait fallu la leur donner à l'Ecole, dès le primaire avec des Programmes et des méthodes dignes de ce nom (le soldat Meirieu et ses "seconds couteaux", portent une très lourde responsabilité dans cette non assistance à élève en danger). Il ne fallait donc pas adapter l'Ecole aux "nouveaux publics", mais adapter les nouveaux publics à l'Ecole.

5) La proposition de Manuel Valls de lier en partie l'immigration à la question du travail et du chômage - ce qui est le bon sens même - en instaurant des quotas est inapplicable dans le cadre de l'UE et de l'espace Schengen.

6) le sauvetage de l'Ecole républicaine est impossible (tout autant qu'une "Europe sociale") dans le cadre de l'UE (ce sont les critères de convergence qui obligent à noter par "compétences") et Philippe Meirieu déplore les conséquences de ce dont il chérit les causes.

Écrit par : Robin | 01 octobre 2011

@ Jean-Paul Brighelli

" [...] les sieurs Zakartchouk, Frackowiak ou Grandsire..."


Ne s'agirait-il pas plutôt de Grandserre (Sylvain), lequel n'hésite pas à commettre dans le café pédagogique et sur le site de Ph. Meirieu?
Le seul Grandsire (Patrick), notablement (à ma connaissance) lié à la pédagogie, c'est celui-là: < http://pedagogie.ac-amiens.fr/eco-gestion-lp/spip.php?auteur16 >...

Écrit par : Maxime | 01 octobre 2011

Vous avez fichtrement raison. Mais je préparais déjà le jeu de mots, un peu plus loin, sur les "tristes Grandsire" — je corrige !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2011

" [...] les sieurs Zakartchouk, Frackowiak ou Grandsire..."

Ne s'agirait-il pas plutôt de Grandserre (Sylvain), lequel n'hésite pas à commettre dans le café pédagogique et sur le site de Ph. Meirieu?"

Écrit par : Maxime | 01 octobre 2011

Je croyais que c'était fait exprès... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2011

... exprès comme le café ?

Écrit par : iPidiblue mdr ! | 01 octobre 2011

Philippe Meirieu reniant sa religion des sciences de l'éducation, voilà bien quelque chose de difficile à croire !
N'est-il pas simplement opportuniste ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 2011

Philippe Meirieu reniant sa religion des sciences de l'éducation, voilà bien quelque chose de difficile à croire !
N'est-il pas simplement opportuniste ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 2011

Personne ne semble s’être intéressé au premier de la classe en matière de réussite scolaire, la Finlande comme chacun sait, a un point que notre bon ministre y est allé faire un séjour d'inspiration...
Or les méthodes y sont tout aussi banales et identiques qu’ailleurs, sauf que, détail intéressant le taux de scolarité, ou plutôt le niveau d’éducation des mères est le plus élevé de toute la zone OCDE, donc du monde... Et en corolaire une forte homogénéité culturelle et linguistique... Chacun en tirera les conclusions qu'il veut... Sinon que c'est l'inverse en France...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

correctif... Ou plus exactement une forte cohésion sociale, puisqu'il existe 3 origines ethniques ;, finlandais majoritaires, suédois et lapons, fortement soudés par l’histoire et la culture… comme quoi tout est possible, pour peu qu'on adhère aux mêmes valeurs...

Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

Chacun en tirera les conclusions qu'il veut... Sinon que c'est l'inverse en France...
Écrit par : puzzle | 01 octobre 2011

Ce qui prouve que c'est plus simple avec une population homogène ? Sans déc' !
Il faudrait donc être lâche et fainéant en virant tous nos étrangers, en somme... moi j'appelle ça "ne pas avoir les couilles de faire face à l'adversité".

Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Ben oui, c'est ce que j'écrivais plus haut!
Quand on fait de la politique politicienne, on devient un obsédé du consensus...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Philippe Meirieu reniant sa religion des sciences de l'éducation, voilà bien quelque chose de difficile à croire !
N'est-il pas simplement opportuniste ?
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 2011

Ben oui, c'est ce que j'écrivais plus haut!
Quand on fait de la politique politicienne, on devient un obsédé du consensus...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

moi j'appelle ça "ne pas avoir les couilles de faire face à l'adversité".
Écrit par : Julien | 01 octobre 2011

Là, on vous imagine bien avec votre petit poing d'adolescent romantique levé vers le ciel...
Attention aux erreurs lexicales : le terme correct est "diversité".

Écrit par : Jacques | 02 octobre 2011

Attention aux erreurs lexicales : le terme correct est "diversité".
Écrit par : Jacques | 02 octobre 2011

Ah rester entre soi... c'est tellement commode, tellement confortable, tellement... facile en somme. Et ça critique les élèves qui glandent rien...

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Ah rester entre soi... c'est tellement commode, tellement confortable, tellement... facile en somme. Et ça critique les élèves qui glandent rien...
Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

C'est vous qui voulez rester avec ceux qui vous ressemblent, les personnages sinistres de ce monde devenu banlieue universelle, où il n'y a précisément plus de diversité, vu qu'on n'a pas le droit d'être autre chose que ce qui a été décidé pour vous, et où il faut accepter les choses telles qu'elles sont sans jamais réagir, surtout si elles sont désastreuses.

Le système vous a dressé à coups de clichés et de bons sentiments, et vous ne supportez pas qu'on ne soit pas comme vous, qu'on ne pense pas comme vous. Vous avez institué ici, sur ce blog et sans même vous en rendre compte, le délit d'opinion. Mais comme vous êtes un être profondément inculte et médiocre, ça n'a pas beaucoup d'importance. Il est facile de vous moucher, et régulièrement d'aucuns s'y emploient.

Mais enfin, sachez qu'iil y a mille fois plus de diversité dans mon monde à moi, dans celui de Wolt, de Robin, de Francis Penin ou de puzzle que dans le triste réduit où gît votre petit cerveau de roquet.

Écrit par : Jacques | 02 octobre 2011

Ben avec des commentaires pareils, il doit bien rigoler, Philippe Meirieu...

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Nous avons plus concrètement la conjonction de deux facteurs historiques très forts : l'arrivé massive d'immigrants plus soucieux de conquérir des territoires que de s'intégrer, d'une part ; et une espèce de suicide intellectuel béat des Européens de souche, d'autre part.

De ces deux facteurs, le deuxième est le plus difficile à concevoir, et donc à expliquer : cela je vous l'accorde.

Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011

C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche.

La formule "Européen de souche", c'est pays par pays, ou un Roumain est un Européen de souche qui a autant de valeur qu'un autre ?

Vraiment, quel nombre de commentaires à la con, alors que les message de départ est bien... Vraiment, si Philippe Meirieu passe par ici, il boira du petit lait.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

qu'ils y ont vraiment crus
Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011
au point d'être complètement cuits, sans doute...


mes messages qui, je crois, possèdent une certaine quantité de vérité.
Écrit par : Wolt | 01 octobre 2011
L’ennui c’est que c'est toujours à partir d'une petite parcelle de propos irréfutables (miroir aux alouettes qui n'a pas leurré grand monde ici) que procèdent les escrocs en tout genre et l'archétype de l'escroquerie intellectuelle est ce raisonnement fallacieux qui diabolise "les immigrés" en jetant sur un groupe l'opprobre que seule mérite une frange infime de cette population. Cette stigmatisation est un summum de crétinisme mais surtout elle constitue une incitation à la haine raciale.

En plus, le raisonnement ne tient pas debout et JL a relevé la faille du procédé:

Vous ne pensez pas plutôt, Wolt, que c'est le pédagogisme qui a fait de l'immigration un problème en anéantissant la transmission des connaissances et en rendant ainsi problématique toute intégration?
Écrit par : JL | 01 octobre 2011

C'est une évidence, mais pas pour qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et évacue la chronologie qui réfute à elle seule un argumentaire, spécieux par ailleurs.

La massification est de vingt ans antérieure à l'arrivée des immigrés du Magreb et d'Afrique sub-saharienne. Elle résulta, pour une petite part, du baby-boom de l'immédiate après-guerre et, pour une plus large part, de la prolongation de la scolarité et des politiques égalitaristes. Le pédagauchisme n'a pas provoqué la politique de massification, il gangrénait déjà l'institution quand sont arrivées les premières grandes vagues d'immigration.

W. tient aussi pour quantité négligeable les enfants des Rapatriés. Il fallut les scolariser d'un coup, quinze ans avant ledit regroupement. Et ce ne sont pas les Harkis qui ont démoli l'école de la République, au contraire, elle fut leur planche de salut.

La "massification" qui devait faire face à la nouvelle donne démographique été ratée par l'incompétence crasse de nos élites éducatives et c'est pourquoi on ne peut accepter ce que prétend W, "à savoir que l'immigration de masse fut le terreau du pédagogisme (et pas seulement son prétexte sentimental)"


C'est le contraire qui s'est produit, comme l'a signalé JL
En fait, le pédagogisme a plombé ces enfants venus de loin. Leurs parents comptaient retrouver en France certaines valeurs et une école qu'ils avaient appris à respecter au temps de la colonisation, mais à leur arrivée ils ont déchanté. La France conchiait ses valeurs traditionnelles et son école était au premier rang de ce dénigrement systématique. Elle n'était même plus capable de leur enseigner ces savoirs "émancipateurs" désormais d'un autre âge.

Le débat sur l'orthographe lancé par Julien est exemplaire de cette posture inepte. J'y reviendrai. Le savon passé par Jacques suffit pour l'instant.

Écrit par : Cadichon | 02 octobre 2011

Puisqu'il se dit ouvert à la discussion, je suggère à W. de s'intéresser à la genèse de la débâcle, plus précisément entre la réforme Berthoin de 1959, qui amorce le processus de massification en prolongeant la scolarisation jusqu'à 16 ans, à la loi Jospin de 1989, qui grave dans le marbre les dérives pédagogistes.

Voici un texte, écrit en 1991, qui ne mentionne évidemment jamais l'immigration dans les sources de la massification. La chronologie, à elle seule, montre que c'est une aberration.

"Pour comprendre de quel mal notre système éducatif est manifestement affligé, il faut replacer le problème dans la durée. (...) Depuis une trentaine d'années, en effet, l'école a connu en France des bouleversements qui la rendent méconnaissables pour les adultes ayant fait leurs études avant les années 1960. Il y a eu deux grandes vagues de réformes, très différentes par leur objet et par leur esprit.
D'abord des changements structurels. On a construit un système public unique là où existaient encore, en 1959, plusieurs systèmes parallèles et disparates. (...) La motivation de ces réformes est connue. Elles sont pour l'essentiel l'application du "plan Langevin-Wallon" de 1947..., (qui) recommandait l'unification administrative du système éducatif comme moyen de réaliser l'égalité sociale. Il fut le cheval de bataille des syndicats enseignants pendant toute la IV° République et la V° le réalisa. Il est vrai que les motivations des gaullistes étaient très différentes de celles des socialo-communistes: ils étaient surtout soucieux de fournir rapidement, à une économie en expansion, de la main d'œuvre et des cadres qualifiés*. Mais les deux projets convergeaient dans l'idée d'une action volontariste et de grande ampleur de l'État; en ce tems-là, révolutionnaires et technocrates communiaient dans les mêmes paradigmes planificateurs.
D'où l'explosion scolaire que l'on sait. De 1950 à 1980, tandis que le nombre des élèves de l'enseignement primaire augmentait modérément par l'effet mécanique du baby-boom, celui des élèves du second degré était multiplié par 6, celui des étudiants par 10, celui des instituteurs par 2, celui des professeurs du secondaire et du supérieur par 7 ou 8. Les constructions scolaires suivaient le même rythme haletant: de 1966 à 1975, on construisait, selon la formule, "1 CES par jour".
Mais l'école a été encore modifiée, à partir surtout de 1968, par une seconde vague de réformes, d'esprit complètement différent. Qualitatives, elles portaient cette fois sur la vie scolaire, les programmes et les méthodes. Substitution des "activités d'éveil" et des "méthodes actives", des "travaux de groupe" et des "activités coopératives" aux disciplines intellectuelles traditionnelles, suppression des systèmes classiques d'incitation et d'évaluation, recul de l'âge des principaux apprentissages, métamorphose complète de l'étude de la littérature et de l'histoire. (...) Les réformes qualitatives se fondent sur des idées bien précises, exprimées depuis le milieu des années 1960 dans quelques ouvrages théoriques clés et affinés par de nombreuses discussions au sein des syndicats enseignants et des clubs et partis politiques qui leur sont proches. (...) Il fallait inventer un second modèle de «démocratisation de l’enseignement » où l’accent serait mis non plus sur les structures, l’essentiel était fait à ce niveau, mais sur la pédagogie.
Louis Legrand, un des principaux théoriciens des réformes, justifie comme suit ce choix. Les jeunes des milieux populaires restent plus longtemps que les autres au stade piagétien de la pensée « concrète » et « finalisée», du fait de leur environnement familial et social qui ne privilégie pas la pensée spéculative et désintéressée. Si l’on veut rendre possible une école véritablement démocratique, il faut donc organiser l’enseignement sur la base de ces attitudes spontanées des enfants des classes populaires. (…) Puisque l’on vise l’unification de la société par l’unification de l’école, on appliquera ces méthodes à tous les enfants, y compris à ceux qui auraient pu suivre avec profit l’enseignement intellectuel. Comme on les suppose ultra-minoritaires et appartenant tous à une classe sociale coupable et honnie, on ne voit là aucune injustice. (…)
L’école unique est la matrice de l’homme nouveau, citoyen de la future société socialiste. Les réformes pédagogiques menées dans l’éducation nationale depuis 1968 sont, en définitive et pour parler net, un moyen de continuer à construire le socialisme. Qu’elles le construisent contre l’opinion et de manière déloyale, non affichée et non débattue, est pour les réformateurs un détail. Qu’elles le construisent, en outre, au prix d’un retour d’ignorantisme de nature à détruire en France l’œuvre de Jules Ferry et de l’école de la République, c’est une conséquence qu’ils aperçoivent vaguement, mais qu’il assument. Toute révolution a un coût."

Écrit par : Cadichon | 02 octobre 2011

Cadichon, nous sommes à peu près complètement d'accord. Sauf sur un point : dans les faits (pas dans l'intention), l'école unique s'est trouvée être la matrice de l'homo festivus de Muray — l'individu sans individualité dont avait besoin la société… libérale (de droite et de gauche, j'espère que nous sommes d'accord suer le fait que la distinction n'a plus aucune espèce de pertinence.. Tant que vous ne voulez pas voir ça, vous passerez à côté de l'essentiel : l'accord du cœur du système — le main stream du capitalisme nouveau — avec l'extrémisme pédagogique.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 octobre 2011

Le système vous a dressé à coups de clichés et de bons sentiments, et vous ne supportez pas qu'on ne soit pas comme vous, qu'on ne pense pas comme vous. Vous avez institué ici, sur ce blog et sans même vous en rendre compte, le délit d'opinion. Mais comme vous êtes un être profondément inculte et médiocre, ça n'a pas beaucoup d'importance. Il est facile de vous moucher, et régulièrement d'aucuns s'y emploient.
Écrit par : Jacques | 02 octobre 2011

Bah voyons. L'hôpital qui se fou de la charité.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche.
Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

On se cotise pour payer une mitraillette à Jacques ? Apparemment il a des envies, lui aussi.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Mais enfin, sachez qu'iil y a mille fois plus de diversité dans mon monde à moi, dans celui de Wolt, de Robin, de Francis Penin ou de puzzle que dans le triste réduit où gît votre petit cerveau de roquet.
Écrit par : Jacques | 02 octobre 2011

Tiens le roquet, une fois de plus... ils vont ont donné comme consigne d'appeler de la sorte tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous au parti de l'in-nocence ?
Allez, tous ensembles: Heil Camus, et vive la France !

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche.
Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011
*************
il est malhonnête, pour ne pas dire choquant, pour ne pas dire stalinien, d'imputer le crime d'Oslo, pourquoi pas celui de richard durne, ou des universités américaines, (même la confrérie des pêcheurs peut produire un psychopathe), a ceux qui pensent que l'école ne remplit plus sa fonction éducative et que l'immigration incontrôlée balaye les meilleures volontés...
que ceux qui n'ont pas vécu cette expérience traumatisante d'élèves voulant apprendre, noyés dans le chahut, les quolibets, les inerties d’une école d'un quartier difficile, s'informent...
l’information précède la pensée et la parole...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Louis Legrand, un des principaux théoriciens des réformes, justifie comme suit ce choix. Les jeunes des milieux populaires restent plus longtemps que les autres au stade piagétien de la pensée « concrète » et « finalisée», du fait de leur environnement familial et social qui ne privilégie pas la pensée spéculative et désintéressée.

Écrit par : Cadichon | 02 octobre 2011

Si ce n'est pas du "racisme"...
Même idée chez Meirieu : ces enfants forcément débiles puisqu'ils sont pauvres apprendront le français sur les modes d'emploi!
Un texte célèbre de l'OCDE ne dit pas autre chose : pour les masses populaires, le français s'apprendra "dans les gares, dans la rue, dans les églises"...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Ouh la la voici qu'on évoque le grand méchant loup... Agiter des spectres horribles, ce n'est pas raisonner, Monsieur.
Soyez (un peu) sérieux.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

ou comme le disait philippe bilger a ceux qui doutaient de la parole de zemmour, "venez donc assister lundi 5 h aux seances de comparutions immediates...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Pour paraphraser un mot d'André Gide à propos de la littérature, On ne fait pas de la bonne politique avec de bons sentiments. Un ouvrage récent présenté ici même montrait que l'abandon de la défense de l'ouvrier et du Peuple au profit de l'immigré (qui va de pair avec l'abandon de la thématique de la Nation - et de la justice au profit d'une vague agitation compassionnelle, irréaliste et impuissante des "belles âmes" qui, comme dirait Péguy ont les mains d'autant plus propres qu'ils n'ont pas de mains, est proprement suicidaire pour la Gauche. L'avertissement sans frais de 2002 semble avoir eu peu d'effets et seul Manuel Valls, parce qu'il dirige une commune et se bat avec la "réalité rugueuse à étreindre" parle de maîtriser l'immigration (et inévitablement se fait traiter de fasciste par les biens-pensants). Tenir ce langage de courage et de raison (non l'islam n'est pas une religion comme une autre, non le multiculturalisme n'est pas forcément un bien, non l'immigré n'est pas porteur de la rédemption du monde parce qu'il appartient à une "minorité visible"... ce n'est pas "stigmatiser" les immigrés.

Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

non l'islam n'est pas une religion comme une autre
Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

Pas d'accord, elle est tout autant critiquable que n'importe quelle autre. On y retrouve tous les défauts du christianisme à son heure de gloire.
Ce n'est pas très fair play de faire un commentaire aussi peu objectif, Robin.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Les cathos ont vraiment un souci avec la concurrence... vraiment on croirait Microsoft critiquant Apple !

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

En quoi est-elle différente des autres ? Le jihad ?

Écrit par : pluskacé | 02 octobre 2011

Cadichon,

Je vais passer sur les "incitations à la haine raciale" dont vous m'accusez, et sur toutes les insultes dont vous m'abreuvez au début de votre message.

JL, contrairement à ce que vous écrivez, ne soulève aucune faille dans mon raisonnement. C'est sa proposition "le pédagogisme a fait de l'immigration un problème" qui ne tient pas la route.

De deux choses l'unes : ou bien l'immigration massive est un problème (qui a sacrément mis l'Ecole à mal), ou bien elle ne l'est pas.
Moi, j'affirme (mais on ne peut ne pas être d'accord avec moi), qu'elle l'a été et qu'elle l'est encore.

Vous attribuez trop de pouvoirs magiques au pédagogisme.

Ce n'est pas le pédagogisme qui a rendu les élèves violents.
Ce n'est pas le pédagogisme (ou le chômage, ou l'architecture des cités, ou les pseudo-"discriminations", ou le temps qu'il fait, etc.) qui fait qu'il y a 80% de gens immigrés dans les prisons.
Ce n'est pas le pédagogisme qui a fait de l'immigration un problème. Elle n'a pas eu besoin de lui pour cela.

Le pédagogisme, par contre, a eu besoin de l'immigration pour prendre racine pour de bon.

On peut (et on doit) critiquer sévèrement le pédagogisme, mais il ne faut surtout pas, par commodité ou par malhonnêteté intellectuelle, s'en servir pour dédouaner ces gens de leurs responsabilités et nier un phénomène historique qui se passe tous les jours sous nos yeux : le Remplacement d'un peuple par un autre.

C'est ce qu'on a trop fait sur ce forum : critiquer l'Institution, ses méthodes, ses mauvaises réformes, etc.... sans jamais voir que, après tout, il y avait aussi des familles et des élèves dans l'Ecole, et que leur comportement devraient être analysés à la lumière de la civilisation, de la morale, de la race... et non pas du pathos (ah le pauvre immigré rendu méchant par ce vilain pays et ce vilain Meirieu !)

Que le pédagogisme ait existé, à la marge, dès avant les années 1970 ou 1960, nous le savons très bien.

Je ne dis qu'une seule chose : l'arrivée massive d'immigrés lui a permis de prospérer. Je dis aussi que, outre les pédagogues fous, l'arrivée massive de gens peu civilisés a été une calamité pour l'école et notre société. Je dis aussi que, vu leur nombre, nous n'avons plus affaire à des individus capables de s'intégrer ou pas, mais à des peuples entiers qui, de façon cohérente à l'échelle de l'Histoire, se trouvent désormais en situation de colons, et que l'arme de cette colonisation, c'est la délinquance qui commence très tôt dans le fait de perturber les cours.

Comme tout le monde, vous cherchez des prétextes sentimentaux ou techniques pour ne surtout pas voir ce phénomène historique qui touche la France. Je vous comprends : il est plus simple d'accuser Meirieu et tout un "système" que de regarder l'état d'une civilisation en face.

Que ce phénomène arrange les allumés du libéralisme, et qu'ils l'encouragent chaque jour davantage en nous culpabilisant, cela me paraît être une évidence. Cf. Laurence Parisot qui demande encore plus d'immigrés. Ce n'est pas elle, ni ses enfants, qui en font les frais.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

que ceux qui n'ont pas vécu cette expérience traumatisante d'élèves voulant apprendre, noyés dans le chahut, les quolibets, les inerties d’une école d'un quartier difficile, s'informent...
l’information précède la pensée et la parole...
Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Si le quartier est "difficile", n'est-ce pas par la faute de ceux qui sont en charge de la vie publique et qui ont laissé se former et s'accumuler en un même endroit trop de misère?

D'un autre côté, si l'école des cités ne remplit pas sa fonction intégratrice, n'est-ce pas par la faute des pédagogues fous et totalitaires qui en ont fait leur terrain d'expérience?

Petite question à laquelle quelqu'un pourra peut-être répondre ici: est-il vrai que chez eux, les Maghrébins et les Turcs ont dans leur culture à l'égard de leur école et de leurs maîtres un respect dont nous n'avons plus aucune idée en France? Auquel cas ce serait bien dans l'école de France, celle de nos pédagogues fous, qu'ils découvriraient le laisser-aller et la perte de repères...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Cadichon, nous sommes à peu près complètement d'accord. Sauf sur un point : dans les faits (pas dans l'intention), l'école unique s'est trouvée être la matrice de l'homo festivus de Muray — l'individu sans individualité dont avait besoin la société… libérale (de droite et de gauche, j'espère que nous sommes d'accord suer le fait que la distinction n'a plus aucune espèce de pertinence.. Tant que vous ne voulez pas voir ça, vous passerez à côté de l'essentiel : l'accord du cœur du système — le main stream du capitalisme nouveau — avec l'extrémisme pédagogique.
JPB
Écrit par : brighelli | 02 octobre 2011

Attention, JPB, Muray n'a jamais parlé de l'Homo Festivus, mais de Homo Festivus. Cette petite erreur montre que vous n'avez pas (encore) pleinement saisi l'idée.
Muray ne parlait pas vraiment d'Homo Festivus en tant que crétin utile d'un système économique devenu fou... (même s'il est aussi cela).
Il y voyait, de façon autrement profonde, une mutation de l'espèce, quelque chose d'irrémédiable. Un homme nouveau qui a décidé, en plein accord avec un système qui en effet ne cherche qu'à le dresser et à lui voler sa liberté, notamment celle de penser, d'en finir avec le mal, la négativité, la part maudite, bref, avec la littérature. Un homme nouveau, libéré de la lignée, du passé, de la race, et surtout de l'Histoire. La fin des limites, des séparations sacrées, et le triomphe du n'importe quoi au nom de la sacrosainte Fête et de la Fête dans le n'importe quoi.

Homo Festivus, on le voit bien, n'est pas là que pour des question d'argent...

Ici, par exemple, il y a Julien qui est un bon exemple d'Homo Festivus (notons qu'on peut être un excellent cas d'Homo Festivus sans forcément aller à des fêtes. Il suffit de penser que tous les hommes ont vocation à s'aimer et à fraterniser, et de l'asséner de façon brutale).

Écrit par : Mu | 02 octobre 2011

En quoi est-elle différente des autres ? Le jihad ?
Écrit par : pluskacé | 02 octobre 2011

Et le christianisme est innocent aux mains blanches, peut-être ?
Mais je peux comprendre que ça les contrarie: après tout, ça leur rappelle leur jeunesse (ah le bon vieux temps où on pouvait passer des villages entiers au fil de l'épée et au feu en disant "dieu reconnaîtra les siens").

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Ici, par exemple, il y a Julien qui est un bon exemple d'Homo Festivus (notons qu'on peut être un excellent cas d'Homo Festivus sans forcément aller à des fêtes. Il suffit de penser que tous les hommes ont vocation à s'aimer et à fraterniser, et de l'asséner de façon brutale).
Écrit par : Mu | 02 octobre 2011

Et fier de l'être !

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Écrit par : JL | 02 octobre 2011
"Si le quartier est "difficile", n'est-ce pas par la faute de ceux qui sont en charge de la vie publique et qui ont laissé se former et s'accumuler en un même endroit trop de misère?"

Encore une fois, c'est toujours de la faute de la France... Ces gens, décidément, ne sauraient-ils pas être autre chose que des assistés ?

"D'un autre côté, si l'école des cités ne remplit pas sa fonction intégratrice, n'est-ce pas par la faute des pédagogues fous et totalitaires qui en ont fait leur terrain d'expérience?"

C'est encore une fois leur attribuer trop de pouvoir. La première unité intégrative, Monsieur, c'est la famille. L'Ecole n'en peut mais.


"Petite question à laquelle quelqu'un pourra peut-être répondre ici: est-il vrai que chez eux, les Maghrébins et les Turcs ont dans leur culture à l'égard de leur école et de leurs maîtres un respect dont nous n'avons plus aucune idée en France? Auquel cas ce serait bien dans l'école de France, celle de nos pédagogues fous, qu'ils découvriraient le laisser-aller et la perte de repères..."

Encore un cliché, sympathiquement oriental. On se croirait au XVIIIème siècle, avec vos questions sur ces peuplade lointaines ! (est-il vrai que... ?)

Dans leur pays d'origine, ils sont en effet contrôlés de façon très stricte par la famille, la tribu, etc. Ils ne peuvent pas faire n'importe quoi, au risque de faire subir une honte incroyable à leur famille.

Ici, Monsieur, rien n'est pareil. Les pères ont souvent démissionnés, et surtout, ils sont en situation de colonisation. Ils sont en situation de guerre, et la fin justifie les moyens. Il n'y a plus de honte, donc plus de civilisation.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

"Il suffit de penser que tous les hommes ont vocation à s'aimer et à fraterniser, et de l'asséner de façon brutale"

Version remix: "Il suffit de penser que tous les hommes ont vocation à se détester et à se battre, et de l'asséner de façon brutale"

Les fachos n'ont finalement rien à envier au camp du bien, finalement. Vous devriez faire l'amour avec eux, pas la guerre !

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Et sur ce, je me casse: ma vessie est vide.
Merci aux petits fafs de m'avoir donner l'opportunité de me soulager.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Et sur ce, je me casse: ma vessie est vide.
Merci aux petits fafs de m'avoir donné l'opportunité de me soulager.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Et sur ce, je me casse: ma vessie est vide.
Merci aux petits fafs de m'avoir donné l'opportunité de me soulager.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Pas d'accord, elle est tout autant critiquable que n'importe quelle autre. On y retrouve tous les défauts du christianisme à son heure de gloire.

Ce n'est pas très fair play de faire un commentaire aussi peu objectif, Robin.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Je ne prêche pas pour une boutique, même si je pense qu'il y a, en effet quelque chose de fondamental dans le "message" judéo-chrétien.

Je constate simplement que l'aggiornamento qui a été fait après 1905 par une partie des catholiques français qui se sont ralliés peu à peu aux valeurs républicaines n'a pas été fait en terre d'Islam ; c'est l'islam (et non le judéo-christianisme) qui rend ACTUELLEMENT difficile le passage à la démocratie, à la laïcité, à la liberté d'opinion et d'expression (voyez ce qui se passe en Tunisie actuellement).

Il y a un problème majeur qui concerne l'herméneutique du texte "sacré" (et non "saint", nuance !), le Coran.

Cet interdit sur l'interprétation, je vous le concède, a existé aussi (et existe encore, mais marginalement) dans le judaïsme et le christianisme, mais il y a eu aussi d'autres courants de pensée (saint Thomas et la théologie rationnelle et l'appel à Aristote, donc à la philosophie, même si la philosophie est "ancilla theologiae", elle a sa place et prendra la première à partir de Descartes, le libre examen, la possibilité de lire la Bible sans passer par l'institution dans le protestantisme, le hassidisme et bien entendu l'interprétation à deux des textes dans les yeshivas et le Talmud (échappé vers le "très-bas" et l'humain) ou la Kabbale (échappé vers le "très-haut" et le Deus sine nomine)

Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

"C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche."

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Je suis assez surpris qu'on ne vous ait pas (encore) rétorqué que son geste était normal, en réaction à l'invasion islamiste qui transforme la Norvège en gigantesque mosquée à ciel ouvert !!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

@Robin

C'est bien là où je veux en venir: le problème de l'Islam, ce n'est pas l'Islam mais le fait qu'ils y a en effet un retard social dans les pays islamiques. Le jour où ces pays feront table rase et remettront les islamistes à leur place (dans la sphère privée, et non publique) alors je pense sincèrement que les choses évolueront.
En résumé, je ne pense pas que le problème soit d'ordre théologique, mais plutôt social.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

@Robin

C'est bien là où je veux en venir: le problème de l'Islam, ce n'est pas l'Islam mais le fait qu'il y ait en effet un retard social dans les pays islamiques. Le jour où ces pays feront table rase et remettront les islamistes à leur place (dans la sphère privée, et non publique) alors je pense sincèrement que les choses évolueront.
En résumé, je ne pense pas que le problème soit d'ordre théologique, mais plutôt social.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Wolt a raison, pour ceux qui connaissent l'islam, le Maroc et la Turquie, il est un fait certain que l'école est tenue d'une main de fer, excessive sans doute, car ca ne produit pas que des créatifs, mais nécessaire en partie...
les maghrébins se gaussent de notre mollesse s'ils sont ados et la déplorent s'ils sont parents... le plus grands mal que nous leur faisons c'est de les laisser à leur propre gouvernance, alors qu'eux même en leur for intérieur revendiquent ce besoin d'encadrement qu'ils recréent dans les cités par le caïdat...
bon voyage Julien, allez donc en Turquie, ca vous instruira, mais ne pissez surtout pas dans la rue, ni sur quiconque, vous vous feriez ratatiner…

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Robin, il y a quand même beaucoup plus de musulmans laïcs que de fanatiques, ou même que de pratiquants réguliers, dans les pays européens; même si on aimerait que les premiers prennent un peu plus vigoureusement parti contre les seconds.
Ceci-dit, l'attitude de Wolt & co ne les y incite pas vraiment, et c'est fort dommage.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Dans leur pays d'origine, ils sont en effet contrôlés de façon très stricte par la famille, la tribu, etc. Ils ne peuvent pas faire n'importe quoi, au risque de faire subir une honte incroyable à leur famille.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Je parlais de leur rapport à la parole du Maître...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

"Ici, Monsieur, rien n'est pareil. Les pères ont souvent démissionnés, et surtout, ils sont en situation de colonisation. Ils sont en situation de guerre, et la fin justifie les moyens. Il n'y a plus de honte, donc plus de civilisation."

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Ben voyons !!!
"démissionné", au passage; lapsus révélateur ??? ("sont démissionnés"???)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

les maghrébins se gaussent de notre mollesse s'ils sont ados et la déplorent s'ils sont parents...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Je crois que c'est bien vu.

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Une religion commence à faire problème quand elle instaure une théocratie.
En France, c'était le cas jusqu'en 1789...

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Le mouvement Ennahda ou Ennahdha (النهضة) ou Hezb Ennahda (Parti de la Renaissance), anciennement appelé Mouvement de la tendance islamique de 1981 à 1989, est un parti politique islamiste tunisien.

Il est fondé le 6 juin 1981 avant d'adopter un autre nom de février 1989 à mars 2011. Ses dirigeants ont été formés dans les universités modernes : Rached Ghannouchi, Abdelfattah Mourou et Hassen Ghodbani (juristes) et Salah Karker (économiste)

Longtemps interdit, il est légalisé le 1er mars 2011 par le nouveau gouvernement d'union nationale instauré après le départ du président Zine el-Abidine Ben Ali.

Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

Robin, il y a quand même beaucoup plus de musulmans laïcs que de fanatiques, ou même que de pratiquants réguliers, dans les pays européens; même si on aimerait que les premiers prennent un peu plus vigoureusement parti contre les seconds.
Ceci-dit, l'attitude de Wolt & co ne les y incite pas vraiment, et c'est fort dommage.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Le sentiment religieux peut charrier le meilleur (Al Hadj, Ansari, Averroes, François d'Assise, Philippe de Néri...) comme le pire (l'Inquisition et les Talibans).

La marginalisation d'une théologie rationnelle (initiée par Averroès, lecteur d'Aristote) dans l'islam et la confiscation de la parole par les imams et la persécution du soufisme : mystique et poétique littéraire, expression individuelle d'un "désir de Dieu" ne vont pas vers le meilleur.

Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

Ben oui, on est d'accord, Robin ... Et ???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Je suis assez surpris qu'on ne vous ait pas (encore) rétorqué que son geste était normal, en réaction à l'invasion islamiste qui transforme la Norvège en gigantesque mosquée à ciel ouvert !!
Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011
****************
petit inventaire de pratique stalinienne; puisque personne ne le dit, et bien Sibille, lui, fabrique la phrase nécessaire que les vrais coupables, les intellectuels en blouse blanche du camp opposé, devraient prononcer pour parachèver leur procès...
mentez, mentez, il finira bien par en rester un message subliminal...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

La marginalisation d'une théologie rationnelle (initiée par Averroès, lecteur d'Aristote) dans l'islam et la confiscation de la parole par les imams et la persécution du soufisme : mystique et poétique littéraire, expression individuelle d'un "désir de Dieu" ne vont pas vers le meilleur.
Écrit par : Robin | 02 octobre 2011

La religion, rationnelle ou pas, relève de la sphère de la croyance, donc de la vie privée, et n'a rien à faire dans la sphère publique.

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

C'est avec des propos comme ça qu'on se retrouve avec 70 morts à Oslo, tués par un cinglé qui avait peur du suicide béat des Norvégiens de souche.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Ouh la la voici qu'on évoque le grand méchant loup... Agiter des spectres horribles, ce n'est pas raisonner, Monsieur.
Soyez (un peu) sérieux.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Votre don de rajouter "Monsieur" à chaque fin de phrase, on se demande si c'est pour imiter Colombo, ou si c'est par admiration pour les hommes de Heydrich qui l'employaient souvent avant d'arracher un ou deux ongles.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Je ne vous permets pas, Monsieur.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

l y voyait, de façon autrement profonde, une mutation de l'espèce, quelque chose d'irrémédiable. Un homme nouveau qui a décidé, en plein accord avec un système qui en effet ne cherche qu'à le dresser et à lui voler sa liberté, notamment celle de penser, d'en finir avec le mal, la négativité, la part maudite, bref, avec la littérature. Un homme nouveau, libéré de la lignée, du passé, de la race, et surtout de l'Histoire.

Écrit par : Mu | 02 octobre 2011

"Libéré de la race" ?! Et ça se prétend cultivé ?

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Je ne vous permets pas, Monsieur.
Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Aber bitte doch, sehr geehrter Herr. Nous allons juste vous crever un oeil.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Marine Le Pen et l'Education nationale
Extraits du discours de Marine Le Pen le 29 septembre sur l'école :

"[I]l faut chasser de nos écoles le spectre de Philippe Meirieu et des pédagogistes qui continue d’y rôder, le jack-langisme et toutes ces salades encore aujourd’hui-même colportées par le sarkozysme, qui ont tant coûté à notre pays et à nos enfants depuis des années ! De cette conception qui me semble évidente de l’école, mais qui manifestement ne l’est plus dans la tête de nos élites autoproclamées, imbibées de l’esprit de 68, qui ont trop souvent transformé nos enfants en cobayes de méthodes inefficaces et destructurantes, découle une série de principes et de règles que je réaffirmerai sans complexe :

- D’abord, comme je l’ai dit, l’élève n’est pas l’égal du professeur. Il lui doit obéissance et respect. [...] C’est pour cette raison que je redonnerai toute sa place à la valeur centrale de discipline. [...]

- Une fois ces fondations solidement réaffirmées, on ne pourra les poser qu’à la condition élémentaire d’assurer la sécurité à l’école. [...]

- [...] L’école est confrontée à un autre défi qui la dépasse assez largement, mais sur lequel elle peut agir, bien sûr : je parle de la responsabilité des familles et des parents dans l’éducation et le suivi de leurs enfants. Beaucoup d’entre nous, parents d’élèves, et j’en sais quelque chose moi qui ai mis mes enfants dans l’enseignement public, ont à cœur de suivre leurs enfants le mieux possible. Ils font tout pour aider celui qui a un peu plus de mal, pour remettre dans le droit chemin celui qui part un peu à la dérive. Mais il faut avouer que les choses ne sont pas toujours simples pour les parents non plus. Quand chaque année les programmes bougent. [...] C’est un vrai problème que cette remise en cause de fait de la transmission des savoirs entre générations. Pour cela, il faudra fixer une bonne fois pour toutes les termes et les mots employés, et veiller à ne pas sans cesse complexifier les choses pour le plaisir de les complexifier. Et puis il y a les parents démissionnaires. Nous devons en parler parce qu’ils existent et parce qu’ils sont considérés par nombre d’enseignants comme un véritable fléau pour le bon fonctionnement de l’école et pour la réussite des enfants concernés. [...]

- L’école que je dessine est donc une école exigeante. Elle ne pourra réussir sa mission qu’à condition de mettre l’accent dès la maternelle, et plus encore à l’école élémentaire, sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux : français, calcul. [...] On cessera les aventures pédagogistes : la méthode syllabique doit être obligatoire en CP, l’histoire doit être apprise de façon chronologique tout au long de la scolarité, évidemment. La géographie enseignée sur des cartes, et la carte de France bien connue : nos fleuves, nos montagnes, nos départements. Bien sûr mes chers amis, on remettra au cœur des programmes scolaires l’apprentissage de l’Histoire de France ! [...] L’école primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public, doté de la personnalité juridique et d’une autonomie administrative et financière. On en parle depuis longtemps, mais rien ne bouge. Je le ferai. Soumis à l’autorité des acteurs institutionnels (Etat et collectivités territoriales), le directeur d’école souffre en outre d’un manque cruel de légitimité pour assurer les responsabilités qui sont les siennes. Il est possible d’agir dès maintenant pour renforcer le pilotage local de la politique éducative en rénovant, en créant le statut de directeur d’école. Il doit avoir ce rôle de véritable «manager » chargé d’impulser le projet pédagogique de l’école en dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : professeurs des écoles, parents, commune, ministère. [...]

Concernant le collège, je proposerai la fin du collège unique, qui a été, on doit maintenant le dire clairement, un terrible échec."

S'il y a des idées intéressantes (responsabilisation des directeurs, conformément au principe de subsidiarité, fin des méthodes pédagogiques destructrices...), on constate néanmoins que la liberté pour les parents de choisir l'école de leurs enfants n'est pas mentionnée, ni son corollaire, le chèque scolaire, ou chèque éducation

Écrit par : :-) | 02 octobre 2011

"l’histoire doit être apprise de façon chronologique tout au long de la scolarité, évidemment"

Il va falloir attendre un bon bout de temps avant d'entendre parler de 1945 ou de 1989, alors...

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Il est tout à fait exact pour ceux qui connaissent le monde musulman, que le régulateur social est la « chouma », la honte… pour les musulman intégristes, la honte ne s’exerce pas dans le pays des infidèles, au contraire, il est consciemment ou inconsciemment nécessaire de détruire les structures qui s’opposent au devoir sacré de l’expansion, qui est quand même un des cinq piliers…
un islam, religion respectable, est possible, en Europe, comme le bouddhisme, religion exogène, a condition qu’il devienne un islam « laïc »… et respecte le fameux « rend a césar ce qui est a césar » 2000 ans qd même que le christianisme a « viré sa cuti »

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Jérémy,

Ce que vous dites me paraît idiot ! On peut très bien faire des programmes chronologiques qui embrassent l'ensemble de l'histoire de France, d'Europe, voire du Monde à chaque niveau si on prend les choses de manière différente ... il me semble que ce serait logique que d'enseigner l'histoire de manière différenciée à un élève de 8 ans et à un élève de 18 ans !

Écrit par : iPidiblue historien du dimanche | 02 octobre 2011

Discours de Marine Le Pen prononcé lors du Colloque du Club Idées & Nation le jeudi 29 septembre 2011 sur le thème : « Comment redresser l’école de la république ? » :

Chers amis,

Je suis très heureuse de conclure ce deuxième colloque organisé par Idées Nation, qui démontre que le débat est bien chez nous, et que mois après mois, semaine après semaine, nous engageons un dialogue de plus en plus fructueux avec la société civile.

J’en profite pour saluer chaleureusement les milliers d’internautes qui une nouvelle fois peuvent nous suivre en direct sur la Toile.

Il me revient donc la lourde charge de conclure cet après-midi de débats, après toutes ces interventions de très grande qualité, qui nous ont permis de voir toute l’étendue du sujet que nous traitons aujourd’hui, l’école. Marie-Christine Arnautu l’a dit : nous ne parlons pas de l’université et de l’enseignement supérieur aujourd’hui, parce que c’est un sujet à part, qui recouvre trop de problématiques pour ne pas faire l’objet d’un traitement particulier.

Je remercie bien sûr l’ensemble des intervenants pour leurs excellentes contributions. Je salue tout particulièrement Bertrand Dutheil de La Rochère, récemment venu « d’une autre rive » comme on dit, celle des amis de Jean-Pierre Chevènement, dont je sais que la candidature en 2002 avait suscité un véritable enthousiasme chez de nombreux patriotes. Le soutien public de Bertrand Dutheil de La Rochère à ma candidature présidentielle témoigne de la très grande dynamique qui se renforce chaque jour dans notre camp, qui n’est rien d’autre que le camp de la France !

Cet après-midi, j’ai entendu beaucoup de souffrance, beaucoup d’inquiétude, beaucoup de déception. C’est vrai. Il serait fou de prétendre que l’école va bien, que les professeurs en sont satisfaits, que les résultats sont là, et que l’égalité des chances est assurée. Il faut au contraire faire ce diagnostic : l’école se porte mal. Le malaise est grandissant, et le quinquennat que nous venons de vivre n’aura fait qu’aggraver les choses.

Mais cet après-midi j’ai aussi entendu, j’ai aussi perçu beaucoup d’espoir. Une certitude unanimement partagée qu’on peut s’en sortir, que le redressement de l’école reste possible. C’est cette espérance que je prends. C’est elle qui inspire l’ensemble de mon projet pour la France, et c’elle elle qui me guidera pour vous exposer les grandes lignes de mon projet pour l’école.

Je ne m’étendrai pas sur le diagnostic. Les intervenants ont très bien montré les problèmes de l’école, et les Français, enseignants, parents d’élèves, étudiants, savent très bien ce qu’il en est. On le sait, l’école de la République ne joue plus son rôle d’ascenseur social. Elle n’assure plus l’égalité des chances. Elle ne transmet plus les savoirs aussi bien qu’elle devrait le faire. Elle ne parvient plus à remplir une autre de ses missions essentielles : faire émerger cet honnête homme, ce citoyen français intéressé par les choses du monde et de son pays.

Quand 200 écoles maternelles fournissent 95% des élèves admis en grande école, comme c’est le cas aujourd’hui en France, il y a un très grave problème. Il n’y a évidemment pas suffisamment de fils et filles d’ouvriers, de fils et filles d’employés, de petits fonctionnaires ou d’agriculteurs dans nos filières d’excellence. La diversité sociale se réduit comme peau de chagrin, ce qui se traduit par une homogénéisation sociale et idéologique dans les milieux dirigeants, à tous les niveaux : administratif, politique, médiatique, économique. Cela n’est pas sain. Ce n’est pas la conception que je me fais de la méritocratie républicaine qui constitue ma boussole.

Je ne m’étendrai pas sur ce diagnostic, parce qu’il est maintenant plus que temps d’agir.
On ne cesse de « réformer l’école » depuis 30 ans, mais en réalité on ne fait que reculer, on ne fait qu’aller de compromission en compromission. C’est avec cette logique qu’il faut rompre. Car ne nous voilons pas la face, tous les problèmes de l’école ne sont pas liés à l’école. L’école de la République ne vit pas à l’écart du monde et du pays. Elle en subit toutes les évolutions. Et quand le pays va mal, l’école va mal.

Je le dis donc très clairement, parce que je fais œuvre de vérité : on ne réglera pas tous les problèmes de l’école en changeant simplement l’école. Le problème du chômage de masse, de l’insécurité, de l’immigration non contrôlée et de l’assimilation ratée, de la ségrégation territoriale, de la crise économique, de la crise des valeurs dépassent très largement l’école. Et c’est bien tout l’enjeu de 2012 : présenter aux Français un projet d’ensemble cohérent qui permette de traiter tous ces problèmes.
L’école est souvent un concentré des maux terrifiants qui frappent notre pays. Elle n’a pas les clefs pour tous les résoudre. L’école ne pourra se redresser que si le pays lui-même se redresse.

Ceci posé, je refuse l’attitude qui consiste à penser qu’on ne peut rien faire, l’attitude du renoncement, de la fatalité, qui imprègne sans qu’elle ne l’avoue vraiment aux Français l’action de nos élites.

Non, il est parfaitement possible de s’atteler dès maintenant au redressement de l’école de la République. Parce que des choix absurdes ont été faits, et que d’autres choix peuvent être faits demain. Parce que les talents sont là, innombrables, parmi les professeurs des écoles, les professeurs, certifiés et agrégés, les chefs d’établissement, les personnels d’encadrement. La petite société que constitue l’école recèle en elle de formidables potentialités, parce qu’elle réunit des gens de bonne volonté, ayant à cœur l’intérêt général et le souci de l’élève.

Si vous me le permettez, je conclurai d’ailleurs tout à l’heure mon intervention en m’adressant directement aux enseignants de France, dont je pense qu’ils seront, et qu’ils devront être, les hussards noirs de notre République française du XXIème siècle.

Alors commençons par le commencement. Qu’est-ce que l’école ? L’école doit-elle être un « lieu de vie » pour reprendre l’expression couramment employée par les ministres de l’Education Nationale qui se sont succédé depuis 30 ans ?

Je ne le crois pas. L’école est un lieu à part dans la République, ce n’est pas un simple appendice de la société. Il faut donc d’abord en revenir à ce principe simple : à l’école tout le monde n’est pas au même niveau. Le professeur est au-dessus de l’élève. Et la parent d’élève n’est pas le client du professeur.

L’école est un lieu à part dans la République. C’est le lieu où beaucoup, où parfois tout se joue. L’école c’est avant tout un lieu de savoir, de travail et de récompense du mérite.
De là découle un deuxième principe essentiel : l’école doit être une sorte de sanctuaire, mettant à l’abri des modes et des lubies l’exigence de transmission des savoirs, des connaissances et du goût de l’effort. A cet effet, il faut chasser de nos écoles le spectre de Philippe Meirieu et des pédagogistes qui continue d’y rôder, le jack-langisme et toutes ces salades encore aujourd’hui-même colportées par le sarkozysme, qui ont tant coûté à notre pays et à nos enfants depuis des années !

De cette conception qui me semble évidente de l’école, mais qui manifestement ne l’est plus dans la tête de nos élites autoproclamées, imbibées de l’esprit de 68, qui ont trop souvent transformé nos enfants en cobayes de méthodes inefficaces et destructurantes, découle une série de principes et de règles que je réaffirmerai sans complexe :

- D’abord, comme je l’ai dit, l’élève n’est pas l’égal du professeur. Il lui doit obéissance et respect. Cela passe par des choses très simples : se lever quand le professeur entre en classe, bannir formellement, et je donnerai les consignes pour que ce soit le cas dans tous les établissements scolaires, le tutoiement par l’élève de l’enseignant. De son côté, le professeur doit être un modèle pour le jeune, ce qui suppose une tenue, générale et vestimentaire, impeccable. Ce qui suppose également une excellente maîtrise du français, sur laquelle il faudra davantage mettre l’accent dans la formation.

L’élève n’a rien à apprendre au professeur, il doit tout recevoir de lui. On ne fait pas grandir un enfant, on ne le fait pas devenir cet honnête homme que j’évoquais tout à l’heure, sans lui donner des règles claires. Lui laisser toute la liberté du monde est le pire cadeau qu’on puisse lui faire, c’est le vouer à l’échec, et le priver de toute chance de construire une vie personnelle et professionnelle heureuse, enrichissante et épanouie.

C’est pour cette raison que je redonnerai toute sa place à la valeur centrale de discipline. Dans la formation des maîtres, mais aussi dans les instructions données aux enseignants par le Ministère de l’Education Nationale, je veillerai à ce que les principes de base de la discipline soit défendus et valorisés au sein des établissements scolaires. Ainsi, les rangs à l’école primaire devront être de vrais rangs, ordonnés, calmes. Les « punitions » (je ne parle évidemment pas des châtiments corporels qui sont une abomination) devront être autorisées. Et les règles de courtoisie et de respect défendues à tous les niveaux. Ce n’est pas être ringard que de dire cela, c’est au contraire faire preuve de bon sens. Et aujourd’hui, il faut revenir à ce bon sens qu’on a trop oublié !

- Une fois ces fondations solidement réaffirmées, on ne pourra les poser qu’à la condition élémentaire d’assurer la sécurité à l’école. La sécurité est une problématique annexe de l’école, mais elle est malheureusement devenue centrale dans nombre d’établissements, qui peuvent avoir les meilleures idées et volontés du monde, mais ne rien faire de bon à cause des violences scolaires.

L’insécurité à l’école doit être traitée de la même manière que l’insécurité tout court : tolérance zéro. Et s’il faut équiper les établissements les plus dangereux de portiques de détection des métaux, même temporairement, je sais que c’est malheureux, mais il faut le faire. S’il faut demander à la police de faire des rondes de temps en temps, et bien il faut le faire, sans faiblesse. S’il faut punir au portefeuille les parents d’élèves gravement perturbateurs, ces élèves dont on ne s’occupe manifestement pas assez ou plus du tout à la maison, faisons-le. Sans hésitation. Parce qu’il n’est pas admissible de laisser la majorité des élèves perturbés dans leur apprentissage par des sauvageons ou des voyous.
Il est intolérable, et je dis même proprement scandaleux, de voir des professeurs tapés, violentés, parfois même poignardés par un élève ou un parent d’élève. J’alourdirai considérablement les peines pour les personnes coupables d’avoir agressé un enseignant. Je le ferai également en cas d’insulte. Insulter un professeur, c’est inqualifiable. Le professeur, c’est l’autorité, l’adulte, celui à qui on doit respect.

Oh oui je le sais bien, ces mesures ne ramèneront pas seules le calme à l’école, parce qu’il faudra toute une politique de sécurité que je développe par ailleurs dans mon projet. Mais elles auront l’immense mérite de remettre les pendules à l’heure et de rompre avec des décennies de dérive, de laisser-dire et de laisser-faire.

- Une école restaurée dans ses principes intangibles, rassurée dans un environnement apaisé, c’est un préalable fondamental. Mais allons plus loin dans la réflexion mes chers amis. L’école est confrontée à un autre défi qui la dépasse assez largement, mais sur lequel elle peut agir, bien sûr : je parle de la responsabilité des familles et des parents dans l’éducation et le suivi de leurs enfants.

Beaucoup d’entre nous, parents d’élèves, et j’en sais quelque chose moi qui ai mis mes enfants dans l’enseignement public, ont à cœur de suivre leurs enfants le mieux possible. Ils font tout pour aider celui qui a un peu plus de mal, pour remettre dans le droit chemin celui qui part un peu à la dérive.

Mais il faut avouer que les choses ne sont pas toujours simples pour les parents non plus. Quand chaque année les programmes bougent. Quand les termes même utilisés par l’enseignement pour désigner des réalités intangibles de la grammaire changent tous les 5 ans, comment faire pour aider son enfant ? Comment l’aider à faire ses devoirs quand on ne maîtrise pas le jardon pédagogiste utilisé ? Quand votre bonne vieille règle de 3 est désormais proscrite ? C’est un vrai problème que cette remise en cause de fait de la transmission des savoirs entre générations. Pour cela, il faudra fixer une bonne fois pour toutes les termes et les mots employés, et veiller à ne pas sans cesse complexifier les choses pour le plaisir de les complexifier.

Et puis il y a les parents démissionnaires. Nous devons en parler parce qu’ils existent et parce qu’ils sont considérés par nombre d’enseignants comme un véritable fléau pour le bon fonctionnement de l’école et pour la réussite des enfants concernés. Je parle de tous ces parents qui ne se rendent pas aux réunions organisées par les enseignants. Je parle de tous ces parents qui envoient leurs enfants à l’école en retard un matin sur deux, quand ils n’oublient pas de l’y amener tout simplement. Je parle de ces parents dont les enfants ne dorment pas assez à la maison ou qui vont à l’école dans un état d’hygiène douteux, parfois malades sans que les parents ne s’en préoccupent. Je parle de ces parents qui laissent le soir leurs enfants devant la télévision, au lieu de les inciter à faire leurs devoirs. Je parle en somme de tous ces parents qui ont perdu de vue l’intérêt suprême de l’instruction de leurs enfants, de tous ceux pour qui l’école ne représente plus grand-chose.
Eh bien, c’est un constat que font nombre d’enseignants : quand les parents baissent les bras, l’école ne peut plus grand-chose. Et l’enfant en perdition ne trouvera jamais dans les salles de classe l’affection et l’attention qu’il n’a pas à la maison.

Je sais que des établissements rivalisent d’astuces pour essayer de faire venir les parents démissionnaires et s’entretenir avec eux du travail de leurs enfants, chercher à améliorer la situation, recréer du dialogue. Mais bien souvent, les enseignants se heurtent à une attitude d’évitement de la part de ces parents, et cela pose de très sérieux problèmes. Quelle tâche difficile…
Il faut avoir la lucidité de reconnaître que la démission de certains parents tient aux évolutions mêmes de la société. Nous sommes face à un problème de société beaucoup plus large, qui impose, comme je l’ai déjà dit, de penser l’école dans la société, et de dire que beaucoup pourra être fait pour l’école à condition qu’on aide la société elle-même à évoluer. Quelle tâche difficile, mais quel objectif essentiel et passionnant de recréer tout le lien nécessaire entre l’éducation à la maison et l’instruction à l’école.
Il faut évidemment avant tout remettre à l’honneur la valeur travail, quand Nicolas Sarkozy s’est contenté de promesses très vite trahies après 2007. Le goût de l’effort est indispensable pour susciter l’intérêt pour l’école.
Et comme souvent, on en revient à ce problème central, celui de l’emploi et de la vitalité économique du pays : des individus en perdition sociale font bien souvent des parents moins attentifs, moins ambitieux. Je le redis : la situation de l’école dépendra pour beaucoup de la situation du pays dans son ensemble. L’école ne peut pas tout. C’est en ce sens que mon projet cohérent, global, pour la présidentiel est un projet d’espérance, parce qu’il ne passe rien sous silence, parce qu’il va, lui, au fond des choses.
Je propose aussi qu’on prévoie des cours de français obligatoires pour les parents qui ne maîtrisent pas notre langue nationale, parce qu’étrangers ou d’origine étrangère notamment, et qui pour cette raison ne franchissent jamais le seuil de l’école.

- L’école que je dessine est donc une école exigeante. Elle ne pourra réussir sa mission qu’à condition de mettre l’accent dès la maternelle, et plus encore à l’école élémentaire, sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux : français, calcul. Il faudra ainsi augmenter le nombre d’heures consacrées à ces matières, qui n’a eu de cesse de baisser depuis les années 1960. L’école qui se disperse dans des matières moins essentielles est une école de l’injustice sociale, parce que l’enfant de riches pourra toujours compenser par des cours particuliers hors de prix les lacunes essentielles de l’école, alors que l’enfant des milieux populaires, mais aussi de plus en plus de la classe moyenne, n’a que l’école, ne peut compter sur ce service public de la Nation. Ainsi, il n’est pas utile de remplir le cerveau de nos petits d’anglais ou d’autres langues étrangères dès la maternelle. On le voit bien d’ailleurs, le niveau des jeunes Français en anglais ne progresse pas. Je préférerai le financement par l’Education Nationale au collège d’un voyage long en immersion totale à l’étranger, sur 3 ou 4 mois en classe de quatrième ou de troisième. Ce n’est qu’ainsi qu’on apprend vraiment une langue étrangère. Et ce n’est qu’ainsi qu’on assure l’égalité des chances.

On cessera les aventures pédagogistes : la méthode syllabique doit être obligatoire en CP, l’histoire doit être apprise de façon chronologique tout au long de la scolarité, évidemment. La géographie enseignée sur des cartes, et la carte de France bien connue : nos fleuves, nos montagnes, nos départements. Bien sûr mes chers amis, on remettra au cœur des programmes scolaires l’apprentissage de l’Histoire de France ! Parce qu’il est fou de ne plus apprendre les grands noms de notre Histoire, de notre glorieuse Histoire, à nos enfants ! Clovis, Henri IV, Louis XIV, Napoléon doivent être enseignés ! Je m’engage à réparer cette folie du gouvernement de Nicolas Sarkozy, ce crime contre l’Histoire de France. On cessera aussi de modifier les programmes tous les ans, de tester sans cesse des innovations toutes plus hasardeuses les unes que les autres. Les enfants, les parents d’élèves et plus encore les enseignants ont besoin de stabilité, de règles claires et solides.

L’école maternelle, je m’y arrête mes amis, parce qu’elle est une chance pour la France. Une magnifique réussite que le monde nous envie. Elle est une chance pour notre natalité. Démanteler l’un des seuls points qui marchent à l’école est donc une absurdité ! Les chiffres le disent : de moins en moins d’enfants de moins de 3 ans sont admis à l’école maternelle, au profit des jardins d’éveil. C’est une sottise. Je redonnerai tout son sens et toute sa place à l’école maternelle.

Quant à l’école élémentaire, je pense qu’elle doit être la priorité de notre action. C’est là que beaucoup se joue. Or l’école élémentaire française va mal. L’échec scolaire s’aggrave. En particulier, les élèves en difficulté avant leur arrivée au CP le restent par la suite, presque tous. Ce gaspillage des talents se retrouve dans la population active où un trop grand nombre arrivent sous-qualifiés.
Le plus inquiétant est le recul de l’écriture, de la lecture, du calcul, la France enregistrant en particulier en mathématiques la plus forte baisse des scores obtenus au sein de l’OCDE depuis dix ans. Je l’ai dit. Le recul des connaissances mathématiques en fin de primaire pourrait aggraver assez vite le déficit d’ingénieurs déjà constaté depuis plusieurs années.
Ce recul est un obstacle à la croissance, dans l’économie de la connaissance qui est la nôtre, dans cette économie mondiale où je souhaite que la France se réarme.
L’école primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public, doté de la personnalité juridique et d’une autonomie administrative et financière. On en parle depuis longtemps, mais rien ne bouge. Je le ferai. Soumis à l’autorité des acteurs institutionnels (Etat et collectivités territoriales), le directeur d’école souffre en outre d’un manque cruel de légitimité pour assurer les responsabilités qui sont les siennes.
Il est possible d’agir dès maintenant pour renforcer le pilotage local de la politique éducative en rénovant, en créant le statut de directeur d’école. Il doit avoir ce rôle de véritable «manager » chargé d’impulser le projet pédagogique de l’école en dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : professeurs des écoles, parents, commune, ministère.
Son nouveau statut devra lui donner les moyens d’accomplir complètement ses missions. Une revalorisation de la rémunération et une amélioration du régime de décharge sont indispensables pour pallier les problèmes actuels de recrutement, qui sont très graves, très préoccupants. Je ferai ce statut du directeur.
Quant à la réforme des rythmes scolaires de Nicolas Sarkozy, elle était condamnée à l’échec puisqu’elle allait contre le rythme biologique de l’enfant.
Elle s’est traduite, en fait, par une basse manipulation comptable pour réduire les cours de 2 heures par semaine dans le seul but, mesquin, de faire quelques économies de bout de chandelle, de supprimer par exemple les postes d’enseignants spécialisés. Double effet négatif puisque les élèves en échec ont leur journée allongée par l’aide personnalisée qui, de fait, devient inefficace puisque ce sont souvent ces élèves qui ont les plus gros problèmes de concentration… Il faudra y revenir également.

Et puis que penser de cette reculade permanente, tellement démagogique, sur le front de l’évaluation de l’élève. Le « smiley » issu de l’univers MSN ne remplacera jamais la note. J’assurerai le maintien obligatoire de la note à l’école. Que le PS tombe encore un peu plus bas dans la démagogie en proposant la suppression de la note à l’école n’étonnera personne, mais quand l’UMP envisage de mettre la même mesure dans son programme de 2012 pour le collège, via le député Jacques Grosperrin, je me dis que nous avons 1000 fois raison de les mettre dans le même sac, celui de l’UMPS, et de dire haut et fort que nous seuls sommes l’alternative dont a besoin le pays !

Le redressement de l’école passera en particulier par l’école primaire, voilà pourquoi j’en ferai le centre, la priorité, de ma politique éducative. On ne peut pas tout faire tout de suite. Pour moi, la priorité, ce sera le primaire.

Quant au collège et au lycée, je l’ai dit : c’est là que se concentrent l’essentiel des problèmes de violence scolaire, on s’y attaquera sans aucune faiblesse, par les méthodes que j’ai citées. Et rappelons qu’aujourd’hui, si le collège est affaibli, c’est bien parce que l’école élémentaire l’est encore plus. C’est bien parce qu’arrivent en 6ème près de 20% d’élèves qui ne maîtrisent pas les savoirs de base, notamment la langue française. Consolider l’école primaire, c’est donc aider le collège. C’est là aussi qu’il ne faut pas céder à la démagogie et à la facilité. Tout le monde est capable du meilleur, que ce soit dans le domaine manuel ou intellectuel. Tout le monde doit donc être soumis aux mêmes exigences de niveau, sur l’ensemble du territoire national. Je refuse que certains de nos jeunes, parce qu’ils vivent dans tel ou tel quartier qu’on a laissé se transformer en ghettos sous l’effet d’une immigration massive et d’une crise économique sans fin, n’aient pour seul destin offert que le football, le rap ou Pôle Emploi !

Concernant le collège, je proposerai la fin du collège unique, qui a été, on doit maintenant le dire clairement, un terrible échec.
Le collège unique, c’était la démonstration de tout le mépris de nos élites pour les métiers manuels.
Les filières techniques et manuelles doivent être revalorisées et le seront sous ma présidence, dans les faits et dans les têtes, parce que le collège unique rime trop souvent avec l’échec pour des enfants qui végètent dans des filières qui ne sont pas faites pour eux.
Cette revalorisation des filières techniques et manuelles doit se poursuivre au lycée. Et puisque je parle du lycée, je ne peux manquer de m’arrêter un instant sur le baccalauréat, ce bloc de granit de notre Histoire nationale, qui doit rester, qui doit retrouver son caractère de sélectivité. Je le dis sans détour : je refuserai tout contrôle continu en lieu et place du baccalauréat, parce que je suis très attachée à l’égalité que l’examen seul permet. Je suis attachée à cet événement que constitue le baccalauréat dans la vie du jeune Français.

L’égalité c’est aussi l’égalité sur les territoires. Nous ne remettrons pas en cause la décentralisation des collèges et les lycées aux départements et aux régions, qui date de 1981, mais nous veillerons à mettre en place les mécanismes de péréquation nécessaires à une vraie égalité entre les élèves sur le territoire national. Il n’est pas normal que certains élèves aient moins parce qu’ils sont dans un territoire moins favorisé, moins riche.

L’égalité, c’est aussi la neutralité politique, qui est une exigence trop souvent oubliée, mais aussi bien sûr la neutralité religieuse dans l’école publique, à savoir la laïcité. Trop d’écoles sont aujourd’hui confrontées, notamment au travers des cantines scolaires, aux exigences de plus en plus pressantes, et même parfois menaçantes : des exigences religieuses en matière alimentaire, repas sans porc, puis exigence de repas hallal, qui se généralisent, et les chefs d’établissement sont laissés seuls aux prises avec ces exigences, accusés de racisme s’ils osent exiger le respect de la laïcité dans leurs établissements. Ceci n’est plus admissible. Il faut donc non seulement rappeler fermement ces principes mais exiger la suppression de toutes les entorses à la laïcité, c’est le rôle de l’Etat ! Je ne peux évidemment à ce moment de mon intervention que féliciter la lucidité exprimée par Elizabeth Badinter dans un article du Monde des religions dans lequel elle a déclaré « En dehors de Marine Le Pen, plus personne ne défend la laïcité. Au sein de la gauche le combat a été complètement abandonné, si ce n’est par Manuel Valls. La gauche a laissé s’installer l’équation suivante : défense la laïcité = racisme » Et bien, elle a raison.

Les collèges et les lycées sont aussi des espaces qui assurent la vie, la vitalité et la jeunesse de nos campagnes. Les oubliés des campagnes françaises méritent toute notre attention mes chers amis. On ne parle jamais de nos campagnes, et pourtant l’échec scolaire y est souvent très élevé, beaucoup trop élevé. La décision absurde du gouvernement Sarkozy de fermer les petits collèges de moins de 200 élèves à la campagne devra être revue. Je ne crois pas au succès assuré des méga-structures. La proximité a des immenses vertus, et il n’est pas normal d’infliger à nos enfants, à nos jeunes dans nos villages parfois jusque 1h30 de transport le matin pour rejoindre leur collège ou leur lycée. Réparer l’ascenseur social se fera aussi, et peut-être même d’abord, au bénéfice des Français des zones rurales. Le mépris des élites actuelles pour les campagnes, pour ces Français, doit cesser. Je veillerai ainsi à ce que le ministère de l’Education Nationale fasse une place toute particulière aux problématiques rurales dans son organisation interne, et à ce que les intérêts ruraux soient largement représentés dans les cabinets ministériels.

Avant de conclure mes chers amis, je souhaiterais me tourner solennellement vers les enseignants.

C’est à vous enseignants de France que je m’adresse, directement.

Je le sais, longtemps il y a eu un malentendu entre nous. Longtemps, nous avons donné le sentiment de vous regarder en ennemis. Longtemps, nous n’avons pas su vous parler, trouver les mots, et comprendre à quel point vous étiez attachés à l’intérêt général.

Longtemps nous avons commis l’erreur de penser que vous étiez complices ou passifs face à la destruction de l’école. Pour l’immense majorité d’entre vous, c’était une erreur.

Cette époque est révolue.

Dans les rangs du public ou du privé, puisque cette vieille guéguerre est derrière nous, vous avez pour la plupart choisi ce noble métier comme on épouse un engagement, celui de servir le bien commun.

Je sais que beaucoup d’entre vous sont désabusés. Ils me le disent, ils me l’écrivent, de plus en plus nombreux. Mais je sais aussi que, tous, vous aspirez au redressement de l’école de la République. Que, tous, vous gardez l’espoir qu’on puisse enfin changer les choses. Et je pense que le projet que j’ai dessiné devant vous aujourd’hui vous confortera dans cette opinion. Vous voyez que l’alternative, la vraie, est possible.

Je suis avec tous ceux qui se battent pour l’avenir et le rayonnement de notre nation. Vous en faites partie.

L’enseignant, le professeur doit bénéficier d’un statut social supérieur dans notre société. A mes yeux, vous n’êtes pas des « profs », à qui on dit « tu » en classe. Vous n’êtes pas un « job » qui doit être soumis à toute la violence, physique ou verbale, de notre société. Vous n’êtes pas une profession qu’on doit sans cesse ballotter de réformette en réformette, de promesse en promesse. Vous êtes la transmission du savoir, de la connaissance. Le garant des valeurs et d’une certaine morale qui se délite.

Vous serez protégé par la loi dans votre intégrité physique et morale si je suis élue, j’en prends l’engagement aujourd’hui. On cessera aussi de vous considérer comme une variable d’ajustement budgétaire.

Oui, je le sais, vous avez souffert de l’affaiblissement accéléré de l’institution scolaire sous Nicolas Sarkozy. Je ne vous ferai pas de fausses promesses, je ne vous dirai pas qu’on rétablira d’un coup de baguette magique les 70 000 postes supprimés, parce que ce serait vous mentir, vous mentir comme le font les autres.
Non, je ne vous tromperai pas, parce que vous connaissez la situation dramatique dans laquelle les gouvernements UMP et PS ont laissé nos finances publiques et notre dette.
Mais je m’engage en revanche à mettre fin à l’absurde règle du « 1 sur 2 », cette « règle imbécile » pour reprendre les mots de François de Closets. On remplacera à partir de la rentrée 2012 l’ensemble des départs à la retraite. C’est le mieux que je puisse vous dire si je souhaite rester franche avec vous. D’autant que tous, nous savons qu’il y a des postes administratifs qui eux ne sont jamais atteints par les réformes, notamment en administration centrale au ministère de l’Education Nationale. C’est là qu’on pourra agir.

Ce n’est pas à l’école, aux enseignants, aux élèves et finalement au génie de notre pays de payer pour l’incompétence budgétaire des gouvernements successifs !
Je vous l’ai dit, on redressera l’école à tous les niveaux. Je veillerai notamment à redonner un vrai sens aux métiers d’inspection : les inspecteurs ne doivent pas être les courroies de transmission de toutes les dérives nuisibles de l’école, de toutes ces folles dérives. La mission de l’inspecteur de l’éducation nationale notamment doit se concentrer sur des objectifs pédagogiques, je pense à l’inspection des enseignants fondée sur l’évaluation des élèves et la formation continue des professeurs des écoles.

Je veillerai à ce que votre formation soit repensée, dans le sens des impératifs que j’ai définis dans mon discours : respect de l’autorité du maître, transmission des savoirs fondamentaux, français notamment, apprentissage de notre Histoire nationale et des valeurs de la République, des règles de la morale publique.

Oui, chers enseignants, je vous demanderai d’être exigeants vis-à-vis des élèves, vis-à-vis de vous-mêmes, comme je demanderai à la société française de vous respecter.

Ensemble, professeurs des écoles, professeurs, parents d’élèves, Français, je sais que nous aurons à cœur de redresser l’école, pour redresser la France !

Vive l’école de la République,
Vive la France !

Écrit par : :-) | 02 octobre 2011

D'ailleurs je ne conçois pas trop le terme histoire au sens où l'on fait débuter l'histoire à l'écrit c'est à dire peu ou prou cinq mille ans dans la sphère méditerranéenne.

Il me semble moi que si l'on étudie l'homme on doit le faire dans une perspective darwinienne ... c'est la seule méthode possible en fait !

Il s'agit de distinguer l'homme quand il apparaît, se détache de la branche des grands singes, il y a deux ou trois millions d'années. C'est la véritable histoire de l'espèce humaine.

Écrit par : iPidiblue historien du dimanche | 02 octobre 2011

Ecoutez bidule arrêter avec ces copier-coller, faites des liens c'est vraiment pénible de nous prendre pour des idiots qui ne savent pas aller visiter les sites !

Écrit par : iPidiblue historien du dimanche | 02 octobre 2011

Programme de Debout la république
B) Reconstruire l’école

L’école de la République doit être une des priorités majeures des prochains gouvernements. L’école est le premier contact des futurs citoyens avec la société, les droits qu’elle donne, mais aussi les devoirs qui vont avec. Elle demeure le lieu privilégié de l’émancipation à condition de bien réaliser ses missions premières, à savoir l’apprentissage des savoirs fondamentaux, la lecture, l’écriture, et le calcul. Elle doit être le premier vecteur de l’ascenseur social.

L’école souffre aujourd’hui de trois carences majeures auxquelles il faut s’attaquer :

Les conditions de travail : les professeurs souffrent d’un climat de plus en plus difficile pour enseigner, et d’une reconnaissance insuffisante de leur investissement et des difficultés qu’ils peuvent rencontrer

un manque d’incitation au travail des élèves conjugué à une mauvaise orientation qui aboutit à un malaise des élèves

une vraie carence dans l’enseignement des fondamentaux au primaire et une mauvaise articulation entre les études secondaires et les études supérieures

Notre objectif est de réaffirmer le principe d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite et changer le nom du ministère qui redeviendrait le ministère de l’Instruction publique.

1- Recréer de bonnes conditions de travail

L’éducation, c’est un professeur qui dispense avec autorité et respect son savoir à une classe et des élèves qui veulent apprendre et progresser. Créer un lien fort dans la classe est un préalable à tout. Remotiver les enseignants

• Revenir sur la réforme du gouvernement qui a augmenté de 9 à 18 heures les cours pour les stagiaires de première année, de manière à leur donner le temps de se former et de préparer leur cours au lieu d’un temps plein qui compromet la formation

• Faciliter les heures supplémentaires pour ceux qui souhaitent faire du soutien scolaire (pouvant être mis sur un compte pour un départ à la retraite anticipée)

• Davantage différencier le traitement des enseignants en fonction des établissements où ils enseignent (établissements pour élèves difficiles, ZEP), des classes (année de diplôme ou pas), voire même en fonction de leur affectation géographique

• Mettre fin à la règle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour permettre de recruter plus d’enseignants là où il y en a besoin (par exemple du CP au CE2 pour assurer un meilleur apprentissage des fondamentaux)

• Mettre en place un moratoire sur les fermetures d’écoles en milieu rural

• Mettre en place des programmes de réorientation des enseignants qui souhaitent changer d’administration pour favoriser la reconversion des enseignants démotivés

Restaurer l’autorité dans l’éducation

• Restaurer le vouvoiement obligatoire au secondaire

• Donner le pouvoir à tout professeur de convoquer un conseil de discipline sans avoir besoin de l’aval de l’administration (et donc abroger la circulaire Lang sur les conseils de discipline) ; idem pour les sanctions de type colle

• Affirmer l’autorité du conseil de classe pour les décisions de passage ou d’orientation des élèves en limitant les possibilités d’appel et en incluant toujours dans les cours d’appel au moins un professeur du conseil de classe qui a pris la décision, qui disposera d’un droit de veto final sur la décision

• Créer des établissements pour élèves difficiles, avec des conditions disciplinaires plus dures, uniformes et encadrement de type militaire, afin de désengorger les établissements scolaires des éléments les plus perturbateurs et rééduquer ces jeunes. Les élèves renvoyés de leur établissement y seront affectés automatiquement s’ils ne parviennent pas à trouver un autre établissement généraliste.

• Etablir un barème des sanctions minimales que les conseils de discipline devraient exécuter de manière à s’assurer que les fautes sont suffisamment sanctionnées dans l’ensemble des établissements

• Introduire un module pendant la formation des professeurs visant à les préparer à l’autorité, notamment en déculpabilisant son usage et en montrant que l’autorité garantit l’intérêt général

Réhabiliter l’effort et le mérite

• Restaurer la possibilité de redoubler dans toutes les classes, à commencer par le CP pour assurer l’apprentissage des fondamentaux et permettre une sanction en cas d’absence de travail et améliorer le niveau en terminale et consolider les bases

• Réorienter les instructions des inspecteurs pour les corrections du bac, en faveur de barèmes plus fermes au lieu d’abaisser toujours plus le niveau pour augmenter un taux de réussite de plus en plus illusoire

• Renforcer les dispositifs d’orientation (pour les élèves et les parents), notamment au collège (dès la 6ème) pour éviter la concentration des élèves dans la filière générale et la section S en particulier. Faire un effort particulier dans les ZEP pour encourager l’ambition des élèves issus de milieux modestes.

• Recruter des personnels non enseignant (infirmiers, conseillers) pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves

• Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire et sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année

2- Améliorer les résultats des différentes filières

Redonner à l’école primaire la capacité d’enseigner les fondamentaux • Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16, comme en 1969)

• Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc. Interdiction formelle de toute utilisation de la méthode globale.

• Réduire le nombre d’élèves par classe en CP, ainsi qu’en CE1 et CE2 de manière à faciliter l’apprentissage des fondamentaux dès le début et limiter au maximum toute prise de retard à ce moment crucial

• Revenir à la semaine de quatre jours et demi dans le primaire (et placer les deux heures par semaine pour des cours de soutien pour les élèves en difficulté le 5ème jour) et conserver les grandes vacances d’été. Revenir sur la réforme Châtel qui entend instaurer un modèle anglo-saxon (études le matin, sport l’après-midi)

• Supprimer le module « Langues et culture d’origine » à remplacer par des cours de français intensifs

Secondaire

• Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème

• Réformer le CAPES pour renforcer le contenu scientifique et limiter les effets du pédagogisme. Restaurer le CAPES de Latin et Grec ancien.

• Rétablir l’histoire-géographie comme matière obligatoire dans la section scientifique en terminale et garantir le maintien de l’enseignement des lettres classiques en préservant le CAPES de lettres classiques et en revalorisant la section littéraire (accent mis sur les humanités, renforcement des mathématiques spécialisées, langues, droit) désormais séparée de la section artistique

• Mettre en place des mécanismes pour mettre fin à la tyrannie de la section S où tous les élèves souhaitent aller, même s’ils sont littéraires et favoriser les élèves issus des filières idoines pour les études supérieures (L pour le droit ou le journalisme, ES pour les écoles de commerce ou les études de gestion), tout en conservant des passerelles

• Supprimer les modules inutiles (IDD, TPE, ECJS…) dont le développement aboutit toujours à un affaiblissement des matières fondamentales (Français, Mathématiques, Histoire Géographie, langues étrangères)

Enseignement supérieur

• Poursuivre l’effort budgétaire en faveur de l’éducation supérieure et atteindre 2% du PIB alloué à l’enseignement supérieur / recherche d’ici à 2017 pour rattraper le retard de la France dans ce domaine et assurer, entre autres, une rénovation des locaux

• Instaurer une vraie sélection (numerus clausus) à l’entrée des universités pour les filières qui présentent des problèmes de débouchés (et uniquement pour celles-là) pour assurer une meilleure répartition des élèves

• Mettre fin à la dérive de l’augmentation des frais de scolarité annexes et réaffirmer le principe d’un accès gratuit à l’enseignement supérieur ainsi que la gratuité des concours

• Limiter le nombre de redoublements autorisés par filière et par année universitaire afin que des étudiants évitent de persévérer dans l’échec

• Refuser tout quota dans les grandes écoles sous peine de créer des étudiants de seconde catégorie (même examen pour tous), mais permettre aux étudiants les plus modestes d’y accéder par des quotas dans les classes préparatoires, y compris les meilleures

• Une partie du plan campus doit être plus précisément allouée à la création et à la rénovation de logements étudiants. Il faut créer 200 000 places de logement, soit un effort de 40 000 places par an pendant 5 ans

Écrit par : :-) | 02 octobre 2011

arretez donc de jouer a la gestapo, Jeremy, facon "papy fait de la resistance", c'est ridicule, on n'est pas dans une cour de recré et on n'a plus dix ans, vous peut-être, si...
et si vous y etiez, vous feriez peut-etre pas autant le malin... la resitance, c'est comme le sexe, c'est pas ceux qui en parlent le plus qui sont les plus assidus...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Bidule ça y est votre prurit de copier-coller est calmé ?

Écrit par : iPidiblue soigne les bidules du dimanche | 02 octobre 2011

arretez donc de jouer a la gestapo, Jeremy, facon "papy fait de la resistance", c'est ridicule, on n'est pas dans une cour de recré et on n'a plus dix ans, vous peut-être, si...
et si vous y etiez, vous feriez peut-etre pas autant le malin... la resitance, c'est comme le sexe, c'est pas ceux qui en parlent le plus qui sont les plus assidus...
Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011
Vous avez une imagination débordante...
J'adore le "Et si vous étiez à la gestapo, vous feriez peut-être pas autant le malin".
C'est très parlant, vraiment bravo.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Jeremy ne connaît qu'une seule définition du mot "race"... celle que la télévision a bien voulu lui inculquer.

Que "race" puisse aussi s'approcher de l'idée de peuple ou de lignée lui est manifestement inconnu.

C'est désespérant de bêtise et d'inculture, ici.

Écrit par : W. | 02 octobre 2011

"Petite question à laquelle quelqu'un pourra peut-être répondre ici: est-il vrai que chez eux, les Maghrébins et les Turcs ont dans leur culture à l'égard de leur école et de leurs maîtres un respect dont nous n'avons plus aucune idée en France? Auquel cas ce serait bien dans l'école de France, celle de nos pédagogues fous, qu'ils découvriraient le laisser-aller et la perte de repères..."

Je peux dire que j'ai un collègue turc, à l'école, qui suscite dans sa famille d'origine des protestations scandalisées quand il raconte, durant les vacances, ce qui se passe dans nos classes, choses qui peuvent être le fait d'élèves « de souche » comme d'élèves « de greffe ». Et que le commentaire le plus récurrent qu'il obtient, c'est : « Vous êtes trop gentils avec les jeunes; les jeunes, il faut les dresser » (« en tapant dessus quand c'est nécessaire » est sous-entendu avec vigueur).

Je me rappelle aussi la mère d'une amie marocaine, assistant à un ouragan enfantin et incontrôlable chez ma sœur et constatant les vains efforts déployés par les femmes de toutes origines pour raisonner leur progéniture avec un discours on ne peut plus contemporain, qui avait déclaré placidement depuis sa chaise : "Les enfants, pour les aimer, il faut les nourrir, les soigner quand ils sont malades, et le reste du temps, il faut taper dessus." Cela avait beaucoup scandalisé.

Encore deux choses, cela dit : premièrement, dans bien des familles « d'origine étrangère » (mais pas seulement), la discipline familiale est telle et la dictature paternelle si prégnante que l'école, avec son ouverture d'esprit qui la perd (c’est entendu), est à peu près le seul espace de liberté laissé à de nombreux élèves (et à de pas mal de filles parmi eux), dont les parents ahuris disent, lorsqu'ils sont convoquées : "Je ne comprends pas, à la maison, il est gentil." Et c'est vrai, à la maison, il est gentil parce qu'il a peur, ou qu’il fait une dichotomie sans appel entre sa vie familiale et sa vie dehors (dichotomie qui peut parfaitement être inspirée en partie par une lecture littérale du Coran, puisque l’école est « infidèle » en nos contrées, il ne faut pas le nier). J’ai vu un jour un père sauter sur son fils comme la vérole sur le bas clergé, à coups de ceinture, en apprenant les errements multiples de son gosse (il ne lui avait pas fallu plus de cinq secondes pour la sortir et en asséner cinq ou six coups et c’est le temps que ça nous a pris, au professeur de mathématique et à moi pour réagir et le faire cesser - après tout, nous étions à l’école). Le gosse en question a dès le lendemain, opéré une révolution copernicienne telle que nous avions peine à le reconnaitre. Il a réussi haut la main, d’ailleurs, alors qu’il s’en allait dans le mur avec une allégresse confondante. Pourtant, je ne fais pas ici l’éloge des coups de ceinture (encore qu’il me vienne souvent l’envie de voir rétablir un pilori sur la place qui jouxte mon collège, avec quelques cageots de tomates blettes à la discrétion des passants) même si je suis convaincue qu’entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime, etc.

Deuxièmement, il est d’autres familles qui vous déclarent benoitement : « Elle a toujours été comme ça, on n’en est pas maître ; depuis toute petite, elle fait ce qu’elle veut. » Celles-là, qui par amour mal compris ou incapacité, envoient à l’école des asociaux finis, égoïstes et dépourvus du moindre gramme d’empathie dont nous n’avons que faire et contre lesquels nous ne pouvons guère. Sans parler des élèves dont on se dit, une fois qu’on a vu les parents : « Finalement, il n’est pas si mal, Kevin… C’est un miracle qu’il ne soit pas pire. »

Je crois que le laisser-aller et la perte de repères est moins le fait des familles que de la société dans son ensemble. Je crois qu'à force de prendre des explications de comportements pour des excuses à ceux-ci, même si c’est dans le but louable d’éviter les injustices ou de corriger les inégalités, on a laissé pousser n'importe comment des tas de gamins, en sacralisant leur parole et en leur laissant croire que s'ils pensaient (ou ressentaient, la plupart du temps) quelque chose, ils avaient forcément raison. Et je crois, oui, que le pédagogisme (pas tout seul, mais il a sa part) a fait le lit d’une certaine violence, avec l’aide de tous ceux qui ont pensé et pensent encore que la vérité sort de la bouche des enfants et que peu importe si cette vérité comporte deux mots essentiels : « Moi, je… ». Et en partant des « intérêts des élèves », on a ôté à beaucoup la possibilité (et le plaisir qui va avec) de se confronter à plus grands qu’eux, on les laisse mijoter dans leur ressenti, on les laisse sans mots, sans idées, et ils sont sans idées parce qu’ils sont sans savoir. Et on a laissé la loi de la rue entrer à l’école, et on ne sait plus comment la mettre dehors. Et quand ces élèves-là sortent enfin (et on les a souvent diplômés parce qu’on n’en peut plus de les voir), ils vont se fracasser sur la réalité d’un monde qui ne les attend pas et n’en a rien à faire d’eux. D’ailleurs, on construit des prisons, non ?

Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Très clairement dit, puce!

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Ma chère Puce,


Comme vous l'avez remarqué beaucoup d'intervenants ici sont imbuvables et ne cherchent d'ailleurs à faire aucun effort pour changer de comportement. Il s'imposent par leurs copier-coller, leurs arguments d'autorité, les noms d'oiseaux et que sais-je encore ? Ce sont souvent des professeurs faut-il le dire ?
Il leur faut affirmer leur existence par tous les moyens, ils ne savent pas s'effacer ... c'est la struggle for the life à tous les instants alors même qu'ici il n'y a pas d'enjeu sensible que je sache !
C'est donc leur nature qui s'exprime et qui empêche qu'on ait envie de connaître plus avant rien de leur culture.

Écrit par : iPidiblue soigne les cas désespérés | 02 octobre 2011

Je signale quand même aux professeurs mal-appris qui sévissent ici que nous ne sommes pas dans une salle de classe ... s'ils veulent enseigner malgré tout qu'ils retournent donc là où l'on est obligé de les écouter !

Écrit par : iPidiblue l'art d'écouter et de se taire | 02 octobre 2011

J'adore le "Et si vous étiez à la gestapo, vous feriez peut-être pas autant le malin".
C'est très parlant, vraiment bravo.
Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

**************
ah les petites bites furtives qui cherchent l'interstice intra-linéaire... y a un sous-entendu ; "si vous étiez (aux mains) de la gestapo... »
faudra vous habituer aux raccourcis... on n’est pas dans une analyse de texte, mais dans un débat d’idées…
vous pouvez pas décrocher deux minutes de vos livres de cours qui vous servent de pelisse et de bouclier ?

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Chère Puce,

Tout ce que vous écrivez est juste, et même très vrai, mais il y a quelque chose qui me chiffonne toujours dans votre argumentation : l'idée que "c'est moins la faute des gens que la faute de ladite société".

Mais qu'est-ce que "la société", sinon les gens ?

A vous lire, on sent, malgré tout, une pointe de pathos ; on comprend entre les lignes qu'après tout, ce n'est pas tout à fait de leur faute si leurs enfants sont comme ça, et qu'il faut, comme toujours, chercher un coupable plus abstrait : le pédagogisme, la société, la télévision, etc.

Nous luttons contre des ennemis abstraits, comme Don Quichotte contre ses moulins à vent. C'est plus commode d'avoir ces ennemis-là car, par définition, on ne peut pas les vaincre.

La fixation sur le "pédagogisme" aura décidément été la grande marque de paresse intellectuelle des soi-disant "Républicains".

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

puce, je suis scotché par votre bon sens, mais au moins vous, vous êtes pres des realités...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Du reste, Puce, à vous lire, on sent bien que l'éducation au Maghreb est basée sur la violence, les coups et la terreur. Ils n'ont que cela, semble-t-il, pour "tenir" leurs enfants.

La civilisation européenne, elle, a pour idéal l'adhésion à un pacte, un contrat social, qui nécessite au préalable d'avoir renoncé à la violence. L'idée fondamentale est de ne pas nuire à ses compagnons de classe, de ville ou de planète.

Un bon professeur, en Occident, obtient l'adhésion de ses élèves, il ne les domine pas par la peur.

Votre post est intéressant : il confirme, peut-être sans que vous l'ayez voulu, l'impossible intégration de la majorité de ces familles à notre système de civilisation qui, lui, a renoncé à la violence, alors qu'ils ne jurent que par elle et ne connaissent pas d'autre moyen éducatif.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Je crois surtout que le prestige de l'enseignant est tombé en charpie ... pour de nombreuses raisons !

Écrit par : iPidiblue du prestige | 02 octobre 2011

Allez sur le site de marianne !
Val veut augmenter de 40 jours le temps scolaire soit au moins 8 semaines de plus. Je ne sais pas où il va les caser.
Mais soit les professeurs vont gagner 2 mois de salaire de plus soit il va falloir qu'ils soient masochistes pour voter pour ce type là

Écrit par : jls | 02 octobre 2011

Mais qui est Val ?

Écrit par : iPidiblue du prestige | 02 octobre 2011

Etre débraillé dans son expression, dans son apparence, dans ses idées c'est le fin mot de la civilisation ! Etre proche de la Nature ... il y a comme une contradiction entre la culture qu'est censée apporter l'école et le fini du débraillé !

Car enfin si porter des jeans troués est l'aboutissement d'une vie réussie alors on ne voit pas bien l'intérêt du respect pour la condition enseignante sauf si l'enseignant apporte lui-même la touche Beckham à son look ! Avec la Ferrari qui va avec s'entend ...

Écrit par : iPidiblue du look et du prestige | 02 octobre 2011

J'adore le "Et si vous étiez à la gestapo, vous feriez peut-être pas autant le malin".
C'est très parlant, vraiment bravo.
Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011
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Jeremy, c'est sans intérêt pour la suite du débat, mais ne faites pas le finaud, et ne faites pas de procès d'intentions, je voulais juste dire, la résistance et la gestapo sont des sujets suffisamment tragiques, pour qu'on s'amuse avec, "qu'on fasse le malin" voilà, n'essayez pas de me piéger avec votre analyses psycho-sémantiques foireuses a la noix du pédagogisme ambiant... tiens, on retombe sur le sujet...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Valls !
Très grand moment, ces propositions du député-maire d'Evry (il compte vraiment imposer 188 jours de cours aux voyous de sa commune ?) :
http://www.lepost.fr/article/2011/09/23/2597305_manuel-valls-et-l-education.html
JPB

Écrit par : brighelli | 02 octobre 2011

Le look c'est d'être cool ... c'était le mot favori de Fonzie dans "The Happy Days" ! Fonzie était un petit voyou et Richie Cunningham un élève studieux et c'était au fond Fonzie qui avait du prestige et sortait toujours Richie des mauvais pas !

L'inversion des valeurs issue de la révolution douce des années soixante c'était ça ! Du coup je n'arrive plus bien à comprendre les regret de JPB ; la situation où nous sommes est un aboutissement et une réussite totale ... les ratés de l'école ont tout le prestige !

Écrit par : iPidiblue les jours heureux | 02 octobre 2011

Jeremy ne connaît qu'une seule définition du mot "race"... celle que la télévision a bien voulu lui inculquer.
Que "race" puisse aussi s'approcher de l'idée de peuple ou de lignée lui est manifestement inconnu.
C'est désespérant de bêtise et d'inculture, ici.
Écrit par : W. | 02 octobre 2011

n'essayez pas de me piéger avec votre analyses psycho-sémantiques foireuses a la noix du pédagogisme ambiant... tiens, on retombe sur le sujet...
Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Pipo et Mario, il est improvisé, votre numéro, là, ou c'est répété depuis le 29 septembre et le discours de votre chef bien aimée ?

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Valls (extraits):

"Dès le collège, le cursus comportera la réalisation d’une série de projets, fondés sur des activités encadrées et enregistrées dans un livret personnel. Dans le même temps, les professeurs principaux de 3e bénéficieront d’une vraie formation leur permettant d’orienter les élèves en fonction de leurs livrets."

Autrement dit, généralisons le bordel! Vivent les "projets", c'est-à-dire le néant!

"Revaloriser le métier d’enseignant est un devoir. Mais pour cela, il n’est pas forcément nécessaire, même si cela passera aussi par là pour certains cas, de parler de revalorisation de salaires. Il faut avant tout dire aux enseignants, qu’ils font le plus beau métier du monde, et que l’Etat, la République, les respectent et les remercient pour cela."

Mais oui, mais oui : payer davantage les professeurs? Vous n'y songez pas, ma bonne dame! De quoi se plaignent-ils? Ils sont quasiment miséreux, mais ils ont la sécurité de la misère.
Mais quel beau métier ! Beau métier!
Pendant ce temps, les amis de Valls, sénateurs ou députés européens, c'est-à-dire de grands inutiles, s'en foutent plein les poches...

Vous avez remarqué comme soudain tous les candidats font les yeux doux aux enseignants, tout en leur promettant de ... travailler plus pour gagner plus! Certes, "35 heures pour tout le monde", disent les socialistes! Oui, mais "seulement 35 heures" puisqu'elle se feront sur le lieu de travail! Après tout, puisque ça a marché en 2007 - j'en bats ma coulpe, mais au moins nous avons eu les programmes Darcos, dont les conseillers pédagos de Sarkozy n'avaient évidemment pas vu venir le coup...; d'ailleurs, Darcos a été liquidé vite fait quand on s'en est aperçu -, pourquoi ne pas prendre eux aussi les enseignants pour des cons?

Écrit par : JL | 02 octobre 2011

Pipo et Mario, il est improvisé, votre numéro, là, ou c'est répété depuis le 29 septembre et le discours de votre chef bien aimée ?
Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011
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quand pipo te dit que tu es un imbecile, c'est peut etre lui l'imbecile, quand pipo et mario te disent que tu es un imbecile, tu peux commencer a te poser des questions...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Mais qu'est-ce que vous ont fait les majuscules pour que vous les poursuiviez d'une haine aussi tenace, mon cher Puzzle ?

Écrit par : iPidiblue en pièces détachées | 02 octobre 2011

"C'est désespérant de bêtise et d'inculture, ici."
Écrit par : W. | 02 octobre 2011

Y a-t-il quelqu'un qui veuille uriner avec moi, comme dans le Salaire de la peur ? ou bien dois-je le faire "en Suisse" ?
Parce que hier, c'était certains d'entre vous qui en avaient soudainement envie, mais, à force d'à force, ça finit par me prendre à moi aussi !

Écrit par : c.charbonnel | 02 octobre 2011

Mon cher Wolt,

Il se trouve que, m’efforçant par tous les moyens à ma disposition (peu nombreux, hélas) de montrer à mes élèves que le monde est fait de nuances multiples autour de quelques principes de base immuables et interculturels (on ne tue généralement pas son voisin, on ne mange pas les enfants, on est digne et poli : cela se retrouve partout, des Papous à la Terre de feu en passant par les Inuits et les Arabes, si, si), je peux difficilement passer mon temps à jeter le bébé avec l’eau du bain, quelle que soit par ailleurs la qualité du bébé qui frise parfois le zéro absolu. Je m’efforce donc - avec l’idée du pilori pour me garantir des ulcères à l’estomac, et la nostalgie de quelques coups de pieds au derche qu’il n’est plus licite d’administrer - de ne pas voir les élèves en noir et blanc, si j’ose écrire dans ce contexte.

Vous dites : « … à vous lire, on sent bien que l'éducation au Maghreb est basée sur la violence, les coups et la terreur. Ils n'ont que cela, semble-t-il, pour "tenir" leurs enfants. », qui n’est pas ce que j’ai écrit. On sait qu’il est bien d’autres moyens d’inspirer la peur (ou la « sagesse ») chez les enfants, et les coups ne sont pas le premier. J’ai donné deux exemples, je n’en ai pas fait une généralité. Je connais bien des familles du Maghreb et d’ailleurs (j’habite un quartier mélangé et j’enseigne dans une école colorée) où on ne tape pas les gosses. Et je me rappelle aussi que, il n’y a pas si longtemps, on reconnaissait les familles françaises dans les gares, les aéroports et les restaurants en Belgique ou au Québec au nombre de taloches que les gosses prenaient à la moindre occasion (entre nous, on pariait que c’était des Français, on guettait l’accent et on se trompait rarement ; cela a heureusement évolué). Et il m’est arrivé, à moi aussi, de fesser mes rejetons. Tout ça pour dire, simplement, qu'il n’est pas vrai que, de toute éternité, seule « la civilisation européenne […] a pour idéal l'adhésion à un pacte, un contrat social, qui nécessite au préalable d'avoir renoncé à la violence. L'idée fondamentale est de ne pas nuire à ses compagnons de classe, de ville ou de planète. ». Vous ne pouvez pas honnêtement prétendre que nous avons renoncé à la violence au vu de notre histoire politique, sociale et religieuse et que nous ne nuisons pas, par notre mode de vie même, nous qui consommons infiniment plus que notre part des ressources de la planète. Cela fait à peine 40 ans que nous essayons (mettons, depuis la fin des guerres coloniales) et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas encore réussi. Et je ne dis rien de la violence sociale réelle dans laquelle nous baignons, quand on délocalise, quand on pressure les gens au boulot à les rendre suicidaires, en leur volant leur temps et leur vie et quand il revient moins cher de manger des crasses à l’huile de palme que des légumes frais.

Quand je dis que la société dans son ensemble est responsable (et le pédagogisme est une émanation de notre société), c’est que son évolution ne nous laisse guère de prise. Beaucoup de choses qui nous tuent actuellement sont le fruit de ce qui, au départ, était vu comme un progrès. Par exemple, le monde mirifique des télécommunications et d’internet, en permettant que les immigrés restent en contact permanent avec les télés de leur pays d’origine (et les prêches des intégristes de tout poil qui veulent, entre autre, instaurer la charia à Anvers ou à Toronto) empêche en partie leur intégration dans notre société. Autre exemple, la pub : personne ne peut sérieusement prétendre que les gens ont demandé à ce que les murs de nos villes, nos autobus, nos journaux, tout ce sur quoi notre regard se porte, devienne un support publicitaire qui lave le cerveau des gens depuis leur première sortie en poussette. C’est arrivé, et mes élèves sont persuadés que la pub les informe parce qu’on le leur a fait croire, et que les parents ont trouvé que la télé était une baby sitter commode. Il n’y a pas là de théorie du complot, il y a la perversion de choses au départ considérées comme des nouveautés intéressantes. Après tout, Cendrars a bien écrit que « La publicité est la fleur de la vie contemporaine; elle est une affirmation d’optimisme et de gaieté ; elle distrait l’œil ou l’esprit. » Je ne pense pas qu’il écrirait la même chose aujourd’hui qu’elle offre du temps de cerveau disponible à Coca Cola.

Vous voyez où je veux en venir ? Je ne pense pas, comme Rousseau, que l’homme naisse naturellement bon (il y a des enfants qui sont des gales dès la crèche), mais je pense que la société façonne (ou corrompt) ses membres de multiples manières, souvent délibérément et par la peur, du fait du prince (qu’il soit roi, pape, fondateur du nazisme ou du communisme, ou grand mufti quelque part, etc.) et parfois, comme de nos jours dans notre civilisation, à coup de bonnes intentions. Alors, sachez que je ne cautionne pas une minute l’idée de « l'impossible intégration de la majorité de ces familles à notre système de civilisation qui, lui, a renoncé à la violence, alors qu'ils ne jurent que par elle et ne connaissent pas d'autre moyen éducatif. », qui est une idée idiote, parce qu’elle nie la majorité de ces familles, et en fait une fameuse partie de celles qui peuplent la planète.

Est-ce que je trouve normal pour autant qu’un élève ne me parle ni ne m’écoute parce que je suis une femme ? Non, évidemment. Je ne mets pas non plus « sur le même pied d’estale » notre manière de punir les voleurs et celle qui a cours en Arabie saoudite, ni notre manière de punir les assassins et celle dont on use au Texas. Est-ce que je pense qu’un immigré doit s’intégrer et perdre ainsi une partie de son histoire et de ses habitudes ? Oui, je le pense. Est-ce que c’est facile ? Non, cela ne l’est pas. J’ai changé de pays, et j’ai trouvé ça dur, alors que j’allais retrouver mon amoureux au Québec, là où on parle français, où j’ai été accueillie à bras ouverts, où j’ai trouvé du boulot sans problème. Mais, croyez-le ou non, j’ai failli pleurer le jour où j’ai trouvé une épicerie qui vendait du chocolat Côte d’Or, des Petits Beurre et de la mayonnaise Devos-Lemmens - ce qui est un symptôme assez parlant, je trouve. Et si moi j’ai trouvé ça dur, avec mes études universitaires et toutes les facilités qui étaient les miennes, que croyez-vous que ressentent ceux qui arrivent du fond du bled ou de l’Anatolie, la tête farcie de ce que renvoient nos médias, et que nous sommes allés chercher, pour une bonne partie d’entre eux, pour vider nos poubelles ? La nuance, mon cher, la nuance.

Écrit par : puce | 02 octobre 2011

On en revient toujours à la même idée : ce ne sont pas les immigrés qui font le problème, c'est leur nombre !

On a beau faire trois fois le tour du rond-point, la pensée revient toujours au même endroit !

Écrit par : iPidiblue en pièces détachées | 02 octobre 2011

Puce, quelle éloquence ! Vous nous remontez le niveau.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 octobre 2011

Est-ce qu'un candidat à la présidence de la République en 2012 pourrait proposer que la population de la France baisse d'ici à la fin de son mandat ?

Je veux dire est-ce que la question démographique est accessoire ou essentielle ?

Écrit par : iPidiblue les accessoires | 02 octobre 2011

Comme j'ai lu Schopenhauer il me semble que le vouloir-vivre est considéré par lui comme une loi supérieure aux lois de la raison, en clair ce ne sont pas des décisions mûrement réfléchies qui nous dirigent mais nos instincts !

Sous cette lumière je m'explique mieux les directions principales de nos sociétés.

Et je me sens un peu plus philosophe ...

Écrit par : iPidiblue du monde comme philosophie | 02 octobre 2011

Par exemple je me suis demandé pourquoi la majorité des Français avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 ? J'ai fini par penser que c'était parce qu'ils le voyaient comme un flambeur qui leur promettait plus d'argent à la roulette de la vie.

L'idée paraît basique mais c'est à peu près tout ce que j'ai pu comprendre !

Écrit par : iPidiblue du monde comme philosophie | 02 octobre 2011

Et si moi j’ai trouvé ça dur, avec mes études universitaires et toutes les facilités qui étaient les miennes, que croyez-vous que ressentent ceux qui arrivent du fond du bled ou de l’Anatolie, la tête farcie de ce que renvoient nos médias, et que nous sommes allés chercher, pour une bonne partie d’entre eux, pour vider nos poubelles ? La nuance, mon cher, la nuance.
Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Le pathos, ma chère, le pathos.

Tout ce que vous écrivez est bon et juste, mais au bout du compte il s'agit toujours de faire pleurer Magot et, ainsi, d'expliquer, de comprendre, de pardonner les turpitudes de ceux qui, avouons-le, bafouent impunément les lois de l'hospitalité depuis 30 ans.

Au fond, vous affirmez que, dans votre école colorée et mélangée, les choses se passent pas trop mal, ou que sans familles immigrées, cela ne serait pas pire. Dans ce cas, très bien.

Vous utilisez toujours des cas particuliers ("j'ai des élèves qui...") mais vous ne semblez jamais tenir compte de ce que j'appelle les "grandes masses".

Le problème, selon moi, n'est en aucun cas la présence de tel ou tel individu, ni de telle ou telle famille.
Le problème, c'est le nombre, qui a rendu toute intégration inutile (pour s'intégrer quand nous sommes si nombreux... et quand il n'y a rien à intégrer, d'ailleurs, vu que l'Occident est en pleine décadence ?)

Je suis bien d'accord avec vous sur le fait que toutes les inventions modernes étaient de belles et bonnes choses, au départ. Mises entre les mains de barbares (et j'inclus dans ce vocable les patrons de TF1), elles sont devenues l'instrument même de la barbarie.

Votre argument suprême est que, finalement, nous habitons tous la même planète, et que nous sommes tous dans le même bateau. C'est certes vrai, mais pendant très longtemps, tout cela a été atténué par la présence de frontières, de limites, de seuils infranchissables. Aujourd'hui, au nom de la mondialisation et du multiculturalisme, nous sommes obligés de subir la dégradation de la vie en pleine face. A moins de s'appeler Yannick Noah ou Christian Clavier et de vivre dans les beaux quartiers en se disant "de gauche" et en invoquant la sacrosainte "Tolérance" et aussi "L'ouverture à l'Autre".

Dire comme je le fais que la majorité des immigrés qui sont venus depuis 30 ans en Europe viennent d'une autre culture, dans l'ensemble plus violente et moins aimable que la nôtre, n'est pas une "idée idiote", Madame.

Comme tout le monde, vous nous dites que la civilisation française d'avant ne valait pas un clou, et que nous n'étions pas moins violents, moins tarés que la plupart de ceux qui arrivent aujourd'hui. C'est faux. C'est de la propagande, qui consiste comme toujours à dire que le passé était atroce, et qu'aujourd'hui nous des esprits éclairés.

La vie, la langue, la nourriture, les rapports entre les hommes et les femmes... Franchement, ce n'était pas l'enfer dans lequel nous baignons aujourd'hui. Il a existé une civilisation française, que cela plaise ou non, et elle n'était pas obscurantiste sous prétexte qu'elle appartient déjà au passé.

Bien sûr, vous allez me dire que la famille française, dans les années 40 ou 50, ce n'était pas terrible, et pas glorieux, et vous aurez sans doute raison.

Mais j'insiste sur le fait que, dans l'ensemble, la société française, la vie en France, ne s'est pas adoucie, ne s'est pas embellie, ne s'est pas améliorée à l'issue de 30 ans d'immigration massive.

On peut toujours dire que cette immigration n'y est pour rien, que c'est la faute du progrès technique, de la télévision, des pédagogues, etc., et on aura en partie raison. Mais on ne peut pas, à mon avis, faire l'économie de ce bouleversement historique dont la France a fait et continue de faire l'objet : le remplacement démographique d'un peuple par un autre, purement et simplement.

Peut-être que ce nouveau peuple sera, finalement, aussi aimable, aussi civilisé que l'ancien, et peut-être même plus. Mais à première vue, ce ne semble aucunement être le cas. Et il n'y a pas de quoi se réjouir.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Puce, quelle éloquence ! Vous nous remontez le niveau.
JPB
Écrit par : brighelli | 02 octobre 2011

J'adhère ;-)

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

L'argument de Laurence Parisot est d'ailleurs celui-là qui a toujours le même succès : plus il y a aura d'immigrés plus la France sera riche ! Y-a-t-il une limite supérieure ? Faut-il encore dix millions d'immigrés, cinquante millions ? Quand est-ce que la France sera suffisamment riche ?

....

Vous voyez un peu mon contre-argumentaire ? Même si le raisonnement de Laurence Parisot était exact - et je doute qu'il le soit pour des raisons mécaniques - cette course au toujours plus, à la quantité pure, a-t-elle un sens en soi ?

Moi je m'oppose à la politique actuelle pour des raisons philosophiques peut-être plus encore que pour des raisons matérielles.

Maintenant je comprends bien qu'on puisse avoir une autre philosophie, j'aimerais quand même qu'elle soit explicite plutôt qu'implicite sinon je crains que la campagne de 2012 soit encore un malentendu comme celle de 2007 !

Écrit par : iPidiblue quantité ou qualité ? | 02 octobre 2011

Wolt, vous êtes le champion de l'interprétation! Vous savez quoi? Mon école, c'est souvent la chienlit. Mais j'ai assez de bon sens pour constater qu'elle ne vient pas seulement de la présence des élèves d'origine immigrée, elle vient de multiples facteurs qui se combinent et s'augmentent à la va comme je te pousse. D'ailleurs, une bonne partie de mes minorités visibles est née à un jet de pierre de l'école, là où naissent la moitié des enfants de Liège, ils ne sont que d'ici, au bled on les insulte et ils ont en commun avec les "bons Belges" quantité de défauts rédhibitoires à mes yeux. Et vous voulez prétendre que c'est de leur faute à eux seuls? Le bouc émissaire est commode! La Fontaine a écrit là-dessus : ça s'appelle "Les animaux malades de la peste."

Écrit par : puce | 02 octobre 2011

oui puce, vous prêchez qq chose, ca doit s'appeler l'humanisme chrétien, c'est beau, c'est noble, vous me faites penser avec tout le respect que je vous dois pour votre talent et votre sincérité, aux derniers romains, qui étaient des brutes a nos yeux, mais bien moins que les barbares qui les ont laminés, ils étaient la civilisation et n'empêche, quelques hordes indisciplinées ont ravagé leurs belles cités, leur droit, architecture, agriculture, irrigation, voies romaines... et plongé l'europe dans l'obscurité et l'obscurantisme du haut et bas moyen-âge, pour mille ans... imaginez la transition, directement de l'empire romain a la renaissance...
je crois a l’intégration de qq millions de musulmans, pas a celle d’un demi continent, savez vous que le nigeria aura 1 milliard d’habitants a la fin du siècle, chiffres de l’onu, combien ca fera de millions de vendeurs a la sauvette sur le champ de mars, si on n’y prend garde… dix, vingt, cent millions ?
ce serait beau de ne chanter que la paix, la joie, de n’annoncer que de bonnes nouvelles… las, les civilisations sont mortelles, qu’on y prenne garde…

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Du reste, madame, il n'est pas vrai d'affirmer que "nous sommes allés chercher, pour une bonne partie d’entre eux, pour vider nos poubelles".

Nous ne sommes plus en 1960. Si vous demandez à un Tunisien ou à un Sénégalais pourquoi il veut s'installer en France aujourd'hui, il vous dira que c'est pour recevoir un logement, des allocations et d'autres choses encore parce que, après tout, la France est "le pays des Droits de l'Homme".

La France est un pays qui promet à 200 000 individus, chaque année, qu'ils seront payés par ses contribuables pour faire des enfants et investir (conquérir ?) des quartiers entiers. Une aubaine, non ?

Si vous demandez au medef pourquoi il faut encore plus d'immigration, il vous dira qu'il est toujours bon de faire baisser les salaires et d'avoir sous la main une main-d'oeuvre abondante et peu éduquée.

Avant l'immigration de masse, on ne se battait pas à la kalashnikov en France. Et malgré la déculturation patente de tous, on ne trouve guère de kalashnikov chez les Français d'origine européenne.

Mais on continuera sans doute de m'expliquer que la France d'avant l'immigration, c'était déjà l'horreur, que tout était affreux, et qu'aujourd'hui nous sommes bien mieux lotis...

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

"Du reste, madame, il n'est pas vrai que..."

Ah, l'inspecteur Colombo a encore une question à poser....

Et je vous préviens : inutile de faire une blague avec le basset de Colombo, car elle serait considérée comme vulgaire et bête - c'est d'ailleurs pourquoi je m'abstiens de la faire contre l'acolyte de votre numéro de cirque.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Le problème est tout bête c'est que les matières premières qui font fonctionner notre civilisation ne sont pas en quantités illimitées ! Par exemple les métaux rares, bien entendu aussi les sources d'énergie comme le pétrole qui est en train de s'épuiser à grande vitesse ...

Le résultat sur le plan économique ? Sous Napoléon 1er Paris faisait un million d'habitants, aujourd'hui il y a douze millions de parisiens en Ile de France, imaginons une région parisienne de 20 ou 30 millions d'habitants ! Tous les gains de productivité seront mangés par le coût des transports et le coût de l'habitat !

C'est pourquoi je suis pratiquement sûr que les raisonnements de Laurence Parisot sont une absurdité manifeste sans parler du caractère invivable d'une France de cent millions d'habitants complètement mitée par l'urbanisme !

Les seuls à y gagner dans l'affaire ? Quelques super-capitalistes qui se compteront sur les doigts de la main.

Un rapport sur les métaux rares :

http://ec.europa.eu/luxembourg/news/frontpage_news/151_2010_fr.htm

Écrit par : iPidiblue quantité ou qualité ? | 02 octobre 2011

D'ailleurs, une bonne partie de mes minorités visibles est née à un jet de pierre de l'école, là où naissent la moitié des enfants de Liège, ils ne sont que d'ici, au bled on les insulte et ils ont en commun avec les "bons Belges" quantité de défauts rédhibitoires à mes yeux. Et vous voulez prétendre que c'est de leur faute à eux seuls?
Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Ce n'est évidemment pas la seule faute des enfants, mais de tout un processus d'immigration depuis 30 ans. Naître ici où là ne change rien, Madame, ce qui compte, c'est la culture dans laquelle on grandit, et la civilisation que nos parents nous transmettent (ou pas).

Quant à vos élèves, je les plains : ni d'ici, ni de là-bas. Mais s'ils ont le cul entre deux chaises, c'est leur problème, leur responsabilité : cela ne doit aucun cas être excuser la chienlit, comme vous semblez prête à le faire (vos fameux et innombrables "facteurs).

Du reste, qu'ils soient aimés ou pas dans leur pays d'origine ne change rien à leur programme conscient ou inconscient : recréer en Europe le mode de vie dans le pays d'origine (en profitant de et en sapant, au passage, les avantages sociaux que notre civilisation a su construire).

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

* de leur pays d'origine

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Mais qu'est-ce que vous ont fait les majuscules pour que vous les poursuiviez d'une haine aussi tenace, mon cher Puzzle ?
Écrit par : iPidiblue en pièces détachées | 02 octobre 2011
**************
ipidiblue, les majuscules m'ont fait du mal quand j'etais petit, je me venge, et puis les jeunes m'ont dit qui fallait ecrire sans majuscules sur internet, c'est la seule concession que je leur fais... je fais deja un effort surhumain pour eviter les fautes...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

la tête farcie de ce que renvoient nos médias, et que nous sommes allés chercher, pour une bonne partie d’entre eux, pour vider nos poubelles ? La nuance, mon cher, la nuance.
Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Dernière chose : on retrouve ici l'argument, terriblement banal et pourtant efficace auprès de certains, du "crime originel" de l'Occident. Au fond, si les choses se passent mal, c'est de notre faute (ou celle de nos ancêtres). A présent, il est normal de payer, de souffrir, de nous faire piétiner, car après tout nous l'avons bien cherché.

A cela je réponds deux choses :

1) De même qu'un descendant de victime n'est pas une victime, un descendant de bourreau n'est pas un bourreau. Nous n'avons pas à "payer" pour les éventuelles turpitudes de nos ancêtres. De même, il faudrait un peu laisser les jeunes Allemands tranquilles avec le nazisme...

2) Vous avez beau dénoncer la télévision, vous reprenez finalement ses poncifs : l'immigré est notre nouveau Christ, et nous devons payer cher notre rédemption, nous les affreux Méchants européens.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Et pourtant les majuscules ne sont pas à un cours très haut à la bourse orthographique, on les donnerait presque, c'est pas comme les tasses de café chez Goldman Sachs !

Écrit par : iPidiblue what else ? | 02 octobre 2011

_ c'est qui le roquet qui aboie, quand la caravane passe ?
_ quelle idee d'appeler son chien jeremie...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Puzzle, ce qui est tombé sous les invasion barbares, c'est l'organisation politique de l'empire romain. Sa civilisation, elle, a perduré : l'empire romain, c'est nous! On a assimilé les barbares en question dans tous les endroits de l'empire qui étaient vraiment romanisés revoyez votre linguistique, nom d'une pipe! Et revoyez votre histoire par la même occasion. Car je ne vois pas que l'Angleterre, que l'empire a quittée avant sa chute, soit peuplée de sauvages avec des lances. Quant à l'obscurantisme de 1000 ans du Moyen Âge, beaucoup d'historiens ont fait son lit depuis belle lurette.

En ce qui concerne le sanglot de l'homme blanc, je ne me sens responsable ni de la colonisation, ni des turpitudes diverses de notre histoire, ni de l'inquisition ou des prêtres fouilleurs de culottes, et je n'accuse certes pas les jeunes Allemands de quoi que ce soit; je ne me sens pas non plus comptable des atrocités des multiples dictatures, pétrolières ou non, et je pense que pour vivre en démocratie, il faut lutter pour (ou avoir des ancêtres qui ont lutté, puisque je ne suis pour rien dans les combats qui ont fait naitre les démocraties occidentales, j'en profite, c'est tout). Mais je sais que mon mode de vie - et je ne vais pas quitter ma maison pour aller vivre sous une hutte - réquisitionne plus que sa part des ressources communes. Et je crois qu'on devrait en finir avec les concessions et les accommodements déraisonnables. On a des parlements pour ça!

Et puis, que voulez-vous faire, vous tous qui avez si peur, de tous ces gens? Les vaporiser dans l'espace? Les jeter dans le désert du haut d'un avion et sans parachute? Vous ne voudriez pas être celui qui appuiera sur le bouton, n'est-ce pas?

Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Wolt,

J'interviens fort peu sur ce blog mais certains de vos propos qui se veulent imparables dans leur logique souffrent aussi de quelque imprécision ou sont d'une logique fallacieuse. Je vous cite
,
"Quant à vos élèves, je les plains : ni d'ici, ni de là-bas. Mais s'ils ont le cul entre deux chaises, c'est leur problème, leur responsabilité : cela ne doit aucun cas être excuser la chienlit, comme vous semblez prête à le faire (vos fameux et innombrables "facteurs)."

Depuis quand des enfants, mineurs par définition, portent-ils la responsabilité de leur situation ?

La chienlit, mot qui doit sa renaissance à un certain général De Gaulle en 1968, ne saurait être de leur seul fait. Quoi que vous en pensiez, c'est bien notre société qui est responsable de l'état de renoncement généralisé dans laquelle elle s'est placée. Et là c'est l'ensemble des formations politique qui sont en cause, de droite comme de gauche. Certes la bien-pensance socialiste française des années 80 en est une des causes. Mais c'est bien toute l'élite française qui s'est convertie à la pensée unique et qui porte la responsabilité de la situation actuelle qui favorise ses plans et desseins, notamment dans l'état d'une école qui ne saurait plus former à un vrai esprit critique sans mettre en péril le système consumériste et les marchés, paradis nécessairement parfait dans lequel tout un chacun est sommé de se fondre...

Mais les républicains (dont je m'honore d'être toujours, contre vents et marées) sont à présent des dinosaures égarés. Ils ne sont pas plus dans votre tendance idéologique que dans le PS ou l'UMP. Le mot "République", associé à son pendant "Française", représente toujours une certaine idée de la France, de son Peuple, de ses institutions dont vous n'êtes pas nécessairement le vrai chantre.

Cadichon et puce vous ont apporté une vraie contradiction mais lorsque vous les contrez, vous biaisez le débat. Votre jeu et votre dialectique ne sont pas encore assez au point pour convaincre qui est rodé à la logique de l'exposé et de l'argumentation.

En un mot, soyez plus "modeste" ou "tolérant" : vous ne détenez pas seul "La" vérité, même si certains de vos arguments sont fondés et frappés au coins du bon sens et de l'observation.

Écrit par : Robert | 02 octobre 2011

Où l'on constate que l'immigration demeure un sujet brûlant... quasi impossible à aborder sans risquer de faire un amalgame quelconque. Sortir des limites de la doxa pour se prononcer sur un sujet tel que l'immigration est éminemment périlleux. Ça l'est même rien qu'en énonçant des faits. Aussi, beaucoup préfèrent se taire et n'en penser pas moins, tandis que quelques rares téméraires s'obligent à user de toutes les subtilités de la rhétorique pour nuancer leur propos et ainsi, peut-être, échapper aux habituelles imprécations et autres arrosages peu glorieux.
Il me semble qu'établir un rapport n'est pas nécessairement amalgamer. Ensuite, si on estime qu'un propos est brut de décoffrage, voire outrancier, rien de tel qu'une réponse argumentée plutôt qu'une envie de pisser ou de vomir. L'indignation est une chose trop grave pour se prêter à une posture. A force d'en user facilement, elle se banalise et ne signifie plus grand chose.
Oserai-je nous rappeler à cette phrase attribuée à Voltaire (mais avons-nous absolument besoin de la caution d'un grand penseur pour reconnaître un vrai principe de liberté et de tolérance ?) : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

Que le pédagogisme fut l'une des réponses de l'institution scolaire à l'évolution de la population n'est pas difficile à admettre. Mais je ne crois pas qu'il soit consubstantiel à l'immigration, il y a simplement trouvé un terrain de prédilection. Le pédagogisme est un avatar de l'égalitarisme et Meirieu fut son prophète. Que celui-ci en revienne quelque peu doit évidemment déstabiliser les fondamentalistes de la chose et les contrarier au point de vouer aux gémonies celui qu'ils tenaient pour inspiré. C'est un sacré fond de commerce de recherche-de-midi-à-quatorze-heures qui s'en trouve menacé. Qu'ils se rassurent pourtant : la société d'homo festivus n'est pas prête à réintégrer l'esprit de rigueur, surtout à l'heure des clics. Et puis le jouet est cassé, de toute façon.

Écrit par : Magister | 02 octobre 2011

Et puis, que voulez-vous faire, vous tous qui avez si peur, de tous ces gens? Les vaporiser dans l'espace? Les jeter dans le désert du haut d'un avion et sans parachute? Vous ne voudriez pas être celui qui appuiera sur le bouton, n'est-ce pas?
Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Je commencerais par retirer la nationalité française à ceux qui disent haut et fort qu'ils ne sont "pas français" ou qu'ils "niquent la France", quand ils seraient nés ici. Il s'agirait, ainsi, de les prendre au mot.

D'une manière générale, j'essaierais de leur faire honte, afin de les ramener à la civilisation. Je rétablirais aussi la sélection à l'Ecole, afin qu'il y ait, pour les meilleurs d'entre eux, quelque chose à atteindre, à intégrer.

Pour le reste, comme vous l'avez dit, je ne vois que la solution américaine : les mettre massivement en prison. Même si construire des prisons n'est pas, je l'admets, un grand idéal de civilisation. Et puis nous n'avons d'argent pour cela, semble-t-il.

Mais il me paraît évident qu'il n'est plus possible d'accepter tous ces territoires perdus, et toute cette nuisance dans ceux qui ne le sont pas encore.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Merci, Robert!

Écrit par : puce | 02 octobre 2011

Mais il me paraît évident qu'il n'est plus possible d'accepter tous ces territoires perdus, et toute cette nuisance dans ceux qui ne le sont pas encore.
Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Ces territoires ne seraient pas perdus si celui de la République tout entière ne l'était pas. Posons-nous la question du contenu actuel de la souveraineté française, dans le contexte de l'Euroland et du Mondialisme.

Écrit par : Magister | 02 octobre 2011

Il va falloir épousseter les soutanes alors si c'est la fin d'Homo Festivus !

Écrit par : iPidiblue retour de l'homme en noir | 02 octobre 2011

L'expansion, un des 5 piliers ?????????
Wikipedia :
Conjointement aux six articles de la profession de foi (`Aqida), les cinq piliers de l'Islam sont cinq obligations importantes qui doivent être respectées par toute personne responsable (pubère, saine d'esprit et ayant entendu l'appel de l'islam).

* La Chahada, est l'attestation de foi de l'unicité de Dieu et de la prophétie de Mahomet : c'est la plus importante.
* Les cinq prières quotidiennes ou Salat (As-salaat) peuvent être faites n'importe où, en direction de la kaaba
* Le jeûne du mois de ramadan : le saoum (As-siyam) de l'aube au coucher du soleil, le jeûne est prescrit.
* L'impôt annuel : la zakat (Azz-zakaat) est l'aumône aux pauvres dans les proportions prescrites en fonction de ses moyens.
* Le pèlerinage à La Mecque : le hajj (Al hajj) au moins une fois dans sa vie si le croyant ou la croyante en a les moyens physiques et matériels.

Écrit par : pluskacé | 02 octobre 2011

Comment les astronautes musulmans font-ils la prière en direction de la Mecque ?

Écrit par : iPidiblue retour de l'homme en noir | 02 octobre 2011

En un mot, soyez plus "modeste" ou "tolérant" : vous ne détenez pas seul "La" vérité, même si certains de vos arguments sont fondés et frappés au coins du bon sens et de l'observation.
Écrit par : Robert | 02 octobre 2011

La tolérance, il y a des maisons pour cela.

Plus sérieusement, vous dénoncez la bien pensance, et vous finissez votre argumentation par l'option bisounours habituelle, l'injonction d'être "gentil". Comme tout le monde, vous proposez de remplacer la question du vrai et du faux par celle du gentil et du pas gentil. La bien pensance, c'est exactement cela. Et nous en crevons.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Vous habitez en banlieue, Wolt ? Parce que ce n'est pas sur TF1 qu'on en découvre la réelle nature…

Écrit par : Frédéric Moreau | 02 octobre 2011

Wolt,

La confrontation des idées ou des points de vue n'est pas le détournement de la pensée de l'autre. Je n'ai jamais été ni ne suis "bisounours", et ne place pas la gentillesse dans mes arguments.
Mais sans doute que le respect de l'autre et de son point de vue sans le caricaturer par un détournement de sens n'est pas dans votre logique.

En outre, dans toute argumentation, il y a la logique sèche qui en fin de compte risque de se révéler stérile, et la part personnelle qui humanise le propos.

Pour finir, je cite le texte de votre précédente intervention :

"Je commencerais par retirer la nationalité française à ceux qui disent haut et fort qu'ils ne sont "pas français" ou qu'ils "niquent la France", quand ils seraient nés ici. Il s'agirait, ainsi, de les prendre au mot.

D'une manière générale, j'essaierais de leur faire honte, afin de les ramener à la civilisation. Je rétablirais aussi la sélection à l'Ecole, afin qu'il y ait, pour les meilleurs d'entre eux, quelque chose à atteindre, à intégrer.

Pour le reste, comme vous l'avez dit, je ne vois que la solution américaine : les mettre massivement en prison. Même si construire des prisons n'est pas, je l'admets, un grand idéal de civilisation. Et puis nous n'avons d'argent pour cela, semble-t-il."

Point de vue parfaitement simpliste qui oublie que la République est d'abord fondée sur le Droit et je vous engage à relire la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui figurent en préambule de notre constitution. Vous verriez alors l'inanité de telles propositions qui sont tout sauf dans l'esprit de nos Révolutionnaires. Revoyez donc vos classiques.

Écrit par : Robert | 02 octobre 2011

le jihad...
Écrit par : pluskacé | 02 octobre 2011
*************
exact, pluskacé, je fais amende honorable, le jihad ne fait pas partie des cinq piliers sauf chez une minorité de savants sunnites et chez les karaites qui le considèrent comme le sixième pilier de l'islam, c'est neanmoins une prescription importante pour tous, et qui cree pas mal de malentendus depuis un certain 11 septembre...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Monsieur,

La France, contrairement à ce que semblez penser, n'est pas qu'une République, et n'a pas commencé à la Révolution.

Malgré l'admiration qu'on peut légitimement avoir pour la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, il me paraît urgent de désinvestir se registre (celui des droits, toujours des droits) et parler en terme de civilisation.

La visibilité des femmes dans l'espace publique, par exemple, ne date pas de la Révolution. La civilisation française non plus. Nos problèmes actuels ont à voir avec la civilisation, pas avec un régime, aussi évolué et aimable soit-il (en l'occurrence, la République).

Etre "le pays des Droits de l'Homme" est devenu le prétexte à tout et n'importe quoi. La France, pour moi, ce n'est pas qu'une batterie de droits. C'est n'est pas que les Lumières... qui ne nous ont d'ailleurs certainement pas offert leur contribution intellectuelle pour que des étrangers et une "élite" déculturée s'en servent comme d'une litière.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

* vous semblez

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

C'est clair que La Gueuse touche à sa fin... elle ne résistera pas aux coups de boutoir des cohortes musulmanes qui veulent nous imposer leurs visions du monde avec la complicité des socialistes qui, lâchés par les ouvriers... se tournent vers l'immigration pour assurer quelques voix de plus !

maintenant... qui sauvera la France ?

mais le veut-elle vraiment ?

Écrit par : exTC | 02 octobre 2011

Vous habitez en banlieue, Wolt ? Parce que ce n'est pas sur TF1 qu'on en découvre la réelle nature…
Écrit par : Frédéric Moreau | 02 octobre 2011

Non, je n'habite pas en banlieue. Et puis cette référence à TF1 n'est sans doute pas très heureuse, puisque je n'ai plus de téléviseur depuis longtemps. Mais enfin, les journaux télévisés, dans leur ensemble, contribuent sans doute, chaque soir, à l'endormissement culpabilisant des masses...

Je ne vis pas en banlieue mais j'y ai enseigné.
J'ai observé et, je crois, beaucoup appris.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Plus sérieusement, vous dénoncez la bien pensance, et vous finissez votre argumentation par l'option bisounours habituelle, l'injonction d'être "gentil". Comme tout le monde, vous proposez de remplacer la question du vrai et du faux par celle du gentil et du pas gentil. La bien pensance, c'est exactement cela. Et nous en crevons.
Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

En effet, la question du vrai et du faux ne se pose plus qu'en terme de conformité à la doxa. Paradoxalement, en cette ère des masses, l'individualisme du comportement et le grégarisme de la pensée se tiennent par la main. On se passe donc les petits plats car tenir la confrontation, peu importe le sujet d'ailleurs, c'est risquer de passer pour un salaud. L'horreur ! Aussi se contente-t-on souvent d'une petite pointe de nuance pour se démarquer, tout en s'excusant d'avoir quelque peu forcé le trait si le propos a tout de même réussi à choquer une chaste oreille. La bien-pensance c'est le prêt-à-penser, l'assurance du consensus et de l'intégration dans la grande famille des gentils. « Passer pour » est certes un verbe d'état, mais il n'a de commun avec le verbe être que sa fonction attributive. A l'heure de la communication, cela suffit amplement.

Écrit par : Magister | 02 octobre 2011

Wolt,

Merci pour votre leçon d'Histoire de France. Ainsi que je l'ai écrit plus haut, je revendique d'être resté républicain envers et contre tout. Reliquat sans doute de mes lointaines études classiques, jointes à quelques études scientifiques. Et l'histoire de notre pays ne se limite certainement à cette période "fondatrice" de notre histoire "contemporaine" (deux siècles tout de même...).

Il vous a simplement échappé que j'ai écrit "Droit" et non "droits". Si je vous invite à relire la Déclaration, c'est qu'au-delà des droits, elle définit aussi les devoirs du citoyen. Si l'école savait l'intégrer dans chaque cerveau qu'elle est censée former, chaque citoyen trouverait là des références à un comportement "civique" (et non "citoyen" comme on nous le rabâche sans arrêt)

Si je vous rejoins quand vous écrivez que "La France, pour moi, ce n'est pas qu'une batterie de droits", en revanche vos propositions que j'avais citées ne résistent pas à l'analyse, non seulement générale, mais aussi au plan du Droit. L'analyse juridique doit aussi être intégrée au raisonnement quand on formule des propositions de telle nature. De ce point de vue, celles que vous avez formulées ne me semblent guère fondées ou réalistes.

Sur ce, je lirai les suites sur ce blog mais je m'abstiendrai de monopoliser l'expression.

Écrit par : Robert | 02 octobre 2011

La bien-pensance et la doxa ? Appelez cela une galerie commerciale et tout le monde comprendra !

Écrit par : iPidiblue retour de l'homme en noir | 02 octobre 2011

Puce,
_ j'apprécie votre culture, mais c'est un peu théorique de dire que l'empire romain a continué d'exister après sa mise a sac des barbares, qui se sont emparés des oripeaux de césar, comme Bokassa 1er se faisant sacrer empereur, qui ont occupé un temps les riches villas, avant qu'elles ne se délabrent et les voies romaines avant qu'elle ne dépierrent...
_ sans vouloir me tromper, je crois que le droit romain a été remis à jour par Napoléon...
_ l'angleterre a été un champ de bataille et de ruines après le départ des romains et pour qq siècles ; angles, pictes, saxons, gaélique, vikings danois, normands, scots, bretons qui ont dû retraverser la manche pour se réinstaller en bretagne ... c'était la foire d'empoigne, je crois...
_ je conçois que les historiens se soient intéressés au moyen âge et y aient trouvé qq merveilles, mais enfin, ces grandes famines, tueries, jacqueries, querelles de seigneur à seigneur, bandits de grands chemins, épidémies dues aux conditions de vie et d'hygiène effroyables, que les romains avaient eradiqués, ca vous aurait plu à vous ?
_ peut-on considerer qu'un pays reste romanisé parce qu'il a connu la civilisation romaine ? quid de carthage ?

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

La bien-pensance et la doxa ? Appelez cela une galerie commerciale et tout le monde comprendra !

Écrit par : iPidiblue retour de l'homme en noir | 02 octobre 2011

Très juste. L'essentiel est de remplir son caddie. C'est ce qu'on attendait de Nicolas Sarkozy. Plus quelques victoires sportives et c'est Bysance ! Télé-Frigo-Canapé, le rêve de toute une planète.

Écrit par : Magister | 02 octobre 2011

Ça pue trop.

Je reviendrai demain matin pointer un bout de museau prudent.

Écrit par : dugong | 02 octobre 2011

sans vouloir me tromper, je crois que le droit romain a été remis à jour par Napoléon...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Non, par Grégoire VII (Hilldebrand de Soana - 1073-1085).

On apprenait, jadis, la réforme grégorienne en classe de Cinquième.

A propos d'enseignement de l'histoire après la réforme Darcos:

http://bernardlugan.blogspot.com/2011/09/lhistoire-de-lafrique-doit-elle-etre.html

Écrit par : Marigot | 02 octobre 2011

1) De même qu'un descendant de victime n'est pas une victime, un descendant de bourreau n'est pas un bourreau. Nous n'avons pas à "payer" pour les éventuelles turpitudes de nos ancêtres. De même, il faudrait un peu laisser les jeunes Allemands tranquilles avec le nazisme...

2) Vous avez beau dénoncer la télévision, vous reprenez finalement ses poncifs : l'immigré est notre nouveau Christ, et nous devons payer cher notre rédemption, nous les affreux Méchants européens.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

C'est de pire en pire...

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2011

Ça pue trop.

Je reviendrai demain matin pointer un bout de museau prudent.
Écrit par : dugong | 02 octobre 2011

Itou

Écrit par : FGuichard | 02 octobre 2011

Jetons donc un oeil amusé sur ce que propose le site Eduscol en matière d'évaluation mouture "socle et compétences":

http://media.eduscol.education.fr/file/banque_socle/11/7/Banque_Competence3_SVT_Population-sangliers_178117.doc

Si une âme charitable pouvait me donner les coordonnées du Collège expérimental -forcément ! concerné...pour la vie réelle, pas besoin de s'étendre: mieux vaut s'écrouler. De rire...

Dans mon établissement, deux-tiers des élèves "issus de la diversité" sont des glandeurs et/ou casse-c.... notoires; un quart des indigènes complète le tableau...C'est Marseille sans doute, une exception?

Optimisme: j'aime enseigner et j'aime ces jeunes gens, les sages comme les teignes: en réalité, nous faisons un boulot de relations humaines. Bien sûr, je reste un caudillo en classe mais n'empêche!

Sisyphe, the true!
;)!

Écrit par : sisyphe | 02 octobre 2011

"2) Vous avez beau dénoncer la télévision, vous reprenez finalement ses poncifs : l'immigré est notre nouveau Christ, et nous devons payer cher notre rédemption, nous les affreux Méchants européens.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

_ c'est qui le roquet qui aboie, quand la caravane passe ?
_ quelle idee d'appeler son chien jeremie..."

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

_ Et on les pique à quelle heure, grosso et modo ???

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Si le docteur Bonnemaison, (ou, à la rigueur, le docteur Murray, avec deux "r", ;-))), a besoin de renouveler sa patientèle, on peut éventuellement conseiller à puzzle et Wolt un changement de médecin référent ??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

"La visibilité des femmes dans l'espace publique"

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

"public"

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Ça pue trop.

Je reviendrai demain matin pointer un bout de museau prudent.
Écrit par : dugong | 02 octobre 2011

Itou
Écrit par : FGuichard | 02 octobre 2011

Ah, nos bourgeoises bien pensantes, parfaites dans leur rôle habituel d'indignées de salon...
Il faudrait tout même s'arrêter un jour de lire les éditos de 'Elle'.

Écrit par : Lili | 02 octobre 2011

Ça pue trop.

Je reviendrai demain matin pointer un bout de museau prudent.
Écrit par : dugong | 02 octobre 2011

Itou
Écrit par : FGuichard | 02 octobre 2011

Quand je dégueule un soir, je n'y retourne pas le lendemain...

Écrit par : françoise Švël | 02 octobre 2011

Ah, nos bourgeoises bien pensantes, parfaites dans leur rôle habituel d'indignées de salon...
Il faudrait tout même s'arrêter un jour de lire les éditos de 'Elle'.
Écrit par : Lili | 02 octobre 2011

Insulter les gens sous pseudonyme et troller à jet continu, c'est décidément du dernier chic en ce moment. Minable.

Écrit par : FGuichard | 02 octobre 2011

Puce,
_ j'apprécie votre culture, mais c'est un peu théorique de dire que l'empire romain a continué d'exister après sa mise a sac des barbares, qui se sont emparés des oripeaux de césar, comme Bokassa 1er se faisant sacrer empereur, qui ont occupé un temps les riches villas, avant qu'elles ne se délabrent et les voies romaines avant qu'elle ne dépierrent...

En effet, on peut considérer qu'à partir du VIIe siècle, il n'y a plus beaucoup de traces de la romanité en Occident.

_ sans vouloir me tromper, je crois que le droit romain a été remis à jour par Napoléon...

Non, au XIIe lors de la naissance des universités. Le premier manuscrit du Code répertorié date de 1070, à Pise. Ne surtout pas faire confiance à Blandine Kriegel sur ce point!

_ l'angleterre a été un champ de bataille et de ruines après le départ des romains et pour qq siècles ; angles, pictes, saxons, gaélique, vikings danois, normands, scots, bretons qui ont dû retraverser la manche pour se réinstaller en bretagne ... c'était la foire d'empoigne, je crois...

On ne peut pas dire que l'Angleterre ait été véritablement romanisée. Tous n'ont pas "dû" retraverser la Manche: les Celtes oui, pour fuir les Anglo-Saxons. Pictes et Scots n'ont pas été confrontés à Rome auparavant. Quant aux Vikings, ils ne fuyaient pas, mais étaient sur une stratégie d'expansion.

_ je conçois que les historiens se soient intéressés au moyen âge et y aient trouvé qq merveilles, mais enfin, ces grandes famines, tueries, jacqueries, querelles de seigneur à seigneur, bandits de grands chemins, épidémies dues aux conditions de vie et d'hygiène effroyables, que les romains avaient eradiqués, ca vous aurait plu à vous ?

Il me semble que les Romains connaissaient eux aussi les révoltes, les épidémies, l'insécurité...

_ peut-on considerer qu'un pays reste romanisé parce qu'il a connu la civilisation romaine ? quid de carthage ?

C'est un argument largement utilisé par les premiers Byzantins pour reconquérir les provinces occidentales perdues. L'Afrique reste culturellement romaine assez longtemps en effet, sans doute davantage que la Gaule franque, mais par la suite...


Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Écrit par : André Gigue Moyen Age me voilà | 02 octobre 2011

Je vous remercie pour ces precisions, je me permets de penser qu'elles ne contredisent pas fondamentalement mon propos, a savoir la grande eclipse de l'empire romain pendant presque 1000 ans... Nous avons redecouvert la romanité, enfouie sous la cendre des barbares et le lent eveil du moyen-age....

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

j'ai bien dit : "les bretons ont retraversé la manche" pas les autres, evidemment, sinon l'anglerre serait vide ;-)

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

"Ah, nos bourgeoises bien pensantes, parfaites dans leur rôle habituel d'indignées de salon...
Il faudrait tout même s'arrêter un jour de lire les éditos de 'Elle'."
Écrit par : Lili | 02 octobre 2011

Pauvre(s) abruti(e)(s).

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2011

Puisque ça parle pédagos, j'en ai décortiqué la présence dans le Club des 5. Je crois bien que c'est à vous que je dois l'info de départ, donc merci de m'avoir permis d'écrire cet article !

http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

Écrit par : Celeborn | 02 octobre 2011

Communiqué n° 1286, mercredi 28 septembre 2011

Sur le drame de Pantin

Le parti de l'In-nocence a une pensée émue pour les victimes du drame de Pantin, qui, pour six d'entre elles, ont trouvé une mort atroce et, pour d'autres, été grièvement blessées dans l'incendie d'un immeuble vétuste et condamné.

Le parti de l'In-nocence, cela étant, voit dans la façon dont ce drame est évoqué ou relaté dans les médias un cas extrême, hautement caractéristique, du délire de culpabilisation ou d'auto-culpabilisation, en toutes circonstances, de la France et des Français. Il rappelle que les infortunées victimes, citoyens tunisiens et égyptiens ayant quitté leur pays à la suite du dit “printemps arabe”, étaient des immigrés clandestins, qui donc avaient délibérément enfreint la loi française et se cachaient des autorités de notre pays. Les médias les appellent des “réfugiés”, mais il serait nouveau dans l'histoire des hommes qu'on fût des réfugiés de la liberté, à moins d'avoir été plus tôt des collaborateurs ou des suppôts de la tyrannie. Il est stupéfiant de voir les rescapés, qui, comme les victimes, s'étaient introduits par effraction dans l'immeuble incendié (semble-t-il par l'imprudence de l'un d'entre eux), incriminer violemment pour cet accident la France et la mairie de Pantin, coupables, selon eux, de ne pas leur avoir assuré de logement décent. La logique et la justice sont tellement mises à mal par l'attitude de ces imprécateurs qu'on croirait qu'ils récitent une leçon et qu'on leur a dit de se plaindre, quoi qu'il arrive, de la France et de son attitude ; que c'était là, si bizarre que cela puisse paraître, ce qui se faisait, ce qu'attendaient en France les journaliste et les autorités, et que cela donnait toujours les meilleurs résultats. La délinquance en soi est donc désormais créatrice de droits, et les divers commentateurs paraissent ne s'en étonner en rien : eux aussi cherchent du côté des pouvoirs publics, et plus généralement de la France, les coupables du drame survenu, qui vont devoir rendre des comptes.

Écrit par : In-nocence | 02 octobre 2011

Puisque ça parle pédagos, j'en ai décortiqué la présence dans le Club des 5. Je crois bien que c'est à vous que je dois l'info de départ, donc merci de m'avoir permis d'écrire cet article !

http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

Écrit par : Celeborn | 02 octobre 2011

Edifiant!

Écrit par : André Gigue Le Club des Cinq bute Meirieu | 02 octobre 2011

Le parti de l'In-nocence a une pensée émue pour les victimes du drame de Pantin, qui, pour six d'entre elles, ont trouvé une mort atroce et, pour d'autres, été grièvement blessées dans l'incendie d'un immeuble vétuste et condamné.
Écrit par : In-nocence | 02 octobre 2011

Partir d'un fait divers aussi morbide pour diffuser sa propagande, je trouve ça... abject, immonde. Bref, immoral, tout simplement.
Mais bon Wolt nous dira sûrement que les victimes ont mérité ce châtiment divin (quelques sales musulmans en situation irrégulière venus envahir notre pays en moins, chic !).

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

"La délinquance en soi est donc désormais créatrice de droits".

Cette phrase qui n'est que trop vraie en dit long sur la situation contemporaine... Nous vivons une époque folle...

Écrit par : Bertrand | 02 octobre 2011

Le Judge Dredd a la réponse ..;

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 02 octobre 2011

Mais bon Wolt nous dira sûrement que les victimes ont mérité ce châtiment divin (quelques sales musulmans en situation irrégulière venus envahir notre pays en moins, chic !).
Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Vous êtes un barbare.

Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Vous êtes un barbare.
Écrit par : Wolt | 02 octobre 2011

Bah tiens, profiter de la mort d'êtres humains pour balancer son message politique, ce n'est pas de la barbarie peut-être ?

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Julien vous êtes un intarissable falsificateur doublé d'un noctambule, vous allez finir faux monnayeur…

Messieurs, je vous salue, je vais pas mettre le pince nez comme ces petites hypocrites, j'ai bcp lu, bcp appris aujourd'hui, je vous remercie...

Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Julien vous êtes un intarissable falsificateur doublé d'un noctambule, vous allez finir faux monnayeur…
Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

J'espère bien ! Ça paye bien et j'ai bien besoin de fric en ce moment ! Et puis là au moins, Wolt aura une bonne raison de me traiter de barbare.

Écrit par : Julien | 02 octobre 2011

Messieurs, je vous salue, je vais pas mettre le pince nez comme ces petites hypocrites, j'ai bcp lu, bcp appris aujourd'hui, je vous remercie...
Écrit par : puzzle | 02 octobre 2011

Bien, maintenant, il ne vous reste plus qu'à recoller les morceaux. Enfin vérifiez quand même qu'il ne vous manque pas quelques cases... pour les neurones, je vous suggère d'attendre la prochaine braderie du parti de l'In-nocence ou du FN (moins bonne qualité, mais plus abordable).

Écrit par : Julien | 03 octobre 2011

Ce serait pas devenu un peu bizarre ici ces derniers temps ?

Écrit par : Zorglub le fourbe | 03 octobre 2011

Un vrai fourbi ...

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 03 octobre 2011

« C'est clair que La Gueuse touche à sa fin »
exTC | 02 octobre 2011

Et vous le fond.
Pourvu qu’elle reste encore assez longtemps en place, la Gueuse, afin que vous continuiez à toucher, vous, le salaire qu’elle vous verse.
(Ah, ce « c’est clair que » des confits en téléréalité.)

Écrit par : tailleboudin | 03 octobre 2011

Mais c'est quoi ce site???

A partir d'un billet qui manie le vrai et l'à-peu-près, on brode, on fabule, on imagine, on interprête sans la moindre rigueur scientifique.

Quant aux commentaires, à part beaucoup de haine, on n'y trouve que très rarement une once de bonne foi, voire d'intelligence maîtrisée.

Écrit par : fred | 03 octobre 2011

tailleboudin : bisou !

dans le documentaire de Emmanuel Amara et Jean-Philippe Amar avec Raphaël Bourdelon et Raphaël Péaud : le Guy Morel interviewé est il le même que celui qui écrit ici ?

Écrit par : exTC | 03 octobre 2011

Ce serait pas devenu un peu bizarre ici ces derniers temps ?
Écrit par : Zorglub le fourbe | 03 octobre 2011

J'adore votre sens de l'euphémisme, Zorglub...

Écrit par : FGuichard | 03 octobre 2011

dans le documentaire de Emmanuel Amara et Jean-Philippe Amar avec Raphaël Bourdelon et Raphaël Péaud : le Guy Morel interviewé est il le même que celui qui écrit ici ?
Écrit par : exTC | 03 octobre 2011

Oui.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2011

Ce serait pas devenu un peu bizarre ici ces derniers temps ?
Écrit par : Zorglub le fourbe | 03 octobre 2011

Je me pose une question parfois : tous les désœuvrés, les frustrés, la va-de-la-gueule, qui autrefois allaient au bistro parler avec le patron du dressage des chiens policiers ont trouvé avec les blogs — surtout ceux qui ne leur ont rien fait — un exutoire à leurs délires.
Et ils se retrouvent volontiers ici, parce que j'ai un sens aigu de l'hospitalité.
Peut-être devrais-je sévir, de temps à autre.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2011

"Cette phrase qui n'est que trop vraie en dit long sur la situation contemporaine... Nous vivons une époque folle..."

Écrit par : Bertrand | 02 octobre 2011

Elle en dit surtout assez long sur le QI de celui qui est capable de la proférer, (ou de la considérer comme pourvue d'un quelconque bon sens)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

"Peut-être devrais-je sévir, de temps à autre.
JPB"

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2011

Croyez-vous vraiment ??
Il y va de votre, (et, par ricochet, de notre) crédibilité.
Sortez donc la blouse grise et la règle en fer!!!!!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

Peut-être devrais-je sévir, de temps à autre.
JPB
Écrit par : brighelli | 03 octobre 2011

Superbe idée !

Écrit par : FGuichard | 03 octobre 2011

A force de chasser les bisounours, les chacals finissent par s'imposer... et il arrive un moment où il est TROP TARD pour faire le ménage.

Écrit par : pluskacé | 03 octobre 2011

Peut-être devrais-je sévir, de temps à autre.
JPB
Écrit par : brighelli | 03 octobre 2011

Vous n'auriez pas un croc de boucher en réserve?

Écrit par : Tullius Detritus | 03 octobre 2011

Bon, revenons à Meirieu, et attendons sur ce blog sa réponse à Brighelli, qui ne tardera guère...

Et pour reparler de Natacha Polony, pourquoi ne rejoindrait-elle pas la Société des agrégés? On est moins seul à se battre quand on a pour soi 7000 ou 8000 agrégés par concours...

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

Je continue ma vidéo... il est trop tard : les bac pro sont en CCF pour les maths / sciences cette année !

ça sera pour vous dans quelques années...

Écrit par : exTC | 03 octobre 2011

Le fait divers "morbide" de Julien m'agace.
Si seulement cette erreur de sens lui apprenait l'humilité, j'en serais satisfait.

Écrit par : Yvan Le Terrible | 03 octobre 2011

Le fait divers "morbide" de Julien m'agace.
Si seulement cette erreur de sens lui apprenait l'humilité, j'en serais satisfait.

Écrit par : Yvan Le Terrible | 03 octobre 2011

Un bien beau papier de JPB que ce court "post".
En dépit de son ironie légère vis-à-vis du caméléon Meirieu, je suis de plus en plus en train de penser que les "remords" du bonhomme ne sont pas totalement feints ni totalement dénués de sens.
Et la volée de bois vert que le jus pédagol lance à la tronche du pédagogue lyonnais n'est pas tant un hasard que cela selon moi.

Même s'il est bourré de contradictions (cf sa chaîne pourrie, chère et inutile, Cap Canal), Meirieu est par exemple un des rares - dans le clans des pédagogols - à taper sur la télévision décérébrante et sa nocivité dans le domaine éducatif, et ne se montre pas fanatique des joujoux technologiques : alors que les Talibans du Café Pédago, avec le kamikaze Jarraud en tête, nous vantent à longueur de temps l'utilité pédagogique des portables, jeux vidéos à la con, et autres joyeusetés qui font le bonheur financier de Microsoft et consorts.

Bref : le côté chrétien-scout de Papi Meirieu est en train de lui faire prendre tout (très, trop, beaucoup trop) doucement un chemin "plus acceptable".
Qui sait... Peut-être que dans une poignée d'années, la fracture ne sera plus entre JPB et Meirieu, mais entre un bloc bizarre et hétérogène JPB-Meirieu (unis pour des raisons différentes) et, de l'autre, une alliance entre les Sarkoboys, le SGEN, la FCPE, Terra Nova, SOS Educ, Jarraud et Dubet?

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Sans intérêt de comparer l'incomparable ! Les scientifiques de l'université de Washington ont inventé un jeu vidéo "Foldit" qui permet de résoudre des problèmes de pliage de molécules complexes qui résistaient à tous les efforts des chimistes ... et ce sont de simples péquins comme vous et moi qui ont résolu les problèmes proposés.

Ceux qui parlent ce qu'ils ne connaissent pas feraient mieux de retourner à leurs affaires ...

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 03 octobre 2011

Sinon, Daniel Arnaud, qui a des sympathies pour les théories éducatives de JPB (en dépit de certains raccourcis regrettables et de certaines incompréhensions, il est vrai : cf http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/education-nationale-vers-la-fin-du-93661)

Daniel Arnaud, dis-je, publie une bien belle tribune pour soutenir Montebourg aux primaires.
http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/02/primaires-citoyennes-pour-moi-c-est-montebourg.html

J'ai entendu le personnage, en "vrai", ce week-end. Il a remis très violemment à sa place un banquier d'affaires issu de Terra Nova, Lionel Zinsou, lors d'un débat. Ce fut un grand moment de jouissance.

Il a aussi parlé d'une école qui devait "élargir son élite" et non y renoncer (comme on l'entend parfois) : "rendre les mauvais bons, les bons très bons, et les excellents encore plus excellents" : bref, pousser tout le monde vers le haut à force d'"efforts" et de "travail" (si si, un socialiste qui prononce les mots d'efforts de travail).
Il a même terminé en citant assez précisément Hannah Arendt. Je doute qu'Hollande sache qui c'est.

Plus anecdotiquement, j'ai été également heureux d'entendre un homme politique parlant très bien, assez calé en histoire, maniant des références précises et bien choisies, et assez bon connaisseur des dates de la Révolution Française.

Même si je redis ici que son programme éducatif laisse à désirer sur certains points (je préviens les scuds à venir), je maintiens qu'en termes économiques, sociaux et financiers, y a pas photo avec les autres de la primaire.
Montebourg a également affirmé la nécessité de passer un pacte gouvernemental avec le Parti de Gauche en général et Mélenchon en particulier : ouf!

Pour avoir entendu très souvent des gens du PS (d'Hollande à Jospin, d'Aubry à Valls, de Collomb à Peillon) causer, je peux vous assurer que cela fait longtemps que je n'avais pas eu cette impression un peu engageante et "mobilisatrice" en écoutant un bonhomme de ce parti, très seul il est vrai en son sein.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Montebourg un rhétoricien qui pourrait plaider sur le forum romain ou l'agora il n'y serait pas dépaysé ! Du vide qui enfle comme la fable de la grenouille ... il ne suffit pas d'aligner des mots comme les perles, il faut des faits ! Mais on ne peut pas demander l'impossible à un avocat.

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 03 octobre 2011

//Puce, quelle éloquence ! Vous nous remontez le niveau.
JPB//

Et Dieu sait si c'est un sacré travail !

On peut (on doit) être exigeant, sévère. Mais sans cogner qui est à la fois un aveu de faiblesse ("si tu cognes, c'est que tu n'as pas d'arguments", m'a dit mon fils la dernière fois où je l'ai giflé) et un manque de foi en l'autre, qu'on met au niveau d'un animal.

Et encore, je ne sais pas vous mais moi, je ne bats pas les animaux.

Écrit par : Admiratif | 03 octobre 2011

Montebourg un rhétoricien qui pourrait plaider sur le forum romain ou l'agora il n'y serait pas dépaysé ! Du vide qui enfle comme la fable de la grenouille ... il ne suffit pas d'aligner des mots comme les perles, il faut des faits ! Mais on ne peut pas demander l'impossible à un avocat.

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 03 octobre 2011

Son discours était assez équivoque: il refuse de rouvrir les postes supprimés sans toucher "au système", ce qui est fort bien pensé, mais c'est après que le bât blesse. Lui aussi a parlé de la mission des professeurs, mission "qui doit évoluer". Restons prudents donc!

Écrit par : André Gigue Glose montebourgeoise | 03 octobre 2011

Rien que "mettre fin à l'échec scolaire" est pour moi un non-sens !

Quesaco ?

Écrit par : iPidiblue retour des droïdes | 03 octobre 2011

Je connais le jeu d'échec, quand on met quelqu'un échec et mat c'est que la partie est finie ! Un échec simple est une mise en danger du Roi qui laisse une porte de sortie pour l'adversaire.

Alors j'aimerais avoir une définition compréhensible de l'échec scolaire ! Quelque chose qui ne soit pas seulement un slogan de campagne ..

Écrit par : iPidiblue jeu d'échec | 03 octobre 2011

Montebourg est maqué avec Audrey Pulvar une journaliste de télévision qui parle elle aussi avec des formules toutes faites mais dont le sens est léger léger ...

Écrit par : iPidiblue jeu d'échec | 03 octobre 2011

Nouvelle offensive contre les notes dans le jus pédagol du jour. En prime, un entretien avec Arnaud Montebourg. Robbe-Grillon, si vous avez les moyens de vous isoler pour en faire votre miel...

Écrit par : André Gigue Ne lit que d'une main | 03 octobre 2011

Il n'y a pas encore de Prix Nobel de pédagogie (ouf !), mais il y a un Prix Nobel de Médecine que le français Jules Hoffmann, d'origine luxembourgeoise vient de remporter.

Écrit par : iPidiblue anti-pédagogue | 03 octobre 2011

A André Gigue :
il se trouve que j'ai écouté parler Montebourg samedi en compagnie d'un camarade gaulliste pur sucre, de droite (pas la sale droite sarko, hein, mais la vieille droite républicaine), et que ce camarade de droite, tout en restant circonspect face à un discours très ancré à gauche (bien normal), a quand même admis que Montebourg posait des questions de bon sens, qui méritaient attention et considération : mis au pas des banques en les mettant sous tutelle, séparation des activités de dépôt et d'épargne de celles de spéculations, taxe de 0,1% sur les transactions financières, protectionnisme raisonné aux frontières de l'Europe, chasse aux paradis fiscaux (son rapport parlementaire fait autorité depuis 10 ans sur la question)...

Mais, j'ai beau répéter que mon soutien sans faille à Montebourg ne découle pas de ses positions éducatives, mais de tout le reste (soit quand même 90% de ses propositions), on ne veut pas m'écouter. Je répète, mais en vain. Autant pisser dans un stradivarius.

A IPidiBlue :
Pour connaître un peu son action en Saône-et-Loire, Je remarque que Montebourg a su montrer, sur un terrain bien complexe (réunissant villes, grosses industries en crise et en pointe, et campagnes agricoles diverses - vins, élevages), ses capacités de gestion. Sa gestion financière rigoureuse mais équitable a même été saluée par la cour des comptes. Enfin, il a gagné son procès contre l'Etat pour le non-paiement des sommes réclamées par la décentralisation accrue. Montebourg plaît dans le centre de Châlon et de Mâcon comme dans le petit village du Charolais ou de la Bresse. Si ce n'était que rhétorique, le "bon sens" paysan (rien de péjoratif chez moi dans cette expression) l'aurait sanctionné depuis longtemps - mais il est réélu en Bresse, à Louhans, depuis 15 ans...

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Qui a dit :

"Ce que j’observe néanmoins c’est que le socle commun semble poursuivre à la fois 2 objectifs très différents : d’une part revenir sur la coupure tragique opérée en 1975 entre l’école et le collège unifié, et d’autre part introduire en France l’approche par compétences. N’est-ce pas un peu trop charger la barque ? De quoi on besoin les élèves et les enseignants ? D’une évaluation qui mesure les progrès et les difficultés de chacun à progresser. Il faut clairement leur confier cette responsabilité, individuellement et collectivement. De quoi a besoin de son côté l’Etat pour gouverner et réguler le système, répartir les moyens, engager des améliorations d’ensemble ? D’évaluation des entités éducatives et d’évaluation des performances des élèves, dans une perspective comparative dans le temps et dans l’espace. Ces évaluations doivent se faire sur des échantillons et avec des protocoles très rigoureux, et ne doivent pas perturber l’ensemble des classes ni prendre la place des maîtres dans l’évaluation de leurs élèves."

Montebourg, donc, dans le jus pédagol du jour, conseillé par André Gigue. si je peux tiquer sur telle ou telle autre parole tirée du même entretien, certaines me satisfont, comme la précédente. Bref : rien de scandaleux ici.

Tout comme sa croisade contre les officines de "soutien scolaire".

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Ah : j'aime bien ça aussi :

" On voit bien combien tous ces mots d’ordre autour de « l’individualisation » ou de la « personnalisation » doivent à l’air du temps néolibéral ! L’Ecole ne serait plus au service de la nation, mais devrait se mettre au service des intérêts des familles et des aspirations des individus ! Individus qui revendiquent toujours plus de possibilités de « choix », d’options et d’enseignement « à la carte » possibles. L’argent public devrait donc être mis au service des aspirations et des intérêts particuliers ! Mais l’Ecole est un bien public. C’est grâce à elle que l’intégration sociale et culturelle s’opère au sein d’une nation française riche de ses différences de croyances et d’origines, et pourtant unie dans son histoire et son destin."

Quel fou pédagogol ce Montebourg! A interner avec Mélenchon, Francis Daspe et François Cocq!

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Ecoutez Robbe-Grillon on est sur un blog consacré à l'éducation alors je ne parle que de cela concernant l'oeuvre et la vie de M. Montebourg ! Maintenant si vous voulez vous consacrez à l'exégèse de la pensée de votre maître en politique libre à vous !

J'ai posé une question assez claire je crois, que veut dire l'expression que j'ai relevée dans son discours qui s'intitule "Un nouveau cap pour notre école", "en finir avec l'échec scolaire", j'attends une réponse des spécialistes ici-présent.


http://www.arnaudmontebourg.fr/un-nouveau-cap-pour-notre-ecole-communique/

Écrit par : iPidiblue petit cours pédagogique | 03 octobre 2011

consacrer

Écrit par : iPidiblue petit cours pédagogique | 03 octobre 2011

Je dois dire que j'admire beaucoup la foi démocratique de Robbe-Grillon, puisque d'après lui un homme politique qui est élu puis réélu est forcément vêtu de lin blanc et de probité candide !

C'est la foi du Robbe-Grillon qu'il faut avoir et non pas la foi de Charbonnier ...

Écrit par : iPidiblue la foi du charbonnier | 03 octobre 2011

Il y a des conclusions assez étonnantes qu'on peut en tirer, si les hommes politiques qui sont réélus sont d'admirables modèles c'est que toute opposition est vaine et vilaine ! Et cela prouve sans doute que le corps électoral et pur et sans tache ?

Donc par exemple à Neuilly sur Seine la Droite sera toujours parfaite et la Gauche sera toujours constituée de purs salauds ? Car ce n'est pas demain la veille qu'un homme de Gauche sera élu à Neuilly croyez-moi !

Cet état de perfection démocratique m'enchante je dois dire !

Gérard Larcher était un homme admirable jusqu'à samedi dernier puisqu'il était président du Sénat et depuis que Jean Pierre Bel l'a battu c'est le dernier des derniers !

Ah ! si La Fontaine vivait il en tirerait une fable ...

Écrit par : iPidiblue les purs et les parfaits | 03 octobre 2011

Bon, puisqu'il faut sévir...

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/031011Primaires2012AMontebourg.aspx

Qui a dit :
"Chacun, s’il le souhaite, doit pouvoir prendre pour un temps une responsabilité collective au sein de son école, de son collège ou de son lycée, et en recevoir une juste rétribution, sous une forme ou une autre. Dans « Mon projet pour l’école », je propose la mise en place de nouvelles fonctions au sein des établissements : coordinateurs de niveau, coordinateurs de disciplines et maître formateurs dans le second degré. Je propose également d’augmenter le nombre d’inspecteurs qui est actuellement ridiculement bas (6 000 inspecteurs pour 840 000 enseignants). Toutes ces nouvelles fonctions constitueront autant de perspectives nouvelles de carrière pour les enseignants."

ou :
"Il faudra donc d’abord repenser la journée, en allégeant le temps d'apprentissage des fondamentaux, et aussi en répartissant mieux les activités culturelles, artistiques et sportives. La semaine ensuite sera de 5 jours, et l’année enfin sera allongée de deux semaines en réduisant la durée des vacances estivales.(...) je généraliserai les études en petits groupes, en les rendant obligatoires. Elles seront encadrées par des professeurs et par des étudiants, et les parents seront associés à leur organisation et à leur fonctionnement et se dérouleront en fin de journée, après les activités culturelles, artistiques et de découverte du patrimoine artisanal et technologique."

ou encore : "Je promeus donc l’idée d’une classe comportant trois espaces : un espace frontal face au tableau et permettant des activités collectives, un espace « papier crayon » pour les activités individuelles ou en petit groupe, et un espace « ordinateurs » comportant une dizaine de machines reliées à un espace numérique de travail interne et à Internet. L’enseignant pourra ainsi combiner trois modes de pensée. Le dialectique via l’espace « tableau », le littéracié via l’espace « papier/crayon » et un mode de pensée en devenir qu’induit l’usage du numérique via l’espace qui lui est réservé. Ce réaménagement de l’espace classe permettra la pédagogie différenciée et le travail en ateliers. Je propose également de généraliser l’usage du livre numérique qui a un moindre coût et représentera un allégement conséquent des cartables !"

Vraiment, rien de scandaleux ici, entre la caporalisation massive de la "ressource enseignante", l'énième tarte à la crème des "rythmes scolaires", ou le soutien plus ou moins gêné accordé à l'autonomie des établissements ???


Sans oublier les "morceaux imposés" made in PS : un peu de bons sentiments à deux balles ("les forts doivent aider les faibles"), et le meilleur pour la fin : le petit délire jargonnant à souhait sur les joies du numérique. On se demande bien qui le lui a pondu : un encarté de l'IUFM le plus proche ? On veut des noms !!!
Voilà donc un présidentiâââble qui se sent plus pisser et qui, alors que la crise ne fait que commencer, (s')oublie qu'il y a probablement autre chose à faire que de balancer l'argent du contribuable par la fenêtre (ou la corbeille ;-)) de Microsoft qui, en attendant, se frotte les mains. Bref, Dugong, Maxime, si vous passez par là, il y a du très très lourd...
Il a beau être élu en Saône et Loire, le Monte-bourre, ça ne l'empêche pas d'être complètement à l'ouest ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

J'ai posé une question assez claire je crois, que veut dire l'expression que j'ai relevée dans son discours qui s'intitule "Un nouveau cap pour notre école", "en finir avec l'échec scolaire", j'attends une réponse des spécialistes ici-présent.


http://www.arnaudmontebourg.fr/un-nouveau-cap-pour-notre-ecole-communique/

Écrit par : iPidiblue petit cours pédagogique | 03 octobre 2011

La réponse est : assurer "la réussite de tous". Et le service après-vente.

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

C'est à dire qu'ils seront tous embauchés chez Darty à la fin de leurs études ?

Écrit par : iPidiblue S.A.V | 03 octobre 2011

Le service après-vente de la réussite, c'est les dividendes et les royalties normalement...

Écrit par : pluskacé | 03 octobre 2011

Montebourg:
Dans « Mon projet pour l’école », je propose la mise en place de nouvelles fonctions au sein des établissements : coordinateurs de niveau, coordinateurs de disciplines et maître formateurs dans le second degré. Je propose également d’augmenter le nombre d’inspecteurs qui est actuellement ridiculement bas (6 000 inspecteurs pour 840 000 enseignants). Toutes ces nouvelles fonctions constitueront autant de perspectives nouvelles de carrière pour les enseignants."

Mais oui, c'est ça, multipliez les chiens de garde et les parasites du système! Bonne idée!

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

Depuis quand 100% des commentaires ici portent-ils sur l'école?
Entre les private jokes incompréhensibles, les délires des petits fachos qui viennent nous rendre visite (dernier en date : In-nocence sur la tragédie de Pantin), les considérations graveleuses et compagnie (qui ne me gênent pas d'ailleurs), il me semble que je n'ai, pas plus qu'un autre, outrepassé les clous.

"En finir avec l'échec scolaire" : ça me semble assez simple à comprendre, même si l'on peut être en désaccord avec les solutions apportées. C'est en finir avec les 150 000 jeunes qui sortent du système sans le moindre diplôme, c'est faire en sorte que chaque gamin sache lire et écrire.

Après, Ipidiblue et Mihaïlovich peuvent croire que Sarkozy, qui les a trompés une fois, ne le décevront pas cette fois, ou, peut-être, François Bayrou, s'il oublie ses lubbies concernant le privé et s'il se montre moins mou avec les pédagogols du ministère (je n'ai pas souvenir d'une offensive républicaine entre 1993 et 1995...).
Il y en a même, ici, qui pensent que la Marine nous sauvera, c'est dire.

J'ai, je le concède, la faiblesse de penser que Montebourg est, sur de nombreux sujets, ce qui est arrivé de mieux au PS depuis 20 ans. Peut-être pas sur l'éducation (quoique vous oubliez tous, sciemment, les propositions intéressantes qu'il fait, celles qu'on peut sauver : devoirs obligatoires accomplis dans l'enceinte des établissements, dédoublements de classe, place refaite au latin, chasse à Acadomia, etc.), mais sur beaucoup d'autres points.
Je défends également certains propos du Parti de Gauche sur l'éducation (là encore, pas tous, bien sûr, mais certains, comme la revalorisation de l'enseignement pro, tout comme Montebourg évoque la revalorisation des lycées agricoles).

Et c'est d'ailleurs ça la réussite pour tous : permettre à ceux qui vont en lycées pro ou agricoles de se sentir valorisés, et non d'avoir l'impression d'être sur une voie de garage.

Après, on peut se crisper sur le coup des nouvelles technologies, que je n'apprécie guère d'ailleurs. Mais il est stupide de penser qu'elles ne pourront pas du tout entrer dans les écoles, alors que 80 à 90% des emplois se déroulent aujourd'hui peu ou prou devant un ordinateur. Ce qu'il propose, c'est qu'un tiers du temps d'apprentissage soit devant ordinateurs, les deux autres tiers étant devant le bon vieux tableau noir et la bonne vieille feuille de papier! Ouh la la! Quelle radicale technophilie!!! Quelle gabegie pédagogiste!

Mais bon, tout cela n'est pas assez à droite pour certains ici.

Et être élu à Louhans dans la Bresse, ou à Neuilly, ce n'est pas la même problématique, monsieur le Professeur d'Histoire IPIDIBLUE, vous devriez le savoir. Autant il est étonnant qu'un socialiste s'impose dans un territoire très rural et très "France Profonde", initialement de droite, autant un bidet étiqueté UMP pourrait aisément devenir député des Hauts-de-Seine.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Robbe-Grillon,

Je ne veux pas vous faire de faux-procès mais je souligne seulement que la notion de "réussite" qui vous semble claire et limpide comme de l'eau de source ne va pas de soi ...

Je doute avoir les mêmes critères que vous et que d'ailleurs personne ici ! Je ne demande même pas qu'on rejoigne mon point de vue ! Je demande juste en tant qu'ultra minoritaire le droit de vivre ... voire même de m'exprimer !

Écrit par : iPidiblue S.A.V | 03 octobre 2011

Je vous donne un exemple en-dehors de toute considération politique : pour moi la vie de Verlaine est une grande réussite et pourtant je suis persuadé qu'aucune parent de France n'en voudrait pour ses enfants !

Nous n'avons pas tous les mêmes valeurs ! Est-ce que cela vous pourrait recevable comme idée ?

Écrit par : iPidiblue S.A.V | 03 octobre 2011

qu'aucun parent ...


vous paraît recevable !


Désolé !

Écrit par : iPidiblue S.A.V | 03 octobre 2011

Robbe-Grillon,
Vous perdez votre temps à vouloir défendre l'indéfendable. Votre poulain est au mieux un outsider, au pire un faire-valoir, une vague caution démocratique à un show à l'américaine dont on connaît par avance le happy end : la désignation de l'un des candidats "sociaux-démocrates" - peu importe lequel - dans un parti où toutes les cartes ont été (re)distribuées depuis longtemps, et où tout le monde a été un jour avec tout le monde. Mais libre à vous de participer à cette mascarade...
Autre cause perdue : persister à défendre un projet éducatif qui, globalement, est un innommable torchon. Quant aux connaissances en histoire de votre champion (je peux trouver mieux : Wauquiez est normalien et major de l’agrégation d'histoire, et alors ???) elles ne garantissent en rien contre l'imposture et les promesses de raser gratis.
Pour résumer, vous semblez confondre un ensemble de considérations tactiques (un positionnement le temps d'un rendez-vous électoral) avec des convictions de fond que l'on a du mal à trouver chez quelque politique que ce soit.

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Les politiques s'ils veulent être élus utilisent des slogans creux comme "l'école de la réussite pour tous" qui est un panier de la ménagère que chaque électeur remplit à sa guise !

Plus un discours est consistant et moins nombreux seront ceux qui se reconnaîtront en lui tout bonnement parce que nous n'avons pas tous la même idée de la valeur de la vie.

La résistance des mots - celles des poètes par exemple - est le baromètre de leur impopularité.

Écrit par : iPidiblue consistance et résistance | 03 octobre 2011

ceux des poètes !

Écrit par : iPidiblue consistance et résistance | 03 octobre 2011

Il vaut mieux parler de "réussite pour tous" (n'est-ce pas le sens du combat de JPB comme de beaucoup ici?) que de "culture pour chacun" (F.Mitterrand) ou d' "école pour chacun" (SOS Education)...

Relisez donc Vilar et sa culture élitaire pour tous.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Et c'est d'ailleurs ça la réussite pour tous : permettre à ceux qui vont en lycées pro ou agricoles de se sentir valorisés, et non d'avoir l'impression d'être sur une voie de garage.
Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Encore une confusion : "se sentir de" ou "être valorisé", ce n'est pas la même chose qu'une progression objectivement mesurable dans l'acquisition de connaissances, abstraites comme concrètes. Et c'est du vocabulaire de DRH, ou de psy tendance new age.
Sans le vouloir, vous tombez dans le piège que vous voulez précisément éviter, celui de la dévalorisation des métiers manuels, en réservant aux élèves qui en font partie l'exclusivité du "ressenti" ou, pour le dire plus brutalement, de l'apitoiement niais.
Mais, une fois de plus, vous êtes loin d'être le seul...

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Il est absolument désespérant de débattre avec des désespérés. Pour vous, tout est foutu, tout est mascarade, ils sont tous pourris, tout n'est que tactique, la politique c'est rien que de la merde. Dont acte. Nous n'avons donc rien à nous dire.
Et allez donc dire à JPB qu'il perd son temps à traîner aux journées d'été du Modem...

Bref : vous êtes des désenchantés de première, sur la politique comme sur l'école. Le problème est que vous semblez presque prendre plaisir à tenir ce genre de discours. Et je trouve des plus regrettables que des gens cultivés et brillants comme vous tiennent, finalement, le même discours bas de plafond que trois amateurs de pastis au comptoir d'un bar PMU, que n'importe quel jeune décérébré qui préfère sa console Nintendo au début du commencement de la moindre réflexion politique, ou que le premier beauf venu amateur de TF1, de chasse, de pêche et de traditions.

Je ne comprends pas ce hiatus. Pour vous tout est mascarade, certes. il n'empêche que l'abstention est un piège à cons pour moi, et que la vraie mascarade réside dans ce manque de courage qu'est l'abstention aigrie. Si vous ne votez pas, alors, certes, ce seront les sondages qui le feront à votre place, quelques beaufs racistes ou quelques autres nuisibles. Mais ce n'est pas grave, puisque dans votre système, vous pourrez continuer à vous plaindre à loisir.

Mais vous préférez clamer dans le désert, et vous avez l'air d'en jouir, sur le mode du "j'en ai trop vu". L'argument est éculé mais quand même : beaucoup de gens (les femmes en Arabie Saoudite par exemple, récemment) aimeraient bien participer à cette mascarade qui s'appelle la politique en général et le vote en particulier.

Ce que je remarque aussi, c'est la promptitude avec laquelle, ici, on se fait dézinguer lorsqu'on soutient quelqu'un à gauche. J'aurais fait l'éloge de Bayrou, cela n'aurait eu aucun écho. J'aurais fait cela de Sarko, on m'aurait presque regardé avec bienveillance. J'ai le malheur de trouver le discours de Montebourg sur la mondialisation intéressant : c'est la fusillade.
Il me semble que, pourtant, cela est en partie en rapport avec le billet de JPB : la question de l'ultralibéralisme, des nouvelles formes de consommation, de l'individualité qui remplace le collectif, des médias, etc.

Vous parlez de girouette... Montebourg a créé une association il y a plus de quinze ans qui s'appellait "Changer la une", et qui voulait lutter contre la bêtise de TF1. La semaine dernière, il revient à la charge sur le même sujet.
Sur l'économie, il n'a pas changé d'un iota. Il assume tjrs son vote "non" au traité de Lisbonne. J'en passe. "Le Monde" et Libé se foutent de sa gueule, "Marianne" lui trouve beaucoup de qualités...

Mais, là, c'est moi qui parle dans le désert.

Libre à vous de laisser aux autres, moins cultivés que vous, le monopole du vote. Je ne viendrai pas faire les choeurs aigris ici par la suite. Vous vous plaindrez tous seuls.

Quant à Ipidiblue : "réussir sa vie", vaste question en effet, et éminemment subjective. Mais, si je puis me permettre, être en échec scolaire à 13 ans, sombrer dans la délinquance ou autre ne peuvent pas, d'un point de vue moral, constituer des exemples de réussite dans un discours politique, ni dans un discours sur l'école - et l'on se demande bien pourquoi vous débattez ici de l'instruction...

P.S. : sur Wauquiez : ce pitre a beau être major d'ULM et de l'agreg d'histoire, rien n'en transparaît dans son discours, qui est l'un des plus populistes, les plus pauvres, et les plus incorrects au niveau de la langue qu'il nous est donné d'entendre. Notez que, sans en faire le commencement d'un argument, Montebourg parle très correctement, il manie gentiment la référence, et ça fait toujours plaisir, en ces temps d'appauvrissement sarkozyste et de langue de con. Point barre. Je ne dis rien de plus... N'allez pas y voir plus que cela n'est.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Il vaut mieux parler de "réussite pour tous" (n'est-ce pas le sens du combat de JPB comme de beaucoup ici?) que de "culture pour chacun" (F.Mitterrand) ou d' "école pour chacun" (SOS Education)...

Relisez donc Vilar et sa culture élitaire pour tous.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011
Les deux se confondent, et les propos de Vilar ont été maintes fois récupérés par les pires démagogues, demandez donc à Jack Lang ou à Frédéric Mitterrand (l'un marchant dans les pas de la politique de l'autre) ce qu'il en pensent...

Mieux vaut donc défendre le droit pour chacun d'aller au plus haut de ses dons et capacités, sans nécessairement évoquer une hypothétique "réussite", notion glissante entre toutes dont on ne connaît que trop bien les dérives (la Rolex à 50 ans...).

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Robbie-Grillon,


Epargnez-moi ça : "Mais, si je puis me permettre, être en échec scolaire à 13 ans, sombrer dans la délinquance ou autre ne peuvent pas, d'un point de vue moral, constituer des exemples de réussite dans un discours politique, ni dans un discours sur l'école - et l'on se demande bien pourquoi vous débattez ici de l'instruction... "


Je n'ai jamais été mis en examen que je sache ! Je n'ai jamais vendu de la drogue illicite ou je ne sais quoi encore ..


Adressez-vous plutôt aux hommes politiques qui couvrent les trafiquants de drogue ou les marchands d'armes vous voulez bien ? Vous avez un grand choix croyez-moi ... et je ne vous parle même pas des médecins qui donnent la mort sur ordonnance !


Franchement s'adresser à moi sur ce ton de moralisateur c'est d'un ridicule achevé ! Vous êtes sorti de l'Education nationale un peu dans votre vie ? Fréquentez donc un peu les bas-fonds et vous comprendrez peut-être de quoi vous parlez ...

Je m'aperçois que j'ai en face de moi un niais qui fait du catéchisme digne de l'école élémentaire ! Allez en paix mon frère et ne péchez plus en paroles ...

Écrit par : iPidiblue consistance et résistance | 03 octobre 2011

A lire Robe-Grillon on comprend pourquoi les crétins finis de l'EN se font rouler dans la farine par les crapules politiques ... n'importe quel beau parleur va les blouser !

Écrit par : iPidiblue consistance et résistance | 03 octobre 2011

"P.S. : sur Wauquiez : ce pitre a beau être major d'ULM "

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Major d'U.L.M. ??? Pourtant, il vole bas !! ;-))
Robbe-Grillon, vous n'arriverez jamais à persuader Mihailovich !!! Il a d'excellentes raisons, croyez-moi, de penser que tout ce qui est à gauche est pourri... :-(((
Mon petit doigt me dit qu'il ne pense pas beaucoup mieux de la droite, mais qu'il le dit moins, pour les mêmes raisons.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

"Epargnez-moi ça : "Mais, si je puis me permettre, être en échec scolaire à 13 ans, sombrer dans la délinquance ou autre ne peuvent pas, d'un point de vue moral, constituer des exemples de réussite dans un discours politique, ni dans un discours sur l'école - et l'on se demande bien pourquoi vous débattez ici de l'instruction... "

Je n'ai jamais été mis en examen que je sache ! Je n'ai jamais vendu de la drogue illicite ou je ne sais quoi encore ..."

Écrit par : iPidiblue consistance et résistance | 03 octobre 2011

Vous êtes gonflant, Ipidiblue. Je suis à peu près persuadé que Robbe-Grillon ne s'adressait pas à vous, mais votre égocentrisme vous bouche la vue.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

Dites Sibille, je n'ai pas accusé Robbe-Grillon d'avoir tué Marie-Antoinette ou d'être responsable de la faim dans le monde !


Il faut savoir se tenir en société et ne pas balancer des pots de chambres sales à la figure des gens !

Écrit par : iPidiblue et le gonflé Sibille | 03 octobre 2011

Tiens ! un truc drôle j'ai annoncé tout à l'heure le Nobel de Médecine au français Jules Hoffmann, mais les Nobel ont donné le prix aussi à un clamsé ! Ralph Steinmann est mort il y a trois jours ...

Écrit par : iPidiblue et les prix Nobel posthumes | 03 octobre 2011

Mieux vaut donc défendre le droit pour chacun d'aller au plus haut de ses dons et capacités, sans nécessairement évoquer une hypothétique "réussite", notion glissante entre toutes dont on ne connaît que trop bien les dérives (la Rolex à 50 ans...).
Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Voyons Mihailovich ! L'ascenseur social ne doit-il pas se remettre à "glisser" ?

Écrit par : Guy Morel | 03 octobre 2011

@ À quoi on joue, ici et ailleurs et maintenant...
... à propos de l'enseignement ; on ne sait plus trop.
Mais il y a un moyen de le savoir et de distinguer les faux amis de l'instruction des démagogues et crétins intéressés de tous ordres.
Voici un texte de madame Nuyts :


- L'Ecole des Illusionnistes. Elisabeth Nuyts. Prix Enseignement et Liberté 2002.
"Comment la France, berceau des Lumières, peut-elle avoir actuellement 40 % d'illettrés ? L'auteur qui s'est spécialisée dans l'aide aux personnes en difficultés d'apprentissage, a maintenant consacré trente ans de recherches à cette question. Son ouvrage, très documenté, est le produit d'un va-et-vient constant entre études de cas, pédagogie et biologie. Il nous démontre, preuves à l'appui, les dangers des méthodes illusionnistes progressivement mises en place depuis le plan Langevin/Wallon.

Nos cerveaux d'Occidentaux sont amputés par la nouvelle lecture globale, rebaptisée semi-globale, qui est maintenant de surcroît silencieuse dès le cours préparatoire et rapide dès le CE1. Or, la pédagogie visuelle dont ces méthodes de lecture relèvent, a investi peu à peu la plupart des bastions de notre enseignement. Boudant les fonctions du cerveau conscient (analyse, temps, logique verbale), elle privilégie désormais la forme, l'analogie et l'intuition. Tous les apprentissages fondamentaux (écoute, lecture, expression écrite, grammaire) ont été remaniés. La forme a détrôné le fond, les repères temporels et personnels ont disparu. Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, troubles de la mémoire, mal-être, mauvaise perception de soi et des autres, absence de repères, violence, sont les conséquences de cet enseignement. L'homme nouveau ainsi créé de toutes pièces est dangereusement dépendant.

Heureusement, de même qu'en biologie la lésion d'un organe en éclaire les fonctions, de même ici, les multiples carences que la pédagogie du cerveau intuitif a induites, nous ont permis de comprendre le cheminement qu'il aurait fallu suivre. Ce livre n'est donc pas qu'un cri d'alarme. Il nous prouve, en grande partie déjà, que le développement psycho-cognitif de l'immense majorité de nos enfants est à notre portée, à condition que, tournant le dos aux théories irréalistes, nous prenions le chemin du bon sens. Il s'adresse aux parents, aux éducateurs, aux scientifiques et à tous les hommes épris de liberté et d'humanisme."

Ceux qui reconnaissent les attaques en règle contre l'instruction dont la dame fait son beurre sont assurément de véritables amis de l'instruction publique ; les autres peuvent aller se faire pendre ailleurs.
GM

PS. Un des habitués de ce blog demandait si j'étais le même Morel que celui qu'on voit dans un film télé sur l'école. JPB a répondu que oui. Je confirme.

Écrit par : Guy Morel | 03 octobre 2011

Cette main tendue à Judas risque d'être dévorée car ce Tartuffe, mâtiné de Maître Pathelin, reste une misérable canaille. C'est bien catho, ça, de passer à confesse et de s'en tirer avec trois Pater et deux Ave. Il mérite le gibet, ou du moins une sérieuse correction et une station prolongée au pilori, enduit de plumes et de goudron, afin que nul n'en ignore. Son procès doit avoir lieu et un châtiment exemplaire est nécessaire pour que ses victimes puissent enfin faire leur deuil et tourner la page la plus noire de l'histoire de l'éducation du siècle écoulé. Elle ne figure évidemment pas dans les ouvrages de cet autre Tartuffe, Antoine Prost.

Le militantisme du primate des (péda)gaules est profondément enraciné dans la conquête (je devrais dire le kidnapping) de l'École de la République par la gauche, et pas celle qui a fait partout ailleurs son aggiornamento, mais la gauche illibérale, fossilisée dans ses vielles lunes marxistes. À cet égard, je ne puis évidemment adhérer au schéma explicatif qui met gauche et droite dans le même sac libéral/libertaire pour dédouaner la seconde, seule gauche "fréquentable" pour les transfuges des groupuscules soixante-huitards et leurs épigones.
"L'individu (est) effacé" en terre jacobine, ce qui interdit de soutenir que le pédaguchisme a instauré le règne de l'individu triomphant.

Meirieu peut se battre la coulpe tant qu'il veut, il reste ce prosélyte forcené qui soutient, depuis près de trente ans, les théories qui détruisent es apprentissages. Un coup d'oeil sur sa thèse est instructif.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/1983/meirieu_p#p=0&a=top



Les théories bourdivines ont été falsifiées il y a plus de quarante ans mais la "filouterie pédagogique" qu'elles ont inspirées perdure. On sait que toutes celles qui font l'ossature de la doxa pédagole sont bidons depuis qu'Alain les a sabrées, en 1933) mais elles ont hélas atteint leur cible. Elles visaient à disqualifier un enseignement qui, non seulement continue à faire ses preuves partout où il a été préservé, mais qui est tout aussi performant dans les établissements où, le bon sens ayant fini par prévaloir, il a été rétabli. Rien n'interdit de le moderniser, mais tout interdit de le dénaturer.
C'est ce qu'on fait les pédagogols

Il fallait diaboliser cette école pour légitimer son remplacement par l'inverse, à tous points de vue. L'égalitarisme est le moteur de la démarche et, non content de prendre Arendt à rebours, Meirieu réinvente aussi Émile, dans un substrat doucereux d'empathie racoleuse. La démagogie atteint des sommets car il drague aussi ces enseignants que ses réformes rendent de moins en moins savants, et il leur bricole des outils pédagogiques qui ne nécessitent pas de savoirs. Il les a vidés de leur contenu.
`"Un contenu n'est jamais qu'un ensemble de matériaux mis en oeuvre mentalement, évoqués et structurés par le sujet".
(Apprendre...oui, mais comment, p.118)

C'est bien beau de citer Arendt, comme fait apparemment cet autre Jésuite, Montebourg, mais ce sera purement rhétorique tant que ces faux-repentis de la dernière heure n'auront pas été convaincus de haute trahison envers l'ensemble d'une population qu'ils ont estropiée en lui refusant cet accès plein et entier au savoir que leur garantit la Constitution. Elle garantit aussi une liberté en ce domaine qui est tout aussi bafouée.

L' ancrage idéologique interdit à Meirieu de renier une vie de prosélytisme pour réformer la société selon ses canons. Il est incapable d'admettre que l' enseignement qui vise à transmettre des savoirs et non à répartir égalitairement l'ignorance pour "démocratiser la société, a un caractère intrinsèquement conservateur et inégalitaire, puisque nous sommes inégaux devant les processus d'apprentissage.


Le repentir de Meirieu est une farce, je le disais plus haut, en évoquant celle de Maître Pathelin. Quand il sera le ministre de l'éducation de Porcinet, vous aurez gagné le cocotier, cher Jean-Paul, mais le primate vous balancera vos propres noix d'encore plus haut.

Écrit par : Cadichon | 03 octobre 2011

Le repentir de Meirieu est une farce.

Écrit par : Cadichon | 03 octobre 2011

C'est aussi mon sentiment.
Il est obligé d'adoucir son propos pour ne pas effrayer ses futurs électeurs. Rétropédalage de pure tactique.

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

Alors je retire "se sentir de"

et je remplace par : faire en sorte que ces lycées pro et agricoles soient de véritables formations, rigoureuses, précises, d'excellence. Avec des vrais cours, dont un vrai tronc commun général, avec de la philo aussi, qui ne doit plus être l'apanage des lycées généraux.

Cela vous va?

Et peut-être que, à partir de ces données objectives et mesurables, précises, les élèves AUSSI se "sentiront" à l'égal des autres : tout simplement parce qu'ils le SERONT.

Voilà, ça vous va?

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Ce qui est curieux c'est qu'il y a beaucoup de métiers où il y a des opportunités de gagner sa vie où il n'existe aucune formation professionnelle dispensée par l'Education nationale ! Par exemple les jeux d'argent, les jeux en ligne, les jeux de casino ...

C'est curieux, vous ne trouvez pas ?

Est-ce que par hasard la morale viendrait y mettre son grain de sel ?

Écrit par : iPidiblue formation continue | 03 octobre 2011

"Mieux vaut donc défendre le droit pour chacun d'aller au plus haut de ses dons et capacités, sans nécessairement évoquer une hypothétique "réussite", notion glissante entre toutes dont on ne connaît que trop bien les dérives (la Rolex à 50 ans...).

Écrit par : mihailovich"

Mais - bordel ! (excusez-moi) - ai-je dit seulement autre chose? Pour moi, la réussite d'un élève n'a jamais été "la place de major à l'agreg de philo pour tous", ce qui d'ailleurs est légèrement contradictoire.
Pour moi, aller au plus haut de ses dons et de ses capacités c'est précisément - bordel bis! - réussir.

Mais après, on peut également supprimer l'école, et alors la notion de "réussite scolaire", quel que soit son sens, ne viendra plus nous ennuyer, braves débatteurs de bonnet d'Ane que nous sommes.
Il me semble que Montebourg n'a jamais dit autre chose : lui comme Bayrou, lui comme Chevènement. Il n'a jamais été question dans ma bouche de faire de tout un chacun un prix Nobel de médecine.

L'objectif, c'est de faire en sorte qu'un gars ou une fille doué(e) en plomberie devienne un bon plombier, instruit manuellement et culturellement - c'est-à-dire capable de réparer un robinet comme de réflechir et d'apprécier le monde qui l'entoure. Après, libre à vous de limiter son existence à la réparation des robinet...
Il me semble que c'est précisément l'inverse du combat de JPB et que "RECONSTRUIRE L'ECOLE", c'est la reconstruire pour tous, et non pas pour quelques-uns.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

"Mieux vaut donc défendre le droit pour chacun d'aller au plus haut de ses dons et capacités, sans nécessairement évoquer une hypothétique "réussite", notion glissante entre toutes dont on ne connaît que trop bien les dérives (la Rolex à 50 ans...).

Écrit par : mihailovich"

Mais - bordel ! (excusez-moi) - ai-je dit seulement autre chose? Pour moi, la réussite d'un élève n'a jamais été "la place de major à l'agreg de philo pour tous", ce qui d'ailleurs est légèrement contradictoire.
Pour moi, aller au plus haut de ses dons et de ses capacités c'est précisément - bordel bis! - réussir.

Mais après, on peut également supprimer l'école, et alors la notion de "réussite scolaire", quel que soit son sens, ne viendra plus nous ennuyer, braves débatteurs de bonnet d'Ane que nous sommes.
Il me semble que Montebourg n'a jamais dit autre chose : lui comme Bayrou, lui comme Chevènement. Il n'a jamais été question dans ma bouche de faire de tout un chacun un prix Nobel de médecine.

L'objectif, c'est de faire en sorte qu'un gars ou une fille doué(e) en plomberie devienne un bon plombier, instruit manuellement et culturellement - c'est-à-dire capable de réparer un robinet comme de réflechir et d'apprécier le monde qui l'entoure. Après, libre à vous de limiter son existence à la réparation des robinet...
Il me semble que c'est précisément l'inverse du combat de JPB et que "RECONSTRUIRE L'ECOLE", c'est la reconstruire pour tous, et non pas pour quelques-uns.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Désolé pour le doublon précédent.

A Ipidiblue :
où diable êtes-vous allé cherché que je parlais de vous en parlant de "délinquant"???!!! Je m'insurgeais simplement de votre conception flottante de la notion de "réussite scolaire", en enfonçant une porte grande ouverte : à savoir que la réussite scolaire est le contraire de l'échec scolaire.

La belle affaire.

Mais pourtant, ce ne semble pas évident pour tous ici. Je croyais naïvement que le but de JPB était de lutter contre l'échec scolaire profond en France. Ipidiblue et Mihaïlovich m'apprennent qu'il n'en est rien, et qu'il vaut mieux laisser les "limités" (voire les "dangereux") où ils sont. Chacun à sa place! Vive l'école, donc, et vive Mihaïlovich et Ipîdiblue qui en viennent à tenir les mêmes propos que les pires engeances pédagogols de Terra Nova : à savoir (je cite le rapport de Terra Nova) : "en finir avec l'excellence scolaire pour tous".

Ouf!

Quand je disais précédemment qu'un nouvel axe va se dessiner : d'un côté JPB et Meirieu, certes en désaccord sur bien des points, mais soucieux l'un comme l'autre de porter chaque élève à son meilleur / de l'autre, Sarkoboys (Châtel, Grosperrin, ... Mihaïlovich?), SGEN, Terra Nova et consorts, qui réserveront le latin et la culture à une poignée, et la sous-culture à la majorité (parce que, faudrait pas déconner les gars, mais tous ces petits enfants, on ne veut pas qu'ils "réussissent" au même titre que les autres, hein!)

Allez-y, lancez vos anathèmes!

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

« toutes celles qui font l'ossature de la doxa pédagole sont bidons »
Cadichon | 03 octobre 2011

« Bidon » est invariable, me semble-t-il : « une information, une interview bidon » [tlf] :
« toutes celles qui font l'ossature de la doxa pédagole sont [du] bidon »

Écrit par : tailleboudin | 03 octobre 2011

Il me semble que Montebourg n'a jamais dit autre chose : lui comme Bayrou, lui comme Chevènement. Il n'a jamais été question dans ma bouche de faire de tout un chacun un prix Nobel de médecine.
Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Par contre, il a bien été question dans la bouche des trois que vous citez (!) de brader les diplômes, à commencer par le bac. Sans parler des contenus...
Et quand je parle de quotas à la soviétique (les fameux 80%) ce n'est pas une boutade.

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Le repentir de Meirieu est une farce, je le disais plus haut, en évoquant celle de Maître Pathelin. Quand il sera le ministre de l'éducation de Porcinet, vous aurez gagné le cocotier, cher Jean-Paul, mais le primate vous balancera vos propres noix d'encore plus haut.
Écrit par : Cadichon | 03 octobre 2011

Elle ne comprend rien.
Le ministre de François Hollande, si tant est que celui-là est élu, ressemblera comme se ressemblent deux gouttes d'eau à Chatel.

Écrit par : Guy Morel | 03 octobre 2011

Par contre, il a bien été question dans la bouche des trois que vous citez (!) de brader les diplômes, à commencer par le bac. Sans parler des contenus...
Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Bah, c'est déjà fait de toute façon... au moins, transformer la mascarade qu'est devenu le BAC en contrôle continu aura au moins le mérite d'appeler un chat, un chat.

Écrit par : Julien | 03 octobre 2011

Le ministre de François Hollande, si tant est que celui-là est élu, ressemblera comme se ressemblent deux gouttes d'eau à Chatel.

Écrit par : Guy Morel | 03 octobre 2011

Et pourquoi pas lui?
Cf. lien ci-dessous.
Toujours du côté du manche!

Écrit par : André Gigue Quel bel homme! | 03 octobre 2011

Le prochain ministre de l'éducation nationale ? Un trader des bourses molles ...

Écrit par : iPidiblue érection nationale en continu | 03 octobre 2011

de l'autre, Sarkoboys (Châtel, Grosperrin, ... Mihaïlovich?), SGEN, Terra Nova et consorts, qui réserveront le latin et la culture à une poignée, et la sous-culture à la majorité (parce que, faudrait pas déconner les gars, mais tous ces petits enfants, on ne veut pas qu'ils "réussissent" au même titre que les autres, hein!)

vive Mihaïlovich et Ipîdiblue qui en viennent à tenir les mêmes propos que les pires engeances pédagogols de Terra Nova : à savoir (je cite le rapport de Terra Nova) : "en finir avec l'excellence scolaire pour tous".

libre à vous de limiter son existence à la réparation des robinet...

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Ce n'est pas en accumulant des contre-vérités que vous prouverez que vous savez lire. Vous vous obstinez à m'associer des propos que je n'ai jamais tenus, et des sympathies qui me sont profondément étrangères.

Si je suis plus disert sur le PS, ce n'est sûrement pas par sympathie pour "la droite la plus bête du monde" sur laquelle tout a été dit et redit. Mais bien parce qu'il est nettement plus aisé de se battre contre des membres de l'élite qui s'assument en toute franchise plutôt que la même élite qui, versant dans les "enjeux sociétaux" et l’hypocrisie la plus abjecte, prend l'électeur naïf et bien intentionné par les (bons) sentiments pour ensuite l'escroquer.

Quant à l'"élitisme (ou la réussite) pour tous", il est devenu un slogan tellement galvaudé par les pires démagogues (les mêmes qui maintenant, souhaitent adapter la culture à chacun) qu'il se retrouve aujourd'hui aussi vide de sens qu'un slogan publicitaire. Et l'expérience montre que eux qui l'utilisent à des fins de racolage électoral (auquel vous succombez visiblement) ont des intentions exactement contraires à son sens premier.

Écrit par : mihailovich | 03 octobre 2011

Le prochain ministre de l'éducation nationale ? Un trader des bourses molles ...

Écrit par : iPidiblue érection nationale en continu | 03 octobre 2011

Je ne sais pas s'ils oseront. Un peu vieux peut-être. Personnellement, je le verrais plutôt réclamer le perchoir.
Pour la rue de Grenelle, je verrais mieux Peillon, le philosophe raté. Peut-être Robbe-Grillon, qui a l'air de bien connaître les arcanes de Solférino, pourra-t-il éclairer notre lanterne et soulager notre fiévreuse attente...

Écrit par : André Gigue Socialistes faites vos jeux! | 03 octobre 2011

Mon Dieu, que c'est chiant ces débats ! Ca sent la naphtaline ici, le formol ! Rendez-nous Wolt, Puce et les autres dont j'oublie juste le nom, mais qui animaient le débat, repiraient la diversité , la vie, l'avenir.

Écrit par : zapo | 03 octobre 2011

"Mon Dieu, que c'est chiant ces débats ! Ca sent la naphtaline ici, le formol ! Rendez-nous Wolt, Puce et les autres dont j'oublie juste le nom, mais qui animaient le débat, repiraient la diversité , la vie, l'avenir."

Écrit par : zapo | 03 octobre 2011

On vous attendait pour animer !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

A l'Education nationale, sous Hollande (puisqu'il se dit que la droite perdra volontairement en 2012 mais gagnera triomphalement en 2017) il importe peu que ce soit Meirieu ou Lang, ou n'importe quel autre. De toute façon, il sera là pour obéir, comme le rappelle fort justement Robin, aux injonctions de l'économie européenne.

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

"A l'Education nationale, sous Hollande (puisqu'il se dit que la droite perdra volontairement en 2012 mais gagnera triomphalement en 2017)"

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

Ah bon, Hollande est de gauche, maintenant ??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

"A l'Education nationale, sous Hollande (puisqu'il se dit que la droite perdra volontairement en 2012 mais gagnera triomphalement en 2017)"

Écrit par : JL | 03 octobre 2011

Ah bon, Hollande est de gauche, maintenant ??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

Ben oui, à gauche de Valls!

Écrit par : André Gigue Socialistes faites vos jeux! | 03 octobre 2011

P.S. : sur Wauquiez : ce pitre a beau être major d'ULM et de l'agreg d'histoire, rien n'en transparaît dans son discours, qui est l'un des plus populistes, les plus pauvres, et les plus incorrects au niveau de la langue qu'il nous est donné d'entendre. Notez que, sans en faire le commencement d'un argument, Montebourg parle très correctement, il manie gentiment la référence, et ça fait toujours plaisir, en ces temps d'appauvrissement sarkozyste et de langue de con. Point barre. Je ne dis rien de plus... N'allez pas y voir plus que cela n'est.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

je me souviens de Zemmour qui disait naguère à Wauquiez dans une émission de Ruquier: " Il y a trente ans, vous auriez été ministre en raison de vos diplômes et concours, aujourd'hui, vous l'êtes malgré ces derniers".

Écrit par : alain | 03 octobre 2011

"Ben oui, à gauche de Valls!"

Écrit par : André Gigue Socialistes faites vos jeux! | 03 octobre 2011

J'ai dit: "de", pas: "à" !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

Mon Dieu, que c'est chiant ces débats ! Ca sent la naphtaline ici, le formol ! Rendez-nous Wolt, Puce et les autres dont j'oublie juste le nom, mais qui animaient le débat, repiraient la diversité , la vie, l'avenir.
Écrit par : zapo | 03 octobre 2011

Mais non, voyons, mais non !

Ici, voyez-vous, on préfère disserter sur la candidature de Bayrou, Hollande ou Montebourg. Examiner avec attention les propositions de M. Valls sur l'Ecole. C'est tellement plus intéressant ! Tellement plus important ! Tellement plus concret...

Vous me faites bien rire, sympathique bande de citoyens raisonnables et dociles que vous êtes, à suivre gentiment l'ennuyeux petit feuilleton politico-médiatique qu'on vous a préparé pour l'an prochain...

Surtout, continuez à vous ne pas vous poser de vraies questions, hormis celle qui consiste à choisir celui qui continuera de vous faire crever.

Et dans 5 ans vous recommencerez, en vous disant que le précédent n'était décidément pas le bon... mais comme il y aura 10 autres guignols offerts à votre convoitise, ça n'aura pas d'importance : vous aurez l'embarras du choix.

Vous continuerez ainsi à écouter, avec la plus grande attention, des débats entre des gens qui pensent qu'il faut relancer la croissance et d'autres qui pensent qu'il faut résoudre la crise... Entre ceux qui pense qu'il faut aider les immigrés et ceux qui veulent lutter contre les discriminations... Entre ceux qui pensent que l'Ecole doit s'adapter aux élèves et ceux qui pensent qu'elle doit s'adapter à la mondialisation...

Vous continuerez d'y croire, et d'y attacher de l'importance, parce que vous êtes, au fond, des pleutres et des ânes qui ont besoin d'être ainsi divertis.

Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

"Vous continuerez d'y croire, et d'y attacher de l'importance, parce que vous êtes, au fond, des pleutres et des ânes qui ont besoin d'être ainsi divertis."

Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Je préfère nettement mes "divertissements" à ceux qui consistent à lire le programme de "la reine me pine" de la main gauche... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011

Sous le baudet le calbut ...

Écrit par : iPidiblue érection nationale en continu | 03 octobre 2011

J'étais l'invité d'une émission de France 3 Corse Via Stella ce lundi. Il a été question de l'Education nationale. J'ai eu l'occasion, dans la deuxième partie, de glisser ce que je pense du "dernier système soviétique d'Europe"...

http://www.kewego.fr/go/?210e89f

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

Dans la casse du service public d'éducation, on ne rappellera jamais assez la responsabilité des syndicats d'enseignants qui non seulement n'ont pas combattu les pires aberrations pédagogiques, mais qui les ont encore trop souvent portées...

Avec au moins une génération sacrifiée au passage.

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

Daniel, où en êtes-vous de votre réflexion sur le harcèlement moral dans l'EN ?

Écrit par : Zorglub le fourbe | 03 octobre 2011

Zorglub, la première mouture du manuscrit est terminée. Juste quelques retouches à faire d'ici les vacances de la Toussaint. Je reprendrai contact à ce moment-là avec les différents enseignants qui m'ont confié un témoignage, pour leur soumettre les passages qui les concernent, et bien se mettre d'accord sur ce qu'ils acceptent de laisser apparaître (ou pas) dans le texte...

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

Publication en 2012, en principe...

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

" Alors quoi ? Voter Bayrou, s'il se présente ? Et puis, au second tour ? Encore Sarkozy ? Comme il nous a été conseillé il y a 4 ans ?
Écrit par : c.charbonnel | 04 septembre 2011

En revenant au bercail PS on est juste plus certain du pire...
Écrit par : mihailovich | 04 septembre 2011 "

Ce petit dialogue, tiré d'un post précédent, donne simplement un début de réponse à ma question.
Ici, on adore tirer sur le PS, en se drapant sous des mines de rebelle anti-bobos. C'est tellement facile cette posture d'anar de droite à la petite semaine. Crachons sur Télérama, et laissons tranquille les lecteurs du Parisien, du Figaro et de Voici. Fort bien. Les beau-beaufs de droite se frottent les mains en attendant. Ca tombe bien, vous votez pour eux.

A Daniel Arnaud,

Je vois que vous intervenez sur ce blog. Je viens de lire que vous soutenez M.Montebourg pour les primaires. Moi aussi! C'est chouette, on sera deux ici, face à quelques Sarkozystes par défaut certes, mais bon, mieux vaut la peste de droite..., le refrain est connu. Méfiez-vous, on va vous conspuer.
Peut-être pourriez-vous éclairer les autres sur le sens de votre tribune de soutien? Ici, l'on me traite au pire de fou, au mieux de naïf. J'attends quelque arguments d'autorité... Merci d'avance!

A Wolt,
Alors, ce week-end à la Trinité sur Mer, c'était chouette? Racontez-nous donc, puisque vous êtes si passionnant, si plein de vie, et que, vous, on vous la fait pas, hein (allez Roger, sers m'en un autre).

A André Gigue,
Je confirme ce que vous pensez : si Batave est élu, on aura Peillon à l'éducation. En aucun cas Meirieu, trop "clivant" à mon sens.
Si c'est Montebourg, peut-être Maya Akari, sa coordinatrice éducation, prof de maths en collège...
Si c'est Sarkozy, le "moins pire" pour certains, ce sera le fou radical Grosperrin, qui ira vous/nous plomber jusque dans vos/nos chiottes, comme on dit dans la grande démocratie russe, nous enlèvera notre statut de fonctionnaire, supprimera les concours, et libéralisera l'éducation. Beau programme.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Monsieur,

J'étais chez moi, à Paris, à écouter les quatuor de Beethov et à lire l'excellent livre de Mona Ozouf intitulé "Varennes".
Désolé de vous décevoir.

Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Peut-être pourriez-vous éclairer les autres sur le sens de votre tribune de soutien? Ici, l'on me traite au pire de fou, au mieux de naïf. J'attends quelque arguments d'autorité... Merci d'avance!

A Wolt,
Alors, ce week-end à la Trinité sur Mer, c'était chouette? Racontez-nous donc, puisque vous êtes si passionnant, si plein de vie, et que, vous, on vous la fait pas, hein (allez Roger, sers m'en un autre).

A André Gigue,
Je confirme ce que vous pensez : si Batave est élu, on aura Peillon à l'éducation. En aucun cas Meirieu, trop "clivant" à mon sens.
Si c'est Montebourg, peut-être Maya Akari, sa coordinatrice éducation, prof de maths en collège...
Si c'est Sarkozy, le "moins pire" pour certains, ce sera le fou radical Grosperrin, qui ira vous/nous plomber jusque dans vos/nos chiottes, comme on dit dans la grande démocratie russe, nous enlèvera notre statut de fonctionnaire, supprimera les concours, et libéralisera l'éducation. Beau programme.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Mon cher Robbe-Grillon,
arrêtez votre cirque. Personne n'est sarkozyste (du moins je le pense, concernant ceux qui vous ont répondu). Pour ma part, je souhaitais juste vous mettre en garde contre votre enthousiasme, qui risque de susciter quelques déceptions, inévitables en politique. Je ne veux pas penser à la place de Mihailovich ou d'Ipidiblue, mais je crois qu'ils ont raison: ce n'est pas parce que nous sommes gouvernés par des imbéciles que nous le serons par des demi-dieux si le PS repasse. Il ne faut jamais oublier ce qu'ils ont déjà fait et, pour certains, prêts à refaire.

Concernant votre Maya Akari, vous croyez vraiment qu'une illustre inconnue sera nommée ministre de l'Education Nationale?

De toute façon, il faudrait purger l'Inspection Générale, les syndicats, les IUFM, la FCPE... de tous leurs nuisibles. Alors, ce n'est pas demain la veille!

Écrit par : André Gigue Socialistes faites vos jeux! | 03 octobre 2011

J'étais chez moi, à Paris, à écouter les quatuor de Beethov et à lire l'excellent livre de Mona Ozouf intitulé "Varennes".
Désolé de vous décevoir.
Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

A l'instar de dickens, Wolt nous réinvente la beaufitude version élite intellectuelle: chez lui on ne parle pas de bougnoules mais de barbares, voyez-vous - et les discussions de bistro, on les fait devant son bar américain avec un verre de grand vin.
FN façon caviar et intello; moi je dis, respect !

Écrit par : Julien | 03 octobre 2011

Sans vouloir faire également le lécheur de postérieur (en raccord avec l'article précédent sur "Latex"?), je voulais quand même, au passage, et après une deuxième lecture de cette "Lettre à Meirieu", féliciter Jean-Paul Brighelli pour cet écrit.

C'est une vraie main tendue, raisonnable, à peine ironique, et qui ne gomme pas les clivages, les différences, et ce qu'il en restera d'irréductible. C'est bien pesé. On attend avec impatience un futur livre à deux voix, peut-être un jour.

Néanmoins, il faut une vraie intelligence et un certain courage pour publier ici une telle lettre. Les réactions discrètes, circonspectes, voire violentes qui commencent à s'exprimer en sont la preuve.

Je crois de plus en plus que, face au péril brun, qu'il soit In-nocent ou bleu marine, et face à l'école cotée en bourse de Grosperrin, l'ennemi n'est plus Philippe Meirieu, du moins ce n'est plus le premier sur la liste, loin de là.
Que la pire pédagogologie en France et son fiel hebdomadaire s'attaque violemment à l'élu rhône-alpin le dit suffisamment. Les ennemis de mes ennemis...

Beau texte, donc. Merci bien.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

@ Robbe-Grillon

Bienvenu au club !

Le temps me manque pour développer mais, concernant la culture et l'éducation, il y a au moins deux choses qui pourraient réconcilier les visiteurs de passage avec Montebourg.

D'abord, un responsable politique qui fustige la baisse du niveau dans les médias en s'en prenant à la télé-réalité ne peut guère être considéré comme un allié objectif des "pédagogistes".

Ensuite, c'est son projet de VIe République qui, à terme, pourrait indirectement contribuer à remettre l'Education nationale debout.

Pour le comprendre, il faut d'abord saisir que le problème n° 1 de l'école aujourd'hui, ce n'est plus les contenus des programmes, mais la hiérarchie et les pouvoirs renforcés des chefs d'établissement. Vous pouvez avoir la refonte la plus exigeante des programmes au monde, que ça ne servirait à rien ; puisque ce sont les principaux et les proviseurs qui de toute façon vous mettent la pression pour remonter les notes, fermer les yeux sur les "incivilités", et finalement soigner leurs statistiques, quelque soit le programme.

Ces abus hiérarchiques sont rendus possibles par deux principes bien français : 1) Pas de vagues ! 2) On ne désavoue pas un supérieur.

Ce sont ces deux principes qu'il faut casser pour réformer l'Education nationale, et le projet politique de Montebourg permettrait à moyen terme d'avoir le cadre institutionnel pour le faire. En effet, Montebourg veut rendre les gouvernants et les administrateurs responsables devant le peuple (en cassant par exemple l'immunité du chef de l'Etat). Si ce principe de responsabilité était appliqué aux différents étages de l'institution scolaire, on pourrait imaginer pouvoir destituer un chef d'établissement ou un recteur qui truquerait les chiffres de son collège, de son lycée ou de son académie.

Ca ne se fera pas en un jour ; mais plus le projet politique de Montebourg aura de poids, plus il sera possible de poser les problèmes de l'école en ces termes-là, et au bout du compte de rendre leur dignité à des professeurs asservis par leur hiérarchie.

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

Julien, je n'ai pas de "bar américain" (?) et je ne consomme guère de "grand vin" ni de "caviar" car, comme maints professeurs, je tire le diable par la queue.

Si un jour vous aviez autre chose que vos pénibles clichés à proposer, ce serait bien aussi...

Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Cher André Gigue,

Personne n'est sarkozyste ici, mais on vote pour lui quand même, n'est-ce pas. Ou alors on s'abstient, comme en 2007, ce qui revient au même finalement.

Et l'on croit que l'éducation nationale est le seul enjeu de campagne... Tant pis pour le reste. Du coup, on se tape Sarko et sa clique et leurs mesures iniques.

Personne d'ailleurs ici pour s'offusquer d'un président qui méprise explicitement la manif des profs de mardi dernier, en prétextant que ce n'est pas son affaire, les jérémiades de ces planqués?
Personne.
Par contre, pour chercher des poux à Montebourg, ça se presse au portillon. Quel courage.

Bonne nuit à tous, et que Grosperrin vienne hanter vos rêves...

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Julien, je n'ai pas de "bar américain" (?) et je ne consomme guère de "grand vin" ni de "caviar" car, comme maints professeurs, je tire le diable par la queue.
Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Bah voyons. Gagnez donc moins de 900€ par mois avec un emploi précaire, comme bon nombre de ces immigrants que vous haïssez (ou comme moi-même), et vous verrez ce que c'est de "tirer le diable par la queue".

Écrit par : Julien | 03 octobre 2011

Si un jour vous aviez autre chose que vos pénibles clichés à proposer, ce serait bien aussi...
Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Désolé de vous avoir privé de l'exclusivité.

Écrit par : Julien | 03 octobre 2011

Que voulez-vous, Julien, on est toujours le pauvre / le beauf /le réac / etc. d'un autre.

Écrit par : Wolt | 03 octobre 2011

Il faut soutenir la démocratie directe à la Suisse alors ! Je vous ferais remarquer que ce petit pays est une république fédérale et pas un état centralisé ! Cela marche depuis six ou sept siècles ...

Écrit par : iPidiblue élection nationale en continu | 03 octobre 2011

Personne d'ailleurs ici pour s'offusquer d'un président qui méprise explicitement la manif des profs de mardi dernier, en prétextant que ce n'est pas son affaire, les jérémiades de ces planqués?
Personne.
Par contre, pour chercher des poux à Montebourg, ça se presse au portillon. Quel courage.

Bonne nuit à tous, et que Grosperrin vienne hanter vos rêves...

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

Ben c'est-à-dire qu'on commence à avoir l'habitude. Et sans vouloir aucunement me faire l'avocat du Diable, je dirais de façon provocante que cette journée l'était (un peu), méprisable. On en parle depuis fin mai/début juin. Un mouvement social qui a besoin de quatre mois pour décider d'une journée de grève, vous m'excuserez, mais ça fait désordre, niveau crédibilité. Comme le dit Daniel Arnaud (mais j'ignore si c'est à cela qu'il faisait référence), les syndicats ont une lourde part de responsabilité.

Bonnet d'âne, c'est tout de même un blog sur l'éducation. Pour le reste, si cela peut vous consoler, je trouve qu'Arnaud Montebourg dit des choses tout à fait honorables.

Je n'ai nul besoin de Grosperrin, ni de Meirieu ou Montebourg pour passer des nuits câlines!

Écrit par : André Gigue aime Rosa Luxemburg | 03 octobre 2011

J'étais l'invité d'une émission de France 3 Corse Via Stella ce lundi. Il a été question de l'Education nationale. J'ai eu l'occasion, dans la deuxième partie, de glisser ce que je pense du "dernier système soviétique d'Europe"...


Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011

Fulgurant !
Continuez.

Écrit par : Guy Morel | 03 octobre 2011

Suite à des demandes de précisions et des discussions, le texte "Faut-il réparer l'ascenseur social?"
http://michel.delord.free.fr/elitism+_ascenseur.pdf
a été modifié dans son ensemble. En particulier la dernière partie devient plus percutante :

+ + +

SI LE SECONDAIRE EST LE PRECEPTORAT DES EXPLOITEURS,
SI LE PRIMAIRE EST LE PRECEPTORAT DES EXPLOITES,
LE PRIMAIRE SUPERIEUR EST LE SEMINAIRE DES TRAITRES, LE PRECEPTORAT DES JAUNES.
[ Albert Thierry, L’homme en proie aux enfants, 1909]

- Enrichissez-vous ! disait Guizot au peuple.
- Embourgeoisons-nous ! se dit le peuple à soi-même. Il n'aspire pas à être libre, il aspire à opprimer. L'enseignement des écoles primaires supérieures, qu'on a voulu dresser contre celui des collèges et des lycées, est devenu comme lui instrument de la domestication du peuple. Si le secondaire est le préceptorat des exploiteurs, si le primaire est le préceptorat des exploités, le primaire supérieur est le séminaire des traîtres, le préceptorat des Jaunes.Mais ce faisant, il est essentiellement démocratique. "La démocratie, avoue quelque part M. Clemenceau, c'est le gouvernement des parvenus."
Un écrivain a publié voici quelque temps un Manuel de l'Arrivisme. Je n'ai pas lu son livre ; mais tout ingénieux qu'il doive être, je ne sache pas qu'il ait cette épigraphe, la seule, et aussi bien la plus noble, la plus majestueuse qui lui convienne :

"Article 6.-Tous les citoyens, étant égaux aux yeux de la loi, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »

En effet, le meilleur Manuel de l'Arrivisme, c'est encore la Déclaration des Droits de l'Homme.

Albert Thierry, L' Homme en proie aux enfants, 1909.

]

Il n’y a plus qu’une remarque à faire : lorsque le PCF et tout l’éventail politique - mais il faut distinguer le PCF car il était le garant central et prolétarien de la valeur progressiste de l’ascenseur social - vantaient hégémoniquement depuis le milieu des années trente la réussite scolaire qui permet d’échapper à la condition ouvrière, ils s’assuraient d’un certain succès immédiat dans une période durant laquelle, notamment au moment des trente glorieuses, les effectifs relatifs de la classe ouvrière diminuaient dans les métropoles. Mais n’est-il pas difficile -passons sur le caractère ouvriériste de l’idée- d’affirmer d’un côté que l’on défend la classe ouvrière -qui plus est comme modèle social- et affirmer simultanément que l’on souhaite que les enfants de cette classe la désertent ? En effet en ce cas il est sûr que la réussite totale du projet signifierait la disparition de cette classe. Rassurons-nous, il y a peu de risques pour que cette issue advienne puisque, avec l’invention de la fameuse égalité des chances , on a beaucoup plus de chances d’être pauvre que riche parce que la première catégorie est, et de loin, la plus nombreuse.

Trêve de plaisanterie: au lieu de se complaire dans les textes du mouvement ouvrier marqués par le stalinisme, ne vaudrait-il pas mieux prêter attention à l’instituteur Albert Thierry, un des défenseurs du bien oublié "refus de parvenir". Il décrit ainsi dans «L’homme en proie aux enfants» les effets de l’ascenseur social de l’école républicaine sur ses élèves d’EPS :

[
Parvenus "messieurs" grâce à un long effort, ils ne connaîtront plus leur père. Telle est l'aristocratie républicaine, la suprême fleur de la démagogie : un peuple d'apostats. Ceux qui ne veulent pas trahir leur classe espèrent au moins la dominer
]

Cabanac, édition revue, corrigée et complétée du 1er octobre 2012.

Michel Delord

Écrit par : DM | 04 octobre 2011

Bonsoir

J'ai assisté samedi un peu par hasard à Paris au colloque de FO sur l'enseignement. Certains auditeurs, qui apparemment connaissaient bien l'histoire du syndicalisme m'ont demandé de compléter par écrit un certain nombre de mes interventions publiques ou objets de discussions tenues en privé.

Voilà donc le premier texte qui sera bientôt suivi d'un second.
Il est en pdf à http://michel.delord.free.fr/mis1905-attention.pdf

* * * *

Le manifeste des syndicalistes enseignants de 1905 :
Attention !!

J’ai assisté samedi 1er octobre 2011 au colloque sur l’enseignement organisé par FO avenue du Maine. La majorité des orateurs a fait référence à ce manifeste de 1905. Et -malheureusement mais apparemment inévitablement- comme le font tous ceux qui en parlent, du GRIP[1] à l’ensemble des syndicats et partis politiques de gauche ou d’extrême gauche, tous ceux qui y ont fait référence ce samedi n’en ont fait aucune critique et l’ont présenté comme un modèle. Ce qui n’est pas du tout mon avis. Certains comme Natacha Polony ou Jean-Paul Brighelli peuvent considérer ce point de vue comme un pinaillage non seulement inutile mais nocif : nous en rediscuterons une autre fois.

Comme j’avais évoqué rapidement en privé à la fin du colloque les critiques que l’on pouvait faire à ce manifeste, certains m’ont demandé de les préciser par écrit. Les voilà donc et elles sont basées sur un texte que j’ai publié en décembre 2010. Il est intitulé « Petites bribes d’histoire du syndicalisme enseignant : Autour de la Fédération de l’enseignement et de l’École Émancipée. » http://michel.delord.free.fr/bribes-feee.html

Ce texte est le début de la publication des 1000 pages de l'histoire de la Fédérations unitaire de l'enseignement - auteur entre autres Maurice Dommanget, excusez-moi du peu -, ouvrage ni disponible sur Internet ni en librairie depuis 50 ans et dont je pense qu’au total moins de 2000 exemplaires ont été publiés entre 1936 ( en plus de manière incomplète) et peut-être 500 ou 1000 en polycopiés au début des années 60 à l’université de Grenoble.

C'est en fait la seule histoire de l'anarcho-syndicalisme - et, NB, pas seulement enseignant - et il est pour le moins "curieux" que les anarcho-syndicalistes de FO - ou de l'ancienne EE - ne l'aient pas publié : je pense que c'est parce que la publication montrerait - sorte de cadavre dans le placard [2] - que ces "jeunes :-) anarchos" - n'ont plus du tout les mêmes positions que "leurs ancêtres" et qu'il ont en fait capitulé devant de nombreuses positions du stalinisme [3].

Et parmi les choses intéressantes dans la publication de cette histoire de la fédération unitaire de l'enseignement, je commence donc par mettre fin au mythe qui dit que ce sont les syndicalistes proches de la CGT de l’époque qui ont publié le manifeste des instituteurs de 1905, manifeste dont tout le monde se réclame donc sans aucune critique ( Je le répète : Voir samedi au colloque).

Non : ce manifeste - que j'ai été le premier à publier intégralement sur Internet en 2004 [4] - est le produit d'une véritable magouille et ceux qui le publient ne sont pas les syndicalistes mais les amicalistes, c'est-à-dire la pire race des corporatistes contre laquelle est censé - aussi bien à la CGT qu'à FO - s'être développé le syndicalisme enseignant.

Et ceci est aussi très instructif pour montrer l'ancienneté ce qui a été une constante des manœuvres du stalinisme - et de bien d'autres élèves de ce courant- : l'amicalisme (ou le stalinisme) s'oppose sur la base de positions de collaboration avec le pouvoir à un mouvement un peu radical mais minoritaire et quand il sent que ce mouvement prend de l’importance et ne peut plus être combattu de face, il essaie de le coiffer en employant un vocabulaire bruyant, fier-à-bras et apparemment offensif mais qui en fait capitule discrètement sur le ou les points-clés. Ça rappelle des choses … récentes ?

Paris, le 03/10/2011
Michel Delord

[1] http://michel.delord.free.fr/bribes-feee.html#III_bis_Le_GRIP_et_le_manifeste_de_1905

[2] C'est un peu comme chez les mathématiciens chez lesquels il y a de gros cadavres dans le placard : maths modernes "scolaires " aux USA à la fin des années 50 arrêtés entre autres par un appel signé par la centaine des meilleurs mathématiciens résidant aux USA (Y compris le bourbakiste Weil, le frère de Simone , un des plus grands mathématiciens du XXeme siècle ).
http://michel.delord.free.fr/kline62.html
Cet appel n'est ni publié et encore moins traduit en France, personne n’y fait allusion et dix ans après on fait les maths modernes ici. Et le premier qui publie cet appel en français et le re-publie en anglais c'est moi .... en 2002, quarante ans après sa parution.

[3] Le stalinisme n'était lui-même en bonne partie que la reprise des positions de la droite du mouvement ouvrier même si elles étaient présentées, contrairement à ce qui se passait à la fin du XIXème non pas sous une forme pacifiste mais sous une forme violente. En quelque sorte un réformisme violent dont la violence du langage et de l’action, démagogiques, ont pour fonction de dissimuler le contenu conformiste et convenu.

[4] http://michel.delord.free.fr/mis1905.pdf

Écrit par : MD | 04 octobre 2011

Cher Robbe-grillon,
Du latin à haute dose dans l'école du socle et à coups de "pédagogie différenciée", rien de tel pour construire la "culture commune" ! Et avec Maya Akkari, prof de maths estampillée PS sévissant dans les Cahiers Pédagogiques à ses heures perdues, on détient la certitude de parvenir à la quadrature du cercle, que dis-je, à l'alpha et l'oméga de la pédagogie ! "Il faut aussi travailler à donner du sens à ce qu’on leur enseigne" : pour sortir cela, il a sans doute fallu mobiliser tout un think tank...
Allez, remettez-nous une carte scolaire à la rigidité toute soviétique - pas une tête ne doit dépasser ! - , histoire de doucher les derniers espoirs de quelques malheureux banlieusards méritants, tout heureux jusque-là de pouvoir sortir de leur zone. Et mariez-la avec l'autonomie des établissements admise à demi-mot par votre candidat préféré : à chaque territoire son projet éducatif, n'est-ce pas Madame Akkari ? "Si vous donnez un problème de calcul où il est question de roses et de tulipes à un enfant qui vit dans une chambre de bonne ou dans une cité, qui n’a jamais été dans un jardin ou à la campagne (ou même s’il y a été personne ne lui a montré la différence entre les roses et les tulipes), et dont les parents n’ont les moyens d’acheter ni des roses ni des tulipes, cet enfant, même s’il raisonne bien et a la volonté de bien faire, sera peut-être gêné pour réussir le problème (même si en l’occurrence, roses et tulipes ne sont que prétextes)". En un mot, il sera STI-GMA-TI-SÉ !!! Bref, avec le PS, les bons lycées, c'est pour l'élite, bien intentionnée de préférence. "Tel est notre ghetto !". Quant aux autres, ils n'ont qu'à se contenter des "activités de découverte du patrimoine artisanal et technologique" - ah, décidément, qu'est-ce qu'on se marre bien avec Monte-bourre ! - , la magie des TICE, l'accompagnement personnalisé à trente-cinq par classe inventé par CVB (Celui qui le Vaut Bien) - car on ne va quand même pas abroger la sacro-sainte Réforme du Lycée pondue par la droite mais qui arrange tant les cohortes de pédagos du PS... et on ne va pas davantage remettre les milliers de postes supprimés, faut pas pousser ! - , la discrimination positive et les quotas de "diversité".

Le projet économique ? Un zeste de "démondialisation" pour se différencier des copains social-libéraux, un peu de protectionnisme, mais point trop n'en faut : il faut rester entre personnes "open" face à l'Europe des marchés qui nous gouverne. Des fois qu'un patron du CAC 40 s'amuserait à vouloir nous délocaliser en Chine, à confectionner des fringues toxiques dans un laogai, sait-on jamais...

Et l'interdiction du cumul des mandats ? Formidable, sauf pour ma pomme - qui a fâcheusement tendance à atteindre la taille d'un melon ces temps-ci. Premier Président de la VIe République, alors là oui, ça claque !

Une question indiscrète : avait-on besoin de subir tout ce tintamarre, si c'est pour être de toute manière assuré de voir le Môssieur se ranger bien vite sous la bannière hollandaise, de peur de louper le premier maroquin qui passe ?
Bref, pour l'honnêteté, la cohérence et le bon sens, on repassera.
Au suivant !

PS (décidément...) : Dans votre réponse, n'oubliez surtout pas de me ranger parmi les Sarko-boys : j'adore ça ! :-)

Écrit par : mihailovich le Sarko-Boy | 03 octobre 2011

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

@ Daniel Arnaud,
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/031011Primaires2012AMontebourg.aspx

Certains courants expliquent que l'amélioration des performances du système éducatif passe par une autonomie plus grande des établissements. Partagez-vous cette analyse et pourquoi ?

"Plutôt que d’autonomie, un terme galvaudé dont on ne sait plus très bien ce qu’il recouvre, je préfère parler de responsabilité. Oui, il faut confier de vraies responsabilités aux acteurs de terrain, enseignants dans leur classe et pour la réussite de leurs élèves, personnels de direction pour organiser un travail collectif et orienter la politique de l’établissement vers la réussite de tous les élèves, associer les familles à l’effort éducatif ; et aussi représentants locaux de l’Etat et des collectivités territoriales qui doivent être garants à la fois des valeurs communes, du bon usage des ressources et de la régulation d’ensemble. A la fois des responsabilités réelles et mieux partagées sur le terrain et un pilotage d’ensemble plus ferme et plus uni au service d’un intérêt général retrouvé. "

Arrosés d'une eau aussi tiède, les principaux et autres proviseurs adeptes du "Pas de vagues !" et de l'obéissance hiérarchique peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

je voulais quand même, au passage, et après une deuxième lecture de cette "Lettre à Meirieu", féliciter Jean-Paul Brighelli pour cet écrit.

C'est une vraie main tendue, raisonnable, à peine ironique, et qui ne gomme pas les clivages, les différences, et ce qu'il en restera d'irréductible. C'est bien pesé. On attend avec impatience un futur livre à deux voix, peut-être un jour.

Néanmoins, il faut une vraie intelligence et un certain courage pour publier ici une telle lettre. Les réactions discrètes, circonspectes, voire violentes qui commencent à s'exprimer en sont la preuve.

Je crois de plus en plus que, face au péril brun, qu'il soit In-nocent ou bleu marine, et face à l'école cotée en bourse de Grosperrin, l'ennemi n'est plus Philippe Meirieu, du moins ce n'est plus le premier sur la liste, loin de là.
Que la pire pédagogologie en France et son fiel hebdomadaire s'attaque violemment à l'élu rhône-alpin le dit suffisamment. Les ennemis de mes ennemis...

Beau texte, donc. Merci bien.

Écrit par : Robbe-Grillon | 03 octobre 2011

On attend surtout la réponse de JPB avec impatience... ;-)

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

C'est cela, oui. Face au péril brun, l'ennemi n'est plus PM. Dépassé le PM. Le feu est au lac mais il convient de pactiser avec le pyromane devenu pompier !

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2011

"Si vous donnez un problème de calcul où il est question de roses et de tulipes à un enfant qui vit dans une chambre de bonne ou dans une cité, qui n’a jamais été dans un jardin ou à la campagne (ou même s’il y a été personne ne lui a montré la différence entre les roses et les tulipes), et dont les parents n’ont les moyens d’acheter ni des roses ni des tulipes, cet enfant, même s’il raisonne bien et a la volonté de bien faire, sera peut-être gêné pour réussir le problème (même si en l’occurrence, roses et tulipes ne sont que prétextes)".

Elle a vraiment dit ça, cette conne ?
Il y a un raisonnement de même farine dans Topaze, où une dame de la haute vient se plaindre des zéros de son loukoum de fils — et note que le premier en mathématique est fils d'entrepreneur, et a (forcément) brillé dans un exercice sur le cubage de la terre déplacée.
Chez Pagnol, c'est drôle et féroce (et pour les amateurs, il y a dans le passage une anatomie probable des effets de la masturbation tels que les dénonçaient Pierre Larousse dans son Encyclopédie). Mais qu'une supposée pédagogue sorte le même genre d'âneries 80 ans plus tard, c'est à se taper le cul par terre.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Robbe-Grillon, je n'avais effectivement pas eu l'impression d'avoir cogné particulièrement fort sur Meirieu. Juste une piqûre de rappel pour dire que le pédagogisme est une solution libérale — ce que le PS? dans ses diverses composantes, n'a pas tout à fait assimilé, à supposer que le PS ne soit pas un organisme libéral…
Si Meirieu me contactait demain pour en discuter, pourquoi pas ? Je viens (par courriel cette nuit) de me faire épingler par la Fondation pour l'Ecole, qui a très ma pris une phrase de ma Note. Le vrai danger est là — dans cette force tranquille associée à l'argent, pas dans les gesticulations hystériques du Café pédagogique. Il est très urgent de se battre contre les forces lourdes — mais à condition de faire soigneusement le bilan de ce qui a permis leur expansion : et les théories fumeuses du constructivisme y ont une part éminente. Si la Gauche rompait clairement avec ces illusions, elle regagnerait sans doute le terrain perdu depuis 1997 chez les enseignants. Mais je ne crois pas qu'elle le veuille, ni qu'elle le puisse.
Quant aux Verts du bon Philippe, c'est une aberration politique qui disparaîtra en avril-mai prochain. Une mienne amie suggérait de priver les membres d'Europe-Ecologie, personnellement, des 80% d'électricité produits par le nucléaire — pour voir s'ils sont toujours aussi fous de l'an 01, comme disait Cabu. Que je sache, ni Cécile Duflot ni Eva Joly ne rechargent leur portable à la bougie.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Si Meirieu me contactait demain pour en discuter, pourquoi pas ? Je viens (par courriel cette nuit) de me faire épingler par la Fondation pour l'Ecole, qui a très ma pris une phrase de ma Note. Le vrai danger est là — dans cette force tranquille associée à l'argent, pas dans les gesticulations hystériques du Café pédagogique.

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Posons la question des alliances, effectivement -- mais sur des bases claires.
Bonne journée à tous !

Écrit par : FGuichard | 04 octobre 2011

"Le vrai danger est là — dans cette force tranquille associée à l'argent, pas dans les gesticulations hystériques du Café pédagogique." JPB

Le Moloch, système stalinien à n'en pas douter, est en train de muter. Le processus qui consiste à le transformer en 29 molochs "autonomes" mais génétiquement frères s'appellera la Rectoralisation.

Un vrai nid d'aliens ...

Et nous serons tous des ouzbeks (ouverts pour crier). Les recteurs Karimov sont déjà installés.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

Socle commun : les sept piliers de la bassesse (du niveau)

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

« l'an 01, comme disait Cabu »
brighelli | 04 octobre 2011

Gébé.

Écrit par : tailleboudin | 04 octobre 2011

"Je viens (par courriel cette nuit) de me faire épingler par la Fondation pour l'Ecole, qui a très ma pris une phrase de ma Note." JPB

??

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

"Très mal".
Et "dénonçait" plutôt que "dénonçaient", un peu plus haut.
Je fatigue…
JPB
PS. En clair, la dame m'envoie un cartel, comme on ne dit plus depuis que le duel est interdit. Poliment, mais un cartel quand même.

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Le jupégol, toujours à l'affut des dernières grossièretés, fait l'article d'un "jeu sérieux pour apprendre les lois de la physique" :

"Bienvenue dans PHYSICA, un lieu où règnent les lois de la physique. L'île de PHYSICA présente le jeu Mécanika qui amène les utilisateurs à développer des connaissances intuitives relatives aux concepts de la cinématique et de la dynamique."

Il est bien connu que dans le monde réel, la physique ne s'implique pas. Quant à l'intuition en mécanique, je ne m'y fierais pas trop ...

Je recommanderais plutôt à nos jeunes de manœuvrer leur zizi pour prendre conscience des contraintes de la gravitation. Ce serait déjà un grand jet en avant. Les filles, privées d'organe personnel, pourraient toujours expérimenter avec celui des garçons.

Un travail en équipe, en quelque sorte.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

à l'affût

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

Le vrai danger est là — dans cette force tranquille associée à l'argent, pas dans les gesticulations hystériques du Café pédagogique

Ouuuah !
Coffinier le vrai danger de l'E.N ?????
292 écoles primaires hors contrat recensées (sur près de 30 000 écoles en France
Budget de Coffinier* : 900 000 euros. Budget de l'E.N près de 60 milliards
(quand on sait qu'une partie de cet argent a permis d'aider Françoise Candelier et ses élèves du Blanc-Mesnil qui apprennnent à lire avec une méthode syllabique et commencent les 4 opérations dès le CP tandis que l'E.N a subventionné pendant des lustres des officines pédagogistes comme le café pédago, bref)

Mais les gauchistes/pédagogistes de la rue de Grenelle ne sont pas le seul vrai problème...
Brighelli anti-pédago mais gauchiste avant tout.
Fantasme ou mauvaise foi, j'hésite.

Écrit par : :-) | 04 octobre 2011

Si la Gauche rompait clairement avec ces illusions, elle regagnerait sans doute le terrain perdu depuis 1997 chez les enseignants. Mais je ne crois pas qu'elle le veuille, ni qu'elle le puisse.

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

A mon sens, le vrai danger est dans l'association des libéraux de droite et de gauche.
Si les uns ont pour référence absolue l'argent, les autres ont celle de "démocratie réelle". Quelle différence, dès lors que toutes dissolvent toutes les formes traditionnelles d'autorité, arasent la notion de hiérachie.
Voyez cet exposé dans l'Humanité de Christian Laval un des idéologues en pointe de la FSU:


Question: A quoi devrait ressembler cette nouvelle école démocratique ?

Christian Laval. Elle aurait plusieurs dimensions. Elle devrait s'organiser autour de la lutte contre les inégalités scolaires,  laquelle ne va pas sans une lutte contre les inégalités sociales.
Elle devrait également comporter une refonte des enseignements qui devraient avoir pour principe de donner aux élèves les moyens de la participation la plus active à la vie politique.
Ceci supposerait le déploiement plus ambitieux d' instruments de compréhension d’un monde devenu  plus complexe, ce qui voudrait dire, par exemple, une place autrement plus importante donnée aux  sciences sociales, à l'histoire, à la philosophie,  pour que tous les élèves et les étudiants puisent mieux comprendre dans quel monde ils vivent, et quelle orientation lui donner.
Cela voudrait dire aussi que la vie démocratique à l'intérieur du fonctionnement de l’école elle-même soit mieux organisée, soit plus effective, ce qui implique une rupture avec le mode managérial du règne des petits chefs et des petits patrons  qui a été mis en place dans le cadre du "nouveau management public".
Cela supposerait également que la pédagogie s’inspire bien plus de pratiques  coopératives dans l'organisation de la classe et dans les façons d'apprendre. La synthèse de toutes ces dimensions  pourrait constituer une sorte de programme directement opposable au modèle de la nouvelle école capitaliste et s'intégrer au projet plus global de  la « démocratie réelle », comme le disent les indignés du monde entier.

Écrit par : Buntov | 04 octobre 2011

"Coffinier le vrai danger de l'E.N ?????"

L’extrême droite feint de découvrir ce qu'est une avant garde.

Très drôle.

A moins que cela ne soit une vraie inculture ? Ce n'est évidemment pas à écarter.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

Hé ben, ça bouge, la nuit, ici !!! Il vaut mieux être couche-tard que lève-tôt !!! ;-)

Merci à Robbe-Grillon, à Daniel et à Jean-Paul, en tous cas. Je suis sûr que la "politique du pire" n'a jamais été la solution.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

Un travail en équipe, en quelque sorte.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

y'a ksa de vrai !
Sous réserve d'y ajouter des TP.

Hier, dans mon collège, une prof d'anglais m'a demandé de l'accompagner aux toilettes afin de réparer le distributeur de PQ qui était coincé.
Devant mon étonnement lubrique elle a précisé "Ben quoi, t'étais bien prof de méca avant !"

Des vertus de la pluridisciplinarité ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 04 octobre 2011

"Des vertus de la pluridisciplinarité ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 04 octobre 2011 "


Toujours serrer la haire avec la discipline.

Écrit par : Maxime | 04 octobre 2011

Je préfère nettement mes "divertissements" à ceux qui consistent à lire le programme de "la reine me pine" de la main gauche... ...
Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

C'est sûr qu'avec Martine ou Eva, ça va pas le faire...

Écrit par : Zapo | 04 octobre 2011

"Coffinier le vrai danger de l'E.N ?????"

L’extrême droite feint de découvrir ce qu'est une avant garde.

Très drôle.

A moins que cela ne soit une vraie inculture ? Ce n'est évidemment pas à écarter.
Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

certes ; mais n'écartons pas non plus le rôle des appas du gain :

http://www.sundep.org/spip.php?article1108

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

"dernier système soviétique d'Europe"...
Écrit par : Daniel Arnaud | 03 octobre 2011
D'aucuns (Milner) disaient deja cela en 83, d´áutres (Nemo)en 91, et comme la meme clique qui a impose ce systeme sovietiforme il y a un demi-siecle est inamovible, pourquoi voudriez vous que cela change,
J'ecris sur un clavier plein de caracteres decoratifs mais pour les accents, tant pis, pas de notice...

Écrit par : Cadichon | 04 octobre 2011

Merci à Zappo de son humour bien placé, fin et délicat.

Cher JPB, je disais exactement la même chose que vous, c'était le sens de mon message. Les forces obscures à venir, ce sont celles de l'argent qui viennent à ramper dans l'école. Pour lutter contre elles, qu'elles soient SOS Educ, fondation pour l'Ecole, ou Acadomia, il faut dépasser certains points de clivage (pas tous, hein, ne me faites pas dire...).
Mais bien sûr, auparavant, faire "le droit d'inventaire" avec ceux qui ont préparé le terrain depuis 30 ans pour ces marchands du temple.

Cela demande du courage puisque, apparemment, entre les remugles bruns qui pullulent ici, et ceux qui croient sérieusement, par une paranoïa achevée, que la rue de Grenelle de Châtel est 100% "gauchiste" (ça me rappelle Dassault Serge qui disait très sérieusement il y a 3 ans que la France était encore "communiste"...), vous allez voir que le combat va être très long, et que bien des gens ici vont vous abandonner avec allégresse - pour se réfugier chez Renaud Camus ou chez le "conseiller éducation" de Marine Le Pen.

Donc, je vous (nous) souhaite bien du courage.

Et je laisse Mihaïlovich et consorts éplucher les moindres de écrits de Maya Akkari (c'est vrai que c'est fondamental - quelqu'un la connait? Pas moi en tout cas).
On attend en vain une exégèse aussi brillante du rapport Grosperrin, mais notre "ami-à-qui-on-la-fait-pas" ne s'y livre bizarrement pas.
J'oubliais : le danger vient des gauchistes de Grenelle, pas des députés UMP du Jura, futurs ministres du Chèque Education.

Mais... tiens donc??!!! Le Café Pédago admire Grosperrin?! Ca alors, Mihaïlovich va devoir jeter un oeil sur l'autre bord... Espérons qu'il s'y livrera de bonne grâce.
http://www.cafepedagogique.net/searchcenter/Pages/Results.aspx?k=grosperrin

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

Robbe-Grillon

Sans vouloir parler à la place de Mihaïlovich, avec qui je suis d'accord, l'UMP c'est la peste et le PS le choléra. Ou vice versa.
C'est regrettable mais c'est ainsi.
Non pas que les dirigeants de l'UMP ou du PS croient bon ce qu'ils proposent, mais parce qu'ils sont TOUS conseillés par la même clique, c'est qui a pris le pouvoir à l'EN depuis plus de 30 ans ( peut-être même 50 ans ...).

Votez pour qui vous voudrez mais soyez lucide. Pour l'EN, c'est la merde quoi que vous votiez.

Écrit par : Florence | 04 octobre 2011

L'an 01, ce n'était pas Cabu!
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-11012336.html

Écrit par : retraitée | 04 octobre 2011

Tant que des professeurs confondront les capacités intellectuelles et le sens moral, il y aura encore beaucoup à faire ici et ailleurs !

Écrit par : iPidiblue | 04 octobre 2011

SOS-Education et extrême-droite ? et néolibéralisme ?
http://ecolereferences.blogspot.com/2011/07/sos-education.html

SOS-Education : techniques de vente et manipulation marketing
http://ecolereferences.blogspot.com/2011/10/sos-education-techniques-de-vente.html

Écrit par : Spinoza1670 | 04 octobre 2011

"Je préfère nettement mes "divertissements" à ceux qui consistent à lire le programme de "la reine me pine" de la main gauche... ...
Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

C'est sûr qu'avec Martine ou Eva, ça va pas le faire..."

Écrit par : Zapo | 04 octobre 2011

Parce que vous trouvez le gros travelo du F haine moins moche, vous ???

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

"L'an 01, ce n'était pas Cabu!
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-11012336.html"

Écrit par : retraitée | 04 octobre 2011

Non, mais Tailleboudin l'a déjà dit !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

"L’extrême droite feint de découvrir ce qu'est une avant garde."

Et un point Godwin, un .
L'argumentaire du pauvre ou d'arrière-garde.

Je veux bien qu'on soit contre les écoles libres façon Coffinier, que l'on défende l'école publique et laïque. Mais très franchement, le pire ennemi de cette école se trouve en son sein même, parmi les membres bien à gauche de cette institution qui ont oeuvré depuis plus de 40 ans à sa destruction.
La comparaison des budgets prouve s'il en était besoin que Coffinier n'a qu'une influence très superficielle sur le système.

Écrit par : :-) | 04 octobre 2011

"Ceux qui croient sérieusement, par une paranoïa achevée, que la rue de Grenelle de Châtel est 100% "gauchiste" (ça me rappelle Dassault Serge qui disait très sérieusement il y a 3 ans que la France était encore "communiste"...)"

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

Je n'avais jamais pensé au parallèle Cadichon - Dassault... Bien vu !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

Votez pour qui vous voudrez mais soyez lucide. Pour l'EN, c'est la merde quoi que vous votiez.
Écrit par : Florence | 04 octobre 2011
+1 Florence, hélas !

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2011

@ Spinoza
Joignez moi donc
guy.morel314 (atchoum) orange.fr

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

Non pas que les dirigeants de l'UMP ou du PS croient bon ce qu'ils proposent, mais parce qu'ils sont TOUS conseillés par la même clique, c'est qui a pris le pouvoir à l'EN depuis plus de 30 ans ( peut-être même 50 ans ...).

Écrit par : Florence | 04 octobre 2011

La même clique qui sert admirablement les desseins des financiers de l'OCDE!

Écrit par : JL | 04 octobre 2011

"Et un point Godwin, un " écrit par lamellé-collé

Vos points G, vous pouvez vous les carrer en suppositoire pour enfants dont vous aspirez tant à prendre la gouverne.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2011

Un recteur mis en examen pour harcèlement au travail suite à la plainte d'un personnel de l'Education nationale ; voilà qui devrait servir d'avertissement à tous ces administrateurs-voyous qui abusent de leur pouvoir :

http://www.zinfos974.com/L-ancien-recteur-de-la-Reunion-mis-en-examen-pour-harcelement_a32730.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 octobre 2011

la meme clique qui a impose ce systeme sovietiforme il y a un demi-siecle est inamovible

Écrit par : Cadichon | 04 octobre 2011

C'est bien pour ça qu'uil est complètement inutile de rêver que quoi que ce soit puisse s'améliorer dans l'EN.
Le seul à avoir fait bouger les choses dans le sens qui nous intéresse ici, c'est Darcos - parce qu'il était malin et impliqué lui-même dans la défense de la culture française... Il les a bien eus, ces valets du système qui l'entouraient!

Écrit par : JL | 04 octobre 2011

Écrit par : :-) | 04 octobre 2011

Dites-moi, cher être délicat, vous avez vu quel syndicat "gauchiste" s'exprime dans ce lien déjà posté plus haut ?

http://www.sundep.org/spip.php?article1108

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

Je n'avais jamais pensé au parallèle Cadichon - Dassault... Bien vu !!! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011


Vous pensez que Cadichon détient des armes de destruction massive ? De la pensée gauchiste, vous croyez ?

Écrit par : iPidiblue et les A.D.M | 04 octobre 2011

Bonjour la compagnie,

excusez-moi d'intervenir intempestivement pour mon premier message, mais là je ne peux vraiment plus me retenir.

Je suis lecteur de ce blog et de ses commentaires depuis plusieurs mois, et j'ai de plus en plus de mal à supporter certains commentaires qui assimilent systématiquement le "pédagogisme" au "gauchisme" et tout ce qui va avec. Quelle erreur historique quand on sait que la vraie école publique a été instaurée par les gouvernements de gauche de la IIIe République ! Non, les "pédagos" ne sont pas de gauche, ou alors d'une gauche dénaturée.

Puis de toute façon, je suis convaincu que le clivage "gauche/droite" est largement dépassé, depuis la première moitié du XXe siècle disons. Le XIXe siècle a été celui d'une différence marquée entre les courants de gauche qui ont soutenu la République, la commune, etc. et ceux de droite qui dans leur majorité espéraient un retour à l'ancien régime ou à l'empire.

Après la Libération, ce fut l'âge du consensus républicain pour une majorité de la droite gaulliste et de la gauche avec l'adhésion à la Ve République même du parti communiste.

Enfin il y a eu le tournant de la fin des années 60/début des années 70, le triomphe du libéralisme. De l'individualisme libertaire de mai 68 à la montée en flèche de l'école de Chicago, jusqu'enfin à la conversion libérale du Parti socialiste, c'en fut fini de l'idée d'une République sociale et exigeante. Basta. Aujourd'hui ça continue...

Donc, les pédagos sont-ils des gauchistes ? Non puisqu'après tout la gauche n'existe elle-même plus vraiment. Les pédagos font parti du grand courant libéral de la pensée unique qui détruit l'école, en supprimant sans cesse des postes d'enseignants, en revoyant toujours les programmes au rabais, en faisant toujours plus ressembler les salles de classe à la cour de récréation. Et ça, aujourd'hui, "gauche" ou "droite", UMP, PS, ou UMPS ça n'y changera rien. Nada, niente ;-)

Je crois qu'il ne reste plus que deux vrais républicains sur l'échiquier politique : Chevènement et Dupont-Aignan. (Et que les sirènes brunes ne viennent pas me chanter les louanges de la Marine, je suis parfaitement imperméable à cette antirépublicaine déguisée !)

Bon après-midi !

Écrit par : L'âne rouge | 04 octobre 2011

"Je suis lecteur de ce blog et de ses commentaires depuis plusieurs mois, et j'ai de plus en plus de mal à supporter certains commentaires qui assimilent systématiquement le "pédagogisme" au "gauchisme" et tout ce qui va avec."

Écrit par : L'âne rouge | 04 octobre 2011

Il n'y a guère que notre Cadichon qui fasse ça !!
Ceci-dit, pour elle, tout ce qui est à gauche d'Hervé Morin mérite le knout !!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

C'est sûr qu'avec Martine ou Eva, ça va pas le faire..."
Écrit par : Zapo | 04 octobre 2011
Parce que vous trouvez le gros travelo du F haine moins moche, vous ???
Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
Sibille, vous me proposez un remède contre l'amour et les addictions sexuelles qui serait en "pack" avec le contrat d'adhésion aux valeurs socialistes ?
Serait-il remboursé par la sécu, que je refuse catégoriquement ;-)) Nuts ! Niet !

Écrit par : Zapo | 04 octobre 2011

A Florence :

sur le fond, vous n'avez pas tort, en termes éducatifs, difficile de savoir ce qui sera le pire.
Mais c'est justement pour cela que j'aimerais que les critiques soient plus équilibrées, et que Châtel, Grosperrin et consorts prennent leur dose de claques verbales ici. Or, force est de constater que c'est plus vendeur de taper sur la gauche dans ce forum... et la droite en sort miraculeusement épargnée.

Mais j'ai une certitude : le PS n'aurait pas vidé l'EN de 70 000 postes de profs en 5 ans, ne serait-ce que pour de viles raisons électorales. Mais je sais bien qu'ici, on ne pense qu'aux programmes et qu'aux méthodes. Simplement, même avec les bonnes vieilles méthodes, 36 élèves par classe, ce n'est pas acceptable ni viable, et des lycéens ou collégiens qui n'ont pas cours depuis septembre dans certaines matières, ce n'est pas acceptable ni viable. Des écoles de campagne qui ferment, ce n'est pas viable...Mais on me dira que je plane...

A JL :
vous êtes absolument à côté de la plaque. Darcos a agi dans notre sens??? Le mec qui a mis en place la mastérisation??? Le gars qui, pourtant agrégé de lettres classiques, a plaidé pour la perte de valeur des concours??? Le gars qui a validé l'épreuve "agir en fonctionnaire de façon éthique et responsable"??? Le gars qui ricanait en nous voyant défiler, avec ses airs suffisants?

Pour moi, Darcos, c'est justement le pire du pire : celui qui aurait dû, par son CV, relever la barre, et qui a eu une conception encore plus libérale-crasse que Châtel. Quand ce dernier gère l'EN comme l'Oréal, on se dit que c'est normal finalement. quand c'est un "érudit" issu du sérail qui mine tout, alors les bras m'en tombent.
Mais M.Darcos, rassurons-nous, a été gracieusement recasé (ambassadeur culturel, etc.) Encore un qui a quitté sa salle de classe et qui ne compte pas y revenir.

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

Pourtant d'après elle tout ce qu'on ne met pas à gauche, risque d'être volé par les bochéviques !

Écrit par : iPidiblue la main sur le coeur ! | 04 octobre 2011

Oui mais Darcos c'est la banane de Brighelli !

Écrit par : iPidiblue au régime | 04 octobre 2011

e n'avais jamais pensé au parallèle Cadichon - Dassault... Bien vu !!! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

Pas un parallèle, Christophe : deux droites sécantes !

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

L'univers : la fuite s'accélére ! C'est le célèbre décalage vers le rouge ... même Dieu est coco !

Écrit par : iPidiblue décalage vers le rouge | 04 octobre 2011

A JL :
vous êtes absolument à côté de la plaque. Darcos a agi dans notre sens??? Le mec qui a mis en place la mastérisation??? Le gars qui, pourtant agrégé de lettres classiques, a plaidé pour la perte de valeur des concours??? Le gars qui a validé l'épreuve "agir en fonctionnaire de façon éthique et responsable"??? Le gars qui ricanait en nous voyant défiler, avec ses airs suffisants?

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

A JL :
vous êtes absolument à côté de la plaque. Darcos a agi dans notre sens??? Le mec qui a mis en place la mastérisation??? Le gars qui, pourtant agrégé de lettres classiques, a plaidé pour la perte de valeur des concours??? Le gars qui a validé l'épreuve "agir en fonctionnaire de façon éthique et responsable"??? Le gars qui ricanait en nous voyant défiler, avec ses airs suffisants?

Pour moi, Darcos, c'est justement le pire du pire : celui qui aurait dû, par son CV, relever la barre, et qui a eu une conception encore plus libérale-crasse que Châtel. Quand ce dernier gère l'EN comme l'Oréal, on se dit que c'est normal finalement. quand c'est un "érudit" issu du sérail qui mine tout, alors les bras m'en tombent.
Mais M.Darcos, rassurons-nous, a été gracieusement recasé (ambassadeur culturel, etc.) Encore un qui a quitté sa salle de classe et qui ne compte pas y revenir.

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

Vous avez raison pour tout cela.
C'est en tant que professeur de français que je me félicite de ce que Darcos ait redonné droit de cité à la grammaire, honnie par les pédagos, et rayé des programmes le mot "séquences", ce qui a profondément contrarié une bonne partie des inspecteurs. Pour moi qui entends enseigner la grammaire comme une discipline en elle-même, et qui ne pratique pas les "séquences", c'étaient des décisions que j'ai approuvées...

Écrit par : JL | 04 octobre 2011

Ben voyons! Évidemment, encore un coup de la perfide Albion...

Détail ici: < http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/04/01016-20111004ARTFIG00448-en-france-les-eleves-s-ennuient-a-l-ecole.php >.

Écrit par : Maxime | 04 octobre 2011

Ben voyons! Évidemment, encore un coup de la perfide Albion...

Écrit par : Maxime | 04 octobre 2011


Cela me fait marrer ce genre d'article. C'est super, en Angleterre, les enfants s'amusent en apprenant !

Et puis un autre jour, on lit que les jeunes Anglais ont perdu tous leurs repères, qu'ils ne sont plus élevés et que c'est pour cela qu'ils font des émeutes comme cet été.

Tant pis pour la cohérence.

Écrit par : Florence | 04 octobre 2011

Cher JL,

je partage votre intérêt pour la grammaire.
Mais là encore vous êtes quelque peu naïf : les séquences n'ont absolument pas disparu ; en collège et lycées, elles sévissent encore. Ce n'est pas parce que le mot ne figure plus lui-même dans les programmes que la chose n'est pas encouragée.
D'ailleurs, est-on bien sûr que "séquence" n'apparaît plus du tout? J'en doute, mais il nous faudrait une bonne âme pour vérifier.

Quand à la grammaire, elle est toujours portion congrue, et toujours "mise en séquence" me semble-t-il.
Les profs comme vous qui l'enseignent pour elle-même continueront dans ce sens, et ceux qui l'inséraient dans une séquence (je ne leur jette pas la pierre - ils font ce qu'ils peuvent, et doivent faire comme ils l'entendent) continueront comme avant.

Bref : les programmes Darcos, c'est de la poudre aux yeux. Ca fait joli 5 minutes, mais on oublie vite.
Et c'est incomparable par rapport aux dégâts structurels qu'il a occasionnés.

Écrit par : Robbe-Griilon | 04 octobre 2011

Le séquençage du savoir devrait valoir le Nobel de pédagogie à Meirieu (Fr. Jarraud étant le président du jury).

Écrit par : André Gigue, Crick et Watson | 04 octobre 2011

Ca marche aussi avec le "décloisonnement de la langue".

Écrit par : André Gigue, Mr. Bricolage | 04 octobre 2011

je laisse Mihaïlovich et consorts éplucher les moindres de écrits de Maya Akkari (c'est vrai que c'est fondamental - quelqu'un la connait? Pas moi en tout cas).
On attend en vain une exégèse aussi brillante du rapport Grosperrin, mais notre "ami-à-qui-on-la-fait-pas" ne s'y livre bizarrement pas.
J'oubliais : le danger vient des gauchistes de Grenelle, pas des députés UMP du Jura, futurs ministres du Chèque Education.

Mais... tiens donc??!!! Le Café Pédago admire Grosperrin?! Ca alors, Mihaïlovich va devoir jeter un oeil sur l'autre bord... Espérons qu'il s'y livrera de bonne grâce.
http://www.cafepedagogique.net/searchcenter/Pages/Results.aspx?k=grosperrin

Écrit par : Robbe-Grillon | 04 octobre 2011

D'excellente grâce, cher Robbe-Grillon. Merci pour vos conseils... Mais c'est déjà fait depuis belle lurette, et vous ne m'apprenez strictement rien. Sur le cas de Grospurin (ou Groscrétin, c'est à votre convenance), je me suis déjà exprimé - ici et ailleurs - bien plus qu'il ne le mérite. Cela vous convient-il ?
Mais tout de même... Entre nous, ne trouvez-vous pas qu'entre les délires de Grosboudin et la rengaine larmoyante entonnée par la pédagogue en chef de votre champion il n'y a pas une feuille de papier à cigarette ?

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

Le séquençage du savoir devrait valoir le Nobel de pédagogie à Meirieu (Fr. Jarraud étant le président du jury).
Écrit par : André Gigue, Crick et Watson | 04 octobre 2011

Ce n'est qu'une première étape : après il y a le rétropédalage dans la semoule !

Écrit par : iPidiblue rétropédale | 04 octobre 2011

"Non, les "pédagos" ne sont pas de gauche, ou alors d'une gauche dénaturée."

Meirieu (loi 89 de Jospin), Frackowiack, Charmeux, ...
Des Brighelli, Le Bris, Delord même Morel sauvent certes l'honneur de la gauche mais cette dernière est bien la première responsable (les "libéraux" comme vous dites n'ont plus qu'à profiter de la casse)

"Enfin il y a eu le tournant de la fin des années 60/début des années 70, le triomphe du libéralisme."

Là, je ne peux rien pour lui, vous en avez recruté un grave. Je vous plains.

Écrit par : :-) | 04 octobre 2011

Bref : les programmes Darcos, c'est de la poudre aux yeux. Ca fait joli 5 minutes, mais on oublie vite.
Et c'est incomparable par rapport aux dégâts structurels qu'il a occasionnés.
Écrit par : Robbe-Griilon | 04 octobre 2011

J'ai bien peur que vous ayez raison...

Écrit par : JL | 04 octobre 2011

"C'est une vraie main tendue, raisonnable, à peine ironique, et qui ne gomme pas les clivages, les différences, et ce qu'il en restera d'irréductible. C'est bien pesé. On attend avec impatience un futur livre à deux voix, peut-être un jour."
écrit par Robbe-Grillon

Certaines réactions prenant la subite "conversion" de Meirieu pour argent comptant me surprennent beaucoup. Y a-t-il actuellement une épidémie d'Alzheimer chez les profs ? ;-)

Il faudrait se rappeler un instant qui a été Meirieu, et qui sont au fond les "pédagogues" actuels qui, subitement, ont décidé de tuer le (révérend) père.

A quelle sauce avons-nous été mangés depuis des années ? A celle des "scientifiques" de l'éducation, avec leur corpus "théorique" totalement abscons et sans intérêt ? Ou bien plutôt à celle des ratés ou des "autodidactes" (sic) devenus les auxiliaires, aussi soumis qu'indispensables, de nos véritables maîtres, les cloportes gestionnaires et autres bureaucrates, les robots incultes s'occupant de "ressources humaines" dont l'unique compétence consiste à trier des piles de dossiers et à dire aux autres comment il faut faire ?
Qui a envahi le monde politique, trusté les postes de direction, et qui s'est déclaré "expert" en dépossédant les professionnels de leur métier et de leur fonction ? Et peut-on m'expliquer la différence de fond entre des bureaucrates PS et leurs homologues UMP ???
La grande erreur du corps professoral, c'est de s'être laissé convaincre qu'il n'est plus le maître à bord, et que ces ignares en savent plus que lui en matière d'enseignement. C'est de ne pas avoir su les remettre à leur place. D'avoir accepté le joug de l'incompétence et de la bêtise crasse réunies. Point barre. Alors maintenant, effectivement, avec l'émergence de la "concurrence libre et non faussée" du hors contrat, les choses deviennent subitement plus compliquées...

Et ce n'est pas avec l'autonomie des établissements à venir, mitonnée par la "gauche" ou la "droite" réunies pour l'occasion, que l'EN va se débarrasser des grands et petits chefs - de la rue de Grenelle au bureau de principal adjoint du collège du coin - nous imposant leur "savoir-être" pédagogique. Les conservatoires, "autonomes" depuis des années, en savent quelque chose. Et le même phénomène frappe de nombreuses autres professions depuis longtemps déjà.
Alors non, rien de nouveau sous le soleil, le Moloch n'est pas en train de muter. On est juste en train de donner à ses gardiens immuables (les Forestier, les Obin, etc.) et à leurs subordonnés le pouvoir qui leur échappait encore. Quitte à faire sauter les murs de la boutique. Et nous et les élèves avec.

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

Rions un peu, cal nous détendra tous.
http://www.marianne2.fr/Apres-la-princesse-de-Cleves-Roland-Barthesse_a211089.html

Écrit par : retraitée | 04 octobre 2011

http://www.facebook.com/n/?photo.php&fbid=256022364435506&set=a.195001113870965.42835.100000832342259&type=1&mid=4f525dfG3c1f208cG2486944G52&bcode=exeUhF5m&n_m=ch.sibille%40wanadoo.fr

Et rions un peu plus avec Babouse, contre les fafiots qui sont venus (tenter de) nous envahir !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2011

Certaines réactions prenant la subite "conversion" de Meirieu pour argent comptant me surprennent beaucoup. Y a-t-il actuellement une épidémie d'Alzheimer chez les profs ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

Pardon de me répéter, mais le texte de JPB me paraît en effet d'une ironie féroce...

Écrit par : JL | 04 octobre 2011

Je vous ai compris, JL ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

La grande erreur du corps professoral, c'est de s'être laissé convaincre qu'il n'est plus le maître à bord, et que ces ignares en savent plus que lui en matière d'enseignement. C'est de ne pas avoir su les remettre à leur place.

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011


Bernanos disait la même chose un peu autrement:


« Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire… mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles. »

Écrit par : Buntov | 04 octobre 2011

Et ce n'est pas avec l'autonomie des établissements à venir, mitonnée par la "gauche" ou la "droite" réunies pour l'occasion, que l'EN va se débarrasser des grands et petits chefs - de la rue de Grenelle au bureau de principal adjoint du collège du coin - nous imposant leur "savoir-être" pédagogique. Les conservatoires, "autonomes" depuis des années, en savent quelque chose. Et le même phénomène frappe de nombreuses autres professions depuis longtemps déjà.
Alors non, rien de nouveau sous le soleil, le Moloch n'est pas en train de muter. On est juste en train de donner à ses gardiens immuables (les Forestier, les Obin, etc.) et à leurs subordonnés le pouvoir qui leur échappait encore. Quitte à faire sauter les murs de la boutique. Et nous et les élèves avec.
Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

Rendons à César...et à madame Coffinier l'autonomie des établissements par ailleurs chère à tous les gardiens immuables :
http://www.fondationpourlecole.org/fr/news/lettre-ouverte-sur-linjustice-scolaire.html

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

A voir : dernier "Entretien de Plieux", avec Renaud Camus.

http://www.youtube.com/watch?v=sth1hpOcup4&feature=player_embedded#!

Écrit par : In-nocence | 04 octobre 2011

J'avais envoyé le lien à Meirieu avec un petit mot — "prenez-le comme l'hommage du vice à la vertu".
C'était trop. Le prélat des Gaules m'a rétorque que si la vertu avait besoin du vice, ça se saurait.
Il n'a pas lu la Fable des Abeilles de Mandeville, chères à tous les libéraux de ce blg…

Sinon, excellente analyse sur la laïcité confisquée par le FN sous la souris de l'excellente Catherine Kintzler :
http://www.rue89.com/2011/10/04/comment-la-laicite-a-ete-offerte-en-cadeau-au-front-national-224653
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Rendons à César...et à madame Coffinier l'autonomie des établissements par ailleurs chère à tous les gardiens immuables :
http://www.fondationpourlecole.org/fr/news/lettre-ouverte-sur-linjustice-scolaire.html

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

Mais ce n'est pas déjà le programme d'un certain parti politique ?
Qui est donc César ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2011

Sinon, excellente analyse sur la laïcité confisquée par le FN sous la souris de l'excellente Catherine Kintzler :
http://www.rue89.com/2011/10/04/comment-la-laicite-a-ete-offerte-en-cadeau-au-front-national-224653
JPB

À lire en complément :

http://www.fondationpourlecole.org/fr/news/hors-contrat-et-caract-re-propre.html

Écrit par : Guy Morel | 04 octobre 2011

Meirieu continue à se débattre sur les compétences. Ce garçon marche décidément sur de la glace très mince :
http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes_dernier.htm
Et c'est lui qui vient de m'envoyer le lien.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2011

Dans son texte, Meiriol nous fait le coup de la "troisième voie :

"Je crois que nous pouvons trouver une ligne de passage, pédagogique et politique, entre l’ineffable des « humanités » et les « grilles » de compétences. Il faut reconnaître la nécessité de disposer de tableaux de bord indiquant, tout à la fois, les techniques à acquérir et les œuvres à étudier, les connaissances à maîtriser et les capacités à transférer… Mais sans enfermer les enseignants et les formateurs dans ces tableaux de bord, tout au contraire : en les sollicitant pour qu’ils ressaisissent ces données et travaillent, en équipe, à la mise en oeuvre de situations complexes et mobilisatrices permettant de véritables apprentissages."

Traduction : que les profs se dém...ent et quand, inévitablement, ça foirera on pourra toujours les charger de tous les maux.

"On" ne sera pas Meiriol lui-même qui ne se salira jamais les mains mais ses sbires stupides et enthousiastes.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2011

Transmis par le jupégol du jour :

"le SIEN Unsa invite les inspecteurs à rester à leur bureau un jour par semaine", le mardi. "Chaque mardi pour le premier degré comme pour le second... les inspecteurs ne se déplaceront ni pour inspecter, ni pour participer à aucune réunion autre que syndicale".
Interrogé par le Café, Patrick Roumagnac, secrétaire général du Sien Unsa, nous explique que cette décision fait suite au refus de payer des frais de déplacement dans plusieurs académies. "Une nouvelle pratique consiste à "inviter" les inspecteurs dans des réunions. Et quand ils demandent le paiement de leurs frais à le refuser parce qu'une invitation n'est pas une convocation."

C'est une bonne idée : les enseignants "inviteront" les inspecteurs et il y aura négociation entre eux sur la somme que l'enseignant leur paiera, sous couvert de frais de déplacement, pour obtenir un rapport dithyrambique.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2011

" Mon livre Frankenstein pédagogue date de 1996 et dénonce vigoureusement toutes les formes de « fabrication de l’homme par l’homme » sous couvert d’éducation : il fait l’éloge d’une « pédagogie des situations » capable de transmettre « le courage des commencements »."

(Philippe Meirieu, dans son "bloc-notes", sur le lien proposé par Jean-Paul).

Allez, je lance le concours de la traduction la plus rigolotte de cette phrase... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Le prélat des Gaules m'a rétorque que si la vertu avait besoin du vice, ça se saurait.

JPB
Écrit par : brighelli | 04 octobre 2011

Inénarrable Meirieu! Que celui qui a compris lève le doigt!

Écrit par : JL | 05 octobre 2011

"Les « ateliers philo » dès l’école primaire, c'est possible !"

Et c'est le même qui dénonce la main sur le cœur la "fabrication de l'homme par l'homme"...

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

"Les « ateliers philo » dès l’école primaire, c'est possible !"

Et c'est le même qui dénonce la main sur le cœur la "fabrication de l'homme par l'homme"...

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

Ils sont la complexité de l’Education Nationale qu’ils dénoncent à longueur de théorie du complot, ils sont le malaise et la perversion du système, Professeurs Nimbus onanistes de la langue et du verbe, ils se saoulent de phrases complexes qu’ils croient savantes parce qu’incompréhensibles et vides de sens… On comprend aisément que les élèves qui se morfondent dans les salles de cours, préfèrent et préfèront toujours Conan le Barbare à connard le barbant...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Sur le fond, Meirieu ne me semble pas dévier de sa ligne habituelle. Sa critique des compétences n'est que de façade : la meiriologie a toujours considéré que l'unique moyen de combattre efficacement les "pratiques marchandes" était de leur "donner du sens " et de les domestiquer en les récupérant dans le cadre de l'institution publique. Quitte à vider cette dernière de sa substance en "faisant évoluer ses missions".

Exemple en musique : http://www.mus.ulaval.ca/reem/REM26_Sprogis.pdf, page 11

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

Mihailovich, bonjour à vous, d'abord, et, ensuite, il y a apparemment une erreur sur votre page... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

ils se saoulent de phrases complexes qu’ils croient savantes parce qu’incompréhensibles et vides de sens…

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Ivre de lui-même et de son flux verbeux, enfermé dans une bulle de suffisance épatée, c'est tout à fait Meirieu, en effet.

Écrit par : JL | 05 octobre 2011

"Traduction : que les profs se dém...ent et quand, inévitablement, ça foirera on pourra toujours les charger de tous les maux.

"On" ne sera pas Meiriol lui-même qui ne se salira jamais les mains mais ses sbires stupides et enthousiastes.

Écrit par : dugong"

À quand Meirieu devant un juge ? ;))
Meirieu qui diffame les enseignants depuis des années en disant qu'ils ne sont pas des professionnels, qu'ils ne cherchent qu'à faire échouer les élèves, qu'ils ne peuvent travailler efficacement qu'en équipe et qu'en plus ces salauds rentrent chez eux après leurs heures de travail !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 octobre 2011

À quand Meirieu devant un juge ? ;))
Meirieu qui diffame les enseignants depuis des années en disant qu'ils ne sont pas des professionnels, qu'ils ne cherchent qu'à faire échouer les élèves, qu'ils ne peuvent travailler efficacement qu'en équipe et qu'en plus ces salauds rentrent chez eux après leurs heures de travail !
Écrit par : Pierre Lariba | 05 octobre 2011

C'est vrai qu'il a consacré sa carrière à attaquer avec une méchanceté insigne ceux des professeurs qu'il suspectait de rejeter ses délires. C'est un agressif.
Il nous faudrait un retraité qui veuille bien éplucher ses écrits et en sortir toutes ces attaques insultantes. Francis Penin, vous ne voulez pas vous y mettre? Mais attention, il faut avoir le cuir solide, car c'est comme le Journal de Trévoux!

Écrit par : JL | 05 octobre 2011

Mihailovich, bonjour à vous, d'abord, et, ensuite, il y a apparemment une erreur sur votre page... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Je reposte :
http://www.mus.ulaval.ca/reem/REM26_Sprogis.pdf

Toujours page 11 donc (mais le reste vaut également son pesant de cacahuètes, si, si !).
Chez moi, le lien fonctionne...

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

Je pense que vous vous trompez de cible et que c'est un peu obsessionnel (je répète ce qui est mon discours depuis pas mal de temps).

1 - Meirieu n'a plus le pouvoir qui fut le sien dans le passé et donc son potentiel de nuisance a TRÈS largement fondu
2 - Meirieu a TRÈS sensiblement infléchi son discours depuis 3 ou 4 années (par exple sur l'élève au centre mais pas seulement)
3 - La dictature pédagogique des IPR a TRÈS sensiblement diminué (en gros depuis les directives Robien de liberté pédagogique). Vaguement respecter les programmes maintenir un niveau sonore acceptable et parvenir à apprendre quelques bricoles aux gosses est jugé suffisant pour ne pas avoir d'histoire (faut dire que c'est pas loin d'être un exploit dans beaucoup de collèges ...).



Vous verrez avant longtemps les IPR se rapprocher des profs afin de tenter de trouver un soutien qui leur permette de sauver leur peau ! Leur avenir est très menacé cause RGPP.
Dans le fond les chargés de mission (ceux qui sont aujourd'hui porteurs de serviette ou kapos) feront l'affaire pour moins cher : une médailles en choc un peu de décharge horaire et ils seront trop content d'avoir de la promo.
(en + projets de notation par le chef d'établissement)
Je m'imagine déjà regretter mon IPR paske ce sera alors le règne des médiocrissimes cheffaillons.

Le vrai pb n'est PLUS le "pédagogisme" mais :
* la volonté de régler son compte au statut de fonctionnaire le + vite possible (et alors comme dans les hostos on recrutera des profs de maths slovak pour 1100 €/mois)
* le désir de passer au chèque (tchèque ?) éduc et donc à la généralisation du privé commercial HORS contrat (dont certains d'excellence)
* l'attitude consumériste des parents (on vous paie avec nos impôts démerdez-vous avec nos gosses, nous on n'a pas le temps faut qu'on se tienne informé de la vie des people et des tendances de la mode, pis aussi qu'on aille laver le 4x4)
* une société qui déclare ouvertement que triche, complot et népotisme sont les mécanismes les plus efficaces de la réussite (secret story + affairisme récurrents + impunité offerte aux puissants etc.) et donc dévalorise tout effort
* des enfants élevés par la télé avec en plus une zapette à la main
* la médicalisation (dys-tout-et-le-reste) de l'absence d'éducation ou d'instruction
etc .



En complément :
Je suis favorable à une limitation de l'immigration, à l'expulsion des sans-papiers, à une répartition raisonnable sur le territoire des migrants etc.
Mais faut être névrosé pour mettre sur le dos de Mouloud la baisse du niveau scolaire comme quelques abrutis l'ont fait ici !
C'est vrai que Rachid est chiant et n'y comprend rien.
Mais faut pas croire qu'Audric (fils d'un prof en école de musique ...) vaut mieux, ni que (nique ?) Marie-Clémente fille de reudeudeu (sans doute d'empire ...) vaut mieux !
En plus les parents de ceux-ci viennent nous péter les couilles alors qu'au moins les arabes se sentent dispensés de venir aux réunions.
(j'en dirais pas autant pour les roms et les manouches qui volontiers débarquent le cran d'arrêt dépassant de la poche : "Koa fils moi pas bon ? Toi mauvaise bouche mon fils ? Moi fache toi, ça pas bon ! Maintenant toi dire quelle note bonne donne fils moi sinon problème toi.")

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 octobre 2011

Zorglub,
Je ne pense pas me tromper de cible.
1. Meirieu a beau être le (sous-)produit d'un mouvement de fond, ce n'est pas une raison pour l'épargner pour autant.
2. Si Meirieu n'a plus le pouvoir d'antan, celui des sous-Meirieu n'a fait qu'augmenter. La preuve, ils ont contaminé la droite (Grosperrin, etc.) après avoir phagocyté la gauche.
3. Si vous lisez bien Meirieu, vous verrez que l'infléchissement n'est que de surface, et que le fond du discours n'a pas changé d'un iota. Ce jésuite a toujours prétendu se battre pour la culture, pour le savoir, contre la marchandisation, etc., mais avec des méthodes dites "nouvelles". Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a eu tant de succès auprès d'une certaine gauche, y compris chez des enseignants (un peu "illuminés", pour rester poli...).
Mais comprendra-t-il un jour que depuis le début il n'a fait que servir la cause de ceux qui actuellement, tirent les marrons du feu (le "tchèque éduc", etc.) ?
4. Avec l'autonomie, la caporalisation sera irréversible, avec ou sans les IPR (là n'est pas la question). On recrutera des DRH directement en provenance du privé, s'il le faut.
5. Les évolutions que vous citez à juste titre (consumérisme, passe-droits, judiciarisation/médicalisation, télé, etc. ) ne peuvent en être dissociées de plusieurs décennies de pédagogisme puisqu'elles en sont les résultats. On ne luttera pas contre les symptômes sans s'attaquer aux causes du mal. Quant au statut de fonctionnaire et à sa suppression, il s'agit d'une volonté politique commune de l'ensemble des partis qui ne font là que suivre des injonctions venues de plus haut (OCDE, Bruxelles, etc.). Puisqu'on (les pédagos-gestionnaires) a décidé que l'école ne devait plus instruire, il est logique qu'on se débarrasse d'un statut de fonctionnaire trop coûteux et "archaïque", étant donné que de simples exécutants (voire les TICE) suffisent.

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

Ce sont les quasi-cristaux qui ont remporté haut la main le Nobel de Chimie ! Les quasi-cristaux comme les quasi-élèves sont très résistants, rien ne les pénètre ! Vous avez beau leur taper sur la gueule rien ne rentre ... il faut des quasi-professeurs qui font des quasi-cours dans des quasi-lycées pour en venir à bout !

Écrit par : iPidiblue quasi-éducation | 05 octobre 2011

Le concept de quasi-éducation que je viens d'inventer me plaît beaucoup - excusez cette fatuité - il décrit parfaitement la situation actuelle ... bien entendu il ne faut pas confondre un quasi-professeur tout à fait respectable par ailleurs avec un simili-professeur comme Philippe Meirieu !

Écrit par : iPidiblue simili-éducation | 05 octobre 2011

J'observe et je rigole. J'observe les chevronnés collègues aux trente ans de carrière et plus, pétris d'humanisme et de culture, ardents syndiqués là où il faut...
Je les vois gémir et s'arracher les cheveux parce qu'ils ont en classe des barbares intenables qu'ils ne peuvent pratiquement plus exclure.
Ce sont ces mêmes qui ont, par leurs votes successifs, entérinés ces réformes suicidaires depuis trente ans. Malheureusement, ils n'ont pas vu -ou n'ont pas voulu voir- les mutations sociétales qui ont lentement mais sûrement gangrené notre métier.
Ils n'ont d'ailleurs toujours pas ouvert les yeux...

La seule solution viable à mes yeux c'est d'avoir le courage de reconnaître que le Collège n'est pas la clef de la réussite pour tous, et donc accepter de n'y garder que des éléments qui coopèrent un minimum avec la structure scolaire.
Pour les autres et leurs parents, qu'ils se demm...: pourquoi l'école serait-elle le refuge sponsorisé de glandeurs assumés?

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

"ils n'ont pas vu -ou n'ont pas voulu voir- les mutations sociétales qui ont lentement mais sûrement gangrené notre métier. " (sisyphe )

Ben si et pis quoi ?
On a vu passer les trains et on a agité bien haut nos petits bras et trépigné sur nos chaises mais ils ne se sont pas arrêté

"accepter de n'y garder que des éléments qui coopèrent un minimum avec la structure scolaire. "
Ben, y va pas rester grand monde ...
Et du coup, tous au chômage technique

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 octobre 2011

La vidéo de SOS-Education du 27 septembre retranscrite diapo par diapo :
http://ecolereferences.blogspot.com/2011/10/video-sos-education-27-septembre.html

Écrit par : Spinoza1670 | 05 octobre 2011

Chez Cédelle : "Education : ce que dit le soldat Meirieu au brigadier Brighelli"
--> http://education.blog.lemonde.fr/2011/10/05/education-ce-que-dit-le-soldat-meirieu-au-brigadier-brighelli/

Je ne sais pas si cela a déjà été cité. Si oui, toutes mes confuses.

Écrit par : Spinoza1670 | 05 octobre 2011

Je suis favorable à une limitation de l'immigration, à l'expulsion des sans-papiers, à une répartition raisonnable sur le territoire des migrants etc. Mais faut être névrosé pour mettre sur le dos de Mouloud la baisse du niveau scolaire comme quelques abrutis l'ont fait ici !
........ j'en dirais pas autant pour les roms et les manouches qui volontiers débarquent le cran d'arrêt dépassant de la poche :
Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 octobre 2011
**********************
Eh ben ! Faut pas desesperer, comme quoi la sagesse vient avec l'âge, les coups de bâtons et les observations des abrutis réunis.....
Tout a fait d'accord pour la mère de Marie-Chantaaale, c'est des vrais casse-couilles ceux-là...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

"accepter de n'y garder que des éléments qui coopèrent un minimum avec la structure scolaire. "
Ben, y va pas rester grand monde ...
Et du coup, tous au chômage technique
Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 octobre 2011

C'est pour cela que je suis en faveur de la diversité des établissements, mais le problème c'est que je ne vois pas comment obtenir cela sans donner un minimum d'autonomie aux établissements avec toutes les dérives - maintes fois présentées ici - qui vont avec.
Je commence à croire de plus en plus que le "tout le monde à la même école" est une utopie ou du moins un mythe - cela a-t-il jamais vraiment existé ?

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

"C'est pour cela que je suis en faveur de la diversité des établissements, mais le problème c'est que je ne vois pas comment obtenir cela sans donner un minimum d'autonomie aux établissements avec toutes les dérives"
Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Que de répétitions ! je reformule:
"C'est pour cela que je suis en faveur de la diversité des établissements, mais le problème c'est que je ne vois pas comment l'obtenir sans leur donner un minimum d'autonomie avec toutes les dérives..."

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

J'observe et je rigole. J'observe les chevronnés collègues aux trente ans de carrière et plus, pétris d'humanisme et de culture, ardents syndiqués là où il faut...
Je les vois gémir et s'arracher les cheveux parce qu'ils ont en classe des barbares intenables qu'ils ne peuvent pratiquement plus exclure.
Ce sont ces mêmes qui ont, par leurs votes successifs, entérinés ces réformes suicidaires depuis trente ans.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011


Exact.
Les profs au moins aussi responsables du désastre que l'administration et les ministres successifs.

Il est à parier, d'ailleurs, qu'ils confirmeront leurs votes aux prochaines élections professionnelles...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2011

Oh, oh ! Regardez donc sur quoi je suis tombé !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/05/l-ecole-francaise-a-t-elle-tue-le-plaisir-d-apprendre_1582351_3224.html#ens_id=1267513&xtor=RSS-3208

JPB, retenez votre respiration avant de lire ;-)

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Vous savez il y a longtemps que l'école - même Normale Sup' et l'ENA - ne produit plus que des simili-intelligences ...


Je me souviens d'Alain Juppé ce haut fonctionnaire qui a fait les deux écoles et qui devenu maire de Bordeaux a cru bon écrire un livre sur Montesquieu qu'il n'avait jamais lu et dont il avait un vague souvenir scolaire - quoique sa première femme était professeur de lettres, il lui a préféré une journaliste car c'est la mode dans le milieu politique que de se maquer avec des journaleux de tous poils - j'ai regardé son livre que je veux bien croire écrit sans nègre mais d'une platitude désespérante et suitant l'ennui de l'auteur par tous les pores ...

Je rappelais il y a quelques jours l'homme politique André Tardieu qui était un vrai crack ; lauréat à de nombreuses reprises du concours général, premier à Normale Sup' et aux Affaires étrangères ... Eric Zemmour qui fréquente beaucoup le milieu politique sait bien que la nouvelle génération n'a presque plus de culture et même de curiosité intellectuelle !

C'est un signe des temps comme le fait que les professeurs n'ont plus de bibliothèque chez eux !

L'empois médiatique exclut de facto la véritable culture !

Écrit par : iPidiblue et l'empois | 05 octobre 2011

Décidément, c'est toujours à la violence de vos attaques qu'on mesure la force et la pertinence de ceux qui attirent vos outrances : c'est quasiment un label de qualité .
Quant à annexer Philippe Meirieu, vous commencez juste, me semble-t-il, à entrer dans une pensée complexe.
Je note que votre libelle est éternellement mis en exergue comme "venant de paraître" alors qu'il a rejoint depuis un certains temps la masse des écrits réactionnaires du " c'était mieux avant".

Écrit par : Martin | 05 octobre 2011

Chez Cédelle : "Education : ce que dit le soldat Meirieu au brigadier Brighelli"
--> http://education.blog.lemonde.fr/2011/10/05/education-ce-que-dit-le-soldat-meirieu-au-brigadier-brighelli/

Je ne sais pas si cela a déjà été cité. Si oui, toutes mes confuses.
Écrit par : Spinoza1670 | 05 octobre 2011

Quel baratin!
Et comme ce Diafoirus se prend au sérieux, constamment encensé par d'autres stratèges en chambre! Comment ne pas penser au dicton latin "Asinus asinum fricat"!
Il n'y a pas le début d'une résipiscence dans ce bla-bla.
Pendant qu'il s'efforce de nous expliquer que sans lui, enseigner est impossible, nous, nous instruisons nos élèves! Comme ce philosophe antique qui prouvait le mouvement en marchant...

Écrit par : JL | 05 octobre 2011

Ils sont la complexité de l’Education Nationale qu’ils dénoncent à longueur de théorie du complot, ils sont le malaise et la perversion du système, Professeurs Nimbus onanistes de la langue et du verbe, ils se saoulent de phrases complexes qu’ils croient savantes parce qu’incompréhensibles et vides de sens… On comprend aisément que les élèves qui se morfondent dans les salles de cours, préfèrent et préfèront toujours Conan le Barbare à connard le barbant...
Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011
*********
Je suis déçu, les petites bites qui fouillent d'ordinaire les interstices intra-linéaires et les fautes clavistes pour une jouissance furtive, n'auront pas vu la belle faute ; préfèront/ préféreront... Las! La police de la pensée et du verbe n'est plus ce qu'elle était...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Aujourd'hui la culture c'est ce qui vous coupe des autres ! Autant dire qu'une carrière politique est interdite aux gens vraiment rares amateurs de l'esprit !


PS Je m'amuse toujours de voir Jean-Paul Brighelli lutter contre le brouillard ... a-t-il trouvé le couteau à découper la brume de la pensée de Philippe Meirieu ?

Écrit par : iPidiblue et le brouillard des médias | 05 octobre 2011

Bonjour,
Sysiphe dit :
"Pour les autres et leurs parents, qu'ils se demm...: pourquoi l'école serait-elle le refuge sponsorisé de glandeurs assumés?"
Attention question à double tranchant que se posent bien des gens, parents, non-parent, glandeurs assumés, non-glandeurs assumés !
Mais eux se la posent sur les profs !
Et ils ont souvent la même opinion que vous : qu'ils se démerdent ! et que ne soient gardés que les éléments qui acceptent de coopérer un minimum avec la structure scolaire !
Je suis sûr que vous les comprenez...
A bientôt.

Écrit par : utile baron | 05 octobre 2011

Il y a une lutte mortelle entre la culture et le monde moderne, il faut en être conscient ...

Écrit par : iPidiblue et le brouillard des médias | 05 octobre 2011

Eh ben ! Faut pas desesperer, comme quoi la sagesse vient avec l'âge, les coups de bâtons et les observations des abrutis réunis.....

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Pauv' gland si vous pensez que j'ai besoin des raclures brunâtres qui trainent par crise ici pour me faire un avis ...

J'ai déjà tenu ce discours ici y'a au moins 5 ans !

Écrit par : Zorglub | 05 octobre 2011

"C'est pour cela que je suis en faveur de la diversité des établissements, mais le problème c'est que je ne vois pas comment l'obtenir sans leur donner un minimum d'autonomie avec toutes les dérives..."

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011
En donnant à chaque type d'établissement un cadre national strict, et en les répartissant sur tout le territoire. Et non pas en laissant faire les barons managers "locaux".

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

locaux, sans guillemets. Des barons bien inutiles, en tout cas. ;-)

Mais eux se la posent sur les profs !
Et ils ont souvent la même opinion que vous : qu'ils se démerdent ! et que ne soient gardés que les éléments qui acceptent de coopérer un minimum avec la structure scolaire !
Je suis sûr que vous les comprenez...
A bientôt.
Écrit par : utile baron | 05 octobre 2011
C'est quoi la "structure scolaire" ?

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

Le plaisir et le jeu, reconnus dans les textes en maternelle, s'amenuisent à l'école élémentaire, pour s'effacer pratiquement au collège, "lieu où le lien enseignant-élève se dissout", regrette François Dubet.
"Les collégiens s'ennuient de plus en plus", confirme Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale. "Ils ne comprennent pas le sens des apprentissages, ne parviennent pas à mettre en relation les savoirs scolaires avec ceux qu'ils acquièrent ailleurs, autrement, ils viennent consommer du cours… Toutes les conditions sont réunies pour détruire le plaisir d'apprendre", déplore-t-il.

Ce que je reproche à M.Dubet et consorts, ce n'est pas de s'exprimer sur l'école (chacun en est libre), c'est de généraliser et ce faisant de proférer doctement des absurdités : "le collège est le lieu, affirme-t-il avec une mâle assurance, où le lien enseignant-élève se dissout". D'abord, qu'est-ce que ça veut dire, un lien qui "se dissout"? et quel lien? Mais surtout qu'est-ce qui lui permet de dire cela? Car je ne constate pas une chose pareille dans mon collège, où je vois des élèves visiblement satisfaits d'être là, travaillant avec un entrain tout à fait normal (si, si!), respectant leurs professeurs, avides de s'instruire. Pas mal d'excellents élèves, aussi. Rien que de très normal, en fait. Et c'est sûrement le cas dans de nombreux endroits. Dire sans nuance qu'au collège le lien enseignant-élève se dissout , c'est "marcher", M.Dubet, avec toutes mes excuses, "à côté de vos pompes".
Peut-être ladite rupture du lien est-elle due, là où elle se produit, au fait que l'on y applique les théories pédagogistes, "l'élève au centre", par exemple, où "la pédagogie du coude-à-coude doit remplacer celle du face à face", ou "la main-à-la-pâte", etc.

Quant à notre bon Frackowiak, il n'enseigne pas, mais cela ne l'empêche pas de constater que "les enfants s'ennuient à l'école", et même "de plus en plus"!, qu'ils "ne comprennent pas le sens des apprentissages", et que "toutes les conditions sont réunies pour détruire le plaisir d'apprendre". Sur ce dernier point, il faudrait savoir : le plaisir d'apprendre est-il déjà détruit, ou attend-il un élément déclencheur pour l'être, auquel cas ce répit nous permettrait de respirer! Sinon, même défaut que Dubet : on affirme sans se demander une seule seconde si la réalité correspond à ce qu'on affirme. Car il est bien sûr faux et archi-faux d'énoncer comme une généralité que "les enfants s'ennuient de plus en plus à l'école". Peut-être que si, en effet, lorsqu'ils sont victimes de certaines pédagogies (voir plus haut!). Mais c'est tellement une affaire de talent de l'enseignant et ce que je constate autour de moi dans mon collège, ce n'est pas des élèves qui vont en cours la mine funèbre et le menton traînant de dépit sur les galoches!
"Ils ne comprennent pas le sens des apprentissages"? Tant mieux, car ce n'est pas de leur âge. L'essentiel est qu'ils comprennent les apprentissages eux-mêmes. Le reste par surcroît, un jour peut-être... Ou peut-être jamais, et d'ailleurs on s'en fout. Quand ils apprennent par coeur et me récitent d'un trait et avec ardeur et fierté, en 5ème, les 64 vers des Animaux malades de la Peste, je ne vais pas m'amuser à les cuisiner sur "le sens de cet apprentissage"... La question est oiseuse, mais elle donne à certains l'illusion de diriger des empires...

Écrit par : JL | 05 octobre 2011

Pauv' gland si vous pensez que j'ai besoin des raclures brunâtres qui trainent par crise ici pour me faire un avis ...
J'ai déjà tenu ce discours ici y'a au moins 5 ans !
Écrit par : Zorglub | 05 octobre 2011

*********
ah bulgroz, vous etes vomissant d'arrogance, la haine aux commissures des levres d'un commissaire du peuple, me voila exclu, karcherisé, comme un eleve de transition qui a mis un pied de trop dans la salle des profs... l'insulte, cette fiente de l'esprit, n'epargne aucune categorie sociale...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

"Décidément, c'est toujours à la violence de vos attaques qu'on mesure la force et la pertinence de ceux qui attirent vos outrances : c'est quasiment un label de qualité ."

Écrit par : Martin | 05 octobre 2011

De la violence ??? Où, à part dans cette phrase, (et d'autres du même acabit, je cite, attention, c'est violentissime:
" Mon livre Frankenstein pédagogue date de 1996 et dénonce vigoureusement toutes les formes de « fabrication de l’homme par l’homme » sous couvert d’éducation : il fait l’éloge d’une « pédagogie des situations » capable de transmettre « le courage des commencements »." ?????

(Philippe Meirieu, dans son "bloc-notes", sur le lien proposé par Jean-Paul).

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Ils sont la complexité de l’Education Nationale qu’ils dénoncent à longueur de théorie du complot, ils sont le malaise et la perversion du système, Professeurs Nimbus onanistes de la langue et du verbe, ils se saoulent de phrases complexes qu’ils croient savantes parce qu’incompréhensibles et vides de sens… On comprend aisément que les élèves qui se morfondent dans les salles de cours, préfèrent et préfèront toujours Conan le Barbare à connard le barbant...
Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011
*********
Je suis déçu, les petites bites qui fouillent d'ordinaire les interstices intra-linéaires et les fautes clavistes pour une jouissance furtive, n'auront pas vu la belle faute ; préfèront/ préféreront... Las! La police de la pensée et du verbe n'est plus ce qu'elle était...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Je crois qu'on est tellement sidéré(s) d'avoir lu quelque chose d'à peu près sensé sous votre plume qu'on n'a pas trop pinaillé sur la forme !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

... pinaillez ! pinaillez ! cela fera toujours des beaux enfants neuf mois plus tard ...

Écrit par : iPidiblue et le brouillard de l'écume | 05 octobre 2011

Ah Frackoviak. Du temps du blogue de Davidenkoff, nous avions courtoisement correspondu (je sais faire) et je lui avais, pour usage pédagogique possible, envoyé en pièce jointe des documents sur ma méthode d’apprentissage des conjugaisons. Entre autres, je me servais de la phonétique pour que les élèves sachent distinguer « ils ont et « ils sont », « chantai » et « chantais » en expliquant à chaque fois la différence forte et l’inconvénient de ne pas la voir. Et j’ajoutais que s’ils se trompaient au contrôle, ils avaient à recopier x fois le temps mal restitué à fin non de punition mais de mémorisation. Il avait été horrifié.

Quel fantasme, cette affaire de l’ennui. Les pédagogols confondent s’ennuyer parce qu’un cours est rébarbatif non par son contenu mais par la forme que lui donne tel enseignant et s’ennuyer parce que, à un ou plusieurs moments d’une étude, il est obligatoire de faire des efforts si on veut qu’une acquisitions soit solide. Apprendre des dates ou des conjugaisons n’a jamais été folichon, mais c’est indispensable.

Écrit par : PMB | 05 octobre 2011

Ah Frackoviak. Du temps du blogue de Davidenkoff, nous avions courtoisement correspondu (je sais faire) et je lui avais, pour usage pédagogique possible, envoyé en pièce jointe des documents sur ma méthode d’apprentissage des conjugaisons. Entre autres, je me servais de la phonétique pour que les élèves sachent distinguer « ils ont et « ils sont », « chantai » et « chantais » sans oublier d'expliquer à chaque fois la différence forte et l’inconvénient de ne pas la voir. Et j’ajoutais que s’ils se trompaient au contrôle, ils avaient à recopier x fois le temps mal restitué à fin non de punition mais de mémorisation. Il avait été horrifié.

Quel fantasme, cette affaire de l’ennui. Les pédagogols confondent s’ennuyer parce qu’un cours est rébarbatif non par son contenu mais par la forme que lui donne tel enseignant... et s’ennuyer parce que, à un ou plusieurs moments d’une étude, il est obligatoire de faire des efforts si on veut qu’une acquisition soit solide. Apprendre des dates ou des conjugaisons n’a jamais été folichon, mais c’est indispensable.

Écrit par : PMB | 05 octobre 2011

Moi j'adore les dattes !

Écrit par : iPidiblue des dates et des temps forts | 05 octobre 2011

Quel fantasme, cette affaire de l’ennui. Les pédagogols confondent s’ennuyer parce qu’un cours est rébarbatif non par son contenu mais par la forme que lui donne tel enseignant et s’ennuyer parce que, à un ou plusieurs moments d’une étude, il est obligatoire de faire des efforts si on veut qu’une acquisitions soit solide. Apprendre des dates ou des conjugaisons n’a jamais été folichon, mais c’est indispensable.
Écrit par : PMB | 05 octobre 2011
Contresens, mon cher. Ce qui est scandaleux ce n'est pas ce les pédagogols disent de l'ennui, mais ce qu'ils disent du plaisir.
Le plaisir, ça regarde chacun en son privé. Qu'on ne s'en mêle pas !

Écrit par : Guy Morel | 05 octobre 2011

"s’ennuyer parce que, à un ou plusieurs moments d’une étude, il est obligatoire de faire des efforts si on veut qu’une acquisitions soit solide. "

Écrit par : PMB | 05 octobre 2011

Pour moi, ce n'est pas de l'ennui, mais de la contrainte. Et, comme dit l'autre, "l'art vit de contraintes et meurt de liberté".
(La citation n'est pas complète, mais je la préfère sous forme d'alexandrin).

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Pour Mihailovich "C'est quoi, la structure scolaire?".
J'ai repris l'expression de sisyphe qui évoque "des éléments qui coopèrent un minium avec la structure scolaire".
Peut-être pourra-t-il vous éclairer.
Cordialement.

Écrit par : utile baron | 05 octobre 2011

Pierre Merle a dit dans l'article du Monde sur l'ennui : L'enseignant français "n'est pas formé pour transmettre du plaisir".

sujet de dissert' : "Peut-on transmettre du plaisir ?" ou "Le plaisir se transmet-il ?"

Allez Merle, au boulot ! Nom d'une buse !

Écrit par : Spinoza1670 | 05 octobre 2011

Du plaisir tarifé ?

Écrit par : iPidiblue des dates et de l'heure qui tourne | 05 octobre 2011

"L'art vit de contraintes et meurt de liberté" ça dépend, est-ce une resucée ?

Écrit par : iPidiblue les sucettes | 05 octobre 2011

Je suis sûr que tous les pédagogols regardent la téléréalité béatement et sont des fans assidus de TF1 et de M6. Hélas.

Écrit par : pluskacé | 05 octobre 2011

"L'enseignant français n'est pas formé pour transmettre du plaisir".
Est-ce un constat ? un regret ? un souhait ? le rappel d'une évidence ?
L'expression "transmettre du plaisir" est quand même bizarre.

Écrit par : utile baron | 05 octobre 2011

Il suffisait d'y penser: changer les profs en émetteur de plaisir et le tour est joué!

Écrit par : Tullius Detritus | 05 octobre 2011

Enfin il y a eu le tournant de la fin des années 60/début des années 70, le triomphe du libéralisme. De l'individualisme libertaire de mai 68 à la montée en flèche de l'école de Chicago, jusqu'enfin à la conversion libérale du Parti socialiste, c'en fut fini de l'idée d'une République sociale et exigeante. Basta. Aujourd'hui ça continue...

Écrit par : L'âne rouge | 04 octobre 2011

Ah, le libéralisme à toutes les sauces.

"Certains observateurs parmi les plus affûtés l’ont déjà remarqué : quand quelque chose va mal, dans ce bas monde, c’est rapidement la faute au libéralisme. Pratique, le libéralisme s’attaque sous tous les angles, à toutes les saisons. Large, englobant une multitude de sujets et avec plusieurs m³ de coffre, il sera facile de le charger pour tout et n’importe quoi. Le libéralisme comme véhicule tout terrain de votre argumentaire politique vous emmènera très loin.

Il est bien sûr évident que les fuites nucléaires et le réchauffement climatique sont directement imputables au libéralisme. Comme ce réchauffement climatique provoque des tsunamis (mais si, c’est comme ça), que ces tsunamis provoquent des fuites nucléaires, la boucle est bouclée.

Le libéralisme est aussi responsable de la mort des bébés phoques, des pluies acides, du trou dans la couche d’ozone, mais (et c’est beaucoup plus fort), il est aussi responsable du communisme à Cuba et en Chine.

C’est vraiment sans limite."

la suite sur
http://h16free.com/2011/10/04/10246-mangibougisme-pour-votre-sante-laissez-vous-taxer

Écrit par : yann | 05 octobre 2011

Écrit par : yann | 05 octobre 2011
Si vous nous parliez plutôt de la crise des subprimes?

Écrit par : Tullius Detritus | 05 octobre 2011

Écrit par : Tullius Detritus | 05 octobre 2011

Mais encore ?

Écrit par : yann | 05 octobre 2011

Écrit par : Tullius Detritus | 05 octobre 2011

J'y suis ! C'est la faute du libéralisme.

Et la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu.

Écrit par : yann | 05 octobre 2011

Ca c'est vrai : je l'ai vue !

Écrit par : iPidiblue les sucettes | 05 octobre 2011

En complément :
Je suis favorable à une limitation de l'immigration, à l'expulsion des sans-papiers, à une répartition raisonnable sur le territoire des migrants etc.
Mais faut être névrosé pour mettre sur le dos de Mouloud la baisse du niveau scolaire comme quelques abrutis l'ont fait ici!
C'est vrai que Rachid est chiant et n'y comprend rien.
Mais faut pas croire qu'Audric (fils d'un prof en école de musique ...) vaut mieux, ni que (nique ?) Marie-Clémente fille de reudeudeu (sans doute d'empire ...) vaut mieux !
En plus les parents de ceux-ci viennent nous péter les couilles alors qu'au moins les arabes se sentent dispensés de venir aux réunions.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 05 octobre 2011

Hélas, Monsieur, "une répartition raisonnable sur le territoire des migrants" n'est pas possible, puisqu'ils prennent possession, de force, de quartiers entiers jusqu'à ce que les "Blancs" s'en aillent. Et ça marche très bien : on appelle cela les "territoires" perdus de la République. La démographe Michèle Tribalat, elle, parle de "substitution démographique". Lisez donc son livre "Les yeux grands fermés".

Il faut donc arrêter de rever et d'espérer que l'Etat fera quelque chose dans ce domaine... en laissant entrer 200,000 nouveaux immigrés chaque année.

Et qui sont ces immigrés, en majorité ? Non pas la misère du monde, comme a pu le croire Rocard, mais la racaille du monde, ce qui n'est pas très réjouissant.

Pour le reste, vous me semblez nier la réalité. Dans les salles de classe, les enfants noirs et arabes perturbent bien plus les cours que les enfants d'origine européenne (en même temps, il sont parfois 90%, donc forcément...)

Vous vous réjouissez de l'absence des parents arabes aux réunions, mais en faisant cela vous confirmez parfaitement le déficit d'éducation qui est la règle dans ces familles et contribue, de fait, au délitement de l'Ecole.

Néanmoins, je vous suis sur le fait qu'il faudrait un peu arrêter avec Meirieu et les "pédagogues". Cette obsession un peu facile a fini par devenir une marque de paresse intellectuelle de la part des soi-disant "républicains", rien d'autre.

Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

"Enfin il y a eu le tournant de la fin des années 60/début des années 70, le triomphe du libéralisme."

Là, je ne peux rien pour lui, vous en avez recruté un grave. Je vous plains.

Écrit par : :-) | 04 octobre 2011

Je ne crois pas me mettre le doigt dans l'oeil en disant que les années 70 ont marqué la fin de l'ère keynésienne et le début de l'ère libérale en économie, d'abord aux Etats-Unis et après en Europe, entrainant par la même occasion une forte baisse de la croissance (ou hausse du chômage, de la précarité, des inégalités...)

Sur le plan "sociétal" c'est l'arrivée l'hyperindividualisme libertaire qui caractérise généralement les sociétés de consommation de masse, le désengagement civique, l'antipatriotisme.

Parallèlement ou conjointement à tout ça se développe le communautarisme, autre fléau qui menace directement la cohésion sociale, tout autant que le libéralisme économique ou l'individualisme exacerbé.

Maintenant si vous trouvez que le libéralisme a reculé depuis les années 70, que l'intérêt porté par les citoyens à la chose publique s'est développé, libre à vous. Après tout, chacun a droit à sa propre lecture de l'histoire !

Bonne soirée,

Écrit par : Le grave recruté | 05 octobre 2011

"entraînant" et pas "entrainant" ! ;-)

Écrit par : Toujours le même... | 05 octobre 2011

Les enfants arabes (j'emploie ce terme à dessein, sans ombre de sous-entendus, dans la mesure où ils le revendiquent et en sont fiers) pour ceux qui perturbent sont, le plus souvent, des garçons.
Ce sont souvent des enfants de l'Islam au sens que ce sont de petits mâles destinés à être chefs de famille.
Souvent issus d'une immigration très (très! prolétaire, il faut leur donner un cadre strict en classe qui recrée celui de la maison ( où, en général, ils savent se comporter) : nos délires démocratico-libertaires ne sont malheureusement qu'une porte ouverte au bordel en classe.


A suivre.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

Pauv' gland si vous pensez que j'ai besoin des raclures brunâtres qui trainent par crise ici pour me faire un avis ...
Écrit par : Zorglub | 05 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
Ainsi mon cher le brouf, et pour parler pédant-gogue, vous seriez atteint de tritanopie, une version rare de dyschromatopsie, qui résulte de l'absence de capteurs rétinaux (sans affecter les crétineux) et vous prive de la vision de cette belle couleur bleue que le poète encense dans sa version marine : « Homme libre, la mer toujours tu chériras »

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

En donnant à chaque type d'établissement un cadre national strict, et en les répartissant sur tout le territoire. Et non pas en laissant faire les barons managers "locaux".
Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

D'accord, mais strict jusqu'à quel point ?
Je suis intimement et profondément convaincu que la méthode miracle qui marche pour tous n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera jamais - du moins tant qu'on accepte que les élèves sont des individus et non des clones, ce qui me paraît la condition sine qua non pour amener chacun au maximum de ses capacités.
En plus, on ne peut quand même pas ignorer les situations locales: il faut sans doute plus d'un certain type d'établissement dans des zones "sensibles" que dans un village tranquille (je sais, je caricature, mais c'est pour illustrer), non ?

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Hélas, Monsieur, "une répartition raisonnable sur le territoire des migrants" n'est pas possible, puisqu'ils prennent possession, de force, de quartiers entiers jusqu'à ce que les "Blancs" s'en aillent.
Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

Encore jamais vu, pourtant je suis dans le quartier maghrébin de ma ville.... maintenant s'il le dit, ça doit être vrai.

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

"L'enseignant français n'est pas formé pour transmettre du plaisir".


...Il y avait, fut un temps, des dames pour cette besogne.

Et au fait, qui leur a dit que nos élèves n'avaient point de plaisir à étudier?

Sur la liste des futurs fusillés, j'en connais quelques-uns...

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

Pour le reste, vous me semblez nier la réalité. Dans les salles de classe, les enfants noirs et arabes perturbent bien plus les cours que les enfants d'origine européenne (en même temps, il sont parfois 90%, donc forcément...)
Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

Pas vu non plus. Dans ma courte expérience d'enseignant, dans la pire classe que j'ai eu, les seuls qui étaient sérieux et attentifs étaient deux maghrébins et une noire. Le reste, pourtant 100% français de souche, m'ont pourris mes cours... cherchez l'erreur.

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Enfin une bonne idée et un modèle à suivre:

"Le président Barack Obama a nommé la chanteuse colombienne Shakira dans une commission qui le conseillera sur la question de l'éducation de la minorité hispanique aux Etats-Unis, a annoncé mercredi la Maison Blanche. De son nom complet Shakira Isabel Mebarak Ripoll, la chanteuse pop, connue pour ses chansons au succès mondial "Whenever, Wherever" et "Hips don't lie", fait partie des personnes dont M. Obama a proposé le nom pour faire partie de la "Commission de conseil présidentielle sur l'excellence éducative pour les Hispaniques", a précisé la présidence américaine dans un communiqué. Née en Colombie d'un père d'origine libanaise, Shakira, 34 ans, a été récompensée à deux reprises d'un Grammy, récompense musicale la plus prestigieuse aux Etats-Unis. Interprète de la chanson officielle du Mondial 2010 de football en Afrique du Sud "Waka Waka", elle est aussi très impliquée dans l'aide humanitaire via son ONG "Barefoot foundation".

Bientôt, des rappeurs au Sinistère de la DN ?

:):)

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

Pour moi, ce n'est pas de l'ennui, mais de la contrainte. Et, comme dit l'autre, "l'art vit de contraintes et meurt de liberté".
(La citation n'est pas complète, mais je la préfère sous forme d'alexandrin).
Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Comme vous y allez ! La vie scolaire un art ??? Faut pas pousser quand même ;-)

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

"Pas vu non plus. Dans ma courte expérience d'enseignant, dans la pire classe que j'ai eu, les seuls qui étaient sérieux et attentifs étaient deux maghrébins et une noire. Le reste, pourtant 100% français de souche, m'ont pourris mes cours... cherchez l'erreur."

En dehors de mes 11 ans en ZEP avec 2 "autochtones" par classe, ma statistique actuelle est la suivante: sur 10 classes soit +- 280 gosses, les 2/3 des casses-c.../glandeurs sont des divers.
Il suffit de 2 ou 3 pour pourrir une classe.

Je dis ça...sans valeur statistique. Mais après 18 ans d'enseignement je commence à analyser certaines choses.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

Grand merci à Julien pour l'article du Monde qui m'aurait sûrement échappé, ayant quelque répugnance à lire le "grand quotidien du soir" depuis la mort de Beuve-Méry…
Promis, j'en fais une Note dès que possible.

Sinon, Causeur m'a demandé sur tout et le reste. Ça donne ça :

http://www.causeur.fr/%c2%ab-le-vrai-college-unique-il-est-dans-les-zep%e2%80%a6-%c2%bb,12081
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2011

nos délires démocratico-libertaires ne sont malheureusement qu'une porte ouverte au bordel en classe.
Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011

Je pense que c'est plus complexe que cela; qu'il y a des gamins qui ont besoin d'une autorité sans faille et mené d'une main de fer, alors que d'autres seraient "cassés" par cela. Je pense même qu'il y en a qui ne peuvent vraiment travailler que s'il n'y a aucunes contraintes extérieures (principe de l'auto-discipline, ça marche visiblement chez certains élèves en décrochage scolaire).
Non, l'erreur, je pense, serait de croire que l'on peut utiliser une formule (magique) unique qui pourrait amener tout le monde au maximum de ses capacités.

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Grand merci à Julien pour l'article du Monde qui m'aurait sûrement échappé, ayant quelque répugnance à lire le "grand quotidien du soir" depuis la mort de Beuve-Méry…
Écrit par : brighelli | 05 octobre 2011

De rien ! En plus je suis tombé dessus tout à fait par hasard...

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

C'est ben vrai ce que vous dites, Julien, mais bien pire que ce que vous dites, les rares français qui subsistent dans les territoires perdus de la république, sont des petits petits blancs, limés jusqu'à l'os...

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

« Homme libre, la mer toujours tu chériras »
puzzle | 05 octobre 2011

Après avoir massacré Boileau, voilà que vous profanez Baudelaire.
Vous n’avez donc, à défaut de culture, aucune oreille ?

Écrit par : tailleboudin | 05 octobre 2011

J'ai reçu ce lien de SOS Education :

http://www.soseducation.com/greve27septembre/

Écrit par : Robin | 05 octobre 2011

Mocher Tailleboudin, j'ai passé mon bac en candidat libre (avec mention) en travaillant a l'usine et 6 km a pied tous les matins, 20/20 aux tests de l'armée et heureusement reformé, premier de Communion, (je sais c'est ridicule), premier du canton au Certificat d'Etude, ca nous rajeunit pas... Bon, maintenant, Baudelaire était un révolté, ça m'étonnerait qu'il m'en veuille... J'étais de gauche, extrême gauche, j'ai un fils qui gagne vingt fois, ce que je gagne... J'ai fait mon boulot... Et maintenant une fille d'un an, belle comme une reine... Qu'est ce que vous voulez que ca me fasse que Baudelaire soit plus doué que moi ???

Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

"Homme libre toujours tu chériras ta maman" c'est bien de Baudelaire ?

Écrit par : iPidiblue les phares | 05 octobre 2011

premier de Communion, (je sais c'est ridicule)
Écrit par : puzzle | 05 octobre 2011

Ah bah voilà, tout s'explique ! Je comprends mieux pourquoi mes parents n'ont pas voulu m'envoyer au catéchisme...

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Pendant que pédagos et républicains enculent les mouches, le privé pense…
À l'attention de tous les malades persuadés que le ministère de l'Education est mené en sous-main par des gauchistes, ce très bon reportage de Laurence Debril (l'Express) sur son blog :
http://blogs.lexpress.fr/mammouth-mon-amour/
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2011

D'accord, mais strict jusqu'à quel point ?
Je suis intimement et profondément convaincu que la méthode miracle qui marche pour tous n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera jamais - du moins tant qu'on accepte que les élèves sont des individus et non des clones, ce qui me paraît la condition sine qua non pour amener chacun au maximum de ses capacités.
Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

En fait, je n'évoquais pas tant les méthodes que l'organisation administrative.

Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

En fait, je n'évoquais pas tant les méthodes que l'organisation administrative.
Écrit par : mihailovich | 05 octobre 2011

D'accord, en fait je serai assez d'accord avec vous là-dessus - ceci dit il faudrait que ce soit fait de manière un plus rationnelle que ça ne l'est en ce moment.
Mais par "autonomie" des établissements, j'entends surtout autonomie "idéologique": ça ne me choquerait pas qu'il y ait des établissements purement pédagogistes - après tout, je pense qu'il y a des profils d'élèves pour lesquels ça fonctionne - mais à condition, bien sûr, que l'on puisse trouver aussi des établissements plus traditionnels.
Mais bon, ça, ce serait dans le "meilleur des mondes possible". maintenant, je ne sais pas si cela peut réellement être dissociable de l'autonomie administrative: après tout, laisser le choix aux chefs d'établissement de ses enseignants, ce serait aussi leur laisser la possibilité de choisir leur "profil d'enseignement".
Mais il est vrai que ça ne peut marcher que si l'on change de fond en comble le mode de recrutement et d'évaluation des chefs d'établissements...

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

"serais"

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011

Véronique Soulé:
Je connais au moins une normalienne agrégée qui a choisi d'enseigner dans le 93 et tient à y rester. Elle est pas normale, M. Baylet ?

Démago quand tu nous tiens.

Écrit par : André Gigue n'aime pas Véronique Soulé | 05 octobre 2011

Il faut compter aussi sur les masos ... il paraît qu'il y en a plus chez les femmes que dans l'autre sexe !

Écrit par : iPidiblue les phares | 05 octobre 2011

Vous avez manifestement raison!

Écrit par : André Gigue Claude Lelouch de SM | 05 octobre 2011

A lire : le numéro hors série de Charlie Hebdo (septembre 2011) "Qui veut la peau de l'Ecole ?, comment on fabrique des profs paumés, des élèves largués, une Ecole Entreprise, des programmes pervers" ; le témoignage de la jeune stagiaire ("récit d'un largage") est terrifiant.

Écrit par : Robin | 05 octobre 2011

"A lire : le numéro hors série de Charlie Hebdo (septembre 2011) "Qui veut la peau de l'Ecole ?, comment on fabrique des profs paumés, des élèves largués, une Ecole Entreprise, des programmes pervers" ; le témoignage de la jeune stagiaire ("récit d'un largage") est terrifiant."

Écrit par : Robin | 05 octobre 2011

On l'a déjà dit il y a trois semaines, mais ce rappel est effectivement salutaire !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Brighelli affirme dans Causeur :

« L’Ecole forme des individus. Elle les reçoit à l’état larvaire, à l’état de nature — et la nature doit être civilisée, redressée, transformée en jardin… à la française. L’individu, c’est ce qui devrait sortir de l’Ecole — et en prétendant respecter ce qu’ils ne sont pas encore, on lâche les élèves en état de semi-barbarie. »

Je pense que Brighelli confond la matière première et le produit fini... Les enfants qui arrivent à l'Ecole aujourd'hui sont dans un état de barbarie avancée, parce que leurs parents (qui hélas ne sont parfois pas mieux...) ne leur ont pas donné l'éducation minimale qui leur permet d'être des élèves.

Notre hôte, qui a sans doute une trop grande foi en l'Ecole, pense qu'elle peut suppléer à cela et, in fine, à civiliser les enfants, à l'aide de bonnes méthodes et de bons programmes pédagogiques.
C'est hélas faux : les professeurs, bien avant de se poser les premières questions pédagogiques, dépensent une énergie folle à essayer de faire en sorte que ces enfants restent assis sur leur chaise (dans les bons jours), et c'est à peu près tout ce qu'ils peuvent faire. Pour ce qui est de l'instruction, il faudra repasser, car toute leur énergie a déjà été consommée par la "discipline"...

Le public scolaire est, dans l'ensemble, dans un état de barbarie de plus en plus avancée. Il se peut que ce soit une conséquence de l'immigration de masse ; il se peut que ce soit lié à la "société" comme disent les paresseux de la pensée ; mais une chose est sûre : les programmes et les méthodes pédagogiques ne peuvent rien (ou si peu) contre la barbarie de ce qu'on appelait naguère le nouveau public scolaire.

Les enfants sortent de l'Ecole dans un état de barbarie pour la simple et bonne raison que c'est aussi l'état dans lequel ils y sont arrivés. Je suis persuadé que l'Ecole n'a jamais pu et ne pourra jamais rien contre cela. Parce que ce n'est tout simplement pas son rôle. Elle instruit, mais elle ne peut fondamentalement pas éduquer, c'est-à-dire se substituer à la famille, à la mise en forme première de l'enfant.

La querelle entre les "pédagos" et les "républicains", qui vous passionne tant les uns et les autres, est complètement caduque. Aussi caduque que ce que Bayrou ou Montebourg peuvent bien penser (à moins qu'ils énoncent dans leur programme ce que je viens d'énoncer, mais cela m'étonnerait).

Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

Il suffit de 2 ou 3 pour pourrir une classe.

Je dis ça...sans valeur statistique. Mais après 18 ans d'enseignement je commence à analyser certaines choses.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2011
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Parfois, un seul suffit, surtout s'il est contagieux, mais même s'il ne l'est pas. Un grand imbécile décidé à pourrir une classe y parvient.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2011

Ah, les phôtes de frappe…
Toujours trop vite, sauf avec les dames…
JPB
C'est un peu border line comme remarque !!

Pourtant l’intransigeance absolue vis à vis de PHötes de frappe ou autres est une des armes ici, construite , pour dissuader l'intrus qui par mégarde s'aventure avec sa candeur , sa simple envie de comprendre un discours différent .
Je constate un doute profond , JPB , vous ne savez plus , vous ne savez rien : , la critique , la négation ne suffit plus ..
Il n'y aurait à mon sens qu'une seule réponse face aux commerciaux de l'éducation , un vrai travail de réflexion , la fin des guéguerres égotistes ..
Retrouver la notion simple de passage de la connaissance d'une génération à une autre ..
Votre blog n'apporte plus grand chose malgré vos efforts , que je reconnais .

Votre dernier texte semble un peu positif , OK
On peut caricaturer Merrieux comme on peut vous caricaturer ..
Et après ?
Vos aboyeurs servent à quoi au fait ? S'ils se mettaient au travail ces pitres , avec le talent ( de certains ) s'ils se mettaient à réfléchir au lieu de chercher à vous plaire , à détruire !

Je ne fais que passer ..

Écrit par : jean maurette | 05 octobre 2011

Nous sommes trop vieux, mon pauvre Maurette, pour nous réinventer ...

Écrit par : iPidiblue les phares éteints | 05 octobre 2011

Ceci dit comme l'habitude est une seconde nature - comme l'on dit - moi je fais l'effort de mettre des majuscules ...

Écrit par : iPidiblue les phares éteints | 05 octobre 2011

C'est une habitude qui s'installe tranquillement .
Je me nomme , m'écris en minuscule .. C'est moi qui en décide .

Par contre je ne suis pas votre "Pauvre "
Allumez vos phares plus souvent , vous verrez plus clair !!

Écrit par : jean Maurette | 06 octobre 2011

C'est une habitude qui s'installe tranquillement .
Je me nomme , m'écris en minuscule .. C'est moi qui en décide .

Par contre je ne suis pas votre "Pauvre "
Allumez vos phares plus souvent , vous verrez plus clair !!

Écrit par : jean Maurette | 06 octobre 2011

Mon riche ce serait beaucoup plus insultant !

Écrit par : iPidiblue les phares éteints | 06 octobre 2011

C'est drôle comme les expressions toutes faites sont incomprises de nos jours ! Vous n'avez jamais entendu cela : ma pauvre dame ! mon pauvre monsieur ! etc expressions certes familières mais usuelles.

Écrit par : iPidiblue les phares éteints | 06 octobre 2011

Effectivement , tous phares éteints et de vagues lueurs d'esprit !!

Je viens de ,réaliser subitement le manque total d'humour dans ce blog . je fréquente d'autres endroits , multiples ..
Il y a souvent des échanges drôles , absurdes smais rigolos .. ( j'adore le mot rigolo) Il n'y en a guére ici d'espae de rigolade .. C'est franchement sinistre finalement .

Écrit par : jean maurette | 06 octobre 2011

Effectivement , tous phares éteints et de vagues lueurs d'esprit !!

Je viens de ,réaliser subitement le manque total d'humour dans ce blog . je fréquente d'autres endroits , multiples ..
Il y a souvent des échanges drôles , absurdes smais rigolos .. ( j'adore le mot rigolo) Il n'y en a guére ici d'espae de rigolade .. C'est franchement sinistre finalement .

Écrit par : jean maurette | 06 octobre 2011

Et cela ne vous choque pas !
Ces expressions pleines de bons sentiments mais surtout de condescendance , ces expressions d'un autre âge !!
Vous n'y voyez rien à redire ?
Je ne le crois pas.. je rêve là ? suis je éveillé ?
Je vis à l'envers ?
ben faudrait se réveiller "mon VIEUX "

Écrit par : jean Maurette | 06 octobre 2011

Et cela ne vous choque pas !
Ces expressions pleines de bons sentiments mais surtout de condescendance , ces expressions d'un autre âge !!
Vous n'y voyez rien à redire ?
Je ne le crois pas.. je rêve là ? suis je éveillé ?
Je vis à l'envers ?
ben faudrait se réveiller "mon VIEUX "

Écrit par : jean Maurette | 06 octobre 2011

Ben justement l'humour c'est le décalage ...

Écrit par : iPidiblue tous phares éteints | 06 octobre 2011

Si j'écris "Lol pété de rire Maurette !" C'est fun, c'est cool mais cela marque une absence totale d'esprit ...

Écrit par : iPidiblue mdr ! | 06 octobre 2011

Je ne fais que passer...
Suis je éveillé ?
Je vis à l'envers ?
Écrit par : jean Maurette | 06 octobre 2011

Arrêtez, Jean, vous me faites peur.

Vous revenez toujours comme ça, là, vers minuit, et vous posez des questions angoissantes lors de votre bref passage parmi nous.

Brrrrr........

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2011

Steve Jobs est mort.
Mon premier Mac en 1981. Combien de pages écrites depuis ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2011

Pourtant l’intransigeance absolue vis à vis de PHötes de frappe ou autres est une des armes ici, construite , pour dissuader l'intrus qui par mégarde s'aventure avec sa candeur , sa simple envie de comprendre un discours différent .
..........
Vos aboyeurs servent à quoi au fait ? S'ils se mettaient au travail ces pitres , avec le talent ( de certains ) s'ils se mettaient à réfléchir au lieu de chercher à vous plaire , à détruire !
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Je viens de ,réaliser subitement le manque total d'humour dans ce blog . je fréquente d'autres endroits , multiples ..
Il y a souvent des échanges drôles , absurdes smais rigolos .. ( j'adore le mot rigolo) Il n'y en a guére ici d'espae de rigolade .. C'est franchement sinistre finalement .

Écrit par : jean maurette | 06 octobre 2011
..............
J'ai une insomnie, ou une intuition, je me leve et realise, qu'il se dit parfois des choses essentielles sur ce blog, la nuit, faut pas desperer de l'Education Nationale...
Merci aux ECLAIREURS DE LA PENSEE...
Wolt toujours aussi bon...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Wolt toujours aussi bon...
Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Wolt, c'est celui qui "pense" (sic) que les enfants noirs et arabes perturbent davantage les cours que les petits Gaulois, non ?... Comme "éclaireur de la pensée", effectivement, ça se tient un peu là -- l’éclairage des chiottes, peut-être.
Vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Quoi que, finalement... Non, vaut mieux ne pas lire ça, et laisser les trolls troller.

Écrit par : FGuichard | 06 octobre 2011

Lu dans l'article transmis par F.Guichard:
"Alors qu'en penser ? Ce n'est pas une grande nouvelle que de dénoncer encore une fois les lourdes maladresses de l'Education nationale, mais en tant qu'étudiante, je me demande aujourd'hui : faut-il être maso pour vouloir enseigner dans l'école publique républicaine ?"

Moi je dis: oui ! Y a pas photo...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Wolt toujours aussi bon...
Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

... à quoi ? That is the question...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Les enfants sortent de l'Ecole dans un état de barbarie pour la simple et bonne raison que c'est aussi l'état dans lequel ils y sont arrivés. Je suis persuadé que l'Ecole n'a jamais pu et ne pourra jamais rien contre cela. Parce que ce n'est tout simplement pas son rôle. Elle instruit, mais elle ne peut fondamentalement pas éduquer, c'est-à-dire se substituer à la famille, à la mise en forme première de l'enfant.
Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

Vous avez des ancêtres Sudistes aux US ? Non je dis ça parce qu'en suivant votre "raisonnement", j'en suis arrivé à la conclusion que finalement les étrangers ne sont bon qu'à être des esclaves. Finalement vous avez raison: on a été trop tendre lors des colonisations; on aurait dû tout raser et massacrer tous ces peuples barbares, ça aurait été mieux pour tout le monde...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Steve Jobs avant de calancher aurait dit "le neuf sert à chasser l'ancien"

Ce pancréationnisme technologique, encensé par les média, est un cancer.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

"Les enfants sortent de l'Ecole dans un état de barbarie pour la simple et bonne raison que c'est aussi l'état dans lequel ils y sont arrivés. "

Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

Ce n'est pas toujours faux. Mais sans aucune distinction de race, de couleur,... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"Il y a souvent des échanges drôles , absurdes mais rigolos... (J'adore le mot rigolo). Il n'y en a guère, ici, d'espace de rigolade... C'est franchement sinistre finalement."

Écrit par : Jean Maurette:| 06 octobre 2011

Heureusement que vous passez de temps en temps pour nous faire marrer !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Je l'attendais. Ça y est, les média ont dégouliné : "Jobs, un Einstein de notre époque".

Le seul point commun est que l'un est mort quand l'autre est né (1955).

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

« Homme libre, la mer toujours tu chériras »
puzzle | 05 octobre 2011

Après avoir massacré Boileau, voilà que vous profanez Baudelaire.
Vous n’avez donc, à défaut de culture, aucune oreille ?
Écrit par : tailleboudin | 05 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,
...toujours tu chériras la mer !
...toujours la mer tu chériras !
...tu chériras toujours la mer !
...la mer toujours tu chériras !
...tu chériras la mer toujours !
...la mer tu chériras toujours !
Homme libre, une seule proposition est la bonne, sauras-tu la trouver avant que le Père Fouras ne te jette aux oubliettes ? Misérable profanateur sourd et inculte que tu es... ;-))
Seul Tailleboudin est capable de cet exploit préalable à tout débat et essentiel à la survie de la culture et de l'humanité...
_Vous avez dit enculer les mouches ?

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Wolt, c'est celui qui "pense" (sic) que les enfants noirs et arabes perturbent davantage les cours que les petits Gaulois, non ?... Comme "éclaireur de la pensée", effectivement, ça se tient un peu là -- l’éclairage des chiottes, peut-être.
Vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Quoi que, finalement... Non, vaut mieux ne pas lire ça, et laisser les trolls troller.
Écrit par : FGuichard | 06 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,
Ce que vous dites est un sous-entendu intellectuellement malhonnête, si je pensais que Pierre ou Paul était raciste
je ne le citerais pas, je le combattrais... Vous n'avez pas le monopole de la desapprobation des racistes, qui sont des imbeciles pur-jus...
Ce qui n'est pas le cas des debatteurs d'ici que vous citez ici...
Si on vous dit que la communauté asiatique à Paris, est globalement discrète et laborieuse ? Que les auvergnats affectionnent l'épargne et l'entraide comme les tenanciers kabyles ? Est-ce du racisme ?
Selon votre logique, oui, parce qu'au fond de vous, vous niez les cultures et leurs specificités, pour raboter l'homme et en faire un être unique, apte à la consommation de masse et servile aux opinions mondialistes et ultra-liberales...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

L'emphase médiatique à propos de Jobs est telle qu'on frémit à la perspective des éditos quand Meiriol transitera chez Borniol.

En voici un qui, à n'en pas douter, colle pile poil avec le nouveau positionnement du Maître :

"Meiriol, prescripteur visionnaire du désastre scolaire, s'est défendu d'en être l'acteur dans la dernière partie de sa vie"

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

Je l'attendais. Ça y est, les média ont dégouliné : "Jobs, un Einstein de notre époque".

Le seul point commun est que l'un est mort quand l'autre est né (1955).
Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

Jobs a vendu des machines, Einstein rien du tout. Qui ne vend rien n'est pas grand chose au regard du marchand.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Pendant que pédagos et républicains enculent les mouches, le privé pense…
À l'attention de tous les malades persuadés que le ministère de l'Education est mené en sous-main par des gauchistes, ce très bon reportage de Laurence Debril (l'Express) sur son blog :
http://blogs.lexpress.fr/mammouth-mon-amour/
JPB
Écrit par : brighelli | 05 octobre 2011

Lire le texte de Jaurès sur les écoles communales ( je l'ai mis chez Cédelle en clair après l'avoir mis en lien ici il y a longtemps), et commencer à réfléchir - à "penser" comme dit Françoise Guichard dans son édito sur RE. Parce que l'entreprise d'État décentralisée, déconcentrée, libéralisée qui se met en place est une redoutable machine d'État.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Wolt, c'est celui qui "pense" (sic) que les enfants noirs et arabes perturbent davantage les cours que les petits Gaulois, non ?... Comme "éclaireur de la pensée", effectivement, ça se tient un peu là -- l’éclairage des chiottes, peut-être.
Vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Quoi que, finalement... Non, vaut mieux ne pas lire ça, et laisser les trolls troller.
Écrit par : FGuichard | 06 octobre 2011
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Ce que vous dites est un sous-entendu intellectuellement malhonnête, si je pensais que Pierre ou Paul était raciste
je ne le citerais pas, je le combattrais... Vous n'avez pas le monopole de la desapprobation des racistes, qui sont des imbeciles pur-jus...
Ce qui n'est pas le cas des debatteurs d'ici que vous citez ici...
Si on vous dit que la communauté asiatique à Paris, est globalement discrète et laborieuse ? Que les auvergnats affectionnent l'épargne et l'entraide comme les tenanciers kabyles ? Est-ce du racisme ?
Selon votre logique, oui, parce qu'au fond de vous, vous niez les cultures et leurs specificités, pour raboter l'homme et en faire un être unique, apte à la consommation de masse et servile aux opinions mondialistes et ultra-liberales...
Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Très bien vu, cher puzzle.
Ces gens-là préfèreraient mourir plutôt qu'on fasse le moindre constat objectif, statistiquement vérifiable et instinctivement vérifié par tous, au sujet de leur nouveau Christ : le jeune de banlieue d'origine noire ou arabe.

Voyez comme ils s'obstinent à ne pas voir. Ou alors à excuser, encore et toujours.

Un film comme "La journée de la jupe" est clair, pourtant. Ce film très réaliste montre des "jeunes" incapables de suivre un cours, et il se trouve que les plus perturbateurs sont d'origine noire ou arabe.

Mais ici (comme ailleurs), on veut pas le voir, ni le dire, parce que la morale de l'époque nous l'a défendu. Et plus la vérité nous crache à la figure, plus on la nie.

Dire qu'il n'y aucune différence de comportement, en moyenne, entre les enfants d'origine européenne et ceux de la très chère "diversité", c'est aller très loin dans le déni de réel et la haine de soi.

Qu'il y ait, çà et là, des enfants noirs et arabes très sages, travailleurs, polis et sympathiques ne change hélas rien. Ceux-là, il faut tout faire pour les aider et les amener au plus haut de leurs capacités. Ils peuvent tout à fait devenir français, à condition de le vouloir et d'aimer (ce qui reste de) notre culture.

Mais ce n'est pas, loin s'en faut, la majorité.
Mais allez faire comprendre cela aux bourgeoises bien pensantes dont la pensée et les propos valent à peu près un édito de "Elle".

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Steve Jobs est mort. Paix à son âme.

Mais il faut vraiment être le dernier des gogos pour encenser quelqu'un qui fait fabriquer ses Ipad ou je ne sais quoi pour dix euros en Chine et les revend Quatre cent euros ici.

C'est cher pour propager un cancer social.

Écrit par : Grrrr ! | 06 octobre 2011

Wuzzle et Polt, les Double-patte et Patachon du bon sens près de chez vous.

Écrit par : tailleboudin | 06 octobre 2011

"Qu'il y ait, çà et là, des enfants noirs et arabes très sages, travailleurs, polis et sympathiques ne change hélas rien. Ceux-là, il faut tout faire pour les aider et les amener au plus haut de leurs capacités. Ils peuvent tout à fait devenir français, à condition de le vouloir et d'aimer (ce qui reste de) notre culture."

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Ils sont DEJA français, espèce de crétin!!
Décidément, le racisme vous sort par tous les pores !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Vous commencez à m'insulter, Sibille : je suis en train de gagner la partie.

Pour moi, hélas, ils ne sont que des Français de papier. Et s'ils s'obstinent à dire qu'ils ne sont pas français, comme ils le disent souvent, et qu'ils veulent "niquer la France", alors il faut leur retirer cette nationalité trop vite donnée.

Il faut prendre les gens au mot. C'est ainsi qu'on les responsabilise. Mais vous ne pouvez pas comprendre cela, je crois.

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Selon votre logique, oui, parce qu'au fond de vous, vous niez les cultures et leurs specificités, pour raboter l'homme et en faire un être unique, apte à la consommation de masse et servile aux opinions mondialistes et ultra-liberales...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Ce qui est certainement la moins mauvaise des solutions explorées pour diluer les gens de votre espèce.

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2011

Sibille, je vous crois sincère, comme vous allez essayer de croire que je le suis aussi...
Pourquoi vous obstinez-vous à voir des racistes partout ?
Je vais vous dire, il m'arrive parfois, comme tout un chacun, de croiser des racistes, au café du coin, ou plus malheureusement en famille, ces gens sont, soit des imbéciles, des ignorants, ou pire encore des abrutis congénitaux... que me révulsent et que je fuis... Que voulez vous de plus ? Que j'expie à leur place, que j'endosse leurs habits de bêtise ?
Maintenant pouvez vous accéder à cette idée simple qu'il existe une sociologie, une ethnologie du comportement des groupes sociaux façonnés par la culture et leur propre histoire ?
Pouvez-vous considérer que les cultures française, américaine, chinoise, maya sont identiques ?
Ca servirait à quoi d'ailleurs de voyager si nous étions tous identiques ? Ce qui serait un cauchemar... Le souhaitez-vous vraiment ?

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

On l'a déjà dit il y a trois semaines, mais ce rappel est effectivement salutaire !!! ;-)
Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2011

Oui, je me doutais bien qu'on en avait parlé, mais il y a des posts qui m'échappent et ça vaut la peine d'en remettre une couche ! Les analyses sont excellentes, sur la notation par capacités en primaire (p. 25) : "l'usine à cases".

@christophe

Mon épouse, en fin de carrière (11ème échelon) est TZR sur QUATRE ! établissements (Education musicale). Vous imaginez la vie qu'on a. Vive le management !

Écrit par : Robin | 06 octobre 2011

Vous commencez à m'insulter, Sibille : je suis en train de gagner la partie.

Pour moi, hélas, ils ne sont que des Français de papier. Et s'ils s'obstinent à dire qu'ils ne sont pas français, comme ils le disent souvent, et qu'ils veulent "niquer la France", alors il faut leur retirer cette nationalité trop vite donnée.

Il faut prendre les gens au mot. C'est ainsi qu'on les responsabilise. Mais vous ne pouvez pas comprendre cela, je crois.

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

En l'occurrence, "crétin" et "raciste" ne sont pas des insultes, mais un simple constat;
"crétin", parce que vous vous obstinez à dire: "ils" pour "certains", (si vous croyez vraiment ce que vous dites).

"Raciste", pour la même raison, et, en plus, pour le fait de sous-entendre qu'un noir ou un arabe n'est implicitement pas français.
Voilà, vous pouvez constater que j'ai tout compris !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"@christophe

Mon épouse, en fin de carrière (11ème échelon) est TZR sur QUATRE ! établissements (Education musicale). Vous imaginez la vie qu'on a. Vive le management !"

Écrit par : Robin | 06 octobre 2011

:-((((((

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Vous êtes vraiment crétin aussi, ou vous le faites exprès ??? ;-)
Vous croyez vraiment sérieusement qu'on ne peut pas être à la fois raciste et "intellectuel" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Jobs a vendu des machines, Einstein rien du tout. Qui ne vend rien n'est pas grand chose au regard du marchand.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Et ça, c'est pas une machine ?

http://eurserveur.insa-lyon.fr/approphys/1historique/manathan/SiteManhattan/littleboy.htm

Écrit par : yann | 06 octobre 2011

vous eludez, mon cher sibille, vous eludez...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

"Les enfants qui arrivent à l'école aujourd'hui sont dans un état de barbarie avancée"

Écrit par : Wolt | 05 octobre 2011

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/06/1185644-sete-une-lyceenne-agresse-violemment-une-enseignante.html

"Les barbares" :

http://www.youtube.com/watch?v=gWlmkRSUfYs

Écrit par : yann | 06 octobre 2011

Je sais que la machine a exclure est en marche, que les jours qui nous restent à parler sont comptés, selon la technique immuable et bien rôdée du pompier pyromane, si on ne peut combattre son adversaire par le verbe, il suffit de déverser des torrents d’injures et d’insultes, et d’appeler a la rescousse, qui du calife, du préfet, du censeur, ou du chef bienveillant même, pour faire cesser le trouble… Il nous faudra peut-être nous lever et quitter la salle de blog comme dans un mauvais procès baasiste ou stalinien…
Nous ne sommes pourtant que l’avant-garde d’une catastrophe annoncée, la vigie d’un tsunami prévisible, pendant que les touristes béats, bobos en short a fleurs, qui pratiquent le large consensus interculturel avec les serveurs et les hôtesses de Phuket (Tiens Houelbecque…) appellent la marmaille à la rescousse pour admirer la vague…
Nous n’aurons fait que tenter d’avertir, parler, confondre le drame qui s’annonce et s’insinue…
Pourront-ils seulement dire qu’ils ne savaient pas, avachis dans leurs fauteuils d’osier, la perfusion au bras, au soir de leur vie ? Quand leurs enfants, si ils n'ont pas renoncé a procréer devant le doute et l'incertitude, seront dans des ghettos sécurisés, exfiltés ou libanisés... Selon leurs moyens....

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Mon Google a pris le deuil : Steve Jobs, 1955 - 2011 !

Écrit par : iPidiblue mdr ! | 06 octobre 2011

"(Tiens Houelbecque…)"

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

"Houellebecq"...
A part ça, je vais essayer les mêmes produits que vous, ça a l'air bien, pour déco(nn)ller !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Jobs a vendu des machines, Einstein rien du tout. Qui ne vend rien n'est pas grand chose au regard du marchand.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Et ça, c'est pas une machine ?

http://eurserveur.insa-lyon.fr/approphys/1historique/manathan/SiteManhattan/littleboy.htm
Écrit par : yann | 06 octobre 2011


"Le 2 août 1939, il rédige une lettre à Roosevelt qui contribue à enclencher le projet Manhattan. En 1945, lorsqu’il comprend que les États-Unis vont réaliser la première bombe atomique de l’histoire, il prend l’initiative d’écrire une nouvelle fois à Roosevelt pour le prier de renoncer à cette arme. Après la guerre, Einstein milite pour un désarmement atomique mondial, jusqu’au seuil de sa mort en 1955, où il confesse à Linus Pauling : « j’ai fait une grande erreur dans ma vie, quand j’ai signé cette lettre [de 1939]. »

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Écrit par : yann | 06 octobre 2011

"Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation."
Albert Einstein

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Toujours aucun argumentaire, aucune réponse sur le fond, mon cher Sibille, êtes vous lobotomisé à ce point ?
Pour oulebek, j'assume comme vous pouvez pas imaginer, quand on a un patronyme aussi compliqué, faut assumer... Et pis, c'est un tel plaisir d'aller à la pêche aux pinailleurs...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

« vous seriez atteint de tritanopie, une version rare de dyschromatopsie »
puzzle | 05 octobre 2011

Il avait lu dernièrement l'éloge d'une nouvelle méthode pour la cure des pieds bots ; et, comme il était partisan du progrès, il conçut cette idée patriotique que Yonville, pour se mettre au niveau, devait avoir des opérations de stréphopodie.

Écrit par : tailleboudin | 06 octobre 2011

Ah bah voilà, tout s'explique ! Je comprends mieux pourquoi mes parents n'ont pas voulu m'envoyer au catéchisme...

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011
---
J'aurais aimé avoir votre chance !
Mon père professait son athéisme mais s'était marié à l'église, car ses parents autant que ses beaux-parents le souhaitaient.
Ma mère était partagée sur l'existence de Dieu.
Mes deux frères aînés avaient échappé au catéchisme. Ils avaient 11 et 9 ans de plus que moi.
Mais le curé de mon village ("paroisse", si vous y tenez) parvint, après la Seconde Guerre mondiale, à convaincre ma mère de m'envoyer au catéchisme, à mon grand mécontentement.
J'avais alors sept ans, je crois, et, bien que, malgré mon ignorance de la science, je fusse déjà athée - je dirais volontiers "athée d'instinct" plutôt qu'athée rationaliste (ce que je suis devenu, et suis resté) -, je suis allé subir un enseignement religieux dont toute l'irrationalité était pour moi évidente et insupportable.
J'ai enduré la première communion avec beaucoup de sang-froid et de calme, me répétant "Après tu seras tranquille; patience, patience !"
Mon frère puîné de deux ans dut subir (avec la même réticence que la mienne) la même torture (je l'ai ressentie comme cela).
Après lui, naquirent encore deux filles et un garçon qui n'eurent pas à subir le catéchisme, et je m'en suis réjoui pour eux.

L'enthousiasme de certains de mes camarades de l'époque pour tout le décorum religieux qui m'insupportait tant me laisse encore aujourd'hui abasourdi.
Cela dit, j'espère être tolérant, (je le suis devenu, car je ne l'ai pas toujours été dans ma jeunesse) envers les croyants. J'évite les plaisanteries en présence de ma belle-famille dans laquelle il y a des croyants, pratiquants ou non, mais aussi quelques athées, ce qui me rassérène. Dans ce domaine, la solitude peut être pesante parfois, même si aucune allusion n'est faite sur la question de la croyance lorsque croyants et athées sont réunis.
On m'a parfois affirmé que je n'étais pas athée, mais plutôt agnostique.
Mais j'ai eu réponse à cela; cependant, je n'en dirai rien ici (peut-être demain, mais pas aujourd'hui, c'est certain). Christophe, ma dernière parenthèse pourrait bien vous rappeler quelque chose, non ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

Si on vous dit que la communauté asiatique à Paris, est globalement discrète et laborieuse ? Que les auvergnats affectionnent l'épargne et l'entraide comme les tenanciers kabyles ? Est-ce du racisme ?
Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Du racisme ? Je ne sais pas. Mais des clichés bien loin de la réalité, assurément !

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

L'enthousiasme de certains de mes camarades de l'époque pour tout le décorum religieux qui m'insupportait tant me laisse encore aujourd'hui abasourdi.
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

Et moi donc. Maintenant il y en avait qui faisaient leur communion uniquement pour les cadeaux et pour faire la fête - sans y croire réellement une seconde (j'ai constaté par ailleurs qu'au Maroc on peut voir cela pour le ramadan: des tas de gens l'observent sans y croire, mais juste pour son côté festif).
Ceci dit étant dit, même si je sais gré à mes parents de m'avoir épargné cela; je regrette de n'avoir pas eu une certaine éducation religieuse. Je l'ai surtout ressenti à la fac, quand je me suis aperçu qu'il était quasi impossible de lire et de comprendre la littérature classique sans certaines connaissances religieuses (ne serait-ce que la bible).

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Ho-mais, Tailleboudin, je vous singeais, vous me piquez et me retournez le compliment, c'est pas honnête et pas très fatigant ça, allez soyez un peu inventif...

Sibille, je vous conseillerais l'eau minérale... L'alcool ne rend pas forcément spirituel, juste agressif...;-)))

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

Vous voyez, cher Francis Penin, que vous avez des choses plus passionnantes à dire que votre sempiternelle histoire d'élève qui vous a manqué de respect et de ce proviseur qui etc.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Éditorial n° 30, mardi 13 janvier 2004. Renaud Camus

Racisme, antiracisme, offuscation

A vrai dire, depuis que l'eschatologie a opposé la paix à la guerre, l'évidence de la guerre se maintient dans une civilisation essentiellement hypocrite, c'est-à-dire attachée à la fois au Vrai et au Bien, désormais antagonistes. Il est peut-être temps de reconnaître dans l'hypocrisie, non seulement un vilain défaut contingent de l'homme, mais le déchirement d'un monde attaché à la fois aux philosophes et aux prophètes.

Emmanuel Lévinas, Totalité et Infini














D'aucuns, et parmi nos amis, se sont étonnés que l'In-nocence se taise, à propos du voile. On nous a pressés de prendre position. Et fallait-il faire une loi ? Et convenait-il, si l'on en faisait une, d'en étendre les effets à tous les signes religieux ? Et d'ailleurs quel était notre point de vue global, sur la laïcité ?

Pourtant on peut difficilement nous adjurer d'avoir un avis, voire de proposer des solutions, quant à des problèmes qui sont le prévisible résultat d'une politique que nous désapprouvons de toutes nos forces, et dont nous ne nous lassons pas de dénoncer les dangers - d'évidence ce n'est plus de dangers qu'il s'agit cette fois, ni de menaces, mais du drame lui-même, depuis longtemps noué.

Trait caractéristique des pays qui ne se gouvernent plus, qui ne comprennent pas l'histoire et ne prétendent plus influer sur son cours, ni même sur leur propre destin, on ne débat des problèmes, en France, que dès lors qu'il n'est plus temps. Plus tôt ce n'était pas le bon moment. A présent il n'y a plus rien à faire. Les voies que vous pourriez proposer vers une issue, on ne manque pas de vous faire remarquer qu'on a déjà pris soin de les exclure, et qu'il n'est plus question de les évoquer seulement : ce serait défier la loi, défier la Constitution, défier les traités internationaux, défier le sens moral tel qu'il a de longue date précisé ses arrêts.

Ce ne sont pas seulement les prescriptions pour un traitement éventuel de nos maux qui sont périmées avant toute formulation, c'est le diagnostic lui-même qui ne peut plus être énoncé. Vous êtes sommé de ne pas voir, enjoint de ne pas dire, mis en demeure de ne pas comprendre, ou de faire semblant.

Aux premiers jours de la fâcheuse "affaire Camus", j'avais envoyé au Monde un article en réponse, que le quotidien du soir s'empressa de ne pas publier, au motif qu'il «dépassait la ligne jaune». Je mis assez longtemps à savoir ce qui, dans ce texte plutôt mesuré, allait au-delà de l'admissible - de l'admissible pour Edwy Plenel. On voulut bien un jour, longtemps après, me l'expliquer. Ce qui franchissait les bornes du dicible et du publiable, dans mon article, c'est que j'y appelais à une nouvelle définition de l'antisémitisme, et un peu plus précise, dès lors que cette tare, il suffisait d'en taxer qui l'on veut pour que celui-là ne puisse plus se défendre, l'accusation valant preuve, à la fois, arrêt de justice et sanction.

Ce que j'écrivais alors pour l'antisémitisme vaut pour le racisme en général, à mon avis, et très a fortiori. Car l'accusation de racisme, et sa seule menace, ne sert pas seulement à faire taire les individus. C'est toute une société qu'elle réduit au silence, et d'abord à l'aveuglement, à la cécité sur son propre destin.

J'appelle racisme l'hostilité pour les êtres en raison de leurs seules origines. Je n'appelle pas racisme l'hostilité à l'égard d'un être particulier, en raison de ses actes, de ses propos ou de ses opinions, quand bien même cet être particulier appartiendrait à un groupe ethnique qui d'autre part ferait l'objet de racisme (d'autant que presque tous les groupes font l'objet de racisme, même si ce n'est pas également).

J'appelle racisme les accusations sans fondement, inspirées par la seule animosité à l'égard d'un groupe ethnique, et qui survivent à l'établissement incontestable de leur fausseté. Je n'appelle pas racisme le tranquille exposé de faits vérifiables, même quand ils incriminent un groupe ethnique, ce groupe humain fît-il d'autre part l'objet de racisme.

J'appelle racisme la désignation d'un groupe ethnique ou d'un autre en tant que bouc émissaire, et l'usage fait de lui comme explication à tous les maux d'une société. Je n'appelle pas racisme la prise en considération aussi exacte et scrupuleuse que possible du rôle, du poids et de l'influence des différents groupes ethniques ou religieux dans l'évolution politique, économique ou culturelle des nations, ou dans la géopolitique internationale.

J'appelle racisme l'assimilation d'un être à son groupe ethnique, la réduction de sa personnalité à sa seule origine, l'explication globale de ce qu'il est, ou de ses actions, ou de ses opinions, ou de son oeuvre, par le seul facteur de son appartenance héréditaire. Je n'appelle pas racisme la prise en considération mesurée de l'appartenance d'un être à son groupe ethnique, lorsque cette appartenance joue un rôle effectif dans la personnalité de cet être et peut éventuellement servir à expliquer en partie son caractère, ses actes, ses attitudes, ses opinions ou ses travaux (étant bien entendu que cette explication peut bien sûr être contestée, et finalement écartée pour défaut de pertinence).

J'appelle racisme la généralisation à tout un groupe ethnique des traits réels ou supposés d'un de ses membres, ou d'un certain nombre de ses membres. Je n'appelle pas racisme l'émission de généralités, même défavorables, sur un groupe ethnique donné, dès lors que ces généralités sont plus vraies que fausses - ce qui est la seule façon possible, pour des généralités, d'être vraies ; et dès lors que ces généralités sont maniées comme des généralités et rien d'autre, c'est-à-dire que leur éventuelle vérité n'est pas transposée automatiquement sur chacun des individus qui composent le groupe en question.

J'appelle racisme la foi aveugle dans les généralités à propos des groupes ethniques, et la transposition systématique de ces généralités dans le jugement sur les individus et dans le choix d'une attitude envers eux. Je n'appelle pas racisme l'élaboration de généralités, qui est une des activités essentielles de l'intelligence.

J'appelle racisme le jugement sur les êtres en fonction de leur appartenance de groupe (sauf s'il s'agit d'une appartenance volontaire, délibérée) et le jugement sur les groupes en fonction du comportement de certains de leurs membres. Je n'appelle pas racisme le jugement sur les êtres, ni le jugement sur les groupes, quand bien même il s'agirait de groupes ethniques et fissent-ils l'objet de racisme d'autre part.

J'appelle racisme le jugement sur un groupe ethnique quand il est inspiré par le seul préjugé, et non pas sur une appréciation aussi objective que possible de l'attitude, des caractères, des conditions de vie ou des accomplissements de ce groupe. Je n'appelle pas racisme les jugements objectifs, quand bien même ils porteraient sur un groupe ethnique qui ferait d'autre part l'objet de racisme.

J'appelle racisme l'abandon au préjugé, quand il porte sur les groupes ethniques ou sur les individus en fonction de leur origines. Je n'appelle pas racisme l'exercice des facultés de jugement, serait-ce dans les mêmes domaines;

J'appelle racisme le mensonge, quand il a pour dessein ou pour effet de nuire à des êtres ou des groupes en raison de leur caractère ethnique. Je n'appelle pas racisme la vérité ou son expression, même quand elles sont défavorables à des individus ou à des groupes qui font ou qui pourraient faire d'autre part l'objet de racisme.

J'appelle racisme l'erreur, quand elle est inspirée par la haine ethnique, par le préjugé, par la paresse, par l'aveuglement délibéré, par le seul désir d'appartenance et de conformité ; je n'appelle pas racisme l'erreur quand elle est de bonne foi, et quand elle est prête, confrontée à la vérité, à se reconnaître pour ce qu'elle est.

J'appelle racisme la haine des différences ethniques ou culturelles (à moins que ces différences ne soient des injustices) ; je n'appelle pas racisme la constatation objective de ces différences, ni le goût ou même l'amour qu'on peut avoir pour elles, ni le désir qu'elles se perpétuent (à moins que ses différences ne soient des injustices).

J'appelle racisme les différences de traitement entre les citoyens en fonction de leur origine ; je n'appelle pas racisme les différences de traitement entre les citoyens et les non-citoyens (sans quoi la citoyenneté n'aurait plus de sens).

J'appelle racisme la conviction qu'au sein de certains peuples, de certaines civilisations, de certains groupes ethniques il ne saurait y avoir d'hommes et de femmes d'une qualité humaine, intellectuelle, artistique ou morale exceptionnelle ; je n'appelle pas racisme la conviction que certains peuples ont jusqu'à présent plus apporté que d'autres au patrimoine commun de l'humanité, que certaines civilisations se sont montrées plus brillantes ou plus admirables que certaines autres (ou qu'elles-mêmes à d'autres moments de leur histoire), que certains groupes ethniques ont joué en de certaines périodes un rôle plus important que d'autres, ou plus digne d'émulation.

L'antiracisme a fini par donner du racisme une définition si vague et si extensive, si à même de servir en toute occasion, si disponible en permanence pour toute exploitation en cas de besoin et hors de besoin, qu'aujourd'hui il n'est presque plus rien ni personne qui puisse être assuré d'échapper à tout moment et à jamais à l'accusation de racisme. Élargissant indéfiniment le concept de racisme l'antiracisme élargissait dans les mêmes proportions sa propre importance, son champ d'intervention virtuel, et bien entendu son pouvoir. Poursuivant ce processus jusqu'à son terme (on espère que c'est bien son terme), il est devenu le seul pouvoir, ou du moins il se confond avec le pouvoir au sens absolu du terme, et il est bien près d'être un pouvoir absolu. Héritier mécanique de ce dont la dénonciation a tout propos et hors de propos a fait sa force et l'a constitué en puissance, à savoir le racisme, l'antiracisme a recueilli de celui-ci la certitude d'avoir toujours raison, le manque de scrupule dès lors qu'il agit pour ce qu'il estime être la bonne cause, la passion pour la dénonciation et pour la chasse à l'homme, le goût pour les explications monocausales et obsessionnelles du monde, jusqu'à la caractéristique violence d'expression et le ton.

Ici n'est pas le lieu d'examiner les rapports de l'antiracisme au pouvoir, les formes qu'il revêt en tant que pouvoir politique, social et médiatique, les conditions d'accès au pouvoir qu'il impose aux institutions, aux groupes et aux individus. Pouvoir pour pouvoir, après tout, mieux vaut que ce soit l'antiracisme qui l'ait entre les mains, plutôt que le racisme. Il reste qu'un pouvoir absolu reste un pouvoir absolu, et s'il ne nous appartient pas de dire une fois de plus, avec Montesquieu, que celui-ci, en l'occurrence, «corrompt absolument», nous avons le droit, néanmoins, de nous inquiéter de ces effets sur la vérité. Selon moi ils sont désastreux. Et l'état désastreux de la vérité parmi nous, conséquence - pour une large part - du pouvoir absolu de l'antiracisme, de la crainte qu'il fait naître et du désir qu'il instille de ne jamais encourir ses foudres (dût-on ne pas dire ce qu'on pense et feindre de ne pas remarquer ce qu'on voit), entraîne à son tour des effets désastreux pour le pays, et pour son avenir.

L'antiracisme ne se conçoit pas d'extérieur. De même que la société qu'il promeut n'imagine rien ni personne qui lui soit étranger, ou qui du moins soit destiné à le rester (ne sommes-nous pas tous semblables ?), lui n'entrevoit rien ni personne qui ne soit pas lui, ou qui n'étant pas lui demeure néanmoins assez humain, assez moral, pour offrir ou pour constituer un objet de discussion. Pour n'être pas lui, selon lui, il n'y a que le monstre et la monstruosité. Ainsi s'explique qu'il ne sache procéder, dès qu'il croit reconnaître un adversaire, que par imprécation, invectives et anathème, et que son discours, à peine pense-t-il l'adresser à un contradicteur, même virtuel, ait fini par ressembler si fort, ainsi que je le suggérais à l'instant, aux vitupérations racistes de jadis, dont il a récupéré tant des tics.

Il ne se conçoit pas d'extérieur, et il n'a pas tout à fait tort. En effet, comment, en dehors de lui, pourrait-on se constituer en sujet pensant, et parlant, et agissant? En quel lieu pourrait-on se tenir qui ne soit pas son territoire à lui ? Exactement comme en le monde qu'il appelle de ses voeux chacun est partout chez soi - de sorte que personne n'est jamais à l'étranger, qu'il n'y a plus d'étranger, plus d'ailleurs, plus d'exil concevable, plus de frontière qui se puisse entreposer entre le monde et soi -, de la même façon exactement, face à l'antiracisme, il n'y a pas d'espace où se dresser ni même où se serrer, il n'y a pas de site où prendre la parole, il n'y a pas de recoin où se nommer. Il faudrait se déclarer raciste, ce qu'à Dieu ne plaise ( même si risque de vous en venir la tentation absurde, en désespoir de cause, par besoin vital de sortir, de descendre, de respirer un peu d'air, d'échapper un moment au formidable gazouillis institué). A peine plus subtil et plus juste serait de s'assumer antiantiraciste, ce qui certes ne serait pas être raciste, loin de là, mais tout de même dépasserait encore la pensée, en tout cas la mienne.

Comment pourrait-on être antiantiraciste, en effet? Je l'ai écrit deux mille fois si ce n'est une, l'antiracisme a raison, il faut que ce soit bien entendu. Seulement il a trop raison, il abuse de la raison, il n'a pas toujours raison, il ne coïncide pas exactement avec la raison, pas plus qu'il ne coïncide exactement avec la morale - avec la vérité n'en parlons même pas, et d'ailleurs j'y viens.

Une illustration comique de cette incapacité de l'antiracisme a se concevoir un extérieur, c'est l'attitude de ces journalistes qui vous reçoivent - antiracistes, bien entendu, sans quoi ils ne seraient pas en position de vous recevoir - et qui vous disent, en toute sincérité étonnée :

«Mais enfin, Machin-Truc, je ne comprends pas, vous êtes un bon écrivain, vous êtes un garçon cultivé, vous avez même l'air sympathique, comme ça, à vous voir… Et pourtant vous écrivez, page 354 de votre nouveau livre : …. »

On voit bien qu'on les déçoit. Ils vous avaient imaginé plus monstre. Ils vous auraient souhaité plus résolument tératoïde. Quoi ? Vous ne pensez pas exactement comme eux sur les vertus du métissage universel, vous souhaiteriez que la France ne perde pas trop de son caractère français ni l'Espagne de son caractère espagnol, vous distinguez obstinément dans le monde de grandes masses de civilisations et de religions et vous énoncez les dangers de leur affrontement, et pourtant, pourtant, chose à peine concevable, malgré ces penchants abominables et tout ce qu'ils donnent d'encore pire à soupçonner de vous, pourtant vous savez écrire sans faute d'orthographe le nom de Hugo, vous avez l'air d'avoir déjà entendu parler de la Belgique et vos deux yeux sont à peu près de la même couleur ! Allez confesser après cela un goût marqué pour la musique arabo-andalouse, ou bien une familiarité au moins comparable à celle de vos hôtes avec la poésie de Mandelstam, ils seront convaincus que vous voulez leur mort par stupéfaction.

En dehors d'eux et de la conformité à leur point de vue, point de concevable salut, à leurs yeux : point de culture imaginable, et en tout cas point de morale. De ce que l'antiracisme est entièrement moral à leur gré ils concluent que la morale est entièrement antiraciste, et qu'elle n'a rien d'autre à faire que de terrasser la "double peine" (c'est fait), de se livrer au lobbying et au fund raising pour l'édification en France de grandioses nouvelles mosquées, et de réclamer la régularisation massive de tous les "sans-papiers". On pourrait leur objecter que la société qu'ils promeuvent, et qu'ils ont eu tout loisir, depuis trente ans, de façonner à leur manière - au moins pour ce qui est de l'immigration (et même s'ils ne cachent pas qu'ils pourraient faire encore beaucoup mieux) -, ne paraît pas plus douce que l'autre, ni les rapports entre les êtres plus sereins, ni la vie plus belle, ni la ville plus sûre, ni la situation culturelle plus brillante ; et qu'une morale paraît bien avoir quelque chose qui pèche si ses plus visibles effets paraissent être la méfiance de tous envers tous, la diffusion de la peur, la vertigineuse augmentation des délits, la constante détérioration des rapports entre les groupes humains, l'élargissement des territoires où la loi n'a plus cours.

Irlande du Nord, ex-Yougoslavie, Moyen-Orient, Irak, Tchetchénie, Inde, Sri Lanka, États-Unis, presque en tout point de la planète où doivent se partager un même territoire des groupes ethniques ou des religions différentes, le conflit se manifeste et la brutalité prospère, que ce soit sous la forme d'une myriade d'incidents quotidiens, plus ou moins graves, ou de la guerre ouverte. Et il est à remarquer que de toutes les confrontations porteuses de violence, aucunes ne paraissent conduire plus fréquemment à l'affrontement ouvert que celles où l'islam se collète à d'autres religions, hindouisme, animisme, judaïsme et christianisme surtout. Du Caucase à l'Afrique noire, du sous-continent indien à la Bosnie-Herzégovine, presque tous les conflits récents et actuels semblent relever de cette figure-là. C'est au point que les Noirs américains, ou ceux d'entre eux qui ont voulu marquer de la façon la plus emphatique possible leur opposition au pouvoir blanc, ont choisi de se convertir à l'islam, bien conscients que rien ne pouvait leur donner plus de force, à la fois, leur valoir plus d'amis chez les ennemis de l'Amérique et semer plus d'effroi parmi leurs adversaires désignés.

Ce qu'observant, ce que ne pouvant pas ne pas observer, on se demande quelle espèce de supériorité morale, a fortiori quel monopole de la morale, pourraient bien détenir ceux qui par aveuglement, encore une fois, par négligence, par conformisme, par niaiserie bien-pensante, par intérêt quelquefois et même dans quelques cas par horreur de la France et des Français, ont laissé se créer en France, ont tout fait pour que se crée, une situation de cet ordre. Dès lors qu'on sait pareilles situations grosses de malheur, et on ne le sait que trop, et on ne vérifie que trop qu'elles le sont, quelle morale pourrait bien s'accommoder de leur création, qu'elle soit survenue par inconscience ou dogmatisme, et de cette création tirer fierté ? Il peut bien sûr arriver que la morale crée du malheur ou l'exige, surtout du malheur particulier : telle n'est certainement pas sa fonction néanmoins, bien au contraire. Une morale dont la conséquence la plus visible est l'augmentation de la délinquance et de la criminalité n'est certainement pas la morale, et encore moins le tout de la morale.

L'antiracisme, pour défendre sa morale et le bilan de sa morale, va dire que rien de ce qu'on croit observer n'est vrai, que rien de ce qu'on croit souffrir n'est réel; et que d'ailleurs il ne faut pas en parler, qu'il est raciste d'en parler. La question, sous son règne, n'est jamais longtemps celle du vrai et du faux : elle glisse toujours très vite, par un rituel tour de passe-passe, vers celle du dicible et de l'indicible, de l'admissible et de l'inadmissible, de ce qui peut être exprimé et ce qui ne saurait l'être en aucune façon, à moins d'encourir les qualifications infamantes et coutumières de raciste et de criminel. Comme l'antiracisme est absolument persuadé, non seulement d'avoir toujours raison, mais aussi d'être toujours bon, toujours juste, toujours exactement conforme à ce qu'il convient d'être, tout ce qui se trouve ne pas confirmer point par point ses présupposés est frappé d'irréalité, d'interdiction d'être et de dire, d'être dit. Or c'est là une masse sans cesse croissante d'objections, d'exceptions, de délicatesses de pensée et tout simplement de faits, d'évènements, de chiffres, qui crée en s'augmentant une faille, un gouffre, un abîme où la vérité n'en finit pas de tomber.

Si le dogme antiraciste n'a aucune espèce de droit à prétendre, comme il le fait, à une sorte d'exclusivité des valeurs morales, c'est d'une part parce que son application rigoureuse, dogmatique, aboutit, je viens de le rappeler, à créer dans le monde une augmentation de ce que, dans un autre contexte, on aurait appelé le mal - la violence, l'hostilité entre les individus et entre les groupes, la laideur, la misère, le crime (étant bien entendu que le racisme, lui, dogmatique ou pas, ne ferait certainement pas mieux, et probablement beaucoup plus mal). C'est aussi parce qu'il ne cesse d'appeler, quand cela l'arrange, et cela l'arrange très souvent (chaque fois que sont mis en cause les bénéficiaires les plus habituels de sa protection), à une suspension du jugement moral, à une epoché très sélective, dont le résultat le plus tangible est la réduction constante du champ d'application de la morale, comparable et concomitante au rétrécissement des zones d'application de la loi. Et c'est surtout parce qu'il hésite rarement, lui, le dogme antiraciste, à sacrifier la vérité à sa certitude d'être dans le juste, à cacher ou à essayer de cacher les informations qui semblent le contredire, à monter en épingle celles qui le confortent au contraire, quitte à les inventer quand il ne s'en trouve pas : or la vérité, faut-il le rappeler, est en soi une valeur morale de premier rang.

Le voile islamique, c'est la République qui le porte. On lui dit de le remplacer par un bandeau, qui sera un peu moins voyant. Mais il y a beau temps qu'elle porte un bandeau, et il lui couvre les yeux.

Un des plus jolis emblèmes, et des mieux repérés, de ce refus de voir et surtout de dire, de laisser dire et de laisser montrer, ce fut longtemps la fameuse question de la non moins fameuse (mais longtemps indicible) surdélinquance des… comment dit-on ? … jeunes issus de l'immigration. Que n'a-t-on pas dû subir, comme insultes et comme menaces, pendant quinze ou vingt ans, à peine faisait-on mine de paraître s'aviser qu'en effet… - quitte d'ailleurs à attribuer au phénomène une explication qui n'était nullement raciste, au sens cette fois rigoureux du terme : mais c'était déjà trop, mille fois trop, que de remarquer le phénomène, puisqu'il ne pouvait pas être vrai, puisqu'il ne pouvait pas être, puisqu'il était frappé d'inexistence constitutive et d'impossibilité préalable, aucune place n'étant prévue pour lui dans le dogme. Puis un beau jour la vérité, avec cette insistance qu'elle a, a bien fini par s'imposer, quand décidément il ne fut plus possible de la tenir sous le boisseau.

Pour le dogme antiraciste, cependant, la vérité ne prouve rien. Dès lors qu'elle ne lui sied point, elle ne saurait être une cause, il ne faut rien fonder sur elle, il n'y a pas de conclusion à en tirer, elle n'est jamais qu'un effet - au mieux un effet de vérité.

Il n'est que de songer aux revendications récentes des antiracistes dogmatiques pour obtenir qu'à la prison de la Santé, et sans doute en d'autres centrales françaises, on cesse de répartir les détenus selon leur origine ethnique, et par exemple de séparer les [Innommables] des arabes, Kabyles, Maghrébins et autres musulmans. Il faut mettre tout le monde ensemble, proclame le dogme (ne sommes-nous pas tous semblables ?) : les noirs avec les blancs, les musulmans avec les chrétiens ou ex-chrétiens, les Asiatiques avec les arabes, les inqualifiables avec les intégristes. Tous les experts et toutes les personnes qui sont sur place estiment qu'une telle mesure entraînerait un bain de sang immédiat, un formidable accroissement des tensions et de la violence, et donc une aggravation sans précédent des conditions générales de détention, qui de notoriété publique sont déplorables au stade actuel. Tant pis, disent en substance les dogmatiques. Comme tous les dogmatiques ils estiment que mieux vaut le désastre qu'une atteinte aux stricts principes. Ce qui se passerait vraiment, ils ne veulent pas le savoir.

Je ne veux pas le savoir est leur devise, de toute façon. Ce qui se passe déjà, ils tiennent absolument à l'ignorer. Au demeurant, malgré la grande obscurité qu'impose le dogme antiraciste à de si nombreux aspects de la situation française, il en est peu où l'interdiction de voir, de dire, de montrer et de faire savoir soit plus rigoureuse qu'en le domaine pénitentiaire, et judiciaire en général. La question des prisons est certes pressante, la notoire "surpopulation carcérale" occupe, par force, une place énorme dans le débat, et pourtant pas un seul instant il ne sera envisagé, ni seulement envisageable, de rapprocher cette question-ci, ce débat-là - non plus que ceux qui portent sur l'éducation, par exemple, l'emploi, la Sécurité sociale, la sécurité tout court - de les rapprocher, dis-je, du débat-non-débat sur l'immigration, et sur l'évolution ethnique de la population française. Quel rapport ? Oseriez-vous insinuer qu'il puisse y avoir un rapport ? Si vous l'insinuez c'est à bon droit qu'on parle ici de criminalité, parce que le criminel c'est vous.

Aussi ne saura-t-on pas quelles sont les proportions ethniques au sein des prisons françaises, ni si par hasard il n'y aurait pas, et dans quelles mesures, pour tel ou tel groupe, d'éventuelles surreprésentations - ce mot maudit. Le saurait-on d'ailleurs, malgré les incessants efforts et les menaces sans relâche du dogmatisme antiraciste pour parvenir à le cacher, lui ne serait pas démonté par la révélation. Il me souvient d'un lointain article du Monde où il était expliqué très sérieusement que la surreprésentation des noirs au sein de la population carcérale américaine était une preuve de plus du racisme de la société américaine dans son ensemble, et d'abord de son système judiciaire, qui s'entendait à condamner les noirs beaucoup plus lourdement que les blancs. Et certes, que les noirs soient condamnés plus lourdement que les blancs, il se peut très bien que ce soit vrai, malheureusement. Il se peut très bien que ce soit une explication en effet, et même la seule explication pertinente, au surnombre proportionnel des noirs dans les prisons des États-Unis. Néanmoins ce n'est pas la seule explication envisageable. Ce n'est pas la seule qui puisse être prise en considération, et qui doive l'être. Ce n'est même la première qui se propose à l'esprit, en bonne logique. Mais c'est la seule que l'antiracisme dogmatique juge convenable et licite de suggérer et d'imposer. Tant pis pour la logique. Tant pis pour la complexité du monde, si elle demande à être prise en compte. Tant pis pour la vérité s'il se trouve qu'elle est bafouée. La seule vérité, c'est le catéchisme antiraciste. Non seulement les mauvaises réponses seront sévèrement sanctionnées, mais l'on veillera à ce qu'elles ne soient pas inscrites au procès-verbal.

Le voile, la "surdélinquance", l'équipe de France insultée, la Marseillaise conspuée, les maisons de la Culture saccagées, les synagogues incendiées, les pompiers et les médecins de garde attaqués sur appel -ne parlons même pas des voitures brûlées et des commissariats de police "caillassés", puisqu'il paraît que c'est le mot : ce sont là comme les petites touches d'un vaste tableau pointilliste qu'il importe avant tout de ne pas voir, serait-ce en restant le nez collé sur lui ; de ne pas laisser voir, fût-ce en se serrant contre lui ; de nier à toute force, même quand on se confond avec lui.

L'antiracisme dogmatique, c'est triste à dire, a fini par devenir le plus agissant des obscurantismes, dans la société française contemporaine : celui qui exerce la plus forte censure, qui offusque les plus larges pans de réalité, qui dénie le plus véhémentement l'expérience et ses enseignements. Il cherche à imposer l'image d'un monde conforme à ses chimères, sans vouloir entendre les leçons conjointes, pourtant de plus en plus nettes, de l'histoire et de l'actualité.

Je crois qu'il demeure encore quelques vieilles personnes pour employer le mot intégration - les plus collet monté disent même intégration républicaine. Mais l'intégration, c'était pour les individus. Avec les peuples, je crains bien que ce ne soit tout à fait impossible. De toute façon nous n'en sommes plus là. Oh, peuple il y a bien, et fort conscient d'être un peuple : mais l'intégration au sein d'un autre peuple, en l'occurrence le peuple français, paraît bien être le cadet de ses soucis. On l'aura mal regardé.

J'ai fait naguère - cela ne m'a pas guère réussi - l'éloge des lois de l'hospitalité. Ce sont celles qui s'appliquaient, ou qui auraient dû s'appliquer, au temps où des individus choisissaient de s'installer dans un pays donné et d'y faire ou refaire leur vie, et d'y installer leurs enfants et toute leur descendance éventuelle, parce qu'ils avaient pour ce pays-là un amour particulier ou une admiration spéciale, parce que sa civilisation, ou sa langue, ou sa littérature, ou l'état de ses moeurs, ou son régime juridique ou tout cela ensemble leur inspirait du désir ou du respect, parce qu'ils voulaient vivre comme on vivait là, précisément là. La situation d'aujourd'hui, nul besoin de le souligner, n'a plus rien à voir avec ce schéma. Certes la plupart de nos récents immigrés, comme ceux de jadis, ont quitté leur pays d'origine parce qu'ils n'en pouvaient plus du mauvais gouvernement qui y sévissait, de l'anarchie, du despotisme, de la corruption ou de l'incivisme qui y régnaient, de la misère, de la tristesse, du manque de liberté ou de la répression sexuelle dont ils avaient à y souffrir, de la dépendance religieuse, qui sait, ou de l'asservissement de la femme, bref, de l'extrême difficulté de la vie quotidienne. Le grand paradoxe est que nombre d'entre eux paraissent n'avoir rien de plus pressé que de reconstituer en France, aussi exactement que possible, non seulement pour eux-mêmes mais pour l'ensemble de la population, les conditions mêmes qui leur ont rendu l'existence insupportable dans leur propre pays. Comme l'écrivait très drôlement, et, hélas, très justement, une habituée du site de l'In-nocence, ils sont comme ces opposants de jadis à la tyrannie soviétique, échappés d'entre ses griffes, réfugiés en France ou dans n'importe quelle démocratie libérale occidentale, mais qui, sitôt arrivés en lieu sûr, se seraient empressés de s'inscrire au parti communiste local et de militer ardemment pour transformer leur pays d'accueil en démocratie populaire, ou en dictature du prolétariat.

Les immigrés de ce type-là, on dirait qu'ils ne distinguent pas très clairement le lien, pourtant évident, qui existe entre la liberté, la prospérité, la relative douceur de vivre qui règnent ou qui régnaient en France, d'une part, et d'autre part les formes françaises, façonnées par une histoire commune, de la vie sociale, de la vie civique, de la vie religieuse, post-religieuse ou séculière. Cette liberté, cette prospérité, cette relative douceur de vivre, ils paraissent imaginer qu'elles sont tombées du ciel, une sorte de pur privilège géographique, en somme, une chance historique due au hasard, où la volonté n'entrerait pour rien, et dont il n'y aurait qu'à profiter. Et ils sont très désireux d'en profiter eux aussi, mais ils souhaiteraient les combiner aussi étroitement que possible avec les modes de vie auxquels ils sont habitués, avec les façons de penser, de croire, de se comporter dans son immeuble, dans la rue, dans la ville, dans l'État, qui sont coutumières ou traditionnelles dans les contrées qu'ils ont quittées. Il n'est pas très étonnant dans ces conditions que des pans toujours plus larges de nos villes et de nos banlieues ressemblent chaque jour plus étroitement à des quartiers d'Alger, d'Annaba ou de Bamako.

Pour les nouveaux et récents immigrés de cette sorte, il ne s'agit pas de s'adapter avec toute l'exactitude et l'amour concevables (comme l'eût voulu la part qui leur revenait des anciennes lois de l'hospitalité ) aux moeurs, aux codes, aux façons de voir et de penser du pays dans lequel ils se sont installés, et qui doit à ces moeurs, à ces codes, à ces façons de voir et d'agir la plus grande part des qualités et des avantages qui rendent désirable de s'y installer. Il s'agit de tirer tout le parti possible de ces qualités et de ces avantages tout en restant soi-même aussi rigoureusement qu'on le peut, et en tâchant de reconstituer aussi exactement qu'il est réalisable son petit monde traditionnel.

Cependant même cette phase-là est à présent dépassée. J'entendais l'autre jour une jeune intellectuelle immigrée, ou d'origine immigrée, expliquer qu'elle avait fait un gros effort pour s'intéresser à la culture française et pour l'acquérir, pour connaître aussi bien que possible la langue, la littérature et les traditions françaises. Et elle ne le regrettait pas du tout. Ce qu'elle regrettait en revanche, c'est qu'il n'y ait eu aucun mouvement de curiosité en sens inverse, aucune symétrie dans l'effort, aucun désir, de la part des [Innommables ], d'en savoir plus sur sa culture à elle.

Elle voulait bien que "le fait religieux" soit enseigné à l'école, et elle admettait qu'il pouvait être utile d'étudier les grandes lignes de la religion chrétienne pour mieux comprendre les cathédrales et les portails des églises romanes ; mais combien des [Innommables ] font-ils l'effort, eux - c'est ce qu'elle voulait savoir - de s'intéresser au Coran, de mieux connaître la culture arabe, de s'initier à la poésie ou à la musique du monde musulman ? Une grande partie des difficultés de "l'intégration", selon l'avis de cette dame, procédait de cette dissymétrie.

Qu'on ne s'y méprenne pas. Je serais bien le dernier à vouloir dissuader qui que ce soit de lire le Coran, de s'intéresser à la poésie et à la musique arabes, de s'initier à la culture et à la civilisation de l'islam, qui sont l'une des grandes cultures et l'une des grandes civilisations de l'humanité, et auxquelles sont dues quelques-uns des plus admirables chefs-d'oeuvre de la terre et des livres. Mais il me semble que pareille curiosité, l'exercice de pareil goût, indispensables certainement si l'on décide de s'installer en terre d'islam, ne sauraient relever, en France, que de l'initiative individuelle, du goût, justement, des curiosités plus ou moins développées de chacun ; et que, si dignes d'encouragement que soient ces curiosités-là, elles ne sauraient en aucune façon, dans notre pays, constituer une espèce d'obligation, l'objet d'un devoir moral ou civique, une indispensable pratique collective. En l'occurrence ce ne sont pas les [Innommables] qui se sont installés en terre d'islam, ou en domaine arabe (et quand ils l'ont fait dans le passé, ils ont fini par être renvoyés à la mer assez rudement, sans susciter beaucoup de compassion : on estimait qu'eux et leurs grands parents auraient mieux agi en restant dans leur pays, et qu'ils n'avaient rien à faire sur les rivages du Prophète - l'époque était très cratylienne ; la décolonisation ne badinait pas avec le "chez soi" des uns et des autres; et ces pauvres "Pieds-Noirs" avaient beau être là depuis des générations, on ne se gênait pas pour leur expliquer que ce n'était toujours pas chez eux…).

Quitte à indigner, et à indigner d'abord cette jeune femme dont je parlais, et dont je citais les amertumes, je dirais qu'entre les immigrés et les non-immigrés il n'y a pas du tout symétrie d'obligation culturelle, selon moi ; ou que, si symétrie il y a bien, c'est une symétrie beaucoup plus vaste. Il n'y a pas symétrie, sur le territoire de la France, entre l'obligation, pour les immigrés, de s'intéresser à la culture et à la civilisation françaises, et l'obligation (qui à mon avis, n'en est pas une), pour les [Innommables], de s'intéresser à la culture et à la civilisation d'origine des immigrés. En revanche il y a ou il y aurait symétrie, oui, entre l'obligation, pour les immigrés en France de s'intéresser à la culture et aux traditions françaises et l'obligation, pour d'éventuels Français immigrés en terre d'islam, par exemple, de s'intéresser à la culture et aux traditions islamiques.

Le problème est qu'on commence à se demander si la France n'a pas vocation, pour employer une expression absurdement à la mode, à devenir elle-même, en tout ou en partie, terre d'islam ; ou du moins, dans un premier temps, à receler sur son territoire d'importants et nombreux fragments de terre d'islam.

Quand j'écris que l'on commence à se le demander je ferais mieux de dire que je commence à me le demander, moi ; et que dans l'ensemble on commence plutôt à ne pas se le demander, à ne pas vouloir se poser la question, à la recouvrir d'un voile elle aussi et à l'ajouter à la masse désormais colossale de ce qui ne sera pas vu, de ce qui ne sera pas même entrevu, de ce qui ne sera pas dit, de ce qui ne sera pas même évoqué - le dogme antiraciste y veille, avec toute la rigueur dont il est capable : son rôle, désormais, étant bien moins de combattre le racisme, hélas, que, sous prétexte de faire précisément cela, d'offusquer par tous les moyens la réalité.

La réalité est qu'immigration et "intégration", pour l'essentiel, ne concernent plus du tout des individus, nous l'avons vu, mais un peuple. Cela serait déjà très inquiétant en soi, car il est fort évident que les actuelles capacités intégratrices du peuple français ne lui permettent pas d'intégrer un autre peuple, surtout un peuple nombreux. Mais ce qu'il s'agirait d'"intégrer", en l'occurrence, c'est certes un peuple nombreux, très nombreux, mais qui n'est qu'une partie, quantitativement importante, sans doute, mais proportionnellement secondaire, d'un peuple immense, lui, qui a déjà à sa disposition quinze ou vingt États de la planète.

Le dogme antiraciste, qui lui-même prend avec la vérité de si grandes libertés, exige de ses adversaires, et de quiconque s'aventure à lui faire la moindre objection, la plus scrupuleuse exactitude. C'est d'ailleurs là un de ses procédés les plus efficaces pour écraser, sinon la vérité, du moins de la vérité : car l'exigence de propositions et de mots d'une vérité pure, absolue, rigoureuse et sans mélange, a tôt fait de rendre impossible tout échange (ce qui est précisément l'effet recherché, plus ou moins consciemment). N'est pragmatiquement utilisable, dans les discussions réelles, que le concept de teneur en vérité, qui permet d'évaluer dans quelles proportions une proposition, un mot, un adjectif, sont plus vrais que faux. Si l'on doit expulser de ses phrases et de chacun des termes qu'on emploie tout ce qui en eux, malgré leur vérité globale, est inexact, on sera vite contraint, à moins d'écrire le Tractatus logico-philosophicus (et encore), de se taire.

Ainsi le dogme antiraciste a tôt fait de souligner, à très juste titre, que tous les immigrés ne sont pas musulmans, que tous les musulmans ne sont pas arabes, que tous les arabes ne sont pas musulmans, que tous les maghrébins ne sont pas arabes, qu'il y a des Kabyles parmi les musulmans, qu'il y a des chrétiens parmi les arabes, que beaucoup d'immigrés sont français, que beaucoup de Français sont arabes, que beaucoup de Français sont musulmans (et que ce n'est pas la même chose)…

Mais précisément. Si nous parlons d'arabes, nous parlons d'un peuple, je le répète, qui dispose déjà de seize ou dix-sept États autour du bassin méditerranéen. Si nous parlons de musulmans nous parlons des fidèles d'une religion qui exerce son influence (et dans la plupart des cas le mot est très faible) sur des États en nombre au moins deux fois plus élevé. Ces deux entités (le "monde arabe", le "monde musulman" ou la "terre d'islam") ne se confondent en aucune façon. Toutefois elles se chevauchent en très grande partie, et l'une s'inscrit presque entièrement dans l'autre. Dans les deux cas il s'agit de très importantes civilisations, qu'on ne saurait certes réduire l'une à l'autre, mais qui ont immensément en commun.

Les problèmes qui ont occupé l'actualité récemment, à propos d'"intégration", ont été surtout d'ordre religieux, peu ou prou. Mais il importe de garder bien en vue que dans les rapports entre l'islam et la principale religion "historique" de la France, longtemps "fille aînée de l'Église", se trouvent face à face une religion extrêmement vivante, dynamique, on peut même dire conquérante, portée qu'elle est par la foi très vive de ses fidèles, et par le rôle identitaire capital qu'elle joue pour eux, et en face d'elle une religion qui dans notre pays est presque mourante, agonisante, exsangue, n'ayant pour ainsi dire plus de clergé et à peine davantage de pratiquants réguliers. Sans doute y a-t-il encore en France, à l'heure actuelle, plus de Français et d'étrangers qui se disent chrétiens que de Français et d'étrangers qui se proclament musulmans ; mais le christianisme des uns est extrêmement faible, presque résiduel (à quelques centaines de milliers d'exceptions près) tandis que l'islamisme des autres est extrêmement fort (à quelques centaines de milliers d'exceptions près). Entre une religion très vivante et une autre qui tient à peine sur ses jambes, la relation n'est pas égale.

Certains ne manqueront pas de faire remarquer ici, non sans pertinence, que la confrontation, si confrontation il y a, n'est pas tant entre islam et christianisme qu'entre islam et laïcité républicaine, qui en quelque sorte remplacé a le christianisme en tant que religion d'État - avant d'être en grande partie remplacée à son tour, dans cette fonction-là, par l'antiracisme, justement. Je ne me hasarderai pas à dire un mot des relations entre islam et antiracisme, sinon qu'elles commencent à se révéler beaucoup plus complexes et potentiellement conflictuelles qu'on n'aurait pu le croire, et que ne l'avaient imaginé naguère les belles âmes fondatrices de l'antiracisme dogmatique, à présent passablement effrayées, pour les plus éclairées d'entre elles, par les situations qu'elles ont pourtant si largement contribué à établir. Mais à propos des relations, qui ont ces temps-ci défrayé la chronique, entre islam et laïcité républicaine, je noterai au passage qu'elles ne sont pas très équilibrées elles non plus, car la pauvre laïcité est presque aussi fatiguée que ce christianisme qu'elle a si fort oeuvré à dépouiller de sa superbe : non seulement on la voit sérieusement douter d'elle-même, du sens de sa mission et même de sa légitimité, parfois ; mais voilà qu'il lui faut combattre sur deux fronts, ayant en face d'elle, d'un côté, une religion qui à l'usage pourrait bien se révéler autrement coriace que son précédent adversaire, et découvrant avec horreur, d'autre part, que l'antiracisme, qu'elle avait cru son fidèle et naturel allié, même s'il l'avait un peu mise de côté, balance, tergiverse, et à l'occasion paraît envisager de s'offrir, sinon au plus offrant, du moins au plus riche d'avenir.

Si je puis me permettre de faire un pronostic, les questions religieuses, sans être écartées, bien loin de là, des planches où se joue le mélodrame à succès de notre "intégration" non-intégrante, ne devraient pas tarder à devoir faire de la place, sur le même théâtre des opérations, toujours plus animé, à d'autres premiers rôles - et par exemple aux questions linguistiques.

Ici la référence n'est plus aux musulmans, qui sont beaucoup plus d'un milliard dans le monde, et dont on ne voit pas très bien pourquoi ils se jugeraient longtemps tenus, dans un pays où leur importance proportionnelle s'accroît sans cesse, de s'adapter à une société judéo-chrétienne qu'ils trouvent partout sur leur chemin, et très souvent dans un contexte de conflit. Ici c'est aux arabes qu'il faut songer : lesquels disposent à titre héréditaire d'une langue qui, en ses divers avatars, compte plusieurs centaines de millions de locuteurs ; et qui ajoute au prestige d'être la langue du Prophète et de la Révélation celui d'avoir produit une grande littérature, et une poésie admirable. Or, de même que la très dynamique religion islamique ne trouve en face d'elle, en France, outre quelques religions très minoritaires, qu'une religion chrétienne à bout de souffle, abandonnée par la plupart de ses fidèles ; de même, la langue arabe, elle, ne rencontre sur le même territoire qu'une langue française qui dans le monde est de toute part en une situation de repli sans gloire, tandis que ses locuteurs originels la maîtrisent de plus en plus mal, et lui témoignent peu d'amour, malgré les protestations symboliques de quelques-uns d'entre eux : de sorte qu'elle se voit dépouillée de sa beauté en même temps que de ses vertus.

Ces arabes, ces musulmans qui disent si volontiers "les Français" pour parler des Français plus anciennement français qu'eux-mêmes, comme s'ils oubliaient que français ils le sont aussi, ou s'ils n'y tenaient pas plus que cela, croient-on qu'ils vont longtemps consentir à apprendre - mal, aussi mal que tous les enfants du pays - une langue dont le prestige et la diffusion dans le monde ne l'emportent en rien sur celle de leurs parents ; et que leur langue ancestrale ils vont la mettre de côté, alors qu'elle est celle de leur religion, et qu'ils pourraient parfaitement la parler entre eux du matin au soir, s'ils ne le font déjà, dans les cités, les quartiers, les villes et les portions du territoire où ils sont le plus densément concentrés?

Aux États-Unis la langue espagnole, sous la pression des immigrés hispaniques, est en train de s'imposer, aux côtés de l'anglais, comme deuxième langue du pays. Il est plus que vraisemblable, mais le dogme antiraciste se garde bien d'y faire allusion, que le langue arabe va rapidement aspirer, en France, à un statut comparable. Elle commencera par l'obtenir de fait, grâce à des journaux, des chaînes de radio privées et des chaînes télévision par câble, ou par satellite. Bientôt elle souhaitera voir ces acquis confirmés dans le domaine scolaire. Il n'y aurait rien d'étonnant à ce que les prochaines revendications portent sur ce point-là, dans la guerre d'usure qui sévit depuis plusieurs années, et dont l'affaire retentissante et longuette du "voile islamique" n'est qu'un épisode significatif, certes, mais insignifiant au regard des enjeux véritables.

Ces enjeux véritables, je reproche à l'antiracisme dogmatique de se les cacher à lui-même et de les cacher au pays : de s'aveugler sur eux alors qu'ils crèvent les yeux, d'en offusquer la menace parce qu'ils crèvent les yeux, de refuser de les envisager parce qu'il n'a plus de regard. Lui, dans le même temps qu'il fait alterner le babil gentillet pour ses ouailles et la fulmination délatrice contre ses objecteurs de conscience, trouve encore le moyen de vaticiner pompeusement dans le vide, tandis qu'une main inconnue, derrière lui, trace sur le mur, en traits de flamme, des caractères mystérieux. Qu'il doive être lui-même la première victime de ce qui s'annonce, et qu'il met tant d'application à offusquer, je n'ai pas le coeur de m'en réjouir.

Écrit par : La ligue des trolls | 06 octobre 2011

Jobs a vendu des machines, Einstein rien du tout. Qui ne vend rien n'est pas grand chose au regard du marchand.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Einstein a conçu un frigo écologique, qui va peut-être finir par se vendre (cf :http://minilien.fr/a0kzuh). Le saviez-vous ?

Écrit par : François Duhem | 06 octobre 2011

Écrit par : La ligue des trolls | 06 octobre 2011

Y a-t-il une parenté entre Renaud Camus et le chou Cabus ?

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

"ces gens sont, soit des imbéciles, des ignorants, ou pire encore des abrutis congénitaux"

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

je vous conseillerais l'eau minérale... L'alcool ne rend pas forcément spirituel, juste agressif...;-)))"

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

:-))))))))))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"Y a-t-il une parenté entre Renaud Camus et le chou Cabus ?"

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Ils sont tous les deux enracinés dans le terroir ???

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"Y a-t-il une parenté entre Renaud Camus et le chou Cabus ?"

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Ils sont tous les deux enracinés dans le terroir ???
Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Non, je disais cela, parce qu'on sent un peu la même odeur à la cuisson.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011

Rejouissez vous Sibille, je parlais des racistes congénitaux (dont Renaud Camus apporte une bonne définition, dommage pour vous, c'est un peu long ;-))) Ne me dites pas que vous etes devenu le specialiste des citations tronquées... Ou l'un des leurs, pour les défendre a ce point, fusse par une pirouette...

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Moi je suis congénital ... mais ne le répétez pas à votre papa, il me croit sérial killer dans un feuilleton américain !

Écrit par : iPidiblue dit Dexter quand j'ai trop bu ! | 06 octobre 2011

En fait avec la désindustrialisation des pays occidentaux, il n'y a plus beaucoup de débouchés possibles, c'est pourquoi j'ai choisi mon propre sillon : la bêtise congénitale !

Écrit par : iPidiblue dit Dexter quand j'ai trop bu ! | 06 octobre 2011

"Rejouissez vous Sibille, je parlais des racistes congénitaux"

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Hé bien, pas moi. :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"fusse par une pirouette..."

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

"fût-ce par une pirouette"... Et ce n'est pas un détail de l'histoire!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

C'est Jextraordinaire comme disait Alice Saptrich !

Écrit par : iPidiblue Jex-Four ! | 06 octobre 2011

Sapritch sapristi !

Écrit par : iPidiblue Jex-Four ! | 06 octobre 2011

_ Ceux qui payent un lourd tribut a cette politique d'accueil laxiste tous azimuts, ce sont les étrangers qui aiment la France et ses valeurs et voudraient s'intégrer... Leur pire ennemi ce sont les tribus que les socialo-laxistes choient, on ne sait à quel dessein...
_ Fusse / fût-ce !!! Félicitations Sibille, une vraie faute, vous êtes trop fort... Vous serez bientôt à huit billes... ;-)))

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

"Ainsi s'explique qu'il ne sache procéder, dès qu'il croit reconnaître un adversaire, que par imprécation, invectives et anathème, et que son discours, à peine pense-t-il l'adresser à un contradicteur, même virtuel, ait fini par ressembler si fort, ainsi que je le suggérais à l'instant, aux vitupérations racistes de jadis, dont il a récupéré tant des tics. "

Voilà qui s'applique parfaitement à Sibille, l'antiraciste.

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Il y a quelque chose que vous n'analysez pas, ou que vous analysez mal, Wolt et Puzzle. Vous vous plaignez, sans doute à raison, que les immigrés ne s'approprient pas les valeurs françaises. Mais vous ne voyez-pas que ces valeurs n'existent plus, ou si vous le voyez, vous en tenez précisément pour responsables... les immigrés !

Je crois que le problème est d'un autre ordre. La culture française, comme celle de nombreux autres pays, a été évacuée non pas par les "Arabes" ou qui que ce soit, mais d'abord par la consommation de masse et le modèle américain mondialisé. Et c'est sûr que partant de là, les traditions françaises ayant déserté, au premier rang desquelles le civisme et le républicanisme fort, le communautarisme et le non-droit peuvent entrer comme dans du beurre !

Bon j'écris ça, mais au fond je suis convaincu que c'est tout juste comme si je pissais dans un violon, vous allez continuer à croire dur comme fer que la décadence actuelle vient des invasions barbares... à moins que ? Que pensez-vous de cette analyse ?

Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

Écrit par : La ligue des trolls | 06 octobre 2011

"The spirit of dickens", si je puis dire. Et on retrouve toutes les caractéristiques de ce dernier: incapacité à penser par soi-même (je cite mes maîtres à penser à longueur de temps) et vénération absolue de ces derniers.
Bref, une belle pensée bien unique et bien lisse !

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Rubrum Asinus, vous le dites mieux que je ne le faisais hier !

Attendons la neige et nous pisserons de concert si vous l'acceptez, je signerai d'un Z qui veut dire Zorglub ...

Écrit par : Zorglub le fourbe | 06 octobre 2011

Et puis franchement, qu'est-ce que ça aurait coûté de laisser un lien plutôt que de copier-coller une tartine de baratin Camusien ? Quoiqu'il est vrai que ça racole sec en ce moment... Histoire d'avoir assez de signature pour se présenter, se prendre moins de 1% aux élections et se couvrir de ridicule, peut-être ?
Non parce qu'en matière de com', la Marine fait vachement mieux - au moins elle sait ratisser plus large dans son électorat que des intellos mal b**sés.

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Question: Quelle différence entre les fanatisés de R.Camus et un vieux bulldog ?
Après, on va me traiter de roquet, mais je préfère ça à un clébard miteux qui bave et qui pète !

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Mâme Jozette, DRH du Moloch a déclaré :

"la nouveauté du vote électronique inquiète quelques-uns. Il y a une nostalgie de l'urne"

Cette invraisemblable face de pancréas cancéreux ferait mieux de communiquer sur le salaire que lui prodigue le Moloch ...

Certes, ces élections serviront de tombeau à quelques groupuscules gonflés en syndicats mais il n'en reste pas moins que notre cerbère d'origine chtonienne finira soit dans une urne, soit en appât pour poissons.

Dans beaucoup de salles de profs, on entend que le plus tôt sera le mieux.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

Il y a quelque chose que vous n'analysez pas, ou que vous analysez mal, Wolt et Puzzle. Vous vous plaignez, sans doute à raison, que les immigrés ne s'approprient pas les valeurs françaises. Mais vous ne voyez-pas que ces valeurs n'existent plus, ou si vous le voyez, vous en tenez précisément pour responsables... les immigrés !
(...)
Que pensez-vous de cette analyse ?
Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

J'ai déjà écrit qu'il y avait un double phénomène : la déculturation des Français d'origine européenne (que vous énoncez en d'autres termes) et l'immigration de masse.

Il est en effet difficile de dire que l'une serait entièrement la cause de l'autre. L'une et l'autre ont nourri, par phénomène auto-entretenu, le désastre.

Il n'est pas étonnant que les effets du pédagogisme et de l'immigration de masse aient commencé à se faire sentir en même temps, soit au début des années 1980.

Pour que le germe du pédagogisme prospère, il lui a fallu l'immigration de masse qui fut, plus que son prétexte, son terreau.

L'immigration de masse a immédiatement sapé la transmission, en raison de l'indiscipline directe du dit "nouveau public". Au même moment, pour faire accepter cette immigration de masse au peuple français, il a fallu le déculturer. Il a fallu lui faire oublier qui il était, ne plus lui enseigner sa langue ni son histoire, et au contraire lui enseigner la haine de soi et la repentance. Lui faire comprendre qu'il était une erreur, et qu'il allait devoir se repentir en faisant de la place au nouveau Christ : l'immigré.

Pour que les immigrés s'approprient la civilisation française, il faut deux conditions :
1 - Qu'ils ne soient pas trop nombreux, car on peut intégrer des individus, mais pas un peuple entier (qui n'a d'ailleurs aucune raison de renoncer à ce qu'il est).
2 - Qu'il y ait effectivement quelque chose à intégrer. C'est là que je vous rejoins : en France, hélas, la décadence est telle qu'aucun idéal n'est proposé aux immigrés, hormis les conneries bien pensantes habituelles. Pourquoi intégrer un pays qui a à ce point renoncé à lui-meme ?

Par passion égalitariste, on a aussi décidé qu'il fallait enseigner à tous ce qu'on "enseignait" aux plus défavorisés, en insistant bien sur le fait que la culture est bourgeoise, raciste et haïssable. On a aligné tous les établissements sur le niveau des ZEP, et aujourd'hui il n'y a plus guère de différences entre les lycéens des villes et ceux des banlieues.

Les professeurs ont été d'accord, et le chantage au racisme a fonctionné à merveille sur eux. Du reste, on le voit bien sur ce forum, ils ont pour la culture (la vraie, pas le slam et la BD...) une haine profonde.

Cette passion égalitariste a causé bien plus de mal que le consumérisme américain. On peut, dans l'ensemble et au prix de quelques efforts, refuser le consumérisme américain, qui après tout ne nous oblige pas toujours à le suivre.
En revanche, on ne peut pas refuser le chantage de l'égalitarisme et au racisme, sous peine de se faire traiter d'élitiste, de réac, de pétainiste, de nazi, etc. et d'être excommunié pour de bon.

Votre message, Monsieur, prouve enfin que vous connaissez très mal les Etats-Unis. Contrairement à ce que vous pensez, il ne s'agit pas d'un peuple inculte et gavé de Coca-Cola, ou du moins pas que ça. Leur système universitaire est farouchement élitiste et d'excellente qualité. Son excellence pédagogique est réelle. Les Etats-Unis continuent ainsi de former une élite de très haut niveau. Pas nous, ou alors de moins en moins. Ils ont été beaucoup plus malins que nous, dans l'ensemble. Ils ont plus lus et mieux compris Tocqueville que nous autres, qui avons préféré confier notre destin à Bourdieu et à SOS Racisme.

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Amateurs de métaphores horticoles dans l'enseignement, voici votre page :

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/10/061011BCollot.aspx

On ramasse les collot-scopies à la fin de l'heure.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

"Voilà qui s'applique parfaitement à Sibille, l'antiraciste."

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Vous me flattez, mais ce n'est pas la peine de vous agacer pour autant !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"Du reste, on le voit bien sur ce forum, ils ont pour la culture (la vraie, pas le slam et la BD...) une haine profonde."

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Qui aime le slam, ici ??? C'est pour un sondage... :-)))))))
C'est vrai que ça fleure bien son "Dickens", les messages de "Wolt"... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"que ça fleure "bon"... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

"que ça fleure "bon" CS

De la merde enveloppée d'un gaz(e) de mots.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

Allez ! Un petit chant fédérateur:
http://www.youtube.com/watch?v=8seLEKOr8aM&feature=related

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2011

Qui aime le slam, ici ??? C'est pour un sondage... :-)))))))
C'est vrai que ça fleure bien son "Dickens", les messages de "Wolt"... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Hein, on est d'accord ? Sans doute la même école de pensée...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Et il est prof de quoi notre Wolt ? Pas d'histoire-géo, j'espère (ou alors il a eu son concours dans une pochette surprise...).

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

D'ailleurs, nos deux bidochons déguisés ne sont que de petits gazillons qui s'agitent dans le vent de leurs propres pets.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

Concernant les syndicats d'enseignants qui, depuis 20 ou 30 ans, ont accompagné voire porté les pires aberrations pédagogiques : il faudrait faire comme pour les compagnies aériennes, dresser une liste noire !

Je ne volerai plus jamais avec le Snes, le Snetaa, etc.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2011

Sauver Meirieu ? Et pourquoi donc ?
On apprend bien aux enfants à assumer ses responsabilités !!!

Écrit par : Poret | 06 octobre 2011

Sauver Meirieu ? Et pourquoi donc ?
On apprend bien aux enfants à assumer LEURS responsabilités !!!
:-)

Écrit par : Poret | 06 octobre 2011

Sauver Meirieu ? Et pourquoi donc ?
Écrit par : Poret | 06 octobre 2011

Mais laissez donc JPB s'essayer à la charité chrétienne, que diable !

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011

Il me semble que l'"immigration de masse" ainsi que vous la nommez, a commencé bien avant les années 80. Alors pourquoi ces dernières ont-elles marqué un tournant ? Quant aux effets du pédagogisme, je les ferais remonter à la réforme Haby, soit avant les années 80. C'est avant tout un héritage de mai 68. Mais je reconnais que tout cela c'est accentué dans les années 80.

Pourquoi donc les années 80, c'était ma question ? Cette période a marqué l'entrée de la France dans l'ère de la mondialisation et de la dérégulation. Curieusement, les immigrés restés généralement en bas de l'échelon, subitement confrontés au chômage de masse ou prospérant dans le trafic illicite, se sont beaucoup moins bien intégrés que leurs parents et grands-parents (n'avez-vous donc pas remarqué à quel point les français issus de l'immigration qui ont aujourd'hui une cinquantaine d'années ou plus font preuve d'une bien meilleure intégration que les caïds des cités qui ont la vingtaine ? Est-ce une coïncidence d'après-vous ?)

En fait les années 80 ont vu s'amplifier le libéralisme pervers apporté par une partie de la gauche (celle qui a poussé mai 68 à l'absurde puis qui a suivi Mitterrand dans son tournant de 83) et de la droite (celle qui a prôné le libéralisme économique intensif). Les conséquences ont été multiples. D'abord, l'école de la République a été ringardisée et démontée petit à petit, en même temps que le libre-échangisme et la fin du protectionnisme détruisait les emplois à la pelle. Les petits bourgeois pris au dépourvu par cette nouvelle situation se sont progressivement désintéressés de la "chose publique" pour penser à leur survie dans cette société ressemblant de plus en plus à un jungle, survie qui passe inéluctablement par la consommation de masse du système auquel ils sont forcés de contribuer : culture américaine, (mal)bouffe américaine, entre autres. Il n'est pas si aisé de s'en tirer qu'il n'y paraît !

Dans cette nation désorientée et appauvrie qui ne ressemble en rien à celle qui a accueilli et qu'ont aimé beaucoup de leurs ancêtres (qui ne sont en rien des "Christ", seulement des êtres humains comme vous et moi !), que voulez-vous que fassent les JEUNES enfants d'immigrés ? Ben ça a l'air simple : foutre le feu aux bagnoles, casser des abribus pour se défouler, vendre de la drogue (en plus c'est super, ça rapporte plus de ronds en une soirée que ce que les parents gagnent en un mois, la bonne affaire !), tomber dans le fanatisme religieux pour oublier l'ennui quand même l'école a renoncé à transmettre les savoirs et inculquer le civisme !

La solution, je crois qu'elle est multiple, et elle ne résume pas à renvoyer les immigrés "chez eux" ! D'abord il faudrait remettre de l'ordre dans les banlieues, et à ce sujet je suis favorable à la proposition d'encadrement militaire des délinquants. Aussi, et M. Brighelli vous le dira mieux que moi, il est impératif de retrouver rapidement une école qui forme des citoyens instruits et soucieux de l'intérêt général, école que la France n'a plus connu depuis longtemps. Il faudrait également renouer avec le plein-emploi, mais là c'est à la BCE que ça se décide et dans le cadre d'une monnaie unique pour x économies aux structure très différentes, ce qui arrange les uns désavantage les autres...

Donc vous voyez, c'est un peu court de dire systématiquement "c'est la faute aux immigrés", il y a bien d'autres problèmes ! Mais si vraiment on n'en veut plus d'étrangers en France, pourquoi laisse-t-on tant de peuples vivre dans la misère ? Ha oui, parce que l'OMC et le FMI en ont décidé ainsi !

Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

Qui aime le slam, ici ??? C'est pour un sondage... :-)))))))
Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Je ne déteste pas, il y en a du bon, même s'il est - comme d'hab' - noyé dans une masse médiocre.
Mais franchement, était-ce si différent autrefois ? Combien d'œuvres alimentaires pouvaient bien pondre les grand compositeurs et écrivains entre 2 grandes œuvres (Bach en a fait un certain nombre, si je ne me trompe) ?
J'ai l'impression que la différence, au fond, c'est le volume...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

"J'ai l'impression que la différence, au fond, c'est le volume..."

Très juste :

www.dailymotion.com/video/xoi2a_marrs-pump-up-the-volume_music

Écrit par : dugong | 06 octobre 2011

"aux structures"

Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

Vous croyez vraiment sérieusement qu'on ne peut pas être à la fois raciste et "intellectuel" ???
Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Même que ce sont des antisémites (antidreyfusards, à l'époque) qui ont inventé le mot par mépris de Zola et de sa clique…
Et eux-mêmes étaient des intellectuels…
On peut bien penser courbe…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2011

"Du reste, on le voit bien sur ce forum, ils ont pour la culture (la vraie, pas le slam et la BD...)

Bah il y a du bon slam. Quant à la BD, bien sûr qu'en tant que genre ça fait partie de la culture.

Écrit par : PMB | 06 octobre 2011

C'est Jextraordinaire comme disait Alice Saptrich !

Écrit par : iPidiblue Jex-Four ! | 06 octobre 2011


Mais avec Jexpeare je n'ai pas évité le four!

Écrit par : André Gigue Au théâtre ce soir | 06 octobre 2011

D'ailleurs, nos deux bidochons déguisés ne sont que de petits gazillons qui s'agitent dans le vent de leurs propres pets.
Écrit par : dugong | 06 octobre 2011
,,,,,,,,,,,
Dugong, la poésie du caca-boudin et du caca p'out en phase anale, âge mental 3 ans, régression ou sénilité précoce ?
Dans certaines régions le "c" et le "g" sont phonétiquement très proches, c'est quoi ta région doudou ?

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Vous voyez, cher Francis Penin, que vous avez des choses plus passionnantes à dire que votre sempiternelle histoire d'élève qui vous a manqué de respect et de ce proviseur qui etc.
Cordialement.

Écrit par : Guy Morel | 06 octobre 2011
---
J'aurais aimé ne la raconter qu'une fois (ce n'est pas un bon souvenir), mais il y a des nouveaux venus sur ce blog, cher Guy Morel.
Si j'étais seulement plus expert en informatique, j'aurais créé un lien où envoyer les nouveaux venus sans ennuyer les anciens. :-)
Merci encore à celui d'entre nous qui m'a suggéré cela. Je ne sais pas le faire, ce lien, mais j'ai un proche parent qui sait, et le fera. Encore fallait-il que j'y pensasse.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

Ceci dit étant dit, même si je sais gré à mes parents de m'avoir épargné cela; je regrette de n'avoir pas eu une certaine éducation religieuse. Je l'ai surtout ressenti à la fac, quand je me suis aperçu qu'il était quasi impossible de lire et de comprendre la littérature classique sans certaines connaissances religieuses (ne serait-ce que la bible).

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011
---
Cher Julien,
Alors là, je vais vous surprendre. L'auteur de science-fiction américain (d'origine russe) Isaac Asimov était un rationaliste qui a toujours clamé son athéisme. Cependant, il a lu la Bible dans la langue anglaise et en a publié une version annotée par lui !

Son athéisme ne l'empêchait pas de s'intéresser aux religions. Cet homme extraordinaire (1920/1992) fut professeur d'université en biochimie à l'Université de Boston, mais, en butte à d'autres professeurs, il fut incité à quitter l'enseignement supérieur à l'âge de 38 ans (il ne faisait pas de recherche), pour être écrivain à plein temps. Il fut incroyablement prolifique, et gagna rapidement plus d'argent comme écrivain que comme professeur.

Il a écrit sur des sujets d'une diversité surprenante, mais beaucoup sur tous les aspects de la science dans des ouvrages dits de "popular science", ce qui est plus agréable que "vulgarisation scientifique". Pour lui, le champ de la science se limitait aux mathématiques, aux sciences physiques et biologiques (et, bien sûr, l'astronomie, l'astrophysique, enfin tout ce qui se rattache aux sciences fondamentales énoncées ci-dessus, à l'exclusion, notamment, de la politique et de l'économie; il disait n'avoir jamais rien compris à l'économie !)

Mais il est plus connu comme auteur de science-fiction.
Il était juif mais ses parents ne le contraignirent pas à suivre un enseignement religieux. Quand ils émigrèrent aux USA, leur fils avait trois ans, et il apprit l'anglais avant toute autre langue étrangère.

Alors, quand vous attaquerez-vous à la lecture de la Bible... en anglais peut-être ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

Ramassant ce qui flotte dans le caniveau des idées reçues, notre brigand national a pris l’habitude d’arpenter les trottoirs et tapine désormais publiquement dans le vain espoir d’attirer le chaland. Il a le don, c’est vrai, j’en conviens, il a le génie, mais sans technique un don n’est rien qu’une sale manie. Or la ficelle qui dépasse de ses habits de vieux sage auquel on n’apprend pas à faire la grimace est bien trop grosse pour résister à l’envie de tirer dessus ! Ouille, ouille, ouille !

Plus sérieusement (je rigolais Jean-Paul !) et si c’était l’inverse de ce qui est annoncé ? Si c’était toi, l’agrégé de la Balkany, qui venais soudain de comprendre que la pédagogie n’est pas un renoncement mais une condition de l’acquisition ? Si le médaillé de l’Estrosi venait de découvrir qu’il n’y a pas de pédagogie in vitro mais la nécessité de s’appuyer sur les connaissances, la culture, le savoir ?

A l'école de Grandserre on bosse mon vieux, et pas qu'un peu. Malgré la semaine de quatre jours, les nouveaux programmes, les classes surchargées, les injonctions contradictoires, paperassières et délirantes de ceux que tu as soutenus. Sans parler de l'aide personnalisée, les PPRE, les PIS, les PPMS, les « usines à cases », les « équipes éducatives », les concertations, les animations, les réunions d’harmonisation, les rendez-vous et tant de choses encore dont tu es dispensé. Si tu veux, je t'abonne gratuitement à la newsletter hebdomadaire que reçoivent mes parents d'élèves, un petit clic mais aussi un grand choc pour toi (elle est électronique, impossible d'emballer le poisson avec).

Alors non Jean-Paul tu n’es pas tout seul à défendre une école du savoir et de la culture (en tout cas dans ton discours) ! Non Jean-Paul, t'es pas tout seul, mais arrête tes grimaces, soulève tes cent kilos, fais bouger ta carcasse, je sais que t'as le cœur gros, mais il faut le soulever. Non Jean-Paul t'es pas tout seul, mais arrête de sangloter, arrête de te répandre, mais c'est plus un trottoir, ça devient un cinéma où les gens viennent te voir ! Au moins, près du port d’Amsterdam, il y a des vitrines pour ça !

Écrit par : Sylvain Grandserre | 06 octobre 2011

Ben, il a fait de gros progrès en orthographe le Grandserre depuis ses passages sur Lire ecrire.
Dommage qu'il pense toujours aussi mal.

"Sans parler de l'aide personnalisée, les PPRE, les PIS, les PPMS, les « usines à cases », les « équipes éducatives », les concertations, les animations, les réunions d’harmonisation, les rendez-vous et tant de choses encore dont tu es dispensé. "

Ne t'en plains pas, ce sont tes potes pédagos qui nous ont refilé cela dans les pattes.

Écrit par : Ton voisin du Pays de Caux | 06 octobre 2011

En attendant, je récupère les élèves (et même les enfants) de tes collègues du public et bonjour les méthodes à la con sans doute admirables aux yeux de ta copine Charmeux mais dévastatrices pour les enfants.

Écrit par : A Lire Ecrire, on en rigole encore | 06 octobre 2011

D'ailleurs, nos deux bidochons déguisés ne sont que de petits gazillons qui s'agitent dans le vent de leurs propres pets.
Écrit par : dugong | 06 octobre 2011
,,,,,,,,,,,
Dugong, la poésie du caca-boudin et du caca p'out en phase anale, âge mental 3 ans, régression ou sénilité précoce ?
Dans certaines régions le "c" et le "g" sont phonétiquement très proches, c'est quoi ta région doudou ?

Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Mon cher puzzle, savez-vous quelle est la différence entre un Pastis 51 et un 69?

PS 1: Tout le monde peut participer.
PS 2: Je prie les esthètes que sont tous les lecteurs du blog de bien vouloir m'excuser pour cette parenthèse de (très) mauvais goût, mais la tentation était trop forte.

Écrit par : André Gigue Automne des poètes | 06 octobre 2011

Combien d'œuvres alimentaires pouvaient bien pondre les grands compositeurs et écrivains entre 2 grandes œuvres (Bach en a fait un certain nombre, si je ne me trompe) ?
J'ai l'impression que la différence, au fond, c'est le volume...

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Mauvais exemple; Bach était "fonctionnaire", mais son génie dépassait son statut...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Françoise, si vous passer par là, sur "Mezzo", "Dave Holland" et son "Quintett"...
De la "musique de nègre" "haut de gamme", qui nous venge de tous les immondices dont nous abreuvent quotidiennement la famille "puzzle" et "Wolt"... ...
Des musiciens d'exception, et le patriarche qui "distribue" ... Génial.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Alors, quand vous attaquerez-vous à la lecture de la Bible... en anglais peut-être ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 octobre 2011

En fait j'ai déjà essayé, mais sans grand succès: les représentations, les leçons de morale par analogies, etc.; tout cela me barbe profondément, même en anglais.
De toute façon, j'ai toujours eu du mal à lire des œuvres qui me rasent - ce qui n'ôte rien au talent de l'écrivain (par exemple, je ne supporte pas Hemingway et certaines pièces de Shakespeare m'ont saoulé, pourtant il ne me viendrait pas à l'idée de remettre leur talent, qui est avéré, en cause) - ou alors sous la contrainte.
Ceci dit, une version de la bible annotée par Asimov... vous avez titillé ma curiosité ;-)
PS: Je suis un grand fan d'Asimov, à qui je dois de m'avoir sauvé à l'adolescence, avec Voltaire, Molière et Aldous Huxley, d'un dégoût définitif pour la littérature.

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Mauvais exemple; Bach était "fonctionnaire", mais son génie dépassait son statut...
Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Assurément. Ce que je voulais dire, c'est que pour un artiste de génie, combien d'artistes moyens ou carrément médiocres ?
En parlant du slam: ce n'est pas parce que la majorité est plutôt mauvaise que tout est à jeter - y a quand même quelques bons trucs. Mais comme toujours, il faut chercher et connaître (et c'est souvent du bouche à oreille) pour trouver le grand cru dans la masse de picrate et de vin de table.

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

Mais si vraiment on n'en veut plus d'étrangers en France, pourquoi laisse-t-on tant de peuples vivre dans la misère ? Ha oui, parce que l'OMC et le FMI en ont décidé ainsi !
Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

Vous croyez encore à ce mensonge romantique qui affirme que les immigrés viennent en France en raison de la misère. La réalité est plus complexe que cela, hélas.

Je crois que c'est très peu le cas, en fait : ils viennent ici parce qu'on les paie à faire des enfants, et par esprit de conquête. Ils ont bien compris que l'Europe se laisse faire et perd de nombreux territoires. Ils viennent bien souvent en France pour recréer la vie telle qu'elle est chez eux, souvent en pire et avec les allocs en plus. Car nous attirons non pas la misère, mais la racaille. La plupart des immigrés qui arrivent sont des losers dans leur pays. On nous envoie ceux dont plus personne ne veut dans leur propre pays ! Il y a, en Tunisie, en Algérie et au Maroc, des millions de gens très bien qui n'ont aucune envie de venir en France car ils ont une vie, un cerveau, des projets. Mais ceux-là, manifestement, notre pays ne les attire guère. Nous, nous avons les ratés, les petits truands, et leurs pays sont bien contents de nous les refiler.

Pour la majorité, il est parfaitement logique d'encaisser un maximum d'allocations possibles et d'exploiter le filon de la délinquance qui, paradoxalement, donne de plus en plus de droits ("les pôvres, c'est à cause du chômage... nous sommes le pays des Droits de l'Homme hein")

D'ailleurs, eux-même le disent ! Il suffit d'aller en Tunisie, par exemple, et de parler avec les gens, ils en rient et ne s'en cachent même pas ! Mais ici, en bon petit antiraciste bien dressé et haineux du réel qu'on est, on préfère s'inventer des histoires d'"immigrés pauvres tous venus en quête d'une vie meilleure", le tout à faire pleurer Margot.

Naturellement, ça les fait bien rire, tout ça. Et à leur place je rirais aussi.

Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

Écrit par : Rubrum Asinus | 06 octobre 2011

Pour le reste, Monsieur, votre message est une pénible accumulation de poncifs qui vont toujours dans le même sens: dédouaner ceux qui nuisent à la France et à son espace public en cherchant des coupables plus ou moins abstraits (les Etats-Unis, le libéralisme, la malbouffe, la pauvreté (qui est toute relative, en fait : ces gens sont nourris et chauffés, ils ont des iPod, etc.) Mai 68, etc.) — des excuses, en somme.

En gros, ce n'est jamais de leur faute ; et s'ils brûlent des voitures et vendent de la drogue, c'est qu'on les a mal accueillis, qu'on a pas été assez généreux, que les Américains ceci et que le FMI cela.

Je pense qu'il existe quelque chose appelé la civilisation, le contrat social, le pacte de non nuisance, le renoncement à la violence, et que cet idéal de comportement est hélas très peu partagé par la majorité de nos populations immigrées (mais pas seulement), et que ce constat est difficilement contestable.

Je pense que la présence massive d'immigrés en France n'a pas contribué, depuis 30 ans, à faire de la France un pays plus agréable, plus sûr, plus civilisé, plus vivable : bien au contraire.

Je ne pense pas que l'immigration de masse ait fait monté le niveau scolaire, bien que cette affirmation ne plaise ou pas. Or on n'a pas le droit de le dire, ni même d'y songer, car cette opinion, quand elle serait étayée, est devenue à elle seule un délit.

Je pense enfin que les grands coupables, en fait, ce sont les gens comme vous, qui excusent toutes les turpitudes et, de fait, font litière de la morale la plus élémentaire et de la civilisation française dans son ensemble. En faisant cela, vous ne rendez service à personne, et surtout pas aux dits immigrés.

Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

* monter / * bien que cette affirmation ne plaise pas.

Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

PS: Je suis un grand fan d'Asimov, à qui je dois de m'avoir sauvé à l'adolescence, avec Voltaire, Molière et Aldous Huxley, d'un dégoût définitif pour la littérature.

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011

http://www.lechatsurmonepaule.com/article-isaac-asimov-face-aux-feux-du-soleil-68931123.html

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

« Je ne pense pas que l'immigration de masse ait fait monté le niveau scolaire »
Wolt | 07 octobre 2011

En revanche, le Wolt d’élite s’y emploie activement : il va bientôt maîtriser infinitif et participe passé des verbes du premier groupe.

Écrit par : tailleboudin | 07 octobre 2011

Françoise, si vous passer par là, sur "Mezzo", "Dave Holland" et son "Quintett"...
De la "musique de nègre"
Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2011

Et de l'écriture de petit nègre ? Vous ne nous avez pas habitués à ça, Christophe ! :-)

Écrit par : pluskacé | 07 octobre 2011

J'ai déjà signalé ici la révision technique et idéologique imposée par Hachette à la réédition du Club des Cinq qui berça notre enfance…
L'ami Celeborn y est allé voir — merci à lui. Et c'est tout à fait terrifiant :

http://www.marianne2.fr/Le-Club-des-Cinq-caviarde-car-trop-politiquement-incorrect_a211106.html
JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011

"Et de l'écriture de petit nègre ? Vous ne nous avez pas habitués à ça, Christophe ! :-)"

Écrit par : pluskacé | 07 octobre 2011

Mille excuses. Je n'en ai aucune, mais j'avais les oreilles fixées sur le "chorus" de Chris Potter... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

J'avais commencé à partager ici mon bonheur de transmettre mes savoirs à mes élèves de CP...Il paraît que c'était "bisounours" ; j'ai donc cessé de perdre mon temps.

Aujourd'hui, je vous transmets le message d'alerte de mon syndicat. (j'ai par ailleurs lu des extraits de l'essai de Natacha Polony lors de la réunion d'info syndicale de mercredi dernier)


La FNEC FP-FO a été reçue à sa demande le 4 octobre par la DGRH afin d’obtenir des informations
sur les projets d’évaluation des personnels du 1er et du second degré, annoncées en remplacement
de la notation. La FNECFP-FO vous informe des réponses qu’elle a obtenues à ses questions.
Les réponses :
La notation des enseignants serait supprimée dès 2012-2013. Elle serait remplacée par un rapport
d’évaluation rédigé par l’IEN pour le premier degré et par le chef d’établissement pour le second
degré. (Procédure appliquée tous les deux ou trois ans.)
Ce rapport que le ministère veut être un «compte-rendu partagé» serait précédé d’un entretien
professionnel faisant suite à une « auto évaluation «écrite » de et par l’enseignant.
Quatre critères sont envisagés :
- La progression disciplinaire de la classe.
- La progression disciplinaire de chaque élève.
- La participation au travail en équipe et l’investissement dans le projet d’établissement.
- L’amélioration du climat scolaire à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement.
Dans le secondaire, il n'y aura plus « d’inspection de conformité » (les professeurs ne recevront plus
la visite de l’Inspecteur pour évaluer leurs compétences disciplinaires). L’ensemble de l’évaluation
reposerait sur l’entretien avec l’Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) et/ou le chef
d’établissement. L’Inspection (IPR-IA) serait chargée du conseil et de la validation de la méthode
mise en oeuvre pour l’auto évaluation. La grille nationale disparaîtrait, pour se voir adaptée « aux
réalités du terrain. »
Ces dispositions induiraient une modification fondamentale des règles d’avancement d’échelon. Ce
seraient l’IEN et/ou le chef d’établissement qui donneraient un avis sur l’accélération ou le
ralentissement de la carrière de l’enseignant, soit en matière d’avancement au choix, si ce système
était maintenu, soit par une bonification d’ancienneté dans l’échelon. En cas de désaccord sur
l’évaluation, l’enseignant bénéficierait d’une procédure d’appel.
Les statuts particuliers de tous les corps du premier et du second degré seraient modifiés pour
appliquer ce dispositif à la rentrée 2012…
Notre commentaire :
Dans le cadre de l’autonomie de l’établissement et s'ajoutant à la redéfinition envisagée des
missions et obligations de service, ce dispositif constitue une attaque frontale contre le statut
national et l’ensemble des garanties collectives qui lui sont associées. Egalité de droit, protection
contre l’arbitraire, déroulement de carrière, liberté pédagogique individuelle, obligations de service
définies nationalement en heures d’enseignement, qualification disciplinaire… Les mesures
envisagées, qui vont de pair avec la RGPP et les contre réformes qui en découlent, constituent un
coup majeur à l’encontre d’une école qui instruit. Tout est menacé !!
POUR LA FNECFP-FO, C’EST L’ETAT D’ALERTE !

Écrit par : Pascale | 07 octobre 2011

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011

Incroyable... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

par "autonomie" des établissements, j'entends surtout autonomie "idéologique": ça ne me choquerait pas qu'il y ait des établissements purement pédagogistes - après tout, je pense qu'il y a des profils d'élèves pour lesquels ça fonctionne - mais à condition, bien sûr, que l'on puisse trouver aussi des établissements plus traditionnels.
Mais bon, ça, ce serait dans le "meilleur des mondes possible". maintenant, je ne sais pas si cela peut réellement être dissociable de l'autonomie administrative: après tout, laisser le choix aux chefs d'établissement de ses enseignants, ce serait aussi leur laisser la possibilité de choisir leur "profil d'enseignement".
Mais il est vrai que ça ne peut marcher que si l'on change de fond en comble le mode de recrutement et d'évaluation des chefs d'établissements...

Écrit par : Julien | 05 octobre 2011
Je suis loin de nier "l'autonomie idéologique", mais on devrait plutôt la laisser aux professeurs. Par contre, il me semble vital de maintenir des objectifs communs en matière de programmes annuels dont les contenus doivent être les plus riches possible pour tous (tout le contraire du socle...). Faute de quoi la "diversité" entre les territoires et les établissements (certains classés "pédagos", d'autres prétendument "à l'ancienne") deviendrait la justification idéologique a posteriori de la privatisation de l'EN à venir.
Souhaitez-vous qu'on "s'ajuste" à l'exemple américain ? Il semble bien pourtant qu'on s'y dirige tout droit...

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2011

il parait sans chapeau !!!

Écrit par : Pascale | 07 octobre 2011

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CCQQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.wat.tv%2Fvideo%2Fpierre-desproges-juifs-1npxo_2i177_.html&ei=ZpSOTuujKsis0QWLiZwR&usg=AFQjCNERab9Kv7jKP_ClrHg-4yFFmo_i0A

Et ça, pourrait-on encore le dire aujourd'hui??
Pour paraphraser l'auteur, "on peut rire de tout... Mais pas à n'importe quelle époque..."

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

La FNEC FP-FO a été reçue à sa demande le 4 octobre par la DGRH afin d’obtenir des informations sur les projets d’évaluation des personnels du 1er et du second degré, annoncées en remplacement de la notation.

Écrit par : Pascale | 07 octobre 2011

Voilà qui confirme ce que je racontais il y a peu

Bientôt IPR = RIP

Écrit par : Zorglub le fourbe | 07 octobre 2011

Je crois que c'est très peu le cas, en fait : ils viennent ici parce qu'on les paie à faire des enfants, et par esprit de conquête.
Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

Tiens voilà qu'il nous ressert ce vieux marronnier de l'étranger venu infiltrer le pays d'accueil dans le but de le conquérir... Ah les années 30, c'était le bon vieux temps !
Mais j'ai la preuve que M. Wolt n'a pas de couilles: il n'a pas encore expliqué que les émigrés ont des grandes dents longues, qu'ils bavent du sang et qu'il mange des petits français la nuit !

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Et ça, pourrait-on encore le dire aujourd'hui??
Pour paraphraser l'auteur, "on peut rire de tout... Mais pas à n'importe quelle époque..."

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

Et c'est fort dommage, car ça permettait de se foutre de la gueule des Wolt et compagnie de manière subtile et intelligente.

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Au BO de ce jeudi, les modalités du nouveau bac (en vigueur, si on peut dire, à partir de 2013)

Avertissement : exercices préparatoires à l'apnée et au serrage de fesses nécessaires avant lecture.

www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?pid_bo=25864

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

"qu'ils mangent"

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

Je regrette souvent que Desproges ne soit plus des nôtres; il en aurait eu des choses à dire sur le monde actuel (et ça aurait été jouissif)...

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

De l'air, de l'air !!!
http://www.youtube.com/watch?v=ihr1fiBBtec

Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2011

Dugong, la poésie du caca-boudin et du caca p'out en phase anale, âge mental 3 ans, régression ou sénilité précoce ?
Dans certaines régions le "c" et le "g" sont phonétiquement très proches, c'est quoi ta région doudou ?
Écrit par : puzzle | 06 octobre 2011

Mon cher puzzle, savez-vous quelle est la différence entre un Pastis 51 et un 69?
PS 1: Tout le monde peut participer.
PS 2: Je prie les esthètes que sont tous les lecteurs du blog de bien vouloir m'excuser pour cette parenthèse de (très) mauvais goût, mais la tentation était trop forte.
Écrit par : André Gigue Automne des poètes | 06 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

J'ai lu le long texte de Renaud Camus, je crois avoir tout compris, sans rien à y redire, j'ai lu les deux lignes du poète (?!) Gigue, j'ai rien compris a sa vanne pour initiés de club privé du samedi soir et soirée pour alcoolos mondains, si qqun avait la bonté de m'expliquer, mais y a sans doute rien à comprendre... Dans n'importe quel bistro, ils ont des vannes aussi courtes, aussi bêtes et plus drôles...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Faut etre deux et alors ?

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Mais j'ai la preuve que M. Wolt n'a pas de couilles: il n'a pas encore expliqué que les émigrés ont des grandes dents longues, qu'ils bavent du sang et qu'il mange des petits français la nuit !

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Ah non ! Ça, ce n'est pas les africains, c'est les juifs et les francs-mac.
Vous mélangez tout, Julien !

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2011

Pour les ceuss qui croient encore que Meirieu est en soi une menace, voici la déclaration d'intention de la présidente en exercice d ela Fondation pour l'Ecole à laquelle je fais allusion dans ma NOte.
Je supplie les uns et es autres de bien comprendre que le vrai danger est là, et pas ailleurs — d'autant plus dangereux qu'à peu de choses près, je pourrais contresigner son message. Mais c'est justement ce "peu de choses" qui fait toute la différence.
Quant aux libéraux qui passent régulièrement ici, et autres p'tits gars de la Marine, qu'ils me donnent donc leur avis — ça m'intéresse.

http://veille-education.org/2011/10/06/«-l’ecole-publique-a-un-besoin-vital-d’ecoles-privees-qui-lui-fassent-concurrence-»/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Veille-Education+%28Veille+-+Education%29
JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011

Et les juifs et les francs-mac, c'est le complot mondialisateur.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2011

Faut etre deux et alors ?

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Non, elle est plus "sale" que ça.
Ce n'était qu'une petite provocation à votre égard, mais vu son peu de succès, j'en assume l'entière responsabilité et j'en tire les conséquences etc. etc.

Écrit par : André Gigue aggrave son cas | 07 octobre 2011

A propos de la nuance qui me sépare du FN et de la Marine :

http://www.lechatsurmonepaule.com/

A propos de la nuance qui me sépare de SOS Education :

http://www.lechatsurmonepaule.com/article-pour-ou-contre-le-cheque-education-63736262.html

Écrit par : RobinRobin | 07 octobre 2011

Voilà que je me dédouble maintenant !

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

A la réflexion M. Gigue, votre blague était peut être pas bien méchante, on devient vite parano dans ce monde cruel... Une petite tape dans le dos, un compliment et paf ! On vous arrache les couilles avec les dents... Donc si votre intention n'était pas nuisible à mon égard, que je m'excuse...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

De l'air, de l'air !!!


Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2011

Des bouffées de chaleur ? Une ménopause difficile ????

Écrit par : parenthèse | 07 octobre 2011

De l'air, de l'air !!!


Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2011

Des bouffées de chaleur ? Une ménopause difficile ????
Écrit par : parenthèse | 07 octobre 2011

Tiens, le glos Guillaume !

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

PS: Je suis un grand fan d'Asimov, à qui je dois de m'avoir sauvé à l'adolescence, avec Voltaire, Molière et Aldous Huxley, d'un dégoût définitif pour la littérature.

Écrit par : Julien | 06 octobre 2011
---
Je suis, vous l'aurez deviné, un grand fan d'Asimov. Je ne me serais jamais douté que vous le fussiez aussi !
Je comprends facilement ses romans en anglais des années 1980. Ceux des années 1940 à 1950 sont dans un style "pulp", je crois, ou quelque chose de ce genre. Il a dit s'être débarrassé de cette influence. Il a bien fait.
Dans ses livres de "science populaire", en revanche, son style a toujours été classique. Cela s'imposait. Ses explications scientifiques étaient d'une clarté éblouissante.
Je pense que sa Bible annotée doit être intéressante et que je pourrais même prendre plaisir à sa lecture.
Vous devriez le trouver facilement (en anglais) sur Amazon.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

Je précise à JPB que je ne suis ni un "libéral" (enfin, il faudrait préciser ce qu'on entend exactement par là..), ni (et encore moins) un "gars de la Marine".

Comme le dit si bien Alain Finkielkraut, le FN n'a pas le monopole du réel (certains ajouterons gaiment : ni de la connerie, et ils auront certes raison).

Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

La presse : "La Yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix 2011, avait fondé en 2005 le groupe Femmes journalistes sans chaînes"

Enfin, une yéménite non phalloïde ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

"Je supplie les uns et es autres de bien comprendre que le vrai danger est là, et pas ailleurs" JPB

Est ce un appel à une sorte d'union sacrée hétéroclite * avec les meirioleux contre la Coffunion ?

* les homoclites auraient tort de s'en sentir exclus.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

"De l'air, de l'air !!!

Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2011

Des bouffées de chaleur ? Une ménopause difficile ????"

Écrit par : parenthèse | 07 octobre 2011

Et c'est moi qui suis vulgaire... ... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

Pendant que nous nous focalisions sur Philippe Meirieu, les tenants du "chèque éducation" qui sont effectivement tout ce que l'on veut, sauf de Gauche (ou républicains de Gauche, du Centre ou de la Droite) paufinaient leur stratégie.

Philippe Meirieu, le moins bête des "pédagos" n'a jamais été qu'un "idiot utile" dans la liquidation de l'Ecole républicaine, préalable à la privatisation du système éducatif, à l'autonomie des Etablissements, à l'Ecole "reflet des choix familiaux", porte ouverte au communautarisme et à toutes les dérives, y compris sectaires.

Meirieu vient tout juste de s'en apercevoir. Nous avions peut-être une légère avance sur lui, mais SOS Educ. en avait deux sur les défenseurs de l'Ecole républicaine.

Et maintenant, que faire ? (comme disait Oulianov)

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

Je crains bien que les écoles hors contrat ne deviennent la seule échappatoire des jeunes collègues conscients qui ne veulent pas devenir des animateurs de soins occu(com)pationnels.

Les vieux cons comme moi peuvent encore tout se permettre dans leur travail parce qu'ils n'auront pas le temps de devenir marginaux dans un système où ils peuvent encore se comporter comme des atypiques flamboyants.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Les petits clébards flatulents qui tentent de me mordiller les mollets sont informés que je suis en botte suite à mon basculement progressif dans le statut de gentleman farmer.

Les miennes, contrairement aux leurs, ne font pas de bruit et encore moins de succion.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

"Je crains bien que les écoles hors contrat ne deviennent la seule échappatoire des jeunes collègues conscients qui ne veulent pas devenir des animateurs de soins occu(com)pationnels."

... Des vieux collègues aussi !

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

... les flamboyants ! ;-))

Anna, ma soeur Anne...

Je ne vois qu'un dugong qui flamboie et un Robin qui poudroit !

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

Je crains bien que les écoles hors contrat ne deviennent la seule échappatoire des jeunes collègues conscients qui ne veulent pas devenir des animateurs de soins occu(com)pationnels.

Écrit par : dugong

Je crains aussi qu'un certain nombre d'entre eux "osent", par dégoût, fonder de telles écoles.

Écrit par : Moot | 07 octobre 2011

Et maintenant, que faire ? (comme disait Oulianov)
Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

Ça : http://www.slecc.fr/GRIP_editions3.htm

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

A propos de l’article de Celeborn, qu’évoque JPB. Je réagis ici car je n’arrive pas à le faire sur son blogue.

Le principe d’une nouvelle traduction, en soi, ne me choque pas. Il y a des siècles qu’on retraduit le Quijote, je crois. Ce qui me choque, c’est le projet (financier, mais la pieuvre ne l’avouera jamais) de se mettre « au niveau des enfants ». Car faire ça est le plus sûr moyen qu’il ne monte pas. Et là, le pire est la suppression des verbes au passé simple, remplacé par le présent de narration. C’est vrai que ce temps n’est plus d’usage courant comme il a quelques décennies. Mes grands-parents, même si c’était en leur patois, disaient : i s’n’alla (il s’en alla), i s’trouvit (il se trouva). Mais ne plus l’inculquer aux élèves fait que des pans entiers de la littérature leur seront inaccessibles. Bon, il est vrai qu’on n’a pas besoin de connaître La Princesse de Clèves pour vendre des aïefaunes ! C’est même déconseillé car ça pourrait faire fonctionner les boyaux de la tête, et trop penser peut nuire à votre carrière, mon petit, croyez-en votre bien-aimé boss…

Si comme lui me choque la disparition de moult figures de style remplacées par des platitudes et du bonsentimentalisme tiédasse, je tique moins à la modification des passages parlés et le remplacement du « nous » par « on » (sauf s’il est systématique). « On s’en va » est préférable à « Nous nous en allons » car plus court. J’apprenais à mes élèves que toute formule qui ne présente pas d’intérêt phonétique, sémantique ou expressif particulier gagne à être remplacée par plus courte.

Par ailleurs, Le Club des Cinq, si honorable soit le travail de Mme Blyton, ce n’est pas l’acmé de la littérature pour enfants. Pour y parvenir, un tel livre doit donner à l’adulte qui le relit un plaisir d’adulte, et pas seulement de l’attendrissement sur un bon souvenir. Si vous en voulez une preuve, lisez « Moonfleet » (John M. Falkner).

Écrit par : PMB | 07 octobre 2011

Je réponds à JPB, les invitations au dialogues sont si rares, qu'il serait malhonnête de les bouder, surtout quand on se définit comme un démocrate, un républicain et accessoirement un gars de la marine... J'ai lu ce texte et je vais le relire en profondeur, je n'ai pas les réponses toutes faites et les certitudes des intellectuels confirmés d'ici et d'ailleurs...
J'ai cependant une certitude, c'est que ceux qu'on empêche de voter, de penser, finissent toujours par voter avec leurs pieds, les enfants sont ce que nous avons de plus précieux, j'ai moi-même une fille d'un an, et je sais que je mettrai tout en œuvre pour lui apporter le mieux et le meilleur possible...
J'ai connu l'école publique pendant trente ans, et ceux qu'on appelait du beau nom d'instituteur, mais déjà plus hussard de la république, qu'on a accusé d'être des traîtres a la patrie et qui sont allés mourir en masse sur les champs de 14-18...
J'ai vu de l'intérieur toutes les âneries qu'on nous a fait commettre... Bien sûr ce n'étaient que de petits crimes entre amis, mais organisés quand même...
Je n'ai pas d'affection particulière pour l'école publique, cette école de bourgeois et de riches que Mitterrand a défendue, trop des siens sans doutes y avaient mis leurs enfants, mais je crois que tous les systèmes ont besoin d'un stimulant, d'un contre-pouvoir comme il est écrit dans ce texte que vous avez mis en lien... Je ne vais que paraphraser platement Churchill, la liberté scolaire est totalement imparfaite, mais c'est le moins pire des systèmes...
Il est même à craindre, s'il n'est pas apporté de réponse satisfaisante au problème de l'éducation que le "home scoolling" soit sa dernière réponse...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Les petits clébards flatulents qui tentent de me mordiller les mollets sont informés que je suis en botte suite à mon basculement progressif dans le statut de gentleman farmer.
Les miennes, contrairement aux leurs, ne font pas de bruit et encore moins de succion.
Écrit par : dugong | 07 octobre 2011
,,,,,,,,,,,,,,
Ah ! dugong, "L'amour est dans le pré" ?? on tente sa chance ???
Vous allez abandonner vos vieux poncifs pour de vieux calcifs, mais pour les p'out caca, vous allez être servi au cul des vaches... Vous faire quelques narines en fin gourmet... Bon sniff !

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

La terre ne ment pas c'est le nouveau dogme dugongien ! J'aurais plutôt cru qu'il allait servir dans la marine ... avec ses appétits de grand large !

Écrit par : iPidiblue retour à la terre | 07 octobre 2011

je lance "petits clébards flatulents" et les voici qu'ils rappliquent au seul appel de leur nom.

Ecœurant de "bave lovisme"

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Je ne vois qu'un dugong qui flamboie et un Robin qui poudroit !
hum : "poudroie" plutôt ! (c'est du premier groupe)

comme "merdoyer"

Écrit par : Robin | 07 octobre 2011

"La terre ne ment pas c'est le nouveau dogme dugongien !" iPidi

La mienne n'est pas accessible à tous.

Très loin d'en faire une panacée à relents, je n'y invite que quelques happy few.

Demeurez en ville.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

qui rappliquent ...

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Vous commencez à m'insulter, Sibille : je suis en train de gagner la partie.
Écrit par : Wolt | 06 octobre 2011
Voilà : il ne vous reste plus qu'à la quitter, maintenant.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2011

Il faut quand même que j'apprenne à ceux qui ne le savent pas que la célèbre formule : "La terre ne ment pas " est due à Emmanuel Berl qui était juif et qui n'a jamais quitté Paris !

Écrit par : iPidiblue retour à la terre | 07 octobre 2011

Si Berl avait eu de la famille paysanne il aurait su qu'il ne faut jamais donner sa confiance aux produits de la terre ! Rien n'est plus décevant que cette culture ... je préfère l'autre, ses fruits sont moins blettes !

Écrit par : iPidiblue retour à la terre | 07 octobre 2011

Il y a deux Berl : le Berlin et le Berlout

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Il y a deux Berl : le Berlin et le Berlout
Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Avec le berlaud, ça fait trois.

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

Il faut quand même que j'apprenne à ceux qui ne le savent pas que la célèbre formule : "La terre ne ment pas " est due à Emmanuel Berl qui était juif et qui n'a jamais quitté Paris !
Écrit par : le berlaud | 07 octobre 2011

Parce que en plus d'exister, ce qui est déjà lourd à supporter, vous faites dans l'antisémitisme !

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

Ipid
Ben oui Emmanuel Berl, que vous définissez par sa religion, avait outre l'inconvénient d'être le mari de la Mireille du petit conservatoire, avec sa voix pincharde et ses commandements secs comme des coups de trique, celui d'avoir été l'inspirateur, le spin doctor, qu'on dirait maintenant, du Maréchal, comme quoi...

Dugong,
pis les vaches, c'est bien, ca vous regarde avec des grands yeux d'amour et ca vous contredit pas...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Le berlaud. Ou le kéké.

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

Les petits clébards flatulents qui aspirent à décharger sur vos bottes encore moins.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

... pis les vaches, c'est bien, ca vous regarde avec des grands yeux d'amour et ca vous contredit pas...
Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011


Ah ! j'ai quand même connu une vache qui a fini à l'Académie des sciences morales et politiques !

Écrit par : iPidiblue académique | 07 octobre 2011

"dugong et l'obsession du clébard flatulent" un sujet de thèse en perspective pour les doctorants en psychiatrie...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Ma commode est française
C’est du moderne ancien
Les tiroirs sont Louis XVI
Les pieds républicains
Elle fit les barricades
Elle ne tient plus très bien
Mais bien qu’elle soit malade
Elle m’est sacrée j’y tiens !

Et si un jour on vient
M’la prendre comme c’est la mode
Je défendrai mon bien
Le cul sur la commode
Et si un jour on vient
M’la prendre comme c’est la mode
Je défendrai mon bien
Le cul sur la commode
Le cul sur la commo-o-de

Écrit par : iPidiblue le cul sur la commode | 07 octobre 2011

un bémol quand même, le dugong, il a pas dit "je vais être paysan, pequenot ou bouseux", il a dit "gentel-man-farmer", c'est pas rien ces gens-là, d'abord ca cause english, parce que le franchouillard c'est caca boudin, ca fait peuple, ensuite , "gentel-man," ca veut dire "noble, aristo", donc que môssieur dugong c'est pas du caca a deux balles le kilo, du caca je sais pas, mais en bas de soie... la GOP de ma jeunesse, gauche ouvriere et paysanne en sera pour ses frais... de gauche, peut-être, mais sans le peuple, faut pas exégèter quand même !

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Petit scarabée tu n'as pas encore compris la leçon ! Long est le chemin de la vie qui mène à la ferme de maître Dugong ...

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 07 octobre 2011

« certains ajouterons »
Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011
« Je ne pense pas que l'immigration de masse ait fait monté le niveau scolaire »
Wolt | 07 octobre 2011

Effectivement.

Écrit par : tailleboudin | 07 octobre 2011

"dugong et l'obsession du clébard flatulent" un sujet de thèse en perspective pour les doctorants en psychiatrie...
Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Vous travaillez quand, vous ?

Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

ca y est la traque aux fautes de frappes et lancée par les petites frappes de l'orthographiquement correct, qui faute d'argumenter sur le fond, font la seule chose qu'ils savent faire, croiser le fer sur la forme...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Ce blog a gagné de solides recrues avec wolt et puzzle.
Y'a du vrai bon niveau de puanteur.

A quand le retour de dickens ?

Écrit par : Zorglub le fourbe | 07 octobre 2011

« Emmanuel Berl qui était juif et qui n'a jamais quitté Paris ! »
iPidiblue | 07 octobre 2011

Sinon pour s’engager en 14 et se voir attribuer la Croix de guerre…

Écrit par : tailleboudin | 07 octobre 2011

ca y est la traque aux fautes de frappes et lancée par les petites frappes de l'orthographiquement correct, qui faute d'argumenter sur le fond, font la seule chose qu'ils savent faire, croiser le fer sur la forme...
Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Faut dire qu'il vaut mieux ne pas gratter le fond ; les remugles sont déjà assez repoussants en surface.

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

je tique moins à la modification des passages parlés et le remplacement du « nous » par « on » (sauf s’il est systématique). « On s’en va » est préférable à « Nous nous en allons » car plus court.

Ecrit par : PMB

Dans ma classe : Il s'agissait de conjuguer un verbe du troisième groupe : souffrir, au présent. Un élève : "je souffre, tu souffres, il, elle souffre, nous... et il s'arrête, réfléchit un instant, puis : M'sieur, ça se dit pas, nous souffrons !"
Comme je sais que c'est un élève qui n'a pas la manie de se tuer à la tâche, je me dis qu'il n'a pas eu à souffrir trop souvent des conjugaisons, puis j'ajoute qu'on ne dit pas 'nous souffrissons".
L'élève : "Non, non, c'est pas ça : on dit : ON souffre, pas NOUS souffrons !
Constatation faite dans beaucoup de copies: le nous disparaît peu à peu, noyé dans l'océan indéfini du Grand On !!!

Bonne soirée à tous.

Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

je tique moins à la modification des passages parlés et le remplacement du « nous » par « on » (sauf s’il est systématique). « On s’en va » est préférable à « Nous nous en allons » car plus court.

Ecrit par : PMB

Dans ma classe : Il s'agissait de conjuguer un verbe du troisième groupe : souffrir, au présent. Un élève : "je souffre, tu souffres, il, elle souffre, nous... et il s'arrête, réfléchit un instant, puis : M'sieur, ça se dit pas, nous souffrons !"
Comme je sais que c'est un élève qui n'a pas la manie de se tuer à la tâche, je me dis qu'il n'a pas eu à souffrir trop souvent des conjugaisons, puis j'ajoute qu'on ne dit pas 'nous souffrissons".
L'élève : "Non, non, c'est pas ça : on dit : ON souffre, pas NOUS souffrons !
Constatation faite dans beaucoup de copies: le nous disparaît peu à peu, noyé dans l'océan indéfini du Grand On !!!

Bonne soirée à tous.

Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

Un lien peut-être utile à la réflexion :

http://www.mezetulle.net/article-ecole-et-autorite-85987002.html

Écrit par : Robert | 07 octobre 2011

Ah non ! Ça, ce n'est pas les africains, c'est les juifs et les francs-mac.
Vous mélangez tout, Julien !

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2011

Oh, vous pinaillez ! Sont pas chrétiens, c'est pareil ;-) !

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Ce blog a gagné de solides recrues avec wolt et puzzle.
Y'a du vrai bon niveau de puanteur.

A quand le retour de dickens ?

Écrit par : Zorglub le fourbe | 07 octobre 2011

Pas besoin, on vient de trouver son frère jumeaux et son fils caché !

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

(certains ajouterons gaiment : ni de la connerie, et ils auront certes raison).

Écrit par : Wolt | 07 octobre 2011

Assurément ! D'ailleurs les partisans de Renaud Camus semblent s'être servis copieusement. Vous espériez quoi ? Épuiser le stock de connerie du FN ? Autant siphonner les océans !

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

« Emmanuel Berl qui était juif et qui n'a jamais quitté Paris ! »
iPidiblue | 07 octobre 2011

Sinon pour s’engager en 14 et se voir attribuer la Croix de guerre…
Écrit par : tailleboudin | 07 octobre 2011

Et en 1941, rejoindre Mireille Hartuch à Argentat ( Corrèze).

Écrit par : Guy Morel | 07 octobre 2011

Je crains bien que les écoles hors contrat ne deviennent la seule échappatoire des jeunes collègues conscients qui ne veulent pas devenir des animateurs de soins occu(com)pationnels.
Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

C'est à peu près ce que je voulais dire à mihailovich: comme lui je pense que ce soit une "bonne" solution, mais dans l'immédiat je n'en vois pas d'autres à court terme.

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

"je ne pense pas que..."

Écrit par : Julien | 07 octobre 2011

Je crains bien que les écoles hors contrat ne deviennent la seule échappatoire des jeunes collègues conscients qui ne veulent pas devenir des animateurs de soins occu(com)pationnels.
Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Heu… Du privé catholique qui réclame le droit de recruter lui-même ses profs… Sur quels critères ? La réfutation de Darwin ?
Etonnez-vous que les écoles catholiques très privées soient plébiscitées par les musulmans, et même par les islamistes. Notre-Dame-de-la-Viste, par exemple, à Marseille.
Et ils ont refusé les demandes de plus de 30 000 familles, globalement.
Et dans cinq ans ? Le paysage scolaire ressemblera à quoi ?
Je sais bien — nous en avons déjà parlé, cher mammifère marin — que nous devrions créer nos propres écoles 100% performantes et 100% laïques. Mais comme je l'ai expliqué déjà, je n'ai pas les sous — vous non plus. Et j'ai peur que Serge Dassault, qui compte autant que je sache parmi les gentils mécènes de la Fondation pour l'Ecole, ne nous ouvre pas sa bourse. Ni qui que ce soit. Les gens riches se fichent pas mal des résultats pédagogiques : ils financent de l'idéologie.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011

Heu… Du privé catholique qui réclame le droit de recruter lui-même ses profs… Sur quels critères ? La réfutation de Darwin ?

JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011
---
La réfutation de Darwin et la promotion de l'Intelligent Design sont à craindre, oui.
C'est là le refuge des ignorants.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

Constatation faite dans beaucoup de copies: le nous disparaît peu à peu, noyé dans l'océan indéfini du Grand On !!!

Bonne soirée à tous.
Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

Un message pour être abonné.

Sur "On" ou "Nous" : lorsque j'étais en primaire on nous disait si on l'employait dans une CF "On est un .on"

MD

Écrit par : MD | 07 octobre 2011

Constatation faite dans beaucoup de copies: le nous disparaît peu à peu, noyé dans l'océan indéfini du Grand On !!!

Bonne soirée à tous.
Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

Un message pour être abonné.

Sur "On" ou "Nous" : lorsque j'étais en primaire on nous disait si on l'employait dans une CF "On est un .on"

MD

Écrit par : MD | 07 octobre 2011

@ Julien
Asimov's Guide to the Bible, Volume I Doubleday, 1968 ; Volume II 1969

Je pense qu'il s'agit bien de la Bible annotée par Asimov.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

Wolt et Puzzle... je cherche uniquement à comprendre pourquoi certaines classes sociales tombent plus facilement dans la délinquance que d'autres, ce n'est pas mon intention d'excuser et encore moins de cautionner les délits, comme vous avez l'air de le sous-entendre !

En plus je vous ferais remarquer que si les classes populaires semblent plus enclines à la déviance que les bourgeoises, ces dernières ont elles aussi de fâcheuses tendances, autres. Par exemple, la crise des subprimes, ce ne sont pas vos "Arabes" ni vos "Noirs", ni même la classe ouvrière qui en sont les responsables, et ses conséquences sont aussi désastreuses, sinon bien pires que la délinquance !

Autre chose, que les voyous soient d'origine immigrée ou non, qu'est-ce que ça change ? Le vrai problème c'est la délinquance, non ? Il faut retrouver l'ordre républicain, c'est une nécessité, mais l'ordre ne va jamais sans la justice sociale (sans nécessairement passer par elle, je vous l'accorde, mais assez souvent cependant).

Pour le reste, je crois hélas que nous ne nous comprendrons jamais, pour la simple et bonne raison que vous fondez tout votre argumentaire sur des a priori négatifs. De mon côté j'essaie autant que possible d'analyser la situation de manière objective, je n'ai pas le moindre préjugé, positif ou négatif, vis à vis des immigrés, pas plus que des traders ou des Américains ! J'éprouve seulement envers ces gens-là le respect que je dois à l'humanité toute entière est qui au fond est nécessaire à la vie. Croire comme vous le faites, qu'un groupe d'individus veuille spontanément le mal de toute une société, sans explication(s), ça relève de la théorie du complot et généralement ça s'avère profondément faux.

Écrit par : Rubrum Asinus | 07 octobre 2011

Il est même à craindre, s'il n'est pas apporté de réponse satisfaisante au problème de l'éducation que le "home schooling" soit sa dernière réponse...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011
---
Ce n'est une solution possible que pour des parents cultivés ou très aisés, ou mieux encore cultivés et très aisés tout à la fois (et, dans tous les cas, disponibles et motivés).
Vu les dégâts effarants commis par l'école publique depuis 1970, ou depuis 1960, ça ne doit pas faire beaucoup de parents capables d'enseigner jusqu'au niveau de CM2, et moins encore au-delà.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

Les gens riches se fichent pas mal des résultats pédagogiques : ils financent de l'idéologie.
JPB
Écrit par : brighelli | 07 octobre 2011

Il n'y a pas qu'eux qui se fichent de l'exactitude des faits et n'aiment rien tant que l'idéologie ! Tailleboudin et Guy Morel veulent faire croire qu'Emmanuel Berl était un paysan parce qu'il est allé dans les tranchées en 14 et s'est réfugié à Argentat en Corrèze en 1941 !


Soit ils sont idiots - ce que je ne saurais croire puisqu'ils sont diplômés - soit ils veulent avoir raison à tout prix ...

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 07 octobre 2011

"dugong et l'obsession du clébard flatulent" un sujet de thèse en perspective pour les doctorants en psychiatrie...
Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Vous travaillez quand, vous ?"

Écrit par : chevreuil | 07 octobre 2011

Quand travaille t-il ??? Du chapeau, à peu près en permanence !!! (Mais il bénéficie de médicaments qui ont l'air assez forts !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

"Pour le reste, je crois hélas que nous ne nous comprendrons jamais, pour la simple et bonne raison que vous fondez tout votre argumentaire sur des a priori négatifs."

Écrit par : Rubrum Asinus | 07 octobre 2011

Tout est dit !!! C'est pour ces mêmes raisons qu'il paraît difficile de voter pour des partis qui se fondent aussi sur le rejet, (FN ou NPA, par exemple).

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

"Je sais bien — nous en avons déjà parlé, cher mammifère marin — que nous devrions créer nos propres écoles 100% performantes et 100% laïques." JPB

Je ne le désire évidemment pas. "On" a tellement cassé du prof et certains d'entre "nous" se sont tellement bien appliqués à se faire battre que je ne vois de solutions avant, au bas mot, dix ans.

Le temps minimal pour que des tentatives comme celles du GRIP essaiment un peu dans le public et que des parents lucides les soutiennent activement. C'est une question de masse critique - comme pour Little Boy - mais ce ne seront pas des neutrons qui initieront la réaction en chaîne ...

Il y a quelques années, je disais que l'enjeu était la prise de pouvoir dans le public. Maintenant, l'enjeu est la survie.

Mais quand on voit comment la chrétienté a fini par s'imposer après avoir été massacrée et quasi éliminée, on se dit que l'histoire pourrait réserver la même surprise à un enseignement public de qualité basé sur des programmes aux contenus roboratifs.

Mais peut-être ce genre de miracle est-il réservé "par nature" aux choses religieuses ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

"La réfutation de Darwin et la promotion de l'Intelligent Design sont à craindre, oui.
C'est là le refuge des ignorants." Penin

Je suis de ceux qui croient qu'on peut être critique du darwinisme sans être créationniste.

Je crois par contre qu'un darwinisme local existe. Notamment sur ce blog et pour la plus grand joie de notre hôte qui est aussi une sorte d'entomologiste.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2011

Rubrum Asinus, je vous respecte parce que vous êtes un homme respectable qui respecte ses adversaires, ou contradicteurs...
Je vais faire court et me permettre une grossièreté que je le leur dois bien, la bourgeoisie et les bourgeois français, que je connais bien depuis mes années de scoutisme, certaines de mes amies et relations de travail, sont globalement des sales cons incultes et prétentieux, quand ils ne sont pas radins, méfiants et sectaires... Je préfère dix fois boire un café avec un jeune de banlieue qui va me faire rire et me raconter ses salades que passer un quart d'heure a grimper au lustre tellement ils sont d'un ennui mortifère...
Le probleme, c'est que les delinquants français, on est obligé de faire avec, les autres on peut en faire profiter leur pays d'origine...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Quand travaille t-il ??? Du chapeau, à peu près en permanence !!! (Mais il bénéficie de médicaments qui ont l'air assez forts !!! ;-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011
;;;;;;;;;;;;;;;;;
Sibille, j'ai quitté l'Education Nationale de mon plein gré, c'est rare, ca... Et ca vous en bouche un coin... Je vous dirais bien que je peins, que ca se vend, et que j'ai construit deux (grandes) maisons et piscine seul et de mes (petites) mains... Mais bon, je gagne honnêtement ma vie... C'est tout... Je prends l'argent de personne, surtout pas les aides sociales...
Et je bois tres peu de vin et fume peu, ma femme est musulmane et je respecte son choix...

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

"Etonnez-vous que les écoles catholiques très privées soient plébiscitées par les musulmans, et même par les islamistes. Notre-Dame-de-la-Viste, par exemple, à Marseille.
Et ils ont refusé les demandes de plus de 30 000 familles, globalement."

Collègue!

Poser cette question c'est en donner la réponse: ces familles musulmanes qui y inscrivent leurs minots sont des familles responsables qui se soucient de l'éducation de leurs enfants.
Et ils savent très bien, après la parenthèse collège, que la qualité et l'encadrement seront bien meilleurs ans un lycée privé catho.
Je rassure toutes les oies vigilantes de ce forum: il ne s'agit pas d'une stratégie visant à éviter les "conceptuelles horreurs d'un enseignement laïc pur et dur" mais plutôt d'une recherche d'un cadre pédagogique traditionnel, et, entre nous, d'un moyen évident de faire bosser ses gosses loin des racailles.
Vécu, et approuvé.

Précisons, pour les pinailleurs de l'ethnologiquement correct, qu'il s'agit de personnes "issues de la diversité" ( idiot adjectif) MAIS qui s'occupent -encore-de leur progéniture...

;);)!!!

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2011

"Et je bois tres peu de vin et fume peu, ma femme est musulmane et je respecte son choix..."

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Vous faites comme vous voulez;
ceci-dit, on n'est pas obligé de ce marier !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

Vous faites comme vous voulez;
ceci-dit, on n'est pas obligé de ce marier !!! ;-))
Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011
::::::::::::::
Oh ! Oh !! Sibille vous voila cloué au pilori de la honte que vous avez semée ! La faute du siecle : CE marier ;-))))

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

Je viens d'avoir le plaisir de voir et d'écouter Natacha Polony sur France 2, à la fin du journal de 20 heures.
Je n'ai pas réussi à me concentrer sur ce qu'ont dit les trois invités interrogés par le charmant jeune homme; comment s'appelle-t-il déjà ? Ah ! oui, Laurent Delahousse.
Était-ce la fatigue ?
Ce débat du vendredi soir est décidément trop court. Les invités parlent à toute vitesse, conscients qu'ils sont du peu de temps qui leur est imparti.
Je suggère que vendredi prochain le présentateur du journal ait un seule invité - une seule invitée plutôt.
Par exemple, Natacha Polony, dont j'ai pu apprécier la belle voix de mezzo-soprano (non, elle n'a pas chanté, mais je peux classer les voix presque sûrement sans les entendre chanter) et le visage avenant, sous le charme duquel je suis tombé.
Bon, ça reste entre nous, hein les gars ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

"de ce marier !!! ;-))"

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

"de se marier", évidemment !!! :-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

C'est un problème qu'on rencontre souvent chez les divorcés : ils ne sont pas en sympathie avec le verbe "se marier" !

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 07 octobre 2011

"Oh ! Oh !! Sibille vous voila cloué au pilori de la honte que vous avez semée ! La faute du siecle : CE marier ;-))))"

Écrit par : puzzle | 07 octobre 2011

La honte se sème ??? C'est nouveau, ça !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

C'est surtout ceux qui ne ce sont jamais mariés, Ipidi !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

Ce blog a gagné de solides recrues avec wolt et puzzle.
Y'a du vrai bon niveau de puanteur.

A quand le retour de dickens ?

Écrit par : Zorglub le fourbe | 07 octobre 2011

Et Toto ?

Il était du même niveau que ces trois-là.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2011

En moins pervers, quand même !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2011

http://www.nybooks.com/articles/archives/2011/sep/29/school-reform-failing-grade/

Nouvelle tentative. Deux critiques de Diane Ravitch qui peuvent interesser cetains ici. Question annexe est il possible d'avoir enseigne a 14000 eleves ?

Class Warfare: Inside the Fight to Fix America’s Schools
by Steven Brill
Simon and Schuster, 478 pp., $28.00

As Bad as They Say? Three Decades of Teaching in the Bronx
by Janet Grossbach Mayer
Empire State Editions, 166 pp., $16.95 (paper)

Écrit par : o | 08 octobre 2011

@ Julien
Asimov's Guide to the Bible, Volume I Doubleday, 1968 ; Volume II 1969

Je pense qu'il s'agit bien de la Bible annotée par Asimov.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 octobre 2011

Merci Francis ! J'irai jeter un coup d'œil sur amazon dès que j'aurai le temps.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Ce qui me désespère le plus en lisant ce blog, c'est que la communauté des intellectuels qui le compose, manque profondément à son devoir... Exception faite des trois ou quatre blogueurs qui acceptent le débat d'idée avec les adversaires idéologiques que nous sommes, et dont les noms sont clairement affichés ici : wolt, dickens, toto et moi-même ( je peux enfin figurer sur une affiche rouge exposée a la vindicte...), les autres se contentent de furieux poncifs, d’anathèmes basiques et d’insultes répétitives (les adjectifs étant déplaçables), qui tournement généralement autour des fonction primaires d’un enfant de cinq ans ou qu'un mauvais publicitaire pourrait concocter ; L'odeur : puanteur, caca, pipi, pisser, vomir… La couleur : brunâtre… L'ouïe : bruits de bottes, aboiements de chiens… Sans oublier les jeux de mots douteux : gazillons...
C'est le degré zéro de la pensée, la négation de l’autre… Je suis sûr qu'en banlieue, il y a plus d'engagement, de questionnement...
J'exonère de ce constat les aimables et corrects contradicteurs, dont je ne veux pas citer le nom, ici, pour ne pas établir de liste a mon tour, mais qui se reconnaitront et que je salue, car le respect de l’autre et du dialogue est une valeur essentielle… Enfin, je croyais... Wolt et moi-même n'avons fait que proposer du débat, et si anathème, il eut, ce n'était souvent que réponse ou aimable provocation... Pas cette haine profonde et ces certitudes qui me consternent…

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Je conviens que moi même j'ai beaucoup pratiqué l'ironie et j'en accepte la réciprocité... Je crois que Wolt n'a fait que débattre, et pourtant il a reçu son tombereau d'injures, ce dont il se contrefiche, mais qui conforte l'idée du dévoiement des intellectuels creusant sottement leur tombeau...

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

"C'est le degré zéro de la pensée, la négation de l’autre"

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Enfin, quelques secondes de lucidité dans l'autocritique... Vous voyez, quand vous voulez... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Wolt et moi-même n'avons fait que proposer du débat, et si anathème, il eut, ce n'était souvent que réponse ou aimable provocation... Pas cette haine profonde et ces certitudes qui me consternent…

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Vous devriez (re)lire Spinoza, (et, accessoirement, écouter "l'art de la fugue", par Evgeni Koroliov). Je vous assure, ça vous procurera une telle joie qu'il y a une petite chance pour que ça dissolve une bonne partie de la haine que vous éprouvez "a priori" pour une bonne partie du genre humain !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Bientôt IPR = RIP

Écrit par : Zorglub le fourbe

Je ne suis pas certain que je vais pleurer.

Écrit par : Moot | 08 octobre 2011

Petite citation pour inspirer DSK (à cause du prénom, c'est à lui que je pense en premier ! ) et tant d'autres, ici et ailleurs:

"Certainement je n'ai pas à me plaindre - me disait celui dont je rapporterai les confidences dans le récit très-simple et trop peu romanesque qu'on lira tout à l'heure - car, Dieu merci, je ne suis plus rien, à supposer que j'aie jamais été quelque chose, et je souhaite à beaucoup d'ambition de finir ainsi.
"
(la suite est savoureuse et je vous engage à lire ou relire le roman )
Le petit jeu, facile grâce à glouglou, consiste à trouver l'auteur et le nom du roman. Les professeurs de Lettres, nombreux ici, trouveront, je l'espère, sans soutien internet.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Je vous en mets un peu plus long.

"Certainement je n'ai pas à me plaindre - me disait celui dont je rapporterai les confidences dans le récit très-simple et trop peu romanesque qu'on lira tout à l'heure - car, Dieu merci, je ne suis plus rien, à supposer que j'aie jamais été quelque chose, et je souhaite à beaucoup d'ambition de finir ainsi. J'ai trouvé la certitude et le repos, ce qui vaut mieux que toutes les hypothèses. Je me suis mis d'accord avec moi-même, ce qui est bien la plus grande victoire que nous puissions remporter sur l'impossible. Enfin, d'inutile à tous, je deviens utile à quelques-uns, et j'ai tiré de ma vie, qui ne pouvait rien donner de ce qu'on espérait d'elle, le seul acte peut-être qu'on n'en attendît pas, un acte de modestie, de prudence et de raison. Je n'ai donc pas à me plaindre. Ma vie est faite et bien faite selon mes désirs et mérites. Elle est rustique ce qui ne lui messied pas. Comme les arbres de courte venue, je l'ai coupée en tête : elle a moins de port, de grâce et de saillie ; on la voit de moins loin, mais elle n'en aura que plus de racines et n'en répandra que plus d'ombre autour d'elle. Il y a maintenant trois êtres à qui je me dois et qui me lient par des devoirs précis, par des responsabilités qui n'ont rien de trop lourd, par des attachements sans erreurs ni regrets. La tâche est simple, et j'y suffirai. Et s'il est vrai que le but de toute existence humaine soit moins encore de s'ébruiter que de se transmettre, si le bonheur consiste dans l'égalité des désirs et des forces, je marche aussi droit que possible dans les voies de la sagesse, et vous pourrez témoigner que vous avez vu un homme heureux."
"

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Vous travaillez quand, vous ?

Écrit par : chevreuil

Quand, on ne sait pas mais à la question "où", la réponse est "du chapeau".

Écrit par : Moot | 08 octobre 2011

"Bientôt IPR = RIP" Zorglub le fourbe
"Je ne suis pas certain que je vais pleurer." Moot

Question : à quoi va-t-on les occuper ?

Quelques propositions :

- balayage des débris de programmes qu'ils ont largement contribués à dépecer.

- astiquage biquotidien des chaussures et balustres rectorales

Je n'évoque pas l'enseignement de contenus pour lequel, manifestement, ils ne sont pas ou plus taillé.

Personnellement, je rigole à la tête que doivent faire les nouveaux promus. Je pense notamment à un de mes anciens élèves qui a ainsi mal tourné. Une tache indélébile dans ma carrière.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

Bientôt IPR = RIP

Écrit par : Zorglub le fourbe

Je ne suis pas certain que je vais pleurer.

Écrit par : Moot | 08 octobre 2011

Certes, mais chuis pas certain que ceux qui les remplaceront ne vous arracheront pas des larmes bien amères ...

Depuis 5 ou 6 ans les IPR de ma matière que j'ai rencontrés ont tenu des discours assez mesurés et au total respectables.

En tout cas :
* beaucoup plus que ceux tenus dans le passé
* beaucoup plus que ceux des formateurs IUFM ou PAF qui, étant le plus souvent des buses techniques, renchérissent sur les délires pédagogols.

Ceci dit, mes observations n'ont pas de valeur stat.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 octobre 2011

Personnellement, je rigole à la tête que doivent faire les nouveaux promus. Je pense notamment à un de mes anciens élèves qui a ainsi mal tourné. Une tache indélébile dans ma carrière.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011


C'est ignoble d'avoir laissé une brebis innocente se fourvoyer ainsi.
1 acte de contrition et 1 neuvaine en pénitence.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 octobre 2011

taillés

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

Vous devriez (re)lire Spinoza, (et, accessoirement, écouter "l'art de la fugue", par Evgeni Koroliov). Je vous assure, ça vous procurera une telle joie qu'il y a une petite chance pour que ça dissolve une bonne partie de la haine que vous éprouvez "a priori" pour une bonne partie du genre humain !!! :-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Merci pour ces belles références, Monsieur, mais je vous assure qu'il n'y a aucune haine chez moi, et cela semble etre aussi le cas de puzzle. Je rejoins sans réserve ce qu'il a écrit : ici comme ailleurs, le dressage idéologique a été si efficace qu'il est impossible de débattre. Hormis 3 ou 4 intervenants, tout le monde est persuadé qu'il faut etre avant tout de la camp du Bien, de la Tolérance et la Fraternité, et peu importe si toute notre vision du monde se réduit peu à peu à une négation totale du réel, à base d'immigrés romantiques et d'explications hugoliennes du désastre.

Ce n'est pas réjouissant, et cela confirme qu'il n'y a, bien souvent, rien à attendre des professeurs. On en attendrait plus et mieux de leur part, mais au fond ils sont des Français comme les autres : tout ce qu'ils disent et croient penser leur a été inculqué par la télévision.

Ce pourrissement intellectuel me semble trop avancé pour espérer quoi que ce soit, à présent.

Sur un autre registre, JPB soutient... Bayrou. Je pense qu'il a commis une erreur historique. Il aurait été meilleur qu'il s'associât, d'une façon ou du autre, à ceux qui veulent remettre la France et sa culture au coeur de la société. Il n'est pas nécessaire de voter FN pour cela, Dieu merci ; une vaste sphère composée de ceux qui en ont ras-lel-bol existe maintenant sur le net. Si on y trouve, hélas, une minorité de beaufs racistes de base, il faut savoir qu'elle réunit aussi et surtout des gens comme moi qui, sans être "haineux" en aucun cas (je me trouve moins haineux que la majorité des Bien pensants d'ici, par exemple), veulent simplement regarder le réel en face pour faire, éventuellement, le constat d'échec de 30 ans d'immigration, et des dégradations sociales qui y sont liées, sans excuses larmoyantes mais sur la base de la responsabilité de chaque individu et de chaque communauté.

Grace à Internet, cette communauté existe, se fait entendre, et aura plus de poids demain qu'aujourd'hui. Elle représente le seul projet véritablement alternatif après 30 ans de gauche et de droite dévoyée. Penser qu'un type comme Bayrou (ou Sarkozy, en son temps) changera quoi que ce soit, est une absurdité...

Dommage, car JPB aura pu apporter sa voix. Il ne sent hélas pas le vent tourner et a préféré de continuer à alimenter la boutique du politiquement correct... Tant pis !

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Petite citation pour inspirer DSK

Je vous en mets un peu plus long.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Écrit par : Tullius Detritus | 08 octobre 2011

"Quand, on ne sait pas mais à la question "où", la réponse est "du chapeau"."

Écrit par : Moot | 08 octobre 2011

Je l'ai déjà dit !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

"Merci pour ces belles références, Monsieur"

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

De rien, si on peut être utile, pas de problème !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Vous n'aviez pas une ficelle un peu plus grosse que DSK, Doblolino, pour Eugène ?

Écrit par : pluskacé | 08 octobre 2011

Alors bientôt la fête sera finie!!!

On ne pourra plus emprunter 150 milliards d'euros pour payer, la sécu, la retraite, la cmu, les allocs à nos chers émigrés et aussi aux français de souche, avec prés de 1700 milliards de dettes, si on perd notre fameux triple A, ce sera la fin des choux gras, et il faudra alors comme au Magreb, bosser pour pouvoir manger, et OUi, fini le rmi!!! et donc l'immigration car si Hollande va devenir président, aprés Hollande on aura Marine......; L'histoire se répète comme en 1929, car non seulement on ne pourra plus emprunter, mais il faudra commencer à rembourser!!! et si le taux de l'argent montait à 6% il faudrait deux fois le montant de l'impot sur le revenu pour seulement payer les intérêts de la dette, marrant non!!! et avec ça l'effondrement du marché immobilier!!

Écrit par : piot | 08 octobre 2011

"Certes, mais chuis pas certain que ceux qui les remplaceront ne vous arracheront pas des larmes bien amères ... " Zorglub

Vrai puisque ce seront les "chefs d'établissement" c'est à dire des marketeurs expert autoproclamés en marqueterie de camelote.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

Vous n'aviez pas une ficelle un peu plus grosse que DSK, Dobolino, pour Eugène ?

Écrit par : pluskacé | 08 octobre 2011

Je fais du mieux que je peux ...
C'est peu mais ça me suffit, au quotidien.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

"Il faudra alors comme au Magreb, bosser pour pouvoir manger"

Écrit par : piot | 08 octobre 2011

?????????????????

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Vous devriez (re)lire Spinoza, (et, accessoirement, écouter "l'art de la fugue", par Evgeni Koroliov). Je vous assure, ça vous procurera une telle joie qu'il y a une petite chance pour que ça dissolve une bonne partie de la haine que vous éprouvez "a priori" pour une bonne partie du genre humain !!! :-)))
Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011
**************
Sibille, allez-vous vous contenter de me retourner toutes mes formulations ? Un peu court, simpliste et franchement lassant...
Vous auriez pu faire une belle carrière extatique et béate au tri postal, avec le seul tampon "retour à l'envoyeur"...
Et arrêtez de vous la jouer mélomane et savant, révisez plutôt votre Bescherelle à la page des verbes pronominaux (ce/se marier ;-)))

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

En effet, ????????????? Christophe !

Écrit par : pluskacé | 08 octobre 2011

Ca y est, j'ai réussi à "me" l'énerver... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Ceci-dit, "puzzle", je ne vois pas très bien en quoi je vous "retourne vos formules".
Vous parlez plutôt de Renaud Camus que de Spinoza, me semble t-il !! ???

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Ca y est, j'ai réussi à "me" l'énerver... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Je parlais de "puzzle", évidemment !! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

je peux enfin figurer sur une affiche rouge exposée a la vindicte...),
’insultes répétitives (les adjectifs étant déplaçables), qui tournement
pour ne pas établir de liste a mon tour, mais qui se reconnaitront
Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Et arrêtez de vous la jouer mélomane et savant, révisez plutôt votre Bescherelle à la page des verbes pronominaux (ce/se marier ;-)))

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Vous voulez bien lui tenir compagnie et ajouter un manuel de grammaire à vos outils de correction ?

Écrit par : pluskacé | 08 octobre 2011

à Piot : pour l'instant les dizaines de milliards empruntés ou investis sont là pour éponger les déficits , les mauvaises spéculations et les malversations des organismes bancaires (d'investissement -en ce moment 60 milliards pour Dexia en bad bank...-)

Donc la "rigueur" dont on nous abreuve , n'a rien à voir avec des goûts dispendieux des Français , mais tout à voir avec l'augmentation de la dette liée au dysfonctionnement de la finance : impossible de remplir une baignoire si vous ne mettez pas le bouchon (= fermer le clapet!).

Alors pour ce qui est de vivre "au dessus de nos moyens" , vous repasserez ...

Ce n'est pas la population qui se gave , c'est la finance ou plus exactement ceux qui en tirent les ficelles .


Lao.

Écrit par : L'ancien observateur | 08 octobre 2011

C'est vrai, quoi, "l'ancien observateur", y'en a marre de répéter toujours les mêmes choses ... :-(((
Mais c'est aussi ça, la pédagogie...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Je retourne sur Fdesouche, ici c'est trop violent !

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 08 octobre 2011

Je retourne sur Fdesouche, ici c'est trop violent !

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 08 octobre 2011

Pas chiche !

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 octobre 2011

Je ne fais pas profession de grammairien, je suis d'ailleurs pour une simplification drastique de l'orthographe... Et un dyslexique en phase de rechute...
cf : "Libérons l'orthographe" de Maryz Courberand Chez Chiflet & Cie

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Ben oui je suis maso ...

Écrit par : iPidiblue Maître Po BDSM | 08 octobre 2011

Depuis qu'il y a des primaires socialistes tous les professeurs sont devenus des primaires !

Écrit par : iPidiblue Maître Po | 08 octobre 2011

Relance: pourquoi un certain nombre de familles musulmanes inscrivent-elles leurs enfants dans des privés catholiques, établissements qui, certes, font du cathéchisme, mais n'imposent en réalité rien à personne?

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2011

Je vais vous le dire franchement, vous ne m’amusez plus du tout, les Sibille, Zorglub, Dugong, Julien, Charbonnel… Vous m’ennuyez profondément… J’ai eu la faiblesse de croire que votre compagnie pouvait être instructive, il n’en est rien, elle est d’un ennui mortel, a grimper au lustre...
Il y a plus de curiosité, d’astuce, de drôlerie, chez n’importe quel plouc de Corrèze ou voyou de banlieue, que dans votre prétendu savoir, vous n’êtes que l’ombre de la culture, un bouillie indigeste de formules toutes faites…
Vous ne représentez rien d’autre que vous-même, quand bien même votre présence aurait un sens… Vous pouvez brailler, invectiver, insulter, les murs de votre caverne ne renverront que l’écho de vos insanités inutiles et dérisoires…
La vraie vie n’est pas là ou vous êtes, elle est ailleurs, là ou vous ne savez pas, ou ne passez jamais la tête, hors du trou qui est le vôtre…
Allez bon vent !

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Allez bon vent !

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

C'est bien triste mais on s'en remettra.

Écrit par : Zorglub le fourbe | 08 octobre 2011

"Allez bon vent !"

Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

:-((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

Si on est débarrassé des vôtres, c'est un bon début sur le chemin de la purification !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

En tous cas, on a vraiment réussi à l'énerver !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2011

La vraie vie n’est pas là où vous êtes, elle est ailleurs, là où vous ne savez pas, ou ne passez jamais la tête, hors du trou qui est le vôtre…
Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Pfff! C'est d'un convenu. Mauvaise littérature de gare. Tour à tour, chacun d'entre nous le dit ou l'écrit.
Je préfère Fromentin.
(PS: j'ai mis les ù, ça fait plus joli, quand même . )

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Puzzle, je viens d'aller euthanasier un cheval. Le deuxième en six jours. Ça, c'est la "vraie" vie ?

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

D'ailleurs, Puzzle et Wolt, quand j'étais étudiante, mon école accueillait pas mal de tunisiens et sénégalais.
Puis, la France a coopéré avec le Sénégal et la Tunisie pour qu'ils aient leurs propres écoles, sur place. Au début, c'était les professeurs français qui y allaient mais maintenant ils sont autonomes. Pour le Maroc, ça s'est fait plus tôt.
Ceci dit, ça serait quand même bien que ces vétos, dont le cursus fut calqué sur celui de la France, puissent, comme les Belges ou les Italiens, dont les écoles sont moins euh, voyez-vous, "sélectives", mais qui sont eux Européens, avoir équivalence de diplôme et venir s'installer chez nous sans passer sous les fourches caudines.
On a besoin de vétos de campagne, y compris le dimanche, et je connais un Bongo qui ne se trouverait pas mal de se mettre entre les mains d'un jeune Tunisien ou d'un jeune Sénégalais formé à rude école.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

En France, il y a aussi l'IEMVT, qui bosse beaucoup avec les vétérinaires du continent africain.
Y'a des tronches, là-bas !

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

L'IEMVT pourrait au moins rafistoler le soldat Meirieu qui a une de ces tronches ...

Écrit par : iPidiblue et les gueules cassées | 08 octobre 2011

"ma femme est musulmane et je respecte son choix"
"des gens comme moi qui, sans être "haineux" en aucun cas (je me trouve moins haineux que la majorité des Bien pensants d'ici, par exemple), veulent simplement regarder le réel en face pour faire, éventuellement, le constat d'échec de 30 ans d'immigration" Raclure et Bidet

Personnellement je suis certain que si vous étiez arrivé en disant que si vous baisiez un peu plus votre coranisée au lieu de troller sur bonnet d'âne, votre moitié prierait moins, vous auriez été prêt à l'échange.

Allez bon vent comme vous dites !

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

Dugong, ce n’est franchement pas bien de me rappeler, je suis parti et je vous manque déjà, mais vous avez trouvé la corde sensible, alors que j'aurais seulement aimé répondre à Dobolino, et lui dire que je respecte les vetos qui travaillent de leurs mains... "Cultivez votre jardin" disait Voltaire... Mais vous êtes sur le chemin de la rédemption...
Je vous répondrai pas sur les prières ou non de ma femme, c'est son jardin secret, en revanche, je peux vous assurer que je baise trop, faut que je me calme, j'ai une excuse, ma femme a vingt ans de moins que moi, vous vous en doutiez coquin... Et pis je vais vous dire mon but dans la vie, c'est d'avoir d'autres enfants, leur faire du théâtre de marionnettes et leur raconter des histoires de loup... Rien ne vaut le sourire d'un enfant...
PS : J'ai lu par inadvertance "raclure (et?) de bidet" ? C'est un message subliminal ? Un copain à vous ? Un code pour un rendez-vous ? Faut contrôler vos pulsions mon vieux...

Écrit par : puzzle en coulisse | 08 octobre 2011

alors que j'aurais seulement aimé répondre à Dobolino, et lui dire que je respecte les vetos qui travaillent de leurs mains...
Écrit par : puzzle en coulisse | 08 octobre 2011
Bof ! Si vous croyez que vous allez me la faire poujadiste et que je vais marcher dans la combine.
Je l'ai écrit plus haut: pour moi, la moins mauvais façon de dissoudre les gens de votre espèce c'est la mondialisation ET l'économie libérale.
Vous tuer ou vous insulter est inutile. Vous êtes pire que le chiendent.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Ca Dobolino, ca sent le pognon a plein nez, quand vous en aurez marre de voir les gens crever a petit feu du liberalisme et du mondialisme, que vos paysans pourront plus nourrir ou vendre leur betail, et remplir votre porte-feuille, vous changerez plus facilement d'avis... ;-)))

Écrit par : puzzle sur le depart | 08 octobre 2011

Ca Dobolino, ca sent le pognon a plein nez, quand vous en aurez marre de voir les gens crever a petit feu du liberalisme et du mondialisme, que vos paysans pourront plus nourrir ou vendre leur betail, et remplir votre porte-feuille, vous changerez plus facilement d'avis... ;-)))
Écrit par : puzzle sur le depart | 08 octobre 2011

Bon, il est effectivement temps que vous vous tiriez.
JPB
PS. Quant au "Piot" qui a accouché d'un commentaire d'une stupidité confondante, il est viré pour non-respect de l'orthographe grammaticale.

Écrit par : brighelli | 08 octobre 2011

Ne vous inquiétez pas Puzzle dans le désert, tant que Dobo parle d'art vétérinaire elle s'y entend à merveille et cela se lit avec plaisir ; quand elle se mêle de faire de l'Audiard de cusine - comme il y a du latin de cuisine - et de dessouder le peuple on n'y comprend plus rien ...

Écrit par : iPidiblue latin de cuisine | 08 octobre 2011

C'est faux, ce que vous dites, iPid. Je n'ai pas de grands talents, mais celui que vous me déniez, je le maîtrise parfaitement, à l'écrit autant qu'à l'oral.
Et c'est un écrivain très convenable et honorable qui me l'a dit, et même écrit (écriture manuscrite à l'encre sur beau papier ).

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Monsieur Jean-Paul, je salue le grand démocrate a moustache qui a peur d'une pièce de puzzle, j'ai juste le mérite d'avoir prévu mon éviction et son mécanisme, mais c'était pas difficile... il est quand même étrange qu'un être aussi insignifiant que moi, puisse gripper une machine aussi puissante que la vôtre... mais est-elle si puissante ?

Écrit par : puzzle salue M. les censeurs | 08 octobre 2011

Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant que toi...

Ah! Ce qu'on est bien tous les deux
Quand on est ensemble nous deux
Quelle vie on a tous les deux
Quand on s'aime comme nous deux

On pourrait changer de planète
Tant que j'ai mon cœur près du tien
J'entends les flons-flons de la fête
Et la terre n'y est pour rien

Ah oui! Parlons-en de la terre
Pour qui elle se prend la terre?
Ma parole, y a qu'elle sur terre!!
Y a qu'elle pour faire tant de mystères!

Mais pour nous y a pas d'problèmes
Car c'est pour la vie qu'on s'aime
Et si y avait pas de vie, même,
Nous on s'aimerait quand même

Car...
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde...
Mon manège à moi, c'est toi!

Écrit par : iPidiblue mon manège à moi ... | 08 octobre 2011

Je préfère Les Palétuviers, iPid !
Bon, je vous laisse. j'ai fini ma journée et je ne perds plus mon précieux temps domestique à discuter avec Votre Viduité.

PS, pour iPid.
L'écrivain, c'est Pierre Magnan. Un peu trop âgé pour tourner la tête des femmes désintéressées comme je le suis.
Je le crois plus habilité que vous à juger des talents littéraires d'autrui.
Venant de JPB, ç'aurait été trop suspect, je vous le concède.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

A quoi ça sert l'amour?
On raconte toujours
Des histoires insensées.
A quoi ça sert d'aimer?

L'amour ne s'explique pas,
C'est une chose, comme ça,
Qui vient on ne sait d'où
Et vous prend tout à coup.

Moi, j'ai entendu dire
Que l'amour fait souffrir
Que l'amour fait pleurer.
A quoi ça sert d'aimer?

L'amour ça sert à quoi?
A nous donner de la joie
Avec des larmes aux yeux,
C'est triste et merveilleux.

Pourtant, on dit souvent
L'amour c'est décevant,
Il y en a un sur deux
Qui n'est jamais heureux.

Meme quand on l'a perdu
L'amour qu'on a connu
Vous laisse un goût de miel.
L'amour c'est éternel.

Tout ça c'est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu'un immense chagrin.

Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain sera pour toi
Un souvenir de joie.

En somme, si j'ai compri,
Sans amour dans la vie,
Sans ces joies, ces chagrins,
On a vaicu pour rien.

Et oui, regarde moi,
A chaque fois j'y crois
Et j'y croirai tjrs.
Ça sert à ça l'amour.

Mais toi t'es le dernier,
Mais toi t'es le premier,
Avant toi y avait rien ,
Avec toi je suis bien.

C'est toi que je voulais,
C'est toi qu'il me fallait,
Toi que j'aim'rai toujours,
Ça sert à ça l'amour.

Écrit par : iPidiblue à quoi ça sert ? | 08 octobre 2011

Piaf était décidément grande philosophe ...

Écrit par : iPidiblue à quoi ça sert ? | 08 octobre 2011

En pole position pour l'Ig-Nobel de médecine 2012 :

http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2011/10/06/du-chocolat-pour-mesurer-les-testicules/

On peut être très pieu(x) et apprécier les gâteries :

"Depuis notre installation nouvelle, nous usons d'un gros épicier, fournisseur attitré des prêtres et des religieuses, probité garantie par les plus fins chapelets de la paroisse."
Bloy, Journal, 1901, p. 62.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

Des fois que ce petit album de photos compilées du Grand Meiriol aurait échappé à certains. Ce qui serait dommage :

http://dl.free.fr/uwK9qbaIM

Écrit par : dugong | 08 octobre 2011

En effet, ce serait très très très dommage !

Écrit par : Moot | 08 octobre 2011

Je vais vous le dire franchement, vous ne m’amusez plus du tout, les Sibille, Zorglub, Dugong, Julien, Charbonnel… Vous m’ennuyez profondément…
Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Sage décision. Dickens a eu la même et je suis sûr qu'il s'en porte bien mieux maintenant !
Allez donc, sur fdesouche ou n'importe quel site FNisant, vous y serez accueilli à bras ouverts - ça vous changera et ça regonflera votre estime de vous; effets garantis !

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

il est quand même étrange qu'un être aussi insignifiant que moi, puisse gripper une machine aussi puissante que la vôtre... mais est-elle si puissante ?
Écrit par : puzzle salue M. les censeurs | 08 octobre 2011

Pensez donc: n'importe quel être, aussi insignifiant soit-il, est capable de boucher les sanitaires. Le problème, c'est que c'est très moyen pour l'hygiène et pas super sympa pour ceux qui doivent nettoyer derrière.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Vous tuer ou vous insulter est inutile.
Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011

Mais non ! De l'eau de javel, une balayette, un peu d'huile de coude et un désodorisant à la lavande, et il n'y paraîtra plus ! N'importe quelle femme de ménage vous le dira ;-)

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Je vais vous le dire franchement, vous ne m’amusez plus du tout, les Sibille, Zorglub, Dugong, Julien, Charbonnel…
Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011

Une petite dernière avant de m'éclipser: je suis quand même vachement flatté d'être mis juste à côté de mon idole; dugong. Vrai de vrai ;-) !

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Que voulez-vous, puzzle, il semblerait que et le maître des lieux et les commentateurs habituels (très piètres, à quelques exceptions près) aient décidé d'appartenir au camp du Bien plutôt qu'au camp du Vrai.

Ici, c'est « L'Ecole va mal à cause des programmes abscons et des vilains pédagos qui en ont une vision marchande ». Ce n'est certes pas entièrement faux mais c'est à peu près tout l'espace de pensée qu'on vous autorise : sorti de cela, point de salut.

Allez plutôt sur le site du parti l'In-nocence, visionnez les vidéos de Renaud Camus sur l'Ecole (et sur le reste) : vous y trouverez une densité intellectuelle et une profondeur de vue très au-delà de ce qui existe ici, où c'est sans un arrêt un concours de clichés entendus à la télé, une course sans fin à la paresse intellectuelle voire au désœuvrement.

Bonne chance, donc, et nous laissez surtout pas décourager par les médiocres qui en sont restés au monde tel qu'il était juste après la deuxième guerre mondiale. Ils vivent encore sous le joug d'Hitler, qui grâce eux fait une superbe "seconde carrière". (Mais chut, ne leur dites surtout pas...)

Vous avez envie de lire autre chose que l'équivalent d'un édito et "Elle" et je vous comprends.

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

* ne vous laissez

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Allez plutôt sur le site du parti l'In-nocence, visionnez les vidéos de Renaud Camus sur l'Ecole (et sur le reste)
Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Je confirme ! Allez donc écouter les discours de la "vaste sphère" (curieux, de mon temps on parlait plutôt de "grosse tête"... peut-être une question de rapport de volume ?), ce sera toujours mieux que de perdre votre temps ici !

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

les commentateurs habituels (très piètres, à quelques exceptions près)
Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

j'ai pas de leçons à recevoir d'un type qui se prend pour un major d'homme.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Julien, ravi de voir que vous vous êtes automatiquement placé dans la catégorie des piètres ! C'est bien la seule fois que je vous vois être un peu réaliste.

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Wolt,

Un peu d'humour que diable ! Ou changez la tension ... ni JPB ni Renaud Camus ne vont changer le monde tel qu'il est ! Faites comme moi, faites semblant ... et ne vous prenez pour pas Steve Jobs avec son think different ... d'abord il ne devait pas avoir d'humour Steve Jobs, ils ne vont pas beaucoup rigoler là-haut quand il va leur vendre son attirail complet pour se désenclaver et mieux communiquer !

Écrit par : iPidiblue à quoi ça sert ? | 08 octobre 2011

C'est bien la seule fois que je vous vois être un peu réaliste.
Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Oh, j'ai même pas droit à un "monsieur", moi ? Quelle humiliation...

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Monsieur (iPidibule),

La situation de notre système scolaire ne m'incite guère à faire de l'humour ; quant au reste de votre message, il frise le nihilisme, qui n'est absolument pas ma tasse de thé.

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Ah ! bon en plus on fait de la résistance au nihilisme ...

Écrit par : iPidiblue l'ouvrier de la onzième heure | 08 octobre 2011

Merci Francis ! J'irai jeter un coup d'œil sur amazon dès que j'aurai le temps.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011
---
Don't mention it, Julien. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 octobre 2011

La situation de notre système scolaire ne m'incite guère à faire de l'humour
Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

Pourtant vous devriez. Ça ne doit pas être agréable de passer la journée avec un balais dans le fondement. Enfin, chacun son truc, comme on dit.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

"Je vais vous le dire franchement, vous ne m’amusez plus du tout, les Sibille, Zorglub, Dugong, Julien, Charbonnel…"
Écrit par : puzzle | 08 octobre 2011
Qu'est-ce qu'il vient m'ennuyer celui-là ? Il y a une semaine que je n'interviens plus ic ! Je me contente de lire, ici ou là, et c'est tout. Laissez-moi en dehors de tout cela SVP. Merci

Écrit par : c.charbonnel | 08 octobre 2011

Pourtant vous devriez. Ça ne doit pas être agréable de passer la journée avec un balais dans le fondement. Enfin, chacun son truc, comme on dit.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

L'orthographe, du balai!

Écrit par : Tullius Detritus | 08 octobre 2011

Ça ne doit pas être agréable de passer la journée avec un balai dans le fondement.
Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Tiens d'ailleurs, je crois que c'est cela qui m'a fait penser à dickens: cette manie de ranger des ustensiles de ménage dans des lieux inappropriés.

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

".............Et s'il est vrai que le but de toute existence humaine soit moins encore de s'ébruiter que de se transmettre, si le bonheur consiste dans l'égalité des désirs et des forces, je marche aussi droit que possible dans les voies de la sagesse, et vous pourrez témoigner que vous avez vu un homme heureux."
"

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2011
---
J'ai lu attentivement, chère amie, mais je ne vois pas qui est l'auteur de ces réflexions un rien désabusées, sans être, cependant, teintées de désespoir.
Je vais consulter les réponses des professeurs de lettres car l'envie de savoir de qui il s'agit me tenaille. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 octobre 2011

Pourtant vous devriez. Ça ne doit pas être agréable de passer la journée avec un balais dans le fondement. Enfin, chacun son truc, comme on dit.
Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Contribution très représentative de la moyenne de celles qu'on trouve ici. Avec, dans la meilleure tradition, des références au système digestif, à l'excrément, et autres joyeusetés.

Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

L'orthographe, du balai!
Écrit par : Tullius Detritus | 08 octobre 2011

Comme si je ne l'avais pas vu... vous faites un concours avec tailleboudin ? N'espérez pas gagner plus qu'une médaille en chocolat !

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

"balai"

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

Avec, dans la meilleure tradition, des références au système digestif, à l'excrément, et autres joyeusetés.
Écrit par : Wolt | 08 octobre 2011

J'ai pour habitude d'appeler un chat, un chat. Que voulez-vous, je suis un barbare, vous l'avez dit vous-même, non ?

Écrit par : Julien | 08 octobre 2011

@ Dobolino,

OK, j'ai vu la réponse. Merci. Le nom ne m'était pas inconnu, mais c'est tout.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 octobre 2011

Un week-end dans une tête de wolt, voyage aléatoire :
Monsieur /
Français de souche / enfants de Français de souche
Monsieur / Monsieur /
le problème, c'est le nombre / l'immigration de masse / l'immigration de masse / l'immigration de masse / l'immigration massive / arrivé [sic] massive d'immigrants / arrivée massive d'immigrés / arrivée massive de gens peu civilisés / intégrer des peuples entiers / des peuples entiers / remplacement d'un peuple par un autre / le remplacement démographique d'un peuple par un autre / en situation de colonisation / en situation de guerre / 30 ans d'immigration massive / bafouent impunément les lois de l'hospitalité depuis 30 ans / assistés / impossible intégration / barbares / nuisance / les mettre massivement en prison
Monsieur / Monsieur / Monsieur /
vous les gens du camp du Bien / camp du Bien plutôt qu'au camp du Vrai / bien pensance / vouer une haine totale à la culture au sens ancien / la culture (la vraie) / déculturation / exigence de déculturation / suicide intellectuel béat / paresse intellectuelle / paresse intellectuelle des soi-disant "Républicains"
Monsieur /
Hitler, qui grâce [à vous] fait une superbe "seconde carrière".

Écrit par : tailleboudin | 09 octobre 2011

Un week-end dans une tête de wolt, voyage aléatoire :
Écrit par : tailleboudin | 09 octobre 2011

Voilà ce qui arrive quand on écoute un peu trop les "vastes sphères".

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

@ AVIS DE RECHERCHE

avis de recrutement publié par l'Académie de Paris

Bonjour,
Etudiant(e) en 2nde année de master en 2010/2011 ou déjà titulaire de ce diplôme (voire d'un diplôme équivalent), vous avez préparé et présenté sans succès le concours 2011 de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) ouvert dans l'académie de Paris. En complément de stages d’observation et de pratique accompagnée, vous avez aussi assuré, pour la plupart d'entre vous, au cours du 2ème trimestre de cette même année scolaire, deux stages en responsabilité de deux semaines chacun dans deux écoles parisiennes, une école maternelle et une école élémentaire.
Vous envisagez peut-être de vous représenter au concours 2012 et souhaitez vous préparer dans les meilleures conditions aux épreuves d'admission, à forte dominante professionnelle pratique.
Dans cette optique de complément de préparation au concours, et parce que l'académie va devoir procéder, au cours de la présente année scolaire mais plus vraisemblablement à partir du 2ème trimestre, voire plus tôt, au recrutement de professeurs des écoles contractuels, je vous invite à me faire savoir si vous souhaitez, pour une période qui pourrait aller de quelques semaines à quelques mois, assurer un service complet d'enseignement devant classe.
Le formulaire ci-joint, auquel vous joindrez un curriculum vitae (sauf si vous l'avez déjà adressé dans le cadre d'une candidature "spontanée"), vous permettra d'indiquer la période durant laquelle vous seriez disponible pour exercer ces fonctions d'enseignement.
Dans le cas où votre candidature serait retenue, vous seriez affecté(e) en priorité sur des missions de remplacement d'enseignant(e)s titulaires momentanément absent(e)s pour maladie ou maternité, ce qui signifie que vous seriez susceptible d'exercer successivement vos fonctions dans plusieurs écoles, maternelles et/ou élémentaires, en fonction de la durée de l'absence des enseignant(e)s que vous seriez amené(e) à remplacer.
Les inspecteurs de l'éducation nationale, les conseillers pédagogiques de circonscription ainsi que les professeurs des écoles maîtres formateurs vous dispenseront conseils et aides de nature pédagogique au moment de votre entrée en fonction et tout au long de vos missions de remplacement.
Enfin, vous bénéficierez d'un contrat de droit public et serez rémunéré(e) mensuellement en fonction du diplôme détenu. A titre d’exemple, un contractuel de 1ère catégorie, c’est-à-dire recruté au niveau bac + 5, percevra mensuellement 1922 euros (traitement brut + indemnité de résidence) pour un service complet d’enseignement (27 heures hebdomadaires).

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

"Hitler, qui grâce [à vous] fait une superbe "seconde carrière"" tailleboudin

Quelques factieux d'opérette qui se font frissonner lors de week-ends "nuit et brouillard" au château (de) l'autre.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

"Un week-end dans une tête de wolt, voyage aléatoire :"

Écrit par : tailleboudin | 09 octobre 2011

Et ce sont ces gens-là qui nous accusent d'avoir un discours formaté et stéréotypé... Projection, quand tu nous tiens !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011

Ben voilà, on y est !! Merci, Xavier Darcos !! :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

Écrit par : Guy Morel | 09 octobre 2011
Tiens, auraient-ils débauché un gestionnaire de la territoriale pour nous pondre un statut au rabais de la sorte ?
Il en auront mis, du temps, pour y arriver. Parce qu'à la FPT, de telles "pratiques" ne datent pas d'hier...

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

... et, au petit matin, hébétés de Kamaraderie, ils crient "Sieg Marine" again et again et rengainent leur Luger ...

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

AFP : "Gérard Depardieu reçoit le prix Lumière 2011 "Extrêmement ému", l'acteur a remercié en déclarant "ça fait un drôle d'effet" d'assister à la rétrospective de sa carrière "ça sent le sapin d'un côté mais c'est une grande joie"."

A vous Cognac jet

Écrit par : dugong | 09 octobre 2011

Un week-end dans une tête de wolt, voyage aléatoire :
Monsieur /
Français de souche / enfants de Français de souche
Monsieur / Monsieur /
le problème, c'est le nombre / l'immigration de masse / l'immigration de masse / l'immigration de masse / l'immigration massive / arrivé [sic] massive d'immigrants / arrivée massive d'immigrés / arrivée massive de gens peu civilisés / intégrer des peuples entiers / des peuples entiers / remplacement d'un peuple par un autre / le remplacement démographique d'un peuple par un autre / en situation de colonisation / en situation de guerre / 30 ans d'immigration massive / bafouent impunément les lois de l'hospitalité depuis 30 ans / assistés / impossible intégration / barbares / nuisance / les mettre massivement en prison
Monsieur / Monsieur / Monsieur /
vous les gens du camp du Bien / camp du Bien plutôt qu'au camp du Vrai / bien pensance / vouer une haine totale à la culture au sens ancien / la culture (la vraie) / déculturation / exigence de déculturation / suicide intellectuel béat / paresse intellectuelle / paresse intellectuelle des soi-disant "Républicains"
Monsieur /
Hitler, qui grâce [à vous] fait une superbe "seconde carrière".
Écrit par : tailleboudin | 09 octobre 2011

Que voulez-vous, Monsieur, être pédagogue, c'est d'abord et surtout répéter les choses !

Au demeurant, je vous félicite pour ce copié-collé de bouts de phrases censé me présenter sous les traits d'un monstre.
Vous avez fait cela dans la meilleure tradition stalinienne. Bravo.

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Un (léger) détail, Monsieur Wolt; ici, vous n'êtes pas en face de vos élèves.
Je crois que je n'aurais d'ailleurs pas tellement aimé avoir un professeur comme vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

... et pourtant, mes étudiants font des pieds et des mains pour m'avoir (mais enfin, passons).

Décidément, cet excellent blog nous donne l'occasion de voir, dans leurs pompes et dans leurs œuvres, les petits employés grisâtres de la police de la pensée, experts comme il se doit en caviardages et autres manipulations.
M. Tailleboudin aurait plu, en Union Soviétique.

Quant à vous, Sibille, un peu de bonne foi : ne passez-vous pas vous aussi votre temps à répéter sans arrêt la même chose ?

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Interview du boss de ces lieux sur Marianne!

http://www.marianne2.fr/Brighelli-la-politique-de-Sarkozy-a-reduit-l-Education-Nationale-en-miettes_a211176.html

Non, je ne ferai aucune allusion à 200, ouh,ouh,ouh!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

A 2007, vous aurez rectifié de vous même.

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

de vous-même.final!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

... et pourtant, mes étudiants font des pieds et des mains pour m'avoir (mais enfin, passons).
Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Oh, et quel genre d'étudiants ? Prépa ? Tous bien trillés sur le volet, sages, sérieux, etc. ?
C'est curieux comme ceux qui râlent le plus sont généralement ceux qui n'ont pas les mains dans le cambouis...
Décidément, très dickensien tout cela.
Ôtez-moi d'un doute: ils sont tous comme ça les profs de prépa ??

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

Non Monsieur : des élèves de L1, L2 et L3 à l'Université, purs produits du baccalauréat, possédant environ 400 mots de vocabulaire et gravement dépourvus, entre autres choses, de syntaxe.

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Non, je ne ferai aucune allusion à 2007, ouh,ouh,ouh!
Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011


Vous n'êtes jamais content ! Ni en 2007, ni aujourd'hui ! Que faut-il que je fasse ? Que je lèche le cul de grosse vache de Hollande ? Ou celui d'Aubry ? Ou celui…
Ils n'ont que ça, au PS? des gros culs pleins de vent.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

Non Monsieur : des élèves de L1, L2 et L3 à l'Université, purs produits du baccalauréat, possédant environ 400 mots de vocabulaire et gravement dépourvus, entre autres choses, de syntaxe.

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Ah, j'ai enfin droit à mon "Monsieur" (et le haussement de sourcil qui va avec, j'imagine).
Pauvre chose, que ça doit être dur ! Je suis sûr que les quelques profs des filières pro qui passent par ici se joindront à vous pour verser un pleur...

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

Ce ne sont certes pas les pires, et pourtant il n'y a pas de quoi se réjouir.

Au reste, je me demande ce que M. Sibille peut bien penser du concept d'étudiants bien "trillés". Un bon pianiste ne doit pas rater ses trilles...

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Au reste, je me demande ce que M. Sibille peut bien penser du concept d'étudiants bien "trillés". Un bon pianiste ne doit pas rater ses trilles...
Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Je me suis corrigé, mais vous avez été plus rapide que la musique.

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

« […] l'effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on était forcé d'enregistrer par la pensée ou la perception. L [’idéologie] s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. »

Écrit par : tailleboudin, petit employé grisâtre de la police de la pensée | 09 octobre 2011

"triés"

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

Mais je ne suis pas surpris de voir un prof de fac se lamenter:
ceux de mon grand-père disaient déjà que le niveau baissait (c'était dans les années 30), ceux de mon père ont perpétué la tradition, et visiblement la relève est assurée.

Écrit par : Julien | 09 octobre 2011

Vous n'êtes jamais content ! Ni en 2007, ni aujourd'hui ! Que faut-il que je fasse ? Que je lèche le cul de grosse vache de Hollande ? Ou celui d'Aubry ? Ou celui…
Ils n'ont que ça, au PS? des gros culs pleins de vent.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2011

Quelle élégance dans la polémique!
Mais ne vous fâchez-pas, je ne suis pas socialiste moi!

Non ce que j'ai pu vous reprocher ce n'est pas de ne pas avoir appelé à voter Royal, je le comprends très bien, c'est d'avoir appelé à voter Sarkozy et de l'avoir soutenu mordicus pendant toute la campagne de 2007!

Vous aviez une très grande cuiller mais la soupe s'est révélé être un affreux brouet!

Bon vent pour la suite!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

la soupe s'est révélée !

Écrit par : Tullius Detritus | 09 octobre 2011

Non ce que j'ai pu vous reprocher ce n'est pas de ne pas avoir appelé à voter Royal
Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

Vous avez jusqu'à ce soir pour vous rattraper.

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Vous avez jusqu'à ce soir pour vous rattraper.

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2011

Non merci , j'attendrai les vrais élections pour me déterminer.

Quant à vous, je vous laisse avec votre Président du pouvoir d'achat!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2011

"... et pourtant, mes étudiants font des pieds et des mains pour m'avoir (mais enfin, passons)."
Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

On vous a reconnu, Philippe Lucas !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

"Quant à vous, Sibille, un peu de bonne foi : ne passez-vous pas vous aussi votre temps à répéter sans arrêt la même chose ?"

Écrit par : Wolt | 09 octobre 2011

Par exemple ???? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2011

@Des Lumières et de l'électricité

C'est curieux que personne ici n'ait porté le moindre commentaire sur la lettre très intéressante de Marcel Boiteux, ancien dirigeant d'EDF, postée hier.
À croire que la défense des Lumières rend indifférent au fonctionnement des ampoules électriques.

Écrit par : Guy Morel | 12 octobre 2011

Ca sent fort la salle des profs aigris ici... faut-il s'étonner de constater combien le blog de Brighelli attire ici moult propos d'extrême droite ? Vous êtes pitoyables messieurs et mesdames les fascistes, pitoyables par votre incurie et votre méconnaissance de l'école... et surtout, de ceux que vous cotoyez des heures durant chaque jour : les élèves. Sans parler... des enfants. En refusant la pédagogie, vous niez leur existence même, ce qui est une honte pour les professionnels que vous prétendez être.
Qu'est ce que la pédagogie sinon savoir la manière de transmettre au mieux des connaissances à ce très noble petit peuple qui vous hérisse tant : le peuple des élèves.
Pour ma part, ils ont 5 à 8 ans et je ne pourrais rien leur transmettre de solide sans beaucoup de pédagogie, c'est à dire... sans me hisser à leur hauteur.
Ca vous rend fous de lire cela n'est-ce pas ? Que cela vous aide à mesurer le niveau de votre névrose et à mettre un nom sur cette dernière.
Pédagogie, donc, ce qui ne m'empêche pas de demeurer le maître à bord de la classe : avoir des principes pédagogiques sains n'est en rien synonyme de perte d'autorité dans la classe contrairement à ce que pensent les cerveaux vermoulus et séniles des néo-conservateurs qui se targuent à la fois d'avoir inspiré les nouveaux programme de 2008 (que personne n'applique fort heureusement dans mon école) tout en avouant méconnaître l'école primaire ! Je parle bien de vous M. Brighelli.
Tiens, d'ailleurs, j'aimerai bien vous inviter une journée dans ma classe pour vous faire réaliser la hauteur de votre confusion. Et moi, je passerai une journée à votre poste... nous verrions l'un et l'autre si le métier de professeur des écoles ne demande pas des compétences au moins aussi nombreuses et complexes que celles du prof agrégé que vous êtes (là encore, contrairement à ce que vous affirmez sans vergogne dans votre dernière note). Je crois que l'expérience pourrait être très amusante... beaucoup moins pour mes élèves hélas : ils ont besoin d'APPRENDRE ces petits, pas de subir un idéologue qui les nie comme enfants et les prend pour des clones d'adultes tout en se complaisant dans la confusion la plus crasse les concernant. Notamment sur leur manière d'apprendre en tant qu'enfants.

Écrit par : P.P | 14 octobre 2011

"Sans parler... des enfants. En refusant la pédagogie, vous niez leur existence même, ce qui est une honte pour les professionnels que vous prétendez être."
Écrit par : P.P | 14 octobre 2011

La pédagogie, c'est l'épreuve du feu.

Certains se sont bien fait Béziers.

Écrit par : Jeremy | 14 octobre 2011

Chapeau, Jean-Paul, pour la lettre à Philippe. Bravo pour la clairvoyance, l'énergie, et leur expression.

Écrit par : Marilyse | 20 octobre 2011

La comparaison douteuse de ce début de billet pollue malheureusement vos propos !

Écrit par : aliscan | 11 novembre 2011

oui tous a fait d'accord

Écrit par : maillot de foot pas cher | 15 novembre 2011

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