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16 juin 2010

Vendanges

« Engagez-vous, rengagez-vous », qu’ils disaient…

« Oui, M’sieur… Qu’est-ce que je gagne, M’sieur ? »

« Bac + 5 ? Disons… 1310 € pour commencer, que vous soyez instit ou certifié… »

« Heu… Je viens de passer l’agrégation, M’sieur… Bac + 6, M’sieur… »

«  Alors… Si vous êtes agrégé, 1423 €. 1423 ! Hein ! C’est pas beau ? »

« Et… Des avantages ? Des primes ? Des tickets-restaurant ? Un treizième mois ? »

« Vous n’y pensez pas ! Vous avez la vocation, vous — c’est déjà quelque chose… Et puis il y a les vacances…

Et les vendanges. »


Parlons-en, des vacances : c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine…

Ah, 1945… Grande année pour les vins… C'est même à cause de la vigne que votre salaire est calculé sur 10 mois — 10 mois répartis sur 12 : en ces temps-là, dans une France qui restait fondamentalement campagnarde, les grandes vacances allaient de fin juin à fin septembre — fin septembre ! — afin que les gamins et leurs maîtres (il y avait alors bon nombre d’instituteurs-vignerons) participent aux vendanges… Si, si, ce fut le motif officiel ! Trois mois pleins, à une époque où les congés payés, dans le reste du pays, n’excédaient pas trois semaines…

« Heu… Oui, M’sieur… Mais voilà : aujourd’hui, les congés payés, ce serait plutôt six semaines. Sans parler des RTT. Et ceux des enseignants, l’été, moins de deux mois, si l’on tient compte des examens qui débordent allègrement sur juillet, et des pré-rentrées qu’il faut bien assurer. Moins de deux mois pour préparer ses cours — parce que nous appartenons à un monde bizarre où l’on ne s’arrête pas de travailler, où l’on amène ses copies à la maison, où l’on est bien obligé de se tenir au courant, sous peine de se retrouver rapidement obsolète… Et on ne complète pas nos revenus avec le produit des vendanges… D’ailleurs, combien d’enseignants aujourd’hui seraient capables de différencier, à vue d’œil, un chardonnay d’un sauvignon, un carignan d’une syrah ?

Mais les salaires, eux, en sont restés aux 10/12ème. Pour rattraper ne serait-ce que le reste de la fonction publique (et je ne parle même pas du privé, où l’on gagne un peu plus, à ce niveau de qualification…), il faudrait qu’un débutant touche, en fin d’année, les deux mois manquants. Soit 2620 euros.

Alors, les récentes augmentations proposées par Luc Chatel sont très loin du compte. 157 € nets par mois, a annoncé le ministre, pour un instit ou un Certifié. Cocagne !

Désolé : il manque près de 800 euros à l'année — pour un débutant : avec les ans et l'epérience, ça s'aggrave.. Pourquoi diable croyez-vous que malgré des lois restrictives, qui interdisent à un fonctionnaire de cumuler deux salaires, tant d’enseignants se vendent aux cours particuliers, et pour des gratifications de misère, autour de 10 euros de l’heure — qui permettent à Acadomia de flamber en Bourse, je suis bien content pour eux…

C’est de cela que l’on devrait parler, quand on parle revalorisation. La vraie "revalo", ce serait d'exiger la fin de cette ponction « viticole », de cette vendange qu’opère la rue de Grenelle dans nos traitements. Deux mois de salaire de moins par an, sur quarante ans de service, en mettant, l’un dans l’autre, le salaire moyen d’une carrière à 2000 euros par mois, (Byzance !) ma foi, ça permettrait de s’acheter… quelques arpents de vigne.

Alors, M’sieurs-dames des syndicats, vous qui savez, mieux que le ministre, qu’il y a aujourd’hui une crise des « vocations », vous qui savez que des concours qui attiraient il y a dix ans 10 ou 12 000 candidats n’en rassemblent pas plus du tiers aujourd’hui, qui n’ignorez pas, de surcroît, que les conditions de travail se sont sérieusement dégradées, et que la « prime de ZEP » ne compense pas les crachats jetés sur l’enseignant montant chaque jour au calvaire de son collège, voilà un vrai cheval de bataille : je réclame pour chaque enseignant en fin de carrière les 160 000 euros (minimum — j’ai calculé très juste, mais je ne voulais pas charger la barque) qu’a retenus le gouvernement pour cause de vendanges qui ne se font plus. Et pour ceux qui entrent dans la carrière, là, tout de suite, un salaire calculé sur 12 mois — c’est la moindre des choses, à l’heure où il est fortement question, au nom des « rythmes scolaires », de raccourcir encore les vacances d’été, et de rogner sur les autres.

« Oui, justement, dit monsieur Bidochon, opportunément entré dans la conversation. Il y a les autres ! Quinze jours par ci, quinze jours par là ! Vous croyez que j’y ai droit, moi ? »

« Triple buse — restons correct —, les vacances d’hiver ont été inventées pour que les hôteliers de montagne remplissent leurs stations. C’est même l’unique justification des « zones ». Inventées pour que les enseignants aient l’opportunité d’aller claquer à la neige les émoluments considérables que leur octroie le ministre. Et, accessoirement, pour que les enfants de Bidochon se reposent des fatigues excessives que leur occasionnent des programmes forcément surchargés, sans parler du stress d’un système forcément élitiste. Et faut-il que je te rappelle, crétin patenté, que nous travaillons tous, pendant les vacances ? Que le ministère même, qui sait compter — ô combien ! — sait que les 18 heures passées devant les élèves par un enseignant lambda correspondent à 39 heures effectives — pas 35 ! Nous devrions demander le paiement de ces heures sup', tiens ! Mais allez, je te les offre — je les offre à la nation, qui est encore pour nous quelque chose, parce que c'est son futur que nous bâtissons tous les jours. »

M’sieur le ministre ! La prime de 160 000 euros aux 300 000 enseignants du baby-boom qui vont partir à la retraite dans ces prochaines années ! Tout de suite ! Et un treizième et un quatorzième mois pour tous les autres — comme à la Banque de France, autre service d’Etat.

Tout de suite.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

« "Résumer la france au pinard et au saucisson
dobolino | 15 juin 2010"
Ce que je voudrais bien comprendre, c'est pourquoi on en fait tout un fromage !
Florence | 15 juin 2010 »

Ben voyons. Feriez un beau couple avec l'alcoolique du dessus.
beutaloriouarfrenn'ch | 16 juin 2010

Pinard... saucisson... fromage... jeu de mots, beutalor.

Écrit par : tailleboudin | 16 juin 2010

"D’ailleurs, combien d’enseignants aujourd’hui seraient capables de différencier, à vue d’œil, un chardonnay d’un sauvignon, un carignan d’une syrah ?"

Jean-Paul Brighelli

Moi, m'sieur !!!
Si vous voulez vous énerver encore plus aujourd'hui, en ce grand jour d'annonces historiques, je subodore qu'il faille lire le "canard enchaîné".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2010

Christophe, ma phrase ne suggérait pas qu'aucun enseignant n'en fût plus capable…
Ah, une double négation de bon matin, quel délice !
Et pourquoi faut-il particulièrement lire le Canard ce matin ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juin 2010

C'est une grande carrière syndicale qui s'ouvre à vous, JP.
Quand on voit ce que revendiquent les nôtres...

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

"M’sieur le ministre ! La prime de 160 000 euros aux 300 000 enseignants du baby-boom qui vont partir à la retraite dans ces prochaines années !" JPB

Cela fait à peine dix Kerviels. Une misère.

Une grande partie de la population jalouse confusément notre temps libre, encouragée en cela par les démagogues de service qui y ont souvent un intérêt local (rideau de fumée, bouc-émissarisation, etc).

Entendez par "temps libre", un temps, notamment de travail, qu'on organise nous-mêmes, sans aucun contrôle ni droit de regard de quiconque (si ce n'est nos nombreux conjoints, amants et maîtresses).

Un scandale.

Tous derrière l'hygiaphone ! Subito !

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

7h25 et toujours pas de jus pédagol du jour : invraisemblable laxisme à la pravda pédagole.

Pas que ça à faire, moi !

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Ah, ça c'est du sujet !
En plus on ne peut pas vous reprocher de la jouer marronnier ...

(encore que, si je regarde la météo par la fenêtre nous sommes peut-être en septembre ... et on aurait oublié de me le dire)

Écrit par : Zorglub | 16 juin 2010

Apparemment, (dans le "Canard"), il y a un bon paquet de révélations sur les malversations financières plus ou moins bénignes auxquelles se livrent les hommes politiques qui veulent nous faire aujourd'hui bouffer nos retraites par la racine.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2010

D’ailleurs, combien d’enseignants aujourd’hui seraient capables de différencier, à vue d’œil, un chardonnay d’un sauvignon, un carignan d’une syrah ?"

Jean-Paul Brighelli

Sur pied, ou dans le verre ?
Sur pied, honnêtement, ce n'est pas si facile que cela -- sauf pour l'Alicante, très facilement identifiable par la taille de ses feuilles !
Dans le verre, en revanche, c'est plus simple ; mais c'est d'abord à vue de nez plutôt qu'à vue d'oeil...
Sur le fond : les vacances des enseignants sont loin d'être volées, à la fois pour reconstituer la force de travail, comme disent les khuistres (en clair, souffler une dizaine de jours) et, pendant les six semaines qui restent, préparer le programme de l'année suivante -- et quand c'est "La Route des Flandres" , vous avouerez qu'il y a du boulot !

Écrit par : Françoise Guichard | 16 juin 2010

Même le pinard c'est plus ce que c'était !
A cause de Parker.

En fait c'est même pas vrai.
Et c'est un domaine dans lequel je suis optimiste.

Après des années que j'ai trouvées pesantes (mais indispensables) ces derniers temps les progrès sont sensibles.

Parker 'n co ont tenté d'imposer leur uniformisation du goût avec le jus de tonneau récurrent, un calibrage trop lisse des tanins et de l’acidité, une rondeur excessive qui ne laissait plus de place à la surprise.

Beaucoup de vignerons ont tenté d'atteindre ce but, et ont été amenés à modifier profondément leurs pratiques.
L’effet le plus positif est l'arrivée massive des œnologues scientifiques en cave, avec une approche très technique et analytique de la vinification (microbio, HPLC CPG etc.) et des agronomes au champ (amélioration des tailles, des traitements, etc.).

Dans un premier temps, on a surtout vu les effets pervers avec une importante diminution de la diversité.
Des produits trop attendus qui à la première gorgée vous font dire « Ah oui ! bon comme d’hab ! Pas désagréable néanmoins.»

En parallèle la montée de qualité globale est spectaculaire avec par exemple dans le Gard ou l’Héraut des productions qui, si elles restent souvent trop capiteuse pour cause de climat, commencent à être dignes. (Idem dans les vins de Loire).
Il est devenu très rare d’ouvrir une infamie lorsqu’on passe les 4 ou 5 euros et qu’on est un peu habile dans le choix de ses fournisseurs. C’est pôôô cher (… à qui pensez-vous ?).
Les folies tarifaires sur les grands vins sont largement compensées par l’arrivée de productions sincères et honnêtes à des tarifs plus qu’abordables.

Divers délires ont accompagné cette étape avec à une extrémité biodynamiciens et adeptes du pendule et à l’autre les « Petits Chimistes » qui recevant leur boîte de jeu le matin de Noël se découvrent une vocation envahissante.

Et puis on revient à plus de raison.

Avec une tendance que j’observe avec plaisir dans les Côtes du Rhône et aussi chez quelques viticulteurs du Beaujolais et Coteaux du Lyonnais (souvent chez des vignerons bio, je ne sais d’ailleurs pas pourquoi ?) : la diminution du degré alcoolique (c’était devenu impossible …), recherche de vins plus vifs conservant une acidité qui met en valeur le fruit au dépens des tanins, un peu poivrés, plus proches des vins de mon enfance mais avec un fini et une régularité incomparables.
Alors, ce ne sont sans doute pas des produits de grande garde mais c’est sympa à boire jeune et pas prétentieux

J’espère que cette direction sera poursuivie.
J’aime les vins qui assument leurs imperfections pour oser mettre en avant leur originalité et leurs richesses.
J’aime être surpris, dérouté par les saveurs minérales d’une Mondeuse ou d’un Crépy, le parfum prononcé de noix d’un Pupillin, rire avec des potes en découvrant la finale un peu mielleuse d’un Saumur dont la vivacité nous a égaillé le palais à l’accroche etc.
(Arbois-Jura et Savoie : là aussi deux beaux vignobles avec des progrès fulgurants).

Alors : tout ne va pas si mal et ça fait aussi plaisir de le dire.

(Et je ne suis ce jour à nouveau ni penaud, ni bourré)

Écrit par : Zorglub | 16 juin 2010

Les phrases du zeitgeist :

Kurtz : Exterminez toutes ces brutes ! (intemporel)
Obama : Nettoyez-moi tout ce brut !
JPB : Que tout ce brut devienne net !
Woerth : Terminé net, ces excès de brut !

Quant aux raisins, les seuls que devraient reconnaître les enseignants en pleine dépression sont ceux de la colère :

Sauvignons nos retraites !

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Vieille pub :

Le vin d'Arbois
plus on en boit
Plus on se tient droit

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Beaucoup d’approches festives à l’approche de l’été. Le jus pédagol du jour les relaie :

"Dimanche 20 juin, pour commémorer le 20ème anniversaire dela ratification par la France de la Convention internationale des droits de l'enfant, la Défenseure des enfants organise une randonnée pas ordinaire : en rollers et en vélo dans les rues de Paris.
Alors que le Parlement envisage de voter sa suppression à la demande du gouvernement, la Défenseure des enfants roulera sous les fenêtres de l'Assemblée. Avec la Mairie d eParis et l'association Rollers et coquillages, un parcours de 16 kilomètres est prévu de la Bastille à la Bastille en passant par le Trocadéro. Une belle balade et aussi une occasion de manifester sa solidarité avec une institution supprimée peut-être parce qu'elle gêne le pouvoir."

Une assoc « Rollers et coquillages » : beaucoup de billes à QI d’huître rouleront ce jour là.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Je voudrais signaler une petite erreur de raisonnement (ou de logique, c'est selon). Vous comparez les 157€ net mensuel aux 2620 qui sont eux annuels et en concluez qu'il manque 2 463 €. Or à mon humble avis, 2620-157*12 = 736 €. Bien sûr, il vous en manque, mais un peu moins que ce que vous voudriez démontrer.

J'avais lu un papier sur le mode de calcul du salaire des profs (qui datait de mémoire de 1951) et qui expliquait qu'effectivement, les professeurs n'avaient pas bénéficier des "zacquis sociaux" des 50 dernières années. En effet, l'ordonnance considérait que pour une heure devant les élèves, il fallait 1,5h de préparation. Soit sur une base de 18h de cours, un travail hebdomadaire de 45h (ce qui à l'époque était dans la norme). Vous expliquez judicieusement la prise en compte du "temps de vacances" forcé dans le calcul du salaire. Ces éléments sont restés figés alors que les autres professions ont vu le temps de travail diminuer, les vacances (congés et RTT) s'allonger et les salaires augmenter.

Alors oui, la raison voudrait que vous soyez revalorisés. Oui, votre traitement n'est pas à la hauteur de ce que vous "produisez". Le seul problème, c'est que votre gentil état-providence qui vous emploie, il n'a plus de sous. Il en a détourné une bonne partie pour se payer des putes et des petits fours, une autre pour acheter les voix des pauvres, une autre pour laisser son nom dans l'histoire et encore une autre pour faire des conneries (mais il croyait bien faire ce jour-là). Et maintenant, il n'y a plus de sous. Alors les 48 milliards d'euros que vous demandez pour les profs (160 000 * 300 000), on en reparlera quand on comptera en rouble ou en roupie.

Par conséquent, que font les profs ? Ils ajustent eux même leur salaire. Regardez la magie du système. Mon salaire est pour 45h de travail (18 h de cours et 27 h de préparation). Soit disons X € de l'heure. Hop, hop, magie, je ne prépare mes cours qu'à hauteur de 0,5h par heure de cours. Tada ! Je viens d'avoir une augmentation de 66% de mon salaire horaire. Ah oui, par contre, le niveau baisse. Mais puisque tout le monde s'en fout. Ils n'avaient qu'à me payer plus.

Le pire, c'est que je ne peux pas vous en vouloir, parce que vous êtes réellement volés par l'Etat.

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

Joe, c'est tout à fait lumineux.
Et vous avez raison sur mon calcul — je rectifie de ce pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juin 2010

[...] Je ne prépare mes cours qu'à hauteur de 0,5h par heure de cours. Tada ! Je viens d'avoir une augmentation de 66% de mon salaire horaire. Ah oui, par contre, le niveau baisse.
Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

Joe, exprimez-vous d'une manière plus claire sur ce point, que l'on puisse au moins vous réfuter.

Du reste, le niveau ne baisse plus depuis longtemps. Depuis qu'il n'y a plus de niveau.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

SI : FROIDE DETERMINATION
A l’envers de l’URSS stalinienne où jamais des lois discriminatoires selon la « race » ne furent promulguées l’Allemagne proclama haut et fort et écrivit noir sur blanc ses intentions antisémites.
Dès son livre bien connu Hitler dévoile ce qu’il va faire par la suite ; le drame c’est que personne n’a sérieusement lu ce « Mein Kampf » (à part quelques uns dont André Suares). En outre l’édition française avait été expurgé par Hitler lui-même de certains passages pour « endormir » les lecteurs français.
Lois anti-sémites dès l’arrivée au pouvoir des nazis en 1933 :
discrimination à partir des l’arbre généalogique : des allemands se considérant non-juifs voire ignorant avoir des ancêtres juifs sont désignés juifs et exclus de leur profession (ou rétrogradés) et soumis à diverses discriminations selon leur degré (100% 50% 25%, etc…) de « sang juif » ; interdiction de mariages entre « aryens » et « non-aryens », etc…. De toute façon discrimination générale légalisée envers tous les non-aryens.
Lors des Jeux Olympiques Berlin 1936, ces lois anti-juives et toute les législations antidémocratiques contre les libertés de base politiques et syndicales étaient appliquées depuis 1933 au vu et au su du monde entier, grâce à l’efficacité administrative germanique et à l’esprit d’obéissance innée et surtout grâce à l’antisémitisme séculaire régnant . Quand on voit comment l’appareil répressif allemand liquidait les anti-nazis syndicalistes, politiques, chrétiens dès 1933, comment douter du sort des juifs.
Les lois de l’Allemagne de 1933 ne seraient pas de la froide détermination ?
Et je ne vois pas qui parmi les victimes du nazisme l’aurait « implicitement cherché », comme l’exprime Zorglub…

Écrit par : al | 16 juin 2010

[...] Je ne prépare mes cours qu'à hauteur de 0,5h par heure de cours. Tada ! Je viens d'avoir une augmentation de 66% de mon salaire horaire. Ah oui, par contre, le niveau baisse.
Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

Joe, exprimez-vous d'une manière plus claire sur ce point, que l'on puisse au moins vous réfuter.

Du reste, le niveau ne baisse plus depuis longtemps. Depuis qu'il n'y a plus de niveau.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Au temps pour moi, je pensais être clair. Imaginons que votre salaire horaire soit de 10€ de l'heure (chiffre au pif). Vous êtes censé travailler 45h par semaine dont 27h de préparation (soit un coefficient d'1,5h de préparation par heure de cours), soit 450€ pour une semaine. Si vous décidez de moins préparer vos cours, soit un coefficient de 0,5h de préparation par heure de cours, vous travaillez 27h pour 450 €, soit 16,66€ de l'heure, soit une augmentation de 66,66% de votre salaire horaire. (Bien sûr, au final, sur votre compte, vous n'avez pas 66,66% en plus, vous avez juste beaucoup plus de temps libre que vous valorisez suffisamment pour rester dans votre job).

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

"Joe, exprimez-vous d'une manière plus claire sur ce point, que l'on puisse au moins vous réfuter."


18+18/2=27

45/27 = 1,66...

Travailler moins pour gagner autant = auto augmentation de salaire

Écrit par : aide_au_calcul | 16 juin 2010

Par conséquent, que font les profs ? Ils ajustent eux même leur salaire. Regardez la magie du système. Mon salaire est pour 45h de travail (18 h de cours et 27 h de préparation). Soit disons X € de l'heure. Hop, hop, magie, je ne prépare mes cours qu'à hauteur de 0,5h par heure de cours. Tada ! Je viens d'avoir une augmentation de 66% de mon salaire horaire. Ah oui, par contre, le niveau baisse. Mais puisque tout le monde s'en fout. Ils n'avaient qu'à me payer plus.

Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

On ne doit pas connaître les mêmes.
Pour ne prendre que mon modeste exemple (et celui de mon collègue), je viens de faire une sortie coûteuse avec ma classe. Un trimestre à vendre deux fois par semaine des goûters à la sortie de l'école avec toute l'intendance que cela représente, à négocier des étalements de la participation des parents, à préparer la sortie (documents pédas, questionnaires, contacts avec la SNCF, le lieu de visite, etc.). Le jour J : 5h30/22h00, journée harassante à dompter mes sauvageons surexcités dans les transports et le musée.
Bénéfice net personnel : - 40 € (le prix de ma place), et le droit de continuer à jouer les marchands ambulants jusqu'à la fin de l'année pour éponger les impayés (j'ai intéret : c'est moi qui avais avancé le blé).
Comment qu'y dit, déjà ? Travailler plus pour gagner moins ?

Écrit par : Perceval | 16 juin 2010

Au temps pour moi, je pensais être clair. Imaginons que votre salaire horaire soit de 10€ de l'heure (chiffre au pif). Vous êtes censé travailler 45h par semaine dont 27h de préparation (soit un coefficient d'1,5h de préparation par heure de cours), soit 450€ pour une semaine. Si vous décidez de moins préparer vos cours, soit un coefficient de 0,5h de préparation par heure de cours, vous travaillez 27h pour 450 €, soit 16,66€ de l'heure, soit une augmentation de 66,66% de votre salaire horaire. (Bien sûr, au final, sur votre compte, vous n'avez pas 66,66% en plus, vous avez juste beaucoup plus de temps libre que vous valorisez suffisamment pour rester dans votre job).
Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

Mais Joe, enfin, ce n'est pas sur ce point-là que je vous demandais des éclaircissements !

C'est le "par contre" le niveau baisse qui me laisse songeur. Voulez-vous dire EN CONSEQUENCE (de la très hypothétique diminution du temps de préparation des cours) le niveau baisse ?

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Ah pardon. J'émettais l'hypothèse que le temps de préparation des cours influait sur la qualité des cours et donc sur le niveau. Votre remarque semble m'indiquer que je me trompe mais j'aimerais beaucoup entendre vos explications.

Pour Perceval, je parle de tendance. Il y a toujours des gens sérieux, professionnels et impliqués, dont vous semblez faire partie. Mais n'oubliez pas : trop bon, trop ...

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

Joe pense peut-être que travailler beaucoup est le signe d'un travail de qualité et qu'à contrario, travailler moins fait baisser le niveau.

Incidemment, à l'insu de tous les gestionnaires et curés molochoïdes, certains profs ont fait des gains de productivité personnelle.

Les vrais bénéficiaires du système sont ceux qui ont compris qu'un fonctionnaire pouvait tout à la fois être solidement protégé tout en fonctionnant, de fait, comme un travailleur libéral.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Je propose de remettre les choses en ordre par le raisonnement suivant : Le niveau baisse pendant des années (sabotage des programmes), jusqu'au point où il devient absurde de parler de niveau (passages automatiques en classe supérieure, conseils de classe bidonnés, résultats des examens systématiquement falsifiés, altération des filières au lycée, etc). Conséquence : le temps de préparation des cours enfle démesurément (je vous laisse deviner pourquoi. Indice : hétérogénéité des classes).

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Joe n'a pas compris que la baisse puis l'abolition du niveau des élèves est un objectif politique dont la réalisation a demandé une bonne trentaine d'années. Cela n'a rien d'un dysfonctionnement, bien au contraire.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Note lue et approuvée (au besoin avec la rectification de Joe).

Je me rappelle qu'en 1945, c'est bien au début d'octobre que je suis entré au CP, et j'avais cinq ans depuis le mois de mai 1945.

Pour ce qui est de la préparation de mes cours de sciences physiques, j'ai pratiqué l'économie de temps assez rapidement. J'ai utilisé systématiquement mes cours des années précédentes en les relisant et en y mettant des annotations là où il fallait présenter les choses de manière plus approfondie (non, plus claire, c'était impossible - and now despise me if you dare [for being so conceited]).
Au bout de cinq ans, les annotations étaient tellement denses que je recopiais entièrement mes cours.

Les changements de programmes provoquaient un supplément de travail, mais, en sciences physiques, ce n'était pas tous les ans.

Quant aux corrections des copies - dont il semble que personne n'ait parlé ci-dessus -, j'ai très vite appris à les faire très très vite. Vingt minutes sur les plus mauvaises lors de ma première année d'enseignement. Les bonnes copies demandaient deux à trois minutes. J'appréciais les copies blanches, mais elles étaient rares.
Mais dès la deuxième année j'ai raccourci de manière drastique la durée de correction des mauvaises copies. Non que j'eusse abandonné ma conscience professionnelle, mais, tout simplement, j'avais mis un an à comprendre que corriger les fautes d'orthographe, même en les sanctionnant (2 points sur 20 au maximum, comme au bac), était pure perte de temps. J'ai commencé en septembre 1969, et les élèves nuls en orthographe recommençaient toujours les mêmes fautes.

Je cessai aussi de corriger les erreurs de calcul individuelles.
Je me bornais à dire :"Prenez bien des notes sur la correction que j'expose au tableau, et CHERCHEZ VOS ERREURS DE CALCUL DANS VOS COPIES. Après cela certains d'entre vous ne s'étonneront plus d'avoir une note médiocre."
Voilà ce qu'était ma pédagogie. Oui, je sais, les choses ont bien changé. But that, my dear, I don't give a damn.

That'all, folks ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

Au cours de ma scolarité (c'est malheureux, c'est quasiment ma seule expérience du corps enseignant), j'ai rencontré deux types de prof :
- ceux qui nous préparaient des feuilles d'exercices (qui n'étaient pas des photocopies de bouquin), nous faisaient des poly de cours (en plus des cours que nous prenions en note) et nous donner des corrigés des DS et des exos. A mon sens, vu la masse, cela avait dû leur demandé un gros travail de préparation (rien que pour les polys de cours, j'avais deux classeurs, les gros à levier) ;
- ceux qui avaient laché prise, qui nous photocopiaient des articles de journaux, nous passaient des films et nous faisaient discuter entre nous. Même si tout cela nécessitait un peu de préparation (choix des supports), je pense qu'ils s'économisaient (ils auraient pu par exemple préparer des fiches de vocabulaire, des retranscriptions de certains passages, ... )

Bien sûr, comme le souligne Dugong, la quantité ne fait pas la qualité, mais je pense que le degré d'engagement (ou de découragement) d'un professeur a une influence sur ce qu'il enseigne (et c'est justement pour cela qu'il faudrait que les profs soient heureux dans leur job, bien payés, respectés des élèves et de la hiérarchie, ....)

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

"Il y a toujours des gens sérieux, professionnels et impliqués, dont vous semblez faire partie. Mais n'oubliez pas : trop bon, trop ..."

Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

Vos deux phrases s'entrechoquent cruellement : rester consciencieux dans le contexte, c'est donc être trop (b)on. C'est en effet la désagréable impression que l'on a tout le temps : celle d'accomplir un apostolat reconnu par ses seuls pairs (parce que même les proches vous soupçonnent d'être inefficace, pour avoir autant de boulot à abattre pour des nèfles. Eux qui sont, hors EN, indemnisés pour le moindre geste ou le moindre frais hors contrat ne comprennent pas qu'on y consente sans broncher. Ils se disent qu'il doit y avoir un loup quelque part).
Cela fait donc un paquet de trop (b)ons, qui l'ont mauvaise quand ils constatent (c'est-à-dire chaque fois qu'ils parlent de leur métier) que leurs compatriotes les considèrent comme un ramassis de fainéants déjà bien assez payés pour le peu qu'ils ont à faire.

Écrit par : Perceval | 16 juin 2010

- ceux qui avaient laché prise, qui nous photocopiaient des articles de journaux, nous passaient des films et nous faisaient discuter entre nous. Même si tout cela nécessitait un peu de préparation (choix des supports), je pense qu'ils s'économisaient (ils auraient pu par exemple préparer des fiches de vocabulaire, des retranscriptions de certains passages, ... )
Ecrit par : Joe | 16 juin 2010

Ceux-là étaient (sont toujours ?) les enseignants modèles estampillés IUFM, encensés par l'inspection. Vous avez pris le zèle qu'ils mettaient à être des professeurs modèles - selon les critères de l'Institution - pour du désengagement. C'est assez cocasse.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Cela fait donc un paquet de trop (b)ons, qui l'ont mauvaise quand ils constatent (c'est-à-dire chaque fois qu'ils parlent de leur métier) que leurs compatriotes les considèrent comme un ramassis de fainéants déjà bien assez payés pour le peu qu'ils ont à faire.

Ecrit par : Perceval | 16 juin 2010

... compatriotes qui s'étonnent que l'on n'ait pas envie de rester jusqu'à la fin de la fête de la musique (de m...) pour vendre des gâteaux au profit de la coopérative scolaire alors que, quand même, l'argent de la vente, c'est "elle" qui va en profiter, après tout :-((( !

Écrit par : catmano | 16 juin 2010

Ah si : j'ai acquis la reconnaissance des ouvriers du bâtiment. En tout cas ceux qui sont en train de refaire ma maison et qui, ne comprenant pas ce que je fichais des soirées et des week-ends entiers vissé à ma table, m'ont demandé des explications.
Leur conclusion est que je ferais mieux de me mettre à la maçonnerie.

Écrit par : Perceval | 16 juin 2010

"qui, ne comprenant pas ce que je fichais des soirées et des week-ends entiers vissé à ma table, m'ont demandé des explications."

En général, sur toute visseuse, il y a aussi une fonction dévisseuse.

Les enseignants lisent trop les notices d'in(tro)spection, pas assez les autres.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

"Du reste, le niveau ne baisse plus depuis longtemps. Depuis qu'il n'y a plus de niveau.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010 "

C'est "grâce" à des remarques d'une telle finesse que les intervenants de ce blog restent en petit comité.

Écrit par : Mort aux cons | 16 juin 2010

Plaignons également les éternels oubliés, ceux qui sont atteints d'une maladie incurable : avoir une carrière en phase terminale.

On leur accorde de temps en temps une petite indemnité de haut-le-corps qui soulève parfois les cœurs.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

"Du reste, le niveau ne baisse plus depuis longtemps. Depuis qu'il n'y a plus de niveau.
Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010 "
C'est "grâce" à des remarques d'une telle finesse que les intervenants de ce blog restent en petit comité.
Ecrit par : Mort aux cons | 16 juin 2010

Ils devraient me remercier de chasser ainsi les cons à si peu de frais.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Les vrais bénéficiaires du système sont ceux qui ont compris qu'un fonctionnaire pouvait tout à la fois être solidement protégé tout en fonctionnant, de fait, comme un travailleur libéral.

Ecrit par : dugong | 16 juin 2010

Exactement ! (enfin, pour le moment).
Personnellement, je cumule tout ce qui est possible à côté du taf "officiel"...

Écrit par : dickens | 16 juin 2010

Vos deux phrases s'entrechoquent cruellement : rester consciencieux dans le contexte, c'est donc être trop (b)on. C'est en effet la désagréable impression que l'on a tout le temps : celle d'accomplir un apostolat reconnu par ses seuls pairs (parce que même les proches vous soupçonnent d'être inefficace, pour avoir autant de boulot à abattre pour des nèfles. Eux qui sont, hors EN, indemnisés pour le moindre geste ou le moindre frais hors contrat ne comprennent pas qu'on y consente sans broncher. Ils se disent qu'il doit y avoir un loup quelque part).
Cela fait donc un paquet de trop (b)ons, qui l'ont mauvaise quand ils constatent (c'est-à-dire chaque fois qu'ils parlent de leur métier) que leurs compatriotes les considèrent comme un ramassis de fainéants déjà bien assez payés pour le peu qu'ils ont à faire.

Ecrit par : Perceval | 16 juin 2010

C'est sûrement dû à ma philosophie de la vie : je tiens à travailler de manière professionnelle et consciencieuse, je fais mes meilleurs efforts et je prends sur moi (vacances annulées, travail le week end, horaires tardifs, forte implication, recul sur mon travail, ...) mais j'attends en retour que mes efforts soient récompensés.

C'est un travail, c'est-à-dire un contrat entre mon employeur et moi. Tant que le contrat est équilibré, je reste. Sinon, je vais voir ailleurs. Concrètement, je donne à mon patron un CDD d'un an, tous les ans. Mes attentes ne sont pas pour autant pleinement satisfaites mais font au moins l'objet d'une discussion, sur laquelle je base ma décision.

Bien sûr, mon travail me plait, mais la vocation est du domaine de la passion et donc du loisir. Je refuse de rentrer dans le jeu de l'intérêt du travail pour moi. Mon travail apporte une certaine valeur à mon employeur et doit être valorisé pour ce qu'il est et non pour ce qu'il me peut m'apporter en bien-être. Seul compte la rétribution (immédiate ou future) et les perspectives de carrière. Le reste, ce n'est qu'une excuse pour ne pas me payer.

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

Sur l'interdiction de l'apéritif géant de saucisson et de vin à la Goutte-d'Or

Le parti de l'In-nocence est scandalisé par l'interdiction de la manifestation qui, sur l'heureuse initiative de Mme Sylvie François et avec le soutien de toutes les organisations de résistance à la contre-colonisation et au Grand Remplacement, invitait, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'Appel du général de Gaulle, les Français résolus à mettre fin à la substitution de leur civilisation par une ou plusieurs autres, à se réunir le 18 juin 2010 dans le quartier de la Goutte-d'Or, à Paris, territoire où leurs semblables n'ont pratiquement plus droit de cité et dont plusieurs rues, le vendredi, sont barrées par les contre-colonisateurs en prière.

Le parti de l'In-nocence exhorte, sans illusion, le gouvernement à rétablir immédiatement l'ordre républicain dans le quartier en mettant fin aux menées liberticides de la milice islamique de la mosquée Myrha. En effet, comment voir dans l'interdiction de cette manifestation pacifique et gauloise autre chose que l'esprit d'abandon du terrain de la patrie et la volonté manifeste de collaboration à l'entreprise de conquête en cours ? Ces événements sont la preuve de l'urgence qu'il y a à proposer une alternative politique aux Français avant qu'il ne soit tout à fait trop tard, à briser le carcan qui étouffe notre peuple, à rétablir notre souveraineté à tous égards.

Écrit par : côté festif | 16 juin 2010

Allons, dickens, inutile de changer de pseudo chaque fois que vous postez un communiqué du PI !

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

"Allons, dickens, inutile de changer de pseudo chaque fois que vous postez un communiqué du PI !"

Vous n'y êtes pas : c'est Renaud Camus lui-même personnellement qui écrit tout, qui fait tout et qui pense tout.

Il remplace même les ampoules.

D'ailleurs, d'éditerritorialiser lui en prend tellement qu'il n'a même plus le temps d'éditorialiser.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Côté festif, la situation n'est si simple qu'il n'y parait : http://www.enquete-debat.fr/archives/pourquoi-prie-t-on-dans-la-rue-a-paris-en-2010-2/

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

Ecrit par : côté fesse, tif et tondu| 16 juin 2010

A poil, pôv' naze.

Écrit par : skinhead | 16 juin 2010

Oui, mais les chinois sont gentils ...

Écrit par : iPidiblue comment dégraisser un mammouth ? | 16 juin 2010

Hier soir le docteur House avait posé comme symptôme d'un malade : trop gentil !

Écrit par : iPidiblue comment dégraisser un mammouth ? | 16 juin 2010

Il faut moderniser l'enseignement et s'adapter au public ! Poussons jusqu'au bout la logique des néo-pédagogues, puisque dans les quartiers les trafics en tous genres font fureur, il faut faire une initiation aux trafics illégaux, trafic de drogues, trafic de putes, jeux clandestins, alcool frelaté etc.
Un cursus spécialisé devrait être mis en place dès les petites classes.

Nous sommes très en retard sur des pays comme le Mexique avec ses 160 morts en six jours dans une guerre des gangs de la drogue ...
Et que dire de l'Afrique du Sud ? 30 000 morts violentes par an dans ce paradis post-apartheid !

Écrit par : iPidiblue ne pas se laisser distancer par la modernité | 16 juin 2010

"le docteur House avait posé comme symptôme d'un malade : trop gentil !"

Pour lui, le bon patient est celui qui agonie d'injures * celui qui le traite ?


* traduction très personnelle (et donc très libre) de "injuries"

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

[...] puisque dans les quartiers les trafics en tous genres font fureur, il faut faire une initiation aux trafics illégaux, trafic de drogues, trafic de putes, jeux clandestins, alcool frelaté etc.
Un cursus spécialisé devrait être mis en place dès les petites classes.
Ecrit par : iPidiblue ne pas se laisser distancer par la modernité | 16 juin 2010

Absolument, mais par souci d'égalité des chances, il faut réserver cette initiation aux élèves favorisés, puisqu'ils ne maîtrisent pas par une imprégnation culturelle précoce les codes et les usages du "milieu" - dont ils ne sont ou seront en général, hélas, que des clients!

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

... dans ce paradis post-apartheid !

Ecrit par : iPidiblue ne pas se laisser distancer par la modernité | 16 juin 2010

Oui, ipid, c'était mieux avant qu'on soit assez irresponsable pour confier le pouvoir à ces pov' Noirs qui, grands enfants qu'ils sont, ne savent pas s'en servir.

Écrit par : beauferie-déguisée-en-boutades | 16 juin 2010

agonit

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Oui, ipid, c'était mieux avant qu'on soit assez irresponsable pour confier le pouvoir à ces pov' Noirs qui, grands enfants qu'ils sont, ne savent pas s'en servir.

Ecrit par : beauferie-déguisée-en-boutades | 16 juin 2010

Beauferie,

Je ne confie jamais rien à personne ! D'abord je suis avare de ma personne ...

Écrit par : iPidiblue l'Avare | 16 juin 2010

D'ailleurs agonit s'écrit comme l'éternit (qui tue à cause de l'âme (qui) y hante)

Tout ça est très chrétien, au fond.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Pour lui, le bon patient est celui qui agonie d'injures * celui qui le traite ?


* traduction très personnelle (et donc très libre) de "injuries"

Ecrit par : dugong | 16 juin 2010

Ben quoi Dugong, vous n'avez jamais rencontré un élève qui vous agonit d'injures après que vous l'ayez éclairé sur son avenir ?

Écrit par : iPidiblue petits échanges entre connaissances | 16 juin 2010

Professionnellement, je n'éclaire parfois que la Nature.

Rarement mes élèves.

Ni les compétences, ni l'envie.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Que voulez-vous certains aiment faire l'amour à deux, d'autres préfèrent les partouzes ... il faut un peu de tout pour faire un monde !

Écrit par : iPidiblue vendanges de l'amour | 16 juin 2010

Edgar Morin, le prêtre :

http://education.blog.lemonde.fr/files/2010/05/morin-compresse.1274621831.jpg

Vous ne lui trouvez pas un petit côté M le Maudit ou Docteur Mabuse ?

Suis-je le seul à ne pas être abusé ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Morin le sparadrap, vous voulez dire ? Dans quoi avez-vous marché me disait-on l'autre jour ? ça ne porte même pas bonheur !

Écrit par : iPidiblue un chewing gum à ma semelle | 16 juin 2010

Bon, c'est pas le tout

Cela fait plusieurs heures que je travaille à éviter les thèmes dans le prochain programme de seconde

maintenant honduras-chili (con carne avec côte de Duras)

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

"D’ailleurs, combien d’enseignants aujourd’hui seraient capables de différencier, à vue d’œil, un chardonnay d’un sauvignon, un carignan d’une syrah ?"

ca dépend... Après avoir sifflé combien de bouteilles???

Écrit par : Matheutordu ;-) | 16 juin 2010

Bien sûr, comme le souligne Dugong, la quantité ne fait pas la qualité, mais je pense que le degré d'engagement (ou de découragement) d'un professeur a une influence sur ce qu'il enseigne (et c'est justement pour cela qu'il faudrait que les profs soient heureux dans leur job, bien payés, respectés des élèves et de la hiérarchie, ....)

Ecrit par : Joe | 16 juin 2010
---
Merci, Joe, c'est là , je crois, ce que vous avez dit de plus aimable sur les professeurs à ce jour. J'ai beau être retraité depuis dix ans, je suis sensible à cette attention. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

That'all, folks ! ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010
----
Correction : "That's all, folks !
Est-ce bien ceal, dickens ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

You know what ? I'm happy ...

Écrit par : iPidiblue Droopy superprof | 16 juin 2010

Correction : "That's all, folks !
Est-ce bien ceal, dickens ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

Même si vous lui posiez la question, je prends de l'avance: oui, c'est bien cela.

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

Allons, dickens, inutile de changer de pseudo chaque fois que vous postez un communiqué du PI !

Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Ah non, ce n'est pas lui, c'est moi.

Écrit par : côté festif | 16 juin 2010

Be Seeing You !

Écrit par : iPidiblue Numéro 6 | 16 juin 2010

Francis, connaissez-vous l'origine de cette expression ?

http://www.phrases.org.uk/meanings/350000.html

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

Nous sommes tous prisonniers du Village, qui est le numéro 1 ?

Écrit par : iPidiblue Numéro 6 | 16 juin 2010

D'ailleurs je vous recommande ce site (www.phrases.org.uk), qui est une vrai mine d'or si vous vous intéressez aux expressions britanniques et américaines.

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

Petite parenthèse: en France, on dit "gagner son bœuf", en angleterre on dit "ramener le bacon à la maison" ("bring home the bacon")...

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

Ah non, ce n'est pas lui, c'est moi.

Ecrit par : côté festif | 16 juin 2010

Pas de quoi se vanter.

Écrit par : arbeit macht frei : vas bosser, tu diras moins de conneries | 16 juin 2010

"vas bosser ..."
Va vite, tu m'éviteras d'en écrire.

Écrit par : arbeit macht frei : va bosser, tu diras moins de conneries | 16 juin 2010

Jean-Michel Blanquer, DGESCO referens, alias Planquer tchatte sur le Monde àpropos du bac

"Octave : Le nombre de mentions "très bien" au bac général a plus que triplé entre 1997 et 2006... Quels sont les secrets de cette réussite tout à fait remarquable ?

On ne peut que se réjouir du fait qu'il y ait plus de mentions "très bien". Un système peut être à la fois exigeant et valorisant. Il est dommage qu'en France on ait tendance à mesurer la qualité d'une chose en fonction du grand nombre de gens qui en sont exclus."

Définition du kitsch : blanquer la m...

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Bien sûr, comme le souligne Dugong, la quantité ne fait pas la qualité, mais je pense que le degré d'engagement (ou de découragement) d'un professeur a une influence sur ce qu'il enseigne (et c'est justement pour cela qu'il faudrait que les profs soient heureux dans leur job, bien payés, respectés des élèves et de la hiérarchie, ....)

Ecrit par : Joe | 16 juin 2010
---
Merci, Joe, c'est là , je crois, ce que vous avez dit de plus aimable sur les professeurs à ce jour. J'ai beau être retraité depuis dix ans, je suis sensible à cette attention. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

Attention Francis, c'est aussi pour cette raison que je suis pour le chèque éducation : que l'on laisse les clowns "UIFM compliant" (si j'en crois Toto) dans leur collège publique unique et que les professeurs qui ont envie de faire leur métier puissent le faire dans des établissements où on saura reconnaître leurs compétences. Attendez la fin avant de vous réjouir !

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

"Tueur inspiré par Dostoïevski à Skopje
AFP
16/06/2010
Un tueur en série apparemment inspiré par l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski et responsable des meurtres de quatre femmes âgées en 2009 a été condamné à la prison à perpétuité par un tribunal de Skopje. "Le tribunal a reconnu Viktor Karamakov coupable de quatre meurtres et de deux tentatives de meurtres en 2009", a écrit le tribunal dans un communiqué.

Karamakov était attiré par les bijoux en or que portaient ses victimes, âgées de 69 à 83 ans. Selon les médias macédoniens, Karamakov choisissait ses victimes de la même manière que Raskolnikov, le héros de "Crime et châtiment" de Dostoïevski. La police a découvert dans son appartement plusieurs copies de ce livre.

La ministre macédonienne de l'Intérieur, Gordana Jankulovska l'avait décrit, au moment de son arrestation en novembre dernier, comme "un toxicomane, très intelligent qui lit Dostoïevski". Les avocats de Karamakov ont annoncé leur intention de se pourvoir contre ce jugement."


L'émulation culturelle, il n'y a que cela de vrai ...

Écrit par : iPidiblue renouveau des études russes | 16 juin 2010

Le Chili, belle équipe...

Faut dire que pour eux, c'est le foot ou la mine *. Fussent-elles à ciel ouvert.

En France, on les a fermées. On reste malgré tout au fond du trou.

* variante moderne de la liberté ou la mort

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Ecrit par : Perceval | 16 juin 2010

Il y a longtemps que j'ai renoncé à ce genre de pitreries, Perceval. Faites donc comme moi !

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Attention Francis, c'est aussi pour cette raison que je suis pour le chèque éducation : que l'on laisse les clowns "UIFM compliant" (si j'en crois Toto) dans leur collège publique unique et que les professeurs qui ont envie de faire leur métier puissent le faire dans des établissements où on saura reconnaître leurs compétences. Attendez la fin avant de vous réjouir !

Ecrit par : Joe | 16 juin 2010
---
OK, Joe, j'attends. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

Allez, une autre de Kitsch du Moloch * :

"David : Tout responsable du recrutement dans une filière post-bac sait pertinemment que les notes du bac ne sont pas fiables... et qu'il vaut mieux se référer aux notes de terminale provenant de lycées dont on connait les enseignants. Alors à quoi bon organiser cette épreuve ?

KdM : D'abord, le bac en tant que tel indique quelque chose, puisqu'il y a plusieurs baccalauréats. Ensuite, les mentions ont une grande importance, y compris au-delà de la première année d'enseignement supérieur.

Enfin, la dimension de rituel du baccalauréat ne doit pas être considérée comme un défaut. Notre société a de moins en moins de rituels, et celui-ci indique bien la fin d'un temps de l'adolescent, passé à un autre temps de sa vie."

Rituel individuel, passerelle vers le réel, modéré par Cédelle et autres souteneurs de chandelles.

Le bac, paravent du désastre comme le dit bien Guy Morel.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/16/le-bac-n-a-pas-en-soi-pour-but-de-selectionner-mais-de-valider-un-cursus_1373631_3224_1.html


* pour ceux qui n'auraient pas suivi : JMB

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

C'est...

Du Beau,

Du Bon,

Dubonnet...

d'âne bien sûr !

Écrit par : Magritte | 16 juin 2010

Alors du coup, ce n'est plus 160 000 E qu'ils nous doivent, mais un peu moins de 30 000 pour une carrière complète ? Mince alors !

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Bienvenue au fond de notre grotte *, Magritte !

* désespérément platonicienne

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Si j'ai bien tout entendu et compris aux infos à midi, on va devoir aller jusqu'à 67 ans ???? On va cotiser pour plus cher ? Mais on va encore "bénéficier" du calcul sur les 6 derniers mois ? (6 ans s'emmêle le "spécialiste" jm sylvestre ...)
C'est bien ça ? On n'en verra jamais le bout !

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Il y a longtemps que j'ai renoncé à ce genre de pitreries, Perceval. Faites donc comme moi !

Ecrit par : nicolas | 16 juin 2010

Ce serait en effet tentant, mais :
1) mon collègue est très joueur, alors je me laisse entraîner;
2) c'est tout de même un vrai plus pour des élèves comme les miens. Si ce n'est pas moi qui les emmène au musée, qui le fera ? A noter, d'ailleurs, le nombre de regards de la même couleur que mes élèves croisés pendant la visite.

Écrit par : Perceval | 16 juin 2010

D'ailleurs je vous recommande ce site (www.phrases.org.uk), qui est une vrai mine d'or si vous vous intéressez aux expressions britanniques et américaines.

Ecrit par : Julien | 16 juin 2010
---
Merci, Julien !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

Francis, connaissez-vous l'origine de cette expression ?

http://www.phrases.org.uk/meanings/350000.html

Ecrit par : Julien | 16 juin 2010
---
Yes indeed, I do know it, Julien. Just remember how old I am ! I first saw it at the end of some Warner Bros cartoons in the forties. By this time I had not yet begun learning English. Since then, I got the meaning of this phrase and never forgot it.
But I was pleased to have a look at the document you so kindly sent above. I especially greatly appreciate the following information below :

"The voice behind many of these characters, including Porky Pig, was Mel Blanc - probably the best-known voice actor and the person who virtually invented that medium. His grave marker includes what has become one of the best-known of all epitaphs - 'That's All Folks' "

I am not in a hurry to have it engraved on my own grave.
:-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

OUBLI (involontaire ?):
8 jours en Novembre
15 jours à Noël
8 jours en Février
15 jours à Pâques

Tous les Mercredis ET ....18 heures de cours/semaine !!!

Préparation ? Préparation de quoi ?
Les Maths ça change tous les ans ?
L'histoire ça change tous les ans ?
La géographie ça change tous les ans ?

ETC......

Pour calculer ce que les profs gagnent réellement, faut multiplier
leur salaire par DEUX, vu qu'il travaillent la moitié de l'année.

Hugh, j'ai dit !!

Écrit par : carre | 16 juin 2010

@Perceval
Je sais bien que l'on compte sur notre bonté naturelle, notre compassion, notre propension à la compensation des inégalités constatées sur le terrain, mais comme nous avons nos limites, qui ne sont jamais respectées -ne serait-ce que par nous-mêmes- il faut décider de se les imposer.
Cf le savant calcul fait par Joe. :-)

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Hugh, j'ai dit !! Ecrit par : carre | 16 juin 2010

Ebé, carre, il y a au moins une chose que vous n'avez pas comprise : c'est le public qui change tous les ans et pour lequel il faut préparer en groupe ou en individualisé chaque fois plus et chaque fois autrement.
Nous vous invitons à nous rejoindre dans notre nirvana.

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

"vu qu'il travaillent la moitié de l'année" carre

Faux. La meilleure année, j'ai passé seulement le tiers de l'année solaire en vacances.

J'ai bien aimé ça et j'ai regretté que ça n'ait pas été plus long.

Malheureusement, les formations de rentiers avec apport de fond, ça n'est pas encore dans les mœurs rectorales. En attendant, on travaille quand même encore un peu.

Voulez-vous qu'on fasse encore plus travailler vos mômes ?

Méfiez-vous, ça risque de (re)venir !

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Eh oui ! Comme l'écrit JPB , Messieurs-dames des syndicats il ya du grain à moudre , de l'action en perspective , plus qu'il n' en faut pour un fonctionnaire ....du syndicalisme . Oui mais voilà, être un syndicaliste professionnel ce n'est peut-être pas une rente mais en tout cas c'est mieux que d'affronter pendant 18h /semaine les sauvageons de la République dans ses territoires perdus . Et cela se monnaye : point trop de bruit ; ne pas dénoncer les vrais problèmes comme la paupérisation , l'absence de toute politique sociale et de ressources humaines et en prime à part le SNALC : refus idéologique de tenir un discours d'autorité .
Mais les syndicats sont à l'image des enseignants , devenus cette masse de plus en plus amorphe , acceptant toutes les entreprises de liquidation de l'E.N nommées ordinairement réformes comme maintenant celle de la classe de seconde (pour commencer ). L'enseignant se transformant peu à peu en disciple de Sacher Masoch a pris l'habitude de la médiocrité .

Écrit par : defer | 16 juin 2010

On en assez de ces comparaisons qui veulent tout et rien dire. Si certains enseignants (jeunes et consciencieux) travaillent plus de 40h par semaine, que dire de l'agrégé qui "pantoufle" en collège, de surcroît dans une matière sans trop de corrections, ou dans une option à 5 élèves (chers collègues de langues anciennes..) Il faut le dire (mais les syndicats ne le veulent pas): TOUS LES ENSEIGNANTS NE SONT PAS EGAUX DEVANT LA CHARGE DE TRAVAIL. Qu'en pense M. Brighelli?

Écrit par : Gerard | 16 juin 2010

http://www.franceculture.com/player#1276678800

Pas triste !

Vive la Finlande !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2010

[...] que dire de l'agrégé qui "pantoufle" en collège
Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

Continuez ainsi et ce ne sont pas seulement des pantoufles d'agrégé que vous allez recevoir en plein visage, mon cher Gerard !

D'ailleurs, agrégé ou non, la charge de travail en collège dépasse souvent celle que réclame des classes de lycée. Et une heure de cours en collège est autrement épuisante qu'une heure de cours en lycée.

On pouvait difficilement trouver plus mauvaise illustration pour votre constat, que je partage, par ailleurs.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

[...] celle que réclameNT des classes de lycée.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

ou dans une option à 5 élèves (chers collègues de langues anciennes..) Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

C'est sans doute à cause de parents comme vous qu'ils ont 5 élèves, les agrégés de langues anciennes, car ce n'est pas faute d'avoir crié au loup de s'être battus pour les sauver, les langues anciennes !!!!!!!!!

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Il y a une majoration du temps de service pour un enseignant ayant des classes en effectif réduit (majoration d'une heure pour plus de huit heures de cours avec moins de vingt élèves)

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

A lire les réactions, toutes partielles voire partiales, à mon billet, j'ai dû toucher un point sensible. Je persiste et signe, du haut des mes 35 années d'enseignant: oui, tous les enseignants ne sont pas égaux devant la charge de travail: on peut supposer que les certifiés ne sont pas fait du même métal que les agrégés, puisque leurs maxima de service sont différents dans un même établissement: que les agrégés soient mieux payés, c'est normal: qu'ils aient moins d'heures de cours, cela ne l'est pas. D'ailleurs, à l'origine, ces derniers devaient enseigner exclusivement en lycée, où les classes sont plus chargées, et les corrections plus longues....Qu'en dit cette chère Anne-Marie ?

Écrit par : Gerard | 16 juin 2010

Jeune collègues, dépêchez-vous de faire votre 3ème enfant avant 2012 !
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-06-16/retraites-l-age-legal-porte-a-62-ans-d-ici-a-2018/916/0/467137&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100616

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

Pour Toto: ne mélangeons pas tout; les cours peuvent être plus fatigants parfois, les préparations et les corrections ne le sont pas. Et, je le redemande, comment font les certifiés?
Pour Nicolas: les profs de langues anciennes (comme bon nombre de profs d'allemand d'ailleurs) ont trop souvent creusé leur propre tombe: "nous voulons des élèves, mais uniquement des bons..." (air connu). Pour ma part, j'ai contribué à créer une sections de grec en collège ZEP sur la demande insistante d'une collègue, pour la voir disparaître très vite par découragement des candidats.... le double langage, ça existe chez nous aussi.

Écrit par : Gerard | 16 juin 2010

Intéressant :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/16/retraites-les-francais-les-moins-qualifies-vont-payer-l-essentiel-de-cette-reforme_1373928_823448.html#ens_id=1305816&xtor=AL-32280151

Ecrit par : nicolas | 16 juin 2010

Cet article est un ramassis de conneries. Comparer les retraites françaises aux retraites suédoises est ridicule. Il n'y a pas d'âge de départ à la retraite en Suède, le système est un système de répartition à cotisation définie et neutralité actuarielle (en gros, vous cotisez le même pourcentage de vos revenus toute votre vie et vous partez en retraite quand vous voulez, votre pension est calculée en fonction de ce que vous avez cotisé et de l'espérance de vie restante estimée lors de votre départ en retraite) agrémentée d'une légère part par capitalisation qui est amenée à progresser dans le temps. Pas étonnant que l'emploi des séniors y soit plus élevé.

Écrit par : Joe | 16 juin 2010

I am not in a hurry to have it engraved on my own grave.
:-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

I can imagine ;-)
Anyway, I'm glad you appreciate the information.
Take care !

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

Qu'en dit cette chère Anne-Marie ?

Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

Cher Gérard, n'étant pas du corps enseignant, j'estime avoir peu droit à la parole sur ce sujet.
Mais ayant une fille institutrice en ZEP, je sais le gros travail qu'elle fournit en plus de ses heures de cours, y compris le dimanche, et je prends toujours la défense des enseignants, du moins de ceux dont je suis sûre qu'ils font leur travail pour le bien de leurs élèves.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2010

Hugh, j'ai dit !!

Ecrit par : carre | 16 juin 2010

De deux choses l'une (ou les deux, peut-être ?):
soit vous faites de la provocation, soit vous ne connaissez visiblement rien du métier de professeur.
Chaque année, le public est différent, avec des classes plus ou moins hétérogènes, des élèves plus ou moins attentifs/sérieux/etc., et il faut donc sans cesse adapter ses cours en fonction (car ce qui a marché pour telle classe ne marchera peut-être pas pour une autre).
S'il suffisait de déballer ses connaissances devant les élèves pour qu'ils aient d'un coup (de baguette magique) la science infuse (c'est ce qui différencie un être humain d'une machine, il ne suffit pas d'appuyer sur la touche "enregistrer" pour que ça marche !), je pense que ça se saurait...

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

[...] les agrégés [...]. D'ailleurs, à l'origine, ces derniers devaient enseigner exclusivement en lycée, où les classes sont plus chargées, et les corrections plus longues....Qu'en dit cette chère Anne-Marie ?
Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

Les agrégés n'ont rien à faire dans les collèges tels qu'ils existent et fonctionnent actuellement. Je l'ai suffisamment dit et répété sur ce blog, depuis plus de deux ans et au risque de lasser certains, pour ne pas souhaiter insister sur ce point aujourd'hui. Enfin, bon, faut pas trop me pousser non plus.

Je ne comprends pas ce que vous trouver à redire concernant le maximum de service des agrégés. Souhaitez-vous qu'ils fassent 18 heures, comme les certifiées ? ou bien que les certifiés fassent 15 heures, comme les agrégés ?

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Ceci dit je rejoins Joe au moins sur un point: ce n'est peut-être pas le meilleur moment de parler de la revalo'. En tous cas on devrait déjà se préoccuper du fait qu'à salaire égal, on ne peut pas vivre de la même manière en région Parisienne que dans le reste de la France. Il est hallucinant que des jeunes profs (BAC +3 et bientôt BAC +5/6) envoyés là-bas en soient souvent rendus à vivre comme des étudiants sans le sou...

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

La caravane à Mimile échouée à côté du promène-couillon à Gégé. Un couple de thons rouges en exode hors de l'eau. On n'ose imaginer l'état de la réserve de Casanis.

Toutes les valeurs du néo-prolétariat post-moderne bafouées par les Eléments dans ce camping GCU.

Colère.

Envie de pénal.

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/16/20100616PHOWWW00249.jpg

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Pour calculer ce que les profs gagnent réellement, faut multiplier
leur salaire par DEUX, vu qu'il travaillent la moitié de l'année.

Hugh, j'ai dit !!

Ecrit par : carre | 16 juin 2010


Passez le concours alors...

Écrit par : matheutordu | 16 juin 2010

Je ne comprends pas ce que vous trouver à redire concernant le maximum de service des agrégés. Souhaitez-vous qu'ils fassent 18 heures, comme les certifiées ? ou bien que les certifiés fassent 15 heures, comme les agrégés ?

Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Bonjour! Au train où vont les choses, ce débat certifiés/agrégés sera, dans quelques années, complètement obsolète. Tous les enseignants bac (?) + 5 seront à 30-32 heures pour contrôler en continu l'acquisition des "compétences indispensables pour se former tout au long de la vie" et devront travailler jusqu'à plus de 65 ans pour toucher leur maigre pension.
Excellent papier de JP brighelli.

Écrit par : marigot | 16 juin 2010

L’agrégation sanctionne une certaine érudition (pardon :une érudition certaine)…
C’est tout et c’est déjà beaucoup.
Enseigner est un métier

Écrit par : remieu | 16 juin 2010

"Tous les enseignants bac (?) + 5 seront à 30-32 heures pour contrôler en continu l'acquisition des "compétences indispensables pour se former tout au long de la vie"

Pas tout à fait. Une partie des 32 heures se fera en présentiel, le reste derrière un hygiaphone ou tout autre écran plat.

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Un peu d'humour raffiné que les enseignants apprécieront à sa juste valeur.
L'autre jour, mon épouse (également prof) et moi nous étendons du linge vers seize heures trente, un voisin passe, nous voit et dit à un autre : « Y a grève aujourd'hui ? »

MDR !

Écrit par : P. Lariba | 16 juin 2010

"L'autre jour, mon épouse (également prof) et moi nous étendons du linge vers seize heures trente, un voisin passe, nous voit et dit à un autre : « Y a grève aujourd'hui ? »"

Voilà ce qui arrive quand on n'est pas assez solidaire du juste-combat-des salariés-de la-camif-en-lutte

http://www.camif.fr/boutique-en-ligne/maison/electromenager/lavage/seche-linge.html

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Toutes les valeurs du néo-prolétariat post-moderne bafouées par les Eléments dans ce camping GCU.

Colère.

Envie de pénal.

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/16/20100616PHOWWW00249.jpg

Ecrit par : dugong | 16 juin 2010

Soyez gentil, dites-nous où cette photo a été prise...

Écrit par : Maminou | 16 juin 2010

Soyez gentil, dites-nous où cette photo a été prise...

Ecrit par : Maminou | 16 juin 2010

Dans un film d'horreur ...

Écrit par : iPidiblue scream le retour | 16 juin 2010

Merci pour cet article.

Écrit par : pascale | 16 juin 2010

A Totoweiniger, concernant les maxima de service: De deux choses l'une: ou les certifiés sont surmenés, ou les agrégés n'ont pas à se plaindre de la lourdeur de leurs services. Je le répète; qu'ils soient mieux payés, c'est normal: mais en quoi les max de service doivent-ils être différents?
Pour Remieu: oui, l'agrégation sanctionne une érudition certaine; j'aimerais bien qu'elle sanctionne également des capacités d'enseignant....

Écrit par : Gerard | 16 juin 2010

"Soyez gentil, dites-nous où cette photo a été prise..."

Probablement dans un argumentaire raqvam stigmatisant un irresponsable qui aurait dépensé la prime en tournées générales. Vous noterez que c'est l'accablé qui ouvre la marche, dans la posture du pénitent, n'ayant pu sauver qu'un maigre cabas et un grand pot de moutarde extra forte et qui subit les horions de sa furibarde.

On notera que, contrairement à la croyance, ce sont en général les femmes qui doivent être le mieux couvertes.

Voyez, par exemple, la photo sur le lien ci-dessous où cette téméraire tente avec une application touchante d'endiguer la vague de cafard(s) qui a envahi le mobil home familial sous les cris de frayeur du mari.

http://www.maif.fr/conseils-prevention/habitation/guides-contrats/guide-raqvam.html

Écrit par : dugong | 16 juin 2010

Ecrit par : dugong | 16 juin 2010

Dugong, vous êtes impayable !!!
J'en pleure ... ;-))))

Écrit par : Maminou | 16 juin 2010

A Totoweiniger, concernant les maxima de service: De deux choses l'une: ou les certifiés sont surmenés, ou les agrégés n'ont pas à se plaindre de la lourdeur de leurs services. Je le répète; qu'ils soient mieux payés, c'est normal: mais en quoi les max de service doivent-ils être différents?
Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010


Puisque la différence de rémunération entre agrégé et certifié ne vous choque pas, que dites-vous de la proposition suivante : on abaisse le temps de service des certifiés à quinze heures en amputant leur traitement au prorata des heures supprimées. Comme ça, tout le monde aura le même maximum de service sans que personne soit lésé.

Écrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Le susdit "carré" ne doit pas savoir vraiment lire, parce que ma Note répondait par avance à ses "objections". Il a intérêt à revenir ici quand il sera cube.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juin 2010

Il faudrait demander l'avis des certifiés, et déterminer quelle est la différence "juste" de salaire entre un agrégé et un certifié....
Mais je reste hostile à une différence de service liée à un niveau de recrutement lorsque les fonctions s'exercent dans les mêmes établissements.

Écrit par : Gerard | 16 juin 2010

Moi, je dis chef-d'oeuvre "South Park, bigger, louder and uncut", le film: http://www.youtube.com/watch?v=08Wbh6HOWwA, le pot-pourri ou medley, "La Résistance") et pour nous les enseignants éthiques: "It's easy M'kay": http://www.youtube.com/watch?v=T-MaKlTTWIw&NR=1

Christophe Sibille, pour moi, South Park, ça écrase, et plus que cela, tous les guyon et porte du monde, non? Une série animée qui agite et rend vertes toutes les ligues de vertu, religieuse et familiale! Oh my God, they killed Kenny!

Écrit par : Pendariès | 16 juin 2010

Mais les agrégés aussi sont des gens funs ! La preuve on en trouve même dans des films coquins ;-):


http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=aliceoulesdesirs

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

@Julien, je navigue en terre connue (hahaha, naviguer, terre, hahaha).

Écrit par : Pendariès | 16 juin 2010

J'ai essayé de dénicher ce fameux décret du 10 juillet 1946 en dépouillant le J.O. et le B.O. : il n'existe pas. En revanche, il existe bien un décret du 10 juillet 1948 portant classement hiérarchique des grades et emplois des personnels de l'État relevant du régime général des retraites, mais on n'y trouve aucune trace d'une mention d'un 10/12e spécifique aux enseignants.

Il s'agit donc d'une erreur, dont la source originelle est la question écrite du député Robert-André Vivien du 2 juin 1986 – elle fait allusion également aux commissions interministérielles du 6 janvier 1945 et du 11 avril 1946.

La question écrite est souvent citée, sa réponse ministérielle, datée du 29 septembre 1986, l'est en revanche beaucoup moins :
« En application du décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948 modifié, le classement hiérarchique des grades et emplois des personnels civils et militaires de l'État affiliés au régime général des retraites est défini par les indices extrêmes bruts qui leur sont affectés dans les tableaux annexés à ce décret.
Ce décret constitue le seul fondement réglementaire en la matière. Il n'existe pas de règle juridique ni de clause implicite établissant un rapport entre les rémunérations des personnels enseignants et celles des fonctionnaires appartenant à des corps classés dans les mêmes catégories. » (http://archives.assemblee-nationale.fr/8/qst/8-qst-1986-09-29.pdf Page 92 du document pdf).

Ne Quid Falsi Dicere Audeat.

P. S.
1/ Je suis enseignant et j'aurais vraiment aimé que l'histoire des 10/12e ne fut pas une légende...
2/ Je me suis livré à un petit calcul de pouvoir d'achat : si, étudiant, j'étais lauréat de l'agrégation à la session 2010, mon pouvoir d'achat serait inférieur de plus de 10% à celui qu'il était quand je l'ai eue en 1994...

Écrit par : Benoît | 16 juin 2010

Gérard, les agrégés n'ont pas forcément choisi de "pantoufler" en collège...
Quant aux 5 valeureux latinistes constituant leurs classes..., c'est un cliché appartenant à une époque révolue.Dans mon établissement, + de 3O braves petits "en 5ème, et il n'est pas question d'envisager 2 groupes par niveau. Les maigres moyens consentis aux classes de lettres vont aux "PPRE"... misérabilisme oblige.
Fred

Écrit par : Fred | 16 juin 2010

@Julien, je navigue en terre connue (hahaha, naviguer, terre, hahaha).

Ecrit par : Pendariès | 16 juin 2010

C'est mieux que de rouler en eaux troubles ;-)

Écrit par : Julien | 16 juin 2010

I can imagine ;-)
Anyway, I'm glad you appreciate the information.
Take care !

Ecrit par : Julien | 16 juin 2010
---
Merci, Julien. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 juin 2010

2/ Je me suis livré à un petit calcul de pouvoir d'achat : si, étudiant, j'étais lauréat de l'agrégation à la session 2010, mon pouvoir d'achat serait inférieur de plus de 10% à celui qu'il était quand je l'ai eue en 1994...
Ecrit par : Benoît | 16 juin 2010

Et de 30 % si vous l'aviez eue en 1970.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2010

Puisque la différence de rémunération entre agrégé et certifié ne vous choque pas, que dites-vous de la proposition suivante : on abaisse le temps de service des certifiés à quinze heures en amputant leur traitement au prorata des heures supprimées. Comme ça, tout le monde aura le même maximum de service sans que personne soit lésé.
Ecrit par : TotoWeininger | 16 juin 2010

Z-avez pas fini, Toto, avec ces histoires à la con. On va finir par discuter des primes de casse-croûte : au pain gris pour les certifiés, au pain blanc pour les agrégés.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2010

C'est qu'il est comme ça TotoW, Guy!

Écrit par : Pendariès | 16 juin 2010

(Par avance desole pour les accent, clavier americain...)
Rarement lu un tel assemblage de bêtises et d'approximations pour appuyer son point de vue! J'espère que vous enseignez avec un peu plus de nuance et de bonne foi!
1- votre calcul est foireux du simple fait que les 5 semaines n'ont pas toujours existé, sans parler de la RTT. Donc se faire "rembourser" par l'état le fait de n'avoir été payé que 10/12emes a une époque ou "les autres" n'avaient droit qu'a 4 semaines, faut oser! Heureusement, vous n'êtes pas prof de maths...
2- Même calcul foireux pour les 35 heures; si (et seulement si) vous faites bien 39 heures par semaine, ca ne fait que quelques années que vous vous faites avoir. Et si vous faites moins, ca fait plusieurs années que vous en profitez indûment.
3- Savez vous que 35 heures et RTT ne se cumulent pas? Ben non, vous ne bossez pas dans le privé vous... Si on a droit a de la RTT dans le privé, c'est parce qu'on est resté a 39h, ou passé par exemple a 37h30 et que les heures au dessus de 35 deviennent des jours de recup' (sous forme de RTT). Donc c'est SOIT je bosse 35h et je pars 5 semaines, SOIT je bosse moins et j'ai des RTT.
4- Faire pleurer dans les chaumières parce que vous ramenez du boulot a la maison : ben c'est normal, vu que vous ne faites pas les heures sur place. Si on vous forçait a rester dans vos classes corriger les copies, vous diriez quoi? Bien sur qu'on préfère bosser a la maison!!
5- Le temps de préparation des cours : je ne dis pas que c'est négligeable, mais ma mère prof de maths (!) en 1ere S et terminale C (quand ca existait encore) pendant 35 ans, je peux vous dire qu'au bout de 20 ans d'enseignement, le ratio n'était plus 1,5h de préparation/correction par heure de cours!
6- rien a cirer que les vacances aient été "inventées" pour faire marcher le tourisme: elles sont la, les enseignants en profitent, c'est tout. Vous proposez de les réduire?
7- Si je compte que vous ne bossez pas pendant 6 semaines l'été (je suis sympa) et que vous bossez 50% pendant les autres vacances (je suis TRES sympa, selon moi ce serait plutot 1/2 semaine de boulot par vacances), j'arrive a 6 + 4 soit 10 semaines de congé par an. Quand on a des RTT on s'en sort generalement a 7 semaines 1/2 par an (5+2.5) quand on a un statut type "cadre" (autonomie dans son travail, etc., les profs sont incontestablement des "cadres" au sens du privé. Je n'ai pas dit des cadres sup) ; au final vous n'êtes plus "eu" de deux mois par l'état avec le 10/12eme (soit 2 mois ou 9 semaines), mais de 6 semaines 1/2... toujours "eu" certes, mais plus autant que ca... et seulement depuis que la 5eme semaines et les 35h existent... et évidemment en considérant qu'il y a eu ZERO gain de productivité sur le travail des profs depuis 50 ans: c'est possible vu le type de job, mais quand même, sur la préparation des cours et tout, on ne me fera pas croire que les méthodes et sources d'info n'ont pas accéléré le mouvement.
8- Bien évidemment vous vous comparez aux autres fonctionnaires: grand bien vous fasse! Maintenant si on considère la retraite a 75% du salaire des 6 derniers mois, sachant que les profs vivent bien longtemps (!), peut être que cela contrebalance les 10/12emes de votre salaire d'activité pour les finances publiques...
Il y aurait encore beaucoup a dire mais je dois y aller...

Écrit par : Bertie | 16 juin 2010

"Ecrit par : Zorglub | 16 juin 2010 "

J'arrive après la "bataille", mais votre papier sur le vin est vraiment parfait !!! C'est exactement ça...
Vive l'association des terroirs, de la vigne qui ne pisse plus, et non aux (apprentis) sorciers chimistes-vinificateurs, (encore un métier double ???)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2010

sachant que les profs vivent bien longtemps (!), peut être que cela contrebalance les 10/12emes de votre salaire d'activité pour les finances publiques...
Il y aurait encore beaucoup a dire mais je dois y aller...

Ecrit par : Bertie | 16 juin 2010

C'est vrai ça !

Lors de notre entrée dans la "carrière", ils devraient nous faire signer un papier comme quoi nous nous engageons à nous autodétruire si toutefois on est trop costaud et qu'on survit trop longtemps à notre mise à la retraite !

Remarquez, heureusement qu'ils ne le faisaient pas en 1975 parce que moi qui avais signé pour un départ à 55 ans, je suis en train de voir le départ à 60 ans devenir de moins en moins probable...
D'ici à ce je doive m'autodétruire avant même d'être retraitée !

Écrit par : catmano | 16 juin 2010

Eh bien, comment votre mère a-t-elle fait pour nourrir une telle haine des profs en vous, Bertie ?
Il est vrai que l'exemple du prof de maths est le pire qui soit en ce qui concerne prépa et corrections. Prenez plutôt celui du prof de français...

Écrit par : nicolas | 16 juin 2010

sachant que les profs vivent bien longtemps (!), peut être que cela contrebalance les 10/12emes de votre salaire d'activité pour les finances publiques...
Il y aurait encore beaucoup a dire mais je dois y aller...
Ecrit par : Bertie | 16 juin 2010

Qu'on les abatte !

Peng ! Peng !

Remarquez, il y a des lycées allemands et américains où vous avez été entendue ! Les pauvres petits ! Ils ont été mis en prison alors qu'ils voulaient simplement soulager les finances publiques !

Écrit par : Jeremy | 16 juin 2010

@Bertie
Vos calculs ne tiennent pas compte d'un fait: le temps de travail dépend énormément de tout un tas de facteurs.
Notamment:
1. l'ancienneté: le temps de préparation se réduit au fur et à mesure que l'on "se fait la main", mais au début on pourrait facilement compter 2 à 3h de prép pour 1h de cours.
2. le niveau et l'établissement: préparer un cours pour des 6e ce n'est pas la même chose que pour des Terminales ou des spécialistes (options), même chose pour les classes "spéciales".
3. l'investissement personnel: choisir entre "faire le minimum vital", qui n'est pas forcément condamnable quand on sait les conditions dans lesquels se retrouvent certains profs (qui ont juste besoin de se poser avant de "pêter un câble"), être perfectionniste (surmenage en perspective) et trouver un juste milieu.

Et d'autres facteurs, que j'oublie sûrement.

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Lors de notre entrée dans la "carrière", ils devraient nous faire signer un papier comme quoi nous nous engageons à nous autodétruire si toutefois on est trop costaud et qu'on survit trop longtemps à notre mise à la retraite !

Ecrit par : catmano | 16 juin 2010

Mais non, y a plus simple encore: allez hop, tous en ZEP avec des SEGPA passé la cinquantaine ! Après on laisse la nature faire son œuvre (dépression -> suicide) évidemment il y a aura toujours ceux qui arriveront à survivre, ils serviront d'exceptions pour confirmer la règle ;-)

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

C'est quand même effarant, d'être une profession aussi facilement haïe. Mais bon sang, que leur avons-nous fait — ou pas fait ?
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juin 2010

Et je maintiens toutes mes informations sur les 10/12èmes. C'est la chanson triste — mais secrète — de tous les syndicats. Je reçois à l'instant (enfin, hier) la dernière cuvée de la Quinzaine Universitaire, la revue mensuelle du SNALC, où se trouve un article sur le sujet redonnant les mêmes dates de décrets et débats que moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juin 2010

Début du bac 2010

Ce matin, épreuve d'opiniologie pour les options sophisme et vuvuzelisme.

Pour les ignorants, nos sens nous trompent est le fondement du vuvuzelisme, introduit en France par J. Eustache et son école.

Lire l'ouvrage de référence "Entre marteau et enclume" paru au Seuil (de la douleur).

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Z-avez pas fini, Toto, avec ces histoires à la con. On va finir par discuter des primes de casse-croûte : au pain gris pour les certifiés, au pain blanc pour les agrégés.
Ecrit par : guy morel | 16 juin 2010
C'est qu'il est comme ça TotoW, Guy!
Ecrit par : Pendariès | 16 juin 2010

C'est Gerard qu'a commencé, M'sieurs

Écrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

Votre syntaxe se relâche méchamment, TotoW...
A signaler, la note de JPB sur Marianne 2.

Écrit par : nicolas | 17 juin 2010

"Mais bon sang, que leur avons-nous fait — ou pas fait ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

Vous êtes donc certain que Bertie est une représentante du sexe dit faible ? ;-)
Pour rebondir un peu plus sérieusement sur son message, je m'avance peut-être, mais je crois que la plupart des collègues n'envisageraient même pas de se plaindre du manque de considération de la manière dont il faut réellement multiplier leur nombre d'heures réel en présence des élèves, (quand on est enseignant, on a facilement tendance à ramener quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout élément de la vie courante à une application possible en cours, et, ça, c'est difficilement quantifiable objectivement, mais certainement un investissement extrêmement réel), si les parents leur "livraient" un public EDUQUE, auprès duquel ils pourraient donc exercer leur vrai métier, qui est ENSEIGNER, sans s'épuiser et passer leur temps à faire LA POLICE, et sans risquer de se faire punir par les géniteurs de leurs élèves quand ils punissent eux-mêmes ces derniers.
Alors, là, je fiche mon billet que les "doléances" du corps enseignant seront totalement différentes.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

C'est quand même effarant, d'être une profession aussi facilement haïe. Mais bon sang, que leur avons-nous fait — ou pas fait ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

Oh à mon avis, c'est de la jalousie. Enfin bon, on connaît la chanson: au restaurant, la bouffe est toujours meilleure dans l'assiette du voisin...

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

si les parents leur "livraient" un public EDUQUE, auprès duquel ils pourraient donc exercer leur vrai métier, qui est ENSEIGNER, sans s'épuiser et passer leur temps à faire LA POLICE, et sans risquer de se faire punir par les géniteurs de leurs élèves quand ils punissent eux-mêmes ces derniers.
Alors, là, je fiche mon billet que les "doléances" du corps enseignant seront totalement différentes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Tout à fait, même si je serai un peu plus indulgent que vous au sujet des parents (être un bon parent n'est pas une mince affaire, surtout quand le gamin est une tête brûlée), il est par contre absolument ahurissant qu'on nous reproche de faire le boulot que eux n'ont pas su faire... à vrai dire, on est bonne poire, car on devrait se retourner contre eux et leur dire en face qui si monchéri/moncanard est une peste en cours, c'est quand même un peu de leur faute aussi.
Enfin bon, il ne faut pas non plus tomber dans l'excès inverse et passer son temps à accabler les parents, ils ne sont pas les seuls responsables dans cette affaire.

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Le problème, c'est que faire la police devrait être le rôle des CPE et de l'administration, mais entre les uns qui disparaissent peu à peu et l'autre qui se débine...

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

sujets philosophie du bac:
http://www.facebook.com/pages/LeWebPedagogiquebac/107181466718

Écrit par : al | 17 juin 2010

Julien, vous n'en avez pas marre de débiter des niaiseries et des lapalissades ? Il n'y a pas de classement des meilleurs commentateurs sur ce blog, vous savez.

Par ailleurs, pourquoi utiliser ce "on" qui semble vous englober dans le corps professoral ? Vous en croisez beaucoup des monchéri/moncanard ?

Écrit par : Joe | 17 juin 2010

Par ailleurs, pourquoi utiliser ce "on" qui semble vous englober dans le corps professoral ? Vous en croisez beaucoup des monchéri/moncanard ?

Ecrit par : Joe | 17 juin 2010

Plus maintenant, mais j'en ai croisé un certain nombre, oui. Et visiblement plus que vous.

Maintenant, libre à vous de penser que la réalité des choses sont des "niaiseries et des lapalissades", mais ça en dit long sur votre connaissance du sujet...

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Et puis l'EN j'y suis resté suffisamment longtemps pour savoir que c'est trop facile de dire que les enseignants sont tous des feignants sur-payés ou que les parents sont tous des irresponsables bornés...
Vous voulez une lapalissade ? Je vous en donne une gratis: diviser pour mieux régner.

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Messieurs, un peu de sérieux: je n'ai pas commencé la querelle sur les rémunérations, que je trouve , comme vous, basse: mais il faut dire aussi que les enseignants français sont ceux qui ont les horaires les plus faibles et les congés les plus longs de toute l'Europe (sauf peut-être les Grecs); Dans le cadre d'un budget non indéfiniment extensible, ceci peut expliquer cela. Par contre, dans un contexte où TOUS les enseignants se plaignent d'être surmenés, je continue à m'interroger sur la variabilité des maxima de services entre les niveaux de recrutement (et non selon les niveaux d'enseignement)...
Peut-on être PLUS ou MOINS surmené(e)?

Écrit par : Gérard | 17 juin 2010

Je déplore juste votre diarrhée verbale tendance dysenterie pour dire des choses qui ont été répétées maintes fois sur ce blog : vous enfoncez des portes ouvertes.

Quant à vos reproches à mon égard, ils sont totalement injustifiés puisque je n'ai en aucune manière tenu ce genre de propos, ici ou ailleurs.

Écrit par : Joe | 17 juin 2010

"Par contre, dans un contexte où TOUS les enseignants se plaignent d'être surmenés"

Ecrit par : Gérard | 17 juin 2010

Vous avez vu ça où ??

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Tout à fait d'accord avec vous sur le salaire des profs et instituteurs mais en revanche vous ignorez ce qu'est la Banque de France (je suis fils d'instituteur mais aussi retraité récent de la BDF...et ancien prof!) :
- la BDF n'est pas un service de l'Etat et ne relève ni du budget de l'Etat ni de l'impôt, elle ne coûte rien au citoyen mais lui rapporte...
- elle a fait sa réforme depuis plusieurs années et les 13 èmes ou 14 ème mois appartiennent à l'histoire ; l'évolution des salaires y est calquée sur la fonction publique avec souvent un biais négatifs!

Pour le système des retraites au cas où vous rebondiriez sur le sujet : aligné sur celui des fonctionnaires depuis 2008.

Écrit par : pineau | 17 juin 2010

Deux sujets de philo très mal posés :

Bac Philo ES, sujet 2 : Le rôle de l'historien est-il de juger ?
Un historien sérieux (comme Pétré-Grenouillaut) dirait NON.

Bac Philo S, sujet 1 : L'art peut-il se passer de règles ?
D'après l'éducation nationale : "oui, car nous sommes tous artistes et génies incompris". (surtout en zep)
La réponse sérieuse : NON.

Ces sujets n'appellent pas thèse / antithèse / synthèse mais
connerie / réponse sensée / badaboum.

Écrit par : dickens | 17 juin 2010

Dans le genre sujet tordu, j'avais eu "Déchoir repose". Vous avez 20 minutes.

Écrit par : Joe | 17 juin 2010

Je déplore juste votre diarrhée verbale tendance dysenterie pour dire des choses qui ont été répétées maintes fois sur ce blog : vous enfoncez des portes ouvertes.
Ecrit par : Joe | 17 juin 2010

Je dis ce que je pense, c'est tout. Si ça ne vous plaît pas ou si vous ne voulez pas me lire, personne ne vous y oblige. Qui plus est, il y a bien pire que moi sur ce blog.
En attendant, je ne vous parlais pas spécialement à vous et si les intéressés pensent que je saoule, ils sont assez grand pour me le dire.

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

"Ces sujets n'appellent pas thèse / antithèse / synthèse"

Dickens, une dissertation philosophique ne se construit pas obligatoirement sous ce corset...

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Pendariès ou le philosophe sans le savoir ...

Écrit par : iPidiblue t'es une synthèse ! | 17 juin 2010

Jean-Paul Brighelli a écrit : "Et je maintiens toutes mes informations sur les 10/12èmes. C'est la chanson triste — mais secrète — de tous les syndicats. Je reçois à l'instant (enfin, hier) la dernière cuvée de la Quinzaine Universitaire, la revue mensuelle du SNALC, où se trouve un article sur le sujet redonnant les mêmes dates de décrets et débats que moi.
JPB"

Il ne faut pas se contenter de recopier des sources de seconde main qui peuvent être erronées (c'est le cas pour le décret du 10 juillet 1946 : allez voir dans le J.O. ou dans le B.O., il n'existe aucun décret du 10 juillet 1946 concernant les 10/12e), mais aller aux sources de première main. Tant que personne n'aura présenté un texte réglementaire et/ou législatif sur ces 10/12e, je ne vois pas comment faire autrement que de dire qu'il s'agit d'un mythe. Question d'honnêteté intellectuelle oblige.

Écrit par : Benoît | 17 juin 2010

La caravane à Mimile échouée à côté du promène-couillon à Gégé. Un couple de thons rouges en exode hors de l'eau. On n'ose imaginer l'état de la réserve de Casanis.
/…/
http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/16/20100616PHOWWW00249.jpg
/…/
Vous noterez que c'est l'accablé qui ouvre la marche, dans la posture du pénitent, n'ayant pu sauver qu'un maigre cabas et un grand pot de moutarde extra forte et qui subit les horions de sa furibarde.

Ecrit par : dugong | 16 juin 2010

Je reviens vers vous, dugong, pour une précision de la plus haute importance que ma salacité livre à votre sagacité : Régis porte avec componction un EXTINCTEUR.

Alors :
- Est-ce la relique destinée à évoquer avec nostalgie les soirs d’antan embrumées de Casanis ? Puisqu’aussi bien en ces occasions il usait de cet indispensable accessoire pour calmer les ardeurs d’une mie dont il n’était plus en mesure d’arroser le jardin secret.
Véhémente, elle lui fait savoir que ses excitations sensorielles exacerbées n’étant plus de saison, il aurait mieux fait de sauver l’aspirateur s’il souhaitait la rendre heureuse ou son fusil de chasse s’il entendait rester aussi égoïste qu’il l’avait été durant toutes ces années d’idylle.

Ou bien :
- Fidèle lecteur de Var Matin, par réflexe pavlovien, les poncifs « éléments déchaînés », « nature en furie », « désastre naturel » évoquent au néo-méditerranéen qu’il est devenu les déluges de feu récurrents bouleversant le fragile équilibre de ce temple grandiose et le pousse à une action aussi frénétique que vaine ?
Plus sensée sa tendre et douce tente de le dissuader et de le ramener à la raison : que peuvent fougue et impétuosité contre les ravages de l’âge et l’étendue du désastre ? Impuissant il est et restera face à des flammes d’une telle ampleur qu’il ne saurait les éteindre avec ce dérisoire expédient.

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

La citation du jour du Figaro.fr:

"L'homme sérieux est dangereux ; il est naturel qu'il se fasse tyran."

Simone de Beauvoir, "Pour une morale de l'ambiguïté"

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

poussent !

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Ces sujets n'appellent pas thèse / antithèse / synthèse mais
connerie / réponse sensée / badaboum.

Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

thèse / antithèse / foutaise ?

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Je pense que vous ne devriez pas parler de la Banque De France, qui est probablement le corps constiutué (attention, nous n'appartenons pas à la fonction publique, notamment, nous gérons nous-mêmes nos retraites...) qui s'est pris le plus gros plan social de ces 30 dernières années. Pour donner un ordre de grandeur, l'EN aurait dû multiplier la taille de ses classes par 3, et supprimer au moins la moitié de ses agents. Imaginez la révolution... Et comme vous, nous prenons de plein fouet une politique de gel des salaires qui placent un jeune cadre à 1550€ brut en début de carrière -je peux vous envoyer les fiches de paie, alors le 13ème mois dans ces conditions (le 14ème n'existe plus).... Nous aussi, nous avons subi en 30 ans une division de notre pouvoir d'achat d'un facteur 2.5 (en comparant à l'inflation, qui comme chacun le sait n'intègre pourtant pas l'immobilier...).

Ce serait à refaire, en tant que normalien je passerais finalement l'agrégation, quitte à rejoindre ensuite l'inspection ou d'autres services de l'Etat, si je n'étais pas arrivé à rejoindre l'Université.

Beaucoup de fantasmes sont proférés sur la Banque, notamment par François De Closets, et ce sont ces mêmes inepties qui m'ont conduit ici - inquiet qu'un jeune professeur ne puisse plus s'acheter ... une maison ... j'avais souhaité me réorienter. Mais en pratique, peu de gens ont vraiment accès à de l'information crédible/pertinente concernant la Banque et je regrette réellement de m'être engagé sans avoir eu plus connaissance des dossiers.

Écrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Voici une série de 4 articles portant sur le "Renouveau pédagogique" au Québec (sur le site du journal montréalais "Le Devoir"). C'est long. Que les lecteurs du blog qui ne sont pas intéressés m'excusent par avance.

"Génération réforme (1) - Meilleurs ou pas, les finissants du secondaire?
Le Renouveau pédagogique est toujours en attente d'évaluation
Amélie Daoust-Boisvert 14 juin 2010 Éducation
C'est le sprint final pour les élèves du secondaire qui entament leur dernière semaine d'examens avant les vacances d'été. Tandis que ceux de 4e secondaire s'apprêtent à effectuer plusieurs épreuves d'appoint, obligatoires pour la sanction des études, tous les regards sont tournés vers ceux de 5e secondaire: ils constituent la première cohorte de diplômés 100 % réforme. Le Devoir saisit l'occasion pour dresser un bilan de leur parcours à travers le Renouveau pédagogique tout en s'intéressant à leur avenir. Premier d'une série de quatre textes.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réforme amorcée en 2000 n'a jamais été évaluée. Le chercheur en éducation à l'Université Laval Simon Larose vient de s'y atteler. Le problème, souligne-t-il, c'est que le ministère lui a «confié le mandat un peu tard», en 2007. Il aurait bien aimé entreprendre cette étude, le projet Évaluation du Renouveau à l'enseignement secondaire (ERES), en 2003.

Au-delà des rumeurs, des récits d'enseignants, des discours des syndicats et de celui du ministère de l'Éducation, on ignore toujours l'effet de la réforme sur les résultats des élèves ou sur leur motivation. Aucune étude scientifique comparative avant-après sérieuse n'a été menée.

Simon Larose est donc parti de zéro avec son équipe. Ils suivent une cohorte d'adolescents pré-réforme ayant franchi les portes du secondaire en 2004-2005 et deux cohortes de la réforme, soit 2006-2007 et 2007-2008, mandat complexe s'il en est. Simon Larose a acquiescé malgré tout: «Je trouvais ce mandat intéressant, car je n'étais pas mêlé au débat public sur le sujet. Je n'ai aucun intérêt à défendre un point de vue.» Mais avant de rendre ses résultats publics, il devra les livrer au ministère.

Près de 1200 élèves «pré-réforme» choisis au hasard et leurs parents ont répondu aux questions des chercheurs une première fois déjà, ainsi que deux cohortes de 1300 jeunes «post-réforme». Les mêmes jeunes se soumettent au sondage en 2e, en 4e et en 5e secondaire. Ils seront également sondés deux fois au cours de leurs études collégiales ou à la formation professionnelle.

«Certains disent qu'on a sacrifié une génération», dit Simon Larose, mais, selon lui, «les jeunes ne se sont pas si mal classés dans les dernières années». Il se réjouit de l'augmentation du nombre d'heures consacrées aux mathématiques et au français. «Mais si on augmente le nombre d'heures et que j'ai vraiment de la misère en maths, on augmente mon risque d'échec si on ne m'encadre pas adéquatement», juge-t-il. Optimiste, il pense «qu'ils vont développer une compétence complexe plutôt que de recracher la matière le jour de l'évaluation».

Au-delà des données qualitatives, les chercheurs veulent des chiffres. Ils souhaitent comparer les cohortes grâce aux résultats d'un examen «maison» standardisé de mathématiques et de l'épreuve unique de français de 5e secondaire, en plus des taux de diplomation du secondaire.

À Pauline Marois qui voulait initialement contrer le décrochage scolaire, Simon Larose donne un E pour Échec. «Il n'y a pas d'élément important qui puisse contrer le décrochage dans le Renouveau pédagogique. Avec des ressources limitées, c'est un voeu pieux.» Autour de 30 % des jeunes abandonnent, sans diplôme, avant leur 20e anniversaire.

Même une fois les résultats disponibles, bien malin qui saura distinguer les effets de la réforme d'autres facteurs. «On ne saura pas si les différences sont dues à la réforme, on ne sait même pas à quel point les profs la suivent», dit Clermont Gauthier, chercheur à l'Université Laval. «Je ne vois pas pourquoi ça marcherait ici, tranche-t-il, alors que ça n'a pas marché ailleurs.» Selon lui, le ministère souffre de la «peur de l'évaluation». «Mais il en faut une un moment donné!»

Selon Sylvain Mallette, vice-président de la vie professionnelle de la Fédération autonome de l'enseignement, le ministère ne démontre «pas de volonté de mener une enquête sur les effets de la réforme».

Si la réforme n'a jamais été évaluée, quelques enquêtes nationales ou internationales donnent des indices. Par exemple, en 2003, les jeunes soumis à la réforme obtiennent des résultats inférieurs à ceux de 1995 à l'Enquête internationale sur la mathématique et les sciences (TEIMS). En mathématique de 4e année, par exemple, le nombre de jeunes se classant «avancés» chute de 15 % à 3 %. Une légère remontée survient en 2007. De la sixième place en 2001, le Québec glisse à la 16e en 2006 à l'épreuve du Programme international de recherche en lecture scolaire, administrée en 4e année du primaire. Et en 2005, 83 % des élèves de 6e année réussissent l'épreuve obligatoire de français, contre 90 % en 2000."

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

@dickens
Enfin ceci dit, ces sujets ne laissent guère de choix aux candidats... somewhat biased, aren't they ?

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

"Génération réforme (2) - Cours d'ECR: les enseignants «marchent sur des oeufs»
Lisa-Marie Gervais 15 juin 2010 Éducation
C'est le sprint final pour les élèves du secondaire avant les vacances d'été. Tous les regards sont tournés vers ceux de 5e secondaire, qui constituent la première cohorte de diplômés 100 % réforme. Deuxième d'une série de textes sur le Renouveau pédagogique.

On l'a accusé de tous les torts. Celui d'attiser la haine, de raviver la controverse alors qu'il a prétendument été conçu pour les apaiser. Pur produit du Renouveau pédagogique, le cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) déchaîne les passions depuis sa conception jusqu'à son introduction dans les écoles du Québec en 2008.

Enseignant de philosophie dans les cégeps puis d'histoire et du cours d'Enseignement moral et religieux au secondaire, Jacques Tobin reconnaît d'emblée le potentiel explosif d'un tel cours. La politique, la religion et le sexe, susceptibles de se retrouver dans son contenu, sont trois thèmes qui sèment la chicane au Québec, croit ce médiéviste et théologien de formation. «Il y a des éléments du programme qui sont très chargés émotionnellement et existentiellement», note cet enseignant du cours d'ECR à l'école secondaire Marguerite-De Lajemmerais, une école publique réservée aux filles dans l'est de Montréal.

Aborder les questions des menstruations ou de la séduction devant un auditoire plutôt multiethnique lui a valu des reproches de ses élèves qui l'ont sommé de se mêler de ses affaires. Et M. Tobin a suscité de plus vives réactions encore à la présentation du film C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée, dont il s'est servi pour parler de l'homosexualité et des valeurs du Québec dans les années 60-70-80. «Deux gars qui s'embrassent, c'était pour elles "dégueulasse"», a raconté M. Tobin, en admettant avoir reçu quelques appels téléphoniques de parents.

Traiter des questions religieuses dans un tel contexte plurireligieux est encore plus délicat. Il s'est heurté à de fortes réticences lorsqu'il a présenté en classe le récit d'Adam et Ève, comme un mythe fondateur. «J'ai souvent affaire à des Haïtiennes qui sont "évangélicales". [...] Ce qui anime leurs Églises, c'est une conception fondamentaliste des textes sacrés. C'est la même chose chez mes élèves musulmanes. Elles croient qu'on descend d'Adam et Ève alors que je leur dis que c'est de la pure littérature», souligne l'enseignant de 62 ans qui est à quelques jours de la retraite. «Je suis devant une morale fondamentaliste qui est sexiste et homophobe. Imaginez la confrontation.»

Jeune enseignant d'ECR à l'école Louis-Philippe Paré, à Châteauguay, Vincent Morissette n'a pas une telle hétérogénéité dans ses groupes-classes de 4e secondaire. Mais il reconnaît néanmoins devoir user de beaucoup de prudence. «Quand tu parles d'une religion qui n'est pas la tienne, tu as l'impression de constamment marcher sur des oeufs», soutient-il. «Tu ne veux pas trop faire d'activités que les jeunes pourraient mal interpréter. Je me demande parfois si je vais avoir le coup de fil d'un parent qui pense que je vais endoctriner leur enfant. Au jeu du téléphone arabe, on ne sait jamais ce que les parents peuvent interpréter», a-t-il ajouté.

Un cours pluraliste

Jacques Tobin donne partiellement raison aux parents qui craignent que le cours d'ECR ne contribue à un certain égarement de la foi de leur enfant. «Le cours nous plonge dans le pluralisme. Mais avec raison», a indiqué l'homme qui milite pourtant dans le camp de la laïcité «tout court» aux côtés de la députée Louise Beaudoin et du sociologue Guy Rocher. Mais le cours a un contenu factuel et n'est pas basé sur des croyances ou du prosélytisme, tient à dire M. Tobin. Au risque de tomber dans les clichés au-delà desquels bien des enseignants n'osent s'aventurer. «On étudie les rites funéraires, les fêtes, les valeurs des religions, de quelle façon un orthodoxe croit à Jésus, par exemple. On ne leur fait pas faire de réflexions si profondes sur la foi.»

Cela ne l'empêche pas de trouver le contenu de ce cours «qui veut plaire à tout le monde» beaucoup trop «frileux», car il ne propose pas l'option agnostique ou athée. «On a peur des parents catholiques, du lobby musulman, juif et des autres grandes religions qui se protègent. Le pluralisme, ça fait peur à pas mal de monde, et l'athéisme est perçu encore par beaucoup de monde comme quelque chose de négatif. Mais, en bout de ligne, mes élèves qui sont athées n'ont rien», a-t-il déploré. M. Tobin affirme néanmoins jouir, à l'instar de ses collègues qu'il respecte, d'une certaine liberté dans le choix des sujets et dans la façon dont il choisit de les traiter. Chacun fait à son idée.

Pour sa part, Vincent Morissette consacre beaucoup de temps de cours à déboulonner des mythes et des préjugés. «Le but du cours d'ECR, et plus particulièrement du volet "culture religieuse", c'est de s'ouvrir sur l'autre. C'est un défi, on ne va pas s'en cacher», note le jeune homme qui constate que le cours plaît à bon nombre d'élèves.

Certes, le cours est perfectible. Et de l'avis de M. Tobin, sa plus grande lacune est le manque d'encadrement des professeurs, qui devant une telle étendue de contenu et de compétence à évaluer, sont parfois bien démunis «La formation, il faut insister, est déficiente. Il n'y a pas de budget. [...] Et dans un contexte où le débat sur les accommodements raisonnables n'est pas terminé, ils ont de vraies patates chaudes dans les classes», a-t-il assuré."

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

"Génération réforme (4) - Prêt pas prêt, j'arrive!
Les élèves de la réforme entrent au cégep
Amélie Daoust-Boisvert 17 juin 2010 Éducation

Photo : Agence France-Presse
«S’il faut mettre en place un train de mesures pour combler les lacunes, ce sera la catastrophe et la preuve que la réforme est somme toute un échec. Dès qu’on aura les premiers chiffres, il faudra agir», dit Gaétan Boucher, président de la Fédération des cégeps.
C'est le sprint final pour les élèves du secondaire avant les vacances d'été. Tous les regards sont tournés vers ceux de 5e secondaire, qui constituent la première cohorte de diplômés 100 % réforme. Dernier d'une série de textes sur le Renouveau pédagogique.

Cette semaine, la première cohorte de la réforme s'échine sur ses ultimes examens du secondaire. Après le bal, les vacances et les premiers emplois d'été, cet automne, bon nombre d'entre eux useront leurs jeans sur les bancs des cégeps. Et c'est là que le Renouveau pédagogique subira l'épreuve du réel. Le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, attend la rentrée, un peu anxieux. Ses établissements se sont préparés toute l'année à «mieux comprendre les jeunes de la réforme». «La question à cent mille piastres, c'est de savoir s'ils seront également, mieux ou moins préparés», dit-il. Même si ses rencontres avec des commissions scolaires l'ont rassuré, il demeure «entre la préoccupation et l'inquiétude»: personne ne sait vraiment à quoi s'attendre.

Peu importe le résultat, pas question de niveler par le bas, avertit-il. Quitte à ce que les taux de réussite baissent. «S'il faut mettre en place un train de mesures pour combler les lacunes, ce sera la catastrophe et la preuve que la réforme est somme toute un échec. Dès qu'on aura les premiers chiffres, il faudra agir.» En attendant, le réseau espère les élèves aussi créatifs, compétents, critiques, communicateurs et efficaces que les artisans de la réforme ont promis.

Conférences et ateliers se succèdent dans les collèges. «C'est la panique, le branle-bas de combat, dit Gérald Boutin, chercheur à l'UQAM appelé comme conférencier dans ce contexte. Ça nous montre que ce n'est pas une cohorte ordinaire.»

Les cégeps se préparent

C'est probablement avec une certaine appréhension que les profs vont mettre le pied pour la première fois dans leurs salles de cours cet automne, dit Richard Pigeon. Le directeur des études du cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu pense pourtant que ses troupes sont prêtes: «Ça va faire quatre ans qu'on travaille là-dessus!» lance-t-il. Depuis 2006, il a organisé avec la commission scolaire du coin et le ministère différentes rencontres pour informer et «diminuer l'inquiétude» de ses enseignants. Son plus gros succès? Des ateliers par discipline où profs du secondaire et du cégep ont pu échanger. «Une grande connivence s'est installée, on est au tu et à toi maintenant», se réjouit Richard Pigeon, qui entend poursuivre cette initiative dans les années à venir.

Mais faut-il changer la façon de faire en classe? «C'est en côtoyant les élèves qu'on va raffiner notre connaissance de leurs besoins», croit-il. «J'encourage les professeurs à utiliser le plus d'approches pédagogiques possible», dit-il, mais selon lui, peut-être que certains élèves vont se réjouir... de suivre des cours magistraux!

Bien avant la réforme, les enseignants du collégial ont commencé à utiliser les approches par projets et par compétences, «ça devrait aider», estime Chantal Gariépy, directrice adjointe aux études du collège Édouard-Montpetit. Ce collège a aussi organisé des conférences, ateliers par matière et autres occasions d'échanges avec la commission scolaire.

Les syndicats inquiets

«Le message qu'on reçoit, c'est que la transition va être raide.» Jean Trudelle, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui regroupe les enseignants de 46 cégeps, craint fort que les élèves soient moins bien préparés que ceux de l'avant-réforme. «Et ça risque de poser des cas de conscience aux profs qui ont des cibles de réussite à atteindre», appréhende-t-il. En attendant, «on retient notre souffle; tout ce qu'on peut faire, c'est attendre et voir ce qui s'en vient...» Selon lui, la préparation des différents cégeps est variable. «Peu d'informations ont circulé, et c'était souvent un peu vague.» Le président de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Mario Beauchemin, abonde dans le même sens: «L'information a été très inégale d'un collège à l'autre, voire inexistante dans certains.» En l'absence d'évaluation «rigoureuse» de la réforme, dit-il, «on ne sait pas si on va être confrontés à un véritable problème».

Les syndicats d'enseignants du secondaire ne font pas dans la dentelle. Selon le président de la Fédération autonome de l'enseignement, ils n'ont jamais été confrontés à des classes «avec si peu de connaissances et de bagage». «Le choc va être brutal», croit aussi Yves Parenteau, de l'Alliance des professeurs de Montréal. «Quand le groupe de la réforme arrive, ils sont beaucoup plus faibles», dit Marie Rancourt, de la Fédération des syndicats de l'enseignement. Un écart qui serait, selon elle, moins important dans les cohortes suivantes, arrivées après les années de mise en place."

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Le troisième article est réservé aux abonnés - que je ne suis pas.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Té Penda essaye pas de nous assommer avec des copier-coller plus long que le bottin !

Écrit par : iPidiblue Vé voi'là le Penda qui recommence | 17 juin 2010

Et puis l'EN j'y suis resté suffisamment longtemps pour savoir que c'est trop facile de dire que les enseignants sont tous des feignants sur-payés ou que les parents sont tous des irresponsables bornés...
Vous voulez une lapalissade ? Je vous en donne une gratis: diviser pour mieux régner.

Ecrit par : Julien | 17 juin 2010
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Bien sûr, Julien !
Personne ne dit ça sérieusement. Seules, des personnes stupides ou de mauvaise humeur passagère (ou permanente) font de telles généralisations hâtives.
Il serait aussi stupide de dire que les élèves sont tous des cancres.
Les bons moments que j'ai vécus dans ma carrière de professeur sont ceux où j'ai rencontré les parents d'élèves brillants qui ont pensé (comme leurs fils ou filles) que j'étais un professeur compétent et dévoué aux élèves (et pas seulement à leur enfant, quoique, à la longue...). Il s'agissait parfois de parents de condition modeste et j'étais bien plus sensible à leurs marques de reconnaissance que si elles étaient venues de notables riches. Mais ces derniers en étaient plutôt avares. Les notables dont les enfants étaient brillants (ils ne le sont jamais tous) ne m'ont que rarement accordé quelque reconnaissance. Ils pensaient - je suppose - que leur fils était génial comme leurs géniteurs et que, même si j'avais été un mauvais professeur, il aurait réussi tout aussi brillamment (ce qui est faux). Peut-être même pensaient-ils que j'étais mauvais (cela aussi est faux).
Je n'ai jamais vu les parents des bons à rien que j'ai eus. À quoi cela les aurait-il avancés ? Et je n'ai ressenti aucune frustration de ne les point rencontrer. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 juin 2010

Qu'est-ce que le Renouveau pédagogique au Québec?

http://www.mels.gouv.qc.ca/lancement/Renouveau_ped/index.htm

Et pour Dugong, qui raffole de la langue de bois: "La décision d’entreprendre le renouveau pédagogique découle d’un vaste consensus autour de la nécessité d’adapter l’école québécoise aux besoins de la clientèle et à la réalité du XXIe siècle. C’est la conclusion à laquelle sont également venus les États généraux sur l’éducation, en 1996, qui ont tenu 56 jours d’audience, 16 conférences régionales et une conférence nationale.

Le renouveau pédagogique, conçu et mis en œuvre par des enseignants, des membres de directions d’école, des conseillers, des professionnels de l’éducation et des universitaires, est approuvé par le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Il s’appuie sur les plus récentes recherches en éducation, et représente, certes, un changement majeur dans la façon de concevoir l’éducation des jeunes. L’objectif de ce changement, devenu nécessaire, est de favoriser la réussite des élèves."

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Je suis en permanente recherche d'efficience.

Ma tentative avortée de reconversion depuis la mécanique vers l'écogestion s'est soldée par le désastre hivernal dont je vous fis part.

L'autre jour, j'envisageai de me tourner vers l'enseignement de l'histoire.
Certaines âmes charitables m'ont fait part de leurs réserves quant à l'opportunité d'une telle démarche, ne goûtant mon appréciation insuffisamment larmoyante des génocides .

Le beau texte que je commis ce matin à l'attention de dugong vous laisse-t-il penser que les lettres seraient un projet plus judicieux que les mathématiques, art austère s'il en est, qui risque d'être peu propice à l'expression de mon lyrisme naturel ?

'tain, VLATYPAKYSMET à parler comme FP ... encore un peu et ça va finir en anglais.

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

wikipedia: "Le Renouveau pédagogique désigne une réforme de l'éducation née au début des années 2000 au Québec, et déployée dans les établissement secondaires depuis la rentrée 2005. Cette réforme s'inscrit dans la perspective du développement d'une approche par compétences. Pionnière pour ce qui est de l'introduction de la notion de compétences dans le curriculum, cette réforme connaît aujourd'hui d'importantes difficultés et fait l'objet de controverses."

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Programme de formation de l'école québécoise:

"La mise en place du Programme de formation de l’école québécoise amène des changements importants dans :

les contenus de formation
l'évaluation des apprentissages
les approches pédagogiques
l'organisation scolaire
le partage des responsabilités.
Il veut faire en sorte que l’école québécoise aide les jeunes à réussir leur projet de vie personnelle, scolaire et professionnelle. Conçu dans l’optique d’une formation de base commune, le programme de formation repose sur le développement des compétences de l’élève, c’est-à-dire sur l’utilisation efficace de ses connaissances afin de réaliser des tâches et des activités réelles. En fait, il permet à l’école d’aider l’élève à faire face aux transformations de la société et l’amène à participer activement à son apprentissage.

Le Programme de formation de l’école québécoise constitue l’outil quotidien de chaque enseignant et enseignante dans l'accomplissement de sa tâche. Il s'agit également d'un guide incontournable pour la direction, l’ensemble du personnel de l’école et son conseil d’établissement."

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/index.asp

J'en ai fini. Pour celles et ceux que l'école de langue française intéresse, il y a les liens que j'ai postés.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Penda,


J'ai un apéritif place de l'Etoile demain 18 juin à 19h, on pourra y parler français !

Écrit par : iPidiblue invitation cordiale sous la bannière nationale | 17 juin 2010

Bon j'arrête de lire les documents officiels: L'enseignement au Québec me saute à la gueule comme des flammes d'enfer. Spécial dédicace pour collègues d'Arts Plastiques et de Musiques (pour comprendre la raison des pourcentages, cliquez sur le lien précédent...):

"ARTS PLASTIQUES
1re à 5e secondaire
Créer des images personnelles 40 %
Créer des images médiatiques 30 %
Apprécier des oeuvres d’art et des objets
culturels du patrimoine artistique, des images personnelles et des images médiatiques (1er cycle) 30 %
Apprécier des images (3e à 5e secondaire) 30 %

DANSE
1re à 5e secondaire
Créer des danses 35 %
Interpréter des danses 35 %
Apprécier des danses 30 %

MUSIQUE 1re à 5e secondaire
Créer des oeuvres musicales 30 %
Interpréter des oeuvres musicales 40 %
Apprécier des oeuvres musicales 30 %"

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Oh pute vierge! (pardon aux oreilles chastes!) Mais plus je parcours les feuilles de route du Ministère québécois de l'enseignement, plus je me rends compte que... que... Le SNALC serait dissout là-bas en tant que groupe terroriste!

Si j'ai bien compris, ne sont notées chez les élèves que les compétences depuis la "réforme" (quel beau mot, pour le protestant que je suis, depuis longtemps dévoyé: la réforme n'est pas tout casser! au contraire, mais briser le cancer d'un système pourrissant) du "Renouveau pédagogique":

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/medias/TablesConversion_f.pdf

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

poussent !
Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Voilà un étrange impératif !

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

La madame ministre là-bas, c'est elle: Michelle Courchesne,
Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Et sa sous-ministre, c'est Madame Christiane Barbe. Qui a dit qu'un univers féminisé est un monde pacifié? Oui - assez pacifié pour s'effondrer sous son propre poids mort.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Ah Guy !
Pour une fois, afin de redorer mon blason en ces lieux, je replaçai l'orthographe au centre du sens et VLATYPAKSAPAR en vrille ...

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Yaka Faucon !

Écrit par : iPidiblue mettre l'orthographe même sous la main du bourreau | 17 juin 2010

"Je reviens vers vous, dugong, pour une précision de la plus haute importance que ma salacité livre à votre sagacité : Régis porte avec componction un EXTINCTEUR."

Oui, bien sûr.
J'avais lancé l'hypothèse de la moutarde extra forte suite à un souvenir déjà distant (15-20 ans...)

L'été, traditionnellement creux pour les agences de pub, était l'occasion d'occuper les espaces libres avec des invendus (?) ou des produits d'appel (?). Ainsi, l'agence Dauphin * avait placardé partout dans Paris une pub représentant un bel extincteur de belle facture,posé sur un fond uniforme, éclairé en semi-pénombre et doté d'une crête. Le tout avec ce texte laconique : "Amora, la furia française" ou quelque chose comme ça.

Ceci dit, vos deux interprétations tiennent debout comme les personnages de la photo. Un petit faible pour la deuxième façon "Allez, Mimile, c'est pas grave, tu réessaieras dans 3 mois".

Quant à une reconversion comme "homme de lettres", je vous mets en garde. Par notre formation scientifique (et technique), nous sommes des usagers très "limite" de la langue sur laquelle nous exerçons une pression pathologique due aux monstrueuses exigences de précision et d'univocité. Ce qui fait que dès que nous avons un moment de "libre", nous avons une tendance toute "réactionnelle" à en maximaliser les effets en sens inverse (néologismes par palettes entières, jeux de mots foireux, etc.)

Ça peut agacer certains. Néanmoins, on ne nous accusera pas de Minoudrouer. C'est déjà ça.

* je crois. Ou est ce par tropisme marin ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Merci, Pendariès, pour ce texte en ébène rétifié.

Comment ne pas être "tout contre" ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Spéciale dédicace à CS :

"En 1993, Minou Drouet reprend sa plume et écrit "La vérité".

Minou, ou Marie-Noëlle de son vrai nom, a aujourd'hui une soixantaine d'années.
Elle vit à présent à la Guerche de Bretagne (35).

Elle aurait été l'épouse de Patrick Font. "

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

thèse / antithèse / foutaise ?

Ecrit par : Julien | 17 juin 2010

Alors celle-là, on ne l'avait JAMAIS entendue !

Écrit par : dickens | 17 juin 2010

Pour Remieu: oui, l'agrégation sanctionne une érudition certaine; j'aimerais bien qu'elle sanctionne également des capacités d'enseignant....

Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

Excusez-moi d'arriver après la bataille et peut-être de faire double-emploi par ma réponse car je n'ai pas eu le temps de tout lire.
Je ne suis ni professeur ni agrégé mais c'est prendre les membres du jury d'agreg pour des cons que d'écrire ceci; En effet, il est évident que l'oral de l'agreg ne sanctionne pas uniquement une érudition mais également une façon claire et plaisante d'exposer oralement cette érudition. Entre un triste sire érudit et un candidat tonique et passionnant faisant preuve d'une égale érudition, il y aura différence de note.
Le jury d'agrégation est tout de même constitué de professeurs qui eux-mêmes enseignent et savent ce qu'ils doivent sélectionner. Même les épreuves écrites peuvent déjà les éclairer sur les capacités des candidats à captiver leur auditoire et à le faire progresser.

Écrit par : dobolino | 17 juin 2010

Ce n'est pas Dickens qui contredira Miss Dobo, lui au moins nous amuse ! Ce n'est pas comme les tristes sires socialistes ...

Écrit par : iPidiblue rattrapé par l'écrit | 17 juin 2010

Réponse à ceux qui ont répondu à mon post (je suis passé au clavier français aujourd'hui):
J'ai eu quelques réactions du type "mais pourquoi tant de haine?3, notamment de JPB. En fait mon post visait juste à faire remarquer que les arguments développés dans cet article n'étaient pas si évidemment "justes". Que j'y ai été fort, peut être, mais l'article lui-même sur lequel je réagissait n'y allait pas avec le dos de la cuillère! Donc à polémiquer pour polémiquer, je ne vois pas pourquoi j'édulcorerais mes propos. D'autant que je maintiens que le calcul mathématique de l'article est très foireux (à tout le moins).
En plus ces comparaisons ne mènent nulle part. Quel est le but de l'article : convaincre les français que les profs sont défavorisés par rapport aux autres (aux autres fonctionnaires / aux autres salariés)? J'ai bien peur que seuls les profs eux-mêmes n'en deviennent convaincus après avoir lu ça.
Si le but est de comparer, on pourrait comparer les profs aux ouvriers / aux caissières / aux routiers / aux infirmières / aux ouvriers du bâtiment / etc. : la liste est sans fin, et les professions potentiellement plus difficiles à vivre (tout dépend des critères, on est d'accord) sont légion!!
Les salariés du privé auront beau jeu de vous rappeler comme je l'ai fait que vous avez une bonne retraite par rapport à votre salaire d'activité (lui même peut être pas terrible mais pas horrible par rapport à la moyenne des français, voire supérieur) et que vous êtes sûr de pouvoir travailler jusqu'au bout, au sens ou vous avez la sécurité de l'emploi : à l'heure où il faut cotiser 42 ans sous peine de décote sévère, alors que les entreprises vous mettent à la porte dés 55 ans, je suis désolé de dire que cette sécurité de l'emploi, selon moi, A UN PRIX, et qu'en conséquence ça ne me choque pas que les salaires ne soient pas mirobolants (et en plus les salaires de la fonction publique sont parfaitement comparables au privé pour les emplois hors cadres. Il est vrai que pour des bacs + 5 et plus, l'écart est par contre élevé). Pour continuer sur ce sujet, le "prix" de l'emploi à vie me semble "plus élevé" aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 30 ou 40 ans : donc oui, les temps changent, les critères et les opinions évoluent, la valeur attribuée aux "acquis sociaux" ou aux "avantages acquis" change dans la perception qu'en ont les différents groupes sociaux, et c'est là où cet article est d'autant plus inepte. Prétendre évaluer les choses du passé avec les critères d'aujourd'hui ne mène à rien!! Donc prétendre évaluer la perte financière d'il y a 20 ans sans prendre en compte aucun autre critère me semble assez idiot!!
Par ailleurs certains ont interprété ma remarque sur la durée de vie des profs comme un appel au meurtre : je n'ai jamais dit ni pensé cela. Mais à l'heure où l'on nous parle régulièrement de la pénibilité en donnant comme exemple la durée de retraite d'un cadre vs. celle d'un ouvrier (sous entendu : les cadres se paient leur retraite sur le dos des pauvres), je trouve toujours amusant de rappeler que les profs sont une des catégories sociales qui vit le plus longtemps. Évidemment ça fait hurler car cela ne veut pas dire que la vie de prof ne soit pas pénible ; je veux bien l'entendre, mais la "discussion" sur la pénibilité rebouclant régulièrement sur cette question de l'espérance de vie, j'aime bien lancer cette petite pique ... assez polémique ...! :)

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

Bon, Bertie n'a visiblement pas lu mon message consécutif au sien, (ou presque).
Et c'est bizarre qu'elle ne fasse aucune référence, ni aux retraites-chapeaux des patrons qui coulent leur boîte, ni aux députés, ni à l'article du canard enchaîné de cette semaine. Pourquoi vouloir systématiquement dresser les français les uns contre les autres de cette manière, si ce n'est pour éviter qu'ils ne se dressent tous ensemble contre les enc.... qui se sont goinfrés grâce à la crise ?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

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Eh bien, comment votre mère a-t-elle fait pour nourrir une telle haine des profs en vous, Bertie ?
Il est vrai que l'exemple du prof de maths est le pire qui soit en ce qui concerne prépa et corrections. Prenez plutôt celui du prof de français...

Ecrit par : nicolas | 16 juin 2010
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Pas de haine des profs, mais pas non plus d'angélisme: être prof n'est pas si horrible que ça, rapporter du boulot à la maison n'est ni très exceptionnel quand on travaille, ni surprenant du fait que les profs préfèrent corriger les copies chez eux, certes les profs travaillent parfois pendant le temps des vacances mais sur les 16 semaines de vacances de l'année il en reste encore pas mal par rapport au pekin moyen, etc.
Ces discours larmoyants demandant au gouvernement de l'argent (160000 euros, pas moins) ne sont d'aucun intérêt si ce n'est de se convaincre entre collègues qu'on est bien malheureux!
Qu'il y ai beaucoup à faire pour les profs, que leur profession soit dévaluée, que l'aura d'antan du professeur ait disparu, qu'ils se sentent "lâchés", voilà des thèmes porteurs. Qu'ils réclament des sous parce qu'ils ne seraient payés que 10 mois au lieu de 12, ça c'est ridicule.
En plus d'après JPB les profs seraient fondés à réclamer ces sous principalement du fait que "les autres" (salariés, fonctionnaires) ont eu une cinquième semaine et des RTT, donc les vacances des profs ne sont plus si énormes que ça EN COMPARAISON. Autrement dit, parce que les autres ont eu des "avantages" supplémentaires (ou des nouveaux "acquis sociaux", etc.) nous, nous devons avoir des compensations. Construction mentale bizarre. Mais bon, il semble que si les français avaient encore uniquement 4 semaines de congé, l'article de JPB tombe complétement à l'eau...

Sinon à propos de l'exemple du prof de maths, le "pire qui soit" (je vous cite), vos collègues seront ravis de l'apprendre je pense. Donc les profs de maths sont des glandeurs, contrairement au pauvre prof de français....?? Dois-je rire ou pleurer?

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

"Elle vit à présent à la Guerche de Bretagne (35)."

Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Ca fait assez longtemps, même !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Merci, Pendariès, pour ce texte en ébène rétifié.

Comment ne pas être "tout contre" ?

Ecrit par : dugong | 17 juin 2010

Le Québec - et le Canada, sans aucun doute avec - est le pays du consensuel à son apogée (j'avais passé pour un potentiel pédophile l'été dernier parce que je prenais des photos dans un parc où une classe de primaire s'égayait...); d'un côté, vous êtes au calme; de l'autre: tout le monde, qui ne pense pas comme la majorité, peut être un bourreau.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

@Christophe Sibille
je suis abonné au Canard, donc je vois de quoi vous parlez. Ça me scandalise complétement.
Maintenant il faut aussi être bêtement comptable : les grands patrons et autres français aux salaires stratosphériques représentent un pouillème de la population.
Le salaire d'entrée dans les 10% les plus riches est de 38000 euros (de mémoire) soit 3200€ par mois : pas mal, mais pas non plus super scandaleux. C'est pas loin d'un salaire d'ingénieur débutant (plutôt 30 000+), et pour en avoir vu quelques uns ils ne flambent pas comme des traders!
Au dernier centile (1% les plus riches) on arrive à 215 600 euros par an. Là ça ne rigole plus.

Mais quoi qu'il en soit, prendre comme exemple ceux qui s'en mettent plein les poches sans vergogne pour expliquer qu'on doit se faire augmenter : quel rapport? Faut il toujours corriger les injustices en commençant pas les plus criantes? En quoi dire "il y a pire ailleurs" aide à la résolution du problème? De mon point de vue, il ne s'agit que d'un moyen de noyer le poisson (comme le fait Sarkozy en désignant les traders et les banques à la vindicte populaire, d'ailleurs ça marche très bien).

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

"mais sur les 16 semaines de vacances de l'année il en reste encore pas mal par rapport au pekin moyen"

A cause des 55 jours du pékin ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

@dugong
Vous avez largement dépassé mon niveau de culture générale mais heureusement wikipedia m'a mis à jour... :D

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

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sachant que les profs vivent bien longtemps (!), peut être que cela contrebalance les 10/12emes de votre salaire d'activité pour les finances publiques...
Il y aurait encore beaucoup a dire mais je dois y aller...

Ecrit par : Bertie | 16 juin 2010

C'est vrai ça !

Lors de notre entrée dans la "carrière", ils devraient nous faire signer un papier comme quoi nous nous engageons à nous autodétruire si toutefois on est trop costaud et qu'on survit trop longtemps à notre mise à la retraite !

Remarquez, heureusement qu'ils ne le faisaient pas en 1975 parce que moi qui avais signé pour un départ à 55 ans, je suis en train de voir le départ à 60 ans devenir de moins en moins probable...
D'ici à ce je doive m'autodétruire avant même d'être retraitée !

Ecrit par : catmano | 16 juin 2010
==========
Je me suis expliqué sur ma remarque de l'espérance de vie des profs plus haut...

Par contre désolé mais je n'adhère pas du tout au discours "quand j'ai commencé à travailler j'ai signé pour un départ à 55 ans, aujourd'hui vous changez les termes du contrat" : quel contrat?? Et puis d'abord moi, dans le privé, je n'ai pas signé de contrat? Sous prétexte que c'est l'état qui vous emploie et pas moi, dans votre cas il changerait les termes du contrat et pas dans le mien? Pourtant mes cotisations partent bien dans ses caisses, à l'Etat...
Non non non, il n'y a jamais eu de contrat pour partir à 55 ans à taux plein, désolé pour vous (et pour moi). L'Etat s'est seulement engagé à vous proposer un boulot toute votre vie jusqu'à la retraite. C'est tout.
Ou alors l'Etat vous a baisé, d'accord, mais comme tout le monde. Salariés du privé et du public. Autre manière de voir les choses, mais bon, pas très constructif tout ça.

Au fait, vous savez bien sûr comment ça se passe les retraites complémentaires dans le privé...? Alors voilà : tous les ans, avec ses cotisations, un salarié du privé achète des points de retraite à un taux X. Ces points lui donnent droit à une pension en fonction du nombre de points cumulés. Mais bon, la valeur du point pour le paiement de la pension est inférieure à la valeur du point pour l'acheter. Déjà c'est drôle!! Et en plus, la valeur des points achetés (je confirme, "achetés") BAISSE chaque année. Alors que bon, si ces points étaient sur un livret A, ils rapporteraient.
Il est où le contrat là? Je cotise pour des points, mais la valeur des points baisse...

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

=========
@Bertie
Vos calculs ne tiennent pas compte d'un fait: le temps de travail dépend énormément de tout un tas de facteurs.
Notamment:
1. l'ancienneté: le temps de préparation se réduit au fur et à mesure que l'on "se fait la main", mais au début on pourrait facilement compter 2 à 3h de prép pour 1h de cours.
2. le niveau et l'établissement: préparer un cours pour des 6e ce n'est pas la même chose que pour des Terminales ou des spécialistes (options), même chose pour les classes "spéciales".
3. l'investissement personnel: choisir entre "faire le minimum vital", qui n'est pas forcément condamnable quand on sait les conditions dans lesquels se retrouvent certains profs (qui ont juste besoin de se poser avant de "pêter un câble"), être perfectionniste (surmenage en perspective) et trouver un juste milieu.

Et d'autres facteurs, que j'oublie sûrement.

Ecrit par : Julien | 17 juin 2010
===========
@Julien
D'accord avec vous sur tout.
Ça prouve que 35 heures, 39 heures, 42 heures, ... personne n'en sait trop rien, ça dépend des profs, des classes, des circonstances, de l'ancienneté, etc.
Cela rend, si je peux me permettre, le calcul des 160000€ soi-disant dus aux profs complétement empirique et parfaitement contestable.
Bien sûr je sais que des calculs ont été faits par le ministère. Ils ont, si je me rappelle, conclu que les profs faisaient... 39h tout juste! C'est beau... :'-)

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

Docteur (et ingénieur avec parfois), bac + 8 (9 parfois, quand on est ingénieur avec). Salaire débutant Maître de Conférences: 1750 euros net/mois.
Pour ceux qui ont fait un peu d'enseignement, vous commencez direct à l'échelon 2 donc environ 1950 euros net/mois.
Allez, je crois bien qu'on a possibilité d'avoir quelques primes qui doivent facile amener 100 euros de plus/mois.
Mais bon, dans l'ensemble, nous aussi on a la vocation (parce qu'un ingénieur -docteur dans le privé vise plutôt les 3000 net, dans une boîte qui ne paye pas très bien).
Et mes potes qui ont arrêté la science à bac+5 pour faire un master finance (ils font encore un peu de maths, avouons-le) émargent maintenant à 5000 après 2-3 années d'expérience.

Enfin, le pognon ne m'intéresse pas plus que ça sinon j'aurais fait autre chose. Mais je ne serais pas contre en gagner un peu plus...

Une petite mise en perspective amusante, ça doit être à peu près équivalent pour les profs:
http://nicolas.tentillier.free.fr/Salaires/index.html

Écrit par : mixlamalice | 17 juin 2010

Pour Remieu: oui, l'agrégation sanctionne une érudition certaine; j'aimerais bien qu'elle sanctionne également des capacités d'enseignant....

Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010

Le jury d'agrégation est tout de même constitué de professeurs qui eux-mêmes enseignent et savent ce qu'ils doivent sélectionner. Même les épreuves écrites peuvent déjà les éclairer sur les capacités des candidats à captiver leur auditoire et à le faire progresser.

Ecrit par : dobolino | 17 juin 2010

Merci dobolino d'avoir répondu. Il est toujours pénible d'avoir affaire à cet argument pédago-démago de base qui consiste à dire que les agrégés sont un ramassis d'érudis, enfermés dans leurs savoirs (sic), pas du tout sympas, pas du tout modernes, incapables d'enseigner car hélas trop savants, coincés du cul, tout justes capables de bégayer dans un jargon incompréhensible, entre autres joyeusetés.

Lisez les rapports de jury des différentes disciplines : la capacité à communiquer efficacement et à soulever l'enthousiasme de l'auditoire est systématiquement prise en compte.

Alors qu'on nous lâche un peu avec ça.

Écrit par : dickens | 17 juin 2010

Et d'autres facteurs, que j'oublie sûrement.

Ecrit par : Julien | 17 juin 2010

Notamment le facteur cheval qui combiné au facteur alouette fait un sacré pâté !

Bon, si on simplifiait : les profs sont de plus en plus mal payés pour un métier de plus en plus difficile.
Perspective d'avenir pour ceux qui rentrent dans la carrière aujourd'hui à 25 ans : en sortir 44 ans plus tard, à 69 ans.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Une petite mise en perspective amusante, ça doit être à peu près équivalent pour les profs:
http://nicolas.tentillier.free.fr/Salaires/index.html
Ecrit par : mixlamalice | 17 juin 2010

Quand je parlais de perspectives d'avenir...

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

@mixlamalice
Lien intéressant!
Noter que les salaires qui sont donnés sont nets, juste que ce soit clair pour tout le monde ; pour un salaire brut diviser par 0,8 environ.

Une remarque cependant sur votre commentaire : .
"mes potes qui ont arrêté la science à bac+5 pour faire un master finance (ils font encore un peu de maths, avouons-le) émargent maintenant à 5000 après 2-3 années d'expérience" : j'imagine qu'ils bossent en banque d'investissement, pas loin de la salle de marché (genre "quant"), voire qu'ils sont traders eux-mêmes (ou assistants trader). Parce que je connais bien le monde de la finance, et 75000 euros bruts par an au bout de 2 à 3 ans ... je ne vois pas trop où. A moins probablement d'être un "quant" très calé en maths et en modélisation, ou carrément trader. 75000 euros il faudrait plutôt 15 ans et être un "bon", ou être responsable d'équipe, ...

"un ingénieur -docteur dans le privé vise plutôt les 3000 net, dans une boîte qui ne paye pas très bien" : au bout de combien d'années? Ça fait 45000 euros, c'est déjà beaucoup: avec 6 ou 7 années d'expérience?

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

@guy morel
Effectivement, il me semblerait plus constructif d'essayer de partir de ce postulat de base auquel je pourrais adhérer, pour discuter d'évolutions possibles sur le long terme.

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

"les agrégés sont un ramassis d'érudis"

Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

"érudits"

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Alors celle-là, on ne l'avait JAMAIS entendue !

Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

Et alors ? Une blague, même éculée, reste une blague... surtout quand elle est "tellement vraie".

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

"Mais quoi qu'il en soit, prendre comme exemple ceux qui s'en mettent plein les poches sans vergogne pour expliquer qu'on doit se faire augmenter"

Ecrit par : Bertie | 17 juin 2010

Personnellement, mon combat ne concerne pas les salaires. Je ne manifeste d'ailleurs pas quand le mot d'ordre se résume à ça.
Je vous avais pourtant adressé un message quasi-personnel, un peu plus haut, pour vous exposer mes "revendications"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Alors qu'on nous lâche un peu avec ça.

Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

Entièrement d'accord, mais avouez quand même que par moments, vous leur donnez raison ;-))

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

@mixlamalice
Vos "potes qui ont arrêté la science (...) pour faire un master finance" et qui "émargent maintenant à 5000" doivent cependant bosser plutôt 50h++ par semaine que 35/39 heures. Sans vouloir les défendre, ils sont bien payés et tout, mais niveau horaires de boulot et stress, généralement ça paie cher ce genre de job. Faut aimer...

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

Information susceptible d'être utile à certains lecteurs de ce blog.
Bon courage à ceux que cela concerne !


Société des agrégés de l’Université
25, rue Descartes - 75005 Paris - T. 01 46 33 00 79 - F. 01 43 26 53 17
societe.des.agreges@wanadoo.fr - www.societedesagreges.net
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Société des agrégés dénonce la multiplication des validations extérieures qui met en péril les concours de recrutement et s’indigne de l’opacité organisée par l’inflation déraisonnable des textes réglementaires.

Paris, le 17 juin 2010 — La Société des agrégés s’étonne qu’un décret du 28 mai 2010
(décret n°2010-570) modifie les conditions d’admission aux différents concours de recrutement, de façon à la fois précipitée, puisqu’elles seront exigées dès la session 2011, et opaque, puisque ces modifications se cachent sous un intitulé obscur (décret portant diverses dispositions statutaires applicables à certains personnels enseignants et d'éducation relevant du ministre de l'éducation nationale).
Ce texte qui dispose que pour être nommés fonctionnaires stagiaires les candidats admis aux différents concours de recrutement devront justifier de l’obtention d’un certificat en langues de l’enseignement supérieur (CLES 2) et d’un certificat en informatique (C2i2e) pose problème.
En effet, il ajoute encore à la lourde tâche des candidats de la session 2011 qui, pour la majorité d’entre eux, devront à la fois valider leur année de master, faire un stage en
responsabilité dans un établissement, obtenir ces deux certificats et préparer un concours dont les dates de passage et d’inscription ont été singulièrement avancées.
Par ailleurs, les conditions de délivrance de ces certificats demeurent floues : on ne sait s’il faut considérer par exemple que la certification en langue est organisée par certains
établissements d’enseignement supérieur, comme semble l’indiquer la terminologie du texte du 28 mai 2010, ou plutôt par les rectorats dans le cadre du « diplôme de compétence en langue » créé par le décret du 7 mai 2010 (décret n°2010 469). La Société des agrégés déplore que l’inflation des textes et leur superposition rendent, encore une fois, scandaleusement incompréhensibles pour les citoyens et illisibles pour les candidats les démarches nécessaires et les conditions
élémentaires à la bonne tenue des concours de recrutement.
La Société des agrégés dénonce une attaque supplémentaire contre les concours de recrutement nationaux, privés, de façon insidieuse et progressive, de leurs principes et de leurs contenus puisque la réduction du nombre de leurs épreuves coïncide avec la multiplication de validations extérieures.
Elle rappelle également que les concours garantissent l’égalité de tous devant les dignités, places ou emplois publics, définie par l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen, et que leur ouverture ne saurait être restreinte arbitrairement par l’inégalité de l’accès à l’information des éventuels candidats.

Fondée en 1914 pour défendre les intérêts des agrégés, la Société des agrégés de l’Université promeut un enseignement équitable, exigeant et républicain. Elle porte un regard attentif sur l’actualité législative et réglementaire. Elle a développé une expertise en matière de droit de l’éducation. Elle apporte des conseils à ses adhérents ainsi qu’un soutien dans leurs démarches administratives. Son action bénéficie des hautes compétences de ses membres, qui exercent dans l’enseignement public (secondaire et supérieur), dans l’enseignement privé, dans la haute administration ou dans le secteur privé. Depuis 1948, les statuts veillent à l’observation de la parité entre hommes et femmes dans la composition du bureau et du comité.
Société des agrégés de l’Université

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 juin 2010

Confidentiel : le service recherche/prospective de la DRH du Moloch a mouliné la simul : voici le portrait robot du dernier certifié recruté en 2011 à l’horizon 2060.

http://www.jfleclercq.fr/wp-content/gallery/Rajasthan/DSC_0030rec%20vieillard.jpg

NB1 : le « turban » est en fait un pansement que le malheureux n’a jamais eu l’occasion de quitter suite à un premier coup de boule d’élève en 2012 et très régulièrement renouvelé depuis. D’ailleurs, quand aurait-il eu le temps de le faire avec son service de 69,5 h /semaine ?

NB2 : la CSG atteignant 80,55% du brut, la sébile a remplacé la clé USB en dotation pour tous les lauréats de concours d’enseignement en 2047.

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Il est encore plus con que moi, dugong, des fois ...
Il voit pourtant bien que ça fait rire personne cette histoire de pognon.

Y'a même plein de nouveaux qui interviennent du coup !

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

@ Christophe Sibille
J'avais vu votre post mais je n'avais pas compris qu'il demandait une réponse de ma part ; vos revendications c'est que les parents fassent leur job et vous livrent des enfants éduqués (ou plutôt éduquables), c'est ça?
Je ne sais pas trop comment réagir à ça. D'un coté je vois bien votre point de vue, vous avez raison, l'enseignant ne peut pas faire la police tout le temps, etc. D'un autre coté - comment dire - le travail de l'enseignant est justement de s'adapter à son public. Par ailleurs les temps ont changé, en tant que parent il serait IMPOSSIBLE d'éduquer son enfant comme il y a 20 ou 30 ans. Impossible! Les enfants d'aujourd'hui sont plus versatiles, moins concentrés, moins obéissants surement : pour moi c'est un peu comme l'émancipation de la femme, on ne peut pas revenir en arrière, et ce n'est pas (que) à cause de l'"enfant roi". C'est tout simplement que les enfants ont appris à s'exprimer dans le cadre familial, on leur donne la parole (qu'on soit un parent rigoriste ou pas), ils voient les autres enfants à l'école ou en dehors, etc., si bien qu'on ne peut pas attendre d'eux qu'ils soient dans la position inférieure d'il y a 30 ans et qu'ils se taisent simplement ... et ceci même s'il est néanmoins nécessaire de leur rappeler qu'ils sont "les enfants" et qu'en la circonstances certaines choses s'imposent à eux.
Et à la fois évidemment la difficulté d'être prof aujourd'hui et de tenir une classe avec parfois des éléments perturbateurs qu'il est impossible de raisonner, je vois très bien de quoi vous parlez.
Faut-il rejeter la faute sur les parents uniquement? Je ne sais pas mais je dirais que non. Telle qu'elle est formulée, votre opinion est limite choquante pour être franc : on dirait TF1 nous parlant de temps de cerveau disponible! "Livrez moi des enfants sans volonté, que je puisse leur inculquer mon savoir en cours magistral!!". J'exagère bien sur, mais tout en comprenant votre point de vue, il me met mal à l'aise. Il paraît qu'il ne faut pas dresser les gens les uns contre les autres...
L'autre chose qui me gène et que votre post fait remonter à la surface de ma mémoire, car j'ai lu un certain nombre de blogs de profs récemment, c'est le relatif mépris que je sens parfois pour les élèves, cette masse inculte de dégénérés qui ne peut pas être éduquée car elle ne sait pas se tenir, leurs parents ayant démissionné. Une tentation un peu comme dans "la journée de la jupe" quoi ; tenus en joue, là, ils seront obligés d'apprendre!
Enfin bon, sur le fond, certes je vous comprends et vous avez raison en partie, mais les élèves étant ce qu'ils sont aujourd'hui, que ce soit la faute des parents, d'internet, de la nintendo DS/XBox 360 ou de la télé, comment les éduquer? Faut-il abolir le collège unique? Virer définitivement les éléments irrécupérables, même avant la fin de la scolarité obligatoire, afin que les autres puissent continuer?
Bref, comme vous ne changerez pas les élèves demain, vous proposez quoi????

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

Un indice, Christophe, qui vous a échappé :
"Réponse à ceux qui ont répondu à mon post (je suis PASSE au clavier français aujourd'hui)" Bertie

car vous écrivez :
"Bon, Bertie n'a visiblement pas lu mon message consécutif au sien, (ou presque).
Et c'est bizarre qu'ELLE ne fasse aucune référence..."

Sauf à considérer que Bertie ne maîtrise pas très bien les accords, je pencherais pour l'hypothèse : Bertie est un homme.
Ce qu'il confirme plus tard, après votre intervention :
"Je me suis EXPLIQUE ... Par contre DESOLE". "heureusement wikipedia m'a MIS à jour.." "je suis ABONNE au Canard"...

Toutefois, à lire sa prose, je me demande si la première hypothèse n'est pas la bonne, somme toute :
"Ou alors l'Etat vous a BAISE" (répondant à Catmano...)

"Qu'il y AI beaucoup à faire" "Mais bon, il semble que si les français avaient encore uniquement 4 semaines de congé, l'article de JPB TOMBE complétement à l'eau..." "Que j'y AI été fort"...
Arrêtons le massacre. Je ne joue pas à Tailleboudin mais il y a des limites, quand on critique le fond, on tente au moins de ménager la forme de sa critique.
Parce que pour le fond, il semble bien que Bertie continue à nous prendre pour de bien vilains privilégiés qui ne savent pas reconnaître leurs somptueux privilèges et qu'il fasse partie de ceux qui souhaitent aligner statut, salaires, vacances sur le moins gagnant.

Je suis persuadée qu'aucun prof de maths de ce blog n'aura pris ce que j'ai écrit comme l'a pris Bertie :
"vos collègues seront ravis de l'apprendre je pense. Donc les profs de maths sont des glandeurs, contrairement au pauvre prof de français....?? Dois-je rire ou pleurer?"
car je n'ai jamais prétendu qu'un prof était glandeur.
J'ai seulement laissé entendre que corriger un devoir de maths ne prenait pas le même temps que corriger une dissertation et que de ce fait l'exemple ne relevait pas d'un choix judicieux.
Et puis toute cette mauvaise foi me lasse et m'ennuie.
Je viens de mettre un point final à un échange parfaitement stérile avec Bertie.

Écrit par : nicolas | 17 juin 2010

Personnellement, mon combat ne concerne pas les salaires. Je ne manifeste d'ailleurs pas quand le mot d'ordre se résume à ça.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Là vous avez tort, Christophe ! Les salaires d'abord ! Après, quand ils sont honnêtes, on est à l'aise pour parler du reste.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

@Bertie:

A ce compte gelons les salaires de *tous* les cadres de la fonction publique, et pas simplement des profs.
Pourquoi les hauts fonctionnaires de Bercy surperforment l'inflation, là où les profs la sous-performe sur les 30 dernières années ?
Pourquoi un polytechnicien est recruté à près de 4000€/mois en corps d'état ? (Rappelons que nombre d'agrégés et/ou normalien étaient tout à fait capable d'obtenir le sésame universel qu'est Polytechnique...)
Bref, tout ça relève d'un choix de société. Mais arrêtons de trouver des excuses bidons. Un cadre supérieur en entreprise n'aura jamais de problème, au pire il finira au placard, avec un très bon salaire.

Écrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Des nuisances inattendues de la modernité :

A mon domicile, je ne possède toujours qu’un seul poste de réception télévisuelle datant de 1986.
De ce fait, il est entièrement cathodique (surtout le dimanche matin à 10 h sur la 2)

Les miens jeunes collègues néo certifiés paupérisés ne manquent pas de me riser (et pourquoi pas un verbe ?) lorsqu’ils découvrent ébahis mon retard technologique.

Humiliés par ces lazzis répétés je décide tantôt d’acquérir le nec plus ultra, comptant profiter des opérations promotionnelles foot-balistiques (??? Bizarre, des fois, trahi par l’orthographe, je me sens visé).

Je rentre, commence à installer le bazar et soudain un moment de solitude m’envahit.
Je reste méditatif devant cette dalle, encore obscure, qui me fut vantée pour sa maigreur par un vendeur compétent.

Et quoi ?

Que ferai-je du phare en plastique avec son lumignon rouge que m’offrit tante Jeannette au retour de ses vacances en Bretagne de 1966 ?
Et de ce chien en peluche qui trôna durant des années sur la plage arrière de la Simca 1100 de mon oncle et qui me fut légué à son décès ? Une retraite paisible est le moindre qui lui soit dû, lui qui passa une longue carrière à dodeliner du chef, aussi doctement approbateur qu’un IPR découvrant la nouvelle tocade de son ministre.

Du coup je suis retourné rendre l’appareil au supermarché.
Ils m’ont fait un bon d’achat sans discuter.
Il m’a néanmoins semblé qu’ils me regardaient bizarrement et qu’ils parlaient dans mon dos lorsque je m’éloignais.

Mais peut-être suis-je un peu paranoïaque ces temps ?

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

@nicolas
Vindiou, sur l'ensemble de mes posts vous avez trouvé... 2 fautes, + 1 mauvais accord du fait que je n'ai pas fait attention que Catmano était une femme, et une faute presque imaginaire (j'aurais dû dire "tomberait" au lieu de "tombe").
Et vous concluez de tout ça : "quand on critique le fond, on tente au moins de ménager la forme de sa critique".
Bravo!! Belle rigueur intellectuelle!
Bon, à la prauchène!

PS : "posts", c'est pas du français, si? Désolée!

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

@ PUB ! PENDANT LA CRISE, LA GRAMMAIRE CONTINUE !

Et même les mal payés ont le droit d'avoir des enfants instruits !

http://www.slecc.fr/grammaire_CE1_manuel.htm

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Pour Remieu: oui, l'agrégation sanctionne une érudition certaine; j'aimerais bien qu'elle sanctionne également des capacités d'enseignant....

Ecrit par : Gerard | 16 juin 2010
---
Elle le fait, Gerard (sans accent sur le "e" ?) !
Les épreuves orales servent en principe à évaluer la capacité des candidats admissibles (à ces épreuves) à exposer clairement un sujet relevant de leur discipline d'enseignement.
Les connaissances théoriques sont évaluées sur les épreuves écrites.
Quand un candidat cafouille épouvantablement, le jury d'oral lui met zéro pour l'éliminer (même si le total des ses points d'écrit et d'oral est supérieur à celui du dernier admis).
Le trac, à l'oral, est normal, mais, justement, un candidat digne d'enseigner doit être capable de dominer ce trac.
Malheureusement, il arrive qu'un(e) agrégé(e) soit malmené(e) par des élèves infernaux et "craque", et même démissionne. Mais cela est le résultat d'un laxisme institutionnalisé, depuis 1968, époque à laquelle il a été décrété qu'on ne punissait plus les élèves quoi qu'ils aient fait (sauf, peut-être, tuer un professeur, mais c'est arrivé rarement).
Dans les années 1950 (époque où j'ai fait mes études secondaires), aucun professeur n'avait de souci à se faire sur ce plan. On mettait promptement à la porte des élèves insupportables dès la classe de sixième. De plus, au fur et à mesure que les élèves "montaient" dans les classes supérieures, certains d'entre eux étaient tout bonnement exclus pour manque de travail ou insuffisance des résultats après un redoublement non réussi (car des redoublements réussis, il y en avait !) même pour un élève irréprochable sur le plan du comportement et du travail. L'élève n'était alors ni admis dans la classe supérieure, ni autorisé à faire une troisième année dans un même niveau de classe. Au moins, on lui épargnait ainsi de perdre son temps.
Pour un élève de moins de 14 ans, il y avait obligation de retourner à l'école primaire jusqu'à ce qu'il eût atteint son 14ème anniversaire (et il pouvait partir le lendemain même dans le courant de l'année scolaire) ; pour ceux qui avaient 14 ans révolus, il n'y avait plus que l'apprentissage. Ce n'était nullement dégradant ! Certains de ces jeunes-là sont devenus de très bons ouvriers. J'en ai connu.
Et cela ne valait-il pas mieux que de se retrouver avec un baccalauréat surfait, à 19, 20, 21 ans ou plus ?
En ce temps-là, l'école publique n'était pas la garderie lamentable qu'elle est devenue.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 juin 2010

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Un cadre supérieur en entreprise n'aura jamais de problème, au pire il finira au placard, avec un très bon salaire.

Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010
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Vous paraissez bien connaitre le monde de l'entreprise! Ceci dit ironiquement bien sûr...
Vous avez vraiment bossé à la SG?

Écrit par : Bertie | 17 juin 2010

Bon sang de bois, Gargamel et le Grand Schtroumpf vont causer anglo-américain (Peyo, Peyou, tes héritiers sont-ils devenus fous?): http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18595642.html

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Sinon, la réforme scolaire au Québec, personne ne commente ici; alors que, ma main à couper, tout est déjà prêt pour passer en France. Le syndrome du nuage de Tchernobyl, sans doute.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Il fut un temps où j'innovais comme une bête et que, par exemple, j'achetais moi-même personnellement mes ordinateurs qui étaient fort coûteux en 1980.

Bien sur le Moloch déclarait qu'il était très heureux que je novi nova même si j'ai compris quelques années plus tard que c'était du tchalef intégral.

En tout cas, un premier achat de 10 000 FF dès 1979. J'aurais mieux fait d'acheter un premier bout de forêt ou même de les planquer à la Casden-BP (le top du top du placement disait-on dans le sérail à l'époque).

D'autres investissements "désintéressés" ont suivi... On finit par acquérir une sorte de carapace individualiste en titane renforcé : "mal payé, pas reconnu mais libre".

Maintenant le Moloch veut nous la jouer "Innovoculons ensemble !" et semble toute contrit quand on lui dit d'aller se faire f...

Autre chose à dire que "Z'aviez qu'à vous mettre aux frais réels" ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

"toute contrit"

L'inconscient ? En tout cas, le Moloch n'a pas de genre déterminé et il est de plus en plus transformiste

Peut-on pour autant parler de queerisation molochoïde ?

Vite une thèse la-dessus !

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

@À PROPOS DES SALAIRES
quelques lignes extraites d'une étude qui a fait grand bruit - c'est-à-dire "pschitt" - il n'y a pas si longtemps.

"Tout d’abord, la rupture de tendance que constitue le « tournant de la rigueur » de 1982, sous le premier gouvernement socialiste (de la cinquième République). Ce « tournant » mérite bien son nom. A partir de 1982-83, les fonctionnaires, qui jusque là avaient joui de gains substantiels de pouvoir d’achat, rentrent dans une phase de régression lente, certaine et constante, qui n’a pas cessé aujourd’hui. La dévalorisation en termes réels des carrières, c’est à dire de la valeur actualisée des revenus nets réels perçus au cours du cycle de carrière d’un individu moyen, est une conséquence de ces observations10. La baisse de valeur réelle des traitements nets (associés à un échelon donné) des enseignants du supérieur a été de 20% environ, de 1981 à 2005. De 1981 à 2005 également, la baisse des traitements nets réels des enseignants de l’enseignement secondaire est de 15 à 20 % pour les professeurs agrégés (selon l’échelon considéré) et de près de 20% pour les professeurs certifiés. Les instituteurs sont ceux qui s’en tirent le mieux avec une baisse de traitement réel net de l’ordre de 9% seulement durant la même période11 . Les instituteurs qui ont été reclassés dans le nouveau corps des professeurs des écoles ont joui d’une certaine « revalorisation ». Cette érosion, qui se poursuit maintenant depuis plus de vingt cinq ans, nous amène à nous demander comment les fonctionnaires considérés ont bien pu l’accepter et la supporter ! Une baisse de 20% sur 25 ans correspond à une érosion lente de l’ordre de 0,88% par an."

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Sinon, la réforme scolaire au Québec, personne ne commente ici; alors que, ma main à couper, tout est déjà prêt pour passer en France. Le syndrome du nuage de Tchernobyl, sans doute.
Ecrit par : Pendariès | 17 juin 2010

Si si, j'ai vu. Et j'ai eu déjà l'occasion de le dire : un universitaire québécois me disait en 2003 qu'en matière de "pédagogisme" le Québec nous envoyait du brut et que nous lui renvoyions du raffiné. Les temps changent : on prend le brut, et on ne raffine plus.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Eh oui ! après avoir tiré le vin il faut le boire ...

Écrit par : iPidiblue vendanges faites | 17 juin 2010

Si si, j'ai vu. Et j'ai eu déjà l'occasion de le dire : un universitaire québécois me disait en 2003 qu'en matière de "pédagogisme" le Québec nous envoyait du brut et que nous lui renvoyions du raffiné. Les temps changent : on prend le brut, et on ne raffine plus.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2010

ça me fiche sérieusement les pétoches... si je dois par malheur apprendre aux élèves à compéter à mon retour - si je n'ai pas d'autre solution professionnelle -, je comprendrai aisément que l'Etat ne relève pas le salaire des enseignants. Autre chose qui me perturbe, c'est que les directeurs des CEGEPs s'affolent du niveau des nouveaux élèves qui arrivent dans leur maison; ce qui signifie que le niveau culturel et scolaire est vraiment au ras des poissons (l'université écrème, entre autre, sur dossier)... sachant que le nombre d'ados qui arrêtent l'école à 16/17 ans est énorme là-bas, sachant que les fautes d'orthographe ou de syntaxe, ils s'en foutent (les salariés sont décomplexés face à cela; il faut lire les courriels pros pour s'en rendre compte... En France aussi, mais faire des fautes discriminent, là-bas, ce n'est pas grave).

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

(Rappelons que nombre d'agrégés et/ou normalien étaient tout à fait capable d'obtenir le sésame universel qu'est Polytechnique...)
Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Sans blague ?
Vous avez essayé ?

Écrit par : yann | 17 juin 2010

"un universitaire québécois me disait en 2003 qu'en matière de "pédagogisme" le Québec nous envoyait du brut et que nous lui renvoyions du raffiné."

Meirieu aurait fait un discours au balcon de l'hôtel de ville de Montréal en clamant "vive le Quebec pédagol libre" et on ne nous aurait rien dit ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

(l'université écrème, entre autre, sur dossier; ET çA FAIT MAL)

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2010

"tout est déjà prêt pour passer en France." Pendariès

Mais, malheureusement, on le sait !

Dans pas très longtemps (2 ans ? 3 ans), le temps d'habituer tout le monde à rentrer des notes sur Pronotes ou autre clone troyen et de ne pas en entrer pour les "enseignements d'exploration" du nouveau lycée, on verra brusquement apparaître une version logicielle où il n'y aura plus aucune note "entrable" mais que des cases à cocher.

Et "Ducon l'atypique", il aura l'air de quoi avec ses déblatérations sur les contenus, ses « exigences » à la con, ses feuilles excel et ses notes sur 20 ?

Ducon le blaireau marginal ?

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Un regard très critique sur la réforme pédagogo au Québec par Normand Baillargeon, auteur du “Petit cours d'autodéfense intellectuelle.”
http://agora.qc.ca/ceq.nsf/Pages/La_reforme_quebecoise_de_l_education:_une_faillite_philosophique

Extrait :
« Si on avait pris le temps d’accomplir ce travail de réflexion, on aurait alors rapidement découvert, c’est du moins la thèse que je vais défendre ici, qu’il y a une remarquable et fort convaincante convergence de la réflexion d’une part vers une conception libérale de l’éducation et des pratiques pédagogiques et didactiques afférentes, d’autre part contre les théories et pratiques prônées par la réforme. On aurait également appris, si on s’était simplement contenté de jeter sur elles un regard informé et critique, que toutes les recherches empiriques et expérimentales crédibles menées sur ces questions, qu’elles soient longitudinales ou autres, convergent également massivement vers ce même résultat, vers lequel convergent aussi les résultats théoriques des sciences cognitives…
Je suggère qu’on médite ceci : que l’on considère le domaine de l’éducation en particulier ou celui des sciences humaines en général, une telle quadruple convergence de la théorie et de la recherche (philosophie, recherches empiriques et expérimentales longitudinales et autres, sciences cognitives) est quelque chose de très rare et d’absolument remarquable ; en fait, et pour parler franchement, je ne connais rien d’aussi remarquable, si ce n’est le fait que nos concepteurs de la réforme de l’éducation ne l’ont pas remarqué. Car le fait est qu’à de rares exceptions près, rien de tout cela n’a été dit, exposé, expliqué et pris en compte. »

Écrit par : Pierre Lariba | 17 juin 2010

(Rappelons que nombre d'agrégés et/ou normalien étaient tout à fait capable d'obtenir le sésame universel qu'est Polytechnique...)
Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010
Sans blague ?
Vous avez essayé ?
Ecrit par : yann | 17 juin 2010

C'est anecdotique, mais j'ai connu un polytechnicien quadragénaire qui passait l'agreg de math (pas vraiment sous le coup d'une vocation tardive), et qui l'a ratée à cause d'un problème d'interversion d'intégrales.

Écrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

Souvenez-vous, c'était en juillet 2009, et nous commentions une note de JPB intitulée "revalorisation". De combien nos salaires réels ont-il été dévalorisés depuis ?

Écrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

@Yann

En ce qui me concerne j'étais admis aux deux, mais souhaitant faire de la recherche et/ou de l'enseignement universitaire, j'ai cru - à tort ! - qu'il valait mieux faire une ENS.

En termes de savois acquis, je ne le regrette pas, n'ayant pas eu à faire le service militaire (je suis clairement anti-militariste), ou d'autres joyeusetés X-iène, je n'ai pas perdu de temps et pu m'investir comme un malade dans les sciences. Néanmoins, pour des raisons familiales, je n'ai pas pu aller à l'étranger, et malheureusment, à part en étant X, la recherche, l'enseignement, sont vraiment trop maltraitées en France. Ne pas avoir pu être enseignant-chercheur restera probablement un gros regret, mais ainsi, j'ai pu éviter d'habiter dans un HLM à vie, après avoir fait thèse puis 5 post-docs à l'étranger et finalement le retour au lycée (fautes de postes à la faculté).

Écrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

@Bertie

Oui.
Pourquoi cette question ?
Notez que j'ai parlé de "Cadre supérieur", et pas simplement de "cadre", en gros ceux qui passent les 10 ans d'expérience et sont capables de mieux prendre le café que d'autres. (et/ou de produire des slides plus chouettes que les autres ?)

:-)

Écrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Du coup je suis retourné rendre l’appareil au supermarché.
Ils m’ont fait un bon d’achat sans discuter.
Il m’a néanmoins semblé qu’ils me regardaient bizarrement et qu’ils parlaient dans mon dos lorsque je m’éloignais.

Mais peut-être suis-je un peu paranoïaque ces temps ?

Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Vous l'avez vraiment rendu???

Écrit par : Maminou | 17 juin 2010

Ben oui, sinon je faisais quoi avec tout ces petits bibelots de bon goût qui trônaient sur ma vieille télé depuis si longtemps ?

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

"Ben oui, sinon je faisais quoi avec tout ces petits bibelots de bon goût qui trônaient sur ma vieille télé depuis si longtemps ?"

Un jeu célèbre consiste (consistait ?) à offrir les objets les plus kitschissimes à des amis avec interdiction de s'en débarrasser par des moyens trop triviaux.

Une histoire que je certifie sincère et vécue:

J'ai réussi à me débarrasser d'une hideuse allégorie pleine de chevaux cabrés (30 cm sur 30 cm) en céramique genre Vallauris *. L'ami pervers qui m'avait offert ça l'avait posé sur un magnifique coffre provençal - une antiquité magnifique que j'avais en dépôt - avec interdiction de jeter par la fenêtre.

La dame portugaise que j'exploitais à l'époque de façon éhontée en travaux manuels chichement rémunérés était tombée en extase devant et, sous les yeux médusés de "l'ami", l'a emportée, ravie, chez elle. Nous étions pleins de reconnaissance réciproque bien que j'ai eu bien du mal à sembler hésiter à m'en défaire.


* il y a des trésors insoupçonnés dans les arrières boutiques des échoppes du genre "tout à 10 balles". Il suffit de demander.

Écrit par : dugong | 17 juin 2010

Zorglub, c'est pour faire en sorte que nous nous interrogions sur nos pratiques de coups d'oeil dans le rétro, que vous nous racontez cette anecdote à laquelle je ne crois pas ? :-)

Écrit par : nicolas | 17 juin 2010

Personnellement, mon combat ne concerne pas les salaires. Je ne manifeste d'ailleurs pas quand le mot d'ordre se résume à ça.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Ah bon ? Personnellement, si je me méfie de la demande infinie de "moyens", je suis sensible au salaire !

Je n'ai aucune tendresse pour l'idée d'équiper de façon massive les collèges et lycées en ordinateurs, TBI, gadgets et autres joujoux modernes... qui ne servent qu'à ceux qui savent déjà bien lire et écrire (ce qui est le cas de moins en moins d'élèves).

Marre de ces bahuts de plus en plus équipés alors que nous nous prolétarisons. Et les pédagos trop bêtes pour se rendre compte que tout ce fric donné à Microsoft et à Apple n'ira jamais, pour le coup, à une quelconque "revalo" du métier !

Alors moins de moyens, mais de meilleurs salaires, please !

Écrit par : dickens | 17 juin 2010

Ben oui, sinon je faisais quoi avec tout ces petits bibelots de bon goût qui trônaient sur ma vieille télé depuis si longtemps ?

Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Enfin, Zorglub, et la tombola de l'école de vos enfants, qui réclame des lots à corps et à cris???



Je comprends, vous aviez peur de les gagner, vos bibelots !!!

Écrit par : Maminou | 17 juin 2010

Maminou,


On va vous tirer les deux oreilles pour ce "à corps et à cris" !

Écrit par : iPidiblue vendanges de saison | 17 juin 2010

Et les pédagos trop bêtes pour se rendre compte que tout ce fric donné à Microsoft et à Apple dickens

Ah bon ? Vous ne pensez pas qu'ils ont partie liée depuis le début ???

Écrit par : nicolas | 17 juin 2010

Merci ipidi !!!!


« A cor et à cri »


À grand bruit, avec beaucoup d'insistance


Certains sont persuadés que cette expression s'écrit "à corps et à cris". Il s'agit probablement de libertins qui se croient dans une de ces parties fines où l'on rejoue très régulièrement des versions peu bergmaniennes de "crie et suçote-moi" ().
Mais c'est oublier la genèse de cette expression qui n'est pas de toute première jeunesse.

En effet, elle existe sous une forme différente depuis le XVe siècle où on disait déjà "à cry et à cor".
Elle nous vient de la vénerie (ou la chasse à courre) où l'on traque la bête en jouant du cor et en poussant des cris (dont le fameux "taïaut !"), donc en faisant beaucoup de bruit.

Cette pratique a vite donné naissance à notre expression, métaphore qu'on a employée au XVIe siècle dans des situations comme "mener un procès à cor et à cri", voulant dire qu'il était mené avec beaucoup d'énergie et en attirant l'attention.





« Je sais que le parti socialiste réclame sa tête à cor et à cri, ainsi que l'élargissement immédiat du prisonnier (Dreyfus) de l'île du Diable. »
Marcel Proust - Le côté de Guermantes - 1921

Écrit par : Maminou | 17 juin 2010

C'est quand même effarant, d'être une profession aussi facilement haïe. Mais bon sang, que leur avons-nous fait — ou pas fait ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

Alors imaginez le type qui est prof et homo !

Il se pose la question tous les jours !

Écrit par : Jeremy | 17 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juin 2010

En ce qui me concerne j'étais admis aux deux, mais souhaitant faire de la recherche et/ou de l'enseignement universitaire, j'ai cru - à tort ! - qu'il valait mieux faire une ENS.
Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Admis à l'X, vous l'étiez à l'ESPCI. Ça ne vous tentait pas ?
(encore les problèmes d'orientation).

Écrit par : yann | 17 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010
---
Je suis trop vieux pour m'y intéresser mais je resterai sur votre blog. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 juin 2010

Francis Penin,


Méfiez-vous quand même de Maminou qui pourrait vous réclamer à corps et à cris ...

Écrit par : iPidiblue vendanges de saison | 17 juin 2010

Et puis après cela il faudra interdire le blog aux moins de 18 ans ..

Écrit par : iPidiblue ivresse de Noé | 17 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

Ah ça serait intéressant... de voir les réactions ;-)

Écrit par : Julien | 17 juin 2010

Je suis trop vieux pour m'y intéresser mais je resterai sur votre blog. ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 juin 2010

Et pourtant beaucoup louent les vendanges tardives !

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

Ah ça serait intéressant... de voir les réactions ;-)

Ecrit par : Julien | 17 juin 2010

Pour les messieurs, on les connaît déjà.

Écrit par : Jeremy | 17 juin 2010

Francis Penin,


Méfiez-vous quand même de Maminou qui pourrait vous réclamer à corps et à cris ...

Ecrit par : iPidiblue vendanges de saison | 17 juin 2010

J'ai ce qu'il faut à la maison, beaucoup plus jeune que Francis !!! ;-))

Écrit par : Maminou | 17 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010

À voir les réactions de badauds pauvres et consentants ou volontaires qu'il y a sur le fric, je n'ose imaginer celles qu'il y aurait sur le sexe.
Abandonne.

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Le coming-out cougar de Maminou.

Qui aurait pu l'imaginer ... ?

Écrit par : Closer | 17 juin 2010

Y a un truc que je ne comprends pas dans votre histoire... Tout travail mérite salaire, OK, mais ce serait quand même un comble qu'ils soient payés à rien faire, et injuste pour, notamment, les fameux "fonctionnaires de même grade". D'autant que c'est gentil de se plaindre de vos 15 semaines de vacances (vous me dites si je me trompes, moi, je n'en ai que 5!, mais mettons 8 l'été au moins, voire 9, 2 à Noël, 2 en Février, et 2 en avril), mais j'ai jamais vu un prof faire ses formations obligatoires pendant les vacances scolaires, ou bien encore faire ses examens médicaux. Tout ça, ça se fait systématiquement sur les heures de cours, et au détriment des élèves pris en otage.
Enfin, et surtout, les 39h, je me marre ! On sait très bien qu'au bout de 5 ans, les profs capitalisent à mort sur leurs cours, avec peu de renouveau. Pour certaines matières, type maths, les corrections de copie se font de l'ordre de 2min par copie. A savoir 1 heure pour un contrôle sur une classe de 30 élèves, et y a pas des contrôles à chaque classe, loin de là! Sans compter les avantages faramineux que vous avez au niveau des retraites sur les salariés du privé, et bien sûr, la non moindre garantie de l'emploi.

Écrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Certains évoquaient cette après-midi l'hypothèse d'une relation de cause à effet entre salaire et performance (ou réciproquement ?).

Les footbaltringues français viennent de monter que /...etc.../

Écrit par : Zorglub | 17 juin 2010

"Alors moins de moyens, mais de meilleurs salaires, please !"

Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

Je ne suis pas pour des moyens informatiques démesurés, au contraire. Et je ne suis pas contre une revalorisation de salaire, mais ce n'est pas la priorité dans mon combat.

"Désolée!"

Ecrit par : Bertie | 17 juin 2010

Alors, vous êtes une femme ! Ca vous fait un paquet de fautes en plus de ce que vous a dit Nicolas !!! ;-)


malgré mes pensions alimentaires démesurées... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Y a un truc que je ne comprends pas dans votre histoire... Tout travail mérite salaire, OK, mais ce serait quand même un comble qu'ils soient payés à rien faire, et injuste pour, notamment, les fameux "fonctionnaires de même grade". D'autant que c'est gentil de se plaindre de vos 15 semaines de vacances (vous me dites si je me trompes, moi, je n'en ai que 5!, mais mettons 8 l'été au moins, voire 9, 2 à Noël, 2 en Février, et 2 en avril), mais j'ai jamais vu un prof faire ses formations obligatoires pendant les vacances scolaires, ou bien encore faire ses examens médicaux. Tout ça, ça se fait systématiquement sur les heures de cours, et au détriment des élèves pris en otage.
Enfin, et surtout, les 39h, je me marre ! On sait très bien qu'au bout de 5 ans, les profs capitalisent à mort sur leurs cours, avec peu de renouveau. Pour certaines matières, type maths, les corrections de copie se font de l'ordre de 2min par copie. A savoir 1 heure pour un contrôle sur une classe de 30 élèves, et y a pas des contrôles à chaque classe, loin de là! Sans compter les avantages faramineux que vous avez au niveau des retraites sur les salariés du privé, et bien sûr, la non moindre garantie de l'emploi.
Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Et JPB qui voulait parler de sexe i

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

Vous faites quoi, comme boulot, Anne-Claire ??

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/06/17/les-grands-patrons-en-france-du-capitalisme-d-etat-a-la-financiarisation-de-francois-xavier-dudouet-et-eric-gremont_1374195_3260.html

Patrons = hauts fonctionnaires issus de quelques grands corps / Les « patrons issus de l'Etat (...) sont même devenus la population dominante des plus grandes entreprises privées » / Ce que Pierre Bourdieu appelait la “noblesse d'Etat” a bénéficié des politiques de “retrait de l'Etat” [càd des privatisations] commencées au milieu des années 1970. C'est elle, d'ailleurs, qui les a conduites.

Mis bout à bout, ces éléments expliquent que, après la crise financière de 2007, « le secteur bancaire (soit) immédiatement sorti renforcé » grâce à l'intervention de l'Etat. Mais aussi que le crédit [à tous les sens du terme ?] de l'Etat soit « désormais en danger ». Le paradoxe n'est qu'apparent, s'il est vrai que le moteur du capitalisme national est l'oligarchie d'Etat antiétatique que les auteurs ont circonscrite.

Remarquable force d'adaptation de l'élite des hauts fonctionnaires français aux forces de l'économie mondiale [et en général à toutes les situations de crise, qu'elles soient provoquées, accompagnées ou non].

Les auteurs semblent parier sur le dépérissement inéluctable des Etats occidentaux aussi bien que sur la passivité de tous les autres groupes sociaux et politiques.

Écrit par : Pendant ce temps | 17 juin 2010

« Sans compter les avantages faramineux que vous avez au niveau des retraites sur les salariés du privé »

Je croyais que c'étaient les salariés (d'en bas) du privé qui avaient été privés de presque tout – enfin, il leur reste un salaire.

Écrit par : Pendant ce temps | 17 juin 2010

"et ceci même s'il est néanmoins nécessaire de leur rappeler qu'ils sont "les enfants" et qu'en la circonstances certaines choses s'imposent à eux."

Ecrit par : Bertie | 17 juin 2010

Ca serait déjà énorme, possible... ... mais malheureusement peu courant par les temps qui courent.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

"Certains évoquaient cette après-midi l'hypothèse d'une relation de cause à effet entre salaire et performance (ou réciproquement ?).

Les footbaltringues français viennent de monter que /...etc.../"

Ecrit par : Zorglub | 17 juin 2010

Si c'est réciproquement, vous venez de trouver une nouvelle source de financement pour les retraites !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Si c'est réellement une telle sinécure, Anne-Claire, je suis sidéré que vous n'ayez pas tout fait pour être prof !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Et JPB qui voulait parler de sexe i

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2010

C'est vrai, son message, (à Anne-Claire) n'est pas très baisant !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

@JPB

"C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB"

En ce qui me concerne, vous vous méprenez, je viens lire votre blog de temps à autre, pour voir ce qui se passe sur le front de l'instruction, et où se trouvent les équilibres entre démagogiques de l'école et les garants du savoir.

Ce que je remarque avec délices: les principaux pourfendeurs d'une école plaçant l'instruction et le savoir au centre sont les premiers à faire des pieds et des mains pour placer leurs enfants à Louis Le Grand ou Henri IV. Notez qu'à leurs yeux, même Lakanal - pourtant un très bon lycée - ne trouve pas grâce à leurs yeux ...

Pour revenir à ma contribution: d'habitude je me contente de lire et n'ayant pas de références - à part l'excellent article de T. Piketty - pour pouvoir juger/critiquer et intervenir de manière constructive.

En passant: seriez-vous prêt à ce que les rémunérations soient plus différenciées, à savoir que la part variable (dépendant du lieu et du nombre d'élèves) soit plus grande.
Par exemple, l'équivalent d'un prof en zone difficile avec 15 élèves serait une classe à Louis Le Grand de 35 ou 40 élèves.

Écrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

"Par exemple, l'équivalent d'un prof en zone difficile avec 15 élèves serait une classe à Louis Le Grand de 35 ou 40 élèves."

Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Parfaitement d'accord "a priori".

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

"Par exemple, l'équivalent d'un prof en zone difficile avec 15 élèves serait une classe à Louis Le Grand de 35 ou 40 élèves."
Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010
Parfaitement d'accord "a priori".
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Ah bon ? Ça y est, les revendications salariales sont déjà terminées ?

Déshabiller Pierre pour habiller Paul, quelle grande trouvaille !

Écrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

"Par exemple, l'équivalent d'un prof en zone difficile avec 15 élèves serait une classe à Louis Le Grand de 35 ou 40 élèves."

Ecrit par : Fabrice_BLR | 17 juin 2010

Parfaitement d'accord "a priori".
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Christophe, vous continuez à déraisonner !
Vous voulez quoi ?
Que l'on paie les profs à la berline, comme dans Germinal ?

Écrit par : guy morel | 17 juin 2010

[...] mais j'ai jamais vu un prof faire ses formations obligatoires pendant les vacances scolaires, ou bien encore faire ses examens médicaux. Tout ça, ça se fait systématiquement sur les heures de cours, et au détriment des élèves pris en otage. Pour certaines matières, type maths, les corrections de copie se font de l'ordre de 2min par copie. A savoir 1 heure pour un contrôle sur une classe de 30 élèves, et y a pas des contrôles à chaque classe, loin de là!
Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Moi, les copies, je les corrige - bien plus rapidement que ce que vous pensez - pendant mes heures de cours, dans la salle d'attente du médecin, bien sûr.

Écrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

[...] mais j'ai jamais vu un prof faire ses formations obligatoires pendant les vacances scolaires, ou bien encore faire ses examens médicaux. Tout ça, ça se fait systématiquement sur les heures de cours, et au détriment des élèves pris en otage. Pour certaines matières, type maths, les corrections de copie se font de l'ordre de 2min par copie. A savoir 1 heure pour un contrôle sur une classe de 30 élèves, et y a pas des contrôles à chaque classe, loin de là!
Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Moi, les copies, je les corrige - bien plus rapidement que ce que vous pensez - pendant mes heures de cours, dans la salle d'attente du médecin, bien sûr.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2010

Dans le privé, on fait ses heures de formation sur ses jours de congé ? 0_0

Quant à deux minutes par copie, il faut être débile pour écrire cela ! Même un QCM en collège met plus longtemps pour être corrigé !

Écrit par : Jeremy | 18 juin 2010

Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Et JPB qui voulait parler de sexe
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2010

C'est vrai, son message, (à Anne-Claire) n'est pas très baisant !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Des fois, ça rassure, d'être homo, tiens. Je n'ose même pas imaginer être tombé sur une comme Anne-Claire.

Écrit par : Jeremy | 18 juin 2010

"les agrégés sont un ramassis d'érudis"
Ecrit par : dickens | 17 juin 2010

Avec une noix de beurre, un pincée de sel et du pain frais, c'est même très bon, même si ça pique un peu.

Écrit par : Jeremy | 18 juin 2010

Comment ça, le niveau baisse? Le niveau monte, c'est irréfutable: ce qu'on faisait en 4e, on le fait aujourd'hui en 1eS, et vous dites que ça ne monte pas? C'est le niveau qui monte, pas celui des élèves, faut être précis.

Écrit par : groumf | 18 juin 2010

@Yann

"Admis à l'X, vous l'étiez à l'ESPCI. Ça ne vous tentait pas ?
(encore les problèmes d'orientation)."

Je ne peux pas dire, ne l'ayant pas fait. Je ne regrette pas ma scolarité, juste le dessein réservé à un apprenti enseignant-chercheur en France.

Oui, je sais je n'avais qu'à partir, ce qui était très facile. Comme je le disais en souriant dès la fin de la 2ème année, l'avenir de la recherche en France se trouve à l'étranger...

Pour revenir sur la remarque perfide de Bertie. Officiant dans le contrôle bancaire, et auditant très -trop ?- régulièrement des tas d'incapables surpayés en banque privée, je confirme et maintiens tout ce que j'ai dit supra.

Écrit par : Fabrice_BLR | 18 juin 2010

Enfin, et surtout, les 39h, je me marre ! On sait très bien qu'au bout de 5 ans, les profs capitalisent à mort sur leurs cours, avec peu de renouveau. Pour certaines matières, type maths, les corrections de copie se font de l'ordre de 2min par copie. A savoir 1 heure pour un contrôle sur une classe de 30 élèves, et y a pas des contrôles à chaque classe, loin de là! Sans compter les avantages faramineux que vous avez au niveau des retraites sur les salariés du privé, et bien sûr, la non moindre garantie de l'emploi.
Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

C'est curieux, ces idées…
Qu'il y ait des profs qui travaillent moins — ma foi, j'ai connu un paquet d'administrations ou d'(entreprises où d'aucuns traînaient les pieds : je ne suis pas comptable du travail des uns et des autres. Ce que je sais, c'est que les profs avec lesquels je bosse passent beaucoup de temps sur leurs cours ou sur leurs copies — je mets environ 12 heures pour corriger un paquet, et mes collègues mathématiciens en font au moins autant, parce qu'ils ont des élèves exigeants. Et je ne ressers jamais le même programme, parce que j'aime assez ce métier pour faire l'effort de ne pas m'y ennuyer. J'en ai un peu marre que nous soyons accusés d'être des paresseux, ou que l'on suspecte les Néoprofs de l'être, sous prétexte que l'administration est incapable de remplacer un prof absent — souvent pour des absences provoquées par ladite administration. Et ça ne va pas s'arranger à la rentrée.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Lu dans le Figaro ; "Une proposition de loi, déposée par une vingtaine de sénateurs socialistes, et visant à autoriser les chaînes payantes entièrement consacrées «à la vigne et au vin», préoccupe les associations de santé publique.
[...]
Selon les sénateurs, qui espèrent glisser l'examen de leur proposition dans une niche, «des chaînes de télévision consacrées à la vigne et au vin et où interviendraient des producteurs, œnologues, professeurs de médecine, historiens, sommeliers, experts et grands amateurs seraient la meilleure pédagogie possible, gage d'une consommation saine et équilibrée»."

Remettre les enfants aux travaux de la vigne et leur apprendre * à consommer, voilà qui constituerait un grand dessein unifiant.

Le seul, peut-être, capable de susciter un vrai rapprochement entre pédagols et "instructionnistes" sur des bases franco françaises ? Bien loin des souleries maltées des finlandais ferryboîteux ?

Contre l'impérialisme anglo-saxon, soutenons l'initiative de nos sénateurs ! Réclamons la gratuité et le passage en prime time sur les chaînes publiques.

Comme disent les globishiens à accent berrichon du blog : Go go back us !

* notamment en réinstituant un vrai CEP où les juvéniles carbureraient au jus uval plutôt qu'au Juvénal.

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

"Et je ne ressers jamais le même programme, parce que j'aime assez ce métier pour faire l'effort de ne pas m'y ennuyer.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010

Je crois que le problème d'Anne-Claire se situe surtout à ce niveau; elle est jalouse, parce qu'elle se fait chier dans son métier, et qu'elle aurait bien voulu être prof, sans jamais y réussir...
Encore une fois, la jalousie semble un moteur assez efficace; il suffit de lire son message pour la voir transparaître.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

L'outrance dans la connerie ne justifie JAMAIS la haine, ni l'abomination, même si, hélas, elle la suscite.

http://www.liberation.fr/monde/0101641985-80-000-juifs-ultra-orthodoxes-manifestent-a-jerusalem

Cette religion est abjecte (comme les autres).

Écrit par : Zorglub | 18 juin 2010

Dans le privé, on fait ses heures de formation sur ses jours de congé ? 0_0
Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2010

Maintenant que je travail dans le milieu de la formation professionnelle, je confirme: dans le privé, on fait ses heures de formation pendant les heures de boulot (c'est compris dans le DIF)...
Heureusement que la mauvaise foi ne tue pas...

Écrit par : Julien | 18 juin 2010

Ecrit par : Anne-Claire | 17 juin 2010

Et JPB qui voulait parler de sexe
Ecrit par : guy morel | 17 juin 2010

C'est vrai, son message, (à Anne-Claire) n'est pas très baisant !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2010

Des fois, ça rassure, d'être homo, tiens. Je n'ose même pas imaginer être tombé sur une comme Anne-Claire.

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2010

Encore une qui ne me rendra pas lesbienne.

Écrit par : Tiger Lilith | 18 juin 2010

La réaction d'une certaine Anne-Claire est consternante de bêtise !!

Comment se permet-elle une telle accumulation d'énormités sur un métier qu'elle ne connait pas ??

Je n'entrerai pas dans les détails car je ne souhaite pas perdre mon temps et j'ai mieux à faire.

Personnellement je ne me permettrais jamais de dire quoi que ce soit sur une profession dont je ne connais ni les charges ni les contraintes, et je ne suis pas surprise de constater qu'une bonne partie de nos élèves entendant régulièrement marteler ce discours affligeant chez eux ne travaillent plus en classe et ne respectent ni les professeurs ni le savoir qu'ils sont chargés de leur transmettre !!

Et après on s'étonne dans les statistiques que les enfants de professeurs réussissent mieux que d'autres : et pour cause, ils voient leurs parents travailler et n'entendent pas ce genre d'ânneries.

Écrit par : Daphné | 18 juin 2010

"Encore une qui ne me rendra pas lesbienne."

Ecrit par : Tiger Lilith | 18 juin 2010

Enfin une bonne nouvelle* sur ce blog !!!


*Je ne parlais pas de vous, je ne me serais pas permis ! D'ailleurs, vous êtes déjà venue !! ;-)

"Cette religion est abjecte (comme les autres)."

Ecrit par : Zorglub | 18 juin 2010

Décidément, Zorglub, je suis de plus en plus souvent d'accord avec vous...

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

J'avais lu, de prime abord, "encore une conne", Jeremy... Sacrée méthode globale, que d'insultes on commet en ton nom !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

Faites gaffe CS, ça commence comme ça et vous ne savez comment ça peut finir !

Les brigades du SNES rodent ...

Écrit par : Zorglub | 18 juin 2010

Alors nos cousins et l'éducation, suite; de grands enfants, nos collègues:

"Québec) «C'est inacceptable. Il y a des choses qui se font et d'autres qui ne se font pas. Les directives sont claires. En éducation, plus que partout ailleurs, on n'a pas le droit à l'erreur.»

Le directeur de l'école secondaire Le Sommet, Christian Couture, est catégorique : les enseignants et le personnel du réseau scolaire doivent s'en tenir à des relations strictement professionnelles avec leurs élèves. Aucun écart de conduite ne doit être toléré, dit-il. Le jugement rendu lundi à l'endroit d'un prof de cette école accusé d'agression et d'exploitation sexuelle, rapporté dans nos pages mardi, a dû en faire sourciller plus d'un. L'enseignant a été acquitté, mais le procès a permis de révéler des relations pour le moins surprenantes entre deux autres membres du personnel de l'école.

Il ne s'agissait pas d'enseignants, mais plutôt d'un surveillant et d'un technicien en loisirs embauché temporairement, a précisé M. Couture, qui n'a toutefois pas voulu fournir davantage de détails sur ces histoires.

Selon ce qu'a rapporté le juge, l'un avait invité un adolescent à dormir dans son lit alors que l'autre, aux prises avec un problème de consommation de cocaïne, avait entretenu une liaison avec une élève en plus d'avoir volé quel-ques milliers de dollars dans la petite caisse de la vie étudiante.


Pas tous en même temps

Ces deux employés ne travaillent plus à l'école, a tenu à préciser M. Couture. Le directeur souligne par ailleurs que ces faits ne se sont pas tous passés en même temps, mais ont été échelonnés sur quelques années. «Quand des situations comme celles-là parviennent à nos oreilles, on enclenche automatiquement l'entente multi-sectorielle impliquant la police et la DPJ. Ce n'est pas l'école ou la commission scolaire qui gère le dossier. Il y a des choses impardonnables et, dans ces cas-là, c'est sans hésitation qu'on enclenche l'enquête», affirme M. Couture.

Les directives sont pourtant claires, poursuit-il. Il n'est pas question pour un enseignant d'inviter un élève à son domicile ou même de le reconduire en voiture sans la permission des parents. «C'est quelque chose qui est inacceptable. Ça ne se fait pas et ne devrait pas se faire», affirme M. Couture.

Une directive du ministère de l'Éducation a d'ailleurs été mise en place à ce sujet, après l'accident survenu à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, qui a coûté la vie à sept élèves membres d'une équipe de basketball.

Si, pour des raisons logistiques, un membre du personnel est appelé à transporter des élèves pour une activité scolaire, les parents doivent d'abord donner leur consentement en remplissant un formulaire, explique M. Couture.

Facebook: plus flou

Le directeur reconnaît toutefois que la ligne est plus floue lorsqu'il est question d'entretenir des relations sur Internet. Est-il correct pour un enseignant d'être «ami» sur Facebook avec ses élèves? D'échanger des photos? De clavarder sur des sujets qui ne sont pas en lien avec l'école?

«Facebook peut être un outil intéressant pour transmettre des informations aux élèves, en lien avec la vie scolaire, dit-il. Mais discuter de choses personnelles sur Facebook, non, je ne pense pas que c'est correct.»"

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201006/15/01-4290347-relation-prof-eleve-des-limites-a-ne-pas-transgresser.php

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Alors, coucher, au Québec, c'est de "l'exploitation sexuelle":

"(Québec) Le professeur Yohann Dumas est acquitté des accusations d'agression sexuelle et d'exploitation sexuelle d'un adolescent. L'enseignant à l'école secondaire Le Sommet, à Charlesbourg, était soupçonné d'avoir entretenu, entre juin 2006 et la fin de 2007, une relation avec un élève de 15 ans.

Suspendu sans solde depuis sa mise en accusation à l'été 2008, le professeur de 40 ans entend bien recommencer à enseigner, de dire son avocate, Me Susan Corriveau. «C'est un enseignant de passion. L'enseignement est une vraie vocation pour lui», d'ajouter l'avocate de la défense.

Un retour au travail qui ne sera pas sans difficulté, si on se fie aux propos de Guy Robitaille. Le directeur des ressources humaines de la commission scolaire des Premières-Seigneuries a expliqué que l'employeur va d'abord analyser le jugement. Il est donc trop tôt pour confirmer, ou infirmer, le retour au travail du prof.

Dumas a été acquitté par le juge Bernard Lemieux, qui a accordé le doute raisonnable à l'accusé. Dans le droit du travail, les éléments de preuve ne sont pas les mêmes, de souligner M. Robitaille. «Le professeur a des droits, mais nous aussi on a des droits», d'ajouter le directeur des ressources humaines.


Des contradictions dans le témoignage du jeune garçon ont convaincu le juge d'accorder le bénéfice du doute au professeur. Selon la preuve, il s'agissait d'une relation consentante, mais le consentement était vicié en raison du lien d'autorité du prof sur l'élève.

Les relations sexuelles se passaient notamment dans la chambre de l'accusé, selon le jeune garçon. Or, sa description de l'ameublement de la chambre ne correspond pas à celle faite par l'accusé et son conjoint, et aux photos déposées devant le tribunal.

Le juge a aussi relevé des contradictions dans le témoignage de la présumée victime, pour qui le professeur était son modèle en raison de sa fidélité, puisqu'il était avec le même conjoint depuis plus de 10 ans. Le juge s'est interrogé à savoir comment on peut admirer la fidélité de quelqu'un alors que l'on dit entretenir une relation extra-maritale avec lui.

Une autre contradiction concerne le moment desdites relations sexuelles, le soir pendant que le conjoint du prof était au travail. Or, le conjoint est venu dire au tribunal qu'il ne travaillait pas le soir, sauf exceptionnellement.

Le juge Lemieux s'est interrogé à savoir si les gestes sont vraiment arrivés, ou est-ce qu'il aurait aimé qu'ils se passent, en parlant du jeune homme.

Relations délicates

L'adolescent n'a jamais voulu faire de tort au professeur, et a même menti lors de la première rencontre avec les policiers afin de protéger l'emploi de l'enseignant. La présumée victime n'est pas le plaignant, mais bien une amie à qui l'adolescent s'est confié. L'amie aurait agi à la suggestion d'un autre prof, dont les relations avec le prof Dumas n'étaient pas au beau fixe.

Ce procès de 10 jours a permis d'en apprendre sur les relations tendues entre certains profs de l'école, et des liens entre profs et élèves. Par exemple, l'amie qui a vendu la mèche sur les supposées relations entre l'adolescent et son professeur entretenait elle aussi une relation amoureuse avec un enseignant. C'est la raison pour laquelle l'adolescent se confiait à elle, qui pouvait ainsi comprendre ce qu'il vivait.

L'adolescent s'est aussi retrouvé au lit au domicile d'un autre professeur «qui lui aurait tordu la tétine», selon les propos rapportés devant le tribunal. Le prof a été congédié.

Quant à l'enseignant qui a incité la jeune fille à dénoncer la supposée relation entre l'ado et le prof, il a préféré la démission au congédiement. Il a été aux prises avec un problème de consommation de cocaïne, et a puisé quelques milliers de dollars dans la petite caisse de la vie étudiante."

PS: quel pataquès ce dernier paragraphe! hé hé hé.

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201006/14/01-4289995-agression-sexuelle-sur-un-eleve-un-prof-acquitte-pour-doute-raisonnable.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4290347_article_POS1

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Je soigne mon Dugong, n'est-ce pas, avec toute cette collection d'historiettes hallucinantes de fraîcheur québécoise...

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Mais voyons, Pendariès, vous découvrez la lune : le Québec, ses programmes et ses méthodes d'instruction étaient le modèle mis en avant par les pédagogols dès les les années 80!
maintenant, c'est la Finlande.

En tout cas, les Bleus ayant été par les Aztèques hachés, on va pouvoir parler des retraites et aller manifester!

Pour répondre à des âneries ici proférées : non, on ne prépare pas forcément moins ses cours en acquérant de l'expérience, il arrive même qu'on les prépare davantage! Nombre de collègues sont plus exigeants avec eux- mêmes en progressant! Ainsi, après avoir passé l'agrégation interne , ce qui m'a énormément enrichie, j'ai davantage préparé mes cours, ce qui n'est pas peu dire! Donc le passage de 18 heures à 15 ne m'a pas apporté plus de loisirs.
mais on n'y peut rien, on admet volontiers que le travail d'un boulanger ne se résume pas à sa présence devant les clients, et que pour vendre du pain il faut en faire, mais on continue à croire qu'un professeur vient les mains dans les poches parler devant ses élèves.

PS : faites signer et signez
http://fr.rsf.org/petition-appel-du-18-juin-2010-pour-une-presse-libre-a-tous-les-journalistes-et-citoyens-francais,37758.html

Écrit par : retraitée | 18 juin 2010

Anne-Claire, vous étonnez-vous des réactions indignées que vous recevez ici ?
Je serai moins agressif envers vous que mes petits camarades, sans doute parce que je suis assez âgé pour sourire de (presque) tout.
Mais, vraiment, il faut avoir fait ce métier de professeur au moins une année scolaire pour savoir à quel point les heures en présence des élèves sont éprouvantes pour les nerfs.
Elles l'ont été pour moi pendant l'année scolaire 1969/1970, bien que les élèves, à cette époque, fussent encore à peu près bien élevés (ils n'avaient pas encore pris conscience de l'ampleur des outrances qu'on leur permettait - au moins implicitement - en classe), parce que je débutais.
Elles l'ont été pendant l'année scolaire 1999/2000 - ma dernière année d'activité -, malgré mon expérience et ma solidité nerveuse, parce que les élèves avaient, au cours des trente années écoulées depuis mes débuts, pris conscience de l'impunité dont ils jouissaient quoi qu'ils se permissent en matière de grossièreté de langage, d'insolence et d'insultes envers les professeurs, et ne se privaient pas d'en user et abuser.
En ce qui concerne le temps passé à travailler hors la présence des élèves, c'est-à-dire se documenter, préparer ses cours, corriger les copies, je pense qu'il varie considérablement d'un professeur à un autre, dans la même discipline ou non.
J'ai personnellement cherché l'efficacité, c'est-à-dire la qualité dans la rapidité (pourrais-je appeler cela "efficience" ou "productivité" ?) du travail hors la présence des élèves.
J'ai travaillé vite, de manière très organisée, mais peut-être ne vous convaincrai-je pas de ma conscience professionnelle, de mon sérieux, et moins encore de mon amour de ce métier qui m'a apporté son lot de satisfactions et de déceptions.
J'hésite toujours à recopier ici un rapport d'inspection datant de 1991, un vrai dithyrambe. J'hésite bien davantage parce que je pense qu'il ne prouve nullement que je suis un professeur hautement estimable que parce que je crains d'être admonesté pour mon manque de modestie. Je ne suis absolument pas modeste (ni insupportablement prétentieux, j'espère). J'ai déjà été traité ici de "gros prétentieux" par un courageux anonyme, et j'ai simplement haussé les épaules, mais lui ai répondu courtoisement que j'étais, en effet, prétentieux mais pas gros. Il n'a pas insisté. Tout est bien qui finit bien.
Je ne me joins pas aux voix de ceux de mes camarades de ce blog qui vous vilipendent pour vos propos provocateurs.
Je préfère penser que vous êtes une séduisante jeune femme, aimable avec votre entourage. Rien ne vous interdit de vous fâcher de temps à autre, même si c'est à cause de quelques préjugés.
Tout comme Miss Elizabeth Bennet, l'héroïne du roman de Jane Austen, "Pride and Prejudice", jeune femme intelligente qui croit à tort qu'un certain jeune homme est détestable, et finit par se rendre compte qu'elle s'est trompée, peut-être découvrirez-vous que les professeurs ne méritent pas, dans leur ensemble, l'opprobre que vous jetez sur eux, après que des explications sereines et claires (comme votre joli prénom) vous auront été fournies. :-)
P.-S. : j'ai soixante-dix ans, et les dames n'ont plus rien à craindre de moi. Mais il y a quinze ans, hum... je ne dis pas...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Francis, vous êtes le meilleur d'entre nous ! Et je le dis sincèrement.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Retraitée, je ne découvre pas la lune avec le Québec: je me rends compte de l'étendue des manoeuvres pédagos et de ce qui, sans aucun doute, nous pend au nez (déjà, chez certains éditeurs, les manuels commencent à être dématérialisés: tout va passer sur grand écran; et j'ai donné des liens indiquant ce qu'est MOODLE [qui en a parlé ici, excepté moé?] - du constructivisme mondialisé pur et dur par réseau - dont les programmes sont rentrés dans la bergerie scolaire: les enseignants commencent à être formés à pratiquer cette nouvelle - datant de presque 10 ans; c'est qu'ils sont patients les pédagos - manière de permettre aux élèves de construire leurs savoirs); mais crier au loup sans savoir quels poil et museau sont les siens me parait toujours sensiblement couillon.

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Dans le privé, on fait ses heures de formation sur ses jours de congé ? 0_0
Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2010

En ce qui me concerne, oui.

Écrit par : yann | 18 juin 2010

Anne-Clair, votre discours ne tient pas la route une seule seconde.

Paquet de copies d'anglais en math sup ou spé :
43 élèves x 13 minutes = 559 minutes = en gros 9 heures 30 de boulot !

Il est tout à fait possible d'avoir 2 voire 3 paquets de ce type certaines semaines.

En 4 ans d'enseignement dans l'EN, j'ai eu du collège (tous niveaux), du lycée (tous niveaux), un peu de fac de droit, une math sup, une math spé et à l'avenir une prépa HEC pourrait bien se profiler.

Bien sûr, rien de ré-exploitable compte-tenu des différences sidérales de niveaux d'élèves, des types d'examens, des profiles d'élèves, etc.

Alors arrêtez un peu avec ces histoires de profs qui ne bossent pas ou plus.

La période de ma vie où j'ai le plus glandé, c'était en entreprise, chez un géant français de l'équipement automobile. 3 jours pour faire quelques vagues tableaux excel, réunionite à souhait, on arrivait à 10 heures, déjeuners interminables, etc.
Je m'ennuyais.

Voilà.

Écrit par : dickens | 18 juin 2010

Remarquable article apparemment sur le foot, et en fait sur l'Education — Polony devient une référence des commentateurs sportifs…
http://www.causeur.fr/gourcuff-et-les-tartuffes,6654
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Francis, vous êtes le meilleur d'entre nous ! Et je le dis sincèrement.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010
---
Merci, Jean-Paul !
Mais je n'arrive plus à me fâcher avec les femmes.
Non que je leur trouve toutes les vertus, mais bien plutôt que je leur trouve bien des excuses.
Alors, où est mon mérite ?
J'espère que ce n'est pas grave... :-)

Naturellement, cher Jean-Paul, je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler que Jacques Chirac avait dit de quelqu'un que je me rappelle aussi, bien que je ne cite pas son nom, qu'il était le "meilleur d'entre [eux]". Peut-être avait-il raison... si tous les autres étaient pires que la personne concernée... (Soit dit sans intention de blesser cette personne contre qui je n'ai rien.)
Au pis aller, s'il fallait que nous prissions votre compliment dans la même optique, je pourrais m'en accommoder, mais je préfère penser que nous sommes tous très estimables, même si certains d'entre nous se dressent aisément sur leurs ergots.
Ce serait mon cas, probablement, si j'exerçais toujours, vu les conditions dans lesquelles les professeurs travaillent actuellement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

"P.-S. : j'ai soixante-dix ans, et les dames n'ont plus rien à craindre de moi. Mais il y a quinze ans, hum... je ne dis pas..."

Francis Penin

"Francis, vous êtes le meilleur d'entre nous ! Et je le dis sincèrement.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010"

Parce que vous avez exactement - ou à peu près - 15 ans de moins que lui? ;-) Bon, j'attends la répartie cinglante, comme il se doit, de pieds fermes!

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

de pieds fermes! Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

HA HA HA etc.

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

@Bertie avec un peu de retard:
Je me suis peut-être un peu emmêlé entre brut et net. Je connais deux-trois gars en finance qui sont à 65ke brut avec 2-3 ans d'expérience. Oui, ils bossent à peu près 50h/semaine et je ne les envie pas spécialement, c'était juste pour donner un chiffre. Surtout que je n'y comprends rien et que ça ne m'intéresse absolument pas.
Il se trouve que beaucoup de chercheurs que je connais bossent à peu près ces horaires là: pas parce qu'on les force, pas parce qu'ils toucheront des heures sup', mais parce qu'ils aiment leur boulot (ça arrive encore)...

Pour mes potes ingénieurs-docteurs, le salaire oscille entre 40 et 45ke brut, selon la boîte (je sors d'une école réputée dans le milieu de la R&D).


@yann qui parlait de l'ESPCI (que je connais bien justement): cette école est réservée à ceux qui ont suivi une prépa "physique-chimie". Si votre interlocuteur est un matheux, ce n'est pas une école qu'il a pu intégrer...

PS: je suis moi aussi un lecteur régulier et un posteur occasionnel. Quand il y a des parallèles entre ma carrière et les votres, je me permets... sinon je me contente de lire.

Écrit par : mixlamalice | 18 juin 2010

C'est curieux comme les questions d'argent amènent tout de suite de nouveaux badauds sur ce blog…
Peut-être devrais-je parler de sexe…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 juin 2010
Et en écartent d'autres dans un mouvement de répulsion.
Voir tous ces représentants de la classe moyenne s'étriper pour savoir lequel a le plus de bénéfices et de privilèges, beark !
C'est ainsi que, s'il y avait un jour une sanglante révolution, on se retrouverait mutuellement pendus à la lanterne avant les responsables.

Écrit par : dobolino | 18 juin 2010

C'est ainsi que, s'il y avait un jour une sanglante révolution, on se retrouverait mutuellement pendus à la lanterne avant les responsables.
Ecrit par : dobolino | 18 juin 2010

Chère, vous savez ce que l'on dit de la virilité des pendus ? Si je suis mis à la lanterne à vos côtés, ce sera mon dernier hommage…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

"J'ai déjà été traité ici de "gros prétentieux" par un courageux anonyme, et j'ai simplement haussé les épaules, mais lui ai répondu courtoisement que j'étais, en effet, prétentieux mais pas gros. Il n'a pas insisté. Tout est bien qui finit bien."

Mais je confirme!!!

Écrit par : anti - ptinain | 18 juin 2010

Mais je n'arrive plus à me fâcher avec les femmes. Francis Penin, professeur etc.

C'est inquiétant, cette baisse de régime, Francis. Ce n'est pourtant pas bien difficile, surtout en cette période maudite de coupe du monde où on ne cesse de perdre, en plus !

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

Je préfère penser que vous êtes une séduisante jeune femme, aimable avec votre entourage. .
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Elle est peut-être très belle, si elle parvient à se taire.

Écrit par : Jeremy | 18 juin 2010

Le jus pédagol du jour, sous le plume de Jarraud l'enchanteur, fait la promo de "l'apprentissage par le jeu numérique"

"Et la dernière indication invite les enseignants à ne pas avoir peur de faire des erreurs : dans le monde ludique c'est en se trompant qu'on apprend. Dans la vraie vie peut être aussi."

Jarraud qui n'est pas un pur imbécile sent confusément la nécessité d'écrire un "peut être".

Dans le monde tout court, quand on ne produit pas du vrai, on a beaucoup plus de chance de produire de l'insignifiant que du faux.

Produire du faux est déjà devenu une perle rare.

Les démarches par "essai-erreur" c'est totalement has been et réservé au cadre étroit des mondes fantasmatiques des pédagols.

On vous les laisse. Amusez-vous bien.

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

de pieds fermes! Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

HA HA HA etc.
Ecrit par : nicolas | 18 juin 2010

Soyez indulgente : c'est parce qu'il en a deux qu'il met des "s".

Écrit par : guy morel | 18 juin 2010

Chère, vous savez ce que l'on dit de la virilité des pendus ? Si je suis mis à la lanterne à vos côtés, ce sera mon dernier hommage…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010
Rien que dans mon tout petit univers, je connais deux gars qui sont morts à cause de ça. On a pudiquement déguisé leur mort en suicide pour qu'ils puissent être religieusement enterrés.

Écrit par : dobolino | 18 juin 2010

Avant qu'il n'y ait malentendu, ce n'était pas pour me rendre hommage qu'ils se sont accidentellement pendus, cela va sans dire ...
je les aurais dépendus avant, pauvres bougres.

Écrit par : dobolino | 18 juin 2010

Ces carabins sont inpendables ...

Écrit par : iPidiblue pendable | 18 juin 2010

"Avant qu'il n'y ait malentendu, ce n'était pas pour me rendre hommage qu'ils se sont accidentellement pendus"

Voilà ce qui arrive quand on veut rendre service à une amie en lui installant une tringle à rideaux et qu'on ne sait pas y faire.

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

Meiriol : "dans la mesure où, dans cer­taines aca­dé­mies, nous pou­vons abou­tir à des Master plu­tôt bien montés."

Quand les mastards sont plutôt bien montés, ils aboutissent souvent dans des académies.

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

Voilà ce qui arrive quand on veut rendre service à une amie en lui installant une tringle à rideaux et qu'on ne sait pas y faire.
Ecrit par : dugong | 18 juin 2010

Installer une tringle chez une amie a toujours été une opération délicate.

Écrit par : guy morel | 18 juin 2010

Installer une tringle chez une amie a toujours été une opération délicate.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2010

Allons bon, voilà que Morel, pour tringler, doit se pendre.
Chez Dobolino ?
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Même avec des "masters plutôt bien montés", il y en a qui payent pour ça :

http://www.marianne2.fr/Incroyable-effrayes-par-la-classe,-les-jeunes-profs-se-paient-des-cours-prives_a194138.html

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

Surtout quand on sait que forprof est une officine où les gens d'iufm se les arrondissent

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

Installer une tringle chez une amie a toujours été une opération délicate.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2010

Allons bon, voilà que Morel, pour tringler, doit se pendre.
Chez Dobolino ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010

Le patron de ce blog pousserait-il à l'appareillage ou à l'appariement ?
Il est temps que les oraux du CAPES arrivent !

Écrit par : guy morel | 18 juin 2010

Histoire de tringle

Un prêtre de 53 ans a été condamné aujourd'hui à 3 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir mis en relation une prostituée avec un réseau de prostitution établi à Talange (Moselle), en mai 2009.

L’homme d’église, un notable de Metz familier des prostituées et des clubs échangistes, était à l’époque économat du grand séminaire de la ville. Il a depuis été démis de ses fonctions.

Lors de l’audience, le prêtre avait expliqué hier qu’il avait mis en relation Morgane, rencontrée sur Internet, avec le réseau de prostitution de "Madame Hortense", qu’il fréquentait assidûment, parce qu’il ne "voulait pas qu'elle tombe dans un réseau étranger".

"Alors j’ai eu envie d’apporter un secours", avait-il précisé à la barre.
Sa version des faits s’était toutefois opposée à celle de la jeune femme, qui avait expliqué aux enquêteurs qu’elle n’avait jamais sollicité l’aide du prêtre.

Le réseau de prostitution, mis au jour par la police en mai 2009, avait été monté en novembre 2008 par Hortense M., une habitante d’Ugny (Meurthe-et-Moselle) d’origine sénégalaise, âgée de 42 ans. Elle a été condamnée à 4 ans d’emprisonnement, dont 2 avec sursis.

Son époux a écopé de 2 ans d’emprisonnement, alors qu’un troisième homme, qui avait monté des sites Internet pour rabattre les clients, a été condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Cette religion est abjecte, comme on pouvait lire dans "Je suis partout"

Écrit par : le puritain de service | 18 juin 2010

"Lors de l’audience, le prêtre avait expliqué hier qu’il avait mis en relation Morgane, rencontrée sur Internet, avec le réseau de prostitution de "Madame Hortense", qu’il fréquentait assidûment, parce qu’il ne "voulait pas qu'elle tombe dans un réseau étranger"."

Bref, il se battait pour la France.
JPB

PS. Guy, je ne suis pas d'oral cette année… J'ai fait mes cinq ans, comme on dit en Centrale (Poissy, etc.).

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Mais je n'arrive plus à me fâcher avec les femmes. Francis Penin, professeur etc.

C'est inquiétant, cette baisse de régime, Francis. Ce n'est pourtant pas bien difficile, surtout en cette période maudite de coupe du monde où on ne cesse de perdre, en plus !

Ecrit par : nicolas | 18 juin 2010

Ce ne sont pas des femmes qui jouent et perdent au foot...

Écrit par : Maminou | 18 juin 2010

"Ecrit par : le puritain de service | 18 juin 2010"

Puritain, c'est le plus vieux métier du r'immonde ???

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

L'outrance dans la connerie ne justifie JAMAIS la haine, ni l'abomination, même si, hélas, elle la suscite.

http://www.liberation.fr/monde/0101641985-80-000-juifs-ultra-orthodoxes-manifestent-a-jerusalem

Cette religion est abjecte (comme les autres).
Ecrit par : Zorglub | 18 juin 2010

J'aimerais comprendre l'incongruité de ce post, sa récurrence thématique ainsi que l'ambiguïté de cette mise au point.
Expliquer la haine sous couvert d'un constat objectif, n'est-ce pas commencer à la justifier?
Je trouve votre conclusion provocatrice et caricaturale.Si elle est assumée sur le fond, pourquoi se veut-elle délibérément blessante?

Écrit par : 3ème vie | 18 juin 2010

J'ai reçu ça

http://www.cinapstv.fr/index.php

Ca a l'air mieux monté et réquenté que capcanal. Faut voir

C'est accessible par le câble, la TNT (Paris), free, etc.

http://www.cinapstv.fr/comment_recevoir_cinaps.php

Écrit par : dugong | 18 juin 2010

On reconnait ces hommes au fait qu'ils portent toujours un foulard, pour dissimuler les marques de strangulation.
L'un des deux pendus avait l'habitude de se pendre dans la remise au crochet qui servait à espélier les sangliers. Un jour, il a loupé son coup et bam, il est mort. Ses frères l'ont décroché parce qu'ils avaient besoin du crochet pour suspendre le sanglier tué à la chasse.
C'est la vie du plateau ...

Écrit par : dobolino | 18 juin 2010

C'est la vie du plateau ...
Ecrit par : dobolino | 18 juin 2010

Un roman ! Un roman !
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Ce ne sont pas des femmes qui jouent et perdent au foot...
Ecrit par : Maminou | 18 juin 2010

Il n'est pas difficile de se friter avec sa conjointe en ce moment Maminou, parce que les zommes sont juste un peu énervés de se voir si mal représentés sur les grands terrains verts et les femmes à peine agacées par tout ce gâchis de télé 16/9 ne servant plus qu'à acter l'impuissance.
Don't you agree ?

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

C'est la vie du plateau ...
Ecrit par : dobolino | 18 juin 2010

Un roman ! Un roman !
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010
C'est déjà fait et inégalable.
Tenez, ça nous changera des querelles salariales:

Ennemonde et autres caractères



Les routes font prudemment le tour du Haut Pays. Certaines fermes sont à dix ou vingt kilomètres de leur voisin le plus proche; souvent, c'est un homme seul qui devrait faire ces kilomètres pour rencontrer un homme seul, il ne les fait pas de toute sa vie; ou bien c'est une tribu d'adultes, d'enfants et de vieillards qui devrait aller vers une autre tribu d'adultes, d'enfants et de vieillards pour y voir quoi ? des femmes démantelées par les grossesses répétées, des hommes rouges et des vieillards faisandés (les enfants aussi d'ailleurs) et sefaire regarder de haut ? on s'en fiche. Si on veut se faire voir, ça se fera aux foires. Trente ou quarante kilomètres séparent les villages qui restent soigneusement sur les pourtours où passe la route.

Dans les terres : hêtres, châtaigniers, chênes rouvres, hêtres de plus en plus énormes et hauts à mesure qu'on pénètre plus profond, rouvres de plus en plus millénaires; loin de tout commerce avec les hommes, des familles de bouleaux, très belles en été, et qui disparaissent, blanc sur blanc, dans la neige; sur les landes, des lavandes, des genêts, de l'alpha, du carex, de la dendelion, puis des pierres, des pierres roulées, comme si jadis, dans ce hauteurs, passaient des fleuves; enfin, au grand large, des pieres plates, sonores comme des cloches, reproduisant le moindre bruit; le saut d'un criquet, le trot d'une souris, le glissement d'ne vipère, ou le vent qui prend appui sur ces tremplins telluriques.

Le ciel est souvent noir, ou alors bleu marine sombre, mais l'impression qu'on en reçoit est celle qu'on recevrait du noir; sauf à l'époque où fleurit un réséda sauvage dont l'odeur fine est si joyeuse qu'elle dissipe toute mélancolie. En dehors de cette époque du réséda, le beau temps ici n'est pas gai; il n'est pas triste non plus, il est autre chose; ceux à qui il convient ne peuvent plus s'en passer. Le mauvais temps aussi est très séduisant, il prend tout de suite des allures cosmiques. Il y a du galactique, et même de l'extra-galactique dans son comportement. Il ne peut pas pleuvoir ici comme ailleurs, on sent que Dieu s'en occupe personnellement; le vent y prend nettement en main les destinées du monde. L'orage y modifie ses données : il n'éclaire plus et il ne fait plus de bruit; tous les objets métalliques se mettent simplement à luire; boucles de ceinture, crochets de souliers, agrafes, lunettes, bracelets, bagues, chaînes, etc., il faut se manier avec précaution. On rencontre souvent vingt, trente hêtres superbes foudroyés côte à côte, morts de la tête au pied, carbonisés, debout, noirs, attestant qu'il se passe quelque chose dans ce silence.

Les crépuscules sont plus souvent verts que rouges et ils durent très longtemps; si longtemps qu'on est obligé à la fin de s'apercevoir que la nuit est tombée et que la lueur vient maintenant des étoiles. Ici, elles éclairent; elles suffisent pour qu'on se reconnaisse dans un chemin. On en voit peut-être plus qu'ailleurs; ce qui est sûr, toutefois, c'est qu'elles sont plus grosses, l'air y étant pour quelque chose, soit que se pureté, qui est extrême, mette à vif les constellations, soit, ce que certains prétendent, qu'il contienne une matière faisant office de loupe. Evidemment, personne ne peut se flatter d'avoir été par nuit noire au grand large. Dans les cas où elle est prévisible, on se carapate avant qu'elle soit là. Il y a une façon de se conduire envers ce pays, qui a été mise au point par les ancêtres et qui a donné d'excellents résultats, c'est même la seule : on s'y conforme. Chaque accident qu'on a vu arriver, et ils ne se comptent pas, et il y en a d'étranges, viennent tous d'une entorse à ces sortes de règles ou de lois.

Rien n'est plus facile par exemple, que d'aller de Villesèche au Pas de Redortier en plein jour, c'est l'affaire d'une petite heure. Le paysage n'est pas encourageant, mais c'est faisable et il n'y faut qu'un peu de volonté, ou de passion (si c'est à la chasse), ou de bêtise (si c'est gratuit). Mais un jour où les nuages sont bas et épais, la nuit tombe, allez-y ! Personne ne s'y risquera.

L'outil que les gens d'ici ont le plus souvent à la main, c'est le fusil, qu'il s'agisse de chasse ou de réflexions, disons philosophiques; dans un cas comme dans l'autre, il n'y a pas de solution sans coup de feu. Le fusil est pendu à un pied de verre scellé dans le mur près de la chaise du patron. Que ce dernier soit à table ou près du feu, le fusil est toujours à portée de sa main. Ça n'est pas qu'au point de vue gendarmes le pays manque de sécurité, au contraire, même au plus beau temps du brigandage il n'y a jamais eu de crime ici dessus; sauf un en 1928, mais il s'agissait précisément de ce qu'on craint, et on craint la solitude. Les familles n'y sont pas un remède : ce sont tout au plus des réunions de solitaires qui vont en réalité chacun dans leur propre direction : les familles ne se réunissent pas autour de quelqu'un, elles s'écartent à partir de quelqu'un. Et puis, il y a la métaphysique, certes, pas celle de Sorbonne, celle dont on est bien obligé de tenir compte lors de l'affrontement de la solitude irrémédiable et du monde. M. Sartre ne servirait pas à grand-chose, un fusil est par contre à maintes reprises très utile.

On peut s'étonner que ces paysans n'aient pas plus souvent en main les mancherons de la charrue; c'est que ces paysans sont des pasteurs. C'est aussi ce qui les tient en dehors (et au-dessus) des progrès mécaniques. On n'a pas encore inventé la machine à garder les moutons. C'est le père, le patron, qui dirige le troupeau, le fils ou les fils mènent la petite organisation agricole qui fonctionne d'ailleurs en économie fermée. On ne cultive que la terre nécessaire au froment, à l'orge, à la pomme de terre et aux légumes indispensables à la vie de la famille ou de l'individu, et c'est pourquoi tant de ces paysans restent célibataires et vivent seuls : ils ont ainsi besoin de si peu qu'à peine s'ils grattent la terre un mois par an.

A l'usage de ces célibataires fort sanguins existait encore, il n'y a pas trente ans, un paradis de Mahomet. C'était une maison dans un ubac, le plus sinistre qui soit, qui ne voyait jamais le soleil même au gros de l'été. Y habitait une veuve; elle avait à l'époque ses bons soixante ans. Quand un célibataire allait lui rendre visite, elle mettait à sa porte un drapeau, un drapeau comme vous et moi, tricolore, bleu, blanc, rouge, le plus officiel des drapeaux. Il venait d'ailleurs de la mairie de Saint-C., où il avait été prélevé sur la provision du 14 juillet. La visite terminée, la veuve rentrait le drapeau. C'était connu. Il n'y eu jamais d'histoire. Jusqu'au jour où l'on voulu moderniser ce mécanisme. Une jeune femme d'Avignon, sans doute habile dans cette partie et, ma foi, coquette, se dit qu'elle augmenterait le rendement en allant porter la marchandise à domicile. Elle fut célèbre un été, puis elle disparut sans laisser de traces. Le bruit courut tout de suite qu'on l'avait vu à la foire de Laragne. Mais Laragne, c'est loin. Elle avait un ami qui vint s'enquérir de droite et de gauche. Il n'était pas sympathique, on le lanterna. Il essaya de se fâcher, mais c'était difficile. Il eut certainement une pique d'amour-propre car, et ça ne se fait pas, il alla raconter son histoire à la gendarmerie de Sault. Enquête au cours de laquelle la présence de la jeune femme à la foire de Laragne et même à celle de Gap fut confirmée par plus de cinquante témoins d'une bonne foi évidente et qui, non moins évidemment, n'auraient pas inventé la poudre. Trois ou quatre ans seulement après on trouva des «trucs» dans lesquels les renards avaient longtemps farfouillé. Mais dans ces hauteurs, ce ne sont pas les «trucs» qui manquent. La veuve n'a fermé boutique qu'à plus de quatre-vingts ans. Elle n'avait d'ailleurs gagné que le drapeau, qui lui est resté, qu'on a, je crois, mis sur sa bière lors de son enterrement et qu'on a planté sur sa tombe où les vents et les pluies l'ont finalement mis en lambeaux, mais je l'ai encore vu.

Les femmes ici n'ont pas de forme; ce sont des paquets d'étoffes médiocres. Ce n'est pas faute de vouloir paraître, au contraire, à ce sujet elles s'efforceraient plutôt de surenchérir, mais les marchands forains vendent plus de snobisme paysan que de bonnes marchandises. Elles ne vont plus à l'étoffe à pois, ou au noir de jais sibeau sur les aïeules, elles veulent du dessin moderne. On leur en flanque. Ça leur va comme un tablier à un cochon, et des couleurs à faire hurler un architecte (ce qui n'est pas peu dire), mais il faut bien faire savoir qu'on a des sous. Si bien que, si on en voit une vêtue avec goût, et qui parmi toutes ces dondons fait princesse, il y a gros à parier qu'elle est pauvre et qu'elle a honte. Quelquefois les très vieilles font sensations. Passé l'âge d'être engrossées, elles retrouvent un deuxième corps; même celles qui restent amples se modèlent, mais les maigres prennent vraiment de la noblesse. C'est aussi le moment où elles n'ont plus guère d'argent, elles retournent aux cretonnes anciennes. Il y a aussi dans chaque famille une belle chose (et qu'on déteste).

Les jeunes filles, tant qu'elles sont vierges, ont une beauté de fruit, puis cette beauté éclate et on la voit en éclat dans les enfants. Il ne reste vraiment rien de leur premier état : certaines Vénus deviennent des monstres effrayants, elles ont presque toutes des bouches du XVIIe siècle, édentées ou pire encore, avec quelques grandes dents déchaussées qu'elles sucent. C'est assez abominable. Mais il ne faut pas prendre leur air niais pour argent comptant. Ce sont presque toujours de maîtresses femmes. Au pied du mur elles font merveille. On se souvient encore d'Ennemonde Girard.

Écrit par : dobolino | 18 juin 2010

"Une par­tie des ensei­gnants s’est peut-être rési­gnée à une érosion pro­gres­sive du ser­vice public et à un renie­ment des ambi­tions de l’école républicaine.
Mais je crois sur­tout qu’ils sont en quête d’une nou­velle forme d’action, comme il en émerge ici ou là : créa­tion de comi­tés asso­ciant les parents et les élèves, mou­ve­ment des déso­béis­seurs… Tout cela tâtonne et bal­bu­tie, mais démontre que si le moral est mau­vais, de nou­velles formes d’action demeurent pos­sibles. Il faut les inventer."

La réforme ne va pas assez loin. Comités de salut public parents/élèves, en voilà une idée qu'elle est bonne !

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

Monsieur Brighelli,
Certains de vos lecteurs continuant à mettre en avant les vacances des professeurs pour justifier n’importe quoi, je me permets de poster quelques calculs en espérant que les lecteurs visés aient eu d’assez bons professeurs de mathématiques pour les comprendre.

Prêt à taux 0%
10 mois payés et le salaire réparti sur 12 mois, c’est un prêt gratuit à l’état.

Comment a été calculé en 1950 l’horaire hebdomadaire de cours d’un professeur certifié ?
En 1950, la durée légale du travail était de 40 heures par semaine sur 50 semaines. Cela faisait donc 40x50=2000 heures par an.
Pour 10 mois de travail payé, un professeur doit donc (2000/12)x10=1667 heures.
Un professeur travaille 37 semaines (36 devant élèves + 1 pour examen et prérentrée). Par semaine, il doit donc 1667/37=45 heures.
Une heure de cours correspond à 2,5 heures de travail (et c’est une moyenne !) donc un professeur doit 45/2,5=18 heures de cours.
Mais la durée effective de travail en 1950 étant plutôt 42 heures que 40, on a imposé aux professeurs 2 heures supplémentaires moins payées que les autres.
Pour conclure ce paragraphe, le nombre d’heures de cours d’un professeur a été calculé pour qu’il travaille autant en 1950 que tout autre salarié pendant les 10 mois où il est payé.

Calcul de la dette de l’état envers les professeurs en activité de 1982 à 2010
La loi du 13-1-1982 instaura le passage de 40 heures hebdomadaires à 39 et la 5ème semaine de congés payés.
À partir de cette date et jusqu’au 1-1-2000, un salarié devait 39x47=1833 heures par an. Un professeur a continué à travailler 1667 heures.
L’état aurait donc dû payer (1667/1833)x12=10,91 mois au lieu de 10 mois et doit donc à chaque professeur pour chaque année de cette période 9,1% de son salaire annuel à revaloriser en euros 2010.
Depuis le 1-1-2000 (pour une entreprise de plus de 20 salariés ce qui est le cas de l’éducation nationale), un salarié doit 35x47=1645 heures par an. Un professeur travaillant toujours 1667 heures, l’état doit donc à chaque professeur pour chaque année de cette période non seulement 2 mois c'est-à-dire 20% de son salaire annuel mais également (1667-1645)/2,5=8,8 heures supplémentaires, le tout revalorisé en euros 2010.
Cela représente un certain nombre de bouteilles de … Romanée-Conti ! Et encore il manque ci-dessus la dette due au passage de 2 à 4 semaines de congés payés car je n’en connais pas la date.

Une petite remarque pour conclure : vous dites que pour rattraper le reste de la fonction publique, un professeur devrait toucher les 2 mois qui manquent en fin d’année. Je suis d’accord, mais cela fait 3144 € et non 2620 € pour un professeur débutant car il ne faut pas prendre pour un mois le douzième de 10 mois de salaire mais le dixième c'est-à-dire (1310x12)/10=1572 €.

Écrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Monsieur Brighelli,
Certains de vos lecteurs continuant à mettre en avant les vacances des professeurs pour justifier n’importe quoi, je me permets de poster quelques calculs en espérant que les lecteurs visés aient eu d’assez bons professeurs de mathématiques pour les comprendre.

Prêt à taux 0%
10 mois payés et le salaire réparti sur 12 mois, c’est un prêt gratuit à l’état.

Comment a été calculé en 1950 l’horaire hebdomadaire de cours d’un professeur certifié ?
En 1950, la durée légale du travail était de 40 heures par semaine sur 50 semaines. Cela faisait donc 40x50=2000 heures par an.
Pour 10 mois de travail payé, un professeur doit donc (2000/12)x10=1667 heures.
Un professeur travaille 37 semaines (36 devant élèves + 1 pour examen et prérentrée). Par semaine, il doit donc 1667/37=45 heures.
Une heure de cours correspond à 2,5 heures de travail (et c’est une moyenne !) donc un professeur doit 45/2,5=18 heures de cours.
Mais la durée effective de travail en 1950 étant plutôt 42 heures que 40, on a imposé aux professeurs 2 heures supplémentaires moins payées que les autres.
Pour conclure ce paragraphe, le nombre d’heures de cours d’un professeur a été calculé pour qu’il travaille autant en 1950 que tout autre salarié pendant les 10 mois où il est payé.

Calcul de la dette de l’état envers les professeurs en activité de 1982 à 2010
La loi du 13-1-1982 instaura le passage de 40 heures hebdomadaires à 39 et la 5ème semaine de congés payés.
À partir de cette date et jusqu’au 1-1-2000, un salarié devait 39x47=1833 heures par an. Un professeur a continué à travailler 1667 heures.
L’état aurait donc dû payer (1667/1833)x12=10,91 mois au lieu de 10 mois et doit donc à chaque professeur pour chaque année de cette période 9,1% de son salaire annuel à revaloriser en euros 2010.
Depuis le 1-1-2000 (pour une entreprise de plus de 20 salariés ce qui est le cas de l’éducation nationale), un salarié doit 35x47=1645 heures par an. Un professeur travaillant toujours 1667 heures, l’état doit donc à chaque professeur pour chaque année de cette période non seulement 2 mois c'est-à-dire 20% de son salaire annuel mais également (1667-1645)/2,5=8,8 heures supplémentaires, le tout revalorisé en euros 2010.
Cela représente un certain nombre de bouteilles de … Romanée-Conti ! Et encore il manque ci-dessus la dette due au passage de 2 à 4 semaines de congés payés car je n’en connais pas la date.

Une petite remarque pour conclure : vous dites que pour rattraper le reste de la fonction publique, un professeur devrait toucher les 2 mois qui manquent en fin d’année. Je suis d’accord, mais cela fait 3144 € et non 2620 € pour un professeur débutant car il ne faut pas prendre pour un mois le douzième de 10 mois de salaire mais le dixième c'est-à-dire (1310x12)/10=1572 €.

Écrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Vingt dieux, Michèle, ça, c'est du lourd... J'attends votre débat avec Anne-Claire (et avec impatience, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

Bon, alors mettons-nous d'accord ! Combien on demande ?

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

Grand merci à Perazio Michèle, plus douée que moi pour le calcul…
M'en vais le reporter sur certains sites où ça conteste dur…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

Préparez vous à des arguments sur la productivité dans ce cas : il vous faut désormais plus de temps pour enseigner des choses aux élèves ==> baisse de la productivité ==> baisse du salaire horaire.

Aux passages, les arguments sur la banque de France sont exacts mais omettent volontairement quelques paramètres :
- incidence de l'informatisation des services (télétransmission des données, calculs facilités avec Excel, ...)
- Changement du périmètre des missions de la BdF, notamment depuis la mise en place de la BCE

Remarque amusée : on constate une baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires depuis que leur nombre a fortement augmenté sous la gauche. Dindons de la farce ?

Écrit par : Joe | 18 juin 2010

Dindons de la farce ? Joe

Non, dindons de la force - tranquille- et ça continue avec la dinde !

Écrit par : nicolas | 18 juin 2010

Remarque amusée : on constate une baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires depuis que leur nombre a fortement augmenté sous la gauche. [...]
Ecrit par : Joe | 18 juin 2010

Il est aussi très amusant de constater combien ce même pouvoir d'achat a explosé depuis que leur nombre a vertigineusement diminué sous la droite. Et ce n'est pas fini.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

1423! euros, pas de quoi faire le malin à Paris pour un jeune agrégé, impossible de sortir dignement sa copine sauf si elle est même est normalienne, mon fils reçu à l'ENS Cachan en 2005 a donc fait centrale et le master 203 de Dauphine, son salaire de départ est de 60 000 livres , hors bonus (environ 20 000) à la Barclays Capital à Londres la première année, il n'y a donc pas photo!!!
Il est encore étonnant de voir des normaliens passer l'agreg!!
La sécu de l'emploi se paye au prix fort!!
Piot, agrégé, normalien.

Écrit par : piot | 18 juin 2010

Vous avez parfaitement raison, il n'y aura pas d'inflexion. Les politiques se sont habitués à ne pas payer cher leurs électeurs. Que voulez vous, le clientélisme ne paye plus !

Écrit par : Joe | 18 juin 2010

Préparez vous à des arguments sur la productivité dans ce cas : il vous faut désormais plus de temps pour enseigner des choses aux élèves ==> baisse de la productivité ==> baisse du salaire horaire.
Ecrit par : Joe | 18 juin 2010

C'est ça, on augmente sans rien dire la taille de la berline. Même dans Germinal, ils n'avaient pas osé. On n'arrête pas le progrès

Écrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

Je n'ai pas dit que l'argument n'était pas fallacieux. Je lui ai dit qu'il l'aurait et qu'il fallait qu'il s'y prépare.

Écrit par : Joe | 18 juin 2010

1423! euros, pas de quoi faire le malin à Paris pour un jeune agrégé, impossible de sortir dignement sa copine [...]
Ecrit par : piot | 18 juin 2010

Quant à aller aux putes, n'y songez même pas.

Écrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

Je veux dire, dignement...

Écrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

"Il est aussi très amusant de constater combien ce même pouvoir d'achat a explosé depuis que leur nombre a vertigineusement diminué sous la droite. Et ce n'est pas fini."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010


Bien vu !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

C'est quand même étonnant que pour juger une profession, on ne se réfère qu'aux 5% les plus paresseux/incompétents...

Ok dans l'EN ces gens existent. Ce que ne comprennent pas certains c'est qu'au sein d'autres entreprises, ils peuvent se réfugier dans des tâches sans réelles importances, et où ils sont peu exposés. Dans l'enseignement, vous êtes systématiquement exposé, un peu comme si un cadre devait faire une présentation toutes les semaines.

Et là, pas de temps morts, rien. En ce qui me concerne, enseignant de temps à autre en grande école - donc dans des conditions incomparablement plus tranquilles et faciles que le collège/lycée, voire même les premières années d'université, où votre mission est surtout de parvenir à conserver le calme dans la classe - je constate à quel point on est lessivé après une intervention de 2 ou 3h. Sans compter bien entendu le temps nécessaire pour ajuster son cours aux élèves auxquels on est confronté.

Je pense que ceux qui jugent l'enseignement sévèrement ont régulièrement plusieurs pathologie (ou frustration):

1) ils ont été mal jugé/évalué par le système: malgré de grands efforts, une envie de réussir, leur maturité, leur capacité de concentration ne s'est pas développé suffisamment vite par exemple.

2) ils envient les conditions de travail des profs. Moi je dis: passe le concours, enseigne à Créteil 5 ans (avant de pouvoir muter), et reviens me voir. Oui l'EN est géré avec les pieds, non, ce n'est pas un scoop, et les premiers à en souffrir sont justement les profs.

3) ils pensent que l'éducation "nationale" n'apporte pas grand chose, que la méritocratie n'a pas de sens. Ceux-là viennent souvent de milieux aisés, et préfèrent que leurs enfants ne soient pas mis en "concurrence" avec les enfants de classes moyennes/pauvres, de sorte que le système ne les "déjuge" pas. Evidemment, la création massive de petites écoles de commerces ou de "master pipo" aux frais de scolarité délirants, ont été des éléments décisifs dans le fonctionnement de la planche à diplôme telle que nous avons pu le constater.


Je nuancerai mon propos en rappelant que l'objectif d'un plus grand nombre de diplomés du supérieurs auraient évidemment un sens, mais uniquement si cela correspondait à une amélioration du partage des savoirs - réelle démocratisation - plutôt qu'un abaissement des exigences nécessaires pour obtenir une qualification - la "médiocratisation" ?

Écrit par : Fabrice_BLR | 18 juin 2010

Joe a écrit :
« Préparez vous à des arguments sur la productivité dans ce cas : il vous faut désormais plus de temps pour enseigner des choses aux élèves ==> baisse de la productivité ==> baisse du salaire horaire. »
Quelle baisse de productivité ?
Le pourcentage de bacheliers dans une génération est passé de 20,1% en 1970 à 62,5% en 2005 et le taux de réussite est passé de 84,1% en2005 à 88,8% en 2009. Par rapport à la demande de l’état au niveau du contenu de l’enseignement, notre productivité est remarquable. Citez-moi un secteur plus performant !

Écrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Le pourcentage de bacheliers dans une génération est passé de 20,1% en 1970 à 62,5% en 2005 et le taux de réussite est passé de 84,1% en2005 à 88,8% en 2009. Par rapport à la demande de l’état au niveau du contenu de l’enseignement, notre productivité est remarquable. Citez-moi un secteur plus performant !
Ecrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Et dans quelques jours, avec mes collègues stakhanovistes, nous allons porter le taux de réussite vers des hauteurs radieuses encore inconnues !

Écrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

Le pourcentage de bacheliers dans une génération est passé de 20,1% en 1970 à 62,5% en 2005 et le taux de réussite est passé de 84,1% en2005 à 88,8% en 2009. Par rapport à la demande de l’état au niveau du contenu de l’enseignement, notre productivité est remarquable. Citez-moi un secteur plus performant !
Ecrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Donc, à la berline, nous devrions être payés quatre fois plus qu'en 1970 !

Écrit par : guy morel | 18 juin 2010

Le pourcentage de bacheliers dans une génération est passé de 20,1% en 1970 à 62,5% en 2005 et le taux de réussite est passé de 84,1% en2005 à 88,8% en 2009. Par rapport à la demande de l’état au niveau du contenu de l’enseignement, notre productivité est remarquable. Citez-moi un secteur plus performant !
Ecrit par : Perazio michèle | 18 juin 2010

Donc, à la berline, nous devrions être payés quatre fois plus qu'en 1970 !

Écrit par : guy morel | 18 juin 2010

Hof, vu l'inflation depuis 70, à mon avis, c'est déjà le cas.

Écrit par : Joe | 18 juin 2010

de pieds fermes! Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

HA HA HA etc.
Ecrit par : nicolas | 18 juin 2010

Soyez indulgente : c'est parce qu'il en a deux qu'il met des "s".

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2010

Merci Guy! Vous avez compris la raison m'ayant poussé à employer le pluriel (pourquoi garder mortes les expressions figées? Nicolas, voyons! et mon droit à la licence, je le réclame!). Ce pluriel en tant que conclusion syntaxique empirique de l'expérience suivante: quand mon neveu de 8 ans, cherchant à me plaquer comme au rugby - il s'entraîne à ce sport, perpétuant en cela la passion de son père -, j'ai besoin de tenir ferme sur mes deux pieds, une jambe mise plus en arrière, afin de résister mieux à l'attaque; car, même s'il n'a que son âge, le petit, il est forçu! et je cabusserais sinon.

Tiens, suite aux échanges précédents du blog, je me suis acheté l' "Ethique" de Spinoza, "Belle du Seigneur", et le recueil de nouvelles: "Les 21 jours d'un neurasthénique" du grand Mirbeau Octave.

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

quand mon neveu (...) cherche à

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Les chiffres continuent à se bousculer — mais le sens général, c'est que nous avons été eus…

http://www.lille.snes.edu/IMG/pdf/alignement_des_cotisations.pdf
JPB, qui n'a pas d'exclusive quant à ses sources…

Écrit par : brighelli | 18 juin 2010

C'est inquiétant, cette baisse de régime, Francis. Ce n'est pourtant pas bien difficile, surtout en cette période maudite de coupe du monde où on ne cesse de perdre, en plus !

Ecrit par : nicolas | 18 juin 2010
---
Mais, ma chère nicolas, je parviens encore à me fâcher avec des hommes, et cela me suffit largement ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Non, non Francis ne soyez pas trop modeste, on vous appelle l'incroyable Hulk dès que vous avez le dos tourné sur ce blog Bonnet d'âne !

Écrit par : iPidiblue et l'incroyable Hulk | 18 juin 2010

Installer une tringle chez une amie a toujours été une opération délicate.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2010
---
"chez", c'est très vague, Guy. Pourriez-vous préciser ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Parce que vous avez exactement - ou à peu près - 15 ans de moins que lui? ;-) Bon, j'attends la répartie cinglante, comme il se doit, de pieds fermes!

Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010
---
La répartie de qui, Pendariès ? Celle de Jean-Paul ou la mienne ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Non, non Francis ne soyez pas trop modeste, on vous appelle l'incroyable Hulk dès que vous avez le dos tourné sur ce blog Bonnet d'âne !

Ecrit par : iPidiblue et l'incroyable Hulk | 18 juin 2010
---
Ahem ! vous blessez ma modestie déjà bien malade, cher iPidiblue. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Faut-il abolir le collège unique? Virer définitivement les éléments irrécupérables, même avant la fin de la scolarité obligatoire, afin que les autres puissent continuer?
Bref, comme vous ne changerez pas les élèves demain, vous proposez quoi????

Ecrit par : Bertie | 17 juin 2010

Mais bien entendu qu'il faut abolir le collège unique, cela me semble évident! Pour ma part, j'ai toujours été partisan d'un système où serait mis en place un véritable examen en fin de CM2. Sur la base des résultats obtenus par l'élève, celui-ci irait soit au collège, s'il a atteint un niveau qui lui permet de suivre l'enseignement qui y est dispensé, soit dans une structure parallèle destinée à combler ses lacunes, s'il n'a pas atteint ledit niveau. Pour les élèves qui fréquenteraient cette structure parallèle, je souhaiterais une évaluation au bout de deux années. Ceux qui ont accompli des progrès et qui sont déclarés aptes à un retour vers la voie générale reviennent au collège. Quant aux autres, on travaille sur le long terme avec eux pour les préparer à un apprentissage, ce qui permettrait à ces élèves de prendre le temps de réfléchir à leurs aspirations professionnelles.

Bien entendu, ce souhait est purement utopique, car non seulement le collège unique est désormais intouchable, mais, et ce n'est pas moins grave, la réforme actuelle du lycée commence à instiller lentement le concept de lycée unique!

Écrit par : alain | 18 juin 2010

Ahem ! vous blessez ma modestie déjà bien malade, cher iPidiblue. ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

On dit aussi de vous que vous êtes "bigger than life" je ne vous traduis pas car chacun sait que vous êtes un angliciste émérite !

Écrit par : iPidiblue et l'incroyable Hulk | 18 juin 2010

"Tiens, suite aux échanges précédents du blog, je me suis acheté l' "Ethique" de Spinoza, "Belle du Seigneur", et le recueil de nouvelles: "Les 21 jours d'un neurasthénique" du grand Mirbeau Octave."

Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Le plus beau livre de philosophe, le plus beau roman du XXè siècle, (avec "le sang noir" et "au dessous du volvan"), et... Je ne connais pas le 3è...
Vous avez de la chance !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2010

Je viens de lire le texte de Dobolino. C'est superbe, j'en suis tout retourné. Je me le suis relu à mi-voix, pour mieux sentir le rythme des phrases : "Elle avait un ami qui vint s'enquérir de droite et de gauche. Il n'était pas sympathique, on le lanterna." Moi, une phrase comme ça, ça me console de toutes les peines de la semaine !

Écrit par : chevreuil | 18 juin 2010

Parce que vous avez exactement - ou à peu près - 15 ans de moins que lui? ;-) Bon, j'attends la répartie cinglante, comme il se doit, de pieds fermes!

Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010
---
La répartie de qui, Pendariès ? Celle de Jean-Paul ou la mienne ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 juin 2010

Je sui fayplay, donc quand c'est drôle, je m'incline volontiers devant qui manie l'esprit.

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

je suis fairplay

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

"Tiens, suite aux échanges précédents du blog, je me suis acheté l' "Ethique" de Spinoza, "Belle du Seigneur", et le recueil de nouvelles: "Les 21 jours d'un neurasthénique" du grand Mirbeau Octave."

Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

"Le plus beau livre de philosophe, le plus beau roman du XXè siècle, (avec "le sang noir" et "au dessous du volvan"), et... Je ne connais pas le 3è...
Vous avez de la chance !!! ;-)"

Christophe S., votre réponse me fait penser à une anecdote tirée de 'Témoignagne' de Chostakovitch. Lui et un de ses camarades travaillaient à 4 mains sur une réduction pour piano d'une symphonie de Brahms ou de Schumann, je ne sais plus. Glazounov, un très-grand de l'enseignement musical russe, leur maître au Conservatoire de Léningrad, s'aperçut que ses élèves ne connaissaient pas encore cette oeuvre: "Combien vous êtes chanceux de la découvrir", leur dit-il, sans doute légèrement envieux.

Une telle réflexion me laisse, des années plus tard - j'avais alors 18 ans - toujours aussi songeur; l'étonnement miraculeux quand on aborde pour la première fois une oeuvre belle, humaine, géniale. La beauté se fâne-t-elle?

Écrit par : Pendariès | 18 juin 2010

@JPB

"Les chiffres continuent à se bousculer — mais le sens général, c'est que nous avons été eus…

http://www.lille.snes.edu/IMG/pdf/alignement_des_cotisations.pdf
JPB, qui n'a pas d'exclusive quant à ses sources…

Ecrit par : brighelli | 18 juin 2010
"

Il faut être naïf et/ou assez peu versé en Economie pour ne pas comprendre que le gouvernement n'a pas voulu assumer une réduction des salaires de 3% de tous ses fonctionnaires, et ce, sans pour autant l'afficher (comme l'ont fait plus honnêtement les grecs, l'Espagne et l'Angleterre à titre d'illustration).

Écrit par : Fabrice_BLR | 19 juin 2010

"Christophe S., votre réponse me fait penser à une anecdote tirée de 'Témoignagne' de Chostakovitch. Lui et un de ses camarades travaillaient à 4 mains sur une réduction pour piano d'une symphonie de Brahms ou de Schumann, je ne sais plus. Glazounov, un très-grand de l'enseignement musical russe, leur maître au Conservatoire de Léningrad, s'aperçut que ses élèves ne connaissaient pas encore cette oeuvre: "Combien vous êtes chanceux de la découvrir", leur dit-il, sans doute légèrement envieux.

Ecrit par : Pendariès | 18 juin 2010

Penda, il y a un San-Antonio où apparaît "M'sieur Félix", un vieux prof neurasthénique (pléonasme ?) qui s'ennuie à mourir parce qu'il a tout lu…
Et sur ce, on lui propose d'être le cobaye d'une machine à effacer les souvenirs…
Je me demande parfois quelles seraient mes réactions si je lisais, là, pour la première fois, les Liaisons dangereuses ou le Rouge et le noir. J'en arrive à envier mes élèves — qui sont loin, très loin d'avoir tout lu. Ou les vôtres, qui sont eux aussi en état d'innocence littéraire.
Mais voilà : je voudrais n'avoir rien lu, mais être dans mon état actuel — comme un gourmet qui naîtrait avec le palais fait.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 juin 2010

1423! euros, pas de quoi faire le malin à Paris pour un jeune agrégé, impossible de sortir dignement sa copine [...]
Ecrit par : piot | 18 juin 2010

Quant à aller aux putes, n'y songez même pas.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010

Je veux dire, dignement...

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2010


dignement aller aux putes ? aurais je mal compris ?

huhu !

Écrit par : exTC | 19 juin 2010

comme un gourmet qui naîtrait avec le palais fait. JPB
Joli ! Oui, mais le mal est fait...

Écrit par : nicolas | 19 juin 2010

"Oui, mais le mal est fait..."

Ecrit par : nicolas | 19 juin 2010

Tant que le mâle n'est pas fait !!! ;-)
On ne peut évidemment, (et heureusement) pas naître avec le palais fait, Jean-Paul...
Si c'était faisable, nous serions tous au chômage !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

"L'Equipe décrit un autre fait d'après match étonnant, qui concerne le Bordelais Yoann Gourcuff, fils de prof de maths, relégué sur le banc par le sélectionneur. Alors même qu'il n'a pas joué la rencontre, le jeune Breton prend le temps de répondre aux questions de journalistes en zone mixte. "Pendant que le Girondin s'exprime, ses "deux amis" (Anelka et Ribéry) déboulent sac à dos sur l'épaule. Quand Gourcuff aperçoit le milieu de terrain du Bayern Munich, l'image est saisissante : il évite de croiser son regard frondeur et se colle un peu plus à la barrière pour le laisser passer comme le premier de la classe fait place au caïd du collège par peur de prendre une baffe derrière la tête".

Écrit par : Zyva trop fort | 19 juin 2010

J'en arrive à envier mes élèves — qui sont loin, très loin d'avoir tout lu. Ou les vôtres, qui sont eux aussi en état d'innocence littéraire.
Mais voilà : je voudrais n'avoir rien lu, mais être dans mon état actuel — comme un gourmet qui naîtrait avec le palais fait.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2010

Quelle douceur, Jean-Paul. Je dirai mieux: quelle réelle tendresse.

Écrit par : Pendariès | 19 juin 2010

dirai, dirais, dis

Écrit par : Pendariès | 19 juin 2010

Bonjour

A l'appui du billet de David Desgouilles, cité par JPB, cet article sur "Giant Max" Anelka : il faut avoir vu la pub sur Quick sur les abribus pour déguster le texte ci-dessous.

http://www.strategies.fr/support/image/141056/quick-restauration-rapide-giant-max-avec-nicolas-anelka-juin-2010.html

http://coupe-du-monde-2010.sport24.com/article/anelka-l-insulte-de-trop--479355

Et là, mon grand espoir,c'est qu'une personne d'envergure fasse enfin la peau à ce slogan en lui-même raciste et discriminant qu'était "la France Black Blanc Beur" (qu'on a pourtant prononcé comme une formule magique longtemps après la victoire de 98) et propose de retourner à une vision enfin vraiment généreuse et exigeante de la France Bleu Blanc Rouge, qui pourrait être comprise de tous !

Écrit par : johnmarguerite | 19 juin 2010

Johnmarguerite,


Encore faudrait-il que les journalistes français aiment la France et ne soient pas ennemis des peaux pâles !

Écrit par : iPidiblue BBR | 19 juin 2010

Quand on a honte de son équipe à ce point, c'est là qu'on peut être perméable à une nouvelle approche.

On a déjà vu ça en basket, lorsque l'équipe de France de 2003 a lamentablement échoué aux portes des jeux olympiques à cause d'une histoire de clan tout aussi indéfendable, des joueurs jaloux de Tony Parker ayant décidé lors du match décidif de le laisser se démerder tout seul (authentique). On avait le joueur qui se goinfrait au Mc Do une heure et demie avant la rencontre, les boursouflés de l'occiput... Mon souvenir le plus cuisant de supporter.

Un nouvel entraîneur a mis un point d'honneur ensuite à transmettre l'amour du maillot et la prédominance du collectif sur le groupe : ça a très bien marché (médaille de bronze à l'EURO 2005, 5ème place aux mondiaux 2006 sans notre meilleur joueur... Après, le discours du coach s'est érodé et on a fini à nouveau à la place du con (8ème) pour la qualif aux JO, il y a eu un gros flottement pendant un an, faute pour la Fédé d'avoir su se mettre d'accord sur le nom d'un coach, et puis, une fois qu'on en a trouvé un bon, les résultats ont à nouveau suivi.

Et au basket, contrairement au Foot, les vedettes toujours en activité s'investissent déjà dans les clubs français financièrement et dans la prise de décision... Tony Parker est président de l'ASVEL, Boris Diaw vient de prendre la présidence de Bordeaux.

D'ailleurs, le coach de l'ASVEL est le même coach que celui de l'équipe de France !!! Et pourtant, ça se passe sans accroc, peut-être parce que Tony est justement un gars bien élevé, et parce que Vincent Collet est un bon coach.

Et on attend l'arrivée de Joachim Noah, le fils de son père, pour le mondial 2010 : vous voulez des joueurs qui rigolent, qui chahutent, qui aiment le maillot ? Je suis heureux de pouvoir vous dire qu'il y en a !... :)

Tiens, je vous ai même trouvé un blog d'un international qui ne manque ni de malice, ni d'autodérision !

http://alitraore.basketsession.com/

(Je ne dis pas que c'est de la grande littérature non plus !)

Bon, j'arrête de flooder

Bonne journée !

Écrit par : johnmarguerite | 19 juin 2010

Je trouve juste étrange qu'on fasse passer les joueurs de foot de l'équipe de France pour des amoureux de la France alors qu'ils refusent de payer leurs impôts en France, pourquoi ? Parce que les français sont des cochons ?

Il semble que jouer contre sa propre équipe soit devenu le sport national ...

Écrit par : iPidiblue cochon qui s'en dédie ! | 19 juin 2010

Il faut un minimum d'esprit de clocher si l'on veut gagner quelque chose en équipe ! Sinon tout se débande ...

Écrit par : iPidiblue et le sens de l'équipe | 19 juin 2010

Ce que je dis pour les sports d'équipe est vrai aussi dans l'enseignement et la vie publique ! Les grands corps de l'Etat que forment les Ponts et Chaussées, l'inspection des finances, le conseil d'Etat etc tirent leur force de leur solidarité, de même les anciens de polytechnique, les anciens de Centrale etc

Si vos élèves sont lâchés dans la nature réduits à leur seules forces ils n'iront pas loin même avec la meilleure volonté du monde ... dans un monde pur et idéal chacun serait jugé sur ses qualités propres, dans la vraie vie, si l'on n'est pas soutenu et entouré, on ne va nulle part. En retour il faut donc manifester un esprit sans faille de cohésion sociale ... la discipline est la force principale des armées ne dit-on pas ?

Écrit par : iPidiblue faire corps | 19 juin 2010

Je viens de lire le texte de Dobolino. C'est superbe, j'en suis tout retourné. Je me le suis relu à mi-voix, pour mieux sentir le rythme des phrases : "Elle avait un ami qui vint s'enquérir de droite et de gauche. Il n'était pas sympathique, on le lanterna." Moi, une phrase comme ça, ça me console de toutes les peines de la semaine !

Ecrit par : chevreuil | 18 juin 2010
Le texte CITE par dobolino, merci ! ce texte n'est pas de moi mais d'un auteur qui eut été nobelisable si non pacifiste et non régionaliste.

Tapez pas !!!! Je sors de moi -même, ce qui vous dispensera de récolter des points godwin en me répondant.

Écrit par : dobolino | 19 juin 2010

J'en arrive à envier mes élèves — qui sont loin, très loin d'avoir tout lu. Ou les vôtres, qui sont eux aussi en état d'innocence littéraire.
Mais voilà : je voudrais n'avoir rien lu, mais être dans mon état actuel — comme un gourmet qui naîtrait avec le palais fait.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2010

Quelle douceur, Jean-Paul. Je dirai mieux: quelle réelle tendresse.

Ecrit par : Pendariès | 19 juin 2010
Vous voyez, Penda, c'est ça la vraie et seule raison de faire naître des enfants. C'est un pur bonheur, malgré tous les soucis, de les voir s'ouvrir au monde, tâtonner dans les bibliothèques, les cinés, les musées et le reste, rivières, montagnes, océans alors qu'on est soi-même rassasié et qu'on peine à retrouver quelque fugace émotion de qualité. L'émotion, c'est eux qui nous l'offre.

Écrit par : dobolino | 19 juin 2010

Dobo devient pétainiste, dieu du ciel même les anges vont en enfer !

Je lui conseille d'autres lectures alors par exemple :

Sacha Guitry qui en collaboration avec Colette, publia l'ouvrage apologétique "De Jeanne d'Arc à Philippe Pétain" en 1942, dont il tira un petit film :
http://fr.wikipedia.org/wiki/De_Jeanne_d'Arc_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain

Écrit par : iPidiblue de Jeanne d'Arc à Philippe Pétain en passant par Dobolino | 19 juin 2010

Le problème évidemment c'est que si l'on raye du bottin des arts et lettres tous ceux qui ont travaillé entre 1940 et 1944 sous la botte allemande, il ne va plus rester grand monde à célébrer ...
Je vous épargne aussi la liste de ceux qui sont allés faire un petit tour à Berlin comme la grande Danielle Darrieux ...

Comme disait si bien Talleyrand la trahison n'est jamais qu'une question de date et c'était un expert !

Écrit par : iPidiblue d'Isabeau de Bavière à Cauchon | 19 juin 2010

"Il semble que jouer contre sa propre équipe soit devenu le sport national ..."

Ecrit par : iPidiblue cochon qui s'en dédit ! | 19 juin 2010

Où vous avez vu une équipe "propre", vous ?
Et que signifie: "sa"* propre équipe ?
*Je n'ai pas plus d'équipe que de religion.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Sibille,


J'avais cru comprendre que votre équipe c'était l'IUFM, mais si ce n'est pas le cas pourquoi n'en démissionnez vous pas ?


PS Sibille si vous voulez jouer au con avec moi nous allons être deux ...

Écrit par : iPidiblue de Sibille en Sibille | 19 juin 2010

Des fois, ça rassure, d'être homo, tiens. Je n'ose même pas imaginer être tombé sur une comme Anne-Claire.

Ecrit par : Jeremy

Comme il semblerait que l'intelligence n'a pas de sexe, on peut penser que la connerie non plus. Cette Anne-Claire est donc un échantillon fort banal, représentatif d'une moitié de l'ensemble des con-ne-s*.

* : c'est étrange, on ne voit jamais ce mot dans les tracts du moribond PCF, ni chez les écolos ;o))) !

Écrit par : Moot | 19 juin 2010

"con-ne-s*.

* : c'est étrange, on ne voit jamais ce mot dans les tracts du moribond PCF, ni chez les écolos ;o))) !

Ecrit par : Moot | 19 juin 2010 "

Promis, on fera une exception dès qu'on fera un tract sur vous.

Écrit par : PCF | 19 juin 2010

À propos de kollabos, mon principal, goguenard, m'a demandé de passer par son bureau. Figurez-vous que j'ai donné à mes élèves un texte sur la cuisine, texte issu des annales du BEP hôtellerie en 83. L'auteur en est Robert Courtine dit La Reynière et il est question de conserves, de recettes, de primeurs, etc. Eh bien il y a eu un khon de père d'élève pour écrire que je donnais à mes innocents apprenants les oeuvres d'un fasciste collabo!!!
Dieu merci, le gros abruti est à présent collé au petit écran devant la baballe, il va nous lâcher les crampons.

Écrit par : Cunégonde | 19 juin 2010

Sibille,


J'avais cru comprendre que votre équipe c'était l'IUFM, mais si ce n'est pas le cas pourquoi n'en démissionnez vous pas ?


PS Sibille si vous voulez jouer au con avec moi nous allons être deux ...

Ecrit par : iPidiblue de Sibille en Sibille | 19 juin 2010

Je n'aime pas tellement les sports d'équipe.
Et il est parfaitement possible, et licite d'avoir un "parcours" totalement indépendant à l'IUFM sans en démissionner;
et, si vous êtes vraisemblablement le premier homosexuel mâle à prétendre aimer jouer au con, pour ce faire, vous n'avez visiblement pas besoin de mon aide !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Cunégonde (ça va ?), La Reynière était un grand critique, mais par ailleurs, c'est effectivement un ancien collabo : interdit de journalisme à la Libération, il a dérivé vers la gastronomie, sous pseudo, parce qu'on n'y demandait pas de références.
Cela dit, le parent d'élèves en question est un con, voilà tout.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 juin 2010

Excellent, Cunégonde, j'adore !
Si vous avez un "mail", j'ai quelque chose à vous envoyer...
chpointsibilleatwanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Mais je n'en doute pas absolument pas un instant mon cher Christophe ! Bien entendu dans un grand orchestre symphonique chacun joue sa petite partition comme il l'entend et vogue la galère ... enfin quoi chacun doit le faire comme il le sent, vous voyez moi aussi je peux être brillamment moderne et je ne suis même pas passé par un IUFM c'est dire à quel point je suis doué ...

Écrit par : iPidiblue des couacs et des cacouacs | 19 juin 2010

Ce n'est pas à Courtine qu'un journaliste du "Monde" aurait dit, un jour: "après vous, mon cher collaborateur"???

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Au concert, tous les spectateurs écoutent l'orchestre entier en même temps, mon cher Ipidi...
Enfin, normalement !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Oui, on est prié d'amener ses oreilles avec soi quand on va au concert ...

Écrit par : iPidiblue impedimenta | 19 juin 2010

J'écoute d'une oreille distraite le discours de Villepin sur LCP. Ce n'est pas mal fait, rhétoriquement parlant. Et qu'est-ce qu'il lui met, à l'autre…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 juin 2010

Cela dit, il s'est plu à prendre à droite et à gauche — taxation du capital, reprise en main de l'Ecole à partir du CP — en se situant "ailleurs" — c'est le seul espace encore libre, comme d'habitude.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 juin 2010

Putain, vous avez raison, Jean-Paul ! Qu'est-ce qu'il lui met ! C'est autre chose que: "va te faire..., fils de..."
Et: "vive la Réhéhpublique, vive la Franhance"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Il a acheté une vuvuzela pour entrer en politique...

Écrit par : iPidiblue impedimenta | 19 juin 2010

J'écoute d'une oreille distraite le discours de Villepin sur LCP. Ce n'est pas mal fait, rhétoriquement parlant. Et qu'est-ce qu'il lui met, à l'autre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2010

Ne vous faites pas trop d'illusions car il ne vaut pas mieux que l'autre, peut-être même en plus dingue. Des mecs qui se paient de mots et rien d'autre.

Écrit par : Florence | 19 juin 2010

Que voulez-vous, cela m'enchante!

http://www.youtube.com/watch?v=f7t-XBeRVAk&feature=related

Écrit par : Pendariès | 19 juin 2010

Vous avez parfaitement raison, Florence ! Mais c'est assez réjouissant de voir les crocodiles se becqueter entre eux, (après Hervé Morin, dimanche dernier, qui n'a pas été mal non plus dans le genre).
Surtout après avoir entendu la droite nous clamer son unité derrière un seul homme sur l'air des lampions.
Et mon petit doigt me dit que Villepin n'est pas le dernier... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Les rats vont quitter le navire... Mais qui reprendra la barre ??? :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2010

Ils ont beaucoup d'avocats à Droite, il faut croire que leur cause est bien mauvaise ...

Écrit par : iPidiblue patron des causes désespérées | 19 juin 2010

JPB : il manque à Galouzeau de Villepin le fait suivant : se frotter au suffrage universel... et là, j'en ri d'avance :)

ps : par contre je ne me remets pas de la mort de Marcel Bigeart ! quel homme !

Écrit par : exTC | 19 juin 2010

Bigeard ! Avec un D !
Et, accessoirement, "j'en ris" — de me voir si belle en ce miroir…
JPB
PS. J'aime assez l'idée de disperser ses cendres à Dien Bien Phu "pour rejoindre les copains". Où diable irai-je faire disperser les miennes ? Rue de Grenelle, pour les enfumer jusqu'au bout ?

Écrit par : brighelli | 19 juin 2010

« Si l’on veut un peuple d’esclaves, il ne faut pas lui donner une éducation de maîtres ».

Écrit par : Nietzsche | 19 juin 2010

"J'écoute d'une oreille distraite le discours de Villepin sur LCP. Ce n'est pas mal fait, rhétoriquement parlant. Et qu'est-ce qu'il lui met, à l'autre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2010

Cela dit, il s'est plu à prendre à droite et à gauche — taxation du capital, reprise en main de l'Ecole à partir du CP — en se situant "ailleurs" — c'est le seul espace encore libre, comme d'habitude.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2010
"

Après Sarkozy, après Bayrou... vous aimez vous faire manipuler (pour ne pas parler comme un footballeur).

Écrit par : Bisounours | 19 juin 2010

oups... je sais malheureusement que la conjugaison n'est pas mon fort...

désolé.

quand je pense que Giap est toujours vivant !

pour l'idée de répendre vos cendres Rue de Grenelle... pourquoi pas :)

en tout cas c'est bien moins loin que Dien Bien Phu.

ps : si l'aventure Indochinoise vous intéresse, puis je vous conseiller de lire Helie Denoix de Saint Marc, dont la cruelle destinée ne cesse de me faire réfléchir ?

Écrit par : exTC | 19 juin 2010

http://cvuh.free.fr/spip.php?article126

On se donne les héros qu'on peut...

Écrit par : ex TrouDuc | 19 juin 2010

Jose Saramago est mort. Les oeillets sont en deuil.

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/06/18/03005-20100618ARTFIG00667-jose-saramago-la-mort-d-un-nobel-rouge.php

Écrit par : chevreuil | 19 juin 2010

Putain, Chevreuil, vous avez sacrément plombé l'ambiance !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/19/le-japon-trublion-des-negociations-sur-la-chasse-a-la-baleine_
1375517_3244.html#ens_id=1364315&xtor=AL-32280151

"Les dirigeants de ces pays auraient même eu droit, selon le journal, à des parties fines offertes par Tokyo.
Plus grave, le Japon doit faire face au durcissement de la position de plusieurs de ses importants partenaires commerciaux"

Je trouve cette prose particulièrement heureuse.

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

L'écrivain portugais engagé vient de mourir à l'âge de 87 ans. Il avait reçu le prix Nobel de littérature en 1998.

José Saramago n'a cessé, tout au long de son œuvre, de revisiter à sa manière l'histoire du Portugal. Né en 1922, cet écrivain tardif (il avait plus de soixante ans quand il a connu ses premiers grands succès), appartient à la littérature née de la «révolution des Œillets», qui mit fin, en 1974, au régime salazariste. Relevé du sol, qu'il fait paraître en 1980, est issu de cette mystique du «beau rêve d'avril». Dans ce roman, l'écrivain conte la misère des paysans sans terre employés comme journaliers sur les grands domaines. Il ne faut pas oublier les origines de Saramago : fils de paysans pauvres, c'est un autodidacte, et son seul diplôme est celui de… serrurier, métier qu'il a exercé pendant trois années avant de travailler dans des ­bureaux puis de devenir journaliste. Il milita pendant des années dans la clandestinité au parti communiste. Il publia de loin et loin quelques livres, des romans, un recueil de poèmes. Rien de très important.

Il faut attendre les années 1980 pour qu'il accède à la notoriété avec Le Dieu manchot et, surtout, L'Année de la mort de Ricardo Reis. Dans ce roman, Saramago fait revivre la figure mythique de Fernando Pessoa. Les critiques louent son savoir-faire, son art de conter, sa fantaisie. Mais c'est par le scandale qu'il touche le grand public. En 1991 son iconoclaste Évangile selon Jésus-Christ lui vaut en effet d'être fustigé par L'Osservatore Romano, organe de presse officiel du Vatican, qui juge sa «vision substantiellement antireligieuse». Le romancier relit en effet les Évangiles à sa façon et affirme que Jésus a été l'amant de Marie Madeleine. Il présente en outre Jésus comme le jouet d'un Dieu qui, frustré de ne régner que sur le peuple hébreu, désire étendre son emprise sur le monde entier. La polémique devint une affaire d'État. Selon un ­ministre portugais, l'écrivain portait atteinte au «patrimoine religieux national». À la suite de ce scandale, Saramago quitta son pays. Il s'installa sur l'île de Lanzarote, dans l'archipel espagnol des Canaries.

S'il choqua les catholiques du Portugal et de l'Espagne, le ricanement voltairien du Portugais fut du goût des jurés du Nobel. José Saramago reçut en 1998 la prestigieuse récompense, l'Académie suédoise expliquant, dans ses ­attendus, que l'œuvre de l'écrivain «rendait tangible une réalité fuyante grâce à des paraboles par l'imagination, la compassion et l'ironie». Quand il apprit qu'il avait le Nobel, l'écrivain fit cette boutade : «C'est comme Miss Portugal, l'an prochain on l'aura oubliée…»

Depuis quelques années, ce grand lecteur de Montaigne, de Cervantes et de Kafka alimentait régulièrement un blog dans lequel il ne mâchait pas ses mots. Défenseur de la cause palestinienne, il avait à plusieurs reprises violemment dénoncé la politique israélienne dans les Territoires occupés. L'an dernier, Saramago n'hésitait pas à mettre en cause le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, le qualifiant de «délinquant». Saramago le blogueur prolongeait ainsi via Internet la mission qu'il pensait être celle de l'écrivain : tenir un discours sur l'état du monde.

La quasi-totalité de l'œuvre de José Samarago est disponible en français aux éditions du Seuil.

Écrit par : sur le Figaro | 20 juin 2010

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-06-19-Jose-Saramago

José Saramago, écrivain des frontières

José Saramago vient de nous quitter… Il s’est éteint, à l’âge de 87 ans, sur l’île espagnole de Lanzarote (Canaries), où il résidait depuis 1992. On le savait malade – il avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années pour des problèmes respiratoires –, mais la nouvelle est une onde de choc pour qui aura encore vu l’écrivain, adulé de ses lecteurs, dédicacer cet hiver à Lisbonne, sans défaillir et serein, près de cinq cents exemplaires de son dernier ouvrage polémique, Caïn (1).

L’œuvre et la vie de José Sarmago auront été placées sous le signe de la polémique. Et de l’engagement. Il aimait empêcher de « penser en rond », excécrant l’injustice et l’abus de pouvoir. Il s’affichait communiste et libertaire, comme on affiche un idéal d’utopie et de transformation du monde. Sa voix était aussi celle des sans-voix. Une voix audible et reconnue de par le monde, dont l’écho était porteur de tempêtes, et qui laisse un silence immense.

José Saramago eut un destin hors du commun. Né en 1922 à Azinhaga, un petit village du Ribatejo situé à une centaine de kilomètres de Lisbonne, fils de paysans pauvres, il quitte l’école très tôt pour travailler, enchaînant divers métiers, de serrurier à traducteur. Autodidacte, passionné par les livres, il publiera son premier roman, Terra do pecado (Terre de péché), en 1947. Mais c’est en 1976 avec Levantado do Châo (non traduit en français, littéralement : « soulevé de [la] terre ») qu’il entre véritablement en littérature, et avec Memorial do covento (Le Dieu Manchot, publié en France en 1987) qu’il acquiert une véritable notoriété littéraire internationale.

Entre temps, la révolution des œillets (25 avril 1974) a fait son œuvre et José Saramago s’y engage corps et âme. Il lui consacra d’ailleurs une pièce de théâtre, A noite (La Nuit). Il bascule avec tout un peuple de la dictature à la démocratie. Il est et restera de tous les combats.

En 1992, son livre L’Évangile selon Jésus-Christ est censuré. Il est fortement attaqué par l’Eglise et accusé de « porter atteinte au patrimoine religieux des Portugais ». C’est à ce moment qu’il décide de s’installer en Espagne.

Lorsqu’il reçoit le prix Nobel de littérature en 1998 (attribué pour la première fois à un auteur de langue portugaise), c’est une reconnaissance immense et historique. Nombreux sont les Portugais à s‘identifier à cet écrivain dont l’itinéraire est emblématique.

Romancier et essayiste, Saramago était aussi un poète dont les préoccupations sociales et politiques croisaient les exigences esthétiques. Il s’est élevé contre toutes les injustices. Il a soutenu le combat des paysans sans terre brésiliens, lui qui en connaissait si bien l’histoire, tellement proche des paysans portugais métayers de son enfance. Il a élevé la voix pour les Palestiniens. Il s’est rendu à Ramallah, en mars 2002, dans le cadre de la délégation du Parlement des écrivains (2). Une expérience qui l’avait fortement marqué. Il avait alors commenté la situation des territoires occupés en des termes très abrupts qui lui valurent d’être accusé d’antisémitisme. Malgré cela, il ne transigea jamais et renouvela sans cesse sa dénonciation de l’occupation israélienne et sa solidarité avec les Palestiniens. Notamment dans Le Cahier (3), un recueil des textes écrits pour son blog de septembre 2008 à mars 2009, où il appelle à la levée du blocus de Gaza. Dans un des derniers billets mis en ligne sur le site (4), il y remerciait l’auteur suédois Henning Mankell pour sa participation à la flottille en faveur de Gaza…

Ce Cahier sera sa dernière réflexion philosophique et politique sur un monde « qu’il faut penser » et ne nous laisse pas d’autre choix que celui de la responsabilité et l’engagement. Des textes écrits souvent rapidement, mais en phase avec son époque et sa société, où il s’est inscrit comme un écrivain immense et comme un homme de combat et de partage.

José Saramago laisse une trentaine d’œuvres – romans, poésie, essais, pièces de théâtre. Indiquons parmi elles :

Le Voyage de l’éléphant, (Le Seuil, 2009)
Les Intermittences de la mort (Le Seuil, 2005)
Pérégrinations portugaises (Le Seuil, 2003)
La Caverne (Le Seuil, 2002)
Tous les noms (Le Seuil, 1999)
Le Radeau de pierre (Le Seuil, 1998)
L’ Aveuglement (Le Seuil, 1997)
Le Dieu manchot (Le Seuil, 1995)
L’ Evangile selon Jésus-Christ (Le Seuil, 1993)
Histoire du siège de Lisbonne (Le Seuil, 1992)
L’Année de la mort de Ricardo Reis (Le Seuil, 1988)

Marina Da Silva

(1) Caïn, Alfaguara, Madrid, 2009. Interprétation libre de l’assassinat d’Abel par son frère Caïn. L’écrivain y qualifie la Bible de « manuel de mauvaises mœurs ».

(2) Voir Ecrivains des frontières, un documentaire de Samir Abdallah et José Reynès, 2003, coproduction L’Yeux ouverts/Les Films du Cyclope.

(3) Le Cahier (Préface d’Umberto Eco). Traduit du portugais par Marie Hautbergue, Le Cherche-Midi, Paris, 2010.

(4) « Obrigado, Mankell », 2 juin 2010

Écrit par : Sur le Monde diplo | 20 juin 2010

Main de Christophe ! Sibille a mis la main au cul du Chevreuil ... Monsieur l'arbitre avez-vous vu cette main litigieuse ?

Déjà hier ce musicien paradoxal me soutenait que l'esprit d'équipe n'était pas nécessaire pour jouer de la musique ... syndrome final de l'esprit IUFM ? Quand tout se délite dans le n'importe quoi philosophique ....
Un écrivain ou un peintre, passe encore mais même un soliste virtuose qui joue de la musique de chambre ou de la musique concertante sera bien obligé d'écouter ses collègues et de suivre au besoin le chef d'orchestre !

Écrit par : iPidiblue et la main de Christophe Sibille | 20 juin 2010

Pierre Laurent, nouveau Secrétaire général après Marie-Georges…
Fils de Paul Laurent, ex-député communiste…
Les "fils et filles de" investissent le PCF…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 juin 2010

Décidément, Ipidiblue, vous êtes d'une susceptibilité... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Bah ! tant que je ne vous mets pas la main au panier ne vous plaignez pas ...

Écrit par : iPidiblue émule de Thierry Henry | 20 juin 2010

"Bah ! tant que je ne vous mets pas la main au panier ne vous plaignez pas ..."

Ecrit par : iPidiblue émule de Thierry Henry | 20 juin 2010

Il ne me semble pas m'être plaint ! Ce n'est pas mon genre !
Je m'énerve, plutôt !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Je suis biaiseuse de chez Paquin
Je biaise du soir au matin
Les veillées c'était mon bonheur
J'suis pas pour la journée d'huit heures
Et le travail de nuit ne m'fait pas peur
Je suis biaiseuse chez Paquin
Pour mon métier j'ai le béguin
Quand mes parents m'voient pas rentrer
Y disent y'a pas à s'inquiéter
Elle est encore en train d'biaiser

Quand j'entrais dans la partie
C'fut une révolution
Dès l'commencement j'me suis sentie
Une très grande vocation
La première fois comme d'usage
Y'eut du tirage un peu
Mais quand j'eut perdu mon tirage
Je m'y mis avec feu
A mon métier je prenais goût
J'voulais biaiser un peu partout

Je suis biaiseuse chez Paquin
Je travaille hors du magasin
J'emporte de l'ouvrage quand il faut
Je biaise en voiture en auto
Une fois même j'ai biaiser dans l'métro
Avec ardeur avec entrain
Mais l'docteur qu'est v'nu l'autre matin
M'a ordonné des tas d'sirop
M'a dit qu'il fallait prendre du r'pos
ben..
Il a trouvé que j'biaisais trop

Je vais m'installer bien vite
Me marier, quel bonheur !
Avec un jeune homme plein d'mérite
Qu'est ouvrier plisseur
Pour nous installer à l'aise
Comme nous n'avons pas l'sous
Je biaiserai d'abord sur une chaise
Et lui plissera tout doux
L'principal c'est qu'y ait pas d'retard
Qu'on dise pas que je biaise en canard

Je suis biaiseuse chez Paquin

Écrit par : iPidiblue le biaiseur | 20 juin 2010

Quelqu'un se rappelle François de Grossouvre ?
Excellente interview de ses parents dans le Figaro, qui apprendra des choses aux gens peu familiers des armes à feu — et des conspirations d'Etat :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/18/01016-20100618ARTFIG00575-grossouvre-sa-famille-conteste-la-these-du-suicide.php
Question subsidiaire : quelqu'un se souvient de Bérégovoy ?…

Écrit par : Abraxas | 20 juin 2010

S'il n'y avait plus de fous sur Terre on s'ennuierait beaucoup ...

http://www.youtube.com/watch?v=JBmHbcLB6JU

Écrit par : iPidiblue assassins et voleurs | 20 juin 2010

Ah ! Je ne savais pas que je finirai pas intéresser au fotbal.

Nos éminent collègues prof de ginastik vont pouvoir, en conseil de classe, nous la rabattre :
les valeurs d'exemplarité portées par le sport légitiment le poids de plus en plus considérable qu'il prend à l'école ...

Bientôt le tour de France, on va pouvoir attaquer les révisions de chimie.

A voir et revoir sans limites :
- la vidéo dans laquelle Evra dit que ce qui est grave c'est pas Anelka mais le fait qu'un traitre les ait fait connaître !
- le rictus haineux de Ribéry durant son interview (et aussi sa maîtrise éblouissante de la langue)

L'article proposant un parallélisme entre racaille dans les classes de banlieues école et la bande autour d'anelka et autres contre celui qui est gentil et que je sais plus sn nom était prémonitoire

Écrit par : Zorglub | 20 juin 2010

Lectrice assidue de votre blog je trouve que vous y allez un peu fort sur ce coup là.
Tout comme vous je suis fonctionnaire d'état (cadre B) mais pas à l'EN.
Je dois effectuer 38 h / semaine et en échange j'ai seulement 12 jours RTT (+ 30 jours de congés). Je ne suis donc pas réellement aux 35 H.

Vous dites que vous n'avez pas d'avantages.
Vous dites ne pas avoir de tickets restaurants : mais vous avez accès aux cantines des établissements. Selon le quotient familial vous avez droit comme tous les fonctionnaires d'état aux chèques vacances et à diverses aides sociales. Dernièrement a même été créé un prêt à taux zéro. Lors de certaines mutations, selon des règles précises, vous avez droit comme tous les fonctionnaires à une indemnité de déménagement.
De plus, financièrement vous faites de grosses économies sur la garde de vos enfants puisque vous êtes chez vous durant toutes les vacances scolaires et pour la plupart d'entre vous tous les mercredi après-midi. Vous pouvez donc emmener vos enfants à diverses activités le mercredi après-midi alors que c'est impossible pour les personnes qui bossent à plein temps comme moi.
Les dates de vacances étant fixes vous évitez bien des situations conflictuelles avec vos collègues et supérieurs, et de plus vous pouvez faire quelques économies en réservant vos séjours longtemps à l'avance.

Concernant le cumul d'emplois soit disant impossible je constate que pas mal de profs ont des activités et revenus annexes : certains écrivent des livres, d'autres donnent des cours particuliers (pratique courante par exemple pour les profs de musique), certains sont auteurs compositeurs et perçoivent des droits de la SACEM sans compter les cachets perçus quand ils se produisent lors de festivals, de fest-noz.
Rien ne vous empêche également d'être directeur ou animateur de colonie et/ou centre de loisirs, d'être saisonnier agricole.
Le gouvernement a en plus récemment élargi les possibilités de cumul d'emploi de fonctionnaires.

Une personne dit qu'il est impossible de vivre en IDF avec un salaire d'environ 1423 €, il y a beaucoup de personnes qui bossent en IDF avec des salaires encore moins élevés (dont les fonctionnaires qui sont cadres C), c'est la dure loi de tous les jeunes salariés.

Chaque métier a ses avantages et inconvénients, mais vous plaindre de votre salaire est un peu déplacé puisqu'avec votre ancienneté vous n'êtes pas à plaindre.

Pour tous ceux qui trouvent que leur boulot de prof est mal rémunéré etc.... je vous invite à prendre une petite dispo de 2 ans et d'en profiter pour aller vous changer les idées sur une chaîne d'usine ;-)

Écrit par : cécile | 20 juin 2010

Cécile,je comprends votre coup de gueule. Mais si tant de profs donnent des cours (et parfois à des tarifs inférieurs à ceux d'une femme de ménage — c'est ce qu'ils offrent aux enseignants à Acadomia), s'ils passent leurs vacances à faire de l'encadrement, c'est peut-être qu'ils ne gagnent pas grand chose, ne croyez-vous pas ?
Des écrivains, il y en a dans tous les milieux — Martin Winckler (la Maladie de Sachs, que je vous recommande si vous ne l'avez pas lu) est médecin, et on soupçonne rarement les toubibs généralistes de peu travailler. Et quel que soit le travail que l'on fait, 1400 ou 1500 euros en IDF, c'est un pur scandale — surtout quand on sait (j'y ai vécu longtemps) qu'on est obligé de se loger à une heure et demie de son lieu d'exercice.
Ma Note parle essentiellement de dégradation du salaire : quelle autre profession l'aurait acceptée ?
JPB

Écrit par : brighelli | 20 juin 2010

Et Patrick Pelloux, et Jean-François Copé, et tous les politiques qui écrivent également des livres; si on y va par là, on n'en finit plus !
Cécile, si vous en êtes capable, je vous propose l'inverse; prenez une dispo de deux ans, et venez voir le type d'énergie qu'il faut pour donner 18 heures de cours (de musique ou autre) à des collégiens, (sans même parler des heures de préparation). Vous verrez si ça ne vaut pas, disons, un nombre beaucoup plus conséquent d'heures objectives dans beaucoup d'autres secteurs de la fonction publique, (ce que beaucoup de fonctionnaires de ces secteurs reconnaissent, d'ailleurs.)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Quand je pense que d'aucuns m'avaient tapé sur les doigts quand j'avais parlé de foot, il y a quelque temps (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/11/20/du-football-comme-metaphore.html) !
JPB

Écrit par : brighelli | 20 juin 2010

Ah ! Je ne savais pas que je finirai pas intéresser au fotbal.

Nos éminent collègues prof de ginastik vont pouvoir, en conseil de classe, nous la rabattre :
les valeurs d'exemplarité portées par le sport légitiment le poids de plus en plus considérable qu'il prend à l'école ...


Ecrit par : Zorglub | 20 juin 2010

Cette remarque à l'encontre d'une catégorie d'enseignants est non seulement spécieuse, mais elle témoigne à sa manière de la dégradation du traitement matériel et moral affligé à toute la corporation. Affligeant!

Écrit par : Buntov | 20 juin 2010

Derrière Buntov rien ne repousse...

Écrit par : iPidiblue pousse-pousse & chinoiseries | 20 juin 2010

Dans la série "faisons des économies, connaissez-vous les UPI ?
C'est ici : http://celeblog.over-blog.com/article-rhetorique-de-la-difference-droit-a-l-indifference-52654923.html

Écrit par : Celeborn | 20 juin 2010

Mon ami qui enseigne à Jassy, en Roumanie, vient de passer deux jours en Moldavie. Paraît-il qu'on ne lui parle que de la "racaille" Anelka... "Même les douaniers!"

Écrit par : Pendariès | 20 juin 2010

Buntov, faut-il vous rappeler le nid de pédagol que sont les profs de gym ?

Il n'est qu'à voir les dazibaos couvrant leurs tableaux d'affichage avec planning pluriannuels, systèmes de rotation d'ateliers thématiques participatifs, menus multicritères à enchaînements factoriels agrégatifs, validation de compétences en tranches de sos,

Sans doute en raison d'une sorte de complexe d'infériorité lié à l'absence de copies, ils en sont arrivés à inventer des interros écrites de sport, et, tour de force, à passer autant de temps devant leurs PC que sur les terrains en rédaction de contrats de progression et autre protocoles de suivi de l'acharnement pédagogique.

Me trompje : on évalue la gym à l'aide de 3 critères, les 2 premiers font environ 1/3 de la note :
- juger un de ses camarades
- connaître le nom et pouvoir décrire les figures qu'on tentera de réaliser
- réaliser un enchainement gymnique

L'année prochaine les prof de français évalueront au bac :
3 point : correction de copie
3 points : proposition d'un sujet pour la session prochaine
14 point réponse au sujet de l'année

Morel expliquait que les sciences de l'ingénieur ça n'existe pas, et donc les profs de SI non plus.

En ces temps je m'étais insurgé.
Il avait néanmoins raison sur un point : les SI ont été gangrenées par la patascience expérimentale et le délire découvratif (suila je le garde et vous le prête volontiers en cas de besoin dugong)

On reste des enfants en bas âge à côté des profs de sport !

Écrit par : Zorglub | 20 juin 2010

Buntov, ce qu'a commis Zorglub plus haut, ce n'était pas une attaque frontale contre votre discipline, allons !
Et c'est vrai que plus pédagogisé que l'Education physique, tu meurs.
JPB
PS. Penda, à part "racaille",vous voyez un autre terme adéquat pour parler d'Anelka / Ribéry et cons/orts ?

Écrit par : brighelli | 20 juin 2010

Bonjour,

Avant de se plaindre penser aux personnes qui bossent dans le privé : déjà la différence de salaire n'existe plus... mais par contre les avantages sont plus intéressants dans le public :
retraite calculée sur les 6 derniers mois alors que dans le privé c'est sur les 25 derniers années, sachant que même si les augmentations des salaires sont très faibles ou inexistantes dans le public dans le privé un poste à vie n'existe pas, on peux donc baisser de salaire lors d'un changement de contrat et au final la retraite sera plus faible.
On est pas payé selon les diplômes... on peut être bac+5 et gagner un peu plus du SMIC. On est payé 35 ou 39 heures et on en fait 50 ou 60... (la moitié des boites privées ne paye pas les heures supp), oui on a le droit de grève mais malheureusement on a surtout le droit de se faire virer si on l'ouvre contrairement au public (ou dans le pire des cas on est mis au placard mais toujours avec un salaire).
On a 5 semaines de congés, dont une qui part dans l'année quand les enseignants font grève pour garder nos enfants.
Ne vous imaginez pas que dans le privé on a des 13e, 14e mois, des tickets restos ou d'autres avantages dans ce genre c'est pas le cas pour tout le monde... Ça fait 15 ans que je bosse, j'ai du changer 8 fois de société (fermeture, licenciement économique, etc) et je n'ai jamais eu de ticket resto ou d'autre avantage, je suis passé par des salaires du SMIC à 3000 pour revenir au SMIC (faut bien vivre).
Alors entendre pigner des gens qui n'arrivent pas à reconnaitre et voir les avantages qu'ils ont par rapport aux autres... c'est assez pesant !
Et en plus entendre dire qu'au lieu de préparer des cours à la hauteur de 1.5h/heure de cours vous diminuer ce temps pensant ne pas être assez payer... minable, au dépend de qui ? des élèves ! bravo ! Quel enseignement !
En tout cas si vous auriez un sujet de dissertation sur l'égocentrisme vous auriez excellé !

Écrit par : Loïc | 20 juin 2010

PS. Penda, à part "racaille",vous voyez un autre terme adéquat pour parler d'Anelka / Ribéry et cons/orts ?

Ecrit par : brighelli | 20 juin 2010

Laissez les rats et les cailles en paix, ils ne méritent pas un tel déshonneur!

Écrit par : Tullius detritus | 20 juin 2010

PS. Penda, à part "racaille",vous voyez un autre terme adéquat pour parler d'Anelka / Ribéry et cons/orts ?

Ecrit par : brighelli | 20 juin 2010

En roumain, je viens de me renseignr, "racaille", ça se dit: "canalie, pramatie, derbedei, cioflingari", pour nos "jucatori de fotbal"; mais mon excellent ami m'annonce que "de toute façon, l'équivalent de nos racailles n'EXISTE pas ici. C'est tout simplement inimaginable, même à 150 euros par mois (salaire moldave)"...

Écrit par : Pendariès | 20 juin 2010

"Ce se intâmpla cu jucàtorii vostri?" / "Que se passe-t-il avec vos joueurs?" Question de douaniers moldaves...

Écrit par : Pendariès | 20 juin 2010

"pensant ne pas être assez payer"!

Ecrit par : Loïc | 20 juin 2010

"payés".
Vous avez raison, Loïc, c'est contre les enseignants qu'il faut déverser votre bile... ...
Il y en a qui n'ont vraiment RIEN compris... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

En tout cas si vous auriez un sujet de dissertation sur l'égocentrisme vous auriez excellé ! Ecrit par : Loïc | 20 juin 2010
Houlà Loïc ! Si vous auriez appris vos leçons avec vos excellents profs, vous n'auriez pas commis cette magistrale discordance des temps.

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

Buntov, ce qu'a commis Zorglub plus haut, ce n'était pas une attaque frontale contre votre discipline, allons !
Et c'est vrai que plus pédagogisé que l'Education physique, tu meurs.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 juin 2010

J'entends bien... Mais cette vérité doit être nuancée. Car s'il est vrai que l'EPS est fortement pédagogisée, dans la réalité de sa mise en oeuvre, au quotidien, dans les collèges et les lycées, elle l'est beaucoup moins que les autres disciplines.
Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'à la différence des autres disciplines ce sont les conditions matérielles bien plus que pédagogiques qui décident des contenus des pratiques. Quand dans un collège, vous disposez d'un seul gymnase, que vous devez partager avec un collègue et que vous devez consacrer un bon quart d'heure en début de cours de 55 minutes pour régler la question des dispenses, des appels, des oublis de tenues vestimentaires, etc., croyez-moi, la pédagogie officielle vous l'oubliez. Ou bien vous demandez votre mutation pour un IUFM ou pour enseigner en STAPS.

Écrit par : Buntov | 20 juin 2010

Si j'aurais su, je serais été excellé !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Je vous invite à prendre une petite dispo de 2 ans et d'en profiter pour aller vous changer les idées sur une chaîne d'usine ;-) Ecrit par : cécile | 20 juin 2010

Si nous avions voulu nous changer les idées de façon permanente sur une chaîne d'usine, nous ne nous serions pas usé les yeux à préparer des concours. Et nous vous convions à en faire autant. Vous pourrez ainsi apprécier tous les efforts qu'il vous faudra accomplir pour passer de la catégorie C à la catégorie A.
Et quand vous y serez, il y a fort à parier que vous trouviez la différence de salaire ridicule et très peu rémunératrice de tous vos efforts...

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

dans le privé [...] On est pas payé selon les diplômes...
Ecrit par : Loïc | 20 juin 2010

C'est mieux ainsi, croyez-moi, les diplômes ne valent plus rien. Les fonctionnaires ne sont pas payés selon leurs diplômes non plus, mais selon le concours qu'ils ont réussi.

PS. Les "tickets restos", cela fait partie de ces "avantages" dont je suis heureux de devoir me passer.

Écrit par : TotoWeininger | 20 juin 2010

Cécile, c'est la fille de Loïc et d'Anne-Claire ?

Écrit par : TotoWeininger | 20 juin 2010

Question subsidiaire : quelqu'un se souvient de Bérégovoy ?…
Ecrit par : Abraxas | 20 juin 2010

Et de Daniel Ballavoine ? Et de Jean-Edern Hallier ? Et de COLUCHE ?

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

Les fonctionnaires ne sont pas payés selon leurs diplômes non plus, mais selon le concours qu'ils ont réussi. TotoW

Heu... Si, un peu quand même puisque il faut montrer patte blanche pour s'inscrire à un concours. Sauf, je vous l'accorde, si vous êtes sportif de haut niveau (encore eux...) ou mère de 3 enfants, ce qui tient lieu de Bac +3, on l'a déjà évoqué ici.

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

"Et de Daniel Ballavoine ? Et de Jean-Edern Hallier ? Et de COLUCHE ?"

Ecrit par : nicolas | 20 juin 2010

BALAVOINE!!!
Ca vaut les effluves !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Non, ça ne les vaut pas. C'est un nom propre.

Écrit par : nicolas | 20 juin 2010

Quelle mauvaise foi !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2010

Les fonctionnaires ne sont pas payés selon leurs diplômes non plus, mais selon le concours qu'ils ont réussi. TotoW
Heu... Si, un peu quand même puisque il faut montrer patte blanche pour s'inscrire à un concours. Sauf, je vous l'accorde, si vous êtes sportif de haut niveau (encore eux...) ou mère de 3 enfants, ce qui tient lieu de Bac +3, on l'a déjà évoqué ici.
Ecrit par : nicolas | 20 juin 2010

Bien sûr, mais je faisais remarquer à Loïc que dans la FP, le diplôme est une condition nécessaire, mais pas suffisante, contrairement à ce qu'il laissait entendre, pour que la garanti de l'emploi ne se transforme pas en assurance de la misère.

Les diplôme n'ont qu'une valeur virtuelle sur ce marché-là, et la catégorie C regorge désormais de jeunes "bac + 3".

Écrit par : TotoWeininger | 20 juin 2010

@JPB

"Ma Note parle essentiellement de dégradation du salaire : quelle autre profession l'aurait acceptée ?
JPB"

Quand vous dîtes cela, je pense que vous ne vous rendez pas compte qu'une toute petite minorité de la population a profité de la croissance ces 30 dernières années:

- les actionnaires de grands groupes cotés
- les cercles de décision des grands groupes
- les salariés de la finance
- les hauts fonctionnaires (corps d'état, etc...)

Sinon, je pense que tout le monde a subi des pertes de pouvoir d'achat équivalentes.

Écrit par : Fabrice_BLR | 20 juin 2010

@Cécile

"Concernant le cumul d'emplois soit disant impossible je constate que pas mal de profs ont des activités et revenus annexes : certains écrivent des livres, d'autres donnent des cours particuliers (pratique courante par exemple pour les profs de musique), certains sont auteurs compositeurs et perçoivent des droits de la SACEM sans compter les cachets perçus quand ils se produisent lors de festivals, de fest-noz.
Rien ne vous empêche également d'être directeur ou animateur de colonie et/ou centre de loisirs, d'être saisonnier agricole.
Le gouvernement a en plus récemment élargi les possibilités de cumul d'emploi de fonctionnaires."

Tolérer quelque chose ne veut pas dire qu'il soit autorisé.
Il est formellement interdit de travailler en plus de son emploi d'enseignant. Les seules entraves à cette règle concerne la possibilité de publier. C'est tout. Tout le reste est illégal. Maintenant, tant que l'on paie ses impôts, je ne pense pas qu'il arrive quelque chose à un prof qui ferait des vendanges au mois d'août.

Écrit par : Fabrice_BLR | 20 juin 2010

@Cécile

"Les dates de vacances étant fixes vous évitez bien des situations conflictuelles avec vos collègues et supérieurs, et de plus vous pouvez faire quelques économies en réservant vos séjours longtemps à l'avance.
"

Oui, mais on ne peut plus partir en basse saison (regardez, vous verrez que l'on perd au change...)

(pour rappel, j'ai décidé de ne pas être prof de plein exercice, tout d'abord en raison du salaire minable en comparaison des carrières comparables en terme de niveau d'étude, mais surtout du mépris de la profession dans l'opinion: il est loin le temps où les professeurs étaient autant considérés que, par exemple, les avocats, les médecins, etc...)

Écrit par : Fabrice_BLR | 20 juin 2010

@Cécile

"De plus, financièrement vous faites de grosses économies sur la garde de vos enfants puisque vous êtes chez vous durant toutes les vacances scolaires et pour la plupart d'entre vous tous les mercredi après-midi. Vous pouvez donc emmener vos enfants à diverses activités le mercredi après-midi alors que c'est impossible pour les personnes qui bossent à plein temps comme moi."

Bref, ce que vous dîtes c'est qu'il faut développer le télétravail. Où est le problème ????

Écrit par : Fabrice_BLR | 21 juin 2010

@Loïc

"Et en plus entendre dire qu'au lieu de préparer des cours à la hauteur de 1.5h/heure de cours vous diminuer ce temps pensant ne pas être assez payer... minable, au dépend de qui ? des élèves ! bravo ! Quel enseignement !
En tout cas si vous auriez un sujet de dissertation sur l'égocentrisme vous auriez excellé !"

Votre carrière, à l'évidence difficile, semble vous avoir fait perdre la capacité à prendre de la distance. Tout ce qui concernait les temps pris pour préparer les leçons étaient bien entendu ironiques...

En ce qui me concerne, il me faut en moyenne entre 2 et 4h pour préparer une heure de cours, et la préparation d'un examen de 3h me prend entre 18 et 20h (trouver le thème, trouver des exercices, les transformer pour qu'ils soient réalisables, taper le sujet, puis finalement simuler l'examen sur soi-même)...

Écrit par : Fabrice_BLR | 21 juin 2010

La citation du jour du figaro.fr:
"Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude."
Napoléon Bonaparte

Écrit par : Pendariès | 21 juin 2010

Quand la Chine s'éveille: 900 fils et filles du pays des Tsins descendus dans la rue, à Paris, drapeau rouge flottant, pour réclamer le droit à ne pas avoir la gueule plus cassée que celle des autres ethnies... Sympa!

Écrit par : Pendariès | 21 juin 2010

Et en plus entendre dire qu'au lieu de préparer des cours à la hauteur de 1.5h/heure de cours vous diminuer ce temps pensant ne pas être assez payer... minable, au dépend de qui ? des élèves ! bravo ! Quel enseignement !
Ecrit par : Loïc | 20 juin 2010

Le barbare agressif, c'est celui qui n'a plus les mots pour exprimer sa rancoeur et son idée.

JPB, votre thèse tient, et l'exemple vient illustrer l'idée.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

" Dernièrement a même été créé un prêt à taux zéro. Lors de certaines mutations, selon des règles précises, vous avez droit comme tous les fonctionnaires à une indemnité de déménagement."
Raffinement du ministère sous Darcos : les conditions, justement, rendent ce prêt tellement restrictif qu'il ne s'applique quasiment jamais. Il n'est déclenchable que si l'on achète une maison après une mutation dans une nouvelle académie ou un nouveau département. Or, dans le cas de ces mutations, on achète très rarement tout de suite : on loue, dans l'urgence, puis on découvre la région et on achète un an après. Mais alors le prêt n'est plus valable.
De toute façon, c'est impossible d'acheter sa maison en arrivant dans sa nouvelle académie, quand on sait sa mutation en juin et qu'on doit être opérationnel pour la rentrée de septembre.

"Concernant le cumul d'emplois soit disant impossible je constate que pas mal de profs ont des activités et revenus annexes : certains écrivent des livres, d'autres donnent des cours particuliers (pratique courante par exemple pour les profs de musique), certains sont auteurs compositeurs et perçoivent des droits de la SACEM sans compter les cachets perçus quand ils se produisent lors de festivals, de fest-noz.
Rien ne vous empêche également d'être directeur ou animateur de colonie et/ou centre de loisirs, d'être saisonnier agricole."
Ecrit par Cecile

Les exemples que vous citez, ils sont combien de dizaines de milliers ? Ou bien faut-il les compter en centaines de milliers ? Il est évident, à vous lire, que si l'on supprimait tous les profs qui chantent et se produisent dans des festivals, la SACEM mettrait la clé sous la porte, et la France ne connaîtrait plus un seul de ces grands et beaux festivals qui égayent nos terroirs ensoleillés.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

« je ne me remets pas de la mort de Marcel Bigeart ! quel homme ! »
exTC | 19 juin 2010

D'autres, naguère, ne s'en sont pas remis non plus, qui n'ont pas eu la chance de vivre quatre-vingt quatorze ans : il y a cinquante-trois ans (déjà !), le 21 juin 1957, mourait sous la torture notre collègue mathématicien Maurice Audin.
Cinquante-trois ans après, quelqu'un — lui aussi mathématicien s'il faut l'en croire — vient ici dégurgiter ses hommages au tortionnaire Bigeard.
Something is rotten...

Écrit par : tailleboudin | 21 juin 2010

Ah mais je savais bien que TailleB sortirait du bois !

Une chose est sûre, on voit bien qui aurait porté les valises du FLN ici.

Marrant comme ces évènements partagent encore 50 ans après.

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

« Une chose est sûre, on voit bien qui aurait porté les valises du FLN ici. »
exTC | 21 juin 2010

Si j'en avais eu l'âge et le courage, je l'aurais fait sans la moindre hésitation.
Quant à l'assassinat de Maurice Audin, je crois ne guère me tromper en ne pensant pas que « ce[t] év[é]nement partage » beaucoup sur ce blog.
Et ce n'est pas « marrant ».

Écrit par : tailleboudin | 21 juin 2010

ah ben c'est bien ! vous avouez !

voulez vous l'adresse de quelques anciens harkis ? que vous pourrez livrer aux FLN ?

cela vous occupera.

pourrez vous dormir après ?

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

Halte au feu ! C'est indénouable, la guerre d'Algérie. Je connais (très bien) quelqu'un de très pacifique, qui y avait été "rappelé", comme on dit, et qui s'est vu à deux doigts d'aller massacrer un village pour venger deux camarades égorgés et mutilés par le FLN — il a fallu toute l'autorité du lieutenant, qui a expliqué qu'il mettrait une balle dans la tête du premier qui ferait un pas en avant, pour rétablir un semblant d'ordre. Personne ici n'a vraiment fait de guerre, et je défie qui que ce soit de dire : "Moi, j'aurais fait (je ferais) ça et ça."
JPB

Écrit par : brighelli | 21 juin 2010

Le jus pédagol intronise ce matin : « Le congrès national du Snuipp a renouvelé la direction syndicale du premier syndicat du primaire. Marianne Baby et Judith Fouillard sont élues secrétaires générales adjointes et Sébastien Sirh, un professeur des écoles de Nevers, devient secrétaire général. »

La dyslexie a beau être très répandue en milieu pédagol, la faute sur le nom du nouveau bonimenteur du snuipp (Sihr et non pas Sirh) n’est pas fortuite.

Qu'est ce qu'un SIRH me direz-vous ?
C’est « Un Système d'Information Ressources Humaines (SIRH) est un système gérant un ensemble de briques logicielles permettant d'automatiser un certain nombre de tâches liées à la gestion des ressources humaines et d'en assurer un suivi »

On ne saurait mieux décrire le rôle éminent que veulent se donner les « syndicats » dans la cogestion du système.

Est-ce que j’ai une tête de brique logicielle ?

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

JPB : ok j'arrête.

mais bon je suis fort en colère dans mon coin !

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

"il a fallu toute l'autorité du lieutenant, qui a expliqué qu'il mettrait une balle dans la tête du premier qui ferait un pas en avant, pour rétablir un semblant d'ordre."
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2010

Trop tard pour être médité par Raymond Domenech, en tous cas !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

Finkie sur "France-inter" pour parler de football, ce matin, à huit heures vingt.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

Toujours le jus pédagol (le jipé en branchaou) :

« Les psychologues de l'Education nationale lancent des pétitions :
Les syndicats des psychologues sont unanimes sur le danger "d'extinction" de leur corps. Mais ils se divisent sur les moyens.
D'un coté 6 organisations (Acop-F, Afpen, SFP, Snes, SnPsyEN et Snes) déclarent que "la « mise en extinction » des psychologues dans le 1er degré, la fermeture de nombreux CIO (Centres d'Information et d'Orientation) et la disparition progressive des conseillers d'orientation-psychologues dans le second degré vont toucher de plein fouet les élèves, les familles, les équipes enseignantes" »

Ils ont raison : une espèce qui s’éteint, c’est mal pour la biodiversité.

On devrait quand même « s’interroger » sur l’échec des « diverses » tentatives de croisement des orienteurs * et des psychologues.

Quelle avant-garde pour contrer ces monstres tortionnaires que sont restés (devenus ?) les quelques enseignants ** qui n’ont pas trop lâché du fondement ?

* symbole du confusionnisme ambiant : qualifier ainsi des gens qui sont notoirement à l’ouest

** Par les temps qui courent, on ne devient pas enseignant, on le reste...

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

Merci, Zorglub, pour le « délire découvratif » qu’on pourrait réduire en « dédé »

Quand le dédé reconditionne la loie d’omes * c’est un jeu mais pas pour sots :

http://www.youtube.com/watch?v=iMS1Vs30DX8

* Quand t’es au courant, t’as moins de tension.

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

"l'Acop-F", apocope pour "camp retranché syndical" ?

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

Quand vous dîtes cela, je pense que vous ne vous rendez pas compte qu'une toute petite minorité de la population a profité de la croissance ces 30 dernières années:
/.../
Sinon, je pense que tout le monde a subi des pertes de pouvoir d'achat équivalentes.
Ecrit par : Fabrice_BLR | 20 juin 2010

J’voulais pas parler de fric paske je vais encore être désagréable (ça c’est pas une bonne raison, j’aime bien) et que ça me passionne pas.
(Du coup j’ai pas lu toute l’épicerie précédente, SCUZEZ si redite)

Mais là …
Fabrice, c'est une blague ou un mensonge grossier ? Z’êtes bête ou c’est pour de rire ?
J'espère que vous n'êtes pas prof d'histoire ou de SES ...

JAMAIS dans l'histoire humaine on a payé si peu cher (rapporté au temps de travail moyen nécessaire à leur acquisition) :
- bouffe (de qualité certes moyenne mais biologiquement sûre)
- fringues (sans marque …)
- tous les produits électroniques, électroménagers et techniques
- bagnoles et transport (et donc voyages …)
- communication et télécom
- loisirs et culture
- etc …
Plus fort : le litre d'essence à la pompe est au même prix à la pompe qu'AVANT 1973 (et ne parlons pas de l'électricité)

Merci qui ?
- les petits chinois qui nous font tout ça pour rien
- les fantastiques gains de productivité liés à la deuxième phase de l'automatisation des appareils de production (à cause des SI guy Morel ?)

Le seul bien qui a (peut-être ?) augmenté est le logement.
Pas si évident puisque sa qualité ne fait que croître et qu'il a été au centre d'une spéculation telle que les prix ne veulent pas dire grand chose.
Il me semble toutefois que le prix de la construction ait cru (assez normal puisque peu délocalisable et automatisable).

Quant au pouvoir d'achat des profs, c’est simple :

Il y a 25-30 ans (avant la massification de l’école), un certifié en fin de carrière était dans le haut de la classe moyenne. Aujourd’hui il est dans le milieu (bas ?) de celle-ci.
Normal on n’était pas nombreux et on l’est devenu (pour que la nation paie faut bien que ça reste possible). Notre métier a cessé d’être celui d’une « élite » intello pour devenir celui de banal soutier, ouvrier qualifié de la transmission minimale de connaissance et du gardiennage. Comme beaucoup d’autres nous sommes déqualifiés pour cause de banalisation.
Un peu comme si on était passé de garde du corps pour VIP à vigile de supermarché … (huhuhu !)
Alors, notre métier a perdu (tout ?) son prestige, du coup on a aussi perdu du pouvoir d’achat.
Et ça vous étonne ?

En même temps, comme le prix des biens de consommation n’a fait que baisser, on peut, malgré tout, acheter BEAUCOUP plus de merdiers que nos ainés n’ont jamais pu le faire !
Et TAKAVOIR en salle des profs comme ça nous rend content …

D’ailleurs, et pour être odieux (j’aime bien) :

Les profs sont censés être des zintellos.
Or, la culture n’a jamais été aussi accessible et à un prix aussi DERISOIRE : web, bibliothèques, médiathèques, musées toujours plus nombreux et attrayants, VOD, nouveaux supports etc.
Pour 30 € de FAI, un PC à 300 € (et pas trop de scrupules avec e-mule) t’as juste la cinémathèque de l’humanité sur ton bureau …
Les outils de créativité et de diffusion du résultat n’ont jamais été aussi divers et disponibles (photo, logiciels, matos de zik, mise en ligne des résultats etc.).
Tout ça ne coûte rien (ou presque) et fait passer le temps.

Donc le changement de situation des profs dans la hiérarchie sociale ne doit pas les affliger !
Il leur reste du temps (ni plus ni moins qu’autrefois) et des moyens (considérablement plus que jamais) pour s’éclater dans la vie.

Enfin, le tarif des plaisirs simples et bons pour la santé n’a pas augmenté : baise, ballade, baise, nature, baise, sport, baise (etc.) restent gratos (non, y'a pas de redite KKboudin).

Alors oui, on s’est bien fait mettre mais ça va pas si mal (et largement pas).

Et pis, comme vous ZETDEGOCH, pensez que vos sacrifices permettent au petits nafricains de mieux manger qu’il y a 30 ans (ce qui est aussi vrai …).

Moi, ça va !
Je vis dans un luxe qui vous ferait pâlir d’envie et qui me ravit tous les matins.

Dans les fantasmes les plus dingues de mon enfance je n’aurais jamais imaginé avoir accès à tant de richesses, de possibilités de réaliser mes rêves, de m’épanouir, etc.

En 1979 je touchais mon premier traitement de l’ENS.
Depuis ce jour, je n’ai JAMAIS fait mes comptes, seulement jeté un œil distrait au relevé de compte en fin de mois pour dire : y’en a encore pas besoin de compter
J’ai pris 2 crédits dans ma vie le premier en 79 pour acheter le Larousse en 10 (plus d’un mois de salaire …) le second pour ma maison (et … sur 12 ans).

Quand je vais bien, j’ai honte que ce ne soit pas TOUJOURS le cas (en mémoire de mes ancêtres très proches qui ont ramé pour JUSTE survivre).
Quand je vais mal, j’ai honte de ne pas profiter de la chance que la vie m’a donnée de naître en ces temps.






L’autre soir je téléphonai à mon pote Sinan d’Istanbul, tout en partageant en live un document word sur lequel nous bossions (c'est beau les partagiciels ....) tandis que dans un coin de mon écran sa webcam me laissait profiter d’un coin du Bosphore …
On se faisait la remarque : imagine que feus nos pères nous voient faire, eux qui n’ont même pas imaginé connaître un étranger aussi lointain (et ne parlons même pas de devenir son ami !).

Mon rêve ne finit pas.
Je n’ai qu’un regret : je hais les religions (elles sont ignobles, toutes !) sinon je rendrais grâce à dieu à longueur de vie …

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Heureusement qu'il y a le SNES pour doucher Zorglub de temps en temps...

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

Même si ça fâche, dans ce que je dis YAKOIDFO ?

'Affirmer péremptoirement ne suffit pas à réfuter ...)

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

« voulez vous l'adresse de quelques anciens harkis ? que vous pourrez livrer aux FLN ? »
exTC | 21 juin 2010

extc, vous êtes un pauvre type.

Écrit par : tailleboudin | 21 juin 2010

Clair qu'on vient sur un blog pour se faire des copains.

Dédé = bien dugong.
S't'un peu ça aussi le découvratif en salle de SI.

(je ne taillerais pas en n'ajoutant pas et ... de physique).

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Personne ici n'a vraiment fait de guerre, et je défie qui que ce soit de dire : "Moi, j'aurais fait (je ferais) ça et ça."
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 juin 2010

Exact. Cependant, ce qu'on a appelé "la bataille d'Alger" n'est pas une opération de guerre. Elle n'implique pas les appelés du contingent, mais des forces spéciales encouragées par les politiques ( Lacoste, Max Lejeune) à pratiquer systématiquement la torture et les "disparitions". Massu lui-même, sur le tard, a reconnu qu'il aurait été possible de faire autrement. Et la technique s'exportera : voir le bouquin de Trinquier, le Chili...

Écrit par : guy morel | 21 juin 2010

- tous les produits électroniques, électroménagers et techniques

Ecrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Sauf le bel écran plat qui ne supporte pas les petits bibelots !!! ;-))

Je vous rejoins, Zorglub.
Ma retraite est confortable à mes yeux.
Et la richesse supérieure des autres ne m'intéresserait que pour aider d'autres plus mal lotis...

Écrit par : Maminou | 21 juin 2010

Je vous rejoins, Zorglub.
Ecrit par : Maminou | 21 juin 2010

Malheureuse !
Ne dites jamais ça Maminou ...

Vous avez encore quelque crédit en ces lieux, vous les épuiserez rapidement avec de tels propos ...

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Guy Morel : auriez vous l'obligeance de me citer qui était le ministre qui a fait envoyez la troupe en Algérie ? je suis sur que vous avez voté pour lui aux présidentiels en 1981 :)

tailleB : je le vis bien, merci :)

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

envoyer... purée c'est très bête qu'on ne puisse pas éditer ses messages... j'en laisserai moins passer !

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

exTC : remplacer "..." par "la"

?????

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Et encore, TotoWeininger je reste très innocent !

Pour mieux vous ronger les sangs (ce qui doit être assez sportif), pensez aux vastes propriétés foncières et arboricoles de dugong

Je sais (par une expérience très perso qui me laisse encore aujourd'hui tout ému, bises) que :
- cet homme est vénal
- attaché aux biens matériels plus que quiconque ici
- qu'il chérit les brouzoufs plus que tout au monde

(http://www.youtube.com/watch?v=GzutPEttISQ pas trop fort ça peut faire du mal).

Mais, chut ! la STASI veille !

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Ecrit par : Pendariès | 20 juin 2010

Buntov, faut-il vous rappeler le nid de pédagol que sont les profs de gym ?

Il n'est qu'à voir les dazibaos couvrant leurs tableaux d'affichage avec planning pluriannuels, systèmes de rotation d'ateliers thématiques participatifs, menus multicritères à enchaînements factoriels agrégatifs, validation de compétences en tranches de sos,

Sans doute en raison d'une sorte de complexe d'infériorité lié à l'absence de copies, ils en sont arrivés à inventer des interros écrites de sport, et, tour de force, à passer autant de temps devant leurs PC que sur les terrains en rédaction de contrats de progression et autre protocoles de suivi de l'acharnement pédagogique.

Me trompje : on évalue la gym à l'aide de 3 critères, les 2 premiers font environ 1/3 de la note :
- juger un de ses camarades
- connaître le nom et pouvoir décrire les figures qu'on tentera de réaliser
- réaliser un enchainement gymnique

L'année prochaine les prof de français évalueront au bac :
3 point : correction de copie
3 points : proposition d'un sujet pour la session prochaine
14 point réponse au sujet de l'année

Morel expliquait que les sciences de l'ingénieur ça n'existe pas, et donc les profs de SI non plus.

En ces temps je m'étais insurgé.
Il avait néanmoins raison sur un point : les SI ont été gangrenées par la patascience expérimentale et le délire découvratif (suila je le garde et vous le prête volontiers en cas de besoin dugong)

On reste des enfants en bas âge à côté des profs de sport !

Ecrit par : Zorglub | 20 juin 2010

Ma petite-fille, passant le brevet blanc, m'a dit qu'elle avait eu une moyenne abaissée à cause d'une mauvaise note en EPS.
Je lui ai dit ironiquement : "Je parie que c'est à l'écrit que tu n'as pas réussi ?"
- Tout juste : il fallait remplir une copie de quatre pages avec un projet, et je n'ai pas su.

Au bac, il faut annoncer en combien de temps on traversera la piscine, et noter un camarade par rapport à la note du prof de gym, annoncer à quelle distance on lancera le javelot, et il n'y a pas intérêt à être en désaccord avec ce que l'on a annoncé : c'est la preuve qu'on ne connaît pas bien son corps !!!
Au concours de l'IUFM, malheur à celui, qui trop sportif, court trop vite par rapport au temps annoncé, etc...
Quant à l'écrit, il est partout présent.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

http://www.europe1.fr/Sport/Articles/Anelka-regrette-selon-Debbouze-219024/ (écouter l'interview détaillée)

Ce con inculte, donneur de leçon alors qu'il se vautre dans le bling-bling, faux cul de première est au premier rang !

Encore un philosophe qui va faire de l'ombre à BHL.

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Guy Morel : auriez vous l'obligeance de me citer qui était le ministre qui a fait envoyez la troupe en Algérie ? je suis sur que vous avez voté pour lui aux présidentiels en 1981 :)

tailleB : je le vis bien, merci :)
Ecrit par : exTC | 21 juin 2010

"Qui a fait envoyeR".
Je n'ai pas à vous dire pour qui j'ai voté, mais je peux vous dire que je ne vote pas aux présidentielles depuis belle lurette. Comme quoi, vous avez tort d'être sûr.

Écrit par : guy morel | 21 juin 2010

Texte disponible en .pdf à :
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-dix12eme.pdf

[Parlons-en, des vacances : c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine…
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2010]

On sent bien que Jean-Paul Brighelli fait plutôt dans la brève de comptoir de l’agrégé 'pitaine s’acoquinant avec le peuple – Les mystères de Paris - que dans le travail sérieux de recherche historique avec références précises, notes etc.
Et je suis d’autant plus sensible aux erreurs et imprécisions sur le sujet que j’ai moi-même défendu jusqu’à la fin des années 80 le même type de position - en plaçant l’origine de ces mesures sur les traitements des fonctionnaires non pas en 1945 mais dans la première moitié des années 30 - en m’appuyant sur des affirmations de personnes qui passaient pour « très renseignées » … mais qui ne donnaient jamais leurs sources.

Et j’ai donc arrêté de défendre ce type de positions tant que je n’avais pas d’éléments convaincants. Et ce d'autant plus qu'il fait partie de l'ensemble de l'argumentation - corporatiste - qui consiste à surestimer les difficultés du métier d'enseignant.

Or, au niveau le plus bas et sans faire référence à des documents historiques précis, les affirmations de Jean-Paul Brighelli posent au moins deux types de problèmes – un logique et l’autre historique.

i) Point logique : si ce que dit JPB est vrai, cela signifierait qu’il y a probablement eu en 45 une baisse des salaires des enseignants d’environ 20% par rapport aux autres fonctionnaires qui ne sont pas soumis aux 10/12, ce dont je n’ai jamais entendu parlé précédemment.

ii) Points historiques :
- « Le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946 » dont parle Jean-Paul Brighelli n’existe pas au JO (mais voir infra le contenu du décret du 1 juillet 1948)
- Je n’ai pas connaissance d’une « délibération du 6 janvier 1945 » traitant des 10/12 mais il suffirait de me l’exhiber pour que je sois convaincu de son existence mais là j'ai des doutes. Il existe par contre un décret du 6 janvier 1945 publié au JO le 7 janvier 1945 [1] qui traite de la réforme des traitements des fonctionnaires de l'Etat - en fait ce décret met en place la commission dont le rapport définitif figurera dans le décret du 10 juillet 1948 cité infra - mais il n’aborde pas du tout la question des fameux 10/12.
- Je n’ai pas connaissance non plus de l'existence d’une « délibération du 11 avril 1946 ». Il existe par contre un décret du 6 janvier 1945 [2] qui traite de la médecine universitaire et n’a donc aucun rapport avec les 10/12.

*
* *

i) Par contre existe un décret non pas du **10 juillet 1946** mais du 10 juillet **1948** publié au JO du lendemain (pages 6740 à 6783) qui traite explicitement des rémunérations des fonctionnaires et que j’ai mis à http://michel.delord.free.fr/jo11071948.pdf puisqu'on ne le trouve que page par page .

Si l’on consulte ce numéro du JO, on trouve par exemple
- que les indices de la classe B vont de 185 à 360 et ceux de la classe A de 225 à 800
- que les instituteurs, qui font partie de la classe B, ont des indices qui vont de 185 à 360. Et il est donc impossible qu’ils ne soient payés que les 10/12 d’un fonctionnaire de la classe B, puisque les 12/12 donneraient en ce cas un indice maximal de 432 qui les placeraient en classe A.
- que les indices des ancêtres des certifiés, c'est-à-dire les professeurs licenciés vont de 250 à 510 et ce sont bien des indices qui correspondent aux équivalents reconnus dans le reste de la fonction publique, c'est-à-dire à ceux des inspecteurs « de base » (Inspecteur du cadastre : 380-500) ou, dans le domaine technique à ceux des ingénieurs de base (Ingénieur PTT : 300 - 510)
- que les indices des agrégés (430-630) correspondent de leur côté à ceux des inspecteurs centraux (Inspecteur chef du cadastre : 500-630) ou, côté technique, à ceux des ingénieurs en chef (Ingénieur en chef PTT : 500 - 630)
ii) Si l’on consulte les indices **actuels** qui ne sont plus les indices 1948 mais les nouveaux INM - indices nouveaux majorés -, c'est-à-dire la version actuelle du décret du 10 juillet 1948 dite version consolidée au 1er mai 2010 [3], on constate que l’affirmation de Jean-Paul Brighelli «Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine… » est proprement aberrante puisque ***non seulement le capitaine est beaucoup moins payé que l’agrégé, mais également moins que le certifié de classe normale.***

En effet,
- Les indices actuels de capitaine vont de 574 à 746 (L’indice 746 correspondant à un échelon hors classe exceptionnel)
- Les indices de certifié vont de 379 à 801 pour la classe normale et de 587 à 966 pour la hors-classe.
- L’indice de colonel est 966 avec poursuite de la carrière HEB, soit seulement en hors-échelle B puisque le HEA est un échelon provisoire. Pour comparaison, il s’agit en gros d’un indice correspondant à un inspecteur général de l’administration [4].
- L’indice d’agrégé varie de 427 à 1015

* *
*

La version de l’histoire de l’école de la république de JPB donnée dans le post précédent est à peu prés aussi aberrante que ce qui est raconté ici sur les salaires des enseignants. Et elle a provoqué à peu prés autant d’opposition que les inepties sur les payes des enseignants et des colonels débitées ce coup-ci par Jean-Paul Brighelli.

Alors que cette analyse de l'école de la République traduit et défend une position critique bien inferieure non seulement à celle de la social démocratie, du radicalisme ou des radsocs et même des républicains classiques pour s'aligner explicitement sur la position des républicains opportunistes prêts à négocier avec la droite orléaniste et les restes des défenseurs de l'empire.

Et que ici l’on gobe à peu prés n’importe quoi sans vérification en dit quand même pas mal sur le niveau de conscience critique de ceux qui aiment à se présenter justement comme la conscience critique à l’école.
J’y reviendrai. Entre temps et en tant que désagrégé et donc possiblement colonel, je dis fermement au capitaine JPB : rompez les rangs, vous pouvez fumer.

Paris, 19 juin 2010
Michel Delord

[1] http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/PPFAU.htm

[2] http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=LEX_SIMPLE_AV90&nod=1DX946657

[3] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F601B0BFA9137282BD778934F79FB510.tpdjo10v_2?cidTexte=LEGITEXT000006060495&dateTexte=20100620

[4] D’où Jean-Paul Brighelli tire-t-il le fait qu’un agrégé a eu un jour le même salaire qu’un colonel ?

Écrit par : Michel Delord | 21 juin 2010

[4] D’où Jean-Paul Brighelli tire-t-il le fait qu’un agrégé a eu un jour le même salaire qu’un colonel ?
Ecrit par : Michel Delord | 21 juin 2010

J'aimerais bien savoir quelle est le spécialiste de la question syndicale qui a filé à JPB ces tuyaux crevés sur des décrets et des réunions qui n'existent même pas.

MD

Écrit par : Michel Delord | 21 juin 2010

Zorglub a en partie raison : nous sommes passés du statut d'ingénieur à celui de technicien supérieur (et non d'ouvrier comme le dit Zorglub : il reste des ATOSS dont le statut est équivalent à celui d'ouvrier dans les EPLE)

Par contre, je ne suis pas trop Zorglub quand il dit que grâce à internet, le pouvoir d'achat des enseignants n'a pas baissé, et qu'il n'y a pas encore de taxe sur les "baise, ballade, baise, nature, baise, sport, baise (etc.)". Ca ne m'a pas fait rire - mais je n'ai pas le monopole de l'humour - et ça ne m'a pas convaincu - mais je n'ai le monopole d'être ni l'un ni l'autre.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Jérémy,

Il faut se décoincer les babines !

Écrit par : iPidiblue rions un peu ! | 21 juin 2010

J’y reviendrai.
Ecrit par : Michel Delord

Il y a un côté Freddy Krueger lorsque cette phrase apparemment innocente et anodine est prononcée par Michel Delord.

La taille des serveurs de midiblogs suffira-t-elle à contenir tous les messages de Michel Delord ? Combien de microprocesseurs faudra-t-il faire fabriquer à cet usage ? Nos réserves en silicium sont-elles éternelles ?

Michel Delord est à lui seul une problématique du développement durable.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Jérémy,
Il faut se décoincer les babines !
Ecrit par : iPidiblue rions un peu ! | 21 juin 2010

Coquin !

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Ca ne m'a pas fait rire /.../
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010

'm'étonne pas, les profs ont le cul aussi triste que le reste ...

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Cependant, Jeremy, votre message sur MD m'a fait rire ...

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

« Une chose est sûre, on voit bien qui aurait porté les valises du FLN ici. »
exTC | 21 juin 2010


Si j'en avais eu l'âge et le courage, je l'aurais fait sans la moindre hésitation.


Ecrit par : tailleboudin | 21 juin 2010


Pauvre con !

Écrit par : 1962 | 21 juin 2010

Au concours de l'IUFM, malheur à celui, qui trop sportif, court trop vite par rapport au temps annoncé, etc...
Quant à l'écrit, il est partout présent.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

Pouvait-on imaginer pire perversion du sport ?

Écrit par : nicolas | 21 juin 2010

A propos de la guerre d'Algérie, les insultes n'ont pas fini de valser. Un peu de retenue serait sans doute de mise ou alors, changez de sujet si vous ne pouvez pas maîtriser vos émotions. Merci pour l'ensemble des lecteurs du blog.

Écrit par : nicolas | 21 juin 2010

Pouvait-on imaginer pire perversion du sport ?

Ecrit par : nicolas | 21 juin 2010

Le sport est une perversion en soi ... (HiHiHi)

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Pouvait-on imaginer pire perversion du sport ?

Domenech est au fautebal ce que meirieu est à la pédagogolgie

Écrit par : admirateur | 21 juin 2010

@SOLDES ARMÉE DE TERRE
http://www.armeefrancaise.info/ArmeedeTerre/Salaires/Salaires.html

Écrit par : guy morel | 21 juin 2010

Personne pour évoquer l'EAF ???
Je suis bien content pour ma gamine.

Elle n'aura pas d'excuse si mauvaise note, le sujet de dissert est au centre de la culture familiale (et pas seulement à cause du voyage).

Néanmoins, pour moi il ne serait pas très facile de faite un plan organisé qui évite l'énumération.
(mais y'a peut-être des "kits solution" que vous proposez en cours pour ce type de cas ?)

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Zorglub a en partie raison : nous sommes passés du statut d'ingénieur à celui de technicien supérieur (et non d'ouvrier comme le dit Zorglub : il reste des ATOSS dont le statut est équivalent à celui d'ouvrier dans les EPLE)
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Comparons les grilles indiciaires :

Technicien supérieur de l'équipement (cat. B+)
Classe normale : 308-473
Technicien principal : 357-500
Technicien en chef : 375-534
Chef de subdivision : 467-534

Professeur certifié
Classe normale : 349-658
Hors-classe : - 783

Professeur agrégé
Classe normale : 436-821
Hors-classe : -963

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

"Au concours de l'IUFM, malheur à celui, qui trop sportif, court trop vite par rapport au temps annoncé, etc...
Quant à l'écrit, il est partout présent.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

Pouvait-on imaginer pire perversion du sport ?"

Ecrit par : nicolas | 21 juin 2010

C'est une énorme connerie. Renseignez-vous, Anne-Marie. Pour avoir 20 à l'épreuve de sport du concours d'entrée, il faut courir le 1500m. en 4'30. Sans présomption aucune par rapport à son temps.
Accrochez-vous !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

"Le sport est une perversion en soi ... (HiHiHi)"

Ecrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Ca dépend où il se pratique !!! ;-)
Je suis content d'avoir été rejoint sur le discours concernant "les brouzoufs"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

(au risque de réveiller HALDE bien discrte ces temps)

Symptomatique et pourrait être distrayant si c'était moins triste, la manif des Chinois de Belleville demandant aux Arabes de les laisser vivre en paix ...

Les français, plus dignes eux (sauf en fotbal) n'auraient jamais osé ...

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

... Michel Delord est à lui seul une problématique du développement durable.
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010

++++

@SOLDES ARMÉE DE TERRE
http://www.armeefrancaise.info/ArmeedeTerre/Salaires/Salaires.html
Ecrit par : guy morel | 21 juin 2010

+ + + + +

Tout ça pour éviter de dire explicitement si l"on soutient ou pas l'imbécillité - multiple de JPB - de JPB :

"Parlons-en, des vacances : c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine…"

MD

Écrit par : Michel Delord | 21 juin 2010

@SOLDES ARMÉE DE TERRE
http://www.armeefrancaise.info/ArmeedeTerre/Salaires/Salaires.html
Ecrit par : guy morel | 21 juin 2010

+ + + + +

Tout ça pour éviter de dire explicitement si l"on soutient ou pas l'imbécillité - multiple de JPB - de JPB :

"Parlons-en, des vacances : c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. Agrégé, dites-vous ? Vous aviez rang de colonel, et vous voilà ‘pitaine…"

MD
Ecrit par : Michel Delord | 21 juin 2010
Je n'ai pas l'habitude de "soutenir".

Il a été question du salaire de capitaine, je le donne. Un point c'est tout.
Sur la question des 10/12è, je n'ai pas d'autre référence qu'une question écrite de Robert-André Vivien du 2 juin 1986.
Et comme je n'ai pas la réponse du ministre, je m'abstiens de tout commentaire. En outre, la baisse de la rémunération des enseignants s'inscrivant dans un contexte de pression générale sur les salaires et de précarisation de l'emploi, y compris dans la fonction publique, il me semble que ce n'est pas le moment de discuter d'un point de vue catégoriel ou corporatiste.

Écrit par : guy morel | 21 juin 2010

Il est sans aucun doute certain que les traitements de l'armée ont été fortement revalorisés depuis le passage d'un certain Bigeard au secrétariat à la Défense et une célèbre crise au sein de l'armée dans les années 1975 !

Mais c'est assez logique, on est passé d'une armée des gros bataillons style d'avant 14, à une armée de métier !
Inversement les enseignants en réclamant toujours plus d'effectifs ont considérablement dévalorisé leur profession !
Curieux que des gens réputés aussi intelligents n'aient pas compris que ce qui est rare est cher par définition....

Les professeurs méprisaient le soldat et aujourd'hui on est à front renversé ... on galvaude les diplômes et après on s'étonne des conséquences !

Écrit par : iPidiblue rions un peu ! | 21 juin 2010

Et j’ai donc arrêté de défendre ce type de positions tant que je n’avais pas d’éléments convaincants. Et ce d'autant plus qu'il fait partie de l'ensemble de l'argumentation - corporatiste - qui consiste à surestimer les difficultés du métier d'enseignant.
Ecrit par : Michel Delord | 21 juin 2010

En outre, la baisse de la rémunération des enseignants s'inscrivant dans un contexte de pression générale sur les salaires et de précarisation de l'emploi, y compris dans la fonction publique, il me semble que ce n'est pas le moment de discuter d'un point de vue catégoriel ou corporatiste.
Ecrit par : guy morel | 21 juin 2010

Prenez garde ! pour un peu, pourrait croire que vous êtes d'accord.

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

[...] ce qui est rare est cher par définition....
Ecrit par : iPidiblue rions un peu ! | 21 juin 2010

Continuons de rire : par définition de quoi ?

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

"Au concours de l'IUFM, malheur à celui, qui trop sportif, court trop vite par rapport au temps annoncé, etc...
Quant à l'écrit, il est partout présent.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

Pouvait-on imaginer pire perversion du sport ?"

Ecrit par : nicolas | 21 juin 2010

C'est une énorme connerie. Renseignez-vous, Anne-Marie. Pour avoir 20 à l'épreuve de sport du concours d'entrée, il faut courir le 1500m. en 4'30. Sans présomption aucune par rapport à son temps.
Accrochez-vous !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

Ce n'est en tout cas pas ce qu'a connu ma fille en 2003.
Elle avait annoncé qu'elle courrait les 2000 m en 9'40.
Il faisait 30° à l'ombre, elle a couru à 4h, a donc mis la gomme et a mis 9'24.
Note : 12,5.
Deux copines ont courru le matin, ont eu 17, mais ont avoué avoir triché.
L'une d'elle s'était mise au bord de l'anneau , et chronométrait.
Quand la courreuse allait trop vite, ou trop lentement, elle mimait avec la bouche "slow", ou "speed". Elles ont donc rempli le contrat. D'où les bonnes notes.

Cela ne s'invente pas. Cela a peut-être changé, tant c'est scandaleux.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

Prenez garde ! pour un peu, pourrait croire que vous êtes d'accord.
Ecrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

Le plus souvent, en effet, je suis d'accord avec ce que je dis.

Écrit par : guy morel | 21 juin 2010

TotoW,


Savez-vous quelle est la matière première la plus chère au monde ? L'Hélium 3 qu'on trouve sur la Lune sous forme de Régolite. On pense qu'il pourrait servir pour la fusion nucléaire. Ce serait le seul élément qui vaudrait la peine qu'on l'exploite en-dehors de la Terre.

Écrit par : iPidiblue spin doctor | 21 juin 2010

iPid, je ne suis qu'un misérable professeur agrégé, je n'ai pas les moyens de me payer un abonnement à Science & Vie !

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

Moi non plus mais je gobe tout ce que je lis sur le Net !

Écrit par : iPidiblue spin doctor | 21 juin 2010

"Ce n'est en tout cas pas ce qu'a connu ma fille en 2003."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2010

C'est anecdotique, (bien que familial, ;-).
Et nous sommes en 2010... Il me semble.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

On n'est pas en 1984 ?

Écrit par : iPidiblue spin doctor | 21 juin 2010

J'vais pas balancer CS, mais ske raconte AMV reste dans l'esprit un des éléments de la notation au lycée ...

En gros : mieux que le plan c'est moins bien

(la simple invocation du mot "plan" risque de /...etc.../)

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Principe de précaution : toutes les notes au-dessus de 10/20 sont suspectes ...

Écrit par : iPidiblue principe de précaution oblige | 21 juin 2010

Zorglub a en partie raison : nous sommes passés du statut d'ingénieur à celui de technicien supérieur (et non d'ouvrier comme le dit Zorglub : il reste des ATOSS dont le statut est équivalent à celui d'ouvrier dans les EPLE)
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Comparons les grilles indiciaires :

Technicien supérieur de l'équipement (cat. B+)
Classe normale : 308-473
Technicien principal : 357-500
Technicien en chef : 375-534
Chef de subdivision : 467-534

Professeur certifié
Classe normale : 349-658
Hors-classe : - 783

Professeur agrégé
Classe normale : 436-821
Hors-classe : -963

Ecrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

Et donc ?

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Et donc ?
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010

Et donc, lui aussi est triste et ça ne le fait pas rire du tout !

Chavais qu'il était agrégé TotoWeininger.

'tain quand je pense que moi méprisable vermisseau certifié je me trouve déjà richissime (si j'étais de gÔÔche j'en aurais presque honte ...)

'reusement j'ai jamais passé l'agreg ...
(imaginez, un malheur est vite arrivé : je la réussis, je fais quoi avec tout ce pognon, moi ?)

Z'êtes prof de quoi TotoWeininger si c'est pas indiscret (vous l'avez déjà dit mais j'ai oublié) ?

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

L'est prof de prof ...

Écrit par : iPidiblue petit pont d'or | 21 juin 2010

En fait sur le blog Bonnet d'âne tout le monde est prof de prof ... ça rassure tant de bonnes volontés va nous sauver notre saison !

Écrit par : iPidiblue les experts | 21 juin 2010

"Qui a fait envoyeR".

j'avais corrigé en dessous.

Je n'ai pas à vous dire pour qui j'ai voté, mais je peux vous dire que je ne vote pas aux présidentielles depuis belle lurette. Comme quoi, vous avez tort d'être sûr.

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2010

j'en prends bonne note et j'irai moins vite dans mes jugements.

Écrit par : exTC | 21 juin 2010

D'après Marianne 2, Descoings ferait auditer Sciences Po par l'un de ses profs...
On n'est jamais mieux servi que par soi-même, en effet.

Écrit par : nicolas | 21 juin 2010

@Zorglub

"Mais là …
Fabrice, c'est une blague ou un mensonge grossier ? Z’êtes bête ou c’est pour de rire ?
J'espère que vous n'êtes pas prof d'histoire ou de SES ...
"

Non, c'est vous qui refusez de voir l'évidence. 50% du revenu net est capté par le premier centile de la population. Et je ne parle même pas de patrimoine, qui est le nerf de la guerre en terme d'inégalités.

Je ne vais pas reprendre votre message, inutilement aggressif, et clairement provocateur. Je pense qu'il faut que vous étudiez la notion de "parité de pouvoir d'achat". Je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous brandissez la profusion de choses pas chers, tout en précisant qu'elles sont de mauvaise qualité = pas le même produit, pas le même pouvoir d'achat.
Par ailleurs, j'avais moi-même précisé que la principale source d'inégalité était patrimoniale. Et vous occultez le principal problème que j'ai d'ailleurs avancé, à savoir le logement...
Le nombre d'années de travail nécessaire à l'obtention d'un logement est passée de 3 à 8 voire 10 (en région parisienne) pour un ménage. Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
Vous pourrez donc toujours arguer qu'il est possible de manger des pates et des batons de surimi pour pas grand chose chez ED, mais en pratique, vous n'arriverez pas à vous loger...

Dans le milieu de la macro-finance, on appelle pudiquement ça "l'augmentation des dépenses contraintes" : ahahah ...
En clair, vous avez gagnez du pouvoir d'achat sur le superflu, mais le nécessaire coûte 3 fois plus cher. Bref, c'est ce que l'on appelle une escroquerie.

Notez que je ne me "plains" pas de cette situation, en tant qu'agent économique rationnel, j'ai juste fui la profession, n'étant pas rentier, ou déjà propriétaire de mon logement (ce qui changerait évidemment beaucoup la donne...)

Je pensais pourtant avoir bien insisté sur l'aspect "logement", mais visiblement il fallait repasser une couche...

Écrit par : Fabrice_BLR | 21 juin 2010

Et Rue 89 nous informe que Finkie réclame une équipe de France de gentlemen, et vilipende la caillera qui compose celle-ci.
On peut toujours rêver.

Écrit par : nicolas | 21 juin 2010

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CBUQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.chateauroux.maville.com%2Factu%2Factudet_-Ch%25C5%2593ur-de-chanvre-voix-de-femmes-en-harmonie-_loc-933553_actu.Htm&rct=j&q=le+choeur+de+chanvre&ei=w4UfTOLgNOeK4gaYr6SzDg&usg=AFQjCNGmcDJYaTtGJpsnUaQM2ambHQd9lQ

Ce soir, au Cloître des Cordeliers, à 21h, (dans le cadre de la fête de la musique, avec, en prime, la chorale de l'IUFM et l'ensemble "Variétés" du conservatoire de Châteauroux).

Écrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2010

Je vais de ce pas à l'école où les enfants chantent ce soir avec ma chorale d'adultes, répétition générale oblige. Bonne fête de la musique à tous ! Au moins quelque chose d'agréable a émané du ministère Lang.

Écrit par : nicolas | 21 juin 2010

Zorglub, je n'ai pas dit que j'étais triste, j'ai dit que je ne sais plus qui ne m'avait pas fait rire à l'occasion d'un message que j'ai déjà oublié.

Dites donc, ils étaient aussi chiants que ça, les délégués syndicaux, quand vous leur avez tapé dessus ? Je comprends que vous ayez eu du mal à résister.

Écrit par : Jeremy | 21 juin 2010

« Pauvre con ! »
1962 | 21 juin 2010

Enchanté !
Moi, c'est Tailleboudin.

Écrit par : tailleboudin | 21 juin 2010

Euh, vous pensez vraiment faire croire que les enseignants travaillent 1h30 pour une heure de cours ?
Dans ce cas, pour faire quoi ?

Corriger des interrogations ?
--> une fois toutes les 3 semaines en moyenne, si on fait la moyenne ça fait pas lourd par jour...

Préparer des cours ?
--> dans mes souvenirs on avait l'habitude de faire tourner les interrogations de l'année précédente (récupérées auprès d'un grand frère ou autre), la plupart du temps les interrogations sont les mêmes (sachant que changer les valeurs si on ne change pas le raisonnement ne compte pas comme un nouveau sujet).

Alors vous pouvez citer les bidochons, vous rengorger a propos du canard (que je trouve la plupart du temps assez inintéressant au demeurant), mais bon personnellement je trouve que vous ressemblez bigrement à une caricature de syndicaliste vous même.

De plus, plus d'argent, plus de salaire, la france à une dette tellement énorme (rien que les intérêts représentent les 3 eme poste de dépense annuel), donc va falloir apprendre a faire avec moins parce que les salaires ne vont pas vraiment monter, ou alors c'est parce qu'il y aura eu du licenciement...

Écrit par : Loom | 21 juin 2010

"donc va falloir apprendre a faire avec moins parce que les salaires ne vont pas vraiment monter"

C'est bien : il faut que la société comprenne progressivement que les enseignants vont en faire de moins en moins.

Autant s'y faire tout de suite.

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

Ce soir - je vais voir "Sex and the city 2"; "Agence tous risques", c'est fait depuis 14 heures aujourd'hui. La Fête de la Musique? Trop de monde, trop de génitoires potentiellement inaccessibles: ça me déprime, tiens.

Écrit par : Pendariès | 21 juin 2010

Scandale : "Le cardinal de Naples mis en cause pour corruption"

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/20/cb52faf8-7cf9-11df-9012-56506f5fbc02.jpg

La mitre, sponsorisée par Ferrero Rocher, n'aurait fait l'objet d'aucun appel d'offre.

Écrit par : dugong | 21 juin 2010

trop de génitoires potentiellement inaccessibles

??? je crains de mal(e) comprendre

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

trop de génitoires potentiellement inaccessibles

??? je crains de mal(e) comprendre

Ecrit par : Zorglub | 21 juin 2010

Ah - dame! génitoires, depuis le collège et le cours de bio, je pensais que c'était femelles et mâles... Diantre!

Écrit par : Pendariès | 21 juin 2010

Penda,


Voulez-vous que je vous console de votre désappointement ?

Écrit par : iPidiblue erreur intime | 21 juin 2010

Et donc ?
Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2010
Et donc, lui aussi est triste et ça ne le fait pas rire du tout !
Chavais qu'il était agrégé TotoWeininger.
'tain quand je pense que moi méprisable vermisseau certifié je me trouve déjà richissime (si j'étais de gÔÔche j'en aurais presque honte ...)
'reusement j'ai jamais passé l'agreg ...
(imaginez, un malheur est vite arrivé : je la réussis, je fais quoi avec tout ce pognon, moi ?)
Z'êtes prof de quoi TotoWeininger si c'est pas indiscret (vous l'avez déjà dit mais j'ai oublié) ?
Ecrit par : Zorglub | 21 juin 2010

De mathématiques, Zorglub.

Si j'étais triste - ce qui n'est pas le cas - la lecture des commentaires de ce blog suffirait à me dérider.

Je ne suis pas pauvre et me fiche bien d'être riche. Je ne me sens pas non plus ravalé au rang de technicien supérieur - honte suprême. Je constate simplement, non sans un certain effarement, que parmi ceux dont le rôle est d'être tondus, il en est qui trouvent leur condition confortable et vont jusqu'à le clamer haut et fort.

Écrit par : TotoWeininger | 21 juin 2010

Du coup (enfin, si on peut dire), j'en viens à chercher l'étymologie de "diantre". Flemme de sortir Robert, web et je trouve :
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/diantre/
(notez l'exemple ...)

On n'en sortira pas (si j'ose)

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

@Zorglub, l'exemple donné est, par l'effet de l'enchaînement, hilarant.

Écrit par : Pendariès | 21 juin 2010

Un moyen très simple de faire des économies, serait d'augmenter les tailles des classes des lycées huppés.
Mais alors TRES significativement (par exemple de 26 à 55), et d'augmenter progressivement la PPA des profs pour revenir à ce qu'elle était au début des années 80. Cela diminuerait le budget de l'EN et n'affectera absolument pas la qualité de l'enseignement...

Beaucoup de profs ont oublié ce qu'ils doivent à Pompidou, lui-même agrégé, en ce qui concerne leur considération professionnelle, tant financière que sociétale dans les années 70/80.

Écrit par : Fabrice_BLR | 21 juin 2010

Alors, personne se lance sur le sujet d'eaf ?

Écrit par : Zorglub | 21 juin 2010

@Zorglub

"Alors, personne se lance sur le sujet d'eaf ?"

De quoi s'agit-il ?

Écrit par : Fabrice_BLR | 21 juin 2010

Un petit salut laïc d'un prof qui gagne 2 200 € en vingt ans de métier, mais ce n'est pas ca qui me gêne dans notre métier, loin de là.
Conseils de classes terminés, aucun redoublement, passages avec des 6.50 de moyenne générale, recherche documentaire dont la note est désormais intégrée dans le bulletin, avec la vie scolaire cela fait fait presque 2 points de moyenne en plus. Bientôt, sur le bulletin vous aurez le droit aux activités périscolaires incluses dans la notation finale. Quelle notation finale à propos, puisque le socle commun de compétence condamne à terme la note remplacée par une grille d'évaluation noyant les vrais niveaux. Cassons le thermomètre, encore et toujours.
Pour ceux qui se demande où en est mon projet, il a abouti. Nous ouvrons à la rentrée prochaine. Et 2012 pour le collège.
L'école publique et républicaine ? elle a été trahie. Pas par moi. Par le mammouth. Par la lâcheté comptable, par le renoncement à l'excellence. Par sottise. Par calcul. Sordide. Je ne sauverai sans doute pas grand monde. Mais j'aurai enfin le pouvoir de le faire.
Cordialement,

David Barbaud
Scolaria Excellence

Écrit par : David B. | 21 juin 2010

"Un petit salut laïc d'un prof qui gagne 2 200 € en vingt ans de métier, mais ce n'est pas ca qui me gêne dans notre métier, loin de là."

Ecrit par : David B. | 21 juin 2010

Pareil.
Même si, toutes pensions alimentaires déduites, je suis un peu en dessous... ... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

Bon, je laisse un message, sinon demain je ne saurai plus où en était la discussion quand je reprendrai.

Je n'ai toujours pas compris la conclusion que tirait Toto de la comparaison de ses chiffres. L'agrégé a un indice supérieur à celui du technicien supérieur de l'équipement, certes, mais ça ne dit pas grand chose sur la question. Ca ne dit même quasiment rien.

Écrit par : Jeremy | 22 juin 2010

Cécile a écrit :
"Lectrice assidue de votre blog je trouve que vous y allez un peu fort sur ce coup là.
Tout comme vous je suis fonctionnaire d'état (cadre B) mais pas à l'EN.
Je dois effectuer 38 h / semaine et en échange j'ai seulement 12 jours RTT (+ 30 jours de congés). Je ne suis donc pas réellement aux 35 H."

Mais si, vous êtes réellement "aux 35 h".
Je suppose que vous travaillez 5 jours par semaine donc
30 jours de congés payés = 6 semaines
12 jours de RTT = 2 semaines + 2jours
Il reste 43 semaines et 3 jours
Vous devez, comme tout le monde, le lundi de Pentecôte.
Votre travail rémunéré est donc de 43 semaines et 2 jours c'est à dire 43,4 semaines.
Annuellement vous travaillez 43,4x38=1649 heures
Le nombre légal de semaines de travail étant 47, votre nombre d'heures par semaine est 1649/47 = 35,08 .
C'est un peu plus de 35, certes, mais ne finissez-vous pas 5 minutes plus tôt tous les vendredis ?
À moins que vous n'alliez aux toilettes sur votre temps de travail une fois par semaine ...

Écrit par : Perazio Michèle | 22 juin 2010

Bonjour,

Vous me semblez demander 48 millards d'euros rien que pour vos 300 000 collègues enseignants du baby-boom.

Ai-je bien compris votre pensée ?
Ou suis je un crétin , une triple buse ? ;)

Je trouve un peu fort cette demande de part les temps qui court ...

Je pense que d 'ajouter toutes les demandes par autres professions respectives seraient fort instructif du raisonnement collectif de notre époque.

Médecins pour commencer ?

Arriverions nous , rapidement , aux 750 milliards d 'euros de nos amis banquiers ?

Bien à vous.

Alexandre A

Écrit par : A.A | 22 juin 2010

"Vous me semblez demander 48 millards d'euros rien que pour vos 300 000 collègues enseignants du baby-boom.

Ai-je bien compris votre pensée ?"

demande AA…

Je ne demande rien : inutile de demander, quand on n'a pas les moyens de pression qui vont avec. Les banquiers s'y entendent assez bien, parce qu'ils sont parvenus à faire croire qu'ils étaient indispensables. Mais un prof ! C'est un peu comme un mineur de fond dans l'Angleterre thatchérienne (voir Billy Elliott…) : il ne servait plus à rien, et nous ne servons plus à grand-chose, dans une période qui célèbre l'avoir plutôt que l'être.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 juin 2010

"nous ne servons plus à grand-chose, dans une période qui célèbre l'avoir plutôt que l'être.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 juin 2010 "

Très juste, l'immense exemple que nous donnent nos formidables joueurs de l'équipe de France de foot prouve à quel point ces propos sont de circonstance.

Écrit par : David B. | 22 juin 2010

Très sympathiques témoignages sur le 21 juin :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/06/21/la-defaite-de-la-musique_1376505_3246.html#ens_id=1375646&xtor=AL-32280151

Écrit par : nicolas | 22 juin 2010

Par calcul. Sordide. Je ne sauverai sans doute pas grand monde. Mais j'aurai enfin le pouvoir de le faire. Ecrit par : David B. | 22 juin 2010

En tout cas, ce ne sont pas les instits que vous allez sauver, avec le salaire que vous leur proposez... qui reste à ce qu'il me semble, de 600 E inférieur à celui d'un prof du secondaire, entre ceux d'un bibliothécaire et d'une secrétaire.
Mais je suppose qu'ils devront déjà se sentir fort honorés de travailler dans un si bel environnement.
Explications, SVP ? Merci.

Écrit par : nicolas | 22 juin 2010

Le jipé du jour apologise * le compétentiel en sciences physiques dans une interview qui est un joyau d'ultrapédagol très pointu :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2010/114_2.aspx#a1

Quand des profs de "sciences" se mettent au compétentiel c'est évidemment pour rire mais ils le font avec un sérieux et une application qui forcent le respect.

Il y a même un début de commencement de projet de brouillon d'autocritique à la fin :

"Remédier à une compétence comme le raisonnement ou l'esprit critique ne peut pas se faire avec des exercices classiques qu'ils soient interactifs ou non."

Mes "collègues" en soins palliatifs sont ainsi : sérieux même dans le ridicule le plus gluant. Religieux, quoi !

* sans s'excuser pour autant

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Ben nous, c'était plutôt pas mal, Nicolas !
Une heure trois quart devant trois petites centaines de personnes qui n'ont pas bougé, et écouté les trente deux chansons que nous leur avons proposées, y compris l'adjointe à la culture de la ville qui était juste venue faire une visite de politesse et qui est restée, elle aussi, finalement jusqu'à la fin. Et quatre rappels.
Voilà. Ce n'était pas mon quart d'heure de gloire, mais mes deux minutes d'autosatisfaction...
C'est même la première fois que j'ai pu dédier: "le temps ne fait rien à l'affaire" à une équipe de football en faisant un tabac !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

"Mais je suppose qu'ils devront déjà se sentir fort honorés de travailler dans un si bel environnement.
Explications, SVP ? Merci.

Ecrit par : nicolas | 22 juin 2010 "

Ces salaires (nets) correspondent à un premier salaire pour une première année dans notre établissement qui a tout à prouver. Ils évolueront avec le nombre d'élèves, et les heures d'appoint qui pourront être faites cà et là. Je vous rappelle que le hors contrat suppose que la charge des professeurs incombent aux parents. Il y a des choix. Et beaucoup de jeunes instituteurs volontaires et compétents, ou de jeunes retraité(e)s choisiront en effet le cadre et le contexte à un salaire mirobolant. Je suis juste réaliste.

Écrit par : David B. | 22 juin 2010

Michèle, vous êtes vraiment phénoménale !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

lu sur twitter

"J'ai un point commun avec Zahia : la dernière fois que les Bleus m'ont fait plaisir, j'crois que j'étais mineur."

Écrit par : Zorglub | 22 juin 2010

Notre bon Meiriol, cauteleux du Rhône en foudre vieilli et futur ministrable de la troïka 2012, nous livre sa vision du monde dans une interview déjà "ancienne" sur Libé :

http://www.liberation.fr/societe/0101640708-inventer-un-service-public-coherent

"Alors que l’éducation nationale est un mastodonte centralisé où les directives nationales imposent des modalités standardisées, la formation est aux mains d’une foule d’acteurs publics et privés qui se partagent un secteur sans véritable règle du jeu."

Traduction : investir le secteur de la formation pour y dire tout et surtout n'importe quoi, ne tirera pas à conséquence. Il constitue ainsi le lieu naturel de nidification de toute la prêtrise pédagole actuellement en migration-reconversion.

http://www.youtube.com/watch?v=065RMkjKZfU

Sur la vidéo, notre bon prince des facariens est facile à reconnaître, c est le quatrième au centre gauche.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Le cave de Pau déclare : "Le pouvoir rend stupide"

Pas d'inquiétude. Plus personne ne songe à le lui donner.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Déclaration de Monteil, numéro3 de la Fédération Française de Football : "Cette lettre, je l'ai lue. Je pense que ce ne sont pas les joueurs qui l'ont écrite. C'était tapé à l'ordinateur et il n'y avait aucune faute d'orthographe. C'était prémédité."

Convainquant à défaut d'être gagnant

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Ce mec est trop cruel ...

Écrit par : Zorglub | 22 juin 2010

Zakhartchouk, ilotier * hilare nous explique que le socle commun, c'est du flan :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6907

"Il n’est pas interdit de reformuler, de fusionner certains items, de réajuster. La seule obligation est d’attester si les compétences sont validées ou non (on ne demande plus même une validation des « domaines »)."

La stratégie pédagole consiste à mouiller tout le monde dans le désastre afin d'en noyer les responsabilités.

"Il est certain que deux conceptions peuvent s’affronter autour du socle :
[...]
l’autre dynamique, où le terrain a son mot à dire, où on est plus tourné vers « l’esprit » que vers « la lettre », où on conjugue cadre national et autonomie, recherche du commun et nécessité de construire des parcours personnalisés."

Quand la stratégie de la terre brûlée cède la place à la stratégie de la terre inondée.

Innovant, non ?

* gestionnaire d'ilotes

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

C'était tapé à l'ordinateur et il n'y avait aucune faute d'orthographe. C'était prémédité."

Convainquant à défaut d'être gagnant

Ecrit par : dugong | 22 juin 2010

C'est faire injure à nos vaillants joueurs de laisser penser qu'ils n'auraient pas valider, en passant le B2i, la compétence: "je sais utiliser un vérificateur orthographique"!

Une anecdote vécue hier à un Conseil de classe de 5ème bilangue. La mère d'un élève a fait une demande, par lettre, auprès du Principal, pour que son fils arrête l'allemand et commence l'espagnol en 4ème. A l'appui de la demande, un certificat médical attestant que "l'étude de l'allemand provoque chez l'enfant des malaises valgaux"! La collègue d'allemand a failli en faire une syncope!

Écrit par : Buntov | 22 juin 2010

Buntov, ne vous moquez pas des malaises "valgaux" de cet élève germanophobe.

Faut-il vous rappeler que le valgalame est un droit de l'Homme ?

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Que nous faut-il ? Une charte de déontologie écrite par Roselyne Bachelot ...

Écrit par : iPidiblue que faire ? | 22 juin 2010

Pour Buntov,

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/eps/Pages/2010/114_Alaune.aspx

Prenez-en de la graine !

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Roselyne est mignonne avec ses chartes mais a-t-elle pris le temps de vérifier que ses petits chéris savent lire ? A part la taille des bonnets des strip-teaseuses je doute que leur art de la lecture aille beaucoup plus loin ... pour le reste ils ont des hommes de lois pour lire leurs contrats !

Écrit par : iPidiblue et les escort-girls | 22 juin 2010

Buntov, ne vous moquez pas des malaises "valgaux" de cet élève germanophobe.

Faut-il vous rappeler que le valgalame est un droit de l'Homme ?
Ecrit par : dugong | 22 juin 2010

Et le genu valgum une maladie professionnelle chez les footeux, dont la conséquence est souvent un malaise vagal devant le but adverse.

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Le dernier lien fourni par dugong est GÉANT ...

Pour vous inciter à la lecture je cite :
"On connaît les difficultés d’intégrer les TICE à l’école et encore plus en EPS, comment ressentez-vous cela ? "

Le mec, il a trop d'état d'âme pasken ginastic les gosses restent pas devant un PC ...
Et ça lui fait "RESSENTIR" des trucs

Chais PASKI prennent mais pour un peu, j'aurais envie d'essayer vu que ça a l'air de faire très très fort ...

(private, pour les anciens : toto, j'ai de la bonne !)

Écrit par : Zorglub | 22 juin 2010

"A part la taille des bonnets des strip-teaseuses je doute que leur art de la lecture aille beaucoup plus loin"

Les gros bonnets du foot n'ont pas besoin d'être lettrés : les chèques sont aussi libellés en chiffres.

Une énorme différence entre le monde des profs et celui des footeux illettrés : les uns pinaillent pour des chiffres insignifiants après la virgule tandis que les autres ne regardent que ceux qui sont placés avant.

Autant dire qu'ils n'ont pas les mêmes valeurs.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Facile de railler les footeux. Il y a bien longtemps que les profs ne forment plus cette "aristocratie de l'esprit" dont parlait naguère le sieur Nemo...

Écrit par : Phil | 22 juin 2010

Vouloir mettre les consciences railleuses dans les rails : une constante chez certains.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

"(private, pour les anciens : toto, j'ai de la bonne !)"

Ecrit par : Zorglub | 22 juin 2010

Tiens, ça me rappelle effectivement quelque chose !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

Sacha Guitry a abandonné ses études à 18 ans au niveau de la sixième après avoir redoublé onze fois, au moins on est sûr qu'il avait pris le temps d'approfondir les études élémentaires et son alphabet !

Écrit par : iPidiblue redoublant émérite | 22 juin 2010

Facile de railler les footeux. Il y a bien longtemps que les profs ne forment plus cette "aristocratie de l'esprit" dont parlait naguère le sieur Nemo...
Ecrit par : Phil | 22 juin 2010

"aristocratie de l'esprit" ! qu'est-ce que cette fadaise ? Le capitaine lui-même en a conçu l'énormité et s'est reconverti dans le chèque-éducation.

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Bon vent (qui ne signifie pas "du balais"!) pour votre établissement scolaire, David B.!
Je suis très positivement curieux du devenir d'une telle entreprise (dans tous les sens du terme).

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

cette "aristocratie de l'esprit" dont parlait naguère le sieur Nemo...
Ecrit par : Phil | 22 juin 2010

C'est donc une huile, ce Nemo !

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Vendanges ?
Vendangés, oui...
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/22/le-gouvernement-pret-a-geler-les-salaires-des-fonctionnaires_1376567_3224.html#xtor=RSS-3208
Nous ne bûmes point frais !

Écrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2010

"Vendangés, oui..."

Sitôt vendangés, sitôt pressés et congelés

à froid et sans additif. Autant dire "à sec"

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Je suis très positivement curieux du devenir d'une telle entreprise (dans tous les sens du terme).
Ecrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Deux adverbes, c'est positivement beaucoup trop !

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Deux adverbes, c'est positivement beaucoup trop !

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2010

Mais c'est positivement réconfortant de sentir un vent de curiosité, même favorable...

Pour répondre à Pendariès, le devenir de cet établissement reposera essentiellement sur le succès au démarrage du collège (septembre 2012), je saurai véritablement si l'entreprise est viable.

Écrit par : David B. | 22 juin 2010

Guy - Boileau - Morel, je pourrais en enfiler cent, d'adverbes, dans une même phrase, ou proposition, que cela me satisferait au plus haut point. ;-)

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

.... car je suis maître à bord de ma plume!

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Après l'élimination annoncée d'aujourd'hui, Ribéry et Govou vont enfin quitter les vuvuzelas et retrouver la vulve à Zahia.
Allez, tous à la manif jeudi, même s'il s'agit d'un baroud d'honneur!

Écrit par : retraitée | 22 juin 2010

"Convainquant à défaut d'être gagnant"

Ecrit par : dugong | 22 juin 2010

"Convaincant", Dugong !
Pas besoin de "q", le "con" suffit !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

Ils sont résistants avec les filles de joie et quand je pense que certains les diffament en prétendant qu'ils font la grève du zeb !

Écrit par : iPidiblue grève du zeb | 22 juin 2010

"Bon vent (qui ne signifie pas "du balais"!) pour votre établissement scolaire, David B.!
Je suis très positivement curieux du devenir d'une telle entreprise (dans tous les sens du terme)."

Ecrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Celui de Michèle n'a pas l'air mal non plus !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

Christophe S.: "Belle du Seigneur", hier au soir, m'a été d'un grand soutien psychologique (je suis tant forcément captif heureux délectablement dans le livre depuis la première phrase!); et Spinoza - pour m'obliger à la concentration.

Sinon, je conseille à tout le monde la lecture des "21 jours d'un neurasthénique" de Mirbeau Octave; je suis à chaque page hilare! C'est un pur bijou d'humour! Sérieusement, depuis ma lecture des oeuvres complètes de Desproges, je n'ai pas ri autant (tout seul à la terrasse d'un café, ça peut faire étrange; mais qu'est-ce que c'est bon!!).

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Pendariès, je cours me le commander pour l'été ! Merci !!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

L'intervention de David B. m'amène à vous poser une question. En imaginant que l'on propose aux professeurs de racheter leur établissement pour en devenir propriétaire et y enseigner (dans le cadre d'une privatisation de l'EN par exemple), qui parmi vous accepterez d'y risquer ses économies ? (Question purement théorique, car cela n'arrivera jamais).

Etant précisé que les heureux propriétaires seraient totalement maîtres des programmes, du recrutement, du règlement intérieur et de la discipline.

Écrit par : Joe | 22 juin 2010

Joe,


Vous serez notre ministre du budget et notre trésorier, il y a des précédents illustres !

Écrit par : iPidiblue ma petite entreprise scolaire | 22 juin 2010

Christophe, vous ne le regretterez pas!

"Et qu'est-ce qu'elle a la montagne [1]?... C'est le Mont-Valérien, en plus grand, voilà tout, et en moins rigolo..."

[1] La narrateur fait une cure d'eau dans les Pyrénées et y rencontre le commun des mortels, c'est-à-dire nous tous. Un grand livre sur la Bêtise; mais vraiment, vraiment, vraiment marrant.

"Aujourd'hui, reçu la visite de Clara Fistule.
Clara Fistule n'est pas une femme, ainsi que vous pourriez le croire au féminisme de son prénom. Ce n'est pa, non plus, tout à fait un homme; c'est quelqu'un d'intermédiaire entre l'homme et Dieu; un interhomme, pourrait l'appeler Nietzsche. Poète, cela va sans dire. Mais il n'est pas que poète, il est sculpteur, musicien, philosophe, peintre, architecte, il est tout... "Je totalise en moi les multiples intellectualités de l'univers, déclare-t-il, mais c'est bien fatigant, et je commence à me lasser de porter tout seul le poids écrasant de mon génie." Clara Fistule n'a pas encore dix-sept ans, et, ô prodige! il est depuis longtemps déjà descendu au fond de toutes choses. Il sait le secret des sources et le mystère des abîmes. Abysss abyssum fricat."

Et, plus loin, un Monsieur Isidor-Joseph Tarabustin, recueilli, avec femme et enfant, devant le dernier bec patriotique de gaz français avant l'Espagne... Magnifique!!!! Une véritable cure de joie, ce livre! Vive Mirbeau (j'avais aimé son "Jardin des délices" - où vous appreniez, ravi, toutes les particularités des supplices asiatiques!): bonne lecture, Christophe!

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Excellente idée Joe, si des professeurs veulent investir à ce titre, je les y encourage vivement....

Écrit par : David B | 22 juin 2010

"L'intervention de David B. m'amène à vous poser une question. En imaginant que l'on propose aux professeurs de racheter leur établissement pour en devenir propriétaire et y enseigner (dans le cadre d'une privatisation de l'EN par exemple), qui parmi vous accepterez d'y risquer ses économies ? (Question purement théorique, car cela n'arrivera jamais)."

Joe

De l'anarchisme espagnol CNT/AIT; j'approuve!!!!!!!!!! L'ouvrier, le professeur, l'instit, etc. maîtres de leur outil de travail! BRAVO!

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Allez, tous à la manif jeudi, même s'il s'agit d'un baroud d'honneur!

Ecrit par : retraitée | 22 juin 2010

Ce matin Jean Paul évoquait, parlant de la mise à mort des mineurs en Angletterre de Thatcher le film Billy Elliot.

On peut aussi évoquer "Les virtuoses" de Marc Herman.
Vers la fin du film une infirmière demande à Danny , le mineur chef d'orchestre, en train de mourir d'un cancer des poumons, comme il se sent? - "à l'article de la mort", lui répond-il, alors qu'à l'extérieur de l'hôpital, son orchestre de cuivres joue une petite musique.
Oui, les manifs de Jeudi risquent bien d'être le baroud d'honneur d'une profession irrémédiablement condamnée. Certes, on continuera encore longtemps à jouer notre petite musique, en signe de fidélité à des principes et des idéaux et pour faire bonne ou grise mine. Mais au fond d'elle même la profession a déjà parfaitement intégrée le fait qu'elle ne teindra pas longtemps face au coup de grisou asséné par le libéralisme déchaîné.

Écrit par : Buntov | 22 juin 2010

Buntov,

Je vous envoye Zahia vous remonter le moral ...

Écrit par : iPidiblue ma petite entreprise scolaire | 22 juin 2010

"L'intervention de David B. m'amène à vous poser une question. En imaginant que l'on propose aux professeurs de racheter leur établissement pour en devenir propriétaire et y enseigner (dans le cadre d'une privatisation de l'EN par exemple), qui parmi vous accepterez d'y risquer ses économies ? (Question purement théorique, car cela n'arrivera jamais)."

Joe

C'est le cas des Calendrettes occitanes. Vive aussi le PATAC (le mouvement anarchiste oc!): http://pagesperso-orange.fr/anaram/

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

L'intervention de David B. m'amène à vous poser une question. En imaginant que l'on propose aux professeurs de racheter leur établissement pour en devenir propriétaire et y enseigner (dans le cadre d'une privatisation de l'EN par exemple), qui parmi vous accepterez d'y risquer ses économies ? (Question purement théorique, car cela n'arrivera jamais).

Etant précisé que les heureux propriétaires seraient totalement maîtres des programmes, du recrutement, du règlement intérieur et de la discipline.
Ecrit par : Joe | 22 juin 2010

Joe, vous êtes un joyeux drille ! car ce qui n'existera jamais c'est la possibilité pour les enseignants d'acheter les murs et couvertures, sans parler du reste du bâtis, des écoles, des collèges et des lycées.

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Guy,


Il faut demander aux banquiers ... vous savez il suffit d'être persuasif et je vous fais confiance !

Écrit par : iPidiblue ma petite entreprise scolaire | 22 juin 2010

Le prix moyen d'un hectare de vigne, en Champagne, planté bien sûr, vaut 850 000 euros, moyenne établie à partir de prix très élevés allant jusque dans les 1 400 000 ou 1 500 000 euros et de prix plus bas tourant autour de 650 000 euros si l'on va dans l'Aisne.
Marne, prix moyen : 906 000 euros, Aube : 718 000, Aisne 667 000. Le prix à l'hectare a augmenté de 14 % en 2007, 15 % en 2008, et 2,5 % en 2009, crise oblige...
En agriculture, l'hectare vaut 7880 euros dans la Marne, 6440 dans l'Aisne, et 5080 dans les Ardennes.

Bonjour,

Voilà, je venais faire un tour sur le blog et j'ai vu que le fil de discussion portait sur les vendanges. Il n'en fallait pas plus pour que mon attention soit retenue. Pensez donc, les vendanges dans ma région, c'est quelquechose ! Rien que de lire le mot et tout arrive d'un coup d'un seul : les images, les odeurs, l'animation du village, le ballet des camions citernes et des fourgons, la chaussée des routes rendue collante par le jus de raisin gouttant des caisses, les campements des gens du voyage réunis chaque soir autour du feu, le défilé des véhicules fleuris dans un concert d'avertisseurs et de pétards quand un propriétaire a terminé, les allées et venues dans la cour de la coopérative avant les pesées, bref une effervescence, c'est bien le mot qui convient, pour une bonne semaine si la récolte est bonne. Et je ne vous parle pas des souvenirs d'enfance, les premiers, les plus intenses comme dirait Genevoix l'un de mes auteurs préférés.
Depuis plusieurs années les bonnes récoltes se succèdent et le vignoble est prospère. La misère noire contemporaine de la crise du phylloxéra suivie des événements sanglants de 1911 et complétée par les bombardements de 1918 est oubliée. L'avoir et le paraître ont supplanté l'être pour bon nombre d'exploitants. Pas tous, heureusement. Alors le prix de l'hectare monte, monte et les chiffres que je viens de vous indiquer sont recopiés d'après le supplémént économique du journal l'UNION du mardi 8 juin.
Bien entendu, ce n'est pas chez nous et pas en ce
moment qu'un enseignant va pouvoir s'offrir quelques arpents de vigne avec ses économies. Qui achète alors ? Ceux qui ont de l'argent, c'est à dire les maisons de Champagne qui sont devenues des groupes financiers rattachés à d'autres secteurs mais on s'arrange aussi pour que cela reste dans la famille, non sans mal car la jalousie c'est quelquechose d'increvable.
Alors l'enseignant dans tout cela : il ne produit pas et il s'occupe d'enfants ce qui n'est pas un vrai métier. Certes tout le monde ne pense pas ainsi mais j'ai essuyé ou entendu ce genre de propos, mot pour mot, plusieurs fois au cours de ma carrière. Il arrive pourtant que le vent tourne au moment où l'on s'y attend le moins.
Justement, je travaille à nouveau sur Cazotte qui fut un gros propriétaire marnais et un habile négociant constituant sa clientèle lors de ses fréquents séjours à Paris. Constatant la misère du peuple et les privilèges injustifiés des nobles, il accueillit d'abord favorablement la Révolution puis changea d'avis car il était fidèle à son Dieu et à son roi. Sa correspondance témoigne de cette évolution. Ses biens furent confisqués, il mourut sous le couperet un 25 septembre 1792 peu avant les vendanges, et pour les membres de sa famille qui furent épargnés ce fut pas si facile pour continuer à vivre.
Bon, nous ne sommes plus à l'époque de Cazotte. Tout de même, le prix de l'arpent de vigne atteint des sommets vertigineux et nos salaires sont bien éloignés de ces sommets.

Écrit par : charpentier Hélène | 22 juin 2010

Charpentier,

Belle maison que voilà !

Écrit par : iPidiblue et la petite cabane en Champagne | 22 juin 2010

La Résistance: http://www.youtube.com/watch?v=08Wbh6HOWwA

Quand je vous ai dit que c'est un chef-d'oeuvre:

"God has smiled upon you this day
the fate of the nation in your hands
and blessed be the children
who fight with all our bravery
till only the righteous stand

you see the distant flames
they bellow in the night
you fight in all our names
for what we know is right
but when you all get shot
and cannot carry on
though you die, La Resistance lives on

you may get stabbed in the head
with a dagger or a sword
you may be burned to death
or skinned alive or worse
but when they torture you
you will not feel the need to run
for though you die, La Resistance lives on

Blame Canada Blame Canada
because the country's gone awry
tomorrow night these freaks will fry!

tomorrow night our lives will change
tomorrow night we'll be entertained
an execution what a sight!
tomorrow night

up there there is so much room
where babies burp and flowers bloom
tomorrow night up there is doomed
and so I will be going soon

shut your fucking face uncle fucker
you're a boner-biting bastard uncle fucker
looks like we may be outta luck!
tomorrow night we're pretty fucked!

why did our mothers start this war?
what the fuck are they fighting for?
when did this song become a marathon?

(I want to be up there)
when Canada is dead and gone
there'll be no more Celine Dion!

They may cut your dick in half
and serve it to a pig
and though it hurts you'll laugh
and dance a dickless jig
but that's the way it goes
in war you're shat upon
though you die la resistance lives ooooooooooonnnnnnnnnnn

blame Canada
blame Canada
blame Canada!"

Nous chanterons tous (même les femmes!) l'avant-dernier couplet, le jour venu!

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Et pour les amis déchiffreurs en lettres cyrilliques:

http://www.youtube.com/watch?v=mDmoDs8TXLE

Pardonnez-moi, Natacha Polony...

Écrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Pendant que certains se font plaisir ici, les vrais problèmes continuent. Voir
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/epreuve-d-ethique-pour-les-77085

Écrit par : Françoise | 22 juin 2010

Lequel d'entre eux donnera un coup de boule en seconde mi-temps ?

Une seule chose est certaine : ce ne sera pas Gourcuff pour le bourre-pif !

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Le ministère de l'agriculture s'occupe de moi :
http://actu.orange.fr/a-la-une/le-combat-d-une-poignee-d-irreductibles-pour-la-reconnaissance-de-l-ane-corse_571911.html

Et pour en savoir plus :
http://membres.multimania.fr/runcada/

J'aime assez que le site commence par "membres"…
JPB
PS. Enfer et putréfaction ! Je m'aperçois à l'instant qu'il y a une boutique de produits tupiques, à Furiani (Haute-Corse), qui s'appelle "Bonnet d'Âne"…

Écrit par : brighelli | 22 juin 2010

Vous n'êtes pas dans la liste ?

http://membres.multimania.fr/runcada/saillies/saillies.htm

Quant à la boutique usurpatrice, un pain ou deux suffiront.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

En plus, quand on clique sur les photos du lien précédent pour voir l'âne, on aboutit à de bien curieuses ânesses.

Écrit par : dugong | 22 juin 2010

Dugong, vous m'appelez ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 juin 2010

"Parer pour bien marcher

Un beau pied (sabot) est obtenu et gardé par un travail régulier de l'animal sur le sol moyennement abrasif mais aussi et surtout par des parages réguliers.

Ces parages peuvent être effectués par votre maréchal ferrant préféré mais également par vous-même.

En effet, si vous n'attendez pas une pousse excessive du sabot qui va provoquer de mauvais aplombs vous pouvez parer le sabot sans dommage pour votre âne.

voici un sabot dans un
état pas possible
AVANT voici le même sabot
une demi-heure
APRES



Pour cela, il vous faut prendre un certain nombre de précautions pour éviter de mal tailler la corne.
En effet, une corne mal taillée provoquera un inconfort au niveau de la marche et une usure anormale de la paroi du sabot.
De fait, le parage doit respecter l'axe phalangier.
Il faut toujours vérifier les aplombs de face, de profil, de derrière, ceci sur un sol plat et savoir que le pied suit l'axe du membre.
Un développement trop important et irrégulier provoque dans de nombreux cas un pied de travers, puisque le pied n'est en appui que sur un côté de la muraille.
Sur un pied de travers, on parera toujours le côté opposé à l'usure.

La pousse de la cornedepend de quatre facteurs :

l'âge de l'âne le travail

la nourriture la saison

En balade, il faut toujours avoir un oeil sur les pieds de votre animal et avoir sur soi un cure-pied pour retirer, si nécessaire, un caillou ou un autre corps étranger coincé sous la plante.


Mais encore une fois, dans le doute, seul le professionnalisme du maréchal ferrant sera votre meilleure garantie."



Maréchal ferrant un métier qui a de l'avenir par chez nous où l'on dit que certains villages comptent plus de chevaux que d'habitants... proximité de la frontière suisse, oblige.

Écrit par : Maminou | 22 juin 2010

Je viens de suivre Afrique du Sud - France, et la fin du fiasco en Coupe du Monde...

Il me semble que ce qu'on a vu depuis le week-end dernier est à l'image de la crise qui mine d'autres secteurs de la société française, dans l'Education nationale notamment.
Le comportement de certains joueurs équivaut à celui de "cailleras" qui plombent certaines classes. La recherche du "traître" annoncée par Patrice Evra ressemblait beaucoup à la recherche de la "balance" à l'école. "L'Equipe", dans ses colonnes, file d'ailleurs à juste titre la métaphore scolaire (!).

Quant aux dirigeants de la Fédération Française de Football, leur discours fait penser à celui des inspecteurs et des recteurs de l'institution scolaire, déconnectés des réalités et ayant pour seul souci de minimiser les incidents ("pas de vagues").

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 juin 2010

Je viens de suivre Afrique du Sud - France, et la fin du fiasco en Coupe du Monde...
Il me semble que ce qu'on a vu depuis le week-end dernier est à l'image de la crise qui mine d'autres secteurs de la société française, dans l'Education nationale notamment.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 juin 2010

Bafanas-bafanas 2, Bouffonos-bouffonos, zéro.

Écrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2010

Il me semble que ce qu'on a vu depuis le week-end dernier est à l'image de la crise qui mine d'autres secteurs de la société française, dans l'Education nationale notamment.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 juin 2010

On ne peut pas comparer. L'Éducation nationale* n'est pas en crise, mais fait l'objet d'un plan concerté de destruction afin d'abrutir les masses et leur permettre de mieux se délecter des frasques et des turpidudes des amuseurs publics.

* Peut-on dire que l'Éducation, comme la sélection des fouteurs de m... est encore "nationale"? Un gars comme Anelka, par qui tout le scandale est arrivé est passé par je ne sais combien de clubs européens. Tout juste s'il connait les paroles du refrain de la Marseillaise!

Écrit par : Buntov | 22 juin 2010

Il faudrait peut-être commencer par demander à ces footballeurs surpayés de rembourser les frais de leur formation ? Il me semble que cela revient très cher pour la Nation tous ces centres sportifs entretenus à coups de millions avec des tas de médecins et d'entraîneurs, sans compter les médicaments qui "aident" aux exploits sportifs ...
ceci est vrai aussi pour les tennismens et les autres joueurs professionnels !

Écrit par : iPidiblue exploits et exploiteurs | 22 juin 2010

Roseline devrait leur faire payer les vaccins de la grippe!

Écrit par : retraitée | 22 juin 2010

Je veux bien les piquer moi-même ... si on a besoin de renfort on demandera à Dobolino et Yann ...

Écrit par : iPidiblue joue au véto | 22 juin 2010

La discrimination ne doit pas passer par la présidente de la Halde :

Halde: la présidente a doublé son salaire
AFP
22/06/2010 | Mise à jour : 20:00 Réagir
Le nouvelle présidente de la Halde Jeannette Bougrab a fait voter début mai par le collège de l'instance de lutte contre les discriminations une délibération visant à doubler son indemnité mensuelle qui passe de 6.900 à 14.000 euros, selon Le Canard enchaîné à paraître demain.

L'hebdomadaire précise que cette délibération, en date du 3 mai et qui ne figure pas sur le site de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a été voté sous le titre de "modification de règlement de gestion des professionnels". Toujours selon Le Canard enchaîné, la présidente de la Halde bénéficiera également d'une indemnité de résidence. Selon le Canard Enchaîné, l'indemnité de Louis Schweitzer était de 6.900 euros.

Jeannette Bougrab, 36 ans, a été nommée présidente de la Halde par un décret du 16 avril du président de la République Nicolas Sarkozy. Créée par la loi du 30 décembre 2004, la Halde bénéficie d'un budget annuel de 11,9 millions d'euros et emploie 87 personnes. Elle était présidée depuis sa création par Louis Schweitzer dont le mandat est arrivé à échéance le 8 mars. Une porte-parole de la Halde a indiqué en début de soirée qu'un "communiqué de Mme Bougrab allait être publié prochainement".


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Écrit par : iPidiblue halte aux discriminations ! | 22 juin 2010

"La nouvelle présidente de la Halde Jeannette Bougrab a fait voter début mai par le collège de l'instance de lutte contre les discriminations une délibération visant à doubler son indemnité mensuelle qui passe de 6.900 à 14.000 euros, selon Le Canard enchaîné à paraître demain."

Ecrit par : iPidiblue halte aux discriminations ! | 22 juin 2010

Saloooooope !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

"La nouvelle présidente de la Halde Jeannette Bougrab a fait voter début mai par le collège de l'instance de lutte contre les discriminations une délibération visant à doubler son indemnité mensuelle qui passe de 6.900 à 14.000 euros, selon Le Canard enchaîné à paraître demain."
Ecrit par : iPidiblue halte aux discriminations ! | 22 juin 2010
Saloooooope !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

Je croyais que les questions de salaire n'avaient pas d'importance pour vous ^^.

Écrit par : TotoWeininger | 22 juin 2010

Bon, je laisse un message, sinon demain je ne saurai plus où en était la discussion quand je reprendrai.
Je n'ai toujours pas compris la conclusion que tirait Toto de la comparaison de ses chiffres. L'agrégé a un indice supérieur à celui du technicien supérieur de l'équipement, certes, mais ça ne dit pas grand chose sur la question. Ca ne dit même quasiment rien.
Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2010

Quelle était la question, au juste. Ah oui, "nous sommes passés du statut d'ingénieur à celui de technicien supérieur (et non d'ouvrier comme le dit Zorglub : il reste des ATOSS dont le statut est équivalent à celui d'ouvrier dans les EPLE)"

Il faudrait mieux définir ce que vous entendez par statut. Laissons de côté la question des rémunérations, puisqu'elle ne dit, selon vous, quasiment rien. Sans doute voulez-vous parler de la nature du travail que nous effectuons ? Je vous demande donc : en quoi notre travail est-il devenu celui d'un technicien supérieur ?

Écrit par : TotoWeininger | 22 juin 2010

"Je croyais que les questions de salaire n'avaient pas d'importance pour vous ^^."

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2010

C'est précisément pour ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

La métaphore scolaire a, me semble t-il, été filée à propos des footeux, par Finkie en grande forme, et sur plusieurs ondes: j'ai particulièrement apprécié l'analogie entre le "capitaine" et le délégué de classe, dans la contestation bornée et haineuse de l'autorité. Ceci dit,l'exercice avait tout de même ses limites car je vois mal sur quelle similitude reposerait ladite "autorité": nous ne recrutons ni ne sélectionnons nos élèves...
Fred

Écrit par : Fred | 22 juin 2010

Je viens de suivre Afrique du Sud - France, et la fin du fiasco en Coupe du Monde...
Il me semble que ce qu'on a vu depuis le week-end dernier est à l'image de la crise qui mine d'autres secteurs de la société française, dans l'Education nationale notamment.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 juin 2010
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Oui, et la Terre ne s'est pas arrêtée de tourner.
Voici 70 ans que j'entends cette réflexion après un événement marquant. De Gaulle, par exemple, l'a dite lorsque Khrouchtchev a été mis sur la touche au début des années 1960.
Or, pour la première fois, je me suis posé la question suivante :"Que deviendrait la durée du jour sur la Terre si elle cessait de tourner sur elle-même mais en continuant de tourner autour du soleil ?"
La réponse m'est venue à l'esprit immédiatement, et c'est le cas pour tous les professeurs de mathématiques et de sciences physiques. Ce devrait l'être aussi pour les professeurs de SVT et de l'univers (mais ils sont moins forts en mécanique que les précédents, soit dit sans intention de blesser nos éminents collègues qui en savent bien plus que nous dans la science de la vie, sinon en géologie, minéralogie, mécanique céleste et cosmologie).
Mais pour les professeurs de lettres, de langues vivantes, de sciences humaines, d'arts plastiques, d'éducation musicale et d'EPS, la réponse n'est peut-être pas immédiate.
J'attends vos réponses, chers amis ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 22 juin 2010

Ah bon, ce n'est pas le soleil qui tourne autour de la terre ???
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2010

@ M. Penin

Un peu moins de 8766 heures, non ?

Écrit par : Atlas | 22 juin 2010

Ci-dessous, une autre version de cette histoire de vacances-vendanges, transmise par un collègue fiable et sérieux.



Conditions de service et salaires : un peu d’histoire.

Quand et comment a-t-on défini le service des personnels enseignants fonctionnaires ? Certainement pas comme le prétend un texte de Laurent Tarillon, actuellement très en vogue sur la toile et qui fait fi de toutes les données historiques sur la question.
Les premiers enseignants de second degré fonctionnaires ont été recrutés au moment où l’on créait cet ordre d’enseignement avec la mise en place du lycée napoléonien. Et dès l’origine, les agrégés, quand ils enseignaient en lycée, avaient un service de 14 heures. On le voit, on était loin, à l’époque, de calculs mettant en relation le temps de travail des enseignants avec celui des autres travailleurs. A une époque où le législateur régnait sans conteste, un service de 14 heures de cours paraissait tout à fait convenir.
Les efforts faits pour mettre en place un enseignement de second degré n’ont jamais suffi pour répondre aux aspirations sociales. Les recrutements d’enseignants agrégés ont toujours été insuffisants pour faire fonctionner, à eux seuls, les lycées d’Etat et le nombre de lycées (un par département) était lui-même trop restreint pour accueillir le volume pourtant réduit des jeunes qui pouvaient relever d’un tel enseignement.
Aussi, dès l’origine vit-on se développer et se multiplier les sous-catégories de personnels et d’établissements aux situations diverses : horaires, néanmoins toujours calculés à la hausse à partir de celui des agrégés considéré comme la référence de base, rémunérations, statut de l’établissement (d’Etat, municipal, voire départemental ; cadre parisien et cadre provincial ; lycées, collèges, écoles professionnelles, écoles primaires supérieures ; classique, moderne, technique ; masculin, féminin, etc…) et surtout situations majoritaires de précarité, la plupart de ces enseignants non agrégés et pas tous licenciés n’étant pas titulaires de leur poste.
Bref les catégories pullulaient et une constante dans les revendications propres au métier fut, avant même l’existence de syndicats, le recrutement de seuls titulaires et l’uniformisation des conditions de services de tous sur la base la plus favorable.
Le premier texte allant dans ce sens fut le décret du 11 février 1932 codifiant dans un texte unique tous les maxima de service des enseignants des lycées et collèges et alignant les obligations de service des enseignantes sur celles de leurs collègues masculins. (Ce progrès là serait-il lui aussi si vieux qu’il faudrait le revoir !)
Remarquons au passage que la publication de ce texte, qui constituait un acquis insuffisant mais incontestable, allait de pair avec une revalorisation des rémunérations, importante, qui permettait de rattraper une partie du retard sur les carrières des officiers de l’armée qui servaient de référence aux revendications des enseignants. C’était le résultat de plusieurs années de lutte unitaire.
Mais on était encore loin du « Cadre Unique » qui était revendiqué par la profession sur la base de la situation la plus favorable, celle des agrégés.
Quelques dates, qui ne marquent pas que des progrès, fortement simplifiées de cette longue marche:
1938 : publication du statut des profs adjoints et répétiteurs au service de 36 heures, reconnaissance d’un service de 40 heures pour les ouvriers instructeurs (O-I) du technique.
1941 création du CAEC (Certificat d’aptitude à l’enseignement en collège, ancêtre du CAPES) premier concours de recrutement distinct de l’agrégation, mais maintien de la distinction cadre parisien (maxima de service 14 heures) et cadre provincial ( 18 heures).
24/12/1945 : suppression des EPS et décret supprimant les cadres géographiques (Paris/Province) pour les remplacer par des cadres et catégories d’enseignants.
6/5/1945 : décret « unifiant » les maxima de service : agrégés=14 ou 15 heures selon le cadre, non-agrégés (CAEC) titulaires=15 ou 16 heures, et délégués rectoraux (non titulaires) : 18 heures, mais laissant tout un tas de situations en suspens (enseignements artistiques, AE, PA, O-I, etc…) et codifiant des allégements ou augmentations de service en fonction des effectifs, des niveaux, de tâches spécifiques (labo, CPGE, etc…)
1948 : création des Adjoints d’enseignement, des PTA (ex O-I).
Le décret du 6/5/1945 sera la base des textes de 1950 qui entérineront avec la création du CAPES/T un service de non agrégé à 18 heures (le plus lourd du décret de 1945), précisera l’alignement de services de prépas scientifiques sur les littéraires, mais surtout aura pour objectifs, au-delà de ce toilettage qui n’était, comme toujours, qu’un prétexte, de nous imposer deux heures supplémentaires obligatoires et surtout les fameux compléments de service.
Les textes de 1950 s’ils constituaient une clarification et une simplification relative des situations, s’ils instituaient « définitivement » des principes fondamentaux de notre service (maximum hebdomadaire de cours en face d’élèves par opposition par ex à un service annualisé) n’en était pas moins une régression importante permise par la faiblesse syndicale dans laquelle se trouvait le second degré à cette époque : petit nombre de personnels concernés, « autonomie », division à l’intérieur de la FEN, etc.…
Les textes de 1950 n’ont que peu bougé, et remarquons que la « refonte » du statut général de la fonction publique en 1983 n’en sera pas l’occasion. Mais ils ont néanmoins été modifiés positivement à quelques reprises et notamment, grâce au SNES, avec la modification du maxima de service des enseignements artistiques. Et notre syndicat aura aussi évité des régressions fort graves avec la mise en échec de l’annualisation du service des Titulaires remplaçants.
Remarquons, au passage, que si les conditions de service des enseignants de second degré ont été un enjeu fréquent des luttes avec leur employeur, on ne trouvera jamais le même acharnement à redéfinir celui de leurs collègues du premier degré. Mais nous y reviendrons sans doute.

Et nos salaires dans tout ça: quelques précisions.
Les salaires des enseignants n’ont jamais été indépendants de ceux des autres fonctionnaires, et leur revendication en la matière a toujours été construite par référence à d’autres corps sur la base de la qualification reconnue par leur niveau de formation.
Et une référence que l’on retrouvera de l’origine à l’immédiat après guerre sera le traitement des officiers de l’armée. En avril 1946, lorsque fut mise en place la commission Coyne chargée d’étudier le classement des enseignants dans la nouvelle grille de rémunération prévue par le statut général de la fonction publique, le SNES revendiquait la parité entre les indices de fin de carrière du professeur- adjoint et ceux du commandant 1° échelon, du professeur licencié et du lieutenant- colonel 1° échelon, du professeur agrégé et du colonel 2° échelon.
Toutes les négociations sur le sujet auront toujours été menées sur de telles bases, tous les arbitrages rendus l’auront été dans ce sens, mais auront toujours été contournées au fil du temps et dans le cadre de négociations corporatistes particulières par l’introduction d’indemnités, de primes diverses ou de modifications catégorielles auxquelles d’ailleurs nous n’aurons pas échappé, même si les enseignants auront été, en règle générale, les plus souvent oubliés. Mais la disparition du recrutement des PEGC, des AE, la création des hors-classes ont forcément modifié un certain nombre de parités en leur temps dans la grille et contribué à réduire une part de notre déclassement.
Il n’en reste pas moins que, déclassés ou pas, le salaire des enseignants ne déroge pas aux règles générales de la fonction publique : IL S’AGIT, COMME POUR TOUS LES FONCTIONNAIRES, D’UN SALAIRE ANNUEL VERSÉ EN 12 MENSUALITÉS ET NI NOTRE SERVICE TEL QU’IL EST CALCULÉ EN HEURES DE COURS NI LE TEMPS DE VACANCES DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES N’ENTRENT ET NE SONT JAMAIS ENTRÉS EN LIGNE DE COMPTE DANS CE CALCUL, COMME PEUVENT LE MONTRER TOUTES LES ARCHIVES, COMPTE- RENDUS OU PV DE TOUTES LES RÉUNIONS DE NÉGOCIATIONS SUR LE SUJET. Aucun élément sérieux ne peut étayer cette rumeur pourtant fortement répandue.
Remarquons au passage que le temps de vacances n’a jamais répondu aux revendications des enseignants, mais à celles des familles et cela de tout temps : des familles rurales qui récupéraient de la main d’œuvre en été aux familles bourgeoises qui quittaient les centres urbains pendant les chaleurs avec armes et bagages, le consensus fut large, sans compter l’engouement pour les sports d’hiver à l’origine des vacances de février qui n’ont pas toujours existé, ou de la querelle du samedi, ou des semaines de 4 jours, etc.…

POURQUOI ?
Qu’est ce qui motive donc notre enseignant d’économie à rassembler sans les vérifier, à répandre sans aucun appareil critique (aucune référence, aucune bibliographie) cet ensemble d’allégations sans fondement ? La question se pose forcément. Pourquoi ce texte, que l’on invite à diffuser largement, à reproduire sans retenue et que l’on retrouve un peu partout de blog de gauche en blog de droite et même sur des sites SNES, le plus souvent sans commentaires (il doit se suffire à lui-même) et qui apparaît comme une vérité assurée sans besoin de preuves ni d’un minimum de référence historique ?
Pour ma part j’y vois une première explication. La volonté de laisser/faire croire qu’il y a et qu’il y a toujours eu, avec l’accord des organisations représentatives des personnels, un lien structurel entre nos conditions de services et nos salaires, (ce que tente par ailleurs, est-ce un hasard ?, une étude récente sur notre « paupérisation »), et que si nous gagnons peu c’est que nous travaillons peu, ou, comme le dit Sarkozy, que si nous voulons gagner plus il nous faudra travailler plus.
Certes on peut penser que, pour certains, toiletter le décret de 1950 n’est pas vouloir nous faire travailler plus mais nous faire travailler autrement.(Les plus anciens reconnaîtront là un slogan de la défunte FEN et de sa majorité UID ou du SGEN). Peut-être est-ce la même chose ? Car n’y a-t-il pas dans cette démarche l’idée que c’est notre statut de privilégié qui est un obstacle à l’amélioration du système éducatif, et que si nous acceptions de l’abandonner aux orties, subitement tout irait mieux et qu’alors nous pourrions obtenir une meilleure situation salariale ? Bref, « acceptez comme les autres de travailler 35 heures ou plus dans les établissements et vous verrez tout ira mieux. » Autrement dit, pour parler moins vulgaire et plus convenu, « abandonnez partie de votre enseignement disciplinaire pour assurer plus d’aide méthodologique, psychologique, etc.., assurez un encadrement pédagogique renforcé et nous passerons d’une massification en échec à une démocratisation réussie. »
Mais cet encadrement, n’est-ce pas ce que nous avions quand une petite partie des jeunes accédait aux second degré ? Parce qu’enfin, qui peut penser que les élèves d’aujourd’hui qui en 6° bénéficient dans le meilleur des cas de 4h30 de français ne tireraient pas bénéfice des 6 heures élèves dont 3 en petits groupes qu’avaient des enfants de milieu plus favorisé en 1950 ? A l’époque un prof certifié de lettres pouvait faire son service avec 2 classes de 6° et moins de 70 élèves contre 4 classes aujourd’hui et au moins 100 élèves voire 120. Si l’on veut améliorer l’encadrement pédagogique sans sacrifier le contenu de l’enseignement, il est vain de modifier le service des enseignants, et il vaudrait mieux augmenter les recrutements d’enseignants formés pour accompagner l’augmentation des effectifs. Bien sûr que le système éducatif coûte plus cher aujourd’hui qu’hier, mais veut-on former les jeunes ou faire semblant, ce que l’on fait depuis des années avec le succès que l’on voit.
Alors peut-être le décret de 1950 est-il vieux, certainement devons-nous, enseignants, continuer sans cesse de remettre sur le métier notre enseignement, mais n’est-ce pas vieille recette que de colporter l’idée que notre rêve est celui du lycée napoléonien, que nous ne sommes que d’affreux corporatistes, alors que sans nous l’élévation générale du niveau de formation ne serait pas ce qu’elle est, malgré tout ?

Jean-Marc ASTRUC

A lire avec profit : Histoire du SNES (tome 1) 1840-1967. A.Dalançon. IRHSES

Écrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2010

A lire avec profit : Histoire du SNES

Je n'y manquerai pas, mais j'attends la sortie des tomes suivants afin de passer direct à 2010 ...

Écrit par : Zorglub | 22 juin 2010

A lire avec profit : Histoire du SNES (tome 1) 1840-1967. A.Dalançon. IRHSES
Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2010
Merci Françoise ; j'ai hésité à reproduire ce texte vu sa longueur.

Écrit par : guy morel | 22 juin 2010

Bonsoir,

un p'tit coup de chapeau cordial à D. Arnaud,

pour sa soutenance de thèse de philosophie "La République a-t-elle encore un sens ?" du jeudi 17 juin 2010 à l’université de Besançon, UFR des Sciences de l’Homme, du Langage et de la Société.

Et maintenant, quoi de neuf (pour la suite de votre parcours), docteur ?

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 22 juin 2010

"
(...)
Je viens de suivre Afrique du Sud - France, et la fin du fiasco en Coupe du Monde...

Il me semble que ce qu'on a vu depuis le week-end dernier est à l'image de la crise qui mine d'autres secteurs de la société française, dans l'Education nationale notamment.
Le comportement de certains joueurs équivaut à celui de "cailleras" qui plombent certaines classes. La recherche du "traître" annoncée par Patrice Evra ressemblait beaucoup à la recherche de la "balance" à l'école. "L'Equipe", dans ses colonnes, file d'ailleurs à juste titre la métaphore scolaire (!).
(...)
"

Même écho ici:

http://www.mezetulle.net/article-foot-fran-ais-un-deni-de-civilisation-supplique-aux-rugbymen-52692977.html

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 22 juin 2010

"Guy - Boileau - Morel, je pourrais en enfiler cent
Ecrit par : Pendariès | 22 juin 2010

Vantard !

Écrit par : Jeremy | 23 juin 2010

Je viens ici soutenir la haldeuse qui, soumise à des cadences infernales, doit bien trouver une compensation dans l'exercice d'une activité aussi pénible et ingrate.

Un boulevard s'ouvre devant celle qui vient de toucher là son bâton de maréchal. Connaissant la cadence imprimée sur les maréchaux, on lui souhaite bien du plaisir dans la gestion des dossiers (de siège).

Aura-t-elle une voiture de fonction ?

PS : JPB, j'appelle un peu plus tard, à une heure plus chrétienne

Écrit par : dugong | 23 juin 2010

Guy Morel : auriez vous l'obligeance de me citer qui était le ministre qui a fait envoyez la troupe en Algérie ? je suis sur que vous avez voté pour lui aux présidentiels en 1981 :)
Ecrit par : exTC | 21 juin 2010

"Qui a fait envoyeR".
Je n'ai pas à vous dire pour qui j'ai voté, mais je peux vous dire que je ne vote pas aux présidentielles depuis belle lurette. Comme quoi, vous avez tort d'être sûr.
Ecrit par : guy morel | 21 juin 2010

TARTUFFE!

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Il y a bien longtemps que les profs ne forment plus cette "aristocratie de l'esprit" dont parlait naguère le sieur Nemo...
Ecrit par : Phil | 22 juin 2010

"Aristocratie de l'esprit" est surtout l'expression employée par Fumaroli, dans son magnifique livre sur Chateaubriand. Il y a établi un parallèle entre celle qui allait connaître le "Rasoir national" (comme témoin ou victime) et celle que formèrent à leur tour, dans les années 20-30, les intellectuels juifs d'Europe centrale et orientale, qui allaient subir un sort similaire.
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"Gramsci en a donné une formulation exemplaire : « Auparavant, les élèves acquéraient au moins un certain bagage de faits concrets. Désormais, il n'y aura même plus un tel bagage à mettre en ordre. […] L'aspect le plus paradoxal de tout cela est que ce nouveau type d'école est présenté comme démocratique alors qu'en fait il conduit à non seulement perpétuer mais aussi à cristalliser les inégalités sociales. » (Cahiers de prison)



Hautement recommandée, en effet, la lecture de ces «Carnets de prison», contemporains des « Propos sur l'éducation » d'Alain, deux ouvrages qui prononcent un réquisitoire implacable contre les foutaises de la doxa progressiste/constructiviste/pédagogiste, née dans la décennie précédente au Teachers’ College de Columbia. Ce dernier a promptement exporté ses théories fumeuses, destructrices des apprentissages, dans le même temps qu'il les disséminait sur l'ensemble du territoire US, à la faveur d'une extraordinaire expansion de l'instruction publique entre 1920 et 1960. 
C'est ainsi que s'éclaire un paradoxe: le système éducatif le plus décentralisé au monde et le champion du centralisme étatique furent pareillement infectés. Dans les deux cas la structure administrative n'a pas affecté la dissémination de la pandémie. Rien ne put arrêter la fièvre idéologique, ancrée dans les mêmes utopies.

Tout comme on a pu identifier un steward (ou pilote je ne sais plus) d'une compagnie d'aviation nord-américaine comme le premier porteur du Sida, on peut identifier avec précision l'origine de la première souche du Sida éducatif, dont le propagateur initial s'appelait William H. Kilpatrick (1871-1965). Il sévit à Columbia de 1912 à 1937.

Les critiques d'Alain et de Gramsci sont à rapprocher d'une autre condamnation sans appel trouvée dans le dernier article que Penda nous a posté, pour clôturer son florilège québécois:

"La remarque de Michael Devitt, terrifiante, revient ici en mémoire : « J'ai un candidat à proposer pour le titre de tendance intellectuelle la plus dangereuse de notre temps : […] le constructivisme. […] dans certains mouvements politiques bien intentionnés, mais confus, cela a conduit à une véritable épidémie de construction de mondes. Le constructivisme s'attaque au système immunitaire qui nous prémunit contre la folie. »



Il me semble qu'à mon arrivée sur ce blog, il y a près de 4 ans, j'avais raconté mon effarement quand j'ai découvert, au début des années 1970, les ravages de l'illettrisme dus (je l’ai compris depuis) à l’enseignement de la méthode globale et autres "innovations". Mes neveux en étaient les victimes. Leur père flamand et leur mère allemande avaient cru bien faire de les mettre à l’école du village, celui de l’Ile Bizard, à 25 Km de Montréal et quand ils s'absentaient, je les avais en pension chez moi, quelques semaines par an. Je les aidais aussi fréquemment pour leurs devoirs, enfin le peu qu'ils en avaient, et corrigeais, en rouge, les mots à faire signer, à l'occasion d'une sortie, ou d'un autre évènement, et qu'ils rapportaient de l'école, truffés de fautes. Ma belle-soeur ne parlait pas du tout le français.

Aussi, quand ma fille eut 5 ans (en 1978) j'ai refusé de l'inscrire dans la même école que ses cousins (nous étions voisins). Elle alla d'abord dans une maternelle privée, tenue par un directeur et des instits "de France". Nous avons attendu le résultat du procès que mon mari a dû intenter à la Commission scolaire pour obtenir le droit de l'inscrire à l'école anglophone.
L'arrivée au pouvoir des indépendantistes avait signé en 1976 la fin d'une relative liberté du choix de l'école, une fois passé l'obstacle confessionnel. J'avais pris soin de me marier à l'église protestante (religion de mon mari) et d'y faire baptiser ma fille car, les écoles étant confessionnelles, je voulais mettre toutes les chances de son côté, mais je n'avais pas prévu que la victoire du PQ (Parti Québécois) allait bousculer mes plans. Un de leur premiers hauts-faits fut d'interdire l'école anglaise aux enfants dont les parents n'étaient pas anglophones. Mon mari était d'origine allemande, avait fait ses études secondaires en anglais, ...et il était avocat. Il a gagné sa "cause" et notre fille a donc finalement obtenu ainsi officiellement le droit d'échapper à la malédiction pédagogiste.


J'ai eu beaucoup de plaisir, Penda, à voir confirmer, dans ce même article que vous nous avez donné à lire, ce que je m'échine à expliquer ici, à savoir que le pédagogisme est d'essence illibérale, tandis que l'école des savoirs est un pur produit de la pensée "libérale", une évidence qui remonte aux écrits de Jefferson, par exemple, et à ceux de son ami Condorcet qui lui emboîta le pas. Ferry et Buisson ont picoré dans le projet de ce pionnier de l'Instruction publique, de l'école républicaine et, n'en déplaise à Morel, de l'élitisme tout aussi républicain, mais ce qu'ils appelaient l'école "libérale", n'en était qu'une version tronquée.


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Pierre Laurent, nouveau Secrétaire général après Marie-Georges…
Fils de Paul Laurent, ex-député communiste…
Les "fils et filles de" investissent le PCF…
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 juin 2010



Aprés Françoise de Panafieu, née Missoffe, Martine Aubry, née Delors, sans parler de Debré, Villepin et tutti quanti, il était grand temps que l'ex "plus grand parti de France", à l’agonie, s'y mette lui aussi mais, question pointure, le p'tit blondinet, c'est une autre affaire. 


Quant à la Marie-Georges, elle devrait vraiment virer son coiffeur car, pour ses adieux, il lui a encore raté son balayage. Sa calotte à rayures de bagnard ne déparait pas l'évènement d'ailleurs, touche cocasse dans ce temple de la ringardise, où les derniers fidèles tentaient de se convaincre qu'ils étaient encore vivants ... en chantant l'Internationale. 


Pathétique!!!

Écrit par : Cadichon | 23 juin 2010

Oui, Cadichon, c'était presque aussi pathétiquement drôle que le discours d'investiture d'Hervé Morin...
Par Patrice Evra, entendu ce matin, sur France-Inter: "je respecte trop la souffrance des français"... Bouffon, bouffon, bouffon !!!
Maintenant que ces nullards sont éliminés, on va pouvoir parler de choses un peu sérieuses! (La réforme des retraites, l'affaire Woerth...)
Et Bachelot qui parle d'un chant de ruines... ON S'EN BRANLE, des pousseurs de baballe !!! Jusqu'à l'os !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2010

« "Aristocratie de l'esprit" est surtout l'expression employée par Fumaroli »
Cadichon | 23 juin 2010

« II existe plusieurs similitudes entre l'aristocratie de l'esprit et celle de la race; l'homme d'esprit affecte à l'égard de l'homme vulgaire le même mépris que le noble à l'égard du vilain ; mais ce sentiment chez le premier est fondé sur une supériorité réelle, tandis que chez le noble il n'est qu'un préjugé. Le bon sens en effet est un titre exclusivement personnel, qui ne se vend ni se transmet, et c'est un avantage que l'aristocratie de l'esprit revendique à bon droit sur ses deux rivales, l'aristocratie de la naissance et celle de l'argent. »
L.-V. R.
Revue belge, 1842.

Écrit par : tailleboudin | 23 juin 2010

Vous avez raison, Francis, la terre ne s'est pas arrêtée de tourner avec cette pitoyable histoire de foot.
Je n'enseigne ni les maths ni la physique ce qui ne veut pas dire que ces disciplines ne m'intéressent pas. Quand on est passé par l'Ecole qui formait les instituteurs, qu'on a fait ses premières armes dans une classe unique de campagne, et qu'on s'est occupé d'un CDI durant 17 ans, on est habitué à s'intéresser à de nombreux sujets. Quand j'étais institutrice et que j'économisais pour reprendre des études que ma famille ne pouvait en aucun cas m'offrir - mais elle m'a légué d'autres richesses non matérielles qui m'ont aidée à poursuivre ma route - j'envisageais de me tourner vers l'histoire de l'art ou les lettres tout en ayant la possibilité de reprendre et perfectionner le chant choral. J'ai pris mon temps et surmonté bien des échecs qui sont faits pour être surmontés. La volonté de les dépasser, c'est le sens même de la vie disait Freinet.
Bref, me voici arrivée à l'âge où l'on considère les choses avec du recul et où l'essentiel apparaît plus distinctement. En voici un exemple qui répondra peut-être à votre question.
Dimanche, dernier, nous nous promenions dans la campagne avec mon mari. ( En voiture, bien sûr, car à pied ce n'est plus possible pour lui depuis maintenant 48 ans. "Quelle connerie la guerre!")
Nous écoutions France infos et comme nous en avions assez des commentaires relatifs aux histoires de nos héros sportifs sauveurs de l'humanité, nous avons décidé d'écouter Radio classique. Là, nous avons été saisis par la beauté de deux voix qui s'accordaient à merveille et exprimaient au delà des paroles en latin, la douleur sans nom d'un être huamin qui souffre. Nuria Rial et Carlos Mena ,chanteurs que je connaissais pas du tout, interprétaient un extrait du Stabat Mater de Pergolese.( J'ai travaillé cette oeuvre autrefois.) Un moment, j'ai cru que la voix grave était celle d'une alto plutôt que celle d'un contre ténor car un léger vibrato la rendait encore plus chaude, plus timbrée et plus émouvante encore.
Le temps s'est arrêté.
Que dire de plus ? Les sciences exactes nous aident à comprendre ce monde où nous vivons. Les lettres et les arts nous permettent de nous exprimer, de nous dépasser, de nous construire et de trouver notre équilibre, notre sérénité. pour surmonter les épreuves. Toutes ces disciplines se complètent, exigent un effort patient et régulier, passion et rigueur à la fois et ainsi la vie vaut la peine d'être vécue.
C'est tout. Je peux me tromper, ce n'est que mon point de vue qui vaut ce qu'il vaut.

Écrit par : charpentier Hélène | 23 juin 2010

Merci Hélène. C''est le mien aussi.

Écrit par : nicolas | 23 juin 2010

@ M. Penin

Un peu moins de 8766 heures, non ?

Ecrit par : Atlas | 22 juin 2010
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À quelques minutes près, oui.
J'ai trouvé 8766 sur la base approximative de la durée d'une année de 365 jours un quart pour ne pas négliger le fait qu'il y a un jour de plus tous les quatre ans.
Si c'est un peu moins, c'est que vous êtes très bien renseigné.
(Un an dure donc 365 jours et un peu moins de six heures; un astronome professionnel ou même amateur peut connaître la valeur précise. Ou bien alors avez-vous trouvé la durée précise sur internet...)
Êtes-vous professeur de sciences (math, phys ou SVT) ?
On pourrait reprocher à mon énoncé de n'être pas complet.
Je sous-entendais que le référentiel dans lequel la Terre ne tournerait plus devait être galiléen, mais j'avais peur que cette précision n'en décourageât plus d'un ou une sur ce blog.
Votre pseudo me fait pencher vers l'hypothèse que vous êtes un scientifique, mais aussi peut-être plutôt un géographe. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 juin 2010

Bonsoir,

un p'tit coup de chapeau cordial à D. Arnaud,

pour sa soutenance de thèse de philosophie "La République a-t-elle encore un sens ?" du jeudi 17 juin 2010 à l’université de Besançon, UFR des Sciences de l’Homme, du Langage et de la Société.

Et maintenant, quoi de neuf (pour la suite de votre parcours), docteur ?

'Puohc


Merci!
Assurément, jeudi (jour du catastrophique Mexique-France), je préférais être à ma place plutôt qu'à celle du sélectionneur!!!

Dans l'immédiat, muscat sur le front de mer entre deux matches... en attendant la publication de l'essai sur la République...

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 juin 2010

C'est tout. Je peux me tromper, ce n'est que mon point de vue qui vaut ce qu'il vaut.

Ecrit par : charpentier Hélène | 23 juin 2010
---
Je suis d'accord avec vous, Hélène !
Mon métier est professeur de sciences physiques (honoraire), mais mon loisir préféré est le chant classique.
J'ai chanté des extraits de Nabucco, de Verdi, lundi 21 juin 2010 à 20 h 30, au temple de Blois, accompagné au piano (qui jouait partiellement ce que le chœur aurait chanté si nous en avions eu un).
Dans ces deux extraits, l'un au début de l'opéra et l'autre juste après le chœur des esclaves, Zaccaria réconforte les Hébreux durement éprouvés par les Babyloniens.
Je n'aurais pas pu me contenter de la science pour remplir ma vie.
Je crois comprendre que votre mari a été blessé pendant la guerre d'Algérie. Un de mes amis a sauté sur une mine alors qu'il était dans un véhicule. Il a été amputé des deux pieds et ses genoux ont été sauvés. Depuis 1959 il porte des prothèses et ne peut marcher que peu de temps.
J'ai entendu un chroniqueur estimable de France Inter acquiescer, il y a quatre ou cinq ans, quand l'invité émit l'opinion que le ministère des Anciens combattants n'avait plus de raison d'être puisque les derniers survivants de la Grande Guerre n'étaient plus qu'une poignée, et qu'il n'y avait plus guère d'anciens soldats de la Seconde Guerre mondiale. Quant à ceux de la Guerre d'Algérie, il n'en fit pas mention !
Outré par ces propos désinvoltes, j'écrivis une lettre courtoise mais ferme à ce chroniqueur qui ne me répondit pas, ce que je suppose avoir été l'effet d'un profond embarras.
Si j'apprenais qu'il avait jeté ma lettre à la corbeille avec un haussement d'épaules, je lui dirais ce que je pense d'un tel geste (mais avec un vocabulaire plus châtié que celui d'un certain antihéros du football).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 juin 2010

J'ai lu "La fabrique du crétin" et aussi " A bonne école".Je suis comme vous furieux de voir que l'école ne joue plus son rôle d'ascenseur social pour tous. Mais je ne suis pas d'accord quant vous incriminé la Nouvelle Pédagogie.... Il est pour moi évident que ce que j'ai vécu comme scolarité est frnchement extraordinaire .3 ans de maternelle avec une istitutrice gardienne qui nous faisait déja évoluer , ensuite 6 ans de scolarité primaire avec un maître de qualité l'instit du village le 3ième en importance dans le village après le maire(bourgmestre chez nous) et le curé , ensuite 6 années secondaires dans les branches que j'avais choisies le latin et le grec par curiosité d'abord ensuite les maths et les sciences par goût pour aller tester l'univ en Physique et revenir en régendat Math... Diplomé après 2 ans de Math Physique Chimie que j'ai enseigné durant 34 ans... Nous allions à l'école en primaire de 9h à 12 et de 13 à 16 tous les jours sauf le mercredi et le samedi là ce n'était que le matin
Actuellement ils vont de 8h30 à 12h et de 13h30 à 15h20 tous les jours sauf le mercredi seulement le matin. sur 6 années primaire une perte de 5heures semaine en secondaire j'avais 38 heures de 50minutes actuellement 32 avec des remédiations don moins 4 par semaine... Et on voudrait faire plus en moins de temps...Ce ne sont pas les Pédagogies Nouvelles qui ont fit perdre ce paquet d'heures.... mais les restrictions budgétaires.

Écrit par : SCREVE RENE | 24 juin 2010

@Francis, Jules

"@ M. Penin

Un peu moins de 8766 heures, non ?

Ecrit par : Atlas | 22 juin 2010
---
À quelques minutes près, oui.
J'ai trouvé 8766 sur la base approximative de la durée d'une année de 365 jours un quart pour ne pas négliger le fait qu'il y a un jour de plus tous les quatre ans.
Si c'est un peu moins, c'est que vous êtes très bien renseigné.
(Un an dure donc 365 jours et un peu moins de six heures; un astronome professionnel ou même amateur peut connaître la valeur précise. Ou bien alors avez-vous trouvé la durée précise sur internet...)
Êtes-vous professeur de sciences (math, phys ou SVT) ?
On pourrait reprocher à mon énoncé de n'être pas complet.
Je sous-entendais que le référentiel dans lequel la Terre ne tournerait plus devait être galiléen, mais j'avais peur que cette précision n'en décourageât plus d'un ou une sur ce blog.
Votre pseudo me fait pencher vers l'hypothèse que vous êtes un scientifique, mais aussi peut-être plutôt un géographe. :-)'"

Si je ne m'abuse, le concept de "journée" n'aurait plus de sens, puisqu'un côté de la terre serait toujours éclairé et un autre toujours dans l'ombre.
Ainsi, la durée d'une journée serait infinie :-)

Écrit par : Fabrice_BLR | 25 juin 2010

Après réflexion, enlever la rotation de la terre sur elle-même n'empêche pas que son mouvement soit un mouvement de translation (non-compensé dans ce cas), et donc le jour dure 6 mois (en fait, exactement comme ce qui se passe à l'heure actuelle au Pôle Nord).

Écrit par : Fabrice_BLR | 25 juin 2010

Si je ne m'abuse, le concept de "journée" n'aurait plus de sens, puisqu'un côté de la terre serait toujours éclairé et un autre toujours dans l'ombre.
Ainsi, la durée d'une journée serait infinie :-)

Ecrit par : Fabrice_BLR | 25 juin 2010
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Non, Fabrice, vous vous trompez. Ce serait le cas si la Terre présentait toujours la même face au soleil, comme le fait la lune avec la Terre, ce qui signifie que la lune fait un tour sur elle-même en une lunaison (29 jours 12 heures 44 minutes et 2 secondes en moyenne).
Si la Terre présentait toujours la même face au soleil, en tout point de la Terre on verrait le soleil (dans un hémisphère) toujours dans le même endroit du ciel. Dans l'autre hémisphère ce serait la nuit éternelle. Dans l'hémisphère éclairé on serait au matin éternel ou à midi en permanence ou au soir éternel avec tous les intermédiaires entre le matin et le soir selon le lieu ou l'on se trouve. Alors la Terre tournerait (elle n'aurait pas cessé de tourner mais divisé sa vitesse de rotation par 365, 25). Elle tournerait par rapport à l'univers, dans ce qu'on appelle un référentiel galiléen.

Si elle ne tournait pas du tout dans un tel référentiel, le jour durerait un an, en tout point de la Terre. Tout point de la Terre serait éclairé six mois puis plongé dans l'obsurité pendant six mois.
On verrait, d'un point quelconque de la Terre, le soleil se déplacer dans le ciel 365,25 fois moins vite que dans les conditions actuelles. Le climat en serait fortement affecté, et la vie végétale et animale ne serait plus ce qu'elle est, je crois bien.
Atlas, veuillez vérifier le bien fondé de ce que je dis ici. Je ne voudrais pas dire de bêtises sans être épinglé par plus savant que moi en astronomie. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 juin 2010

Après réflexion, enlever la rotation de la terre sur elle-même n'empêche pas que son mouvement soit un mouvement de translation (non-compensé dans ce cas), et donc le jour dure 6 mois (en fait, exactement comme ce qui se passe à l'heure actuelle au Pôle Nord).

Ecrit par : Fabrice_BLR | 25 juin 2010
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Oui ! Je découvre ce message après avoir répondu au précédent.
Le mouvement de la Terre serait un mouvement de translation curviligne, toujours par rapport à l'univers considéré comme fixe et indéformable, ce que l'univers est approximativement dans une durée brève (un an est une durée brève dans une telle perspective).
Je m'avance un peu en parlant d'univers "fixe" : cela n'a pas vraiment de sens. On serait bien embarrassé de dire par rapport à quoi l'univers serait fixe. Mais j'ai écrit "considéré comme". On n'est jamais trop prudent !
Vous avez bien rectifié le tir. :-)
Je réalise après quelques instants de réflexion que vous avez raison en ce qui concerne les pôles : pour les pôles la situation est toujours la même quelle que soit la vitesse de rotation de la Terre.
Fascinant, n'est-ce pas ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 juin 2010

Précision à Francis Penin.
Mon mari est devenu paraplégique lors de son service militaire en Algérie en novembre 1961 suite à un énorme furoncle à la main droite, opéré mais non soigné aux antibiotiques. Le staphylocoque doré alla se loger dans la moelle épinière au niveau de la quatrième dorsale provoquant des dégâts irréversibles.Il venait d'avoir 22 ans. Opéré à Alger puis rapatrié, il séjourna 18 mois au Val de Grâce au troisième étage du val de Grâce. Pas d'ascenseur. Non blessé par balle il n'était pas prioritaire pour entreprendre une rééducation aux Invalides. Il crut devenir fou. Aux Invalides il réapprit à vivre et rentra au village natal après 5 ans d'absence. Comme il n'était plus question d'exercer le métier de viticulteur qui le passionnait et le passionne toujours, en reprenant l'exploitation modeste de ses parents, il s'occupa de la coopérative du village, ce qui lui a permis de devenir indispensable et d'avoir de nombreux contacts. Je ne parle pas de la mairie ni de sa disponibilité de père de famille attentif et bricoleur.
Je connais bon nombre de ses camarades d'infortune aux handicaps variés. Cela donne à réfléchir. Un jour, j'ai lu sur ce blog que les appelés d'Algérie étaient forcément tous des tortionnaires. Celui qui avait émis cet avis aurait dû s'informer davantage mais il y a eu une époque où l'on parlait beaucoup de ce sujet. On a dû vendre du papier je suppose, mais pour ceux qui n'avaient rien à se reprocher, ce fut une souffrance supplémentaire.
Je ne veux pas abuser du blog quoique nous ayons tous à coeur je suppose d'instruire notre jeunesse et de lui faire comprendre que la haine, l'intolérance, le fanatisme, le culte de la force brute, ne mènent à rien sinon à la guerre qui bousille ceux qui n'ont rien demandé et préfèreraient gagner leur vie honnêtement.
J'ai rédigé un court récit qui doit traîner sur la toile : " Les oiseaux du Der." qui en dit un peu plus.

Malgré tout cela, je voudrais vous dire à vous et à Françoise Guichard qui avait un peu le bourdon ces jours-ci , qu'il y a des tas de raisons pour aimer la vie.

J'ai reçu ce texte d'un ami belge ce matin. Et comme j'aime partager , le voici.

CREDO

Je crois en l’homme, cette ordure

Je crois en l’homme, ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte

Je crois en l’homme, ce tordu,
Cette vessie de vanité.
Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
Ce boute-feu, ce fouille-merde.
Je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire

De mortel et d’irréparable.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l’étoile.
Je crois en lui

Pour le sel de son amitié

Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.
Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d’un berger.
Lucien Jacques

Écrit par : charpentier Hélène | 25 juin 2010

@Francis

Oui, j'ai eu un moment d'égarement, j'ai imaginé un mouvement de *rotation* de la Terre autour du Soleil, comme c'est le cas par exemple pour la Lune autour de la Terre.
Mais comme chacun le sait, le mouvement de la Terre autour du Soleil est un mouvement de translation (orbite ellipsoïdale, etc...).

Écrit par : Fabrice_BLR | 26 juin 2010

Précision à Francis Penin.
Mon mari est devenu paraplégique lors de son service militaire en Algérie en novembre 1961 suite à un énorme furoncle à la main droite, opéré mais non soigné aux antibiotiques. Le staphylocoque doré alla se loger dans la moelle épinière au niveau de la quatrième dorsale provoquant des dégâts irréversibles.J'ai reçu ce texte d'un ami belge ce matin. Et comme j'aime partager , le voici.

CREDO

Je crois en l’homme, cette ordure

Je crois en l’homme, ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte

Je crois en l’homme, ce tordu,
Cette vessie de vanité.
Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
Ce boute-feu, ce fouille-merde.
Je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire

De mortel et d’irréparable.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l’étoile.
Je crois en lui

Pour le sel de son amitié

Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.
Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d’un berger.
Lucien Jacques

Ecrit par : charpentier Hélène | 25 juin 2010
---
Je ne m'attendais pas à une telle explication du handicap de votre mari, Hélène.
Il a été victime d'une négligence dans les soins qu'il a reçus, à une époque où cela était inadmissible. Mais la grande muette s'exonère toujours de toutes ses fautes.
Je suis très touché de votre confidence.
Votre mari peut-il se servir avec une aisance raisonnable d'un ordinateur ?
Joli texte doux-amer que ce texte de votre ami, Hélène. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 juin 2010

Catmano, très drôle, votre vidéo.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 juin 2010

@Francis

Oui, j'ai eu un moment d'égarement, j'ai imaginé un mouvement de *rotation* de la Terre autour du Soleil, comme c'est le cas par exemple pour la Lune autour de la Terre.
Mais comme chacun le sait, le mouvement de la Terre autour du Soleil est un mouvement de translation (orbite ellipsoïdale, etc...).

Ecrit par : Fabrice_BLR | 26 juin 2010
---
Ne vous mettez pas martel en tête pour une erreur, Fabrice. Qui n'en commet jamais ?
Ah ! une précision : les orbites des planètes sont elliptiques, non pas ellipsoïdales. Les premières sont planes, les secondes, non. Mais les secondes, à ma connaissance, n'existent pas.
Et je ne crois pas qu'on puisse dire que le mouvement de la Terre autour du soleil est un mouvement de translation. Il ne le serait que dans le cas extraordinaire où la Terre ne tournerait pas sur elle-même par rapport à l'univers. La Terre est animée d'un mouvement de rotation sur elle-même et de révolution autour du soleil.
Amicalement à vous, Fabrice. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 juin 2010

Francis, mon mari dispose de ses bras et de ses mains comme un aveugle développe l'usage de l'ouïe et du toucher Bricoleur minutieux de nature , il est devenu bricoleur astucieux tant pour lui, que pour rendre service aux autres et réparer des jouets par exemple. Passionné de généalogie et d'histoire locale, l'ordinateur lui rend bien des services et nous entretenons une correspondance suivie avec un ami d'enfance aveugle disposant d'un ordinateur adapté : clavier en braille et système transformant en voix synthétique les textes imprimés, mais pas les pps.

Écrit par : charpentier Hélène | 27 juin 2010

Le progrès scientifique et le progrès technologique qui en découle ont du bon.
Je suis bien embarrassé de vous dire que je ne sais pas ce que sont les "pps", Hélène !
J'ai un ami myopathe qui passe sa vie devant son ordinateur. Il apprend une foule de choses dans tous les domaines. Il se déplace en fauteuil roulant mais peut conduire sa voiture, (avec l'aide de sa femme pour quitter le siège du conducteur et s'asseoir dans le fauteuil roulant qu'elle manœuvre). Il a 54 ans et sa maladie évolue inexorablement.
Il n'a pas les moyens de s'acheter un véhicule où le conducteur s'installe devant le volant en restant dans son fauteuil.
Il est clair que votre mari et vous avez affronté le sort avec courage et je vous rends hommage pour cela.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 juin 2010

Même si les profs gagnaient le SMIC on trouverait qu'ils auraient encore bien de la chance d'avoir autant de vacances...

La rémunération d'un prof doit cependant se comparer à celle d'un inspecteur des impôts ou du Trésor, à celle d'un attaché ou d'un attaché principal, à celle d'un cadre moyen dans le privé. Un prof c'est un cadre à temps partiel ! Que les cadres se mettent à temps partiel et on pourra enfin les envier aussi...

La rémunération d'un prof comporte très peu de primes par rapport à celles des militaires, policiers, magistrats... de sortes qu'il suffit de voir les stats de l'insee pour constater que c'est la rémunération des profs qui diminue en euros constants plus que les autres catégories de fonctionnaires...

Les profs travaillent plus de jours actuellement qu'il y a 50 ans, lorsque le statut à été instauré. Or, dans toutes les autres professions il y a eu une baisse du temps de travail (3e, 4e, 5e semaine de CP puis 35 h). Le métier d'enseignant a donc perdu de son avantage par rapport à d'autres professions.

Écrit par : jacques latutter | 28 juin 2010

Le problème ne vient-il pas aussi de la non prise en compte des responsabilités ?
Parce qu'on parle de diplôme tout le temps, mais finalement ce qui fait l'usure quotidienne, c'est pas tant le diplôme (bac+3, +4, +5), mais bien le fait qu'il faille encadrer au quotidien 30 marmailles qui rentrent dans l'adolescence de plus en plus tôt et dont faire des "conneries" (grimper aux arbres, faire des mélanges chimiques aléatoire, fumer, faire du scooter le tout pendant les heures scolaires) est un art de vivre. En résumé, l'encadrant ne gère pas des dossiers ou des sous, mais bien de l'humain (et pas n'importe lesquels, souvent des enfants)... bon après, tout le raisonnement dépend de l'importance que l'on accorde à l'humain face aux sous...

Et du coup, là ça ne touche pas que les professeurs, mais bien tous les métiers de l'encadrement, y compris le prof de judo ou de roller... ça voudrait dire que c'est tout un concept qu'il faut revoir et accepter (qu'à l'heure), un encadrant fonction publique ou pas, enseignement ou sport ou loisirs, soit payer au même titre qu'un cadre...
hé oui, ce branleur de prof de volley ou de foot qui ne fait que siffler du bord du terrain - j'appuie volontairement le trait, ne le prenez pas mal - et cette espèce de feignasse d'instit ou pire de prof - pareil, je caricature -, qui se tape 18h de cours semaine et 17 semaine de vacances, mériterait de gagner autant qu'un cadre !!!

A l'heure oui why not ! Mais quelles heures ? Les heures "effectives" ? ça veut dire devant les élèves ? Ah ben oui, il n'y en a pas beaucoup... mais ça prend combien de temps selon vous de préparer une journée de cours de 6h ? Ca prend combien de temps de préparer une présentation/une réunion de 2h dans le privé ? Du temps, sauf que dans le privé, c'est du temps au bureau que tout le monde voit bien, tandis que l'enseignant, c'est du temps chez lui (et pire l'encadrant sportif, il prépare rien, déjà qu'il sait à peine lire... c'est bien connu)...
Alors peut-être qu'il faudrait que les enseignants aient des heures obligatoires à l'école pour justifier de ce travail, ce qui ne semble pas incohérent finalement...

Aller je modère un peu ma pensée... Vu que l'éducation nationale n'est pas à proprement parler productive (pas de rentrée d'argent dû au travail des enseignants), c'est un peu logique que les salaires soient moins important que dans le privé, et il y a effectivement une batterie d'avantages avec le statut de fonctionnaire qui compense cette différence à mon sens...
Effectivement, à bac+ équivalent, le travail fourni par un cadre est monstrueux (je l'ai été, je faisais 50h semaine payer 35 et pas bien cher en plus, bas de l'échelon des cadres, donc 1350 net...)

En résumé, plus que de revoir ce problème d'heures payées pour les profs, il faudrait peut-être revoir les critères d'attribution des salaires et ne pas oublier la valorisation du travail personnel (mais indispensable)

Écrit par : Maludi | 30 juin 2010

Réponse à Francis sur la signification du sigle " pps "

Pour avoir l'air de quelqu'un qui s'y connaît, je suis allée faire un tour sur wikipédia et parmi les différentes définitions proposées, je pense que la bonne est la première : power point show . format de fichier.
En réalité, je ne m'y connais pas. Je fouine, je bricole, je me forme sur le tas et pour moi, un pps c'est un montage audiovisuel, présentant des images fixes ou animées, accompagnées ou non d'un texte, avec un fond sonore. Donc comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, vous saviez ce qu'était un "pps ". Certains sont superbes, d'autres sentent la guimauve, d'autres sont dégoulinants de grossièreté et de mauvais goût, parfois à vomir.
Pour revenir à notre sujet concernant les textes des pps, j'ai cru dans un premier temps qu'ils étaient transcrits en voix synthétiques pour les aveugles. Ce n'est pas le cas car le format des caractères ne convient pas au système qui transcrit. Si nous jugeons qu'un texte de pps vaut la peine d'être traduit en voix synthétique pour notre ami aveugle, nous devons le recopier et l'envoyer comme un message ordinaire.
Le système de transcription vocale ne résout pas tout. Par exemple, il circule en ce moment sur la toile, un pps particulièrement moqueur qui en rajoute une couche sur les bleus et présente une lettre bourrée d'erreurs d'orthographe, de maladresses et de ratures. Je peux le recopier à l'identique mais mon ami aveugle l'entendra sans pouvoir remarquer les confusions énormes, ou alors il faudrait que je précise à chaque fois dans une parenthèse comment le mot est orthographié. Autre solution, écrire le texte tel qu'il est, en braille, et là mon ami pourrait constater avec ses doigts tout ce qui ne va pas. L'ennui c'est que je n'ai pas pratiqué le braille depuis des décennies. Si je devais m'y remettre ce serait pour un sujet qui en vaille la peine. Mon ami est né en 1942. Les dictées, les accords, les règles d'orthographe, les conjugaisons, il connaît. Quand il nous envoie des messages par internet, ce sont de longues lettres, parfaitement structurées, souvent pleines d'humour et sans aucune faute.

Sinon, pps peut signifier aussi : plans particuliers spécialisés, parti populaire sénégalais, parti pirate suisse, Polska Partia Socjalistyczna, projet personnel de scolarisation, polyphénylène sulfide, sans compter tout ce que l'on peut imaginer si l'on se laisse aller au délire verbal.

Écrit par : charpentier Hélène | 30 juin 2010

Un salaire? Qu'est-ce que cela?
Les suppléants (enseignants remplaçants dans le premier degré) ont parfois du mal à saisir le sens de ce mot.
Quand un suppléant a "la chance" d'avoir un poste il a un glorieux salaire mensuel de 1080 € net par mois!!! (malgré son BAC +3). Certains sont dans cette situation depuis plus de 10 ou 20 ans!
Pourquoi ne pas passer les concours me direz-vous?
Bien entendu beaucoup s'y essayent. Mais malgré des postes offerts aux concours internes, aucun candidat n'est reçu. Bizarre!
En effet quand nous avons de l'expérience c'est très mal vu, nous n'avons pas la "bonne instruction" de "l'IUFM". Alors à l'épreuve orale d'entretien professionnel, le jury nous pose des questions du genre: "Connaissez-vous Piero Manzoni, l'artiste qui vend des boites à merde?"....
Alors j'ai honte de l'avouer, mais je crois que beaucoup de suppléants ont hâte de gagner ce maigre salaire de titulaire pour ne plus avoir à faire les vendanges pendant leurs longues vacances d'été !!!

Écrit par : nico | 09 juillet 2010

Ben quoi ? Il y en a qui exposent la merde et il y en a qui la ramassent, division des tâches !

Écrit par : iPidiblue division des tâches et taylorisation | 09 juillet 2010

pour le peux de travaille qu'il fournisse, et le peux de motivation qu'il montre a leur élèves, je propose qui rembourse 160 000 euros a l'état sa sera plus justifié.

Écrit par : roger | 26 août 2010

Dites, z'auriez pas oublié de multiplier 157 € par douze avant de les retrancher aux 2620 € manquants ? J'dis ça j'dis rien...

Écrit par : Bubu | 20 janvier 2011

ça a été précisé au début du fil de commentaire.
Je dis ça, je ne dis rien...

Écrit par : Guillaume | 21 janvier 2011

Sans parler des professeurs des écoles, 27h devant élèves... Et les directeurs du primaire, une prime d'une centaine d'euros...

Écrit par : Emeline | 31 août 2011

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