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09 juillet 2010

Corriger

Les inénarrables partisans d’Antibi et de la « constante macabre » ont au moins l’avantage de poser une bonne question — et de l’évacuer aussitôt sous l’une de ces démissions en pleine bataille dont le pédagogisme s’est fait une spécialité : qu’est-ce que corriger ? Que signifie cette ambition, ou cette prétention, à redonner de la rigueur, et de la rectitude, à l’élève qui est ou a été tordu — et à ce qu’il produit à son image ?

Il faut comme d’habitude en revenir à l’étymologie d’« instituteur ». Le radical -st* (qui donne par exemple en latin stare), c’est l’idée de se tenir debout — la plus ancienne conquête de l’humanité, celle qui nous a séparés une fois pour toutes de la forme simiesque. « Tiens-toi droit ! » dit le mère ou la mère en tirant doucement sur les épaules du rejeton / de la rejetonne. « Tiens-toi droit ! » répète l’instituteur / le professeur à l’élève avachi (le mot est splendide, dans ce qu’il a d’absolument animal, de résolument non-humain) sur sa chaise.

Ça commence à l’oral — quand le bébé balbutiant qui n’en est pas encore au b-a-ba (autre étymon indo-européen fascinant, ce -b* du bredouillis originel) produit une bouillie verbale qu’il va bien falloir remettre sur les rails.

Corriger, en un mot.

Et l’Ecole — la mienne, la nôtre — n’est qu’une double contrainte permanente, apprendre et être corrigé. Et recommencer.

J’ai pensé mille fois à la tête que fait l’élève qui a tenté de remettre un devoir bien écrit, avec une marge à gauche (ou à droite, je ne suis pas formaliste à ce point), qui a cru respecter toutes les contraintes, et même traiter le sujet / le problème avec élégance et rigueur — un autre mot fascinant, dans ce qu’il connote de rectitude — de droiture rigide : là encore, la bête humaine est censée se redresser. Se tenir droite.

Et le malheureux récupère une copie littéralement striée de zébrures, de coups de fouet stylographiques. De reproches. De blessures assassines, comme dit l’autre…

 

(Parenthèse : j’assume complètement la métaphore sadienne ci-dessus. Des Trois mousquetaires au Père Goriot, en passant par Geoffrey de Peyrac ou James Bond — et je ne parle même pas des œuvres spécifiquement consacrées à la trace, de la Nouvelle Justine aux Onze mille verges, où un soldat écrit littéralement à coups de fouet sur les épaules d’une belle prostituée —, la littérature abonde en cicatrices qui ne sont jamais que la métaphore de la correction — de l’intense travail du texte. Voir Balzac. Voir Sade, dont l’héroïne est doté d’une complexion telle que les marques les plus saignantes s’effacent dès le lendemain — comme une page vierge que l’on pourrait indéfiniment griffonner. Voir Flaubert — ses brouillons (2) sont de grands monuments d’un fétichisme de l’auto-correction. Il fallait être aussi miraculeusement pédant que Mallarmé pour produire in fine des brouillons immaculés, comme si le Poème jaillissait en bloc, comme une autre Athéna, de son cerveau fertile.)


Alors, l’élève apprend la blessure narcissique — celle que l’enseignant inflige à celle ou celui qui se croyait trop savant. C’est ainsi que Monchéri-Moncœur apprend qu’il n’est qu’unus inter pares, et non primus inter pares. Un parmi les autres. Désacralisé. Une pâte à modeler, un esprit à corriger. Comme les autres.

Pourquoi donc croyez-vous que le rouge est la couleur du correcteur ?
Au passage, pourquoi les pédagogues conseillent-ils de corriger en vert — la couleur de l’espoir, paraît-il… Pour ôter à la correction ce qu’elle a gardé de physique, à travers sa métaphore cinglante — le papier, c’est la peau. Les mêmes ont interdit de toucher désormais le corps de l’élève — pas même pour corriger son attitude de méduse échouée sur le bureau. Sacralisation de la pose fautive et de l’élève, culpabilisation du traqueur de fautes qu’est l’enseignant.

Il faut assumer ses corrections. « C’est pour ton bien », dit le père ou la mère — imaginez à votre gré la situation qui correspond à cette formule si familière. C’est pour le bien de l’élève — parce que nous sommes sûrs de ce qu’il faut faire, sûrs de ce qui est juste et droit, de ce qui est exact. Sûrs de notre savoir — et correcteurs des errances de l’élève.

Ce n’est pas seulement technique, bien sûr. Dans la correction, il y a une morale (désolé pour le caractère désuet du terme, mais je l’assume). « Bien », écrivons-nous en marge ou en tête — ce n’est pas un mot innocent. Il y a aussi une politique : l’idéal du prof, c’est la copie sur laquelle il n’y a aucune correction à apporter — quand il est temps que l’élève aille se faire corriger ailleurs. Quand il est devenu évident qu’il a intégré un groupe social — celui des « zéro faute ». Aucun hasard si la IIIème République a si bien et si longtemps mis l’accent sur le travail des « hussards noirs » : les instituteurs étaient les relais d’un Etat qui cherchait ses marques, contre l’ordre impérial, royal ou religieux qui intriguait pour s’imposer encore. La correction suppose une absence de doute sur la valeur de ce que l’on fait : on construit l’être — on le redresse —, et on construit la République.

Et parfois, quand j’entends tel ou tel prôner les délires d’Antibi… Quand je vois les associations de parents d’élèves protester contre le trauma de la mauvaise note… Et les psys de toutes obédiences condamner le stress que la « correction » produirait chez l’élève Je ne peux m’empêcher de penser à ce merveilleux roman de Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père (lisez-le vite sur la plage, si ce n’est déjà fait — et surtout, achetez-le à vos enfants) où l’oncle arboricole du narrateur conseille aux anthropopithèques descendus, sur deux pieds, dans la savane hostile, de revenir dans les arbres. Oui, vraiment, la « méthode Antibi » et tout le foutoir pédagogiste, c’est vraiment « Back to the trees ». Ou, comme le disait Voltaire à Rousseau : « Votre livre donne envie de marcher à quatre pattes. »

Mais rien ne corrigea le malheureux Jean-Jacques. Que les didacticiens de toutes obédiences en aient fait leur saint patron est significatif de leur rapport à la rigueur — ou à l’absence d’icelle.

Mais peut-être aiment-ils comme lui les fessées…

Bien entendu, pour l’élève habitué à n’être corrigé que d’une main molle, et presque caressante, arriver en classes préparatoires est une blessure narcissique majeure. Parce qu’il est enfin confronté à la vérité des prix. On l’a conforté, des années durant, dans la certitude que « ce n’est pas grave », que « l’orthographe n’est qu’une convention », que « toutes les cultures se valent » — et qu’une « démocratie » bouillie vaut mieux qu’une République sévère. Et le voici soudain flagellé à chaque ligne, réprimandé à chaque idée, moqué parfois, redressé sans cesse. Certains ne supportent pas, c’est vrai — et d’autres se reprennent, se raidissent contre l’adversité, se morigènent en sus des reproches professoraux — et réussissent : au bout de la correction, il y a toute la méritocratie française, tout l’élitisme républicain — celui qui, à tout bien considérer, fait bien moins de ravages que l’égalitarisme qui vous consent tordu.

Jean-Paul Brighelli

PS. On lira sans modération la belle chronique de la Présidente de Reconstruire l’Ecole, Françoise Guichard : http://www.r-lecole.freesurf.fr/fguichardmais05.htm

(1) Voir le splendide site où des chercheurs, des vrais, ont reproduit tous les remords d’écriture de Madame Bovary : http://flaubert.univ-rouen.fr/manuscrits/

Commentaires

D'accord avec vous, si toutes ces corrections sont faites sans sadisme, sans état d'esprit "réglement de compte" avec je ne sais quoi ou qui, et dans un état d'esprit "d'équité"... Mais "à l'ancienne", ce n'est pas toujours le cas... ...
Et: "c'est pour ton bien" le titre d'un excellent livre d'Alice Miller.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

est on encore vraiment libre de corriger ?

vu les consignes insistantes...

Écrit par : exTC | 09 juillet 2010

"On pourrait faire la liste des instituteurs bloqués dans leur avancement pour avoir enseigné « le B.A. BA » ou parce qu’ils ne parlaient pas le constructivisme comme il convient. Nombreux sont les militants « antipédagogistes », « instructionnistes » et « républicains » (pour schématiser) qui ont, depuis des années, désobéi aux instructions officielles, enseigné autrement, et refusé la vulgate des IUFM. Beaucoup l’ont payé par de mauvaises notes, des sanctions, voire un harcèlement de la part de l’inspection, en particulier au primaire." Françoise Guichard

Oui, on pourrait la faire, la liste. Qui s'y colle ?

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

"c’est l’idée de se tenir debout"
Oui, cher Jean-Paul, certes, mais avant, il y eut une autre idée — que nous partageons tous avec nos cousins de chez Primates ltd : tenir un truc (n'importe quoi hein, un stylo, par exemple, pour corriger ou pour faire autres conneries nobélisées ou pas) entre le pouce (royal) et les quatre autres appendices (féodaux) de la main (de gauche ou de droite, on s'en tape ou on s'en gifle, comme on veut — et je ne vous parle pas des orteils puants...)
Bref : Le premier des hommes, pour se tenir debout, une première fois, s'est appuyé sur un bâton, qu'il fut de chair ou d'autre de ces bois.
Comprenne qui pourra...

Écrit par : Martin Lothar | 09 juillet 2010

L'essentiel, c'est de ne jamais être humiliant.
De khorriger avec tendresse, en somme.
J'écris beaucoup sur les khopies -- c'est même une fable chez mes étudiants : mes trente lignes d'observations. De ma plus belle écriture, j'explique ce qui ne va pas dans le devoir, je donne des pistes, je suggère des reprises, comme disait Alain Robbe-Grillet ;-)))) Et jamais aucun de mes louveteaux n'a contesté sa note de qq manière que ce soit !

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juillet 2010

"On pourrait faire la liste des instituteurs bloqués dans leur avancement pour avoir enseigné « le B.A. BA » ou parce qu’ils ne parlaient pas le constructivisme comme il convient. Nombreux sont les militants « antipédagogistes », « instructionnistes » et « républicains » (pour schématiser) qui ont, depuis des années, désobéi aux instructions officielles, enseigné autrement, et refusé la vulgate des IUFM. Beaucoup l’ont payé par de mauvaises notes, des sanctions, voire un harcèlement de la part de l’inspection, en particulier au primaire." Françoise Guichard

Oui, on pourrait la faire, la liste. Qui s'y colle ?

Je commence...
1 - Marc Le Bris
2 - Brigitte Guigui
3 - ?
...

Écrit par : :-) | 09 juillet 2010

Oui, on pourrait la faire, la liste. Qui s'y colle ?

Je commence...
1 - Marc Le Bris
2 - Brigitte Guigui
3 - ?
...
Ecrit par : :-) | 09 juillet 2010

C'est cela : après on distribuera des médailles. D'ailleurs certains persécutés en ont déjà d'épingler à leur poitrail.

"09 juiilet 2010", on peut connaître vos actes de bravoure ?

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

"épinglées", pardon.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

est on encore vraiment libre de corriger ?

vu les consignes insistantes...
Ecrit par : exTC | 09 juillet 2010

On fait ce qu'on veut. Dans ce domaine, il n'y a de servitude que volontaire.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

avec l'inspecteur dans la salle ?

ben là ! comme on dit chez nous !

Écrit par : exTC | 09 juillet 2010

@Jean Paul
Tu écris :
"Ce n’est pas seulement technique, bien sûr. Dans la correction, il y a une morale (désolé pour le caractère désuet du terme, mais je l’assume). « Bien », écrivons-nous en marge ou en tête — ce n’est pas un mot innocent. Il y a aussi une politique : l’idéal du prof, c’est la copie sur laquelle il n’y a aucune correction à apporter — quand il est temps que l’élève aille se faire corriger ailleurs. Quand il est devenu évident qu’il a intégré un groupe social — celui des « zéro faute ». Aucun hasard si la IIIème République a si bien et si longtemps mis l’accent sur le travail des « hussards noirs » : les instituteurs étaient les relais d’un Etat qui cherchait ses marques, contre l’ordre impérial, royal ou religieux qui intriguait pour s’imposer encore. La correction suppose une absence de doute sur la valeur de ce que l’on fait : on construit l’être — on le redresse —, et on construit la République."

Il y a là-dedans de quoi s'engueuler à perte de vue. Notamment une religion de l'État qui me fout des démangeaisons.
Bien à toi.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

A propos de correction, j'ose espérer que le maître des lieux pardonnera au nouveau venu que je suis, mais je propose la mienne:

" Tiens-toi droit ! » dit le mère ou la mère en tirant doucement sur les épaules du rejeton / de la rejetonne. "

--> " Tiens-toi droit ! » dit le père ou la mère en tirant doucement sur les épaules du rejeton / de la rejetonne. "

Une erreur de frappe, sûrement.

Écrit par : Maxime | 09 juillet 2010

"est on encore vraiment libre de corriger ?

vu les consignes insistantes...
Ecrit par : exTC | 09 juillet 2010

On fait ce qu'on veut. Dans ce domaine, il n'y a de servitude que volontaire.

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010"

Je confirme. Je corrige, en rouge, sans sadisme mais avec rigueur et honnêteté. Aucun élève ni aucun parent d'élève n'y a rien trouvé à redire jusqu'ici. Du côté de l'inspection, qui a constaté les faits, rien à l'horizon...

Écrit par : manu | 09 juillet 2010

Pas mieux que Guy Morel et manu: sur les copies, le rouge fêtard poète autant que le rouge pétard fouette. Pour l'instant.

Écrit par : Maxime | 09 juillet 2010

Françoise, (et Manu ???;-)
Bobby Mc Ferrin, sur France-Inter... Wouaouh !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

Je confirme. Je corrige, en rouge, sans sadisme mais avec rigueur et honnêteté. Aucun élève ni aucun parent d'élève n'y a rien trouvé à redire jusqu'ici. Du côté de l'inspection, qui a constaté les faits, rien à l'horizon...
Ecrit par : manu | 09 juillet 2010
Bonsoir,
Suis allé apprécier sur votre site la rubrique botanique. Passion commune.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

On fait ce qu'on veut. Dans ce domaine, il n'y a de servitude que volontaire.
Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010

avec l'inspecteur dans la salle ?

ben là ! comme on dit chez nous !
Ecrit par : exTC | 09 juillet 2010

Ben oui. De préférence avec l'inspecteur dans la salle. Extraordinaire moment :
"Mes enfants, nous avons choisi de nous en tenir à la dénomination "attribut du sujet". Qu'en pense monsieur l'inspecteur ?"
À ce moment-là, tendre la craie à ce pair et l'inviter à venir au tableau.
Pareil en primaire pour l'apprentissage de la lecture.
Ou au collège pour une leçon de géométrie : le théorème des parallèles par exemple.
Ou au lycée pour l'explication, par exemple, de la première page des Cloches de Bâle.
Toujours associer l'inspecteur à l'acte pédagogique en cours. Il vous en sera reconnaissant.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Guy, je crois que j'interpréterais volontiers toute l'histoire politique de l'humanité entre le "plus d'Etat" et le "moins d'Etat". Et t'avouerais-je que mon modèle, c'est Gabriel Naudé, écrivant (en pensant à Richelieu — et à certains papes, probablement) les Considérations politiques sur les coups d'Etat ? Si tu consens à y réfléchir, nous avons aujourd'hui deux tendances lourdes — républicains (et plus d'Etat) contre démocrates (et plus d'Etat du tout. C'est tout le sens de l'association (de fait) libéralo-libertaires, les pédagos et les libéraux à tout crin. Pas de quoi nius engueukler, comme tu dis : ce sont des faits.
D'ailleurs, Morel, si toi ou moi étions au pouvoir, quelle version de l'Etat préférerions-nous, hmmm…?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2010

« est on encore vraiment libre de corriger ? »
exTC | 09 juillet 2010

Oui : « Est-on ».

Écrit par : tailleboudin | 10 juillet 2010

-

bref ! je vous en fais en page si vous voulez !?

je ne dois donc connaitre que des carpettes... qui acceptent des consignes laxistes... je ne vois que ça.

Écrit par : exTC | 10 juillet 2010

Oui, on pourrait la faire, la liste. Qui s'y colle ?
Je commence...
1 - Marc Le Bris
2 - Brigitte Guigui
3 - ?
...Ecrit par : :-) | 09 juillet 2010

Il n'est pas question de distribuer des médailles, Guy, mais de rendre à César ce qui lui appartient : en l'occurrence sa dignité professionnelle bafouée et la carrière à laquelle il a droit bloquée. Cette liste à transmettre au ministre devrait faire récupérer quelques points refusés lors des inspections et donc permettre à ceux qui ont été victimes de ces pratiques staliniennes d'obtenir un ou plusieurs échelons manquants par inutiles par ces temps de retraite amputée. Mais il me semble que Daniel Arnaud avait commencé une compilation concernant le harcèlement. Ce ne serait pas la même liste ?

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Plusieurs échelons manquants par inutiles
pas inutiles

Et puis les divers hochets distribués ici ou là ne sont indicateurs d'aucun revirement, hélas on a vu la suite, seulement des avantages collatéraux.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

"Pas de quoi nius engueukler"
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Mince, je n'ai pas de stylo rouge !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

""« Tiens-toi droit ! », nous sommes là pour redresser ces esprits courbes," lisait-on dans la note précédente et le même thème réapparaît dans celle-ci:
"redonner de la rigueur, et de la rectitude, à l’élève qui est ou a été tordu".

Il me semble que ce qui est plus que tordu, faussé au-delà de toute possibilité de redressement, ce n'est pas tant l'esprit des élèves mais celui des fossoyeurs de l'école des savoirs, des concepteurs de programmes ineptes à ceux qui les ont appliqués.
Cela fait maintenant près de 10 ans que j'explore les ressorts de la débâcle scolaire dont ils se sont rendus responsables des deux côtés de l'Atlantique. J'ai suivi les méandres de sa matrice intellectuelle criminogène, et je suis remontée jusqu'à sa source, en sondant l'inépuisable marché international d'idées aussi sottes que grenues qui l'alimentent depuis environ un siècle. Ce fil d'Ariane conduit du Teacher's College de Columbia dans les années 1920 aux IUFM actuels version Meirieu et il met en évidence la gangrène destructrice des apprentissages qui a pris des formes diverses, le plus souvent conjuguées tout au long d'une scolarité: méthode globale, maths modernes, textique, le tout couronné par la guimauve du puérocentrisme.


Une fois n'est pas coutume, je reprends à mon compte le titre d'un ouvrage du pompier pyromane Meirieu: les fossoyeurs de l'Ecole me semblent être plus Frankenstein, docteurs Mabuse ou Mengele, que Pygmalion. Pour formater l'individu dans une société idéale, selon le modèle unique qu'exige leur vision égalitariste du monde, il leur a fallu démolir l'institution existante, qui laissait libre cours à la diversité.
Ils ont ainsi détourné l'école de la seule mission qu'elle est capable de mener à bien (transmettre les savoirs) pour la forcer à faire de l'ingénierie sociale, et je dis forcer car rien ne lui est moins naturel. Forcer la nature est le propre de cette entreprise totalitaire, et c'est par la contrainte que les réformateurs de l'école ont cherché à construire une société nouvelle, organisée selon les desiderata et fantasmes que leur inspire l'idéologie égalitariste (coercitive, liberticide par essence) qui les anime.


Plutôt que le mythe de Pygmalion, qui s'inscrit dans le cadre d'une visée méritocratique et à ce titre se trouve aux antipodes de la situation présente, je suggère celui du lit de Procuste, pour décrire la réduction de l'individu-élève à des cotes définies arbitrairement par ses tortionnaires. Procuste, c'est la Corporation de Milner, la Nomenklatura de Lafforgue, le Crétin de JPB, c'est l'escouade de fossoyeurs de l'École qui détient les pleins pouvoirs depuis que De Gaulle les lui a donnés à la Libération, quand il a passé avec les cocos ce marché de dupes dont la France paie encore chèrement les conséquences aujourd'hui. Pour acheter la paix sociale et la "réconciliation nationale ", il leur a jeté en pâture des pans entiers de notre économie et l'École fut la cerise sur le gâteau de noces. Le fruit de ces épousailles contre nature fut une kyrielle de monstres, depuis les nationalisations jusqu'au collège unique en passant par la religion du Plan. L'EN est le dernier vestige de cette soviétisation de la France, ce cadavre en décomposition qui n'en finit pas de nous pourrir la vie, comme l'avait si bien décrit Maurice Druon. ( "La France aux ordres d'un cadavre")

Écrit par : Cadichon | 10 juillet 2010

"Plutôt que le mythe de Pygmalion, qui s'inscrit dans le cadre d'une visée méritocratique et à ce titre se trouve aux antipodes de la situation présente, je suggère celui du lit de Procuste, pour décrire la réduction de l'individu-élève à des cotes définies arbitrairement par ses tortionnaires."

Ecrit par : Cadichon | 10 juillet 2010

Même si on n'est pas d'accord avec les "pédagogistes", mauvaise comparaison ! Procuste s'arrangeait pour que la cote soit TOUJOURS mal taillée.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

"les fossoyeurs de l'Ecole me semblent être plus Frankenstein, docteurs Mabuse ou Mengele, que Pygmalion."

Ecrit par : Cadichon | 10 juillet 2010

Vous avez oublié Assourbanipal, Attila et Emile Louis.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

L'EN est le dernier vestige de cette soviétisation de la France, ce cadavre en décomposition qui n'en finit pas de nous pourrir la vie, comme l'avait si bien décrit Maurice Druon. ( "La France aux ordres d'un cadavre")
Ecrit par : Cadichon | 10 juillet 2010

Il apparaît de plus en plus clairement que Cadichon est un agent d'influence soviétique oublié par les organes dans le vaste désordre qui a succédé à l'effondrement de l'Empire. :-)))))

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Marianne 2 :
Et après, on brûlera les dictionnaires? Eric Conan

L'Académie de Créteil a fait rédiger par les élèves de 700 classes de CE2, CM1 et CM2 un dictionnaire de 7000 mots, histoire de dépoussiérer un peu la langue française. Et sans intervention des instituteurs. Le résultat est à la hauteur des espérances : un nouveau désastre ...

Jamais à court d'idées courtes, l'académie de Créteil !

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

"Il apparaît de plus en plus clairement que Cadichon est un agent d'influence soviétique oublié par les organes dans le vaste désordre qui a succédé à l'effondrement de l'Empire. :-)))))"

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Mais contre combien vont-ils l'échanger (à vue) sur le Tarmac ???

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

C'est cela : après on distribuera des médailles. D'ailleurs certains persécutés en ont déjà d'épingler à leur poitrail.

"09 juillet 2010", on peut connaître vos actes de bravoure ?

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Le risque, Guy, -- et je le constate, y compris dans un établissement que je connais bien -- est de voir des feignasses opportunistes se parer des palmes du martyre, alors que ce sont simplement de gros fainéantas, qui prétendent enseigner "à l'ancienne" pour, de fait, ne plus enseigner du tout. Il y a aussi ceux qui sont tellement persuadés d'en savoir plus que les élèves (certes, je vous l'accorde, ce n'est pas très difficile) qu'ils ne préparent plus du tout leurs khours.

D'où le cri d'alerte que je vais lancer aux associations de défense de l'Ecole et des Humanités : soyez vigilants sur la trajectoire des gens que vous recrutez, accueillez et fédérez, pour ne pas vous trouver un jour assimilés à tel ou tel fumiste qui a cru bon d'adopter la posture anti-IUFMiste afin de justifier son inaptitude à exercer.
C'est très important, sous peine de voir débarquer chez vous tous les ratés de service, qui se prennent pour des génies incompris alors qu'ils sont tout simplement incapables d'assurer devant une classe, quel que soit le programme et quelles que soient les méthodes par ailleurs.

Bref, comme je l'écris dans ma chronique sur RE, il y a eu, et il y a encore, de la maternelle au lycée, nombre d'enseignants pédagonigologiquement incorrects que l'on persécute et à qui on cherche des crosses. Mais il y a aussi des rigolos qui croient s'en tirer en adoptant la posture du rebelle, alors qu'ils n'ont leur place ni devant des élèves ni dans une association comme SLL, RE ou GRIP-SLECC. Quand on appartient à ce type d'association, on doit bosser deux fois plus. C'est injuste, mais c'est ainsi : le seul moyen de clouer le bec à l'adversaire, c'est d'être professionnellement irréprochable.

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Corrigeons le "Dictionnaire des enfants", ou plutôt le génial concepteur d'icelui :
http://www.marianne2.fr/Et-apres-on-brulera-les-dictionnaires_a194974.html

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Vous avez oublié Assourbanipal, Attila et Emile Louis.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Et Landru, le docteur Petiot, Charles Manson...

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Marianne 2 :
Et après, on brûlera les dictionnaires? Eric Conan

L'Académie de Créteil a fait rédiger par les élèves de 700 classes de CE2, CM1 et CM2 un dictionnaire de 7000 mots, histoire de dépoussiérer un peu la langue française. Et sans intervention des instituteurs. Le résultat est à la hauteur des espérances : un nouveau désastre ...

Jamais à court d'idées courtes, l'académie de Créteil !

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Et sans intervention des instituteurs ?
J'aimerais croire que c'est vrai... Hélas, j'ai bien peur que non :-(( !

Écrit par : catmano | 10 juillet 2010

Je suis aussi sceptique que vous, Catmano, hélas...
Mais franchement, nos collègues de Créteil sont fort à plaindre. Quel que soit X.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

"Trois collégiens ont été mis en examen pour "viol aggravé" et écroués hier pour le viol d’une adolescente de 15 ans à Marseille, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
Respectivement âgés de 13, 14 et 15 ans, ils ont été placés en détention au centre pénitentiaire pour mineurs de La Valentine.

Ils avaient été interpellés mercredi à la suite des déclarations de la victime, affirmant avoir été victime de quatre garçons dans un jardin public, à proximité du collège Versailles, dans le troisième arrondissement de Marseille, où elle était scolarisée.

Aux enquêteurs de la brigade des mineurs, elle a raconté qu’elle avait été violée à deux reprises, en avril, puis au mois de juin dernier. Interrogés, les mis en cause ont fini par reconnaître les faits. Un quatrième auteur, âgé de 13 ans, a été placé sous contrôle judiciaire."

Sont précoces à Marseille, l'influence du soleil ?

Écrit par : iPidiblue que le violeur n'attend pas le nombre des années | 10 juillet 2010

Quand je pense que JPB se plaint que ses élèves ne se tiennent pas droit ... on voit bien qu'il ne les a pas vu en action ses chérubins !

Écrit par : iPidiblue que le violeur n'attend pas le nombre des années | 10 juillet 2010

Au sujet du thème de discussion: je crois qu'il y a erreur sur ce que dit Antibi. Ce dernier ne fait que constater ce que nous avons tous (je parle ici des enseignants), pu constater, à savoir que, quel que soit le niveau des élèves que l'on donne à à peu près n'importe quel professeur/instituteur, lorsque celui-ci doit évaluer une cohorte (paquet de copies / candidats à un oral /etc.), il le fait en se débrouillant, consciemment ou non, pour obtenir une courbe de Gauss impeccable.
Au fond, l'évaluateur n'est pas le sadique pour lequel on aime le faire passer, mais un être conformiste, qui croit qu'il entre dans la norme en mettant sa dose de 4, de 5 ou 6, beaucoup de 9,10,11,12 et quelques 15,16. Il est par ailleurs satisfait s'il a pu claquer un 1 et un 19 (jamais 20, évidemment), car cela révèle son ouverture d'esprit.
Cela pose problème lorsqu'il s'agit d'une bonne classe (une 1e ou Term S, bien sûr) : on s'aperçoit bien vite que le prof de français ou de math, ou de toute autre matière, a du mal à admettre que CETTE classe, puisse obtenir 12 ou 13 de moyenne trimestrielle ou annuelle.
Pour les classes en difficultés, on fait jouer la corde réaliste et on arrive à un honnête 10/20 de moyenne pour la classe...
Je pense que là, il y a un vrai problème. Si on admet en effet que l'on est tombé sur une série d'élèves (donc de copies) de qualité, il faut que cela se voie à leur moyenne.
En tout état de cause, les élèves, s'ils sont jetés en pâture aux classes hétérogènes, n'y sont pour rien , ils ont droit à une évaluation qui tienne compte de cet état de choses. C'est pourquoi j'ai mis dans ma carrière un ou deux 20 en français au Bac, pas mal de 18, 19 à des copies pour lesquelles je me disais: "cette production est-elle très nettement supérieure à ce que l'on est en droit d'attendre d'un élève qui a subi le Collège unique, la seconde bordélique ?" Si la réponse est OUI sans aucun doute, alors je vais au plafond. Quant aux 0 ou aux 1, je n'en mets quasiment jamais, non pas pour éviter l'humiliation, mais parce que je n'ai jamais eu de copies "résiduelles", du type 6 à 7 lignes avec 18 fautes d'orthographe. C'est pour ces copies-là que je réserve ces notes.
Il me semble que c'est une question de bon sens. Et effectivement, la rature qui zèbre la copie me paraît salutaire,et le coup de gueule traduit par la taille de mon écriture sur la copie est indispensable pour jouer le rôle de tuteur qui soutient la plante bien vacillante.

Écrit par : Garafignoux | 10 juillet 2010

"Vus", Pidiblue !

Garafignoux, mes élèves sont paraît-il de très bons élèves, issus de S, etc. Pourtant, au moins au premier trimestre, leur moyenne générale (dans toutes les matières) arrive rarement à 8 — parce que pour la première fois de leur vie, ils sont notés dans l'absolu (la référence, c'est ce que ferait le prof sur le sujet — je leur donne d'ailleurs des corrigés totalement rédigés pour les désespérer / stimuler), et non comparativement à leurs petits camarades.
Puis ça monte, doucement — et nous ne répugnons pas à monter, loin de là. En fait, la courbe devient une courbe à deux cloches (et quelques autres…), la courbe chameau à laquelle je faisais plus haut allusion — la seule qui permet une vraie sélection méritocratique.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Garafignoux, mes élèves sont paraît-il de très bons élèves, issus de S, etc. Pourtant, au moins au premier trimestre, leur moyenne générale (dans toutes les matières) arrive rarement à 8 — parce que pour la première fois de leur vie, ils sont notés dans l'absolu (la référence, c'est ce que ferait le prof sur le sujet — je leur donne d'ailleurs des corrigés totalement rédigés pour les désespérer / stimuler), et non comparativement à leurs petits camarades.

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Itou, à une nuance près cependant : nos louveteaux sont aussi, puisqu'ils sont estudiants en CPGE, notés en fonction des attentes qui sont celles du concours de l'ENS.
A ce propos, deux gentilles surprises ce matin : mes optionnaires de lett mod commencent à me faire remonter leurs notes de commentaire composé : elles ont respectivement 10 et 11, soit davantage que ce qu'elles obtenaient avec moi pendant l'année.
Doncques : soit elles se sont arraché les tripes le jour J, soit mon évaluation est trop sévère -- peut-être les deux ?
Si elles passent par ici, félicitations publiques à Jennifer C. et Fanny P. ! Elles n'ont pas usé leurs beaux yeux pour rien !

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Eh bien moi, je ne note pas "dans l'absolu", mais dans le réel. C'est certainement ce qui nous différencie.
Au fond, je n'utilise pas la note : elle me sert à constater. mais je crois qu'il est inutile de continuer dans ce débat, cela renvoie à des représentations du monde et de la vie qui risquent d'être inconciliables.

Écrit par : Garafignoux | 10 juillet 2010

Une précision, parce que mon message précédent n'est pas très clair : je n'ai pas deux optionnaires en lett mod, mais 9. Seules deux d'entre elles m'ont communiqué leur résultat pour le moment ... Mais du coup, je suis très optimiste pour la suite.

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Bref, comme je l'écris dans ma chronique sur RE, il y a eu, et il y a encore, de la maternelle au lycée, nombre d'enseignants pédagonigologiquement incorrects que l'on persécute et à qui on cherche des crosses. Mais il y a aussi des rigolos qui croient s'en tirer en adoptant la posture du rebelle, alors qu'ils n'ont leur place ni devant des élèves ni dans une association comme SLL, RE ou GRIP-SLECC. Quand on appartient à ce type d'association, on doit bosser deux fois plus. C'est injuste, mais c'est ainsi : le seul moyen de clouer le bec à l'adversaire, c'est d'être professionnellement irréprochable.
Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Merci de ce post.
J'ajouterai que le terme de "persécution" me paraît outrancier. Notamment si l'on sait ce que peuvent avoir à subir les salariés du privé. Après tout, un retardement de carrière, ce n'est pas la mort.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Maintenez l’enfant dans la seule dépendance des choses, vous aurez suivi l’ordre de la nature dans le progrès de son éducation. N’offrez jamais à ses volontés indiscrètes que des obstacles physiques ou des punitions qui naissent des actions mêmes, et qu’il se rappelle dans l’occasion ; sans lui défendre de mal faire, il suffit de l’en empêcher. L’expérience ou l’impuissance doivent seules lui tenir lieu de loi. N’accordez rien à ses désirs parce qu’il le demande, mais parce qu’il en a besoin. Qu’il ne sache ce que c’est qu’obéissance quand il agit, ni ce que c’est qu’empire quand on agit pour lui. Qu’il sente également sa liberté dans ses actions et dans les vôtres. Suppléez à la force qui lui manque, autant précisément qu’il en a besoin pour être libre et non pas impérieux ; qu’en recevant vos services avec une sorte d’humiliation, il aspire au moment où il pourra s’en passer, et où il aura l’honneur de se servir lui-même.

Rousseau, L'Emile

Un peu d'impersonnalité dans la correction ne nuit pas, pourne pas rejouer éternellement la relation du maître et de l'esclave. En matière de correction comme de punition, il faut agir comme si l'on balayait la classe, disait à peu près Alain.

C'est difficile, parce que l'objectivité du maître est souvent lue comme un masque cachant les plus humains des intérêts.

Écrit par : bad wolf | 10 juillet 2010

"Pourtant, au moins au premier trimestre, leur moyenne générale (dans toutes les matières) arrive rarement à 8 — parce que pour la première fois de leur vie, ils sont notés dans l'absolu (la référence, c'est ce que ferait le prof sur le sujet )"

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Le prof aurait combien ? 20/20 ???

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Après tout, un retardement de carrière, ce n'est pas la mort.
Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Non, c'est une humiliation et un arbitraire. D'autres arguments tendant à minorer les effets de ces sinistres pratiques, Monsieur Morel ?

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Je souscris à ce qui est dit dans la note initiale.

J'ai entendu parler de la "constante macabre" pour la première fois par un... proviseur. En assemblée plénière dans le lycée. Le pire, c'est qu'il nous a présenté ça comme si c'était un fait scientifique établi, c'est-à-dire sur la base de travail sur laquelle nous devrions désormais nous appuyer (pour remonter notes et moyennes, évidemment).
Dans les réunions suivantes, la rhétorique devenait ainsi : "Qu'est-ce que nous allons mettre en place par rapport à la "constante macabre" (avec distribution dans tous les casiers d'une note à cet effet).
Evidemment, pas de place pour l'esprit critique... Les questions dérangeantes éludées, et les profs continuant à noter "trop sec" stigmatisés...

A mettre en rapport, bien sûr, avec les pouvoirs renforcés des chefs d'établissement, les conseils pédagogiques, et toutes sortes de moyens pour faire intrusion sur les domaines réservés jusque là aux professeurs...

PS : Jean-Paul, risquée, tout de même, la comparaison avec les coups de fouet! Les pédagos vont encore bien nous faire passer pour des talibans!!

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 juillet 2010

Constante macabre = Cette fonction vaut zéro presque partout sauf quand par exception elle atteint son maximum.

Écrit par : iPidiblue et la constante macabre | 10 juillet 2010

"la base de travail sur laquelle"... (c'est le compte qui n'y était pas)

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 juillet 2010

Sibille, voulez-vous que je vous envoie un corrigé ?
J'ajouterai que régulièrement, j'expédie comme corrigé un devoir d'élève, légèrement revu par moi. Pour leur montrer que c'est faisable.
JPB
PS. Pour Dugong particulièrement, qui risque de se trouver bientôt sans tête de Turc : http://www.afef.org/blog/index.php?2010/07/08/585-appel-a-la-resistance&cos=1

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Après tout, un retardement de carrière, ce n'est pas la mort.
Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Non, c'est une humiliation et un arbitraire. D'autres arguments tendant à minorer les effets de ces sinistres pratiques, Monsieur Morel ?
Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Où voyez-vous un argument pour minorer quoi que ce soit dans ce que j'ai écrit ? J'ai dit que le terme "persécution" me paraît outrancier. "Emmerdements" me paraîtrait plus juste d'après les quelques dossiers dont j'ai connaissance.
Maintenant si vous connaissez des dossiers qui permettent de parler de "persécution", ouvrez-les sur ce blog. On jugera sur pièces.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Eh bien moi, je ne note pas "dans l'absolu", mais dans le réel. C'est certainement ce qui nous différencie.
Au fond, je n'utilise pas la note : elle me sert à constater. mais je crois qu'il est inutile de continuer dans ce débat, cela renvoie à des représentations du monde et de la vie qui risquent d'être inconciliables.

Ecrit par : Garafignoux | 10 juillet 2010

Il me semble que JPB note aussi "dans le réel", son réel à lui, c'est-à-dire des élèves de CPGE censés passer un concours difficile et qu'il faut "stimuler" ; votre "réel" à vous est un peu différent et il doit aussi différer de celui qui fut le mien (des classes de "collège unique" hétérogènes, dont deux en ZEP).

J'avoue qu'en ce qui me concerne la question de la notation (des rédactions notamment) devenait de plus en plus "épineuses".

J'ai corrigé des copies de sections techniques au brevet des collèges cette année et je me suis arrangé pour ne pas mettre de note en-dessous de 8 en rédaction (pour la partie dictée/questions, c'est différent et plus "mathématique").

J'ai fait à peu près la même chose cette année avec mes propres classes de 6ème et de 4ème générales, sauf rares exceptions, les élèves se fichant manifestement du monde.

J'en reviens toujours à Platon, la "téléologie" de la note ("il importe de savoir dans quel but nous faisons ce que nous faisons").

J'avoue qu'en collège, dans les conditions actuelles, avec tout le monde passant en classe supérieure, je n'en comprends plus très bien le sens.

Il faut bien comprendre que la "constante macabre" d'Antibi et "l'évaluation par compétences" qui va aboutir à la suppression pure et simple des notes chiffrées ne relève pas d'une prise de conscience du caractère arbitraire des notes chiffrées, mais de la faiblesse du niveau des élèves : il fait leur trouver à tout prix des compétences : prendre son stylo, écrire son nom et la date, ça serait déjà 5 points (ancien système) d'assurés !

En collège, les professeurs sont désormais incités à se "caler" sur les élèves les plus faibles (c'est-à-dire la majorité) et ce n'est pas un hasard si la notation par capacités est pratiquée depuis longtemps dans les Segpa ; la principale de la ZEP où j'exerçais cette année les a montré en exemple le jour de la réunion sur la mise en place du "socle commun", mais certains d'entre eux ne sont pas dupes de ce genre de compliments et savent parfaitement "de quoi il en retourne".

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

la principale de la ZEP où j'exerçais cette année les a montré en exemple le jour de la réunion sur la mise en place du "socle commun", mais certains d'entre eux ne sont pas dupes de ce genre de compliments et savent parfaitement "de quoi il en retourne".

"les" désigne les professeurs de SEGPA.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

La crise de l'évaluation n'est d'ailleurs qu'un épiphénomène, un symptôme d'un mal bien plus profond qui est celui de la transmission.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Dites-vous que vous êtes moniteur d'auto-écoles et que tant qu'il n'y a pas de casse c'est tout bon ...

Écrit par : iPidiblue et le monitorat | 10 juillet 2010

Gourcuff, le "souffre-douleur" de l'équipe de France : "sale intello !"

http://foot.mag.over-blog.com/article-53676431.html

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Pas d’encre rouge chez moi.
Autrefois, il y a bien longtemps, à ma première ou deuxième inspection, l’IDEN me reprocha de ne mettre aucune appréciation sur les cahiers de mes bambins. Selon lui, un enfant avait besoin de pouvoir situer son travail et la correction des fautes sur son cahier ne suffisaient pas. Il m’encouragea donc à inscrire en haut du devoir les fameux « très bien », « bien », « assez bien », « passable », « moyen » et même « insuffisant » de l’école primaire.
Je m’y résolus, la mort dans l’âme. J’avais des valeurs, moi ! Émettre un jugement moral sur le travail d’un élève qui s’était donné de la peine et avait fait du mieux qu’il pouvait, même s’il pouvait peu, ça me révoltait un peu.
Afin d’atténuer mes scrupules, j’avais alors choisi d’écrire en vert. J’ai donc acheté un beau stylo à encre, une boîte de cartouches d’encre verte et j’ai petit à petit accepté cette contrainte, d’autant mieux que j’en constatais les « bienfaits ». Les élèves s’appliquaient plus, fournissaient plus d’efforts, leurs parents aussi comprenaient mieux et, du coup, les encadraient mieux.
Depuis, le temps a passé, j’ai tellement bien admis cette évidence que je pourrais presque corriger en rouge… sauf que, lorsque mon stylo à encre commence à couler ou que sa plume se tord, il me reste toujours au moins une cartouche verte dans la boîte et que, lorsque la boîte est finie, le conduit d’encre du stylo est encore plein d’encre verte. Mettre une cartouche d’encre rouge là-dedans m’obligerait à corriger en marronnasse pendant au moins une semaine ou deux !
Donc, depuis une bonne trentaine d’années, je corrige toujours en vert.


Et pas de constante macabre, non plus.
Ils sont bien trop petits. Et mon rôle est qu’ils réussissent tous. Plus ou moins vite, mais tous.

Chez mes plus petits, ceux qui ont tout juste cinq ans quand ils arrivent dans ma classe, c’est « feu vert », « feu orange », « feu rouge ».
Je leur explique en début d’année que c’est comme pour les voitures sur la route : si elles roulent juste comme on leur demande, sans dépasser n’importe où, sans ennuyer leurs voisines, sans se tromper de route, on leur donne un « feu vert » et elles ont le droit de continuer ; si elles sont parfois dangereuses et ne respectent pas tout à fait les règles, c’est un « feu orange » qui signifie « fais attention » ; et si elles font n’importe quoi, qu’elles n’obéissent pas du tout à la règle, elles méritent alors un « feu rouge », « arrête tout de suite, ça ne va pas » !

Mon but étant bien entendu qu’ils aient tous « feu vert », j’aide, je gomme, je laisse recommencer, je tiens la main maladroite, j’encourage… et tout le monde a « feu vert » pendant un bon petit bout de temps. Tant pis pour les évaluateurs à tout crin, je me refuse toujours autant qu’autrefois à sabrer un gamin pour le plaisir de le sabrer !
Même mon Kéké (si, si, il s’appelait bien Kévin) avec son QI de 75 arrivait à avoir des feux verts, c’est pour dire ! Il m’a fallu un très gros effort d’adaptation, mais j’y suis arrivée ! J’étais presque aussi fière que lui lorsqu’il est revenu de son bilan et que le psy sco lui avait donné l’image d’une « cignette » (la traversée du couloir entre la salle de jeux et ma classe avait suffi pour lui faire oublier le mot « cigogne » que Michel lui avait pourtant seriné cinq ou six fois) ou quand il venait tous les jours me montrer la seule lettre qu’il a réussi à reconnaître de toute l’année : « LE SSSSSSERPENT ! Bisou maîtresse ? Smack ! »

Les élèves prennent peu à peu l’habitude du dragon qui leur sert de maîtresse et, un beau jour, un zozo, mâle ou femelle, décide que, bon, finalement, puisqu’elle met toujours des feux verts, ce n’est peut-être pas si utile que ça de se triturer les méninges et les muscles des doigts plus que nécessaire. Il me présente alors un travail moyen, bien en-dessous de ses capacités, j’avertis que le « feu orange » n’est pas loin… Il obtempère… ou pas. Et là, le feu orange tombe ! À cet âge très tendre, cela suffit généralement et nous voilà repartis vers une longue route jalonnée de « feux verts ».

Quant au « feu rouge », signe grave, je ne l’utilise quasiment jamais.
Il plane au-dessus de la tête de l’affreux barbouilleur qui ne fait aucun effort pour colorier proprement et sans dépasser et lui tombe dessus uniquement les jours où j’ai suffisamment de temps pour lui faire recommencer son travail en lui montrant moi-même comment on fait « tournicoter juste la pointe du crayon tout doucement, tout doucement sans déborder» ; j’ai moi-même été une « affreuse barbouilleuse » qui avait eu la malchance de naître avec deux mains gauches alors qu’elle était droitière et je me rappelle avec beaucoup d’émotion les suées que je prenais, porte-plume coincé entre mes trois doigts, lorsque je devais « m’appliquer » pour essayer d’obtenir au moins un « passable » ! Il m’en est resté une tolérance énorme pour les malheureux élèves qui gardent leurs gants de boxe un peu plus longtemps que la moyenne des enfants de leur âge.
Le « feu rouge » est donc réservé aux « jem’enfoutistes » patentés, ceux qui arrivent l’air bravache et sont à deux doigts de vous dire : « Tu la voulais, ta fiche d’exercices? Eh bien, tu l’as ! J’peux aller jouer, maintenant ? »
Et si le « feu rouge » concerne le travail scolaire proprement dit, celui qui servira toute la vie et sur lequel sera bâtie l’année scolaire suivante, c’est un peu la même chose. Si c’est de la mauvaise volonté, feu rouge assuré (mais c’est rare) au deuxième essai ; si c’est une « incapacité intellectuelle », accommodements possibles : nous faisons le travail ensemble, un camarade qui a fini vient en renfort, ou même, si je sais que ça ne portera pas à conséquence car cela sera revu plusieurs fois encore cette année et retravaillé à zéro l’année suivante, la fiche est discrètement remisée sur mon bureau sous le prétexte qu’il est trop tard maintenant et bêtement évacuée vers la poubelle à la fin de la journée.
Ils n’ont que cinq ans et, quand le fruit n’est pas mûr, rien ne sert de vouloir y porter les dents.

Les plus grands ont des notes sur dix, tous les jours, pour tous leurs travaux.
Il y a quelques années, j’avais dans ma classe un « procédurier » de haut vol qui, tous les deux ou trois jours, venait squatter mon bureau pour me demander pourquoi, alors qu’il avait deux fautes, Trucmuche avait « bien » comme lui qui n’en avait fait qu’une. Je lui expliquais patiemment qu’une ou deux fautes dans un devoir de cette longueur, c’était « bien » et que c’était pour cela qu’ils avaient tous deux la même appréciation. Il repartait en bougonnant pour revenir à la charge plus tard. Ceci jusqu’au jour où sa mère me raconta qu’il lui avait dit que ce n’était pas la peine qu’il fasse attention puisque, de toute façon, il aurait la même appréciation que son voisin qui se cassait moins la tête que lui !
C’est depuis cette date que je mets des notes. Et tout le monde est ravi, les enfants (les petits GS étaient fous de joie lorsque j’ai noté leurs évaluations SLECC de fin d’année et Nicodème, le TDAH, était beaucoup plus contrit que d’habitude lorsqu’il s’est ramassé un 1/10 en lecture ; du coup, il a accepté sans rechigner de recommencer avec son AVS à côté de lui pour le cadrer, et son 8/10 l’a fait tenir tranquille pendant au moins 30 minutes) et les parents (la seule chose qu’ils me reprochent, c’est de ne pas noter l’écriture « plus sec », mais ça, je vous l’ai déjà expliqué, je ne peux pas…).

Le fait de mettre des notes se combine aussi bien avec ma « méthode » que les « feux » des petits.
En début d’année, en mathématiques, en grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire, en questions de lecture, tout le monde a un premier essai, au crayon à papier. J’aide, j’encourage, je réexplique, je souligne les erreurs, je gomme au besoin et, au final, tout le monde a 10/10.
En dictée, c’est pareil, sauf que c’est collectif. Dès qu’un mot présente une difficulté, dès qu’il s’agit d’accorder deux ou trois mots entre eux, je signale, je fais même parfois expliquer ou épeler à voix haute et seuls les élèves inattentifs se ramassent une quiche ! À deux points de moins par faute grammaticale (les majuscules oubliées comptent aussi comme des fautes grammaticales) et un point par faute d’usage (les é, è, ê comme le reste), on arrive vite au 0/10 !

Un peu plus tard dans l’année, les exigences augmentent.
Je continue à gommer, à souligner les erreurs, à remettre sur la bonne piste mais toute tentative de bâcler ça « à la six-quatre-deux » puisque, de toute façon, le dragon crache des flammes mais se débrouille toujours pour que cela ne nous atteigne jamais, est dépistée et sanctionnée.
Nous arrivons alors à l’époque des « petites croix vertes ».
Les élèves viennent faire corriger leur travail, je gomme, je souligne, je réexplique comme d’habitude, mais, pour chaque intervention, une petite croix verte est tracée dans la marge. Et quand nous en arrivons au moment de la note, le compte à rebours commence, en pointant les croix vertes : « 10 ; 9,5 ; 9 ; 8,5 ; 8 ; 7,5 ! Sept et demi sur dix, cher ami… Ce n’est pas moi qui suis au CE1, c’est toi ! La prochaine fois, donne-moi ton cahier tout de suite, je ferai carrément le travail à ta place, ça ira plus vite ! Dix sur dix, c’est pour ceux qui font leur travail tout seuls, je suis désolée. »

Pour les dictées, cela change aussi. Un beau matin, j’annonce que telle ou telle règle est maintenant connue depuis longtemps et qu’ils auront donc à l’appliquer seuls, sans que je la leur rappelle à chaque fois. Je continue encore pendant quelques jours à claironner un peu plus fort que le reste certains mots qui devraient les aider à « faire tilt », mais pas au point de Topaze, quand même. Puis, plus rien.
En fin d’année, il ne reste que quelques rares mots épelés par un élève plus savant que les autres (ils se battent pour jouer ce rôle) et parfois un accord un peu compliqué que je signale et dont ils cherchent ensemble la solution.

Et, quand arrivent les évaluations, pour les CE1, puisque je n’en fais que pour ce niveau-là, préférant pour les plus jeunes passer du temps à leur faire apprendre quelque chose qu’à évaluer pour le plaisir d’évaluer, que ce soient les miennes ou les nationales, j’avertis que là, s’ils peuvent continuer à écrire au crayon à papier pour pouvoir gommer, il est en revanche hors de question que je leur donne une deuxième chance. Il m’arrive toutefois de reformuler une consigne lorsqu’elle est trop éloignée des usages et coutumes de ma classe comme le font, si j’en crois ce qu’ils disent, beaucoup de mes collègues.

Je ne changerais pour rien au monde de méthode de notation, puisque celle-ci donne satisfaction à tous, des élèves à l’IEN qui ne m’a pas reproché de les noter pas plus que de les aider dans la vie de classe courante.
Et puisqu’en plus, cela me permet de vérifier que, chez moi, la courbe de Gauss, si elle existe, est au moins fortement décalée vers la droite et situe tout le monde dans le groupe des « élèves ayant des acquis très solides », je n’ai vraiment aucune raison de me gêner.

Écrit par : catmano | 10 juillet 2010

Dites-vous que vous êtes moniteur d'auto-écoles et que tant qu'il n'y a pas de casse c'est tout bon ...

Ecrit par : iPidiblue et le monitorat | 10 juillet 2010

C'est d'autant plus facile que dans le domaine de la culture générale, la notion de "casse" est beaucoup plus difficile à évaluer qu'en matière de conduite automobile. Et puis, je ne voudrais pas me montrer cynique, mais par les temps qui courent, la plupart des gens s'en fichent.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Elle est extra, Catmano.
Je l'aime !
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Je ne changerais pour rien au monde de méthode de notation, puisque celle-ci donne satisfaction à tous, des élèves à l’IEN qui ne m’a pas reproché de les noter pas plus que de les aider dans la vie de classe courante.
Et puisqu’en plus, cela me permet de vérifier que, chez moi, la courbe de Gauss, si elle existe, est au moins fortement décalée vers la droite et situe tout le monde dans le groupe des « élèves ayant des acquis très solides », je n’ai vraiment aucune raison de me gêner.

Ecrit par : catmano | 10 juillet 2010

Vous faites un travail magnifique, mais je ne pense pas que ce soit transposable en collège, ne serait-ce que parce que ceux et celles qui ne comptent pas, comme vous, sur le collège pour combler les lacunes du primaire ne me semblent pas (peut être à tort) la majorité (ce n'est d'ailleurs pas seulement une question de personnes, mais aussi de système et, comme dirait Guy Morel, de "programmes")... Et puis il y a les autres facteurs : l'environnement, la télévision, les jeux vidéos et la crise d'adolescence ! Bref, pour pas mal d'élèves, on a l'impression qu'il est trop tard, les mauvaises habitudes sont prises et elles se sont littéralement enkystées.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Mais qu'il a mauvais esprit ce Robin ! Ah ! c'est vraiment une mafia ce club des retraités qu'il forme avec Guy Morel ...

Écrit par : iPidiblue et la mafia de la seconde section | 10 juillet 2010

En fait, il n'est pas nécessaire que Catmano écrive un livre : il suffirait de faire un florilège de ses interventions sur bonnetdane et deux forums, sous forme de chroniques dans lesquelles le lecteur viendrait puiser ce qui l'intéresse.

Écrit par : Jeremy | 10 juillet 2010

@Robin
Avez-vous reçu mon mèl ?
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

En fait, il n'est pas nécessaire que Catmano écrive un livre : il suffirait de faire un florilège de ses interventions sur bonnetdane et deux forums, sous forme de chroniques dans lesquelles le lecteur viendrait puiser ce qui l'intéresse.

Ecrit par : Jeremy | 10 juillet 2010

Merci Jérémy. C'est ce que je me tue à leur dire ! ;-))

Robin, ravie de vous relire ici.
Je sais très bien que ce n'est pas totalement transposable au collège. Et d'ailleurs, serait-ce souhaitable ? Ça ne l'est déjà plus tout à fait dans la classe de ma collègue de cycle 3 (CE2, CM).

Il faut bien qu'un jour, ils se trouvent au pied du mur, de toute façon, puisque, dans la vie, quoi qu'on fasse, les feux rouges restent rouges tant que ça les arrange, même quand on leur parle gentiment.

Écrit par : catmano | 10 juillet 2010

Catmano, vous êtes une mine*! Je suis d'accord, pour le coup, avec Jeremy.

* d'informations et de bon sens, j'entends.

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

Catmano-Bey pontife de l'école primaire ...

Écrit par : iPidiblue Vizir de la rue de Grenelle | 10 juillet 2010

"Merci Jérémy. C'est ce que je me tue à leur dire ! ;-))"

La mauvaise foi de cette fille, c'est quelque chose !
Je lui ai dit de rassembler et de coudre, simplement de coudre, ses interventions depuis quatre ans sur Bonnetdane. Mais non : madame veut écrire un livre aussi chiant que les miens, alors qu'elle écrit naturellement bien, elle —pendant que moi je me gratte le cul pour sortir une phrase qui tienne, au prix de souffrances infinies…
Ah la la…
JPB, Flaubert du blog…

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Mais qu'il a mauvais esprit ce Robin ! Ah ! c'est vraiment une mafia ce club des retraités qu'il forme avec Guy Morel ...

Ecrit par : iPidiblue et la mafia de la seconde section | 10 juillet 2010

Vous vous souvenez des deux vieux qui ricanaient méchamment dans le Muppet show ?

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Elle est extra, Catmano.
Je l'aime !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Catmano est un génie !

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

@Robin
Avez-vous reçu mon mèl ?
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010


Je viens de regarder. C'est non. J'en ai 8, dont un de "SOS Éducation"(dont je ne suis pas membre !), mais je ne pense pas que ce soit vous ! ,-)) ; je vous redonne mon adresse électronique (comme disent les québecois) : robin-guilloux@club-internet.fr ou robin-guilloux@sfr.fr (mais je ne sais pas si la deuxième fonctionne).

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

québécois avec deux accents aigus !

Écrit par : Robin | 10 juillet 2010

Jérémy n'a pas dit "coudre", lui.

Je n'ai jamais aimé la couture, d'abord.

Et puis, je ne tiens pas absolument à écrire un livre, chiant ou pas chiant, moi.
J'avais rassemblé une centaine de pages d'un truc indéterminé qui balançait entre la psychothérapie perso à base de vidage de sac et de règlement de compte et la recette de cuisine de bonne-maman à l'usage des collègues qui avaient occasionné le besoin de psychothérapie perso.
Il était évident que c'était chiant pour le grand public. Bon, eh bien, on n'en a pas fait un livre, et basta !
Je l'envoie de temps en temps à de jeunes collègues qui se sentent un peu démunis et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Faute de mieux, ils s'en contentent.

À part ça, merci pour les compliments, ça fait toujours plaisir même quand c'est dit comme ça !
Vous avez quand même un énorme avantage sur moi, c'est que vous, péniblement écrits ou pas, je n'en sais rien, vos livres, on les publie ;-)) !

Écrit par : catmano | 10 juillet 2010

Catmano est un génie ! (Françoise Guichard)

Et ses élèves brillent sans frotter! (Cieux! Quelle trivialité! Me la pardonnera-t-on?)

@ catmano:
Continuez, catmano, je suis de vos humbles lecteurs.
Est-ce vrai? Avez-vous réalisé une compilation de "toutes" vos interventions? Où peut-on se la procurer?
Au passage, cela ne vous dirait-il pas de prendre en charge des classes du côté de Grenoble? Je connais une petite demoiselle qui ne s'en porterait pas plus mal... (Mais quel horrible rustre je fais! Juste au moment où vous pouvez vous reposer un peu. Vous allez me prendre en grippe.)

@ dobolino:
Pour revenir sur le fil précédent, le tunnel de la Croix-Rousse est ENCORE en travaux...

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

@Robin
Laisez-moi un message
guy.morel314@orange.fr
Cela sera plus simple.
GM

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

@ Guy Morel
Une persécution est un type d'oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d'ordre idéologiques, politiques, religieux ou encore raciaux.
Wikipédia

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Jamais assez épinglé, Bégaudeau...
http://www.causeur.fr/non-au-tourisme-textuel%C2%A0,6836

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

@Nicolas et les dictionnaires

Vous écrivez : "@ Guy Morel
Une persécution est un type d'oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d'ordre idéologiques, politiques, religieux ou encore raciaux.
Wikipédia
Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010"

Mais je préffère le TFL :

PERSÉCUTION, subst. fém.
A. 1. Action de tourmenter quelqu'un par des traitements injustes et cruels. On ne pouvait essayer de se venger sans être sûr d'être rossé. Ces petites persécutions physiques étaient encore la moindre chose (MICHELET, Mémor., 1822, p.203). Toute calomnie est une persécution, toute injure est un attentat contre lesquels les lois de tout pays doivent une protection impartiale à chacun et à tous (SAND, Hist. vie, t.3, 1855, p.330):
1. Au martyre physique s'ajoutait la sourde persécution de ses camarades. Après deux mois de patience et de douceur, elle ne les avait pas encore désarmées. C'étaient des mots blessants, des inventions cruelles...
ZOLA, Bonh. dames, 1883, p.504.
En partic. Mesures injustes et cruelles à l'encontre de quelqu'un pour des motifs idéologiques, raciaux, politiques ou religieux. Le père Archange (...) après avoir fui de bonne heure son pays pour cause de persécution religieuse, s'était venu faire capucin en France (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t.1, 1840, p.188):
2. ... les conclusions des récentes recherches de Hahn auxquelles elle n'avait pas pu prendre part, ayant dû, en raison des persécutions raciales, se réfugier en Suède au printemps de 1938.
GOLDSCHMIDT, Avent. atom., 1962, p.23.
2. PSYCHIATRIE, vieilli. Délire de persécution; folie, manie de la persécution. ,,Forme de délire (...) dans lequel le sujet se croit attaqué dans son bonheur, ses intérêts, sa santé et même son existence, soit par des personnages réels, soit par des forces imaginaires`` (PIÉRON 1973). Tu as l'air drôlement fatigué ces temps-ci. Tu donnes un dîner, et tu oublies d'inviter les gens, tu oublies de préparer le repas. Maintenant te voilà en train de construire un délire de persécution (BEAUVOIR, Mandarins, 1954, p.414). V. aussi paranoïa, ex. de Freud.
B. P. exagér. Action d'importuner quelqu'un avec insistance. Je suis en butte à une vraie persécution de la part d'un banquier de Barcelone, nommé Daniel Grant (GONCOURT, Journal, 1895, p.852).
Prononc. et Orth.: []. Ac. 1694 et 1718: -se-; dep. 1740: -sé-. Étymol. et Hist.1. 1130-40 «poursuite injuste et violente
(pour cause religieuse)» (WACE, Vie de Sainte Marguerite, éd. E. A. Francis, 68); 2. 1306 «danger, calamité» (JOINVILLE, éd. N. L. Corbett, 322, p.149); 3. 1688 «importunité continuelle» (RICH. t.2); 4. 1852, févr. delire de persécutions (E. C. LASÈGUE ds Arch. gén. de méd., pp.129-150). Empr. au lat. chrét. persecutio «persécution contre les chrétiens», dér. de persequor (v. persécuteur). Fréq. abs. littér.: 866. Fréq. rel. littér.: XIXes.: a) 2038, b) 1428; XXes.: a) 925, b) 621."

Bref, vous avez des dossiers ou pas ? Parce que sinon, c'est causer pour causer, et rapporter des bruits !

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Je ne suis ni commissaire politique ni représentant syndical, ni psy pour que je sois en possession de "dossiers". Et je ne colporte pas de "bruits".
Il serait sans doute tout à fait productif de recueillir des photocopies de bulletins d'inspection qui reprochent plus ou moins le caractère transmissif de l'enseignement, l'absence de travail en groupes ou l'aspect jugé trop "frontal".
Ca, ça peut se faire.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Je ne suis ni commissaire politique ni représentant syndical, ni psy pour que je sois en possession de "dossiers". Et je ne colporte pas de "bruits".
Il serait sans doute tout à fait productif de recueillir des photocopies de bulletins d'inspection qui reprochent plus ou moins le caractère transmissif de l'enseignement, l'absence de travail en groupes ou l'aspect jugé trop "frontal".
Ca, ça peut se faire.
Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010
Je vois que vous mettez dans le même sac "politrouk" et représentants syndicaux ; quelle confusion !
Et je vois aussi que vous employez le condirionnel au sujet des dossiers de "persécution".
Autrement dit vous n'avez rien ; vous ressassez la rengaine anticonstructiviste qui a déjà permis à des billes comme Le Bris de se hausser du col sans être capables de produire le moindre cours qui tienne debout.
Vous croyez vraiment que l'enseignement d'une Catmano ou d'un Dupré est "frontal" ?
Demandez leur avis aux intéressés.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Maître Dugong, où êtes-vous?
Sur le fil précédent, Dugong se plaignait des journalistes scientifiques et de leurs imprécisions qu’il faudrait corriger; il a tout à fait raison. Pour preuve l'article de Futura-Techno sur "la Réalité Augmentée" (dossier complet ici: < http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/technologie/d/realite-augmentee_977/c3/221/p1/ >).
Voici ce que l'auteur ose écrire: "Dans le film Terminator II, le cyborg T1000 venu du futur qu’interprétait Arnold Schwarzeneger..." N'importe quoi! Nous savons tous que l'ex-Monsieur Univers jouait le T-800, et ce dès le premier Terminator. Quant au T-1000, il fut interprété par Robert Patrick.
Il faudrait un châtiment exemplaire pour ce crime... Sarah Connor?

Ceci étant, ça laisse entrevoir un avenir fichtrement intéressant, en matière de triche... et de TICE!

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

C'est ainsi qu'était qualifié l'enseignement qui ne répondait pas aux attentes des inspecteurs, quels que fussent par ailleurs les résultats obtenus par les élèves.
Il est évident pour tout le monde ici que ce qui importe, c'est la TRANSMISSION DE CONTENUS. Et je ne crois pas avoir besoin de décodeur ni d'interprète pour lire Catmano, merci.
Fi des amalgames que vous vous plaisez à entretenir.
Comme il n'y a visiblement rien à redire aux pratiques coercitives dont ont été victimes des milliers d'enseignants, qu'il vaut mieux cultiver une jalousie de très bon aloi vis à vis de ceux qui ont tiré leur épingle du jeu parce qu'ils ont été entendu pour de bonnes ou de mauvaises raisons, je pense qu'il est très sage de ma part d'aller déguster le pastis noyé qui m'attend face à la mer.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

ils ont été entendus

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2010

"Il est évident pour tout le monde ici que ce qui importe, c'est la TRANSMISSION DE CONTENUS."

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Ben oui !
Je fais chorus pour Catmano, au passage, et à ce sujet...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Il serait sans doute tout à fait productif de recueillir des photocopies de bulletins d'inspection qui reprochent plus ou moins le caractère transmissif de l'enseignement, l'absence de travail en groupes ou l'aspect jugé trop "frontal".
Ca, ça peut se faire.

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Oui, ça peut se faire (j'ai quelques beaux spécimens ...) mais ça ne va pas bien loin. À part mettre dans l'embarras quelques ordures qui trouveront assez vite une parade, se faire quelques amis et beaucoup d'ennemis. Puisqu'il est question de frontal, c'est d'abord un front solide qu'il faut édifier, pas une ligne Maginot.

Écrit par : Pascal | 10 juillet 2010

d'aller déguster le pastis noyé qui m'attend face à la mer.
Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Le pastis, même et surtout frontalement face à la mer, c'est un truc vraiment dégueulasse.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

"Il est évident pour tout le monde ici que ce qui importe, c'est la TRANSMISSION DE CONTENUS."

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2010

Ben oui !
Je fais chorus pour Catmano, au passage, et à ce sujet...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Ben tiens donc. Alors vous prenez du papier et un crayon et vous nous écrivez - mais alors dans le détail !- un cours de musique pour la GS.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

"Ben tiens donc. Alors vous prenez du papier et un crayon et vous nous écrivez - mais alors dans le détail !- un cours de musique pour la GS."

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Non. Mais je peux vous le faire, et vous venez prendre des "notes" !!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

"Le pastis, même et surtout frontalement face à la mer, c'est un truc vraiment dégueulasse."

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Je suis d'accord avec vous, et "dans n'importe quelle position" !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Dans la presse, une dépêche AFP titre: "Belgique/canicule: des pénuries d'eau".

Mais n'est-ce pas le pays des bières?

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

Non. Mais je peux vous le faire, et vous venez prendre des "notes" !!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Tiens donc !

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

"Tiens donc !"

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Why note ???

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

@ De l'État et des "républicains"
Toujours les classiques :
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum.htm

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

"Tiens donc !"

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Why note ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010
Aucun problème. Quand le manuscrit est prêt, vous l'envoyez.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Le Monde du jour titre: "Les mille et une surprises de Prince, roi funky d'Arras"

Disons-le tout net en sabrant court et en montrant ce qu'on a dans le ventre: ça a fait "Arras qui rit"!
Par ailleurs, se méfier de la "rebelle attitude" de Prince lorsqu'il a son moral de vainqueur dans le nord de la France; le cri de guerre de la bête (de scène*) est alors: "Nike t'Arras!"


*Lorsqu'il se produit à Paris, Prince est en plus une bête de Seine.

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

Aucun problème. Quand le manuscrit est prêt, vous l'envoyez.

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2010

Chienne de bonne idée, Christophe !

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

*Lorsqu'il se produit à Paris, Prince est en plus une bête de Seine.

Ecrit par : Maxime | 10 juillet 2010

Et à Amiens, une bête de Somme...
OK, OK, je sais : "Maman, tu sors cinq minutes !"

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

"Chienne de bonne idée, Christophe !"

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Oui.
Excepté qu'"une séance de musique en grande section en détails, sur le papier" me paraît relever de "l'entreprise pédagogiste".
Je peux vous faire "un plan", (pas une "fiche de prep", avec objectifs, etc, qui me fait gerber), mais un plan.
Et une video de la séance ainsi "détaillée".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

La presse toujours, mais à propos de l'actuelle pagaille jurassienne sur le Tours de France: "Orage sur les Rousses".
On constate que:
1) Les Blondes et les Brunes* ne furent pas épargnées par les bleus**.
2) Pour faire la danseuse sur roues, il faut en avoir dans l'estomac, parce que le temps, c'est comme les intestins: ça grêle avant le gros, et qu'est-ce qu'on en ch...

@ Françoise Guichard:
Ah-ah, tiens! J'avoue ne pas avoir contrôlé cela: certains pourraient tiquer...


* lesquelles ne sont même pas explicitement mentionnées d'ailleurs. Que fait la HALDE face à cette intolérable discrimination?
** tout rapport footballistique serait purement fortuit. Surtout avec D., Brune.

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

Le site Rue89 propose un article sur "la fish-pédicure". Ou, pour le signifier autrement, si vous ne manquez pas de peaux, jour de chance! car les poissons, c'est le pied! C'est qu'on ne se "fish spa" toujours de votre santé!

Les détails ici: < http://www.rue89.com/2010/07/09/la-fish-pedicure-donnez-vos-peaux-mortes-aux-poissons-157917 >. Reste à savoir si parfois, sur ces sujets d'expérience, l'ami(e) cause grave...

Écrit par : Maxime | 10 juillet 2010

@instructionnisme, républicanisme, transmission et trala- trala -tralalère

Il fait chaud. À défaut de pouvoir dormir, je pense à ce qui s'écrit sur ce blog dédié à la transmission, aux valeurs républicaines etc.
Dans l'ordre de mes étonnements insomniaques :
1- certains attendent un livre de Catmano - il est en mains, merci ! - sans voir qu'elle en a déjà publié un : Compter calculer au CE1. Vous avez dit Catmano ?
2- Il est question de l'État, des "républicains", du style etc. et pas un poil ne bouge quand se pointe à l'horizon -et in extenso - le texte capital de Marx- ah, ah, ah ! - si bien écrit et si puissamment pensé, sur le 18 Brumaire. Vous avez dit transmission, style, État ?

Bonne nuit à tous.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2010

Oui.
Excepté qu'"une séance de musique en grande section en détails, sur le papier" me paraît relever de "l'entreprise pédagogiste".
Je peux vous faire "un plan", (pas une "fiche de prep", avec objectifs, etc, qui me fait gerber), mais un plan.
Et une video de la séance ainsi "détaillée".
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2010

Une "entreprise pédagogiste" qu'une suite de leçons en forme pensée pour les élèves et les collègues !
On est me semble-t-il au bout de la fausse opposition "pédagogistes"/ "antipédagogistes".
Quel programme et quelle progression pour quel niveau ? C'est la question et on ne peut y échapper. Il faut écrire des manuels ou se contenter de faire du vent.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2010

Tout ce que vous écrivez me semble presque mal venu. Je n'ai, en effet, jamais vécu le rouge sur mes copies comme un moindre traumatisme ou une violence symbolique cinglante. Je ne vivais cela que comme un guide permettant de mieux maîtriser des savoirs et des raisonnements. Une fois assimilés, c'étaient un bagage et des armes qui m'étaient fournis pour la vie.

En revanche, très tôt, entendre des enseignants déclarer qu'ils étaient là pour "m'éduquer" me mettait dans une fureur intarissable : de quel droit se permettraient-ils de toucher à ma personnalité ?! Ma PERSONNALITE ! Grrrrrrr ! Les colères de mes 14 ans prenaient naissance dans ce thème, ce furent les plus furieuses. J'en ai claqué des portes et même cassé des verres parce que mes parents les tournaient en dérision. Je refusais violemment d'être "éduqué", je voulais être instruit ; j'ai encore mes lettres de l'époque ! On me disait que je faisais ma crise, que ça me passerait, avec condescendance.

Je n'ai pourtant pas le sentiment d'avoir fait "ma crise" mais au contraire d'avoir déjà tout compris avec une conscience précoce : mes révoltes pubertaires étaient à l'évidence tournées contre les pédagogistes, même si le mot m'était inconnu. Avec le recul, je sais que c'était bien cela ! Et aujourd'hui, je n'ai pas changé, je n'ai pas fini ma crise !

Ainsi, le stylo rouge de M. Roger Le Pen (mon excellent enseignant de Lettres en 1ère S) ne m'a jamais blessé et pourtant il fustigeait ; le monsieur avait une allure raide et peu d'atouts publicitaires, il n'avait pas de conseiller en com, et un nom de père fouettard : pourtant je ne me suis pas trompé sur sa qualité. Et grâce à lui j'ai acquis des armes contre la propagande et la com' : une arme pour se défendre dans la vie, disais-je.

En revanche, les insinuations de ma pédagogiste d'enseignante de français de seconde, manifestement en pointe sur le constructivisme, n'ont jamais passé. Elle était mielleuse, faisait de l'éducatif doux-amer. Elle me reprochait d'abuser de références "puériles" : Jules Verne, Jack London, Selma Lagerlof... Il faut grandir ! J'ai découvert plus tard que ce goût n'avait rien de puérile mais trahissait une inconsciente mais forte sensibilité géographique. Selma Lagerlof et Jules Verne me servent encore pour écrire ma thèse. Légèrement attardé mental pour la seconde mais livres pour gogosse relu en bac + 7 !

Comme j'ai gardé mes cours, j'ai pu les montrer à ma femme, khâgneuse et certifiée de lettres classiques : cette bonne femme, en fait, me saquait ! J'ai gardé toutes les preuves. Une crasse que l'on vous fait à 15 ans peut ressurgir plus tard ; parfois de la varicelle renaît le zona. Mme B., je vous garde un chiot ! Je suis membre de l'asso des anciens de mon lycée, méfiez-vous de l'eau qui dort.

Un pédago a réussi, cependant, à tromper ma vigilence. C'était François Dubet, parce qu'il était favorable au droit de vote à 16 ans ; j'ai défendu avec ardeur cette idée mais me suis retrouvé minoritaire parmi les lycéens - 1ère expérience de la démocratie.

En creusant un peu les idées de M. Dubet, j'ai vite senti des choses déplaisantes, comme l'amertume du cachet enrobé dans un peu de miel. Il voulait nous éduquer, lui aussi, derrière quelques propositions attrayantes sur la citoyenneté lycéenne. Absurde : comment réclamer le droit de vote pour quelqu'un qui est encore à éduquer ? Je me suis heureusement aperçu que ce n'était qu'un traître, partisan du système américain et de l'augmentation des frais d'inscription à l'université. Quelques droits formels pour apâter la proie mais démolition de l'essentiel : le savoir rigoureux et l'égalité des chances. Quel s. ! Il est tombé sur mes pamphlets antipédagos et m'a signifié dans un courriel que j'avais commis des écrits "particulièrement nauséabonds" - l'hommage du vice à la vertu !

Je suis donc resté un sale gamin incorrigible pour ces gens-là mais le rouge ne me traumatise pas. Pourquoi mon directeur de recherche corrige-t-il mes travaux en bleu pâle ou en gris délicat ? Comme si le rouge allait m'offenser ? Revenir à ces belles années où je recevais des copies barbouillées n'activerait que la nostalgie...

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

Rodolphe D***, je suis totalement d'accord — et manifestement, je ne me suis pas exprimé assez clairement : la correction n'a rien d'humiliant, bien au contraire. Et un enseignant a suffisamment à faire pour INSTRUIRE, il n' pas à se mettre martel en tête pour EDUQUER. Mais voilà : nous avons renversé les priorités, depuis quelques années…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 juillet 2010

En revanche, les insinuations de ma pédagogiste d'enseignante de français de seconde, manifestement en pointe sur le constructivisme, n'ont jamais passé. Elle était mielleuse, faisait de l'éducatif doux-amer. Elle me reprochait d'abuser de références "puériles" : Jules Verne, Jack London

Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

Je suis assez étonnée de ce reproche de puérilité adressé à London, et ce pour deux raisons.
La première, c'est que JL n'est pas spécialement "puéril", à moins de confondre la puérilité avec l'énergie (voire le volontarisme), un rapport frontal à la nature, et une certaine fraîcheur du regard.
La seconde, c'est qu'en général les pédagos sont très branchés "littérature jeunesse", dans laquelle on range souvent, et de manière abusive, l'auteur de "Martin Eden". Etes-vous sûr que ce professeur était "pédago", Rodolphe, ou simplement victime de ce que j'apppellerai par charité une doxa paresseuse ?

A propos de J. London, je rappelle que "La croisière du Dazzler" vient de reparaître aux éditions Phébus, avec une préface du maître de céans :
http://www.libella.fr/phebus/index.php?post/2010/05/20/La-Croisiere-du-Dazzler-par-Jack-London

Et un grand salut alpestre à mon cher vieil ami Noël Mauberret, directeur de la collection, qui a entrepris, démarche salutaire, d'éditer en français l'intégrale de l'oeuvre londonien. Chaque roman est précédé d'une préface inédite, qui fournit à chaque fois un éclairage précieux.

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2010

Un enseignant a suffisamment à faire pour INSTRUIRE, il n' pas à se mettre martel en tête pour EDUQUER. Mais voilà : nous avons renversé les priorités, depuis quelques années…

Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2010

Le seul moyen de s'en sortir, c'est de dépasser ce débat pipé : on n'instruit pas en "éduquant", mais on éduque en instruisant. Obéir à une consigne simple, rester assis à sa table, ne pas se balancer sur sa chaise, arriver à l'heure le matin et dans une tenue correcte, apprendre ses leçons, faire ses devoirs, ne pas mâcher de chewing-gum en classe, effectuer une vraie recherche internet sans succomber au copier-coller, ne pas pomper sur le voisin, rendre les devoirs le jour J... Tout ceci est autant de l'éducation que de l'instruction.

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2010

Il faut écrire des manuels ou se contenter de faire du vent.

Ecrit par : guy morel | 11 juillet 2010

C'est fait... Mais vous ne l'avez pas lu, et il ne m'en reste qu'un exemplaire... Je vais vous le photocopier, et vous l'envoyer, (mais il est plutôt à l'usage des 7 - 13 ans, comme son titre l'indique).
Celui pour les ms - gs n'est pas (encore) édité, et pas fini, du coup. Mais je vais essayer de m'y (ré)atteler pendant les vacances, promis.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2010

"Obéir à une consigne simple, rester assis à sa table, ne pas se balancer sur sa chaise, arriver à l'heure le matin et dans une tenue correcte, apprendre ses leçons, faire ses devoirs, ne pas mâcher de chewing-gum en classe".

Cela relève de la maternelle et du primaire, au pire des petites classes de collège.

Qu'on en soit encore là pour des individus de 16 ans est effarant. Et si ces grands dadets étaient normalement conçus, le fait de renir encore ce discours à leur propos devrait être profondément vexatoire voire blessant. Parler d'une classe première comme de chiards de CE2 est légèrement offensant, non ?

Quand je travaille avec des terminales, je ne m'occupe pas des retards (ils sont exceptionnels) et n'exige jamais de billets, chacun peut avoir ses soucis... Je les traite comme à l'université et ça se passe très bien ! Comme quoi il y a encore des jeunes normaux.

En ce qui concerne la tenue correcte, j'adorais porter très très tardivement les bermudas bleu marine et les chaussettes blanches en classe tout en revendiquant hautement mon autonomie et ma maturité. C'est la dialectique : pour combattre un système, il faut articuler une idée et son contraire apparent. A chaque maxillaire sa mandibule, pour mordre. Venir soutenir le blog de Brighelli avec mes révoltes d'élève contre les adultes est gonflé et relève de la même logique.

J'en profite pour faire mon "coming out" politique : gauche du travail et droite des valeurs (Alain Soral).

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

"Obéir à une consigne simple, rester assis à sa table, ne pas se balancer sur sa chaise, arriver à l'heure le matin et dans une tenue correcte, apprendre ses leçons, faire ses devoirs, ne pas mâcher de chewing-gum en classe".

Cela relève de la maternelle et du primaire, au pire des petites classes de collège.

Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

Hélas non.
Si vous saviez, mon pauvre ami...
Chaque année, en début d'hypokhâgne, ce sont des choses que je dois fermement rappeler, en particulier l'assiduité, la ponctualité, les chewing-gums (et tout ce qui se mange en général, ces jeunes gens en restant souvent au stade oral-sussu-mâchouillis).
Je ne parle pas des torchons que l'on me rend parfois en guise de première khopie (pas de marge, stylo à bille, écriture illisible, pas de guillemets aux citations, titres des oeuvres non soulignés, pas de paragraphes, ponctuation aberrante, alors que j'ai longuement explicité les consignes) : à ce stade, je suis obligée, même si c'est infantilisant, d'ôter des points.
Le contrat est simple : si vous vous comportez comme des gamins, je vous traiterai comme des gamins.
Cela dit, si on les avait habitués, dès leur tendre jeunesse, à rendre des khopies propres, je ne serais pas obligée de jouer les mères fouettardes, rôle pour lequel je ne me sens a priori aucune vocation.
Si je les aime ? Je ne suis pas là pour les aimer. "Je ne suis pas pédophile", comme dit mon amie Magali. Mais je suis là pour les faire avancer, progresser, réussir. Et à la fin de l'année, on pleure !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2010

"Le contrat est simple : si vous vous comportez comme des gamins, je vous traiterai comme des gamins."

C'est de la bonne logique.

Bon, pour les chewing-gum, j'ai un petit défaut : quand je suis à fond dans mon cours, je ne les vois même pas. En gros, pour m'en apercevoir, il faut que je sois dans le rang et qu'on me les machouille presqu'à l'oreille... Eh bien certains sont arrivés à cet exploit !

Euh ? Pédophilie en Khâgne, ils ne sont pas un peu grand quand même ?

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

Euh ? Pédophilie en Khâgne, ils ne sont pas un peu grands quand même ?

Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

C'est une imaaaaage !
;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2010

J'ai souvent pensé moi aussi à un florilège des interventions de Catmano. Ses propos tiennent debout et tiennent la route.

Heureusement que je n'aie pas eu la visite de l'inspecteur de Dumouch, l'année où j'avais concocté un groupement de textes pour une classe de seconde sur le thème de l'animal en littérature avec bien entendu un extrait de " Rroû " de Maurice Genevoix. Je me souviens qu'une élève, fille d'une institutrice m'avait demandé : " Madame, qu'est-ce que c'est un sureau ? " ( chapitre III de la seconde partie ) et nous nous étions attardés sur l'exclamation: " Au diable toutes ces billevesées !" quand le chat dédaigne le molleton rouge proposé par Clémence et préfère explorer les mystères de la maison " vieille rugueuse de cuir comme le sureau. "
Ce roman est un pur chef d'oeuvre. La critique est aisée...

La lecture de Nils Holgerson est passionnante et Nils ne regrettera jamais son voyage à travers la Suède. Marguerite Yourcenar vouait une grande admiration à Selma Lagerlöf.

En application de l'ordonnance du veto, qu'il me soit permis de vous convier à une promenade en Sologne sur les pas de cet auteur qui respectait profondément la vie après avoir été meurtri et hanté par l'horrible boucherie qui frappa tant de familles.

" Donne ta main...", me disait-il. Aujourd'hui encore, je sens la sienne, tiède et ferme, j'entends sa voix chaude et tendre, pafois grave ou gentiment moqueuse." Ecoute...C'est un mulot que tu viens de réveiller, une reinette qui saute, une musaraigne qui se sauve, un canard sauvage qui se pose..."
(...)
Ce silence, c'est un des mille secrets de la forêt, un de ceux que nous essayions de percer quand nous allions mom père et moi, entendre les cerfs bramer au coeur de la nuit. Nous arrêtions la voiture,tous feux éteints, et nous partions à l'aventure. La lune seule nous éclairait, large et blonde projetant notre sur le sable pâle, des chemins pleins d'ornières où nos pieds chaussés d'espadrilles, faisaient si peu de bruit que nous entendions les battements de nos coeurs.

Sylvie Genevoix. Préface à " Romans, récits et contes" de Maurice Genevoix,Omnibus/Plon, 1995, introduction de Daniel Oster.

Écrit par : charpentier Hélène | 11 juillet 2010

Les caprifoliacées comme le chèvrefeuille ...

Écrit par : iPidiblue tu me fais tourner chèvre Hélène ! | 11 juillet 2010

Je fais bien, je fais bien:

"Bond de 3 % de l'emploi au Québec
Le marché du travail se porte de mieux en mieux
François Desjardins 10 juillet 2010 Emploi
Depuis le mois de juillet 2009, lorsque le marché du travail a véritablement touché le fond du baril, l'économie québécoise a créé 117 000 emplois, un bond de 3 % qui place le Québec en tête de peloton des provinces.

Selon les données de Statistique Canada publiées hier, l'apparition de 30 400 emplois en juin a permis au Québec d'abaisser son taux de chômage à 7,8 %, par rapport à 8 % au mois précédent. D'une même voix, les économistes ont convenu que le marché du travail semble bel et bien rétabli.

La situation dans l'ensemble du pays est telle que la Banque du Canada, aux yeux de ces mêmes économistes, n'aura d'autre choix que de hausser son taux directeur le 20 juillet pour une deuxième fois de suite. Celui-ci se situe à 0,50 %, et tout ajustement finit par se répercuter sur l'ensemble de l'économie, car il affecte le coût des emprunts pour les consommateurs et les entreprises.

Les gains du Québec, qui ont contribué pour le tiers des 93 000 nouveaux emplois à l'échelle canadienne, ont été surtout observés dans les hôtels et la restauration, la gestion d'entreprises et la santé. De plus, ils étaient divisés à parts égales entre le temps partiel et le temps plein.

Longue séquence sous la moyenne

Les économistes ne s'attendaient qu'à 20 000 nouveaux emplois. L'explosion du marché du travail a fait qu'à l'échelle canadienne, le taux de chômage est passé de 8,1 % à 7,9 %. Ce qui veut dire une chose: encore une fois, et depuis six mois, le taux québécois est inférieur à la moyenne de l'ensemble des provinces.

«C'est la séquence la plus longue où le taux québécois est inférieur au taux canadien, et ce, depuis 1976», a indiqué dans un courriel Joëlle Noreau, économiste au Mouvement Desjardins.

L'établissement prévient toutefois qu'un mois n'est pas coutume. Certes, la croissance de l'emploi au Québec a été importante depuis un an, mais elle ne sera pas éternelle.

«L'indice précurseur Desjardins (IPD) suggère une réduction de cadence d'ici la fin de 2010, ce qui n'a rien d'étonnant compte tenu de la remontée rapide de l'économie québécoise depuis un an», a écrit Mme Noreau dans une note d'analyse.

Selon elle, une croissance aussi forte est «difficilement soutenable sur une très longue période, et ce, d'autant plus qu'il faut s'attendre à une modération du tempo du côté des États-Unis», où l'emploi a repris du galon depuis le troisième trimestre de 2009.

Le ministre du Travail, Sam Hamad, s'est réjoui de ces données. «Encore une fois, le Québec se démarque: nous avons récupéré 160 % des emplois perdus pendant la récession comparativement à 97 % au Canada, à 88 % en Ontario et à 11 % aux États-Unis», a-t-il dit dans un communiqué.

L'Ontario remonte la pente

En Ontario, frappé durement par la crise du secteur automobile, la création de 60 300 emplois en juin signifie que le taux de chômage a plongé de 8,9 % à 8,3 %. Pour retrouver le plancher d'emplois d'octobre 2008, époque où la récession s'installait un peu partout, la province ontarienne n'a besoin que de 23 000 emplois supplémentaires, a fait remarquer Shahrzad Fard, économiste à la Banque TD.

Statistique Canada a rappelé qu'en octobre 2008, alors que l'économie nord-américaine commençait à s'effriter à une vitesse impressionnante, le taux de chômage canadien était de 6,8 %. Il a ensuite monté jusqu'à 8,7 %. Depuis le début de la remontée de l'emploi, plus de 400 000 emplois ont vu le jour, dont la moitié au cours des trois derniers mois.

La bonne tenue du marché du travail en juin a surtout été l'affaire des provinces centrales. Car dans l'Ouest, l'Alberta n'a pu faire mieux qu'une avancée de 5700 emplois. Depuis juillet 2009, la province pétrolière n'a enregistré qu'une croissance de l'emploi de 0,8 %, soit 15 000 postes. C'est la hausse la plus faible de toutes les provinces, a précisé Statistique Canada.

Des étudiants moins chômeurs

Les données d'hier recèlent une bonne nouvelle pour les étudiants. L'agence fédérale a noté que le taux de chômage chez les 20-24 ans a fortement chuté par rapport à l'été 2009. Leur taux de chômage a diminué de 3,7 points à 10,3 %, a-t-elle indiqué. En juin 2008, il était de 9,2 %.

Quant aux 17-19 ans, ils constatent, eux aussi, une amélioration du marché du travail estival. «Le taux de chômage de ces étudiants a diminué de 2,1 points à 16,0 %, mais il est resté nettement plus élevé que le taux de 11,7 % observé en juin 2008», a écrit Statistique Canada."

http://www.ledevoir.com/economie/emploi/292382/bond-de-3-de-l-emploi-au-quebec

Écrit par : Pendariès | 11 juillet 2010

"Heureusement que je n'aie pas eu la visite de l'inspecteur de Dumouch,"

Euh non, je parlais de ma prof en classe de seconde.

Nous ne risquons pas d'avoir le même inspecteur, puisque je suis professeur de SVT.

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

"Le chèvrefeuille" est un très beau lai... (Et ce n'est pas un oxymore, ni un champignon.)

Écrit par : Maxime | 11 juillet 2010

A propos d'images, certaines ne sont plus aussi sages que certains le voudraient: < http://blog.lefigaro.fr/inde/2010/07/inde-les-femmes-musulmanes-mon.html >

Dorénavant, tous les maris, en Inde, sont prévenus, pour le coup: en ce qui concerne les femmes, l'Indien vaut mieux que deux tu l'auras...

Écrit par : Maxime | 11 juillet 2010

Merci, Hélène, d'avoir évoqué Maurice Genevoix, dont la lecture fut toujours pour moi un enchantement. "La Forêt perdue" compte au nombre des livres que je pourrais emporter sur une île déserte...

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juillet 2010

Cher Rodolphe il n'est pas interdit aux profs de SVT de lire des auteurs comme Colette, Genevoix et d'autres qui vous transportent en pleine nature. Je pense aussi aux descriptions du jardin sauvage dans " La faute de l'abbé Mouret " de Zola.
De même il n'est pas interdit aux profs de lettres de s'intéresser à la flore et à la faune. Quand j'étais documentaliste je recevais des propositions de stages, pour découvrir la flore des Alpes et je mourrais d'envie d'y participer mais les lourdes responsabilités familiales de l'époque ne m'y autorisaient pas. Mon mari partage cet intérêt et nous avons une flore des plantes de notre région en permanence dans la voiture.
J'adore les livres pour enfants et j'y prends "un plaisir extrême." Je suis allée régulièrement au salon du livre avec mes gosses et nous passions presque tout notre temps du côté des éditeurs pour la jeunesse.
Il y a un livre , parmi beaucoup d'autres il est vrai, qui me captive toujours autant en dépit des années qui défilent, c'est " L'âne culotte " d'Henri Bosco.

Écrit par : charpentier Hélène | 11 juillet 2010

Ah ! non désolé Hélène ! ici nous faisons les bonnets mais pas les culottes d'ânes ...

Écrit par : iPidiblue et la culotte | 11 juillet 2010

"L'âne culotte" est un très beau livre qui peut se lire à tout âge. Avec "Hyacinthe" et " Le jardin d'Hyacinthe", qui n'ont plus rien d'ouvrages enfantins , il forme une trilogie enchantée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juillet 2010

C'est vrai, mais si la femme aime les chapeaux et les froufrous, elle s'arrange parfois pour porter la culotte...
Bon, c'est dimanche, j'attends qu'il fasse moins chaud pour sortir alors j'ai pensé à une chanson.

Tiens-toi droit!
Si tu t'arrondis, tu auras l'air d'une arche.
Tiens-toi droit!
Si tu t'arrondis, tu auras l'air de quoi ?

Tu auras l'air d'un pont même pas de pierre,
l'air d'un pont de bois, l'air d'un pont d'acier.
Tu auras l'air d'un tronc par d'ssus la rivière,
tu auras l'air d'un rien sur quoi j' peux marcher,
l'air d'un trait d'union, l'air d'une passerelle,
l'air de ce par quoi j' peux aller plus loin,
l'air d'un fond sonore, l'air d'une ritournelle,
l'air d'une musique dont j' n'ai pas besoin.

Tu auras l'air d'un peu, l'air d'un plus grand'chose,
l'air d'un intermède, d'une récréation,
l'air d'un amant pour bibliothèque rose,
d'un soupirant pour représentation,
l'air d'un grand chemin comme tous les autres,
prêtant à mes pas son sol aplani,
l'air d'un macadam, l'air d'un qui se vautre,
content, bien content de ses avanies.

Mais moi je ne veux pas que tu t'arrondisses.
Je veux contre toi toujours me heurter.
Laisse, laisse-moi tous les précipices
que sous mes pas l'amour va susciter.
Je n' veux pas de pont, je veux des rivières,
je veux des torrents où tourbillonner.
Je veux cette vie, je la veux entière,
même si mon coeur y doit suffoquer.

Mais tiens-toi droit!
Ne t'arrondis pas, il faut que je marche.
Tiens-toi droit!
Si tu t'arrondis, j'aurai l'air de quoi ?
d'Anne Sylvestre.

Écrit par : charpentier Hélène | 11 juillet 2010

Il suffit de faire partie d'un jury de BAC pour voir ce qu'ils en font de nos corrections! Plus jamais je ne passerai 45 mn sur une seule et même copie, voilà ce qu'ils y gagnent! De toute façon, avec l'arrivée imminente des compétences et du minimum opposable dans l'éducation (si,si!!), plus de note à attribuer, juste des félicitations pour tout le monde...

C'est quand qu'on révolutionne??

Écrit par : greg | 11 juillet 2010

Je me suis régalé en lisant cette Note !
J'ai connu cette école exigeante entre 1945 et 1958 (école primaire puis lycée) et n'en suis pas mort et je sais ce que je dois à mes instituteurs qui ne faisaient pas de fautes, eux, tandis que certains jeunes professeurs des écoles...
Soit dit sans vouloir offenser qui que ce soit.
Et les professeurs de lycée que j'ai eus étaient plus exigeants envers eux-mêmes que bien des professeurs - des collègues - que j'ai côtoyés de 1970 à 2000 :-)
Et si le "gros prétentieux" que je suis écrit quasiment sans faute, il le doit davantage à ses maîtres qu'à ses "dons" - si de tels dons existent, ce dont je doute. ;-)
Je suis sûr d'avoir transmis à une minorité d'élèves brillants le goût des choses bien dites et écrites dans le domaine des sciences physiques où la rigueur littéraire est aussi indispensable que la rigueur scientifique.
Je ne suis pas moins certain d'avoir agacé d'innombrables cancres avec mes exigences en tous domaines. Cancres ils sont entrés dans ma classe, cancres ils en sont sortis, et que m'importe ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

M. Brighelli, je me rends compte, à relire votre texte, que si je l'avais lu en étant élève, je n'aurais pas eu le recul affectif pour en saisir le sens profond. Des expressions comme "pâte à modeler", "un esprit à corriger" voire les allusions aux corrections physique m'auraient blessé, braqué et probablement fait basculer pour quelques années dans le camp adverse. Or de bons élèves sont susceptibles de lire ce blog.

Il faut une certaine dose de finesse et de philosophie pour se rendre compte qu'en fait ce sont les pédagos qui cherchent à vous modeler, vous tripoter la cervelle, en ayant l'air de respecter votre liberté. Cet effrayante manipulation orwellienne est bien pire qu'un dressage militaire.

Personne ne m'a remodelé, l'Ecole et les traits rouges sur mes copies ont juste nourri et renforcé mon esprit avec des connaissances et le développement de logiques dont je FAIS CE QUE JE VEUX. Je suis resté la même personne, plus armée, moins vulnérable, moins manipulable. Monsieur Dubet en est pour ses frais.

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 11 juillet 2010

greg : et encore vous n'avez pas vu les oraux de bac pro... là c'est le pompon !

Écrit par : exTC | 11 juillet 2010

De l'eau aux moulins :

http://www.causeur.fr/ne-m%E2%80%99appelez-plus-republicain,6877

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2010

greg : et encore vous n'avez pas vu les oraux de bac pro... là c'est le pompon !

Ecrit par : exTC | 11 juillet 2010

J'en ai réchappé; les Inspecteurs n'ont sans doute pas voulu de moi pour écouter les impétrants.

Écrit par : Pendariès | 11 juillet 2010

Courage Penda, le passage du Nord-Ouest c'est par ici ...

Écrit par : iPidiblue et le passage du Nord-Ouest | 11 juillet 2010

Pendaries : j'y ai échappé (ils me convoquaient aux corrections tant que j'étais vacataire, et depuis que je suis validé et tout : plus rien :D) mais on m'a raconté ! purée déjà que le bac pro 3 ans est une fumisterie....

Écrit par : exTC | 11 juillet 2010

pendant que moi je me gratte le cul pour sortir une phrase qui tienne, au prix de souffrances infinies…
Ah la la…
JPB, Flaubert du blog…

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010
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C'est le résultat qui compte, et il n'est pas du tout insatisfaisant !
Croyez-vous que ce que j'écris soit toujours un premier jet ?
Même si ce l'était, je n'oserais pas le dire, mais, réellement ce n'est pas le cas. C'est laborieux pour moi, bien plus que pour vous, et je suis sûr que vous faites assaut de modestie pour faitre sourire les lecteurs.
Ma modestie (bien réelle) est tempérée par ceci : vous êtes un professeur de lettres; je suis un professeur de sciences physiques qui s'efforce de s'exprimer en bon français au prix de prodigieux et constants efforts. :-)))

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 juillet 2010

J'ai entendu ce matin sur France Inter un joli oxymoron :
"un mélange chimiquement pur".
(Les notions de corps purs et de mélanges sont contraires.)

Je doute que le journaliste de France Inter fût conscient de la contradiction dans les termes présente dans l'expression qu'il venait d'employer, mais sait-on jamais ? Cela n'a pu attirer l'attention que des seuls chimistes - et peut-être des physiciens qui ne dédaignent pas la chimie, à qui cette plaisanterie - involontaire ou non - aura, au mieux, arraché un sourire. (À moi elle n'a arraché qu'un froncement de sourcils intensément réprobateur.)

Cela m'a rappelé l'expression stupide inventée par Jacques Bergier et Louis Pauwels dans leur inoubliable ouvrage de fausse science, "Le matin des magiciens" : "le réalisme fantastique".

Mais eux, au moins, ont commis cet oxymore de propos délibéré et savaient qu'il frapperait les esprits... si j'ose dire. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 juillet 2010

Elle est extra, Catmano.
Je l'aime !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Catmano est un génie !

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Méfie-toi, Catherine. La roche Tarpeienne est proche du Capitole et les idoles ont toutes des pieds d'argile.

Essaye de continuer à te sentir pisser malgré tout.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2010

Eh ! oh ! le club des pisseuses c'est fini de se léchouiller en public ?

Écrit par : iPidiblue chattes en chaleur sur un blog brûlant | 12 juillet 2010

Au sujet de chats :

WITTMAN, Arizona (AP) — Une octogénaire de l'Arizona vivait avec 104 chats, dont la plupart étaient morts ou mourants.

Selon les services du shérif du comté de Maricopa, les cadavres de dix chats ont été retrouvés dans le congélateur de la maison de Lucienne Touboul, à Wittman (48km au nord-ouest de Phoenix). D'autres chats étaient malades ou en train de mourir.

Le porte-parole du shérif, Jeff Sprong, a précisé que la vieille dame avait été hospitalisée pour un examen médical, les chats ayant une maladie transmissible à l'homme.

Lucienne Touboul va également être soumise à un examen psychiatrique. Elle pourrait être poursuivie pour cruauté envers des animaux et pour avoir menacé de tuer des adjoints du shérif s'ils touchaient ses chats.

Selon Jeff Sprong, l'octogénaire n'était plus autorisée à avoir un animal domestique depuis que 70 chats avaient été retrouvés chez elle il y a trois ans. Ces animaux avaient été soit euthanasiés soit envoyés dans des sociétés de protection des animaux.

Écrit par : iPidiblue les chats et la vieille dame | 12 juillet 2010

Elle est extra, Catmano.
Je l'aime !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Catmano est un génie !

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juillet 2010

Méfie-toi, Catherine. La roche Tarpeienne est proche du Capitole et les idoles ont toutes des pieds d'argile.

Essaye de continuer à te sentir pisser malgré tout.

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2010

Y'a pas d'lézard, t'inquiète !

Comme disait notre pépé : "Caresse de ..."* ou encore "C'est pas un petit trou du ..."*, ceci dit malgré l'immense respect que j'ai pour Françoise Guichard et JPB.

* : ces réflexions pleines de bon sens ouvrier s'adressant à mon humble personne et non à celles des signataires des messages dangereux pour les chevilles et l'envie d'uriner, bien évidemment (pépé, si tu m'entends...).

Écrit par : catmano | 12 juillet 2010

C'est une pathologie psychiatrique qui a un nom, iPidi. Pour l'instant, ça ne me revient pas mais je vais essayer de retrouver .

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2010

Je parlais des chats, pas du message d'au-dessus, que vous n'auriez pas dû écrire.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2010

Bon d'accord Dobo vous avez le droit de léchouiller soeurette ...

Écrit par : iPidiblue les soeurs siamoises | 12 juillet 2010

Merci pour ces quelques références littéraires en rapport avec la phénoménologie de la nature. je les note et vais les commanser.

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 12 juillet 2010

" Il faut une certaine dose de finesse et de philosophie pour se rendre compte qu'en fait ce sont les pédagos qui cherchent à vous modeler, vous tripoter la cervelle, en ayant l'air de respecter votre liberté."
Rodolphe.
Cela ressemble à une certaine fable que JPB prend plaisir à évoquer sur ce blog. Elle a été mise en musique pour quatre voix de femmes par Gounod.Le renard s'est sans doute régalé, encore que ce ne soit pas son plat préféré, mais nous à la chorale, nous avons savouré le travail de déchiffrage et d'interprétation.
Les beaux parleurs, on les connait. Ils vous font perdre la tête au bal de la Saint-Jean et sont toujours beaux parleurs chaque fois qu'ils mentent. Ils affirment vous faire perdre aussi les outrages du temps parce qu'il paraît que nous le valons bien. Oui, ils sont un peu partout tous ces baratineurs. Ils utilisent tous les arguments possibles pour nous faire céder et si nous résistons quand même attention, ce n'est plus la même chanson. Vous devenez coupable d'incompréhension , d'intolérance et de sévérité excessive. Vous n'êtes vraiment plus dans le coup. Pour avoir mis 13 zéros dans une classe de 35 élèves pour devoir non rendu ,en dépit d'un délai supplémentaire accordé, à des élèves de première préparant les épreuves anticipées de français du bac, j'avais été convoquée dans le bureau du proviseur- adjoint, ancien conseiller d'orientation n'ayant jamais affronté l'arène, sauf erreur de ma part. L'ancienneté et un assez bon rang à l'agrégation compensaient mon allure godiche, j'en conviens, et ce fichu nez pointu chaussé de lunettes de myope. L'entretien fut courtois et j'expliquai que le procédé du devoir non rendu, habile calcul pour ne pas risquer de faire chuter la moyenne était un calcul malhonnête ne respectant pas la règle du jeu, défavorisant par ailleurs les élèves honnêtes acceptant les contraintes et les risques d'un entraînement régulier. J'ajoutai que je n'appréciais pas non plus les absences répétées, les manuels oubliés, les récréations prolongées et tout le reste. Invitée à trouver une solution, je proposai un devoir sur table un mercredi après-midi. Je trouvai un sujet et un surveillant fut réquisitionné. Dix élèves sur les treize acceptèrent de plancher.
Je maintins le zéro pour les trois autres. Comme j'avais décidé de quitter le navire qui me donnait le mal de mer , tant pour sauvegarder ma santé disons le tout net , que ma vie de famille que je ne me sentais pas le droit de saborder, j'appris par la suite que la classe avait obtenu des résultats très satisfaisants dans l'ensemble à l'exception des allergiques à l'effort régulier. Cela se passait en 2000.

Écrit par : charpentier Hélène | 12 juillet 2010

Merci Hélène... Je n'ai jamais eu cette situation où j'aurais été obligé de mettre tant de zéros...

Sinon, dans mon message précédent, "commanser" c'est une faute de frappe pour "commander".

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 12 juillet 2010

Et la traditionnelle musique du lundi :
http://www.youtube.com/watch?v=htSXKYs8sQM&feature=related

Écrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2010

FG : quelle belle chanson :) le film qui va avec est superbe aussi !

Écrit par : exTC | 12 juillet 2010

L'entretien fut courtois et j'expliquai que le procédé du devoir non rendu, habile calcul pour ne pas risquer de faire chuter la moyenne était un calcul malhonnête ne respectant pas la règle du jeu, défavorisant par ailleurs les élèves honnêtes acceptant les contraintes et les risques d'un entraînement régulier.

(Charpentier Hélène)

Tout à fait d'accord. Le devoir non rendu est devenu une véritable stratégie chez certains élèves. La stratégie contraire, l'équation : devoir non rendu = 0 (avec une marge d'un ou deux jours et des points en moins) devrait être la règle. Les logiciels de traitement de notes comportent la mention NR (non rendu) qui ne compte pas pour un zéro dans la moyenne et passe totalement inaperçue.

Amicalemusicalement vôtre, Hélène !

Écrit par : Robin | 13 juillet 2010

Vieux texte mais peut-être méconnu

“La réforme québécoise de l'éducation: une faillite philosophique”
Normand Baillargeon

http://classiques.uqac.ca/contemporains/baillargeon_normand/reforme_qc_education/reforme_qc_education.pdf

Écrit par : :-) | 13 juillet 2010

Ayant effectué quelques recherches sur le mot " fayard " issu du latin fagus mais supplanté par la forme germanique "hêtre " j'ai " corrigé " mon ignorance.
Selon Henriette Walter, dans son ouvrage :" Le français d'ici, de là, de là-bas ", le terme " fayard " subsite en Provence et en Champagne. En fait, je n'ai jamais entendu ce mot et il ne figure ni dans :"Le parler champenois " de Gustave Philiponnat, ni dans le : " Lexique du paysan et du vigneron champenois " de Lise Besème Pia.
il m'arrive d'employer spontanément des mots qui entraînent un imperceptible froncement de sourcil accompagné d'un sourire discret chez mes interlocuteurs me demandant aussitôt une explication. Voici quelques exemples : "bâcher "( passer la serpillière), "s'empierger "( se prendre les pieds dans un obstacle ) avoir des bloquets dans les mollets ou les cuisses, "galvauder "( errer sans but ) "mouziner "( bruiner) un" marcou" ( chat ) . J'aime beaucoup les verbes "réchoupiller " (rendre de la vigueur, " se ragroubiller " ( se recroqueviller), "harloquer " ( bruit d'un porte ou d'une fenêtre mal fermée et secouée par un vent léger ), "berlander ( aller et venir sans nécessité ) ,berdonner ( maugréer ) , "churlupper "( boire son café ou manger sa soupe en aspirant sans aucune discrétion) et "haspouiller "( secouer quelqu'un au sens propre comme au figuré.)

Écrit par : charpentier Hélène | 13 juillet 2010

Très intéressante, l'histoire narrée par Hélène.
Je n'arrive pas à me souvenir d'avoir connu ou d'avoir vu user de ce type de stratégie lorsque j'étais collégienne ou lucéenne.
Il est vrai qu'à l'époque, nous étions cent fois moins pendus à nos notes qu'en cette époque d'évaluationnite aiguë où les contrôles se succèdent à un tel rythme qu'on se demande quand les professeurs trouvent le temps d'enseigner. Et quels contrôles ! Des petites tranches de saucisson coupées tellement fines qu'elles n'ont probablement aucune saveur et ne doivent guère laisser de souvenirs aux papilles gustatives de l'intellect.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2010

@ Charpentier Hélène:

Il me semblait que "fayard" (ou sa variante "foyard") était un terme de la région lyonnaise et de la Savoie, me trompais-je?
Voilà que vous piquez ma curiosité...

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

« Selon Henriette Walter [...] le terme " fayard " subsite en Provence et en Champagne... »
charpentier Hélène | 13 juillet 2010

...et aussi en Limousin : « lo faiard » (ou « lo fau »).
En ce qui me concerne, c'est à l'école que j'ai appris qu'on disait également « le hêtre ».

Écrit par : tailleboudin | 13 juillet 2010

Rejet des recours dirigés contre le décret de publication de l’accord conclu en 2008 entre la France et le Saint-Siège en matière de reconnaissance des diplômes :
http://www.conseil-etat.fr/cde/fr/communiques-de-presse/enseignement-superieur-reconnaissance-des-diplomes-du-saint-siege.html

Écrit par : tailleboudin | 13 juillet 2010

« Selon Henriette Walter [...] le terme " fayard " subsite en Provence et en Champagne... »
charpentier Hélène | 13 juillet 2010

...et aussi en Limousin : « lo faiard » (ou « lo fau »).
En ce qui me concerne, c'est à l'école que j'ai appris qu'on disait également « le hêtre ».

Ecrit par : tailleboudin | 13 juillet 2010

Et moi, c'est à l'école, mais en tant qu'instit' que j'ai appris que le fayard qui brûlait dans les poêles à bois de mes élèves et le hêtre que j'avais vu dans les forêts d'Ile-de-France étaient le même arbre !
Heureusement que ces deux arbres faisaient tous les deux des faînes, sinon je serais peut-être morte idiote !
À ma décharge, il faut dire que le fayard des montagnes du Diois et le hêtre de la forêt de Rambouillet n'ont pas exactement le même port.

Écrit par : catmano | 13 juillet 2010

En Limousin, c'est bien de la langue d'Oc, non ?

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2010

Quand je travaillais à Oradour sur Vayres, je comprenais à peu près bien le patois.
Ils disaient " N'a dji de bannes ", comme ici.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2010

Nous allons donc profiter de ce bel été pour nous promener, en vrai , dans les livres ou dans un vd comme dirait mon petit fils, dans les forêts de France et de Navarre à la recherche des fayards.
A propos du verbe " haspouiller " j'ai reçu hier cette petite histoire qui remet en question bien des idées reçues sur le cheval du pauvre pas si bête finalement et qui s'haspouille lui -même.

"L'âne au fond du puits.

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits.
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures,
et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il
a décidé que l'animal était vieux et le puits devait
disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable
pour lui de récupérer l'âne. Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à
enterrer l'âne dans le puits.

Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se
mit à crier terriblement.
Puis à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce
qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se
secouait pour enlever la terre de son dos et montait
dessus.

Pendant que les voisins du fermier continuaient à
pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du
puits et se mit à trotter!'

La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes
d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se
secouer pour avancer.

Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de
progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus
profonds en n'arrêtant jamais. Il ne faut jamais
abandonner!

Secoue-toi et fonce!"

D'accord, mais il y a des jours où il faut faire la pause pour se réchoupiller et repartir.

Écrit par : charpentier Hélène | 13 juillet 2010

oh purée le verbe réchoupiller :)

il est de mon coin celui là !

Écrit par : exTC | 13 juillet 2010

Tout à fait d'accord. Le devoir non rendu est devenu une véritable stratégie chez certains élèves. La stratégie contraire, l'équation : devoir non rendu = 0 (avec une marge d'un ou deux jours et des points en moins) devrait être la règle. Les logiciels de traitement de notes comportent la mention NR (non rendu) qui ne compte pas pour un zéro dans la moyenne et passe totalement inaperçue.

Amicalemusicalement vôtre, Hélène !

Ecrit par : Robin | 13 juillet 2010
---
Je suppose que dans vos disciplines il est impossible de ne pas noter les devoirs faits en dehors de la classe malgré le risque que l'élève se fasse aider.
Pour ma part, en sciences physiques, je n'ai donné de devoirs à la maison que pendant ma première année d'enseignement. Je les ai notés mais n'ai pas tenu compte des notes mises à ces devoirs-là, non faits sous mon contrôle, pour la moyenne trimestrielle.
En français, j'ai fait, en première, des devoirs (toujours des dissertations, je crois) tous les quinze jours, sans aucune aide, car mes parents étaient incultes et mes frères et sœurs, moins cultivés que moi, qu'ils fussent plus âgés ou plus jeunes que moi. La note la plus élevée que j'ai eue a été 14/20, avec des compliments dont le professeur ne faisait pas un usage immodéré. Il savait que c'était du travail personnel.
La composition trimestrielle lui permettait de voir si nous avions reçu ou non une aide pour les devoirs faits à la maison.
Nous ne nous aidions certes pas entre élèves, soit dit en passant.
Les devoirs que j'ai donné [1] à faire en dehors de ma surveillance, j'en ai vite pris conscience, n'étaient pas du travail personnel. Les élèves ne se donnaient pas la peine de modifier les phrases du camarade qui avait fait, seul ou non, le devoir. S'ils avaient pu faire des photocopies, ils l'auraient fait, et je n'aurais eu à corriger qu'une seule copie.
Mes notes trimestrielles étaient toujours la moyenne de trois devoirs faits en classe sous ma surveillance (qui a pu parfois être déjouée, mais comme je lisais des phrases recopiées mot pour mot et qui, parfois, affirmaient des absurdités, je savais à quoi m'en tenir).
En classe, j'ai toujours eu une copie de chaque élève, mais parfois de valeur nulle, et je mettais zéro, la mort dans l'âme, tant j'avais de compassion pour les cancres sympathiques - il y en avait -; mais "Que diable [allaient-ils] faire dans cette galère ?" :-)
Hier soir j'ai rencontré un professeur d'histoire et de géographie qui enseigne dans un collège et me dit avec un sourire entendu :"Dans mon collège, nous avons 86 % de reçus au brevet des collèges."
"Oui, et ça ne vaut pas tripette, je suppose", ai-je dit. "Tu supposes juste." répondit-il.
Voilà où nous mènent donc les sciences de l'éducation ?
Bravo !

[1] En relisant mon texte, j'ai changé "donnés" en "donné".
Ai-je bien fait ? Merci d'avance à toute personne autorisée qui me répondra, même si elle s'appelle... ah ! son nom m'échappe, mais elle est bien connue (oui, c'est un homme).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

Un livre pour vous Francis Penin, le sociologue Patrick Trabal a écrit en 1997 "La violence de l'enseignement des mathématiques et des sciences" !

C'est ici : http://books.google.fr/books?id=vB8kMMYefFYC&printsec=frontcover&dq=la+violence+dans+l'enseignement+math%C3%A9matiques&source=bl&ots=iDzivVxRNs&sig=0xeQdQNqB_NjUW3fw__u3HWzUi8&hl=fr&ei=4C88TMaiK4-aOITQsM0P&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CAkQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false

Écrit par : iPidiblue terminus des sociologues | 13 juillet 2010

J'en apprends tous les jours - et c'est ma joie!

Donc "fayard"...
Rien chez Baumgartner & Ménard (juste une indication à "hêtre");
Bloch & von Wartburg développent un peu à "hêtre" (rien sinon);
Dubois, Mitterand & Dauzat ont une entrée, qui renvoie à "fouailler", "fouet" et "hêtre", mais pas grand chose de plus...
TLFi, assez complet, semble-t-il:

FAYARD, subst. masc.
Région. (notamment dans le Massif central, le Lyonnais, la Savoie). Hêtre. "Une planche de fayard"; "bois de fayards". "Dans le pays de Brunswick, on trouve des forêts de chênes et de fayards" (STENDHAL, Journal, t. 2, 1805-08, p. 441) : "Enfin, en un lieu fort sombre et solitaire, il avise un fayard dont les branches s'étendaient comme des bras sous le noir de l'ombrage." (POURRAT, Gaspard, 1922, p. 97.)

REM. Foyard, subst. masc., var. cour. en Suisse. Couper, équarrir les foyards. "Son petit cœur battait puissamment de joie en évoquant, pour un proche avenir (...) les assauts, au haut des fûts des foyards, des nids de grives et les rudes combats autour des nichées de corbeaux" (PERGAUD, De Goupil, 1910, p. 105). "Je préférais témoigner ma ferveur, ma tendresse au fût glacé des foyards de la forêt, à la tardive fleur d'un pré" (G. BORGEAUD, Le Voyage à l'étranger, Lausanne et Paris, 1974, p. 348).

Étymol. et Hist. 1373 failhard (Ord., V, 682 ds GDF.). Mot franco-prov., et s'étendant jusqu'à la mer par la vallée du Rhône; dér. de l'a. fr. fou « hêtre » (v. fouet), suff. -ard*. Fréq. abs. littér. : 22. Bbg. TUAILLON (G.). Réflexions sur le fr. région. In : Colloque sur le Fr. parlé ds les Villages de Vignerons. 1976. 18-20 nov. Dijon, Paris, 1977, p. 18.

Du côté d'internet, il y a ça : < http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/619395 > qui me permet de constater que je n'avais jamais fait le rapprochement entre "fouaille" et "fuel", ignorant que je suis des essences.


@ exTC:
Très bon, votre lien. Mais quand on voit ce vers quoi tend le système en France... Ite, missa est.

@ Francis Penin:
De même, je ne donne quasiment plus de devoirs hors des classes.
Il y a deux ans, on a même franchi un nouveau palier: un élève, cancre de surcroît, sur une dissertation, a rendu un travail de 18 copies doubles! Inutile de dire que, compte-tenu du style employé (fort différent de celui dont il usait en classe), avec pas loin de zéro faute, des auteurs et des exemples cités (qu'il ne connaissait pas, je l'ai testé), ainsi que de la puissance argumentative (digne d'un concours "old school"), il n'en était pas l'auteur et s'était contenté de recopier. Jamais il ne le reconnut; ses parents, que j'avais convoqués, non plus. Officiellement, l'Administration (avec la majuscule, on ne plaisante pas!) et les collègues ne m'appuyèrent pas quand je voulus sanctionner, même si, officieusement, tout le monde était d'accord pour dire que l'élève ne pouvait être le producteur d'un tel fruit - mais comme "on" m'a dit: "Dans ce genre de situation, Maxime, il n'y a pas de bonne solution..."
L'année dernière, c'étaient les versions latines, pillées sur le net et recopiées telles quelles, sans aucun recul...

Il me semble que "donnés" est la bonne écriture. Le pronom relatif "que" est bien placé avant l'auxiliaire "avoir", ce que renforce la transitivité - directe et attributive - de "donner": "donner quelque chose à quelqu'un" --> "donner les devoirs aux élèves, lesquels élèves doivent faire les devoirs" (les devoirs, ça ne se fait pas tout seul)...
Mais peut-être me trompé-je, si un orthoprof passe derechef ou si un(e) autre veut bien m'éclairer.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Derechef ... derechef !

Écrit par : iPidiblue chef on y veillera ! | 13 juillet 2010

Le participe passé conjugué avec « avoir et suivi d'une préposition et d'un infinitif ne s'accorde pas s'il a pour régime l'infinitif.
[...] Les participes « eu » et « donné » seuls sembleraient devoir échapper à cette règle, c'est à dire que quelques grammairiens les font accorder ou non accorder à volonté.
Ex. : [...] « Les travaux que j'ai donnés à faire ne sont pas terminés » ou « Les travaux que j'ai donné à faire, etc. »
C. C. Joubert & Ph. Guerin, Dictionnaire complet des participes francais et de leur accord, p. 18 - 19.

Écrit par : tailleboudin | 13 juillet 2010

Le participe passé conjugué avec « avoir et suivi d'une préposition et d'un infinitif ne s'accorde pas s'il a pour régime l'infinitif.
[...] Les participes « eu » et « donné » seuls sembleraient devoir échapper à cette règle, c'est à dire que quelques grammairiens les font accorder ou non accorder à volonté.
Ex. : [...] « Les travaux que j'ai donnés à faire ne sont pas terminés » ou « Les travaux que j'ai donné à faire, etc. »
C. C. Joubert & Ph. Guerin, Dictionnaire complet des participes francais et de leur accord, p. 18 - 19.

Ecrit par : tailleboudin | 13 juillet 2010


Pas mieux !

Écrit par : Robin | 13 juillet 2010

et un tchaille, vous savez ce que c'est ?
C'est un spigaou, un troucassa, un perce-sac.

C'est donc un ...

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2010

De toute façon, ça fait la fortune estivale des vétos du sud-est de notre douce France.

Écrit par : dobolino | 13 juillet 2010

Au temps pour moi.

"Le participe passé des verbes "avoir", "donner" et "laisser" suivis d'un infinitif reste invariable lorsqu'ils sont précédés d'un c.o.d. qui est manifestement l'objet de l'infinitif: "les travaux que j'ai eu à effectuer" - "les leçons qu'on m'a donné à apprendre". En fait, dans ce type de construction, il semble bien que le complément antéposé soit toujours c.o.d. de l'infinitif, si l'on admet que "J'ai eu des travaux à effectuer" et ""J'ai eu à effectuer des travaux" sont synonymes et ont une même lecture ("J'ai dû effectuer des travaux").

Riegel Pellet, Rioul, Grammaire méthodique du français, p.352

Vous aviez bon, Francis. Et le rouge de la honte et de la contrition me submerge....

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Ah! Tailleboudin et Robin viennent de me passer devant.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

@Maxime

J'ai eu le même problème cette année avec un élève de 4ème qui avait recopié au mot près le corrigé d'une rédaction que j'avais donnée sur le même sujet (rédiger une "nouvelle à chute) ; il a fini par l'admettre non sans tergiversations et je la lui ai fait recommencer. Si on a un doute, il suffit de taper la première phrase sur Google. Certains nous prennent vraiment pour des brèles.

Écrit par : Robin | 13 juillet 2010

@ Francis

Vous aviez raison pour le salaire du mois de septembre ! (renseignements pris auprès du rectorat) et c'est légal !

Écrit par : Robin | 13 juillet 2010

On dit Jacques Brèles, Robin !

Écrit par : iPidiblue chef on y veillera ! | 13 juillet 2010

@ Robin:

Rassurez-vous, je reconnais sans tergiverser que je chus.

Seulement, ayant aussi l'habitude d'ouïr cet accord (très régulièrement, j'ai droit au "je la lui ai faitE recommencer", y compris par les professeurs de lettres), je me suis tourné vers le Riegel-Pellat-Rioul pour vérifier.
Le temps de l'écrire, puisqu'on ne peut pas éditer, vous aviez déjà répondu, avec Tailleboudin.
Ceci étant, le Grévisse (Nouvelle Grammaire Française), lui, considère l'accord comme non fautif, de même qu'il tolère l'invariabilité.

Dans tous les cas, il semblerait que Francis ait raison.

Je ne vous prends pas pour "une brèle", que ce soit par l'entêtement ou la bêtise. Et considérant le mulet, c'est un animal intelligent, contrairement à sa réputation - voir l'histoire d'Hélène Charpentier ci-dessus.

@iPidiblue:
Sur ce coup, c'est moi qui suis jacques. Mais je le reconnais.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Désolé l'animal le plus intelligent de la coupe du monde de foot c'est le poulpe ...

Écrit par : iPidiblue huit bras et autant de cerveaux | 13 juillet 2010

Exact.
Et quand on pense que cette tête a joué avec ses pieds pour prédire qui serait vainqueur, les bras en tombent.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Ah, enfin!
Voici la nouvelle arme pour échapper aux contrôles routiers : < http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/07/13/01030-20100713ARTFIG00377-la-voiture-volante-bientot-homologuee-aux-etats-unis.php >

Accessoirement les garçons et les filles qui, avec quelques idées lubriques, monteront là-dedans comprendront dans toute sa plénitude le sens de l'expression "s'envoyer en l'air"... en espérant que ça ne les mène pas "droit au ciel" (fors le septième, évidemment).

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

et un tchaille, vous savez ce que c'est ?
C'est un spigaou, un troucassa, un perce-sac.

C'est donc un ...

Ecrit par : dobolino | 13 juillet 2010

C'est une mauvaise herbe, une espèce de folle-avoine, mais j'avoue que j'ignore comment ça s'appelle en français
http://www.youtube.com/watch?v=S6BENbnCPN8

Écrit par : Françoise Guichard | 13 juillet 2010

Je fais du rangement (gravement) pour cause de recyclage et changement de matière d’enseignement dans les années qui viennent.
Du coup, à travers ces tas de papiers oubliés au fond de placards je retrace l’histoire de ma carrière
Pas de nostalgie, mais un peu le sentiment de faire le ménage dans la maison d’un proche après son décès …

Je ne vous ferai pas le coup « le niveau baisse » (même si /…/)

Juste une remarque pour les petits jeunes qui traînent ici :

Quoique vous en pensiez et quelque soient les pressions des uns et des autres nous jouissons aujourd’hui d’une liberté pédagogique sans commune mesure avec le régime de terreur qui régnait en 1980-2000.

Je relis des documents qui ont provoqué des psychodrames majeurs avec des IPR dans ces années là pour cause de non-conformité idéologique.
C’était pourtant très innocent et dans le fond pas si éloigné de la doxa.

Lors de mes récentes relations avec IPR ou divers gardiens du temple, j’ai transgressé beaucoup plus largement le discours convenu sans qu’on s’émeuve plus que ça autour de moi.
Dix ans en arrière on m’aurait envoyé en camp de redressement disciplinaire pour beaucoup moins.

Dans le fond, ils bandent mou sur la théorie dans le camp d’en face.
Ils n’ont plus que de la gueule (et encore faiblarde) et tentent vaguement de sauver ce qui peut l’être mais esquivent les rencontres frontales trop conscients qu’ils sont de l’échec de leurs délires conceptuels.

L’angle d’attaque a changé : ils ont gagné et le savent bien.
Faites ce que vous voulez dans vos classes, on s’en tape.
On a sabordé l’école.
Quoique vous fassiez, quelque méthode que vous employiez, vous ne réussirez à enseigner vraiment qu’à une super minorité de vos élèves.
Donc on peut vous laisser faire, vous n’êtes plus un danger.

Partagez-vous un peu ce sentiment les papys présents ?

Écrit par : Zorglub | 13 juillet 2010

C'est ce qui se colle dans les oreilles des chiens, aussi -- à la grande joie du véto, j'imagine :-(

Écrit par : Françoise Guichard | 13 juillet 2010

C'est ce qui se colle dans les oreilles des chiens, aussi -- à la grande joie du véto, j'imagine :-(

Ecrit par : Françoise Guichard | 13 juillet 2010

Dans les oreilles, le nez, sous les paupières, entre les orteils, etc. En français, c'est "épillet" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pillet

Écrit par : catmano | 13 juillet 2010

A 85,5 %, un examen sélectif !!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : nicolas | 13 juillet 2010

Sébastien Crozier, élu de la CFE-CGC/UNSA au comité central d'entreprise de France Télécom, ose dans une interview sur marianne2 (c'est là: < http://www.marianne2.fr/Centres-d-appel-vite-une-loi-contre-les-delocalisations_a195329.html >); extrait:

"Les codes de bonne conduite, les labels ou les prix… c’est ce qui a permis à France Télécom d’être élue entreprise où il fait bon vivre en 2009 !"

Il a la mémoire courte, le délégué syndical qui, évoquant l'attitude du patron reconnaissant - "malgré des avis défavorables de l'Inspection des affaires sociales et d'une commission interne*" - que le suicide d'un de ses salariés relevait d'un accident du service dont son entreprise était responsable, déclare:

"Stéphane Richard (le dg) souhaite également tout mettre en œuvre pour que, tous ensemble, nous puissions surmonter ce moment particulièrement douloureux. Dans cet esprit, il a décidé de considérer ce suicide comme un accident de service."

Bon. Admettons que ce suicide ne soit pas relié à France Telecom.
Néanmoins, juste pour mémoire, à propos de l'entreprise où il fait bon vivre en 2009: < http://www.latribune.fr/entreprises/communication/telecom-internet/20091009trib000431611/suicides-chez-france-telecom-le-pdg-reconnait-ses-torts-et-promet-un-plan-anti-stress-en-decembre.html >
D'ailleurs, ça marche tellement bien que voici ce qui est déclaré dans un article de la tribune du jour:

"Selon l'observatoire du stress et des mobilités forcées, créé par la CFE-CGC et Sud-PTT, 11 salariés se seraient suicidés depuis le début de l'année."

Peuh! Ils auraient pu attendre la fin du plan en cinq ans et ses 900 millions d'euros investis dans le contrat social de l'entreprise, quand même! Non, vraiment, moi je dis qu'il y a des salariés qui n'aident pas...


* qui est "une instance consultative composée de deux médecins, deux syndicalistes et deux membres de la direction" m'apprend le figaro, sans entrer plus avant dans les détails.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

A 85,5 %, un examen sélectif !!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : nicolas | 13 juillet 2010

C'est la sélection par l'échec...

Écrit par : TotoWeininger | 13 juillet 2010

on a les chiffres des années 80 pour le bac ? je serai assez curieux de voir ceux de mon année.

on ne devait pas dépasser (estimation personnelle) les 60% et encore...

Écrit par : exTC | 13 juillet 2010

Rassurez-vous, nicolas, il reste encore la session de septembre! On va bien réussir à grappiller ne serait-ce qu'un quart de point.

Et puis, ces fameux 85,5% de réussite au bac trouvent leur écho ici: < http://www.vousnousils.fr/2010/07/13/pour-une-specialisation-moins-rapide-des-etudiants/ >.

Il va vraiment falloir le trouver, ce rapport à dégoût et découlent heurs...

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Les échos titrent : Le plan français contre la grippe A jugé "trop rigide"

Il est vrai que les sommes dépensées n'ont guère causé de troubles de l'érection des intérêts pharmaceutiques: en ce qui concerne les labos, pour avoir tant tiré des bourses (des contribuables), ce fut juteux.

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

A propos de fouilles profondes:

< http://www.lesechos.fr/info/finance/020662597764-wall-street-renoue-avec-les-embauches-et-les-bonus-garantis.htm >

Youpi! Dansons la carioca...

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

Je lis le rapport Aghion remis hier à Pécresse... Vous aurez ses 58 pages ici: < http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/33/5/100712-rapport_commission_Aghion_VFIN_149335.pdf >. Attention aux yeux!


Ça commence mal: "l’autonomie de gestion dans le domaine des ressources humaines facilite l’innovation pédagogique, et l’adéquation entre les besoins d’un établissement, son projet pédagogique et le profil de ses enseignants" (p.12)

Et allez: "[La spécialisation progressive] substitue au couperet de la sélection un processus d’orientation ou «matching »progressif qui s’appuie à la fois sur l’affirmation des aspirations des étudiants et la qualité des résultats obtenus au cours de leurs études supérieures [et] elle favorise également l’autonomie et l’esprit critique des étudiants dans l’élaboration de leur parcours comme dans leur vie citoyenne." (p.29)

Yeeeeha! "...contribuer au renforcement des moyens de l’enseignement supérieur sur des projets innovants sur le premier cycle, comme le prévoyait la commission « Investir pour l’avenir** » en proposant une action spécifique pour des projets pédagogiques innovants." (p.46)
Note de la même page:"** La commission proposait de lancer un appel à projets dédié à l’innovation pédagogique"


Bon, après ces 58 pages au format réduit, remplies de graphiques (moches) et qui viennent de me ruiner le moral, tschuss! il est temps de passer à autre chose - comme une Chartreuse verte V.E.P. par exemple, mais sur lit de glace compte tenu des températures. A votre santé!

Écrit par : Maxime | 13 juillet 2010

@ Francis

Vous aviez raison pour le salaire du mois de septembre ! (renseignements pris auprès du rectorat) et c'est légal !

Ecrit par : Robin | 13 juillet 2010
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Comme il est dommage que nous n'habitions pas près l'un de l'autre ! Vous m'auriez offert l'apéritif pour la bonne nouvelle que je vous avais annoncée.
Je craignais seulement que - crise et rigueur obligent - les choses n'eussent changé depuis 2000.
Vous voyez jusqu'où va mon altruisme ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

Un livre pour vous Francis Penin, le sociologue Patrick Trabal a écrit en 1997 "La violence de l'enseignement des mathématiques et des sciences" !

C'est ici : http://books.google.fr/books?id=vB8kMMYefFYC&printsec=frontcover&dq=la+violence+dans+l'enseignement+math%C3%A9matiques&source=bl&ots=iDzivVxRNs&sig=0xeQdQNqB_NjUW3fw__u3HWzUi8&hl=fr&ei=4C88TMaiK4-aOITQsM0P&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CAkQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false

Ecrit par : iPidiblue terminus des sociologues | 13 juillet 2010
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Merci, iPidiblue.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

@ Francis Penin:
De même, je ne donne quasiment plus de devoirs hors des classes.
Il y a deux ans, on a même franchi un nouveau palier: un élève, cancre de surcroît, sur une dissertation, a rendu un travail de 18 copies doubles! Inutile de dire que, compte-tenu du style employé (fort différent de celui dont il usait en classe), avec pas loin de zéro faute, des auteurs et des exemples cités (qu'il ne connaissait pas, je l'ai testé), ainsi que de la puissance argumentative (digne d'un concours "old school"), il n'en était pas l'auteur et s'était contenté de recopier. [...]
L'année dernière, c'étaient les versions latines, pillées sur le net et recopiées telles quelles, sans aucun recul...

Il me semble que "donnés" est la bonne écriture. Le pronom relatif "que" est bien placé avant l'auxiliaire "avoir", ce que renforce la transitivité - directe et attributive - de "donner": "donner quelque chose à quelqu'un" --> "donner les devoirs aux élèves, lesquels élèves doivent faire les devoirs" (les devoirs, ça ne se fait pas tout seul)...
Mais peut-être me trompé-je, si un orthoprof passe derechef ou si un(e) autre veut bien m'éclairer.

Ecrit par : Maxime | 13 juillet 2010
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Ce harcèlement de l'administration est un pur scandale. Vous autorise-ton à mettre zéro à ce crétin d'élève ou vous impose-t-on de lui mettre une certaine note, et laquelle ?

Merci de votre réponse concernant ma question sur un accord de participe passé.
J'ai déjà lu d'autres réponses, postérieures à la vôtre.
Un ami professeur de lettres classiques (né en 1939, et retraité, cela va sans dire) m'a dit que les dernières éditions du Grevisse (ou du Littré peut-être) sont totalement infidèles à l'ouvrage original et qu'elles acceptent beaucoup d'écarts par rapport aux règles de la grammaire française.
Il a une édition des années 1960 et il est consterné.
Tout fout le camp décidément. :-(

Je ne donnais plus de devoirs à la maison à me rendre, mais je donnais des exercices et des problèmes à résoudre en disant que je les corrigerais en classe. Les bons élèves seulement se donnaient la peine de chercher la solution desdits problèmes, et tout le monde était content, et vogue la galère.
Puisque plus personne ne doit échouer, mettons 20 à tout le monde.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

Un feu d'artifice de bonnes notes ... un 14 juillet perpétuel pour tout le monde !

Écrit par : iPidiblue bouquet final | 13 juillet 2010

Vous aviez bon, Francis. Et le rouge de la honte et de la contrition me submerge....

Ecrit par : Maxime | 13 juillet 2010
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Merci, Maxime !
J'espère que la honte et la contrition vous quitteront bien vite.
Dans les dernières années de ma carrière, je ne rougissais plus lorsqu'un élève relevait une erreur de calcul commise par moi. Je disais :"Bravo ! Au moins il y a un élève attentif ici, cela fait plaisir !" comme si j'avais fait l'erreur délibérément pour tester l'attention de mes élèves.
Nul n'était dupe et on riait de bon cœur, moi le premier.

J'écrivais beaucoup au tableau, lisiblement, avec application, et je commettais parfois une faute d'orthographe. Je m'en apercevais toujours avant mes élèves (après 1980). Je disais alors, d'un ton sévère :"Ne voyez-vous pas la faute que j'ai commise volontairement pour voir si vous êtes attentifs ?" déclenchant invariablement l'hilarité générale.

Je ne disais plus "commise de propos délibéré" car mes élèves étaient perplexes (après 1980 toujours, dans des classes de lycée technique). Je me suis lassé de corriger leurs fautes de français.

Un jour j'ai employé le subjonctif imparfait et un grand crétin sympathique m'a coupé la parole :"M'sieu, c'est pas français, c'que vous v'nez d'dire !"
Je lui dis que si, et fis un petit cours de conjugaison. Cela le laissa totalement indifférent. Et j'ai haussé les épaules.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

@ Francis Penin:

Votre bonté me confond, Francis, mais ne me remerciez pas, puisque l'analyse que je vous donnais - et qui semble être celle pour laquelle l'accord est dorénavant toléré - se révèle fausse au regard de la grammaire classique - la seule, la vraie, l'authentique.
Robin et Tailleboudin sont de meilleurs conseils que moi.


Pour cet élève et sa si docte copie,
à l'évidence rédigée par autrui,
il n'y avait rien à en attendre:
"J’eus beau prêcher, et j’eus beau m’en défendre,
Tous ces messieurs, d’un air doux et bénin,
Obligeamment me prirent par la main"
et me prièrent de leurs doux caractères,
de considérer ce devoir à faire
comme, las! point rendu, et, en cette affaire,
on vérifia bien sur l'ordinateur
que, cliquant, "NR" s'affichait sur l'heure.

Votre méthode fut aussi la mienne: les quelques bûcheurs - car il y en avait - pouvaient ainsi s'exercer, tandis que les autres, ma foi! qu'il ne fassent pas, puisque tel était leur souhait. Puisqu'il n'y avait pas de sanction possible, pourquoi se priver?
Et encore, ce ne fut pas le pire des établissements! Il m'en souvient d'un (cette histoire remonte à quelques années), dans lequel on surprit in flagranti un élève, connu des enseignants pour être particulièrement bordelogène et totalement ingérable, sur le capot des professorales automobiles (heureusement, cela ne laissa aucune trace sur la peinture ni déformation sur la tôle), alors seulement l'administration du collège, peut-être parce que certains avaient évoqué l'idée de porter plainte, se décida à agir et exclure l'élève qui jouait à saute-voiture... pour une semaine!

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

Désolé l'animal le plus intelligent de la coupe du monde de foot c'est le poulpe ...

Ecrit par : iPidiblue huit bras et autant de cerveaux | 13 juillet 2010

J'ai vu (sur la 5 je crois) un documentaire absolument fascinant sur cet animal qui possède, paraît-il plusieurs coeurs et plusieurs cerveaux (je ne me souviens plus combien).

Ils sont d'une extrême intelligence. Je pense me recycler dans l'élevage de poulpes, d'autant qu'il y a de l'argent à faire, avec les paris, puisqu'en plus d'être intelligents, ils sont extra-lucides (on fera fifty-fifty)

Écrit par : Robin | 14 juillet 2010

L’angle d’attaque a changé : ils ont gagné et le savent bien.
Faites ce que vous voulez dans vos classes, on s’en tape.
On a sabordé l’école.
Quoique vous fassiez, quelque méthode que vous employiez, vous ne réussirez à enseigner vraiment qu’à une super minorité de vos élèves.
Donc on peut vous laisser faire, vous n’êtes plus un danger.

Partagez-vous un peu ce sentiment les papys présents ?

Ecrit par : Zorglub | 13 juillet 2010

Oui, hélas, mais on va leur mettre le souk en saisissant la Halde et en exigeant la scolarisation des poulpes (mot d'ordre de la grève de la rentrée) !

Écrit par : Robin | 14 juillet 2010

Depuis qu'il s'est trouvé face à un poulpe venu lui prendre délicatement ce qu'il tenait dans la main, mon fils ne plonge plus jamais avec son fusil-harpon. Et tant pis pour les succulentes salades !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2010

Robin: "on va leur mettre le souk en saisissant la Halde et en exigeant la scolarisation des poulpes (mot d'ordre de la grève de la rentrée) !"

Il faudra alors faire attention et bien prononcer: si on confond les céphalopodes et la gent gallinacée, ce sera, contrairement aux apparences - pour ne pas être mené(e)(s) en bateau -, un vrai manque de chance!
De fait, ne pas saisir des poules pour les mettre dans un même pot, fût-ce par affection (ou en mémoire d'Henri IV). D'une part parce que les poulets ne seront pas contents (attention aux billets!), d'autre part parce qu'on n'a pas envie d'y laisser des plumes. Ach!
Tous ensemble chantons: "Halde-là! Halde-là! Halde-là..."


Nicolas: "Depuis qu'il s'est trouvé face à un poulpe venu lui prendre délicatement ce qu'il tenait dans la main, mon fils ne plonge plus jamais avec son fusil-harpon. Et tant pis pour les succulentes salades !"

Ach, pon! Ce dut être une sensation "poulpe-de-soie" qui ventousa! La chiropraxie se cache parfois en eaux (peu) profondes - curieux: il n'y a, d'ordinaire, pas de carpes dans l'eau de mer, à moins de tomber sur un os. N'en faisons pas salade si le fusil n'est plus rempli - gare à l'inappétence quand même!


Bon, cette fois, avec des jeux de "maux" aussi nuls, c'est clair, je sors... -->[]

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

Plusieurs, sur le fil précédent, se réjouissaient de la potentielle disparition du tout mimi CRAPcrap... N'allons pas trop vite en besogne: < http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6926 >

Néanmoins, il y a des liens très intéressants, sur ce site, en particulier celui-ci: < http://www.aideauxprofs.org/index.asp?affiche=News_display.asp&rub=Secondes_carrieres&ArticleID=2088 >; la preuve, voici ce qu'on y apprend, in extenso:


Est-ce le début de la fin de toutes les secondes carrières des enseignants ?

Le Ministère de l'Education Nationale engage de profondes transformations qui, à court et moyen terme, vont avoir pour conséquence principale de supprimer la majorité des secondes carrières temporaires que pouvaient réaliser les enseignants.

Aide aux Profs déplore que, d'un côté, la loi 2003 ait inscrit dans son article 77 l'établissement d'une "seconde carrière", tandis que le Ministère de l'Education nationale les supprime toutes progressivement, d'année en année, depuis 2005.

Que restera-t-il comme issue aux enseignants qui voudront réaliser une mobilité temporaire ? Comment les futurs enseignants vont-ils ressentir ce métier dont les seules issues ne seront bientôt plus que les métiers de chef d'établissement et d'inspecteur ? Sont-ils tous enthousiastes pour assumer ces lourdes responsabilités ?

Voilà le détail des économies en cours, nous allons à l'opposé des "secondes carrières":

- la suppression de l'Institut National de la Recherche Pédagogique (INRP) est à l'étude:
http://blog.educpros.fr/pierredubois/2010/07/02/lagonie-de-linrp/

- la diminution des antennes du réseau des CRDP et CDDP est elle aussi envisagée dans les années à venir.

- Les Cahiers Pédagogiques (CRAP) sont menacés par la baisse de la moitié de leur subvention:
http://www.educpros.fr/detail-article/h/d5444f673c/a/le-crap-cahiers-pedagogiques-menace-par-une-baisse-de-moitie-de-sa-subvention.html

- Les personnels du Centre National d'Enseignement à Distance (CNED) s'inquiètent des effets immédiats de la restructuration en cours :
http://personnelcned.blogspot.com/

- l'AEF indique cette semaine que l'AEFE s'inquiète de la diminution du nombre d'enseignants détachés sur les postes à l'étranger.

Après avoir presque supprimé tous les emplois en Mise à Disposition, le MEN s'emploie à faire disparaître de son ministère les emplois en détachement, alors que ces derniers constituent un droit dans le cadre de la Loi sur les parcours de mobilité interministériels du 3 août 2009.

Les décharges d'enseignement sont elles aussi vouées dans un proche avenir à diminution.

Relisez le rapport n°2215 de l'assemblée nationale, paru en 2005: toutes les suppressions d'emplois y ont été indiquées, programmées, pour économiser au final 1,5 milliard d'euros, soit la moitié du prix d'un porte-avions.

Diminuer les moyens de toutes les structures qui enrichissaient pédagogiquement l'Education nationale, est-ce favoriser la réussite de nos enfants et créer l'égalité des chances ?

Et quand le MEN supprimera les postes occupés par les enseignants dans les rectorats et à l'administration centrale, comment fonctionneront ces structures ? Vers quoi allons-nous ?

Ah oui, n'oublions pas la cerise sur le gâteau:le gel total des salaires des fonctionnaires en 2011...tandis que le bouclier fiscal, lui, est maintenu...

Association Aide aux Profs,
Mouvement associatif de seconde carriere des enseignants

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

Bon billet, qui nous change des analogies sociales foireuses et de la promotion d'historiens de fête foraine.

Écrit par : Axel | 14 juillet 2010

Un jour j'ai écrit le mot langage au tableau et plusieurs élèves ont déclaré que j'avais oublié la lettre " u ". Comme nous n'étions pas loin du CDI nous avons vérifié ensemble dans le dictionnaire. Je ne me suis pas fâchée. Après tout ils étaient attentifs et ils ont admis qu'ils " mélangaient tout ".

Francis, je partage votre point de vue sur les devoirs faits en classe et les devoirs faits à la maison. Dans le cas de la préparation à l'épreuve anticipée de français en fin de première, il convient de préciser qu'elle dure 4 heures à l'examen et qu'un devoir sur table de 4 heures n'est pas facile à organiser. Il faut s'arranger avec un ou des collègues et avertir l'administration.Les élèves pourraient en profiter pour prendre leur temps et effectuer quelques recherches pour bien comprendre et bien répondre aux questions posées. Hum ! Un jour, il leur était demandé d'expliquer l'expression " apprenti sorcier "et pas une seule copie ne l'a fait correctement. Bien entendu Paul Dukas ne fut pas cité. Une autre fois ce fut l'expression " symphonie de lumière et d'eau" et la signification du mot "symphonie " ne fut pas donnée non plus.
Pour avoir régulièrement surveillé les épreuves du bac français et celle du bac tout court, j'ai observé chaque année que les candidats utilisant la durée totale de l'épreuve se comptent sur les doigts de la main, et ceux qui disposent d'un temps supplémentaire pour raison médicale n'en profitent pas non plus.
Que faut-il en conclure ? Ils n'ont pas grand-chose à dire, je suppose. Ils ne savent pas se concentrer trop longtemps non plus. Par ailleurs être privé de la cigarette plus de deux ou trois heures pour certains éléments constitue une véritable épreuve.
Je ne leur en voulais pas. A l'époque mon fils pourtant très calme,très poli et serviable mais qui a toujours eu un ressort au derrière, leur ressemblait beaucoup et ne s'est jamais privé de me confier qu'il ne me ressemblait pas, qu'il aimait apprendre mais pas dans les livres, qu'il ne supportait pas de rester enfermé et qu'il avait besoin de bouger. Il a passé son bac en candidat libre en y mettant le temps, après avoir étudié la mécanique agricole, tout en exerçant divers petits boulots parfois très durs physiquement pour finalement se découvrir une vocation de pompier. Les stages de perfectionnement et les nuits blanches, il ne les compte pas. Les scènes de misère et de détresse il ne les compte plus et n'a pas le droit d'en parler. Il a les pieds sur terre, la tête sur les épaules et a construit honnêtement sa vie. N'est-ce pas l'essentiel ?
Sans le vouloir il m'a appris à voir les choses avec beaucoup de recul. Quand il a passé l'oral du bac français il a été interrogé sur " Une vie " de Maupassant, un livre qui a tout compris m'a t-il souvent répété. C'est également le livre préféré de ma fille laquelle de son côté est passionnée de cuisine et a suivi des études d'hôtellerie-restauration.
Mes enfants n'ont pas vraiment profité de la situation de leur mère et c'est très bien ainsi.

Écrit par : charpentier Hélène | 14 juillet 2010

Le figaro titre: "Une fête nationale sans garden-party à l'Élysée".

Comprendre: Il n'y a plus de CD de Carla Bruni Tedeschi-Sarkozy invendus à distribuer.

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

C'est la sélection par l'échec...

Ecrit par : TotoWeininger | 13 juillet 2010

Qui est l'inverse de la sélection par la réussite, c'est bien connu...

Écrit par : yann | 14 juillet 2010

Si tu consens à y réfléchir, nous avons aujourd'hui deux tendances lourdes — républicains (et plus d'Etat) contre démocrates (et plus d'Etat du tout).
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2010

Bon billet, certes, mais ça !
Pouvez-vous me citer le nom d'un homme politique représentant la "tendance lourde «plus d'État du tout»" et qui aurait eu une parcelle de pouvoir plus de quelques mois durant les trente dernières années ?

Écrit par : yann | 14 juillet 2010

Personne, ici, n'a regardé la cérémonie du 14 juillet?
Grand moment (comme en 2008, d'ailleurs, avec le président syrien): alors que Sarkozy serre la main des chefs d'état africains invités, l'orchestre joue la "Marche pour la cérémonie des Turcs" du Bourgeois gentilhomme de Lully et Molière... Où va se nicher la contestation, décidément!

Écrit par : Meles | 14 juillet 2010

Bon billet, certes, mais ça !
Pouvez-vous me citer le nom d'un homme politique représentant la "tendance lourde «plus d'État du tout»" et qui aurait eu une parcelle de pouvoir plus de quelques mois durant les trente dernières années ?
Ecrit par : yann | 14 juillet 2010

Bien d'accord.

Écrit par : Guy Morel | 14 juillet 2010

Faites comme Colton Harris-Moore, commencer une carrière dans la cambriole ... on y use juste ses semelles !

Écrit par : iPidiblue vive l'anarchie aux pieds nus ! | 14 juillet 2010

Meles: "Personne, ici, n'a regardé la cérémonie du 14 juillet?"

Pour ma part, non. Des amis viennent dîner ce soir, et j'étais aux fourneaux - et ce ne fut pas "Diabolus in coquina", même si...

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

Y-a-t-il un plat national du 14 juillet ? Un pot au feu qu'on déguste patriotiquement ?

Écrit par : iPidiblue et la poule au pot | 14 juillet 2010

Seuls les poulpes qui n'ont pas de chance peuvent finir au pot, iPidiblue, et c'est en Allemagne.
De mon côté, je me contente de donner dans le plat alsacien.

Tiens, d'ailleurs! cela fait un moment que je n'ai guère lu de préparations culinaires ici, ainsi que les œnologiques conseils des maîtres... Scandale!
Sur ce, je retourne à ma palette aux trois diables.

Écrit par : Maxime | 14 juillet 2010

Si vous voulez, Maxime, que je vous joue de la trompette marine pendant que vous êtes aux fourneaux, vous n'avez qu'à demander !

Écrit par : iPidiblue un petit air sonore et entraînant | 14 juillet 2010

Je réponds bien vite à votre demande avec la recette du subörek, plat emblématique du casse croute de 10 h en Turquie
Se mange au börek salonu (salon de thé dans lequel on sert des ... börek).

Chez nous (par dérogation) il peut être consommé à d'autres moments de la journée.
C'est une sorte de gratin au fromage avec un arrière goût de mazout très plaisant lié à l'usage d'une épice particulière

Pour vous mettre en appétit :
http://www.trakyaun.com.tr/tarifler_pop/su_boregi.html

"Börek" veut dire en turc un truc comme feuilleté (et donc il existe 7 ou 8 recettes très différentes dont le nom inclue ce mot).
"Su" veut dire eau et donc su börek = préparation feuilletée mouillée.

Un autre jour vous aurez d'autres recettes par exple sigara börek.

Acheter les ingrédients dans une boutique turque (ou arménienne mais alors ne surtout pas dire que c'est pour réaliser une recette turque...)

Pour 6 ou 8 personnes :

1 paquet de 750 g de yufka (environ 5 pièces)
Pour la farce :
100 g kaşar / 450 g peynir (idéalement spécial börek, c'est pas le même que celui du petit déjeuner) / 4 œufs / 80 g beurre fondu / 200 g yoğurt (veiller à prendre du modèle acide sinon un peu fadasse) / Sel / Poivre / Graines de çörekotude (nigelle) faut en mettre pas mal sinon on pas l'arrière goût d'hydrocarbure (ou bien du pavot ou du sésame mais c’est moins typique) / Persil (assez abondant) / Facultatif ciboulette ou épinard

Râper le kaşar au mixer puis mélanger les ingrédients de la farce au mixer pour homogénéiser
(sauf les herbes mises à la fin pas trop hachées)
En toute fin de travail ajouter une grosse pincée de bicarbonate pour faire mousser

Huiler abondamment le moule (côtés compris)
Si on souhaite démouler, huiler ou beurrer abondamment le premier yufka

Tremper un à un les yufka 5 secondes dans de l’eau bouillante (procéder par ½ feuille si en grand diamètre)
Sortir et stopper la cuisson à l’eau froide
Déployer puis égoutter vaguement le yufka sur un torchon
Au départ foncer le moule avec un yufka bien déployé (couvrir aussi les bords en laissant déborder sur les côtés afin de pouvoir refermer l’appareil par la suite)
Alterner farce et yufka chiffonné
Reployer les bords et terminer par un yufka bien lisse

Mélanger 80 g d'eau gazeuse, 1 jaune d'œuf et un peu de beurre fondu ou d’huile.
Verser sur le plat.

Cuisson four th 6/7 durant 40/45 mn

À la sortie du four, arroser un peu pour ramollir la surface si elle est devenue un peu cartonneuse
Attention à ne pas faire sécher la surface lors de la cuisson (alu si besoin)

Écrit par : Zorglub | 14 juillet 2010

Le petit Poisson et le Pêcheur.

Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un Carpeau qui n'était encore que fretin
Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière.
Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière.
Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière :
Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée ;
Laissez-moi Carpe devenir :
Je serai par vous repêchée.
Quelque gros Partisan m'achètera bien cher,
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ;
Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire.
Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.

Écrit par : iPidiblue petit poisson deviendra grand, peut-être ! | 14 juillet 2010

@ Francis Penin:

Votre bonté me confond, Francis, mais ne me remerciez pas, puisque l'analyse que je vous donnais - et qui semble être celle pour laquelle l'accord est dorénavant toléré - se révèle fausse au regard de la grammaire classique - la seule, la vraie, l'authentique.
Robin et Tailleboudin sont de meilleurs conseils que moi.


Pour cet élève et sa si docte copie,
à l'évidence rédigée par autrui,
il n'y avait rien à en attendre:
"J’eus beau prêcher, et j’eus beau m’en défendre,
Tous ces messieurs, d’un air doux et bénin,
Obligeamment me prirent par la main"
et me prièrent de leurs doux caractères,
de considérer ce devoir à faire
comme, las! point rendu, et, en cette affaire,
on vérifia bien sur l'ordinateur
que, cliquant, "NR" s'affichait sur l'heure.

Votre méthode fut aussi la mienne: les quelques bûcheurs - car il y en avait - pouvaient ainsi s'exercer, tandis que les autres, ma foi! qu'il ne fassent pas, puisque tel était leur souhait. Puisqu'il n'y avait pas de sanction possible, pourquoi se priver?
Et encore, ce ne fut pas le pire des établissements! Il m'en souvient d'un (cette histoire remonte à quelques années), dans lequel on surprit in flagranti un élève, connu des enseignants pour être particulièrement bordelogène et totalement ingérable, sur le capot des professorales automobiles (heureusement, cela ne laissa aucune trace sur la peinture ni déformation sur la tôle), alors seulement l'administration du collège, peut-être parce que certains avaient évoqué l'idée de porter plainte, se décida à agir et exclure l'élève qui jouait à saute-voiture... pour une semaine!

Ecrit par : Maxime | 14 juillet 2010
---
Vous savez, Maxime, on repère vite les personnes aimables sur un blog comme dans les conversations. Or vous êtes aimable, et ma façon de montrer à quel point j'apprécie cela consiste à me montrer indulgent lorsque l'occasion se présente. Mais je reste fidèle à la grammaire classique.
Les tolérances actuelles ("professeure" ; "Madame la ministre" ; "un espèce de", cette dernière expression étant défendue - mollement, mais quand même ! - par Alain Rey qui dit un jour sur France Inter que le mot "espèce" était ici "adjectivé"...) m'insupportent.
Ces tolérances sont à l'image de bien d'autres tolérances telles que celles que mettent en pratique les proviseurs de lycées et les principaux de collège envers les voyous, les encourageant à continuer leurs méfaits et les incitant indirectement à devenir des criminels. Arrivés à vingt ans, certains gamins n'ont jamais entendu un "non !" ferme et n'ont jamais pris une gifle, et ils croient qu'à eux tout est permis, notamment la violence.

Ce poème est-il bien de vous ? C'est joliment tourné ! Mais vous êtes professeur de lettres et prédisposé à ce genre d'exercice, ce qui n'amoindrit pas votre mérite, certes.

Je ne dirai rien de votre élève qui jouait à saute-voiture sans sanction significative. S'il n'avait pas seize ans, il fallait qu'il continuât de fréquenter l'école ou le collège (peut-être pas le lycée) jusqu'à seize ans. Dure loi ! Mais, de toute façon, on garde aussi les élèves de plus de seize ans, quoi qu'ils fassent de répréhensible jusqu'à ce qu'ils partent d'eux-mêmes vers vingt-deux ans. J'en ai eu un qui a passé le bac pour la première fois à 22 ans ! (Il a échoué et n'a pas demandé à redoubler, mais le proviseur qui sévissait - ah! ah! - à l'époque l'aurait peut-être autorisé à redoubler. A l'éducation nationale tout est possible.) :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 juillet 2010

"Tous ces messieurs, d’un air doux et bénin ..."


Non, non Maxime ! On dit :

"Tous ces messieurs, d’un air doux et Pénin ..."

Écrit par : iPidiblue c'est bénin ! | 14 juillet 2010

Il a les pieds sur terre, la tête sur les épaules et a construit honnêtement sa vie. N'est-ce pas l'essentiel ?


Ecrit par : charpentier Hélène | 14 juillet 2010
Il me semble aussi que c'est bien l'essentiel, mais ce n'est pas à moi qu'il faut l'expliquer. Et je censure ma phrase suivante, celle qui concerne certaine vaccination que certains veaux diplômés de Grande Ecole Nationale, issus d'une féroce sélection préparatoire, appliquent sans le moindre discernement, forts d'unDiplôme National qui leur sert de garant et surtout de pompe à fric.
OK, je sors !

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2010

"Issus d'une féroce sélection que JPB ne renierait pas"

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2010

A 85,5 %, un examen sélectif !!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : nicolas | 13 juillet 2010

Ce qui me ferait bien rire, c'est de vous le faire repasser à tous, et dans toutes les matières, ce fameux bac S qui, étant le meilleur, ne vaut plus tripette.
Pour ma part, je ne sais pas si, aujourd'hui, je l'aurais avec mention.
Quant aux autres sections ...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2010

Causeur a épinglé la paresse intellectuelle et le conformisme d'un Bégaudeau et, ce matin, France-cul nous en offrait une nouvelle illustration avec la (trop) longue interview de Cl. Lelièvre qui pratique lui aussi ce sport national que leurs pareils ont érigé en vertu hexagonale. Il se pique d'être historien de l'éducation ce qui lui permet de disséminer impunément la vulgate pédagogiste. Honte à ces journalistes béni-oui-oui qui lui filent un crachoir et lui procurent une estrade.

http://www.franceculture.com/emission-rue-des-ecoles-grand-entretien-avec-claude-lelievre-2010-07-14.html

Propos spécieux et indigents, soumission servile au dogme égalitariste et au credo des assassins de l'école des savoirs (le niveau monte), ton sentencieux, holier than Thou de dame patronesse gnagnasse, la totale. Avec Meirieu et lui aux manettes dans deux ans, ceux qui auront ramené la gauche au pouvoir pourront psalmodier, comme nos voisins transalpins, "quand c'était pire c'était mieux" et ils finiront par regretter cette carpette de Chatel et ses ronds dans l'eau.

Écrit par : Cadichon | 14 juillet 2010

Entre Causeur et Lelièvre, je préfère cent fois Lelièvre.

Je pense qu'il y a beaucoup plus de mal à craindre de la part du premier que du second.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2010

forts d'unDiplôme National qui leur sert de garant et surtout de pompe à fric. dobolino

Quel diplôme ne sert pas de pompe à fric, à part ceux des enseignants ? Mais c'est un choix, n'est-il pas ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Ce qui me ferait bien rire, c'est de vous le faire repasser à tous, et dans toutes les matières, ce fameux bac S qui, étant le meilleur, ne vaut plus tripette. dobolino

Donnant donnant : faisons passer le nôtre à nos monchéri de 2010...

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

C'est Zorglub je crois qui nous invitait à nous délecter de :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/13/01016-20100713ARTFIG00629-baccalaureat-desmentions-tres-bien-a-foison.php

Bien lire les commentaires.

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Entre Causeur et Lelièvre, je préfère cent fois Lelièvre.
Je pense qu'il y a beaucoup plus de mal à craindre de la part du premier que du second.Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2010

Vous n'y allez pas un peu fort, Jeremy ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Vous n'y allez pas un peu fort, Jeremy ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

C'est à cause de ça, peut-être ?

http://www.causeur.fr/kiss-in-les-bisounours-donnent-assaut,3847

http://www.causeur.fr/le-baiser-de-la-lune,3741

http://www.causeur.fr/le-queer-me-tanne,6286

La liberté d'expression, oui ! Mais, non.

Écrit par : yann | 15 juillet 2010

Quel diplôme ne sert pas de pompe à fric, à part ceux des enseignants ? Mais c'est un choix, n'est-il pas ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010
Rien pigé, comme d'hab ...

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Bon anniversaire à Christophe Sibille.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

A l'occasion du 14 juillet on m'a nommé Commandeur de l'ordre de Saint-Sava !

L'année prochaine j'espère obtenir l'ordre de Saint-Saitout ...

Écrit par : iPidiblue tout va bien ! | 15 juillet 2010

Bon anniversaire à Christophe Sibille.

Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Et ton beauf', alors ?

Écrit par : catmano | 15 juillet 2010

Bon anniversaire à Christophe Sibille.

Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Et ton beauf', alors ?

Ecrit par : catmano | 15 juillet 2010

Euh... Bon anniversaire, Christophe !

Écrit par : catmano | 15 juillet 2010

Rien pigé, comme d'hab ... Ecrit par : dobolino | 15 juillet

Hou là ! Mes messages revêtent-ils un caractère aussi abscons, dobolino ????

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Quel diplôme ne sert pas de pompe à fric, à part ceux des enseignants ? Mais c'est un choix, n'est-il pas ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Une licence de psycho, de socio, d'histoire de l'art ?

Mais pourquoi faites-vous une exception des enseignants ? Votre diplôme revêt le même caractère de monopole que le nôtre, avec les avantages et inconvénients afférents. Et différents, c'est tout.

Écrit par : yann | 15 juillet 2010

Pipoteur, c'est un bon diplôme ?

Écrit par : iPidiblue c'est du pipo ! | 15 juillet 2010

A mon avis c'est le meilleur bagage, celui qui vous mènera le plus loin possible à condition d'y mettre du sien ...

Écrit par : iPidiblue c'est du pipo ! | 15 juillet 2010

Votre diplôme revêt le même caractère de monopole que le nôtre, avec les avantages et inconvénients afférents. Et différents, c'est tout. Ecrit par : yann | 15 juillet 2010

Mais voui, mais voui.

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Votre diplôme revêt le même caractère de monopole que le nôtre, avec les avantages et inconvénients afférents. Et différents, c'est tout. Ecrit par : yann | 15 juillet 2010

Mais voui, mais voui.

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010
Laisse béton, Yann. Sur certains sujets, c'est totalement inutile.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

D'ailleurs, les enseignants sont aussi doués que les vétos pour scier la branche sur laquelle ils sont assis. Pas de jaloux !

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Laisse béton, Yann. Sur certains sujets, c'est totalement inutile. Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Bientôt je vais me faire traiter de troll à ne pas nourrir...

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Brighelli,


Donnez-leur des devoirs, ils ne savent plus quoi faire de leur peau ...

Écrit par : iPidiblue cahiers de vacances | 15 juillet 2010

Je ne voudrais pas trop avoir l'air d'insister, mais pour ceux qui connaissent Celeborn et son blog plein d'humour et de tendresse, tout comme pour ceux qui ne demandent qu'à le découvrir, je signale une baisse de forme assez inquiétante. Alors un petit mot gentil...
http://celeblog.over-blog.com/article-erecul-53572379.html

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Vous n'y allez pas un peu fort, Jeremy ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

C'est à cause de ça, peut-être ?

La liberté d'expression, oui ! Mais, non.

Ecrit par : yann | 15 juillet 2010

Entre autres, oui.

C'est justement la liberté d'expression qui me permet de comparer Causeur et Lelièvre, et je vois bien qui est capable du plus grand mal. Sûrement pas Lelièvre.

Écrit par : Edwy P. | 15 juillet 2010

Toujours à part cet Edwy P...

Écrit par : iPidiblue cahiers de vacances | 15 juillet 2010

Je dirais même plus : Tout à fait à part cet Edwy P. !

Écrit par : iPidiblue Dupont et Dupond | 15 juillet 2010

Ah oui, Edwy P. c'est moi, j'avais oublié de le signaler :D

Écrit par : Edwy P. | 15 juillet 2010

Ah oui, Edwy P. c'est moi, j'avais oublié de le signaler :D

Ecrit par : Edwy P. | 15 juillet 2010

@ Jérémy :

Jusqu'ici, on avait constaté une très nette ressemblance dans l'ouverture d'esprit et l'absence de dogmatisme, mais ainsi, tout s'explique ;o)

Écrit par : yann | 15 juillet 2010

Concours enseignants: 11.600 postes
AFP
15/07/2010 | Mise à jour : 13:55 Réactions (3)
Quelques 11.600 postes seront offerts pour 2011 aux concours externes de recrutement d'enseignants, contre 15.125 l'an dernier, avec notamment moitié moins de places accordées au concours du professorat des écoles qu'en 2010, a annoncé le ministère de l'Education nationale. Le premier degré (professeurs des écoles) offrira 3.000 postes aux concours externes (dont langues régionales), contre 6.577 l'an dernier, selon un communiqué du ministère. Dans le second degré (collèges, lycées), 8.600 postes sont offerts (tous concours confondus: agrégation, Capes, Capet, Capeps, CPE, COP, etc.), soit sensiblement comme l'an dernier (8.548).

Au total, donc 11.600 places seront offertes, contre 15.125 en 2010, 15.600 en 2009, 18.600 en 2008 et environ 22.000 postes en 2007. En cinq ans, le nombre de postes offerts aura été réduit de près de moitié. Par ailleurs, "625 postes d’enseignement, d’éducation et d’orientation (premier et second degrés) seront offerts au recrutement de personnes handicapées afin de garantir l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi". "Les candidats, qui doivent remplir les mêmes conditions de diplômes que celles exigées pour les concours externes, seront recrutés à la suite d’un entretien", précise-t-il.

Les dates des épreuves d'admissibilité (écrits) ont changé, dans le cadre de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, qui se met en place à la rentrée. Elles ne se déroulent plus au printemps, mais bien plus tôt dans l'année universitaire. Ainsi les candidats au professorat des écoles passeront ces épreuves les 28 et 29 septembre 2010. Les candidats aux concours du second degré (hormis l'agrégation) passeront les écrits entre le 2 et le 30 novembre 2010. Les dates des épreuves écrites de l'agrégation externe n'ont pas été modifiées et auront lieu du 29 mars au 15 avril 2011. La clôture des inscriptions est le 20 juillet.

Écrit par : iPidiblue que les bons comptes font les bons amis | 15 juillet 2010

Je ne commenterai pas le commentaire de J, comme toujours "one-track minded", comme le note yann.

À cet égard, donnez-moi, SVP, une expression française qui exprime en trois mots et de manière aussi précise le fait de passer toute réflexion par un filtre ou prisme unique.

Merci nicolas, d'avoir attiré l'attention sur le blues de Celeborn.

J'ai oublié hier de mentionner que le blog de Lelièvre était hébergé par Mediapart. CQFD
No further comment.

Tiens, au fait moi aussi j'avais mon anniv' hier...C'est bien la seule chose que CS et moi avons en commun!(: > ))

Many happy returns to you, Christophe nevertheless and no hard feelings.

Écrit par : Cadichon | 15 juillet 2010

Hier soir j'ai vu les premiers épisodes d'une série américaine, "Dirty Sexy Money" j'ai cru que les américains avaient copié leur sujet sur l'actualité française !

Écrit par : iPidiblue le bon, la brute et le truand | 15 juillet 2010

Ce qui me ferait bien rire, c'est de vous le faire repasser à tous, et dans toutes les matières, ce fameux bac S qui, étant le meilleur, ne vaut plus tripette. dobolino

Donnant donnant : faisons passer le nôtre à nos monchéri de 2010...

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 20

Cauchemar récurrent chez moi: on annule mon diplôme et je dois tout repasser, y compris le concours d'entrée.
A part les épreuves de fin de quatrième année, la thèse et les rapports de stage, je sens que ça se passerait très mal.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Hier soir j'ai vu les premiers épisodes d'une série américaine, "Dirty Sexy Money" j'ai cru que les américains avaient copié leur sujet sur l'actualité française !

Ecrit par : iPidiblue le bon, la brute et le truand | 15 juillet 2010
http://www.youtube.com/watch?v=rkRIbUT6u7Q

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2010

@ Christophe Sibille

Bon anniversaire, Christophe, et plein de belles et bonnes musiques pour l'année à venir !
http://www.youtube.com/watch?v=fcUkod71Y7w
(un petit exemple de ce qui s'entendait hier soir, cathédrale St Sauveur à Aix. On vous souhaite les mêmes bonheurs d'écoute et de jeu !)

Écrit par : Françoise Guichard | 15 juillet 2010

@ Christophe Sibille

Très vite fais: joyeux anniversaire et cf le post de Françoise Guichard pour la suite ;-)

Écrit par : Julien | 15 juillet 2010

fait

Écrit par : Julien | 15 juillet 2010

Ah bon ? C'est l'anniversaire de Christophe ! A un jour près il cumulait. Et quel cumul ! Joyeux anniversaire donc cher blogueur ! Arrosez bien !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Un mauvais rêve qui revient de temps en temps et que je n'ose qualifier de cauchemar c'est d'être au raccord précédant le concert et de m'apercevoir que j'ai oublié ma tenue. Que faire ? Je n'ai pas le temps de retourner chez moi. Je panique et... je me réveille.
(Le fiston nous a confié qu'il avait eu des cauchemars durant les six premiers mois de ses interventions dont certaines restent inévitablement éprouvantes.)

Écrit par : charpentier Hélène | 15 juillet 2010

Là Christophe il est parti faire du camping, il aime retrouver ses amies les tiques ...

Écrit par : iPidiblue et mon amie l'araignée | 15 juillet 2010

jOYEUX anniversaire à Mercator Cadichon aussi !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Ca, c'est très fin, iPidiblue !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

je sens que ça se passerait très mal. Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Oh ! Mais pourquoi ? On ne vous a pas appris à réfléchir, c'est ça qui vous fait peur , n'est-ce pas ? Vous n'avez appris qu'à emmagasiner et à recracher votre par coeur, alors que depuis vingt ans au moins, on apprend à REFLECHIR, à chercher des infos, à les mettre en relation, à déduire, à anticiper... Dites-moi que c'est ça, parce qu'autrement, je ne comprends pas ! :-)))

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Ca, c'est très fin, iPidiblue !

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Ou alors vous croyez qu'il est parti en Argentine pour se marier avec un vaqueros ?

Écrit par : iPidiblue le secret de Brokeback Mountain de | 15 juillet 2010

35 (ou 33 élèves) ont eu plus de 20 de moyenne...

ma doué !

(et sont reçus par Luc...)

Écrit par : exTC | 15 juillet 2010

@ Francis Penin:

Merci beaucoup, Francis. Vous avez raison de rester fidèle à la grammaire classique.
Ceci étant, comme vous le soulignez, certaines éditions transforment ce qui était jusqu'alors une simple tolérance en règle établie, et l'ancienne règle n'est plus que tolérance, avant de disparaître. J'en veux pour preuve mon édition du Littré, laquelle édition me fait régulièrement hausser les sourcils - sans doute est-ce à cet ouvrage que votre ami devait faire référence, Francis... (J'adore y lire le "Pour les puristes", avec tout le dédain dont semble s'orner la formule.)

Pour le poème, rendons à François-Marie Arouet ce qui lui appartient, puisque je n'ai même pas hésité à le citer (d'où les guillemets, ne plagions pas) - il s'agit de "La Bastille" - pour adapter: il me fournit la matière.

Dans sa dernière note, Celeborn raconte qu'il en a assez d'un certain nombre de faux-semblants* et que, au final, il en retire une bonne dose amertume. Il récapitule bien la situation.
Ce qui est agaçant dans l'histoire, c'est d'avoir entendu des collègues geindre, tout en les voyant appuyer, en réalité, le fameux: "Il n'y a pas de bonne solution." Si, il y en avait une, comme l'a écrit Robin: obliger l'élève à refaire le devoir (je lui laissais même cette chance!). Mais soutenu par ses parents qui ne voyaient pas pourquoi leur progéniture aurait à réitérer sur un sujet qu'il avait rendu, et par un chef d'établissement n'ayant aucune envie de sévir, ledit élève n'a rien produit, et obtint une moyenne correcte avec ce fameux "NR". Il va sans dire qu'il put plastronner jusqu'à la fin de l'année - qui fut terrible -, bien vite imité par le groupe.

L'épisode de saute-voiture m'a conforté dans l'idée de n'employer que les transports en commun chaque fois que c'est possible, et de l'importance des chefs.
Je n'en démords pas: tout, ou presque, procède des CPE et des chefs d'établissement. Si ceux-ci possèdent une tête bien faite et bien ferme dans leurs convictions de direction d'un lieu d'apprentissage (et non pas un succédané de halte-garderie), appuient les enseignants (ces derniers n'étant pas considérés comme au mieux des enquiquineurs, au pire des larbins, mais comme des gens responsables n'agissant pas à la légère dans leurs décisions), y compris contre les parents, tout se passe bien (du moins dans ce que j'ai pu voir). Sinon...
Il me semble que Celeborn a fort correctement résumé dans une de ses notes - note dans laquelle il fait intervenir une certaine Ma Dalton, parent d'élève; Daniel Arnaud également, sur son blog, a traité du problème des carpettes en chef (sauf envers leurs subordonnés).


@ iPidiblue:
Ne doit-on pas écrire le nom de Francis sans accent? Vous risquez de vous faire taper sur le clavier!
Selon l'article de l'AFP, il y aura encore de nombreux postes en moins. Pas d'inquiétude, allons, il faut bien tester le CAPES nouvelle formule. Laquelle formule intègre, en plus de l'épreuve de servitude volontaire... pardon: moralité, ceci (< http://www.guide-concours-enseignants-college-lycee.education.gouv.fr/cid51268/concours-externe-du-capes.html >):

Certificat de compétences en langues de l'enseignement supérieur de deuxième degré (CLES 2)

En cas de réussite au concours, vous devrez justifier pour obtenir un contrat ou un agrément définitif à l'issue du stage :
* du certificat de compétence en langues de l'enseignement supérieur de deuxième degré (niveau B2 du cadre européen commun de référence)
* ou de toute autre certification délivrée en France ou dans un autre Etat membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen, et attestant de la maîtrise d'une langue étrangère à un niveau de qualification correspondant au moins au niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues.

Vous êtes dispensé de produire ce certificat si vous êtes :
* lauréat d'un concours de recrutement de personnels enseignants du second degré dans la section langues vivantes étrangères ou d'une autre section comportant, y compris à titre d'option, une épreuve en langue vivante étrangère
* titulaire d'un diplôme sanctionnant un cycle d'études postsecondaires d'au moins deux ans dans le domaine des langues étrangères, acquis en France ou dans un autre Etat membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen.
Lorsque la certification ou le diplôme est délivré par un Etat membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen autre que la France, la langue concernée doit être différente de la langue française.
Les mères ou pères d'au moins trois enfants et les sportifs de haut niveau sont dispensés de fournir le CLES 2**.

Certificat informatique et internet de niveau 2 « enseignant » (C2i2e)

En cas de réussite au concours, vous devrez justifier pour obtenir un contrat ou un agrément définitif à l'issue du stage, du certificat informatique et internet de niveau 2 « enseignant» (C2i2e) ou toute autre certification ou diplôme délivré dans un Etat membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen autre que la France, et attestant de la maîtrise de compétences professionnelles dans l'usage pédagogique des technologies numériques comparables à celles du référentiel national du C2i2e.
Les mères ou pères d'au moins trois enfants et les sportifs de haut niveau sont dispensés de fournir le C2i2e***.

Et puis, iPidiblue, vous oubliez la note transmise aux rectorats sur la gestion des fameux "réservoirs d'efficience" (lesquels risquent fort de vite devenir "réserve, voire déficience").
L'Administration de l'E.N. a ceci de formidable qu'elle est capable de prendre le pire du privé et de l'appliquer sans le moindre remords, ni crainte des conséquences - puisqu'il n'y en a pas. Voir, par exemple, l'emploi des vacataires et contractuels...


@Zorglub:
Merci pour votre recette!
Ce m'a l'air appétissant, très vite me faut l'essayer... Dites-moi: que boire d'enivrant, avec ce met composé? Un vin turc évidemment, mais quel cépage agréer? J'avoue, là, être ignorant, votre aide il faut m'apporter...

Hier, plus modestement, je donnai dans les spätzle:
Préparation : 15 minutes, hors temps de repos
Cuisson : quelques minutes

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 300 g de farine
- 20 centilitres d'eau environ
- 3 œufs
- 1 cuillerée à café de sel
- 30 g de beurre pour la préparation :

Préparation :

Tamisez la farine dans une grande terrine. Creusez une fontaine, et cassez-y les œufs. Ajoutez le sel. Mélangez avec une partie de la farine (c'est pour éviter les grumeaux). Mouillez avec l'eau en versant peu à peu les 20 cl et travaillez le tout pour obtenir une pâte homogène et molle, c'est-à-dire souple et pourtant pas coulante ni trop épaisse.
Laissez reposer un moment.

Portez à ébullition une grande quantité d'eau salée.

Déposez un peu de pâte sur une planchette en bois et découpez avec un couteau de petites lamelles que vous faites tomber progressivement dans l'eau bouillante. (Sinon, versez la pâte dans un presse-purée ou une passoire (trous de 7mm de diamètre) au-dessus de la casserole, et pressez pour obtenir les spätzle qui tomberont directement dans l'eau.)
Retirez les spätzle dès qu'il remontent à la surface puis rincez immédiatement, après écumage, les spätzle sous l'eau froide et égouttez-les aussitôt après.
Faites fondre le beurre dans une sauteuse et revenir les spätzle. (On peut varier en y mettant d'abord des croûtons et/ou des oignons hachés, puis on arrose les spätzle avec le tout.)

A servir en accompagnement d'un plat en sauce, coq au riesling, civet de lièvre ou palette à la diable marinée au riesling, par exemple.

Au fait, le saviez-vous? Le terme "spätzle" signifie, au premier degré, "petit moineau" (les spätzle avaient originellement l'apparence supposée de petits moineaux car on les formait à la cuiller - certains le font toujours et, parfois, les farcissent), mais cela signifie également "zizi"...

Mes spätzle accompagnaient une palette aux trois diables dans leur chaudron.

Préparation : 10 minutes, hors temps de repos
Cuisson : 1 heure au four

Ingrédients (pour 4 personnes):
- 1 palette de porc fraîche et dessalée
- moutarde forte, moutarde aux herbes, moutarde à l'ancienne
- 1 crépine de porc
- quelques verres de vin blanc (riesling)
- plat à four

Préparation :

En Alsace, la palette de porc s'achète toute prête : viande salée dans la saumure, enrobée de moutarde emmaillotée dans un filet de crépine. Vous n'habitez pas en Alsace? Pas de souci!
Prenez la palette fraîche chez votre boucher préféré (qui l'aura préalablement dessalée - sinon, trempez la palette dans l'eau froide pendant 40 minutes minimum), placez-la dans le plat que vous mettrez au four.
Salez et poivrez (très légèrement!) la palette, puis enduisez-la généreusement de moutarde forte, de moutarde à l'ancienne et de moutarde aux herbes. Entourez d'une crépine de porc. Badigeonnez derechef avec les trois moutardes.
Versez dans le fond du plat le riesling, de sorte que la palette baigne dedans sur quelques centimètres (4 à 5).
Couvrez le tout avec une feuille de papier aluminium.
Laissez reposer au moins une heure au réfrigérateur.

La palette se met au four chaud à 150°C pendant 1h20 à 1h45 (selon le four et la palette - vérifiez néanmoins au bout d'une heure l'état de la cuisson).
Arrosez de sauce très (!) régulièrement pour éviter que la viande ne se dessèche.
15 minutes avant la fin de la cuisson, arrosez-la d'un petit verre de riesling frais.

On peut varier en ne mettant que de la moutarde forte (c'est la préparation la plus connue de la palette à la diable) et/ou en remplaçant le riesling par de la bière blonde.


@ Nicolas:
Je me joins à vous; la dernière note de Celeborn est loin d'être amusante et traduit un certain écœurement - pour ne pas écrire un écœurement certain.
De bons petits plats, comme celui que nous a donné Zorglub, est une aide précieuse pour garder le moral. Souvenez-vous:

La cervoise d'Astérix !

Obélix:
Quand l'appétit va, tout va
Quand l'appétit va, tout va
Vidons les futailles, à nous la ripaille
Quand l'appétit va, tout va

Astérix:
Quand l'appétit va, tout va
Quand l'appétit va, tout va
Vive les quenottes, qui croquent et qui grignotent
Quand l'appétit va, tout va

Le sanglier d'Obélix!

Astérix:
Ecoutez ce qui va suivre
Le vieux proverbe est changé
On ne mange pas pour vivre
Il faut vivre pour manger

Obélix:
Quand l'appétit va, tout va
Pour la santé y'a que ça
La pire émotion, c'est quand on a son
Estomac dans les talons

Astérix:
Petits goinfres et bons gros
Sur un rythme d'allegro
Pour manger et boire
Font jouer des mâchoires
Quand l'appétit va, tout va

Les os d'Idéfix!

Cléopâtre:
Obélix, mon cher amour,
Je t'obéirai toujours,
Et le Roi des Rois,
Désormais, c'est toi
Quand Obélix va, tout va

Obélix:
Cléo, j'aime ton nez mignon
J'aime aussi les champignons
Et puis les saucisses et le pain d'épice
Quand l'appétit va, tout va
Quand l'appétit va, tout va

Astérix:
Un bon repas sans fromage
C'est une bête qui n'a qu'un oeil
C'est un oiseau sans plumage
Une forêt sans écureuil

Fromages:
Quand l'appétit va, tout va
Quand l'appétit va, tout va
Veuillez rendre hommage
Au beurre et au fromage
Quand l'appétit va, tout va

Chœur:
Quand le chameau passe, hélas
Quand le chameau passe, hélas
Il nous faut vanter sa sobriété
Quand le chameau passe, hélas

Chameau:
Mais non j'ai une bosse, je suis un dromadaire, pas un chameau. Oh ! C'est agaçant à la fin.

Astérix et Obélix:
Quand l'appétit va, tout va
Quand l'appétit va, tout va
Vive les quenottes, qui croquent et qui grignotent
Quand l'appétit va, tout va
Ne l'oubliez pas braves gens
L'appétit vient en mangeant
Vidons les futailles
À nous la ripaille
Quand l'appétit va, tout va


@Christophe Sibille:
Bon anniversaire à vous! Le lien que vous propose Françoise Guichard est ce que je vous espère pour ce qui vient!


@ Cadichon:
Comme nous sommes le lendemain du vôtre, je vous souhaite un joyeux non-anniversaire.


* On devrait relire le discours de Faux Semblant dans "Le Roman de la Rose", il traduit très bien l'ambiance actuelle.
** qu'on m'explique en quoi le fait d'être "mères ou pères d'au moins trois enfants" ou "sportifs de haut niveau" donne une quelconque qualification en CLES 2! (Pour les sportifs, j'aurais bien une explication liée à leur position au sein des IA, mais inutile de polémiquer...)
*** Pas mieux pour le C2i2e.

Écrit par : Maxime | 15 juillet 2010

@ iPidiblue:
Ne doit-on pas écrire le nom de Francis sans accent? Vous risquez de vous faire taper sur le clavier!
Ecrit par : Maxime | 15 juillet 2010

J'ai une dispense ... le docteur m'interdit les oeufs sans épices !

PS Saviez-vous que les filles du Nord ont de plus gros nichons que les filles du Sud ? J'en reste tout bée !

Écrit par : iPidiblue bouche bée | 15 juillet 2010

Joyeux Non-Anniversaire à toutes et tous!

Pendariès J-5 (et plutôt moins 4, puisque la journée s'achève) avant le départ.

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2010

Mais enfin, Maxime, que faites-vous de Dukan ????

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Pendariès J-5 (et plutôt moins 4, puisque la journée s'achève) avant le départ.

Ne nous quittez pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment

Mais ce n'était pas du temps perdu, n'est-ce-pas, Pendariès ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

@ Nicolas:

Vu mon format de mikado - la génétique m'ayant, pour des raisons que j'ignore et au grand dam de certaines, doté d'une faible rétention graisseuse* -, je peux me contenter d'un régime épaississant. Sexe oblige, ça ne me laissera pas pierre sur l'estomac. (Révérence parler.)


* Quelque chose qui a à voir avec des adipocytes blancs et bruns, je crois me souvenir, mais j'ai zappé le détail...

Écrit par : Maxime | 15 juillet 2010

"Ou alors vous croyez qu'il est parti en Argentine pour se marier avec un vaqueros ?"

Ecrit par : iPidiblue le secret de Brokeback Mountain de | 15 juillet 2010

Un vaquero !!!
Merci à tous pour vos délicates attentions! Je suis réellement touché.
Cadichon, je ne suis pas si sûr que nous ayons si peu de choses en commun; je crois que j'ai un caractèrez aussi pourri que le vôtre !
Ipidiblue, les effets secondaires des antirétroviraux ne vous valent rien ! Vous devriez tenter le "mms" !!! (Rien à voir avec une image).
En fait, je suis en Bretagne avec mes trois filles. Voilà.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2010

"PS Saviez-vous que les filles du Nord ont de plus gros nichons que les filles du Sud ? J'en reste tout bée !"

Ecrit par : iPidiblue bouche bée | 15 juillet 2010

"tout bé", non, au masculin ???

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2010

"je crois que j'ai un caractèrez aussi pourri que le vôtre !"

Ah ! là l'orthographe fout le camp, c'est grave docteur ?

Écrit par : iPidiblue bouche bée | 15 juillet 2010

Jarraud, dans le jus du jour, ne manque pas de reverser le mien! Pour preuve, son propos sur les résultats du bac:

"Trop de diplômés ? Dans l'intérêt général, si on veut avoir par exemple une économie plus compétitive, on devrait plutôt s'inquiéter de la faiblesse de ces taux. Mais il y a une explication à cette attitude malthusienne. Ce qui défrise dans un fort taux de réussite au bac c'est quand même que certains qui n'y arrivaient pas y arrivent. Or on sait bien que statistiquement on a d'autant plus de chances de réussir le bac que l'on est issu d'un milieu favorisé. L'élévation du taux de réussite au bac renvoie à sa démocratisation. Ce n'est pas tolérable pour tout le monde... Ceux qui critiquent le bac rêvent d'un examen d'entrée en université qui garantirait à leurs enfants, seuls capables déjà de payer les frais d'examen, le monopole des études supérieures."

Je n'ose placer ici l'intégralité de cette joyeuse prose ("odi!" comme disent les latinistes), mais on aura de quoi rire à cette adresse: < http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/leleve/Pages/2010/114_Bac2010AnneeRecul.aspx#a1 >

Écrit par : Maxime | 15 juillet 2010

Allez un Razzie awards pour Jarraud car il le vaut bien !

Écrit par : iPidiblue les Razzie awards des pédagos | 15 juillet 2010

Ah non - Nicolas, c'était bien sympa ici; et grâce à Bonnet d'âne, j'ai pu faire connaissance et rencontrer des personnes formidables et surtout variées!

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2010

"Ah ! là l'orthographe fout le camp, c'est grave docteur "

Ecrit par : iPidiblue bouche bée | 15 juillet 2010

Quelle mauvaise foi... ... et quelle susceptibilité !!!;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2010

De quoi rire, Maxime ? Au 362ème degré, alors. Extrait :

"Internet au bac, pourquoi pas ? C'est une autre approche innovante testée au Danemark. "Quand vous faites un devoir à la maison vous avez accès à Internet. Donc pourquoi en priver les candidats au bac ?" C'est le raisonnement du ministère danois de l'éducation qui teste ce dispositif avant une éventuelle généralisation en 2011. Les enseignants veillent évidemment à ce que les candidats ne puissent pas tricher en dialoguant entre eux par exemple. Autoriser Internet implique que le type de devoir change pour passer de la mémorisation de connaissances vers une évaluation des compétences.

Alors que la machine à produire et corriger les copies est remise en marche pour son 202ème anniversaire, il n'est peut-être pas inutile de faire miroiter un improbable grand lifting."

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Francis, je partage votre point de vue sur les devoirs faits en classe et les devoirs faits à la maison. Dans le cas de la préparation à l'épreuve anticipée de français en fin de première, il convient de préciser qu'elle dure 4 heures à l'examen et qu'un devoir sur table de 4 heures n'est pas facile à organiser. Il faut s'arranger avec un ou des collègues et avertir l'administration.Les élèves pourraient en profiter pour prendre leur temps et effectuer quelques recherches pour bien comprendre et bien répondre aux questions posées. Hum ! Un jour, il leur était demandé d'expliquer l'expression " apprenti sorcier "et pas une seule copie ne l'a fait correctement. Bien entendu Paul Dukas ne fut pas cité. Une autre fois ce fut l'expression " symphonie de lumière et d'eau" et la signification du mot "symphonie " ne fut pas donnée non plus.
Pour avoir régulièrement surveillé les épreuves du bac français et celle du bac tout court, j'ai observé chaque année que les candidats utilisant la durée totale de l'épreuve se comptent sur les doigts de la main, et ceux qui disposent d'un temps supplémentaire pour raison médicale n'en profitent pas non plus.
Que faut-il en conclure ? Ils n'ont pas grand-chose à dire, je suppose. Ils ne savent pas se concentrer trop longtemps non plus. Par ailleurs être privé de la cigarette plus de deux ou trois heures pour certains éléments constitue une véritable épreuve.
Je ne leur en voulais pas. A l'époque mon fils pourtant très calme,très poli et serviable mais qui a toujours eu un ressort au derrière, leur ressemblait beaucoup et ne s'est jamais privé de me confier qu'il ne me ressemblait pas, qu'il aimait apprendre mais pas dans les livres, qu'il ne supportait pas de rester enfermé et qu'il avait besoin de bouger. Il a passé son bac en candidat libre en y mettant le temps, après avoir étudié la mécanique agricole, tout en exerçant divers petits boulots parfois très durs physiquement pour finalement se découvrir une vocation de pompier. Les stages de perfectionnement et les nuits blanches, il ne les compte pas. Les scènes de misère et de détresse il ne les compte plus et n'a pas le droit d'en parler. Il a les pieds sur terre, la tête sur les épaules et a construit honnêtement sa vie. N'est-ce pas l'essentiel ?
Sans le vouloir il m'a appris à voir les choses avec beaucoup de recul. Quand il a passé l'oral du bac français il a été interrogé sur " Une vie " de Maupassant, un livre qui a tout compris m'a t-il souvent répété. C'est également le livre préféré de ma fille laquelle de son côté est passionnée de cuisine et a suivi des études d'hôtellerie-restauration.
Mes enfants n'ont pas vraiment profité de la situation de leur mère et c'est très bien ainsi.

Ecrit par : charpentier Hélène | 14 juillet 2010
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Nous nous comprenons, Hélène !
Paul Dukas est un nom connu des seules personnes cultivées musicalement. Cela fait peu de monde...
J'ai lu votre message qui m'a donné à penser à ce que j'ai vu tout au long de ma carrière.
Je suis intrigué par le fait que votre fille préfère "Une vie" à tout autre livre. Mais tant qu'elle ne broie pas du noir et ne se complaît pas dans la morosité - ou la noirceur -, tout ira bien.
Je crois me rappeler que ce roman de Maupassant est pessimiste sur la nature humaine.
Oui, votre fils a construit sa vie comme il l'entendait et c'est bien l'essentiel. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

Ce qui me ferait bien rire, c'est de vous le faire repasser à tous, et dans toutes les matières, ce fameux bac S qui, étant le meilleur, ne vaut plus tripette.
Pour ma part, je ne sais pas si, aujourd'hui, je l'aurais avec mention.
Quant aux autres sections ...

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2010
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Hélas ! même le bac S ne vaut plus rien non plus, m'a-t-on dit, et je crains fort qu'on ne m'ait pas raconté de bobard. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

Ah oui, Edwy P. c'est moi, j'avais oublié de le signaler :D

Ecrit par : Edwy P. | 15 juillet 2010

@ Jérémy :

Jusqu'ici, on avait constaté une très nette ressemblance dans l'ouverture d'esprit et l'absence de dogmatisme, mais ainsi, tout s'explique ;o)

Ecrit par : yann | 15 juillet 2010

Et votre connerie, vous cherchez aussi à l'expliquer ?

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2010

Ce qui me ferait bien rire, c'est de vous le faire repasser à tous, et dans toutes les matières, ce fameux bac S qui, étant le meilleur, ne vaut plus tripette. dobolino

Donnant donnant : faisons passer le nôtre à nos monchéri de 2010...

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010
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Ah ! ah ! ah ! Oui, on rigolerait bien ! Bien méritant serait celui ou celle qui ayant eu plus de 20 de moyenne en 2010 atteindrait 10/20 avec les épreuves d'un bac d'avant 1960 !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

Rien pigé, comme d'hab ... Ecrit par : dobolino | 15 juillet

Hou là ! Mes messages revêtent-ils un caractère aussi abscons, dobolino ????

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010
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En effet, nicolas, je n'ai pas compris ce que voulait dire Dobolino. Mais j'ai compris ce que vous, vous vouliez dire (et que j'approuve). Mais j'aime inconditionnellement Dobolino, quoi qu'elle dise. Je veux dire que je l'aime bien. Il y a chez elle un je ne sais quoi de primesautier qui fait tout son charme sur ce blog où elle s'attire parfois les foudres de certaines personnes, mais jamais de moi: je ne peux tout bonnement pas me fâcher contre elle, quoi qu'elle dise, quoi qu'elle me dise. Mais elle ne me dit jamais rien de désagréable. Il lui est arrivé de me tancer lorsque j'ai dit quelque bêtise (ça m'est arrivé - eh! je ne suis qu'un homme!) mais je sentais la bienveillance derrière cela.
Peut-être nous éclairera-t-elle sur sa réaction ci-dessus. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

Votre diplôme revêt le même caractère de monopole que le nôtre, avec les avantages et inconvénients afférents. Et différents, c'est tout. Ecrit par : yann | 15 juillet 2010

Mais voui, mais voui.

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010
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C'est fou ce qu'il est difficile parfois de se faire comprendre, hein, nicolas! ;-)))

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

@ Francis Penin:

Merci beaucoup, Francis. Vous avez raison de rester fidèle à la grammaire classique.
Ceci étant, comme vous le soulignez, certaines éditions transforment ce qui était jusqu'alors une simple tolérance en règle établie, et l'ancienne règle n'est plus que tolérance, avant de disparaître. J'en veux pour preuve mon édition du Littré, laquelle édition me fait régulièrement hausser les sourcils - sans doute est-ce à cet ouvrage que votre ami devait faire référence, Francis... (J'adore y lire le "Pour les puristes", avec tout le dédain dont semble s'orner la formule.)

Ecrit par : Maxime | 15 juillet 2010
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Oui, Maxime, il s'agissait bien du Littré. :-)
Oui, je vois le dédain dans l'emploi un rien moqueur de l'expression "pour les puristes".
Mais qui n'est pas puriste est, pour moi, négligent.
Restons droits dans nos bottes ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 juillet 2010

Maître Dugong! Où êtes-vous? Que faites-vous? Comment avez-vous pu laisser passer le jus du jour sans nous en servir? Le voici froid (même si sa lecture provoque des bouffées de chaleur)!


L'ineffable Jarraud nous en ressert en vidant son sac:

"...les cahiers de vacances [...] ont un impact dans les résultats scolaires. Mais l'efficacité varie selon l'usage du support. Ainsi les enfants qui terminent le cahier de vacances ont de meilleurs résultats que ceux qui ne l'ont pas fait. Enfin bien d'autres critères entrent en jeu : l'accompagnement familial par exemple...
Alors pas de trêve à la compétition cet été ?"

Et contre les cons, pétition cet été?


Sac de nœuds toujours: Mimi CRAPcrap, le Gfen (prononcez "J'ai fait, euh... aine")* et l'INRP (lit aine: Aire pêt!) se trouvent dans le cas du "MEN haine". Pour eux, les hommes**, "le risque est le désengagement à très court terme des moyens..."

En plus de se faire raser, certains ont peur du défouraillage. Comme on dit dans mon pays: "Avec l'principal, faut t'jours qu'y ait un divertissouèr!" A Lyon, on n'a pas fini de sabler les rosettes!


Vous souvenez-vous du "sac de plage" du café salé... C'est fait, le grain est moulu! Mais le prédagor surpuissant étant humble de nature, il est qualifié de "bouée de secours". Ne dégonflons pas!


Alain Coste y erre et vous le dit ici: < http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/pluri_coste.aspx >:
"...dans le contexte français où on reste très dominé par une conception de la langue de scolarisation comme commune, unifiée, homogène malgré tous les efforts qui ont pu être faits pour insister sur la diversification, sur la pluralité interne de la langue qui a quand même véhiculée par les programmes, par certaines orientations didactiques ce type de représentations dont on peut estimer qui n’est pas extrêmement favorable à une éducation plurilingue et interculturelle. Ce système scolaire a parfois tendance à considérer qu’on ne puisse scolariser dans de bonnes conditions des élèves ne maitrisant pas suffisamment la langue de scolarisation, voire à penser qu’il faille repartir à zéro par le « basique » pour organiser un enseignement efficace.
Le défi : considérer que la langue de scolarisation est certes incontournable mais qu’elle peut constituer un espace de variation, d’ouverture à la pluralité..."

Finalement, dans ce théâtre, je me dis que F.L.E. est un décor d'avenir, parce qu'avec de telles idées, la LV1, pour nombre d'élèves, est indubitablement le français!


* C'est écrit en toutes lettres dans le jus qui se répand au sujet de son congrès: "Mais c'est aussi l'occasion pour les participants d'échanger [...] dans une ambiance studieuse et conviviale à la fois." Apprentissage par l'expérience? Attention, néanmoins, avec les partenaires multiples, toujours sortir avec une protection.
** Il y a aussi des femmes, je rassure. Mais elles sont plutôt soumises au "Gillette Vénus".

Écrit par : Maxime | 15 juillet 2010

On pourrait même préciser:

"le grain est mou, lu, et Thor est fier de ce coup des marteaux!"

Écrit par : Maxime | 15 juillet 2010

T'as Thor !

Écrit par : iPidiblue les Razzie awards de Maxime | 15 juillet 2010

en lisant ceci
"Faut garder le moral ''
Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

j'ai cru lire:
Faut garder le morel....

Non, j'ai pas abusé du chouchen,
ce soir, malgré la pluie diluvienne




En fait, je suis en Bretagne avec mes trois filles. Voilà.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2010

Hé-hé, ça fait une autre chose en commun: j'y suis aussi, mais pour l'instant seulement avec une sur les trois.

Écrit par : Cadichon | 16 juillet 2010

Tiens, Claude Allègre déclare maintenant qu'il y a eu un réchauffement du climat entre 1970 et 2000.

Faudrait savoir !

Écrit par : Jeremy | 16 juillet 2010

"...les cahiers de vacances [...] ont un impact dans les résultats scolaires. Jarraud cité par Maxime

Il va donc falloir légiférer et les interdire d'urgence, comme les devoirs à la maison au primaire, supprimés pour les mêmes raisons. Monchéri est tellement mieux dans la rue à jouer au ballon ou à y apprendre la langue "de scolarisation" dont on admet la diversité en attendant de faire passer le français non pas en LV1 mais en LV2 puis en langue morte...

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2010

j'ai cru lire: Faut garder le morel.... Cadichon

Sur la forme : je ne me serais pas permis l'article; sur le fond, hum... :-)

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2010

A grands pas, on y vient...

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2010/07/15/10001-20100715ARTWWW00478-mon-prof-ce-robot.php

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2010

je sens que ça se passerait très mal. Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2010

Oh ! Mais pourquoi ? On ne vous a pas appris à réfléchir, c'est ça qui vous fait peur , n'est-ce pas ? Vous n'avez appris qu'à emmagasiner et à recracher votre par coeur, alors que depuis vingt ans au moins, on apprend à REFLECHIR, à chercher des infos, à les mettre en relation, à déduire, à anticiper... Dites-moi que c'est ça, parce qu'autrement, je ne comprends pas ! :-)))

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2010

Tout faux ! Quelle bête agressivité de votre part !
Si je vous dis que je me sentirais à l'aise pour la thèse de doctorat, les examens cliniques de fin de scolarité et les rapports de stage, c'est qu'en matière de synthèse des connaissances, il n'y a aucun problème. L'entraînement et l'enseignement dispensés ont porté leurs fruits et je suis opérationnelle, comme Yann et tant d'autres, pour continuer à me former jusqu'à la fin de ma carrière.
J'en suis au stade où la culture est ce qui reste quand on a tout oublié.
Coller sur le choc anaphylactique, non, mais le diagnostiquer, appliquer les gestes d'urgence et tenter d'éviter la mort, oui.
Coller sur la structure histologique et la physio de l'intestin grêle, non, mais réaliser en urgence une double entérectomie sur un chien éventré en hypothermie, tout en gérant la réa et le postop, oui.


Il n'y avait aucune critique sous-jacente dans mon propos et vous me cassez sérieusement les pieds avec vos sempiternelles attaques injustifiées.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2010

Que Francis soit rassuré. Ma fille ne s'enferme pas dans la morosité. Ce qui a frappé mes enfants dans " Une vie " de Maupassant, c'est que Jeanne, le personnage principal du roman ait été incapable justement de construire sa vie. D'abord enfermée dans un couvent elle est de nouveau coupée du monde dans la propriété de ses parents où elle mène une existence oisive. Quand les épreuves inévitables de l'existence la frappent de plein fouet ( tromperie du mari, décès des parents, maladie, soucis avec le fils représentant d'une classe sociale agonisante et j'en passe ) elle est incapable de réagir parce qu'on ne lui a pas appris à se battre. Sa nature sensible et généreuse a été fragilisée par une éducation surprotectrice. La seule personne qui va la sortir de sa détresse, c'est sa soeur de lait, Rosalie, paysanne pleine de bon sens et de reconnaissance et c'est ce personnage secondaire qui a finalement le dernier mot. Ce livre offre par ailleurs de très belles descriptions sur les paysages corses en particulier.

Il se trouve qu'en ce moment mon petit fils de 5 ans est à la maison. Nous allons saluer les oies du voisin, un couple et sept petits déjà vigoureux. Comme il connaît assez bien l'histoire de Nils Holgersson, version dessin animé, il a souhaité revoir quelques extraits de cette adaptation sur la toile que j'avais vue il y a plus de 20 ans à la télévion avec mes propres enfants. Dès les premiers épisodes, les problèmes essentiels sont posés. Nils est puni par le lutin non seulement pour sa méhanceté mais aussi pour sa paresse intellectuelle. Il voudrait apprendre les 14 pages de l'Evangile sans aucun effort. On peut admettre que cette lecture ne soit pas attrayante pour un gamin ( 14 ans dans le livre, plus jeune dans l'adaptation ) mais l'essentiel est de retenir qu'il refuse tout effort constructif et comme il ne pense qu'à faire des misères aux animaux et même aux humains, sa punition est de régresser au sens propre comme au figuré. Heureusement, il prend son envol malgré lui en voulant obliger le jars Martin qui veut échapper à la dosmesticité et répondre à l'appel des oies sauvages en route pour la Laponie, pays de rêve, qui doit rester de rêve car s'il devient réel la déception est au rendez- vous. Akka, la responsable des oies sauvages,âgée de 100 ans, pleine de sagesse et d'énergie va lui apprendre à surmonter les épreuves ( et elles sont nombreuses pour faire durer l'histoire )respecter la nature, éviter le gaspillage, doser les efforts... Bref elle lui donne des" leçons de vie" comme elle le dit et finalement au contact des oies sauvages, le gamin odieux et paresseux devient un être humain solide, généreux et responsable.
"Un vie " est un roman très riche. Nils Holgersson est un conte passionnant et je prend un "plaisir extrême" à le redécouvrir

Écrit par : charpentier Hélène | 16 juillet 2010

Dans la caravane publicitaire du tour de France, Xtra (lave plus blanc le pognon de bétencourt), Cochonou (engraisse mieux les veaux), CGT (????), Cofidis (améliore l'équilibre budgétaire des familles), FO (????), Kleber (roule pour les plus riches) etc.

Mais pas SNES ni SGEN ni SNALC
Après faut pas s'étonner : nos syndicats ne participent pas aux manifestations => nos conditions de travail se dégradent.

Ceci dit, totalement authentique la présence des syndicats ouvriers dans la caravane avec pom pom girls lancé de badges et autocollants.

Écrit par : Zorglub | 16 juillet 2010

Moi j'élève mes champions en plein air ...

Écrit par : iPidiblue les Razzie awards de l'éducation | 16 juillet 2010

"Hé-hé, ça fait une autre chose en commun: j'y suis aussi, mais pour l'instant seulement avec une sur les trois."

Ecrit par : Cadichon | 16 juillet 2010

Où ? Je suis assez près de Lorient, (si vous ne voulez pas me le dire ici, envoyez-moi un mail !!!)
Si nous ne sommes pas trop éloignés, on pourra aller se taper une menthe-pastille !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010

Dans la caravane publicitaire du tour de France, Xtra (lave plus blanc le pognon de bétencourt), Cochonou (engraisse mieux les veaux), CGT (????), Cofidis (améliore l'équilibre budgétaire des familles), FO (????), Kleber (roule pour les plus riches) etc.

Mais pas SNES ni SGEN ni SNALC


Ecrit par : Zorglub | 16 juillet 2010
Evidemment ! Le corps enseignant français ne s'encanaille pas. Il est au dessus de telles manifestations de joie populaire. Pfui !!!
Vous voyez une voiture publicitaire de la Société des Agrégés, distribuant de petits morceaux de marbre ?

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2010

Une caravane distribuant des morceaux de la vraie croix de Morel ?

Écrit par : iPidiblue tour de France de l'éducation | 16 juillet 2010

Où ? Je suis assez près de Lorient,

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010
Si vous êtes à l'île de Groix, j'ai des bons copains, là-bas, avec lesquels vous vous entendriez à merveille, question bouffe, thérapies alternatives et tout et tout. Beaucoup plus dans votre mouvance idéologique que Cadichon.

Écrit par : dobolino | 16 juillet 2010

Je ne suis pas à l'île de Groix, mais j'ai un pote qui y a une baraque, et je vais sûrement aller y faire un tour !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010

Mettez-moi un mail avec leurs coordonnées, éventuellement, Dobolino !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010

S'il suffit de souffler dans un tromblon déguisé en sirène rose pour vous exciter ...

Écrit par : iPidiblue du souffle ! | 16 juillet 2010

CS, vous aimez VRAIMENT cette musique ???

Pour moi c'est un mélange de prétention pompeuse et de passages un peu romantique gnangnan ...

Techniquement rien à dire :
Tarata veux-tu souffler dans ma /...etc.../

Écrit par : Zorglub | 16 juillet 2010

Je me suis trompé de lien ! Je voulais mettre le concerto de Haydn, par la même !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010

Tout faux ! Quelle bête agressivité de votre part ! dobolino

Quand je disais que les smileys n'étaient d'aucune utilité...

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2010

Que Francis soit rassuré. Ma fille ne s'enferme pas dans la morosité.
Ecrit par : charpentier Hélène | 16 juillet 2010
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Vous me rassurez, Hélène ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juillet 2010

Elle s'enferme dans les toilettes ?

Écrit par : iPidiblue crise d'ado | 16 juillet 2010

@ nicolas "Mais voui, mais voui.", avec retard :

Je ne fais pas de jugement de valeur, je pointe le fait que votre profession n'est pas exclue de l'équation diplôme = monopole.

Si l'envie me prenait de venir enseigner la bio en lycée, en réclamant un salaire, les vacances scolaires, la sécurité de l'emploi et la retraite à taux réduit, je n'en ai simplement pas LE DROIT. C'est tout.

Et ne venez pas me chanter la complainte du professeur, je lis ce blog depuis longtemps, et sinon je vous parle des inconvénients de mon métier (ce matin, nuit blanche et fleur de parvo, par exemple).

Écrit par : yann | 17 juillet 2010

C'est quoi la fleur de parvo ?

Écrit par : Jeremy | 17 juillet 2010

Si l'envie me prenait de venir enseigner la bio en lycée, en réclamant un salaire, les vacances scolaires, la sécurité de l'emploi et la retraite à taux réduit, je n'en ai simplement pas LE DROIT. C'est tout.

Normal. Il faudrait pour cela que vous passiez "sous les fourches caudines" d'un concours difficile. Tout est dit.
Maintenant, si je veux m'installer comme véto pour soigner les petites bébêtes que j'aime, sachant que je n'aurai ni horaires fixes, ni retraite si je n'y pense pas moi-même, ni vacances "payées", je ne pense pas que j'en aurai le droit non plus. Tous ces choix SE FONT EN CONNAISSANCE DE CAUSE. Inutile donc de regarder dans l'assiette du voisin et de lui reprocher le menu qu'il a choisi !
Continuez la fleur de pavot, ça semble être un sérieux remontant ! :-)

Écrit par : nicolas | 17 juillet 2010

"Qu'est-ce que la maladie du parvo chez le chien?

Quand on parle de la maladie qui affecte les chiens on parle de la maladie du Parvo.
Il s'agit d'un virus qui attaque le système digestif ou intestinal.

C'est une maladie contagieuse.
Il existe un vaccin et le chien devrait l'avoir reçu pour être protégé. Cette maladie touche principalement les chiots mais parfois aussi des chiens non vaccinés."
Google


Et quand un prof a envie de mordre un véto ou qu'un véto a envie de mordre un prof.... google reste muet sur le sujet.

Écrit par : Maminou | 17 juillet 2010

La parvo, je suppose que c'est la parvovirose, une gastroentérite infectieuse redoutable pour les chiens. Mais la fleur, alors là ...

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juillet 2010

La parvo, je suppose que c'est la parvovirose, une gastroentérite infectieuse redoutable pour les chiens. Mais la fleur, alors là ...

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juillet 2010

La parvo, je suppose que c'est la parvovirose, une gastroentérite infectieuse redoutable pour les chiens. Mais la fleur, alors là ...

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juillet 2010

Mon ordinateur bégaie de plus en plus. o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 juillet 2010

Je me suis trompé de lien ! Je voulais mettre le concerto de Haydn, par la même !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2010

Effectivement, c'est assez époustouflant !

Écrit par : Françoise Guichard | 17 juillet 2010

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=2&ved=0CBsQFjAB&url=http%3A%2F%2Fhebdo.nouvelobs.com%2Fsommaire%2Fdossier%2F079764%2Fsoyez-des-dictateurs.html&ei=jRVCTIf_PI6oOKjs5NwM&usg=AFQjCNHrkE0My4aUUTrVcZOcKs_5TXXDsw

Bon, ce n'est pas d'hier, et on en a déjà parlé, mais ça fait toujours du bien à relire !!
Merci, Françoise ! C'est une bande de béotiens... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2010

Normal. Il faudrait pour cela que vous passiez "sous les fourches caudines" d'un concours difficile. Tout est dit. Etc.

Ecrit par : nicolas | 17 juillet 2010

Nous sommes donc d'accord. Le diplôme d'enseignant ne fait pas exception à la règle diplôme=monopole d'exercice.
Même si je vous accorde qu'il ne peut être qualifié de "pompe à fric". ;o))

Écrit par : yann | 19 juillet 2010

"au bout de la correction, il y a toute la méritocratie française, tout l’élitisme républicain "
A lire : Baudelot et Establet.

Écrit par : Méryl | 30 juillet 2010

Après les vacances, les réformes, les grèves, allons-nous y voir plus clair ?
Arrivera-t-on à mettre des tuteurs afin que les plants rebelles ne s'affaissent tout-à-fait ?

Écrit par : Jaky | 08 septembre 2010

"partisans d'Antibi".... : an-tibi ?

Écrit par : c;thom | 21 décembre 2010

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