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14 mai 2010

Spécial copains

Voici que je viens de lire, la même semaine, deux ouvrages délectables — dans des genres fort différents, mais qui finissent par se recouper l’un et l’autre dans la dénonciation de ce qu’il y a de plus glauque dans l’Europe que l’on nous tricote depuis vingt ans.

D’Eric Zemmour, on connaît — et trop souvent on s’y arrête — l’image médiatique, flingueur d’élite de Ruquier sur France 2, enfonceur de portes cadenassées sur RTL, débatteur féroce, face à Nicolas Domenach, sur i-télé, chroniqueur prétendument sans tendresse (comme c’est mal le connaître !) du Fig-Mag, après avoir sévi au Quotidien de Paris et à Marianne. Jamais en retard d’une provocation — les membres de la RDH (Religion des Droits de l’Homme, comme il dit lui-même) cherchent en ce moment même à le lui faire payer : la LICRA a finalement retiré sa plainte, mais SOS-Racisme s’y tient, aux dernières nouvelles (1). Bref, rien que du recommandable. Comme disait Sacha Guitry : Du jour où j'ai compris quels étaient les gens que j'exaspérais, j'avoue que j'ai tout fait pour les exaspérer."

C’est d’ailleurs notre point de contact le plus évident…

Bref, j’ai acheté Mélancolie française, qui vient de sortir (fin mars) chez Fayard / Denoël.

Un régal.


San Antonio avait jadis écrit l’Histoire de France revue et corrigée par Bérurier. C’était un gros hors série de 400 pages — il fallait au moins ça pour que l’humour hénaurme de Queue d’Âne (l’un des surnoms de Béru) s’y développât jusqu’à érection complète.
Zemmour fait plus fort : il raconte l’Europe, de la Pax Romana à l’axe franco-allemand (enfin, beaucoup moins franco qu’allemand…). Vingt siècles en 250 pages. Une gageure !

Une gageure particulièrement bien relevée. Analysant le poids du Traité de Verdun (843 — c’était hier), il montre, avec une force de conviction exemplaire, comment l’Europe, soumise un jour à Paris (au XVIIème siècle), un autre à Londres ou à Berlin, s’est efforcée de reconstituer l’ancienne colonne vertébrale de la Lotharingie : en fait, premiers ministres français (Richelieu puis Mazarin), souverains (Louis XIV ou Frédéric II — ou De Gaulle…), empereurs (Napoléon), dirigeants anglais (William Pitt le Jeune ou Wellington) ou chanceliers prussiens (Bismarck, Hitler ou… Merkel), tous ont cherché à mettre la main sur l’Europe, pour son plus grand bien, œuf corse. À en déplacer la capitale — Paris, Londres, Berlin.

Mais, comme le souligne Zemmour, nous en avons de la chance de vivre au XXIème siècle ! Exeunt les grandes figures d’autrefois, qu’elles fussent d’ombre ou de Lumières ; enter Juan-Manuel Barroso, capitale Bruxelles.

(Parenthèse : exeunt, puisque la lingua franca de l’Europe fut autrefois le latin — puis le français ; et enter, parce que nous sommes bien entrés dans l’orbite anglo-saxonne, comme en témoigne la pénétration des modes d’outre-Atlantique chez ces djeunes bien de chez nous qui croient être des rebelles parce qu'ils disent fuck au lieu de Palsambleu, et se vautrent dans le conformisme américain en se faisant nikés des pieds à la tête…).

L’Europe des nations pouvait être une chance : l’Europe des fonctionnaires bruxellois est une abdication.

Zemmour analyse donc successivement « Rome » (comprenez : le centre politique) et « Carthage » (l’Angleterre, comme disait Philippe Henriot), « l’Empereur », « le Chancelier », « le Maréchal », « le Général » (Zemmour ne peut se retenir d’une franche admiration pour De Gaulle — son côté enfant de Pieds-noirs, sans doute…), « le Commissaire », « le Belge » et pour finir « la Chute de Rome » : ce garçon pense que l’Histoire, si elle ne se répète pas, reproduit les modèles antérieurs — elle apprend d’elle-même.

Seconde parenthèse : si on n’apprend plus l’histoire nationale aux petits Français, c’est parce qu’on a tout intérêt à ce qu’ils ne la connaissent plus. À l’époque de « Nos ancêtres les Gaulois », de « Bayard sans peur et sans reproche » et de l’héroïque petit Bara, il ne serait venu à l’idée de personne de siffler la Marseillaise ou de se torcher dans le drapeau français : les historiens qui ont participé à la mascarade des nouveaux programmes d’hier et d’aujourd’hui, et ont accepté que l’on ne fasse plus d’Histoire en Terminale S, portent une très lourde responsabilité dont il faudra bien qu’un jour ils rendent compte — on ne peut pas être collabo impunément.

(Bon, d’accord, j’envoie le bouchon un peu loin — en fait, je m’amuse à faire du sur-Zemmour — mais quand on en est à être parodié, c’est que l’on a un style, contrairement à 98% des historiens contemporains, qui se réfugient derrière leurs archives pour écrire plat).

Il est toujours significatif, dans un livre d’Histoire (et celui-ci en est un, et des plus remarquables) de souligner quelles sont les références de l’auteur. Eh bien, en vérité je vous le dis, un homme qui cite Retz, Stendhal et (maintes fois) Michelet ne peut être tout à fait mauvais. Zemmour est un homme de culture.
Il est aussi un homme de réflexion. L’analyse qu’il livre, in fine, des effets à venir de la natalité française en exaspérera plus d’un, mais j’attends de pied ferme (et lui aussi, sans doute) qu’un démographe compétent vienne l’infirmer — parce que les faits sont têtus, et que ce livre parle des faits, les plus spectaculaires (Waterloo ou lez Traité de Versailles) comme les plus ténus — le diable est dans les détails, rappelle avec raison l’auteur.

Au total, un ouvrage indispensable pour savoir pourquoi, et à quelle sauce, nous sommes en train d’être mangés — à moins qu’un vrai sursaut fasse lâcher prise aux gloutons internationaux qui nous dévorent, avec le consentement béat de nos élites (heu… Alain Minc fait-il partie de l’élite ? Non, bien sûr…).

 

Plus léger, et encore plus drôle : le Retour du Général, de Benoît Duteurtre. Je n’avais pas ri d’aussi bon cœur depuis longtemps.
Curieusement, Zemmour et lui se rejoignent sur bien des points, dans la dénonciation de tout ce qui, en ce moment, nous ramène à zéro, sous prétexte de faire notre bonheur — un bonheur stéréotypé, mécanique, fait d’interdictions, de « recommandations » et de renonciations. Mais c’est dans l’air du temps : nous sommes encore quelques-uns à nous insurger contre la malbouffe (le roman part d’une protestation contre l’interdiction bruxelloise d’utiliser de la vraie mayonnaise dans les bistrots), les plaisirs calibrés par les fonctionnaires européens, la disparition de la France du vin derrière une Europe de la bière — et, là aussi, l’américanisation d’une jeunesse droguée par des médias qui s’alimentent chez McDo et KFC. Quelques-uns — mais pour combien de temps ?

Sur ce, De Gaulle revient… Si, si ! Le vrai, l’unique. « Mongénéral » en chair et en os. Encore au bras de Tante Yvonne. Et chasse le petit Nicolas, avant d’entonner (cela va bien à Duteurtre, qui partage depuis toujours ses activités entre littérature et musique) l’air de la résurrection — à tous les sens du terme.

Comme c’est un roman, je n’en dirai pas plus. Courez l’acheter — c’est aussi chez Fayard.

 

Jean-Paul Brighelli

(1) http://www.lematin.ch/people/nouvelle-plainte-contre-eric...

 

Commentaires

Voici une info qui me semble importante, sur le site "mézetulle".



En ligne le 12 mai 2010

Mezetulle annonçait en septembre dernier la republication chez Verdier/poche du livre de Jean-Claude Milner De l'école, paru en 1984 aux éditions du Seuil. Livre de salubrité analysant avec une plume féroce le naufrage de l'école républicaine, mais aussi livre d'élucidation fondamentale où la « pensée naturelle de l'école » vole en éclats pour faire place à des concepts clairs, distincts et libérateurs, De l'école n'a pas pris une ride.

L'auteur écrit dans sa préface à la nouvelle édition :
Aussi puis-je, sans trouble de conscience, reprendre mon texte tel qu'il était à l'origine; à quelques infimes détails près. [...] Le lecteur saura faire la part entre ce qui dépendait d'une actualité passagère et ce qui demeure politiquement vivace. Il aura parfois le sentiment que je commente des événements récents ; il saura qu'il se trompe; il saura aussi que son illusion porte sa part de vérité, puisque les mauvaises décisions n'ont cessé, durant toutes ces années, de recommencer leur ronde sempiternelle.

Derrière De l'école se sont engouffrées durant un quart de siècle la critique anti-pédagogiste et toute une réflexion sur l'école républicaine (1). Toujours percutante et pertinente, souvent brillante - de Marc Le Bris à Jean-Paul Brighelli, de Danièle Sallenave à Cécile Adjali (pour n'en citer que quelques-uns) cette lignée témoigne que Milner ne s'était pas trompé : le naufrage annoncé et déjà bien avancé en 1984 a eu lieu. Aussi le livre n'avait-il pas besoin d'une actualisation : il est devenu un classique.

Jean-Claude Milner donnera une conférence à l'IUFM de Paris, 10 rue Molitor, amphi 1, le mercredi 26 mai de 17hà 19h. Débat animé par Frédéric Dupin, enseignant à l'IUFM de Paris et fondateur de l'Université conventionnelle.
Précédé par le brûlot-cri d'alarme Le Poisson rouge dans le Perrier de Marie-Claude Bartholy et Jean-Pierre Despin (Limoges, Critérion, 1983), De l'école fut suivi de près par mon propre Condorcet, l'instruction publique et la naissance du citoyen (Le Sycomore, 1984) dont je n'ai jamais caché le caractère à la fois théorique et militant et dont la seconde édition (Folio-Essais 1987) s'honore d'une préface de Jean-Claude Milner. La suite a montré qu'il s'agissait bien d'une politique de fond, obstinée, cohérente, répandue à droite comme à gauche, ici et ailleurs, dont on connaît aujourd'hui les résultats..
Lire l'annonce de la conférence sur le site de l'IUFM de Paris.
Voir la présentation du livre et des extraits de presse sur le site des éditions Verdier.


Lire aussi, des auteurs du "Poisson rouge", Arsenic et jeunes cervelles".

Écrit par : retraitée | 14 mai 2010

Bonne nouvelle : l'apéro géant organisé par le pape à Fatima a réuni 500 000 personnes, et n'a donné lieu à aucun débordement. Seuls les prélats ont eu droit au pinard.

Écrit par : retraitée | 14 mai 2010

Il se trouve que je viens justement de terminer la lecture du "retour du général". Et c'est effectivement un pur délice !
Je vais sans doute acheter le livre de Zemmour.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 mai 2010

"une franche admiration pour De Gaulle — son côté enfant de Pieds-noirs, sans doute"

???

Écrit par : dePassage | 14 mai 2010

un article qui me fait réagir ( c'est bien je suis encore un peu jeune et je réagis)
je ne suis guère fan de Zamour et sa chronique à la radio des fois enfonce des portes ouvertes et manque de précisions.
"in fine, des effets à venir de la natalité française"
sans lire le livre je devine la France sera le nouveau Kosovo la nouvelle région annexée au Maghreb.
Et au loin le spectre d'un guerre civile ( ça occupera les chômeurs au moins et puis ça mettra de l'ambiance notre époque est si ennuyante).
Ah aussi ce thème récurrent: la fin de l'Occident c'est l'insécurité ça revient tout les jours attention il y a des terroristes derrière chaque pc oui mon bon monsieur.
Bref rien de nouveau sous le soleil.
En la vrai question est-ce l'acculturation ou la déculturation qui l'emporte ? Une belle question ad hominem.
Et apprenez les langues étrangères quand il faudra partir, peut-être, ça sera utile :)

Écrit par : lapin le jour garou la nuit | 14 mai 2010

Lapin,

Faut ouvrir tes longues oreilles ! Non c'est tout le contraire, la natalité française fait qu'elle est en train de redevenir la puissance dominante dans l'Europe de Bruxelles ...

Écrit par : iPidiblue des trônes et des majestés | 14 mai 2010

Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? M. Brighelli serait il en train de devenir libéral ? Fustiger comme cela l'étatisme et la bien-pensance qui tend à vouloir diriger nos vies dans les moindres détails, depuis ce qu'on mange jusqu'à comment on se lave, c'est un beau début de coming out ! Je pense que c'est la première fois que je n'ai rien à enlever à l'une de vos notes.

Dites moi la vérité... vous êtes victimes d'un hacker non ?

Quoi qu'il en soit, je suis en joie ce matin et je vous fait partager ce petit article sur le rapport de la cour des comptes vs Meirieu : http://h16free.com/2010/05/14/2850-mortal-kombat-ednat-vs-cour-d-compte

Écrit par : Joe | 14 mai 2010

Dans l'euphorie, quelques fautes d'orthographe :
"victime" (sans s)
"fais" (j'avais consomme le s plus haut donc ...)

Écrit par : Joe | 14 mai 2010

J'ai acheté le livre de Zemmour et l'ai trouvé assez irrégulier : captivant par endroits, flou à d'autres. Il nécessite, en fait, d'assez bonnes connaissances historiques et ne se suffit pas à lui-même. Mais peut-être devrais-je le relire plus attentivement.

Concernant la démographie française actuelle, je ne saurais trop vous conseiller les travaux de Michèle Tribalat qui ose, comme Zemmour, dire certaines vérités au sujet de l'immigration et de la natalité en France sans se sentir étouffée par la bien-pensance.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Ecrit par : Joe | 14 mai 2010

Tant que vous êtes chez H16, faites-vous plaisir, feuilletez donc ça :
http://h16free.com/2010/05/13/2880-propagande-sans-parole

Sinon, sur la natalité, vous avez ça :
http://declinisme.blogspot.com/2010/02/dysgenisme.html

Mais je sens que je vais encore me faire traiter d'odieux...

Écrit par : yann | 14 mai 2010

Promouvons les copains ! voici la profession de foi de Manuel Valls :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/14/manuel-valls-promouvoir-comme-panacee-une-societe-du-soin-est-une-erreur-profonde_1351442_3232.html

Écrit par : iPidiblue les copains d'abord | 14 mai 2010

"une franche admiration pour De Gaulle — son côté enfant de Pieds-noirs, sans doute"

???
Ecrit par : dePassage | 14 mai 2010

C'était de l'humour !
JPB
PS. Excellent article de Polony sur le rapport de la Cour des comptes, dans la version papier du Figaro (c'est un article des avant-dernières pages).

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

L'humour a été interdit par décision préfectorale en date du 12/5/2010 !

A la rigueur on doit faire un petit signe "entre guillemets" quand on veut montrer qu'on a de l'esprit après réunion de la Halde qui décidera s'il y a lieu de l'autoriser et concertation avec les instances universitaires des IUFM.

Écrit par : iPidiblue avis à la population ! | 14 mai 2010

On ne fait plus d'histoire en classe, alors l'histoire se fait sans nous, par exemple à la Bourse !

Écrit par : iPidiblue morale de l'histoire | 14 mai 2010

Normalement on a l'histoire de sa géographie ... commençons donc par ouvrir un bon atlas géographique, démographique et économique !
Tout le reste est aberration et perte de temps, digne des dictateurs fous, n'est-ce pas ?

Écrit par : iPidiblue morale de l'histoire | 14 mai 2010

Je suis bien d'accord sur le style plat des historiens d'aujourd'hui. Sur cela, il y a un très bon passage de Robert Laulan dans sa préface aux mémoires de Monsieur de Pontis:

"Le caractère romanesque des Mémoires de Pontis ne leur a fait aucun tort auprès du public, que l'histoire ne rebute pas quand on la lui conte alertement, en laissant à l'anecdote sa large part. Mais cela a eu pour conséquence de les placer sous la double juridiction des amateurs sensés et bon enfant qui jugent en équité, et du tribunal des spécialistes trop souvent déformés : historiens minutieux, critiques vétilleux, exégètes éperdus, bibliographes soupçonneux, qui rend ses arrêts selon des normes étrangères au commun des mortels et qu'un document met en défiance quand il ne dégage pas un suffisant parfum d'ennui. Comme si l'histoire n'était pas le plus abondant magasin d'événements romanesques qui soit !"

Écrit par : Jérôme | 14 mai 2010

Mon cher Jérôme,

Tout dépend de ce que vous cherchez dans les chroniques du temps ! Un repertoire de faits romanesques, le petit fait vrai dont Stendhal raffolait, ou bien la logique des choses en esthète de la vérité !
Ce n'est pas forcément contradictoire mais ce n'est pas le même instrument qu'il faut utiliser pour débusquer l'un ou l'autre ! Une loupe ou un téléscope ne donne pas les mêmes choses à voir ...

Écrit par : iPidiblue des loupes et des téléscopes | 14 mai 2010

"Le diable est dans les détails, rappelle avec raison l’auteur."

Jean-Paul Brighelli

Tiens, c'est avec ces paroles (justes) qu'Yves Michaud avait ouvert sa belle diatribe anti-Finkie, (autre défenseurs des belles burnes bien descendues-pur mâle français) sur "France-Inter".

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=13546539692424015628&ct=res&cd=5&ved=0CCYQtwIwBA&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fxar92j_alain-finkielkraut-viol-pedophilie_news&rct=j&q=michaud+finkielkraut+sur+inter&ei=jiftS9qZD8aksAbqxMipBg&usg=AFQjCNGshKkr289se5XDdbTGh9bbYvDXhA

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Tout dépend de ce que vous cherchez dans les chroniques du temps ! Un repertoire de faits romanesques, le petit fait vrai dont Stendhal raffolait, ou bien la logique des choses en esthète de la vérité !

Ecrit par : iPidiblue des loupes et des téléscopes | 14 mai 2010

C'est dans cet esprit que Zemmour cite la Vie de Napoléon écrite par Stendhal, qui savait voir les détails minuscules, et en tirer des conséquences grandioses. Mais bon, il aurait fallu que les historiens sussent écrire…
Michelet savait.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

Yann, sans immigration, le problème se poserait à peu près dans les mêmes termes. Ce serait même, vraisemblablement, nettement pire.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

"Mais bon, il aurait fallu que les historiens sussent écrire…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2010

C'est qui, écrire ???
Bon, je sors...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

"Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? M. Brighelli serait il en train de devenir libéral ? Fustiger comme cela l'étatisme et la bien-pensance qui tend à vouloir diriger nos vies dans les moindres détails, depuis ce qu'on mange jusqu'à comment on se lave, c'est un beau début de coming out ! Je pense que c'est la première fois que je n'ai rien à enlever à l'une de vos notes."

Ecrit par : Joe | 14 mai 2010

Qui a dit: "on choisit ses amis, mais on ne choisit pas sa famille" ??
Ou:
"Protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge"... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Bonne nouvelle : l'apéro géant organisé par le pape à Fatima a réuni 500 000 personnes, et n'a donné lieu à aucun débordement. Seuls les prélats ont eu droit au pinard.

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2010

Mouhahaha :D

Je signe !

J'adhère !

Je fais tourner ! :D

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2010

"Un apéro géant de 10 000 personnes dégénère, à Montpellier ; toutes les filles invitées à boire un coup se sont déguisées en glaçon avant qu’on leur demande de tirer un verre."

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Personne pour commenter Manuel Valls ? On préfère faire mumuse avec des riens ? Le seul socialiste qui ne flatte pas trop l'électeur de base dans le sens du poil, il est vrai que nous sommes encore à deux ans des élections et qu'il a le temps d'ici là d'entonner une autre musique d'autant que le PS ne peut sponsoriser qu'un seul candidat ! Et qu'on se presse à la gauche du PS entre Mélenchon vrai-faux candidat, l'inaltérable monsieur Besancenot, la pauvre fille Georges Buffet qui n'en finit plus de compter les voix évaporées du PCF plus tous les autres ...


Une vraie farce ce serait si le minus habens de l'Elysée cassait sa pipe avant 2012 à force de s'agiter comme un énervé ... pris de court voici que nos grands partis s'empressent de désigner le plus bête - ou la plus bête ne soyons pas miso - pour les Grandes Elections !

Écrit par : iPidiblue avant-goût des présidentielles | 14 mai 2010

Ai-je donné ce lien ? Excellent article sur Sarko et DSK dans la Lettre du Lundi de la semaine dernière :
http://www.lalettredulundi.fr/
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

Ah, si seulement Ph. Muray était encore vivant !
Les "apéros géants" ne sont que la confrmation, ô combien éclatante, de tout ce qu'il avait senti et vu venir : la festivisation sauvage et totalitaire de l'existence humaine.

Tiens, puiqu'on parle de Zemmour, une courte video de lui où, face à l'angélisme délirant, je le trouve excellent.
http://www.youtube.com/watch?v=C_eJ7J1JZzY&feature=related

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Je me lance ... Manuel Valls ne parle pas spécifiquement de l'enseignement, mais ses idées peuvent être facilement décalquées dans ce domaine, si on passe de la société de l'assistance où les diplômes sont délivrés à tous pour trois fois rien à une société de la responsabilisation alors c'est qu'il faudra en revenir à une saine gestion des formations diplômantes !

Écrit par : iPidiblue avant-goût des présidentielles | 14 mai 2010

Je crois qu'on a créé dans le domaine de l'enseignement public exactement la même chose qu'en Bourse dans les dernières décennies : de la fausse monnaie avec des artifices comptables !
Or c'est l'Etat qui est responsable des diplômes, soit l'Etat français se responsabilise, soit il passe la main à Bruxelles, soit alors ce sont les marchés qui font la loi.
Quoiqu'il en soit il y a toujours une loi morale qui ressort au final ...

Écrit par : iPidiblue avant-goût des présidentielles | 14 mai 2010

"la festivisation sauvage et totalitaire de l'existence humaine."

Dickens, la nuance, je vous prie, la nuance... TOTALITAIRE. Je suis Montpelliérain, je n'étais pas l'apéro FB, il y a 300 000 habitants, il n'y a eu que 12 000 personnes - et toutes n'étaient pas de la ville. En tout cas, je n'ai pas eu de police politique ("Rassurez vous madame Bourdelle, c'est francais, c'est la police française." Ah! Monsieur Ramirez...) me ramenant Place de l'Europe manu militari. L'exagération nuit. Criez au loup, vous le ferez bien venir un jour.

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

En plus, Dickens - ça va vous faire hurler! - il y a le FISE en ce moment, au bord du Lez: http://www.fise-events.net/. Les filles habituellement, quand il fait beau, y sont en bikini, et les mecs tatoués. Tout cet assemblage pansexuel est fort sexy, surtout en skate, bmx, rollers, etc.

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

Petit hors sujet:

http://www.dailymotion.com/video/x9wwg5_franck-lepage-langue-de-bois_fun
pour ceux à qui je n'ai pas pu l'envoyer, faute d'avoir leur mail.

Écrit par : dobolino | 14 mai 2010

A regarder absolument : c'est terrible.
Et ça donnera à d'aucuns des idées de cours de communication à l'infini — il suffit de battre les cartes.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

Les nouveaux dieux et déesses ne sont pas si mal que ça, non?

http://www.zannel.com/webservices/content/N2MV2645C1/Image-568x758-JPG.jpg

http://bb.img.v4.skyrock.net/bb3/skateuse-slb/pics/photo_62314450_small_1.jpg

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

L'Europe s'est efforcée de reconstituer l'ancienne colonne vertébrale de la Lotharingie. C'est pour cette raison que les halles de Paris de Paris ont déménagé et que maintenant on peut se procurer facilement de la lotte à Rungis.

Écrit par : Manitas | 14 mai 2010

Yann, sans immigration, le problème se poserait à peu près dans les mêmes termes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Suis d'accord.
C'est d'ailleurs ce que dit l'article. Relisez-le.

Écrit par : yann | 14 mai 2010

iPidiblue, on a donné aux gens ce qu'ils voulaient (des diplômes) et on ne leur a pas donné ce qu'ils ne voulaient surtout pas (des savoirs, de la culture).

Avant : la bourgeoise correspondait, grosso modo, à la classe cultivée (être cultivé vous donnait accès à un diplôme et faisait de vous un bourgeois, automatiquement)

Maintenant : on a découplé savoirs et diplômes.
[Presque] tout le monde est inculte et [presque] tout le monde est diplômé.
La classe cultivée bourgeoise s'éteint tandis que la "petite-bourgoisie" inculte intègre tout le monde (de l'ex-prolétariat aux rejetons déculturés de l'ex-classe cultivée), elle est unanimement friande de gadgets plus ou moins utiles appelés "nouvelles technologies" et de consommation.

Tout ce petit monde met ses enfants au collège unique, lesdits enfants regardent "Secret Story", une émission qui, selon les dires de sa productrice, connaît un succès phénoménal car elle est "tout à fait adaptée à la société française".

Les livres de JPB, Polony, Mazeron, Le Bris and Co. ont eu leur utilité : ils ont fait apparaître clairement les méfaits du pédagogisme et l'impossibilité du gouvernement sinon à "maintenir le niveau," du moins éviter le désastre précipité.

Mais ils n'ont pas, à mon sens, poussé l'analyse suffisament loin.
Je m'explique.
Quand on les lit, on se dit "c'est horrible, vraiment, ces sales pédagogistes qui ont pris le pouvoir et qui ont détruit l'Ecole, ce qui fait que nos enfants sont incultes et n'apprennent rien".
Ces livres nous donne envie de "réveiller" le gouvernement, de lui écrire, de le forcer à reconnaître une bonne fois pour toutes le désastre.

Le "gouvernement", quel qu'il soit, n'a pas besoin de ces livres pour savoir ce qu'il en est : il a des inspecteurs pour cela.

Ce que ces ouvrages ne disent pas, en revanche, c'est que le peuple, plutôt que d'en vouloir encore et toujours au gouvernement, devrait s'en vouloir tout d'abord à lui-même. Il a au fond le système scolaire qu'il mérite. A force de vouloir du bien-être et de l'égalité, à force d'exiger de la réussite plutôt que des savoirs, il a fait lui-même le lit des pédagogistes et de sa misère.

Encore une fois, le système scolaire est à la hauteur des exigences des parents. Si ce niveau d'exigence est désastreux, si tout le monde a décidé de se laisser aller et revendiquer son désir d'être "soi-même", c'est-à-dire bête et inculte, alors le gouvernement ne peut rien pour les gens, hormis leur faire plaisir, donner les clefs aux pédagos en racontant que tout cela est "moderne".

Les ouvrages sur le délabrement de l'Ecole ont, j'ai l'impression, "oublié" de tenir compte du pouvoir social en pensant que tout venait des politiques, plus au moins "tous incompétents", ce qui n'est pas tout à fait vrai, du moins pas tout le temps.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Mon cher Dickens,

Vous me faites de la glossomachie ! Cela me fatigue de devoir vous détromper tout le temps ... si vous voyiez ma tête, elle est énorme, énorme ! Entre parenthèses, je dis cela pour Pendariès qui s'extasie sur la musculature avantageuse des rollers-mens et la poitrine non moins avantageuses des bimbos ...

Quand on veut faire des vrais diplômes on y arrive très bien ! La preuve le numerus clausus en Faculté de Medecine et le concours d'entrée des Grandes Ecoles !

Écrit par : iPidiblue le choix d'iPidiblue | 14 mai 2010

Dickens, laquelle des deux serait-elle la plus diplômée, à votre avis?

http://pagesperso-orange.fr/red-dog/Photos/Muscular-Girls-4.jpg

http://pagesperso-orange.fr/red-dog/Photos/spider11.jpg

Bon. J'en ai terminé avec mes bêtises. Je retourne me cultiver.

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

iPidiblue, voyons, le concours d'entrée des grandes écoles est une survivance d'avant le désastre.
Mais rassurez-vous, il n'en a plus pour longtemps (le temps qu'on fasse la peau aux classes préparatoires et qu'on impose les quotas qu'il faut...)

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Dickens,

Vos discours sont trop préfabriqués, vous voulez les coller sur une réalité mouvante qui vous échappera de plus en plus ... quelle réalité ? La concurrence montante de grandes nations comme la Chine et l'Inde.
Les vaches grasses ne reviendront pas d'elles-mêmes, je sais bien que tout le monde, hommes politiques comme électeurs, espère au fond de lui-même que les choses repartiront comme avant la crise de 2008 mais je sais pertinemment que cela n'est pas vrai.

Écrit par : iPidiblue le choix qui reste | 14 mai 2010

Pendariès ne s'extasie jamais que devant les créateurs de haute volée: Dieu, en premier lieu, comme il se doit.

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

Il ne manquait plus que ça, tiens....

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2010

Jeremy? me répondiez-vous? ;-)

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2010

Dickens,

Vos discours sont trop préfabriqués
Ecrit par : iPidiblue le choix qui reste | 14 mai 2010

... et vous me servez la tarte à la crème de la Chine et de L'Inde...

Je vais vous dire un secret : notre connaissance de notre langue, de notre littérature et notre volonté de (ou capacité à) rester un pays civilisé, qui sait accorder ses participes passés et regarder la situation en face, ne dépendent pas des autres pays, aussi émergents soient-ils.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Petit hors sujet:

http://www.dailymotion.com/video/x9wwg5_franck-lepage-langue-de-bois_fun
pour ceux à qui je n'ai pas pu l'envoyer, faute d'avoir leur mail.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2010

Hors sujet, vraiment ? J'ai l'impression au contraire qu'on est en plein dedans. Qui n' a jamais entendu dans sa carrière les propos lénifiants et dégoulinants d'idéologie d'un chef d'établissement ou d'un IPR ? Sans parler de ceux, qui, comme moi, rencontrent régulièrement des IG...

Écrit par : Manu | 14 mai 2010

"Tiens, puiqu'on parle de Zemmour, une courte video de lui où, face à l'angélisme délirant, je le trouve excellent."

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

La seule chose qui transparaît, au-delà du: "ils font ce qu'ils veulent, au Soudan", qui fait quand même rire jaune, est cruelle pour Zemmour; on comprend que le fond de ses prises de position visent à un auto-réglement de compte avec son physique un peu ingrat... Nettement "mis en relief" en face de Mathilda May, qui, elle, n'a pas ce problème... ;-)

Yann, relisez-le vous même... Ce versant du "problème" est vite "évacué"...*

*On a le droit d'employer ce terme; il s'agit d'un versant, pas d'un être humain... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Ce versant du "problème" est vite "évacué"...*

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Relu.
La seule mention du "problème" est : "et cela sans même tenir compte de l'effet cumulatif de l'immigration en provenance du Tiers-Monde."
Donc, l'immigration n'est pas prise en compte dans le raisonnement.
Ou alors je ne comprends plus le français ;o)

Écrit par : yann | 14 mai 2010

Christophe, en parlant du physique de Zemmour, que vous jugez "ingrat", vous tombez dans ce rire moqueur et lyncheur à la Stéphane Guillon... moi ça ne m'amuse pas, mais bon.

Je retrouve, dans cette petite vidéo, l'un des immenses paradoxes de la bien-pensance.

En effet. Dans un récent édito très embarrassé, le magazine "Elle" demandait à la France d'être tolérante avec le voile intégral, de ne pas aller trop vite, de ne pas stigmatiser, de "comprendre", etc.

Ce même magazine, depuis 20 ans, s'indigne (sans doute à juste titre) de la condition de la femme en Afghanistan ou en Arabie Saoudite. "Des femmes emprisonnées, un scandal !", etc., vous imaginez le genre de gros titres.

Et voilà que quand la burqa débarque en France (par le canal maghrébin alors que c'est une pratique essentiellement moyen-orientale, mais passons) il faut soudainement être tolérant, "accepter toutes les identités", etc.

Ce qui est intolérable à Kaboul doit donc être toléré, au nom du respect de toutes les cultures, en banlieue parisienne !

Les amies de "Elle" veulent aller modifier la culture des Soudanais(es), au nom de Mai 68 (sic), tout en admettant (au nom du sacrosaint droit à tout et n'importe quoi) des pratiques qui n'ont rien à voir avec notre culture et notre civilisation.

Je trouve ça génial.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

CB : Vous trouvez que Zemmour a un physique ingrat ? Je ne trouve pas. Il ressemble à Aznavour (quand il était plus jeune) jeune et à Elie (l'ex complice de Dieudonné).
Guillon a des faux airs à PPDA et Guy Carlier, vous le trouvez comment ?

Écrit par : Manitas | 14 mai 2010

C'est vrai que Zemmour, physiquement, bon, voilà ...
On sent bien qu'il a besoin de dire et faire pour compenser. Quand je le vois et écoute, ça me rappelle le personnage de Silbermann de Lacretelle, avec toute son ambiguïté.

Écrit par : dobolino | 14 mai 2010

Zemmour, en vieillisant, il va finir par ressembler à Avogadro.

Écrit par : dobolino | 14 mai 2010

@ en passant - Je viens de lire le texte de J.M Ayrault et de deuxw députés PS publié dans le Monde.
En voici un court extrait :

"L'hétérogénéité des élèves sera une chance, si chacun se sent soutenu et reconnu pour aller jusqu'au bout de lui-même. Cela requiert non seulement une forme d'individualisation de la pédagogie, mais aussi la mise en place dans chaque classe d'un tutorat des élèves les plus rapides au profit des plus lents. Cette méthode (qui a de grands succès à l'étranger) transmet non seulement l'esprit d'équipe mais apprend la prise d'initiative et l'entraide. Le sentiment d'appartenance viendra aussi de la généralisation du droit à l'expérimentation pédagogique."

Comment concrètement un prof de collège peut-il "individualiser" sa pédagogie dans une classe très hétérogène de 25 ou 30 élèves ?

Écrit par : Manitas | 14 mai 2010

Christophe, en parlant du physique de Zemmour (…) moi ça ne m'amuse pas, mais bon.
Ecrit par : dickens

Moi, je trouve ça nauséabond.
Et dobolino s’enfonce avec lui dans la fange.

Écrit par : Sarah | 14 mai 2010

@Manitas

Il faut le demander aux auteurs.
Je ne soutiens pas ce point de vue, je me contente de le signaler à l'aimable compagnie.

Écrit par : en passant | 14 mai 2010

"Les amies de "Elle" veulent aller modifier la culture des Soudanais(es), au nom de Mai 68 (sic), tout en admettant (au nom du sacrosaint droit à tout et n'importe quoi) des pratiques qui n'ont rien à voir avec notre culture et notre civilisation."

Je trouve ça génial.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

Les "amies de Elle" acceptent la Burkha ???

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Il (le peuple) a au fond le système scolaire qu'il mérite.
Ecrit par : dickens

La médiocrité satisfait l’enseignant qui a peur de ne plus être aimé par ses élèves s’il devient trop exigeant, voire sévère ! (Sans parler de la trouille de se faire crever les pneus)
La médiocrité satisfait l’enseignant qui ne veut pas se fatiguer à préparer des cours rigoureux
La médiocrité satisfait l’élève qui veut en foutre le moins possible en classe
La médiocrité satisfait les parents qui refusent que le système éducatif leur démontre les limites de leur enfant. C’est donc le marché de l’emploi qui leur démontrera, (la faute à la crise ! au piston des riches ! ) après que l’étudiant raté ait échoué en premier cycle universitaire
La médiocrité satisfait l’élu qui veut se faire réélire. S’il contrariait l’enfant médiocre de parents médiocres avant bac + rien, il serait condamné par la ruequigouverne ou sanctionné par les urnes
La médiocrité ne met pas en péril le système économique français qui produit juste ce qu’il faut de cadres performants (quoique…)
La médiocrité satisfait le parent enseignant dont la progéniture se distingue encore mieux de ses camarades d’origine plus modeste

Écrit par : Chloé | 14 mai 2010

@Dickens - Vous devriez changer de pseudo, parce que le personnage de Fagin dans Oliver Twist était vachement gratiné !!

Écrit par : Manitas | 14 mai 2010

Ose t-il JPB, comme vous l'avez osé, de parler de jour de liesse pour le 21/01/1793 ?

j'en suis encore sous le choc :/

Écrit par : exTC | 14 mai 2010

"Zemmour, en vieillisant, il va finir par ressembler à Avogadro."

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2010

Excellent. ;-))))

Et paf !!! Un point Godwin pour Sarah, qui trouve ça plus nauséabond que la sortie de Zemmour sur les délinquants arabes.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

la lotte à Rungis
Ecrit par : Manitas

Délicieux !

Écrit par : Non inultus premor | 14 mai 2010

la sortie de Zemmour sur les délinquants arabes ?

Je n’ai pas révisé mon Zemmour, Christophe.
Attaque-t-il les délinquants arabes sur leur faciès, ou sur leur comportement ?
Merci de me renvoyer sur ses propos pour m’éclairer.

Écrit par : Sarah | 14 mai 2010

franck-lepage-langue-de-bois
Ecrit par : dobolino

Dans la même veine, par écrit :
http://www.le-mammouth-dechaine.fr/meirieutron.htm

Écrit par : meirieutron | 14 mai 2010

En effet Chloé, si le système est médiocre, c'est que la majorité s'en accomode, en s'inventant toutes sortes d'histoires. Le pédagogisme peut-être la plus belle, du moins la plus hypnotisante d'entre toutes.

Il y a bien sûr une minorité qui ne s'en contente pas, et ce dans tous les milieux, mais qui a dû apprendre à s'en contenter malgré tout.

Jusqu'il n'y a pas si longtemps, elle avait la possibilité de le montrer en bénéficiant de l'outil de promotion ultime : la sélection.

Mais la sélection ayant été abolie car ces quelques réussites étaient devenues insolentes et insupportables, plus peronne n'a eu à fournir d'efforts : même bac pour tous à la fin !
Et vogue la galère après (sélection d'autant plus sanglante après, crétinisme généralisé, mais tant pis — la démocratie est à ce prix).

L'histoire récente de l'Education nationale est bien celle d'une revanche — celle de l'individu médiocre. Et c'est donc tout naturellement que l'école enseigne, comme matière principale et dans tous les domaines, la médiocrité.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

La bien-pensance (lénifiante) est effectivement un peu casse bonbons à la longue, mais cette glorification un peu puérile et systématique de son contrepied, la malpensance, commence à m'usiner sérieusement le jonc.

Écrit par : Mohammed Ben Zemmour | 14 mai 2010

"Ce que ces ouvrages ne disent pas, en revanche, c'est que le peuple, plutôt que d'en vouloir encore et toujours au gouvernement, devrait s'en vouloir tout d'abord à lui-même. Il a au fond le système scolaire qu'il mérite. A force de vouloir du bien-être et de l'égalité, à force d'exiger de la réussite plutôt que des savoirs, il a fait lui-même le lit des pédagogistes et de sa misère."
Ecrit par dickens.

Je comprends votre point de vue, dickens, encore faudrait-il que le peuple soit sérieusement informé sur l'état de délabrement de l'EN, ce qui n'est guère le cas. Il faudrait également qu'il y ait un véritable choix politique possible. Or, en matière d'éducation, les politiques de droite et de gauche sont similaires, dans la mesure où aucun parti n'a le courage de mettre un terme à cette course délétère à la démagogie que nous subissons. Non seulement le socle commun empêchera définitivement la suppression de cette folie qu'est le collège unique (puisqu'il faut bien valider tout le monde...), mais j'ai bel et bien l'impression que nous sommes en train de créer, dans le cadre de la réforme, le lycée unique! On entend certes des critiques contre le socle et la réforme dans les cercles politiques, mais pas forcément pour les bonnes raisons, me semble-t-il. J'ai l'impression qu'au-delà de l'opposition de principe gauche-droite, toutes ces réformes qui mortifient l'école, se font avec l'assentiment des principales formations politiques, quelles que soient leurs idées par ailleurs.

Écrit par : alain | 14 mai 2010

Attaque-t-il les délinquants arabes sur leur faciès, ou sur leur comportement ?
Merci de me renvoyer sur ses propos pour m’éclairer.

Ecrit par : Sarah | 14 mai 2010

Il attaque, (par un amalgame qui conforte le bon gros beauf mal pensant français dans ses délires racistes; quel courage...) les arabes et les noirs en disant, excusez du peu: "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes".

J'accorderai(de) un peu de crédit aux paroles de cet individu quand il se sera élevé publiquement contre le jugement qui a condamné Charles Pasqua à (seulement) un an de prison avec sursis. Pas avant.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Christophe, en parlant du physique de Zemmour (…) moi ça ne m'amuse pas, mais bon.
Ecrit par : dickens

Moi, je trouve ça nauséabond.
Et dobolino s’enfonce avec lui dans la fange.

Ecrit par : Sarah | 14 mai 2010

Sarah tisse large et Sarah colle pas mal.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2010

"la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes"
Ecrit par : Christophe Sibille

Vous répondez à côté, Christophe.
Ce n’est pas une attaque, c’est un constat.
Déplorable.
L’Ecole (l’absence d’) y est certainement pour quelque chose.
Mais parlez-nous donc de Pasqua si ca vous chante, vous le trouvez comment, physiquement ?

Écrit par : Sarah | 14 mai 2010

Il attaque, (par un amalgame qui conforte le bon gros beauf mal pensant français dans ses délires racistes; quel courage...) les arabes et les noirs en disant, excusez du peu: "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes".
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

... et qui conforte les bien pensants branchés, progressistes et angélistes que tout est pour les mieux dans le meilleur des mondes, et que la fête du "grand métissage fraternel", pourtant si réussie, est décidément gâchée par ces "gros beaufs" qui sont tous des sales Racistes — avec un immense R qu'on leur tatouera sur le front, ah les salauds —, qui l'ont toujours été et qui le seront toujours !

En attendant, je vous conseille la vidéo suivante d'un jeune homme qui n'a manifestement rien à se reprocher, qui soigne son langage, et qui pourtant subit l'horrible discrimination des "gros beaufs."
http://www.youtube.com/watch?v=LHHWB8gsWbE

Écrit par : dickens, malpensant | 14 mai 2010

toutes ces réformes qui mortifient l'école, se font avec l'assentiment des principales formations politiques, quelles que soient leurs idées par ailleurs.

Ecrit par : alain | 14 mai 2010

Alain, vous faites comme tout le monde dans ce pays, vous mettez tout sur le dos des "politiques", quels qu'ils soient.

S'ils ne changent rien, c'est qu'ils n'en ont tout simplement pas le pouvoir ! La majorité des gens est au courant, avec plus ou moins de lucidité, que l'Ecole est flinguée depuis bien longtemps, mais préfère vivre ainsi plutôt que d'accepter les solutions qui changeraient la donne.

Tant que le peuple ne relèvera pas son niveau d'exigence, rien ne changera, et les "politiques" n'y pourront rien.

L'hyperdémocratisation de l'Ecole, cette glue qui permet aux pédagos de rester scotchés au ministère, est une chose définitivement acquise et aucun gouvernement ne peut y toucher — alors autant l'encourager, encore et encore, pas des réformes qui vont toutes dans son sens.

Les choses ne changeront que le jour où le peuple se réveillera, si jamais il se réveille. Mais pour le moment il dort paisiblement dans son rêve d'égalité, et pour encore longtemps. Je lui souhaite d'ailleurs de ne jamais vraiment se réveiller, car la douleur ne sera que trop intense.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

C. Sibille - Je serais curieux de savoir ce que vous pensez du film "La journée de la jupe".

Écrit par : Manitas | 14 mai 2010

Quelqu'un peut-il donner le lien pour l'article de Natacha Polony?
Merci d'avance.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2010

Dickens,vérité et réel sortent de votre clavier.

Écrit par : rocardo | 14 mai 2010

C. Sibille - Je serais curieux de savoir ce que vous pensez du film "La journée de la jupe".

Ecrit par : Manitas | 14 mai 2010

J'ai adoré, pourquoi ?

Apparemment, Dickens, votre manichéisme consubstantiel vous empêche de concevoir qu'on puisse ne porter dans son coeur NI un chroniqueur opportuniste, NI un chercheur de buzz débile mental, (et les renvoyer dos à dos???)

Comme disait justement Pierre Dac: "quand un con est con, on dit que c'est un sale con; quand un juif est con, on dit que c'est un sale juif. Je revendique pour les juifs le droit d'être cons".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Fustiger comme cela l'étatisme et la bien-pensance qui tend à vouloir diriger nos vies dans les moindres détails, depuis ce qu'on mange jusqu'à comment on se lave (...) Joe

Cela s'appelle une religion.

Écrit par : nicolas | 14 mai 2010

Un IPR est devenu "correspondant illettriste" dans l'académie de Créteil

L'ayant entendu sur France Cul (je crois), je pense pouvoir affirmer que le monsieur parle aussi bien l'antipédagol que le pédagol.

Niveau C2 du CECRL.

Se marrent pas tous les jours dans les rectorats. Faut bien qu'on en clownise quelques uns.

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

"L'hyperdémocratisation de l'Ecole, cette glue"

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

"Cette glu"; anglicisme ??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

... et vous me servez la tarte à la crème de la Chine et de L'Inde...

Je vais vous dire un secret : notre connaissance de notre langue, de notre littérature et notre volonté de (ou capacité à) rester un pays civilisé, qui sait accorder ses participes passés et regarder la situation en face, ne dépendent pas des autres pays, aussi émergents soient-ils.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010


Je reviens d'Avon près de Fontainebleau, du Couvent des Carmes précisément, j'étais donc plus près du Bon Dieu que de Bonnet d'Ane !
En revenant vers la gare d'Avon-Fontainebleau, je rencontre une jeune fille avec qui je fais la route, une indienne née au Kenya qui étudie à l'INSERM, je lui parle bien entendu du "Lion" de Kessel, elle me dit que son fiancé le lit en ce moment ! Je rappelle que Kessel était russe d'origine né en Argentine ... enfin une vraie salade niçoise !

Je n'ai pas vraiment l'impression de l'avoir fait exprès mais en quelques minutes j'ai donc croisé ces pays émergents que vous semblez dédaigner mais que je vois monter à l'assaut de toute la culture qui ne se limite ni à la belle langue, ni au beau parler mais qui concerne aussi la génétique, l'agronomie et je ne sais quelles sciences encore sans excepté "Le Lion" de Kessel !
Il est vrai qu'elle ignorait que nous étions dans le pont de l'Ascension et que nous étions en plein dans des fêtes religieuses, mais je ne lui en ai pas tenu rigueur !

Après je suis allé à Paris square du Thimerais, qui est si vous ne le savez pas un nom de pays près du Perche !

Si nous n'allons pas à la rencontre du Monde c'est le Monde qui vient à notre rencontre ...

Écrit par : iPidiblue et Le Lion du Kenya | 14 mai 2010

J'aimerais bien qu'il existe un "correspondant piloriste" dans chaque rectorat.

Ce serait une personne apte à donner envie :

- aux enseignants de lui envoyer divers légumineuses, fruits, résidus culinaires aussi divers que pourris chaque mercredi où il tiendrait pilori ouvert.

- aux élèves et leurs parents de décharger leur aigreur de pylore tout le reste de la semaine. Dans ce cadre il interviendrait en tandem avec le correspondant illettriste (duo des nommés)

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Cher Christophe,

Pourquoi passez-vous votre temps à corriger les fautes d'orthographe de vos interlocuteurs ? D'ailleurs, il vous arrive aussi d'en faire. Ne serait-il pas plus constructif d'essayer de leur répondre honnêtement ?

Dickens,

Je suis dans la même situation que vous, et je partage entièrement vos constats. Mes collègues et moi avons entendu des rumeurs de projets aberrants concernant les prépas. Sont-ils fondés, et si oui, que peut-on faire pour les préserver de l'horreur pédagogiste ?

Écrit par : Francois Duhem | 14 mai 2010

"Mes collègues et moi avons entendu des rumeurs de projets aberrants concernant les prépas. Sont-ils fondés, et si oui, que peut-on faire pour les préserver de l'horreur pédagogiste ?"

1- Noyer vos élèves pour qu'ils ne soient plus utilisables.

2- Conserver un couple que vous cacherez soigneusement en le faisant se reproduire de façon très contrôlée.

3- Attendre des jours meilleurs

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Bien entendu aujourd'hui il y a beaucoup moins de chasseurs de lions car il n'y a plus beaucoup de lions, mais c'est l'intention qui compte !

La bravoure ... quoi ! vieille histoire ...

Écrit par : iPidiblue et Le Lion du Kenya | 14 mai 2010

"une indienne née au Kenya qui étudie à l'INSERM"

Intouchable issue d'une insermination artificielle ?

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Je ne savais pas qu'on étudiait à l'INSERM...

Écrit par : nicolas | 14 mai 2010

Moi, je trouve ça nauséabond.
Et dobolino s’enfonce avec lui dans la fange.

Ecrit par : Sarah | 14 mai 2010

Dobo, dans la fange ? Oooh !

Ce petit lien rétablira sans doute une meilleure compréhension de ses propos (son grand-père, qui est aussi le mien, est cité pour l'année scolaire 1922/1923) :

http://www.joerg-sieger.de/ettenheim/probe/juden/ju_38.htm

Écrit par : catmano | 14 mai 2010

Je ne savais pas qu'on étudiait à l'INSERM...

Ecrit par : nicolas | 14 mai 2010

Nicolas,

Il est possible que j'ai mal compris le nom de l'organisme où elle étudiait ! enfin ce qui importe c'est qu'elle étudiait en France et qu'elle parlait fort bien le français.

De toutes les manières je ne comprends rien aux questions de Dickens, je ne suis pas professeur, ni préfet des études, ni élève, ni homme politique et je ne l'empêche pas d'enseigner ce qu'il souhaite que je sache !
J'ai l'impression qu'il remache je ne sais quelle rancoeur vis à vis de je ne sais qui, enfin du moment que ce n'est pas moi qui est en cause ...

Écrit par : iPidiblue et Miss Pointu | 14 mai 2010

Il attaque, (par un amalgame qui conforte le bon gros beauf mal pensant français dans ses délires racistes; quel courage...) les arabes et les noirs en disant, excusez du peu: "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes".
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

A-t-il raison ou tort ?
Là me paraît être la question.
Nous ne disposons pas de statistiques ethniques.
Néanmoins, si j'en crois un avocat qui s'exprimait récemment, on peut constater, en fréquentant assidument les tribunaux que beaucoup de gens condamnés sont effectivement noirs ou arabes.
Par ailleurs, la proportion de musulmans en prison semble relativement élevée.
Si Zemmour a raison, faut-il le faire taire parce que cela vous pose problème idéologique ? On retrouverait là la bien-pensance et l'idée selon laquelle la réalité importe peu.
S'il a tort, pouvons-nous le démontrer ?
Cordialement.

Écrit par : fan de Sibille | 14 mai 2010

Vous savez Nicolas même si l'INSERM n'est pas une école à proprement parler c'est un peu comme l'Institut Pasteur, ce sont des endroits où l'on accueille les posts-docs ! Les chercheurs d'ailleurs étudient toute leur vie, c'est ce qui les distingue du reste de la population !
Enfin quoi c'est la vie de la recherche dont je vous parle !

Écrit par : iPidiblue et Miss Pointu | 14 mai 2010

"Les chercheurs d'ailleurs étudient toute leur vie"

Voilà qu'Ipidi devient naïf.

L'âge ?

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Les torchons pédagols font l'article sur la glorification systématique de l'erreur en sciences :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6839

Mais qui trouve-t-on dans le comité de "chercheurs" ?

http://paris-montagne.org/festival2249/edition-2010/comite-scientifique-2010

Il y a des montagnes où l'on manque d'oxygène.

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

"Alain, vous faites comme tout le monde dans ce pays, vous mettez tout sur le dos des "politiques", quels qu'ils soient.

S'ils ne changent rien, c'est qu'ils n'en ont tout simplement pas le pouvoir !"
Ecrit par dickens.

dickens, on peut mobiliser les gens pour préserver des emplois ou obtenir une augmentation salariale, mais je doute fort que l'on parvienne à rassembler un grand nombre de manifestants pour exiger un retour à une école de qualité. L'institution scolaire se délite et se décompose depuis si longtemps déjà que les Français s'y sont malheureusement habitués. Sur ce point, vous avez raison de signaler que nous avons l'école que nous méritons.
Vous écrivez également que la majorité a pris conscience des dysfonctionnements de l'école. Dans certaines couches sociales, où les parents suivent rigoureusement la scolarité de leurs enfants, sans aucun doute. Mais ailleurs, c'est beaucoup moins certain. Lorsque je discute avec des gens de mon quotidien de professeur, je suis frappé par l'idée quasiment sacrale qu'ils ont de l'école, très proche de l'image d'Epinal. Ils ne mesurent absolument pas l'ampleur de la catastrophe et même quelques anectodes savamment choisies se révèlent impuissantes à traduire cette médiocrité quotidienne dans laquelle nous baignons.
Pour terminer, je citerais volontiers les paroles de cette mère d'une élève dont je suis professeur principal en sixième dans un collège classé en ZEP, qui, étonnée par les "performances" de sa fille me disait récemment: "Je ne comprends pas, Monsieur, ma fille ne fiche rien et elle est première de la classe!". Comment expliquer à cette dame, dont la lucidité est à louer, que les autres élèves de la classe en font encore moins et ont des lacunes encore plus criantes?

Écrit par : alain | 14 mai 2010

Dickens,

Je suis dans la même situation que vous, et je partage entièrement vos constats. Mes collègues et moi avons entendu des rumeurs de projets aberrants concernant les prépas. Sont-ils fondés, et si oui, que peut-on faire pour les préserver de l'horreur pédagogiste ?

Ecrit par : Francois Duhem | 14 mai 2010

Je pense que JPB a une idée à ce sujet... Pour ma part, j'en ai touché un mot à mon IG. Il m'a dit qu'il n'y a encore rien d'arrêté, mais qu'une assimilation des prépas aux universités dans les prochaines années n'est pas à exclure.

La préparation aux concours (mais qui sait s'il s'agira encore de concours ?), dès lors, ne se ferait donc plus dans les lycées et ne serait, par conséquent, plus sous le contrôle de l'Inspection générale.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

"Les chercheurs d'ailleurs étudient toute leur vie"

Voilà qu'Ipidi devient naïf.

L'âge ?

Ecrit par : dugong | 14 mai 2010

Toute leur vie de chercheur, s'entend ! Quand ils sont gâteux, ils font comme tout le monde, ils sucrent les fraises ...

Écrit par : iPidiblue sucrage-glaçage | 14 mai 2010

Je pense que JPB a une idée à ce sujet... Pour ma part, j'en ai touché un mot à mon IG. Il m'a dit qu'il n'y a encore rien d'arrêté, mais qu'une assimilation des prépas aux universités dans les prochaines années n'est pas à exclure.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

C'est ce qu'on s'autorise à penser dans les milieux autorisés ?

http://www.youtube.com/watch?v=9Blf66LLIiY

Ca vaut pas le coup d'avoir des relations privilégiées avec l'IG pour en être à ce stade-là. J'aurais pu vous en dire autant !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2010

@ Alain : en effet, la prise de conscience est très variable d'une famille à l'autre, et certains parents d'élèves ont une capacité incroyable à nier le réel, même quand leur enfant en est la première victime. D'autres ne s'intéressent pas au problème et pensent, comme on dit la télé, qu'il faut faire vaguement comme en Finlande, le pays où tous les lutins sont heureux (sans se demander si nous sommes la Finlande ou si nous avons vocation à le devenir).

Au moins certains livres publiés ces dernières années ont-ils pu en alerter certains, mais le système se dégrade tellement vite qu'on sous-estime toujours un peu l'étendue du désastre, même à l'intérieur de celui-ci.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Jeremy, merci pour ce sketch que j'adore ! Je n'ai aucune "relation privilégiée" avec qui que ce soit, donc en effet je n'ai pas plus d'infos que ce que nous savons déjà, hélas.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

le système se dégrade tellement vite qu'on sous-estime toujours un peu l'étendue du désastre, même à l'intérieur de celui-ci.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

Comme le dit si bien N.Polony dans sa conclusion (article du Figaro sur les conclusions du rapport de la Cour des Comptes)
"Nous allons droit dans le mur, accélérons !".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2010

Petit hors sujet:

http://www.dailymotion.com/video/x9wwg5_franck-lepage-langue-de-bois_fun
pour ceux à qui je n'ai pas pu l'envoyer, faute d'avoir leur mail.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2010
---
Extraordinaire ! Je n'avais jamais remarqué que nos hommes politiques s'exprimaient ainsi, dobolino. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

Je comprends votre point de vue, dickens, encore faudrait-il que le peuple soit sérieusement informé sur l'état de délabrement de l'EN, ce qui n'est guère le cas. Il faudrait également qu'il y ait un véritable choix politique possible. Or, en matière d'éducation, les politiques de droite et de gauche sont similaires, dans la mesure où aucun parti n'a le courage de mettre un terme à cette course délétère à la démagogie que nous subissons. Non seulement le socle commun empêchera définitivement la suppression de cette folie qu'est le collège unique (puisqu'il faut bien valider tout le monde...), mais j'ai bel et bien l'impression que nous sommes en train de créer, dans le cadre de la réforme, le lycée unique! On entend certes des critiques contre le socle et la réforme dans les cercles politiques, mais pas forcément pour les bonnes raisons, me semble-t-il. J'ai l'impression qu'au-delà de l'opposition de principe gauche-droite, toutes ces réformes qui mortifient l'école, se font avec l'assentiment des principales formations politiques, quelles que soient leurs idées par ailleurs.

Ecrit par : alain | 14 mai 2010
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Oui, alain, je suis d'accord avec vous.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

toutes ces réformes qui mortifient l'école, se font avec l'assentiment des principales formations politiques, quelles que soient leurs idées par ailleurs.

Ecrit par : alain | 14 mai 2010

Elles se font, avant tout, avec l'assentiment des gens, voilà pourquoi elles ne font même pas l'objet de débat politique entre la "droite" et la "gauche".

Le retour de la sélection (et donc de l'exigence) à l'école, c'est un peu comme l'avortement ou la peine de mort. On estime que cette question a été définitivement réglée et qu'il n'y a pas à y revenir.

PS - Je précise que je suis contre la peine de mort et pour le droit à l'IVG. Cette comparaison ne se veut pas polémique mais ne sert qu'à montrer à quel point, à mes yeux, cette question ne fait plus débat pour l'immense majorité de la société française, et rend tout retour en arrière impensable et donc impossible.

Écrit par : dickens | 14 mai 2010

Les "apéros géants" ne sont que la confrmation, ô combien éclatante, de tout ce qu'il avait senti et vu venir : la festivisation sauvage et totalitaire de l'existence humaine.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

Il s'agit plutôt d'une recherche pathétique de lien et de partage.
Le hasard des programmations TV a fait que j'ai revu en qq jours deux films fort intéressants, "Babel" et "Broken flowers". Quel sentiment de solitude, d'enfermement, de chacun pour soi, de cloisonnement, à en claquer de désespoir. Alors, pourquoi pas un apéro géant, pour se tenir chaud, rire ensemble, partager un verre de rosé et quelques sourires ?
Sans doute dois-je vieillir, mais je me sens pleine d'indulgence pour ce genre d'initiative -- ce qui ne m'empêche pas pour autant de traduire chez moi les "Adages" d'Erasme ou d'écouter en boucle les partitas pour violoncelle solo de Bach (et/ou John Coltrane) . J'ai la faiblesse de penser que le vrai rapport à la culture consiste d'abord à connaître tous les états de celle-ci, y compris les plus "tapeinos", ne serait-ce que pour apprécier le "semnos "à sa juste valeur...

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

le système se dégrade tellement vite qu'on sous-estime toujours un peu l'étendue du désastre, même à l'intérieur de celui-ci.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010

Oui, entièrement d'accord avec vous, dickens. Je partage aussi votre point de vue quand vous affirmez que la majorité rejette la culture et l'école de l'exigence qui va avec. Nous vivons dans une société où le principe de plaisir prédomine. Tout ce qui ne débouche pas sur une gratification immédiate est instantanément voué aux gémonies. De ce constat découle tous les problèmes de l'école. Lorsque nous expliquons aux gamins qu'il faut travailler pour réussir, même s'ils n'en retirent pas immédiatement le bénéfice, ils nous regardent comme une bête curieuse. Travailler? Mais de quoi vous me parlez? Ils ignorent jusqu'au sens de ce verbe, à tel point qu'un élève, ayant simplement relu sa leçon, est souvent sincèrement persuadé d'avoir fourni un travail de qualité, car il sait pertinemment que ses camarades n'en ont même pas fait autant!

Écrit par : alain | 14 mai 2010

Comme le dit si bien N.Polony dans sa conclusion (article du Figaro sur les conclusions du rapport de la Cour des Comptes)
"Nous allons droit dans le mur, accélérons !".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2010

Ce n'est pas une découverte !!!!!!
Je préfère H16 qui écrit chaque jour : "ce pays est foutu".


Prépas : à mon humble avis, je crois qu'il ne faut pas s'inquiéter plus que cela. Avec la gigantesque baffe financière et les mesures que la France va être obligée de prendre,, les prépas seront préservées par obligation.

Écrit par : Carole | 14 mai 2010

Alors, pourquoi pas un apéro géant, pour se tenir chaud, rire ensemble, partager un verre de rosé et quelques sourires ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Voir...
Ne s'agit-il pas là davantage d'une immense beuverie festive que du verre de l'amitié ?
Si je parlais de Ph. Muray, c'est qu'il a remarqué, très justement, l'invasion de la fête dans la vie quotidienne. Il semble impossible d'y échapper : le festif devient obligatoire, et tant pis pour les lecteurs et les promeneurs silencieux qui sont, comme on le sait, des vieux cons.

J'aime dans votre message l'expression "rire ensemble". Cette expression, inconsciemment magnifique, ne ressemble que trop au "vivre ensemble" qu'on nous vante çà et là.

La prolifération du LOL et du MDR et autres PTDR dans le discours montre que langue et la communication disparaissent, au moins symboliquement, dans un grand rire festif, joyeux et obligatoire.

Dans "Histoire d'un Allemand", Sébastien Haffner explique magistralement comment une nation au bord du gouffre amène ses membres à se fondre dans une immense camaraderie hilare et festive - et interdiction de ne pas participer !

Le début des années 1930, on le sait, furent l'occasion d'un gigantesque "rire ensemble" de l'autre côté du Rhin.

Cette grande beuverie hilare, qui n'est après tout qu'un moyen comme un autre d'exister, n'est pas de l'amitié mais un encamaradement massif d'individus désireux de s'agglutiner en une foule rieuse, et, qui sait, peut-être même lyncheuse ?

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Dickens, je voudrais votre opinion : que pensez-vous des interventions en lycée du Plannig familial et des campagnes contre l'homophobie lorsqu'elles ont lieu dans un établissement scolaire hors du temps d'enseignement ?

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2010

Dickens, je voudrais votre opinion : que pensez-vous des interventions en lycée du Plannig familial et des campagnes contre l'homophobie lorsqu'elles ont lieu dans un établissement scolaire hors du temps d'enseignement ?

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2010

J'en pense en gros la même chose que des campagnes de prévention routière ou de lutte contre le tabagisme. Elles ont manifestement leur place (à condition d'être clairement définies comme telles, en marge des activités purement scolaires) mais ne doivent pas devenir envahissantes.

L'Ecole devrait être le plus possible lieu de l'étude et le moins possible le lieu de la propagande (même s'il s'agit, en l'espèce, de propagande "gentille"). Autrement dit, un lieu d'instruction plutôt que d'éducation, mais si cette éducation-là peut s'avérer nécessaire.

Ces sujets, hélas, ont largement infiltré les manuels et tendent à remplacer l'enseignement de savoirs objectifs. L'anglais, par exemple, est devenu en bien des cas un prétexte pour faire réciter aux élèves leur catéchisme droit-de-l'hommiste et pseudo-anti-raciste plutôt qu'une découverte des grands auteurs anglophones.

Mais de cela j'ai déjà longuement parlé.

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Oui, mais là je ne suis pas loin d'être d'accord avec vous.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2010

* même si

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Mes collègues et moi avons entendu des rumeurs de projets aberrants concernant les prépas. Sont-ils fondés, et si oui, que peut-on faire pour les préserver de l'horreur pédagogiste ?

Ecrit par : Francois Duhem | 14 mai 2010

Il n'y aura pas d'horreur pédagogiste en ce qui les concerne : on les supprimera, tout simplement. On les noiera dans les facs, auxquelles ça ne fera aucun bien. Et on croira acheter le silence des profs de prépas en leur proposant de devenir de facto maîtres de conf' — ce qui va poser de très nombreux problèmes, la plupart n'ayant jamais passé de thèse, et qui s'avérera un trompe-couillon de première, une chaire sup' valant bien mieux, financièrement, qu'un titre universitaire. Quant aux concours, la tendance serait de les remplacer par de la cooptation sur dossier — Ulm rêve de devenir le MIT français (ils en sont à des années-lumières), mais ne s'est pas donné la peine de réfléchir au statut de ses étudiants, par rapport au statut des normaliens actuels.
Le seul frein, ce seront les lobbys, les associations d'anciens élèves — c'est-à-dire qu'il faudra s'appuyer sur des organisations passablement réactionnaires pour sauver ce qui marche encore de l'élitisme républicain.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

Francis,

Bon anniversaire pour vos 70 balais et que cela dure encore bien longtemps.
Amitiés.

Écrit par : rotomago | 15 mai 2010

Cher Francis, bon anniversaire et que la vie vous soit douce.
Pour cela, il faudrait peut-être cesser de hanter Beau nez damne, car ce qu'on y lit, surtout quand on est à la retraite, ne contribue pas à l'adoucir, la vie. Amitiés sincères.

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Où il est question d'un impossible passage à l'âge adulte :

http://www.causeur.fr/la-fessee-a-bon-dos,6224

Discussion hallucinante hier avec une petite élève de ma classe (pas encore 10 ans) dont j'ai reçu la maman voici deux mois environ pour expliquer que la petite ne faisait pas ce qu'il fallait pour sa réussite scolaire. Entretien qui a apparemment porté ses fruits puisque l'enfant progresse à la vitesse V. A quoi est-ce dû ? lui demandai-je. Qu'est-ce qui a changé ?
Réponse de la petite : Maintenant, maman me laisse travailler. Avant, elle était toujours avec moi et on papotait, ça me distrayait, je ne pouvais pas me concentrer.
No more comment.

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

C’est la rentrée !
>
> À l’école élémentaire de la rue de l’Avenir, dans la classe de CE2, élèves et parents font la connaissance de l’enseignant, enfin des enseignants… Car ils seront deux dans la classe, jusqu’aux vacances de la Toussaint.
>
> Le premier vient d’être reçu au concours de recrutement des professeurs des écoles, on l’appelle P.E.S. (Professeur d’Ecole Stagiaire). Il n’a pas eu de formation professionnelle, hormis 4 semaines d’observation dans deux classes l’année dernière. Pas de chance, ce n’était pas en CE2, mais bon.
>
> Le deuxième, qu’on appelle T1 (Titulaire 1ère année), sort d’un an de formation professionnelle à l’IUFM, il a eu la chance d’être reçu au concours en 2009 : il fait partie de la dernière promotion d’enseignants formés puisque les IUFM n’existeront plus en 2011. Il aurait du avoir un poste à l’année dans une école pas trop difficile pour ce début de carrière, mais bon.
>
> Le samedi suivant, réunion de classe.
>
> PES explique aux parents qu’il a un tuteur dans l’école, un enseignant chevronné qui lui apporte conseils et soutien. Bien sûr c’est un peu compliqué parce que le tuteur a un CP et n’a pas fait de CE2 depuis 1997, il ne connaît pas les manuels, et le midi il fait les aides personnalisées. Mais bon, on peut discuter un peu à la récréation, s’envoyer des mails le soir. Et puis le T1 a accepté de prendre le CP du tuteur deux matinées par semaine pour qu’il vienne dans le CE2 voir comment travaille le PES. Et puis, il y a aussi un Maître Formateur qui viendra dans la classe de temps en temps.
>
> Enfin, à partir de novembre, ce sera différent : le T1 quitte l’école pour aller faire des remplacements ailleurs. Le PES reste dans la classe de CE2…les lundis jeudis et vendredis, puisque les mardis il va parfaire sa formation à l’Université jusqu’au mois de mai.
>
> Pour les mardis, un remplaçant Brigade arrive. Jusqu’au mois de mai, le Brigade remplacera quatre PES dans quatre écoles différentes : une petite section le lundi, un CE2 le mardi, un CM1 le jeudi et une grande section le vendredi. Ca fait une centaine d’élèves, Brigade ne connaîtra peut-être pas tous les prénoms à Noël, mais bon.
>
> Le PES et le Brigade ne se rencontreront jamais puisqu’ils ne sont pas là les mêmes jours, mais bon, quelques mails pour les urgences, ça permet de créer du lien !
>
> Comme la formation professionnelle, c’est vraiment primordial, le PES aura aussi un stage d’une semaine complète au deuxième trimestre. Pas d’inquiétude, son remplacement est prévu…par une autre Brigade, on l’appelle Brigade n°2.
>
> Quand mai arrivera, le PES aura terminé sa formation et sera à plein temps dans sa classe de CE2. Il sera évalué (il ne sait pas encore par qui ni comment) et titularisé (si tout va bien) à la rentrée suivante.
>
> Les parents osent quelques questions sur l’emploi du temps, le programme scolaire, les projets pédagogiques, le livret d’évaluation. Le PES est embarrassé car il a été nommé la veille de la rentrée, il a juste eu le temps de lire les Programmes Officiels, participer à deux réunions le mercredi avec l’inspecteur sur le thème « Déontologie du fonctionnaire » , aménager sa classe, s’initier au maniement du Baby-haller pour son élève asthmatique, repérer l’itinéraire pour les séances de piscine qui commencent lundi... Mais bon, il va faire son maximum, mettre les bouchées doubles. L’école est sympa, les collègues attentifs et le PES est très motivé et le T1 va l’aider.
>
> Les parents quittent la réunion, perplexes, inquiets ou fâchés. Que penser ? Que faire ?
>
> Vous n’avez pas tout compris ? C’est normal.
>
> En revanche, vous avez sans doute compté : PES, T1, Brigade n°1, Brigade n°2… 4 enseignants différents. Une grippe ? Un congé maternité ? Il faudra faire appel à Brigade n°3…
>
> A la rentrée, 170 écoles, soit plus de 4000 élèves, seront dans cette situation à Paris, et plein d’autres dans toute la France...
>
> Merci qui ?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

"Par ailleurs, la proportion de musulmans en prison semble relativement élevée."

Ecrit par : fan de Sibille | 14 mai 2010

Que Pasqua et consorts y fassent le vrai séjour (qu'ils méritent), ça rééquilibrera un peu.
Par ailleurs, je trouve la confusion (qui se réfugie dans l'inconscient visiblement embrumé de mon "fan", ;-) entre "musulman" et "arabe" assez (tristement) savoureuse.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Que Pasqua et consorts y fassent le vrai séjour (qu'ils méritent), ça rééquilibrera un peu. Christophe Sibille

:-)))))))))))

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

"Sans doute dois-je vieillir, mais je me sens pleine d'indulgence pour ce genre d'initiative -- ce qui ne m'empêche pas pour autant de traduire chez moi les "Adages" d'Erasme ou d'écouter en boucle les partitas pour violoncelle solo de Bach (et/ou John Coltrane)."

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Ce que quelques esprits manichéens ont visiblement du mal à comprendre et à accepter.

Dickens, si je vous "reprends" sur la forme, c'est que je vous ai donné plusieurs fois mon point de vue sur le fond. Et que vous répétez la même chose depuis le début.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Pauvre Polanski, décidément ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Pauvre Polanski, décidément ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Allons, si même vous…
Vous voyez bien que c'est de l'acharnement : bientôt, toutes les Américaines en mal de célébrités raconteront qu'elles se sont fait sodomiser par le méchant Polanski il y a quarante ans — et comme là-bas, c'est à l'accusé de prouver son innocence, dans ce genre d'affaires…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

Polanski : il lui faudra un bon secrétariat pour archiver toutes ses "frasques"

Exemple : le 04 août 69 : 27 sodomies avec noms et adresses (mises à jour) des bénéficiaires.

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Revoyez vos archives, dugong, la date ne colle pas. :-)

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Allons, si même vous…
Vous voyez bien que c'est de l'acharnement : bientôt, toutes les Américaines en mal de célébrités raconteront qu'elles se sont fait sodomiser par le méchant Polanski il y a quarante ans — et comme là-bas, c'est à l'accusé de prouver son innocence, dans ce genre d'affaires…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010

Jean-Paul, vous avez mal interprété mes propos; je ne prends aucunement parti; je ne connais pas le "dossier", et ne m'y risquerais pas.
Je constate simplement qu'"il" est vraisemblablement empêtré dans de sales draps.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Pauvre Polanski, décidément ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

J'ai été violentée par Roman Polanski en 1964 en sortant de mon cours de danse à Digne les Bains, j'vous l'jure, monsieur le procureur ! J'veux témoigner à la télé !

Cet acharnement est une honte. Oui, pauvre Polanski. Toutes les starlettes pré-ménopausées et en mal de pub vont s'y mettre. je susi écoeurée.

Écrit par : Françoise Guichard | 15 mai 2010

je susi écoeurée.
Ah ? Ce n'est pas Françoise ?

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Cette grande beuverie hilare, qui n'est après tout qu'un moyen comme un autre d'exister, n'est pas de l'amitié mais un encamaradement massif d'individus désireux de s'agglutiner en une foule rieuse, et, qui sait, peut-être même lyncheuse ?

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010

Pourquoi cet acharnement ? Vous n'aimez pas et méprisez ce genre de fêtes (qui a toujours existé, même si vous semblez croire que c'est une trouvaille moderne), c'est votre problème, mais pourquoi chercher à tout prix à en dégoûter les autres ?
Qu'est-ce que ça peut bien vous faire que certains passent par ce genre de choses pour se changer les idées ou rencontrer d'autres personnes - même si c'est complètement bidon ?
Personne ne vous oblige à y prendre part et vous n'appréciez pas qu'on vous le reproche, non ?
Qui plus est ce n'est pas incompatible: on peut aimer faire la fête - que vous méprisez tant - de temps en temps et apprécier des choses un peu plus raffinées. Je vous invite à ce sujet à relire Les paradis artificiels de Baudelaire.

Écrit par : Julien | 15 mai 2010

Exemple : le 04 août 69 : 27 sodomies avec noms et adresses (mises à jour) des bénéficiaires.
Ecrit par : dugong | 15 mai 2010

Sodomie en 69 ? Dugong, quelle souplesse…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

Ces sujets, hélas, ont largement infiltré les manuels et tendent à remplacer l'enseignement de savoirs objectifs. L'anglais, par exemple, est devenu en bien des cas un prétexte pour faire réciter aux élèves leur catéchisme droit-de-l'hommiste et pseudo-anti-raciste plutôt qu'une découverte des grands auteurs anglophones.

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010

Pour le coup, je suis entièrement d'accord.

Écrit par : Julien | 15 mai 2010

Sodomie en 69 ? Dugong, quelle souplesse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010

Un jeu d'enfant pour tout adepte du Kamasutra ;-)

Écrit par : Julien | 15 mai 2010

Sodomie en 69 ? Dugong, quelle souplesse…
JPB

Rassurée je suis : pas la seule à avoir l'esprit mal tourné...

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

@Jérémy

Je suis du même avis que dickens: chaque chose en son temps. L'IMS (Intervention en milieu scolaire) est, à mon avis, une nécessité - puisque les parents ne font plus leur boulot - mais il ne faut pas qu'elle envahisse la salle de classe du prof qui devrait rester - et n'aurait jamais dû être autre chose - un lieu dédié à la transmission de savoirs.

Écrit par : Julien | 15 mai 2010

Happy birthday, Francis !

Écrit par : Julien | 15 mai 2010

Thank you, Julien !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Je me permets d'intervenir dans les commentaires sur le commentaire du livre de Zemmour que je n'ai pas lu.
Qu'est-ce que Zemmour nous dit sur l'évolution de la démographie qui ne fait l'objet d'aucun commentaires de la part de nos démographes? Merci

Écrit par : brindamour | 15 mai 2010

Bon anniversaire Francis. J'espère que vous passerez une belle journée .

Écrit par : Florence | 15 mai 2010

Bon anniversaire, Francis !

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2010

Bon anni M'sieur Penin !

Écrit par : exTC | 15 mai 2010

PS - Je précise que je suis contre la peine de mort et pour le droit à l'IVG. Cette comparaison ne se veut pas polémique mais ne sert qu'à montrer à quel point, à mes yeux, cette question ne fait plus débat pour l'immense majorité de la société française, et rend tout retour en arrière impensable et donc impossible.

Ecrit par : dickens | 14 mai 2010
---
Bien sûr, dickens, c'est ainsi que j'avais compris votre comparaison.
Le retour en arrière pour l'école, cependant, sera effectué pour une minorité d'enfants de milieux extrêmement favorisés qui pourront s'offrir des précepteurs.
On en reviendra, de manière hypocrite, au temps où l'école n'était pas obligatoire et où seuls les enfants des nobles et des bourgeois recevaient une instruction solide, sérieuse.
On y est presque : beaucoup d'enfants ânonnent et plus d'enfants encore ne comprennent pas ce qu'ils lisent, grâce en soient rendues aux sciences de l'éducation. L'école actuelle, du reste, mérite-t-elle encore le nom d'école ? Ne devrait-on pas l'appeler plutôt "Centre de loisirs éducatifs" où chacun prend ce qu'il veut ou peut, sans contrainte sérieuse ?

Le retour à la situation de l'immédiat après-guerre nécessiterait une volonté politique que je ne vois poindre nulle part sur l'échiquier politique actuel.
C'est de la volonté délibérée chez certains, de l'aveuglement chez d'autres, et de la folie chez d'autres encore qui ont la foi du charbonnier en les sciences de l'éducation, et l'ignorance chez d'autres enfin qui, non-enseignants eux-mêmes, croient savoir comment on enseigne de manière efficace.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Francis, do you remember Marilyn whishing a happy birthday to Kennedy ?
I bring her back to you — in a dress sewed on her body…
http://www.youtube.com/watch?v=w3IzpazVl-I
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

Bon anniversaire à vous, Francis ! Et je vous attends samedi prochain, au "festival de la voix" de Châteauroux, pour arroser ça dignement !
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=2&ved=0CBkQFjAB&url=http%3A%2F%2Ffestivaldelavoix-chateauroux.fr%2Ffr%2Fle-festival.html&rct=j&q=le+festival+de+la+voix+&ei=DV_uS5XCIcHbsAaZ1vXbAg&usg=AFQjCNHYNqjYQBxQdWxWjIPal-CMvDr5Hg

(Je pourrai dire qu'une fois dans ma vie, j'ai partagé un festival avec "clu for five"... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

"pas la seule à avoir l'esprit mal tourné"

Un esprit féminin antéversé ?!

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Au sujet de mon soi-disant "mépris"

"Les amis du désastre, avec ce ton et cette attitude de Fouquier-Tinville dont ils s'arment si volontiers pour effrayer et pour dissuader d'insister sitôt qu'on fait mine de reconnaître leur protégé pour ce qu'il est, ne manqueront pas de demander, ici, de quel droit on peut se permettre de juger de la qualité de l'appréciation esthétique de tel ou telle, intime par définition, et même de prétendre en savoir quoi que ce soit. Ils parleront de mépris, comme ils y sont toujours si prompts, et comme ils l'ont toujours fait avec une grande efficacité balistique - personne, en société hyperdémocratique, ne pouvant accepter sans péril d'être convaincu de mépriser quoi que ce soit ni qui que ce puisse être, sauf bien sûr, rituellement, les forces dûment répertoriées du mal." (Renaud Camus)

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Je me permets d'intervenir dans les commentaires sur le commentaire du livre de Zemmour que je n'ai pas lu.
Qu'est-ce que Zemmour nous dit sur l'évolution de la démographie qui ne fait l'objet d'aucun commentaires de la part de nos démographes? Merci

Ecrit par : brindamour | 15 mai 2010

Que la démographie française fait qu'elle sera à l'avenir la première nation d'Europe avant l'Allemagne dont la démographie est déficitaire.
Mais que je sache ce n'est pas un scoop ... c'est juste un constat que tous les démographes connaissent.
Les journalistes style Zemmour ont l'art d'ouvrir les portes ouvertes à grand fracas et en se targuant de leur pertinence intellectuelle !

Écrit par : iPidiblue dérapage contrôlé | 15 mai 2010

Par ailleurs, je trouve la confusion (qui se réfugie dans l'inconscient visiblement embrumé de mon "fan", ;-) entre "musulman" et "arabe" assez (tristement) savoureuse.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Laissons de côté l'idéologie. Vous avez manifestement un problème avec le réel (ce qui ne vous empêche pas d'avoir des fans !).
Il n'y a aucune confusion de ma part, j'ai signalé que nous ne disposions pas de statistiques ethniques.
A défaut, on peut essayer de trouver d'autres informations qui donnent des éléments de réponse.
L'estimation couramment retenue par les démographes est que 70% des musulmans de France sont originaires d'Algérie, du Maroc ou de Tunisie.
Le nombre de Français convertis est estimé entre 30 000 et 70 000 selon les sources.
D'où mon hypothèse implicite (je pensais que vous comprendriez tout seul) : la grande majorité des prisonniers musulmans est "arabe ou noir" pour reprendre la terminologie zemmourienne.
J'espère avoir été plus clair. Je vous en prie, ne venez pas me dire que vous connaissez un auvergnat dont la famille est dans la chaîne des Puys depuis 50 générations qui est en prison et qui est musulman. Bien sûr que cela existe.
Vous trouverez aussi en prison des musulmans non arabes (Turcs, Kurdes, Albanais, ou même Berbères).

Avez-vous lu le remarquable livre de la démographe de l'INED Michèle Tribalat : les yeux grands fermés, l'immigration en France ?

Écrit par : fan de Sibille | 15 mai 2010

Francis, je vous souhaite un excellent anniversaire, mon cher !

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Avez-vous lu le remarquable livre de la démographe de l'INED Michèle Tribalat : les yeux grands fermés, l'immigration en France ?

Ecrit par : fan de Sibille | 15 mai 2010

Pour ceux qui réclament des précisions en matière de démographie, c'est exactement là qu'il faut aller voir !

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Choeurs de très haut niveau, à Châteauroux !
Une petite pensée pour ceux qui ne peuvent pas y aller, ni rencontrer Francis et Christophe... Vous y intervenez, l'un et l'autre ?

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

La salle de classe du prof qui devrait rester - et n'aurait jamais dû être autre chose - un lieu dédié à la transmission de savoirs.

Ecrit par : Julien | 15 mai 2010

Dédier signifie: vouer un culte divin. La salle de classe est effectivement ce lieu exclusivement voué au culte divin de la transmission et de la communication. Les nouvelles technologies de transmission et de communion instantanées sont en quelque sorte les substances matériels consacrées et instituées par Dieu (ou la Main Invisible du Marché) pour le Salut de l'humanité.
L'enseignant est en quelque sorte l' officiant en charge de la communion des fidèles aussi bien que des mécréants venus d'ailleurs avec l'esprit toujours réanimé du Capitalisme mondialisé.

Extrait de mon rapport administratif: " M G. assure un service de qualité, il est également professeur principal de 4ème mais ne valide pas le BII" (Sous-entedu ne voue pas de culte dans notre religion industrielle de la communication à Sainte Bédeuzi).

Écrit par : Buntov | 15 mai 2010

Bientôt, toutes les Américaines en mal de célébrités raconteront qu'elles se sont fait sodomiser par le méchant Polanski il y a quarante ans — et comme là-bas, c'est à l'accusé de prouver son innocence, dans ce genre d'affaires…
JPB

Ecrit par : brighelli

On va pouvoir reprendre une ancienne blague :

"Selon un sondage, à la question : « vous feriez-vous sodomiser par Roman Polanski ? », 98% des actrices interrogées ont répondu : « plus jamais ça ! »".

Écrit par : Moot | 15 mai 2010

il est également professeur principal de 4ème mais ne valide pas le BII" Buntov

Et alors ? Je suppose que l'on vous passe ce caprice tant que vous ne faites pas d'émules...
Chez nous tout le monde râle en CM2 devant les petites cases à cocher mais tout le monde coche...

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Colosimo nommé président du CNL
AFP
15/05/2010 | Mise à jour : 12:46
Jean-François Colosimo a été nommé à la présidence du Centre national du livre (CNL), qui apporte un soutien financier à l'ensemble des acteurs de la chaîne du livre, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Culture dans un communiqué.

Le Centre national du livre était auparavant dirigé par un directeur du ministère de la Culture. Le changement dans sa gouvernance avait été annoncé en avril dernier. Jean-François Colosimo a été nommé pour un mandat de cinq ans, par décret du président de la République et sur proposition du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, a précisé le ministère.

Né en 1960, Jean-François Colosimo a fait des études de philosophie, de théologie, d'histoire et de science des religions. Il enseigne l'histoire de la philosophie et de la théologie byzantine à l'Institut Saint-Serge à Paris. Editeur depuis 1988, il a été conseiller littéraire pour les éditions Stock, directeur littéraire chez JC Lattes, Odile Jacob et aux éditions de la Table ronde. En 2006, il a été nommé directeur général de CNRS Editions.

Doté d'un budget d'environ 40 millions d'euros par an, le CNL a pour mission d'encourager la création et la diffusion d'ouvrages de qualité à travers divers dispositifs de soutien aux acteurs de la chaîne du livre (auteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques).

Écrit par : iPidiblue Colosimo express | 15 mai 2010

Buntov,

Le salle de classe c'est la salle des marchés en modèle réduit et la salle des profs c'est la salle des superviseurs des jeunes traders ... au cas où ils foutent trop la pagaille dans les comptes de la banque éducation nationale !

Écrit par : iPidiblue parallélisme expresso | 15 mai 2010

"Non validation de BII..."

C'est grave, Buntov. Très grave.

C'est tous vos élèves que vous rendez ainsi invalides.

Faut-il vous rappeler que secouer et doigter le mulot est un Droidelom ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Dugong,


Vous leur promettez donc des paradis artificiels à vos droitsdelhommistes ?

Écrit par : iPidiblue et les paradis antiphysiques | 15 mai 2010

Eric Naulleau et Eric Zemmour qui ne disent pas que des sottises avaient répondu à Manuel Valls qu'il n'avait aucune chance d'être candidat du PS aux prochaines présidentielles et encore moins donc d'être président de la RF avec son discours radicalement rationnel ! Ils avaient raison ... soit vous faites avec un discours style "vous allez vous en mettre plein les fouilles" ça c'est Sarkozy, soit vous désignez un ennemi imaginaire ou réel comme Mélenchon, "l'ennemi c'est le capital qu'il faut abattre", hors de là il n'y a pas de passion et la foule ne se déplace pas pour aller voter pour vous !
Hier je voulais discuter sur le texte de Valls dans le Monde cela a fait chou blanc et pourtant tout le monde ici a Bac+3 minimum !
Par contre lancer le nom de Polanski en pâture et ça y va, ça salive dans tous les blogs ...

Écrit par : iPidiblue radicalité de la rationnalité | 15 mai 2010

Les bauds de l'ère cybernétique ont définitivement enterré les signaux de fumée...

On ne saurait parler de progrès.

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Valls star ?!

De la petite bière...

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

rationalité ... j'avais redoublé indûment la consonne centrale !

Écrit par : iPidiblue radicalité de la rationalité | 15 mai 2010

"Ecrit par : fan de Sibille | 15 mai 2010"

Je ne sais pas à quel(s) public(s) vous vous adressez en général, mais vous serez bien mignon de ne pas me prendre pour un demeuré. Je suis parfaitement au courant de ce que vous faites semblant de me faire découvrir. Et vous le savez parfaitement également.
Zemmour aussi. Simplement, c'est assez pratique, et rentable, de surfer sur cette ambiguïté sciemment (et savamment) entretenue.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Et pour les affiches de campagne :

Nous : Valls star !

Sponsorisé par M6.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2010

"Vous y intervenez, l'un et l'autre ?"

Ecrit par : nicolas | 15 mai 2010

Je suis le "local de l'étape", (avec "Choeur de Chanvre", le groupe féminin dont je vous ai envoyé une coupure de presse en "mail".)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Et on croira acheter le silence des profs de prépas en leur proposant de devenir de facto maîtres de conf'
Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010

Vous prenez le ministère pour Crésus ?

On en ferait plutôt des Prag/Prce !

Et en plus, ça règle le problème de la thèse.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2010

Après, j'arrête "l'auto-promo"... ;-)
http://auteursreunis.free.fr/_WWW/_MAIN/?page_id=627&lang=fr

Il y a aussi: "Valls staff", Jeremy. (l'antidote à DSK ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Le figaro titre : "A 16 ans, elle boucle un tour du monde à la voile"

Voilà, peut-être, une amorce de projet de brouillon de solution pour "gérer" nos adolescents : tous en mer !

Ils ne nous dérangeront plus.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/05/15/01003-20100515ARTFIG00409-a-16-ans-elle-boucle-un-tour-du-monde-a-la-voile.php

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Seules les passions sont publiques, l'intelligence elle reste du domaine privé.

On ne discute pas de l'exactitude de la théorie de la relativité dans une enceinte publique, on peut tout au plus essayer d'informer le grand public d'idées générales sur un sujet donné qui a un haut niveau technique.

D'ailleurs Jean Paul Brighelli qui est loin d'être idiot a bien compris que pour maintenir son blog en vie, il lui fallait désigner d'abord un ennemi : les pédagos ! Là il est sûr de faire un carton en créant un camp contre un autre.
Et les pédagos ne sont pas en reste, l'ennemi rêvé qu'est JPB sert leurs intérêts ...

Écrit par : iPidiblue radicalité de la rationalité | 15 mai 2010

Le figaro titre : "A 16 ans, elle boucle un tour du monde à la voile"

Voilà, peut-être, une amorce de projet de brouillon de solution pour "gérer" nos adolescents : tous en mer !

Ils ne nous dérangeront plus.


Ecrit par : dugong | 15 mai 2010

Au moins celle-là n'aura pas pu être violée par Polanski ...

Écrit par : iPidiblue au milieu des requins d'Hollywood | 15 mai 2010

.....et pourtant tout le monde ici a Bac+3 minimum !........

Il y a la téléréalité sur les écrans plats et sa soeur jumelle la web-blogréalité sur les ordinateurs.
Ca attire,ça n'apporte rien du tout mais on re-regarde quand même chaque jour.

Écrit par : drogué(e)(s) | 15 mai 2010

"Voilà, peut-être, une amorce de projet de brouillon de solution pour "gérer" nos adolescents : tous en mer !"

Ecrit par : dugong | 15 mai 2010

Et sans bateau, ni gilet de sauvetage !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

La presse : un promène-couillons de touristes se couche à Marseille.

Le chauffeur * a fait fumer les pneus mais les pneus ont accepté.

Les pneus doivent savoir prendre leurs responsabilités !

* syndiqué FO ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

A Rueil nous avons aussi un petit train touristique mais nous ne lui faisons pas prendre les rues en pente ... principe de précaution oblige !

Écrit par : iPidiblue le petit train des rébus | 15 mai 2010

Ici à Marseille, il n'y a pas que les rues qui ont la dalle en pente...

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Onfray : pourquoi tant de freudaines ?

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Michel Onfray : ça a les apparences de l'intelligence, ça a la saveur de la réflexion, ça a la couleur de l'esprit, mais c'est un ersatz d'accouplement avec les grands esprits ...

Écrit par : iPidiblue et les rebuts d'Onc-Fraie | 15 mai 2010

* syndiqué FO ?

Ecrit par : dugong | 15 mai 2010

Feu Ocu ???*

*Même s'il n'est pas mort !!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Tiens, Ipidi, j'ai une soeur qui habite à Rueil !!! Et une très bonne amie qui y enseigne, (au conservatoire).

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Laissons de côté l'idéologie. Vous avez manifestement un problème avec le réel (ce qui ne vous empêche pas d'avoir des fans !).
Il n'y a aucune confusion de ma part, j'ai signalé que nous ne disposions pas de statistiques ethniques.
A défaut, on peut essayer de trouver d'autres informations qui donnent des éléments de réponse.
Ecrit par : fan de Sibille | 15 mai 2010

Des éléments de réponses: 90 pages d'individus recherchés pour viols, vols, meurtres etc...Cliquez sur les photos pour plus d'informations.

A votre service.

Écrit par : Police Nationale | 15 mai 2010

Simplement, c'est assez pratique, et rentable, de surfer sur cette ambiguïté sciemment (et savamment) entretenue.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Lorsqu'une personne s'exprime, ses motivations ne sont jamais, uniquement, le bien de l'humanité; vous enfoncez des portes ouvertes.
Diriez-vous, de façon générale, qu'il est légitime d'empêcher quelqu'un de parler parce qu'il n'est pas correct idéologiquement, même s'il est possible qu'il dise la vérité ?

Écrit par : fan de Sibille | 15 mai 2010

Tiens, Ipidi, j'ai une soeur qui habite à Rueil !!! Et une très bonne amie qui y enseigne, (au conservatoire).

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Ah ! c'est elle qui fait tout ce tapage toute la journée ... pas moyen d'ouvrir mes fenêtres sans entendre l'appel de Siegfried !

Écrit par : iPidiblue et les cris perçants de Sieglinde | 15 mai 2010

L'oklahoma City University (OCU) tient à signaler qu'elle n'est pas morte car elle recrute encore.

Non mais !

http://www.okcu.edu/

Écrit par : veille_internet | 15 mai 2010

Des éléments de réponses: 90 pages d'individus recherchés pour viols, vols, meurtres etc...Cliquez sur les photos pour plus d'informations.

A votre service.

Ecrit par : Police Nationale | 15 mai 2010



Voici le lien oublié, désolé :

http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R&P=3

Écrit par : Police Nationale | 15 mai 2010

http://auteursreunis.free.fr/_WWW/_MAIN/?page_id=627〈=fr

Nous, c'est noir et vert. Faudra peut-être qu'on finisse par se rencontrer...

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

"c'est un ersatz d'accouplement avec les grands esprits"

Onfray serait-il le fils caché de la bonne de Freud ?

Voilà qui expliquerait beaucoup de choses.

Mais pas tout.

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Onfray a été violé dans sa petite enfance par le fils caché de Lacan et la main de Roudinesco s'est retrouvée dans sa petite culotte de manière accidentelle !

Écrit par : iPidiblue et les cris pervers de Roudinesco | 15 mai 2010

Le figaro titre : "A 16 ans, elle boucle un tour du monde à la voile"
Voilà, peut-être, une amorce de projet de brouillon de solution pour "gérer" nos adolescents : tous en mer !
Ils ne nous dérangeront plus. Ecrit par : dugong | 15 mai

Au moins celle-là n'aura pas pu être violée par Polanski ...
Ecrit par : iPidiblue au milieu des requins d'Hollywood | 15 mai

Il ne les poursuit pas qu'en skis, Paul. A la voile, aussi...

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Pour certains lacaniens, les nœuds boroméens sont très pénétrants.

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Tiens, quand on clique sur mon nom, on tombe sur vous, Christophe... Je vous attaque pour usurpation d'identité.

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Pour revenir à Zemmour et histoire de mettre un peu de sel ou de piment dans la conversation.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/+-Eric-Zemmour-+.html

Écrit par : Adrastée | 15 mai 2010

La photo est truquée : en réalité, la braguette n'était pas bouclée, elle !

http://auteursreunis.free.fr/_WWW/_MAIN/wp-content/uploads/redemptoristes-concert.jpg

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Adrastée,

On a bien compris qu'il y en a qui ont des trucs à vendre, les banquiers des paniers d'actions pourris et les animateurs des talk-show des bouquins bouffés par les mites avant même d'être terminés ... the show must go on !

Écrit par : iPidiblue Terminator | 15 mai 2010

Extrait du lien donné par Adrastée.
Je n'ai pas très bien compris ceci :
"Dans le cas de Zemmour, ça donne un juif honteux qui croit que sa citoyenneté française passe avant la judéité, (...)"

Ainsi selon Moix, il faudrait que "l'islamité" des musulmans passe après la citoyenneté française, mais que la judéité des juifs passe avant ? Ai-je la berlue ?
Vite un café. Et des copies à corriger. Là je lirai des trucs qui ne me plairont pas, mais sûrement pas du même ordre.

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

A propos de Zemmour, voici une vidéo qui dit tout, absolument tout, de l'air du temps.
http://www.dailymotion.com/video/x7xqrp_buzz-clash-entre-eric-zemmour-et-r_news
Comme vous le voyez, l'inculture exprime sa haine a priori de la culture et sa volonté d'en finir avec elle, une bonne fois pour toutes.

Et comme toujours, comme absolument toujours, elle en profite pour nous jouer son petit couplet habituel sur le racisme.

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Jorge Semprún : "Je ne suis ni espagnol, ni français, je suis un ancien déporté de Buchenwald"

Peut-être, mais ce n'est pas une raison pour en faire une rente de situation.

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Dickens,


Vous devriez animer un talk-show, "le petit Dickens illustré" ! C'est si beau ce que vous dites, si frais surtout ...

Écrit par : iPidiblue noces de paille | 15 mai 2010

Zemmou fait juste une grossière erreur de jugement sur l'ancien régime.
Les derniers Bourbons avaient compris que la France pouvait devenir une Carthage bis et non une Rome fantasmée. Le développement de la flotte de commerce sous Louis XV en est le parfait exemple, et l'effort de reconstruction, entamé après le traité de Paris, d'une marine de guerre presqu'aussi puissante que celle de Louis XIV (sans doute le plus grand roi maritime).
La politique continentale est en accord au risque de travailler pour le roi de Prusse certes mais en faisant la paix avec l'ennemi héréditaire, le Hasbourg. Les petits bourgeois illuminés de 89 mais peu au fait des réalités géostratégiques de l'Europe de la fin XVIIIème siècle bêleront "à mort l'Autrichienne" n'ayant pas compris que l'adversaire était désormais outre-manche et avait d'ailleurs ouvert les hostilités par une guerre commerciale féroce.
La Révolution (fusillant ici la marine à Quiberon , là un millier de Toulonnais, désorganisant toute l'infrastructure grâce à ses solides incompétences) et Napoléon (Aboukir et Trafalgar comptent parmi les plus belles raclées de notre histoire maritime) enterront ce qui fut sans doute l'une des plus belles marines que la France ait connues, celle de Chesapeake.
On camouflera ses déboires par de la jolie propagande comme l'épisode du Vengeur oubliant les 7 000 morts et blessés du convoi de 1794.
Plus tard, Thiers se rappellera son enfance à Marseille où il pouvait voir pourrir dans le vieux port les 300 navires de commerce durant 25 ans ( de 2000 navires au long cours à la veille de la Révolution il n'en reste que 179 en 1812).
Napoléon poursuit une chimère, c'est au fond un homme du XVIIème, il aurait été à l'aise aux côtés de Turenne. L'avenir de la France ce n'était pas le Gribeauval mais le vaisseau de ligne, faute d'avoir compris cela, le XIXe fut anglais.
"Voilà, dit Fox après la prise de la Bastille, l'événement le plus important de l'histoire du monde et le plus heureux."
Humour british...

Écrit par : :-) | 15 mai 2010

De plus en plus de jeunes Français choisissent de quitter la France :

http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-france-tu-l-aimes-et-tu-la-quittes-

Écrit par : no future | 15 mai 2010

En France la Révolution - la grande révolution - est un mythe entretenu par tous les hommes politiques car elle a donné naissance à la République. Mais effectivement elle sonne le glas de l'Europe française et de nos ambitions mondiales malgré la résurgence d'un empire au XIXème siècle qui n'est qu'un succédané, on a cru un instant - 130 ans - qu'on pouvait avoir une Algérie française, mais c'était une chimère !

Maintenant on peut toujours épiloguer sur le passé historique de la France et les chances manquées, je ne crois pas que cela fera avancer d'un pouce les questions du jour.

Notre avenir à ma connaissance, c'est l'Europe, c'est ce que nous avons de plus tangible en tous cas, et c'est particulièrement la zone euro. Allons-nous nous montrer dignes de cette ambition, c'est à peu près la seule question en suspens ?
La question éducative est partie prenante. Soit nous remettons de l'ordre dans l'éducation nationale soit nous transférons les manettes à Bruxelles, je crois que c'est à peu près le dilemme actuel.
Je n'en vois guère d'autre dans ce domaine ...

PS Dickens va encore me répondre que l'environnement européen et mondial n'a rien à voir avec la question éducative et culturelle ... je ne sais plus quoi lui dire !
Si quelqu'un veut se dévouer ...

Écrit par : iPidiblue un avenir français | 15 mai 2010

En fouillant dans mon grenier, j'ai retrouvé le manuel d'allemand (6e) de ma petite soeur, déjà allégé par rapport au mien ( j'ai travaillé sur une édition antérieure) édité en 1974.
Voici la première leçon, fort courte, et le dernier texte du manuel.
1 Mann, Frau und Kind

Papa ist ein Mann.
Mama ist eine Frau.
Hans ist ein Kind.
Emma ist auch ein Kind.

Suivent des exercices de prononciation :

ie (i long, comme île) die, wie, Bier, Tier.
ei (comme paille) ein, mein, nein, kein
AU (comme caoutchouc) Frau, Paul, blau, grau
U (comme où français) und, rund, null, Kurt

Vocabulaire
der Mann, die Frau, das Kind, auch, und, ist

Remarque : L'allemand, contrairement au français, ne fait pas la liaison entre les mots :
Paul/ist/ein/Kind

Grammaire
1 les genres :il y a trois genres, le masculin, le féminin et le neutre

Article défini : masc. der/ fém. die/ neutre das

Article indéfini : ein, ein-e, ein

Il n'y a pas de règle générale pour les genres. Il faut donc apprendre chaque mot nouveau avec son article défini.
2 orthographe : tous les noms (propres et communs) s'écrivent avec majuscule.
der Mann, Karl, Anna.

exercices (non reproduits)

Voici le texte qui clôt le manuel:

Der Postillon : Eine wunderbare Geschichte

Im Winter fuhr einmal ein Postillon mit seinem Postwagen durch einen Wald. Die Erde war mit Eis und Schnee bedeckt und es war sehr kalt. der Postillon wollte in sein Horn blasen, aber kein Ton kam aus der Instrument. Der Postillon blies immer wieder alle seine Lieder hinein, aber das Horn blieb stumm.
Das konnte der Postillon nicht verstehen. "Mein Horn ist wohl eingefroren", sagte der Postillon und er legte es neben sich.
Am Abend kam der Postillon in ein Dorf. Er trat in das warme Wirtshaus und wollte ein Glas trinken. Er hängte sein Posthorn and die Wand und setzte sich ans Küchenfeuer.
Nach ein paar Minuten hörte man plötzlich eine lustige Musik. Das Posthorn begann von selbst zu blasen. Und er blies der Reihe nach alle Lieder des Postillons. Die Töne waren am Feuer geschmolzen und jetzt kamen sie von selbst hervor. Das war eine wunderbare Musik!
Das hatte noch kein Mensch gehört.


Pardon aux non germanistes!
Je doute qu'après un an d'allemand, un élève de 6e d'aujourd'hui en soit là!

Quant au manuel de 4e, il contient, adaptés, tous les récits de la mythologie, et nombre de contes folkloriques.

Écrit par : retraitée | 15 mai 2010

Mais enfin, retraitée, que voulez-vous qu'un néogermaniste fasse de votre histoire de postillon biséculaire !!!

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Cela me rappelle les paroles gelées de Rabelais!
Elle est mignonne, cette histoire, et je suis sûre qu'elle plairait aux mômes de 6e!
C'est plus intéressant que les histoires d'ados allant dans une pizzeria, nicht wahr?

Écrit par : retraitée | 15 mai 2010

Et on croira acheter le silence des profs de prépas en leur proposant de devenir de facto maîtres de conf'
Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010

Vous prenez le ministère pour Crésus ?

On en ferait plutôt des Prag/Prce !

Et en plus, ça règle le problème de la thèse.

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2010
---
N'est-il pas nécessaire d'être titulaire d'un doctorat pour obtenir un poste de maître de conférences ?
Il ne suffit pas d'être agrégé, mais il vaut mieux l'être, cela est certain.
Devenir Prag, est une possibilité. Mais Prce, non. A ma connaissance, les professeurs de classes préparatoires sont tous agrégés. Mais, peut-être que, parfois, faute de trouver un agrégé, on prend un certifié pour en faire un professeur de classes préparatoires. Cela signifierait que le nombre de postes d'agrégés offert au concours est insuffisant. Cela m'étonnerait, cependant. On commence par pourvoir les postes de classes préparatoires avec les agrégés les mieux classés au concours, je suppose. Les autres vont en lycée, et parfois en collège, soit qu'ils l'aient demandé, soit qu'on les y ait mis d'autorité. Dans le dernier cas, c'est navrant, mais je crois que cela arrive.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Aucun prof de prépa n'accepterait d'être PRAG ! Pourquoi diable échangerait-il 9 heures de cours avec des élèves passionnés contre un peu plus d'heures avec des étudiants peu concernés ?
Non, je vous assure que le projet est bien de les faire passer dans la catégorie maîtres de conf' — ce qui n'est pas même un avantage, sinon en toute fin de carrière, et à condition d'aller au plus haut de la hors-classe.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

"Aucun prof de prépa n'accepterait d'être PRAG ! Pourquoi diable échangerait-il 9 heures de cours avec des élèves passionnés contre un peu plus d'heures avec des étudiants peu concernés ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010

12, pour être exact, je crois.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

"Zemmour, en vieillissant, il va finir par ressembler à Avogadro."

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2010

Comme son nombre !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Bientôt, toutes les Américaines en mal de célébrité raconteront qu'elles se sont fait sodomiser par le méchant Polanski il y a quarante ans — et comme là-bas, c'est à l'accusé de prouver son innocence, dans ce genre d'affaires…
JPB

Ecrit par : brighelli
---
Oui, et il est impossible de prouver l'innocence de quelqu'un. Ce que l'on peut prouver, parfois, si l'on dispose d'éléments convaincants, c'est la culpabilité.
C'est exactement comme pour l'existence de Dieu : il est impossible de prouver l'inexistence de Dieu. Au mieux, on ne peut que chercher à prouver son existence. Jusqu'à présent, on s'y est cassé les dents, et cela durera longtemps encore. :-)
Les États-Unis d'Amérique sont le pays le plus bigot et le plus irrationnel des pays industrialisés, à supposer que l'on puisse mettre des degrés dans l'irrationalité. (Dans ce domaine, il s'agit de tout ou rien : ou bien l'on est rationnel ou bien on ne l'est pas. C'est un domaine où les choses ne varient pas de manière continue, mais de manière logique, discontinue.)
Malheureusement, cette irrationalité est contagieuse. En France, si une jeune fille accuse un de ses professeurs [un homme; une femme, je ne sais pas, mais ça viendra ;-)] de l'avoir violée, la police commence par le mettre en prison préventive (sans doute pour qu'il ne viole pas toutes les filles du collège ou du lycée où il exerce, où de la ville où est situé son collège ou son lycée). C'est arrivé, et, parfois, cela a abouti au suicide de l'accusé. Puis, la jeune fille, quelque peu émue, a avoué qu'elle avait menti. Me trompé-je ?
De toute façon, il y a eu pire dans notre pays des (anciennes) lumières (il semble qu'elles se soient éteintes à la fin du XVIIIème siècle) : le cas de Gabrielle Russier vers 1968, qui n'avais pas violé un élève mineur, mais s'était laissée (ou laissé) séduire par lui est encore dans toutes les mémoires des gens de mon âge ou ayant plus de cinquante-cinq ans. Les parents ont déposé une plainte pour détournement de mineur et elle fut emprisonnée de manière brutale comme une criminelle (elle était considérée comme telle, du reste).
Cela serait-il possible aujourd'hui encore ? En France, tout est possible, surtout le pire, comme partout ailleurs dans le monde (loi de Murphy). :-(
Je ne voudrais pas qu'on me trouvât tristounet en ce jour où sonnent mes soixante-dix premières années d'existence (à l'air libre; comment ai-je survécu pendant les neuf mois antérieurs à ma naissance ?) :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Bon anniversaire Francis. J'espère que vous passerez une belle journée .

Ecrit par : Florence | 15 mai 2010

Bon anniversaire, Francis !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2010

Bon anni M'sieur Penin !

Ecrit par : exTC | 15 mai 2010
---
Merci, Florence, Sylvie et exTC !
exTC, vous auriez pu être mon élève, mais vous pouvez m'appeler Francis, vous savez. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

un promène-couillons de touristes

Ecrit par : dugong

Pléonasme !

Écrit par : Moot | 15 mai 2010

PS Dickens va encore me répondre que l'environnement européen et mondial n'a rien à voir avec la question éducative et culturelle ... je ne sais plus quoi lui dire !
Si quelqu'un veut se dévouer ...

Ecrit par : iPidiblue un avenir français | 15 mai 2010

Non, je ne dis pas cela, mais je pense que l'Ecole pourrait et devrait résister.
En anglais, par exemple, l'approche "obligatoire" est l'approche dite actionnelle — une pédagogie de l'affairement censée préparer les élèves à s'intégrer dans un monde toujours plus affairé.

En insistant sur l'expression orale et la conduite de "projets", elle préconise de recréer en classe un univers pseudo-communicatif dans lequel il n'y aurait que des bouches pour "parler" mais guère d'oreilles pour écouter.

Dans ce schéma, la communication est très précisément l'ennemie de la transmission : notre métier consiste à donner la parole aux élèves plutôt que de leur donner la langue.

Je pense, avec Hannah Arendt, que l'Ecole n'est pas là pour accompagner et encourager les processus de la modernité mais justement pour y résister.

Après tout, les processus n'ont pas besoin de l'Ecole pour avoir lieu, et si cette dernière se contente de les reproduire et de les encourager, alors elle n'est d'aucune utilité.

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Francis,

Bon anniversaire pour vos 70 balais et que cela dure encore bien longtemps.
Amitiés.

Ecrit par : rotomago | 15 mai 2010

Cher Francis, bon anniversaire et que la vie vous soit douce.
Pour cela, il faudrait peut-être cesser de hanter Beau nez damne, car ce qu'on y lit, surtout quand on est à la retraite, ne contribue pas à l'adoucir, la vie. Amitiés sincères.

Ecrit par : nicolas | 15 mai 2010
---
Merci, Rotomago (je connais la charade dont votre pseudo est la réponse, et je n'oserai pas la raconter ici malgré ma liberté de parole); C'est la première fois que je vois votre pseudo, et vous me souhaitez d'emblée un bon anniversaire. Vous êtes quelqu'un de très bien, j'en suis certain.

Merci, nicolas !
Cesser de hanter Bonnet d'âne ! Et ne plus lire vos aimables messages ! Impossible !
Me départir d'une amie comme vous ! inimaginable ! :-)
Mais, pour être sérieux, je dirai que je trouve ici des avis qui sont proches des miens sur l'éducation nationale, et que cela me réconforte.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Francis, je vous souhaite un excellent anniversaire, mon cher !

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010
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Grand merci, mon cher collègue ! (Yes, perhaps we'd better not write in English here any more.) :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Choeurs de très haut niveau, à Châteauroux !
Une petite pensée pour ceux qui ne peuvent pas y aller, ni rencontrer Francis et Christophe... Vous y intervenez, l'un et l'autre ?

Ecrit par : nicolas | 15 mai 2010
---
Non, Nicolas. Je suis à cent kilomètres de Châteauroux, mais je sais que je peux pas aller là-bas. J'aurais aimé rencontrer Christophe. Je ne chante plus comme choriste depuis 1980. Je ne chante plus que comme soliste (des airs d'opéras et des mélodies classiques).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

"Je pense, avec Hannah Arendt,"

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010
On sait que: "le lion est fait de mouton assimilé", mais vous ne pourriez pas penser un peu tout seul, par moments ?
Et puis, ça doit être épuisant, pour les mânes que vous invoquez en premanence, d'être dérangés sans arrêt !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Vous voulez dire Dickens que les calembours et les rébus sont interdits de séjour dans l'EN ? Du style de celui-ci :

Mon 1e. est un PD, mon 2e. est un PD, mon 3e. est un PD, mon 4e. est un PD... et mon tout est un supplice Chinois ?
Il s'agit de: ROTOMAGO
- Mon 1e. est un PD car: "Robespierre" (Ro. baise Pierre)
- Mon 2e. est un PD car: "Topinambour" (To. pine en bourg)
- Mon 3e. est un PD car: "Makache Bono et Bono bésef" (Ma... et Bono baise F.)
- Mon 4e. est un PD car: "Gomme elastique" (Go. me l'astique)!!!

Écrit par : iPidiblue un avenir franchement meilleur | 15 mai 2010

"Non, Nicolas. Je suis à cent kilomètres de Châteauroux, mais je sais que je peux pas aller là-bas."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Vous pouvez pas ??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Apéros géants : de toute façon, dans ces saintes beuveries, ils sont tous faits comme des petits rats :

http://www.altarocca-club.com/image_upload/APERO.jpg

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

Prémanence, immanence, postmanence. Vous ségolénez, Christophe ? Conversion récente, alors ! :-)

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

Allez je retourne à mes copies. Quelle autre profession saborde son samedi après-midi pour son boulot sans un sou de plus, la considération en moins ?

Écrit par : nicolas | 15 mai 2010

"Je pense, avec Hannah Arendt,"

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010
On sait que: "le lion est fait de mouton assimilé", mais vous ne pourriez pas penser un peu tout seul, par moments ?
Et puis, ça doit être épuisant, pour les mânes que vous invoquez en premanence, d'être dérangés sans arrêt !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

J'avoue que, venant d'un professeur, je ne sais pas quoi penser de ce genre de remarque.
La conversation intime avec les grands morts et la fréquentation de leurs écrits comme obstacle à la pensée... votre remarque me laisse interdit, Christophe.

Ce que je sais, en revanche, c'est que l'IUFM s'est bien gardé de nous faire lire le moindre texte majeur sur l'Ecole et l'éducation, au profit de leur idéologie à sens unique et délétère.

Écrit par : dickens | 15 mai 2010

Ben quoi ? Pour Christophe la musique ça commence avec la Nouvelle Star et ça finit avec la Star'Ac ! C'est son choix ...

Écrit par : iPidiblue et les Emmy Awards des IUFM | 15 mai 2010

Mes Emmy :

Emmy du réalisateur de meilleur jeu de télé réalité Roman Polanski.

Emmy de la meilleure chorégraphie Philippe Meirieu chez les Verts.

Emmy du meilleur acteur dans une série comique Gaby Cohn Bendit.

Emmy du meilleur acteur dans une minisérie ou un téléfilm documentaire Claude Allègre dans "La physique est de retour".

Écrit par : iPidiblue mes Emmy Awards | 15 mai 2010

Francis, on se connaît depuis plus 50 ans : du temps où on travaillait au LTPCA de Vincennes.
Vous dites que je suis quelqu'un de très bien : en toute modestie, je le confirme ...

Écrit par : rotomago | 15 mai 2010

Réponse de la petite : Maintenant, maman me laisse travailler. Avant, elle était toujours avec moi et on papotait, ça me distrayait, je ne pouvais pas me concentrer.
No more comment.

Ecrit par : nicolas | 15 mai 2010
---
Ah ! mais c'est hallucinant ! Mais mieux vaut tard que jamais.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Sodomie en 69 ? Dugong, quelle souplesse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010
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Cette prouesse de contorsionniste ne m'avait pas échappé, mais j'ai soupçonné Dugong d'avoir écrit cela à dessein, et je ne voulais pas être le premier à soulever le lièvre. Mais puisque vous le faites, je vous emboîte le pas sans gêne aucune. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Rassurée je suis : pas la seule à avoir l'esprit mal tourné...

Ecrit par : nicolas | 15 mai 2010
---
Nous sommes à bonne école ici, n'est-ce pas, nicolas ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Je dirais plutôt Emmy Noether dans "La physique est de retour".

Écrit par : dugong | 15 mai 2010

"La conversation intime avec les grands morts et la fréquentation de leurs écrits comme obstacle à la pensée... votre remarque me laisse interdit, Christophe."

Ecrit par : dickens | 15 mai 2010

Vous m'avez mal lu. Ce n'est pas le fait que vous conversiez avec, c'est le fait de les invoquer à chaque instant qui est un peu lassant.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Francis, do you remember Marilyn whishing a happy birthday to Kennedy ?
I bring her back to you — in a dress sewed on her body…
http://www.youtube.com/watch?v=w3IzpazVl-I
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010
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Indeed I do remember it, Jean-Paul ! I am delighted to see her again. She always fascinated me before she died, and ever since after her untimely death. I am now running to this site that you so kindly indicate to me. I'll tell you soon what I think about it, what has been its effect on me.
It really is something to be president of the USA ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

A Christophe : je ne connais ni ne comprends "clu for five". Que signifie cette expression ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Bon anniversaire à vous, Francis ! Et je vous attends samedi prochain, au "festival de la voix" de Châteauroux, pour arroser ça dignement !
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=2&ved=0CBkQFjAB&url=http%3A%2F%2Ffestivaldelavoix-chateauroux.fr%2Ffr%2Fle-festival.html&rct=j&q=le+festival+de+la+voix+&ei=DV_uS5XCIcHbsAaZ1vXbAg&usg=AFQjCNHYNqjYQBxQdWxWjIPal-CMvDr5Hg

(Je pourrai dire qu'une fois dans ma vie, j'ai partagé un festival avec "clu for five"... ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010
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Merci, Christophe !
Je crains de ne pouvoir être à Châteauroux le 22 mai, et regrette vivement de rater cette occasion de vous rencontrer.
Je vais voir ce site que vous m'indiquez.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Jean-Paul: these documentaries are more touching than anything else. By the time they were filmed, I was twenty-two years old at the very most. I am overwhelmed with nostalgia. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Allez, après, j'arrête.
C'est juste pour faire plaisir à Nicolas, (et à Françoise, ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010
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Bon, j'ai gravé votre photographie dans ma mémoire. Vous n'êtes pas difficile à identifier sur cette photo. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Pardon aux non germanistes!

Ecrit par : retraitée | 15 mai 2010
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Vous êtes tout excusée, retraitée ! Un certain nombre de personnes pourraient aussi demander pardon aux non-anglicistes, ce que, pour ma part, je fais incontinent. (à soixante-dix ans... soit dit avant que quelque mauvais esprit le dise à ma place, histoire de lui couper l'herbe sous le pied) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Non, je vous assure que le projet est bien de les faire passer dans la catégorie maîtres de conf' — ce qui n'est pas même un avantage, sinon en toute fin de carrière, et à condition d'aller au plus haut de la hors-classe.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2010
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Il me semble en effet, de mémoire, que la grille de rémunération des maîtres de conférences de classe normale est la même que celle des agrégés de classe normale. Peut-être une plus grande proportion de maîtres de conférences que d'agrégés accèdent-ils à la hors-classe ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

"Zemmour, en vieillissant, il va finir par ressembler à Avogadro."

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2010

Comme son nombre !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010
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Comme son ombre peut-être. Car ressembler à 6,023 x 10 puissance 23 doit être difficile, même pour cet homme. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Vous pouvez pas ??? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010
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Je me suis pas relu: on m'appelait pour l'apéritif, ce jour de mon anniversaire ! Pouvais-je me faire désirer de la sorte plus longtemps ? ;-) J'ai vu ma faute ensuite, but too late, and I don't intend apologizing to anyone here for it. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Vous voulez dire Dickens que les calembours et les rébus sont interdits de séjour dans l'EN ? Du style de celui-ci :

Mon 1e. est un PD, mon 2e. est un PD, mon 3e. est un PD, mon 4e. est un PD... et mon tout est un supplice Chinois ?
Il s'agit de: ROTOMAGO
- Mon 1e. est un PD car: "Robespierre" (Ro. baise Pierre)
- Mon 2e. est un PD car: "Topinambour" (To. pine en bourg)
- Mon 3e. est un PD car: "Makache Bono et Bono bésef" (Ma... et Bono baise F.)
- Mon 4e. est un PD car: "Gomme elastique" (Go. me l'astique)!!!

Ecrit par : iPidiblue un avenir franchement meilleur | 15 mai 2010
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Permettez-moi de vous faire observer une petite erreur, cher iPidiblue: mon troisième est un "complice" d'homosexuel et n'est pas nécessairement homosexuel lui-même, mais, bien sûr, il pourrait l'être et patienter en attendant son tour ; mon quatrième est aussi un complice d'homosexuel - même remarque que pour mon troisième, mais il devrait patienter davantage. Hein, quoi ? chacun son tour !
Pour mon deuxième, je pense qu'il faut préciser le sexe de la personne honorée par To. (En bourg - en ville, en somme -, ce pourrait être une femme !) Je précise donc Hambourg, comme si quelqu'un - un homme - s'appelait ainsi. Pourquoi pas ?
Pour mon troisième, je suis plus explicite que vous (mais ça ne change rien sur le fond - révérence parler) : Ma "cache" Bono "pendant" que Bono baise F.
Pour mon quatrième, j'ai quelque chose de plus percutant (révérence parler) que votre explication: mon quatrième est "aussi" un complice d'homosexuel parce que Go guette pendant que Ma cache Bono et que Bono baise F.
J'ai appris cette charade à l'armée, entre 1960 et 1962 (en vingt-six mois, c'est fou ce qu'on pouvait s'instruire en ce temps-là), et l'homosexualité était réprimée dans l'armée. J'ai vu un cas en Algérie. Deux petits gars bien mignons. Je l'ignorais jusqu'à ce qu'ils fussent surpris en flagrant délit par un adjudant qui leur fit mettre la boule à zéro. (Et, dès lors, ils ne passaient plus du tout inaperçus!) D'où l'importance d'avoir des complices à l'époque... pour passer inaperçus. (J'ai failli écrire "inaperçu" mais c'eût été inexact si vous voyez ce que je veux dire.)

Si vous me rendez justice sur ce sujet, je vous dirai la solution de la charade suivante bien que je craigne que la connaissiez déjà: mon premier est scié par un perroquet ; mon deuxième est scié par un perroquet; mon tout est un qualificatif irrespectueux pour les personnes (très) âgées (je ne suis donc pas concerné - pas encore), mais que des mauvaises langues donnent à des personnes d'âge peu avancé. (Le mien étant avancé, quoique modérément, je suis à l'abri, momentanément, de cette vilaine attaque.)

Vrai, je m'en souviendrai de mon soixante-dixième anniversaire ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Monsieur Christophe Sibille dit: ......Il attaque, (par un amalgame qui conforte le bon gros beauf mal pensant français dans ses délires racistes; quel courage...) les arabes et les noirs en disant, excusez du peu: "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes".
J'accorderai(de) un peu de crédit aux paroles de cet individu quand il se sera élevé publiquement contre le jugement qui a condamné Charles Pasqua à (seulement) un an de prison avec sursis. Pas avant.
Christophe Sibille | 14 mai 2010 ....




Quoiqu'il en soit par ailleurs, Monsieur Charles Pasqua est un patriote français.
M Christophe Sibille seriez-vous un beauf BIEN pensant français dans ses délires anti-racistes ?

Écrit par : fan de PASQUA | 15 mai 2010

Francis, on se connaît depuis plus 50 ans : du temps où on travaillait au LTPCA de Vincennes.
Vous dites que je suis quelqu'un de très bien : en toute modestie, je le confirme ...

Ecrit par : rotomago | 15 mai 2010
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Ah ! avec cette abréviation, pas de doute, nous nous connaissons. J'hésite entre deux personnes. Êtes-vous né en 1939 ou en 1941 ? Si vous me donnez la réponse, je saurai qui vous êtes. Je suppose que nous nous tutoyions à l'époque, non ?
Vous confirmez votre modestie? Mais votre modestie est totalement injustifiée, mon cher ! :-)
Et depuis quand ne nous sommes-nous plus vus ?
LTCPA : Laboratoire Technologique de Chimie et Photographie Appliquée ? Je n'ai pas oublié les lettres mais je ne suis pas bien sûr de ce qu'elles signifient. Est-ce ce que j'ai hasardé ci-dessus ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

Sur les classes préparatoires, espérons que les mauvais présages ne se réaliseront pas.

Il est vrai qu'assez souvent ces temps-ci, des politiques de différents partis appellent à "l'hybridation" des CPGE et de l'université (en oubliant que l'hybridation risque surtout de produire des chimères).
Reste à savoir si le but est d'améliorer l'enseignement dans les universités en laissant les grandes écoles tranquilles, comme y invite le dernier numéro de Marianne spécial école ; ou s'il y a vraiment une volonté de se débarrasser de 200 ans d'histoire...

A ma connaissance, les rapports récents parlant de ce sujet sont :
1) le rapport Philip pour la ministre de l'enseignement supérieur : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000703/0000.pdf datant de fin 2008 ;
il propose de réaliser une "osmose progressive" entre universités et CPGE, avec dans l'idée que "Cette osmose progressive permettrait à terme de s’interroger,
avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE, mais de leur positionnement institutionnel
par le moyen d’un partenariat avec le système universitaire, dans le cadre du PRES."

2) le rapport Apparu, mai 2009, http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i1694.pdf ;
extraits :
"Pour être complet, un pilotage par l’aval d’une réforme ambitieuse du lycée
nécessiterait de « sortir » les classes préparatoires aux grandes écoles les plus
prestigieuses, de Louis le Grand à Henri IV, des lycées pour les intégrer aux
universités. Une telle mesure, politiquement et socialement difficile, aurait un
impact puissant sur l’effet filière et permettrait de conforter la place des formations
universités au sein de notre système d’enseignement supérieur."

Cependant, la partie du rapport juste avant cet extrait demande apparemment des quotas pour les élèves hors série S dans les prépas littéraires et commerciales :

a) "Les bacheliers généraux autres que ceux de la série scientifique et les
bacheliers technologiques sont victimes de deux phénomènes qui tendent à
compromettre l’égal accès des lycéens aux études supérieures, en particulier aux
formations sélectives."
b) "(...) En effet, dans notre
système mandarinal, où le prestige de l’université est écrasé par celui des grandes
écoles, qui pratiquent une sélection, la hiérarchisation actuelle des filières au lycée
n’est que le produit d’une culture qui valorise la réussite aux concours, celle-ci
dépendant de la maîtrise des savoirs enseignés dans la série S.
La mise en place d’un lycée plus attentif aux choix d’orientation des élèves
suffira-t-elle à effacer le règne culturel de la série S ? Rien n’est moins sûr, car les
grandes écoles continueront d’avoir leurs exigences en termes de formation et de
profil scolaire. Or on peut parier que, dans ce contexte, les bons lycéens, bien
informés, feront tout pour se conformer au portrait-robot de l’élève idéal que ces
formations souhaitent accueillir."
c) "Il convient alors de s’assurer, en priorité, que les attentes des formations
sélectives du supérieur ne conduiront pas à recréer l’effet filière. Pour cela, il faut
agir sur le point de passage obligé de l’entrée dans ces formations : « les classes
prépas » où la prédominance culturelle du « profil S » joue à plein.
Dans ce but, il faut parvenir à terme à une situation où 20 % des bacheliers
en sciences admis dans les classes préparatoires préparant leurs élèves aux
formations scientifiques, 20 % des bacheliers en économie admis dans les classes
préparatoires préparant aux écoles de commerce, 20 % des bacheliers en lettres
seraient admis aux classes préparatoires préparant aux écoles normales supérieures
et aux instituts d’études politiques."

Écrit par : en passant | 15 mai 2010

Je viens d'entendre Chatel, qui n'en ratera jamais une, en sortir une sévère.
Les ministres anglais ayant décidé de diminuer leur salaire, on a demandé à leurs homologues français ce qu'ils en pensaient. Adhésion de Pécresse et de Rama Yade, mais Chatel, doctement a expliqué que diminuer son salaire de x%, c'était forcément diminuer d'autant celui de toute la fonction publique…
Et quand un président de la République augmente le sien de 75%, pourquoi diable le reste de la fonction publique ne suit pas, hein ? Quand les députés se votent des augmentations notoires, pourquoi n'en avons-nous pas autant ?
Le plus beau, c'est que le spécialiste PS des questions de standing a donné raison à Chatel — ils ne voudraient tout de même pas être payés une misère quand ils reviendront au pouvoir…
Tiens, ça me répugne…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

Je viens de recevoir le message privé suivant, que je transmets tel quel à la collectivité :

" À ceux qui veulent ressentir un peu de joie mauvaise, je conseille la lecture de la lettre envoyée par le président de Bordeaux 3 au recteur. Ses (faux) frères de lutte de l'IUFM local absorbent petit à petit ses départements disciplinaires. Comme toujours, "tous ensemble" s'est vite traduit par "tout pour les pédagos". Voilà ce qui arrive quand on accorde sa confiance à plus ladre que soi. Quand les universitaires comprendront-ils enfin que les pédagogistes n'ont aucune intention de défendre les disciplines académiques ?"

Suivent les coordonnées suivantes :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3747

Bonne lecture ! Des présidents d'université qui comprennent qu'ils viennent de se la faire mettre, et sans lubrifiant, et avec les graviers, il n'y en a pas tant que ça…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2010

JPB : les ministres sont des fonctionnaires, le président non : tout simplement ?

Écrit par : exTC | 15 mai 2010

Jean-Paul, il semble quand même que ce soient le ministère et sa réforme qui nous la mettent "bien profond avec de la moutarde* et des gravillons", non ???

*de Dijon, évidemment !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Il fut un temps, pas si ancien, où ce lien( Egalité et Réconciliation) aurait donné lieu à maintes réactions sur ce Blog; aujourd'hui, il passe très "cool". Je ne juge pas, parce que ma position n'est pas nette, je demeure dans la nuance prudente et dans le doute, même si c'est inconfortable et que cela trouble bien des idées auxquelles j'étais attachée il y a peu. Pour dire les choses en bref: je suis inquiète de la tournure des événements.
Y. Moix? Il ne mérite aucune crédibilité. Il devrait se faire voir chez un kiné! Pour les articulations de la pensée ( la vraie pensée, pas son ersatz, tant partagé par plein de crétins plus ou moins médiatiques) ... Il doit savoir où s'adresser, si l'on peut dire.
Je suis une observatrice du déclin de l'Europe et de la France ( l'EN ? N'en parlons même plus! Et pourtant, je m'y bagarre) et je ne souhaite qu'une chose: me tromper.

Écrit par : Adrastée | 15 mai 2010

"Pardon aux non germanistes!
Je doute qu'après un an d'allemand, un élève de 6e d'aujourd'hui en soit là!"
Ecrit par retraitée.

Ne vous excusez pas, chère retraitée.
Collègien du début des années 90 en Alsace et ayant suivi l'enseignement de l'allemand dans le cadre de la voie dialectophone, j'ai sans doute bénéficié d'une formation à peu près similaire à la vôtre, ce qui, à cette époque où la baisse du niveau d'exigence commençait déjà à faire des ravages, était un privilège.
J'ai connu les évaluations qui se résumaient à une rédaction, notée pour moitié sur la grammaire et, pour l'autre moitié, sur le contenu, impossibles à mettre en oeuvre aujourd'hui sous peine d'avoir 2 comme moyenne pour la classe! Sans parler des leçons de grammaire rigoureuses, exposées sous forme de tableaux à propos des déclinaisons, de la conjugaison, de la syntaxe...
La pédagogie dite "actionnelle", que les professeurs linguistes sont dorénavant tenus d'appliquer, ne permet pas à l'élève d'acquérir des connaissances réelles, car elle est fondée sur le principe de la communication immédiate. Un élève pourra certes retenir une forme verbale correctement conjuguée dans une phrase, mais il sera fondamentalement incapable d'utiliser ce verbe dans tout autre contexte.
Pour ma part, je tente de combiner les deux approches, c'est-à-dire que je mets certes en scène des situations de communication, mais je ne renonce pas pour autant à un bilan grammatical et aux exercices structuraux qui s'ensuivent.

Écrit par : alain | 15 mai 2010

Il fut un temps, pas si ancien, où ce lien( Egalité et Réconciliation) aurait donné lieu à maintes réactions sur ce Blog; aujourd'hui, il passe très "cool".
Ecrit par : Adrastée | 15 mai 2010

Vous avez raison, Adrastée, je l'observe aussi. Il y a quelques mois à peine on était viré(e) pour moins que ça! Ils n'ont même pas traité dickens de raciste...Le vent tourne, on dirait.

Écrit par : Amélie | 15 mai 2010

Oui Amélie, je ne sais s'il faut le déplorer ou s'en réjouir. A l'évidence, des courants "d'air" passent. Je vois une radicalisation prendre de l'importance. Je sais ce que cela peut porter, nous le savons tous mais avec la désillusion liée au passé. Soyons très vigilants. Je ne fais ici aucune allusion à la "vigilance anti-fasciste". On sait ce que cette dernière nous proposait en retour. Mais attention, oui!
Ce qui est peut-être acquis , c'est la fin du communisme et du capitalisme: j'attends encore, prudence!

Écrit par : Adrastée | 15 mai 2010

"Ce qui est peut-être acquis , c'est la fin du communisme et du capitalisme: j'attends encore, prudence!"

Ecrit par : Adrastée | 15 mai 2010

La fin du capitalisme ??????????????????????

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

Adrastée, voilà un article sur la France déprimée qui vous intéressera sûrement :

http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-france-a-la-lumiere-de-cioran

Écrit par : Amélie | 15 mai 2010

Cher Christophe,

Pourquoi passez-vous votre temps à corriger les fautes d'orthographe de vos interlocuteurs ? D'ailleurs, il vous arrive aussi d'en faire. Ne serait-il pas plus constructif d'essayer de leur répondre honnêtement ?

Ecrit par : Francois Duhem | 14 mai 2010
---
François Duhem, je ne pense pas que corriger les fautes d'orthographe des autres soit une mauvaise chose en soi.
C'est certainement mortifiant pour quelqu'un qui en commet beaucoup.
Je suggère que toute personne qui déteste voir relever ses fautes de français (et pas seulement d'orthographe) le dise franchement aux personnes qui relèvent ces fautes.
Pour ma part, je me hasarde rarement à le faire. Je fais des fautes aussi, souvent d'inattention, rarement par ignorance, mais cela peut évidemment m'arriver. Au moindre doute, je vérifie dans le dictionnaire l'exactitude de ce que j'écris.
Je ne me vexe jamais quand on me fait remarquer une faute commise par moi. Si j'en commettais beaucoup, je serais certainement mortifié, mais je n'en ferais pas reproche au correcteur. Je lui serais reconnaissant de passer du temps à corriger de nombreuses fautes ! Il importe, naturellement, que les correcteurs n'humilient pas les personnes qui commettent des fautes.
J'ai l'impression que bien des lecteurs de ce blog ne s'aventurent pas à écrire ici de peur de faire des fautes et d'être, peut-être, moqués par ceux qui font remarquer les fautes à leurs auteurs.
Mais, corriger les fautes prend du temps. Je me suis vite lassé de corriger les fautes des autres personnes que moi. Je m'efforce de corriger toutes les miennes et si j'en laisse, je suis reconnaissant à qui me les fait observer.
Christophe Sibille est bien intentionné quand il prend la peine de relever les fautes de certains d'entre nous.
Qu'il réponde honnêtement ou non à ses interlocuteurs est, je crois, indépendant du fait qu'il relève les fautes de ses interlocuteurs. Dans un cas il répond sur le fond, dans l'autre, sur la forme.
Je crois que venir s'exposer sur ce blog redoutable, mais de qualité, demande du courage.
Cela me fait penser au jeu "Questions pour un champion". Je suis membre d'un club. L'un des membres les plus mauvais, peut-être le plus mauvais. Mais cela a-t-il un sens ? Je connais bien les sciences physiques et la musique classique vocale... et c'est tout ! Certains joueurs savent qui a gagné le Tour de France cycliste masculin en 1982. Certains sont incollables sur le rock de 1960 à nos jours. Certains savent remarquablement l'histoire et la géographie. Certains sont très cultivés et connaissent bien la littérature française et étrangère. Ce n'est pas mon cas. Et je n'en rougis pas. Je ne suis pas mortifié de ne parvenir que rarement à neuf points, et quand cela arrive quand même, je me fais battre dans les étapes suivantes du jeu. Un jour, un joueur dit ceci qui m'a bien fait sourire :"C'est une question pour un agrégé !" Je n'ai rien dit. Mais j'ai pensé que pour gagner souvent à ce jeu, il faudrait être agrégé, non dans une discipline, mais dans toutes. Il n'y a pas d'agrégation de Rock and roll, ni de cinéma, etc. Il y en a une en éducation physique et sportive depuis moins de vingt ans, mais demande-t-on aux candidats s'ils savent par cœur la liste des vainqueurs des Tours de France depuis 1901 ? la liste des vainqueurs des tournois de tennis du monde entier ? Certainement pas : qu'est-ce que cela prouverait ? Il resterait donc possible de faire perdre une personne agrégée dans toutes les disciplines pour lesquelles ce concours existe, en choisissant bien les questions.
Récemment une question facile (pour moi) a été posée :"Quel est le résultat de la mutiplication de 99 par 99 ?" J'étais fatigué et je ne jouais pas; j'étais spectateur et je somnolais. J'ai cafouillé lamentablement, mais personne ne l'a su. Mais, dans un état de veille convenable, je calcule le résultat en trois secondes : 9801.
En effet, 99 x 99 = (100 - 1) (100 - 1) = 10000 - 100 x 1 x 2 + 1 = 9800 + 1 = 9801
Malheureusement, ce genre de questions est rare. C'est là un effet de la désaffection de la science dans notre société.
Un joueur de mon club qui se donne la peine de rédiger des jeux s'amuse (il a une maîtrise de chimie) a poser des questions du genre :"Quel est le nom usuel du méthyl-benzène ?" Je jouais quand il a posé cette question. Comme j'étais le seul chimiste parmi les cinq joueurs, j'ai plongé dans mes vieux souvenirs et ai répondu (correctement et sans me presser) :"Toluène".
Mais quel mérite ai-je à répondre à de telles questions ?
François, vous sentez-vous rasséréné par mon propos apaisant et amical ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 mai 2010

« Il fut un temps, pas si ancien, où ce lien( Egalité et Réconciliation) aurait donné lieu à maintes réactions sur ce Blog; aujourd'hui, il passe très "cool". »
Adrastée | 15 mai 2010

Mais c'est tout à fait normal : ceux qui encensent Soral et Dieudonné et, par exemple, nous expliquent que les Juifs sont responsables de l'attentat du World Trade Center ( http://www.egaliteetreconciliation.fr/Israel-est-derriere-le-11-septembre-selon-le-professeur-Sabrosky-3259.html ) ne peuvent pas être tout à fait mauvais.
Chacun ici ne pourra que se réjouir du retour sur ce blog de gens qui à un antisémitisme des plus classique allient fulgurance de la pensée et profondeur de l'analyse (« Ce qui est peut-être acquis , c'est la fin du communisme et du capitalisme »).

Écrit par : tailleboudin | 16 mai 2010

"Ses (faux) frères de lutte de l'IUFM local absorbent petit à petit ses départements disciplinaires. Comme toujours, "tous ensemble" s'est vite traduit par "tout pour les pédagos"." cité par JPB à propos de la lettre du président de Bordeaux 3.

"notre université n’est pas « intégratrice » de l’IUFM"

Question existentielle urgente : vaut-il mieux couver un alien dans son sein ou le laisser baguenauder autour de soi ?

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Ce qui arrive aux universités avaient été prévu depuis longtemps.

Déjà Aristote proclamait que tout IUFM aspire à l'acte.

Évidemment, on ne se sentait encore que confusément la nature pénétrante de l'acte...

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Le plus beau, c'est que le spécialiste PS des questions de standing a donné raison à Chatel — ils ne voudraient tout de même pas être payés une misère quand ils reviendront au pouvoir… Tiens, ça me répugne… JPB

Et pas que vous, JP. Mais qui est ce fameux expert es-standing au PS ? Ne le sont-ils pas tous ?

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

on ne sentait encore que confusément...

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Vous avez raison, Adrastée, je l'observe aussi. Il y a quelques mois à peine on était viré(e) pour moins que ça! Ils n'ont même pas traité dickens de raciste...Le vent tourne, on dirait.

Ecrit par : Amélie | 15 mai 2010

Point du tout.
C'est qu'on ne lit plus les saloperies, pour ne pas nourrir les trolls.

Écrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Pour lever le mystère, s'il y en a vraiment un, je suis né en 1939.
Oui bien sûr, on se tutoyait à l'époque, mais pas sur ce blog, non ?
Dernière rencontre : dans les années 80.
LTCPA : je pense que c'est bon.
Retraité depuis 1997, car dès que j'ai pu, j'ai fui !!!
Amitiés.

Écrit par : rotomago | 16 mai 2010

Quand je pense à ces enfoirés de négros qui ont salopé nos merveilleuses marches militaires pour inventer le jazz, moi, ça me rend littéralement malade... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Cher Christophe,

"Pourquoi passez-vous votre temps à corriger les fautes d'orthographe de vos interlocuteurs ? D'ailleurs, il vous arrive aussi d'en faire. Ne serait-il pas plus constructif d'essayer de leur répondre honnêtement ?"

Ecrit par : Francois Duhem | 14 mai 2010

Il me semble l'avoir fait aussi. Mais, devant les délires monomaniaques de certains, je ne vois plus d'autres solutions que de reprendre "sur la forme".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Pour mon troisième, je suis plus explicite que vous (mais ça ne change rien sur le fond - révérence parler) : Ma "cache" Bono "pendant" que Bono baise F. (Francis Penin)

Merci Francis ; j'avais également relevé cette imprécision.
Thierry

Écrit par : thierry Venot | 16 mai 2010

Enseignant, élèves, l'avenir est dans votre dos.

A 15€ la séance, vous pouvez vous faire presque un smic par mois si vous êtes motivés.

Il paraît que lorsqu'un élève a goûté à la webcame, il lui est difficile de décrocher...

http://www.portailprof.com/

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Point du tout.
C'est qu'on ne lit plus les saloperies, pour ne pas nourrir les trolls.

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010
De quelles saloperies parlez-vous ? De cette réalité qui vous dérange et qu'il faut taire, peut-être ?

Il me semble pourtant que dickens est lu très attentivement. Je ne trouve pas qu'il écrive des saloperies. Je me souviens aussi du dégoût que Zemmour inspirait à beaucoup ici (raciste,con etc...) or voici que votre maître à tous, JPB himself, l'encense officiellement. Alors ?

Ce qui est dégoûtant, c'est l'hypocrisie.

Écrit par : Amélie | 16 mai 2010

Lien donné par dugong :

On y lit que l'image diminue l'agressivité NATURELLE de l'élève vis-à-vis de son professeur. Si, si !
Il est même précisé :
"Dans cette configuration, le professeur est à la fois présent et absent. C’est une nouvelle pédagogie à inventer et à perfectionner au fur et à mesure de son utilisation."

Nous y voilà : au sens propre, zapper le prof.
Et tout ça va déboucher sur quoi ?????

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

" Il me semble que Dickens est lu très attentivement." (Amélie)

Certes. Et pour ma part je l'apprécie beaucoup.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 mai 2010

Il me semble pourtant que dickens est lu très attentivement. Je ne trouve pas qu'il écrive des saloperies. Je me souviens aussi du dégoût que Zemmour inspirait à beaucoup ici (raciste,con etc...) or voici que votre maître à tous, JPB himself, l'encense officiellement. Alors ?

Ce qui est dégoûtant, c'est l'hypocrisie.
Ecrit par : Amélie | 16 mai 2010

Il faut toujours expliquer les mêmes choses…
Zemmour et moi marchons sur de la glace très mince — la fine croûte qui sépare le sens des réalités d'un discours raciste —, et au fond, rien d'étonnant à ce que des gens peu habiles (le MRAP? la LDH, etc.) s'y trompent. "Riposte laïque", où il m'est arrivé de contribuer — et vous devez le savoir — fait de son mieux pour ne pas casser la glace, sans y arriver toujours — parce que figurez-vous qu'il est des combats où un peu d'hypocrisie sied — j'ai payé assez cher de ne pas en avoir montré assez, à certains moments.
Et j'aimerais assez que les déclarations des uns et des autres soient sinon hypocrites, du moins prudentes : on peut penser que l'Islam est, à ce point de son développement, la même machine de guerre que fut le catholicisme jusqu'au XVIIIème siècle (et je ne le lui reproche pas, justement parce que je pense que c'est un moment dans l'évolution de toutes les religions monothéistes, mais voilà, nous sommes en plein dedans), mais je sais comment le dire à mes élèves musulmans. Alors restons précis — simplement.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

Mouais, au printemps, en plus, avec la débâcle, la glace, c'est traître...
Moi, je préfère rester loin du bord.
Et ne plus lire ici, quand certains font semblant de virevolter sur la glace alors qu'ils se régalent à patauger en eau trouble au nom de l'élitisme ou d'autre chose.

Écrit par : catmano | 16 mai 2010

Il me semble l'avoir fait aussi. Mais, devant les délires monomaniaques de certains, je ne vois plus d'autres solutions que de reprendre "sur la forme".

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Mais dickens ne délire pas, ce qu'il écrit est raisonnable et argumenté. J'ai l'impression qu'au lieu d'argumenter contre lui, vous lui faites une sorte de guérilla idéologique. Dans cette petite guerre, vous faites monnaie de toute pièce. Ainsi, chaque faute d'orthographe relevée est une escarmouche dans ce combat que vous croyez devoir livrer contre sa "mal-pensance". Si vous relisez attentivement ses propos, vous vous rendrez compte de leur humanisme exigeant :-).

Écrit par : Francois Duhem | 16 mai 2010

Merci pour le lien Amélie!
Depuis longtemps je lis Cioran. Il dérange assez pour que l'on flétrisse son image avec le passé politique: en France dès que l'on a flirté avec l'extrême droite, ça vous plombe! Avec le communisme, cela reste correct. Hypocrisie puante. Là, oui!

Aux autres: je ne suis pas une admiratrice de Dieudonné, l'antisémitisme qui se cache, à peine, derrière l'antisionisme est insupportable. Soral, c'est plus compliqué. Je regrette surtout que la réflexion d'Alain de Benoit soit si peu connue, elle est plus profonde.Et là encore, si mes références peuvent "puer" sous le blase des délicats qui ne voient guère plus loin que son bout, j'estime que la pensée de ces personnes prend du relief en regard de l'échec des agités (écrivains, politiques, analystes, experts, ...) trop médiatisés: nous avons nos intellectuels qui ne dérangent finalement pas trop, mais quand des voix sortent et ne jouent pas le jeu habituel, on entend hurler les sirènes.
Quand je suggère que ' "peut-être" ( j'ai bien écrit "peut-être") nous assistons à la fin du capitalisme, ce n'est pas faire preuve de pensée handicapée. Le capitalisme est d'une certaine manière inscrit dans le mental humain égoïste et accumulateur de remparts symboliques pour ne pas se reconnaître mourant et destiné à ne plus exister. Un matérialisme parmi d'autres qui peut se grimer en religion comme le communisme: grandes parodies! Eh bien, je peux me tromper, certes, mais je pense cependant que la vision des dégâts provoqués par le capitalisme est de nature à le placer dans une situation critique jusqu'alors inédite. Voilà! Et je ne suis pas voyante.
Pour finir ici, que JPB me rassure: il ne confond pas religion et spiritualité, n'est-ce pas?

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

Pardonnez-moi mon infidélité à ce blog, mais j'ai de graves soucis ces derniers temps (problèmes familiaux et de santé) et juste l'énergie suffisante pour "fonctionner".

Je me suis efforcé de lire les 5 derniers "éditos" de JPB et le dernier avec tous les commentaires.

Mes problèmes en ZEP ont été en grande partie résolus (allégées, disons) par le partage de mes deux classes de 4ème et de 6ème avec un jeune collègue TZR. Pour une fois, l'administration a été compréhensive.

Si le cœur vous en dit, j'ai commis une analyse de fond sur le discours de Maison-Alfort de Nicolas Sarkozy , 3ans après et sur "L'évaluation du socle commun des compétences et des connaissances", ainsi que d'autres articles pour les jeunes collègues (c'est ma manière à moi de "passer la main") : essentiellement des commentaires d'œuvres pour tous niveau, de la 6ème à la Première, extraites de mes archives personnelles.

Amitiés à tous !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

Salut au revenant !
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

Histoire de poser quelques réflexions apéritives avant le repas dominical. Bon appétit! Pas obligé de tout avaler...

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Michel-Drac-3187.html

http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

"Je me souviens aussi du dégoût que Zemmour inspirait à beaucoup ici (raciste,con etc...) or voici que votre maître à tous, JPB himself, l'encense officiellement. Alors ?"

Ce qui est dégoûtant, c'est l'hypocrisie.

Ecrit par : Amélie | 16 mai 2010
Ne rêvez pas, Amélie. Ceux qui n'aimaient pas Zemmour ne l'aiment toujours pas, et pour ce qui est de ses admirateurs, ils sont un peu plus visibles en ce moment. C'est tout.
Et Jean-Paul le défend bec et ongles depuis toujours. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Robin, amitiés à vous. Je me réserve un moment cet après-midi pour lire tranquillement votre analyse.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

vous vous rendrez compte de leur humanisme exigeant :-).
François Duhem

Kézako ? Deux mots proscrits du lexique français depuis quelques décennies déjà...

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Vous avez raison, Adrastée, je l'observe aussi. Il y a quelques mois à peine on était viré(e) pour moins que ça! Ils n'ont même pas traité dickens de raciste...Le vent tourne, on dirait.

Ecrit par : Amélie | 15 mai 2010

Point du tout.
C'est qu'on ne lit plus les saloperies, pour ne pas nourrir les trolls.

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010


Bien dit et exact.
C'est aussi pour cela qu'il y a de longs moments sans message posté sur "Bonnet d'âne", à la suite de telle ou telle obsession.

Nulle victoire de leur part; de notre part, juste un silencieux: "Vous ne parlez qu'à vous-même(s)". (Peut-être se relisent-ils pour se dire: ha oui, j'ai bien posté quelque chose...)

Hier en écoutant le Zemmour-et-Naulleau du samedi soir à la TV, le premier a dit, face à la Secrétaire des Verts: "J'ai une vision tragique de l'Histoire". Il n'y a rien à faire contre la catastrophe. Ben voilà, les fâcheuses et fâcheux, faut croiser (hu hu hu) les bras.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Bonjour Robin ! Désolée de vous savoir préoccupé, vous nous manquez. Tous mes souhaits de rétablissement d'une situation moins désagréable en tous domaines.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

"Mais dickens ne délire pas, ce qu'il écrit est raisonnable et argumenté. J'ai l'impression qu'au lieu d'argumenter contre lui, vous lui faites une sorte de guérilla idéologique. Dans cette petite guerre, vous faites monnaie de toute pièce. Ainsi, chaque faute d'orthographe relevée est une escarmouche dans ce combat que vous croyez devoir livrer contre sa "mal-pensance". Si vous relisez attentivement ses propos, vous vous rendrez compte de leur humanisme exigeant :-)."

Ecrit par : Francois Duhem | 16 mai 2010

Je suis d'accord sur "l'humanisme exigeant". Ce n'est pas le problème.
Mais râler systématiquement ici contre les tares d'un monde avec lesquelle il sait que nous sommes tous d'accord avec lui, et avec toujours les mêmes arguments et les mêmes références, "salace". Et puis, ça tourne un peu en rond.
Et je ne mène aucune guerre idéologique, justement.

Et puis, qu'il prenne un peu Spinoza, comme référence, plutôt que Zemmour, ça fera un peu moins "mur des lamentations" !!!
Chacun son truc.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Chère retraitée,
la progression de votre manuel d'allemand de naguère est en effet édifiante et admirable. Connaissez-vous la référence de cet ouvrage?

L'histoire finale du postillon est tirée du chapitre V du livre de Bürger "Wunderbare Reisen... des Freiherrn von Münchhausen".
Voici un lien pour qui voudrait lire la version intégrale .

http://gutenberg.spiegel.de/?id=5&xid=266&kapitel=6&cHash=7082cebb4a2#gb_found

Écrit par : Attila Smith | 16 mai 2010

JPB écrit en concluant un message ici du 15 mai :"ça me répugne" . Il est clair que ce système et pas seulement dans l'Éducation nationale (néanmoins sa part n'est pas négligeable) exhale une odeur de cadavre en décomposition accélérée , donc répugnante . Mais l'illusion serait de croire que l'on peut revenir à quelques vieilles méthodes ; ce système est concrètement représenté par la classe ou caste politique qui gouverne depuis plus de trente ans .

Écrit par : defer | 16 mai 2010

La caste politique a bon dos ! Elle est élue par des gens qui lui ressemblent comme deux gouttes d'eau ... je dirais même que les politiques ont le mérite de supporter leurs électeurs et leurs sautes d'humeur !

Écrit par : iPidiblue mes Emmy Awards de la Politique | 16 mai 2010

Imaginez un instant que les professeurs qui hantent le blog Bonnet d'Ane veuillent se donner un représentant, à quel supplice ce pauvre homme ou cette pauvre femme serait obligée de se plier pour faire écho aux diverses revendications ici exprimées ! Ce serait un acrobate de la pensée et je le plaindrais sincèrement ...

Regardez-vous un moment dans un miroir et dites-moi si vraiment les êtres civilisés ne sont pas des tordus qui ne savent ni ce qu'ils veulent ni même réellement ce qu'ils pensent !

Écrit par : iPidiblue mes Emmy Awards de la Politique | 16 mai 2010

"Je suis d'accord sur "l'humanisme exigeant". Ce n'est pas le problème.
Mais râler systématiquement ici contre les tares d'un monde avec lesquelle il sait que nous sommes tous d'accord avec lui, et avec toujours les mêmes arguments et les mêmes références, "salace". Et puis, ça tourne un peu en rond.
Et je ne mène aucune guerre idéologique, justement."

CS. Plus que d'accord avec vous. Les obsessionnels, le théâtre en est plein. Et ce n'est jamais bon, ni pour eux, ni pour l'entourage.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

on peut penser que l'Islam est, à ce point de son développement, la même machine de guerre que fut le catholicisme jusqu'au XVIIIème siècle...

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2010

Aucune comparaison possible entre l'Islam et le catholicisme (la religion de la sortie de la religion).

Et puisque le Prince nous fait la joie et l'honneur de sa visite:

- Comment ça, le catholicisme, une foi non chrétienne? fit Ivan Pétrovitch, se tournant sur sa chaise. Et qu'est-ce que c'est donc?
- Une foi non chrétienne, d'abord! dit à nouveau le prince, dans une agitation extraordinaire et avec une violence hors de toute proportion. Oui, d'abord, et, ensuite, le catholicisme est encore pire que l'athéisme lui-même, voilà mon opinion! Oui c'est ce que je pense! L'athéisme prêche seulement le zéro, le catholicisme, lui, il va plus loin: il prêche un Christ altéré, un Christ qu'il a lui-même traîné dans le mensonge et dans la boue, oui, un Christ contraire! Il prêche l'Antéchrist, je vous assure, je vous le jure! C'est ma conviction personnelle, et une vieille conviction, et, moi-même, elle m'a mis au supplice...

Écrit par : Buntov | 16 mai 2010

En exergue d'un lien donné par Adrastée :

« L’Europe doit devenir plus compétitive en dérèglementant les marchés du travail et en refondant ses systèmes de protection sociale dispendieux. Il est possible de contraindre les pays récalcitrants en utilisant les marchés ».

« Club Surveys the Global Economy », International Herald Tribune, 16/03/09

NOM D'UNE PIPE !

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Une prof de lycée à New York témoigne sur une de ses classes :

« Ma Neuvième heure

La classe :

1 garçon qui passe tout le temps devant la justice et qui a de la peine à rester hors de la prison
1 garçon qui vient de finir sa probation et n’a plus à écouter sa maman
1 garçon dont la mère admet qu’elle n’a aucun pouvoir sur lui
1 garçon dont la mère me dit qu’il a des problèmes de gestion de la colère
1 fille qui m’a dit qu’elle a des problèmes de gestion de la colère
1 garçon qui est resté à la maison pendant sept mois à regarder la télévision
1 garçon qui ne peut pas assis sur un siège pendant plus de 10 minutes
1 fille qui vient juste d’être transférée d’une école proche pour Dieu sait quelle raison. (Elle m’a dit que ma remplaçante était « tout le temps sur elle » parce qu’elle insistait pour qu’elle reste assise).
2 nouvelles, arrivées du Pakistan, qui ne savent presque pas l’anglais
1 fille dont la mère vient de lui enlever ses médicaments
2 élèves qui refusent aller au CDI
1 garçon qui regarde dans le vide pendant toute l’heure
1 garçon qui est juste sorti de désintox (bien que je pense qu’il se drogue encore)
4 gosses qui ne se tracassent pas à venir
2 filles qui ne se montrent que deux fois par semaine
1 garçon qui a travaillé le premier semestre, a fait une sieste de trois mois et s’est remis au travail depuis
1 fille qui n’a réussi aucun test le dernier semestre, qui a raté les deux premiers tests avec moi et qui essaie maintenant de passer l’examen des Regents (Examen de haut niveau à New York)
1 fille qui est bien jusqu’à ce qu’on la regarde de la mauvaise façon
2 gosses qui je crois sont illettrés.

Le reste de la classe consiste en des gosses qui veulent travailler, qui sont des élèves lents et qui passent un mauvais moment dans l’atmosphère dingue que les autres ont créée.
Et c’est ça que mon syndicat a accepté comme moyen pour juger de mon efficacité en tant que professeur. »

Toute ressemblance, etc.

Écrit par : P. Lariba | 16 mai 2010

ce système est concrètement représenté par la classe ou caste politique qui gouverne depuis plus de trente ans .

Ecrit par : defer | 16 mai 2010

Il faut lire le dossier consacré par Marianne à la mort de l'école (France qu'as-tu fait de ton école?). On y cherche vainement le plus petit soupçon de tentative de penser l'effondrement de notre système d'enseignement en relation avec celui des institutions de ce que fut la République française. Une République devenue une coque vide et caisse résonnante de la raison libérale européenne.

Écrit par : Buntov | 16 mai 2010

S'il n'y a plus que Dosto pour nous donne run peu d'espoir, nous sommes mal, Buntov…
Oui, c'est vrai, le n° spécial de Marianne : qu'est-ce qu'il y a dedans — à part le débat entre Mazeron et Meirieu, ça, je suis au courant…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

... Un Prince sans argent et sans royaume buntov. Ludvig II, vers la fin, ou Muichkine, vers la fin aussi... Quelle personne intelligente et sensible vous êtes. Si je pouvais me débarrasser du Juif russe qui me colle à la peau. Mais non, impossible. "C'est le tourment et la gloire de votre race, jusqu'à la fin des siècles", comme dit Chateaubriand. Comment avez-vous fait pour comprendre... à propos du catholicisme ?

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

Comment avez-vous fait pour comprendre... à propos du catholicisme ?

Ecrit par : Robin | 16 mai 2010

Hé! La France est un pays latin; mais Pendariès se lève pour clamer qu'il y a pas mal de Protestants aussi - et surtout chez les pays leaders dans le monde (et la percée en Chine n'est pas mal non plus! Go Go Calvin! Go!).

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Quant au Catholicisme chez le Prince, oublie-t-on l'excommunication réciproque entre Catholicisme et Orthodoxie? Ce n'est encore que du marketing, ce dialogue.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Quant au Catholicisme chez le Prince, oublie-t-on l'excommunication réciproque entre Catholicisme et Orthodoxie? Ce n'est encore que du marketing, ce dialogue.

Ecrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Oui mais en matière de "marketing", avouez que le Prince n'est pas très "orthodoxe" non plus !

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

On va tous se mettre au confucianisme ... et on cassera du sucre sur le dos des vilains mécréants !

Écrit par : iPidiblue mes Emmy et mes Ennemis | 16 mai 2010

Salut au revenant !
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2010

Ave JPB ! C'est drôle, "un revenant", c'est ainsi que Paul Morand parle du colonel Chabert. Encore un personnage qui me colle à la peau.

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

"Mais râler systématiquement ici contre les tares d'un monde avec lesquelle il sait que nous sommes tous d'accord avec lui"

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

C'est vraiment écrit comme une patate... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Des nouvelles de notre bon meiriol :

"Il faut - et je parle avec mon expérience personnelle aux régionales - avoir les moyens de faire campagne, donc pouvoir s’arrêter de travailler durant la campagne lorsque l’on se présente comme tête de liste."

Ainsi donc notre facarien préféré fût obligé de faire des petits boulots pour subsister pendant la campagne ? Des gâches de plongeur dans un bouchon ou de webcamé chez portailprof ?

En tout cas, pour le sabir, notre vaseux communiquant est encore à son meilleur niveau.

http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/2010/05/deprofessionnaliser-la-politique.html

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

C'est curieux, Dugong, mais chaque fois que vous parlez de Meirieu, cela commence à sentir le poisson pas frais sur le blog Bonnet d'Ane !

Écrit par : iPidiblue dit Ordralfabétix | 16 mai 2010

"S'il n'y a plus que Dosto pour nous donne run peu d'espoir, nous sommes mal, Buntov…"
Ce Dosto, un pote à vous, brig? :-)

Écrit par : Attila Smith | 16 mai 2010

Je ne parle pas, je renseigne.

Qui, sinon, aurait eu envie d'ouvrir un blog plein de bulles émises par des citoyens éclairés de Die ?

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Ah ! avoir son petit chez-soi en bord de mer et regarder les vagues faire leur petit clapotement scintillant tout en dégustant un sirop glacé IUFM ! Le Domaine de Meirieu clef en mains pour pas cher ...

Écrit par : iPidiblue et le Domaine des Dieux | 16 mai 2010

"En tout cas, pour le sabir, notre vaseux communiquant est encore à son meilleur niveau."

Ecrit par : dugong | 16 mai 2010

Quand on pense qu'il suffirait que plus personne ne parle de lui pour qu'on l'oublie complètement... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"S'il n'y a plus que Dosto pour nous donne run peu d'espoir, nous sommes mal, Buntov…"

Run, Dosto, run...

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Quand on pense qu'il suffirait que plus personne ne parle de lui pour qu'on l'oublie complètement... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Entièrement d'accord. Il y a bien longtemps que je ne lis plus les communications du Pédagole Suprême et que je ne clique plus sur les liens le concernant. Le plus souvent, c'est dugong qui nous abreuve. J'appelle donc au boycott ciblé des interventions de l'être subaquatique qui cherche sans cesse à ressusciter la pieuvre migrante.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Pour lever le mystère, s'il y en a vraiment un, je suis né en 1939.
Oui bien sûr, on se tutoyait à l'époque, mais pas sur ce blog, non ?
Dernière rencontre : dans les années 80.
LTCPA : je pense que c'est bon.
Retraité depuis 1997, car dès que j'ai pu, j'ai fui !!!
Amitiés.

Ecrit par : rotomago | 16 mai 2010
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J'avais un léger, très léger doute. Le doute est levé, mais c'est bien la réponse à laquelle je m'attendais.
Je ne vois pas bien notre sympathique jeune collègue né en 1941 s'aventurant ici.
Je ne tutoie personne sur ce blog. Je ne m'attendais pas à retrouver une personne connue ici, encore qu'en mettant mon vrai nom il soit, après tout, étonnant que ce ne soit pas arrivé plus tôt. Mais, peut-être, certains collègues usant d'un pseudo m'ont-ils reconnu et ne me l'ont pas dit pour quelque raison qui les regarde.
Je préfère que nous continuions de nous voussoyer, pour dire les choses franchement.
Je suis parti en 2000 en n'ayant pas toutes mes annuités à l'éducation nationale, mais je suis parti à 60 ans car j'avais envie de casser la gueule au proviseur, et ma dernière année a été la pire de toutes, même si je ne faisais que 15 heures 30 avec deux heures et demie supplémentaires. (J'avais une classe de BTS, une - infernale - de première et une - sympathique -, terminale d'élèves faibles et paresseux, ce dont je me moquais tant c'était un soulagement de les retrouver par comparaison avec les cancres en 1ère et en BTS.)
Amitiés.

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Pour mon troisième, je suis plus explicite que vous (mais ça ne change rien sur le fond - révérence parler) : Ma "cache" Bono "pendant" que Bono baise F. (Francis Penin)

Merci Francis ; j'avais également relevé cette imprécision.
Thierry

Ecrit par : thierry Venot | 16 mai 2010
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Merci de votre approbation, Thierry ! Vous êtes nouveau venu, me semble-t-il.
L'ensemble de la solution de notre correspondant manque un peu de clarté. Je le soupçonne de n'être pas un scientifique. Un scientifique ne laisse planer le doute sur rien. Une charade basée sur des jeux de mots doit être extrêmement claire et explicite. La compréhension de l'auditeur est alors rendue immédiate et l'effet comique immédiat et, donc, plus intense. Il ne faut pas qu'on soit obligé de se creuser la cervelle pour comprendre à demi-mot dans ce genre de plaisanteries.

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

" Il me semble que Dickens est lu très attentivement." (Amélie)

Certes. Et pour ma part je l'apprécie beaucoup.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 mai 2010
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So do I, and he knows it. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Cher Robin, je suis heureux de vous savoir de retour, même si tout ne va pas au mieux pour vous en ce moment.
Je souhaite que l'amitié dont beaucoup ici - sinon tous, mais je l'ignore - vous entourent vous apporte réconfort et goût de vivre.
A bientôt.

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Hier soir je m'en suis allée voir une pièce d'Ostrovski montée par un prof de français du lycée et jouée par une dizaine de ses élèves : L'orage.
Très à l'aise dans leur texte, leur diction, leurs mouvements et leur occupation de l'espace. Mise en scène un peu punching et brutale, mais efficace.
En mai prochain, ils ont promis de nous présenter la suite, après la Grande Révolution Socialiste Soviétique.
Sûr que tout aura changé. Que du bonheur.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Regardez-vous un moment dans un miroir et dites-moi si vraiment les êtres civilisés ne sont pas des tordus qui ne savent ni ce qu'ils veulent ni même réellement ce qu'ils pensent !

Ecrit par : iPidiblue mes Emmy Awards de la Politique | 16 mai 2010
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Mon cher iPidiblue, votre pessimisme est inhabituel. Que se passe-t-il ?
Me ferez-vous l'honneur de croire (à défaut d'avoir une certitude) que je sais ce que je veux et ce que je pense ?
Non que je pense être le seul ici dans ce cas. :-)

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Merci de votre approbation, Thierry ! Vous êtes nouveau venu, me semble-t-il.

Ecrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Non, il n'est pas franchement un nouveau venu ! C'est l'un de nos petits génies, Thierry…
Pour en avoir une idée :

http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/GS/methode_venot_2007.pdf

Et pour voir sa tête :

http://www.lire-ecrire.org/dossiers/refondation-de-lecole/slecc/video-le-lien-entre-lecole-maternelle-et-lecole-elementaire.html
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

Mais râler systématiquement ici contre les tares d'un monde avec lesquelle il sait que nous sommes tous d'accord avec lui, et avec toujours les mêmes arguments et les mêmes références, "salace". Et puis, ça tourne un peu en rond.
Et je ne mène aucune guerre idéologique, justement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Eh bien... si tout le monde était à ce point d'accord avec mes propos, peut-être ne susciteraient-ils qu'une indifférence polie. Or ce n'est pas tout à fait le cas, me semble-t-il.

Par ailleurs, toutes mes références "salaces" [Borges, Ph. Muray, Kundera, Jane Austen, Roth, Hannah Arendt, Renaud Camus, Sebastien Haffner et les autres], vous savez, celles-là même qui m'empêchent de penser par moi-même, vous souhaitent un très bon dimanche.

Que dire d'autre, sinon que l'expression "humanisme exigeant", elle, me va droit au coeur ? :))

Écrit par : dickens | 16 mai 2010

De ceux qui ont été élevés et instruits jusqu'à vingt-cinq ans dans l'étude et la recherche de l'inutile, dans l'amour de l'art et de la science pure - dans la recherche de problèmes abstraits - quatre-vingts pour cent sont jusqu'à quarante-cinq ans des hommes désintéressés. (Après cela, ils deviennent pareils à tous les vieillards. Ils ne pensent plus qu'à eux-mêmes.) C'est cette espèce d'hommes que la Société doit former pour s'assurer un squelette. En aura-t-elle la force ?
(Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.46, Éd. du Tambourinaire, 1962)

Écrit par : tochû de | 16 mai 2010

Putain, elle est jeune, elle est belle, et on a rarement joué "Petrushka" comme ça, je peux vous dire...
Et, en plus, elle n'est même pas blanche... Moi, ça m'emmerde un peu !!!! ;-)
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=604904545902545739&ct=res&cd=2&ved=0CBkQtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DCGUNesWKS0s&rct=j&q=Yuja+wang+petrushka&ei=8e_vS9fgF4ihsQavlfijBg&usg=AFQjCNEJI9dzvp1lz7GcTuG5prpDkatPaQ

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"Le plus souvent, c'est dugong qui nous abreuve. J'appelle donc au boycott ciblé des interventions de l'être subaquatique qui cherche sans cesse à ressusciter la pieuvre migrante." nicolas

Pieuvres migrantes, hydres de Lerne, calamars géants, dugongs, solidarité aquatique !

Héraclès, dys Pan dieu grec !

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

"Eh bien... si tout le monde était à ce point d'accord avec mes propos, peut-être ne susciteraient-ils qu'une indifférence polie. Or ce n'est pas tout à fait le cas, me semble-t-il.

Par ailleurs, toutes mes références "salaces" [Borges, Ph. Muray, Kundera, Jane Austen, Roth, Hannah Arendt, Renaud Camus, Sebastien Haffner et les autres], vous savez, celles-là même qui m'empêchent de penser par moi-même, vous souhaitent un très bon dimanche.

Que dire d'autre, sinon que l'expression "humanisme exigeant", elle, me va droit au coeur ? :))"

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Ami, soyez en sûr, la non indifférence
Ne vise aucune de vos nobles références !!!

Et moi aussi, l'expression "humanisme exigeant" me comble. Ainsi que, je pense, la majorité des blogueurs d'ici !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Sans transition avec ce qui précède: quelqu'un serait-il en mesure de m'indiquer s'il me sera encore possible de me présenter à l'agrégation externe l'an prochain, sachant que je suis titulaire d'une maîtrise et non d'un master 2?
Je crois savoir, mais sans certitude absolue, que c'était encore possible cette année. JPB, vous qui êtes membre d'un jury de concours, auriez-vous des informations à ce sujet?
Merci d'avance.

Écrit par : alain | 16 mai 2010

Mais râler systématiquement ici contre les tares d'un monde avec lesquelle il sait que nous sommes tous d'accord avec lui, et avec toujours les mêmes arguments et les mêmes références, "salace". Christophe Sibille | 16 mai 2010





Christophe Sibille pourriez-vous expliquer à l'honorable assistance quelles sont ces arguments et références salaces que vous voyez sous la plume d'un des honorables contributeurs ?

Écrit par : Zyg | 16 mai 2010

Alain, il y a des mesures transitoires (jusqu'en 2013) pour les Certifiés ayant un M1. Pour les Maîtrises ancien régime, je ne sais pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

Oui Amélie, je ne sais s'il faut le déplorer ou s'en réjouir. A l'évidence, des courants "d'air" passent. Je vois une radicalisation prendre de l'importance.
Ecrit par : Adrastée | 15 mai 2010

Je pense aussi que l'heure est à la radicalisation, et que l'élastique va finir par céder.

Alain, il y a des mesures transitoires (jusqu'en 2013) pour les Certifiés ayant un M1. Pour les Maîtrises ancien régime, je ne sais pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 mai 2010

La maîtrise est de toute façon équivalente à un M1. Il me semble, sans pouvoir l'avancer, qu'on peut se présenter à un concours en ayant le M1, mais qu'il faut dans ce cas réussir le M2 l'année où l'on obtient le concours.

Écrit par : Jeremy | 16 mai 2010

En fouillant dans mon grenier, j'ai retrouvé le manuel d'allemand (6e) de ma petite soeur, déjà allégé par rapport au mien ( j'ai travaillé sur une édition antérieure) édité en 1974.
….
Je doute qu'après un an d'allemand, un élève de 6e d'aujourd'hui en soit là!
retraitée | 15 mai 2010

A propos du niveau d’allemand dans les départements dialectophones alsaciens en Alsace : il me semble que le niveau est d’emblée supérieur que pour les non dialectophones. Je connais le cas des luthériens alsaciens dans les années 19760-70 : culte entièrement en allemand, enseignement aux enfants (8 à 14 ans) du catéchisme par le pasteur en alsacien, textes appris par cœur en allemand. Donc départ en 6ème sur des bases de langage et vocabulaire déjà considérables.

Le lien vers :
http://gutenberg.spiegel.de
est à conserver dans vos signets : des centaines d'œuvres en allemand;
par exemple: Liste Nietzsche:
* 1869 Homer und die klassische Philologie
* 1873 Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik
* 1873 Unzeitgemäße Betrachtungen
* 1878 Menschliches Allzumenschliches
* 1880 Der Wanderer und sein Schatten
* 1881 Die Morgenröte
* 1882 Die fröhliche Wissenschaft
* 1883-1891 Also sprach Zarathustra
* 1886 Jenseits von Gut und Böse
* 1887 Zur Genealogie der Moral
* 1888 Der Antichrist
* 1888 Dionysus-Dithyramben
* 1888 Der Fall Wagner
* 1896 Götzendämmerung
* 1898 Gedichte und Sprüche
* 1908 Ecce Homo

Cette base de cyberlivres est complétée régulièrement par des œuvres tombant dans le domaine publique (par exemple auteurs décédés depuis plus de 70 ans au 1er janvier de l'année).
Depuis le début de cette année quasi tous les ouvrages de Sigmund Freud (décédé en 1939) sont ainsi disponibles sur leur site ainsi qu’en DVD.

Écrit par : Zygmund | 16 mai 2010

Vous avez raison, Adrastée, je l'observe aussi. Il y a quelques mois à peine on était viré(e) pour moins que ça! Ils n'ont même pas traité dickens de raciste...Le vent tourne, on dirait.

Ecrit par : Amélie | 15 mai 2010

Point du tout.
C'est qu'on ne lit plus les saloperies, pour ne pas nourrir les trolls.

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Françoise, vous pensez vraiment que mes propos sont des "saloperies ?" Ou bien j'ai mal compris ?

Écrit par : dickens | 16 mai 2010

"Je connais le cas des luthériens alsaciens dans les années 19760-70 : culte entièrement en allemand, enseignement aux enfants (8 à 14 ans) du catéchisme par le pasteur en alsacien, textes appris par cœur en allemand. Donc départ en 6ème sur des bases de langage et vocabulaire déjà considérables."

Retour vers le futur au culte d'un nouvel Übermensch ?

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Mon cher iPidiblue, votre pessimisme est inhabituel. Que se passe-t-il ?
Me ferez-vous l'honneur de croire (à défaut d'avoir une certitude) que je sais ce que je veux et ce que je pense ?
Non que je pense être le seul ici dans ce cas. :-)

Ecrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Non vous c'est juste que vous radotez, mais c'est charmant quand même, cela va très bien à votre chevelure argentée !

PS La solution de la charade est un copier-coller, je décline toute responsabilité sur les suites éventuelles que la justice pourrait donner à cette affaire interne aux militaires semble-t-il, n'est pas Polanski qui veut !

Écrit par : iPidiblue et renard argenté | 16 mai 2010

Point du tout.
C'est qu'on ne lit plus les saloperies, pour ne pas nourrir les trolls.

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

C'est intéressant cette croyance aux trolls. Ensuite, ne pas parler aux cons pour les instruire, en quelque sorte, ce n'est pas si simple: est-on certain de n'être pas du côté de ceux que l'on veut instruire?
Je crois avoir donné quelques signes clairs de prudence et de recul par rapport aux références ou aux liens que j'ai proposés. Pas d'ambition idiote de balancer des trucs sur le blog pour me faire plaisir, non plus! D'ailleurs si il fallait filtrer les post sur un tel critère, on se trouverait sans doute en climat aride.
Je n'ai d'autre ambition que de participer à la discussion qui m'intéresse. En plus, quelle bêtise narcissique pourrait se justifier en présentant des opinions sous un pseudo? Franchement? Inutile de ruminer, je ne compte pas m'incruster. Le temps est précieux. Je ne priverai pas de revenir.
Qui Qu'en Grogne !

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

Pardon! " Je ne me priverai pas..." Oui, bien sûr.

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

Françoise, vous pensez vraiment que mes propos sont des "saloperies ?" Ou bien j'ai mal compris ?

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Absolument pas, Dickens, ce n'est pas à vous que je pensais, mais à quelques-un-e-s à qui il ne faut jamais répondre et qu'on doit ignorer avec entrain tant qu'ils n'ont pas trouvé d'autre lieu à polluer.
Je ne vous range certes pas au rang de ces gens-là .
Je suis persuadée que vous êtes un remarquable professeur, Dickens, et que vos prépas ont beaucoup de chance de trouver face à eux un quelqu'un qui les stimule et leur résiste. Ma pratique --ou celle de JPB -- n'est guère différente de la vôtre. Mais dans votre rapport au monde, cher Dickens, dans la manière dont vous vivez votre siècle, je vous trouve -- pardonnez-moi... -- jeune, tranchant, pur, dur, avec la totale absence de bienveillance et de souplesse qui caractérise les âmes bien nées. C'est une qualité, certes, mais c'est aussi une bonne méthode pour se rendre fort malheureux...

Écrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Putain, elle est jeune, elle est belle, et on a rarement joué "Petrushka" comme ça, je peux vous dire...

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=604904545902545739&ct=res&cd=2&ved=0CBkQtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DCGUNesWKS0s&rct=j&q=Yuja+wang+petrushka&ei=8e_vS9fgF4ihsQavlfijBg&usg=AFQjCNEJI9dzvp1lz7GcTuG5prpDkatPaQ

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Oh bon Dieu... A me faire croire à Votre existence !!!
;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Oyez, oyez !

J'ai une question des fois que quelqu'un aurait ici la réponse :

1) Savez-vous à combien s'élève le pourcentage d'enseignants qui démissionnent chaque année de l'EN ?

2) Savez-vous à combien se monte ce pourcentage chez les stagiaires ?

J'ai souvent cherché les chiffres, je ne les ai jamais trouvés. Quelqu'un en saurait-il plus que moi ?

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

"Oh bon Dieu... A me faire croire à Votre existence !!! "

Du moment que vous ne devenez pas pieuse...

Ceci dit, elle va en faire grincer des sommiers au cours de sa carrière !

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

"Putain, elle est jeune, elle est belle, et on a rarement joué "Petrushka" comme ça, je peux vous dire...

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=604904545902545739&ct=res&cd=2&ved=0CBkQtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DCGUNesWKS0s&rct=j&q=Yuja+wang+petrushka&ei=8e_vS9fgF4ihsQavlfijBg&usg=AFQjCNEJI9dzvp1lz7GcTuG5prpDkatPaQ

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010 "

C'est excellent, en effet. C'est très rapide, sans doute un peu trop parce que le rythme manque de liberté. Ca fait un peu machine à coudre. C'est aussi plutôt cogné. On aimerait moins de marteau et plus de couleur. Je préfère Gilels :

http://www.youtube.com/watch?v=ENKOtr0pNsM&feature=related

Mais bon, cette petite, c'est encore un bébé. Elle a le temps.

Vais quand même le garder pour mon blog. Je le posterai quand j'aurai un peu plus de temps.

Merci Christophe. Je vous file un Virginia Zeani en échange :

http://www.youtube.com/watch?v=zFsQWCXEEt4

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Je précise que rabâcher est une qualité maîtresse pour un enseignant, regardez Dickens il ne craint jamais de remettre cent fois sur le métier son petit laïus ...

Écrit par : iPidiblue que le rabâchage n'attend pas toujours le nombre des années | 16 mai 2010

A Libé, ils ont la lecture cursive un peu lente : ils viennent juste de finir de lire le bouquin de Claire MAZERON.

Il y a déjà plein de commentaires...

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/05/tout-fout-le-camp-.html

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Absolument pas, Dickens, ce n'est pas à vous que je pensais, mais à quelques-un-e-s à qui il ne faut jamais répondre et qu'on doit ignorer avec entrain tant qu'ils n'ont pas trouvé d'autre lieu à polluer.
Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010


Et moi je répète que d'autres (au masculin et féminin) que dickens ont tenu, il y a quelques mois ou années, exactement les mêmes propos que lui et que vous avec d'autres, tous en choeur, les avez traités de racistes et avez demandé qu'on les vire ! Vous perdez la mémoire ? Bien bien moche la tartufferie de certain(e)s, ici, qui osent prendre des grands airs pour donner des leçons et juger de ce qui est bon ou mauvais !!

Écrit par : Amélie | 16 mai 2010

Oyez, oyez !

J'ai une question des fois que quelqu'un aurait ici la réponse :

1) Savez-vous à combien s'élève le pourcentage d'enseignants qui démissionnent chaque année de l'EN ?

2) Savez-vous à combien se monte ce pourcentage chez les stagiaires ?

J'ai souvent cherché les chiffres, je ne les ai jamais trouvés. Quelqu'un en saurait-il plus que moi ?

Ecrit par : Kap | 16 mai 2010

Ho, ceci, ma chère Kap, la réponse sera aussi difficile à obtenir que le cinéma qui osera passer, en France, le film: "A Serbian Film" de Srdjan Spasojevic... Une pellicule produite avec l'argent de l'Etat serbe!

Attention, ce n'est VRAIMENT pas pour les enfants. La bande-annonce est sur le Net.


"Nous avons passé toute notre vie en Serbie et ces 20 dernières années ont été tumultueuse. Ca a été une période cauchemardesque. D'un point de vue politique, mais aussi dans la vie de tous les jours. Ce sont ses émotions ressenties dans cet environnement, où n'importe quoi peut nous arriver à tout moment, que nous avons esssayé de transmettre dans le film. Le cinéma serbe a beau être important, il reste très grand-public, comme si le système forçait ses cinéasts à étouffer tout ce qui peut avoir rapport avec la colère, la frsutration et l'oppression vécues par le peuple. Il existe ici des forces qui nous empêchent de prendre notre vie en main, qui font de nous des marionnettes. C'est de cette situation qu'est partie l'idée de faire un film qui sorte du lot, qui représente pour nous un véritable défi en même temps qu'une catharsis."

Aleksandar Radivojevic, co-scénariste, in "Mad-Movies", mai 2010.

Le cinéma de genre dévoile, avec rage, l'homme.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

"tumultueuseS" (recopier un article avec le magazine sur les genoux, c'est compliqé...)

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Rigueur intellectuelle et éthique flamboyant sur son étendard, ainsi semble se voir F. Guichard en son miroir.

Pollution... je me suis reconnue. Rôôô! c'est pas gentil!: eh bien depuis que ce blog existe et que des échanges autrement plus riches et non moins polémiques furent postés, je constate que le rétrécissement progresse. D'où peut-être cette impression de perte de vigueur: malheureusement cela se comprend en regard de l'évolution de la situation.

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

"Est-on certain de n'être pas du côté de ceux que l'on veut instruire?"

Ecrit par : Adrastée | 16 mai 2010

Ben justement, c'est ce que je n'arrête pas de dire...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"C'est très rapide, sans doute un peu trop parce que le rythme manque de liberté. Ca fait un peu machine à coudre. C'est aussi plutôt cogné."

Ecrit par : Kap | 16 mai 2010

Le renard et les raisins... Ce n'est pas joli-joli !!! ;-)
Vous avez une âme de critique... Sachons quand même nous enthousiasmer de temps en temps, et voir ce qui est bon, (excellent, même), AVANT de souligner les défauts éventuels.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"Ceci dit, elle va en faire grincer des sommiers au cours de sa carrière !"

Ecrit par : dugong | 16 mai 2010

Dugong, vous êtes décidément trop fort... :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Ah ! oui elle cogne la mâtine mais peut-être que Christophe aime quand les demoiselles ont la main ferme et tapent en cadence ?

Écrit par : iPidiblue qui tape comme une sourde parfois avance son métier ! | 16 mai 2010

"Christophe Sibille pourriez-vous expliquer à l'honorable assistance quelles sont ces arguments et références salaces que vous voyez sous la plume d'un des honorables contributeurs ?"

Ecrit par : Zyg | 16 mai 2010

"ça lasse", "salace"... C'était un jeu de mot.
Pas terrible, c'est vrai. Mais le le pensais évidemment compréhensible par tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Je suis persuadé que cette jeune personne qui tape si fort sur son piano a dû enseigner dans une Zep quelconque d'une lointaine banlieue ...

Écrit par : iPidiblue qui tape comme une sourde parfois avance son métier ! | 16 mai 2010

Ah ! oui elle cogne la mâtine mais peut-être que Christophe aime quand les demoiselles ont la main ferme et tapent en cadence ?

Ecrit par : iPidiblue qui tape comme une sourde parfois avance son métier ! | 16 mai 2010

Elle ne cogne pas, elle tire la substantifique moelle de l'instrument... ;-)
Et puis, ne soyez pas jaloux !!!


Et ça, c'est "cogné" ???
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=3&ved=0CB8QFjAC&url=http%3A%2F%2Flayart.skyrock.com%2F2836421338-Arcadi-Volodos-et-sa-celebre-transcription-de-la-Marche-Turque.html&rct=j&q=arcadi+volodos+marche+turque&ei=MSfwS8XKB9yosQb-gqSlBg&usg=AFQjCNHTtwN9IAZ1thEC07oW3vkgQidjYQ

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

A Libé, ils ont la lecture cursive un peu lente : ils viennent juste de finir de lire le bouquin de Claire MAZERON.

Il y a déjà plein de commentaires...

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/05/tout-fout-le-camp-.html
Ecrit par : dugong | 16 mai 2010

Pardi — je viens de rajouter le mien…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2010

"Le renard et les raisins... Ce n'est pas joli-joli !!! ;-)
Vous avez une âme de critique... Sachons quand même nous enthousiasmer de temps en temps, et voir ce qui est bon, (excellent, même), AVANT de souligner les défauts éventuels."

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Ah non, c'est pas le renard et les raisins. C'est juste qu'elle a un type de défauts qui me posent problème, c'est tout. Il y a des défauts qui ne me gênent pas du tout : les aigus qui rappent de Renata Scotto, par exemple, ou le timbre de voix relativement laid de John Vickers (si l'on compare à un Pavarotti, qui m'emmerda souvent avec son grand gosier), les fausses notes de Schnabel ... Mais là ...

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Ah ! Christophe si vous me prenez pas mon faible, j'ai connu une polonaise qui tapait sur son linge sale avec autant de vélocité ...

Écrit par : iPidiblue dialogue intime avec une blanchisseuse | 16 mai 2010

Arkadi Volodos : plus jamais ça !

Écrit par : iPidiblue et la der des der | 16 mai 2010

A Libé, ils ont la lecture cursive un peu lente : ils viennent juste de finir de lire le bouquin de Claire MAZERON.

Il y a déjà plein de commentaires...

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/05/tout-fout-le-camp-.html
Ecrit par : dugong | 16 mai 2010

Pardi — je viens de rajouter le mien…
JPB


Et le mien... Tout proche, sans l'avoir voulu.

Écrit par : Adrastée | 16 mai 2010

"j'ai connu une polonaise..."

dès mâtine !

http://www.youtube.com/watch?v=DbntcjUpQ-o

Écrit par : dugong | 16 mai 2010

Voulez-vous danser avec moi Dugong ?

Écrit par : iPidiblue c'est une polonaise ! | 16 mai 2010

Déniché sur un site de profs d'hist-géo, un témoignage qui montre un retournement chez l'Inspection (mais peut-on se fier à ces gens-là ?) :

"Inspecté il y a quelques semaines, l'IG présent a insisté sur le fait que le Monde était beaucoup trop difficile pour nos élèves. Dont acte!

Il nous a également dit que toutes les méthodes d'enseignement se valaient, et que l'utilisation du cours magistral ne posait aucun problème. Nous n'avons qu'une obligation de résultat, en l'occurence le bac en lycée."

Dois-je me faire inspecter alors que les IPR me reprochent que "les élèves m'écoutent poliment" ? ;))

Écrit par : P. Lariba | 16 mai 2010

"si vous me prenez pas mon faible"

Ecrit par : iPidiblue dialogue intime avec une blanchisseuse | 16 mai 2010

"Si vous me prenez par mon point faible", voulez-vous dire...

Pour moi, Kap, la fougue, l'énergie, et un rythme implacable aident beaucoup de choses à passer... Certainement une conception "métissée" de l'interprétation, ;-)))
Chez moi, ce qui ne passe pas, ce sont les "faiseurs", (rubati outrageux, sensiblerie à la limite du pathos), qu'on retrouve dans certaines interprétations "anciennes".
Connaissez-vous le "Freischutz", par Erich Kleiber ??? Ou "la sonate" de Liszt, par Martha Argerich ??

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Putain, elle est jeune, elle est belle, et on a rarement joué "Petrushka" comme ça, je peux vous dire...

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&cad=604904545902545739&ct=res&cd=2&ved=0CBkQtwIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DCGUNesWKS0s&rct=j&q=Yuja+wang+petrushka&ei=8e_vS9fgF4ihsQavlfijBg&usg=AFQjCNEJI9dzvp1lz7GcTuG5prpDkatPaQ

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Fantastique ! Un chouilla "bourrin" mais très tonique et vivant: un plaisir pour les oreilles (et les yeux, il faut l'admettre)... allez tiens je me le repasse pour le plaisir ;-)

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

Arkadi Volodos : plus jamais ça !

Ecrit par : iPidiblue et la der des der | 16 mai 2010

Rassurez-vous, il n'y en a pas beaucoup, des comme ça !!!
;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Non Christophe ! "Prendre quelqu'un par son faible" est beaucoup plus élégant que votre formulation, "prendre quelqu'un par son point faible", je préfère l'ellipse ! Mais il est vrai que nous n'avons pas les mêmes goûts musicaux et que nous ne saurions nous accorder en rien !

Je précise que j'adore tous les interprètes du début du XXème siècle dont on nous a conservé le souvenir avec ou sans rubatos excessifs et que je déteste en bloc la culture contemporaine des virtuoses du piano !

Écrit par : iPidiblue épousailles manquées | 16 mai 2010

@ Christophe

Je préfère le tango argentin :

http://www.youtube.com/watch?v=mRcVNgZSvmM&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=rNUOIzCeSIY&feature=related

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Les pianistes d'aujourd'hui me font penser à des body-buildés et à des bimbos aux lèvres pleines de gélatines et aux seins refaits par les mains expertes des chirurgiens esthétiques de Floride ! Je donne cent de ces virtuoses pour un Paderewski !

Me parler de la poésie de ces jeunes gens c'est un peu comme comparer Lara Croft avec la Berceuse de Jocelyn mise en musique par Benjamin Godard !

Écrit par : iPidiblue à Miami-Beach avec Lara Croft | 16 mai 2010

Il y a déjà plein de commentaires...JPB

Dont celui d'un certain Nicolas. Ce n'est pas moi.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Dois-je me faire inspecter alors que les IPR me reprochent que "les élèves m'écoutent poliment" ? ;))
Ecrit par : P. Lariba | 16 mai 2010

C'est déjà ça d'assuré. Rendez-vous au bac, alors.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

"tumultueuseS" (recopier un article avec le magazine sur les genoux, c'est compliqé...) Ecrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Les nouvelles technologies, ce n'est pas pour se retrouver en 1910 ! Vous n'aurez votre B2i, élève Pendariès, que quand vous accepterez de vous servir pertinemment d'un scanner, comme tout le monde.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

"Connaissez-vous le "Freischutz", par Erich Kleiber ??? Ou "la sonate" de Liszt, par Martha Argerich ??"

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Euh, oui, quand même ...

Mais fougue et bourrinitude, c'est pas la même chose pour moi. Martha est toujours fougueuse, rarement bourrine (ça lui arrive quand même parfois d'aller trop vite quand elle n'est pas en forme et elle l'admet elle-même). Je n'aime pas les mous qui posent non plus, pas plus que les histrions (et Volodos, qui est un grand pianistes mais pas vraiment ma cup of tea, à force de vouloir se prendre pour la réincarnation d'Horowitz, finit par développer les mêmes travers que le maître, en dix fois pire).

Tiens, c'est amusant que vous ayez posté Tiempo juste avant moi ... J'adore Tiempo. Mais c'est un pianiste très différent de la jeune Chinoise que vous nous avez présentée. Il a une palette de couleurs beaucoup plus développée et un vrai sens du rythme. Il a aussi beaucoup d'imagination et une très grande sensibilité. Son professeur (vous savez qui c'est, bien sûr) l'a bien enseigné.

Disons que s'il fallait choisir deux pianistes asiatiques, comme ça, au pied levé, je prendrais Zhu Xiao-Mei et Mitsuko Ushida plutôt que Lang Lang (vade retro).

http://www.youtube.com/watch?v=G1qIpSpSsHQ&NR=1

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Ouhla, je viens d'écouter le Liszt du beau Sergio. Ben là, pas mon truc, en effet. Je le préfère dans Ravel et Chopin.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Je vous trouve -- pardonnez-moi... -- jeune, tranchant, pur, dur, avec la totale absence de bienveillance et de souplesse qui caractérise les âmes bien nées. C'est une qualité, certes, mais c'est aussi une bonne méthode pour se rendre fort malheureux... Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

C'est le Saint-Just du blog...;-)
L'analogie devrait toutefois s'arrêter à la culture gréco-romaine car la fin est tragique et quelque peu anticipée.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2010

Mais dans votre rapport au monde, cher Dickens, dans la manière dont vous vivez votre siècle, je vous trouve -- pardonnez-moi... -- jeune, tranchant, pur, dur, avec la totale absence de bienveillance et de souplesse qui caractérise les âmes bien nées. C'est une qualité, certes, mais c'est aussi une bonne méthode pour se rendre fort malheureux...

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Que voulez-vous, je ne peux pas m'empêcher de remarquer certaines choses.

Tiens, je viens de regarder un portrait de Yannick Noah, la personnalité préférée des Français, sur TF1 (comme quoi...)
Je ne dirai rien sur le fait que les Français plébiscitent Noah et Zidane, même si on aurait pu s'attendre à un autre choix de la part de cette bande de "gros beaufs tous racistes" qu'on nous décrit tant — la France moisie.

Le journaliste demande, à ce Monsieur qui incarne mieux que quiconque le grand métissage fraternel et festif, ce qui lui manque de la France quand il n'y est pas, c'est-à-dire l'immense majorité du temps (en effet, il préfère New York et le Cameroun).

Sa réponse : "ma mère et mes potes".

Je trouve ça extraordinaire... et tellement prévisible. Il aurait pu répondre, je sais pas moi, la langue, les rues de Paris, la campagne française, la gastronomie, les paysages, l'art, une certaine façon d'être ou de vivre. Eh bien non, rien de tout cela ne le concerne, ni de près ni de loin.

Il viendra cet été fêter son anniversaire au Stade de France, nous chantera son immonde variétoche mondialiste qu'on appelle, de nos jours de la "musique", lancera à la foule en transe "je vous aime, vous êtes tous mes potes, n'écoutez pas les sales racistes qui sont partout et surtout métissez-vous !" — ou quelque chose de semblable.

Mais juste après avoir encaissé son chèque, il reprendra aussitôt son jet avec ses "potes", rentrera aux USA où il ne parlera jamais de la France, sauf pour dire qu'elle est "morose" et ennuyeuse au possible.

Tout le monde trouve cela normal et génial, alors que ça me laisse perplexe. Mais peut-être suis-je trop "dur", en effet.

Écrit par : dickens | 16 mai 2010

"C'est le Saint-Just du blog...;-)
L'analogie devrait toutefois s'arrêter à la culture gréco-romaine car la fin est tragique et quelque peu anticipée."

Ecrit par : nicolas | 16 mai 2010

Ou, pour un angliciste, le St John (Rivers). Pareil, espérons pour Dickens qu'il ne connaisse pas la même fin.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Cher Robin, je suis heureux de vous savoir de retour, même si tout ne va pas au mieux pour vous en ce moment.
Je souhaite que l'amitié dont beaucoup ici - sinon tous, mais je l'ignore - vous entourent vous apporte réconfort et goût de vivre.
A bientôt.

Ecrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Merci beaucoup, Francis. Comme vous le savez, je pense, Je suis dans le même cas que vous ; j'ai décidé de prendre ma retraite à la fin de l'année, à 60 ans, mais c'est la dernière ligne droite qui est la plus dure.

La "macro économie" et tout ce qui se passe actuellement en Europe avec la Grèce, l'Espagne, le Portugal et bientôt l'Irlande et la France, a des retentissements concrets et précis sur les "classes moyennes" dont nous faisons partie. JPB enrageait à juste titre de voir tous ces politiciens, aussi bien de Droite que de Gauche s'accrocher à leurs privilèges et refuser de participer à l'effort national qui va nous être demandé (salaires, retraites...).

J'enrage de mon côte de voir qu'on a renfloué les banques à coups de milliards et que leurs experts sous-estiment maintenant volontairement des garanties hypothécaires pour justifier le refus de ré étalement d'un crédit à la consommation.

La vérité, c'est que l'Etat sarkoziste est en train de nous étrangler et nous ne sommes pas au bout de nos peines (j'ai essayé d'analyser sur mon blog la sémantique du discours de Maison-Alfort et d'eximanier trois ans après les promesses qui ont été tenues ; il n'y en a pratiquement aucune. Je ne comprends pas comment les Français (en particulier les enseignants) acceptent de se faire avoir de la sorte.

La vérité est que le petit minus déteste les enseignants et méprise les petits en général. Mais les petits pourraient bien se soulever le jour où ils n'auront plus rien à perdre. Je suis abasourdi de la passivité des Français et de leur capacité de supporter l'insupportable.

Je redécouvre le jeune Marx : la religion opium du Peuple (la religion aujourd'hui prend toutes sortes de formes : irrationalité, sectes, horoscopes, voyance, fondamentalisme...), le "fétichisme de la marchandise" et surtout le caractère impitoyable du capitalisme : "les eaux glacées du calcul égoïste".

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

Je ne comprends pas comment les Français (en particulier les enseignants) acceptent de se faire avoir de la sorte.
Ecrit par : Robin | 16 mai 2010

Passion de l'égalité, médiocrité qui arrange tout le monde en tant que plus petit dénominateur commun, etc.

Et surtout, la France ne s'aime pas, ou ne s'aime plus, et s'enferme dans le narcissime de la culpabilité.

La France des années 1950 supportait les critiques d'un Inoesco ou d'un Sartre. La France d'aujourd'hui ne supporte même pas les critiques d'un Houellebecq ou d'un Finkielkraut — ou même d'un type comme moi. C'est dire si elle doute d'elle-même.

Sur ce, je m'en vais relire la fin de Jane Eyre, puisqu'il paraît que je suis une sorte de St John (prononcez "Sindjin") Rivers. La rencontre de Jane et de Rochester, avec la chute à cheval, est un classique de la littérature à faire étudier en classe !

Écrit par : dickens | 16 mai 2010

"Je redécouvre le jeune Marx : la religion opium du Peuple (la religion aujourd'hui prend toutes sortes de formes : irrationalité, sectes, horoscopes, voyance, fondamentalisme...), le "fétichisme de la marchandise" et surtout le caractère impitoyable du capitalisme : "les eaux glacées du calcul égoïste"."

Ecrit par : Robin | 16 mai 2010

Bonjour Robin. Ne citez pas Marx, vous allez faire débarquer Cadichon et son rémora (Carole).

Je passe régulièrement sur votre blog. J'ai eu pas mal de plaisir à lire, notamment, ce que vous avez écrit sur Tallis et Brandreth.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Yannick Noah (...) Tout le monde trouve cela normal et génial, alors que ça me laisse perplexe. Mais peut-être suis-je trop "dur", en effet.

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Noah est un grand brave type un peu stupide, excellent tennisman, médiocre chanteur, piètre "penseur", beau gars jadis -- avec sans doute encore des restes sympathiques -- qui ne mérite ni excès d'honneurs ni excès d'indignité.
C'est un bon produit marketing, voilà tout. A ignorer résolument.
Cela dit, comme exemple pour la jeunesse, c'est quand même mieux que Ribéry ;-)))))
"Malheur au peuple qui a besoin de héros " ? peut-être. mais le fait est là. Que ces héros soient des produits fabriqués qui se vendent bien n'y change rien. On peut à ce propos relire ce qu'écrit excellemment Barthes dans "Mythologies" à propos de l'Abbé Pierre.
N.B. : il reste tout de même beaucoup de belle musique à écouter ! Demandez donc à Christophe...

Écrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Noah est un grand brave type un peu stupide, excellent tennisman, médiocre chanteur, piètre "penseur", beau gars jadis -- avec sans doute encore des restes sympathiques -- qui ne mérite ni excès d'honneurs ni excès d'indignité.
C'est un bon produit marketing, voilà tout. A ignorer résolument.
Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

To ignore = faire semblant de ne pas voir, en anglais (faux ami partiel)

C'est précisément ce "à ignorer résolument" qui me chagrine.
Les Amis du désatres, auxquels je ne vous soupçonne pourtant pas d'appartenir, nous disent cela en permanence : "vous ne voyez pas ce que vous pensez voir, vos impressions sont fausses, ce n'est pas si grave puisque que c'est "sympa", faites semblant de ne pas voir, ce n'est rien..."

Et si on ouvrait les yeux ? Et si on arrêtait d'ignorer, voire d'être ignorants ?

Écrit par : dickens | 16 mai 2010

Vous savez, Dickens, à force de vivre dans le désastre, vous allez finir comme Cioran - que vous appréciez, mais par le mauvais bout, selon moi: il est revigorant, l'Emile! Les pleurnicheurs, il les foutait à la porte. Sans catastrophe, point de pensée!: à manger les fleurs qu'on vous apporte. Et vieux, en plus...

Arrêtez de vous complaire en bavardages et en pause intellectuelles. Si vous êtes assiégé: pensez à nos Légionnaires et resplendissez en Camerone. Là, ça avait de la gueule, et les Mexicains ont salué nos militaires! "Nous ne pouvons rien refuser à des soldats tels que vous."

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

"C'est précisément ce "à ignorer résolument" qui me chagrine."

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Mais non, justement, c'est là où vous ne comprenez pas !!!
Il suffirait que tout le monde l'ignore pour que personne ne le connaisse. (En tous cas, sa philosophie et surtout sa musique, au sujet de laquelle je partage votre opinion, et même pire).
Et qui doit donner l'exemple, si ce n'est "l'élite" ???
Un peu d'utopie, que diable...
En tous cas, une chose est sûre. Venir se répandre ici sur des thèses dont nous partageons tous, peu ou prou, (en tous cas en ce qui concerne une certaine conception de la culture et de l'enseignement) recèle une certaine volonté d'apparaître, et de manière assez complaisante, comme un intégriste.

Dickens, vous n'imaginez pas à quel point je peux me "prendre de bec" avec des partisans de la "culture mainstream". Et de manière quelquefois assez énergique. Mais, franchement, je ne pense pas que "bonnet d'âne" soit le lieu le plus indiqué pour ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"On peut à ce propos relire ce qu'écrit excellemment Barthes dans "Mythologies" à propos de l'Abbé Pierre."

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

Et de Minou Drouet !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Et ça, ça m'énerve: dernier courriel reçu de la direction, à propos de cette fichue Journée Solidarité avec le Roi Christophe:

"Chers collègues,

Tous les professeurs qui ont des heures inscrites à leur EDT voudront bien être présents au stade, sur la plage ou dans la cour du lycée conformément à cet EDT pour encadrer les élèves lors des différentes activités (de nombreux professeurs y participent d’ailleurs). J’enverrai un dernier message à tout le monde après la dernière réunion de demain, notamment pour ce qui est de l’appel général en début de journée.

Cordialement.

S. K."


Au moins, das ist klar, je suis un vrai garde-chiourmes (sur la plage? Y aurait-il du beach-volley? Du foot des sables?). Je vais me faire chier! et je suis certain que si j'ai un livre avec moi, pour le lire, je vais être mal vu. Tiens, et si je bouffais de la terre en faisant le pas de l'oie, me laissera-t-on tranquille?

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Noah ,dans l'émission précitée , déclare qu'il préfère Obama , qu'il n'aime pas Sarkozy et aussi qu'il apprécie beaucoup son pays natal : le Cameroun . Il omet de préciser et ceci depuis qu'on l'entend disserter sur le monde comme il va , que ce pays est une autocratie gouvernée par le même chef d'état depuis trente ans : Paul Bya et ou il y règne la corruption , la prévarication , l'opulence de la classe dirigeante et la misère noire pour la population . Visiblement cette belle âme n'étend pas son indignation professionnelle jusque là . Peut-être a t-il intérêt à ne point trop parler s'il veut s'y rendre régulièrement et y profiter des plaisirs réservés aux nantis de son espèce . D'ailleurs j'ajouterai que notre télévision qui n'a pas grand chose à envier à celle de cette nation africaine nous ressert toujours le même brouet de sa victoire (unique ) à Roland -Garros ; l'autre spectacle récurrent est la victoire de Mitterrand en 81 .

Écrit par : defer | 16 mai 2010

"Mais fougue et bourrinitude, c'est pas la même chose pour moi."

Ecrit par : Kap | 16 mai 2010

Ne boudons pas notre plaisir. Wang a une énergie, un éventail de nuances incroyable, et elle fait sonner le piano. Ce n'est pas parce qu'elle joue vite que ce n'est pas excellent, même si la "palette de timbres" n'est pas la plus riche qu'on puisse apprécier...
Ipidi, Benjamin Godard est vraiment une référence pour vous ??? Effectivement, alors, nous n'avons pas les mêmes goûts... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Et si on ouvrait les yeux ? Et si on arrêtait d'ignorer, voire d'être ignorants ?

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Dickens, vous me faites penser au "petit Français" dans "Le Hussard sur le toit". Vous vouler sauver les gens d'eux-mêmes et de leur propre aliénation "sympa", tout comme le "petit Français" a entrepris de guérir le choléra.
C'est de l'hybris.
Le seul risque que l'on prend ainsi, c'est de ne sauver personne, même pas soi-même.
Je ne fais pas partie des "amis du désastre", Dickens, je me bats le plus que je peux contre ce désastre, mais, peut-être parce que je prends de l'âge et de la sagesse, je ne me rends plus malade avec ça. Pour moi, Yannick Noah fait partie des "ta ouk eph' êmin" des Stoîciens : des choses qui ne dépendent pas de nous et qu'il faut ranger dans les indifférents : to ignore.
Par ailleurs, "ignorer", c'est aussi une façon de se protéger, tout comme les partitas de Bach sont un bon moyen de se laver les oreilles, le coeur et "l'âme" après avoir subi l'infâme musak marchandisée des supermarchés.
Je ne trouve même pas Noah sympathique, ce n'est pas cela. Je le rejette dans le neutre, et j'essaie d'avancer dans les domaines d'intervention qui sont les miens, dans ce qui est "ta eph'êmin": mon métier de prof' en CPGE, mon investissement à RE et SLL, mes travaux d'écriture et de traduction. J'essaie d'être exemplaire pour mes étudiants, de créer des désirs de littérature et de lecture, des ambitions d'existence, des exigences vis à vis de soi ; c'est peu et c'est beaucoup...
A vingt ans, je rêvais de lutte armée. "P38, Autonomia", vous savez... Je trouvais la classe ouvrière aliénée par le pastis, le PMU et (déjà) Jauni Halliday. Je rêvais d'amour fou et de grand soir, dialectiquement. J'étais "pure et dure", quoi. Extrême. Mais peut-être étais-je aussi une "petite Antigone fasciste", comme disait Lacan ???
Je ne dis pas que je ne suis plus "extrême" et que rien n'est désormais capable de me faire sortir de mes gonds -- sinon, je ne serais pas là. Mais j'essaie d'apprivoiser le réel, parce que "vivre dans le monde sans y prendre part" représente une démarche un peu trop janséniste pour moi.
Apprenez parfois à ignorer, y compris au sens de pardonner, Dickens. Cela ne veut pas dire "capituler sur les principes", mais se donner la souplesse de l'indulgence, quelquefois. Face à la khonnerie et à la méchanceté ambiantes, il n'y a souvent pas d'autre solution si l'on veut encore laisser une petite place au bonheur...

Écrit par : Françoise Guichard | 16 mai 2010

"Paul Biya".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"Vous allez faire débarquer Cadichon et son rémora (Carole)."

Ecrit par : Kap | 16 mai 2010

Excellent, le "rémora"... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Françoise, vous êtes ma déesse !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Au fait, il n'y a pas d'accent sur le "spécial" de "spécial copains". C'est fait exprès, Jean-Paul ???

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Au fait, il n'y a pas d'accent sur le "spécial" de "spécial copains". C'est fait exprès, Jean-Paul ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

ET HOP !

Écrit par : La fée Orthographée | 16 mai 2010

Ipidi, Benjamin Godard est vraiment une référence pour vous ??? Effectivement, alors, nous n'avons pas les mêmes goûts... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010


Les plus grands chanteurs ayant chanté ce hit du classique, je ne crois pas être en si mauvaise compagnie que cela, et mon mauvais goût peut donc se défendre !
Même Lamartine, j'ai un faible pour lui ...

Écrit par : iPidiblue vive La Martine ! | 16 mai 2010

"Aller, pour agacer encore un peu Kap et Ipidi... ;-)"

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Oh, peuchère, il en faut plus pour m'agacer. Le flight of the bumble bee m'a toujours gonfler, mais il existe une seule version qui me donne envie de foutre des beignes à l'interprète : http://www.youtube.com/watch?v=NHkX0URELfQ

Alors, il donne pas envie de prendre son Stradi et de le lui casser sur sa tronche de minet cradingue à tête de veau ? Le pire étant sans doute que le type est un vrai violoniste, et qu'il a remisé une possible carrière de vrai soliste pour poser en liquette sur des disques pour fans d'André Rieu.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Ah oui, pardon, pas vu : "gonflée".

C'est ça quand on écrit en regardant ses doigts, dans un machin qui a la taille d'un timbre poste.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

C'est une honte ! On assassine Mozart pour une seconde fois ... Christophe Sibille c'est le fils caché de Salieri, je comprends tout !

Écrit par : iPidiblue c'est Mozart qu'on assassine ! | 16 mai 2010

Ah, non, Ipidi, vous n'allez pas vous mettre aussi à penser par maîtres interposés ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Les plus grands chanteurs ayant chanté ce hit du classique, je ne crois pas être en si mauvaise compagnie que cela, et mon mauvais goût peut donc se défendre !
Même Lamartine, j'ai un faible pour lui ...

Ecrit par : iPidiblue vive La Martine ! | 16 mai 2010

C'était le poète préféré de Mitterrand.

Ce n'est pas le mien, mais il a écrit de belles choses (un poème sur l'automne avec de belles "anaphores", comme dans les discours d'Henri Guaino, poème que j'avais étudié avec des 4ème il y a au moins 20 ans et qui leur avait bien plu.

Il gagne à être connu. Son style a parfois quelque chose de sculpural.

Mais qui lit encore "Les Girondins", ses Discours politiques ou même Le Lac (sait-on qu'il s'agit du Lac du Bourget, près de Chambéry ?) et la jeune génération sait-elle ce qui s'est passé en France en 1858 ?

Écrit par : Robin | 16 mai 2010

Tiens, y a quelqu'un de sympa qui a enfin posté ça sur youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=CcPgVzT5YFo

Je me suis longtemps demandé comment elle jouait, au piano.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Tout le monde trouve cela normal et génial, alors que ça me laisse perplexe. Mais peut-être suis-je trop "dur", en effet.

Ecrit par : dickens | 16 mai 2010

Peut-être, mais ce qui à mon avis pêche chez vous, c'est que vous n'arrivez pas à "vous en foutre". Personnellement, je n'en ai rien à cirer de ce que la "masse" peut aimer ou non - c'est son problème - à partir du moment qu'on ne m'oblige pas à aimer la même chose.
On me fiche la paix, je fiche la paix, tout le monde est content ! (surtout en matière de goûts...).
Et puis zut, même les plus grands écrivains, les plus grands artistes, les plus grands philosophes se laissent aller à ces "grandes beuveries hilares" l'espace d'une nuit (beaucoup plus pour certains... relisez également Thomas DeQuincey et son vrai faux mea culpa); ça ne les empêche pas de redevenir de grands écrivains/artistes/philosophes/etc. le jour.

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

Flûte, j'ai un gros doute sur cette expression "ce qui pêche (pèche ?)"... bon je la remplace par "ce qui cloche"

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

Ben Kap, et ma référence au film serbe qui vous était adressée???? je boude!

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

"Et puis zut, même les plus grands écrivains, les plus grands artistes, les plus grands philosophes se laissent aller à ces "grandes beuveries hilares" l'espace d'une nuit (beaucoup plus pour certains... relisez également Thomas DeQuincey et son vrai faux mea culpa); ça ne les empêche pas de redevenir de grands écrivains/artistes/philosophes/etc. le jour."

Ecrit par : Julien | 16 mai 2010
Il y en a même beaucoup qui étaient des alcooliques à temps plein (sans jeu de mots) : Dylan Thomas, Bukowski, Duras, Scott Fitzgerald, Hemingway, London, Faulkner ... Mon Dieu que la liste est longue ! Une vie ne suffirait pas à les nommer.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

"Ben Kap, et ma référence au film serbe qui vous était adressée???? je boude!"

Ecrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Bonjour Pendariès.

Excusez-moi. A vrai dire, je n'ai pas vraiment compris de quel film il s'agissait, ou plutôt, de quoi il traitait. J'ai juste compris qu'il était serbe. C'est quoi, un truc de vampires ? (vu la région ...)

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

"ce qui pèche"...
Kap, ça fait un moment que j'en parle, de Julia Fischer, ici...
:-(
C'est vraiment une énigme.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

"Kap, ça fait un moment que j'en parle, de Julia Fischer, ici...
:-(
C'est vraiment une énigme."

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Oui, mais vous savez, je ne passe plus si souvent que ça ici. Julia Fischer, je l'écoute depuis ses tout débuts (ça doit faire 5 ans, en gros, maintenant). Ca faisait un moment que j'attendais que quelqu'un la mette en ligne au piano, vu que je n'avais toujours pas réussi à l'entendre sur cet instrument.

Écrit par : Kap | 16 mai 2010

Il y en a même beaucoup qui étaient des alcooliques à temps plein (sans jeu de mots) : Dylan Thomas, Bukowski, Duras, Scott Fitzgerald, Hemingway, London, Faulkner ... Mon Dieu que la liste est longue ! Une vie ne suffirait pas à les nommer.

Ecrit par : Kap | 16 mai 2010

Ah ça oui !
Et puis je crois - mais je n'en suis pas sûr - que Baudelaire disait bien que l'ivresse avait cette étrange propriété de faire se rencontrer des gens de milieux qui ne se côtoient pas "naturellement". Il trouvait cela assez divertissant et trivial en fin de comptes...

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

"ce qui pèche"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Merci !
Bon ceci dit je vais me coucher car il faut que je me remette de la "grande beuverie hilare" qui suivi le mariage dont je fut le témoin hier.
Bonne nuit.

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

"dont je fus"

Écrit par : Julien | 16 mai 2010

C'est parce que je l'ai découverte assez récemment, Kap... J'ignorais même qu'elle était violoniste avant d'être pianiste, c'est vous dire...
Mais à l'écouter sans le savoir, on peut vraiment se poser la question...
Bonne nuit à tous...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

Merci beaucoup, Francis. Comme vous le savez, je pense, Je suis dans le même cas que vous ; j'ai décidé de prendre ma retraite à la fin de l'année, à 60 ans, mais c'est la dernière ligne droite qui est la plus dure.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2010
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Oui, cher Robin, je sais que vous êtes dans le même cas que moi, il y a dix ans. Vers le 20 mai 2000, le proviseur de mon lycée, se prenant pour un juge d'instruction, me convoqua de manière assez peu agréable. Je lui répondis poliment en démolissant un à un les arguments des deux personnes qui me mettaient en cause. Il comprit bien mes explications mais je n'en étais pas moins remonté contre lui, car il avait prêté une oreille complaisante à un imbécile et à une sotte, et l'imbécillité de l'homme et la sottise de la femme étaient pourtant patentes.
Et il savait qu'intellectuellement je dépassais l'une et l'autre de ces deux personnes de plus de cent coudées. Manquer de jugement à ce point est navrant.
Mais vous avez lu cette histoire. C'est davantage pour les nouveaux lecteurs de ce blog qui vous lisent que je dis cela de nouveau que pour vous. :-)
Bon courage pour les six semaines qui restent !

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Non vous c'est juste que vous radotez, mais c'est charmant quand même, cela va très bien à votre chevelure argentée !

PS La solution de la charade est un copier-coller, je décline toute responsabilité sur les suites éventuelles que la justice pourrait donner à cette affaire interne aux militaires semble-t-il, n'est pas Polanski qui veut !

Ecrit par : iPidiblue et renard argenté | 16 mai 2010
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Oui, je radote, c'est l'âge qui veut cela.
Le document original de la solution de la charade est du travail bâclé. J'ai opéré les corrections qui s'imposaient.
Corriger, je sais ce que c'est, comme vous le savez. ;-)
Quant aux affaires militaires dont je parle, elles remontent à 1962, et il doit bien y avoir prescription, non ?

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

@Kap - houla non. Un type, ex-hardeur, marié, père de famille, accepte, après moult hésitations, un nouveau contrat: il retourne dans des films, et doit tourner ses scènes de hard, malgré tout ce qui pourra arriver à ses partenaires.... Disons que femmes, enfants, hommes n'ont plus grande valeur, dans une Serbie après l'apocalypse où les gens sont anesthésiés par les horreurs de la guerre... Du brutal.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Et le film a été produit avec la bénédiction de l'Etat serbe!...

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Sans transition avec ce qui précède: quelqu'un serait-il en mesure de m'indiquer s'il me sera encore possible de me présenter à l'agrégation externe l'an prochain, sachant que je suis titulaire d'une maîtrise et non d'un master 2?
Je crois savoir, mais sans certitude absolue, que c'était encore possible cette année. JPB, vous qui êtes membre d'un jury de concours, auriez-vous des informations à ce sujet?
Merci d'avance.

Ecrit par : alain | 16 mai 2010
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Il serait étonnant qu'on vous refuse l'inscription à l'agrégation. La maîtrise était le diplôme requis depuis 1967 et l'a été, je crois, jusqu'à ce qu'on crée les nouveaux diplômes, et elle reste valable, à mon avis.
Mais il y a mieux : un professeur certifié peut se présenter à l'agrégation sans conditions de diplômes. En particulier, un certifié qui n'a jamais été reçu au CAPES (et est donc arrivé à être certifié par "liste d'aptitude" peut se présenter à l'agrégation. Renseignez-vous, Alain, et dites-moi ensuite si j'ai raison. Je doute qu'on ait retiré cette possibilité.

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Et "A Serbian film" aboutit, je pense, à montrer une "mélancolie" (pour reprendre le mot du livre de Zemmour) bien plus exacte, à mon avis, des pays balkaniques d'après Sarajevo, les épurations ethniques, les bombardements, au coeur géographique et émotionnel (la MittelEuropa) de notre continent. Je me demande comment l'Européen peut vivre serein après la Guerre en ex-Yougoslavie... J'ai vu, quand j'étais en Croatie et au Montenegro, ce qui reste de villages brûlés; et j'ai parlé avec ces hommes et des femmes de mon âge, qui furent adolescents alors. Et je peux vous certifier que rien n'est oublié. Rien.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2010

Non, il n'est pas franchement un nouveau venu ! C'est l'un de nos petits génies, Thierry…
Pour en avoir une idée :

http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents-peda/GS/methode_venot_2007.pdf

Et pour voir sa tête :

http://www.lire-ecrire.org/dossiers/refondation-de-lecole/slecc/video-le-lien-entre-lecole-maternelle-et-lecole-elementaire.html
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2010
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Merci, Jean-Paul.
Thierry est-il le grand jeune homme à la chevelure brune opulente qui baisse les yeux sur la photo ? Il a une allure d'adolescent timide.
Mais Thierry peut répondre lui-même à ma question. :-)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2010

Le point de divergence entre Dickens et ma pomme, c'est que pour lui: la catastrophe est devant; pour ma part: elle est passée - et perdure. D'où "l'indulgence" dont parle Françoise Guichard, fondamentale et nécessaire.

Veut-on abattre celles et ceux qui sont déjà vaincus?

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

En effet, l'idéal serait d'"ignorer" sans pour autant vivre en reclus... ce qui n'est guère évident quand on enseigne, lit les journaux, est à l'écoute de la langue, etc.
Ce n'est pas non plus évident quand on est sensible au sort d'un pays pour lequel on a une certaine reconnaissance, malgré tout.

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Allez: musique de mon Québécois favori: Pierre Lapoite; paroles de: Richard Desjardins; chant: Elisapie Isaac.

http://www.youtube.com/watch?v=3glWSPAddl8

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Pierre LapoiNte

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Le point de divergence entre Dickens et ma pomme, c'est que pour lui: la catastrophe est devant; pour ma part: elle est passée - et perdure. D'où "l'indulgence" dont parle Françoise Guichard, fondamentale et nécessaire.

Veut-on abattre celles et ceux qui sont déjà vaincus?

Ecrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Ah non, je suis de ceux qui pensent que la catasptrophe a déjà eu lieu, croyez-moi ! Il n'y a donc pas lieu d'être pessimiste au sens strict, en effet.

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Au fait, il n'y a pas d'accent sur le "spécial" de "spécial copains". C'est fait exprès, Jean-Paul ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2010

C'est malheureusement exprès : j'ai eu plusieurs fois des problèmes avec des titres comportant des accents, que ce p*** de logiciel anglo-saxon qui règle nos vies informatiques reconnaît mal. C'est ça, l'impérialisme américain — ils nous imposent la disparition de l'accent, ces c€€€.
JPB
P***, qu'est-ce que je suis poli, ce matin !

Écrit par : brighelli | 17 mai 2010

D'ailleurs, le titre qui ouvre ma Note en a un, d'accent, lui…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 mai 2010

Le livre(*) que je suis en train de lire (une biographie de Napoléon Bonaparte, revue et corrigée par Roger Caratini), me rappelle ce qui est un peu le sujet de cette note :la Grande Nation et ses grands hommes.


(*) Napoléon une imposture, Lafon 1998 (réédité chez Archipel 2002)

Présentation de l'éditeur :
« « La première dictature militaire des temps modernes, la liberté bafouée par une police secrète d'Etat, la censure de la presse, le rétablissement de l'esclavage aux Antilles, les " décrets infâmes " contre les juifs, la mort de près de deux millions de soldats français, le mensonge du Code civil...
Que reste-t-il donc au vaincu d'Arcole dont le plongeon dans l'Adige a été transformé en exploit ? Ses victoires, il les dut à ses généraux, mais ses services de propagande lui en attribuèrent la gloire. Toute sa vie, en réalité, ne fut qu'imposture : depuis la comédie du patriote corse - il était génois - jusqu'à ses derniers moments - ses Mémoires, qu'il dicta à Las Cases, sont le tombeau le plus fallacieux qui se puisse concevoir...
Et pourtant, alors que son seul nom inspira en son temps l'indignation de toute l'Europe, Napoléon fait encore aujourd'hui l'objet d'un culte déraisonnable dans sa patrie d'adoption.
Pourquoi ? C'est tout l'objet de cette étude, dans laquelle Roger Caratini démonte, pièce par pièce, la plus monumentale construction "mythologique" de l'Histoire de France. » »




Caratini exagère-t-il ou l’historiographie française est-elle fallacieusement figée dans l’admiration du Petit Caporal ?
Qu’en pensent les historiens et les Corses… ?

Écrit par : Zag | 17 mai 2010

j'ai eu plusieurs fois des problèmes avec des titres comportant des accents, que ce p*** de logiciel anglo-saxon

--


que quoi parlez vous JPB ? de quel logiciel ?

Écrit par : exTC | 17 mai 2010

de quoi pas que quoi ! mais purée !

Écrit par : exTC | 17 mai 2010

Le jus pédagol du jour tente de relancer le tragique et hilarant « livret personnel de compétences » lancé l’année dernière par Martin Hirsch et qui vient de faire l’objet d’un guide de décodage :

http://media.eduscol.education.fr/file/B2i/97/6/ReperesLivretcompetences_144976.pdf

En annexe du document de 58 pages que le Moloch diffuse pour promouvoir son usine à gaz compétencielle, on trouve cet exemple afin d'illustrer la notion centrale de « tâche complexe » :

« La station d’épuration de votre ville dysfonctionne.
En temps qu’ingénieur dans un bureau d’études travaillant pour une organisation écologique indépendante, vous devrez – avec les membres de votre équipe ‐ persuader les autorités locales de la nécessité de réparer cette station afin de préserver l’environnement (entre‐autre la biodiversité) en repérant dans la chaine d’épuration des eaux, le bloc fonctionnel défaillant.
Vous rédigerez un texte présentant vos démarches et conclusions. »

Pour remédier à la maltraitance de l’eau, la piste il lance par la compétence ?

Vous remarquerez que dans l’inconscient molochoïde, l’activité valorisante de demain c’est ingénieur dans un bureau d’études (on garde les mains propres) d’une ONG (le camp du Bien), (forcément) écolo et indépendante (entendez non institutionnelle).

Pour les taches qui n’auraient pas encore compris ce qu’est une tâche complexe, ou qui, stupidement, confondraient complexe et compliqué, on trouvera un petit imprécis de la pensée égaremorine pages 17 et 18 du document susdit.

Voici, en exclusivité sur Bonnet d’âne, un extrait d’un rapport non diffusé par le Moloch :

« Monsieur le Maire,

La station d’épuration Benoît Frachon fait l’objet de plaintes récurrentes des riverains. La présente expertise de l’ONG Global Systemic vise à extraire cette problématique de sa gangue locale et technique qui la plombe.

Toutes les actions menées ont consisté à remplacer le bloc fonctionnel défaillant parfaitement identifié par l’étude initiale réalisée en 1948 par E.G. Hoover (tambour de moussage lessiviel régulièrement obstrué par effet Tide).

Ce remplacement, annuel, assuré par une société implantée sur la commune permet un maintien des emplois, notamment olfictifs. Il doit absolument être pérennisé.

Première piste d’actions, une cérémonie citoyenne, judicieusement placée une semaine après le remplacement de la pièce, sera le prélude au festival annuel où mille fleurs seront lancées par les élèves et les animateurs des écoles rassemblés pour l’occasion, clôturant ainsi le projet qui les aura mobilisés lors du semestre précédent.

A l’occasion, rebaptiser la station « Pistil en Ciel », vous permettra d’asseoir durablement votre empreinte écologique.

Il faudra obtenir la neutralité active des syndiqués Puissance Prolétaire, majoritaire depuis 1948 dans votre personnel municipal. Une piste d’activités consistera à les intéresser de manière participative dans le processus. Par exemple, en lançant une campagne médiatisée de repiquage de pieds de riz dans la zone de décantation, socialement valorisante par une relance des jardins ouvriers. Des slogans comme « la biodiversité par l’épuration » ou « pas de rizière sans retour » seront distillés dans des dossiers de presse prêts à copier-coller. »

Le reste est illisible.

Écrit par : dugong | 17 mai 2010

Dugong,

C'est un coup du Mossad !

Écrit par : iPidiblue guerre des eaux | 17 mai 2010

Vous n'avez pas entendu, ce matin, la FCPE* se plaindre du fait que l'évaluation de CE1 n'était pas assez précise, et stigmatisait, (pardon, Yann, ;-) l'échec sans mettre la réussite en relief.

*et Moindrot... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

C'est malheureusement exprès : j'ai eu plusieurs fois des problèmes avec des titres comportant des accents, que ce p*** de logiciel anglo-saxon qui règle nos vies informatiques reconnaît mal. C'est ça, l'impérialisme américain — ils nous imposent la disparition de l'accent, ces c€€€.
JPB
P***, qu'est-ce que je suis poli, ce matin !

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2010

D'ailleurs, le titre qui ouvre ma Note en a un, d'accent, lui…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2010
---
Sur le premier point, je confirme.
Sur le deuxième, je précise que j'avais vu l'accent dans le titre. :-)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2010

"D'ailleurs, le titre qui ouvre ma Note en a un, d'accent, lui…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2010

Il n'y a pas très longtemps... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

"D'ailleurs, le titre qui ouvre ma Note en a un, d'accent, lui…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2010

Il n'y a pas très longtemps... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

Heureusement, je suis là

Écrit par : Orthographée | 17 mai 2010

On approche de l'ouverture de la Comédie du Livre (cette année, les auteurs invités sont étatsuniens et canadiens), à Montpellier. Pour appâter les sudistes fan de M. Z.:

http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?all=Annuaire&id=1238&criteres=7||titre%20ASC|

http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?page=271&id_page=1948

et: http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?page=271&id_page=1954

mais aussi: http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?page=271&id_page=1947

Les fans, rdv avec un tulipier à la main, ok?

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Les auteurs présents à la Comédie du Livre: http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?page=216

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Des nouvelles d'un autre célèbre facarien * :

Confondant la cour des comptes avec une officine de contrôle du service après-vente, le monsieur Plus de la constante macabre demande une extension de garantie gratuite pour tous ses clients.

Antibi est connu pour son célèbre crash-test qui consiste à précipiter un gastéropode à fond de glandes sur le véhicule testé.

Infaillible.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/05/LettreouverteAntibi.aspx

* puisque vous n'aimez plus le meilleur d'entre eux ...

Écrit par : dugong | 17 mai 2010

iPdiblue a dit:

"Tout dépend de ce que vous cherchez dans les chroniques du temps ! "

Pléonasme ou redondance ?

Bug

Écrit par : Bug | 17 mai 2010

La presse : "Le Nouvel Obs prêt à reprendre Le Monde"

Enfin un petit format, quotidien TV, de gauche ?

Écrit par : dugong | 17 mai 2010

Bug,


Z'avez rien d'autre à faire que supputer des fautes imaginaires ?

Écrit par : iPidiblue chronique du temps passé à ne rien foutre | 17 mai 2010

Des nouvelles d'un autre célèbre facarien * :

Confondant la cour des comptes avec une officine de contrôle du service après-vente, le monsieur Plus de la constante macabre demande une extension de garantie gratuite pour tous ses clients.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/05/LettreouverteAntibi.aspx

* puisque vous n'aimez plus le meilleur d'entre eux ...

Ecrit par : dugong | 17 mai 2010

Tiens, j'y pensais justement tout récemment : ça faisait trop longtemps que personne n'avait parlé de la constante macabre. Heureusement que son inventeur est là pour se rappeler à nous et refaire son "buzz" régulier comme un Michaël Vendetta de base. Nul doute que les médias, qui assimilent le concept à une vérité scientifique, rebondissent sur cette "lettre ouverte" pour nous resservir cet infâme brouet. Avant d'entrer dans l'EN, j'aurais aimé qu'on me prévienne que les illuminés y sont des prophètes.

Écrit par : Anne M. | 17 mai 2010

@ Attila Smith

Le manuel de 6e que j'ai évoqué est le Spaeth et Réal "J'apprends l'allemand", édition de 1974, chez André Desvigne.
Mais Catmano avait évoqué il y a déjà un certain temps son manuel à elle, que j'ai également retrouvé :
J. Chassard et G. Weil :
L'allemand facile, chez Hachette.édition n° 10, 171.


J'ai eu Weil comme prof à la fac,c'était quelqu'un de très bien! sa fille est IPR d'allemand (à moins qu'elle ne soit passée IG) et a été ma collègue, ainsi qu'un des fils Chassard, prof de Khâgne.
Je ne suis pas professeur d'allemand, mais ai dû passer un certificat de Lettres étrangères allemand pour ma licence ancien régime.
Et le niveau était exigeant!
Quand j'ai passé le CAPES, en 69, une des épreuves orales était une explication d'un texte allemand , dans la langue!


Pour en revenir à Meirieu et Noah :
Je les "ignore" tous deux, le drame, c'est que les media nous en bassinent!
Meirieu surtout : dès qu'il y a une émission sur l'école, il est invité et vient pontifier. Il faut croire que les responsables des radios et des chaînes sont d'une affligeante paresse, et qu'ils continuent à utiliser un carnet d'adresses périmé!
Dubet, Charlots et charlatans divers pérorent sur les ondes!
Si quelqu'un ici a ses entrées à la télé ou la radio, qu'il suggère donc aux journalistes de renouveler leur "stock". On n'entend jamais Didier Pleux par exemple, ni Michéa, ni tant d'autres! Cela nous changerait, pourtant.

Écrit par : retraitée | 17 mai 2010

Aucune chance que vous entendiez Michéa : il est d'un naturel discret, et c'est bien dommage.
Notez que ça laisse de la place à des histrions inventifs et "bons clients" — Meirieu en est un, j'en suis un autre.
Allez, de temps en temps, on en voit émerger d'autres. Le N° spécial Education de Marianne en a repéré quelques-un(e)s cette semaine.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 mai 2010

Faut-il coucher pour passer à la télé ? Et avec qui ?


PS Je me renseigne, je compte faire un come-back ...

Écrit par : iPidiblue chronique des bons clients | 17 mai 2010

Comme le blog s'englue dans un long jour tranquille, reparlons un peu de Polanski ! Vous savez qu'il s'agit d'un réalisateur de films plus ou moins mystificateurs - enfin le crois que tous les films ambitionnent de l'être quelque part - et donc supposons que cet auteur de cinéma soit englué dans une sale histoire de fesses pas propres, comment s'en dédouaner ? Son imagination fertile trouve vite la réponse, engager une balourde, une actrice de troisième catégorie avec laquelle on a vaguement baisé dans le temps pour conter une histoire à dormir debout aux médias qui n'attendent que cela : et puis quelques jours plus tard donner le pot aux roses, tout est inventé et sorti de la calebasse de la donzelle ! Donc voyez et concluez, si une femme peut avoir l'esprit aussi vil et mal tourné est-ce qu'une autre ne pourrait avoir eu le même mauvais goût ?

Et notre chevalier blanc de ressortir du château du comte Dracula plus pur et innocent que jamais malgré les effluves diaboliques qui émanaient du dit château ...

Elle est jolie mon histoire ? Si Hollywood m'était conté, il en ressortirait de grandes choses ...

Écrit par : iPidiblue si Hollywod m'était conté ... | 17 mai 2010

Confondant la cour des comptes avec une officine de contrôle du service après-vente, le monsieur Plus de la constante macabre demande une extension de garantie gratuite pour tous ses clients.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/05/LettreouverteAntibi.aspx

Ecrit par : dugong | 17 mai 2010

Le plus dingue, avec cette lettre, c'est qu'elle est écrite de façon tout à fait sérieuse... alors que ça pourrait facilement passer pour du Desproges !

Si seulement la machine à remonter le temps existait et qu'on pouvait la faire lire à un professeur ou à un proviseur lambda des années 1960, cette lettre provoquerait l'hilarité générale, serait affichée en salles des professeurs ; tout le monde apprécierait la verve de cet excellent humoriste.

Mais de nos jours, les "partenaires de notre système éducatif", puisque c'est ainsi qu'il faut les appeler, approuvent tout cela gravement, avant de décider que, décidément, il faudrait trouve le "juste milieu".

Inutile de dire que le regretté Ph. Muray aurait fait son miel d'une pareille lettre !

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Mon cher Dickens,


Le monde est rempli d'idées devenues folles comme disait le regretté Chesterton ! Ainsi on apprend aujourd'hui que la Commission Européenne este en justice contre les gouvernements européens qui ne veulent pas revaloriser ses émoluments !

Et pourquoi pas le Pentagone portant plainte contre la Maison Blanche ? Les délirants ont pris le pouvoir et nous sommes dans un conte chimérique d'Edgar Poe ...

Écrit par : iPidiblue et les idées du docteur Goudron et du professeur Plume | 17 mai 2010

"alors que ça pourrait facilement passer pour du Desproges !"

Il préconise un système anti bibinaire, par opposition au système bibi du regretté Boby.

Qui, lui, au moins aimait picoler entre amis.

Écrit par : dugong | 17 mai 2010

La lettre d'Antibi est effectivement un morceau de choix, d'autant plus irrésistible qu'elle respire un esprit de sérieux qui en dit long sur la mégalomanie du personnage.

Écrit par : Sylvie Huguet | 17 mai 2010

La lettre d'Antibi est effectivement un morceau de choix, d'autant plus irrésistible qu'elle respire un esprit de sérieux qui en dit long sur la mégalomanie du personnage.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 mai 2010

... et probablement sur ce qu'il en est du lecteur moyen de la pravda webmatique pédagole, qui ne trouvera rien à redire au fait que l'auteur s'exprime, sans ciller, au nom du très officiel "MLCLCM".

Mais nous savons bien que les archipédagos sont avant tout de grands rêveurs, et que plus la séquence est grosse, mieux elle passe !

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Philippe Muray a eu l'outrecuidance de partir sans laisser d'adresse. Mais vous pouvez toujours adresser la lettre, pour info, à ezemmour(arobase)lefigaro.fr
Qui sait, il en aura peut-être l'usage…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 mai 2010

On pourrait dire que c'est la fascination pour le méta- : la métamathématique, les métasciences, la métapolitique etc

C'est comme la théorie des ensembles, on met un doigt dedans c'est très bien, très instructif mais le corps y passe tout entier si on n'y prend garde !


Voyez-vous la dérivée d'une vitesse cela a un sens, c'est une accélération, mais la dérivée énième d'un mouvement cela ne veut plus rien dire ... du moins en physique !

Il ne faut pas laisser la connaissance dériver trop longtemps si l'on ne veut pas perdre la tête ...

Écrit par : iPidiblue dérivées continues | 17 mai 2010

Il n'y a pas de connaissance pure, les spécialistes de la connaissance que veulent être les pédagogues scientifiques s'illusionnent sur leur art qui consiste à épurer les matières à enseigner ! Ce sont des orpailleurs qui laissent filer l'or pour ne recueillir que le limon ... ils confondent épurer et apurer !

Écrit par : iPidiblue apuration et épuration | 17 mai 2010

Bon, demain, je suis un enseignant à la plage (au soleil)! N'est-elle pas éblouissante, la vie?

Mon mardi: Je solidarise avec Haïti (suite et fin?), je fais attention à l'intégrité physique des élèves-sportifs, je participe à un goûter géant (et sans invitation FaceBook); j'ai même entendu dire qu'il y aurait la télé!

"Après l’appel, les élèves se rendent sur les installations sportives. Important : demander aux élèves de traverser la route en respectant le code de la route (la route n’est pas banalisée !!!).

Début des compétitions :

8h15 : foot (stade)

8h30 : tennis de table (fonderie) et pétanque (entre bât D et F)

8h45 : sandball (plage)

10h10 : beachvolley (plage / mais appel des équipes dans la voie des bus).

La cantine fonctionne normalement. Veuillez préciser aux supporters de manger plutôt à 11h ; pour laisser la place aux compétiteurs à 12h.

16h : grand goûter offert par le lycée entre bât D et F + remise des récompenses.

Les professeurs qui ont des heures de cours participeront à l’encadrement des élèves, surtout sur le stade et la plage."

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

A propos d'Antibi et de la "constante macabre"

Le préambule de sa Lettre (ouverte apparemment) au président de la Cour des Comptes est un modèle de sophistique.

J'ai un groupe d'excellentes élèves (12 filles) en 4ème ; leurs notes s'échelonnent entre 13 et 20 ; je ne fais pas exprès de mettre des notes en-dessous de la moyenne pour obtenir une courbe de Gauss. Je leur mets les notes qu'elles méritent.

C'est vrai qu'Antibi, c'est du sous-Desproges, mais j'ai bien peur que ça ne fasse rire (ou pleurer) que nous.

Le socle commun et "l'évaluation par compétences" est un "cheval de Troie" vers la suppression des notes. Et Antibi l'a parfaitement compris en ressortant en ce moment de sa boîte.

Tout le monde il sera bon, tout le monde il sera gentil et tous les élèves iront au Paradis !

C'est y pas beau ça ?

Tiens, je m'en vais relire la Divine Comédie avec les illustrations de Gustave Doré... Nostalgie de la "constante macabre" ;-)

Écrit par : Robin | 17 mai 2010

http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-france-tu-l-aimes-et-tu-la-quittes

Décidément de plus en plus drôle.

Écrit par : nicolas | 17 mai 2010

Eh oui Robin, l'Ecole de la République trépigne d'impatience à l'idée de devenir l'Ecole des fans : 10/10 pour tous !

Encore une fois, rien que de très banal dans une logique égalitariste diplômante. Parents et élèves seront encore plus ravis qu'ils ne le sont déjà.

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Si on regarde ce qui se passe dans les examens où on nous demande expressément de remonter les notes de l'ensemble pour obtenir telle moyenne, ou dans le fameux carnet de compétences où l'on doit atteindre un taux de validation égal ou supérieur au DNB, la constante macabre est en fait une constante bisounours.
Oui, Robin, le ver est bel et bien dans le fruit. Et le fruit est pourri.

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2010

Vous n'avez pas entendu, ce matin, la FCPE* se plaindre du fait que l'évaluation de CE1 n'était pas assez précise, et stigmatisait, (pardon, Yann, ;-) l'échec sans mettre la réussite en relief.

*et Moindrot... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010


Vous voulez les voir, ces fameuses évaluations CE1 ?

http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article518

C'est plus simple que l'an dernier, surtout les textes de lecture.

Les consignes de notation des dictées sont comme d'habitude complètement élucubrantes...

Écrit par : catmano | 17 mai 2010

Décidément de plus en plus drôle.

Ecrit par : nicolas | 17 mai 2010

ça aussi c'est très drôle ! Décidément, il s'en passe des choses intéressantes à Sciences Po.!

http://www.surlering.com/article/article.php/article/les-idees-du-forum-elle

Écrit par : Amélie | 17 mai 2010

Pendaries ? je peux venir ?

depuis que Mon Inspecteur m'a dit que j'étais un animateur... je cherche des exemples pour faire des sciences ludiques... alors peut être que le sandball pourrait m'aider...

JPB : vous n'avez toujours pas dit quel logiciel vous agaçait !

Écrit par : exTC | 17 mai 2010

Amélie,


Quand les "progressistes" seront toutes mortes les vieux réacs seront bien malheureux !

Écrit par : iPidiblue épuration sexiste | 17 mai 2010

Oui et au passage, il faudrait peut-être envisager de recommencer à former des journalistes dignes de ce nom. Pour ce qu'on en fait, remarquez...

Écrit par : nicolas | 17 mai 2010

http://david.desgouilles.fr/
Bienvenue au club ! Olé !

Écrit par : nicolas | 17 mai 2010

Merci pour ce lien hilarant sur "Elle", Amélie.
On y lit

"En effet, n'importe quelle couverture du magasine illustre de façon admirable le féminisme actuel : une vitrine psychologique (rubrique psy), émotionnelle (amour), superficielle (looks, tendances), émancipatrice -mon cul- (sexe), voire gentiment attardée (voyance), schizophrénie (tout pour mincir et vive les rondes) sans oublier de rappeler où en sont les droits des femmes dans le monde, qu'on estime très malheureuses de ne pas pouvoir accéder à ce stade de féminité béate et absolue qui anime les lectrices de Elle…"

J'insiste : il faut lire ce magazine une fois de temps en temps, ne serait-ce que pour le rugissement de bien-pensance conformiste qu'on y trouve — mais aussi pour comprendre ce que sont devenues ces femmes qui ont lutté de toutes leur forces pour obtenir le droit de s'ennuyer et de se faire exploiter en entreprise, comme les hommes (mais sans le salaire) ; quels sont leurs goûts, leurs aspirations profondes à haïr la haine, etc.

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Vous saviez vous que Bonnet d'Âne était une réserve de Mâles Alphas ?

Écrit par : iPidiblue et les parcs zoologiques | 17 mai 2010

Vous pensez que je peux expliquer à Antibi qu'en kholles d'anglais j'ai un groupe de 6 excellentissimes qui ont tous entre 16 et 20, et ce à chaque fois ?

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

@ExTC, la participation, c'est 2 Euros!

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Vous pensez que je peux expliquer à Antibi qu'en kholles d'anglais j'ai un groupe de 6 excellentissimes qui ont tous entre 16 et 20, et ce à chaque fois ?

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

Vous traumatisez ceux qui n'ont que 16/20, c'est indigne ! Vive Antibi ! Vive le Forum de Elle ! A bas les mâles alpha ! Répétez après moi : "Nous sommes tous des bêtas !"

Écrit par : Robin | 17 mai 2010

Dickens, et si vous nous parliez maintenant de votre intérêt pour, non pas la latrinapapirophile, mais pour la microtyrosémiophilie? Cette page m'est toujours un régal (j'ai un grand intérêt pour les listes! donc, je suis....?):

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_collections_par_nom_de_collection

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Le premier qui dit: "autiste", je me fâche!

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Il serait étonnant qu'on vous refuse l'inscription à l'agrégation. La maîtrise était le diplôme requis depuis 1967 et l'a été, je crois, jusqu'à ce qu'on crée les nouveaux diplômes, et elle reste valable, à mon avis.
Mais il y a mieux : un professeur certifié peut se présenter à l'agrégation sans conditions de diplômes. En particulier, un certifié qui n'a jamais été reçu au CAPES (et est donc arrivé à être certifié par "liste d'aptitude" peut se présenter à l'agrégation. Renseignez-vous, Alain, et dites-moi ensuite si j'ai raison. Je doute qu'on ait retiré cette possibilité.

Ecrit par : Francis Penin | 16 mai 2010

Bonsoir Francis,

j'ose espérer que vous avez raison et que la maîtrise demeure suffisante pour l'inscription au concours. Le malheur avec cette réforme et les dispositifs transitoires qui l'accompagnent, est que nul n'est en mesure de vous renseigner précisément, pas même un professeur des universités auquel j'ai récemment envoyé un courriel. Cette situation ridicule est en elle-même révélatrice de l'absurdité de cette réforme. Je me suis présenté à deux reprises à l'agrégation avec ma maîtrise et il serait totalement illogique que ce diplôme ne me permette pas de réitérer ma candidature. Toutefois, l'EN étant gouverné par des intérêts qui n'ont que faire de la logique, je reste méfiant. Vous avez pris la peine de me répondre et je vous en remercie. Soyez assuré d'une réponse de ma part, dés que j'aurai glané le renseignement nécessaire, ce qui relève d'une véritable quête, étant donné l'inextricable complexité de la situation. Dans ma position actuelle, ce concours représente ma seule chance de quitter mon établissement estampillé ZEP, où la situation devient insupportable.

Écrit par : alain | 17 mai 2010

Dickens, et si vous nous parliez maintenant de votre intérêt pour, non pas la latrinapapirophile, mais pour la microtyrosémiophilie? Cette page m'est toujours un régal (j'ai un grand intérêt pour les listes! donc, je suis....?):

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_collections_par_nom_de_collection

Ecrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Vous êtes atteint de "listophilie", Pendariès ; ça se soigne, vous savez ; je peux même vous communiquer la liste des thérapeutes. ;-)

Écrit par : Robin | 17 mai 2010

"En effet, n'importe quelle couverture du magasine"

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

"magazine"
Ou alors, c'est le féminin de "magasin"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

@Pendaries : en plus il faut payer ? purée...

je passe !

Écrit par : exTC | 17 mai 2010

J'ai le mail de Zemmour, mais ne vous inquiétez pas, je n'en ferai aucun usage... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

gouvernée!

Écrit par : alain | 17 mai 2010

"En effet, n'importe quelle couverture du magasine"

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

"magazine"
Ou alors, c'est le féminin de "magasin"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010
---
Le mot "magazine" est un mot anglais venant du français "magasin".
Mais "magazine" est masculin en tant que mot français emprunté à la langue anglaise. En anglais, il est neutre.
Mais votre remarque est amusante, Christophe, et comme vous avez mis le clin d'œil, je pense que dickens, qui doit commencer à s'habituer à votre esprit sarcastique mais sans méchanceté, ne la prendra pas en mauvaise part.

Lorsque je vous ai découvert, il y a déjà plusieurs années, je me suis fait accrocher par vous, mais je vous ai rendu justice and ever since we are in very friendly terms. I hope it will be the case with dickens and yourself as soon as possible. :-)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2010

Après qu'elle ait lu ce mail que je viens de recevoir, nul doute qu'il faudra malter la révolte de la Valette (pardon pour l'accès de sous-dugonguerie) :

L’Association Française pour la Lecture (AFL) propose aux enseignants des écoles primaires (cycle 1 - cycle 2 - cycle 3), un stage de formation aux pratiques et aux outils pédagogiques pour l’enseignement de la lecture, à l'occasion de son université d’été qui se tiendra à Figeac dans le Lot, au lycée agricole la Vinadie du 06 au 09 juillet 2010.

Contenu :
- la place de la littérature jeunesse,
- les différents aspects pédagogiques liés à la spécificité de l’écrit,
- la leçon de lecture comme modèle général,
- les outils logiciels : IDEOGRAPHIX (logiciel d’étude de texte et de fabrication d’exercices) /// ELSA (logiciel de perfectionnement des compétences de lecture).

Pour compléter ces apports, des conférences et débats auront lieu (dont le programme des 3 conférences du soir est en cours d’élaboration).
Informations complémentaire sur le site de l’AFL (www.lecture.org) ou par téléphone au 01-48-11-02-30. Les inscriptions peuvent se faire, avant le 28 mai 2010, directement sur le site http://www.lecture.org/l_association/formation.php ou en renvoyant le bulletin ci-joint.


Très cordialement,
Pour l’Association Française pour la Lecture

Écrit par : Perceval | 17 mai 2010

"En effet, n'importe quelle couverture du magasine"

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

"magazine"
Ou alors, c'est le féminin de "magasin"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

La faute (pardon, l'erreur) n'est pas de moi mais était présente sur la page indiquée par Amélie.

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

Bonsoir Francis,

j'ose espérer que vous avez raison et que la maîtrise demeure suffisante pour l'inscription au concours. Le malheur avec cette réforme et les dispositifs transitoires qui l'accompagnent, est que nul n'est en mesure de vous renseigner précisément, pas même un professeur des universités auquel j'ai récemment envoyé un courriel. Cette situation ridicule est en elle-même révélatrice de l'absurdité de cette réforme. Je me suis présenté à deux reprises à l'agrégation avec ma maîtrise et il serait totalement illogique que ce diplôme ne me permette pas de réitérer ma candidature. Toutefois, l'EN étant gouverné par des intérêts qui n'ont que faire de la logique, je reste méfiant. Vous avez pris la peine de me répondre et je vous en remercie. Soyez assuré d'une réponse de ma part, dés que j'aurai glané le renseignement nécessaire, ce qui relève d'une véritable quête, étant donné l'inextricable complexité de la situation. Dans ma position actuelle, ce concours représente ma seule chance de quitter mon établissement estampillé ZEP, où la situation devient insupportable.

Ecrit par : alain | 17 mai 2010
Bonsoir, Alain,

Ce que vous me dites me convainc que vous n'aurez pas de problème pour vous inscrire une nouvelle fois à l'agrégation.
Bon courage ! (Je m'y suis présenté dix fois - sans m'user à chaque fois que je me présentais -, et la dixième fois fut la bonne, après ma deuxième admissibilité.)
Je crois comprendre que vous êtes professeur certifié.
Si c'est bien le cas, j'ai la quasi-certitude que cela seul suffit à vous permettre de vous inscrire au concours de l'agrégation.
Mais si vous n'étiez pas certifié, votre maîtrise serait indispensable.
Mais, par prudence, je vous conseille de demander (par internet) à la Société des agrégés de l'Université quelles sont les conditions requises pour se présenter à ce concours.
Il est, selon moi, inimaginable qu'après que vous vous êtes présenté deux fois, on vous refuse de vous présenter une troisième.
Je me fais une idée de ce que vous ressentez dans un tel établissement de garderie plutôt que d'enseignement. Mon lycée, bien que non estampillé ZEP, me paraissait déjà être une garderie de cancres l'année de mon départ à la retraite, en 2000.
Il n'y avait pas que des cancres dans ce lycée (d'enseignement général et technique), mais j'avais uniquement des classes de technicien, et si, depuis 1978, j'avais eu de bonnes classes, avec des élèves brillants mêlés à des élèves dont la valeur était plus que moyenne dans l'ensemble (et presque tous respectueux), j'avais vu la qualité de ces classes s'amenuiser au fil des ans, jusqu'à l'apothéose pendant l'année scolaire 1999/2000. Il paraît que, depuis, les choses y ont empiré.
Alors, que dire des ZEP !...
Bon courage, encore une fois, et bonne chance ! :-)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2010

J'insiste : il faut lire ce magazine une fois de temps en temps, ne serait-ce que pour le rugissement de bien-pensance conformiste qu'on y trouve

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

Franchement, qu'espériez-vous trouver d'autre dans "ELLE" ? De la philosophie ? Une thèse sur le théâtre britannique à la fin du 17e siècle ??
Je pense qu'on a tous compris votre message, mais là ça devient presque pathétique (enfoncer des portes ouvertes... bof).
La prochaine fois faites-en de même avec une revue littéraire, philosophique ou encore un journal sérieux - là au moins on aura des raisons de s'apitoyer avec vous.

Écrit par : Julien | 17 mai 2010

La faute (pardon, l'erreur) n'est pas de moi mais était présente sur la page indiquée par Amélie.

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

Ne lui faites pas trop confiance quand même: rappelez-vous Macbeth !

Écrit par : Julien | 17 mai 2010

J'insiste : il faut lire ce magazine une fois de temps en temps, ne serait-ce que pour le rugissement de bien-pensance conformiste qu'on y trouve — mais aussi pour comprendre ce que sont devenues ces femmes qui ont lutté de toutes leur forces pour obtenir le droit de s'ennuyer et de se faire exploiter en entreprise, comme les hommes (mais sans le salaire) ; quels sont leurs goûts, leurs aspirations profondes à haïr la haine, etc.

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010
---
Dear dickens,
In spite of your kind insistence I definitely refuse to read one word in such a magazine !
Much as I love women (one at a time), I hate feminine magazines. I used to have a quick glance at them in my doctor's waiting room... when I was a lad of sixteen years.
But I promptly despised all the magazines of the sort, perhaps wrongly so. But so it is, and lasts for ever. I can't help it.
I am sorry if so doing I hurt your feelings. It was kindly meant. :-)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2010

"La faute (pardon, l'erreur) n'est pas de moi mais était présente sur la page indiquée par Amélie."

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

Méfiez-vous, Dickens, le diable se planque parfois dans les moindres détails... ;-)
Quand nous décortiquez-vous le dernier numéro de "Closer" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

"Donc... J'admets: je suis une infâme réac. J'ai même mauvais esprit, même si j'aime bien me rouler dans les bons sentiments à mes heures perdues. Mais - et là ce n'est pas la vice-présidente du SNALC qui parle, neutralité politique oblige - je suis en plus une abominable réac de gauche, une espèce exotique il est vrai mais fort répandue au fond dans le petit monde de l'Ecole.Je vomis donc autant la droite libérale (sinon ultra-libérale) qui démantèle à qui mieux mieux services publics et acquis sociaux, que la gauche bobo et bienpensante perdue à force de confondre charité et justice sociale."
Claire Mazeron sur le Blog de Libé

Finalement je viens m'exprimer ici.
Peut-on être libéral sans libéralisme destructeur? Peut-on être "réac de gauche" sans être socialo à la Aubry ou communiste honteux? Et puis zut! réactionnaire n'est pas une marque d'infamie! Si! pour des abrutis incultes. Par la faute de générations de "profs" de gauche , justement!
Peut-on être autre chose que soumis à la loi de l'étiquette politique réductrice et finalement stérile dans l'état du débat et de la démocratie gravement malade d'aujourd'hui? Peut-on échapper aux clichés du genre: "bobo" et tout le reste en clin d'oeil façon:"tu-vois-qui-je -veux-dire"?
Assez!
Après des années de débat aseptisé, nous voici peut-être revenus à un moment où le débat d'idées fort et sans concession, fort de l'expérience du 20° siècle agonisant, dragon terrible dont on ne se méfie plus assez- écouter certaines autorités au plus haut niveau en dit long- peut retrouver sa place. Mais la désillusion est si prégnante que l'on se tord les doigts d'inquiétude. "On va où?"
La voix de C. Mazeron ne peut guère porter plus loin que chez ceux qui pensent comme elle dans l'EN. Pour quel résultat?
Nous sommes épuisés. Mais non vaincus.

Toujours la tête haute et debout.

C'est ainsi, pour moi, chaque jour. Mes doutes sont à la hauteur de mes convictions. Ne pas m'aveugler, ouvrir les yeux, réfléchir avec du recul, sans télévision quotidienne, trop toxique.
Je partage beaucoup d'idées sur ce blog. Cela fait du bien, un peu. Mais après... Je ne sais pas.

Écrit par : Compagnon | 17 mai 2010

Quand nous décortiquez-vous le dernier numéro de "Closer" ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2010

I can hardly wait...

Écrit par : Julien | 17 mai 2010

Dans ma position actuelle, ce concours représente ma seule chance de quitter mon établissement estampillé ZEP, où la situation devient insupportable.

Ecrit par : alain | 17 mai 2010

Je vous comprends ; la seule solution actuellement en ZEP serait de mettre deux professeurs par classe.

Je l'ai obtenu, je ne sais par quel miracle, mais on m'a bien fait comprendre que c'était une faveur exceptionnelle et sans doute provisoire (nous sommes plusieurs à bénéficier de l'assistance d'un jeune certifié de Lettres très compétent, normalement exigeant avec les élèves et très sympathique).

Ma collègue de Lettres qui a des 3ème particulièrement durs (pourtant elle sait se faire respecter) m'a dit ce matin qu'elle ne savait pas ce qui se serait passé s'il ne lui avait pas prêté main forte.

Idem pour moi avec mes 4ème, un mélange détonnant de sportives de haut niveau dont une championne de France de natation, bonnes élèves et de garçons médiocres en sport et dans les autres matières (vous pouvez imaginer les problèmes que cette "hétérogénéité" dogmatique peut engendrer : manifestations de racisme, insultes, rancœurs, machisme...)

Mais avec Bercy coiffant la rue de Grenelle, j'ai bien peur que ce soit mal parti pour ce genre de solution pourtant de bon sens.

On dit du mal de la Réforme Haby (1975) mais il ne faut pas oublier qu'elle comportait à l'époque des "garde-fous" (dédoublement systématiques, classes allégées, orientations après la 5ème en CPPN ou en 4ème préparatoires à un CAP, etc.)

On les a supprimés les uns après les autres ; on a supprimé également les 4ème et 3ème technos que l'on avait mis en place par la suite. Ce n'était pas vraiment le "collège unique" comme à présent.

Écrit par : Robin | 17 mai 2010

La prochaine fois faites-en de même avec une revue littéraire, philosophique ou encore un journal sérieux - là au moins on aura des raisons de s'apitoyer avec vous.

Ecrit par : Julien | 17 mai 2010

C'est en gros la même idéologie qui tient le haut du pavé universitaire, vous savez...

J'avoue qu'il y a un cas de conscience : faut-il, comme le préconisait Milton, tout lire, absolument tout, pour savoir ce qu'il en est du monde ? Ou bien penser, avec Renaud Camus, qu'on reconnaît aussi (et surtout ?) l'homme cultivé à ce qu'il ne lit pas ?

Écrit par : dickens | 17 mai 2010

"C'est en gros la même idéologie qui tient le haut du pavé universitaire, vous savez..."


L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout! Coupez le cordon!

Écrit par : Pendariès | 17 mai 2010

J'avoue qu'il y a un cas de conscience : faut-il, comme le préconisait Milton, tout lire, absolument tout, pour savoir ce qu'il en est du monde ? Ou bien penser, avec Renaud Camus, qu'on reconnaît aussi (et surtout ?) l'homme cultivé à ce qu'il ne lit pas ?

Ecrit par : dickens | 17 mai 2010

Non il ne s'agit pas de cela, j'entendais par là que quand on lit un magazine "mainstream", il faut s'attendre à du contenu "mainstream" - bien-pensance incluse. C'est bien le "haut du pavé" qui vous préoccupe, il me semble, et vous donnez un exemple qui n'est pas particulièrement lu - et pour cause (quoique je n'ai rien contre "ELLE" en soi; mais c'est ce que c'est, c'est à dire pas grand chose) - dans ce milieu, donc pas très en accord avec votre thèse de départ (i.e. que les élites ne valent pas mieux que le reste).
C'est un peu comme si vous reprochiez à Têtu ou à Playboy de montrer des hommes et des femmes fort peu vêtues...

Écrit par : Julien | 17 mai 2010

L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout! Coupez le cordon!

Ecrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Flûte vous venez de dire tout haut ce que j'ai pensé (très très fort) tout bas...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

C'est un peu pesant, à force, la façon dont tout le monde s'est passé le mot pour traiter Dickens comme un blanc-bec qui a besoin qu'on le mouche. Cette ligue des condescendants n'est pas très brillante.

Écrit par : lecteur | 18 mai 2010

Bonsoir-Bonjour,
(...)
On n'entend jamais Didier Pleux par exemple,
(...).
Ecrit par : retraitée | 17 mai 2010

Si: il est l'incontournable invité sur le sujet "marronnier" des enfants à "haut potentiel intellectuel".


'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 18 mai 2010

L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout!
Ecrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Ai-je seulement jamais dit cela ?

Julien, êtes-vous bien sûr de connaître le sens de l'expression "tenir le haut du pavé ?"

PS - merci lecteur. Ca a parfois quelque chose de pesant en effet.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Dans le JDD du 8 mai, Alain Finkielkraut livrait quelques courtes analyses sur les sujets qui fâchent.
Donc, pour en fâcher quelques-uns et en conforter quelques autres…

"Roman Polanski est, depuis plus de trente ans, traqué par la justice californienne pour relation illégale avec mineure. Sa victime demande avec insistance l’abandon des poursuites. Elle affirme, en effet, avoir beaucoup plus souffert de la publicité planétaire donnée à cette relation que de la relation elle-même. Peine perdue. Estimant qu’"elle n’a aucune légitimité à dicter le cours d’une affaire criminelle", le procureur de la cour d’appel de Californie vient de la débouter. Non mais, de quoi je me mêle? Ce n’est tout de même pas une vulgaire Samantha Geimer qui va priver l’Amérique et le monde d’un show judiciaire aussi alléchant!
Et tous ceux qui s’insurgent contre le bouclier légal dont bénéficieraient les riches et les célèbres pour violer impunément les petites filles applaudissent cette décision. Ils oublient, nos modernes Robespierre si prompts à fustiger l’Amérique et si pressés de lui livrer un des plus grands artistes européens, que ce n’est pas en dépit mais du fait de sa notoriété et de son aura que Polanski qui, au dire même de l’accusation, n’est ni violeur ni pédophile, fait l’objet d’un tel acharnement. Ils oublient aussi qu’il a 76 ans. A moins que son âge ne constitue, pour les nouvelles générations morales et anti-élitistes, le symptôme aggravant d’une
appartenance au vieux monde.

Civilisation française
Traitant le Conseil d’Etat avec la révérence que l’on doit à une instance céleste, Le Monde titrait il y a peu: "L’interdiction
générale de la burqa contraire au Droit". Les sages du Palais-Royal estiment, en effet, que la protection de la dignité de la femme invoquée par les adversaires du voile intégral se heurte au principe d’autonomie personnelle. Dans la fameuse affaire du "lancer de nain", les mêmes sages avaient pourtant opposé à une personne de petite taille le principe du respect de sa propre dignité, considéré comme un élément d’ordre public, pour lui interdire de se livrer à une pratique consistant à ce que des spectateurs puissent se saisir de lui comme d’une chose à projeter le plus loin possible.
On dirait que le Ciel bafouille et même qu’il se contredit. Est-ce pour ne pas stigmatiser l’islam? Mais les mêmes qui expriment cette inquiétude répètent sur tous les tons que le voile intégral n’est pas une prescription islamique. Il faudrait savoir. Et puis le souci de ne pas stigmatiser une religion doit-il conduire à instaurer un droit à l’ensevelissement du visage féminin au pays de la mixité, c’est-à-dire de la présence séculaire des femmes dans la vie sociale? Non. Question d’identité? Oui. Ce mot, disent certains, est nauséabond. Et, pour n’exclure personne, ils invitent la France à n’être rien de plus substantiel qu’une galerie
marchande ou un aéroport. Mais est-ce ainsi que les hommes vivent?

Le rire libérateur de Philippe Muray
Les amuseurs qui nous gouvernent réclament le droit de rire de tout. Or, ils sont si occupés à rire du président de la République, de sa taille, de ses tics, de sa démarche, de son couple, de sa cour qu’ils délaissent tout ce que notre société a de risible. Pour réparer cet oubli, il faut aller écouter Fabrice Luchini lire Philippe Muray, au théâtre de l’Atelier, à Paris. Muray nous ouvre les yeux sur les événements mêmes qu’il n’a pu voir fleurir. Ainsi les apéros géants que des jeunes organisent, à travers leurs réseaux sociaux, dans les grandes villes de France. A Nantes, à Clermont-Ferrand, à Brest et bientôt à Paris, le verre de l’amitié est transformé en ivresse du nombre, l’espace public qui n’y peut mais est envahi par la déferlante festive, l’entre-soi générationnel s’exhibe, s’étale et s’arrose, les comas éthyliques se multiplient, les non-jeunes se bouchent les oreilles, les préfets s’arrachent les cheveux, les chercheurs en sciences sociales préparent des thèses sur les nouvelles formes de convivialité et moi, face à ces foules juvéniles enchantées de leur tintouin, face à ces Biture Prides, je me rappelle la proposition imaginée naguère par Muray pour les ravers: "Mais bon Dieu qu’on leur donne une région ; qu’on leur offre un de ces départements déserts dont la France a le secret ; qu’on leur livre
un causse, par exemple, en toute propriété, en toute liberté; on pourrait même l’appeler le “Causse du peuple”."

Une idée pour le Panthéon
Il n’est pas sûr qu’Albert Camus se sentirait chez lui au Panthéon, mais ce serait lui rendre le plus beau des hommages que d’y faire entrer monsieur Germain, l’instituteur bien-aimé auquel il dédiait, en 1957, son prix Nobel de littérature. Merveilleux monsieur Germain! Au lieu de s’installer, comme les pédagogues contemporains, dans l’univers culturel de ses élèves et de leur faire lire des livres pour enfants, il les sortait d’eux-mêmes, il les dépaysait, "il nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’adulte et qui est la faim de découverte".
Et il ne transigeait pas avec la discipline. Il lui arrivait même d’administrer des fessées aux plus turbulents. Mon idée est donc utopique: si la République s’avisait de lui exprimer sa reconnaissance et sa fidélité en l’accueillant dans la crypte de ses Grands Morts, la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel ou le Conseil d’Etat casseraient cette décision au nom du droit de l’enfant à une éducation non-violente.

Qu’est-ce qui se passe?
Il est un droit cependant qui allait de soi pour monsieur Germain et ses successeurs et qui est quotidiennement bafoué: le droit pour un maître de n’être pas roué de coups quand il exerce son autorité. Plus un jour ne s’écoule en France, dans les quartiers dits sensibles et, par contagion, dans certaines zones rurales, sans qu’un professeur ne soit insulté, agressé, tabassé, poignardé, frappé avec des ciseaux ou des tringles à rideaux pour avoir osé faire une réprimande, mettre une mauvaise note ou, scandale suprême, sanctionner une insolence.
Cette réalité est terrifiante. Pour ne pas la voir, on s’applique à voir plus loin et on incrimine ces démons familiers : le chômage, la précarité, l’exclusion, la triste architecture des cités, les choix budgétaires du gouvernement. L’intelligence est ici le contraire de la lucidité. Elle surmonte la stupeur et conjure la violence en dissertant sur ses causes alors que, face à de tels événements, il faudrait, avant toute réflexion et toute action, savoir rester désemparé, interdit, bête.

Requiem pour la nuance
La banalisation triomphante de la psychanalyse ne me dit rien qui vaille. "On parle, écrit Lévinas, de l’homme qui a “fait son Œdipe” – qui aurait symboliquement tué son père et épousé sa mère – comme de celui qui a fait sa première communion." Et pas plus que lui, je ne m’y résigne. Mais les injures qui pleuvent aujourd’hui sur Freud – menteur! manipulateur! misogyne! homophobe! âpre au gain! fasciste impénitent! – me blessent comme une attaque personnelle. "Onfray exécute Freud", jubilent les journaux. L’outrance serait-elle désormais un critère de pertinence et la férocité un gage d’acuité philosophique? Un intellectuel doit-il, pour être entendu dans le vacarme médiatique, crier aussi fort que Stéphane Guillon? "Malheur à moi, je suis nuance", disait Nietzsche, la référence de Michel Onfray. Malheur à nous, nous sommes en train d’assassiner la nuance."

JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2010

Merci pour ce copié-collé du JDD. Je n'ai pas manqué la lecture de Luchini, ce fut un régal d'humour et d'intelligence !

Et comment ne pas remarquer le "rire ensemble", modalité majeure du "vivre ensemble", de ces fameux apéros festifs ?

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

"C'est un peu pesant, à force, la façon dont tout le monde s'est passé le mot pour traiter Dickens comme un blanc-bec qui a besoin qu'on le mouche. Cette ligue des condescendants n'est pas très brillante."

Ecrit par : lecteur | 18 mai 2010

Personne ne se passe aucun mot. Et il semble que vous inversiez légèrement les rôles.

Écrit par : Oliver Rock'n'roll | 18 mai 2010

Requiem pour la nuance
La banalisation triomphante de la psychanalyse ne me dit rien qui vaille. "On parle, écrit Lévinas, de l’homme qui a “fait son Œdipe” – qui aurait symboliquement tué son père et épousé sa mère – comme de celui qui a fait sa première communion." Et pas plus que lui, je ne m’y résigne. Mais les injures qui pleuvent aujourd’hui sur Freud – menteur! manipulateur! misogyne! homophobe! âpre au gain! fasciste impénitent! – me blessent comme une attaque personnelle. "Onfray exécute Freud", jubilent les journaux. L’outrance serait-elle désormais un critère de pertinence et la férocité un gage d’acuité philosophique? Un intellectuel doit-il, pour être entendu dans le vacarme médiatique, crier aussi fort que Stéphane Guillon? "Malheur à moi, je suis nuance", disait Nietzsche, la référence de Michel Onfray. Malheur à nous, nous sommes en train d’assassiner la nuance."

JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2010

Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Et comment ne pas remarquer le "rire ensemble", modalité majeure du "vivre ensemble", de ces fameux apéros festifs ?

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Bon dickens, qu'est-ce qu'elles vous ont fait ces apéros festifs ?? Vous savez au moins qui y va ? Et puis qu'est-ce que c'est sinon une version moderne des orgies et fêtes païennes de l'antiquité et du moyen âge ?
Non vraiment, je n'arrive pas à comprendre ce que ça peut vous faire que des gens simples essaient de trouver un peu de convivialité, même si elle est complètement pathétique, dans un pays où on ne se dit même plus "bonjour", "merci", "pardon" ou encore "au-revoir" ? Là encore, vous brassez de l'air pour pas grand chose, parlez-nous plutôt des choses pour lesquels il y a vraiment intérêt à faire quelque chose, et pas les tribulations de la "masse".

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Julien, êtes-vous bien sûr de connaître le sens de l'expression "tenir le haut du pavé ?"

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Bon j'ai visiblement mal compris. Voulez-vous dire que les membres de l'élite en place actuellement au sommet sont des imposteurs ?

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"Cette réalité est terrifiante. Pour ne pas la voir, on s’applique à voir plus loin [...] Malheur à nous, nous sommes en train d’assassiner la nuance." Finkielkraut cité par JPB

La nuance mise à nu par ses célibataires, même.

Il faudra prendre du champ (pour les raves) mais ne plus (s')accommoder à l'infini.

Penser à regarder ça de près.

Écrit par : dugong | 18 mai 2010

Merci pour les longues citations de Finkielkraut.

Je n'ai jamais rien lu de Philippe Muray. Quelqu'un peut-il me dire par quel livre commencer pour combler cette lacune ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2010

L’outrance serait-elle désormais un critère de pertinence et la férocité un gage d’acuité philosophique? Un intellectuel doit-il, pour être entendu dans le vacarme médiatique, crier aussi fort que Stéphane Guillon? "Malheur à moi, je suis nuance", disait Nietzsche, la référence de Michel Onfray. Malheur à nous, nous sommes en train d’assassiner la nuance."

JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2010

Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Ca me fait bien plaisir, à moi aussi de lire un jugement aussi nuancé sur Freud.

Michel Onfray est bien gentil (enfin, je ne sais pas, je ne le connais pas personnellement), mais sa pensée est souvent schématique et approximative (je pense à son Traité d'athéologie qui contient de nombreuses bourdes historico-théologiques) et qui repose sur un sophisme : "Je suis athée, donc Dieu n'existe pas."

Comme dirait Cyrano "C'est un peu court, jeune homme." Freud aussi se disait athée, mais avec toute la culture juive derrière, ce qui n'est pas la même chose.

Les critiques qui lui sont faites sont injustes, mais ce n'est pas le plus grave, elles ne sont pas vraiment pertinentes. Marie Ballemary, par exemple (voir "Le sacrifice interdit") est tout aussi critique, mais ses critiques ouvrent vraiment l'horizon en déblayant la pensée de Freud au lieu de l'ensevelir comme le fait Onfray, par exemple en montrant que Freud a tronqué le récit de Sophocle et pourquoi, en parlant de l'influence de Fliess, en essayant de comprendre pourquoi il a inversé sa première théorie de la séduction par l'adulte et en appliquant à Freud sa propre méthode (rappelons que le fondateur de la psychanalyse n'a jamais été "analysé").

On ne peut pas comprendre Freud sans le Talmud, la Kabbale et la Bible (non pas la vérité assénée, mais discutée à perte de vue, si possible à deux).

On peut être croyant ou incroyant (ou agnostique), mais il ne faudrait pas que la Foi, l'incroyance ou l'agnosticisme nous empêchent de penser.

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

La nuance mise à nu par ses célibataires, même.

Il faudra prendre du champ (pour les raves) mais ne plus (s')accommoder à l'infini.

Penser à regarder ça de près.

Ecrit par : dugong | 18 mai 2010

Le 14 mai 1610 Ravaillac assassinait ce qui allait devenir le bon Roi Henri IV. A cette époque on dénombrait, dans le royaume , annuellement, en moyenne 4000 victimes de duels entre gentils hommes. Autant dire qu'on assassinait guère, non plus, dans la nuance!

Écrit par : Rave à Illac | 18 mai 2010

Pour S. Huguet:
"Le XIXe siècle à travers les âges" est , pour moi, le livre le plus étourdissant de Muray. Je l'ai découvert avec cet essai riche, puissant, lucide. Une culture énorme pour parvenir à la lecture de notre modernité aveuglée par ses propres fantômes.
D'autres ici feront d'autres propositions. Et donneront sans doute envie de relire ses oeuvres.

Écrit par : Léon | 18 mai 2010

Merci, Léon.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2010

On ne peut être que reconnaissant à A. Finkielkraut de citer cet aphorisme de Nietzsche : "Je suis une nuance."

A propos de l'athéisme de Nietzsche, on se fera une idée de la complexité de la question en lisant par exemple "Le meurtre fondateur dans la pensée de Nietzsche" de René Girard, conférence de clôture du Colloque de Cerisy du 11 au 18 juin 1983 ("Violence et Vérité, autour de René Girard, sous la direction de Paul Dumouchel paru chez Grasset).

R. Girard procède à une lecture serrée de l'aphorisme 125 du "Gai savoir" et en particulier de la fameuse phrase "Dieu est mort".

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Existe-t-il, dans le domaine de l'éducation, un analogue * du match de catch Onfray-Roudinesco ?

* rien à voir avec anal logos

Écrit par : dugong | 18 mai 2010

La presse : "Une veuve désire concevoir un bébé avec les spermatozoïdes congelés de son mari défunt."

Il est temps de liquider cette vieille étymologie qui veut qu'il n'y ait rien de vivant dans l'azote.

Écrit par : dugong | 18 mai 2010

Existe-t-il, dans le domaine de l'éducation, un analogue * du match de catch Onfray-Roudinesco ?

* rien à voir avec anal logos

Ecrit par : dugong | 18 mai 2010

Hélàs non, le domaine de l'éducation et celui du Logos ne se "pénètrent" pas O))

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

@ Sylvie Huguet : il faudrait lire dans la foulée "Politique du rebelle" d'Onfray, et "Festivus festivus" de Muray, et comparer les vertus de l'hédonisme dans chaque ouvrage.

Ce serait comme traiter une soupe amère par un ingrédient acide.
Bien à vous.

Écrit par : Timothée de Gaza | 18 mai 2010

Merci pour vos conseils, Timothée de Gaza. J'inscris tout cela sur mes tablettes.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2010

C'est un peu pesant, à force, la façon dont tout le monde s'est passé le mot pour traiter Dickens comme un blanc-bec qui a besoin qu'on le mouche. Cette ligue des condescendants n'est pas très brillante.

Ecrit par : lecteur | 18 mai 2010
---
Pas tout le monde, lecteur.
Je ne me suis pas braqué contre dickens quand il apparut ici récemment. Et vous, pas davantage. Nous sommes au moins deux déjà.
Je n'ai pas cherché ses travers (nous en avons tous) mais ses qualités, et je lui en ai trouvé suffisamment pour avoir d'emblée une bonne relation avec lui.
Un travers humain très banal (et j'en ai été affligé comme tout le monde dans ma jeunesse) consiste à chercher à tout prix ce qu'on peut reprocher à quelqu'un sans voir ce qu'on peut lui trouver de bien.
Lorsque, par exemple, j'ai écouté mes premiers enregistrements d'airs d'opéras, j'ai été catastrophé à la découverte de mes défauts. Je les ai cherchés inconsciemment, c'est normal. Mais les personnes qui m'avaient écouté en direct m'avaient fait des compliments. Par la suite, des musiciens qui m'accompagnent (piano, violon, flûte et viole de gambe, me tombent à bras raccourcis pour me faire des remarques négatives sur un ton hautain, parfois. Mais rarement des compliments. Ils doivent être jaloux. Moi, je ne leur adresse jamais aucun reproche sur leurs fautes à eux quand j'en perçois.
(Je ne sais jouer d'aucun instrument; je leur ai parfois dit :"Chantez donc cet air, que je voie exactement ce que je ne fais pas bien." Là, ils se défilent tous, car ils ne savent pas chanter, mais ont, curieusement, des prétentions à apprendre à bien chanter au plus grand chanteur amateur d'opéra du Loir-et-Cher. Ils savent seulement critiquer de manière souvent acerbe. Baste, qu'importe ?)
Les années passant, j'ai fini par chercher ce que j'avais réussi dans mes enregistrements.
Et j'applique cela aux autres humains que moi-même.
J'aime bien dickens. Je n'ai eu aucun effort particulier à faire pour être aimable avec lui, et il l'est avec moi.
Je regrette que cette spirale de l'invective s'accélère ainsi. En physique on appelle cela la "rétroaction positive" (sans connotation d'ordre moral, mais seulement mathématique). Quand un moteur électrique s'emballe, c'est que la cause de son accélération (angulaire) tend à s'amplifier.
On s'arrange, bien sûr, pour installer des dispositifs de sécurité pour éviter cela. (On sait faire aussi des systèmes équipés de régulateurs qui créent une rétroaction négative qui calme le jeu, en quelque sorte.)
Avec les êtres humains, il doit bien être possible de faire de même. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Existe-t-il, dans le domaine de l'éducation, un analogue * du match de catch Onfray-Roudinesco ?

* rien à voir avec anal logos

Ecrit par : dugong | 18 mai 2010

Bien plus intéressant que le match de catch Onfray/Roudinesco, celui qui a opposé Badiou et Finkelkraut en décembre dernier sur la question, entre autres, de l'identité (qui est celle aussi de l'éducation).
Le débat en question vient d'être publié en intégralité en librairie.


http://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face

Écrit par : Buntov | 18 mai 2010

"
Je ... Nous ...
Je ...nous ... .je ....
... j'en... ma jeunesse...
.j'ai ...j'ai ... mes .... Je ... ... m'.....me.. ...me .... .. Moi, je n..j'en ...
(Je ... je .. je .. je ... au plus grand chanteur amateur d'opéra du Loir-et-Cher. ...
...j'... j'... mes ..
.. j'.... moi-même.
J'. Je .. moi.
Je .....
.

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Écrit par : moi je moi | 18 mai 2010

"C'est un peu pesant, à force, la façon dont tout le monde s'est passé le mot pour traiter Dickens comme un blanc-bec qui a besoin qu'on le mouche. Cette ligue des condescendants n'est pas très brillante."

Ecrit par : lecteur | 18 mai 2010

Et comment ne pas remarquer le "rire ensemble", modalité majeure du "vivre ensemble", de ces fameux apéros festifs ?
Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Il ne s’agit pas d’accabler qui que ce soit, et surtout pas Dickens, qui, de toute façon, a toutes les capacités intellectuelles et culturelles pour se défendre.
Ce qui me désespère dans ce « débat », c’est qu’on nous somme de choisir entre le « rire ensemble » et le « ricaner tout seul » -- et que la nuance, là-dedans, n’a plus sa place.
Ni ma sensibilité personnelle ni mon caractère « alpestre » (c.à.d. réservé) ne me poussent, a priori, vers les apéros géants ou la fiesta obligatoire. Un de mes cauchemars serait d’être condamnée à assister à la féria d’Arles ou à l’Oktoberfest de Munich – d’autant que je n’aime guère la bière. Cela dit, je n’en éprouve aucune fierté – plutôt même le sentiment d’un manque, oui, comme d’une incapacité à entrer dans ce genre de réjouissance collective. Et je me garderais bien de mépriser ceux qui, parce qu’ils se sentent seuls dans une société où, comme le rappelle excellemment l’un de nos intervenants, les gens ne sont même plus fichus de se dire « bonjour», ont l’envie toute simple de partager un verre de rosé sur une place publique. Je ne méprise que les gens méprisables – et ceux qui sont en demande de « lien », comme on dit, sont plus émouvants qu’autre chose.
Je n’ai pas envie de ricaner toute seule, ni sur les « ploucs » aliénés par les médias, ni sur les supporters de l’OM (ou du RCT), ni sur les « bonnes femmes » de ELLE ou d’ailleurs qui essaient, même maladroitement, de se trouver une vie, ni même sur les fans de Jauni Halliday. C’est une posture facile. Tous des khons sauf moi ? Quel programme !
Bien sûr que l’ « encamaradement » a quelque chose de totalitaire et de terrifiant. Mais le ricanement solipsiste me fait tout aussi peur. Il ne faut pas devenir un des Esseintes, claquemuré avec ses œuvres d’art et sa morphine dans son pavillon de Fontenay, loin des bassesses de la foule – et seul avec sa propre folie. Ce choix du dandysme, qui est aussi celui de Murray, et sans doute celui qui tente Dickens (je ne parle pas du minable plumitif qui s‘acharne sur les « bonnes femmes » de ELLE, et qui est juste un pauvre type)… ce choix du dandysme, c’est la mort.
« La preuve de l’erreur, c’est la foule », écrit quelque part Sénèque (« De Vita beata », je crois). Peut-être. Mais la preuve de la vérité, ce n’est pas pour autant « moi tout seul au-dessus et à l’écart » de cette foule. La nuance, bon sang, la nuance ! Entre « rire ensemble » et « ricaner tout seul », j’aimerais évoquer avec nostalgie le rire de Rabelais tel que l’évoque Bakhtine, le bon gros rire carnavalesque et bienveillant de rabaissement-rénovation, le brave rire grotesque de celui qui vous tape roborativement dans le dos, ce rire qui est aussi « le rire inextinguible des dieux » et qui n’exclut, chez maître Alcofribas, ni la lecture des grands auteurs ni la pratique intensive du grec, ni celle des humanités.

Écrit par : Françoise Guichard | 18 mai 2010

La classe votre intervention, FG !

Chuis un peu jaloux ...

Écrit par : Zorglub | 18 mai 2010

Pour échapper au solipsisme, une bonne activité physique, voire pluri-manuelle ? C'est ça ?

Mais sans trop lever le coude.

J'ai bon ?

Écrit par : dugong | 18 mai 2010

Quand on pense que Françoise Guichard avait une sensibilité alpestre et qu'on ne nous en disait rien ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la chance que vous avez de voir de tels spécimens sur un blog comme Bonnet d'Âne qui est devenu une véritable réserve d'espèces rares.

Écrit par : iPidiblue et les espèces protégées | 18 mai 2010

Françoise Guichard :

Magna cum laude !

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

J'aimerais lui concocter une sentence latine qu'elle pourrait graver dans son chalet alpin, sur une solive de son ermitage, style :
"VERS LES SOMMETS A TRAVERS LES ASPERITES"

PS summa cum laude, Robin, moi aussi je salue votre triomphant retour !

Écrit par : iPidiblue en route | 18 mai 2010

Amitiés Robin !

Tout ce qui ne tue pas nourrit ...
(proverbe Bamana adapté à votre cas comme au mien)

Écrit par : Zorglub | 18 mai 2010

@ moi je moi

L’élégance, le savoir-vivre sont des formes de discipline qu’élèves et professeurs seraient bien inspirés d’observer, préalables pas indispensables mais certainement favorables à une transmission des savoirs dans la bonne humeur.
Francis Penin aurait beaucoup à vous en apprendre dans ce domaine.

Écrit par : Stéphane | 18 mai 2010

Ce qui me désespère dans ce « débat », c’est qu’on nous somme de choisir entre le « rire ensemble » et le « ricaner tout seul » -- et que la nuance, là-dedans, n’a plus sa place.
Ecrit par : Françoise Guichard | 18 mai 2010

Je ne sais pas qui est le "on" qui se cache derrière cette remarque, mais ce n'est certainement pas moi.

Le problème, quand on ose observer ou critiquer l'époque, c'est qu'"on" est accusé et placé automatiquement dans un schéma réducteur. En gros : "si vous critiquez un peu trop les apéros facebook, alors vous êtes forcément quelqu'un de pas gai, qui méprise tout le monde, vous "ricanez" seul dans votre coin, vous êtes un dandy qui va d'ailleurs finir dans des conditions atroces, etc."

Et une fois de plus, comme c'est original, vous êtes accusé de "mépriser" les gens, de vous placer au-dessus de tout le monde et d'être plein de morgue, etc. (le terme de "mépris" est la kalashnikov du démocrate : c'est une accusation qui vaut condamnation immédiate. Avec le mépris, l'avocat des apéros festifs sort son flingue, il vous descend sur place - en plus d'être une autre nouvelle lettre écarlate, une de plus, mais nous ne sommes plus à cela près.

Alors bon, moi qui ne connaît pas la nuance et encore moins le rire, hormis peut-être ce "ricanement" solitaire et désespéré, je vais quand-même rappeler que si je cite si souvent Ph. Muray (mais je pourrais en dire autant de Woody Allen ou des nouvelles de B. Malamund), c'est justement pour le rire qu'il me procure. Ce rire n'a rien du "ricanement" d'un être méprisant et solitaire enfermé dans cette forme suprême de solitude qu'est la folie. Mais c'est, à l'opposé, un rire plein d'esprit, plein d'intelligence, et que je partage (du rire ensemble, donc) naturellement avec ceux qui m'entourent et qui y sont sensibles.

J'ai la faiblesse de croire que le rire mérite qu'on soit exigeant avec lui, comme avec la littérature. Et qu'il existe l'amitié, qui est elle aussi plus exigeante que l'embrassade généralisée et alcoolisée avec des individus jeunes et aléatoires.

Je ne vois pas, dans le "rire ensemble" des apéros facebook, qu'une assez faible probabilité d'humour ou de rire intelligent mais, en revanche, une assez forte chance d'hilarité juvénile et anonyme, et surtout une marque de festivisation supplémentaire de la vie qui, si vous vous voulez mon avis, n'est pas peut-être pas obligatoire. Entre la fête de la musique, la nuit des musées où des chanteurs de rock font "bouger les musées", la coupe du monde de foot, Halloween, les "afterwork parties", la fête de ceci, la fête de cela... a-t-on encore le droit de vivre dans autre chose qu'un gigantesque samedi soir ?

La transition vers la bibliogarphie de Muray et son immense pouvoir comique, son "autre rire" qui fait qu'effectivement, après ça, vous ne pourrez plus aborder les apéro facebook avec une naiveté totalement bienveillante (mais la littérature fait grandir et vieillir, et quitter la jeunesse est désormais interdit, bref), je disais donc que la transition me semble donc toute trouvée : je vous conseille "Désaccord Parfait" chez Tel/Gallimard et "Exorcismes Spirituels III" aux Belles Lettres.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Là encore, vous brassez de l'air pour pas grand chose, parlez-nous plutôt des choses pour lesquels il y a vraiment intérêt à faire quelque chose, et pas les tribulations de la "masse".
Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Vous avez tout à fait le droit de penser que je brasse de l'air, mais n'oubliez pas qu'on reconnaît une société à ce devant quoi elle se prosterne... Je n'ai donc nullement l'intention d'ignorer ces questions qui me semblent, à leur manière, décisives.


Julien, êtes-vous bien sûr de connaître le sens de l'expression "tenir le haut du pavé ?"
Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Bon j'ai visiblement mal compris. Voulez-vous dire que les membres de l'élite en place actuellement au sommet sont des imposteurs ?
Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Je veux dire qu'une certaine bien-pensance, une certaine idée de l'air du temps, est au pouvoir à peu près partout (mais il y a heureusement des voix, et pas des moindres, qui ont choisi de ne pas rejoindre le grand choeur de l'époque !)

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Amitiés Robin !

Tout ce qui ne tue pas nourrit ...
(proverbe Bamana adapté à votre cas comme au mien)

Ecrit par : Zorglub | 18 mai 2010

Y'a bon Bamana

(d'ici que je me ramasse SOS racisme sur le dos, je dirai que c'est vous qui m'avez "incité" ! ;-))

P.S. (sans jeu de lettres) : se ramasser autant d'emm... en si peu de temps, je dois être en route vers l'immortalité terrestre !

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

A demain l'immortalité, nous ne sommes pas si pressés !

Écrit par : iPidiblue per aspera ad astra | 18 mai 2010

Avez-vous reçu cette invitation ?







Introduction par les sénateurs Jean-Claude GAUDIN, vice-président du Sénat et André LARDEUX. Sondage inédit IFOP-FPE sur les critères d’efficacité d’une école. Résultats commentés par Jean-Noël DUMONT, philosophe, administrateur de la Fondation pour l’école.
Situation de l’enseignement en France : Natacha POLONY, journaliste au Figaro, auteur de « Nos Enfants gâchés » (2005) et de « M(me) le président, si vous osiez… : 15 mesures pour sauver l’école » (2007).
Comparaisons internationales : performance éducative et autonomie des établissements scolaires
- Mats GERDAU, membre du parlement suédois, porte-parole du parti conservateur (Moderaterna) pour l’enseignement.
- Andreas SCHLEICHER, conseiller spécial du secrétaire général de l’OCDE, chargé de la politique de l’éducation.
- Jean-Daniel NORDMANN, fondateur et directeur de l’école La Garanderie (Suisse).
L’autonomie de gestion des établissements en France
- Daniel MALLET, inspecteur général honoraire de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche, président du cercle Créer.
- Huguette PEIRS, surintendante des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur.
- Gérard CHOMIER, inspecteur général honoraire de l’administration de l’Éducation et de la Recherche, ancien secrétaire général de la Mission laïque.
- Anne COFFINIER, présidente de la Fondation pour l’école.
Conclusion par Anne COFFINIER et Jean-Noël DUMONT

19 h 00 : COCKTAIL

Écrit par : iPidiblue cocktail onéreux | 18 mai 2010

Tout n'est pas passé dans mon copier-coller, il s'agit d'un colloque au Sénat le mercredi 2/6/2010.

Écrit par : iPidiblue per aspera ad astra | 18 mai 2010

Je n'ai donc nullement l'intention d'ignorer ces questions qui me semblent, à leur manière, décisives.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Vraiment ? Je l'ai déjà dit: les orgies, les fêtes païennes, etc. ce n'est pas neuf, et ça n'a jamais fait tant de mal que ça - sauf peut-être pour les phobiques puritains.
Et puis que voudriez-vous ? La prohibition ? On a déjà vu ce que ça a donné aux US...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Entre la fête de la musique, la nuit des musées où des chanteurs de rock font "bouger les musées", la coupe du monde de foot, Halloween, les "afterwork parties", la fête de ceci, la fête de cela... a-t-on encore le droit de vivre dans autre chose qu'un gigantesque samedi soir ?

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Je ne saisis toujours pas, dickens, personne ne vous force à y participer alors où est le problème ?

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Vous avez remarqué que dans tout coloque qui se respecte il faut au moins un marseillais et quand on ne dispose pas de JPB on a Jean Claude Gaudin pour le remplacer !

Écrit par : iPidiblue éducation et galéjades | 18 mai 2010

Si vous pensez, par contre, qu'on dépense des sommes folles pour ce genre d'évènements et pas grand chose pour les manifestations culturelles, je vous rejoins.
Mais là c'est plus une simple question de marché: organisez une soirée beuverie et une soirée musée et vous verrez bien laquelle des deux est la plus peuplée... pour une simple raison: se prendre une cuite, n'importe qui - du génie au plus bête des crétins - peut y arriver.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Julien... votre relation aux événements est désespérante.

Bien sûr que nous n'en sommes pas encore à la participation obligatoire, mais la critique elle, on le sent grâce à vous, est dans une certaine mesure interdite.

Et si on ne nous force pas à participer, du moins force-t-on le lecteur et le promeneur silencieux à fuir, ce qui revient un peu au même, en fin de compte.

C'est vraiment suprenant ce "tais-toi, t'as qu'à aller ailleurs si t'es pas content", surtout de la part de nos démocrates tolérants.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

PS summa cum laude, Robin, moi aussi je salue votre triomphant retour !

Ecrit par : iPidiblue en route | 18 mai 2010

Salut à vous Pidiblue (avec un point d'exclamation à l'envers devant!)... Clavier espagnol ?

(J'en suis encore à la convalescence, pas encore au triomphe)

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

C'était une maladie diplomatique ou une maladie éducative ?

Écrit par : iPidiblue le poumon ou la rate ? | 18 mai 2010

C'était une maladie réelle.

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Le dernier numéro de Riposte Laïque vient de paraître. Très intéressant.


http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Amélie | 18 mai 2010

Julien... votre relation aux événements est désespérante.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

La votre ne l'est pas moins !

"Bien sûr que nous n'en sommes pas encore à la participation obligatoire, mais la critique elle, on le sent grâce à vous, est dans une certaine mesure interdite.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010"

Non, là vous extrapolez. Et puis vous me parlez de critique, là. Tourner en rond en répétant la même chose depuis un moment, je n'appelle pas ça de la critique.
Le message, on l'a compris depuis bien longtemps, alors pourquoi en rajouter des couches, encore et encore ?
Et puis un peu de jujote: vous critiquez, alors acceptez que l'on vous critique en retour !
Et puis répondez-moi au lieu de me sortir des lieux communs genre: "C'est vraiment suprenant ce "tais-toi, t'as qu'à aller ailleurs si t'es pas content", surtout de la part de nos démocrates tolérants."
Depuis tout à l'heure je vous demande quel est votre problème, et vous ne me répondez pas !

PS: ceci étant dit j'adhère: si vous n'êtes pas content, allez voir ailleurs. Moi quand une soirée me gonfle, je m'en vais et puis c'est tout - je n'embête personne et personne ne m'embête et c'est très bien comme ça.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Les deux mâles alphas je vais vous envoyer un seau d'eau froide à la figure ...

Écrit par : iPidiblue combat de chiens | 18 mai 2010

Les deux mâles alphas je vais vous envoyer un seau d'eau froide à la figure ...

Ecrit par : iPidiblue combat de chiens | 18 mai 2010

Non, non, ça va... en plus j'ai déjà la crève alors pas besoin d'en rajouter une couche...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Laissez tomber Julien, vous ne voyez pas où je veux en venir.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

http://www.observatoire-parlement.org/article-des-cours-d-orthographe-a-l-universite-49014945.html

Les enseignants de Primaire à la fac !!!!! Et oust !!!!!!!!
Dramatique..........

Écrit par : Carole | 18 mai 2010

*Ecrit par : Julien | 18 mai 2010
Non, écrit pas dickens qui a dû s'embrouiller dans son copié-collé

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Ma chère Carole,

Ce sont des cours de pensée droite qu'il faudrait donner dans les IUFM d'abord !

Écrit par : iPidiblue avoir la tête à l'envers ou mettre la charrue avant les boeufs | 18 mai 2010

Il y a un excellent article dans "Libération" du jour sur Robert Linhart ... alternant entre dépressions et utopies non libératrices !

Écrit par : iPidiblue et les utopies non libératrices | 18 mai 2010

¡¡¡¡¡¡ On peut toujours rêver iPidiblue !!!¡¡

Écrit par : Carole | 18 mai 2010

Si vous pensez, par contre, qu'on dépense des sommes folles pour ce genre d'évènements et pas grand chose pour les manifestations culturelles, je vous rejoins.
Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Je ne vous rejoins absolument pas. Si les apéros Facebook coûtent en effet un argent fou à communauté (y compris aux "solitaires qui ricanent" de mon genre et qui doivent contribuer aux dépenses de police et de sécurité nécessaires pour éviter une surmortalité des rieurs festifs concernés), j'affirme que les "manifestations culturelles" dont vous parlez ont elles aussi un coût exorbitant... avant d'être rentabilisées par l'univers marchand.

Apéro facebook, "manifestation culturelle" ou collège unique, il est extrêmement coûteux d'occuper l'inculture.

Le simple fait que vous utilisiez le syntagme jacklanguien-bertrand-delanoéiste de "manifestation culturelles" prouve bien qu'avec vous, la culture n'est pas en territoire ami.

Un "manifestation culturelle", c'est un moment divertissement. C'est une façon d'occuper l'inculture, fut-ce culturellement. C'est une "manifestation" qui peut accueillir tout et n'importe quoi, de la salsa aux sushis en passant par les dessins d'enfants, car tout, absolument tout est culturel.

Je vomis les "manifestations culturelles", définition d'une culture qui se répand jusqu'à en perdre toute consistance, et ce afin d'occuper l'ennui, synonyme d'inculture.

Vous allez encore dire que je méprise tout le monde, mais je préfère aller au théatre, au cinéma, au musée (les jours où il n'y a pas de rock), à la salle Pleyel (plutôt qu'à Bercy), à la bibliothèque, bref, à quelque chose de précis... mais pitié, pas à une "manifestation culturelle" !

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Voulez-vous dire Dickens que ne vous verra même pas au cocktail du Sénat le 2 juin ?

Écrit par : iPidiblue libérez Dickens ! libérez Dickens ! | 18 mai 2010

Vous allez encore dire que je méprise tout le monde, mais je préfère aller au théatre, au cinéma, au musée (les jours où il n'y a pas de rock), à la salle Pleyel (plutôt qu'à Bercy), à la bibliothèque, bref, à quelque chose de précis... mais pitié, pas à une "manifestation culturelle" !

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

J'entendais bien par manifestations culturelles, de la culture classique, mais bon comme toujours: allez hop, tout le monde dans le même panier ! Vraiment, la nuance c'est pas votre fort...
Bon et bien retournons la situation dans l'autre sens: je n'aime pas passer ma vie à la bibliothèque (je préfère lire tranquillement dans un parc un jours de beau temps, ça me correspond mieux), et vous me le reprochez indirectement en sous-entendant que je ne suis qu'un abrutis décervelé et inculte, puisqu'une personne qui ne partage pas vos goûts est forcément un imbécile... et quand vous vous trouvez face à quelqu'un qui procède du même raisonnement, vous vous offusquez...
Je me fiche bien de vos goûts, ils ne regardent que vous, et je m'étonne que ceux des autres vous importe tant.
Et je vais encore me répéter: ça ne vous plaît pas ? D'accord, mais est-ce une raison pour en dégoûter les autres ?

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Vous allez encore dire que je méprise tout le monde

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Non, même pas. A ce stade, c'est plus de la phobie que du mépris...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"vous importent"

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Ben quoi ? Dickens bande à part ...

Écrit par : iPidiblue libérez Dickens ! libérez Dickens ! | 18 mai 2010

Le simple fait que vous utilisiez le syntagme jacklanguien-bertrand-delanoéiste de "manifestation culturelles" prouve bien qu'avec vous, la culture n'est pas en territoire ami.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Amen.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

je n'aime pas passer ma vie à la bibliothèque (je préfère lire tranquillement dans un parc un jours de beau temps, ça me correspond mieux), et vous me le reprochez indirectement en sous-entendant que je ne suis qu'un abrutis décervelé et inculte

Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Absolument pas. Cette pratique vous place dans la vieille et belle tradition occidentale qui associe la lecture à la promenade, à la rêverie, et à l'appréciation (toujours hautement culturelle !) de la nature.

Sa substitution par le tout-festif, partout et tout le temps, cet envahissement par la fête et le bruit, me désole un peu.
C'est ainsi.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Malgré tout le mal qu'il convient d'en penser, on peut lire ici maint exemple de la bien-pensance pesante et asphyxiante. Voici nos gardiens du temple qui glosent ad nauseam et s'insurgent contre une remarque prétendument raciste : "la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes". Elle énonce pourtant une évidence et décrit une situation dont la France n'a pas l'exclusivité parmi les pays "du Nord".

Comble d'ineptie et d'incohérence, ce sordide procès d'intention prend pour cible un Français qui est aussi Berbère et juif. Il suffit de prononcer son nom pour que le prurit s'échappe des furoncles qui pullulent dans les cerveaux des phares de la pensée. Une société où des propos d'une telle banalité font scandale est malade, profondément infectée par un chancre, un mauvais esprit d'ampleur pandémique.

Zemmour ne peut se justifier qu'en ayant recours à une autre platitude: "Ce n'est pas un dérapage, c'est une vérité. Je ne dis pas que tous les Noirs et les Arabes sont des délinquants! Je dis juste qu'ils sont plus contrôlés parce qu'il y a plus de délinquance parmi eux." La belle affaire! Quiconque a passé cinq minutes au parloir d'une prison, ou dans une salle d'audience où l'on juge des flags, confirmera.
Pas de quoi fouetter un chat.

Pendant que les dames patronnesses pleurnichent en se complaisant à multiplier ces tempêtes dans un verre d'eau, pour se donner l'impression d'exister, on peut attendre la St Glinglin avant que la parole se libère, que le bon sens reprenne ses droits et qu'on puisse enfin à nouveau appeler un chat un chat.

On s'incline et on s'esclaffe, devant les grossièretés les plus dégradantes pour ceux qui les profèrent, et on bafoue impunément les fondements de notre langue, mais on flingue un journaliste dont le seul crime est de dire tout haut ce que tant d'autres pensent tout bas, mais sans avoir le courage de le dire, par peur des représailles dedits gardiens de l'orthodoxie doctrinale. Que ceux-ci émargent à la Halde ou à la Licra, honte sur eux. Leurs agissements sont proprement totalitaires.

Ce n'est pas dans ce climat d'autocensure qu'ils entretiennent qu'on pourrait voir l'ENA consacrer un colloque de spécialistes de l'éducation à la question suivante : "Merit Pay: Will It Work? Is It Politically Viable?" .
C'est pourtant ce que fera son homologue US (la Kennedy School) les 3 et 4 juin.
2010http://www.hks.harvard.edu/pepg/conferences/PTFP.htm

Un coup d'oeil au programme suffit à mesurer le chemin parcouru par les anti-pédagos et le déclin de la toute-puissance des syndicats d'enseignants, au "Land of the Free and Home of the Brave".


Panel I "Pay for Performance"
Panel II " Impacts of Teacher Financial Incentives on Student Achievement: Innovations from the US"
Panel III "Compensation Effects on Teacher Supply"
Panel IV "Can We Identifiy Ineffective Teachers?"
Panel V "Impacts of Teacher Financial Incentives on Student Achievement: Evidence from Abroad"

À comparer aux récents "États généraux" sur la violence scolaire qui ont fait des ronds dans l'eau sans même accoucher d'une souris.

Ceux que les actes du colloque intéressent peuvent me contacter par courriel. Je les leur ferai parvenir.

Écrit par : Cadichon | 18 mai 2010

Sa substitution par le tout-festif, partout et tout le temps, cet envahissement par la fête et le bruit, me désole un peu.
C'est ainsi.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Pas tout le monde, dickens, pas tout le monde ! C'est là que vous vous méprenez. Et puis pourquoi ne pourrait-on pas aimer les deux ?
J'aime la musique classique, et j'en joue, mais j'aime tout autant le rock, le jazz et la Brit' pop (enfin pas après les 90's, là je suis d'accord) et ce n'est pas de la démagogie: j'aime ça et je n'y peux rien.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Julien vous vieillissez ! Vous n'aimez pas la Brit'pop après 90?Je n'écoute que cela ....

Écrit par : iPidiblue Britney Spears | 18 mai 2010

Cadichon,


Désolé cet après-midi j'ai piscine ...

Écrit par : iPidiblue pas de colloque sentimental | 18 mai 2010

Julien vous vieillissez ! Vous n'aimez pas la Brit'pop après 90?Je n'écoute que cela ....

Ecrit par : iPidiblue Britney Spears | 18 mai 2010

Bah non... vous savez, les goûts et les couleurs, ça ne s'explique pas ;-)

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"
Je ... Nous ...
Je ...nous ... .je ....
... j'en... ma jeunesse...
.j'ai ...j'ai ... mes .... Je ... ... m'.....me.. ...me .... .. Moi, je n..j'en ...
(Je ... je .. je .. je ... au plus grand chanteur amateur d'opéra du Loir-et-Cher. ...
...j'... j'... mes ..
.. j'.... moi-même.
J'. Je .. moi.
Je .....
.

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Ecrit par : moi je moi | 18 mai 2010
---
Ah, vous avez mon remarqué mon style direct !
Je ne tourne pas autour du pot.
Et quant à ma vantardise sur mes qualités de chanteur (amateur), je l'ai modérée.
Je pense sincèrement qu'au lieu de "Loir-et-Cher", j'aurais dû mettre, "Académie d'Orléans-Tours", en toute objectivité. Je ne m'aventure pas au-delà. Il n'est pas du tout impossible qu'il y ait, en dehors de cette académie, de meilleurs chanteurs d'opéra amateurs que votre serviteur.
J'ai toujours cru que ma prétention était sans limites, mais apparemment elle ne l'est pas. ;-)
Moi-je-moi, c'est moi, non pas vous !
Je suis agaçant, hein ! :-)

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

"Il suffit de prononcer son nom pour que le prurit s'échappe des furoncles qui pullulent dans les cerveaux des phares de la pensée" Cadichon

Ce lyrisme là bas ?

On brûle les collectivistes

Il y a comme une odeur de fleurs ?

Le néolibéralisme

Folle ?

C'est ça ! Elle vient d'Etasunie

Écrit par : Marguerite | 18 mai 2010

Moi aussi j'aime ou j'ai pu aimer le rock, Julien, là n'est pas la question.

Ce que je constate (et c'est une grande généralisation, je vous l'accorde, et comme toute généralisation elle comporte sa part de vrai et de faux, mais je pense qu'elle est plutôt vraie que fausse), c'est que le "culturel" évince de plus en plus le cultivé.

La fréquentation délirante des musées par des gens qui n'y sont pas préparés, et qui ne s'y seraient pas rendus naturellement, créé un affairement, une massification qui dégoûte et fini par chasser l'amateur de peinture cultivé qui aime les musées pour ce qu'ils sont : un lieu de méditation silencieuse face aux oeuvres.

La présence de ce "nouveau public", non préparé, entraîne la nécessité d'occuper son inculture : animations, concerts et autres "médiateurs" pour une rapide mais dérisoire formation à histoire de l'art, en catastrophe. Elle est à la fois coûteuse, mais à long terme très rentable. C'est ainsi que le Louvre devient une "marque" (sic), une société de divertissement culturel.

Les apéros géants (auxquels je ne prends part mais dont je finance la sécurité par mes impôts) m'empêchent de me promener dans le centre ville et de lire dans un parc, moi aussi.

Quant à l'école, n'en parlons pas, la volonté d'y maintenir de force un public qui ne veut pas ou ne peut pas suivre a donné le même résultat : la culture n'y a déjà plus sa place.

Le "tout culturel" jacklanguien évince précisément la culture dans son acception et sa pratique classique pour faire triompher cette paradoxale inculture (qui baigne pourtant à fond dans le "culturel")
... et c'est là notre ultime conquête démocratique.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Elle va vers le Coromandel ?

Non ! Avenue Georges Mandel

Écrit par : Marguerite | 18 mai 2010

A noter :

Dans l'un des hors séries (ou suppléments ?) du Figaro portant Henri IV en couverture et disponible cette semaine, Alain Gérard Slama s'insurge contre l'épreuve de compatibilité idéologique et de servilité ajoutée aux agrégations.

Écrit par : Jeremy | 18 mai 2010

Mon cher Dickens,

Je crois que vous avez trop lu Renaud Camus !

Écrit par : iPidiblue pas de colloque intime | 18 mai 2010

Je ne vous le fais pas dire ! Son "Du Sens" m'a particulièrement inspiré.
Et sa pensée, trop méconnue, mérite d'être diffusée, elle, pour le coup.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

"Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2010"

Ca y est, la marée noire est arrivée chez nous... :-((((

Françoise, vous êtes décidément géniale... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Bonjour Francis,

Je suis effectivement certifié (et même bi-admissible) à l'agrégation, ce qui me laisse penser qu'avec une préparation sérieuse et régulière, j'ai une chance, aussi faible soit-elle, de décrocher le précieux sésame. Je suis très admiratif de votre ténacité(dix inscriptions au concours, chapeau bas!), car j'avoue qu'après mon deuxième échec lors des oraux, le découragement avait pris possession de moi. Il faut dire aussi que dans un établissement comme le mien, on peut très facilement se laisser gagner par ce que j'appellerais "le sentiment de l'absurdité des choses". Le sentiment d'inutilité et l'usure mentale m'ont parfois éloigné de l'étude approfondie de ma discipline qui était, et qui est toujours, ma passion. A présent que j'ai pris davantage de recul par rapports à la médiocrité ambiante, je pense être dans un état d'esprit plus propice à la réussite. Quoi qu'il en soit, je vous remercie très chaleureusement pour vos conseils et vos encouragements.

Écrit par : alain | 18 mai 2010

"Vous allez encore dire que je méprise tout le monde, mais je préfère aller au théatre, au cinéma, au musée (les jours où il n'y a pas de rock), à la salle Pleyel (plutôt qu'à Bercy), à la bibliothèque, bref, à quelque chose de précis... mais pitié, pas à une "manifestation culturelle" !"

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Encore une fois, je crois qu'on est tous d'accord avec vous là-dessus.
Pitié, ne nous en dégoûtez pas... :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

J'ai reçu un mail d'invitation, pour le colloque sur l'innovation à l'école, au Sénat, avec Natacha Polony...
C'est vous, Jean-Paul ???
J'y serais bien allé...

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Introduction par les sénateurs Jean-Claude GAUDIN, vice-président du Sénat et André LARDEUX. Sondage inédit IFOP-FPE sur les critères d’efficacité d’une école. Résultats commentés par Jean-Noël DUMONT, philosophe, administrateur de la Fondation pour l’école.
Situation de l’enseignement en France : Natacha POLONY, journaliste au Figaro, auteur de « Nos Enfants gâchés » (2005) et de « M(me) le président, si vous osiez… : 15 mesures pour sauver l’école » (2007).
Comparaisons internationales : performance éducative et autonomie des établissements scolaires
- Mats GERDAU, membre du parlement suédois, porte-parole du parti conservateur (Moderaterna) pour l’enseignement.
- Andreas SCHLEICHER, conseiller spécial du secrétaire général de l’OCDE, chargé de la politique de l’éducation.
- Jean-Daniel NORDMANN, fondateur et directeur de l’école La Garanderie (Suisse).
L’autonomie de gestion des établissements en France
- Daniel MALLET, inspecteur général honoraire de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche, président du cercle Créer.
- Huguette PEIRS, surintendante des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur.
- Gérard CHOMIER, inspecteur général honoraire de l’administration de l’Éducation et de la Recherche, ancien secrétaire général de la Mission laïque.
- Anne COFFINIER, présidente de la Fondation pour l’école.
Conclusion par Anne COFFINIER et Jean-Noël DUMONT

19 h 00 : COCKTAIL
Ecrit par : iPidiblue cocktail onéreux | 18 mai 2010

J'ai reçu. Que du beau linge !
J'imagine que Natacha Polony fera sur son blog un compte-rendu éclairant.
Sans rapport quoique : sur le blog de Luc Cédelle, le bilan financier de SOS-Éducation.

En tout cas, cela nous distrait des épouillages de mouches entre copains dans lesquels ce blog-ci semble se complaire.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

Je ne sais pas ce qu'est un URL, mais je crois savoir ce qu'est un O.R.L.
Je ne peux donc pas vous donner mon U.R.L.

Écrit par : Eleuche | 18 mai 2010

Je ne sais pas ce qu'est un URL, mais je crois savoir ce qu'est un O.R.L.
Je ne peux donc pas vous donner mon U.R.L.

Écrit par : Eleuche | 18 mai 2010

« Il suffit de prononcer son nom pour que le prurit s'échappe des furoncles qui pullulent dans les cerveaux des phares de la pensée. »
Cadichon | 18 mai 2010

« que [...] des [...] dans [...] des [...] de... »

« le prurit s'échappe des furoncles »
("Prurit, subst. masc. Sensation de démangeaison cutanée" [tlfi])

« on bafoue impunément les fondements de notre langue »
Cadichon | 18 mai 2010

Écrit par : tailleboudin | 18 mai 2010

« Il y a un excellent article dans "Libération" du jour sur Robert Linhart »
iPidiblue | 18 mai 2010

_Libération_ d'hier.
_L'Établi_ est un bouquin remarquable.

Écrit par : tailleboudin | 18 mai 2010

Et même :
« que [...] des [...] qui [...] dans [...] des [...] de... »

Écrit par : tailleboudin | 18 mai 2010

Philippe Meirieu vient d'être élu président de la commission jeunesse de l'Association des régions de France !
Alleluia ! Le principal fossoyeur de l'Ecole française va pouvoir continuer son oeuvre dans l'ensemble des lycées de France.
Réjouis-toi, Jean-Marc : tu as une nouvelle occasion d'exercer ton talent d'écrivain et d'user de ton humour

Écrit par : Eleuche | 18 mai 2010

Bah, il fait collection de médailles en chocolat…
C'est de son âge…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2010

"Réjouis-toi, Jean-Marc : tu as une nouvelle occasion d'exercer ton talent d'écrivain et d'user de ton humour"

Ecrit par : Eleuche | 18 mai 2010

C'est qui, Jean-Marc ???

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Philippe Meirieu vient d'être élu président de la commission jeunesse de l'Association des régions de France !
Ecrit par : Eleuche | 18 mai 2010
Bah, il fait collection de médailles en chocolat…
C'est de son âge…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 mai 2010

Ben oui, lui aussi est "décoré de la légion d'honneur".

Écrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

A propos de nos joyeux antimodernes - et qui le sont si peu dialectiquement - nos Camus, Muray et autres Finfielkraut - sans même songer à évoquer leur vulgarisateur Zemmour :

"Quant aux auteurs très modernes qui se sont fait une spécialité de publier chaque saison leurs lamentations sur le naufrage de la vieille culture, ils ont moins que quiconque à regretter sa disparition, sans laquelle leur talent et leur savoir n'auraient certainement pas brillé avec le même éclat. [...] Car ils se chargent d'exprimer fidèlement, sans rien en altérer par des considérations plus précises, cette nostalgie vague et ce romantisme nébuleux que l'ère des machines fait jaillir à intervalles réguliers, en guise de protestation artistique et intellectuelle contre elle-même. Mais il est inutile d'y insister, chacun voyant au premier coup d'œil tout ce que le passéisme doit à la modernisation"
Jaime Semprun "Défense et illustration de la novlangue française" 2005.

Écrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

"Réjouis-toi, Jean-Marc : tu as une nouvelle occasion d'exercer ton talent d'écrivain et d'user de ton humour"
Ecrit par : Eleuche | 18 mai 2010
C'est qui, Jean-Marc ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

C'est qui, Eleuche ???

Écrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

En tout cas, cela nous distrait des épouillages de mouches entre copains dans lesquels ce blog-ci semble se complaire.

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2010

Je vous trouve sévère Guy, mais on ne vous changera pas, n'est-ce pas ;-)

Je trouve ce blog amusant (la "marée noire" et les "médailles en chocolat" m'ont bien fait rire).

C'est un moment de détente bienvenu après une rude journée.

Vous avez la chance d'être déjà à la retraite ; imaginez-vous que je sors d'une réunion sur le socle commun (bon, je n'ai capté que les derniers soubresauts de la "mise en commun" car j'avais un cours dans mon autre collège à 30 kilomètres, mais enfin...

Et puis comme disaient mes vieux maîtres du temps des soutanes "asinus asinum fricat", non ?

NB : je me suis permis de vous citer sur mon blog qui est beaucoup moins rigolo que celui-ci... dans un article sur le socle commun, justement.

A propos d'asinus... Bises fraternelles à Bongo !

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Hello, Guy !!! On vous attendait, justement, pour que personne ne se "frite" plus avec personne !!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

Pour ceux qui s’intéressent aux critiques de livres : La Quinzaine Littéraire (la critique en tête de cette note n’y déparerait pas…) propose un abonnement annuel de 48 au lieu de 64 euros jusqu’au 01/06/2010.

Dans le n° 1015 du 16 Mai, une interview de André Schiffrin (mainmise des prédateurs financiers sur le livre et l’édition).
http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr/

La Quinzaine Littéraire, fondée en 1966, sans publicité, sur papier journal à l’ancienne, sans bling bling, donne progressivement accès sur internet à ses archives : actuellement à partir du n° 796 du 16 Novembre 2000.
Plus de 40000 articles sont en outre consultables, soit directement sur internet, soit à la demande.

Écrit par : Zyg & Pub | 18 mai 2010

Hello, Guy !!! On vous attendait, justement, pour que personne ne se "frite" plus avec personne !!! ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2010

On ne se refait pas. Mes origines belges expliquent sans doute mon goût prononcé pour les frites.
Maintenant si vous préférez les congratulations et les caresses de vestiaire entre copains de club pendant que Coffinier et SOS Éduc font leur chemin, c'est votre affaire.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

Un petit pince-fesses au Sénat cela vous changerait des baignades nu dans la Sarthe !

Écrit par : iPidiblue nudisme au Sénat | 18 mai 2010

On ne se refait pas. Mes origines belges expliquent sans doute mon goût prononcé pour les frites.

Maintenant si vous préférez les congratulations et les caresses de vestiaire entre copains de club pendant que Coffinier et SOS Éduc font leur chemin, c'est votre affaire.

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2010

Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s'agit.

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Et qu'est-ce que nous pouvons y faire ? Il faudrait savoir exactement d'où vient le danger et comment y faire face. En salle des professeurs, on parle de plus en plus de privatisation de l'enseignement public et de recrutement des professeurs pas les C.E. Rumeurs ?

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Un petit pince-fesses au Sénat cela vous changerait des baignades nu dans la Sarthe !
Ecrit par : iPidiblue nudisme au Sénat | 18 mai 2010

Excellente idée. Encore que j'ai fréquenté davantage les remugles poudrés du Sénat que les eaux de la Sarthe. D'ailleurs, j'habite sur les bords du Loir. Quand on a arpenté la rue de Bourbon, c'est le moins.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

Le Bourbon c'est bon !

Écrit par : iPidiblue boire ou enseigner il ne faut pas choisir ! | 18 mai 2010

"L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout!
Ecrit par : Pendariès | 17 mai 2010

Ai-je seulement jamais dit cela ?"

Vous l'avez sous-entendu (malgré vous?) quand vous répondîtes à Julien à son message sur votre réflexion sur le magazine ELLE:

"La prochaine fois faites-en de même avec une revue littéraire, philosophique ou encore un journal sérieux - là au moins on aura des raisons de s'apitoyer avec vous.

Ecrit par : Julien | 17 mai 2010"


par votre:

"C'est en gros la même idéologie qui tient le haut du pavé universitaire, vous savez..."

C'est tout. Vous n'avez pas parlé de penseurs indépendants, qui n'ont pas de thèses (j'en connais, et que l'on invite au Brésil pour des colloques de haut vol...), ni de DEA. Mais immédiatement de "pavé universitaire" (comme s'il n'y avait que cela pour atteindre au nirvana du cerveau). Julien ne parla que de revues ou de journal... D'où ma réflexion, par devers-moi:

"L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout! Coupez le cordon!"

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Et qu'est-ce que nous pouvons y faire ? Il faudrait savoir exactement d'où vient le danger et comment y faire face. En salle des professeurs, on parle de plus en plus de privatisation de l'enseignement public et de recrutement des professeurs pas les C.E. Rumeurs ?
Ecrit par : Robin | 18 mai 2010

Cher Robin,
Comme toujours, le danger vient de partout, ce qui fait son charme.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

Le Bourbon c'est bon !
Ecrit par : iPidiblue boire ou enseigner il ne faut pas choisir ! | 18 mai 2010

Beau précepte ! IPid, il y a chez vous quelque de chivardien.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

"Et si on ne nous force pas à participer, du moins force-t-on le lecteur et le promeneur silencieux à fuir, ce qui revient un peu au même, en fin de compte."

Dickens, vous pouvez être d'insupportable et d'une malhonnêteté intellectuelle, des fois... Où vivez-vous? En ville? A la campagne? Dans un val? Sur les pentes d'une montagne? En bordure d'une voie rapide?

Je crains, à vous lire, avec attention, que vous n'aimiez tout simplement pas les gens, vos voisins, ceux qui ne vous ressemblent pas (contre quelle image de vous-même luttez-vous, finalement? On a pu lire ici le mépris de classe d'enseignants qui refusent celles et ceux - ouvriers, agriculteurs - qu'ils auraient pu rester) et n'ont pas vos goûts ou vos critères de sélection artificielle (je ne parle pas de "valeur", les "valeurs" sont bien d'autres choses humaines, à commencer par l'attention à l'autre dans ce qu'il a de singulier et de différent, de contrariant aussi - sans doute: surtout). L'étilite aigüe à l'étouffée donne de la mauvaise saveur à la viande.


Le monde n'appartient à personne, vous n'avez nulle par votre territoire à clôturer, mais il est assez vaste pour trouver sa thébaïde, ne serait-ce que quelques minutes.

Cioran, puisque vous l'aimez tant, prenait des week-ends entiers pour aller marcher le long des rivières, par exemple; dans les campagnes, et était au sommet de l'amitié quand il rencontrait un(e) païsanasse avec lequel il s'entretenait, et surtout pas de philosophie, ou de théologie; et pourtant, quand on lit ses Carnets, il ne cesse d'admirer la simplicité pieds-dans-la-terre et si juste, et terrible, de propos des gueux, qui aujourd'hui, sans doute regardent le Juste Prix pour se reposer de leurs éreintements.

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Il semble y a voir un problème de lecture.
Je vais donc expliquer à nouveau. J'ai en effet affirmé deux choses :
- la même idéologie est, en gros, au pouvoir dans les deux instances précitées.
- je n'ai dit nulle part, mais absolument nulle part, que l'université était l'unique lieu de connaissance, ni le meilleur, ni le plus adapté à la production de savoirs.

Je me suis simplement étonné de cette coïncidence, sans que cela ne soit le reflet d'une déception dûe à a priori ultra-positif de l'Université. Libre à vous de me voir comme un défenseur ardent de la faculté, qui s'attendrait à ce qu'elle soit intellectuellement irréprochable. Mais je ne suis pas cette personne-là.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Oui je suis à la gauche du blog ! Mais je lève très bien aussi le coude droit ... quand on m'y invite !

Écrit par : iPidiblue des deux bords | 18 mai 2010

quelque chose de schivardien...

Écrit par : guy morel | 18 mai 2010

nulle parT

deS propos (je module: des paroles; les propos sont toujours des calculs; la parole est fille du chant, plus libre, flirtant avec le beau ciel de l'esprit)

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

"L'université, Dickens, n'est pas du tout l'alpha et l'oméga de la pensée.... mais alors pas du tout, du tout! Coupez le cordon!"

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Il n'y a d'ailleurs aucun "cordon" entre l'Université et moi. je ne l'ai qu'assez peu fréquentée, et je ne me suis même pas, à ce jour, lancé dans une quelconque thèse.. L'idée d'un "cordon" m'est donc tout à fait étrangère.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

[...] des gueux, qui aujourd'hui, sans doute regardent le Juste Prix pour se reposer de leurs éreintements.
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Ne pas confondre repos et abrutissement.

Écrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

"Problème de lecture": Est-ce toujours, pour vous, la faute de l'autre, Dickens????????

Croyez-vous vraiment être si clair dans l'expression de vos idées?

Quelle hubris!

Vous êtes fameux pour noyer le poisson quand même!

Françoise Guichard vous écrit des merveilles d'intelligence et de sensibilité et vous snobez cela.... Vous êtes un mur.

Parlez à vous-même ici alors, et éblouissez-vous tout seul.

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Libre à vous de me voir comme un défenseur ardent de la faculté, qui s'attendrait à ce qu'elle soit intellectuellement irréprochable. Mais je ne suis pas cette personne-là.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

On se demande bien d'ailleurs ce que vous défendez, tant vous passez votre temps à condamner...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Cher Robin,
Comme toujours, le danger vient de partout, ce qui fait son charme.

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2010

Guy Morel, quelque chose de Corto Maltese ;-)

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Mon palais apprécie le Bourbon ; dommage que ce soit incompatible avec les médicaments !

Écrit par : Robin | 18 mai 2010

Pendariès, vous me faites, en gros, un procès en intolérance.
Je ne trouve pas, pour ma part, que la fête englobante soit très tolérante, elle. Son organisation sauvage, sans la moindre autorisation préalable, devrait pourtant nous alerter.

Vous êtes au moins la deuxième personne ici à trouver douteux mes doutes sur la grande beuverie de rue. Vous avez sans doute raison : il faut accueillir cette énième manifestation de jeunesse bruyante comme elle est, la trouver "sympa" pour ce qu'elle est, sans ce poser la moindre question sur ce qu'elle dit de notre époque, ni même sur cette façon totalitaire qu'elle a de s'imposer quand elle veut, où elle veut, si elle veut.

Mais ce ne sont que des enfants : il faut être gentil avec eux, ne pas les traumatiser, accepter tout et n'importe quoi, faire de la pédagogie, etc.

Les apôtres de la fête, sur le même registre que vous, ne tolèrent que la tolérance et me conseillent de me casser à la campagne, pour dire les choses rapidement.

Bel exemple d'éviction par la fête, donc.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

il ne cesse d'admirer la simplicité pieds-dans-la-terre et si juste, et terrible, de propos des gueux, qui aujourd'hui, sans doute regardent le Juste Prix pour se reposer de leurs éreintements.

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Ce n'est pas tant leur simplicité que je trouve moi-même admirable, mais ce bon sens "terre-à-terre" dont ils peuvent (pas tous, mais beaucoup) faire preuve. Mon meilleur ami est lui-même fils d'agriculteur, et je ne me lasse jamais de discuter avec ses parents. Et nous ne parlons pas de Shakespeare ni de Dickens, mais de choses de la vie - la vraie, pas celle dont on rêve quand on lit (et dieu sait pourtant que j'aime rêver, mais ça fait du bien des fois de remettre les pieds sur terre ;-) )

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

[...] des gueux, qui aujourd'hui, sans doute regardent le Juste Prix pour se reposer de leurs éreintements.
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Ne pas confondre repos et abrutissement.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

Y en a marre des "bac + je ne sais combien" aussi péremptoires! TOUT LE MONDE N'A PAS COMME VOUS LE SENS DU MONDE SELON ARTE! Mer... alors! Ils me gonflent ces caricatures d'intellos!

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Les apôtres de la fête, sur le même registre que vous, ne tolèrent que la tolérance et me conseillent de me casser à la campagne, pour dire les choses rapidement.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Ça ne vous ferait pas de mal, en effet.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"Ils/Elles" pour caricatures, j'm'en fous du sexe!
Bon je sors aller boire du bon vin dans un bar à vins.
Sont trop pénibles pour moi, certains intervenants, ce soir.
Ils me donnent envie d'aller bouffer au McDo!

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Le monde n'appartient à personne, vous n'avez nulle par votre territoire à clôturer

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Eh bien c'est parfait !
Je vous rappelle néanmoins que quand le monde n'appartient à personne, qu'il n'est pas découpé en limites honnêtes, alors il appartient au plus fort, au plus bruyant, au plus totalitaire. C'est exactement ce que fait la fête, elle s'empare de la place publique sans autorisation, par son vacarme irrestible qu'elle impose à tous.

Ce retour à la barbarie et cet abandon du règne de la loi vous réconfortent, mais pas moi.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Bon je sors aller boire du bon vin dans un bar à vins.
Sont trop pénibles pour moi, certains intervenants, ce soir.
Ils me donnent envie d'aller bouffer au McDo!

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Si je n'étais pas en aussi mauvais état, je vous aurez volontiers rejoins et nous aurions trinqué ensemble (bon je vous aurez néanmoins faussé compagnie au MacDo, j'ai plus envie d'un bon steak bien saignant et de pommes de terres frites ;-) ).

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"Je vous aurais"

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

[...] des gueux, qui aujourd'hui, sans doute regardent le Juste Prix pour se reposer de leurs éreintements.
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010
Ne pas confondre repos et abrutissement.
Ecrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010
Y en a marre des "bac + je ne sais combien" aussi péremptoires! TOUT LE MONDE N'A PAS COMME VOUS LE SENS DU MONDE SELON ARTE! Mer... alors! Ils me gonflent ces caricatures d'intellos!
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Bac + 8, mais je ne regarde jamais Arte - beaucoup trop plébéien pour moi. Au reste, je n'utilise mon écran plasma que pour me repasser en boucle l'intégrale Straub / Huillet en DVD.

Écrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

Julien, dites-vous ceci: vous n'en viendrez pas à bout. Nous avons affaire à de vrais fanatiques: la vérité est de leur côté (ils la capturent!). Ni plus ni moins, finalement, que des Islamistes à la Tariq Ramadam: une belle prose référencée posée sur des sentiments pas très jolis-jolis. On les lit et leur répond ici parce qu'ils sont du sérail, qu'ils auraient pu être nos camarades de promos. Là, ça m'énerve. Je pense à un "Roi sans divertissement". L'assassin, Monsieur V. (Mauvais voisin, dans le manuscrit), si je ne m'abuse. Rien de pire et faux qu'un voisin qui se fait ch.... Il vous casse les oreilles avec sa tondeuse!

Ce que Dickens et d'autres écrivent sur le "Je" et le "Eux" est d'un convenu affligeant. S'il y avait de l'esprit et du style, la pilule passerait, au niveau du stade esthétique (gloire à Kierkegaard!), mais là...

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

On se demande bien d'ailleurs ce que vous défendez, tant vous passez votre temps à condamner...

Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

La langue, la lecture, le savoir, l'Ecole, la syntaxe, la promenade, le silence, la transmission, l'identité qui permet justement à l'altérité d'exister, la civilité, la littérature et la médiation par les oeuvres, une conception littéraire de la vie et une façon poétique d'habiter le monde, la distance par rapport à l'air du temps et le droit à franchement douter de notre époque ... entre autres nombreuses choses.

Mais tout cela fait de moi un personnage assez détestable, visiblement.

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Grand bien vous fasse TotoW, vous êtes de ceux qui sont déjà au paradis!

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

la vraie, pas celle dont on rêve quand on lit (et dieu sait pourtant que j'aime rêver,
Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Julien, vous me conseillez de me casser à la campagne pour laisser place à la fête, ce qui en dit long sur vous, mais n'empêche que je vous prends en flagrant délit de bovarysme !

Écrit par : dickens | 18 mai 2010

Julien, vous me conseillez de me casser à la campagne pour laisser place à la fête, ce qui en dit long sur vous, mais n'empêche que je vous prends en flagrant délit de bovarysme !

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Non, je vous conseille de vous casser à la campagne pour vous détendre - vous en avez grand besoin - c'est tout.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Et peut-être ça aussi. Vous commencer à me gonfler: moi j'aime la fête - avec modération - et j'en ai marre de devoir me justifier face à des pisse-froids dans votre genre, c'est tout.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

La langue, la lecture, le savoir, l'Ecole, la syntaxe, la promenade, le silence, la transmission, l'identité qui permet justement à l'altérité d'exister, la civilité, la littérature et la médiation par les oeuvres, une conception littéraire de la vie et une façon poétique d'habiter le monde, la distance par rapport à l'air du temps et le droit à franchement douter de notre époque ... entre autres nombreuses choses.

Mais tout cela fait de moi un personnage assez détestable, visiblement.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

Vous êtes de mauvaises foi, dickens: nous tous défendons cela ici, et pourtant nous ne passons pas notre temps à nous morfondre sur le fait que ELLE ait des lecteurs ou que des gens organisent des apéros sur facebook.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Si je n'étais pas en aussi mauvais état, je vous aurez volontiers rejoins et nous aurions trinqué ensemble (bon je vous aurez néanmoins faussé compagnie au MacDo, j'ai plus envie d'un bon steak bien saignant et de pommes de terres frites ;-) ).Ecrit par : Julien | 18 mai 2010

Ce n'est pas parce que "vous" est devant "aurais" qu'il faut l'écrire ez, Julien ! Si + imparfait dans la subordonnée donnent conditionnel présent dans la principale : JE VOUS AURAIS (x 2=)
Un grog et hop, au lit !

Écrit par : nicolas | 18 mai 2010

@nicolas

Je me suis corrigé moi-même, juste en dessous:

"Je vous aurais"

Ecrit par : Julien | 18 mai 2010


Vous êtes vraiment sans pitié, nicolas :-(

Le grog me tente - vu l'état de ma gorge en ce moment - mais je n'ai malheureusement pas les ingrédients nécessaires.

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"vous êtes de mauvaise foi"

nicolas a raison, je fatigue...

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

"Vous commencez"

Bon, je lâche l'affaire, je ne suis vraiment pas en forme ce soir :-(

Écrit par : Julien | 18 mai 2010

Mais tout cela fait de moi un personnage assez détestable, visiblement.

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010
---
Cher collègue,

Je ne vous trouve pas du tout détestable.
D'autres que moi, oui, c'est certain.
Je ne comprends pas cela.

Un inconnu, un plaisantin, s'est amusé à relever tous les "je" que j'ai mis dans un message, et même ma vantardise selon laquelle je serais le meilleur chanteur d'opéra amateur du Loir-et-Cher.
Mais s'il aime la musique classique, en général, et l'opéra, en particulier, rien ne l'empêche de venir m'écouter à Blois, au temple, le 21 juin prochain, et de décider si ce que j'avance est possible.
Je le soupçonne quelque peu d'avoir voulu m'agacer, à tout le moins, et, au pire, d'avoir souligné mon ego, qu'il doit supposer surdimensionné, pour me vexer.
Mais si telle était son intention, c'est raté.
Mon ego est bel et bien surdimensionné; I assume it, and he has a right to say so. I tell him :"And now despise me if you dare."
Je souhaite vivement que tout se calme entre les autres lecteurs de ce blog et vous.
C'est fou ce que les jeunes de moins de 60 ans ont le sang chaud !

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Bonjour Francis,

Je suis effectivement certifié (et même bi-admissible) à l'agrégation, ce qui me laisse penser qu'avec une préparation sérieuse et régulière, j'ai une chance, aussi faible soit-elle, de décrocher le précieux sésame. Je suis très admiratif de votre ténacité(dix inscriptions au concours, chapeau bas!), car j'avoue qu'après mon deuxième échec lors des oraux, le découragement avait pris possession de moi. Il faut dire aussi que dans un établissement comme le mien, on peut très facilement se laisser gagner par ce que j'appellerais "le sentiment de l'absurdité des choses". Le sentiment d'inutilité et l'usure mentale m'ont parfois éloigné de l'étude approfondie de ma discipline qui était, et qui est toujours, ma passion. A présent que j'ai pris davantage de recul par rapports à la médiocrité ambiante, je pense être dans un état d'esprit plus propice à la réussite. Quoi qu'il en soit, je vous remercie très chaleureusement pour vos conseils et vos encouragements.

Ecrit par : alain | 18 mai 2010
---
Bonjour, alain,
(L'initiale minuscule de votre pseudo est-elle mise intentionnellement ?)
Savez-vous qu'au bout de cinq années de service vous pouvez vous présenter à l'agrégation interne ?
Je suppose que vous avez été admissible deux fois à l'agrégation externe.
Dès que vos cinq ans d'ancienneté seront atteints - si ce n'est pas déjà le cas -, je vous suggère de vous présenter au concours interne, plutôt qu'au concours externe. C'est moins glorieux, mais ça ne change rien dans le déroulement de la carrière.
Vous serez dans les premiers admissibles, et, même si vous êtes mal à l'aise dans les épreuves orales (je l'ai toujours été, même l'année où j'ai été reçu au CAPES, et celle - 22 ans plus tard - où j'ai été reçu à l'agrégation), vous aurez de bonnes chances d'être reçu.
Quand, en 1989, la première session de l'agrégation interne a été ouverte, les bi-admissibles ont raflé presque toutes les places, et c'était justice. Pour les autres candidats, il a fallu patienter.
Je n'ai pas travaillé comme une bête pendant les cinq ans qu'il me fallut pour avoir le CAPES, ni pendant les dix ans où je me suis présenté à l'agrégation. J'y aurais laissé ma santé physique et mentale. Mais il faut se présenter tous les ans, qu'on ait travaillé peu, moyennement ou beaucoup. Il ne faut pas perdre l'entraînement aux épreuves écrites.
Bon courage. :-)

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Francis, vous aimez tout le monde, ce me semble; sauf un participant du blog (don't remember who) qui vous avez agacé; votre style alors en frémit.

Quelle est la différence entre poli(e) et obséquieux(se)?
Je ne dis néanmoins pas que vous l'êtes.

Sinon, j'ai bronzé, grâce à journée "j'ai bien pitié des haïtiens"; et j'ai dégusté des marshmallows maison cuisinés par les cuisiniers de la cantine (et fort bons!), pour le goûter final lors de la remise des coupes.

Écrit par : Pendariès | 18 mai 2010

Trop chou Francis Penin.

Écrit par : Carole | 18 mai 2010

Pub perso

Bonsoir

Lorsque j’ai commencé mon site http://michel.delord.free.fr en 2000, il s’agissait simplement d’y stocker quelques fichiers. Puis, pour rendre service à divers internautes enseignants ou non, le nombre de fichiers a augmenté de façon vertigineuse sans que je trouve le temps d’en organiser la présentation. Résultat, le site contient maintenant un peu plus de 700 fichiers dont seulement 200 sont accessibles mais dans un désordre tel qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

Je suis donc entrain de le remettre à jour mais c’est une tâche de longue haleine.

Aussi pour permettre de patienter, j’ai décidé, tout en remettant à jour mon site, qui sert aussi de dépositoire aux textes
- de Rudolf Bkouche http://michel.delord.free.fr/rb/
- de Gilbert Molinier http://michel.delord.free.fr/molinier/ ,

de « diversifier mon intervention :-) »

1- En créant en septembre dernier une liste d’information, infoMD - qui n’est pas une liste de discussion - mais qui me permet de fournir au fur et à mesure, sans aucun souci de présentation, des documents que je trouve intéressants et dont certains, pour diverses raisons, ne pourraient figurer sur un site public. La parution ne sera pas très régulière au début.

Pour s’inscrire, adresser un mail à Michel.Delord[at]free.fr dont le sujet- en majuscules - est : INFOMD-OUI

2- En ouvrant deux blogs dont les contenus ne seront pas sans intersection mais
-dont le premier http://micheldelord.blogspot.com/ abordera tous les sujets liés à l’enseignement en se centrant les contenus disciplinaires et les questions pédagogiques
-dont le second http://www.mediapart.fr/club/blog/MichelDelord sera plus spécialisé dans les sujets politiques liés l’enseignement comme l’a été le premier sujet abordé qui était les réformes de la Fonction publique.

Cordialement
16- 05-2010
Michel Delord
PS : vous pouvez faire circuler ce message.

Écrit par : MDelord | 19 mai 2010

"La langue, la lecture, le savoir, l'Ecole, la syntaxe, la promenade, le silence, la transmission, l'identité qui permet justement à l'altérité d'exister, la civilité, la littérature et la médiation par les oeuvres, une conception littéraire de la vie et une façon poétique d'habiter le monde, la distance par rapport à l'air du temps et le droit à franchement douter de notre époque ... entre autres nombreuses choses."

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

C'est ce que tout le monde défend ici !
C'est votre "malpensance" tellement systématique qu'elle en devient une sorte de bienpensance, qu'on a quelquefois du mal à supporter...
A force de vouloir paraître sublime, on en devient simplement énervant.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

"Pendariès, vous me faites, en gros, un procès en intolérance."

Dickens.

Non; mais je pointe du doigt votre addiction au rabâchage, vous êtes un roumegaïre, un reboussier, ça oui!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Au reste, je n'utilise mon écran plasma que pour me repasser en boucle l'intégrale Straub / Huillet en DVD.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

Ça, c'est drôle !
JPB
PS. Et pendant ce temps-là, Dugong et moi refaisions le monde par dessus quelques bouteilles respectables (heu… j'exagère un peu : nous avons surtout parlé de Q). Tout en mangeant des choses plus délicates que les McDo de Pendariès. Ce n'est pas mal aussi, pour passer agréablement sa soirée…

Écrit par : brighelli | 19 mai 2010

« Ce [...] que je trouve moi-même admirable, [c'est] ce bon sens "terre-à-terre" [...] Mon meilleur ami est lui-même fils d'agriculteur, et je ne me lasse jamais de discuter avec ses parents. Et nous [...] parlons [...] de choses de la vie - la vraie, pas celle dont on rêve quand on lit ([...] ça fait du bien des fois de remettre les pieds sur terre ;-) ) »
Julien | 18 mai 2010

Je hais les mensonges shakespeariens et dickensiens qui nous ont fait tant de mal. Vous avez raison : la terre, elle, ne ment pas. Elle demeure, à juste titre, notre recours. Quelle chance de connaître un « fils d'agriculteur » ! Figurez-vous que je connais, quant à moi, un ouvrier. Il a été très bien élevé, il ne se lasse jamais de m'écouter, mais ce n'est quand même pas pareil. Ça a moins les pieds sur terre.

Écrit par : tailleboudin | 19 mai 2010

sauf un participant du blog (don't remember who) qui vous avez agacé; Pendariès

Allons allons, Pendariès ! il vous avez agacé ?

Julien, plates excuses, je n'ai pas vu votre rectif. Pour le grog, grave lacune que de ne point détenir ses ingrédients basiques et peu onéreux. Remédiez-y vite ! Le rhum avec ou sans rhume !

Écrit par : nicolas | 19 mai 2010

"Au reste, je n'utilise mon écran plasma que pour me repasser en boucle l'intégrale Straub / Huillet en DVD."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

Et Tarkovsky, il sent des pieds ??;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

"Tout en mangeant des choses plus délicates que les McDo de Pendariès. Ce n'est pas mal aussi, pour passer agréablement sa soirée…"

Ecrit par : brighelli | 19 mai 2010

Du genre des mets disposés sur la table de l'agriculteur ukrainine, dans: "solutions locales pour un désordre global"?*

*Très bon film, au-delà du rabachâge féministe quelquefois un peu "gnangnan".

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Excellent article de Natacha Polony dans le Figaro sur les Maternelles — avec une interview de notre Catmano nationale (et de Cathy Le Bris, l'épouse de Marc, ainsi que d'Alain Seksig, inspecteur du Primaire véritablement compétent — un ami, de surcroît, mais c'est un hasard…). Ça a mis en émoi la rédaction : impossible en France de toucher à l'école maternelle — c'est notre spécificité, notre trésor national, le vert paradis des amours enfantines, que sais-je…
Mais justement, on peut en faire, des choses, en Primaire — et les faire différemment, et mieux. C'est toute la leçon de Catmano.
JPB
PS. Je n'ai pas trouvé l'article en ligne, mais seulement sur la version papier.

Écrit par : brighelli | 19 mai 2010

"La langue, la lecture, le savoir, l'École, la syntaxe, la promenade, le silence, la transmission, l'identité qui permet justement à l'altérité d'exister, la civilité, la littérature et la médiation par les œuvres, une conception littéraire de la vie et une façon poétique d'habiter le monde, la distance par rapport à l'air du temps et le droit à franchement douter de notre époque ... entre autres nombreuses choses."

Ecrit par : dickens | 18 mai 2010

C'est ce que tout le monde défend ici !

...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

En revanche, il y a quand même un ou deux petits "détails" dans les "nombreuses autres choses" qu'à mon avis, nous sommes nombreux sur ce blog, mais de moins en moins, à ne pas cautionner ;-à))

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

"Au reste, je n'utilise mon écran plasma que pour me repasser en boucle l'intégrale Straub / Huillet en DVD."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 mai 2010

Et Tarkovsky, il sent des pieds ??;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Moi, j'ai un fable pour le Décalogue de Krzysztof Kieslowski les uns après les autres et en boucle ;-))

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

FAIBLE !

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

Cher collègue,

Je ne vous trouve pas du tout détestable.
D'autres que moi, oui, c'est certain.
Je ne comprends pas cela.

Un inconnu, un plaisantin, s'est amusé à relever tous les "je" que j'ai mis dans un message, et même ma vantardise selon laquelle je serais le meilleur chanteur d'opéra amateur du Loir-et-Cher.
Mais s'il aime la musique classique, en général, et l'opéra, en particulier, rien ne l'empêche de venir m'écouter à Blois, au temple, le 21 juin prochain, et de décider si ce que j'avance est possible.
Je le soupçonne quelque peu d'avoir voulu m'agacer, à tout le moins, et, au pire, d'avoir souligné mon ego, qu'il doit supposer surdimensionné, pour me vexer.
Mais si telle était son intention, c'est raté.
Mon ego est bel et bien surdimensionné; I assume it, and he has a right to say so. I tell him :"And now despise me if you dare."
Je souhaite vivement que tout se calme entre les autres lecteurs de ce blog et vous.
C'est fou ce que les jeunes de moins de 60 ans ont le sang chaud !

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2010


Je m'associe à Francis que je salue et dont j'apprécie les interventions.

Écrit par : Florence | 19 mai 2010

C'est fou ce que les jeunes de moins de 60 ans ont le sang chaud !

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Oui Francis, vous avez raison. J'ai en effet du mal à garder mon calme - et je pense que dickens touche sans doute à une de mes cordes sensibles. Je ne sais pas s'il est détestable ou non, à vrai dire je ne le connais pas, mais franchement agaçant et borné, ça oui.

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Pour le grog, grave lacune que de ne point détenir ses ingrédients basiques et peu onéreux. Remédiez-y vite ! Le rhum avec ou sans rhume !

Ecrit par : nicolas | 19 mai 2010

Je l'ajoute de suite sur ma liste de courses ;-)

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Quelle chance de connaître un « fils d'agriculteur » !

Ecrit par : tailleboudin | 19 mai 2010

C'est un des avantages d'avoir fait un IUT avant d'être allé en fac de langues: on y croise des gens de tous horizons (du fils de médecin à celui d'agriculteur).

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

"C'est un des avantages d'avoir fait un IUT avant d'être allé en fac de langues: on y croise des gens de tous horizons (du fils de médecin à celui d'agriculteur)."

Que dire de ceux qui ont eu la chance de réaliser un stage sociologique long, aujourd'hui disparu, qu'on appelait à l'époque "service national"..

J'y ai rencontré de magnifiques spécimens de chaînons manquants dans l'Evolution. Je me souviens notamment d'une masse (120kg), illettrée, garçon de ferme en Haute-Marne, capable d'assommer un bœuf * d'un coup de patte mais une vraie pâte.

* et des bœufs, il y en avait !

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

« Que dire de ceux qui ont eu la chance de réaliser un stage sociologique long, aujourd’hui disparu, qu’on appelait à l'époque service national.
Ecrit par : dugong | 19 mai 2010 »

Excellent Dugong !
Le service m’a permis de perfectionner ma formation ethnologique. Tout dans « l’observation participante » qui commençait le matin dès 5 h 30, à coups de sifflet ;))

J’ai un collègue qui a eu la chance, ayant ouvert un peu trop sa g…, de passer la fin de son service tout seul, à surveiller un rouleau compresseur hors d’usage au fond du camp de Caylus ou du Larzac…
C’est pas dans l’Éducnat’ qu’on verrait des choses absurdes!

Écrit par : Pierre Lariba | 19 mai 2010

« Que dire de ceux qui ont eu la chance de réaliser un stage sociologique long, aujourd’hui disparu, qu’on appelait à l'époque service national.
Ecrit par : dugong | 19 mai 2010 »

Excellent Dugong !
Le service m’a permis de perfectionner ma formation ethnologique. Tout dans « l’observation participante » qui commençait le matin dès 5 h 30, à coups de sifflet ;))

J’ai un collègue qui a eu la chance, ayant ouvert un peu trop sa g…, de passer la fin de son service tout seul, à surveiller un rouleau compresseur hors d’usage au fond du camp de Caylus ou du Larzac…
C’est pas dans l’Éducnat’ qu’on verrait des choses absurdes!

Écrit par : Pierre Lariba | 19 mai 2010

"Le service m’a permis de perfectionner ma formation ethnologique."

Oui mais pas que.

Œnologique aussi.

On nous dotait d'infâmes packs de vinasse réhydratée. Ça s'appelait "Clapion, prince des vins", je crois...

Quand on a survécu à ça, on peut presque tout faire après. Même enseigner.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Je ne suis pas allé au McDo, Jean-Paul (je ne réserve cela qu'aux grands moments de régression qui s'abattent quelquefois sur moi; et puis, je préfère les sauces Quick dans leurs hamburgers), j'ai dit qu'à force de lire des lourdeurs, des détestations pour tous celles et ceux que certains ici sont incapables d'entendre et donc d'enseigner (par effet de classe intellectuelle: l'aristocratie du neurone contre l'aristocratie du neuneu: deux pauvres caricatures, mais la première s'avère exacte en lisant des gniangniangnians ici, la seconde servant juste à appuyer sa "réflexion" sur le destin du monde occidental; comme si, sans que cela soit dit, - inconscient? inconscient? ou tout simplement aveuglement quant au prolongement naturel qui peut être tiré de leurs dévotions - partout "ailleurs", dans nos anciennes colonies, par exemple, le paradis des enfants sages et cultivés résistait mieux qu'ici), à force de lire des vas-y-que-j'y-reviens-sur-le-sujet-c'est-mon-dada-je-n'ai-que-ça-à-dire (et "dire", en littérature, ce n'est que du discours programmatique), et de "détails" récurrents (dont parle Catmano, bonjorn, la Catmano!), toutes ces choses poussent à se jeter dans les bras de l'adversaire, pour exprimer son ras-le-bol, ou pour faire chier le faux mal-pensant (usant des nouveaux clichés médiatiques; un jeune universitaire que j'avais rencontré travaillait sur les rebellions actuelles dans la littérature - roman, théâtre - et montrait combien, en fait, elles répondaient in fine et seulement à ce qui est établi, - l'autre facette d'une même pièce -, perpétuant, ces rébellions, en elles-mêmes, dans leur mouvement même, le statu-quo; révolution et réaction étant impossibles car voulant conserver la tradition; donc: aucune vraie libération de part et d'autre, tout les penseurs, tous les ouvriers, tout le monde étant figé dans des images mentales, sociales, que l'on ne brisera jamais).

Vous savez, l'effet aimant, quand les deux pôles identiques se repoussent. Par exemple: il y en a qui voteront Marine, parce qu'en face y du costaud borné (et non burné), et qu'elle ne fera pas les conneries de son père; et d'autres de l'extrême-gauche, parce qu'en face, c'est aussi du costaud borné (et non burné).

Bien-pensants / mal-pensants: les mêmes.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

touS les penseurs

en face y A du costaud

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

"PS. Et pendant ce temps-là, Dugong et moi refaisions le monde par dessus quelques bouteilles respectables (heu… j'exagère un peu : nous avons surtout parlé de Q)."

JPB

Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

On ne comprend RIEN au post de Pendariès.

Écrit par : ???? | 19 mai 2010

On ne comprend RIEN au post de Pendariès.

Ecrit par : ???? | 19 mai 2010

Normal, c'est pour les gens intelligents qui lisent du Guyotat.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Et "????", il faut avoir la mémoire des autres fils et des messages, y compris les plus anciens, pour suivre. Je n'allais pas non plus rappeler tout ce qui est écrit ici depuis 2005-2006!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Bataille !

Écrit par : iPidiblue ???????????? | 19 mai 2010

"????", pour vous le dire autrement: y en a qui sont de sacrés repoussoirs (même si, à la base, nous défendons la même cause; mais le nombre des points communs ne suffit pas à faire disparaître la faille entre ce que je combats et ce que cherche seulement à bousiller - cachez ce gueux que je ne saurais voir - certains qui s'expriment ici). Maintenant, je vous laisse réfléchir, "????".

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

"Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)"

Nous parlâmes de nos dispositions à nous élever avec vigueur contre les déterminismes déclinistes.

La distinction du cordon de saint-François au sein de tout le fatras d'accessoires pseudo-érotiques nous a retenu un certain temps...

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

ce que chercheNT

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

La vie de pipeau c'est pas une sinécure !

Écrit par : iPidiblue ???????????? | 19 mai 2010

La distinction du cordon de saint-François au sein de tout le fatras d'accessoires pseudo-érotiques nous a retenu un certain temps...

Ecrit par : dugong | 19 mai 2010

Vous mîtes-vous nus sur la place publique déclarant abandonner les frivolités du siècle? Là, ça aurait eu de la gueule, Dugong! Le quinquas ayant passé le milieu de sa décennie est hélas plus frileux que ceux qui, plus jeunes, s'élèvent, mais jamais au Mont-de-Piété (je ne quitterai jamais ma gourme pour des galipettes!): peut-être une question de circulation sanguine défaillante. Les appartements des vieux (vous ne l'êtes pas!) sont d'ailleurs surchauffés, et le vieux - comme la vieille - doit s'hydrater régulièrement. Bientôt le châle et la mitaine, sur la bure, Dugong? ;-)

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

On ne comprend RIEN au post de Pendariès.

Ecrit par : ???? | 19 mai 2010

ça n'a pourtant rien de bien sorcier: en somme, le faux mal-pensant vaut bien le bien-pensant puisqu'il a recours aux mêmes subterfuges (simplification, manichéisme, rhétorique, rabâchage et mauvaise foi).

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Rabâchage et radotage sont les deux mamelles de l'enseignement bien pensé ....

Écrit par : iPidiblue vache à lait | 19 mai 2010

Le "quinqua" ayant passé le milieu de sa décennie est hélas plus frileux que ceux qui, plus jeunes, s'élèvent, mais jamais au Mont-de-Piété."

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Vous avez raison ! Au mont de Vénus, c'est nettement meilleur ! Et c'est aussi un quinqua ayant (juste) passé le milieu de sa décennie qui vous parle !!
A part ça, j'ai TOUT compris à votre fameux post !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Rabâchage et radotage sont les deux mamelles de l'enseignement bien pensé ....

Ecrit par : iPidiblue vache à lait | 19 mai 2010

Cela expliquerait-il pourquoi certains profs finissent gaga avant l'heure, Ipidi ?

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Julien,


Je vais aller me finir dans un bar à putes à Bangkok, là au moins ça chauffera mes vieux os ...

Écrit par : iPidiblue gaga d'admiration | 19 mai 2010

Dickens reviens ! On t'aime ... presque !

Écrit par : iPidiblue Gaga Premier | 19 mai 2010

Ipidi, sortez couvert, il fait encore relativement frais pour la saison !

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Pas à Bangkok, ça chauffe dru ...

Écrit par : iPidiblue Gaga Premier | 19 mai 2010

Justement, méfiez-vous du choc thermique !

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Moi, j'ai tout compris à qu'est-ce qu'y dit, Penda (Bonjorn, Penda ! Coumo vaï ? :-) ! Et je partage, bien sûr.

J'étais allée le Fig, il y a quelques petites erreurs, mais bon, j'excuse.

Je n'ai certainement pas dit, par exemple, que mon pépé était mineur ; des mines, à Joinville le Pont, il n'y en a pas beaucoup et il n'y en avait pas plus à l'époque où le schéma mondial octroyait encore à notre pays un rôle industriel.
Il était ouvrier imprimeur, mon pépé !

J'ai aussi beaucoup insisté sur le rôle de la maternelle à deux ans, en tant que facteur d'égalité. Natacha Polony ne devait plus avoir assez de place pour le caser, ça. Tant pis. On y reviendra à l'occasion.

Le coup de "l'herbier à la manière de Chagall", ce n'est pas de moi non plus. Mais sur ce coup-là, je suis plutôt jalouse ! C'est "trop bien", comme disent les élèves. Je le ressortirai !

Dernière chose, sous forme de complément. Dans un coin de la page, il y a un petit encadré sur "Les conditions de l'entrée dans l'écrit".
En matière "d'apprentissage méthodique du vocabulaire pour combler l'écart entre les milieux sociaux", je ne saurai trop conseiller la méthode de Thierry Venot "De l'écoute des sons à la lecture" (http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm) où les élèves de GS apprennent à écrire et à lire seuls des mots tels que le sabot, la momie, le puma, la tulipe, le tuba, etc.).
Ce n'est pas grand-chose, et bien loin des ambitions de certains, mais ce pas grand-chose enclenche un processus de curiosité par rapport à toutes ces "connaissances" que l'école peut apprendre et sans doute l'une des principales à cet âge tendre où il n'est pas encore question d'élitisme : "Les paroles s'envolent alors que les écrits restent".

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

"Le service m’a permis de perfectionner ma formation ethnologique."

Oui mais pas que.

Œnologique aussi.

On nous dotait d'infâmes packs de vinasse réhydratée. Ça s'appelait "Clapion, prince des vins", je crois...

Quand on a survécu à ça, on peut presque tout faire après. Même enseigner.

Ecrit par : dugong | 19 mai 2010

Même enseigner ? Là vous poussez le bouchon un peu loin.

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

Ca sent le bouchon, Robin ?

Écrit par : iPidiblue vieille vinasse | 19 mai 2010

Même enseigner ? Là vous poussez le bouchon un peu loin.

Ecrit par : Robin | 19 mai 2010

Peut-être dans l'autre sens alors: si on a survécu à l'enseignement, on peut presque tout faire après.

PS: je prends le train en marche, et je me joins aux autres pour vous souhaiter bon courage, Robin.

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Non; mais je pointe du doigt votre addiction au rabâchage, vous êtes un roumegaïre, un reboussier, ça oui!

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Ca, c'est pour les gens intelligents qui ont lu Max Rouquette !

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

On ne comprend RIEN au post de Pendariès.

Ecrit par : ???? | 19 mai 2010

ça n'a pourtant rien de bien sorcier: en somme, le faux mal-pensant vaut bien le bien-pensant puisqu'il a recours aux mêmes subterfuges (simplification, manichéisme, rhétorique, rabâchage et mauvaise foi).

Ecrit par : julien | 19 mai 2010

Et surtout, l'un et l'autre, ne révolutionneront jamais rien, demeurant, les deux, toujours, sur les mêmes conceptions du monde, les mêmes rites, les mêmes combats, les deux sur l'un et l'autre côté de la ligne de partage idéologique.

Ce que démontra le jeune universitaire dont je parlais, c'est que le rebelle - à travers lui, la littérature de libération des moeurs, par exemple - est en fait, à son corps défendant,peut-être, du côté de ceux auxquels il s'attaque, et vice-versa (une affaire de double et de mimétisme: le rebelle et le tradi veulent le même steack; finalement, en bout de route, l'un et l'autre sont identiques et feignent de ne pas le savoir).

Tant que le moule n'est pas brisé, rien à faire, ça sera toujours pareil. Et si le moule est brisé, rien à faire, la révolution/réaction installera un nouveau conformisme social, moral, sexuel, scolaire, etc.

Alors, pourquoi, dans la position du vaincu, geindre, et, en même temps, se poser triomphalement en sollipciste averti des hautes sphère et monté sur sa colonne - mais savent-ils combien cette ascèse est ardue? Le truc oublié par nos apprentis Des Esseintes, c'est que des foules entières ignares, de puissants rois aussi, venaient questionner et écouter un Siméon le Stylite - ah! la Syrie d'alors, que de fois ne t'ai-je songée!

Françoise Chrysostome, je vous salue.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Argh, j'ai oublié un truc. Fondamental en plus !

C'est le coup de la "formation spécifique" !
Là, je ne suis pour rien, mais alors pour rien du tout dans ce qui est dit dans l'article !
Natacha Polony ne me cite d'ailleurs pas dans cette partie de l'article, mais quand même, je préfère préciser au cas où certains se diraient "Tiens, la Catmano, elle a bouffé sa casquette" !

Nous, les instits, ne pouvons être assimilés à des ouvriers sur un chaîne de montage, quel que soit le respect que je peux avoir pour cette catégorie professionnelle.
Ne pas savoir ce qui s'est passé avant, ni ce qui se passera après, lorsqu'on doit serrer un petit boulon de 12 sur un objet quelconque, ce n'est pas grave du tout, même si c'est un peu frustrant intellectuellement.
En revanche, ne pas savoir ce qui s'est passé avant, ni ce qui se passera après lorsqu'on est chargé d'amener un enfant du statut de bébé à celui de pré-adolescent, c'est plus que grave, c'est criminel !


Demandez à dickens qui se fait des cheveux blancs à l'idée que ces pré-adolescents arrivent au collège avec un cerveau aussi mité qu'un de leurs pantalons favoris !

Si l'on choisit de ne s'occuper que de tout-petits, on ne choisit pas la profession d'instituteur mais celle de puéricultrice ou d'assistante maternelle.
En revanche, il ne faut pas demander à ces professionnelles-là d'être les garants d'un "passage de la famille à l'école", ni de "centrer leur métier sur l'apprentissage des fondamentaux".

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

Pendariès, aujourd'hui sa colonne n'est plus qu'un moignon misérable ...

Ceci explique cela : il n'a plus la hauteur nécessaire.

Écrit par : Zorglub | 19 mai 2010

Solipsiste !

Écrit par : iPidiblue c'est dans les vieilles outres ... | 19 mai 2010

Dickens reviens ! On t'aime ... presque !

Ecrit par : iPidiblue Gaga Premier | 19 mai 2010

Bof... ici comme ailleurs, l'obession du Raciste-fasciste-purificateur-socialo-ethnique rend bien des gens aveugles. C'est si confortable de s'installer dans ce raccourci fascisant.

Pourtant, je n'ai jamais parlé que de culture, jamais de nationalités, ni de "gueux", ni d'agriculteurs, etc.
Vu mes origines, mon nom, mon prénom, ma couleur de peau et mon goût pour l'altérité, les chiennes de garde qui me fascisent ici ont quelque chose de comique.

Elles doivent aussi affirmer de temps en temps, pour être bien sûre d'appartenir au camp du Bien, que Sarkozy équivaut à Pétain (comme l'a aussi dit Alain Badiou).

Les gens réduisent le débat à bien pensance vs. malpensance.

Je n'ai jamais prétendu appartenir à une quelconque "malpensance", je dis juste que la bien pensance actuelle dispense précisément la majorité de gens de regarder le réel en face, qu'elle le recouvre d'un rideau d'histoires qu'il nous appartient d'écarter.

Mais cette obstination à voir le fasciste partout ne fait qu'épaissir ledit rideau.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Ave Robin, Christophe et Catmano!

Catmano, votre message:

"En revanche, il y a quand même un ou deux petits "détails" dans les "nombreuses autres choses" qu'à mon avis, nous sommes nombreux sur ce blog, mais de moins en moins, à ne pas cautionner ;-à))

Ecrit par : catmano | 19 mai 2010"

me donne des frissons, qui n'auront rien à voir avec ceux provoqués par les -20/-30 que je vais connaître outra-Atlantique. C'est dingue comme il faut garder à la fois les débordements à sa gauche et à sa droite...

Comment se faire entendre, dans tout ce capharnaum des egos, se faire voir dans ce tohu-bohu des idéologies politiques? En travaillant comme vous faites au GRIP et au SLECC: en fabriquant les outils nécessaires (manuels, conférences, actes de colloque) préparant, je le souhaite, l'évolution intellectuelle appréhendant un enseignement raisonné et raisonnable. Bravo!

Quand l'ego (et ses blessures narcissiques) prend le pas sur la fonction professorale, que de dégâts!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

PS: je prends le train en marche, et je me joins aux autres pour vous souhaiter bon courage, Robin.

Ecrit par : julien | 19 mai 2010

Merci, Julien ; figurez-vous que j'ai attrappé un sinusite que j'ai traitée par le mépris et les automédicaments.

Résultat, c'est descendu sur les bronches, puis sur les poumons, surtout le gauche ("Le poumon, vous dis-je, le poumon !") ; broncho-pneumonie asthmatiforme virale ; je suis sous antibiotiques et cortisone depuis 6 jours... Et je ne me suis même pas arrêté ! (j'ai"profité" du Pont de l'ascension). Je suis un héros, on peut le dire ! ;-))

PS (sans allusion) : j'ai fait ça par dévouement envers le Président de la République, pour rester à la hauteur du discours de Maison-Alfort.

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

Ca sent le bouchon, Robin ?

Ecrit par : iPidiblue vieille vinasse | 19 mai 2010

Ca prouve que l'outre n'est pas tout à fait vide ;O))

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

Mais cette obstination à voir le fasciste partout ne fait qu'épaissir ledit rideau.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

Mais comment vous prendre au sérieux???????

Qui vous a traité de "fasciste" ici? Dobolino vous a donnez une explication. Dans le genre Caliméro perpétuel - un mobile sentimental! -, vous brisez l'intérêt que tout un chacun sur Bonenet d'âne peut porter à votre cause.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

vous a donné... pfffff

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

« Quelle chance de connaître un « fils d'agriculteur » !
Ecrit par : tailleboudin | 19 mai 2010
C'est un des avantages d'avoir fait un IUT avant d'être allé en fac de langues: on y croise des gens de tous horizons (du fils de médecin à celui d'agriculteur). »
Julien | 19 mai 2010

Noooon ? Que d'expériences !
Voilà qui est tout à fait épastrouillant.
Vous en apprenez tous les jours au fils de paysan que je suis.

Écrit par : tailleboudin | 19 mai 2010

"je ne quitterai jamais ma gourme pour des galipettes!" Pendariès

Vous avez tort : la mise au mont de piété de sa gourmette pour des libations aux fruits des galipes est complémentaire du détachement (des liens) des callypiges, même à 50 piges bien tapées.

Les mules *, le châle et la mitaine, sur la bure : oui pourquoi pas ! A nos âges, les stickers publicitaires attestant notre légitime notoriété ** ne tiennent plus sur la seule bure ***, et il faut bien trouver d'autres surfaces pour les y coudre afin d'arrondir les maigres retraites que les plus jeunes nous concèderont encore !

* de sainte Françoise assise ?

** "Durex, l'aloi d'airain", ça tient de la place !

*** que nous ôtons quand nous allons sur l’Yvette

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Personne ne vous traite de fasciste, mais de borné. Et le borné est aussi de gauche! J'en ai connu à la belle époque de la CGT coup-de-poing!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Et moi je faisais des pâtés sur la plage dès mon plus jeune âge ...

Écrit par : iPidiblue faire des pâtés c'est un métier ! | 19 mai 2010

La chasse au Dickens devient vraiment encombrante.
Une idée saugrenue : et si vous le laissiez s'exprimer et que vous vous limitiez à exprimer un autre avis ?

Écrit par : lecteur | 19 mai 2010

Dugong, vous m'épatez! Bon je file faire mes longueurs natatoires!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Pendariès, votre mauvaise foi vous honore.

"Personne ne vous traite de fasciste"
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

" Ni plus ni moins, finalement, que des Islamistes à la Tariq Ramadam: une belle prose référencée posée sur des sentiments pas très jolis-jolis. "
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

"En revanche, il y a quand même un ou deux petits "détails" dans les "nombreuses autres choses" qu'à mon avis, nous sommes nombreux sur ce blog, mais de moins en moins, à ne pas cautionner"
Ecrit par : catmano | 19 mai 2010

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Francis, vous aimez tout le monde, ce me semble; sauf un participant du blog (don't remember who) qui vous avez agacé; votre style alors en frémit.

Quelle est la différence entre poli(e) et obséquieux(se)?
Je ne dis néanmoins pas que vous l'êtes.

Sinon, j'ai bronzé, grâce à journée "j'ai bien pitié des haïtiens"; et j'ai dégusté des marshmallows maison cuisinés par les cuisiniers de la cantine (et fort bons!), pour le goûter final lors de la remise des coupes.

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010
---
Cher pendariès,
J'aime bien tout le monde, oui, et y compris celui qui m'a agacé. Il n'a pas été virulent !
Il a pointé du doigt mes défauts que je connais depuis longtemps. :-)
Les faire remarquer à tout le monde ici était-il vraiment utile ?
Tous les participants du blog savent que "le moi est haïssable". Mais je ne parviens pas à me haïr. Je suis trop indulgent envers moi. Mais je suis très indulgent envers tout le monde.
Celui qui a voulu me piquer au vif a fait usage d'un pseudo de circonstance, mais il ne fait pas usage de son vrai nom dans ses autres messages non plus. Qui est-il donc ?
Mais qu'importe ?
Poli signifie "respecteux" dans l'attitude et le langage. L'obséquiosité consiste à en rajouter des tonnes dans la politesse, à être servilement poli. Je ne suis certes pas obséquieux, même pas envers mon humble personne. ;-)

Méfiez-vous du soleil ! Je me réjouis de la bonne journée que vous avez passée. :-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Je m'associe à Francis que je salue et dont j'apprécie les interventions.

Ecrit par : Florence | 19 mai 2010
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Merci, Florence !
Cela me rassérène et me rassure.
Je suis persuadé que les femmes m'apprécient davantage que les hommes, sur ce blog (ailleurs, je ne sais pas, mais j'espère que c'est la même chose). Si c'était l'inverse, je m'inquiéterais. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Trop chou Francis Penin.

Ecrit par : Carole | 18 mai 2010
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Mais vous êtes adorable, Carole ! :-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Les marchés sont épouvantables ... ils contestent même l'autorité de Francis !

Écrit par : iPidiblue et la main invisible du blog | 19 mai 2010

Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Pendariès, vous ne fréquentez que des petits jeunes à queue molle ? Essayez les quinquas, vous verrez, ça assure — sans pilules bleues, et les mains dans les poches. Enfin, ceux qui fréquentent mon blog au moins : aux Cahiers pédagogiques, je serais moins affirmatif…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 mai 2010

Vous en apprenez tous les jours au fils de paysan que je suis.

Ecrit par : tailleboudin | 19 mai 2010

Toujours aussi aimable à ce que je vois...

Écrit par : julien | 19 mai 2010

Et la main de ma soeur dans la culotte du zouave ...

Écrit par : iPidiblue et la main invisible du blog | 19 mai 2010

Noooon ? Que d'expériences !
Voilà qui est tout à fait épastrouillant.

Ecrit par : tailleboudin | 19 mai 2010

Pourtant, c'est la vérité... qu'y puis-je ?

Écrit par : julien | 19 mai 2010

"J'ai aussi beaucoup insisté sur le rôle de la maternelle à deux ans, en tant que facteur d'égalité. Natacha Polony ne devait plus avoir assez de place pour le caser, ça. Tant pis. On y reviendra à l'occasion.

Argh, j'ai oublié un truc. Fondamental en plus !

C'est le coup de la "formation spécifique" !
Là, je ne suis pour rien, mais alors pour rien du tout dans ce qui est dit dans l'article !"

Ecrit par : catmano | 19 mai 2010

Ca commence à faire beaucoup !
Evidemment, que la maternelle à deux ans est un facteur potentiel d'égalité!
Evidemment, qu'il faut avoir des éléments sur ce qui s'est passé avant !!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

C'est fou ce que les jeunes de moins de 60 ans ont le sang chaud !

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2010

Oui Francis, vous avez raison. J'ai en effet du mal à garder mon calme - et je pense que dickens touche sans doute à une de mes cordes sensibles. Je ne sais pas s'il est détestable ou non, à vrai dire je ne le connais pas, mais franchement agaçant et borné, ça oui.

Ecrit par : Julien | 19 mai 2010
---
Oui, Julien, je comprends parfaitement que dickens agace du monde sur ce blog, mais il n'a aucune mauvaise intention.
Si chacun y met du sien, tout devrait se calmer entre lui et les autres. Chacun doit chasser l'agressivité, en commençant par la sienne.
Imaginez que je me sois emporté contre celui qui a pointé du doigt mon ego supposé surdimensionné. Cela aurait donné lieu à une dispute inutile. J'ai décidé de prendre sa diatribe contre mon style personnel en bonne part (il a d'ailleurs raison, mais quel besoin de mettre en relief ce que tout le monde ici a remarqué depuis longtemps ?) et cela l'a calmé tout de suite. Pour longtemps, je l'espère.
I did what had to be done. Do you agree with that, my dear colleague dickens ? ;-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Merci, Julien ; figurez-vous que j'ai attrappé un sinusite que j'ai traitée par le mépris et les automédicaments.

Résultat, c'est descendu sur les bronches, puis sur les poumons, surtout le gauche ("Le poumon, vous dis-je, le poumon !") ; broncho-pneumonie asthmatiforme virale ; je suis sous antibiotiques et cortisone depuis 6 jours... Et je ne me suis même pas arrêté ! (j'ai"profité" du Pont de l'ascension). Je suis un héros, on peut le dire ! ;-))

Ecrit par : Robin | 19 mai 2010

Bon, en bon fils de médecin je pourrais vous gronder au sujet de l'automédication (mais j'imagine que votre toubib traitant m'a devancé ;-) ); ceci dit, soignez-vous bien et bon rétablissement !

Écrit par : julien | 19 mai 2010

"aux Cahiers pédagogiques, je serais moins affirmatif…" JPB

Je propose un exercice quasi oulipien : faire une lecture érotique de la page de garde des cahiers pédagogiques

Ils ne savent pas qu'il y a du plaisir dans la contrainte.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Si chacun y met du sien, tout devrait se calmer entre lui et les autres. Chacun doit chasser l'agressivité, en commençant par la sienne.
Ecrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Je ne le sais que trop bien, Francis, mais je suis assez sanguin quand on aborde certains sujets. Ceci dit, je suis toujours prêt à discuter calmement si on accepte de jouer le jeu (cad être courtois... cf. un certain t. qui aime bien se payer ma fiole quand ça l'arrange).

Écrit par : julien | 19 mai 2010

I did what had to be done. Do you agree with that, my dear colleague dickens ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Of course I do. :))
You're part of the few ones to be truly wise here, and you probably understand the meaning of the word "hindsight" better than the rest of the participants.

I really appreciate your posts: you spent years in the system and that enables you to understand what is going on, without feeling forced to trust every single good intention.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Dans les cahiers pédagogiques, je découpe toujours la page spéciale "astiquer le jonc" parce que je ne veux pas que les enfants la voient au centre de documentation de la jeunesse !

Écrit par : iPidiblue et la main invisible des cahiers pédagogiques | 19 mai 2010

"Essayez les quinquas, vous verrez, ça assure — sans pilules bleues, et les mains dans les poches." JPB

En ce qui concerne les mains dans les poches, je ne m'avancerait pas ainsi.

Car les bures en lin seul n'ont pas de poches

(Horace McCoy, acte III, scène 8)

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

"mais je suis assez sanguin quand on aborde certains sujets."

J'en profite pour vous dire, amicalement, qu'en changeant de sujet vous gagneriez plus.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Eh oui ! cela rend sourd ...

Écrit par : iPidiblue et la main invisible des cahiers pédagogiques | 19 mai 2010

Dugong, je sais maintenant que vous êtes incollable sur les polars américains des grandes années noires… Vous ne m'impressionnerez pas !
JPB

Écrit par : brighelli | 19 mai 2010

Série noire ?

Écrit par : iPidiblue l'horreur pédagogique | 19 mai 2010

* de sainte Françoise assise ?

** "Durex, l'aloi d'airain", ça tient de la place !

*** que nous ôtons quand nous allons sur l’Yvette

Ecrit par : dugong | 19 mai 2010

Entre les jeux de mots de dugong ("Les bures en lin seul n'ont pas de poches";.. Trop fort !) et la technique de drague de Francis (trop fort aussi, dans un autre genre), je me sens "dépassé". Heureusement qu'il y a "Les Cahiers pédagogiques" !

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

"vous êtes incollable sur les polars américains des grandes années noires"

Je suis l'oncle Ben's du polar mais aussi du plumard (je ne vis plus à la colle depuis longtemps).

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Merci Robin d'apprécier mes notules.

Dommage qu'on ne puisse pas les mettre en italique *.

* un vrai gisement.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Dugong c'est notre Nautilus !

Écrit par : iPidiblue capitaine Nemo | 19 mai 2010

J'avais remarqué que Francis s'introduisait doucement dans les consciences orphelines ...

Écrit par : iPidiblue et le grand soir | 19 mai 2010

Exclusif : Jospin cherche des fonds pour financer son come-back en 2012 :

http://www.leboncoin.fr/vi/46423599.htm

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Vraiment pas discret, le message codé pour les « militants » à 20 €.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

"Dugong c'est notre Nautilus !"

Je n'ai rien à voir, de près ou de loin, avec SOS education !

Encore moins comme sous marin du grip !

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Encore moins comme sous marin du grip !
Ecrit par : dugong | 19 mai 2010

Je confirme. Le GRIP n'a pas de sous-marins. Et d'ailleurs pas de marine de surface non plus. Rien que des terriens. Les pieds dans les classes.

À noter la parution en juin aux éditions du GRIP de Écrire Analyser, une grammaire pour le CE1. 200 pages. 13 euros 80.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Les gens réduisent le débat à bien pensance vs. malpensance.

Je n'ai jamais prétendu appartenir à une quelconque "malpensance", je dis juste que la bien pensance actuelle dispense précisément la majorité de gens de regarder le réel en face, qu'elle le recouvre d'un rideau d'histoires qu'il nous appartient d'écarter.

Mais cette obstination à voir le fasciste partout ne fait qu'épaissir ledit rideau.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

En revanche, je comprends parfaitement ce que nous dit dickens. C'est sans doute parce que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement...

Écrit par : ???? | 19 mai 2010

La chasse au Dickens devient vraiment encombrante.
Une idée saugrenue : et si vous le laissiez s'exprimer et que vous vous limitiez à exprimer un autre avis ?

Ecrit par : lecteur | 19 mai 2010

En effet, on ne voit du côté des chasseurs aucun argument, aucun.

Mais, ici, c'est normal, habituel, rituel, la mise à mort de celui qui pense autrement:on soupçonne "des sentiments pas jolis jolis", on ne "cautionne pas", on s'offusque, et on insulte. On a une belle âme, on s'aime, on se trouve intelligent et généreux, on est tolérant mais on colle des étiquettes et on n'aime que ceux qui nous ressemblent car on appartient au camp du Bien !

Et quand Pendariès vomit un texte lourdingue, confus et vaseux, on se pâme d'admiration comme si c'était du Chateaubriand !

Écrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Pendariès, vous ne fréquentez que des petits jeunes à queue molle ? Essayez les quinquas, vous verrez, ça assure — sans pilules bleues, et les mains dans les poches. Enfin, ceux qui fréquentent mon blog au moins : aux Cahiers pédagogiques, je serais moins affirmatif…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 mai 2010


Et quand ils ont fini le lynchage, rodomontés, ils se prennent à coups de queues !

Écrit par : Com'dab | 19 mai 2010

En revanche, il y a quand même un ou deux petits "détails" dans les "nombreuses autres choses" qu'à mon avis, nous sommes nombreux sur ce blog, mais de moins en moins, à ne pas cautionner ;-à))

Ecrit par : catmano | 19 mai 2010

Secrétariat général de la HALDE
11 rue Saint Georges
75009 PARIS

Chère Catherine Bonnet-Huby,

Devant l'offensive méprisable d'individus agissant sous pseudo, nous vous assurons de notre entier soutien dans votre lutte permanente contre les idées nauséabondes qui parsèment ce blog, et tant d'autres ( voir à ce sujet notre rapport annuel : "Internet, un espace de discrimination.", qui liste les 874256 sites et blogs francophones qui font l'apologie de la discrimination et du fascisme ).

Vous faites ( ainsi que votre aimable sœur ) un travail remarquable à notre service. Il ne faut pas vous décourager car, si des voix haïssables arrivent à se faire entendre ici du fait de la scandaleuse non-censure du maître des lieux ( comme disent ses sectateurs ), beaucoup plus nombreux sont ceux qui partagent vos idées et votre lutte contre tous les fascismes.

Haldement vôtre.

Écrit par : halde | 19 mai 2010

Sur ces fortes paroles, je vais aller me faire couper les cheveux ...

Écrit par : iPidiblue crépage de chignons | 19 mai 2010

Beware of the blue pill!

Public Release: 18-May-2010
Archives of Otolaryngology - Head & Neck Surgery
UAB study examines hearing loss, Viagra use
Research from UAB shows an association between hearing loss and the use of the erectile dysfunction drug Viagra. Findings published May 18 in Archives of Otolaryngology -- Head and Neck Surgery indicate a potential for long-term hearing loss following use of Viagra, and possibly following use of other phosphodiesterase type 5 inhibitors drugs such as Cialis and Levitra, although results on those drugs are inconclusive.

Contact: Bob Shepard
bshep@uab.edu
205-934-8934
University of Alabama at Birmingham

Écrit par : o | 19 mai 2010

"Et quand ils ont fini le lynchage, rodomontés, ils se prennent à coups de queues !"

Ecrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Amélie, signez donc de votre nom, et arrêtez vos enfantillages ! Tout le monde vous reconnaît, avec vos pseudos divers et avariés ! Et écrivez-nous plutôt un des beaux textes dont vous avez le secret !
Personne n'a "lynché" qui que ce soit, et vous le savez très bien ! Pas plus Dickens que vous.
Vous mériteriez un procès de la part de ceux qui l'ont vraiment été, lynchés !!
Vous êtes vraiment meilleure quand vous ne voyez pas le mal (ou le mâle ?) ailleurs qu'il n'est en réalité.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Ipidi, pouvez-vous m'envoyer un mail ? J'ai quelque chose à vous soumettre !!!
chpointsibilleatwanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Christophe,

Mon adresse sur le net est transparente :

http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_11.html

mon mail driout&club-internet.fr

Écrit par : iPidiblue loi de Lynch | 19 mai 2010

Amélie, signez donc de votre nom, et arrêtez vos enfantillages ! Tout le monde vous reconnaît, avec vos pseudos divers et avariés ! Et écrivez-nous plutôt un des beaux textes dont vous avez le secret !
Personne n'a "lynché" qui que ce soit, et vous le savez très bien ! Pas plus Dickens que vous.
Vous mériteriez un procès de la part de ceux qui l'ont vraiment été, lynchés !!
Vous êtes vraiment meilleure quand vous ne voyez pas le mal (ou le mâle ?) ailleurs qu'il n'est en réalité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010


Qui est Amélie? Je ne vois pas de qui vous parlez, je ne suis pas toujours là. Vous vous êtes consultés, vous et quelques autres, par mail privé pour arriver à cette conclusion hasardeuse ?


Cette Amélie écrit des textes ici ? En tout cas, d'après ce que vous en dites, elle a l'air sympa.

Écrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Chère Halde,

J’ai bien reçu votre gentille carte qui nous a fait bien plaisir à ma sœur et à moi.
Ici, tout va bien, on mange bien, on dort bien.
C’est rigolo de voir comme vous vous énervez pour des tas de trucs et comme vous employez tout de suite des mots très très méchants pour décrire tout simplement ce qu’on a coutume d’appeler une « attitude d’honnêtes gens » !
A croire que, tout en défendant très fort la liberté d’expression, vous avez un petit peu de peine à supporter celle des autres ! A moins que ce ne soient les idées que vous défendez qui vous défrisent un peu, non ?
Oh, puis c’est tellement rigolo d’écrire mon nom en toutes lettres ! Comment elle appelait ça déjà, la mémé de mon ex-mari ? Ah oui, c’est ça, « l’œil de Moscou » !
Et le coup de faire croire à tout le monde que vous êtes d’accord avec moi ! Avec tant de légèreté en plus ! Oh ! C’est trop drôle !
Sur ce, excusez-moi, mais j’ai du boulot. Ma sœur, quelques amis et moi, on a une réunion de sorcières à Châtenay-Malabry, faut qu’j’aille désaiguiser mon couteau, la dernière fois, j’ai failli me couper une dent !

Gros bisous, à bientôt !

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

La Halde a beaucoup d'humour.

Écrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Elles doivent aussi affirmer de temps en temps, pour être bien sûre d'appartenir au camp du Bien, que Sarkozy équivaut à Pétain (comme l'a aussi dit Alain Badiou).

Mais enfin qu'est ce que vous avez tous contre le maréchal Pétain ?

Écrit par : Robin | 19 mai 2010

"Qui est Amélie? Je ne vois pas de qui vous parlez, je ne suis pas toujours là. Vous vous êtes consultés, vous et quelques autres, par mail privé pour arriver à cette conclusion hasardeuse ?


Cette Amélie écrit des textes ici ? En tout cas, d'après ce que vous en dites, elle a l'air sympa."

Ecrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Prise la main dans le pot de confiture !! :-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

J'étais allée le Fig, il y a quelques petites erreurs, mais bon, j'excuse.

Je n'ai certainement pas dit, par exemple, que mon pépé était mineur ; des mines, à Joinville le Pont, il n'y en a pas beaucoup et il n'y en avait pas plus à l'époque où le schéma mondial octroyait encore à notre pays un rôle industriel.
Il était ouvrier imprimeur, mon pépé !

Le coup de "l'herbier à la manière de Chagall", ce n'est pas de moi non plus. Mais sur ce coup-là, je suis plutôt jalouse ! C'est "trop bien", comme disent les élèves. Je le ressortirai !

Ecrit par : catmano | 19 mai 2010

Chère Catmano,
Je vous remercie d'excuser les quelques imperfections d'un article écrit dans les pires conditions qui soient.

Et, que voulez-vous, la technologie est parfois défaillante, et les téléphones encore plus: votre pépé me pardonnera, mais je n'entendais pas un traître mot de ce que vous me disiez. Imprimeur est devenu mineur (d'autant que vous m'avez parlé à un autre moment des "enfants de mineurs qui apprenaient à lire" quand on préfère aujourd'hui se défausser sur les "nouveaux publics"). C'est promis, la prochaine fois, je viens vous voir. J'y gagnerai une jolie promenade.

Pour la "formation spécifique", je n'ai pas écrit qu'il fallait remettre en cause la polyvalence. Mais je voulais souligner qu'alors que la maternelle, plus, peut-être, que tout autre niveau, nécessite un savoir-faire, on peut y arriver sans avoir fait le moindre stage, sans avoir eu le plus petit module d'IUFM (je sais, ça ou rien... mais quand même).

Je n'ai pas abordé la question de la scolarisation à 2 ans, car cela aurait nécessité beaucoup plus de place, de chiffres, de citations de pédopsys persuadés que c'est de la maltraitance...

Enfin, pour l'herbier, je vous montrerai mon carnet de notes: vous m'avez bien parlé d'herbier à la manière de grands peintres (ou alors, vraiment, je dois changer de téléphone). Et comme à un autre moment, vous m'avez évoqué Chagal en parlant des "compositions plastiques" des élèves, j'ai condensé. Honte sur moi, mais, que voulez vous, tous ces journalistes sont des Jean-foutre.

Merci pour le temps que vous m'avez consacré. J'espère que vous n'êtes pas trop déçue du résultat, et que cet article aura servi à quelque chose,
Cordialement,
NP

Écrit par : Natacha Polony | 19 mai 2010

@ Tailleboudin, merci d'avoir, entre autres maladresses, relevé ma confusion entre le pus et le prurit, domaine où me manque visiblement le bénéfice de l'expérience personnelle.

Et c'est justement à cet égard, celui de l'expérience, que je dis bravo à Francis, pour sa réponse qui morgue comme il le mérite celui qui a vainement tenté de le vexer. Il est bien à plaindre ce blanc-bec qui se condamne ainsi à stagner sans espoir de sortir de sa médiocrité. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même et à cette sotte manie, que les pédagogistes ont érigée en système, de conchier la valeur d'exemple qu'offrent les plus chevronnés. Comme si on pouvait transmettre son expérience sans puiser dans des souvenirs personnels, surtout dans un domaine où l'on apprend sur le tas et qui tient infiniment plus d'un art que d'une science. "Cent fois sur le métier...."

J'ai écrit le mot qui fâche les idéologues constructivistes : on ne se laisse rien "transmettre" quand on prétend s'auto-construire. Mais on construit sur du vent. C'est notre seule consolation. Il faut continuer à laisser hurler les chacals, comme fait Francis P. Ils finissent par s'auto-détruire.

Bien au-delà du brassage constant d'idées et de la confrontation des opinions des uns et des autres, leur expérience est justement l'un des attraits majeurs de ce blog. Plus celle-ci est longue, plus on y puise d'enseignements. L'école de la transmission se meurt d'une overdose de théories fumeuses, qu'on impose par idéologie, et, bien entendu, sans accepter de les confronter à la réalité.

Speaking of which, et n'en déplaise à ses détracteurs, dickens a mille fois raison de citer Ahrendt qui, plus de 25 ans quand même après Alain, mit en garde contre les ravages du progressisme éducatif. J'incite tous ceux qui n'ont pas lu "La crise de l'éducation" de réparer cette lacune, mais en V.O., si possible, tant la traduction française est exécrable.
Ex: "Progressive education", version US du pédagogisme, y est traduit par ... "les progrès de l'éducation". (sic)

Écrit par : Cadichon | 19 mai 2010

Merci pour le temps que vous m'avez consacré. J'espère que vous n'êtes pas trop déçue du résultat, et que cet article aura servi à quelque chose,
Cordialement,
NP
Ecrit par : Natacha Polony | 19 mai 2010

Je ne sais pas ce que répondra Catherine, mais de mon point de vue, il est très bien cet article. D'abord parce qu'il fallait avoir le courage - et même l'audace - d'aborder la question de la Maternelle, sans doute la plus taboue qui soit - piégée à bien des titres - parmi celles que pose l'état de l'Ed.Nat. Ensuite parce que sa rédactrice n'a pas hésité - et là, ce n'est plus de l'audace mais de la témérité - à citer Pauline Kergomard, fondatrice de l'école maternelle française, la "bonne mère" qui autrefois, c'est-à-dire jusque dans les années soixante, avant que l'AGEM ne s'en mêle, apprenait aux élèves de cinq ou six ans à écrire-lire, à compter et à calculer. Comme le font aujourd'hui encore les Catherine Bonnet et les Thierry Venot.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Pour ceux qui veulent savoir à quoi ressemble notre DRH :

http://www.m6replay.fr/#/info/66-minutes/12218

Je vous laisse trouver le bon lien (Non, Penda, ne vous précipitez pas sur les faux seins).

Josette Théophile ... C'est pas possible, c'est un pseudo ! XD

Et alors, après un reportage comme ça, j'ai l'impression d'être un professeur de latin gé-nial.

Écrit par : Kap | 19 mai 2010

Mais je voulais souligner qu'alors que la maternelle, plus, peut-être, que tout autre niveau, nécessite un savoir-faire, on peut y arriver sans avoir fait le moindre stage, sans avoir eu le plus petit module d'IUFM (je sais, ça ou rien... mais quand même).

Je n'ai pas abordé la question de la scolarisation à 2 ans, car cela aurait nécessité beaucoup plus de place, de chiffres, de citations de pédopsys persuadés que c'est de la maltraitance...

Enfin, pour l'herbier, je vous montrerai mon carnet de notes: vous m'avez bien parlé d'herbier à la manière de grands peintres (ou alors, vraiment, je dois changer de téléphone). Et comme à un autre moment, vous m'avez évoqué Chagal en parlant des "compositions plastiques" des élèves, j'ai condensé. Honte sur moi, mais, que voulez vous, tous ces journalistes sont des Jean-foutre.

Merci pour le temps que vous m'avez consacré. J'espère que vous n'êtes pas trop déçue du résultat, et que cet article aura servi à quelque chose,
Cordialement,
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 19 mai 2010

"Chagall"...

Natacha, je peux vous affirmer, (bien que ça fatigue à la longue) qu'il existe des "modules" (bien que le terme me révulse un peu) d'IUFM qui sont animés par des instits chevronnés autant que compétents, (et officiant toujours dans leurs classes, par ailleurs très prisées par les parents.)

Peut-être un peu moins bons que Catmano, (qui est exceptionnelle) mais, disons, de la même veine.

Encore une fois, (mais là aussi, ça fatigue un peu), l'amalgame est dommageable, et ne rend service à personne.
Ni à ceux qui font leur boulot comme des cochons, (et qui continueront), ni à ceux qui le font mieux, (qui sont un peu dégoûtés, par les temps qui courent).

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

@ Tailleboudin, merci d'avoir, entre autres maladresses, relevé ma confusion entre le pus et le prurit, domaine où me manque visiblement le bénéfice de l'expérience personnelle.

------ Pourtant, depuis le temps que vous écrivez ici, ça l'a enrichie, votre expérience personnelle en la matière !!! ;-)

"Cent fois sur le métier...."

---------"Vingt"

"Speaking of which, et n'en déplaise à ses détracteurs, dickens a mille fois raison de citer Ahrendt"

----------On vous l'a dit vingt fois aussi, ce n'est pas sur le fait que Dickens prenne Ahrendt en référence qu'il a des "détracteurs".

Ecrit par : Cadichon | 19 mai 2010

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Natacha, je peux vous affirmer, (bien que ça fatigue à la longue) qu'il existe des "modules" (bien que le terme me révulse un peu) d'IUFM qui sont animés par des instits chevronnés autant que compétents, (et officiant toujours dans leurs classes, par ailleurs très prisées par les parents.)

Peut-être un peu moins bons que Catmano, (qui est exceptionnelle) mais, disons, de la même veine.

Encore une fois, (mais là aussi, ça fatigue un peu), l'amalgame est dommageable, et ne rend service à personne.
Ni à ceux qui font leur boulot comme des cochons, (et qui continueront), ni à ceux qui le font mieux, (qui sont un peu dégoûtés, par les temps qui courent).
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Christophe, c'est simple : ces instits "de la même veine", dont je ne doute pas qu'ils existent , qu'ils se fassent entendre.
Qu'ils publient par exemple ces "modules" de formation où ils enseignent aux futurs maîtres à écrire-lire et à compter-calculer en GS.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Hannah Arendt (sans H à Arendt), please.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

@AGEEM

Ayant cité l'AGEEM, il est juste que je donne le lien avec les préconisations concernant la lecture et le calcul de cette association :
http://www.ageem.fr/?Documents-a-telecharger
On pourra donc mesurer l'écart qui sépare l'AGEEM, du point de vue de l'apprentissage de la lecture et du calcul, des conceptions de Pauline Kergomard, postées ici par mes soins à de multiples reprises.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

La Halde a beaucoup d'humour.

Ecrit par : Com'dab | 19 mai 2010

Ouaip, comme d'hab' quoi !

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Merci pour le temps que vous m'avez consacré. J'espère que vous n'êtes pas trop déçue du résultat, et que cet article aura servi à quelque chose,
Cordialement,
NP
Ecrit par : Natacha Polony | 19 mai 2010

Je ne sais pas ce que répondra Catherine, mais de mon point de vue, il est très bien cet article. D'abord parce qu'il fallait avoir le courage - et même l'audace - d'aborder la question de la Maternelle, sans doute la plus taboue qui soit - piégée à bien des titres - parmi celles que pose l'état de l'Ed.Nat. Ensuite parce que sa rédactrice n'a pas hésité - et là, ce n'est plus de l'audace mais de la témérité - à citer Pauline Kergomard, fondatrice de l'école maternelle française, la "bonne mère" qui autrefois, c'est-à-dire jusque dans les années soixante, avant que l'AGEM ne s'en mêle, apprenait aux élèves de cinq ou six ans à écrire-lire, à compter et à calculer. Comme le font aujourd'hui encore les Catherine Bonnet et les Thierry Venot.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Mais bien sûr qu'il est très bien, cet article ;-)) ! Je ne suis pas déçue du tout...

J'ai juste voulu un peu "enfoncer le clou", ici, où, théoriquement, la proportion de gens s'intéressant de très près au devenir de l'École est plus importante et mieux informée que le lecteur moyen du Figaro.

Quant à l'anecdote au sujet de mon grand-père, c'était juste pour rire. En l'écrivant, je le voyais, avec sa cotte noire et sa gapette, se dirigeant vers le carreau de mine bien planqué au fond de son atelier, juste derrière les casses !

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

Ben alors, il n'intéresse personne, mon beau lien sur les recrutement de contractuels par le rectorat. Vous ne voulez vraiment pas savoir à quoi ressemble notre DRH ?

http://www.m6replay.fr/#/info/66-minutes/12218

N'empêche, quand on voit que Zézette est aimable comme une porte de prison et qu'elle est plus revêche qu'une vieille bique, on se pose des questions sur la pertinence des diplômes délivrés par le Celsa. Même moi je ferais mieux, en com'.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2008/10/27/01010-20081027ARTFIG00325-josette-theophile-ratp-drh-de-l-annee-.php

Écrit par : Kap | 19 mai 2010

"le recrutement"

Écrit par : Kap | 19 mai 2010

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/18/01016-20100518ARTFIG00632-la-maternelle-fer-de-lance-de-la-lutte-contre-l-illettrisme.php

Voilà l'article. Les premiers commentaires font assez peur.

Écrit par : Anne M. | 19 mai 2010

"N'empêche, quand on voit que Zézette est aimable comme une porte de prison et qu'elle est plus revêche qu'une vieille bique" Kap

Issue du monde chtonien, mâme Jozette a une culture plus souterraine que flamboyante et sa communication est plus faite de correspondances que d'interviews

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Ceux qui disent qu'elle n'en fait pas une rame ont tort : de son ancien boulot, la dame aura gardé son aptitude à débusquer les boulots inutiles.

Les poinçonneurs hier, les enseignants demain.

Fini les wagons de hors-classe.

Le Moloch deviendra une gigantesque DRH dévolue à sa propre gestion.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Le Moloch deviendra une gigantesque DRH dévolue à sa propre gestion.
Ecrit par : dugong | 19 mai 2010
Je vous trouve bien sombre Dugong. Avec quelque chose qui ressemble à la délectation dans la sombritude.
Cordialement : -)))

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

"Je vous trouve bien sombre Dugong. Avec quelque chose qui ressemble à la délectation dans la sombritude."

Bien vu : ce n'était pas une plainte mais un désir secret d'entomologiste refoulé.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

A la réflexion, les cochages de chemin de croix dans les livrets compétenciels ne sont-ils pas la moderne réminiscence des poinçonnage de tickets ?

On objectera bien sûr que les livrets de compétence ne donnent droit à rien et, à ce titre, ne transportent pas.

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

du poinçonnage...

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Merci, Dickens... En plus, je le savais, j'ai déjà corrigé cette phôtt à "Arendt" ici...
Bien fait pour moi, ça m'apprendra à recopier bêtement Cadichon.*

*Je crois même que c'est justement elle que j'avais corrigée, en plus !!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

"Christophe, c'est simple : ces instits "de la même veine", dont je ne doute pas qu'ils existent , qu'ils se fassent entendre.
Cordialement."

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Tout le monde n'a pas l'esprit militant... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

"Christophe, c'est simple : ces instits "de la même veine", dont je ne doute pas qu'ils existent , qu'ils se fassent entendre.
Cordialement."

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Tout le monde n'a pas l'esprit militant... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Qu'est-ce qu'a à voir ici "l'esprit militant" ?
Je dis que quand on soutient quelque chose, que quand on fait quelque chose, et qu'en plus on professe, on expose dans toute la mesure du possible ce qu'on fait en public. À défaut, on n'est pas digne de professer.
Donc vos types à "modules de", "chevronnés" etc., on les écoute.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Communiqué n° 1054 du Parti de l'In-nocence, mercredi 19 mai 2010

Sur une éventuelle disparition de la Halde

Le parti de l'in-nocence se réjouit du vote en commission des lois, au Sénat, d'un amendement rattachant la tristement fameuse "Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité" aux services et aux attributions du futur Défenseur des droits. Certes cet amendement ne vaut pas suppression de la Halde, et la haute autorité pourrait parfaitement poursuivre ses menées et continuer à nuire sous un autre nom et sous la tutelle d'un autre organisme. Il reste que l'effacement de son appellation et de son autonomie représenterait un symbole indubitablement favorable tant elle s'est imposée en quelques mois comme l'image même d'une combinaison peu fréquente, celle de la peur qu'elle inspire par l'énormité de ses pouvoirs et l'immensité de ses champs d'intervention, d'une part, avec, d'autre part, le ridicule qu'elle revêt par la méticulosité grotesque de ses exigences. Réminiscente des comités de Salut public de la Terreur, la Halde est devenue rapidement l'un des plus sinistres emblèmes du Grand Remplacement et de la collaboration institutionnelle à la contre-colonisation dont notre peuple est victime. Tout ce qui paraît pouvoir mettre sous le boisseau ses néfastes agissements doit être salué avec espérance et plaisir.

Écrit par : halde-là | 19 mai 2010

Sur Nousvousils : "Cancer du col de l'utérus: 10.000 collégiennes sensibilisées au vaccin"

Une telle sensibilité impose d'arrêter immédiatement de vacciner.

Jean, revient ! Ils sont devenus fous !

Écrit par : dugong | 19 mai 2010

Lu chez Nathalie Polony :

"Là, vous atteignez le point aveugle de l’idéologie égalitaire, ce trou noir qu’il ne faut surtout pas explorer, car ce qu’on y trouverait serait teinté de mépris de classe et de déterminisme forcené. Les pauvres ne peuvent pas réussir à l’école, ni s’approprier une culture humaniste exigeante. Les pauvres sont condamnés à l’échec, sauf si l’on efface cet échec par un tour de passe-passe, et que l’on supprime cette culture qui ne saurait leur appartenir."

Elle anticipe, comme moi, le fameux recours au "mépris" des grands égalitaires.
Elle fait émerger l'idée qu'on a supprimé à la fois la culture et la classe cultivée au nom d'un égalitarisme absurde.

N. Polony n'a pas été, à ma connaissance, ni traitée de fasciste ni de Tariq Ramadan.

Ce blog est décidément étonnant.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Je dis que quand on soutient quelque chose, que quand on fait quelque chose, et qu'en plus on professe, on expose dans toute la mesure du possible ce qu'on fait en public. À défaut, on n'est pas digne de professer.
Donc vos types à "modules de", "chevronnés" etc., on les écoute.

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Doc Savage | 19 mai 2010

Natacha ! pas Nathalie, sorry.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Ce blog est décidément étonnant.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

Très ! Ils ont leurs têtes, et ne regardent pas aux contradictions. Je savais que vous comprendriez bientôt: on croit trouver ici des gens à l'esprit libre, dégagé du carcan de la bien-pensance et on découvre comme partout ailleurs ( et surtout chez les profs) des ayatollahs de l'orthodoxie anti-fachiste et anti-raciste. Mais attention, dickens, sachez-le, certains font semblant, ils se protègent. Les autres sont incurables.

Écrit par : com'dab | 19 mai 2010

Pendariès, votre mauvaise foi vous honore.

"Personne ne vous traite de fasciste"
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

" Ni plus ni moins, finalement, que des Islamistes à la Tariq Ramadam: une belle prose référencée posée sur des sentiments pas très jolis-jolis. "
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2010

"En revanche, il y a quand même un ou deux petits "détails" dans les "nombreuses autres choses" qu'à mon avis, nous sommes nombreux sur ce blog, mais de moins en moins, à ne pas cautionner"
Ecrit par : catmano | 19 mai 2010

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

Vous êtes impayable... si c'est cela (rabâcher, "peser, compter, séparer", etc.) être fasciste... Définitivement, vous êtes disqualifié.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

" Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté"

Écrit par : Florence | 19 mai 2010

N. Polony n'a pas été, à ma connaissance, ni traitée de fasciste ni de Tariq Ramadan.

Ce blog est décidément étonnant.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

Ne détournez pas les propos de N. Polony à votre compte, c'est malhonnête (en plus elle ne dit pas du tout la même chose que vous - mais alors pas du tout, du tout !). En plus vous être en train de vous amouracher avec de vilains trolls, vous filez du mauvais coton très cher !

Bon sur ce, je propose une trêve: certes vous m'exaspérez, mais je ne vous hais point et je crois qu'on pourrait faire autre chose que de passer notre temps à nous crêper le chignon pour rien (de toute façon, je ne vous ferai pas changer d'avis; et comme je suis au moins aussi têtu que vous, vous non plus).

PS: changez un peu de disque quand même...

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

"Pendariès, vous ne fréquentez que des petits jeunes à queue molle ?" JPB

Après un grand éclat de rire, Pendariès vous répond qu'il est Protestant.

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

La chasse au Dickens devient vraiment encombrante.
Une idée saugrenue : et si vous le laissiez s'exprimer et que vous vous limitiez à exprimer un autre avis ?

Ecrit par : lecteur | 19 mai 2010

Les idées qu'il soutient sont a priori celles soutenues par beaucoup de lecteurs de ce blog. Il faudrait que les contradicteurs puissent avancer leurs arguments de manière plus posée et objective, sans verser dans l'outrance et la caricature. Serait-ce trop leur en demander ?

Écrit par : Aurore | 19 mai 2010

"Je vous laisse trouver le bon lien (Non, Penda, ne vous précipitez pas sur les faux seins)."

Ma chère Kap, "faux seins", de votre part, + "jeune queue molle", venant de Jean-Paul = transexuelle non opérée.

J'en ai de la chance, moi, d'être pansexuel!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Julien me fait penser à certains personnages de Flaubert. Suffisant, ridicule, content de lui, donneur de leçons.

Tailleboudin fait bien de l'épingler.

Écrit par : com'dab | 19 mai 2010

Julien me fait penser à certains personnages de Flaubert. Suffisant, ridicule, content de lui, donneur de leçons.

Tailleboudin fait bien de l'épingler.

Ecrit par : com'dab | 19 mai 2010

Moi aussi je vous aime.
Grosses bises.

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Il faudrait que les contradicteurs puissent avancer leurs arguments de manière plus posée et objective, sans verser dans l'outrance et la caricature. Serait-ce trop leur en demander ?

Ecrit par : Aurore | 19 mai 2010

Ils n'ont pas d'arguments car ils savent que dickens a raison.

Écrit par : com'dab | 19 mai 2010

Tailleboudin fait bien de l'épingler.

Ecrit par : com'dab | 19 mai 2010

Allez tailleboudin, enlevez votre masque je vous ai reconnu !

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Je dis que quand on soutient quelque chose, que quand on fait quelque chose, et qu'en plus on professe, on expose dans toute la mesure du possible ce qu'on fait en public. À défaut, on n'est pas digne de professer.
Donc vos types à "modules de", "chevronnés" etc., on les écoute.

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12
Ecrit par : Doc Savage | 19 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

On se demande bien ce qui a bien pu exciter leur envie de revenir sur "Bonnet d'âne"....

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

On se demande bien ce qui a bien pu exciter leur envie de revenir sur "Bonnet d'âne"....
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Vous avez une idée ?

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

"Les idées qu'il soutient sont a priori celles soutenues par beaucoup de lecteurs de ce blog. Il faudrait que les contradicteurs puissent avancer leurs arguments de manière plus posée et objective, sans verser dans l'outrance et la caricature. Serait-ce trop leur en demander ?"

Ecrit par : Aurore | 19 mai 2010

C'est vous qui êtes impayable ! C'est ce qu'on n'arrête pas de dire, qu'on est d'accord sur le fond ! Relisez un peu, au lieu de vous complaire dans une sorte de parano et de victimisation par procuration...
"posée", "objective", "caricature"... C'est incroyable à quel point les gouroutisés de Zemmour ont une faculté à "projeter"... Tout en souhaitant à toute force se marginaliser complaisamment par certains points de vue un peu extrêmistes qui leur donne l'illusion d'être "mal-pensants" !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Vous avez une idée ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Ben oui, c'est Amélie, je l'ai dit deux fois, plus haut. Qui voulez-vous que ce soit ??

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Vous avez une idée ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Parce que je n'ai pas de pétrole, Guy!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

On se demande bien ce qui a bien pu exciter leur envie de revenir sur "Bonnet d'âne"....

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Ne dites pas ça, malheureux, ils vont encore vous accuser de demander à JPB de les censurer ;-) !

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

"Julien me fait penser à certains personnages de Flaubert. Suffisant, ridicule, content de lui, donneur de leçons."

Ecrit par : com'dab | 19 mai 2010

Amélie, proposez nous plutôt un de vos beaux textes, au lieu de dégoiser des balivernes !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Jean, revient ! Ils sont devenus fous !

Ecrit par : dugong | 19 mai 2010

;-)... "reviens", non ???

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Vous avez une idée ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Parce que je n'ai pas de pétrole, Guy!
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

C'est ce que je me disais ; ces gens-là doivent être de jeunes giscardiens.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

Amélie, proposez nous plutôt un de vos beaux textes, au lieu de dégoiser des balivernes !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Elle sait écrire Amélie ? Jamais lu que des vagissements.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2010

La chasse au Dickens devient vraiment encombrante.
Une idée saugrenue : et si vous le laissiez s'exprimer et que vous vous limitiez à exprimer un autre avis ?

Ecrit par : lecteur | 19 mai 2010
---
Votre idée n'est pas du tout saugrenue !
J'ai récemment dit (en anglais) à dickens que je n'aimais pas les magazines féminins. Il ne s'en est pas offusqué. Je ne m'en suis pas pris à lui ! Pourquoi l'aurais-je fait ?
J'aime bien dickens. Qu'il aime les magazines féminins ne me paraît pas être une pomme de discorde entre lui et moi. :-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

@Kap, je suis en train de regarder le reportage M6. Vous avez au moins moi qui suis vos liens!

Écrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Je ne le sais que trop bien, Francis, mais je suis assez sanguin quand on aborde certains sujets. Ceci dit, je suis toujours prêt à discuter calmement si on accepte de jouer le jeu (cad être courtois... cf. un certain t. qui aime bien se payer ma fiole quand ça l'arrange).

Ecrit par : julien | 19 mai 2010
---
Ce genre de choses m'est arrivé ailleurs que sur ce blog. Je n'ai pas répliqué. La personne en question s'est vite lassée de ce jeu. Ici, je crois que ça m'est arrivé une fois, il y a plusieurs années. J'ai de nouveau utilisé la même défense.
Récemment, une personne qui a pris (momentanément) le pseudo de "Moi je moi" m'a agacé. J'ai tout de même répondu car j'avais une réponse appropriée et drôle. J'espère qu'il l'aura appréciée. :-)

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

C'est vous qui êtes impayable ! C'est ce qu'on n'arrête pas de dire, qu'on est d'accord sur le fond ! Relisez un peu, au lieu de vous complaire dans une sorte de parano et de victimisation par procuration...
"posée", "objective", "caricature"... C'est incroyable à quel point les gouroutisés de Zemmour ont une faculté à "projeter"... Tout en souhaitant à toute force se marginaliser complaisamment par certains points de vue un peu extrêmistes qui leur donne l'illusion d'être "mal-pensants" !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Christophe,
1. Je vous assure que je n'ai rien à voir avec une quelconque Amélie, de près ou de loin. Pas plus qu'avec ses supposés avatars. Je ne suis en vérité qu'une de vos collègues de musique !
2. Vous vous enflammez bien vite... Je ne suis que de très loin (c'est peu dire...) toute cette agitation médiatique liée à Zemmour. Et je ne vois décidément pas en quoi ce que j'ai écrit plus haut sur les propos de certains contradicteurs de Dickens - que je trouve effectivement péremptoires et peu argumentés - procèderait d'une quelconque tendance parano.
De plus, nous voilà d'accord sur le fond !
3. "extrémistes"

Écrit par : Aurore | 19 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

On se demande bien ce qui a bien pu exciter leur envie de revenir sur "Bonnet d'âne"....
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010

Vous avez une idée ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

Le refus de toute censure, qui est la philosophie du Maître de ces lieux...
Moralité : don't feed the trolls, ils finiront bien par se décourager.
Traduction libre : ne mépriser que ce qui est méprisable, mais alors le mépriser très fort.

Écrit par : Françoise Guichard | 19 mai 2010

Ceux qui le veulent iront lire et se feront leur opinion. F. Guichard méprisera encore mon post. Qu'importe!
Je précise tout de même, si cela peut être utile , que je ne suis pas raciste, pas nostalgique de Vichy! Parce qu'avec certains , il faut montrer patte blanche: donner certains liens laisse penser que , etc, etc...
Je ne suis pas de "Gauche Réac": je laisse cela à C. Mazeron avec laquelle ma proximité à l'égard de l'Ecole est cependant grande.
Donc, à propos de l'euro-pe : 2 voix qui convergent et lues il y a quelques minutes:

http://www.surlering.com/article/article.php/article/-la-europe-est-morte-

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EkZuplAuFFTVbCJHVP.shtml

Écrit par : Adrastée | 19 mai 2010

Ahem...

Juste une précision, cher Francis : je n'"aime" pas les magazines féminins, je remarque simplement que leurs éditos sont, comme ceux de tant d'autres supports, d'un conformisme rugissant. Et je ne pense pas du tout que le message de lecteur vous visait vous, mais plutôt d'autres intervenants.

Christophe, si ce que j'écris ici ne fait à ce point pas débat, pourquoi semble-t-il alors y avoir controverse autour de mes propos ?

Autre chose, je me fiche d'être "bien pensant" ou "mal pensant" : j'essaie d'être "pensant" tout court.

Et pour finir, je partage tout à fait le point de vue de com'dab sur le fait qu' il y a, ici comme ailleurs, mais tout de même un peu moins qu'ailleurs, une certaine dose de Homais — des individus un peu creux et satisfaits de l'être, mais également des Emma Bovary — des gens qui ne veulent pas lire le réel et qui, à la place, préfèrent se raconter des histoires.

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Au sujet du premier lien : je viens de lire le nom de son auteur sur le blog de Luc Cédelle dans le commentaire de Pedro Cordoba :

http://education.blog.lemonde.fr/2010/05/13/lultra-verite-sur-sos-education-4/#comments

Écrit par : catmano | 19 mai 2010

I did what had to be done. Do you agree with that, my dear colleague dickens ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

Of course I do. :))
You're part of the few ones to be truly wise here, and you probably understand the meaning of the word "hindsight" better than the rest of the participants.

I really appreciate your posts: you spent years in the system and that enables you to understand what is going on, without feeling forced to trust every single good intention.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010
---
Thank you ! I learnt the word "hindsight" long ago in an Asimov's novel (Foundation and Earth). Asimov wrote so clearly that I seldom needed the help from the dictionary. However, I was careful enough to check my understanding.
I won't pretend that my understanding is better than the one of all of the other participants. I am not conceited to such an extent ! ;-)
I certainly do not trust every single good intention. My good opinion is rarely bestowed to anyone, and never too hastily.
But my good opinion, once lost, is NOT necessarily lost for ever. :-) [ See what I am referring to ? ;-) ]

Écrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

"3. "extrémistes"

Ecrit par : Aurore | 19 mai 2010

Merci, je l'ai effectivement vu trop tard.
Bon courage, alors ! Mais vous faites un métier difficile !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

But my good opinion, once lost, is NOT necessarily lost for ever. :-) [ See what I am referring to ? ;-) ]
Ecrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

I think the answer could be found somewhere up in Derbyshire, in a mighty English mansion called Pemberley . :))

Écrit par : dickens | 19 mai 2010

Christophe, si ce que j'écris ici ne fait à ce point pas débat, pourquoi semble-t-il alors y avoir controverse autour de mes propos ?

-----------------Pas controverse, agacement. A cause de ça:

"il y a, ici comme ailleurs, mais tout de même un peu moins qu'ailleurs, une certaine dose de Homais — des individus un peu creux et satisfaits de l'être, mais également des Emma Bovary — des gens qui ne veulent pas lire le réel et qui, à la place, préfèrent se raconter des histoires."

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2010

Francis, je n'y puis plus ! J'ai juré d'enterrer la hache de guerre mais quand je lis une chose de ce genre:
"il y a, ici comme ailleurs, mais tout de même un peu moins qu'ailleurs, une certaine dose de Homais — des individus un peu creux et satisfaits de l'être, mais également des Emma Bovary — des gens qui ne veulent pas lire le réel et qui, à la place, préfèrent se raconter des histoires."

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

J'ai vaguement envie de lui sauter à la gorge...

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Vous avez vu dickens ? C'était prévisible. La meute se déchaîne ! Viennent d'entrer en scène les "meilleurs" des donneurs de leçons : Guichard, Morel, Pendariès, en action. Les communistes voient rouge quand ils croient apercevoir Amélie.

Soutenus bien sûr par Catmano.

Écrit par : com'dab | 19 mai 2010

Je me suis acheté une jolie paire de mules aujourd'hui ... mais si j'avais su qu'on pouvait les trouver sur le blog Bonnet d'Ane je ne me serais pas déplacé jusqu'à La Défense !

Écrit par : iPidiblue et les animaux de bât | 19 mai 2010

Le refus de toute censure, qui est la philosophie du Maître de ces lieux...

Ecrit par : Françoise Guichard | 19 mai 2010

Impayable !!!

Écrit par : mémoire qui flanche | 19 mai 2010

J'ai vaguement envie de lui sauter à la gorge...

Ecrit par : Julien | 19 mai 2010

Parce qu'il nourrit des trolls sans remords.

Écrit par : Julien | 19 mai 2010

Non, je ne suis pas là pour nourrir les "trolls".

Ce dont je me suis rendu compte sur ce blog, que j'ai longtemps lu sans beaucoup participer, c'est qu'il assez difficile d'y faire entendre un raisonnement allant au-delà des sempiternels "c'est la faute à Meirieu et aux sales pédagos" et "le gouvernement et le grand capital se sont mis d'accord pour former des crétins".

Aller plus loin en disant que le malheur de l'Ecole est dû à une relation impossible entre culture et démocratie suffit ici à se faire remonter les bretelles par certains (mais pas tous).

J'ai aussi découvert qu'élitisme et "sélection" étaient, pour certains, des gros mots.

Bref, inutile d'y revenir, j'ai déjà tout dit. On peut parler de la météo si vous voulez.

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

J'attendais ici le retour de Pedro Cordoba, tout en étant atterré mais hypnotisé par la bêtise des détracteurs de dickens…
Je pouvais attendre longtemps.
Merci pour le tuyau, catamano ! Je file sur le blog de Cédelle !
Tant qu’à radoter, autant en profiter pour s’instruire…
dickens, vous me faites une excellente impression, mais votre goût pour la joute verbale avec de si faibles adversaires me fait douter…
N’attendez pas le retour de deux de vos admiratrices : Noémie ou Chloé, c’était moi ! ; )

Écrit par : Hafez | 20 mai 2010

dickens, vous me faites une excellente impression, mais votre goût pour la joute verbale avec de si faibles adversaires me fait douter…
N’attendez pas le retour de deux de vos admiratrices : Noémie ou Chloé, c’était moi ! ; )

Ecrit par : Hafez | 20 mai 2010

Merci beaucoup Hafez (votre dernier pseudo me fait également une excellente impression !)
La joute verbale va bientôt cesser, vous avez raison. Mais professer ne consiste-t-il pas à répéter les mêmes choses, à expliquer sans cesse ?

J'ai dit ce que j'avais à dire, les vigilants de service m'ont jeté l'oppobre attendue, and the story goes on and on...

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

répéter les mêmes choses, expliquer sans cesse

Bof…
Ca dépend à qui, si on souhaite que ça fructifie un jour…
Si on a du temps à perdre, mieux vaut le perdre en rendant grâce à la beauté...
Elle nous le rend au centuple, c'est certain !

Écrit par : Rumi | 20 mai 2010

Si jamais Natacha Polony revient par ici, est-ce qu'elle pourra nous expliquer ce qu'elle va fiche dans un colloque organisé par Anne Coffinier et un sénateur UMP trèèèèès favorable à l'enseignement privé?

Je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle compte trouver là-bas.

Je pensais d'ailleurs que Guy Morel lui poserait la question.

Écrit par : Nos enfants gâchés par le privé hors contrat | 20 mai 2010

Dans le dossier des « retraites », le jus pédagol du jour s’inquiète du sort des fins de carrière :

« On sait que des milleirs d'enseignants vieillissent difficilement dans ce métier qui demande une disponibilité et une réactivité de jeunes gens. »

Personnellement, je vieillis assez facilement d’une année solaire à chaque rentrée scolaire mais cette « disponibilité et réactivité de jeunes gens » souligne la nouvelle vision de l’enseignant : des acteurs de porno évalués au rendement *.

Dans un tel contexte, la question des retraites est posée autrement : « comment s’en sortir ? »

* l’archétype serait Pendariès ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Toujours extraite du jus, cette annonce :

« De l'écrit à l'écran, un colloque sur l’impact du numérique organisé à Mice »

Des souris et des hommes, faut-il le lire ou le dvd ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

A propos de la vision des retraites dont je causais précédemment, la "pénibilité" n'est-elle pas une contraction de pénis et de disponibilité ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Rendez-vous chez Taddéi ce soir qui reçoit Badiou et Finkie...

Écrit par : nicolas | 20 mai 2010

"Mais professer ne consiste-t-il pas à répéter les mêmes choses, à expliquer sans cesse ?

J'ai dit ce que j'avais à dire, les vigilants de service m'ont jeté l'oppobre attendue, and the story goes on and on..."

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Tu ne professes pas, ici, connard. Tu essaies de discuter avec des gens, qui font aussi le maximum qui peuvent de leur vie pour instruire dans leur cadre professionnel. Essaie donc, au lieu de te poser en victime supérieure, de t'instruire autant de ce qu'ils peuvent t'apporter que de vouloir leur imposer ta philosophie de vie de pisse-vinaigre.

Écrit par : antitrollmultipseudo | 20 mai 2010

Si jamais Natacha Polony revient par ici, est-ce qu'elle pourra nous expliquer ce qu'elle va fiche dans un colloque organisé par Anne Coffinier et un sénateur UMP trèèèèès favorable à l'enseignement privé?

Je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle compte trouver là-bas.

Je pensais d'ailleurs que Guy Morel lui poserait la question.

Ecrit par : Nos enfants gâchés par le privé hors contrat | 20 mai 2010

Je ne connais pas Anne Coffinier, mais je connais un des organisateurs du colloque, un ancien collègue, professeur agrégé de philosophie.

Je précise qu'il enseignait à cette époque dans le privé sous contrat ; il a, depuis fondé, à Lyon, avec quelques collègues un institut de philosophie privé.

Ma "vocation" personnelle (si tant est qu'il s'agisse d'une "vocation", m'a conduit sur des chemins bien différents (l'enseignement public et le "charbon"), mais je peux témoigner pour avoir parlé avec lui et assisté à des conférences que cette personne "tient la route" sur le plan de la pensée.

Je suis arrivé à une époque de ma vie où l'on se retourne pour faire un bilan et où l'on prend tout ce qui vous et arrivé comme une comédie, une tragédie, ou bien, en ce qui me concerne, pour un mystère ("celui-là seul vit véritablement qui vit sa vie comme un mystère" (Stefan Zweig).

Je ne suis plus le jeune homme que toute fausse note exaspérait ; il m'a fallu m'y faire : les fausses notes (ou ce que je perçois peut-être à tort comme des "fausses notes" font probablement partie de la symphonie (je ne dis pas que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes") ; cette personne est certainement plus proche de l'Eglise institutionnelle que je ne le serai jamais, mais bon...

Je pense qu'il faut se rendre à l'évidence et regarder les choses en face. Le privé, y compris maintenant "hors contrat" prospère sur les décombres d'un enseignement public qui s'enlise dans l'hypocrisie et l'inefficacité.

Ce sont les enfants les plus sensibles et les plus fragiles qui font actuellement les frais de cette situation (je pense à cette petite élève de 3ème SEGPA que j'ai eue hier en cours particulier ou à d'autres élèves, considérés comme" surdoués" qui n'ont pas non plus leur place dans le "système et plus généralement aux enfants des milieux les moins favorisés, ce qui est un comble quand on pense à la "vocation" de l'enseignement républicain.

Votre discussion autour de la notion de "réel" (être ou ne pas être dans le "réel") est au coeur d'un problème éternel (qui se traduit ici comme partout par des échanges "ad hominem" et des écarts de sensibilité) ; pour être vraiment "dans le réel", il faut être un peu à l'écart du réel sans quitter le réel.

C'est un peu compliqué à expliquer ; je n'ai pas le temps et je réagis un peu à chaud ; j'essaierai d'y revenir, non pas pour "concilier" artificiellement les points de vues "antagonistes" de dickens et de ceux qui le critiquent (ou qui critiquent une "image virtuelle" qu'ils s'en font), mais
pour essayer de témoigner de mon propre rapport à cette question du "réel" que je vis moi aussi, douloureusement.

Mais celui qui dans ce monde est sans douleur et sans "poids" est sans voie.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

"Taddéi ce soir qui reçoit Badiou et Finkie"

Match de catch pour public captif ?

http://www.scribd.com/doc/6545350/Roland-Barthes-Fragments-de-Mythologies

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Tordant. Toute analogie avec l'EN sera considérée comme abusive, surtout en ce qui concerne les réponses apportées au problème.
http://www.causeur.fr/le-siecle-des-lumieres-eteintes,6278

Écrit par : nicolas | 20 mai 2010

Ecrit par : antitrollmultipseudo | 20 mai 2010

Vous, ce serait plutôt antipseudomultitroll, non ?
La contradiction ne se nourrit pas d'injures et bien que je partage l'avis de notre hôte quant à la censure de son blog sur le fond, je ne laisserais pas passer CA.

Écrit par : nicolas | 20 mai 2010

Match de catch pour public captif ? dugong

Sûrement. Vu l'heure tardive et l'absence de rediff, de toute façon...
Mais certain(e)s aiment être captif(ve)s.

Écrit par : nicolas | 20 mai 2010

Je ne suis plus le jeune homme que toute fausse note exaspérait ; il m'a fallu m'y faire : les fausses notes (ou ce que je perçois peut-être à tort comme des "fausses notes" font probablement partie de la symphonie

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010

Les fausses notes, c'est ce qui fait la différence entre un enregistrement bricolé et un concert en vrai !

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Tiens, rev'là les défenseurs de l'Occident contre les meutes arabes. Une nouvelle bataille d' Alger ?

Ecrit par : guy morel | 19 mai 2010

On se demande bien ce qui a bien pu exciter leur envie de revenir sur "Bonnet d'âne"....
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010
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Mais... le titre de la notule : spécial copains.
Et des copains, ça se castagne comme des mémés.

Écrit par : Timothée de Gaza | 20 mai 2010

Robin, vous êtes un vrai Spinozien! ;-)

Julien, Rubinstein (Arthur) disait couramment, après un de ses récitals triomphants: "maintenant, je vais vous redonner un concert avec uniquement les fausses notes de celui-là".

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

Robin, moi, j'aime bien les fausses notes.

C'est à leur aune que se mesure la perfection des notes justes qui suivent.

Lorsque vous caressez un corps de femme après l'amour, c'est souvent une imperfection de la peau qui vous réveille de votre douce indolence et vous ramène au réel.
Et peut-être retrouvez-vous une nouvelle ardeur ...

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2010

Voici spécial copain Zemmour expliquant son livre, objet de la notule : http://www.canalacademie.com/emissions/hist603.mp3

Écrit par : Timothée de Gaza | 20 mai 2010

Tu ne professes pas, ici, connard. Tu essaies de discuter avec des gens, qui font aussi le maximum qui peuvent de leur vie pour instruire dans leur cadre professionnel.
Ecrit par : antitrollmultipseudo | 20 mai 2010

Bon, je ne sais pas ce que JPB pense de cela, mais dans ces conditions je n'ai plus rien à faire ici. J'ai toujours pris le temps d'argumenter et j'ai toujours essayé d'être aussi courtois que possible, malgré des positions parfois irréconciliables.

Nous disions, dans la dernière Note, que le recours à l'insulte était la fin de tout débat et de toute communication digne de ce nom. Ceux qui ne me supportent pas peuvent remercier "Antitrollmultipseudo" et sa haute conception de la conversation entre professeurs (et individus concernés par la question de l'Ecole).

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Ceux qui ne me supportent pas peuvent remercier "Antitrollmultipseudo" et sa haute conception de la conversation entre professeurs (et individus concernés par la question de l'Ecole).

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Malgré tout ce que j'ai pu dire sur vous, je n'approuve pas les méthodes d'antitrollmultipseudo. Ceci dit, je crois qu'effectivement le débat est clôt: j'ai dit ce que j'avais à dire, vous avez dit ce que vous aviez à dire et il me semble de bon ton d'en rester là.
J'espère néanmoins vous retrouver sur d'autres sujets, en d'autres occasions. Puissions-nous débattre sans trop d'étincelles (j'ai des efforts à faire là dessus, j'en suis conscient) à l'avenir.

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Lorsque vous caressez un corps de femme après l'amour, c'est souvent une imperfection de la peau qui vous réveille de votre douce indolence et vous ramène au réel.
Et peut-être retrouvez-vous une nouvelle ardeur ...

Ecrit par : Zorglub | 20 mai 2010

Ça marche aussi avec les hommes ;-)

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Pour info, petite interview de François Vermorel, qui avait publié en 2006 "La Ferme aux professeurs", sur les IUFM...

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/01/y-a-t-il-une-vie-hors-de-l-education-nationale.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 mai 2010

Tu ne professes pas, ici, connard. Tu essaies de discuter avec des gens, qui font aussi le maximum qui peuvent de leur vie pour instruire dans leur cadre professionnel. Essaie donc, au lieu de te poser en victime supérieure, de t'instruire autant de ce qu'ils peuvent t'apporter que de vouloir leur imposer ta philosophie de vie de pisse-vinaigre.

Ecrit par : antitrollmultipseudo | 20 mai 2010

ça ressemble à du Pendariès au mieux de sa forme...

Écrit par : je me souviens | 20 mai 2010

Au sujet des noms d'oiseau, vous savez qu'un professeur ayant traité son élève de petit con les parents ont choisi de porter plainte et le procureur de donner suite à cette affaire ultra-mineure !
Comme je le disais avant-hier nous sommes entrés dans une société délirante où les autorités sont en guerre les unes avec les autres ...

Écrit par : iPidiblue et les animaux de bât | 20 mai 2010

Dickens, vous n'allez tout de même pas renoncer à intervenir à cause des injures de ce minable qui n'est même pas capable d'écrire une langue syntaxiquement correcte !

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2010

Ça marche aussi avec les hommes ;-)

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

Écrit par : Beurk ! | 20 mai 2010

Il est con ce Beurk ...

La Halde va encore rappliquer.

Écrit par : Zorglub | 20 mai 2010

Beurk beurk !

Écrit par : iPidiblue et les animaux de bât | 20 mai 2010

Moi j'adore me faire monter et me faire gratter doucement le poil !

Écrit par : iPidiblue poney-boy | 20 mai 2010

Il est con ce Beurk ...

La Halde va encore rappliquer.

Ecrit par : Zorglub | 20 mai 2010

Mais non, laissez: plus on est de fou, plus on rit ! Et puis c'est la fête du troll aujourd'hui...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Dickens, vous êtes jeunes, en début de carrière et je suis sûr que vous faites bien votre travail de professeur et qu'il vous tient à coeur. Ne perdez pas votre temps à ressasser toujours la même chose ici. Soyez constructif. Je serais très heureux que vous fassiez un blog pour faire découvrir la littérature anglophone avec qq textes en VO, pour les gens comme moi qui ne pratiquent que le globish pour leur boulot et qui voudraient découvrir des trésors qu'ils n'ont pas rencontrés pendant leur scolarité.

Écrit par : Fan de Dickens | 20 mai 2010

En tous cas moi je suis moins chargé qu'un cycliste professionnel ...

Écrit par : iPidiblue poney-boy | 20 mai 2010

Robin, vous êtes un vrai Spinozien! ;-)

Julien, Rubinstein (Arthur) disait couramment, après un de ses récitals triomphants: "maintenant, je vais vous redonner un concert avec uniquement les fausses notes de celui-là".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

L'existence d'un être humain comme Spinoza est un miracle dans l'Histoire de l'Humanité.

J'ai essayé bien des fois de quitter Spinoza (je parle de son "Ethique") et j'y suis toujours retourné.

Spinoza ne refuse rien du réel, il voit le réel tel qu'il est et la question du Mal n'est pas une abstraction métaphysique comme elle peut parfois le paraître chez Leibnitz (et surtout chez ce vieux radoteur de Panglosse dans le Candide de Voltaire) ; Spinoza a vraiment eu affaire au mal, il a été exclu de la communauté juive, on a assassiné ses amis "républicains", les frères de Witt en 1672 ("Ultimi barbarorum !"), on a probablement tenté de l'assassiner ; il demeurait quant à lui tel le penseur de Rembrandt, dans le serein clair-obscur d'un escalier en spirale qui monte d'une perfection moindre à une perfection plus grande ou qui decend aussi, plus souvent d'une perfection plus grande à une perfection moindre, souffrant mais serein et confiant.

Le réel, tout le réel, rien que le réel ("Deus sive Natura sive Deus") et la tâche indéfiniment renouvelée de trouver la Joie en cette vie.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

plus on est de fou, plus on rit ! Et puis c'est la fête du troll aujourd'hui...

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

Splendide contrepèterie !!!
Merci pour le fou rire.

Écrit par : Beurk ! | 20 mai 2010

Bon Beurk ! on va tirer l'échelle et on va te laisser tout seul dans ton coin à te tirer sur le jonc ...

Écrit par : iPidiblue poney-boy | 20 mai 2010

"L'existence d'un être humain comme Spinoza est un miracle dans l'Histoire de l'Humanité.

J'ai essayé bien des fois de quitter Spinoza (je parle de son "Ethique") et j'y suis toujours retourné.

Spinoza ne refuse rien du réel, il voit le réel tel qu'il est et la question du Mal n'est pas une abstraction métaphysique comme elle peut parfois le paraître chez Leibnitz (et surtout chez ce vieux radoteur de Pangloss dans le Candide de Voltaire) ; Spinoza a vraiment eu affaire au mal, il a été exclu de la communauté juive, on a assassiné ses amis "républicains", les frères de Witt en 1672 ("Ultimi barbarorum !"), on a probablement tenté de l'assassiner ; il demeurait quant à lui tel le penseur de Rembrandt, dans le serein clair-obscur d'un escalier en spirale qui monte d'une perfection moindre à une perfection plus grande ou qui decend aussi, plus souvent d'une perfection plus grande à une perfection moindre, souffrant mais serein et confiant.

Le réel, tout le réel, rien que le réel ("Deus sive Natura sive Deus") et la tâche indéfiniment renouvelée de trouver la Joie en cette vie."

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010

Si vous saviez à quel point je suis d'accord avec vous... En plus, vous le dites vraiment à la perfection.
Je pense que sa lecture pourrait transformer... même Dickens, tiens !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

Spinoza, c'est l'antithèse parfaite de Zemmour... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

But my good opinion, once lost, is NOT necessarily lost for ever. :-) [ See what I am referring to ? ;-) ]
Ecrit par : Francis Penin | 19 mai 2010

I think the answer could be found somewhere up in Derbyshire, in a mighty English mansion called Pemberley . :))

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010
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Yes, of course !
I might wonder about your extraordinary precise et accurate memory. But, come to think of it, you're quite young (compared to myself), and you might have recently studied the novel with your students.
Otherwise, your memory is very good indeed, unless you reread the novel from time to time.
In any case, I was sure you would remember it at once.
How many times shall I read it again and again before I get tired of it ? I can't tell.
I am by now reading the book for the fourth time, but, some passages remain difficult to understand.
May I ask some help from you on occasion, if you can afford it (in terms of available time) ? I know only too much what is to teach ! ;-)

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Et ça ferait chier personne de parler français ?

Surtout lorsqu'il s'agit de banalités : en un clin d'oeil je m'en dispenserais si c'était le cas.

Écrit par : Troll du jour | 20 mai 2010

@Fondation pour l'école
Je ne sais plus quel intervenant m'encourageait à tourmenter Natacha Polony à propos de sa participation au colloque organisé au Sénat par la Fondation pour l'école de madame Coffinier. Je m'en suis bien gardé, car j'imagine assez aisément qu'elle s'y rend pour faire son métier de journaliste. En revanche, je ne retiens pas mes interrogations à propos d'un des participants, monsieur Jean-Noël Dumont, distingué professeur de philosophie dans une institution privée de Lyon, administrateur de la Fondation pour l'école d'un côté et soutien de SOS-Éducation de l'autre.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Si si c'est du français ... du français de demain !

Écrit par : iPidiblue troll-boy | 20 mai 2010

Guy Morel,


Si je me rends à ce colloque du Sénat est-ce que j'irai droit en enfer ou est-ce que pourrais un petit détour par le purgatoire ?

Écrit par : iPidiblue troll-boy | 20 mai 2010

Guy Morel,


Si je me rends à ce colloque du Sénat est-ce que j'irai droit en enfer ou est-ce que je pourrais faire un petit détour par le purgatoire ?

Écrit par : iPidiblue troll-boy revisité | 20 mai 2010

Dickens, ne pas être con, c'est ne pas se laisser impressionner par les cons.
Con se le dise…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2010

Si je me rends à ce colloque du Sénat est-ce que j'irai droit en enfer ou est-ce que pourrais un petit détour par le purgatoire ?
Ecrit par : iPidiblue troll-boy | 20 mai 2010

Vous aurez droit à une punition : trois pages sur le monsieur dont je parle. À tout hasard, quelques billes pour votre information :

http://fr.wordpress.com/tag/jean-noel-dumont/

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Spinoza, c'est l'antithèse parfaite de Zemmour... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010


Spinoza pouvait se payer le luxe de rester lui-même parce qu'il acceptait la pauvreté (et l'indépendance qui va avec).

Eric Zemmour, lui, est obligé de se renouveler ! ;-))

(La nécessité de "déplaire" étant une une forme de servitude aussi contraignante que l'était jadis celle de "plaire")

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

Ah oui ! c'est vrai que le pauvre petit Bloch - je voulais dire le pauvre petit Zemmour a des charges de famille ! Cela excuse tout ...

Écrit par : iPidiblue et le cas du journaliste Bloch | 20 mai 2010

"Et ça ferait chier personne de parler français ?

Surtout lorsqu'il s'agit de banalités : en un clin d'oeil je m'en dispenserais si c'était le cas.

Ecrit par : Troll du jour | 20 mai 2010
"

Les pédants ne voient pas leur ridicule.

Écrit par : Troll le vrai anti | 20 mai 2010

En revanche, je ne retiens pas mes interrogations à propos d'un des participants, monsieur Jean-Noël Dumont, distingué professeur de philosophie dans une institution privée de Lyon, administrateur de la Fondation pour l'école d'un côté et soutien de SOS-Éducation de l'autre.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2010

Oui, nous parlons du même.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

"Vous comprenez toutes mes petites saloperies, je ne les fais pas pour moi, je les fais pour mes enfants !" c'est fou comme la famille a bon dos ...

Tiens ! cela me fait penser à la conversation entre deux officiers de la marine française en 1940, l'un qui part pour Londres rejoindre le général de Gaulle et l'autre qui lui répond, "oui mais vous comprenez moi j'ai sept enfants ..."

Écrit par : iPidiblue et la loi sacrée de la famille | 20 mai 2010

Tu ne professes pas, ici, connard. Tu essaies de discuter avec des gens, qui font aussi le maximum qui peuvent de leur vie pour instruire dans leur cadre professionnel. Essaie donc, au lieu de te poser en victime supérieure, de t'instruire autant de ce qu'ils peuvent t'apporter que de vouloir leur imposer ta philosophie de vie de pisse-vinaigre.

Ecrit par : antitrollmultipseudo | 20 mai 2010

ça ressemble à du Pendariès au mieux de sa forme...

Ecrit par : je me souviens | 20 mai 2010

Raté, j'avais des relations sexuelles, à ce moment-là. Ou je prenais ma douche.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Ah oui ! c'est vrai que le pauvre petit Bloch - je voulais dire le pauvre petit Zemmour a des charges de famille ! Cela excuse tout ...
Ecrit par : iPidiblue et le cas du journaliste Bloch | 20 mai 2010

Dites-moi PidI, j'espère me tromper quand je sens dans l'expression " le pauvre petit Bloch" - et figurez-vous que cela me touche de près - un relent de je ne sais quoi que vous feriez-mieux de ne pas tenter de laisser traîner ici.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Ah ! le pauvre petit Bloch fait référence au journaliste Bloch de "La recherche du temps perdu" ! Personnage éminemment antipathique ...

Je précise que ce n'est pas une dénonciation du judaïsme de Zemmour mais enfin il ne cache pas ses origines que je sache, ni sa foi !

Zemmour : l'ambitieux type, le parvenu de la culture ... celui qui essaye de se faire son trou par tous les moyens.

J'espère, Guy Morel, avoir été assez clair pour vous ?

Écrit par : iPidiblue et la loi sacrée des ambitieux | 20 mai 2010

Non, non le relent est bien là.

Écrit par : Ca pue par ici | 20 mai 2010

Ce qui me gêne avec vous Guy Morel c'est que l'on sent le commissaire de police que vous auriez voulu être !

Je n'ai de tendresse ni pour les juifs, ni pour les chrétiens, ni pour les talapoins, ni pour les athées, ni pour les six milliards de crétins en tous genres qui peuplent la Terre.

Cela ne vous gêne pas trop, j'espère, que j'ai mauvaise opinion de la race humaine ?

Écrit par : iPidiblue et la loi sacrée des imbéciles | 20 mai 2010

"Spinoza pouvait se payer le luxe de rester lui-même parce qu'il acceptait la pauvreté (et l'indépendance qui va avec)."

Robin, un contre-exemple: Léon Bloy. J'ai lu dernièrement sa terrible, toujours actuelle et vivifiante charge: "Le sang du Pauvre". Les conditions matérielles liées à la pauvreté, la faim, vraiment, permettent-elles le luxe de rester soi-même? Et, surtout, de bâtir une oeuvre indépendante, forcenée, durable, quand vous avez femme et enfants, avec de grands yeux larmoyants et le bec ouvert (vous leur voyez l'estomac étressir)? Peut-être, remarquez, si, comme Bloy, on a le cran d'insulter ses bienfaiteurs - qui en redemandèrent, quelquefois (allez savoir ce qui se trame en chacun, quand travaille le sentiment de culpabilité. Léon B. savait, avec intelligence, perversité et férocité, le faire surgir, au temps statique où le Catholicisme était encore presque tout en France).

PS: Pendariès n'est vraiment pas communiste; mais alors vraiment pas... C'est curieux, l'imbécilité et la pathologie des suiveurs d'idéologie: des chimpanzés pavloviens.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Pendariès,

Léon Bloy est un admirable menteur ! Il passait son temps dans les cafés et il buvait comme un trou avant de se mettre à écrire ! Quant à sa moralité ... il n'a jamais été assez pauvre pour se passer de vivre comme un bourgeois avec bonne (qu'il ne payait pas) et piano !

Pourquoi voudriez-vous que les écrivains soient plus sincères que les autres hommes ?

PS Ce qui me dégoûte singulièrement dans mon époque c'est la comédie larmoyante de l'amour universel de l'humanité, l'admirable personnage d'Alceste pourrait-il aujourd'hui passer dans un talk-show télévisé ? Je pose la question à Jean Paul Brighelli qui est adepte de Molière.

Écrit par : iPidiblue le misanthrope | 20 mai 2010

"Je n'ai de tendresse ni pour les juifs, ni pour les chrétiens, ni pour les talapoins, ni pour les athées, ni pour les six milliards de crétins en tous genres qui peuplent la Terre."

Ipid.

Au passage, comme vous n'avez pas actualisé vos comptes, il vous reste 1/2 milliard d'autres pour qui avoir de la tendresse. Ce qui n'est pas mal pour un seul homme.

Gaspar Noé avait réalisé un film (Prix de la Semaine de la Critique, à Cannes, 1998), dont le titre est: "Seul contre tous" - une grande comédie clichéique en diable! Certains, ça les déprime, ce n'est pas mon cas:

http://www.dailymotion.com/video/xef14_seul-contre-tous-trailer_shortfilms

Un extrait du poème "Musiques funèbres", de mon cher Nelligan (relu au soleil, hier, en buvant un café à la terrasse ensoleillée d'un café), suggérant, me semble-t-il, si bien la cervelle atmosphérique de quelques-uns:

"Que m'importe l'amour, la plèbe et ses tocsins ?
Car il me faut, à moi, des annales d'artiste;
Car je veux, aux accords d'étranges clavecins,
Me noyer dans la paix d'une existence triste
Et voir se dérouler mes ennuis assassins,
Dans le prélude où chante une âme symbolique."

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Alceste pourrait-il aujourd'hui passer dans un talk-show télévisé ? Je pose la question à Jean Paul Brighelli qui est adepte de Molière.

Ecrit par : iPidiblue le misanthrope | 20 mai 2010

Nabe a eu son temps de gloire et de jolis soutiens médiatiques. Il reviendra. Ils reviennent tous.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Et surtout, les Alcestes n'iraient jamais à la télé, personne ne les entendrait à la radio...

Qu'un écrivain mente, quelle importance? Tant qu'ils sont dans le vrai.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Le poème de Nelligan Emile, en entier:

"Musiques funèbres

Quand, rêvant de la morte et du boudoir absent,
Je me sens tenaillé des fatigues physiques,
Assis au fauteuil noir, près de mon chat persan,
J'aime à m'inoculer de bizarres musiques,
Sous les lustres dont les étoiles vont versant
Leur sympathie au deuil des rêve léthargiques.


J'ai toujours adoré, plein de silence, à vivre
En des appartements solennellement clos,
Où mon âme sonnant des cloches de sanglots,
Et plongeant dans l'horreur, se donne toute à suivre,
Triste comme un son mort, close comme un vieux livre,
Ces musiques vibrant comme un éveil de flots.


Que m'importe l'amour, la plèbe et ses tocsins ?
Car il me faut, à moi, des annales d'artiste;
Car je veux, aux accords d'étranges clavecins,
Me noyer dans la paix d'une existence triste
Et voir se dérouler mes ennuis assassins,
Dans le prélude où chante une âme symbolique.


Je suis de ceux pour qui la vie est une bière
Où n'entrent que les chants hideux des croquemorts,
Où mon fantôme las, comme sous une pierre,
Bien avant dans les nuits cause avec ses remords,
Et vainement appelle, en l'ombre familière
Qui n'a pour l'écouter que l'oreille des morts.


Allons ! Que sous vos doigts, en rythme lent et long
Agonisent toujours ces mornes chopinades...
Ah ! que je hais la vie et son noir Carillon !
Engouffrez-vous, douleurs, dans ces calmes aubades,
Ou je me pends ce soir aux portes du salon,
Pour chanter en Enfer les rouges sérénades !


Ah ! funèbre instrument, clavier fou, tu me railles !
Doucement, pianiste, afin qu'on rêve encor !
Plus lentement, plaît-il ?... Dans des chocs de ferrailles,
L'on descend mon cercueil, parmi l'affreux décor
Des ossements épars au champ des funérailles,
Et mon coeur a gémi comme un long cri de cor !..."

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Ce qui me gêne avec vous Guy Morel c'est que l'on sent le commissaire de police que vous auriez voulu être !

Je n'ai de tendresse ni pour les juifs, ni pour les chrétiens, ni pour les talapoins, ni pour les athées, ni pour les six milliards de crétins en tous genres qui peuplent la Terre.

Cela ne vous gêne pas trop, j'espère, que j'ai mauvaise opinion de la race humaine ?
Ecrit par : iPidiblue et la loi sacrée des imbéciles | 20 mai 2010

Figurez-vous que j'ai beaucoup de tendresse pour les gendarmes, les commissaires police, les talapoins, les prostituées, les postiers, les juifs, les musulmans, les cathos, même intégristes, les caissières de superU, les chauffeurs de taxi, pour Zemmour comme pour le patron de ce blog, pour les profs désespérants comme pour ceux qui redonnent de l'espoir etc.
Et que je donne pas cher, parmi les six milliards de crétins qui peuplent le globe pour les quelques-uns qui font de leur empêchement à vivre un motif de détestation de l'espèce humaine.
Sans vous saluer.
PS. même larvé, et même surtout larvé l'antisémitisme est de la même eau sale que le prosémitisme.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Pour le "talapoin", est-ce que vous visez, Ipid, le singe des palétuviers ou bien le moine bouddhiste de Thaïlande ou de Birmanie? Entre les deux où votre absence de coeur affichée balance?

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

PS Ce qui me dégoûte singulièrement dans mon époque c'est la comédie larmoyante de l'amour universel de l'humanité, l'admirable personnage d'Alceste pourrait-il aujourd'hui passer dans un talk-show télévisé ? Je pose la question à Jean Paul Brighelli qui est adepte de Molière.
Ecrit par : iPidiblue le misanthrope | 20 mai 2010

Décidément, vous êtes d'une sottise de plomb ! La figure d'Alceste est aujourd'hui à la mode : c''est Strauss-Kahn, c'est Sarko, c'est Jean-Claude Trichet, tous dévoués en gémissant à remettre sur les rails une espèce humaine désespérante.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Je demande l'arbitrage de Jean Paul Brighelli ! Quitte à ne pas être d'accord avec ses attendus ...

Pour moi Alceste est un personnage trop pur pour notre monde, qui est trompé par une coquette Célimène, cad ce qui lui est le plus opposé !

Je ne crois pas que jamais DSK Sarkozy et Trichet se sont posés en chevaliers blancs ! Ou que personne ait jamais pensé qu'ils le fussent ... ce sont trois ambitieux forcenés qui ont désiré tous les postes qu'ils ont conquis, trois machines de guerre !


PS Guy Morel je crois que question fibre littéraire, vous n'êtes pas bien au top !

Écrit par : iPidiblue et les machines de guerre | 20 mai 2010

@Spécial Pidi

Les fourreurs


"C'est un sale métier que de devoir sans fin
N'étant coupeur de bourses
Bonneteur charlatan monte-en-l'air aigrefin
Vendre la peau de l'ours

On demeure parfois pendant des jours entiers
Tout seul dans sa boutique
Et cette odeur de peaux qu'il faut que vous sentiez
N'est pas très romantique

La martre- zibeline allez c'est plus joli
Sur Madame en Packard
Que quand le paradichlorobenzène emplit
Le nez et les placards

L'opossum à la fin c'est tout aussi lassant
Que la loutre marine
Oh qui dira l'ennui qui prend le commerçant
Derrière ses vitrines

Quand je pense pourtant aux perceurs de plafond
Dont la vie est si dure
Au cinéma j'ai v comment ces gens-là font
Et Dieu sait si ça dure



À ceux qui pour avoir le respect du milieu
Et de belles bottines
Livrent leur sœur cadette à de vilains messieurs
Pour des prix de famine

Je me dis caressant mes descentes de lit
Mes manchons mes écharpes
Qu'il ne faut pas céder à la mélancolie
Et se joindre aux escarpes

Qu'un magasin vaut mieux que de faire en prison
Des chaussons de lisière
Et mieux cent fois brosser les manteaux de vison
Que buter les rentières

Mieux lustrer le renard que d'aller proposer
L'héroïne à tant l'once
Mieux chez soi demeurer où sont entreposés
Le castor et le skunks
Et puis qu'on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l'époque
Vitupérer l'époque
l'époque

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

PS Guy Morel je crois que question fibre littéraire, vous n'êtes pas bien au top !
Ecrit par : iPidiblue et les machines de guerre | 20 mai 2010

Et mon cul, c'est du poulet ? Laissez donc là "la fibre littéraire" et occupez-vous de vos poissons rouges.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

J'suis pas Gandhi non plus commissaire Morel, donc ne vous attendez pas à ce que je me couche sur un lit de tessons de verres et que je me mette à filer le coton pendant que vous déballez vos ustensiles de tortures !

Écrit par : iPidiblue n'est pas le mahatma Gandhi | 20 mai 2010

Francis, je n'y puis plus ! J'ai juré d'enterrer la hache de guerre mais quand je lis une chose de ce genre:
"il y a, ici comme ailleurs, mais tout de même un peu moins qu'ailleurs, une certaine dose de Homais — des individus un peu creux et satisfaits de l'être, mais également des Emma Bovary — des gens qui ne veulent pas lire le réel et qui, à la place, préfèrent se raconter des histoires."

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010

J'ai vaguement envie de lui sauter à la gorge...

Ecrit par : Julien | 19 mai 2010
---
Je vous comprends tous les deux ! Vous êtes dans la spirale de l'inimitié (oui, le mot est faible).
Le seul moyen d'en sortir est de s'ignorer, dans une telle situation. Chacun de vous, ou au moins l'un de vous deux, peut cesser de s'adresser à l'autre.
Je ne vois pas d'autre solution.
Je vous lis tous les deux, je vous aime bien tous les deux, et ce qui se passe entre vous me désole.
Il est normal de n'être pas d'accord sur tout avec ses semblables, notamment entre mari et femme dans un couple.
D'un côté si, dans un couple, l'un est soumis à l'autre, dit amen à tout ce que dit l'autre, ce n'est pas le rêve; d'un autre côté si l'homme et la femme s'affrontent en permanence en termes très durs, ils vont droit au divorce.
Ici, point besoin de divorce. Il suffit de ne plus s'adresser l'un à l'autre.
C'est plus facile que de faire cela dans un couple, après tout !

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

dickens
comme le dit JBP, ne vous laissez pas impressionner par ceux qui balancent des injures. Regardez comment Francis les traite : c'est un exemple ! Vous pouvez aussi les ignorer, refuser de vous abaisser à leur niveau. Quand on en vient à l'insulte, caché derrière une pseudo anonyme, alors que vous avez toujours été courtois malgré des attaques en meute, c'est qu'on n'a rien à dire d'intéressant. Laissez le crachat revenir en pleine figure à celui qui l'a lancé, il doit avoir l'habitude.
Personnellement, vos écrits m'intéressent. Je ne vous trouve pas méprisant, peut-être parce que je ne me sens pas méprisable en aucune façon, ni supérieur, ni aigri, ni vieux avant l'âge, ni rabâchant, ni méritant toutes les vacheries que l'on a pu vous dire sans vous connaître.

Bien sincèrement,

Florence

Écrit par : Florence | 20 mai 2010

D'un côté si, dans un couple, l'un est soumis à l'autre, dit amen à tout ce que dit l'autre, ce n'est pas le rêve; d'un autre côté si l'homme et la femme s'affrontent en permanence en termes très durs, ils vont droit au divorce.
Ici, point besoin de divorce. Il suffit de ne plus s'adresser l'un à l'autre.
C'est plus facile que de faire cela dans un couple, après tout !

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2010


Francis

vous êtes la sagesse même.

Dickens

écoutez Francis !

Écrit par : Florence | 20 mai 2010

Un grand merci pour ce message, chère Florence, ainsi qu'à tous ceux qui, même sans être d'accord avec mes propos, jugent inacceptable en soi le recours à l'injure.

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Francis, le point de rupture entre ce que défendent Julien, d'un côté, et Dickens, de l'autre, n'est pas, je crois, de l'ordre pédagogique: c'est le vêtement qui cache et dévoile des considérations opposés sur l'humanité. Entre le perpétuel: "je déteste" et "je suis lucide sur mon époque, mais j'accomplis, malgré les difficultés constantes et toujours inchangées, un travail pour maintenir ou améliorer les conditions morales d'existence des hommes". Par là, deux visions politiques et sociales qui méritent l'affrontement.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Il suffit de ne plus s'adresser l'un à l'autre.
C'est plus facile que de faire cela dans un couple, après tout !

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Je vais tâcher de, je vais tâcher de... mais je sens que ça va être dur...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Pendariès, votre vision du débat qui m'a opposé jusqu'ici à Julien est extrêmement réductrice.

Je ne me suis guère exprimé en termes de "Je déteste", du moins pas systématiquement. J'ai aussi, et souvent, parlé de ce que j'aime.

Je ne suis pas non plus sûr que Julien détienne le monopole de la "lucidité sur l'époque".

Là où vous avez entièrement raison, cependant, c'est quand vous dites que des discutions apparemment pédagogiques cachent des approches très différentes — peut-être même irréconciliables — de l'homme, des oeuvres et de la culture.

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

J'suis pas Gandhi non plus commissaire Morel, donc ne vous attendez pas à ce que je me couche sur un lit de tessons de verres et que je me mette à filer le coton pendant que vous déballez vos ustensiles de tortures !
Ecrit par : iPidiblue n'est pas le mahatma Gandhi | 20 mai 2010

De votre part, je ne m'attends à rien. Je vous lis ; cela suffit.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2010

Il y a un côté Alceste chez Dickens, c'est vrai ! Mais en tant que professeur du secondaire peut-il le laisser paraître ? Par statut il est bien obligé de faire cours au tout-venant qu'on lui propose ... si son ambition l'avait amené à être professeur au Collège de France, il pourrait faire cours quelques heures par an devant une assemblée clairsemée mais choisie, hélas ! les places sont chères ...
Au fond il aurait mieux valu qu'il soit précepteur au XVIIIème siècle des enfants doués d'un riche financier plutôt que plongé dans un sytème égalitaire à l'excès qui ne lui convient en rien.

Écrit par : iPidiblue et le précepteur | 20 mai 2010

Pax, Pendariès, Pax !
Quitte à prendre la défense de dickens: arrêtons les frais. Vous avez raison: nous avons deux visions diamétralement opposées - et je commence à le craindre, inconciliable - de la réalité, et elles se sont affrontées en (plus ou moins) bonnes et dues formes. Je pense que dickens, tout comme moi, méritons le repos du guerrier pour l'instant ;-)

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Je ne suis pas non plus sûr que Julien détienne le monopole de la "lucidité sur l'époque".

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Oh que non ! Et puis je serai le premier à le savoir, non ;-) ?

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

*discussions, sorry

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

"inconciliables"

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

dickens, une question personnelle me taraude - vous me pardonnerez, je l'espère, que je vous la pose directement: vous n'avez pas l'air particulièrement emballé par vos élèves scientifiques, pourquoi ne pas enseigner à des prépas littéraires à la place ?
Est-ce un choix ou le (mauvais) hasard de la vie ?

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Au fond il aurait mieux valu qu'il soit précepteur au XVIIIème siècle des enfants doués d'un riche financier plutôt que plongé dans un sytème égalitaire à l'excès qui ne lui convient en rien.

Ecrit par : iPidiblue et le précepteur | 20 mai 2010

Que le système égalitaire dont vous parlez ne me convienne guère, ce n'est pas très important. L'inconvénient, c'est qu'il ne convient à personne (même si tout le monde le réclame, et c'est bien ce paradoxe qui fait son charme...)

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

L'inconvénient, c'est qu'il ne convient à personne (même si tout le monde le réclame, et c'est bien ce paradoxe qui fait son charme...)

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Nous ne serons jamais d'accord là-dessus, car à mon avis si on a peu à peu cherché à y tendre, ce n'est quand même pas par hasard (ça prouve bien que le système inverse n'est pas terrible, non plus).

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

@ Julien : l'IG m'a en effet confié des scientifiques, sans doute pour voir comment je me débrouille.
Mais détrompez-vous, je suis très emballé par eux. L'anglais n'est certes pas leur priorité absolue, mais cela ne les empêchent pas de comprendre qu'ils ont beaucoup à gagner en décrochant une bonne note d'anglais aux concours. Quand je dis que la sélectivité nous aide...

Maintenant, si vous me demandez si je ne serais pas (encore) plus heureux en khâgne, je ne vais pas vous mentir...

Si la prépa est parfois vue comme un nirvana, c'est probablement dûe à la dégradation avancée du lycée.
La prépa demeure un endroit où les élèves sont attentifs et fournissent un effort scolaire réel. C'est certes très bien, mais cela ne devrait-il pas être également le cas du lycée ?

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

* empêche / dû
Il faut vraiment que je me relise...

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Si la prépa est parfois vue comme un nirvana, c'est probablement dûe à la dégradation avancée du lycée.
La prépa demeure un endroit où les élèves sont attentifs et fournissent un effort scolaire réel. C'est certes très bien, mais cela ne devrait-il pas être également le cas du lycée ?

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Non, non, mais j'ai dans l'idée que c'est important d'avoir le public qui correspond à sa personnalité...
Du reste, je crois plutôt au principe des filières (maudit soit le collège unique et - si cela arrive - le lycée unique !!): en gros, il me semble logique que des "non" littéraires s'intéressent un peu moins à des questions de littératures que les littéraires - ça n'exclue pas d'avoir un niveau d'exigence élevé.
Je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression que cette dégradation ne touche pas toutes les filières de la même intensité.

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

bon, je veux pas m'étendre trop longtemps, mais le "feu" du moment s'étant apaisé, j'ai envie de faire le point.
Donc, dickens, en fin de compte ce qui me gêne le plus dans vos propos, c'est quand vous mettez dans le même sac ceux qui ne veulent pas suivre et ceux qui ne peuvent pas suivre - parce que je suis persuadé que ce n'est vraiment pas la même chose.
A mon sens, on ne peut rien obtenir de quelqu'un qui ne veut rien apprendre; je ne crois pas qu'on puisse en dire autant de quelqu'un qui est en grande difficulté MAIS qui a vraiment envie de s'en sortir: ceux-là, même si on ne pourra jamais vraiment les mener au même niveau que les autres, on pourra TOUJOURS en tirer quelque chose - même si ce quelque chose n'est pas grand chose.
Mais le collège unique est un vrai poison pour ces gamins là, qui ne pourront jamais s'améliorer dans un système égalitariste. Et qu'on ne me sorte pas le coup de la "pédagogie différenciée" ! Quelle supercherie ce truc...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

A mon sens, on ne peut rien obtenir de quelqu'un qui ne veut rien apprendre

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

Et d'ailleurs je n'arrive pas à comprendre que l'on cherche à les maintenir dans le système scolaire par tous les moyens - puisqu'ils ne demandent qu'à en sortir...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Je n'ai pas grand chose à redire à vos deux derniers messages Julien. Toutes les disciplines n'ont pas été touchées de la même manière, et c'est manifestement la littérature qu'on a le plus massacré.

Néanmoins, force est de constater que certains élèves, même très sages et très volontaires, n'y arrivent pas, ou y arrivent peu. Les enfants, héritiers ou pas, ne sont pas tous égaux face aux études. Mais on touche là, déjà, à l'inadmissible...


L'institution qui met dans le même sac ceux qui ne peuvent pas apprendre et ceux qui ne veulent pas apprendre, c'est le collège unique (et demain le lycée unique).

Elle empêche précisément, dans sa capacité inouïe à démotiver les élèves, ceux qui peuvent apprendre d'apprendre quoi que ce soit, même le minimum, tout en promettant la lune à tout le monde.

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Néanmoins, force est de constater que certains élèves, même très sages et très volontaires, n'y arrivent pas, ou y arrivent peu. Les enfants, héritiers ou pas, ne sont pas tous égaux face aux études. Mais on touche là, déjà, à l'inadmissible...

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Je ne réfute pas cela, mais je pense tout d'abord que c'est une extrême minorité, et qu'on peut quand même en obtenir un petit quelque chose (ne serait-ce que de savoir lire, écrire et compter... c'est toujours mieux que rien). En gros, ce n'est pas une raison pour leur refuser le minimum vital.

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Et d'ailleurs je n'arrive pas à comprendre que l'on cherche à les maintenir dans le système scolaire par tous les moyens - puisqu'ils ne demandent qu'à en sortir...

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

C'est LA question ! Le problème : que faire d'eux ?
Aux champs ? Il n'y en a plus tant que ça, l'agriculture s'est modernisée.
A l'usine ? Il n'y en a plus, on les a délocalisées.
Dans la rue ? C'est déjà suffisament la zone, et ce serait franchement inhumain. Alors on les garde jusqu'à 16 ans... 18 ans... 22 ans... Faut voir...

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Je n'ai jamais parlé de "refuser" la lecture, l'écriture et le calcul à qui que ce soit. Et ce serait, en effet, mieux que rien (quand on parle de l'EN, les truismes font l'effet du bon sens, c'est ainsi).

Mais on a préféré un "rien" prétentieux à un "savoir lire, écrire et compter" modeste mais solide.

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

C'est LA question ! Le problème : que faire d'eux ?

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Eh oui, je me pose la même question aussi; mais c'est clair que les maintenir dans le système scolaire ça ne marche pas mieux... ça ne fait que retarder l'échéance. Mais déjà ils pourraient faire toute sorte de boulots - y a de quoi faire (pas besoin de savoir autre chose que lire, écrire et compter pour beaucoup de métier... mais il faut payer de sa personne - "aller au charbon", quoi - et là c'est le drame...)

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Mais on a préféré un "rien" prétentieux à un "savoir lire, écrire et compter" modeste mais solide.

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Drame d'une époque qui croit plus important de savoir se servir d'une calculette que de savoir compter...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Dernière nouvelles du Moloch : BTS, "rénovation", remplissage à fond les ballons avec un maximum de bacs pro qui ne sont pas actuellement taillés pour y entrer, diminution très accélérée du niveau, perte de confiance des entreprises ou embauche à smic maxi *, end of the game.

Tout ça sous le regard très hypocrite du PS qui est ravi que la droite fasse comme d'hab le sale boulot.

J'ai bon ?

* merci bwana patron, en attendant sa suppression

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

suppression du smic, pas du patron...

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

"Décidément, vous êtes d'une sottise de plomb ! La figure d'Alceste est aujourd'hui à la mode : c''est Strauss-Kahn, c'est Sarko, c'est Jean-Claude Trichet, tous dévoués en gémissant à remettre sur les rails une espèce humaine désespérante."

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2010

Pas d'accord ! Sarko, c'est plutôt "le neveu de Rameau".
Les deux autres aussi, d'ailleurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

Christophe,


J'aimerais savoir qui est Jean Philippe Rameau dans votre fable ?

Écrit par : iPidiblue et le neveu de tous les boss | 20 mai 2010

J'ai souvent fait référence à Renaud Camus. Voici un texte écrit au début des années 1990... rien de neuf sous le soleil.

"La vaine obsession de l'emploi a
entraîné l'adaptation sans cesse plus étroite
des études aux prétendues nécessités de
l'entreprise. L'école et les universités se sont
vues chargées d'une tâche pour elle pro-
fondément dégradante, qui consiste, non
plus à former des hommes et des femmes
avertis de la préciosité du temps, de leur
temps, c'est-à-dire d'eux-mêmes et de leur
propre dignité d'individus, d'êtres-pour-la-
mort et de citoyens, mais à produire des
employés ; et qui pis est des employés sans
emploi…
Car toutes ces concessions n'ont servi
à rien. L'humiliante soumission des pro-
grammes et des enseignements aux exi-
gences supposées des entreprises n'a nulle-
ment contribué à améliorer la situation
générale de l'emploi, compromise qu'elle
est, à très long terme, et même définitive-
ment , sans doute, pour des raisons de
structure qui sont tellement fondamentales
que la conjoncture économique – ralentis-
sement ou reprise – est sans effet sur elles.
Mieux : le sacrifice constant de la culture
générale, pour ainsi dire éteinte aujour-
d'hui, au profit d'aptitudes professionnelles
prédéterminées, a l'effet inverse de ce qu'il
prétend rechercher. L'emploi moderne est
souple, fluide, changeant. Il va naturelle-
ment à ceux auxquels un minimum de hau-
teur de vue et de facultés de jugement per-
met de s'adapter aux circonstances et aux
aléas de la demande ; non pas à des robots
qui n'ont été programmés que pour un seul
type d'activités, qui a toute chance d'être
périmé quand ils y accèdent. Les progrès
de la technique rendent les techniciens
purs de moins en moins nécessaires en
quantité. Ses changements constants, en
revanche, favorisent dans le domaine pro-
fessionnel ceux que leurs possibilités d'abs-
traction, c'est-à-dire leur niveau culturel
global, rendent capables de moduler leurs
offres de service.
Il n'y a rien de plus monstrueux que
de former des garçons et des filles dans la
seule perspective du travail qu'ils auront à
fournir un jour, de la situation qu'ils occu-
peront après leurs études, de l'emploi qui
leur est promis. Si, et je me trompe ; il y a
bien quelque chose de plus monstrueux que
cela : c'est de former des garçons et des filles
dans la seule perspective du travail qui ne
leur sera pas demandé, de la situation qu'ils
n'obtiendront pas, de l'emploi qui ne leur
sera jamais offert.
La tâche éternelle et la plus haute de
l'éducation est de former des êtres qui
sachent quoi faire de leur temps, et tout spé-
cialement de cette part la plus noble de leur
temps, leur seul vrai temps, leur temps libre
– et cela quelle que soit la manière, choisie
ou subie, dont ils se trouvent disposer de ce
temps libre : l'usage qu'ils en font est
l'épreuve suprême de leur humanité…
Ce n'est pas du côté de l'emploi que
repose la solution du problème de l'emploi
– qui dès lors n'a plus aucune raison de
s'appeler de la sorte. C'est du côté du loisir.
La production des biens matériels
nécessaires à la consommation sera dans
l'avenir assurée par le travail de plus en plus
facile et de plus en plus court d'un nombre
de moins en moins élevé de personnes. Le
travail et l'obsession du travail doivent donc
perdre la place désormais abusive qu'ils
occupent dans les préoccupations et dans le
vocabulaire. C'est le loisir qui est dès à pré-
sent au centre de l'existence ; mais le loisir
au sens le plus large, et si possible le plus
haut – celui qui fait de ce mot le synonyme
de liberté : loisir de voir et de savoir,
d'éprouver et de s'éprouver, de connaître et
de naître indéfiniment à soi-même.
Le loisir sera la grande affaire du
monde qui s'entrevoit. A nous d'éviter qu'il
soit simple oisiveté, et de garantir qu'il n'est
pas désœuvrement et ennui, voire violence.
L'œil est un muscle très bête : il ne voit
que ce que l'esprit peut nommer, il n'aper-
çoit que ce que le vocabulaire sépare pour lui
de l'indifférence, il n'agence en spectacle que
ce que la syntaxe lui permet de mettre en
ordre. La syntaxe n'est pas seulement un
moyen d'expression, elle est d'abord un ins-
trument de perception ; moins une façon de
parler qu'une manière de regarder ; et de voir,
de voir.
« C'qu'on aurait vraiment b'soin, tu
vois… » commence celui-ci.
Et si proteste un peu celui-là tout de
même, le chœur, aussitôt, toujours impatient
du désastre : « Il faut bien que la langue évo-
lue… » Sans doute, sans doute. Mais si c'est
toujours vers plus de rudesse, plus de sim-
plicité, moins de formes, moins d'intelli-
gence de son histoire et de réflexion sur elle-
même, c'est fatalement vers moins de choix,
moins de liberté, vers le village universel,
vers plus de similitude, plus d'ennui, une
meilleure litière pour la mort, la mort avant
la mort.
La phrase est une école de l'entende-
ment : agencer des verbes, des compléments
et des propositions, c'est gérer des minutes,
des fenêtres, des emportements d'amour et
des enchantements épistémologiques."

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Cedelle cherche à vendre sur son blog l'idée de SOS educ comme boulet naturel et obligé des "antipédagos".

"Certes, la mouvance antipédagogiste qui se réclame de la gauche est fortement indisposée par le discours de son double fatal libéral, qui entend mettre fin à la « débâcle » du service public en mettant fin au service public. Mais l’inverse n’est pas vrai : SOS-Education s’accommode à merveille des diatribes sur l’éducation qui ne sont pas de son bord. Elle les digère, en rejette les scories gauchisantes et recycle à son profit les 90% restants. En plus d’avoir un message, SOS-Education a une organisation, une méthode, des moyens et, à travers le projet libéral du chèque éducation, une cohérence de fond."

Cedelle nous explique que c'est pas la peine *. Que sos educ est une hydre inextinguible.

On peut quand même pisser dessus ?

Chef Cedelle, je peux ?

* Cedelle, le valery larbin pédagol ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Des ambitieux forcenés il y en a eu à toutes les époques ! Je me demandais seulement si leurs caractéristiques extérieures sont toujours les mêmes ? Est-ce qu'à notre époque hyperdémocratique on n'est pas obligé d'être davantage soucieux de modestie extérieure ? Par exemple Clemenceau et Churchill n'étaient pas excessivement modestes, et donc ils n'étaient pas excessivement populaires dans les époques de paix car leur caractère aristocratique détonait, mais par contre dans les temps de guerre ils ont fait merveille ! Leur franchise un peu amère, leurs bourrades publiques, tout cela rassurait le soldat et la population civile ...

Écrit par : iPidiblue et le neveu d'Obama | 20 mai 2010

Vous vous souvenez de Laurent Fabius et de son "vous parlez au premier ministre de la France" lancé à la face de Chirac qui l'a perdu aux yeux de l'opinion publique !

Écrit par : iPidiblue et le neveu d'Obama | 20 mai 2010

"La phrase est une école de l'entende-
ment : agencer des verbes, des compléments
et des propositions, c'est gérer des minutes,
des fenêtres, des emportements d'amour et
des enchantements épistémologiques."
Renaud Camus.


Dickens, qu'est-ce que vous voulez que l'on réponde à cela ? Vous croyez que Dugong va enseigner face à des bacs pros "des minutes d'amour" grâce aux lois de l'électromagnétisme ! Je sais bien que les noyaux de fer doux s'attirent parcourus par un courant mais enfin la poésie de la physique n'est pas exactement la même chose que des emportements hormonaux ...

Écrit par : iPidiblue enchantements épistémologiques | 20 mai 2010

"Vous croyez que Dugong va enseigner face à des bacs pros "des minutes d'amour" grâce aux lois de l'électromagnétisme"

Merci Ipidi pour cette ouverture à laquelle je n'avais pas encore pensé.

Je m'y engouffre goulument.

Le tenseur énergie-impulsion me tend la peau !

Yes !!

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

A propos d'Alceste :

Il y a un malentendu fondamental sur le personnage, malentendu introduit par les préromantiques, en particulier par Rousseau au XVIIIème siècle ; c'est Molière qui interprétait Aleceste et il mettait des rubans verts, le vert étant la couleur des bouffons.

Pour Molière et pour les hommes de son temps, Alceste est un personnage comique, ridicule. Il fait partie de la galerie des "imaginaires" dans laquelle figurent les personnages possédés par une marotte, une folie (Monsieur Jourdain, l'Argante du Malade imaginaire...).

On retrouve la même erreur d'interprétation au sujet du personnage de Don Quichotte de Cervantès ; nous avons été contaminés par le mensonge romantique et nous n'en sommes pas encore sortis, malgré les efforts de Goethe (Les souffrances du jeune Werther sont une critique lucide du romantisme et non un éloge) et "Madame Bovary" en est la caricature.

C'est toujours la même idée que l'on pourrait résumer en une phrase : "Moi, moi, moi... Et les autres !"

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

Robin, vous pouvez développer sur Madame Bovary ? En quoi son interprétation contemporaine est-elle contaminée par le mensonge romantique ?

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

(...) par exemple Clemenceau et Churchill n'étaient pas excessivement modestes (...)

Ecrit par : iPidiblue et le neveu d'Obama | 20 mai 2010

Churchill sur Attlee : "a modest little man, with much to be modest about"

Écrit par : modest proposal | 20 mai 2010

Robin,

Les oeuvres littéraires vivent par ce que nous en faisons par parce que les créateurs ont voulu d'elles ! C'est le paradoxe de l'écriture et d'ailleurs de toute création intellectuelle qui dépasse son créateur ... la Relativité n'est pas la propriété personnelle d'Albert Einstein ! Il est probable que dans cent ans on l'interprétera d'une manière totalement renouvelée, et alors ?


PS Les Marie-Chantal veulent nous persuader de la bonté de leurs paroles, mais qu'avons-nous à faire de la bonté des Marie-Chantal, qu'elles s'appellent Renaud Camus ou Philippe Meirieu ?

Écrit par : iPidiblue et les Marie Chantal | 20 mai 2010

Zut ! ma première phrase est mal fichue ... Marie Chantal au secours !

Écrit par : iPidiblue et les Marie Chantal | 20 mai 2010

Je découvre avec un effarement les idées sur l'École exposées par notre philosophe lyonnais (j'ai visionné la première partie de la vidéo) ; si j'ai bien compris le conférencier, l'Ecole doit être le prolongement de la maison et il faut autant de "caractères propres" qu'il y a de sensibilités, d'ethnies, de religions, de milieux sociaux-culturelles...

Alors c'est ça les idées de "SOS Education" ?

L'homme que j'ai connu il y a une trentaine d'années a décidément mal vieilli (la voix et les gestes sont cassants, les formules abruptes, dogmatiques).

Il n'a jamais enseigné en collège et en lycée, uniquement à des classes de terminales et on sent qu'il n'a eu en face de lui que des enfants qui ressemblent au siens (le même milieu social, les mêmes vêtements, les mêmes idées, la même religion...). Son discours sur l'École est une apologie du communautarisme.

Et que de contentement de soi-même dans ce discours sur les "valeurs" et les "capacités d'accueil" de l'enseignement catholique (il faudrait y aller voir de plus près).

C'est désespérant de voir ces gens-là (oh que je les connais bien, ces prêtres en mal de puissance, ces petits notables locaux rancis dans leurs rancœurs...) se servir (et se réjouir) de l'échec de l'École républicaine pour mettre en place leurs petits bastions où l'on se retrouvera chacun chez soi, dans un "entre soi" de bon ton.

Il ne songe qu'à prêcher pour sa paroisse (une restauration catholique ?)

Il faudrait un Péguy (Reviens, poète du pèlerinage de la houle et des blés !), mais tout agonise et c'est le retour de Maurras.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

« Ah oui ! c'est vrai que le pauvre petit Bloch - je voulais dire le pauvre petit Zemmour »
iPidiblue | 20 mai 2010

Je n'aime pas beaucoup Zemmour.
Je n'appréciais guère Marcel Dassault.
Mais je me souviens encore avec dégoût de ceux qui l'appelaient systématiquement « Bloch-Dassault ».
C'est avec le même dégoût que je me souviens de lepen parlant du « chanteur Benguigui ».

Écrit par : tailleboudin | 20 mai 2010

"Reviens, poète du pèlerinage de la houle et des blés !"

Péguy Sue se roulant dans les champs de blé.

Bel exemple pour la jeunesse..

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

tailleboudine : Le Pen ! pas lepen... en Breton ça veut dire La Tête pas latete... merci.

Écrit par : exTC | 20 mai 2010

Julien et dickens,
cela me fait plaisir de voir que vous pouvez échanger plus sereinement.
En ce qui me concerne, je crois que si on appliquait en maternelle et primaire les méthodes de catmano, on aurait moins d'illettrés et donc moins de jeunes qui décrochent et qu'on pourrait relever le niveau général de tout le monde. Ce ne serait pas du luxe et pour tout dire, je crois même qu'il en va de l'avenir proche de notre pays. J'ai la conviction que c'est crucial, indispensable à très court terme.

Écrit par : Florence | 20 mai 2010

Ahem...

Juste une précision, cher Francis : je n'"aime" pas les magazines féminins, je remarque simplement que leurs éditos sont, comme ceux de tant d'autres supports, d'un conformisme rugissant. Et je ne pense pas du tout que le message de lecteur vous visait vous, mais plutôt d'autres intervenants.

Ecrit par : dickens | 19 mai 2010
---
Cher dickens,
Oui, je me suis rendu compte après avoir envoyé mon message que vous n'aviez pas montré un goût particulier pour les magazines féminins.
Mon message aurait pu être mal interprété par vous. Il ne l'a pas été, et je m'en réjouis.
De toute façon, si vous aviez exprimé un goût plus ou moins intense pour ces magazines, mon message, en l'état, n'aurait pas été une attaque contre vous.
Il doit bien y avoir un nombre important de sujets sur lesquels nous avons des opinions différentes, et même opposées. Si nous venions à en parler, il n'en résulterait pas d'affrontement entre vous et moi pour cela.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Tailleboudin,

Vous trouvez que Bloch cela fait plus juif que Zemmour ? Et que donc c'est stigmatisant ? Pfuitt ...
Si vous n'avez aucunes lettres, je ne peux rien pour vous, je suppose que vous êtes un de ces néo-professeurs que le monde nous envie !

PS J'ai expliqué plus haut que Bloch faisait référence à un personnage de la Recherche du temps perdu, un apprenti écrivain ambitieux qui se propage dans les salons parisiens à la recherche de la notoriété.
Si l'on me démontre que Zemmour n'est pas un matuvu de première, je retire immédiatement ma comparaison !

Écrit par : iPidiblue et les Marie Tailleboudin | 20 mai 2010

Ce qui m'épate sans m'étonner outre mesure c'est que même sur un blog de professeurs on est obligé de rappeler qui sont les personnages de la Recherche !

Quand des personnes bien nées discutent dans un salon et que le nouvel arrivant ne sait pas de quoi l'on cause, il ne vient pas se mêler de la conversation avec des gros sabots qui pèsent mille livres !

Écrit par : iPidiblue et les Marie-Chantal sans peur et sans reproche | 20 mai 2010

La prochaine fois je compare Laurent Ruquier à un Rastignac pédé, j'espère que je ne vais pas avoir sur le dos tous les périgourdins !


PS Je hais Ruquier !

Écrit par : iPidiblue et les Marie-Chantal sans peur et sans reproche | 20 mai 2010

le Monde en rachat.

Un œil de perdriel, dix de retrouvés.

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

ou de réprouvés ?

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Je demande l'arbitrage de Jean Paul Brighelli ! Quitte à ne pas être d'accord avec ses attendus ...

Pour moi Alceste est un personnage trop pur pour notre monde, qui est trompé par une coquette Célimène, cad ce qui lui est le plus opposé !

Je ne crois pas que jamais DSK Sarkozy et Trichet se sont posés en chevaliers blancs ! Ou que personne ait jamais pensé qu'ils le fussent ... ce sont trois ambitieux forcenés qui ont désiré tous les postes qu'ils ont conquis, trois machines de guerre !

Ecrit par : iPidiblue et les machines de guerre | 20 mai 2010

Mon cher, vous n'avez pas la fibre littéraire du tout.
Robin ci-dessus a parfaitement raison : Molière interprétait, les personnages ridicules — il est Sganarelle, pas Dom Juan? Il est Arnolphe, il est Orgon, il est Argan. Voir Maurice Descottes, les Grands rôles du théâtre de Molière.
Et justement… S'il est un passage de Molière qui rendrait vraiment compte des personnages que vous citez — DSK and co — c'est la grande tirade sur l'hypocrisie au début du 5ème acte de Dom Juan.
Allez, comme tout le monde ne l'a pas en tête…

"l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée, et quoiqu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l'hypocrisie est un vice privilégié, qui de sa main ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine. On lie à force de grimaces une société étroite avec tous les gens du parti; qui en choque un, se les jette tous sur les bras, et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés: ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres, ils donnent hautement* dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglément les singes de leurs actions. Combien crois-tu que j'en connaisse, qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté*, ont la permission d'être les plus méchants hommes du monde? On a beau savoir leurs intrigues, et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens, et quelque baissement de tête, un soupir mortifié, et deux roulements d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire. C'est sous cet abri favorable que je veux me sauver, et mettre en sûreté mes affaires*. Je ne quitterai point mes douces habitudes, mais j'aurai soin de me cacher, et me divertirai à petit bruit. Que si je viens à être découvert, je verrai sans me remuer prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serai défendu par elle envers, et contre tous. Enfin, c'est là le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m'érigerai en censeur des actions d'autrui, jugerai mal de tout le monde, et n'aurai bonne opinion que de moi. Dès qu'une fois on m'aura choqué tant soit peu, je ne pardonnerai jamais, et garderai tout doucement une haine irréconciliable. Je ferai le vengeur des intérêts du Ciel, et sous ce prétexte commode, je pousserai* mes ennemis, je les accuserai d'impiété, et saurai déchaîner contre eux des zélés indiscrets, qui sans connaissance de cause crieront en public contre eux, qui les accableront d'injures, et les damneront hautement de leur autorité privée. C'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siècle."
Poquelin et JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2010

Il doit bien y avoir un nombre important de sujets sur lesquels nous avons des opinions différentes, et même opposées. Si nous venions à en parler, il n'en résulterait pas d'affrontement entre vous et moi pour cela.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

De cela je suis également persuadé, cher Francis. :)

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Son discours sur l'École est une apologie du communautarisme.

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010


Oui, mais il dit aussi, avec sons sens de la dialectique, qui n'est souvent que pure rhétorique, que l'appartenance à une communauté est le premier dépassement de l'individualisme, et donc une ouverture vers l'universel. Dixit.

Écrit par : bad wolf | 20 mai 2010

JPB,

Je veux bien vous croire ! Mais ce n'est pas ce qu'affirmait Guy Morel du tout ! Il disait que DSK Sarkozy et Trichet étaient des Alceste qui fustigent le peuple ... ou quelque chose de ce genre ! J'avoue que les diatribes de ces éminents personnages contre leurs électeurs (en tous cas pour les deux premiers le troisième étant un fonctionnaire) m'ont échappé ! Moi je me souviens de la campagne de 2007 où Sarkozy promettait monts et merveilles aux électeurs éblouis ... il ne leur promettait pas du sang de la sueur et des larmes en tous cas !
De toutes les manières, je ne vois pas même avec un gros téléscope de rapport évident entre Alceste et un homme politique contemporain de quelque niveau que ce soit, quel homme politique serait assez idiot pour avoir l'air d'un Alceste ce demi-fou qui se moque des conventions du monde ?

Écrit par : iPidiblue et Célimène Brighelli | 20 mai 2010

« Le Pen ! pas lepen... en Breton ça veut dire La Tête pas latete... merci. »
exTC | 20 mai 2010

Je ne mets de capitales qu'aux noms propres.
Je n'en mets pas non plus à « breton » quand je parle de la langue.

Écrit par : tailleboudin | 20 mai 2010

Robin, vous pouvez développer sur Madame Bovary ? En quoi son interprétation contemporaine est-elle contaminée par le mensonge romantique ?

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Le personnage de Madame Bovary est digne de compassion car elle est prisonnière de ses illusions, de ses rêveries, de ses désirs... bref, du "bovarysme" et elle finit par en mourir.

Cependant, Flaubert ne présente pas Madame Bovary comme une femme romantique, mais comme une victime du romantisme, du mensonge romantique (sur la médiocrité des "autres", du "monde", le moi ineffablement "différent", la spontanéité des désirs...)

Madame Bovary est victime de ses modèles, de ses lectures comme Don Quichotte de ses romans de chevalerie, comme nous le sommes tous quand nous attrapons une "lubie" (et Dieu ou le diable savent que ça s'attrape aussi facilement qu'un rhume).

L'interprétation contemporaine met Madame Bovary sur le piedestal de la grandeur d'âme outragée par la bassesse humaine aux côtés d'Alceste et de Don Quichotte. C'est une trahison (involontaire) du propos de Flaubert qui l'aurait d'ailleurs bien amusé.

La grande littérature (Proust, Dostoïevski, Stendhal, Cervantès dans le désordre...) n'est pas une "illusion" de plus, mais un éveil, une expérience spirituelle avec ou sans religion, peu importe ; cf "Mensonge romantique et vérité romanesque" (René Girard)

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

En ce qui me concerne, je crois que si on appliquait en maternelle et primaire les méthodes de catmano, on aurait moins d'illettrés et donc moins de jeunes qui décrochent et qu'on pourrait relever le niveau général de tout le monde. Ce ne serait pas du luxe et pour tout dire, je crois même qu'il en va de l'avenir proche de notre pays. J'ai la conviction que c'est crucial, indispensable à très court terme.

Ecrit par : Florence | 20 mai 2010

J'en suis moi-même entièrement convaincu: si le collège unique a fait, fait et ferra encore beaucoup de mal; ce n'est rien en comparaison du désastre qui pointe si on ne fait rien pour le primaire !

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Pour les quelques uns qui restent : I got the blues !

Si, si !

http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/B00000J7A4/$%7B0%7D

Écrit par : dugong | 20 mai 2010

Son discours sur l'École est une apologie du communautarisme.

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010


Oui, mais il dit aussi, avec sons sens de la dialectique, qui n'est souvent que pure rhétorique, que l'appartenance à une communauté est le premier dépassement de l'individualisme, et donc une ouverture vers l'universel. Dixit.

Ecrit par : bad wolf | 20 mai 2010


Je pense pour ma part qu'il n'y a qu'une seule façon de s'ouvrir à l'universel, c'est de sortir de la fusion communautaire et de devenir une personne.

Il me semble que jadis l'École y a aidé en créant de la différenciation, en faisant émerger le sujet en l'inscrivant dans la sphère du signe. Elle n'est plus dans cette tâche et elle en meurt.

J.N. Dumont s'accommode de la dissolution de l'unité nationale, de l'effondrement de l'œuvre des fondateurs de la III ème République dans et par l'Ecole et de la régression dans le communautarisme parce qu'elle correspond à l'idée qu'il se fait de la foi (les fondamentalistes musulmans ont exactement la même).

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

Je pense pour ma part qu'il n'y a qu'une seule façon de s'ouvrir à l'universel, c'est de sortir de la fusion communautaire et de devenir une personne.

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010

Oui, mais je pense que le communautarisme est vraiment quelque chose de compliqué: on en connaît les limites et les dangers, mais en même temps c'est très tentant et séduisant... y résister est très difficile. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Merci à Penda d'avoir visé le lien menant direct à notre DRH (je rappelle son nom : Josette Théophile, et je le répète, ce n'est pas un pseudo). Non mais franchement, il vaut son pesant de caouètes, ce lien. J'aime aussi beaucoup la contractuelle lettres classiques qui ne sait pas traduire une phrase latine niveau grand débutant et qui a bien du mal à nous dire qui est Trajan (coïncidence, j'ai fait un topo sur Trajan à mes 3e, aujourd'hui).

Écrit par : Kap | 20 mai 2010

« je suppose que vous êtes un de ces néo-professeurs que le monde nous envie ! »
iPidiblue | 20 mai 2010

Monsieur est un fin limier : il y a 50 ans, à quelques mois près, j'entrais en 6e (j'ai d'ailleurs écrit un jour ici que j'étais en khâgne quand Michel Delord était taupin, dans le même lycée).

Écrit par : tailleboudin | 20 mai 2010

La prochaine fois je compare Laurent Ruquier à un Rastignac pédé, j'espère que je ne vais pas avoir sur le dos tous les périgourdins !

Ecrit par : iPidiblue et les Marie-Chantal sans peur et sans reproche | 20 mai 2010

Ce n'est pas très sympa pour Rastignac...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Pour les quelques uns qui restent : I got the blues !

Si, si !

http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/B00000J7A4/$%7B0%7D

Ecrit par : dugong | 20 mai 2010

Ouhlala, mais moi j'ai encore mieux que Captain Beefheart :

http://www.amazon.com/American-Primitive-Vol-Various-Artists/dp/B000B5UNHO/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=music&qid=1274380640&sr=1-2


Le top du top : Geeshie Wiley dans "Last Kind Words Blues"

http://www.youtube.com/watch?v=oAKfy2W70Qg

Écrit par : Kap | 20 mai 2010

Il y a cinquante ans il y avait déjà des cancres ... l'invention n'est pas récente !


PS Je regarde "Le vent se lève" de Ken Loach sur Arte, ça m'a l'air bien, l'Irlande de 1920, les deux communautés en guerre ...

Écrit par : iPidiblue le vent se lève | 20 mai 2010

Oui, mais je pense que le communautarisme est vraiment quelque chose de compliqué: on en connaît les limites et les dangers, mais en même temps c'est très tentant et séduisant... y résister est très difficile. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

C'est effectivement tentant de vivre avec des gens "qui pensent comme vous", qui vous ressemblent, qui partagent les mêmes "valeurs" (qui valent toujours plus que celles des autres), rassurant, séduisant, tout ce que vous voulez et j'ai donné là-dedans comme les autres, mais ces valeurs-là ne peuvent pas vraiment nous "enrichir" ; je pense (peut-être à tort) qu'il faut aller vers le risque, vers le "tout autre", même au risque d'en tomber malade ou d'en mourir.

Les choses importantes (le processus de germination) ne s'accomplissent que dans le secret et l'obscurité et n'ont rien de spectaculaire ou de grandiose.

Quand nous parlons d'Homère et du chant des Sirènes avec mes élèves de 6ème en ZEP, nous communions avec quelque chose qui nous rassemble et qui nous dépasse et dépasse nos appartenances communautaires (même chose pour les textes fondateurs judéo-chrétiens ou les mythes scandinaves).

Il y a comme un courant d'excitation qui passe que j'ai parfois du mal à canaliser tellement c'est intense.

Je ne vois pas pourquoi la "culture" serait le privilège de la bourgeoisie et de l'enseignement privé catholique. Tous les enfants y ont droit.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

L'interprétation contemporaine met Madame Bovary sur le piedestal de la grandeur d'âme outragée par la bassesse humaine aux côtés d'Alceste et de Don Quichotte. C'est une trahison (involontaire) du propos de Flaubert qui l'aurait d'ailleurs bien amusé.
Ecrit par : Robin | 20 mai 2010

Ah bon ? C'est en effet à l'opposé de ce qu'elle est : un personnage médiocre qui meurt de ne savoir que faire de son temps. Elle est d'ailleurs entourée de gens comme elle : des individus aux discours convenus, tous lâches, médiocres et pitoyables, même quand ils "réussissent" en société ou dans les affaires (Lheureux, Homais).

Emma Bovary, comme nombre de nos contemporains, ne sait remplir le vide sidéral de son ennui. Elle essaie de suivre le manuel de la parfaite romantique (lectures, amants à droite à gauche) mais rien n'y fait : tout se finit en déception, dépression, surendettement et, in fine, suicide.

Flaubert n'est guère tendre avec elle, elle semble n'avoir que ce qu'elle mérite, et elle n'est guère outragée, si ce n'est par la médiocrité de Bovary, ce qui ne demande pas de grandes capacités d'analyse.

"Madame Bovary" est peut-être mon roman préféré d'entre tous, j'avoue le relire au moins une fois par an.

__________________________
La grande littérature (Proust, Dostoïevski, Stendhal, Cervantès dans le désordre...) n'est pas une "illusion" de plus, mais un éveil, une expérience spirituelle avec ou sans religion, peu importe ; cf "Mensonge romantique et vérité romanesque" (René Girard)

Ecrit par : Robin | 20 mai 2010

Ou, comme dirait Kundera, elle nous permet d'écarter l'épais "rideau" des histoires binaires, du kitsch, du fantasme. La vraie littérature est donc un ensemble d'histoires qui nous permet de ne plus nous raconter d'histoires.

Je ne vois pas comment pourrait-on s'en passer, ni à quelle autre instance confier son destin, comme le dit si bien l'auteur du "Coeur Intelligent".

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Flaubert n'est guère tendre avec elle, elle semble n'avoir que ce qu'elle mérite, et elle n'est guère outragée, si ce n'est par la médiocrité de Bovary, ce qui ne demande pas de grandes capacités d'analyse.

Oui, il n'est pas tendre avec les illusions, mais il a une certaine tendresse (compassion ?) avec celle qui les entretient ; n'oubliez pas sa phrase célèbre :"Madame Bovary, c'est moi !".

Pour analyser aussi bien l'illusion romantique, il faut l'avoir partagée avec Goethe et Chateaubriand.

Flaubert représente (avec le Stendhal du "Rouge et le Noir") le stade final du romantisme, celui de la lucidité et de la dissolution, d'où le côté caricatural de son roman.

Il y a toujours les deux aspects chez un grand écrivain ; il n'a jamais une vision "en surplomb" de ses personnages (et de ses contemporains) : l'illusion et l"éveil.

Même chose chez Camus ; il commence par l'Étranger" (l'illusion romantique) et il continue par "La Chute" qui est le contrepied de l'Etranger.

Écrit par : Robin | 20 mai 2010

Ah bon ? C'est en effet à l'opposé de ce qu'elle est : un personnage médiocre qui meurt de ne savoir que faire de son temps. Elle est d'ailleurs entourée de gens comme elle : des individus aux discours convenus, tous lâches, médiocres et pitoyables, même quand ils "réussissent" en société ou dans les affaires (Lheureux, Homais).

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Non j'ai du mal à croire qu'Emma soit un personnage médiocre, cette lecture me semble excessive. J'ai plutôt dans l'idée, comme le dit Robin, qu'elle est victime d'une tromperie - le mensonge romantique. Je ne crois pas non plus que son malheur fut de ne pas savoir comment occuper son temps libre, mais plutôt de l'avoir gâché à courir après des chimères - comme l'opiomane court après un rêve inaccessible, car artificiel, et finit par se consumer (relisez "Confessions of an English Opium Eater" !).

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Robin
Vos analyses sur Madame Bovary m'enchantent.
Maupassant fut encore plus dur avec l'héroïne d'"une vie", Jeanne si je ne me trompe. J'avais été etudié ce roman en prépa il y a fort longtemps et j'en ai un souvenir très fort. Comme je l'avais détestée cette femme victime ! Elle me paraissait de la même veine qu'Emma mais en plus "midinette" encore.

Je me rends compte maintenant, gräce à votre analyse, que ces femmes sont victimes du romantisme et que c'est ce romantisme qu'il faut haïr , non pas ses victimes. Vous m'ouvrez les yeux. Je vais relire ces deux romans des années plus tard, avec un oiel neuf. Merci à vous et bonne nuit.

Écrit par : Florence | 20 mai 2010

@Fondation pour l'école
Je ne sais plus quel intervenant m'encourageait à tourmenter Natacha Polony à propos de sa participation au colloque organisé au Sénat par la Fondation pour l'école de madame Coffinier. Je m'en suis bien gardé, car j'imagine assez aisément qu'elle s'y rend pour faire son métier de journaliste. En revanche, je ne retiens pas mes interrogations à propos d'un des participants, monsieur Jean-Noël Dumont, distingué professeur de philosophie dans une institution privée de Lyon, administrateur de la Fondation pour l'école d'un côté et soutien de SOS-Éducation de l'autre.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2010

De toute façon, à part Natacha Polony, il y aura des gens fréquentables ce jour-là ? Dire qu'il fera peut-être beau ce jour-là : autant aller profiter du soleil plutôt que des lambris sénatoriaux.

Écrit par : Nos enfants gâchés par le privé hors contrat | 20 mai 2010

Et les quinquas ayant passé le milieu de leur décennie, quand ils causent surtout de Q, est-ce de souvenirs ou de futur vigoureux en pilules? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2010
---
De quelle couleur, les pilules ? ;-)

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Pour ma part, j'ai toujours perçu Emma comme une femme sans grande intelligence, pleine d'illusions sur elle-même et sottement sentimentale - cela dès ma première lecture, lorsque j'avais une quinzaine d'années. Elle incarnait pour moi un anti-modèle, ce que je voulais surtout ne pas être. Aussi est-ce avec une grande surprise que j'ai vu plus tard certaines lectrices de mes amies s'identifier à elle sans aucun recul.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2010

Emma Bovary victime de ses lectures, Julien ? Certes, mais ce n'est que la surface. Si elle s'est laissée prendre au piège romantique, c'est parce qu'elle a été incapabale de comprendre que ses lectures ne sont qu'un "rideau", et incapable de confier son destin à autre chose qu'au kitsch de son époque.

Allons donc, ce n'est pas l'histoire de la gentille Emma contre les méchants livres ! Emma ne doit son malheur qu'à elle-même et à sa tendance à toujours choisir la facilité (romans médiocres, mari médiocre, amants médiocres, etc.) et être, comme par hasard, d'abord déçue puis franchement blasée.

Elle n'est pas la victime d'un "complot romantique" ourdi par je ne sais quelles forces du mal. Emma Bovary est avant tout la victime d'elle-même et de son incapacité à lire (les oeuvres qui pourraient lui ouvrir les yeux, les situations, les discours de ceux qui l'entourent, etc.)

On peut certes la plaindre, mais elle ne fait que créer son propre malheur, en raison de cette inaptitude existentielle à déchirer le "rideau" des fantasmes et à se "réveiller" (sauf à la fin, et de façon ambigüe)

Quant à la phrase "Madame Bovary, c'est moi !", elle a beau être célèbre, elle n'est en rien la preuve d'une excuse pour Emma, ni par l'auteur, ni même par le narrateur.

Et s'il en effet possible de percevoir, au fil du texte, une certaine dose de compassion du narrateur à son endroit, peut-être ne s'agit-il, au mieux, que d'une immense pitié (et encore...)

Écrit par : dickens | 20 mai 2010

Pouvait-on sauver Emma Bovary ? Je propose que nous récrivions chacun une fin différente du roman de Flaubert et qu'il se termine par un happy end ...

Écrit par : iPidiblue sauvons Emma ! | 20 mai 2010

J'ai aussi découvert qu'élitisme et "sélection" étaient, pour certains, des gros mots.

Bref, inutile d'y revenir, j'ai déjà tout dit. On peut parler de la météo si vous voulez.

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010
---
C'est curieux ! J'ai déjà, je crois, dit ici que j'étais pour l'élitisme et la sélection sans m'attirer les foudres de quiconque.
Mais j'ai précisé que lorsqu'un enfant de milieu modeste montre des qualités exceptionnelles, il est nécessaire qu'il soit aidé à l'aide de bourses d'études, si ses parents ne peuvent pas subvenir à ses besoins, en particulier dans l'enseignement supérieur. Quand il faut payer un loyer, les choses deviennent difficiles parfois, trop difficiles pour les parents ayant de maigres revenus.
Ce qui est injuste et insupportable, c'est que, à qualités égales (aptitudes à l'étude, courage, volonté de réussir, sérieux, attention en classe, etc.), les enfants de milieux aisés ont des conditions matérielles plus favorables que les enfants de milieux modestes, pauvres, défavorisés.
C'était vrai il y a soixante ans, et ça l'est toujours. C'est même pire qu'il y a soixante ans.

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

"Ce qui m'épate sans m'étonner outre mesure c'est que même sur un blog de professeurs on est obligé de rappeler qui sont les personnages de la Recherche !"

"J'aimerais savoir qui est Jean Philippe Rameau dans votre fable ?"

Ecrit par : iPidiblue et le neveu de tous les boss | 20 mai 2010

Vous l'avez lu, "le neveu de Rameau", Ipidi ???



Ecrit par : iPidiblue et les Marie-Chantal sans peur et sans reproche | 20 mai 2010

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

Francis

vous êtes la sagesse même.

Dickens

écoutez Francis !

Ecrit par : Florence | 20 mai 2010
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Merci à tous deux. Je veux même faire plaisir à quelqu'un qui n'aime pas qu'on écrive ici en anglais.
Otherwise I'd have written:"I thank both of you. I intend to please someone who doesn't like that one writes here in English." ;-)
Et j'ajoute, sérieusement cette fois, que cela ne me ferait pas déféquer qu'on écrivît ici en français, mais en français châtié, s'il vous plaît. Autrement, je ne sais pas. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Vous l'avez lu, "le neveu de Rameau", Ipidi ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2010

Ben il me semble, c'est bien celui de Denis Diderot ?

Écrit par : iPidiblue le philosophe sans le savoir | 20 mai 2010

De cela je suis également persuadé, cher Francis. :)

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010
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J'en étais sûr, cher dickens !

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Pouvait-on sauver Emma Bovary ? Je propose que nous récrivions chacun une fin différente du roman de Flaubert et qu'il se termine par un happy end ...

Ecrit par : iPidiblue sauvons Emma ! | 20 mai 2010

Mon dieu ! si ça c'est pas une belle tâche finale ! ;-)

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Allons donc, ce n'est pas l'histoire de la gentille Emma contre les méchants livres ! Emma ne doit son malheur qu'à elle-même et à sa tendance à toujours choisir la facilité (romans médiocres, mari médiocre, amants médiocres, etc.) et être, comme par hasard, d'abord déçue puis franchement blasée.

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010

Mouais si on veut... En tous cas, si Flaubert n'est pas tendre avec elle, vous vous êtes carrément impitoyable...

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Faut rien exagérer, j'ai pas dit non plus que c'était qu'une pauvre petite victime innocente: d'une façon au d'une autre, elle est consentante, non ?

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Dickens et Julien - je ne dis pas que l'un ou l'autre détient la vérite (et moi non plus!); mais je vous envisage comme des "personnages" du net cristallisant des états, des visions du monde, des idéologies: des masques, donc.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2010

Mon dieu ! si ça c'est pas une belle tâche finale ! ;-)

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

Pour vous Julien je réserve une exception, vous avez le droit de lui faire choisir le revolver plutôt que le poison qui fait vraiment une fin pas très propre ...

Mais vous savez à mon goût propre, je préfère Emma telle qu'elle est avec son délire plutôt qu'en petite bourgeoise bien rangée entre l'adultère maison et la petite qui grandit et les oeuvres sociales !

Écrit par : iPidiblue le napperon | 20 mai 2010

Francis, le point de rupture entre ce que défendent Julien, d'un côté, et Dickens, de l'autre, n'est pas, je crois, de l'ordre pédagogique: c'est le vêtement qui cache et dévoile des considérations opposés sur l'humanité. Entre le perpétuel: "je déteste" et "je suis lucide sur mon époque, mais j'accomplis, malgré les difficultés constantes et toujours inchangées, un travail pour maintenir ou améliorer les conditions morales d'existence des hommes". Par là, deux visions politiques et sociales qui méritent l'affrontement.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2010
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Oui, Pendariès, et l'affrontement peut parfaitement être courtois. :-)

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Pour vous Julien je réserve une exception, vous avez le droit de lui faire choisir le revolver plutôt que le poison qui fait vraiment une fin pas très propre ...

Ecrit par : iPidiblue le napperon | 20 mai 2010

En fait, je l'aurais volontiers fait sombrer dans la folie, une petite touche "gothique" aurait été amusante ;-)

Écrit par : Julien | 20 mai 2010

Je vais tâcher de, je vais tâcher de... mais je sens que ça va être dur...

Ecrit par : Julien | 20 mai 2010
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Au début, oui, c'est difficile. Mais on s'y fait très bien. J'ai pratiqué cela sur le forum France 2 éducation. Je ne lisais plus les messages des personnes désagréables. Dès que je voyais leurs signatures, je passais mon chemin. Mais, vous savez, par comparaison avec les horreurs que j'ai vues sur ledit forum, je vous assure que vos échanges avec Dickens sont très polis ! Durs, mais polis.
Je pense que JPB censurerait, ici, les propos orduriers que l'on peut lire sur le forum France 2 éducation. Ah ! quelle éducation !

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Au début, oui, c'est difficile. Mais on s'y fait très bien.

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

Je vous crois, mais vraiment j'ai du mal à rester insensible au côté "hardcore" de dickens, par moments...

Écrit par : Julien | 21 mai 2010

* empêche / dû
Il faut vraiment que je me relise...

Ecrit par : dickens | 20 mai 2010
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Yes, my dear dickens, you ought to do it. It's tedious to be sure, but necessary and useful: when you read your message, you do not read the unpleasant messages of other people.
I relish at reading my own messages, polishing them until I'm satisfied. It is perhaps below me to be so narcissistic, but I can't help it. I am too old to improve my behaviour. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2010

Je vous crois, mais vraiment j'ai du mal à rester insensible au côté "hardcore" de dickens, par moments...

Ecrit par : Julien | 21 mai 2010

Dickens c'est notre Emma Bovary ! Il va nous faire une fin un jour, le pistolet ou la croix !

Écrit par : iPidiblue journal du hard | 21 mai 2010

Dickens, vous êtes jeunes, en début de carrière et je suis sûr que vous faites bien votre travail de professeur et qu'il vous tient à coeur. Ne perdez pas votre temps à ressasser toujours la même chose ici. Soyez constructif. Je serais très heureux que vous fassiez un blog pour faire découvrir la littérature anglophone avec qq textes en VO, pour les gens comme moi qui ne pratiquent que le globish pour leur boulot et qui voudraient découvrir des trésors qu'ils n'ont pas rencontrés pendant leur scolarité.

Ecrit par : Fan de Dickens | 20 mai 2010

Un grand merci pour ce message que je n'ai pas eu le temps de relever plus tôt. Je ne sais pas si j'aurai le courage de monter un tel blog, ni la continuité dans l'action qu'un tel projet exige, mais ce serait en effet une excellente idée.

Bien à vous,

Écrit par : dickens | 21 mai 2010

« n'oubliez pas sa phrase célèbre :"Madame Bovary, c'est moi !". »
Robin | 20 mai 2010
« Quant à la phrase "Madame Bovary, c'est moi !", elle a beau être célèbre, elle n'est en rien la preuve d'une excuse pour Emma, ni par l'auteur, ni même par le narrateur. »
dickens | 20 mai 2010

Elle le peut être d'autant moins qu'elle est apocryphe.
Jamais Flaubert n'a écrit cela nulle part.
Cette phrase se trouve pour la première fois dans le _Flaubert, sa vie et ses idées en 1857_ (1909) de René Descharmes : « Une personne qui a connu très intimement Mlle Amélie Bosquet [...] me racontait dernièrement que Mlle Bosquet ayant demandé au romancier où il avait trouvé le personnage de Mme Bovary, il aurait répondu très nettement, et plusieurs fois répété : "Mme Bovary, c'est moi ! — d'après moi." »
Le type qui raconte avoir entendu quelqu'un dire que quelqu'une aurait entendu quelqu'un dire trente ans auparavant que...
On trouve plutôt sous la plume de Flaubert des phrases du type : « Rien dans ce livre n'est tiré de moi. »

Écrit par : tailleboudin | 21 mai 2010

Je confirme ce que dit Tailleboudin ci-dessus : Madame Bovary c'est moi, c'est (tout juste) un sujet de dissert. L'autre témoignage, c'est Maxime du Camp, selon lequel Flaubert a eu l'idée de Bovary en Egypte — et Sollers d'affirmer du coup que le modèle, c'est Kouchiouk Hanem, la pute magnifique qu'il avait rencontrée au début de son voyage…
Cela dit, il existe une suite à Bovary, écrite par Jacques Cellard sous le titre "Emma, oh Emma" — légèrement cochonne, la suite…
JPB
PS. Mon correcteur orthographique me souligne en rouge le mot "pute",n ci-dessus. C'est moral, ces petites bêtes-là.

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

« Rien dans ce livre n'est tiré de moi. »

Ecrit par : tailleboudin | 21 mai 2010

Puisque vous parlez de "putes", il en est une qui ne pourra pas faire figurer cette phrase, (et personne non plus d'ailleurs même sous forme apocryphe à son sujet) si elle écrit un bouquin, c'est Zahia... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

La fange alentour, la fange à la télé mais aussi, heureusement, la fange à la radio !

http://www.koreus.com/audio/bruno-guillon-faux-gagnant-loto.html

Écrit par : nicolas | 21 mai 2010

Dickens c'est notre Emma Bovary ! Il va nous faire une fin un jour, le pistolet ou la croix !

Ecrit par : iPidiblue journal du hard | 21 mai 2010

Moi il me fait plutôt penser à Jorge de Burgos dans l'adaptation cinématographique de "Le Nom de la Rose".

Écrit par : Julien | 21 mai 2010

Superbement joué par Feodor Chaliapin, Jr., d'ailleurs.

Écrit par : Julien | 21 mai 2010

Dickens c'est notre Emma Bovary ! Il va nous faire une fin un jour, le pistolet ou la croix !

Ecrit par : iPidiblue journal du hard | 21 mai 2010

Là, ce n'est plus Flaubert, c'est Huysmans…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

Superbement joué par Feodor Chaliapin, Jr., d'ailleurs.
Ecrit par : Julien | 21 mai 2010

Ah, le grand Feodor Chaliapine, qui faisait hurler ses chiens dans Eclair de lune…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2010

Cela dit, il existe une suite à Bovary, écrite par Jacques Cellard sous le titre "Emma, oh Emma" — légèrement cochonne, la suite…

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2010

Pas mal non plus, "Qui a tué Emma Bovary ?", roman policier en forme de contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, par Philippe Doumencq (chez Actes Sud).
Il y a aussi deux "Monsieur Bovary", l'un d'Antoine Billot , l'autre de Laura Grimaldi.
De Raymond Jean, encore chez Actes Sud, "Mademoiselle Bovary", qui conte l'histoire de la pauvre petite Berthe (quel prénom, la malheureuse !) devenue personnage zolien et ouvrière dans une manufacture de coton.
"Les Incarnations de Madame Bovary", de, entre autres, Francis Carco et Sennep.
Et même "La Casquette de Charles", par un collectif de plasticiens, chez Arléa.
En fait, je les collectionne. Si vous avez d'autres suggestions...
P.-S. Le meilleur bouquin sur "Madame Bovary", c'est celui de Vargas-Llosa, "L'orgie perpétuelle", chez Gallimard.

Sur ce, je pars, d'un pas gaillard ,à l'apéro géant le plus proche ;-)))))))))

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2010

J'oubliais "Gemma Bovary", de Posy Simmons...

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2010

Pour ma part, j'ai toujours perçu Emma comme une femme sans grande intelligence, pleine d'illusions sur elle-même et sottement sentimentale - cela dès ma première lecture, lorsque j'avais une quinzaine d'années. Elle incarnait pour moi un anti-modèle, ce que je voulais surtout ne pas être. Aussi est-ce avec une grande surprise que j'ai vu plus tard certaines lectrices de mes amies s'identifier à elle sans aucun recul.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 mai 2010

J'ai lu Madame Bovary à l'âge de 16 ans et j'avais eu exactement la même impression que vous !

Écrit par : Florence | 21 mai 2010

Il ne nous reste plus, à la lecture des derniers commentaires, qu'à présenter madame Bovary comme le faisait Flaubert, : « Une folle du cul ».

Écrit par : Pierre Lariba | 21 mai 2010

Oui, Pendariès, et l'affrontement peut parfaitement être courtois. :-)

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2010

La courtoisie (servant parfois - trop souvent - à l'enrobage d'un objet très-venimeux sous le vernis de la politesse et des mots zolis), c'est aussi cela, Francis - la lettre d'un lecteur au dernier numéro paru du magazine "La Gazette, de Montpellier":

"Je ne suis pas un admirateur de Louis XIV, quoique...! Je le savoure presque tous les jours depuis mon arrivée, le 5 mars dernier.
Je rappelle que l'oeuvre la plus importante de l'urbanisme du XVIIIe siècle est certainement la construction de l'ensemble du Peyrou (1), destiné à célébrer la gloire de Louis XIV, qui ressemble à un acte de foi dans l'absolutisme royal. [...]

Je métonne donc que votre journaliste, dans la 'Gazette' du jeudi 13 mai, la réouverture du Peyrou la nuit. [...] Il faut balayer le factice, défaire l'emballage et décaper. Il faut vivement saluer l'arrêter du 29 janvier 2010 du maire pour ne pas laisser "CETTE JEUNESSE" ARROGANTE ET PEU CREDIBLE SE REFUGIER UNIQUEMENT DANS SA DELINQUANCE ORGANISEE DE L'IRRESPONSABILITE, DE DEPRESSION, DE SALETE, DE BEUVERIE ET J'EN PASSE! Car c'est à cela que servirait le Peyrou la nuit!
Par ailleurs, comment laisser croire que le "reseau socail" de Facebook soit devenu le lien social de la jeunesse, alors qu'IL DILAPIDE NOTRE HERITAGE PAR SON FACTEUR DESTRUCTEUR DE LA CONCORDE CIVIQUE!

N'en déplaise à une petit minorité, il faudrait bien que nous, la génération des "ECO-BOOMERS", CURIEUSE, MATURE, ANIMEE DE VALEURS ETHIQUES, apportions notre lot de transformations aux MENTALITES DEVIANTES ET HYSTERIQUES d'une tranche de la population.

Il est désormais salutaire pour la "Région France" de changer de maillot, de redonner tous ses droits à l'équilibre de vie en commun par respect de soi, de l'autre, des règles...

"L'homme de l'avenir est celui qui a la plus longue mémoire" (Nietzsche).

Jean-Marie Leclerq, Les Arceaux, Montpellier"

Les lettres capitales sont de mon fait.

(1) http://www.decouvrir-l-herault.com/montpellier-peyrou.htm

Hé bien pour ma part, ce genre de phrases apparemment courtoises et stylistiquement équilibrées me fait penser au beau langage de ça : http://www.youtube.com/watch?v=d0anVsmLTsA, à la chasse "contre l'esprit zazou" (1944), encore. Vous trouvez le discours de Doriot pestant contre l'abomination morale de la jeunesse "zazou", si ma mémoire est bonne, dans le film "L'OEil de Vichy". Ah! la décadence, que nous lui met-on pas, courtoisement, sur le dos!

Mais je me rappelle d'abord que le mot "courtoisie" trouve ses origines dans l'amour "courtois" des Troubadours (la fin'amor): l'honneur de la cour(t) des aristocrates du Moyen-Âge: l'amour strictement réglementé, où le jaloux - le mari trompé qui ne supporte pas de l'être - est copieusement ridiculisé ET invectivé; le vrai amour n'existant qu'auprès de son amant, de sa maîtresse.

Aujourd'hui, la courtoisie, de plus en plus, est un venin soporifique. Par peur du sain désordre.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2010

@ Madame Bovary ?

Le titre est trompeur : Emma n'est pas le personnage central du roman, contrairement à ce qu'a cru le génial Pinard.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2010

"Aujourd'hui, la courtoisie, de plus en plus, est un venin soporifique. Par peur du sain désordre."

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010

Comme sur la radio éponyme ???

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2010

@ JPB
Si le Jacques Cellard que vous évoquez était bien celui qui écrivait dans le Monde autrefois, j'ai fait mes études avec son fils, qu'il avait prénommé Jean, Cellard Jean!

Écrit par : retraitée | 21 mai 2010

Je vais tâcher de, je vais tâcher de... mais je sens que ça va être dur...
Ecrit par : Julien | 20 mai 2010

Moi, ça m'a fait penser à une activité solitaire, votre post...

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2010

La courtoisie (servant parfois - trop souvent - à l'enrobage d'un objet très-venimeux sous le vernis de la politesse et des mots zolis), c'est aussi cela, Francis - la lettre d'un lecteur au dernier numéro paru du magazine "La Gazette, de Montpellier":

Aujourd'hui, la courtoisie, de plus en plus, est un venin soporifique. Par peur du sain désordre.

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2010
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Oui, Pendariès, mais, au ton général des mots dits ou écrits, le lecteur sait si son interlocuteur se paie sa tête ou l'insulte en termes choisis, ou s'il lui dit son point de vue opposé sans agressivité.
Mais la méchanceté se pare parfois du beau langage, oui, c'est certain.
Le langage ordurier de certaines personnes, qu'elles soient agressives ou non, me déplaît. En dehors du mot de Cambronne, dont je ne fais usage que chez mes intimes, je ne dis presque aucun gros mot.
Je n'aime pas agresser verbalement ou par écrit les personnes avec qui je suis en désaccord. Quand je suis contraint de me fâcher, ce qui m'arrive rarement maintenant que je suis retraité, je le fais en termes polis. Avec les pires casse-pieds parmi les élèves que j'ai eus, je me suis toujours imposé de n'employer que des mots qui ne prêtaient pas le flanc à la critique. On tombe sur les professeurs à bras raccourcis dès le moindre gros mot qu'il dit, mais on passe tout aux élèves.
Ce n'est pas juste. ;-)

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2010

Superbement joué par Feodor Chaliapin, Jr., d'ailleurs.

Ecrit par : Julien | 21 mai 2010
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Son père était un grand artiste, doué d'une belle voix de bronze de baryton-basse, et d'un grand talent d'acteur. J'ai nombre d'enregistrements d'airs d'opéras chantés par lui.
Son fils lui ressemble avec la même stature. Il était âgé quand le film a été tourné.

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2010

Il faut entendre Chaliapine dans le duo du Don Quichotte de Massenet où il chante alternativement Sancho Pancha et son maître ! A faire pleurer les pierres comme l'on dit ...

Écrit par : iPidiblue à faire pleurer les pierres ! | 22 mai 2010

Éric Zemmour, bientôt dans votre région ;

le 29 mai 2010 à F2, http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2848

un peu partout en fait, http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8189

Écrit par : Juke box | 30 mai 2010

Un commentaire du livre, sans doute par un de ces "98% des historiens contemporains, qui se réfugient derrière leurs archives pour écrire plat".

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100421/19036/le-betisier-historique-deric-zemmour

Réaction ? (aux deux sens du terme.)

Bien à vous.

Écrit par : Lecteur | 31 mai 2010

Pardon d'avoir commencer la lecture de ce livre à la fin, le chapitre le plus polémique sans doute !

Écrit par : Samson Grégory | 05 juin 2010

Réaction ? (aux deux sens du terme.)

Bien à vous.
Écrit par : Lecteur | 31 mai 2010

Merci. Cela relève un peu le niveau.

Écrit par : guy morel | 08 janvier 2011

Super article

Écrit par : paris sportifs | 26 février 2011

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