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02 juillet 2010

Pygmalion

Philippe Meirieu parle (dans Frankenstein pédagogue, et ailleurs) de ce qu’il appelle « l’effet-Pygmalion » (ou l’effet-Frankenstein, ou l’effet-Gepetto, tous créateurs de créatures). Rêve de pédagogue, dit-il. Rêve humain, plus généralement : nous n’aurions pas inventé tant de mythes si le fantasme divin, fabriquer un être avec un peu de boue (adama, dans la langue de la Bible — d’où la traduction de Chouraqui, « le Glébeux », pour désigner Adam), ne nous était pas consubstantiel (1). C'est même pour cela que nous avons inventé Dieu.

Alors on se fait pédagogue. Et on rêve de transformer définitivement, et durablement, ces pâtes molles qu’on appelle des enfants — ou ces faux durs qu’on nomme adolescents.

Mais voilà : eux aussi nous arrivent bardés de rigidités diverses. Ils nous arrivent avec une culture. Un langage. Une fausse innocence. Avec une prédisposition à écouter, ou à parler. Déjà « bons » ou « mauvais » élèves — avant même que nous y ayons mis la main. « Le rapport à la culture ne s’acquiert qu’en dehors de l’Ecole », dit Bourdieu — et il a raison, le bougre. Il faudra, quelque jour, que je me lance dans une grande réhabilitation de Bourdieu, afin de l’arracher aux griffes des bourdieusiens, comme on devrait arracher Rousseau des mains des rousseauistes, et Piaget des ongles des piagétistes…

Pourtant, nous sommes censés les « instituer », tous ces gosses tordus — les faire tenir droit…

Bien sûr, c’est plus facile si le bambin de 4, 8, 12 ou 15 ans entre à l’Ecole avec un rapport classique (« bourgeois », si vous préférez) à l’institution. Avec un vocabulaire déjà riche, une habitude de la prise de parole, un respect pour la Maître, et le goût des livres. Galatée dégrossie.

Or, depuis que le collège unique, tout bardé de bonnes intentions, puis la « massification », ont envoyé sur les bancs de l’Ecole, jusqu’à 16 ans, la totalité d’une classe d’âge, nous sommes confrontés à des enfants qui ont un autre langage, une autre culture, des habitudes étranges, des références incompréhensibles.

La mauvaise réponse — celle qui a été fournie depuis trente ans —, c’était de se mettre en tête de « respecter » cette différence — tout en les parquant dans les ZEP. De déduire de cette diversité que toutes les cultures se valent — alors même que nous sommes toujours censés leur apprendre la nôtre.

Et c’est une opération violente que d’apprendre un langage, une culture. Ça l’est déjà quand l’élève est complaisant. Ça l’est bien davantage quand il est rétif. La créature, régulièrement, se révolte contre son créateur, qui sans cesse la « corrige » — j’assume complètement le mot, dans tout ce qu’il a de « répressif » aux yeux des imbéciles. : les graffiti que laisse l'enseignant sur la copie de l'élève ne sont pas sans analogie avec les traces que laissait la férule du maître sur le dos des réclacitrants — autrefois. De la même façon qu’une mère dit sans cesse à son rejeton « Tiens-toi droit ! », nous sommes là pour redresser ces esprits courbes — parce que nous savons bien quelle esthétique nous poursuivons, parce que nous savons dans quelle société nous vivons (bourgeoise, et il n’y en a pas d’autres, Marx le premier l’a expliqué à maintes reprises), quelles sont les exigences qui les attendent à la sortie. Et il est criminel de ne pas enseigner, constamment, en fonction de cette sortie dans le monde, tout au bout des études. Nous nous efforçons de les conformer (et là aussi, j’assume) aux règles du monde à venir — le nôtre. En espérant leur apporter, en même temps, assez d’esprit critique pour qu’ils n’en soient pas dupes — c’est comme ça que les enfants de bourgeois des années 1960 ont été les mieux à même de lancer une critique radiale des années De Gaulle.

Les CPES — tous ces dispositifs de « prépa à la prépa » qui se mettent en place, partout en ce moment — sont des rafistolages nécessaires. Nous arrivent de pauvres mômes qu’on a laissés en friche, comme des herbes folles — sans se soucier vraiment de les redresser, de leur inculquer des savoirs compensatoires, sans les pousser à rejeter les mauvaises habitudes. Bien sûr que ces classes sont recrutées dans les lycées les plus abandonnés, et dans les classes sociales en détresse ! Boursiers, souvent. Filles et fils de personne. Sans habitude de classe — au double sens du terme. Nous sommes supposés leur enseigner, en un an, des savoirs qui leur ont été refusés (on les a amenés au bord de l’eau, sans leur permettre de boire). Mais surtout, nous devons (en un an…) leur enseigner de nouveaux réflexes, un nouveau rapport au langage, et une nouvelle langue.

Le rapport à l’orthographe, dont tout le monde convient qu’il est totalement déficient, est l’illustration la plus caricaturale de cette difficulté. Les bons élèves orthographient globalement avec soin, parce que ce souci leur a été greffé dès l’enfance — d’où le « délit d’initié » que certains tentent de mettre sur le dos des enfants de profs, si nombreux dans les classes préparatoires : simplement, ils sont dans le moule depuis leur enfance — avantage décisif. Les autres n’ont avec la langue qu’un rapport médiat, distant — hostile parfois. Leur réinvention permanente de la graphie française en témoigne chaque jour.

Un an pour inverser quinze ans de déboires éducatifs. C’est très peu. Que nous arrivions à en sauver quelques-uns tient du miracle. D’où la tentation d’intervenir à l’arme lourde, de décréter qu’il faut modifier les concours, pour mieux faire valoir les « différences », ou les supprimer, les remplacer par un entretien d’embauche, ou les bonnes œuvres de Richard Descoings — ou les quotas de Yazid Sabeg, dans un rêve insensé d’affirmative action, comme disent les Américains, qui ferait éclater en morceaux ce qui reste de la République.

Parce qu’instituer, redresser, transmettre, c’est la République. Pygmalion est républicain, en plus d’être idéaliste. Ce que de sombres imbéciles appellent « respect », « démocratie », c’est du fascisme mou.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Et sans doute poussons-nous parfois l’expérience, dans la vie privée… « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or », dit Baudelaire. Sauf que ça ne se passe jamais comme ça : l’Autre, en face, nous arrive, aussi jeune soit-il / elle, avec son poids de certitudes apprises, sa rigidité d’éducation, ses déformations originelles. On croit avoir en main Galatée, on a Emma Bovary. On sait ce qui arrive à Arnolphe, qui avait cru pouvoir former Agnès ex nihilo.

Commentaires

point de rafistollage construire lentement mais surement.
rome ne s'est pas construite en un jour.

Écrit par : lapin garou | 02 juillet 2010

Bah tiens, voilà un sujet dans lequel je pourrai peut-être intervenir... Chouette !
Justement maintenant que je vais en avoir le temps.

Les cultures diverses et variées des bambins qui franchissent pour la première fois la porte de l'Institution, j'en ai vu des centaines !
Et ces mêmes bambins, neuf ans plus tard, prêts à prendre le car de ramassage scolaire (c'est leur principale joie à l'aube de la 6°) pour entamer la deuxième partie du cursus, et qui n'en avaient plus que deux ou trois vaguement différentes, j'en ai vu tout autant.

Donc, mesdames et messieurs les intervenants sur ce blog, s'il vous plaît, ne changez pas trop vite de sujet.

Écrit par : catmano | 02 juillet 2010

Merci, Monsieur Brighelli, pour ce texte qui me redonne du courage et de l'espoir. Je suis en vacances aujourd'hui, après une première année d'enseignement dans le secondaire - j'ai, sans l'avoir souhaité, commencé par le collège. La consultation d'un bon nombre de copies de brevet et la saisie d'environ 1300 notes en Seine-Saint-Denis m'a donné froid dans le dos. Sur un lot de 36 copies, 12 au grand maximum doivent avoir la moyenne en français; toutes les copies ou presque témoignent d'une non-maîtrise de la langue française et il est extrêmement rare de tomber sur une copie bien écrite. Bien sûr, cela s'inscrit dans la continuité de ce que j'ai pu observer dans mes classes (où j'avais entre 40 et 70% d'élèves illettrés).
Je suis révoltée par le naufrage de l'instruction populaire, et révoltée aussi par ces amis "bobos" qui vivent dans une bulle et me soupçonnent en permanence "d'exagérer" ou d'être "réac" quand je leur décris mes conditions de travail.
Mais je continuerai à me battre contre tous les ennemis, pour transmettre un peu de ce qui reste de l'exigence républicaine. Il faut des gens pour y croire, pour ne pas abandonner le système tout en nageant à contre-courant. Ne laissons pas l'Education nationale aux seules mains de ceux qui la détruisent/l'ont détruite même si c'est un combat perdu d'avance.
Merci encore pour votre texte.

Écrit par : Mélane | 02 juillet 2010

"Le « délit d’initié » que certains tentent de mettre sur le dos des enfants de profs, si nombreux dans les classes préparatoires : simplement, ils sont dans le moule depuis leur enfance — avantage décisif."

Jean-Paul Brighelli

Eh oui, c'est à la limite de la "concurrence déloyale". Contre ça, nous ne pouvons au moins pas râler !!! ;-)
Philippe Val est en train de (tenter de) se justifier sur France-Inter.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

c’est comme ça que les enfants de bourgeois des années 1960 ont été les mieux à même de lancer une critique radiale des années De Gaulle. JPB

de radius ou de rayon ? :-))))

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Christophe, on sent dans votre parenthèse comme une légère réserve à son égard...

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

"Nous nous efforçons de les conformer (et là aussi, j’assume) aux règles du monde à venir — le nôtre."

JPB

Et le jour où ce sera le leur?...

Écrit par : Pendariès | 02 juillet 2010

"Christophe, on sent dans votre parenthèse comme une légère réserve à son égard..."

Ecrit par : nicolas | 02 juillet 2010

C'est exactement ça... Vous avez le sens de l'euphémisme, vous aussi ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

Qui c'est qu'a dit que Jonas (ou Pinocchio et son père) ne pouvait rentrer dans le "grand poisson"?

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/01/on-a-retrouve-l-ancetre-de-moby-dick_1381454_3244.html

Écrit par : Pendariès | 02 juillet 2010

On pourrait faire une étude comparée des textes de JPB et des textes de la Dgesco par thèmes.

Aujourd'hui, Pygmalion :

"Le mythe de Pygmalion est l'un des plus beaux et des plus riches de notre mythologie européenne. Je vous souhaite à tous une belle œuvre de sculpteurs, je vous encourage tous à donner vie à nos statues, élèves solidement campés sur leur socle, élèves sortis de leur glaise originelle et prêts à épanouir les compétences qui leur sont propres, élèves véritablement É-DUQUÉS."

http://eduscol.education.fr/cid51667/programme.html

Écrit par : Lecteur de la Dgesco | 02 juillet 2010

Le problème n'est pas tellement, me semble-t-il, de se trouver confronté à des élèves qui ont un autre langage, une autre culture, des habitudes étranges, ou des références incompréhensibles : dans mon jeune temps, il y avait dans mon petit bled des Basses-Alpes bon nombre d'enfants albanais, descendants un peu décalés de réfugiés qui avaient – on comprend pourquoi -- refusé la bienveillance de l'oncle Enver, et dont les références étaient, forcément… particulières. L’instituteur s’adaptait un peu, les gamins beaucoup, et à l’arrivée tout cela a fait d’excellents Français, comme chantait Maurice Chevalier ! Ce n'est pas au Marseillais que vous êtes, JPB, que je raconterai l'arrivée des petits Harkis, des petits Pieds-noirs, et de tous ces étranges étrangers aux étranges habitudes étrangement référencées. Simplement, tout en conservant une identité très forte, ils n’en faisaient pas une valeur importable en classe.
Il me semble me souvenir que, à l'école publique où j'étais élève, les copains-copines venus d'ailleurs (que cet ailleurs soit géographique ou social), sans renier leur autre langage, leur autre culture, leurs habitudes étranges, et leurs références incompréhensibles, les gardaient soigneusement pour eux, pour la rue ou pour la maison, parce qu'ils avaient compris que tout ceci n'avait pas sa place à l'Ecole. L'erreur a été de considérer, au contraire, qu'il fallait organiser l’enseignement à partir de ces cultures périphériques – comprendre, le plus souvent et de plus en plus, celles de l’autre côté du périph.
Car si la culture djeun’s -- « culture » avec trois kilos de guillemets et un grand SIC après --, existe depuis un petit moment, elle a pris, grâce à des médias complaisants, valeur de modèle. Elle a évolué, mal, en culture « caillera », casquette à l'envers, vêtements informes, baggy, vociférations et medius levé. Même pas beaux, de surcroît … Rendez-nous Marlon Brando, son blouson, son tee-shirt et ses biceps ;-)
Puis ce « look caillera » est devenu un habitus, comme aurait dit Bourdieu, y compris chez les enfants de la bourgeoisie, toujours en mal d'identification et prompts à s'encanailler en se déguisant en délinquants des quartiers nord -- lesquels les considèrent, à juste titre, comme des « bouffons », et les dépouillent avec entrain, à la fin de chaque manif lycéenne, de leurs portables, MP3 et autres gadgets coûteux. Il m'arrive parfois, dans un moment de cruauté, de me dire qu'ils n'ont pas entièrement tort, les « vrais » petits prols, de rappeler aux autres d'où ils viennent -- mais là n'est pas le sujet. Le drame, c’est que du « look », on est passé au système de « pensée », si l’on peut appeler pensée le refus, justement, de penser. Une culture du refus de la culture, en somme, qui fait du borborygme une valeur et de l’ignorance une qualité.
Est-ce dû à une lecture aberrante de Bourdieu, qui n'a pourtant jamais écrit nulle part qu'il fallait renoncer à instruire ? Toujours est-il que cela débouche sur la pédagogie démissionnaire (ce n’est pas de moi, mais de Ph. Meirieu, dans « Marianne », lors de son échange avec Cl. Mazeron) d’un Bégaudeau -- agrégé, romancier, fils d'une excellente institutrice laïque, et qui tue plusieurs fois la mère (maman, l'Ecole et la culture) sans pour autant être un traître sublime à la Genet. Jaurès ne voyait pas « en vertu de quel préjugé nous refuserions aux enfants du peuple une culture équivalente à celle que reçoivent les enfants de la bourgeoisie ». Depuis une dizaine d’années, les thuriféraires de Marie-Danièle Pierrelée ne voient pas en vertu de quel préjugé nous la leur donnerions. Bref, le problème de fond n’est pas le « multiculturalisme » des élèves, ni la mixité sociale, qui ont toujours existé (pensez-vous qu’enseigner à des Bretons bretonnants ou à des Catalans rétifs était simple ?), mais le fait que la culture classique au sens large) a été reléguée aux oubliettes par de pseudo-pédagogues qui, je crois, ont, par-delà leur refus de la « culture bourgeoise », la haine de la culture tout court. Il serait intéressant de se demander pourquoi.

Écrit par : Françoise Guichard | 02 juillet 2010

En espérant leur apporter, en même temps, assez d’esprit critique pour qu’ils n’en soient pas dupes — c’est comme ça que les enfants de bourgeois des années 1960 ont été les mieux à même de lancer une critique radiale des années De Gaulle.

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul, les non-dupes errent!

Cette même jeunesse bourgeoise et radieuse si richement dotée d'esprit s'est employée, une fois devenue adulte et rentière à neutraliser la radioactivité du noyau réel de la révolte des générations suivantes.

L'histoire post-68 de la pédagogie est l'histoire des méthodes mises en oeuvre, sous l'égide de l'État monarchique républicain, pour désamorcer les conséquences menaçantes de 1968.

L'une de ces méthodes a été l'inscription dans le "socle des compétences" de ce type de merveilleuses trouvailles: " avoir un comportement citoyen repsonsable; faire preuve d'esprit critique..." On croit rêver en lisant de telles âneries, comme si l'on pouvait programmer chez un individu un esprit critique dans un corps critique!

Une citation "za passéchok" (pour la route) de J-C Milner: " L'esprit soixante-huitard s'est fait le meilleur allié de la restauration... il ne subsiste désormais que chez les personnes installées dans la vie. La jeunesse pauvre n'en a que faire".

Écrit par : Buntov | 02 juillet 2010

Une citation "za passéchok" (pour la route) de J-C Milner: " L'esprit soixante-huitard s'est fait le meilleur allié de la restauration... il ne subsiste désormais que chez les personnes installées dans la vie. La jeunesse pauvre n'en a que faire".

Ecrit par : Buntov | 02 juillet 2010
Faux à mon avis et de mon expérience. Je connais pas mal de jeunes "pauvres" qui sont les dindons de cette farce, complètement englués, et récitent un catéchisme mal digéré dont ils n'ont retenu que des slogans, touillé souvent avec une bonne dose d'écologie.
Ils ne votent pas car seuls les veaux votent, transgressent les interdits car il est interdit d'interdire, fument pétards sur pétards, entre deux cuites, pour avoir momentanément l'impression d'être créatifs parce qu'il faut qu'ils libèrent leur prétendue créativité. Et ce jusqu'à des trente ans passés et avec enfants à charge qu'ils élèvent dans cette même option.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

C'est la teuf de fin d'année ? On a le droit de fumer le Bonnet d'âne ?

Écrit par : iPidiblue c'est de la bonne ! | 02 juillet 2010

Remarquez que je vis dans le pays des marginaux, ce qui peut fausser mon jugement, mais je ne crois pas avoir entièrement tort.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Pensez-vous que Meirieu a exercé un effet Pygmalion sur Bégaudeau ?

Écrit par : iPidiblue et la sculpture de soi | 02 juillet 2010

Saviez-vous que Rousseau a écrit Pygmalion un conte ?

Écrit par : iPidiblue vive wikipedia ! | 02 juillet 2010

Le plus grand tort de mai 68, c'est cette manie de la créativité, comme si tous les humains étaient créatifs.
C'est bien parce que je ne crois pas l'être que je ne m'en sors pas trop mal, comme pas mal de mes congénères ici présents. Ça n'interdit pas d'avoir une petite idée bien à soi de temps en temps et de se réjouir à réaliser quelque facétie mais tous ces barbouilleurs, écrivassiers, potiers sculpteurs et céramistes, tous ces spectacles vivants et autres intermiteux du spectacle, pffff !


Ce n'est pas la lettre de Guy Moquet qui devrait être obligatoire, c'est La Mort du loup de Vigny.


Tapez pas, je sors ...

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

intermiteux .... jolie prouesse créative de notre Dona Prouhèze de la Drôme !

Écrit par : iPidiblue et le soulier de satin | 02 juillet 2010

Remarquez que je vis dans le pays des marginaux, ce qui peut fausser mon jugement, mais je ne crois pas avoir entièrement tort.

Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Oui, vous avez tout à fait raison, dobolino. Je passe les mois de juillet en Ardèche et y connais quelques soixante-huitards purs et durs.
Mais les soixante-huitards qu'a en vue J-C Milner sont ceux qui constituent la nomenklatura des ministères, dont, et ce n'est pas un mystère, le nôtre, de l'Éducation dite nationale. Ces gens exercent un pouvoir autrement destructeur de la République que celui des herboristes du Vivarais ou des préalpes.

Message perso: ещё не получил обещаемые поэмы. Что случилось? Вы не получили мой адес? Очень жду их!

Écrit par : Buntov | 02 juillet 2010

Oui les diables se sont nichés dans le ministère de l'éducation nationale ... pardi ! c'est une sacristie où ils sont bien au chaud ...

Écrit par : iPidiblue et le soulier de satan | 02 juillet 2010

Ceci dit il y en quand même moins que dans les Facultés de Médecine ... si l'on veut mourir prématurément rien ne vaut les docteurs Diaboliques et leurs petites pilules miracles ! De Marilyn Monroe à Elvis Presley en passant par Michael Jackson on ne compte plus les célébrités victimes de la cupidité médicale ...

Écrit par : iPidiblue et docteur Frankenstein | 02 juillet 2010

intermiteux .... jolie prouesse créative de notre Dona Prouhèze de la Drôme !

Ecrit par : iPidiblue et le soulier de satin | 02 juillet 2010
Ce n'est pas de moi, iPidi, mais du Canard Enchaîné.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

On doit toujours rendre à César ce qui est à César.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Message perso: ещё не получил обещаемые поэмы. Что случилось? Вы не получили мой адес? Очень жду их!

Ecrit par : Buntov | 02 juillet 2010

Je suis très prise, ces temps-ci. Excusez-moi.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Oui, vous avez tout à fait raison, dobolino. Je passe les mois de juillet en Ardèche et y connais quelques soixante-huitards purs et durs.

Ecrit par : Buntov | 02 juillet 2010

Ah, Longo Mai... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

Comment? Maître Dugong ne s'est pas jeté là-dessus: < http://www.recherches-en-education.net/IMG/pdf/REE-HS-no1.pdf > pour nous livrer ses précieuses remarques?

Bon, à lire, néanmoins, les pages 71 à 84, article de Sabine Kahn ou comment, sous couvert de pseudo-neutralité de recherche, en profiter, aux détours de certains adjectifs et de certaines phrases, pour tacler les enseignants. Quant aux pages 111 et suivantes sur le "sujet capable" (Isabelle Vinatier), c'est à hurler de rire. Pour preuve, le résumé, in extenso:

"Nous inscrivons nos travaux dans le champ théorique de la didactique professionnelle ayant pour visée, entre autres, de comprendre ce qu’un professionnel apprend de l’analyse de son activité. Nous abordons cette question en tentant d’identifier le type de collaboration que nous pouvons proposer à deux professionnels pour l’analyse en différé de leur activité. Cette collaboration est porteuse à la fois d’un enjeu de recherche et d’un enjeu de formation et elle a pour fin de permettre à ces professionnels d’analyser leur conduite d’un débat par et pour eux-mêmes et non pas pour se référer à un modèle de bonne pratique. La comparaison de ces entretiens dits de co-explicitation, entre un enseignant expérimenté Ch (six ans d’expérience) et un professionnel considéré comme expert Pl (conseiller pédagogique) permet de repérer en quoi et comment l’expérience, dans sa dimension temporelle, est opératoire pour les sujets eux-mêmes. Le temps long de l’expérience est ainsi articulé au temps long que nécessite la transformation de l’expérience en connaissances explicitées. Ch a le souci de contrôler les effets de sa conduite de classe au regard de ses intentions alors que Pl manifeste le besoin de formaliser ses savoirs d’expérience. À l’usage, la médiation que constitue l’analyse de la vidéo et des transcriptions de la séance de débat par le chercheur s’avère autrement efficace pour aider les professionnels à conceptualiser leur pratique que ne
saurait l’être leur seule confrontation aux traces brutes de leur activité."

Ah, ouais! Quand même! Et pour quelle conclusion? Celle-ci:

"L’orientation de l’analyse développée par les interlocuteurs est liée directement non seulement à leur domaine d’activité mais aussi et surtout à leur identité professionnelle."

Y a pas à dire, le CREN, c'est quelque chose, un écosystème à lui-tout seul... Reste à savoir si le Conservatoire Régional des Espace Naturels (Tiens, c'est en Rhône-Alpes! Influence de notre Prime vert des Gueules? - mais pas que là...) continuera à protéger ce milieu nantais - mais pas que là...

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

Je ne parle pas des soixante-huitards purs et durs et de leur descendance pour laquelle je ne me fais aucun souci (on a du major d'ENS comme du tailleur de pierre mais c'est tout un), mais des gosses du coin, enfants d'ouvriers ou petits employés, à qui "on" a fait croire, d'EMALA en Classe Musique, qu'ils devaient s'épanouir, libérer leur créativité et se réaliser. C'est une misère de les voir si paumés, traînant leur misère et débitant leurs clichés, si mal formés à réfléchir et rejetant en bloc tout ce qui, de près ou de loin, se rapproche de l'ordre établi.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Mille métiers, mille misères, de formation pour adulte en stage, de RSA en emploi précaire. Les plus âgés ont largement fêté leurs quarante ans et on continue à en fabriquer. L'accusation ne peut se porter que sur l'Education Nationale, ce serait trop simple et passablement injuste. Les associations et donc les mairies et conseils généraux ont une large part de responsabilité aussi.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

D'ailleurs, bête exemple. ici, je me trouve face à des gens qui se gaussent de diverses manières du fait que je laisse peu ou prou mon fils tenter sa chance au théâtre alors que dans mon univers quotidien, de l'école à l'église en passant par le bar et une partie du collège, il est de notoriété publique que je suis une mère abusive qui écrase sa progéniture avec ses exigences de culture bourgeoise et d'intégration sociale et bloque le réel épanouissement de ses enfants.
Le problème, c'est que face à la petite minorité ethnique d'ici (toute insulte contre ce blog devrait faire l'objet d'une plainte à la HALDE), il y a en face une immense majorité qui pense comme mes détracteurs du monde réel, si on peut employer l'adjectif réel appliqué à ce monde.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

On se croirait dans la Drôme ici !

Écrit par : iPidiblue et docteur Frappadingue | 02 juillet 2010

Le 30 mai, à Pouzauges (Vendée), le docteur Emmanuel Bécaud, son épouse et ses quatre enfants étaient retrouvés morts à leur domicile.

Pour le procureur de la République de la Roche-sur-Yon, Xavier Pavageau, «la piste du drame familial reste privilégiée. Il n'y a aucune trace d'intervention extérieure».

La chronologie du drame n'est pas encore connue. Le dernier membre de la famille à avoir été vu vivant est le docteur, le vendredi à 22 h 30, quand il avait sorti les poubelles.

Selon plusieurs témoignages, le médecin présentait des symptômes dépressifs, des inquiétudes liées à sa profession, un surmenage important.

Il avait fait une prise de sang le mercredi précédent. Sans qu'aucune anomalie soit détectée. Il avait pris rendez-vous pour une autre prise de sang, quelques jours plus tard.


Médicaments en question

De nombreuses questions liées aux médicaments se posent. Dans le corps des deux plus jeunes enfants, des traces importantes d'anxiolytiques ont été retrouvées ( de l'Alprazolam, le générique du Xanax), mais pas de somnifères. Alors que la mise en scène du drame laissait supposer que les petits auraient été endormis

De la sertraline, une molécule qu'on retrouve dans des antidépresseurs, a été retrouvée dans le sang du docteur, mais à dose thérapeutique. Il s'était récemment prescrit un anxiolytique et un autre antidépresseur, mais aucune trace de ces molécules n'a été retrouvée. Aurait-il repris un ancien traitement


Pour le procureur de la Roche-sur-Yon, deux pistes sont suivies, afin d'essayer d'expliquer le passage à l'acte: celle du suicide «altruiste», lié à une dépression profonde, et celle d'une intolérance médicamenteuse. Dans des cas très rares, la sertraline (ou d'autres molécules d'antidépresseurs) peuvent provoquer des altérations très graves du comportement.


Les enquêteurs doivent maintenant remonter tout le passé médical du docteur et tenter d'analyser (sans grand espoir) les papiers brûlés trouvés au pied de son corps.

Écrit par : iPidiblue et docteur Frappadingue | 02 juillet 2010

Sur son blog, madame Polony fait référence aux problèmes liés à la triche. Beaucoup de commentateurs conspuent ses analyses. On devrait leur faire lire ceci, pioché sur le site de VousNousIls:

"Baccalauréat: 4 cas de fraude présumée au téléphone portable en Limousin

Quatre élèves de l'académie de Limoges sont soup­çon­nés d'avoir tri­ché lors des épreuves de phi­lo­so­phie du bac­ca­lau­réat, en consul­tant des cor­ri­gés pen­dant l'épreuve grâce à leurs télé­phones por­tables, a indi­qué jeudi le rectorat.

Ces élèves auraient uti­lisé leur smart phone pour se connec­ter sur un des nom­breux sites pro­po­sant des cor­rec­tions dès les sujets connus, selon la rec­trice, Martine Daoust, inter­ro­gée par France Bleu Limousin. Les simi­li­tudes de leurs copies avec ces ver­sions dis­po­nibles sur inter­net ont convaincu les cor­rec­teurs qu'il y avait bien eu tri­che­rie, selon Mme Daoust.

Les quatre élèves concer­nés, qui n'ont pas encore été pré­ve­nus, risquent des sanc­tions allant de l'annulation de leur épreuve jusqu'à l'interdiction de repas­ser un exa­men pen­dant un à cinq ans, a-t-elle précisé."

D'ailleurs, il serait dommage de les en priver. Hop!

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

Comment? Maître Dugong ne s'est pas jeté là-dessus pour nous livrer ses précieuses remarques ?

Ecrit par : Maxime

Serait-il en train de jouir de ses rentes placées au Crédit Arboricole ?

Écrit par : Moot | 02 juillet 2010

"Les quatre élèves concer­nés, qui n'ont pas encore été pré­ve­nus, risquent des sanc­tions"

Cité par : Maxime

Les élèves n'ont pas été prévenus, les journaux, si. N'est-ce pas tout de même étonnant ?

Écrit par : Moot | 02 juillet 2010

Non, pas forcément. Regardez ce qui se passe avec Bettencourt ou Kerviel. Dans un cas, c'était le fisc, dans l'autre la Société Générale qui ignoraient tout, ou presque.
Mettons que quelqu'un de malintentionné a fait fuiter la chose avant les commissions diverses et variées qui enterreront tout ça.
Seuls les correcteurs sont convaincus, puisqu'il n'y a pas eu de flagrant délit. Seul le doute (même ténu) subsiste, et doit profiter à l'accusé, ce me semble.
Ils ont donc plus que peut-être triché, certes, mais, comme disait l'autre, si ce fut le cas, "seulement à l'insu de [leur] plein gré". Reste plus qu'à charger la mule - méfiance, tout de même, en ces temps hadopiens.

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

La presse nous apprend que La Cour des comptes appose son cachet sur La Poste pour mieux la mettre en boite. Pourtant, avec Besancenot, certains pensaient avoir là un facteur de réussite.

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

Et Caliméro alors ?

Écrit par : iPidiblue peanuts | 02 juillet 2010

Oubli de la culture classique, refus de la "culture bourgeoise", haine de la culture...
Devenons-nous des dinosaures, nous qui avons appris à écouter le maître, à bien comprendre les explications avant de nous lancer dans les exercices, à consulter le dictionnaire pour vérifier l'orthographe d'un mot et s'attarder un instant sur sa définition, ses différents sens, ses synonymes et ses homymes éventuels ? Sommes-nous donc si ringards, nous qui avons l'habitude de l'effort au quotidien en différentes circonstances du lever au coucher et observons sans même y penser un minimum de politesse, un minimum de dignité ?
Nous ne sommes pas riches répétaient nos parents mais nous avons de la tenue. "Alors ne soyez pas grossiers, travaillez à l'école, apprenez vos leçons et faites vos devoirs. Quand vous aurez fini, il faudra venir nous aider à soigner les bêtes." A la belle saison, nous donnions un peit coup de main au jardin et à la cueillette des cerises.
Oui, il fallait écouter, savoir se tenir, travailler en classe et aider nos parents. C'était ainsi et nous n'étions ni malheureux ni opprimés. Il faut dire que "l'envie, ce cancer de nos sociétés" comme dit Camus n'exerçait pas son emprise démesurée.
Bref, j'ai aimé étudier, découvrir et comprendre sans jamais y renoncer suivant en cela l'exemple de ma famille, famille laborieuse comme beaucoup d'autres pour qui "le savoir est le capital du pauvre" comme le dit JPB. Cette formule m'a frappée et je l'ai retenue.
Si on vient me dire que ma culture est bourgeoise et que mes choix sont dépassés je tombe des nues mais je persiste et signe. Un ami m'a conseillé de lire " Culture et contre cultures " de JL Harouel, sans pour autant renoncer à mon esprit critique.
Voilà,j'ai des framboises à cueillir pour faire de la gelée et des cerises Montmorency, excellentes en conserves pour confectionner des tartes cet hiver.

Écrit par : charpentier Hélène | 02 juillet 2010

Je ne parle pas des soixante-huitards purs et durs et de leur descendance pour laquelle je ne me fais aucun souci (on a du major d'ENS comme du tailleur de pierre mais c'est tout un), mais des gosses du coin, enfants d'ouvriers ou petits employés, à qui "on" a fait croire, d'EMALA en Classe Musique, qu'ils devaient s'épanouir, libérer leur créativité et se réaliser. C'est une misère de les voir si paumés, traînant leur misère et débitant leurs clichés, si mal formés à réfléchir et rejetant en bloc tout ce qui, de près ou de loin, se rapproche de l'ordre établi.
(...) Le plus grand tort de mai 68, c'est cette manie de la créativité, comme si tous les humains étaient créatifs.
C'est bien parce que je ne crois pas l'être que je ne m'en sors pas trop mal, comme pas mal de mes congénères ici présents. Ça n'interdit pas d'avoir une petite idée bien à soi de temps en temps et de se réjouir à réaliser quelque facétie mais tous ces barbouilleurs, écrivassiers, potiers sculpteurs et céramistes, tous ces spectacles vivants et autres intermiteux du spectacle, pffff !
Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Vous avez entièrement raison Dobolino !
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point l'univers des conservatoires - à ne pas confondre avec le monde "réel" des professionnels de la musique qui, eux, connaissent le prix de la vraie réussite... - est infesté par ces post-soixante-huitards bêtas et illuminés qui du haut de leur poste administratif ou de leur planque ministérielle (incapables qu'ils sont de faire autre chose !), nous inondent de circulaires promouvant la "créativité" (faire composer, ou plutôt "bidouiller" - citation authentique ! - de la musique à des élèves ne sachant pas lire la clé de sol...), le "métissage" des esthétiques se valant les unes les autres, ou bien l'ouverture sur les "nouveaux publics ou "les nouvelles réalités sociales" (ex. "Bach à Franprix", etc.).

Écrit par : mihailovich | 02 juillet 2010

Tiens, à propos de "créativité", quelqu'un connaît ici le projet de l'orchestre DEMOS, la nouvelle marotte de notre Napoleonetto bien-aimé - spéciale dédicace à Christophe... ;-)) ?

Écrit par : mihailovich | 02 juillet 2010

Pygmalion sous les palétuviers ...

Écrit par : iPidiblue aimons-nous sous l'évier | 02 juillet 2010

Heureuse femme ! Si en plus vous avez des groseilles, je vous les échange contre mes figues !

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

j'imagine très bien, Mihailovich. Ma propre fille qui prend des cours de piano avec un professeur particulier qui peut faire du très bon boulot a mis plus de deux ans à prendre le courage de dire à celle-ci qu'elle venait pour des cours, strictement QUE des cours et ne désirait plus participer aux ateliers créatifs suivis de festivités rasantes de l'école de musique locale.
Ça nous a drôlement soulagés, son père et moi, de ne plus être forcés d'aller faire les pingouins à des récitals de m*** où il fallait applaudir les prouesses de mon chérimoncœur, y compris celles du mongolien de service qui faisait faire dzoingdzoing à une guitare posée sur ses genoux et sur laquelle il bavait abondamment. Depuis, ils l'ont opéré, il bave moins et c'est l'école de théâtre qui s'y colle à l'intégrer dans la distribution du Barbier de Séville ...

Alors je fais plus qu'imaginer, JE SAIS !
Si je passe pour une mère indigne, ce n'est pas sans raison. Je viens de passer quinze ans à tenter de m'émerveiller sur les "créations" artistiques diverses et variées dont on nous impose le spectacle non plus seulement en fin d'année mais tous les trimestres. Comme mon comportement extatique n'est guère sincère, ça se voit.

Je suis au bout du tunnel, enfin !


Chez nous, les cerises ont gelé.

Écrit par : dobolino | 02 juillet 2010

[moi, je dis: je voudrais bien avoir les qualités de cet animal dans mes relations aux autres: http://www.youtube.com/watch?v=BCgbYnNAbSM]

Écrit par : Pendariès | 02 juillet 2010

"Il faudra, quelque jour, que je me lance dans une grande réhabilitation de Bourdieu, afin de l’arracher aux griffes des bourdieusiens, comme on devrait arracher Rousseau des mains des rousseauistes, et Piaget des ongles des piagétistes…"

Jean-Paul Brighelli

Et pareil pour Dolto...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

"Heureuse femme ! Si en plus vous avez des groseilles, je vous les échange contre mes figues !"

Ecrit par : nicolas | 02 juillet 2010

C'est une annonce sexuelle, ou je rêve ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

Je viens d'avoir KaKA, comme code ! Ce blog a vraiment le sens de l'à-propos !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

@ dobolino:

Finalement, votre histoire me fait penser à celle-ci: < http://www.bouletcorp.com/blog/ >, puis aller dans les archives, le 05/08/08.
Redécouverte des fondamentaux.

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

C'est une annonce sexuelle, ou je rêve ??? ;-) Christophe Sibille

Vous voyez du sexe partout, vous. Ce ne sont que des fruits. Pas défendus.

Je suis au bout du tunnel, enfin !
Chez nous, les cerises ont gelé. dobolino

Et là, alors, qu'est-ce que c'est ?!

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Chez nous, les cerises ont gelé. Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Comme ça, vous n'aurez pas de figues non plus ! :-))))

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Chez nous, les cerises ont gelé. Ecrit par : dobolino | 02 juillet 2010

Comme ça, vous n'aurez pas de figues non plus ! :-))))

Ecrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Chez Dobo, y'a pas de figues, c'est trop haut (pas les figues, l'altitude). Chez nous, les figues n'ont pas gelé.
En revanche, les abricots, ça dépend des coins (pas des coings, qui eux, ont gelé). À la montagne, ils ont gelé et en plaine, non.
Et ce n'est toujours pas sexuel ;-) !

Écrit par : catmano | 02 juillet 2010

Ah ! des coings gelés! Un rêve !

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

nicolas: "Ah ! des coings gelés! Un rêve !"

Pour sûr! Parce que là: < http://www.richard-descoings.net/2010/01/04/cest-la-reaction-antisociale-dans-toute-sa-franchise/ >, ça produit plutôt des réactions à chaud, cette confiture de sentiments bien sucrés.

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

Titre du Fig': "Laurent Blanc intronisé, statu quo à la FFF"

Tandis que l'actuel président de la FFF est prié de prendre la poudre d'Escalettes, Blanc aura pour mission de remettre de l'ordre dans tout le footoir actuel chez les pros pour remettre tout ça au pas dans la course.
Chanson du programme: < http://www.youtube.com/watch?v=e7H-63vMo9A&feature=related >

Écrit par : Maxime | 02 juillet 2010

Qu'est-ce que vous faites là à commenter les plans sur la comète sportive, Maxime, au lieu de vous énerver sur Ghana/Vénézuéla ?

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Hum... on me dit que c'est l'Uruguay...

Écrit par : nicolas | 02 juillet 2010

Cher Jean-Paul,
vous écrivez: 'De la même façon qu’une mère dit sans cesse à son rejeton « Tiens-toi droit ! », nous sommes là pour redresser ces esprits courbes'.

Les bons esprits se rencontrent: Immanuel Kant nous expliquait déjà que "aus so krummem Holze, als woraus der Mensch gemacht ist, kann nichts ganz Gerades gezimmert werden"
[du bois si tordu dont est fait l'Homme rien de tout à fait droit ne peut être construit].

A quand le jumelage Bastia-Königsberg ?

Écrit par : Attila Smith | 02 juillet 2010

Jean-Paul : si je vous lis bien, vous nous dites que le métier de prof ou d'instit (ou d'autre Que-sais-je) n'est pas autre chose qu'un métier. (Et non pas une vocation, une profession ou encore, une charge de mes deux)
Dans l'affirmative, je plussoie : à l'instar des anciens forgerons (de métier) peu importe la matière première, l'acier, l'airain, l'or ou le fer blanc, à un moment donné, il faut battre ; que l'on forge l'épée d'Arthur ou le fer d'un cheval de labour, c'est égal ; il faut battre ; il faut suer et ferme..
Et l'homme de métier saura toujours mettre le "truc" avant la charrue.
Dans la négative, je ne sais pas.
(Salut cordial à vous et à Pierre — qui se reconnaitra)

Écrit par : Martin Lothar | 03 juillet 2010

http://www.causeur.fr/hier-la-fin-du-monde,6802

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

"Et l'homme de métier saura toujours mettre le "truc" avant la charrue."

Ecrit par : Martin Lothar | 03 juillet 2010

Les boeufs, avant la charrue ?
Le contraire de certains, qui mettent la pédagogie en amont des connaissances.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2010

Merci, Nicolas. (Pour votre dernier lien).

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2010

Oui, vous avez tout à fait raison, dobolino. Je passe les mois de juillet en Ardèche et y connais quelques soixante-huitards purs et durs.

Ecrit par : Buntov | 02 juillet 2010

Ah, Longo Mai... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 juillet 2010

C'est dans les Basses-Alpes, Christophe (région de Forcalquier), pas en Ardèche.

Écrit par : Françoise Guichard | 03 juillet 2010

@ Nicolas:

Je joins mes remerciements à ceux de Christophe Sibille pour votre dernier lien.


Sinon, l'actualité pédagogique d'hier nous apprend que les réductions de coûts augmentent les coups: < http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6922 > Simple dommage collatéral pris de face, ou début de la fin pour le CRAP à huttes?

Écrit par : Maxime | 03 juillet 2010

Martin, vous me faites penser à un texte de Freinet que je n'ai pas le temps de recopier car il me faut cueillir les cerises avant l'orage. Ce texte part du principe que c'est en forgeant qu'on devient forgeron et que l'on apprend à faire du vélo en montant sur un vélo et non en bavardant sur la façon de faire du vélo.
La pédagogie de Freinet s'inscrit dans un cadre précis et une époque précise. Il est permis d'émettre des réserves à l'encontre de certaines de ses pratiques que l'on ne peut plus appliquer à la lettre mais cela ne change rien à l'esprit de son message pourvu que l'on se donne la peine de le connaître vraiment et d'y réfléchir. Lui aussi a été récupéré et trahi après avoir surmonté toutes les épreuves physiques ( rescapé de la boucherie de 14-18) et morales que l'on sait.

Chez Dobolino il y a des oliveraies. En 1983, quand j'ai participé aux Choralies de Vaison la Romaine, nous partions en bus chaque matin répéter dans le Gymnase de Nyons et nous pouvions contempler le feuillage argenté des "oliviers aux cent mille branches " ( chanson qui me revient en mémoire.)
Cette année là, nous étions environ 6000 partcipants et tous lieux publics de Vaison étaient occupés par les différents ateliers mettant au point une oeuvre en une semaine. Il avait fallu répartir les ateliers dans les lieux publics des villages et bourgades des alentours.

Écrit par : charpentier Hélène | 03 juillet 2010

Jean-Paul, vous avez raison, Bourdieu a été trahi et récupéré par les pédagogues fous.

Bourdieu était issu d’un milieu pauvre et béarnais. Il a subi les moqueries de ses camarades bourgeois qui prononçaient Bourdi-ou, à la gasconne, pour lui rappeler ses origines paysannes. Arrivé à Paris en classe prépa, il a été confronté à un autre monde, aux salles de bain et aux toilettes modernes ! Il y avait chez lui une volonté de revanche sociale qu’il appelle la rage sorélienne en référence à Julien Sorel : « Messieurs, je n’ai point l’honneur d’appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s’est révolté contre la bassesse de sa fortune. »
Bourdieu disait que le latin et le grec servaient d’instruments de domination et en même temps il a traduit Leibniz du latin en français et s’est servi d’un tas de mots comme habitus ou homo academicus, illusio, etc.

Qu’il ait été récupéré par les demi-savants pédagols est regrettable et c’est en grande partie un contresens.
(Bourdieu, d’après l’étymologie, devrait donner l’adjectif bourdilien.)

Écrit par : Pierre Lariba | 03 juillet 2010

Une bonne nouvelle :

« Violence gouvernementale contre les mouvements pédagogiques (sic) »
http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6922

On lira avec satisfaction ;) le mot de soutien d'un IPR de physique.
Qui a dit qu'il n'y avait pas de pédagogie officielle ?

Écrit par : Pierre Lariba | 03 juillet 2010

Si on vient me dire que ma culture est bourgeoise et que mes choix sont dépassés je tombe des nues mais je persiste et signe. Un ami m'a conseillé de lire " Culture et contre cultures " de JL Harouel, sans pour autant renoncer à mon esprit critique.
Voilà,j'ai des framboises à cueillir pour faire de la gelée et des cerises Montmorency, excellentes en conserves pour confectionner des tartes cet hiver.

Ecrit par : charpentier Hélène | 02 juillet 2010

Quant à moi je vous conseille "La grande déculturation" de Renaud Camus, chez Fayard.

Écrit par : dickens | 03 juillet 2010

"C'est dans les Basses-Alpes, Christophe (région de Forcalquier), pas en Ardèche."

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 juillet 2010

Je sais, Françoise ! Mais il y a une dizaine de coopératives en France, dont une à Treynas, près de Chanéac, en Ardèche !*
* (Je le sais parce que la mère de mes deux dernières filles, que le diable l'envoie pourrir ou plutôt cramer en enfer, y a un chalet de vacances).

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2010

Chez Dobolino il y a des oliveraies.
Ecrit par : charpentier Hélène | 03 juillet 2010
Nan ! Chez Dobolino, y'a des fayards, des chênes, des pins sylvestres, de la lavande et des brebis. Beaucoup de caillasses, aussi. Les oliviers sont à moindre altitude. Y'a bien quelques anglais, pas assez riches pour le Luberon, qui s'obstinent à en vouloir un devant leur porte parce qu'ils ont trop lu Peter Mayle, mais le pauvre olivier ne traverse pas l'hiver.

Écrit par : dobolino | 03 juillet 2010

Bourdieu n'a pas été trahi. Bourdieu s'est laissé entraîner dans la spirale du succès et n'a pas eu le courage ou la lucidité, ses propos ayant été déformés de son vivant et non après son décès, de taper du poing sur la table.
Il n'est ni le premier ni le dernier à ne pas avoir eu le courage de risquer sa peau en opposant un démenti.

Écrit par : dobolino | 03 juillet 2010

que le diable l'envoie pourrir ou plutôt cramer en enfer, Christophe Sibille

Mais c'est un réquisitoire maoïste contre une déviante ! Vipère lubrique ne s'imposerait-il pas, en ce cas ? :-)

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Il n'est ni le premier ni le dernier à ne pas avoir eu le courage de risquer sa peau en opposant un démenti. Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2010

Surtout s'il savait à quel immense succès étaient vouées ses théories, voguant sur la vague post-soixante-huitarde...

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Et moi qui croyais que la musique adoucissait le vocabulaire ...

Écrit par : iPidiblue aimons-nous sous l'évier | 03 juillet 2010

Une bonne nouvelle :

« Violence gouvernementale contre les mouvements pédagogiques (sic) »
On lira avec satisfaction ;) le mot de soutien d'un IPR de physique.
Qui a dit qu'il n'y avait pas de pédagogie officielle ?

Ecrit par : Pierre Lariba | 03 juillet 2010

Bonne nouvelle, en effet. Mais il n'est pas sûr, comme affirmé par l'article, qu'il s'agit d'un "acte d'hostilité à l'égard des mouvements pédagogiques" car si le gouvernement voudrait achever l'école de la république, il aurait plutôt tendance à soutenir ce genre d'officine qui ont largement inspiré et soutenu les fossoyeurs de l'école. Parions qu'il n'y a, dans tout cela, que la logique comptable des petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Et même s'il s'agissait effectivement d'ôter une perfusion pour des raisons autres que platement budgétaires, il n'est pas plus sûr que cela profiterait aux tenants d'une école de l'instruction. Le Palatin se soucie comme d'une guigne de la querelle qui secoue la Pétaudière Nationale.

Bien évidemment, l'habituel pathos s'est emparé des commentaires dont l'un d'eux n'est pas sans intriguer. Il est signé par Claude Lelièvre, historien de l’éducation :

"Une mesure parfaitement imméritée, mesquine, qui doit être immédiatement retirée. Ceux qui se sont laissé aller à ce genre de décisions dans le passé ont généralement mal fini ( même si l’Histoire n’est pas toujours un juge équitable...)."

A qui ou à quoi ce monsieur fait-il allusion ? Merci de nous éclairer.

Écrit par : Magister | 03 juillet 2010

Du coup, voyant une erreur dans mon commentaire, je m'interroge : dit-on "ce genre d'officine" ou ce genre d'officines" ?

Écrit par : Magister | 03 juillet 2010

si le gouvernement voudrait achever l'école de la république, il aurait plutôt tendance à soutenir ce genre d'officine qui ont largement inspiré et soutenu les fossoyeurs de l'école. Magister

Retour triomphal, Magister. Vous nous avez manqué, mais que vient faire ce vilain conditionnel après si ? Hum ?

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Retour triomphal, Magister. Vous nous avez manqué, mais que vient faire ce vilain conditionnel après si ? Hum ?

Ecrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Très juste ! J'ai besoin d'huiler ma conjugaison. Bon, c'est promis, je me relirai avant de cliquer.

Écrit par : Magister | 03 juillet 2010

dans le désert de la bêtise le savoir est la seule oasis qui me désaltère. Et c'est à mon avis l'un des intérêts d'un bon prof qu'il en ait sous le pied ( avec la stimulation intellectuelle une de mes profs de fac disait toujours c'est quoi la Droite ou la Gauche ? Je ne comprenais pas maintenant peut-etre) c'est d'ailleurs un des intérêts de ce blog: j'appends de nouvelles choses.
Personnellement si j'avais les moyens je fonderais une abbaye de Thélème.
La question face au savoir méprisé, ignoré c'est comment retourner la norme qui veille que le savoir c'est nul et leurs acolytes aussi.
Bourdieu est dans mes lectures de l'été.

Écrit par : lapin garou | 03 juillet 2010

Oléo, oléo !

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Eh ben ! Je suis contente que pour moi ça soit fait depuis longtemps, comme ça je n'ai plus à suer qu'à cause du soleil.
So, bon courage !

Écrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Mais c'est un réquisitoire maoïste contre une déviante ! Vipère lubrique ne s'imposerait-il pas, en ce cas ? :-)

Ecrit par : nicolas | 03 juillet 2010

Oh, Nicolas, la lubricité n'a que peu de choses à "voir" avec cette histoire !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juillet 2010

"Le Palatin se soucie comme d'une guigne de la querelle qui secoue la Pétaudière Nationale." (scripsit Magister)

Non pas. Certains cerbères décérébrés en tri céphale actif veillent même à ce que ce ne soit "pas latin" du tout pour en faire, et drame nation!

Écrit par : Maxime | 03 juillet 2010

"c’est une opération violente que d’apprendre un langage, une culture." C'est d'autant plus vrai que ce langage, cette culture, ressemblent fortement à des outils d'asservissement et de soumission.
Non seulement ils ne permettent pas à nos enfants de s'exprimer, mais ils les empêchent de prendre de la hauteur.
La vision pyramidale de notre société faite de peur et de culte est un formidable éteignoir. Que l'effet Pygmalion appartienne au passé. Nos enfants ne sont pas des rats de laboratoires ...
C'est vous seuls, enseignants, qui pouvez mettre ces adolescents dans la rue afin qu'ils sauvent leur avenir. Ne comptez sur personne d'autre. Vous seuls détenez le vrai pouvoir mais nous savons ô combien ! il est difficile de se libérer du carcan de sa propre éducation.
Merci pour cet article très clair. Il m'a redonné espoir. Je sais maintenant que tous les profs ne sont pas des soldats aveugles.

Écrit par : pater | 03 juillet 2010

"Alors on se fait pédagogue. Et on rêve de transformer définitivement, et durablement, ces pâtes molles (...)."

JPB

Et que fait-on quand, concernant le massacre de l'A13, un homme battu à mort, on apprend que l'un des tueurs - éduqué dans nos écoles - a dit à sa future victime (aussi Arabe que lui et sans doute voulant jouer d'abord la connivence ethnique (?) pour éviter les assurances): "Les constats, c'est pour les Français"?

Cette information a vite été enlevée dans les medias. Transformer qui en quoi - en personne de culture, mais rattaché aucunement à sa terre d'accueil? Je suis conscient de cette réalité depuis des années (sans doute ma lecture mûrie de Schopenhauer et de Cioran); mais je reste abasourdi par ce qui se passe - et qui va bien au-delà, pour les enfants, jeunes adultes, etc. d'un déficit de savoirs.

Je viens de parler au téléphone avec un Français immigré au Québec (il enseigne à présent à l'université de Chicoutimi): il en a pris l'accent, les mots, sans aucun doute l'esprit, et l'esprit des lois et des moeurs. Et il n'est pas le seul cas. Une révolution d'extrême-droite? J'en ai discuté avec un de mes amis très proches (peut-être viendra-t-il donner son opinion ici); il pense plutôt à une brésilianisation de la France: la fête (http://www.philolog.fr/la-bresilianisation-du-monde/), mais aussi la création de quartiers communautaires avec milices, etc. Chacun dans son coin, et le pays pourrissant lentement.

Une copine travaillant à La Banque Postale me raconta jeudi dernier qu'elle avait de plus en plus affaire à des parents (immigrés ou de seconde génération) ayant de gros soucis avec leur gamin: par exemple: une mère qui vient faire opposition pour sa carte bancaire, car son fils s'en sert pour se payer son abonnement téléphonique; et un autre agressif aussi qui interrompt la conversation entre une banquière et son vieux client Arabe pour être immédiatement servi. Les "vieux" immigrés sont eux-mêmes scandalisés et effarés par la tournure que prend l'attitude de leurs enfants ou petits-enfants: manque de politesse, violence. Le respect des parents ou de la communauté empêchait de s'en prendre à celle ou celui qui est du même sang de la même communauté; et maintenant, donc, m'assure cette amie, elle a de plus en plus de cas à gérer vis à vis des problèmes que posent les adolescents issus de l'immigration.

J'en veux terriblement à mon beau pays de se bousiller - par laisser-faire et concessions - lui-même.

Alors? La culture bourgeoise, la nôtre; mais - au moment où tout effort sur soi, ses instincts, n'est pas une priorité, un apprentissage de la vie - je repose ma question:

"Nous nous efforçons de les conformer (et là aussi, j’assume) aux règles du monde à venir — le nôtre."

JPB

Et le jour où ce sera le leur?...

Ecrit par : Pendariès | 02 juillet 2010

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

"Nous nous efforçons de les conformer (et là aussi, j’assume) aux règles du monde à venir — le nôtre."
JPB
Et le jour où ce sera le leur?...
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

(Péremptoire) Ce monde n'est que bien peu le nôtre, et ne sera jamais le leur.

Écrit par : TotoWeininger | 03 juillet 2010

Les paris sont ouverts, TotoW.

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

Aujourd'hui, la ville de Québec à 402 ans!

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

(Péremptoire) Ce monde n'est que bien peu le nôtre, et ne sera jamais le leur.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 juillet 2010

En parlant de monde, je pensais à société, civilisation.

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

Comme volonté ou comme représentation, le monde ?

Écrit par : TotoWeininger | 03 juillet 2010

Volonté ET représentation.

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

C'était un piège...
Félicitation !

Écrit par : TotoWeininger | 03 juillet 2010

Non TotoW, je ne corrigeais pas votre question. J'y répondais avec sérieux.

Écrit par : Pendariès | 03 juillet 2010

Il n'y a donc pas d'oliviers chez vous Dobolino. Mais alors qu'est-ce que j'ai vu sur la route de Vaison à Nyons en 1983 quand j'étais jeune ? Et les fayards, qu'est-ce que c'est ?
Des caillasses, il y en a chez nous aussi et nous les appelons "larris". Un village proche de celui où je réside s'appelle d'ailleurs " La Neuville aux Larris."
Et puis il y a des vignes et des vignes sur les coteaux et des cultures dans la vallée. Nous avons essentiellement trois cépages : Chardonnay donnant des raisins blancs, du Pinot meunier donnant des raisins noirs à jus blanc, et du Pinot noir donnant lui aussi des raisins noirs à jus blanc. L'envers des feuilles du Pinot meunier est d'un vert tendre, blanchâtre et duveteux comme si le meunier avait saupoudré de la farine. Ce cépage est le plus répandu dans la vallée de la Marne.
Jusqu'aux années 65- 70 la récolte des cerises apportait un revenu complémentaire aux petits viticulteurs et agriculteurs dans la région de Dormans réputée pour ses cerises. Puis comme la vigne commençait à rapporter et que bon nombre de cerisaies étaient des terrains ayant le droit d'être plantés en vignes, les cerisiers ont été remplacés par des vignes. S'il reste des cerisiers ici ou là, c'est que le terrain n'a pas droit à appellation. Adolescente, j'adorais cueillir les cerises avec ma famille, passer la journée au grand air et dormir d'un sommeil de plomb le soir venu. Passer la journée dans un arbre , pouvoir admirer les couleurs exubérantes du ciel des feuilles et des fruits, et en savourer un d'un beau rouge rubis, bien mûr, de temps en temps, après une année scolaire bien remplie, c'était ma récompense. ( Je ne pensais pas à réclamer le moindre salaire à mes parents. La question ne se posait pas.)
On va dire que je m'écarte du fil de discussion. C'est fort possible. Simplement je voyais que mes parents et mes aînés se donnaient du mal pour nous puissions vivre correctement. Alors je suivais le mouvement. Rien de plus. J'ai lu un peu plus haut sur le blog qu'il était difficile de se libérer du carcan de l'éducation. C'est vrai, mais on peut considérer ce carcan comme un cadre proposant des repères au milieu desquels on évolue, et peu à peu on devient solide parce qu'on a appris à faire des efforts pour tenir debout et se diriger. Alors on peut casser la coquille de l'oeuf, on se débrouille et un jour on s'envole sans pour autant oublier ceux qui vous ont donné l'exemple du courage physique et moral.

Écrit par : charpentier Hélène | 03 juillet 2010

"(Péremptoire) Ce monde n'est que bien peu le nôtre, et ne sera jamais le leur."
@ Pendariès et TotoW : le monde n'appartient à personne et c'est bien là sa grandeur et notre casse tête car ce "res nullius" (terme juridique désignant une chose, voire un être qui n'appartient à personne — comme un animal sauvage, par exemple) obéit à des lois ou des forces qui nous dépassent encore que l'on croit en un ou des dieux ou pas ; ou que l'on cherche le boson de Higgs dans son quantique de hasard ET de nécessité.
Ce "res nulius" est encore notre raison de vivre en fait pour des cierges et des siècles, ah mais !

Écrit par : Martin Lothar | 03 juillet 2010

Aaaaaaaaaah: "Paris est tout petit pour ceux qui comme nous s'aiment d'un grand amour"... http://www.youtube.com/watch?v=UJIIrguLzDw

Écrit par : Pendariès | 04 juillet 2010

"J'ai lu un peu plus haut sur le blog qu'il était difficile de se libérer du carcan de l'éducation. C'est vrai, mais on peut considérer ce carcan comme un cadre proposant des repères au milieu desquels on évolue, et peu à peu on devient solide parce qu'on a appris à faire des efforts pour tenir debout et se diriger. Alors on peut casser la coquille de l'oeuf, on se débrouille et un jour on s'envole sans pour autant oublier ceux qui vous ont donné l'exemple du courage physique et moral."

Ecrit par : charpentier Hélène | 03 juillet 2010

C'est évident, mais bon à rappeler assez souvent, (comme pas mal de choses qu'on oublie parce qu'elles sont trop évidentes, justement).
Et, en tous cas, absolument pas "hors sujet", Hélène !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2010

Pendariès, Yasmina Benguigui a réalisé un formidable documentaire sur la banlieue. Je vous le recommande.
Lorsqu'on déracine une population d'une autre culture (et de régions très sous-développées dans leur propre pays), à son profit économique, même si elle a été colonisée pendant un siècle, on court des risques que l'on a manifestement sous-estimés. Surtout quand la terre "d'accueil" prône haut et fort des slogans devenus tellement creux après 170 ans d'usure sans beaucoup d'usage que les nouveaux venus ont du mal à y croire. Car ce n'est pas RIEN la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. Et c'est surtout très mal compris.
Quand en outre on parque ensemble ces gens derrière des murs de tours ou de barres dans des cités excentrées, qu'on les sous-paie, qu'on ne prévoit pas pour eux le minimum indispensable à l'assimilation souhaitée, et qu'à la génération suivante on détruit les emplois, on transforme les pères encore à peu près garants de l'éducation des enfants en chômeurs longue durée, on met à disposition des gosses un numéro à appeler en cas de "mauvais traitement", on prône la différence au lieu de la circonscrire à la sphère privée, tout comme la religion qui, bien entendu refait surface et investit l'espace public, on transforme progressivement l'école en centre aéré pour occuper les pauvres petits dont on réalise subitement qu'ils sont français alors que rien de français n'est solide autour d'eux pour les soutenir dans cette conviction, alors on ne s'étonne pas du fracas final.
Les responsabilités à mon sens sont très largement partagées. Avec un large déficit côté accueil. Mais ce n'est que mon point de vue.

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2010

Pour Hélène : les fayards, si je ne m'abuse, ce sont des hêtres.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2010

dans leur propre pays) dans SON propre pays

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2010

Pour Hélène : les fayards, si je ne m'abuse, ce sont des hêtres.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2010

Pour Hélène : les fayards, si je ne m'abuse, ce sont des hêtres.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2010

Désolée. Mon ordinateur bégaie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2010

http://www.causeur.fr/le-desarroi-des-parents-topless,6804

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2010

Magnifique article, Nicolas. Et quelle lecture d'image !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2010

Oui, et il y en a une autre pas mal non plus que j'ai vue récemment : un fiston qui fait cuire des pâtes (peu ragoutantes il est vrai), qui les passe sous l'eau et appelle tout le monde à table 1fois, 2, 3,4 puis fonce dans le bureau hors de lui chercher des parents branchés sur internet pour choisir leur nouvelle voiture. Et qui font la même réponse que leur môme en inversant les rôles. Devant le dieu consommation, le magnétisme terrestre s'inverse, les réflexes, les pensées, les mots qui traduisent les relations entre les êtres sont interchangeables, comme leurs rôles. Autant dire qu'il n'y a plus de rôles. Plus drôle ?

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2010

"Devant le dieu consommation"; je module: devant le dieu de la facilité.

Écrit par : Pendariès | 04 juillet 2010

Citation du jour sur lefigaro.fr: "Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience."

Jean Jaurès

Et Gina Lollobrigida a 83 x 365 jours 1/4 ce jour.

Écrit par : Pendariès | 04 juillet 2010

Elle est encore consciente Gina ?

Écrit par : iPidiblue et Lolo | 04 juillet 2010

Bourdieu n'a pas été trahi. Bourdieu s'est laissé entraîner dans la spirale du succès et n'a pas eu le courage ou la lucidité, ses propos ayant été déformés de son vivant et non après son décès, de taper du poing sur la table.
Il n'est ni le premier ni le dernier à ne pas avoir eu le courage de risquer sa peau en opposant un démenti.

Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2010

Dans son dernier texte (dont le titre ne me revient plus, et que je ne peux vérifier car je suis dans le Champsaur ce w-e, càd loin de ma bibliothèque), Bourdieu parle avec beaucoup d'affection de son vieux maître Raymond Aron. Comme quoi...

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juillet 2010

Eh oui ! tout arrive ...

Écrit par : iPidiblue affreux, sales et méchants | 04 juillet 2010

Vous vouliez du Bourdieu ? En voilà !
Après ça, on comprend que l'école n'ait plus à transmettre. Ca se passe ailleurs. Pour le commun des mortels, l'école club med est largement suffisante pour détourner l'attention.
Olé !

http://www.rue89.com/entretien/2010/07/04/affaire-woerth-comment-on-se-rend-service-dans-le-gotha-157378

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2010

Merci Sylvie. Je n'ai pas eu le temps de chercher car nous sommes bien occupés dans les framboises, les cerises et les groseilles. Par ce beau temps, c'est très agréable d'autant que les orages redoutés ne sont pas venus jusqu'à nous.
Chez nous, à Verzy près de Reims nous avons des hêtres tortillards, appelés " faux ", très rares sur terre et nous les désignons par l'expression " Faux de Verzy ."

Écrit par : charpentier Hélène | 04 juillet 2010

Vous vouliez du Bourdieu ? En voilà !
Après ça, on comprend que l'école n'ait plus à transmettre. Ca se passe ailleurs. Pour le commun des mortels, l'école club med est largement suffisante pour détourner l'attention.
Olé !
Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2010

Oh, ben les voilà, les jolis propriétaires du monde ! Et le monde à venir sera toujours le leur. Ce sont eux, les vrais professionnels de la transmission.

"La classe dominante doit donc s'ouvrir, s'aérer, faire de nouvelles entrées, mais ces nouvelles entrées obéissent toujours à la même règle : ceux qui vont intégrer le gotha sont ceux qui ont su intégrer leur richesse dans la promesse d'une dynastie familiale.

Prenez le mariage de Delphine Arnault : c'était au fond l'anoblissement de la famille. C'est pareil pour les Dassault, Pinault, Lagardère et autres Decaux. La dynastie est importante parce que ce qui importe c'est que les privilèges restent dans la classe. Il faut donc réussir la transmission.

Les grandes familles, en France du moins, sont arrivées à imposer comme seul critère de l'excellence sociale le temps long. Après la Révolution, la bourgeoisie a finalement reproduit ce que faisait la noblesse. Le principe de reproduction de la classe dominante n'a pas beaucoup changé."

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2010

Dans son dernier texte (dont le titre ne me revient plus, et que je ne peux vérifier car je suis dans le Champsaur ce w-e, càd loin de ma bibliothèque), Bourdieu parle avec beaucoup d'affection de son vieux maître Raymond Aron. Comme quoi...

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 juillet 2010

"Esquisse pour une auto-analyse" ?
JPB

Écrit par : brighelli | 04 juillet 2010

Ca fait un petit moment que je ne suis pas venue lire votre site, aussi veuillez m'excuser si je suis un peu hors sujet ou si celui que je souhaite aborder a déjà été traité.

Le calamiteux dictionnaire des enfants, révélateur de l' islamisation rampante de l' EN.

Pffff !

Encore une raison de plus d' haïr les pédagos.

Apprendre aux élèves, à l'âge convenable, à être critique même vis à vis des définitions d'un dictionnaire (il y en a de plusieurs écoles, notamment concernant des règles de bons usage), je suis pour, les introduire à ce qu'est la richesse d'un champ sémantique, qui va bien au-delà d'une simple définition, serait salutaire, les amener à penser à la langue en tant que jeu et résonnances de signifiants et non en tant que simple table préétablie de correspondances entre vocables et définitions serait révolutionnaire dans le bon sens du terme, n'en déplaise peut-être à certains traditionalistes ou même intervenants de ce site,

Mais cette merde....

Écrit par : Christine | 04 juillet 2010

"Le calamiteux dictionnaire des enfants, révélateur de l' islamisation rampante de l' EN."
Ecrit par : Christine | 04 juillet 2010

Quoi ?!

Vous n'avez pas lu la même chose que tout le monde, vous !

Écrit par : Jeremy | 05 juillet 2010

Je me suis peut-être emballée mais j'ai lu les définitions apportées par les gamins aux mots juif et chrétien, assez tendancieuses, et bien moins fouillées que musulman ou islam. D'autre part il paraît qu'il n' y a ni république ni laïcité dans le fameux dictionnaire..

Je peux donner les liens des sites où j'ai eu l'info.

Écrit par : Christine | 05 juillet 2010

« Chez nous, à Verzy près de Reims nous avons des hêtres tortillards, appelés " faux ", très rares sur terre et nous les désignons par l'expression " Faux de Verzy ." »
charpentier Hélène | 04 juillet 2010

Il y a un très passionnant article au sujet des Faux de Verzy dans le dernier Correspondancier du Collège de 'Pataphysique (Viridis Candela n° 12, 1er gidouille 137 E.P.), lequel traite de la patabotanique ; j'y ai — entre autres choses — appris que René Dumont leur avait consacré une étude en 1963.

Écrit par : tailleboudin | 05 juillet 2010

Le calamiteux dictionnaire des enfants, révélateur de l' islamisation rampante de l' EN.

Pffff !

Encore une raison de plus d' haïr les pédagos.
Ecrit par : Christine | 04 juillet 2010

DE haïr.
Quant à vos considérations sur "l'islamisation rampante" de l'éducation nationale, elles ont à peu près autant de pertinence que votre gestion du H aspiré.
J'espère que vous n'enseignez pas le français.

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Maître Dugong, où êtes-vous et que faites-vous?

Ce matin, le jus n'en manque pas chez les pédagogigues!

Ph. Watrelot, du CRAP à huttes, s'insurge contre la disparition des enseignants mis à son entière disposition. "Nous avons la prétention de croire que l'activité des enseignants détachés pour le Crap est utile pour l'école"
Attention aux oreilles donc, car le CRAP hule!

Jarraud, qui ne manque pas d'eau, lance des fleurs aux tricheurs du bac! Extraits torchés:
"Et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir les défenseurs de l'école traditionnelle dénoncer la triche alors qu'ils ont toujours soutenu le travail à la maison qui est une forme réglementaire de la triche et des inégalités."
Plus loin, plaidoyer pour les TICE:
"Ce n'est peut-être pas un hasard si la triche limousine a eu lieu en philosophie. Beaucoup la croiraient plus facile en maths ou en sciences. Or c'est le contraire. La triche peut d'autant plus facilement s'installer que l'épreuve est plus ancienne et ignore les TIC. Or de toutes les épreuves, celle de philosophie, qui est octogénaire, est probablement la plus classique et prévisible."

Youpi! Dansons la carioca...

Écrit par : Maxime | 05 juillet 2010

"Et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir les défenseurs de l'école traditionnelle dénoncer la triche alors qu'ils ont toujours soutenu le travail à la maison qui est une forme réglementaire de la triche et des inégalités." (CRAP)

Ecrit par : Maxime | 05 juillet 2010


Encore un qui a bu son génépi non dédoublé, comme on dit dans le Champsaur...

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Putain, vous avez raison, Maxime, c'est du lourd...
Restez avec nous jusqu'au retour de Dugong... Au moins !!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2010

elles ont à peu près autant de pertinence que votre gestion du H aspiré.
J'espère que vous n'enseignez pas le français.
Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Outch ! Vous n'êtes pas en vacances, Françoise ???? :-))

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

C'est la Mère supérieure du couvent et elle tape dur la bougresse au moins autant qu'hier soir sur les Blues Brothers ...

Écrit par : iPidiblue affreux, sales et méchants | 05 juillet 2010

Gnarf gnarf gnarf etc. :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/04/01016-20100704ARTFIG00217-polemique-autour-de-l-entree-dans-les-lycees-d-elite-a-paris.php
Extrait :
Charlemagne est passé de 15% de boursiers, il y a trois ans, à 25%. Et le bonus «boursier» est suffisamment important pour que des élèves moyens passent devant d'excellents collégiens : «Des boursiers avec 9-10 de moyenne prennent la place d'élèves qui tournent autour de 16-17 », affirme le proviseur.

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Je me suis peut-être emballée mais j'ai lu les définitions apportées par les gamins aux mots juif et chrétien, assez tendancieuses, et bien moins fouillées que musulman ou islam. D'autre part il paraît qu'il n' y a ni république ni laïcité dans le fameux dictionnaire..

Je peux donner les liens des sites où j'ai eu l'info.

Ecrit par : Christine | 05 juillet 2010

Vous ne lisez pas les bons sites !

Mais enfin donnez les liens, qu'on rigole.

Écrit par : Jeremy | 05 juillet 2010

J'ai pourtant fait le bon code mais mon post n'est pas passé. Je récidive donc :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/04/01016-20100704ARTFIG00217-polemique-autour-de-l-entree-dans-les-lycees-d-elite-a-paris.php

Extrait pour mettre l'eau à la bouche :

À notes égales, les boursiers devancent donc les autres. Charlemagne est passé de 15% de boursiers, il y a trois ans, à 25%. Et le bonus «boursier» est suffisamment important pour que des élèves moyens passent devant d'excellents collégiens : «Des boursiers avec 9-10 de moyenne prennent la place d'élèves qui tournent autour de 16-17 », affirme le proviseur.

Ne pas oublier de lire les réactions aussi...

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Outch ! Vous n'êtes pas en vacances, Françoise ???? :-))

Ecrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Non, pas avant la mi-juillet.
En attendant, j'essaie de préparer des khours, par 35 ° et sans clim, les pages des livres bloquées avec des pinces à linge pour pouvoir tout de même bénéficier du ventilateur... Bref, c'est assez pittoresque ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

C'est la Mère supérieure du couvent et elle tape dur la bougresse au moins autant qu'hier soir sur les Blues Brothers ...

Ecrit par : iPidiblue affreux, sales et méchants | 05 juillet 2010

Moi ? Oh que nenni, je me suis retenue...

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Moi je m'en fous ! Je suis admis à "Bonnet d'âne" malgré mes résultats catastrophiques ...

Écrit par : iPidiblue affreux, sales et méchants | 05 juillet 2010

Bonnet d'âne qui est la meilleure prépa de France du jus pédago grâce à d'éminents spécialistes comme Dugong et Maxime, je le rappelle !

Écrit par : iPidiblue préparé à tous crins | 05 juillet 2010

Mais enfin donnez les liens, qu'on rigole.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2010

Oh non, pitié !

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Extrait :
Charlemagne est passé de 15% de boursiers, il y a trois ans, à 25%. Et le bonus «boursier» est suffisamment important pour que des élèves moyens passent devant d'excellents collégiens : «Des boursiers avec 9-10 de moyenne prennent la place d'élèves qui tournent autour de 16-17 », affirme le proviseur.

Ecrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Vous m'en voyez ravie, moi qui ai toujours amalgamé, je ne sais pour quelle obscure raison subconsciente, et ce depuis mes premiers balbutiements, le Lycée Charlemagne et le Lycée Papillon.

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2010

Pour mémoire et pour les minots:

http://www.youtube.com/watch?v=u9MWiG15JN4

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2010

Vous voulez dire Dobo que vous avez été prise dans une tournante ?

Écrit par : iPidiblue lépidoptériste | 05 juillet 2010

papillon, tiens...
Cette association aurait pu être dictée par la barbe fleurie, ou par l'univers carcéral (!) mais c'est l'effet papillon !

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Lorsqu'on déracine une population d'une autre culture (et de régions très sous-développées dans leur propre pays), à son profit économique, même si elle a été colonisée pendant un siècle, on court des risques que l'on a manifestement sous-estimés. Surtout quand la terre "d'accueil" prône haut et fort des slogans devenus tellement creux après 170 ans d'usure sans beaucoup d'usage que les nouveaux venus ont du mal à y croire. Car ce n'est pas RIEN la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. Et c'est surtout très mal compris.
Quand en outre on parque ensemble ces gens derrière des murs de tours ou de barres dans des cités excentrées, qu'on les sous-paie, qu'on ne prévoit pas pour eux le minimum indispensable à l'assimilation souhaitée, et qu'à la génération suivante on détruit les emplois, on transforme les pères encore à peu près garants de l'éducation des enfants en chômeurs longue durée, on met à disposition des gosses un numéro à appeler en cas de "mauvais traitement", on prône la différence au lieu de la circonscrire à la sphère privée, tout comme la religion qui, bien entendu refait surface et investit l'espace public, on transforme progressivement l'école en centre aéré pour occuper les pauvres petits dont on réalise subitement qu'ils sont français alors que rien de français n'est solide autour d'eux pour les soutenir dans cette conviction, alors on ne s'étonne pas du fracas final.
Les responsabilités à mon sens sont très largement partagées. Avec un large déficit côté accueil. Mais ce n'est que mon point de vue.

Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2010

A vous lire Nicolas, j'ai l'impression que vous défendez la thèse du "c'est-la-faute-à-la-société". Je pense que c'est faire insulte à la majorité des descendants d'immigrés qui ne tournent pas délinquant que de soutenir ce genre de propos. Par ailleurs, j'ai du mal à croire qu'on ne choisisse pas de vendre de la drogue, de tabasser des gens et de posséder (utiliser) des armes. Qu'avez vous fait du libre-arbitre, Nicolas ?

Écrit par : Joe | 05 juillet 2010

Il vient de Crie-sur-Baise alors forcément !

Écrit par : iPidiblue voilà les montagnards ! | 05 juillet 2010

Dernier numéro de la revue "Reconstruire l'Ecole" en ligne
http://www.r-lecole.freesurf.fr/index.htm : "Fuites et colmatages"

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

J'avais oublié la traditionnelle musique du lundi, pour commencer la semaine dans la joie et même l'éclat de rire : la vèqui !
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/07/05/tube-de-lete-le-ps-en-musique-les-inrockscom/#xtor=RSS-3208

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Bon, je blague.
Maintenant, du vraiment beau, à écouter à fond de ballon :
http://www.youtube.com/watch?v=B_nhoZu2cp8

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Et du vraiment militant, in memoriam
http://www.youtube.com/watch?v=FxApm-p60Z4

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

A vous lire Nicolas, j'ai l'impression que vous défendez la thèse du "c'est-la-faute-à-la-société".
Qu'avez vous fait du libre-arbitre, Nicolas ? Joe

Le libre-arbritre, Joe, est peut-être aussi culturel que le reste.
D'ailleurs la première génération n'avait pas les comportements des suivantes. Why?

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

A vous lire Nicolas, j'ai l'impression que vous défendez la thèse du "c'est-la-faute-à-la-société".
Qu'avez vous fait du libre-arbitre, Nicolas ? Joe

Le libre-arbritre, Joe, est peut-être aussi culturel que le reste.
D'ailleurs la première génération n'avait pas les comportements des suivantes. Why?

Ecrit par : nicolas | 05 juillet 2010

On peut envisager de nombreuses raisons indépendantes :
- le système était plus répressif dans les années 50 et 60
- les gens existaient moins au travers de ce qu'ils possédaient, de ce qu'ils portaient comme vêtement, ...
- l'habitude des droits acquis n'étaient pas encore ancrée dans les esprits

Il n'en reste pas moins qu'on choisit de devenir délinquant, on ne se réveille pas un matin en se disant "zut, je suis devenu délinquant, que m'est il arrivé ?". C'est l'arbitrage entre le gain immédiat et la sanction éventuelle qui pousse les gens au crime. Il faut faire en sorte que le crime ne paie pas.

Écrit par : Joe | 05 juillet 2010

Bien sûr Joe, mais c'est un peu léger. Les causes sont profondes et je ne vois guère d'actions mises en oeuvre qui puissent s'y attaquer. Beaucoup de vernis oui, mais d'analyse étayant des décisions efficaces, point.

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

La solution est double à mes yeux (déjà évoqué dans le fil précédent) et vise un unique objectif : rendre le crime non rentable.
- d'une part par la répression (arrêt des remises de peine pour bonne conduite, condamnation intransigeante, ...) ;
- d'autre part par une meilleure formation (donc votre rôle) leur permettant de bien gagner honnêtement leur vie, associée à l'arrêt des procédés dits sociaux et qui créent des effets de seuils néfastes (allègement de charges sur les bas salaires, emplois aidés, ...)

Dans tous les cas, ce n'est pas en les excusant et en accusant "la société" que le problème sera résolu. Ayez une petite pensée pour les véritables victimes qui sont ravies d'entendre que leur agresseur est irresponsable !

Écrit par : Joe | 05 juillet 2010

Les petits dealers de banlieu, svt eux-mêmes consommateurs, me semblent de bien petits criminels, Joe, à côté des requins dont ils sont les victimes. Que leurs actes soient réprimés, soit, mais il m'agréerait qu'on tape plus fermement sur ceux d'en haut, sans lesquels il leur serait bien difficile de se camer.

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2010

J'acquiesce Dobolino. Et puis, petit dealer deviendra grand, non ?

Écrit par : Joe | 05 juillet 2010

C'est drôle Joe, j'ai l'impression de ne pas avoir été lue.

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Le policier blessé en mars dernier à Epernay par une pierre reçue à la tempe dans l'exercice de ses fonctions et qui ne jouait pas au cow-boy est désormais hors de danger mais toujours dans l'incapacité de reprendre son travail. Sa femme fait des ménages et ce sont des gens sans histoires qui surmontent cette épreuve avec dignité. Celui qui a refusé d'être contrôlé et a appelé la bande de copains vient d'être retrouvé mais remis en liberté avec interdiction de rester dans le département et de communiquer avec la presse. Il sera convoqué ultérieurement pour d'autres raisons car le palmarès est déjà bien rempli. Celui qui a jeté la pierre, un mineur, est libre mais interdit de séjour à Epernay, obligation qu'il ne respecte pas.
La remarque de Dobolino me fait penser à une découverte que j'ai effectuée dans un Quid de 1991. Un rallye circulait dans le village hier et nous avions utilisé ce vieux Quid pour répondre à certaines questions des candidats. Comme j'aime me promener dans les pages de ce genre d'ouvrage je suis tombée sur les empereurs romains : 54 ont été assassinés, 2 empoisonnés et 37 sont morts de mort naturelle. En ce temps là, déjà, le poisson pourrissait par la tête. Et si je lisais "Les douze césars" de Suétone ? Méritent-ils une majuscule ?

Écrit par : charpentier Hélène | 05 juillet 2010

Et pour rester dans les "réseaux" :

http://www.causeur.fr/chasse-presidentielle-au-senegal,6811

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Je vous informe que l'absence de notre camarade Dugong était dû à sa participation au tournage du film "Océans" de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud dans lequel il incarne un superbe mammifère marin mâle qui séduit une magnifique Sirène grâce à son humour et ses jeux de mots ... courez tous le retrouver sur vos écrans ! Pour l'instant il est en tournée de promotion dans toutes les poissonneries.

Écrit par : iPidiblue vingt mille lieues sous les océans | 05 juillet 2010

geab n° 46

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Sinon pour les ruraux il y a "La soupe aux choux" ce soir !

Écrit par : iPidiblue dit la denrée | 05 juillet 2010

Lisez avec profit geab, iPidiblue, au lieu de vous noyer pour la énième fois dans cette imbuvable soupe !

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2010

Eh ! c'est que moi je travaille de mes mains, j'y ai droit à ma soupe !

Écrit par : iPidiblue dit la denrée | 05 juillet 2010

Scoop ! Nous y étions, nos micros étaient à l'Elysée ce week-end, nous avons les enregistrements et l'on entend distinctement un homme trop connu dire "Casse-toi Joyandet! Casse-toi Blanc !" et deux voix en échos qui répondent : "Pauv'con toi-même !"

Écrit par : iPidiblue Elyséegate | 05 juillet 2010

Je m'excuse pour toutes ces interjections et je prie les mamans d'éloigner les enfants ...

Écrit par : iPidiblue Elyséegate | 05 juillet 2010

Le bonnet d'âne est pour moi !
Au gré de mes navigations je suis tombé il y a peu sur ce blog.
J'ai contribué en tant que lecteur invité à laisser un commentaire.
Intrigué par la vitalité du site j'ai honteusement saisi le nom de son auteur dans mon moteur de recherche.
C'est alors que wikipedia m'a informé du parcours du personnage.
"Extrême gauche" est lâché en préambule, comme pilier indispensable à la construction de l'ambivalence. Elle permet tout et son contraire. De la liberté de ton octroyée aux élites, au port de la cravate, en passant par la recherche médiatique de la contradiction.
Mais cette double facette, "les bourgeois c'est comme les cochons", assumée parce qu'affichée, ne serait-elle pas la contraction temporelle qui nous éloigne et nous rapproche de nos jeunes ? Un parcours réduit à sa portion congrue n'est-il pas la meilleure démonstration qu'au delà d'un combat inter-générationnel l'homme est toujours le même, qu'il suit un chemin tracé par ses pairs ?
Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes. L'auteur semble vouloir prouver qu'on peut devenir adulte et respecter l'adolescent que l'on fût.
Je sais maintenant que Brighelli est toujours d'extrême gauche, celle du culte du respect, par dessus tout.
Et si je garde quand même le bonnet d'âne de celui qui n'a rien compris, ce n'est pas grave : je continuerai d'être le père de mes enfants et l'anti-Pygmalion qu'ils méritent.

Écrit par : pater | 05 juillet 2010

Presse du soir, des espoirs? Que nenni! Pour l'avoir bien tondue, raie ponce ici : < http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/05/97001-20100705FILWWW00552-education-nationale-greve-des-la-rentree.php >

Annonce de grève pour la rentrée sur le site du Fig'. Haro sûr, lésant, saignant bien comme il faut dans les commentaires: on met la grève au piquet et la fessée aux pros.
Pourtant, avec une grève de plus - paradoxe de ceux menés en bateau -, c'est l'ambiance cochonne garantie, et on salue le porc...

Écrit par : Maxime | 05 juillet 2010

Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes. L'auteur semble vouloir prouver qu'on peut devenir adulte et respecter l'adolescent que l'on fût.
Je sais maintenant que Brighelli est toujours d'extrême gauche, celle du culte du respect, par dessus tout.
Et si je garde quand même le bonnet d'âne de celui qui n'a rien compris, ce n'est pas grave : je continuerai d'être le père de mes enfants et l'anti-Pygmalion qu'ils méritent.

Ecrit par : pater | 05 juillet 2010

Tout ceci me paraît fort bien vu -- sans doute parce que j'ai l'impression, toute modestie mise à part, que je peux l'appliquer à mon propre cas ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Presse du soir, des espoirs? Que nenni! Pour l'avoir bien tondue, raie ponce ici : < http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/05/97001-20100705FILWWW00552-education-nationale-greve-des-la-rentree.php >

Annonce de grève pour la rentrée sur le site du Fig'. Haro sûr, lésant, saignant bien comme il faut dans les commentaires:

Ecrit par : Maxime | 05 juillet 2010

La plupart des commentaires sont consternants.
Bien comprendre que pour "ces gens-là", nous ne sommes que des larbins, des loufiats, et des fonctionnaires, qui, c'est bien connu, sont là pour fonctionner !

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Y en a qui en ont!

"Quand les profs appellent au boycott du bac de leurs élèves
ENSEIGNEMENT AGRICOLE. Des profs qui sabordent le bac de leurs élèves. Cela ne s'est encore jamais vu, cela pourrait se voir demain matin mardi 6 juillet à partir de 8h devant le centre régional des épreuves de rattrapage du bac agricole de Moissac (82).

Le Syndicat national de l'enseignement technique agricole public (SNETAP) appelle partout en France à un boycott des épreuves et incitera par tracts les parents d'élèves et personnels enseignants à ne pas «participer à cette mascarade».

Le motif de cette opération? L'épreuve orale de contrôle instituée depuis la session dernière entraînerait selon ces syndicalistes «une dévaluation du diplôme». Cette épreuve fonctionnerait en effet comme un système de rattrapage où les candidats ayant obtenu entre 8 et 10 à l'écrit sont invités à un courtois entretien d'une dizaine de minutes sur leur «projet professionnel».

Oral attrape-nigaud qui ne servirait, disent ces profs qui le refusent, qu'à «augmenter artificiellement les taux de réussite à l'examen (...)»

Les enseignants du SNETAP font l'hypothèse que la reconnaissance par les conventions collectives de ce bac à la carte pourrait s'en trouver «dégradée». Les élèves «ont droit à un diplôme digne de ce nom», insistent-ils. Ils demandent un retour à l'ancienne formule selon laquelle les candidats repêchés étaient évalués sur leurs résultats durant les deux ans de formation.

En foi de quoi, le SNETAP-FSU a déposé un préavis de grève appelant les personnels convoqués à «ne pas se rendre à la convocation à ces épreuves de contrôle»

Jusqu'à présent, les enseignants de l'Éducation nationale n'ont jamais menacé cette institution qu'est le baccalauréat. Leurs collègues dépendant du ministère de l'Agriculture pourraient ce coup-ci avoir choisi de franchir le pas."

http://www.libetoulouse.fr/2007/2010/07/quand-les-profs-appellent-au-boycott-du-bac-de-leurs-élèves.html

Écrit par : Pendariès | 05 juillet 2010

Il faut des gens pour y croire, pour ne pas abandonner le système tout en nageant à contre-courant. Ne laissons pas l'Education nationale aux seules mains de ceux qui la détruisent/l'ont détruite même si c'est un combat perdu d'avance.
Merci encore pour votre texte.

Ecrit par : Mélane | 02 juillet 2010
---
Non, Mélane, ce n'est pas un combat perdu d'avance !
Si je croyais cela, je ne viendrais pas sur ce blog; je baisserais les bras, moi qui suis retraité depuis dix ans.
Mais j'ai des petits-enfants et j'espère leur transmettre le goût de la connaissance que m'ont inculqué des instituteurs compétents et dévoués de 1945 à 1951, me mettant ainsi le pied à l'étrier pour aborder des études secondaires, de vraies études secondaires.

D'aucuns disent péremptoirement qu'on ne reviendra jamais à l'école de 1950. Voire !
Pourquoi le retour à la rationalité après un règne (qui n'a que trop duré déjà) de prétendues - de fausses - sciences de l'éducation, dont la nocivité est si évidente, serait-il impossible ?
Mais s'ils ont la chance de tomber sur des professeurs des écoles de valeur - je sais qu'il y en a, et ils ont toute mon estime et mon respect -, ma tâche en sera facilitée.
Je crois comprendre que vous êtes agrégée. Certes, dans ce cas, il n'est pas gratifiant d'être nommée en collège. Mais vous pouvez y faire un travail de qualité qui laissera des traces sur de jeunes esprits éveillés, et il y en a toujours quelques-uns dans une classe.
Bonnes vacances et bon courage en septembre. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 juillet 2010

Lu dans "Le Figaro" du 1er juillet, la tribune d'Alain Bentolila sur la mascarade des examens. Extrait :

"[...] On trafiqua progressivement les examens [...] Et bien sûr, année après année, on diminua les exigences du bac pour en arriver aujourd’hui à cette parodie d’examen auxquels seuls les candidats semblent encore croire : ils déchanteront vite en s’apercevant du peu d’impact que ce diplôme a sur leur destin social."

Quand on le dit, que ce quotidien est hautement subversif!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juillet 2010

Je reviens du diable vauvert où j'étais réfugié pour "noter" des copies de bac, menant une vie quasi monacale avec lever solaire, cultes, prières et offices au Grand Disque.

Une vraie retraite spirituelle, donc.

Et il en faut du spirituel pour encaisser les innombrables stupidités que j'ai pu lire sur les copies. Des développements ce soir...

PS : le jus pédagol est un tel concentré burlesque que son herméneutique peut être menée allègrement à plusieurs. Une partouze herméneutique en plein marc, en quelque sorte.

Écrit par : dugong, le retour | 06 juillet 2010

Le kawa du jour broie du noir, suite à la révélation par l'AFP d'une grève des informaticiens du BAC à fleurs dans la publication des résultats.
En matières de TICE, la situation ne manque pas de selles.

Dans le zaki des pets d'la gogue, on apprend que le SGEN, le SNUIPP et l'UNSA sont aussi indignés des pertes frénétiques du CRAP: "Le gouvernement considère-t-il la pédagogie comme un supplément d'âme, une décoration ou une épine dans le pied du ministère ?" Leurs interrogations tournent en eau de boudin, et sans supplément, dame!

Alerte! Nous sommes informés, pour celles et ceux qui iront sur le littoral, que les pédagos vont sévir, même en vacances, avec la publication du "Sac de plage" de l'été 2010. On attend encore de savoir quelle plage sera mise à sac.

Écrit par : Maxime | 06 juillet 2010

Hommage à Laurent Terzieff
http://www.youtube.com/watch?v=7XQ1i0_E3vk

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

On attend encore de savoir quelle plage sera mise à sac.
Ecrit par : Maxime | 06 juillet 2010

Il est à craindre que le pluriel siée mieux à ce singulier projet !

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2010

En ces temps caniculaires, on accepte encore d'avoir chaud, mais au coeur ! Ne pas rater le dernier § !
http://www.rue89.com/droles-de-gammes/2010/07/05/orchestre-demos-les-jeunes-des-quartiers-et-la-musique-classique-157438

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2010

"Les mutins de Panurge", sur France-inter, qui s'annonce pas mal,... ...
Sauf qu'il y a une chanson bien plan-plan, bien "politiquement correcte"*, qui ne fait de mal à personne, (sauf à mes pauvres oreilles), pour attaquer... Putain, ça fait chier... L'avariété aussi, ça fait partie des conformismes, alors, Philippe Val, tu fais quoi ? C'est ça, qu'il faut dégager de "ton" antenne !!!!

*"Non, ne me dis pas que tu t'en vas, gnin gnin gnin..."

Mais, maintenant, Luchini...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

"Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes."

Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Bof... Vous faites là la promotion d'un drôle de personnage... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

"On peut envisager de nombreuses raisons indépendantes :
- le système était plus répressif dans les années 50 et 60
- les gens existaient moins au travers de ce qu'ils possédaient, de ce qu'ils portaient comme vêtement, ...
- l'habitude des droits acquis n'étaient pas encore ancrée dans les esprits."

Ecrit par : Joe | 05 juillet 2010

Et l'importance de l'éducation ? (A moins qu'elle soit incluse


Dans l'émission précitée, à propos d'Elisabeth Lévy, Eric Zemmour, et Philippe Muray: "Le paradoxe, c'est que leur périmètre d'exposition médiatique est inversement proportionnel à leur supposée marginalité", je cite "de mémoire"....

Jean-Marie Durand... Génial anti faux "politiquement incorrect". Je ne le connaissais pas. Il vient de démonter ces sinistres pantins en quelques phrases du même type. :-))

Et Bowie, maintenant... Le niveau de "variétés" monte. :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

J'acquiesce Dobolino. Et puis, petit dealer deviendra grand, non ?

Ecrit par : Joe | 05 juillet 2010
Non, je ne crois pas. Le petit dealer de banlieu, c'est du lumpenprolétariat et, pour eux aussi, "l'ascenseur social" est bloqué. Il n'y a qu'à écouter les vieux de la vraie pègre en parler et les juger. Ils n'ont pas les principes de base, ne savent en aucun cas préparer un coup de bonne qualité bien organisé, ne supportent pas un bon encadrement par des fornateurs expérimentés, ont la gachette trop facile etc.
En un mot, eux-aussi souffrent d'un gros déficit d'instruction et d'éducation.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Lisez formateurs et non forn(ic)ateurs ...
Je dis ça pour Christophe.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Et même avec des stages de remise à niveau intensifs, ça ne fonctionnerait pas.
Le problème le plus grave est qu'ils sont capables de tirer sur un flic sur un coup de tête. Un bon truand ne le fera qu'en cas de force majeure et aura tout prévu pour éviter cette éventualité.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

En fait, ils flottent dans un monde pas très net et ne savent s'ils veulent être des révolutionnaires ou des vrais bons truands installés dans une société dont ils exploitent l'ordre établi et qu'ils ne cherchent nullement à déstabiliser, bien au contraire.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Ces gosses-là, y'a pas plus à en tirer pour la pègre que pour l'agriculture, l'industrie ou le secteur tertiaire: du petit boulot précaire, c'est tout.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

"Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes." Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010
Bof... Vous faites là la promotion d'un drôle de personnage...
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Vous êtes sûr de vos sources, Christophe ? Vous voyez Françoise confondant a et à, même avec 36° à l'ombre et des pinces à linge anti-ventilateur ???

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2010

Ces gosses-là, y'a pas plus à en tirer pour la pègre que pour l'agriculture, l'industrie ou le secteur tertiaire: du petit boulot précaire, c'est tout. Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Keep cool, dobolino ! On a tous besoin de vacances. Les vôtres sont encore loin ? :-))

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2010

…C'est une annonce sexuelle, ou je rêve ??? ;-)…

…Je viens d'avoir KaKA, comme code ! Ce blog a vraiment le sens de l'à-propos !!! ;-)…

…* (Je le sais parce que la mère de mes deux dernières filles, que le diable l'envoie pourrir ou plutôt cramer en enfer,…

…Putain, ça fait chier…

…alors, Philippe Val, tu fais quoi ? C'est ça, qu'il faut dégager de "ton" antenne !!!…

…ces sinistres pantins…

La hyène lubrique a parlé.


Source Wikipedia :
(Les femelles ont un clitoris très développé ressemblant à un pénis. [1] Cette particularité anatomique et l'organisation matriarcale des hyènes sont déterminantes d'un conflit sexuel dont les femelles sortiraient gagnantes)
. Les femelles produisent de la testostérone en grande quantité. Les individus mâles sont souvent maltraités par les femelles.
Elle est connue pour son cri ressemblant à un rire désagréable )

Écrit par : Al | 06 juillet 2010

Ils sont par contre très doués pour coller leur patron aux Prud'hommes après avoir anchaîner congés maladies sur retards non excusés et, en conséquence, feront de parfaites balances dans le circuit parallèle.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

enchaîner

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Keep cool, dobolino ! On a tous besoin de vacances. Les vôtres sont encore loin ? :-))

Ecrit par : nicolas | 06 juillet 2010
Vous en avez déjà embauché, vous ? En CDI ou en CDD?
Moi, oui et mes amis aussi. Merci bien !

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Parce que, vous savez, ils ne sont pas tous dans le neuf cube et pas tous issus de l'immigration, même s'ils en rêvent.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

"Vous êtes sûr de vos sources, Christophe ? Vous voyez Françoise confondant a et à, même avec 36° à l'ombre et des pinces à linge anti-ventilateur ???"

Ecrit par : nicolas | 06 juillet 2010

Au temps pour moi... J'ai dû faire un "copié-collé" un peu rapide... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

"La hyène lubrique a parlé."

Ecrit par : Al | 06 juillet 2010

"Lisez formateurs et non forn(ic)ateurs ...
Je dis ça pour Christophe."

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Que de flatteries !!
Je vais essayer de mettre ;-) à profit ces vacances pour m'en montrer digne... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Pas tous issus de l'immigration. Je ne vois pas, pour ma part, de différence notable entre ceux qui sont blancs de peau et ceux qui sont un peu plus foncés, franchement. C'est exactement le même profil, crachant sur la France, ses lois et sa culture. Il y en a juste plus qui sont issus de l'immigration en provenance du continent africain, pour des raisons évidentes, ce qui fait qu'on s'imagine, à tort, que la cause en est le fait qu'ils sont immigrés.
J'ai vu et vois les mêmes dérives chez des franco-Français, des Italiens, des Portugais, des Espagnols. Ils sont simplement plus éparpillés sur le territoire.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

"Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes." Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010
Bof... Vous faites là la promotion d'un drôle de personnage...
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

En effet.
Pour rester sur le thème de la querelle des anciens et des modernes en matière de délinquance, siné est, avec d'autres éminents personnages, signataire de cette bouse :
http://www.liberation.fr/societe/0101642469-pour-les-quatre-de-villiers-le-bel

Très "adolescent", en effet...

Écrit par : yann | 06 juillet 2010

Je sais maintenant que Brighelli est toujours d'extrême gauche, celle du culte du respect, par dessus tout.

Ecrit par : pater | 05 juillet 2010

L'extrême gauche représente le culte du respect ?? J'ai un gros problème : soit il n'y a pas de parti d'extrême gauche en France, soit je ne sais plus ce que veut dire le respect...
Les grêves dans les services publics démontrent elles le respect pour les usagers ? Quels partis insultent ouvertement une partie de la population en raison de leur situation patrimoniale ? Quels partis respectent tellement les individus qu'ils veulent leur imposer leur vision des choses ?

Vous qui avez été éduqué et qui comprenez le sens des mots, vous devriez arriver à voir derrière l'écran de fumée !

L'extrême gauche "à la française" est à mes yeux au mieux de la tolérance populiste couvrant un profond cynisme.

@ Dobo

Merci pour vos précisions.

Écrit par : Joe | 06 juillet 2010

"Pour rester sur le thème de la querelle des anciens et des modernes en matière de délinquance, Siné est, avec d'autres éminents personnages, signataire de cette bouse :"

Ecrit par : yann | 06 juillet 2010

Et en bonne compagnie, en effet ...
En tant que patron, Siné a été plus autocrate que le pire des umpistes possibles*... (Il l'a d'ailleurs presque dit, voulant sans doute également avoir l'air politiquement incorrect et provocateur, dans plusieurs de ses éditos.)
En plus, il n'a absolument pas la moindre parcelle d'humour por les vannes qui le concernent... Et ça, c'est de la première main.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Trouvé sur le net, ce jeu de mots qui m'a plu : "Il ne faut pas désespérer Bettencourt"!

Écrit par : retraitée | 06 juillet 2010

J'ai vu et vois les mêmes dérives chez des franco-Français, des Italiens, des Portugais, des Espagnols. Ils sont simplement plus éparpillés sur le territoire.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010
J'ai oublié de parler des germaniques, alors qu'ils firent en France partie des pionniers.

D'ailleurs, à ce sujet, je suivais jusqu'à ces dernières années, une exploitation de dix tarines laitières mention Déméter, avec petite exploitation agricole en agriculture biologique et vente de produits laitiers fermiers, tenue par des allemands anthroposophes. En réalité, l'activité principale de cette ferme, en matière de rentrées d'argent, n'était nullement agricole. ils recevaient, à titre payant, de jeunes allemands en dérive qu'ils tentaient de remettre sur pied, ou plutôt de mettre sur pied par le biais d'un travail agricole régulier et d'une vie rigoureuse. Ça fonctionnait pas trop mal, autant que je sache.
Je ne sais qui payait, des Länder ou des parents.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Dobo,


On a les mêmes nous mais dans la police !

Banditisme: 6 policiers arrêtés
AFP
06/07/2010 | Mise à jour : 11:25 Réactions (12)
Six policiers ont été arrêtés ce matin à Marseille et à Nîmes dans le cadre d'une opération qualifiée de "mains propres" au sein de la Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône et du Gard, a-t-on appris de plusieurs sources proches de l'enquête.

Six gradés et gardiens ont été interpellés dans cette opération déclenchée ce matin, ont précisé ces sources. Quatre ont été arrêtés à Marseilles et deux à Nîmes.
Des renforts parisiens de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sont arrivés à Marseille pour aider leurs collègues du siège régional de la police des polices.

Cette opération était prévue depuis plusieurs semaines, le coup de filet contre le milieu du grand banditisme mené début juin par le juge Philippe Dorcet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille ayant montré que le dispositif policier n'était pas étanche, selon ces sources, notamment policières.

Écrit par : iPidiblue travaux d'étanchéité dans la police française | 06 juillet 2010

Trouvé sur le net, ce jeu de mots qui m'a plu : "Il ne faut pas désespérer Bettencourt"!

Ecrit par : retraitée | 06 juillet 2010

Pour l'instant, ils nous désespèrent plutôt bille en tête... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Je me suis peut-être emballée mais j'ai lu les définitions apportées par les gamins aux mots juif et chrétien, assez tendancieuses, et bien moins fouillées que musulman ou islam. D'autre part il paraît qu'il n' y a ni république ni laïcité dans le fameux dictionnaire..

Je peux donner les liens des sites où j'ai eu l'info.

Ecrit par : Christine | 05 juillet 2010

Vous ne lisez pas les bons sites !

Mais enfin donnez les liens, qu'on rigole.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2010

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/30/01016-20100630ARTFIG00728-un-dictionnaire-des-enfants-rattrape-par-les-prejuges.php

Écrit par : C'est quoi les "bons" sites? | 06 juillet 2010

on diminua les exigences du bac pour en arriver aujourd’hui à cette parodie d’examen auxquels seuls les candidats semblent encore croire

Bentolila, cité par : Daniel Arnaud

Les élèves n'y croient plus depuis bien longtemps. Ça ne les intéresse que dans la mesure où c'est obligatoire pour accéder à la suite des études.

Écrit par : Moot | 06 juillet 2010

Peut-être en avez vous déjà été témoin mais, jusqu'à ce matin, je n'avais encore jamais vu de bac S mention très bien avec 9/20 à l'épreuve de maths (et 11,5 de moyenne sur l'année dans cette matière).

Écrit par : dugong | 06 juillet 2010

Le candidat devait être excellentissime par ailleurs, alors ! Mais pourquoi un bac S ?

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2010

Les matières optionnelles apportent des points supplémentaires, mais n'augmentent pas le coefficient global. C'est ainsi que l'on a vu des moyennes supérieures à 20, et je me souviens, l'an dernier, en avoir vu une à 19,89 alors qu'il n'y avait aucune note au-dessus de 19 !

Écrit par : Moot | 06 juillet 2010

Ce n'est pas très grave, même si c'est idiot, vu que la mention au bac n'est pas une valeur négociable.
Il a beau avoir le bac S avec mention TB, aucune math'sup digne de ce nom ne l'acceptera, par exemple, alors que certaines mention AB y entreront.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

En revanche, peut-être une hypokhâgne.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Ce n'est pas très grave, même si c'est idiot, vu que la mention au bac n'est pas une valeur négociable.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Si, si !

https://www.cic.fr/fr/banques/le-cic/actualites-et-publications/actualites/2010-05-25_mentions-bac-CIC/index.html

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20712/les-bourses-sur-criteres-sociaux-et-aides-complementaires.html#L%27aide%20au%20m%C3%A9rite

Écrit par : yann | 06 juillet 2010

Ok ! Ça vaut 160 euros pour tous ceux qui veulent ouvrir un compte CIC et 1960 euros pour les élèves boursiers qui veulent ouvrir un compte CIC. Au Crédit Agricole, ils offrent une casquette à tous, même sans mention. C'est plus égalitariste.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Peut-être en avez vous déjà été témoin mais, jusqu'à ce matin, je n'avais encore jamais vu de bac S mention très bien avec 9/20 à l'épreuve de maths (et 11,5 de moyenne sur l'année dans cette matière).

Ecrit par : dugong | 06 juillet 2010

J'ai eu mon bac "C", (mais sans mention, il y a une justice,
;-), avec 7 en math... En 1972.
Mais, depuis, j'ai largement arrêté les math(s)* !!! (Ils ne s'en portent d'ailleurs vraisemblablement pas plus mal, et moi non plus !)

*J'étais pourtant admis en "classe prépa". Mais j'ai été assez raisonnable pour ne même pas faire la rentrée... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Je me suis peut-être emballée mais j'ai lu les définitions apportées par les gamins aux mots juif et chrétien, assez tendancieuses, et bien moins fouillées que musulman ou islam. D'autre part il paraît qu'il n' y a ni république ni laïcité dans le fameux dictionnaire..

Je peux donner les liens des sites où j'ai eu l'info.

Ecrit par : Christine | 05 juillet 2010

Vous ne lisez pas les bons sites !

Mais enfin donnez les liens, qu'on rigole.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2010

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/30/01016-20100630ARTFIG00728-un-dictionnaire-des-enfants-rattrape-par-les-prejuges.php

Ecrit par : C'est quoi les "bons" sites? | 06 juillet 2010

Eh bien elle ne parle pas d'islamisation rampante de l'E.N. !

Écrit par : Jeremy | 06 juillet 2010

Mélane nage à contre courant et j'ose espérer qu'elle n'est pas la seule parmi les jeunes collègues lucides et combatifs.
Il se trouve que par hasard en furetant dans une librairie, voici deux ans, mon attention a été retenue par un ouvrage d'Olivier Clerc :" La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite." édité chez Jean-Claude Lattès 2005 et repris par France Loisirs. J'ai acheté l'ouvrage pour des amis ayant des grenouilles dans le petit bassin de leur jardin pensant qu'il s'agissait d'un recueil dhistoires et de contes sur les grenouilles. En réalité il s'agit d'un recueil de sept récits mataphoriques et allégoriques suivis de réflexions parlant de conscience, de changement, d'évolution...
Seul le premier récit parle d'une grenouille, une grenouille qui ne s'aperçoit pas de la lente dégradation de son environnement et s'en aperçoit d'autant moins qu'au début cette dégradation se présente plutôt agréablement, mais bien vite cela devient insupportable. Elle voudrait réagir mais c'est trop tard. Elle est cuite. Il aurait fallu donner le coup de patte salutaire dès les premiers signes séducteurs de détérioration qui ont échappé à sa conscience, et n'ayant entraîné de ce fait aucune réaction, aucune opposition, facilitant ainsi lentement mais sûrement la lente détérioration.
Le dernier des sept récits " La vipère de Quinton" apporte une réponse qui permet d'espérer. La vipère découverte par Quinton est engoudie par le froid extérieur mais, réchauffée par la chaleur de l'âtre elle retrouve toute sa vitalité. Quand un environnement se dégrade, certains êtres se trouvant en osmose avec lui se dégradent également, mais "d'autres résistent à cette dégradation et acquièrent une indépendance par rapport aux conditions du milieu extérieur, en se créant un milieu intérieur, lequel peut supporter une différence plus ou moins importante avec l'extérieur. Autrement dit, face au déclin des conditions de vie, certaines espèces effectuent un saut évolutif, comparable au coup de patte salutaire que donne la grenouille non endormie pour échapper à un milieu devenu nocif pour elle ."
Sur le blog et ailleurs, la grenouille refuse d'être cuite et retrouve l'énergie la vipère.

Écrit par : charpentier Hélène | 06 juillet 2010

"Siné à montré qu'on peut rester absolument adolescent et respecté des adultes."

Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2010

Bof... Vous faites là la promotion d'un drôle de personnage... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Ce n'est pas moi qui ai écrit cela, c'est "Pater" !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Ce n'est pas très grave, même si c'est idiot, vu que la mention au bac n'est pas une valeur négociable.
Il a beau avoir le bac S avec mention TB, aucune math'sup digne de ce nom ne l'acceptera, par exemple, alors que certaines mention AB y entreront.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Les étudiants sont sélectionnés sur dossierfin mai, càd bien avant les résultats du bac => peu importe la mention !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Voilà qu'une de mes vieilles connaissances fait un bilan de la quarantaine de copies de bac S qu'il eût à noter. Voilà qu'il en fait un document et qu'il le publie. Voilà qu'il constate que seulement 3 candidats sur 40 parviennent à trouver le résultat correct d'un calcul numérique à partir d'une formule quasiment donnée où il suffisait de remplacer les symboles par les valeurs données.

Ceux que cela intéresserait trouveront les détails dans le document pdf suivant (c'est un peu technique) :

http://dl.free.fr/mYSe2yihC

Ce collègue est tombé à pieds joints dans le piège que le Moloch avait tendu pour identifier les derniers enseignants déviants qui osent encore apprendre à calculer (littéralement et numériquement) en y mettant le temps nécessaire.

Ainsi il resterait une poignée de passéistes autoritaires qui exigeraient de jeunes innocents le calcul posé et raisonné de la période de Callisto * autour de Jupiter. Non pas à l'année près, ni à la journée près mais à l'heure près et ce, dans la minute ! Pour ces criminels qui échafaudent, à la lettre, la compétence "savoir calculer", l'échafaud est un sort trop doux. Que les jours de ces damnés soient comptés dans l'heure !

L'oncle(pi)paulisation ** de l'enseignement de la physique ne doit plus rencontrer d'obstacles car elle est destinée à lancer une nouvelle ligne de produits molochoïdes à fort potentiel d'évolution : les ânes à thèmes ***, auto-construisant leur chemin de croix certifiées par portfolio compétentiel.

D'autant que de nombreux "collègues" n'adhèrent aux nouvelles valeurs que par panurgisme ou par opportunisme et que les acquis de la Révolution, fût-elle, comme ici, moderne et satellitaire, sont toujours fragiles…


* des règles fixes régissent sa période. A vrai dire, c'est plutôt ce vieux salopard de Jupiter/Zeus qui lui tournait autour (Callisto en a eu une peine d'ourse !). Notez d'ailleurs que si on associe souvent Grande Ourse et Voie lactée, Callisto n'a rien à voir avec une barre lactée au chocolat (dont les candidats au bac font grand usage au point que parfois les surveillants s'excuseraient presque de gêner par du papier à écrire un tel étalage de friandises diverses)

** L'oncle Paul, bonhomme fumeur de pipe d'une BD au graphisme jacobien (Edgar P.) qui paraissait dans Spirou dans lesquelles il racontait de belles et captivantes histoires, bien édifiantes et renormalisées, dans des domaines allant de la mythologie aux sciences en passant par l'histoire "ancienne". Un précurseur du monde confuso-onirique décrit par P. Muray ?

*** après le programmes centré sur le décorticage de l'objet technique duquel sont censées émerger les lois et notions de la physique (1992), après celui de 2000, grandiloquent dans l'annonce et minuscule dans les effets, voici celui, compétentiel, activiel, autonomisant, des projets individuels ou collectifs : "l’approche thématique (la santé, le sport, l'univers) permet de développer l’intérêt pour les sciences en donnant du sens aux contenus enseignés en explorant des domaines très divers"

Écrit par : dugong | 06 juillet 2010

J'ai eu mon bac "C", (mais sans mention, il y a une justice,
;-), avec 7 en math... En 1972.
Mais, depuis, j'ai largement arrêté les math(s)* !!! (Ils ne s'en portent d'ailleurs vraisemblablement pas plus mal, et moi non plus !)

*J'étais pourtant admis en "classe prépa". Mais j'ai été assez raisonnable pour ne même pas faire la rentrée... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

ah ben : presque pareil

on change 7 en 6,

on change 1972 par 1987,

idem pour la prépa : j'y suis pas allé !

étonnant non ?

Écrit par : exTC | 06 juillet 2010

presque pareil
on change 7 en 6,
on change 1972 par 1987,
idem pour la prépa : j'y suis pas allé !
étonnant non ?

Ecrit par : exTC | 06 juillet 2010

On change 6 en 16, 1987 pour 1970.
J'ai même fait un an de math sup.
Mais à l'idée de passer en spé B, j'ai fui...
Et voilà comment on se retrouve professeur de lettres classiques !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Ce n'est pas très grave, même si c'est idiot, vu que la mention au bac n'est pas une valeur négociable.
Il a beau avoir le bac S avec mention TB, aucune math'sup digne de ce nom ne l'acceptera, par exemple, alors que certaines mention AB y entreront.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Les étudiants sont sélectionnés sur dossierfin mai, càd bien avant les résultats du bac => peu importe la mention !

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010
Je sais, merci ! Dites tout de suite que je suis gogol !

Mais néanmoins, je me souviens d'une copine qui, n'ayant pas fait de dossier en temps et heure, avait été acceptée en juillet à Marcellin Berthelot en HK suite à un flambant 18/20 en philo au bac A, agrémenté d'une mention TB. Et ce sans piston. D'où mon propos.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

D'ailleurs, je ne sais s'il en est encore ainsi mais, pour mes deux frères, l'admission définitive en sup en grand lycée était conditionnée, après, certes pré admission sur dossier à un bac obtenu du premier coup avec mention.
Mon frère aîné, accepté à Saint Louis, a été refusé car il avait accidentellement planté en math (8/20) et avait dû passer l'oral.
Le cadet à Louis le Grand était dans une prépa qui n'acceptait, in fine, que ceux qui avaient obtenu une mention TB au bac.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Un copain à vous, Dobolino, cet ami des bêtes ? ;))
http://www.youtube.com/watch?v=OtaQY5LT8MY&feature=related

Écrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

D'ailleurs, je ne sais s'il en est encore ainsi mais, pour mes deux frères, l'admission définitive en sup en grand lycée était conditionnée, après, certes pré admission sur dossier à un bac obtenu du premier coup avec mention.
Mon frère aîné, accepté à Saint Louis, a été refusé car il avait accidentellement planté en math (8/20) et avait dû passer l'oral.
Le cadet à Louis le Grand était dans une prépa qui n'acceptait, in fine, que ceux qui avaient obtenu une mention TB au bac.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Depuis qq années, les dossiers de CPGE sont traités selon une procédure nationale et informatique d'une rare complexité : les professeurs trient les dossiers sans connaître l'ordre des voeux du candidat ; en clair, on établit une sorte de "hit-parade" des sept-huit cents dossiers que l'on reçoit, sans savoir si l'impétrant nous a classés en voeu 1 ou en voeu 6. Puis tout passe, nationalement, dans la moulinette informatique du père Ubu. Le candidat répond "oui", "non" ou "oui mais" suivant qu'il est ou non satisfait de son affectation. .. et, début juillet, la liste définitive des hypokhâgneux sort du chapeau, sans que l'équipe enseignante intervienne en quoi que ce soit.
Je ne vois donc pas bien comment, au vu de la nouvelle procédure, les "grandes" prépas parisiennes pourraient refuser quelqu'un qui, en dépit d'un très bon dossier antérieur, se serait "planté" au baccalauréat.

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Voilà qu'une de mes vieilles connaissances fait un bilan de la quarantaine de copies de bac S qu'il eût à noter. Voilà qu'il en fait un document et qu'il le publie. Voilà qu'il constate que seulement 3 candidats sur 40 parviennent à trouver le résultat correct d'un calcul numérique à partir d'une formule quasiment donnée où il suffisait de remplacer les symboles par les valeurs données.

Ceux que cela intéresserait trouveront les détails dans le document pdf suivant (c'est un peu technique) :



Ecrit par : dugong | 06 juillet 2010
Ne cliquez surtout pas sur le lien ! C'est très douloureux, surtout pour un parent de futur élève de Première S...

Tiens, je m'en vais envoyer ce Pdf à mon frère. Il va glousser ne me disant qu'aux States, c'est cent fois pire et qu'ils importent les ingénieurs.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Je ne vois donc pas bien comment, au vu de la nouvelle procédure, les "grandes" prépas parisiennes pourraient refuser quelqu'un qui, en dépit d'un très bon dossier antérieur, se serait "planté" au baccalauréat.

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010
A voir.
De toute façon, les protals doivent bien garder quelques places au chaud pour les "pistonnés" haut de gamme qui ont un profil à entrer major à Ulm ou à Polytechnique.

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Terrible, Lariba . Je ne connaissais pas celui-là

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Quand on parle de bac S, j’attendais les résultats de mon fils : que des 18 ou 19 en matières littéraires, du côté maths-sciences moins bien ;(
C’est la reproduction comme disent les sociologues :))

Bon, on débouche la blanquette quand même !

Écrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

que des 18 ou 19 en matières littéraires, du côté maths-sciences moins bien ;(
C’est la reproduction comme disent les sociologues :))

Bon, on débouche la blanquette quand même !

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

Félicitations !
Et muscatée, la Blanquette, oeuf corse...

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Merci Françoise !
Par contre, la prépa le met sur liste d'attente...

Écrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

"Ce n'est pas très grave, même si c'est idiot, vu que la mention au bac n'est pas une valeur négociable.
Il a beau avoir le bac S avec mention TB, aucune math'sup digne de ce nom ne l'acceptera, par exemple, alors que certaines mention AB y entreront."

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

"Les étudiants sont sélectionnés sur dossier fin mai, càd bien avant les résultats du bac => peu importe la mention !

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Je sais, merci ! Dites tout de suite que je suis gogol !"

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Ah bon, vous aussi, vous êtes littéraire ???*
*A cause du romancier, pas du handicap !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Merci Françoise !
Par contre, la prépa le met sur liste d'attente...

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

Envoyez-moi un courriel à simoncorriol arrobas aol. com, que je vous explique la procédure !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Oqué !

Écrit par : Pierre Lariba | 06 juillet 2010

Et mes plus plates excuses à vous, Françoise, pour mon copié-collé trop hâtif !

Et mes compliments à "ex TC"...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Et mes plus plates excuses à vous, Françoise, pour mon copié-collé trop hâtif !

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

Y'a pas d'quoi !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

"Les étudiants sont sélectionnés sur dossier fin mai, càd bien avant les résultats du bac => peu importe la mention !

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Je sais, merci ! Dites tout de suite que je suis gogol !"

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Poinct ! Jamais je n'oserais dire -- ni même penser -- cela.
Néanmoins, la procédure est une telle usine à gaz que, pour le parent d'élève basique, il vaut mieux expliquer !

Écrit par : Françoise Guichard | 06 juillet 2010

Nous sommes sauvés ! Bonnet d'âne porte ses fruits et l'espèce commence à se reproduire ...


Naissance d'un âne très rare dans l'Aude
AFP
06/07/2010 | Mise à jour : 21:26 Réagir
Un âne de Somalie, "l'espèce d'équidés la plus menacée au monde", est né le 30 juin dans la Réserve Africaine de Sigean dans l'Aude, a annoncé aujourd'hui dans un communiqué le parc zoologique.

Il s'agit d'une naissance "rarissime", souligne la Réserve Africaine de Sigean: l'âne de Somalie, ou Equus africanus somalicus, dont 183 spécimens sont répartis dans des parcs animaliers ou des réserves naturelles dans le monde, est "une espèce considérée comme pratiquement disparue".

En 2009, seules 13 naissances d'ânes de Somalie ont été enregistrées dans les parcs zoologiques du monde entier, souligne la Réserve Africaine. Il ne resterait qu'une centaine d'ânes de Somalie à l'état sauvage.

Écrit par : iPidiblue et l'âne de Sigean | 06 juillet 2010

Je sais, merci ! Dites tout de suite que je suis gogol !"

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2010

Si fait !

Mais n'est-ce pas un peu prétentieux ?

"Le 25 mars, il se passa à Saint-Pétersbourg un événement extraordinairement bizarre."

"Voyons, tourne-toi. Dieu, que tu es drôle ! Qu’est-ce que cette robe de prêtre ? Est-ce que vous êtes tous ainsi fagotés à votre académie ?
Voilà par quelles paroles le vieux Boulba accueillait ses deux fils qui venaient de terminer leurs études au séminaire de Kiew, et qui rentraient en ce moment au foyer paternel."

"Dans une division de ministère… mais il vaut peut-être mieux ne pas vous dire dans quelle division. Il n’y a, en Russie, pas de race plus susceptible que les fonctionnaires des ministères, de l’armée, de la chancellerie, bref, tous ceux que l’on comprend sous le nom générique de bureaucrates. Pour peu que l’un d’eux se croie froissé, il s’imagine que toute l’Administration subit un affront dans sa personne."

"Une assez jolie petite britchka[1] à ressorts entra dans la porte cochère d’une hôtellerie du chef-lieu du gouvernement de N… C’était un de ces légers équipages de coupe nationale, à l’usage des hommes qui font profession de rester longtemps célibataires, tels que adjudants-colonels en retraite, capitaines en second, propriétaires possédant un patrimoine d’une pauvre centaine d’âmes, en un mot, tous les menus gentillâtres et hobereaux, qu’en Russie on nomme nobles de troisième main. De la britchka descendit sans précipitation un monsieur d’un extérieur ni beau ni laid, d’une taille ni épaisse ni svelte, ni roide ni souple ; on ne pouvait dire que le voyageur fût vieux, on ne pouvait non plus le prendre pour un jeune homme. Ajoutons que son entrée dans la ville n’excita l’attention de personne, ne fit aucune sensation particulière ; seulement deux paysans russes, qui se tenaient à la porte d’un cabaret établi vis-à-vis de l’hôtellerie, se communiquèrent leurs observations. Ces remarques se rapportaient plutôt à l’équipage qui venait de s’arrêter qu’à la personne qu’ils voyaient descendre."

Écrit par : Jeremy | 06 juillet 2010

Jeremy, haaaaaa "Les Âmes mortes", non?

Écrit par : Pendariès | 06 juillet 2010

@ Jeremy:
Je vote pour "Tarass Boulba"...

@ Pierre Lariba:
Comme on dit: "Toutes mes ficelles de caleçon!"
Pour la blanquette, un Montlouis sur Loire Blanc de 2003, ça peut le faire...
Ah, non! J'avais lu trop vite. Est-ce une Blanquette de Limoux demi sec? Si oui, pour accompagner un soufflé glacé aux cerises, c'est parfait - surtout par les actuelles températures.

@ Dugong:
Votre lien... Horresco referens!

Écrit par : Maxime | 06 juillet 2010

Pas croyable: Maître Dugong est de retour depuis hier et, ce matin, l'expresso se fait ex-pressé à la parution!
Dugong, vos capacités à terrasser le pédagogogisme et ses pédagogogadjets dépassent mon entendement! Vive vous!

Écrit par : Maxime | 07 juillet 2010

pédagogogadgets

Écrit par : Maxime | 07 juillet 2010

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/article.aspx?cp-documentid=154051332
je ne sais pas s'il faut s'en réjouir...

Écrit par : lapin garou | 07 juillet 2010

La Caisse des Dépôts est un partenaire majeur des projets ENT! La preuve ici: < http://projets-ent.com/ >
A parcourir absolument pour rire (ou pleurer) de bon (ou mauvais) matin, la rubrique "Veille Thématique"... Attention, il y a parfois du lourd. Cette chose porte bien son nom.

Le dictionnaire, à son propos, nous dit: " [Elle est placée] sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles. Sa devise est "Foi publique"."
Tout s'explique!

Écrit par : Maxime | 07 juillet 2010

@ lapin garou:
Remontez le fil, vous verrez un lien posté par Dugong... A cette lecture (si le lien est toujours actif), tout s'explique.

Écrit par : Maxime | 07 juillet 2010

Et mes compliments à "ex TC"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2010

merci (même si je ne sais pas si c'est ironique !) !

mais la question est : finirais je à l'iuchose ?

parce que là : je ne veux pas :)

Écrit par : exTC | 07 juillet 2010

Pour les masochistes qui aiment contempler le réel, fut-il désastreux, je dispose de "scans" des copies dont je parlais hier (ça ne fait que 1,4 Mo ; demander à dugongg chez free, avec deux g à lafin).

Je ne sais pas si je peux les rendre publiques.

Je n'ai rien trouvé sur les différents sites officiels à ce sujet mais je gage que d'aucuns au Moloch considéreraient qu'il s'agirait d'un "manque grave à l'éthique du fonctionnaire"

Si quelqu'un a des informations précises àce sujet, je suis très demandeur !!

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

Si vos copies sont anonymes, dugong, où serait le problème d'éthique ?

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Serrage de ceinture aux CRAP :

http://www.cfdt.fr/content/medias/media27056_ziofEYggsyPhgZE.pdf

Que de si profonds penseurs doivent manier l'emporte-pièce dans le réel, me ravit.

Ils publieront leurs forfaits sur de vieilles rotatives * bricolées dans l'ambiance fiévreuse et camaradeuse des "Résistants" Ayant Pignon sur Rue.

Ceci dit, tout cela n'a pas l'air de chagriner le taulier qui s'affiche sans vergogne en ilotier ** hilare :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6907

* quoi de mieux qu'une rotative pour des gens qui tournent en rond dans leur jus de Bien ?

** gestionnaire d'ilotes

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

"merci (même si je ne sais pas si c'est ironique !) !

mais la question est : finirais je à l'iuchose ?

parce que là : je ne veux pas :)"

Ecrit par : exTC | 07 juillet 2010

Ce n'était pas ironique !
Par contre, je me demande si votre emploi du conditionnel est totalement volontaire !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Le Figaro titre : "Le Parti socialiste poursuit sa stratégie d'encerclement"

La fabrique d'éléphants produisait des barrissements. La voici qui produit des barriques innovantes à l'ancienne.

Voir la photo sur
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/07/06/01002-20100706ARTFIG00663-le-parti-socialiste-poursuit-sa-strategie-d-encerclement.php

Ca sonne creux quant on tape dessus ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

"Si vos copies sont anonymes, dugong, où serait le problème d'éthique ?"

Elles sont anonymes et les traces de correction ont été effacées.

Ca ne me pose aucun problème "éthique" mais je connais mon Moloch qui est prompt à l'envie de pénal...

Je voulais savoir s'il existe des textes précis sur ce genre de choses.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

"Ca sonne creux quant on tape dessus ?"

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2010

"quand", Dugong, et j'en profite pour vous saluer !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Même en ce début de vacances, il faut conserver son agenda.


ALLE : Association le latin dans les littératures européennes
Calendrier des conférences de l’année 2010/2011

“The past is never dead. It’s not even past”(W.Faulkner)


1 - Mardi 5 octobre 2010, 18h, salle des conférences du lycée Henri IV

Michel Jarrety, Professeur des Universités, Littérature du XXème siècle : Valéry et la latinité

2 - Jeudi 2 décembre 2010, 18h, salle des conférences du lycée Louis le Grand :

Christian Goudineau, Professeur au Collège de France, Chaire des Antiquités nationales : Vercingétorix, mythe ou réalité ?

3 - Mardi 8 février 2011, 18h, salle des spectacles du lycée Fénelon :

Francis Goyet, Professeur de littérature française de la Renaissance, Université de Grenoble : Pouvoirs de l’orateur, résistance de l’auditoire

4 - Samedi 28 mai 2011, de 9h30, à 18h30, salle des conférences du lycée Henri IV, Journée Erasme :

Erasme dans le XXIème siècle : Séductions d’une écriture

Intervenants : Philip Ford, Yves Hersant, Sylvie Laigneau, Jean Christophe Saladin, Cécilia Suzzoni, Tristan Vigliano, Etienne Wolff

(Les libellés des interventions seront publiés ultérieurement)

ALLE, www.sitealle.com

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

"ça sonne creux quand on tape dessus."
Chez nous on dit que ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit.
Au fait, est-ce que Pygmalion et Galatée seraient partis en vacances ?

Écrit par : charpentier Hélène | 07 juillet 2010

"Pygmalion et Galatée"

Précurseurs de la liaison peptidique ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

AFP cité par le Figaro : "Un avion solaire va tenter un vol de nuit"

Saint Exupéry, priez pour lui !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

"Tu es le soleil de ma vie ..."

Écrit par : iPidiblue comme Sacha | 07 juillet 2010

Notre spécialiste ès pipo-pédagogueries est bien de retour après sa tournée triomphale aux Amériques.

Écrit par : iPidiblue et les pipopédagogues | 07 juillet 2010

George Michael arrêté après être entré dans la vitrine d'une boutique

Encore un qui vire sa cuti !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Ce n'était pas ironique !
Par contre, je me demande si votre emploi du conditionnel est totalement volontaire !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010


il me reste 80 heures à "tirer" à l'iutruc... je vais me faire porter pâle !

donc je pense que cela répond à votre question :)

Écrit par : exTC | 07 juillet 2010

J'ai bien compris, dugong, qu'il s'agissait d'une inquiétude liée au pénal mais toutes ces perles qui sortent chaque année, d'où viennent-elles si ce n'est de copies de bac ? Même statut, non ? Quant aux textes, s'ils existent, ils sont bien cachés.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Le lèche-vitrine ne connaît plus les sexes ...

Écrit par : iPidiblue et les pipopédagogues | 07 juillet 2010

L'armée américaine reconduit ses contrats avec BP
The show must go on...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Le ministre de la Culture a décrété une liste des coupes « islamiques » autorisées pour les hommes. Les coiffures en brosse, à l'iroquoise ou la queue de cheval ne sont désormais plus les bienvenues dans les salons de coiffure iraniens. Désormais, l'Iranien modèle se doit d'être rasé de près et de porter une coupe courte, voire avec un peu de gel… mais pas trop. "
C'est dingue de crouler sous pareil boulot !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

http://www.causeur.fr/bac-a-laureats,6820

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

"Le lèche-vitrine ne connaît plus les sexes ..."

Ecrit par : iPidiblue et les pipopédagogues | 07 juillet 2010

Par contre, la contraposition est-elle vraie ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Marine Le Pen gagne sept points de popularité.

C'est peu.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Série d'attaques meurtrières contre des pèlerins chiites à Bagdad
Privés d'autoflagellation...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

"Le lèche-vitrine ne connaît plus les sexes ..."

Ecrit par : iPidiblue et les pipopédagogues | 07 juillet 2010

Par contre, la contraposition est-elle vraie ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Christophe,

Je n'aime pas les positions acrobatiques ...

Écrit par : iPidiblue écuyère de cirque | 07 juillet 2010

"Privés d'autoflagellation...

Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Je n'aime pas les positions acrobatiques ..."

Ecrit par : iPidiblue écuyère de cirque | 07 juillet 2010

En enchaînant les deux messages, j'avais lu, de manière plus ou moins sublibidinale, "privé d'autofellation"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

UNE ABERRATION PEDAGOGIQUE : LES MATHEMATIQUES MODERNES
lundi 15 mars 2010

Mathématiques modernes. Il est permis d’en débattre : partisans et opposants s’affrontent. Aimé Michel se range parmi ces derniers. Il explique pourquoi.

Quand, il y a quelques années, les papas commencèrent d’entendre leurs enfants entrés en 6e annoncer que « zéro est un ensemble vide » et qu’« un ensemble à un seul élément représente l’unité », ils éprouvèrent une petite inquiétude. S’ils avaient fait des études scientifiques, ils s’efforcèrent généralement de lire le livre où s’étudiaient ces obscures évidences, et alors, le plus souvent, l’inquiétude se muait en panique. Le papa rétrograde trouvait à chaque ligne une objection dont il tentait vainement de se dépêtrer.

« Comment diable (se demandait-il par exemple) peut-on écrire qu’« un ensemble à un seul élément représente l’unité » ? Si je ne sais pas d’abord ce qu’est l’unité, comment puis-je savoir que l’ensemble en question ne compte qu’un élément ? Et même, comment puis-je nommer un ensemble et le distinguer de n’importe quoi d’autre, par exemple deux ensembles ?

Car l’expérience montre…

S’il en avait le temps et le courage, le papa rétrograde allait alors demander au maître de son fils de l’éclairer un peu, si c’était possible. Le maître lui répondait le plus souvent ce qu’on lui avait dit à lui-même qu’il s’agissait des mathématiques « modernes » exigées par les nouveaux programmes, que ces mathématiques-là assuraient un fondement commun aux mathématiques proprement dites et à la logique, que par conséquent elles apprenaient aux enfants à raisonner, qu’elles pourvoyaient une éducation intellectuelle révolutionnaire dans le sens de la rigueur, qu’il n’y avait pas à s’inquiéter « car l’expérience montre que les enfants y mordent très bien », et qu’enfin c’était le préalable indispensable à toutes les futures carrières scientifiques, techniques et économiques.

Parfois aussi, il est vrai, le maître accordait que lui-même trouvait cela « complètement idiot, mais que voulez-vous, je suis payé pour l’enseigner ». Pour rassurer le père, il ajoutait le plus souvent que. « les auteurs des nouveaux programmes devaient savoir ce qu’ils faisaient. » Eh bien, il semble que non. Aussi incroyable que cela paraisse, les plus hautes compétences scientifiques de notre pays en sont au même point que les papas rétrogrades, elles trouvent cela complètement idiot, dangereux intellectuellement, et même franchement nuisible, ainsi qu’en témoigne une remarquable enquête de Renaud de la Taille que vient de publier Science et Vie (a). Ecoutons le professeur Kastler, qui pour sa découverte du pompage optique (d’où est sorti, entre autres choses, le laser), reçut le prix Nobel en 1966 :

− A une époque où les sciences et les techniques déterminent le développement des nations modernes, notre enseignement scientifique, au niveau du lycée s’est atrophié et s’oriente de plus en plus vers une présentation abstraite déconnectée du monde réel […] les déficiences, hélas ! traditionnelles, se sont trouvées aggravées par l’introduction des « mathématiques modernes ». L’accent y est mis trop tôt, et de façon trop exclusive, sur le raisonnement logique de caractère abstrait. Lorsque les défenseurs de cette réforme prétendent que « la géométrie est une discipline académique que l’on n’utilise plus dès la sortie du lycée », cela prouve tout simplement que ces promoteurs d’un enseignement abstrait ont perdu tout contact avec le monde réel. L’ignorance un peu méprisante des sciences expérimentales et de leur histoire, le snobisme antitechnique, le dédain pour le travail manuel qu’on rencontre chez de trop nombreux intellectuels de ce pays ne sont pas une marque de culture, mais la manifestation d’une regrettable étroitesse d’esprit. […] En vérité nous devrions rejeter de notre enseignement tout ce qui est formation cérébrale exclusive et unilatérale, et préparer un enseignement qui joue sur la relation intime entre l’habileté manuelle, l’acuité des sens, le goût de l’expérimentation et les aptitudes intellectuelles.

Cette indigeste bouillie

L’autre grand nom de la physique française contemporaine est le professeur Louis Néel, lui aussi prix Nobel, éminent spécialiste du magnétisme.

− Les nouveaux programmes de mathématiques, dit-il de même, visent à développer le goût des raisonnements abstraits et de la logique déductive. Pour former des physiciens et des ingénieurs, il faut au contraire développer l’esprit d’observation, l’intuition, la logique inductive […]. Il faut aussi craindre que des mathématiques trop abstraites n’apparaissent aux jeunes gens, à l’esprit tourné vers les réalités concrètes, que comme un jeu stérile, comme des raisonnements scolastiques adaptés au goût du jour et, finalement, ne les détournent des disciplines scientifiques. On verrait ainsi se tarir le recrutement des Universités scientifiques et des grandes Ecoles.

Non seulement donc, les mathématiques modernes ne préparent nullement l’esprit aux activités scientifiques et techniques, mais elles l’en détournent ! Un astronome de renommée internationale nous avouait d’ailleurs sans façon, après avoir feuilleté les livres de ses enfants, que jamais il ne serait devenu un scientifique s’il avait dû préalablement absorber cette indigeste bouillie. [2]

Comme il est hors de question que les esprits littéraires y trouvent leur profit, à quoi auront donc servi les mathématiques modernes si elles font barrage aux esprits concrets et expérimentaux sans lesquels il n’y a pas de science ? A tarir le recrutement scientifique, comme le prévoit Néel. A fabriquer dispendieusement des générations de raisonneurs analphabètes inutiles à la cité, qu’elle soit d’ailleurs libérale ou socialiste : les Russes éprouvent en ce moment toutes sortes de difficultés avec leurs premiers ingénieurs formés aux mathématiques « modernes » et souvent incapables d’acquérir le savoir-faire concret de leur profession.

Quand ils auront appris ces mathématiques sans usages ils n’auront plus qu’à apprendre aussi, s’ils en sont encore capables, les mathématiques « anciennes », celles qu’utilisèrent Kepler, Newton, Maxwell, Einstein. Et s’ils ne peuvent pas, ils auront toujours la possibilité d’aller grossir les immenses promotions de sociologues et de psychologues, et contester (non sans raison !) la société imbécile qui les aura fabriqués à grande peine pour eux et à grands frais pour elle. Est-ce là ce que l’on veut ? [3]

Aimé MICHEL

(a) Science et Vie, septembre 1971, p. 47

Les Notes de 1 à 3 sont de Jean-Pierre Rospars

Notes
[1] Chronique n° 57 parue dans France Catholique − N° 1295 − 8 octobre 1971. Le titre imprimé par erreur était Une aberration : les mathématiques modernes. Aimé Michel relève l’erreur un mois plus tard plus tard, dans le numéro du 19 novembre : « Un mot tombé à l’imprimerie ôtait toute signification à notre article sur cette question. Le titre était “Un absurdité pédagogique : les mathématiques modernesˮ et non “Un absurdité : les mathématiques modernesˮ. »

[2] Anglais et Américains, dit-on parfois, sont deux peuples séparés par une même langue. Une incompréhension plus grave encore sépare mathématiciens et physiciens. Voici ce qu’en dit le physicien Per Bak de l’Institut Niels-Bohr à Copenhague : « nous ne sommes (…) que très rarement capables de “résoudreˮ les problèmes au sens mathématique du terme, puisque même les mathématiques les plus sophistiquées au monde sont impuissantes à résoudre rigoureusement de nombreux problèmes en physique. Parfois nous avons recours à des simulations numériques ; parfois nous utilisons des théories approchées, dont certaines doivent sûrement apparaître horribles aux yeux du mathématicien pur. Cependant, bien qu’elles ne soient fondées parfois que sur la pure intuition, elles fonctionnent relativement bien et fournissent de précieux renseignements sur la physique concernée. Le physicien effectue sans cesse des choses mathématiquement peu orthodoxes. Et pourtant, invariablement, il y a toujours un mathématicien pour le rattraper et lui dire : “Tout ce que vous avez fait était justifiéˮ ! » (Quand la nature s’organise : avalanches, tremblements de terre et autres cataclysmes, trad. par M. Filoche, Flammarion, Paris, 1999). (Per Bak s’est rendu célèbre par l’étude… des tas de sable ! Il y a vu le premier une propriété commune à de nombreux phénomènes complexes : la criticalité auto-organisée sur laquelle nous aurons certainement l’occasion de revenir).

[3] Les conclusions d’Aimé Michel sont corroborées par Jean Fourastié dans le second appendice « L’enseignement des mathématiques » (pp. 174 et sq.) de son livre Faillite de l’université ? (Idées n° 257, Gallimard, Paris, 1972). Après avoir relevé les caractères positifs du « nouvel enseignement français des mathématiques » (moins d’impedimenta, plus rigoureux, plus efficace), il s’interroge :

« Mais le problème est de savoir si ces trois caractères, reconnus sinon admis, ne se trouveront pas dans le long terme surclassés par deux autres beaucoup moins apparents aujourd’hui : l’abandon de la quantité, l’hypertrophie de la rationalité. Les manuels de l’enseignement français d’aujourd’hui ou bien ignorent délibérément tout ce qui est quantité concrète, mesure, compte, calcul, ou bien sont mal à l’aise pour en traiter, n’en parlant que grossièrement et sommairement. (…)

» Mais le caractère majeur des mathématiques nouvelles semble autre : il tient sans doute à son niveau de rationalité. L’affaire s’est jouée dans la première moitié du XXe siècle dans les cerveaux d’une dizaine d’hommes qu’à peine, je crois, une dizaine de milliers d’autres peuvent aujourd’hui comprendre. Pour ma part, malgré de vrais efforts, je n’ai pu que grossièrement suivre Zermelo, Fraenkel, Russel, Gödel, Brouwer, Church et les autres princes, dans l’élaboration et la domination de leurs paradoxes. Je leur fais confiance et je sais bien qu’il en est de même pour la masse du peuple. Ainsi la pointe de la rationalité aboutit, dans l’enseignement, au triomphe de l’autorité.

» A qui n’accepterait ni cette autorité, ni les miracles perpétuels d’invraisemblables coïncidences entre les notions abstraites et les bonnes vieilles notions expérimentales, les mathématiques nouvelles n’apparaissent-elles pas comme un monument rigoureusement logique certes, mais entièrement arbitraire ? (…) Pour juger de l’arbitraire de la construction, il faut savoir que dans le plus clair et le plus explicite des manuels d’algèbre pour la classe de Mathélem, on compte 11 axiomes, 3 notions premières et 89 « définitions », en 77 pages de cours. Ce ne sont plus des cours, mais des lexiques. Finalement, un esprit non prévenu ne peut-il pas demander si le caractère dominant des mathématiques modernes n’est pas le surréalisme, c’est-à-dire une construction cérébrale exactement à contre-courant de la méthode expérimentale. (…) Les choses sont présentées comme si c’était le rationnel qui avait inventé le réel. De sorte que la méthode expérimentale apparaît inutile et dérisoire. » Les mathématiques modernes s’inscrivent donc dans le courant antiexpérimental de l’enseignement universitaire et scolaire que nous avons déploré ici. (…) Il faut examiner si cette rationalité abstraite, fruit des plus hauts étages du néocéphale humain, est bien accordée au paléocéphale de l’adolescent moyen… Il faut craindre que non seulement le citoyen renonce souvent à la fois à la logique et aux mathématiques, et que, même ceux qui s’attachent courageusement à cette épineuse rigueur n’en viennent à penser : summa ratio, summa stultitia (…).

» Sans doute (…) des expériences doivent être faites, de nouvelles voies d’enseignement imaginées et pratiquées : étant la génération de la découverte, nous sommes les générations des essais. Mais en pédagogie, le temps est long, l’essai engage un avenir éloigné. C’est une erreur scientifique de lancer un peuple entier dans une expérimentation unique et radicale, dont les résultats ne pourront être jugés que sur cinquante ou cent ans. Quels que soient les avantages à attendre des mathématiques surréelles, ils ne peuvent justifier ni l’oubli ni le discrédit des mathématiques expérimentales. (…) »

Écrit par : :-) | 07 juillet 2010

LA « METHODE GLOBALE » MISE EN QUESTION (*)
lundi 22 mars 2010

Autres articles


L’écriture est la science des ânes, proclament les prétentieux et les négligents pour se justifier de ne pas former leurs lettres. Peut-être verra-t-on dans un proche avenir cet aphorisme s’appliquer aussi à la lecture. C’est ce qui menace les sociétés évoluées où la « méthode globale » en honneur est, comme l’explique dans cet article Aimé Michel, responsable d’une inquiétante régression de l’instruction élémentaire.

On était au moins en droit d’attendre de nos réformateurs qu’ils feraient aussi bien que ce qu’ils détruisent. En particulier, on pouvait espérer que la réforme des mathématiques faciliterait la pédagogie de la science et de la technologie et préparerait mieux les étudiants au monde moderne. Comme nous l’avons vu dans une précédente chronique (a), les plus grands savants français déclarent le contraire : la réforme de l’enseignement mathématique risque, selon les prix Nobel français, de tarir le renouvellement de nos chercheurs et de nos techniciens, ce qui, on l’avouera, serait un comble !

L’autre cheval de bataille des réformateurs qui, celui-là, agite ses sabots dans les écoles primaires, c’est la « méthode globale ». Jusqu’ici, les polémiques autour de cette méthode, quoique alarmantes, étaient de nature surtout académique (b). Aux arguments qui s’opposaient, on pouvait toujours reprocher de ne raisonner que sur des faits de laboratoire et des idées théoriques : il leur manquait l’éloquence du résultat. La méthode globale étant une méthode d’enseignement de la lecture, la question est simple et claire : apprend-on mieux à lire avec elle qu’avec la méthode syllabique employée jusqu’alors ?

Un verdict accablant

Le verdict, le voici : il est accablant.

La méthode globale fut introduite aux Etats-Unis au cours des années 30.

Les pédagogues américains, soucieux de juger de l’arbre à ses fruits, procédèrent alors dans leurs écoles à des bilans statistiques avec, notamment, le test d’intelligence de Binet-Stanford. Ce test comportant des épreuves standard de lecture, on possède, dûment chiffrés, les résultats obtenus dans les écoles primaires américaines à cette époque. Il suffit, pour comparer, de faire subir maintenant aux élèves des mêmes écoles primaires exactement le même test.

Ce qui vient d’être fait en Californie. Résultat : les enfants américains de 1970 lisent à douze ans comme les enfants américains de 1937 à dix ans. Il s’agit, soulignons-le, d’une moyenne, non de cas particuliers choisis en vue d’une démonstration quelconque.

Les éducateurs américains ont voulu être sûrs que la cause de cet effondrement était bien la méthode globale. Ils ont donc procédé à une enquête approfondie sur les circonstances et concomitances de l’effondrement constaté. Leurs expériences ont mis en relief deux catégories de concomitances :

1. L’influence de la télévision. Les enfants, jadis, avaient envie d’apprendre à lire parce qu’ils avaient envie de lire. La télévision satisfait leur goût de l’imaginaire sans leur demander aucun effort.

2. La psychanalyse freudienne vulgarisée dans les familles par des best-sellers comme le livre du docteur Spock [1] où l’on explique aux parents que l’enfant est horriblement menacé de « traumatismes » et de « complexes » si on lui impose le moindre effort ou la moindre contrainte. (On sait que les Européens sont toujours choqués par les manières des petits Américains et le laisser-aller où ils grandissent.)

Ces deux causes suffisent-elles à expliquer la dramatique progression de l’analphabétisation dans le pays le plus avancé du monde ?

Remarquons d’abord que la méthode globale agit dans le même sens que ces deux causes. Comme la télévision, elle tend à remplacer l’abstraction de l’analyse syllabique par l’image ; et comme la psychanalyse, elle flatte les tendances de l’enfant à la vision synthétique et sa répugnance à l’analyse. En fait, les trois causes concourent à un même effet, celui d’enfoncer l’enfant dans sa condition infantile en retardant ses premiers contacts avec les structures rationnelles. Elles encouragent ses tendances à la subjectivité et à l’irrationalisme.

Reviendrons-nous à l’idéogramme ?

Cependant, ceci n’est qu’un raisonnement « a priori ». La preuve expérimentale, bien plus convaincante, a été administrée par un psychologue de l’Université de Pennsylvanie, le docteur Paul Rozin. Rozin a tout simplement appris à des enfants profondément dyslexiques la lecture du chinois, ou plus exactement de l’anglais écrit en chinois (c ). Le chinois, comme on sait, est idéographique, c’est-à-dire qu’il écrit l’idée, non le son. Et sa lecture est par excellence une lecture globale. Les enfants y sont très bien arrivés. Mais leur dyslexie s’est montrée irréductible à l’égard de l’anglais enseigné par la méthode globale. La conclusion est évidente : cette méthode est un leurre et le restera tant que l’on écrira l’anglais (et toutes les langues occidentales) avec un alphabet.

Si l’on renonce à la méthode syllabique, il faut donc revenir à l’idéogramme : allons, un petit effort, messieurs les Réformateurs, il ne s’agit que d’un retour de trois mille ans en arrière, aux hiéroglyphes égyptiens et aux cunéiformes babyloniens.

Au fait, quelqu’un de ces réformateurs s’est-il demandé pourquoi les civilisations les plus primitives ont toujours commencé par la méthode globale et progressé ensuite vers la méthode syllabique. Et pourquoi l’invention de l’alphabet avantagea tellement les Sémites et les Grecs que leurs civilisations respectives ont ensemble conquis l’univers ? Mais il ne sert à rien de poser ces questions et mille autres semblables. La méthode globale, comme l’enseignement des ensembles, c’est l’expression d’une mentalité. Et cela ne se discute pas.

(2) Près de quarante ans plus tard, la question de la méthode globale est toujours d’actualité. Dans une conférence de presse prononcée le 5 janvier 2006, dont l’intégralité est disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid813/index.html, le ministre de l’éducation, Gilles de Robien déclarait : « 1. Oui, la méthode globale existe toujours. Ne jouons pas sur les mots, comme on l’a fait trop souvent sur ce sujet jusqu’à maintenant. La seule méthode qui n’existe plus, c’est la méthode globale dite “pureˮ, inspirée de Decroly. Le propre de cette méthode était de ne jamais faire intervenir, même dans un second temps, l’analyse des éléments, syllabes et lettres. Elle n’a en réalité guère été appliquée. En revanche, des méthodes « à départ global » continuent d’exister : j’entends par là, avec les chercheurs (…), toutes les méthodes qui font commencer l’apprentissage de la lecture par une approche globale, et font intervenir trop tard l’apprentissage syllabique. Ces méthodes à départ global, sous les noms de “semi-globalesˮ ou “mixtesˮ, sont très couramment utilisées encore aujourd’hui. (…) Franck Ramus, qui est chargé de recherches au C.N.R.S. au laboratoire de sciences cognitives et de psycholinguistique (…) déclarait (…) en 2005 : “La méthode globale est censée avoir disparu depuis 30 ans, mais la méthode mixte qui l’a remplacée est très souvent appliquée suivant des principes d’inspiration ʻglobaleʼ, accordant peu ou pas d’importance à l’apprentissage systématique des correspondances graphèmes-phonèmes.ˮ (…) La force et l’ampleur des réactions confirment indirectement mon propos : pourquoi autant d’agitation si la méthode globale avait réellement disparu ? (…) [2] ?

Aimé MICHEL

(a) Voir France Catholique, n° 1295, du 8 octobre 1971. [3]

(b) La discussion la plus approfondie se trouve dans le livre de François Richaudeau : la Lisibilité (CEPL, 114, Paris, IXe, 1969). On verra dans cette remarquable étude que Richaudeau a parfaitement vu l’indissolubilité de la lecture globale et de l’écriture idéographique.

(c ) Science et Vie, septembre 1971.

P.-S. − Aimé Michel est à la recherche de toute bibliographie sur saint Vincent de Paul, et spécialement ses années de jeunesse.

— -

Les notes de 1 à 3 sont de Jean-Pierre Rospars

(*) Chronique n° 61 parue dans France Catholique − N° 1299 − 5 novembre 1971.


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Rappel - Deux livres à commander et à faire connaître :

Aimé Michel, « La clarté au cœur du labyrinthe ». Chroniques sur la science et la religion publiées dans France Catholique 1970-1992. Textes choisis, présentés et annotés par Jean-Pierre Rospars. Préface de Olivier Costa de Beauregard. Postface de Robert Masson. Éditions Aldane, 783 p., 35 € (franco de port).

Aimé Michel, « L’apocalypse molle ». Correspondance adressée à Bertrand Méheust de 1978 à 1990, précédée du « Veilleur d’Ar Men » par Bertrand Méheust. Préface de Jacques Vallée. Postfaces de Geneviève Beduneau et Marie-Thérèse de Brosses. Éditions Aldane, 376 p., 27 € (franco de port).

À payer par chèque à l’ordre des Éditions Aldane, case postale 100, CH-1216 Cointrin, Suisse. Fax +41 22 345 41 24, info@aldane.com.

Notes
[1] Benjamin M. Spock (1903-1988) gagna une médaille d’or dans l’équipe d’aviron aux Jeux Olympiques de Paris en 1924 et sortit major de sa promotion de médecine à New York en 1929. Il devint célèbre dans le monde entier pour son livre paru aux Etats-Unis en 1946, livre qui fut traduit en français en 1952 sous le titre Comment soigner et éduquer son enfant. A l’époque on conseillait aux parents de nourrir les bébés à heures régulières et de ne pas les prendre dans les bras à chaque fois qu’ils pleuraient pour leur apprendre à dormir à heures régulières et pour les rendre forts. Le livre du Dr Spock prenait le contre-pied de beaucoup de ces conseils. Il se fondait sur la psychanalyse pour comprendre enfants et parents et conseillait aux parents de considérer les bébés comme des personnes. On l’accusa d’être « le père de la permissivité » ce dont il s’est défendu.

Au moins un de ses conseils (1958) se révéla sûrement malheureux : celui de coucher les bébés sur le ventre pour éviter qu’ils ne s’étouffent en vomissant durant leur sommeil. Dès les années 1970 des statistiques montrèrent que cette position augmentait le risque de mort subite du nourrisson, mais l’influence du Dr Spock l’emporta sur ces résultats empiriques.

Il fut par ailleurs féministe et opposant à la guerre au Vietnam ; candidat à la présidence en 1972 contre Mac Govern et Nixon, il avait à son programme le retrait de l’armée de tous les pays étrangers, la gratuité des soins médicaux, la légalisation de l’avortement, de l’homosexualité et de la marijuana. Il n’obtint que 0,1% des voix.

[2] Les travaux des chercheurs démontrent que les méthodes à départ global sont beaucoup moins efficaces que les méthodes à départ phono-synthétique ou syllabique, et qu’elles sont même néfastes pour les enfants les plus fragiles. (…) On observe sur cette question un consensus remarquable de la communauté scientifique, aussi bien en France qu’à l’étranger. » En France, le ministre cite Liliane Sprenger-Charolles , psycholinguiste, directrice de recherche au C.N.R.S., (« Les enfants qui décryptent le mieux au départ apprennent plus vite et mieux ensuite ; le décodage est la condition sine qua non de l’apprentissage de la lecture. »), Stanislas Dehaene, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, (« La région cérébrale [spécialisée pour la lecture] paraît ne pas fonctionner par “reconnaissance globale du motˮ. Au contraire, elle décompose les mots écrits en éléments simples (les lettres, les graphèmes) avant de pouvoir les identifier. (…) De nombreuses recherches convergent pour suggérer que l’apprentissage est plus rapide lorsque l’on porte l’attention de l’enfant sur le niveau des graphèmes (qui est codé dans cette région) et sur les correspondances graphèmes-phonèmes. ») et Alain Bentolila, professeur de linguistique à l’université de Paris V (« Contrairement à ce que l’on a seriné aux instituteurs pendant trente ans, ce n’est donc pas le fait de déchiffrer qui est responsable d’une lecture dépourvue d’accès au sens, mais c’est le déficit du vocabulaire oral qui empêche l’enfant d’y accéder. »). A l’étranger, il cite l’étude menée en 1998-1999 au Etats-Unis par l’Institut national de la santé des enfants et du développement humain (National institute of child health and human development) qui, après avoir comparé l’efficacité des différentes méthodes de lecture dans de nombreuses écoles, conclut que les méthodes à départ global (idéovisuelles et semi-globales) sont moins efficaces que les méthodes à départ phono-synthétique, ou syllabique. « Elles présentent même, pour les enfants les plus fragiles, ou les moins accompagnés à la maison, un véritable risque : celui de tomber dans des difficultés ensuite insurmontables pour acquérir correctement le code alphabétique. Ces difficultés viennent de ce que les méthodes à départ global s’appuient sur la reconnaissance quasi photographique des mots (…). Dans ces conditions, lire ressemble à une devinette, ou à un jeu d’hypothèses : l’enfant ne lit pas à proprement parler, il reconnaît une image, qui lui évoque une signification approximative. Les difficultés que l’on constate en sixième (confusion entre « ils » et « lis », « cassons », et « cachons », etc.) s’expliquent de la même manière. (…) Pour moi, la conclusion de tout cela est limpide : l’apprentissage de la lecture doit commencer par le son et la syllabe. (…) ». Sur ces bases, suivant l’exemple des Etats-Unis, « qui ont tiré les premiers les conséquences des enquêtes comparatives sur les méthodes », de l’Australie, de la Grande Bretagne, dont le gouvernement « a pris au mois de décembre exactement la même décision que moi », et de la Finlande, le ministre demande aux maîtres « d’utiliser des méthodes qui commencent par l’apprentissage des “élémentsˮ, et permettent aux enfants de faire méthodiquement le rapport entre la forme écrite d’une lettre et le son qu’elle donne » et d’ « écarter les méthodes qui font commencer l’apprentissage de la lecture par la reconnaissance globale, et quasi photographique des mots. Il doit les écarter parce qu’elles saturent la mémoire des élèves sans leur donner les moyens d’accéder dès la fin du CP à la véritable lecture ».

Cette conférence a provoqué une polémique. Gilles Moindrot, secrétaire général du principal syndicat d’enseignants des écoles, le SNUipp-FSU, a déclaré que la méthode globale avait été « abandonnée depuis belle lurette » (http://ecolesdifferentes.free.fr/BABASNUIP.htm). Mais certains protestataires font douter de cet abandon, qui écrivent : « Nous, éducateurs, formateurs, enseignants, parents, militants de mouvements pédagogiques et d’éducation populaire, nous ne tiendrons pas compte de la circulaire du Ministre de l’Éducation nationale préconisant une méthode de lecture contraire à la visée émancipatrice de l’Éducation et aux résultats des recherches que nous conduisons. » (http://www.dossiersdunet.com/spip.php ?article884). Des voix plus modérées se font entendre : « Aucune méthode ne peut être adaptée à tous les enfants et toutes sortes de méthodes doivent être expérimentées, pour répondre le mieux possible aux capacités de chacun. Ce n’est pas en imposant ou bannissant une méthode qu’on améliorera la qualité du système éducatif français. C’est, au contraire, en permettant aux parents de sanctionner les enseignants dans leur capacité à découvrir et à offrir de bonnes méthodes d’enseignement, c’est à dire celles qui conviennent à leurs enfants. » (idem, article892). Il y a bien sûr lieu de s’interroger sur les pesanteurs et les passions qui empêchent soit l’évaluation expérimentale de ces méthodes sur des enfants d’origines différentes, soit plus probablement la prise en compte sérieuse du résultat de ces évaluations. Est-il vraiment besoin d’attendre quatre décennies et de sacrifier plusieurs générations d’élèves

[3] Il s’agit de la chronique n° 57, Une aberration pédagogique : les mathématiques modernes, publiée ici la semaine dernière.

Écrit par : :-) | 07 juillet 2010

Cher :-), vous ne respectez guère nos vacances !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Voilà qu'un troll fumiste (?) nous inonde avec les élucubrations d'un énergumène plutôt catholique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Michel

Les nouveaux programmes de maths en lycée n'ont aucun rapport avec des "maths modernes".

Plus vraiment non plus avec les maths en général, d'ailleurs...

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

Désolé pour votre farniente...

Écrit par : :-) | 07 juillet 2010

Voilà qu'un troll fumiste (?) nous inonde avec les élucubrations d'un énergumène plutôt catholique :

Car la Vérité est à gauche et laïque.

Écrit par : :-) | 07 juillet 2010

Iggy Pop ressemble de plus en plus à une iguane :

http://q.liberation.fr/photo/id/168134

Arrêtez de lui lancer de la nourriture !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

Vous savez comment l'on reconnaît les iguanes femelles ?

Écrit par : iPidiblue écuyère de cirque | 07 juillet 2010

Le camp du Bien existe en éducation puisqu'on a les noms et les photos :

http://www.facebook.com/group.php?gid=51442418643

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

"Vous savez comment l'on reconnaît les iguanes femelles ?"

Contrairement aux kangourous femelles, elles n'ont pas de poche pour y mettre leur langue fourchue.

J'ai bon ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

Réponses aux remarques douteuses des uns et des autres.

Je ne suis pas encore assez gogol pour écrire " Gogol " gogol.


NB: j'ai étudié Les Ames Mortes en Russe en Terminale et c'était pur régal.

Question: que fait le maître des lieux ? On ne l'entend plus, pas même un petit mail cochon de temps en temps. Serait-il devenu une sorte de Franco, de Mao, ou de Fidel Castro sur leur fin ?

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Oui il s'est retiré sur son Aventin et il médite ...

Écrit par : iPidiblue et le Vieux de la Montagne | 07 juillet 2010

Vous saviez que c'est sur l'Aventin qu'on construisit la bibliothèque d'Asinius Pollion, première bibliothèque de Rome ?

Écrit par : iPidiblue Asinus Asinum fricat | 07 juillet 2010

"Serait-il devenu une sorte de Franco, de Mao, ou de Fidel Castro sur leur fin ?"

Au début, Fidel, c'était ça :

http://www.freakingnews.com/pictures/22000/Fidel-Castro-Tattoo-22032.jpg

Et à la fin :

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/01/05/64d663f8-f9c5-11de-b0af-453ed95b649d.jpg

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

Moquez-vous donc des cubains, les français ont bien élu Sarkozy et ils ont eu Carla ...

Écrit par : iPidiblue parlez-vous le cubain ? | 07 juillet 2010

"les français ont bien élu Sarkozy et ils ont eu Carla"

De quoi leur filer une "phlébitte" ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2010

On ne lit jamais assez attentivement les contrats de mariage ... ce ne sont pas ceux qui se sont essayés au divorce sur ce blog qui me contrediront !

Écrit par : iPidiblue contrat quinquennal | 07 juillet 2010

Dugong,

Si vous souffrez d'une sarkozyte aigüe je peux vous soigner ... on n'en guérit jamais tout à fait mais on peut vivre avec longtemps !

Écrit par : iPidiblue le médecin malgré lui | 07 juillet 2010

Question: que fait le maître des lieux ? On ne l'entend plus, pas même un petit mail cochon de temps en temps. Serait-il devenu une sorte de Franco, de Mao, ou de Fidel Castro sur leur fin ?

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010


Il est sans internet jusqu'à vendredi.
Rassurez-vous (???) je surveille le blog, et je suis armée, s'il le faut ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

Voilà qu'un troll fumiste (?) nous inonde avec les élucubrations d'un énergumène plutôt catholique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Michel

Les nouveaux programmes de maths en lycée n'ont aucun rapport avec des "maths modernes".

Plus vraiment non plus avec les maths en général, d'ailleurs...

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2010


Aimé Michel, fumeux spécialiste des OVNI, des Martiens et autres pseudo-sciences pour gogos. Se prétendait "initié" par les extra-terrestres. Une espèce de Paco Rabanne (et Noel au balcon, bien sûr)
C'est fou comme l'anti-pédagogisme peut pousser à se jeter dans les textes (et éventuellement dans les bras) de n'importe qui... Là, il ne s'agit plus de droite ni de gauche, mais du bon sens le plus élémentaire !

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

je demandais des nouvelles de Pygmalion et Galatée en pensant à Catmano qui était pleine de bonne volonté au début du fil de discussion mais bon ce sont les vacances.

Écrit par : charpentier Hélène | 07 juillet 2010

Aimé Michel, fumeux spécialiste des OVNI, des Martiens et autres pseudo-sciences pour gogos. Se prétendait "initié" par les extra-terrestres. Une espèce de Paco Rabanne (et Noel au balcon, bien sûr)
C'est fou comme l'anti-pédagogisme peut pousser à se jeter dans les textes (et éventuellement dans les bras) de n'importe qui... Là, il ne s'agit plus de droite ni de gauche, mais du bon sens le plus élémentaire !4

Guichard, critiquez plutôt les textes s'ils vous semblent idiots mais cette démarche à la Stasi consistant à ficher les auteurs est révélatrice de votre étroitesse d'esprit et de votre sectarisme.
Après tout, certains ici ont bien cru en Mao, Staline et de futurs qui chanteraient, ils s'autorisent pourtant à parler de démocratie et de liberté d'esprit aujourd'hui. Et puis, sincèrement, la croyance en l'existence d' Ovnis a fait moins de mal à l'humanité me semble-t-il. :-)
Enfin, si j'en crois la notice de Wikipédia, un ami de Pauwels ne peut être foncièrement mauvais... Non ? :-)

Écrit par : :-) | 07 juillet 2010

La lutte contre les maths modernes, en voilà une idée d'actualité !
Le texte date de 71, l'abandon des folies bourbakistes d'il y a déjà quelques lurettes, pourquoi ne pas critiquer la géographie d'Anaximandre, tant qu'on y est ?

Écrit par : yann | 07 juillet 2010

3 - Mardi 8 février 2011, 18h, salle des spectacles du lycée Fénelon :
Francis Goyet, Professeur de littérature française de la Renaissance, Université de Grenoble : Pouvoirs de l’orateur, résistance de l’auditoire

Le mari de Thérèse et le papa de Mara, c'est ça ? Ou bien personne n'a à voir avec personne ?

Écrit par : Jeremy | 07 juillet 2010

"Après tout, certains ici ont bien cru en Mao, Staline et de futurs qui chanteraient, ils s'autorisent pourtant à parler de démocratie et de liberté d'esprit aujourd'hui. Et puis, sincèrement, la croyance en l'existence d' Ovnis a fait moins de mal à l'humanité me semble-t-il. :-)
Enfin, si j'en crois la notice de Wikipédia, un ami de Pauwels ne peut être foncièrement mauvais... Non ? :-)"

Ecrit par : :-) | 07 juillet 2010


Pauwels ??? De mieux en mieux ... :-(
Et personne ici ne se réclame de Mao, ni de Staline, si vieux Mabuse...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Pauwels ??? De mieux en mieux ... :-(
Et personne ici ne se réclame de Mao, ni de Staline, si vieux Mabuse...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Ne feedons pas le troll, Christophe...

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

La lutte contre les maths modernes, en voilà une idée d'actualité !
Le texte date de 71, l'abandon des folies bourbakistes d'il y a déjà quelques lurettes, pourquoi ne pas critiquer la géographie d'Anaximandre, tant qu'on y est ?

Ecrit par : yann | 07 juillet 2010

Que voulez-vous, Yann, certains ont besoin d'arguments d'autorité sur lesquels s'appuyer, et vont les chercher un peu trop vite, sans vérifier le sérieux de leurs sources. C'est exactement, par exemple, ce que font les élèves lors des TPE... Il est difficile, ensuite, d'être pris au sérieux !
Je précise que j'ai jadis assisté, pour ainsi dire en compatriote (c'est un Bas-alpin) à une conférence d'Aimé Michel sur les extra-terrestres : sympa, le bonhomme, mais alors com-plè-te-ment zinzin.

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

figaro
........Grâce à un nouveau plan du gouvernement, les enseignants vont pouvoir maîtriser physiquement les élèves et fouiller leurs affaires si la situation l'exige.

Fouilles facilitées, anonymat de l'enseignant assuré en cas de plainte d'un élève contre lui, usage de la force légalisé si la situation l'impose : voici quelques unes des mesures présentées ce mercredi le ministre de l'Education.........

Écrit par : aië avedrim | 07 juillet 2010

Notre ami Celeborn est en très petite forme, après nous avoir amusés toute l'année.
http://celeblog.over-blog.com/

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Fouilles facilitées, anonymat de l'enseignant assuré en cas de plainte d'un élève contre lui, usage de la force légalisé si la situation l'impose : voici quelques unes des mesures présentées ce mercredi le ministre de l'Education.........

Ecrit par : aië avedrim | 07 juillet 2010

Ben voyons... alors qu'on n'a même pas le droit de leur mettre un zéro !!! De qui se moque-t-on ???
Pourquoi pas, à moyen terme, une épreuve de close-combat (éthique et responsable, bien sûr) aux concours de recrutement ????
Marre de tout ce dékhonnage .

Écrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

Très chic, le dernier § !!!

http://www.causeur.fr/woerth-et-apres,6822

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Oui, Nicolas, mais la séance d'informatique du 25 juin, (sur le blog de Celeborn) est grandiose... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Il a peut-être besoin qu'on lui manifeste un peu d'amitié ?

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

Françoise, ce n'est pas du dékhonnage, ce que aië avedrim a tout simplement oublié de mentionner, c'est qu'il s'agit de la Grande Bretagne ! Nous qui copions à la vitesse VV' tout ce qui vient de chez eux dans les pires situations, aurons-nous le soulagement d'entendre le ministre annoncer un semblant de mesure analogue ?

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/07/01003-20100707ARTFIG00523-les-profs-britanniques-autorises-a-recourir-a-la-force.php

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2010

je demandais des nouvelles de Pygmalion et Galatée en pensant à Catmano qui était pleine de bonne volonté au début du fil de discussion mais bon ce sont les vacances.

Ecrit par : charpentier Hélène | 07 juillet 2010
Catmano est fort colonisée et aurait bien besoin, à mon humble avis d'affectueuse petite sœur, de quelques semaines de véritable repos ou tout au moins de détente souriante, sans Ed.Nat.
Avis aux concernés !

Toujours à mon humble avis, elle est physiquement et nerveusement épuisée, en plein burn out et aurait plus besoin d'un pique-nique dans les clues de Barles que d'un CA du GRIP.

C'est mon avis et je le partage.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Quand elle se sera fait un infarctus, vous pourrez toujours lui tresser des couronnes.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

alors , vous les avez vues les nouvelles anglaises plus haut ?
sexy,non ?
fsu compatibles ?

Écrit par : aïe avedrim | 07 juillet 2010

Je précise que j'ai jadis assisté, pour ainsi dire en compatriote (c'est un Bas-alpin) à une conférence d'Aimé Michel sur les extra-terrestres : sympa, le bonhomme, mais alors com-plè-te-ment zinzin.

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010
On dit pas zinzin, on dit momo.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

"dans les clues de Barles"

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Contrepet ??

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Question: que fait le maître des lieux ? On ne l'entend plus, pas même un petit mail cochon de temps en temps. Serait-il devenu une sorte de Franco, de Mao, ou de Fidel Castro sur leur fin ?

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010


Il est sans internet jusqu'à vendredi.
Rassurez-vous (???) je surveille le blog, et je suis armée, s'il le faut ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

J'avais bien vu que vous surveilliez et veilliez.


Vous connaissez le chant d'amour et de mort du cornette Christophe Rilke ?

" Seid stolz, ich trage die Fahne, seid ohne Sorge, ich trage die Fahne, seid mich lieb, ich trage die Fahne. "


http://www.frankmartin.org/documents/1942-le%20Cornette-fr.pdf

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Pas contrepet, espèce de niaiseux ! Sublime et indicible.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Vous connaissez le chant d'amour et de mort du cornette Christophe Rilke ?

" Seid stolz, ich trage die Fahne, seid ohne Sorge, ich trage die Fahne, seid mich lieb, ich trage die Fahne. "


http://www.frankmartin.org/documents/1942-le%20Cornette-fr.pdf

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010
Oui, je l'ai étudié dans le cadre d'une préparation à l'agrégation, un texte magnifique du jeune Rilke, qui fut d'ailleurs l'objet d'une utilisation nationaliste, dans la mesure où il fut distribué aux soldats allemands lors de la première guerre mondiale. Cette glorification du héros illustre bien la mégalomanie rilkéenne, ce qui, soit dit en passant, n'enlève rien à l'immense qualité de ce texte.

Écrit par : alain | 07 juillet 2010

"Pas contrepet, espèce de niaiseux ! "

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Hé, ho !!! On se calme !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Je précise que j'ai jadis assisté, pour ainsi dire en compatriote (c'est un Bas-alpin) à une conférence d'Aimé Michel sur les extra-terrestres : sympa, le bonhomme, mais alors com-plè-te-ment zinzin.

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010
---
Pouvez-vous résumer en quelques mots les propos de ce conférencier ? Cela me fera sourire, sans doute. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 juillet 2010

Vous connaissez le chant d'amour et de mort du cornette Christophe Rilke ?

" Seid stolz, ich trage die Fahne, seid ohne Sorge, ich trage die Fahne, seid mich lieb, ich trage die Fahne. "


http://www.frankmartin.org/documents/1942-le%20Cornette-fr.pdf

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010
oui, j'ai étudié ce texte dans le cadre d'une préparation à l'agrégation. Un texte absolument magnifique, d'inspiration nietzschéenne, qui fut d'ailleurs l'objet d'une propagande nationaliste dans la mesure où il fut distribué à des soldats allemands lors de la seconde guerre mondiale. Texte intéressant, car il montre bien les complexes de Rilke qui s'est inventé un pseudo-ancêtre aristocratique et doté de vertus héroïques, ce qui trouvera un écho dans la suite de sa vie, ne serait-ce que dans sa relation avec la princesse de Thurn et Taxis...

Écrit par : alain | 07 juillet 2010

je demandais des nouvelles de Pygmalion et Galatée en pensant à Catmano qui était pleine de bonne volonté au début du fil de discussion mais bon ce sont les vacances.

Ecrit par : charpentier Hélène | 07 juillet 2010

Catmano est fort colonisée et aurait bien besoin, à mon humble avis d'affectueuse petite sœur, de quelques semaines de véritable repos ou tout au moins de détente souriante, sans Ed.Nat.
Avis aux concernés !

Toujours à mon humble avis, elle est physiquement et nerveusement épuisée, en plein burn out et aurait plus besoin d'un pique-nique dans les clues de Barles que d'un CA du GRIP.

C'est mon avis et je le partage.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Comme vous le voyez, Hélène, j'ai une ordonnance très stricte de mon véto préféré. ;O)))
Désolée.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2010

je suis peut etre hors sujet,mais c'est le propre des matheux de se minimiser(voir plus),mais brigh et merh(comme chapi-chapo),votre combat n'a plus lieu d'etre,on tue les profs du public,on tue les assoc laiiques,et donc on tue la pensee libre(a defaut d'ecole libre???),j'espere seulement que brok-chnok vont finir par comprendre qu'ils font le jeu de LUC-CHATEL(un gars qui le vaut bien...)...
vanvan,un gars qui le vaut pas bien...

Écrit par : vanvan | 08 juillet 2010

Et en français, ça donne quoi ?

J'ai pas le bon équipement pour capter vanvan, apparemment.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2010

A propos du Moloch britannique qui propose "Fouilles facilitées, anonymat de l'enseignant assuré en cas de plainte d'un élève contre lui, usage de la force légalisé si la situation l'impose" (Figaro)

1- En en dotation initiale, outre la clé USB, on pourrait offrir à chaque stagiaire une batte de base ball *.

2- La facilitation des fouilles permettront aux enseignants d'être plus proches de leurs élèves **.


* bien adaptée en milieu urbain, cette dernière pourrait être avantageusement remplacée par un manche de pioche en frêne pour les ruraux. Très bon bois, le frêne. Et largement méconnu.

** on sait bien que dans l'opinion publique, il existe un déficit de popularité des enseignants sur les pédophiles. A lire notamment les commentaires des lecteurs du Figaro, les premiers sont jugés, dans leur majorité, incapables d'aimer vraiment les enfants.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Voilà un pays aux valeurs fortes qui ne craint pas de pratiquer une politique efficace et assumée en faveur de la natalité.

http://www.rue89.com/2010/07/06/nouvelle-condamnation-a-la-peine-de-mort-pour-sodomie-en-iran-157677

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

bon ben c'est officiel : je suis validé ! me voilà PLP pendant encore 30 ans :) (oui je devrai être en retraite vers 71 ans)

c'est grave Docteur ?

Écrit par : exTC | 08 juillet 2010

Encore un passage à l'acte "regrettable". Le cuisinier aurait pu se contenter de cracher dans l'assiette comme il est d'usage en pareil cas.

Ce n'est pas en Grande Bretagne qu'on pourrait voir cela. La nature même de la nourriture étant déjà une punition en soi.

http://www.marianne2.fr/Il-refusait-d-etre-traite-comme-un-chien-un-cuistot-de-cantine-accuse-d-humilier-les-enfants_a194941.html?com#comments

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Lu dans Nousvousils un article intitulé "Loire : Une sensibilisation à l'EDD en pleine forêt"

Depuis Perrault, on ne pratique plus la sensibilisation aux IDD en pleine forêt.

Ce qui a eu pour effet de marginaliser le beau métier d'ogre dans l'opinion publique.

http://www.vousnousils.fr/2010/06/30/loire-une-sensibilisation-a-l%E2%80%99edd-en-pleine-foret/

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

"2- La facilitation des fouilles permettront aux enseignants d'être plus proches de leurs élèves **."

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

Permettra, Dugong* !!! Et rebonjour... ;-)
Et trop de fouilles nuisent au corps !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Toujours à mon humble avis, elle est physiquement et nerveusement épuisée, en plein burn out et aurait plus besoin d'un pique-nique dans les clues de Barles que d'un CA du GRIP.

C'est mon avis et je le partage.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Comme vous le voyez, Hélène, j'ai une ordonnance très stricte de mon véto préféré. ;O)))
Désolée.
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2010

Je confirme : Catmano a besoin de s'aérer.
Je l'ai croisée hier à l'angle des rues St Jacques et Gay-Lussac. Elle interpellait un taxi pour la reconduire à Saint-Pantaléon.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

VousNousIls toujours, ou comment tacler en douce. Hier, le site semblait se réjouir, au travers d'une dépêche, que deux Brestois aient pu obtenir plus de 20/20 de moyenne à leur Bac L, grâce aux options.

Si on en restait là, ce serait trop beau!

La fin se savoure en extrait: "Les deux élèves du lycée Sainte-Anne de Brest, qui béné­fi­cient cha­cun d'un milieu fami­lial favo­rable, ont aussi comme point com­mun d'avoir tous les deux un frère aîné élève à l'Ecole nor­male supé­rieure de la rue d'Ulm à Paris..."

Trois abjects critères expliqueraient donc cette monstrueuse réussite:
1) l'établissement privé sous contrat - scandale! -,
2) le milieu familial favorable - ignoble! -,
3) un aîné dans une grande école prestigieuse - honteux!

Bon, et si ces élèves, intelligents et encadrés, avaient aussi travaillé sérieusement pendant leur scolarité?

Écrit par : Maxime | 08 juillet 2010

L'ordonnance du veto est une ordonnance pleine de sagesse.

Écrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2010

Le jus du jour, qui n'en manque pas, propose de sauver les garçons! Rien que ça.
Partant du constat que filles et garçons n'ont pas les mêmes taux de réussite aux examens et aux contrôles continus, Jean-Louis Auduc, cité par Fr. Jarraud, admet "des inégalités de genre" et propose de faire simple: séparons-les!
Le développement des pensées de nos auteurs est ici: < http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/leleve/Pages/2009/107_SOSGarcons.aspx >
Le plus drôle, c'est que c'est examiné comme étant une mesure progressiste, et justifié par le sport et les cours d'éducation sexuelle...

Juste pour mémoire: < http://www.rue89.com/2008/05/19/ecole-separer-filles-et-garcons-cest-de-nouveau-possible >

Écrit par : Maxime | 08 juillet 2010

"dans les clues de Barles"

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Contrepet ??

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Non, Christophe, c'est un VRAI et sublime lieu. Exemple :
http://www.pays-dignois.com/galerie/albums/userpics/10001/clues_de_barles_verti_42k.jpg
Voir aussi
http://leclairon.blog.lemonde.fr/2008/08/28/barles-sur-le-chemin-du-cimetiere/
Lecture complémentaire : "Les Courriers de la mort" du cher vieux Pierre Magnan

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

La fin se savoure en extrait: "Les deux élèves du lycée Sainte-Anne de Brest, qui béné­fi­cient cha­cun d'un milieu fami­lial favo­rable, ont aussi comme point com­mun d'avoir tous les deux un frère aîné élève à l'Ecole nor­male supé­rieure de la rue d'Ulm à Paris..."

Trois abjects critères expliqueraient donc cette monstrueuse réussite:
1) l'établissement privé sous contrat - scandale! -,
2) le milieu familial favorable - ignoble! -,
3) un aîné dans une grande école prestigieuse - honteux!

Bon, et si ces élèves, intelligents et encadrés, avaient aussi travaillé sérieusement pendant leur scolarité?

Ecrit par : Maxime | 08 juillet 2010

Ne lisez plus ces khonneries, Maxime, vous vous faites du mal.

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Pouvez-vous résumer en quelques mots les propos de ce conférencier ? Cela me fera sourire, sans doute. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 juillet 2010

C'était de la bouillie, Francis.
Allez sur wikipédia, vous verrez le détail de la "pensée" d'Aimé Michel -- très chaleureux et sympa, mais complètement fada ! orthoténie, métanoia... tout un fatras de terminologie pseudo-scientifique pour justifier n'importe quoi. c'est sans doute son seul point commun avec les sciences (sic) de l'éducation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Michel

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

"dans les clues de Barles"

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010

Contrepet ??

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2010

Non, Christophe, c'est un VRAI et sublime lieu. Exemple :
http://www.pays-dignois.com/galerie/albums/userpics/10001/clues_de_barles_verti_42k.jpg

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Ne vous inquiétez pas, fidèles lecteurs, je choisirai un endroit plus aéré des clues pour déplier mon jambon-beurre ;-) !

Écrit par : catmano | 08 juillet 2010

OSKOUR j'étouffe ! Heureusement que je suis face à la mer...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2010

Non, Christophe, c'est un VRAI et sublime lieu. Exemple :
http://www.pays-dignois.com/galerie/albums/userpics/10001/clues_de_barles_verti_42k.jpg

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Ne vous inquiétez pas, fidèles lecteurs, je choisirai un endroit plus aéré des clues pour déplier mon jambon-beurre ;-) !
Ecrit par : catmano | 08 juillet 2010
Je crois reconnaître le croisement des rues Gay-Lussac et Saint-Jacques. Un taxi s'impose !

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

Non, Christophe, c'est un VRAI et sublime lieu. Exemple :
http://www.pays-dignois.com/galerie/albums/userpics/10001/clues_de_barles_verti_42k.jpg

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Ne vous inquiétez pas, fidèles lecteurs, je choisirai un endroit plus aéré des clues pour déplier mon jambon-beurre ;-) !
Ecrit par : catmano | 08 juillet 2010

Quand on vous dit que le GRIP a choisi la voie étroite*, ce n'est pas du bluff...

*pas la troisième ;-)

Écrit par : Pascal | 08 juillet 2010

Libé s'extasie sur la taille du proton mais ne s'étonne pas de ce que beaucoup de journalistes "scientifiques" sont infoutus d'exprimer correctement une énergie et confondent allègrement kilowatt, kilowatt-heure quand ce n'est pas kW/h.

De belles histoires pour l'oncle Paul, vous-dis-je !

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/07/la-taille-du-proton-trouble-la-physique.html

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Libé s'extasie sur la taille du proton mais ne s'étonne pas de ce que beaucoup de journalistes "scientifiques" sont infoutus d'exprimer correctement une énergie et confondent allègrement kilowatt, kilowatt-heure quand ce n'est pas kW/h.

De belles histoires pour l'oncle Paul, vous-dis-je !

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/07/la-taille-du-proton-trouble-la-physique.html
Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

Allègrement ? Il est toujours actif, le gros ?
KW/heure : vitesse de déplacement du KW facturé sans l'abonnement.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

Des protons minés, Dugong, on vous dit !!!

Maxime, si je me souviens bien, certains ici étaient POUR la séparation des garçons et des filles, et les classes non mixtes !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

bon ben c'est officiel : je suis validé ! me voilà PLP pendant encore 30 ans :) (oui je devrai être en retraite vers 71 ans)

c'est grave Docteur ?

Ecrit par : exTC | 08 juillet 2010

Un arrive, un autre s'en va.

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2010

Texte intéressant, car il montre bien les complexes de Rilke qui s'est inventé un pseudo-ancêtre aristocratique et doté de vertus héroïques, ce qui trouvera un écho dans la suite de sa vie, ne serait-ce que dans sa relation avec la princesse de Thurn et Taxis...

Ecrit par : alain | 07 juillet 2010
Nul n'est parfait et chacun a ses petites manies. L'un ajoute une particule à son nom de famille, l'autre cultivera au contraire un air canaille qui lui est en fait étranger.
Vous souvenez-vous de Giscard Président d'une république régicide qui se voulait obstinément descendant de Louis XV, alors que pas un d'entre nous n'en aurait fait cas ? A la fin du septennat, c'était devenu insupportable. Il avait même caressé le rêve, me semble-t-il, de se transporter à Versailles.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

bon ben c'est officiel : je suis validé ! me voilà PLP pendant encore 30 ans :) (oui je devrai être en retraite vers 71 ans)

c'est grave Docteur ?

Ecrit par : exTC | 08 juillet 2010


Mais c'est terrible, ce que vous nous annoncez-là!!! Vous mettez le doigt dans un engrenage... un piège... un traquenard... Bon courage, et songez dès maintenant à un plan pour vous évader!!! Et oui, l'EN, c'est "Prison Break"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 juillet 2010

"Des protons minés" CS

Ils ont été découverts sur le tard (bien après les quarks charmés).

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Pour ceux que ça intéresse, voici le document pdf sur les bac S 2010 en sciences physiques avec "scan" des copies :

http://dl.free.fr/hSgKKYbMy

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

La presse : "Yvan Colonna condamné à un an de prison ferme pour détention d'armes"

Il détenait un bâton de berger ?

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Il détenait un bâton de berger ?

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

De Justin QUI ?

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Fait chaud...
De l'énergie, que diable !
http://www.youtube.com/watch?v=isy15ZOPZtI

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Il détenait un bâton de berger ?

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

De Justin QUI ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010
De Justin Bieber !
http://www.lexpress.fr/styles/vip/les-internautes-veulent-envoyer-justin-bieber-en-coree-du-nord_903540.html

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

Il détenait un bâton de berger ?

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

De Justin QUI ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

De Justin Bieber !

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2010

Qu sei, aqueou ?

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

C'est l'idole des petites minettes, du CM à la Quatrième. Il est dégueulé par le reste de l'humanité des moins de 18 ans.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

Un témoignage lu le site du SNSFP

J'ai presque honte de travailler dans l'Education nationale. Plus le niveau, baisse, plus on essaye de résoudre le problème en :
- se voilant la face (plus de note = plus de problème de niveau sur le papier)
- en faisant travailler davantage les enseignants (et de moins en moins les élèves)
- accentuant toutes les dérives précédentes (et là des dérives, il y en a autant du côté de l'ordre le plus rigoureux que du côté des gauchistes les plus poètes).
Tant que l'on continuera à écouter les partis politiques et les syndicats au détriment des individus, tant que l'on cherchera à faire de grandes réformes préparées en quelques mois plutôt que de chercher des consensus lents mais durables sur des points de détail qui n'en sont pas, on sera dans l'impasse.
Plus de postes pour plus de réussite, je n'y crois pas. Moins de postes pour autant de réussite sans rien changer, je n'y crois pas. Une meilleure utilisation des besoins, j'y crois. Dans les meilleurs lycées, des classes à 40 ou 45 élèves, c'est tout à fait jouable. Même sans enseignant, les bons élèves seraient de bons élèves. Et les moyens économisés, on les met dans les établissements où se concentrent des élèves de milieux populaires, avec des classes à 20. Et on fait de même depuis le primaire (plus encore même car c'est dans les premières années que l'on doit rattraper son retard "social").
Carte scolaire stricte et réellement sans compromis (en liaison avec un réel plan de baisse du coût de l'immobilier pour redessiner les quartiers).
Ordre de tous les instants. Plus de vie lycéenne et autre, du travail (interdiction de sortir le moindre instrument électronique à part une calculatrice par exemple : marre des lecteurs de MP3 et téléphones qui font tout sauf le café : même pour 3 mn d'interclasse, tous les élèves sortent leur lecteur de MP3, du grand n'importe quoi. Sans oublier le classique téléphone qui crache autant qu'une enceinte de fête de village, dans le couloir ou dans la cour, masquant la voix du professeur dans sa salle !). Action/ réaction. C'est la discipline et le goût de l'effort qui explique la réussite des enfants des milieux favorisés et l'échec de ceux des milieux défavorisés tout autant que le capital culturel acquis au contact de son milieu d'origine (ce qui explique notamment l'échec de plus en plus difficile à masquer des garçons en général, clairement moins disciplinés du fait d'une socialisation peu favorable au respect de la règle).
Plus de réunions à la c... pour mettre en place des mesures purement formelle et bureaucratiques issues des pédagogos de base. De l'autonomie pour le professeur et l'affirmation que son rôle est d'intervenir devant une classe ou un groupe d'élèves.
Réorientation pour els élèves que l'on ne peut faire progresser du fait de grandes difficultés à trouver un sens au travail scolaire. Aprenti à 14 ans, ça ne me choque pas. A condition qu'il soit à tot moement possible de revenir dans le circuit normal ou de continuer à se qualifier dans le circuit professionnel. En rappelant que les artisans se débrouillent souvent mieux que nous en etrmes financiers notamment (dans ma famille les ingénieurs vivent moyennement, les artisans payent l'impôt sur la fortune...).
Et tant qu'on y est du respect. Ne pas mettre l'élève et le professeur au même niveau. Et ne pas oublier d'éviter que la rémunération du professeur ne baisse de 1 à 2% chaque année (ça montre bien tout le respect qu'on lui montre). Protection systématique du professeur en cas de problème (qui ne provient pas de lui, il ne s'agit pas de forger des tyrans non plus !) : ne plus enterrer les problèmes en décourageant l'enseignant de porter plainte par exemple mais le soutenir dans sa démarche.
Réduire les coûts de fonctionnement en faisant en sorte de réduire également la charge de travail de chacun. Pour cela, une seule solution : simplifier et rationnaliser. Et là il y a du travail.
Arrêter de détourner les impôts des pauvres pour les donner aux riches. Notamment retrait de toutes les options du bac. On sait très bien à qui elles bénéficient et leur utilité réelle. Moins de culture cultivée qui fait plaisir aux seuls professeurs et plus de culture utile au quotidien. En rappelant que nous sommes des extraterrestres pour 80% de la population et que je ne suis pas sûr que notre façon de voir le monde soit meilleur que celui des classes populaires (notamment quand cette façon de voir le monde conduit à les exploiter sous couvert de les aider).
Nombre d'heures de cours réduit chaque jour. A quoi servent les 7, 8 et 9 ème heures de cours de la journée ? A rien. Sinon à gaspiller de l'argent et à dégoûter tout le monde. Un peu moins de vacances (1 mois et demi l'été serait plus que suffisant) mais des journées moins lourdes. Possibilité de remettre les options retirées sur les créneaux laissés libres (mais en proposant un choix très limité, pas des dizaines de choix comme actuellement : sport, arts, 1 seconde langue, la première étant obligatoirement l'anglais, soutien, latin et grec aux oubliettes, langues régionales uniquement avec financement privé et interdiction de subventions publiques).
Ce n'est qu'un petit nombre de mesures à prendre. Je suis un extrémiste. J'aime l'ordre comme la droite la plus dure et j'aime l'égalité comme les partisans de la gauche la plus dure. Et le pire c'est que c'est tout à fait compatible (contrairement à ce que croient certains intellectuels de gauche).
Je me fais du mal, surtout quand je compare ce que j'aimerais à ce que je vis au quotidien.

Sinon j'ai accueilli une amie instritutrice au Québec il y a quelques mois. Au Québec, ils sont allez très loin dans le n'importe quoi pédagogo. Les professeurs en ont plus qu'assez. Et ils savent très bien que c'est une énorme erreur. Peu à peu ils reviennent à quelque chose de plus sérieux. Mais que de temps et d'efforts perdus.

Écrit par : :-) | 08 juillet 2010

Il y a même sa bio sur Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_Bieber

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

Pour pouvoir leur fourguer une ligne de TGV :

"Un député californien veut contraindre la SNCF à faire la lumière sur son rôle dans l'Holocauste"

http://www.lepoint.fr/monde/un-depute-californien-veut-contraindre-la-sncf-a-faire-la-lumiere-sur-son-role-dans-l-holocauste-07-07-2010-1211885_24.php

Les agents violets (couleur de l'uniforme SNCF *) devront donc faire amende honorable. Par contre, en ce qui concerne l'agent orange, la firme US Monsanto a déjà avancé ses "excuses" et tout est OK.

Un extrait du site français du chimique bienfaiteur de l'humanité :

"Rappelons que l’armée américaine a utilisé l’Agent Orange de 1961 à 1971 afin de sauver les vies de soldats américains et alliés, en défoliant la végétation dense des jungles vietnamiennes de manière à réduire les risques d’embuscades."

http://www.monsanto.fr/actualites/idees_recues/idees_recues28.asp

Chez Sam, on raisonne toujours simplement.


* voir par exemple http://blogdemaurice.blogspot.com/2007/03/nouveaux-uniformes-sncf.html

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

RECETTE

Prenez un enfant de deux ans révolus à trois ans neuf mois le jour de sa première rentrée.

Habituez-vous à l’idée que, selon l’environnement (ou les multiples environnements) dans le(s)quel(s) il a vécu jusque là, il sera sans aucun doute très différent de tous les autres enfants arrivés à l’école ce même jour.
Si l’un récite « Maît’e Co’beau su’ un a’b ‘e pe’ssé, tenait-en son bec un f’ômaze» jusqu’à la conclusion, dite avec un coup d’œil complice : «Le co’beau, honteuzéconfu, zu’a maizunpeuta’, qu’on ne l’y p’end’ait plus ! », un autre pourra vous dire « Maîtresse, j’ veux pisser ! » alors qu’un troisième ne sera capable que de sons inarticulés dans le plus pur style Cro-Magnon.
Si l’un dit bonjour en souriant, un autre vous passe devant sans vous jeter un coup d’œil, en vous écrasant les pieds de surcroît, et un troisième se jette sur vous pour vous faire un gros bisou baveux, parfois même sur les lèvres parce qu’à la maison, c’est l’usage.
Si l’un se jette sur le premier livre qui traîne et commence à en tourner les pages tranquillement, restant quelques minutes à contempler et commenter chaque image, parfois même en suivant du doigt les bouibouis noirs qu’il « lit », le deuxième le secoue dans tous les sens, le commence par la fin, tête en bas, manquant en arracher chaque page tellement ses gestes sont maladroits, pioche au hasard un élément de l’illustration qu’il interprète à sa sauce : « La moto, p**ain, va vite ! Ballon, ouaiaiais, allez l’OM ! » et le troisième reste planté devant comme une poule qui aurait trouvé un couteau.

Rentrez-vous dans la tête, à grand renfort de méthode Coué s’il le faut, que tout cela n’est en rien prédictif et que, bien conduits, l’incontinent décomplexé supporter de l’OM ou le Cro-Magnon affectueux à l’expérience livresque limitée pourront tout aussi bien que leur intello de voisin être « institués » et retroussez vos manches, vous en aurez besoin pour avoir le geste suffisamment ample pour que tous trois y soient sensibles.
L’intello semble bien parti, encore faut-il que vous ne vous en contentiez pas ou, pire, que vous ne le sabriez pas, sous prétexte qu’il ne sait pas nouer ses lacets ou taper dans un ballon…
Le sauvageon a d’abord besoin d’être éduqué, parfois en contradiction avec les codes et usages familiaux.
Cro-Magnon, le pauvre, a besoin de naître, si possible après un accouchement sans violence.

Tout l’art consiste donc à adopter une pédagogie « maternelle » (la fameuse « mère intelligente et dévouée » de Pauline Kergomard) qui fédérera les qualités et les défauts de nos trois cobayes vers un but commun : s’instruire.
C’est bien plus simple que ça en a l’air : une visée claire du « produit transformé » à obtenir, quelques habitudes à mettre en place (toujours selon Kergomard, peut-être un peu « vieilli » mais, après tout, toutes ces « compétences » ne peuvent-elles être mises en place en faisant appel à l’intelligence et sans coup de règle sur les doigts et sont-elles si obsolètes que ça ? : « ordre, politesse, obéissance, bonne humeur, serviabilité, attention, adresse manuelle, activité intellectuelle) et toute une vie de classe orientée vers ce but, grâce à des activités manuelles ou physiques, des jeux, des comptines, des chants, des lectures magistrales.

Déjà, à cinq ans, l’écart est bien moins grand et le « tri » différent.
La bande des intellos, celle des sauvageons et celle des Cro-Magnon ont fusionné, donnant naissance à trois nouvelles bandes : celles des «flèches », toujours première à répondre, toujours partante pour de nouvelles découvertes, de nouveaux apprentissages, se jetant sur la « culture » avec voracité, celle des « bulldozers », plus lente, mais à l’avancée implacable, tour de chenille après tour de chenille, et enfin, celle des « salades », à l’effectif heureusement beaucoup moins nombreux que les deux autres, , bien gentilles, pas dérangeantes, mais un peu stressante dès lors que la maîtresse a décidé que sa mission était d’animer coûte que coûte la statue d’ivoire qui doit normalement se cacher quelque part sous leurs feuilles.

Bien sûr, ces bandes ne sont pas homogènes.
Certaines « flèches » verbales se transforment en « salades » dès lors qu’il s’agit de compter et calculer, de taper dans un ballon ou de chanter en respectant la mélodie alors que des « flèches » mathématiques sont obligées de se transformer en « bulldozer » qui cahote doucement de règle de grammaire en table de conjugaison et de ne pas trop se transformer en « salade » lorsqu’on leur demande de s’intéresser au sort de l’Agneau qui se désaltérait dans le courant d’une onde pure ; d’autres démarrent plus vite que des fusées mais ont une nette tendance à caler lorsque, tout à coup, elles se trouvent confrontées à un travail qui convient à l’ensemble des « bulldozers » mais qui manque un peu de créativité et de nouveauté pour elles.
Certains « bulldozers » ont moins de puissance que d’autres et mettent beaucoup plus de temps à aplanir un terrain un peu rocailleux, d’autres ont de petits réservoirs et sont obligés de s’arrêter plusieurs fois en chemin, le temps de refaire les niveaux et de laisser refroidir le moteur. Il arrive aussi que, tout à coup, l’un d’entre eux arrive sur un terrain déjà si bien aplani qu’il prend tout à coup toutes les caractéristiques d’une très belle « flèche », rapide, efficace et percutante.
Certaines « salades » ont parfois des éclairs de lucidité et semblent avoir l’intention de prendre leur avenir en main. Elles se transforment alors en « bulldozer » ou en « flèche » et il arrive même que cela dure sous les yeux médusés des maîtres qui désespéraient jusqu’alors de voir s’animer la statue.

Lorsqu’on en arrive à ce stade-là, tout roule et la balle est dans le camp des programmes. Ce sont eux qui feront arriver au collège les trois catégories citées ci-dessus plus ou moins « culturisées » et plus ou moins pourvues de ce vocabulaire riche qui leur permet de dominer la situation. Les quelques « salades » suffisamment pourvues de connaissances continueront leur petit train pendant toute l’école élémentaire, les « bulldozers », pour peu qu’on autorise les plus lents à effectuer quelques poses pour refaire les niveaux (quoi, redoublement ?... ben oui, redoublement, parce qu’ils le valent bien, M. Chatel), les « flèches » auront exploré à fond leur domaine de prédilection et auront pris l’habitude de « bulldozériser » lorsque cela s’avère nécessaire, même s’ils ne « bulldozérisent » pas très bien et seulement sur injonction de leur maître, il faut bien qu’il soit payé à quelque chose, celui-là, après tout. Quand on voit quel boulot s’est payé son collègue de maternelle, il serait malvenu pour lui de se plaindre.

Du coup, le maillon faible, me direz-vous, c’est la maternelle, alors, selon vous ? Ben oui, un peu. Mais ne le répétez pas à Mme Morano, elle s’empresserait de déformer ces propos et de relancer la pire des mauvaises idées de ce début de siècle : les jardins d’éveil !
Et cela, ce serait terrible, catastrophique, apocalyptique !
Imaginez un peu : des enfants confiés jusqu’à l’âge de cinq ans à des personnes qui n’ont aucune visée claire sur le « produit transformé » à obtenir, aucune idée sur le rôle de l’intelligence dans la mise en place des habitudes chères à Pauline Kergomard, aucune réelle envie de « transformer définitivement, et durablement, ces pâtes molles qu’on appelle des enfants ».
Des personnes qui laisseraient les « salades » « salader » en paix parce qu’elles, au moins, elles sont sages, des personnes qui risqueraient de transformer les « sauvageons » en « durs des durs », soit par des punitions trop dures et une surveillance de maton, soit en raison d’une admiration sans borne pour leur côté « p’tits mecs », tellement mignons avec leurs teeshirts Spiderman et leur coupe iroquoise pleine de gel (pouah !), des personnes enfin qui se moqueraient de la pédanterie du « fils de … » qui récite Jean de La Fontaine et leur explique doctement que le loup est un grand prédateur et que, du coup, il est en concurrence avec l’homme ou que c’est rigolo parce que finalement, un carré, c’est un rectangle qui a les deux « grands côtés » de la même longueur que les deux « petits côtés » ou un losange qui a les quatre « pointus » les mêmes ! [Eh ! Dobo ! Ça c’était la tirade spéciale « burn out » ! Bon sang, que ça fait du bien ! ;-)) ]

Dans quel état d’assèchement accueillerions-nous alors l’argile que nous devrions quand même modeler ? De combien de temps disposerions-nous pour l’humecter lentement afin qu’elle retrouve sa souplesse ? Quelles parties du programme devrions-nous supprimer pour disposer quand même de ce temps ? Combien de « salades » et de « sauvageons » seraient alors déjà tellement rigides qu’il serait impossible de faire quoi que ce soit ? Combien de zones supplémentaires devrions-nous alors classer en Zones d’Exclusion Programmée ?

Une dernière petite chose, pour Christophe : et les parents dans tout cela ? N’ai-je pas dit plus haut que, dans cette entreprise de socialisation qu’est l’école maternelle, nous allions parfois contre les familles ? Si, je l’ai dit. Ils existent.
La faute à qui ? La faute à tout le monde et à l’École elle-même, elle qui, « depuis trente ans, s’est mis en tête de « respecter » cette différence — tout en les parquant dans les ZEP et de déduire de cette diversité que toutes les cultures se valent — alors même que nous sommes toujours censés leur apprendre la nôtre. ».
La faute aux médias qui ont fait admirer aux Cro-Magnon et aux Sauvageons d’alors les coupes à l’iroquoise pleines de gel et les teeshirts Spiderman, les lolitas et les top-models, et « starisé » l’inculture et l’argent qui se gagne facilement et qui en jette.
Et là, pour ces gens-là, prêts, comme leurs bambins de trois ans, à brûler demain leur Spiderman favori pour adopter à sa place le bon vieux Pinocchio que leur fait aimer la maîtresse, la seule solution est que notre DRH préféré ordonne à ses managers d’entreprise de lancer une grande campagne publicitaire intitulée « Parce que vos enfants le valent bien », visant à redorer le blason de la culture acquise et de l’Institution des enfants (ils pourraient même faire un nouveau « prix Cognacq », pas de la famille nombreuse cette fois, mais de la famille « intelligente et dévouée »). Ça nous changera des dictionnaires à la con, des TBI et du prix du cartable.

Yes ! Fini ! Et maintenant, je vais profiter du chant des cigales et de la douceur de l’air provençal pour obéir à mon véto !

Écrit par : catmano | 08 juillet 2010

Ne restons pas sur notre "quant-à-soi" ! http://www.youtube.com/watch?v=mIUiDuD2uiU

Ça, c'est de la musique ...

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

Dans mon jury de bac S (niveau très moyen, spécialité SVT), taux de réussite 92,7 %

Yes !

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Pour :-) , les matheux et les masochistes, des mathématiques pas modernes du tout, et pourtant...

http://pagesperso-orange.fr/scmsa/BB_Archimede.pdf

Il y a même des commentaires pour les pédagogues et un éloge de l'ami Erathostène pour Dugong et Nicolas !

Écrit par : yann | 08 juillet 2010

http://www.google.fr/url?url=http://www.dailymotion.com/video/x2l8lv_tower-of-power-1987_music&rct=j&sa=X&ei=_-g1TOLSBIPvOYTsgK0E&ved=0CEgQuAIwCQ&q=tower+of+power&usg=AFQjCNGM-Gjobcd3mQfKwpph500FomEtPg

Pour se nettoyer les oreilles du précédent...
Et pour Françoise, un peu de groove, du gros qui tache !!! A faire se lever un mort !!

(Et en mémoire de Roger, qui m'avait fait découvrir ce groupe, ancien directeur du "big bazar" de Michel Fugain, mort hier des suites d'une longue maladie; et père de deux de mes neveux et nièces.)
:-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Yes ! Fini ! Et maintenant, je vais profiter du chant des cigales et de la douceur de l’air provençal pour obéir à mon véto !
Ecrit par : catmano | 08 juillet 2010

Quand je pense qu'elle a écrit cela, Catmano, après un trajet en taxi entre l'intersection des rues Saint-Jacques et Gay-Lussac où elle se trouvait hier sur le coup de 17 heures et Saint-Pantaléon où elle a dû arriver ce matin, j'en suis abasourdi !

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

Dobolino, je ne me relèverai pas la nuit pour écouter le jeune chanteur du lien que vous proposez. Et comme chez moi, il n'y a pas de cigales, je me contenterai du chant cristallin des crapauds...

Écrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2010

latin et grec aux oubliettes :-)
Pas sûr qu'on vous suive, ici ! :-(

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2010

Il y a même des commentaires pour les pédagogues et un éloge de l'ami Erathostène pour Dugong et Nicolas !
Ecrit par : yann | 08 juillet 2010

Merci Yann, mais je suis en vacances et cela me fatigue.

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2010

Dobolino, je ne me relèverai pas la nuit pour écouter le jeune chanteur du lien que vous proposez. Et comme chez moi, il n'y a pas de cigales, je me contenterai du chant cristallin des crapauds...

Ecrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2010
Et pourtant ! Si un automobiliste écrase un "crapaud fourvoyé", y'aura pas de vague de suicide.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2010

à Yann,

Si vous voulez vous amuser, voyez (et étudiez !) le document sur "l'enseignement de la géométrie élémentaire" écrit par JP Demailly, président du GRIP

Notamment les pages 28, 29, 30

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/geom_elem.pdf

J'espère que tous les esprits matheux qui errent sur ce blog l'ont lu.

PS : je n'ai évidement rien contre ce brave Eratosthène qui n'est pour rien dans les délires fugaces des pédagols qui le trombinent sans vergogne.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Tout d'abord j'ai cru à une plaisanterie. Mais non ! Par certains côtés, la Chine reste bien coco !!
http://www.lepoint.fr/monde/chine-les-patrons-des-mines-devront-descendre-avec-les-mineurs-08-07-2010-1212533_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100708

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2010

à Yann,

Si vous voulez vous amuser, voyez (et étudiez !) le document sur "l'enseignement de la géométrie élémentaire" écrit par JP Demailly, président du GRIP

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2010

Déjà lu (sur les conseils de Guy Morel, il me semble).
Et fort intéressant.

Écrit par : yann | 08 juillet 2010

bon je vais me faire lyncher mais :

http://www.fdesouche.com/124499-violence-scolaire-et-immigration-sont-intimement-liees

j'en suis à 30 min d'écoute...

Écrit par : exTC | 08 juillet 2010

"Si j'avais à imaginer une devise pour la jeunesse je chosirais "Culture et Courage" (André Malraux)

La notion de "culture" apparaît aux alentours du XIXème siècle. Elle est l'héritière des Humanistes de la Renaissance (Montaigne, Rabelais, Erasme...), de la pensée des Lumières, des Révolutions de 1789 et de 1848, de Condorcet, de la Troisième République et de la volonté de ses fondateurs de former des citoyens éclairés et responsables (des électeurs d'un suffrage désormais universel durement conquis), à travers l'Ecole laïque, gratuite et obligatoire (Jules Ferry), en concurrence avec l'Eglise ; les "hussards noirs de la République", glorifiés par Charles Péguy sont une sorte de clergé combattant, à la manière des Ordres religieux et militaires du Moyen-Âge.

La culture fut d'abord l'apanage de la bourgeoisie (après avoir été celle de l'aristocratie), avant de se répandre peu à peu dans le Peuple, à travers l'Ecole.

Elle n'est pas un simple vernis, mais un ensemble de savoirs et de comportements, liés à une certaine vision de l'Homme, à un "modèle humain" ; dans l'esprit des fondateurs de l'école républicaine, le savoir est étroitement lié à la "morale" qui a disparu des programmes dans les années 60.

Héritière de la tradition judéo-chrétienne, cette morale, (ou plutôt cette "éthique"), inspirée du "Fondement de la métaphysique des moeurs" d'Emmanuel Kant, était acceptable aussi bien par les croyants que par les agnostiques :

1) Agis comme si la maxime de ton action pouvait être érigée par ta volonté en Loi universelle de la nature."

2) Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen."

3) Agis de telle sorte que tu puisses toujours te considérer en même temps comme législateur et comme sujet dans le règne des fins."

Chaque grande époque de l'Humanité a eu ses modèles humains : "l'Aner kalos ka'gathos" des Grecs, le "vir probus" des Romains, le chevalier du Moyen-Âge, l'humaniste de la Renaissance, "l'honnête homme" du XVIIème siècle.

Figures partielles et partiales, socialement délimitées, dont sociologues et historiens ont beau jeu de démontrer l'appartenance à telle classe sociale déterminée et le caractère restrictif (les femmes et les enfants, les esclaves et les "métèques" par exemple ne sont pas citoyens à part entière dans la démocratie athénienne).

Mais ces modèles n'excluent pas l'existence d'une "contre-culture" populaire (paysanne, artisanale, ouvrière...) avec des interactions réciproques avec la culture dominante.

Qu'en est-il aujourd'hui ? Ce n'est pas un hasard si la notion de "culture" est remplacée dans les nouvelles directives officielles par un "socle commun des compétences" : maîtrise des nouvelles technologies de l'information, du code de la route, "savoir nager" (sic !), éducation à la citoyenneté côtoient la maîtrise de la langue française et ce que l'on appelait, jadis la "culture", mais réduite à sa plus simple expression ; on a renoncé à hiérarchiser ces savoirs et à les intégrer dans une vision d'ensemble de la formation de la personne humaine.

Le passé et les "modèles humains antérieurs" ne sont plus vraiment transmis, en particulier la tradition humaniste, constitutive de l'Europe moderne et qui plonge ses racines dans le monde gréco-romain ; l'enseignement du grec a presque disparu, au grand désespoir de Jacqueline de Romilly (cf. "L'enseignement en détresse") et celui du latin se borne à une vague "initiation" où il est davantage question de "civilisation" (ce qui est , je le reconnais, mieux que rien) que d'étude de la langue.

Dans le meilleur des cas, les élèves apprennent les déclinaisons, mais ils n'apprennent pas à s'en servir en faisant des versions (et encore moins des thèmes) parce que l'enseignement de la grammaire a disparu à l'école primaire au profit de l'observation raisonnée de la langue (la fameuse ORL) et qu'ils n'ont plus les bases grammaticales nécessaires. Et puis il faut éviter de décourager le peu d'élèves qui choisissent encore de faire du latin.

Quand Jean Jaurès se demandait si la suprématie du latin et du grec dans l'enseignement supérieur à son époque, apanage d'une bourgeoisie cultivée était adaptée à la montée en puissance d'une classe ouvrière consciente et organisée, il ne pouvait prévoir la situation actuelle : la disparition de cette "bourgeoisie cultivée" (l'actuel président de la République est parfaitement représentatif de ce que sont devenues les "classes dirigeantes") et celle de la classe ouvrière dans les années 60 et la constitution d'une gigantesque "classe moyenne" qui tend à imposer partout (sous le nom "d'opinion publique") ses "valeurs".

La France a eu la Monarchie, puis la République, puis l'Empire, puis à nouveau la République. A présent, elle a la "Démocratie" et le système éducatif qui va avec et si Luc Chatel, l'actuel ministre de l'Education national, a pu si facilement faire passer sa réforme du lycée, c'est qu'il y a finalement un large consensus en faveur d'une baisse des exigences et du niveau.

On peut évidemment se dire qu'une société fait fausse route lorsqu'elle élève les valeurs matérielles au-dessus des autres, mais un tel argument est peu susceptible de toucher ceux qui nous gouvernent (et ceux qui les ont élus).

Même si elle choque l'opinion, la multiplication des actes de violence au sein des établissements scolaires et les incivilités permanentes entre élèves et vis-à-vis des enseignants ne constituent pas vraiment des arguments en faveur d'un changement profond du système, la rupture avec le "collège unique", le rétablissement de la sélection et d'un minimum de discipline.

L'opinion, là encore, ne fait pas le lien entre les deux réalités (la violence et le système scolaire) et tend à imputer la responsabilité de ces actes à "l'environnement", moyen commode de "noyer le poisson" qui convient parfaitement aux responsables et aux organisateurs du système.

Seule une déliquescence totale du système éducatif (vers lequel tous les enseignants lucides savent que nous allons, du moins dans l'enseignement public) et son impuissance à dégager une élite capable de faire fonctionner l'économie et les services (médecins, ingénieurs...), mais aussi de techniciens, d'ouvriers, d'artisans, de commerçants compétents pourrait faire pencher la balance.

La prise de conscience a eu lieu aux Etats-Unis depuis Ronald Reagan et son fameux discours "A Nation at Risk" dans les années 80 et le président Obama semble agir en faveur d'un enseignement public de qualité, notamment pour les classes les plus défavorisées.

Il faudra peut-être attendre vingt ans pour que la France en fasse autant, à moins qu'elle ne le fasse jamais et qu'elle se résigne à rester ce qu'elle est devenue, une nation de second plan.

Le "socle commun" qui remplace la culture générale (et la culture tout court) semble viser principalement l'adaptation des individus à la société de consommation, la dimension de l'avenir et du passé qui caractérise tout véritable projet de société en paraissent singulièrement absents. Mais peut-il y a voir un "avenir" sans une connaissance du passé, sans ce "retour amont" dont parlait René Char ?

Dans son célèbre essai sur la crise de l'Education aux Etats-Unis dans les années 60 (qui est la situation actuelle de la France et de la plupart des pays d'Europe), Hannah Arendt a bien montré le caractère paradoxal des idées des tenants de la "progressive education" : en laissant les "apprenants" construire leur propre savoir, en renonçant à leur transmettre des connaissances, le "pédagogue" moderne pense ainsi les rendre plus heureux et plus libres.

Il ne fait en réalité que les river aux limites étroites de leur milieu, et de leurs préjugés. L'éducateur, explique Hannah Arendt doit avoir le courage de dire aux élèves : "Voici notre monde" et de leur transmettre explicitement l'héritage du passé. Ce n'est qu'ainsi qu'ils pourront en faire leur miel, (comme disait Montaigne), exercer leur esprit critique et faire surgir, à leur tour, "du nouveau".

Ceux qui sont nés, comme moi, dans les années 50, qui ont un pied dans le passé où la notion de culture générale avait encore un sens et un autre dans un présent où le sens de cette notion tend à disparaître, savent bien qu'elle est la seule "armature" (au sens musical du terme) qui permette de s'adapter intelligemment au présent et de construire un avenir viable.

"La véritable école du commandement est la culture générale. Au fond des victoires d'Alexandre, il y a l'enseignement d'Aristote." (Charles de Gaulle)

Écrit par : Robin | 08 juillet 2010

"Vache folle : Le gouvernement devra payer des indemnités pour avoir interdit la vente de ris de veau"

Je suis d'accord : le ris de veau, c'est trop bon.

Le bovin sur la photo fait la gueule.

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/vache-folle-l-etat-condamne-pour-exces-de-zele_905018.html

Écrit par : dugong | 08 juillet 2010

Bonsoir à vous, Robin !!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Françoise, Marsalis, (Wynton), avec Yacoub Addy, le Jazz at Lincoln Center Opera, et l'ensemble de percussions ganéen Odadaa*... Qui n'ont pas les mains dans le même sabot...
Ca aussi, ça nettoie bien les oreilles !!! ;-)

*Sur Mezzo, évidemment !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Et que les pourfendeurs structurels du métissage aillent se faire f..... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Françoise, Marsalis, (Wynton), avec Yacoub Addy, le Jazz at Lincoln Center Opera, et l'ensemble de percussions ganéen Odadaa*... Qui n'ont pas les mains dans le même sabot...
Ca aussi, ça nettoie bien les oreilles !!! ;-)

*Sur Mezzo, évidemment !!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Et que les pourfendeurs structurels du métissage aillent se faire f..... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

J'y cours -- sur Mezzo, et contre les pourfendeurs structurels !

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010

Sang et tripailles! Oyez! Oyez! Notre sinistre qui le vaut bien nous parle sur le site VousNousIls. Allez, masochiste jusqu'au bout, je vous le reproduis in extenso, cet article:


Education: les 16.000 postes supprimés en 2011 seront trouvés "sans problème" (Chatel)

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a affirmé jeudi que les 16.000 postes qui doivent être sup­pri­més dans le bud­get 2011 dans l'Education natio­nale seraient trou­vés "sans pro­blème", assu­rant par ailleurs qu'il n'était "pas inquiet" quant à l'organisation de la pro­chaine rentrée.

Interrogé sur la façon dont le minis­tère allait trou­ver 16.000 postes à sup­pri­mer, comme le pré­voit le bud­get pour 2011, et alors que cer­tains syn­di­cats affirment que le sys­tème "est à l'os" avec plus de 40.000 sup­pres­sions de postes entre 2008 et 2010, l'entourage du ministre a affirmé lors d'un point presse que les remon­tées du ter­rain lais­saient pen­ser "qu'on peut faire sans pro­blème 16.000 sup­pres­sions de postes en 2011".

"Sans pro­blème", a ren­chéri le ministre.

En mai, le minis­tère a demandé aux rec­teurs d'académie de quan­ti­fier les marges de manoeuvre par aca­dé­mie pour conti­nuer à sup­pri­mer des postes en 2011–2013, "sans dégra­der les per­for­mances glo­bales du sys­tème éduca­tif", dans plu­sieurs fiches internes dévoi­lées dans la presse début juin.

"J'ai pensé que le sys­tème éduca­tif pou­vait encore s'améliorer en orga­ni­sa­tion, pas de la rue de Grenelle, mais au plus près du ter­rain (…). Ce qui compte, c'est qu'on y arrive en gagnant en effi­ca­cité (…) Les remon­tées laissent pen­ser qu'on va y arri­ver", a dit M. Chatel aux journalistes.

A la ques­tion de savoir com­ment il voyait le pro­chaine ren­trée, le ministre a répondu: "je ne suis pas inquiet sur l'organisation de la ren­trée. "Je suis vigi­lant", a-t-il ajouté, sou­li­gnant qu'il fai­sait "confiance au pro­fes­sion­na­lisme des équipes" éducatives.

"Le contexte (de ren­trée, avec une grève inter­pro­fes­sion­nelle contre le pro­jet de réforme des retraite le 7 sep­tembre, ndlr) est un contexte qui dépasse celui de l'Education natio­nale, avec les retraites et les négo­cia­tions dans la fonc­tion publique", a-t-il dit, fai­sant réfé­rence au gel du point d'indice des fonc­tion­naires l'an prochain.

Interrogé sur la grève à laquelle appelle le Snes-FSU (prin­ci­pal syn­di­cat des col­lèges et lycées) le 6 sep­tembre, le ministre a dit qu'il n'était "pas fré­quent d'avoir un mou­ve­ment de grève le pre­mier lundi de la ren­trée". "On va voir com­ment ça va se pas­ser", a-t-il dit, ajou­tant qu'il fai­sait "confiance" au "sens du devoir" des professeurs.

"Deux réformes impor­tantes" entre­ront en vigueur, a-t-il rap­pelé: la réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants, dont il a admis que c'était un "dos­sier dif­fi­cile" et "la réforme du lycée"', qui entre en vigueur pour la classe de seconde.

Sur la pre­mière, il a sou­li­gné que 2010–2011 était une "année tran­si­toire". "On va voir com­ment elle se passe (…) ce n'est pas inter­dit d'améliorer les choses", a-t-il dit.

Son entou­rage a annoncé que les "tuteurs" qui allaient accom­pa­gner les ensei­gnants débu­tant à l'école, au col­lège ou au lycée, tou­che­raient 2.000 euros pour l'année.

M. Chatel a estimé qu'"aujourd'hui, c'est très dif­fi­cile" d'être ensei­gnant. "C'est un métier quand même mal payé" et "qui a été déva­lo­risé", a-t-il dit, rap­pe­lant le plan de reva­lo­ri­sa­tion annoncé pour les pro­fes­seurs débu­tants à la rentrée.


Qu'on se le dise!

Madame Guichard, vous avez raison mille fois: pour ce soir, je cesse de lire ces clowneries qui nous prennent pour des khons.

Écrit par : Maxime | 08 juillet 2010

Bonsoir à vous, Robin !!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2010

Bonsoir Christophe ! Je ne sais pas de quelles remontées de terrain le "sinistre" veut parler (paroles rapportées par Maxime), mais franchement oui, il nous prend pour des c...

Je suis bien content d'être à la retraite et je plains les collègues qui restent sur le terrain ; je n'ai pas l'intention de déserter, mais de me battre autrement. La suppression massive des postes d'enseignants et de personnel d'encadrement va conduire immanquablement à des drames. Le ministre ne sait pas de quoi il parle.

En ZEP, l'une des solutions est de faire des dédoublements systématiques (j'en ai fait l'expérience cette année et tout le monde en a été satisfait : administration, collègues, parents, élèves...)

Ma réflexion sur la notion de culture générale faisait écho à l'édito de JPB sur la relation éducative comme relation Pygmalion/Galatée, mais il faut bien comprendre que Galatée est un "bâton tordu" (comme dit le philosophe de Koenigsberg) plus qu'une statue chryséléphantine... Il faudrait davantage de disciples éclairé(e)s de Pauline Kergomard comme Catmano pour améliorer la statue.

(Si ça vous intéresse, j'ai mis le Mémoire de DEM de mon plus jeune fils sur le BEBOP sur mon blog)

Écrit par : Robin | 08 juillet 2010

si Luc Chatel, l'actuel ministre de l'Education national, a pu si facilement faire passer sa réforme du lycée, c'est qu'il y a finalement un large consensus en faveur d'une baisse des exigences et du niveau.
.....
Ecrit par : Robin | 08 juillet 2010
Cher Robin,
Heureux de vous lire. Allez-vous bien ?
Vous parlez de "large consensus en faveur d'une baisse de niveau". Hélas, un consensus existe aussi en faveur d'une remise en marche de l'ascenseur social, niaiserie symétrique de la "réussite pour tous". Dans les deux cas, les contenus ont bien peu d'importance.
Je vous renvoie au texte sur la géométrie de Demailly qui provoque ici des commentaires inversement proportionnels à son importance.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

Il faudrait davantage de disciples éclairé(e)s de Pauline Kergomard comme Catmano pour améliorer la statue.


Ecrit par : Robin | 08 juillet 2010

La porte est ouverte depuis 5 ans. On ne peut pas dire qu'on se bouscule au portillon.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2010

@Guy Morel

Je ne vais pas trop mal (disons que je me sup-porte un peu mieux ! ;-)

Je vais récupérer l'année prochaine tous les insatisfaits du système (j'ai déjà commencé cette année), mais je vais passer à la vitesse supérieure ; je ne suis à la retraite que du collège unique !

Écrit par : Robin | 08 juillet 2010

A propos de "l'effet Pygmalion" : la conception qu'en a Philippe Meirieu est assez différente de celle de JPB.

Pour Meirieu, tout est dans le regard positif que l'enseignant porte sur "l'apprenant". En d'autres termes, c'est parce que Pygmalion a (aurait?) considéré sa statue comme une vraie femme que l'ivoire aurait pris chair.

Ça marche de temps en temps, mais pas à tous les coups ! L'éducation, c'est comme la psychanalyse, ça ne fait pas de miracles : on bêche, on désherbe, on sème et advienne que pourra !

Mais le meilleur professeur ne peut rien si l'élève n'y met pas du sien (la bonne volonté du "bâton tordu"), si Galatée ne veut pas s'éveiller de sa torpeur de statue pour devenir une femme.

Il arrive même parfois qu'un échec apparent se révèle un succès à long terme et qu'une réussite éclatante ne soit qu'un feu de paille.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

La porte est ouverte depuis 5 ans. On ne peut pas dire qu'on se bouscule au portillon.

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2010

Je remets à niveau des élèves de collège et je comptais m'appuyer (en partie) l'année prochaine sur les manuels de grammaire du Projet SLECC.

Par ailleurs, je serai beaucoup plus disponible que cette année (enfin, j'espère !).

Donc, si je peux faire quelque chose pour la "cause" (du Peuple ?), dites-le moi et dites moi quoi.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

@Guy Morel

J'ai beaucoup apprécié ce que dit Cécile Reveret sur la grammaire. je me suis même permis de reprendre sa nomenclature (natures et fonctions des mots et des propositions).

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

"Sur la pre­mière, il a sou­li­gné que 2010–2011 était une "année tran­si­toire". "On va voir com­ment elle se passe (…) ce n'est pas inter­dit d'améliorer les choses", a-t-il dit."

Ecrit par : Maxime | 08 juillet 2010

Ces gens là peuvent faire ENCORE mieux ? Houlalalalalala !!! :-(

Merci, Robin ! Je me lirai ça tranquillement aujourd'hui !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

Bonjour Robin. Vous retrouver est un plaisir. Je vous croyais en retraite depuis juin, alors que signifie "je ne suis à la retraite que du collège unique "? Et "Je ne vais pas trop mal" ?
Vous devriez vous sentir délivré, non ? Je ne parle que de votre situation perso, bien sûr, pas du grand gâchis EN.
Quoi qu'il en soit, bonnes vacances réparatrices !

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

Je remets à niveau des élèves de collège et je comptais m'appuyer (en partie) l'année prochaine sur les manuels de grammaire du Projet SLECC.

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2010

Parfait, yapuka les écrire :-) !

Écrit par : Pascal | 09 juillet 2010

Bonjour Robin. Vous retrouver est un plaisir. Je vous croyais en retraite depuis juin, alors que signifie "je ne suis à la retraite que du collège unique "? Et "Je ne vais pas trop mal" ?
Vous devriez vous sentir délivré, non ? Je ne parle que de votre situation perso, bien sûr, pas du grand gâchis EN.
Quoi qu'il en soit, bonnes vacances réparatrices !

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2010

Je suis à la retraite de l'Éducation nationale depuis fin juin de cette année en effet, mais je vais continuer à donner des cours particuliers ou en petits effectifs ; vous n'avez pas idée du nombre de parents (et d'élèves !) qui cherchent le salut en dehors du système, même s'ils sont obligés d'y rester et de la diversité des "profils", des "surdoué(e)s" qui s'ennuient aux très faibles qu'il faut remettre en selle, à qui il faut redonner confiance et avec lesquels il faut reprendre toutes les bases (relevez les pronoms relatifs ! ;-) ; je travaillerai donc en dehors du système, dans un organisme privé sérieux, mais j'ai constaté cette année qu'il y a de jeunes collègues comme celui avec lequel j'ai travaillé et qui partagent nos "valeurs" et c'est plutôt encourageant, ceci dit, je ne sais s'il est représentatif de la "nouvelle génération" enseignante.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

"Sur la pre­mière, il a sou­li­gné que 2010–2011 était une "année tran­si­toire". "On va voir com­ment elle se passe (…) ce n'est pas inter­dit d'améliorer les choses", a-t-il dit."

Ecrit par : Maxime | 08 juillet 2010

Ces gens là peuvent faire ENCORE mieux ? Houlalalalalala !!! :-(

Merci, Robin ! Je me lirai ça tranquillement aujourd'hui !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010


La vérité, c' est que nous n'avons plus de ministre de l'Éducation nationale depuis un bout de temps ; notre ministre de tutelle est à Bercy.

C'était Eric Woerth qui ne voulait pas désespérer Bettancourt, c'est le petit Baroin qui a l'air de s'y connaître en économie comme Sarkozy en littérature...

Quant à Luc Chatel, c'est la révolution de la permanente, le vide sidéral.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

C'est vrai, Dobolino, les crapauds peuvent s'égarer, les voitures les écraser et personne ne se lamentera pour cet animal si laid, dit-on...
Pourtant, il est un animal qui nous invite à le regarder autrement.
(...)
Soudain, avançant dans l'ornière
Où le monstre attendait sa torture dernière,
L'âne vit le crapaud, et, triste, - hélas ! penché
Sur un plus triste, - lourd, rompu, morne, écorché,
Il sembla le flairer avec sa tête basse ;
Ce forçat, ce damné, ce patient, fit grâce ;
Il rassembla sa force éteinte, et, roidissant
Sa chaîne et son licou sur ses muscles en sang,
Résistant à l'ânier qui lui criait : Avance !
Maîtrisant du fardeau l'affreuse connivence,
Avec sa lassitude acceptant le combat,
Tirant le chariot et soulevant le bât,
Hagard, il détourna la roue inexorable,
Laissant derrière lui vivre ce misérable ;
Puis, sous un coup de fouet, il reprit son chemin.

Alors, lâchant la pierre échappée à sa main,
Un des enfants - celui qui conte cette histoire -
Sous la voûte infinie, à la fois bleue et noire,
Entendit une voix qui lui disait : Sois bon !

Victor Hugo.

Alors les enfants des jolies colonies de vacances pourront continuer à chanter.

La nuit est limpide,
L'étang est sans rides
Dans les ciel splendide
Luit le croissant d'or.

(...)

Alors dans la vase,
Ouvrant en extase
Leurs yeux de topaze
Chantent les crapauds.

Et voilà, c'est ainsi que la nuit ,chère à Philippe Rameau, calme le malheureux qui souffre en son réduit.

Hein? Quoi ? Culture bourgeoise ? Ah bon ? Première nouvelle. J'ai grandi à la campagne, j'ai toujours aimé écouter le chant des crapauds . Mon père me récitait la poésie de Victor Hogo parce qu'il l'avait apprise à l'école et au temps de son enfance, les ânes étaient nombreux au village. ( On peut le vérifier dans les statistiques agricoles aux archives départementales ) Je n'ai pas appris cette poésie mais j'en ai appris d'autres et " L'hymne à la nuit " je l'ai appris avec le maître au CM2. C'est tout. On ne va pas en faire un fromage...

Merci,Catmano pour votre témoignage si vivant et débordant de ferveur. Vous avez bien raison d'écouter le chant des cigales et le silence aussi.

Écrit par : charpentier Hélène | 09 juillet 2010

@nomenclature grammaticale

http://www.slecc.fr/programmes_grip/2008-nomenclature.pdf

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Le jus du jour nous y plonge grâce à Fr. Jarraud dans son éditorial, lequel Jarraud, citant Grosperrin et son rapport, se désole: la dernière circulaire sur le socle commun d'incompétence permettrait aux enseignants de se focaliser sur le français et les maths. Extrait pur jus:

"Une priorité est donnée à la maîtrise de la langue française et aux principaux éléments de mathématiques car ces deux compétences conditionnent largement les autres apprentissages en milieu scolaire" (dit la circulaire.) "On est loin de la philosophie du socle…" (conclut Jarraud.)

Après les désobéisseurs, on a droit à la "résistance pédagogique [...], au militantisme, à l’action collective", appel lancé par l'AFEF.
Ce matin, le jus est en forme.

Plus loin, faisant son canard, il se déchaîne contre le Concours Général qu'il faudrait sucrer: " [...] le concours a été fidèle à lui-même : l'étendard des inégalités... le concours général est à l'opposé du pacte républicain."
Or, après avoir jeté l'opprobre sur les concours et leur aspect apparemment fort peu démocratique, voici ce qu'on lit un peu plus loin: "Géo : Préparez les concours avec Géoconfluences" - mais il est vrai qu'à partir de là, les TICE entrent en action.

Écrit par : Maxime | 09 juillet 2010

alors, on ne relaie plus les billets de Natacha Polony ?

Trop dérangeant, peut-être ? Trop "à droite" ?

http://blog.lefigaro.fr/education/2010/07/la-photo-montre-un-jeune.html?xtor=RSS-90

Écrit par : yann | 09 juillet 2010

Bonjour Robin !
Vous écrivez : « le meilleur professeur ne peut rien si l'élève n'y met pas du sien ».

Malheureusement c’est ce que les pédagogistes et une partie de l’opinion refoulent ! Apprendre en dormant, c’est leur rêve ! J’ai pas mon diplôme, c’est la fautoprof !

L’enseignement n’est pas un service public comme un autre avec des usagers qui prennent le bus pour aller d’un point à un autre en se contentant de s’asseoir jusqu’à la prochaine. Et même certains de nos élèves ont cette attitude en classe, regard dans le vide, sac fermé devant eux, fermeture éclair bien remontée comme dans le bus ! Vous descendez quand ?

À l’école, « l’usager-citoyen » doit pousser à la roue sinon il n’avance pas !

Écrit par : Pierre Lariba | 09 juillet 2010

http://fr.news.yahoo.com/4/20100708/tod-mondial-allemagne-poulpe-cb1d00a.html

Un animal intelligent -car indépendamment des dons exceptionnels de Paul, le poulpe est intelligent- vaincra-t-il la bêtise d'un peuple de brêles qui demande sa mise à mort comme au Moyen Age qu'il ne semble pas avoir quitté ?

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

On ne va pas en faire un fromage... Hélène Charpentier

Eh bien si, on devrait. Vous me confortez dans mes choix. Je ne manque jamais de lire et de faire apprendre (ne soyons pas trop ambitieux, ils se mettent à plusieurs, voire à toute la classe pour réciter l'ensemble de la poésie si elle est très longue, mais c'est tellement mieux que de ne rien apprendre du tout !) La mort du loup et Le crapaud.
Et il se trouve encore des parents pour apprécier.

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

J'ajouterai qu'il est des passages de ces poèmes très difficilement lisibles sans avoir la gorge nouée. Et les réflexions qui suivent la lecture sont souvent riches.

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

N.B. Le verbe n'a pas de fonction : c'est autour de lui que s'organisent les mots de la phrase.

(sauf s'il est à l'infinitif !)

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

"Trop dérangeant, peut-être ? Trop "à droite" ?"

Ecrit par : yann | 09 juillet 2010

Je ne sais pas si cet article est très dérangeant, ici...
Disons que la "prise de conscience" est déjà faite... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

"Quant à Luc Chatel, c'est la révolution de la permanente"

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2010

Je peux vous la piquer, celle-là, Robin ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

Une porte-parole du centre aquatique d'Oberhausen a précisé que "rien de fâcheux" n'arriverait au plus célèbre céphalopode au monde, dont les pouvoirs de prédiction pourraient être mis à profit dans d'autres disciplines.

Il paraît qu'on a soumis à Paul les déclarations de Luc Chatel sur les "remontées de terrain" et l'impact positif des suppressions de postes et qu'on l'a vu nettement se "gondoler".

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

"Quant à Luc Chatel, c'est la révolution de la permanente"

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2010

Je peux vous la piquer, celle-là, Robin ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

No problemo !

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

Je ne sais pas si cet article est très dérangeant, ici...
Disons que la "prise de conscience" est déjà faite... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

Christophe, soyez gentil de ne pas amalgamer ainsi. Moi, quand on parle de conscience, je n'aime pas beaucoup les émois collectifs.
Donc Natacha Polony écrit ce qu'elle veut - de droite ou de gauche, je m'en fiche bien -, mais cela n'en fait pas un leader de la "prise de conscience"

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Bonjour, Robin. Je suis très heureuse de vous lire à nouveau ici.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 juillet 2010

Donc Natacha Polony écrit ce qu'elle veut - de droite ou de gauche, je m'en fiche bien -, mais cela n'en fait pas un leader de la "prise de conscience"

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Qui a parlé de "leader" ??? Pas moi, en tous cas !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

C'est qui le grand chef ici en l'absence du Calife ?

Écrit par : iPidiblue dans le foutoir de Bonnet d'âne | 09 juillet 2010

"Panne de toilette et d'O2 à l'ISS
AFP
09/07/2010 | Mise à jour : 13:50 Réagir
Le segment américain de la Station spatiale internationale (ISS) connaît une panne de toilettes et de son système d'approvisonnement en oxygène, ont rapporté aujourd'hui les agences russes, excluant tout danger pour les astronautes.

"C'est tout simplement une malédiction qui poursuit le segment américain. En plus des sanitaires, le système de génération d'oxygène de nos partenaires est tombé en panne", a indiqué une source au sein des autorités spatiales russes.

"Désormais, les astronautes de la NASA doivent non seulement aller aux toilettes dans le module russe 'Etoile' mais en plus ils obtiennent l'oxygène dans leur segment du système russe 'Electron'", a poursuivi la source.

Selon elle, le système d'oxygène est tombé en panne le 5 juillet.

Trois astronautes américains et trois cosmonautes russes vivent actuellement à bord de l'ISS qui est en orbite à 350 km de la Terre.

Ce ne sont pas les premiers déboires que la Station connaît ce mois-ci. Le 2 juillet, l'arrimage du vaisseau cargo russe Progress avait échoué. L'opération a finalement eu lieu avec succès deux jours plus tard."

Moralité : quand les toilettes sont bouchées on est bien emmerdé !

Écrit par : iPidiblue panne de toilettes | 09 juillet 2010

Avez-vous remarqué ? Robin et moi, on se partage les taches, lui les fonctions nobles et moi les parties basses, viscères et le reste ... il faut de tout pour faire une bonne éducation n'est-il pas vrai ?

Écrit par : iPidiblue parties nobles et parties impures | 09 juillet 2010

Tâches, espèce de tache !

Écrit par : iPidiblue parties nobles et parties impures | 09 juillet 2010

Qui a parlé de "leader" ??? Pas moi, en tous cas !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

En effet, vous avez écrit : "Disons que la "prise de conscience" est déjà faite... ;-)"
Autrement dit :
1- il y a "une prise de conscience" ;
2- Polony est en retard sur cette "prise de conscience" qui est déjà faite ici.
Donc je voudrais savoir de quelle prise de conscience il s'agit, et de quoi.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Avec Guy c'est toujours la prise de tête assurée ...

Écrit par : iPidiblue parties nobles et parties impures | 09 juillet 2010

"Des bondieuseries gallo-romaines
| 09.07.10 | 14h47 • Mis à jour le 09.07.10 | 14h49

Autun (Saône-et-Loire) Envoyé spécial

Pistillus était un grand potier. Du moins par l'abondance de sa production. Pour le goût, c'est une autre histoire. Ses céramiques auraient leur place au milieu des madones de plastique vendues à Lourdes, ou des santons de Provence. Cette bimbeloterie connaissait pourtant, dans le monde gallo-romain, un vif succès. D'où le bonheur de l'équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) qui vient de découvrir leur foyer, à Autun, en Saône-et-Loire.



D'ordinaire, les fouilleurs de terre exhibent leurs plus belles trouvailles, les pièces les mieux ouvragées, les objets les plus raffinés. Occultant ainsi des pans de la vie des sociétés passées. Rien de tel ici. Les vestiges sortis de l'humus sont triviaux. Et c'est ce qui fait tout leur intérêt.

Nous sommes dans l'antique Autun, Augustodunum, la ville d'Auguste. Le premier empereur romain (de 27 avant à 14 après J.-C.) l'avait fait édifier en cadeau aux Eduens, peuple gaulois habitant l'actuelle Bourgogne, dont la capitale était l'oppidum de Bibracte, sur le mont Beuvray. Là même où Vercingétorix fut proclamé chef des Gaules et où François Mitterrand pensa un temps se faire inhumer. Période trouble, alliances contre-nature. Les chefs éduens étaient amis de Rome, avec qui ils commerçaient, et c'est à leur appel, face à la menace d'une invasion par les Helvètes, que César s'était lancé dans la guerre des Gaules (58-51 avant J.-C.)

Bâtie ex nihilo, comme une ville nouvelle, par le fils adoptif de César, Augustodunum est "l'exemple type de la romanisation" des régions conquises par les légions puis intégrées à l'Empire, décrit Stéphane Alix, responsable scientifique des fouilles. Celles-ci sont menées dans le secteur nord de la cité, sur une friche où doivent être construits des logements sociaux. Le chantier, ouvert en mars, pour six mois, a permis de dégager les niveaux d'occupation tardive, jusqu'à la fin du IIIe siècle. Ils révèlent une promiscuité, inhabituelle dans l'urbanisme gallo-romain, de l'habitat (maisons à un ou deux étages avec salles à hypocauste chauffées par le sol et enduits décoratifs) et de l'artisanat (forges, creusets de fonte, enclumes).

Le temps risque de manquer pour atteindre les strates inférieures de la fondation augustéenne, au début du Ier siècle. Mais, déjà, les archéologues sont comblés : ils ont mis la main sur le four de l'un des plus fameux coroplathes (fabricants de figurines) de la fin du IIe et du début du IIIe siècle, connu par la signature de ses moules.

L'installation est de taille modeste : une chambre de cuisson d'un peu plus d'un mètre de diamètre et de profondeur, recouverte à l'origine d'un dôme, où circulait par des évents, à une température de 800°, un air chaud produit par un feu de bois. Elle suffisait à cuire, en une seule fournée, plusieurs centaines de poteries qui inondaient le marché. On en a retrouvé jusqu'en Germanie et dans les provinces de Rhétie (Alpes centrales) et du Norique (Europe centrale).

Ces figurines de terre blanche, de facture soignée, étaient confectionnées par moulage, à partir d'une argile très fine, les deux faces, moulées séparément, étant collées à la barbotine. Une fois cuites, certaines étaient peintes, comme le montrent des fragments de pigments rouges. De petite taille (une dizaine de centimètres pour les plus grandes), elles représentaient des déesses nourricières se pressant le sein pour en faire jaillir du lait, des Vénus callipyges, ou encore des animaux, tels que des moutons ou des ours.

Dans son Histoire de la Gaule, Camille Jullian (créateur de la chaire des Antiquités nationales du Collège de France) cite "l'Eduen Pistillus, qui passa maître dans le genre familial, remplissant toute la Gaule de mères pouponnières, d'enfants au berceau, de lits domestiques, de chiens gardiens du foyer".

Peut-être ces statuettes servaient-elles de "porte-bonheur", avec, pour les figures nourricières, "une fonction propitiatoire", suppose Stéphane Alix. Moins chères que leur équivalent en bronze, elles étaient destinées à une clientèle modeste. Mais Pistillus ("piston" en latin) avait aussi une veine d'inspiration plus érotique. Des médaillons signés - dont aucun n'a encore été exhumé à Autun - représentent des personnages dans des postures sans équivoque : sur l'un d'entre eux, deux hommes entourent une femme à quatre pattes. Clin d'oeil de l'histoire, le site gallo-romain était occupé, à l'époque moderne, par un lupanar, qui fut démoli au milieu des années 1980.

"Qu'on ne se trompe pas d'ailleurs sur le mérite de Pistillus et de ses émules, écrit Camille Jullian. Ce sont de pauvres oeuvres que leurs figurines, faites pour de pauvres ménages, et qui s'en allaient remplir les boutiques à quelques pas, ou qu'étalaient les colporteurs aux heures de marché." Il ajoute : "C'est en Gaule que nous apercevons le mieux la triste agonie du potier grec, la faillite morale de ses héritiers, tout à la fois enrichis et avilis par l'industrie romaine." Grandeur et décadence de Pistillus...

Pierre Le Hir"

Déjà la décadence ...

Écrit par : iPidiblue les pustules de Pistillus | 09 juillet 2010

C'est qui le grand chef ici en l'absence du Calife ?

Ecrit par : iPidiblue dans le foutoir de Bonnet d'âne | 09 juillet 2010

Patience, Ipidi, le Calife récupère ce soir son internet...

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juillet 2010

Déjà la décadence ...

Ecrit par : iPidiblue les pustules de Pistillus | 09 juillet 2010
Très bon, iPidi. J'ai beaucoup aimé cette histoire.
Après tout, y'a pas de raisons pour que nous soyons les seuls à produire des horreurs en série.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

C'est vrai, Dobolino, les crapauds peuvent s'égarer, les voitures les écraser et personne ne se lamentera pour cet animal si laid, dit-on...


Ecrit par : charpentier Hélène | 09 juillet 2010
J'avais écrit "crapaud fourvoyé" en référence à

"Gloire à qui freine à mort, de peur d'ecrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun prix
Cette fille est trop vilaine, il me la faut"

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

Qui a parlé de "leader" ??? Pas moi, en tous cas !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

En effet, vous avez écrit : "Disons que la "prise de conscience" est déjà faite... ;-)"
Autrement dit :
1- il y a "une prise de conscience" ;
2- Polony est en retard sur cette "prise de conscience" qui est déjà faite ici.
Donc je voudrais savoir de quelle prise de conscience il s'agit, et de quoi.

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010
La réponse la plus sage est peut-être ici ?



Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins!
(Et gloire a don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur! serait morte pucelle!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut)

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

Déjà la décadence ...

Ecrit par : iPidiblue les pustules de Pistillus | 09 juillet 2010


http://www.youtube.com/watch?v=-EP3rce-gUY
(non, pas Guy Morel, qui n'y est pour rien ) ...
et :
http://www.dailymotion.com/video/x7cylf_les-grenouilles-par-steve-waring-19_music

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juillet 2010

La réponse la plus sage est peut-être ici ?



Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins!
(Et gloire a don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur! serait morte pucelle!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut)
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2010

Ce qui se traduit par ce dialogue époque Nationale 7 : "mon ami, faites-moi donc le plein et tant que que vous y êtes passez-moi un coup de votre chiffonnette sur le pare-brise."

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Ce qui se traduit par ce dialogue époque Nationale 7 :

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010


http://www.youtube.com/watch?v=Z33pxbRcPBw

Écrit par : Françoise Guichard, trop chaud pour travailler... | 09 juillet 2010

Ecrit par : Françoise Guichard, trop chaud pour travailler... | 09 juillet 2010

M'en parlez pas, ma brav'dame !

Et ce n'est pas Nationale 7 qui va nous rafraîchir ! Pensez donc, le bouchon de Valence, celui de Livron, celui de Loriol, celui de Saulce, celui des Tourrettes, celui de La Coucourde, celui de L'Homme d'Armes, celui de Montélimar !
On était presque contents de la quitter, malgré les virages entre Grignan et Grillon qui nous rendaient malades comme des chiens !

Écrit par : catmano | 09 juillet 2010

Ce qui se traduit par ce dialogue époque Nationale 7 : "mon ami, faites-moi donc le plein et tant que que vous y êtes passez-moi un coup de votre chiffonnette sur le pare-brise."

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010
= c'était le bon temps ou ce qu'il leur faudrait, c'est une bonne guerre.

dans la veine bobo, on m'en a sorti une bonne la semaine derrière. Deux gars qui m'ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas manger de fromage de chèvre car quand ils en consommaient, ils ne pouvaient plus lever les bras. Réponse de mon homme: "avec une mitraillette dans le dos, tu verrais que tu peux très bien les lever".

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

Et le tunnel de la Croix Rousse, vous vous en souvenez ? Et le pont auto au dessus du centre de Vienne ?

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

D'ailleurs, cette histoire de fromage de chèvre, ça explique bien pourquoi les Ardéchois du Vivarais se sont spécialisés, pour compléter le revenu procuré par leurs chèvres, dans le ramassage des myrtilles et des châtaignes.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2010

Ah ! s'ils mettent des myrtilles dans le fromage de chèvre cela explique les allergies et les bras cassés ...

Écrit par : iPidiblue les pustules des papilles | 09 juillet 2010

"mon ami, faites-moi donc le plein et tant que que vous y êtes passez-moi un coup de votre chiffonnette sur le pare-brise."

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2010

Tout de suite, les cochoncetés !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

Bonjour, Robin. Je suis très heureuse de vous lire à nouveau ici.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 juillet 2010

Amitiés à vous Sylvie ! Pardonnez-moi, je n'avais pas vu votre message.

Écrit par : Robin | 09 juillet 2010

Beurk! ça pue le ranci ce blog et les trop jeunes ou trop vieux profs qui ne supportent plus leurs élèves. Changez de métier, que diable, si vous êtes à ce point aigris! Moi j'en suis à mon troisième et je ne m'en porte pas plus mal.

Écrit par : Marie Wagon | 09 juillet 2010

Et par chez vous, ça pue le troll qui n'a rien lu. Ou alors c'est que vous ne supportez pas l'odeur du fromage de chèvre aux myrtilles !

Oui, je sais, il ne faut pas leur répondre... Mais bon, je m'ennuyais, là.

Écrit par : catmano | 09 juillet 2010

kikèmpacézélèvici ?

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2010

Question: que fait le maître des lieux ? On ne l'entend plus, pas même un petit mail cochon de temps en temps. Serait-il devenu une sorte de Franco, de Mao, ou de Fidel Castro sur leur fin ?

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2010


Il est sans internet jusqu'à vendredi.
Rassurez-vous (???) je surveille le blog, et je suis armée, s'il le faut ;-)
Ecrit par : Françoise Guichard | 07 juillet 2010

Avant tout, merci à Françoise, qui a tenu la baraque en mon absence…
Merci aussi à Dobolino de s'être inquiétée de mon absence. Ce n'est pas tous les jours que l'on remarque ma non-présence…
Merci à Catmano qui malgré les prescriptions vétérinaires qui lui interdisaient tout exercice intellectuel, a produit l'un de ces textes abasourdissant, comme dit Morel, dont elle a le secret.
Salut à Robin, qui a survécu à 40 ans de bons et loyaux services — et l'année dernière, ce n'était pas joué…
Salut ! Salut ! Salut !
Allez, une nouvelle Note pour fêter mon retour (pour trois jours) dans la civilisation, loin du pays des ours où je m'abîmais encore ce matin…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juillet 2010

Mais si, Jean-Paul, vous êtes irremplaçable, et vous le savez bien !!!;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2010

C'était de la bouillie, Francis.
Allez sur wikipédia, vous verrez le détail de la "pensée" d'Aimé Michel -- très chaleureux et sympa, mais complètement fada ! orthoténie, métanoia... tout un fatras de terminologie pseudo-scientifique pour justifier n'importe quoi. c'est sans doute son seul point commun avec les sciences (sic) de l'éducation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Michel

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010
---
Merci, Françoise. Je vous dirai ce que je pense de cela.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

A Robin : alors, ça y est, vous êtes retraité ? Ça s'arrose ! Faites-le sans moi, mais j'aurais vraiment aimé trinquer avec vous pour cet événement que vous attendiez plus que je ne l'ai attendu pour moi-même avec une envie de mettre des gifles à mon proviseur de l'époque.
Soit dit en passant vous serez payé jusqu'au 30 septembre, je crois. J'ai apprécié cela, en 2000.
Au plaisir de vous lire ici.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

Et voilà, avec un arbitre laxiste, les élève*s se cognent dessus sur le terrain !
*Il aurait dû corriger en rouge tout dee suite !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2010

C'était de la bouillie, Francis.
Allez sur wikipédia, vous verrez le détail de la "pensée" d'Aimé Michel -- très chaleureux et sympa, mais complètement fada ! orthoténie, métanoia... tout un fatras de terminologie pseudo-scientifique pour justifier n'importe quoi. c'est sans doute son seul point commun avec les sciences (sic) de l'éducation
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_Michel

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juillet 2010
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J'ai vu ! Édifiant ! C'est un charlatan comme Jacques Bergier et Louis Pauwels qui étaient ignorants en sciences physiques.
Le livre mémorable de ces deux derniers dans les années 1960 (Le matin des magiciens) était un ramassis d'absurdités.
Aimé Michel semble avoir rencontré l'un des deux co-auteurs. Ils devaient s'entendre comme larrons en foire avec leurs élucubrations.
Mais je salue leur talent pour gagner de l'argent avec des calembredaines.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

"Mais je salue leur talent pour gagner de l'argent avec des calembredaines."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

Bof; ce ne sont pas les exemples qui manquent !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2010

A Robin : alors, ça y est, vous êtes retraité ? Ça s'arrose ! Faites-le sans moi, mais j'aurais vraiment aimé trinquer avec vous pour cet événement que vous attendiez plus que je ne l'ai attendu pour moi-même avec une envie de mettre des gifles à mon proviseur de l'époque.
Soit dit en passant vous serez payé jusqu'au 30 septembre, je crois. J'ai apprécié cela, en 2000.
Au plaisir de vous lire ici.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 juillet 2010

Jusqu'au 30 septembre ! En voilà une bonne nouvelle, mais êtes-vous certain que le petit Baroin ou ce grand honnête homme de Woerth n'ont pas supprimé ce privilège aussi injustifié qu'exorbitant ? ... De la rigueur, que diable, de la rigueur !

Ceci dit, je ne me suis tiré des pattes du mammouth, mais je continuerai à travailler... "autrement" (comme dit Meirieu), mais pas selon son Évangile !

Amitiés à vous, Francis !

(je n'ai pas flanqué une seul baffe, malgré l'envie !)

Écrit par : Robin | 12 juillet 2010

Jusqu'au 30 septembre ! En voilà une bonne nouvelle, mais êtes-vous certain que le petit Baroin ou ce grand honnête homme de Woerth n'ont pas supprimé ce privilège aussi injustifié qu'exorbitant ? ... De la rigueur, que diable, de la rigueur !

Ceci dit, je ne me suis tiré des pattes du mammouth, mais je continuerai à travailler... "autrement" (comme dit Meirieu), mais pas selon son Évangile !

Amitiés à vous, Francis !

(je n'ai pas flanqué une seul baffe, malgré l'envie !)

Ecrit par : Robin | 12 juillet 2010
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Cher Robin, on sent que votre moral remonte à vive allure. Je m'en réjouis.
Pour moi ce fut une agréable surprise d'être payé plein pot jusqu'au 30 septembre alors que je n'avais pas remis les pieds au lycée à la pré-rentrée de septembre.

Je n'ai jamais mis une seule baffe, moi non plus, mais c'était par peur d'en prendre une en retour, surtout s'il s'agissait de types baraqués.
L'envie ne m'en manquait nullement. :-)

Je crois me rappeler que, renseignement pris, on me considérait comme venant un jour de septembre, et que cela suffisait pour que je fusse payé pour le mois entier. Mais j'ignore si cela est authentique.
Si j'ai bénéficié d'un privilège, et si le délai de prescription est de dix ans, comme il s'agit du mois de septembre 2000, il est encore possible de me faire rendre gorge.
N'en parlons donc pas trop.
Amicalement vôtre, Robin.

Prenez bien soin de vous et venez prendre un bol d'air frais ici où il est possible de vilipender les vilains qui nous ont fait souffrir. Je parle des administratifs, non des élèves qui n'ont fait que profiter du laxisme dont ils ont bien pris conscience dès 1968, et n'ont cessé de pousser le bouchon de plus en plus loin pour voir jusqu'où cela irait sans ennui pour eux.
(Ils peuvent aller jusqu'à tabasser un prof et le mettre dans le coma; les ennuis commenceront peut-être s'il meurt.)

Ils ont bien réalisé également la démagogie consistant à donner le bac à quasiment tout le monde, ce qui a permis aux élèves sérieux (s'il n'y avait pas trop de cirque en classe, tout de de même) de passer pour excellents quand ils n'étaient que assez bons.

Quant aux élèves excellents, ils paraissent géniaux et plus forts que leurs professeurs.

(Ma note pédagogique n'était que de 16/20 à 60 ans ! Cela peut paraître une bonne note aux personnes qui n'y connaissent rien, mais les professeurs bien notés atteignent 19,9/20, et ce sont eux qui accèdent à la hors classe de leur grade, quand ce n'est pas au grade supérieur ! J'ai connu un certifié de maths qui fut promu agrégé par "liste d'aptitude" et accéda quelques années plus tard à la hors classe des agrégés quand des agrégés par concours n'y accèdent pas.
Le système est pourri.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

Bof; ce ne sont pas les exemples qui manquent !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2010
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Je crois comprendre de qui vous voulez parler.
Mais peut-être me confirmerez-vous que vous pensez au Grand Maître de la Loge des sciences de l'éducation, et ses affidés. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

J'ai connu un certifié de maths qui fut promu agrégé par "liste d'aptitude" et accéda quelques années plus tard à la hors classe des agrégés quand des agrégés par concours n'y accèdent pas.
Le système est pourri.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 juillet 2010

Je n'ai pas la hors classe non plus ; notation administrative : 38,1 sur 40 - notation pédagogique : 46,58 sur 60 - avis du chef d'établissement : réservé - appréciation du recteur : honorable - je me perds en conjoncture sur le sens de la mention "honorable".

"If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them:"Hold on!"

... You'll be a man my son !

... Ou comme dit de façon plus amusante Pierre Dac que ce vieux réac de Kipling (mais quel réac magnifique !) : "Celui qui, parti de rien, n'est jamais arrivé nulle part ne doit de remerciements à personne."

Écrit par : Robin | 13 juillet 2010

@ Robin : je cite : "Que ce vieux réac de Kipling (mais quel réac magnifique !)" Fin de citation.
J'en ai égorgé grave et sanglant pour moins que ça (et beaucoup sèchent dans mon grenier)
Cela étant, je précise : Kipling était effectivement un réac pur jus (comme Jaurés, Verne, Baudelaire, Poe, Bloy, Proust, Rimbaud, Borgès, Twain etc...) C'est-à-dire que ces braves gens "réagissaient"
Ils n'en savaient ni le comment ni le pourquoi, mais ils réagissaient. Point barre.
Et toute la jungle vous hurlera ce truc que je vous dis là.
Dès lors, ils ne sont ni magnifiques,, ni piteux, ils ne sont que "réac" — comme vous dites.
Et tous les reste est litres et ratures (comme j'aime à dire)
"Dig it" (creusez-ça) comme chantaient les Beatles.
Et bonjour chez vous.

Écrit par : Martin Lothar | 13 juillet 2010

« Le rapport à la culture ne s’acquiert qu’en dehors de l’Ecole » : cette phrase de Bourdieu ébranle à elle-seule tous les préjugés relatifs à l'Ecole et permet de comprendre comment fonctionne la reproduction des élites en France...

Écrit par : Etienne Develotte | 27 juillet 2011

I really agree!
Good written! :)

Écrit par : Cash Bonus Man | 13 novembre 2011

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