Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


13 août 2010

Lis tes ratures

Le Figaro a tout récemment publié (1) une tribune sur l’enseignement du français, dont les auteurs, professeurs de khâgne aux lycées Henri-IV et Louis-le-Grand (et, par ailleurs, fervents défenseurs de l’apprentissage du latin, et contributeurs au site de Sauver les Lettres (2)) attaquent, avec un sens de la mesure qui me manquera toujours, les nouveaux programmes (légers… légers… légers) du nouveau lycée (light… light… light), que nous ont concoctés Chatel, ses conseillers, une bonne part de l’Inspection générale, Richard Descoings qui dans quinze jours sort un livre sur le sujet (3), et les syndicats collaborationnistes. Ils fustigent une réforme qui se contente de « pousser un peu plus » dans le sens d’un utilitarisme de la langue française, désormais confinée au rôle de véhicule de communication et « d’apprentissage du monde moderne ». Ils déplorent que l’on persiste à « amputer la langue de son cœur vivant, la littérature », et de sa base la plus incontournable, l’enseignement du latin. Et ils proposent enfin d’enseigner une discipline nouvelle (ou, si l’on préfère, de ressusciter un enseignement ancien) qu’ils appellent « français de culture », qui en remontant aux origines de la langue permettrait de renouer le dialogue avec quelques bons esprits, du Turold de la Chanson de Roland à Aimé Césaire.

Chers collègues, bien sûr, vous avez raison sur toute la ligne — mais j’ai bien peur que votre diatribe ne soit qu’un coup de gueule dans l’eau, si je puis dire. Certes, le français a été peu à peu réduit à un pur véhicule de « communication » : mais justement, tout tient à l’idée que les petites gens du ministère et du pédagogisme réunis se font de la communication — surtout depuis que c’est un grand communicant qui gère la rue de Grenelle, un homme pour qui l’Education nationale n’est qu’un à-côté de son vrai boulot de porte-parole.

« Langue de communication » : ce qu’on y met permet de juger à qui l’on parle. L’aspect purement fonctionnel de cette langue selon saint Chatel, le caractère strictement sociologique de la littérature que consacre, dans les nouveaux programmes, la réduction a minima « enseignement de littérature et société » (4) dont on n’a pas fini de se moquer (5), tout indique que des brutes acculturées ont choisi de s’adresser à des ilotes — ici Grenelle, les crétins parlent aux crétins.

Faisons un peu de ce latin que nous aimons, entre autres, parce qu’il en dit long sur le français. « Communiquer », cela renvoie au latin « communis », commun — où le préfixe « cum », « avec », « ensemble », dit tout, en un sens — communiquer, c’est établir un pont entre deux êtres ou deux groupes.

Et évidemment, la « communication » selon Saint-Simon, Chateaubriand ou Aragon n’est pas celle de la civilisation (?) du Fouquet’s qui a fait de la Princesse de Clèves le sujet d’horreur que l’on sait (6). Et il est non moins évident que les programmes visent à faire de nous, professeurs de Lettres en particulier et enseignants en général, les vecteurs de cette communication strictement commerciale qui a tendance, depuis une trentaine d’années, à envahir le champ du « français ».

Et encore s’agit-il d’un commerce au sens le plus étroit du terme. Qu’il est loin, le temps où Montaigne utilisait le terme pour parler d’amour, d’amitié et de livres : on nous suggère aujourd’hui de les remplacer par le cul, les relations sociales et… et puis rien, le livre étant passé aux pertes et profits, dans les décombres de ce qui fut une civilisation et qui s’appelle désormais le bling-bling.

Alors, « littérature et société » — fallait-il être malfaisant, ou stupide, pour proposer un tel « objet d’étude », comme on dit en pédagogie moderne. Tout dans la littérature, la vraie, renvoie à la société — à des modèles de société quasi défunts, qui servent encore dans des cénacles étroits. A ceci près que je défie nos modernes communicants de papoter intelligemment avec un Anglais sorti d’Oxbridge ou un Américain issu de l’Ivy League (7) : c’est parfois sur une allusion à Shakespeare ou un clin d’œil homérique que l’on scelle une affaire, dans le monde d’en haut — celui des happy few, que ne fréquentent pas nos gagne-petit de la politique franchouillarde et du commerce de détail élyséen.

Tiens, je vais relire Stendhal — c’est une bonne purge, que je m’administre chaque fois que j’ai pris un coup de sang et de bile à évoquer le monde tel qu’il va.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Le Figaro des 7 et 8 août 2010, sous la plume de Cécilia Suzzoni et d’Hubert Aupetit (accessible sur http://plus.lefigaro.fr/tag/cecilia-suzzoni).

(2) http://www.sauv.net/objetude.php. Cécilia Suzzoni préside l’Association le Latin dans les Littératures européennes (ALLE), voir http://www.fabula.org/actualites/article23541.php

(3) Un lycée pavé de bonnes intentions, Robert Laffont, parution fin août.

(4) http://www.education.gouv.fr/cid51322/mene1007261a.html

(5) http://www.sauv.net/assisestoulouse2010.php

(6) http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/16/le-president...

(7) On appelle ainsi le groupe des huit universités les plus anciennes, les plus chics et les plus performantes de la côte nord-est : Brown, Columbia, Cornell, Darmouth College, Harvard, l’Université de Pennsylvanie, Princeton et Yale.

Commentaires

Vous avez relu l'intégrale de l'almanach Vermot, cet été ?
Noble résolution ;o)))

Sinon, prem's !

Écrit par : yann | 13 août 2010

Que voulez-vous le tourisme a changé ! A l'époque de l'Intourist on passait une soirée au Marinsky et on visitait la galerie Tretiakov, aujourd'hui quand Beigbeder va dans la Grande Pomme (Big Apple), il lui suffit de connaître l'argot des dealers de coke ...

Écrit par : iPidiblue windows on the world | 13 août 2010

Si un paternel "nettoyage par le vide" ne l'avait irrémédiablement intégrée à la masse des gaz à effet de serre, je vous aurais bien sorti la première dissertation que l'on nous fit rédiger en seconde. Le sujet, c'était "quelles sont, selon vous, les finalités de l'enseignement du français ?". Et à ma stupéfaction, je n'avais pas eu une mauvaise note...

Mais que dire des finalités actuelles des autres matières ? Ne s'agirait-il pas de faire entrer, dans les esprits, l'acceptation inconditionnelle du monde que l'on nous prépare ?

Écrit par : Moot | 13 août 2010

En complément des liens :

http://www.lepoint.fr/societe/langue-francaise-la-polemique-08-08-2010-1223162_23.php

La relecture de Balzac et Zola me semble bien indiquée pour entretenir la grogne. Veiller toutefois à ne pas se gâcher les 15 derniers jours de vacances !

Écrit par : nicolas | 13 août 2010

On demande Dickens au parloir ...

Écrit par : iPidiblue professeur de référence réclamé | 13 août 2010

Puisque Jean-Paul Brighelli parle de Stendhal, je ferai remarquer que tous les écrivains ne sont pas des esthètes, on sait que le consul de Civitavecchia aimait la musique, la peinture, l'architecture, le spectacle des belles femmes parées pour la ville etc comme Baudelaire mais certains de ses illustres contemporains comme Chateaubriand et Hugo avaient une totale indifférence au spectacle des arts et des lettres. Ils avaient, peut-on dire, surtout le souci de leur nombril et de la montre de leur personnage politique ...

Écrit par : iPidiblue esthétisme et littérature | 13 août 2010

D'accord avec vous, JPB, sur toutes les lignes de votre Note.

[J'aurai pu taper "sur toute la ligne", mais les pédagogistes n'auraient pas compris et auraient peut-être souligné que votre Note en contient plus d'une. ;-) ]

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

oh Sir Francis est de retour :)

Écrit par : exTC | 13 août 2010

Si je considère les choses d'un point de vue global dans l'intérêt de la France disons pour faire bref, je dirai qu'il y a la place pour plusieurs enseignements et que la langue française supporte très bien plusieurs niveaux d'apprentissage.

S'il s'agit de former les gentils membres d'Eurodisney ou du Club Med' on n'a pas vraiment besoin de longues études littéraires et les salariés de ces groupes de tourisme de masse en sauront bien assez long avec un français aussi basique que l'anglais qu'ils pratiqueront.
S'il s'agit d'attirer dans quelques lieux choisis, comme l'opéra de Paris, les palaces et restaurants de luxe ou les grands musées un clientèle plus huppée et en petit comité, des "happy few" comme disait Stendhal, alors on demandera des références culturelles plus élaborées.

A mons humble avis ils n'ont rien compris à la mondialisation ceux qui croient qu'elle doit tout aplanir ! Tout au contraire il y aura toujours des gens qui chercheront à s'en distinguer, à sortir du lot comme l'on dit, par l'argent, la culture, les fréquentations etc.

Écrit par : iPidiblue et les "happy few" | 13 août 2010

oh Sir Francis est de retour :)

Ecrit par : exTC | 13 août 2010
---
I am.
Mais certaines occupations d'importance me tiennent éloigné de mes chers amis de ce blog (où je ne compte - presque - que des amis; qu'ils se disent des choses désagréables entre eux me chagrine, mais "Pour grands que soient les [blogueurs], ils sont ce que [sont les non-blogueurs]).
A bientôt. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

Avant-hier j'ai été contacté par un conservateur de la BNF, Dominique Stutzmann, vous pouvez lire son CV ici :

http://ephepaleographie.files.wordpress.com/2010/01/stutzmann_cv_2010-01-10.pdf

Comme vous le voyez il y a encore place pour des gens qui s'intéressent à la culture sous ses formes élitistes.

Écrit par : iPidiblue et les "happy few" | 13 août 2010

oh Sir Francis est de retour :)

Ecrit par : exTC | 13 août 2010
---
I am.
Mais certaines occupations d'importance me tiennent éloigné de mes chers amis de ce blog (où je ne compte - presque - que des amis; qu'ils se disent des choses désagréables entre eux me chagrine, mais "Pour grands que soient les [blogueurs], ils sont ce que [sont les non-blogueurs]).
A bientôt. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

oh Sir Francis est de retour :)

Ecrit par : exTC | 13 août 2010
---
I am.
Mais certaines occupations d'importance me tiennent éloigné de mes chers amis de ce blog (où je ne compte - presque - que des amis; qu'ils se disent des choses désagréables entre eux me chagrine, mais "Pour grands que soient les [blogueurs], ils sont ce que [sont les non-blogueurs]).
A bientôt. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

Pardon pour le doublon.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

Vous avez tort de sous-estimer la communication, Jean-Paul!!
Dans:"communiquer", il y a: "niquer"...
Bon, je sors.
A part ça, évidemment d'accord avec vous !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2010

Ah ! pire encore, j'ai envoyé trois le même message !
Mille excuses.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

C'est une triplette Francis !

Écrit par : iPidiblue boulier humain | 13 août 2010

"La triplette est une bicyclette pour trois personnes. De la même manière qu'un tandem, les trois protagonistes sont l'un derrière l'autre et pédalent de manière synchrone."


Enfin comme je dis souvent chacun sa sexualité, du moment que l'on y prend du plaisir ...

Écrit par : iPidiblue et la triplette de Belleville | 13 août 2010

On sous-estime le snobisme ! On a tort, la culture est aussi faire pour et par les snobs ...

Écrit par : iPidiblue S.N.O.B | 13 août 2010

Il y a un autre débat qui déborde largement celui des contenus littéraires et que n'aborde pas JPB, c'est celui du contenant !
En effet vous n'êtes pas sans savoir qu'aux Etats-Unis il y a un débat fervent sur la neutralité du Net qui est liée à la gestion des accès à Internet.

La BNF a complètement loupé l'accès à Internet en s'opposant à Google, elle n'est plus qu'un kamtchatka de l'écrit pour reprendre la célèbre description des Fleurs du Mal par Sainte-Beuve, une espèce d'exotisme pour gens excentriques.
Si l'on veut faire rayonner le français et ses véhicules culturels il faut bien se préoccuper de la diffusion ! Et cela c'est une question technique aussi bien qu'éthique.

JPB qui est un grand amateur du cinéma, notamment du cinéma français, devrait être sensible à ce que l'on fasse en sorte que ce patrimoine séculaire soit accessible au plus grand nombre possible.
Les dialogues de Jacques Prévert et d'Henri Jeanson ou de Marcel Pagnol font aussi partie de la mémoire française et des lettres pour tous.
La Provence pour les américains c'est celle de César et de Panisse !

Écrit par : iPidiblue petit et grand véhicule | 13 août 2010

Suggestion : à mon opinion au lieu de faire Gallica qui ne fonctionne pas ou très mal - essayer d'utiliser son moteur de recherche pour pêcher une information précise ! - on aurait dû faire une plate-forme de téléchargement du cinéma patrimonial français, notamment celui dont les droits sont libres au regard du droit français plus une sélection d'un cinéma plus récent.

PS Je crains que je ne prêche dans le désert ...

Écrit par : iPidiblue vox clamantis in deserto | 13 août 2010

DarTmouth Collège !

Écrit par : philippe | 13 août 2010

On demande Dickens au parloir ...

Ecrit par : iPidiblue professeur de référence réclamé | 13 août 2010

Oui ?
Tiens, c'est marrant, je retrouve beaucoup de sujets qui me sont familiers dans cette Note...
Alors, quelqu'un se dévoue pour expliquer à JPB qu'on s'en fout de Shakespeare, dans les hôtels de Kuala-Lumpour ? Que cette Note dégueulasse vous donne envie de lire du Marc Levy en écoutant les Black eyed peas ?
Qu'il ne serait pas un peu méprisant, un peu élitiste quand-même ?

Merci, mais je me contente de lire les Notes de l'hôte ; en revanche je n'ai aucune envie de débattre à nouveau avec ses commensaux désoeuvrés.

Bien à vous les gars.

Écrit par : dickens | 13 août 2010

Bonne fête à l'ex gaucher JPB

Écrit par : Carole | 13 août 2010

Tiens, c'est marrant, je retrouve beaucoup de sujets qui me sont familiers dans cette Note...

Bien à vous les gars.

Ecrit par : dickens | 13 août 2010

Dickens !

Ce ton relâché ce n'est pas vous ! Que vous a-t-on fait pendant ces vacances ? Des petites anglaises vous auraient perverti en vous causant avec un accent cockney ?

Écrit par : iPidiblue oxfordien | 13 août 2010

Déjà rien à voir avec le sujet (quoique...), mais c'est pour faire flipper Christophe ;o)))

http://www.lepoint.fr/societe/ndm-1-la-bacterie-multiresistante-que-redoutent-les-scientifiques-13-08-2010-1225009_23.php

Avec une perle de la journaliste analphabète de service : "antérobactéries".
Sachant que c'est une bactérie digestive, il faut comprendre que la contamination est orale, et que la voie postérieure (!) n'est pas dangereuse.

Écrit par : yann | 13 août 2010

Le Lis et les ordures ...

Écrit par : iPidiblue shakespearien | 13 août 2010

Vous ne me faites pas flipper, Yann ! J'étais déjà au courant, et puis, moi, j'ai l'antidote !!! ;-)

"les Black eyed peas ?"

Ecrit par : dickens | 13 août 2010

Vous écoutez de drôles de trucs, vous !!!
Ipidiblue a raison; elles vous ont fait quoi, les petites anglaises ?
Et en fumant quoi ??? ;-)
Attentions, les deux en même temps, ça peut vraiment mettre le feu !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2010

Et puis, Yann, je ne crains rien ! Je ne prends pas d'antibios... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2010

"Tout tient à l’idée que les petites gens du ministère et du pédagogisme réunis se font de la communication"

Je confirme : il faudrait que quelqu'un parvienne à faire comprendre aux gens qu'enseigner la communication et l'expression, c'est JUSTEMENT faire de la littérature.

Les Fables de la Fontaine sont, entre autres, de petits modèles de communication.

Séguéla n'a rien inventé depuis Mouret et Birotteau.

Desperate Housewives n'a pas tout à fait le même sens quand on a lu Balzac.

On ne s'exprime jamais autant qu'au théâtre et en poésie.

Les grands discours des couples Chirac-Albanel (Vel d'Hiv') ou Villepin-Lemaire (Onu) ne seraient rien sans Cicéron et Démosthène.

Il faut naturellement faire de l'enseignement du français un apprentissage centré sur "le français comme langue de communication" : osera-t-on dire que la communication et l'incommunication (Dominique Wolton) ne sont pas au coeur des pièces de Corneille et Racine, ou des nouvelles de Schnitzler et Weiss ? Parler le bon français et le bon langage, c'est-à-dire connaître des règles de grammaire, s'intéresser à l'étymologie des mots de la langue et comprendre le style des auteurs pour forger le sien propre, n'est-ce pas s'exercer à la vraie communication ?

Dans cinquante ans, on ne parlera plus de Châtel, mais on citera toujours Orwell.

Écrit par : Jeremy | 13 août 2010

« les syndicats collaborationnistes. »
Eh bien on y vient, à la pêche aux point Godwin.

Ghost of Amélie, please, help me !!!!

Écrit par : Timothée de Gaza | 13 août 2010

Pierre Driout, je vous lis toujours avec sourires...

Devries aller faire un tour ches Juan :

http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/07/04/eclipse-l-intellectuel-eclissi-intellettuale-elemire-zolla.html#more

Écrit par : Timothée de Gaza | 13 août 2010

Ivy league, Human League, on cherche la petite bête, JPB ?

She dreams of nineteen sixty-nine
Before the soldiers came
The life was cheap on bread and wine
And sharing meant no shame

She is awakened by the screams
Of rockets flying from nearby
And scared she clings onto her dreams
To beat the fear that she might die

Lebanon, Human League

http://www.youtube.com/watch?v=Dl-_-E9OaXI

Écrit par : Timothée de Gaza | 13 août 2010

Dominique Wolton, prototype du sociologiste de gôche, adepte forcené du terrorisme intellectuel. Et Orwell, ce plagiaire.
Pauvre, pauvre Jeremy, tellement prévisible dans ces références.
Qui écrit: "Je confirme : il faudrait que quelqu'un parvienne à faire comprendre aux gens qu'enseigner la communication et l'expression, c'est JUSTEMENT faire de la littérature. ", alors qu'il faudrait justement écrire le contraire. Voilà ce que c'est que de ne pas apprendre à communiquer. Et de tout prendre à l'envers.

Écrit par : mort aux cons | 13 août 2010

Ses références.

Écrit par : mort aux cons | 13 août 2010

Heu... "mort aux cons", (vahahahahaste prohograhahamme), Jeremy confirmera, (ou infirmera), mais je ne suis pas certain que vous n'ayez pas compris à l'envers ce qu'il a voulu démontrer...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 août 2010

@Communication etc.
À propos de cette histoire de langue française "véhicule de communication" ( Où sont les plaques d'immatriculation ?), on ferait bien de remonter aux sources c'est-à-dire au Plan Rouchette (1971).
Voir à
http://michel.delord.free.fr/legrandviii.pdf

Désolé de jouer à la vieille barbe, mais si on ne reprend pas sur cette question le fil historique, on s'expose à ne rien comprendre et à ruer en vain dans les brancards. Pareil pour la question de l'enseignement du latin si on se contente de protestations humanistes au lieu de voir pourquoi les fondateurs - et ils ont commis une erreur - ne l'ont pas inscrit au programme des Écoles primaires supérieures.
Et ne parlons pas de la demande parfaitement risible dans le contexte actuel d'une "revalo" de la section L - les réflexes de communication acquis au SNES sont difficiles à perdre apparemment.
Je doute aussi qu'une allusion fine à Shakespeare ou à Cicéron soit d'une grand aide pour emporter un marché ou s'imposer sur un marché. Pidie a bien choisi son exemple : le site de la BNF ne tient pas la route face à Google books tout simplement parce qu'il est poussif et mal foutu. Alors, du latin oui, de la littérature oui, mais les protestations au vestiaire !
Depuis le temps que SLL existe, ses respectables membres ont eu tout loisir de mettre en ligne les cours de latin et de littérature dont ils ne cessent de déplorer la disparition. Quand on se bat, il faut des munitions, pas des discours.

Écrit par : guy morel | 13 août 2010

Désolé de jouer à la vieille barbe, mais si on ne reprend pas sur cette question le fil historique, on s'expose à ne rien comprendre et à ruer en vain dans les brancards.

Ecrit par : guy morel | 13 août 2010

On en revient à ce dicton aussi vieux que l'homme: "c'est jeune et ça ne sait pas, c'est vieux et ça ne peut plus ".
Faut pas s'affoler, les gars ! On est vieux, c'est tout !
Malraux, Aragon ou Vilar ont leurs héritiers et ils se débrouilleront comme se débrouilleront ceux de J.F. Kennedy, Onassis ou Arafat. Au hasard ! N'y voyez pas de polémique politique, surtout !!!!
Tan qué vire, faï des tours !

Écrit par : dobolino | 13 août 2010

Un petit pogrom anti-vieux s'impose alors !

Écrit par : iPidiblue par ma vieille barbe ! | 13 août 2010

On en revient à ce dicton aussi vieux que l'homme: "c'est jeune et ça ne sait pas, c'est vieux et ça ne peut plus ".
Faut pas s'affoler, les gars ! On est vieux, c'est tout !
Malraux, Aragon ou Vilar ont leurs héritiers et ils se débrouilleront comme se débrouilleront ceux de J.F. Kennedy, Onassis ou Arafat. Au hasard ! N'y voyez pas de polémique politique, surtout !!!!
Tan qué vire, faï des tours !
Ecrit par : dobolino | 13 août 2010
Dites donc, parlez pour vous ! En occitan si vous voulez.
L'âge ici ne fait rien à l'affaire et ce sont les gens de Google qui transmettent, un peu plus efficacement que ceux de la BNF avec Gallica. Cela ne me ravit pas, mais c'est ainsi.
Je discutais hier avec un ami de Sésamaths, le plus gros site en France de diffusion d'exercices de maths à destination du corps enseignant. "Ce ne sont pas des maths", me disait-il. "Peut-être, lui ai-je répondu, mais il ne tenait qu'à vous de faire aussi bien pour diffuser des vraies maths."

Écrit par : guy morel | 13 août 2010

Je discutais hier avec un ami de Sésamaths, le plus gros site en France de diffusion d'exercices de maths à destination du corps enseignant. "Ce ne sont pas des maths", me disait-il. "Peut-être, lui ai-je répondu, mais il ne tenait qu'à vous de faire aussi bien pour diffuser des vraies maths."

Ecrit par : guy morel | 13 août 2010

Cierto que ce ne sont pas des maths, et pourtant tous les profs s'en servent pour faire cours aux élèves. Facilité !!!!!
Et après qui se tape le job pour récupérer les lacunes ????
Les parennnnnnnnnnnnttttttttsssssssss GRRRRRRRR

Après on dira que les élèves sont des ânes, et pour cause.

Écrit par : Carole | 13 août 2010

Cierto que ce ne sont pas des maths, et pourtant tous les profs s'en servent pour faire cours aux élèves. Facilité !!!!!
Et après qui se tape le job pour récupérer les lacunes ????

Ecrit par : Carole | 13 août 2010

Ils se serviraient aussi bien de bons cours de maths, comme de bons cours de grammaire. Seulement, il faut les faire ces cours, et les diffuser sur papier et sur le net.

Écrit par : guy morel | 13 août 2010

Cierto que ce ne sont pas des maths, et pourtant tous les profs s'en servent pour faire cours aux élèves. Facilité !!!!!
Et après qui se tape le job pour récupérer les lacunes ????
Les parennnnnnnnnnnnttttttttsssssssss GRRRRRRRR

Après on dira que les élèves sont des ânes, et pour cause.

Ecrit par : Carole | 13 août 2010

Et qui est-ce qui se tape à longueur de journées des ados à l'ego hyperdimensionné par une éducation d'enfants rois qui les rend totalement impropres à écouter un cours, aussi bien fait (et par quelqu'un de compétent soit-il); (surtout quand ils ricanent stupidement en groupe avec leur I-pod gavé de "lady gaga" offerts par des parents qui n'ont pas su leur dire: "non" dès leur naissance ???

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2010

Dominique Wolton, prototype du sociologiste de gôche, adepte forcené du terrorisme intellectuel. Et Orwell, ce plagiaire.
Pauvre, pauvre Jeremy, tellement prévisible dans ces références.
Qui écrit: "Je confirme : il faudrait que quelqu'un parvienne à faire comprendre aux gens qu'enseigner la communication et l'expression, c'est JUSTEMENT faire de la littérature. ", alors qu'il faudrait justement écrire le contraire. Voilà ce que c'est que de ne pas apprendre à communiquer. Et de tout prendre à l'envers.
Ecrit par : mort aux cons | 13 août 2010

Ses références.
Ecrit par : mort aux cons | 13 août 2010

Pas de bol : mon message est tombé juste entre deux vomissures du troll qui se fait appeler "Timothée de Gaza" et qui appelle au retour d'Amélie.

Pôv type, qui commence son message par "Dominique Wolton, prototype du sociologiste de gôche, adepte forcené du terrorisme intellectuel et Orwell, ce plagiaire". Si c'est pas de la connerie à l'état pur, ça... Faut être suicidaire pour écrire "mort aux cons" après avoir vomi des dégueulasseries ineptes comme celles que vous osez publier ici.

J'espère que vous n'êtes pas le troll de dickens, auquel cas je serais fort dessus car je le tiens pour plus intelligent que cela. Si vous êtes le troll d'Amélie, je comprendrais sans aucun problème, et si vous venez exprès pour dire des conneries comme celles-là sous un unique pseudo, ce n'est vraiment plus la peine de perdre votre temps.

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

« Orwell, ce plagiaire »
mort aux cons | 13 août 2010

Punaise... on est tombé sur du gros, là.

Écrit par : tailleboudin | 14 août 2010

"J'espère que vous n'êtes pas le troll de dickens, auquel cas je serais fort dessus"
Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Lapsus révélateur. Dickens, surveille tes arrières.

Écrit par : mort aux cons | 14 août 2010

Le précepte de l'utilitarisme de la langue française n'est pas nouveau. Je me souviens avoir assisté à une conférence pédagogique en 1966-67 alors que j'étais en formation professionnelle à l'Ecole normale d'institutrices du département. Un inspecteur primaire, par ailleurs spécialisé dans l'enfance inadaptée, avait dénigré les lectures expliquées et les dictées suivies de questions de grammaire et de compréhension, textes littéraires auxquels les enfants ne comprenaient rien et les dégoûtaient à jamais du français. Il convenait donc d'apprendre à nos élèves à remplir un formulaire de mandat à la poste ou une feuille de remboursement de sécurité sociale.
Comme je n'avais pas été dégoûtée, je ne l'ai pas cru. Et d'ailleurs, de quel droit cet homme se permettait-il de démolir tout le travail de mes instituteurs et de mes professeurs ?

Dernièrement, j'ai décidé de faire un peu de place dans mes rayonnages surchargés et j'ai voulu offrir au CDDP de mon département plusieurs manuels de littérature dont certains sont accompagnés du livre du maître. Il m'a été répondu que mon don ne pouvait être accepté car la surface des locaux est en voie de restriction.

Écrit par : charpentier Hélène | 14 août 2010

Un petit pogrom anti-vieux s'impose alors !

Ecrit par : iPidiblue par ma vieille barbe ! | 13 août 2010
Non, même pas !

Écrit par : dobolino | 14 août 2010

On y viendra ...

Écrit par : iPidiblue tenez bon les vieux ! | 14 août 2010

Pour information : dans LE POINT du 5 août dernier, Claude Hagège et François Taillandier , pages 74 et 75, répondent à Frédéric Martel qui appelait les Français à " parler english" afin d'exister.

Écrit par : charpentier Hélène | 14 août 2010

Tout cela est bel et bien stercoraire !

Écrit par : iPidiblue apprenons un mot chaque jour ! | 14 août 2010

Eh, "Mort aux cons", passez le bonjour à votre partenaire, c'est de bon coeur :-)

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

"J'espère que vous n'êtes pas le troll de dickens, auquel cas je serais fort dessus"
Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Lapsus révélateur. Dickens, surveille tes arrières.
Ecrit par : mort aux cons | 14 août 2010

Ah, j'ai trouvé qui c'est :-D

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

PS : il faut intervertir les deux messages ci-dessus : je ne peux donner le bonjour que parce que j'ai compris qui est "mort aux cons".

Pseudo très drôle d'ailleurs, vu les circonstances. C'est bien de ne pas manquer d'humour, c'est important.

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

"Pseudo très drôle d'ailleurs, vu les circonstances. C'est bien de ne pas manquer d'humour, c'est important."

Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Sous-entendriez-vous que "mort aux cons" est misogyne ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2010

Délinquance des jeunes: Estrosi veut punir les élus locaux...

Allons porter plainte contre lui à la SPA à chaque fois qu'à Nice, un chien se blesse en glissant sur une crotte de vieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 août 2010

Délinquance des jeunes: Estrosi veut punir les élus locaux...

Allons porter plainte contre lui à la SPA à chaque fois qu'à Nice, un chien se blesse en glissant sur une crotte de vieux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2010

Je vous recommande de vous intéresser à Eric Ciotti, dit "la voix de son maître", qui a présenté à l'Assemblée les dernières mesures sécuritaires. Ou comment on devient quelque chose (et même un peu plus) en se contentant de sortir de Sciences-Po (.com/2010/08/02/eric-ciotti-lascension-eclair-dun-sarkozyste-en-terre-securitaire-160791).
Voir en particulier pour quelle raison il a reçu le prix Busiris (http://www.maitre-eolas.fr/post/2007/09/21/731-prix-busiris-a-monsieur-eric-ciotti)
On a dit d'Auguste qu'il avait pris Tibère comme successeur par effet de contraste avec lui-même. Et de Richelieu qu'il avait choisi Mazarin pour mieux faire sentir la différence…
Alors, qui Estrosi devait-il choisir pour se mettre en valeur ?…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 août 2010

Oui et pourquoi pas un corse alors ?

Écrit par : iPidiblue qcm | 14 août 2010

Oui et pourquoi pas un corse alors ?
Ecrit par : iPidiblue qcm | 14 août 2010


Oh, il ne l'est pas… Pas plus qu'Estrosi, dont l'arrière-grand père a été trouvé sur les marches du palais des Strozzi…

Écrit par : Abraxas | 14 août 2010

L'arrière grand père de Ciotti a été retrouvé sur les marches des chiottes ?

Écrit par : iPidiblue qcm | 14 août 2010

Mais c'est horrible ce qui se passe sur la Côte d'Azur ...

Écrit par : iPidiblue Baie des Anges | 14 août 2010

Enfin Abraxas est-ce bien raisonnable de révéler tous ces sercrets de famille ? Cela va nous attirer une vendetta ...

Écrit par : iPidiblue Vendetta Niçoise | 14 août 2010

Je ne le connais pas, mais il se pourrait bien qu'Abraxas ait eu à faire avec ces messieurs les hommes de la bonne ville de Nice…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 août 2010

Il doit en savoir, des choses, ce garçon…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 août 2010

Hors sujet : je viens d'achever "La pluie, avant qu'elle tombe", le dernier roman de Jonathan Coe, récemment paru en Folio. C'est remarquable. Aussi bon, à mon avis, que "Testament à l'anglaise", dans un genre totalement différent. L'auteur y a renouvelé sa manière, et le résultat est plus que convaincant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 août 2010

Ah, j'ai trouvé qui c'est :-D

Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Hmm...
Mon premier est à la tête de l'alphabet
Mon second se dit "but" en anglais
On dort dans mon dernier

J'ai juste ?

Écrit par : Julien | 14 août 2010

"Pseudo très drôle d'ailleurs, vu les circonstances. C'est bien de ne pas manquer d'humour, c'est important."
Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Sous-entendriez-vous que "mort aux cons" est misogyne ??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 août 2010

Doublement suicidaire, vous dis-je :-D

Julien, en tout cas les plus folles ne sont pas ceux que l'on croit, mais celles qui s'y croient ;-)

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

Julien, en tout cas les plus folles ne sont pas ceux que l'on croit, mais celles qui s'y croient ;-)

Ecrit par : Jeremy | 14 août 2010

Faut croire que oui ;-))

Écrit par : Julien | 14 août 2010

Bonsoir, Sylvie Huguet, "The rain before it falls" est effectivement remarquable par la mélancholie qu'il instille, tout comme le dit Patrick Ness, du Guardian, de quelques chansons des Smiths :
And if a double-decker bus
Crashes into us
To die by your side
Is such a heavenly way to die
And if a ten-ton truck
Kills the both of us
To die by your side
Well, the pleasure - the privilege is mine

http://www.guardian.co.uk/books/2007/sep/08/fiction.jonathancoe

Les heures près du lac avec la petite Thea sont un magnifique moment d'émotion.

En espérant que le têtu, qui cherche la vomissure au coin des lèvres, s'en délecte aussi.

Écrit par : Timothée de Gaza | 14 août 2010

Pas au coin des lèvres : vous en avez la bouche pleine.

Vous pouvez nous expliquer votre pseudo ?

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

Gougueule est ton ami, Jeremy

Écrit par : Timothée de Gaza | 14 août 2010

Vous auriez dû prendre le nom d'un poète pour pseudo.

Écrit par : Jeremy | 14 août 2010

Allons, allons, nous sommes tous les prisonniers, inutile de se débattre et de s'invectiver !

Écrit par : iPidiblue Vendetta vaine | 15 août 2010

test (changement de bécane... )

Écrit par : exTC | 15 août 2010

Je ne le connais pas, mais il se pourrait bien qu'Abraxas ait eu à faire avec ces messieurs les hommes de la bonne ville de Nice…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 août 2010
S'il n'avait eu à faire qu'avec eux, ça nous aurait fait des vacances.

PS: ceci est une boutade !

( Je précise car je connais les limites de l'humour marseillais autant qu'hélas, les limites de l'humour couillu. )

Écrit par : dobolino Vive l'OM | 15 août 2010

Elle parle pointu la nordiste ...

Écrit par : iPidiblue les gens du Nord | 15 août 2010

L'anglais de Nabot 1er , à re-visionner et à réentendre avec joie :
http://www.dailymotion.com/video/x1x63e_sarkozy-parle-anglais-enfin-essaye_people

Écrit par : set99 | 15 août 2010

sommes-nous tous d'accord pour que tous les enfants d'en France, sédentaires ou nomades, entendent des beaux textes et apprennent à en produire pour exprimer leurs émotions, développer leur intelligence et étayer leur réflexion ?
sommes-nous tous d'accord pour que la littérature ne soit pas un outil de distinction mais au coeur de l'émancipation ?
c'est dommage que des pulsions égotiques viennent perturber un indispensable débat
sommes-nous d'accord sur le fait que nous ne pourrons lire Hugo ou Dickens à nos élèves que s'ils ne sont pas abrutis de playstation et d'autres bouygueries de tf1, si leurs neurones ne sont pas noyés de sucre américain ?
voulons-nous que la jeunesse retrouve le goût du collectif, des travaux ménagers, du grand air dans des établissements
en pleine campagne avec internat et participation à la gestion quotidienne ?
voulons-nous imaginer ensemble ce qui les ramènera à l'indispensable littérature, comme lecteur et écrivain ?

Écrit par : coline | 15 août 2010

Ben, c'est-à-dire que "le goût des travaux ménagers", euh...

A la limite, le goût du collectif, oui ! Enfin je m'égare, je m'égare, et on va encore me dire des méchancetés.

Écrit par : Jeremy | 15 août 2010

Bien sûr Coline. Vous êtes en train d'évoquer mes souvenirs d'enfance et d'adolescence. Enfin ça y ressemble assez bien malgré les jours gris et la bourse plate mais bon quand on se débrouillait ... on lisait, on chantait et on rêvait...

Écrit par : charpentier Hélène | 15 août 2010

"Les enfants d'en France" voilà une expression qui va faire florès !

Écrit par : iPidiblue voyage de deux enfants d'en France | 15 août 2010

Voulez-vous bien, coline, respecter les majuscules en début de phrase ?

Écrit par : Orthoproflefaux | 15 août 2010

Bof, bof... si c'est pour ranimer des rêves d'enfances de sextuagénaires, je passe...
On peut aimer et apprécier la littérature tout en étant moderne, je vois pas en quoi c'est incompatible; mais on nous ressort encore le bon vieux refrain "c'était tellement mieux avant...".
Et puis pourquoi vouloir faire de tout le monde des écrivains - on peut apprécier la littérature sans l'être, par ailleurs ?
Faudrait arrêter de vouloir modeler tout le monde sur un modèle unique...

Écrit par : Julien | 15 août 2010

Le "goût du collectif", ça ne me plaît pas trop non plus.

"Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est un bande de cons.
Bande à part sacrebleu c'est ma règle et j'y tiens,
Parmi les cris des loups on n'entend pas le mien ."

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 août 2010

"voulons-nous que la jeunesse retrouve le goût du collectif, des travaux ménagers, du grand air dans des établissements en pleine campagne avec internat et participation à la gestion quotidienne ?"

Ecrit par : coline | 15 août 2010

C'est bien connu, le bonheur est dans le pré ;-))

Écrit par : Julien | 15 août 2010

"D'accord avec vous, JPB, sur toutes les lignes de votre Note."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 août 2010

Ce qui est bien avec la critique sans complaisance, c'est que ça fait avancer le débat. ;-)

Écrit par : Perceval | 16 août 2010

Non, ce n'était pas forcément mieux avant. L'absence de machine à laver, la bouilloire en permanence sur la cuisinière pour avoir de l'eau chaude pour la vaisselle ou se laver, la pompe dans l'arrière cuisine, les briques pour chauffer le lit en hiver, le givre après les carreaux et les seaux hygiéniques à vider sur le tas de fumier et à rincer dehors en toute saison je m'en souviens très bien.
La peur de la sexualité et le déshonneur de la fille-mère comme on disait tandis que le garçon lui, faisait sa vie avant de se marier, je m'en souviens aussi et j'en ai déjà parlé.
Quant à l'école primaire située à l'autre extrémité du village à 800 m environ, je m'y rendais matin et midi à pied selon des itinéraires variés. J'ai beaucoup appris dans cette école : à observer, à écouter et à me taire quand il le fallait, mais aussi à lire écrire et compter, à m'exprimer et à raisonner, à réfléchir avant de parler, à ne pas répéter n'importe quoi, n'importe comment. Quand il m'arrivait d'être malade et de ne pouvoir y aller je pleurais. Non je n'exagère pas. Heureusement, je n'étais pas souvent malade. Il n'y avait pas grand-chose dans cette école au plancher terne et aux murs tristes mais il y avait de grandes fenêtres où la lumière entrait à flots et d'où l'on pouvait contempler la vallée. (J'ai toujours aimé contempler dans le calme et je déteste le fracas et l'agitation inutiles ) Ce détail est très important. Construite en 1923 après les bombardements de 1918 elle se situait à l'extrémité du village sans aucune contruction proche susceptible de limiter la lumière du jour car le village n'était pas électrifié. Les délibérations du Conseil municipal précisent également que les dommages de guerre privilégiant la reconstruction des écuries avant celle de l'école sont inadmissibles car " nos enfants ne valent pas moins que le bétail." Je suis retournée en 2006 dans cette école pour des retrouvailles et une dédicace. Des améliorations spectaculaires avaient été effectués : nouveau plancher, sanitaires à l'intérieur, lavabos, faux plafond, peintures impeccables, livres illustrés et colorés remplaçant les ouvrages recouverts de toile noire ou de papier bleu, des frises chronologiques, du matériel pédagogique, des dictionnaires ( quand j'y allais il n'y avait qu'un seul dico pour tout le monde et parfois il fallait attendre son tour ) des ordinateurs, internet ... C'était mieux, beaucoup mieux, mille fois mieux. L'ennui c'est que cette école a fermé à la rentrée suivante pour diverses raisons. On la quitte pour entrer en sixième. Les parents travaillant à l'extérieur choisissent une école proche du lieu de travail en posant assez souvent des exigences qui sont fort éloignées de celles des conseillers municipaux des années 1920.
Cette école améliorée et équipée au fil des décennies est vide. Le village se maintient pourtant à 350 habitants. Les jeunes couples ont des enfants que l'on voit peu et qui vont à l'école ailleurs. On ne va pratiquement plus à l'école à pied. Pourtant, quel bonheur de pouvoir marcher et je sais de quoi je parle puisque mon mari ne peut plus marcher depuis 48 ans ! A ce jour, aucune bande n'est encore venue saccager ce que d'autres ont construit avec ferveur et patience.
Je ne m'enferme pas dans la rêverie nostalgique. Simplement je ne renie pas mes racines et je ne crache pas sur ceux qui m'ont aidée à me construire pour surmonter les épreuves inévitables de toute existence.

Écrit par : charpentier Hélène | 16 août 2010

Je ne m'enferme pas dans la rêverie nostalgique. Simplement je ne renie pas mes racines et je ne crache pas sur ceux qui m'ont aidée à me construire pour surmonter les épreuves inévitables de toute existence.

Ecrit par : charpentier Hélène | 16 août 2010
---
Comme je vous comprends, chere Helene !
(Clavier anglais)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 août 2010

Ce qui est bien avec la critique sans complaisance, c'est que ça fait avancer le débat. ;-)

Ecrit par : Perceval | 16 août 2010
---
Bien sur, Perceval !
Mais n'avoir que des contradicteurs agressifs et grossiers permet-il de le faire avancer davantage ?
N'est-il pas reconfortant, par moments, de voir que tout le monde n'est pas contre soi ?
Non que vous soyez agressif ni grossier.
Mais si je suis d'accord avec quelqu'un sur toute la ligne, pourquoi me torturerais-je a chercher un point de desaccord ?
Certaines personnes (j'ai eu des collegues qui eprouvaient le besoin quasi vital, m'a-t-il semble parfois, de trouver a tout prix une faille dans mes opinions; surtout l'un d'eux, un insatisfait qui pensait beaucoup de bien de soi) eprouvent le besoin de critiquer, d'egratigner, souvent pour briller ou faire rire aux depens de la personne critiquee.
J'ai toujours eu une envie enorme de leur mettre des baffes, mais je me suis contenu. Si raisonnable que je puisse paraitre, je ne suis qu'un homme comme les autres.

Autant je prends des gants pour dire mon desaccord a quelqu'un, autant je dis mon approbation chaleureuse et sans reserve a quelqu'un d'autre. Il m'importe peu de passer pour un vil flatteur, tant que ce n'est pas aux yeux de la personne que j'approuve. Ici, ce danger est inexistant. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 août 2010

La boxe est le noble art mon cher Francis ! Si vous voulez des gants ...

Écrit par : iPidiblue mettez-y des gants ! | 16 août 2010

J'ai trouvé dérisoires les propositions de Sarko sur la "nationalité" — comme si ça pouvait impressionner un truand… La chasse aux électeurs du FN est ouverte — avec le tromblon à tirer dans les coins…
Si jamais tout cela vous semble stupide :
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/030810/nous-sommes-tous-francais
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2010

Je ne m'enferme pas dans la rêverie nostalgique. Simplement je ne renie pas mes racines et je ne crache pas sur ceux qui m'ont aidée à me construire pour surmonter les épreuves inévitables de toute existence.

Ecrit par : charpentier Hélène | 16 août 2010

Je ne dis pas le contraire, mais bien qu'il ne faut pas idéaliser; vous avez de bons souvenirs de l'école de l'époque, ce n'est pas le cas de tous: mon grand-père, par exemple, qui s'est empressé de la quitter dès qu'il a pu et de partir en compagnonnage; ou encore mon père qui eu le bonheur de tomber sur un maître d'école sadique - à une époque où on trouvait normal qu'un adulte "foute sur la gueule" d'un gosse, il y a eu des excès et on ne peut pas le nier !
Ceci dit, je trouve tout aussi absurde de dire que maintenant "c'est tellement mieux qu'avant"...

Écrit par : Julien | 16 août 2010

Y a-t-il une quelconque utilité à signer une pétition ?
Question sérieuse et ouverte .

Écrit par : dobolino | 16 août 2010

Ca ne vaut que pour ceux qui ont voté Sarko avec le fusil à tirer dans les coins ...

Écrit par : iPidiblue et le jeu des trois bandes | 16 août 2010

Y a-t-il une quelconque utilité à signer une pétition ?
Question sérieuse et ouverte .
Ecrit par : dobolino | 16 août 2010

Non, je ne crois pas que ce soit "utile". Sinon à (se) prouver que nous sommes encore quelques-uns que tel ou tel type de discours sécuritaire (quelles que soient les menaces pesant sur la sécurité) fait doucement rigoler — et qui sommes capables de le faire savoir.
Je ne crois pas que la sécurité de la France soit menacée par quelques Roms de plus ou de moins. Je suis même sûr qu'un vrai truand, qui risque trente ans de prison, se soucie comme une guigne d'être déchu de sa "nationalité" — et d'ailleurs, combien de truands sont français à part entière, et ne peuvent en être déchus ? Je pense enfin qu'il y a un vrai risque de voir le Front, revivifié par une Marien Le PEn autrement futée que son père, rejouer 2002 à l'envers — et qui peut savoir ce qui en sortirait ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2010

Je pense enfin qu'il y a un vrai risque de voir le Front, revivifié par une Marien Le PEn autrement futée que son père, rejouer 2002 à l'envers — et qui peut savoir ce qui en sortirait ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2010
Cinq ans de Marine Le Pen serait probablement la meilleure méthode pour débarrasser le pays à nouveau pour cinquante ans des tentations populistes.
Une fois sorti de la parano, ça fait franchement rigoler. Là, la France sera ruinée pour de bon et les tenants du libéralisme auront compris eux-aussi pour cinquante nouvelles années qu'on ne joue pas avec le feu.

Écrit par : dobolino | 16 août 2010

Extrait du Fig', reprenant une dépêche AFP:

Requin à Cagnes/mer: baignade interdite
AFP
16/08/2010 | Mise à jour : 16:24
Le drapeau rouge a été levé et la baignade interdite aujourd'hui sur la plage de Cagnes-sur-mer, sur la Côte d'Azur, où les pompiers ont aperçu un requin, a indiqué la municipalité. En fin de matinée, les pompiers ont vu, sous leur zodiaque, "un mammifère d'environ deux mètres de long avec un aileron, des branchies et un ventre blanc", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la municipalité, ajoutant: "on ne peut pas le confondre avec un poisson lune"...


Mes souvenirs de biologie sont un peu anciens, mais... le requin, un mammifère?
Ou alors il s'agit d'une personnalité politique nageant en eaux troubles.

Écrit par : Maxime | 16 août 2010

La boxe est le noble art mon cher Francis ! Si vous voulez des gants ...

Ecrit par : iPidiblue mettez-y des gants ! | 16 août 2010
---
Non, merci, iPidiblue ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 août 2010

Relisez donc les "Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France" de Pierre Goldman. C'était un vrai truand, lui, et il n'en avait rien à foutre de la France et de la nationalité... Certes, ç'avait beaucoup à voir avec sa judéité, mais ça ne change pas grand chose au fond. Il ne s'en cachait pas.

Sa maîtrise de la langue était néanmoins impeccable, et il admet à demi-mots avoir adoré Beaudelaire. Ce livre de souvenirs rédigé en prison suffit à faire de lui, à mes yeux, un grand écrivain, accessoirement français.

Qu'en conclure ?
Eh bien qu'il était, malgré tout, français par la langue et par la littérature. Cette façon-là d'être "français", peut-être la seule qui compte finalement, est devenue quasi-impossible vu l'état de déchéance du système scolaire dans ce pays. Faire chanter La Marseillaise et tout ce catéchisme citoyen sont des solutions grotesques, minables, et qui ne sont pas à la mesure du désastre.

Toute l'éducation civique de la terre est dans la syntaxe ; et un peuple qui ne sait pas ses classiques, ne serait-ce que pour mieux les dépasser, n'a pas d'autre issue que de finir rapidement dans les poubelles de l'Histoire. Nous y sommes.

Écrit par : dickens | 16 août 2010

Y a-t-il une quelconque utilité à signer une pétition ?
Question sérieuse et ouverte .
Ecrit par : dobolino | 16 août 2010

La question concerne ceux qui l'ont lancée pas ceux qui la recevront. C'est d'ailleurs le cas de presque toutes les pétitions. Cela dit je l'ai signée.

Écrit par : guy morel | 16 août 2010

BEaudelaire !!! Oh, Dickens !!! ;-)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 août 2010

Sorry for that, really.

Écrit par : dickens | 16 août 2010

En fin de matinée, les pompiers ont vu, SOUS LEUR ZODIAQUE, "un mammifère d'environ deux mètres de long avec un aileron, des branchies et un ventre blanc", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la municipalité, ajoutant: "on ne peut pas le confondre avec un poisson lune"...

Cité par : Maxime | 16 août 2010

Peut-être leur poisson-lune était-il en conjonction avec Neptune, ce qui explique la confusion ?

Écrit par : yann | 16 août 2010

Je propose un défilé de tous ceux qui ont été décorés sous Sarkozy qui la poitrine haute et le front pur défileront sur les Champs-Elysées pour protester ...

PS N'oubliez pas d'amener avec vous vos chiens de berger, ça fait pleurer Dobolino à tout coup !

Écrit par : iPidiblue sur tous les fronts | 16 août 2010

Dobolino "Cinq ans de Marine Le Pen serait probablement la meilleure méthode pour débarrasser le pays à nouveau pour cinquante ans des tentations populistes.
Une fois sorti de la parano, ça fait franchement rigoler. Là, la France sera ruinée pour de bon et les tenants du libéralisme auront compris eux-aussi pour cinquante nouvelles années qu'on ne joue pas avec le feu".

C'est exactement le même type d'argumentation que développaient les adversaires de François Mitterrand avant son élection en 1981. Entre nous, ils n'avaient pas tout à fait tort.

Écrit par : Manitas | 16 août 2010

Mes souvenirs de biologie sont un peu anciens, mais... le requin, un mammifère?
Ou alors il s'agit d'une personnalité politique nageant en eaux troubles.
Ecrit par : Maxime | 16 août 2010

Verrrry funny !
Et ô combien vrai…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2010

Je propose un défilé de tous ceux qui ont été décorés sous Sarkozy qui la poitrine haute et le front pur défileront sur les Champs-Elysées pour protester ...

PS N'oubliez pas d'amener avec vous vos chiens de berger, ça fait pleurer Dobolino à tout coup !
Ecrit par : iPidiblue sur tous les fronts | 16 août 2010

Pidiblue, il y a des jours, vous êtes un vrai con.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2010

J'ai horreur des plaisanteries sur les chiens de berger. Qu'on se le dise.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 août 2010

J'ai horreur des plaisanteries sur les chiens de berger. Qu'on se le dise.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 août 2010
Moi aussi. Et notamment les chiens qui n'en sont pas. Et sur les ânes. On ne plaisante pas aux dépends des bêtes. Les hommes suffisent.

Écrit par : guy morel | 16 août 2010

Moi aussi. Mais quand ça vient d'iPidi, franchement, ça ne me touche pas. Il ne peut blesser ni moi ni les chiens avec ses vaines paroles. Tant qu'il ne nous balance pas des caillasses ou des coups de fourche dans le bide, les chiens et moi, on s'en fiche.

Écrit par : dobolino | 16 août 2010

Moi je préfère les requins et les crocodiles ... mais bon ! c'est chacun selon ses goûts ...

Écrit par : iPidiblue et les grosses bêtes dans les marigots | 16 août 2010

Dès que je vois un requin je me mets à pleurer comme une madeleine, je vous assure c'est très gênant surtout en plongée !

Écrit par : iPidiblue et les grosses bêtes qui nagent en eaux troubles | 16 août 2010

On ne plaisante pas aux dépends des bêtes. Les hommes suffisent.
Ecrit par : guy morel | 16 août 2010

"dépens". Je devais songer à dépendre Pidie.

Écrit par : guy morel | 16 août 2010

@ Dans la piscine

"J'aime pas quand je m'assois et qu'on me raconte quelque chose. C'est une science infuse. J'aime pas du tout ça. À l’école, ça me fatiguait d'écouter un prof qui croyait tout savoir et qu'on était plus idiots que lui".

Écrit par : guy morel | 17 août 2010

et qu'on était plus idiots que lui".

Ecrit par : guy morel | 17 août 2010

Educons!
C'est tout à fait cela.

Écrit par : tullius detritus | 17 août 2010

Je propose un défilé de tous ceux qui ont été décorés sous Sarkozy qui la poitrine haute et le front pur défileront sur les Champs-Elysées pour protester ...

PS N'oubliez pas d'amener avec vous vos chiens de berger, ça fait pleurer Dobolino à tout coup !
Ecrit par : iPidiblue sur tous les fronts | 16 août 2010

Pidiblue, il y a des jours, vous êtes un vrai con.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2010


La rosette de JPB ou la varicelle de la honte!
Il ne fallait pas la mériter.

Écrit par : tullius detritus | 17 août 2010

Tout à fait d'accord avec vous Julien. Il s'agit de trier le bon grain de l'ivraie dans l'école d'hier comme dans celle d'aujourd'hui. En ce qui me concerne je me suis rendue compte avec le recul que nous avons eu dans notre village deux instituteurs, issus de la même promotion de l'Ecole normale, vraiment passionnés par leur métier qui nous ouvraient des fenêtres aussi grandes que celles de notre salle de classe toute simple.
Coline faisait allusion au ménage. S'agit-il du ménage d'une pièce où l'on vit ? Pourquoi pas. Quand j'étais interne à l'Ecole normale d'institutrices nous étions logées et chauffées confortablement, nourries et blanchies gratuitement. En échange nous devions entretenir la propreté des dortoirs,des salles de classes, du gymnase et de la cour chaque matin de 7 h 30 à 7 h 50. Chaque élève avait une tâche précise à remplir pour assurer la propreté des locaux.
Autant vous dire que des années plus tard il m'est arrivé plus d'une fois de me mettre en colère quand je constatais que les élèves du lycée se comportaient comme des pourceaux. ( Et encore, un porc apprécie la propreté et la paille propre.) Un jour que j'y allais de ma rengaine sur les impôts de leurs parents et sur le travail des agents de service qui n'étaient pas là pour ramasser leurs détritus, une élève a cru judicieux de me faire observer que toutes les dégradations occasionnées, finalement cela donnait du travail aux chômeurs.
J'ai fait la sourde oreille et nous avons avons fait un brin de ménage avant de commencer le cours. Ce fut un moment de partage pas si désagréable.

Écrit par : charpentier Hélène | 17 août 2010

Autant vous dire que des années plus tard il m'est arrivé plus d'une fois de me mettre en colère quand je constatais que les élèves du lycée se comportaient comme des pourceaux. ( Et encore, un porc apprécie la propreté et la paille propre.)
Ecrit par : charpentier Hélène | 17 août 2010
Est-ce une question d'époque ou de type de scolarisation ? Le cours complémentaire ou l'école Normale, ce n'est pas le lycée et il me semble avoir lu, dans divers romans, des horreurs sur le comportement des élèves de Lycée vis à vis du matériel, des professeurs et des pions,bien antérieures à votre naissance.
Là, immédiatement, je pense aux souvenirs de Jules Vallès, mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres lectures qui ne me reviennent pas aussi exactement.

Écrit par : dobolino | 17 août 2010

Ah! les gentils ouvriers et les temps anciens si polis ...

http://www.ot-aiguesmortes.fr/FR/Conflits.htm

Écrit par : iPidiblue faire le ménage à fond | 17 août 2010

Dobolino m'ôte les mots de la bouche; je me pose également la question: est-ce vraiment uniquement une question d'époque ?

Écrit par : Julien | 17 août 2010

http://www.ot-aiguesmortes.fr/FR/Conflits.htm
Ecrit par : iPidiblue faire le ménage à fond | 17 août 2010

Une solution pour régler le problème des Roms qui a échappé à nos ministres.

Écrit par : guy morel | 17 août 2010

Dobolino m'ôte les mots de la bouche; je me pose également la question: est-ce vraiment uniquement une question d'époque ?

Ecrit par : Julien | 17 août 201
Oui, dans le sens où, quand Hélène Charpentier était jeune fille du peuple, n'allaient au CC et a fortiori à l'Ecole Normale que ceux qui en voulaient et avaient obtenu l'aval des parents qui faisaient là un gros sacrifice parfois.
En revanche, la chanson "Le Lycée Papillon" ne date pas de 1996. Et il y a bien des enfants gâtés près de la retraite ou déjà morts qui ont mis fort longtemps à péniblement décrocher leur bachot ou pas d'ailleurs.
Celui-là, Hélène, il est plus jeune ou plus âgé que vous ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Debr%C3%A9

Écrit par : dobolino | 17 août 2010

Y-a-t-il un pilote pour sauver le Monde de toutes ces bestioles ?

http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18591455/

http://www.24heures.ch/actu/culture/attaque-bestioles-geantes-etats-unis-2010-07-27

Écrit par : iPidiblue mais que fait donc Obama ? | 17 août 2010

"Y a-t-il une quelconque utilité à signer une pétition ?
Question sérieuse et ouverte ."
Ecrit par : dobolino | 16 août 2010

Non. Mais c'est encore plus inutile de ne pas la signer.

"En ce qui me concerne je me suis rendue compte"

Ecrit par : charpentier Hélène | 17 août 2010

"Je me suis rendu compte", non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 17 août 2010

Les discriminations se banalisent à l'école, selon un rapport confidentiel
pour Le Monde.fr
A l'école, il ne fait pas bon être trop différent. Un rapport confidentiel, que Le Monde s'est procuré, montre en effet que les discriminations de toutes sortes ont tendance à se banaliser au sein de l'institution scolaire. Alors même que l'école est supposée intégrer chacun dans la communauté républicaine.



Filles-garçons : la mixité ne tient pas toujours ses promesses


Le rapport doit être remis en septembre au ministre de l'éducation nationale, qui a fait de la lutte contre les discriminations une priorité. Son entourage annonce d'ores et déjà de "nouvelles mesures".

Il faut dire que le constat établi par le groupe de travail qui a rédigé le rapport est préoccupant, qu'il s'agisse du handicap, de sexisme, d'orientation sexuelle ou d'origine. L'enfant handicapé fait encore trop souvent "peur". Les stéréotypes sur les différences "naturelles" entre filles et garçons restent répandus. Cela a des conséquences scolaires, mais cela conduit aussi à des violences parfois justifiées par des "convictions culturelles ou politico-religieuses". L'homophobie se banalise et l'école se montre trop rétive à réagir. Les conséquences, pourtant, peuvent être dramatiques pour les victimes.

En matière de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie, enfin, le groupe de travail constate "une prise de conscience progressive, mais une banalisation des injures et des actes". Et si les élèves en sont victimes, les enseignants ne sont évidemment pas épargnés.

Globalement, c'est le " vivre ensemble" qui se détériore, préviennent les auteurs du rapport. A l'adolescence, la quête identitaire est forte et celle-ci, selon le contexte, selon les réponses des adultes et de l'institution, peut mal se passer. D'où, comme le montre le rapport, le risque d'enclencher une dynamique pernicieuse qui entraîne exclusion, stigmatisation, harcèlement et violences envers ceux qui sont différents.

Écrit par : iPidiblue discriminant | 17 août 2010

Globalement, c'est le " vivre ensemble" qui se détériore, préviennent les auteurs du rapport. A l'adolescence, la quête identitaire est forte et celle-ci, selon le contexte, selon les réponses des adultes et de l'institution, peut mal se passer. D'où, comme le montre le rapport, le risque d'enclencher une dynamique pernicieuse qui entraîne exclusion, stigmatisation, harcèlement et violences envers ceux qui sont différents.

Ecrit par : iPidiblue discriminant | 17 août 2010
---
Quels sont les hypocrites qui feignent de s'etonner d'une telle situation apres cinquante ans de laxisme, de demagogie dans les etablissements publics d'enseignement francais ? (Mais en Angleterre, ou je suis en ce moment, c'est pareil.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 août 2010

Pidiblue, merci pour le pré-rapport, qui vaut son pesant de cacahouètes.
Le vivre-ensemble se détériore ? Comme c'est curieux, on n'arrête pas de mettre l'accent dessus. Peut-être que si on le mettait à nouveau sur la transmission, on aurait des résultats…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 août 2010

pour Le Monde.fr
A l'école, il ne fait pas bon être trop différent.

En matière de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie, enfin, le groupe de travail constate "une prise de conscience progressive, mais une banalisation des injures et des actes".

Ecrit par : iPidiblue discriminant | 17 août 2010

Différent, genre "chère tête blonde" ?

Écrit par : yann | 17 août 2010

Celui-là, Hélène, il est plus jeune ou plus âgé que vous ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Debr%C3%A9

Ecrit par : dobolino | 17 août 2010
---
Que M. J.-L. Debré n'ait pas le baccalaureat ne saurait s'expliquer par une origine sociale defavorisee.
Je suppose qu'il etait intellectuellement un peu trop faible pour decrocher ce diplome (a une epoque ou seules trois series existaient - philosophie; mathematiques elementaires; sciences experimentales -, et qu'il a du deployer de gros efforts - meritoires - pour reussir ses etudes de droit.
Des que j'ai vu apparaitre cet homme sur la scene politique, j'ai observe chez lui une certaine etroitesse d'esprit montrant combien il avait ete formate par son milieu familial. Il m'agacait prodigieusement et j'avais une envie indicible de le gifler tant ce qu'il disait me paraissait stupide au point que je me demandais s'il etait de mauvaise foi ou vraiment stupide.
Maintenant j'ai la reponse.
Je pense qu'en sciences il devait etre nul et qu'en lettres il devait peiner beaucoup. Et en philosophie, il devait peiner beaucoup aussi.
Au fil des annees, cependant, j'ai appris a etre plus tolerant envers lui. Il a des qualites que certains hommes politiques pourraient lui envier. Par exemple, je pense qu'il est integre.
Il est sincere. Mais je ne peux pas accepter ses idees en matiere de justice sociale, par exemple.
De nos jours, bien entendu, il serait recu au baccalaureat serie L. Mais avec quelle mention, je ne m'aventurerai pas a proposer une reponse.

P.-S. : j'ai pris la peine de copier / coller un é dans le nom de cet homme politique, par courtoisie; mais corriger le reste prendrait une heure et me donnerait mal a la tete. Il y a une solution, mais je n'ai pas le courage de la mettre en oeuvre.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 août 2010

Quels sont les hypocrites qui feignent de s'etonner d'une telle situation apres cinquante ans de laxisme, de demagogie dans les etablissements publics d'enseignement francais ? (Mais en Angleterre, ou je suis en ce moment, c'est pareil.)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 août 2010
A ce sujet, (angleterre/système scolaire), vous avez lu les Wilt de Tom Sharpe ?
Je ne m'y suis pas mise encore mais ça fait quelque temps que mon fils et mon mari pouffent de rire toutes les cinq minutes quand ils ont le nez dedans.

Écrit par : dobolino | 17 août 2010

Dobolino, ce sont des livres très drôles dont j'ai maintes fois fait ici une publicité non rémunérée.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 août 2010

Dobolino, ce sont des livres très drôles dont j'ai maintes fois fait ici une publicité non rémunérée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 août 2010
Ben voilà ! Je n'ai encore une fois pas écouté.

Écrit par : dobolino | 17 août 2010

Mais moi aussi, j'ai fait de la publicité à Wilt !!! ;-))

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 août 2010

Ben faut croire que ce n'est pas suffisant. Soyez récurrents sur Wilt ! Une fois tous les ans, c'est notoirement insuffisant. Je propose un bandeau publicitaire par semaine, vu comme se poilent mes commensaux (symbiotes ???). Ça a l'air de valoir les " Bennet et Mortimer " (Bibliothèque Verte ) de mon enfance.

http://lebrunf9.pagesperso-orange.fr/bd/bverte/bennett.html

Écrit par : dobolino | 17 août 2010

J'aime bien cela :
"Anthony Malcolm Buckeridge nous quitte le 28 juin 2004."

Mais on ne lui avait pas demandé de venir !

Écrit par : guy morel | 17 août 2010

A ce sujet, (angleterre/système scolaire), vous avez lu les Wilt de Tom Sharpe ?
Je ne m'y suis pas mise encore mais ça fait quelque temps que mon fils et mon mari pouffent de rire toutes les cinq minutes quand ils ont le nez dedans.

Ecrit par : dobolino | 17 août 2010
---
Non, Dobolino, je n'avais jamais entenu parler des Wilt de Tom Sharpe. Meme si l'on lisait dix heures par jour, on serait contraint de renoncer a lire certains livres.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 août 2010

Sacré Cohn :

"L’intégration, c’est l’école. A la gauche de réfléchir sur aux réformes de l’éducation pour l’adapter à la nouvelle structure de nos populations."

en gros ? on fait quoi ?

Écrit par : exTC | 18 août 2010

"Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 août 2010
A ce sujet, (angleterre/système scolaire), vous avez lu les Wilt de Tom Sharpe ?
Je ne m'y suis pas mise encore mais ça fait quelque temps que mon fils et mon mari pouffent de rire toutes les cinq minutes quand ils ont le nez dedans.

Ecrit par : dobolino | 17 août 2010 "

Je confirme, ainsi que Fumier et Cie du même Sharpe.

Écrit par : TomTom | 18 août 2010

Enfin la sagesse a parlé :

"Ce sont de vrais clowns ces gens... Je suis mort de rire!"

Écrit par : iPidiblue n'y voit que du bleu | 18 août 2010

@ Affaiblissement de l'État

"Selon les chiffres publiés par le service d'information du gouvernement (SIG), le budget ( publicitaire) est passé de 114 millions à 147 millions d'euros, entre 2008 et 2009, pour un nombre de campagnes gouvernementales et ministérielles bondissant de 68 à 105. Le SIG disposant directement de 18,9 millions d'euros pour faire la promotion du gouvernement.

En données brutes, selon Kantar Media, l'Etat se classerait à la cinquième place des plus gros annonceurs français, entre le constructeur automobile Peugeot et le groupe de grande distribution Carrefour. "

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

l'Etat se classerait à la cinquième place des plus gros annonceurs français, entre le constructeur automobile Peugeot et le groupe de grande distribution Carrefour. "

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010

Et ceci alors que, contrairement à Pigeot et Carrouf, l'État n'est en concurrence avec personne !!
C'est dire si son action est brouillonne et inefficace, pour qu'Il soit obligé de faire de la retape à une telle échelle.
Et auprès de qui, grands dieux ? De consommateurs d'État ?
"Tiens, ce matin, il faut que j'aille chez mon percepteur (mon urssaf, ma caf, mon préfet, etc.), il paraît qu'il y a des promos cette semaine".
Ouarf !!

Écrit par : yann | 18 août 2010

Et ça se vend bien ?

Écrit par : iPidiblue en promo | 18 août 2010

On va dire que l'Etat est une prostituée de luxe qui fait sa retape dans les grands médias !

Zahia déclenche une émeute à St-Tropez


Zahia, la prostituée avec laquelle plusieurs joueurs de l'équipe de France sont soupçonnés pour avoir eu des rapport tarifés, notamment lorsqu'elle était encore mineure, a fait hier une apparition de star à Saint-Tropez, rapportent plusieurs médias aujourd'hui.

"Zahia rend Saint-Tropez tout foot", peut-on lire à la une de Var-matin. En vacances sur la côte, où elle a loué une villa avec un ami, "l'escort-girl a affolé les touristes à la sortie d'une boutique du village varois", explique le quotidien.

"Si la jeune femme évite les boîtes de nuit hype afin de ne pas être confrontée à une foule en délire, hier, elle croyait pouvoir s'en tirer (...) dans une virée shopping endiablée. A peine était-elle entrée dans la non moins célèbre boutique Martine Chambon à Saint-Tropez, que des dizaines de personnes se poussaient sur le pas de la porte. Derrière la vitrine, ils attendaient alors Zahia comme une véritable star !", détaille le site Pure People, photos à l'appui.

Dans une tenue très courte, et "escortée par son propre service de sécurité, la sulfureuse bimbo a pris place dans une rutilante berline avec chauffeur. Sans un regard pour les nombreux curieux qui criaient et la photographiaient, Zahia s’en est allée dans un vrombissement de moteur. Fin du show", écrit Voici.fr.

Écrit par : iPidiblue escort en promo | 18 août 2010

Lis tes ratures, lits, taies, ratures...

J'ai essayé de poster de Bretagne au moment de la fermeture d'un "cyberespace" rue des vieilles charrues ;-)) et l'ordi a mis le rideau pour me signifier que c'était l'heure de la fermeture, sans même me dire "Kenavo !".Lles traditions se perdent, mais en compensation, le tenancier de l'espace ne m'a rien fait payer.

Très bien l'édito. de jPB, à une petite restriction près ; l'argument "utilitaire" (une référence bien placée à Shakespeare pour emporter un marché à haut niveau).

Le problème des choses de l'esprit (et la littérature en fait partie) c'est qu'il faut bien dire qu'elles ne servent à rien, c'est d'ailleurs ce qui en fait la saveur, comme le silence, le murmure des sources, le scintillement du soleil sur la mer, les jardins mouillés et le chant des oiseaux.

En ce qui concerne George Orwell qu'un visiteur traite de "plagiaire" (fiente de troll, comme Hugo le disait des calembours de l'esprit qui vole ; celui-ci ne vole pas, mais se vautre), la référence me paraît tout à fait bienvenue, à la quelle pourrait s'ajouter une autre à Victor Klemperer, trop abondamment cité sur ce blog, jadis, pour que j'y revienne.

C'est bien entendu la question cruciale du langage qui est au cœur du sujet et de le définir comme "instrument de communication" n'est pas une évidente banalité, mais relève de l'idéologie politique.

J'ai essayé sur mon blog de mener de mon côté une réflexion sur le sujet sous le titre d'un sujet classique de dissertation "Peut-on parler pour ne rien dire ?", sous les auspices de Friedrich Hölderlin, le contraire d'un "spécialiste en communication" et qui avait compris que le meilleur moyen de survivre à la folie du monde est encore de faire semblant d'être fou.

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Ah ! si seulement Robin avait couché avec l'équipe de France de foot ce serait un gendre parfait ...

Écrit par : iPidiblue Ziegfield Follies | 18 août 2010

C'est bien entendu la question cruciale du langage qui est au cœur du sujet et de le définir comme "instrument de communication" n'est pas une évidente banalité, mais relève de l'idéologie politique.
Ecrit par : Robin | 18 août 2010
Salut,
Cela fait du bien de vous lire. Oui, il s'agit évidemment d'idéologie politique. Seulement laquelle ? Quelle est cette idéologie politique qui fait de la langue un "instrument de communication" dans le Plan Rouchette de 1971 ? Et quel est son lien avec l'idéologies des "communicants" d'aujourd'hui ?

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Quel est le dogme central de l'éducation nationale ?


Jean-Paul Brighelli est un charmant rebelle des années cinquante ! C'est pourquoi on l'adore, il est vintage ...

En 1950 mon père s'est fait renvoyer de chez Michelin parce qu'il fréquentait une prostituée, aujourd'hui les filles qui abandonnent leur enfant et se font enfiler en public dans une piscine comme Loana deviennent des vedettes et les prostituées sont acclamées à condition que toute une équipe de foot - de loosers - leur soit passée dessus !

Moi je veux bien qu'on dise qu'il ne s'est rien passé depuis cinquante ans et qu'on puisse lire César comme en 1850 ou en 1650 mais enfin ...

Vous connaissez le film néoréaliste "Riz amer" ?
"Lors de son passage à la télévision française, le 26 mars 1961, ce film est le premier à être diffusé avec le « carré blanc » indiquant que le film n'est pas « tout public » en raison des jambes nues des mondine, des cuisses sensuelles, de la poitrine opulente et de la tenue (short) de Silvana Mangano."

Sans commentaire ...

Écrit par : iPidiblue Ziegfield Follies | 18 août 2010

Le schéma de communication déterminé par les fonctions jackobsoniennes du langage EST POLITIQUE.

Écrit par : nicolas | 18 août 2010

Cela fait du bien de vous lire. Oui, il s'agit évidemment d'idéologie politique. Seulement laquelle ? Quelle est cette idéologie politique qui fait de la langue un "instrument de communication" dans le Plan Rouchette de 1971 ? Et quel est son lien avec l'idéologies des "communicants" d'aujourd'hui ?

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010

Je ne vous apprendrais rien en me référant au meilleur de Marx et de ses commentateurs (Louis Althusser) en évoquant le caractère "inconscient" des idéologies.

Il ne faut donc pas parler de "complot" concerté contre la culture, la littérature, l'étude du latin et du grec... C'est bien plus subtil (et d'autant plus dangereux) que cela.

Ce qui a lieu sous nos yeux ne relève plus tout à fait des analyses de Georges Orwell (valables pour le stalinisme) ou de Klemperer (valables pour le nazisme) ; ce qui demeure pertinent, c'est le socle philosophique : avoir compris en leur temps que la propagande politique refaçonne les consciences en refaçonnant le langage du fait du caractère indissociable du langage et de la pensée.

Les idéologues actuels sont au service de l'idéologie du marché et du règne de la marchandise (la marchandisation du monde à l'échelle de la planète) ; la langue de Voltaire, de Chateaubriand, de Rimbaud... , est un obstacle à cette marchandisation qui implique aussi la conversion de chacun d'entre nous, à commencer bien entendu par les plus malléables, c'est-à-dire les plus jeunes (les élèves), à la religion de la consommation.

La propagande totalitaire et son cortège de contraintes physiques et morales n'est plus nécessaire.

C'est l'utopie décrite par Aldous Huxley dans "Le Meilleur des mondes" avec son idéal d' "euphorie permanente", davantage que "1984" ou l'analyse de la "Lingua Tercii Imperii" de Klemperer qui peut le mieux rendre compte de ce dont il s'agit.

L'emploi de la force, de la torture, de l'enfermement, de l'élimination étant désormais rendue inutile par l'adhésion pleine et entière des individus aux impératifs de la consommation et l'appauvrissement effrayant de la langue qui accompagne ce processus.

Comme le dit Orwell à la fin de "1984" qui avait bien compris le but ultime de la coercition, "l'adhésion spontanée" : "Les larmes lui montèrent aux yeux, il se rendit compte qu'il aimait Big Brother"."

Écrit par : Robin | 18 août 2010

"Le problème des choses de l'esprit (et la littérature en fait partie) c'est qu'il faut bien dire qu'elles ne servent à rien, c'est d'ailleurs ce qui en fait la saveur, comme le silence, le murmure des sources, le scintillement du soleil sur la mer, les jardins mouillés et le chant des oiseaux." écrit Robin.

Oui, mille fois oui, "la poésie est inutile comme la pluie". Vous aurez reconnu...

Écrit par : Marilyse | 18 août 2010

"Le client a toujours raison" il faut en tirer la conclusion légitime, la seule morale qu'on peut lui vendre c'est celle qu'il veut bien acheter ...

En clair si le client est roi alors il ne peut plus y avoir de distinction entre une morale publique et une morale privée.

La raison d'Etat est donc morte-née entre les mains du plus grand nombre ...

Écrit par : iPidiblue morale privée et morale publique | 18 août 2010

Comme le dit Orwell à la fin de "1984" qui avait bien compris le but ultime de la coercition, "l'adhésion spontanée" : "Les larmes lui montèrent aux yeux, il se rendit compte qu'il aimait Big Brother"."
Ecrit par : Robin | 18 août 2010
Oui, mais voyez les auteurs du Plan Rouchette et ses soutiens, c'est la crème de l'humanisme démo-chrétien et de la pensée universitaire.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

J'ai jeté un coup d'oeil sur le plan Rouchette, ils étaient très axés sur les tabourets, les sièges et les estrades, encore des érudits qui avaient trop lu Saint-Simon !

Écrit par : iPidiblue et la querelle du tabouret | 18 août 2010

@PLAN ROUCHETTE
Il faut lire ce début qui est faux de bout en bout. Je ne veux pas croire au mensonge délibéré ou la malhonnêteté intellectuelle, plutôt à une solide sottise qui aurait dû faire crier "Au cancre !". Et qui n'a même pas fait rire.
"1. La vocation actuelle de l'école élémentaire
Depuis l'ordonnance et le décret du 6 janvier 1959, la prolongation de la scolarité entraîne une modification profonde des structures et, par conséquent, des finalités de l'école obligatoire. La création d'un premier cycle du second degré, que fréquentent tous les enfants jusqu'à seize ans, conduit à concevoir en particulier de toute autre façon l'enseignement du français au cours de la première étape. Autrefois, le but était double :
- d'une part, il fallait que les enfants quittant l'école à quatorze ans et qui constituaient la plus grande masse, sachent lire et écrire assez bien pour s'insérer sans trop de difficultés dans la vie ac- tive.
- d'autre part, le petit nombre de ceux qui entraient dans l'enseignement du second degré à dix ou onze ans devait posséder les connaissances que l'on disait nécessaires à l'acquisition de la culture secondaire et, en particulier, à l'apprentissage du latin et des langues vivantes. Cette double vocation ainsi que le développement, historiquement tardif, de la scolarité obligatoire jusqu'à quatorze ans avaient naturellement conduit à concentrer en cinq années d'études l'ensemble du programme de français. Passé le cours moyen, on ne prévoyait plus que des exploitations ou, au mieux, des approfondissements. Ces perspectives sont aujourd'hui profondément modifiées, et cela d'autant plus que l'évolution rapide des sciences et des techniques oblige à concevoir la formation élémentaire comme la base d'une formation permanente dont la nécessité est admise par tous."
PS. Pidie, laissez les estrades dont on se fout. Voyez plutôt la déformation de la vérité.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Le schéma de communication déterminé par les fonctions jackobsoniennes du langage EST POLITIQUE.

Ecrit par : nicolas | 18 août 2010

Oui, mais il y a cette fameuse "fonction poétique" qui n'en est pas une puisqu'elle échappe curieusement au schéma de la communication : le langage porte essentiellement sur lui-même et non sur le "locuteur" ou le "destinataire" (pardon pour le jargon !).

C'est dans le service de cette "fonction inutile" que se tient pour Hölderlin la plus haute vocation humaine : "Riche en mérites (allusion à Sophocle et à son éloge émerveillé des "réalisations humaines"... La technique et le commerce, déjà !), mais poétiquement pourtant, l'homme établit ici-bas sa demeure."

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Plus près du tabouret, mon Dieu !

Aujourd'hui on dirait plus près de l'écran plasma ...

Quel est l'ordre symbolique du monde ?

Écrit par : iPidiblue et la querelle des écrans plasmas | 18 août 2010

... Il ne s'agit pas du "supplément d'âme" cher à Bergson. Il y a quelque chose de critique et de corrosif dans cette "fonction" parce qu'elle établit un espace de liberté inaliénable.

Écrit par : Robin | 18 août 2010

J'ai jeté un coup d'oeil sur le plan Rouchette, ils étaient très axés sur les tabourets, les sièges et les estrades, encore des érudits qui avaient trop lu Saint-Simon !
Ecrit par : iPidiblue et la querelle du tabouret | 18 août 2010

Pidiblue, je trouve ça très drôle. Go again.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 août 2010

@ PLAN ROUCHETTE
Des érudits qui avaient trop lu Saint-Simon, dit Pidie.
Voire. Plutôt des foldingues qui n'avaient pas lu grand chose.
Cf.
http://www.charmeux.fr/pedagocrates.html

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Passez l'éponge, Guy !

Écrit par : iPidiblue envoie l'élève Morel au tableau noir | 18 août 2010

Passez l'éponge, Guy !
Ecrit par : iPidiblue envoie l'élève Morel au tableau noir | 18 août 2010

Sur Charmeux c'est du crin ou de la paille de fer qu'il faudrait !

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Ah ! si seulement Robin avait couché avec l'équipe de France de foot ce serait un gendre parfait ...

Ecrit par : iPidiblue Ziegfield Follies | 18 août 2010

Ils ne sont pas du tout mon genre... Dommage pour les belles-mères ! ;-))

Écrit par : Robin | 18 août 2010

1993 : je prends ma retraite (Evelyne Charmeux)

OUF!!!!!!!!

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Le tabouret de Saint-Simon : "Il faut un rien de trop pour être"

Écrit par : Robin | 18 août 2010

1993 : je prends ma retraite (Evelyne Charmeux)

OUF!!!!!!!!
Ecrit par : Robin | 18 août 2010
Hélas, elle continue à sévir la mémé.
Même qu'il n'y a pas si longtemps elle se faisait des sous dans je ne sais plus quelle officine de préparation au concours de PE.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

En ce qui concerne George Orwell qu'un visiteur traite de "plagiaire" [...]

Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Sans vouloir défendre "Mort aux cons" (quoique le programme soit séduisant...), voici quelques éléments intéressants sur le sujet.

Déjà, l'accusation est ancienne : elle fut d'abord le fait d'Isaac Deutscher, biographe de Lénine et Trotsky, que Guy Morel connaît sûrement. Je n'ai pas retrouvé quand, ni dans quel ouvrage.

Puis j'ai pour vous une chronique de George Steiner, parue dans le New Yorker en Mars 1969 (pages 139-151), dans laquelle on peut lire :
"But it was, of course, Zamyatin’s We that provided Orwell with his immediate model. He came across this antiutopian satire, by one of the most gifted of Russian Symbolists, in February of 1944. He remarked, ‘I am nterested in that kind of book, and even keep making notes for one myself that may get written sooner or later.’ Two ears later, Orwell reviewed We. Though superior to Brave New World, said Orwell, Zamyatin’s was ‘not a book of the first order.’ Yet his article, and the passages he chose for comment, show how deeply Orwell was inspired. Nineteen Eighty-Four is a close imitation, and Zamyatin’s seems to me the subtler, more inventive fiction. Big Brother derives from The Benefactor; the bell lowered over Winston’s head is that under which I–330 is tortured."

C'est d'autant plus amusant que dans la recension de "Nous autres" que fit Orwell dans Tribune en 1946, il suggéra que "Brave new world" était "quite possibly a plagiarism" de "We". (source : "critical companion to George Orwell" par Edward Quinn, 2009).

Plagiat, inspiration, imitation ? Vaste problème, là aussi.

PS : mon goût personnel va dans le même sens que celui de Steiner. "1984"est une pâle imitation de "Nous autres", que je trouve bien meilleur.

Écrit par : yann | 18 août 2010

Bizarre copié-collé !

Interested, bien sûr, et "Two Years later", et non "deux oreilles plus tard" !
;o)))

Écrit par : yann | 18 août 2010

Quand on lit la prose d'Evelyne, on se dit que ça avait du bon d'avoir appris à écrire, comme Saint-Simon, sur un"tabouret".

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Je t'en ficherais des "avenirs radieux" !

Écrit par : Robin | 18 août 2010

C'était pas pour apprendre à nager, le tabouret ?

Écrit par : yann | 18 août 2010

PS : mon goût personnel va dans le même sens que celui de Steiner. "1984"est une pâle imitation de "Nous autres", que je trouve bien meilleur.

Ecrit par : yann | 18 août 2010

George Orwell a connu le stalinisme (foncièrement et viscéralement anti-républicain) à travers son engagement dans la guerre d'Espagne. "1984" est un règlement de compte.

Zamyatine, a vécu les choses de l'intérieur. Et puis il y a le problème de la censure qui rend plus "subtil". Staline n'a d'ailleurs pas compris tout de suite.

Dans la libre Angleterre (?), Orwell pouvait se permettre "d'enfoncer le clou", l'allégorie est explicite et quasi transparente.

Bon, je retire l'allusion à la "fiente de l'esprit qui vole". Mais Orwell, quoi qu'on en dise, fait partie pour moi de ces gens qui vous donnent envie d'être Anglais.

Écrit par : Robin | 18 août 2010

"C'était pas pour apprendre à nager, le tabouret ?"

Ecrit par : yann | 18 août 2010

Oui, mais prendre son pied en essayant de nager peut être acrobatique, voire dangereux !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 août 2010

Mais Orwell, quoi qu'on en dise, fait partie pour moi de ces gens qui vous donnent envie d'être Anglais.

Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Concernant Deutscher, il semble que son accusation soit une réponse du berger à la bergère. Il figurait en effet sur la liste de crypto-communistes établie par Orwell en 1949.
Je n'ai pas une attirance prononcée pour les communistes, mais encore moins pour les sycophantes (surtout glaireux).

L'inventeur de la recette du camembert frit me donne beaucoup plus envie d'être Anglais.

Sur la liste d'Orwell : http://en.wikipedia.org/wiki/Orwell%27s_list

Écrit par : yann | 18 août 2010

Oui, mille fois oui, "la poésie est inutile comme la pluie". Vous aurez reconnu...

Ecrit par : Marilyse | 18 août 2010

Cadou ?

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Cadou ?
Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Oui.
Qui lit encore Cadou ? Les Français vont de plus en plus dans les jardineries mais sont partis vivre en ville, alors "L'odeur des lys"...

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

1993 : je prends ma retraite (Evelyne Charmeux)
OUF!!!!!!!!
Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Ah ? Le marxisme s'est-il éteint à la retraite de Marx ?

Écrit par : nicolas | 18 août 2010

@Cadou

POURQUOI N'ALLEZ-VOUS PAS A PARIS?

Pourquoi n'allez-vous pas à Paris?
- Mais l'odeur des lys! Mais l'odeur des lys!

- Les rives de la Seine ont aussi leurs fleuristes
- Mais pas assez tristes oh! pas assez tristes!

Je suis malade du vert des feuilles et des chevaux
Des servantes bousculées dans les remises du château

- Mais les rues de Paris ont aussi leurs servantes
- Que le diable tente ! que le diable tente !

Mais moi seul dans la grande nuit mouillée
L'odeur des lys et la campagne agenouillée

Cette amère montée du sol qui m'environne
Le désespoir et le bonheur de ne plaire à personne


- Tu périras d'oubli et dévoré d'orgueil
- Oui mais l'odeur des lys la liberté des feuilles !

René Guy Cadou

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

1993 : je prends ma retraite (Evelyne Charmeux)
OUF!!!!!!!!
Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Ah ? Le marxisme s'est-il éteint à la retraite de Marx ?
Ecrit par : nicolas | 18 août 2010

C'est ce qui s'appelle un commentaire fielleux et mal t'à propos.
Charmeux est au marxisme ce que la crotte de nez est aux pyramides.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

est à Marx, voulè-je dire...

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

"Bernard Crick justified Orwell wanting to help the post-war Labour Government. "He did it because he thought the Communist Party was a totalitarian menace," he said. "He wasn't denouncing these people as subversives. He was denouncing them as unsuitable for a counter-intelligence operation."

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Et ta sœur ?

Écrit par : yann | 18 août 2010

Bien sûr, Guy, l'analogie ne portait pas sur l'importance des personnages mais sur la trace qu'ils laissent.
Et mon commentaire n'avait rien de fielleux. Ne vous sentez donc pas toujours obligé de le défendre, notre bon Karl. Il se défend très bien lui-même en ce siècle de capitalocommunisme forcené qui fait de la Chine la 2ème et bientôt 1ère économie mondiale...

Écrit par : nicolas | 18 août 2010

Foutre !!
Le "Et ta sœur ?" répondait bien sûr à "Est à Marx", pas à Robin.

Écrit par : yann | 18 août 2010

"He did it because he thought the Communist Party was a totalitarian menace,"
Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Et j'approuve.
Mais la petite liste, après la pose du granthomme de gauche et l'"hommage à la Catalogne", ça fait désordre...

Écrit par : yann | 18 août 2010

« Je n'ai pas une attirance prononcée pour les communistes, mais encore moins pour les sycophantes (surtout glaireux). »
yann | 18 août 2010

Il y a belle lurette qu’il a été fait justice de ce genre de saloperie.
Lire à ce sujet George Orwell devant ses calomniateurs (Ed. Ivrea & Encyclopédie des Nuisances).

Écrit par : tailleboudin | 18 août 2010

"He did it because he thought the Communist Party was a totalitarian menace,"
Ecrit par : Robin | 18 août 2010

Et j'approuve.
Mais la petite liste, après la pose du granthomme de gauche et l'"hommage à la Catalogne", ça fait désordre...

Ecrit par : yann | 18 août 2010

C'est vrai qu'il aurait pu s'abstenir de rédiger cette liste, même si "les plus désappointés furent ceux qui n'y figuraient pas". Mais il ne faut pas oublier qu'Orwell fut un militant (déçu) et un soldat. Sans vouloir l'excuser, je pense qu'il faut se resituer dans le contexte de la Guerre froide.

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Ah oui, "saloperie", voilà qui élève le débat.

L'explication la plus simple est sans doute celle de Norman Mackenzie : "I'm an Orwell man, I agreed with him on the Soviet Union, but he went partly ga-ga I think."

Pas de quoi en faire un boudin, en effet.

Mon allusion à la fameuse liste ne vise pas à salir la mémoire du granthomme, mais était (peut-être) une explication de l'accusation de plagiat de Deutscher.

Écrit par : yann | 18 août 2010

Bien sûr, Guy, l'analogie ne portait pas sur l'importance des personnages mais sur la trace qu'ils laissent.
Et mon commentaire n'avait rien de fielleux. Ne vous sentez donc pas toujours obligé de le défendre, notre bon Karl. Il se défend très bien lui-même en ce siècle de capitalocommunisme forcené qui fait de la Chine la 2ème et bientôt 1ère économie mondiale...
Ecrit par : nicolas | 18 août 2010

Je n'ai pas le ridicule de vouloir défendre Marx, je faisais simplement remarquer que voir dans Charmeux même une simple "trace" du barbu est incongru.
Charmeux est une petite bourgeoise très con, arrogante et prétentieuse comme de juste, et rien de plus. Et elle peut bien se référer à qui elle veut, cela ne change rien à l'affaire.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Foutre !!
Le "Et ta sœur ?" répondait bien sûr à "Est à Marx", pas à Robin.

Ecrit par : yann | 18 août 2010

No problemo, mon frère, Wesssh !

Écrit par : Robin | 18 août 2010

Ah oui, "saloperie", voilà qui élève le débat.
yann | 18 août 2010

Il est en effet difficile d'élever quoi que ce soit en compagnie de qui pense bassement.
Aussi je maintiens que cette accusation que vous portez est une saloperie.

Écrit par : tailleboudin | 18 août 2010

Je n'"accuse" pas Orwell d'avoir participé à un quelconque maccarthysme à l'anglaise, ni d'avoir mangé des enfants communistes, je constate que des sources multiples parlent de cette liste, qui est probablement un péché de (grande) vieillesse, ou bien une résurgence de son passé de flic.
Je ne me sers de cette info que pour supposer que Deutscher avait peut-être de bonnes raisons d'accuser Orwell de plagiat.

Mais si vous tenez à ce que j'abjure mes erreurs et que je dise qu'Orwell n'a jamais écrit de liste, pas même une liste de courses, soit.

A part faire le cuistre et traiter d'ordure fasciste tout ceux qui ne pensent pas comme vous, qu'est-ce que vous savez faire ?

Écrit par : yann | 18 août 2010

« traiter d'ordure fasciste »

Pourquoi « fasciste » ?

Écrit par : tailleboudin | 18 août 2010

Vous connaissez la suite de "et ta sœur ?" ?
Non, bien sûr !
C'est:
"Elle bat le beurre et quand elle battra la merde, j't'appellerai pour lécher le bâton."

Écrit par : dobolino | 18 août 2010

A part faire le cuistre et traiter d'ordure fasciste tout ceux qui ne pensent pas comme vous, qu'est-ce que vous savez faire ?

Ecrit par : yann | 18 août 2010
Cuisiner les os à moëlle ?
Il fait peut-être d'excellent pot-au-feu, ce gars ...

Écrit par : dobolino | 18 août 2010

"Le problème des choses de l'esprit (et la littérature en fait partie) c'est qu'il faut bien dire qu'elles ne servent à rien, c'est d'ailleurs ce qui en fait la saveur, comme le silence, le murmure des sources, le scintillement du soleil sur la mer, les jardins mouillés et le chant des oiseaux." écrit Robin.

Oui, mille fois oui, "la poésie est inutile comme la pluie". Vous aurez reconnu...

Ecrit par : Marilyse | 18 août 2010

Vous êtes adorables, dans votre fonction! Vous me rappelez le prof de français de ma fille, en Troisième, à la réunion parents-profs, expliquant devant moi à ma fille la source de bonheur qu'était la littérature. J'ai ricané avec amertuime et lui ai dit: "source de bonheur ou source de souffrance ?".
A son honneur, il a accusé le coup.

Écrit par : dobolino | 18 août 2010

Il est vrai que souffrance = bonheur, per aspera ad astra et tout et tout, j'en passe et des meilleures.

Écrit par : dobolino | 18 août 2010

La souffrance est rédemptrice, à moins qu'elle ne soit la nuit qui précède les lendemains qui chantent ?
J'ai mal compris ce qu'on m'a enseigné ?

Écrit par : dobolino | 18 août 2010

@Nationalité
Journal Officiel de la République Française, édition du 10 décembre 1940, p. 6043.

Décret du 8 décembre 1940 portant déchéance de la nationalité française.

“Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

“Sur le rapport du garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat à la justice,

“Vu l’article 1er de la loi du 23 juillet 1940 portant que tout Français qui a quitté le territoire français métropolitain entre le 10 mai et le 30 juin 1940 pour se rendre à l’étranger, sans ordre de mission régulier émanant de l’autorité compétente ou sans motif légitime, sera regardé comme ayant entendu se soustraire aux charges et devoirs qui incombent aux membres de la communauté nationale et, par suite, avoir renoncé à la nationalité française, qu’il sera en conséquence déchu de cette nationalité par décret rendu sur rapport du garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat à la justice, et que cette mesure prendra effet à partir du jour fixé par le décret,

“Décrétons :

“Art. 1°. – Est déchu de la nationalité française, à dater du 2 août 1940 ;

M. de Gaulle (Charles André Joseph Marie), né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) ».

Signé Philippe Pétain.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Trop fort, Guy !
JPB

Écrit par : brighelli | 18 août 2010

Vous connaissez la suite de "et ta sœur ?" ?
[...]
Cuisiner les os à moëlle ?
Il fait peut-être d'excellent pot-au-feu, ce gars ...

Cuisiné par : dobolino | 18 août 2010

Justement, je connaissais cette autre version :
"Elle se met un os dans le cul pour faire du bouillon".
Clâsse, non ?

Écrit par : yann | 18 août 2010

M. de Gaulle (Charles André Joseph Marie), né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) ».

Signé Philippe Pétain.

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010

Quand on pense que Charles de Gaulle avait souhaité que Philippe Pétain, "le vainqueur de Verdun" fût le parrain de son fils Philippe, le futur amiral Philippe de Gaulle et qu'on a accusé de Gaulle d'être "rancunier" (!)

Je crois aussi que le même de Gaulle avait été condamné à mort pour "haute trahison". Sa nièce, Geneviève de Gaulle Anthonioz fut déportée à Ravensbrück sur l'ordre de Himmler "pour servir de monnaie d'échange" (lire son très beau livre : "La traversée de la nuit")

Écrit par : Robin | 18 août 2010

e crois aussi que le même de Gaulle avait été condamné à mort pour "haute trahison". Sa nièce, Geneviève de Gaulle Anthonioz fut déportée à Ravensbrück sur l'ordre de Himmler "pour servir de monnaie d'échange" (lire son très beau livre : "La traversée de la nuit")
Ecrit par : Robin | 18 août 2010
J'ai eu le plaisir et l'honneur de dîner, en compagnie de quelques-uns que je ne nommerai pas, avec Geneviève De Gaulle. Aussi petite de taille qu'était grand son oncle, mais lui ressemblant étonnamment de visage quoiqu'elle fût chignonnée. On nous servit des asperges en vinaigrette ; alors, voyant l'hésitation de tous devant ce mets dont la consommation est périlleuse quand on n'use pas, renonçant au plaisir de lamper sauce et légume, de la fourchette et du couteau, elle nous délivra en disant : "Je ne sais pas comment vous faites, mais moi, je les mange avec les doigts." Ce qu'elle commença à faire aussitôt.
Il y a des manières qui ne trompent pas. Un grande dame.

Écrit par : guy morel | 18 août 2010

Les asperges ? Je les déguste en infusion ...

Écrit par : iPidiblue consommé d'asperges | 19 août 2010

« On nous servit des asperges en vinaigrette… »
guy morel | 18 août 2010

« Savez-vous comment se mangent les asperges? La question peut paraitre futile. Certains, même, ont envie d'en rire, bien que la plupart n'en connaissent pas la réponse exacte. Mais les jeunes filles qui sont là écoutent attentivement leur professeur. Eh bien, l'asperge est un des seuls légumes que l'on peut manger avec les doigts, explique-t-il. L'école qui apprend ces petits détails de la vie en société - une société souvent choisie - s'appelle l'Ecole de Surval Mont-Fleuri. […] L'Ecole de Surval est la dernière authentique finishing school ou école pour jeunes filles en Europe, sous sa forme traditionnelle d'internat… »
http://archives.bilan.ch/BI/BILAN/-/article-2006-05-128/savez-vous-comment-se-mangent-les-asperges

Écrit par : tailleboudin | 19 août 2010

« Cuisiner les os à moëlle ? »
dobolino | 18 août 2010

« moelle ».

Écrit par : tailleboudin | 19 août 2010

Comme le dit Orwell à la fin de "1984" qui avait bien compris le but ultime de la coercition, "l'adhésion spontanée" : "Les larmes lui montèrent aux yeux, il se rendit compte qu'il aimait Big Brother"."
Ecrit par : Robin | 18 août 2010
Oui, mais voyez les auteurs du Plan Rouchette et ses soutiens, c'est la crème de l'humanisme démo-chrétien et de la pensée universitaire.

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010

Le Plan Rouchette prend acte de "l'évolution de la société" et de la nécessité de "démocratiser" l'École.

L'Ecole d'aujourd'hui n'a pas grand chose à voir avec celle des années 60 (examen d'entrée en 6ème, sélection à l'entrée dans le second cycle...).

Le problème d'implosion du système que nous connaissons aujourd'hui (je parle des acteurs de terrain, pas de ceux qui ne voient jamais les élèves) tient, à mon avis à deux facteurs :

1) Les Réformes successives, de Droite et de Gauche (mais il faut bien le dire surtout de Gauche), ont aboli tous les "crans de sûreté" de la réforme Haby : dédoublements des classes, orientations après la 5ème, CPPN... Le mouvement s'est accéléré à partir de la Loi d'Orientation de 89 dite "Loi Jospin". On a supprimé dans la foulée les 4ème et 3ème technologiques afin de créer le "collège unique total".

2) Au lieu de maintenir un certain niveau d'exigence à travers les programmes, on s'est employé à vider les contenus et ceci, dès l'École primaire (le socle, les fondations) afin de "mettre l'École à la portée de tous".

La substitution de la notion de "communication" à la notion de "littérature" fait évidemment partie de l'arsenal de la "démocratisation".

La véritable démocratisation aurait consisté à transmettre au maximum d'enfants des contenus exigeants afin de faire de l'École un levier de promotion sociale.

Ceci n'a pas été fait ou laissé à l'initiative de quelques individus nageant à contre-courant et le résultat est là que personne, même les idéologues les plus obtus ou les plus malins du système, les tenants de la "pédagogie nouvelle" et les statisticiens de la rue de Grenelle, ne peuvent nier : 30% d'enfants entrant en 6ème sans savoir vraiment lire et écrire.

Comment voulez-vous faire de la littérature ? Alors, on préfère "communiquer"... l'indigence.

"Un fou, c'est quelqu'un qui a tout perdu, sauf la raison, on pourrait appliquer ce paradoxe à l'Éducation nationale.Voilà comment une logique impeccable aboutit à la folie absolue.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

« moelle ».

Ecrit par : tailleboudin | 19 août 2010

Et aussi "d'excellentS pot-au-feu", tant qu'à faire.

Écrit par : yann | 19 août 2010

Pourquoi « fasciste » ?

Ecrit par : tailleboudin | 18 août 2010

Parce que "fasciste, forcément fasciste", pour paraphraser Margoton.
Parce que le personnage que vous incarnez ici ne peut voir le malpensant que comme tel, ou bien, dans vos accès d'indulgence, comme un sombre imbécile.
Vous êtes peut-être réellement ce personnage.

Mais je suis enclin à penser que vous êtes, sous ce pseudo, la caricature, la part d'ombre (une des parts d'ombres ?), d'un contributeur régulier du bonnet d'âne, qui fait d'ailleurs sans doute d'excellents pot-au-feu...
??

Écrit par : yann | 19 août 2010

La substitution de la notion de "communication" à la notion de "littérature" fait évidemment partie de l'arsenal de la "démocratisation".

La véritable démocratisation aurait consisté à transmettre au maximum d'enfants des contenus exigeants afin de faire de l'École un levier de promotion sociale.

Ecrit par : Robin | 19 août 2010

Alors, allons-y. Contenus exigeants en littérature pour des élèves de dix, puis neuf, puis huit, puis sept, puis six, cinq, quatre et trois ans, s'il vous plaît ?
Juste pour combattre un peu Sainte Littérature de Jeunesse... Merci.

Écrit par : catmano | 19 août 2010

Moi qui suis un incroyant - je veux dire qui ne croit à aucun des dogmes en vigueur à mon époque - je suis bien obligé de constater que les deux médailles Fields que la France vient de remporter sont attribuées à un français pur jus, Cédric Villani de Brive la Gaillarde et à un français nouveau tout juste naturalisé issu de notre ancienne colonie l'Indochine, Bao Châu Ngo.
Par contre je note que de nos millions de ressortissants africains, il ne vient rien du tout ...

PS Les deux autres mathématiciens honorés sont un israélien (fils d'un matheux) et un russe.

Écrit par : iPidiblue médailles Fields | 19 août 2010

Alors, allons-y. Contenus exigeants en littérature pour des élèves de dix, puis neuf, puis huit, puis sept, puis six, cinq, quatre et trois ans, s'il vous plaît ?
Juste pour combattre un peu Sainte Littérature de Jeunesse... Merci.

Ecrit par : catmano | 19 août 2010

Je suis d'avis d'y aller doucement ; j'avoue qu'il m'est arrivé de faire "étudier" "Sacrées sorcières" au début de l'année de Roald Dahl avec des 6ème très hétérogènes (mais quelle classe ne l'est pas, "hétérogène" aujourd'hui ?) et il y a des livres de littérature jeunesse de qualité et qui abordent des thématiques intéressantes (Tournier, Winterfeld, Golding,..).

Il y a parfois des "frémissements positifs" et il faut en prendre acte et ne pas s'en tenir au registre de la déploration permanente et je me réjouis personnellement du retour des "textes fondateurs de la culture occidentale" dans les nouveaux programmes de 6ème : la Bible, l'Iliade et l'Odyssée, les Métamorphoses d'Ovide...

C'est la base de tout ; on ne peut pas comprendre quoi que ce soit à un texte littéraire si on ne connaît pas les textes fondateurs.

On peut faire les deux : de la bonne littérature jeunesse et Ovide et soit dit en passant, ça passionne les élèves qui a dit que la "littérature" se devait d'être ennuyeuse ?

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Juste naturalisé, mais normalien 1992 :
http://images.math.cnrs.fr/Des-medailles-pour-les-maths.html

Écrit par : pierre2 | 19 août 2010

... Non seulement à la littérature, mais au monde qui nous entoure !

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Oui magnifique noeud papillon de Cédric Villani !

Écrit par : iPidiblue le retour du noeud pap' | 19 août 2010

Comment voulez-vous faire de la littérature ? Alors, on préfère "communiquer"... l'indigence.

"Un fou, c'est quelqu'un qui a tout perdu, sauf la raison, on pourrait appliquer ce paradoxe à l'Éducation nationale.Voilà comment une logique impeccable aboutit à la folie absolue.

Ecrit par : Robin | 19 août 2010
---
Je demeure persuade que la politique scolaire publique en France vise a l'abrutissement du vulgum pecus, Robin.
Voila comment une logique impeccable aboutit a la domination d'un peuple par une poignee de ploutocrates pas forcement cultives eux-memes, mais sachant compter jusqu'a dix puissance douze (euros), soit un téraeuro.
Le pire, c'est que lorsque la gauche fut au pouvoir pendant trois legislatures, je n'ai pas vu grande difference (en matiere d'enseignement public, surement, mais dans d'autres domaines aussi, a des degres divers).
L'humanite regresse intellectuellement et moralement cependant qu'elle croit (avec i accent circonflexe) en nombre, allant droit dans le mur.
Jacques Barzun le dit, et depuis longtemps : quand il a commence, en 1945, a denoncer la decadence generale, j'avais cinq ans. Je ne connais son existence que depuis quelques mois grace a quelqu'un qui s'exprime sur ce blog.
Peut-etre est-il musele.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 août 2010

Oui magnifique noeud papillon de Cédric Villani !

Ecrit par : iPidiblue le retour du noeud pap' | 19 août 2010

Et que dire de la lavallière ?

http://www.pourlascience.fr/e_img/boutique/villani_web_mfo.jpg

Écrit par : yann | 19 août 2010

Oui d'accord mais il faut savoir la porter, si on n'a pas de médaille Fields c'est difficile ...

Écrit par : iPidiblue dit Mlle de Lavallière | 19 août 2010

Il me semble que le noeud papillon de C. Villani est un clin d'oeil historique :
Laurent Schwarz (http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Schwartz, http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/schwartz.html) était un collectionneur, et c'est actuellement le symbole du CMAT de l'Ecole polytechnique (http://www.math.polytechnique.fr/), dont il a été le fondateur.

Écrit par : pierre2 | 19 août 2010

La médaille Fields porte l'inscription : "Transire suum pectum mundoque potiri", citation attribuée à Archimède (l'inventeur du fameux "levier"), c'est-à-dire, grosso modo : "Pour transcender les limites humaines et maîtriser l'univers." citation qui rejoint le "devenir maître et possesseur de la nature" de Descartes.

Les Grecs ont mis en balance l'éthique du "meden agan" (rien de trop) et de la terreur de "l'ubris", la démesure (les Stoïciens en particulier) et que l'on trouve, chez le même homme, le fondateur de la philosophie moderne, les deux influences : "Et je songeais à me vaincre plutôt que la fortune et à changer mes désirs plutôt que l'ordre du monde." (Descartes, Discours de la Méthode).

Les physiciens et les mathématiciens "appliqués" (Archimède) contre les moralistes.

Tous les discours concernant les grands problèmes de l'heure (l'écologie, le réchauffement climatique...) tournent autour de cette contradiction constitutive de la culture occidentale : la démesure et la limite.

("Utilité" du grec et du latin !)

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Ce n'est pas un nœud paillon, c'est une lavallière !

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Ce n'est pas un nœud papillon, c'est une lavallière !

Écrit par : Robin | 19 août 2010

"Par contre je note que de nos millions de ressortissants africains, il ne vient rien du tout ..."

Ecrit par : iPidiblue médailles Fields | 19 août 2010

C'est vrai qu'on a tendance à oublier que pidibouse est le " dernier des racistes", comme il le dit si bien lui-même, et que selon ses théories fort étayées scientifiquement, les arabes sont violents et les noirs ont un QI moitié moins important que celui des blancs. D'ailleurs, il suffit de comparer le très gros QI de pidibouse, phare de la pensée occidentale, à celui, par exemple, de David Blackwell, petite crotte de mathématicien noir américain, pour en être convaincu. CQFD.

Au fait, pidibouse, quand vous écrivez sur votre site à la noix : "Si l'époque romantique l'AURAIT vu en chasseur-bûcheron croyant aux sorcière et aux philtres magiques, le XVIIIème l'aurait mis en scène comme un pédant ridicule digne de figurer dans une commedia dell'arte ou dans un opéra-bouffe dont le livret serait écrit par Goldoni et la musique par Pergolèse", c'est pour rendre hommage à Louis Pergaud ou c'est juste pour prouver à vos lecteurs que vous êtes poète ? Je vous cite, en effet : "Une langue bien faite est économique, une langue mal faite est poétique."

Écrit par : pidibouse ou la science confuse | 19 août 2010

Pidibouse mon frère ne t'emballe pas, quand nous serons tous dans le grand nirvana où nous nagerons comme des bienheureux, il n'y aura pas de fautes de points-virgules qui tiennent ... en attendant déconne et détends toi en attendant de décrocher une médaille Fields ou un prix Nobel de physique exactement comme tout le monde, on est en démocratie oui ou merde ?

Écrit par : iPidiblue sans lavallière mais cum grano salis | 19 août 2010

Au fait, j'ai aussi oublié de préciser : c'est "sorcièreS", pas "sorcière".

Écrit par : pidibouse, où la science con fuse | 19 août 2010

Eh oui, comme dirait Calimero c'est trop injuste ! J'ai 47 ans et je n'ai plus beaucoup d'espoirs de devenir Mozart ou Friedrich Gauss ou Camille Lacourt ! Heureusement j'ai mon pote Pidibouse pour me remonter le moral, on va se murger ensemble ...

Écrit par : iPidiblue c'est trop injuste ! | 19 août 2010

Avez-vous remarqué que la majorité des êtres humains ont un immense amour d'eux-mêmes et qu'ils ont du mal à accepter que le monde ne tourne pas autour d'eux ? Que de mondes nous ignorent comme disait Pascal ...

Écrit par : iPidiblue c'est trop injuste ! | 19 août 2010

Mais, ma chère petite bouse, sache que je n'en ai rien à battre de décrocher une médaille Fields. Pas les moyens non plus. Pas plus que toi qui m'as l'air d'être encore plus limité que ce que je ne le croyais.

Par ailleurs, utiliser un conditionnel à la place d'un indicatif dans une subordonnée de condition, c'est un peu plus gênant que de se planter sur un point-virgule. Mais si tu veux écrire n'importe comment, après tout, libre à toi : on est en démocratie, comme tu dis. Il y a, d'ailleurs, plein de gens qui écrivent comme des porcs. Certes, parfois, on a vraiment du mal à comprendre ce qu'ils veulent dire, mais il faut savoir composer avec la licence poétique (du moins, si je m'en tiens à tes théories).

Pour le nirvana, ce sera sans moi, j'y crois pas plus qu'aux portes du paradis. Pour la détente : rassure-toi, j'ai l'impression d'être vachement plus détendu que toi, qui passes ta vie sur le blog d'un type que tu méprises, à "converser" avec des gens que tu prends pour des cons. Visiblement, ta psychothérapie ne marche pas des masses.

Écrit par : pidibouse ou la science CON-fuse | 19 août 2010

"Avez-vous remarqué que la majorité des êtres humains ont un immense amour d'eux-mêmes et qu'ils ont du mal à accepter que le monde ne tourne pas autour d'eux ?"

Ecrit par : iPidiblue c'est trop injuste ! | 19 août 2010

Quel talent dans l'autoportrait !

Écrit par : pidibouse is my friend | 19 août 2010

Je suis comme Albert Einstein : "je ne suis pas très fort en mathématiques" ;O))

Écrit par : Robin | 19 août 2010

"Pas plus que toi qui m'as l'air d'être encore plus limité que ce que je ne le croyais."

=

"Pas plus que toi qui m'as l'air d'être encore plus limité que je ne le croyais"

Tu vois, Driout : un grosse faute de syntaxe, et tout de suite, c'est moins clair. Même si c'est plus poétique.

Écrit par : oupla, my bad | 19 août 2010

L'humanite regresse intellectuellement et moralement
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 août 2010

Bôf ...

La proportion d'hommes sachant lire et écrire et ayant accès à des sources de connaissances autres que celles traditionnelles (et généralement aussi délirantes que distrayantes) de sa tribu n'a jamais été aussi importante.

Quant à la décadence morale j'ai pas le sentiment que le XIXème ai montré de grandes aspirations morales. Suffit de lire Zola et tous les écrivains réalistes.

Durant la seconde guerre mondiale le lot de salopards a été considérablement plus important que celui des justes. Difficile de faire pire au XXIème ...
Êtes-vous assez présomptueux pour avoir la certitude de choisir le bon camp lors de la prochaine ? Moi pas ...

Vous avez comme beaucoup une vision romantique du passé (peut-être par nostalgie de votre propre jeunesse ?).

Vous jugez le monde à l'aune de la très haute image (sans doute justifiée) que vous avez de vous même, du coup vous êtes d'une sévérité excessive.

Moi, je fais de mon mieux (quand j'y pense) et ne suis pas plus fier que ça du résultat !
Je n'ai pas une très haute opinion de l'espèce (et je m'y inclus).
Mais il ne me semble pas (et plutôt au contraire) que l'humanité améliore au cours du temps sa propension à la barbarie.
En dépit d'outils beaucoup plus performants on torture, guerroie, loidutalionise etc, moins que jamais.

Écrit par : Zorglub | 19 août 2010

"Quand je considère la petite durée de ma vie, absorbée dans l'éternité précédant et suivant ; le petit espace que je remplis, et même que je vois, abimé dans l'infinie immensité des espaces que j'ignore et qui m'ignorent ; je m'effraie, et m'étonne de me voir ici plutôt que là ; car il n'y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors."
Blaise Pascal.

Et bien malgré toutes ces déclarations solennelles de "l'effrayant génie" j'ai du mal à croire à ces protestations et l'amour-propre de Pascal me semble plus qu'évident ...

En fait Pidibouse de quelque nom que tu te nommes, ce n'est pas moi qui t'obsède, ce sont les vérités blessantes pour ton âme qui t'offusquent ... sois plus heureux et détache toi de ces vaines frayeurs !

Quant à mes relations avec JPB elles sont excellentes, je ne doute pas qu'il ait sa propre vanité mais je pense qu'il est suffisamment philosophe pour ne pas croire qu'on a forcément besoin de la gloire de Baudelaire, de Saint-Simon ou de son cher cardinal Retz pour avoir une vie bien remplie et d'ailleurs la survie posthume d'un nom n'est pas forcément synonyme de bonheur immédiat.

Écrit par : iPidiblue l'infinie immensité des espaces | 19 août 2010

Je demeure persuade que la politique scolaire publique en France vise a l'abrutissement du vulgum pecus, Robin.

Elle met dans le mille, mais je ne sais pas si elle vise.

Au fond, c'était peut-être plus facile (bien que physiquement plus dangereux) quand les choses se faisaient ouvertement, par exemple sous le Troisième Reich quand la propagande visait à recycler la pensée.

"L'ennemi" est devenu invisible, innombrable, sans nom, c'est l'autre, c'est aussi nous-mêmes.

Le marché ? Oui, mais tout le monde veut du marché, les riches comme les pauvres (regardez ce qui se passe en Chine) et d'une certaine façon, j'ai beau ; je suis, consciemment ou inconsciemment une victime consentante de la mode, un consommateur, comme tout le monde.

Il y a quelque chose de fascinant dans la facilité de la "bêtise" et il y a des jours où on est fatigué de lutter.

Ce que je reproche à ceux qui nous dirigent (et surtout à la Gauche quand elle était au pouvoir parce qu'elle avait un devoir historique à cet égard), c'est de ne pas avoir donné à l'École les moyens d'aider les générations futures à accéder à la liberté de l'esprit, à la fonction critique qui doit accompagner la mondialisation inéluctable et le règne de la marchandise.

Alors oui, si la civilisation n'est plus régulée par la culture comme le souhaitait Claude Levi-Strauss, c'est la décadence.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Pardonnez-moi, Francis, j'ai omis de mettre votre nom sous la phrase à laquelle j'ai réagi.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Robin,


La liberté de l'esprit blesse les âmes délicates ... regardez ce brave Pidibouse dès que je dis une petite évidence de derrière les fagots qui ne demande nul génie juste un peu de sens de l'observation !

Est-ce que vous êtes prêt à faire lire Sade à des enfants de dix ans au nom de la liberté de l'esprit critique ?


Ne croyez-vous pas que l'humanité préfère les mensonges rassurants ? Et surtout les mensonges simples ?

Si vous me dites que mon salut dépend de ma compréhension de la théorie quantique des champs mais que mon cerveau se refuse à l'entraver que vais-je devenir ? Un handicapé social ... croyez-moi il n'est pas si facile d'éclairer les esprits ne serait-ce que parce que tous les esprits ne se valent pas.
Certains sont sourds à la musique, d'autres aveugles aux couleurs, d'autres restent muets à la beauté des nombres etc.

Il faut faire avec l'humanité telle qu'elle est ...

Écrit par : iPidiblue et le divin marquis | 19 août 2010

Le dogme des droits de l'homme c'est que tous les hommes sont semblables. La réalité c'est que tout sépare les hommes, des gouffres d'incompréhension ... c'est une Babel de l'esprit que le monde !
Malgré cela il arrive qu'on puisse échanger deux ou trois choses ...

Écrit par : iPidiblue et la Babel du nouveau monde | 19 août 2010

Il faut faire avec l'humanité telle qu'elle est ...

Ecrit par : iPidiblue et le divin marquis | 19 août 2010

Oui, mais je crois aussi qu'il faut faire ce que l'on croit juste, même si ça ne sert à rien ou qu'on en a du moins l'impression.

Pour en revenir à Saint-Simon et à la Palatine (puisqu'il arrive qu'on puisse échanger deux ou trois choses), j'ai vu une fort intéressante émission hier animée par Stéphane Berne (et pourquoi pas ?) sur la "deuxième femme du Royaume" et il était question de l'affaire des médailles à laquelle vous faisiez allusion l'autre jour ; il semblerait (il faudrait voir si l'anecdote figure dans l'abondante correspondance de l'épouse de Monsieur) que ce dernier les enroulait autour de sa virilité pour parvenir à exercer son devoir conjugal (il lui donna ainsi un fils et une fille), en dépit du fait qu'elle n'était pas son genre de femme et qu'elle n'était pas non plus son genre d'homme ; il ne s'agissait donc pas d'une pratique fétichiste, mais d'un geste de piété. Par ailleurs Monsieur et Madame, en dehors du lit conjugal s'estimaient et s'entendaient fort bien. Honni soit qui mâle y pense ! ;O))

Écrit par : Robin | 19 août 2010

Je vous décerne l'ordre de la Jarretière à titre purement honorifique pour avoir vaillamment contribué à l'entente entre les deux sexes que tout oppose mais qui sont néanmoins nécessaires l'un à l'autre ! Enfin jusqu'à présent ...

PS Rappelez moi le poème de ce pessimiste de Vigny qui dit que les deux races iront mourir chacun de son côté ?

Écrit par : iPidiblue ordre de la Jarretière | 19 août 2010

Alors, allons-y. Contenus exigeants en littérature pour des élèves de dix, puis neuf, puis huit, puis sept, puis six, cinq, quatre et trois ans, s'il vous plaît ?
Juste pour combattre un peu Sainte Littérature de Jeunesse... Merci.

Ecrit par : catmano | 19 août 2010

Un peu de cuisine scolaire en cette veille de rentrée : voilà les oeuvres, pour la plupart intégrales, que je compte proposer cette année dans mes cours :

En sixième :

- un corpus de contes de Perrault et de contes de Grimm
plus des contes fantaisistes du XXe.

- "L'Epopée de Gilgamesh" (version de Jacques Cassabois).

- le mythe du Déluge à travers 4 textes : Epopée de Gilgamesh -Métamorphoses d'Ovide - Bible - Coran.

- Thésée et le Minotaure - la légende de Dédale et Icare (textes antiques et récit adapté "Ariane contre le Minotaure").

- "Echos, disait-il" de Guillevic.

- un corpus de fables de La Fontaine.

- "Le Médecin malgré lui" de Molière.


En cinquième :

- un corpus de fabliaux.

- Tristan et Yseut.

- "Le Médécin volant" de Molière.

- Un corpus de récits de voyage de la Renaissance.

- "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée" de Guillaume Apollinaire.
Plus la légende racontée par Ovide.

- un corpus de nouvelles du XXe.

- "Vendredi ou la vie sauvage" de Tournier (récit d'aventure inscrit au nouveau programme de cette rentrée).

Les cours "Histoire des arts" (deux ou trois dans l'année) sont en lien avec les oeuvres étudiées.

Je réserve les romans appartenant à la littérature de jeunesse pour la lecture cursive : une par mois en général. D'office à chaque période de vacances. Je choisis les titres dans notre fonds selon leur disponibilité et leur lien avec les oeuvres classiques qui font l'objet d'une étude approfondie en cours. Je contrôle les lectures cursives.

D'autre part, je réserve la moitié ou les deux tiers de l'horaire selon le niveau à l'étude systématique de la langue : grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire (horaire fixe dans la semaine).
On n'a pas de quoi chômer...

P.S. Je précise que mes autres collègues, à quelques variantes d'oeuvres près, font de même.

Écrit par : Marilyse | 19 août 2010

PS Rappelez moi le poème de ce pessimiste de Vigny qui dit que les deux races iront mourir chacun de son côté ?

Ecrit par : iPidiblue ordre de la Jarretière | 19 août 2010

Le "rapport" entre les hommes et les femmes, voilà un problème qui échappera toujours à la sagacité des médaillés Field et c'est malheureusement le problème essentiel.

Regardez Monsieur et Madame ; pourquoi s'entendaient-ils si bien ? Pas de problèmes d'argent (Louis XIV comblait les dettes de jeu), pas de jalousie, pas de rapports sexuels.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

bonjour tout le monde ! Je suis ravie de vous retrouver !

Ci dessous le dossier complet portant sur l'exposition "Turner et ses peintres, que je viens de rédiger. Vous pouvez le télécharger via le lien ci-dessous :

http://lespassionsdesandra.blogspot.com/2010/08/turner-et-ses-peintres-apres-larticle.html

A bientôt !

Sandra

Écrit par : Sandra WAGNER | 19 août 2010

Elle a fait un de ces boulots, la petite Sandra…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 août 2010

quand on est passionné, généralement tout va....-;)

Écrit par : Sandra WAGNER | 19 août 2010

http://books.google.fr/books?id=wxEZAAAAIAAJ&pg=PA493&dq=la+col%C3%A8re+de+samson&hl=fr&ei=oChtTLmVJNCNjAeprd37CA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CCwQ6AEwAA#v=onepage&q=la%20col%C3%A8re%20de%20samson&f=false

Bientôt se retirant dans un hideux royaume,
La femme aura Gomorrhe et l'homme aura Sodome
Et, se jetant de loin un regard irrité,
Les deux sexes mourront chacun de son côté.

Écrit par : iPidiblue la colère de Samson | 19 août 2010

Pidiblue, ce sont des vers insupportables, mis la formule finale est belle — j'avais oublié le vers précédent, ça doit vouloir dire quelque chose…
JPB
PS. Globalement, j'ai horreur de Vigny, sycophante qui dénonçait à la police les instituteurs "socialistes" de son canton, et écrivait à son métayer de dormir sur ses tonneaux de cognac, en attendant que les prix montent… Quelle salope, ce type, qui n'a même pas contribué à éviter à Marie Dorval, son ancienne maîtresse à qui il devait une bonne part de son succès, d'aller à la fosse commune — il a fallu que ce soit Dumas qui s'y colle :
http://books.google.fr/books?id=yKgGAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=la+Derni#v=onepage&q&f=false

Écrit par : brighelli | 19 août 2010

C'es qu'il en faut du fumier pour faire pousser les roses de la littérature ...

Écrit par : iPidiblue sans épines pour une fois | 19 août 2010

j'ai horreur de Vigny, sycophante [...]

Ecrit par : brighelli | 19 août 2010

Allons, allons, qu'est-ce que c'est que ces accusations qui entachent la réputation du granpouèt (variante plus confidentielle du granthomme) ?
;O)))

Écrit par : yann | 19 août 2010

Mon pauvre pidibouse, arrête de fumer le tapis. Tu fais un mauvais transfert.

Les vérités blessantes, c'est quoi ? Qu'un noir est inférieur à un blanc, intellectuellement ? Vérité ? Ah bon ? Prouve-le moi. Scientifiquement. Parce que j'ignorais que c'était biologiquement établi.

Sinon, les terreur métaphysiques de Pascal : pas mon truc. Je ne suis pas un génie, et il est fort probable qu'il ne reste rien de ma petite personne après ma mort - je mets "probable" pour ne pas froisser les croyants. Voilà. Ca ne me dérange pas, vois-tu : je n'entendais pas laisser une trace indélébile dans l'histoire de l'humanité, contrairement à certain pauvre type qui passe son temps à prétendre qu'il n'a cure de la gloire et de la postérité et qui dépose chaque jour ses maximes à la con et ses Pppppensées sur l'état du monde, de la science et blablabla, sur son blog, comme un lapin sème ses crottes.

Écrit par : pidibouse, celui qui l'a tout compris et les autres ils sont tous des cons | 19 août 2010

C'était donc toi mon unique lecteur ? Enfin dans mes bras ...

Écrit par : iPidiblue sans épines pour une fois | 19 août 2010

Pidibouse est un homme carré dans un corps rond, il philosophe à coups de marteau comme disait si bien le philosophe d'outre-Rhin ... le reste c'est words, words, words et encore words !

Écrit par : iPidiblue la philosophie à coups de marteau | 19 août 2010

Et surtout, pidibouse, ne réponds pas à ma question. Remarque, maintenant que j'y pense, c'est vrai que si tu y répondais franchement, ça ferait un peu tache sur le blog. Tu fais sans doute bien de t'écraser, finalement.

Pour info : non, je ne suis pas philosophe, même pas à coups de marteau.

"words, words, words" : tu parles encore pour toi, visiblement. Parce que dans la catégorie culture-confiture-et-je-tartine-et-j'étale, tu te poses là.


Seul lecteur ? Non, ça doit être quelqu'un d'autre, parce que j'avais pas visé ton torchon virtuel depuis plusieurs mois. C'est sans doute ton meilleur ennemi, Jean l'Ascension, dit encore le "Ftalker", qui fait grimper tes stats.

Écrit par : driout ou le bûcher des vanités | 19 août 2010

Au fait cher Mosca, parle-nous plutôt de tes lectures, quels sont tes derniers livres de chevet ?


PS Veuillez excuser cette interruption momentanée du blog Bonnet d'âne qui est devenu un duopole entre Bzzz et Moi.

Écrit par : iPidiblue et la mire | 19 août 2010

"Charmeux est une petite bourgeoise très con, arrogante et prétentieuse comme de juste, et rien de plus. Et elle peut bien se référer à qui elle veut, cela ne change rien à l'affaire."

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010

Pas mieux...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 août 2010

Et aussi "d'excellentS pot-au-feu", tant qu'à faire.

Ecrit par : yann | 19 août 2010
Ah non ! Le singulier était délibérément choisi.

Écrit par : dobolino | 19 août 2010

« Vigny, sycophante »
brighelli | 19 août 2010

On pourra relire à ce sujet le _M. de Vigny, homme d'ordre et poète_ d’Henri Guillemin.

Écrit par : tailleboudin | 19 août 2010

Ah non ! Le singulier était délibérément choisi.

Ecrit par : dobolino | 19 août 2010

Parce que tu n'en as mangé qu'un ?
Rien n'est plus difficile à reproduire qu'un bon pot-au-feu. ;o)

Écrit par : yann | 19 août 2010

Jean Henri Fabre a très bien décrit les moeurs des bousiers, animaux indispensables à la Création ...

Écrit par : iPidiblue histoire naturelle | 19 août 2010

Marilyse devrait rajouter à la liste de ses oeuvres étudiées en classe quelques extraits des histoires naturelles de JH Fabre !

Écrit par : iPidiblue histoire naturelle | 19 août 2010

Félicitations à Sandra pour son remarquable travail sur Turner (un peintre que j'apprécie beaucoup), qui eut à subir les pires insultes dont celle-ci, en 1878, de la part de John Ruskin, le plus éminent critique d'art de l'époque : "J'ai vu et entendu jusqu'à présent de exemples de l'impudence cockney, mais je n'ai jamais entendu un bouffon demander 200 guinées pour jeter un pot de peinture à la face du public."

C'était à propos de "Nocturne en or et noir, la chute de la fusée", un chef d'œuvre considéré comme la préfiguration de l'art abstrait (mais qui reste "figuratif") ; un procès retentissant s'ensuivit qui était en fait le procès de l'art moderne, que Turner gagnera au prix de gros frais de justice, mais qui ruinera sa santé, ses finances et sa créativité.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

P.S. Je précise que mes autres collègues, à quelques variantes d'oeuvres près, font de même.

Ecrit par : Marilyse | 19 août 2010

Il y a des choses comme ça qui vous illuminent le crépuscule.

Écrit par : Robin | 19 août 2010

« Vigny, sycophante »
brighelli | 19 août 2010

On pourra relire à ce sujet le _M. de Vigny, homme d'ordre et poète_ d’Henri Guillemin.
Ecrit par : tailleboudin | 19 août 2010

Excellente lecture.
Et tant qu'on y est, relire Nationalistes et nationaux, du même.

Écrit par : guy morel | 19 août 2010

Dans la famille Turner je connais que Ike & Tina (cette minute de détente vous étais offerte par les PLP réunis)

Écrit par : exTC | 19 août 2010

Henri Guillemin c'est de la littérature toute petite, toute petite, ce sont les Lettres vues par le mauvais bout du télescope ... c'est le monsieur indigent de la pensée comme de la plume qui lors d'un festival Lamartine en Bourgogne au château de Saint-Point, se sentait très honoré d'être assis à la droite du président Mitterrand ! On s'assoit comme on pense ...

Écrit par : iPidiblue curiosités zoologiques | 19 août 2010

Henri Guillemin c'est de la littérature toute petite, toute petite, ce sont les Lettres vues par le mauvais bout du télescope ... c'est le monsieur indigent de la pensée comme de la plume qui lors d'un festival Lamartine en Bourgogne au château de Saint-Point, se sentait très honoré d'être assis à la droite du président Mitterrand ! On s'assoit comme on pense ...
Ecrit par : iPidiblue curiosités zoologiques | 19 août 2010

Pidie, ce n'est pas parce que vous faites des efforts constants pour être lourd que vous devez vous sentir autorisé à jouer au con. Qu'est-ce qu'on a à foutre de savoir à côté de qui Guillemin s'asseyait ?

Écrit par : guy morel | 19 août 2010

Qu'est-ce qu'on en a foutre de savoir que Vigny dénonçait ses ennemis politiques ou que Racine empoisonnait ses maîtresses ou que George Sand était une menteuse chronique ? J'aime la grandeur des Lettres pas les concierges et les commères qui visitent les dessous intimes des grands hommes.

Guillemin exhale une odeur de punaise catholique caractéristique des sacristins ...

PS Désolé Morel d'avoir déboulonné votre idole mais je crains bien qu'il y ait un désaccord de fond derrière tout cela.
Je me fiche de savoir que Werner von Braun a servi Kennedy après avoir servi Hitler, je sais que c'était un très grand ingénieur ! La morale n'a rien à faire là-dedans, ce qui est vrai pour les scientifiques est vrai aussi pour les artistes.
Ce matin trois français ont été honorés au congrès des mathématiciens et je me fous de leur vie privée même s'ils ont tué père et mère !

Écrit par : iPidiblue et les sacristins littéraires | 19 août 2010

Ah non ! Le singulier était délibérément choisi.

Ecrit par : dobolino | 19 août 2010

Parce que tu n'en as mangé qu'un ?
Rien n'est plus difficile à reproduire qu'un bon pot-au-feu. ;o)

Ecrit par : yann | 19 août 2010
Prends ça pour une figure de style.
On ne vole pas très haut, nous, les vétos, mais on est capables de bouffer les asperges avec les mains sans l'aval préalable de Geneviève de Gaulle, d'autant plus que la pauvre n'a certainement pas hésité à saucer et racler sa gamelle avec du pain, si l'occasion lui en a été offerte à Ravensbrück, ce dont je doute.

Écrit par : dobolino | 19 août 2010

Dans la famille Turner je connais que Ike & Tina (cette minute de détente vous étais offerte par les PLP réunis)

Ecrit par : exTC | 19 août 2010
Merci !

Écrit par : dobolino | 19 août 2010

PS Désolé Morel d'avoir déboulonné votre idole mais je crains bien qu'il y ait un désaccord de fond derrière tout cela.
Je me fiche de savoir que Werner von Braun a servi Kennedy après avoir servi Hitler, je sais que c'était un très grand ingénieur ! La morale n'a rien à faire là-dedans, ce qui est vrai pour les scientifiques est vrai aussi pour les artistes.
Ce matin trois français ont été honorés au congrès des mathématiciens et je me fous de leur vie privée même s'ils ont tué père et mère !
Ecrit par : iPidiblue et les sacristins littéraires | 19 août 2010
Ouais, ouais... on me dit souvent que je manque de nuances, mais là, je sens que je vais m'enuancez.
Pidie, faites gaffe au syndrome de l'adjudant de carrière !
Par ailleurs, Vigny m'a toujours emmerdé ; Guillemin ou pas. Quant à Herr von Braun, son idée de lancer des fusées dans l'éther, c'est un peu gamin, non ?

Écrit par : guy morel | 20 août 2010

Au fait, il est plus là, "mort aux cons" ? Il a été emporté par son propre souhait ?

Écrit par : Jeremy | 20 août 2010

"Charmeux est une petite bourgeoise très con, arrogante et prétentieuse comme de juste, et rien de plus. Et elle peut bien se référer à qui elle veut, cela ne change rien à l'affaire."

Ecrit par : guy morel | 18 août 2010
Petit ajout personnel au sujet de quelqu'un que j'ai quelque peu "pratiqué".
E. Charmeux n'est pas très con. En revanche,elle est effectivement très prétentieuse et arrogante.
Au fond, ce qui la définit le mieux, c'est un trait commun à pas mal de gens de cette génération (disons, entre 60 et 80 ans), qui ont du mal avec leur passé de gauche (marxiste) et leur présent de mandarin.
E. Charmeux a du mal à assumer son embourgeoisement.

Écrit par : Garafignoux | 20 août 2010

@Patrick Cauvin est mort.
Regrets.

Écrit par : guy morel | 20 août 2010

E. Charmeux n'est pas très con. En revanche,elle est effectivement très prétentieuse et arrogante.
Au fond, ce qui la définit le mieux, c'est un trait commun à pas mal de gens de cette génération (disons, entre 60 et 80 ans), qui ont du mal avec leur passé de gauche (marxiste) et leur présent de mandarin.
E. Charmeux a du mal à assumer son embourgeoisement.
Ecrit par : Garafignoux | 20 août 2010

J'ai dit "petite bourgeoise" pas embourgeoisement. Et "petite bourgeoise", elle l'était déjà quand elle fricotait avec Foucambert. Pas de rupture.

Écrit par : guy morel | 20 août 2010

Charmeux, c'est Mme Homais.

Écrit par : Laurent Tailhade | 20 août 2010

Charmeux, c'est Mme Homais.
Ecrit par : Laurent Tailhade | 20 août 2010

Bien vu.
Tiens comme la rentrée approche, j'en profite pour rappeler la dernière parution des éditions du GRIP.

http://www.slecc.fr/grammaire_CE1_manuel.htm

Écrit par : guy morel | 20 août 2010

Quant à Herr von Braun, son idée de lancer des fusées dans l'éther, c'est un peu gamin, non ?

Ecrit par : guy morel | 20 août 2010

Oui, si on en juge par ses souvenirs d'enfance et ses premières expériences, mais un peu à l'image de l'humanité... des gamins qui jouent avec le feu.

Ceci dit le gamin a quand même fait, devenu adulte des ravages plus graves avec ses V2 qu'avec ses expériences d'enfant, sans parler du camp de Dora qui va avec et aux "compromissions" avec le régime nazi (le mot "compromission" est faible).

Quant aux fusées, elles ont plus que contribué à l'effondrement de l'URSS, avec la course aux armements.

Heureusement pour les États-Unis, mais malheureusement pour les Japonais les nazis avaient décrété que la théorie de la relativité était une "science juive".

Écrit par : Robin | 20 août 2010

"d'excellent pot-au-feu"


Ah non ! Le singulier était délibérément choisi.

Ecrit par : dobolino | 19 août 2010
---
Je crois bien que cette tournure n'est pas fautive.
Si j'ai raison, elle est alors joliment litteraire.
Mais je reste prudent.
Il faut absolument eclaircir cela.
Merci d'avance, JPB ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 août 2010

Vous avez comme beaucoup une vision romantique du passé (peut-être par nostalgie de votre propre jeunesse ?).

Vous jugez le monde à l'aune de la très haute image (sans doute justifiée) que vous avez de vous même, du coup vous êtes d'une sévérité excessive.

Moi, je fais de mon mieux (quand j'y pense) et ne suis pas plus fier que ça du résultat !
Je n'ai pas une très haute opinion de l'espèce (et je m'y inclus).
Mais il ne me semble pas (et plutôt au contraire) que l'humanité améliore au cours du temps sa propension à la barbarie.
En dépit d'outils beaucoup plus performants on torture, guerroie, loidutalionise etc, moins que jamais.

Ecrit par : Zorglub | 19 août 20
---
Je n'ai aucune nostalgie de ma jeunesse, Zorglub. Elle n'a pas ete rose.

Ma vision du passe n'est pas romantique. Je me prevaux d'une rationalite a toute epreuve.

L'image que j'ai de moi est assez nuancee, contrastee, devrais-je peut-etre dire plutot. Je me suis efforce tout au long de ma vie moderement longue de m'ameliorer, et ce ne fut pas toujours facile.
L'image que j'ai de moi n'est pas tres haute sur tous les points. Je suis sur d'etre d'une intelligence normale, et d'avoir eu la volonte, la perseverance necessaires pour en tirer le maximum ou presque. Mais j'ai rencontre des gens brillants dont la rapidite de raisonnement mathematique ou, plus generalement, scientifique, depassait la mienne de tant de coudees que j'ai parfois doute de mes capacites. (Je n'en doute plus maintenant, pardonnez ma pretention.) Ces hommes et femmes intellectuellement brillants n'etaient pas tous aimables. Nobody's perfect.

Pour le reste, je maintiens mon opinion selon laquelle l'humanite regresse. Les calottes polaires qui fondent devraient inquieter le monde plus que ce n'est le cas. Ces calottes polaires constituent (constituaient) un tampon thermique permettant de temperer les variations de temperature. Une fois qu'elles seront entierement fondues, la temperature augmentera peut-etre de maniere incontrolable.

Tout ce qui arrive vient de la surpopulation humaine, contre laquelle rien ou pas grand chose n'est fait, pour des raisons mercantiles et des raisons irrationnelles. Cela etait prevu et redoute des les annes 1950 par des scientifiques et rien ne se dessine qui soit de nature a nous rassurer.
La cupidite d'une minorite - l'oligarchie et la ploutocratie - mene peut-etre l'humanite a des catastrophes epouvantables.
Je ne saurai probablement pas de mon vivant si je viens de proferer la des inepties.
Si je vivais assez longtemps pour decouvrir que je suis dans l'erreur, croyez-moi, cher Zorglub, je m'en rejouirais, et ca serait bien la premiere fois que je me rejouirais d'une mienne erreur !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 août 2010

A Robin,

Cher Robin, je n'ai pas vu votre reponse a l'un de mes messages. Que cela ne vous tracasse pas !
Quoi que vous me repondiez, j'aime toujours a vous lire.
J'essaierai peut-etre de trouver votre message... si je n'oublie pas !

Je suis actuellement sur un travail urgent, mais j'ai besoin de m'arreter par moments, tant c'est fatigant. Je retourne a ce travail.
A bientot. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 août 2010

Francis,


Ne vous inquiétez pas plus que de raison ! Nous sommes tous mortels et l'humanité toute entière aussi ...
Quant aux pôles, il y a un phénomène qu'on appelle la bascule polaire, quand un pôle fond l'autre se glace, c'est le cas actuel, le pôle Nord fond mais le pôle Sud lui se réenglace.
Notre bonne vieille Terre a encore quelques belles années devant elle ...

Saviez-vous que les atolls coralliens que les crétins croyaient proches d'être submergés sont un peu comme des bouées, leur niveau qui affleure les océans s'adaptent aux variations du niveau des dits océans.
Ce n'est pas demain que les réfugiés climatiques déferleront sur nos contrées ...

Écrit par : iPidiblue bascule polaire | 20 août 2010

Pour le reste, je maintiens mon opinion selon laquelle l'humanite regresse....
Tout ce qui arrive vient de la surpopulation humaine,...

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 août 2010

René Dumont, sors de ce corps !!

Écrit par : yann | 20 août 2010

Tout ce qui arrive vient de la surpopulation humaine,...

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 août 2010

Méfiez-vous : on pourrait bien régler le problème en supprimant les plus vieux.

Écrit par : guy morel | 20 août 2010

Il n'est pas vieux Francis, il est mature !

Écrit par : iPidiblue et l'âge de Socrate | 20 août 2010

"d'excellent pot-au-feu"


Ah non ! Le singulier était délibérément choisi.

Ecrit par : dobolino | 19 août 2010
---
Je crois bien que cette tournure n'est pas fautive.
Si j'ai raison, elle est alors joliment litteraire.
Mais je reste prudent.
Il faut absolument eclaircir cela.
Merci d'avance, JPB ! :-)


Bien sûr que c'est à la fois correct, et très littéraire — disons XIXème siècle.
JPB, arbiter elegantiarum

Écrit par : brighelli | 20 août 2010

http://www.al1jup.com/?p=805#comments

Écrit par : pierre2 | 28 août 2010

"Faisons un peu de ce latin que nous aimons, entre autres, parce qu’il en dit long sur le français. « Communiquer », cela renvoie au latin «communis»", etc etc...

C'est ça, t'as raison de faire des références en latin pour épater la galerie. Et n'oublies pas non plus de citer "les précieuses ridicules", ça conviendrait très bien à ta vanité pédantesque.

Écrit par : zouzou7 | 13 septembre 2010

"j'aimerais écouter du quatuor à cordes"

http://www.ladepeche.fr/article/2007/07/25/379032-Pour-ne-pas-oublier-les-resistants-du-Cabertat.html

Pour la France, vous avez raté la meilleur époque

Reste encore l'Iran

Écrit par : Zorglub | 25 septembre 2010

Écrire un commentaire