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21 mai 2010

GRIP forever

J’ai maintes fois parlé du GRIP sur ce blog (1). Et des expériences qu’il a lancées dans le cadre du projet SLECC — Savoir Lire Ecrire Compter Calculer. Des colloques organisées ici et là (2). Des réussites éclatantes de celles (3) et ceux qui appliquent les programmes patiemment écrits par ces jeunes gens (et quelques-uns plus très jeunes, qui sont revenus de tout — et en particulier des IUFM et du constructivisme).

Parce qu’on peut parler de réussite, lorsque tous les enfants d’un Grande Section — ou quasiment tous — savent lire et compter, en fin d’année — ou que tous les élèves de CP — ou très peu s'en faut — maîtrisent les quatre opérations avant la fin de l’année. Si bien qu’on en est à se demander par quelle aberration des programmes qui marchent, qui marchent pour tous et pas seulement pour des enfants pré-imbibés de langue et de culture françaises, ne sont pas les conseillers préférés du ministre.

En vérité, parents, je vous le dis : nous avons la capacité d’apprendre à Lire, Ecrire, Compter et Calculer à vos enfants avant 6 ans. Mais pendant ce temps-là, les disciples des « désobéisseurs », les sectateurs aveugles de Gilles Moindrot, qui gère le principal syndicat professionnel (un homme persuadé qu’en changeant le beau mot d’instituteur en « professeur des écoles », on a accompli une œuvre pédagogique majeure) militent pour la perpétuation de l’illettrisme, qui touche peu ou prou 40% des entrants en Sixième…

Le GRIP, comme tous les organismes vivants, a parfois des soubresauts, des insurrections internes, des prises de becs. Les scènes de ménage sont même ce qui différencie un organisme intelligent d’une organisation en coma dépassé, comme l’est le mouvement pédagogiste, où l’on ne risque pas de trouver l’ombre d’une contestation. Alors bien sûr, de temps en temps, ça éclabousse, et donne du grain à moudre aux aigris et aux pisse-vinaigre, aux coincés du bulbe, aux figés de l’intellect, aux philosophes qui croient penser alors qu’ils se contentent d’éructer, aux mathématiciens qui se prennent pour la réincarnation de Pascal ou de Ferdinand Buisson, et autres névrosés de diverses obédiences. Pas grand monde, au fond.
Mais en même temps, le GRIP travaille — et travaille dur. Il publie maintenant des cours complets, des sommes qui facilitent la vie des instituteurs qui veulent aider leurs élèves — tous leurs élèves — à donner le meilleur d’eux-mêmes en leur offrant toutes les chances.

Je laisse donc la parole, cette semaine, à Pascal Dupré, qui coordonne le réseau SLECC, et que l’on peut joindre, si l’on désire faire réussir ses/les enfants, via pascal.dupre72[arobase]sfr.fr.

Jean-Paul Brighelli

(1) Par exemple http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/06/11/grip-u...

(2) Voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/08/26/canal-...

(3) Voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/20/lectur...

 


Le GRIP, combien de divisions ?


- Le Grip, combien de divisions ?

- Autant que de membres.

- C’est beaucoup ?

- Trop, pas assez… C’est selon.

Il est vrai qu'il y en a eu des divisions depuis la création de cette association (ce « groupuscule » disent les jaloux) : les sauveurs de Lettres contre les sauveurs de Maths, les buissoniens contre les bissonettiens, les intuitifs contre les explicites, les reconstructeurs d'école contre les fondateurs d'écoles, les profs contre les instits, les anti-Lafforgue contre les anti-Brighelli, les intellos contre les colleurs d'affiches, les coupeurs de cheveux en quatre contre les chercheurs de poux...

Alors, beaucoup de divisions.

Quelques diviseurs aussi.

Pas assez de dividendes engrangés.

Et le reste ?

Ceux qui restent GRIP s'y intéressent à leur manière, à la division : « Comment l'enseigner de la maternelle au collège ? » Entre ceux qui démêlent les nœuds entretenus depuis des années par les didactitiens et ceux qui tentent de dérouler le fil d'Ariane qui sortira élèves et enseignants du labyrinthe pédagogiste, il n'y a pas de quoi chômer. Surtout depuis que des manuels de calcul sont mis sur le métier (1) : pas question de tricoter en rond dans le cercle des initiés. Les novices arrivent, ils essaient et s'aperçoivent un peu étonnés que ça marche, alors, ils veulent en savoir plus :

« Bon, OK, les bouliers, les bouliers, c'est très bien, j'en ai commandé.
Par contre, une fois que j'aurai ces bouliers, je le fais où, le stage "bouliers" ? Parce que je peux vous dire que ce n'est pas mon stage actuel qui va m'apprendre à utiliser utilement ce genre de matériel !
J'ai un boulier (admettons).
J'ai des boules rouges et des boules blanches (sans compter les éventuelles "boules de papa" du fichier SLECC, qui m'avaient tant fait marrer).
J'en ai 5 de chaque côté.

Alors, je fais quoi ? » (questions sur le forum EDP)

Eh oui, ça marche... et pas que la division. Passé le cap du « il y a trop de syllabes » et du « c'est pas possible », l'écriture-lecture en maternelle (2) en a étonné plus d'un.

L'analyse grammaticale au CE1 en convaincra au moins autant quand ils auront testé « Écrire Analyser au CE1 » ( http://www.slecc.fr/grammaire_CE1_manuel.htm ).

Alors, comme le disait l'Autre : "Nous n'avons à craindre que la crainte elle-même…" !

 

Pascal Dupré

Coordonnateur du réseau SLECC

 

(1) Compter calculer au CP et Compter Calculer au CE1 (le CE2 est en cours de rédaction)

http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CE1.htm

(2) De l'écoute des sons à la lecture

http://www.slecc.fr/progressions_SLECC_CE.htm

 

Commentaires

Alors, comme le dit si souvent JPB : « N'ayez pas peur ! »

JPB a tapé un peu vite ma conclusion, j'avais écrit "Comme le disait Jean-Paul..." Je ne pensais pas au corse, mais au polonais :-))))

Écrit par : Pascal | 21 mai 2010

"Les nœuds entretenus depuis des années par les didactitiens"

Pascal Dupré

Coordonnateur du réseau SLECC

Ca, j'adore !!! Bravo.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

Alors, comme le dit si souvent JPB : « N'ayez pas peur ! »

JPB a tapé un peu vite ma conclusion, j'avais écrit "Comme le disait Jean-Paul..." Je ne pensais pas au corse, mais au polonais :-))))
Ecrit par : Pascal | 21 mai 2010

Bon — tant qu'à faire, j'ai légèrement modifié, pour rendre compte à la fois de ta pensée et de la mienne…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

"Création d'une cellule vivante avec un génome synthétique", je vous annonce une grande nouvelle ! On va créer bientôt des élèves génétiquement purs, entièrement modelés sleon les désirs des professeurs !
On en aura pour tous les goûts ... des sages et des moins sages, des appliqués et des brillants, des soumis et des révoltés ... chaque professeur passera commande auprès d'une unité centrale de production ayant rempli sa grille de compétences bien soigneusement !

Écrit par : iPidiblue création d'une nouvelle race d'élèves | 21 mai 2010

"les éventuelles "boules de papa" du fichier SLECC"

L'algèbre booléenne si tôt : le GRIP exagère !

Vive le système bibi !

Écrit par : dugong | 21 mai 2010

Vous aussi Dugong ?

Écrit par : iPidiblue se faire le chinois | 21 mai 2010

"nous avons la capacité d’apprendre à Lire, Ecrire, Compter et Calculer à vos enfants avant 6 ans."

Comme c'est bien écrit. Et effectivement, écrit de cette façon là, c'est vrai. Le souci, c'est que tous les enfants n'y sont pas réceptifs, et c'est un vieil instit' de grande section, avec trente ans de métier, qui vous le dit. Oui, chaque fin d'année j'ai plusieurs élèves qui savent lire. Et j'en ai une grande majorité qui mettra peu de temps pour y arriver. Et puis quelques-uns qui vont en baver, certains hélas n'y arriveront jamais totalement.

Alors vous trichez, avec cette façon de vous exprimer. Vous donnez à croire que TOUS les enfants peuvent apprendre à lire avant six ans. C'est un mensonge, éhonté pour quelqu'un qui comme vous veut faire profession de briser les tabous. Que vous désiriez extirper les andouilleries ressassées et transmises est fort louable, cela ne vous autorise pas à raconter n'importe quoi, surtout -et c'est indigne- en pêchant comme vous le faites par omission de certaines réserves. Les généralités ne font jamais de bien.

Écrit par : Pascal Oudot | 21 mai 2010

"Création d'une cellule vivante avec un génome synthétique", je vous annonce une grande nouvelle ! On va créer bientôt des élèves génétiquement purs, entièrement modelés selon les désirs des professeurs !
On en aura pour tous les goûts ... des sages et des moins sages, des appliqués et des brillants, des soumis et des révoltés ... chaque professeur passera commande auprès d'une unité centrale de production ayant rempli sa grille de compétences bien soigneusement !

Ecrit par : iPidiblue création d'une nouvelle race d'élèves | 21 mai 2010

Vous, vous voulez mettre Antibi dans la mouise !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

Vive le système bibi !
Ecrit par : dugong | 21 mai 2010

Désolé Dugong, mais votre e-mail déconne. Pas moyen de vous envoyer un mail.

Cordialement.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

Mon cher Christophe,


J'aimerais mettre tout le monde le nez dans son caca mais malheureusement mes petits bras musclés n'y suffiront jamais ! Je compte bien évidemment sur votre aide ...

Écrit par : iPidiblue se polir le jonc en groupe | 21 mai 2010

Pascal Oudot,


Certains ne croient pas en la génétique ici ! Laissez les borgnes être rois au royaume des aveugles ...

Écrit par : iPidiblue se polir le jonc au Grip | 21 mai 2010

"nous avons la capacité d’apprendre à Lire, Ecrire, Compter et Calculer à vos enfants avant 6 ans."

Comme c'est bien écrit. Et effectivement, écrit de cette façon là, c'est vrai. Le souci, c'est que tous les enfants n'y sont pas réceptifs, et c'est un vieil instit' de grande section, avec trente ans de métier, qui vous le dit. Oui, chaque fin d'année j'ai plusieurs élèves qui savent lire. Et j'en ai une grande majorité qui mettra peu de temps pour y arriver. Et puis quelques-uns qui vont en baver, certains hélas n'y arriveront jamais totalement.

Alors vous trichez, avec cette façon de vous exprimer. Vous donnez à croire que TOUS les enfants peuvent apprendre à lire avant six ans. C'est un mensonge, éhonté pour quelqu'un qui comme vous veut faire profession de briser les tabous. Que vous désiriez extirper les andouilleries ressassées et transmises est fort louable, cela ne vous autorise pas à raconter n'importe quoi, surtout -et c'est indigne- en pêchant comme vous le faites par omission de certaines réserves. Les généralités ne font jamais de bien.
Ecrit par : Pascal Oudot | 21 mai 2010

Dont acte. L'ami JPB s'est laissé emporter par l'enthousiasme. Ni Pascal Dupré, ni Catmano, ni Thierry Venot ne disent cela. En revanche, ce qui est sûr, c'est que ce qui n'est pas enseigné ne peut être su. Donc qu'il n'y a aucune raison de différer l'enseignement de l'écriture-lecture, de la numération et du calcul en GS. Ce qui ne veut pas dire que cela marche comme sur des roulettes pour tous.
Cordialement.
Guy Morel

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

En voilà un qui a trouvé la solution au problème de l'illettrisme :

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/

L'intergénérationnel pour "transmettre du plaisir"

"les gens qui agissent avec moi ne le font pas par pure vertu. Ils y prennent eux-mêmes beaucoup de plaisir !"

"J'aimerais que l'on ait, bien avant dix ans, les moyens de toucher un million d'enfants plutôt que 250.000"

Pédo-gérontophilie de masse ?

Écrit par : dugong | 21 mai 2010

Drôle de zèbre !

Écrit par : iPidiblue le nain jaune | 21 mai 2010

Au sujet de zèbres, un Lord Rothschild avait réussi à en dresser quatre vers 1900 à qui il faisait traîner sa calèche dans les rues de Londres, ce qui créait une certaine sensation !

Écrit par : iPidiblue à Waddesdon Manor | 21 mai 2010

Et pendant que les élèves ne savent pas lire, les agrégés, eux, n'ont plus le moral...
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/21/les-professeurs-agreges-n-ont-plus-le-moral_1361001_3224.html#ens_id=1361205&xtor=AL-32280151

Écrit par : dickens | 21 mai 2010

A Jean-Paul, à toutes celles et ceux qui auraient la gentillesse de me répondre,

que conseiller concrètement à une jeune fille en fin de 2de désemparée par le vide de l'enseignement de français reçu par elle cette année et qui a toutes les chances (malchances ?) de penser qu'il en sera de même l'an prochain en 1ère ES ?

Merci d'avance

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

A Jean-Paul, à toutes celles et ceux qui auraient la gentillesse de me répondre,

que conseiller concrètement à une jeune fille en fin de 2de désemparée par le vide de l'enseignement de français reçu par elle cette année et qui a toutes les chances (malchances ?) de penser qu'il en sera de même l'an prochain en 1ère ES ?

Merci d'avance

Ecrit par : Florence | 21 mai 2010

L'émigration ?

Écrit par : Joe | 21 mai 2010

L'émigration ?

Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

Bonjour Joe

désolée , je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

Lagarde et Michard, Florence !

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

Bonjour Joe

désolée , je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Ecrit par : Florence | 21 mai 2010

Florence, ce n'était qu'une boutade : Quittez ce pays si vous voulez bénéficier d'un enseignement de qualité.

Écrit par : Joe | 21 mai 2010

Lagarde et Michard, Florence !

Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Merci nicolas, mais cela existe-t-il encore ?

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Florence, ce n'était qu'une boutade : Quittez ce pays si vous voulez bénéficier d'un enseignement de qualité.

Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

je comprends mieux Joe mais hélas, je me vois mal lui dire cela :o((

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/21/paroles-d-agreges-qui-ont-le-blues_1361014_3224.html#ens_id=1361205 dickens

Très éloquents témoignages du grand gâchis.

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

que conseiller concrètement à une jeune fille en fin de 2de désemparée par le vide de l'enseignement de français reçu par elle cette année et qui a toutes les chances (malchances ?) de penser qu'il en sera de même l'an prochain en 1ère ES ?

Merci d'avance

Ecrit par : Florence | 21 mai 2010

Primo, que c'est pour elle qu'elle travaille — pas pour le prof, pas pour l'institution, pas même pour vous. Et donc de lire, lire, lire, plein de choses attrayantes, distrayantes, faciles ou difficiles — il y a des jours pour l'un ou l'autre. Secundo, de se procurer une bonne série de manuels des années 70-80 (le L&M est le pire de cette période, mais vous pouveez essayer le Mitterand — chez Nathan —, le Biet-Brighelli-Rispail (chez Magnard) ou celui de Darcos and co (chez Hachgette). Le reste, c'est de la merde, ou à peu près — mais pas autant de la merde que le manuel qu'elle a eu en Seconde, ou qu'elle aura en Première.
Tous les volumes sus-cités sont en solde sur Amazon, Chapitre ou PriceMinister.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

That's the question. Normalement, en livres 10ème mains vous devez pouvoir le trouver...

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

L et M le pire ????????

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

Je suis très loin d'être spécialiste en la question, mais élevée au L et M, je ne me trouve pas si nullissime que ça... c'est sans doute une question d'éclairage.

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

Florence, ce n'était qu'une boutade : Quittez ce pays si vous voulez bénéficier d'un enseignement de qualité.
Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

Joe, vous allez finir par recevoir les coups de pied au cul que vous méritez.
Ce pays ne vous plaît pas ? Alors faites vos valises et allez camper ailleurs. En supposant que vous soyez capable d'agiter vos pieds et de faire autre chose de vos dix doigts que rédiger sur un clavier des messages de rombière emperlouzée du genre "quelle époque vit-on !" ou "la France n'est plus la France !".
Vos boutades nous broutent !

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

L et M le pire ????????
Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Oh oui, et de très loin. Textes truandés, caviardés, notices globalement fausses (le "pré-romantisme" est une notion — fausse — typiquement L&M…), rien sur la littérature étrangère, rien sur la critique, un XXème siècle d'une pauvreté exsangue, et j'(en passe.
Mais c'est globalement mieux, et sans comparaison, avec ce que l'on propose aujourd'hui.
Nathan ou Magnard, l'un ou l'autre. Le Hachette légèrement derrière — c'est un bon L&M, et voilà tout.
JPB
PS. Et quitte à faire de la pub à des sites marchands :
- http://www.priceminister.com/s/litterature+mitterand
- http://www.priceminister.com/s/biet+brighelli+rispail

Moins de 5 euros pièce, les uns et les autres. Je vous laisse juges de la décision qui s'impose.

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

Primo, que c'est pour elle qu'elle travaille — pas pour le prof, pas pour l'institution, pas même pour vous. Et donc de lire, lire, lire, plein de choses attrayantes, distrayantes, faciles ou difficiles — il y a des jours pour l'un ou l'autre. Secundo, de se procurer une bonne série de manuels des années 70-80 (le L&M est le pire de cette période, mais vous pouveez essayer le Mitterand — chez Nathan —, le Biet-Brighelli-Rispail (chez Magnard) ou celui de Darcos and co (chez Hachgette). Le reste, c'est de la merde, ou à peu près — mais pas autant de la merde que le manuel qu'elle a eu en Seconde, ou qu'elle aura en Première.
Tous les volumes sus-cités sont en solde sur Amazon, Chapitre ou PriceMinister.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2010

Un grand merci Jean-Paul ! Je vous embrasse !

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

Florence, ce n'était qu'une boutade : Quittez ce pays si vous voulez bénéficier d'un enseignement de qualité.
Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

Joe, vous allez finir par recevoir les coups de pied au cul que vous méritez.
Ce pays ne vous plaît pas ? Alors faites vos valises et allez camper ailleurs. En supposant que vous soyez capable d'agiter vos pieds et de faire autre chose de vos dix doigts que rédiger sur un clavier des messages de rombière emperlouzée du genre "quelle époque vit-on !" ou "la France n'est plus la France !".
Vos boutades nous broutent !

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2010


Et le "cordialement" Guy, c'est déjà fini ?

Écrit par : Joe | 21 mai 2010

Et le "cordialement" Guy, c'est déjà fini ?
Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

Pas du tout. C'est très cordialement que je vous botterais volontiers le derche. De quoi vous faire revenir du gâtisme où vous vous complaisez.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

Lagarde et Michard, Florence !

Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Oui, mais ça ne vaut pas le Lagode et Michet !!

"En revanche, ce qui est sûr, c'est que ce qui n'est pas enseigné ne peut être su.
Cordialement.
Guy Morel"

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2010

Bravo, Guy ! Vous nous revenez en forme !
Et je ne plaisante pas... Ce qui n'est pas redit de temps en temps (même si cela semble aller sans dire) risque de ne pas passer aux travers des fourches caudines de nos (très) chers didacticiens.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

Allons Guy, que se passe-t-il, le rouge de midi avait un peu trop goût de bouchon ? J'ai du mal à discerner du gâtisme dans le peu d'intervention que j'ai pu avoir dernièrement. Je sens néanmoins facilement votre agressivité et votre volonté "de me botter cordialement le derche".

Ayant choisi vous même les armes, je garde le choix du lieu. Ce sera donc dimanche matin à 8h, sur les quais du canal Saint Martin. Prévenez vos témoins.

Écrit par : Joe | 21 mai 2010

Ayant choisi vous même les armes, je garde le choix du lieu. Ce sera donc dimanche matin à 8h, sur les quais du canal Saint Martin. Prévenez vos témoins.
Ecrit par : Joe | 21 mai 2010

Ne faites pas semblant d'être un parisien dessalé. Les quais du canal Saint-Martin, c'est long. Donc rendez-vous devant chez Momo, si vous voyez où c'est.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

L et M le pire ????????
Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Oh oui, et de très loin. Textes truandés, caviardés, notices globalement fausses (le "pré-romantisme" est une notion — fausse — typiquement L&M…), rien sur la littérature étrangère, rien sur la critique, un XXème siècle d'une pauvreté exsangue, et j'(en passe.
Mais c'est globalement mieux, et sans comparaison, avec ce que l'on propose aujourd'hui.
Nathan ou Magnard, l'un ou l'autre. Le Hachette légèrement derrière — c'est un bon L&M, et voilà tout.
JPB
PS. Et quitte à faire de la pub à des sites marchands :
- http://www.priceminister.com/s/litterature+mitterand
- http://www.priceminister.com/s/biet+brighelli+rispail

Moins de 5 euros pièce, les uns et les autres. Je vous laisse juges de la décision qui s'impose.
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2010
Entièrement d'accord avec Jean-Paul.
En dehors de ce qu'il recommande, il y a eu aussi jadis une excellente anthologie de la littérature française - avec des textes introuvables ailleurs - aux éditions de Moscou. Jadis, on la trouvait dans l'ancien magasin Singer de la perspective Newski devenu librairie. Pour deux balles. Je sais : Léningrad - pardon : Saint Petersbourg- c'est un peu loin ; mais les voyages forment la jeunesse !

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

"nous avons la capacité d’apprendre à Lire, Ecrire, Compter et Calculer à vos enfants avant 6 ans."

Comme c'est bien écrit. Et effectivement, écrit de cette façon là, c'est vrai. Le souci, c'est que tous les enfants n'y sont pas réceptifs, et c'est un vieil instit' de grande section, avec trente ans de métier, qui vous le dit. Oui, chaque fin d'année j'ai plusieurs élèves qui savent lire. Et j'en ai une grande majorité qui mettra peu de temps pour y arriver. Et puis quelques-uns qui vont en baver, certains hélas n'y arriveront jamais totalement.

Ecrit par : Pascal Oudot| 21 mai 2010
Vous avez raison Pascal, cela n’est pas aussi simple, ce serait trop beau.
Je suis l’auteur du manuel « De l’écoute des sons à la lecture » destiné aux élèves de grande section. Pour que vous ne soyez pas tenté de transformer le titre de ce manuel en « De l’écoute des cons à l’imposture », je tiens à vous apporter quelques précisions.
En introduction du commentaire que catmano fait de mon modeste bouquin, Jean Paul a l’honnêteté de reconnaître qu’il n’est pas un spécialiste de la maternelle. C’est vrai qu’il se laisse un peu emporter par son enthousiasme mais, dans le marasme actuel, peut –on lui reprocher ?
En choisissant de coupler, d’une part, l’apprentissage de la lecture et l’apprentissage de l’écriture et, d’autre part, l’apprentissage de la numération et celui du calcul, nos manuels (grip éditions), conçus par des enseignants de terrain sont, en effet, porteurs d’une ambition réelle : amener tous les enfants au meilleur de leurs possibilités.
Concernant l’entrée dans l’écrit dès la grande section, il s’agit là d’amorcer les mécanismes qui conduiront à un apprentissage progressif et structuré de l’écriture/lecture. Nous enlevons du menu de nos petits élèves de 5/6ans la purée de pois obscure préparée, depuis plusieurs décennies, par la cuisine idéovisuelle ainsi que tout ce que vous qualifiez, fort justement, « d’andouilleries ». Pour répondre de façon plus explicite à votre réaction compréhensible et afin que vous ne vous imaginiez pas que nous sommes des fier-à-bras coupés des réalités du terrain , vous pouvez lire, ci-dessous, l’introduction du manuel GS ainsi que mes réactions à la critique qu’André Ouzoulias avait faite de la première mouture des nouveaux programmes de maternelle.

INTRODUCTION

Cette méthode s’adresse aux enseignant(e)s de grande section de maternelle. Elle est composée d'un livre du maître et d'un fichier d'exercices imprimable.

- Le livre du maître expose la progression à suivre ainsi que le contenu et le déroulement des séances. Il propose, à travers de multiples activités interactives vivantes et progressives, d’enseigner les rudiments de la lecture grâce à l’apprentissage du principe alphabétique. Pour ce faire, il s’appuie sur l’apprentissage systématique du codage et du décodage des éléments sonores de la langue.

- Le fichier d’exercices comporte de nombreux exercices écrits qui ont pour objectif de renforcer et d’évaluer les connaissances acquises. Ceux-ci sont répartis en sept thèmes, qui suivent la progression de la méthode. Chaque fiche d’exercices est identifiable grâce à une lettre et un code couleur qui reprend celui du livre du maître .En première partie, le fichier propose une progression en graphisme préparatoire à l’écriture.

Les fiches sont réparties en deux catégories :

Écrit par : thierry venot | 21 mai 2010

"En revanche, ce qui est sûr, c'est que ce qui n'est pas enseigné ne peut être su.
Cordialement.
Guy Morel"

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2010

A rappeler au ministère de l'Ensauvagement National, cet endroit où les truismes ont quelque chose de révolutionnaire.

Écrit par : dickens | 21 mai 2010

La suite ...

Les fiches sont réparties en deux catégories :

Écrit par : thierry venot | 21 mai 2010

Ne faites pas semblant d'être un parisien dessalé. Les quais du canal Saint-Martin, c'est long. Donc rendez-vous devant chez Momo, si vous voyez où c'est.

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2010

Par charité, je voulais vous laisser la possibilité de fuir ;)

Bon, trêve de déconnures, vous êtes mal luné aujourd'hui Guy.

Écrit par : Joe | 21 mai 2010

Deux choses:

1 - Tadaan! Je viens de lire l'article pointé par Dickens; je ne suis pas agrégé (mes collègues, mes différentes directions et quelques-uns ici me demandent pouquoi je ne la tente pas; la réponse est dans lemonde.fr; si c'est pour prendre des mois de concentration et de misères diverses afin de continuer le gÂâââchis...), aber, j'ai demandé pourtant mon année de mise à disponibilité à mon Rectorat; et je me permets de vous annoncer que: dans 2 mois, jour pour jour, je quitte la France. You know what? I'm happy (pas de quitter la France: j'aime ses paysages, ses cuisines, ses vins, son habitude aux apories, etc. Mais de reprendre du poil de la bête après 8 années à être confronté à la bêtise, à l'agressivité, à l'infantilisation du métier; et surtout à la suprême question: à quoi sers-je, finalement? Attention: je ne dis pas qu'être enseignant, c'est manger son pain noir tous les jours; il y a de bons moments, des contreparties inattendues: la journée "Solidarité avec Haïti", par exemple, passée au soleil, à la plage, à bavarder avec quelques collègues choisis, tout en surveillant les équipes de sandball... l'absentéisme des élèves dès les beaux jours: j'ai eu 1 élève, une journée précédente! Autant d'heures d'accalmie - nerveuse - bienvenue!).

2 - Quand vous êtes parent(s) ou proche(s) d'un enfant du Primaire en difficulté, ou seulement restreint dans ses capacités réelles (c'est la porte d'entrée à la paresse ou au contentement des savoirs et expérimentations réussies faciles (?): toutes les sections de l'école de mon neveu (8 ans) ont construit, durant les heures dédiés à la science, un robot dont le nez s'allume quand les deux mains se touchent, et pour les plus grands, l'astroboy, il parle; il y a eu une journée de présentation aux parents de ces réalisations techniques et scientifiques; le robot, tel un trophée, est ensuite gardé pendant une semaine par chaque élève de chaque classe - ma mère m'a raconté les scènes de jalousie entre les gamins, mon neveu étant le premier à avoir Robocop à la maison (la maîtresse a laissé ses élèves choisir eux-mêmes le roulement... je vois fort bien à quel moment les timides vont pouvoir loger leur robot chez papamaman, car, en vérité je vous le dis [je peux être aussi christique que JPB], je n'imagine pas que, pour le coup, les derniers seront les premiers); je ne jette pas le discrédit sur le pourquoi du comment de ce projet: j'attends d'en connaître les tenants et aboutissants à vocation instructatoires (heu...) - mais déjà ça me fait furieusement penser à ses journées que l'on voit souvent dans les séries TV américaines: avec les volcans en miniature, etc. Si vous voyez ce que je veux dire...[1]), donc, je reprends: Quand vous êtes parent(s) ou proche(s) d'un enfant du Primaire en difficulté, ou seulement restreint dans ses capacités réelles, le GRIPP n'étant pas in da house, que faire?

Reprendre les cours du maître, de la maîtresse? Pas bon du tout, ça, non? Que va comprendre l'enfant des différents sons de cloche? Et puis, quel parent aura le temps, l'envie, les compétences, pour suivre les méthodes des manuels SLECC et GRIPP? Mais je dis: continuez, pour que l'école à deux vitesses disparaissent au profit d'une école de qualité pour tous; je veux dire: que le plus grand nombre d'enfants possibles (hors les cas dont parle Pascal Oudot) effectivement sachent lire, écrire et compter.

[1] Dédicace spéciale à ceux qui ne comprendront pas, avec toutes ces parenthèses...

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

GRIP avec un seul P.... parce ce que les deux P de PP sont pour Catmano et Dobolino exclusivement!

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

La suite ... (deuxième essai)

Les fiches sont réparties en deux catégories :

des activités dirigées faites sous la conduite de l’enseignant(e) ;

Écrit par : thierry venot | 21 mai 2010

ar charité, je voulais vous laisser la possibilité de fuir ;)

Bon, trêve de déconnures, vous êtes mal luné aujourd'hui Guy.
Ecrit par : Joe | 21 mai 2010
Très bien luné au contraire, mais vous êtes comme les émigrés de la Révolution, triste comme un jour sans pain ( pas sans brioche !). Tant pis, je vous aurais volontiers payé un coup de rouquin chez Momo ( sol en béton de toute beauté) un peu plus haut que l'écluse de l'Hôtel du Nord, si vous voyez ce que je veux dire.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

By Jove, me relisant, je me demande: est-ce que 8 ans de professorat ont fini par faire de moi un jean-foutre?!

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

GRIP avec un seul P.... parce ce que les deux P de PP sont pour Catmano et Dobolino exclusivement!

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Gné ?

Écrit par : dobolino | 21 mai 2010

GRIP avec un seul P.... parce ce que les deux P de PP sont pour Catmano et Dobolino exclusivement!

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Gné ?

Ecrit par : dobolino | 21 mai 2010

Catmano et vous-même faites parfois revenir, dans vos interventions ici, les mânes de votre pépé.... heu.... non?

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

- http://www.priceminister.com/s/biet+brighelli+rispail

Mais oui, on va l'acheter, votre bouquin ! :-)

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

Je capitule ; mes messages sont amputés. A bas la censure !
Thierry

Écrit par : thierry venot | 21 mai 2010

"GRIP avec un seul P.... parce ce que les deux P de PP sont pour Catmano et Dobolino exclusivement!"

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Non, c'eût été le GRIMM !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

GRIP avec un seul P.... parce ce que les deux P de PP sont pour Catmano et Dobolino exclusivement!

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Gné ?

Ecrit par : dobolino | 21 mai 2010

Catmano et vous-même faites parfois revenir, dans vos interventions ici, les mânes de votre pépé.... heu.... non?

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Et toc, Dobo ! Moi, j'avais compris !

De NOS pépés, Penda, celui qui nous a appris l'André Pousse en première langue vivante et l'autre, celui qui a fait le Front Popu... entre autres !

Écrit par : catmano | 21 mai 2010

- http://www.priceminister.com/s/biet+brighelli+rispail

Mais oui, on va l'acheter, votre bouquin ! :-)
Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Mais oui, on l'A acheté, votre bouquinS (4 tomes)! :-)

Le coup des 5 euros la bête, ça été APRES l'achat, d'ailleurs, que la possibilité est apparue. :-(
Parce que sur le moment, ça a été du 12-15 à 29 euros, de mémoire (ai gardé les factures numériques et de livraison kêk par, pô envie de farfouiller, là).
Qu'est-ce qu'on ferait pas pour la bonne cause du patrimoine familial! :o)

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 21 mai 2010

- http://www.priceminister.com/s/biet+brighelli+rispail

Mais oui, on va l'acheter, votre bouquin ! :-)
Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Je n'ai pas trouvé le 20ème siècle, sauf relié à 25 euros. J'hésite un peu. Mais j'ai acheté les autres !

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

Mais oui, on va l'acheter, votre bouquin ! :-)
Ecrit par : nicolas | 21 mai 2010

Le coup des 5 euros la bête, ça été APRES l'achat, d'ailleurs, que la possibilité est apparue. :-(
Parce que sur le moment, ça a été du 12-15 à 29 euros, de mémoire (ai gardé les factures numériques et de livraison kêk par, pô envie de farfouiller, là).
Qu'est-ce qu'on ferait pas pour la bonne cause du patrimoine familial! :o)

'Puohc

Ecrit par : Ettepuohc | 21 mai 2010


J'ai trouvé le 20ème siècle mais à 25 euros. J'hésite un peu. Mais j'ai acheté les autres !

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

De NOS pépés, Penda, celui qui nous a appris l'André Pousse en première langue vivante et l'autre, celui qui a fait le Front Popu... entre autres !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2010

Des Pépés de qualité.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

La dernière danse du ventre de Monsieur Antibi en a séduit plus d'une...
http://www.leparisien.fr/societe/les-parents-d-eleves-denoncent-les-notes-injustes-21-05-2010-930613.php

Écrit par : philippe | 21 mai 2010

Chaque fois que je lis « professeur des écoles », j’ai une éruption de vilains boutons bien rouges.

Car cette dénomination a deux vices :

- Elle est enflée comme le Goth dans Astérix Légionnaire : enlevez-lui l’enveloppe, il ne reste pas grand-chose. Boursouflure technocratique.

- Et surtout, elle est fausse : aucun maître, sauf cas très précis, n’enseigne dans plusieurs écoles à la fois.

Arborée par des adultes censés enseigner la mesure et l’exactitude, elle est vraiment inopportune !

PS Ipidiblue, on ne se polit pas le jonc, on se le pèle. On ne se polit que le chinois !

Écrit par : PMB | 21 mai 2010

"La ville de Montpellier n’accueille pas que des apéros géants : on y trouve également une école (ArtFx), « formant à l’image de synthèse 3D, l’animation 3D et les effets spéciaux numériques »":

http://www.ecrans.fr/Amock-monstrueux-court-metrage,9958.html

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Jean-Paul, avec ce titre de la présente Note, vous allez vous attirer les foudres d'une personne qui a exprimé de façon énergique et imagée son désir ardent de nous voir nous exprimer en français dans votre précédente Note. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2010

Je signale un article du journal "Le Monde" (d'aujourd'hui, je crois) qui a pu déjà attirer l'attention de certains lecteurs de ce blog. Il s'agit d'une enquête auprès de quelques centaines de professeurs membres de la Société des agrégés de l'Université.

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2010

De l'écoute des sons à la lecture, suite.

Vendredi 21 mai

9 h 05
Les élèves s'assoient, GS au premier rang, devant le tableau où sont inscrites les deux phrases qui serviront à la leçon de vocabulaire prévue pour les CE1 et suivie dans sa partie collective par l'ensemble des élèves de la classe.

En s'asseyant, Tancrède, 5 ans 1/2, jette un coup d'œil au tableau et lit à voix basse, sans aucune hésitation : "Il fait très chaud, je transpire."
En voilà donc un qui lit.
Du coup, c'est lui qui s'y colle pour lire cette première phrase à voix haute.
À côté de lui, Théophile, presque 6 ans, trépigne : "Et moi, je peux lire l'autre ?"
Il lit donc, sans hésitation non plus : "Il fait très froid, je grelotte."

À ce moment, Tancrède se lève sans autorisation, faisant tomber sa chaise et nous mime le type qui grelotte de façon fort convaincante.
Conclusion : Tancrède, même s'il lit couramment, est bien un élève de GS pas encore parfaitement capable de se tenir "comme il faut" dans une classe élémentaire ! Compétence à renforcer, je ne lui envoie pas dire !

9 h 30 :
La séance de vocabulaire au tableau étant finie, Antoinette, GS, 6 ans, distribue la "feuille du petit dessin" à chacun de ses camarades pendant que les deux groupes de grands copient la leçon de vocabulaire.
Nicodème, bientôt 6 ans, s'agite, à peine la feuille reçue : "Ça y est, maîtresse, j'l'ai lue, je peux venir ?
- Non, tu ne l'as pas lue, Nicodème. Tu l'as regardée et puis, tu sais que ce n'est pas ton tour. Aujourd'hui, c'est Antoinette qui commence.
- Si, d'abord, je l'ai lue, y' a écrit Marcel ! Ah, elle est tombée ! Maîtresse, je peux aller la chercher ?
Marcel jette alors un coup d'œil sur la feuille et dit, à voix haute : "Ah ouais, tiens, y'a mon nom !"
Du coup, il se plonge dans la lecture de la phrase imprimée en haut de sa feuille.
Conclusion : Nicodème est le prototype de l'enfant de GS qui a un peu de difficulté à intégrer le principe de réalité et qui est intimement persuadé d'être doté de superpouvoirs !
Et Marcel, comme tous les enfants de GS, aime bien être la vedette du jour et lire des trucs qui parlent de la personne qu'il chérit le plus au monde : lui-même !

Je laisse deux minutes à Antoinette, ce qui me permet de corriger le contrôle sur la table de 7 de mes CE1.
Elle vient à mon bureau avec sa "feuille du petit dessin" et commence à lire à voix basse (Marcel qui n'est pas très loin de mon bureau tend une oreille attentive, mais il n'entendra rien) : "Marcel ri...go...le, Marcel rigole, Thé..o--phile lu...i, lui a dit une bo...nne b...lague, une bonne blague ! Marcel rigole, Théophile lui a dit une bonne blague !"
Conclusion : Antoinette déchiffre suffisamment vite pour comprendre ce que la phrase raconte et peut la redire ensuite à vitesse normale, en montrant les mots un à un.

Nicomède continue à se balancer, déchiffre deux lettres, s'arrête, m'interpelle pour savoir quand ce sera son tour. Je lui demande s'il souhaite aller se reposer un peu à l'écart avec son AVS, il refuse, comme d'habitude, se calme deux secondes et redémarre en claironnant : "De toute façon, je l'ai lue, alors !"
Je l'ignore après lui avoir répété qu'il est censé regarder les lettres pour pouvoir déchiffrer l'histoire de Marcel.
Conclusion : Vivement le 26 juin et la visite chez le neuropédiatre parce que là, tout le monde fatigue ;-) !

Je saute ostensiblement son tour, fais passer à la place Barnabé, 5 ans et demi : "Marcel... rigole..., Théophile... lu... li... luli... lui... a...dit...une...ba...blague !"
Conclusion : Barnabé a encore quelques hésitations, mais pour un élève de GS, un peu chamboulé toute l'année par une histoire familiale pas simple, ce n'est pas si mal !

Tancrède et Théophile viennent ensuite. RAS, comme d'habitude.

Nicomède bout ! Cela fait trois fois que je saute son tour. Je l'entends qui s'exclame : "BON ! J'Y VAIS ! MARCEL RI...GO...LE !
- Moins de bruit, Nicomède !
Pendant ce temps, Marcel, 5 ans et à peine quelques mois, le héros du jour, vient près de moi et, après s'être un peu bagarré avec ce fichu pronom "lui", arrive à déchiffrer toute la phrase et jette un petit coup d'œil complice à Théophile : "Hein, Théophile, on est copains alors tu me racontes des blagues quand tu en connais !"
Conclusion : Une méthode de lecture alphabétique n'empêche pas forcément les Marcel de 5 ans de "créer du sens" !

Nicomède rugit : "Ah, eh ben, c'est à moi, maintenant, j'ai tout "li" à ma place : Marcel rigole, Théophile raconte des blagues !
- Nico, moins vite, regarde les lettres, s'il te plaît.
- Bon, j'y vais : Marcel rigole, ah tu vois, je te l'avais dit !
- Oui, et la suite, c'est ce que tu m'as dit ?
- Théophile... oui, c'est ce que j'ai dit... lu... a...
- Nico, tu as oublié une lettre, le i, là ! Tiens-toi droit ! Attention, ta feuille, tu vas la déchirer !
- Ah oui, le i ! Y' a un I, je l'avais pas vu ! Alors, lu...li... Eh beh non, y'a pas de L, c'est pas luli, alors ! Attends, je recommence... Marcel rigole, Théophile lu...i, lui, c'est lui ! T'as vu que je sais lire, maîtresse !
Tu vas voir. Théophile lui a dit une bla... ah non ! une bo..nne blague ! Eh, une bonne blague (accent provençal très prononcé) ! Marcel, t'as rigolé hein ? T'as rigolé quand y te l'a dit sa blague, Théophile ! Allez, maîtresse, je vais faire mon dessin, tu me tailleras mes crayons ?
Conclusion : Même quand ils savent à peu près déchiffrer, les gosses à problèmes comportementaux, c'est usant !

10 h 20
Écriture sur le "cahier du jour" en lettres cursives : "La maman de Nicomède lui a mis une pomme dans sa poche."
Nous déchiffrons ensemble, chacun lisant un mot, Nicomède tombe sur "lui" puis sur "poche" et les déchiffre du premier coup.
Tout le monde recopie, bien dans les lignes. Nicomède est en pleine forme, il ne perd ni crayon, ni gomme. Il écrit vite, bien, et ne tombe pas une seule fois de sa chaise.
Conclusion : C'est un jour faste ! Pourvou qué ça doure !

16 h :
Pendant que les CE1 finissent leurs évaluations nationales et que les CP lisent avec l'AVS leur conte "Les arbres et le petit oiseau", petite fiche Thierry Venot pour les GS !
Sur la page, onze dessins : une fusée, un feu, une bougie, une cerise, une banane, une forêt, une carotte, une tasse de café, une feuille, une girafe, un fauteuil et une lettre cursive en haut de page : f.
Depuis le temps que nous pratiquons ce genre de fiche, je n'ai même plus besoin de donner la consigne. Tout le monde la connaît. Tout au plus ai-je besoin de remontrer à Marcel et surtout à notre pile électrique favorite, ce brave Nicomède, comment on négocie le virage pour le "ventre du bas" du f !
En cinq minutes, l'exercice proprement dit est fini, il reste un bon quart d'heure pour fignoler un beau coloriage ! Théophile, un tantinet daltonien, vient me demander discrètement de quelle couleur sont les girafes. Nicomède colorie avec ardeur en mâchouillant gaiement ses trognons de crayons ! Je pense à ce pauvre Thierry qui avait dessiné de si jolies girafes !

(gros bisous à ldp !)

Écrit par : catmano | 21 mai 2010

que conseiller concrètement à une jeune fille en fin de 2de désemparée par le vide de l'enseignement de français reçu par elle cette année et qui a toutes les chances (malchances ?) de penser qu'il en sera de même l'an prochain en 1ère ES ?

Merci d'avance

Ecrit par : Florence | 21 mai 2010

Offrez-lui "Les plus belles pages de la littérature française". (Lectures et interprétations) chez Gallimard. Je l'ai offert à ma fille (en 1ère L) après que Jean Paul l'a conseillé ici-même l'an dernier.

Écrit par : Buntov | 21 mai 2010

Je prends part pour la première fois aux réactions : que vaut le Chassang-Senninger, je m'étonne de ne pas le voir cité alors qu'on me l'avait conseillé ?

Écrit par : Frédéric Moreau | 21 mai 2010

Dickens, Francis Penin,

J'ai participé à ce sondage et j'ai la consolation de voir une partie de mon témoignage cité dans le rapport... Mais je crains que cela ne change strictement rien au marasme actuel.

Cette semaine, dans mon collège, nous avons eu la visite d'un conseiller du recteur qui nous a expliqué que, si les décalages entre les résultats du brevet blanc que nous organisons (30% de reçus) et ceux du brevet national (75% de reçus) dans notre établissement étaient si importants, c'est parce que nous étions trop sévères avec nos élèves - et non pas parce qu'ils avaient, dans les faits, un niveau déplorable (artificiellement remonté in extremis par la main invisible du ministère).

Par ailleurs, nous avons appris que d'après certaines statistiques, notre collège était l'un des rares (de toute notre académie, pourtant renommée pour la faiblesse de ses résultats scolaires... suivez mon regard) à présenter une "sous-value" ou quelque chose comme cela, c'est-à-dire à "faire baisser le niveau des élèves": le niveau des élèves baisserait entre la 6e et la 3e, et ce serait de notre faute.

Cette lecture très singulière des choses:
- refuse de prendre en compte la réalité selon laquelle un élève qui entre en 6e sans les connaissances élémentaires qui permettent de suivre un apprentissage satisfaisant au collège a de grandes chances de se démobiliser et de devenir un "glandeur" et un "agitateur" (bref à faire baisser leurs fameuses statistiques).
- si nous sommes l'un des rares collèges de l'académie à présenter le cas d'une sous-value (alors même que nous estimons ne pas être l'un des pires - ie il existe encore une certaine mixité sociale et nous comptons quand même 2 classes aux résultats "satisfaisants voire bons" sur 6 par niveau !!), cela veut certainement dire que dans les autres établissements, on note les élèves largement au-dessus de leurs résultats effectifs, je ne vois rien d'autre...

Tout cela est vraiment préoccupant et angoissant.
Mais mieux vaut prendre le parti d'en rire...

Écrit par : Mélane | 21 mai 2010

"L'ancien président de l'université de Toulon, Laroussi Oueslati, a été révoqué de la fonction publique, dans le cadre d'un trafic supposé de diplômes"

Dites-donc elle a une sale gueule la discrimination positive selon Saint-Sarkozy entre le préfet qui ne payait pas la pension alimentaire de sa femme et le président d'université qui vend les diplômes aux chinois ... qu'en pense Richard Descoings ?

Écrit par : iPidiblue discrimination négative | 21 mai 2010

Je rappelle ma position qui je crois est la jurisprudence constante de l'Etat français : ne doit être nommé à un poste de l'administration française que ceux qui le justifient par leurs mérites, leurs diplômes, l'appréciation de leurs supérieurs, de leurs collègues voire du public, à l'exception de considérations sur leurs supposées couleurs de peaux, de religions, d'opinions politiques ou philosophiques ... ou de représentativité illusoire !

Écrit par : iPidiblue discrimination négative | 21 mai 2010

Pour Frédéric Moreau

Le Chassang et Senninger est un excellent instrument de travail, mais destné à des étudiants ayant déjà acquis des bases solides plutôt qu' à une élève qui sort de seconde. Dans les années 60, on l'utilisait pour préparer l'examen de propédeutique et même le CAPES.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 mai 2010

Ecrit par : Buntov | 21 mai 2010

Merci Buntov
j'ai bien noté et je m'en occupe demain

Ecrit par : Mélane | 21 mai 2010

le relèvement des notes est une tendance générale dans les collèges. Une véritable course-poursuite. On se demande où cela s'arrêtera ! Mais cela aura une fin, quand les évaluations de compétences auront pris le relais... Voir le post Ecrit par : philippe | 21 mai 2010 un peu plus haut. Un cauchemar ...

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

Et pendant que les élèves ne savent pas lire, les agrégés, eux, n'ont plus le moral...
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/21/les-professeurs-agreges-n-ont-plus-le-moral_1361001_3224.html#ens_id=1361205&xtor=AL-32280151

Ecrit par : dickens | 21 mai 2010
---
Je l'ai signalé un peu après vous, cet article, dickens. J'ignorais que vous l'aviez fait car je dispose de peu de temps en ce moment et n'ai fait que lire la Note et mettre deux messages brefs.
J'ai eu connaissance de cet article par un message du président de la Société des agrégés, avec un communiqué de presse en pièces jointes.
See you in a while, crocodile; see you later, alligator. (Perhaps on June 6th ? If you know what I am alluding to, just tell me please. It would be nice to make your acquaintance. Le 6 juin je porterai un complet Prince de Galles, bon marché et un peu passé.)
Ces expressions sont des blagues cockney, selon mon informateur anglais, à qui j'ai dit "See you soon, moon." C'était assez mauvais, mais ça l'a fait rire parce qu'il ne s'y attendait pas.

Écrit par : Francis Penin | 22 mai 2010

"Ce qui est sûr, c'est que ce qui n'est pas enseigné ne peut être su."

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2010

Elle est à retenir, celle-là !

Écrit par : Manu | 22 mai 2010

Nicomède colorie avec ardeur en mâchouillant gaiement ses trognons de crayons ! Je pense à ce pauvre Thierry qui avait dessiné de si jolies girafes !

Ecrit par : catmano | 21 mai 2010


Tancrède, Nicomède, Théophile... quelles références ! Un vrai bain de culture la classe de Catmano. On se demande ce que fait là Barnabé - pour les exercices d'épellation peut-être.

Écrit par : guy morel | 22 mai 2010

Aucune maîtresse ne s'est occupée de moi comme Catmano s'occupe de ses élèves…
Peut-être aurais-je été moins insupportable, en classe…
Le seul risque, c'est que Nicomède cherche, toute sa vie, cette maîtresse idéale connue quand il était petit…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2010

Tancrède, Nicomède, Théophile... quelles références ! Un vrai bain de culture la classe de Catmano. On se demande ce que fait là Barnabé - pour les exercices d'épellation peut-être.

Ecrit par : guy morel | 22 mai 2010

Vous auriez préféré Balthazar ? Bajazet ? Ou Belzébuth ?
Et pour Antoinette, ça va ou je la rebaptise Andromaque ?

Écrit par : catmano | 22 mai 2010

"Le seul risque, c'est que Nicomède cherche, toute sa vie, cette maîtresse idéale connue quand il était petit…" JPB

Soit sa (belle) mère y pourvoira, soit il fera une analyse chez Onfray.

Sans doute saura-t-il lire et écrire mais, en ce siècle de retour du "religieux", pourra-t-on écrire des lettres d'amour sans fautes ?

Écrit par : dugong | 22 mai 2010

Sans doute saura-t-il lire et écrire mais, en ce siècle de retour du "religieux", pourra-t-on écrire des lettres d'amour sans fautes ?

Ecrit par : dugong | 22 mai 2010

Dugong, en ce siècle du retour du religieux, les fautes seront pardonnées !
Quant à Nicomède, muni de son B2i, il pourra toujours télécharger ses lettres d'amour, à défaut de savoir les écrire !

http://www.abc-lettres.com/lettre-amour-declaration/lettres-amour/amour.html

Écrit par : chevreuil | 22 mai 2010

Ceux qui enseignent en primaire ou au collège sont des femmes à 90% mais les commentaires de ce blog, si j'en crois les noms et pseudos sont des hommes à 90%. Pourquoi donc? Les hommes auraient-ils plus de temps libre ou apprécieraient-ils davantage les confrontations d'idées? Le constat m'interpelle.
Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent a lire avant 6 ans? Ces pauvres enfants vont être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans. Autant ne pas commencer trop jeune.
Je viens de lire le rapport de la cour des comptes sur le système scolaire français et j'apprends entre autres réjouissances que nous sommes le pays où l'origine sociale a le plus d'incidence sur le parcours scolaire et que les différences de résultats des élèves s'accentuent tout au long de la scolarité.
J'attends un démenti immédiat de l'institution devant ces propos diffamatoires ou alors on change tout.

Écrit par : brindamour | 22 mai 2010

"Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent à lire avant 6 ans? "
parce que ceci permettrait d'éviter cela :
"nous sommes le pays où l'origine sociale a le plus d'incidence sur le parcours scolaire et que les différences de résultats des élèves s'accentuent tout au long de la scolarité."
et même cela :
"être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans."
Pauline Kergomard reste une valeur sûre : " Les enfants qui fréquentent l'école maternelle doivent être mis à la lecture le plus tard possible, pour qu'ils sachent lire le plus tôt possible. L'enfant arrivant dans la seconde section sera seul admis à apprendre à lire. Il aura cinq ans."

Écrit par : Pascal | 22 mai 2010

Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent a lire avant 6 ans? Ces pauvres enfants vont être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans. Autant ne pas commencer trop jeune.

Ecrit par : Brindamour

J'aime bien l'expression "incarcérés dans des salles de classe"...
Cela doit relever d'une conception paradoxale de la protection de l'enfance qui vise d'abord à refuser de l'instruire.
Etrangement, le droit à l'éducation et à la scolarité est inscrit dans la déclaration des droits de l'enfant.

Pouvez-vous imaginer que la réalité est que beaucoup, beaucoup d'enfants aiment apprendre en classe, lèvent le doigt, participent, réfléchissent, apprécient de réussir leurs exercices, se régalent à faire une analyse grammaticale méthodique et ont de la joie à trouver la solution d'un problème un peu alambiqué ? Qu'ils peuvent être transportés par une poésie de Verlaine ou un roman d'Hector Malot ? Bref, qu'ils ne se sentent pas du tout "incarcérés", mais libres d'accéder à d'autres horizons que celui de la rue, du quartier ou du canapé du salon ?
Ou comme le dit Alain dans un de ses propos, que rien ne presse plus un enfant que le fait de quitter son état d'enfant.

Écrit par : chevreuil | 22 mai 2010

Vous auriez préféré Balthazar ? Bajazet ? Ou Belzébuth ?
Et pour Antoinette, ça va ou je la rebaptise Andromaque ?
Ecrit par : catmano | 22 mai 2010

Cela nous change tellement de jézone, djènifer, et dilane ! On est comme perdu...

Écrit par : nicolas | 22 mai 2010

Merci Chevreuil, c'est exactement ce que j'allais répondre en moins bien sans doute.

Écrit par : nicolas | 22 mai 2010

Nicolas, qu'est-ce qui vous retient de venir faire un tour par chez nous ?

Écrit par : Pascal.dupre72(arobase).fr | 22 mai 2010

"A mesure que croît le péril croît aussi ce qui sauve." (Hölderlin)

On le vérifie encore avec l'Ecole : le SLEEC d'un côté et l'Evaluation du Socle commun de l'autre, "cheval de Troie" imaginé par le ministère pour détruire de l'intérieur tout ce qui reste encore d'un enseignement digne de ce nom.

Je ne voudrais pas vous casser le moral, mais je vous transmets les informations de terrain (collège) : nous allons bel et bien vers la suppression de la notation avec la mise en place de "classes expérimentales" u peu partout sous la houlette de chefs d'établissements enthousiastes.

En ce qui nous concerne, double charge de travail, puisqu'il faut doubler les conseils de classe par des "pré-conseils" pour "cocher les cases".

Écrit par : Robin | 22 mai 2010

"Je viens de lire le rapport de la cour des comptes sur le système scolaire français et j'apprends entre autres réjouissances que nous sommes le pays où l'origine sociale a le plus d'incidence sur le parcours scolaire et que les différences de résultats des élèves s'accentuent tout au long de la scolarité."

Ecrit par : brindamour | 22 mai 2010

Alors ça, franchement, je n'ai pas les chiffres, mais j'en doute, énormément. Je ne sais pas comment la cour des comptes a bidouillé son rapport, mais quand on voit les terribles inégalités qui existent concernant l'enseignement secondaire, et surtout, supérieur, dans un pays comme l'Angleterre, ce genre de propos me paraîtrait du plus haut comique si les intentions qu'ils cachaient n'étaient pas si sinistres. Beaucoup de mes amis, ayant fait d'excellentes études et occupant aujourd'hui des postes de cadres supérieurs en entreprise, ou exerçant le métier d'ingénieur, n'auraient jamais pu entreprendre ces mêmes études s'ils avaient vécu, par exemple, en Angleterre, où l'université coûte un œil et un rein. Déjà, auraient-ils eu le niveau pour intégrer un bonne fac (sachant que même les pas bonnes sont chères) ? Vu les revenus de leurs parents, ils auraient certainement dû se contenter de la comprehensive school locale, étant donné que les grammar schools, déjà bien amochées par les Tories, ont presque été achevées par ce débile arriviste de Tony Blair. Ils n'auraient de toute façon jamais pu intégrer une public school à 10 000 livres l'année (et je ne compte que les frais d'inscription).

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent a ire avant 6 ans? Ces pauvres enfants vont être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans. Autant ne pas commencer trop jeune.

Ecrit par : Brindamour

Cette question des apprentissages précoces de la lecture et de l'écriture, question sur laquelle je n'ai pas d'avis arrêté, devrait faire débat.

Je verserai au dossier deux éléments.

Une de mes petites filles savait lire et écrire en entrant au CP. Mais elle s'ennuyait tellement en classe et trouvait le langage des maîtresses tellement "bébé", que ma fille, enseignante par ailleurs, a dû faire appel à un psy pour désamorcer la bombe de sa précocité et éviter la solution de la faire entrer au collège à 9 ans. De fait, la gamine , actuellement en CM2 a une culture bien supérieure à bien de mes élèves de Quatrième.

Mon fils qui a fait son primaire en Russie a commencé les apprentissages systématiques du lire et de l'écrire à 7 ans. Scolarisé en Cinquième (de germanistes) dans mon collège, il est loin d'être le dernier de sa classe, après avoir dû faire le forçing pour apprendre le français.

Écrit par : buntov | 22 mai 2010

"Cela doit relever d'une conception paradoxale de la protection de l'enfance qui vise d'abord à refuser de l'instruire.
"

Quand la protection de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier

Nous sommes en plein retour du religieux, vous dis-je !

Écrit par : dugong | 22 mai 2010

"A mesure que croît le péril croît aussi ce qui sauve." (Hölderlin)

On le vérifie encore avec l'Ecole : le SLEEC d'un côté et l'Evaluation du Socle commun de l'autre, "cheval de Troie" imaginé par le ministère pour détruire de l'intérieur tout ce qui reste encore d'un enseignement digne de ce nom.

Ecrit par : Robin | 22 mai 2010

En voilà une excellente idée Robin, un "cheval de troie" à l'intérieur du "cheval de troie", un peu comme ces guêpes parasites qui pondent leurs oeufs à l'intérieur des larves parasites des végétaux ...

Écrit par : Ichneumon | 22 mai 2010

Cette question des apprentissages précoces de la lecture et de l'écriture, question sur laquelle je n'ai pas d'avis arrêté, devrait faire débat.

Je verserai au dossier deux éléments.

Une de mes petites filles savait lire et écrire en entrant au CP. Mais elle s'ennuyait tellement en classe et trouvait le langage des maîtresses tellement "bébé", que ma fille, enseignante par ailleurs, a dû faire appel à un psy pour désamorcer la bombe de sa précocité et éviter la solution de la faire entrer au collège à 9 ans. De fait, la gamine , actuellement en CM2 a une culture bien supérieure à bien de mes élèves de Quatrième.

Mon fils qui a fait son primaire en Russie a commencé les apprentissages systématiques du lire et de l'écrire à 7 ans. Scolarisé en Cinquième (de germanistes) dans mon collège, il est loin d'être le dernier de sa classe, après avoir dû faire le forçing pour apprendre le français.
Ecrit par : buntov | 22 mai 2010

Débat pourquoi pas ?
Donc
1-vous écrivez : "commencé les apprentissages systématiques du lire et de l'écrire à 7 ans." En quoi consistaient les apprentissages non-systématiques ?
2 - l'expression "apprentissages précoces" est problématique.
Quand Pauline Kergomard écrit "le plus tard possible pour qu'il sache lire le plus tôt possible", d'abord elle condamne les pratiques de certaines salles d'asile où l'on mettait les enfants à la lecture beaucoup trop tôt en faisant fi de leur maturité sensorielle et motrice, ensuite elle invite, par son heureuse formule, à déterminer le bon moment à partir de 5 ans ; enfin, ce qu'elle n'a pas besoin de dire parce c'est la démarche qui à l'époque s'est généralisée, l'apprentissage de la lecture est lié organiquement à l'écriture.
3- Ce que vous dites de l'ennui d'une de vos petites filles qui savait lire en entrant au CP est révélateur des dégâts causés par l'appauvrissement des contenus. L'un des aspects trop peu soulignés de la pédagogie Kerdomardo-buissonienne est en effet la mise en synergie des apprentissages de l'écriture-lecture, du calcul, de la grammaire, du vocabulaire, des leçons d'observation ( leçon de choses, premiers éléments de géographie).
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 22 mai 2010

Je confirme, Robin, tout ce que vous dites : même chose dans mon établissement.
La collègue qui a assisté au rectorat aux réunions sur le socle commun nous a dit que l'assemblée a passé 3 heures à ergoter sur ce que c'est que le "savoir nager" ... Algred Jarry doit bien rire dans sa tombe.
Antibi, le macabre, revient en force. Et nous, nous nous sentons de plus en plus affaiblis. En total décalage avec ce que nous souhaitons, avec ce pourquoi nous faisons ce métier.

Écrit par : Marilyse | 22 mai 2010

"Jordan Romero, un Californien de 13 ans, est devenu samedi le plus jeune montagnard à atteindre le sommet de l'Everest, append-on à Katmandou, capitale mondiale de l'himalayisme.
Il efface des tablettes le Népalais Temba Tsheri Sherpa, qui était arrivé à l'âge de 16 ans sur le toit du monde."

Eh bien alors ! si on peut monter à treize ans sur la plus haute montagne du monde, on doit pouvoir aussi suivre les cours bien faits et bien pleins de l'Education nationale !
Hardi les petits ...

Écrit par : iPidiblue et l'Everest de l'Education | 22 mai 2010

Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent a ire avant 6 ans? Ces pauvres enfants vont être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans. Autant ne pas commencer trop jeune.


C'est curieux non ? Voilà qu'on en arrive à comparer la salle de classe à une cellule de prison avec la constante macabre au bout du couloir...

Moi qui croyais comme VH qu'en ouvrant une école, on fermait une prison, je me vois comparé à un maton.
Comme pourrait le dire Dugong : Au secours, délivrez-nous du mal !

Écrit par : Anti-Antibi | 22 mai 2010

Beaucoup de mes amis, ayant fait d'excellentes études et occupant aujourd'hui des postes de cadres supérieurs en entreprise, ou exerçant le métier d'ingénieur, n'auraient jamais pu entreprendre ces mêmes études s'ils avaient vécu, par exemple, en Angleterre, où l'université coûte un œil et un rein.

Ecrit par : Kap | 22 mai 2010
Ben si, justement ! En vendant un œil et un rein pour financer leurs études. C'est d'ailleurs justement la raison pour laquelle Dieu, qui était prévoyant et lucide, a mis les organes en double.

Écrit par : dobolino | 22 mai 2010

Ne faites pas de soupe à la grimace tout le temps, les profs ! Cela vous arrive de vous détendre ?

Écrit par : iPidiblue et l'Everest de l'Education | 22 mai 2010

Vous auriez préféré Balthazar ? Bajazet ? Ou Belzébuth ?
Et pour Antoinette, ça va ou je la rebaptise Andromaque ?
Ecrit par : catmano | 22 mai 2010

Cela nous change tellement de jézone, djènifer, et dilane ! On est comme perdu...

Ecrit par : nicolas | 22 mai 2010

C'est bien pour préserver l'incognito de mes Djeïzone, Djennifère et autres Fatiah, que j'ai choisi de les rebaptiser provisoirement ;-)) !

Écrit par : catmano | 22 mai 2010

Ben si, justement ! En vendant un œil et un rein pour financer leurs études. C'est d'ailleurs justement la raison pour laquelle Dieu, qui était prévoyant et lucide, a mis les organes en double.

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2010
Ah, évidemment, si vous le voyez comme ça. Sachez tout de même que pas mal de jeunes des classes populaires préfèrent ne pas vendre leur organes pour aller à l'université de peur de ne pouvoir, à terme, obtenir leur diplôme, et avoir donc venu œil et rein pour rien. Car quand vous vous endettez en pariant sur la réussite future de vos études, et donc, sur le possible pactole que vous toucherez avec votre premier emploi, il faut que vous soyez absolument certain que vous les réussirez, ces études. Pour beaucoup de jeunes de milieux très modestes, un redoublement, même, ne serait pas envisageable. D'ailleurs, même quand vous obtenez vos diplômes, et un bon boulot, vous mettez, la plupart du temps, des années à rembourser les dettes que vous avez contractées. J'ai des amis anglais qui sont médecins et qui exercent déjà depuis un bon moment. Ils sont très, très loin d'avoir remboursé les emprunts contractés pour leurs études. Et ils ont plutôt une très bonne situation par rapport à d'autres diplômés.

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

Je sais, Kap. Beaucoup de suicides et de dépressions chez les jeunes vétos anglais surendettés.

Écrit par : dobolino | 22 mai 2010

C'est bien pour préserver l'incognito de mes Djeïzone, Djennifère et autres Fatiah, que j'ai choisi de les rebaptiser provisoirement ;-)) !
Ecrit par : catmano | 22 mai 2010

Une véritable politique d'intégration en somme ! Et par la culture classique en plus.

GM:-)))))

Écrit par : guy morel | 22 mai 2010

Kap,


Vous êtes au courant que le propre du capitalisme c'est que tout le monde s'y endette en vue de préparer le futur ? Vous connaissez beaucoup de jeunes ménages en France, aux Etats-Unis et dans tous les pays de l'Occident développés qui ne s'endettent pas à un moment ou à un autre ?

Le futur a un coût ! Soit vous vivez au jour le jour et vous stagnez, vous vivotez dans la crasse, soit vous préparez le futur et vous prenez certains risques effectivement.
Mais vivre sans prendre de risques, c'est ne pas vivre ...

Écrit par : iPidiblue et le coût du futur | 22 mai 2010

iPidi, on prend moins de risque à s'endetter pour l'achat d'un bien immobilier qu'à s'endetter pour tenter d'obtenir un diplôme sélectif. Non ?

Écrit par : dobolino | 22 mai 2010

Vous croyez Dobolino ? Vous n'avez jamais connu personne ruinée par une spéculation immobilière ? Ou bien quelqu'un qui commande une maison à un entrepreneur véreux ? etc.

Il y a cent mille façons de se ruiner ...

Écrit par : iPidiblue et le coût du futur | 22 mai 2010

Hors Sujet: En plus d'avoir une capitale magnifique, Riga, les Lettons ont trouvé un nouveau héros (ma chère Lettonie va très mal du point de vue financier et économique...):

"Ilmars Poikans, le cauchemar des élites lettones
21 mai 2010 | Süddeutsche Zeitung Munich

Après avoir piraté des données fiscales confidentielles, ce mathématicien s’est donné une mission : révéler les abus de tous ceux qui s’enrichissent pendant la crise.

Matthias Kolb
Ilmars Poikans n’a pas grand-chose à voir avec l’acteur Keanu Reeves. Les traits de son visage sont ronds, ses cheveux clairsemés et un petit ventre se dessine sous sa chemise à rayures.

Toujours est-il que ce mathématicien de 31 ans est un héros pour les Lettons. Il est parvenu à accéder à des millions de données fiscales et, depuis février, fournit des informations croustillantes à la presse ou les publie sur Twitter. Voilà comment 2,4 millions de Lettons ont appris que de nombreux hauts fonctionnaires continuaient à percevoir de très généreux salaires, alors que le gouvernement a dû mettre en place un programme d’austérité budgétaire pour répondre aux exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, et éviter une faillite de l’Etat.

Ilmars Poikans s’est fait démasquer. C'est lui Neo, le hacker qui tient son nom du génie informatique incarné par Keanu Reeves dans le film de science-fiction Matrix. Lorsque la police l’a arrêté, il a reconnu avoir diffusé les informations qu’il s’était procurées. Même s'il est de nouveau en liberté, il fait couler beaucoup d’encre dans les médias : il utilise Twitter sous le pseudonyme d’Universal IT Soldier, travaille à l’université de Riga, dans un laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle, et bricole un programme de numérisation de la langue lettone.

Mettre à nu l'hypocrisie des élites
Contrairement à Heinrich Kieber, au Liechtenstein, qui a reçu plusieurs millions d’euros des services de renseignement allemands en échange des informations qu’il avait collectées, Ilmars Poikans n’a pas l’intention de s’enrichir, mais de mettre à nu l’hypocrisie des élites. Il se présente comme le porte-parole de l’Armée populaire du quatrième éveil. Une allusion qui ne passe pas inaperçue : dans les années 1980, le journal du mouvement indépendantiste s’intitulait Atmoda, ce qui signifie “éveil”. Aussi Neo n’a-t-il pas tardé à être affublé du surnom de “Robin des bois letton”.

Il a révélé que le chef du groupe énergétique public Latvenergo gagnait 17 300 euros par mois au début de l’année 2008 et que, fin 2009, il continuait à percevoir plus de 4 000 euros, un salaire plus que confortable en Lettonie. Grâce à lui, les policiers ont appris que leurs supérieurs touchaient la bagatelle de 2 800 euros, soit environ six fois plus qu’eux. Par ailleurs, en mars 2009, une entreprise de service public a versé 22 500 euros de bonus à un manager.

En Lettonie, un retraité vit en moyenne avec 150 euros par mois, un enseignant avec 375 euros. Neo a dévoilé ce que beaucoup soupçonnaient : le programme d’austérité drastique de Valdis Dombrovskis [l’actuel Premier ministre] pèse avant tout sur les retraités, les employés et les petits fonctionnaires, tandis qu’il épargne d’autres couches de la population.

La colère suscitée par les révélations de ces salaires vertigineux a pris dans l'ampleur car, dans le même temps, des écoles et des hôpitaux ont été fermés, et les salaires des Lettons ont été amputés d’un tiers. Rappelons qu'en 2009, l’économie du pays a reculé de 18%, et le chômage a atteint 20,4%.

Le premier établissement financier du pays, la banque Parex, n'a pu être sauvé que par une nationalisation. Neo a découvert que ses dirigeants, tout en réduisant la rémunération des petits employés, avaient continué à encaisser des salaires à cinq chiffres.

Soutenu par la population
Comme beaucoup, l’économiste Morten Hansen, de la Stockholm School of Economics, nourrit de la sympathie pour le hacker : “Bien sûr, il faut faire respecter les lois, mais Neo a mis le doigt sur ce qui manque dans tous les secteurs de la société lettone : la transparence.”

Les discussions ne sont pas près de s'arrêter : Ilmars Poikans a engagé un éminent avocat pour le défendre. A la tête des autorités anticorruption jusqu'en 2007, Aleksejs Loskutovs s'est battu contre les dépenses excessives des fonctionnaires lettons. Et pour lui, il n’est pas établi que son client ait commis un crime, puisqu’il s’est approprié ces données – une masse d'information représentant 1,4 gigabyte - en profitant d’une faille dans le système informatique des autorités fiscales.

Ilmars Poikans bénéficie d’un soutien inébranlable. Le nombre de ses amis sur Fabebook et son équivalent letton, draugiem.lv, ne cesse d’augmenter. Début mai, des sympathisants ont manifesté devant le siège du gouvernement. Des slogans tracés à la craie sur la chaussée clamaient : "Arrêtez les vrais voleurs" ou “La Lettonie a des délinquants rusés et honorables”. Devant le Ministère public, des hommes bâillonnés ont posé avec des t-shirts sur lesquels était écrit “Notre choix, c’est Neo”. Conclusion : nul besoin de ressembler à une star hollywoodienne pour devenir le héros d’un pays en crise."

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/255311-ilmars-poikans-le-cauchemar-des-elites-lettones

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2010

Il paraît que de tous les joueurs qui jouent dans l'équipe de France de football aucun ne paye ses impôts en France car ils sont tous domiciliés fiscalement à l'étranger ! Trouvez-vous normal que ces jeunes gens qui ont reçu dès leur plus jeune âge une formation avec les meilleurs entraîneurs dans des centres qui sont payés très chers de nos deniers, refusent obstinément de payer ce qu'ils doivent à la société française ?
Soit on devait leur faire payer leur formation quitte à ce qu'ils remboursent plus tard sur leurs salaires de joueurs et ce qu'ils touchent des sponsors, soit on devait les obliger à résider en France.

Écrit par : iPidiblue évasion fiscale | 22 mai 2010

Le futur a un coût ! Soit vous vivez au jour le jour et vous stagnez, vous vivotez dans la crasse, soit vous préparez le futur et vous prenez certains risques effectivement.
Mais vivre sans prendre de risques, c'est ne pas vivre ...

Ecrit par : iPidiblue et le coût du futur | 22 mai 2010

Merci de me prendre pour une débile.

Je cite Dobo pour vous :

"iPidi, on prend moins de risque à s'endetter pour l'achat d'un bien immobilier qu'à s'endetter pour tenter d'obtenir un diplôme sélectif. Non ?"

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2010


On prend normalement moins de risque à s'endetter pour une bien immobilier ou une bagnole (à moins d'avoir acheté bien au-delà de ses moyens ou d'être, par exemple, un chauffard), que pour ses études. D'ailleurs, les étudiants français eux-mêmes (ou plutôt leurs parents), s'endettent pour leur études.

Vous savez, je suis une vraie personne qui vit dans la vraie vie, je sais qu'on est obligé de s'endetter, j'ai même songé à le faire pour acheter un appart, mais j'ai renoncé vu que je compte, à terme, quitter la région où j'enseigne. Maintenant, il y a une différence entre devoir s'endetter pour payer une année d'études lorsque la seule inscription à la fac vous coûte 500 euros et devoir le faire lorsque l'inscription vous coûte 15 000 euros. Pas exactement la même prise de risque.

D'ailleurs, on peut aussi parler de l'immobilier. Mes parents se sont endettés sur 15 ans, en gros, pour leur maison, qu'ils ont fait construire à la fin des années 70. Il y a prise de risque, certes, mais quoi de commun avec les jeunes actifs qui doivent maintenant s'endetter sur 25-30 ans pour acheter une maison (qui n'aura même pas le format et le jardin de celle de mes parents), sans parler de ce qui se passait en Espagne avant la crise, par exemple, où l'on voyait le cas de gens qui s'endettaient sur plus de 50 ans pour acheter un bête appart, pas un machin de luxe, non, juste un appart normal, situé dans un endroit normal (id est, pas le centre de Barcelone ou de Séville) ?

Alors, moi, je fais comme vous, j'enfonce les portes ouvertes les deux pieds devant au risque de me retrouver sur le cul et je dis : je pense qu'il y a tout de même des limites au niveau d'endettement privé que peut supporter la moyenne de la population. Non ?

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

"Je sais, Kap. Beaucoup de suicides et de dépressions chez les jeunes vétos anglais surendettés."

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2010

Je précise : je n'ai pas douté un instant que vous le sachiez. J'ai bien compris que vous faisiez de l'humour. Mais j'ai quand même préféré éclaircir pour les autres lecteurs.

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

Kap,

Je crois que je viens en partie de vous répondre ! Est-il normal que le Français moyen qui gagne une fois et demi le smic finance sur ses impôts les études de stars du football ou du tennis qui de toutes les manières ne payeront jamais leurs impôts en France ? Lors de la dernière coupe Davis, aucun des tennismens français n'était domicilié fiscalement en France. Est-ce que ces jeunes gens ont jamais payé leur formation ?
Oui il y a un enrichissement d'une petite minorité aux dépens du grand nombre !
Pourquoi devrait-on payer à des jeunes gens qui entrent à Polytechnique leurs études alors que l'on sait pertinemment que la majorité d'entre eux ne serviront jamais l'Etat ? Et qu'ils vont devenir des financiers à la City ou à Wall Street ? Et ils auraient droit en plus à avoir des bourses d'études ? Sans jamais rembourser les frais scolaires engagés pour eux par la Nation ?

Écrit par : iPidiblue évasion fiscale | 22 mai 2010

"Il paraît que de tous les joueurs qui jouent dans l'équipe de France de football aucun ne paye ses impôts en France car ils sont tous domiciliés fiscalement à l'étranger ! Trouvez-vous normal que ces jeunes gens qui ont reçu dès leur plus jeune âge une formation avec les meilleurs entraîneurs dans des centres qui sont payés très chers de nos deniers, refusent obstinément de payer ce qu'ils doivent à la société française ?
Soit on devait leur faire payer leur formation quitte à ce qu'ils remboursent plus tard sur leurs salaires de joueurs et ce qu'ils touchent des sponsors, soit on devait les obliger à résider en France."

Ecrit par : iPidiblue évasion fiscale | 22 mai 2010


Ca c'est bien vous, avec vos exemples à la con.

1) Non, certes, ce n'est pas normal. Ouh que non.

2) Je ne pense pas que l'exemple des footballeurs soit vraiment pertinent, voyez-vous, en particulier quand on voit le nombre de personnes que cela concerne. Je pensais plutôt à des cas moyens : ingénieurs, cadres moyens ou sup, vétérinaires, des professions exigeant des études longues et dont ceux qui les exercent vivent en France et, disons, peuvent difficilement pratiquer l'évasion fiscale, façon demeuré du ballon rond ou chanteur à la noix.


Et ce n'est pas la peine de me sortir l'exemple de nos géniaux financiers, des joueurs de tennis, etc. Je parle du gros de la population.

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

Kap,


Il y a cent mille français à Londres, je crois que cela compte !

PS Je ne sais pas si vous êtes professeur comme vous le dites mais en tous cas votre langage n'est guère chatié. Si vous continuez sur ce ton là, je ne vous réponds plus, ok ?

Écrit par : iPidiblue question de langage | 22 mai 2010

En voilà une excellente idée Robin, un "cheval de Troie" à l'intérieur du "cheval de Troie", un peu comme ces guêpes parasites qui pondent leurs œufs à l'intérieur des larves parasites des végétaux ...

Ecrit par : Ichneumon | 22 mai 2010

On n'est pas sortis de l'Homère d'alors ! ;O)

Écrit par : Robin | 22 mai 2010

"PS Je ne sais pas si vous êtes professeur comme vous le dites mais en tous cas votre langage n'est guère chatié. Si vous continuez sur ce ton là, je ne vous réponds plus, ok ?"

Ecrit par : iPidiblue question de langage | 22 mai 2010

Je suis professeur, mais je ne suis pas en cours, je n'ai donc pas à donner l'exemple des élèves. Je ne suis pas ici dans mon rôle de professeur. Mon vocabulaire n'a donc pas à être plus châtié que le vôtre ne l'est (et vous vous permettez bien souvent des écarts de ton et de langage). Vous détestez le ton professoral, paraît-il, et n'aimez pas vous faire prendre de haut. Mais vous venez systématiquement faire la leçon aux autres. Je me suis contentée ici de faire une remarque sur ce que disait Brindamour, d'émettre un simple petit doute sur les propos de la cour des comptes. Et vous venez me faire la leçon sur la nécessité de s'endetter, comme si j'étais à moitié demeurée, comme si j'avais dit que l'endettement c'était mal et qu'il ne fallait jamais au grand jamais le faire.
Vous n'aimez pas être pris de haut ? Moi non plus figurez-vous. Et de même que je ne me permettrais pas de venir vous faire la leçon, de même, j'aimerais que vous évitiez de me la faire.

Oui, certes, il y a plein de Français en Angleterre. Est-ce une raison pour laisser la totalité des étudiants de France s'endetter terriblement pour payer leurs études ? Moi, je dis non, vous, vous dites oui. On n'est visiblement pas du même avis. Vous avez des arguments valables, je ne pense pas que les miens soient complètement idiots.

Maintenant, si vous ne voulez plus m'adresser la parole, faites, faites. Aucun problème. J'y survivrai.

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

Bon, j'ai l'impression que mon message au sujet de Normale sup et Polyotechnique s'est perdu dans le cyberspace. Eh bien tant pis. Au moins, il ne viendra pas alimenter un débat inutile de plus.

Je vais bosser.

Écrit par : Kap | 22 mai 2010

A l'heure actuelle les études en France sont très peu coûteuses par rapport à d'autres pays comme les Etats-Unis.

Ce que je sais de source sûre c'est que l'enseignement à un coût et qu'il faut savoir qui doit le payer ? L'Etat et les collectivités locales ou les usagers ?
Je me demande s'il est juste que des gens qui sont ouvriers toute leur vie depuis l'âge de quinze ans jusqu'à soixante cinq ans doivent payer l'intégralité des études supérieures de gens qui eux peuvent mettre en concurrence les systèmes fiscaux des pays dans lesquels ils iront travailler.
Et cela concerne beaucoup de monde, pas seulement les artistes de variétés et les stars du sport !

Je sais aussi une autre chose, c'est que la mondialisation profite en premier lieu aux très hauts revenus et pendant ce temps-là les Etats nationaux dont les charges ne sont pas délocalisables comme la Santé et l'Enseignement sont de plus en plus endettés.

Qui doit payer, c'est la question que je me pose ? Je n'ai pas de réponse toute faites mais je vois bien qu'il y a des injustices qui tendent à grandir.

Écrit par : iPidiblue injustice fiscale et éducative | 22 mai 2010

Pour Pendariès :

http://images.math.cnrs.fr/Les-decimales-de-pi.html

Écrit par : yann | 22 mai 2010

C'est bien pour préserver l'incognito de mes Djeïzone, Djennifère et autres Fatiah, que j'ai choisi de les rebaptiser provisoirement ;-)) ! Ecrit par : catmano | 22 mai 2010

La multiplicité des exemplaires suffit à elle seule de garant à l'anonymat, Catmano, non ? :-)

Écrit par : nicolas | 22 mai 2010

On n'est pas sortis de l'Homère d'alors ! ;O)
Ecrit par : Robin | 22 mai 2010
C'est une auberge Homère ; on n'en sort pas.

Écrit par : guy morel | 22 mai 2010

Parce qu’on peut parler de réussite, lorsque tous les enfants d’un Grande Section — ou quasiment tous — savent lire et compter, en fin d’année — ou que tous les élèves de CP — ou très peu s'en faut — maîtrisent les quatre opérations avant la fin de l’année.

D'accord, allons-y. Cette phrase, lancée au détour de votre article, laisse à penser qu'il y aurait quelque part en France un village de Gaulois qui résisterait encore et toujours à l'envahisseur obscurantiste.

Je ne demande qu'à vous croire, M.Brighelli, mais il serait de bon ton de votre part que vous nous indiquiez où et comment.

En résumé, je vous demande simplement de nous indiquer les résultats aux évaluations nationales des élèves de CE1 et de CM2 dont les enseignants sont membres du SLECC. Quelle école, quels enseignants ?

Je ne demande, encore une fois, qu'à vous croire.

Mais démontrez le moi, SVP.

Écrit par : FB | 22 mai 2010

Eh bien, je laisse les expérimentateurs de passage répondre à FB. Sinon, je lui dirai où aller…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2010

Un ancien sénateur UMP et ancien maire de Fontainebleau heureux en Suisse :

http://www.starwizz.com/un-senateur-exile-fiscal-en-suisse-ravi-de-ses-millions-economises-59548

Donc 2,3 millions d'euros économisés par an depuis 2006 soit près de 10 millions d'euros en 4 ans ! Avec cela on peut faire marcher combien de classes d'écoles par exemple ?

Écrit par : iPidiblue injustice fiscale et éducative | 22 mai 2010

@Yann, merci!
J'en ferai quelque chose, un jour, de ce Pi fantasmatique!

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2010

Ce monsieur Paul Dubrule est commandeur de la Légion d'Honneur, drôle d'honneur qui lui interdit de payer ses impôts en France !

Je suppose que ses petits enfants font leurs études en France à titre gratuit (il a eu 4 enfants dont un décédé), qu'est-ce qu'ils doivent penser de leur grand-père ?

Écrit par : iPidiblue drôle d'honneur ! | 22 mai 2010

Eh bien, je laisse les expérimentateurs de passage répondre à FB. Sinon, je lui dirai où aller…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 mai 2010

J'apporterai les résultats de mes cinq élèves, mardi soir.
Si mes souvenirs sont bons, ça varie entre 59/60 et 48/60 en français et entre 39/40 et 30/40 en mathématiques.
Quatre élèves sont au-dessus de 90 % de réussite et un entre 80 et 90 %.

Écrit par : catmano | 22 mai 2010

Élève poignardée: une mise en examen
AFP
22/05/2010 | Mise à jour : 20:14 Réagir
L'élève soupçonnée d'avoir poignardé une camarade scolarisée en cinquième avant-hier dans la cour de récréation de leur collège de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a été mise en examen aujourd'hui pour "tentative d'homicide sur mineur de moins de 15 ans", a-t-on appris de source judiciaire. La collégienne âgée de 13 ans a été remise en liberté mais placée en dehors du domicile familial, a-t-on précisé.

La victime, 12 ans, avait reçu un coup de couteau dans l’abdomen et avait été transférée à l’hôpital de Gonesse. Sa vie n'était pas en danger, avait affirmé le rectorat de Versailles dans un communiqué.

L’agression s’était produite dans la cour du collège Martin-Luther-King à la fin de la récréation à la suite d'un différend entre les deux collégiennes. Ces dernières venaient de se fâcher alors qu'elles étaient "copines", avait expliqué à l'AFP l'inspecteur d'académie Jean-Louis Brison.

"Le recteur de Versailles condamne avec la plus grande fermeté cette agression. Il apporte son soutien personnel à la collégienne, à sa famille et à l’ensemble de la communauté éducative du collège Martin Luther-King", avait ajouté le rectorat dans son communiqué.

Hier, une cellule d’écoute avait été mise en place à l’attention des élèves et des personnels. L'enquête avait été confiée au commissariat de Sarcelles.

Écrit par : iPidiblue et Martin Luther King | 22 mai 2010

« Si mes souvenirs sont bons, ça varie entre 59/60 et 48/60 en français et entre 39/40 et 30/40 en mathématiques. Quatre élèves sont au-dessus de 90 % de réussite et un entre 80 et 90 %.
Ecrit par : catmano | 22 mai 2010 »
Je suis désolé, Catmano, mais vous ne comprenez pas qu’il ne faut enseigner à lire et à calculer à des enfants que quand ils sont prêts ! En terminale, j’en ai un de vingt-trois ans qui ne l’est pas encore, prêt, cependant il n’a pas fini sa scolarité, tout reste possible ;))

Écrit par : Pierre Lariba, animateur en lieu de vie | 22 mai 2010

Je suis désolé, Catmano, mais vous ne comprenez pas qu’il ne faut enseigner à lire et à calculer à des enfants que quand ils sont prêts ! En terminale, j’en ai un de vingt-trois ans qui ne l’est pas encore, prêt, cependant il n’a pas fini sa scolarité, tout reste possible ;))

Ecrit par : Pierre Lariba, animateur en lieu de vie | 22 mai 2010

Toutes mes excuses, je me sens très nulle sur ce coup-là...
Ces cinq-là, je les ai depuis leur année de GS et là, déjà, ils m'ont semblé prêts à apprendre à lire, à écrire, à compter et à calculer ;-((( !

Sur ce, ne perdez pas espoir, Pierre, essayez de lui proposer les fiches de Thierry ou le manuel de CE1 de grammaire, cités tous deux dans le message initial de cette note, il va peut-être enfin "avoir le déclic", comme disent certains de mes collègues ;-)) !

Écrit par : catmano | 22 mai 2010

Pourquoi tenez-vous tellement que les enfants apprennent a ire avant 6 ans? Ces pauvres enfants vont être incarcérés dans des salles de classe pendant plus de 15 ans. Autant ne pas commencer trop jeune.

Ecrit par : Brindamour

Si on voit les choses de cette manière, effectivement, tout est à remettre en question. Si école = prison, alors c'est simple : enfants = sauvages et adultes = animaux.


On n'en est déjà pas loin, avec Brindamour, il ne nous manque que l'eau fraîche.
Juste un doute : le sauvage est-il nécessairement bon ? Pas sûr, pas sûr du tout. Quelque chose me dit que la Loi de la Jungle, c'est pire ...

PS : je suis une femme et "pourtant", je suis convaincue qu'instruire les enfants, c'est mieux que de les faire rois alors qu'ils ne sont encore bons à rien. Les mamours à môman, brindamour, ça ne dure pas longtemps. Si vous êtes trop faible, vos gosses finiront par vous cogner. C'est ce qui arrivent tous les jours à des mômans abusives dans votre genre. Un peu de tenue, brindamour ! Non mais , on n'est pas des bêtes !

Écrit par : Florence | 22 mai 2010

Je suppose que ses petits enfants font leurs études en France à titre gratuit (il a eu 4 enfants dont un décédé), qu'est-ce qu'ils doivent penser de leur grand-père ?

Ecrit par : iPidiblue drôle d'honneur ! | 22 mai 2010

Ils étudient gratuitement en France et leur avenir est assuré, entre autre, par un grand-père richissime qui paie ses impôts symboliques en Suisse et vous voudriez en plus qu'ils se permettent le "luxe" de penser ?

Écrit par : Robin | 23 mai 2010

"Ils étudient gratuitement en France et leur avenir est assuré, entre autre, par un grand-père richissime qui paie ses impôts symboliques en Suisse et vous voudriez en plus qu'ils se permettent le "luxe" de penser ?

Ecrit par : Robin | 23 mai 2010 "

Mais ils pensent certainement!!!

ils savent qu'ils font partie de la classe des dominants et qu'ils ont d'autres droits que le commun des prolétaires (ceux qui ne possèdent que leur force de travail, f-elle intellectuelle).

L'arrogance des puissants surprendra toujours les purs.

Écrit par : Karl Mars (et ça repart) | 23 mai 2010

Mais ils pensent certainement!!!

ils savent qu'ils font partie de la classe des dominants et qu'ils ont d'autres droits que le commun des prolétaires (ceux qui ne possèdent que leur force de travail, fut-elle intellectuelle).

L'arrogance des puissants surprendra toujours les purs.

Ecrit par : Karl Mars (et ça repart) | 23 mai 2010

Ce que vous dites-là est Kapital, mon cher Mars, mais par les temps qui courent, c'est un peu comme si papy avait montré sa quéquette en public.

Mais peut-être que dans ces milieux-là on n'appelle pas ça du "gâtisme", mais une "saine absence de préjugés".

Écrit par : Robin | 23 mai 2010

fût-elle

Écrit par : Karl Mars (et ça repart) | 23 mai 2010

fût-elle

Ecrit par : Karl Mars (et ça repart) | 23 mai 2010

Il faut effectivement le subjonctif, mais je pense que l'on pourrait admettre le subjonctif présent (soit-elle).

Écrit par : Robin | 23 mai 2010

Avez-vous remarqué que ce sont les mêmes qui vitupèrent contre l'Etat qui les spolie soi-disant qui sont les premiers à faire appel à ce même Etat quand on les diffame à leur sentiment et qu'ils ressentent le pressant besoin d'être protégés ?

Je suis persuadé que si je traitais publiquement dans un grand média Paul Dubrule, de saligaud, d'enflure, de vendu etc et que j'appelais à boycotter tous les Novotel de France et de Navarre immédiatement ses avocats saisiraient la justice française pour faire dire le droit et protéger sa précieuse image et son capital !

Écrit par : iPidiblue chez Novotel | 23 mai 2010

PS : je suis une femme et "pourtant", je suis convaincue qu'instruire les enfants, c'est mieux que de les faire rois alors qu'ils ne sont encore bons à rien.

Ecrit par : Florence | 22 mai 2010

Le problème est que de nos jours le principe royal d'éducation s'est non seulement démocratisé, mais vidé de sa signification originelle que les romains traduisaient par l'expression: ex patre natus , être né du père. L'État est aussi notre parent. iPidiblue dirait que l'État est une bonne mère dans le giron de laquelle on vient se plaindre à la moindre blessure tout en la maugréant d'être trop possessive.

Comment a-t-on pu en quelques années transformer l'appareil scolaire chargé de l'endoctrinement et du dressage aristocratique des nouvelles générations en une pouponnière géante, en une couveuse étatique soumise aux normes européennes, destinée à la production industrielle d'enfants-rois propres-à-rien? Voilà une belle énigme oedipienne!

Écrit par : buntov | 23 mai 2010

Moi je pense à démissionner du blog de Brighelli, je suis trop pouponné par Buntov !

Écrit par : iPidiblue halte au poupon royal ! | 23 mai 2010

Je viens de lire le rapport de la cour des comptes sur le système scolaire français et j'apprends entre autres réjouissances que nous sommes le pays où l'origine sociale a le plus d'incidence sur le parcours scolaire et que les différences de résultats des élèves s'accentuent tout au long de la scolarité.
J'attends un démenti immédiat de l'institution devant ces propos diffamatoires ou alors on change tout.

Ecrit par : brindamour | 22 mai 2010
---
Je ne sais pas si cela est vrai, si c'est vérifiable.
Cependant, c'est incontestablement un effet naturel que de peiner davantage à apprendre lorsqu'on est issu d'un milieu défavorisé culturellement plutôt que d'un milieu aisé où l'on parle mieux, mais il y a des exceptions.

En ce qui concerne la partie de votre message qui précède celle que je cite, je vous dirai que je suis entré directement en CP à l'âge de 5 ans (sans avoir connu de classe maternelle auparavant), brut de décoffrage, si je puis dire. Comme c'était en 1945, mes souvenirs sont assez flous.
Pourtant, deux choses sont bien présentes à mon esprit:

1. Je savais lire à 6 ans et un mois et demi (fin juin 1946), et beaucoup de mes camarades aussi, presque tous issus de milieux ouvriers comme votre serviteur.

2. Je n'ai appris que l'addition, cette année-là. C'est au CE1 que nous avons appris la soustraction (qui m'a donné beaucoup de mal et me rendait malheureux, mais l'instituteur était un homme adorable et patient et j'ai su faire cette opération vers la fin de l'année scolaire). Je suppose que nous avons aussi appris la multiplication en CE1, mais n'en ai aucun souvenir (peut-être parce que cette opération m'a posé moins de problèmes que la soustraction). Et je me rappelle clairement avoir appris la division en CE2, avec un diviseur à deux chiffres.

Cela ne m'a nullement nui par la suite. j'ai notamment passé haut la main (pardon pour la prétention - apparente - soit dit pour "Moi-je-moi", s'il traîne encore ses guêtres ici) l'examen d'entrée en sixième.

Ma modeste opinion est qu'il faut enseigner posément, avec une extrême rigueur (notamment dans le langage), et de manière rationnelle, c'est-à-dire à l'opposé des préconisations prétentieuses et dévastatrices des prétendues sciences de l'éducation que certaines personnes prennent encore au sérieux, malgré les dégâts que leur utilisation produit.

Écrit par : Francis Penin | 23 mai 2010

Moi je n'ai appris que la division !

Écrit par : iPidiblue fauteur de troubles | 23 mai 2010

"Cependant, c'est incontestablement un effet naturel que de peiner davantage à apprendre lorsqu'on est issu d'un milieu défavorisé culturellement plutôt que d'un milieu aisé où l'on parle mieux, mais il y a des exceptions." écrit Francis.

Pour ma part, j'ai toujours envié - et je continue - celles et ceux qui etaient d'un milieu culturellement porteur. Il me semble que les choses sont beaucoup plus faciles lorsqu'on a sa portée une bibliothèque, des idées, un soutien, une compréhension de ce que vous êtes.
Dans la peine que vous évoquez, je vois plutôt celle qui consiste à se détacher de son milieu, à accepter la différence, à s'extraire (longue entreprise) de ce dit milieu auquel vous vous sentez retenu comme par devoir, et s'extraire aussi de soi-même. Cela doit s'appeler la liberté.

Écrit par : Marilyse | 23 mai 2010

Erratum : "lorsqu'on a à sa portée".

Écrit par : Marilyse | 23 mai 2010

Oui certes Marilyse ! Mais pour devenir président de la République il vaut mieux apprendre à mal parler ...

Écrit par : iPidiblue casse toi, pov'con ! | 23 mai 2010

Oui, comme dit la publicité, nous ne partageons pas les mêmes valeurs ...

Écrit par : Marilyse | 23 mai 2010

Nous avions Madame Sans-Gêne, nous avons maintenant Monsieur Sans-Façon !

Écrit par : iPidiblue et le mot de Cambronne | 23 mai 2010

Pas mal, Ipidi.

Écrit par : Marilyse | 23 mai 2010

Pour ma part, j'ai toujours envié - et je continue - celles et ceux qui etaient d'un milieu culturellement porteur. Il me semble que les choses sont beaucoup plus faciles lorsqu'on a sa portée une bibliothèque, des idées, un soutien, une compréhension de ce que vous êtes.
Dans la peine que vous évoquez, je vois plutôt celle qui consiste à se détacher de son milieu, à accepter la différence, à s'extraire (longue entreprise) de ce dit milieu auquel vous vous sentez retenu comme par devoir, et s'extraire aussi de soi-même. Cela doit s'appeler la liberté.

Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2010
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Bonjour, Marilyse !
Est-ce bien vous qui m'avez envoyé des petits poèmes écrits par vos élèves il y a deux ou trois ans ?
Je n'ai pas envié ceux qui étaient d'un milieu culturellement porteur.
Il est extrêmement probable que cela vient de ce que, malgré mon handicap initial, je me suis hissé à leur niveau au cours de la classe de sixième.
J'en étais fier et cela me satisfaisait. Ce que je leur ai envié - bien plus tard - c'est l'aisance matérielle dans laquelle ils ont pu faire (du moins ceux d'entre eux qui avaient eu le baccalauréat) leurs études supérieures. Ils n'avaient pas besoin d'avoir un emploi salarié pour cela. Moi, si.
A l'école primaire, je me sentais surpassé par eux, et je l'étais sans doute. Mais mon orgueil était tel que je voulais faire aussi bien qu'eux, et j'ai travaillé dur pour cela, davantage par souci de n'être pas inférieur à eux que par ambition (et certainement pas l'ambition de les surclasser; les égaler me suffisait, et je n'ai jamais fait mieux que cela).
Si j'y suis parvenu dans la première classe de l'enseignement secondaire, c'est bel et bien grâce à mes instituteurs.
Jean-Paul a dit récemment "le beau mot d'instituteur".
J'ai déjà cité Mauriac quelque part :"Instituteur, de "institutor", celui qui établit [...] celui qui institue l'humanité dans l'homme ; quel beau mot !"

Écrit par : Francis Penin | 23 mai 2010

Oui, oui, Francis, c'est bien moi. J'essaie le plus possible de "vivre en poésie". Mais il est parfois difficile de faire le vide pour laisser advenir ce qui doit l'être. Ce métier est un rien vampiresque si on n'y prend garde.
Oui, l'école a permis d'ouvrir d'autres mondes à ceux qui n'avaient qu'un petit vasistas. Aujourd'hui, les choses paraissent moins ouvertes et cela, nous avons du mal à le supporter. Instruire, éduquer, les mots sont beaux, la réalité beaucoup moins.

Écrit par : Marilyse | 23 mai 2010

Communiqué du parti de l'in-nocence:


Communiqué n° 1056, samedi 22 mai 2010
Sur le film "Hors la loi"

Le parti de l'In-nocence se réjouit que le film "Hors la loi", poussant jusqu'au degré ultime l'entreprise de noircissement unilatéral et systématique de l'histoire de notre pays qu'encourage depuis des lustres le pouvoir idéologique en place, puisse être l'occasion longuement attendue d'une réouverture des dossiers et d'un examen historique enfin équilibré, ou moins déséquilibré, des relations entre la France et l'Algérie depuis soixante-dix ans. Il n'est certes pas question de nier ou d'atténuer les crimes français, ni le massacre de Sétif ni la pratique de la torture pendant la guerre d'Algérie. Mais si d'aucuns tiennent absolument à mettre en pleine lumière les épisodes sinistres et criminels d'une chronique presque toujours douloureuse, qu'ils n'opèrent pas de sélection. L'Algérie va bientôt "fêter" le triste demi-siècle de son indépendance, marqué qu'il est de façon ininterrompue par la dictature, la prévarication, la gabegie, la guerre civile et la misère d'un pays aux abondantes ressources naturelles. Que n'en profite-t-on de part et d'autre pour s'interroger sur les massacres perpétrés à l'aube de cette indépendance, et sur la façon dont un million de Français d'Algérie ont été jetés à la mer en quelques semaines, parce que la jeune nation estimait que leur présence n'était pas compatible avec son identité nouvelle et sa liberté ? Pareil examen serait d'autant plus utile et constructif que les Algériens de France, si prompts à déployer leur drapeau et à soutenir leur équipe nationale même quand ils sont "français", forment avec les autres Nord-Africains une proportion plus grande de la population française que ne l'étaient les Français en Algérie au temps de la colonisation ; et que cette contre-colonisation paraît n'émouvoir nullement les thuriféraires exaltés des combats pour l'indépendance.



http://www.in-nocence.org/public_forum/read.php?3,57945

Écrit par : Remember | 23 mai 2010

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2007-01-24/enseignement-superieur-allegre-recale-en-prepa/920/0/79270

la dissolution des CPGE dans l'université : perspective inéluctable ou serpent de mer ?

Écrit par : souvenirs, souvenirs | 23 mai 2010

"Aucune maîtresse ne s'est occupée de moi comme Catmano s'occupe de ses élèves…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 22 mai 2010

C'est peut-être précisément pour pallier ce manque que vous avez décidé de devenir prof ???

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2010

D'autres maîtresses ont dû le faire plus tard, JP, non ?
Sinon, c'est vrai, vous êtes à plaindre !

Écrit par : nicolas | 23 mai 2010

Mais il est parfois difficile de faire le vide pour laisser advenir ce qui doit l'être. Ce métier est un rien vampiresque si on n'y prend garde.
Oui, l'école a permis d'ouvrir d'autres mondes à ceux qui n'avaient qu'un petit vasistas. Aujourd'hui, les choses paraissent moins ouvertes et cela, nous avons du mal à le supporter. Instruire, éduquer, les mots sont beaux, la réalité beaucoup moins.

Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2010
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Oh, oui ! Il ne faut pas consacrer au travail plus que de raison. Je pense qu'un professeur des écoles peut difficilement s'en tenir à 35 heures par semaine, dès lors qu'il passe déjà 27 heures dans l'école. Mais il faut garder ses leçons pour les années suivantes et se borner à les peaufiner [si on ne les trouve pas parfaites :-) ]. Il faut, en tout cas, ne pas excéder 40 heures.
En somme, Mme Royal, en suggérant que les professeurs du primaire et du secondaire passassent 35 heures par semaine (avec 15 ou 18 ou 27 heures en présence des élèves selon leur catégorie) dans leurs établissements, était dans le vrai. C'était matériellement irréalisable tout de suite, mais les professeurs y auraient gagné. Beaucoup travaillent plus de 35 heures par semaine.
Pour ma part, j'ai vite mis un terme à cela au bout d'un an d'enseignement. Mes cours ont resservi (avec un polissage quand je l'estimais nécessaire) et j'ai toujours corrigé vite les copies (de sciences physiques), sauf la première année où je passais en moyenne dix minutes par copie, vingt pour les mauvaises dont je corrigeais les fautes de français en plus des fautes d'ordre scientifique. J'ai renoncé à corriger ces fautes. Les bons élèves en sciences physiques en faisaient très peu : je les soulignais et ils ne les commettaient pas une seconde fois, eux. Je retirais jusqu'à deux points sur vingt pour les fautes d'orthographe, au grand dam des élèves, mais c'était le tarif au baccalauréat : les correcteurs peuvent retirer au maximum deux points sur vingt pour des motifs tels que les fautes d'orthographe - sauf les professeurs de français [1] - et de présentation matérielle des copies. Je leur rendais service et ils ne le comprenaient pas, les crétins !)
Les bonnes copies, claires, propres, avec des résulats exacts, non seulement étaient lues avec plaisir, mais elles étaient vite lues et notées, en deux minutes.
(Un professeur de philosophie me dit un jour que les élèves de terminale S étaient meilleurs que ceux de série littéraire.)
Les professeurs de lettres et de philosophie, je le sais, passent beaucoup plus de temps sur les copies, même les bonnes.
Les professeurs des écoles dépassent probablement les 35 heures. Mais quoi ! faisons-nous ce métier pour d'autres raisons que la passion ? Vu la rémunération, ce n'est pas certainement pas pour le gain.

1. Les professeurs de français peuvent retirer davantage que deux points pour les fautes d'orthographe. Il ne leur est pas assigné de limite à ma connaissance. Mais j'ignore s'ils ne sont pas d'une indulgence excessive, coupable... à moins qu'elle ne leur soit imposée, hum !...

Écrit par : Francis Penin | 23 mai 2010

http://blog.lefigaro.fr/education/2010/05/egalitarisme-a-la-francaise-la-preuve-par-labsurde.html

Merveilleuse prestation de l'IA_IPR !
Palme d'or de la connerie.

Écrit par : yann | 23 mai 2010

http://ac.matra.free.fr/FB/boucherscolaire.pdf

Un sur deux !!!
Il est beau, le système éducatif fronçais.
Mais je suppose qu'il satisfait les profs...

Écrit par : yann | 23 mai 2010

Eh bien, je laisse les expérimentateurs de passage répondre à FB. Sinon, je lui dirai où aller…

Comme il semblerait que les expérimentateurs de passage ne se bougent guère, pourriez-vous, M.Brighelli, me faire connaître la ou les écoles dans lesquelles la majorité des élèves de Grande Section saurait lire avant la fin de l'année scolaire, ainsi que celles dans lesquelles les élèves connaitraient les quatres opérations à la fin du Cours Préparatoire ?

Encore une fois, je ne demande qu'à vous croire, mais telle la démarche expérimentale, il faut en apporter la preuve (et aussi être capable de reproduire l'expérience).

@ Catmano

Je n'ai pas tout compris. Il semblerait donc que vous n'ayez que quatre ou cinq élèves dans votre classe ? Ou me trompe-je ?

Écrit par : FB | 23 mai 2010

@ Catmano

Je n'ai pas tout compris. Il semblerait donc que vous n'ayez que quatre ou cinq élèves dans votre classe ? Ou me trompe-je ?

Ecrit par : FB | 23 mai 2010

J'ai vingt élèves, six en GS, neuf au CP et cinq au CE1.

Sur les six GS, deux lisent couramment, deux lisent mot à mot une phrase simple où il n'y a que des "sons simples", deux déchiffrent facilement des mots composés de sons simples.
Les six écrivent en écriture liée.
Les six connaissent les nombres de 0 à 19 et peuvent effectuer des petits problèmes relevant des quatre opérations, trois sans matériel, les trois autres avec matériel (bûchettes, bouliers, monnaie factice, dessins).

Les neuf CP lisent couramment depuis la fin mars et peuvent répondre seuls, par écrit, à des questions de compréhension après avoir lu un texte de deux à trois pages collectivement à haute voix. Ils utilisent les quatre opérations depuis le début de l'année scolaire et savent résoudre des problèmes relevant de ces quatre opérations.
Ils commencent à avoir quelques "réflexes orthographiques et grammaticaux", même s'ils ont encore besoin de se référer aux affichages de la classe pour conjuguer des verbes, par exemple.

Je donnerai les résultats exacts de mes cinq CE1 mardi soir. Les cahiers d'évaluation sont restés à l'école et je n'ai pas encore effectué le codage pour l'administration.

PS : Je cherche trois prénoms féminins, si possible désuets, commençant par L et un prénom féminin, désuet lui aussi, commençant par K. Pour le garçon, c'est bon, ce sera Palamède !

Écrit par : catmano | 23 mai 2010

"Un sur deux !!!
Il est beau, le système éducatif fronçais.
Mais je suppose qu'il satisfait les profs..."
Ecrit par : yann | 23 mai 2010

"Accrochez-vous à vos accoudoirs, voici un chiffre qui dit toute la vérité sur les mensonges de la France : à l’Ecole polytechnique, un élève sur deux a un parent prof. Oui : un sur deux ! Pour parvenir au sommet des sommets du système scolaire national, la crème de la crème de l’élite, pour intégrer les belles positions, assurées ensuite toute la vie durant, il faut être un enfant du système, avoir le « décodeur » que seuls les « insiders » possèdent : les professeurs."
LA CHRONIQUE D’ÉRIC LE BOUCHER

Bof ! s'il y a vraiment matière à s'indigner, c'est que l'on puisse ainsi "intégrer les belles positions, assurées ensuite toute la vie durant".

Plus intéressant :

"Les riches ont compris depuis une décennie maintenant : ils envoient leurs enfants à la London School ou dans les universités américaines. Autrement dit, ils fuient un système qui exclut aussi leurs enfants, sauf les très rares qui ont 20 en maths."

On sacrifiera donc les CPGE et les grandes écoles, sous la bannière de l'égalitarisme anti-bourgeois, mais en réalité parce qu'elles sont beaucoup trop sélectives pour les fils de riches. Brillant paradoxe.

Écrit par : TotoWeininger | 23 mai 2010

@ Catmano

Où ?

Écrit par : FB | 23 mai 2010

Les arguments du boucher sont fallacieux : si les enfants de professeurs sont sur-représentés, ce n'est pas une affaire de "décodeur". Par exemple, moi-même, j'ai toutes les peines du monde à conseiller mes élèves quand ils me posent des questions telles que "quel Bac faut-il que je fasse" (réponse : "S si possible", mais ce n'est un secret pour personne), "est-ce que je peux réussir en prépa à Janson", etc. C'est peut-être aussi ma fâcheuse tendance à éluder les question idiotes, quand je ne me prends pas à traiter le questionneur d'idiot.

Non, si les enfants de professeurs réussissent à l'école, c'est qu'ils ont des parents qui les obligent à faire leurs devoir, des parents qui leur ont offert autre chose que des consoles abrutissantes ou des téléviseurs, des parents dont les sujets de conversation ne tournent pas autour du PSG ni de la Star'Ac', et aussi, des parents qui s'occupent de leurs enfants eux-mêmes.

Écrit par : Moot | 23 mai 2010

@ Catmano

Où ?

Ecrit par : FB | 23 mai 2010

En bas, à droite.
Là où il y a des collines, des oliviers, des vignes, des abricotiers, du picodon et du mistral.

Écrit par : catmano | 23 mai 2010

@ Catmano

Ok, merci.

Écrit par : FB | 23 mai 2010

Un article intéressant lu dans "Le Devoir", journal québécois:

"Comment la droite s'organise

Avortement, registre des armes à feu, compressions dans les festivals gais, reconnaissance de la nation québécoise... Stephen Harper [1] a fait de la controverse son arme de prédilection, maniant l'art de la division avec la précision d'un chirurgien. Une stratégie risquée importée des États-Unis et de l'Australie qui pourrait procurer de nouveaux appuis cruciaux aux conservateurs.

Au printemps 2005, quelques mois avant les élections de janvier 2006 qui portent Stephen Harper au pouvoir, deux de ses conseillers, Patrick Muttart et Tom Flanagan, étudient différents scénarios pour ramener la droite à Ottawa. Ils analysent en profondeur quatre campagnes électorales: celle de Richard Nixon en 1968 (États-Unis), celle de Margaret Thatcher en 1979 (Grande-Bretagne), celle du républicain Newt Gingrich pour reprendre le contrôle du Congrès américain en 1994 et celle de John Howard en 1996 (Australie). L'équipe Harper a même fait venir à Ottawa le directeur de campagne de John Howard, Brian Loughnane, afin de bien en tirer les leçons.

Le dénominateur commun de ces campagnes? Elles ont misé sur la polarisation de l'électorat, la controverse et la division. Elles ont mis en avant des sujets potentiellement explosifs qui ont remué les gens jusque dans leurs valeurs et leurs convictions profondes.

Les Américains et les Australiens, qui sont confrontés au phénomène depuis des années, l'ont baptisé «wedge politics». Cette «politique de la division» vise à utiliser un débat pour galvaniser la base militante du parti, rallier certains électeurs indécis et, surtout, ébranler l'adversaire, où le sujet divise les troupes.

Stephen Harper a importé la tactique au Canada. D'ailleurs, conscient qu'il est en train de se faire servir cette médecine sur plusieurs fronts, Michael Ignatieff a dénoncé cette semaine ce qu'il a nommé une «culture de guerre» et de division. Car le refus de financer l'avortement dans les pays pauvres, qui a relancé la ferveur des conservateurs sociaux comme le cardinal Marc Ouellet, n'est que le dernier exemple d'une liste qui s'allonge.

«Stephen Harper est très serein dans la controverse, il ne vise pas à être rassembleur», explique le chroniqueur au magazine Macleans Paul Wells, qui a écrit le livre Right Side Up sur la stratégie électorale des conservateurs en 2005-2006. «Harper et ses conseillers se préoccupent seulement de l'attitude des gens qui peuvent voter pour eux, pas de toute la population. Ce n'est pas pour rien que la droite religieuse se sent plus à l'aise de s'exprimer.» Le politologue Frédéric Boily, de l'Université d'Alberta, ajoute: «Harper veut rassembler les conservateurs au sens politique du terme, et il y en a dans chaque parti. Pour y arriver, il est prêt à déclencher des controverses.»

Dans son livre Harper's Team, l'ancien conseiller de Harper, Tom Flanagan, explique clairement l'idée. Dans son chapitre intitulé «Les dix commandements d'une campagne conservatrice», il affirme: «Il est important d'avoir des positions qui polarisent l'électorat et qui mettent dans le même panier les autres partis. Laissons les libéraux, les bloquistes, les néo-démocrates et les verts se battre pour le vote progressiste et soyons les seuls à fédérer le vote conservateur.»

Sunshine Hillygus, professeure de sciences politiques à l'Université Harvard et coauteure du récent essai sur la politique de la division The Persuadable Voter, affirme que «l'important, c'est l'étendue du désaccord dans le camp opposé». «Il faut profiter à plein de la controverse pour aller chercher des voix chez l'adversaire. Il faut semer la zizanie», a-t-elle dit au Devoir lorsque jointe aux États-Unis.

Une source conservatrice qui côtoie régulièrement le premier ministre affirme que c'est «le secret de la méthode Harper». «Ça fait de la politique sale, mais Harper ne s'en prive pas. Il veut détruire ses adversaires et, pour ça, tous les moyens sont bons.»

Des exemples concrets

Des exemples? Dès la première semaine de la campagne électorale de 2006, Stephen Harper a promis un vote au Parlement sur le mariage gai et a dit vouloir abolir le registre des armes à feu. Les commentateurs l'ont alors traité de kamikaze, sachant que cela mettrait le feu aux poudres. Mais tout était calibré. Énormément de militants et d'électeurs libéraux — et même bloquistes dans plusieurs régions — ne sont pas à l'aise avec le mariage gai.

L'abolition du registre des armes à feu ne divise pas seulement les villes et les campagnes. Elle divise aussi les caucus du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral. Plusieurs fermiers et chasseurs pourraient changer leur vote sur ce simple enjeu. C'est pourquoi les conservateurs ciblent présentement huit circonscriptions libérales avec des publicités radio et des envois postaux très durs, là où les députés sont les plus vulnérables sur ce dossier.

Dans le cas de l'avortement, Stephen Harper sait très bien que des députés libéraux et de nombreux électeurs de Michael Ignatieff, spécialement dans les communautés culturelles, s'y opposent et apprécient le geste du gouvernement. La motion libérale sur le sujet s'est d'ailleurs retournée contre Ignatieff et a affaibli son leadership.

Abolir le financement du festival Black and Blue de Montréal il y a quatre ans et celui de la Pride Week de Toronto cette année procède du même principe. Ceux qui jugent ces événements déplacés, peu importe leur parti, en sont heureux.

Devait-on reconnaître au Parlement que le Québec forme une nation «dans un Canada uni»? Le Bloc québécois a dû se rallier pour ne pas perdre le vote nationaliste. La controverse a fait rage dans les rangs souverainistes. Et pour les fédéralistes québécois, dont la plupart sont au Parti libéral du Canada, cette ouverture sonnait comme de la musique à leurs oreilles.

Le nouveau Canada

Les quelque 260 000 nouveaux immigrants que le Canada accueille chaque année, souvent issus d'un milieu culturel plus traditionnel, sont une cible des conservateurs avec cette politique de la division. Le ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, Jason Kenney, qui tisse des liens avec ces communautés depuis 2006 [voir autre texte], est l'un de ceux qui insistent afin de radicaliser certains débats.

«Il s'est rendu compte que les deuxième et troisième générations d'immigrants, bien intégrées, votent pour les libéraux. Mais que ceux qui arrivent tout juste des pays plus conservateurs sur le plan social, comme le Pakistan, l'Inde, la Chine ou les pays du Maghreb, sont généralement contre les mariages gais ou l'avortement, par exemple. Il y a des gains à faire», raconte une source conservatrice bien au fait de la stratégie.

Autre tactique: Harper laisse souvent ses députés déposer des projets de loi privés sur des sujets controversés, comme l'avortement, ce qui lui permet de lancer les débats sans que ce soit la position officielle du gouvernement. Il peut ainsi répéter qu'il ne veut rien changer au consensus actuel et que ce sera le choix des députés. Sollicité par Le Devoir, le bureau du premier ministre n'a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet.

Plus utilisé lorsque c'est serré

La professeure de Harvard affirme que la wedge politics est davantage utilisée lorsque la lutte est très serrée et que tous les votes comptent, ce qui est le cas dans un Parlement minoritaire en constante campagne électorale. «Quand la lutte n'est pas chaude, il y a peu de débats ou de promesses, alors c'est moins nécessaire.»

La tactique est toutefois risquée, prévient Frédéric Boily. «Pour plaire à quelques milliers d'électeurs, il y a un danger de déplaire à beaucoup d'autres», dit-il. C'est pourquoi les conservateurs organisent des sondages et des groupes de discussion (focus groups) à longueur d'année, question de toujours être bien au fait de l'humeur des groupes cibles d'électeurs.

D'ailleurs, Sunshine Hillygus note que cette tactique de miser sur les controverses est plus utilisée aux États-Unis en raison de la présence de seulement deux partis politiques. «Il est beaucoup plus facile de prévoir l'effet quand il n'y a qu'un seul adversaire. Dans les systèmes à partis multiples, comme au Canada, on doit mesurer davantage son coup. Les électeurs peuvent toujours se réfugier dans un plus petit parti», dit-elle.

Danger?

Sunshine Hillygus affirme que ce type de politique peut avoir un effet néfaste sur la qualité du débat politique. «Quand nos politiciens ne se concentrent pas sur les enjeux importants pour la majorité des gens, il y a toujours un danger. On peut aussi se demander à qui le parti devra son élection s'il fait des promesses à des clientèles bien précises.»

Et la stratégie pourrait être là pour de bon, dit-elle, puisque la montée des réseaux sociaux et des blogues augmente l'efficacité de la politique de la division. «Grâce aux bases de données toujours plus précises, les partis peuvent passer leur message à un petit groupe sans pour autant en faire un enjeu national», explique Sunshine Hillygus."

[1] Stephen Joseph Harper (né le 30 avril 1959) est un homme politique canadien. Il est l'actuel Premier ministre du Canada et chef du Parti conservateur du Canada.

http://www.ledevoir.com/politique/canada/289527/comment-la-droite-s-organise

Écrit par : Pendariès | 23 mai 2010

Tancrède, Nicomède, Théophile... quelles références ! Un vrai bain de culture la classe de Catmano. On se demande ce que fait là Barnabé - pour les exercices d'épellation peut-être.

Ecrit par : guy morel | 22 mai 2010

Vous auriez préféré Balthazar ? Bajazet ? Ou Belzébuth ?
Et pour Antoinette, ça va ou je la rebaptise Andromaque ?

Ecrit par : catmano | 22 mai 2010

C'est plus facile à retenir que :

Chéhousidia
Jeanne – Alexandra
Marie-Michelle
Bambo Bemba
Walid et Waniss, deux jumeaux algériens,
Amina Aziz Yasmina Maïna Ikram Sabrina Goundoba
Noorjahar Diacumba Jalamba Mouctar
Tuguldur (petit Chinois )
Shuren Thibian Adjilani Sebastiao
Mohammed

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 mai 2010

Non, si les enfants de professeurs réussissent à l'école, c'est qu'ils ont des parents qui les obligent à faire leurs devoir, des parents qui leur ont offert autre chose que des consoles abrutissantes ou des téléviseurs, des parents dont les sujets de conversation ne tournent pas autour du PSG ni de la Star'Ac', et aussi, des parents qui s'occupent de leurs enfants eux-mêmes.

Ecrit par : Moot | 23 mai 2010
---
Oui, et tout enfant de milieu modeste qui, de lui-même, fait ses devoirs et apprend ses leçons, réussit tout pareillement ou presque. Mais cela devient peut-être rare. Il y a 50 ans toutes ces choses ludiques n'existaient pas. Il est vrai que tout élève qui ne voulait pas travailler, il y a 50 ans, échouait comme les enfants de notre époque. A défaut de s'abrutir sur des consoles de jeux, on pouvait sortir et flâner, ou jouer avec les copains.

Écrit par : Francis Penin | 23 mai 2010

Dans "Marianne":

"Cette semaine, trois fédérations de parents d’élèves ont lancé un appel à Luc Chatel, ministre de l’Education nationale. Il s’agissait de mettre en cause le système de notation encore en vigueur dans nos contrées, jugé trop stigmatisant pour les enfants. A la FCPE, classée à gauche et depuis longtemps acquise (1) aux délires pédagogistes, se sont jointes la PEEP, plus à droite, et même l’APEL, principale force parentale dans l’enseignement privé.
Stigmatisantes ! C’est vraiment le mot à la mode (2), ces temps-ci. Un député UMP, d’autant plus acquis aux thèses pégagogistes qu’il enseigne les trop fameuses sciences de l’éducation dans une fac de sport, avait utilisé le mot « traumatisantes » (3). Ces organisations et ce parlementaire sarkozyste s’appuient sur les thèses d’un certain Antibi sur la « constante macabre », thèses auxquelles Jean-Paul Brighelli avait, avec sa verve habituelle, fait un joli sort."



http://www.marianne2.fr/Et-maintenant-ils-veulent-suppprimer-les-notes-a-l-ecole!_a193104.html

Écrit par : L'école des fans | 23 mai 2010

Eh bien, je laisse les expérimentateurs de passage répondre à FB. Sinon, je lui dirai où aller…
JPB

Bonsoir,
Prenant le fil en cours, je réponds déjà à ce message.
J'enverrai les résultats de mes 12 CE1 dès la fin de la correction demain si j'ai le temps sinon mercredi .
Cette année, sur 14 CE1 qui sont dans ma classe, 6 ont suivi un CP SLECC avec une méthode d'écriture lecture et les 4 opérations, 6 élèves ont suivi le même fichier de lecture mais sans l'approche écriture lecture et en calcul avaient travaillé l'addition et un peu la soustraction, et 2 sont des enfants du voyage présents de novembre à mai dans ma classe (j'en reparlerai lors de l'analyse des résultats). La maîtresse des CP du cours simple a adopté mon fichier mais a gardé l'approche : observation de l'image, lecture et seulement ensuite écriture, mais au moins a-t-elle abandonné toute introduction de mots "globaux".
Pour ma classe, le mélange élèves CP SLECC, élèves non SLECC a ralenti le démarrage en début d'année par rapport à l'année précédente puisque la moitié des élèves avaient très peu vu la soustraction, évidemment pas vu la multiplication ni la division. Ils étaient cependant tous lecteurs, nous avons pu suivre la progression du Compter Calculer CE1 un peu plus lentement et tester Ecrire Analyser au CE1. Au vu de ce que j'ai déjà corrigé, les résultats sont un peu moins bons aux évaluations CE1 que ceux de l'an dernier car les 6 élèves qui avaient donc suivi un CP et un CE1 SLECC avaient obtenu aux évaluations de l'an dernier une moyenne de 54 sur 60 en français (contre 48/60 pour tous les CE1 de l'école) et 36/40 en mathématiques (contre 27/40 pour tous les CE1 de l'école).
Je signale que je suis dans une école qui est dans le Plan de Lutte contre l'Illettrisme (banlieue de Montereau 77) . Nous avons fait passer en janvier des évaluations de "lecture" à nos CP comme les autres CP de la circonscription dans le même plan que nous . Et, bien que nos élèves (23 chez ma collègue et 6 chez moi dont 1 élève arrivée en milieu de GS non francophone, 2 enfants du voyage arrivés en octobre) n'avaient évidemment pas vus tous les sons à cette époque de l'année et n'avaient pas eu de GS du type que celle de Catmano (nous avons démarré avec des CP reconnaissant à peine leurs voyelles, ), leurs résultats sont supérieurs à la moyenne des 2621 autres CP : 100% de nos élèves se trouvent dans la tranche de 66 % de réussite et plus (contre 76% pour l'ensemble des CP passant l'évaluation), moyenne de nos élèves :85% de réussite .

Evidemment on pourra nous opposer le nombre non significatif. Mais on ne demande qu'à étendre l'expérimentation SLECC...
Je vous tiens au courant des résultats CE1 dès que possible.

Écrit par : Julie | 24 mai 2010

Merci à Catmano, à Julie et aux autres de se donner du mal…
Et quel dommage que "FB" ne soit pas conseiller du ministre…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 mai 2010

Merci Julie.

Écrit par : FB | 24 mai 2010

Les échos 21.05.10
Le scolaire de la honte
http://ac.matra.free.fr/FB/boucherscolaire.pdf

Écrit par : :-) | 24 mai 2010

ah...doublon, Yann l'a déjà cité.

Écrit par : :-) | 24 mai 2010

Avez-vous senti le passage des langues de feu et vos élèves ont-ils reçu le don des langues cette nuit ?

Écrit par : iPidiblue passage de la Pentecôte | 24 mai 2010

"Il faudrait également adopter et adapter une sorte de conception néoconfucéenne, dans les carrières d'administration publique et les professions comportant une mission civique (enseignants, médecins), c'est-à-dire promouvoir un mode de recrutement tenant compte des valeurs morales du candidat, de ses aptitudes à la "bienveillance" (attention à autrui), à la compassion, de son dévouement au bien public, de son souci de justice et d'équité." E. Morin

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/22/ce-
que-serait-ma-gauche_1361550_3232_1.html



Et lui, il l'a reçue la langue de feu du Saint Esprit?

Pas sain son esprit sur ce point en tout cas! C'est sucré de belles intentions mais là il y va fort! Il vient soutenir le projet d'épreuve de concours avec à la clé l'inquisition morale, pas moins!
Et se servir de Maître Kong pour ce genre d'idée, c'est pitoyable. Allons donc nous inspirer du modèle chinois pendant que l'on y est! Synthèse de Marx, Mao, Deng, Kong et Laozi: Chouette, on a mieux que le modèle finlandais!

Nous sommes dans le chaos: c'est évident. Penser le chaos avec une pincée de Dao, cela, oui, pourrait être fructueux. Plus que les simplification de Morin qui pourtant se défend d'être partisan de la pensée uniformisante et simplificatrice.

Écrit par : Florentin | 24 mai 2010

Florentin,


Pour 500 000 livres je peux vous faire rencontrer le Saint-Esprit d'Edgar Morin, mais pas pour moins !

Écrit par : iPidiblue go-beetwen | 24 mai 2010

PS Pourquoi 500 000 livres ? Parce que Sarah Ferguson a demandé cette somme pour faire recontrer à un soi-disant homme d'affaires du Moyen-Orient qui était un journaliste en fait, son ex-mari le duc d'York ! Et donc je pense que Morin vaut bien le prince Andrew ...

Écrit par : iPidiblue parce qu'il le vaut bien ! | 24 mai 2010

@catmano

Léontine, Léocadie, Lucille, Luce, Lucienne

Karine

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2010

Le boucher le dit vite: " Les riches ont compris depuis
une décennie maintenant : ils en-
voient leurs enfants à la London
School ou dans les universités amé-
ricaines. "

Les profs ne peuvent pas les payer à leurs enfants.

alors où est l'élite?

Écrit par : Karl Mars (et ça repart) | 24 mai 2010

Ce n'est pas cher pour connaître enfin le Secret de l'Eglise via st Morin!

La horde des thuriféraires est aussi en quête, on risque de se bousculer. Mais il faut y mettre le prix, et ça, ce n'est pas donné à tout le monde. Mondain et fortuné pour accéder à l'Esprit, il faut le faire! Esprit de Morin, précisons tout de même!
D'autres langues de feu sont tombées avant même la Pentecôte, chez un chef d'établissement charismatique. J'ai appris cela de pauvres collègues - pauvres en esprit- : les rapports d'exclusion de cours porteraient la mention d'une circulaire de 2000 stipulant que l'on ne peut exclure un élève qu'à la condition que ce dernier mette la vie d'autrui en danger... Donc une exclusion n'est possible que si l'on est menacé ou bien si un élève l'est aussi. Les parents pourront porter plainte pour exclusion de cours sans raison vitale.
Amen! Quand l'esprit tombe comme un pigeon crevé sur la tête d'une Chef, ça fait mal. Les pauvres en esprit en perdent leur latin.

Écrit par : Florentin | 24 mai 2010

Cet article est une honte. FB n'a pas compris que les codes, les riches les ont, d'une façon ou d'une autre, et davantage encore que les profs dans leurs propres écoles. La différence c'est comme l'expliquait Moot, parce que les profs ont davantage tendance à s'impliquer dans la scolarité de leurs rejetons en toute connaissance des enjeux.
Que les nantis qui peuvent tout s'offrir sauf la réussite automatique aux concours difficiles en prennent ombrage, nul doute. Mais qu'on nous fasse passer ça pour de la démocratisation, quelle audace et quel mépris !!!!

Écrit par : nicolas | 24 mai 2010

Cet article est une honte. FB n'a pas compris que les codes, les riches les ont, d'une façon ou d'une autre, et davantage encore que les profs dans leurs propres écoles.

Bien sûr que si, j'ai compris que ce sont les riches qui ont les codes, depuis 21 ans que j'enseigne en ZEP.

Écrit par : FB | 24 mai 2010

Et quand la vie du cours est en danger, ce n'est pas une raison valable ?
L'école irait nettement mieux si demander aux professeurs justification pour chaque sanction était considéré comme une idée saugrenue.

Écrit par : Moot | 24 mai 2010

Un gibet de Montfaucon au milieu de chaque préau d'école ! Il faut savoir sévir ...

Écrit par : iPidiblue fourches patibulaires | 24 mai 2010

Un pilori ;o)))) !

Écrit par : Moot | 24 mai 2010

Un carré de soie Hermès en lieu et place du traditionnel Bonnet d'Âne ?

Écrit par : iPidiblue mariechantalesque | 24 mai 2010

Vous saviez que ce pauvre Jean Louis Dumas était mort le 1er mai dernier, un an tout juste après son adorable épouse Réna, c'est terrible !

Écrit par : iPidiblue mariechantalesque | 24 mai 2010

L Chatel a confirmé la circulaire de 2000 sur l'exclusion qui doit être exceptionnelle. Mais Sarko est contre la racaille....

http://www.congresintaref.org/actes_pdf/AREF2007_Agnes_GRIMAULT-LEPRINCE_214.pdf
lire la conclusion

http://soseducation-leblog.com/2010/04/09/les-professeurs-ne-sont-pas-des-geoliers/

Pas toujours d'accord avec SOS mais là, oui!
Nous sommes sous la conduite de gens dangereux. Il faut les exclure! Vite!

Écrit par : Florentin | 24 mai 2010

C'est la saint Donatien ! Le Divin Marquis a été canonisé ?
JPB, qui jadis écrivit une étude sur Sade…

Écrit par : brighelli | 24 mai 2010

C'est complètement idiot, cet article sur les enfants de profs qui seraient honteusement avantagés!
La vérité étant que voyant comment sont élevés à la maison la plupart des élèves qu'ils ont, les profs s'impliquent peut-être de manière un peu plus rationnelle dans l'éducation* des leurs...
* J'ai bien dit: "éducation", pas "instruction" même si, en l'espèce, ce n'est certainement pas antinomique.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2010

Pour rebondir sur vos propos Christophe, c'est une nouvelle tentative d'égalitarisme forcené qui voudrait que comme une certaine partie de la population n'arrive pas à éduquer ses enfants correctement, il est demandé aux autres d'en faire autant.

Enfants de profs, enfants de riches, même combat ? Juste la volonté de faire en sorte de préparer au mieux de sa conscience et de ses capacités ses enfants à la vie d'adulte.

Écrit par : Joe | 24 mai 2010

"Pour rebondir sur vos propos Christophe, c'est une nouvelle tentative d'égalitarisme forcené qui voudrait que comme une certaine partie de la population n'arrive pas à éduquer ses enfants correctement, il est demandé aux autres d'en faire autant."

Ecrit par : Joe | 24 mai 2010

Je ne suis pas sûr d'avoir dit ça !!!!
Par contre, une forme de jalousie, très certainement.
Si "on" cogne autant sur les enseignants, et depuis aussi longtemps, c'est peut-être parce qu'on les envie ? (Sécurité de l'emploi, longues vacances, pas si mal payés que ça à pas faire grand-chose, CAMIF, voyages organisés, vieux campeur, chaussettes dans les sandales, collier de barbe, pipe (avec de la vraie fumée, s'entend !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2010

Une vie de satrape que vous nous décrivez-là Christophe !

Écrit par : iPidiblue par ma barbe postiche ! | 24 mai 2010

Vous savez quoi ? Je pense qu'on n'a qu'à rebaptiser l'Educ'Nat, "Satrapie Nationale" !

Écrit par : iPidiblue & Ma Satrapie | 24 mai 2010

@FB
Il s'agissait d'Eric Leboucher, mes scuzes.
http://ac.matra.free.fr/FB/boucherscolaire.pdf

Écrit par : nicolas | 24 mai 2010

L'autre jour, au coin d'une vallée,
Un serpent piqua le boucher.
Que croyez-vous qu'il arriva?
Ce fut le serpent qui creva.

Écrit par : en passant | 24 mai 2010

"Il est probable que par crainte d’être accusés de racisme, les professeurs soient particulièrement vigilants lorsqu’il s’agit de sanctionner ou de noter un élève d’origine étrangère, minimisant ainsi les pratiques inégalitaires" (conclusion du rapport d'Agnès Grimault-Leprince, cité par Florentin).

En lisant ceci entre les lignes, on aura compris que les professeurs sont censés être coutumiers des "pratiques inégalitaires". Belle mentalité, la brave dame !

Écrit par : Moot | 24 mai 2010

Tenez ! voulez-vous que je vous raconte une petite histoire ? Un jour de 2005 la célèbre présentatrice noire américaine ( que dis-je afro-américaine), Oprah Winfrey se présente avec des copines devant la boutique Hermès du Faubourg Saint-Honoré un quart d'heure après la fermeture, les vendeuses encore présentes refusent de lui ouvrir naturellement ! Elle ne fait ni une ni deux lors de son show télévisé elle accuse la marque de discrimination raciale, las de tout ce tapage voici le communiqué du président de la marque Hermès-USA le 24/6/2005 :
"La maison de luxe Hermès présente ses excuses à la vedette américaine de télévision Oprah Winfrey qui s’est vivement étonnée de trouver porte close en arrivant à la célèbre boutique du faubourg Saint Honoré. Oprah Winfrey et son entourage sont arrivés devant chez Hermès à 18h45, soit un quart d’heure après l’heure de fermeture habituelle."

Écrit par : iPidiblue et la politique de discrimination anti-vedettes | 24 mai 2010

Un gibet de Montfaucon au milieu de chaque préau d'école ! Il faut savoir sévir ...

Ecrit par : iPidiblue fourches patibulaires | 24 mai 2010

Un pilori ;o)))) !

Ecrit par : Moot | 24 mai 2010

Quitte à me faire traiter de "laxiste", je suis d'accord avec Moot, je préfère le pilori. Je crois en la "perfectibilité" de l'être humain.

... Je sais, Les Lumières me perdront.

Écrit par : Robin | 24 mai 2010

Un gibet de Montfaucon au milieu de chaque préau d'école ! Il faut savoir sévir ...

Ecrit par : iPidiblue fourches patibulaires | 24 mai 2010

Un pilori ;o)))) !

Ecrit par : Moot | 24 mai 2010

Quitte à me faire traiter de "laxiste", je suis d'accord avec Moot, je préfère le pilori. Je crois en la "perfectibilité" de l'être humain.

... Je sais, Les Lumières me perdront.

Ecrit par : Robin | 24 mai 2010

En plus, les gamins adorent ça ! J'étais dans une "foire médiévale", hier, les organisateurs avaient mis deux ou trois piloris pour que les gens puissent faire des photos et ils étaient tous occupés par des gosses hilares ;-)) !

Écrit par : catmano | 24 mai 2010

Franck Lepage se moque de la modernisation de l'École :

http://www.scoplepave.org/video/Inc2p3.flv

Écrit par : P. Lariba | 24 mai 2010

En plus, les gamins adorent ça ! J'étais dans une "foire médiévale", hier, les organisateurs avaient mis deux ou trois piloris pour que les gens puissent faire des photos et ils étaient tous occupés par des gosses hilares ;-)) !

Ecrit par : catmano | 24 mai 2010

On pourrait imaginer des scènes de solidarité discrètes et touchantes : un camarade déposant un brin de myosotis ou offrant en cachette à l'élève puni un bonbon au miel, d'autres lui lisant du Jonathan Swift (qui en goûta aussi, du pilori) en l'adjurant (en bon anglais) de prendre son mal en patience, un autre lui déclamant (en latin) du Cicéron, un autre puisant dans Ronsard et dans du Bellay les consolations de l'églogue et de l'élégie, un autre enfin, lui lisant dans le "de Viris illustribus urbis Romae a Romulo ad Augustus" des exemples montrant qu'un juste châtiment rend meilleur.

Enfin un peu de dignité, de noblesse et de décorum dans nos tristes cours de récréation où trop souvent l'ennui le dispute à la violence ! ;-))

Écrit par : Robi | 24 mai 2010

« Jonathan Swift (qui en goûta aussi, du pilori) »
Robi | 24 mai 2010

Defoe, oui, mais Swift ?

Écrit par : tailleboudin | 24 mai 2010

"a Romulo ad AugustuM", non ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 mai 2010

« "de Viris illustribus urbis Romae a Romulo ad Augustus" »
Robi | 24 mai 2010

Augustum.

Écrit par : tailleboudin | 24 mai 2010

Plus de bisous sur les fesses ?

Écrit par : iPidiblue talc et pommade | 24 mai 2010

ad + accusatif comme dans "ad vitam aeternam".

Écrit par : Orthoprof | 24 mai 2010

« Jonathan Swift (qui en goûta aussi, du pilori) »
Robi | 24 mai 2010

Defoe, oui, mais Swift ?

Ecrit par : tailleboudin | 24 mai 2010

"ad Augustum" (accusatif après "ad" ! mea maxima culpa !)... Il me semble que Swift aussi. Sinon, Pitié, pas le Pilori... ou je demande que les dames du blog me réconfortent de bonbons au miel et me couvrent de fleurs !

Écrit par : Robin | 24 mai 2010

Plus de bisous sur les fesses ?

Ecrit par : iPidiblue talc et pommade | 24 mai 2010

Oui, je veux bien aussi ! ;O))

Écrit par : Robin | 24 mai 2010

Au cas où cela intéresserait (et comme je l'avais annoncé), voici les résultats des évaluations nationales CE1 mathématiques de ma classe :
- moyenne générale de la classe : 7,3/10
- moyenne des élèves ayant fait un CP SLECC : 8/10
On peut noter qu'il n'y a pas trop de difficulté à faire rattraper en maths les 4 opérations en CE1. Par contre mes 2 collègues SLECC CE2 et CM1 de l'école rencontrent les plus grandes difficultés à faire une remise à niveau lorsque les élèves ont suivi tout le cursus jusqu'au CE1 en appliquant les méthodes préconisées par les professeurs d'IUFM . Les habituer à raisonner et à avoir de la rigueur devient une bataille de tous les jours et pas forcément une bataille gagnée d'avance.

Il faudra attendre pour le français car je n'ai pas eu le temps de faire passer individuellement tous les élèves en lecture à voix haute.

Écrit par : Julie | 24 mai 2010

Dans Riposte Laïque:

http://www.ripostelaique.com/Setif-mai-1945-massacres-en.html

Écrit par : Hors la loi | 24 mai 2010

Je voudrais bien savoir ce que va faire Natacha Polony au colloque d'Anne Coffinier.

Pas vous ?

Écrit par : Nos enfants gâchés par le privé hors contrat | 24 mai 2010

Merci, Yann. Délectable.

http://h16free.com/2010/05/23/3014-ecole-moins-de-notes-plus-de-bisous

Écrit par : nicolas | 25 mai 2010

Très intéressante, l'interview de Roger Vétillard à propos de Sétif dans Riposte laïque.
Il en ressort que les massacres (je garde le terme parce que "4000 à 10 000 morts", c'est un massacre) ont été instrumentalisés successivement par nombre de gens forcément désintéressés… Et que "Hors la loi"est une instrumentalisation parmi d'autres. Il restera à voir si c'est ou non une instrumentalisation de talent : rappelons que la Chanson de Roland, c'est aussi une instrumentalisation d'un accrochage entre guerriers de Charlemagne et bergers basques — mais "Turold" en a fait une épopée terrible.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 mai 2010

Je voudrais bien savoir ce que va faire Natacha Polony au colloque d'Anne Coffinier.

Pas vous ?

Ecrit par : Nos enfants gâchés par le privé hors contrat | 24 mai 2010

Je n'en ai pas dormi de la nuit ! ;-)

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

"L’Histoire justifie ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout." (Paul Valéry)


C'est une bonne définition d'une l'idéologie ou d'une "Histoire officielle" ; Roger Vétillard, lui, a fait un vrai travail d'historien.

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

Puisque nous en sommes aux citations de Valéry, Robin : "l'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré." Nous en avons la preuve tous les jours.
JPOB

Écrit par : brighelli | 25 mai 2010

"Les méthodes préconisées par les professeurs d'IUFM."

Ecrit par : Julie | 24 mai 2010

Et allez donc !!
Un peu de rigueur, que diable !!! Pas d'amalgames.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

"ad Augustum" (accusatif après "ad" ! mea maxima culpa !)... Il me semble que Swift aussi. Sinon, Pitié, pas le Pilori... ou je demande que les dames du blog me réconfortent de bonbons au miel et me couvrent de fleurs !

Ecrit par : Robin | 24 mai 2010

Ad libitum...

Écrit par : Orthoprof | 25 mai 2010

En réponse à l' article (le premier "correspondant illettrisme" nommé) de Natacha Polony, voici une réponse que je trouve excellente.

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LUC CHATEL POLITIQUE DE PREVENTION DE L’ILLETTRISME : DEMAGOGIE OU VOLONTE REELLE ?

Monsieur le Ministre, Nous avons pris connaissance avec intérêt du plan de prévention de l’illettrisme que vous avez présenté le 29 mars 2010 à l’occasion du Salon du Livre. Nous saluons cette initiative dans la mesure où elle a pour but de prendre le mal à la racine et de chercher ainsi à éviter que l’illettrisme et son cortège de souffrances continue à se répandre au sein de la population. Nous ne pensons pas toutefois que les mesures que vous préconisez soient suffisantes pour atteindre l’ambitieux objectif que vous vous êtes fixé et c’est pourquoi nous prenons la liberté de nous adresser à vous par la voie médiatique, tant il est vrai que ce sujet nous concerne tous.

Comme vous le préconisez, Il est évidemment nécessaire, Monsieur le Ministre, d’enrichir le vocabulaire des enfants pour leur assurer une meilleure compréhension du langage écrit, de même que leur donner le goût de la lecture par la découverte de textes de qualité issus de notre littérature. Mais ne pensez-vous pas qu’il faudrait avant tout s’assurer que nos enfants sachent (savent ?) lire ?

Sinon, à quoi leur servirait ce goût pour la lecture et ce riche vocabulaire, s’ils ne sont pas même capables de prendre connaissance d’un texte ? C’est en effet un constat indéniable - que vous faites vous-même - qu’un nombre considérable de nos enfants se retrouvent en sérieuse difficulté, voire en échec, dans l’apprentissage de la lecture. C’est un fait non moins contestable que les enfants d’aujourd’hui éprouvent une certaine aversion à l’égard de la lecture très souvent vécue comme une corvée mobilisant une importante énergie.

Comment, dans ces conditions, Monsieur le Ministre, nos enfants pourraient-ils éprouver un quelconque plaisir de lire et comment pourraient-il avoir envie de pratiquer une activité qui leur demande de si grands efforts ? Et pourtant, toutes les personnes en relation un tant soit peu avec de jeunes enfants vous le diront, tous se réjouissent d’apprendre à lire, tous rêvent de savoir lire. On peut dès lors se demander comment nous nous y prenons pour anéantir un si bel enthousiasme ? Vous en conviendrez, pour devenir un bon lecteur, l’enfant a besoin d’un professeur bien formé à cette mission, d’une bonne méthode, de même enfin que d’un apprentissage motivant qui lui confère l’envie et le plaisir de lire. Or, force nous est de constater que ces conditions élémentaires, relevant davantage du bon sens que de l’expertise, ne sont nullement réalisées aujourd’hui.

Primo, bien qu’il s’agisse d’un apprentissage essentiel qui va conditionner tout l’avenir à la fois scolaire et professionnel de nos enfants, les professeurs des écoles qui – rappelons-le - peuvent tous être appelés une fois ou l’autre à enseigner au cycle des enseignements fondamentaux (cycle 2 : Grande Section maternelle, Cours Préparatoire et Cours élémentaire 1ère année), ne reçoivent pas ou très peu de formation dans le domaine des Sciences de la lecture. A cet égard, José Morais, l’un des principaux artisans des travaux de l’Observatoire National de la Lecture (ONL), institution qui dépend directement de votre Ministère, relève l’importance d’une telle formation : « Puisque la lecture est une activité cognitive, puisque son apprentissage implique des capacités mentales, il me semble fondamental que tous ceux qui sont concernés par cet apprentissage au-delà des enfants eux-mêmes (parents, enseignants, rééducateurs, inspecteurs, responsables ministériels) sachent que la lecture et son apprentissage sont des questions scientifiques dans le champ de la psychologie cognitive et qu’ils soient correctement informés sur les apports déjà réalisés par cette discipline. Est-il raisonnable, par exemple, qu’une personne, si dévouée soit-elle, se voie confier la charge d’apprendre à lire à des enfants alors qu’elle-même sait peu, voire a des idées fausses, sur ce qu’on fait en lisant et sur les mécanismes de l’apprentissage ? " (Morais, Regards sur la lecture et ses apprentissages, ONL 1996).

Secundo, toutes les méthodes d’apprentissages ne sont pas bonnes, loin s’en faut, ainsi que le reconnaît expressément l’Observatoire précité. Nous nous bornerons à reprendre ici les conclusions de cette institution reproduites dans l’ouvrage intitulé « Apprendre à lire », publié en 1998 aux éditions Odile jacob : « On entend parfois dire que toutes les méthodes d’enseignement de la lecture sont bonnes, que toutes s’équivalent. C’est faux ! (…) L’Observatoire peut et doit dire clairement de quel côté se situe la vérité scientifique (…) En résumé, à l’heure actuelle, nous pouvons affirmer que la conception de la lecture la plus appropriée est celle qui insiste sur la découverte, de manière très précoce, du principe alphabétique, c’est à dire du fait que les caractères alphabétiques représentent, sous une forme graphique, les unités abstraites de la parole que l’on appelle phonèmes. »

Tertio, la plupart des méthodes, non seulement ne sont pas en adéquation avec les constats scientifiques et notamment avec ceux de l’ONL, mais encore ne tiennent pas compte du fait que l’apprentissage s’adresse à de tout jeunes enfants et sont, de ce fait, parfaitement rébarbatives. Or, si l’on souhaite que nos enfants découvrent les joies immenses que confère la lecture, il est indispensable qu’ils aient éprouvé du plaisir dans leur apprentissage. Il est donc nécessaire que les méthodes soient adaptées à leur monde et à leur imaginaire. Les considérations qui précèdent nous amènent, Monsieur le Ministre, à vous poser deux questions qui nous paraissent essentielles au regard de votre volonté affirmée de mettre en œuvre une véritable politique de lutte préventive contre l’illettrisme. Tout d’abord, pourquoi ne mettez-vous pas en place au sein des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), une formation adéquate des futurs enseignants dans le domaine des Sciences de la lecture ? A cet égard, ne serait-il pas judicieux de créer une filière spécifique pour l’enseignement au cycle 2 ?

En effet, vous en conviendrez, c’est un tout autre métier que d’enseigner au Cours Préparatoire ou au Cours Moyen 2ème année. Ensuite, puisque toutes les méthodes de lecture ne sont pas bonnes, pourquoi ne pas effectuer directement sur le terrain une grande évaluation comparative des différentes méthodes utilisées par les professeurs des écoles, afin de déterminer, selon des critères scientifiques strictes, quelles sont celles qui sont le plus efficaces ?

Nous sommes nombreux à être convaincus que ces deux mesures que nous dicte le bon sens, ajoutées à celles que vous prévoyez, constituent des conditions sine qua non de la réussite de votre politique de lutte préventive contre l’illettrisme. C’est pourquoi, vu l’espoir que vous avez fait naître auprès de tous ceux (parents, enseignants, associations…) qui se préoccupent de l’avenir de notre jeunesse, vous vous doutez bien, Monsieur le Ministre, que c’est avec une certaine impatience que nous attendons de connaître votre détermination sur ces questions. Aussi, nous ne doutons pas que vous aurez à cœur d’y répondre.

Delphine FRYDIG Présidente de l’association le Droit de Lire

Je discute néanmoins la confiance totale que cette dame exprime vis-à-vis de l'ONL. Si José Morais semble avoir des idées saines sur l'apprentissage de la lecture, il n'en va pas de même pour la plupart des membres de l'ONL, qui sont tous plus ou moins issus de l'INRP, psychologues, "professeurs des universités" des sciences pédagogiques, et autres titres ronflants dont je me méfie comme de la peste.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 mai 2010

Puisque nous en sommes aux citations de Valéry, Robin : "l'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré." Nous en avons la preuve tous les jours.
JPOB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2010

Vous êtes allé semer l'effroi dans l'Ordo sancti benedicti (OSB), JPOB ?

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

Puisque nous en sommes aux citations de Valéry, Robin : "l'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré." Nous en avons la preuve tous les jours.
JPOB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2010

Non c'est la pédagogie ! A ne surtout pas mettre entre les mains des enfants ...

Écrit par : iPidiblue à ne pas mettre entre les mains des enfants | 25 mai 2010

http://ac.matra.free.fr/FB/boucherscolaire.pdf

Un sur deux !!!
Il est beau, le système éducatif fronçais.
Mais je suppose qu'il satisfait les profs...

Ecrit par : yann | 23 mai 2010
Il serait peut-être bon de préciser que les professeurs en question ne sont bien évidemment pas le professeur de SVT du collège de Trifouillis les Oies et le prof de mécanique appliquée du LEP de Montbéliard.
Il y a professeurs et professeurs et les élèves de Polytechnique sont plutôt les enfants des seconds, les premiers, la grande majorité du corps enseignant d'ailleurs, ont des enfants qui marnent comme les autres, même après une scolarité secondaire avec de "bonnes notes".
Pour avoir un gosse qui entre à Polytechnique, il faut non seulement être en mesure de compléter à bon escient les programmes scolaires, mais aussi savoir décoder tout ce qu'il y a de néfaste et de destructeur dans les pédagogies actuelles et être en mesure de contrer sans que le gosse s'en rende compte. Il faut être un parent très habile et très très lucide, ce qui n'est pas le cas de la majorité des professeurs de collège et lycée.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Dobolino,


Je tombe des nues ! Vous voudriez dire que le million d'enseignants que compte cette heureuse nation ne sont pas tous autant de génies des Carpathes ?
J'étais tellement persuadé du contraire depuis mon plus jeune âge !
J'étais près à élever une stèle au professeur inconnu tombé au champ d'horreur de la pédagogie nouvelle, pourtant !

Écrit par : iPidiblue n'en revient toujours pas ! | 25 mai 2010

Si LVMH est le nouvel évaluateur officiel de l'enseignement en France sur "Bonnet d'âne"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

LVMH c'est Louis Vuitton Moët Hennessy ?

Écrit par : iPidiblue élvéméhachisé | 25 mai 2010

Il y a une statistique qui n'est pas indiquée par Eric Le Boucher et qui m'intéresse au plus haut point, dans cette moitié d'élèves de l'X dont un parent au moins est professeur, lequel est-ce, la mère ou le père ? Et quelle est la profession de l'autre parent ?
En fait j'aimerais avoir plus de détails pour comprendre le taux de réussite particulièrement élevée de cette sous-classe d'élèves.
Dobolino apporte un éclairage intéressant, elle croit savoir qu'il s'agit d'enseignants du supérieur, c'est possible ! Mais j'aimerais en être sûr et connaître les détails exacts.
Je connais bien "la famille polytechnicienne" du XIXème siècle mais moins bien l'actuelle composition de cette "élite".

Je m'intéresse à deux choses qui sont toutes deux tabous sur ce blog comme partout ailleurs, la question héréditaire autrement dit génétique et la question de l'environnement culturel et donc social.
Malheureusement je sais que dès que l'on prononce ces mots on s'empresse de noyer le poisson dans des débats stériles et véhéments qui n'apportent rigoureusement rien faute de rigueur justement !
Un peu de science ne nuit pas au milieu du désert de l'esprit médiatique.

Écrit par : iPidiblue ostinato rigore | 25 mai 2010

L'éditorial de Leboucher a été publié sur le site des échos ; en commentaires, deux personnes se présentant comme des X de la promotion 2009 demandent une référence pour ces chiffres, et indiquent qu'ils ne correspondent pas à ce qu'ils observent.

Ceci étant, il est clair, et connu, que les enfants d'enseignants réussissent bien leurs études.
Reste à savoir si c'est le résultat d'un terrible complot se faisant au détriment des enfants des autres, ou s'il y a d'autres coupables que les 'usual suspects'...

Au fait, que devient la fameuse commission qui devait examiner le caractère socialement discriminant des concours des grandes écoles, lancée après l'affaire des quotas ce début d'année ? (Aucun rapport entre les deux sujets, naturellement)

Écrit par : en passant | 25 mai 2010

Il y a trop de biais dans les chiffres que présentent Eric Le Boucher pour qu'on puisse se satisfaire d'une étude aussi sommaire !

Socialement parlant Monsieur l'Instituteur en 1900 dans un petit village c'est l'équivalent d'un professeur agrégé aujourd'hui dans une ville ! pas sur le plan des connaissances sans doute - quoique ! - mais sur le plan de la place dans la société certainement !

D'autre part en 1900 beaucoup d'X étaient des fils de militaires et embrassaient la carrière militare, c'est devenu très rare !
Pourquoi ? Parce que l'armée d'aujourd'hui est une armée très réduite par rapport à celle de 1900 et qu'elle n'a plus le prestige qu'elle avait en 1900.
D'autre part depuis 50 ans on a énormément recruté pour accroître le corps enseignant donc il faudrait regarder au long du siècle d'une part la proportion d'enseignants dans la Nation et en corrélation le nombre d'X enfants d'enseignants spour que cela ait un sens !

Comme vous le voyez vu en gros le chiffre cité par Le Bouchet impressionne mais vu de près cela devient très différent !

C'est beaucoup trop incomplet et journalistique ... en somme !

Écrit par : iPidiblue biais statistiques | 25 mai 2010

Dobolino apporte un éclairage intéressant, elle croit savoir qu'il s'agit d'enseignants du supérieur, c'est possible ! Mais j'aimerais en être sûr et connaître les détails exacts.

Ecrit par : iPidiblue ostinato rigore | 25 mai 2010
Pas obligatoirement du supérieur mais, à coup quasiment sûr, des enseignants ou autres étant eux-mêmes passés par des prépas et probablement des prépas prestigieuses.
Le plus intéressant, à titre d'enquête, serait de voir le pourcentage de X enfants de parent ou parents ( parentèle au sens large et pas seulement géniteurs) ayant eux-mêmes fait une prépa, quelqu'elle soit.

Entrer à l'X, aussi bien qu'à Ulm, d'ailleurs, nécessite une préparation scolaire mais aussi psychologique à commencer bien avant la Terminale. En outre, il faut être capable de dépister son enfant pour savoir s'il a le profil psychologique compatible.
Quand on a soi-même fait une prépa et qu'on y a réussi, on dispose de données dont ne dispose pas le commun des mortels. le parcours est plus aisé.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

En fait, iPidi, je ne sais pas, mais je me doute que tel est le cas.
Je sais pour quelques échantillons dont mon jeune frère dont les deux parents étaient enseignants du supérieur, le père clodoaldien, la mère sévrienne.
Chez nous, hormis Catmano qui voulait à tout crin être instit', au grand dam de ses parents, c'est prépa pour tous, mon père et ses deux épouses successives (pour eux, par méritocratie scolaire), et pour quatre enfants sur cinq, par reproduction des élites. Si le chemin a été dur et semé d'embûches pour la première génération, nous avons joué, nous les enfants, sur du velours, franchement. Le futur polytechnicien avait presque sa place réservée à Louis le Grand en sup' alors qu'il n'était qu'élève de Première dans un lycée lambda de la banlieue nord (je ne parle pas de piston mais de cursus planifié à l'avance par des parents informés et conscients du type de potentialités de leur fils) et cette orientation scolaire ne se serait pas faite avec autant de naturel et d'aisance si, étant le même brillant, sérieux et très laborieux élève, il avait été aux mains de la seule intitution scolaire avec ses copsys fumeux et dotés de parents artisans ou ouvriers ou même professeurs de collège bien inféodés, comme la plupart, aux scientologues de l'éducation.


Aucun d'entre nous n'a bénéficié de piston au sens où aucun d'entre nous n'a usurpé sa place mais tout était planifié, y compris le lycée que nous devions mettre en premier vœu et nous avons bénéficié dès le collège de conseils éclairés qu'aucun copsy ou professeur de lycée de banlieue n'aurait su nous donner.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Socialement parlant Monsieur l'Instituteur en 1900 dans un petit village c'est l'équivalent d'un professeur agrégé aujourd'hui dans une ville !
Ecrit par : iPidiblue biais statistiques | 25 mai 2010

Comparaison stupide et fausse. Un agrégé d'aujourd'hui dans une ville est un anonyme parmi les autres anonymes des villes que sont les médecins, ingénieurs, chefs d'entreprise, vétérinaires, bénéficiaires du RSA, etc.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Il y a d'autres questions qu'il serait intéressant de traiter pour les Normaliens par exemple, origine géographique et le ratio du sexe selon les disciplines, mais je crois que pour cela on a une idée assez précise ! Les filles qui pourtant réussissent mieux leurs études que les garçons sont bien moins nombreuses dans les filières scientifiques que les garçons !
Comme je ne vois pas vraiment de raison culturelle pertinente à cela, j'en déduis qu'il y un impact génétique - ô le gros mot - qui explique que le sexe féminin va plus vers les lettres et les langues que vers la mécanique et les maths.

J'avais été frappé de la disproportion entre les créateurs d'entreprises internets de sexe masculin et de sexe féminin !
Personne ne peut invoquer le risque physique et une question de force musculaire quand même ! Pour moi il y a une appréhension féminine vis à vis du risque économique alors que les garçons sont portés au jeu sous toutes ses formes et à la prise de risque.

De même on observe qu'il y a beaucoup plus de collectionneurs hommes que de collectionneurs femmes, c'est un tropisme masculin !
PS Je ne parle pas de drague !

Écrit par : iPidiblue collectionnite | 25 mai 2010

Comparaison stupide et fausse. Un agrégé d'aujourd'hui dans une ville est un anonyme parmi les autres anonymes des villes que sont les médecins, ingénieurs, chefs d'entreprise, vétérinaires, bénéficiaires du RSA, etc.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010


TotoW,

J'apprécie toujours chez vous au plus haut point le sens de la nuance ! On sent en vous l'esprit supérieur qui prend plaisir à démêler les difficultés extrêmes et à les trancher d'un coup net à la hache !

PS Si vous voulez faire carrière dans la politique, il vaut mieux être un notable, par exemple un professeur agrégé qu'un ouvrier !
Je vous rappelle que l'Assemblée nationale compte un ouvrier sur 580 députés !
Je ne voudrais pas en conclure que TotoW cause sans savoir mais enfin ... j'ai l'impression qu'il veut surtout me clouer le bec à peu de frais !
Regarder d'un peu près la composition de l'Assemblée nationale et du Sénat vous verrez que c'est très éloquent.

Écrit par : iPidiblue le noeud gordien | 25 mai 2010

Eh bien, c'est la journée où l'on défonce des portes ouvertes en hurlant TABOU TABOU TABOU !!!

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Mon cher TotoW,


Vous parlez à un bénéficiaire du RSA donc vous ne savez pas à qui vous avez affaire !

Écrit par : iPidiblue le noeud gordien | 25 mai 2010

Il vaut mieux être un notable, par exemple un professeur agrégé qu'un ouvrier !
Je vous rappelle que l'Assemblée nationale compte un ouvrier sur 580 députés !
Ecrit par : iPidiblue le noeud gordien | 25 mai 2010

C'est très bien ainsi. La politique est une chose suffisamment importante pour qu'on ne laisse pas les travailleurs s'en occuper.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

(...) le prof de mécanique appliquée du LEP de Montbéliard.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Celui-là, donc :

http://www.lyceeviette.fr/1-59-BAC-Pro-Maintenance-Vehicules-automobiles.php

En voilà un qui va être content de cette soudaine notoriété !
;o)))

Écrit par : yann | 25 mai 2010

Depuis 1958, tous les présidents de la République étaient issus de la classe supérieure, un général, un normalien banquier, un polytechnicien-énarque, un avocat, un énarque et re un avocat.

Dans les premiers ministres un seul ouvrier, Pierre Bérégovoy.

Un président du Sénat René Monory qui était garagiste à l'origine.

Donc j'en déduis que oui pour devenir un notable de la politique il vaut mieux partir avec un solide bagage.

Écrit par : iPidiblue et les notables | 25 mai 2010

Et pendant ce temps, la dinde du Poitou poupougne ses domestiques :

http://www.marches-publics.info/avis/index.cfm?fuseaction=marchesP.affM2&IDM=69312&affLogo=true&affLien=true&serveur=MPI&CFID=3853075&CFTOKEN=35488582

Quand on les entend pleurnicher qu'il n'y a pas assez de ressources (impôts) pour faire fonctionner les fiefs !
Alors qu'il suffit de si peu pour rester zen.

Écrit par : yann | 25 mai 2010

Dans les premiers ministres un seul ouvrier, Pierre Bérégovoy.
Un président du Sénat René Monory qui était garagiste à l'origine.
Donc j'en déduis que oui pour devenir un notable de la politique il vaut mieux partir avec un solide bagage.
Ecrit par : iPidiblue et les notables | 25 mai 2010

Bérégovoy était tout de même titulaire d'un CAP d'ajusteur, obtenu en 1941, ce qui vaut bien, disons, un doctorat d'aujourd'hui.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Un exemple:
Je rencontre il y a peu la professeur d'hist-géo du collège voisin, dont le petit-fils fut en sixième et cinquième camarade de classe de ma fille. Cette femme a très a cœur la réussite scolaire du jeune garçon qui est d'ailleurs fort bon élève. En Seconde cette année, ce gosse qui désire être ingénieur fera une section S option SI parce que y'a écrit "sciences de l'ingénieur".
Je parie bien que les filles de Yann, avec des ambitions similaires, ont fait S option maths et que si un copsy leur avait conseillé l'option SI, le papa ex-prépa aurait rué dans les brancards.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

En complément au lien qui a été donné plus haut sur le système éducatif au Royaume-Uni, voici un article sur les évolutions aux Etats-Unis.

http://www.nytimes.com/2010/05/23/magazine/23Race-t.html?pagewanted=1&ref=homepage&src=me

l'administration Obama veut en particulier tenir compte des résultats des tests élèves pour la gestion de carrière des enseignants.

Écrit par : en passant | 25 mai 2010

Sur le sujet femme/homme et mathematiques voir cette discussion

http://www.lse.ac.uk/collections/darwin/readings/brownearden.htm

et poursuivre par les ecrits D'Helena Cronin

Écrit par : The Ant and the Peacock | 25 mai 2010

Je parie bien que les filles de Yann, avec des ambitions similaires, ont fait S option maths et que si un copsy leur avait conseillé l'option SI, le papa ex-prépa aurait rué dans les brancards.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Je ne suis pas Yann mais je confirme ce que vous dites. Sciences de l'Ingénieur, c'est pour former des techniciens, pas des ingénieurs. Dans l'EN, il faut toujours se méfier de l'intitulé. La réalité de ce qu'il y a derrière est toujours différente et souvent à l'opposé de l'intitulé.

Je suis aussi d'accord avec vos posts précédents qui concernent le plus que donne le fait d'avoir fait soi-même une prépa ( ou équivalent ) dans l'orientation de ses enfants. On a une idée beaucoup plus claire de ce qui est sérieux et de ce qui est folklorique. On voit aussi, comme vous le dites, ce qui est nuisible à la construction de l'intelligence des enfants.

Écrit par : Florence | 25 mai 2010

Je m'intéresse à deux choses qui sont toutes deux tabous sur ce blog comme partout ailleurs, la question héréditaire autrement dit génétique et la question de l'environnement culturel et donc social.


Ecrit par : iPidiblue ostinato rigore | 25 mai 2010
Pourquoi écrivez-vous que la question de l'environnement socio-culturel est tabou, ici et ailleurs, alors que c'est faux et qu'on la met même malheureusement à toutes les sauces Un enseignement bien conçu, tel que le GRIP s'efforce justement de le mettre en place, a pour but d'en gommer autant que faire se peut les inégalités ou tout au moins de les réduire ? Nulle part autant qu'ici n'a été contesté ce choix pédagogique de n'offrir aux enfants de milieux socio-culturels défavorisés que de la sous-culture, sous le prétexte fallacieux d'éveiller leur intérêt, comme s'ils étaient, de par leur origine, inaptes à goûter Racine ou des mathématiques pures.

OK pour la génétique mais si c'est tabou, c'est par rigueur scientifique plus que par bien-pensance. Il serait vraiment prématuré d'affirmer quoique ce soit et il sera certainement bien ardu d'y arriver, au moins pour l'espèce humaine.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Je suis aussi d'accord avec vos posts précédents qui concernent le plus que donne le fait d'avoir fait soi-même une prépa ( ou équivalent ) dans l'orientation de ses enfants. On a une idée beaucoup plus claire de ce qui est sérieux et de ce qui est folklorique. On voit aussi, comme vous le dites, ce qui est nuisible à la construction de l'intelligence des enfants.

Ecrit par : Florence | 25 mai 2010
Pour Maternelle et Primaire, c'est quand même très insidieux, et, quand on ouvre les yeux, c'est souvent trop tard et certaines mauvaises manières sont déjà bien ancrées. Je rejoins d'ailleurs là un témoignage d'une instit SLECC lu plus haut ici, où est écrit que si, en CE1, la mise en place d'un programme SLECC fait remonter la pente à tout le monde, la même récupération si le programme est mis en place en CM, après cinq ou six ans de pédagogie anti-structures, c'est bien plus difficile et un travail titanesque.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

enlevez le c' de l'avant dernière ligne, qui est très laid.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Pour Maternelle et Primaire, c'est quand même très insidieux, et, quand on ouvre les yeux, c'est souvent trop tard et certaines mauvaises manières sont déjà bien ancrées.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Je suis hélas d'accord avec vous et c'est souvent au collège que l'on se rend compte de l'étendue des dégâts. Quand on a pu s'en rendre compte avant, c'est déjà bien difficile de rattraper le coup ...

Écrit par : Florence | 25 mai 2010

OK pour la génétique mais si c'est tabou, c'est par rigueur scientifique plus que par bien-pensance. Il serait vraiment prématuré d'affirmer quoique ce soit et il sera certainement bien ardu d'y arriver, au moins pour l'espèce humaine.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Vous voulez dire Dobolino, comme Claude Bernard par exemple, que les statistiques ce n'est pas scientifique ?

Écrit par : iPidiblue stats et probas appliquées | 25 mai 2010

Je veux bien croire que quand Dobolino a fait ses études de vétérinaire il y a trente ans la génétique n'était pas encore aussi avancé qu'aujourd'hui et que ce qu'elle en sait est perdu dans les bumes de sa mémoires, je veux bien admettre que Jean Paul Brighelli étant un littéraire et n'ayant qu'une teinte très légère d'esprit scientifique nie l'hérédité, mais enfin n'importe qui aujourd'hui ayant l'esprit ouvert peut s'informer et savoir de quoi il en retourne !

Écrit par : iPidiblue héritage et science | 25 mai 2010

Désolé pour les fautes de nombre !

Écrit par : iPidiblue héritage et science | 25 mai 2010

et de genre !

Écrit par : iPidiblue héritage et science | 25 mai 2010

Vous savez les idées fausses ont la vie dure ! Pendant très longtemps le corps médical tout entier a cru que les ulcères de l'estomac étaient psychosomatiques jusqu'à ce que l'on démontre qu'une bactérie en était l'origine !

Si l'on faisait la liste des erreurs de la science médicale qui ont duré des siècles, on y passerait des siècles justement !

Écrit par : iPidiblue ignorance à perpétuité | 25 mai 2010

OK pour la génétique mais si c'est tabou, c'est par rigueur scientifique plus que par bien-pensance. Il serait vraiment prématuré d'affirmer quoique ce soit et il sera certainement bien ardu d'y arriver, au moins pour l'espèce humaine.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Vous voulez dire Dobolino, comme Claude Bernard par exemple, que les statistiques ce n'est pas scientifique ?

Ecrit par : iPidiblue stats et probas appliquées | 25 mai

Vos statistiques génétiques seront toujours faussées par la part prise par l'influence du milieu.
Pour obtenir des stats fiables, il faudrait des bébés éprouvettes élevés en utérus artificiel puis en intitution monotone et sans affects, et encore cela ne suffirait pas.

Quant au rôle d'Helicobacter pylori ... ne confondez pas facteur indispensable, facteur favorisant et facteur déterminant. Votre vision simplificatrice de l'ulcère pylorique est digne du café du Commerce. On peut héberger Helicobacter dans son estomac toute sa vie sans jamais être atteint de maladie ulcéreuse.

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Pour Maternelle et Primaire, c'est quand même très insidieux, et, quand on ouvre les yeux, c'est souvent trop tard et certaines mauvaises manières sont déjà bien ancrées.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Je suis hélas d'accord avec vous et c'est souvent au collège que l'on se rend compte de l'étendue des dégâts. Quand on a pu s'en rendre compte avant, c'est déjà bien difficile de rattraper le coup ...

Ecrit par : Florence | 25 mai 2010
Oui, Florence. Leurs "savoirs" ressemblent à s'y méprendre à ceux de l'illustre iPidi présent ici: un butinage sans profondeur sur tous les sujets.
Quand on essaie d'enseigner quelque chose de façon plus approfondie à un élève de collège, il répond "je sais !".

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Ma chère Dobolino,

Je ne doute pas un instant qu'avec vos profondes recherches sur Helicobacter Pylori vous n'obtiendrez un jour ou l'autre le prix Nobel de physiologie ! Puissè-je être encore vivant quand je verrai ce grand jour ...


PS : La modestie en tous cas n'a jamais causé de trou dans l'estomac ou dans la cervelle de la chère Dobolino !

Écrit par : iPidiblue bactéricide | 25 mai 2010

quand on verra ce grand jour ... voulais-je dire !

Écrit par : iPidiblue bactéricide | 25 mai 2010

Je veux bien croire que quand Dobolino a fait ses études de vétérinaire il y a trente ans la génétique n'était pas encore aussi avancé qu'aujourd'hui et que ce qu'elle en sait est perdu dans les bumes de sa mémoires, je veux bien admettre que Jean Paul Brighelli étant un littéraire et n'ayant qu'une teinte très légère d'esprit scientifique nie l'hérédité, mais enfin n'importe qui aujourd'hui ayant l'esprit ouvert peut s'informer et savoir de quoi il en retourne !

Ecrit par : iPidiblue héritage et science | 25 mai 201
Rassurez-moi, iPidi : vous n'avez pas reproduit ni fait de don de sperme, au moins ?

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Petit copié-collé:


Gastrites, ulcères gastro-duodénaux et cancers de l'estomac

L’infection à H. pylori est acquise pendant l’enfance et perdure pendant des décennies, voire toute la vie de la personne infectée. Celle-ci développe une forte réponse inflammatoire locale et humorale qui s’installe progressivement dans la chronicité. Chez la plupart des individus, la gastrite chronique évolue sans autre conséquence et reste asymptomatique. Une proportion faible de patients (environ 10% des personnes infectées) développera au cours du temps une maladie ulcéreuse, et 1 % une néoplasie gastrique. Les données accumulées ces dernières années montrent toutefois que ces deux issues cliniques sont mutuellement exclusives, et que l’évolution vers l’une ou l’autre des pathologies est fonction de prédispositions génétiques de l’hôte, de facteurs environnementaux (alimentation en particulier), et de propriétés bactériennes


Les statistiques, iPidi ! Bon sang !!!

Écrit par : dobolino | 25 mai 2010

Les collègues professeur principaux de Troisième s'arrachent les cheveux ; les élèves ne remplissent pas les "fiches navettes" et paraissent se moquer éperdument de leur avenir scolaire et professionnel.

Je ne suis pas pour une lecture "littérale" de Dante, mais je trouve que le notion de responsabilité individuelle avait du bon, le "Karma" aussi.

Je dois en avoir trois ou quatre qui continuent à travailler. La moindre dictée préparée en classe et à la maison soulève des tempêtes de protestation. On dirait qu'on leur fait grimper l'Himalaya.

Ils viennent en bermuda et on se croirait au Club Med. C'est vrai que papaamaman veulent supprimer les notes, les pov'chéris ! Drôle de pays, drôle de jeunesse... Ou c'est moi qui vieillit mal (?)

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

Je parie bien que les filles de Yann, avec des ambitions similaires, ont fait S option maths et que si un copsy leur avait conseillé l'option SI, le papa ex-prépa aurait rué dans les brancards.

Ecrit par : dobolino | 25 mai 2010

Correction : il n'y a pas de S option SI, mais une première SSI. Elle offre un plus dans certaines filières d'ingénieurs, un moins pour d'autres, en particulier les "généralistes".
La filière S, en première, c'est S-SVT. A éviter, la terminale S option SVT pour beaucoup d'écoles d'ingénieurs post-bac.
Sinon, y'a l'option PC, très bien pour continuer en PCSI.
Mais comme tout ça va changer avec le lycée unique, on s'en bat un peu les c..., à présent.

Écrit par : yann | 25 mai 2010

"Depuis 1958, tous les présidents de la République étaient issus de la classe supérieure, un général, un normalien banquier, un polytechnicien-énarque, un avocat, un énarque et re un avocat."

Ecrit par : iPidiblue et les notables | 25 mai 2010

Et pas un seul opticien-ébéniste !!! *

*Fabricant de lunettes de cabinet.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Ils viennent en bermuda et on se croirait au Club Med. C'est vrai que papaamaman veulent supprimer les notes, les pov'chéris ! Drôle de pays, drôle de jeunesse... Ou c'est moi qui vieillit mal (?)

Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

Non, Robin, vous voyez bien ce que vous voyez. L'inculture et le divertissement pour tous, nous y sommes.

Et comme vous le voyez, ce sont les parents qui militent pour ça, y compris ceux du privé (l'Apel).

Il ne sera guère possible de revenir sur cette grande conquête démocratique qu'est l'égalité dans l'inculture.

C'est ce que veut le pouvoir social, et des gens comme Antibi & co. apportent les réponses providentielles à la très forte demande dudit pouvoir social.
Peut-on leur en vouloir de répondre à une aussi forte demande ? Je n'en suis même pas sûr.

La démocratie a quitté de la champ politique pour investir celui de l'éduction, et voilà qu'elle se transforme, pour la culture et l'idée que nous nous faisons de l'école, en cancer généralisé.

Voilà pourquoi l'éternelle réduction du débat à l'opposition prédagos / républicains n'explique rien, ou pas grand chose.

Écrit par : dickens | 25 mai 2010

Dobolino,

Je vais quand même mettre les points sur les i !

Si vous êtiez une scientifique de premier plan qu'est-ce que vous fouteriez à perdre votre temps sur le blog de Brighelli ?

Résumons la situation : vous êtes une vétérinaire de province perdue au fin fond de la campagne drômoise, vous avez quitté vos études il y a trente ans, vous n'avez jamais fait de recherche dans un laboratoire style Institut Pasteur, vous ne participez à aucun colloque international, vous ne lisez rien à part la gazette du vétérinaire !

Et à part cela vous ne savez même pas lire, je n'ai jamais dit qu'il suffisait de porter cette bactérie pour développer un ulcère, j'ai juste signfié que les médecins ignoraient il y a encore trente ou quarante ans le rôle de cette bactérie pathogène ! c'est tout mais c'est beaucoup, car je crois savoir que cela a valu un prix Nobel à ceux qui ont fait la démonstration de cette implication de ce minuscule organisme dans des dégâts qui peuvent s'avérer majeurs !

Enfin je n'ai pas de réputation médicale à soutenir, moi ! Donc vous pouvez toujours dire que je fréquente le café du commerce, je n'envoie du moins aucun être vivant ad patres du moins !

Maintenant si vous savez tout sur tout c'est votre problème ! Quant à moi j'adore vous entendre vous ridiculiser, c'est un régal !

Écrit par : iPidiblue café du commerce | 25 mai 2010

Les conseils donnés à Florence pour le choix d'ouvrages d'initiation à une solide culture littéraire sont judicieux. Quand j'étais doucumentaliste et que j'avais reçu pour le CDI dont j'avais la charge la collection " Textes et contextes" de chez Magnard ( j'espère donner le titre sans erreur ) par JP Brighelli, Biet... j'avais été époustouflée par la richesse du contenu et j'avais découvert l'existence d'une certaine Olympe de Gouges par exemple. Eh oui, on en apprend tous les jours et quand je ne sais pas je n'ai pas honte de le dire car j'estime qu'il ne sert à rien de faire semblant. Tôt ou tard le masque tombe. La mise en page compacte me rebutait un peu malgré tout. Un peu plus tard est arrivée la collection "Textes et documents " sous la direction d'Henri Mitterand chez Nathan qui me fut d'un précieux secours pour passer du CDI à l'enseignement et dont je ne me suis jamais séparée. Un peu plus tard encore il y eut la collection " Itinéraire littéraires " chez Hatier, sous la direction de Georges Décotes qui avait spontanément aidé en 1983( ainsi que Roland Desné et Michel Picard qui enseignaient à l'UER de Reims à l'époque ) la petite documentaliste de rien du tout qui se lançait dans une exposition sur jacques Cazotte le premier maire de Pierry, village voisin d'Epernay. Je possède également cette collection agréable à consulter et que je ne considère pas comme de la merde. ( Mais qu'avez-vous donc JPB contre la merde ? Les fientes de basse -cour dans un massif de framboisiers c'est excellent pour obtenir des fruits aussi gros que des fraises qui feront d'excellentes confitures en prévision de l'hiver. Et puis la merde si on l'analyse elle permet de prévenir certaines maladies.)
Quant aux célèbres Lagarde et Michard je les ai toujours aussi car de 1963 à 1966 ils ont été mes compagnons en cours de français et le soir à l'internat. Certes avec le recul des années j'en distingue les défauts mais tout de même c'est grâce à ces manuels que j'ai découvert Rabelais, Montaigne, Montesquieu, et tant d'autres auteurs que je pouvais situer sans hésiter dans leur époque.
Quelle surprise , quand ,au bac français 92 ou 93, je ne sais plus très bien, je m'aperçus qu'aucune copie ne situait Victor Hugo au XIX° siècle ! Sur le paquet de 80 copies environ que je devais corriger, un tiers avait choisi le commentaire composé sur un texte de Victor Hugo. Les copies étaient structurées et manifestaient une bonne préparation à l'exercice mais les introductions, toutes sans aucune exception, présentaient Victor Hugo, soit comme un philosphe du XVIII°, soit comme un philosophe du XX°.
En quatrième et en troisième, dans notre petit collège de campagne, nous avons utilisé des Lagarde et Michard qui n'étaient pas vraiment des Lagarde et Michard mais des manuels concoctés par Marcel Barral, Georges griffe, jean Fournier et Maurice Bastide édités chez Bordas dans les années 60. les textes sont classés par époque du Moyen-Age au XX° siècle avec un ajout de textes anciens traduits en français ( L'Odyssée,Euripide, Plutarque, Plaute, Tite-Live, Virgile) et un ajout de textes sur la civilisation matérielle et morale ( Dostoievsky, Taylor, Ruskin, Bergson, J. Romain, Giraudoux, Saint Exupéry... sans oublier le mémento grammatical. Je retrouve toujours avec le même plaisir a feuilleter ce manuel de mon adolescence. Seul défaut: une présentation compacte et des caractères d'imprimerie minuscules. Hum. j'ai rien dit.

Écrit par : charpentier Hélène | 25 mai 2010

L'inculture et le divertissement pour tous, nous y sommes.

Ecrit par : dickens | 25 mai 2010

Des nouvelles du front :
De passage dans ma bibliothèque municipale, j'ai eu le vice de vouloir faire descendre l'employée surmenée (;o))) dans les réserves à la recherche de "la route de la servitude".
La dite employée, bibliothécaire de son état (je suppose), et sans même l'excuse de la jeunesse, prit son plus beau crayon pour noter le titre : "la route de la cervitude" !!!!
Elle ne m'a cependant pas remonté un traité de chasse à courre, malgré mes craintes.
Vive l'orthographe !

Écrit par : yann | 25 mai 2010

"La démocratie a quitté de la champ politique pour investir celui de l'éduction, et voilà qu'elle se transforme, pour la culture et l'idée que nous nous faisons de l'école, en cancer généralisé.

Voilà pourquoi l'éternelle réduction du débat à l'opposition prédagos / républicains n'explique rien, ou pas grand chose."

Ecrit par : dickens | 25 mai 2010

Pas "de la champ"!!!
Pas l'éduction, l'induction ! Et pas les prédagos, les prédateurs !!!
Décidément, Dickens, vous êtes l'empereur du néologisme involontaire !!! Vous voulez peut-être devenir l'inventeur de la culture "brainstream" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Je savais que vous alliez bondir, Christophe ! ;-)
Désolé, vous avez raison, ces erreurs sont répugnantes.

Écrit par : dickens | 25 mai 2010

Vous savez les idées fausses ont la vie dure ! Pendant très longtemps le corps médical tout entier a cru que les ulcères de l'estomac étaient psychosomatiques jusqu'à ce que l'on démontre qu'une bactérie en était l'origine !

Si l'on faisait la liste des erreurs de la science médicale qui ont duré des siècles, on y passerait des siècles justement !

Ecrit par : iPidiblue ignorance à perpétuité | 25 mai 2010

Votre premier paragraphe est quand même ambigu, Ipidi !!!

Quant à ce qui concerne le deuxième, vous avez vraisemblablement raison à un point que vous n'imaginez sûrement pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Vous savez les idées fausses ont la vie dure ! Pendant très longtemps le corps médical tout entier a cru que les ulcères de l'estomac étaient psychosomatiques jusqu'à ce que l'on démontre qu'une bactérie en était l'origine !


Ecrit par : iPidiblue ignorance à perpétuité | 25 mai 2010

Il conviendrait peut-être de préciser en quoi consiste cette notion d'origine?
Si je dis qu'un spermatozoïde paternel est à l'origine de mon corps biologique, suis-je dans le vrai? On rétorquera qu'il ne l'est pas plus que l'ovule maternelle et qu'en aucune manière il n'explique le pourquoi de la rencontre préalable de mes géniteurs, ni les raisons de leur propre venue au monde.
Dire qu'une bactérie ou un virus est à l'origine d'un désordre organique, d'une maladie, d'une pandémie etc... est sans doute satisfaisant du point de vue étriqué de la médecine scientifique, mais tout aussi fantaisiste et moins poétique que l'explication psychosomatique, non?

Écrit par : Buntov et le principe de Raison | 25 mai 2010

Buntov,

Vous n'êtes pas un ulcère que je sache ? Personne ne parle ici de vous soigner la tête out de vous laver les idées noires avec du bismuth ou je ne sais quoi ? Par contre les ulcères on ne voulait pas les soigner avec des antibiotiques spécifiques, et pour cause, on savait pas qu'ils étaient causés par une bactérie !

Écrit par : iPidiblue causes spécifiques et causes lointaines | 25 mai 2010

Pour résumer : la science s'occupe des causes spécifiques et elle laisse les causes lointaines aux métaphysiciens et aux littérateurs poètes de leur état !

Écrit par : iPidiblue causes spécifiques et causes lointaines | 25 mai 2010

Comme promis les résultats de mes élèves de CE1 aux évaluations nationales.

Moyenne de la classe (5 élèves dans une classe à trois niveaux de 20 élèves) :
Français : 55,4 /60 (9,23/10)
note la plus haute : 58/60 (9,66/10)
note la plus basse : 50/60 (8,33/10)

Mathématiques : 37,2/40 (9,3/10)
note la plus haute : 39/40 (9,75/10) --> 2 élèves
note la plus basse : 35/40 (8,75/10) --> 2 élèves

Écrit par : catmano | 25 mai 2010

Allez, une petite réponse de la fille de Madame de Sévigné à sa mère ?

Ah ! Vous dirais-je Maman
à quoi nous passons le temps
avec mon cousin Eugène ?
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
auquel nous jouons tous deux

Il m'emmène dans le bois
et me dit: "déshabille-toi " .
Quand je suis nue tout entière,
il me fait coucher par terre,
et de peur que je n'aie froid
il vient se coucher sur moi.

Puis il me dit d'un ton doux :
"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire.
Il embrasse ma tirelire !
Oh ! vous conviendrez, Maman,
qu'il a des idées vraiment....

Puis il sort, je ne sais d'où,
un petit animal très doux.
Une espèce de rat sans pattes
Qu'il me donne et que je flatte.
Oh ! le joli petit rat !
D'ailleurs il vous le montrera.

Et c'est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment.
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu'il a trouvée, le farceur,
où vous situez mon honneur.

Mais ce petit rat curieux
très souvent devient furieux.
Voilà qu'il sort et qu'il rentre,
Et qu'il me court dans le ventre.
Mon cousin a bien du mal
à calmer son animal.

Complètement essoufflé,
Il essaie de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
devant les efforts d'Eugène.
Si vous étiez là Maman,
Vous ririez pareillement.

Au bout de quelques instants
Le petit rat sort en pleurant.
Alors Eugène qui tremblote
le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux nous rentrons
sagement à la maison.

Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux.
Demain soir sur la carpette
il doit m'apprendre la levrette.
Si vraiment c'est amusant,
je vous l'apprendrai en rentrant.

Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages.
J'écoute bien vos leçons.
Je ne parle pas aux garçons.

Écrit par : nicolas | 25 mai 2010

Chantée par Colette Renard, Nicolas, non ???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

"Personne ne parle ici de vous soigner la tête out"

Ecrit par : iPidiblue causes spécifiques et causes lointaines | 25 mai 2010

Vous aussi, vous "faites dans" le néologisme involontaire ???
En tous cas, vous devriez vous documenter un peu plus sur les "médecines alternatives". Vous me semblez un peu bloqué, mon brave garçon !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Oui oui Christophe mais bon. Comme je ne voulais pas raconter ma journée répétition chorale pour le spectacle de l'école (dont 1 canon est assuré par vos soins, je vous le rappelle), que je ne voulais pas me plaindre de la défection de la pianiste à la dernière minute, des indisponibilités cumulées des uns et des autres, et d'autres contrariétés mineures que je commence sérieusement à ne plus gérer, j'ai préféré rester dans la littérature très très littéraire. Scuzez-moi.

Écrit par : nicolas | 25 mai 2010

Toutes mes excuses pour les fôtes : j'ai tapé trop vite : "les professeurS principaux de 3ème", "c'est moi qui vieillis mal".

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

@ La violence scolaire atteint désormais un niveau inqualifiable

"Nicolas Sarkozy, en visite dans un collège à Beauvais, avait l'absentéisme scolaire dans la ligne de mire... Mais c'est pile dans celle-ci qu'il s'est retrouvé : le Président a reçu une petite bouteille d'eau lors d'un bain de foule au milieu de collégiens. Arrivé peu avant 10h30, au collège Charles Fauqueux, le chef de l'Etat serrait les mains d'un nombre important d'élèves lorsqu'un jeune garçon a jeté en direction du chef de l'Etat une bouteille en plastique, l'atteignant à l'épaule."

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Correction : il n'y a pas de S option SI, mais une première SSI. Elle offre un plus dans certaines filières d'ingénieurs, un moins pour d'autres, en particulier les "généralistes".
La filière S, en première, c'est S-SVT. A éviter, la terminale S option SVT pour beaucoup d'écoles d'ingénieurs post-bac.
Sinon, y'a l'option PC, très bien pour continuer en PCSI.
Mais comme tout ça va changer avec le lycée unique, on s'en bat un peu les c..., à présent.

Ecrit par : yann | 25 mai 2010

Il y a une filière STI et une filière S divisée en 2 spécialités : soit SVT soit SI.
Dans la spécialité SVT, on peut choisir option maths, option PC ou option SVT.

C'est ce que vous vouliez dire ?

Écrit par : Jeremy | 25 mai 2010

Pas "de la champ"!!!
Pas l'éduction, l'induction ! Et pas les prédagos, les prédateurs !!!
Décidément, Dickens, vous êtes l'empereur du néologisme involontaire !!! Vous voulez peut-être devenir l'inventeur de la culture "brainstream" ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Je savais que vous alliez bondir, Christophe ! ;-)
Désolé, vous avez raison, ces erreurs sont répugnantes.

Ecrit par : dickens | 25 mai 2010

Moi, j'aime bien "prédagos" : mot-valise issu de "prédateur" et de "pédago" ; je pense par ailleurs que notre ami dickens a écrit "l'éduction" en voulant écrire l'éducation (et non "l'induction", mon cher Christophe)... "éduction", nouveau mot valise issu de "éviction" (le fait d'expulser) et de "éducation" n'est pas mal "trouvé" non plus, dans le contexte actuel.

C'est vrai qu'il faudrait trouver des mots nouveaux pour décrire ce qui se passe sous nos yeux : l'éviction de l'instruction, des hiérarchies, des valeurs, des différences dans un grand n'importe quoi anomique, apathique et bariolé.

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

Vous l'avez fait "en ut", le canon ?
Moi, je l'ai transposé d'un ton vers le bas.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

http://lci.tf1.fr/france/societe/2010-05/on-va-se-bouger-au-lycee-5861167.html

La bêtise monte en degrés: pauvre type, devrait se faire adouber par Ségolène! Tout de même, le sport! Sa noblesse, ses vertus! OUAAAAAAAAAAAAAAAAIIII!!!!!!!!

Écrit par : Florentin | 25 mai 2010

Vous aussi, vous "faites dans" le néologisme involontaire ???
En tous cas, vous devriez vous documenter un peu plus sur les "médecines alternatives". Vous me semblez un peu bloqué, mon brave garçon !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Christophe,

Je suis porteur du VIH et du VHB si je suivais vos conseils de manger de la terre à mon déjeûner je serais mort depuis longtemps !

Écrit par : iPidiblue minéraux mortels | 25 mai 2010

Vous l'avez fait "en ut", le canon ?
Moi, je l'ai transposé d'un ton vers le bas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Et vous avez sûrement bien fait. Je vais tenter la chose.

Écrit par : nicolas | 25 mai 2010

Je suis aussi d'accord avec vos posts précédents qui concernent le plus que donne le fait d'avoir fait soi-même une prépa ( ou équivalent ) dans l'orientation de ses enfants. On a une idée beaucoup plus claire de ce qui est sérieux et de ce qui est folklorique. On voit aussi, comme vous le dites, ce qui est nuisible à la construction de l'intelligence des enfants.

Ecrit par : Florence | 25 mai 2010

Je suis partiellement d'accord avec vous, Florence. Effectivement, il s'agit d'une formation très exigeante qui permet de donner une vue d'ensemble aux parents qui ont usé leur fond de culotte sur les bancs de ladite prépa. Toutefois, il faut quand même rappeler de temps à autre que la prépa n'a nullement l'apanage de l'intelligence! Il y a des gens tout à fait sensés qui n'ont pas suivi cette voie et qui sont parfaitement capables de bon sens.

Écrit par : alain | 25 mai 2010

Ils viennent en bermuda et on se croirait au Club Med. C'est vrai que papaamaman veulent supprimer les notes, les pov'chéris ! Drôle de pays, drôle de jeunesse... Ou c'est moi qui vieillit mal (?)

Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

Bonsoir Robin,

Ce n'est hélas pas une question d'âge. J'ai trente ans et je suis dors et déjà totalement écoeuré par la déliquescence du système. Est-ce grave docteur?

Écrit par : alain | 25 mai 2010

Chantée par Colette Renard, Nicolas, non ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

http://www.youtube.com/watch?v=WNqBrOpUPe8

Écrit par : Françoise Guichard | 25 mai 2010

Cher Francis Penin,

Voici la conclusion de notre récente discussion à propos des diplômes exigibles pour se présenter à l'agrégation. Suite à vos recommandations, j'ai écrit un courriel à la Société des Agrégés. Il semblerait qu'à partir de la session 2011, il ne soit plus possible de se présenter à l'agrégation externe, si on n'est pas titulaire d'un master 2 ou d'un DEA. Pour le concours interne, la chose demeure possible, mais uniquement jusqu'à la session 2015. Je vais donc suivre vos conseils et m'inscrire au concours interne l'an prochain, quoique je craigne beaucoup l'épreuve pseudo-didactique sur dossier, si artificielle...
Il est également permis de s'interroger sur le bénéfice que les nouveaux enseignants tireront de ce master 2 en termes de connaissances. Car, si je ne m'abuse, il s'agira essentiellement d'une propédeutique à l'enseignement.Par conséquent, je ne comprends pas vraiment pourquoi cette pseudo-année d'étude supplémentaire permettra à des gens de se présenter à un concours auquel on me refuse l'accès!

Écrit par : alain | 25 mai 2010

"Et vous avez sûrement bien fait."

Ecrit par : nicolas | 25 mai 2010

Ca, ça s'appelle perdre de la place pour rien !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

"Christophe,

Je suis porteur du VIH et du VHB si je suivais vos conseils de manger de la terre à mon déjeûner je serais mort depuis longtemps !"

Ecrit par : iPidiblue minéraux mortels | 25 mai 2010

Manger de la terre ??? Qui parle de ça ??

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

d'ors et déjà! Toutes mes excuses!

Écrit par : alain | 25 mai 2010

Merci à vous, O ma déesse !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Je suis partiellement d'accord avec vous, Florence. Effectivement, il s'agit d'une formation très exigeante qui permet de donner une vue d'ensemble aux parents qui ont usé leur fond de culotte sur les bancs de ladite prépa. Toutefois, il faut quand même rappeler de temps à autre que la prépa n'a nullement l'apanage de l'intelligence! Il y a des gens tout à fait sensés qui n'ont pas suivi cette voie et qui sont parfaitement capables de bon sens.

Ecrit par : alain | 25 mai 2010

Bien sûr Alain. C'est pour cela que j'ai mis ( ou équivalent) dans mon commentaire. Les gens qui sont passés par les prépas savent ce que travailler sérieusement veut dire mais ce ne sont heureusement pas les seuls.

Écrit par : Florence | 25 mai 2010

Cher Francis Penin,

Voici la conclusion de notre récente discussion à propos des diplômes exigibles pour se présenter à l'agrégation. Suite à vos recommandations, j'ai écrit un courriel à la Société des Agrégés. Il semblerait qu'à partir de la session 2011, il ne soit plus possible de se présenter à l'agrégation externe, si on n'est pas titulaire d'un master 2 ou d'un DEA. Pour le concours interne, la chose demeure possible, mais uniquement jusqu'à la session 2015. Je vais donc suivre vos conseils et m'inscrire au concours interne l'an prochain, quoique je craigne beaucoup l'épreuve pseudo-didactique sur dossier, si artificielle...
Il est également permis de s'interroger sur le bénéfice que les nouveaux enseignants tireront de ce master 2 en termes de connaissances. Car, si je ne m'abuse, il s'agira essentiellement d'une propédeutique à l'enseignement.Par conséquent, je ne comprends pas vraiment pourquoi cette pseudo-année d'étude supplémentaire permettra à des gens de se présenter à un concours auquel on me refuse l'accès!

Ecrit par : alain | 25 mai 2010
---
Je suis très surpris qu'on puisse refuser l'inscription à l'agrégation (qu'elle soit interne ou externe) à un professeur certifié-bi-admissible.
Ce master (ou mastère ?) 2 m'a tout l'air d'être une foutaise destinée à préparer les étudiants au métier de gentil animateur plutôt qu'à celui de professeur.
Quoi qu'il en soit, inscrivez-vous une fois au moins au concours interne. On ne peut s'inscrire qu'à l'un ou à l'autre lors d'une session, hélas.
Si l'épreuve bidon "didactique" vous coule, revenez au concours externe, si c'est toujours possible. Il semble qu'à l'agrégation externe, les pédagogistes ne soient pas (pas encore) parvenus à imposer une telle épreuve bidon, bidonnée, éhontée. Essayez de savoir quel poids cette épreuve a dans ce concours interne. J'espère qu'il est infime, et que l'on ne vous mettra pas zéro (c'est une note éliminatoire).
(En 1992, au concours interne option physique et chimie, j'ai eu la note ahurissante de 1/100. J'étais déjà inscrit, au moment où j'ai reçu mes notes, à la même option, mais je n'ai pas été admissible cette fois-là. Ensuite, je me suis accroché à l'option physique et physique appliquée. A la troisième tentative j'ai été admissible et admis. Et j'ai une maîtrise de chimie... allez comprendre...)

Choix difficile pour vous !
Est-ce à l'externe que vous avez été deux fois admissible ?
Je suppose que oui.
Quelle discipline enseignez-vous ? (Je n'en ai pas la moindre idée. Si vous l'avez dit dans un précédent message non adressé à moi spécifiquement, j'ai raté ce message. Je ne lis pas tous les messages. Cela prend beaucoup trop de temps.)

Si JPB les lis tous (ou les survole tous), il a bien du mérite !
Bon courage pour la suite ! Soyez persévérant.
FP

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

Merci à vous, O ma déesse !!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010
---
Peut-on savoir, cher Christophe, qui est la dame extraordinaire(son pseudo suffira) qui est ainsi remerciée par vous ?

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

d'ors et déjà! Toutes mes excuses!

Ecrit par : alain | 25 mai 2010
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C'est "d'ores et déjà", cher alain !
Vous êtes professeur de sciences, mais lesquelles ?
mathématiques, sciences physiques ou sciences biologiques ? :-)

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

Bonsoir Robin,

Ce n'est hélas pas une question d'âge. J'ai trente ans et je suis dors et déjà totalement écoeuré par la déliquescence du système. Est-ce grave docteur?

Ecrit par : alain | 25 mai 2010

Sur le sport : "W ou le souvenir d'enfance" de Georges Perec. Emmanuel Lévinas définissait de son côté le fascisme comme "culte du corps".

J'attends de sortir du système pour pouvoir enfin enseigner à des enfants qui en veulent et qui ne me donnent pas le sentiment d'être un "bourreau".

Le système est déliquescent et comme tout ce qui est déliquescent, il se cherche des "modèles" ailleurs : l'Allemagne, la Finlande... Il est d'ailleurs assez "amusant" (si l'on peut dire) de voir les Finlandais abandonner (récemment) l'évaluation par compétences et les Allemands lorgner du côté du "modèle français".

Le système est déliquescent et comme tout ce qui est déliquescent, il cherche à tout prix à éviter le réel (le travail, l'effort, le savoir...) "La réalité rugueuse à étreindre" dit très bien Rimbaud : suppression des notes et des classements, "progressive education", hantise de la prétendue "constante macabre", autoconstruction des savoirs, créativité sans rigueur, vertus "intrinsèques" du sport, que sais-je ?

Quand l'utopie mène la danse, le bon sens n'a aucune chance de se faire entendre. Parler de "tradition humaniste", d'équilibre entre le corps et l'esprit, d'acquisition du sens de l'effort, d'humilité, c'est s'exposer à la raillerie des "progressistes" et des "amis des enfants" (ces "amis" qui leur veulent du bien et qui les aiment si mal).

Les sportifs et les musiciens qui ne paient pas de mots savent au prix de quels patients efforts se paie les épiphanies précieuses de la grâce.

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

"professeurs des universités" des sciences pédagogiques, et autres titres ronflants dont je me méfie comme de la peste.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mai 2010
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Ce titre n'a aucune valeur scientifique, Anne-Marie. Vous avez raison de vous en méfier.
La science, c'est autre chose !

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

@ Pour rire un peu

Luc Cédelle, qui ne manque pas d'humour, consacre un billet sur son blog à Edgar Morin, "philosophe indiscipliné" auquel Le Monde consacre un cahier spécial.
Avant-goût de la chose
Phrase du jour / 15 : « Un mode de recrutement tenant compte des valeurs morales du candidat »

« Il faudrait également adopter et adapter une sorte de conception néoconfucéenne, dans les carrières d’administration publique et les professions comportant une mission civique (enseignants, médecins), c’est-a-dire promouvoir un mode de recrutement tenant compte des valeurs morales du candidat, de ses aptitudes à la bienveillance (attention à autrui), à la compassion, de son dévouement au bien public, de son souci de justice et d’équité. »

La phrase ci-dessus qui, sans doute involontairement, sonne comme en écho négatif aux protestations universitaires contre l’épreuve « agir en fonctionnaire de l’Etat de manière éthique et responsable », est d’Edgar Morin. Elle est tirée d’un texte intitulé « Ce que serait “ma” gauche », publié dans Le Monde daté du dimanche 23 et lundi 24 mai 2010 et accessible en ligne sur le site du journal. La publication de cette interview coïncide avec la sortie d’un passionnant hors-série de 122 pages consacré à Edgar Morin."

Passionnante cette "ma gauche"

Écrit par : guy morel | 25 mai 2010

Quand l'utopie mène la danse, le bon sens n'a aucune chance de se faire entendre. Parler de "tradition humaniste", d'équilibre entre le corps et l'esprit, d'acquisition du sens de l'effort, d'humilité, c'est s'exposer à la raillerie des "progressistes" et des "amis des enfants" (ces "amis" qui leur veulent du bien et qui les aiment si mal).

Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

J'aime quant à moi utiliser la belle expression de Renaud Camus : "les Amis du désastre".

Écrit par : dickens | 25 mai 2010

"Les sportifs et les musiciens qui ne paient pas de mots savent au prix de quels patients efforts se paie les épiphanies précieuses de la grâce."

Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

C'est vous qui êtes précieux, Robin.
Et Spinoza dit aussi des choses intéressantes en ce qui concerne l'importance du corps.
Mais les motivations de nos gouvernants ne sortent pas de chez Spinoza. Il s'agirait plutôt de caser quelques éducateurs sportifs pour adoucir les statistiques de pôle emploi...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2010

Edgar Morin passionnant ?

Écrit par : Robin | 25 mai 2010

A chacun sa gauche. Celle de Morin ne ressemble à rien. C'est dire comme elle lui ressemble.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Edgar Morin passionnant ?
Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

Impressionnant, dirais-je plutôt. Un tel acharnement dans la bêtise, avec une telle constance et une réussite jamais démentie, cela mérite l'admiration.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Cela mérite même mieux que ça : la publication d'un numéro hors-série du journal Le Monde.

Écrit par : TotoWeininger | 25 mai 2010

Francis, bien que les sciences m'intéressent, je suis professeur d'allemand. Par ailleurs, ma bi-admissibilité a bien été obtenue dans le cadre du concours externe. En ce qui concerne l'épreuve de didactique lors des oraux de l'agrégation interne, elle a un poids important, à savoir la moitié des points attribués à l'oral. Cela se remarque aisément à la composition du jury. Essentiellement des universitaires pour le concours externe et principalement des IPR pour l'interne. Cela étant dit, c'est avant tout une affaire de méthode et il faudra que je me familiarise avec les exigences spécifiques à cette épreuve. Je pense que les programmes pour la prochaine session ne tarderont pas à être publiés. Quoi qu'il en soit, je vous tiendrai informé de l'évolution de la situation. Bonne soirée et merci à vous.
Cordialement.

Écrit par : alain | 25 mai 2010

Edgar Morin passionnant ?
Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

Bien sûr, du moment qu'il est, comme dit L.C., "accessible en ligne".
Au fait, qui lit encore Le Monde ici ?

Écrit par : guy morel | 25 mai 2010

Communiqué n° 1057, mardi 25 mai 2010

Sur les après-midi sportives à l'école

Le parti de l'In-nocence juge désastreuses et ridicules les expérimentations du ministère de l'Éducation nationale tendant à ce que les après-midi scolaires soient désormais consacrées exclusivement au sport. En un temps d'effondrement de la transmission des connaissances et de montée foudroyante du niveau de l'ignorance, pareille tentative, même menée à titre d'essai, relève de la provocation ou de l'abdication. La seconde hypothèse est la plus vraisemblable, au demeurant, car il est bien clair, d'après l'exposé des motifs, que l'on compte sur le sport pour ne pas présenter tout à fait au même degré les difficultés insurmontables de l'enseignement en société multiculturelle pluriethnique, et en régime d'autorité scolaire quasiment abolie.

Le parti de l'In-nocence, face à pareille situation caricaturale et désespérée, rappelle une fois de plus son projet semi-sécessionniste, pour l'École, qui consiste, au moins dans un premier temps, à demander des établissements et des conventions pour des lycées et collèges fondés sur le triple volontariat des professeurs, des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes, en vue d'un enseignement et d'une autorité restaurés. Il observe d'ailleurs avec intérêt que le nouveau gouvernement britannique paraît s'orienter vers des formules assez voisines, lorsqu'il encourage la création d'établissements conventionnés, fondés sur des conventions préalables entre les parents et le corps enseignant. Lui juge cependant que de telles conventions doivent être rigoureusement contrôlées et leur modèle unifié, afin éviter une prise de pouvoir des parents dans l'administration scolaire et dans le contenu des enseignements.

Écrit par : in-nocence | 25 mai 2010

Rien à voir, mais je tenais à signaler à Francis Penin et aux amateurs de Jane Austen l'étude suivante :

"Pride and Prejudice - Dans l'oeil du paradoxe" de Catherine Bernard.

Il s'agit là, sans doute, de la meilleure étude critique du roman d'Austen. L'analyse du roman, de sa construction et de ses enjeux est absolument lumineuse.
http://ecx.images-amazon.com/images/I/517632BHXGL._SS500_.jpg

http://www.amazon.fr/prejudice-paradoxe-marque-page-litterature-anglo-saxonne/dp/2729801812/ref=pd_ybh_1?pf_rd_p=140329291&pf_rd_s=center-2&pf_rd_t=1501&pf_rd_i=ybh&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_r=0FBWHAMK66AVS11PGRKT

Écrit par : dickens | 25 mai 2010

Le parti de l'In-nocence, face à pareille situation caricaturale et désespérée, rappelle une fois de plus son projet semi-sécessionniste, pour l'École, qui consiste, au moins dans un premier temps, à demander des établissements et des conventions pour des lycées et collèges fondés sur le triple volontariat des professeurs, des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes, en vue d'un enseignement et d'une autorité restaurés. Il observe d'ailleurs avec intérêt que le nouveau gouvernement britannique paraît s'orienter vers des formules assez voisines, lorsqu'il encourage la création d'établissements conventionnés, fondés sur des conventions préalables entre les parents et le corps enseignant. Lui juge cependant que de telles conventions doivent être rigoureusement contrôlées et leur modèle unifié, afin éviter une prise de pouvoir des parents dans l'administration scolaire et dans le contenu des enseignements.
Ecrit par : in-nocence | 25 mai 2010
On a compris assez vite que le parti de l'innocence est le parti des cons. Faut-il le démonttrer davantage ?

Écrit par : guy morel | 25 mai 2010

Essentiellement des universitaires pour le concours externe et principalement des IPR pour l'interne. Cela étant dit, c'est avant tout une affaire de méthode et il faudra que je me familiarise avec les exigences spécifiques à cette épreuve. Je pense que les programmes pour la prochaine session ne tarderont pas à être publiés. Quoi qu'il en soit, je vous tiendrai informé de l'évolution de la situation. Bonne soirée et merci à vous.
Cordialement.

Ecrit par : alain | 25 mai 2010
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Il est épouvantable que les membres du jury du concours interne soient des IPR tous acquis aux "sciences"
- mot galvaudé en l'occurrence - de l'éducation.
Je suis curieux de savoir en quoi consistent les épreuves en question et dans quel langage pseudo-scientifique elles sont énoncées.
Il faut que vous jouiez le jeu, efficacement, hypocritement, comme si vous y croyiez dur comme fer.
Bonne soirée à vous. Vous me remerciez, alors je vous dis "You're welcome !" Je n'ai pas appris l'allemand, mais je chante en allemand. Divers professeurs d'allemand m'ont aidé pour la prononciation et ils ont traduit les textes en français quand il n'y avait pas de version française. J'ai des mélodies de Schubert dans les deux langues, mais, en raison des exigences de la musique, le texte français ne peut refléter le texte allemand que de manière approximative. Une de mes préférées est Der Wanderer. Le poème est de Schmidt von Lübeck.

"Ich komme vom Gebirge her, es dampft das Thal, es braust das Meer.
Ich wandle still, bin wenig froh, und immer fragt der Seufzer wo ? Die Sonne dünkt mich hier so kalt, die Blüthe welk, das Leben alt, und was sie reden leerer Schall, ich bin ein Fremdling überall. Wo bist du, mein geliebtes Land ? gesucht, geahnt, und nie gekannt. Das Land so hoffnungsgrün, das Land wo meine Rosenblühn, wo meine Freunde wandelndgehn, wo meine Todten auferstehn, das Land, das meine Sprachespricht, o Land, wo bist du ?

Ich wandle still, bin wenig froh, und immer fragt der Seufzer wo ? immer wo ? Im Geisterhauchtönt's mir zurück: Dort wo du nicht bist, dort ist das Glück."

J'ai recollé les syllabes, séparées par des tirets, des mots, de façon à les placer sous les notes de la partition. Je crois que c'est très beau, si la traduction est proche du texte allemand.
Cordialement vôtre.
FP

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

Rien à voir, mais je tenais à signaler à Francis Penin et aux amateurs de Jane Austen l'étude suivante :

"Pride and Prejudice - Dans l'oeil du paradoxe" de Catherine Bernard.

Il s'agit là, sans doute, de la meilleure étude critique du roman d'Austen. L'analyse du roman, de sa construction et de ses enjeux est absolument lumineuse.
http://ecx.images-amazon.com/images/I/517632BHXGL._SS500_.jpg

http://www.amazon.fr/prejudice-paradoxe-marque-page-litterature-anglo-saxonne/dp/2729801812/ref=pd_ybh_1?pf_rd_p=140329291&pf_rd_s=center-2&pf_rd_t=1501&pf_rd_i=ybh&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_r=0FBWHAMK66AVS11PGRKT

Ecrit par : dickens | 25 mai 2010
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Voilà qui est bien intéressant ! Merci, dickens !
Les paradoxes ne manquent pas dans ce roman, et ils ne m'ont pas échappé. L'auteur en souligne lui-même. (Je sais que c'est une femme, mais il est hors de question que j'écrive "l'auteure", même si le mot "auteur" est exclusivement masculin) :-)

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

Francis, bien que les sciences m'intéressent, je suis professeur d'allemand. Par ailleurs, ma bi-admissibilité a bien été obtenue dans le cadre du concours externe. En ce qui concerne l'épreuve de didactique lors des oraux de l'agrégation interne, elle a un poids important, à savoir la moitié des points attribués à l'oral. Cela se remarque aisément à la composition du jury. Essentiellement des universitaires pour le concours externe et principalement des IPR pour l'interne. Cela étant dit, c'est avant tout une affaire de méthode et il faudra que je me familiarise avec les exigences spécifiques à cette épreuve. Je pense que les programmes pour la prochaine session ne tarderont pas à être publiés. Quoi qu'il en soit, je vous tiendrai informé de l'évolution de la situation. Bonne soirée et merci à vous.
Cordialement.

Ecrit par : alain | 25 mai 2010

Bonjour Alain,

Inscrivez-vous sur www.neoprofs.org , indiquez que vous êtes bi-admissible en allemand, dites que vous souhaitez connaître les oeuvres au programme, et vous les connaîtrez très vite.

Un indice : il y a entre autres au programme un roman de la première moitié du 20e adapté au cinéma par Fassbinder.

Weitere Informationen hierzu finden Sie auf der folgenden Website : www.neoprofs.org

Mit herzlichen Grüssen.

Écrit par : Neoprofs | 25 mai 2010

Voici les programmes de l'agrégation externe 2011.
http://media.education.gouv.fr/file/programmes_2011/31/6/agreg_externe_145316.pdf

Écrit par : dickens | 25 mai 2010

Mais cela ne doit pas vous empêcher de venir faire un tour sur www.neoprofs.org , Alain.

Écrit par : Neoprofs | 26 mai 2010

"On a compris assez vite que le parti de l'innocence est le parti des cons. Faut-il le démonttrer davantage ?"

Ecrit par : guy morel | 25 mai 2010

Vous êtes encore bien bon de condescendre à commenter ces gens qui sont à l'innocence ce que JPB est à l'ingénuité (encore que ...).
Il n'y a qu'eux pour ne pas avoir encore compris que ce qui les anime est la simple haine des arabes (ou des musulmans, peu importe, car pour suivre leur logique malade, il faudrait, pour faire la part des choses, endurer leur vomi pseudo-historique sur le fait que tel ou tel est moins pire, ce qui est beaucoup demander à un estomac normal).
Faites leur donc la charité de votre mépris, pour leur laisser une chance de se déciller.

Écrit par : Perceval | 26 mai 2010

« Des cours le matin, du sport [...] l'après midi [...] La formule est déjà expérimentée depuis novembre 2009 dans une classe de seconde du lycée Jean Vilar de Meaux. Son proviseur, Bernard Lociciro, dresse un bilan (flatteur).
[...]
— Pourquoi du sport, et pas des activités culturelles ?
— Je suis pour un partage équitable entre activités sportives et culturelles, à terme. Un professeur de musique souhaite d'ailleurs proposer des cours de musique l'année prochaine. C'est un plus pour la découverte et la détente des élèves. »
http://www.rue89.com/2010/05/25/sport-lapres-midi-la-classe-qui-a-le-plus-progresse-152431

La détente...
(« Détente : Pièce d'une arme à feu maintenant un ressort bandé, qui, actionné par le doigt, fait partir le coup. » tlfi)

Écrit par : tailleboudin | 26 mai 2010

Tiens ! J'aurais plutôt écrit « actionnée », non ?

Écrit par : tailleboudin | 26 mai 2010

Si JPB les lis tous (ou les survole tous), il a bien du mérite !
Bon courage pour la suite ! Soyez persévérant.
FP

Ecrit par : Francis Penin | 25 mai 2010

Mais bien sûr que je lis tout, Francis ! Les éructations des uns, les délires des autres, Colette Renard, que plus personne ne chante, sauf ici (merci Françoise ! J'écris ce post en l'écoutant…), les suggestions d'aucuns, les considérations médicales de certains — et j'en passe. Je suis là pour ça — parce que de temps en temps brillent des pépites.
JPB
PS. Perceval, "ingénuité" — vous me flattez !

Écrit par : brighelli | 26 mai 2010

La pépite vient en lisant!

Écrit par : merlemocoeur | 26 mai 2010

"On a compris assez vite que le parti de l'innocence est le parti des cons. Faut-il le démonttrer davantage ?"

Ecrit par : guy morel | 25 mai 2010

J'ai parcouru leurs notes, dans le lien laissé...
C'est effectivement assez renversant de bêtise, et les vraies intentions sont assez grossièrement masquées.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

"La ville de Meaux nous a autorisés à utiliser les espaces sportifs de la commune, comme le dojo de judo, le ring de boxe ou encore le plateau d'escrime."

Ces gens-là n'ont pas peur du pléonasme...
Comme sur France-Inter hier, où un journaliste a parlé du "KGB soviétique"...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

— Je suis pour un partage équitable entre activités sportives et culturelles, à terme. Un professeur de musique souhaite d'ailleurs proposer des cours de musique l'année prochaine. C'est un plus pour la découverte et la détente des élèves. »
http://www.rue89.com/2010/05/25/sport-lapres-midi-la-classe-qui-a-le-plus-progresse-152431

La détente...
(« Détente : Pièce d'une arme à feu maintenant un ressort bandé, qui, actionné par le doigt, fait partir le coup. » tlfi)

Ecrit par : tailleboudin | 26 mai 2010

Quand j'entends parler de revolver, je sors ma culture...

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Les intellectuels à lunettes aux champs ...

Écrit par : iPidiblue l'évangile selon Pol Pot | 26 mai 2010

" Les sportifs et les musiciens qui ne paient pas de mots savent au prix de quels patients efforts se paient les épiphanies précieuses de la grâce."
Le philosophe Alain a exprimé ce constat dans un extrait de ses "Propos sur l'éducation " que l'on retrouve dans les annales des Epreuves Anticipées de Français, au temps où l'on entrainait les lycéennes et lycéens au résumé-vocabulaire - discussion. Alain observait que s'il admirait la virtuosité de tel pianiste c'est qu'il n'avait pas fait ses gammes comme lui et il en concluait qu'il avait tendance à juger les gens au menton plutôt qu'au front. Bref il donne au mot " effort " tout son sens, mot qui n'est plus à la mode.
Vous savez, Nicolas, le chef de notre ensemble choral des Cenelles pique aussi de bonnes colères quand des choristes s'absentent des répétitions sans prévenir car il devient presque impossible de mettre au point une oeuvre à quatre voix laquelle à certains moments se transforme en six s'il y a trop d'absents. Autre exemple : dans le choeur des paysans des " Saisons " de Haydn il y a un moment où les femmes et les hommes se répondent. Femme et hommes se dédoublent dans ce bref passage et il est indispensable que les effectifs soient présents en nombre suffisant. Dans notre ensemble nous répétons deux heures par semaine et nous avons deux fois deux heures mensuelles de culture vocale et pour peaufiner certains morceaux plus difficiles qu'il n'y paraît. Nous avons aussi un dimanche de travail par trimestre et si un jour férié fait sauter une répétition, nous la déplaçons un autre jour. Demain c'est la générale de notre concert de printemps organisé par le Lion's club au profit des enfants qui ne vont pas en vacances. Nous n'y gagnons rien sinon la satisfaction, que dis-je, le véritable bonheur de chanter ensemble parce que cela nous plait. La pianiste est notre complice. Aucun souci de ce côté là.

Écrit par : charpentier Hélène | 26 mai 2010

Sublime, non ?

http://www.dailymotion.com/video/x8wco_qawwali-flamenco_creation

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Vous avez remarqué que l'évangile selon Saint-Chatel c'est un peu la même chose ! Les sportifs auront quartier libre tous les après-midi et les intellos ?

Écrit par : iPidiblue l'évangile selon Saint-Chatel | 26 mai 2010

Ci-dessous une présentation de paristech, dans le contexte plus général de l'évolution des grandes écoles, et le débat associé, à l'ASMP.

http://www.asmp.fr/travaux/communications/2009/collomb.htm

Écrit par : td | 26 mai 2010

Bonjour

Je viens comme un cheveu sur la soupe, mais c'est pour vous copier un extrait d'éditorial qui m'a assommé, achevé, démoli, déconstruit, etc.

C'est dans le numéro 805 de la Revue Livres Hebdo.

L'édito rédigé par Christine Ferrand, rédactrice en chef, revient sur le raz-de-marée Stephenie Meyer, dont les trois premiers romans ont trusté le podium des meilleurs ventes de livres en 2009.

Après une suite de comparaisons avec Harryt Potter, c'est ce passage-là, précisément, qui m'a donné envie d'en finir avec ma vocation de bibliothècaire :

"Surtout, le spectaculaire succès de la saga signale l'arrivée en France de la littérature pour "YOUNG ADULTS", une classe d'âge DE 12 A 35 ANS et dont LES MODES DE CONSOMMATION diffèrent de ceux de leurs aînés.

Voilà, ce n'est pas à Christine Ferrand que j'en veux, elle est dans son rôle d'observatrice de l'actualité du livre.

Non, c'est juste que si on applique le concept de "young adults" à l'école, et s'il est bel et bien pertinent, alors ça veut dire que tout est vraiment fichu, que la boucle est bouclée, autrement dit, que l'école est devenu ce lieu où des young adults de 35 ans inculquent des modes de consommation culturelles à des young adults de 12 ans, et que cet ensemble monstrueux peut dès lors exercer une pression monstrueuse contre la catégorie des "aînés", condamnée à se soumettre où à se démettre : c'est l'histoire de François Bégaudeau finalement, dont on peut déduire la prochaine fin de carrière, à mesure qu'il s'éloigne irrémédiablement des 35 ans)

Et puis, on peut aussi en déduire que la carte Imagin-R jusqu'à 35 ans et le droit de vote à partir de 12 ans (et par SMS ?), sont pour bientôt...

Écrit par : johnmarguerite | 26 mai 2010

Il restera à voir si c'est ou non une instrumentalisation de talent : rappelons que la Chanson de Roland, c'est aussi une instrumentalisation d'un accrochage entre guerriers de Charlemagne et bergers basques — mais "Turold" en a fait une épopée terrible.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2010


Tiens, Natacha Polony est-elle passée sur "Bonnet d'âne", avant d'aller à l'émission de Fred Taddéï, hier au soir?... Elle donna ce même exemple pour étayer son argumentation. La culture circule.

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Rions un peu :

http://www.slate.fr/story/21929/selection-enfants-selection-parents

Écrit par : yann | 26 mai 2010

Correction : il n'y a pas de S option SI, mais une première SSI. Elle offre un plus dans certaines filières d'ingénieurs, un moins pour d'autres, en particulier les "généralistes".
La filière S, en première, c'est S-SVT. A éviter, la terminale S option SVT pour beaucoup d'écoles d'ingénieurs post-bac.
Sinon, y'a l'option PC, très bien pour continuer en PCSI.
Mais comme tout ça va changer avec le lycée unique, on s'en bat un peu les c..., à présent.

Ecrit par : yann | 25 mai 2010

Il y a une filière STI et une filière S divisée en 2 spécialités : soit SVT soit SI.
Dans la spécialité SVT, on peut choisir option maths, option PC ou option SVT.

C'est ce que vous vouliez dire ?

Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2010

Je corrige ma correction : pas SSI, mais STI, bien sûr.
Pour le reste, le choix en première entre SI et SVT n'est pas une "spécialité", mais un "profil". Autant dire que ça a peu d'influence sur la suite. Idem pour les "enseignements de spécialité" (la bonne blague) en terminale.
Eviter "enseignements de spécialité" SVT pour entrer à l'INSA, par exemple.

http://eduscol.education.fr/pid23169-cid46469/serie-s.html

Ça va mieux comme ça ?

Écrit par : yann | 26 mai 2010

Rions un peu :

http://www.slate.fr/story/21929/selection-enfants-selection-parents

Ecrit par : yann | 26 mai 2010

Robin, vous qui êtes notre ressource mystique (sans ironie aucune), existe-t-il des monastères trappistes pour femmes ?
Sinon, il ne reste plus qu'à reprendre la lutte armée et ressortir le P38 de sa chaussette (les amateurs d'armes me comprendront)

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Quand est-ce qu'on prend sa retraite sur le blog Bonnet d'Ane ?

Écrit par : iPidiblue en âge légal | 26 mai 2010

Les sportifs et les musiciens qui ne paient pas de mots savent au prix de quels patients efforts se paie les épiphanies précieuses de la grâce.

Ecrit par : Robin | 25 mai 2010

Robin, compère catholique, mais la grâce, elle vous est accordée; nous n'y sommes pour rien, paraît-il.

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Il restera à voir si c'est ou non une instrumentalisation de talent : rappelons que la Chanson de Roland, c'est aussi une instrumentalisation d'un accrochage entre guerriers de Charlemagne et bergers basques — mais "Turold" en a fait une épopée terrible.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2010


Tiens, Natacha Polony est-elle passée sur "Bonnet d'âne", avant d'aller à l'émission de Fred Taddéï, hier au soir?... Elle donna ce même exemple pour étayer son argumentation. La culture circule.

Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Cher Pendariès,
Comme on dit dans ces cas-là, les grands esprits se rencontrent. Et puis, étant mariée à un Basque, j'ai une tendresse pour cette vieille histoire de caillassage anti-franc. Mais je suis ravie de savoir que ma pensée a rejoint celle de l'hôte de ces lieux (il faut toujours avoir un point de repère pour vérifier qu'on n'a pas sorti trop d'âneries).
NP

Écrit par : Natacha Polony | 26 mai 2010

Le programme pour la littérature comparée est très alléchant (Agrégation Lettres Modernes); Akhatomva, je suis fan; Neruda, c'était un ami de Max Rouquette; Médée (théâtre, roman, poème, opéra), je connais quasi sur le bout des doigt - celle de Corneille, je la trouve franchement nullasse et épaisse; Sarah Kane? Bah - effet de mode.... On l'a sortie du tiroir depuis 4 ou 5 ans en France (et c'est hype et branché. La preuve? Isabelle Hupert interpréta "4.48 Psychose", qui fut joué à Montpellier; elle resta tout le temps immobile, ne bougeant que les mains, ça c'est du théâtre!):

Programme de littérature générale et comparée :
I. Permanence de la poésie épique au XXe siècle
- Anna Akhmatova, Roseau [1923-1940], Impair [1936-1946], Course du temps [1958-1966], in
Requiem, Poèmes sans héros et autres poèmes, édition et traduction de Jean-Louis Backès, Paris,
Gallimard (Poésie), 2007, p. 167-325.
- Nâzim Hikmet, Pourquoi Benerdji s’est-il suicidé ?, Petite Bibliothèque, Bruxelles, Éditions Aden,
2005, et Paysages humains, traduction de Munevver Andaç, collection Littérature étrangère, Lyon,
Éditions Parangon, 2002.
-Pablo Neruda, Chant général [Canto general, 1950], traduction de Claude Couffon, Paris, Poésie /
Gallimard, 1984.
- Aimé Césaire, La poésie, Paris, Éditions du Seuil, 2006.
II. Théâtre et violence
- Shakespeare, Titus Andronicus, in OEuvres complètes, Tragédies I, éd. Laffont (coll. Bouquins),
1995.
- Corneille, Médée, Théâtre II, GF Flammarion, 2006.
- Botho Strauss, Viol [2005], trad. fr. M. Vinaver & B. Grinberg, L’Arche.
- Sarah Kane, Anéantis [1995], trad. fr. L. Marchal, L’Arche.

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Et vous verrez Natacha Polony et Jean Paul Brighelli dans une dizaine de siècles on parlera des accrochages entre pédagogistes et traditionnalistes de l'éducation comme d'anicroches montées en épingle par de petits malins adeptes des amplifications poétiques !

Écrit par : iPidiblue et les batailles légendaires | 26 mai 2010

Merci, Françoise, une fois de plus... Magnifique.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

Pendariès,


J'ai eu la surprise de voir le nom de Max Rouquette cité dans un paragraphe du guide vert Michelin du Languedoc-Roussillon dernière édition 2009 ! C'est vous qui rédigez le guide vert ?

Écrit par : iPidiblue et Max Rouquette | 26 mai 2010

Penda,

Est-ce qu'Yves Rouquette né en 1936 a une parenté avec Max ?

Écrit par : iPidiblue et Max Rouquette | 26 mai 2010

Cher Pendariès,
Comme on dit dans ces cas-là, les grands esprits se rencontrent. Et puis, étant mariée à un Basque, j'ai une tendresse pour cette vieille histoire de caillassage anti-franc. Mais je suis ravie de savoir que ma pensée a rejoint celle de l'hôte de ces lieux (il faut toujours avoir un point de repère pour vérifier qu'on n'a pas sorti trop d'âneries).
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 26 mai 2010

Merci de me qualifier de "cher", chère Natacha Polony.

Ce véritable petit phénomène de transmission de pensée dévoile une chose capitale: elle n'est possible qu'avec l'épine dorsale de la culture commune; nous avons, grâce à l'école, mes maîtresses et professeurs, nos lectures, nos films vus, musées visités, etc. la même moëlle, sans doute; nos terminaisons nerveuses sont, ensuite, le fruit de notre caractère, de nos émotions et sentiments personnels, de notre histoire et de nos relations (amicales, intellectuelles, familiales) propres. Ainsi, se comprendre à demi-mot n'apparaît plus, finalement, comme un tour de magie psychique!

J'ai cru reconnaître, par ailleurs, une communauté d'esprit et de points de vue entre vous et la philosophe Cynthia Fleury. J'admirai, hier, votre ténacité pour mener à leur terme vos différentes analyses. Pendariès aurait, quant à lui, déjà sorti sa boîte à baffes. Cela n'aurait pas été beau à voir, mais tellement contemporain et télégénique, par contre!

Si votre époux est Basque, je comprends mieux l'exotisme de son merveilleux nom!

Très bien la coupe et la (les?) couleur(s) de cheveux aussi!

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Penda,

Est-ce qu'Yves Rouquette né en 1936 a une parenté avec Max ?

Ecrit par : iPidiblue et Max Rouquette | 26 mai 2010

Aucune. Sont par ailleurs plutôt en froid. Enfin, surtout Max, décédé il y a 5 ans.

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

On peut aussi écouter Mercan Dede : fusion entre électro et musique soufi.
(ce nom signifie Grand Père Corail ...)

Il est aussi connu sous l'identité DJ Arkin Allen.

En concert avec danseurs soufi : de grands moments.

Écrit par : Zorglub | 26 mai 2010

(Pour ne pas avoir l'air ridicule, prononcer :
MERDJANE DéDé)

Écrit par : Zorglub | 26 mai 2010

Pendant ce temps, dans la France white trash:

Il fait manger le bulletin de notes à son fils

Un père a été condamné à deux mois de prison avec sursis mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers pour avoir fait manger à son fils collégien son bulletin de notes et l’avoir frappé ensuite.

Le collégien a eu un oeil tuméfié et la lèvre coupée. A son retour en classe, l’établissement scolaire a alerté les services concernés.

Le jeune garçon, après avoir présenté son bulletin de notes, pas bon, a été renvoyé à l’étage dans sa chambre avec un coup de pied aux fesses et en pleurs. Enervé, le père est ensuite monté en chiffonnant le bulletin et l’a fourré dans la bouche de son fils qui a manqué de s’étouffer, toujours de même source.

Le père, toujours en colère, a alors donné de grosses claques sur le visage du jeune garçon. A l’audience, le père a déclaré: «Ca se passe mieux. Depuis cette histoire-là, je ne l’ai plus frappé».

Outre les deux mois de prison avec sursis, il devra également payer un euro de dommages et intérêts à son fils.

(Source AFP)
http://www.liberation.fr/societe/0101637728-il-fait-manger-le-bulletin-de-notes-a-son-fils?y=1

Écrit par : dickens | 26 mai 2010

Aucune. Sont par ailleurs plutôt en froid. Enfin, surtout Max, décédé il y a 5 ans.

Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Tout cela est bien triste mon cher Penda !

Écrit par : iPidiblue langue d'oil | 26 mai 2010

Dickens,

Manger son bulletin de notes dans une boîte à bac, c'est une vieille tradition chez les fils de famille !

Écrit par : iPidiblue boîte à bac | 26 mai 2010

Pour vous, Françoise...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

Aaah, Garcia-Fons (soupir)

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Chère Natacha, je cherche désespérément votre excellent article : "Réformer pour cacher l'échec des réformes."

Pourriez-vous m'en fournir le lien.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Tiens, Natacha Polony est-elle passée sur "Bonnet d'âne", avant d'aller à l'émission de Fred Taddéï, hier au soir?... Elle donna ce même exemple pour étayer son argumentation. La culture circule.

Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Le député Lionnel Luca a parlé vrai et juste. Tillinac aussi. Guillon est toujours aussi nul.

Écrit par : un passant | 26 mai 2010

La culture ne tue pas ... le ridicule si !

Écrit par : iPidiblue pas si bête ! | 26 mai 2010

Il ne faut pas tuer le Panda avant de l'avoir fait descendre de l'arbre à palabres.

Écrit par : iPidiblue proverbe chinois à la mode occitane | 26 mai 2010

"Guillon est toujours aussi nul."

Ecrit par : un passant | 26 mai 2010

Il est vrai que la dernière fois où il a été bon commence à dater sérieusement...
Mais il l'a été, réellement. Ca fait mal au coeur.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

Aaah, Garcia-Fons (soupir)

Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Il est passé, ici, il y a environ deux mois...
J'ai même eu le bonheur d'échanger quelques mots avec lui, au moment des dédicaces post-concert.
Un homme très sympathique, en plus d'être un musicien d'exception.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

"Un père a été condamné à deux mois de prison avec sursis mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers pour avoir fait manger à son fils collégien son bulletin de notes et l’avoir frappé ensuite."

Ecrit par : dickens | 26 mai 2010

Au moins, celui-ci pourra dire qu'il en a bouffé, des notes, et pas seulement des appréciations à la c... !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

Je suis née en 1971, je n'ai appris à lire, écrire et compter QUE en classe de CP.
L'année suivante, CM1, je me faisais saigner du nez pour qu'on m'allonge dans la bibliothèque, pour LIRE des heures entières...
Et j'ai fait de belles études et j'ai un bon métier...
Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?

Écrit par : caroline | 26 mai 2010

Je suis née en 1971, je n'ai appris à lire, écrire et compter QUE en classe de CP.
L'année suivante, CM1, je me faisais saigner du nez pour qu'on m'allonge dans la bibliothèque, pour LIRE des heures entières...
Et j'ai fait de belles études et j'ai un bon métier...
Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?
Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

Lire autant qu'il veut sans saigner du nez. Accessoirement ne pas avoir à s'ennuyer en attendant que les adultes daignent lui apprendre à sept ans ce qu'il est capable d'apprendre à cinq ou six.
Quant au métier, il est à cet âge prématuré d'y penser.

Écrit par : guy morel | 26 mai 2010

Merci Francis pour ce poème, très beau en effet, qui évoque dans le plus pur esprit du romantisme allemand la nostalgie du pays natal. En ce qui concerne l'effort d'hypocrisie nécessaire pour réussir l'épreuve de didactique, vous avez entièrement raison. Cela étant dit, c'était déjà le cas lors de mes oraux du CAPES. Par ailleurs, j'ai désormais pris connaissance des oeuvres au programme. Döblin et Goethe en littérature ainsi que les relations entre les "deux Allemagnes" de 1949 à 1990 pour la civilisation. Il y a de quoi faire!
Cordialement.

Écrit par : alain | 26 mai 2010

Tiens, Derrida est à l'honneur dans Le Magazine Littéraire du mois de juin: "Derrida en héritage". C'est le mec qui a dit, à propos de René Char: "Avec un accent pareil, on ne peut pas être poète".

Écrit par : Pendariès | 26 mai 2010

Robin, vous qui êtes notre ressource mystique (sans ironie aucune), existe-t-il des monastères trappistes pour femmes ?
Sinon, il ne reste plus qu'à reprendre la lutte armée et ressortir le P38 de sa chaussette (les amateurs d'armes me comprendront)

Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Oui, il y en a ; ce sont de petites structures qui n'ont rien à voir avec La Grande Chartreuse, dans les Alpes, près de Grenoble, fondée au XIème siècle par saint Bruno et qu'on ne visite pas (je crois qu'ils n'accueillent pas non plus, sauf exceptionnellement).

Le paysage est magnifique et il y a un magasin on l'on peut voir une reconstitution d'une cellule avec le poële, le lit, la table, le crucifix, et le minuscule jardin. Ces trappistes-là fabriquent la Chartreuse avec des plantes de la montagne.

En échange, les religieuses accueillent parfois, par exemple à l'abbaye de Belval dans le Pas de Calais.

Les Trappistes (et les Trappistines) relèvent d'une double tradition : la tradition érémitique de saint Antoine (les Pères du Désert) et celle de saint Benoît (vie commune).

Ils prennent leurs repas seuls et ne se rassemblent que pour les offices.

La devise des Chartreux est un condensé de toute la métaphysique occidentale d'Aristote à Descartes : "Stat Crux Dum Volvitur Orbis Terrarum) (la Croix demeure immobile tandis que tourne le globe terrestre) qui, à la réflexion, pourrait bien être une réponse à Gallilée.

Sinon, dans le genre austère, vous avez les carmes (saint Juan de la Cruz) et les carmélites (sainte Thérèse d'Avila et sainte Thérèse de Lisieux).

Les Carmélites n'accueillent pas (sauf exception) et ne parlent pas (Règle du silence). Elles se consacrent presque exclusivement à la prière.

En ce qui concerne les armes à feu, les monastères constituent la cachette idéale et ce fut le cas pendant la Résistance. Mais de nos jours, si vous voulez faire une retraite, il vaut mieux laisser votre P38 à la maison !

Écrit par : Robin | 26 mai 2010

Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?

Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

Jadis, on n'apprenait à lire qu'en 11 ème. (CP d'aujourd'hui.)
De nos jours, étant donné qu'il y a un risque important de devenir "dyslexique" dès la GS (presque 100 % des classes de GS ont des méthodes dites globales : noms des jours de la semaine, prénoms des camarades, lexique de la classe, mots-outils, tout cela à "savoir reconnaître d'un seul coup d'oeil sans être obligé de passer par le déchiffrage" , impossible d'ailleurs puisque les enfants n'ont pas appris à déchiffrer) c'est le principe de précaution qui fait qu'un enfant apprenant à lire en GS avec une bonne méthode alphabétique ne risquera pas d'être touché par ce grave "handicap", comme le disent les menteurs des lobbies Coridys, Apedys, Neurodys.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les écrits de Madame Wettstein-Badour.
Il est triste de penser qu'elle est décédée, car elle avait très bien compris comment fonctionne le cerveau humain par rapport à l'apprentissage de la lecture.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Les Carmélites n'accueillent pas (sauf exception) et ne parlent pas (Règle du silence). Elles se consacrent presque exclusivement à la prière.

Ecrit par : Robin | 26 mai 2010

En fait, mon idée, c'était de "trouver sur terre un endroit écarté " où il serait possible de ne plus entendre ni lire des khonneries du genre de celles que nous inflige le Gautheret qui veut venir à bout de la "forteresse académique".
http://www.slate.fr/story/21929/selection-enfants-selection-parents
On n'est jamais trahi que par les siens (puisque ce personnage se prétend universitaire) : si l'école échoue, c'est qu'il y a trop de savoirs savants!
Avec de tels amis, pas la peine d'avoir des ennemis.
Trappistine, ou snippeuse, voilà le dilemme. No passaran et morokhons !

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Robin, vous qui êtes notre ressource mystique (sans ironie aucune), existe-t-il des monastères trappistes pour femmes ?
Sinon, il ne reste plus qu'à reprendre la lutte armée et ressortir le P38 de sa chaussette (les amateurs d'armes me comprendront)

Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

Au pied de la Montagne Noire, vous avez ça : http://benedictines-dourgne.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1
(Même si ce sont des bénédictines, et non de trappistes).
Retraite du 4 au 10 septembre, plutôt que de se prendre la tête avec la rentrée scolaire.

Écrit par : yann | 26 mai 2010

No pasaran.
Enfin, Françoise !!

Écrit par : yann | 26 mai 2010

Tiens, Derrida est à l'honneur dans Le Magazine Littéraire du mois de juin: "Derrida en héritage". C'est le mec qui a dit, à propos de René Char: "Avec un accent pareil, on ne peut pas être poète".

Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2010

A quoi Char aurait répondu (avec l'accent du Vaucluse) : "Et mon poing sur la gueule, tu l'as vu ? "
;-))))

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

L'une de mes camarades de fac est entrée au Carmel de Verdun en 1973 et elle y est toujours. On y fabrique des couvertures piquées. On y accueille la clientèle et parfois la télé pour faire connaître les produits. Nous allons lui rendre visite tous les ans et quand mes enfants étaient petits ils aimaient beaucoup cette visite annuelle car nous étions bien accueillis : caisse de jouets et marionnettes, gâteaux secs et rafraîchissements tout simples offerts avec le sourire. Elles ne sont pas coupées du monde et ont un site internet. Il faut se quitter à l'heure de la prière bien sûr.
Par contre il existe une abbaye de religieuses non loin de chez moi, spécialisée dans les chocolats et autres bonnes choses où les religieuses vivent coupées du monde et le magasin est à l'écart du bâtiment.

Écrit par : charpentier Hélène | 26 mai 2010

En fait, mon idée, c'était de "trouver sur terre un endroit écarté " Françoise Guichard

Le désert, Françoise, le désert !
Et encore, il est trop habité...

Écrit par : nicolas | 26 mai 2010

(Même si ce sont des bénédictines, et non de trappistes).
Retraite du 4 au 10 septembre, plutôt que de se prendre la tête avec la rentrée scolaire.

Ecrit par : yann | 26 mai 2010

Il y plane le souvenir de Joris Karl Huysmans et de sa dévotion à sainte Scolastique ; son dernier amour y prit le voile.

Écrit par : Robin | 26 mai 2010

Je suis née en 1971, je n'ai appris à lire, écrire et compter QUE en classe de CP.
L'année suivante, CM1, je me faisais saigner du nez pour qu'on m'allonge dans la bibliothèque, pour LIRE des heures entières...
Et j'ai fait de belles études et j'ai un bon métier...
Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?

Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

On vous a fait passer directement du CP au CM1 ? Waouh, chapeau !
Je pense que si c'est vraiment le cas, vous auriez hautement apprécié qu'on vous apprenne à lire un peu plus tôt. Avec de telles capacités, il est d'ailleurs étonnant que vous n'ayez pas appris à lire seule, bien avant le CP !
Généralement, c'est ce qu'ont fait tous les enfants à qui les instituteurs font sauter deux classes d'un coup !

Mais peut-être est-ce tout simplement que vous avez un peu oublié l'ordre de passage de classe en classe de l'école élémentaire et sans doute avez-vous voulu écrire : l'année d'après, au CE1 ?

L'intérêt pour un enfant de GS qui apprend complètement à lire et à écrire, c'est de SAVOIR.
Si je demande demain à Tancrède et Théophile, mes deux GS vraiment lecteurs, pourquoi ils ont appris à lire, pourquoi ils aiment écrire, compter, calculer, je ne sais pas trop ce qu'ils me répondront.
Sans doute me diront-ils qu'ils ont toujours su lire car ils ont déjà oublié la phase où ils déchiffraient péniblement deux ou trois mots dans les livres du fond de la classe où ils vont quand ils veulent sans avoir besoin de se faire saigner du nez pour cela.

Moi, je m'en souviens et ce dont je me souviens le mieux, c'est leur acharnement à y arriver.

C'était en novembre ou décembre.
Ils allaient tous deux s'asseoir sur le petit banc au milieu des copains qui jouaient aux légos, bien serrés l'un à côté de l'autre, le blondinet aux cheveux lisses et le bien brun aux cheveux crépus.
Souvent Antoinette se joignait à eux, mais elle décrochait plus vite et rejoignait le gang des bâtisseurs ou faisait un troisième clan avec Barnabé qui préférait les marionnettes aux jeux de construction.

Théophile et Tancrède, eux, lisaient. Le livre de la planète des Alphas, le vieux "Mico, mon petit ours" que je leur avais sorti du placard, les noms des personnages du "Pirouette" du mois, les dictionnaires "Noms", "Verbes", "Adjectifs" de chez Bayard...

Si l'on passait à côté d'eux, ils vous attrapaient et vous demandaient vite, vite, avant que l'on s'en aille :
"Maîtresse, viens voir ! Là, Théophile dit qu'il y a écrit "il lite", moi, je dis qu'il est muet, le t, parce que ça ne veut rien dire "il lite", alors c'est "il lit", pas "il lite". Hein, maîtresse, que j'ai raison ?
- Non, j'ai pas dit ça. J'ai dit que t'avais raison ! Mais toi, tu dis que là, c'est "bénoïte", c'est pas "bénoïte", c'est "Benoît" ! Hein, maîtresse, que c'est Benoît ? O et I, ça fait OI, c'est tout, alors c'est Benoît, pas "bénoïte" !"

Ensuite, ils ont eu leur phase "je lis des phrases". Ils lisaient, une phrase par ci, une phrase par là, et arrivaient ensuite, leur index bien posé à la bonne ligne pour me demander si c'était bien "ça" qu'il y avait écrit "là".

Maintenant, ils prennent des livres d'enfants, des contes surtout, des dictionnaires aussi, et ils lisent, vraiment.
Ce soir, Tancrède, tout fier, a trouvé dans le "dictionnaire 6-8 ans" une page consacrée à l'athlétisme et a juste calé sur "sprint" qu'il lisait "spr-in-" (comme lapin).

Comme nous allons vendredi participer à une rencontre inter-écoles, ses camarades ont trouvé cette page passionnante et bientôt, j'ai eu les six têtes penchées sur la page et j'entendais les six voix épeler "lan-cer du ja-ve-lot", "saut - en - lon- gueur", etc., le tout suivi de commentaires sur la probabilité de faire passer à des petits enfants de telles épreuves.
Je me rappelle celle de Tancrède : "Oh non, ils vont pas nous faire faire le saut en longueur ! C'est trop dur pour des petits comme nous ! Moi, j'aurais peur de sauter comme ça dans du sable ! Tu peux t'en mettre plein les yeux et après, ça pique !"

Voilà pour les "lecteurs vrais" (qui sont aussi de vrais "écriveurs" qui savent vous dire que s'il y a un "d" à la fin de rond, c'est parce qu'on dit "une ronde" et qu'on dit aussi "le ballon est rond et la bille est ronde").

Les autres, maintenant, ceux qui actuellement déchiffrent mot à mot ou syllabe à syllabe.
Qu'est-ce que ça peut bien apporter à un enfant de GS de savoir écrire et lire toutes les lettres de l'alphabet, de savoir les combiner pour écrire et lire un mot, mais aussi de savoir compter et calculer, là, maintenant, alors qu'ils auront tout le CP pour cela ?

Parmi eux, dans ma classe, il y a deux groupes.
Le premier, c'est celui d'Antoinette et Barnabé. Ils adorent écrire, moulent de belles lettres, font de splendides dessins pour illustrer les phrases que je leur donne à déchiffrer.
En revanche, ils ne lisent pas seuls. Sans doute par goût. Je ne les ai jamais forcés.
Lorsqu'ils prennent un livre, et ils en prennent souvent, c'est pour observer les dessins, les commenter, me poser des questions sur le nom de tel ou tel objet.
Antoinette adore aussi compter et calculer. Barnabé, pas du tout. Il a même encore beaucoup de peine à se contraindre à le faire et a toujours tendance à lancer un nombre au hasard sans aucune réflexion.
Mais en lecture, comme Antoinette, dès qu'il sera au CP, il s'y mettra très vite. Ce sont deux petits derniers dont les grandes sœurs lisent, la lecture n'était pas un enjeu pour eux, comme pour Tancrède, aîné de famille, ou Tom qui a aussi une grande sœur mais qui trouve justement que c'est une excellente raison pour montrer à la grande sœur qu'il n'est pas si petit que ça.

Alors, en effet, pour Barnabé et Antoinette, j'aurais peut-être pu me dispenser de prendre du temps pour leur apprendre à déchiffrer ce qu'ils écrivaient et me contenter de leur faire copier des modèles que je leur aurais lus sans exiger d'eux cet effort.
J'ai l'impression qu'ils y auraient quand même perdu puisqu'ils n'auraient eu que la moitié du code et qu'ils auraient pu s'engager sur de fausses pistes, faute de balisage.

En mathématiques, Barnabé rejoint les membres du troisième groupe, celui de Marcel et Nicomède.
Ces deux là connaissent leurs lettres (écriture et lecture), savent les combiner pour écrire ou lire une syllabe, comme ils connaissent leurs chiffres et savent les utiliser pour écrire et lire des nombres, ce qui leur permet aussi de résoudre quelques problèmes simples d'ajouts, de retraits, de produits ou de partages.
Et ça s'arrête là.
Alors, me direz-vous, quel intérêt ?

L'intérêt, nous le verrons en septembre 2010, lorsque ces deux enfants seront au CP.
L'un des deux a de gros problèmes d'attention, il bénéficiera d'un PAI (projet d'accueil individualisé). Le deuxième est tout simplement jeune et peu accompagné en dehors de l'école. Les parents travaillent loin, il passe de longues heures en garderie, au centre aéré, chez les grands-parents qui ont un commerce et le gardent, un point c'est tout.
Marcel et Nicomède auront néanmoins un gros avantage par rapport à leurs camarades des autres écoles dans la même situation qu'eux, les écoles où, en GS, on a encore bien le temps avant de "torturer des gosses pour en faire des singes savants" : eux, ils savent.

Ils savent des tas de choses : que la langue que l'on parle à l'école, c'est une langue alphabétique, qu'avec les lettres qu'ils connaissent, ils pourront bientôt écrire et lire "tous les mots", que les livres peuvent leur raconter des histoires, les aider à connaître et comprendre le monde qui les entoure, les distraire par des chants, des poèmes, des jeux et qu'il suffit de faire comme Tancrède et Théophile, l'index pointé sous chaque lettre, pour que tout s'éclaire, sans possibilité de se tromper.

Ils savent aussi qu'on peut compter, calculer et ainsi prévoir exactement ce dont on aura besoin pour que personne ne soit lésé ou avantagé (et ça, à cinq ans, c'est terriblement important).

Leurs mains (bien pataudes chez Nicomède dont le corps se désarticule au gré de son incapacité à se concentrer) sont exercées et les lignes du cahier (bien larges, pour les gros petits doigts de Marcel, et repassées en rouge quand il a tendance à "déborder" un peu trop) n'ont plus de secret pour eux.

Alors, pour ces deux là, avoir commencé tranquillement l'apprentissage de l'écriture, de la lecture et du calcul à cinq ans, c'est de l'assistance à personne en danger, une manière d'éviter que, dès le début du CP, ils soient classés dans la catégorie des "échecs scolaires" avant même d'avoir débuté leur scolarité élémentaire.
Et cela, ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais le père illettré d'une de mes anciennes élèves, au mois de juin du CP de sa troisième enfant, dans une phrase qui restera célèbre, au moins dans ma mémoire : "Moi et ma femme, on voudrait vous dire merci, parce que, dans notre famille, on était tous des échecs scolaires et la petite, là, eh ben, elle sait lire et c'est pas une échec scolaire, elle !"

Écrit par : catmano | 26 mai 2010

"Trappistine, ou snippeuse, voilà le dilemme. No passaran et morokhons !"

Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

"No pasaran"... Et "snipeuse"...
Autrement, "sniffeuse", mais c'est un métier qui laisse encore moins de temps pour respirer !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

"No pasaran"... Et "snipeuse"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

Ouh lalalala... Grosse fatigue !

Écrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2010

si je rentrais dans les ordres autant choisir la trappe à Orval :)

au moins on peut réfléchir à l'existence de Dieu le nez dans la mousse :)

Écrit par : exTC | 26 mai 2010

Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?

Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

votre cas personnel est passionnant mais il ne peut en aucun cas être généralisé : il suffit de consulter les statistiques concernant le taux d'élèves en 6 ème sachant à peine lire et écrire. Leur donner une année de plus en GS est loin d'être un luxe, c'est une nécessité. Et tant mieux pour les gamins assez nombreux qui trépignent à l'idée de savoir lire. Ils y sont prêts alors pourquoi les priver ? Savoir lire, écrire, compter, c'est tellement enrichissant !
Tous les enfants y gagnent : il suffit de lire le témoignage de catmano.

Écrit par : Florence | 26 mai 2010

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les écrits de Madame Wettstein-Badour.
Il est triste de penser qu'elle est décédée, car elle avait très bien compris comment fonctionne le cerveau humain par rapport à l'apprentissage de la lecture.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Le cerveau, le cerveau, le cerveau !
"Bouvard et Pécuchet", Comédie dramatique anonyme, 1880

Écrit par : guy morel | 26 mai 2010

"La devise des Chartreux est un condensé de toute la métaphysique occidentale d'Aristote à Descartes : "Stat Crux Dum Volvitur Orbis Terrarum) (la Croix demeure immobile tandis que tourne le globe terrestre) qui, à la réflexion, pourrait bien être une réponse à Gallilée." Robin

Cette croix fonctionne comme un pendule de Foucault * ?

* au choix : Charles de, Michel, Jean-Pierre, ...

Écrit par : dugong | 26 mai 2010

"En fait, mon idée, c'était de "trouver sur terre un endroit écarté " où il serait possible de ne plus entendre ni lire des khonneries" FG

Difficile mais encore possible car Gaïa ouvre de plus en plus les cuisses.

Elle aussi doit se vendre pour exister...

Écrit par : dugong | 26 mai 2010

"En fait, mon idée, c'était de "trouver sur terre un endroit écarté " où il serait possible de ne plus entendre ni lire des khonneries" FG

Difficile mais encore possible car Gaïa ouvre de plus en plus les cuisses.

Elle aussi doit se vendre pour exister...
Ecrit par : dugong | 26 mai 2010
Dugong, soyez en accord avec vous-même : tirez-vous une balle dans la tête ! Les pessimistes de service m'emmerdent.

Écrit par : guy morel | 26 mai 2010

"Dugong, soyez en accord avec vous-même : tirez-vous une balle dans la tête ! Les pessimistes de service m'emmerdent."

Cher Guy, je suis pessimiste pour les autres.

Pour mon cas personnel, je me suis déjà arrangé depuis longtemps.

Et qui paierait la balle ?

Vous ?

Écrit par : dugong | 26 mai 2010

En fait, mon idée, c'était de "trouver sur terre un endroit écarté " Françoise Guichard

Le désert, Françoise, le désert !
Et encore, il est trop habité...

Ecrit par : nicolas | 26 mai 2010

Il y a un passage dans "Le Deuxième Sexe" de Simone de Beauvoir dans lequel la plus célèbre des féministe explique que la vie religieuse a constitué pendant des siècles une manière pour les femmes d'échapper à la domination masculine.

D'une manière générale, on peut dire qu'aujourd'hui les monastère constituent des endroits encore un peu préservés des maux du siècle : la vulgarité envahissante, le bavardage incessant, le culte de la vitesse et de la "réussite" sociale, un écrasement de la dimension intérieure, l'inculture, le refus des "grands problèmes", la médiocrité, le manque de sens de la dignité, de la retenue et de la pudeur, l'absence de toute aspiration au dépassement de soi, à la noblesse et à l'héroïsme sous quelque forme que ce soit.

Nietzsche avait pressenti cette évolution des sociétés modernes vers le philistinisme après "la mort de Dieu". (Nous avons tué Dieu se disent entre eux les derniers hommes, qu'il compare à des singes et ils se regardent d'un air entendu en se faisant des clins d'œil".

Écrit par : Robin | 26 mai 2010

au choix : Charles de, Michel, Jean-Pierre, ... Ecrit par : dugong | 26 mai 2010

Et Antoinette Fouque, oh !

Écrit par : nicolas | 26 mai 2010

la vulgarité envahissante, le bavardage incessant, le culte de la vitesse et de la "réussite" sociale, un écrasement de la dimension intérieure, l'inculture, le refus des "grands problèmes", la médiocrité, le manque de sens de la dignité, de la retenue et de la pudeur, l'absence de toute aspiration au dépassement de soi, à la noblesse et à l'héroïsme sous quelque forme que ce soit.
Ecrit par : Robin | 26 mai 2010

Franchement, les monastères, hein... C'est noble, héroïque et exempt de vulgarité ?

Écrit par : Jeremy | 26 mai 2010

Nietzsche avait pressenti cette évolution des sociétés modernes vers le philistinisme après "la mort de Dieu". (Nous avons tué Dieu se disent entre eux les derniers hommes, qu'il compare à des singes et ils se regardent d'un air entendu en se faisant des clins d'œil".

Ecrit par : Robin | 26 mai 2010


Vous voulez dire, sans doute Robin, cette évolution des sociétés modernes vers le crétinisme ?

Écrit par : iPidiblue comment tenir le poêle ? | 26 mai 2010

Je voulais dire :

"Franchement, les monastères, hein... C'est noble, héroïque et exempt de médiocrité ?"

Écrit par : Jeremy | 26 mai 2010

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les écrits de Madame Wettstein-Badour.
Il est triste de penser qu'elle est décédée, car elle avait très bien compris comment fonctionne le cerveau humain par rapport à l'apprentissage de la lecture.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Le cerveau, le cerveau, le cerveau !
"Bouvard et Pécuchet", Comédie dramatique anonyme, 1880

Ecrit par : guy morel | 26 mai 2010

Cher Guy, je sais qu'il est de bon ton, en France, de cultiver l'antiaméricanisme primaire.
Mais Mme Wettstein-Badour fonde ses raisonnements sur deux prix Nobel, Eric Kandel, et Sperry, sans compter Jacques Barzun, abondamment cité par Liliane Lurçat, ( "Begin here, the forgotten conditions of teaching and learning") , E.D. Hirsch (The schools we need, and why we don't have them"), je leur fais plus confiance qu'à ceux qui ont dit :"Du passé faisons table rase".

Colette Ouzilou, par son expérience d'orthophoniste de quarante ans, est arrivée aux mêmes conclusions que Madame Wettstein-Badour, cette dernière par son expérience personnelle et de plus ses recherches bibliographiques.

Il doit bien y avoir quelque chose de vrai dans les aptitudes du cerveau humain telles que les décrivent les personnes que j'ai citées. Sinon, pourquoi les méthodes utilisées partout en Europe maintenant feraient-elles tant de dégâts??
Pourquoi ont-elles fait aux USA des dizaines de millions d'illéttrés? (Hannah Arendt ne passe pas non plus pour une illuminée.)

On apprenait lors des études de médecine les "aires de Broca", fondées sur des expériences et des déductions vraies avant l'heure, qui étaient en accord avec les travaux des personnes que j'ai citées.
Malheureusement, en France, on confie la recherche sur le cerveau à de sinistres individus comme Frank Ramus, Catherine Billard, tous des tricheurs et des menteurs. Auxquels se laissent prendre des gens de bonne foi : C. Billard a reçu un prix très important de l'Institut de France, qui est bien mal attribué !
J'ajoute

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Mais bien sûr que je lis tout, Francis ! Les éructations des uns, les délires des autres, Colette Renard, que plus personne ne chante, sauf ici (merci Françoise ! J'écris ce post en l'écoutant…), les suggestions d'aucuns, les considérations médicales de certains — et j'en passe. Je suis là pour ça — parce que de temps en temps brillent des pépites.
JPB
PS. Perceval, "ingénuité" — vous me flattez !

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2010
---
Dans ce cas, je vais essayer d'être moins prolixe, Jean-Paul !
J'ai quelque scrupule à vous prendre de votre temps. :-)

Écrit par : Francis Penin | 26 mai 2010

"Le GRIP, comme tous les organismes vivants, a parfois des soubresauts, des insurrections internes, des prises de becs. Les scènes de ménage sont même ce qui différencie un organisme intelligent d’une organisation en coma dépassé, comme l’est le mouvement pédagogiste, où l’on ne risque pas de trouver l’ombre d’une contestation."

JPB


Cet extrait de la note initiale sonne tellement juste.

Une société dans laquelle il n'y aurait jamais de conflits, ça s'appellerait... une dictature. Ou mieux : un totalitarisme, avec sa pensée unique et la suppression de toute opposition. Le propre de la démocratie, c'est au contraire la confrontation des opinions, ce qui suppose quelquefois des échanges un peu vifs... Et d'accepter les vertus de la polémique.

Ce qui me permet de faire le lien, d'ailleurs, avec l'ère de la communication, qui avait été abordée sur un autre fil (mais je n'avais alors pas eu le temps d'intervenir). Les mots ne sont pas innocents, et il y a des expressions, comme ça, dont les implications sont lourdes. "Allons, pas d'histoires" ou "On n'est pas là pour polémiquer", sont ainsi souvent utilisés par les inspecteurs et les chefs d'établissements dans les réunions pour museler l'enseignant qui tente une critique... Sous une apparence raisonnable, de telles formules révèlent en réalité un refus de dialogue. Dans l'Education nationale, c'est bien connu, la seule "liberté d'expression" qui vaille, c'est évidemment celle... des élèves (surtout quand ils n'ont rien à dire).

Les vertus du conflits, c'est aussi celles qui accompagnent la transmission des savoirs. Lorsque cette dernière est vraiment assurée, il y a souvent une phase de conflit entre les savoirs en question et les préjugés d'esprits en formation qui ne savent pas encore... L'instituteur, et non pas le "maître des écoles", à cet égard, est aussi un insti-tueur, qui tue les préjugés véhiculés par la famille, les copains, la télé ou Internet.
Là encore, une expression suspecte est "les cours se passent bien" (sous-entendu tout le monde est content)... Mais c'est très facile d'acheter la paix sociale en mettant de bonnes notes et en renonçant à transmettre les savoirs qui dérangent, ou en montant des "projets pédagogiques" mirobolants qui ne garantissent en rien le niveau des élèves... L'enseignant (à plus forte raison l'agrégé) dont les élèves "se plaignent" parfois auprès d'une vie scolaire démagogique, c'est peut-être justement celui qui ne cède pas à la facilité et qui fait son travail...

Enseigner, cela suppose de refuser un certain esprit de Munich pédagogique. Bref, un peu d'audace...

Écrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2010

Franchement, les monastères, hein... C'est noble, héroïque et exempt de vulgarité ?

Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2010

Non, pas forcément, bien sûr.

Écrit par : Robin | 26 mai 2010

Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?

Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

Catmano a tout dit, mais je rajouterai un argument : s'il sait lire à la fin de GS, ce sera acquis — on est sûr que c'est acquis. Pourquoi remettre à plus tard (et à quand ? Quand il sera "prêt" ?) ce que l'on peut faire tout de suite ?
Et un enfant qui lit s'ouvre plusieurs mondes.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 mai 2010

Vous voulez dire, sans doute Robin, cette évolution des sociétés modernes vers le crétinisme ?

Ecrit par : iPidiblue comment tenir le poêle ? | 26 mai 2010

Oui, je pense qu'on pourrait résumer les choses ainsi. ;-))

Écrit par : Robin | 26 mai 2010

Merci Francis pour ce poème, très beau en effet, qui évoque dans le plus pur esprit du romantisme allemand la nostalgie du pays natal. En ce qui concerne l'effort d'hypocrisie nécessaire pour réussir l'épreuve de didactique, vous avez entièrement raison. Cela étant dit, c'était déjà le cas lors de mes oraux du CAPES. Par ailleurs, j'ai désormais pris connaissance des oeuvres au programme. Döblin et Goethe en littérature ainsi que les relations entre les "deux Allemagnes" de 1949 à 1990 pour la civilisation. Il y a de quoi faire!
Cordialement.

Ecrit par : alain | 26 mai 2010
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Ce lied de Schubert vous arracherait des larmes ! Dietrich Fisher-Dieskau l'a enregistré (il a enregistré tous les lieder de Schubert). Je le chante et l'ai enregistré aussi (pour mes petits-enfants). Comme j'aimerais avoir quelques Allemands dans la salle où je chante occasionnellement cette mélodie !
Comme il serait gratifiant qu'ils vinssent ensuite me dire qu'ils sont contraints de rentrer vite fait chez eux tant le pays natal leur manque ! Mais ce n'est qu'un rêve. :-)

Puisque vous avez déjà affronté l'épreuve orale de didactique au CAPES, vous ne devez pas redouter réellement d'avoir une mauvaise note dans cette même épreuve à l'agrégation.
Bon courage.
Cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 26 mai 2010

"Pourquoi ont-elles fait aux USA des dizaines de millions d'illéttrés?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Arrêtez avec cette faute idiote !!! Vous le faites exprès, ou quoi ? C'est agaçant, à la fin !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

"J'ajoute"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Allez, c'est une bonne idée ! Moi aussi, finalement, tiens !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2010

J'ajoute
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

On ne saura jamais ce que voulait ajouter Anne-Marie Valette...

Écrit par : Jeremy | 26 mai 2010

Ne soyez pas défaitiste Jérémy ! d'ailleurs une femme se tait-elle à jamais ?

Écrit par : iPidiblue bip ! bip ! | 26 mai 2010

Ne soyez pas défaitiste Jérémy ! d'ailleurs une femme se tait-elle à jamais ?

Ecrit par : iPidiblue bip ! bip ! | 26 mai 2010


Les femmes n'auront pas accès au paradis car, dans la Bible il est dit qu'au ciel il se fera un silence d'une demi-heure...

Sacha Guitry

Écrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2010

Et qui paierait la balle ?

Vous ?
Ecrit par : dugong | 26 mai 2010

Et puis quoi encore ?

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

Cher Guy, je sais qu'il est de bon ton, en France, de cultiver l'antiaméricanisme primaire.
Mais Mme Wettstein-Badour fonde ses raisonnements sur deux prix Nobel, Eric Kandel, et Sperry, sans compter Jacques Barzun, abondamment cité par Liliane Lurçat, ( "Begin here, the forgotten conditions of teaching and learning") , E.D. Hirsch (The schools we need, and why we don't have them"), je leur fais plus confiance qu'à ceux qui ont dit :"Du passé faisons table rase".

Colette Ouzilou, par son expérience d'orthophoniste de quarante ans, est arrivée aux mêmes conclusions que Madame Wettstein-Badour, cette dernière par son expérience personnelle et de plus ses recherches bibliographiques.

Il doit bien y avoir quelque chose de vrai dans les aptitudes du cerveau humain telles que les décrivent les personnes que j'ai citées. Sinon, pourquoi les méthodes utilisées partout en Europe maintenant feraient-elles tant de dégâts??
Pourquoi ont-elles fait aux USA des dizaines de millions d'illéttrés? (Hannah Arendt ne passe pas non plus pour une illuminée.)

On apprenait lors des études de médecine les "aires de Broca", fondées sur des expériences et des déductions vraies avant l'heure, qui étaient en accord avec les travaux des personnes que j'ai citées.
Malheureusement, en France, on confie la recherche sur le cerveau à de sinistres individus comme Frank Ramus, Catherine Billard, tous des tricheurs et des menteurs. Auxquels se laissent prendre des gens de bonne foi : C. Billard a reçu un prix très important de l'Institut de France, qui est bien mal attribué !
J'ajoute
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010
Très franchement, chère Anne-Marie, je me demande ce que vous êtes venue fiche au GRIP. En tout cas, vous desservez ici les efforts de Catmano, de Venot et de Dupré auxquels d'ailleurs vous ne comprenez rien.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

'ajoute
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

On ne saura jamais ce que voulait ajouter Anne-Marie Valette...
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2010

Cela tombe bien : cela évite une connerie de plus.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

Alllons bon ! Morel est de mauvais poil…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 mai 2010

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010
Très franchement, chère Anne-Marie, je me demande ce que vous êtes venue fiche au GRIP. En tout cas, vous desservez ici les efforts de Catmano, de Venot et de Dupré auxquels d'ailleurs vous ne comprenez rien.

Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

Traduction : Cassez-vous Anne-Marie !!!!!!!!!!

Écrit par : Carole | 27 mai 2010

Traduction : Cassez-vous Anne-Marie !!!!!!!!!!

Ecrit par : Carole | 27 mai 2010

Vous faites la traduction et les sous-titres ?
Est-ce bien nécessaire ?
JPB

Écrit par : brighelli | 27 mai 2010

De quoi diversifier les craintes :

http://www.causeur.fr/histoire-de-vampires-chinois,6362

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

Le jus pédagol du jour nous fait l'article sur le "socialbookmarking" :

"le socialbookmarking favorise la mise en place de l’apprenance qui ne s’exerce pas uniquement dans le cadre des formations institutionnelles mais à travers une "écologie de l'apprenance", toute entière tournée vers la démultiplication des occasions d’apprendre, en dehors du temps de travail.""

Je traduis : il s'agit notamment de promouvoir les (péda)gogues, lieu de vacances par excellence et temps de cerveau, en général, disponible *.

On peut dès lors rêver à une mutualisation des productions, écologiquement compatible (litière sèche) : on connaissait les TBI, il faudra aussi compter avec et sur les TLB (Toilettes à Litière Biomaîtrisée).

Les pédagols sont totalement obnubilés par les obstacles et pistent les mols aux gogues.

Comment ne pas les suivre ?

* pas toujours, une prise de tripes entraîne souvent une prise de tête. Voyez et réécoutez Screamin' Jay Hawkins dans Constipation Blues.

http://www.lastfm.fr/music/Screamin%27+Jay+Hawkins/_/Constipation+Blues

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Les femmes n'auront pas accès au paradis car, dans la Bible il est dit qu'au ciel il se fera un silence d'une demi-heure...

Sacha Guitry

Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2010

Pourquoi Jésus a-t-il choisi une femme comme premier témoin de sa Résurrection ?

Réponse : parce qu'il était sûr que "ça se saurait".

Jérémy me pousse dans mes retranchements et m''oblige à préciser ma pensée : l'important n'est pas en effet de vivre au désert, ni même de se taire (encore que !), l'important n'est pas d'échapper aux salissures du monde (et surtout, comme dit F. Guichard à son insondable" khônnerie"), l'important est de vivre dans le monde, dans la salissure et la "khônnerie", d'essayer d'y contribuer le moins possible (mais qui est sans "péché" ?) et de porter en soi cette zone de silence inaccessible à la salissure, aux bavardages et à la bêtise du monde. Mais il y a encore plus important, et c'est là qu'Alceste cesse d'avoir raison et que Philinte semble un peu court, c'est de cesser de juger et, comme dit saint François, d'y mettre l'amour.

Écrit par : Robin | 27 mai 2010

Robin, vous êtes décidément un "Spinozien" presque absolu !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Je traduis : il s'agit notamment de promouvoir les (péda)gogues, lieu de vacances par excellence et temps de cerveau, en général, disponible *.

Dugong

De l'intérêt de transformer les gogues en bibliothèque.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

crit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010
Très franchement, chère Anne-Marie, je me demande ce que vous êtes venue fiche au GRIP. En tout cas, vous desservez ici les efforts de Catmano, de Venot et de Dupré auxquels d'ailleurs vous ne comprenez rien.

Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

Ah bon????
En quoi???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

l'important est de vivre dans le monde, dans la salissure et la "khônnerie", d'essayer d'y contribuer le moins possible (mais qui est sans "péché" ?)" Robin

Y a-t-il un lien entre le péché des anciens prêtres et l'empreinte carbone des nouveaux ?

L'église catholique, apostolique et romaine avait déjà quantifié la pénitence (4 ave, 3 pater, etc.) mais s'était bien gardée de mesurer précisément les "fautes".

Les nouvelles religions feront dans la mesure... Il y aura des unités mais diverses...

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Robin, vous êtes décidément un "Spinozien" presque absolu !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Pourquoi "presque" ? ;-))

Écrit par : Robin | 27 mai 2010

Cher Guy, que trouvez-vous de répréhensible dans ce que j'ai écrit?

(Pour Christophe : plates excuses pour l'accent de trop.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

ça grippe au Grip ?

Écrit par : iPidiblue alerte au grip ! | 27 mai 2010

Il faut quand même être Guy Morel pour appeler Grip une association visant à rétablir l'école !

Écrit par : iPidiblue alerte au Grip ! | 27 mai 2010

Au fait est-ce que notre Guy Morel a eu du moins les palmes académiques ?

Écrit par : iPidiblue violettes impériales | 27 mai 2010

Le GRIP, combien de survivants danc cette liste fournie en 2004 par M. Delord ?

http://forums.france2.fr/france2/Education/presentation-grip-sujet_479_1.htm

Depuis, il semble qu'il y ait eu un recentrage sur le "primaire" (ce n'est pas une critique !!).

De là, on peut en conclure :

- qu'on peut faire un travail de qualité à l'école primaire même avec des programmes officiels qui ont dû subir les torsions et raclages habituels

- qu'ensuite, il faut croire à l'homéopathie pour que le remarquable travail de quelques uns infuse * dans celui de tous ceux qui font tout le contraire.

- qu'il faudra que les enseignants de lycée travaillent jusqu'à 80 ans passés dans une centaine d'établissements dispersés sur tout le territoire pour espérer caresser l'espoir de détecter un soubresaut résultant.

* diffuse, inocule, percole ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Si j'étais un petit jeune, je courrais m'inscrire au GRIP (ça ferait un onzième adhérent, tiens) : avec Guy Morel comme vitrine, c'est sûr que les candidatures vont se multiplier !!!

Plus grognon et désagréable, tu meurs !!!
On dirait un chow chow constipé.

Et si la politesse était aussi impérative que l'orthographe, ici ?

Écrit par : GRIP-sou | 27 mai 2010

). Comme j'aimerais avoir quelques Allemands dans la salle où je chante occasionnellement cette mélodie !
Comme il serait gratifiant qu'ils vinssent ensuite me dire qu'ils sont contraints de rentrer vite fait chez eux tant le pays natal leur manque ! Mais ce n'est qu'un rêve. :-)



Ecrit par : Francis Penin | 26 mai 2010
Vous n'auriez pads un répertoire de chansons alsaciennes ? Je vous invite illico pour un récital ...

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Robin, vous êtes décidément un "Spinozien" presque absolu !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Pourquoi "presque" ? ;-))

Ecrit par : Robin | 27 mai 2010

Parce que je ne suis pas absolument certain qu'"absolu" soit un des "mots clés" du grand Baruch... ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Et puis est-ce que Robin se soigne avec des minéraux, on n'en est même pas sûr !

Écrit par : iPidiblue absolu | 27 mai 2010

Cher Guy, que trouvez-vous de répréhensible dans ce que j'ai écrit?

(Pour Christophe : plates excuses pour l'accent de trop.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010


Je pense (enfin sans vouloir me mettre à sa place) que Guy vous reproche de parler du Dr Billard d'une façon qui vous dé-crédibilise. Il est évident que pour diriger un tel service, le Dr Billard doit connaître parfaitement le fonctionnement du cerveau et que non seulement elle connaît l'existence de l'aire de Broca (comme tout étudiant lambda infirmier ou en paramédical) mais qu'elle doit être à même de décrire son fonctionnement sur le bout des doigts. Donc vos propos manifestent avant tout votre ignorance de la médecine.

Après, les différentes personnalités interprètent différemment les données neurologiques. On peut préférer l'approche de Stanislas Dehaene ou de Wettstein ou Ouzilou à celle de Catherine Billard (c'est mon cas).

Et même si l'on est doté de connaissances extrêmement pointues, on peut pécher par idéologie : Mme Billard soutient des théories qui peuvent sembler étranges (je crois qu'ici un intervenant avait cité une vidéo où elle disait qu'il était très facile d'apprendre à lire à un dysphasique). Apparemment elle aime soutenir des paradoxes ; elle ne semble pas penser qu'il y ait un problème de méthodes de lectures ; en revanche elle adore taper sur l'école et les enseignants (ces dinosaures qui n'ont aucune connaissance neuro-anatomique et ne comprennent rien aux handicaps). C'est une fana des aménagements à l'école (qui sont si aisés à mettre en place mais ces enseignants sont si rétrogrades que voulez-vous).

On vous le concède, elle tient donc un discours très critiquable, et qui peut facilement courir sur le système de tout enseignant un tantinet sérieux.

Mais de grâce, ne dites pas qu'elle ignore l'aire de Broca ! je le répète, elle est certainement très brillante sur le plan médical ce qui ne l'empêche pas de ne rien comprendre aux véritables problèmes de l'école.

Écrit par : Flo - Cassandre | 27 mai 2010

qu'ensuite, il faut croire à l'homéopathie pour que le remarquable travail de quelques uns infuse * dans celui de tous ceux qui font tout le contraire.
dit Dugong…

Mon cher, rappelez-moi : ce sont des chimistes, pas des littéraires, qui ont brodé un jour sur la mémoire de l'eau…
Tous des poètes…
Et si l'eau (non troublé de pastaga, pourtant) a de la mémoire, qu'en sera-t-il des "non-GRIP" côtoyant — mais sans même les toucher — des béotiens susceptibles de conversion ?
JPB

Écrit par : brighelli | 27 mai 2010

Jean Paul Brighelli,

Qu'il y ait de plus ou moins bonnes méthodes pour enseigner je veux bien vous en faire grâce, et ce malgré que vous êtes vous-même l'excellent exemple que malgré vos hyper bonnes méthodes il reste encore des ignorants et des demeurés comme moi !

Ceci dit, un petit souci, quand même ! Moi je suis raciste, je veux dire par là que je crois en l'évolution darwinienne, en la sélection des espèces, enfin tout le bazar vous voyez ? Je crois même qu'il existe des mongoliens, enfin des trisomiques 21 comme on dit depuis que le professeur Jérôme Lejeune a démontré qu'il s'agissait d'une altération de notre génome.
Donc voilà la question que je me pose : si tous les cerveaux ne sont pas égaux alors est-ce qu'il existe néanmoins des méthodes universelles qui peuvent faire répondre tous les dits cerveaux aux stimulis que proposent nos excellents pédagogues de l'enseignement public ?

Comme on dit que la médecine du future sera individualisée et que les molécules seront personnalisérs - on arrive déjà à produire des médicaments pour les noirs et d'autres pour les blancs et les jaunes etc - alors pourquoi pas une pédagogie pour les blancs, les noirs, les rouges (je dis cela pour nos amis communistes) et les verts (je dis cela pour nos amis les bêtes) ?

Écrit par : iPidiblue nos amis de toutes les couleurs | 27 mai 2010

Cher Guy, que trouvez-vous de répréhensible dans ce que j'ai écrit?

(Pour Christophe : plates excuses pour l'accent de trop.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Mais rien du tout. À part un scientisme dont je m'étonne qu'il passe comme une lettre à la boite sur ce blog.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

Qu'il y ait de plus ou moins bonnes méthodes pour enseigner je veux bien vous en faire grâce, et ce MALGRE QUE VOUS ETES vous-même l'excellent exemple QUE MALGRE vos hyper bonnes méthodes il reste encore des ignorants et des demeurés comme moi ! iPidiblue

No comment...

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

Nicolas,

C'est moins une affaire de style en l'occurence que de fond !
Je peux vous récrire ma phrase si cela vous arrange !

Et puis vous savez Jean Paul Brighelli a bien voté pour Nicolas Sarkozy qui s'exprime comme un cochon alors visiblement un français plus qu'imparfait ne lui fait pas peur ! Je dirais même que c'est la justification de son métier, donc laissez-lui un peu des moyens de subsistance ne serait-ce que comme nègre ou comme "rewriter" !

Écrit par : iPidiblue stylé | 27 mai 2010

occurrence ... cela vous va mieux Nicolas ?

Écrit par : iPidiblue stylé | 27 mai 2010

Alllons bon ! Morel est de mauvais poil…
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 mai 2010

D'excellent au contraire. Au point de ne plus laisser dire des âneries sur la Science qui prouve, le Prix Nobel qui a démontré que etc.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

En fait au-delà de la pure polémique et mon côté insolent (je le cultive volontiers) je pose une question de fond, si une méthode pédagogique a échoué est-ce de la faute de la méthode ou simplement est-ce qu'il n'existe tout bonnement pas de méthode universelle parce que les hommes sont différents, variés etc ? Moi je ne tiens pas à ce qu'on passe tous les hommes à la toise ... vous comprenez ?

Écrit par : iPidiblue normalisation | 27 mai 2010

"mon côté insolent (je le cultive volontiers) je"

Ipid, juge et partie.

Écrit par : Pendariès | 27 mai 2010

Aaaaaaaaaaah! La science-fiction, maintenant!

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/05/26/01030-20100526ARTFIG00686-le-premier-homme-contamine-par-un-virus-informatique.php

"Le premier homme contaminé par un virus informatique

En parvenant à inoculer un virus à son propre implant électronique sous la peau, un informaticien britannique souhaite mettre en garde la communauté scientifique contre les dangers potentiels que recouvre cette technologie.

Le Dr Mark Gasson prétend être le premier homme touché par un virus informatique. Dans le cadre de ses recherches sur les implants électroniques, l'universitaire britannique de Reading s'est en effet lui-même inoculé un virus informatique : il a contaminé la puce sous-cutanée qu'il s'était greffée dans la main gauche un an auparavant. Cette opération de piratage, tout à fait bénigne sur le plan sanitaire, pose d'importantes questions de sécurité concernant l'usage, notamment à des fins médicales, des puces de radio-identification (appelés communément RFID pour Radio Frequency IDentification).

La puce RFID du Dr Mark Gasson est un peu plus sophistiquée que celle que l'on trouve sur les étiquettes dans les magasins, mais son principe de fonctionnement est le même. Elle contient une antenne qui lui permet d'envoyer les informations qu'elle contient et d'en recevoir (généralement des données d'identification accompagnées de quelques données complémentaires). La puce de l'universitaire lui permettait par exemple, outre son utilisation dans ses recherches, de rentrer dans son bâtiment à l'université et de se servir de son téléphone portable.


Risques d'insécurité accrus

«Nous avions montré que ces technologies implantables s'étaient développés à un point où elles étaient capables de partager, stocker et manipuler des données», explique le chercheur. Rien d'étonnant alors à ce que ces «mini-ordinateurs» puissent être touchés par des virus et capables de les transmettre. En effet, non seulement la puce a été infectée, mais elle a effectivement corrompu le système central avec lequel elle communiquait. Si celui-ci n'était pas isolé, il aurait alors contaminé toutes les puces qui seraient entrées en contact avec lui et l'infection se serait propagée. «Cela donne un aperçu des problèmes que nous pourrions rencontrer à l'avenir», explique le Dr Grasson. L'objectif de l'expérience, dont les résultats complets seront présentés en Australie la semaine prochaine à l'occasion de l'International Symposium on Technology and Society, est justement de mettre en garde contre les dangers potentiels de ces puces afin qu'elles puissent être utilisées en toute sécurité dans le futur.

En 2006 des chercheurs néerlandais avaient déjà créé des puces capables de perturber les systèmes de lecture et d'insérer des informations erronées, voire des lignes de codes malveillantes, dans des bases de données. De son côté le ministère de l'intérieur américain déconseillait la même année l'identification humaine par RFID, jugeant qu'elle «aurait plutôt tendance à accroître les risques en matière de sécurité et de protection des données personnelles».

Cette fois-ci, c'est une véritable menace virale (au sens informatique du terme) qui a été mise en évidence, ainsi que la capacité que pourrait avoir une personne mal intentionnée de perturber le fonctionnement d'un implant sous-cutanée. «J'ai ressenti cette expérience comme une surprenante violation de mon intimité, confie Mark Grasson. L'implant fait partie de moi et pourtant j'étais dans l'incapacité totale de contrôler la situation.»"

Écrit par : Pendariès | 27 mai 2010

J'espère qu'on retrouvera l'assassin d'Anne-Marie, qui a eu le temps de rajouter un dernier "j'ajoute" et d'envoyer son message sur le blog pour dénoncer le coupable.

Je pense que l'arme du crime n'est pas l'ordinateur, car sinon Anne-Marie n'aurait pas eu la possibilité de taper son message. Le lieu du crime doit être le bureau, car c'est généralement là qu'on met un ordinateur.

Qui lance le dé ?

Écrit par : Jeremy | 27 mai 2010

Guy Morel lui c'est différent, il n'aime pas la science semble-t-il ! Moi je dis qu'il est sain de se méfier des faux résultats de la science et encore plus des extrapolations à prétentions scientifiques, maintenant croire que la science n'a rien à dire, c'est un autre problème, c'est en tous cas une attitude que je n'adopte pas.
Disons que je pense qu'on ne saurait être un savant si l'on n'a pas foi dans les pouvoirs de la science et dans son futur.
Personne ne saurait donner les limites exactes de son domaine d'inquisition, n'est-ce pas ?

Écrit par : iPidiblue extrapolation | 27 mai 2010

"Le premier homme contaminé par un virus informatique" Pendariès

Combien y aura-t-il de docteurs Folamour pour mettre un peu de folie printanière dans la gestion de ces innombrables pacemakers ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Oui faire battre la chamade grâce à des virus informatiques ..; ça c'est sympa !

Écrit par : iPidiblue chabadabada ! chabadabada ! | 27 mai 2010

À part un scientisme dont je m'étonne qu'il passe comme une lettre à la boite sur ce blog.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

Et que dire des sempiternelles élucubrations du Troll officiel à temps plein de ce même blog

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

TotoW,


On disait aussi qu'Einstein était un diabolique docteur Mabuse dans l'Allemagne de Hitler et un peu partout dans le monde que la Relativité était une sale science juive ...

Écrit par : iPidiblue trollissiment vôtre ! | 27 mai 2010

Toute idée neuve est une idée de Troll au départ ... qui vient rompre le bel ordonnancement de la science !

Hier je lisais un article d'un scientifique, un médecin membre de l'Académie des sciences qui disait que les génies de l'art présentaient des troubles bipolaires plus ou moins affirmés, exemple Hugo issu d'une famille de fous ! ou Gauguin etc.

Écrit par : iPidiblue Troll béta | 27 mai 2010

"les génies de l'art présentaient des troubles bipolaires plus ou moins affirmés"

D'ailleurs, n'est ce pas Hugo qui lançait à la cantonade : "ça m'en touche une * sans faire bouger l'autre" ?

* (hémi)sphère ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Alllons bon ! Morel est de mauvais poil…
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 mai 2010

D'excellent au contraire. Au point de ne plus laisser dire des âneries sur la Science qui prouve, le Prix Nobel qui a démontré que etc.

Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

L'IRM est une invention qui a fait faire à la médecine une avancée formidable, pourquoi le cerveau en serait-il exclu?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Toute idée neuve est une idée de Troll
Ecrit par : iPidiblue Troll béta | 27 mai 2010

Il est clair que la réciproque est fausse.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

D'excellent au contraire. Au point de ne plus laisser dire des âneries sur la Science qui prouve, le Prix Nobel qui a démontré que etc.

Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

L'IRM est une invention qui a fait faire à la médecine une avancée formidable, pourquoi le cerveau en serait-il exclu?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Je ne crois pas que l'IRM, y compris du cerveau, ait un rapport quelconque avec la pédagogie de la lecture et "prouve" quoi que ce soit dans ce domaine. On a eu le piagétisme, Dieu nous préserve, en pédagogie, des docteurs du cerveau.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

L'extension de concepts, méthodes et théories qui ont réussi dans un domaine est à la fois hasardeux et nécessaire ("un paradigme vit nécessairement au dessus de ses moyens" mais on ne peut le savoir à l'avance).

Exemple : la notion d'effondrement gravitationnel permet-il de décrire l'évolution d'une structure comme celle du GRIP ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

permet-elle.

Je ne veux pas d'ennui avec les hystériques des "gender studies" qui s'implantent institutionnellement en France...

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Y en a qui font tourner les tables, y en a d'autres qui font tourner les blogs !

Écrit par : iPidiblue et le guéridon tournant | 27 mai 2010

L'IRM est une invention qui a fait faire à la médecine une avancée formidable, pourquoi le cerveau en serait-il exclu?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010
Anne-Marie, il me semble qu'il est inadéquat de croire que ce qui est utile à la médecine est aussi utile à l'instruction des élèves.
Il me semble, si je peux me permettre la comparaison, que l'instruction est un domaine plus proche de la médecine vétérinaire rurale de 1930 que de la médecine humaine du XXI° Siècle ?

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

L'abbaye proche de chez moi est l'abbaye d'Igny où Huysmans effectua plusieurs séjours.L'article de wikipédia donne les renseignements essentiels. Il nous arrive d'aller flâner dans ce trou de verdure en plein été mais cet endroit est humide.La plupart des soeurs sont âgées et parfois on les entend tousser quand les fenêtres sont ouvertes pour laisser entrer le soleil. Personnellement ça me donne le cafard. J'appécie le calme dans lequel j'ai grandi et auquel j'ai été habituée pour faire mes devoirs et étudier mais j'aime rire et chanter aussi.
Merci Robin pour vos propos sur le dépassement de soi sans être forcément un héros.Vous me faites penser à des proches qui ont combattu au quotidien pour leur dignité.
Catmano vous devriez rassembler dans un ouvrage tout ce que vous écrivez sur ce blog pour que davantage de monde en profite. Tout ce que vous dites est clair, concret, vécu avec intensité , bon sens et générosité.

Écrit par : charpentier Hélène | 27 mai 2010

Exemple : la notion d'effondrement gravitationnel permet-elle de décrire l'évolution d'une structure comme celle du GRIP ?
Ecrit par : dugong | 27 mai 2010

Dugong, vous êtes un cas désespéré, le qualificatif étant à prendre à la lettre. Le GRIP se porte bien, merci.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

Je veux dire que c'est plus intuitif et déductif que scientifique au sens strict.
On ne peut tracer, il me semble, des arbres décisionnels comme en médecine.
exemple d'arbre décisionnel valable pour tout humain et, avec quelques aménagements intraspécifiques pour tout mammifère:
http://amem.free.fr/textes/anemie.htm

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Oui d'accord avec les moyens actuels l'instruction élémentaire en 2010 ressemble d'une certaine manière à celle de 1930 quoique différemment ...

Mais l'on veut former des pilotes de chasse ou des astronautes on dispose de simulateurs de vols et de panel d'appareils sophistiqués avec des médecins ultra compétents !

De même entre le petit sportif de huit ans à qui ont fait courir le cent mètres en vingt secondes et le super sportif de 20 ans qui le court en dix secondes il y a un monde de technologies, de produits dopants, d'entraînement spécifique, de médecins, etc

2010 c'est pas 1930 de toutes les manières ! Qui voudra refuser pour ses enfants le meilleur entrainement intellectuel si l'on est capable de le lui donner, la meilleure stimulation possible ?

Refuser les jeux vidéos à ses enfants est-ce réaliste et raisonnable ? refuser l'accès internet ? refuser le téléphone portable (moi je n'en ai pas mais bon je suis un mauvais exemple) ?

Écrit par : iPidiblue et la X-Box | 27 mai 2010

"Le GRIP se porte bien, merci." GM

Ouf, me voilà rassuré. L'espace d'un instant, j'ai eu peur que le GRIP aille très bien.

http://www.youtube.com/watch?v=EHRPwipKJA4

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Robin, vous êtes décidément un "Spinozien" presque absolu !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Pourquoi "presque" ? ;-))

Ecrit par : Robin | 27 mai 2010

Parce que je ne suis pas absolument certain qu'"absolu" soit un des "mots clés" du grand Baruch... ... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Vous avez raison, le mot "absolu" ne fait partie du vocabulaire de Spinoza ; il emploie en revanche le mot "perfection" : "la joie est le passage d'une perfection moindre à une perfection plus grande".

C'est Hegel qui parle "d'Absolu" et qui définit "Dieu" comme "Absolu".

Pour Spinoza nous ne pouvons connaître (faire l'expérience) que trois attributs de la Substance (Dieu) : le temps, l'espace et la pensée ; il y en a une infinité d'autres que nous ne pouvons connaître (une théologie "apophatique" en somme). Cette remarque de Spinoza sur les limites de la connaissance contient en germe toute la Critique de Kant.

Écrit par : Robin | 27 mai 2010

Supposons un petit bonhomme de dix ans qui annonce fièrement à ses parents réunis pour le repas vespéral : "Moi je veux être trader plus tard !" auriez-vous la cruauté de lui refuser un jeu de Monopoly et une panoplie de grand méchant boursier ?

Écrit par : iPidiblue et les vocations précoces | 27 mai 2010

À part un scientisme dont je m'étonne qu'il passe comme une lettre à la boite sur ce blog.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

Et que dire des sempiternelles élucubrations du Troll officiel à temps plein de ce même blog

Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

Faisons notre miel de tout, TotoW., grâce aux fusées de notre bleu Ipid à nous (l'autre écran tactile qu'on peut remuer dans tous les sens), j'élucubre avec bien plus d'aise en société.

Sinon: c'est chouette! http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/289695/qu-il-fait-bon-vivre-au-canada?utm_source=infolettre-2010-05-27&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

Écrit par : Pendariès | 27 mai 2010

Je pense que l'arme du crime n'est pas l'ordinateur, car sinon Anne-Marie n'aurait pas eu la possibilité de taper son message. Le lieu du crime doit être le bureau, car c'est généralement là qu'on met un ordinateur.

Qui lance le dé ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2010

C'est le diabolique docteur Morel qui a fait le coup ; je le démontrerai, foi de Rouletabille !

(Son alibi est bidon : "C'est pas moi, j'étais cloué au lit avec la GRIP")

PS : évidemment, sa maîtresse confirme, mais on sait ce que ça vaut : ;O))

Écrit par : Robin | 27 mai 2010

Guy, je vais me battre avec les fellows québécois pour la défense de notre langue commune!

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/289654/lettres-le-montreal-francais

Faut-il préférer les indifférents aux pessimistes?

Les amoureux déçus conservent leur amour. Les indifférents sont des chardons secs que roulent le vent; vous les retrouverez où on leur dira d'aller; mais ne vous aideront jamais à atteindre le but.

Je sens plus du catastrophisme à tendance nihiliste pour certain(e)s qui nous font part de leur état du monde (scolaire et "civilisationnel" - ce n'est guère joli, comme mot, ça!). Je les devine même secrètement contents, d'une certaine manière, attendant pour nous lancer un: "Je vous l'avais bien dit!" supérieur et triomphal. Non?

Écrit par : Pendariès | 27 mai 2010

"Moi je veux être trader plus tard !" auriez-vous la cruauté de lui refuser un jeu de Monopoly et une panoplie de grand méchant boursier ?" Ipid

Boursier oui mais au mérite ! Il devra aussi savoir sabrer dans les dépenses.

http://www.defense.gouv.fr/var/dicodrefonte/storage/images/media/images/defense/polytechnicien_promotion_x_2004/238084-1-fre-FR/polytechnicien_promotion_x_2004_medium2.jpg

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

que roulent TOUS LES ventS

Écrit par : Pendariès | 27 mai 2010

Il me semble, si je peux me permettre la comparaison, que l'instruction est un domaine plus proche de la médecine vétérinaire rurale de 1930 que de la médecine humaine du XXI° Siècle ?

Ecrit par : dobolino

C'est parce que vous ne connaissez pas les TICE, les TBI et autres merveilles ultra-technologiques super-vachement-pointues et sophistiquées, lesquelles sous peu feront entrer dans les cervelles de nos apprenants les compétences aussi rapidement et facilement que le fil d'acier entre dans le beurre frais.

Écrit par : Moot | 27 mai 2010

occurrence ... cela vous va mieux Nicolas ?
Ecrit par : iPidiblue stylé | 27 mai 2010


Cela me va parfaitement, iPidi, mais si la syntaxe avait été correcte, je me serais un peu moquée du second r de occurrence... On a tous droit à l'erreur, non ?

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

Supposons un petit bonhomme de dix ans qui annonce fièrement à ses parents réunis pour le repas vespéral : "Moi je veux être trader plus tard !" auriez-vous la cruauté de lui refuser un jeu de Monopoly et une panoplie de grand méchant boursier ?

Ecrit par : iPidiblue et les vocations précoces

J'en ai eu un, âgé de seize ans. À la matinée "écho des métiers" du bahut (organisée par la FCPE, en être chez nous relève du grand écart), il se fit envoyer dans les cordes par Frédéric Oudéa.

Écrit par : Moot | 27 mai 2010

Qui s'est copieusement moqué de moi quand j'ai annoncé qu'on allait suivre les traces (mathématiques, s'entend) d'Eratosthène dans son calcul de la circonférence de la Terre ?
Remballez vos rires moqueurs ou transformez-les en rictus jaune, car NOUS AVONS TROUVE environ 35 000 km. A
5 000 km près, on avait bon ! La marge d'erreur est certes confortable mais nous ne sommes ni le 21 juin, ni à Assouan, ni à Alexandrie...

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

Ecrit par : dobolino

C'est parce que vous ne connaissez pas les TICE, les TBI et autres merveilles ultra-technologiques super-vachement-pointues et sophistiquées, lesquelles sous peu feront entrer dans les cervelles de nos apprenants les compétences aussi rapidement et facilement que le fil d'acier entre dans le beurre frais.

Ecrit par : Moot | 27 mai 2010

Comme disait ma grand-mère à propos des dinosaures: "Moi, j'y crois pas à toutes ces conneries ...".


Au fait, c'est quoi les "TBI" ?
Pour les TICE, je sais, merci. On nous gonfle assez avec ça, nous autres parents. Plus que deux ans à tirer et je suis débarrassée.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Je ne me rappelle pas m'être moqué de vous parce que vous aviez trouvé 35 000 km mais parce que vous avez peut-être cru prioritaire de "faire Erastosthène" à l'école primaire.

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

2010 c'est pas 1930 de toutes les manières ! Qui voudra refuser pour ses enfants le meilleur entrainement intellectuel si l'on est capable de le lui donner, la meilleure stimulation possible ?

Ecrit par : iPidiblue et la X-Box | 27 mai 201
Moi !
Comment pouvez-vous prétendre ou prétendre croire que les technologies modernes et les progrès scientifiques procurent de meilleures stimulations intellectuelles, plus propices à élever les esprits qu'une bonne vieille version latine ou un travail de dessin industriel fait au rotring?

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

"Au fait, c'est quoi les "TBI" ?"

C'est l'acronyme de GCB (toubab blanc interactif).

Ou encore comment fourguer nos saletés en Afrique avec la complicité vaguement active des édiles locaux.

http://repta.net/site/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=28&Itemid=82

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Moi !
Comment pouvez-vous prétendre ou prétendre croire que les technologies modernes et les progrès scientifiques procurent de meilleures stimulations intellectuelles, plus propices à élever les esprits qu'une bonne vieille version latine ou un travail de dessin industriel fait au rotring?

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010

De même que je crois que la CAO permet aux ingénieurs de se faciliter la vie quand ils conçoivent un nouveau produit !
De gagner du temps et d'obtenir tout de suite de meilleurs résultats sans longs et fastidieux essais ...

Écrit par : iPidiblue et la CAO | 27 mai 2010

Refuser les jeux vidéos à ses enfants est-ce réaliste et raisonnable ? refuser l'accès internet ? refuser le téléphone portable (moi je n'en ai pas mais bon je suis un mauvais exemple) ?

Ecrit par : iPidiblue et la X-Box | 27 mai 2010
Les jeux vidéo comme méthode d'instruction, bof !
Internet, avant 16 ans, rebof !
Téléphone portable ? Ça vient faire quoi, là au milieu ? Ça n'est d'aucun usage en matière d'instruction.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

D'ailleurs, les ados eux-mêmes appellent leurs camarades scotchés à internet et aux jeux vidéos des "no-life" et ça n'a pas l'air très élogieux quand ils disent: "Untel ? C'est un no-life !".

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

De même que je crois que la CAO permet aux ingénieurs de se faciliter la vie quand ils conçoivent un nouveau produit !
De gagner du temps et d'obtenir tout de suite de meilleurs résultats sans longs et fastidieux essais ...

Ecrit par : iPidiblue et la CAO | 27 mai 2010

iPidi, je vous rappelle que nous parlons ici d'élèves à élever et non d'ingénieurs diplômés. Il est évident que les nouvelles technologies facilitent la vie de ceux qui travaillent mais la future adaptabilité à de nouvelles technologies d'un ancien élève dépendra énormément de l'élevage dont il aura bénéficié à l'école.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

non seulement facilitent la vie mais améliorent la précision des résultats.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Internet et téléphone portable cela peut être utile si on fait par exemple du commerce ...
Les jeux vidéos améliorent paraît-il les perfomances des militaires sur le terrain ...
Bon ! d'accord tous les enfants ne deviendront pas des James Bond de l'espionnage industriel et de la mitrailleuse !

Écrit par : iPidiblue petits gadgets jamesbondiens | 27 mai 2010

Les réformes font des heureux !

"Formation continue des professeurs débutants

Stage de prise en main et de gestion de votre première classe du 23 au 27 Août 2010

Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.

Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été.

Ce stage aura lieu dans toutes les grandes métropoles régionales avec, comme objectifs :

- Acquérir les savoirs et gestes professionnels du Professeur des Ecoles lors de sa prise de fonction (comment gérer les premiers jours ? comment organiser et conduire la première réunion avec les parents ? Les premières séances d'apprentissage, comment les organiser ? Comment s'imposer ? Quelle attitude avoir devant telle ou telle difficulté ?)
- Construire avec les conseils d'un ForproFesseur votre programmation du premier trimestre.
- Construire les premières séances d'apprentissage pour les 3 premières semaines de la rentrée.

Le travail sera adapté en fonction de votre future première classe: Cycle 1 ou Cycle 2 ou Cycle 3.

Vous aurez la possibilité d'être logé(e) sur place pour un prix très raisonnable lors de 4 nuits.

Nos ForproFesseurs sont des Conseillers Pédagogiques et Maîtres Formateurs, tous praticiens et formateurs d'enseignants du primaire dans l'Education Nationale.
Ref.: Stage d'été - ForproF- Premier Poste (pour plus d'informations nous consulter)"

La suite sur http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html

Écrit par : revue de presse | 27 mai 2010

Internet et téléphone portable cela peut être utile si on fait par exemple du commerce ...
Les jeux vidéos améliorent paraît-il les perfomances des militaires sur le terrain ...
Bon ! d'accord tous les enfants ne deviendront pas des James Bond de l'espionnage industriel et de la mitrailleuse !

Ecrit par : iPidiblue petits gadgets jamesbondiens | 27 mai 2010
C'est bien ce que je pensais ! Vous mettez la charrue avant les bœufs et êtes totalement inféodé aux sciences de l'éduc et aux médias qui les relaient qui vous font prendre des vessies pour des lanternes.
nous parlons rarement ici d'enseignement supérieur du deuxième et du troisième cycle mais plutôt de ce fameux socle commun et des années qui le suivent immédiatement.
Tous ces petits joujoux dont vous parlez, un cerveau bien formé arrivera à les utiliser très rapidement même s'ils n'existaient pas quand il avait trente ou quarante ans. Ce ne sont que des outils, au même titre qu'un tournevis ou un rabot.
Avant l'arrivée en filière professionnalisante, ils ne sont que de faible utilité et très chronophages.
Et même, je les soupçonne d'être utilisés plutôt pour masquer les défaillances et remonter les moyennes des élèves en jetant de en plus de la poudre aux yeux des parents les plus naïfs.
Les professeurs ici présents indfirmeront, confirmeront ou nuanceront, s'ils veulent bien.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Franchement Dobolino je me demande s'il vous arrive d'aller en ville ? Etes-vous au courant que les métiers dits de la sécurité ont le vent en poupe ? Sans même entrer dans la CIA et devenir un agent international savez-vous que votre fils a plus de chances de travailler dans la sécurité d'un hypermarché ou d'un centre industriel que devenir un nouveau Depardieu ?
Quant aux geeks s'ils n'existaient pas la plupart des logiciels que vous utilisez dans votre travail n'auraient jamais vu le jour et vous savez on ne devient pas geek à 40 ans !

Que vous vouliez me contredire pour le plaisir, je le comprends, mais essayez de trouver un terrain moins glissant ...

Écrit par : iPidiblue que la valeur n'attend toujours pa le nombre des années | 27 mai 2010

Je pense (enfin sans vouloir me mettre à sa place) que Guy vous reproche de parler du Dr Billard d'une façon qui vous dé-crédibilise. Il est évident que pour diriger un tel service, le Dr Billard doit connaître parfaitement le fonctionnement du cerveau et que non seulement elle connaît l'existence de l'aire de Broca (comme tout étudiant lambda infirmier ou en paramédical) mais qu'elle doit être à même de décrire son fonctionnement sur le bout des doigts. Donc vos propos manifestent avant tout votre ignorance de la médecine.

Après, les différentes personnalités interprètent différemment les données neurologiques. On peut préférer l'approche de Stanislas Dehaene ou de Wettstein ou Ouzilou à celle de Catherine Billard (c'est mon cas).

Flo-Cassandre

Chère Flo-Cassandre, il se trouve que j'ai acheté un petit film sur ce qui se passe dans le service de Catherine Billard, et que cela s'avère proprement scandaleux !
J'ai collecté un grand nombre d'articles sur la dyslexie, et si cela vous intéresse, je peux vous en envoyer quelques-uns.
Qui vous montreraient que je suis plus au fait de ce qui se passe chez les (pseudo)chercheurs en neurologie que ce que vous n'imaginez.

En particulier, pourquoi y-a-t-il un si grand écart d'appréciation entre le nombre de "dyslexiques" : 6 à 10 % selon Franck Ramus ou C. Billard, à peine 1 % selon Colette Ouzilou.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Les jeux vidéo comme méthode d'instruction, bof !
Internet, avant 16 ans, rebof !
Téléphone portable ? Ça vient faire quoi, là au milieu ? Ça n'est d'aucun usage en matière d'instruction.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010

Je confirme : Internet sert surtout à échanger des messages + ou - orduriers avec les copains et copines sur Face-book, et nos ados sont sans cesse reliés sur le téléphone portable avec les-dits copains et copines.
Ils utilisent de temps en temps internet pour une recherche qui leur est pondue sans grand travail.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Je pense que l'arme du crime n'est pas l'ordinateur, car sinon Anne-Marie n'aurait pas eu la possibilité de taper son message. Le lieu du crime doit être le bureau, car c'est généralement là qu'on met un ordinateur.

Qui lance le dé ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2010

C'est le diabolique docteur Morel qui a fait le coup ; je le démontrerai, foi de Rouletabille !

(Son alibi est bidon : "C'est pas moi, j'étais cloué au lit avec la GRIP")

PS : évidemment, sa maîtresse confirme, mais on sait ce que ça vaut : ;O))

Ecrit par : Robin | 27 mai 2010

Oui, mais qui écrit maintenant à la place d'Anne-Marie Valette tout en usurpant son pseudo ?

L'enquête se complique !

Écrit par : Jeremy | 27 mai 2010

Je ne crois pas que l'IRM, y compris du cerveau, ait un rapport quelconque avec la pédagogie de la lecture et "prouve" quoi que ce soit dans ce domaine. On a eu le piagétisme, Dieu nous préserve, en pédagogie, des docteurs du cerveau.

Ecrit par : guy morel | 27 mai 2010

Justement, il y a des dizaines de "centres référents" (chaque grande ville a le sien) Coridys où l'on s'occupe (Catherine Billard en est l'exemple type) des enfants en difficulté d'apprentissage de la lecture, où l'on fait des "recherches" sur les malheureux enfants rendus dyslexiques par des méthodes inadaptées, où ils sont pris comme cobayes, et subissent prises de sang, et IRMf, scanners et autres joyeusetés.
Les parents sont soigneusement entretenus dans l'idée que leur enfant souffre d'un lourd handicap génétique.

C'est justement contre ce genre de médecins que luttait madame Wettstein-Badour, et que continue à le faire Colette Ouzilou.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Rassurez-vous, Jeremy, je ne me laisse pas abattre comme cela. Dire que je me porte comme un charme serait abusif, mais je survis.
Et personne n'utilise mon nom à ma place.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Quant aux geeks s'ils n'existaient pas la plupart des logiciels que vous utilisez dans votre travail n'auraient jamais vu le jour et vous savez on ne devient pas geek à 40 ans !

Ecrit par : iPidiblue que la valeur n'attend toujours pa le nombre des années | 27 mai 2010
Tiens donc ! Et pourquoi non ?

Ceci dit, ce n'était nullement mon propos et je me demande si vous n'y avez rien compris et êtes un âne ou si vous faites l'âne pour avoir du son.
Donc, je me répète: une solide formation de base sans TICE et TBI permettrait (permettait) à tous ceux qui s'y trouveraient (trouvaient) amenés dans leur avenir estudiantin (filière professionnalisante hors bac comprises) puis professionnel de s'adapter vite et bien à tous les outils et toutes les nouveautés, d'en user efficacement avec une formation rapide, et, pour certains, de devenir eux-mêmes programmateurs, et ce jusqu'à la fin de leur carrière.
Alors qu'une formation commune de base gadgetisée et poudre aux yeux, outre qu'elle sera très onéreuse, sera bien moins efficiente pour former les esprits.
Il n'y a que vous, ici, pour jouer à ne pas comprendre cette évidence ! Car il est évident que vous jouez, pour le plaisir d'occuper le terrain.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Quant à moi, je rentre au bercail et ne poursuivrais donc pas aujourd'hui sur ce sujet. A la prochaine, iPidi.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Ce que je sais c'est que j'ai connu de jeunes provinciaux qui étaient montés à Paris pour devenir acteurs et qui se retrouvaient veilleurs de nuit dans des hôtels de seconde catégorie ... peut-être n'avaient-ils pas suivi la bonne voie ?

Écrit par : iPidiblue veille de jour | 27 mai 2010

Ce qui m'amuse singulièrement c'est de voir tous ces honorables professeurs faire comme si tout le monde était destiné à occuper des professions qui demandent bac+8 alors que la plupart des gens que je rencontre dans la vraie vie ont des métiers que n'importe qui peut exercer avec bac-10 !

Écrit par : iPidiblue veille de jour, veille de nuit | 27 mai 2010

Ce que je sais c'est que j'ai connu de jeunes provinciaux qui étaient montés à Paris pour devenir acteurs et qui se retrouvaient veilleurs de nuit dans des hôtels de seconde catégorie ... peut-être n'avaient-ils pas suivi la bonne voie ?
Ecrit par : iPidiblue veille de jour | 27 mai 2010

Bah, c'étaient pas des fils d'acteurs, tout simplement. Au fond, vous avez raison, la génétique détermine tout.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

L'IRM est une invention qui a fait faire à la médecine une avancée formidable, pourquoi le cerveau en serait-il exclu?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010
Anne-Marie, il me semble qu'il est inadéquat de croire que ce qui est utile à la médecine est aussi utile à l'instruction des élèves.
Il me semble, si je peux me permettre la comparaison, que l'instruction est un domaine plus proche de la médecine vétérinaire rurale de 1930 que de la médecine humaine du XXI° Siècle ?

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010


Chère Dobolino, la deuxième partie de votre phrase me semble très interessante.
Dans l'introduction de son livre "L'école et son double", Nathalie Bulle dit : "Des conceptions erronées en psychologie de l'apprentissage ont conduit à abandonner la mission de formation de l'esprit de l'enseignement général et à confondre savoirs et savoir-faire. Ces changements prétendent adapter l'école aux évolutions technologiques, économiques et sociales.
Mais, comme le souligne Jean-Claude Milner dans "De l'école", le seul changement réel au regard des évolutions technologiques concerne le stockage et l'accessibilité des savoirs, ce qui n'affecte guère la formation que l'école assure : "L'école, il faut s'en persuader, est une formation essentiellement archaïque."
Son action fondamentale et profonde a bien moins de raison d'évoluer que le monde auquel elle prépare les nouvelles générations.

Quant à la première partie, si les recherches en neuro-sciences (honnêtement conduites et non par des chercheurs tricheurs) pouvaient prouver que justement une instruction "proche de la médecine de 1930" comme vous le dites si bien, était plus efficace que celle des penseurs actuels de l'école (Meirieu en tête) qui sont les héritiers des thoiriciens de "l'Education nouvelle, les partisans des bonnes méthodes gagneraient le combat.

PS : même dans les hautes sphères de la science, on n'imagine pas le nombre de tricheurs ou d'usurpations qu'il y a .
Quelques exemples : Watson et Crick ont reçu le prix Nobel pour l'invention de d'ADN. Mais c'est Rosalind Franklin qui aurait dû le recevoir : morte à 37 ans, elle n'était plus là pour que la part de ce qui lui revenait fut établie.
Cherchant un article sur la "Sérendipité", j'ai acheté un livre d'un chimiste, Jean-Jacques, et du même auteur, "Autopsie d'un mythe : Marcellin Berthelot", où il démontre que celui-ci a une réputation très usurpée, s'étant approprié quantité de travaux de savants moins en vue que lui, etc, etc.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

Bah, c'étaient pas des fils d'acteurs, tout simplement. Au fond, vous avez raison, la génétique détermine tout.

Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

Exact ! A mon avis il est plus facile de concourir pour les Hots d'Or que pour les Oscars !

Écrit par : iPidiblue Hot d'or du blog Bonnet d'âne | 27 mai 2010

la plupart des gens que je rencontre dans la vraie vie ont des métiers que n'importe qui peut exercer avec bac-10 !
Ecrit par : iPidiblue veille de jour, veille de nuit | 27 mai 2010

C'est que la grande majorité des métiers peuvent - devraient pouvoir effectivement - être exercés sans diplôme.

Mais le problème, on ne cesse de le répéter, c'est qu'à bac -10 et souvent bien plus tard, on ne sache pas lire ni écrire etc.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

Alors Toto je vous prends la main dans le sac : quelle mauvaise foi ! Vous savez bien que les caissières de supermarché n'ont même plus à savoir compter pour rendre la monnaie ... quant à lire les codes barres faut pas pousser mémé dans les orties !

Écrit par : iPidiblue Hot d'or du blog Bonnet d'âne | 27 mai 2010

Vous savez bien que les caissières de supermarché n'ont même plus à savoir compter pour rendre la monnaie
Ecrit par : iPidiblue Hot d'or du blog Bonnet d'âne | 27 mai 2010

Doit-on en déduire que ces femmes n'ont pas à savoir compter en général ?

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

Ah ! vous voulez dire qu'elles sont vénales ? possible je ne connais pas leur vie privée ...

Écrit par : iPidiblue Hot d'or du blog Bonnet d'âne | 27 mai 2010

Il doit bien y avoir quelque chose de vrai dans les aptitudes du cerveau humain telles que les décrivent les personnes que j'ai citées. Sinon, pourquoi les méthodes utilisées partout en Europe maintenant feraient-elles tant de dégâts??
Pourquoi ont-elles fait aux USA des dizaines de millions d'illéttrés? (Hannah Arendt ne passe pas non plus pour une illuminée.)

On apprenait lors des études de médecine les "aires de Broca", fondées sur des expériences et des déductions vraies avant l'heure, qui étaient en accord avec les travaux des personnes que j'ai citées.
Malheureusement, en France, on confie la recherche sur le cerveau à de sinistres individus comme Frank Ramus, Catherine Billard, tous des tricheurs et des menteurs. Auxquels se laissent prendre des gens de bonne foi : C. Billard a reçu un prix très important de l'Institut de France, qui est bien mal attribué !
J'ajoute

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2010

Chère Flo-Cassandre, il se trouve que j'ai acheté un petit film sur ce qui se passe dans le service de Catherine Billard, et que cela s'avère proprement scandaleux !
J'ai collecté un grand nombre d'articles sur la dyslexie, et si cela vous intéresse, je peux vous en envoyer quelques-uns.
Qui vous montreraient que je suis plus au fait de ce qui se passe chez les (pseudo)chercheurs en neurologie que ce que vous n'imaginez.

En particulier, pourquoi y-a-t-il un si grand écart d'appréciation entre le nombre de "dyslexiques" : 6 à 10 % selon Franck Ramus ou C. Billard, à peine 1 % selon Colette Ouzilou.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2010

C'est très gentil à vous mais je pense que je maîtrise assez bien le sujet et que j'ai suffisamment passé de temps dans le service de Mme Billard pour me faire ma propre idée.

Ce que je cherche à dire (et je pense que je ne suis pas la seule) c'est que lorsque vous dites par exemple "On apprenait lors des études de médecine les "aires de Broca", fondées sur des expériences et des déductions vraies avant l'heure, qui étaient en accord avec les travaux des personnes que j'ai citées" vous enfoncez des portes ouvertes ; et je ne pense pas que Mme Billard soit en désaccord avec ses confrères sur le fonctionnement de l'aire de Broca. Les données neuro-anatomiques sont intéressantes, mais je pense que les différentes chapelles peuvent en faire un peu ce qu'elle veulent, en fonction d'une certaine idéologie. Et je ne suis pas certaine qu'à l'heure actuelle les progrès des IRM soient à même d'apporter grand chose de vraiment concret ou novateur concernant les méthodes d'apprentissage. Après il s'agit avant tout d'idéologie et de la façon dont on envisage l'école et le rôle de l'enseignant. En ce sens effectivement je ne pense pas que les analyses du Dr Billard soient très pertinentes, mais elles sont dans l'air du temps ( loi d'orientation de Jospin, loi sur le handicap avec notamment les différents troubles tels que la dyslexie considérés comme tels etc).

Écrit par : Flo - Cassandre | 27 mai 2010

Je ne me rappelle pas m'être moqué de vous parce que vous aviez trouvé 35 000 km mais parce que vous avez peut-être cru prioritaire de "faire Erastosthène" à l'école primaire.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2010

Allons, dugong, pas de mauvaise foi ici siouplaît.
Vous n'avez pas pu vous moquer de nous pour avoir trouvé 35 000 km puisque je viens juste de l'annoncer, c'est tout frais, on a fait les calculs hier. Quant à la priorité d'Eratosth à l'école primaire, veuillez m'excuser, mais je n'ai jamais rien prétendu de tel. J'ai seulement écrit ici fin 2009 je crois que nous allions nous lancer dans ce projet avec l'aide d'un prof de physique du lycée parce que nous avions une semaine de la science en juin et que nous avons observé et mesuré les ombres pendant 2 trimestres, difficilement d'ailleurs avec le temps innommable qu'il a fait, et que nous allions nous en servir pour comprendre un peu quelque chose au monde qui nous entoure et aux pas de géants qui ont été faits avant nous par d'autres. En CM1 nous avons la règle de trois, la proportionnalité, le cercle, mais pas les mesures d'angle au rapporteur. Et alors ? On a découvert ça aussi, voilà.
Je n'irai pas jusqu'à prétendre que tout le monde a tout compris, mais j'ai suffisamment d'enfants éveillés dans ma classe pour qu'ils puissent, par groupes de 3, parcourir les CM1 et les CM2 pour expliquer qui était Erat, quand il a vécu (frise chrono), ce qu'il a découvert, et comment on s'y est pris. C'est tout, dugong.
Ah je vous vois, vous riez jaune, hum ?

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

"Allons, dugong, pas de mauvaise foi ici siouplaît.
[...]
En CM1 nous avons la règle de trois, la proportionnalité, le cercle, mais pas les mesures d'angle au rapporteur. Et alors ? On a découvert ça aussi, voilà.
[...]
C'est tout, dugong. Ah je vous vois, vous riez jaune, hum ?"

Allons, Nicolas, pas de fausse modestie ici siouplaît.

Chaque fois que j'entends des instituteurs décrire de radieuses activités dont 50% de mes élèves de seconde s'avèrent incapables, je ris jaune en me demandant où et qui a merdé aussi longuement et de façon aussi diffuse.

On peut construire une évaluation, là-dessus, disons dans deux semaines ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

PS : "Erat", ça fait chic

Avez vous aussi Archi ? Pyth ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Ce que je sais c'est que j'ai connu de jeunes provinciaux qui étaient montés à Paris pour devenir acteurs et qui se retrouvaient veilleurs de nuit dans des hôtels de seconde catégorie ... peut-être n'avaient-ils pas suivi la bonne voie ?

Ecrit par : iPidiblue veille de jour | 27 mai 2010

"Portier de Nuit" est un très beau film. Un must !

Ce film m'a fascinée dès sa sortie, à la vue de l'affiche et des photos à l'entrée des cinémas. Je n'ai pas compris pourquoi mes parents m'avaient dit : "ce n'est pas pour toi" et n'ai dès lors eu de cesse de l'avoir visionné.

Ceci explique peut-être ma présence chez JPB et mon amitié pour lui malgré ses criants défauts ?

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

C'est très gentil à vous mais je pense que je maîtrise assez bien le sujet et que j'ai suffisamment passé de temps dans le service de Mme Billard pour me faire ma propre idée.

Ce que je cherche à dire (et je pense que je ne suis pas la seule) c'est que lorsque vous dites par exemple "On apprenait lors des études de médecine les "aires de Broca", fondées sur des expériences et des déductions vraies avant l'heure, qui étaient en accord avec les travaux des personnes que j'ai citées" vous enfoncez des portes ouvertes ; et je ne pense pas que Mme Billard soit en désaccord avec ses confrères sur le fonctionnement de l'aire de Broca. Les données neuro-anatomiques sont intéressantes, mais je pense que les différentes chapelles peuvent en faire un peu ce qu'elle veulent, en fonction d'une certaine idéologie. Et je ne suis pas certaine qu'à l'heure actuelle les progrès des IRM soient à même d'apporter grand chose de vraiment concret ou novateur concernant les méthodes d'apprentissage. Après il s'agit avant tout d'idéologie et de la façon dont on envisage l'école et le rôle de l'enseignant. En ce sens effectivement je ne pense pas que les analyses du Dr Billard soient très pertinentes, mais elles sont dans l'air du temps ( loi d'orientation de Jospin, loi sur le handicap avec notamment les différents troubles tels que la dyslexie considérés comme tels etc).
Ecrit par : Flo - Cassandre | 27 mai 2010

Merci.

Écrit par : guy morel | 27 mai 2010

Pour en revenir aux "geek" et à leur formation, j'en connais trois, moi qui ne connais personne et vis au fin fond d'un canton de 2500 âmes, âgés de plus de 55 ans et, pour deux d'entre eux de plus de soixante cinq. Il leur est matériellement impossible d'avoir été "branchés" informatique à 12 ans. L'un d'entre eux gagne sa vie grâce à sa passion et les deux autres, plus âgés et retraités, arrondissent leur retraite.

L'un des retraités en question accepta, il y a deux ans, d'être professeur de mathématique dans un petit collège privé hors contrat. Il a cru devenir fou en se rendant compte que ses petits élèves, de la sixième à la troisième, ne maîtrisaient ni les quatre opérations ni les figures géométriques simples et a dû rendre son tablier sous la pression des parents qui le jugeaient anti-pédagogique et bien trop sévère.

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

"Ceci explique peut-être ma présence chez JPB et mon amitié pour lui malgré ses criants défauts ?"

Etes-vous en train de nous dire que JPB est taulier dans un hôtel borgne à ses moments perdus ?

En plus, il crie après les clients ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

On peut construire une évaluation, là-dessus, disons dans deux semaines ? Ecrit par : dugong | 27 mai 2010

Certainement pas, car nous sommes en mode découverte et nous y restons.
Ceci dit, je comprends votre amertume, car à partir de la 6ème ils ne veulent plus faire grand-chose, si tant est qu'ils aient fait quelque chose avant, mais bon, les nôtres n'ont pas l'attitude rétive devant le travail que peuvent avoir les élèves du secondaire car au primaire ils sont MECHAMMENT ENCADRES (quand on veut le faire).

Quant à Erat, c'est davantage la flemme que le snobisme qui m'a conduite à cette apocope dont je prie les distingués physiciens, géographes et astronomes du blog de bien vouloir m'excuser.
PS : ils ont tous su faire (1361 x 360) : 14
Objectif atteint avec plein de +, non ?

Écrit par : nicolas | 27 mai 2010

"Le Schpountz" est un de mes films préférés ! C'est que j'en connais des schpountz ... et un peu partout encore !

Écrit par : iPidiblue dit le Schpountz | 27 mai 2010

"Ce qui m'amuse singulièrement c'est de voir tous ces honorables professeurs faire comme si tout le monde était destiné à occuper des professions qui demandent bac+8 alors que la plupart des gens que je rencontre dans la vraie vie ont des métiers que n'importe qui peut exercer avec bac-10 !"

Ecrit par : iPidiblue veille de jour, veille de nuit | 27 mai 2010


Mais dans une république, iPidiblue, tout le monde exerce deux métiers : le sien et celui de citoyen. Comment voter, suivre l'actualité, lire la profession de foi d'un candidat, prendre position dans un débat et participer à la vie de la Cité sans un minimum de culture générale?

Le problème des niveaux "bac-10", surtout avec l'actuelle casse de l'école, c'est que les conditions pour exercer ce métier qui est pourtant l'affaire de tous ("res publica") ne sont pas réunies chez un grand nombre d'individus qui sortent du système scolaire... Quand on ignore le sens des mots "démocratie", "laïcité" ou "libéralisme", on s'abstient... ou on vote en fonction de ce qu'on lit dans "Gala" ou "Voici"... D'où la peopolisation des candidats.

C'est le drame de la catastrophe scolaire que nous connaissons : on accentue la ségrégation entre des citoyens instruits et d'autres de seconde zone... Il faut relire Condorcet (et aussi Jefferson pour les Etats-Unis) : la condition du suffrage universel, c'était l'instruction pour tous. Quand l'école cesse d'instruire et de former des citoyens éclairés, c'est le fonctionnement de la démocratie elle-même qui se trouve compromis.

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2010

"Certainement pas, car nous sommes en mode découverte et nous y restons." nicolas

Vous venez indirectement, par une phrase géniale de simplicité, de décrire l'intégralité de la "philosophie" du nouveau lycée.

J'adopte (la phrase, pas la "philosophie") !

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Dépêche d'agence : " Un homme criblé de balles à Marseille

Un homme de 55 ans a été abattu hier soir, au volant de sa voiture, alors qu'il circulait au carrefour des Arnavaux, dans les quartiers nord de Marseille, a-t-on appris auprès des marins-pompiers.

La thèse d'un règlement de comptes sur fond de banditisme était privilégiée."

Ce n'est ni JPB ni moi.

Mais qui, alors ?

Un membre du GRIP ?

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

Daniel Arnaud,

Excellente question ! c'est une question je suppose ? pourquoi sur le blog Bonnet d'âne ne parle-t-on jamais des petits métiers ? Serveurs de cafés, caissiers, vendeurs dans les commerces, femmes de salles dans les hôpitaux etc pourquoi effectivement la classe professorale fait-elle comme si ces millions de français n'existaient pas ? Elle ne les voit donc pas ?

Écrit par : iPidiblue dit le Schpountz | 27 mai 2010

tout le monde exerce deux métiers : le sien et celui de citoyen. Comment voter, suivre l'actualité, lire la profession de foi d'un candidat, prendre position dans un débat [...]
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2010

Bel éloge de la servitude volontaire.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

Quand on ignore le sens des mots "démocratie", "laïcité" ou "libéralisme", on s'abstient... ou on vote en fonction de ce qu'on lit dans "Gala" ou "Voici"... D'où la peopolisation des candidats.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2010

Il n'y a pas "peopolisation" des candidats, il y a la continuation de la vieille politique spectaculaire, mise au goût du jour - qui n'est le goût de rien ni de personne.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

"tout le monde exerce deux métiers : le sien et celui de citoyen. Comment voter, suivre l'actualité, lire la profession de foi d'un candidat, prendre position dans un débat"

D'autres diraient "tout le monde exerce deux métiers : le sien et celui de consommateur".

En inégale indignité, certains iront jusqu'à disserter sur la formation du "citoyen-consommateur".

Ca me rappelle le bon vieux temps des programmes de sciences physiques de lycée de 1992 (je crois) où il était fait référence sept fois à ce monstre idéologique.

De là, l'idée qu'un programme est une entreprise kabbaliste.

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

la classe professorale fait-elle comme si ces millions de français n'existaient pas ? Elle ne les voit donc pas ?
Ecrit par : iPidiblue dit le Schpountz | 27 mai 2010

Nous avons leurs enfants dans nos classes, figurez-vous.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

En inégale indignité, certains iront jusqu'à disserter sur la formation du "citoyen-consommateur"
Ecrit par : dugong | 27 mai 2010

citoyen-consommateur eco-responsable et durablement développé, siouplaît.

Écrit par : TotoWeininger | 27 mai 2010

"Le Schpountz" est un de mes films préférés ! C'est que j'en connais des schpountz ... et un peu partout encore !

Ecrit par : iPidiblue dit le Schpountz | 27 mai 2010

Tous les matins en vous rasant ?

Écrit par : dobolino | 27 mai 2010

Une des choses qui aura fait perdre le candidat Jospin aux élections de 2002 c'est cette formidable injustice des 35 heures ! Jospin le type du professeur-haut fonctionnaire marié à un professeur ne vivant que dans un univers de fonctionnaires ! Ni haine, ni mépris pour les petits, comme pourrait l'avoir un grand patron d'usine qui lui au moins connaît de près le meneur syndiqué de son usine, le redoute et le hait peut-être mais au moins ne l'ignore pas !
Lionel Jospin ou l'indifférence ... c'est ce qui lui a fait prendre une formidable claque au premier tour de 2002 !

Car enfin si le PS parti des professeurs et des fonctionnaires se prend des claques régulières aux présidentielles c'est bien peut-être parce qu'il est incapable de s'adresser directement au livreur de pizzas !
Certes les patrons n'invitent pas plus que les professeurs le livreur de pizzas à leurs déjeûners mais enfin au moins le livreur ne reçoit pas un sermon moral du patron en sus !

Écrit par : iPidiblue et le livreur de pizzas | 27 mai 2010

Tous les matins en vous rasant ?

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010


Je ne me rase plus depuis longtemps tous les matins ... j'ai appris à me méfier des reflets dans les miroirs !

Écrit par : iPidiblue mal rasé | 27 mai 2010

Dépêche d'agence : " Un homme criblé de balles à Marseille

Un homme de 55 ans a été abattu hier soir, au volant de sa voiture, alors qu'il circulait au carrefour des Arnavaux, dans les quartiers nord de Marseille, a-t-on appris auprès des marins-pompiers.

La thèse d'un règlement de comptes sur fond de banditisme était privilégiée."

Ce n'est ni JPB ni moi.

Mais qui, alors ?

Un membre du GRIP ?

Ecrit par : dugong | 27 mai 2010

Tout est possible.
Le GRIP, c'est un peu comme la psychanalyse : des querelles de chapelles, des excommunications...
J'en écrirai peut-être la chronique un de ces jours, il y a sûrement moyen d'y faire une belle moisson de renminbi.

Écrit par : Michel, au frais | 27 mai 2010

"Car enfin si le PS parti des professeurs et des fonctionnaires se prend des claques régulières aux présidentielles c'est bien peut-être parce qu'il est incapable de s'adresser directement au livreur de pizzas !" Ipid

Surtout si on leur pose un problème de partage qu'ils ne peuvent résoudre par eux-mêmes.

Écrit par : dugong | 27 mai 2010

pour la détente: mais achtung! c'est du lourd....

http://www.youtube.com/watch?v=-ecg5_Y08KI

Écrit par : matheutorduentredeuxrévisions | 27 mai 2010

Et puis est-ce que Robin se soigne avec des minéraux, on n'en est même pas sûr !

Ecrit par : iPidiblue absolu | 27 mai 2010

Ni les minéraux, ni l'eau minérale, la liqueur de Chartreuse... et celle de Parme.

Écrit par : Robin | 27 mai 2010

Une des choses qui aura fait perdre le candidat Jospin aux élections de 2002 c'est cette formidable injustice des 35 heures ! Jospin le type du professeur-haut fonctionnaire marié à un professeur ne vivant que dans un univers de fonctionnaires ! Ni haine, ni mépris pour les petits, comme pourrait l'avoir un grand patron d'usine qui lui au moins connaît de près le meneur syndiqué de son usine, le redoute et le hait peut-être mais au moins ne l'ignore pas !
Lionel Jospin ou l'indifférence ... c'est ce qui lui a fait prendre une formidable claque au premier tour de 2002 !

Car enfin si le PS parti des professeurs et des fonctionnaires se prend des claques régulières aux présidentielles c'est bien peut-être parce qu'il est incapable de s'adresser directement au livreur de pizzas !
Certes les patrons n'invitent pas plus que les professeurs le livreur de pizzas à leurs déjeûners mais enfin au moins le livreur ne reçoit pas un sermon moral du patron en sus !

Ecrit par : iPidiblue et le livreur de pizzas | 27 mai 2010
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Je suis bien de votre avis, iPidiblue.
Les dignitaires du PS ne connaissent pas le monde ouvrier. Ils n'en sont pas issus.
Les professeurs, dans leur grande majorité, sont issus de milieux tout-petit-bourgeois et ne savent rien non plus du monde ouvrier.
Jospin, au cours de ses cinq ans à Matignon, n'a absolument pas fait de politique socialiste. Il l'avait annoncé, qui plus est, ce qui m'avait sidéré et anéanti.
Si quelqu'un s'étonne de sa retentissante défaite en 2002, ce n'est pas moi. Mais je ne prétends évidemment pas être le seul à s'y être attendu.
Il paraît que des instituts de sondage d'opinion savaient qu'il serait devancé par Le Pen. Si c'est vrai, ils ont délibérément caché la vérité. Ce ne devait pas être innocent.
Mais, sur l'essentiel, le PS au pouvoir pendant trois législatures (81/86; 88/93; 97/02) a-t-il mené une politique socialiste ? S'il l'avait fait, des millions de pauvres gens n'auraient pas voté Chirac en 2002, puis Sarkozy en 2007.
Il ne me paraît pas du tout certain que le PS (quel que soit son candidat) gagnera la prochaine présidentielle.
Le PS est trop timoré en matière de "redistribution des richesses". Je le regrette.
Le PS est un valet plus ou moins consentant du vrai pouvoir, celui de l'argent. La droite est, quant à elle, toute dévouée à ce pouvoir de l'argent; elle est aux petits soins pour lui.

Écrit par : Francis Penin | 27 mai 2010

Quand l'école cesse d'instruire et de former des citoyens éclairés, c'est le fonctionnement de la démocratie elle-même qui se trouve compromis.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 mai 2010
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Oui, Daniel Arnaud.
On tombe alors dans le cercle vicieux où le peuple ignorant et crédule vote contre ses propres intérêts.

Écrit par : Francis Penin | 27 mai 2010

Vous avez raison, le mot "absolu" ne fait partie du vocabulaire de Spinoza ; il emploie en revanche le mot "perfection" : "la joie est le passage d'une perfection moindre à une perfection plus grande".

Ecrit par : Robin | 27 mai 2010

Ah, la relativité de la perfection ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2010

Ceci explique peut-être ma présence chez JPB et mon amitié pour lui malgré ses criants défauts ?

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010
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Personne n'est sans défaut, et JPB ne fait certainement pas exception.
S'il n'avait aucun défaut, peut-être n'éprouveriez-vous pas d'amitié pour lui. Il serait quasiment inhumain ou surhumain. Or on ne peut éprouver de l'amitié (ou de l'amour) que pour un être "normal".
Ne faites surtout rien pour qu'il se départe de ses défauts: il ne serait plus lui-même.
Mais je ne vois pas ces défauts que vous qualifiez de "criants".
L'amitié (d'essence confraternelle) que j'ai pour lui m'aveuglerait-elle ? :-)
Vous savez que j'ai de l'amitié pour vous, mais je refuse de voir vos défauts. Seules vos qualités m'intéressent.
Et j'évite soigneusement de déclencher votre côté soupe au lait qui fait partie de votre charme. Mais d'autres que moi aiment à le faire. Ils sont tordus ou vicieux.
Dès le début (ailleurs que sur ce blog), j'ai observé votre caractère chatouilleux, et j'ai pris en bonne part certaines observations (souvent pertinentes) que vous m'avez faites. Or, loin de m'irriter, ce comportement primesautier m'a plu ! Je ne me comprends pas. ;-)
Ah ! tenez, vous me faites penser depuis le début à une de mes élèves de seconde en 1978, très belle, et qui aimait me taquiner. Un jour j'écrivis au tableau : "sel dissous dans l'eau".
Elle me dit, triomphante :"Monsieur, vous avez fait une faute !"
Comme j'étais impitoyable envers les élèves sur la question de l'orthographe, elle était ravie de me prendre (croyait-elle), en défaut. Je lui demandai quelle faute j'avais commise. Elle me dit que j'aurais dû écrire "sel dissout", parce qu'au féminin l'adjectif devient "[une substance] dissoute".
Je souris et lui répondis, devant une classe silencieuse qui rêvait de me voir piquer un fard :"Je maintiens que l'adjectif au masculin prend un s final bien qu'au féminin il devienne 'dissoute'. Voulez-vous parier Mademoiselle X. ?"
Elle se borna à dire que non, mais qu'elle vérifierait. Lors de l'heure de cours suivante, je ne lui posai aucune question, me demandant si elle ferait mine d'avoir oublié cette discussion orthographique, en évitant son regard (quelle frustration !).
Mais elle dit humblement, "Monsieur, vous aviez raison, c'est bien dissous avec un s au masculin." Je lui souris silencieusement avec juste un hochement de tête, en la regardant dans les yeux (ce qui était bien agréable), et c'est elle qui rougit. Ah ! si je n'avais que de tels souvenirs ! ;-)

Écrit par : Francis Penin | 27 mai 2010

Hola ! beau merle on vous voit venir de loin !

Écrit par : iPidiblue et les maîtres chanteurs | 27 mai 2010

Le Point nous gratifie de cette importante découverte : "Les requins attaquent plutôt le dimanche à la nouvelle lune, dans des eaux peu profondes, de préférence les nageurs qui portent un maillot de bain noir et blanc, affirme une étude de l'Université de Floride publiée jeudi."

Les curés et leurs affidés qui se lavent dans les bénitiers sont prévenus.

Mais l'âme craint-elle les morsures ?

http://www.lepoint.fr/actualites-insolites/2010-05-27/les-requins-preferent-attaquer-le-dimanche-a-la-nouvelle-lune/918/0/460236

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

Le Point nous gratifie de cette importante découverte dugong

Quand on pense que des équipes entières engloutissent le fric du contribuable dans des études aussi dispendieuses qu'inutiles, à acheter des maillots de bain de toutes les couleurs et à tester successivement les heures auxquelles ils attirent les requins, on en reste bête, non ?

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

Les pédagols ont enfin leur Lagarde et Michard !

Si au moins, ça permettait à certains "enseignants" d'accéder à la lecture, ce serait un moindre mal.

http://www.esf-editeur.fr/detail/644/anthologie-des-textes-cles-en-pedagogie.html

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

Nicolas, vous qui croyez aux bienfaits de la science, ne soyez pas aussi bêtement anti expérimentaliste : l'enquête des universitaires de Floride comporte aussi tout un volet sociologique avec interviews d'un échantillon représentatif de squales qui nous renseigne très utilement sur leurs motivations.

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

En effet, il est indispensable de savoir ce qui motive les squales à bouffer du nageur réglisse/menthe à la pleine lune en eaux profondes. Il faut surtout qu'ils le verbalisent.
C'est encore loin, l'intelligence ?

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

Le PS est un valet plus ou moins consentant du vrai pouvoir, celui de l'argent. La droite est, quant à elle, toute dévouée à ce pouvoir de l'argent; elle est aux petits soins pour lui.

Ecrit par : Francis Penin | 27 mai 2010

Tous les signaux envoyés à la société civile (le mépris des dirigeants et des puissants, l'écrasement des classes moyennes et moyennes inférieures, le chômage endémique, la faiblesse de l'Europe, la crise du capitalisme, le renflouement des banques sans relance de la consommation, la politique d'austérité, etc.) sont une incitation à voter à l'extrême-droite et à chercher des "boucs émissaires". l'Histoire est un éternel recommencement.

Écrit par : Robin | 28 mai 2010

PUB pour le Maître de ces lieux :
Vient de paraître, aux éditions Phébus (collection Libretto, 10 €), "La Croisière du Dazzler" de Jack London, beau roman d'apprentissage et d'éducation, précédé d"une passionnante préface de J.-P. Brighelli

Écrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

Les pédagols ont enfin leur Lagarde et Michard !

Si au moins, ça permettait à certains "enseignants" d'accéder à la lecture, ce serait un moindre mal. (dugong)

... Et d'avoir les concours ! :

"Ainsi, au moyen de ce livre, étudiants et débutants pourront entrer dans cet univers foisonnant qu'il faut connaître absolument pour réussir les examens et les concours. Cette anthologie s'adresse également aux enseignants désireux de se former et fournit à chacun un florilège de textes pour nourrir la réflexion."

Tout savoir sur le "triangle pédagogique" sans rien savoir sur le triangle de Pythagore. Il y a pourtant une lacune dans ce florilège : ils parlent des poissons rouges (dans le Perrier), mais pas des requins.

Écrit par : Robin | 28 mai 2010

Tout savoir sur le "triangle pédagogique" sans rien savoir sur le triangle de Pythagore. Il y a pourtant une lacune dans ce florilège : ils parlent des poissons rouges (dans le Perrier), mais pas des requins.

Ecrit par : Robin | 28 mai 2010

Les requins, c'est dans les romans de Jack London (voir plus haut)

Écrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

Les requins sont là aussi :

"Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.

Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été."

http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html

Écrit par : revue de presse | 28 mai 2010

Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été."

http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html

Ecrit par : revue de presse | 28 mai 2010

Pas étonnant que n'importe quelle officine privée se jette sur ce marché, qui peut rapporter gros : dès que le public se désengage, vu que les institutions ont horreur du vide, le privé rapplique au grand galop pour ramasser ce qui est bon à prendre en exploitant le désarroi des candidats au concours.
Il existe déjà maintes officines privées de préparation aux concours de l'IEP ou du PCEM1 (médecine). ForProf s'inscrit parfaitement dans cette continuité...
Quand on supprime l'année de stage juste pour réaliser des économies, et qu'on ne la remplace par rien de consistant, il ne faut pas s'étonner de voir débarquer les profiteurs de la crise.

Écrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été."

http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html

Ecrit par : revue de presse | 28 mai 2010


Ah tu peux rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris.

Le premier n'avait plus qu'un œil
C'était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy... alors...

Écrit par : Buntov | 28 mai 2010

PUB pour le Maître de ces lieux :
Vient de paraître, aux éditions Phébus (collection Libretto, 10 €), "La Croisière du Dazzler" de Jack London, beau roman d'apprentissage et d'éducation, précédé d"une passionnante préface de J.-P. Brighelli

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

Vu, hier, en rangeant l'étal de la librairie "Le Grain des mots", pour la Comédie du Livre. Elle durera 3 jours à partir de ce vendredi: http://www.comediedulivre.montpellier.fr/pages/.

J'avais compris déjà que Hélève Cixous était légèrement frappa-dingue, mais en lisant son texte-panégyrique "J.D. au téléphone", dans le "Magazine littéraire" de juin consacré à Jacques Derrida, je découvre une intellectuelle constituant une religion. Une femme-gag, qui se prend pour Sainte Paulette écrivant son Epître aux Khonossiens.

Extraits (Dugong, vous êtes battu à plates sutures):

"Que de découvertes il aura léguées à l'humanité, réunissant en son génie philosophique les génies de Pasteur, de Freud, d'Archimède, de Kafak, de tous les esprits sages qui ont, d'une science à l'autre, fait COMMUNIQUER [it.] ce que l'ignorante supersitition ordinaire sépare et interdit (...)".

"Il a toujours cherché à analyser et à anticiper ce qui nous échappe. Les spectres nous viennent du passé ET [italiques] du futur. Qu'aurai-je été? Quelles traces aurai-je laissées en activité après ma vie?
Ah! Son futur antérieur! L'aura-t-il sollicité! C'est son temps intérieur. Il aura toujours contemplé la vie-qui-aura-été-si-courte - comme il l'appelle, allongeant la brièveté par l'aura du regret -, depuis le point de vue (point DIVISé [it.], naturellement) de son regard quasi posthume. J.D., Seigneur et Signeur des hypothèses du Futur. Il aura conjugué comme pas un le rétrospectif et le prospectif. ce temps qui rêve de l'avenir comme présent regardant le présent passé, temps du passé futur ou du futur passant. Il même la prophétie et le verdict."

"Il s'adresse A [it.] "la mort", s'appuyant à elle, de devant à elle. Il semait. Espérant peut-être semer (la vie avec) la mort."

"Il se met à murmurer l'indicible."


"Mais reste Psyché Derrida, "l'âme", c'est-à-dire les rouleaux immortels du Texte toujours en train de mûrir, grandir, éclairer, s'approfondir dans les siècles des siècles."

"Le jour où il aura prédit: deux mois après ma mort il ne restera plus rien [it.], je le contredis, je ne le crois pas. Tu verras [it.], dit-il."

"Tu ferais bien de revenir rapidement, dis-je (...). J'ai peur."

"(...) la Voix, qui est là, qui est lui. Présence réelle de l'éloigné appelé."

"Lire: c'est-à-dire oublire, sublire, dixlire, s'y lire, toulire, doublier. Et voici que le temps de ce relire nous a été assigné, c'est-à-dire tout-le-temps et tout le reste.Tout le temps-qu'il-faut pour livre-vrai J.D. (...)".

Écrit par : Pendariès | 28 mai 2010

Forprof est une officine qui existe depuis longtemps.

Elle utilise depuis au moins aussi longtemps les "compétences" des "intervenants" IUFM et autres supplétifs de l'inspection qui y ont vu une occasion de se faire quelques rallonges en s'auto-exonérant des effets des coups de canif qu'il opéraient dans le sourcilleux discours moralisant qu'ils tiennent volontiers à leurs stagiaires captifs *.

CS en connaît sûrement quelques uns et pourrait nous donner quelques éclairages instructifs.

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

C'est qui les requins sur le blog de Brighelli ?

Écrit par : iPidiblue nage en eaux troubles | 28 mai 2010

Daniel Arnaud,

Excellente question ! c'est une question je suppose ? pourquoi sur le blog Bonnet d'âne ne parle-t-on jamais des petits métiers ? Serveurs de cafés, caissiers, vendeurs dans les commerces, femmes de salles dans les hôpitaux etc pourquoi effectivement la classe professorale fait-elle comme si ces millions de français n'existaient pas ? Elle ne les voit donc pas ?

Ecrit par : iPidiblue dit le Schpountz | 27 mai 2010


Ipidiblue,

Vous avez sans doute raison de parler de "classe professorale" ; il faut être honnête, beaucoup de profs sont des fils de profs eux-mêmes, ou viennent des classes moyennes. Certains sont à cet égard coupés, dès l'origine, des classes populaires dans lesquelles on trouve ce que vous appelez les "petits métiers". Cette sorte de ségrégation sociale, d'ailleurs, il est des enseignants qui la cultivent volontiers... et qui après avoir croisé pendant vingt ans la même femme de ménage dans les couloirs d'un collège ou d'un lycée, ne sont même pas fichus de lui dire bonjour quand elle passe derrière eux...

Ca se constate à l'intérieur du système, où ces "petits métiers" sont en réalité bien représentés : dans les filières professionnelles (CAP, BEP, Bac Pro). Mais le PLP (Professeur des Lycées Professionnels) est lui-même souvent considéré comme un "sous-prof" par ses pairs, et on peut même rencontrer quelques agrégés ou certifiés qui vous expliqueront qu'un Lycée Professionnel... ce n'est pas vraiment un lycée... Hypocrisie du système, les résultats du Bac Pro. sont cependant pris en compte dans les fameux 80 % de réussite que le ministère nous sort au mois de juin...
La ségrégation, c'est aussi, quelquefois, à l'encontre des élèves, dès la fin du collège dit "unique" : "attention, si tu continues comme ça, tu vas finir en Lycée Professionnel...". Que l'on dise quels sont les mauvais élèves, d'accord, mais ce n'est pas en stigmatisant un type d'établissement ou de cursus qu'on va faire avancer les choses...

Le combat pour l'école, du moins s'il ne consiste pas juste à défendre telle ou telle corporation d'enseignants, ne peut pas faire l'économie de la revalorisation des filières professionnelles... Il faut rendre justice à certains politiques, qui en ont bien conscience : Luc Ferry ou Jean-Luc Mélanchon, par exemple, qui en parlent régulièrement (et oui, il n'y a pas de clivage gauche-droite sur cette question).

Concernant "Bonnet d'âne", je vous trouve du reste un peu injuste. Le maître des lieux n'ignore pas cette question non plus (on peut retrouver quelques notes), et dans les intervenants il y a plusieurs profs de Lycées Professionnels. Selon leur établissement, ils ont des élèves qui s'orientent aussi bien vers l'hôtellerie que la vente ou la maçonnerie... Certains vont d'ailleurs à Bac +2, en continuant en BTS...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 mai 2010

Pendariès,


Moi j'aime bien les poétesses que je ne comprends pas comme votre Hélène Cixous, savez-vous qu'on venait de toute la Grèce consulter la Pythie et même lui verser son obole au milieu des fumées ?

Écrit par : iPidiblue nage en eau profonde | 28 mai 2010

Penda,

Vous nous avez pondu une jolie coquille : Hélève Cixous !

Écrit par : iPidiblue nage en eau profonde | 28 mai 2010

Elève Penda, combien vaut une élève de six sous en euros ?

Écrit par : iPidiblue nage en eau profonde | 28 mai 2010

Daniel Arnaud,


Les petits métiers ne sont pas délocalisables ! Vous vous en rendez compte de la chance pour la femme de ménage et le serveur de café qui ont la garantie de l'emploi à vie ?


PS Quoi de plus bête et de plus méprisant que la description du garçon de café par Sartre ?

Écrit par : iPidiblue non délocalisable | 28 mai 2010

Dans l'Etre et le Néant moi je sais qui joue le rôle du néant, c'est Sartre ! Aucune empathie pour le garçon de café, même un entomologiste aurait plus d'amour pour les fourmis qu'il observe ... faut-il être bête comme l'est un normalien dressé à "penser" faux et pour faire l'admiration de professeurs moins gradés que lui !

Écrit par : iPidiblue non normalisable | 28 mai 2010

Cette sorte de ségrégation sociale, d'ailleurs, il est des enseignants qui la cultivent volontiers... et qui après avoir croisé pendant vingt ans la même femme de ménage dans les couloirs d'un collège ou d'un lycée, ne sont même pas fichus de lui dire bonjour quand elle passe derrière eux...
Daniel Arnaud

Que dire des chefs d'établissement qui serrent la main des agrégés, saluent de la tête les certifiés et ignorent copieusement les pegc et le reste des employés ?

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

Le BO de cette semaine instaure un B2i pour adultes.

Pas d'échappatoire : tout le monde sera bédeuzié.

Des compétences en veux-tu en voilà. 5 domaines dont un très prometteur "D5 : Communiquer, échanger, collaborer en réseau"

Miliciens du mulot, secouez-vous mais collectivement, en rythme et en phase.

On pourrait peut-être récupérer l'énergie ainsi dégagée et la distribuer sur le réseau (l'autre, l'électrique)

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

"Que dire des chefs d'établissement qui serrent la main des agrégés, saluent de la tête les certifiés et ignorent copieusement les pegc et le reste des employés ?"

Qu'ils font preuve de distinction ?

Ca me rappelle la vieille revendication d'une dotation en toilettes spécifiques.

Nous ne sortons pas du même moule, nos bronzes doivent donc être coulés à part.

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

Et voici que le temps de ce relire nous a été assigné, c'est-à-dire tout-le-temps et tout le reste.Tout le temps-qu'il-faut pour livre-vrai J.D. (...)".Ecrit par : Pendariès | 28 mai 2010

Ce qu'il y a de bien avec ces auteurs-là, c'est qu'ils peuvent faire autant de fautes grammaticales qu'ils veulent, cela n'affecte pas leur syntaxe puisque elle est on ne peut plus absconse. Démo : remplaçons "le temps de ce relire" par "le temps de se relire". Le sens en est-il affecté ? Pas le moins du monde... etc.

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

Nous ne sortons pas du même moule, nos bronzes doivent donc être coulés à part. Ecrit par : dugong | 28 mai 2010

Je ne sais pas de quand ça date et j'ignore si le non-dit est toujours prégnant mais peut-être pensaient-ils qu'en moulant à part, les bronzes pèseraient moins lourd et éviteraient le naufrage de la nef EN ? Et on n'a même plus les moyens de leur donner tort...

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

"Que dire des chefs d'établissement qui serrent la main des agrégés, saluent de la tête les certifiés et ignorent copieusement les pegc et le reste des employés ?"

Ecrit par : nicolas | 28 mai 2010


Diviser pour mieux régner... et dire que tant de collègues s'y sont laissés prendre...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 mai 2010

Collègues et collabos, d'ailleurs, ça commence pareil...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 mai 2010

Un touriste allemand de 58 ans est décédé mardi soir d'une mauvaise chute dans un fossé alors qu'il jouait au frisbee avec son épouse sur le parking des campings cars du Mont-Saint-Michel (Manche), a-t-on appris aujourd'hui auprès des gendarmes.

"C'est un accident bête. Le retraité voulait rattraper le frisbee que son épouse lui avait lancé. Il a reculé. Il n'a pas vu le fossé de 80 à 90 cm derrière lui. Il a chuté et s'est fracturé une vertèbre cervicale et le rocher (os derrière la nuque)", a indiqué un gendarme. Le retraité est décédé d'une hémorragie cérébrale.


Encore une victime pour ne pas avoir validé la grille de compétence, "savoir jouer au frisbee", acquis, en cours d'acquisition, non maîtrisé.
Le cursus professionnalisant "touriste de masse option camping-car" devrait être rendu obligatoire au niveau européen, que fait la commission ?

Écrit par : iPidiblue pas de frisbee avant de faire vos prières le soir | 28 mai 2010

Il y a un film américain qui s'appelle "Destination finale" où les héros échappent à la Mort dans un accident de masse à la suite d'une vision prophétique pour ensuite être rattrapés par elle dans des accidents plus rocambolesques les uns que les autres ... style être pendu dans sa salle de bain par la corde à tendre le linge !

Écrit par : iPidiblue destination fatale | 28 mai 2010

Hola ! beau merle on vous voit venir de loin !

Ecrit par : iPidiblue et les maîtres chanteurs | 27 mai 2010
---
Je ne vois pas ce que vous entendez par là. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 28 mai 2010

"Que dire des chefs d'établissement qui serrent la main des agrégés, saluent de la tête les certifiés et ignorent copieusement les pegc et le reste des employés ?"

Ecrit par : nicolas | 28 mai 2010
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Que dire de ces gens-là ? Tout simplement que ce sont des crétins ! J'en ai vu des crétins, mais pas à ce point.

Écrit par : Francis Penin | 28 mai 2010

Sur le départ pour Toulouse (demain, Assises des Lettres au lycée St Sernin) -- Aaaah, Toulouse, la ville où "même les mémés aiment la castagne"...
Brighelliens, brighelliennes, je vous retrouverai volontiers le soir autour d'un apéro. Il y a certainement des restaurants très sympa dans la ville rooooose.

Écrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

"Des colloques organisées ici et là (2)". Voici ce que vous écrivez dans votre dernier article. Je crois que le mot colloque est un mot au masculin !
Pour le professeur agrégé de lettres que vous êtes, et qui se permet de donner des leçons aux professeurs des écoles et aux syndicats qui les représentent, ce n'est pas très beau de faire une telle faute d'ortographe. Pour donner des leçons, encore faut-il être irréprochable!
J'espère enfin que vous censurerez pas ce commentaire.

Écrit par : Eric HEBRARD | 28 mai 2010

Aaaah, Toulouse, la ville où "même les mémés aiment la castagne"...

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2010

Deux titres pris vite fait au hasard (et encore, c'est une journée light) :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/28/844062-Saint-Jean-Un-adolescent-agresse-chez-lui-par-trois-malfaiteurs.html

http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/28/844299-Un-gendarme-tire-deux-fois-sur-un-suspect-en-fuite.html

Rasez les murs...

Écrit par : yann | 28 mai 2010

"Des colloques organisées ici et là (2)". Voici ce que vous écrivez dans votre dernier article. Je crois que le mot colloque est un mot au masculin !
Pour le professeur agrégé de lettres que vous êtes, et qui se permet de donner des leçons aux professeurs des écoles et aux syndicats qui les représentent, ce n'est pas très beau de faire une telle faute d'ortographe. Pour donner des leçons, encore faut-il être irréprochable!
J'espère enfin que vous censurerez pas ce commentaire.

Ecrit par : Eric HEBRARD | 28 mai 2010

J'espère enfin que vous NE censurerez pas ce commentaire.

Écrit par : Florence | 28 mai 2010

Yann,


Y a pas qu'à Toulouse ! Dans la famille de Philippe de Villiers, le fils aîné Guillaume passera aux assises pour viol sur son frère cadet Laurent ... bonjour l'ambiance dans la douce France profonde, catholique et vendéenne !

Écrit par : iPidiblue douce France cher pays de mon enfance ... | 28 mai 2010

Vous savez dans "La cage aux folles" Michel Galabru incarne un député du "Mouvement de l'ordre moral" et Philippe de Villiers qui a essayé d'étouffer l'affaire privée entre deux de ses fils me fait un peu penser à ce Tartuffe du député Charrier... que de cadavres dans les placards des familles bien-pensantes !

Écrit par : iPidiblue douce France cher pays de mon enfance ... | 28 mai 2010

Hu, hu, hu ...

Ma gamine arrive triomphante avec sa convoc pour l'épreuve anticipé de français du bac.

Ref du document =
A8CVR 04-2010 au recto
EAMCW 04-2010 au verso
(académie de Grenoble)

Je cite la ligne relative aux fraudes :
"Sanctions encourues /.../
2/ une amande ou l'une de ces peines"

SKONSMAR ... !
BRAVO LES ARTISTES ...

Écrit par : Zorglub | 28 mai 2010

"ce n'est pas très beau de faire une telle faute d'ortographe. "

on n'écrit plus orthographe?

Écrit par : retraitée | 28 mai 2010

« "Des colloques organisées ici et là (2)". Voici ce que vous écrivez... »
Eric HEBRARD | 28 mai 2010

« Voilà ce que... » : « voici » fait référence à ce qui suit, « voilà » à ce qui précède.

Écrit par : tailleboudin | 28 mai 2010

Je suis née en 1971, je n'ai appris à lire, écrire et compter QUE en classe de CP.
L'année suivante, CM1, je me faisais saigner du nez pour qu'on m'allonge dans la bibliothèque, pour LIRE des heures entières...
Et j'ai fait de belles études et j'ai un bon métier...
Quel est l'INTERET pour un enfant de savoir lire et écrire en GS ?
Ecrit par : caroline | 26 mai 2010

Chère Caroline, je ne connais pas beaucoup d’élèves qui, comme vous, ont une passion telle pour la lecture qu’ils sont prêts à se faire saigner du nez volontairement. De nos jours, dans les cours de récréation, les saignements de nez sont fréquents mais rarement volontaires.
La GS de maternelle est la classe destinée à préparer les enfants à enter dans l’écrit (programmes officiels). Dans les faits, et ce depuis une trentaine d’années, cette préparation consiste à « familiariser » les élèves avec divers types de supports écrits et à évaluer de nombreuses compétences et de pré-requis supposés indispensables pour apprendre à lire. Ces compétences sont répertoriées dans un «livret » et beaucoup de celles-ci s’inspirent fortement de la méthode dite idéovisuelle (cf messages d’Anne Marie). Dans les faits, ce travail peu structuré et peu structurant n’a aucune influence bénéfique sur la réussite des futurs élèves du cours préparatoire (il peut, en revanche, dans certains cas, être néfaste !). Au Grip, nous pensons que pour préparer l’apprentissage de la lecture, il n’y a rien de plus efficace que de le commencer (en douceur, bien sûr). Nous pensons que, pour apprendre à nager, il ne faut pas hésiter à tremper les pieds dans la piscine. C’est pour cette raison que nous conseillons d’utiliser, dès la GS, une méthode alphabétique à la progression rigoureuse qui, associée à un travail oral précis, amènera à coup sûr les gamins à la compréhension du principe alphabétique (en couplant intimement l’apprentissage de l’écriture et l’apprentissage de la lecture).Cela ne signifie ASOLUMENT PAS que nous ayons comme objectif la lecture courante qui, elle, s’acquière par un entraînement quotidien et une durée de pratique suffisante pour automatiser le déchiffrage. Je dis et je répète qu’au GRIP, cela n’est ABSOLUMENT PAS ce que nous préconisons pour la GS de maternelle. En revanche, ce début d’apprentissage facilite grandement le travail du CP, tant pour l’élève et que pour l’enseignant. Il est, de plus, très bénéfique pour les élèves les moins matures ou les moins doués
Cela étant dit, je vais m’ « exploser le pif » contre un mur afin de reprendre tranquillement la lecture du dernier bouquin d’Onfray.
Cordialement
Thierry

Écrit par : thierry venot | 28 mai 2010

Article de Bentolila dans le Figaro d'aujourd'hui, "Des mots contre l'illettrisme."
Pour le linguiste, la lutte contre l'illettrisme doit commencer dès l'école maternelle par l'apprentissage du vocabulaire.

Cela se termine ainsi :
" La famille et l'école doivent à tous les enfants une sécurité et une richesse de vocabulaire qui leur permettent, une fois élucidés les mécanismes du code écrit, d'interroger leur dictionnaire mental pour accéder au sens de mots qu'ils ont appris à déchiffrer.
Si l'on n'y prend garde, un enfant qui souffre d'un déficit sérieux de vocabulaire à l'entrée au cours préparatoire aura beaucoup de difficulté à apprendre à lire, et ce, quelle que soit la méthode de lecture qui sera utilisée.
Porter un élève vers une bonne maîtrise du langage oral en enrichissant son vocabulaire, c'est certainement le meilleur moyen de le préparer à apprendre à lire.
Cette bataille est infiniment plus importante que les querelles stériles sur les méthodes de lecture."

Qu'en pensent nos instituteurs?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2010

une fois élucidés les mécanismes du code écrit, d'interroger leur dictionnaire mental pour accéder au sens de mots qu'ils ont appris à déchiffrer. (Bentolila)

Avec le dernier mot de cette phrase (déchiffrer) Bentolila rend caduque sa réflexion finale : "Cette bataille est infiniment plus importante que les querelles stériles sur les méthodes de lecture."
Concernant l'importance du vocabulaire pour l'apprentissage de la lecture, il n'y a pas besoin d'être linguiste pour savoir qu'elle est essentielle.
Thierry

Écrit par : thierry venot | 28 mai 2010

Concernant l'importance du vocabulaire pour l'apprentissage de la lecture, il n'y a pas besoin d'être linguiste pour savoir qu'elle est essentielle.
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 28 mai 2010
Il y a une chose que ne dit pas Bentolila, c'est comment on apprend le vocabulaire, et cela passe par bien d'autres choses - même si cela passe aussi par là - que l'apprentissage de la lecture. De même que l'apprentissage de la lecture implique bien d'autres choses importantes pour l'apprentissage du vocabulaire que la lecture.
Je n'ai pas fait des statistiques sur le nombre de mots différents, mais en participant à la rédaction d'Écrire-analyser au CE1 de Muriel Strupiechonski et Didier Glad ( allez-y, faites-le connaître ! Bon de commande sur Projet-slecc), j'ai été surpris de la richesse du vocabulaire utilisé. De même que dans Compter-Calculer au CP Compter-Calculer au CE1.

Écrit par : guy morel | 28 mai 2010

@ Grammaire CE1
http://www.slecc.fr/grammaire_CE1_manuel.htm

Écrit par : guy morel | 28 mai 2010

Les petits métiers ne sont pas délocalisables ! Vous vous en rendez compte de la chance pour la femme de ménage et le serveur de café qui ont la garantie de l'emploi à vie ?


PS Quoi de plus bête et de plus méprisant que la description du garçon de café par Sartre ?

Ecrit par : iPidiblue non délocalisable | 28 mai 2010



Oh non (rire), émission tv5Monde sur le "dégraissage" de l'hôpital Pompidou. Révolte des agents d'entretien :
- Une : je suis utile, vous vous rendez pas compte, je fais du BIO-MENAGE ahgrgrgr.....
- Un autre : SERPILLOLOGUE Je suis très utile pour les patients, leur moral ahgrgrgr....... Ben voui il y a bien des psychologues, neurologues pourquoi pas serpillologue ahgrgrgr.......

Oh non, mais que leur a t-on injecté dans le cerveau ???

Ah l'absentéisme, fantastique, grandiose, merveilleux ca dépasse l'entendement....
On oublie d'aller travailler, on manque parce que l'on n'a pas envie d'aller bosser.... ahggrgr

Le plus dramatique, c'est que l'on ne peu qu'en rire, et pourtant ce n'était pas un film......
A virer tous ces incapables. Privatisez !!!!!!!!

Écrit par : Carole | 28 mai 2010

La presse : après avoir taillé leur plume, des maîtresses de prêtres écrivent au pape pour pouvoir convoler.

Ces femmes nous signifient-elles que le cachet de l'apostat peut faire foi ?

Écrit par : dugong | 28 mai 2010

Un étudiant en médecine de 29 ans, qui avait prétexté une agression à l'issue d'une garde de nuit au CHU de Limoges, s'était en fait poignardé lui-même à deux reprises, pris d'inquiétude à l'approche du concours d'internat, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

Le parquet de Limoges a évoqué la "grave crise d'angoisse" de l'étudiant, qui a déjà à plusieurs reprises, par le passé, évoqué de faux prétextes pour ne pas avoir à passer le concours.

L'étudiant, blessé de deux coups de couteau, avait prévenu les secours mercredi vers 06h00, à l'issue d'une garde au CHU de Limoges. Il avait d'abord affirmé avoir été agressé par un toxicomane en quête de morphine avant de reconnaître, devant les policiers, s'être lui-même poignardé, a-t-on dit de source judiciaire.

Ses blessures sont sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, selon la même source. Le parquet n'a pas encore décidé si des poursuites seraient engagées à son encontre.

Écrit par : iPidiblue méfiez-vous des couteaux de chirurgie ! | 28 mai 2010

Aaaah, Toulouse, la ville où "même les mémés aiment la castagne"...

Ecrit par : Françoise Guichard

Les amateurs de rugby prétendent que Toulouse signifie "gagner".
Cela n'est, réflexion faite, pas complètement insensé : les Anglais nous ont habitués à leur manie de tout faire à rebours du bon sens. Par exemple, ils ont donné à certaines de leurs gares ou de leurs places des noms de défaites

Écrit par : Moot | 28 mai 2010

Ce médecin devrait aller voir un médecin ...

Écrit par : iPidiblue médecine pas douce | 28 mai 2010

Ah l'absentéisme, fantastique, grandiose, merveilleux ca dépasse l'entendement....
On oublie d'aller travailler, on manque parce que l'on n'a pas envie d'aller bosser.... ahggrgr

Le plus dramatique, c'est que l'on ne peu qu'en rire, et pourtant ce n'était pas un film......
A virer tous ces incapables. Privatisez !!!!!!!!

Ecrit par : Carole | 28 mai 2010

Tiens, à propos, on attend toujours que vous nous disiez dans quoi vous bossez, vous, si tel est le cas...

Écrit par : chevreuil | 28 mai 2010

"Des colloques organisées ici et là (2)". Voici ce que vous écrivez dans votre dernier article. Je crois que le mot colloque est un mot au masculin !
Pour le professeur agrégé de lettres que vous êtes, et qui se permet de donner des leçons aux professeurs des écoles et aux syndicats qui les représentent, ce n'est pas très beau de faire une telle faute d'ortographe. Pour donner des leçons, encore faut-il être irréprochable!
J'espère enfin que vous censurerez pas ce commentaire.

Ecrit par : Eric HEBRARD | 28 mai 2010
---
Eric, même un professeur agrégé de lettres peut faire une faute de temps à autre. Il n'est qu'un homme. Mais, s'agissant de JPB, il peut en effet donner des leçons à bien des personnes.
Nul être humain n'est irréprochable. Même les saints ont un jour péché dans leur vie.
Et moi qui ne suis pas du tout un saint, même pas un petit, j'ai souvent péché dans ma vie. Mais j'ai donné des leçons de sciences physiques et, en même temps, des leçons de français à mes élèves. Pourtant je fais des fautes ici. Mon ange gardien (nicolas, pour ne pas le ou la nommer) me les fait observer avec une grande délicatesse.
Je peux vous assurer que JPB sait que le mot colloque est du genre masculin. Mais il lit tous les messages et travaille (je le soupçonne) en permanence dans l'urgence, et, même s'il se relit - ce dont je suis loin d'être sûr -, il laisse des fautes de temps en temps.
Vous a-t-il vexé personnellement pour que vous le preniez à partie de manière si incisive ? :-)
Bien sûr qu'il ne censurera pas votre commentaire ! Pourquoi le ferait-il ? Vous tentez seulement de le mettre dans l'embarras en des termes tout à fait convenables.
Mais, croyez-m'en, il en faut davantage pour le faire rougir de confusion.
Il peut se permettre de donner des leçons aux professeurs des écoles. Je n'en connais aucun qui maîtrise la langue française comme lui. Cela ne m'empêche nullement d'estimer et de respecter les professeurs des écoles qui sont ce que l'école a fait d'eux.
(Et, l'école qui m'a formé, de 1945 à 1951 était d'une toute autre qualité que l'école des années 1970 et suivantes. Je peux en dire autant de l'enseignement secondaire que j'ai reçu de 1951 à 1958. Les prétendues "sciences" de l'éducation n'ont pas fait la preuve de leur efficacité.)

Mais permettez à un vieux professeur comme moi de vous dire que les professeurs des écoles n'ont pas la pointure de JPB en lettres et certainement pas la mienne en sciences physiques, même s'ils ont fait leurs études supérieures dans cette discipline.
Si vous êtes professeur des écoles, je vous souhaite bon courage, car il vous en faudra dans les conditions actuelles de l'exercice de notre métier.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 mai 2010

"Tiens, à propos, on attend toujours que vous nous disiez dans quoi vous bossez, vous, si tel est le cas..."

Ecrit par : chevreuil | 28 mai 2010

Je lui ai demandé une paire de fois, mais avec aussi peu de succès... L'absentéisme de l'abonné !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2010

Un des fils de Philippe de Villiers envoyé devant une cour d’assises pour avoir violé son frère. On devrait plutôt le féliciter que l’emprisonner, il a parfaitement mis en application ce qu’on lui a appris chez les pères (de c.......) !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2010

Tiens, à propos, on attend toujours que vous nous disiez dans quoi vous bossez, vous, si tel est le cas...

Ecrit par : chevreuil | 28 mai 2010

Cher(e)? Chevreuil, joli petit ruminant qui apparaît comme par enchantement lorsque j'écris quelques lignes. Je suis très touchée de votre intérêt............ Mais le "vous, si tel est le cas..." n'est-il pas comment dire exquis de sous-entendus ..
(manque des smileys sur ce blog). Donc imaginez-moi en bonne paysanne.............

Écrit par : Carole | 28 mai 2010

Si l'on n'y prend garde, un enfant qui souffre d'un déficit sérieux de vocabulaire à l'entrée au cours préparatoire aura beaucoup de difficulté à apprendre à lire, et ce, quelle que soit la méthode de lecture qui sera utilisée.
Qu'en pensent nos instituteurs? Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2010

Est-ce encore à prouver ?
Toutefois, il serait intéressant de connaître l'avis des maîtres d'une langue comme l'arabe. Le dialectal, vernaculaire, qu'apprennent les enfants à la maison n'a rien à voir avec l'arabe littéral qu'ils apprennent à l'école. Cette particularité constitue-t-elle un handicap à l'apprentissage de l'arabe scolaire ? Une aide ? Ni l'un ni l'autre ? A mettre en parallèle avec l'indigence du vocabulaire en français des enfants de milieux défavorisés qui abordent la lecture.
Je n'ai pas la réponse.

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

Je cite la ligne relative aux fraudes :
"Sanctions encourues /.../
2/ une amande ou l'une de ces peines"
SKONSMAR ... !
BRAVO LES ARTISTES ...
Ecrit par : Zorglub | 28 mai 2010

Puisque ils vont déguster, pourquoi pas des pennes ?
Comme le fait remarquer Eric Hebrard, l'ortographe se paire...

Écrit par : nicolas | 28 mai 2010

"Mais permettez à un vieux professeur comme moi de vous dire

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 mai 2010

Non, on ne vous permet pas.
Vous nous gonflez avec votre pédantisme, votre prétention et votre style insupportablement lourd mais qui se veut élégant.

Écrit par : Anti p'tinain le retour | 28 mai 2010

"Puisant parmi les auteurs les plus réputés en pédagogie, ce livre reprend des extraits de leurs ouvrages pour constituer une anthologie de textes sélectionnés à partir de la collection « Pédagogies » et « Pratiques et enjeux pédagogiques ».
Perrenoud, Astolfi , Meirieu, Peretti, Houssaye, Develay, Hameline, et bien d'autres, ont marqué l'histoire de la pédagogie ces trente dernières années. Réunir des textes fondateurs mais aussi faire découvrir ou redécouvrir des textes moins connus, faire entendre d'autres auteurs, tel est le parti pris de cet ouvrage."

Y a Charmeux et Frackowiak dedans ?

C'est pire que l'anthologie du roman noir, dites donc !

Écrit par : Jeremy | 28 mai 2010

Cher(e)? Chevreuil, joli petit ruminant qui apparaît comme par enchantement lorsque j'écris quelques lignes. Je suis très touchée de votre intérêt............

Ecrit par Carole

J'en suis flatté. Vos ruminations contre les fonctionnaires et à la gloire du privé nous rapprochent effectivement.
Entre ruminants, on se comprend toujours.

Bien à vous.

Écrit par : chevreuil | 29 mai 2010

Chevreuil et Carole faites-nous des Bambis ...

Écrit par : iPidiblue et Bambi | 29 mai 2010

http://eco.rue89.com/2010/05/28/visites-payees-a-la-minute-le-bon-plan-des-musees-et-du-public-152716

Inversement proportionnel au temps de cerveau disponible...

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

J'étais en train de penser à vous en taillant un superbe ruminant....... ~_O
Et donc Chevreuil, je découvre que vous êtes un mâle. Je n'y avais pas prêté attention, sorry ....... Une petite citation pour vous :

"Llamo rumiantes a los hombres que se pasan la vida rumiando la miseria humana, preocupados de nos caer en talo cual abismo." M de Unamuno

Bueno, buenas noches, tengo un asado que me espera..

Écrit par : Carole | 29 mai 2010

Pour ceux qui croient que la "science" peut éclairer la compréhension d'un apprentissage efficace.

"La technique de la topographie par émission de positrons (TEP) a justement été utilisée par des scientifiques suédois et américains pour tenter d’y voir un peu plus clair sur la relation entre art et “folie”.
Grâce à la TEP, ces deux équipes ont mis en évidence un lien entre les signes cliniques de certaines maladies mentales et une créativité supérieure à la moyenne.

"La créativité des 14 personnes ayant participé à l’étude a été déterminée grâce à un test ad hoc, le Berliner Intelligenz Struktur Test. Selon les auteurs, il s’agissait de mesurer la capacité des cobayes à “produire un travail qui soit novateur et qui ait du sens”, ce que les auteurs définissent par le terme de “divergent thinking”."

Au lieu de se cantonner à un échantillon "représentatif" de 14 personnes, ils auraient pu tomographier le cerveau de nos grands pédagols : Meirieu, Perrenoud et al.

Qui sait ce qu'ils auraient "trouvé" dans ces tranches de cake ?

En reliant un “divergent thinking” et une capacité à “produire un travail qui soit novateur et qui ait du sens”, nos scintillants sorciers ouvrent la voie à une pédagogie "excitante" et "scientifique".

Qu'attend-on au Moloch pour modifier les carnets de comp des élèves et y inclure cette nouvelle capacité * ?

Évidemment, il faudra rebidouiller en profondeur les multiples avatars du meiriotron.

Et l'installer à Genève ?

* je propose de l'appeler "capacité D2".

http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/05/28/la-creativite-liee-a-la-folie/

Écrit par : dugong | 29 mai 2010

Certains proposeraient d'installer le meiriotron positronique sous le conseil régional Rhône-Alpes.

Les écolos ne laisseront pas passer : l'engin est trop émissif !

Écrit par : dugong | 29 mai 2010

il a parfaitement mis en application ce qu’on lui a appris chez les pères (de c.......) !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2010


Oui , peut-être, mais à la condition suivante :

L'accomplissement de cet acte doit générer un intense sentiment de culpabilité.

Thierry

Écrit par : thierry venot | 29 mai 2010

Y a Charmeux et Frackowiak dedans ?

C'est pire que l'anthologie du roman noir, dites donc !

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2010

Non, y a pas Charmeux et Frackowiak.
Mais y a Grandserre et Zakhartchouck (à vos souhaits !)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2010

"Donc imaginez-moi en bonne paysanne............."

Ecrit par : Carole | 28 mai 2010

J'étais en train de penser à vous en taillant un superbe ruminant....... ~_O"

Ecrit par : Carole | 29 mai 2010

Si j'ai bien compris, vous touchez (encore) en bottes ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2010

Quelques petits trucs sur cette histoire bentolilienne de GS consacrée au vocabulaire afin que les élèves puissent entamer un CP consacré à la lecture qui aboutirait lui-même sur un CE1 consacré à quoi, lui ?

Vous ne trouvez pas que ça fait un peu "principe du pan bagnat", ce truc, vous ?
La première année, vous prenez un petit pain rond, vous le coupez en deux et vous l'humectez d'huile d'olive.
L'année d'après, vous y ajoutez les crudités, le thon, les anchois, les olives, un ingrédient après l'autre, tout bien comme il faut.
Et l'année encore après, vous mettez le chapeau par-dessus et vous dégustez enfin !

Finalement, la méthode globale, c'est loin d'être celle qu'on croit !
Et cette histoire de cycle des apprentissages fondamentaux en trois ans (GS, CP, CE1), ce ne sont pas forcément ceux qui s'en réclament qui le font fonctionner le plus réellement...

Enfin, moi ce que j'en dis...
Pourquoi le fait d'apprendre du vocabulaire en GS empêcherait de démarrer le principe alphabétique, en écriture et en lecture ?
Au contraire, non ?
Pourquoi le fait de consacrer une petite vingtaine de minutes par jour au fichier "De l'écoute des sons à la lecture" (http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm pô chir, comme disait Toto ;-) ) empêcherait de lire et de faire commenter aux élèves des contes du patrimoine pendant vingt autres minutes quotidiennes et encore vingt autres à l'apprentissage de chants, poèmes, comptines au vocabulaire riche et varié ?

Si l'on y ajoute les moments où les élèves illustrent en tenant compte des mots qu'ils ont appris ces chants, poèmes et comptines, avant de les coller dans leurs cahiers, ceux où ils se penchent au-dessus des pots où ils ont semé des lentilles, où ils regardent ensemble la grande image affichée au tableau par la maîtresse ou le bouquet de fleurs apporté par Djénifère, ceux où ils dialoguent entre eux pour comparer la façon de lancer le ballon de Kévin et celle de Djeïzonne, ils en auront fixé du vocabulaire et de la manière la plus riche et la plus naturelle qu'il soit : en activité !
Et ils entreront au CP non seulement prêts à supporter les "Papa a vu la loche", "Le petit cheval trotte sur le bitume" et autres "Lassé, Issa s'assit" des méthodes de lecture alphabétique du point de vue du déchiffrage mais aussi de celui de l'exigence de toujours comprendre ce qu'on est en train de lire ou d'écrire.

Conclusion : Il faut remettre un peu de globalité dans tout cela, M'sieur Bentolila !

Écrit par : catmano | 29 mai 2010

Sur le terrain, la "leçon de mot" de Bentolila donne des résultats assez croustillants. Une conseillère pédagogique m'a raconté l'autre jour la séance proposée par une jeune PE qui voulait faire ingurgiter à ses élèves de grande section le mot "élégant" à grand renfort d'images de mode. Si nous étions en désaccord sur "De l'écoute des sons à la lecture" (elle trouvait qu'il y avait trop de syllabes, comme d'autres trouvaient qu'il y avait trop de notes dans la musique de Mozart), nous étions en parfaite harmonie sur le bentolilisme : une crétinerie. Comme quoi on peut toujours trouver des terrains d'entente...

Écrit par : Pascal | 29 mai 2010

Merci, Catmano, c'est bien ce que je pensais.
Bento continue à publier Gafi et autres, et il faut bien qu'il arrondisse ses fins de mois en publiant de plus des livres de vocabulaire de mots...à lire d'un seul coup d'oeil sans avoir à les déchiffrer.
Coome cela le cerveau (eh oui, le cerveau...) pourra répondre :" il y a un abonné au numéro que vous demandez."

Avant de lire l'article, j'avais parié que son dada y serait cité. Je n'ai pas été déçue.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2010

"Tiens, à propos, on attend toujours que vous nous disiez dans quoi vous bossez, vous, si tel est le cas..."

Ecrit par : chevreuil | 28 mai 2010

Je lui ai demandé une paire de fois, mais avec aussi peu de succès... L'absentéisme de l'abonné !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2010
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De qui parlez-vous, mes bons amis ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Y a-t-il un prof de maths sur ce blog qui pourrait me démontrer que l’on nuit gravement à la suite des apprentissages mathématiques en appelant longueur et largeur les côtés d’un parallélogramme en CM1 ? Merci.

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

Est-ce encore à prouver ?
Toutefois, il serait intéressant de connaître l'avis des maîtres d'une langue comme l'arabe. Le dialectal, vernaculaire, qu'apprennent les enfants à la maison n'a rien à voir avec l'arabe littéral qu'ils apprennent à l'école. Cette particularité constitue-t-elle un handicap à l'apprentissage de l'arabe scolaire ? Une aide ? Ni l'un ni l'autre ? A mettre en parallèle avec l'indigence du vocabulaire en français des enfants de milieux défavorisés qui abordent la lecture.
Je n'ai pas la réponse.

Ecrit par : nicolas | 28 mai 2010
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Je suis de votre avis, nicolas. Je suis né dans un milieu ouvrier où l'on parlait un patois vernaculaire très particulier : à 10 km de chez mes parents, il y avait déjà des variantes qui m'échappaient totalement.
Pourtant, en entrant au CP à cinq ans (sans être sorti de chez moi auparavant - il n'y avait pas d'école maternelle dans mon village), je n'eus aucune difficulté à apprendre à lire cette langue qu'est le français et que je connaissais à peine. J'en connaissais les sons, surtout par la radio (en 1945), mais pas toujours le sens.
L'instituteur utilisa la méthode syllabique, est-il besoin de le préciser ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Non, on ne vous permet pas.
Vous nous gonflez avec votre pédantisme, votre prétention et votre style insupportablement lourd mais qui se veut élégant.

Ecrit par : Anti p'tinain le retour | 28 mai 2010
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Ah ! vraiment ? Comme cela m'attriste ! Mais, savez-vous que plus d'un érudit en lettres classiques a trouvé mon style élégant ? Mon style ne peut que "paraître" lourd pour une personne non érudite.
Je serai ravi de continuer à vous gonfler si vous ne vous décidez pas à essayer d'améliorer votre connaissance de la langue française gratuitement sur ce blog où s'expriment bien des personnes de qualité, jusqu'à ce que vous leur arriviez à la cheville.
Il y avait longtemps qu'on n'avait pas été désagréable avec moi, et cela commençait à me manquer. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Dugong,


Et le principe de précaution alors ? Vous ne voulez quand même pas blesser vos élèves avec vos positrons ? C'est trop discriminant pour de petits bouts ...

Écrit par : iPidiblue qu'on ne peut connaître à la fois son positron et sa note | 29 mai 2010

"Y a-t-il un prof de maths sur ce blog qui pourrait me démontrer que l’on nuit gravement à la suite des apprentissages mathématiques en appelant longueur et largeur les côtés d’un parallélogramme en CM1 ? Merci."

N'étant pas prof de maths, je me garderai bien de "démontrer" quoi que ce soit.

Ceci dit, si "longueur" et "largeur" vous gênent, vous pouvez toujours utiliser les mots "antitruc" et "camifole".

Par exemple...

Cela vous forcera à réfléchir sur le sens à donner à ces mots et à produire une phrase intelligible qui le véhiculera pas trop mal.

Écrit par : Bourba_killer | 29 mai 2010

La Camif ? Je croyais qu'elle avait fermé ses portes ...

Écrit par : iPidiblue dans les grandes largeurs | 29 mai 2010

Sur longueur et largeur :

Le rectangle étant un parallélogramme particulier, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse nommer ses côtés longueur et largeur, me semble-t-il. Mais en classe, je parle de grand côté et de petit côté. Peut être vaudrait-il mieux parler de grande base et de petite base, d'ailleurs...

Ceci afin d'éviter la confusion commune lors du calcul de l'aire de ces deux figures : l'aire du rectangle est associée au produit de la longueur et de la largeur.
Celle du parallélogramme = base x hauteur.

Je préfère donc éviter d'employer longueur et largeur dans ce cas pour éviter que la formule de calcul de l'aire de l'un ne glisse sur celle de l'autre.

Et pardon à Bourba killer de lui faire perdre son précieux temps à lire ces précisions de basse cuisine d'école élémentaire.

Écrit par : chevreuil | 29 mai 2010

oK chevreuil, vous avez certainement raison, mais dans le calcul du périmètre du rectangle (on n'a pas encore abordé les aires), on a P = 2(L+l) et on ne va pas s'amuser, même pour les aires, à écrire 2 fois grand côté + petit côté, si ? :-)

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

Je souhaite que ce que je raconte là ne soit qu' anecdotique.
J’explique : la même mère d’élève (collègue d’une autre école au demeurant, CM1 aussi…) qui me tanne depuis le début de l’année et à qui j’ai consacré un temps PESANT, à plusieurs reprises, pour l’entendre déblatérer sur les supposées qualités exceptionnelles de son rejeton et parallèlement, sur mes insuffisances notoires en tous domaines, tout spécialement en mathématiques, vient de faire exploser la cocote qui sifflait depuis longtemps déjà mais en sourdine.
Les élèves, après l’avoir vérifié à l’équerre, écrivent que les diagonales du rectangle ne sont pas perpendiculaires, son fils écrit qu’elles le sont. (il a pourtant parfaitement placé son équerre et verbalisé le contraire). Cela peut arriver, pas de quoi faire un fromage.
1ère fois de l’année que je ne corrige pas les erreurs des gamins avant l’apprentissage de la leçon : je m’occupe de plein de choses et je n’ai pas de décharge ; mais considérant qu’on a relu, j’en conclus que je peux à peu près faire confiance, équerre à l’appui en attendant ladite correction. En outre, ils écrivent que le parallélogramme a une longueur et une largeur c’est-à-dire deux dimensions dont l’une est plus petite que l’autre.

MALHEUR ! Le lendemain, je reçois un mot dans le cahier de leçons m’indiquant que :
1) le parallélogramme n’a ni longueur ni largeur puisque c’est un carré
2) le rectangle n’a pas ses diagonales perpendiculaires. Trois points d’exclamation dans la marge du
cahier du gamin qui n’en demandait pas tant, mais qu’elle a réussi à fortement perturber (de plus en
plus agité) depuis le temps qu’elle remet en cause mes méthodes et « la trop grande consistance »
des contenus de mes leçons, tous domaines confondus.
3) la photocopie d’une leçon (la sienne sans doute) insérée dans le cahier de leçons.

A AUCUN MOMENT ELLE N’A SUPPOSE QUE SON FILS AIT PU SE TROMPER EN RECOPIANT.

Recevant cette offense avec le calme qui convient à celle qui se sent offensée et qui n’est pas près de pardonner, (et comment le pourrais-je après 20 ans d’enseignement en CM2 !) je demande aux enfants d’ouvrir leur cahier de leçons et de lire de façon synchronisée la phrase incriminée.
Pas un n’avait écrit cette phrase de travers.
Cela a suffi pour que l’enfant se calme et transmette. Grand calme le lendemain.
Inutile toutefois d’attendre des excuses, ce genre de personnage a toujours raison.

Dans notre boulot, des « collègues » crétin(e)s infatués, prétentieux, contestataires professionnels, animateurs de classes club med, respectueux de la parole de l’enfant à un extrême qui finit par mettre mal à l’aise n’importe quel adulte normalement constitué comprenant qu’il a une charge éducative et non pour rôle de suivre les bambins dans leurs erreurs et de soupçonner systématiquement les adultes des pires turpitudes, il y en a. Des comme ça, je n’en ai pas encore rencontré.
ET ELLE SERA SANS DOUTE DANS NOTRE ECOLE L’ANNEE PROCHAINE ! AMBIANCE GARANTIE !!!!!

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

ET ELLE SERA SANS DOUTE DANS NOTRE ECOLE L’ANNEE PROCHAINE ! AMBIANCE GARANTIE !!!!!

Ecrit par : nicolas | 29 mai 2010

Je compatis sincèrement, Nicolas. J'ai connu des spécimens d'emmerdeurs, mais comme cela, jamais.
Ceci dit, si elle est dans votre école l'année prochaine, et si vous êtes une équipe soudée, vous pourrez lui faire manger son chapeau pédagol, n'est-ce pas ?

Pour la question sur arabe dialectal et arabe classique, je poserai la question au professeur d'ELCO qui vient chez nous le mercredi.

Écrit par : chevreuil | 29 mai 2010

Hier dans une quincaillerie j'ai réussi à vexer l'employé qui me rendait la monnaie de travers, 10,03 - 2,63 = 7,37 selon lui ! Je lui ai fait remarquer que cela faisait 7,40 puisque je lui avais donné 3 centimes pour avoir un compte rond, je lui avais même proposé 10,13 pour qu'il me rende 7,50 mais cela dépassait ses capacités de calcul visiblement ! Et il ne s'agissait pas d'un de ces jeunôts de vingt ans formé par les nouvelles méthodes mais d'un solide gaillard de cinquante et quelques années ... voilà le résultat quand plus personne ne fait de calcul de tête !
Du coup il s'est mis à me sortir des sottises sans intérêt pour ne pas perdre la face ...

Écrit par : iPidiblue rendre la monnaie | 29 mai 2010

Nous formons une bonne équipe avec une bonne ambiance. Tout le monde bosse et a de l'humour. C'est déjà HENAURME.
Mais la majorité est quand même bien pédagole aussi. Nous sommes deux dans l'école à apporter des contenus "consistants" et à émettre des exigences quasi incontournables d'organisation et de méthodes. C'est assez peu. Toutefois, comme elle n'a aucun humour, elle risque fort de se retrouver isolée. Si je survis à cette immigration, je vous en raconterai les scories. :-)

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

La morale de ma fable : la mauvaise monnaie chasse la bonne !

Écrit par : iPidiblue rendre pièce pour pièce | 29 mai 2010

"Perrenoud, Astolfi , Meirieu, Peretti, Houssaye, Develay, Hameline, et bien d'autres, ont marqué l'histoire de la pédagogie ces trente dernières années".

Ecrit par : publicité racoleuse pour un ouvrage sans intérêt

Rectificatif : Perrenoud, Astolfi , Meirieu, Peretti, Houssaye, Develay, Hameline, et bien d'autres, ont marqué AU FER ROUGE l'histoire de la pédagogie ces trente dernières années.

Écrit par : Moot | 29 mai 2010

L'arithmétique est une science qui n'épargne la vanité de personne ! Dur, dur ....

Écrit par : iPidiblue rendre coup pour coup | 29 mai 2010

Comme disait Colette dans l'Enfant et les sortilèges : "Ciel ! c'est l'arithmétique ... "

Écrit par : iPidiblue l'Enfant et les sortilèges | 29 mai 2010

Plus précisément L'enfant s'écrie : Mon Dieu c'est l'arithmétique !

Écrit par : iPidiblue l'Enfant et les sortilèges | 29 mai 2010

une fois élucidés les mécanismes du code écrit, d'interroger leur dictionnaire mental pour accéder au sens de mots qu'ils ont appris à déchiffrer. (Bentolila)


Lorsqu'un enfant rencontre un mot inconnu ( qui ne fait donc pas partie de son dictionnaire mental), il y a, en fonction du type d'apprentissage reçu, deux attitudes possibles :
Exemple dans la phrase "le sol est aride", l'enfant ne connait pas la signification de l'adjectif "aride"

1)"Maitresse ça veut dire quoi ce mot là ?" ( il montre le mot du doigt). Le mot n'est pas prononcé ou prononcé de façon incorrecte, la présence du support écrit est donc indispensable pour que la maîtresse puisse répondre.
2) " Maitresse, ça veut dire quoi " a-ri-de"( le mot inconnu est prononcé sans erreur). L'élève peut alors poser la question sans le support du texte ; s'il n'a plus le texte devant les yeux, il peut en rentrant chez lui retrouver, de façon autonome, l'orthographe du mot pour pouvoir chercher dans un dictionnaire " pas mental" ...Un dictionnaire quoi !
Thierry

Écrit par : thierry venot | 29 mai 2010

Puisque nous sommes un blog de littéraires, je vais vous dire mon sentiment, la science est formatrice parce qu'elle nous apprend à intérioriser nos échecs alors que la rhétorique nous donne toujours des échappatoires.
La science nous permet de comprendre qu'il existe un monde extérieur dont les lois sont au-dessus de nous et dont nous ne sommes qu'une partie faillible éminemment.
Je ne vois pas ce qui pourrait la remplacer en tout état de cause en tant que force éducatrice.

On voit bien quand s'exprime un homme politique comme Nicolas Sarkozy les ravages que causent un moi hypertrophié qui prend le monde entier pour son miroir personnel ! Le résultat des courses c'est que toute son agitation brouillonne ne produit aucun résultat tangible sans que cela ne l'affecte en rien ! Hier encore je l'entendais dire après que la France ait obtenu l'euro 2016 qu'il s'en sentait honoré ! Comme si c'était lui qui était le centre de cette compétition ...

La liberté individuelle est directement issue de la conscience publique de nos limites individuelles. L'apparition de la science moderne au début du XVIIème siècle a puissamment contribué à nous faire passer du stade du subjectivisme particulier à l'objectivité universelle sans laquelle il n'y a pas d'état constitutionnalisé laïc.

Écrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

" Maitresse, ça veut dire quoi " a-ri-de" thierry venot

Aucun marmot ne demandera le sens de "taride" ?

Écrit par : nicolas | 29 mai 2010

correction : que "cause" un moi hypertrophié

Écrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

On pourrait d'ailleurs dire que la suraffirmation du moi qui est privilégiée dans la société contemporaine occidentale vient contredire le dur ascétisme de la science. Non pas qu'un homme de science ne puisse avoir un égo surdéveloppé mais il est obligé de tenir compte du réel et de l'opinion de ses collèges - ses pairs comme l'on dit - quand il affirme ce qu'il tient comme vérité scientifique et qu'il veut la publier. Il y a bien un processus d'apprentissage de la vérité partagée qui oblige à la rigueur morale.
Ce qui n'empêche pas les tentatives de tricheries et les erreurs collectives mais du moins les limite sérieusement.
La discipline collective de la science outrepasse nos limites individuelles.

Écrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

" Maitresse, ça veut dire quoi " a-ri-de" thierry venot

Aucun marmot ne demandera le sens de "taride" ?
Ecrit par : nicolas | 29 mai 2010

Si c'est "taride", c'est que ce n'est pas "tarrosé". À ce stade, les mots ne valent pas grand chose en eux-mêmes, sans le secours des choses. Bentolila dit qu'il faut enseigner le vocabulaire pour enrichir un dictionnaire "mental" et préconise les leçons de mots ( "un mot par jour" avait-il lancé) ; ce sont les choses qu'il faut enseigner.

Écrit par : guy morel | 29 mai 2010

Est-ce qu'une erreur collective peut se perpétuer malgré tout pendant longtemps ? Réponse, oui ! Par la force des habitudes et par l'avantage qu'il y a à ne rien changer plutôt que d'avoir à modifier toute la structure sociale qui l'accompagne.

Exemple : windows est un mauvais système d'exploitation informatique, tout le monde le sait ! mais ce système captif ou propriétaire est exploité par un si grand nombre de logiciels grands publics qu'il reste dominant depuis 20 ans dans le monde !
Ceci dit quasi tous les supercalculateurs scientifiques dans le monde utilisent Linux voire Unix dans certains cas et pratiquement aucun Windows.

Écrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

"Hier dans une quincaillerie j'ai réussi à vexer l'employé qui me rendait la monnaie de travers, 10,03 - 2,63 = 7,37 selon lui ! Je lui ai fait remarquer que cela faisait 7,40 puisque je lui avais donné 3 centimes pour avoir un compte rond, je lui avais même proposé 10,13 pour qu'il me rende 7,50 mais cela dépassait ses capacités de calcul visiblement ! Et il ne s'agissait pas d'un de ces jeunôts de vingt ans formé par les nouvelles méthodes mais d'un solide gaillard de cinquante et quelques années ... voilà le résultat quand plus personne ne fait de calcul de tête !
Du coup il s'est mis à me sortir des sottises sans intérêt pour ne pas perdre la face ...

Ecrit par : iPidiblue rendre la monnaie | 29 mai 2010
"

Ca alors, quelle aventure!!!!

Écrit par : ypuduku | 29 mai 2010

...ce sont les choses qu'il faut enseigner.

Ecrit par : guy morel | 29 mai 2010

Oui, mais: res per signa discuntur. (On apprend les choses par les signes. Augustin)

Écrit par : De Magistro | 29 mai 2010

Ca alors, quelle aventure!!!!

Ecrit par : ypuduku | 29 mai 2010


Ypuduku, je préfère un petit fait vrai et significatif à un grand discours théorique et publicitaire qui ne veut rien dire !

Écrit par : iPidiblue contre-publicité | 29 mai 2010

...ce sont les choses qu'il faut enseigner.

Ecrit par : guy morel | 29 mai 2010

Oui, mais: res per signa discuntur. (On apprend les choses par les signes. Augustin)

Ecrit par : De Magistro | 29 mai 2010

Et lycée de Versailles...

Écrit par : catmano | 29 mai 2010

"Je serai ravi de continuer à vous gonfler si vous ne vous décidez pas à essayer d'améliorer votre connaissance de la langue française gratuitement sur ce blog où s'expriment bien des personnes de qualité, jusqu'à ce que vous leur arriviez à la cheville.
Il y avait longtemps qu'on n'avait pas été désagréable avec moi, et cela commençait à me manquer. ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010 "

A votre service, gros prétentieux.

Écrit par : Anti p'tinain le retour | 29 mai 2010

On pourrait d'ailleurs dire que la suraffirmation du moi qui est privilégiée dans la société contemporaine occidentale vient contredire le dur ascétisme de la science. Non pas qu'un homme de science ne puisse avoir un égo surdéveloppé mais il est obligé de tenir compte du réel et de l'opinion de ses collèges - ses pairs comme l'on dit - quand il affirme ce qu'il tient comme vérité scientifique et qu'il veut la publier. Il y a bien un processus d'apprentissage de la vérité partagée qui oblige à la rigueur morale.
Ce qui n'empêche pas les tentatives de tricheries et les erreurs collectives mais du moins les limite sérieusement.
La discipline collective de la science outrepasse nos limites individuelles.

Ecrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

"De ceux qui ont été élevés et instruits jusqu'à vingt-cinq ans dans l'étude et la recherche de l'inutile, dans l'amour de l'art et de la science pure - dans la recherche de problèmes abstraits - quatre-vingts pour cent sont jusqu'à quarante-cinq ans des hommes désintéressés. (Après cela, ils deviennent pareils à tous les vieillards. Ils ne pensent plus qu'à eux-mêmes.) C'est cette espèce d'hommes que la Société doit former pour s'assurer un squelette. En aura-t-elle la force ?"
(Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.46, Éd. du Tambourinaire, 1962)

Écrit par : may the force be with you | 29 mai 2010

...ce sont les choses qu'il faut enseigner.

Ecrit par : guy morel | 29 mai 2010

Oui, mais: res per signa discuntur. (On apprend les choses par les signes. Augustin)
Ecrit par : De Magistro | 29 mai 2010

C'est donc par les signes que l'on apprend les choses. À condition que les choses soient là.

Écrit par : guy morel | 29 mai 2010

Oui enfin certains choses sont vérifiables et d'autres ne le sont pas ! Si Victor Hugo affirme : "Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ..." c'est invérifiable ! ni vrai, ni faux ... c'est très beau et purement rhétorique ! Qui peut contester la foi des héros morts ? Ils sont morts peut-être pour un chagrin d'amour ou bien pour aller chercher la toison d'or ou bien pour un mirage ou pour tout ce qu'on veut de grand et de poétique ou de mesquin et de bête ...

Écrit par : iPidiblue et les héros | 29 mai 2010

Hors sujet :
si vous ne l'avez pas déjà vu, un documentaire assez intéressant sur les effets des radiations sur le site de Tchernobyl...

http://videos.arte.tv/fr/videos/tchernobyl_une_histoire_naturelle-3224506.html

Écrit par : td | 29 mai 2010

" pô chir, comme disait Toto ;-) ) "

Ecrit par : catmano | 29 mai 2010

Il est mort ??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2010

"Paris, le 29 mai 1832
Mon cher ami,
J’ai fait en analyse plusieurs choses nouvelles.
(...)
Tu prieras publiquement Jacobi ou Gauss de donner leur avis, non sur la vérité mais sur l’importance des théorèmes.
Après cela, il y aura, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce gâchis.
Je t’embrasse avec effusion."
http://www.mathrix.org/LettreGaloisA4.pdf

"Ne pleure pas, j'ai besoin de tout mon courage pour mourir à vingt ans."
"Gardez mon souvenir, puisque le sort ne m'a pas donné assez de vie pour que la patrie sache mon nom."
http://www.galois-group.net/dupuy/trans1/texts/Hopital.txt

Et la postérité :
http://www.alainconnes.org/docs/galoistext.pdf

Écrit par : Eloge d'Evariste Galois | 29 mai 2010

Drôle d'erreur de Galois !

"Gardez mon souvenir, puisque le sort ne m'a pas donné assez de vie pour que la patrie sache mon nom."

S'il y a bien une légende mondiale des maths c'est lui ! En l'occurrence sa patrie spirituelle déborde largement la patrie de ses ancêtres !

Écrit par : iPidiblue et le culte des héros | 29 mai 2010

" pô chir, comme disait Toto ;-) ) "

Ecrit par : catmano | 29 mai 2010

Il est mort ??? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2010

Pour bonnet d'âne, virtuellement, oui !!! ;-)

Écrit par : catmano | 29 mai 2010

Sur le blog de Jean Luc Melenchon il ya un Toto qui fait autant de fautes sinon plus, est-ce le même ?

Écrit par : iPidiblue on a retrouvé Toto | 29 mai 2010

A votre service, gros prétentieux.

Ecrit par : Anti p'tinain le retour | 29 mai 2010
---
I only confess I am conceited, but not fat. :-)
1m75; 72 kg hiver comme été.
Dites-moi, Zorro, le vengeur masqué des Sciences de l'éducation outragées, quel est votre pseudo habituel sur ce blog ? Je doute que vous y veniez à visage découvert.
J'espère que vous avez une haute opinion de vous-même. :-)
Who else ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Anti p'tinain le retour :

Mesurez vous à quel point vous êtes méchant(e) ?
A cause de vous, Francis Peunin va se remettre à parler anglais.

Écrit par : Zorglub | 29 mai 2010

"Dites-moi, Zorro, le vengeur masqué des Sciences de l'éducation


Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010 "

C'est presque le point goldwin sur ce blog la reductio ad Merieurum!!!

Écrit par : Anti p'tinain le retour | 29 mai 2010

Un goldwinner alors ?

Écrit par : iPidiblue on a retrouvé Toto | 29 mai 2010

« après que la France ait obtenu [sic] l'euro 2016 »
iPidiblue | 29 mai 2010

« Il y a cinquante ans il y avait déjà des cancres ... l'invention n'est pas récente ! »
iPidiblue | 20 mai 2010

Écrit par : tailleboudin | 29 mai 2010

Il y a des fautes délicieuses que j'adore commettre et puis cela me vaut les remontrances de Tailleboudin sans lesquelles mon bonheur ne saurait être complet !

Écrit par : iPidiblue après que Tailleboudin l'a engueulé ! | 29 mai 2010

En l'occurrence sa patrie spirituelle déborde largement la patrie de ses ancêtres !

Ecrit par : iPidiblue et le culte des héros | 29 mai 2010

C'est aussi la conclusion de sa biographie, réalisée par M. Dupuy pour le centenaire de l'ENS :

"Du moins le tombeau ne l'a-t-il pas pris tout entier; les quelques pages qu'il a laissées ont suffi pour que la patrie sache son nom: sa vraie patrie, la plus belle et la plus large de toutes, celle où fraternisent nécessairement, dans les conceptions rigoureuses et profondes des Mathématiques, tant de nobles intelligences dispersées sur tous les points du monde. Si, comme il le disait, l'immortalité n'est que la trace laissée dans la mémoire des hommes, [Communiqué par M. G. Demante] il est assuré de l'immortalité tant qu'il y aura des hommes: ignoré de la foule, son nom est défendu contre l'oubli par l'admiration d'une élite; c'est pour elle que j'ai écrit cette étude, en souhaitant d'ajouter à l'admiration du génie quelque sympathie pour l'âme ardente, pour le coeur tourmenté et misérable, et de dresser enfin, à côté de ce nom qui ne représentait que des idées, la figure vivante d'un homme."

Écrit par : roma victor | 29 mai 2010

...Hier encore je l'entendais dire après que la France ait obtenu l'euro 2016 qu'il s'en sentait honoré ! Comme si c'était lui qui était le centre de cette compétition ...
..
Non,ipidiblue, il a dit:
.. nous sommes très heureux , nous sommes très honorés..
Nous ? Sans doute les Français , vous, lui, moi ?

Écrit par : honestytude | 29 mai 2010

Sur le blog de Jean Luc Melenchon il ya un Toto qui fait autant de fautes sinon plus, est-ce le même ?

Ecrit par : iPidiblue on a retrouvé Toto | 29 mai 2010

Je n'irai pas vérifier ! ;-)

A part ça, la France a eu "l'Euro" de football, mais, vu que cela se décidait à l'issue d'un grand oral, cela aurait été encore plus sûr d'y envoyer Zahia que Talonetto !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2010

Henry emporte la quaification au Mondial
Ribéry mène l'équipe à la toute récente victoire
Sarkozy emporte l'Euro 2016.
Vyve Zynedyne Yazyd Zydane !

Écrit par : i y hi hi | 29 mai 2010

J'étais en train de penser à vous en taillant un superbe ruminant....... ~_O"
Ecrit par : Carole | 29 mai 2010

Que peut tailler Carole à un ruminant ?

Voilà une fille sans doute ascendant taureau.

Écrit par : Jeremy | 29 mai 2010

Bakary Sagna , Gaël Clichy Anthony Réveillère
Abou Diaby , Yoann Gourcuff , Jérémy Toulalan
Sidney Govou, Thierry Henry , Franck Ribéry

Écrit par : i y hi hi | 29 mai 2010

ET ELLE SERA SANS DOUTE DANS NOTRE ECOLE L’ANNEE PROCHAINE ! AMBIANCE GARANTIE !!!!!

Ecrit par : nicolas | 29 mai 2010
---
Chère nicolas, ne vous laissez pas vampiriser par cette femme stupide !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Des nouvelles d'Adjani en Algérie:

http://www.ripostelaique.com/Chez-les-people-il-y-a-des.html

Écrit par : Amélie | 29 mai 2010

ET ELLE SERA SANS DOUTE DANS NOTRE ECOLE L’ANNEE PROCHAINE ! AMBIANCE GARANTIE !!!!!

Ecrit par : nicolas | 29 mai 2010
---
Chère nicolas, ne vous laissez pas vampiriser par cette femme stupide !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010

Sage conseil de résistance. N'accordons à quiconque ce genre de victoire.

Écrit par : Marilyse | 29 mai 2010

""Dites-moi, Zorro, le vengeur masqué des Sciences de l'éducation


Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 mai 2010 "

C'est presque le point goldwin sur ce blog la reductio ad Merieurum!!!

Ecrit par : Anti p'tinain le retour | 29 mai 2010

Un goldwinner alors ?

Ecrit par : iPidiblue on a retrouvé Toto | 29 mai 2010
"


http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

Écrit par : L'ignorant | 29 mai 2010

En cas d'oxydon-reductio ad Hitlerum, il convient en effet de chlore le débat !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2010

Pendariès est ravi!
Ce sont des nouvelles pour les copines et copains du blog.

Travailler pour la Comédie du Livre sur le stand des auteurs américains me permet d'entendre; "Passe à la maison, si tu veux!" (San Francisco, Montana, etc.), "Je vais te présenter à des copains écrivains canadiens"; je bois dans des bars à vins avec l'auteur de "Harlem", Eddy Harris (un géant sympa!), et avec l'un des dessinateurs de Batman, Spiderman, Hulk, Daredevil (pour les connaisseurs), Tim Sale: http://www.timsale1.com/. Je me dis que sous ce tels auspices, mon année de dispo ne pourra être qu'excellente! Na! Morts aux cons du système!

Écrit par : Pendariès | 30 mai 2010

SpiderPenda bravo ! vous tissez vos toiles dans les mondes lointains ...

Écrit par : iPidiblue et les superhéros | 30 mai 2010

Pendariès, petit bras ...

Pourquoi seulement ceux du système ?

Écrit par : Zorglub | 30 mai 2010

Les commentaires sont passionnés en tous cas ...

Écrit par : iPidiblue liberté égalité saloperies | 30 mai 2010

Oui, Ipidi, j'en ai mis un petit aussi...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Je viens de le lire ! Il est clair que la philosophie "Coluche" reprise par Jean Marie Bigard et saluée comme il se doit par Nicolas Sarkozy si elle est adaptée pour réussir dans le spectacle style du pétomane et toucher les masses et beaucoup moins idoine si l'on veut devenir professeur au Collège de France et spécialiste en physique quantique !

Depuis les années soixante, le style décontracté venu de la côte Ouest des Etats-Unis et des campus californiens comme Stanford a prévalu dans l'enseignement supérieur maintenant il n'en reste pas moins que ces enseignants en jeans et polos sont quand même des bosseurs et s'ils permettent le tutoiement des élèves, ils ne vont quand même jusqu'à accepter de se faire cracher au visage !

Il y a un style social propre à chaque milieu, et il ne faut pas confondre Hollywood et Harvard, le rue Saint-Denis et la rue des Ecoles !

La difficulté vient qu'en politique il faut toucher tous les milieux et parler le langage de chacun ... on sait que l'avocat Sarkozy est un expert du mal-parler, je suis moins sûr qu'il soit très respectueux du beau langage !

Écrit par : iPidiblue liberté égalité et choucroute | 30 mai 2010

Tiens ! je voudrais rajouter un petit paragraphe à mon laïus précédent, on peut user d'un très beau langage comme Chateaubriand et avoir une pensée indigente ! Donc le langage ne doit pas être un cache-misère.
Il faut bien comprendre que la nécessité d'un bagage technique important dans des métiers pointus nécessite un vocabulaire spécifique et que l'on peut y délaisser le langage fleuri et poétique ...
Nous ne sommes plus à l'époque de Molière ... les médecins aujourd'hui connaissent moins de latin mais doivent connaître beaucoup de choses dans des domaines fondamentaux pour leur discipline comme la biologie moléculaire ou les arcanes de la chimie organique.

Écrit par : iPidiblue et les médecins de Molière | 30 mai 2010

L'évolution des choses fait que le savoir est compartimenté et que les langages spécifiques se développent sans ponts communs ! On peut le regretter mais c'est ainsi ... si vous mettez face à face un mathématicien et un physicien il y a de grandes chances pour qu'ils n'aient rien à se dire !
La culture générale, l'amour des belles choses est là justement pour permettre un semblant de communication entre gens que tout éloigne dans leur vie professionnelle... ce sont des ornements de l'esprit.

Ou alors on fait comme les démagogues style l'actuel président on met en avant un sport populaire comme le football ... mais les échanges s'ils sont passionnés ne peuvent être que d'un niveau très basique !

Écrit par : iPidiblue et les ornements de l'esprit | 30 mai 2010

Si vous vous intéressez au parcours de grands comiques en leur temps, comme Bourvil et Coluche, vous vous apercevez qu'ils sont de modeste origine et ont eu tous deux fils.
Les fils de Bourvil sont l'un avocat et député et l'autre professeur de finances en Sorbonne et à l'ESCP.
Les fils de Coluche sont l'un acteur de seconde catégorie et l'autre vit des rentes de son père.
Les deux fils de Louis de Funès lui aussi pauvre à l'origine sont l'un pilote d'avion de ligne et l'autre médecin urologue.
On voit bien que entre le jemenfoutisme de Coluche comme père (qui se droguait en plus) et le caractère sérieux voire sévère des pères de famille Bourvil et de Funès, les effets ne sont pas les mêmes ... on juge l'arbre à ses fruits !

Écrit par : iPidiblue question de génération | 30 mai 2010

Erreur : Patrick de Funès est médecin radiologue !

Écrit par : iPidiblue question de génération | 30 mai 2010

Tiens, Ipidiblue a créé son propre blog. C'est une bonne idée.

Mais pourquoi l'a-t-il installé à l'adresse du blog de Jean-Paul Brighelli ?

Écrit par : Jeremy | 30 mai 2010

Je suis comme vous le voyez extrêmement réservé vis à vis du culte organisé autour de la personnalité de Coluche, culte dont Jacques Attali est un des garants les plus officiels.

Écrit par : iPidiblue question de génération | 30 mai 2010

Jérémy,

Je profite du silence provisoire de Jean Paul Brighelli ... mais ne vous inquiétez pas il va revenir !

Écrit par : iPidiblue sacré Jérémy | 30 mai 2010

Quand même, Ipidi, comparer Coluche et Bigard...
Pourquoi pas Chopin et Claydermann, pendant que vous y êtes ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Christophe,


Je ne déteste pas Coluche comme acteur ! Ni même je hais Bigard. Je suis gêné par le caractère officiel que l'on donne à leur popularité ! Je ne suis pas de mon temps probablement ... je ne vois pas bien ce que ces deux comiques peuvent apporter à la politique française hormis un soi-disant supplément d'âme face à la conduite austère des technocrates mais il me semble que sous la IIIème République on ne faisait pas appel à Raimu pour justifier une politique sociale et que De Gaulle ne demandait pas à Jean Gabin de soutenir sa vision du monde hostile au monde bipolaire de l'époque !

Ma mère disait que j'étais vieux jeu ... ce doit être cela !

Écrit par : iPidiblue vieux jeu | 30 mai 2010

Jérémy,

Je profite du silence provisoire de Jean Paul Brighelli ... mais ne vous inquiétez pas il va revenir !

Ecrit par : iPidiblue sacré Jérémy | 30 mai 2010

Vous n'avez pas le monopole du choeur !

Écrit par : My heart belongs to daddy | 30 mai 2010

Ainsi, selon ipidibule la pensée de Chateaubriand serait indigente. It takes one to know one...

Écrit par : Cadichon | 30 mai 2010

@ Amélie
Adjani et Juliette sont d'origine berbère, ceci explique peut-être cela!
J'en profite pour recommander Juliette à ceux qui ne la connaîtraient pas. Très beaux textes, belle voix!

Écrit par : retraitée | 30 mai 2010

Je profite du silence provisoire de Jean Paul Brighelli ... mais ne vous inquiétez pas il va revenir !

Ecrit par : iPidiblue sacré Jérémy | 30 mai 2010

Sans doute JPB s'est-il retiré dans un quelconque monastère pour méditer le discours prononcé par le Président de la Républaïque française, jeudi 27 mai?

Extraits:

"C’est vous dire combien je trouve légitime votre demande de voir reconnaître les diplômes délivrés par l’enseignement supérieur protestant et fixer la liste de leurs équivalences comme cela a été fait pour l’enseignement supérieur catholique. Je souhaite qu’un groupe de travail soit rapidement constitué pour faire des propositions en ce sens au Gouvernement.


Mesdames et Messieurs,

Alors que l’économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde, un profond besoin d’éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l’épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible tant elles sont dépositaires ensemble d’une partie essentielle de la sagesse humaine".

Écrit par : Buntov | 30 mai 2010

Ainsi, selon ipidibule la pensée de Chateaubriand serait indigente. It takes one to know one...

Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2010

Je résume les trois mille pages des "Mémoires d'Outre-Tombe" : "Tout tombe ! Seule l'âme immortelle subsiste ..."

Oui effectivement le ramage de Chateaubriand est très beau mais sa pensée est loin d'avoir la richesse de celle de Montesquieu, est-ce vraiment un scoop ?

Écrit par : iPidiblue mémoires du petit jour | 30 mai 2010

"Quand même, Ipidi, comparer Coluche et Bigard...
Pourquoi pas Chopin et Claydermann, pendant que vous y êtes ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010
"

Et comparer Coluche et Mozart???

Écrit par : MDK | 30 mai 2010

"Et comparer Coluche et Mozart???"

Ecrit par : MDK | 30 mai 2010

Je ne pense pas que ça puisse venir à l'idée de qui que ce soit...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

"J'en profite pour recommander Juliette à ceux qui ne la connaîtraient pas. Très beaux textes, belle voix!"

Ecrit par : retraitée | 30 mai 2010

Quand même, retraitée, on ne vit pas sur l'ile déserte... Même si on l'entend moins que Benjamin Biolay...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Quand même, retraitée, on ne vit pas sur l'ile déserte... Même si on l'entend moins que Benjamin Biolay...

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Noon, pas lui !
C'est trop cruel !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 30 mai 2010

Cel fait quand même neuf jours que nous sommes Grippés, il serait bon de sortir le nez du lit ?

Écrit par : iPidiblue mémoires d'un grippé | 30 mai 2010

Exemple : windows est un mauvais système d'exploitation informatique, tout le monde le sait ! mais ce système captif ou propriétaire est exploité par un si grand nombre de logiciels grands publics qu'il reste dominant depuis 20 ans dans le monde !

Ecrit par : iPidiblue la force éducatrice | 29 mai 2010

Totalement hors sujet, mais j'aimerais néanmoins ajouter deux, trois choses à cela. Même si ce que vous dites est on ne peut plus vrai, windows a néanmoins un avantage "de poids" par rapport à linux (et c'est un adepte de linux qui parle ;-) ): même le plus nul des "noobs" peut s'en servir. Pour ce qui est de linux, même si certaines distributions telles que Ubuntu sont de plus en plus simples d'utilisation, ce n'est pas encore aussi simple, installer un logiciel, le paramétrer et l'utiliser demande quand même un minimum de connaissance qui rebutent souvent le novice.
Deuxième inconvénient: le matériel récent et les portables ne sont pas toujours très bien supportés.

A l'inverse, le manque de flexibilité et d'efficacité de windows (la console DOS windows fait bien pâle figure face à celle de linux) devient très vite extrêmement frustrant lorsqu'on est habitué à linux.
Une solution reste néanmoins d'avoir sous la main un spécialiste administrateur qui se chargera de tout (et dans ce cas utiliser linux devient aussi simple que windows)... ou d'utiliser les deux OS conjointement.

Écrit par : Julien | 30 mai 2010

"un minimum de connaissances qui rebute"

Écrit par : Julien | 30 mai 2010

"deviennent vite", les lendemains de fêtes nuisent gravement à la grammaire ;-)

Écrit par : Julien | 30 mai 2010

Julien,

En fait ce qui m'intéressait dans l'exemple choisi de windows c'est comment une "structure d'erreur" comme on dit en probabilités se perpétue à travers le temps, pour des raisons d'économie, de facilité relative, de paresse collective ou toute autre raison, même si on la reconnaît pour telle !

Ceci dit il arrive qu'une erreur majeure, un bug de la société, passe inaperçue pendant très longtemps et c'est tout un autre problème !

Écrit par : iPidiblue structure d'erreur | 30 mai 2010

Degraissage définitif du Mammouth, pour ne pas dire nettoyage à sec :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3792
Les TZR apprécieront tout particulièrement

Écrit par : Françoise Guichard | 30 mai 2010

Mesdames et Messieurs,

Alors que l’économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde, un profond besoin d’éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l’épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible tant elles sont dépositaires ensemble d’une partie essentielle de la sagesse humaine".

Ecrit par : Buntov | 30 mai 2010

On ne saurait dresser constat plus sévère de la faillite du politique. Quant à la spiritualité, c'est la placer bien bas que de la réduire à un "supplément d'âme" de la dérégulation généralisée (il est vrai que le président parle de "religion").

Écrit par : Robin | 30 mai 2010

Que voulez-vous Robin certains confondent la métaphysique et le tiroir-caisse, le ciel a de ces arrangements !

Écrit par : iPidiblue le ciel peut attendre | 30 mai 2010

Julien,

En fait ce qui m'intéressait dans l'exemple choisi de windows c'est comment une "structure d'erreur" comme on dit en probabilités se perpétue à travers le temps, pour des raisons d'économie, de facilité relative, de paresse collective ou toute autre raison, même si on la reconnaît pour telle !

Ecrit par : iPidiblue structure d'erreur | 30 mai 2010

De la paresse, oui sans doute, mais en règle général j'observe surtout de la peur de l'inconnu: c'est ce qui ressort le plus souvent j'ai les novices; windows = on connaît bien donc pas de soucis (quoique... au premier bug, rien ne va plus), linux = on ne connaît pas donc ça fait peur.

Écrit par : Julien | 30 mai 2010

De la paresse, oui sans doute, mais en règle général j'observe surtout de la peur de l'inconnu: c'est ce qui ressort le plus souvent j'ai les novices; (Julien)

Vous formez des novices, frère Julien ?
"No vices", si je puis me Père Maître.

Écrit par : Robin | 30 mai 2010

Les TZR apprécieront tout particulièrement
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 mai 2010

Ils apprécient déjà. Les préconisations du MEN vont dans le sens de ce que l'on observe déjà depuis quelques années.

"Contexte : mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013, sans dégrader les performances globales."

"Réduction du besoin de remplacement :
- réduction du besoin de remplacement
- ouverture du vivier de remplacement"

"Optimisation du remplacement :
- réduction des pertes de potentiel
- amélioration du rendement des TZR"


Ce qui signifie toujours plus de TZR affectés à l'année sur des BMP. Gain double : Pas d'indemnités de remplacement à payer et aucune période pendant laquelle on paye le TZR à ne rien foutre. Quant aux remplacements, ils seront effectués par des non-titulaires (l'"ouverture du vivier").

Écrit par : TotoWeininger | 30 mai 2010

J'ai trouvé une nouvelle fonction pour Meirieu ( "le primate des Gaules") qu'il s'attribue lui-même dans le livre "Anthologie des textes clés en pédagogie".
C'est un "bricoleur dans l'intermédiaire".
C'est-à-dire qu'il " s'ingénie à construire une arche entre l'enfant et le savoir".

Je vous assure que ce bouquin est très instructif : c'est tellement poétique qu'on comprend que Natacha Polony, complètement bluffée, ait parlé de son "lyrisme béat".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 mai 2010

Du 17 au 21 mai, j'ai participé au congrès national du Snetaa, le premier syndicat représenté dans les filières professionnelles. Les débats ont été riches, et les participants ont tenté d'apporter des réponses concrètes aux problèmes de l'école, en tenant compte des évolutions du terrain. Par exemple, sur le conseil pédagogique :


« Le congrès du Snetaa-eil s’oppose à toutes les tentatives visant à doter les chefs d’établissements de pouvoirs supplémentaires dans le cadre du conseil pédagogique et rappelle qu’il ne doit en aucun cas se substituer à la commission permanente et au conseil d’administration composés d’élus des représentants des personnels. […]

Le Snetaa-eil dénonce la désignation des membres du conseil pédagogique par le chef d’établissement les mettant ainsi sous tutelle et demande que ceux-ci soient désignés par leurs collègues dans chaque discipline, sur la base du volontariat.

[…]

Par ailleurs, il s’agit de la création d’une hiérarchie intermédiaire pouvant devenir un moyen supplémentaire de pression vis-à-vis des enseignants et un frein à la liberté pédagogique pourtant garantie par le code de l’éducation. » (Motion Pédagogie)

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 mai 2010

Sur les violences scolaires, exemple de motion :


« Le Snetaa-eil dénonce l’absence d’écoute des enseignants de la part de leur hiérarchie, notamment lorsqu’ils ont des propositions à faire au sein de leur classe et de leur établissement pour lutter contre la violence. Il dénonce aussi la démagogie qui règne parfois au sein des services de vie scolaire. […]

Le congrès du Snetaa-eil dénonce la composition du conseil de discipline et la mainmise sur cette instance par les chefs d’établissement, ce qui ne leur permet pas de faire appliquer les sanctions qui leur semblent nécessaires et les décrédibilisent. Par ailleurs, le congrès constate l’absence d’efficacité des sanctions avec sursis. En effet, elles ont comme conséquence l’instauration d’un rapport de force constant qui use les enseignants. Le Snetaa-eil est d’accord pour redonner du sens aux sanctions mais exige que la parole des enseignants soit écoutée. » (Motion Pour une école sans violence)


Le harcèlement pratiqué par l'administration sur les personnels a aussi largement été abordé. Les infos qui remontent de plusieurs académies indiquent que c'est bien en train de devenir un problème de fond, et que le phénomène prend de l'ampleur.

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 mai 2010

Quant aux remplacements, ils seront effectués par des non-titulaires (l'"ouverture du vivier").

Ecrit par : TotoWeininger | 30 mai 2010

Je dirais même "sont effectués par des non-titulaires", car force est de constater que tel est dejà le cas. Dans mon collège ZEP, les trois derniers remplacements, dans trois matières différentes, ont été assurés par des contractuels. Bien entendu, ils ne parvenaient pas à gérer les classes et ont été remerciés au bout d'un mois de bons et loyaux services! Vive la France! Pour dissiper toute ambiguïté, je précise que je n'en veux nullement aux contractuels mentionnés ci-dessus mais terriblement aux bureaucrates qui, n'ayant eux-mêmes jamais enseignés, envoient des gens dépourvue de toute formation au casse-pipe dans de pareilles conditions! Vu l'évolution de la situation, il est à craindre que de telles difficultés se multiplient dans tous les établissements. Peut-être même ne sommes-nous plus très loin du jour où la présence d'un enseignant titulaire d'un concours dans un établissement provoquera la stupéfaction générale, tant ce cas de figure sera devenu exceptionnel?

Écrit par : alain | 30 mai 2010

""No vices", si je puis me Père Maître."

Ecrit par : Robin | 30 mai 2010

"père mettre", même, par les temps qui courent...
Ou même: "paires mettre".

Écrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Quand même, retraitée, on ne vit pas sur l'ile déserte... Même si on l'entend moins que Benjamin Biolay...
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Oué, ben faites un sondage hors de ces murs...

Écrit par : Jeremy | 30 mai 2010

Vous formez des novices, frère Julien ?
"No vices", si je puis me Père Maître.

Ecrit par : Robin | 30 mai 2010

Oups, bon je file me coucher parce que là, je ne sais même plus ce que j'écris :-( (en l'occurrence, je voulais dire "chez les novices").

Écrit par : Julien | 30 mai 2010

Alain,

Entièrement d'accord avec vos craintes relatives aux contractuels.
C'est la grande marche vers la précarisation des personnels, qui risque encore d'être accentuée avec la masterisation : faute d'enseignants titularisés à Bac +5, on recourera de plus en plus aux vacataires, sous-payés (et que d'économies pour l'Etat-voyou!). Même dans le privé, au bout de quelques années, un CDD laisse place à un CDI... Services ou sévices publics?

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 mai 2010

@ iPidiblue structure d'erreur

Finalement, ce sont les deux fils de Coluche qui s'en sortent le mieux.

Ils ne sont pas obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins.

Écrit par : FB | 30 mai 2010

Mesdames et Messieurs,

Alors que l’économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde, un profond besoin d’éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l’épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible tant elles sont dépositaires ensemble d’une partie essentielle de la sagesse humaine".

Ecrit par : Buntov | 30 mai 2010

Il doivent avoir un truc pour dire des choses comme ça en gardant leur sérieux ("le capitalisme en quête de morale" ouaff !!!!!!!!!!!!)

Écrit par : Robin | 31 mai 2010

Robin,


Quand Sarkozy commande un discours à ses nègres, il leur dit, mettez des mots bling-bling qu'on ne comprend pas mais qui sonnent bien fort !

Écrit par : iPidiblue le nègre du président | 31 mai 2010

Quand Sarkozy commande un discours à ses nègres, il leur dit, mettez des mots bling-bling qu'on ne comprend pas mais qui sonnent bien fort !

Ecrit par : iPidiblue le nègre du président | 31 mai 2010

Comme disait mon vieux père, ça s'appelle "raisonner comme un tambour"...

Écrit par : Françoise Guichard | 31 mai 2010

Allez, un petit coup de Bernstein, pour attaquer la semaine

http://www.youtube.com/watch?v=422-yb8TXj8

Ne me dites pas que j'ai mauvais goût, tant pis, j'adore ça.

Écrit par : Françoise Guichard | 31 mai 2010

Mesdames et Messieurs,

Alors que l’économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde, un profond besoin d’éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l’épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible tant elles sont dépositaires ensemble d’une partie essentielle de la sagesse humaine".

Ecrit par : Buntov | 30 mai 2010

« La misère religieuse est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple ». Karl Marx, Traduction de Maximilien Rubel, pour la Pléiade-Gallimard

Écrit par : Robin | 31 mai 2010

""No vices", si je puis me Père Maître."

Ecrit par : Robin | 30 mai 2010

"père mettre", même, par les temps qui courent...
Ou même: "paires mettre".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2010

Trop profond ! ;O))

Écrit par : Robin | 31 mai 2010

Ne me dites pas que j'ai mauvais goût, tant pis, j'adore ça.

Ecrit par : Françoise Guichard | 31 mai 2010

Certainement pas ! D'ailleurs pour reprendre Christophe Sibille, il faut voir Bernstein diriger, ça vaut le détour:

http://www.youtube.com/watch?v=p-i0IXn9M6Q&feature=PlayList&p=A99A169BDF93EBC1&playnext_from=PL&index=1&playnext=1

Je ne me souviens malheureusement plus des références du DVD correspondant :-(.

Écrit par : Julien | 31 mai 2010

Françoise, j'adore Bernstein, MEME comme compositeur... Mais je l'admire encore plus comme chef... Et comme pianiste !!! ;-)

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=14282955984613763792&ct=res&cd=1&ved=0CBUQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DxjdAyy1xatA&rct=j&q=leonard+bernstein+concerto+de+ravel&ei=zEcDTKyQDI2i0gTItp33Ag&usg=AFQjCNH6NnxAQdgkBg_hIYxEcEIFrPBmsA

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mai 2010
---
Moi aussi, Christophe.
Je l'ai entendu et vu à la télé vers 1980 diriger Rhapsodie in blue et Un Américain à Paris (oui, oui, ce n'est pas de lui mais de Gershwin) tout en jouant au piano.
Quant à la musique qu'il a composée, elle était résolument située dans l'époque des années 1960, me semble-t-il, et je la trouve excellente quoique typée dans un genre qui ne m'emballe pas.
J'ai entendu "West Side Story" chanté (notamment) par Kiri Te Kanawa et Placido Domingo.
Avec ces chanteurs d'opéra on découvre mieux la beauté de cette musique qu'avec des interprètes qui ne chantent pas d'opéra. Je reconnais à ces derniers un talent indéniable et leur interprétation très honorable respectable, et plus vivante parce que moins léchée que par les chanteurs d'opéra.
Cette œuvre (West Side Story) est un "musical", je crois que c'est le terme en anglais. Cela correspond approximativement aux opérettes classiques chantées par des chanteurs ayant de belles voix, chantant de manière soignée mais avec une puissance vocale moindre que celles des chanteurs de grands opéras. Dans le film "West Side Story" on entend de telles voix. Et c'est très bien.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 mai 2010

Chers féaux,
J'arrive à l'instant de Corse où j'étais parti travailler (mais si !).
D'ailleurs, pour preuve :
http://www.corsematin.com/ra/corse/256865/bastia-quand-francois-berleand-fait-main-basse-sur-une-ile
Je lis dans la matinée tout ce qui s'est écrit depuis trois jours — en espérant qu'il n'y a pas d'horreurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 mai 2010

J'ai entendu "West Side Story" chanté (notamment) par Kiri Te Kanawa et Placido Domingo.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 mai 2010

Il y a aussi la version chantée par Kiri Te Kanawa et José Carreras (dont les répétitions ont été enregistrés, cf. le lien que j'ai posté plus tôt). Cette version, moins "musical" que l'original et généralement moins bien connue, offre une interprétation très différentes de l'original (par exemple, "I like to live in America"; si je me souviens bien ce morceau est chanté par le chœur des femmes et celui des hommes - les hommes répondant aux femmes - dans la version d'origine, alors qu'ici il est chanté exclusivement par le chœur femme).

Ps: j'ignorais qu'il existait également une version avec Placido Domingo... je prends note ;-)

Écrit par : Julien | 31 mai 2010

Quel coquin ce Brighelli ! Il fait une cure de silence afin de soigner son ramage ...

Écrit par : iPidiblue et le nègre du Grip | 31 mai 2010

Pour ceux que ça intéresse:

http://www.amazon.fr/L%C3%A9onard-Bernstein-dirige-Story-Int%C3%A9grale/dp/B000009ON5

Écrit par : Julien | 31 mai 2010

On a été très sage pendant trois jours, il faut dire que Maître Francis Penin nous surveillait avec une longue patience ! Même Dobolino et moi on ne s'est pas presque pas crêpé le chignon ...

Écrit par : iPidiblue et la longue baguette de Maître Francis Penin | 31 mai 2010

Ceci explique peut-être ma présence chez JPB et mon amitié pour lui malgré ses criants défauts ?

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2010

Qu'est-ce que c'est que cette rumeur infondée ?
JPB
Sans déc, j'ai accordé "colloques" au féminin ? J'ai dû écrire un autre mot, le remplacer, et laisser l'adjectif.
Quant à l'(idée que je pourrais faire disparaître le post qui me signalait l'erreur, elle est fichtrement baroque.
(Le correcteur orthographique me refuse "fichtrement" — il est correct à tous les sens du terme…).
Et je viens de vérifier : "foutrement" aussi est refusé… Ça ne m'étonne pas — mon Mac a un de ces surmoi… (sans s…)

Écrit par : brighelli | 31 mai 2010

C'est quoi la rumeur infondée ?

Écrit par : dobolino | 31 mai 2010

C'est quoi la rumeur infondée ?
Ecrit par : dobolino | 31 mai 2010

Cette histoire de prétendus "défauts"… Peuh ! Mon ex aussi prétendait ça — qui veut noyer son chien…
JPB
PS. Tiens, ça ne ferait pas un mauvais titre, "Qui veut noyer son chien", pour qui voudrait raconter jusqu'où peuvent aller les inconséquences féminines…

Écrit par : brighelli | 31 mai 2010

Un peu d'humour ce matin, l'actualité l'exige.
un West side story moyen oriental :
http://www.marianne2.fr/Marianne2-fait-son-cinema-Un-West-Side-Story-israelo-palestinien_a193336.html

Écrit par : philippe | 31 mai 2010

Conseils d'un professeur à ses élèves !!!

"" lundi 31 mai 2010
12 conseils pour planter votre soutenance de stage
1- Maudissez, jurez et vilipendez.

Ne testez pas votre ordinateur, votre clé USB, votre vidéo projecteur avant la présentation.
Cela vous permettra de vous lâcher en insultes et grossièretés devant un jury médusé.


2-Ne soignez pas votre aspect physique.

Le cheveux gras, l'haleine fétide: rien de mieux pour séduire un public d'enseignants
et de professionnels.

3- Ne répétez pas votre présentation.

Vous êtes doué.
Pas besoin de répéter.
Vous savez que la clé de la réussite d'une soutenance est la préparation préalable.
Que Répéter la présentation est indispensable.
Vous savez aussi que:
"Pour que celle-ci soit fluide, détendue et naturelle le moment venu,
l'étudiant devra la répéter autant de fois que nécessaire".
Mais vous n'êtes pas "l'étudiant".
Vous êtes doué.

La répétition vous est donc inutile.
Car, d'instinct vous maîtrisez le contenu de votre exposé.
D'instinct, vous vous rôdez à la manipulation des fiches,
à l'utilisation des appareils et des supports.
D'instinct vous savez régler le débit de votre voix,
les transitions, les effets d'annonce et la durée de votre présentation.

4-Avalez vos mots, bafouillez, regardez vos pieds.

Ne prenez surtout pas de recul, mettez vous une pression monumentale (pas la bière).
Parlez d'une voix d'enfant accroché aux jupes de sa maman.
Devenez timide alors que vous ne l'êtes pas
pour amadouer un jury composé d'enseignants
avec lesquels vous avez passé deux ans!
Enfin, regardez vos pieds ...
Comme ils sont beaux.
Et, parlez à vos pieds.
C'est important. Ils sont toujours là pour vous.
Les enseignants, eux, les ingrats, ne sont là que pour le jury.

5-Léchez l'écran, Admirez votre powerpoint, Dieu des projections.

Vous avez réalisé un powerpoint.
Votre bébé numérique est là sous vos yeux.
Découvrez le en même temps que le jury.
Ébahi, envahi par l'émotion, touchez le, admirez le.
Puis, accrochez vous à lui. Ne le quittez pas des yeux.
Vous tournez le dos au jury?
Pas grave!
Il est si beau "Votre" powerpoint, finalisé de préférence dans la nuit.


6-Ne démontrez pas que vous savez utiliser
les principes fondamentaux dispensés durant la formation.

La soutenance doit permettre à l'étudiant de démontrer qu'il a intégré, compris
et qu'il sait utiliser tous les principes fondamentaux dispensés durant sa formation.
Seront également évalués ses aptitudes à communiquer en public,
son esprit de synthèse et sa maîtrise du sujet.
Mais, Vous, vous avez choisi de modifier les règles des soutenances de rapport de stage.
Vous dépoussiérez et réinventez l'exercice.
Vous avez choisi de Ne pas démontrer que vous savez utiliser les principes fondamentaux dispensés durant la formation.


7-Abrégez tout. Ne vulgarisez rien. Ne faites pas de lien avec les cours des enseignants présents.


Soyez technique. Le plus technique possible.
Après tout, votre enseignant en communication et votre prof de Droit sont des "pros" du C++, Java, PHP...
Puis, le langage de programmation est un code de communication,
permettant à un être humain de dialoguer avec une machine en lui soumettant des instructions
et en analysant les données matérielles fournies par le système.

Enfin, n'évoquez pas un seul point du cours de communication.
Votre enseignant en communication est là.
Il vous écoute avec attention évoquer la refonte complète du site web
réalisé en stage.
Vous risqueriez de la flatter en évoquant un point, le point, du cours que vous avez retenu.

8- Trouvez des coupables à tous vos maux et vos mots.


Si votre soutenance n'est pas à la hauteur,
c'est parce que:

1. Votre formation était: incomplète.
2. Votre maître de stage en entreprise est: incompétent.
3. Le fonctionnement de l'entreprise est: incongru.
4. Vos parents ont fait de vous: un incompris.
5. Votre meilleur ami devait vous faire le powerpoint et il s'est barré: incognito.


9- Faites étalage de votre connaissance avec prétention.

Vous savez tout. D'ailleurs, ne l'aviez vous pas fait remarquer en cours.
Vous n'aviez même pas besoin de venir.
Étalez donc vos connaissances et ne croyez pas ce que la sagesse populaire dit:
"La culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale"
Enfin, oubliez que c'est votre capacité à utiliser vos connaissances
et à les appliquer intelligemment dans une situation donnée qui sera évaluée.

10- Ne présenter pas les compétences et l'expérience acquises

Le stage est une véritable opportunité d'apprentissage professionnel: balivernes!
Au cours de sa soutenance, vous devrez répondre aux attentes pédagogiques
mais également montrer qu'il vous avez su saisir cette opportunité en découvrant
un domaine d'activité ou un métier, en vous forgeant des compétences particulières...
Bref, en préparant votre métier ou votre carrière professionnelle future.
Re-balivernes!
Vous étiez bon avant. Vous êtes bon maintenant.

11- Soyez hors délais et sentez vous agressés.

Ne respectez pas les règles de temps de présentation.
Sur les conseils de l'une de mes étudiantes (S.A), j'ajouterai:
Ne regardez pas l'heure de la soutenance,
Venez quand cela vous chante.

Puis, à chaque question d'un enseignant, dites vous bien
que c'est un interrogatoire, un complot.
Et, qu'il vous veut du mal.


12- Ne remercier pas le jury pour son attention et Terminez sur une note négative.
C'est ce que l'on retiendra de vous.""

Écrit par : Maminou | 31 mai 2010

"PS. Tiens, ça ne ferait pas un mauvais titre, "Qui veut noyer son chien", pour qui voudrait raconter jusqu'où peuvent aller les inconséquences féminines…"

Ecrit par : brighelli | 31 mai 2010

Et, pour les incontinences, "qui veut noyer sa chatte???"
Bon, je sors.

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mai 2010

De toute façon, vu que je manque de la plus élémentaire féminité, je ne peux en aucun cas être inconséquente. Et toc !

Écrit par : dobolino | 31 mai 2010

Christophe, je ne pensais pas à vous, bien sûr, mais j'ai eu maintes fois l'occasion de vérifier que des profs de prépa et des universitaires très cultivés ignoraient l'existence de Juliette, alors pourquoi pas certains intervenants du blog? Idem pour Arno, que j'appréciais il y a beau temps, et que certains découvrent aujourd'hui!

Écrit par : retraitée | 31 mai 2010

Il y a aussi la version chantée par Kiri Te Kanawa et José Carreras (dont les répétitions ont été enregistrés, cf. le lien que j'ai posté plus tôt). Cette version, moins "musical" que l'original et généralement moins bien connue, offre une interprétation très différentes de l'original (par exemple, "I like to live in America"; si je me souviens bien ce morceau est chanté par le chœur des femmes et celui des hommes - les hommes répondant aux femmes - dans la version d'origine, alors qu'ici il est chanté exclusivement par le chœur femme).

Ps: j'ignorais qu'il existait également une version avec Placido Domingo... je prends note ;-)

Ecrit par : Julien | 31 mai 2010
---
Julien, je me suis peut-être trompé ! Carreras est espagnol aussi, et j'ai pu me tromper (dites-le-moi, SVP, si vous apprenez que je me trompe). J'aime beaucoup ces deux ténors espagnols. Domingo (70 ans) continue sa carrière, mais comme baryton, et il s'en tire très bien. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 mai 2010

PS. Tiens, ça ne ferait pas un mauvais titre, "Qui veut noyer son chien", pour qui voudrait raconter jusqu'où peuvent aller les inconséquences féminines…
Ecrit par : brighelli | 31 mai 2010

D'où ce proverbe des cosaques du Don : "Qui veut noyer son chien ne ménage pas sa jument."

Écrit par : guy morel | 31 mai 2010

Françoise, j'adore Bernstein, MEME comme compositeur... Mais je l'admire encore plus comme chef... Et comme pianiste !!! ;-)

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=14282955984613763792&ct=res&cd=1&ved=0CBUQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DxjdAyy1xatA&rct=j&q=leonard+bernstein+concerto+de+ravel&ei=zEcDTKyQDI2i0gTItp33Ag&usg=AFQjCNH6NnxAQdgkBg_hIYxEcEIFrPBmsA

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 mai 2010

Merveilleux ! et en plus, il est "craquant" !

Écrit par : Françoise Guichard | 31 mai 2010

"Christophe, je ne pensais pas à vous, bien sûr, mais j'ai eu maintes fois l'occasion de vérifier que des profs de prépa et des universitaires très cultivés ignoraient l'existence de Juliette, alors pourquoi pas certains intervenants du blog? Idem pour Arno, que j'appréciais il y a beau temps, et que certains découvrent aujourd'hui!"

Ecrit par : retraitée | 31 mai 2010

Quand j'avais la joie et l'honneur de m'occuper des "options légères" du bac, dans un des deux lycées de "ma" ville, (en HSE, :-(), j'ai eu, une année, une classe de terminale très étonnante, avec plusieurs élèves très brillants, ayant déjà leur prix régional d'instruments, et venus uniquement pour glaner quelques points à l'épreuve du bac. Question "culture générale", aucun n'arrivait à la cheville d'un autre élève, bon guitariste autodidacte, ayant fait partie de plusieurs groupes, mais n'étant jamais allé dans quelque école de musique que ce soit.
Quant à Arno, vraiment, même s'il est très sympathique, je ne suis vraiment pas fan... :-(

N'est-ce pas, Françoise ? Et dire que je ne suis même pas jaloux !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 mai 2010

Julien, je me suis peut-être trompé ! Carreras est espagnol aussi, et j'ai pu me tromper (dites-le-moi, SVP, si vous apprenez que je me trompe).

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 mai 2010

En fait, je ne m'en étais même pas rendu compte, mais après vérification je confirme: c'était bien Carreras à la place de Domingo...
Enfin bon, le cœur y était donc je pense qu'on peut vous pardonner ;-)

Écrit par : Julien | 31 mai 2010

JPB, pour moi, c'est comme le GRIP ou les diamants, c'est forever!

Écrit par : Pendariès | 31 mai 2010

En fait, je ne m'en étais même pas rendu compte, mais après vérification je confirme: c'était bien Carreras à la place de Domingo...
Enfin bon, le cœur y était donc je pense qu'on peut vous pardonner ;-)

Ecrit par : Julien | 31 mai 2010
---
Merci de votre indulgence, Jumlien ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 mai 2010

Tiens, tiens, voici le "Schéma d'emploi 2011-2013" de notre ministère - décoiffant:

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20100531/1365742_3083_rapporteducnat.pdf

Écrit par : Pendariès | 01 juin 2010

Bon — tant qu'à faire, j'ai légèrement modifié, pour rendre compte à la fois de ta pensée et de la mienne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2010

Admirable, Anastasie se transforme en correctrice !
C'est vrai qu'à bien y réfléchir il est facile de tromper son monde en prenant maints visages (pseudos) et de se donner la réplique tout en s'auto-congratulant !

Je n'ai pas vraiment de temps à consacrer à ce blog insipide, mais si d'aventure il s'avérait que le Janus est Shiva .... faudrait que j'y regarde d'un peu plus près ..... comme Argus

Écrit par : Yfig maître des pensées des autres | 04 juin 2010

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Écrit par : dffd | 13 juin 2010

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Écrit par : dffd | 13 juin 2010

Excellent professeur de mathématiques, laisse longuement réfléchir ses élèves au lieu de leur transmettre un savoir prédigéré. Je propose la hors classe. ,-))

Écrit par : Robin | 18 mars 2011

Vraiment passionnant !!!

Écrit par : thalasso-line | 24 mai 2011

Bonjour très bon article, j'aimerais vous poser une question : comment faire pour enregistrer votre site internet en pdf pour le lire tranquillement sur mon téléphone portable ? Merci pour tout.
Elisa

Écrit par : acheter lunettes de soleil | 24 mai 2011

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Écrit par : panic attack treatment | 25 juin 2011

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Écrit par : how to get rid of hemroids | 25 juin 2011

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