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18 septembre 2010

Morituri te salutant

Quid du grec et du latin dans le lycée nouveau — qui vient de débarquer, sous la férule conjointe de MM. Chatel et Descoings, un peu avant le beaujolais ? Je suis trop « lettres modernes » pour apprécier pleinement ce que nous ont tricoté les grands esprits de la rue de Grenelle, et j’ai donc décidé de laisser la parole à Béatrice Barennes, agrégée de Lettres classiques — et, accessoirement, secrétaire national à la pédagogie du SNALC, mon syndicat préféré…


Dans le contexte plutôt sombre de la démission en juillet du jury de CAPES de lettres classiques et de la publication dans le Monde d’une tribune de certains de ses membres (1), la parution au Bulletin officiel n°30 du 26 août 2010 (pour une application immédiate à la rentrée une semaine plus tard !) d’une parodie de programme pour l’enseignement d’exploration « langues et cultures de l’Antiquité » signe encore la désinvolture avec laquelle sont traitées des disciplines considérées autrefois comme fondatrices et qu’on préfère aujourd’hui enterrer — le comble pour des langues mortes ! — vivantes…

Les lettres classiques font l’objet depuis longtemps d’un traitement exceptionnel de l’Institution. L’enseignement d’exploration « langues et cultures de l’Antiquité, grec ou latin », créé prétendument à égalité avec les autres enseignements d’exploration lors de la réforme du lycée, n’est que le dernier témoignage de cette tendresse toute particulière dont le « latin-grec » se passerait volontiers..

La procédure adoptée est inédite. Alors même que des programmes ont été rédigés et présentés au Conseil Supérieur de l’Education pour tous les enseignements d’exploration les 31 mars et 1er avril, le plus grand flou entoure depuis le début les langues anciennes sans qu’aucune concertation ne vienne éclairer un tant soit peu la perspective.

L’horaire seul ayant été fixé (3 heures comme celui de l’option facultative ), les lycées n’ont guère envisagé l’ouverture d’enseignements d’exploration et dans le meilleur des cas, dans le contexte des suppressions de poste, ils ont réussi à maintenir les options existantes (latin et exceptionnellement grec dans la continuité des enseignements du collège et/ou option de débutants). Beaucoup de lycées cependant ne proposent plus aucun enseignement facultatif de langues anciennes et les élèves intéressés sont contraints de s’adresser au Cned. Quant à l’information des élèves de Troisième en fin d’année scolaire, on ne voit guère comment les professeurs auraient pu attirer quiconque à suivre un enseignement d’exploration fantôme…

Le contenu du texte, paru si tardivement au Bulletin Officiel qu’on a décidément du mal à ne pas y voir l’intention délibérée de fragiliser au maximum des enseignements qui résistent encore trop bien peut-être aux attentions perfides, ne clarifie guère la situation. Conforme à l’esprit des enseignements d’exploration (butinage, utilitarisme jusqu’à l’absurde – «  (explorer) les divers usages de l’Antique que l’on peut faire aujourd’hui », exhortation à la « mise en activité »), il propose un panachage des thèmes des programmes de l’enseignement optionnel sur les 3 niveaux (Seconde, Première, Terminale) et dans les deux langues. Il semble donc que cet enseignement soit envisagé comme bilingue puisqu’en outre il est préconisé de « croiser autant que de besoin les systèmes linguistiques grec et latin ». Nouveauté complète et irréaliste, en contradiction par ailleurs avec l’idée affichée au départ (par le choix d’un horaire de 3h au lieu des 1h30 des autres enseignements d’exploration) d’inclure dans le même groupe, les élèves qui auraient choisi latin ou grec comme enseignement d’exploration ou comme option. En clair, ta zoa currit, si je puis ainsi m’exprimer. Et tout sérieux trekei avec eux. L’enseignement de l’anglais mène au globbish, celui du latin et du grec à la confusion.

Rien n’arrête cependant nos gestionnaires et surtout pas les contingences pédagogiques. Il est en effet prévu que cet enseignement « s’adresse aussi aux élèves qui souhaiteraient ‘débuter l’étude de la langue grecque ou latine en seconde, avec le projet de la poursuivre jusqu’en terminale ». Le sommet de la bouffonnerie est à venir : « Dans ce cas, pour leur permettre d’acquérir un niveau de langue suffisant pour une poursuite en classe de première, ils feront l’objet autant que de besoin d’un accompagnement personnalisé, qui peut prendre des formes souples et variées ». On voit mal comment un professeur de lettres classiques obtiendrait dans un contexte aussi porteur l’une des deux heures prévues à l’emploi du temps pour l’accompagnement personnalisé (dont l’emploi pour cette année a déjà été discuté), et cela pour la poignée d’élèves hypothétiques qui auraient réussi par miracle à obtenir une information et à s’inscrire dans un des rares lycées proposant cet enseignement (2)…

Mais peut-être est-ce lui faire trop d’honneur que de tenter d’analyser avec rigueur un texte qui masque mal une indifférence profonde et un vide abyssal de contenus derrière de vagues incantations à la souplesse comme à la variété (entendez que rien n’est prévu ni défini) et à l’innovation (parce qu’il faut bien bricoler quand on a réussi à rameuter un groupe d’élèves totalement disparate). Qu’importent la cohérence et le réalisme pour un enseignement qu’on s’acharnera à rendre exsangue ! Ne vaut-il pas mieux « de l’aide aux devoirs pour des centaines d’élèves que du grec pour 5 ? » comme le disait récemment l’un des grands inspirateurs de la réforme du lycée (3) ? Et pourquoi pas du grec pour des centaines d’élèves, M. Descoings ? Etes-vous sûr que l’accompagnement personnalisé décliné selon les académies et les lycées en dispositifs divers incluant éventuellement « club astronomie », « atelier théâtre », « club d’écriture » (4) — on attend l’ « atelier cuisine » et le « club sophrologie » — contribuera davantage à l’égalité des chances que l’étude rigoureuse des langues et des cultures qui sont au fondement des nôtres ?

La précipitation et l’improvisation caractérisent certes cette réforme des lycées comme en témoigne l’émoi entraîné par l’absence de manuels scolaires dans certaines matières. Mais pour les lettres classiques, le Ministère a perfectionné la méthode : pas de concertation, pas de programme, aucune visibilité… L’objectif est évident : tendre vers un nombre nul d’élèves et bientôt de professeurs, déjà victimes prioritaires des mesures de carte scolaire. Une fois le latin et le grec passés à la trappe par un ministre-Ubu armé de son croc à phynances, à qui le tour ? Le lycée était déjà léger, il sera tout à fait light — et qui saura encore que cela vient de levis — une marque de jeans du Ier siècle, sans doute.

Béatrice Barennes

(1) Voir "Cibles émouvantes", in Le Monde, 20 aqoût 2010 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/08/20/langues-anciennes-cibles-emouvantes_1400980_3232.html

(2) D’aucuns s’empresseraient de voir dans ces disparités, d’un établissement à l’autre, la preuve par neuf d’un enseignement à deux vitesses. Mais ne soyons pas mauvaise langue : il va de soi que le lycée Henri IV fera du soutien au détriment de la formation classique réclamée par les parents de ses élèves, et le lycée Tartempion, en pleine Zone d’Exclusion Programmée et de pédagogisme renforcé, aura à cœur d’insister sur les Lettres classiques — on s’en doute… (JPB)

(3) Le Point, jeudi 26 août 2010, propos de Richard Descoings.

(4) Dépêche AEF ,vendredi 27 août 2010, « paroles de proviseurs de l’académie de Lille ».

 

Commentaires

J'en profite pour rendre hommage à mon prof de latin au collège : M. De Feo (Defeo?). Costume impeccable, air carnassier, on entendait les mouches voler dans sa classe. Et pour cause : chacun était scotché à l'écoute de ses récits passionnants de Rome, de la Grèce, de leurs mythes, de leur histoire et de leurs grandes figures, entre deux travaux ardus de version ou de thème. Cerise sur le gâteau : on rigolait bien, car il était, en plus, très drôle.
Quelle déception ensuite au lycée, où le latin nous a été enseigné selon des principes conformes à l'esprit décrit ci-dessus. Rien appris de plus. Et surtout, qu'est-ce qu'on se faisait suer, dans ces cours censés être conçus pour nous motiver.

Écrit par : Perceval | 18 septembre 2010

Hop ! Pareil que Perceval !
Merci à M'sieur Oudin pour ces deux années de latin au collège !
Asinum Asinus Fricat m'est resté :)

Écrit par : exTC | 18 septembre 2010

Il n'était pas pingre dans ses histoires, puisque, fils de réfugié antifasciste, il allait jusqu'à l'Italie d'avant-guerre, ou encore ses vacances en caravane à travers la Grèce et la Yougoslavie, ou Sartre qui venait de mourir.
Je lui dois sans doute une bonne partie de ma curiosité. En fait, il était prof de civilisation européenne et de culture générale, avec des liens dans tous les sens, en particulier vers Rome et Athènes bien sûr.
Au fond, il collait aux objectifs des programmes cités plus haut, sans qu'il lui fût besoin de transformer ses cours en marmelade ludico-éducative.

Écrit par : Perceval | 18 septembre 2010

Bravo, madame Barennes !

Une précision concernant le bilinguisme latin-grec : c'est très "tendance" depuis quelques années, et peut-être pas inintéressant, à condition, pour l"enseignant, de bien maîtriser la méthode, qui ne me paraît pas d'une évidence absolue -- mais je ne suis qu'une pauvre prof de prépa.
Jetez un coup d'oeil : vous allez voir, c'est du lourd :
http://crdp2.ac-besancon.fr/latin-grec/
Bref, je ne peux m'ôter de la tête l'impression désespérante selon laquelle les concepteurs des nouveaux programmes se sont jetés sur ce "gimmick" avec la conviction qu'en 2010 on ne peut plus étudier les langues anciennes sans un accompagnement original, ludique, "nouveau et intéressant" comme on disait à "Actuel" : ce fut un temps les TICE (l'informatique, quoi), maintenant c'est le bilinguisme latin-grec...
Quo ta zoa currit ?
In murum ?
Comme disait ma mémé dans le Luberon : pourquoi faire simple, si on peut faire compliqué ? Car pour être pris au sérieux, on doit faire compliqué. Ludique, mais complexificationné ; le premier clampin qui arrivera avec une méthode simple pour enseigner le latin -- parce que le latin, contrairement au grec, c'est facile !! -- sera considéré comme un zozo irresponsable.
Bien entendu, le fait que la nouvelle présidente de la CNARELA soit également une des chevilles ouvrières du bilinguisme latin-grec , n'a évidemment rien à voir avec la promotion de cette nouvelle façon d'enseigner les LA.

Post scriptum, c'est le cas de le dire : quitte à me faire conspuer par certain(e)s du sérail, je voudrais dire mon admiration pour la modeste et géniale Mireille KO, qui a fait naguère un travail magnifique, dans sa ZEP, pour l'enseignement des langues anciennes.

Écrit par : Françoise Guichard | 18 septembre 2010

Les 18 et 19 septembre ce sont les journées du Patrimoine !
Alors on ouvre les pages roses du petit Larousse et qu'est-ce qu'on lit ? Timeo Danaos et dona ferentes.

Écrit par : iPidiblue dura lex sed lex | 18 septembre 2010

"Car pour être pris au sérieux, on doit faire compliqué. Ludique, mais complexificationné" (FG)

Symptomatique : l'abus du verbe "expliciter" au lieu d'"expliquer". Contraire du verbe "impliciter", sans doute.
Laisse, Madeleine. J'm'énerve pas, j'explicite.

Écrit par : Perceval | 18 septembre 2010

Exclusif :Timeo Danaos et Dona Ferentes, le secret des fiancailles du présentateur vedette et de la star portugaise.

Écrit par : Perceval | 18 septembre 2010

je voudrais dire mon admiration pour la modeste et géniale Mireille KO, qui a fait naguère un travail magnifique, dans sa ZEP, pour l'enseignement des langues anciennes.

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 septembre 2010

Oui, mais pour une Mireille KO debout, combien de profs de ZEP sonnés ?

Écrit par : Perceval | 18 septembre 2010

Je suis d'accord avec l'ensemble de cette note, ("rien n'arrêtera nos gestionnaires", en effet), mais je ne sais pas s'il est très judicieux de renvoyer dos à dos l'enseignement des langues anciennes et celui du théâtre, (merci quand même, au passage, d'avoir employé le terme "d'atelier" plutôt que celui de "club".)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2010

Oui, mais pour une Mireille KO debout, combien de profs de ZEP sonnés ?

Ecrit par : Perceval | 18 septembre 2010

Oh bravo ! Joli !

Écrit par : FGuichard | 18 septembre 2010

Qui sont ceux qui élaborent et mettent en place ces "enseignements". Qui sont les vrais donneurs d'ordre? Qui sont ceux qui tirent les ficelles de cette pantalonnade? Pourquoi cette volonté de destruction et au nom que quoi? En l'occurrence, ici, le ministre, passé, actuel ou futur, n'est qu'un faire-valoir plus ou moins actif. Qui sont les vrais responsables de ce naufrage?

Écrit par : H. | 18 septembre 2010

J'ai idée que les sciences humaines ont poussé à un très haut point de perfection la culture de l'excuse ...

Écrit par : iPidiblue culture de l'excuse | 18 septembre 2010

Post scriptum, c'est le cas de le dire : quitte à me faire conspuer par certain(e)s du sérail, je voudrais dire mon admiration pour la modeste et géniale Mireille KO, qui a fait naguère un travail magnifique, dans sa ZEP, pour l'enseignement des langues anciennes.
Ecrit par : Françoise Guichard | 18 septembre 2010

Alors qui a rédigé les manuels signés de son nom ?

Écrit par : Jeremy | 18 septembre 2010

ANALYSE DE TEXTE (note Tireur d’élites)

Non seulement être volontairement et idéologiquement de droite rend totalement imbécile mais, en plus, cette femme est d'un vulgaire...
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2010

les analyses présentées par les économistes atterrés (NDJoe : auteurs du texte de Puce) n’ont aucun caractère scientifique.
Ecrit par : Joe | 17 septembre 2010

N'ont rien à envier à Mengele, vous dis-je.
Ecrit par : Cadichon | 18 septembre 2010

Les "contorsions sibillines" font se demander à ce dernier si la personne capable d'écrire de telles inepties jouit de toute sa santé mentale...
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2010

RESUME : le bac à sable est plein de merde…
Concernant les commentaires cités ci-dessus, j’attends sans joie que leurs auteurs arrêtent leur logorrhée…
Par contre, je savoure :

(((Sinon dans votre livre j'ai bien aimé la citation d'Apollinaire "Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant". C'est un peu ce que je lis dans le regard de certains élèves de mes classes qui attendent sans joie que les perturbateurs imbéciles finissent leur spectacle.
Ecrit par : Jérôme | 18 septembre 2010)))


(((En d'autres termes, ai-je vraiment écrit qu'être viscéralement de gauche rendait nécessairement intelligent ??? :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2010

Mais non, Christophe, on est tous témoins, vous passez assez de temps à le prouver ;-)))
Ecrit par : Perceval | 18 septembre 2010)))

Et :

(((Chère Cadichonne (ne vous lisant pas régulièrement, j’ai écrit chère/cher dans mon précédent message).
Quand on veut torcher le séant des autres, il convient d’avoir soi-même la lune nickel chrome.
Ecrit par : PMB | 18 septembre 2010)))

Écrit par : Al | 19 septembre 2010

Les enseignants de Latin et de Grec de l'enseignement supérieur ont aussi de l'humour. Les "Classiques" ne sont pas forcément tristes.
La réception de Thierry Henry à l'Elysée, en pleine crise footballistique, leur avait donné des idées.
La suite et les détails sur
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/06/profs-de-latin-grec.html
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2010

Post scriptum, c'est le cas de le dire : quitte à me faire conspuer par certain(e)s du sérail, je voudrais dire mon admiration pour la modeste et géniale Mireille KO, qui a fait naguère un travail magnifique, dans sa ZEP, pour l'enseignement des langues anciennes.
Ecrit par : Françoise Guichard | 18 septembre 2010

Alors qui a rédigé les manuels signés de son nom ?

Ecrit par : Jeremy | 18 septembre 2010

Oui, je sais, Jeremy, ses manuels sont très contestés. Et c'est bien pour cela que je prenais des précautions oratoires...
En fait, le meilleur manuel d'initiation au latin, c'est celui de M. Verdier, un immense professeur, que j'ai eu la chance d'avoir en hypokhâgne.
http://www.inrp.fr/emma/web/rebond.php?tabLiee=interv&nom=VERDIER%2C+Roger-L.&sort=typeDown
Cet homme était un génie de la pédagogie, la vraie, -- càd qu'il était capable de vous rendre le thème latin clair comme de l'eau de source...

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2010

Cet homme était un génie de la pédagogie, la vraie, -- càd qu'il était capable de vous rendre le thème latin clair comme de l'eau de source...
Ecrit par : FGuichard | 19 septembre 2010

Et ça, ça c'est une performance !
JPB, qui a toujours été meilleur en version qu'en thème…
PS. C'est d'ailleurs significatif que l'on dise "fort en thème" et non "fort en version" pour( désigner la crème des bons élèves — avec une légère nuance péjorative, tout de même : le "fort en thème" a plus d'acné que le "fort en version", probablement…

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2010

http://crdp2.ac-besancon.fr/latin-grec/ Françoise Guichard

En effet, c'est du lourd. Et je ne vois pas pourquoi nos visionnaires n'iraient pas maintenant nous concocter une méthode pour apprendre en même temps l'anglais et l'allemand, l'arabe et l'hébreu, l'espagnol et le portugais. Puis ce cap passé, on envisagerait un enseignement trilingue. De la sorte, on diviserait aisément par 2 puis 3 le nombre de profs.
Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi.

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

C'est d'ailleurs significatif que l'on dise "fort en thème" et non "fort en version" pour( désigner la crème des bons élèves — avec une légère nuance péjorative, tout de même : le "fort en thème" a plus d'acné que le "fort en version", probablement…

Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2010

Pas forcément (je n'ai, de ma vie, jamais eu un bouton !!!)
L'anathème "fort en thème" (désolée, je résiste à tout, sauf à la tentation... OK, je sors cinq minutes) repose sur les mêmes préjugés qui font conspuer la grammaire, considérer l'orthographe comme la "science des ânes" et traiter l'élève sérieux de "bouffon" -- alors que le "cancre", glorifié par Prévert, est d'essence libertaire, puisque, dans sa cancritude, il refuse un savoir bourgeois. Le grammairien, lui, est forcément un soumis masochiste, puisqu'il est assez stupide pour primo connaître les règles par coeur, secundo les appliquer, tertio trouver du plaisir à les appliquer...
Le génie de M. Verdier, c'était de nous faire traduire en latin du Ionesco, du Gide, et même le testament de Marc Bloch. C'étaient de vrais instants de bonheur, y compris pour ceux qui se prenaient des "taules". Croyez-moi, rien de tel pour s'approprier un texte que de le traduire, à part peut-être de le pasticher, comme disait Proust -- et sans doute pour les mêmes raisons.
Ce que propose la langue ancienne, son seul "plus" par rapport à une langue vivante difficile, c'est un décentrement radical, si je puis oser la métaphore géométriquement hasardeuse : les Romains et les Grecs sont nos ancêtres, certes, et, en même temps, nous sont aussi exotiques que les Papous ou les Nambikwara.
Si l'on veut "dépéguer" les élèves de leur petit "hic et nunc" riquiqui, de l'ici et maintenant dans lequel ils sont jusqu'au cou empoissés, une injection de langue ancienne convient idéalement -- d'où les succès de Mireille Ko en ZEP, quoi que l'on pense par ailleurs de son manuel.

Écrit par : FGuichard | 19 septembre 2010

Ecrit par : Al | 19 septembre 2010

Voilà, en tous cas, un long message qui "logorrhe" pour pas grand-chose...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"Al", au passage, consultez un dictionnaire...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Pour une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle !
>
> Au moment de la réforme des retraites, certains n'ont pas à se faire de soucis !

Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :
> - Mme Bernadette Chirac , jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.
> - Mme Florence Woerth , femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.
>
> Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.
>
> Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France !!!
>
> Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !!!
>
> Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 Euros !

Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus"
>
> Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Lancé rue Saint-Denis, par un méridional moustachu (ou pas, ça dépend de la saison) :
"Morue, tu ris, tes saluts tentent !"

Écrit par : inclinations sanitaires | 19 septembre 2010

Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi.
Ecrit par : nicolas | 19 septembre 2010

ça nous pend au nez, en effet, d'autant plus que ça se fait déjà outre-manche chez nos british voisins: là bas, il est courant qu'un prof de français enseigne aussi l'espagnol, qu'un prof d'allemand enseigne aussi le français, etc. (et je n'invente rien: vu de mes propres yeux quand j'étais assistant de français à Glasgow).

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

La prétention à enseigner simultanément latin et grec renseigne sur les objectifs de cet enseignement : s'il s'agit de maîtriser ces langues, notamment par la pratique régulière de versions ou de thèmes, c'est absurde.
Mais s'il ne s'agit que d'observer des faits linguistiques et culturels, cela devient envisageable.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Julien ne confondez pas la bivalence et l'enseignement SIMULTANÉ de deux matières.

La bivalence est la règle en Allemagne il me semble que chez nous les PEGC étaient bivalents (?)
Et ça ne me choque pas à condition que la formation des enseignants intègre cet objectif.

Le prof des écoles en CM2 est multivalent et tout d'un coup en 6ème on devrait être ultra spécialiste ?

Les profs de SVT enseigne la bio ET la géol (qui n'ont aucun rapport direct sauf pour la paléonto).
Et les profs d'histoire géographie y sont pas bivalents ?
Ici même, en plus de humour, dugong enseigne la chimie, la méca, l'élec et même un peu d'otique (qui sont des matières sensiblement distinctes même si on retrouve parfois des convergences dans les équa dif)

Au collège au moins, la bivalence n'est pas une hérésie, et peut-être même au contraire.

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Quant à enseigner simultanément dans un même lieu aux même élèves 2 matières distinctes ...
c'est déjà moins grave que :
d'enseigner simultanément dans des lieux distincts à des élèves différents la même matière.

C'est souvent le cas les premières semaines de l'année pour les TZR à cheval sur plusieurs bahuts ...

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Et pis, dans les "classes europe"
(qui accueillent les rejetons des profs puisky savent bien kyora pas trop d'arabes et kon mettra pas les profs les + croutes et ke des bonzélèv' )
lorsqu'on enseigne pour partie les maths ou l'hist-géo en langue étrangère est-ce que ça vous choque ???

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Mais s'il ne s'agit que d'observer des faits linguistiques et culturels, cela devient envisageable.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Dans le fond, ça ne me choquerait pas plus que ça.
A condition que ce soit clair.
On ne prétendrait plus enseigner le latin ou le grec ancien mais la culture classique à travers une vague approche de la langue.

Au moins au collège, en termes de finalité pas obligé que ce soit plus sot.

On pourrait imaginer qu'au lycée finie la rigolade, au moins pour ceux qui prétendent être des littéraires.

(Je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre comment on peut être prof de français en lycée et ne pas maîtriser le latin et le grec. Un peu comme un prof de sciences ou de méca qui n'aurait pas étudié les maths ...)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

"On ne prétendrait plus enseigner le latin ou le grec ancien mais la culture classique à travers une vague approche de la langue."

J'y crois autant qu'à enseigner le jazz sans connaître ni le solfège ni l'anglais.

Écrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

le mot solfège est malheureux pour le jazz:disons sans pouvoir jouer d'un instrument,ce sera plus juste

Écrit par : iphigénie bis | 19 septembre 2010

Cette nouvelle note évoque un pan de l'édifice EN, qui n'en finit pas de s'écrouler. Cette chute va aller en s'accélérant, car ce sont les fondations de notre langue et de notre culture qui s'effondrent avec la disparition des langues mortes et celle de l'histoire chronologique et évènementielle, consommée et consumée lentement depuis quarante ans (voir mon lien d'hier).

Ce qui suit n'est destiné qu'à PMB, et prière de "sauter" ce commentaire si vous n'êtes pas concerné, même si l'incident qui nous oppose reflète un aspect de la tragédie: l'incapacité de certains enseignants à mesurer leur ignorance est ici illustrée par un PMB convaincu que ma remarque sur son insuffisance orthographique et grammaticale est injustifiée.
Il est persuadé qu’il écrit “sans faute”. J'affirme le contraire et le démontre aussitôt.

Je le mets d'abord au défi d’en trouver une seule dans les phrases ci-dessous qui ne soit pas une simple coquille. Par définition, celle-ci ne se trouverait pas dans un texte manuscrit et elle ne trahit rien d'autre qu'une frappe maladroite (toujours et encore avec deux ou trois doigts) et bâclée, aggravée par l'absence, coupable certes, de relecture.

Voici donc, aux yeux de PMB, mes fautes "capitales", lui si prompt à commettre les mêmes et d'autres infiniment plus graves, comme la suite le révèlera.

""Chère Cadichonne
Vous écrivez :

« Il lui manque les bases » : absence du point final. 

« et à ce propos ce n'est pas en juriste que je réponds… » : toute phrase doit commencer par une majuscule. 


« puisqu' il leur manque les savoirs de base.. » : espace incongru entre « puisqu » et « il ». 


« qu'ils sont censés (selon le délire des Dr Folamour et Mabuse de l'EN) contruire tout seuls. » : heu… conStruire !


« L'EN s'est fait une spécialité de faire poser un un toit… » : un un, j’ignorais qu’on pouvait bégayer de la plume !
Ecrit par : PMB | 18 septembre 2010

Je vous réexpédie votre « Quand on veut torcher le séant des autres, il convient d’avoir soi-même la lune nickel chrome ». Ce boomerang contient de belles verges pour vous faire fouetter la vôtre, je parle de la lune, laquelle ressort de l'examen maculée de façon indélébile.

Voici donc, et à votre demande expresse, la liste des fautes relevées dans votre texte, puisque vous avouez être incapable de les identifier et imaginez n'en avoir pas commis une seule.
Je frémis d'effroi à la pensée que l'auteur des lignes suivantes A ENSEIGNÉ en français pendant 37 ANS. Bonnes gens, tous aux abris!!!!
Je confirme l'urgence d'un retour au CP pour apprendre les fondamentaux, comme les prépositions, les participes passés, la ponctuation, et tutti quanti.
Je persiste et signe
D. Schéré,
qui ne s'est jamais cachée sous des jupons de comtesse. Je ne suis pas de ce bord-là.

Je reprends depuis le début car ainsi commença l'invitation à corriger PMB:
“J'aurais besoin de reprendre à zéro l'apprentissage du français ? Et des générations d'élèves, des tripotées de collègues, des meutes de parents, des hordes d'inspecteurs, des kyrielles de directeurs n'auraient rien vu pendant les 37 ans où j'ai enseigné notre langue maternelle ? Que le fondement leur échappe, que le diable les patafiole, que Luc Chatel les réduise !

PS Comme je ne veux pas mourir de curiosité : pouvez-vous me dire, chère/cher Cadichon, quelle faute me vaut votre mépris superbe ?
Ecrit par : PMB | 18 septembre 2010 l

Eh bien, vous n’allez pas être déçu, c’est du lourd, du gros calibre. Et je n'ai pas de mépris, juste un immense accablement devant pareille déroute et ce constat de carence préoccupant. 37 ans pour en arriver là, BIGRE!

1 Qu'est devenu l'éducation nationale (accord de participe)

2 Septembre , jour de la rentrée (espace incongru, haha, tel est pris, etc.)

3 Notre Fils Leonard, (Léonard a perdu l’accent et son père qui lui donne de la majuscule, se prend pour le bon dieu mais fut manifestement oublié quand l’esprit saint fit sa tournée)

4 sa future maitresse etant (^, é)

5 un remplacant (ç)

6 maitresse …detendre (^,é)

7 Notre fils Leonard, à une …(virgule qui sépare le verbe du sujet et confusion entre a et à, une fois)

8 dire a son petit frêre….( confusion inverse, deux fois, et où l’on retrouve chez le frangin l’^ perdu par sa maîtresse)

9 lorsqu'il saura lire c'est lui et plus son père qui lui raconterait les histoires. (on attendait le futur, on a la confusion usuelle entre futur et conditionnel)

10 nous possedons

11 nos enfants …depuis leurs naissances (la réalité dépasse ...l'affliction)


12 2ieme jour, …le maitre remplacant nous apprends …qu'une remplacante serait la dés Lundi. (Huit phôtes pour treize mots)

13 Notre fils Leonard est allergique à l'Arachide.

14 La remplacante …se presente …pas grand chose .

15 la greve nationale, a laquelle j'adere (RE-SIC)

16 la remplaçante…etant musulmane

17 Mon fils et ces 4 camarades (RE-RE-SIC)

18 Nous les parents ... on commence à devenir vert

19 protocole d'Allergie à l'Arachide

20 elle …nous dis que une nouvelle remplacante….



21 Sur ceux, mon epouse (ça ne s'invente pas)

22 enseigante va arriver jusqu'a la mie novembre

23 Mon epouse

24 protocole d'Allergie

26 Mon epous

27 il avait retrouver le protocole.



28 nous sommes inquiet pour l'education

29 que pouvons nous faire ?

30 contre qui pouvons nous nous retourner ?

31 Qu'est devenu l'education nationale en France ?


32 la rentrée a commencée


I rest my case. Guilty as charged

Écrit par : Cadichon | 19 septembre 2010

Pardon pour le hors-sujet, mais je viens de recevoir ceci :

REGULATION SCOLAIRE
pour les élèves au comportement hautement perturbateur
DISPOSITIF D'AIDE AUX ELEVES ET AUX ECOLES
Rentrée 2010

I. Introduction

Ce dispositif, mis en place depuis la rentrée 2008, est destiné à venir en aide aux enseignants du 1er degré démunis devant des élèves au comportement hautement perturbateur, dont les constantes ou caractéristiques récurrentes de la situation sont :

■ Elève gravement perturbateur au point de provoquer le dysfonctionnement d’une école,
■ Elève qui ne respecte plus les règles de l’école, ni l’autorité des adultes et qui rend
impossible pour l’enseignant la conduite de sa classe,
■ Elève fortement démobilisé scolairement, qui inquiète les adultes,
■ Elève pour lequel les actions éducatives mises en place au sein de la classe et de l’école
sont insuffisantes et sans effets perceptibles,
■ Elève en conflit constant avec ses pairs et les adultes de l’école et dont les attitudes et actes
sont de plus en plus violents.

L’objectif de ce dispositif est d’apporter un appui direct aux équipes pédagogiques confrontées à des faits d’incivilité et de violence qui provoquent le dysfonctionnement d’une classe ou d’une école.
L’intervention de l’enseignant régulateur doit permettre un retour à l’équilibre sur l’école, un nouveau contrôle de la situation et une prise de distance.
Cette démarche est un moyen de rompre l’isolement du professeur en situation de crise.

Ce dispositif d’aide s’accompagne de la recherche d’un partenariat renforcé en direction des parents, en gardant toujours à l’esprit que l’objectif de cette régulation est d’aider les acteurs à se repositionner, de permettre à chacun de tenir sa place de manière satisfaisante et de s’acheminer à nouveau vers la réussite : scolaire pour l’élève, professionnelle pour les personnels enseignants et éducative pour les parents, en restaurant le rôle de chacun.

La régulation scolaire peut prendre différentes formes d’intervention sur le terrain, de manière adaptée, souple et temporaire en fonction des situations. Elle reste ponctuelle et limitée dans le temps.

L'enseignant régulateur pour les 7ème, 8ème, 9ème, 10ème, 15ème, 16ème, 18ème, 25ème et 26ème circonscriptions


Ca commence plutôt bien : l'institution appelle enfin un chat un chat, et de penche sur une réalité quotidienne d'écoles comme la mienne. Ca finit moins bien, puisqu'élève perturbateur, parents et maître sont renvoyés dos à dos à égalité.
Et puis un régulateur pour neuf circonscriptions : l'affaire est dans le sac (alors que dans chaque circonscription, il y a plusieurs conseillers pédagogiques souvent occupés à brasser du formulaire dans le vide entre deux accès de réunionite). Rien que dans mon école, il y aurait de quoi faire à plein temps.
Enfin, détail rigolo : le régulateur est posté au coeur de la commune la plus huppée et la plus tranquille du département.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"observer des faits linguistiques "
Pas con de dire à des gosses (petits) que :

- pour écrire une langue on n'est pas obligé d'utiliser les mêmes caractères (leur apprendre les lettres grecques ce sera utile en maths). Y'a plus de mecs sur la planète qui préfèrent utiliser des vermicelles pour écrire plutôt que des caractères latins.
- que la structure de phrase sujet verbe complément n'est pas la seule permettant de faire du sens.
- qu'y a des langues dans lesquelles la distinction nom-verbe-adjectif n'a pas vraiment de sens
- que pour indiquer le rôle d'un mot dans la phrase y'a des systèmes bizarres de déclinaison
- que les langues sont comme nous. Elles ont des ancêtres dont elles héritent

Mais dans ce cas j'ajoute dans ce truc l'initiation élémentaire à d'autres langues rigolotes :
- arabe (paske c'est politiquement correct)
- chinois (à cause de leur système d'écriture complètement con ...) et de la forte composante tonale
- le turc langue agglutinative bien étrange et qui pourtant sonne familier et se pronnonce aisément
- une langue bien chtarbée et imprononçable (peuhl ou autre)
- une langue africaine ne possédant quasi pas de vocabulaire abstrait mais permettant tout de même d'aborder des sujets métaphysiques par le biais de systèmes codés complexes (périphrases ou formules conventionnelles du type proverbe)
- la langue d'un peuple très "archaïque" qu'il est totalement impossible d'apprendre tant elle est complexe par exple paske les hommes et les femmes n'utilisent pas les même mots pour dire la même chose même lorsqu'ils dialoguent entre-eux (je crois y'a des papous qui sont dans ce délire)

(Il m'a fallu attendre l'âge de 22 ans pour réaliser que la plupart des langues de la planète sont tonales sauf ... en Europe.)

Pis aussi on pourrait dire aux gosses que tous les locuteurs de ces langues bizarres ont une culture (éventuellement brillante). Et en dire deux mots en regard de ces langues (calligraphie vs tags ???).

Moi j'trouverais ça pas plus con que de passer des heures à ânnoner rosa rosae ... pour finir caissière au prisu ou plaquiste chez bouygues.
(mais je ne suis qu'un abruti prof de SI)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

"- qu'y a des langues dans lesquelles la distinction nom-verbe-adjectif n'a pas vraiment de sens"

venez voir mes secondes,ils vous diront que c'est le cas en français

"passer des heures à ânnoner rosa rosae ..."

on n'ânonne plus depuis longtemps,et la rosa est fânée depuis qu'on lui a préféré causa,(va-t'en savoir pourquoi....c'était la première Réforme de l'enseignement des LA.....)mais on n'en reste pas moins âne pour autant.Donc,c'est pas ça le problème.
(un abruti de prof de LA)

Écrit par : iphigenie ter | 19 septembre 2010

Je suis de votre avis Zorglub. Ouvrons-les au monde. Ils se spécialiseront plus tard. S'ils trouvent encore où se spécialiser...

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Juste une remarque de détail sur le choix du titre de l'article (pour tout le reste, bien sûr, rien à redire). En fait il est de bon augure, car cette formule est habituellement employée à contre-sens :
http://magister-optimus.blogspot.com/2009/02/ave-caesar-morituri-te-salutant.html

Écrit par : Jacqueline Villani | 19 septembre 2010

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Un peu chargé, le oinj de ce matin, non ?
Mes élèves, une fois au collège, auront déjà du mal à ne pas situer Marathon à New-York, alors ce que vous proposez leur ferait office de Tchernobyl mental. Déjà qu'un courant d'air suffit à anéantir l'échafaudage laborieux d'une notion posée sur une autre ...

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Et puis un régulateur pour neuf circonscriptions : l'affaire est dans le sac (alors que dans chaque circonscription, il y a plusieurs conseillers pédagogiques souvent occupés à brasser du formulaire dans le vide entre deux accès de réunionite). Rien que dans mon école, il y aurait de quoi faire à plein temps.
Enfin, détail rigolo : le régulateur est posté au cœur de la commune la plus huppée et la plus tranquille du département.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Plaignez-vous ! Jamais entendu parler d'un tel poste dans mon département !
(Ceci dit, je comprends parfaitement que vous vous plaigniez néanmoins).

Écrit par : catmano | 19 septembre 2010

Donc,c'est pas ça le problème.

Ecrit par : iphigenie ter | 19 septembre 2010

Chais bien ...

Le vrai pb c'est que le nombre d'élèves tentés par l'étude des langues anciennes tend vers zéro ...
Et ça vous fait bien mal aux seins !
(autant qu'à moi de voir disparaître l'enseignement technique industriel faute d'élèves - a tel point que je me reconvertis en maths pour quitter le navire naufragé)

Votre combat pour le maintien des LA est perdu d'avance, je ne comprends même pas pourquoi vous le menez.

Au sujet de l'EN y'en a pleins d'autres bien plus essentiels sur lesquels on ferait mieux de se recentrer.

L'histoire des LA a un intérêt en termes de symbole du désastre. En soi, on s'en balec' y'a tellement plus grave.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

http://magister-optimus.blogspot.com/2009/02/ave-caesar-morituri-te-salutant.html Ecrit par : Jacqueline Villani | 19 septembre 2010

Ca alors ! Je ne me féliciterai jamais assez de fréquenter ce blog !

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Déjà qu'un courant d'air suffit à anéantir l'échafaudage laborieux d'une notion posée sur une autre ... Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Méchant ? Médisant ? Ou les deux ? :-)

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Perceval

Voui voui, staipourir

Juste histoire de mettre un peu d'ambiance
Et je suis un peu déçu pour l'instant que les verges ne sortent pas plus vite !
(? y'a un truc ki va pas dans cette phrase ?)

Le plus fort serait de trouver un prof pour enseigner ça : des débouchés en perspective pour les chômeurs sortant de langues'O ?

En vrai j'aurais adoré quand j'étais môme (et même encore aujourd'hui ...).
Un peu comme un séminaire d'un Claude Hagège qui ne serait pas aussi pédant que le vrai.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

"Et ça vous fait bien mal aux seins !"

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

C'est comme ça que vous parlez à Iphigénie, vous ???

"Un peu chargé, le oinj de ce matin, non ?
Mes élèves, une fois au collège, auront déjà du mal à ne pas situer Marathon à New-York, alors ce que vous proposez leur ferait office de Tchernobyl mental. Déjà qu'un courant d'air suffit à anéantir l'échafaudage laborieux d'une notion posée sur une autre ..."

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Dickens vous expliquera volontiers que ce n'est pas obligatoirement dans ce sens que ça fonctionne...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"le mot solfège est malheureux pour le jazz:disons sans pouvoir jouer d'un instrument,ce sera plus juste."

Ecrit par : iphigénie bis | 19 septembre 2010

Mais quand même pas complètement !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Y 'a même tellement plus grave qu'il n'y a plus qu'à laisser tout couler
-morituri etc etc....(aut non?)
.

Écrit par : iphigenie (iterum) | 19 septembre 2010

Un petit tour du côté de tireurs d'élites, Christophe ? Y a deux rasades qui m'attendent...

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

iphigenie

Justement pas : hiérarchiser les priorités.

Quoiqu'il vous en coûte, les LA arrivent loin ...
(hélas, d'ailleurs, puisque dans l'absolu, pas vide d'intérêt)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Ce boomerang contient de belles verges (Cadichon)

On aimerait un dessin, pour mieux visualiser.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Juste une remarque de détail sur le choix du titre de l'article (pour tout le reste, bien sûr, rien à redire). En fait il est de bon augure, car cette formule est habituellement employée à contre-sens :
http://magister-optimus.blogspot.com/2009/02/ave-caesar-morituri-te-salutant.html
Ecrit par : Jacqueline Villani | 19 septembre 2010

Merci — j'ignorais. Mais les biographes de Claude ne témoignent-ils pas tous à charge ? Le "morituri" peut se prendre au premier degré — comme le "tu trembles, carcasse" de Turenne.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2010

"Au collège au moins, la bivalence n'est pas une hérésie, et peut-être même au contraire."

Ouip.

Écrit par : Jeremy | 19 septembre 2010

Bon j'arrête mes conneries ici, j'ai un DS de maths demain.
Faut que je bosse un peu si je veux pas avoir l'air trop con.

(en plus mon fils en spé* me met une super pression :
"T'as intérêt à gérer, Papa, pask'avec la tête ke tu nous a mis sur le coup de l'école, et en + regarde combien j'ai eu en kholle cette semaine, " etc. etc.)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Dites donc c'est speedé ce matin ! Ici aussi on fonctionne avec cinq grammes de coke par jour ?

Écrit par : iPidiblue culture de l'exta | 19 septembre 2010

iPidiblue, si même Jeremy me cite, où allons nous ???


(st'une blague Jeremy, vous savez fort bien que je ne vous hais point)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Zorglub,


Faites comme le pédéraste Frédéric Mitterrand avec le cocaïnomane Jean Luc Delarue donnez-lui une seconde chance !

Écrit par : iPidiblue culture de l'extasy | 19 septembre 2010

en plus mon fils en spé* me met une super pression

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Tout s'explique : c'est pas le oinj, c'est la Kro.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Zorglub, non seulement je vous cite, mais en plus j'approuve !

:-D

Écrit par : Jeremy | 19 septembre 2010

"Votre combat pour le maintien des LA est perdu d'avance, je ne comprends même pas pourquoi vous le menez.

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010 "


Allons, Zorglub, souvenez-vous:
"Que dites-vous?... C'est inutile?... Je le sais!
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès!
Non! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!"

En ce qui me concerne, après la dictée de 139 mots et de niveau "entrée en sixième" donnée aux élèves de troisième - lesquels ronchonnaient jusqu'à ce que je leur montre la couverture du livre -, lesdits troisièmes ont commencé à comprendre ce que je voulais signifier en disant que le problème résidait dans le fait que, pour eux, la LV1, c'était le français!

Et comme d'autres, je rends ici hommage à mon professeur de latin, qui, lorsque j'ai débuté, après avoir expliqué à la classe la disposition plus ou moins attendue des mots dans la phrase latine, nous faisait faire des (courtes) versions ne voulant strictement rien dire si on traduisait correctement.
C'étaient des phrases simples, mais ce fut redoutablement efficace pour la suite. Je l'entends encore: "Maîtrisez vos cas! Ensuite, on s'occupera du sens."


"en plus mon fils en spé* me met une super pression

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Tout s'explique : c'est pas le oinj, c'est la Kro.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010"


Fête de la bière oblige! Espérons que, malgré tout, cette bière ne sera pas de mise pour les langues anciennes... (J'ai bon espoir, pour le latin du moins. Cette année, on a, pour chaque niveau, deux classes complètes de latinistes. Et plusieurs parents sont venus, dès la rentrée, poser la question pour l'an prochain... Ouf!)

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

"Tout s'explique : c'est pas le oinj, c'est la Kro."

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Mais non !!! C'est la kholle, il vient de vous le dire !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Julien ne confondez pas la bivalence et l'enseignement SIMULTANÉ de deux matières.

La bivalence est la règle en Allemagne il me semble que chez nous les PEGC étaient bivalents (?)
Et ça ne me choque pas à condition que la formation des enseignants intègre cet objectif.

Le prof des écoles en CM2 est multivalent et tout d'un coup en 6ème on devrait être ultra spécialiste ?

Les profs de SVT enseigne la bio ET la géol (qui n'ont aucun rapport direct sauf pour la paléonto).
Et les profs d'histoire géographie y sont pas bivalents ?
Ici même, en plus de humour, dugong enseigne la chimie, la méca, l'élec et même un peu d'otique (qui sont des matières sensiblement distinctes même si on retrouve parfois des convergences dans les équa dif)

Au collège au moins, la bivalence n'est pas une hérésie, et peut-être même au contraire.

-------------------
Quant à enseigner simultanément dans un même lieu aux même élèves 2 matières distinctes ...
c'est déjà moins grave que :
d'enseigner simultanément dans des lieux distincts à des élèves différents la même matière.

C'est souvent le cas les premières semaines de l'année pour les TZR à cheval sur plusieurs bahuts ...

--------------------
Et pis, dans les "classes europe"
(qui accueillent les rejetons des profs puisky savent bien kyora pas trop d'arabes et kon mettra pas les profs les + croutes et ke des bonzélèv' )
lorsqu'on enseigne pour partie les maths ou l'hist-géo en langue étrangère est-ce que ça vous choque ???

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010


Zorglub, vous acceptez la bivalence maintenant ? on vous demandera de la "trivalence" plus tard !
Vous n'avez jamais entendu parler de la "transdisciplinarité" ?

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

"le mot solfège est malheureux pour le jazz:disons sans pouvoir jouer d'un instrument,ce sera plus juste."

Ecrit par : iphigénie bis | 19 septembre 2010

Mais quand même pas complètement !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Et même pas du tout !!! ;-)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Le prof des écoles en CM2 est multivalent et tout d'un coup en 6ème on devrait être ultra spécialiste ? (Zorglub)

En ce qui me concerne, je ne verrais pas d'inconvénient à me voir déchargé de l'EPS et de la musique, comme c'est le cas à Paris, même si, pour la musique, CS fera observer que ce serait une grande perte pour mes élèves ;-)

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

CS : "Si Perceval n'enseignerait pas la musique, ce serait dommage." ;-)))

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Dans le fond, ça ne me choquerait pas plus que ça.
A condition que ce soit clair.
On ne prétendrait plus enseigner le latin ou le grec ancien mais la culture classique à travers une vague approche de la langue.

Au moins au collège, en termes de finalité pas obligé que ce soit plus sot.

On pourrait imaginer qu'au lycée finie la rigolade, au moins pour ceux qui prétendent être des littéraires.

(Je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre comment on peut être prof de français en lycée et ne pas maîtriser le latin et le grec. Un peu comme un prof de sciences ou de méca qui n'aurait pas étudié les maths ...)

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Je ne vois décidément pas au nom de quoi on accepterait la "rigolade" au collège, et on se dispenserait ainsi de dispenser un enseignement de qualité dans le domaine des langues anciennes (pour les élèves qui le souhaitent, et il y en a !).

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Votre combat pour le maintien des LA est perdu d'avance, je ne comprends même pas pourquoi vous le menez.

Au sujet de l'EN y'en a pleins d'autres bien plus essentiels sur lesquels on ferait mieux de se recentrer.

L'histoire des LA a un intérêt en termes de symbole du désastre. En soi, on s'en balec' y'a tellement plus grave.

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

C'est une blague ???

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Au sujet de l'EN y'en a pleins d'autres bien plus essentiels sur lesquels on ferait mieux de se recentrer.
Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Descoings, sors de ce corps !!! -;)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Perceval, elle va durer longtemps, la persécution de CS ?
Je vous renvoie à ses excuses sur Tireurs d'élite et passons à autre chose !
Moi aussi, j'aimerais être déchargée d'EPS. Pour la musique je trouverais ça dommage. C'est tellement chouette de les voir heureux de chanter à 3 ou 4 voix et ils sont si fiers d'eux ! Non ?

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

"on se dispenserait ainsi de dispenser"

"de délivrer", ce serait mieux...

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

"même si, pour la musique, CS fera observer que ce serait une grande perte pour mes élèves ;-)"

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Ca fait: "ferait", le verbe "faire", au conditionnel présent troisième personne du singulier !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

et on se dispenserait ainsi de dispenser un enseignement de qualité (Mihailovich)

Dispensez-vous de penser que Zorglub pense se dispenser de dispenser un enseignement enseigné avec le souci de sa qualité :-)

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"Perceval, elle va durer longtemps, la persécution de CS ?"

Ecrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Oh, ne vous en faites pas !!! Je sais à quoi m'en tenir sur cette phôttt, (et Perceval aussi) !!! ;-)
Mais il a du mal a admettre qu'il a des goûts de chiottes en musique; alors, la meilleure défense étant l'attaque... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"même si, pour la musique, CS fera observer que ce serait une grande perte pour mes élèves ;-)"

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Ca fait: "ferait", le verbe "faire", au conditionnel présent troisième personne du singulier !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Ben non, "fera", futur, parce que je le veux bien ;-)

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Il se trouve des tas de bonnes âmes dans les hautes sphères pour juger que grec et latin sont des enseignements élitistes (il faut apprendre - PAR COEUR! - des déclinaisons et les classes de mots et le vocabulaire) qui ne servent à rien, c'est bien connu, et qui, comble de l'horreur pédagogique, sont la marque des classes aisées et dominantes. Bref, on ne fait plus de latin, en Belgique tant qu'il y en a encore une, que dans les écoles strictement générales, et certes pas dans la mienne, et celles où on peut encore faire latin-grec restent à trois sur toute l'agglomération liégeoise, 600 000 habitants tout de même.

Évidemment, mon aîné a fait six ans de latin (et il a même fait latin-grec durant deux ans) et mon cadet "fait" latin depuis trois ans maintenant (option: latin 4 heures, sciences 5 heures, italien 2h), et il sait que pour le latin, il n'a pas le choix jusqu'à la fin de la quatrième. Il est un fait que beaucoup d'élèves inscrits en latin le sont par la volonté de leurs parents qui décident pour eux, comme il se doit, tant qu'ils le peuvent encore. Il est un fait aussi qu'il vaut infiniment mieux, pour la formation de l'esprit, que tous ceux qui calent sur les maths et les sciences exactes (j'en étais, ô combien!), puissent faire du latin plutôt que du macramé. Je ne serais pas contre que l'on de l'histoire de l'art ou de la philosophie plutôt que du latin, d'ailleurs, si on en a le goût. Le problème est que l'on chasse les langues anciennes sous des prétextes fallacieux pour les remplacer par un grand n'importe quoi vide de sens comme de contenu - si je vous infligeais le programme de mes sacrifiés de technique de qualification, vous pleureriez autant que moi.

J'enseigne, donc, à des sportifs et à des techniques de qualification, et en gros à plein d'élèves qui ont commencé dans la filière générale et ont fini par se trouver fermement priés d'aller planter, ailleurs, qui leurs choux, qui leurs comportements de toutes sortes (ça va du tête-en-l'air pathologique à l'asocial fini, en passant par le cruel, le bavard incoercible et le grossier de QHS). Et je remarque que tous ceux à qui on a inculqué, de gré ou de force, des bribes de latin, voire de grec, s'en sortent mieux que leurs petits camarades dans toutes les matières. Ils ont l'esprit plus ouvert, davantage de curiosité, souvent plus d'éducation, même quand ils ont été pétés en latin jusqu'à l'os, et ils savent mieux que les autres ce que signifie le verbe travailler, ce qui n'est pas rien par les temps qui courent et qui prouve que latin et grec "servent" à quelque chose, puisque tout doit servir.

J'ajoute que mes élèves sont loin d'appartenir tous à la crème de la crème de la société et que, sur ma 4ème de sportifs, il y en a 12 sur 26 qui ont fait deux ou trois ans de latin. Je suis en train de corriger des exercices de grammaire, pour voir où ils en sont : 10 des 12 "latinistes" ont un niveau correct ou plus que correct. Ce n'est le cas que de deux "non-latinistes" sur 14. CQFD.

Écrit par : Puce | 19 septembre 2010

"Ben non, "fera", futur, parce que je le veux bien ;-)"

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Mais pas moi !!! Je suis, au contraire, convaincu que le fait que vous ne fassiez pas écouter de pop-rock à vos élèves serait très dommageable à la musique !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

D'abord le latin-grec, cela sert à nommer des tas de médicaments qui font marcher le commerce !

Écrit par : iPidiblue j'en perds mon latin ! | 19 septembre 2010

CQFD. Ecrit par : Puce | 19 septembre 2010

CQNEPAD.

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Avoir un chien qu'on appelle Nestor, cela vous classe un homme !

Écrit par : iPidiblue conscience de classe et vieux Nestor | 19 septembre 2010

Puce parle d'or une fois, de plus.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"on se dispenserait ainsi de dispenser"

"de délivrer", ce serait mieux...

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Dispensez-vous de penser que Zorglub pense se dispenser de dispenser un enseignement enseigné avec le souci de sa qualité :-)

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010


Perceval, vous avez du retard à l'allumage... ;-)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Mais il a du mal a admettre qu'il a des goûts de chiottes en musique; alors, la meilleure défense étant l'attaque... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Voyez, Christophe, vous n'êtes pas le seul à être visé ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Il est un fait que beaucoup d'élèves inscrits en latin le sont par la volonté de leurs parents qui décident pour eux (Puce)

Pas toujours : mon specimen personnel l'avait décidé bien avant que nous abordions la question. Il a même fini par convaincre son meilleur copain de le suivre. Pourvou que ça doure...

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

ske j'aime avec mihailovich c'est la puissance de ses arguments, le détail de ses réfutations et la précision de ses objections.

Une sorte de prince méconnu de la rhétorique :
"Zorglub, vous acceptez la bivalence maintenant ? on vous demandera de la "trivalence" plus tard !"
"C'est une blague ???"
"Je ne vois décidément pas au nom de quoi on accepterait la "rigolade" au collège, et on se dispenserait ainsi de dispenser un enseignement de qualité dans le domaine des langues anciennes (pour les élèves qui le souhaitent, et il y en a !)."
"Descoings, sors de ce corps !!! -;)"

Après tout ça, c'est bon, je rends grâce à bien plus fort que moi
Damned, je suis fait ...

Mais c'est vrai que mihailovich peut faire des copier-coller en cyrillique (et aussi nous expliquer quelle musique on a le droit d'écouter)

Et au total plutôt sympa de faire remonter ma prose 8-p

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Perceval, vous avez du retard à l'allumage... ;-)

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Non, mais le temps de bricoler ma blagounette, vous aviez déjà rectifié.
iPid vous expliquera peut-être que mes origines suisses et corses n'y sont pas étrangères.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Zut ! Je recommence, il s'agit de Robert King Merton !

Écrit par : iPidiblue déviance orthographique | 19 septembre 2010

Connaissez-vous le sociologue Robert King Morton ?


http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_King_Merton

Écrit par : iPidiblue déviance et conscience de classe | 19 septembre 2010

Et au total plutôt sympa de faire remonter ma prose 8-p

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

En l'espèce, elle redescend.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

J'aimerais bien moi aussi de temps en temps que le niveau s'élève sans faire trop intervenir des anicroches trop personnelles ! Mais il semble que d'après les lois de Merton, même chez les grands esprits la forme coopérative ne soit pas forcément la plus répandue !

Écrit par : iPidiblue communisme et niveaumontisme | 19 septembre 2010

Ce qui s'élève tend à retomber ... ce sera ma contribution personnelle aux lois sociologiques universelles.

Écrit par : iPidiblue communisme et niveaumontisme | 19 septembre 2010

"Il est un fait que beaucoup d'élèves inscrits en latin le sont par la volonté de leurs parents qui décident pour eux, comme il se doit, tant qu'ils le peuvent encore. "

Ecrit par : Puce | 19 septembre 2010

Bentiens !!! Il ne manquerait plus que ça !!!

Vous avez aussi des ascendances suisses, Perceval ??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Je voudrais un petit peu, si cela est possible, considérer l'étude du latin-grec avec une certaine distance historique.

Traditionnellement en Occident ces études dites humanités clasiques servaient à former une élite qui partagaient une éthique commune.
Une éthique commune au sens où l'entend Merton, des valeurs qui permettent d'organiser la société, en fonction de comportements admis, tolérés, rejetés.

Que s'est-il passé dans le dernier demi-siècle qui fait que l'on a peu à peu rejeté ces humanités gréco-latines du cursus scolaire ?

Écrit par : iPidibluenormes éthique et études gréco-latines | 19 septembre 2010

... qui partageait ...

Écrit par : iPidibluenormes éthique et études gréco-latines | 19 septembre 2010

Bon ! je renonce à corriger toutes mes fautes orthographiques !

Écrit par : iPidiblue normes éthiques et études gréco-latines | 19 septembre 2010

"Ce qui s'élève tend à retomber "

Ecrit par : iPidiblue communisme et niveaumontisme | 19 septembre 2010

Dans les choux ???
Ou dans les roses ??

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Merci Sibille ! Il manquait les choux et les roses en effet ...

Écrit par : iPidiblue normes éthiques et études gréco-latines | 19 septembre 2010

Sibille,


Vous qui êtes très astucieux, dites-moi donc pourquoi un célèbre parti de gauche a pris la rose comme emblème et non pas le chou ?

Écrit par : iPidiblue la rose et le chou | 19 septembre 2010

"lorsqu'on enseigne pour partie les maths ou l'hist-géo en langue étrangère est-ce que ça vous choque ???"
pardon de revenir la-dessus avec une certaine lourdeur,je vous l'accorde.Mais cette histoire de "bilinguisme"(rien que le mot,tout un concept ,virtuel!)m'agace profondément depuis des années:elle participe de la même bouffonnerie que nos enseignements d'exploration aujourd'hui.
Ca n'a rien à voir avec l'histoire géo(on alterne les deux cours) ou les classes euro(on utilise ensemble deux compétences différentes):l'idée de l'enseignement conjoint,c'est qu'on pourrait enseigner de" l'histoire géographique ":en parlant de la Chine géographique,je vais parler des Ming (pourquoi eux?comme ça)en même temps j'en profite pour parler du cinéma chinois d'aujourd'hui et de la calligraphie,puis du ping-pong.Voilà,c'est à peu près aussi clair que ça,l'enseignement conjoint du latin-grec.

Écrit par : iphigenie le retour | 19 septembre 2010

L'Ecosse a pris comme emblème le chardon, on comprend pourquoi le kilt !

Écrit par : iPidiblue sous la rose les épines | 19 septembre 2010

Vous avez aussi des ascendances suisses, Perceval ??? (CS)

3/4 Suisse, 1/8 Corse, 1/8 Médoc, 1/8 Alsace
Oui, je sais, ça fait 9/8, mais il y a un Suisse alsacien, c'est pas propre en ordre ;-)

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Iphigénie,

En fait en France l'enseignement était surtout latiniste. Peu de grands auteurs étaient héllénistes, Racine, oui mais pas Corneille. Voltaire avait dû étudier le grec chez les Jésuites de Louis le Grand mais probablement ni Rousseau, ni Diderot.
Baudelaire, oui qui était un excellent élève, mais pas la majorité des poètes français à quelques exceptions près comme André Chénier.

Écrit par : iPidiblue latin versus grec | 19 septembre 2010

Vérifications faites, il semble que Diderot était versé dans le grec ancien. Vive le net !

Écrit par : iPidiblue latin versus grec | 19 septembre 2010

"J'aimerais bien moi aussi de temps en temps que le niveau s'élève"

Parole de raciste misogyne qui se régale des réactions à ses énormités (aucune provoc ou agressivité dans ce commentaire).

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Oui Perceval, je suis un horrible réactionnaire ! Mais je ne suis pas le centre du Monde, donc ne vous inquiétez pas trop sur mon influence sur le cours des choses ...

Écrit par : iPidiblue raciste-misogyne ad libitum | 19 septembre 2010

En fait Perceval, je n'ai aucun reproche à vous faire, c'est bien cela qui m'embête ! Vous êtes parfait dans votre genre ...

Écrit par : iPidiblue raciste-misogyne ad libitum | 19 septembre 2010

J'ai cru comprendre Perceval que vous étiez instituteur ou comme l'on dit aujourd'hui professeur des écoles ? Est-ce que vous pensez que si je m'inscrivais à votre école vous pourriez redresser le mauvais pli de mon esprit ou est-ce déjà trop tard ?

Écrit par : iPidiblue dans les choux | 19 septembre 2010

Ecrit par : iPidiblue dans les choux | 19 septembre 2010

Moi, je veux bien, mais il y a plein de filles noires dont certaines sont aussi brillantes que belles et bien élevées. Et les rares petits aryens ne brillent guère par leur supériorité biologique.
Vos certitudes risquent d'en prendre un coup ...

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Perceval,


Je voudrais vous donner de meilleures raisons de me haïr ! En gros vous me reprochez de transgresser les normes éthiques que vous défendez qui seraient celles de la France en 2010.
Parfait, mettons que tout cela soit exact.

Incise : J'ai suggéré aux lecteurs du blog Bonnet d'âne de lire le sociologue Merton et de donner leur opinion sur sa classification sociologique, pour le moment je n'ai pas obtenu de réaction. Mais je ne désespère pas.

Supposons par exemple que je sois un adepte du transhumanisme et que je défende l'idée d'une humanité future qui sera complètement hors-normes par rapport à l'humanité actuelle, quelle attitude auriez-vous par rapport à moi ? Faut-il m'enfermer préventivement dans une prison ? Faut-il m'appliquer des électro-chocs ? Me priver de mes droits civiques ?

Mes questions sont plus sérieuses qu'elles n'en ont l'air et au fond elles rejoignent le débat que propose JPB sur les études gréco-latine que traditionnellement on nommait humanités avec toutes les valeurs éthiques que cela implique.

Écrit par : iPidiblue humanisme et transhumanisme | 19 septembre 2010

"Vous qui êtes très astucieux, dites-moi donc pourquoi un célèbre parti de gauche a pris la rose comme emblème et non pas le chou ?"

Ecrit par : iPidiblue la rose et le chou | 19 septembre 2010

Pour mieux nous le prendre ?
(Avec l'autre conne qui revient....... :-((((((((

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

En ce qui me concerne, je vous laisse penser ce que vous pensez, sans me priver de vous faire savoir ce que j'en pense, mais je tâche de vous empêcher d'agir en conséquence, parce que c'est injuste et méchant.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"Oui, je sais, ça fait 9/8, mais il y a un Suisse alsacien, c'est pas propre en ordre ;-)"

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Mais si, de bleu de bleu !!! Ca veut joueille, ou bien !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"Mais c'est vrai que mihailovich peut faire des copier-coller en cyrillique (et aussi nous expliquer quelle musique on a le droit d'écouter)"

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Encore une erreur de lecture ! Mihailovich ne vous a jamais expliqué quelle musique vous aviez le droit d'écouter, mais quelles musiques étaient écoutables !!!
Vous avez parfaitement le droit d'écouter de la daube. ;-)

Après tout, les spécialistes en littérature d'ici nous disent assez, (et souvent à juste titre) quelle littérature est bonne, parce qu'ils "s'y connaissent"... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

... mais je tâche de vous empêcher d'agir en conséquence, parce que c'est injuste et méchant.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Je n'aime pas agir ! J'ai même en horreur le mouvement qui déplace les lignes ... je préfère bavarder ! J'aime l'horreur d'une profonde nuit de la pensée ...

Écrit par : iPidiblue c'était pendant l'horreur d'une profonde nuit ... | 19 septembre 2010

"Que s'est-il passé dans le dernier demi-siècle qui fait que l'on a peu à peu rejeté ces humanités gréco-latines du cursus scolaire ?"

Ecrit par : iPidibluenormes éthique et études gréco-latines

Peut-être rien de plus qu'une nouvelle Querelle des Anciens et des Modernes (car déjà le débat a fait rage au XVIIème autour du grec plus encore que du latin)mais en ayant oublié que La Fontaine ou La Bruyère ont plus ouvert les esprits que le "Clovis "de Desmarets de Saint-Sorlin.
Aujourd'hui on préfère la lecture des guides touristiques et les clubs de macramé -et faire commenter Homère en Terminale,en traduction, à des enseignants qui parfois n'ont pu bénéficier d'aucune initiation à la culture grecque .Il leur reste les schémas actantiels et Ulysse 31:why not?mutatis mutandis.

Écrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

Ca veut joueille (CS)

Ma mère, frontalière fille de Suisses, s'obstine à" vouloir" au lieu d'"aller" pour construire le futur proche. Du coup, malgré quarante ans de vie parisienne, elle "veut" se faire mal, ou elle "veut" prendre un coup de soleil. Quiproquos garantis.
J'interprète cet helvétisme comme une contamination du futur allemand : wollen + infinitif. J'ai bon ?
D'ailleurs, des emprunts à l'allemand, il y en a plein :
- c'est clair : alles klar (suisse avant d'être jeune)
- c'est en ordre : alles in Ordnung
- une schlagée (une giffle)
- poutser (nettoyer)
- un witz (une blague)
etc.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Zorglub, je ne remets pas en cause le bien-fondé de la bivalence dans tel ou tel domaine, et j'entends bien vos arguments. Cependant, il me semble que le moment pour la défendre est particulièrement mal choisi, et que les gestionnaires cyniques qui nous dirigent ont bien d'autres intentions lorsqu'ils nous vantent les mérites de ladite bivalence.
Sur les langues anciennes : pour quelle(s) raison(s) trouvez-vous ce combat "perdu d'avance" et inutile ? Et pourquoi pensez-vous que défendre le latin et le grec ne serait pas une priorité ? Parce-que ces disciplines ne seraient pas "utiles" à la plupart des élèves ?
Quant aux goûts musicaux, Christophe (que je salue !) vous a résumé la chose bien mieux que je ne saurais le faire ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

une schlagUée

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"lorsqu'on enseigne pour partie les maths ou l'hist-géo en langue étrangère est-ce que ça vous choque ???"
pardon de revenir la-dessus avec une certaine lourdeur,je vous l'accorde.Mais cette histoire de "bilinguisme"(rien que le mot,tout un concept ,virtuel!)m'agace profondément depuis des années:elle participe de la même bouffonnerie que nos enseignements d'exploration aujourd'hui.
Ca n'a rien à voir avec l'histoire géo(on alterne les deux cours) ou les classes euro(on utilise ensemble deux compétences différentes):l'idée de l'enseignement conjoint,c'est qu'on pourrait enseigner de" l'histoire géographique ":en parlant de la Chine géographique,je vais parler des Ming (pourquoi eux?comme ça)en même temps j'en profite pour parler du cinéma chinois d'aujourd'hui et de la calligraphie,puis du ping-pong.Voilà,c'est à peu près aussi clair que ça,l'enseignement conjoint du latin-grec.

Ecrit par : iphigenie le retour | 19 septembre 2010

Iphigénie, ce n'est pas ce qu'on appelle l'interdisciplinarité, ou la transversalité (au choix) ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Voilà quelques jours... j'expliquais à mes entrants de Lycée Professionnel (Bac Pro. en 3 ans, désormais) l'étymologie du mot "nécrologie"... Nécros, logos, etc. Et comment certains termes sont issus du grec ou du latin...
Rien qu'à voir leurs têtes, il était évident que cela n'évoquait pas grand chose pour eux...
N'ont-ils rien retenu du collège?
Ou n'y ont-ils rien vu?

Le latin et le grec semblent bien enterrés, et le français une langue morte ou à l'agonie pour une bonne partie de la population... Car peut-on affirmer qu'on parle une langue quand on en maîtrise pas plus de 500 mots?

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

Iphigénie, ce n'est pas ce qu'on appelle l'interdisciplinarité, ou la transversalité (au choix) ? ;-)

oui,oui!
traduction biblique(transversalité linguistico géographique):capharnaum....

Écrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

"on n'en maîtrise pas"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

"Aujourd'hui on préfère [...] faire commenter Homère en Terminale,en traduction, à des enseignants qui parfois n'ont pu bénéficier d'aucune initiation à la culture grecque .Il leur reste les schémas actantiels et Ulysse 31...

Ecrit par : iphigenie | 19 septembre 2010"


Comme disait Pierre Dac:
"-J'ai lu l'Odyssée. - Vous l'avez lue dans le texte? - Non, dans le train! - Ça va plus vite. - Oui, d'autant que c'était un rapide. Évidemment quelques passages m'ont échappé. Les passages à niveau, naturellement."

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Peut-être rien de plus qu'une nouvelle Querelle des Anciens et des Modernes (car déjà le débat a fait rage au XVIIème autour du grec plus encore que du latin)mais en ayant oublié que La Fontaine ou La Bruyère ont plus ouvert les esprits que le "Clovis "de Desmarets de Saint-Sorlin.
Aujourd'hui on préfère la lecture des guides touristiques et les clubs de macramé -et faire commenter Homère en Terminale,en traduction, à des enseignants qui parfois n'ont pu bénéficier d'aucune initiation à la culture grecque .Il leur reste les schémas actantiels et Ulysse 31:why not?mutatis mutandis.

Ecrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

Et ça, ce n'est pas de "l'adaptation aux nouveaux publics" ?

Si ça peut vous rassurer, Iphigénie, vous n'êtes pas la seule à faire ce constat. L'enseignement de l'écriture dans les conservatoires de musique subit actuellement la même évolution que celui des langues anciennes dans l'enseignement général. Et ses ennemis utilisent mot pour mot les mêmes arguments : élitisme, déconnexion par rapport aux évolutions de la société, inutilité, etc.

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

C'est clair que le nouveau petit Mozart de l'an 2010 aura du mal à vendre autant de disques qu'Enrique Iglesias ! Surtout si son physique est celui d'un pou ailé ...

Écrit par : iPidiblue I like it ! | 19 septembre 2010

"L'enseignement de l'écriture dans les conservatoires de musique subit actuellement la même évolution que celui des langues anciennes dans l'enseignement général."

je sais,je cumule:mon mari est prof de musique.....

Écrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

Vu en fin de journal sur France 2 tout-à-l'heure...

Un petit sujet sur l'école, la pédagogie et la question : peut-on apprendre sans contraintes?
A l'aide du philosophe Alain, qui était un vrai républicain dans sa façon d'enseigner, l'essentiel était dit en deux minutes... A savoir :

qu'apprendre suppose nécessairement des contraintes ; que l'école n'est pas le lieu où doivent s'épanouir les caprices des enfants ; mais est au contraire celui où ils doivent devenir adultes ; c'est-à-dire des individus qui, à force de disciplines, doivent savoir contrôler leurs volontés.

Bref, l'école n'est pas un libre-service ou un "lieu de vie" où on apprend ce qu'on veut, mais un lieu de transmission des savoirs où on apprend ce qu'on doit savoir...

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

Attention Daniel Arnaud ! Vous allez culpabiliser nos chères têtes blondes, or comme vous le savez la culture dominante se doit d'être la culture de l'excuse !

Écrit par : iPidiblue I like it ! | 19 septembre 2010

Vous avez oublié l'essentiel : un journaliste, je ne me souviens plus duquel, en a déduit que ça se voyait qu'Alain enseignait en Khâgne et non pas en collège, sinon, il aurait bien été obligé d'abandonner ses prétentions sur la nécessité d'apprendre à fournir un effort.

Écrit par : catmano | 19 septembre 2010

Ecrit par : iphigenie le retour | 19 septembre 2010

C'est le principe de la pédagogie de projet, souvent en vigueur dans le primaire : autour d'un thème, on saupoudre un peu de toutes les disciplines.
Pourquoi pas, si cela vient à côté ou après des progressions structurées, comme prolongement (mais alors, je ne sais pas où trouver le temps, avec mes gastéropodes).
Toutes mes études d'architecture étaient fondées sur la pédagogie de projet : cours le matin, atelier l'après-midi. Dès le début, de petits projets à mener de bout en bout, où nous étions amenés à tout apprendre sur le tas au gré des questions qui se posaient : quel support, quelles techniques de dessin, quelle présentation, mais surtout comment s'y prendre, etc.
L'atelier comprenait tous les niveaux d'études, chacun sur ses projets, et les anciens étaient mandatés par les profs pour nous coatcher, souvent à la dure, en échange de notre aide sur leurs projets, elle-même très formatrice.
Tout le monde se félicitait de ce système D, à part moi qui aurait aspiré à ce qu'on me mette davantage les points sur les i.
Ce système est excellent lorsqu'il s'agit d'acquérir des compétences complexes en mettant en relation des connaissances de tous ordres.
Le problème est qu'on a voulu l'étendre à l'acquisition des bases, qui ne peut être qu'avant tout systématique, en substituant des compétences aux connaissances requises, plutôt qu'en les y ajoutant.
L'autre problème est que ce qui marche bien avec des étudiants motivés et détenteurs de bases solides ne fonctionne pas du tout avec des petits qui ont encore ces bases à acquérir et qui vivent souvent le micmac qu'on leur impose en guise de projet comme une lubie du maître qui a décidé que cela devait plus les intéresser que de réussir un exo de grammaire, et qu'on n'ose pas contredire.
Si on les lance dans la fabrication de fusées à eau, ils seront enthousiastes pour tout ce qui consistera à réussir une belle fusée, mais ils traîneront à juste titre les pieds pour améliorer le texte de leur compte-rendu. Ils préféreront alors que le projet consiste à réussir un bon texte, car ils n'ont aucun a priori contre l'orthographe et la grammaire, pour peu qu'on leur en ait fait valoir l'importance et l'intéret.
Je digresse, je digresse... Mais maintenant que c'est tapé, autant l'envoyer. Avec mes excuses.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

je sais,je cumule:mon mari est prof de musique.....

Ecrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

Et personne dans la famille n'est prof de typographie ???
C'est ballot, des fois.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Bref, l'école n'est pas un libre-service ou un "lieu de vie" où on apprend ce qu'on veut, mais un lieu de transmission des savoirs où on apprend ce qu'on doit savoir... Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

Et tout ça sur France 2 ? Et le grand prêtre n'était pas convié à contredire le philosophe ? Il doit y avoir maldonne...

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Mais non, cher Perceval, ne vous excusez pas ! Des digressions aussi pertinentes, on en redemande !

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Zorglub, l'Hôpital se f... de la Charité (relisez donc vos interventions de tout à l'heure)...

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Le problème est qu'on a voulu l'étendre à l'acquisition des bases, qui ne peut être qu'avant tout systématique, en substituant des compétences aux connaissances requises, plutôt qu'en les y ajoutant. Perceval

Taisez-vous, malheureux ! Ils sont capables de rajouter des petites cases à cocher pour les connaissances ! (s'ils ne les ont pas perdues de vue, depuis tout ce temps...)

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

"[...] peut-on affirmer qu'on parle une langue quand on en maîtrise pas plus de 500 mots?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010"

Ça vaut ce que ça vaut, mais ça aide: quand des élèves me disent que tout ça ne sert à rien, je leur rétorque qu'un chien bien dressé est supposé pouvoir distinguer jusqu'à deux cents mots différents, et je leur demande si, pour eux, ils s'estiment à la valeur de trois exemplaires du canis lupus familiaris.
Généralement, il y a plus d'enthousiasme à apprendre du vocabulaire ensuite.


"L'enseignement de l'écriture dans les conservatoires de musique subit actuellement la même évolution que celui des langues anciennes dans l'enseignement général...

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010"

Mais certains ont parfois la révélation; pour preuve: < http://www.bouletcorp.com/lite/index.php?&annee=2008&mois=08&jour=05 >

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

"Ils sont capables de rajouter des petites cases à cocher pour les connaissances !

Ecrit par : nicolas | 19 septembre 2010"


L'enseignement est parfois un chemin de croix...

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Mais ce Perceval est un monstre, je viens de le percer à jour ! Il nous la jouait peace and love, baba cool, fleur dans les oreilles et tout le toutim et en fait il voulait stresser nos chers petits en mettant les points sur les i ! Vous verrez que si on le laisse parler sans réagir il va demander bientôt qu'on leur mette les poings dans la gueule ...

Écrit par : iPidiblue I don't like it ! | 19 septembre 2010

France-Info :
Dans une interview au quotidien gouvernemental Iran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié de "crime" les insultes proférées récemment par un journal extrémiste proche de la ligne dure du régime contre l’épouse du président français.
Fin août, le quotidien Kayhan,avait assimilé Carla Bruni-Sarkozy à une "prostituée" en raison de sa vie privée jugée "immorale". Et avait estimé qu’elle méritait la mort, après la publication de plusieurs articles où l’épouse du chef de l’état prenait la défense de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, la mère de famille iranienne condamnée à mort par lapidation.

Selon le président iranien, ces insultes sont “contraires à la religion... C’est un crime pire qu’un crime. S’il y a réellement une justice, leurs auteurs devraient être poursuivis... Un média peut-il insulter l’épouse d’un président européen ? Avec quel Islam cela est-il permis ?”


Variante de tout-à-l'heure :
"Morue, tu ris ? T'es sale, (dég)oûtante !"

Dis, Christophe, tu crois qu'elle mourira pour de vrai ?

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

L'enseignement est parfois un chemin de croix... Maxime

... n'est plus qu'un long chemin de croix.

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Et ses ennemis utilisent mot pour mot les mêmes arguments : élitisme, déconnexion par rapport aux évolutions de la société, inutilité, etc.

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Le seul mot que vous n'utilisez pas est celui qui est déterminant : massification.

Sert à rien de pleurer sur le passé qui était autrement ...
Quand quques % d'une classe d'âge allaient au conservatoire ou au lycée évidemment on pouvait avec ce public choisi aller plus loin qu'aujourd'hui.

Pas la peine d'espérer enseigner au tout venant ce qui ne peut l'être qu'à des gosses sur-stimulés à la maison, qui depuis le plus jeune âge ont été habitués à la persévérance, à l'application, à l'intérêt pour l'apprentissage etc.

Ce constat est fait depuis belle lurette.
A quoi ça sert d'y revenir.

La seule question qui vaille c'est comment s'y prendre avec votre fils et le mien dans le même collège que Kévin et Mamadou (dont les parents se branlent total du latin).

Vous avez trouvé (moi aussi) des astuces pour éviter qu'ils soient dans la même classe (faudrait pas déconner non plus).
Et c'est par le biais des classes européennes ou classes à horaire aménagé musique ou macramé ou ... par l'enseignement des LA.

Et pis tout d'un coup vlatypaky nous suppriment les LA !

Faut pas rêver :
- liquider K et M
- ne plus envoyer K et M à l'école jusqu'à point d'âge,
pour diverses raisons (dont certaines bonnes, les autres on pourrait discuter), c'est plus permis.

Et comment qu'on va faire pour nos gosses à nous les profs alors ???

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Daniel A., si vous m'aviez un jour laissé vos coordonnées, nous dînions ensemble jeudi.
JPB, retour de Corse.

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2010

[L'enseignement]... n'est plus qu'un long chemin de croix.

Ecrit par : nicolas | 19 septembre 2010


Par là, vis, ah! happy, ah!

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Zorglub, l'Hôpital se f... de la Charité (relisez donc vos interventions de tout à l'heure)...

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Certes, chuis loin d'être irréprochable sur l'orthographe et la typo mais le plus souvent, je pense à séparer les mots par un espace c'est bien plus pratique ...

Mais, lorsqu'on se flatte d'enseigner les belles lettres (ce qui n'est pas mon cas), on pourrait espérer qu'à force de lire des textes imprimés, on a réussi à mémoriser qques règles simples.
Reprenez les textes d'iphigénie c'est du massacre SYSTÉMATIQUE sur l'usage des espaces.

A croire qu'elle(il) n'a jamais lu un livre imprimé.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

http://fr.news.yahoo.com/64/20100917/tsc-la-classe-moyenne-mondiale-a-tripl-e-d5141e8.html

Puisque on vous dit que ça va mieux pour la classe moyenne et que les écarts tendent à se combler !

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Et comment qu'on va faire pour nos gosses à nous les profs alors ??? Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

On n'est pas là pour faire des gosses mais pour "instruire" ceux des autres. Serait temps de le comprendre, puisque le recul de l'âge de la retraite à 67 y compris pour les carrières incomplètes des femmes et l'annulation en 2013 des dispositions permettant aux fonctionnaires mères de 3 enfants de partir à 55 ans ne vous ont pas décillé, Zorglub !

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

dernières nouvelles du bac :
http://www.facebook.com/home.php?ref=home#!/video/video.php?v=1068595134957

Il paraît que c'est réalisé sans trucage.
Aucun lycéen n'a été maltraité pendant le tournage -- et, personnellement, je trouve que c'est regrettable ;-))))

Écrit par : Françoise Guichard | 19 septembre 2010

Nicolas,


Le mieux encore c'est d'enseigner aux professeurs sans jamais voir un vrai élève ! Enfin quand je dis enseigner, je me comprends, dresser serait mieux dit !

Écrit par : iPidiblue IUFM revival | 19 septembre 2010

Et ses ennemis utilisent mot pour mot les mêmes arguments : élitisme, déconnexion par rapport aux évolutions de la société, inutilité, etc.

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Le seul mot que vous n'utilisez pas est celui qui est déterminant : massification.

Sert à rien de pleurer sur le passé qui était autrement ...
Quand quques % d'une classe d'âge allaient au conservatoire ou au lycée évidemment on pouvait avec ce public choisi aller plus loin qu'aujourd'hui.

Pas la peine d'espérer enseigner au tout venant ce qui ne peut l'être qu'à des gosses sur-stimulés à la maison, qui depuis le plus jeune âge ont été habitués à la persévérance, à l'application, à l'intérêt pour l'apprentissage etc.

Ce constat est fait depuis belle lurette.
A quoi ça sert d'y revenir.

La seule question qui vaille c'est comment s'y prendre avec votre fils et le mien dans le même collège que Kévin et Mamadou (dont les parents se branlent total du latin).

Vous avez trouvé (moi aussi) des astuces pour éviter qu'ils soient dans la même classe (faudrait pas déconner non plus).
Et c'est par le biais des classes européennes ou classes à horaire aménagé musique ou macramé ou ... par l'enseignement des LA.

Et pis tout d'un coup vlatypaky nous suppriment les LA !

Faut pas rêver :
- liquider K et M
- ne plus envoyer K et M à l'école jusqu'à point d'âge,
pour diverses raisons (dont certaines bonnes, les autres on pourrait discuter), c'est plus permis.

Et comment qu'on va faire pour nos gosses à nous les profs alors ???

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

"Pleurer sur le passé" : voilà un argument qui n'est pas de la première fraîcheur ! C'est en fait mot pour mot celui des pédagos.
Ce que vous avez apparemment du mal à saisir, c'est que la "massification" n'est nullement incompatible avec une élévation générale du niveau. A condition cependant de ne pas répandre les délires, "expérimentations" et autres "transdisciplinarités" pédagogistes, et de ne pas affaiblir les contenus du primaire, voire de la maternelle. A condition également de ne pas détricoter les horaires disciplinaires année après année sous le prétexte jamais avoué d'économies budgétaires. Enfin, à condition de ne pas mettre tout le monde dans le même sac à partir de la 4e, mais, au contraire, pousser chaque élève au maximum de ses capacités en différenciant les parcours.

Alors, le reflexe pavlovien (ou duru-bellesque, c'est comme vous voudrez...) consistant à considérer Kevin et Mamadou forcément plus bêtes que François-René ou Jean-Charles (car les statistiques le prouvent) cèdera enfin du terrain. Et s'il travaille bien, Mamadou ou Indira (c'est du vécu !!) pourra faire du latin aussi bien que Marie-Victoire.
Les LA, comme la musique ou les langues, ne sont pas qu'un moyen pour les méchants "favorisés" ou autres "initiés" d'échapper à la carte scolaire - ou accessoirement. Ce sont autant d'éléments de notre culture. Et lorsqu'on les supprime, c'est bien cette dernière qui est en danger, d'où l'importance du combat pour les LA qui est tout sauf anecdotique.

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

J'ai traversé Bonnet d'âne sans tête ni queue et personne n'en parle ...

Écrit par : iPidiblue la traversée de Bonnet d'âne sans péril et sans gloire | 19 septembre 2010

Aucun lycéen n'a été maltraité pendant le tournage Françoise Guichard

Erreur, Françoise. La maltraitance consiste à poser des questions qui engendrent le stress (tout à fait perceptible chez ces candidats :-)).
Cette video est connue de longue date, il me semble même qu'il y a eu démenti et qu'elle a été tournée pour une pub mais ne me demandez pas laquelle.

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

J'ai traversé Bonnet d'âne sans tête ni queue et personne n'en parle ...
Sans tête, pas l'ombre d'un doute. Pour le reste, ça vous regarde !

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Nicolas,


Raconte nous encore une fois l'histoire de Jonas et la Baleine !

Écrit par : iPidiblue la traversée de Bonnet d'âne sans péril et sans gloire | 19 septembre 2010

Cette video est connue de longue date, il me semble même qu'il y a eu démenti et qu'elle a été tournée pour une pub mais ne me demandez pas laquelle.

Ecrit par : nicolas | 19 septembre 2010


Pour les antidépresseurs, peut-être ???
;-(

Écrit par : Françoise Guichard | 19 septembre 2010

Raconte nous encore une fois l'histoire de Jonas et la Baleine !

Vous vous sentez autorisé à me tutoyer ?

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Pour les antidépresseurs, peut-être ??? ;-(

Ca se tiendrait. Je me demande même si ce n'est pas pour l'unsa...

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Quand on parle à sa maîtresse, tout est permis !

Écrit par : iPidiblue et les dits de Nicolas | 19 septembre 2010

Alors on interpelle poliment : "Maîtresse, raconte-nous"...
Il faut décidément tout dire. On ne s'attend pas à cela sur ce blog !

Écrit par : nicolas | 19 septembre 2010

Traditionnellement Saint-Nicolas est accompagné du Père Fouettard ...

Écrit par : iPidiblue et le jeu SM de Saint-Nicolas | 19 septembre 2010

Je l'ai trouvée au petit matin
Toute nue dans mes grands souliers
Placés devant la cheminée
Pas besoin de vous faire un dessin

De battre mon coeur s'est arrêté
Sur le lit j'ai jeté mon fouet
Tout contre elle je me suis penché
Et sa beauté m'a rendu muet

Fatigué j'ai la gueule de bois
Toute la nuit j'avais aidé mon père
Dans le feu j'ai remis du bois
Dans la cheminée y avait pas son père

C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Père Fouettard
Elle s'appelait Marie Noël
Je m'appelais Jean Balthazar

Je prends la fille dans mes bras
Elle me dit mais non Balthazar
Ne fais donc pas le fier à bras
Je suis tombée là par hasard

Toute la nuit j'avais fouetté
A tour de bras les gens méchants
Toute la nuit elle avait donné
Des cadeaux à tous les enfants

C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Père Fouettard
Elle s'appelait Marie Noël
Je m'appelais Jean Balthazar

Descendue chez moi par erreur
Elle était là dans mes souliers
Et comme je ne pouvais prendre son coeur
Je l'ai remise sur le palier

C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Père Fouettard
Et elle m'a dit d'une voix de crécelle
Bye bye au hasard Balthazar

C'était la fille du Père Noël
J'étais le fils du Père Fouettard
Elle s'appelait Marie Noël
Je m'appelais Jean Balthazar

Écrit par : iPidiblue et le jeu de Saint-Nicolas | 19 septembre 2010

Les journalistes du Point nous le disent: la dame du Poitou a changé ("Ségolène Royal n'est décidément plus vraiment la même...")!
Ce qu'il ne faut pas écrire pour (se) vendre! On devrait rappeler l'affaire Bernard Hanse à chacune de ses sorties, et aux journalistes aussi, surtout lorsque "celle qui veut "rétablir la République du respect" donne le ton".

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Poilante, la vidéo.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"Reprenez les textes d'iphigénie c'est du massacre SYSTÉMATIQUE sur l'usage des espaces."


Je vois que l'usage correct des majuscules est moins important que celui des espaces ou de la syntaxe .

"A croire qu'elle(il) n'a jamais lu un livre imprimé."

Pour les livres imprimés , au vu de mon antiquité, je me suis arrêtée aux incunables.

Mais tout cela nous égare..A force de regarder les vides entre les mots, les mots nous échappent.

Sans rancune.

Écrit par : IIphigénie ante Gutenberg. | 19 septembre 2010

Ben non, pas d'erreur de majuscules de ma part IIphigénie.

Puisqu'aussi bien, votre précédent pseudo était "iphigenie" sans majuscule ni accent (cf supra).

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Spéciale dédicace à Perceval l

http://www.youtube.com/watch?v=7GkZFBmBYSM&feature=related

Écrit par : iPidiblue qu'il faut soigner sa réputation | 19 septembre 2010

la "massification" n'est nullement incompatible avec une élévation générale du niveau
Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

ça dépend de ce qu'on entend par "niveau" :
* Le niveau moyen d'une classe d'âge est meilleur que jamais grâce à la massification.
* Le niveau moyen de l'élite des enfants et ados est sans doute en légère baisse. Elle sera bien vite compensée dans les études sup sup (genre après la licence).
* Le niveau moyen d'un doc ou master est bien aussi élevé qu'autrefois (en tout cas en sciences) ce qui était à la pointe de la recherche des années '20 s'enseigne en master !

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"la "massification" n'est nullement incompatible avec une élévation générale du niveau"

Ben, si, pareil que pour l'agriculture !
Agriculture intensive = augmentation globale de production au détriment de la qualité. Niveau moyen d'alimentation des populations meilleur que jamais.
En échange, qualité des produits en baisse et donc niveau moyen de la QUALITÉ d'alimentation des plus favorisé en baisse.
SAUF QUE on a inventé le bio et les labels rouges

On ne peut pas prétendre développer le bio jusqu'à en faire le modèle universel pour nourrir la planète : puisque gourmand en terrains, main d'œuvre, coût de prod élevé etc. ('tain tous ces chinois et indiens, sans compter que les nègres meurent de moins en moins durant l'enfance et continuent à se reproduire autant)

Faut donc bien continuer avec l'intensif.

La seule question qui vaille, comment passer à l'agriculture raisonnée : ie des engrais et pesticides en quantité acceptables pour continuer à produire beaucoup et pas cher mais un peu meilleur.
On s’en fout de l’agriculture bio EN TANT QU’ENJEU PLANÉTAIRE

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Les gosses issus des milieux culturellement favorisés (j'ai pas dit friqué) de toute façon réussissent à l'école.
Le vrai enjeu est de faire réussir un peu moins mal Kevin et Momo.

D'ac avec vous c'est pas paskon supprime les LA que K&M réussiront mieux. De toutes façon ils ne les étudient pas (ou alors tellement à la marge qu'on s'en fout du pt de vue stat) …

Démontez ce raisonnement :
Les K&M n'étudient pas (sauf rares exceptions) les LA
Les K&M ne réussissent pas très bien à l'école
Supprimer les LA ne changera donc rien à l'état des K&M (ni dans un sens ni dans l'autre)

Nos gosses étudient les LA
Ils réussissent bien
Supprimer les LA touchera nos gosses

CQFD : La question des LA est petite bourgeoise

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« Kevin et Mamadou forcément plus bêtes que François-René ou Jean-Charles (car les statistiques le prouvent) cèdera enfin du terrain. Et s'il travaille bien, Mamadou ou Indira (c'est du vécu !!) pourra faire du latin aussi bien que Marie-Victoire. »

Pas plus bêtes moins préparés aux codes comportementaux, culturels, aux exigences etc de l’école pas un milieu moins stimulant.
Avant qu’à la marge quelques K&M fassent du latin, moi ski m’intéresserait ce serait que beaucoup de K&M apprennent le français et les maths (après quand y’aura plus ksa à faire on pourra se palucher joyeusement).
C’est largement pas le cas aujourd’hui. Prétendre que la suppression des LA empirera la situation relève du fantasme ou de la mauvaise foi.

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« Ce sont autant d'éléments de notre culture. »
Pas plus ou moins que les sciences et les maths.
Quand on voit le niveau lamentable des profs de lettre dans ces domaines, pas de quoi triompher … (En moyenne les profs de sciences sont moins grotesques en lettre)
Donc, à bas les LA vive la science et les maths !

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Dans le fond tout montre un combat doublement corporatiste :
- Les LA sont utiles aux profs de LA (faut bien bouffer)
- Les LA sont utiles aux fils de profs

Moi ça ne me choque pas le corporatisme, mais c’est pas beau de ne pas le reconnaître !

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Dommage que morel soit pas là, il aurait trouvé la bonne citation de marx pour clore le débat (et le rendre définitivement vain d'ailleurs puisque même l'exégèse fleure la trahison)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Z'avez remarqué, dobolino n'est pas là.
(au taquet avec les tripes de cabots ???)

Du coup, je meuble pour la remplacer.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

"Ben non, pas d'erreur de majuscules de ma part IIphigénie."

Je lui dis ou pas que l'II n'était pas volontaire ?

Vous avez remarqué que je suis plus à l'aise avec les tablettes de cire et l'écriture dite boustrophédon ? Essayez donc avec un clavier! A chacun ses limites.Non,mais !

Écrit par : iphigénie bis | 19 septembre 2010

Sinon j'ai ça pour meubler :

http://www.youtube.com/watch?v=p2Qop2VRufA&NR=1

Écrit par : iPidiblue qu'il faut soigner sa réputation | 19 septembre 2010

"(En moyenne les profs de sciences sont moins grotesques en lettre)" Zorglub

Remarquez qu'avec une seule,c'est normal.

Écrit par : Iphigénie | 19 septembre 2010

Lu dans les blogs du Monde: "Miossec fait de la pub pour Brest". Compte-tenu du légendaire climat de la pointe bretonne, phonétiquement, je trouve ce titre assez drôle.

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

dernières nouvelles du bac :
http://www.facebook.com/home.php?ref=home#!/video/video.php?v=1068595134957

Il paraît que c'est réalisé sans trucage.
Aucun lycéen n'a été maltraité pendant le tournage -- et, personnellement, je trouve que c'est regrettable ;-))))
Ecrit par : Françoise Guichard | 19 septembre 2010

Hoax, Françoise, hoax ! Vous vous êtes faite avoir: ces vidéos circulent mais sont parfaitement fausses: il s'agit de clips réalisés pour une pub de stylos bics ! Absolument pas authentiques du tout ;-) !

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

Pas la peine de discuter avec Zorglub, c'est juste un beau spécimen de con qui surjoue le gros beauf alcoolique avec sa provo à deux balles. Y ferait mieux d'aller bosser ses maths paski pourrait bien se planter à ses exams.

Écrit par : Zobeglurb | 19 septembre 2010

"Pleurer sur le passé" : voilà un argument qui n'est pas de la première fraîcheur ! C'est en fait mot pour mot celui des pédagos.

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Il faudrait aussi arrêter de croire qu'ils ne disent QUE des conneries ;-)

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

"c'est juste un beau spécimen de con"

Un argument certes définitif ...
Seule vraie question : quel habitué(e) courageux(se) de Bonnet d'âne se cache avec courage derrière Zobeglurb ?
JPB, si le cœur vous en dit ?

En plus, j'ai pas tellement le sentiment d'avoir fait de la provo ce jour ...
Semble pas non plus que je me laisse aller à vomir sur mon clavier.

Si exprimer un avis différent du votre mérite ce tombereau d'insultes, vous êtes prêt, Zobeglurb, à toutes les infamies !
Vous conforter la pertinence de mes propos puisque dans l'incapacité de démontrer avec la raison leur sottise il ne vous reste que la voix de l'insulte !

Huhuhu.

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Julien tu me fends le coeur !

http://www.youtube.com/watch?v=HRO_dYvDhJo

Écrit par : iPidiblue que des c... | 19 septembre 2010

Pas moi (je précise, vu que j'avais commencé à déconner avec la Kro).
Mais qu'il y ait accès ou pas, je ne crois pas que ce soit le genre de JPB de balancer les noms.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

"Je sais, je cumule: mon mari est prof de musique... ..."

Ecrit par : iphigenie | 19 septembre 2010

Alors, je vous adresse mes condoléances sincères !!!
Perceval, vous êtes nettement plus intéressant (et plus drôle) quand vous digressez, (nettement, même), que quand vous faites vingt-cinq messages pour pointer une faute de grammaire...
"Comique" de répétition, ou hypersusceptibilité "musicale" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Tout dépend ce qu'on entend par "bio", Zorglub; je pense sincèrement qu'on est nettement plus bio en achetant à proximité de chez soi des produits légèrement traités que des fraises bio d'Afrique du sud en plein mois de décembre, (ce qu'on pourrait réellement taxer de comportement "bobo", au passage).

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Ailleurs que sur le web, vos propos, Zobeglurb, seraient un motif légitime de duel.
Et j'y serais prêt en temps et lieux à votre convenance.

L'accepteriez-vous seulement alors que vous n'avez pas le courage d'engager une joute verbale ni celui d'avancer démasqué ?

'tain y me reste à écrire des romans de cape et d'épée : un genre en désuétude et c'est bien dommage.
Dans mon enfance, Walter Scott me ravit avant que je découvre sur le tard qu'Ivanhoé, ce monument de la littérature, était un pamphlet antisémite (bien rarement dénoncé).

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

OK, j'arrête (pour les commentaires, je laisse tomber, ce serait trop long).

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

J'ai bien Alien versus Predator à vous proposer pour vider vos humeurs querelleuses !

Écrit par : iPidiblue que des aliens ! | 19 septembre 2010

D'un autre côté l'éducation nationale contre les alienators, je suis pas sûr qui va gagner !

Écrit par : iPidiblue l'alienator | 19 septembre 2010

"Dommage que morel soit pas là, il aurait trouvé la bonne citation de marx pour clore le débat (et le rendre définitivement vain d'ailleurs puisque même l'exégèse fleure la trahison)

Ecrit par : Zorglub | 19 septembre 2010 "

il suffit de demander (comme je n'ai pas suivi le débat je mets un passage presqu' au hasard):

Pour l'Allemagne, la critique de la religion est finie en substance. Or, la critique de la religion est la condition première de toute critique.

L'existence profane de l'erreur est compromise, dès que sa céleste oratio pro aris et focis a été réfutée. L'homme qui, dans la réalité fantastique du ciel où il cherchait un surhomme, n'a trouvé que son propre reflet, ne sera plus tenté de ne trouver que sa propre apparence, le non-homme, là où il cherche et est forcé de chercher sa réalité véritable.

Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : L'homme fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore trouvé, ou bien s'est déjà reperdu. mais l'homme n'est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'Etat, la société. Cet Etat, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu'ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C'est la réalisation fantastique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine n'a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel.

La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu'il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c'est exiger qu'il soit renoncé a une situation qui a besoin d'illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l'auréole.

La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l'homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu'il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion désillusionne l'homme, pour qu'il pense, agisse, forme sa réalité comme un homme désillusionné, devenu raisonnable, pour qu'il se meuve autour de lui et par suite autour de son véritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire qui se meut autour de l'homme, tant qu'il ne se meut pas autour de lui-même.

L'histoire a donc la mission, une fois que la vie future de la vérité s'est évanouie, d'établir la vérité de la vie présente. Et la première tâche de la philosophie, qui est au service de l'histoire, consiste, une fois démasquée l'image sainte qui représentait la renonciation de l'homme a lui-même, à démasquer cette renonciation sous ses formes profanes. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.

Écrit par : Mot réel | 19 septembre 2010

Et réciproquement ...

Écrit par : iPidiblue viva Zapata ! | 19 septembre 2010

... "la critique de la théologie en critique de la politique" nous donnera donc "la politique de la critique en théologie de la critique" ...

Écrit par : iPidiblue viva Zapata ! | 19 septembre 2010

Si vous avez d'autres textes de Marx à me donner à traduire, je suis partant !

Écrit par : iPidiblue marxiste convaincu | 19 septembre 2010

"La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle ..." nous donnera donc "la réalité misérable est d'une part l'expression de la religiosité de la misère..."

Écrit par : iPidiblue marxiste convaincu | 19 septembre 2010

Argh! < http://www.vousnousils.fr/2010/09/17/le-concours-des-prepas-litteraires-ouvert-a-41-ecoles-dici-2012-344136 >:


Le concours des prépas littéraires ouvert à 41 écoles d'ici 2012

Le concours aux Ecoles nor­males supé­rieures (ENS) va être ouvert d'ici 2012 à 41 écoles de l'enseignement supé­rieur, et au moins à 16 dès 2011, ce qui va en mul­ti­plier les débou­chés par quatre, a annoncé ven­dredi la ministre de l'Enseignement supé­rieur, Valérie Pécresse.

Cette annonce a été faite à l'occasion de la signa­ture du pro­to­cole d'accord élar­gis­sant la banque d'épreuves lit­té­raires (BEL) des ENS aux autres écoles, en par­ti­cu­lier les écoles de com­merce et de mana­ge­ment et cinq Instituts d'études poli­tiques (IEP) de pro­vince (Aix, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse).

Cela va ouvrir "800 à 1.000 places" aux quelque 4.000 élèves de "khâgne" (deuxième année de prépa lit­té­raire), com­pa­rées aux 214 places actuel­le­ment offertes aux concours des ENS (Ulm et Lyon), selon la ministre.

Il s'agit de "pas­ser d'une logique de sélec­tion par l'échec à une logique de clas­se­ment per­met­tant d'accéder à dif­fé­rentes écoles", a-t-elle commenté.

Pour cela, la moyenne de nota­tion au concours des ENS a été remon­tée de 2,5 points (sur 20), alors que la tra­di­tion vou­lait que cette nota­tion soit extrê­me­ment sévère et donc l'éventail des notes res­serré, ce qui ne per­met pas faci­le­ment de bâtir un clas­se­ment pré­cis, au delà des tout meilleurs.

Cette mon­tée de la moyenne a été saluée par plu­sieurs diri­geants d'écoles de com­merce, qui ont fait part de leur inté­rêt de recru­ter des littéraires.

Les 25 écoles de com­merce déjà membres du concours BCE doivent encore déter­mi­ner "dans les jours qui viennent" si elles rejoin­dront le dis­po­si­tif pour le concours du prin­temps 2011 ou bien pour celui de 2012.

"Le mes­sage est que la sélec­tion par les sciences, et uni­que­ment, c'est ter­miné", a com­menté Mme Pécresse, ajou­tant que cela per­met­tra aussi de "conso­li­der le maillage ter­ri­to­rial des classes pré­pa­ra­toires littéraires".

Elle veut à terme élar­gir le concours aux écoles de jour­na­lisme, d'art "et à cer­tains mas­ters sélec­tifs de l'université".

Les épreuves écrites de la BEL seront une des com­po­santes de l'admissibilité aux écoles concer­nées, qui auront aussi des "épreuves complémentaires".


Ite, missa est!

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Pendant les journées du patrimoine, la prison de Montluc était ouverte au public ; on y aurait aperçu le fantôme de Jack Lang s’écrier : « entre ici, Jean Moulin ».
Ah, non, merde, il est pas mort !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Maxime, développez votre pensée, vous semblez outré par cette mesure : argg /.../ ite missa est (manque "de profondis").

Je la trouve excellente, offrir plus de débouchés aux étudiants de lettre renforce l'attractivité de cette filière et donc favorise l'enseignement des humanités qui semble faire l'unanimité ici.

Quant aux bidouillages sur les notes, il est indispensable.
Lorsqu'on désire choisir 10% des candidats à un concours on peut se satisfaire d'une moyenne très basse avec seulement quelques clients qui, passant la barre, montrent leur excellence.
Reste la très grande majorité, cantonnée dans un marais sinistre et peu discriminant (du type 50% des candidats en dessous de 5/20).
Si on veut établir un classement vaguement équitable entre ceux-ci il est indispensable d'étaler la plage de notation et donc de modifier l'esprit du barème.
(Référez vous au classique mais toujours actuel "Examens et docimologie" de Pieron pour plus d'infos)

Écrit par : Zorglub | 19 septembre 2010

Pendant les journées du patrimoine, la rue de Grenelle était ouverte avec un grand écriteau au-dessus de la porte portant cete inscription : "Le pays où la vie est moins claire".

Écrit par : iPidiblue éducable à grand'peine | 19 septembre 2010

"Le pays où la vie est moins claire".

Ecrit par : iPidiblue éducable à grand'peine | 19 septembre 2010

Je croyais que ça, c'était le Darfour ???
Bon, je sors... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"les journées du patrimoine, la rue de Grenelle était ouverte avec un grand écriteau au-dessus de la porte portant cete inscription : "Le pays où la vie est moins claire".

Ecrit par : iPidiblue éducable à grand'peine | 19 septembre 2010"


Pour certains, ce serait plutôt: "le pays où les lieux de vie sont moins CLAIR"...

Écrit par : Maxime | 19 septembre 2010

Puisqu'elle a rencontré de l'intéret, je complète un peu ma bafouille sur la pédagogie de projet en architecture.
Le temps imparti était préétabli. A l'issue du projet avait lieu le "jugement" (c'est ainsi que cela s'appelait). Les projets étaient alignés. Chacun, devant le jury (les profs et parfois des invités), défendait son projet et ses intentions. Les commentaires étaient acerbes, souvent moqueurs et humiliants. Venait la note, de "très bien" à "four" (un ami a eu le privilège de décrocher le monopole du "super-four").
Le tout se concluait par un pot, debriefing où chacun maugréait ou pérorait sur sa note et allait voir chez les autres ce qu'ils avaient fait de mieux.
Cette démarche donnait une conscience très nette de ses compétences. On se rendait par exemple vite compte de ses manques en dessin, en références, en créativité, etc.
Et du coup, chacun entreprenait de son propre chef de compléter ses lacunes, les uns en allant dessiner dans la rue, les autres en parcourant les musées, en plongeant dans des bouquins ou des revues, ou même en partant en voyage d'étude.
On retrouve à travers tout cela bien des fantasmes des pédagogues, y compris et en particulier l'appropriation de son parcours de formation.
Je serais curieux de savoir dans quelle mesure la pédagogie de l'architecture (plus probablement des beaux-arts en général) a pu les influencer.
En tout cas, appliquée à des enfants, cela me semble, pour une large part, une chimère.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

PS : pendant le jugement, tout le monde assistait au spectacle, et ne se privait pas, au signal des profs, de se payer la tête de l'un ou de l'autre. Parfois, un bon camarade faisait remarquer à tous une erreur rédhibitoire.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Je n'avais pas vu qu'un nouveau fil avait été ouvert, j'en prendrai connaissance dès que possible, mais voici une réponse pour puce postée sur le fil précédent :

@ Puce

Merci pour cette réponse longue et argumentée. Au risque de vous surprendre, je suis d'accord avec vous sur plusieurs points. Le premier étant qu'il n'est pas normale que les contribuables aient eu à refinancer les banques. Etrangement, la position des vrais libéraux est qu'il aurait fallu laisser les banques faire faillite, quitte à organiser cette faillite. En effet, les règlementations "toujours plus contraignantes" ne font que déplacer le problème et portent en elles les germes des crises de demain. Seule la responsabilisation des acteurs permettraient d'éviter les prises de risque abusives. Comment ne pas prendre des risques maximum pour engranger bonus et plus-value si on sait qu'au final, si vous vous plantez l'état viendra à la rescousse ? Donc oui, Dexia aurait dû fermer.
Par contre votre argument du "je paye mon emprunt deux fois ce que j'emprunte", c'est juste normal. En effet, du fait de l'inflation, un euro aujourd'hui vaut beaucoup plus qu'un euro dans 20 ans (près de 2 fois plus en fait). Regardez ce que vous pouviez acheter avec 6,55957 francs en 1990 et ce que vous achetez avec un euro aujourd'hui. D'ailleurs, ce mécanisme fonctionne que vous empruntiez ou que vous prêtiez de l'argent (à la fiscalité près).
Quant à vouloir acheter des produits fabriqués localement, il y a deux aspects :
- un aspect économique : les produits sont moins chers donc libèrent plus de pouvoir d'achat aux gens, ce qui leur permet d'acheter d'autres produits. C'est ainsi que l'argent qui n'est plus dépenser dans le textile est dépensé dans une connexion internet, une télé, que sais-je. Les métiers évoluent, les logisticiens et la distribution se développent au détriment des fabricants. Bref, l'économie est en mutation perpétuelle, grossissant sur un secteur et diminuant sur un autre, l'essentiel étant que globalement, elle augmente (la croissance).
- un aspect patriotique / moral : achetons français bien de chez nous, qui à mon sens, dépend plus de la sensibilité de chacun. La confiance que l'on place dans des produits français, l'envie d'être solidaire avec une certaine catégorie de compatriotes (les fabricants au détriment des logisticiens, distributeurs, ...).

En ce qui concerne les sweats shops en Asie, dans la mesure où ils ne sont pas forcés à y travailler, c'est bien que leurs employés y trouvent leur compte. En effet, ils sont souvent mieux payés que dans d'autres emplois (notamment agricole). Bien sûr, il y a des abus qu'il convient de condamner : travail des enfants, conditions de travail dangereuses pour la santé, pollution.

En ce qui concerne les systèmes étatiques de Sécu, votre position est affirmée mais non démontrée. D'une part, il faut distinguer la partie assurance, de la partie soins. D'autre part, les meilleurs systèmes du monde n'ont rien à voir avec le système français qui est globalement une énorme gabegie.

Pour finir, les derniers libéraux ont été au pouvoir au début du 20ème siècle et le courant a quasi-totalement disparu depuis. Ne confondez pas la droite avec les libéraux. La preuve en est que depuis 1980 (drôle de date pour le commencement du lobby libéral en France), le poids de l'état n'a cessé d'augmenter, ces services se sont élargis et dans tous les secteurs, la liberté et la responsabilité ont été remplacées par la bureaucratie, la règlementation et la déresponsabilisation. Encore une fois, Chirac n'était pas libéral, Sarko n'est pas libéral et Mitterand encore moins.

Un libéral au pouvoir aurait plutôt le programme suivant:
- Un gouvernement avec 4 ministres (Justice, Diplomatie, Intérieur, Défense) ;
- Un impôt proportionnel unique (flat tax)
- la liberté totale du choix de l'assureur maladie, de l'assureur chômage et de l'assureur retraite.
- la fin des niches fiscales (le bouclier fiscal n'ayant plus d'intérêt du fait de la flat tax, il est supprimé également)
- la libéralisation (c'est à dire le retour à la concurrence) des pseudos "services publics" (transport, poste, ...)
- l'arrêt de la loi limitant la représentativité syndicale aux 5 centrales actuelles pour stimuler l'apparition de syndicats apolitiques
...

J'espère que cette réponse vous permettra de mieux comprendre le libéralisme.

Écrit par : Joe | 19 septembre 2010

Julien tu me fends le coeur !

http://www.youtube.com/watch?v=HRO_dYvDhJo
Ecrit par : iPidiblue que des c... | 19 septembre 2010

Euh... pourquoi moi ? J'ai fait quoi :-( ?

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

Tiens, d'ailleurs, c'est pendant un jugement que j'ai appris de la bouche d'un prof que j'avais des "goûts de chiottes" (expression ancienne et courante chez les architectes, parmi d'autres comme "grouillot" ou "sous-merde"). C'était le lot commun, je ne bénéficiais pas d'un privilège. On s'y fait très bien, en devenant parfaitement indifférent aux jugements de valeur qu'on trouve injustifiés.
C'est dire si je risque d'être vexé et assoiffé de vengeance ;-)

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Zorglub, le coup de l'ouverture des débouchés des prépas littéraires sans casse des postes et sans nivellement vers le bas me semble trop beau pour être vrai. Venant de Pécresse en tout cas. Toutefois, j'espère me tromper.

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Il faudrait aussi arrêter de croire qu'ils ne disent QUE des conneries ;-)

Ecrit par : Julien | 19 septembre 2010

Eh ben non, on n'arrêtera pas de le croire, car ils ne disent QUE des conneries ;-)
(bien que ça parte en général de bonnes intentions) !
Ceux de ma connaissance en tout cas.

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

"Tiens, d'ailleurs, c'est pendant un jugement que j'ai appris de la bouche d'un prof que j'avais des "goûts de chiottes"

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

DEécidément... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

"Il faudrait aussi arrêter de croire qu'ils ne disent QUE des conneries ;-)"

Ecrit par : Julien | 19 septembre 2010

Non !!! Ils en font, aussi !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

(bien que ça parte en général de bonnes intentions) !
Ceux de ma connaissance en tout cas.
Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Bah je suis pas d'accord (non mais !): passer un coup de balais de ci de là, ouvrir un peu les fenêtres quand ça commence à sentir le renfermer, c'est pas des mauvaises idées - n'importe quelle ménagère le dira ;-)
Maintenant effectivement, si c'est pour laisser rentrer n'importe quoi et n'importe qui...

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

En tout cas, appliquée à des enfants, cela me semble, pour une large part, une chimère.
Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Eh bien, je me demande si c'est pas ça le problème au fond: j'ai souvent l'impression que les approches des pédagogistes sont des formules "pour adulte" qu'ils essaient d'appliquer telles quelles à des gosses...

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

Allez, on s'attaque au mastodonte Zorglub !

"ça dépend de ce qu'on entend par "niveau" :
Le niveau moyen d'une classe d'âge est meilleur que jamais grâce à la massification."
Bien péremptoire. Allez voir les trois jours de ce qui reste du service national, vous allez avoir de sacrées surprises !

"Le niveau moyen de l'élite des enfants et ados est sans doute en légère baisse"
Comment expliquez-vous que tant de jeunes profs (catégorie d'élite selon vous) fassent tant de fautes d'orthographe et de syntaxe ? Un des collègues de mon amie écrivait comme les élèves, sans faire la distinction par exemple entre un infinitif et un imparfait !
De plus, comment expliquez-vous l'apparition des CPES (prépas des prépas) ainsi que des "cours de soutien" et des "tutorats" au sein de l'Université ? Par l'élévation générale du niveau, peut-être ?
La baisse du niveau n'est que rarement légère et dans certains cas elle est parfois même abyssale (je le constate tous les jours sur le terrain), dans le domaine de la culture en général, et dans celui de la culture musicale en particulier. Christophe Sibille ne me contredira pas.

"Le niveau moyen d'un doc ou master est bien aussi élevé qu'autrefois (en tout cas en sciences) ce qui était à la pointe de la recherche des années '20 s'enseigne en master !"
Mon cher, le niveau moyen d'un master en musicologie ne vaut souvent pas mieux qu'un modeste prix de conservatoire municipal (aujourd'hui considéré avec le LMD comme un niveau Bac, et encore...). Par ailleurs, ce n'est pas la réforme du lycée qui va arranger le niveau scientifique de nos élèves et étudiants - allez voir les scientifiques et demandez leur ce qu'ils en pensent !


"Les gosses issus des milieux culturellement favorisés (j'ai pas dit friqué) de toute façon réussissent à l'école.
Le vrai enjeu est de faire réussir un peu moins mal Kevin et Momo."
Qu'est ce qu'ils ont bavent alors en tant qu'"intellos" honnis de tous les autres, et qu'est ce qu'ils s'ennuient au pays du collège unique !
Et au nom de quoi devrait-on forcément aider davantage ceux qui même parfois ne veulent pas être aidés au détriment de ceux qui en redemandent ? Drôle de conception de l'équité que vous avez là...

"D'ac avec vous c'est pas paskon supprime les LA que K&M réussiront mieux. De toutes façon ils ne les étudient pas (ou alors tellement à la marge qu'on s'en fout du pt de vue stat)"
Vos stats ne changent rien au fait qu'il existe des Kevin et des Momo qui réussissent et qui méritent d'être poussés autant que possible. Pas besoin d'en rajouter davantage.

"Démontez ce raisonnement :
Les K&M n'étudient pas (sauf rares exceptions) les LA
Les K&M ne réussissent pas très bien à l'école
Supprimer les LA ne changera donc rien à l'état des K&M (ni dans un sens ni dans l'autre)
Nos gosses étudient les LA
Ils réussissent bien
Supprimer les LA touchera nos gosses
CQFD : La question des LA est petite bourgeoise"
Comme je l'écrivais plus haut, vous seriez copain avec l'ami Richie D.
De la vulgarisation marxiste de troisième pression, rien de plus.

« Kevin et Mamadou forcément plus bêtes que François-René ou Jean-Charles (car les statistiques le prouvent) cèdera enfin du terrain. Et s'il travaille bien, Mamadou ou Indira (c'est du vécu !!) pourra faire du latin aussi bien que Marie-Victoire. »

"Pas plus bêtes moins préparés aux codes comportementaux, culturels, aux exigences etc de l’école pas un milieu moins stimulant."
Eh ben qu'est-ce qu'on attend pour les y préparer, dès le primaire voire avant ? Voilà la vraie question !

"Avant qu’à la marge quelques K&M fassent du latin, moi ski m’intéresserait ce serait que beaucoup de K&M apprennent le français et les maths (après quand y’aura plus ksa à faire on pourra se palucher joyeusement)."
On peut faire à la fois du latin et du français ou des maths. L'un n'empêche pas l'autre. D'ailleurs, faire du latin améliore les résultats dans ces deux matières fondamentales, vous le savez sûrement. Le nier, voilà qui relève de la mauvaise foi !

"Dans le fond tout montre un combat doublement corporatiste :
- Les LA sont utiles aux profs de LA (faut bien bouffer)
- Les LA sont utiles aux fils de profs"
Donc si l'on étendait votre raisonnement, l'ensemble des activités culturelles seraient inutiles car ne concernant qu'une minorité de la population. Pire, toute forme d'études sérieuses serait pour pour vous élitiste car ne correspondant pas aux standards et goûts de la masse, et devrait d'être supprimé.
Faire faire de la musique ? Mais c'est utile aux profs de musique et à leurs enfants, donc poubelle. Les langues, idem. Les sciences, idem. Et consacrer du temps précieux à ces privilégiés discrimine Kévin et Momo, c'est affreux !
Vous ne voudriez pas nous refaire le coup de la Révolution Culturelle, par hasard ? ;-)

Quant à votre comparaison entre l'enseignement et l'agriculture est mécaniste et ne tient pas la route. Les ressources en "matière grise" seraient aussi limitées que celles en terre agricole et en main d'œuvre ?

Franchement, tomber ici sur ce genre de thèse m'étonne, c'est peu dire.
JPB, tous ces propos vous laissent de marbre ???

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

"Il faudrait aussi arrêter de croire qu'ils ne disent QUE des conneries ;-)"

Ecrit par : Julien | 19 septembre 2010

Non !!! Ils en font, aussi !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Excellent !
Oui, et c'est surtout là que réside le problème...

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Eh bien, je me demande si c'est pas ça le problème au fond: j'ai souvent l'impression que les approches des pédagogistes sont des formules "pour adulte" qu'ils essaient d'appliquer telles quelles à des gosses...

Ecrit par : Julien | 19 septembre 2010

Julien, vous touchez là le nœud du problème !

Écrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

@ notre hôte

Jean-Paul,

J'entends dire ici où là que vous seriez à Corte jeudi... Vous confirmez? Et vous pouvez préciser le lieu et l'heure?

Amicizie

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

Julien, vous touchez là le nœud du problème !
Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Le comble de l'ironie, c'est que travaillant moi-même pour des adultes, je m'aperçoit que c'est les méthodes les plus "traditionnelles" (grammaire - simple mais systématique -, exercices, par cœur, etc.) qui marchent avec les plus faibles... pour les autres, par contre, il faut un peu plus de "liberté", comme quoi, je n'en crois pas un mot quand ils disent que leurs méthodes permettent aux faibles de progresser !

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

Julien, vous touchez là le nœud du problème !

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Et c'est là qu'au fond, le bas blesse.

Ok, je vais corriger.

Écrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Julien, vous touchez là le nœud du problème !

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Et c'est là qu'au fond, le bas blesse.

Ok, je vais corriger.
Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Toutes ces histoires de nœuds, de bas et de fonds, est-ce bien raisonnable ;-) ?

Écrit par : Julien | 19 septembre 2010

J'entends dire ici où là que vous seriez à Corte jeudi... Vous confirmez? Et vous pouvez préciser le lieu et l'heure?

Amicizie

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2010

???????
Première nouvelle.
En revanche, prévoyez d'y passer le 29 octobre. Arte y présentera en avant-première Main basse sur une île, que je vous recommande vraiment. Berléand y est extraordinaire, et le scénariste a un tel talent…
J'ai simplement peur de ne pas y être : ça tombe en plein milieu des vacances, et je suis en garde d'enfants.
Enfin, en théorie…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2010

JPB, tous ces propos vous laissent de marbre ???

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Mais ... qu'attendez-vous ?

Puisque les injures n'y suffisent point ce bon mihailovich fait appel à vous !
Il serait bon, JPB, que vous me chassiez de ces lieux afin que je n'y tienne plus des propos qui ne lui agréent point !

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

Zorglub, allez vous coucher : vous avez un D.S. demain ;-)

Dites, au fait, je me posais une question TRES sérieuse (vraiment). Je comprends vos réticences face au latin et au grec. Je voudrais savoir, comme vous êtes prof de S.I. et peut-être bientôt de maths, quel était votre point de vue sur la question de l'orthographe. A votre avis, l'orthographe, c'est fondamental, ça devrait être réformé, ou c'est secondaire tant que l'on se fait comprendre ?

Écrit par : Jeremy | 20 septembre 2010

JPB, tous ces propos vous laissent de marbre ???

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010


JPB en a vu d'autres — et des plus raides, comme dirait Pidiblue.

J'ai un élément à apporter au débat sur la baisse de niveau (très difficile à mesurer, dans tous les cas). Hervé Morin est venu faire de la retape dans mon lycée la semaine dernière, en visitant les deux CPES (il cherche à se bâtir une crédibilité électorale, pour mieux négocier sans doute, pour lui et ses amis). Il a glissé incidemment que le taux actuel d'illettrés absolus à la journée d'appel est de 11-12% — contre 5% il y a trente ans. Kevin et Mamadou s'en sont pris plein la gueule.

Alors, le fait est que c'est surtout pour les plus démunis qu'il faut se battre — parce que c'est le seul moyen d'améliorer aussi le sort de Jean-Edouard : plus les plus faibles monteront, plus ils respecteront le travail, plus on aura globalement la paix.
Quant aux LA, elles peuvent faire merveille chez Mamadou — d'expérience, plus l'écart culturel est grand, mieux ça passe. Vous croyez que j'étais fait pour apprendre le latin et le grec, dans ma banlieue baston de Marseille ? A douze ans, je me battais à coups de chaîne de vélo — et j'avais un couteau à cran d'arrêt dans la poche, et encore, je n'avais pas vu la Fureur de vivre, à l'époque. Sur ce, rosa rosa rosam en sixième — puis le grec en quatrième. Un voyou chez Cicéron ! J'ai renâclé, au début — puis c'est passé. Tout est dans la manière de l'enseigner.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2010

Alors, le fait est que c'est surtout pour les plus démunis qu'il faut se battre — PARCE QUE c'est le seul moyen d'améliorer aussi le sort de Jean-Edouard : plus les plus faibles monteront, plus ils respecteront le travail, plus on aura globalement la paix.
JPB

Pourquoi diable chercher l'approbation de ceux qui ont besoin de tels arguments ? A mon avis, vos idées n'ont rien à gagner à de telles alliances.

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

L’usage molochoïde d’expressions comme « Jean est latiniste OU helléniste » et « Jean est latiniste ET helléniste » maniées comme on fait du nunchaku, nous permet de revisiter le vieux problème des mixtes en linguistique.

Les plateauniciens * du Moloch auraient-ils reçu une circulaire les priant de transformer dynamiquement la première expression dans la seconde ?

Savaient-ils le risque de destruction du latin ET du grec dans une telle excitation ?

* dans une organisation moderne du travail, les technos travaillent sur un plateau technique et non plus des bureaux isolés.

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

dans des ...

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

Jeremy, je vous répondis longuement cette nuit, mais souci ...
J'essaie de retrouver le message dans le cache de firefox !

dugong n'oubliez pas " Jean est latiniste XOR helléniste »

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

"J'essaie de retrouver le message dans le cache de firefox !"

Merci Zorglub pour cette magnifique évocation moderne du passage du virtuel à l'actuel

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

et lycée de Versailles !

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

Qu'est ce qu'ils en bavent alors en tant qu'"intellos" honnis de tous les autres, et qu'est ce qu'ils s'ennuient au pays du collège unique !

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Ça je n'y crois que très moyennement, et je pense que c'est un peu un fantasme (du moins ce n'est pas si répandu que ça). Personnellement, j'ai plus souvent vu des têtes de turcs parce qu'ils étaient différent physiquement ou intellectuellement qu'une espèce de cabale contre les intellos comme on le lit souvent ici...
Pour l'ennui, par contre, ça je le crois volontiers.

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Pourquoi on ne parle jamais de l'enfer de l'élève juste moyen qui se retrouve dans une classe de super intellos (je dis ça parce que je l'ai vécu et ce n'est pas tellement plus fun que l'histoire de l'intello tête de turc) ?

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

C'est plus rare, certes, mais ça existe.

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Tout est dans la manière de l'enseigner.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2010

Ah ça... en sixième, je suis tombé sur un sombre con (et je pèse mes mots) qui m'a pris en grippe et m'a dégoûté du latin - que j'ai allègrement laissé tomber en terminale.
Idem pour l'allemand, du coup j'étais mal parti et n'ai jamais pu rattraper le retard.

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Et c'est là qu'au fond, le bas blesse.

Ok, je vais corriger.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010

Je le fais pour vous: "le bât" ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2010

C'est même pas de la réticences Jérémy !

C'est de l'indifférence pour un combat qui nous éloigne du centre du pb !
Et qui me semble dérisoire et pour tout dire "petit bourgeois" (un comble ! Moi qui ait été souvent accusé d'être ultra libéral par les mêmes).
Une lutte pour le profit d'une minorité qui s'en tirera toujours et qui aura bien le temps lorsque ça lui chantera en post bac d'apprendre latin et grec.

M'en fout de tout ça.
J'm'en tire dans la vie, mes gosses s'en tireront avec ou sans LA !
Ce qui me défrise c'est tous les autres (les 80 % ...).
La fixation sur les LA n'arrangera pas leur sort et nous distrait des vraies raisons de lutter.

-------------------

Orthographe :
Z'avez vu que je ne la martyrise pas délibérément que je veille à rester poli.
De là à faire une fixation sur le sujet comme certains ici ^^

Bien dérisoire là aussi. Quand y'aura plus que ça à régler ...

Je suis désolé de voir mon ortho spontanée se dégrader au cours du temps
(à force de lire des copies - paske je vieillis et me surveiile moins - à cause du traitement de texte et des facilités du correcteur en ligne qui permet, au moins pour l'ortho lexical, de ne plus y penser puisqu'il s'en occupe etc.)
C'est pas bien.

L'ortho n'est pas fondamentale EN SOI.
Pas plus que la maîtrise du calcul mental.

Mais ne pas maîtriser du tout la 1ère fait suffisamment passer pour un con pour empêcher de progresser socialement. C'est donc à terme une forme de handicap.
Aussi nécessité de gérer au moins mal (d'autant que ça pourrait être possible avec des méthodes moins stupides en primaire).
Notre langue est ainsi faite qu'il peut y avoir besoin d'un peu de finesse dans l'ortho pour percevoir le sens d'une phrase, mais c'est en réalité assez rare.
Faire trop de fautes c'est comme péter bruyamment en public : pas grave dans le fond mais ça se fait pas.

Presque pareil pour le calcul.
Pas possible de faire des maths sans maîtriser un mini de calcul mental. Avoir besoin d'une calculette pour développer (4.x +3 ).(2.x -5) fait trop perdre de temps pour que ce soit crédible.
Dans le fond (sauf en de rares cas genre trouver des racines évidentes ou des astuces de calcul, mais c'est pas des maths ça) ça sert à rien mais ne pas maîtriser un minimum est un handicap.
Quant à devenir un calculateur mental de génie comme les gosses du certoche des belles années si ça amuse certains pourquoi pas, c'est un numéro de foire comme un autre !

Plus grave encore est l'incapacité à se faire des idées des ordre de grandeurs (et le cours de dugong sur ce sujet est exemplaire).
Durant l'affreuse époque de ma jeunesse seule la règle à calcul : super inconfortable et inefficace, une calculette de 2010 est un objet fabuleux. MAIS ne disposant que de la règle à calcul obligé de se taper les ordres de grandeur à la main et ça c'était utile !

Réformer ? Bof ... à la marge pour régulariser le pire du gernre
chariot charrier charrette ...
PP des verbes pronominaux : trop le bordel essentiellement ou pas etc
mots composés et couleurs

Il semble illusoire de vouloir rationaliser pour adopter un système strict phonétique (même si ce serait plus fonctionnel).
Bien trop compliqué de traduire tout, republier tout etc.
Obligé pour les futurs bibliophiles d'apprendre la vieille langue pour avoir autant de plaisir de lire une EO qu'à la posséder ...!
Sinon je serais POUR.

Les turcs ont incroyablement gagné lorsqu'ils ont abandonné les vermicelles pour passer à l'alphabet latin avec une notation strictement phonétique (presque).
Dans le même temps, et ce n'est pas fortuit, le pays a vécu une modernisation à une vitesse fulgurante, accordant le droit de vote aux femmes largement avant la France, diminuant illettrisme etc.

Contrairement à ske raconte quques fachos qui se osent m'injurier, chuis finalement assez mesuré ...!


------------------
ah ! au fait "bât" et pas "bas" Perceval paske dans ce cas (et c'est pas si souvent) ça change le sens de la figure de style ...

------------

J'voulais répondre à cet âne de mihailovich mais z'avez raison vaut mieux aller dormir.

pour info : je ne me sens pas humilié par le qualificatif de "mastodonte". C'était un superbe animal, d'une taille impressionnante, parfaitement adapté à la rudesse du climat tertiaire.
On peut imaginer qu'il était à peu près aussi malin qu'un éléphant (et c'est déjà pas mal dans l'échelle animale).

Tout bine considéré, cet âne de mihailovich me flatte.

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

C'est même pas de la réticences Jérémy !
C'est de l'indifférence pour un combat qui nous éloigne du centre du pb !
Et qui me semble dérisoire et pour tout dire "petit bourgeois" (un comble ! Moi qui ait été souvent accusé d'être ultra libéral par les mêmes).
Une lutte pour le profit d'une minorité qui s'en tirera toujours et qui aura bien le temps lorsque ça lui chantera en post bac d'apprendre latin et grec.
M'en fout de tout ça. J'm'en tire dans la vie, mes gosses s'en tireront avec ou sans LA !

Ce qui me défrise c'est tous les autres (les 80 % ...).
La fixation sur les LA n'arrangera pas leur sort et nous distrait des vraies raisons de lutter.

-------------------

Orthographe :Z'avez vu que je ne la martyrise pas délibérément que je veille à rester poli.

De là à faire une fixation sur le sujet comme certains ici ^^
Bien dérisoire là aussi. Quand y'aura plus que ça à régler ...
Je suis désolé de voir mon ortho spontanée se dégrader au cours du temps (à force de lire des copies - paske je vieillis et me surveiile moins - à cause du traitement de texte et des facilités du correcteur en ligne qui permet, au moins pour l'ortho lexical, de ne plus y penser puisqu'il s'en occupe etc.)
C'est pas bien.

L'ortho n'est pas fondamentale EN SOI.
Pas plus que la maîtrise du calcul mental.

Mais ne pas maîtriser du tout la 1ère fait suffisamment passer pour un con pour empêcher de progresser socialement. C'est donc à terme une forme de handicap.
Aussi nécessité de gérer au moins mal (d'autant que ça pourrait être possible avec des méthodes moins stupides en primaire).
Notre langue est ainsi faite qu'il peut y avoir besoin d'un peu de finesse dans l'ortho pour percevoir le sens d'une phrase, mais c'est en réalité assez rare.
Faire trop de fautes c'est comme péter bruyamment en public : pas grave dans le fond mais ça se fait pas.

Presque pareil pour le calcul.
Pas possible de faire des maths sans maîtriser un mini de calcul mental.
Avoir besoin d'une calculette pour développer (4.x +3 ).(2.x -5) fait trop perdre de temps pour que ce soit crédible.
Dans le fond (sauf de rares cas : trouver des racines évidentes ou des astuces de calcul, mais c'est pas des maths ça) ça sert à rien. Mais ne pas maîtriser un minimum est un handicap.
Quant à devenir un calculateur mental de génie comme les gosses du certoche des belles années si ça amuse certains pourquoi pas, c'est un numéro de foire comme un autre !
Plus grave encore est l'incapacité à se faire des idées des ordre de grandeurs (et le cours de dugong sur ce sujet est exemplaire).
Durant l'affreuse époque de ma jeunesse seule la règle à calcul : un outil super inconfortable et inefficace. Une calculette de 2010 est un objet fabuleux.
MAIS ne disposant que de la règle à calcul obligé de se taper les ordres de grandeur à la main et ça c'était utile !

Réformer l’ortho ?
Bof ... à la marge pour régulariser le pire du gernre
chariot charrier charrette ...
PP des verbes pronominaux : trop le bordel essentiellement ou pas etc
Pluriel des mots composés et couleurs etc.

Il semble illusoire de vouloir rationaliser pour adopter un système strict phonétique (même si ce serait plus fonctionnel).
Bien trop compliqué de traduire tout, republier tout etc.
Obligé pour les futurs bibliophiles d'apprendre la vieille langue pour avoir autant de plaisir de lire une EO qu'à la posséder ...!
Sinon je serais POUR.
Les Turcs ont incroyablement gagné lorsqu'ils ont abandonné les vermicelles pour passer à l'alphabet latin avec une notation strictement phonétique (presque).
Dans le même temps, et ce n'est pas fortuit, le pays a vécu une modernisation à une vitesse fulgurante, accordant le droit de vote aux femmes largement avant la France, diminuant illettrisme etc.

Contrairement à ske raconte quques fachos qui se osent m'injurier, chuis finalement assez mesuré ...!
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Ah ! Au fait "bât" et pas "bas" Perceval paske dans ce cas (et c'est pas si souvent) ça change le sens de la figure de style ...
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J'voulais répondre à cet âne de mihailovich mais z'avez raison Jérémy vaut mieux aller dormir.
Pour info : je ne me sens pas humilié par le qualificatif de "mastodonte".
C'était un superbe animal, d'une taille impressionnante, parfaitement adapté à la rudesse du climat tertiaire. On peut imaginer qu'il était à peu près aussi malin qu'un éléphant (et c'est déjà pas mal dans l'échelle animale).

Tout bine considéré, cet âne de mihailovich me flatte.

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

"Tout est dans la manière de l'enseigner.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2010

Dans l'art de l'enseigner, vous voulez dire ??? ;-)
Un métier qui s'apprend ... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2010

"Tout bine considéré, cet âne de mihailovich me flatte."

Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

"toute bine"... ;-)*
* Je vous sens sous pression, sur ce coup-là...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2010

désolé !
dugong z'avez le droit de vous moquer à ça a trop bien marché

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

Sur les LA, c'est même pas de la réticence Jérémy !

C'est de l'indifférence pour un combat qui nous éloigne du centre du pb !
Et qui me semble dérisoire et pour tout dire "petit bourgeois" (un comble ! Moi qui ait été souvent accusé d'être ultra libéral par les mêmes).
Une lutte pour le profit d'une minorité qui s'en tirera toujours et qui aura bien le temps lorsque ça lui chantera en post bac d'apprendre latin et grec.
M'en fout de tout ça. J'm'en tire dans la vie, mes gosses s'en tireront avec ou sans LA !

Ce qui me défrise c'est tous les autres (les 80 % ...).
La fixation sur les LA n'arrangera pas leur sort et nous distrait des vraies raisons de lutter.

Dernier avis de JPB :
"c'est surtout pour les plus démunis qu'il faut se battre — parce que c'est le seul moyen d'améliorer aussi le sort de Jean-Edouard"
Pas trop loin de mon discours (en plus policé paske c'est son boulot ...)

Il conclut :
"Quant aux LA, elles peuvent faire merveille chez Mamadou /.../ Tout est dans la manière de l'enseigner.
JPB"

Tout est dit et nous sommes déjà parvenus à ce constat sur le sujet il y a quques semaines.
Pourquoi les LA ?
Pourquoi pas les LA ?
Dans le fond on s'en tape !
Ski compte c'est de cadrer les K&M par un apprentissage un peu gratuit nécessitant de la rigueur du systématisme et tout et tout.

Après les sensibilités font que certains préfèrent l'enseignement des LA à celui de la bombarde.
Savoir si c'est plus utile en soi ...

Moi je préfèrerais avoir à vendre un truc plus directement attractif pour les K&M (question de flemme dans les premières semaines). Et ça me semble plus facile pour tous.
Change rien après au cadrage !

Les arguments not' civilisation, not' culture, not' antériorité pour un bon moment K&M s'en tapent
On verra dans un second temps quand y pourront rester assis ...

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

et encore c'est pas fini !!!!!!!!

y'a une version un peu différente du début qui arrive ...
(intégrant les com' de JPB qui ont été postés après que j'écrive le mien)

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

* Je vous sens sous pression, sur ce coup-là...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2010

Je vous demande de vous arrêter !
L'aut' dingo va encore revenir pour me traiter de vieil alcolo !

En plus tout ça c'est de vot' faute avec le départ en oinj hier matin ... suivi par Perceval et ses bières !

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

Zorglub, on voit que vous n'êtes pas content, mais faites gaffe: vous en bégayez ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Qu'est ce qu'ils en bavent alors en tant qu'"intellos" honnis de tous les autres, et qu'est ce qu'ils s'ennuient au pays du collège unique !

Ecrit par : mihailovich | 19 septembre 2010

Ça je n'y crois que très moyennement, et je pense que c'est un peu un fantasme (du moins ce n'est pas si répandu que ça). Personnellement, j'ai plus souvent vu des têtes de turcs parce qu'ils étaient différent physiquement ou intellectuellement qu'une espèce de cabale contre les intellos comme on le lit souvent ici...
Pour l'ennui, par contre, ça je le crois volontiers.

Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010

Cher Julien, c'est du vécu...

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Cher Julien, c'est du vécu...

Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Ah, tout s'explique quand il était petit personne n'aimait mihailovich. Il n'avait pas de copains.

C'est pourquoi il est devenu un adulte si atrabilaire !

Écrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

Que s'est-il passé dans le dernier demi-siècle qui fait que l'on a peu à peu rejeté ces humanités gréco-latines du cursus scolaire ?
Ecrit par : iPidibluenormes éthique et études gréco-latines | 19 septembre 2010

Vous le savez mieux que personne. Votre teint de rose est si brouillé que vous faites l'âne pour avoir du son?

Vous voulez que je vous raconte? L'histoire est connue mais je vous la récapitule. Quand les intellos (de gauche, what else?) ont eu besoin de se refaire une vertu, sérieusement mise à mal après leur compromission avec l'idéologie la plus criminogène du siècle, ils n'ont pas pu faire un mea culpa. Trop imbus de leur supériorité morale. Ces bouffons ont choisi le billard à trois bandes, la stratégie des pleutres, et mené une victorieuse campagne de dénigrement contre les fleurons de la culture bourgeoise, coupable de tous les maux du peuple de 1914 à 1945. Haro sur les grandes œuvres de la littérature occidentale, sur les langues mortes, sur l'école des savoirs, la sélection des élites au mérite. La révolution n'a pas besoin de savants. Ces tarés n'ont pas bougé dans leur tête depuis 1789. Depuis 1989 non plus d'ailleurs, le mur y reste toujours debout. Le résultat des urnes ne les satisfaisant pas, ils ont mis l'Éducation nationale en coupe réglée. Le ver était dans le fruit depuis 1932, quand Monzie avait fait le premier geste de soumission aux militants égalitaristes (relisez son discours) qui ne pouvait que causer sa perte. Succès sur toute la ligne. De Gaulle aussi leur a facilité la tâche en la refilant aux cocos à la Libération, avec quelques autres joyaux de la couronne républicaine, comme prix de la "réconciliation nationale". L'école des savoirs ne s'en est jamais remise. Sa lente agonie est en train de s'achever.
.
À droite, de toutes façons, pas de résistance ou si peu, on y a rasé les murs sous les invectives. Dès qu'on pointait le nez, pour demander un retour du bon sens, la réduction ad Hitlerum des parangons de la vertu socialiste faisait battre en retraite.

La culture classique souffrant, selon nos grand bienfaiteurs de l'humanité opprimée, de la tare rédhibitoire d'être celle des "riches", des "héritiers" (revoilà le cancrelat bourdivin), elle symbolise un système politico-économique oppresseur et ces archanges du Bien, en libérateurs auto-proclamés, justifiaient la démolition de l'une comme de l'autre par des lendemains égalitairement démocratiques qui n'on pas fini de nous faire déchanter.

De part et d’autre de l’Atlantique, des régiments de fossoyeurs se sont mis à l’œuvre, recrutés notamment parmi les disciples des gourous de la French Theory, dont ils ont le plus souvent dénaturé la pensée, et avec pour tactique imparable de mystifier le lecteur pour paraître plus pertinents. Ils ont fondu comme un nuage de sauterelles sur les campus américains dans les années 60, surfant sur la popularité et dans le sillage de Foucault, Derrida, Barthes ou Lacan. En histoire, se réclamant des Annales, ils obtinrent pareillement l'éviction des "grands hommes" et de la chronologie, au profit de l’étude des « faits sociaux ». En Amérique, un beau matin, on n'enseignait plus l'histoire mais les "social studies". On entérinait ainsi la fin de l'école de la transmission et celle de l'ignorance faisait ses débuts officiels. En France, l'ère pédagogiste débuta en ce jour fatidique de 1932, où le rad-soc Monzie marqua sa volonté de mener une politique résolument égalitariste en débaptisant le ministère de l'Instruction publique pour fêter dignement ainsi le cinquantenaire des lois de 1882 (sic)? Singer Mussolini, qui l'avait fait en 23, ce n'était pas vraiment un titre de gloire.

Ce sida éducatif qui s'attaque aux deux principales matrices de notre langue (au non de quoi latin et grec survivraient-ils) a vite fait souche en France, mais il est venu d'Amérique où la faune universitaire "radical chic" (leur gauche caviar) avait propagé comme un trainée de poudre le mantra crétinissime du "dead white European male" (DWEM). Il lui a longtemps servi de paradigme, de prêt-à-penser. On a vu bourgeonner les études à la noix, qu'elles se nomment féministes, post-colonalistes, post-structuralistes, post-modernistes, elles étaient enseignées par des activistes, des révolutionnaires de salon, aux prétentions scientifiques, qui se poussaient du col de leurs veste Mao, t-shirt Guevarra et serpillère à carreaux. Les (pseudo-) sciences de l’éducation ne déparent pas le lot.

"French poststructuralist philosophy and literary theory have toppled the old certainties of Western culture. The canon of great works of the Western intellectual and literary tradition is no longer regarded as the expression of universal values but simply the out-of-date ideology of the dead white males of the Eurocentric capitalist patriarchy"

En peu de mots tout est dit, I could not have said it better myself. L'anti-capitalisme et la bourgeoisophobie ont eu la peau de l'enseignement classique, donc des apprentissages tout courts.

http://www.sydneyline.com/Dead%20White%20Males.htm

Le philosophe John Searle raconte (NY Review of Books du 27/10/83) que Foucault lui avait décrit les agissements de cette secte aux réseaux solides. Allant délibérément à rebours de la tradition cartésienne et de la philosophie des Lumières, elle pratique, lui dit–il « un obscurantisme terroriste », écrivant dans un style si abscons (dit-on en une langue absconne?) qu’il est impossible de savoir de quoi il s’agit, et si l’on s’aventure à critiquer un auteur, il peut alors répliquer sans sourciller : « vous m’avez mal compris, vous êtes un idiot ». Ceci pour le volet terroriste de l’imposture obscurantiste.
Depuis Molière, on n’a pas fait mieux, comme le soulignait en son temps Mireille Grange dans "L'énonciation illocutoire ou Diafoirus ressuscité".
http://www.sauv.net/illocutoire.php

Un petit bémol, l’enseignement de l’anglais n’a pas été aussi tragiquement atteint par cette épidémie de folie narcissique que celui du français en France, même si, dans les départements de français des universités US, on a écarté Molière et Hugo au profit de représentant(e)s des minorités, opprimées par définition. C'est ben écoeurant que Yourcenar soit distinguée par ces cuistres comme femme, et surtout comme lesbienne, et non pour son talent littéraire


Leurs élucubrations (a.k.a. IMBI-International Market of Bad Ideas) ont dominé le monde universitaire occidental pendant effectivement un bon demi-siècle. D'abord la bonne nouvelle: ces impostures intellectuelles ont enfin du plomb dans l'aile, comme le pédagogisme, un bâtard de cette mouvance. Maintenant la mauvaise: la relève est en route.
Profitons du répit entre deux déferlantes pour respirer l’air de liberté qui recommence à flotter dans certaines universités, dont la mienne, où les étendards du PC (political correctness) sont pour l'instant en berne.


Nos Diafoirus, père et fils car la cuistrerie est héréditaire, ont concocté et pratiquent avec le succès que l'on sait une culture du soupçon et du ressentiment qui confine à la paranoïa.
Les intellectuels français, dans leur immense majorité, ont laissé faire et assisté, sans broncher, à la destruction des apprentissages comme Jospin encaissant sans sourciller l'insulte des footeux algériens .
C'est pourquoi je garde un chien de ma chienne aux Sallenave, Sollers, Kristeva ou Todorov (le ménage à trois des derniers fut tragique pour nos collégiens et bacheliers) qui ont longtemps cautionné les inepties du pédagogisme par idéologie (solidarité de gauche) au lieu de les combattre comme le méritait cette démonstration de flagrante insanité.
Ces bonzapôtres qui chialent aujourd'hui devant la déroute scolaire ne sont que des pompiers pyromanes, car ils sont restés longtemps des compagnons de route de la matrice intellectuelle marxisante qui a marché (pendant près d'un demi-siècle en effet ipidiblue) sous la bannière en toc du déconstructionnisme. J'entends encore Sallenave se tordre les bras dans ses voiles de pleureuse au lendemain de la chute du mur. C'était à gerber.


Cette dernière note de JPB évoque une des multiples facettes et manifestations de la gangrène que je viens de décrire, mais si les É-U continuent, comme il le font depuis cent ans en matière éducative, à nous servir de baromètre (ce que je souhaite ardemment pour le redressement de la transmission des savoirs en général et la renaissance des études classiques, en particulier), voici un lien qui devrait mettre du baume au coeur de nos latinistes.
http://cityroom.blogs.nytimes.com/2008/10/07/the-resurgence-of-latin/

Voilà...Yapuka faire pareil.

Écrit par : Cadichon | 20 septembre 2010

(revoilà le cancrelat bourdivin)

Ecrit par: Cadichon

Dégagez l'ordurière

Écrit par : Destop | 20 septembre 2010

Merci à Françoise Guichard pour ses encouragements et sa documentation convaincante sur le bilinguisme latin-grec... Sur ce sujet, je ne dénonçais pas tant le principe (même si ça me paraît nébuleux, on peut toujours discuter) que l'insoutenable légèreté avec laquelle le Ministère a lancé cette innovation 4 jours avant la rentrée montrant bien dans quel mépris il tient les humanités.
Quant à faire du combat pour les LA une lutte pour une minorité qui s'en tirera toujours, un tel raisonnement pourrait s'appliquer à toutes les disciplines et à la culture en général qui est par essence bourgeoise si on n'organise pas les conditions de sa diffusion au plus grand nombre ( si d'ailleurs l'enseignement des langues anciennes est devenu le fait d'une minorité c'est bien parce qu'on a fait le choix contestable d'en écarter la majorité des élèves alors qu'il n'aurait pas été ridicule de considérer que la culture humaniste faisait partie de la culture commune européenne)
Et écrire un article sur le sujet n'empêche pas de s'intéresser à d'autres aspects de la transmission de vrais savoirs (contre la mutiplication des gadgets du type accompagnement personnalisé ou autre TPE). Il n'y a pas que les femmes qui peuvent faire plusieurs choses à la fois... Si???

Écrit par : Béatrice Barennes | 20 septembre 2010

@ Zorglub

1. Ce n'est pas moi qui vous ai insulté, libre à vous par conséquent de ne pas me qualifier d'âne. Le terme mastodonte s'appliquait au volume de votre précédent post - "j'allais m'attaquer à un mastodonte" - et non point à votre auguste personne ! ;-)
2. Sur le fond, nous sommes tous d'accord. Il faut bien évidemment se battre pour les plus démunis afin d'améliorer leur sort, et ce dans l'intérêt-même de tous les autres, comme l'a si bien souligné JPB.
Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille créer un système éducatif conçu uniquement pour les classes populaires sous le fallacieux prétexte qu'elles sont majoritaires, avec le seul Socle en ligne de mire, comme en rêvent "Descoings and Co". A moyen et long terme, cela revient justement à maintenir Kevin et Mamadou scotchés sur la ligne de départ, et c'est donc le dernier service à leur rendre.
3. Lutter pour les LA est tout le contraire d'un combat corporatiste et/ou petit-bourgeois. Lisez donc "Homère et Shakespeare en banlieue" d'Augustin d'Humières, vous allez en apprendre, des choses, sur l'utilité des LA à destination des élèves de banlieue quasi illettrés (oui, j'insiste) !
4. Lorsque vous affirmez que la défense des LA n'est pas une fin en soi, je vous suis parfaitement. En revanche, leur destruction actuelle n'est pas un épiphénomène et ne concerne pas uniquement les enfants de profs et de petits-bourgeois, comme vous dites. Elle est tout au contraire symptomatique d'une vague d'utilitarisme primaire qui envahit l'ensemble de la société, et qui, de plus, est cyniquement instrumentalisée par des gestionnaires démagogues qui ne pensent qu'à une chose : supprimer des postes et ainsi promouvoir leur carrière pour, ensuite, s'auto-reproduire socialement en toute tranquillité. Je ne suis pas certain que vous percevez la portée de cette évolution extrêmement inquiétante. Enfin, je n'ai aucun intérêt à défendre par rapport aux LA, je n'en vis pas, pas plus que mes proches, et je n'ai pas d'enfant à mettre dans ces filières ! ;-) Il n'empêche, en tant que musicien, je ne peux que me sentir solidaire de ce combat, car ce qui vaut pour le latin et le grec vaut tout autant pour la musique, le dessin, l'histoire, les sciences, et bien d'autres domaines à première vue "inutiles" pour K et M, et donc considérés comme "réservés aux bourgeois".
Du reste, cette attitude générale vis-à-vis de la culture est purement franco-française !
Après, les uns et les autres peuvent me qualifier de facho et d'élitiste tant qu'ils le souhaitent, j'en ai vu des plus raides, comme qui dirait ;-)...

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Quant à faire du combat pour les LA une lutte pour une minorité qui s'en tirera toujours, un tel raisonnement pourrait s'appliquer à toutes les disciplines et à la culture en général qui est par essence bourgeoise si on n'organise pas les conditions de sa diffusion au plus grand nombre ( si d'ailleurs l'enseignement des langues anciennes est devenu le fait d'une minorité c'est bien parce qu'on a fait le choix contestable d'en écarter la majorité des élèves alors qu'il n'aurait pas été ridicule de considérer que la culture humaniste faisait partie de la culture commune européenne)
Ecrit par : Béatrice Barennes | 20 septembre 2010

Mme Barennes, vous venez de résumer le fond de ma pensée, et bien mieux que je ne saurais le faire !

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Cher Julien, c'est du vécu...

Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Ah, tout s'explique quand il était petit personne n'aimait mihailovich. Il n'avait pas de copains.

C'est pourquoi il est devenu un adulte si atrabilaire !

Ecrit par : Zorglub | 20 septembre 2010

Je me permets de vous adresser un petit conseil Zorglub : abstenez-vous donc de juger des lettres noires inscrites sur un fond d'écran d'ordinateur...

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Julien, vous touchez là le nœud du problème !


Attention, c'est dangereux de faire cela à un péd(ag)ophile qui prend les enfants pour des adultes!

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2010

Madame (soyons courtois) Cadichonne,

IL VOUS A ÉCHAPPÉ QUE LES FAUTES DONT VOUS AVEZ ÉTABLI UNE LONGUE LONGUE LISTE SONT CELLES DES PARENTS DE LÉONARD ! Je n’ai fait que citer leur lettre, sans rien modifier comme c’est l’usage pour toute citation. MORT DE RIRE !

Toute personne normalement constituée, mouchée comme vous l’avez été, se serait (sans parler d’excuses que je ne demandais pas) emmenée ailleurs par la mimine.

Évidemment qu’il m’arrive de commettre des fautes, la perfection n’est pas de ce monde, c’est ma hantise quand je suis publié (et il en est resté dans mon premier livre). Mais, par les temps imprécis qui courent, nettement moins que la moyenne des blogueurs et des journalistes (je tairai le nom du critique littéraire connu dont je suis le correcteur bénévole), et ce n’est pas pour ça que je leur en chie une comtoise ! Je ne les relève que pour deux cas :

- Les gens dits « desouche » qui défendent la Francéternelle en maltraitant sa langue.

- Les gens comme vous.

Puis-je ajouter que je ne « cherche » jamais les autres blogueurs mais que quand on me cherche, on me trouve ?

Et conclure en disant que pinailler sur moi au lieu de réagir au contenu de la lettre des parents de Léonard, c’est d’un parfait médiocre (elle a vu l’oxymore*, la madame ?). Car la forme, certes dysorthographiée à tout va, invalide-telle le fond ? Mon fils est dyslexique, nul doute que vous vous essuieriez les escarpins sur ses écrits. Mais ce qu’il a déjà fait dans la vie (ses enfants, ses tableaux, les centres d’art contemporain qu’il a animés) le met à cent coudées de vos comptes d’apothicaire suffisante.

Mais merci quand même d’avoir donné le nom de mon éditeur. Si grâce à vous mes ventes explosent, je vous offrirai le dernier, et dédicacé !

(End of game, elle voudra sans doute avoir le dernier mot : je le lui laisserai, j’ai assez perdu de temps avec Madame de Grand-Air.)

* Ouvrons le débat : est-ce vraiment un oxymore ?

Écrit par : PMB | 20 septembre 2010

"Merci à Françoise Guichard pour ses encouragements et sa documentation convaincante sur le bilinguisme latin-grec... Sur ce sujet, je ne dénonçais pas tant le principe (même si ça me paraît nébuleux, on peut toujours discuter) que l'insoutenable légèreté avec laquelle le Ministère a lancé cette innovation 4 jours avant la rentrée montrant bien dans quel mépris il tient les humanités."

Quels sont ces arguments convaincants,s'il est possible de nous le dire?Comment Françoise Guichard qui a si bien décrit les aberrations des enseignements d'"exploration"trouve-t-elle son compte dans le bilinguisme?A moins qu'elle ne parle que de ce qui s'enseigne en CPGE,ce qui est un autre problème.Mais sérieusement,êtes-vous convaincue du bien-fondé de ce patchwork au niveau du collège et du lycée?e serais très curieuse de connaître votre point de vue,toujours éclairant.

Écrit par : Iphigénie | 20 septembre 2010

Une des raisons que j'avance du discrédit des études gréco-latines c'est l'ensemble des valeurs éthiques du monde gréco-romain que les lettres antiques portent avec elles, aristocratisme ou au mieux démocratie pour le petit nombre, esprit guerrier, inégalité homme-femme, mépris du barbare, etc.

Écrit par : iPidiblue valeurs éthiques du monde gréco-romain | 20 septembre 2010

Cela est une évidence,on pourrait y ajouter le lien étroit entre Rome et L'Eglise, y compris par la langue.
Mais il y a belle lurette que les études antiques se sont réformées de ce point de vue et qu'au lieu de montrer en elles la ressemblances avec certaines de nos "valeurs" voire institutions, on met l'accent au contraire sur l'étrangeté de ces cultures par rapport à la nôtre. C'est leur différence qui est formatrice aujourd'hui plus que leur présupposée ressemblance ou plus exactement la découverte des différences derrière l'illusion de leur familiarité.

Écrit par : Iphigénie | 20 septembre 2010

Iphigénie quand je parlais de documentation convaincante (le document de l'académie de Besançon mis à notre disposition par Mme Guichard), je voulais dire nous convaincant surtout de l'inanité de ces expérimentations dans le contexte actuel. Je crois que c'est aussi l'avis de Mme Guichard!

Écrit par : Béatrice Barennes | 20 septembre 2010

Ah bon! cela me rassure!
Je profite au passage pour vous remercier de votre texte ,de sa clarté et de son humour aussi ( même s'il est teinté de rage ).

Écrit par : Iphigénie | 20 septembre 2010

IL VOUS A ÉCHAPPÉ QUE LES FAUTES DONT VOUS AVEZ ÉTABLI UNE LONGUE LONGUE LISTE SONT CELLES DES PARENTS DE LÉONARD ! Je n’ai fait que citer leur lettre, sans rien modifier comme c’est l’usage pour toute citation. MORT DE RIRE !

(Ecrit par PMB)

mdr aussi... Je regrettais de m'être un peu énervé ce matin mais, finalement...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2010

Il y a la question du décalage des fuseaux horaires qui entre en ligne de compte, outre-Atlantique forcément on lit en diagonale ... time is money !

Écrit par : iPidiblue lecture rapide | 20 septembre 2010

En fait la seule chose intéressante dans l'antiquité gréco-latine, c'est la vie privée des grecs et des romains !

Écrit par : iPidiblue pure people | 20 septembre 2010

C'est pourquoi je me suis abonné à un tabloïd, "Voici chez les greco-romains", c'est très croustillant !

Écrit par : iPidiblue pure people | 20 septembre 2010

J'eusse préféré que vous vinssiez seule ...

http://www.youtube.com/watch?v=0MSmpwZXyj4&feature=related

Écrit par : iPidiblue concordance des temps et registres de langage | 20 septembre 2010

La leçon de français ...

http://www.youtube.com/watch?v=V4Qm1UOoCvA&feature=related

Écrit par : iPidiblue et le bon cinéma | 20 septembre 2010

> - Mme Florence Woerth , femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.


Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2010

Hermès n'est pas une filiale de LVMH mais est indépendante. En dehors de cette inexactitude, je suis d'accord avec vous pour dire que leur participation à ces conseils d'administration ne tient que peu compte de leurs compétences. Nous sommes en plein dans le capitalisme d'état (en anglais crony capitalism : http://en.wikipedia.org/wiki/Crony_capitalism), forme light d'état corrompu.

Écrit par : Joe | 20 septembre 2010

Y-a-t-il encore de grands dialoguistes de films ? Pour écrire de grands dialogues, il faut maîtriser avec art la langue française, qui peut se targuer aujourd'hui de défendre avec esprit tout le sel de la langue ?

Écrit par : iPidiblue et le sel sur la langue | 20 septembre 2010

Dans l'Est Républicain du jour, interview du nouveau responsable FCPE 54.
Titre : Remettre l'enfant au coeur du système éducatif.
Extrait "En Finlande, par ex., non seulement les établissements scolaires ou universitaires sont des lieux agréables mais en plus, les profs donnent leur numéro de portable aux élèves qui peuvent les joindre 24 heures su 24 ou presque."

Quand je pense que nombre de collègues sont sur liste rouge tant ils étaient harcelés au téléphone (un de mes collègues toutes les nuits!), je suggère à monsieur FCPE de nous fournir son n° de portable, pour que parents mécontents ou professeurs agressés lui signalent 24 heures sur 24 ce qui cloche dans les classes.

La connerie est sans limites.

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2010

"La connerie est sans limites."

Je nuancerais : celle de ce délégué FCPE dépasse toutes les limites connues d'une magnitude.

Au moins.

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

La connerie est sans limites.

Ecrit par : retraitée | 20 septembre 2010

Je dirai même plus : la connerie, ça ne s'arrête jamais, ça carbure 24h sur 24.

Écrit par : Florence | 20 septembre 2010

On ne peut même plus jouer aujourd'hui comme dans les années trente entre les registres de l'écrit et de l'oral, parce que tout le monde écrit comme l'on parle !

Pour jouer il faut des règles qui établissent des différences. Si tout se vaut, alors il ne peut plus y avoir qu'une mêlée indistincte, une espèce de bouillie verbale à quoi se résume le langage contemporain qui devient un sms globalisé.

Écrit par : iPidiblue langue et langage | 20 septembre 2010

Qu'est-ce qu'un bon professeur de français ? C'est celui qui établit la différence entre la langue, véhicule de la compréhension immédiate et les langages, objets d'art ou d'artisanat, qui demandent des détours pour être appréciés.

Écrit par : iPidiblue langue et langage | 20 septembre 2010

"Mme Florence Woerth , femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH."

Hermès, c'est vraiment un fourre-tout : à la fois dieu du commerce, guide polyvalent, et employé aux poids et mesures et aux pompes funèbres.

Qu'il faille surveiller tout ça, se comprend sans peine...

Pire qu'un éboueur FO de Marseille qui commence son nième tout petit boulot de la journée après son (n-1)ième "fini-parti".

Par exemple, dès qu'on a fini de vider les poubelles et de langer la vieille dame, on peut surveiller Hermès.

Travailler plus !

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

Un sondage sur le site du Figaro : "Les chefs d'établissement doivent-ils choisir leurs professeurs? le oui gagne haut la main!

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2010

Tout petit dieu Hermès ... un vide-poche disons !

Écrit par : iPidiblue en-tous-cas | 20 septembre 2010

Ma chère Retraitée,


Dans quel panier voulez-vous donc qu'ils choisissent des professeurs ?

Écrit par : iPidiblue mercuriale | 20 septembre 2010

Dans celui des copains, en général, ce qui n'offre aucune garantie. J'ai eu maintes fois l'occasion d'observer que les copains de la direction, pour paresseux et absentéistes qu'ils soient, jouissaient d'une inépuisable indulgence et d'emplois du temps sympa.

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2010

Heureusement que le recteur a bien planqué ses copains sur des postes de structure, sinon vous seriez horrifiée !

Écrit par : Joe | 20 septembre 2010

"Dans quel panier voulez-vous donc qu'ils choisissent des professeurs ?"

Certains souhaiteraient pouvoir choisir leurs enseignant dans un volant de 10 à 20 % de l'effectif.

Un volant pour conduire l'établissement de façon légère, évidemment.

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

enseignants...

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

La conduite en tenue légère est strictement prohibée par la loi ...

Écrit par : iPidiblue conduite d'établissement | 20 septembre 2010

Notre bon meiriol, facarien relooké en fabriquant du bonheur de Autres, livre une interview pleine de "je" au jus pédagol

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2010/115_3.aspx

"Je crois qu’après avoir exploité le monde comme si ses richesses étaient infinies, en assignant les êtres à résidence sociale, il nous faut maintenant vivre harmonieusement dans un monde que nous savons fini"

S'est-il aperçu du parfait double sens de cette phrase qui sonne comme un aveu terminal dans la confession d'un mourant qui nous salue une dernière fois ?

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

des Autres...

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

Cher Julien, c'est du vécu...

Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Je n'ai pas dit que ça n'existait, je pense seulement que:
1- ce n'est pas si généralisé qu'on le dit
2- ce n'est pas une nouveauté (de tout temps, le sort réservé aux fayots n'a jamais été particulièrement enviable).
Maintenant que le phénomène soit plus flagrant et/ou plus fréquent, ça je ne dis pas...
Ce qui n'est pas normal, par contre, c'est que ces règlements de compte aient lieu dans la classe pendant le cours, alors qu'ils avaient lieu dans la cours ou en dehors de l'école.

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Certains souhaiteraient pouvoir choisir leurs enseignant dans un volant de 10 à 20 % de l'effectif.

Quant aux 90 à 80% , ils pourront jouer les camps volants (c'est ainsi que par chez moi on appelait autrefois les romanichels) sur plusieurs établissements .

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2010

Maurice Biraut - Vous n'aimez pas la musique ?
Jean Gabin dit le Dab - Si mais la vraie pas la musique de singe ...

Écrit par : iPidiblue le cave se rebiffe | 20 septembre 2010

C'est d'ailleurs significatif que l'on dise "fort en thème" et non "fort en version"
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2010
---
Je le pense aussi. Être fort en version (pour un Français) exige la compréhension de la langue ancienne ou actuellement en usage, mais aussi la maîtrise du français.
Le thème requiert aussi cela, mais avec quelque chose de plus : la mémorisation des idiotismes de la langue ancienne ou vivante. Cela ne s'acquiert qu'à force de travail.
Et il me revient tout à coup à l'esprit que j'ai toujours entendu dire que le thème est plus difficile que la version.
Je n'ai étudié ni le latin ni le grec ancien. Mais je me suis aperçu que, pour une langue vivante, il en était de même.
Il me semble que lorsqu'on aime la langue qu'on étudie, on mémorise plus aisément ses tournures idiomatiques.

Un fort en thème peut-il n'être pas fort en version, d'ailleurs ?
S'il peut l'être (ce que j'ignore), je trouve cela paradoxal.
Mais je parierais volontiers que non, sinon on parlerait tout autant de "fort en version" que de "fort en thème".

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 septembre 2010

Vous voulez dire, Francis Penin, qu'il est plus difficile de composer de la musique, même mauvaise, que d'interpréter même mal la bonne musique ?

Écrit par : iPidiblue compositeur du dimanche | 20 septembre 2010

C'est un asile de fous, pas un asile de cons. Il faudrait construire des asiles de cons et vous imaginez un peu la taille des bâtiments ...

Écrit par : iPidiblue asinus asinum fricat | 20 septembre 2010

D'où la déjà vieille idée de les faire orbiter.

Un calcul simple montre qu'à 20 000 km d'altitude, en en mettant 1 par km2 *, il y aurait la place pour en mettre environ 9 milliards.

Il y a aurait même de la place pour les générations futures (?)

* ce qui ne devrait pas, en principe, empêcher la lumière d'arriver au sol...

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

En fait je crois qu'il serait plus simple de supprimer l'intelligence et de faire un grand gloubi-boulga avec ce qui reste ...

Écrit par : iPidiblue l'île aux bisounours | 20 septembre 2010

Qui connait Lectheme (logiciel de Jocatop), "d'apprentissage de la lecture" et a quelque chose à en dire ?

Écrit par : dugong | 20 septembre 2010

Cher Julien, c'est du vécu...

Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Je n'ai pas dit que ça n'existait, je pense seulement que:
1- ce n'est pas si généralisé qu'on le dit
2- ce n'est pas une nouveauté (de tout temps, le sort réservé aux fayots n'a jamais été particulièrement enviable).
Maintenant que le phénomène soit plus flagrant et/ou plus fréquent, ça je ne dis pas...
Ce qui n'est pas normal, par contre, c'est que ces règlements de compte aient lieu dans la classe pendant le cours, alors qu'ils avaient lieu dans la cours ou en dehors de l'école.

Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010

1. Pas qu'aux fayots. Mais tout simplement à tout élève qui ne rentre pas dans la "norme". Par exemple :
- s'il est immigré alors que les autres sont des "enfants-de-cadres-pourris-gâtés" (l'inverse marche également !). Donc en l'occurrence c'est un "sale immigré !" ou un "fils de harki" (comme chacun sait, les harkis sont d'origine russe... ;-).
- s'il s'intéresse ne serait-ce qu'un tant soit peu à ce qui se dit en cours et lit à la maison, il devient aussitôt un "sale intello !". Même pas besoin de faire de la lèche auprès du prof...
- enfin, s'il pratique la musique classique et ne possède pas les références télévisuelles des autres, c'est une "p'tite tarlouze". Vous serez particulièrement sensible à la délicatesse de ce dernier terme ! ;-)
Enfin, avec les trois qualités ci-dessus cumulées, vous êtes habillé pour l'hiver !
Alors les fayots là-dessus... ils ont été lynchés depuis belle lurette !
2. Ce n'est pas une nouveauté, par contre, difficile de croire que ça ne se répand pas comme une traînée de poudre par les temps qui courent, avec le conformisme des élèves (enfants comme ados) et la montée des communautarismes.
Là où vous avez parfaitement raison, c'est qu'il est anormal que ces règlements de compte se passent au sein-même du cours. Et visiblement ça ne gêne pas certains profs (et même certains membres de Bonnet d'äne ;-) , car ne pas être conforme à ce qui est désormais considéré comme une norme - l'adolescent-boutonneux-lambda-addict-des-écrans - , c'est forcément stigmatiser les petits camarades et être un ennemi du peuple en puissance. C'est même le père Marx qui me l'a dit l'autre jour ! ;-).

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Ah! Parfois, ça latte, hein? De la version à l'aversion, je connais des élèves qui ont déjà franchi le pas. Comment évoquer, dès lors, les thèmes à tics*?

*parasites d'avenir bientôt reconvertis au "euh" ou "haine" près.

Écrit par : Maxime | 20 septembre 2010

Quand je pense que Mihailovich n'est pas même misogyne alors qu'il aurait pu prendre la succession de Sacha Guitry qui a dit tellement de choses adorablement frappées au coin du bon sens concernant les femmes ou bien les avocats ou bien sur les deux :
"Les avocats portent des robes pour mentir aussi bien que les femmes".
Pourquoi a-t-il oublié les curés ?

Écrit par : iPidiblue des avocats et des femmes | 20 septembre 2010

« la musique de singe ... »
Ecrit par : iPidiblue | 20 septembre 2010

Peut pas s’en empêcher…

Écrit par : tailleboudin | 20 septembre 2010

Tailleboudin,


C'est la faute à Audiard ! Vous n'avez qu'à demander à Frédéric Mitterrand de faire interdire les oeuvres du cinéma français en noir et blanc ... ou alors qu'on en revienne au temps du muet !

Écrit par : iPidiblue se cherche un bon avocat | 20 septembre 2010

Je me suis demandé d'où venait chez la classe professorale cette passion pour la censure ? D'une vocation manquée pour la création artistique ?

Écrit par : iPidiblue et les ciseaux d'Anastasie | 20 septembre 2010

Je me suis demandé d'où venait chez la classe professorale cette passion pour la censure ? D'une vocation manquée pour la création artistique ?
Ecrit par : iPidiblue et les ciseaux d'Anastasie | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ?

Écrit par : TotoWeininger | 20 septembre 2010

@mihailovich

Le conformisme est détestable quelqu'en soit ses membres, de toute manière: valable aussi bien pour les "d'jeuns" lobotomisés que pour les fanatiques bobos ou leurs alter-ego (les retrogrades grincheux intello-cultureux). Ils ont tous une chose en commun: un profond mépris pour tous ceux qui ne partagent pas leurs goûts et leurs convictions.

Ceci dit, je ne nie pas que l'effet ne s'amplifie pas, mais ce n'est pas mon propos. Ce que j'essaie de dire, c'est que ces mêmes intellos que l'ont pleur ici ne se gêneraient pas, s'ils étaient majoritaires et en position de force, de faire subir le même sort à leurs camarades non intellos (et là aussi je parle d'expérience: la condescendance et le mépris c'est la version sophistiquée de la violence verbale et physique, mais au fond c'est la même chose); donc l'angélisme facile à trois francs, six sous, sans moi !

- enfin, s'il pratique la musique classique et ne possède pas les références télévisuelles des autres, c'est une "p'tite tarlouze". Vous serez particulièrement sensible à la délicatesse de ce dernier terme ! ;-)
Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Remarque à éviter si on ne veut pas avoir la démonstration manu militari qu'un homo n'est pas une "tarlouze" ;-)
Pour les références classiques et les références télé, j'ai trouvé une solution que j'ai moi-même testée et validée: avoir les deux; ça stoppe tout de suite ceux qui espèrent piéger un "sale intello" et ça permet d'avoir des discussions avec des camarades des deux côtés (intello et non-intello) ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

"Ceci dit, je ne nie pas que l'effet s'amplifie"
Trop de négation tue la négation ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Là où vous avez parfaitement raison, c'est qu'il est anormal que ces règlements de compte se passent au sein-même du cours.
Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Oui et j'ai l'impression que c'est symptomatique d'une tendance actuelle où l'on voit disparaître la séparation entre la sphère privée et la sphère publique: je suis parfois même choqué de voir des collègues déballer leur vie privée à n'importe qui, n'importe quand.
Pour moi la classe, c'est la sphère publique où l'on doit faire son boulot (on laisse momentanément de côté sa vie privée) et le reste appartient à la sphère privée. C'est quelque chose que les ados - et certains profs - semblent ne plus comprendre, et je ne saisis pas trop pourquoi...

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Qui connait Lectheme (logiciel de Jocatop), "d'apprentissage de la lecture" et a quelque chose à en dire ?

Ecrit par : dugong | 20 septembre 2010

Lecture ? Oui. Apprentissage ? Faut pas croire tout ce qu'ils racontent dans les publicités. ;-))

http://www.jocatop.fr/produit-9403.htm

Écrit par : catmano | 20 septembre 2010

Et c'est là qu'au fond, le bas blesse.

Ok, je vais corriger.

Ecrit par : Perceval | 19 septembre 2010


M'enfin ?!
C'était évidemment fait exprès, sinon, quel aurait été l'intéret de cette intervention ? Je ne me permets d'interférer dans le débat QUE quand je suis sûr de dire une connerie. Question de goûts ;-)
Et puis je vais corriger, ça voulait dire je retourne à mes corrections, penaud pour cette vanne douteuse.
Rhalàlà, les quiproquos ...

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Pour les références classiques et les références télé, j'ai trouvé une solution que j'ai moi-même testée et validée: avoir les deux; ça stoppe tout de suite ceux qui espèrent piéger un "sale intello" et ça permet d'avoir des discussions avec des camarades des deux côtés (intello et non-intello) ;-)
Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010

La démonstration manu militari seul contre quatre ou cinq gars qui font deux têtes de plus que vous, c'est un peu suicidaire... Et pas forcément très intelligent.
Et quand on n'a pas de télé dans la famille, difficile de "se la raconter" à la Morandini ! ;-)
Enfin, acheter sa tranquillité en se pliant aux caprices d'une majorité que l'on désapprouve me semble lâche. Mieux vaut assumer, quitte à ne pas plaire à tout le monde.
Cela vaut aussi pour toutes les "cérémonies d'intégration" dans un groupe et autres bizutages. Chacun est libre de refuser d'y participer si on trouve cela stupide.

Écrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

2 ch'tites anecdotes.
Retour d"une AG d'association. La présidente nous la joue très manager. Par conséquent, elle nous fait part de toutes les problématiques qu'elle avait eu à gérer.
Je n'avais pas réalisé tout de suite qu'en fait, elle remplaçait systématiquement le mot problème par problématique. "On a dû faire face à plusieurs problématiques". A la fin, c'était vraiment comique.
Si JPB est à court d'idées, il pourrait pondre une note sur l'impact du discours managérial sur les nigauds bureaucratiques qui nous servent de hiérarchie.

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

C'est quelque chose que les ados - et certains profs - semblent ne plus comprendre, et je ne saisis pas trop pourquoi...

Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010
Z'avez qu'à donner des pb de maths, de français, d'anglais ou de tout ce que vous voulez à la maison qui se tiennent ! Des pb où les parents n'ont rien à voir sinon, c'est obligatoirement faire entrer à l'école la vie familiale et sociale.
Le pb de maths (Physique ? Trandisciplinarité non expliquée ?), je vous le passe sous silence.

Bridges Classes de premières S, ES, L page 135

Titre Old values, new values

Sujet: "Some people believe that we shoul go back to old values and enforce more discipline and respect in schools today. Do you agree ? " ( 250 words )

Suit une illustration= A Village School, by William Bromley (1815-1888) et un texte sur les punitions et humiliations à l'Ecole victorienne

et puis ...

( Je suis très lasse, même si je n'ai jamais étudié l'anglais, car je comprends malgré tout ce qui s'inscrit en filigrane... )


Conseil n° 2: dans la première partie, vous comparerez l'éducation scolaire à l'époque victorienne et aujourd'hui: objectifs de l'enseignement, méthodes de travail, discipline, relations entre professeurs et élèves ...


Conseil N° 3: vous répondrez ensuite à la question posée dans le sujet et donnerez votre point de vue, en vous appuyant sur votre expérience personnelle.


Gné ? Il est où, le rapport entre une école pour les moins de huit ans physiquement incapables d'aller bosser à la fabrique ou à la mine et l'école de Monchéri-MonCœur de 18 ans bien sonnés qui traîne encore en Première ? On compare quoi, là ?

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ?

Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre 2010


Ne te sens pas exclu mon Toto, il y aura toujours une assiette de soupe et un quignon de pain pour toi à la maison mais attention ! pas de vin rouge ...

Écrit par : iPidiblue à toi mon Toto | 20 septembre 2010

Mince, j'ai oublié la deuxième anecdote (il passe bien, ce petit Côtes de Castillon).
J'ai pensé à vous tous aujourd'hui en servant à mes CM1 d'hyper-ZEP la formule : "Errare humanum est, perseverare diabolicum", écrite au tableau pour illustrer mon ras-le-bol des consignes de tous ordres jamais respectées.
23 paires d'yeux de hiboux, c'était tordant. Suivis d'une avalanche de questions sur le latin, et tutti quanti.
Cela pour apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent les humanités pour ceux qu'ils appellent un peu dédaigneusement les Kevin et Mamadou (mes élèves les plus raffinées ont des prénoms à coucher dehors, et pas mal de Bérénice et de Louis sont sur la lancée pour être des gros c...).

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Au fait, pour votre gouverne, des Kevin, y'en a plus en magasin. C'est Killian le nouveau modèle (très sport, en général).

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Joyce, Sharon, Whitney, Jessie, ou encore Sunshine.

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Le recrutement des enseignants aux USA vu par le cabinet McKinsey
https://www.mckinseyquarterly.com/Public_Sector/Education/Attracting_and_retaining_top_talent_in_US_teaching_2673

Écrit par : o | 20 septembre 2010

Serait-ce trop demander à ceux qui mettent des citations avec des vrais morceaux d'anglais dedans de les traduire, au moins en partie, par égard pour ceux qui ne le lisent pas forcément facilement ?

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ? Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre

Outch !

Écrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Ecrit par : o | 20 septembre 2010

Pour recruter les enseignants parmi le 1er tiers, il faut peut-être penser à les payer. Est-ce le cas aux US ? Si tel n'est pas le cas, inutile de fantasmer.Et si en plus c'est pour les envoyer dans les zones les plus pourries, il est pour le moins étrange que la question de savoir comment les y attirer soit posée...

Écrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Enfin, acheter sa tranquillité en se pliant aux caprices d'une majorité que l'on désapprouve me semble lâche. Mieux vaut assumer, quitte à ne pas plaire à tout le monde.
Ecrit par : mihailovich | 20 septembre 2010

Bah, un peu de curiosité ne tue pas - ça aide même à ôter certains à priori - quitte à se dire par la suite que ça ne vaut vraiment pas grand chose.
En fait, ce n'est pas exactement ce que j'avais en tête. Disons simplement qu'il est difficile de critiquer quelque chose qu'on ne connaît pas: si je peux affirmer que Secret Story c'est de la m..... c'est bien parce que j'ai essayé au moins une fois de le regarder, et non parce que ça se fait dans tel ou tel cercle de le dire. Bref, j'aime me faire ma propre idée avant de décider et de cataloguer.

Après je considère que mes goûts personnels ne regardent que moi et personne d'autre - je ne vois pas non plus l'intérêt de les étaler sur la place publique, si ce n'est pour trouver des personnes qui les partagent; et ceux à qui ça ne plaît pas, tant pis pour eux, ça ne me gêne pas (tant qu'ils ne me forcent pas à partager les leur).

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

En résumé: ça ne me gêne pas qu'il y ait des gens qui aiment le rap, le foot, etc. Par contre, ça me gêne qu'ils veuillent à tout prix m'en faire profiter, voir m'en faire acheter !

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

http://www.jocatop.fr/produit-9403.htm
Ecrit par : catmano | 20 septembre 2010

188 E c'est la ruine !

Écrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ? Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre

Dans la tête, bang!
Quand il avait sa maman, il ne venait pas trop souvent ici.
Ah, les mamans...

Écrit par : lecteur carambar | 20 septembre 2010

188 E c'est la ruine !

Ecrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Surtout qu'ils précisent bien "Pour découvrir l'écrit", pas pour apprendre à s'en servir...

Pour apprendre à s'en servir, vous avez ça (31,90 €) :

http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm

Écrit par : catmano | 20 septembre 2010

@dobolino

Ah ! Cette bonne vieille idéologie néo-bobo qui transpire des manuels de langues... pour une fois que je suis 100% d'accord avec dickens; des fois c'est à la limite gerbant de voir cette espèce de néo-puritanisme (parce qu'au fond c'est bien de cela dont il s'agit) "bisounoursique".
En plus, bonjour le cumul de clichés ! Comme si l'époque Victorienne se résumait à cela...
Dobo, vous êtes tombée sur le jackpot, là ;-)

Mais bien d'accord: laissons les parents faire leur boulot de parent au lieu de vouloir les "impliquer plus dans la vie scolaire"; de toute façon, qu'est-ce qu'on y gagne ?

PS: cela me rappelle une petite anecdote personnelle. Plus jeune, alors que j'étudiais le violon à l'école municipale de mon patelin, le nouveau directeur eut la drôle d'idée de demander aux parents d'assister aux cours (ça n'a pas duré, d'ailleurs). Ma mère s'y est donc pliée, mais m'a finalement confié que: 1- elle comprenait pas grand chose, donc elle voyait pas en quoi elle pourrait m'aider 2- qu'elle sentait qu'elle gênait le prof plus qu'autre chose; bref qu'elle n'avait rien à faire là...

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

@nicolas

€ ça se fait avec "AltGr" et "E" en même temps ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ? Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre

Dans la tête, bang!
Quand il avait sa maman, il ne venait pas trop souvent ici.
Ah, les mamans...

Ecrit par : lecteur carambar | 20 septembre 2010

Le carambar, ça fout la gerbe.

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Le carambar, ça fout la gerbe.
Ecrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Et puis c'est mauvais pour les plombages ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

(mes élèves les plus raffinées ont des prénoms à coucher dehors, et pas mal de Bérénice et de Louis sont sur la lancée pour être des gros c...).
Ecrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Y a des Kevin et des Mamadou très respectables, et des Jean-Marie et des Bruno qui le sont nettement moins ;-)

Écrit par : Julien | 20 septembre 2010

Une collègue : "Quand on se préoccupe du niveau de la classe de sa fille, on la fout dans le privé, j'veux dire".
Précision : collègue de gôche, écobobo en diable, qui peste contre le faible engagement politique et syndical de mon école.

Écrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ? Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre

Dans la tête, bang!
Quand il avait sa maman, il ne venait pas trop souvent ici.
Ah, les mamans... Ecrit par : lecteur carambar | 20 septembre 2010

Pas concernée, j'ai reçu la remarque de TotoW dans l'estomac.
Mais là, c'est plein coeur. Et très moche.

Écrit par : nicolas | 20 septembre 2010

parce qu'au fond c'est bien de cela dont il s'agit) "bisounoursique". Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010

Merci Julien pour la transmission de votre savoir-faire typographique à la pauvre manchote que je suis. Je suppose que E ne se lisait pas Euros.
En retour, permettez-moi de corriger cette phrase bancale : parce qu'au fond, c'est bien de cela qu'il s'agit, ou bien :
parce qu'au fond, c'est bien cela dont il s'agit. :-)

Écrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Dans la tête, bang!
Quand il avait sa maman, il ne venait pas trop souvent ici.
Ah, les mamans...

Ecrit par : lecteur carambar | 20 septembre 2010

Carambar,


J'adore ta poésie abstraite !

Écrit par : iPidiblue et la blague de Carambar | 20 septembre 2010

Iphigénie quand je parlais de documentation convaincante (le document de l'académie de Besançon mis à notre disposition par Mme Guichard), je voulais dire nous convaincant surtout de l'inanité de ces expérimentations dans le contexte actuel. Je crois que c'est aussi l'avis de Mme Guichard!

Ecrit par : Béatrice Barennes | 20 septembre 2010

Ah bon! cela me rassure!
Je profite au passage pour vous remercier de votre texte ,de sa clarté et de son humour aussi ( même s'il est teinté de rage ).

Ecrit par : Iphigénie | 20 septembre 2010


Je confirme : ce qui est surtout convaincant, dans l'histoire du bilinguisme latin-grec, c'est -- comment dire cela sans offenser personne ? -- sa nébulosité.

Écrit par : Françoise Guichard | 20 septembre 2010

Bah, un peu de curiosité ne tue pas - ça aide même à ôter certains à priori - quitte à se dire par la suite que ça ne vaut vraiment pas grand chose.
En fait, ce n'est pas exactement ce que j'avais en tête. Disons simplement qu'il est difficile de critiquer quelque chose qu'on ne connaît pas: si je peux affirmer que Secret Story c'est de la m..... c'est bien parce que j'ai essayé au moins une fois de le regarder, et non parce que ça se fait dans tel ou tel cercle de le dire. Bref, j'aime me faire ma propre idée avant de décider et de cataloguer.

Après je considère que mes goûts personnels ne regardent que moi et personne d'autre - je ne vois pas non plus l'intérêt de les étaler sur la place publique, si ce n'est pour trouver des personnes qui les partagent; et ceux à qui ça ne plaît pas, tant pis pour eux, ça ne me gêne pas (tant qu'ils ne me forcent pas à partager les leur).

Ecrit par : Julien | 20 septembre 2010

Bien d'accord.
Le problème, c'est qu'ils forcent ! Et comment (l'effet de groupe aidant...) !
Cela dit, gaspiller sa curiosité pour l'Ile de la Tentation ? Franchement, la vie est courte, alors c'est aussi bien de passer son chemin sans avoir "essayé". ;-)

Écrit par : mihailovich | 21 septembre 2010

En retour, permettez-moi de corriger cette phrase bancale : parce qu'au fond, c'est bien de cela qu'il s'agit, ou bien :
parce qu'au fond, c'est bien cela dont il s'agit. :-)
Ecrit par : nicolas | 20 septembre 2010

Merci ! Je n'ai jamais trop su comment me servir de cette forme, par ailleurs...

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

Cela dit, gaspiller sa curiosité pour l'Ile de la Tentation ? Franchement, la vie est courte, alors c'est aussi bien de passer son chemin sans avoir "essayé". ;-)
Ecrit par : mihailovich | 21 septembre 2010

Oh, 5 minutes suffisent (et encore, pour l'île de la Tentation, 30 secondes je dirais) ! Sur toute une vie, ce n'est pas bien lourd ;-)

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

"pas bien long"
pourquoi j'ai dit "lourd" ? hmm... lapsus révélateur ou simple lien de cause à effet (en parlant de l'île de la Tentation...).

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

La Téléréalité c'est quand même un phénomène intéressant ! Comme l'autofiction romanesque ... tout ce qui est nouveau mérite un regard nouveau, Homo sum : humani a me nihil alienum puto !

Écrit par : iPidiblue petites pages roses | 21 septembre 2010

Je pense que c'est l'arte povera de la télévision et que donc ce langage presque de demeuré, ces attitudes fausses et contraintes, tout cela est comme un signe des temps.
Comme les images d'Epinal au XIXème siècle, cela forme un imaginaire collectif ou comme les bibliothèques de colporteurs etc. L'art pour les masses cela a toujours existé, ce n'est pas négligeable. Peut-être que dans les siècles futurs on se réfèrera à ces documents pour savoir comment nous vivions en 2010 !

Écrit par : iPidiblue l'art pour les masses | 21 septembre 2010

« elle remplaçait systématiquement le mot problème par problématique. "On a dû faire face à plusieurs problématiques". »
Perceval | 20 septembre 2010

J’ai le même à la maison !
Il existe un spécimen de même farine dans mon établissement : un prof de gym, lèche-cul superbe (quoique guère généreux) caparaçonné de bêtise et d’ignorance, qui l’an dernier nous a fait le coup à chaque conseil de classe. Les paris sont ouverts pour l’année qui vient.

Écrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

« les retrogrades grincheux intello-cultureux »
Julien | 20 septembre 2010

Faut s’y faire : de même qu’un soixante-huitard est forcément « attardé », quiconque possède une once d’intelligence et de culture passe irrémédiablement aux yeux de certains* pour un détestable laudator temporis acti.
*Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse ! Qu'ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés, Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse, De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !...

Écrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

Je posais hier la question sur le logiciel "Lecthème" parce que GCB se propose d'en inonder le Mali :

"Nous (l'association Repta) préparons aussi une mission au Mali pour « africaniser » le logiciel d'apprentissage de la lecture « lectème » de la société JOCATOP. Ce travail se fera en relation avec la fondation « Karanta ». dans le cadre du projet « Sankoré »."

http://repta.net/site/index.php?option=com_content&task=view&id=134

Outre le fait que le Mali a probablement au moins autant besoin d'eau et de matériel local que de lecthèmes à TBI, on pourra déplorer que, dans les contrées sahariennes, ceux qui se font enlever sont rarement ceux qui le devraient.

GCB pourrait alors tenter d'alphabétiser quelques soudards bourrés de sourates. Mais il y a fort à parier que le fourgueur de TBI serait vite perçu comme une sorte de marchand d'armes moderne : contre un TBI, neuf dans son emballage d'origine, on doit pouvoir tirer une caisse de kalachs à peine utilisées (avec les balles).

Le commerce équitable, il n'y a que ça...

Écrit par : dugong | 21 septembre 2010

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/21/97001-20100921FILWWW00317-une-femme-va-etre-executee-aux-usa.php

Notez que, je m'en tape un peu, vu ke je ne la connais pas.

En même temps, Sakiné Ashtiani est-ce que je la connais ?

Écrit par : Zorglub | 21 septembre 2010

""Elle était "exactement ce que je recherchais, une salope qui s'était mariée pour l'argent à qui j'allais faire facilement tourner la tête", avait-il écrit.
L'homme s'est depuis suicidé en prison". Zorglub

Dommage pour l'humanité de perdre cet être d'exception !

Écrit par : nicolas | 21 septembre 2010

"un prof de gym, lèche-cul superbe "

Ecrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

D'EPS !!!!!!! ;-)
Perceval, pour éviter les "quiproqui", usez du "smiley" !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2010

Faut s’y faire : de même qu’un soixante-huitard est forcément « attardé », quiconque possède une once d’intelligence et de culture passe irrémédiablement aux yeux de certains* pour un détestable laudator temporis acti.
Ecrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

Vous sentez-vous visé ? Je n'ai pas parlé des gens mal-élevés, pourtant...

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

Il y a aussi des gens cultivés, intelligents, plaisant et bien élevés qui ne se livrent pas à la diffamation.
Et puis il y a ceux qui ont les deux premières qualités et aucunes des deux dernières...

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

Je suis très bien élevé, Julien.
Et je vous emmerde.

Écrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

Je suis très bien élevé, Julien.
Et je vous emmerde.
Ecrit par : tailleboudin | 21 septembre 2010

Comme c'est élégant...
Enfin bon, en attendant, sauf preuve du contraire, je n'ai encore jamais balancé de saloperies sur la qualité du travail des uns et des autres; vous, par contre, ne vous êtes pas gêné !

Écrit par : Julien | 21 septembre 2010

Sujet: "Some people believe that we shoul go back to old values and enforce more discipline and respect in schools today. Do you agree ? " ( 250 words )


Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2010
Serait-ce trop demander à ceux qui mettent des citations avec des vrais morceaux d'anglais dedans de les traduire, au moins en partie, par égard pour ceux qui ne le lisent pas forcément facilement ?

Ecrit par : Perceval | 20 septembre 2010
Si c'est pour ce sujet, je peux vous en tirer la substantifique moelle sans avoir étudié l'anglais.
en gros: "y'a des gens qui pensent qu'il faut revenir aux vieilles valeurs et renforcer la discipline et le respect dans l'école d'aujourd'hui. Ça vous agrée ? ".

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2010

2 ch'tites anecdotes.
Retour d"une AG d'association. La présidente nous la joue très manager. Par conséquent, elle nous fait part de toutes les problématiques qu'elle avait eu à gérer.
Je n'avais pas réalisé tout de suite qu'en fait, elle remplaçait systématiquement le mot problème par problématique. "On a dû faire face à plusieurs problématiques". A la fin, c'était vraiment comique.
Si JPB est à court d'idées, il pourrait pondre une note sur l'impact du discours managérial sur les nigauds bureaucratiques qui nous servent de hiérarchie.
Ecrit par : Perceval | 20 septembre 2010


Il y a longtemps que je me suis fait la même réflexion. Cela révèle hélas les carences en vocabulaires de nos contemporains. A la radio, à la télé, journalistes et hommes politiques font systématiquement la confusion. Je ne parle pas (je l'ai déjà fait) du pronom relatif lequel devenu neutre et ne s'accordant plus avec l'antécédent (chers collègues, il est urgent de remettre les pendules de vos apprenants à l'heure, en relevant ces fautes dans la bouche des ignares qui nous gouvernent et pérorent sur les ondes).

Écrit par : retraitée | 21 septembre 2010

Sans parler de: "au jour d'aujourd'hui", du mot "météo" employé à la place de "temps" par les chroniqueurs météo eux-mêmes... (La météo, aujourd'hui, ne sera pas bonne...) Mais la météo, ce n'est pas le temps, mais ses prévisions... Si elle n'est pas bonne, tu sous-entends que ce n'est vraiment pas la peine de t'écouter...
Il y en a plein d'autres, des comme ça, mais elles ne me reviennent pas tout de suite à l'esprit...
Ah, oui, "au final"... :-)))
Et: "la coupe Davis de tennis"...
Etc, etc...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2010

"en vocabulaire", pardon pour le -s superflu.

Écrit par : retraitée | 21 septembre 2010

Prends l'éloquence et tords-lui son cou ! et bien vous voyez les candidats de la téléréalité ont pris au sérieux et si je puis dire au pied de la lettre cet apophtegme de Verlaine et ils ne s'expriment plus que par borborygmes ...

Écrit par : iPidiblue l'art pour les nuls | 21 septembre 2010

Langues anciennes.
La dénomination de langues mortes leur conviendrait mieux et il est révélateur qu'elles aient été précipitées dans la tombe, après qu'un Diafoirus de Grenelle les eut débaptisées. Leur disparition est un dommage collatéral de la désaffection pour les disciplines littéraires due, quant à elle, à la surévaluation du parcours S, elle-même résultant de quarante ans de politique scolaire niveleuse au nom de l'égalité. Et lui accoler "des chances" ne fait qu'ajouter l'imposture à l'insanité, mais ceci est un autre débat.


Je viens de lire cet article sur la fusion à Lyon des deux branches de l'ENS:
http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/pour-eviter-la-fuite-de-nos-chercheurs-a-l-etranger-la-france-doit-creer-des-poles-d-excellence-d-un-niveau-international-468900

La semaine dernière, Times a publié le classement mondial des universités, où la France brille par son absence dans le peloton de tête. Polytechnique est 39ème.

J'y suis allée faire un tour, ma fille m'ayant signalé que l'université d'état (UMass) à laquelle elle a choisi (contre l'avis de son père) d'aller faire ses 4 années de college était 56ème, une place fort honorable, juste derrière Brown, et devant BU, la mienne.

À l'évidence, le choix des critères de classement joue un rôle prédominant et, parmi eux, il y en a deux qui pénalisent lourdement les Grandes écoles françaises (ne parlons pas des universités): la recherche et la diversité des étudiants.
C'est sûr qu'avec 3% d'éleves issus de familles modestes, elles ne peuvent rivaliser avec les 60% de boursiers de Harvard.

Mais la recherche est également un critère de poids et un point me vient soudain à l'esprit en lisant l'article sur la fusion des deux ENS-Lyon. Je remarque qu'une des mesures de cette fusion est d'obliger les élèves d'une section à prendre 15% des cours dans l'autre.

On est donc en droit de se demander si cette disposition, impérative depuis des lunes dans toutes les universités américaines, (Bachelor's (college) et Master) n'a pas sa part dans leur présence écrasante en tête du classement.

Sur ses quatre années de college, un étudiant est requis de prendre un quota de matières scientifiques s'il est littéraire et vice-versa. Au niveau du Master, c'est moins contraignant mais pour le mien ( relations internationales, spécialisé en affaires stratégiques) j'ai dû prendre un nombre significatif de cours d'économie et de stat. La littéraire que je suis n'en est pas morte, au contraire.

J'en reviens au latin qui reprend du poil de la bête aux US, en high school publiques surtout, car il a toujours été enseigné dans les écoles catholiques. Les élèves qui en ont fait obtiennent de bien meilleures notes aux SATs (l'examen de la fin du secondaire) et, du coup, accèdent à de meilleures universités. Ceux qui se destinent à la médecine (Pre-med) font du latin au "college", etc.

Je déplore comme tout le monde ici disparition des langues mortes, mais je demande à tous ceux qui la pleurent aujourd'hui, alors qu'on donne le coup de grâce à un système moribond, où étiez-vous lorsque les premières escouades de démolition sont entrées en action?

Il y a bientôt trente ans que les premiers cris d'alarme ont retenti sous les plumes de Romilly, Milner et bien d'autres.
Leur analyse pointait du doigt une idéologie destructrice des apprentissages. Trente ans de résistance clandestine n'a eu pour effet que de retarder l'issue finale et d'accentuer les disparités, donc les inégalités, un réflexe inévitable et dont les effets sont connus depuis 1789: l'égalitarisme est une perversion de l'égalité qui creuse les inégalités.


Ces résistants-là furent cependant tellement discrets (rasant les murs pour ne pas se faire traiter de réacs, de fachos) qu'ils se font même souffler maintenant le titre par les misérables crétins qui les ont cocufiés tout ce temps-là et qui trépignent de fureur parce que Darcos leur a sucré un de leurs joujoux favoris, la méthode globale. Il leur en reste bien d'autres.

Que faisiez-vous aux temps chauds? Eh bien, pleurez, maintenant.

Vous savez bien faire grève, parfois même pour des cornecouillades, manipulés par ces syndicats qui ont soutenu les fossoyeurs par idéologie, alors pourquoi ne pas faire comme les camionneurs et mettre la France à genoux, pour obtenir enfin le retour à la salubrité éducative et l'éradication définitive de ce sida mental: le pédagogisme.

Commencez-donc par demander, puisque les étiquettes sont déterminantes, qu'on fasse comme les Italiens à la Libération, qu'on reprenne l'intitulé de ministère de l'INSTRUCTION PUBLIQUE.
Et aussi qu'on vous fiche la paix et qu'on établisse une vraie liberté pédagogique.

Comptez-vous, nom d'une pipe, votre métier est un sacerdoce...Que craignez-vous? Vous savez bien vous mobiliser en masse, alors pourquoi pas pour sauver l'honneur de votre profession?
Moi, j'ai choisi (lâchement, je vous le concède) de voter avec les pieds, mais vous qui restez, qu'attendez-vous pour faire taire vos querelles de clocher et vous attaquer à la racine du mal? Encore faudrait-il, il est vrai que vous vous accordiez sur son identité.....
Alors, je crains bien que vous ne soyez condamnés à clamare in deserto.

Écrit par : Cadichon | 21 septembre 2010

Et la passion des bénéficiaires du RSA pour le monologue d'ivrogne, d'où vient-elle ? Du sentiment de n'être écouté par personne ? Ecrit par : TotoWeininger | 20 septembre

Dans la tête, bang!
Quand il avait sa maman, il ne venait pas trop souvent ici.
Ah, les mamans...

Ecrit par : lecteur carambar | 20 septembre 2010

Le carambar, ça fout la gerbe.

Ecrit par : Perceval | 20 septembre 2010

Le Perceval fout assidument les jetons.

Écrit par : lecteur carambar | 21 septembre 2010

Ben quoi? C'est ce que disent les jeunes en classe quand ils se boîtent: " Une balle". Trop nunuche, Perceval. Ou pas au courant.

Écrit par : lecteur carambar | 21 septembre 2010

Ce qui me fait penser que dans mon Franprix, il y a un "Sushi live" ...

Écrit par : iPidiblue j'ai retrouvé mon vieux carambar ! | 21 septembre 2010

Indestructible Ipidiblue. Croit-il.
Se nourrissant d'un site.
Pathos.

Je m'en retourne pour des affaires plus jouissantes que les siennes.

Écrit par : lecteur carambar | 21 septembre 2010

Petit rajout:
On nomme les TZR de lettres modernes sur les postes de lettres clasiques avec la bénédiction des IPR
Dans le même temps se répand la "mode" de travailler en langues anciennes sur les traductions (exercices favoris:faire comparer des traductions en français...).Avec la bénédiction des IPR et l'enthousiasme naïf de certains enseignants.
Ceci explique cela....
Si vous ajoutez les deux,vous voyez comment sans faire trop de bruit et de l'intérieur aussi,le système s'auto-détruit.

Écrit par : Iphigénie | 22 septembre 2010

J'ai peu à dire.

Les profs de lettres actuels qui n'ont pas fait lettres classiques sont des profs de pacotille.

Les ministres qui ont été formés par ces mêmes profs sont formatés sur le même moule.

Ils sont incompétents et ne comprennent pas l'intérêt de l'enseignement des lettres classiques ne l'ayant pas suivi eux-mêmes !

Alors, ils renâclent .... sans même comprendre qu'ils se rendent ridicules (remarque c'est une habitude, chez eux !)

Allez, vae victis

Écrit par : Yfig défend la liberté de déconner ! | 22 septembre 2010

Alors, ils renâclent .... sans même comprendre qu'ils se rendent ridicules (remarque c'est une habitude, chez eux !)

Allez, vae victis

Écrit par : ugg | 18 octobre 2010

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