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05 mai 2010

Enseignement du fait religieux

Le Figaro d’aujourd’hui 5 mai se fend d’une page entière sur l’enseignement du fait religieux. L’occasion pour moi de me rappeler que j’ai jadis fait un livre entier sur les rapports délétères de l’Ecole et de la religion (Une école sous influence), les élèves qui refusent d’étudier tout texte rattaché aux monothéismes qui n’est pas le Coran, que d’ailleurs ils ignorent — comme le souligne Natacha Polony dans son article de tête, renvoyant par ailleurs à un numéro hors série de Religions et Histoire consacré au bilan d’un colloque organisé sur le thème à Dijon l’année dernière (ai-je dit un colloque ? Pardon : un symposium…)

Et d’interviewer Maurice Sachot, professeur en sciences de l’éducation (et philosophies anciennes) à l’université de Strasbourg, qui doit avoir un projet global pour assommer les enseignants sous des stages ad hoc, puisqu’il déplore que « la formation continue soit peu financée », et « la formation initiale sur l’enseignement du fait religieux » « noyée dans un flot de savoirs atomisés où l’accessoire prime sur l’essentiel ».

Peut-être suffirait-il, cher monsieur, de former en amont les étudiants de Lettres, de Philo et d’Histoire (les autres matières sont peu concernées, encore qu’un chimiste pourrait expliquer à ses élèves qu’on ne transforme pas plus du Château-Laffitte en sang que du plomb en or, et un physicien montrer, avec Newton, que tout corps juché sur une colline ne monte pas au ciel sans aéroplane) à leurs propres savoirs, au lieu de leur dispenser des heures de sciences de l’éducation. Les historiens pourraient enseigner utilement l’histoire des mythes, d’Ouranos à Allah en passant par Aton-Râ, Mazda, Baal et les autres. Les littéraires pourraient faire étudier Hésiode et Ovide, la Bible et le Coran, Voltaire et Diderot, ou, mieux encore, cette splendide pièce de Lessing qu’est Nathan le sage — les germanistes pourraient être mis à contribution, au lieu d’en revenir sans cesse à je ne sais quels articles édulcorés du Stern ou du Süddeutsche Zeitung. Quant aux philosophes, suggérer à leurs élèves une lecture critique du livre somme toute stimulant d’Onfray (Traité d’athéologie) ne serait pas vain. Et sans doute pourraient-ils reconsacrer quand même un peu de temps à la destruction des preuves de l’existence de Dieu — ça ne se fait plus, et Feuerbach passe trop souvent, en Terminale, aux pertes et profits de l’histoire de la philosophie. On craindrait de choquer qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Etant entendu que toute analyse du fait religieux est aussi, forcément, l’histoire de la montée vers la lumière — ou, mieux encore, les Lumières.

Je me souviens d’avoir expliqué à Tariq Ramadan, dans une émission de FOG (1), qu’en affirmant dans son livre sur le prophète que Mohammed descendait d’Abraham, il prenait un risque inconsidéré — l’historicité dudit Abraham étant fort peu assurée, et le caractère recommandable du personnage étant fort sujet à caution. Voir l’admirable article « Abraham » du Dictionnaire philosophique, dont l’étude me valut jadis, quand j’enseignais à Corbeil-Essonnes, un peu plus que des menaces de la part d’élèves encore engoncés dans la superstition.

Parce qu’enseigner le fait religieux, c’est aussi, forcément, faire œuvre laïque, en montrant comment les hommes sont passés de l’animisme à la pensée logique — Max Weber a écrit sur le sujet des choses définitives. Il ne s’agit pas de heurter les croyances des uns ou des autres, mais d’enseigner les faits — qui sont têtus, comme on sait.

Cela dit, il conviendrait surtout d’enseigner à fond les deux pans majeurs de la culture occidentale (la nôtre, par parenthèse), l’axe gréco-latin d’un côté, l’axe judéo-chrétien de l’autre. On ne devrait plus, après le cycle Sixième-Cinquième, avoir à demander de qui Iphigénie était la fille, ou comment les filles de Loth ont perpétué la race de leur père — sous peine de ne comprendre ni Racine, ni Rubens, et tant d’autres (2). Les mythes sont des faits — ou, du moins, ont engendré des faits – tout comme les religions qui les développent. Ils sont de l’Histoire — et, parallèlement, ils sont poésie.

Ce n’est donc pas avec des « souvenirs de catéchisme » que l’on peut enseigner sérieusement le fait religieux, mais avec des connaissances précises — et un peu de courage, peut-être. Il ne s’agit pas, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy, d’enseigner les faits religieux pour « aider à vivre ensemble », mais pour savoir d’où nous venons, culturellement parlant. Et rien d’autre — mais c’est déjà énorme.

 

Jean-Paul Brighelli

PS. Dans le dossier du Figaro auquel je faisais allusion au début de cette Note, Marie-Estelle Pech — « l’autre » chroniqueuse Education du journal de Mougeotte — raconte « l’exception de l’Alsace-Moselle », qui, concordat oblige, n’a pas tout à fait du religieux la même approche que le reste de la France. Et illustre son article d’une photo représentant une « enseignante de religion d’une école primaire de Strasbourg » qui « fait son cours dans une salle de classe où, faute de crucifix, elle symbolise la présence du Christ par un e chaise vide ».
Bonne idée : les élèves en déduiront peut-être tout seuls qu’il n’y a jamais eu personne pour s’asseoir sur la chaise, ou que, comme disent leurs voisins d’outre-Rhin depuis qu’ils ont lu Nietzsche, Gott ist tot.

(1) http://www.dailymotion.com/video/xkfac_barre-ramadan-brig...

(2) À en croire Desnos et quelques autres sources dignes de mauvaise foi, Musset aurait commis à la demande de Sand un petit poème satirique sur le sujet, que l’on trouvera sur http://pagesperso-orange.fr/saphisme/s17/filleslothtxt.html. Qu’y comprendraient des élèves non formés à l’enseignement du fait religieux ?

Commentaires

prems

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 mai 2010

Cher Jean-Paul,

vos préconisations sur le traité d'athéologie d'Onfray me font un peu sourire mais sur le fond, vous avez raison : il faut transmettre aux enfants notre culture occidentale dans toute sa richesse, comme vous le dites, avec l'axe gréco romain et l'axe judeo chrétien. Les élèves d'aujourd'hui sont d'une ignorance crasse. Et pourtant, tous ces mythes millénaires sont passionnants, surtout pour les enfants, car ils ont un sens. On y apprend la vie.
Quand on ne sait pas d'où on vient, on ne sait pas où on va. Enfin, pour ma part, j'ai une petite idée de l'endroit où nous allons, c'est-à-dire dans le mur.

Écrit par : Florence | 05 mai 2010

Je suggère un sujet d'interro écrite * : quelle(s) différence(s) faites-vous entre un moabite et un mozabite ?

* évaluation formative du fait religieux

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

J'espère que vous leur faites étudier le mythe de Procuste, pour leur expliquer notre "religion moderne"

Écrit par : Joe | 05 mai 2010

J'espère ne pas recevoir des volées de bois vert comme presque à chaque fois que je parle de ce que je fais en classe (moi je, moi je, n'est-ce pas, Hervé de Strasbourg ?), mais je tente quand même le coup : dictée quotidienne de quelques lignes sur tous les mythes fondateurs, tirée du dico de mytho de Pierre Grimal, simplifiée au max. Ce qui donne envie de lire le mythe et la BCD est débordée de demandes. Chaque mythe couvre la semaine. Les travaux de Serge Boimare sont éloquents.

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

De nombreux Procustes sévissent dans l'éducation nationale.

La preuve :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-instituteur-avait-dit-je-coupe-49893

Il ne faut pas confondre circonscrire la liberté d'un élève avec le circoncire.

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

En effet, ils sont très nombreux dans l'EN, non pour circoncire mais pour décapiter. Pas une tête ne doit dépasser. Vive le collège unique !

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

« et un physicien montrer, avec Newton, que tout corps juché sur une colline ne monte pas au ciel sans aéroplane » JPB

En général, tout corps juché sur une colline en redescend illico. On sait cela depuis Sisyphe.

Ceci dit, Newton ne montre rien, il décrit. Mais ce n’est pas une description banale, c’est aussi, dans une certaine mesure, une explication : il explique parce qu’il réduit considérablement l’arbitraire de la description (un seul type de force pour le lancer d’une pierre quelle que soit la direction du jet et le mouvement de la voie lactée).

Ce n’est pas non plus un mécanisme : la gravitation newtonienne est basée sur une interaction à distance. C’est-à-dire une magie. Mais une magie strictement contrôlée par l’algèbre et la géométrie. C’est-à-dire une magie scientifique.

La gravitation einsteinienne * en géométrisant la gravitation ne l’a pas anéantie car cette géométrisation est purement locale.

« Aujourd’hui, on n’a pas moins de raison de s’étonner de la chute d’une pomme que du temps de Newton ».

PS : merci à René Thom de m’avoir fait comprendre simplement des choses aussi profondes.

* le correcteur me somme d'écrire "palestinienne". C'est dire la force des mythes religieux...

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

On sait cela depuis Sisyphe dugong

Je me demande si je vais le leur dicter. C'est légèrement décourageant, non ?

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

petit avantage (encore) des latinistes:

nous avons travaillé hier le célèbre "éloge d'Epicure "par Lucrèce

"humana ante oculos foede cum jaceret
in terris,oppressa gravi sub religione.....

en me disant qu'"avant",nous avions le temps de traduire une bien plus longue partie de ce texte majeur...Mais c'était avant la pédagogie de projet et les heures d'ECJS......

Plus on allège les contenus et plus on s'étonne que les élèves manquent de références:y a un truc qui tourne pas rond chez les maîtres à penser du système éducatif....

Écrit par : mirwac | 05 mai 2010

"C'est légèrement décourageant, non ?"

Parlez-leur d'autre chose.

Par exemple, ici, à Marseille, le fait religieux est ancré au quotidien dans la "modernité" :

- de nombreux musulmans montent actuellement à Notre Dame de la Garde pour brûler des cierges * en faveur de l'OM qui joue pour le titre ce soir

- la plupart des marseillais ont rebaptisé la rue Neuve Sainte Catherine en "rue Sainte Catherine Deneuve"

* pas toujours vierges de tout feu (trafic des bedeaux)

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

nous avons travaillé hier le célèbre "éloge d'Epicure "par Lucrèce

"humana ante oculos foede cum jaceret
in terris,oppressa gravi sub religione.....

Ecrit par : mirwac | 05 mai 2010

"Aussi longtemps qu’une goutte de sang battra dans le cœur de la philosophie, ce cœur totalement libre qui englobe le monde, elle s’écriera avec Epicure à l’adresse de ses adversaires :
'Impie n’est pas celui qui fait place nette des dieux du vulgaire, mais celui qui prête aux dieux les idées du vulgaire'.
La philosophie ne se dissimule pas. La profession de foi de Prométhée :
'Je hais tous les dieux ; ils sont mes obligés, et par eux je subis un traitement inique'
est sa propre profession de foi, sa propre maxime contre tous les dieux du Ciel et de la terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l’homme a de soi. Il ne doit pas y en avoir d’autre.
Quant aux pitoyables couards qui se réjouissent de voir se dégrader en apparence la position sociale de la philosophie, elle leur rétorque ce que Prométhée répondit au serviteur des dieux, Hermès :
'Contre une servitude pareille à la tienne, sache-le nettement, je n’échangerais pas mon malheur. J’aime mieux, je crois, être asservi à ce roc que me voir fidèle messager de Zeus, père des Dieux ! C’est ainsi qu’à des orgueilleux, il sied de montrer leur orgueil!'
Prométhée est le plus noble des saints et martyrs du calendrier philosophique".

Méchamment lyrique ! ça a de la gueule, n'est-ce pas ? C'est la Préface à la thèse de doctorat de Karl Marx (1841)
http://classiques.uqac.ca/classiques/Engels_Marx/sur_la_religion/sur_la_religion_preface.html

Écrit par : Françoise Guichard | 05 mai 2010

- de nombreux musulmans montent actuellement à Notre Dame de la Garde pour brûler des cierges en faveur de l'OM qui joue pour le titre ce soir

-Ecrit par : dugong | 05 mai 2010

"C'est pas nocif", comme disait le vieux médecin de ma grand-mère à propos des cataplasmes lin-moutarde

Écrit par : Françoise Guichard | 05 mai 2010

"C'est pas nocif"

Le bilan carbone ! J'vous dis pas !

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Je sens que JPB va se refâcher encore une fois avec Lafforgue - avec deux f - qui est un poète en son genre lui aussi ... sauf qu'il n'est pas du tout ironiste contrairement à Jules !
Ceci dit j'ai l'impression que JPB aime la castagne ...

PS Moi j'aime la décadence dont Laforgue est un illustre représentant.

Écrit par : iPidiblue et les postulations simultanées | 05 mai 2010

'Impie n’est pas celui qui fait place nette des dieux du vulgaire, mais celui qui prête aux dieux les idées du vulgaire'.

Merci de cette référence.A graver ,en lettres d'or ,dans les salles de classe......?!

Écrit par : mirwac | 05 mai 2010

Avez-vous remarqué que la religion et la foi provoquent un éréthisme certain chez Jean-Paul Brighelli, un état presque fébrile comme celui d'un puceau qui s'en va aux putes pour la première fois ?

Écrit par : iPidiblue et les éréthismes intellectuels | 05 mai 2010

Placé devant le dilemme Prométhée-Hermès, que fait le "bon musulman" ?

Il achète un foulard à Hermès qui vend, lui, alors que l'autre promet seulement (tout du tachalef !). Ensuite il le met ostensiblement * sur sa femme.

Je reconnais que c'est une lecture très peu orthodoxe de Marx.

* en Afrique, ces biens ostensibles sont appelés des "mon-mari-est-capable"). Notamment les mobylettes...

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

tchalef...

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

On ne devrait plus, après le cycle Sixième-Cinquième, avoir à demander de qui Iphigénie était la fille, ou comment les filles de Loth ont perpétué la race de leur père — sous peine de ne comprendre ni Racine, ni Rubens, et tant d’autres (2).



Jean-Paul Brighelli


Faut peut-être pas exagérer, non plus !
A forcer le trait, on en devient une précieuse ridicule et on tend les verges pour se faire battre.
C'est là le type même de phrase lue ici qui pourrait pousser l'un ou l'autre à aller se jeter dans les bras des Sciences de l'Educ et autres "apprentissages tout au long de la vie", si l'inanité et l'inefficacité de leurs choix pédagogiques n'étaient pas prouvées et re-prouvées et surprouvées depuis à présent bien trop longtemps.

Sérieusement et sans désir aucun de polémiquer.

Écrit par : dobolino | 05 mai 2010

Mââme Dobo nous fait le coup de l'excès de connaissances.

Il ne faut pas trop en avoir et rester discret sur celles qu'on a.

Un vieux reste de formatage égalitariste, façon PS ou une ostensible humilité, façon catho ?

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

"Cela dit, il conviendrait surtout d’enseigner à fond les deux pans majeurs de la culture occidentale"
Ecrit par : Brighelli

Faites attention, toute référence à l'occident donne des "frissons" (brrrr brrrrr brrrrr) aux vigilants prêts à débusquer le nouvel Hitler qui se cache partout et nous rappeler qu'ils sont, idéologiquement, dans le bon camp : celui des anti-racistes.

Plus sérieusement...
Cette Note m'a intéressé dans la mesure où mes (maigres) connaissances du fait religieux sont essentiellement des "souvenirs de catéchisme".

Mais ce que vous préconisez est aujourd'hui enfoui sous les volontés actuelles d'un enseignement dont la thèse est
"La France est un pays criminel dont il faut profiter (allocs, sécu, grande garderie sociale) mais qu'il faut par ailleurs rejeter à tout prix"

Ce qui se décline en trois parties :
1 - La colonisation
2 - L'esclavage
3 - Vichy, la collaboration

Conclusion (ouverture) : Ce sale pays n'est, d'un point de vue identitaire, rien pour nous. Ce n'est pas vraiment le nôtre. Nous sommes musulmans et nous faisons exactement ce que nous voulons !
(entendu à la TV dans un reportage autour de notre ami polygame : "nous on est des musulmans, on fait c'qu'on veux !")

On peut également remarquer que la République fut naguère autrement plus dure avec le catholocisme qu'elle ne l'est avec l'islamisme aujourd'hui.
Vive la République molle !

Écrit par : dickens | 05 mai 2010

On ne devrait plus, après le cycle Sixième-Cinquième, avoir à demander de qui Iphigénie était la fille, ou comment les filles de Loth ont perpétué la race de leur père — sous peine de ne comprendre ni Racine, ni Rubens, et tant d’autres (2).

Jean-Paul Brighelli

Et pourquoi pas ?
Cela serait tout à fait envisageable avec des élèves ayant de bonnes bases en lecture, écriture et mémorisation à l'entrée en 6ème. C'est-à-dire dans un collège où aurait eu lieu une sélection des élèves capables de suivre.

Le collège, de nos jours, c'est bien souvent un lieu où les élèves capables de suivre ne suivent rien car les élèves en échec tirent toute la classe vers le bas. On s'aligne sur leurs difficultés, ce qui retarde toute la classe. Vu qu'ils sont majoritaires, il n'y a plus d'émulation possible, et les bons élèves sont tentés de devenir des cancres pour faire comme tout le monde. Sans parler des chahuts dont ils sont souvent les instigateurs, après tout c'est pour un élève en échec une bonne façon d'exister.

Bref, de tels objectifs ne seront jamais atteignables au collège unique, car seule une partie des élèves (pas forcément ultra-minoritaire, par ailleurs, mais en aucun cas tous les élèves) peut y arriver, or l'environement du collège unique les en empêche.

Mais après tout, on a obtenu ce qu'on a voulu. On a considéré que la réussite (réelle) de quelques-uns était injuste, on a donc imposé l'échec pour tous.

Et comme ce n'est jamais assez, on va faire le lycée unique.

Écrit par : dickens | 05 mai 2010

"Cher Jean-Paul,

vos préconisations sur le traité d'athéologie d'Onfray me font un peu sourire"

Ecrit par : Florence | 05 mai 2010

Vous l'avez lu ??

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Dobolino, mieux vaut l'excès de caricature que le défaut de caricature...

Et Jean-Paul n'évoque pas les filles de Loth pour jouer les "précieuses ridicules", mais seulement pour nous parler un peu de cul !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

On ne devrait plus, après le cycle Sixième-Cinquième, avoir à demander de qui Iphigénie était la fille, ou comment les filles de Loth ont perpétué la race de leur père — sous peine de ne comprendre ni Racine, ni Rubens, et tant d’autres (2).
Ecrit par JPB

Faut peut-être pas exagérer, non plus !
A forcer le trait, on en devient une précieuse ridicule et on tend les verges pour se faire battre.
C'est là le type même de phrase lue ici qui pourrait pousser l'un ou l'autre à aller se jeter dans les bras des Sciences de l'Educ et autres "apprentissages tout au long de la vie", si l'inanité et l'inefficacité de leurs choix pédagogiques n'étaient pas prouvées et re-prouvées et surprouvées depuis à présent bien trop longtemps.

Sérieusement et sans désir aucun de polémiquer.

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2010

Chacun sait que trop de culture nuit à la santé de l'enfant et à son épanouissement.

Mieux vaut donc "électro" qu'"Electre" (le diable se niche dans les détails...)

Dugong, je pencherais plutôt pour la réponse "A" (l'égalitarisme à la sauce PS).

Écrit par : mihailovich | 05 mai 2010

De toute façon, je soupçonne que, chez Mââme Dobo, ce que sa fille ne sait pas fournit la norme de ce que, "raisonnablement", personne ne doit savoir.

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Et la soupe que son fils écoute fournit la norme de ce que, "raisonnablement", tous les jeunes doivent écouter.


Quant aux rares élèves cultivés qui s'intéressent à Rubens (et non pas à Barrichello !!!) ce ne sont que de sales intellos forcément carriéristes, individualistes et méprisants envers leurs camarades. Et leurs parents qui les y encouragent sont "anormaux".

Écrit par : mihailovich | 05 mai 2010

"C'est là le type même de phrase lue ici qui pourrait pousser l'un ou l'autre à aller se jeter dans les bras des Sciences de l'Educ et autres "apprentissages tout au long de la vie"
écrit par Dobolino


Attention à vous Dobolino, Jérémy va vous réclamer des droits d'auteur !!! ;-)

Écrit par : mihailovich | 05 mai 2010

Si l'on métisse Mihailovich avec Dobo, cela donne quoi ?

Écrit par : iPidiblue de toutes les couleurs | 05 mai 2010

"Quant aux rares élèves cultivés qui s'intéressent à Rubens (et non pas à Barrichello !!!)"

Pourtant Rubens peignait aussi de belles carrosseries.

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Vous l'avez lu ??

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Non, ce qui me fait sourire, c'est le côté très anticlérical de Jean-Paul. Cela m'amuse, sans la moindre méchanceté

Écrit par : Florence | 05 mai 2010

On va encore faire tourner la machine à saliver !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/05/l-institut-montaigne-veut-reconstruire-l-ecole-primaire_1346695_3224.html

Écrit par : iPidiblue machine à salive | 05 mai 2010

Sérieusement et sans désir aucun de polémiquer ni de participer au Dobo-bashing ambiant, il me semble que les exigences de JPB étaient sues au sortir de ma sixième, grâce à la férule d'un prof d'histoire supra-sévère mais adoré de tous ses élèves, le meilleur des profs que j'ai jamais eu dans le secondaire.

Écrit par : yann | 05 mai 2010

Il est mignon, Yann !

Écrit par : iPidiblue tu l'auras ton bon point ! | 05 mai 2010

Et Jean-Paul n'évoque pas les filles de Loth pour jouer les "précieuses ridicules", mais seulement pour nous parler un peu de cul !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Ciel ! Je suis démasqué — comme les fesses des susdites…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2010

L'institut Montaigne pond son rapport sur l'enseignement primaire.

Si on ne peut que faire les mêmes constats sur le niveau des élèves qui sortent du primaire, on ne peut être que réservé sur les solutions * préconisées.

Pourtant, il y en a une dont je voudrais parler ici (proposition 7-2 du résumé) :

"Encourager l’intégration simplifiée de cadres d’entreprise ou de la fonction publique souhaitant devenir professeurs des écoles (à bac+3). Ils doivent pouvoir le faire à travers des procédures de recrutement portant essentiellement sur leur motivation et des mises en situation"

Et des connaissances ??

On remerciera cependant tous les membres du groupe de travail ainsi que les personnes auditées de se porter ainsi implicitement candidats à ce beau métier.

Sur 19 personnes, une seule est institutrice (enfin directrice d'école, formatrice...). J'exclus évidemment Gilles Moindrot qui n'est plus qu'un sous produit de la fabrique.

http://www.institutmontaigne.org/medias/documents/resume_echec_scolaire.pdf

* je laisse aux vrais instituteurs le soin de le dire.

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Très belle note.

L'histoire du fait religieux, c'est aussi l'histoire des polythéismes et de l'athéisme, ce que semblent oublier beaucoup.

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2010

Il est interdit de lécher le cul du patron - du moins en public !

Écrit par : iPidiblue | 05 mai 2010

Je vous résume l'histoire des croyances mondiales : il y a six milliards de crétins-croyants sur Terre qui ont la foi en eux-mêmes qui ne demandent qu'à devenir dix milliards !

Écrit par : iPidiblue histoire des peuples et des fois | 05 mai 2010

je suis en train de lire "Une école sous influence", mais je ne sais pas trop quoi en penser, j'oscille...

mon éducation surement...

Écrit par : exTC | 05 mai 2010

Maurice Sachot : après avoir enseigné les langues patristiques à la Faculté de théologie catholique, il enseigne les sciences de l'éducation à l'université des sciences humaines de Strasbourg.

On en connaît d'autres qui sont passés du bénitier au sciences de l'éduc !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 mai 2010

"Non, ce qui me fait sourire, c'est le côté très anticlérical de Jean-Paul. Cela m'amuse, sans la moindre méchanceté."

Ecrit par : Florence | 05 mai 2010

Etre anticlérical n'est pas "amusant, Florence.
Ca relève de la santé mentale, (et publique. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Y en a d'autres à Athènes qui passent directement de la criaillerie au cocktail Molotov ...

Écrit par : iPidiblue cocktail Molotov | 05 mai 2010

« L'histoire du fait religieux, c'est aussi l'histoire des polythéismes et de l'athéisme, ce que semblent oublier beaucoup.
Ecrit par : Jeremy | 05 mai 2010 »

Et ce « fait religieux », on l'appelait religion avant que des innovants auto-proclamés décident de lui donner un nom en novlangue.
Les pseudo-sciences de l'éducation, comme la psychanalyse, font partie du monde des religions, ne l'oublions pas.

Écrit par : Pierre Lariba | 05 mai 2010

C'est hallucinant, ce rapport de l'institut Montaigne...
Ou comment compter les pattes des moutons dans le pré, et diviser par quatre, pour obtenir le nombre de moutons.
Dans la droite ligne des procédures actuelles d'évaluation. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Pour paraphraser l'autre, "la maison brûle, et on regarde ailleurs en mettant de l'essence dans le foyer".

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

En fait ce n'est pas l'institut Michel de Montaigne, c'est l'institut avenue Montaigne ! Peuplé de Claudia Schiffer en pagaille ...

Écrit par : iPidiblue Claudia Chiffon | 05 mai 2010

Pour tous les mécréants du blog qui ont un besoin urgent d'être édifiés, ce texte de Laurent Lafforgue, plein de sève et puissamment irrigué :

Qu'est-ce qu'une transmission chrétienne des connaissances ?

"Bref, en matière d'enseignement plus encore que dans tous les autres domaines, la laïcité a produit de bons fruits tant que son principe de base – se passer de Jésus Christ – ne correspondait pas à la réalité des faits et que, dans le secret, elle restait irriguée par la sève du christianisme.
Seulement voilà : la laïcité est devenue une réalité vécue, la sécularisation a fait son oeuvre, on a remplacé la foi et son contenu par un moralisme, on a tourné en dérision la substance du christianisme et cessé de la transmettre, les chrétiens sont devenus partout de petites minorités. Personne ou presque n'avait prévu que cette évolution coïnciderait avec la destruction de ce à quoi mes grands parents laïques, par exemple, et l'ensemble de leur génération étaient le plus attachés – au premier chef, la famille et l'école. Le sarment détaché du tronc et privé de sève s'est desséché, il ne donne plus de fruits, il se décompose à une vitesse vertigineuse."

Il y a là un je ne sais quoi du général dans "docteur Folamour" (celui des fluides vitaux). Lafforgue est tout de même plus spirituel.

http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/TransmissionChretienneConnaissances.pdf

http://www.youtube.com/watch?v=RwaHjJr3NCM

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Etre anticlérical n'est pas "amusant, Florence.
Ca relève de la santé mentale, (et publique. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Vous voulez dire que ceux qui ne sont pas anticléricaux sont des malades mentaux ? Effectivement, cela ne me fait plus sourire du tout. :o))

Écrit par : Florence | 05 mai 2010

Ben moi je préfère l'absurde le plus dérisoire ... c'est fou comme ce Lafforgue-là est peu littéraire contrairement à l'autre Laforgue lecteur d'une princesse prussienne qui a eu le bon goût de clamser à 27 ans !

On sent bien que si crétin avait vécu en 1857 il aurait condamné les Fleurs du Mal comme hautement amorales ! Au fond c'est un petit frère du procureur Pinard ...

Écrit par : iPidiblue des Fleurs de bonne volonté | 05 mai 2010

J'ai d'ailleurs dit et redit ce que je pensais de l'influence néfaste des études prolongées sur le sens artistique, cette fibre qui se décolore sur les bancs des écoles !

Il n'y a rien de plus délétère pour celui qui veut s'exprimer pour lui-même et donc pour les autres que de passer au laminoir des grandes écoles ...

On remarquera d'ailleurs que chaque fois que je le répète, il y a un crétin du blog Bonnet d'Âne qui me ressort l'exemple de Sartre l'idôle des professeurs en goguette ...

Écrit par : iPidiblue et le pont des Arts | 05 mai 2010

On sent bien que si crétin avait vécu en 1857 il aurait condamné les Fleurs du Mal comme hautement amorales ! Au fond c'est un petit frère du procureur Pinard ...

Ecrit par : iPidiblue des Fleurs de bonne volonté | 05 mai 2010

pourquoi ces procès d'intention ? Si vous voulez critiquer les idées de Lafforgue, ne vous privez pas mais pourquoi le faire vivre en 1857 et lui prêter des condamnations qu'il n'a jamais commises ? A ce compte-là, on peut accuser n'importe qui de n'importe quoi. C'est facile et à la portée de tout le monde. Du reste, tout le monde le fait.

Écrit par : Florence | 05 mai 2010

Pas grand chose à redire à l'article. Enseigner les deux mamelles de la culture occidentale paraît évidemment aller de soi. Si seulement on avait davantage de temps pour le faire...

Écrit par : Celeborn | 05 mai 2010

Florence,

Les termes qu'il emploie sont ceux du procureur Pinard contre Madame Bovary et Les Fleurs du Mal ! Je n'y peux rien si Laurent Lafforgue a si peu d'imagination esthétique !

Écrit par : iPidiblue et le pont des soupirs | 05 mai 2010

Ecrit par : dugong | 05 mai 2010

ce que dit Lafforgue rejoint un peu ce que dit Gauchet dans une conférence sur "l'autorité, condition de l'éducation" faite à Créteil en 2009.
En gros, si j'ai bien compris Gauchet, l'âge d'or de l'école se situe entre l"époque de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et les années 70. En effet, cette époque correspond au moment où les principes modernes de liberté ( notamment de conscience) et d'égalité furent enseignés dans un cadre qui était encore empreint de l'autorité d'autrefois, à savoir légitimée par la religion, la tradition et la hiérarchie.
Ce que dit Laforgue ne concerne que le volet religion mais cela est transposable aux autres volets.
Gauchet explique que cet âge d'or est révolu, que l'on le regrette ou pas et qu'il faut réinventer l'autorité. J'en suis là dans l'écoute de cette conférence.

Écrit par : Florence | 05 mai 2010

Je vais aller plus loin parce que vraiment on va continuer à faire semblant de ne pas me comprendre : je condamne absolument et résolument les études littéraires universitaires !
Ce sont des fruits secs au moins au même titre que la sociologie ...

Écrit par : iPidiblue et le pont des soupirs | 05 mai 2010

Sortir de cinquième en connaissant sur le bout des doigts la mythologie et la Bible ? Cela me semble faisable. Je renvoie à la pratique de nicolas. Si on commence doucement en primaire, avec un bon fond de bibliothèque pour faire le relais, et si on reprend et on amplifie le mouvement en début de collège, les élèves suivront. Ils aiment ça, généralement : le merveilleux, le fonds humain, violent et pulsionnel, l'héroïsme...

C'est au programme de sixième, mais les enseignants choisissent une ou deux histoires, quelques personnages, et basta. Quand ce n'est pas Gilgamesh qui vole la vedette à Moïse. Et ne parlons pas du Nouveau testament, qui pose bien des problèmes au professeur soucieux de laïcité mal placée (oui, ça existe : quand on laisse des générations d'élèves ignorer l'histoire de Jésus).

Pour le fun, une question de BTS : "Madame, Jésus, c'est bien celui qui est mort dans une arène ?"

Écrit par : bad wolf | 05 mai 2010

Je suis en train de prendre connaissance des élucubrations pédagolesques de l'institut montaigne et en même temps je me dis que d'un think tank "indépendant" mené par Bébéar, Pépy, Baverez et consorts, ne pouvait pas sortir autre chose.
Il faut courir pour rattraper le traité de Lisbonne qu'on ne sait pas appliquer. Cours, Montaigne, cours... Pauvre homme qui doit se retourner dans sa tombe.
Et puis je tombe sur ça :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/05/nicolas-sarkozy-devoile-son-projet-d-internats-reserves-aux-eleves-perturbateurs_1346797_3224.html#ens_id=1328159&xtor=AL-32280151

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

Jésus, c'est bien celui qui est mort dans une arène ?" Ecrit par : bad wolf | 05 mai 2010

Non, c'est celui qui est mort d'un art-haine.

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

Oui, pauvre Montaigne !

C'est un beau catalogue d'idées pédago-libérales que voilà.
On en retient que les mauvaises solutions qui ont abouti à la dégradation remarquable des résultats de l'école depuis 1987 sont présentées comme n'ayant jamais été appliquées et doivent être renforcées.
Une question à laquelle cet éminent cercle de réflexion ne répond pas : comment expliquer qu'une école ignorant les bienfaits de l'organisation par cycles, de l'évaluation par compétences, de la pédagogie différenciée, des projets d'école-de cycle-de classes, de l'auto-construction des savoirs, des langues étrangères, du B2i, du socle commun, des PIIS et PPRE, qui pratiquait un taux de redoublement plus élevé parvenait malgré ces handicaps lourds à otenir des résultats singulièrement meilleurs que l'école de 2007 ?
Si quelqu'un peut m'éclairer...

Écrit par : chevreuil | 05 mai 2010

"Il faut réinventer l'autorité."

Ecrit par : Florence | 05 mai 2010

C'est EXACTEMENT ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

"Net recul du nombre de départs à la retraite chez les fonctionnaires
LEMONDE.FR | 05.05.10 | 10h04

Le nombre de fonctionnaires partant à la retraite a reculé de 16 % en 2009, selon Les Echos de mercredi. Ils ont été 68 167 fonctionnaires civils à liquider leurs droits à la retraite en 2009, alors qu'ils avaient été 81 456 à le faire en 2008, selon des informations du quotidien économique. "En mettant de côté les fonctionnaires de La Poste, de France Télécom et d'établissements publics tels que le CNRS, le recul atteint même 18 % (à 52 171 départs civils dans les ministères). Pour les militaires, en revanche, la baisse n'est que de 2 %", précise le journal. La faiblesse du nombre de départs à la retraite est particulièrement notable au sein des ministères de l'équipement (-29 %) et de l'intérieur (-22 %). Dans l'éducation nationale, un peu moins de 34 000 agents ont fait valoir leurs droits, contre 41 100 en 2008 (-18 %).


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+ 1 mois offert Cette chute inédite, contredisant la tendance haussière observée depuis vingt ans, aurait comme principale explication "l'impact croissant de la réforme de 2003 (l'âge moyen de départ avait déjà progressé de neuf mois entre 2003 et 2008), qui a accru le nombre d'années de cotisation nécessaires, et qui continue, via des mécanismes progressifs de décote et de surcote, de monter en charge", souligne Les Echos. Les départs pour carrière longue ont aussi été moins nombreux l'an dernier (seulement 900).

Le Monde.fr"

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

"Quand ce n'est pas Gilgamesh qui vole la vedette à Moïse." écrit bad wolf. Mais on peut passer aisément de "L'Epopée de Gilgamesh" - merveilleux texte - à la Bible, via le mythe du déluge. J'ai choisi, à ce sujet, de proposer en sixième, outre le texte de cette épopée lue dans son intégralité, le récit d'Ovide "Deucalion et Pyrrha", ainsi que les récits de la Bible et du Coran.
Et en histoire des arts, l'étude d'un tableau de Chagall.
Il est vrai, par ailleurs, que nous devons faire des choix dans les textes que l'on fait lire, ne disposant que de peu d'heures de cours (en cinquième, par exemple, il y a autant d'heures de sport que de français...). Notre travail est très partiel.

Pour ce qui a trait au fait religieux, nous nous heurtons à l'obscurantisme de certaines familles. Nous avons visité, il y a peu, la cathédrale de notre ville dans le cadre d'un parcours historique sur le Moyen Age. Les élèves - filles et garçons - de confession musulmane n'ont pas voulu entrer car cela leur est interdit (sic). Un petit " Vous êtes ici à l'école laïque, de la République, on ne va pas prier mais étudier l'architecture. Moi, j'ai bien visité votre mosquée." - ce qui est vrai - et tout le monde a fini par entrer. Je doute que ces élèves en aient ensuite parlé dans les familles. Nous n'avions pas autrefois ce genre de problème : il me semble que, sur ce point, on régresse.

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2010

La Bible et le Coran devront bien passer sous les normes fourchues de Twitter : pas plus de 140 caractères par verset.

Vous remarquerez que beaucoup sont déjà twittto-compatibles.

Les autres seront procustés sans haine mais sans crainte selon la commande

verset$=Left$(verset$,140)

Évidemment, il y en aura pour semer la discorde et revendiquer d'utiliser la commande

verset$=Right$(verset$,140)

Dieu tranchera-t-il lui-même ?

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Vous rigolez ?

Regardez ce que ça donne sur un exemple.

Comme je suis fainéant, j'ai pris le début de la Genèse :

1.16 Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.

Pas de bol, ça fait 161 caractères

On coupe à droite jusqu'au point-virgule :

" Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit."

Bingo ! 135 caractères !

Evidemment, il y a un dégât colatéral : exit les étoiles...

Si on coupe à gauche, c'est Dieu lui-même qui passe à l'as.

Impensable...

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

D'où il ressort que Dieu n'est pas écologiquement correct (ou grenello-compatible) : il n'est pas précisé que les luminaires doivent être équipés d'ampoules à économie d'énergie.
Et puis, un luminaire pour la nuit, c'est scandaleusement dispendieux !

PS : Moi, le correcteur me refuse "écologiquement", et veut me faire écrire "écologique ment". Intervention divine ?

Écrit par : yann | 05 mai 2010

Que de redondances dans cette Genèse, mon dieu ! Il suffit de supprimer les deux luminaires en trop et le twitour est joué.
Aucune incidence sémantique.

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

"Que de redondances dans cette Genèse, mon dieu ! Il suffit de supprimer les deux luminaires en trop et le twitour est joué.
Aucune incidence sémantique."

Je rêve ! dieu redondant ?!

Relapse !

Au bûcher !

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Au bûcher !

Ecrit par : dugong | 05 mai 2010

Malheureux !!
Vous avez pensé à l'empreinte carbone des hérétiques ?

Écrit par : yann | 05 mai 2010

Avec Grenelle 2, Dieu lui-même aurait renoncé à la Création.

Diagnostic des services techniques sans appel :

"Univers mal isolé"

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand pour présider au jour, le plus petit pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
139

Écrit par : tailleboudin | 05 mai 2010

Désolé, Nicolas, je n'avais pas lu votre message.

Écrit par : tailleboudin | 05 mai 2010

Pour ce qui a trait au fait religieux, nous nous heurtons à l'obscurantisme de certaines familles. Nous avons visité, il y a peu, la cathédrale de notre ville dans le cadre d'un parcours historique sur le Moyen Age. Les élèves - filles et garçons - de confession musulmane n'ont pas voulu entrer car cela leur est interdit (sic). Un petit " Vous êtes ici à l'école laïque, de la République, on ne va pas prier mais étudier l'architecture. Moi, j'ai bien visité votre mosquée." - ce qui est vrai - et tout le monde a fini par entrer. Je doute que ces élèves en aient ensuite parlé dans les familles. Nous n'avions pas autrefois ce genre de problème : il me semble que, sur ce point, on régresse.

Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2010
---
Oui, Marilyse, on régresse.
Mais l'obscurantisme a encore de beaux jours devant lui, même chez les croyants catholiques et protestants.
Je pense que l'enseignement du fait religieux ne doit pas être fait en tant que tel (par des certifiés et des agrégés de théologie ?... J'espère qu'on ne créera pas de CAPES ni d'agrégation dans ces "disciplines"-là, pas davantage que dans les prétendues et pernicieuses "sciences" de l'éducation!), mais de la façon dont parle JPB.
Le rationalisme ne doit jamais être mis de côté, pas une nanoseconde.
Les élèves doivent savoir que Dieu est une notion qui relève de la croyance et uniquement de cela, et qu'on a autant le droit de croire en son existence que de n'y pas croire, et inversement (on a le droit de ne pas croire en son existence tout autant que celui d'y croire).
J'ai lu le "Traité d'athéologie" d'Onfray. Tout ce qu'il dit dans ce livre est évidemment pertinent, mais ne m'a rien appris.
J'aurais aimé qu'il parlât de rationalisme. Je n'ai pas lu ce mot une seule fois dans son livre, me semble-t-il. (J'allais dire "je crois" au lieu de "me semble-t-il", mais cette "croyance" aurait pu être confirmée ou infirmée par la simple relecture de l'ouvrage, et l'on aurait abouti à une certitude : l'auteur a ou n'a pas employé ce mot une seule fois. On aurait "levé" l'incertitude, comme on dit en mathématiques.)
Il s'est appliqué à dénoncer l'absurdité des croyances religieuses - ce qui est bien -, mais il n'a pas parlé du fondement rationnel de l'incroyance. La raison refuse la croyance; elle exige la connaissance, la certitude, la preuve.
Dès l'instant qu'on croit quelque chose dont l'existence n'est pas prouvée, on tombe dans l'irrationnel. (Il est plus courtois de parler de l'irrationnel que du "déraisonnable", mais quelle différence cela fait-il, sur le fond ?).
Quand un policier croit qu'une personne est coupable, il s'attache à fonder ses soupçons (justifiés ou non) sur des preuves. (Mais on sait combien d'erreurs judiciaires basées sur des erreurs et des fautes policières ont été commises, et certaines jamais réparées parce que non réparables. Pour ne rien dire des fausses "preuves".)
Les religions ne s'embarrassent pas de ce genre de précautions, et pour cause : il n'y a pas de preuves de l'existence de Dieu.
Rien ne me fait enrager tant que la réplique suivante :"Il n'y a pas de preuves de l'inexistence de Dieu non plus."
Évidemment qu'il n'y a pas de telle preuve ! (Il n'existe pas de preuves négatives.)
Mais la charge de la preuve revient à celui qui affirme quelque chose. L'incroyant ne dit pas, "Dieu n'existe pas"; il dit prudemment : "Je ne crois pas en l'existence de ce que vous appelez Dieu, ce Dieu que vous êtes bien incapable de décrire." L'incroyant - ou le non-croyant - n'affirme rien péremptoirement.
Celui qui dit :"Dieu existe." n'est même pas capable de définir et de décrire ce qu'il appelle "Dieu".
Comment peut-on définir un objet (au sens général du terme) qu'on n'a jamais vu, dont on n'a aucune preuve de l'existence ?
Dès lors qu'un croyant (du plus humble jusqu'au plus haut placé - le pape, chez les catholiques) sort l'argument suivant :"Il faut bien que l'univers ait été créé !" je n'ai qu'une réponse à lui opposer :"Pourquoi ?"
Je pourrais ajouter :"Par qui ?"
Et si l'on me répond, "Par Dieu", je pose la question suivante :"Et qui a créé Dieu, s'il existe ?"
La réponse est généralement :"Dieu a toujours existé, il n'a pas eu à être créé."
Là, las de me battre contre l'obstination des croyants, je dis et je termine par,"Et si l'univers avait toujours existé ? Hum ?"
Maintenant, j'ai terminé sur le plan des questions oiseuses.
Je n'ajoute qu'une information scientifique. Les croyants se servent (mal) de la science pour tenter de prouver l'existence de Dieu. Par exemple, ils disent ceci :"L'univers a commencé d'exister au moment du Big Bang."
L'ennui, c'est que rien n'est moins sûr.
Les cosmologistes, à peu près tous d'accord sur le scénario du Big Bang, prennent la précaution de dire :"La théorie du Big Bang postule la survenue de cet événement entre 12 et 15 milliards d'années dans le passé. Mais qu'y avait-il avant ? on n'en sait rien."
La science, bien entendu, ne permet ni de prouver l'existence de Dieu, ni son existence.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010

nicolas seule, c'était une hérésie. Avec tailleboudin, ça devient un schisme.

Admettons. Le Patron décidera...

Mais faut pas mollir : il en reste 1547, rien que dans la Genèse...

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Mort au patronat !

Écrit par : iPidiblue éloge de l'anarchisme | 05 mai 2010

Cher JPB,
Je sens se réveiller en vous le tonitruant bouffeur de curé. En l'occurrence, vous savez combien je partage votre défense de la double racine de l'Occident, gréco-latine et judéo-chrétienne. Les élèves, vous avez raison, ignorent encore plus les Annales de Tacite que le Sermon sur la montagne.
Pour autant, votre promptitude à réagir au titre affiché par Maurice Sachot me semble un peu excessive. On peut enseigner les Sciences de l'Education (ce qui, je vous l'accorde, relève de l'oxymore) et n'être pas dénué de bon sens. Le sieur, contrairement à ce que vous laissez croire, ne défend absolument pas la primauté du fait religieux sur les autres savoirs. Il déplore une forme d'inculture que les quelques 300 compétences exigées de la part des enseignants peinent à masquer. Vous auriez pu, d'ailleurs, citer la fin de l'entretien, où Sachot fait de l'enseignement par compétences la cause de l'oubli des finalités mêmes de l'enseignement, qui, selon lui, "touche à l'être". Autrement dit, les savoirs nous transforment et ne nous sont pas extérieurs.
Vous concluez par ce paragraphe:
"Ce n’est donc pas avec des « souvenirs de catéchisme » que l’on peut enseigner sérieusement le fait religieux, mais avec des connaissances précises — et un peu de courage, peut-être. Il ne s’agit pas, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy, d’enseigner les faits religieux pour « aider à vivre ensemble », mais pour savoir d’où nous venons, culturellement parlant. Et rien d’autre — mais c’est déjà énorme."
N'est-ce pas exactement ce que dit cet article? Même si je préfère, pour aider les élèves à sortir de leur foi de charbonnier, leur expliquer que Jésus n'était pas chrétien et qu'il y a plusieurs versions du Coran, plutôt que de leur faire lire le Traité d'athéologie... Mais après tout, ce n'est qu'une affaire de style.
Cordialement,
NP

Écrit par : Natacha Polony | 05 mai 2010

Mes bourses ne remontent toujours pas, que puis-je faire docteur ?

Écrit par : iPidiblue en avoir ou pas | 05 mai 2010

Dans sa liste des enseignants implicables dans l'enseignement du fait religieux, JPB en a oublié (?) deux :

- les profs de maths. A juste titre, me semble-t-il, car dès qu'on a le dos tourné, ils vous font deux ou trois univers nouveaux.

- les profs de SVT. Trop démiurges (des enzymes partout, là où une simple trinité suffirait). Très limités sur le plan des principes généraux (les darwinismes étant à peine plus scientifiques que les créationnismes).

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Désolé Natacha ...

Écrit par : iPidiblue en avoir ou pas | 05 mai 2010

Je suis imbitable aujourd'hui, je fais mon petit Dugong !

Écrit par : iPidiblue en avoir ou pas | 05 mai 2010

Un volcan : un gros machin qui n'aime ni les vacanciers, ni les hommes d'affaires ! Une espèce d'Ayatollah du ciel ...

Écrit par : iPidiblue grosse émission | 05 mai 2010

Allez ! Tous les gamins de collège devant les "origines du christianisme" de Prieur et Mordillat qu'Arte diffusa l'année dernière si je me rappelle bien.

Ça en fait des heures !!

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Les profs de maths sont sujets à caution. Je suspecte Lafforgue de ne pas vouloir expliquer de bonne foi, si je puis dire, pourquoi deux et deux font quatre, et quatre et quatre font huit, comme dit Dom Juan.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2010

Tant que les enseignants ne se prennent pas pour des théologiens... Il y a des professeurs qui se sentent mal à l'aise avec ce sujet, ou bien qui s'imaginent Sorbonnards depuis leur communion. Pour devenir pasteur, par exemple, il faut une licence en théologie protestante: apprendre l'hébreux, le grec, toucher sa bille en philo et en psychanalyse aussi.

Etudier le fait religieux, c'est aussi décrire, commenter et comprendre l'impact et les conséquences des croyances religieuses sur les macro et micro-sociétés. L'athéisme étant une croyance comme une autre à mes yeux, il faudrait aussi en faire quelque chose.

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

"Pour devenir pasteur, par exemple, il faut une licence en théologie protestante: apprendre l'hébreux, le grec, toucher sa bille en philo et en psychanalyse aussi."

C'est une des grande différence avec les rabbins qui prétendent ne rien savoir et le disent.

Ça me rappelle l'histoire des 3 rabbins qui discutent dans un taxi à New York :

le premier, le plus jeune dit : "je ne sais presque rien"
le deuxième, entre deux âges dit "et moi, je ne sais vraiment rien"
Le troisième, de loin le plus âgé et un peu kabbaliste dit alors "moi, je ne sais rien de rien de rien"

Le chauffeur les regarde dans le rétroviseur et leur dit "si vous les rabbins vous ne savez rien, qu'est ce que je devrais dire, moi !"

Et les trois rabbins en cœur : "d'où il parle celui-là ? De quoi il se mêle ?!"

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

"pourquoi deux et deux font quatre, et quatre et quatre font huit, comme dit Dom Juan.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2010

Ce n'est pas Sganarelle, qui dit ça ?
J'ai la flemme de vérifier, je vous fais confiance ...

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Géniale, Dugong !!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

"En général, tout corps juché sur une colline en redescend illico. On sait cela depuis Sisyphe."

Merci! :)

Écrit par : sisyphe | 05 mai 2010

Ce n'est pas Sganarelle, qui dit ça ?
J'ai la flemme de vérifier, je vous fais confiance ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Faites-moi confiance !
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2010

Allez, les amies et amies, croyants, athées, et entre-deux, un peu de "Mefistofele" de Arrigo Boito (j'a vu l'opéra hier au soir à Montpellier; une merveille, que je fréquente depuis loooooongtemps; je suis à genoux devant cette oeuvre écrite par un gamin de 22 ans...), avec Boris Christoff dans le rôle-titre: http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/boito (si vous ne connaissez pas Deezer, inscrivez-vous, c'est gratuit, et musique à volonté, sans pouvoir les télécharger sur votre ordinateur).

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

L'athéisme étant une croyance comme une autre à mes yeux, il faudrait aussi en faire quelque chose.

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2010
---
Cela m'a effleuré l'esprit, mais n'a pas résité à l'examen : l'athéisme est le refus de croire.

Je ne crois rien. Quand je dis "Je crois que..." je ne crois pas vraiment; il n'est pas question de foi, ici. Le verbe "croire" est alors utilisé abusivement. Il signifie, dans cet emploi, "Il me paraît possible [ou probable] que..." mais avec un certain degré d'incertitude - je ne puis m'exprimer autrement, avec cet adjectif et ce nom de même racine.
Par exemple, ce soir de mercredi, je dirais volontiers, "Je crois que demain il fera beau dans ma région; en tout cas, c'est ce qu'annonce Météo-France."
Mais quand le dimanche soir, je vois la météo du dimanche suivant avec l'indice de confiance 3/5, je dis, "Il me paraît peu probable qu'il fasse beau dimanche prochain, contrairement à ce qu'annonce Météo-France."

(Bien souvent, au bout de trois jours, le temps réel est radicalement différent de ce que Météo-France avait annoncé. J'ai pris la peine, un jour, d'enregistrer les prévisions pour toute la semaine suivante, un dimanche soir, puis j'ai comparé ce qui était annoncé pour le dimanche suivant dès le dimanche précédent avec ce qui était annoncé le samedi pour le lendemain. C'était très très différent !)

On croit ce qui est possible, mais qui n'est jamais certain.
Je passe tel examen. Je crois que je serai reçu. Mais il est toujours possible que je rate une épreuve à gros coefficient et que je sois recalé.

Mais la croyance religieuse, elle, est inconditionnelle. C'est de la croyance pure et inébranlable. Personne ne dit, "Il est probable que Dieu existe", me semble-t-il. (En revanche, peut-être certaines personnes disent-elles,"Il est peu probable que Dieu existe.")

Je ne m'exprime pas en ces termes de probabilité. Mon incroyance est inconditionnelle (et n'appelez pas cela une croyance, Pendariès !). Mais, nuance, je ne dis pas :"Dieu n'existe pas." Je ne peux pas prouver cela. Mais l'impossibilité de prouver l'inexistence de Dieu n'implique pas qu'il existe, sinon, on pourrait affirmer n'importe quoi aussi longtemps qu'il serait impossible de constater la fausseté d'une affirmation. (De même que l'impossibilité de prouver son existence n'implique pas qu'il n'existe pas.)
Mais quelle différence cela fait-il, qu'il existe ou non ?
Absolument aucune. Si ? Vraiment ? De grâce, expliquez-moi, alors!

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010

"Je ne crois rien. Quand je dis "Je crois que..." je ne crois pas vraiment; il n'est pas question de foi, ici. Le verbe "croire" est alors utilisé abusivement."

Francis, mais voyons! et que faites-vous de "avoir foi en"? L'athéisme est une conviction, une fidélité, une intransigeance comme une autre - d'où chez moi la certitude que l'athéisme est une religion sans dieu vouée à un autre culte.

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

N'oubliez pas que toute foi s'établit d'abord sur un credo, l'athéisme a le sien.

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

Allez, les amies et amies, croyants, athées, et entre-deux, un peu de "Mefistofele" de Arrigo Boito (j'a vu l'opéra hier au soir à Montpellier; une merveille, que je fréquente depuis loooooongtemps; je suis à genoux devant cette oeuvre écrite par un gamin de 22 ans...), avec Boris Christoff dans le rôle-titre: http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/boito (si vous ne connaissez pas Deezer, inscrivez-vous, c'est gratuit, et musique à volonté, sans pouvoir les télécharger sur votre ordinateur).

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2010
---
Je chante l'air de Mefistofele lorsqu'il se présente à Faust :
"Son lo spirito che nega sempre tutto l'astro, il fior ..."
Je le chante avec délices dans les églises le 21 juin (mais pas tous les ans, ce serait de la provocation). ;-)
J'ai un 33 tours de Boris Christoff sur lequel il y a cet air et un autre du même opéra. Chanteur admirable. Mais j'aime encore mieux son cadet de quinze ans, Nicolaï Ghiaurov, avec une voix de basse plus sensuelle, moins cuivrée que celle de Christoff. Il leur est arrivé de chanter ensemble dans Don Carlos, de Verdi, l'un jouant Philippe II d'Espagne, et l'autre, le Grand Inquisiteur. C'est le seul duo de deux basses que je connaisse.
Avec ces deux-là, on en prend plein les oreilles. Ils ont mis toute la gomme, histoire de voir qui chanterait le plus fort, mais ça reste beau quand même.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010

N'oubliez pas que toute foi s'établit d'abord sur un credo, l'athéisme a le sien.
Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2010

Il y a autant d'athéismes qu'il y a de religions - ils ont vécu. Et il y a une zone d'indifférence au delà de l'athéisme et de la religion, dans laquelle nous avons TOUS basculé, à notre corps défendant, le plus souvent, nous qui ne pouvons fonder notre cause sur rien.

Écrit par : TotoWeininger | 05 mai 2010

Qui est ce "nous", TotoW.?

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

Quand même, (pour les blogueurs d'ici qui ne croient pas, à juste titre, aux fausses sciences que sont les sciences de l'éduc), pouvoir admettre aussi facilement qu'on puisse mettre bas sans avoir jamais vu le loup du géniteur putatif, (tout dieu qu'il soit), dépasse mon entendement...
Au moins, les dieux grecs avaient ceci de sympa qu'ils baisaient comme des chacals !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Et ce « fait religieux », on l'appelait religion avant que des innovants auto-proclamés décident de lui donner un nom en novlangue.
Les pseudo-sciences de l'éducation, comme la psychanalyse, font partie du monde des religions, ne l'oublions pas.

Ecrit par : Pierre Lariba | 05 mai 2010
---
Je subodorais quelque chose de ce genre, Pierre.
Il faut y croire en ces sacrées sciences de l'éducation pour s'en servir de façon convaincante. Car empêcher les enfants d'apprendre le français de manière aussi efficace relève de la foi si l'on croit bien faire ainsi !
Je n'ai jamais consulté un psychanalyste. Mais j'ai connu des moments difficiles dans ma vie, bien entendu. Je n'avais aucune envie de raconter ma vie privée dans le détail et de payer quelqu'un pour qu'il m'écoute - réellement ou non.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010

"La science, bien entendu, ne permet ni de prouver l'existence de Dieu, ni son existence.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010"

Tout à fait ! :D

Écrit par : Jeremy | 05 mai 2010

"La science, bien entendu, ne permet ni de prouver l'existence de Dieu, ni son existence.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010"

Tout à fait ! :D

Ecrit par : Jeremy | 05 mai 2010

Mais qui oserait lui demander ça, aujourd'hui?????

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

"La science, bien entendu, ne permet ni de prouver l'existence de Dieu, ni son existence.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010"

Tout à fait ! :D

Ecrit par : Jeremy | 05 mai 2010

Mais qui oserait lui demander ça, aujourd'hui?????

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2010

La Pataphysique seule a réussi son coup avec Alfred Jarry et son "Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien".

Écrit par : Pendariès | 05 mai 2010

Et l'agnosticisme dans tout ça ?

Écrit par : Julien | 05 mai 2010

Les mathématiciens ont, généralement, besoin d'une ligne de fuite surnaturelle... A force de cotoyer l'infini que voulez-vous?!
Imaginez... pouvez-vous me montrer "deux"?
Moi, à part ça, ça va.

;-)

Écrit par : matheutorduinthesky | 06 mai 2010

Imaginez... pouvez-vous me montrer "deux"?
Ecrit par : matheutorduinthesky | 06 mai 2010

Mais comme dirait Francis Penin, "la science ne permet ni de prouver l'existence de deux, ni son existence" !

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Il était tard, Francis ? Parce que là, il est 3:07 et je n'ai pas tout compris de votre superbe assertion...

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

On en connaît d'autres qui sont passés du bénitier au sciences de l'éduc !
Ecrit par : Pierre Lariba | 05 mai 2010

À moins d'un oubli ou d'une mauvaise manip, il me semble avoir rappelé la semaine passée (à propos d'une remarque similaire de Jean-Paul) que cette filiation intellectuelle (si l'on peut dire) avec les chrétiens de gauche s'illustrait dans la dimension sectaire du pédagogisme, un enracinement idéologique qui fut solidement établi et documenté par Milner, en 1983 ("De l'école"), à une époque où Meirieu sévissait déjà, dans son collège expérimental et en d'autres lieux, aussi mal fréquentés

--------------

"En l'occurrence, vous savez combien je partage votre défense de la double racine de l'Occident, gréco-latine et judéo-chrétienne. (N.P.)

Merci pour la précision.
Quelqu'un songerait donc à vous disputer, à tous deux, cette évidence... biblique? Par ailleurs, à "partager" celle-ci avec tant de monde, "combien" peut-il vous en rester?
(:>))

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2010

Grand moment, la plainte des islamistes égyptiens contre les 1001 nuits.
Je sais deux ou trois choses sur ce livre, que j'ai passionnément aimé, d'abord, enfant, dans la traduction de Galland, puis dans celle de Mardrus (en Bouquins…). En particulier, il cumule des traditions diverses, chacune a apporté un style particulier, et ce qui vient d'Egypte, justement, c'est l'essentiel de ce qui est lascif.
Et puis, comme nous savons désormais que les islamistes comme il faut de chez nous ont une épouse et trois maîtresses… Il ferait beau voir qu'un catho traditionnaliste en revendique autant — à haute voix en tout cas…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2010

V’là-t’y pas que des intégristes, adepte du collapsus généralisé, voudraient éradiquer les mille et une nuits.

Le terme collapsus n’est pas vraiment en usage. A cause de l’anglais, il l’est en astrophysique pour désigner un effondrement gravitationnel. Ne pourrait-on pas l’étendre à toutes les glissades collectives, notamment celle, interne, du Moloch ?

A cette occasion, j’ai appris l’existence du verbe « collaber », jusque ici en usage en médecine qui signifie s’affaisser pour un organe.

Exemple de base : « le Moloch collabe »

Evidemment, il y a contamination avec collaborer mais ce n’est pas incompatible : l’expression « le Moloch collabe, beaucoup y collaborent en croyant travailler» fait (grand) sens…

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Je ne sais pas si l'article du Figaro fait référence à cette revue.

Au cas où...

http://www.religions-histoire.com/numero-1/enseigner-religieux/qu-apporte-l-etude-textes.26823.php#article_26823

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Non seulement le Figaro le citait, mais moi aussi dans ma Note… On se réveille !
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2010

on se réveille doucement ! hein :)

Écrit par : exTC | 06 mai 2010

Le Monde nous informe : "Rappel de boîtes de haricots verts vendus dans les supermarchés U et Leclerc"

Il appert qu'il s'agit du prélude à un rapprochement Bonduelle/Toyota, tous deux spécialistes des boîtes de conserve.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/05/rappel-de-boites-de-haricots-verts-vendus-dans-les-supermarches-u-et-leclerc_1347144_3224.html

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Après le deuxième double express, ça ira peut-être mieux.

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Dugong et moi, qui habitons (séparément, hein !) des quartiers un peu excentrés, y avons à peu près échappé. Mais les Marseillais du centre ville se sont endormis tard…
J'ai du mal, avec la notion de supporter. C'est le cas d'école où la masse (enfin — le quotient intellectuel de la masse) est nettement inférieure à la somme de ses parties.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2010

http://www.youtube.com/watch?v=4LrR2Kjvtpg

à réécoute d'urgence donc !

Écrit par : exTC | 06 mai 2010

http://www.youtube.com/watch?v=4LrR2Kjvtpg

a réécouter d'urgence donc :)

Écrit par : exTC | 06 mai 2010

et merdum désolé pour le doublon :/

Écrit par : exTC | 06 mai 2010

En l'occurrence, vous savez combien je partage votre défense de la double racine de l'Occident, gréco-latine et judéo-chrétienne. (N.P.)

Merci pour la précision.
Quelqu'un songerait donc à vous disputer, à tous deux, cette évidence... biblique? Par ailleurs, à "partager" celle-ci avec tant de monde, "combien" peut-il vous en rester?
(:>))

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2010

Cette commune croyance dogmatique en la double racine de l'Occident partagée par la communauté des occidentaux constituera, sans doute, le fait religieux le moins contestable aux yeux des historiens du prochain millénaire.

Écrit par : buntov | 06 mai 2010

beaucoup y collaborent en croyant travailler» fait (grand) sens… Ecrit par : dugong | 06 mai 2010

En effet, il prend tout son sens quand il est conjugué :
beaucoup collabhorrent.

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Grand moment, la plainte des islamistes égyptiens contre les 1001 nuits.
Ecrit par : brighelli | 06 mai 2010

En tout cas, ils ont gagné contre Elton John. Il est interdit de concert en Egypte parce qu'il est homo.

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2010

En tout cas, ils ont gagné contre Elton John. Il est interdit de concert en Egypte parce qu'il est homo.

Ecrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Ah faut pas exagérer non plus ! Déjà que les 1001 nuits c'est limite, alors l'homosexualité... d'un côté je me dis que c'est rassurant de savoir que les gays iront en enfer: au moins celui-ci sera moins ennuyant que le paradis ;-)

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Ok pour l'enseignement du fait religieux. Expérience personnelle, ma fille élève dans un lycée privé sous contrat (précision importante par les temps qui courent, conf l'affaire Bordeaux) avait pris en option libre cet enseignement. Résultat des cours, en deux ans elle est devenue athée et a disons une vision des religions très critique, en plus elle s'est orientée vers des études d'histoire en fac. Donc vive l'enseignement du fait religieux.

L'expérience Marilyse dans la cathédrale est commune actuellement, elle a fait débat sur Passion histoire (forum de profs d'histoire) il y a quelques temps.

J'ai lu aussi l'article sur le rapport de l'Institut Montaigne les bras m'en sont tombés.

La tentative d'interdiction des Mille et une nuits si elle ne m'étonne pas plus que cela, ne sera peut-être pas une mauvaise chose car elle permettra sans doute une saine réaction face à l'obscurantisme de certains, enfin il faut l'espérer.

Écrit par : Maman lambda | 06 mai 2010

d'un côté je me dis que c'est rassurant de savoir que les gays iront en enfer: au moins celui-ci sera moins ennuyant que le paradis ;-) Ecrit par : Julien | 06 mai 2010

Grossière erreur, Julien ! Le paradis est rempli de jeunes vierges et de jeunes garçons... Le choix. C'est ça, le paradis.

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

La tentative d'interdiction des Mille et une nuits si elle ne m'étonne pas plus que cela, ne sera peut-être pas une mauvaise chose car elle permettra sans doute une saine réaction face à l'obscurantisme de certains, enfin il faut l'espérer. Ecrit par : Maman lambda | 06 mai 2010

Quand on touche au porte-monnaie, les gens ont déjà du mal à se mobiliser, alors quand on touche à la culture, ils ne vont pas sortir leur révolver ! Sweet dream, Maman lambda !

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Grossière erreur, Julien ! Le paradis est rempli de jeunes vierges et de jeunes garçons... Le choix. C'est ça, le paradis.

Ecrit par : nicolas | 06 mai 2010

Le paradis des pédophiles, en somme... je comprends mieux certaines choses maintenant, merci de m'avoir éclairé ;-) !

Écrit par : julien | 06 mai 2010

JPB, grâce à mon intervention, vous êtes exaucé ! "Ils" ont trouvé votre demande intéressante.


BO du 06/05/2010


1) Modification à apporter au livret de compétence de classe de cinquième:

Section Culture Générale
item 191 bis: connait le nom du père d'Iphigénie

Compétence acquise (feu vert)

Compétence en cours d'acquisition (feu orange)

Compétence non acquise (feu rouge)



2) Evaluations nationales du socle commun palier B

Question 212 ter du QCM

Qui est Iphigénie ?

a) l'épouse de Napoléon III
b) la fille cachée de François Mitterand
c) la fille d'Agamemnon
d) un personnage de Claire Brétécher
e) une chanteuse de rap

1 point pour la réponse c et 1/2 point pour les réponses a) b) et d), qui dénotent, bien qu'étant inexactes, un certain niveau de culture et de compréhension du monde.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2010

Et quand on songe que tous ces footeux finiront dans des paradis fiscaux pendant que les crétins qui les applaudissent pleureront misère !

Écrit par : iPidiblue vieux port | 06 mai 2010

Et quand on songe que tous ces footeux finiront dans des paradis fiscaux pendant que les crétins qui les applaudissent pleureront misère !

Ecrit par : iPidiblue vieux port | 06 mai 2010


Et pendant ce temps-là...
http://www.youtube.com/watch?v=sIlvozPo8hk

Écrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2010

J'ai du mal, avec la notion de supporter. C'est le cas d'école où la masse (enfin — le quotient intellectuel de la masse) est nettement inférieure à la somme de ses parties.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2010

C'est aussi le cas quand on fait "travailler" une équipe d'enseignants sur un "projet pédagogique". Ca donne invariablement des résultats d'un débilité invraisemblable, à laquelle on n'aurait jamais abouti individuellement.

Tiens, Natacha Polony met aussi un "O" majuscule à "Occident."
Oula oula, je suis, une fois de plus, pris de convulsions, parcouru de sueurs froides, que dis-je, saisi d'effroi que je vois une référence aussi explicite, aussi éhontée au pire des nazismes !

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

* quand

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

Et pendant ce temps-là...
http://www.youtube.com/watch?v=sIlvozPo8hk

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2010

Je n'ai pas compris le sens de votre intervention, Françoise... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

C'est aussi le cas quand on fait "travailler" une équipe d'enseignants sur un "projet pédagogique". Ca donne invariablement des résultats d'un débilité invraisemblable, à laquelle on n'aurait jamais abouti individuellement.

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

C'est sûr qu'étant donné l'estime qu'il porte à ses collègues, travailler en équipe avec lui ne doit pas trop donner envie de se fouler...

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Je ne connais qu'une religion indubitable : l'argent ! Et encore en ce moment l'euro trinque ...

Écrit par : iPidiblue enseignement du fait religieux | 06 mai 2010

Julien, vous racontez n'importe quoi... votre commentaire est bête et affligeant. Vous avez développé une espèce de haine gratuite à mon endroit, peut-être parce que je réprésente tout ce que vous haïssez, eh bien tant pis.

J'ai beaucoup d'estime pour la plupart de mes collègues, mais je ne puis en effet en dire autant des pratiques iufm-esques qui nous enjoignent de négocier à plusieurs, durant des heures, ce qui se pense très bien individuellement.
Et le résultat du "travail en groupe" est, invariablement, l'application aveugle de la doxa pédagogiste... où le cours d'anglais devient une espèce de catéchisme communicatif destiné à promouvoir le vivre-ensemble, l'amour de l'autre, la célébration de la paix, de la fête, etc.

Rachel Boutonnet, dans son "Journal d'une institutrice clandestine", a très bien expliqué les aspects totalitaires de ce travail en groupe qu'on ne cesse de nous vendre comme la plus jouissive des modernités.

@ CS : svp ne vous offusquez pas pour l'iufm. J'ai compris que vous n'étiez pas un formateur ayatollah, et j'en ai rencontré un ou deux autres, mais hélas, l'ensemble est ce qu'il est. (du moins dans l'institut que j'ai fréquenté)

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

Tous les écrivains sont des solitaires, si Balzac avait travaillé en groupe, il aurait écrit du Marc Lévy !

Écrit par : iPidiblue ô solitude ! | 06 mai 2010

Ce n'est pas Sganarelle, qui dit ça ?
J'ai la flemme de vérifier, je vous fais confiance ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010
Il n'y a a rien à vérifier :
"je crois que deux et deux sont quatre etc."
C'est Don Juan ; dans la bouche duquel Molière met les derniers mots prononcés sur son lit de mort, en guise de profession de foi, par le prince d'Orange.

Écrit par : guy morel | 06 mai 2010

Tous les écrivains sont des solitaires, si Balzac avait travaillé en groupe, il aurait écrit du Marc Lévy !

Ecrit par : iPidiblue ô solitude ! | 06 mai 2010

I second that!

Écrit par : dickenns | 06 mai 2010

Ceci dit c'est exact pour les écrivains, ce ne l'est pas pour les physiciens ou les chimistes qui travaillent en équipe généralement ! Ne généralisons pas abusivement ... il ne faut pas s'emmêler les pieds quand on raisonne en extrapolant !

Écrit par : iPidiblue extrapolation | 06 mai 2010

Imaginez alors si Marc Levy travaillait en groupe. Cela donnerait quelque chose qui ressemble au programme de "littérature et société" pour la nouvelle classe de seconde du fabuleux lycée unique.

JPB, qui nous prépare sans doute une Note là-dessus, ne manquera pas, j'en suis sûr, de faire apparaître l'ironie morbide de ce programme : on prétend redorer le blason des Lettres en répétant précisément ce qui a provoqué leur perte, c'est-à-dire leur dilution accélérée dans les sciences sociales.

Il ne manquera pas, j'en suis également certain, de souligner qu'après avoir réduit les heures d'enseignement de français et de lettres au sens traditionnel et "pédagogisé" le peu qu'il restait, les professeurs zébulons sanctuarisent à jamais leur territoire en imposant une nouvelle matière à l'intitulé novlanguesque, qui ose passer pour de la littérature, et qui est pédogiste par essence, au même titre que les TPE, l'ECJS, etc.

Je savais que les Lettres étaient mortes mais je ne m'attendais pas à ce qu'on joue ainsi avec leur cadavre.

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

Et comme ça, c'est pas plus "didactique" ?

http://www.youtube.com/watch?v=2baX2MBpkYc&feature=related


Ce roi bar-
bu qui s'avance
bu qui s'avance
c'est ......

Écrit par : dobolino | 06 mai 2010

Dumas et Labiche composaient leurs romans et leurs pièces de théâtre avec une équipe de nègres mais enfin ils étaient les maîtres d'oeuvres, donc il faut bien un chef qui décide et qui tranche au final !

Écrit par : iPidiblue maître d'oeuvre | 06 mai 2010

Julien, vous racontez n'importe quoi... votre commentaire est bête et affligeant. Vous avez développé une espèce de haine gratuite à mon endroit, peut-être parce que je réprésente tout ce que vous haïssez, eh bien tant pis.

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

Bof, je m'attendais à pire. Mais rassurez-vous, vous ne "réprésentez" pas grand chose pour moi... ou peut-être ai-je en effet une dent contre les gens prétentieux et suffisants... on a des principes, que voulez-vous...

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Rachel Boutonnet, dans son "Journal d'une institutrice clandestine", a très bien expliqué les aspects totalitaires de ce travail en groupe qu'on ne cesse de nous vendre comme la plus jouissive des modernités.

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

C'est vrai, mais ça n'exclue en rien le fait qu'on puisse travailler en groupe, que cela puisse bien se passer et aboutir à un travail de qualité (ne vous en déplaise).
Ce qui n'est pas tolérable, par contre, c'est bien le côté autoritaire de la chose: "on va vous forcer à travailler ensemble" est en effet le "cri de guerre" à la mode dans les IUFMs ces derniers temps (pas tous, mais quand même beaucoup).

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

mais ça n'exclue en rien Julien

Verbe excluer ?

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

@ Anne-Marie ou qui que ce soit qui connaisse :

Nous avons le plaisir d'être conviés à écouter les conférences des spécialistes suivants sur les difficultés d'apprentissage diverses dont la dyslexie :
Frédérique Lahalle, Marie Lemarchand neuropsy, Michel Fayol, Jean-Loup Lebreton, pédopsy.
Quid ?

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Excluer se conjugue comme enculer ! Tout le monde sait cela, Nicolas ...

Écrit par : iPidiblue conjugaison pour Nicolas | 06 mai 2010

"ça n'exclut"

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Excluer se conjugue comme enculer ! Tout le monde sait cela, Nicolas ...

Ecrit par : iPidiblue conjugaison pour Nicolas | 06 mai 2010

Excellent... :-)))

Mes excuses, Guy et Jean-Paul. Mon "inconscient individuel" s'est emmêlé les crayons, (avec ces histoires de chiffres), en confondant avec le fameux air de "Dom Giovanni" cité par Francis ici-même il y a peu, chanté par Leporello... ...
("Mille tre , Mille tre".)*
*A ne pas confondre avec: "M'illettré", ou "Mi - lettré".

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

"@ CS : svp ne vous offusquez pas pour l'iufm. J'ai compris que vous n'étiez pas un formateur ayatollah, et j'en ai rencontré un ou deux autres, mais hélas, l'ensemble est ce qu'il est. (du moins dans l'institut que j'ai fréquenté)"

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

Très sincèrement, sur l'ensemble, il y a beaucoup plus de "non ayatollahs" que vous le croyez !!! Et heureusement. (Je ne dis pas: "dieu merci", ce n'est pas le bon fil !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

Je suis désolée de m’immiscer ainsi dans les affaires de la République, mais comme je suis d’une contrée (je ne sais si je puis encore parler de pays) où plus des trois-quarts des enfants et adolescents ont deux heures semaine de religion et le dernier quart deux heures de morale laïque (on est prié de ne pas rire, c’est comme ça que ça s’appelle), il me semble que je peux avoir quelque chose de pas trop bête à dire.

Et c’est ceci : enseigner le fait religieux (ou la religion) à l’école permet d’éviter le genre de scolarisation pirate crapoteuse qu’on a vue dans l’émission « Les infiltrés » l’autre semaine. Je dirais même plus : comme il y a, dans toutes les écoles, des gosses de tous bords, le cours de religion prend un soin intense à ne froisser personne. Je sais de quoi je parle, je l’ai donné quatre ans. Le programme du cours de religion (je parle du catholicisme, ici, qui est enseigné très très majoritairement dans le libre, mais il y a des cours de religion musulmane, protestante, juive dans les écoles libres relevant de ces confessions ou dans les écoles de l’état qui sont tenues de les organiser en parallèle avec le cours de morale) est d’une ouverture d’esprit remarquable (ne ricanez pas, c’est vrai), et il y est question tout ensemble et souvent dans un assez joli désordre, d’art, d’histoire, de mythologie, de sociologie, d’ouverture d’esprit et à l’autre, de générosité, de contraception, d’égalité (des races, des sexes, des droits), de devenir personnel, de philosophie et de psychanalyse, de démocratie et aussi, évidemment, du sanglot de l’homme blanc. Bref, c’est bien plus un cours de civilisation au sens large qu’un cours de catéchisme – il est expressément défendu, par le programme, de faire le catéchisme ; tout ce qui est recommandé, c’est de faire état de l’interprétation chrétienne de l’existence et de faire lire un peu la Bible.

D’ailleurs, la plupart des élèves à qui j’ai eu affaire savaient à peine pourquoi les enfants reçoivent des cadeaux à Noël et ne savaient pas du tout pourquoi ils croquent des œufs en chocolat à Pâques. Ils ne savent même pas qui est Saint-Nicolas ! Nous avons la semaine prochaine le pont de l’Ascension et un de mes 4TT s’est réjoui tantôt d’avoir congé « pour l’ascenseur » - soyons honnête, ce n’est pas la brebis la plus futée du troupeau.

La première fois que j’ai entendu parler de prostitution, de MST, de racisme, c’était au cours de religion, dans les années septante. On nous a bien fait rentrer dans le crâne que nous ne devions pas juger les autres, mais les accepter et les comprendre, qu’il était de notre devoir d’aider et aimer notre prochain, lequel était la terre entière, que le Christ se tenait du côté des faibles, des démunis et des malades. Cela n’empêchait pas que l’on s’ennuyât comme des rats morts à la messe – maintenant encore - , et cela n’a empêché personne, évidemment, de devenir agnostique ou athée – j’aurais même tendance à croire que l’on devient facilement mécréant quand on a reçu un enseignement religieux, alors qu’il n’y a pas pire zélote que le converti, se nommerait-il Claudel. Ca n'a empêché de prendre la pilule, ni de divorcer deux ou trois fois, ou de jeter son bonnet par dessus les moulins bien avant de se marier en blanc (on n’était que des filles).

D’autre part, il est juste de souligner que le SEGEC (secrétariat général de l’enseignement catholique) fourmille littéralement de pédagos et qu’il est vraiment très éloigné de la conception jésuite de l’enseignement. Dans mon école, on passe sa vie à comprendre les têtes de bois, à discuter, à admettre, à excuser tous les errements alors que deux ou quatre heures de colle ou de travaux d’intérêt général seraient nettement plus efficaces, tout cela dans l’optique chrétienne qui est la nôtre. Nous accueillons, les bras aussi ouverts que la statue de Jésus sur la baie de Rio, tout le monde et son frère, et ce n’est pas peu dire.

En ce qui concerne les programmes des religions juive ou musulmane, je n’ai que peu d’indication – sauf les quelques scandales d’imams prêcheurs à qui on a fort inconsidérément laissé passer un diplôme pédagogique, ce qui fait que de nombreux parents musulmans mettent leurs gosses dans le libre, parce qu’ils ne veulent pas risquer de les voir tomber dans des mains doctrinaires.

Le programme de morale, par contre, est très semblable à celui de religion, sauf évidemment qu’il évacue toute dimension spirituelle, ce qui le réduit le plus souvent à un cours d’instruction civique. Il est piquant de constater, cela dit, que chez nous, quand les uns font leur confirmation et profession de foi (on ne sait s’ils l’ont ou pas, d’ailleurs), et à cette occasion reçoivent des cadeaux, on organise pour les autres des « fêtes laïques » (que d’aucun nomment impavidement « communion laïque ») pour que ces enfants à peine pubères viennent proclamer leur absence de foi, histoire qu’ils ne se sentent pas attirés vers la religion sous de fallacieux prétextes. C’est pourquoi entre autres raisons je serais assez portée à dire que l’athéisme est une autre forme de croyance, souvent plus militante de nos jours que le christianisme.

Mais, en repensant à l’incroyance inconditionnelle de Francis Penin, que je respecte évidemment, je dois à la vérité de dire que j’ai donné le cours de religion sans avoir vraiment le choix mais le cœur assez léger, parce que j’ai choisi de croire que Dieu existe – genre pari de Pascal, ce qui est un peu lâche sans doute. Il doit être infiniment plus simple d’avoir soit la foi du charbonnier, soit la mécréance viscérale. Inutile de préciser que je me bats les flancs à la cuillère en bois de toutes les prescriptions des chenus romains.

Écrit par : Puce | 06 mai 2010

Excluer se conjugue comme enculer ! Tout le monde sait cela, Nicolas ... Ecrit par : iPidiblue conjugaison pour Nicolas | 06 mai 2010

Le jour où vous ne serez plus grossier, iPidi, vous aurez fait un grand pas en arrière par rapport au bord du gouffre où vous vous tenez...

Écrit par : patakesss | 06 mai 2010

Bonjour Pätakess,

Voulez-vous jouer avec moi à saute-mouton ? Sinon je peux vous proposer un sandwich grec mais en ce moment ils sont hors de prix ...

Écrit par : iPidiblue salam Pätakess ! | 06 mai 2010

Ποτέ την κυριακή ! Mais bon, il y a des exceptions en toutes choses ...

Écrit par : iPidiblue jamais le dimanche | 06 mai 2010

C'est intéressant, Puce. Pour ma part, en anglais, j'ai vraiment l'impression qu'on nous demande d'enseigner un catéchisme citoyen. Le programme de la classe de seconde s'intitule "l'Art de vivre ensemble". En pratique, dans les manuel, il s'agit d'un cours d'antiracisme, idéologique et forcené, de A à Z.

On n'enseigne pas le christianisme mais on enseigne, croyez-moi, "la religion de l'homme" à grand renfort de dogmes : tolérance absolue, amour obligatoire de la jeunesse et du métissage, passion de la vie et des projets en groupe, lutte permanente des opprimés (invariablement : femmes, enfants, noirs, homosexuels) contre les oppresseurs (invariablement : homme blanc de 60 ans, white European males).

Prenez n'importe quel manuel d'anglais récent, par exemple "Bridges" Terminale qui en est un prototype.

La "morale" est toujours enseignée à l'école, et peut-être plus que jamais.

Ce n'est certes plus saint-Augustin et la morale puritaine (ceux qui veulent effacer la tache de toutes leurs forces) mais la nouvelle morale progressiste (ceux qui nient la tache, chère à Ph. Roth, autrement dit la part maudite de l'homme) en répétant toute la journée que les hommes viennent au monde naturellement bons mais que la société, composée d'oppresseurs qu'il faut terrasser, les rend mauvais.

Cette nouvelle doxa (la haine de la haine) triomphe sans partage, voit le Raciste partout comme la bête à abattre, incite les élèves à parler comme tout le monde, à se comporter en faux résistants, ne veut pas entendre parler du passé, réclame des décibels et de la couleur, et a noyé la littérature dans le social pour mieux lui imposer cette pensée binaire.

Si ce n'est pas le catéchisme de la religion de l'homme, alors je ne sais pas ce que c'est. Nous avons, très officiellement, l'obligation de faire baigner les élèves dans ce mensonge gratifiant en lieu et place d'une compréhension du réel par la vraie littérature, celle qui écarte le "rideau" des fantasmes (pour le dire comme Kundera), c'est-à-dire par les classiques.

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

« L'athéisme étant, à mes yeux, une croyance comme une autre »
Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2010

On peut défendre avec véhémence une position un avis ou une croyance mais l’affirmation pure et dure d’une non-croyance a-t-elle un sens ? En d’autres termes, un athéisme peut-il, logiquement, être une croyance ?

S'il paraît évident que "ne pas croire en Dieu" n'est pas une croyance, la question peut se poser si on reformule cette non croyance en "croire que Dieu n'existe pas". Il s'agirait alors d'une croyance en la non existence de quelque chose !! Or, « croire », c'est tenir pour certain l'existence de quelqu'un ou de quelque chose. Derrière croire, il ne peut y avoir qu'une formulation positive. L'expression "croire en la non existence de quelque chose" n'a donc pas de sens ; c’est même complètement absurde. Au mieux, elle est équivalente à "ne pas croire en Dieu", qui n'est pas une croyance.
Etre incroyant, ne peut donc, être, au sens propre, une croyance, ou même une foi. Ce ne peut tout au plus être qu’une une adhésion, une confiance une loyauté envers la non existence de quelque chose. Une incroyance n'est pas une croyance inversée. Etre athée n’est qu’un choix philosophique qui se définit de manière négative par le refus d'une attitude et cela n’a rien à voir avec une croyance.

"L'athée qui proclamerait que l'inexistence de Dieu est un fait incontestable serait en contradiction avec lui-même : il ferait acte de foi, cette foi fût-elle négative."

(François Cavanna / né en 1923 / Lettre ouverte aux culs-bénits)

Pour moi le véritable athée n’est pas celui qui répond « non » à la question « dieu existe-t-il ? » ou celui qui, comme l’agnostique, déclare ne pas pouvoir se prononcer sur cette question inaccessible à l’esprit humain. Le véritable incroyant considère la question de l'existence d’un dieu comme dénuée de sens ; pour lui, le mot dieu, est un terme sans référence compréhensible qui échappe totalement à l'intelligence. Cette forme d’athéisme est proche de l’agnosticisme mais, contrairement à celui-ci, elle ne prend pas en compte la question de l’existence de ou des dieux. Non seulement elle rejette l’objet de la question mais elle considère que cette interrogation, découlant d’une question métaphysique (qui, tout à coup, aurait trouvé son objet), est infondée et totalement fantasmatique (et à vrai dire un peu puérile !). C’est pour cette raison qu’à mon avis le véritable athée (je le nomme quand même ainsi !) ne reçoit pas la question « dieu existe-t-il ? ». Par conséquent, il ne se considère ni ne se définit comme athée puisque, pour lui, ce qualificatif le détermine par rapport à une question qu’il estime dénuée de sens. Son athéisme est donc un athéisme prescrit et non revendiqué . Cela ne l'empêche pas de sortir les griffes quand il sent que sa liberté menacée par les porteurs de paroles définitives gravées dans la marbre. Dans ce cas, ce n'est pas contre la religion qu'il se révolte mais contre la bêtise humaine.

A la question : « Croyez-vous en dieu ? », Marcel Conche répondait :

« Je ne comprends pas ce que vous entendez par Dieu. Quel est le sens de votre question ? »

Ce type de réponse est à rapprocher de celle, plus agnostique, faite par Einstein qui, à la même question, répondait :

« Dites-moi ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois. »

« Les Inconnus » (humoristes bien connus) auraient répondu : « Vous pouvez répétez la question ? »

"Athée" ne suis-je même pas, car je ne prononce pas le mot "Dieu", fut-ce pour le dire sans objet."
(Marcel Conche)

Écrit par : Thierry Venot | 06 mai 2010

Et pendant ce temps-là...
http://www.youtube.com/watch?v=sIlvozPo8hk

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2010

Je n'ai pas compris le sens de votre intervention, Françoise... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

Sans doute Françoise a-t-elle voulu nous rappeler qu'il était bon aussi d'enseigner le fait religieux en quoi consiste, indubitablement , le rugby païen dans le sud de la France?
Si c'est cela, je peux la rassurer, nombre de profs d'EPS y consacre de nombreuses heures, y compris dans le Nord.

Écrit par : buntov | 06 mai 2010

Peut-être que Dieu n'existe pas, mais le bon Dieu certainement car j'en ai un dans ma poche ... d'ailleurs les dames bien élevées vous répètent toujours : ne sort pas ton Jésus en public !

Écrit par : iPidiblue et le petit Jésus ! | 06 mai 2010

"ne sors pas ..." c'est un ajout de repenti !

Écrit par : iPidiblue et le petit Jésus ! | 06 mai 2010

Puce, je trouve votre témoignage très intéressant.
Au moins, vos élèves ne s'ennuieront pas mortellement si d'aventure ils se promènent dans des musées, comme ceux qui ignorent tout de la mythologie, de la bible, de la vie de Jésus.
Par exemple, quel intérêt de faire des voyages en Italie, en Grèce, en Tunisie, en Egypte ?
Ces enfants ignares ont peu d'ouverture d'esprit et ne s'intéressent finalement à rien.
Quelle tristesse !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2010

Pour Carole : moi, j'aurais écrit: "abreuve vos sillons", vu comme le texte est tourné, mais bon...
Pas si mal écrit que ça ! ;-)

Pour "la Marseillaise", je préfère cette version !!

http://www.chartsinfrance.net/Jean-Loup-Longnon/La-Marseillaise-t100875362.html

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

"Sans doute Françoise a-t-elle voulu nous rappeler qu'il était bon aussi d'enseigner le fait religieux en quoi consiste, indubitablement , le rugby païen dans le sud de la France?
Si c'est cela, je peux la rassurer, nombre de profs d'EPS y consacre de nombreuses heures, y compris dans le Nord."

Ecrit par : buntov | 06 mai 2010

Je n'en suis pas sûr; il y avait une mise en parallèle avec le football, pas avec d'autres religions !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

"Le jour où vous ne serez plus grossier, iPidi, vous aurez fait un grand pas en arrière par rapport au bord du gouffre où vous vous tenez..."

Ecrit par : patakesss | 06 mai 2010

Surtout pas !
Ce message d'Ipidiblue m'avait fait hurler de rire...
Vive la grossièreté... A ne pas confondre avec la vulgarité !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

Carole et Gabriel Cohn-Bendit dans le même camp... Ca bouge, effectivement !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

"pour lui, le mot dieu, est un terme sans référence compréhensible qui échappe totalement à l'intelligence"

Thierry Venot, vous vous rapprochez dangereusement de la mystique.

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Cela dit, il conviendrait surtout d’enseigner à fond les deux pans majeurs de la culture occidentale (la nôtre, par parenthèse), l’axe gréco-latin d’un côté, l’axe judéo-chrétien de l’autre.

Jean-Paul Brighelli

Existe-t-il, seulement, en France deux historiens susceptibles de se mettre d'accord sur une seule et même version de l'histoire de cette rencontre des deux "axes" ou "racines" de "notre culture occidentale"? Par exemple s'agissant de l'importance de l'exhumation au XII ème siècle par l'Église du Droit Romain de Justinien, enfoui pendant 6 siècles? Un évènement considérable, mais à peine signalé dans les manuels scolaires destinés aux cinquièmes.
Ou bien, pour donner un autre exemple à propos de l'interprétation que l'on doit donner à la controverse chrétienne à l'encontre du judaïsme, controverse résumée par le fameux jugement du même Empereur Justinien: "les Juifs se livrent à des interprétations insensées"; une phrase dont on sait comment Hitler l'a traduite...
On me dira qu'il en est de même pour l'enseignement, en Quatrième, de la Révolution française encore toute brûlante. Mais précisément, cet enseignement afin d'éviter d'aborder les questions qui fâchent encore, n'est-il pas délibéremment aseptisé et réduit en conséquences à assurer une sorte de fonction d'oubli et , en définitive, de refoulement?

Je trouve assez curieux cette nouvelle mania de vouloir enseigner l'histoire non seulement celle, "classique" et académique, mais à présent celle "transdisciplinaire" de l'art (au programme du DNB) et maintenant celle du fait religieux. Dans quel but cette quête impossible, religieuse et effrénée du passé?

Écrit par : buntov | 06 mai 2010

Pour être plus terre-à-terre, mon lycée (général + technique + professionnel) organise une journée "Solidarité Haïti"; il n'y aura que du sport: du foot, du ping-pong, de la pétanque, etc. (profs VS élèves; vive l'un des sketches du très-marrant "The Meaning of Life" des Monty Pythons, pour celles et ceux qui connaissent!).

Mais bon, tant que le bahut sera cité dans le journal, avec photos et articles, le lendemain. Qu'est-ce que c'est con un être humain, souvent. Ha! la bonne conscience républicaine (à pas longtemps du bac, du brevet, etc.), hé hé.

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Et en plus, il y a la pression de la part des élèves et des collègues pour que je sauve moi aussi Haïti; il faut que je me montre mon affliction envers ce bout d'île tremblée ("Ouais, quand même, pourquoi ne veux-tu pas t'inscrire dans les activités? Pour une fois que le lycée casse son train-train?" Je n'osai leur répondre qu'ils sont sur la liste des personnes, à tacler sur le terrain, composée par certains de mes élèves...). Si j'avais su, j'aurais proposé une session Scrabble ou Yoddle!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

"il y a la pression de la part des élèves et des collègues pour que je sauve moi aussi Haïti"

Si on me proposais une chose pareille, j'accepterais avec enthousiasme de jouer au tonton macoute.

Distribution généreuse et hilare de coups de sabre à canne dans toutes les faces de contrits.

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

"Certains ont des malheurs ; d'autres, des obsessions. Lesquels sont le plus à plaindre ?" Cioran

(prononcez Tsioraaaanne comme disent mes amis roumains).

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Qui a des nouvelles de Robin ?
Il ne vient plus ici ??

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2010

Si on me proposait...

Grosse fatigue. Vraiment.

Écrit par : dugong | 06 mai 2010

Carole et Gabriel Cohn-Bendit dans le même camp... Ca bouge, effectivement !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010


Pourquoi quezaco c'est une invention de GCB ????
Bof, de toute facon c'est toujours l'EN , ils ne sont pas hors.contrat ¿¿¿¿¡¡¡


Tiens un recrutement différent et je ne pense pas que cela soit GCB.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/comment-je-suis-devenu-prof-en-un-jour_849065.html


Comment va votre santé Christophe ?

Écrit par : Carole | 06 mai 2010

j’aurais même tendance à croire que l’on devient facilement mécréant quand on a reçu un enseignement religieux, alors qu’il n’y a pas pire zélote que le converti Puce

C'est aussi ce qu'il m'a été donné de constater nombre de fois...

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Anne-Marie, auriez-vous l'obligeance de me dire ce que vous savez et pensez des noms que j'ai énumérés plus haut ? Merci.

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Ah faut pas exagérer non plus ! Déjà que les 1001 nuits c'est limite, alors l'homosexualité... d'un côté je me dis que c'est rassurant de savoir que les gays iront en enfer: au moins celui-ci sera moins ennuyant que le paradis ;-)
Ecrit par : Julien | 06 mai 2010

Mais les 1001 nuits sont pleines de pédés ! Le poète avec lequel Haroun-al Rachid sort nuitamment est une fiote de chez fiote. Et ça ne pose problème à personne — un truc des Egyptiens d'alors…
En fait, les islamistes actuels sont plus réacs que ceux du IXème siècle (Haroun est contemporain de Charlemagne). C'est dire…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 mai 2010

En fait, les islamistes actuels sont plus réacs que ceux du IXème siècle (Haroun est contemporain de Charlemagne). C'est dire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2010

C'est ce qui me pousse par moments à me dire que nous ne sommes pas si mal lotis en France (même si c'est pas encore tout à fait ça, quand même): être homo et réussir à s'en sortir dans un pays islamiste de nos jours, ça force le respect...
Le malheur se sont ceux qui ont émigrés en france pour fuir ça et se retrouvent confrontés aux mêmes problèmes en banlieue... il ne fait pas bon être pédé ou gouine dans le 93 (pour ne citer que lui)...

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

il ne fait pas bon être pédé ou gouine dans le 93 (pour ne citer que lui)... Ecrit par : Julien | 06 mai 2010

Alors que dans le 69, ça se défend ?

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

Alors que dans le 69, ça se défend ?

Ecrit par : nicolas | 06 mai 2010

Et en plus, c'est vrai !

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

En fait, les islamistes actuels sont plus réacs que ceux du IXème siècle (Haroun est contemporain de Charlemagne). C'est dire… JPB

Elémentaire mon cher, ils n'étaient pas agressés par les pubs de femmes dénudées leur enjoignant d'acheter des yaourts avec force débordements buccaux, par exemple.
Un excès appelle l'autre. Toujours.

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

"Le malheur se" => "le malheur, ce"

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Allez, mon cher Dugong, pour rire; voici le courriel que je viens de recevoir à propos de l'activité pétanque de la journée "Solidarité avec Haïti", c'est du grandiose:

"Vous avez tous entendu parler de « Solidarité Haïti ». La journée sportive (élèves-personnels) est donc le 18 05(voir message de Mr K.). M. D., N. M. et moi-même sommes responsables du tournoi de Pétanque. Nous savons que beaucoup de collègues pratiquent cette activité…. Vous êtes invités à vous inscrire lundi 10 ou mardi 11 mai en salle des profs (tableau de l’amicale).

Modalités des inscriptions : Equipe de 2 joueurs, cotisation de minimum 1euros par personne reversée sur un fond « spécial HAITI » (N. M. se chargera de récolter l’argent). Règles normales de la pétanque (3 boules / joueurs), APPORTER de préférence SON matériel et si possible un Tee- shirt de même couleur (ou déguisement….) par équipe. Le tournoi se déroulera entre le bâtiment D et F. M. CPE"

Que de la fête et de la joie, by Jove! Mais pourquoi est-ce que, vraiment, je m'en fous comme de mon antépénultième dépucelage, de cette journée? Si je continue à faire mes mauvaises grâces, je sens que ma réputation va encore s'enlaidir.

Mais, crotte! si l'hiver me glace trop, je compte aller le passer en partie dans un pays d'Amérique du Sud ou Centrale; alors pourquoi pas Haïti? C'est pas cher, et vu la chute de l'Euro.... Mais bon, je pense que le Haïtien ne dira pas non à mes devises. Qu'en pensez-vous Dugong?

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/06/01016-20100506ARTFIG00740-carte-scolaire-assouplie-le-prive-en-beneficie.php

Tiens, c'est curieux. On ne l'avait pas prévu.

Écrit par : nicolas | 06 mai 2010

@ Anne-Marie ou qui que ce soit qui connaisse :

Nous avons le plaisir d'être conviés à écouter les conférences des spécialistes suivants sur les difficultés d'apprentissage diverses dont la dyslexie :
Frédérique Lahalle, Marie Lemarchand neuropsy, Michel Fayol, Jean-Loup Lebreton, pédopsy.
Quid ?

Ecrit par : nicolas | 06 mai 2010

Quand je vois le nom de Michel Fayol, je vois rouge.

Sur ce lien, vous verrez avec quels personnages sulfureux il a collaboré à l'ONL (observatoire national de la lecture).
La plupart sont des pédagos de la pire espèce (Foucambert, Katherine Weinland, Philippe Meirieu, Sylviane Valdois, etc)l'ONL est une officine plus que douteuse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_national_de_la_lecture

Quant aux neuropsy et pédopsy, ils ont un lobby juteux de recherche hospitalière.
Ce sont les centres de référence Coridys, il y en a un dans une quarantaine de grands hôpitaux.

L'exemple type est Catherine Billard, du Kremlin-Bicêtre, avec sa grande dinde de Monique Touzin, orthophoniste.
(Elles ont été interviewées il y a une quinzaine de jours sur "le téléphone sonne" en lieu et place de Colette Ouzilou, leur ennemie jurée.)

J'entends d'ici l'infâme baratin que vous allez entendre : "Il y a entre 6 et 10 % d'enfants atteints de dyslexie.
" C'est un handicap héréditaire dû à un ou plusieurs gènes, il n'y a plus de doute là-dessus."
Quand on naît dyslexique, on meurt dyslexique"
Etc etc

Colette Ouzilou, en 40 ans d'orthophonie, a vu au grand maximum une vingtaine de vrais dyslexiques. Tous les autres étaient des fausses dyslexies induites par des méthodes erronées d'apprentissage de la lecture.

J'ai acheté pour quelques euros un petit film sur le service de Catherine Billard, "Dyslexie, le mal des mots", scandaleux.
(C.Billard a reçu un grand prix NRJ de l'Institut de France pour ses recherches bidons )
Un autre médecin psychiatre à la Timone, Marseille, Michel Habib, est lui aussi complètement givré.

Ce qui est malheureux, c'est que ces faux chercheurs occultent complètement par leur mauvaise foi les vrais chercheurs en neurosciences comme le docteur Wettstein-Badour, hélas décédée récemment, les travaux importants comme ceux de Colette Ouzilou, qui arrive par son expérience aux mêmes conclusions que Mme W.Badour, d'Elisabeth Nuyts, de Liliane Lurçat. Sans parler des Américains comme Jacques Barzun et E.D.Hirsch.

J'espère que vous nous ferez un compte-rendu circonstancié.
Dites-vous bien que ce sera du lavage de cerveau.
Ma fille a eu une fois ce genre de réunion (obligatoire) et a séché la seconde : c'était Gérard Chauveau qui devait parler (auteur de Mika : à vomir.)

Si vous voulez quelques documents supplémentaires sur la dyslexie, mon mail est :

amvaletteatwanadoopointfr

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2010

Dickens est un aigri : il a des programmes qui lui permettent de faire n'importe quoi ("littérature et société", qu'il critique, comme les programmes d'anglais, qu'il critique aussi, sont des coquilles vides dans lesquelles on insère le contenu qu'on veut), et pourtant il râle. Il voudrait sans doute que les programmes imposent Proust et Shakespeare à toutes les classes de seconde. Malheureusement, ce n'est pas comme ça.

Dickens, il ne faut pas insulter le manuel Bridges, il faut insulter l'abruti qui vous a forcé, vous, pauvre petit, à utiliser cet infâme manuel qui ose parler de racisme, de femmes, d'homos et d'enfants. On croit rêver ! Le ministre, sans doute, vous interdit de choisir vos textes et de faire du Shakespeare toute la journée pour traiter le "vivre ensemble". Il n'y a pas d'oeuvre littéraire anglophone qui montre des relations entre individus ou dans un groupe d'individus ? Ca n'existe pas ? Il faut vite que vous l'écriviez, élite salvatrice que vous êtes pour nos nations déchues !

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Il faut vite que vous l'écriviez, élite salvatrice que vous êtes pour nos nations déchues !

Ecrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Ou qu'il vienne jouer à la pétanque avec mes collègues, et moi - si je suis menotté de force pour lancer le cochonnet! ça détend, il y aura du 51!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Rassurez-nous, Pendariès, les élèves ne viennent pas vous "taper" pendant les cours pour la bonne cause? Demain, chez nous, c'est courses diverses et variées (je n'ai pas eu le courage de lire le détail) de tous les élèves de l'établissement pour le bénéfice d'Action contre la faim. Why not? Mais, sommés d'abandonner nos cours, on est prié d'arborer une mine exaltée à l'idée d'aller faire les pantins pour surveiller les chers petits et surtout de sortir immédiatement le porte-monnaie devant leurs sollicitations , puisqu'ils sont organisés en groupes pour faire appel à not'bon coeur . Quelques réactions de mauvaise humeur, mais c'est tout, chacun craignant une fois de plus de passer pour un affreux réac s'il ne se fond pas dans le grand élan qui doit nous emporter tous.
J'ai suggéré aux collègues d'EPS organisateurs de mener ce genre d'action un Mercredi après-midi ou un Samedi, avec de vrais volontaires. Mal m'en a pris! "Mais les parents paient pour l'ASS..."C'est tout dire...Fred

Écrit par : Fred | 06 mai 2010

Mais, en repensant à l’incroyance inconditionnelle de Francis Penin, que je respecte évidemment, je dois à la vérité de dire que j’ai donné le cours de religion sans avoir vraiment le choix mais le cœur assez léger, parce que j’ai choisi de croire que Dieu existe – genre pari de Pascal, ce qui est un peu lâche sans doute. Il doit être infiniment plus simple d’avoir soit la foi du charbonnier, soit la mécréance viscérale. Inutile de préciser que je me bats les flancs à la cuillère en bois de toutes les prescriptions des chenus romains.

Ecrit par : Puce | 06 mai 2010
---
Et je respecte tout autant votre croyance, Puce.
Et vous avez raison : on choisit de croire ou de ne pas croire.
Quant à l'enseignement du catéchisme (que j'ai reçu contre mon gré entre 1947 environ et 1951 exactement), à part le côté mystique (ou spirituel, comme il est convenu de dire) qui m'a laissé indifférent, je n'ai vu de véritablement utile que la recommandation de ne pas tuer mes semblables, ni de les voler, etc.
Mais cela, une éducation laïque peut le faire tout aussi bien, en faisant abstraction de Dieu.
Cordialement vôtre, Puce.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mai 2010

Fred, ah non! Ils n'ont pas intérêt à me demander de l'argent (je suis du genre à me foutre ouvertement de passer pour un hurluberlu surtout quand je dévoile ma grande admiration pour les défilés à la gloire de Kim Il Sung); j'en donne assez pour la machine à café de la salle des professeurs! Et ça tombe directement dans l'escarcelle de l'Amicale; là, au moins, j'ai le sentiment d'oeuvrer pour le bien commun de la double centaine de collègues qui y versent leur petit pécule et les sorties sur l'étang de Thau (de gracieux hippopocampes d'ailleurs y logent) des adhérents, dont je ne suis pas.

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Jeremy, je ne vois vraiment pas ce qui me vaut tant de haine. Votre message est d'une extrême violence.

J'essaie seulement d'interpréter les programmes : il y a la lettre mais aussi, et surtout, l'esprit.

Je critique les manuels (qui sont influencés par les IPR et qui sont une mise en pratique type desdits programmes) car ils semblent tous aller dans le sens de la déculturation.

Leurs contenus sont de plus en plus criards et vains. L'anecdote (articles de presse) alterne avec le kitsch (extraits de romans mineurs, sans intérêt littéraire) en évacuant, et avec quelle facilité, tous les grands auteurs anglophones.

En lieu et place de contenus solides, on donne une élève une vision rabougrie du monde, on se paye de bons sentiments. J'affirme que de tels manuels, qui ne parlent que du quotidien et qui assènent les poncifs sentimentaux, ne donnent guère envie de s'intéresser à l'anglais et à la littérature anglophone.

Je ne parle même pas de la grammaire, forcément réduite à la portion congrue.

Et quand on sait qu'une majorité de professeurs, pour des raisons légitimes, utilisent ces manuels dont les élèves sont équipés, eh bien ça me désole.

Ce sont ces remarques qui me valent cette haine ?

Vous avez absolument raison sur le fait qu'il est (encore) possible de mettre le manuel de côté et d'étudier ses propres textes, mais on ne peut pas se dispenser d'analyser les programmes et les manuels, et d'y déceler toujours plus de pédagogisme.

Je n'arrive pas, pour ma part, à être aveugle sur ce que je lis.

Concernant ma lecture de "littérature et société", que vous me reprochez furieusement, j'attends avec impatience la lecture qu'en feront les collègues de Lettres, notamment JPB, pour savoir s'ils y voient une évolution positive ou pas.

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

Sinon, conseil de classe le 7 juin, pour mes 3DP6 - et les épreuves du Brevet se déroulent après le 20. Comme je suis PP, je dis aux élèves: Attention, l'absentéisme n'est pas autorisé et peut vous valoir des surprises pour passer vos écrits.

Réponse de quelques-uns, foudroyante: "Quoi?! Vous rigolez! C'est pas l'école qui va rembourser le prix du voyage qu'ont choisi mes parents! Ca va pas?" Donc - des parents profitent des tarifs moins chers de la hors saison pour partir avec leur(s) gosse(s) avec les examens.... J'aime bosser pour un service public dont on se fout aussi ouvertement. Vivement le tout-privé! Na!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Il n'y a pas d'oeuvre littéraire anglophone qui montre des relations entre individus ou dans un groupe d'individus ? Ca n'existe pas ?

Ecrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Que voulez-vous, il a dû faire l'impasse sur Hamlet et Othello...
Mais il peut toujours se rattraper avec Pride and Prejudice, mais est-ce seulement "classical enough for him" ?... et puis ce n'est pas du "secoue-poire", donc...

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Mes excuses, Guy et Jean-Paul. Mon "inconscient individuel" s'est emmêlé les crayons, (avec ces histoires de chiffres), en confondant avec le fameux air de "Dom Giovanni" cité par Francis ici-même il y a peu, chanté par Leporello... ...
("Mille tre , Mille tre".)*
*A ne pas confondre avec: "M'illettré", ou "Mi - lettré".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010
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Christophe, c'est "mil e tre", c'est-à-dire "mille et trois". Mais vos blagues sur "M'illettré" et "Mi - lettré" ne sont pas altérées par cette remarque. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mai 2010

Et quand on songe que tous ces footeux finiront dans des paradis fiscaux pendant que les crétins qui les applaudissent pleureront misère !

Ecrit par : iPidiblue vieux port | 06 mai 2010
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J'ai constamment cela à l'esprit. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mai 2010

Mince, mes devises!

"La chute de la monnaie unique pourrait s'accélérer, selon les économistes
| 06.05.10 | 18h58 • Mis à jour le 06.05.10 | 21h01"

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/05/06/la-chute-de-la-monnaie-unique-pourrait-s-accelerer-selon-les-economistes_1347515_3210.html#ens_id=1268560

Déconnez pas les mecs, je pars en congé sans solde au Canada, moi!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Il était tard, Francis ? Parce que là, il est 3:07 et je n'ai pas tout compris de votre superbe assertion...

Ecrit par : nicolas | 06 mai 2010
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Non, chère amie, il n'était pas très tard quand j'ai écrit ma superbe assertion. Mais je ne suis pas sûr de savoir à laquelle de mes assertions vous faites allusion. :-)
Et est-ce 3:07 du matin que vous voulez dire ? Vous étiez donc encore éveillée à cette heure tardive (ou matinale)! Je suis ravi que vous me lisiez et pensiez à moi à pareille heure. De mon côté, à cette heure-là, au mieux, je pourrais rêver de vous. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mai 2010

Jeremy, je ne vois vraiment pas ce qui me vaut tant de haine. Votre message est d'une extrême violence.

[...] Ce sont ces remarques qui me valent cette haine ?

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

Euh non, il n'y a ni haine ni mépris. Vous avez déjà reproché de la haine à Julien : je me couvre tout de suite pour le package "haine + mépris" qui risque de m'être proposé.

Je vous dis juste que ces programmes n'imposent pas de contenu, et que l'enseignant désireux de bien faire fera bien son travail. Mais votre vision des choses est extrêmement rigide : j'ai appris beaucoup de choses, y compris en contenu, avec des articles extraits de divers périodiques anglais au lycée. Ca ne m'empêche pas d'utiliser aussi des manuels des années 70 pour relire des points de grammaire. Ce n'est pas incompatible.

Mais au fait, vous enseignez depuis combien de temps ? L'explication est peut-être là.

Écrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Dites, ne trouvez-vous pas que ça la laisse de marbre, son diplôme d'être humain le plus vieux de la terre, la Eugénie Blanchard, 114 balais?

http://www.lunion.presse.fr/media/imagecache/article-taille-normale/afp/2010-05/2010-05-04/photo_1272983394970-1-0.jpg

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2010

Merci, Francis ! Je suis impardonnable...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

"Et quand on sait qu'une majorité de professeurs, pour des raisons légitimes, utilisent "

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

"une majorité... ... utilise"

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

Mais au fait, vous enseignez depuis combien de temps ? L'explication est peut-être là.

Ecrit par : Jeremy | 06 mai 2010

Depuis 2007, ce qui est, j'en suis conscient, très récent. Mais cela ne m'interdit pas d'analyser programmes, manuels et contenus. Et de constater une certaine absence de contenus, justement. Une absence de littérature évidente, en tout cas.

Et vous, quand vous parlez de vos manuels d'anglais qui étaient si captivants, à quand remontent vos années lycée ? (ça m'intéresse beaucoup).

Écrit par : dickens | 06 mai 2010

Contenu littéraire ou non, il faudrait déjà que le minimum "syndical" soit là. Parce que c'est bien gentil d'être capable de palabrer sur Richard III ou Great Expectations, mais quel intérêt si on ne sait même pas demander, ni comprendre, à quelle heure arrive le vol de son interlocuteur; ou encore la date et le lieu du rendez-vous ?
On peut reprocher bien des choses à Bridges, mais au moins il donne quand même un peu d'usage concret de la langue (qui sert quand même avant tout à communiquer, et pas seulement à rédiger des dissertations ou des commentaires de texte). Il ne faudrait pas oublier que tous les élèves de seconde ne se destinent pas aux études littéraires ou linguistiques !
Être capable de faire une présentation claire et sans parures (mais avec une langue correcte et adaptée) et aussi une qualité que les littéraires "pur jus" n'ont pas forcément.

Écrit par : Julien | 06 mai 2010

Vous avez entièrement raison Julien, et vous argumentez exactement dans la même langue que les programmes, les IPR, les gens, etc.

Qu'on se le dise !
Une langue sert donc essentiellement à communiquer dans des situations de la vie de tous les jours. La littérature et la compréhension fine des textes littéraires ne s'adressent qu'à une minorité d'eccentriques, donc à personne, ce qui justifie la disparition de toute littérature classique des manuels.

On apprend l'anglais pour se débrouiller dans les aéroports, pas pour le bonheur d'intérioriser et de pouvoir lire un jour Poe, Orwell ou Wilde en VO. Ou d'aller au théâtre Marigny voir "The Tempest" en anglais, mis en scène par le grand Sam Mendes, et d'en savourer chaque mot, chaque réplique (comme je l'ai fait il y a 2 semaines, moi qui vient d'une famille où personne ne parlait anglais et où Shakespeare passe pour une marque de dentifrice).

Non, la langue anglaise n'est pas un patrimoine à transmettre mais un simple outil qu'il faut bien maîtriser, mondialisation oblige.

Dès lors, la meilleure façon d'entrer dans la langue, c'est le quotidien, le trivial, le sympa, le déjà-là, l'utilitaire, le soi-même, les fish and chips, les romans de gare, les arrêts de bus, les zones de stabulation, les bons de commande, les histoires de vampire et les séries américaines sur écran plat. La vraie vie, quoi.

Et moi qui pensait que les grands textes anglophone étaient la voie royale pour apprendre l'anglais. Je ne me doutais pas que cette langue, dans laquelle ont été composés quelques chefs-d'oeuvres à présent interdits à ces pauvres élèves traumatisés, était condamnée à n'être que le sabir d'une immense salle des pas perdus.

Tant pis pour moi, et tant pis pour cet auteur dégoûtant qu'est Shakespeare et qui, pour avoir fait souffrir tout le monde sur les bancs de la fac, l'a bien mérité !

Écrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

La littérature et la compréhension fine des textes littéraires ne s'adressent qu'à une minorité d'eccentriques, donc à personne, ce qui justifie la disparition de toute littérature classique des manuels.

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

Une fois de plus, je n'ai pas dit cela. Et qui plus est, une minorité, ce n'est pas "personne". Comme il y a une minorité de gens doués pour les maths, une minorité doué pour les arts, etc. mais quand on additionne des minorités, on obtient une majorité. Pas besoin d'avoir un BAC S pour comprendre ça...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

C'est cela, faites semblant de ne pas comprendre.
Ce n'est que du bon sens à l'état pure, pourtant: qui peu le plus, peu le moins et pas l'inverse.
Il ne faut pas négliger la littérature, mais un vernissage ne sert à rien s'il n'y a rien dessous.

"On apprend l'anglais pour se débrouiller dans les aéroports, pas pour le bonheur d'intérioriser et de pouvoir lire un jour Poe, Orwell ou Wilde en VO."

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

Presque, mais pas tout à fait (comme toujours, c'est tout blanc ou tout noir chez vous...). Le plaisir "d'intérioriser et de pouvoir lire un jour Poe, Orwell ou Wilde en VO" c'est la cerise sur le gâteau, mais avant il vaut mieux savoir se débrouiller dans les aéroports.
Tout le monde "ne prend pas son pied" exclusivement avec la littérature - désolé de vous ramener sur terre - et heureusement car si la terre était peuplée uniquement de lettrés incapables de visser une ampoule (même s'il en faut), on ne serait pas allé bien loin.

"Une langue sert donc essentiellement à communiquer dans des situations de la vie de tous les jours."

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

Exactement. Mais continuez donc dans votre lancée, moi après je les récupère adulte; une fois qu'ils se sont fait virés parce qu'ils n'ont pas été capable de comprendre que le client Chinois (qui lui parle un anglais "de tous les jours" et plus) avait donné rendez-vous à 19h devant la bibliothèque, et non pas à 7h derrière la librairie...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Tant pis pour moi, et tant pis pour cet auteur dégoûtant qu'est Shakespeare et qui, pour avoir fait souffrir tout le monde sur les bancs de la fac, l'a bien mérité !

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

J'ai dit ça moi ? Ah bon...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

"qui peut... peut..." et "une fois qu'ils se sont fait virer"

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Dès lors, la meilleure façon d'entrer dans la langue, c'est le quotidien, le trivial, le sympa, le déjà-là, l'utilitaire, le soi-même, les fish and chips, les romans de gare, les arrêts de bus, les zones de stabulation, les bons de commande, les histoires de vampire et les séries américaines sur écran plat. La vraie vie, quoi.

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

En clair: tout ce que vous détestez, quoi. Moi je ne déteste pas, ça m'indiffère, c'est tout. Et puis c'est là, ça existe, et c'est effectivement la vrai vie, alors pourquoi le nier ?

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Non, la langue anglaise n'est pas un patrimoine à transmettre mais un simple outil qu'il faut bien maîtriser, mondialisation oblige.

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010

Faux: la langue anglaise est un patrimoine à transmettre, mais c'est aussi et avant tout un outil (pas simple que ça, d'ailleurs !) qu'il faut bien maîtriser, mondialisation oblige.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

"Une langue sert donc essentiellement à communiquer dans des situations de la vie de tous les jours. La littérature et la compréhension fine des textes littéraires ne s'adressent qu'à une minorité d'eccentriques, donc à personne, ce qui justifie la disparition de toute littérature classique des manuels."
Ecrit par : dickens

Vous voyez bien que vous n'êtes jamais content : il y a encore une semaine, nous nous disputions pour déterminer si le haut savoir devait être réservé à une élite !

Il faut être cohérent : ce qu'on trouve dans Bridges ne peut pas être réservé à une élite !

Écrit par : Jeremy | 07 mai 2010

pas SI simple que ça

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Il faut être cohérent : ce qu'on trouve dans Bridges ne peut pas être réservé à une élite !

Ecrit par : Jeremy | 07 mai 2010

Eh oui, mais je crois qu'il n'a pas saisi que nous ne sommes plus dans les année 30, où l'anglais était un luxe réservé aux élites littéraires... et qu'aujourd'hui tout le monde, même la boulangère du coin, a besoin de l'anglais, même s'il ne s'agit que d'un anglais "de cuisine".

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

le client Chinois (qui lui parle un anglais "de tous les jours" et plus) avait donné rendez-vous à 19h devant la bibliothèque, et non pas à 7h derrière la librairie...

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010

Bibliothèque ? Librairie ? Attention tout de même à cette intrusion livresque dans le monde réel de ceux qui n'ont pas de problèmes d'ampoules, ça pourrait être dangereux.

Hormis cette dernière remarque "tongue-in-cheek", je tiens à vous rassurer : votre camp a gagné, Julien, et depuis fort longtemps.

L'anglais communicatif, c'est comme Les Inrocks. Il conserve une posture anticonformiste, alors qu'il est, depuis si longtemps déjà, le plus grand des conformismes.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

L'anglais communicatif, c'est comme Les Inrocks. Il conserve une posture anticonformiste, alors qu'il est, depuis si longtemps déjà, le plus grand des conformismes.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Rien de tout cela. Je ne fais pourtant qu'évoquer une évidence: il est absurde de passer à l'anglais littéraire sans passer par la case anglais communicatif, c'est tout.
Une fois de plus, vous confondez le glaçage avec le gâteau qu'il y a dessous... ça va de pair (et c'est ce qui fait la différence entre une pâtisserie industrielle et une "faite maison"), mais on peut plus facilement se passer de l'un que de l'autre.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

votre camp a gagné, Julien, et depuis fort longtemps.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Bof, même pas, en plus ! Si vous saviez la quantité de clients que je rencontre qui sont incapables de me donner l'heure (ou de la comprendre) en anglais... ni même le temps qu'il fait d'ailleurs. Et ces mêmes personnes connaissent Dickens et Shakespeare, pourtant...
C'est un peu comme un gâteau sans farine, ni œufs, ni sucre: il ne reste plus que le décors et les arômes (plus ou moins artificiels).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Mais rassurez-vous donc Julien, cela fait bien longtemps qu'avec ce genre d'approche, tout le monde est resté coincé à la case "communicatif".
Ah ça, pour communiquer, ça communique !
Sauf qu'en entendant lesdits "communicants", on se dit qu'il y a eu quelque part un petit souci de communication.

PS : je n'ai rien compris à votre comparaison pâtissière. Vous n'arrivez plus à vous passer de pâtisserie industrielle, c'est ça ?
Et Nabokov, et toute la littérature, vous les classez dans la pâtisserie industrielle ou dans la pâtisserie fine ?

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Julien, vous avez des "clients" ; moi j'ai des élèves.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

En résumé, il faut les deux:
l'anglais, c'est les fish'n chips, le DIY, les chick flicks, les tabloïds et le Sunday Times... mais c'est aussi Shakespeare, James Joyce, Wordsworth, Dickens, etc.
Mais dans le monde "réel", il vaut mieux commencer par apprendre à commander un fish'n chips (et savoir où l'acheter pour éviter de se retrouver avec un machin immonde baignant dans l'huile et le vinaigre) avant de disserter sur la vision de l'industrie et de l'agriculture dans les œuvres de William Morris.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

PS : je n'ai rien compris à votre comparaison pâtissière. Vous n'arrivez plus à vous passer de pâtisserie industrielle, c'est ça ?
Et Nabokov, et toute la littérature, vous les classez dans la pâtisserie industrielle ou dans la pâtisserie fine ?

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Essayez de faire un gâteau sans farine, ni œufs ni sucres et vous comprendrez où je voulais en venir...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Julien, vous avez des "clients" ; moi j'ai des élèves.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Tout à fait, mais avant d'être clients, ils ont été élèves.
Et quand je vois ce qu'il leur reste en général de ce qu'ils ont appris à l'école, ça me laisse rêveur...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et Nabokov, et toute la littérature, vous les classez dans la pâtisserie industrielle ou dans la pâtisserie fine ?

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Désolé, mais faire des classements, c'est votre domaine, pas le mien.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

C'est parfait, Julien.
Vous êtes, un peu comme tout le monde, un grand théoricien de l'idéologie du "juste milieu".

Le problème avec ce modèle, c'est que faute de temps, d'ambition et de courage, eh bien on reste toujours du côté obscur du "juste milieu". Du côté des fish and chips, des chick flicks et du Dr House.

Le collège unique, c'est l'idée même du juste milieu.
Et la culture, je m'en suis déjà longtemps expliqué, n'est pas soluble dans le juste milieu. Elle n'a pas de temps à consacrer au juste milieu. Elle est même, par essence, le contraire absolu du juste milieu.

Le juste milieu, et il est grand temps de conclure, est le tombeau de la belle langue, des savoirs, et, plus largement, de l'Ecole.

Alors donnons-nous la main, et chantons tous ensemble : Vive le juste milieu ! Vive le juste milieu ! Vive le juste milieu !

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

C'est parfait, Julien.
Vous êtes, un peu comme tout le monde, un grand théoricien de l'idéologie du "juste milieu".

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Bah si vous le dites... enfin bon, puisque vous êtes visiblement hermétique au bon sens, eh bien qu'il en soit ainsi.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Du côté des fish and chips, des chick flicks et du Dr House.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Résumons: vous n'aimez pas les fish'n chips (on en fait des très bons dans des pubs traditionnels, vous savez), vous trouvez les chick flicks afligeant (mais là aussi, aucune nuance: tout dans le même sac) et ne comprenez pas l'intérêt de Dr House (qui est un divertissement comme un autre et a au moins le mérite d'être moins bête que "Big Brother" ou je ne sais quel autre soap imbuvable).
Autant appeler un chat, un chat.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Le collège unique, c'est l'idée même du juste milieu.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Non, c'est même tout le contraire: tout le monde à la même soupe tiède... je vois vraiment pas où est le "juste milieu" dans tout ça.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

"Mais, crotte! si l'hiver me glace trop, je compte aller le passer en partie dans un pays d'Amérique du Sud ou Centrale; alors pourquoi pas Haïti? C'est pas cher, et vu la chute de l'Euro.... Mais bon, je pense que le Haïtien ne dira pas non à mes devises. Qu'en pensez-vous Dugong?"

Vous trouverez de nombreux originaires d'Haïti au Canada, ils pourront vous conseiller.

Dans un pays aussi dévasté, je crois qu'il est important d'être accompagné, au début, par un autochtone intelligent *. Ceci pour éviter les deux écueils classiques :

- mon dieu, les pauvres gens... Dégoulinades pseudo humanitaires... Gnagnagna...

- l'autoprotection par blindage total et repli dans les ghettos à nantis (sofitel,...)

Voyager dans ces pays réclame de l'empathie et une connaissance suffisante de soi. Ce n'est pas du "juste milieu" mais une grande tension. Ce n'est pas donné à tout le monde.

Y'a qu'à voir...

* on en trouve toujours quand on veut

Écrit par : dugong | 07 mai 2010

« la langue (qui sert quand même avant tout à communiquer »
Julien | 06 mai 2010

Exactement ce que me dit mon inspecteur : « Qu'ils puissent se débrouiller ! C'est l'objectif. "Se débrouiller", voilà le maître-mot ! »
Affligeant...

Écrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

« "Et quand on sait qu'une majorité de professeurs, pour des raisons légitimes, utilisent "
Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

"une majorité... ... utilise" »
Christophe Sibille | 06 mai 2010

Non. Les deux sont possibles en fonction du sens que l'on donne au mot « majorité » (cf. Grevisse (pas le temps de recopier)).

Écrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

J'entends actuellement sur France Culture (UTLS, l'éloge du savoir) un petit excité qui bégaye son discours écolo moralisant. Une vraie messe militante.

Il s'appelle Serge Orru, directeur de WWF-France. Avant, il était Président Fondateur du Festival du Vent...

C'est exactement ce genre de type qui me donne envie de polluer. Gravement.

Écrit par : dugong | 07 mai 2010

Parlons-en de l'anglais "communicatif". Pour pouvoir communiquer, il faut encore avoir quelque chose à communiquer.
Oral du bac STG hier : sur les huit candidats que j'ai interrogés, six se sont révélés incapables de dépasser le niveau de la description simpliste, dans un anglais au demeurant atroce.
Leur ignorance est aussi abyssale que leur inculture. Les séries télé ? Certains ne les regardent même pas c'est trop compliqué pour eux : "Moi m'sieur, je regarde que le foot quoi !"
Incapables d'expliquer une caricature d'Obama en docteur au chevet d'un Oncle Sam agonisant faute de seulement savoir qui est Oncle Sam. On en est là, hélas. Alors la communication...

Écrit par : rionzunpeu | 07 mai 2010

J'espère que vous nous ferez un compte-rendu circonstancié.
Anne-Marie Valette

Comme je pressentais ce que vous me confirmez, je prends de ce pas rendez-vous chez le médecin ce jour-là. Merci !

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

Anglais de communication "contre" anglais de culture... Julien vs Dickens... Nième avatar d'une aporie propre à l'enseignement des langues vivantes.

Quand je dis "propre", je devrais plutôt dire "fondatrice" de l'enseignement des langues. C'est irréductible et ce n'est pas une question de "juste milieu", notion molle et mièvre, mais de tension, avec des oscillatuions historiques et, parfois, des basculements violents.

Toutes les disciplines d'enseignement ont leur(s) aporie(s) fondatrice(s). En physique, c'est, notamment le rapport théorie/expérience. En biologie, c'est autre chose car il n'y a pas de théorie...

Les justemilieuistes déclarent volontiers hérétiques les aporétiques.

C'est une affaire religieuse pas de raison. Car, en vérité, je vous le dis :

"Il y a quelque chose d'aporie dans le royaume des cieux"

Écrit par : dugong | 07 mai 2010

Un commentaire concis et clair de Pedro Cordoba chez Cedelle qui enquête sur SOS educ :

http://education.blog.lemonde.fr/2010/05/05/lultra-verite-sur-sos-education-3/#comments

Écrit par : dugong | 07 mai 2010

La meilleure ! A quand la mutuelle qui couvre la non-déclaration d'impôts ???

http://fr.news.yahoo.com/55/20100506/tod-des-mutuelles-couvrent-les-fraudes-d-17baed7.html

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

"La littérature et la compréhension fine des textes littéraires ne s'adressent qu'à une minorité d'eccentriques,"

Ecrit par : dickens, prof de Globish | 06 mai 2010
"excentriques"...
Et ce mot ne veut pas dire qu'on ne peut plus avoir la gaule après s'être fait plaquer...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Merci pour votre lien, Dugong...
Et je suggère à Carole, (que je remercie sincèrement, au passage, de se préoccuper de ma santé - les nouvelles sont "mitigées"-) de lire attentivement également le commentaire qui suit celui de Pedro.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Un commentaire concis et clair de Pedro Cordoba chez Cedelle qui enquête sur SOS educ :

http://education.blog.lemonde.fr/2010/05/05/lultra-verite-sur-sos-education-3/#comments
Ecrit par : dugong | 07 mai 2010

Merci pour le lien, Dugong…
Du coup, j'en ai rajouté une couche — sur ce troisième épisode des aventures de SOS-Education vues par Luc Cedelle, et sur le deuxième volet aussi — qui peut le moins peut le plus.
Lesquels commentaires "attendent modération" — Cédelle se méfie de ce que l'on peut laisser sur son blog, il est respectable, lui…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

C'est l'objectif. "Se débrouiller", voilà le maître-mot ! »
Affligeant...

Ecrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

Et pourtant, c'est le minimum vital, cher taillemachin.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Anglais de communication "contre" anglais de culture... Julien vs Dickens...

Ecrit par : dugong | 07 mai 2010

Mais je ne suis pas contre un anglais de culture, nom d'une pipe ! Je dis juste qu'il faut faire les choses dans l'ordre, c'est tout. Et il me semble logique de commencer par la communication (parce que c'est ce dont on a besoin en premier lieu) pour aller vers la culture. Il serait ridicule et même complètement absurde d'occulter la culture (on ne peut pas dissocier une langue de sa culture).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Par ailleurs, je suis totalement opposé à l'approche actionnelle, qui n'a rien à voir avec de la communication, puisque tout y est bidon.
Quant à laisser les élèves "se débrouiller", c'est d'une bêtise sans nom: il leur faut bien un "modèle" pour qu'ils puissent se débrouiller seuls par la suite.
Je suis plus que jamais un adepte du cours frontal, débouchant sur de la pratique (théorie dans un premier temps, puis pratique), et pas cette espèce d'approche "par tâtonnement" de rigueur dans l'EN.
Et je suis contre le collège unique, parce qu'il oblige à mettre tout le monde dans le même sac, ce qui est complètement absurde et injuste.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Dickens, ce que vous dites revient presque à défendre la méthode globale... Du simple vers le complexe, vous dit dimplement Julien, me semble t-il... ???

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

@Christophe S

Oui, c'est ce que je me tue à lui dire depuis hier...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Parlons-en de l'anglais "communicatif". Pour pouvoir communiquer, il faut encore avoir quelque chose à communiquer.

Ecrit par : rionzunpeu | 07 mai 2010

Ça c'est tout le problème de l'approche actionnelle: on s'imagine que les élèves vont se mettre à communiquer tous seuls "comme par magie". Si c'était le cas, à quoi servirait l'anglais à l'école ?

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Oral du bac STG hier [...] Incapables d'expliquer une caricature d'Obama en docteur au chevet d'un Oncle Sam agonisant faute de seulement savoir qui est Oncle Sam. On en est là, hélas. Alors la communication...

Ecrit par : rionzunpeu | 07 mai 2010

C'est une évidence: s'ils n'ont jamais été exposé à la culture et un peu d'histoire US, ils ne risquent pas de voir le rapport.
Mais cela fait partie de la communication ! Comment communiquer si on n'a rien à dire, ni à partager ?

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Mais pour communiquer, il faut aussi (et je dis bien "aussi" et pas "seulement") savoir entamer une discussion... c'est à dire être capable de saluer et de se présenter, pour commencer.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et si ce n'est pas culturel de savoir comment saluer et/ou prendre congé "comme il faut" dans une langue, je me demande bien ce que c'est !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

« taillemachin »
Julien | 07 mai 2010

C'est curieux, chez les marins, ce besoin de déformer les noms...

Écrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

C'est curieux chez les tailleboudins, ce besoin de dire n'importe quoi...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

"Communiquer"…
Peut-être les dissensions auxquelles nous assistons ici viennent-elles d'une différence de contenu dans ce mot à tout faire. On peut communiquer pour commander un fish'n'chips, évidemment — mais est-ce de la communication ? Contrairement à ce que croient pas mal d'imbéciles, communiquer ne sert pas prioritairement à exprimer des idées, mais à prendre le pouvoir (voir la communication merveilleusement mise en pratique dans le Corbeau et le Renard). Et à le garder, si possible.
Et pour apprendre à des élèves à prendre le pouvoir en anglais, il faut impérativement qu'ils maîtrisent les codes dans leur ensemble. D'où l'importance du culturel dans l'apprentissage d'une langue, parce que nous sommes tissés de codes et de sous-entendus. "Fuck you" est notoirement insuffisant, parce toute injure témoigne d'une carence de pouvoir, justement. Et "fried cod 'n ' chips" me paraît également un peu juste, question pouvoir — ou juste le pouvoir de ne pas mourir de faim. En revanche, "alas, poor Yorick", cela permet de prendre effectivement l'ascendant culturel — à Elseneur et ailleurs.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

Parlons alors de niveaux de communication.
De mon point de vue, ça marche comme un château de cartes: il y a des strates, et la logique veut que l'on commence par le bas pour aller vers le haut, et pas l'inverse.
Donc vouloir en rester au rez-de-chaussée, c'est clairement se limiter à pas grand chose, mais vouloir commencer par le grenier est tout aussi ridicule.
Ce qui est terrible, ce n'est pas seulement que des élèves de secondes ne sachent pas qui est Shakespeare, mais aussi que ces mêmes élèves ignorent la différence entre "how are you?" et "you OK?" (j'exagère à peine).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

@JPB

Quand on sait comment finit Hamlet, ça ne donne pas très envie de l'imiter... ;-)

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

On peut communiquer pour commander un fish'n'chips, évidemment — mais est-ce de la communication ?

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010

C'est de la communication "de base", disons. Le niveau au-dessus, c'est d'être capable d'obtenir des informations sur le pub qui sert le meilleur fish'n chips, pas trop gras et avec un soupçon de vinaigre balsamique ;-)

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et le niveau élevé consistera à être capable d'obtenir la recette de la bouche d'un grand cuisinier anglais, d'acheter du matériel de pêche et le matériel de cuisine nécessaire (en s'ayant renseigné sur le magasin offrant les meilleurs rapports qualité/prix), de se renseigner sur le meilleur coin pour pêcher du cabillaud et d'aller le pêcher et le cuisiner soi-même.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

D'où l'importance du culturel dans l'apprentissage d'une langue, parce que nous sommes tissés de codes et de sous-entendus.

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010

My thoughts, exatcly !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

exactly

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Un peu d’huile sur le feu entre dickens et Julien :


Je parle 90% du temps anglais avec des personnes qui parlent globish. Pourquoi apprendre l’anglais ?
D’autant que cet été, j’ai fait de la traduction simultanée, anglais/globish entre un étudiant américain et un douanier syrien.

Les anglais pour bien montrer leur mépris à l’égard des froggies s’appliquent à rester incompréhensibles à l’oral. Les américains, eux, ne le font pas exprès, mais ont souvent un accent si puissant et si différent d’une région à l’autre qu’ils peinent parfois à se comprendre entre eux. Comment envisager que j’entende de l’anglais lorsqu’un texan jacasse ?

Je lutte contre le chômage en lisant des traductions des bouquins écrits en anglais. Faut bien que tout le monde vive.

Chaquexpire c’est super chiant, démodé et je ne vois pas comment un môme de 2010 pourrait s’y retrouver. Déjà se taper les classiques français à l’école c’est pas marrant mais si faut encore s’appuyer en langue originale les auteurs étrangers …

Pourquoi se contenter des classiques anglais ? Faudrait aussi apprendre à parler couramment l’allemand, l’espagnol, l’italien etc. afin de profiter dans la langue de rédaction des grands auteurs de ces peuples. Auquel cas, à l’école on ne fait qu’apprendre des langues !

Je pense que la progressivité des apprentissages est un fait entendu ici. Donc avant de passer à l’étude de la langue soutenue on attend la maîtrise de la langue du quotidien …
Or pas un môme ne sort du lycée en parlant vaguement anglais ou globish alors qu’il a suivi des cours pendant 7 ans (sauf s’il a suivi des cours particuliers ou fait des stages) ! Les profs de langue sont bien placés pour donner des leçons à l’univers entier.

Si on caricature votre discours, dickens, c’est : Shakespeare sinon rien. Imaginez, que les profs de toutes les disciplines tiennent le même !
Avez-vous personnellement atteint un niveau expert en bio, maths, physique etc ? Alors, pourquoi jugez-vous indispensable que tous atteignent une réelle maîtrise de la langue anglaise

Écrit par : Zorglub | 07 mai 2010

Je parle 90% du temps anglais avec des personnes qui parlent globish. Pourquoi apprendre l’anglais ?

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2010

Il faut tout de même un minimum d'ambition, mais je suis d'accord pour dire qu'en toute logique, il faut commencer par du globish pour aller vers de l'anglais.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

exatcly ! Ecrit par : Julien | 07 mai 2010


Un peut bouleversées, vos pensées, Julien...

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

Un peut bouleversées, vos pensées, Julien...

Ecrit par : nicolas | 07 mai 2010

Vous êtes vache, j'ai corrigé juste en-dessous !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Vous parlez maîtrise des langues vivantes ?

Je viens de cocher cette phrase sur le site français des pièces détachées pour aspirateur Dyson.

"J'ai lisé et confirme le droit de révocation "

Si je ne cochais pas la case, ils ne me livraient pas ...

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Zorglub, j'aimerais que vous m'envoyiez un mail directement : jeanpaulbrighelli(@)wanadoo.fr
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

@dobolino

Mais les anglais et les américains sont encore pires que nous ! Ils considèrent que ça ne sert à rien de parler les langues étrangères vu que tout le monde parle anglais...
je vous renvois à une intervention de Pandariès, je crois, qui disait fort bien qu'aux US, on entend assez souvent que le français "is for fags".

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Il faut tout de même un minimum d'ambition, mais je suis d'accord pour dire qu'en toute logique, il faut commencer par du globish pour aller vers de l'anglais.

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010

Oui, bien sûr, et partir du rap pour faire aimer l'opéra aux élèves, et toute l'idéologie juste-milieu'iste qui va avec.

Je parle 90% du temps anglais avec des personnes qui parlent globish. Pourquoi apprendre l’anglais ?

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2010

Et moi je pourrais bouffer au Mac Do tous les jours.
Une vie entière à se contenter du minimum, c'est captivant !

Avez-vous personnellement atteint un niveau expert en bio, maths, physique etc ? Alors, pourquoi jugez-vous indispensable que tous atteignent une réelle maîtrise de la langue anglaise

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2010

Ah non, je n'impose rien de tel, vraiment. Voilà pourquoi je trouve absurde de vouloir faire faire les mêmes études générales à tout le monde, en particulier à ceux qui ne veulent pas et ne peuvent pas les suivre, au détriment de ceux qui veulent et peuvent. Mais le contexte actuel empêche justement la réussite de quelques uns, injuste, au profit de l'échec pour tous, plus démocratique.

Dickens, ce que vous dites revient presque à défendre la méthode globale... Du simple vers le complexe, vous dit dimplement Julien, me semble t-il... ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Je trouve ce message totalement délirant, Christophe... Non il ne s'agit pas de faire lire Hamlet en VO en 6ème !
Bien sûr que l'apprentissage se fait du simple vers le complexe ! Sauf que le complexe est, en gros, absent des programmes et des manuels. Et que le simple est enseigné de façon si complexe que et si rocambolesque que même cela, on n'y arrive pas.

JPB a parfaitement raison sur le sens du terme "communication". J'ajouterais qu'il n'y a rien de plus dépaysant pour les élèves que Shakespeare ou Dickens, justement. Toute pédagogie digne de ce nom devrait tabler sur le dépaysement, sur l'exotisme comme dirait Camus. Et non, la littérature n'est pas forcément plus "difficile", contrairement à une idée répendue partout et aussi, hélas, sur ce blog. Elle est simplement plus riche, elle enseigne plus de choses. Et si difficultés il y a, n'est-ce pas notre métier de faire en sorte que les élèves arrivent à les surmonter ?

Ce que je veux dire, c'est que les élèves n'ont pas besoin de nous pour parler l'ambitieux Globish. Ils peuvent l'apprendre très bien dans un aéroport, en quelques jours, ou même chez Julien, qui j'en suis sûr fait ça très bien.

Mais si moi, professeur d'anglais en lycée / prépa, je ne les initie pas à la littérature anglaise, à cette façon d'aller voir ailleurs, dans les classiques et chez les grands morts, ce qu'il en est de nous et du monde, alors il est probable que personne d'autre ne le fera.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Ce que je veux dire, c'est que les élèves n'ont pas besoin de nous pour parler l'ambitieux Globish.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Il le fait exprès où il n'a vraiment rien compris ?

"Ils peuvent l'apprendre très bien dans un aéroport, en quelques jours"

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Si c'était si simple, alors n'importe qui parlerait globish, or ce n'est même pas le cas...

"ou même chez Julien, qui j'en suis sûr fait ça très bien."

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Bien sûr, je suis payé pour ça ! Manquerait plus que je fasse du mauvais boulot...
Mais j'apprécie à sa juste valeur la délicate touche de mépris contenu dans cette phrase, si, si.
Franchement, ça vous arrive de ne pas mépriser la terre entière de temps en temps ?

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Oui, bien sûr, et partir du rap pour faire aimer l'opéra aux élèves, et toute l'idéologie juste-milieu'iste qui va avec.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

N'importe quoi, qui plus est je ne vois pas le rapport.
Je disais juste que chaque chose en son temps (et en plus vous acquiescez en réponse à Christophe) et vous me sortez ça...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et pour apprendre à des élèves à prendre le pouvoir en anglais, il faut impérativement qu'ils maîtrisent les codes dans leur ensemble. D'où l'importance du culturel dans l'apprentissage d'une langue, parce que nous sommes tissés de codes et de sous-entendus. JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010

Certes, cher maître, mais qu'est-ce que le culturel dans cette affaire d'apprentissage si ce n'est en tout premier lieu la mise en scène de la célébration ou du culte du Messager majuscule, de la fiction du dieu de la communication (Hermès: le dieu qui préside aux arrangements de la parole)?
Le plus important dans tout apprentissage est le culte de la Référence, l'emblématisation du Messager c'est-à-dire de l'inséparabilité du messager et du message. Une évidence qu'incarnait jadis la figure de l'instituteur en blouse grise.
La déritualisation des apprentissages scolaires a eu pour effet de désymboliser la figure de l'enseignant juge et arbitre. (En anglais l'arbitre qui juge est dit referee: celui qui réfère).
L'enseignant, en un mot, ne réfère plus, n'est plus la Référence. Il est devenu un technicien de la distribution automatique des "contenus de savoir" enrobés dans le papier mâché des paroles sucrées de la techno-science éducative, qui, elle, sait!

Écrit par : buntov | 07 mai 2010

@dobolino

Mais les anglais et les américains sont encore pires que nous ! Ils considèrent que ça ne sert à rien de parler les langues étrangères vu que tout le monde parle anglais...
je vous renvois à une intervention de Pandariès, je crois, qui disait fort bien qu'aux US, on entend assez souvent que le français "is for fags".

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010


Ah ! Mon pauvre ! Je vais vous assener le coup final. Le site est fait par des Allemands et non par des Anglo-Saxons.
Rendez-vous compte ! Même la patrie de Goethe qui s'y met !

Le jour où on trouvera ce genre de coquille sur un site créé par des Russes, on saura que tout est fini.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Mais si moi, professeur d'anglais en lycée / prépa, je ne les initie pas à la littérature anglaise, à cette façon d'aller voir ailleurs, dans les classiques et chez les grands morts, ce qu'il en est de nous et du monde, alors il est probable que personne d'autre ne le fera.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Personne, ni moi, ne vous contredira là-dessus. Le problème, c'est votre mépris plus qu'évident pour cette phase nécessaire qu'est l'acquisition des bases. Tout le monde ne nait pas avec des facilités en langues (et si vous voulez du mépris je peux vous en servir: ces gens là - comme vous, sans doute - n'ont aucun mérite, car cela ne leur a jamais demandé le moindre effort !).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Ah ! Mon pauvre ! Je vais vous assener le coup final. Le site est fait par des Allemands et non par des Anglo-Saxons.
Rendez-vous compte ! Même la patrie de Goethe qui s'y met !

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Argh...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et non, la littérature n'est pas forcément plus "difficile", contrairement à une idée répendue partout et aussi, hélas, sur ce blog. Elle est simplement plus riche, elle enseigne plus de choses.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010
Pour une fois que nous sommes en accord (sauf sur répendue ...), je tiens à souligner et approuver.
J'ai tâté des deux, moi qui fis partie des premiers cobayes, avec mon bac 1976, mon russe LV1 et mon allemand LV2.
Le russe, hormis en sixième et cinquième (= grosso modo quatrième LV2), était alors quasi intégralement enseigné à l'aide d'études écrites et orales d'œuvres littéraires.
L'allemand tentait ses premières expérimentations et c'était l'enfer. J'ai abandonné en fin de première tellement j'en avais marre d'avoir tant de peine à apprendre quelques bribes de cette si belle langue.


Plus les phrases sont belles et bien travaillées, plus les parties dialoguées sont passionnantes, plus il est facile d'apprendre et particulièrement d'apprendre par cœur, ce qui est très utile pour engranger vocabulaire, conjugaisons et tournure de phrase.
Lorsque je me suis présentée à l'épreuve orale de langue du BEPC, je connaissais par cœur, et tous mes camarades travailleurs également, le texte intégral de la nouvelle Neige de Paoustovski et je parie bien que si je retrouvais le manuel, des bribes entières me reviendraient, même à présent, 37 ans plus tard.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Détrompez-vous, Julien.
J'ai la plus haute considération pour l'apprentissage des "bases" de la langue. Voilà pourquoi je suis très favorable à un retour en force, hélas utopique, de l'apprentissage de la grammaire - anglaise comme française.

Je vois bien que l'absence de maîtrise du français rend plus problématique que jamais celle de l'anglais. En effet, comment apprendre une deuxième langue si on n'en maîtrise même pas une (la sienne) ?

Mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre que l'apprentissage gradué et raisonné de la grammaire est, à peu de choses près, interdit par l'Education Nationale ?

On a mis de côté les exercices de grammaire, jugés abscons et poussiéreux. Ce qui fait qu'un élève de 2nde d'aujourd'hui a le niveau, en gros, d'une élève de 5ème d'il y a vingt ans.

Voilà pourquoi je préconise un retour massif des exercices de grammaire, mais également, car j'aime agraver mon cas, de véritables Leçons de grammaire anglaise au collège... en lieu et place de la bouillie actuelle.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Je tiens à préciser que cette option russe LV1 n'était pas, en pleine guerre froide, réservée à une élite intellectuelle des beaux quartiers et que pas mal d'enfants d'ouvriers communistes étaient dans ma classe de cité de banlieue, au moins jusqu'en troisième.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

On a mis de côté les exercices de grammaire, jugés abscons et poussiéreux. Ce qui fait qu'un élève de 2nde d'aujourd'hui a le niveau, en gros, d'une élève de 5ème d'il y a vingt ans.



Ecrit par : dickens | 07 mai 2010
Et de CM d'il y a quarante ans. Et encore, je suis optimiste en écrivant ça...

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Détrompez-vous, Julien.
J'ai la plus haute considération pour l'apprentissage des "bases" de la langue. Voilà pourquoi je suis très favorable à un retour en force, hélas utopique, de l'apprentissage de la grammaire - anglaise comme française.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Et moi donc !
Qui plus est, c'est exactement ce que je fais ! De la bonne vieille grammaire bien prescriptive ! Alors pourquoi diable tant de hargne ???

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Moi ce que je critique depuis le début, ce sont ceux qui disent que la grammaire finalement "c'est pour les nuls", et que seule compte l'étude des grands classiques !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Les miennes aussi ! Un PEU bien sûr.

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

@dickens

Vous avez quand même le chic pour dire une chose, puis son contraire... Jérémy a raison, vous ne pourrez décidément jamais être content...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Remarquez que les enfants des communistes étaient en règle générale des gosses très bien élevés, très travailleurs et très sérieux. Bons camarades, aussi !
Rien à voir avec les gosses des gaullistes à R16.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Qui plus est, c'est exactement ce que je fais ! De la bonne vieille grammaire bien prescriptive !

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010

Et j'ajouterais même: le tout servi par un cours bien frontal... pour l'IUFM, je suis encore plus hérétique que dickens, c'est dire !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Les vacances en RDA, c'était quand même autre chose, au niveau encadrement et apprentissage des règles de consommation raisonnée aussi bien que de vie sociale que les vacances sur les plages franquistes.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

J'ai jamais vu un gosse de communiste me proposer du shit ou de l'acide.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

J'ai jamais vu un gosse de communiste me proposer du shit ou de l'acide.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Pas besoin, le communisme est déjà une drogue dure ;-)

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

La chute du communisme fut vraimùent une catastrophe en matière éducative. Ça garantissait au moins 20 % d'élèves sérieux et bosseurs dans les classes.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Lorsque je me suis présentée à l'épreuve orale de langue du BEPC, je connaissais par cœur, et tous mes camarades travailleurs également, le texte intégral de la nouvelle Neige de Paoustovski et je parie bien que si je retrouvais le manuel, des bribes entières me reviendraient, même à présent, 37 ans plus tard.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

dobolino, je vous ai proposé de vous envoyer par la poste le texte de cette nouvelle accompagnée de sa traduction.

Je vous remets mon adresse, если вы всё ещё хотите получить его.

buntovchik2003@list.ru

Écrit par : buntov | 07 mai 2010

"contrairement à une idée répendue partout"

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

"répandue".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

"Mais si moi, professeur d'anglais en lycée / prépa, je ne les initie pas à la littérature anglaise, à cette façon d'aller voir ailleurs, dans les classiques et chez les grands morts, ce qu'il en est de nous et du monde, alors il est probable que personne d'autre ne le fera."

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

On ne peut pas ne pas être d'accord avec vous, là-dessus !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

La chute du communisme fut vraimùent une catastrophe en matière éducative. Ça garantissait au moins 20 % d'élèves sérieux et bosseurs dans les classes.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

La chute du communisme est surtout une catastrophe pour nos sociétés socialo-démocratiques. C'est pour empêcher qu'elles ne basculent elles-aussi dans le communisme que les gouvernements capitalistes ont fait de nombreuses concessions en matière de libertés démocratiques et d'acquis sociaux. Sur lesquels, désormais, la menace s'étant relocalisée ailleurs, dans les pays de l'Islam, on revient en force!

Écrit par : buntov | 07 mai 2010

en lieu et place de la bouillie actuelle.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Ah oui, la "PRL". On devrait la renommer "PIL" (Pratique irrationnelle de la langue) !
En fait, je ne suis pas contre sur le fond (après tout, expliquer par l'exemple se défend), mais absolument pas sur la forme (comme si les élèves allaient deviner "tous seuls" la règle...).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Elections en Grande Bretagne : L'aboyeur d'extrême droite Nick Griffin a été devancé par la candidate travailliste à Barking.

L'extrême droite anglaise n'est pas pour autant aux abois.

Elle attend.

Demain les chiens !

Écrit par : dugong | 07 mai 2010

Chaquexpire c’est super chiant, démodé et je ne vois pas comment un môme de 2010 pourrait s’y retrouver. Déjà se taper les classiques français à l’école c’est pas marrant mais si faut encore s’appuyer en langue originale les auteurs étrangers …
Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2010


Et on cause quelle langue à Zorgloob City ?

Écrit par : iPidiblue superman à Zorgloob City | 07 mai 2010

http://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A1%D0%BD%D0%B5%D0%B3

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

en lieu et place de la bouillie actuelle.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Ah oui, la "PRL". On devrait la renommer "PIL" (Pratique irrationnelle de la langue) !


Ecrit par : Julien | 07 mai 2010


Ça me fait penser que ça fait une paye que je ne vous ai pas parlé de fiston. Cette année, il souffre le martyre et ce n'est pas avec les épreuves de grammaire qu'il va valider son second semestre. Il est totalement incapable, comme sa tante Catmano, de comprendre quoi que ce soit à cette façon d'analyser la langue française, ni même d'en retenir l'abscons et hermétique vocabulaire pour le redébiter par cœur à l'exam'.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Moi ce que je critique depuis le début, ce sont ceux qui disent que la grammaire finalement "c'est pour les nuls", et que seule compte l'étude des grands classiques !

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010

Jamais vous ne m'entendrez dire cela. La grammaire anglaise, en plus d'être passionnante (comme bien des grammaires, d'ailleurs), et absolument nécessaire à la compréhension des textes et, si vous y tenez, à la communication.

Ce qui me fout en rage, c'est que les zébulons communic'actionnels de notre époque interdisent son apprentissage systématique au collège... alors que c'est l'endroit et le moment privilégié pour la pratiquer.

Les élèves se sont ainsi pas outillés ni pour découvrir la littérature, ni même pour s'exprimer à peu près correctement dans la vie courante.

On les condamne au baragouinage par simple désir narcissique de "faire moderne" et de ne pas "enseigner comme au XIXème siècle". S'il y a une quelconque "hargne" chez moi, c'est bien là qu'elle se situe, croyez-moi.

Juste une remarque néanmoins : l'approche actionnelle n'est qu'un pas supplémentaire dans l'approche communicative. Nous passés, autrement dit, du purgatoire à l'enfer. Ce n'est pas une révolution mais une simple évolution, aussi délétère que les autres (voire davantage).

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Cher Dickens,

On peut devenir président de la République française en s'exprimant comme un charretier, alors pourquoi se forcer ?
Et en sus on a même la voix d'agrégés de lettres issus de l'Ecole normale supérieure, dont je tairais le nom par pudeur !

PS Entre parenthèses je suis charmé de cotoyer un auteur aussi prestigieux.

Écrit par : iPidiblue proh pudor ! | 07 mai 2010

On les condamne au baragouinage par simple désir narcissique de "faire moderne" et de ne pas "enseigner comme au XIXème siècle". S'il y a une quelconque "hargne" chez moi, c'est bien là qu'elle se situe, croyez-moi.



Ecrit par : dickens | 07 mai 2010
Ben voilà! S'il y a une "quelconque hargne" chez moi contre vous, c'est bien sur ce "comme au XIX° siècle" qu'elle se situe. Vous êtes jeune , par dessus le marché ignorant de l'évolution des pédagogies, cent fois plus que moi qui ne suis pas enseignante, et venez donner à tous des leçons, vous le "dernier des Occidentaux", ce que ni Natacha Polony, ni JPB, ni même moi-même ne prétendons être.
Remplacez XIX° siècle par 1925 ou 1958 et ça ira déjà mieux pour la crédibilité de vos propos.

Allez ! Il me semble que vous ne valez guère mieux que vos malheureux jeunes élèves, en matière de savoirs.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Juste une remarque néanmoins : l'approche actionnelle n'est qu'un pas supplémentaire dans l'approche communicative. Nous passés, autrement dit, du purgatoire à l'enfer. Ce n'est pas une révolution mais une simple évolution, aussi délétère que les autres (voire davantage).

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Ça par contre, je n'en suis pas si sûr. Moi je parlerais plutôt de perversion de l'approche communicative. Pour ma part, l'approche actionnelle, est une supercherie: elle prétend placer les élèves en situation de communication, mais cette situation est complètement bidon, démagogique et intervient au mauvais moment (i.e. au collège, je pense par contre qu'une initiation de la langue au primaire passant par une sorte d'approche actionnelle n'est pas à exclure)

J'en reviens à mon histoire de château de cartes: on s'imagine qu'en mettant les élèves en situation, ça va marcher comme par magie... absurde. Tout au mieux on obtiendra un herzats de "globish" (même pas du vrai !).
Mais on ne peut pas (plus?) non plus apprendre l'anglais exclusivement pour écrire des dissertations et des commentaires de textes littéraires.

En même temps, il faut de la culture et de la littérature car cela reste indissociable de la dimension communicatrice de la langue (on ne peut pas "communiquer" si on n'a rien à dire)... du reste, on a le droit d'apprendre l'anglais parce qu'on aime la langue, sa culture, etc.

Mais aujourd'hui, c'est un luxe qu'on ne peut plus se permettre: tout le monde "doit" parler anglais, même si c'est du globish... ça ne me réjoui pas plus que vous, mais c'est un fait et ça ne sert à rien de jouer à l'autruche.

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Je ne me mêle pas des débats entre professeurs qui ont lieu ici, après tout c'est leur métier et je ne m'occupe pas non plus d'enseigner aux vétérinaires la manière de soigner les bêtes !

Si je voulais parler sérieusement un moment, je me contenterais d'avoir un point de vue philosophique et de distinguer les différents objectifs qu'un enseignant peut se fixer.
Former de futurs professeurs à son image, ou au contraire se donner en vue de donner au plus grand nombre un bagage minimum mais solide qu'il pourra exploiter en toute sécurité dans la vie courante, comme l'on dit.
Il faut opter je crois, en fonction du niveau auquel on enseigne et des publics que l'on rencontre. Mais notre époque répugne à faire des choix trop tranchés surtout en matière pédagogique. Il serait intéressant de savoir pourquoi ?

Écrit par : iPidiblue philosophiquement vôtre ! | 07 mai 2010

Merci pour votre haine, dobolino.
Je n'ai pas cité le "XIXème siècle" au hasard. Je n'ai fait, mais vous ne le savez hélas pas, que citer ma formatrice IUFM qui passait son temps à nous répéter qu'il ne fallait surtout jamais donner d'exercices de grammaire, ni faire de traduction, etc.

Et pour soutenir ces arguments, sa phrase générique, sa phrase magique même, était "car c'était le XIXème siècle".
J'ai vite senti, chez elle, ce plaisir narcissique à se dire "moderne", et rejeter un quelconque passé (réel ou fantasmé) pour alimenter ce plaisir.

Je suis persuadé, en effet, qu'elle utilisait cette expression pour dire "avant".

Cette expression n'est donc pas de moi, d'où l'utilisation de guillemets dans mon message d'origine.

Quant à votre "Allez !", qui se voudrait conclusif de mon ignorance et qui porte en lui-même cet air de celle à qui on ne la fait pas, de celle qui ne s'en laisse pas compter, et qui a décidé d'avoir le dernier mot en sortant de la pièce avec un port de reine, eh bien vous pouvez vous le garder, très chère.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Regardez là, Dickens:

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/carpentier-fialip-p-et-m/l-anglais-vivant-litterature-classe-de-premiere-et-classes-superieures,11067532.aspx
Si vous ne connaissez pas, achetez-le ! Au pire, je veux bien participer à la collecte de fonds pour vous l'offrir. Je l'ai à la maison mais c'est un souvenir de ma maman, qui a passé l'agreg d'anglais en 1953.
J'ai aussi le fameux "Bridges" puisque c'est le livre dans lequel mes enfants étudient et ont étudié l'anglais au Lycée.
Y'a pas photo ! Même pour une ignorante comme moi qui n'ai jamais étudié l'Anglais. Et il ne s'agit pas du XIX° Siècle ... Justement pas.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

"J'ai lisé et confirme le droit de révocation "
Si je ne cochais pas la case, ils ne me livraient pas ...
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Voilà comment nécessité fait loi. Et grâce à vous, par contamination, on n'aura plus que des passés composés des verbes du 3ème groupe calqués sur ceux du 1er ! Simplifions la conjugaison. Pourquoi se contenter de l'orthographe ? Hum ? :-)

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

Je n'ai pas cité le "XIXème siècle" au hasard. Je n'ai fait, mais vous ne le savez hélas pas, que citer ma formatrice IUFM qui passait son temps à nous répéter qu'il ne fallait surtout jamais donner d'exercices de grammaire, ni faire de traduction, etc.

Et pour soutenir ces arguments, sa phrase générique, sa phrase magique même, était "car c'était le XIXème siècle".
J'ai vite senti, chez elle, ce plaisir narcissique à se dire "moderne", et rejeter un quelconque passé (réel ou fantasmé) pour alimenter ce plaisir.



Ecrit par : dickens | 07 mai 2010


Et, comme moi, venez ici pour apprendre à lui répondre dignement et intelligemment, à cette pauvre femme, au lieu de parler dans le vide en vous prenant pour le dernier des Mohicans alors que vous ignorez tout de leur Art.
Allez, mon petit ! Vos aînés dans la profession, dont je ne fais pas partie, ont beaucoup à vous apprendre en matière de pédagogie de terrain.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Mais notre époque répugne à faire des choix trop tranchés surtout en matière pédagogique. Il serait intéressant de savoir pourquoi ?

Ecrit par : iPidiblue philosophiquement vôtre ! | 07 mai 2010

Je ne sais pas si cela relève vraiment de la philosophie, mais il y a sur ce blog des éléments de réponse. Pour ma part, je dirais :
- collège unique : même soupe fadasse pour tous
- idéologie juste-milieu'iste majoritaire : mélange d'ignorance et de savoir, de travail et de jeu, étude de "toutes sortes de textes" (sic) qui ne mène à rien de très consistant.
- dilution de la culture dans le culturel, abolition de la classe cultivée au profit d'une "dictature de la petite-bourgeoise" (cf. Renaud Camus), conflit d'intérêt majeur entre l'art (élitiste) et le processus démocratique (égalitaire).
- nette préférence pour l'échec pour tous, bien plus supportable en matières scolaire et culturelle, que de la réussite de quelques uns (même au mérite).
- simplification de la société dans laquelle les seules différences acceptables ne sont plus que d'ordre économique. On tolère bien mieux plus riche que soi que plus cultivé que soi. Ainsi, en société déculturée, la seule différence entre les riches et les pauvres, c'est l'argent.

Tout cela, vous l'aurez remarqué, participe en fait du même processus, celui de la révolution démocratique.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Dickens
ne vous prenez pas le chou avec dobolino. Si ce qu'elle dit a souvent de la pertinence, elle a un caractère de chien ( c'est peut-être l'origine de sa vocation :o)).
J'aime bien ce que vous écrivez et je trouve aussi que Julien a aussi des arguments très valables. Du reste, je ne comprends pas cette tension entre vous car sur beaucoup de points, sur l'essentiel, vous avez l'air assez d'accord et pour le reste, l'échange peut être fructueux. A votre décharge, c'est tout de même Julien qui le premier a été agressif, bien que je n'en comprenne pas bien les raisons. Parfois, ici, on se fait agresser vraiment durement et c'est souvent sur un mal-entendu.
Bien à vous et à Julien

Écrit par : Florence | 07 mai 2010

Quant à votre "Allez !", qui se voudrait conclusif de mon ignorance et qui porte en lui-même cet air de celle à qui on ne la fait pas, de celle qui ne s'en laisse pas compter, et qui a décidé d'avoir le dernier mot en sortant de la pièce avec un port de reine, eh bien vous pouvez vous le garder, très chère.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010
Dites donc, Nicolas ! Si il nous faut nous aligner également sur l'orthographe chancelante de Dickens, nous allons être riches. Comptons bien nos contes, nous deviendrons des comtes.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

participe en fait du même processus, celui de la révolution démocratique.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Pour un agrégé, cette tendance à la simplification (parfois même extrême: les gentils élitistes contre les méchants démocrates) a de quoi surprendre...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

"J'en reviens à mon histoire de château de cartes: on s'imagine qu'en mettant les élèves en situation, ça va marcher comme par magie..."

Ecrit par Julien.

Entièrement d'accord avec vous, Julien. L'approche actionnelle se fonde sur un postulat erroné, dans la mesure où ce n'est pas parce qu'un élève sera placé dans une situation de communication réaliste et proche de son vécu d'adolescent, que ça lui donnera le moins du monde envie de s'investir. JPB insiste très souvent là-dessus et il a raison: il n'y a rien de plus conformiste qu'un élève et celui-ci sera toujours plus motivé pour s'exprimer à propos d'un thème qui lui procure une certaine forme d'évasion que pour parler de son quotidien.
Pour apporter une modeste contribution au débat sur la place de la grammaire, je dirais tout simplement qu'elle est indispensable. Professeur d'allemand dans un collège de ZEP, je suis très fortement pénalisé par l'ampleur des lacunes grammaticales de mes élèves, ne serait-ce qu'en français. Comment, par exemple, enseigner la déclinaison du groupe nominal, lorsqu'un des meilleurs élèves de troisième du collège croit savoir que dans la phrase: "Il est bête.", l'adjectif est en fonction de COD? Ben oui, voyons, ça répond à la question "quoi?", il ne peut donc s'agir que d'un COD! A la décharge de ce gamin et de deux ou trois de ses camarades, il convient de préciser que les autres élèves du groupe ne savaient même pas ce qu'était une fonction!
Ce constat macabre n'est hélas nullement une découverte, sachant que je travaille en ZEP depuis 6 ans. Mais, une chose est indéniable, la situation ne va pas en s'arrangeant!

Écrit par : alain | 07 mai 2010

Moi par exemple je ne sais pas l'anglais, car la langue française qui est si délicate requiert déjà toute mon attention ... et je suis loin d'être au point avec elle !

Écrit par : iPidiblue désagrégé | 07 mai 2010

Le site est fait par des Allemands et non par des Anglo-Saxons.
Rendez-vous compte ! Même la patrie de Goethe qui s'y met !

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Bof ! Ça fait un bail que la "langue de Goethe" n'est plus la langue de référence dans bien des domaines... en Allemagne.
Voir :
http://www.doaj.org/doaj?func=subject&cpid=49

Le jeu consiste à chercher dans quelle langue sont édités les journaux teutons.

Écrit par : yann | 07 mai 2010

Allez, mon petit ! Vos aînés dans la profession, dont je ne fais pas partie, ont beaucoup à vous apprendre en matière de pédagogie de terrain.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Libre à vous d'imaginer tout ce que vous voulez... mais je viens en effet sur ce blog pour continuer à apprendre.
Merci pour le lien vers le manuel d'anglais d'avant le désastre, et merci d'avoir fait la comparaison avec "Bridges", si représentatif de l'esprit du temps.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

[...] et tous mes camarades travailleurs également, [...]

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Au départ, j'ai cru mal lire en associant "camarades" et "travailleurs" en une seule expression (zyva, Arlette !!). Et puis, finalement, non :

Remarquez que les enfants des communistes étaient en règle générale des gosses très bien élevés, très travailleurs et très sérieux. Bons camarades, aussi !
Rien à voir avec les gosses des gaullistes à R16.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

o_O

Écrit par : yann | 07 mai 2010

A votre décharge, c'est tout de même Julien qui le premier a été agressif, bien que je n'en comprenne pas bien les raisons.

Ecrit par : Florence | 07 mai 2010

C'est sans doute le côté manichéen de dickens, mon caractère de cochon et le fait qu'il me traite de "juste-milieuiste" (whatever this might be...) au moindre de mes propos.
Il n'aime pas plus qu'on le traite de passéiste, j'imagine !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et merde ! J'ai encore vexé mon confrère !!!
Je ne pouvais pas savoir, Yann, que tes parents étaient gaullistes, avaient une R16 et que vous alliez en vacances en Espagne, moi !
Excuse-moi, c'était involontaire.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Ça me fait penser que ça fait une paye que je ne vous ai pas parlé de fiston. Cette année, il souffre le martyre et ce n'est pas avec les épreuves de grammaire qu'il va valider son second semestre. Il est totalement incapable, comme sa tante Catmano, de comprendre quoi que ce soit à cette façon d'analyser la langue française, ni même d'en retenir l'abscons et hermétique vocabulaire pour le redébiter par cœur à l'exam'.
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010Et il n'a même pas cru bon de demander à son tonton par alliance qui habite Charols, dans la Drôme ? Pfff…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

Il n'aime pas plus qu'on le traite de passéiste, j'imagine !

Ecrit par : Julien | 07 mai 2010
Il s'est même vexé parce que je l'avais traité de fasciste ! Il est très suceptible.
Ce que j'aime bien, avec les communiste, c'est qu'ils ne se vexent pas quand on leur dit qu'ils le sont. Ils s'assument, eux, au moins.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

susceptible

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

de demander à son tonton par alliance qui habite Charols, dans la Drôme ? Pfff…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010
Nan ! Pas à son pépé non plus ! J'avais des vues sur Lionel ou Michel mais sa tante a peur qu'ils fassent de mauvaises manières à mon jeune éphèbe.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Je me demande d'ailleurs quand le dit-tonton nous fera la grâce de nous présenter la petite nièce.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Merci Florence. Vous savez, entre deux anglicistes, les querelles ne sont bien souvent que des querelles d'amoureux. (du moins peut-on l'espérer)

Cela dit, Julien, être agrégé ne vous sauve de rien. N'en suis-je pas la preuve ? :))

Mais votre lecture de mes propos est, hélas, sommaire.
Je n'ai pas parlé d'individus, je n'ai pas parlé de bons et de méchants, je n'ai parlé que de processus et de ce que je crois être la propriété essentielle de la culture : sa nature fondamentalement inégalitaire.

Se cultiver, c'est se rendre inégal à soi-même d'abord et inégal aux autres, inexorablement.
Et c'est cette inégalité qui est précisément insupportable en hyperdémocratie.

Arrêtez de m'en vouloir, je n'y peux rien, je ne dis pas cela pour mépriser qui que ce soit, c'est ainsi.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Et merde ! J'ai encore vexé mon confrère !!!
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Mais non. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes.
.........
En fait, si. En tous cas, un sur deux.

Écrit par : yann | 07 mai 2010

C'est pour empêcher qu'elles ne basculent elles-aussi dans le communisme que les gouvernements capitalistes ont fait de nombreuses concessions en matière de libertés démocratiques et d'acquis sociaux.
Ecrit par : buntov | 07 mai 2010

Raté !!!
;o)))

Écrit par : yann | 07 mai 2010

Dickens
ne vous prenez pas le chou avec dobolino. Si ce qu'elle dit a souvent de la pertinence, elle a un caractère de chien ( c'est peut-être l'origine de sa vocation :o)).


Ecrit par : Florence | 07 mai 2010
Pas du tout ! J'ai juste un vieux nodule toxique à la thyroïde qui traînait sans diagnostic depuis belle lurette. On va bientôt me le soigner mais je compte le faire dater au carbone 14 avant, pour pouvoir ester en justice contre le psy qui m'a diagnostiquée (accuser de ?) paranoiaque.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Dobolino, ce sont là des propos excécrables.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

J'avais des vues sur Lionel ou Michel mais sa tante a peur qu'ils fassent de mauvaises manières à mon jeune éphèbe.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Lionel J., ou Michel R. ?
Sont pas un peu vieux, ces deux-là ?

Écrit par : yann | 07 mai 2010

"J'en reviens à mon histoire de château de cartes: on s'imagine qu'en mettant les élèves en situation, ça va marcher comme par magie..."

Ecrit par Julien.

Entièrement d'accord avec vous, Julien.
Ce constat macabre n'est hélas nullement une découverte, sachant que je travaille en ZEP depuis 6 ans. Mais, une chose est indéniable, la situation ne va pas en s'arrangeant!

Ecrit par : alain | 07 mai 2010


Et encore, on ne manipule pas d'acide sulfurique en cours d'Anglais.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Dobolino, ce sont là des propos excécrables.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Lesquels ?

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

diagnostiquée (accuser de ?) paranoiaque.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Hippolyte ? Grands dieux !
Tu connais ?

http://hypolit.com/

Écrit par : yann | 07 mai 2010

Nan ! Pas à son pépé non plus ! J'avais des vues sur Lionel ou Michel mais sa tante a peur qu'ils fassent de mauvaises manières à mon jeune éphèbe.
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Allons donc ! L'un et l'autre sont des garçons sérieux, et fidèles… Ils ne se laisseraient pas même tenter par Ganymède…
À la rigueur par Giton…
JPB
PS. Voilà ! Voilà typiquement le genre d'allusions auxquelles on ne comprend rien, et en aucune langue, si on n'a pas eu son taf d'études classiques !

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

On tolère bien mieux plus riche que soi que plus cultivé que soi. Ainsi, en société déculturée, la seule différence entre les riches et les pauvres, c'est l'argent.

Tout cela, vous l'aurez remarqué, participe en fait du même processus, celui de la révolution démocratique.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Vous voulez dire que si Jean Paul Brighelli a voté Nicolas S. aux dernières présidentielles c'est afin de satisfaire son complexe de supériorité à bon compte ?
C'est vrai qu'obtenir une légion d'honneur de gens que l'on méprise cela doit être un délice pour des gourmets de la civilisation !

Écrit par : iPidiblue légion d'honneur | 07 mai 2010

Ceux-ci :
Il s'est même vexé parce que je l'avais traité de fasciste ! Il est très suceptible.
Ce que j'aime bien, avec les communiste, c'est qu'ils ne se vexent pas quand on leur dit qu'ils le sont. Ils s'assument, eux, au moins.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Traiter de fasciste quelqu'un avec qui on n'est pas d'accord, même pour plaisanter, je trouve ça très moyen. Nous autres professeurs avons, vis-à-vis des mots, un devoir de justesse.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Pauvre Dobo ! Elle ne sait même pas que la langue est fasciste par essence ... alors quand en plus on enseigne les langues étrangères on est fasciste au carré voire au cube pour les plus doués !

Écrit par : iPidiblue que la langue est la grande fasciste | 07 mai 2010

de demander à son tonton par alliance qui habite Charols, dans la Drôme ? Pfff…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010
Nan ! Pas à son pépé non plus ! J'avais des vues sur Lionel ou Michel mais sa tante a peur qu'ils fassent de mauvaises manières à mon jeune éphèbe.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010


Comme Michel me l'a dit hier au soir, "luttons contre l'homophobie". Ainsi (et je ne vous suspecte nullement d'homophobie) vous ne penseriez pas que quelques chatteries sont de "mauvaises manières" accomplies sur votre "jeune éphèbe" (non mais!). De l'indifférenciation sexuelle, ah, le beau temps où la sensualité n'avait point de sexe. Cela irait mieux en le faisant. Il y aurait plus de choix pour tout le monde. ;-)

Écrit par : Lionel | 07 mai 2010

Mais enfin, Lionel, ce n'est pas moi, c'est Catmano ! Elle est très instit' Troisième République, très hussard noir, très prêtrise laïque. Moi, je m'en fiche totalement de la sexualité de mon fiston. De toute façon, vu ses ambitions professionnelles, va falloir qu'il s'y fasse ou qu'il reste sur le bas-côté.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Traiter de fasciste quelqu'un avec qui on n'est pas d'accord, même pour plaisanter, je trouve ça très moyen. Nous autres professeurs avons, vis-à-vis des mots, un devoir de justesse.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010
Bof ! Vous auriez été là pendant la campagne des présidentielles ... J'en ai pris pour mon grade.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

"Mais enfin, Lionel, ce n'est pas moi, c'est Catmano !"

Dobolino, pardon.
Catmano, vilaine! ;-)

Écrit par : Lionel retourne dans son silence | 07 mai 2010

En ce qui me concerne je n'ai jamais voulu faire une carrière artistique justement parce que j'avais peur de devoir coucher avec Catherine Deneuve !

Écrit par : iPidiblue faut-il coucher pour être au pinacle ? | 07 mai 2010

iPidi a préféré une carrière de chimiste et a couché avec Avogadro.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Non, non, non ! moi j'ai préféré une carrière de fumiste rétribué au minimum syndical : le RSA !

Écrit par : iPidiblue érésaiste | 07 mai 2010

D'ailleurs, Dickens, puisque vous vous piquez de mots exacts, je ne vous ai justement jamais traité de fasciste. Vous vous êtes contenté de lire ce que vous aviez envie de lire.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

J'ajoute que pour toucher le RSA jusqu'à présent on ne vous demande pas de coucher avec les assistantes sociales ... pourvou que cela doure !

Écrit par : iPidiblue érésaiste | 07 mai 2010

Pstt! iPidi !

http://wal.nbed.nb.ca/sciencesettechnologies/pierrebrideau/avogadro.jpg
Il est bô, non ?

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Je n'aurais pas aimé être son potard des dimanche ! Ceci dit vous m'apprenez qu'Avogadro était pédé en plus d'avoir inventé la mole qui porte son nom !

Écrit par : iPidiblue petit potard | 07 mai 2010

Je ne sais pas si il était pédé mais avec la tronche qu'il avait, de toute façon, il a bien fallu qu'il ait quelque talent caché.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Ah ! d'après le wiki il a fait six enfants à sa femme et il aurait même eu des conquêtes féminines en grand nombre ... ceci dit certaines personnes malgré un physique ingrat exerce un puissant attrait sur les autres ! La beauté est chose toute relative ... en plus d'être assez éphémère ! enfin c'est ce qu'en dit la publicité des chirurgiens esthétiques, on n'est pas non plus obligé de les croire !

Écrit par : iPidiblue beauté mon beau souci ! | 07 mai 2010

J'ai fait des recherches en tapant "Avogadro homosexualité" et je suis tombée sur cet article gratiné dont je ne saurais vous priver, avec mention spéciale à Jeremy...
http://christroi.over-blog.com/article-y-a-t-il-plus-de-pedophiles-parmi-les-pretres-qu-ailleurs-non-47571326.html

Écrit par : dobolino | 07 mai 2010

Passionant tout ça!
Imaginez les problèmes qu'ont eu Confucius et Abraham quand ils construisaient la Tour de Babel avec Zébuth qui ne s'intéressait qu'au foot.

Écrit par : aux iris | 07 mai 2010

Vous vous êtes contenté de lire ce que vous aviez envie de lire.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Et c'est vous écrivez cela (rires)

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

J'ai fait des recherches en tapant "Avogadro homosexualité" et je suis tombée sur cet article gratiné dont je ne saurais vous priver, avec mention spéciale à Jeremy...

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

J'adore internet (et surtout google): les résultats de recherches sont parfois d'un surréaliste... s'en est presque artistique !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et encore, on ne manipule pas d'acide sulfurique en cours d'Anglais.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Ce serait amusant pourtant... J'imagine très bien devoir donner les consignes en anglais, rien que pour le plaisir de les voir se planter et mettre l'eau dans l'acide (ça c'est mon côté sadique).

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et si cela se trouve Jésus était pédé ! ce qui explique bien des choses en somme ...

Écrit par : iPidiblue beauté mon beau souci ! | 07 mai 2010

ceci dit certaines personnes malgré un physique ingrat exerce un puissant attrait sur les autres !

Ecrit par : iPidiblue beauté mon beau souci ! | 07 mai 2010

Inutile d'aller chercher bien loin, il suffit de faire un tour à l'elysée pour s'en rendre compte...

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

On comprend pourquoi Marie a tant pleuré !

Écrit par : iPidiblue au pied de la croix | 07 mai 2010

Julien,

Vous auriez pu au moins corriger ma faute d'accord ! Ah ! si Orthoprof revenait me battre de verges !

Écrit par : iPidiblue et le sadomoschisme des beautés de l'orthographe | 07 mai 2010

Merci Florence. Vous savez, entre deux anglicistes, les querelles ne sont bien souvent que des querelles d'amoureux. (du moins peut-on l'espérer)

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Ouais, c'est l'amour vache, quoi !

Écrit par : Julien | 07 mai 2010

Et c'est vous* écrivez cela (rires)

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

*qui

Écrit par : dickens, fatigué | 07 mai 2010

"certaines personnes malgré un physique ingrat exerce un puissant attrait sur les autres ! La beauté est chose toute relative ... en plus d'être assez éphémère !"
Ecrit par : iPidiblue beauté mon beau souci ! | 07 mai 2010

Eh oui, Pidiblue, ce qui compte, c'est le charme… C'est comme ça que Mirabeau, qui n'était vraiment pas beau,
http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/avril/2/3/Mirabeau5.jpg
a multiplié les conquêtes — même la fille du geôlier du château d'If, où son père l'avait fait enfermer pour intempérance…
C'est ce qui nous sauve, nous, les gens laids — l'espoir (fou) d'être Mirabeau…
JPB

Et par ailleurs :

"Imaginez les problèmes qu'ont eu Confucius et Abraham quand ils construisaient la Tour de Babel avec Zébuth qui ne s'intéressait qu'au foot."
Ecrit par : aux iris | 07 mai 2010

Encore un qui est allé en Sixième d'une seule oreille !

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

"sadomoschisme" pfff !

Écrit par : iPidiblue et le sadomoschisme des beautés de l'orthographe | 07 mai 2010

Et si cela se trouve Jésus était pédé ! ce qui explique bien des choses en somme ...
Ecrit par : iPidiblue beauté mon beau souci ! | 07 mai 2010

Savez-vous que c'était l'hypothèse de Stendhal ? Lire ou relire "HB", les souvenirs en désordre rédigés par Mérimée juste après la mort de son ami :
http://books.google.fr/books?id=UxZ_CohKECQC&pg=PA283&lpg=PA283&dq=mérimée+HB&source=bl&ots=0Uw6yRz1pw&sig=0EcGC7z_2mOGXoZhVOm2xi7mM9c&hl=fr&ei=syrkS6eKM9H0-QbOiqWQAg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CCkQ6AEwBQ#v=onepage&q=mérimée%20HB&f=false
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

"Ce que j'aime bien, avec les communiste"

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010

Vous avez oublié le "s" à "communistes... Méthode Coué ? ;-)

Demain, dans le "7 - 9 du week-end", à "France - inter", "les rôles de la famille et de l'école dans l'éducation"... Je ne sais pas encore quels sont les invités.

Discussion avec une collègue (de lettres), avec laquelle on doit "co-intervenir" sur un module, en PE2; elle m'a demandé, à l'issue de la discussion: "mais alors, ce que tu veux leur faire faire, c'est pour eux, ou c'est en lien avec la pratique de la classe ??"
(On doit travailler autour du thème de Nohant, et je voulais écouter et analyser quelques oeuvres de Chopin avec les "PE" en formation, dans ce cadre assez sympathique. Mais ça, ce n'est pas pédagogique... :-( )

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Mirabeau : on disait qu'il avait une tête de hure ! Autant dire de gros cochon, qui fourre son groin partout !

Écrit par : iPidiblue et le groin triomphant | 07 mai 2010

"C'est ce qui nous sauve, nous, les gens laids — l'espoir (fou) d'être Mirabeau…
JPB"

Hé, oh, vous n'êtes pas Quasimodo, quand même !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Oui mais Sibille est mon Esméralda ...

Écrit par : iPidiblue et le groin triomphant | 07 mai 2010

Vous avez oublié le "s" à "communistes... Méthode Coué ? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

C'est pas une faute. Y'en a plus qu'un.

Écrit par : yann | 07 mai 2010

"C'est pas une faute. Y'en a plus qu'un."

Ecrit par : yann | 07 mai 2010

Vous, vous n'avez pas compris ma "vanne" ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2010

Je note une phrase de Anne Marie Valette, la prems (on sent bien qu'elle est toujours à l'école): "les élèves sont d'une ignorance crasse."
Voilà bien le type de généralité qui peut me faire bondir. Toutes ces chers têtes blondes sont donc des cancres? J'ai étudié tous ces mythes mais aujourd'hui je serais bien en peine si je devais vous dire de qui Iphigénie est la fille. Je ne vois qu'un intérêt à savoir ce genre de choses, gagner à la question super banco du jeu des milles euros. Vous oubliez volontiers que vous baignez dans ces sujets à longueur d'années? que c'est la matière que vous malaxez en permanence et que vous êtes payés pour le faire. On se souviendra des mythes fondateurs car ils traversent le temps et passe d'âge en âge et nos gamins les connaissent déjà, en revanche ils ne savent rien de la botanique ou de l'entomologie parce que personne ne leur en parle (c'est tout aussi important que les mythes) mais personne pour dire que dans ces matière se sont des cancres car s'ils ne savent pas, nous ne pouvons les blâmer, c'est de notre faute.

Écrit par : François VENET | 07 mai 2010

François V***, vous confondez cancres (votre mot) et ignorants (celui d'A-M V***). C'est fort différent : des cancres, il y en a toujours eu, il y en aura toujours, quel que soit le système pédagogique — mais fort peu, en définitive. Et ce n'est pas du tout l'objet de ce blog. Ici, nous nous préoccupons de transmission des savoirs — de tous les savoirs : j'ai étudié l'entomologie tout petit, parce que j'ai lu Jean-Henri Fabre, et consciencieusement pissé sur des dizaines de colonnes de fourmis pour étudier leur comportement : voilà où mène la littérature (mieux que les SCVT, je vous assure).
quant à ne pas savoir qui était le père d'Iphigénie, ma foi, c'est dommage : on sait, depuis Homère et Giraudoux, que la prochaine guerre de Troie aura bien lieu — et autant savoir pourquoi.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

« Non il ne s'agit pas de faire lire Hamlet en VO en 6ème ! »
dickens | 07 mai 2010

J'ai appris par cœur en 6e, comme tous mes camarades de classe, la tirade "All the world's a stage [...] sans everything." C'était à la fin des années 50.

Écrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

Z'avez vu?: le Figaro;

Les élèves de la Rue d'Ulm sont de plus en plus tentés par l'entreprise ou le journalisme.


À quelques pas de la belle cour de Normale Sup', deux étudiantes jouent à se faire peur au sujet de leur avenir professionnel. Les places à l'université sont limitées et devenir professeur en lycée ne les fait pas rêver. «Avoir autant travaillé pour se retrouver dans une ZEP, non merci», s'insurgent-elles en coeur. Elles rêvent plutôt d'une carrière dans l'administration, de devenir journalistes, voire «de travailler dans la publicité ou la communication». Le pantouflage - autrement dit travailler dans le privé - n'est plus un sujet tabou. Certes, les trois quarts des normaliens s'engagent toujours dans l'enseignement supérieur ou la recherche, mais ils sont «de plus en plus nombreux» à se diriger dans des voies de traverse, reconnaît la directrice Monique Canto-Sperber. On est parfois loin de la vocation initiale de l'établissement voué par Napoléon Ier en 1808 à «former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences». L'association des normaliens en entreprise, forte de 550 membres, compte des avocats, banquiers, industriels, artistes ou journalistes. Ils grouillent aussi dans les ministères, faiseurs de discours ou conseillers de l'ombre.

Certes, l'ENS a toujours fourni son lot d'hommes politiques, d'écrivains ou de journalistes en vue : Aron, Sartre, Pompidou ou Alain Juppé en témoignent. Plus récemment Laurent Wauquiez ou Nicolas Demorand ont fait leur apparition. Mais pour les autres, les places à l'université sont devenues plus difficiles à obtenir en raison de la diminution des postes dans la fonction publique. Aussi le service carrière de l'association des anciens élèves, élèves et amis de l'ENS a-t-il vu ces dernières années se présenter un «nombre croissant de jeunes en difficulté», ou simplement déçus des possibilités qui leur sont offertes, certains «pouvant même être en total désarroi». Tel est particulièrement le cas des littéraires, admis à l'agrégation, souvent dans un bon rang, mais n'ayant pas réussi à intégrer une université, faute de places. Aussi se retrouvent-ils parfois affectés dans des établissements secondaires, situés dans des zones difficiles. «Sauf pour ceux qui ont la vocation, c'est d'autant plus un gâchis que le lycée n'est plus aussi élitiste qu'autrefois. Les normaliens sont en total décalage. De plus, ils ne sont pas sélectionnés sur leur sens de la pédagogie…», estime Dominique d'Hinnin, helléniste et directeur financier de Lagardère, président de l'association des normaliens en entreprise.

Démissions

Dans une enquête datant de juin 2008 intitulée «Quelle école normale supérieure pour le XXIe siècle», l'association des anciens élèves observe même que certains, «sans le renier explicitement, ne font même plus état de leur qualité de normaliens !» L'association craint «une certaine désaffection de la part des meilleurs jeunes gens des classes préparatoires». Si en lettres, le nombre de candidats reste stationnaire, en sciences, le taux de démissions d'élèves reçus au concours a augmenté «de façon préoccupante», atteignant 50 % dans certaines disciplines. Parallèlement, le nombre d'élèves littéraires entrant à l'école «pour la situation confortable» de fonctionnaire stagiaire et qui, d'emblée, vont suivre l'essentiel de leur scolarité ailleurs, augmente. «Avant, c'était mal vu de faire une scolarité parrallèle à HEC ou à l'Essec. On s'en cachait. Maintenant, c'est institutionnalisé. Il est demandé aux élèves de ne plus penser seulement à l'agrégation», explique Dominique d'Hinnin.

L'école a dû s'organiser. Des conventions sont en cours avec le Cnam, HEC ou l'Essec, pour une dizaine d'élèves dans chaque cas. Deux normaliens sont admis d'office chaque année au CFJ (Centre de formation des journalistes) depuis 2008. Un autre partenariat vient d'être mis en place avec l'Isit (l'Institut supérieur d'interprétation et de traduction). Enfin, Normale Sup' a mis en place sa propre préparation interne à l'ENA où les élèves brillent. Longtemps, cette formation a été mal perçue : «On ne va quand même pas se laisser ravaler au rang de Sciences Po-pipeau» se disait-on près du «bassin aux Ernest», le nom donné aux poissons de l'école. Les temps ont bien changé."


Et moi je vous dis que la surenchère des diplômes pour devenir enseignant avec ces maudites nouvelles réformes vont vraiment faire tomber le niveau. Les étudiants ne voudront plus se diriger vers la voie de l'enseignement et préfèreront le chemin de l'entreprise...

Écrit par : Matheutordu | 07 mai 2010

Chronique d'une mort annoncée : notre principal nous a annoncé la disparition prochaine et certaine du brevet des collèges, préconisée, comme on le sait, par Grosperrin et ses sbires. L'attestation "Socle commun" vaudra diplôme. Qu'en est-il exactement ? Qui a des sources fiables sur le sujet ?
Le socle commun, en ce moment, en collège, c'est Père Ubu !

Écrit par : Marilyse | 07 mai 2010

De ma promo, je suis je crois l'un des tout derniers à être encore dans l'enseignement — surtout dans le secondaire. Des promos suivantes, je crois qu'il n'y a presque plus personne. Il faut être un saint pour avoir les opportunités que l'on a au sortir de l'ENS, et ne pas en profiter pour faire autre chose que de l'enseignement. En plaisantant (plaisantè-je ?), je dis sou!cv
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

Chronique d'une mort annoncée : notre principal nous a annoncé la disparition prochaine et certaine du brevet des collèges, préconisée, comme on le sait, par Grosperrin et ses sbires. L'attestation "Socle commun" vaudra diplôme. Qu'en est-il exactement ? Qui a des sources fiables sur le sujet ?
Le socle commun, en ce moment, en collège, c'est Père Ubu !
Ecrit par : Marilyse | 07 mai 2010

Je pense qu'il anticipe d'un an ou deux. Mais pas plus.
Et le Bac suivra — bon débarras, sauf qu'ils n'oseront pas poser le corollaire, c'est-à-dire la libre concurrence entre les facs.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

Ça me fait penser que ça fait une paye que je ne vous ai pas parlé de fiston. Cette année, il souffre le martyre et ce n'est pas avec les épreuves de grammaire qu'il va valider son second semestre. Il est totalement incapable, comme sa tante Catmano, de comprendre quoi que ce soit à cette façon d'analyser la langue française, ni même d'en retenir l'abscons et hermétique vocabulaire pour le redébiter par cœur à l'exam'.
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2010Et il n'a même pas cru bon de demander à son tonton par alliance qui habite Charols, dans la Drôme ? Pfff…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010

Quoi, quoi, quoi, tonton par alliance ???? C'est quoi c'tte histoire ???

Écrit par : catmano | 07 mai 2010

"Mais enfin, Lionel, ce n'est pas moi, c'est Catmano !"

Dobolino, pardon.
Catmano, vilaine! ;-)

Ecrit par : Lionel retourne dans son silence | 07 mai 2010

Ce n'est pas vrai, je ne suis pas vilaine.
Vous la connaissez, elle exagère toujours un peu.
Ça ne fait rien, je vous présente quand même toutes mes excuses, Lionel et Michel.
Je l'f'rai plus, promis ! ;-)

Écrit par : catmano | 07 mai 2010

Le brevet disparaît, les notes disparaissent, le baccalauréat a déjà disparu en tant que diplôme sérieux... Des bouts de papiers aux noms techniquement pompeux, et qui sanctionnent du vide, remplacent les diplômes.

On n'évalue plus les élèves, parce qu'on sait qu'il n'y a plus rien à évaluer, que c'est une farce.
On préconise la disparition des notes, qui servaient à classer les élèves entre eux, parce qu'on sait qu'il n'y a plus de classement à faire. Le grand nivellement par le bas les a tous mis au même niveau, alors à quoi bon les classer ?

Tout cela n'a rien d'une provocation et me semble d'une grande logique.

Ce n'est pas tant qu'on "casse" les thermomètres, mais qu'on les met de côté car on sait avec certitude que tout le monde est à la même température — la plus basse.

La raison de "tout cela", pourtant, ce n'est pas le pédagogisme.
La raison, c'est la "démocratisation" du secondaire.

Le pédagogisme en aura été le symptôme principal, le symptôme logique voire accélérateur, mais en aucun cas la cause.
Le pédagogisme n'est qu'une poussée de fièvre qui accompagne la maladie, ce n'est pas la maladie.
Le pédagogisme, c'est avant tout une promesse qui s'est toujours avérée être un mensonge : employer des méthodes "nouvelles" (en fait, baisser les exigences) pour faire soi-disant réussir tous les élèves. Mais faire "vraiment" réussir tous les élèves, ou la majorité des élèves d'un pays, est impossible. Le pédagogisme n'est rien d'autre que l'illustration pratique de cette douce utopie.

On s'est dit, avec raison, que les méthodes d'enseignement "frontales" ne convenaient pas au "nouveaux publics" placés dans des classes "hétérogènes".
Ce constat est vrai, mais il n'est qu'une partie de la vérité. En fait, aucune méthode d'enseignement ne peut amener tout le monde au savoir et à la culture.

Aujourd'hui, la discussion entre "pédagos" et "anti-pédagos" n'a vraiment plus lieu d'être. Elle a lieu d'être tant que le public scolaire est un public en mesure d'apprendre (et là, en effet, le pédagogisme donne de bien mauvais résultats).

Mais aujourd'hui, nous n'en sommes plus là. En collège ZEP, au fond, que vous soyez un pédago total ou un acharné de la grammaire frontale, cela ne change absolument rien : les élèves n'apprennent rien, vous n'y arrivez pas.

Et pourquoi n'apprennent-ils rien ? Parce depuis trop longtemps, dès la sixième, les classes ont été surchargées d'élèves qui ne veulent pas ou ne veulent pas apprendre, et que leur incompétence scolaire, en vertu de leur nombre, a fait tache d'huile.

Le pédagogisme est donc à la démocratisation ce que la fièvre est à la maladie.
Aujourd'hui que la maladie (la démocratisation) a vaincu le corps (l'EN), on se fiche bien de savoir s'il a de la fièvre — c'est de toute façon trop tard.

Ce n'est donc pas le pédagogisme, réaction spontanée du corps qui s'adapte lorsqu'il est attaqué, qui a tué le secondaire.
C'est sa démocratisation, autrement dit, le fait d'y mettre des milliers d'élèves qui n'avaient rien à y faire.

On ne recréera l'Ecole qu'en mettant un terme à sa démocratisation, c'est-à-dire en arrêtant d'accepter tout le monde au collège et en pratiquant une sélection assez rigoureuse pour que le public sélectionné puisse suivre une scolarité à peu près normale.

Et là, vous verrez que, comme par hasard, personne ne vous demandera d'être "pédago", l'enseignement frontal fonctionnera normalement, mettre des notes et classer les élèves aura un sens et notre système scolaire sera à nouveau, comme il le fut jadis, le meilleur au monde.

Alors oui, quelques-uns réussiront vraiment, et ce sera intolérable. Les mots "mépris", "élite" ou "fasciste" surgiront.

Notre société démocratique est-elle prête à accepter le succès des plus doués et des plus méritants ? Bien sûr que non. Alors elle se console, mais c'est une consolation triste, avec l'échec de tous, autrement plus tolérable.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Eh bien, Dickens, je ne suis pas d'accord sur tout, mais nous sommes sur la même ligne — celle de Léonidas au troisième jour de la bataille des Thermopyles.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 mai 2010

Eh bien, Dickens, je ne suis pas d'accord sur tout, mais nous sommes sur la même ligne — celle de Léonidas au troisième jour de la bataille des Thermopyles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010


Il existe des "défaites triomphales", comme l'écrivait Montaigne...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 mai 2010

Pleasure is all mine, JBP.
Faire évoluer le débat sur un autre axe que l'opposition pédago/antipédago me semble nécessaire, mais peut-être est-ce là-dessus que vous aurez des précisions à apporter ?

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

*JPB, oops !

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

Je note une phrase de Anne Marie Valette, la prems (on sent bien qu'elle est toujours à l'école): "les élèves sont d'une ignorance crasse."
François Venet

Je ne suis même pas enseignante, donc je ne suis jamais à l'école. Mais je m'y intéresse beaucoup, dans la mesure où je peux aider des mères par quelques conseils puisés ici et là.

Ex : apprendre à lire aux enfants avant le CP avec une bonne méthode alphabétique, c'est toujours cela d'acquis. C'est le principe de précaution : ici, il est vraiment utile, sinon oncrée des pseudo-dyslexiques à la pelle, et ils auront bien du mal à s'en sortir.

Je ne me souviens pas où j'ai mis que les élèves sont d'une ignorance crasse, mais de toute façon, c'est hélas bien mon avis.

Je reconnais que prems est une réflexion un peu enfantine, mais quand par hasard on est le premier à lire le nouveau fil, c'est ce qui se dit généralement.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2010

C'est sa démocratisation, autrement dit, le fait d'y mettre des milliers d'élèves qui n'avaient rien à y faire. dickens

Démocratiser l'enseignement : vaste tâche et fourvoiements garantis.
La démocratisation consisterait à accompagner chacun dans la chance QU'IL SE DONNE de réussir.
Si les élèves n'apprennent rien et ne saisissent pas la chance que le système leur offre, il faut les diriger vers des filières où ils n'ont pas à apprendre mais à faire. C'est pourtant simple.
Si on ne le fait pas, c'est QU'ON NE VEUT PAS QUE CELA SE FASSE. C'est pourtant simple.
Je partage totalement votre point de vue sur la relation "démocratisation" mal comprise/réponse pédagogique inadaptée, dickens.

Écrit par : nicolas | 07 mai 2010

Si on ne le fait pas, c'est QU'ON NE VEUT PAS QUE CELA SE FASSE.
Ecrit par : nicolas | 07 mai 2010

Il faut à tout prix s'interroger sur l'identité de ce "on".
Il s'agit bien plus, croyez-moi, du pouvoir social, que du pouvoir politique.
Tout ce que Tocqueville nous a appris est vrai.

Écrit par : dickens | 07 mai 2010

L'ignorance est un art difficile, croyez-moi ! le plus difficile de tous, comme le pensent les plus grands, on n'y arrive qu'avec beaucoup de science et une conscience aiguë de ses insuffisances !

Les demi-savants n'atteignent jamais à cet état supérieur ...

Écrit par : iPidiblue et le tao de la science | 07 mai 2010

Je ne me souviens pas où j'ai mis que les élèves sont d'une ignorance crasse, mais de toute façon, c'est hélas bien mon avis.

Je reconnais que prems est une réflexion un peu enfantine, mais quand par hasard on est le premier à lire le nouveau fil, c'est ce qui se dit généralement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2010

Cette expression, " ignorance crasse", est de moi. N'y voyez aucune hypertrophie de l'égo, juste une précision, un souci de vérité. Ceci dit, c'est une telle évidence, Anne-Marie, que c'est même une banalité. Si cette ignorance s'arrêtait au fait religieux, on pourrait véritablement parler de miracle !

Dickens

avez-vous lu ceci ?

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1680

Bonne soirée à tous

Écrit par : Florence | 07 mai 2010

Cette fois, c'es dickens qui prend! De façon stupide, en plus. Car, pour faire court, si les élèves de seconde sont capables de commenter Dickens, il va de soi qu'ils sauront faire une phrase pour demander leur chemin et le globish leur viendra facilement. Leur problème, actuellement, c'est de ne pas savoir conjuguer un verbe, utiliser le temps qui convient, etc. (comme en français).
Merci à JPB pour cet article intéressant. J'ai une réserve au sujet de Onfray, car je crains que sa détestation des croyants ne masque une foi aveugle dans la science (relisez Féeries Anatomiques).

Écrit par : mabonnedame | 08 mai 2010

Ma foi (si je puis dire), il me semblait que je parlais dans mla Note de "lecture critique" d'Onfray — et tout le monde veut que j'en fasse une référence absolue.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2010

Je suis en train d'écouter l'infâme potage vomitif du meiriole.
(7-9 du week-end sur France-Cul)
Il n'a pas fini de nuire, bien qu'il infléchisse un peu sa doxa : il parle depuis peu de "transmission", qui semble même supplanter un tantinet le "vivre-ensemble".

Sur les (pseudo)sciences de l'éducation, dont Meirieu est le parfait représentant, j'ai trouvé cet article, avec lequel je me sens en parfait accord.

http://www.union-rationaliste.org/index.php/Les-Cahiers-Rationalistes/_-Sur-les-pseudo-sciences-de-l-Education-_.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Sur France-Inter, Anne-Marie ! Avec Natacha Polony !!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Putain, ils disent la même chose, en fait, j'y crois pas ! Mais Polony, de manière beaucoup plus claire et brillante... Rien a dire, elle a été lumineuse.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Mais oui !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Quel infâme bla-bla !
Encore des gens qui n'y connaissent rien !
A quand les cours de droit à l'école, en plus du reste (et à la place de la lecture, de la grammaire etc)
Apprenons-leur déjà à lire, ce sera cela d'acquis.

Quel faux-cul, ce Meirieu, il ne cesse de se renier.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Meirieu.

Quelques propos sur lui…

A propos de Meirieu hier, ça dépassait tout ce qu'on pouvait chrétiennement redouter sur cet abruti. Comme l'a dit quelqu'un plus haut, on est stupéfié, parce que , tout bonnement, IL NE COMPREND RIEN. Vraiment. Non même qu'il soit infatué, ça de toutes façons, c'est un fait acquis, mais il bloblotte, bavouille, bredouille , machine à jacter intarissable et parfaitement inutile. Bruit de fond pour chiottes d'Aéroport. Stupéfiant comment, à force d'avoir incarné la vérité pédagogique, cet escroc se retrouve à poil d'argumentaire. Rien. Une sorte de logorrhée muette. Et gêne des autres aux entournures, alors!!!!! On avait l'impression de gens qui découvraient qu'un des leurs a Alzheimer.
On s'étonne moins, après l'émission d'hier, de la turbidité fécale dans laquelle se débat le système éducatif. Si son gourou est à ce point décavé et imbécile, tout s'éclaire.....
Comme dit Jean, il n'y a plus rien à dire contre Meirieu. TOut a été dit sur cet assassin de l'Ecole. Puissions-nous tirer la chasse.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007


Rien n'a changé !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Une sorte de logorrhée muette (montaigneàcheval)

Bravo pour cette expression qui colle à merveille au personnage !
Thierry

Écrit par : thierry venot | 08 mai 2010

Si c'était un abruti, les choses seraient beaucoup plus simples, Anne-Marie. Comme souvent, c'est plus compliqué que ça... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

http://www.union-rationaliste.org/index.php/Les-Cahiers-Rationalistes/_-Sur-les-pseudo-sciences-de-l-Education-_.html

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Merci AM Valette pour ce lien. Dans le chapitre 2 titré : Une science sans résultats, un commentaire ironique (qui rejoint celui que j'ai laissé, ici, en prenant comme exemple l'oeuvre de l'Empereur Justinien) d'une idée saugrenue mais apparemment logique pour tous, formulée par Régis Debray, d'une didactisation transdiciplinaire des sciences des religions:

Citation: J'assiste, à Lyon, au séminaire de l'Institut européen des sciences des religions qui, s'il n'a toujours pas réussi à donner la définition d'un fait religieux qui ne serait pas un fait historique, a déjà, dans le rapport de son fondateur, envisagé qu' « une didactique des sciences des religions, qui reste, sans doute à créer ou parfaire (sic !), [sache] prendre la suite, l'expérimentation pédagogique aidant »[8]. Ce séminaire se veut formation d'enseignant du 2e degré. Dans la même journée, nous avions écouté un exposé consternant le matin, illogique dans sa construction et bourré d'erreurs relevant d'un catéchisme moyenâgeux, et l'après-midi un exposé remarquable sur les sources du Coran. Ayant dû, le matin...

Écrit par : buntov | 08 mai 2010

Vous n'y êtes pas du tout. Meirieu se faisait interviewer hier chez Marianne (sortie normale la semaine prochaine), et de la même façon que sur Inter, il a louvoyé entre ses anciennes convictions (reniées) et ses futures ambitions (évidentes).
Ceux qui doivent avoir du mal à s'y reconnaître, ce sont ses fidèles — même si Frakowiack y met du sien pour suivre les circonvolutions et les contorsions du patron.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2010

Ca faisait effectivement plus "reptile" que "gros boeuf".

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Si c'était un abruti, les choses seraient beaucoup plus simples, Anne-Marie. Comme souvent, c'est plus compliqué que ça... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Je sais bien que c'est un filou qui a d'immenses ambitions, d'où ses reniements perpétuels. Je ne suis pas si naïve que vous le croyez.
Liliane Lurçat, qui le connaît à fond, en parle très bien dans "La destruction".

Voici un petit texte de la quintescence de sa pensée il y a quelques années.

http://www.prisme-asso.org/spip.php?article197

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

C'est bien vous qui avez dit: "abruti", non ? Je n'ai pas rêvé ?
Un peu de rigueur, comme dirait Fillon, (encore que, là aussi, le terme ne me semble pas être le bon; encore un détournement sémantique, comme pour "libéral" ou "moderne".)
En plus, ne pas cesser de vitupérer n'est pas très constructif !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

On ne recréera l'Ecole qu'en mettant un terme à sa démocratisation, c'est-à-dire en arrêtant d'accepter tout le monde au collège et en pratiquant une sélection assez rigoureuse pour que le public sélectionné puisse suivre une scolarité à peu près normale.

Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Bon je ne vais pas m'acharner bêtement (pour une fois), alors je vais essayé d'être simplement rationnel; je suis d'accord avec cette idée, mais pas sous n'importe quelle condition.

Je vais tâcher poser des question purement pragmatiques.
Pour commencer, si on fait une telle sélection, que faire des "rejetés" ? Comment les intégrer à la société sans en faire des parias ou, pire encore, des criminels ?
Ensuite, quels seraient les critères ?
Est-ce qu'il y aurait des "passerelles" ou une sorte de "seconde chance" pour ceux qui échoueraient tout simplement par manque de maturité (et là je sais de quoi je parle, puisque j'en ai fait partie - ayant redoublé ma première, ce qui fut une vrai bénédiction du ciel ! comme quoi un redoublement réussi ça existe, mais je suis bien conscient de faire partie d'une minorité) ?

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

"je vais essayer"

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

"n'importe quelles conditions"
dur, dur, ce matin...

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

"je vais tâcher de poser des questions"
Pourtant j'ai été sage hier soir...

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

Comme dit Jean, il n'y a plus rien à dire contre Meirieu. TOut a été dit sur cet assassin de l'Ecole. Puissions-nous tirer la chasse.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007

Le gros souci, maintenant, ce n'est plus Meirieu mais son abondante progéniture disséminée dans les académies et les IUFM. Vous pouvez toujours tirer la chasse il restera toujours du gros purin au fond de la cuvette.

Une mienne collègue me racontait hier qu'elle avait assisté à un stage pédagogique pour préparer la réforme à venir de l'évaluation par compétences (le système traditionnel de notation chiffrée est appelé à disparaître et avec lui le DNB et, vraissemblablement, le Bac).
Le pas, semble-t-il, a été franchi de subordonner l'activité des élèves à un ordre de construction de "l'attitude éco-citoyenne". Le disciplinaire s'efface complètement devant ce qu'il faut bien appeler une éducation totalitaire puisqu'on se propose ni plus ni moins de fabriquer de toutes pièces les comportements, les conduites, les compétences de l'éco-citoyen idéal, une figure de l'homme ultime.

Apparemment, toutes les disciplines scolaires traditionnelles sont appelées elles aussi à muter et à concourir au "grand oeuvre de la félicité humaine".

Pour ceux qui ont le coeur bien accroché jetez un coup d'oeil sur ceci et notamment sur la rubrique "dialectique droits/devoirs". Vous serez édifiés!

http://ww3.ac-poitiers.fr/eps/peda/citoyen/index.htm

Écrit par : buntov | 08 mai 2010

Cette soupe tiède, on la connaît depuis des lustres, buntov, quoi de neuf ?

Écrit par : nicolas | 08 mai 2010

C'est bien vous qui avez dit: "abruti", non ? Je n'ai pas rêvé ?
Un peu de rigueur, comme dirait Fillon, (encore que, là aussi, le terme ne me semble pas être le bon; encore un détournement sémantique, comme pour "libéral" ou "moderne".)
En plus, ne pas cesser de vitupérer n'est pas très constructif !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010



"A propos de Meirieu hier, ça dépassait tout ce qu'on pouvait chrétiennement redouter sur cet abruti. "

Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007

Il est vrai que j'aurais dû mettre des guillemets à la citation de Montaigneàcheval.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Oui, surtout que c'est vraiment du "réchauffé", Anne-Marie ! Vous auriez pu en trouver une plus récente !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Buntov, votre tirade sur les IUFM me fait irrésistiblement penser à celle du "poumon", dans le "Malade Imaginaire"... ;-)*

* "Le poumon, vous dis-je !!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Il y a, dans le lien que nous suggère Buntov, un onglet intitulé "Badminton et citoyenneté" (sic). Il fallait que quelqu'un le relevât.

Nul besoin de lire tout Meirieu pour savoir que cette civilisation (la nôtre, en l'occurrence) n'en a plus pour très longtemps. Un simple opération de coordination syntaxique suffit.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Eh bien, Dickens, je ne suis pas d'accord sur tout, mais nous sommes sur la même ligne — celle de Léonidas au troisième jour de la bataille des Thermopyles.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 mai 2010
Eh bien, moi non plus, je ne suis pas d’accord sur tout et en plus, je ne suis pas tout à fait sûre d’être sur la même ligne.

Reprenons pas à pas.

« Le brevet disparaît, les notes disparaissent, le baccalauréat a déjà disparu en tant que diplôme sérieux... Des bouts de papiers aux noms techniquement pompeux, et qui sanctionnent du vide, remplacent les diplômes. Dickens »

D’accord.

« On n'évalue plus les élèves, parce qu'on sait qu'il n'y a plus rien à évaluer, que c'est une farce.
On préconise la disparition des notes, qui servaient à classer les élèves entre eux, parce qu'on sait qu'il n'y a plus de classement à faire. Le grand nivellement par le bas les a tous mis au même niveau, alors à quoi bon les classer ? »

Là, déjà, pas d’accord.
Dans ma classe, les élèves sont pour les uns en dernière année de maternelle (GS), pour les autres soit en première année d’élémentaire (CP), soit en deuxième année (CE1).

Les premiers (GS) ont déjà, sur ordre de l’institution été « évalués » une fois, avec saisie des résultats envoyée à l’IEN de circonscription, celui-ci étant chargé de faire remonter ces résultats, ainsi que ceux des élèves de toutes les écoles de sa circonscription à l’IA. Je ne sais si ces résultats, concernant des bambins de cinq ans, ont été archivés « plus haut » dans notre hiérarchie.
Cette cérémonie de l’évaluation départementale, arrivée un beau matin sur la boîte mail de l’école, totalement déconnectée des pratiques de classe de leur instit’, créée par je ne sais quel « groupe d’experts » qui n’ont peut-être même jamais enseigné en GS ou qui, tout du moins, estiment qu’il ne peut y avoir pour cette classe qu’une seule progression, qu’une seule méthode, qu’un seul parcours possible, le leur, devrait se renouveler pour eux une deuxième fois dans le courant du mois de juin. Et, s’ils n’étaient pas dans ma classe, ils auraient par ailleurs eu « la joie » d’être « évalués de façon normative » par leur propre instit déjà deux fois au moins, à la fin de chaque trimestre pendant deux semaines au bas mot, sans compter bien sûr les évaluations diagnostics, les sommatives et les gnagnatives.

Les deuxièmes (CP) ont déjà eu à subir deux évaluations départementales, conçues selon le même protocole que celui en usage en GS, et devraient en subir une troisième d’ici la fin de l’année scolaire.

Quant aux élèves de CE1, après avoir subi l’an dernier, les « épreuves départementales » citées ci-dessus, ils s’apprêtent à passer du 17 au 21 mai leur premier « sous-sous-sous bachot » national ! Leurs résultats seront dûment consignés, disséqués et commentés au niveau de l’école, de la circonscription, de l’Académie et même de la Nation ; ils feront l’objet d’articles de presse, de reportages et de commentaires au cours des journaux télévisés, presqu’autant que leurs grands frères du Secondaire !
Comme, de plus, ils en arrivent au « Palier 1 du Socle », ces résultats seront aussi consignés à l’encre rouge sur leur « Livret », comme étaient consignés les déplacements des ouvriers sous Napoléon III ! Des fois qu’ils aillent fauter, ces pauvres petits, hein !

Ces deux derniers groupes pourraient aussi subir, selon les méthodes pédagogiques en usage dans la classe où ils seraient inscrits, une foultitude d’évaluations inventées par leur instit’ avant, pendant et après chaque bribe du programme officiel de leur niveau, chacune d’entre elles donnant lieu à un cochage forcené de petites cases en rouge, en orange ou en vert (ouf !) suivi chaque fois d’une transmission aux parents pour signature.

Il y a en Primaire (maternelle et élémentaire) des classes où les élèves de trois à onze ans passent largement plus de temps en Évaluation qu’en Instruction !
Et nos anciens élèves, collégiens ou lycéens, lorsqu’ils viennent nous voir, sont toujours à la veille ou au lendemain d’un « contrôle » de ceci ou de cela, d’un « DM » noté et « comptant pour la moyenne » et, au moins une fois par an, d’un collège ou d’un lycée fermé pour cause de brevet ou de bac « blancs » !

Donc, pas d’accord, l’évaluationnite aiguë sévit de la Petite Section de maternelle à la Terminale, au moins ! Et, à mon humble avis, elle est même l’une des causes majeures de la dégringolade.

« Tout cela n'a rien d'une provocation et me semble d'une grande logique.
Ce n'est pas tant qu'on "casse" les thermomètres, mais qu'on les met de côté car on sait avec certitude que tout le monde est à la même température — la plus basse. Dickens »

Pas d’accord.
Pendant des années et depuis septembre 1989 (date des premières évaluations nationales CE2, 6° et, je crois, 2°), on a, chaque année, ré-étalonné les thermomètres, au moins au CE2 et en 6°, de façon à ce qu’il soit de plus en plus difficile à un maître qui continue à instruire ses élèves de façon exigeante d’expliquer aux familles que certains de leurs enfants, plus lents que les autres, auraient besoin d’une ou deux années supplémentaires en élémentaire pour pouvoir suivre sans trop de problèmes en collège.
Cela a précipité dans le gouffre tout l’enseignement primaire : puisque les évaluations nationales jugeaient normal de ne plus demander à un élève de huit ans de savoir lire seul une consigne, un récit, un documentaire, puisqu’elles considéraient que ce même élève avait acquis les savoirs nécessaires s’il écrivait sous la dictée « Les chanpinions poucent sous les grens arbrs. » (évaluations CE2 2005, si mes souvenirs sont bons), si elles ne demandaient plus qu’il ait acquis les techniques opératoires des quatre opérations, ni même des trois premières (addition, soustraction, multiplication), c’était bien la preuve que « c’était trop dur », et qu’il ne fallait plus le faire en classe.

Très récemment (janvier et mai 2009), on a, tout à coup, changé de thermomètre ! On évalue maintenant nationalement les élèves de CM2 en janvier, ceux de CE1 en main. Il est tout aussi ridicule que les précédents. Pour tout un tas de raisons.
La première étant la date choisie : avoir vu tout le programme six mois avant la fin de l’année au CM2, un mois et demi avant au CE1, ça n’a pas de sens.
Une autre étant le mode d’évaluation, particulièrement en orthographe : à sept ans et demi, tu as écrit « toujours » de travers, ou « souvent », ou « longtemps », tu as 0 à l’item « orthographe lexicale », même si les quatre autres mots dictés étaient justes ! A dix ans, tu as respecté « au moins l’orthographe phonétique » dans ta « production d’écrit », tu valides l’un des items de cette épreuve !
Une dernière, enfin, c’est qu’à aucun moment, il n’est prévu que des résultats déplorables à ces évaluations puissent mener à offrir une « deuxième chance » à l’élève concerné. Il DOIT passer dans la classe supérieure, un point, c’est tout ! Charge étant donnée à ses professeurs de lui « aménager son parcours », de faire « comme si… », d’ « adapter leurs exigences et leurs méthodes ».
À peine ose-t-on suggérer aux familles d’accepter que leur enfant soit inscrit à l’aide personnalisée (deux heures par semaine maximum, avant, pendant ou après une journée de classe de six heures) ou, pour les élèves de CM2, aux deux « stages de remédiation » d’une quinzaine d’heures chacun organisés pendant les vacances scolaires. Comme si trente heures allaient résoudre des difficultés enkystées parfois depuis la dernière année de maternelle !

On est donc loin d’avoir mis les thermomètres de côté, on ne les a au contraire jamais mis autant au centre du système en Primaire. En revanche, les résultats de ces prises de température sont eux soigneusement remisés et le traitement que l’on applique aux fiévreux tient plus du cautère sur la jambe de bois que d’un protocole de soin consciencieusement établi en fonction du cas clinique.

« La raison de "tout cela", pourtant, ce n'est pas le pédagogisme.
La raison, c'est la "démocratisation" du secondaire. Dickens »

Je suis née en 1957. Ayant une année d’avance, je suis entrée au collège en septembre 1967 (je précise qu’il s’agissait d’un de ces superbes « collèges Pailleron » de banlieue, trônant miteusemnt entre les barres et les tours d’une « ville nouvelle », à quelques encablures des pistes de l’aéroport d’Orly, et non d’un beau « lycée de centre ville » au public trié sur le volet). M’accompagnaient alors toutes mes anciennes petites camarades de CM2, même si, à l’époque, les classes de « Fin d’études » existaient encore sur le papier. Elles furent supprimées deux ans plus tard, lors de l’entrée en 6° de ma petite sœur.
Le « mal » est donc bien ancien… ;-(((

« Le pédagogisme en aura été le symptôme principal, le symptôme logique voire accélérateur, mais en aucun cas la cause.
Le pédagogisme n'est qu'une poussée de fièvre qui accompagne la maladie, ce n'est pas la maladie.
Le pédagogisme, c'est avant tout une promesse qui s'est toujours avérée être un mensonge : employer des méthodes "nouvelles" (en fait, baisser les exigences) pour faire soi-disant réussir tous les élèves. Dickens »

Globalement d’accord sur l’accélérateur et la promesse, encore que… Il faudrait quand même aller jeter un petit coup d’œil sur la formation initiale et professionnelle des enseignants recrutés, cela éviterait quelques généralisations abusives.
Absolument pas d’accord sur « la cause » et « la maladie ».
Lorsqu’un petit Marcel Camus, un François Cavanna, ou tant d’autres arrivaient à l’école dans les années 1920 - 1930, ils parlaient sans aucun doute mal le français, n’avait aucune culture, aucune autre loi que celle de la rue et pourtant, cette école, par ses programmes et ses méthodes, arrivait à leur apprendre tout ce dont ils auraient besoin plus tard pour découvrir avec son aide ou même seuls tout ce qu’ils auraient à cœur d’apprendre.
Être pauvre et inculte à trois ans, ce n’est pas une maladie, c’est un malheureux concours de circonstances.
Être toujours inculte et s’en glorifier à seize, c’est n’avoir pas eu la chance de bénéficier au cours de sa scolarité de programmes, de méthodes et de maîtres valables qui avaient à cœur de considérer les élèves comme des futurs adultes « normaux » et ne voyaient pas des « malades » partout.

« Mais faire "vraiment" réussir tous les élèves, ou la majorité des élèves d'un pays, est impossible. Le pédagogisme n'est rien d'autre que l'illustration pratique de cette douce utopie.
On s'est dit, avec raison, que les méthodes d'enseignement "frontales" ne convenaient pas au "nouveaux publics" placés dans des classes "hétérogènes".
Ce constat est vrai, mais il n'est qu'une partie de la vérité. En fait, aucune méthode d'enseignement ne peut amener tout le monde au savoir et à la culture. Dickens »

Non. Aucune méthode n’amènera non plus 100 % d’une classe d’âge sur la plus haute marche du podium olympique à l’épreuve de marche à pied, de lancer de poids ou de natation.
Faut-il pour autant interdire aux bébés d’apprendre à marcher, aux enfants de jeter un caillou ou d’apprendre à nager ?
Tout dépend bien entendu de ce que l’on entend par « faire « vraiment » réussir tous les élèves ».
Doit-on virer un gosse de dix ans de l’école (ou de douze, treize ou quatorze ans) sous prétexte qu’il se contrefout d’Iphigénie ? Vous pensez que oui. Je pense que non.
Je ne veux pas d’une école qui se consacre aux Alphas, consent, par bonté d’âme, à garder les Bêtas, mais tient par-dessus tout à considérer les 80 % restant comme des Epsilons tout juste bons à être vaguement alphabétisés puis jetés en pâture aux marchands de tout poil.

Mes petits Epsilons à moi, enfants de « personne » puisque papa et maman ne savent même pas que Shakespeare a un jour existé, que Beethoven n’est pas un gros chien poilu et Berlioz un jeune chaton, je les choie. Je fais comme les instits de Cavanna, ils récitent La Fontaine et Hugo, écoutent Mozart et Clément Janequin, lisent Collodi , Grimm, Perrault et Andersen…
Ils apprennent tout petits qu’ils viennent à l’école pour s’instruire et je leur répète aussi souvent que possible que « Quand ils seront au collège, au lycée, à l’université, adultes… », ils auront toujours besoin de ce qu’ils apprennent aujourd’hui, que l’école est leur seul recours et que, même s’ils ne veulent pas devenir professeurs, plus ils liront, plus ils s’instruiront et plus leur vie sera pleine et plus ils seront libres de leurs choix.
Mes anciens petits Epsilons sont pour les uns entrés dans la vie active, leur CAP ou leur BEP en poche, pour les autres, beaucoup plus nombreux, après des études supérieures techniques, scientifiques ou de « sciences humaines ». Les plus jeunes d’entre eux sont encore au collège ou au lycée, ils vont très bien, merci pour eux.

Donc, bizarrement, lorsque l’on n’a jamais, ou pas longtemps, cédé aux sirènes du « pédagogisme », on n’a pas dans ses classes d'élémentaire (ou mieux, de maternelle) de « nouveaux publics » et l’on arrive toujours, malgré les effets néfastes de la société bling bling, à instruire les petits pauvres tout autant que les petits riches.

« Aujourd'hui, la discussion entre "pédagos" et "anti-pédagos" n'a vraiment plus lieu d'être. Elle a lieu d'être tant que le public scolaire est un public en mesure d'apprendre (et là, en effet, le pédagogisme donne de bien mauvais résultats).
Mais aujourd'hui, nous n'en sommes plus là. En collège ZEP, au fond, que vous soyez un pédago total ou un acharné de la grammaire frontale, cela ne change absolument rien : les élèves n'apprennent rien, vous n'y arrivez pas. Dickens »

Peut-être vrai, je n’y travaille pas, je ne peux donc pas me prononcer.
En revanche, en école maternelle ou élémentaire de ZEP, faux, archi-faux.
Demandez à tous mes collègues qui ont décidé, ces dernières années, d’appliquer d’autres programmes, d’autres méthodes, d’autres techniques et d’arrêter de s’apitoyer sur ces pauvres « nouveaux publics » en leur jouant du djembé et en « s’adaptant à eux » puisque ces pauvres enfants étaient censés être eux-mêmes inadaptables.

Il suffirait donc d’une demi-dizaine d’années tout au plus pour que, tout à coup, cela devienne faux, archi-faux en 6 °, puis faux, archi-faux en 6° et 5°, et ainsi de suite.

« Et pourquoi n'apprennent-ils rien ? Parce depuis trop longtemps, dès la sixième, les classes ont été surchargées d'élèves qui ne veulent pas ou ne veulent pas apprendre, et que leur incompétence scolaire, en vertu de leur nombre, a fait tache d'huile.
Le pédagogisme est donc à la démocratisation ce que la fièvre est à la maladie.
Aujourd'hui que la maladie (la démocratisation) a vaincu le corps (l'EN), on se fiche bien de savoir s'il a de la fièvre — c'est de toute façon trop tard.
Ce n'est donc pas le pédagogisme, réaction spontanée du corps qui s'adapte lorsqu'il est attaqué, qui a tué le secondaire.
C'est sa démocratisation, autrement dit, le fait d'y mettre des milliers d'élèves qui n'avaient rien à y faire. Dickens »

Toujours pas d’accord. Voir ci-dessus.

« On ne recréera l'Ecole qu'en mettant un terme à sa démocratisation, c'est-à-dire en arrêtant d'accepter tout le monde au collège et en pratiquant une sélection assez rigoureuse pour que le public sélectionné puisse suivre une scolarité à peu près normale.
Et là, vous verrez que, comme par hasard, personne ne vous demandera d'être "pédago", l'enseignement frontal fonctionnera normalement, mettre des notes et classer les élèves aura un sens et notre système scolaire sera à nouveau, comme il le fut jadis, le meilleur au monde. Dickens »

Au collège ? À dix ans et demi pour les plus jeunes ? Comme au bon vieux temps ? Même les députés de 1881 n’avaient pas osé ! Pour eux, la barre au-delà de laquelle un enfant pouvait voler de ses propres ailes, sous la responsabilité de ses parents et d’un patron s’était située à douze ans, si mes souvenirs sont bons.
Ça va nous faire drôle, quand même, lorsque l’on verra dans les rues, à l’aube, des petits bonshommes de onze ans, la gamelle à la main, les épaules courbées, les yeux caves et le teint blafard, se dirigeant d’un pas fataliste vers leur mine, leur fabrique, leur atelier.
Peut-être quelques-uns aussi, virés de l’orphelinat pour avoir osé réclamer un morceau de pain, entreront en apprentissage chez le vilain Fagin pour apprendre le noble art du vol à la tire…
Toute une époque ! J’en ai les larmes aux yeux… C’est beau, comme de l’Hector Malot !

Mais peut-être qu’après tout, vous avez raison et que, grâce à vos mesures ô combien salutaires, d’ici quelques années, il y aura, parmi ces enfants-là, quelques leaders charismatiques qui, après leur dure journée de labeur, iront fouiller dans de vieux grimoires et retrouveront, sous des piles de « Nouvel Economiste », deux ou trois bribes des anciens savoirs et apprendront à leurs camarades à chanter en chœur : « Nos parents ne savaient ni lire ni écrire, on les traitait de brutes, ils acceptaient l’affront... L’Égalité, la vraie, est à qui la désire... La Commune est en lutte et demain, nous vaincrons... »

Bon. Il y avait une petite conclusion à votre message (« Alors oui, quelques-uns réussiront vraiment, et ce sera intolérable. Les mots "mépris", "élite" ou "fasciste" surgiront. Notre société démocratique est-elle prête à accepter le succès des plus doués et des plus méritants ? Bien sûr que non. Alors elle se console, mais c'est une consolation triste, avec l'échec de tous, autrement plus tolérable. Ecrit par : dickens | 07 mai 201), mais je trouve ma fin beaucoup trop jolie pour la gâcher par une quelconque suite…

Sur ce, j’m’en vas aller lire c’qu’il a fait le gars Léonidas au troisième jour de la bataille des Thermopyles parc’que j’ai un peu oublié.

Bien l’bonjour chez vous !
Un bonjour tout particulier à tous « les copains du blog » qui se reconnaîtront sans aucun doute :O)) !

Écrit par : catmano | 08 mai 2010

Nul besoin de lire tout Meirieu pour savoir que cette civilisation (la nôtre, en l'occurrence) n'en a plus pour très longtemps. Un simple opération de coordination syntaxique suffit.

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Hé bien, il y en aura une autre. Et alors? L'avenir! L'avenir, que diable!

Écrit par : Pendariès | 08 mai 2010

Je vais tâcher poser des question purement pragmatiques.
Pour commencer, si on fait une telle sélection, que faire des "rejetés" ? Comment les intégrer à la société sans en faire des parias ou, pire encore, des criminels ?
Ensuite, quels seraient les critères ?
Est-ce qu'il y aurait des "passerelles" ou une sorte de "seconde chance" pour ceux qui échoueraient tout simplement par manque de maturité (et là je sais de quoi je parle, puisque j'en ai fait partie - ayant redoublé ma première, ce qui fut une vrai bénédiction du ciel ! comme quoi un redoublement réussi ça existe, mais je suis bien conscient de faire partie d'une minorité) ?

Ecrit par : Julien | 08 mai 2010

C'est l'éternelle question.
D'abord, la question des passerelles. Elles sont bien évidemment obligatoires. Les élèves pourraient, à la fin de cycles définis, passer un "concours" ou un examen qui leur permettrait de rejoindre la filière supérieure, moyennant une période d'adaptation ou remise à niveau.

Un élève au réveil intellectuel un peu tardif conserverait toutes ses chances de reprendre un cursus ambitieux, bien évidemment. Le système actuel, lui, ne donne aucune raison aux élèves de se "réveiller", et c'est bien là son plus grand défaut.

Il est hors de question, par ailleurs, de laisser les enfants dans la rue. Cela reviendrait à transformer le désastre scolaire en désastre social, j'en conviens.

Il faudrait, pour les élèves ayant un profile manifestement non scolaire, prolonger l'enseignement primaire. Ne pas aimer ou être fait pour les études ne devrait dispenser personne, sauf handicap mental avéré, de savoir correctement lire, écrire, compter.

On pourrait donc imaginer des cours intensifs le matin (les élèves de collège en perdition on besoin de cours d'alphabétisation, ne nous racontons pas d'histoires). Et, l'après-midi, des choses plus pratiques, des leçons de choses, une initiation aux métiers de l'artisanat, à la technique.

L'énorme problème auquel l'Ecole est confrontée, c'est qu'elle ne peut plus évacuer les élèves qui ne sont pas fait pour elle ou qui ne l'aime pas vers l'usine ou les champs, comme "avant". Devant ainsi occuper des milliers d'élèves non scolaires à longueur de journée, elle n'est plus Ecole mais garderie sociale où l'apprentissage réel est devenu impossible — et tout le monde s'en fout.
C'est ce que j'appelle la maladie de l'Ecole, devenue en effet un grand corps malade, mais dont le pédagogisme n'est que la réaction immunitaire, le symptôme. En aucun cas la cause.

Je reconnais volontiers que la question du "qu'est-ce que nous allons faire d'eux ?" est la plus difficile de toutes, celle à laquelle personne ne peut (ou veut) répondre facilement.
Et pourtant, il le faudrait, car la situation actuelle, hormis les laisser dans la rue, est de toute façon ce qu'il y a de pire.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Pour celles et ceux dont le marasme est une pose - durable - intellectuelle:

"Je trouve médiocres les hommes qui ne savent pas reconnaître dans le présent la force accumulée des grandeurs du passé et le gage des grandeurs de l'avenir".

Jean JAURèS, "Pour la laïque", discours des 21 et 24 janvier 1910 devant la Chambre des députés.

Écrit par : Pendariès | 08 mai 2010

Bises à vous, Catmano!

Écrit par : Pendariès | 08 mai 2010

Comment les intégrer à la société sans en faire des parias ou, pire encore, des criminels ?

Ecrit par : Julien | 08 mai 2010

Ah ! ah ! les criminels ... connaissez-vous l'histoire d'André Bloch 1893-1948 ? Admis à Polytechnique avec son frère cadet Georges avant 14, il reçoit une commotion cérébrale pendant la guerre, en 1917 il tue son frère et l'oncle et la tante qui les élevaient à coups de couteau ! Enfermé pendant 30 ans dans un asile cela ne l'a pas empêché d'être un mathématicien créatif ... voilà un fou-criminel qui pourtant avait de la valeur dans un certain domaine !

On a aussi le cas d'Emile Barbier 1839/1889, normalien et mathématicien enfermé à Charenton, lui avait une folie de type religieux semble-t-il ! Pas meurtrier par contre ...

Comme vous le voyez il ne faut pas trop s'empresser d'encelluler les êtres humains dans des types prédéfinis ...

Écrit par : iPidiblue parias, criminels et génies | 08 mai 2010

Catmano, je parlais de l'enseignement secondaire, et plus précisément du collège unique et de sa contagion imminente au lycée !

Je suis pleinement d'accord avec tout ce que vous dites sur la maternelle et l'école primaire, il y a sans doute là, malgré la réfrome Darcos, d'immenses marges de manoeuvre.

Et pour moi, les instituteurs qui jouent du djumbé à longueur de journée pour s'"adapter aux élèves" sont des assassins.

Je n'ai pas non plus dit qu'il fallait mettre tous les adolescents à la rue et les livrer aux gangs ! Mais il faut arrêter de croire que tout le monde peut suivre le programme, au même âge et à la même vitesse.

Et si la sélection pouvait se faire à l'entrée en 4ème, ce serait une excellente chose, car c'est en fin de 5ème qu'on perçoit déjà les plus gros "décrochages". C'est précisément là qu'il faut les prendre en main, et "autrement". Et bien entendu qu'il faut des passerelles. Aucune équipe de foot n'est condamnée à évoluer toute sa vie en deuxième division !

Quant à l'évaluationnite, elle ne signifie en rien une évaluation réelle et sérieuse. Vous savez bien qu'en la complexifiant et en la technicisant à l'extrême, on fait justement en sorte de ne rien évaluer !

Une explication de texte littéraire ou un problème de maths vous en diront toujours bien plus sur le niveau réel d'un(e) élève que tout ce foutoir comportemental aussi bête qu'arrogant.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Rationalisation morbide, c'est le diagnostic qu'on a posé sur André Bloch ! Je me demande si on ne pourrait pas en dire autant en ce qui concerne la New-Pedagogie, une espèce de rationalisation hors-sol qui ne tient plus au réel qui débouche sur des comportements aberrants qui ont les apparences de la normalité !

Écrit par : iPidiblue et la rationalisation morbide | 08 mai 2010

On a aussi le cas d'Emile Barbier 1839/1889, normalien et mathématicien enfermé à Charenton, lui avait une folie de type religieux semble-t-il !"
raconte IPidiblue

Ah, cet heureux XIXème siècle, où l'on mettait à l'abri, dans une cellule capitonnée, les mathématiciens atteints de délire mystique…
À, présent, on les recrute à l'IHES…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2010

La puérilité s'élève pourtant bien haut dans votre article sans l'aide d'un aéroplane, et la philosophie de café tabac se pare de la culture des lumières. Ce que vous décrivez comme étant "la religion" est une coquille vide: l'animal lui, est ailleurs, mais votre raison (votre seul instrument aiguisé) ne peut pas le trouver. Alors vous dites qu'il n'existe pas. Admirable façon de régler le problème.

Écrit par : michelmabel | 08 mai 2010

@ catmano : en relisant votre message avec attention, j'y décèle une pointe de sentimentalisme... qui vous enjoint à faire de moi, mais c'est inévitable, un véritable Dickens qui mettrait les enfants à la rue, les ferait travailler dans des hangars douze par jour, bref, "the whole nine yards" comme disent les anglophones.

Et si on arrêtait le kitsch, que Kundera définit, un peu rapidement et sans élégance j'en conviens, comme la "négation absolue de la merde" ?

Vous expliquez avec raison que la folie de l'évaluation a précipité le désastre. Je pense que les bons sentiments et les bonnes intentions y ont aussi largement contribué.

Vous tablez, également, sur une "continuité naturelle" entre les bonnes pratiques de l'école primaire et la réussite au collège. "Redresser" l'école primaire est bien entendu souhaitable mais guère suffisant si ce qui suit est une immense opération de destruction.

J'estime pour ma part que cette continuité est mise à mal (c'est un euphémisme) et que le collège unique mine mieux que toute autre forme d'organisation ces bonnes pratiques. Une quantité impressionnante d'élèves volontaires abandonnent leurs bonnes pratiques au collège. Cela leur prend entre 3 mois et 3 ans...

La plupart d'entre eux passent ainsi 4 années à désapprendre, et certains lisent et écrivent plus mal en sortant qu'à leur entrée en sixième ! Le collège unique, n'étant pas un lieu d'apprentissage, est donc un formidable lieu de désapprentissage, même pour les élèves qui vous semblent correctement outillés, ou du moins assez volontaires, en fin de CM2.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Même la Cour suprême des Etats-Unis s'y met ! Je sens que les oreilles des petits marquis vont encore siffler ...

http://www.theonion.com/articles/supreme-court-upholds-freedom-of-speech-in-obsceni,17372/

Écrit par : iPidiblue motherfucker | 08 mai 2010

Catmano, je parlais de l'enseignement secondaire, et plus précisément du collège unique et de sa contagion imminente au lycée !

Je suis pleinement d'accord avec tout ce que vous dites sur la maternelle et l'école primaire, il y a sans doute là, malgré la réforme Darcos, d'immenses marges de manœuvre.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

... malgré la réforme Darcos, comme vous dites...

C'est en effet cette réforme Darcos, que l'on nous a présentée comme un bon vieux "retour au bon sens", qui a supprimé à vos futurs élèves douze journées de classe par an pendant leurs huit ou neuf années de Primaire, soit en tout 96 jours de classe, plus de trois mois.

C'est cette réforme qui a encore serré un peu plus la vis du redoublement en proposant en lieu et place d'une année de plus pour tout simplement "grandir un peu plus dans sa tête" de splendides PPRE, véritables contrats pour enfants en difficulté qu'ils doivent signer de leur propre main du haut de leurs six, sept, huit, neuf ou dix années d'existence, attestant de la sorte qu'ils s'engagent volontairement dans leur propre "projet de réussite" !

C'est cette réforme qui a jugé bon de laisser la maternelle en état, gardant l'essentiel des "programmes 2002", puisqu'elle est vouée à la disparition à court terme, à un moment où, du fait de la crise et des difficultés qu'elle occasionne à nombre de jeunes parents, l'encadrement des jeunes enfants est redevenu aussi primordial qu'à l'aube du XX° siècle (excusez-moi pour le "sentimentalisme", vous n'avez qu'à passer me voir à l'école, je vous présenterai de tout jeunes enfants dont les conditions de vie apitoieraient le plus sec des cœurs).

C'est cette réforme qui a complètement oublié le volet "formation des maîtres" et qui nous oblige, nous les vieilles barbes, à expliquer et ré-expliquer à longueur de forums, de mails et d'accueil dans nos classes (bonjour Martin, si tu passes par là) à nos jeunes collègues que La Main à la Pâte, ce n'est pas obligatoire, pas plus que la Littérature de Jeunesse et à écrire, sur notre temps de loisir, les manuels et les livres du maître dont ils ont besoin pour apprendre à enseigner.

C'est cette réforme qui, voulant ménager la chèvre et le chou, a saupoudré au hasard des niveaux, un petit coup de passé composé au CE1 puis un autre au CM1, oubliant de faire réviser ce temps au CE2, un petit coup de division dès le CE1 n'aboutissant que sur la division d'un nombre décimal par un entier à deux chiffres au plus en fin de CM2.

C'est cette réforme qui a rajouté un livret de compétences (celui du Socle) à ceux déjà existants, cette réforme qui ajoute l'APS (attestation premiers secours) à l'APER, au B2I et au Niveau A1 en langue étrangère, comme si le fait d'enlever deux heures par semaine aux élèves dégageait du temps supplémentaire pour "ouvrir l'enfant à de nouvelles compétences".

C'est cette réforme qui, ajoutée au reste du plan de dégraissage du mammouth, permet à certains de mes collègues de se débattre seuls, ou aidés quelques heures par semaine par un Assistant de Vie Scolaire, avec un ou plusieurs élèves qui, autrefois, auraient été accueillis en classe ou en établissement spécialisés par du personnel médical et éducatif formé à tirer le meilleur d'eux-mêmes malgré leurs handicaps, le tout sans l'aide de personnels formés, puisque les RASED disparaissent les uns après les autres.

C'est cette réforme, enfin, qui toujours associée au reste du plan, qui fait que nous avons des classes où les élèves sont de plus en plus nombreux (parfois plus de trente élèves au CP = moins de 10 minutes de lecture individuelle à voix haute par enfant et par jour, en ne faisant que ça).

Écrit par : catmano | 08 mai 2010

Catmano, bravo pour votre long message. Je suis totalement d'accord avec vous....
Excepté, une fois de plus, le fait que, sans avoir ni votre talent, ni votre abnégation, il y en ait pas mal d'autres comme vous. Et même chez les jeunes...


"L'énorme problème auquel l'Ecole est confrontée, c'est qu'elle ne peut plus évacuer les élèves qui ne sont pas fait pour elle ou qui ne l'aime pas vers l'usine ou les champs, comme "avant". Devant ainsi occuper des milliers d'élèves non scolaires à longueur de journée, elle n'est plus Ecole mais garderie sociale où l'apprentissage réel est devenu impossible — et tout le monde s'en fout."

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Euh... Il ne s'agirait pas "d'évacuer", (qui me semble aussi faux sur le fond que méprisant sur la forme), mais de "proposer des filières techniques valorisantes". Me semble t'il.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Quel constat affligeant... ce que vous décrivez est absolument navrant. :((

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Darcos avait à la fois des consignes "économiques" qui lui venaient d'en haut, et le désir personnel de donner le "public" au "privé".
Ca donne effectivement un mélange... Détonnant, non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

"Et quand on sait qu'une majorité de professeurs, pour des raisons légitimes, utilisent "

Ecrit par : dickens | 06 mai 2010

"une majorité... ... utilise"
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2010

Je n'ai pas lu les fils qui suivent, donc si cela fait double emploi, tant pis, et pour une fois, je m'offre le luxe de river un clou grammatical à CS, toujours si prompt à me traiter d'ignare.

Avec l'expression "la majorité de, la totalité de" le verbe se met généralement au singulier.
ex:La majorité des électeurs s'est abstenue.

En revanche, avec "une majorité de", "une quantité de", "quantité de", l’accord se fait avec le complément, donc AU PLURIEL.

La ou Une: Tout est dans ce choix qui exprime une nuance non négligeable. Son degré de précision fit la grandeur du français. De profundis.

Écrit par : Cadichon | 08 mai 2010

On se demande comment Xavier Darcos a pu écrire une biographie de Mérimée qui était un putain d'enculé !

Écrit par : iPidiblue et la dictée de Mérimée | 08 mai 2010

(excusez-moi pour le "sentimentalisme", vous n'avez qu'à passer me voir à l'école, je vous présenterai de tout jeunes enfants dont les conditions de vie apitoieraient le plus sec des cœurs).

Ecrit par : catmano | 08 mai 2010

Ah catmano, vous découvrez l'effet "agreg d'anglais": on y rentre plus ou moins jeune et frais, on en ressort vieux et tout sec ;-) !

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Catmano, c'est la maman des poissons ... c'est pourquoi elle est toute humide d'émotions !

Écrit par : iPidiblue et la maman des poissons | 08 mai 2010

"Ah catmano, vous découvrez l'effet "agreg d'anglais": on y rentre plus ou moins jeune et frais, on en ressort vieux et tout sec ;-) !"
Ecrit par : julien | 08 mai 2010

Oh, vous savez, je n'ai pas attendu cela... la fréquentation d'un Céline, d'un Cioran et d'un Ph. Muray s'est chargée de faire le boulot bien en amont.

"Euh... Il ne s'agirait pas "d'évacuer", (qui me semble aussi faux sur le fond que méprisant sur la forme), mais de "proposer des filières techniques valorisantes". Me semble t'il."

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

I knew it! L'accusation de mépris n'a pas tardé. Elle ne tarde guère jamais, de nos jours.

"Alors oui, quelques-uns réussiront vraiment, et ce sera intolérable. Les mots "mépris", "élite" ou "fasciste" surgiront."
Ecrit par : dickens | 07 mai 2010

Cet emploi du mot "mépris" à notre époque, comme du mot "nauséabond" d'ailleurs, mériterait une étude approfondie.

On y découvrirait que ne pas être d'accord avec une idée, c'est toujours "mépriser" son interlocuteur, et que ce soi-disant "mépris" qu'on nous sert à toutes les sauces est un crime contre l'humanité aux yeux du camp du Bien qui prône, du soir au matin, la tolérance... mais qui ne tolère que la tolérance, justement.

Sans parler de la haine de la haine, qui nous offre à longueur d'Inrocks, de Télérama et blogs de profs, des gens qui nous explique, avec toute la haine du monde, qu'ils sont contre la haine.

C'est, comme dit Kundera, l'époque des "paradoxes terminaux".

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

*expliquent, sorry

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Reprenez votre dictionnaire, Dickens... Et arrêtez d'être de mauvaise foi, et de jouer les martyrs, (ou les Zemmour, fini, il s'est grillé, même avec sa clientèle de "faux politiquement incorrects...)". Assumez-vous, vous avez écrit quelque chose d'inélégant. Point barre.

Alors, Cadichon, on se réveille ? ;-)))
Et puis je m'en fous, après tout; je trouve "qu'une majorité" suivie du pluriel, c'est comme "un espèce de tracteur", ça ne sonne pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

@dickens

Vraiment, l'humour et vous ça fait deux... c'est quoi votre problème ? Arrêtez de monter sur vos grands chevaux 5 minutes, que diable...

Écrit par : julien | 08 mai 2010

"Oh, vous savez, je n'ai pas attendu cela... la fréquentation d'un Céline, d'un Cioran et d'un Ph. Muray s'est chargée de faire le boulot bien en amont."

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Pensez un peu par vous même ! Ne vous réfugiez pas absolument derrière des icônes, aussi valables soient-elles.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

"Des instits qui jouent au djembé toute la journée ..."
Ecrit par : Dickens

Chevreuil, instit depuis 1984, n'en a jamais rencontré.
Vous en connaissez personnellement ou vous faites dans la caricature type Fig-Mag ?

PS : Salut, Cat !

Écrit par : chevreuil | 08 mai 2010

Et puis il faudrait vous assumer un peu: vous êtes quand même vieux jeu, et moi j'ai sans doute tort de ne pas m'intéresser plus en détail à la culture "classique"... j'assume, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire (mais les (mauvais) souvenirs du CAPES sont encore vifs pour que je me remette aux classiques sans en éprouver une certaine aversion).

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Et avant que vous ne "m'interceptiez au vol", j'ajouterais Shakespeare n'est pas le pire de ces souvenirs...

Écrit par : julien | 08 mai 2010

CS : je ne suis pas du tout en position de martyr, mais vous ne pouvez pas m'empêcher d'être sensible aux évolutions de la langue et aux expressions favorites de l'époque.

Quant à Zemmour, vous faites erreur. N'est-il pas toujours en poste au Figaro et ailleurs ? Grâce aux lettres de ses lecteurs ?
Le scandale autour de ses propos récents a fait de ses sympathisants de véritables fans (avec un retour au sens étymologique de "sympathie"). Et c'est un fan-club qui ne lâchera pas de sitôt.

Cela dit je ne pense rien de Zemmour, j'aime le voir à la TV, il est divertissant, mais j'ai essayé de lire son "Mélancolie française"... que j'ai trouvé illisible, mal rédigé, mal amené. Sans doute ne s'improvise-t-on pas historien...

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

"Des instits qui jouent au djembé toute la journée ..."
Ecrit par : Dickens
Cette idée vient d'un message de "Cat".

"Pensez un peu par vous même ! Ne vous réfugiez pas absolument derrière des icônes, aussi valables soient-elles."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Le Lion n'est-il pas fait de mouton assimilé ?
Alors soit, je vais arrêter de lire, citer des auteurs, essayer de comprendre en quoi leurs écrits me permettent de comprendre ce qui se passe, et me mettre à danser, à faire du roller, à regarder la Nouvelle Star, et aussi à organiser une campagne pour la paix et l'amour, contre la guerre et le racisme, et faire de mon esprit, comme Charles Bovary, un trottoir sur lesquelles les idées de tout le monde se promènent.
Ah mais non, encore une référence littéraire (à laquelle je ne pige naturellement rien, vu que c'est juste une icône) !

Et comme ça je serai éternellement jeune et je rédigerai des messages en Globish, ce qui fera de moi l'ami de Julien, et surtout je ne serai inspiré par rien d'autre que par les bons sentiments, un vrai petit con-structiviste, condamné au bonheur.
Cela convient-il, ô Maître ?

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

CS : je ne suis pas du tout en position de martyr, mais vous ne pouvez pas m'empêcher d'être sensible aux évolutions de la langue et aux expressions favorites de l'époque.
Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Il n'y a pas de fumée sans feu. Cette "haine de la haine" ne sort pas de nulle part: je crois qu'après deux guerres mondiales et une froide (et je ne parle pas du moyen orient); je crois que les gens en ont tout simplement eu marre de se battre et de se faire étriper au nom d'idéologies diverses et (a)variées.

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Et comme ça je serai éternellement jeune et je rédigerai des messages en Globish, ce qui fera de moi l'ami de Julien

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Ouais c'est ça... over my dead body !

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Bah si c'est la valeur que représente l'agreg à vos yeux...
Arrêtez de délirez: le globish c'est utile pour ceux qui ont besoin de l'anglais vite fait dans leur travail ou pour le tourisme, mais c'est plus qu'insuffisant pour ceux qui en ont besoin pour communiquer réellement et à un niveau élevé.
Ayez un minimum de bon sens pour une fois: un employé de la poste a besoin en priorité de savoir répondre aux questions "terre à terre" des clients, avant de savoir la différence entre une métaphore et une hyperbole.

Écrit par : julien | 08 mai 2010

"délirer"

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Eh ben voilà ! dès qu'en a les yeux tournés un moment, il y a le petit Julien et le petit Dickens qui en profitent pour s'en donner un bon cul dans le derche ! Putain de garnements, vous allez vous faire tirer les oreilles par Mama Catamano !

Écrit par : iPidiblue et la maman des poissons | 08 mai 2010

"un bon coup dans le derche" ma langue a fourchu !

Écrit par : iPidiblue et la maman des poissons | 08 mai 2010

Tiens, c'est marrant Julien, vous nous parlez de ce même employé de la poste qui n'a pas besoin de lire La Princesse de Clèves non plus. Décidément, les postiers n'auront guère l'occasion de "confier la mise en forme de leur destin à la littérature."

Allez, no hurt feelings j'espère, moi je bien être votre ami, vous emprunter vos Isaac Asimov, puisque vous le trouvez si bon, et vous emmener voir une représentation d'Hamlet à l'occasion.

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

iPidi, je ne sais pas à quoi il ressemble, mais j'ai comme l'impression que dickens n'est pas mon genre. Mon truc, ce sont les rugbymen (pour le plaisir des yeux) ou les geeks (pour leur côté lunatique/asocial) ;-)

Écrit par : julien | 08 mai 2010

"un bon coup dans le derche" ma langue a fourchu !

Ecrit par : iPidiblue et la maman des poissons | 08 mai 2010

Lapsus révélateur ?

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Tiens, c'est marrant Julien, vous nous parlez de ce même employé de la poste qui n'a pas besoin de lire La Princesse de Clèves non plus.

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Non, je dis juste qu'il faut d'abord qu'il apprenne à lire avant de se plonger dans La Princesse de Clèves.

Allez, no hurt feelings j'espère, moi je bien être votre ami, vous emprunter vos Isaac Asimov, puisque vous le trouvez si bon, et vous emmener voir une représentation d'Hamlet à l'occasion.

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Very drôle, me is dead of laugh !

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Non, je dis juste qu'il faut d'abord qu'il apprenne à lire avant de se plonger dans La Princesse de Clèves.

Ecrit par : julien | 08 mai 2010

Ou si vous préférez: qu'il faut d'abord qu'on lui donne un minimum de connaissances de bases - et peut-être au passage le goût à la lecture - avant de lui demander de jouer les acrobates sans filets, ni entraînement.

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Je pense qu'on a compris, Julien. Et puis, ne vous fatiguez pas, vous savez très bien que ce n'était pas votre argument de départ.

"un employé de la poste a besoin en priorité de savoir répondre aux questions "terre à terre" des clients."
Ecrit par : julien | 08 mai 2010

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

« Un employé de la poste a besoin en priorité de savoir répondre aux questions "terre à terre" des clients, avant de savoir la différence entre une métaphore et une hyperbole. »
julien | 08 mai 2010

« Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! »
sarkozy | 23 février 2006

Écrit par : tailleboudin | 08 mai 2010

Découvert aujourd’hui cet écrivain Gilbert Keith Chesterton qui résume de façon fulgurante les déboires de l’éducation nationale :
« Le monde s'est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L'affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L'affaire des Conservateurs est d'éviter que les erreurs ne soient corrigées. »
Si la gauche passe on ira encore plus loin dans l’erreur et comme en 2007 on votera pour le camp adverse en espérant que les choses changent enfin…

Écrit par : philippe | 08 mai 2010

je rédigerai des messages en Globish :
"un trottoir sur lesquelles" dickens

On dirait que vous n'attendez pas le futur, dickens...

Écrit par : nicolas | 08 mai 2010

Ah, il y en a qui ont écouté Répliques ce matin !

Écrit par : dickens | 08 mai 2010

Bien l’bonjour chez vous !
Un bonjour tout particulier à tous « les copains du blog » qui se reconnaîtront sans aucun doute :O)) !

Ecrit par : catmano | 08 mai 2010

Je ne sais si je fais partie "des copains du blog", mais je suis fort occupée depuis hier avec un paquet de 60 lettres de petits enfants pauvres, si pauvres que certains ne mangent qu'un repas par jpur, qui fréquentent une école très exigeante et qui font leur petit bonhomme de chemin de façon impressionnante...

Je suis donc impressionnée...
Vous aurez bientôt l'explication de mon émerveillement...

Et vous constaterez que vos arguments et vos méthodes sont tellement évidents qu'on se demande pourquoi vous êtes presque la seule à les exposer et à les appliquer... suivie ou précédée des enseignants de là-bas...

Pourvu que ça dure... là-bas....
Chez vous, je n'en doute pas !!! ;-))

Écrit par : Maminou | 08 mai 2010

« Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! »
sarkozy | 23 février 2006

Ecrit par : tailleboudin | 08 mai 2010

Intérêt de cette intervention ?

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

J'adore quand on (tailleandouille + dickens) me fait dire ce que je n'ai pas dit (apparemment la mauvaise foi unie les esprits étroits).

J'ai donc dit: "Un employé de la poste a besoin en priorité de savoir répondre aux questions "terre à terre" des clients, avant de savoir la différence entre une métaphore et une hyperbole."

Et pas: "Un employé de la poste doit se contenter de répondre aux questions "terre à terre", et surtout ne pas savoir la différence entre une métaphore et une hyperbole"

Quand on ne veut pas comprendre...

Écrit par : Julien | 08 mai 2010

« tailleandouille »
Julien | 08 mai 2010

« Riflandouille », mon grand.

Écrit par : tailleboudin | 08 mai 2010

« tailleandouille »
Julien | 08 mai 2010

« Riflandouille », mon grand.

Ecrit par : tailleboudin | 08 mai 2010

Cela faisait longtemps que je n'étais pas venue ici ...

Quel plaisir de retrouver la cour de récréation de ma jeunesse !!!

Écrit par : Maminou | 08 mai 2010

Catmano, merci pour votre superbe témoignage.

Maminou, je devine ce que vous allez nous raconter, et je vous embrasse.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Tout de même, Dickens, comparez le niveau d'anglais d'un élève de grande école scientifique , type Arts et Métiers, d'aujourd'hui, et celui , absolument pitoyable (j'ai le prototype à la maison)d'un ingénieur de la génération précédente: peu de Skakespeare dans les deux cas, de toute façon.
Je n'ai pas non plus souvenir d'avoir bénéficié comme élève d'un enseignement particulièrement littéraire en anglais: dans les années 70, en Terminale, le programme était totalement "sociétal" (Women's Lib...).
C'était même déjà un enseignement ressenti comme concret et utilitariste (on faisait faire de l'allemand à ses enfants quand on appréciait la dimension culturelle de la langue). Toutes ces représentations des langues et de leurs apports, plus ou moins "communicationnels" ou "culturels" me semblent avoir disparu depuis belle lurette( mes filles germanistes n'ont guère entendu évoquer Goethe ou G.Grass).
Je regrette autant que vous ce laminage; je crois malgré tout qu'on peut toujours inciter nos élèves à se cultiver: n'ont-ils pas des CDI regorgeant d'ouvrages? Une collègue d'anglais, avec laquelle je voulais travailler sur de petis extraits d'E.Poe et des soeurs Brontë, m'affirme qu'il existe des versions collège "didactisées". Même si le terme est affreux, why not? Fred

Pourtant, je partage à peu près votre analyse.Cordialement

Écrit par : Fred | 08 mai 2010

"petits" extraits, of course. Fred

Écrit par : Fred | 08 mai 2010

D'ailleurs, pour élargir le propos à la littérature française, c'est vrai que notre HyperPrésident avait été bien mal inspiré de s'être attaqué spécialement à la Princesse de Clèves, cette merveille, mais ne soyons pas hypocrites: dans quelles classes de lycée, aujourd'hui, est étudiée une telle oeuvre?
Ce qui compte, c'est que des élèves à peu près vierges de toute connaissance littéraire sachent débiter les figures de style , et encore "métaphore" et "hyperbole", Julien, sont à peu près passées dans le domaine public. Fred

Écrit par : Fred | 08 mai 2010

D'ailleurs, pour élargir le propos à la littérature française, c'est vrai que notre HyperPrésident avait été bien mal inspiré de s'être attaqué spécialement à la Princesse de Clèves, cette merveille, mais ne soyons pas hypocrites: dans quelles classes de lycée, aujourd'hui, est étudiée une telle oeuvre?

Ecrit par : Fred | 08 mai 2010

Eh bien, détrompez-vous : la diatribe imbécile du petit Nicolas a amené nombre de profs à relire la Princesse, et à la faire en cours. Témoignages nombreux, récemment, sur un autre fil.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2010

Ce qui compte, c'est que des élèves à peu près vierges de toute connaissance littéraire sachent débiter les figures de style , et encore "métaphore" et "hyperbole", Julien, sont à peu près passées dans le domaine public. Fred

Ecrit par : Fred | 08 mai 2010

Tout le monde m'en veut ;-((
Bon plus concrètement: j'ai des clients (pas la majorité, mais un certain nombre) qui viennent me voir parce qu'ils savent très bien utiliser l'anglais dans des domaines pointus en rapport avec leur travail... mais se rendent compte qu'ils sont incapables de dire bonjour et au-revoir ou même de demander quelle heure il est.
Bref, en suivant le raisonnement de dickens, on aboutit un peu à la conclusion suivante: "il vaut mieux être capable de disserter sur Shakespeare que de savoir demander son chemin". Je ne suis pas d'accord, je pense que les deux sont importants, mais qu'il faut être sûr que les élèves savent demander leur chemin en anglais (exemple parmi tant d'autres) avant de leur apprendre à disserter sur Shakespeare.
Ça me paraît aller tellement de soi que je ne comprends pas ce qu'il peut bien me reprocher...

Écrit par : julien | 08 mai 2010

C'était même déjà un enseignement ressenti comme concret et utilitariste (on faisait faire de l'allemand à ses enfants quand on appréciait la dimension culturelle de la langue). Toutes ces représentations des langues et de leurs apports, plus ou moins "communicationnels" ou "culturels" me semblent avoir disparu depuis belle lurette( mes filles germanistes n'ont guère entendu évoquer Goethe ou G.Grass).
Ecrit par Fred.

Entièrement d'accord avec vous, Fred. Les lacunes des élèves étant très importantes, il est devenu quasiment impossible d'étudier, si ce n'est sous la forme d'un court extrait, une oeuvre littétaire en lycée, hormis, bien entendu, en section européenne ou internationale.

Écrit par : alain | 08 mai 2010

Petit témoignage sur l'anglais.
J'ai un grad frère, ingénieur, qui est parti travailler aux States, sans difficultés majeures, en 1989, à 35 ans, alors qu'il n'avait bénéficié que de quelques vagues "labos" d'anglais intensifs, lors de ses études à l'ESPCI. Il s'en est sorti très vite pour diriger son labo et ses techniciens et pour tous ses rapports professionnels, sociaux et amicaux. C'est une langue très facile à apprendre pour les besoins courants et techniques, semble-t-il. D'ailleurs, moi-même qui n'ai jamais étudié l'anglais, je lis sans problème majeur des articles professionnels en cette langue, pour peu qu'ils abordent un sujet que je maîtrise alors qu'il me faut un dico, une grammaire et de la patience, pour lire un mail de cinq lignes en russe (merci, Buntov ! ), langue que j'ai assidûment étudié durant mes sept années de secondaire.

Mais, il y a deux ans ( soit 20 ans d'immersion), il m'a annoncé avec fierté une grande victoire: lire Faulkner en V.O. et se régaler à pouvoir enfin discerner pourquoi il avait choisi tellle ou telle tournure de phrase. Ça, pour lui, c'était une sacrée victoire !

Je reconnais qu'il m'a fait baver d'envie...

Écrit par : dobolino | 08 mai 2010

étudiée, bien sûr. Toutes mes confuses !

Écrit par : dobolino | 08 mai 2010

Tiens, c'est marrant Julien, vous nous parlez de ce même employé de la poste qui n'a pas besoin de lire La Princesse de Clèves non plus. Décidément, les postiers n'auront guère l'occasion de "confier la mise en forme de leur destin à la littérature."



Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Y'a des postiers qui ont lu Trotsky, certainement Gorki et Lénine, Marx indubitablement, et leur ont confié leur destinée avec une réussite indéniable...

Écrit par : dobolino | 08 mai 2010

il faut être sûr que les élèves savent demander leur chemin en anglais AVANT de leur apprendre à disserter sur Shakespeare.
Ecrit par : julien

Pourquoi dans cet ordre ? Cela trahit votre conception des priorités, qu’on appréciera… Avant même cela, pourquoi cette division ? Ne vous êtes-vous pas demandé si Shakespeare pouvait être le chemin ?
Et le plus beau, de surcroît ?

Réflexion personnelle, en rapport avec ma lecture des ”Ghettos du gotha’’ :
Est-on condamné à avoir des goûts de chiotte parce qu’on est pauvre ?
La seule explication au goût des riches pour les belles choses vient-elle de leurs moyens financiers ?
(Nous n’évoquerons pas le cas particulier des nouveaux riches)
Ne défend-on pas ici l’accès à la beauté pour tous, moins évident pour les plus démunis socialement ?
Restez pauvre, Julien, si c’est trahir votre classe que d’initier vos élèves à la beauté.
La beauté est gratuite, il suffit d’y être sensible pour savoir la reconnaître (avec un peu d’aide parfois) et d’avoir envie de la partager.

Écrit par : Amaury | 08 mai 2010

je crois malgré tout qu'on peut toujours inciter nos élèves à se cultiver: n'ont-ils pas des CDI regorgeant d'ouvrages ?
Ecrit par : Fred

Incitez, incitez, Fred. Les CDI ont beau regorger, les ouvrages s’empoussièrent…

Écrit par : un documentaliste sans illusion | 08 mai 2010

Je ne "vous en veux pas", Julien, j'ai même abondé dans votre sens en essayant de tempérer la thèse de Dickens.
Good evening.

Écrit par : Fred | 08 mai 2010

Restez pauvre, Julien, si c’est trahir votre classe que d’initier vos élèves à la beauté.

Ecrit par : Amaury | 08 mai 2010

Utilisation concrète du terme "pauvre": pauvre type.

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Good evening.

Ecrit par : Fred | 08 mai 2010

I was actually joking ;-)
Have a nice evening, too!

Écrit par : julien | 08 mai 2010

@Armauri

Au passage, apprenez à lire: vous auriez alors su que je n'ai pas d'élèves... mais des clients ! Donc gardez vos leçons pour ceux que ça intéresse.

Écrit par : julien | 08 mai 2010

Y'a des postiers qui ont lu Trotsky, certainement Gorki et Lénine, Marx indubitablement, et leur ont confié leur destinée avec une réussite indéniable...

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2010

D'accord, exemple fort mal choisi... je prends note: ne pas s'acharner sur les postiers ;-)

Écrit par : julien | 08 mai 2010

@Armauri => @Amaury

Écrit par : julien | 08 mai 2010

je n'ai pas d'élèves... mais des clients !
Ecrit par : julien

Merci d’exister, julien. Nous avons tous besoin de gens comme vous. Moi aussi, j’achète des choses.
Ce que j’évoquais ci-dessus ne s’achète pas, donc si vous ne vous sentez pas concerné, c’est pas grave.

Écrit par : Amaury | 08 mai 2010

Ce que j’évoquais ci-dessus ne s’achète pas, donc si vous ne vous sentez pas concerné, c’est pas grave.

Ecrit par : Amaury | 08 mai 2010

Et vous n'avez strictement rien compris, donc.
Allez, bonne nuit et aller donc fumer un bon joint avant d'aller au lit, ça vous détendra !

Écrit par : julien | 08 mai 2010

allez

Écrit par : julien | 08 mai 2010

"Pensez un peu par vous même ! Ne vous réfugiez pas absolument derrière des icônes, aussi valables soient-elles."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

"Le Lion n'est-il pas fait de mouton assimilé ?
Alors soit, je vais arrêter de lire, citer des auteurs, essayer de comprendre en quoi leurs écrits me permettent de comprendre ce qui se passe, et me mettre à danser, à faire du roller, à regarder la Nouvelle Star, et aussi à organiser une campagne pour la paix et l'amour, contre la guerre et le racisme, et faire de mon esprit, comme Charles Bovary, un trottoir sur lesquelles les idées de tout le monde se promènent.
Ah mais non, encore une référence littéraire (à laquelle je ne pige naturellement rien, vu que c'est juste une icône) !

Et comme ça je serai éternellement jeune et je rédigerai des messages en Globish, ce qui fera de moi l'ami de Julien, et surtout je ne serai inspiré par rien d'autre que par les bons sentiments, un vrai petit con-structiviste, condamné au bonheur.
Cela convient-il, ô Maître ?"

Ecrit par : dickens | 08 mai 2010

Il ne s'agit absolument pas de ça, et ce que vous faites s'appelle "faire l'âne pour avoir du son", (même si le lieu semble plutôt approprié pour ça). ;-)
Il s'agit simplement de ne pas "planquer" systématiquement ses propos derrière ceux des maîtres qu'on s'est choisis, même s'il est évident que ce sont eux qui nous guident, et heureusement !

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

qu'on s'est choisis
Pour un sourcilleux chez les autres, celle-là est bonne. Faut s'relire aussi de temps en temps, même à l'IUFM

Écrit par : proutant | 08 mai 2010

Les maîtres que nous nous sommes choisis???
C'est bon, non?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

oui, sacè frensai mè cè ps lamème persone

Écrit par : proutant | 08 mai 2010

Sur les (pseudo)sciences de l'éducation, dont Meirieu est le parfait représentant, j'ai trouvé cet article, avec lequel je me sens en parfait accord.

http://www.union-rationaliste.org/index.php/Les-Cahiers-Rationalistes/_-Sur-les-pseudo-sciences-de-l-Education-_.html

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010
---
C'est excellent, Anne-Marie !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

Pour "on", j'avais, il y a quelque temps, fait exactement la même remarque que "proutant", (le bien nommé ?)
On m'avions répondu, à fort juste titre, que, pour l'accord, on avions le choix, ("on" pouvant, en l'occurrence, être pris comme singulier ou comme pluriel
En effet, ils est à peu près certain que Dickens n'est pas seul dans son cas !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Ecrit par : catmano | 08 mai 2010

Suffisance, quand tu nous tiens.

Écrit par : ldp | 09 mai 2010

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Alias insupportable redresseur de torts, correcteur autoproclamé convaincu d'être irrésistible avec ses vannes téléphonées.

Écrit par : ldp | 09 mai 2010

ldp ?
Il y en a qui se couchent tard pour faire de l'entrisme…
Christophe, "faire l'âne pour avoir du son" sur bonnetdane, c'est effectivement très drôle.
Cela dit, sur l'apprentissage des langues, je ne vois pas de contradiction entre l'usage courant et le plaisir littéraire. N'avons-nous pas appris le français de la même façon — en CP, j'apprenais des Fables par cœur, et c'est même là que j'ai compris combien le Corbeau et le Renard était utile pour aller acheter le pain et dire deux mots aimables à la boulangère. Alors, bon, en anglais, on n'a pas forcément l'usage immédiat de la syntaxe d'Henry James ou le vocabulaire de Joseph Conrad, pour prendre des extrêmes, mais selon les milieux dans lesquels on évolue, il n'est pas mauvais de connaître l'un et l'autre — aussi bien Shakespeare que les nursery rhymes.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2010

Intérêt de cette intervention ? Ecrit par : Julien | 08 mai 2010

Piqûre de rappel pour 2012.

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Me semble t'il. Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010

Christophe, vous m'agacez...

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

oui, sacè frensai mè cè ps lamème persone Ecrit par : proutant | 08 mai 2010

Pluskacé, sortez découvert !

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Oui, Nicolas, mais j'aime quand vous m'apostrophez; ça nous fait un petit trait-d'union ... ;-)

Laissez, Jean-Paul, vous savez bien que la jalousie est un sacré moteur, même s'il nous fait aller furieusement en marche arrière, que notre brave "idp" l'a apparemment enclenchée avec enthousiasme.

Un sacré c..... sur Inter, ce matin... "L'autorité, c'est un pace conclu avec le jeune", et "le décrochage est une maladie nosocomiale de l'école".

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

"un pacte", évidemment...

Ils font fort, sur inter, ce matin; "il n'y a pas de savoir dans l'absolu", "l'enseignant doit accompagner l'usager dans sa recherche du savoir, le savoir est d'abord un acte de communication"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Bayrou sur Inter. Nul.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Un sacré c..... sur Inter, ce matin...
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Soyez positif, Christophe, faites-nous part de ce que vous lisez ou écoutez d’intéressant…
Au besoin, allez le chercher ailleurs que sur Inter…

Écrit par : enthousiasme | 09 mai 2010

Scusez mon apostrophe matinale, Christophe.
Si je vous dis que ce matin je me réveille avec un an de plus vous me comprendrez, sans doute...

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Cela dit, sur l'apprentissage des langues, je ne vois pas de contradiction entre l'usage courant et le plaisir littéraire.

Ecrit par : brighelli | 09 mai 2010

Moi non plus, d'ailleurs, mais "celui qui fait l'âne pour avoir du son" a l'air de croire que si... allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un agrégé d'anglais aigri (tiens ça ferait un bon sujet de thèse de psycho ça: "comportement lunatique et irrationnel chez le patient agrégé d'anglais aigri"). ;-)

Écrit par : julien | 09 mai 2010

Si je vous dis que ce matin je me réveille avec un an de plus vous me comprendrez, sans doute...

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Happy birthday !

Oh allez, "look at the bright side of life": la sagesse venant avec l'âge, un an de plus, c'est ça de sagesse en plus, non ?

Écrit par : julien | 09 mai 2010

D'après Marianne 2, les islamistes font censurer South Park...
Quel pouvoir !

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Ils font fort, sur inter, ce matin; "il n'y a pas de savoir dans l'absolu", "l'enseignant doit accompagner l'usager dans sa recherche du savoir, le savoir est d'abord un acte de communication"... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010


on se croirait à l'iufm !

il y a une délégation à FI ?

Écrit par : exTC | 09 mai 2010

Vous êtes sympa julien, mais un peu à côté de la plaque. Depuis mes 29 ans (fort lointain souvenir), une grande vague métaphysique m'a assaillie à la veille de sauter dans la trentaine, profond et sombre puits inconnu. Bien plombé la soirée. Plus de soirée depuis. Mais les amis ne m'ont pas abandonnée dans ma longue marche, la leur s'avérant sans doute plus légère. Donc un peu forcée d'en rire. RIDICULE de bout en bout. Mais buvons mes amis buvons, levons nos verres ! Quand je bois du vin clairet, amis tout tourne tourne tourne tou ou our ne aussi désormais je bois anjou ou arbois !

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Les CE2 de X sont sortis à Y pour visiter une entreprise qui fait des salades.

Globish disiez-vous ? C'est le "produit d'appel" de cette classe sur la 1ère page du site de notre école. No comment.

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Ok, ok, bon j'ai fait chou blanc... mais l'esprit y était, si, si !
Personnellement, il y a bien longtemps que je ne fête plus mes anniversaires entre amis... non pas que cela me déplaise ou quoique ce soit, mais juste que ça m'indiffère un peu. Cela reste quand même une occasion de faire une petite fête en famille (dans la mienne, les 3/4 sont nés le même mois, donc on fait un "tir groupé") et d'ouvrir une bonne bouteille !

Écrit par : julien | 09 mai 2010

Happy birthday, Nicolas — puisqu'on en est à parler anglais…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2010

Merci JP, je vois que vous êtes attentif à ce que j'écris. :-))

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Globish disiez-vous ? C'est le "produit d'appel" de cette classe sur la 1ère page du site de notre école. No comment.

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Bon, voilà mon point de vue (vous me direz ensuite ce que vous en pensez). Le Globish, c'est un peu comme le fast food; c'est de la tambouille pas cher et pas terrible, mais ça dépanne. Quand on n'a ni le temps, ni les moyens (financiers et/ou intellectuels), et bien au moins ça permet de s'en sortir à moindres frais... mais ça ne remplacera jamais la bonne cuisine !
Ce serait donc stupide de s'en contenter, mais si ça existe ce n'est quand même, à mon avis, pas par hasard.
Le problème ce n'est pas de le supprimer ou de lui faire la guerre (peine perdue, à mon sens), mais de lutter pour que les gens retrouvent le temps, les moyens et le goût d'apprécier les vrais bonnes choses... et à mon avis, il faut y aller doucement.

Écrit par : julien | 09 mai 2010

Bon anniversaire à vous, Nicolas ! Et souvenez-vous qu'il vaut mieux avoir l'âge de ses artères que l'âge de César Franck !

"on se croirait à l'iufm !
il y a une délégation à FI?"

Ecrit par : exTC | 09 mai 2010

Jamais entendu un tel discours ... Même à l'IUFM !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

"Soyez positif, Christophe, faites-nous part de ce que vous lisez ou écoutez d’intéressant…
Au besoin, allez le chercher ailleurs que sur Inter…"

Ecrit par : enthousiasme | 09 mai 2010

Hé ben !!! Je parle assez souvent de façons "enthousiasmée" de "Mezzo", en direct, ici, il me semble !! On me l'a même reproché !
Ceci-dit, vous avez raison... Mais la thématique traitée sur "Inter" ce week-end m'intéressait particulièrement, allez savoir pourquoi... ;-)
Et puis, sur cette chaîne, il y a aussi des choses enthousiasmantes !!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Mais je reconnais que le débat de ce matin avait de quoi rendre morose.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

et à mon avis, il faut y aller doucement.

Ecrit par : julien | 09 mai 2010

Ne serait-ce que de passer par le globish pour en montrer les limites (et casser cette idée selon laquelle "c'est suffisant").

Écrit par : julien | 09 mai 2010

Je suis d'accord avec Christophe : ne plus apprendre à écrire car il y a les ordinateurs pour cela, c'est comme ne plus apprendre à compter (les tables de multiplication, à jeter !) puisqu'il y a les calculettes pour cela.
Oser proférer de telles c... et les écouter sans y répliquer, c'est la perte absolue de tout bon sens.
France-inter est vraiment le zèro absolu.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2010

L'idée que le savoir n'existe pas, et que de toute façon, le rôle du professeur n'est en aucun cas d'en inculquer un, n'est absolument pas une lubie passagère proférée par quelques égarés, mais la doxa officielle depuis que les spécialistes de l'éducation ont découvert internet il y a quelques années et en ont fait leur veau d'or.
Il suffit de lire les articles de "pédagogues", d'assister à des "Journées de l'inspection" ou à des colloques sur la mise en place du socle commun, ou tout simplement de discuter avec son IPR, pour entendre ce même discours : le rôle du professeur n'est pas de transmettre un savoir, mais d'apprendre à apprendre : les savoirs, sans cesse mouvants (le savoir n'existe pas), sont disponibles sur internet, qu'il suffit d'aller consulter quand on a besoin d'une information. Le cerveau n'a donc plus besoin de s'encombrer lui-même.
Mon inspectrice, devant mes prétentions à donner une culture générale à mes élèves, a ainsi prononcé cette sentence sans appel : "Les connaissances, ça va, ça vient."

Écrit par : Anne M. | 09 mai 2010

@nicolas

Mais au fait, vous êtes donc née le même jour que Sir J.M. Barrie ?

Écrit par : julien | 09 mai 2010

Laisser l'apprenant s'approprier ses savoirs en tatonnant, ce n'est pas en soi si bête. MAIS ça prend un temps fou et en ces temps de crise, c'est un luxe que l'école ne peut vraiment pas se payer. Quand un gamin peut apprendre à lire en 3 mois, c'est balancer le maigre argent public par les fenêtres que de tournicoter autour de la lecture pendant 2 ou 3 ans.

Nos argentiers si prompts à serrer la ceinture (la nôtre), doivent s'aviser au plus vite de ce gaspillage et promouvoir des méthodes directes, rapides et gentiment frontales. Celui qui sait enseigne vite et bien à celui qui ne sait pas et voilà.

Pour les méthodes douces et babacool, voir les écoles privées.

Écrit par : Cunégonde | 09 mai 2010

Cunégonde, malheureusement les 63 pages du BO du CP indiquent bien la primauté de la méthode "directe" (mots lus d'un seul coup d'oeil) sur le "déchiffrage", qui est considéré comme un handicap, voire une tare.
On suit là les lubies criminelles de Charmeux et Foucambert. Rien ne change.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2010

"France-inter est vraiment le zèro absolu."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2010

"zéro"
Je suis totalement d'accord avec vous concernant le discours du "personnage" de ce matin... Mais hâtons-nous de ne pas généraliser !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

"un pacte", évidemment...

Ils font fort, sur inter, ce matin; "il n'y a pas de savoir dans l'absolu", "l'enseignant doit accompagner l'usager dans sa recherche du savoir, le savoir est d'abord un acte de communication"... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Bof, c'est le discours officiel que nous balance l'Inspection...

Quant à la beauté... Quel autre lieu pour la cultiver, l'appréhender, la retenir un peu, que chez soi, ou en voyageant, etc.?

La beauté exige l'exclusivité de l'attention portée sur elle. Elle est une affaire définitivement très-privée et ne se partage donc pas (ou alors avec grande difficulté: la beauté appelle un langage toujours neuf; elle est si aisément tirée vers le bas par les clichés dont usent les médiocres spirituels); elle ne se transmet pas; elle est un choc et un silence, avant tout un silence.

Il y a des profs, vraiment, qui veulent se faire seulement plaisir, en s'écoutant faire cours, en désirant instaurer une relation de pouvoir/fascination sur leurs élèves, grâce à la haute opinion d'eux-mêmes (se cachant derrière leur idée des fondements et de la finalité de la culture). Seulement, les pragmatiques - concurrençant les idéalistes souvent piteux et étant faussement prêts à bouffer des topinambours pour "défendre" la cause -, les pragamatiques les mangent, peu à peu (et pendent des tableaux de maître chez eux); cela ne fait pas trop mal, car la dévoration est si lente...

Écrit par : Pendariès | 09 mai 2010

Bon anniversaire, donc, Nicolas!

Écrit par : Pendariès | 09 mai 2010

cela ne fait pas trop mal, car la dévoration est si lente... QUE LES NERFS ONT LE TEMPS DE S'HABITUER AUX MORSURES.

Écrit par : Pendariès | 09 mai 2010

"Ils font fort, sur inter, ce matin; "il n'y a pas de savoir dans l'absolu", "l'enseignant doit accompagner l'usager dans sa recherche du savoir, le savoir est d'abord un acte de communication"... :-("

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Vraiment, Christophe, vous n'êtes pas in ! C'est pourtant top tendance ! Dans les nouveaux manuels de maths en seconde par exemple, dans la partie MPS (méthodes et pratiques scientifiques), tous les énoncés "Sujets d'exposés" commencent ainsi "Recherchez sur internet ..."

Nicolas, comme on est le lendemain, je vous souhaite un joyeux non anniversaire !

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2010

Ho mince, je n'ai pas vu la date: "Joyeux non anniversaire" aussi et vive Disney!

Écrit par : Pendariès | 09 mai 2010

« Un sacré c..... sur Inter, ce matin... "L’autorité, c’est un pacte conclu avec le jeune", et "le décrochage est une maladie nosocomiale de l’école".
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010 »

Oui ! C’était du lourd sur France Inter ce matin !
Gilbert Longhi, ancien proviseur reconverti en « chercheur en sciences de l’éducation », inénarrable promoteur d’un code de déontologie pour les enseignants, était invité à faire la promo de son dernier chef-d’œuvre.
Des perles à méditer pour diverses raisons car il semble que Longhi et ses interlocuteurs ne savent pas trop ce qu’ils disent :
« Ramorcer vers le savoir »
« C’est entre Freud et Mars, quand vous aurez dit que ça vient peut-être du complexe d’Œdipe et probablement aussi du milieu, vous aurez tout dit »
« Trouver des formules de raccrochage non dolosives et non expiatoires ».
« Autorité positive »
« Un certain nombre d’enseignants sont défectueux dans leur pédagogie »

Des gens de cette qualité, il faut les exporter !

Écrit par : Pierre Lariba | 09 mai 2010

J'avais oublié ces citations, et bien d'autres, Pierre. Mais, si j'avais voulu relater toutes les perles de cet énergumène, il aurait fallu que je maîtrise la sténo... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Dickens est un aigri
Ecrit par : Jeremy | 06 mai

allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un agrégé d'anglais aigri
Ecrit par : julien | 09 mai

Je préfère m’élever vers les hautes régions, sur les neiges, pour y planer avec les aigres

Écrit par : Jonathan | 09 mai 2010

Je préfère m’élever vers les hautes régions, sur les neiges, pour y planer avec les aigres

Ecrit par : Jonathan | 09 mai 2010

En général, un fruit qui devient aigre a plutôt tendance à descendre qu'à monter...

Écrit par : julien | 09 mai 2010

« Un certain nombre d’enseignants sont défectueux dans leur pédagogie »

Ecrit par : Pierre Lariba | 09 mai 2010

Est-ce qu'au moins on peut les échanger au SAV ?

Écrit par : julien | 09 mai 2010

@nicolas Mais au fait, vous êtes donc née le même jour que Sir J.M. Barrie ? Ecrit par : julien | 09 mai 2010

Eh non, Julien, un jour avant mais quelques années plus tard tout de même ...
Merci à tous pour vos souhaits. Votre bienveillante attention me touche. Mais le fond du problème n'est pas réglé... :-)))

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Oui ! C’était du lourd sur France Inter ce matin !
Gilbert Longhi, ancien proviseur reconverti en « chercheur en sciences de l’éducation », inénarrable promoteur d’un code de déontologie pour les enseignants, était invité à faire la promo de son dernier chef-d’œuvre. (Pierre Lariba | 09 mai 2010)

Je ne comprends pas comment il est possible de commenter cette intervention de Gilbert Longhi sur France inter ! Des phrases incomplètes ou n'ayant ni queue ni tête, un discours confus ponctué d'expressions pédagogistes faussement profondes... En gros, une pensée incohérente au service d'un discours totalement creux ! J'ai changé de station avant la fin de l'émission.
Bon dimanche à tous
Thierry

Écrit par : Thierry Venot | 09 mai 2010

Eh non, Julien, un jour avant mais quelques années plus tard tout de même ...

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Oui, désolé je m'en suis rendu compte à l'instant...

Merci à tous pour vos souhaits. Votre bienveillante attention me touche. Mais le fond du problème n'est pas réglé... :-)))

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Le sera-t-il un jour ? :-((

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

http://www.union-rationaliste.org/index.php/Les-Cahiers-Rationalistes/_-Sur-les-pseudo-sciences-de-l-Education-_.html

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2010

Merci pour ce lien Anne-Marie.

Thierry

Écrit par : Thierry Venot | 09 mai 2010

" Des formules de raccrochage non dolosives et non expiatoires"

Je me perds en conjectures ... Le monsieur confondrait-il "dolosif" et "douloureux" ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2010

Tout est perdu ..; tout est sauvé ! Même Manuel Valls ne dit pas non à la rigueur ....

Écrit par : iPidiblue non, non tout mais pas ça ! | 09 mai 2010

Prenez-en de la graine les aminches ! L'exemple vient de haut, un tour de vis et ça repart ....

Écrit par : iPidiblue Zébulon ! | 09 mai 2010

J'ai changé de station avant la fin de l'émission.
Bon dimanche à tous
Thierry

Ecrit par : Thierry Venot | 09 mai 2010

J'aurais dû aussi... C'était effectivement démoralisant, et insupportable.
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=2&ved=0CB4QFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.curiosphere.tv%2Fvideo-documentaire%2F1-pedagogie%2F106781-reportage-comment-aider-les-eleves-decrocheurs%25C2%25A0&rct=j&q=gilbert+longhi&ei=HtDmS-3UB6OosQaKhrGdBg&usg=AFQjCNEDxYbT9QfBSVwuHHMJuSw46yFhBA
Majorer le rêve*...

Et, pour les "amateurs" de Meirieu, vous en avez deux pour le prix d'un... Ames sensibles s'abstenir...

*Ca donne envie de lui "minorer le portrait", à ce sinistre.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Quand je bois du vin clairet, amis tout tourne tourne tourne tou ou our ne aussi désormais je bois anjou ou arbois !

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Tiens, vous êtes soprano ?

Moi c'est "le bon vin nous a rendu gais chantons oublions nos peines chantons !" ou "buvons bien là buvons donc à ce flacon faisons la a a guerre !".

Bon anniversaire.

Écrit par : catmano | 09 mai 2010

Le sera-t-il un jour ? :-(( Ecrit par : Julien | 09 mai 2010

Forcément ! :-))

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Oui Catmano. J'espère avoir un jour l'immense plaisir de chanter ce tourdion avec vous (et quelques autres, n'est-ce pas, Francis, Christophe, Mihaïlovitch, surtout si dugong nous prête sa forêt profonde. Car il faut toujours faire ce qu'on chante !

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Laisser l'apprenant s'approprier ses savoirs en tatonnant, ce n'est pas en soi si bête. MAIS ça prend un temps fou et en ces temps de crise, c'est un luxe que l'école ne peut vraiment pas se payer. Quand un gamin peut apprendre à lire en 3 mois, c'est balancer le maigre argent public par les fenêtres que de tournicoter autour de la lecture pendant 2 ou 3 ans.

Nos argentiers si prompts à serrer la ceinture (la nôtre), doivent s'aviser au plus vite de ce gaspillage et promouvoir des méthodes directes, rapides et gentiment frontales. Celui qui sait enseigne vite et bien à celui qui ne sait pas et voilà.

Pour les méthodes douces et babacool, voir les écoles privées.

Ecrit par : Cunégonde | 09 mai 2010

Et si on y ajoute la méthode "De l'écoute des sons à la lecture"* en GS, on doit même pouvoir réduire encore un peu les coûts en envisageant un retour aux 10 à 15 % d'élèves effectuant l'école élémentaire en quatre ans au lieu de cinq...
Je ne le fais plus parce que, comme disait Dickens, ils sont peut-être mieux en primaire que dans certains collèges, mais, raisonnablement, c'est faisable.

* : http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm

Écrit par : catmano | 09 mai 2010

Quelqu'un se souvient-il de la somme astronomique que notre bon ministre désire consacrer au retard de la France, quant à son équipement scolaire en informatique?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2010

Merveilles du frontal ringard: Momo, qui est né là-bas et se traîne en queue de classe depuis toujours, a ramassé un vrai 15 sur 20 à un contrôle sérieux sur les conjonctives et relatives en 3°. La dernière fois, il a eu 12 "Putain, je vais me l'encadrer celui-là" a-t-il dit. Voilà qui fait plus pour leur dignité qu'une séance de djembé.

Écrit par : Cunégonde | 09 mai 2010

Moi c'est "le bon vin nous a rendu gais chantons oublions nos peines chantons !" ou "buvons bien là buvons donc à ce flacon faisons la a a guerre !".

Bon anniversaire.

Ecrit par : catmano | 09 mai 2010

Eh bien !!!
Si Catmano se met à chanter des chansons à boire, c'est que le moral est bien bas ... ;-))

Écrit par : Maminou | 09 mai 2010

Eh bien !!!
Si Catmano se met à chanter des chansons à boire, c'est que le moral est bien bas ... ;-)) Ecrit par : Maminou | 09 mai 2010

Allons donc ! C'est la partie alto. Ce n'est pas si bas que ça...

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Dans ma chorale "de vieux", c'est du quatre voix mixtes... Mais avec trois voix féminines... Je vous dis pas l'acrobatie pour faire les arrangements, (même avec quelques voix "Jeannemoresques".)

Tiens, à propos d'arrangements (et de chansons à boire), j'en ai "commis" un à trois voix, sur: "l'eau ne fait rien que pourrir le poumon", s'il y a quelqu'un que ça intéresse... ;-)

Et, pour "la suite", un à quatre voix sur "la fille du métro", que "mes vieilles" chantes avec une volupté sans mélange !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Tiens, à propos d'arrangements (et de chansons à boire), j'en ai "commis" un à trois voix, sur: "l'eau ne fait rien que pourrir le poumon", s'il y a quelqu'un que ça intéresse... ;-)


Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Surtout pas...

Ne nous gâchez pas le plaisir de sentir couler dans notre gosier une bonee eau fraîche et pure... à Catmano et à moi qui sommes "copines" de beuveries de ce divin liquide...

Écrit par : Maminou | 09 mai 2010

Tiens, à propos d'arrangements (et de chansons à boire), j'en ai "commis" un à trois voix, sur: "l'eau ne fait rien que pourrir le poumon", s'il y a quelqu'un que ça intéresse... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

C'est celle du "gras jambon", celle-là ?

Alors non, merci.

Déjà le vin clairet et tout et tout, pour quelqu'un qui ne boit pas, c'est dur, mais alors, l'autre, avec le graillou en plus, elle m'a toujours achevée ;-) !
En plus, le chef de chœur l'adorait, j'ai dû la faire au moins quatre ou cinq fois en quinze ans de chorale ici ou là !

Écrit par : catmano | 09 mai 2010

allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un agrégé d'anglais aigri (tiens ça ferait un bon sujet de thèse de psycho ça: "comportement lunatique et irrationnel chez le patient agrégé d'anglais aigri"). ;-)

Ecrit par : julien (au sujet de dickens) | 09 mai 2010

Julien, comme vous êtes décevant...

Écrit par : dickens | 09 mai 2010

Je reviens pour rectifier et compléter : c'est celle du cervelas et du jambon !

Celle du gras jambon, c'est le Tourdion, bien sûr.

Toutes mes confuses.

Écrit par : catmano | 09 mai 2010

"mes vieilles" chantes Christophe Sibille

?

Écrit par : nicolas | 09 mai 2010

Bon, ben, je le remets à sa place !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

mes vieilles" chantes Christophe Sibille

?

Ecrit par : nicolas | 09 mai 2010

Très mauvais , l'alcool... pour l'orthographe...

Écrit par : Maminou | 09 mai 2010

Julien, comme vous êtes décevant...

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

Même pas mal :-))

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

Informatique à l'école.

L'Hexagone n'arrive qu'au 8e rang pour l'équipement informatique des établissements scolaires en Europe, et ne se place que 24e (sur les 27 pays de l'UE) pour les usages en classe. "Il est temps que la France (…) s’engage concrètement dans cette voie", écrit Dominique Paillé dans un communiqué. Pour le porte-parole adjoint de l'UMP, "le développement de l’usage du numérique dans l’éducation est une nécessité vitale au service de l’efficacité pédagogique et de l’égalité des chances.

Coût de l'opération? Au moins un milliard d'euros. Cette somme devrait être répartie entre l'Etat et les collectivités locales. Le projet devrait être notamment financé par les ressources du grand emprunt. Jean-Michel Fourgous propose aussi de baisser la TVA à 5,5% pour rendre plus accessible les outils numériques pédagogiques.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2010

en CP, j'apprenais des Fables par cœur, et c'est même là que j'ai compris combien le Corbeau et le Renard était utile pour aller acheter le pain et dire deux mots aimables à la boulangère.
JPB

Monsieur Brighelli,
Vous parlez souvent de la Fable "le Corbeau et le Renard" et d’autant plus que que vous passez la première heure de l'année à la décortiquer, je l'ai lu sur ce blog. Je suis curieux de savoir si vous avez ce cours par écrit, quelque part sur la toile ou si je puis me procurer un livre.
Merci pour une information
Eddie Mabillard

Écrit par : mabiche | 09 mai 2010

allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un agrégé d'anglais aigri (tiens ça ferait un bon sujet de thèse de psycho ça: "comportement lunatique et irrationnel chez le patient agrégé d'anglais aigri"). ;-)

Ecrit par : julien (au sujet de dickens) | 09 mai 2010
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Well, so Dickens is holder of the agrégation of English. On every occasion I'll write in English on this blog, please, Dickens, be so kind as to point out my mistakes in such a way that I improve my knowledge of this language. I like it a great deal.
It will be a refreshing exercise and will do you good. For once you'll have a tolerable pupil. (At least I hope so.)
I never notice hitherto that you are embittered. But then, who can say nowadays,"I am a teacher and very happy to teach English."?
:-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

J'ai écouté sur France Inter, samedi 8 mai, Natacha Polony et Philippe Mérieu.
Qui, chers amis, à votre avis, ai-je approuvé (chaleureusement)? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

Pardon, Je voulais dire Philippe Meirieu. Je n'arrive pas à mémoriser l'orthographe du nom de cet homme. Qu'il veuille bien me pardonner, s'il lit ceci. Je serai plus vigilant à l'avenir. (Je suis allé vérifier sur Google.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

Well, so Dickens is holder of the agrégation of English. On every occasion I'll write in English on this blog, please, Dickens, be so kind as to point out my mistakes in such a way that I improve my knowledge of this language. I like it a great deal.
It will be a refreshing exercise and will do you good. For once you'll have a tolerable pupil. (At least I hope so.)
I never notice hitherto that you are embittered. But then, who can say nowadays,"I am a teacher and very happy to teach English."?
:-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

With pleasure, Francis. Your written English looks excellent to me and I shall be glad to help you any time. Maybe "such a way that I can improve my knowledge of this language" and "I have never noticed so far that..." would be more correct, but then again you have nothing to worry about.

As for my being a supposedly "embittered" person, you are indeed wise enough to understand that there is no such thing about me.

English literature is no longer studied by French students, which to me is a pity. Based on that, some people who know nothing about me and who think that ordering sushis or making a reservation, rather than reading the great authors, is the ultimate way to learn a foreign language call me "embittered". But what can I do, really?

Kindest regards,

Écrit par : dickens | 09 mai 2010

Lu avec effroi un document envoyé par mon chef d'établissement. Il s'agit du "rapport Grosperrin", consacré à la mise en place du socle commun, dans le cadre duquel JPB a également fait l'objet d'une audition par une commission parlementaire
Cela ne commençait pourtant pas mal. Les premières pages esquissent un tableau concis mais juste du niveau des collégiens français. Et puis... la catastrophe. Le rapport souligne notamment l'irréversibilité du collège unique, puisque chaque élève devra maîtriser toutes les compétences du socle, il est désormais impossible d'instaurer une structure parallèle au collège(sic!). Il insiste ensuite en vrac sur la nécessité de mettre un terme à la fameuse constante macabre antibienne, sur le rôle accru de la pédagogie différenciée, sur l'importance toujours croissante du savoir-être(?) au détriment des connaissances et du savoir-faire etc... . Par ailleurs, le rapporteur insiste clairement sur la disparition programmée des notes chiffrées au profit de la seule évaluation par compétences, car, bien entendu, il ne faut surtout pas donner aux élèves et aux parents l'impression qu'une évaluation est un concours déguisé! J'ai également adoré ce reproche "bourdieusien" adressé au collège qui se considérerait comme un "petit lycée bourgeois"!
D'où vient donc cette haine inextinguible envers le savoir? Et pourquoi diable m'oblige-t-on à évaluer la personnalité de mes élèves, alors que je ne saurais m'en arroger le droit? Et que je n'ai ni les compétences ni la légitimité pour le faire?
J'aime enseigner car j'aime transmettre. J'aime voir des gamins progresser, même modestement, et apprendre des choses. Mais là, en toute franchise, ce rapport dépeint un métier qui n'est plus le mien. Pourtant, je ne suis pas un professeur en fin de carrière qui serait usé par les affres du métier, loin s'en faut. Est-ce grave, docteur?

Écrit par : alain | 09 mai 2010

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o'er vales and hills
When all at once I saw a crowd,
A host of golden daffodils

Dear Dickens, I learnt that when I was 16 in my lycée and still remember it very well. That does not prevent me from speaking the worst of globish when required, in the depths of Kerala for instance. Hold on! Literature is life and how do you say "Qui peut le plus peut le moins"?

Écrit par : Cunégonde | 09 mai 2010

D'où vient cette haine du savoir ? Il semble que nous entrions dans un monde où les différences de niveau culturel entre les êtres ne sont plus tolérables.

La culture, le savoir, c'est désormais chose entendue, n'ont plus à servir de guide, de repère, de référence absolue à notre civilisation. Les dernières personnes cultivées, qui s'inquiètent de cette mutation vers l'inculture, sont systématiquement décrites comme ringardes, dépassées, bourgeoises, aigries, méprisantes, voire fasciste, etc.

Notre civilisation a ainsi décidé d'en finir une bonne fois avec les différences de niveau culturel et de niveau de langue, pour ne plus admettre que les différences de revenu, les seules qu'elle tolère (et bien plus facilement qu'on ne le dit).

La jeunesse, par ailleurs, a atteint un niveau d'ensauvagement tel qu'avoir pour elle des objectifs intellectuels dignes de ce nom est devenu utopique, voire dérisoire. Si les élèves ne se battent pas trop et tolèrent d'attendre la fin de l'heure sans esclandre ni chaos, alors tout le monde est à peu près content.

On vous demande en effet d'évaluer les comportements plutôt que les connaissances, ce qui est impossible et n'aboutit qu'au "syndrôme de l'école des fans" : 10/10 pour tout le monde ! On ne veut plus de notes, donc on fait évaluer des choses inévaluables en demandant à tout le monde de "valider la compétence."

Le député Grosperrin ne fait que constater le désastre, et comme le désastre est un train en marche qu'on ne peut plus arrêter, alors il préconise l'accélération ! Et on continue de cacher le désastre avec tout ce qui peut servir : statistiques soviétiques, gadgets appelés "nouvelles technologies", bons sentiments, sciences de l'éducation, recherche de boucs-émissaires, etc. (liste à compléter)

Écrit par : dickens | 09 mai 2010

"D'où vient donc cette haine inextinguible envers le savoir? "

Ecrit par : alain | 09 mai 2010

Est-ce que ce ne serait pas simplement une jalousie de vieux, vis à vis de la jeunesse, et lui refusant l'accès au savoir don t eux-même ont bénéficié, et leur permettant, quoique décatis, de garder au moins une supériorité dans ce domaine?
La jalousie est un tel moteur universel que ça ne m'étonnerait qu'à moitié... :-(

Grosperrin avait animé un séminaire, dans une grand-messe à l'IUFM Orléans-Tours l'année dernière, (en octobre 2008), et il était également rapporteur de l'atelier auquel j'avais participé. Je m'étais frité avec lui, (gentiment), justement sur cet argumentaire qui consistait à vouloir mettre l'acquisition des savoirs (par les enseignants) avant la manière de les enseigner.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

J'ai confondu avec un autre, (également prof de sciences de l'éducation à Toulouse, ou à Montpellier, je ne sais plus)...
Mille excuses, il me semblait vraiment que "Grosperrin" était aussi son nom... :-(

Ceci-dit, celui-là est 5è dan de judo, il ne faut pas trop l'asticoter !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Based on that, some people who know nothing about me and who think that ordering sushis or making a reservation, rather than reading the great authors, is the ultimate way to learn a foreign language call me "embittered". But what can I do, really?

Kindest regards,

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

You certainly have a point: I don't know you, and still I have repeatedly labelled you "embittered" - even though I don't have much proof about this, I'll give you that.

But let me tell you this: I never EVER said that "ordering sushis" was "the ultimate way to learn a foreign language". I just said it was more useful than knowing each and every Shakespeare's plays, which is the bitter truth whether you like it or not.

Hence, I can at least tell you this very truth: you ARE a manipulative lier.

Have a good night.
Regards

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

Literature is life and how do you say "Qui peut le plus peut le moins"?

Ecrit par : Cunégonde | 09 mai 2010

Don't bother; I keep telling him this from the start but he wouldn't even try to understand nor consider !
We're just a bunch of "juste-mileuiste" and that's pretty much all he has to say about it.

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

"juste-milieuiste" de toute façon je peux bien l'écrire comme je veux, puisque ce n'est qu'un barbarisme.

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

@Francis Penin, professeur honoraire

Au fait, je ne reproche en aucun cas dickens d'être agrégé ou quoique ce soit (et puis qu'il soit vraiment aigri ou pas, en fait je n'en sais rien et je m'en moque un peu), mais son manque d'honnêteté intellectuelle et sa mauvaise foi, puisqu'il n'hésite pas à me prêter des propos qui ne sont pas les miens (et il le sait très bien).

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

Est-ce que ce ne serait pas simplement une jalousie de vieux, vis à vis de la jeunesse, et lui refusant l'accès au savoir don t eux-même ont bénéficié, et leur permettant, quoique décatis, de garder au moins une supériorité dans ce domaine?
La jalousie est un tel moteur universel que ça ne m'étonnerait qu'à moitié... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Non, je pense sincérement que votre analyse est erronée. Vous êtes, comme trop de gens, dans une vision binaire, simpliste, qui oppose les "méchants vieux" aux "gentils jeunes".

Et vous savez très bien que toute marge de manoeuvre gouvernementale, dans ce pays, s'arrête au moment où les lycéens sortent dans la rue. Alors arrêtez d'imaginer des vieux puissants qui conservent leur culture et leur pouvoir, jalousement, dans leur coin.

C'est moins le pouvoir politique qui est dominant que le pouvoir social. Et ce pouvoir social a fait de l'inculture pour tous sa grande conquête démocratique. De là est né le pédagogisme, magnifique argument politique pour plaire aux masses ravies d'êtres incultes et "modernes". Le pédagogisme n'est pas ce complot obscur ourdi par les forces du mal isolées, mais une réponse politique, un mensonge gratifiant, un opportunisme facile d'accès qui permet d'accompagner le désatre en le niant à grand renfort d'histoires.

Quelles que soient leurs convictions, leurs méthodes et leurs égarements, les professeurs, dans leur immense majorité, souhaient encore, au fond, transmettre des savoirs. Mais cette transmission devient de plus en plus difficile, tout le monde s'accorde là-dessus, et qu'on soit "pédago" ou "frontal", le niveau des élèves ne fait que baisser.

Transmettre des savoirs n'est pratiquement plus possible et le sera de moins en moins, car le savoir est considéré, par une partie majeure de la population, non plus comme un idéal à atteindre mais comme une insulte à l'égalité, voire à la démocratie.

Cette analyse a néanmoins un mal fou à être entendue, car la majorité des gens, placés en face d'une vérité dérangeante, préfèrent la nier en la déclarant fausse ou en cherchant des boucs-émissaires (complot pédagogiste, égoïsme des vieux, etc.)

Écrit par : dickens | 09 mai 2010

"juste-milieuiste" de toute façon je peux bien l'écrire comme je veux, puisque ce n'est qu'un barbarisme.

Ecrit par : Julien | 09 mai 2010

Non Julien, c'est un néologisme (dont je suis assez fier).

Écrit par : dickens | 09 mai 2010

D'où vient cette haine du savoir ?

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

De la haine et du mépris qu'ont eu pendant fort longtemps ceux qui avaient le savoir envers ceux qui ne l'avaient pas. La tendance s'est tout simplement renversée (ce qui est plutôt logique: on a tendance à haïr les gens qui vous haïssent).

Écrit par : Julien | 09 mai 2010

Ce que je ne comprends pas, dickens, c'est votre haine en retour pour tout ce qui ne fait pas partie des normes culturelles canoniques.

Vous admettez que l'on puisse faire de l'anglais pour autre chose que pour le plaisir de lire de la littérature anglophone et connaître par coeur le déroulement année après année du règne de Victoria ?

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2010

Non Julien, c'est un néologisme (dont je suis assez fier).

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

Désolé, votre agrégation ne vous donne pas autant d'autorité, je le crains.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Ce que je ne comprends pas, dickens, c'est votre haine en retour pour tout ce qui ne fait pas partie des normes culturelles canoniques.

Vous admettez que l'on puisse faire de l'anglais pour autre chose que pour le plaisir de lire de la littérature anglophone et connaître par coeur le déroulement année après année du règne de Victoria ?

Ecrit par : Jeremy | 09 mai 2010

Vous vous trompez, Jeremy. Je n'ai pas de haine pour ce qui n'est pas canonique, je pense simplement que l'Ecole devrait essentiellement être le lieu de la transmission de ce savoir canonique, car c'est sa vocation première et aussi le seul endroit où une telle transmission pourrait avoir lieu à une certaine échelle.

Une fois l'école finie, tout le monde est libre de regarder Secret Story et de lire Harry Potter.
Il y a l'Ecole et le reste... sauf que de nos jours, il n'y a plus beaucoup d'Ecole et beaucoup de "reste".

Écrit par : dickens | 10 mai 2010

But then, who can say nowadays,"I am a teacher and very happy to teach English."?
:-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 mai 2010

Me :-)) but then again, I only teach adults, so I'm somewhat cheating in a way...

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

je pense simplement que l'Ecole devrait essentiellement être le lieu de la transmission de ce savoir canonique

Ecrit par : dickens | 10 mai 2010

Non. A la rigueur le rôle du lycée et du supérieur, mais le rôle essentiel de l'Ecole c'est quand même avant tout d'assurer à tout le monde un minimum - ce qu'elle n'arrive plus à faire.
Ceci dit, quand on est persuadé que l'on peut apprendre l'anglais debase rien qu'en écoutant des conversations dans un aéroport, je ne suis pas très surpris de ce genre d'affirmation.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

J'ajoute qu'on peut naturellement faire de l'anglais pour autre chose que lire les grands auteurs, mais de nos jours les grands auteurs sont quasi-totalement absents des manuels et, en pratique, des cours de lycée.
Je trouve cela dommage que les élèves n'aient plus accès aux auteurs à l'école, car c'est le lieu privilégié d'une telle découverte.

Mais en effet, j'ai toujours vu l'apprentissage de l'anglais comme la possibilité, essentiellement, de goûter au bonheur de lire en VO les meilleurs auteurs anglophones. J'ai toujours trouvé cet objectif plus motivant en soi que d'apprendre l'anglais à des fins purement fonctionnelles.

Écrit par : dickens | 10 mai 2010

J'ai toujours trouvé cet objectif plus motivant en soi que d'apprendre l'anglais à des fins purement fonctionnelles.

Ecrit par : dickens | 10 mai 2010

C'est tout à votre honneur, mais pourquoi diable n'arrivez-vous pas à accepter que ce ne soit pas le cas pour tout le monde ? Pourquoi ce dédain envers les gens qui ont d'autres centres d'intérêts, d'autres objectifs ?

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Julien, lâchez-moi un peu les baskets, nous avons suffisament trollé le fil avec nos histoires d'anglais. Je me suis déjà expliqué cent fois, mille fois sur tout ce que vous me reprochez...

Et quand je parle de l'Ecole, je parle de l'école au sens large, de la maternelle au lycée.

Écrit par : dickens | 10 mai 2010

Monsieur Brighelli,
Vous parlez souvent de la Fable "le Corbeau et le Renard" et d’autant plus que que vous passez la première heure de l'année à la décortiquer, je l'ai lu sur ce blog. Je suis curieux de savoir si vous avez ce cours par écrit, quelque part sur la toile ou si je puis me procurer un livre.
Merci pour une information
Eddie Mabillard
Ecrit par : mabiche | 09 mai 2010

Ah, mais je n'écris pas mes cours, moi…
Envoyez-moi un mail privé, je vous en dirai deux mots. J'ai mis mon adresse un peu plus haut.
JPB
PS. Pour Alain, il faut remonter un peu pour avoir une idée du pourquoi de la haine de Grosperrin pour la culture : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/04/03/les-casseurs-de-thermometres.html

Écrit par : brighelli | 10 mai 2010

« each and every Shakespeare's plays »
Julien | 09 mai 2010

« [...] play », et non « plays ».
(Faut espérer qu'ils ne sont pas trop difficiles, vos « clients ».)

Écrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

"Est-ce que ce ne serait pas simplement une jalousie de vieux, vis à vis de la jeunesse, et lui refusant l'accès au savoir don t eux-même ont bénéficié, et leur permettant, quoique décatis, de garder au moins une supériorité dans ce domaine?
La jalousie est un tel moteur universel que ça ne m'étonnerait qu'à moitié... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2010

Non, je pense sincérement que votre analyse est erronée."

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

Je n'ai pas écrit: une jalousie "des" vieux, mais une jalousie "de" vieux... Ce n'est pas du tout pareil.
Comme disait Brassens, "le temps ne fait rien à l'affaire", et, plus récemment, Patrick Font: "il y a bien des jeunes qui sont aussi vieux que les cons.*
Et puis que ce soit vous, Dickens, qui me qualifiiez de "binaire" prête à sourire...
*Bégaudeau, par exemple, n'est pas si vieux, me semble t-il.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Et puis, "eux-mêmes... Fatigué, hier soir... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

*Bégaudeau, par exemple, n'est pas si vieux, me semble t-il.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Si vous avez envie de prendre un coup de sang, lisez dans le dernier Télérama "C'est quoi être jeune ?" d'iceluy Bégaudeau et d'une certaine Joyce Sorman (fille de Guy ???! C'est du beau... ).
Rien que l'intitulé fait peur, mais il faut croire que "Qu'est-ce qu'être jeune ?" est ringard et pas djeunn, justement.
Quant au contenu... Affligeant. Mon passage préféré est celui où FB et JS expliquent que chez "les jeunes" la "glandouille" est en fait de la "paresse active". Je peux donc affirmer sans risque de diffamer que Bégaudeau est un sacré branlo.

Écrit par : Françoise Guichard, mue par une sainte colère | 10 mai 2010

Le pire, Françoise, c'est que lui a certainement bossé, (et de la manière la plus "classique" qui soit, vraisemblablement), pour arriver là où il est.
"Cracher dans la soupe" à ce point mérite vraiment, (et vous savez que je ne suis pas violent), qu'on lui crache à la gueule.

P.S.: J'avais lu: "Françoise Guichard, nue... ... ". Sacrée méthode blogale !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

P.S.: J'avais lu: "Françoise Guichard, nue... ... ". Sacrée méthode blogale !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Pas sur la toile (de lin, oeuf corse) , Christophe !!
;-)))))))

Écrit par : Françoise Guichard, vëtue de probité candide et de lin blanc | 10 mai 2010

(Faut espérer qu'ils ne sont pas trop difficiles, vos « clients ».)

Ecrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

Merci taillecrétin, c'est trop aimable à vous.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Transmettre des savoirs n'est pratiquement plus possible et le sera de moins en moins, car le savoir est considéré, par une partie majeure de la population, non plus comme un idéal à atteindre mais comme une insulte à l'égalité, voire à la démocratie.

Cette analyse a néanmoins un mal fou à être entendue, car la majorité des gens, placés en face d'une vérité dérangeante, préfèrent la nier en la déclarant fausse ou en cherchant des boucs-émissaires (complot pédagogiste, égoïsme des vieux, etc.)

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010

"En août 2009, 71 % des Français interrogés dans le cadre du sondage de l’Institut CSA sur l’opinion des Français sur l’école maternelle et l’école primaire estimaient que l’école élémentaire – du CP au CM2 – fonctionnait bien en France."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 mai 2010

J'aime enseigner car j'aime transmettre.

Ecrit par : alain | 09 mai 2010

De l'acte de transmettre on ne voit plus de nos jours que le côté positif, celui de l'envoi. Et on néglige le côté négatif, celui du dessaisissement.
Pour qu'il y ait transmission il faut que la génération qui reçoit le message à transmettre accepte de s'en déssaisir. Hegel dit que les parents doivent mourir en leur enfant, contempler en lui leur propre suppression dialectique.
La transmission scolaire est en panne par le fait que la génération des Bégaudeau n'est pas en mesure de lâcher le morceau, de se séparer de ce qu'elle a de plus précieux: l'enfance, l'éternelle enfance du désir. Pour la raison que cette génération elle-même n'a pas reçue de celle qui a fait 68 les coups de couteau séparateurs.
Du coup la transmission scolaire s'apparente à une tentative vaine de bourrage de crâne, voire, pire à l'obligation faite aux élèves de prendre en charge eux-mêmes le travail d'auto-transmission.
Sur ce, bonne journée pédagogique à tous!

Écrit par : buntov | 10 mai 2010

Merci, Buntov... Vous avez dit ce que j'aurais bien voulu pouvoir formuler, et mille fois mieux que j'aurais pu le faire.
Ces propos me semblent définitifs.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Ce "jeunisme" est, en fait, un refus de mourir... Et de vieillir.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Du coup la transmission scolaire s'apparente à une tentative vaine de bourrage de crâne, voire, pire à l'obligation faite aux élèves de prendre en charge eux-mêmes le travail d'auto-transmission.
Sur ce, bonne journée pédagogique à tous!

Ecrit par : buntov | 10 mai 2010

Bien vu buntov !
Cette génération ne veut pas transmettre le savoir, car le savoir, c'est aussi le pouvoir. Elle veut garder pour elle la jeunesse, le savoir, le pouvoir ...

Écrit par : Florence | 10 mai 2010

Eh oui ! "Du côté de la barbe (et éventuellement de la moustache, grisonnantes l'une et l'autre…) est la toute-puissance…" Si Molière le dit…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2010

Le problème n'est pas de savoir si c'est mieux pour le plaisir des apprenants de faire à l'oral des dialogues d'anglais courant ou de lire Shakespeare et de travailler pas à pas et avec acharnement la grammaire, mais de savoir lequel des deux arbres portera les meilleurs fruits.
Pour moi, c'est sans aucun doute la méthode littérature-histoire-mythologie-grammaire-version-thème-lecture à haute voix qui, au vu du nombre d'heures imparties et de l'effectif des classes, donne le meilleur résultat, c'est-à-dire des bases solides. Pour le reste, la communication courante, un peu de volonté et le goût de l'aventure suffiront si ces solides bases sont acquises.
Je n'en démords pas !

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010


Petit souvenir personnel pour illustrer votre propos...

Notre fils aîné ayant fait anglais 2ème langue, nous avons pensé qu'un séjour en Angleterre lui serait bénéfique après la classe de seconde...
Il avait beaucoup d'appréhension étant vraiment encore peu avancé dans cet apprentissage.
Il a pu séjourner un mois chez un gentelman farmer chez qui il a aussi participé aux travaux agricoles...

Et voici sa réponse au téléphone, trois jours après son arrivée :
" Finalement, l'anglais, c'est facile, je comprends bien ce qu'on me dit, alors que j'avais très peur...
L'anglais qu'on apprend à l'école, c'est pour écrire des livres ou faire des conférences...."

Conclusion : cet anglais "académique" de l'école lui permettait aussi de comprendre et de parler l'anglais de la vie courante...

C'était il y a 20 ans et des poussières...

Écrit par : Maminou | 10 mai 2010

With pleasure, Francis. Your written English looks excellent to me and I shall be glad to help you any time. Maybe "such a way that I can improve my knowledge of this language" and "I have never noticed so far that..." would be more correct, but then again you have nothing to worry about.

As for my being a supposedly "embittered" person, you are indeed wise enough to understand that there is no such thing about me.

English literature is no longer studied by French students, which to me is a pity. Based on that, some people who know nothing about me and who think that ordering sushis or making a reservation, rather than reading the great authors, is the ultimate way to learn a foreign language call me "embittered". But what can I do, really?

Kindest regards,

Ecrit par : dickens | 09 mai 2010
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Thank you very much, Dickens. I have learnt steadily since 1991 in order to enable myself to speak to my future (by this time) son-in-law, because I was under the impression that he would never take the trouble to learn French in spite of the opportunity he had to do it easily with the help from my daughter who lives with him (they married some years after they met for the first time in 1991).
Je continue en français, ça va plus vite. Je suis contraint de réfléchir intensément pour écrire en anglais.
C'est le seul moyen de l'apprendre, il est vrai.
Ce que j'ai appris de l'anglais de la sixième à la terminale (de 1951 à 1958) ne m'a jamais permis de parler couramment cette langue. Il aurait fallu la pratiquer en dehors de la classe, avec des Anglais de préférence, ou avec des Français parlant l'anglais.
En 1991, j'entrepris de réapprendre l'anglais mais en allant plus loin que pendant ma scolarité. Pour cela je lus des romans d'Isaac Asimov achetés en Angleterre que j'avais déjà lus en français. Je me rendis vite compte que si je n'avais pas acquis les bases grammaticales de l'anglais au lycée, la tâche aurait été considérablement plus difficile, sinon impossible. Je tenais le roman original dans une main et la version française dans l'autre. Les débuts furent difficiles, mais comme j'avais toujours plaisir à lire les histoires de science-fiction d'Asimov, je me suis accroché. J'ai lu aussi trois ouvrages de vulgarisation scientifique de cet auteur.

("The Stars in their courses", dont je n'ai jamais trouvé la version française;
"Asimov's New Guide to Science" et "Extraterrestrial Civilisations" dont j'ai les versions françaises. Asimov était un auteur très talentueux de "popular science". Pour moi qui suis professeur de sciences physiques, c'était attrayant et souvent instructif. Pour un non-scientifique, c'est peut-être attrayant même si on ne comprend pas tout.)

Dans ma carrière de professeur, j'ai eu réellement du plaisir entre mon début en 1969 et 1976. Après cela, j'ai commencé à trouver que les choses se dégradaient. Puis cela s'est confirmé et n'a fait qu'empirer jusqu'à mon départ à la retraite d'une manière très désagréable : pour la première fois de ma carrière, un entretien avec le proviseur, le 25 juin 2000, qui me dit notamment :"La jeunesse n'est plus ce qu'elle était quand nous étions jeunes [il avait un an de plus que moi]. Nous devons nous adapter à elle." Là, je me récriai :"Non, monsieur le proviseur ! Mes élèves doivent s'adapter à moi ! Je suis un excellent professeur et la plupart de mes élèves sont des cancres. Et ce n'est pas à cinq semaines de mon départ à la retraite que je compte modifier d'un iota ma façon d'enseigner ou mon exigence de silence en classe." Un cancre me dit cette année-là, très ingénument :"Monsieur, pourquoi vous ne voulez pas qu'on parle pendant votre cours ? Les autres professeurs nous laissent parler !"

Tout cela à la suite d'une plainte d'une mère d'élève stupide. A en croire cette sotte et le proviseur clientéliste, j'aurais dû excuser tout élève dont le téléphone sonnait pendant mon cours, ce qui est arrivé une fois. J'ai ensuite interdit l'entrée de ma classe à un élève qui arborait ostensiblement son portable à la ceinture. Cela m'a été rapproché.
On voit ce qui s'est passé depuis 2000. Qui avait raison ?
So I retired in an embittered state of mind but, at the same time, I was relieved, as you imagine. Ever since, I have kept my interest in everything which is related to our job. I know very well that many people despise teachers, especially when their children are dunces. But, on some occasions, I met the parents of some bright pupils of mine, and they were heartily grateful to me. I told them, quite sincerely, that I was willing to share the merit with their children.
But, unfortunately, these bright pupils are not majority !
And dunces hate bright pupils as well as bright and demanding teachers.
Kindest regards.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 mai 2010

Du coup la transmission scolaire s'apparente à une tentative vaine de bourrage de crâne, voire, pire à l'obligation faite aux élèves de prendre en charge eux-mêmes le travail d'auto-transmission.
Sur ce, bonne journée pédagogique à tous!

Ecrit par : buntov | 10 mai 2010

Bien vu buntov !
Cette génération ne veut pas transmettre le savoir, car le savoir, c'est aussi le pouvoir. Elle veut garder pour elle la jeunesse, le savoir, le pouvoir ...

Ecrit par : Florence | 10 mai 2010

Je n'interprète pas ainsi les propos de Buntov. Ce qu'il explique a un rapport, je pense, avec le fait que notre démocratie égalitartiste milite de toutes ses forces pour son inculture (tout en demandant des diplômes). Tendez donc l'oreille aux manifestations lycéennes...

Enseigner est devenu difficile aussi et surout parce que la culture, tout le monde s'en fiche ou, plus précisément, personne n'en veut. Le détour douloureux (la médiation qu'elle exige) est devenu insupportable.

Face à la demande d'inculture et de diplômes du pouvoir social, le pouvoir politique a répondu par le pédagogisme (qui consiste à flatter l'inculture en lui tendant le miroir embellissant de la modernité) et en faisant tourner la planche à diplômes qui, comme la planche à billets, ne sert qu'à les dévaluer.

Écrit par : dickens | 10 mai 2010

Et puis, de toute façon, je suis bien persuadée que n'importe quel gamin de cinquième ou quatrième est cent fois plus motivé à découvrir l'anglais par les aventures de Robin Hood ou du roi Arthur, l'allemand par la légende de Siegfried, etc que d'apprendre d'abominables dialogues débiles sur le numéro de téléphone, l'adresse et la date de naissance de Traudel ou John.

Vous voyez tous ce que je veux dire.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Par ailleurs, Julien, l'école n'est pas un lieu strictement utilitaire, destinée à former des robots programmés. L'école est avant tout LE lieu où ouvrir les esprits à une vision plus ample du monde.
Pour apprendre la communication courante en vue d'un job, ça peut se faire ensuite ou ailleurs, en atelier intensif ou en immersion, et ça va très vite.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Cher Francis Penin,

Qu'est-ce que l'on peut faire pour vous ? Etes-vous allé voir Michel Onfray pour lui parler de ce traumatisme du téléphone portable et de la douloureuse relation que vous avez entretenu avec cette mère de famille ?
Vous savez que maintenant il n'est plus question d'aller voir des psychiatres, on peut seulement téléconsulter les philosophes médiatiques ...

PS Comment se fait-il que monsieur Brighelli ne publie pas ses cours ? Le centre national des lettres ne fait donc rien pour subventionner une édition de poche à portée de toutes les bourses ?

Écrit par : iPidiblue philosophe médian | 10 mai 2010

Eh bien, je suis complètement d'accord. Draguer Ygraine, ça vous a une autre gueule que discuter avec Betty…
http://en.sevenload.com/item/yt/qqq8b6NX9i8
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2010

Et on peut mieux fantasmer sur Siegfried ou le prince Oleg que sur Gerd qui habite à Köln et qui va voir Peter à Berlin.
Et je ne vous raconte pas l'exaltation à la lecture d'un texte sur le Bundesrat.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Et puis, après tout, il y a de très bons dialogues dans Anna Karénine ou Les Ames Mortes.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

En résumé, l'enseignement secondaire ne peut se cantonner aux ambitions de la méthode Assimil.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Je m'intéresse à Siegfried et Robin Hood, Brighelli à Ygraine... C'est ainsi

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Cela me fait penser à ma tante qui disait que quand elle sortait sans ses boucles d'oreille, elle se sentait complètement nue ... où va se nicher l'imagination féminine ?

Écrit par : iPidiblue philosophe médian | 10 mai 2010

Oui certains ont besoin de panoplies complètes pour s'envoyer en l'air ! Même parfois des trucs complètement ridicules en latex ... enfin c'est comme les émoticons cela ne se discute pas !

Écrit par : iPidiblue philosophe médian | 10 mai 2010

Par ailleurs, Julien, l'école n'est pas un lieu strictement utilitaire, destinée à former des robots programmés. L'école est avant tout LE lieu où ouvrir les esprits à une vision plus ample du monde.
Pour apprendre la communication courante en vue d'un job, ça peut se faire ensuite ou ailleurs, en atelier intensif ou en immersion, et ça va très vite.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010

Oui, oui, je suis 100% dans cette logique. J'ai juste dû forcer le trait pour faire face à la logique extrême (-iste ?) inverse.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

"P.S.: J'avais lu: "Françoise Guichard, nue... ... ". Sacrée méthode blogale !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010 "

Elle a bon dos la méthode globale, espèce d'obsédé!!!

Écrit par : christophe sixbites | 10 mai 2010

« La transmission scolaire est en panne par le fait que la génération des Bégaudeau n’est pas en mesure de lâcher le morceau, de se séparer de ce qu’elle a de plus précieux : l’enfance, l’éternelle enfance du désir. Pour la raison que cette génération elle-même n’a pas reçue de celle qui a fait 68 les coups de couteau séparateurs. Du coup la transmission scolaire s’apparente à une tentative vaine de bourrage de crâne, voire, pire à l’obligation faite aux élèves de prendre en charge eux-mêmes le travail d’auto-transmission.
Ecrit par : buntov | 10 mai 2010 »

Je suis d’accord, c’est le refus d’enseigner qui inspire les pédagogistes avec, pour camoufler ça, un déferlement de bons sentiments bien poisseux.
Et pourtant, un enseignant ne perd rien quand il enseigne, quand il donne. Seulement, ces gens-là, consciemment ou non, refusent de transmettre le savoir !
Ils enseignent quand même quelque chose, par exemple ce que les enfants apprennent au collège et qu’ils assimilent très vite :
« Tu ne fais rien, c’est très bien, tu passeras dans la classe supérieure. Tu ne sais rien, c’est génial, pas la peine de bosser. Tu n’es pas content de ton prof ? Tu as bien raison. Tu es perturbateur ou violent, on va en parler. »

C’est une sorte de mépris de classe, les pédagogistes refusent aux manants le savoir pour ne pas qu’ils les concurrencent, eux ou leurs enfants.

Écrit par : Pierre Lariba | 10 mai 2010

Dobolino, c'est bien pour ça que je parle de dosage.
Si on ne fait que du culturel, on produit des "élites handicapées" - hyper spécialisées, mais bien incapable de s'en sortir dans la vrai vie; mais si on ne fait que du communicatif chiant, on fait des robots qui au final n'ont rien à dire.
Je vais encore me faire traiter de [je ne sais quoi]-iste, mais je m'en fou; chacun fait ce qu'il veut chez lui mais je persiste à penser que l'apprentissage d'une langue, c'est comme celui de la musique: il faut du solfège, de la théorie et un minimum de connaissances en histoire de l'art, mais cela reste indissociable de la pratique.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

C’est une sorte de mépris de classe, les pédagogistes refusent aux manants le savoir pour ne pas qu’ils les concurrencent, eux ou leurs enfants.

Ecrit par : Pierre Lariba | 10 mai 2010

Bien vrai ! C'est une version moderne et hypocrite de "moi je travail pour ceux qui arrivent à suivre, et tant pis pour les autres".

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

On ne fait pas que du culturel, Julien, en abordant l'étude scolaire d'une langue par la littérature et l'histoire du pays. On s'appuie sur la culture du pays ou des pays qui usent de cette langue.
Attention à votre notion de culture et d'"élites handicapées" ! La culture n'est en rien réservée à une élite et n'est pas conçue pour sélectionner une élite. Et si les "élites" actuelles sont handicapées, c'est plus par manque de culture que par excès, hélas.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Ouais ! parfait Julien et vous soigneriez un peu plus vos messages en faisant des accords de genres et de nombres ce serait encore mieux !

C'est ben gentil de s'exprimer comme la mère Denis mais si on veut quitter son lavoir faut faire un effort, crénom !

Écrit par : iPidiblue ben vrai tout ça ! | 10 mai 2010

On nage dans la semoule depuis un bon moment déjà ! Quand est-ce qu'on atteint l'Amérique ?

Écrit par : iPidiblue ben vrai tout ça ! | 10 mai 2010

Julien, il serait bon que vous retrouviez ici-même l'histoire écrite par Robin inspirée d'un fait divers réel narré par moi-même. C'était l'histoire d'une élite de ma profession qui s'était acheté un des premiers grands écrans plats de télé pour mieux regarder le film Le Hussard sur le toît. Il était en extase devant ce film parce que, dans la scène de la poursuite dans Manosque, on voyait le mur de sa maison...
Il n'avait rien compris ni à Angelo ni à Giono et c'est plutôt grâce à ce type de vertu qu'il faisait partie de l'"élite".

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

On ne fait pas que du culturel, Julien, en abordant l'étude scolaire d'une langue par la littérature et l'histoire du pays.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010

Oui, oui, c'est vrai, mais je vais affiner mon propos alors: il faudrait sans doute retrouver un équilibre entre du culturel "désincarné" et du culturel qui s'inscrit dans une histoire.
Ce que je veux dire, c'est que je trouve aussi stupide d'apprendre Shakespeare pour apprendre Shakespeare, que d'apprendre l'alphabet anglais pour apprendre l'alphabet anglais. Il faudrait aussi s'intéresser à "à quoi ça sert" (ne serait-ce que d'être un peu moins bête ou juste se faire plaisir), et n'en déplaise aux pédagogistes, la culture c'est (très) utile.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

C’est une sorte de mépris de classe, les pédagogistes refusent aux manants le savoir pour ne pas qu’ils les concurrencent, eux ou leurs enfants.

Ecrit par : Pierre Lariba | 10 mai 2010
Il me semble que ce n'est pas tout à fait ça. C'est moins "théorie du complot" et plus odieux encore. Ils ne le leur refusent pas, ils les croient incapables de s'y intéresser ou d'y accéder.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Non, non Dobo pas compris Dobo ! C'était un émule de Proust et de son petit pan de mur jaune devant lequel Bergotte s'écroule de joie et met un point final à sa vie ! Est-il mort à la fin du Hussard votre camarade de promotion ?

Écrit par : iPidiblue et Bergamotte | 10 mai 2010

Je sais que ce que je dis fait très utilitariste (j'assume), mais je pense que ce n'est pas incompatible avec le besoin d'instruire et de s'instruire.
Et puis c'est mon travers de linguiste non littéraire à la base qui, je pense, me pousse un peu à vouloir tout rationaliser.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

On nage dans la semoule depuis un bon moment déjà ! Quand est-ce qu'on atteint l'Amérique ? crit par : iPidiblue ben vrai tout ça ! | 10 mai 2010

L'amer hic est déjà là...

Écrit par : nicolas | 10 mai 2010

Oui on a bien compris que si Julien était le dictateur en chef des études anglicistes on se mettrait tous à l'anglais d'aéroport saupoudré de quelques pages d'Agatha Christie et que si c'était Dickens on commencerait par Beowulf pour parvenir à Shakespeare deux décennies plus tard ... qu'il me tarde de connaître ce monde meilleur où Julien et Dickens alterneront au pouvoir suprême !

Écrit par : iPidiblue suprême de délices | 10 mai 2010

Non, non Dobo pas compris Dobo !
1)C'était un émule de Proust et de son petit pan de mur jaune devant lequel Bergotte s'écroule de joie et met un point final à sa vie !
2) Est-il mort à la fin du Hussard votre camarade de promotion ?

Ecrit par : iPidiblue et Bergamotte | 10 mai 2010
1) Puissiez-vous avoir eu alors raison !
2) ce n'était pas mon camarade de promo. Il n'est pas mort. Même pas mort de honte ...

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Vous savez, Dobo, qu'il y a des gens qui sont ivres de joie le dimanche en avalant un petit morceau de pain azyme sans odeur et sans saveur ? C'est leur petit pan de mur jaune à eux ... et vous voudriez leur enlever tout cela, je ne vous croyais pas si cruelle !

Écrit par : iPidiblue et Crudela | 10 mai 2010

Oui on a bien compris que si Julien était le dictateur en chef des études anglicistes on se mettrait tous à l'anglais d'aéroport saupoudré de quelques pages d'Agatha Christie et que si c'était Dickens on commencerait par Beowulf pour parvenir à Shakespeare deux décennies plus tard ... qu'il me tarde de connaître ce monde meilleur où Julien et Dickens alterneront au pouvoir suprême !

Ecrit par : iPidiblue suprême de délices | 10 mai 2010
L'idéal est de bénéficier durant les sept ans de secondaire de ces deux professeurs puis encore d'autres qui auront d'autres marottes et que ni les uns ni les autre n'est la bêtise de faire étudier la grammaire et la conjugaison par ORL avantque toutes les notions de base ne soient solidement acquises. Un peu d'ORL en Termùinale, c'est plutôt sympa, mais en langue étrangère en Sixième, Aïe !!!

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

n'aient
C'est moi qui vais mourir de honte ...

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

"notre démocratie égalitartiste milite de toutes ses forces pour son inculture (tout en demandant des diplômes). Tendez donc l'oreille aux manifestations lycéennes...

Enseigner est devenu difficile aussi et surtout parce que la culture, tout le monde s'en fiche ou, plus précisément, personne n'en veut. Le détour douloureux (la médiation qu'elle exige) est devenu insupportable.

Face à la demande d'inculture et de diplômes du pouvoir social, le pouvoir politique a répondu par le pédagogisme (qui consiste à flatter l'inculture en lui tendant le miroir embellissant de la modernité) et en faisant tourner la planche à diplômes qui, comme la planche à billets, ne sert qu'à les dévaluer."

Ecrit par : dickens | 10 mai 2010

"notre démocratie égalitartiste"... Joli lapsus !!! ;-)

A part ça, Dickens, c'est moi qui suis manichéen ??? "Tout le monde s'en fiche", "personne n'en veut"...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Nous n'avons jamais été plus assiégé de culture qu'aujourd'hui ... on se prend à rêver à la vie des pâtres dans Virgile et Théocrite !

Écrit par : iPidiblue bucoliquement vôtre | 10 mai 2010

"Il y a une fatalité sur les académies : aucun ouvrage qu'on appelle académique n'a été en aucun genre un ouvrage de génie. Donnez-moi un artiste tout occupé de la crainte de ne pas saisir la manière de ses confrères, ses productions seront compassées et contraintes (...).
Presque tous les artistes sublimes ont fleuri avant l'établissement des académies ou ont travaillé dans un goût différent de celui qui régnait dans ces sociétés (...)"

Voltaire

Écrit par : iPidiblue contre l'académisme | 10 mai 2010

Mais en effet, j'ai toujours vu l'apprentissage de l'anglais comme la possibilité, essentiellement, de goûter au bonheur de lire en VO les meilleurs auteurs anglophones. J'ai toujours trouvé cet objectif plus motivant en soi que d'apprendre l'anglais à des fins purement fonctionnelles.

Ecrit par : dickens | 10 mai 2010
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It now occurs to me that, in my last message, I forgot to tell you that I was reading "Pride and Prejudice", for the fourth time, and that I still enjoy it !
Il y a deux ans, je vis, en passant dans le salon chez moi ou chez ma fille, que la télévision diffusait un téléfilm dans lequel un gentilhomme élégant, de belle prestance, se déplaçait, seul, dans la foule assemblée dans une salle où l'on dansait. Visiblement, cela se passait au XVIIIème siècle à en juger par les costumes. Le jeune homme était physiquement séduisant, mais il était épouvantablement taciturne. Je ne vis que cela. Au passage, on me dit qu'il s'agissait d'une histoire intitulée "Orgueil et préjugés" (ou "Pride and Prejudice", si j'étais en Angleterre), mais j'avais autre chose à faire, et ne m'attardai pas.
Je crus qu'il s'agissait d'un téléfilm d'après un roman à l'eau de rose. Mais, depuis, j'ai réalisé que c'était l'une des plus belles histoires que j'ai lues au cours de ma vie modérément longue.
J'ai voulu m'aider de la version française, mais je suis mal tombé : les deux traducteurs ont très vilainement sauté des passages, dont un de neuf lignes ! Or, ce passage-là est difficile à comprendre pour un non-angliciste. J'étais furieux ! Depuis j'ai pu obtenir une traduction de ces lignes grâce à une lectrice de ce blog et lui en suis toujours reconnaissant.
Ce passage est le suivant (il se situe après que Darcy a quitté Elizabeth qui vient de l'informer de la fugue amoureuse de sa sœur Lydia avec l'infâme Wickham) :
"If gratitude and esteem are good foundations of affection ---
--- ,authorise her to seek the other less interesting mode of attachment."
Ce passage n'est pas essentiel à la compréhension de l'action. C'est typiquement une réflexion de l'auteur, d'ordre - me risquerai-je à dire - philosophique ?
Mais je trouve cette réflexion extrêmement pertinente.
Je suis persuadé que les inspecteurs d'anglais, unanimement, déconseillent cette lecture aux élèves de terminale, et suggèrent aux professeurs de faire étudier des textes moins littéraires.
Mais j'espère que dans l'enseignement supérieur - incluant les classes préparatoires - les professeurs font étudier ce roman extraordinaire à leurs étudiants. L'auteur a réalisé là un tour de force dans la construction de l'histoire sans omettre l'humour. (Est-ce qu'on appelle l'humour anglais ?)
Je crains fort que les consignes actuelles soient de faire lire des notices d'utilisation d'appareils ménagers plutôt que des grands ouvrages littéraires.
Quelle décadence, dans ce cas !
J'ai vu la production de la BBC réalisée en 1995. Elle dure près de six heures. Mais j'ai besoin des sous-titres anglais pour comprendre ce que disent les acteurs. Ma surdité commençante m'empêche d'entendre clairement les syllabes non accentuées, et je ne peux pas m'en passer comme une personne parlant anglais tous les jours. Ma curiosité m'incite à voir la version française car elle est réputée de très bonne qualité.
J'ai vu aussi un film d'une heure quarante minutes avec Keira Knightley dans le rôle d'Élisabeth. Mais ce film rétrécit l'histoire à l'excès. Et, dans l'ensemble, je trouve ce film insatisfaisant. (My daughter strongly despises it.)
Maintenant que je connais très bien l'histoire, je me prends à regretter que le téléfilm ne dure pas une bonne heure de plus car il y a des scènes décrites dans le roman qui auraient mérité d'y figurer.
Kindest regards to you, Dickens.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 mai 2010

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article_interactif/2010/05/06/la-grande-enigme-du-plaisir-feminin_1347704_3238.html

Voilà qui va donner du grain à moudre aux voyeurs !

Écrit par : iPidiblue sonographie en 3d du clitoris | 10 mai 2010

Savez-vous q'Angélina Jolie se dit bisexuelle ? A-t-elle atteint son point G avec un homme ou avec une femme ?

Écrit par : iPidiblue et Lara Croft | 10 mai 2010

Zut ! j'ai raté le point "u" !

Écrit par : iPidiblue et Lara Croft | 10 mai 2010

L'idéal est de bénéficier durant les sept ans de secondaire de ces deux professeurs puis encore d'autres qui auront d'autres marottes et que ni les uns ni les autre n'est la bêtise de faire étudier la grammaire et la conjugaison par ORL

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010

Oui en plus vous avez bien raison ! C'est exactement ce que je dis à mes clients qui veulent ne voir que moi (ou un/une autre formateur/formatrice); on a tous des façons de faire, des visions et des marottes différentes et il est important de varier "les plaisirs" ;-)
L'ORL, j'ai eu ma dose lors de mon (court) passage dans l'EN, on en revient très vite, rassurez-vous !

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

qu'il me tarde de connaître ce monde meilleur où Julien et Dickens alterneront au pouvoir suprême !

Ecrit par : iPidiblue suprême de délices | 10 mai 2010

Ah non, le pouvoir c'est pas mon trip... je préfère laisser ça à ceux que ça intéresse (à chacun son "kif") !

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Julien,


Est-ce qu'on peut atteindre le point G avec la langue ?

Écrit par : iPidiblue kiffe Julien | 10 mai 2010

Voici les exemples de sujets "agir en fonctionnaire de l'Etat".

http://media.education.gouv.fr/file/agir_fonctionnaire/82/8/agir_143828.pdf

Écrit par : this just out | 10 mai 2010

Est-ce qu'on peut atteindre le point G avec la langue ?

Ecrit par : iPidiblue kiffe Julien | 10 mai 2010

ça dépend: le point G d'un homme ou d'une femme ? ;-)

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Il y a juste une chose que je ne saisi pas: en quoi est-ce un si grand mal d'étudier des textes scientifiques (et je ne parle pas d'une notice, sachant qu'elles sont elles-mêmes des traductions de traductions) en anglais ET des textes littéraires ? Pourquoi un tel cloisonnement ?

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

"Est-ce qu'on peut atteindre le point G avec la langue ?"

Ecrit par : iPidiblue kiffe Julien | 10 mai 2010

Evidemment !!! Il suffit qu'elle soit assez longue !! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Tongue in check ! Heureusement que Sibille a l'esprit pratique ...

Écrit par : iPidiblue kiffe les bons plombiers | 10 mai 2010

Cher Francis Penin,

Qu'est-ce que l'on peut faire pour vous ? Etes-vous allé voir Michel Onfray pour lui parler de ce traumatisme du téléphone portable et de la douloureuse relation que vous avez entretenu avec cette mère de famille ?

Ecrit par : iPidiblue philosophe médian | 10 mai 2010
---
Cher iPidiblue,

Nul besoin de Michel Onfray ni de son meilleur ennemi, jamais rencontré de son vivant (Freud) !
Je n'ai jamais consulté de psychologue ou de psychiatre. Je me suis sorti d'affaire, en toutes circonstances difficiles sur le plan émotionnel (c'est arrivé souvent, s'en douterait-on ?), avec mon cerveau et ma rationalité. Ces deux derniers font bon ménage.
Et puis, vous savez, ça fait dix ans que j'ai rencontré pour la dernière fois cette femme stupide.
Mais je vous sais infiniment gré de votre sollicitude envers moi. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 mai 2010

Ah Bégaudeau… Le « mutin de Panurge », comme le dit assassinement Alexis Lacroix dans le dernier Marianne en reprenant Muray.

Qui ose dire « on retrouve le mépris qu’ont toujours eu les gens d’en haut pour (…) les êtres jugés inférieurs » alors que si quelqu’un méprise les jeunes*, en fait, c’est bien lui.

Car c’est du mépris que de les idolâtrer comme les fourmis pelotent les pucerons pour leur faire donner leur lait, de leur proposer une langue simplifiée (non, appauvrie) quand on est comme Bégaudeau un mandarin (certes au petit pied) outillé d’une langue complexe qui lui permet d’embabouiner les djeuns, de leur faire croire qu’ils sont ès-qualité le centre du monde.

Ce qui les dispense de sortir de leur nombril, d’aller voir ailleurs dans l’espace et le temps ce qui se passe, et notamment ce qui se trame chez x décideurs, x faiseurs d’opinion, pour les maintenir dans leur prison narcissique, pour les contenir sous leurs applaudissements dans un endroit où ils ne seront pas en nécessité de demander des comptes aux Bégaudeaux de l’état inférieur et inoffensif où on les maintient. « Aux » car il n’y a pas que lui : compter aussi les patrons de médias-« jeunes » (se souvenir de la Grande manif « NRJ »), les créateurs de marques et d’une façon générale de tous les gadgets budgétivores (le budget des parents, bien sûr).

* FB nous reproche notre « stupeur incrédule face à la jouissance du jeune qui casse une vitrine » (je cite Lacroix). Il serait drôle de voir la couleur de sa stupeur (ou de sa jouissance) si la vitrine était la sienne.

Écrit par : PMB | 10 mai 2010

Si Julien a des clients et non des élèves, ça change passablement la donne. Son offre doit coller à la demande, comme la mienne.
Hier, j'ai reçu un chien à tumeur splénique. J'ai fait tout ce qu'il y avait à faire pour poser mon diagnostic et monter mon offre de soin et, finalement, son maître a décidé de le piquer alors que rien ne prouvait que ce soit un hémangiosarcome. Le client est roi.
Par contre, il me semble que l'expression "l'élève au centre" fait ici contre elle l'unanimité.
L'école est là pour faire ce qu'il y a de mieux pour lui et je ne vois pas comment elle pourrait obtenir d'un ignorant son consentement éclairé ... Par contre, il est certain qu'elle doit gagner sa confiance et ce n'est pas en se déculottant qu'on gagne la confiance d'un enfant.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

Il y a juste une chose que je ne saisi pas: en quoi est-ce un si grand mal d'étudier des textes scientifiques (et je ne parle pas d'une notice, sachant qu'elles sont elles-mêmes des traductions de traductions) en anglais ET des textes littéraires ? Pourquoi un tel cloisonnement ?

Ecrit par : Julien | 10 mai 2010
Ce n'est pas "mal", mais ça emmerde une majorité large des moins de seize ans, et ce d'autant plus que leur niveau en sciences est encore très bas. Un texte littéraire bien choisi emportera une plus large adhésion.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2010

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20100406/18538/on-attendra-apres-plus-belle-la-vie

Au cas où on n'aurait pas lu cet excellent texte de Jourde.

Et le non moins excellent commentaire de Constantin Kaïteris.

Écrit par : PMB | 10 mai 2010

« taillecrétin »
Julien | 10 mai 2010

Enchanté, moi c'est « Tailleboudin ».
(Mais vous aurez beau détourner la conversation en recourant à l'insulte, cela n'empêchera pas que "each and every" demande à être suivi d'un nom singulier...)

Écrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

Je vous rappelle la préconisation de Claude Lucien Bergery : "taillez le crayon en langue de chat pour qu'il casse moins souvent et produise des lignes très fines" !

Il n'a pas dit en langue de pute !

http://books.google.fr/books?id=aO42AAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=claude+lucien+bergery&cd=4#v=onepage&q=langue&f=false

Écrit par : iPidiblue langue de chat | 10 mai 2010

(Mais vous aurez beau détourner la conversation en recourant à l'insulte, cela n'empêchera pas que "each and every" demande à être suivi d'un nom singulier...)

Ecrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

Je n'ai pas dit le contraire, mais vous êtes mal placé pour me parler de recours à l'insulte. Corrigez-moi sans les remarques déplacées et stupides, et on en reparlera.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Ce n'est pas "mal", mais ça emmerde une majorité large des moins de seize ans, et ce d'autant plus que leur niveau en sciences est encore très bas. Un texte littéraire bien choisi emportera une plus large adhésion.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010

Oui c'est vrai, je n'y avais pas songé.
C'est vrai que mes motivations premières pour apprendre l'anglais c'étaient les sciences, et non les lettres.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

j'avais donc été gentil avec "tailletruc" :)

ça me console.

sinon aujourd'hui grand messe avec mon inspecteur :

"vous êtes des animateurs" (ça c'est fait)

"plus de barèmes mais des curseurs"

"vous devez évaluer 4 compétences"

ite missa est...

Écrit par : exTC | 10 mai 2010

Si Julien a des clients et non des élèves, ça change passablement la donne. Son offre doit coller à la demande, comme la mienne.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2010

Oui, tout à fait: je dois fixer les objectifs avec mes clients, en fonction de leurs besoins immédiats (et non à long terme; je n'y peux rien, c'est pour ça qu'ils me paient), et tâcher de m'y tenir. Par contre je trouve hallucinant de voir que l'on essaie de singer cette approche à l'école: les enfants ne sont pas des clients, et encore moins des adultes !
Le lien que je fais avec l'école depuis le début est un simple constat du décalage entre ce que mes clients retirent de l'école et ce qu'ils devraient tous plus ou moins être capable de faire (ne pas être capable d'épeuler son nom après avoir fait parfois plus de 7 ans d'anglais me paraît tout simplement surréaliste...).

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

« ne pas être capable d'épeuler son nom après avoir fait parfois plus de 7 ans d'anglais me paraît tout simplement surréaliste... »
Julien | 10 mai 2010

... alors que ne pas savoir écrire « épeler » est tout à fait normal.

Écrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

... alors que ne pas savoir écrire « épeler » est tout à fait normal.

Ecrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

cf. plus haut, je n'aime pas me répéter.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

"vous devez évaluer 4 compétences"

Ecrit par : exTC | 10 mai 2010

Ils en ont enlevé six ??? Bonne nouvelle !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

Ben quoi ? épeler-jetée en compét c'est fastoche ...

Écrit par : iPidiblue langue de belle-mère | 10 mai 2010

Quand on n'aime pas se répéter, plutôt que d'être professeur il vaut mieux changer de métier ...

Écrit par : iPidiblue langue de belle-mère | 10 mai 2010

Epaulé-jeté l'élève au-dessus de votre tête et le rejeter le plus loin possible de l'école ... le faire par deux fois si nécessaire !

Écrit par : iPidiblue épaulé-jeté scolastique | 10 mai 2010

Quand on n'aime pas se répéter, plutôt que d'être professeur il vaut mieux changer de métier ...

Ecrit par : iPidiblue langue de belle-mère | 10 mai 2010

Tout à fait ! C'est bien pour cela que je suis formateur et pas professeur.

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

Vous ne seriez pas un peu aussi rhétoricien ?

Écrit par : iPidiblue et la sophistique | 10 mai 2010

Je ne sais pas... dites-moi qui je suis et je vous dirai qui vous êtes ;-))

Écrit par : Julien | 10 mai 2010

A titre indicatif, pour ceux que le confort des Lumières semble satisfaire et pour porter à la lecture de Feuerbach ou à d'autres "grands libérateurs" soit disant humanistes, qui ont conduit à la réduction sinon à la destruction de l'Homme, je suggère la lecture - pas pour paresseux, cela va sans dire- de Jean Borella, La crise du symbolisme religieux, éd. L'Age d'Homme 1990, et puis: Penser l'analogie, éd. Ad Solem, 2000.
Pour d'autres estomacs, pourquoi ne pas lire, afin d'être un peu moins crétins sur cette thématique, le chapitre 6 de Guy Bugault, l'Inde pense-telle?, PUF, 1994?
A propos d'Ecole: tous les signaux sont au rouge: durcissement des élèves, pertes de temps de plus en plus importante à faire de la discipline au lieu d'enseigner, impuissance des autorités -un bal masqué!-, grande glissade vers la confrontation dès le collège, etc... Misère des politiques complètement incompétents et/ ou hypocrites. Dommage, effrayant même, mais il faut que ça explose fort: l'édredon ne devrait pas faire long feu.

Écrit par : Adrastée | 10 mai 2010

"vous devez évaluer 4 compétences"

Ecrit par : exTC | 10 mai 2010

Ils en ont enlevé six ??? Bonne nouvelle !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010


ben nous sommes prof de maths / sciences, on dirait qu'ils nous ont fait un truc plus simple...

bref je vais animer à partir de demain matin... j'en suis tout content...

Écrit par : exTC | 10 mai 2010

PS. Pour Alain, il faut remonter un peu pour avoir une idée du pourquoi de la haine de Grosperrin pour la culture : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/04/03/les-casseurs-de-thermometres.html

Bonsoir Monsieur Brighelli, je vous remercie pour ce lien, qui éclaire rétrospectivement ma lecture du rapport Grosperrin (Ce patronyme a tout de même un côté délicieusement franchouillard, ne trouvez-vous pas?). Ledit député est évidemment un de ces représentant des pseudo-sciences de l'éducation qui, sous couvert d'égalitarisme, impose une politique criminelle, et je pèse mes mots.
Il est assez amusant d'établir un parallèle entre ce rapport et le discours de certains chefs d'établissement, qui, tout en donnant maladroitement l'impression d'être originaux, se contentent de reprendre tous les poncifs dudit rapport!

Écrit par : alain | 10 mai 2010

A propos d'Ecole: tous les signaux sont au rouge: durcissement des élèves, pertes de temps de plus en plus importante à faire de la discipline au lieu d'enseigner, impuissance des autorités -un bal masqué!-, grande glissade vers la confrontation dès le collège, etc... Misère des politiques complètement incompétents et/ ou hypocrites. Dommage, effrayant même, mais il faut que ça explose fort: l'édredon ne devrait pas faire long feu.
Ecrit par : Adrastée | 10 mai 2010

Apparemment, c'est effectivement en "bonne voie".

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2010

Excellente synthèse sur la crise de l'école par Cristine Tasin de Riposte Laïque :


http://www.dailymotion.com/video/xd7x3u_entretien-avec-christine-tasin_news

Écrit par : Amélie | 10 mai 2010

@Francis Penin.
Cher Francis,
1) je me suis délecté comme vous à la lecture de Pride and Prejudice, dont la première phrase

"It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife"

annonce l'humour à froid traversant tout le livre (les réponses finement ironiques de Mr. Bennet à l'arrivisme social de Mrs.Bennet, par Elizabeth interposée, sont elles-aussi des morceaux d'anthologie).

2) Je suis très heureux de constater qu'un professeur, hélas à la retraite, soit conscient de la beauté purement littéraire de nombreux textes scientifiques en langue anglaise.
Comment ne pas être touché par la beauté et la modestie de la description que fait Newton de sa contribution à la physique:

"I do not know what I may appear to the world, but to myself I seem to have been only a boy playing on the seashore, and diverting myself in now and then finding a smoother pebble or prettier shell than ordinary, whilst the great ocean of truth lay all undiscovered before me."

Y a-t-il un espoir que d'émouvants tels textes soient à une échéance raisonnable présentés à des lycéens français?

Écrit par : Attila Smith | 10 mai 2010

Que fait un gars de 21 ans dans un lycée ??????????

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/10/97001-20100510FILWWW00682-un-eleve-agresse-deux-de-ses-enseignants.php

Écrit par : nicolas | 11 mai 2010

manifs-spontanees-de-lyceens-contre-une-supposee-reduction-de-leurs-vacances
Ecrit par : nicolas

Je confirme : collègiens massés en ce moment devant mon établissement… Ils communiquent entre eux avec les nouvelles technologies, ils expriment leurs droits, conformément aux instructions officielles.
Qui s’étonne ?

Écrit par : Reporter | 11 mai 2010

Je confirme : collègiens massés en ce moment devant mon établissement… Ils communiquent entre eux avec les nouvelles technologies, ils expriment leurs droits, conformément aux instructions officielles.
Qui s’étonne ?

Ecrit par : Reporter | 11 mai 2010

Ils jouent aux grands, aux lycéens, qui eux-mêmes ont joué aux grands , aux étudiants, qui eux-mêmes ont joué aux adultes, qui ont passé beaucoup de journées dans la rue à manifester. Ce qui était très valorisant pendant de nombreuses années. Finalement, la transmission du goût de manifester a bien eu lieu.
Dans quelques années, ce sera dans les écoles primaires, les petits voulant faire comme leurs grands frères ...

Écrit par : Florence | 11 mai 2010

Y a-t-il un espoir que d'émouvants tels textes soient à une échéance raisonnable présentés à des lycéens français?

Ecrit par : Attila Smith | 10 mai 2010

Aucun.

Voici le témoignage d'un professeur d'anglais.

28 mai2008

Comme d'habitude! J'ai passé toute une année à ré-enseigner aux élèves de seconde les voix, les temps, la nature des mots, ce que signifie 'conjuguer' un verbe, comment trouver un sujet, un complément d'objet direct, comment apprendre une leçon de façon à la savoir 'pour la vie' et pas pour le devoir, je leur ai appris à se ranger dans le couloir, à se mettre debout avant le cours, à ne pas mâcher de chewing-gum,à enlever leur casquette, à ranger leurs écouteurs, à ne pas aboyer quand ils parlaient, à avoir des égards pour moi qui en avait tant pour eux, la classe a été un lieu de paix où on comprenait, où on pouvait redemander des explications aussi souvent qu'il le fallait... et c'est moi la réac...On se demande pourquoi les élèves sont en train de me quitter(c'est la fin des cours en lycée) en exprimant leur gratitude et leur souhait de me retrouver à la rentrée... Nous n'avons parlé pendant un an que de grammaire, de vocabulaire, de devoirs, d'exercices pour préparer les devoirs, pour corriger les devoirs, et qu'est-ce qu'ils ont aimé cela! Presque tous ont fait des progrès, mais ils viennent de si loin que chez certains, l'an prochain, cela ne se verra pas. Tout n'est pas réparable.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2010

C'est donner de l'eau au grain à moudre de Garafignoux à propos des gensses du sud, mais bon:

http://www.midilibre.com/articles/2010/05/09/A-LA-UNE-Humour-trash-sur-le-net-le-pion-conteste-son-licenciement-1221250.php5


"Édition du dimanche 9 mai 2010

GardHumour trash sur le net : le surveillant du lycée Camus conteste son licenciement
DR



Publié à 7 h - Mis à jour à 16 h 16 - Sur dailymotion, il brandissait un pétard et une kalachnikov et mettait en scène son dégoût de la feria. Ce pion du lycée Camus a été licencié.

Diffusé sur dailymotion, le site de partage de vidéos, le petit film à l’humour bien trash réalisé par Julien Combe, un pion, travaillant au lycée Albert-Camus n’a pas été du goût du proviseur. Résultat, en 2009, ce trentenaire en poste depuis seulement trois semaines dans cet établissement a été licencié. Motif invoqué : incitation à la haine et à la violence. C’était il y a un an.

Énième étape de ce feuilleton qui, depuis, a fait un sacré buzz sur le net, l’ancien surveillant via son avocat Eve Soulier, a contesté jeudi, son licenciement devant le tribunal administratif de Nîmes.

Le rapporteur public a conclu principalement au rejet de la demande de Julien Combe. En résumé, selon ce magistrat, cette vidéo laisse planer un doute sur le comportement du surveillant. Il apparaîtrait alors légitime, que le proviseur, à titre de précaution, ait rompu le contrat de travail. Des arguments qui ont fait bondir Me Eve Soulier. « Invoquer le principe de précaution est dangereux, insiste le conseil de Julien Combe. C’est un argument très subjectif. Julien Combe n’a pas eu de comportement dangereux dans le cadre de son travail. Il n’y a eu aucun manquement de sa part. C’est très limite de prendre en considération des faits qui ne relèvent pas du contrat de travail mais de la vie privée. »

« Je suis écœuré », déclare Julien Combe, qui depuis son licenciement, n’a toujours pas retrouvé un emploi. « Je rappelle que si on n’avait pas mis la main sur mon pseudo utilisé sur le net puis dénoncé au proviseur, cette affaire n’aurait jamais eu lieu. C’est ca qui me navre le plus. Certes, j’ai un humour un peu spécial. Mais au lieu de me suspendre, le proviseur aurait pu me convoquer pour en discuter. Là, cela a pris des proportions incroyables. Il y a une vraie psychose. Le proviseur a fait référence à des faits qui se sont déroulés sur des campus ou établissements scolaires aux Etats Unis. Les policiers sont venus perquisitionner mon appartement. J’ai été licencié pour des choses que je faisais sur mes week-ends ou sur mes temps de loisirs.. C’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi… » Le tribunal administratif devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines. Comme un pied de nez, Julien Combe qui revendique ses idées anarchistes ou encore antisionistes et crie « au licenciement politique » a diffusé toujours sur dailymotion une parodie où il présente ses excuses. Avant un dernier bras d’honneur. Il devrait enfin apparaître dans un documentaire sur Canal + traitant des réseaux sociaux..


Cathy ROCHER
Dans la principale vidéo visée, Julien Combe brandissait un pétard puis une kalachnikov. Puis il revêtait une cagoule noire et lançait : "Je vais aller vider quelques chargeurs". Il sortait du champ de la camera. Sous fond feria, on entendait alors des rafales et des cris. "

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

"C'est donner de l'eau au grain à moudre de Garafignoux à propos des gensses du sud, mais bon" (Pendaries)

On me fout la paix, hein ?. J'ai décidé de ne plus intervenir ici. Je ne le fais ce jour que parce qu'un grossier personnage cite mon pseudo. Et en disant cela, ma colère s'est considérablement tiédie. Parce qu'en fait de gens du sud, ça me fend un peu le coeur de respirer le même air que Pendaries.

Écrit par : Garafignoux | 11 mai 2010

Excellente synthèse sur la crise de l'école par Cristine Tasin de Riposte Laïque :


http://www.dailymotion.com/video/xd7x3u_entretien-avec-christine-tasin_news

Ecrit par : Amélie | 10 mai 2010

Merci, Amélie, absolument TOUT s'y trouve !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2010

Que fait un gars de 21 ans dans un lycée ??????????

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/10/97001-20100510FILWWW00682-un-eleve-agresse-deux-de-ses-enseignants.php

Ecrit par : nicolas | 11 mai 2010
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En 1993, j'en ai eu un en terminale, qui s'est présenté au baccalauréat dans l'année de ses 22 ans. Un bon à rien, un voyou qui m'a empoisonné la vie (et celle des bons élèves). Le proviseur a refusé de le traduire en conseil de discipline (ce que j'avais demandé). Un seul collègue a soutenu ma demande. Le proviseur a réuni le conseil des professeurs (non pas le conseil de classe), où ce collègue a déclaré :"Il ne vient pas à tous mes cours. Il part au bout de deux heures, pendant la récréation, lorsque j'ai 4 heures d'affilée avec cette classe. Le lendemain il revient en me montrant de loin, avec un sourire narquois, une autorisation de rentrer en classe après une absence que lui donne la CPE. Il ne me donne aucune explication pour son absence qu'il s'autorise sans me demander la permission de quitter mon cours. Il ne m'en donne pas davantage le lendemain en me jetant à la face son bout de papier.Que vient-il faire au lycée ?"
Le proviseur l'a exclu trois jours. Trois jours de paix.
Il s'est présenté à toutes les épreuves du bac, mais a été éliminé dès le premier groupe d'épreuves, bien entendu.

Je suppose que les choses vont toujours aussi mal aujourd'hui. :-) ou :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

Me :-)) but then again, I only teach adults, so I'm somewhat cheating in a way...

Ecrit par : Julien | 10 mai 2010
---
Oh ! shocking ! you are cheating in every possible way !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

« Il s'est présenté à toutes les épreuves du bac, mais a été éliminé dès le premier groupe d'épreuves, bien entendu. Je suppose que les choses vont toujours aussi mal aujourd'hui. :-) ou :-(
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010 »

Les choses vont beaucoup mieux ! J’ai une élève fainéantissime qui n’est pas venue à partir d’avril et elle a eu le bac L. Les naïfs diront qu’elle a travaillé chez elle ;)), les réalistes savent qu’on peut avoir son bac en n’ayant rien foutu et en ayant un peu de chance.
Et maintenant au bac pro, les pôv’ chéris ont une épreuve de repêchage bidon ! Des fois qu’on dise qu’on méprise encore l’enseignement professionnel…
Ah, mais ? J’entends la musique du générique de Derrick, je ne sais pas si je vais continuer à corriger…

Écrit par : Pierre Lariba | 11 mai 2010

"I do not know what I may appear to the world, but to myself I seem to have been only a boy playing on the seashore, and diverting myself in now and then finding a smoother pebble or prettier shell than ordinary, whilst the great ocean of truth lay all undiscovered before me."

Y a-t-il un espoir que d'émouvants tels textes soient à une échéance raisonnable présentés à des lycéens français?

Ecrit par : Attila Smith | 10 mai 2010
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Merci, cher Attila Smith !
Je ne connaissais pas ce texte de Newton.
J'ai l'impression que je lis votre pseudo pour la première fois, ici.
En découvrant votre message par le haut, je croyais que la signature me serait familière, quoique depuis peu. Mais vous me semblez être un nouveau venu. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

Oh ! shocking ! you are cheating in every possible way !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

Am I ? Still, I'm quite proud of it, mind you ;-) !

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

@Francis Penin

I hate to admit it, but you made me want to read "Pride and Prejudice" again.
Curses !

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Je ne sais pas si certains sont au courant ou comment enseigner le “fait historique” :
« Nathalie Lanzi, professeure d’histoire-géographie au collège de la Couldre (Deux-Sèvres), qui accompagne depuis cinq ans ses élèves “volontaires et enthousiastes” aux cérémonies commémoratives et patriotiques, avait demandé à l’ancienne déportée d’Auschwitz de rédiger un texte que les élèves devaient lire le 29 avril dans le cadre de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, a-t-elle raconté au quotidien. Mais ce témoignage a heurté Michel Birault, ancien gendarme et adjoint chargé des affaires patriotiques.
Ida Grinspan y évoque son arrestation par trois gendarmes alors qu’elle avait 14 ans. La professeure a accepté, à contrecœur, de remplacer le mot “gendarmes” par “hommes”. »

Donc, des hommes ont arrêté certaines personnes en obéissant à un gouvernement. Celui-ci par volonté politique et/ou poussé par une puissance étrangère en position dominante, aurait pris certaines mesures envers des catégories particulières de la population.
Au moins, les enfants ne pourront pas dire qu’on ne leur a pas enseigné certaines choses.

Écrit par : Pierre Lariba | 11 mai 2010

Des enseignants menacent de faire grève des examens

Des professeurs de BTS d'Ile-de-France et du Nord menacent de faire une grève des examens s'ils n'obtiennent pas le paiement des indemnités de jury et le remboursement des frais qui leur sont dus depuis 2009.

Écrit par : INFO Le Monde 12 Mai | 11 mai 2010

Ah, Pride and Prejudice! J'y ai passé des heures vu qu'il était au programme de l'agreg l'année où je l'ai passée... avec le film dont vous parlez, cher Francis (votre anglais est remarquable, by the way. Mais que voulez-vous, avec la littérature, vous êtes allé à bonne école !)

Si la prose de Micawber, dans "David Copperfield" de Dickens est l'une des plus drôles de toute la littérature anglaise, la lettre de Darcy, en plein milieu de "P&P", est à mes yeux la plus belle de toutes.

C'est exactement cela qu'il faut donner en exemple aux élèves, si l'on veut leur apprendre à écrire une lettre... et à communiquer efficacement. Et non pas le modèle type de la "lettre de motivation" qui ne dit rien du tout, hormis des platitudes.
Grâce à sa lettre, Darcy prend le pouvoir et fait taire Elizabeth qui entre alors dans une profonde phase d'intériorisation. Elle se rend compte, contrairement aux IPR de langues, que rien ne sert de s'exprimer à tort et à travers tant qu'on a pas appris à lire, c'est-à-dire à intérioriser le monde, les personnes et les situations.

Véritable chef d'oeuvre d'éloquence, de forme, de persuasion, d'intelligence et de civilité, ce texte me conforte dans l'idée que la littérature à tout à nous apprendre, y compris aux postiers, car elle détruit, précisément, le baratin communicationnel du monde.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Secrétariat général de la HALDE
11 rue Saint Georges
75009 PARIS

Cher-e-s ami-e-s,

Internet est un vaste et irremplaçable espace de liberté, et doit le rester. Cependant, cela doit se faire en proscrivant tout propos ou attitude discriminatoire à l’égard de quelque minorité que ce soit.

Notre modeste budget, tout juste suffisant pour l’achat des trombones, petits fours et caisses de champagne ( ainsi que la fourniture d’escort girls de luxe aux présidents des nombreuses associations, MRAP, LICRA, SOS racisme, etc., sans lesquelles nous n’existerions pas ), ne nous permet pas d’intervenir directement dans ce domaine.

C’est pourquoi nous faisons habituellement appel à la bonne volonté des webmasters qui pratiquent, pour la plupart, une auto-censure parfaitement efficace.

M Brighelli, malgré nos requêtes, s’est montré hostile à cette démarche citoyenne, et persiste à laisser trainer sur son blog des propos scandaleux.

Nous en appelons donc à la bonne volonté des blogueurs eux-mêmes pour nous aider à débusquer l’infamie. Grâce à certains d’entre eux, nous avons déjà obtenu quelques succès. Ainsi, sur dénonciation, nous avons pu identifier «Amélie», qui a travaillé quelques temps sur son auto-rééducation dans un camp que nous avons ouvert récemment à Cayenne. Guy Morel, convaincu de déviationnisme marxiste, purge une peine à la permanence électorale du député Benoit Hamon. Grâce à la vigilance active de quelques uns, les propos homophobes n’ont plus droit de cité sur votre blog.

(Par parenthèse, je tiens à préciser que la disparition de «Jean» n’est pas de notre fait : il aurait été identifié par l’Inspection Générale des Affaires Sociales, et aurait été affecté pour cinq ans comme aide-soignant dans le service de maladies infectieuses de l’Hôpital de Strasbourg. )

Notre action doit s’intensifier. Crise économique oblige, nos efforts se dirigent à présent vers la vermine libérale, responsable de tant de misère et de tant de morts. Trois individus tentent vainement de propager sur ce blog ces idées criminelles. Notre cible principale est bien entendu «Cadichon» : si son identité a été aisée à découvrir, ses déplacements incessants et furtifs entre notre beau pays et le Grand Satan la rende insaisissable. Nous ne sommes même pas sûrs de sa physionomie. Un portrait robot a été établi, que vous pourrez examiner ici :

http://www.enterstageright.com/archive/articles/1007/100807randayn.jpg

Nous savons que certains ici se vantent de l’avoir rencontrée. Nous leur serions vivement reconnaissants de nous aider à parfaire ce portrait pour la coincer.

Le jeune «Joe» est une cible mineure : cependant, si nous pouvions l’identifier grâce à vous, il pourrait bénéficier d’un programme de reconditionnement en travaillant utilement comme guichetier chez Pôle emploi pendant une durée variable (déterminée par nos psychiatres). Quant à «Yann», déjà connu sur dénonciation, sa pensée est trop confuse pour être sérieuse, et un contrôle fiscal devrait suffire à lui faire reprendre le droit chemin.

Par ailleurs, les dénommés Francis Penin, «Dickens» et «Julien» sont instamment priés de s ‘exprimer en français afin de ne pas discriminer les non-comprenants en anglais. Un effort est d’ailleurs demandé à tous pour réduire votre vocabulaire à 400 mots, pour ne pas discriminer les non-comprenants tout court.

Nous vous remercions par avance pour votre collaboration future, qui devrait être à la mesure de votre collaboration passée et présente.

Haldement vôtre.

PS (bien sûr) : On me signale que Benoit Hamon n’est pas député. Aucune importance. C’est tout comme.

Écrit par : halde | 11 mai 2010

Ecrit par : dickens | 10 mai 2010

"notre démocratie égalitartiste"... Joli lapsus !!! ;-)

A part ça, Dickens, c'est moi qui suis manichéen ??? "Tout le monde s'en fiche", "personne n'en veut"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

En quoi est-ce un lapsus ? La démocratie comme processus d'égalisation des conditions, cela ne vous dit donc rien ? Nous y sommes pleinement, pourtant.

Les lycéens, les syndicats (sauf SNALC) et la FCPE militent pour des "moyens", certes. Mais aussi et surtout pour des "lieux de vie" et l'épanouissement des élèves, loin d'une école trop scolaire. J'appelle cela l'inculture pour tous.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Très drôle, l'intervention de la Halde.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 mai 2010

"Ecrit par : dickens | 10 mai 2010

"notre démocratie égalitartiste"... Joli lapsus !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2010

En quoi est-ce un lapsus ? La démocratie comme processus d'égalisation des conditions, cela ne vous dit donc rien ? Nous y sommes pleinement, pourtant."

"Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

Dickens, que voilà une jolie manière d'assumer une coquille (particulièrement significative?) :-)))))

A moins que éprouviez certaines difficultés à vous relire de manière "syllabique" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Beau lien, merci, retraitée.
Très drôle, votre dernière intervention, Pierre !!! Je peux vous l'emprunter, pour ma chronique ??? ;-)
(Je paie en pinard... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Ecrit par : halde | 11 mai 2010

j'aime ce genre d'humour !

Écrit par : Florence | 11 mai 2010

No problemo !
Pas de vin de Loire, j'espère ;)

Au fait, vous trouvez du pain comestible à Châteauroux ? ;))
Moi j'ai eu du mal. Au milieu d'un pays céréalier ! Et avec les parfums de boulangerie venant d'Auga et de de chez Harry's !

Écrit par : PIerre Lariba | 11 mai 2010

Lu sur Causeur.




La fessée a bon dos
Le Conseil de l’Europe maltraite le bon sens
Publié le 8 mai 2010 à 07h00 • 130 réactions • Imprimer


Le Conseil de l’Europe lance une campagne1 pour faire interdire la fessée dans les pays qui ne l’interdisent pas encore. Sur les quarante-sept pays que compte cette institution, dix-huit pays l’ont déjà interdite, c’est-à-dire criminalisée.

Vouloir interdire la fessée paraît d’une timidité affligeante. Ce qu’il faut interdire, c’est la punition, quelle qu’en fût la forme : il faut interdire les coins, arrondir les angles, supprimer les mots désagréables qui servent à humilier les enfants – car il y a des fessées psychologiques, n’en doutons pas, qui sont à l’éducation ce que le harcèlement moral est au monde du travail – et les plongent dans une honte traumatisante, interdire l’usage de l’encre rouge dans la correction des copies (je crois que c’est déjà fait), car c’est la couleur du sang et de la violence, interdire les commentaires vexants et décourageants du type “peut mieux faire” (je crois que ce fut fait aussi, du temps où Ségolène Royal officiait au ministère de l’enseignement secondaire), il faut interdire les classements, les notes, les évaluations qui sont autant de punitions pour ceux qui n’arrivent pas, qui ne travaillent pas, qui ne veulent pas avoir à passer par les fourches caudines du jugement des adultes alors qu’ils ne sont que des enfants.

En finir avec l’éducation
À bien y réfléchir, la punition elle-même n’est encore qu’un symptôme, un moyen, dont la fessée représente la forme physique la plus courante – la forme paradigmatique d’une certaine manière, car elle vaut pour la petite tape sur la main, la gifle, le martinet, etc. Ce qui choque et choquera toujours davantage, dans le devenir infantile de nos sociétés, dans le devenir muet de ces sociétés d’enfants sans discours qui bavassent interminablement pour ne rien dire, c’est l’idée même d’éducation, de limite et d’élévation, c’est-à-dire l’idée qu’une différence entre enfance et âge adulte existant, il faut faire accéder les uns à l’âge adulte et qu’ils n’y peuvent accéder que si les autres les y élèvent en les instruisant, en leur assignant des exigences de formes sans cesse plus hautes, lesquelles exigences consistent pour une grande part dans l’acceptation de limites à l’action et à la parole, autant qu’aux désirs des enfants.

Tout doit désormais être mis au même niveau : l’idée d’âge adulte d’où tomberait la norme sur la tête d’enfants est devenue elle-même insupportable. Les enfants, désormais pierres de touche et clefs de voûte de notre société hypermoderne, n’ont nul besoin qu’on leur dise quoi que ce fût : ils savent mieux ce qu’il en est de ce monde d’appareils divers dont ils expliquent, souvent sans patience, le fonctionnement à leurs parents idiots – et conscients de l’être, autant qu’admiratifs de l’ingenium de leur progéniture.

Newsweek soutenait, il y a peu, qu’il convenait de fermer les écoles et de mettre les enfants devant internet où ils sauraient bien s’instruire tout seuls du monde hypermoderne tel qu’il va, où ils sauraient bien apprendre l’avenir, le passé étant de toute manière devenu caduc, lourd, inutile et incertain, ne valant plus guère une heure de peine, et certainement pas une heure d’attention.

Mon père, cet oppresseur au visage si dur
La figure paternelle (qui était souvent assumée par des femmes), son autorité, sa punition, sa fessée sont insupportables : ils sont le symbole de l’oppression séculaire sur le reste de la société, à savoir les femmes et les enfants. Or, il est devenu scandinaviser2 le monde tout entier, en commençant par le reste de l’Europe, et de lui donner sa seule et unique forme moderne et morale : “femmes et enfants seulement”, non pas d’abord comme dans les naufrages, mais seuls.

On laisse désormais les hommes à fond de cale, tandis que sombre, chaque jour davantage l’imposant et monumental paquebot de la civilisation européenne : sur de légères chaloupes, les enfants, les femmes, les quelques hommes devenus enfants et femmes, voguent librement en toutes directions à condition de s’éloigner du vieux paquebot encore un peu visible de l’ancien monde, celui où existaient plusieurs étages, où on pouvait désirer monter du bas vers le haut, grandir, s’instruire, se cultiver, progresser personnellement…

Désormais, la progression, sur la chaloupe légère du progrès inexorable, n’a plus lieu qu’à l’horizontal, sur les flots infinis de l’insignifiance et de l’ignorance, et en groupes. On ne s’élève plus seul – quel égoïsme – non plus qu’on s’élève tout court d’ailleurs. On pratique le « vivre-ensemble », le « surfer-ensemble », en ramant dans l’insensé, heureux de trouver du nouveau à chaque nouvel vague qui vient, oubliant ce qui vient de passer, la mémoire n’étant plus tournée que vers l’avenir que nous désirons si fort, sans limite.

Les parents sont devenus une incongruïté qu’il faudra bien se résoudre à supprimer, comme on l’a déjà plus ou moins fait des professeurs – désormais salutairement “animateurs du groupe-classe”. On en fera sans doute des “animateurs du groupe-famille”.

Tous des enfants !
Nous sommes tous maintenant des enfants et nous refusons la violence, la limite, l’oppression et la réalité. Un autre monde est en effet possible. Un autre réel est possible. Une autre enfance est possible. Un autre possible est possible. Ensemble, tout devient possible et rien n’est plus réel. Nous sommes tous animés d’un désir d’avenir – qui sans ce désir risquerait de n’advenir jamais – et d’une haine bien légitime du passé.

Le parent n’est-il pas, au moins étymologiquement, un résidu de « père » dans notre langue et dans nos mœurs ? La punition ne sert à rien. Les prisons le montrent bien, qui ne résolvent pas le problème qu’elles sont censées régler.

Ce qu’il faut, c’est de la mère, non, il faut de la maman, de l’amour, toujours plus d’amour. C’est important l’amour ; c’est important d’apprendre le vivre-ensemble. Ensemble, plus de différence. Nous sommes tous dans la même chaloupe où nous n’avons pas choisis nos compagnons de naufrage, mais nous sommes forts de notre diversité qui fait de notre chaloupe une chaloupe métissée sans différence réelle, mais où on respecte toutes les différences apparentes et possibles.

Dans le monde d’après – dont la France d’après fait évidemment partie – il n’y aura bientôt plus qu’une immense mer d’indifférence parcourue en tous sens par ces chaloupes du progrès, barrées par les consciences du temps, femmes ou souteneurs de la cause des femmes, ou plutôt mamans aimantes du genre humain, régnant par le bisou sur les grappes d’enfants-rois de 7 à 77 ans.

Et ces mamans, et leur chapelet d’enfants jeunes et vieux, ne comprendront pas d’où vient cette violence que leurs enfants persistent à nourrir et dont ils s’obstinent à pratiquer les plus ignobles formes.

Parce qu’en réponse à une transgression infantile, bêtise ou insolence, n’aura jamais été donnée cette petite fessée ou cette petite tape sur la main3, dont la douleur est oubliée l’instant d’après, mais dont l’effet psychologique et narcissique dure et permet de prendre conscience d’une limite, parce qu’elle n’aura donc jamais été donnée, alors que les occasions l’exigeant se multiplièrent, parce que toute limite aura en conséquence été effacée, parce que l’éducation aura été finalement dissoute, la fonction d’adulte et de parent supprimée, on se rendra compte, sans doute trop tard, que ces quelques chaloupes de naufragés, où nous voyons toujours des victimes, sont aussi et souvent, l’embarcation de terribles pirates qui sont prêts à tout pour prendre le contrôle de tout ce qui leur fait envie, l’esquif pas si frêle de barbares que toute construction solide rend méchant au point qu’ils se mettent en peine de l’abattre, ne supportant que l’instable, le temporaire, le transitoire et l’infantile. Comme Billy Budd, pire même que Billy Budd qui cognait parce qu’ils ne parvenaient pas à articuler les mots, nos enfants universels et illimités seront eux aussi d’odieux marins toujours ivres de pouvoir, de boisson, de plaisir et soucieux de n’obéir qu’à leur capitaine : celui d’entre eux qui sera parvenu à faire croire à tous qu’il est le plus fort et le plus fou4.

Déjà soutenue par des personnalités rompues à l’art d’éduquer les enfants et les masses, ou plutôt les masses comme des enfants (ou l’inverse) : une comédienne jadis sensuelle (Claudia Cardinale), un prince espagnol, une reine scandinave et un ancien président du Soviet suprême qui sut si bien tenir son pays qu’il changea de régime, à l’insu de son plein gré. Autant de garants de l’intelligence du réel, de l’âme humaine et de la manière dont on devient homme (ou humain…). ↩
Les premiers pays à avoir criminalisé la fessée sont en effet la Suède et ses voisins. Le système scolaire danois ignore et interdit les notes jusqu’à quinze ans, les travaux étant de toute manière réalisés en groupe. La Finlande dont on vante tant le système scolaire est aussi ce pays d’Europe où les seuls massacres à l’arme à feu furent accomplis dans l’enceinte d’un lycée, à la mode américaine – il est étrange qu’on s’interroge si peu des raisons de tels actes dans un système présenté comme le meilleur d’Europe, sinon du monde. ↩
Rappelons qu’une loi interdit déjà la maltraitance physique qui commence au-delà de la fessée. Aucune loi n’est envisagée contre la maltraitance linguistique (ne pas vraiment enseigner à parler, ou si peu et si mal, ne pas vraiment apprendre à lire et à écrire), contre la maltraitance culturelle (ne rien enseigner de l’histoire et des formes de l’humanité passée et présente), contre la maltraitance morale (inculquer à l’enfant l’art de l’excuse anticipant et justifiant tout échec, et lui donner des droits sur la douleur passée de ses aïeux), contre la maltraitance politique (ne pas instruire l’enfant de ses droits et devoirs réels), la maltraitance humaine, tout simplement, enfin, qui consiste à le réduire à un simple consommateur, à une cible d’annonceurs, à une cible des sondeurs… Toutes maltraitances qui, aggravées par la précarité économique légale, conduisent assurément à la plus coruscante barbarie. ↩
Cette prédiction fut déjà formulée voilà quelques années par Christian Combaz dans l’excellent opuscule intitulée Enfants sans foi ni loi (Editions du Rocher, Paris, 2002) dont le point de départ fut la lecture d’une thèse de doctorat soutenue en 1997 par Mme Georgette Mouton intitulée : Jeunesse et Genèse du nazisme. La thèse qu’en retient Christian Combaz est la suivante : « La jeunesse invente, par la violence, l’autorité qu’elle n’a jamais subie. ↩
L'AUTEUR

Cyril de Pins est professeur agrégé de philosophie.

Écrit par : retraitée | 11 mai 2010

On ne pourrait pas décerner chaque années les "Gérard" de l'Education nationale ? On pourrait les rebaptiser les "Meirieu" de l'Enseignement ?

Écrit par : iPidiblue et les Gérard | 11 mai 2010

chaque année ...

Écrit par : iPidiblue et les Gérard | 11 mai 2010

Je souscris à ce qu'écrit Halde, là!
Si ça continue, je vous colle des textes en allemand non traduits!

Petite parenthèse pour entrer dans le débat Dickens/Julien : j'ai appris l'allemand dès 1957, en 6e, avec vocabulaire, règles de grammaire, thème et version, et, petit à petit, extraits de textes littéraires.
Eh bien, étant donné que qui peut le plus peut le moins, je n'ai jamais eu de problème pour me débrouiller en Allemagne, y compris, à 13 ans, après 3 ans d'allemand, dans une situation très difficile que je n'ai pas le temps d'exposer (pour résumer : une copine accusée à tort de vol dans un supermarché à Zurich).
J'ai réussi à plaider sa cause, en argumentant, avec des Suisses ne parlant pas un mot de français, ou faisant semblant. Quand on a le vocabulaire, la grammaire, la syntaxe, on peut bâtir bien des phrases, alors que nos modernes apprenants ne sont capables pour la plupart que de répéter des phrases apprises par coeur dans des situations données, sans possibilité de réemployer mots et structures dans des phrases de leur invention.
Et franchement,Siegfried, la Lorelei, Egmont, c'est plus excitant que la fête de la bière à Munich.
mon fils me disait, à propos de ses textes de seconde (en allemand) : j'en ai marre des histoires de Turcs ou de mineurs délinquants!

Écrit par : retraitée | 11 mai 2010

mon fils me disait, à propos de ses textes de seconde (en allemand) : j'en ai marre des histoires de Turcs ou de mineurs délinquants!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2010

Il a donc en assez de ces cours d'antiracisme primaire et de l'allemand comme prétexte à la bien pensance. Tout n'est peut-être pas perdu. :))

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Dickens, que voilà une jolie manière d'assumer une coquille (particulièrement significative?) :-)))))

A moins que éprouviez certaines difficultés à vous relire de manière "syllabique" ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

ha ha ! en effet, je n'avais pas remarqué cette coquille qui est sans doute davantage dûe à la difficulté de se relire sur un écran qu'à des failles syllabiques (qui sont peut-être réelles, cela dit).

Je trouve qu'égalitartiste est un joli mot-valise, voire un néologisme amusant.
N'en déplaise à Julien, à qui je rappelle que le droit à inventer un néologisme est un droit de l'homme, et que l'agrég, malgré ses obsessions, n'a rien à voir dans cette histoire, cher ami.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Ci-dessous les propositions enseignement d'une association, qui semblent assez proche de ce qu'on lit parfois ici.

http://www.elandescitoyens.org/Files/pole_jeunesse_enseignement_4.pdf

Écrit par : en passant | 11 mai 2010

Pas de remarque particulière ni d'amende honorable, Dickens ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Ainsi, sur dénonciation, nous avons pu identifier «Amélie», qui a travaillé quelques temps sur son auto-rééducation dans un camp que nous avons ouvert récemment à Cayenne.
Ecrit par : halde | 11 mai 2010

Non, ils ne m'ont pas eue ! Malgré incarcération, tortures et (vaines) tentatives de rééducation, je garde des contacts :

http://www.ripostelaique.com/Burqa-et-voile-sont-les-poupees.html

Écrit par : Amélie | 11 mai 2010

N'en déplaise à Julien, à qui je rappelle que le droit à inventer un néologisme est un droit de l'homme, et que l'agrég, malgré ses obsessions, n'a rien à voir dans cette histoire, cher ami.

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

Appeler un poisson rouge, un requin; ce n'est pas une question de droits... plutôt une histoire d'hypertrophie de la calebasse ;-)

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Ce qu'il y a d'énervant avec la bien pensance, c'est que, quand on voit ce que proposent ses détracteurs (et qui ils sont), on finit par se dire que c'est "un moindre mal".

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

J'aurais dû dire: "la plupart de ses détracteurs", plutôt (évitons la généralisation).

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

"Appeler un poisson rouge, un requin; ce n'est pas une question de droits... plutôt une histoire d'hypertrophie de la calebasse ;-)"

Ecrit par : Julien | 11 mai 2010

Mais Dickens a fort bien noyé le poisson concernant sa coquille !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

L'artiste suédois Vilks a été agressé
AFP
11/05/2010 | Mise à jour : 19:24 Réagir
L'artiste suédois Lars Vilks qui a reçu des menaces de mort pour un dessin représentant le prophète Mahomet avec un corps de chien a déclaré avoir été agressé aujourd'hui lors d'une conférence à l'Université d'Uppsala.

Il a expliqué à l'Associated Press qu'un homme installé au premier rang s'était précipité sur lui et l'avait frappé à la tête. Lars Vilks a précisé que ses lunettes étaient cassées mais qu'il n'avait pas été blessé.
On ignore dans l'immédiat ce qu'il est advenu de l'assaillant.

L'artiste donnait une conférence sur les limites de la liberté d'expression dans le monde de l'art. D'après lui, un groupe d'une quinzaine de personnes avait crié et tenté d'interrompre la conférence avant l'incident.
Nombre d'entre elles ont rejoint l'avant de la salle après l'agression. Des heurts les ont opposés à des agents de sécurité, a déclaré l'artiste.

L'agence de presse suédoise TT a rapporté que la police avait interpellé deux personnes. La police d'Uppsala s'est refusée à tout commentaire.
Lars Vilks dit avoir reçu des menaces de mort répétées à la suite de sa caricature du prophète Mahomet.

Une Américaine est passible de la réclusion à perpétuité sous l'accusation d'avoir projeté d'assassiner l'artiste. Colleen LaRose a été arrêtée le 15 octobre à son retour de Philadelphie en provenance d'Europe. Elle a plaidé non coupable de quatre chefs d'inculpation.

Écrit par : iPidiblue et les Gérard de la bien-pensance | 11 mai 2010

Excellente synthèse sur la crise de l'école par Cristine Tasin de Riposte Laïque :
http://www.dailymotion.com/video/xd7x3u_entretien-avec-christine-tasin_news
Ecrit par : Amélie | 10 mai 2010

Merci pour ce lien, qui aurait pu inclure cet épisode où Cécile Duflot nous dit, sur RMC, qu'elle n'a pas le droit de dire que le confit de porc est son plat préféré (ben ouais, faut pas froisser les Musulmans !)
http://www.youtube.com/watch?v=H2jHtZl6EvA

Si ces propos islamo-politiquement corrects ne sont pas les signes d'une contre-colonisation, alors je ne sais pas ce que c'est. Cécile Duflot incarne à elle seule toute la bêtise de notre temps et toute la bêtise de ce pays.

Je suis tout à fait d'accord avec ce professeur qui fait remarquer l'alliance des gentils-bien-pensants-tolérants-antiracistes et ces gens qui prétendent "niquer la France".
Voilà Cortex, un exemple du genre :http://www.youtube.com/watch?v=rR2yKdS7-dg

Elle se désole néanmoins que le camp républicain soit minoritaire... que voulez-vous, la bien pensance molle juste-milieu'iste, rassemblement de faux résistants voyant des fascites partout et tout le temps plutôt que les vrais problèmes de notre époque, ne tolère pas ces propos qui sortent un peu de la doxa.

La perspective d'une victoire socialo-bobo-écolo-pédago en 2012, hélas probable car Sarkozy a déçu, me donne la nausée.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Ah, Pride and Prejudice! J'y ai passé des heures vu qu'il était au programme de l'agreg l'année où je l'ai passée... avec le film dont vous parlez, cher Francis (votre anglais est remarquable, by the way. Mais que voulez-vous, avec la littérature, vous êtes allé à bonne école !)

Si la prose de Micawber, dans "David Copperfield" de Dickens est l'une des plus drôles de toute la littérature anglaise, la lettre de Darcy, en plein milieu de "P&P", est à mes yeux la plus belle de toutes.

Grâce à sa lettre, Darcy prend le pouvoir et fait taire Elizabeth qui entre alors dans une profonde phase d'intériorisation. Elle se rend compte, contrairement aux IPR de langues, que rien ne sert de s'exprimer à tort et à travers tant qu'on a pas appris à lire, c'est-à-dire à intérioriser le monde, les personnes et les situations.

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010
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Merci encore, cher dickens de votre compliment !(Peut-être mettez-vous exprès une minuscule à votre pseudo pour vous différencier de l'auteur à qui vous empruntez le nom. Est-ce cela ?)
La lettre de Darcy est remarquable et touchante.
De quel film parlez-vous, dickens ? De la production de la BBC de 1995 ? (Avec Colin Firth et Jennifer Ehle, remarquables; mais les autres acteurs le sont tout autant, même dans les rôles les plus ingrats - Lydia, Mrs Bennet, Mr Collins, her Ladyship Catherine de Bourgh, Miss Bingley, etc. Mais aussi l'actrice qui interprète le rôle de Jane, et tous ceux qui jouent des rôles sympathiques, comme Bingley par exemple. Le couple Gardiner est adorable.)
Il est drôle de voir Darcy, timide, lors de sa rencontre inattendue avec Elizabeth à Pemberley, lui demander deux fois comment vont ses parents, provoquant un petit rire de son interlocutrice. Cela n'est que narré dans le livre. Le dialogue, là, n'est pas d'Austen, mais il correspond bien à l'intention de l'auteur. Je ne me lasse pas de le revoir, et d'être toujours aussi profondément touché à chaque fois.

Les IPR, tout comme les proviseurs, sont embrigadés par les seigneurs des sciences de l'éducation, les premiers pour la pédagogie du moindre effort, les seconds pour pratiquer le laxisme le plus délirant qui soit.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

@ Francis Penin - Je parle du film avec Keira Knightley (de Joe Wright), agréable à regarder comme à étudier. Judi Dench y est, comme toujours, remarquable !

J'ai vu plus tard la production BBC (6 heures de visionnage, en effet !), bien plus fidèle à l'oeuvre dans sa densité.

Nabokov, dans ses cours de littérature, a publié une étude complète de Mansfield Park (son étude de Madame Bovary, dans le même ouvrage, est lumineuse)

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Ce qui est bien avec dickens, c'est qu'à le lire, le racisme, la xénophobie et l'homophobie ça n'existe pas...
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme dans l'idée que si Oscar Wilde ou Tchaïkovski étaient encore de ce monde, ils ne seraient pas aussi prompt à fantasmer sur le "bon vieux temps"...

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Maintenant je n'exclue pas que les politiciens s'en servent comme d'un écran de fumée pour cacher tout le reste (sur ce point je suis d'accord avec lui).

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

PS : en effet, la minuscule permet d'éviter toute confusion avec le Maître !

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Parce qu'en fait de gens du sud, ça me fend un peu le coeur de respirer le même air que Pendaries.

Ecrit par : Garafignoux | 11 mai 2010

Que vous êtes soupe-au-lait! On vous ouvre une trappe taquine, zou! dedans! Direct. J'ai même pas eu à vous pousser...

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

ils ne seraient pas aussi prompt à fantasmer sur le "bon vieux temps"...

Ecrit par : Julien | 11 mai 2010

Je ne fantasme sur aucun "bon vieux temps", je ne m'exprime jamais en ces termes ; je ne fait que déplorer le présent.

Ce qui me marque chez vous, c'est votre capacité à réagir de façon hargneuse à absolument TOUT ce que je dis. Vous n'en avez jamais fini d'aboyer.
Si j'étais méchant, je dirais que vous êtes un roquet.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Si j'étais méchant, je dirais que vous êtes un roquet.

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

Mais tout à fait ! Méfiez d'ailleurs, je mords et j'ai la rage.

Non sérieusement, dickens il y a quand même des limites. La bien pensance m'exaspère tout autant que vous, mais de là à aller grossir les rangs des pires racistes et homophobes (on sait où et qui ils sont) parce qu'on est contre, faut pas pousser !

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

"Méfiez-vous"

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

"je ne fais que déplorer le présent"

Dickens, prenez l'air, bon sang! le présent ce n'est pas tout ce qui se trouve à votre proximité.... et seulement là.

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

"je ne fais que déplorer le présent."

Dickens

Alors, je ne cesserai jamais de poster ceci:

"Je trouve médiocres les hommes qui ne savent pas reconnaître dans le présent la force accumulée des grandeurs du passé et le gage des grandeurs de l'avenir".

Jean JAURèS, "Pour la laïque", discours des 21 et 24 janvier 1910 devant la Chambre des députés.

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

"Je ne le fais ce jour que parce qu'un grossier personnage cite mon pseudo."

Garafignoux

Oh putaing, cong, c'est vrai [prononcez: vré] que je le suig! Du paing, du ving, du boursing.

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

aller grossir les rangs des pires racistes et homophobes (on sait où et qui ils sont) parce qu'on est contre, faut pas pousser !
Ecrit par : Julien | 11 mai 2010

...et la bien pensance de les voir partout, tout le temps. Hitler est caché à chaque coin de rue et ne demande qu'à resurgir. Et quiconque qui ose s'interroger sur l'intérêt (et même la possibilité) du "grand métissage fraternel" qu'on vous vante tant, est forcément un fasciste qu'il faut débusquer.

D'ailleurs, vous m'accusez illico d'en être "un", sous prétexte que je me désole de voir des enfants porter en permanence les couleurs de l'Algérie et d'écouter du rap où il est question de "niquer la France".

Dans La lettre écarlate, de Hawthorne, l'adultère était l'obsession de tous, une forme de délire collectif.
Au début de XXème siècle, en France, c'était la trahison (et l'affaire Dreyfus, la plus importante de toutes, est partie d'une accusation de trahison).
Aujourd'hui, ce que je vois dans les médias, dans les manuels scolaires et dans le discours ambiant, c'est l'obsession du Raciste.

La nouvelle lettre écarlate n'est donc plus le -A- mais le -R-.
Lisez-donc "La Tache" de Ph. Roth !
Les obsédés du racisme ne valent pas mieux que les puritains de la Nouvelle-Angleterre. Ils sont les victimes de l'obsession de leur époque, celle-là ou une autre.

Ah, comme c'est gratifiant d'être un (faux) résistant, 60 ans après !

J'aimerais qu'on comprenne un jour que l'anti-racisme n'est qu'une autre forme (paradoxale) de racisme, une forme de racisme à l'envers, et que la haine de la haine n'a rien de réjouissant, vu que c'est toujours de la haine.
Pardon pour ce truisme qu'il est, hélas, nécessaire de rappeler.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Arrêtez dickens, je ne vous ai accusé de rien et vous le savez. Je vous accuse juste de ne pas vous rendre compte que vous donner de l'eau à leur moulin, c'est tout.

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Dickens, vous frisez la monomanie, là !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

"Je trouve médiocres les hommes qui ne savent pas reconnaître dans le présent la force accumulée des grandeurs du passé et le gage des grandeurs de l'avenir".

Jean JAURèS, "Pour la laïque", discours des 21 et 24 janvier 1910 devant la Chambre des députés.

Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2010

Eh bien moi c'est cette citation (dont je ne connais pas le contexte) que je trouve médiocre. Elle nous condamne à trouver le présent universellement bon et le futur universellement meilleur.

Le passé a certes ses grandeurs mais aussi ses erreurs. Notre présent, qui est un présent qui se passe de cours d'histoire en Terminale, a décidé de ne pas retenir les leçons du passé, en particulier celles du XXème siècle.

Cette époque est amoureuse d'elle-même. Certes, nous ne sommes pas en temps de guerre et de famine, du moins en France ; mais il n'y a pas, dans l'ensemble, beaucoup de raisons de se réjouir ni d'être optimiste.

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

"Je vous accuse" => "Je vous reproche"

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

J'aimerais qu'on comprenne un jour que l'anti-racisme n'est qu'une autre forme (paradoxale) de racisme, une forme de racisme à l'envers, et que la haine de la haine n'a rien de réjouissant, vu que c'est toujours de la haine.

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

En toute franchise, vous êtes exaspérant - non par les propos que vous tenez, mais par le fait que vous êtes capable du meilleur comme du pire.
Du coup je ne peux être que d'accord avec vous: la discrimination positive, la bien pensance, etc. bref, la haine de la haine sont les pires ennemis de la tolérance (la vrai, pas le laxisme - cette confusion que les gauchistes ont commis et continuent de commettre).
Mais justement, ne faites pas les mêmes erreurs que les gauchistes, la tolérance ce n'est pas du laxisme (au contraire).

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Petite parenthèse pour entrer dans le débat Dickens/Julien : j'ai appris l'allemand dès 1957, en 6e, avec vocabulaire, règles de grammaire, thème et version, et, petit à petit, extraits de textes littéraires.

Ecrit par retraitée.

Chère retraitée, j'ai également appris l'allemand au début des années 1990 avec des professeurs qui auraient pu se revendiquer de la "vieille école", au sens le plus noble du terme. Verbes forts, voix passive, subjonctif, déclinaisons, rien ne me fut épargné et pour mon plus grand bien. Eh bien, croyez-moi si vous le voulez, lorsque j'ai débuté l'étude de la germanistique universitaire en 1997, les épreuves de grammaire en DEUG se sont avérées plus simples que certains devoirs en classe qui me furent proposés en troisième, et je vous assure que je n'exagère nullement! C'est à ce moment-là que je rendis grâce à mon professeur de collège, pourtant décrié et taxé de passéiste par sa hiérarchie, de m'avoir inculqué tous les fondements de la langue, car je m'aperçus très rapidement des lacunes grammaticales et syntaxiques de nombre d'étudiants.

Écrit par : alain | 11 mai 2010

la tolérance ce n'est pas du laxisme (au contraire).
Ecrit par : Julien | 11 mai 2010

Dans l'acception contemporaine du terme "tolérance", j'ai bien peur que si.
N'est-ce pas une question centrale sur ce blog et, de façon général, dans le débat sur l'Ecole ?

Écrit par : dickens, intolérable | 11 mai 2010

"Dans l'acception contemporaine du terme "tolérance", j'ai bien peur que si."

Ecrit par : dickens, intolérable | 11 mai 2010

Pas complètement contemporaine !!! Qui a dit: "la tolérance, il y a des maisons pour ça".

Plus sérieusement, Dickens, je crois que, (ici en tous cas), nous sommes tous d'accord pour reconnaître qu'il y a un certain "défaut de civilisation ambiant", (culture, éducation, enseignement), pour parler synthétiquement.
Et pour essayer, chacun avec nos moyens, d'apporter notre pierre pour tenter de lutter contre.
Je ne sais pas si c'est très constructif de ne cesser de noircir le tableau*, encore et encore...
*Sauf si c'est un TBI, évidemment !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Dans l'acception contemporaine du terme "tolérance", j'ai bien peur que si.

Ecrit par : dickens, intolérable | 11 mai 2010

Mais oui, tout à fait !
Tiens justement, parlons de la halde: le fait qu'elle fasse plus de bien que de mal pour le moment, est-ce une raison pour jeter l'eau du bain et le bébé avec ?
Je lis énormément de critiques ici à ce sujet, mais jamais de solutions, jamais d'alternatives.
Marre de la halde et de la bien-pensance ? Je suis bien d'accord, mais qu'est-ce qu'on fait à la place alors ? On laisse les gens faire ce qu'ils veulent: "casser la gueule" de leur voisin parce que de toute façon "c'est un sale islamiste/arabe/juif/intello/gros/maigre/débile/etc." ?
Là pour le coup, je vous pose la question en toute franchise.

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Je ne sais pas si c'est très constructif de ne cesser de noircir le tableau*, encore et encore...
*Sauf si c'est un TBI, évidemment !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Comme chantait Farrokh Bulsara: "the show must go on" !

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Je ne sais pas si c'est très constructif de ne cesser de noircir le tableau*, encore et encore...
*Sauf si c'est un TBI, évidemment !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Il ne faut pas noircir le tableau, vous avez raison, mais reconnaissez tout de même que nous vivons une époque de grande cécité existentielle !

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Il y a des choses à revoir, et sérieusement !!
Il me semble que je l'ai toujours reconnu, non ??

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Je ne sais pas si c'est très constructif de ne cesser de noircir le tableau*, encore et encore...
*Sauf si c'est un TBI, évidemment !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Il ne faut pas noircir le tableau, vous avez raison, mais reconnaissez tout de même que nous vivons une époque de grande cécité existentielle !

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

Je viens de comprendre!

En fait, Dickens, ce sont les prophètes et prophétesses (il y en a quelques-unes...) de l'Ancien Testament comme Daniel, Baruch, Jérémie, Déborah, Samuel, Nathan, Elie, Elisée, Amos, Osée, Isaïe, Nahoum, Habaquq, Michée, Sophonie, Ezéchiel, Michée, Abdias, Aggée, Malachie, Jonas, Joël, réunis en un et appelant à la repentance avant que Nabû-kudurri-uṣur(Nabuchodonosor, second du nom), ne vienne punir notre siècle de son arrogance et de sa trahison.

Écrit par : Pendariès | 11 mai 2010

Je viens de comprendre!

En fait, Dickens, ce sont les prophètes et prophétesses (il y en a quelques-unes...) de l'Ancien Testament comme Daniel, Baruch, Jérémie, Déborah, Samuel, Nathan, Elie, Elisée, Amos, Osée, Isaïe, Nahoum, Habaquq, Michée, Sophonie, Ezéchiel, Michée, Abdias, Aggée, Malachie, Jonas, Joël, réunis en un et appelant à la repentance avant que Nabû-kudurri-uṣur(Nabuchodonosor, second du nom), ne vienne punir notre siècle de son arrogance et de sa trahison.

Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2010

Navrant...

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Le ministère a mis en ligne les "sujets zéro" pour l'épreuve "Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable", pour le secondaire (1er lien ci-dessous) et pour le primaire (2e lien).
C'est très instructif. Cela prouve d'abord que le ministère est bien décidé à appliquer les arrêtés tels quels, sans quoi il ne ferait pas tout ce travail.
http://media.education.gouv.fr/file/agir_fonctionnaire/82/8/agir_143828.pdf
http://media.education.gouv.fr/file/sujets_0/86/9/agir_fonctionnaire_143869.pdf

Intéressant à noter: dans les deux documents, il y a un sujet sur l'"aide individualisée" (ou "personnalisée"). C'est tout sauf anodin, sachant la contestation que ces nouvelles dispositions ont suscitée (professeurs des écoles "désobéissants" sanctionnés, etc). Lors du concours, le candidat doit donc manifester son approbation à l'égard des réformes et son intention de les appliquer avec zèle.
On notera aussi avec intérêt la "bonne réponse" à donner à la question sur l'élève insolent (p. 2 des sujets pour l'agrégation) : il faut, pour recréer une atmosphère de compréhension mutuelle, lui donner raison en lui répondant qu'il est normal que des élèves soient insolents, si des professeurs ne se sont pas adressés à eux "d'une manière apaisée et polie", ainsi que doit le leur recommander le règlement intérieur.
Exemplaire aussi : la question sur la rixe (p. 3 des sujets pour l'agrégation). La bonne réponse est : le professeur doit faire le travail du surveillant en faisant régner lui-même la discipline dans les couloirs. C'est certes, à première vue, du simple bon sens palliatif. Mais c'est tout autre chose lorsque cela devient une règle générale et explicite, définissant une obligation statutaire du professeur : en définitive, être professeur, c'est aussi être surveillant (c'est le même métier, puisque, selon la réponse indiquée, on n'"instruit" pas, on "éduque"). La conséquence ultime est aisée à tirer : il n'y a plus vraiment besoin de surveillants, puisqu'en chaque professeur il y a un surveillant. Plus concrètement : pendant les pauses, les professeurs doivent aller prêter main forte aux 2 surveillants pour 1500 élèves. C'est bien ce à quoi ils se sont engagés en se présentant aux concours de recrutement.
Une perle : la question sur l'"ouverture des esprits" dans les "zones rurales et péri-urbaines enclavées" (p. 5 des sujets pour l'agrégation). On est là à la limite du racisme social ou d'une sorte de discours colonialiste interne : on suppose apparemment, au ministère, que les enfants des villes sont ouverts et tolérants (pourquoi ? on l'ignore). Ceux des campagnes et des banlieues en revanche, étant bornés et obscurantistes, ont besoin d'être civilisés. La solution ne manque pas non plus de sel, surtout s'agissant des "zones péri-urbaines enclavées" (= les banlieues sensibles) : il faut mettre les élèves en relation avec "de jeunes étrangers"…
P.-S. Merci à la collègue à qui j'emprunte ces commentaires, qui me paraissent si pertinents que je vois mal comment les réécrire mieux
P.-P.-S. Je rappelle qu'on peut (malgré l'environnement en anglais) signer la pétition contre cette épreuve de servilité intitulée "Agir en fonctionnaire de l'Etat de façon éthique et responsable" :
http://www.PetitionOnline.com/azby1111/petition.html
Attention, veillez à mentionner votre prénom et votre nom, ainsi que votre statut et votre établissement ou lieu d'exercice.

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2010

Françoise, votre sagacité a manifestement oublié cette belle tournure comme titre d'un sujet : "Les instruments de l'ouverture" (sans doute scalpel, bistouri, et autres outils consacrés).

Voici l'une des idées principales de ce sujet : "Agir de façon éthique et responsable conduit le professeur à collaborer à la réalisation d'actions de partenariat engagées entre l'établissement et son environnement économique, social et culturel."

J'en vois ici qui ne me paraissent pas très éthiques, et encore moins responsables !

Mais ce projet est peut-être plus profond que vous ne semblez le penser ! En voici quelques extraits :

"- Les échanges physiques d’élèves sont-ils le seul moyen à votre disposition pour mettre en oeuvre un projet d’ouverture ?
- À quels partenaires pensez-vous pouvoir faire appel ?
- De quels outils simples disposez-vous pour amorcer ce parcours de découverte de l’autre ?"

C'est fort, non ? :-D

Écrit par : Pour Françoise Guichard | 11 mai 2010

Françoise, j'ai lu les liens. Pas en entier. Mais je suis, comment dire, hors de moi.
Pétition signée, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Trop fort !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Mais ce projet est peut-être plus profond que vous ne semblez le penser ! En voici quelques extraits :

"- Les échanges physiques d’élèves sont-ils le seul moyen à votre disposition pour mettre en oeuvre un projet d’ouverture ?
- À quels partenaires pensez-vous pouvoir faire appel ?
- De quels outils simples disposez-vous pour amorcer ce parcours de découverte de l’autre ?"

C'est fort, non ? :-D

Ecrit par : Pour Françoise Guichard | 11 mai 2010

Heueueuuuu... c'est même un peu tendancieux, in fine !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2010

Françoise, j'ai lu les liens. Pas en entier. Mais je suis, comment dire, hors de moi.
Pétition signée, en tous cas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2010

Moi de même. On avait déjà droit au rouleau compresseur moralisateur lors de l'année du stage IUFM, mais alors là c'est le pompon.

Écrit par : Julien | 11 mai 2010

Et je n'invente rien : tout est dans les "annales zéro" (deux mots bien mérités), page 5 !

Écrit par : Pour Françoise Guichard | 11 mai 2010

Toujours à propos de l'épreuve de servilité à l'oral du CAPES, un article d'A.-G. Slama, très défavorable, dans le dernier numéro du Figaro-Magazine, -- que l'on n'aura dorénavant plus d'excuses pour acheter, puisque le grand Michel Laclos (qu'il vive mille ans) renonce à ses diaboliques mots croisés...

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2010

@ Francis Penin - Je parle du film avec Keira Knightley (de Joe Wright), agréable à regarder comme à étudier. Judi Dench y est, comme toujours, remarquable !

J'ai vu plus tard la production BBC (6 heures de visionnage, en effet !), bien plus fidèle à l'oeuvre dans sa densité.

Nabokov, dans ses cours de littérature, a publié une étude complète de Mansfield Park (son étude de Madame Bovary, dans le même ouvrage, est lumineuse)

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010
---
Ah ! j'avais entrevu cette possibilité. Mais vous avez vu les deux œuvres cinématographiques dans le bon ordre, si je puis dire.
J'ai vu le film de cinéma avec Keira Knightley après le téléfilm. J'avais entendu pis que pendre sur ce film par une personne qui avait vu auparavant les six heures du téléfilm.
J'ai vu ce film et, naturellement, je l'ai trouvé insatisfaisant, mais c'est parce que je faisais la comparaison avec le téléfilm. Pourtant, contrairement à l'avis sévère que j'ai entendu, je trouve qu'il y a de beaux passages dans ce film. Oui, Judi Dench y est remarquable dans le rôle de Catherine de Bourgh, et Sutherland joue de façon satisfaisante le rôle de Mr Bennet.
Le personnage de Darcy est joué par un acteur de qualité mais qui, physiquement, est loin d'avoir la prestance et la classe de Colin Firth, et, s'il m'émeut tout de même par moments, je trouve qu'il ne sourit pas, à certains moments, comme il le fait dans l'histoire d'Austen : il est toujours triste, plutôt que taciturne. Firth, lui, taciturne au début, sourit, par la suite, aux bons moments. La production de la BBC est plus fidèle au roman.
Mais j'ai le DVD de ce film tout comme j'ai le double DVD du téléfilm. J'ai besoin des sous-titres anglais pour comprendre les dialogues anglais, et je les ai sur les deux.
Alors que j'ai déjà vu trois fois le téléfilm, je n'ai vu qu'une fois le film, mais je le reverrai et y trouverai peut-être plus de qualités qu'à la première vision.
Je me demande si les acteurs du film ont vu au préalable le téléfilm réalisé près de dix ans plus tôt, je crois. A la place de n'importe lequel de ces acteurs (Knightley, Dench, Sutherland, etc.), j'aurais été mal à l'aise en lisant le scénario du film. Mais il faut bien qu'ils travaillent pour vivre...
Je crois comprendre que vous avez passé l'agrégation il n'y a pas dix ans. Vous êtes jeune, comme je le supposais, en raison de votre enthousiasme. Samedi prochain j'aurai soixante-dix ans, et je n'arrive pas à le croire... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

Je crois comprendre que vous avez passé l'agrégation il n'y a pas dix ans. Vous êtes jeune, comme je le supposais, en raison de votre enthousiasme. Samedi prochain j'aurai soixante-dix ans, et je n'arrive pas à le croire... :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 mai 2010

Vous avez tout bon, Francis.
Je pense que nous serons nombreux à vous souhaiter un bon anniversaire sur "bonnet d'âne" !

Écrit par : dickens | 11 mai 2010

Allez, une petite chanson de Didier Super (pour une fois on ne reprochera pas des références élitistes !)
http://www.youtube.com/watch?v=NRkTRVCqCko
N'empêche qu'il pose, à sa façon, la question de l'angélisme antiraciste, cet angélisme qui "rêve d'un monde" où le Mal aurait été éradiqué.

Il nous explique, ô surprise !, que les chantres de la tolérance ne tolèrent que la tolérance, ce qui est problématique, et que haïr la haine n'a absolument rien de prometteur...

La Lettre écarlate, l'Insoutenable légèreté de l'être, La tache... trois romans pour comprendre qu'à chaque époque, la volonté d'anéantir, de cacher ou de nier le Mal donne des résultats au mieux ridicules, au pire totalitaires.

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Navrant...

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010

Dickens, de toute manière, et depuis que je vous lis, vous me semblez un esprit navré en permanence, sauf - je le comprends entre vos lignes - quand vous vous contemplez la cervelle et les vertus culturelles; las! vous regrettez, je pense, ce que vous auriez pu être avec d'autres élèves en face de vous... non?

Vous me faites passer à une cavalerie américaine, répondant au SOS d'un fort assiégé par les Cherokees, perdue dans l'immensité des plaines, et qui galope, et qui galope, et qui galope, et qui galope - et ne se rendant pas compte que le sol se dérobant sous les sabots. Et ensuite?... Votre constat, depuis l'été 2006 où je participe à ce blog, il a été sifflé sous tous les tons possibles. Mais quelles sont vos actions? Le blabla, c'est sympa; mais Dickens devient dangereusement un M. Teste, un peu pâle, un Charles Montgomery Burns (si ça vous dit quelque chose) n'atteignant pas le statut qu'il aimerait tant atteindre, finalement.

Allez, un bon "Me and Bobby McGee" et vous serez sur la route comme Thelma et Louise; mais, j'ai compris un peu mieux encore, Dickens, vous êtes certes les Prophètes et Prophétesses promettant un superbe dies irae, mais aussi Des Esseintes.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Noir, impair et danse. Puisque le "passe" (que j'ai écrit) "pense".

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Il pose, à sa façon, la question de l'angélisme antiraciste, cet angélisme qui "rêve d'un monde" où le Mal aurait été éradiqué.
Il nous explique, ô surprise !, que les chantres de la tolérance ne tolèrent que la tolérance, ce qui est problématique, et que haïr la haine n'a absolument rien de prometteur...
[...] A chaque époque, la volonté d'anéantir, de cacher ou de nier le Mal donne des résultats au mieux ridicules, au pire totalitaires.
Ecrit par : dickens | 12 mai 2010

En fait, vous nous réinventez juste Maffesoli et la République des bons sentiments ? Il fallait le dire plus tôt !

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2010

"le sol se dérobant sous les sabots" se dérobe. Hé hé.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

En fait, vous nous réinventez juste Maffesoli et la République des bons sentiments ? Il fallait le dire plus tôt !

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2010

Jeremy, Dickens, c'est un Prophète! Il est là pour nous dire: ça va chier! lo seu dieu es pas content!

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Je vais répondre sans m'énerver...

"vous vous contemplez la cervelle et les vertus culturelles; las! vous regrettez, je pense, ce que vous auriez pu être avec d'autres élèves en face de vous... non? "

Oh vous savez, j'ai la chance d'enseigner en classes préparatoires, à moins de 30 ans, je n'ai donc pas vraiment à me plaindre de ma situation ni des élèves qui me sont confiés... même si, comme JPB, je me rends bien compte que le "gap" entre leur sortie du bac et ce qu'on attend d'eux aux concours est immense, et montre une perte de temps dans le secondaire.

Mais j'ai aussi une année d'expérience en collège ZEP en banlieue parisienne, j'ai donc peu voir (rapidement, mais clairement) ce qu'il en est de l'état des élèves, çà et là...

"Et ensuite?... Votre constat, depuis l'été 2006 où je participe à ce blog, il a été sifflé sous tous les tons possibles. Mais quelles sont vos actions? Le blabla, c'est sympa; mais Dickens devient dangereusement un M. Teste, un peu pâle, un Charles Montgomery Burns (si ça vous dit quelque chose) n'atteignant pas le statut qu'il aimerait tant atteindre, finalement. "

Ce n'est pas une question de statut, mais comme vous le dites, de constat. Vous me reprochez mon "bla bla". Et vous, que faites-vous donc de si visible ? A moins que la situation ne vous convienne parfaitement.

Pour ma part, j'ai été récemment visité par l'Inspection générale... j'ai eu l'occasion, lors de l'entretien, de faire part de ma grande inquiétude quant à la place de la littérature dans l'enseignement, ainsi que d'autres dérives dont je parle ici. Parler franchement aux inspecteurs, notamment aux IG, me semble un début.

Mais effectivement, il ne s'agit que de mots. Peut-être devrais-je me taire ? Cela vous conviendrait-il davantage ?

"Allez, un bon "Me and Bobby McGee" et vous serez sur la route comme Thelma et Louise; mais, j'ai compris un peu mieux encore, Dickens, vous êtes certes les Prophètes et Prophétesses promettant un superbe dies irae, mais aussi Des Esseintes."

Etre navré ne m'empêche pas ni d'être gai, ni d'être heureux. L'argument de "bonne humeur" a toujours été le premier argument des pédagos face aux "vieux ringards dépressifs".
Ce genre de considération n'a pas de prise sur moi, désolé. Je ne me sens pas obligé d'abonder à chaque fois dans le sens de la dictature du bonheur, et je revendique le droit de faire la gueule quand quelque chose me navre.

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Dickens, vous êtes déjà un fruit confit qui a tout compris.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Et moi j'attends toujours une réponse à ma question... mais y en a-t-il ?

PS @Christophe: cela me rappelle un morceau de musique contemporaine - enfin je crois, car je ne me souviens plus de l'auteur ni de la date exacte - qui s'intitulait "the unanswered question"... ça vous dit quelque chose ?

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

"Prophète", "fruit confit", "Mr Burns", "cavalerie américaine", "M. Teste", etc.

Je ne sais pas quoi penser de toutes ces appellations un peu contradictoires, mais vous m'aurez décidément bien tartiné ce soir, Pendariès !

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

qui s'intitulait "the unanswered question"... ça vous dit quelque chose ?

Ecrit par : Julien | 12 mai 2010

Charles Ives, lecteur d'Emerson, et autodidacte - incompris en son temps.... Un de mes anciens camarades de collège a fait une thèse en philosophie et musicologie sur "Ives et le transcendatalisme".

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

TranscendaNtalisme

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Merci Pandaries et chapeau pour la réponse !
Je crois en fait l'avoir joué, mais je ne sais plus trop à quelle occasion, ni avec quel orchestre.

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Dickens, c'est parce que je languis le post où vous allez nous présenter votre travail (comment vous atteignez vos objectifs, comment vous faites rattraper le retard de vos élèves, etc.) et pas vos lamenti perpétuels (rien de neuf dans vos analyses depuis la création de ce blog où tout a été dit et commenté depuis). Ca, ça m'intéressera; et pas que moi, je pense. La théorie, elle nous noie; les faits, bon sang! les faits que sont votre travail d'enseignant: quel est le chemin que vous employez pour emmener vos étudiants d'un point a de départ à l'arrivée (et si ils sont captivés, intéressés; mes potes profs de fac rament à bloc depuis un an ou deux: c'est un constat; mais j'apprécie quand ils me dévoilent la construction de leurs cours; là, c'est la vie, là est le challenge). Le reste: agrégation, prépa, fac américaine, niveau culturel, on s'en fout. Personne ici n'a a prouvé quoi que ce soit avec son pedigree. Qui est-ce que ça impressionne sur ce blog?

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

"n'a à prouver"

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Merci Pandaries et chapeau pour la réponse !
Je crois en fait l'avoir joué, mais je ne sais plus trop à quelle occasion, ni avec quel orchestre.

Ecrit par : Julien | 12 mai 2010

Pourquoi chapeau? J'ai eu juste la chance de me trouver au bon endroit au bon moment quand le nom de Charles Ives et sa musique sont venus pour la première fois à mon oreille.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Je veux dire: ne soyez pas épaté, Julien. Ce n'est qu'une information récoltée il y a plus de 10 ans; et je vous la transmets. :-)

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Comme quoi, le hasard fait (parfois) bien les choses ;-) ! En tous cas je vais de ce pas l'écouter, car cela fait bien longtemps que je l'ai joué et je ne m'en souviens plus trop (sur deezer ou youtube, ça doit pouvoir se trouver), et me coucher un peu moins bête ce soir !

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Merci infiniment pour ce lien que je lirai plus en détail demain, car Morphée me fait signe qu'il est l'heure de rejoindre mon lit ;-)

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Je comprends mieux, Pendariès. Rassurez-vous, je n'imagine pas "impressionner" qui que ce soit ici, ce serait en effet grotesque.

Ma pratique, je l'avoue, est en réalité des plus classiques : reprise de la grammaire fondamentale (noms, verbes, syntaxe), entraînement à la lecture en anglais, entraînement à l'expression écrite avec obligation de viser le "sans fautes", devoirs à rendre chaque semaine (version littéraire, thème grammatical), devoir sur table une fois par mois.

Pour l'oral : les kholles bien sûr, et l'obligation pour tous les élèves de présenter, en début d'heure, un article de presse en anglais (sujet, enjeux, point de vue de l'auteur, résumé, ouverture).

Egalement, quand j'ai le temps, des petits "débats" sur une question de société entre les élèves (peine de mort, avenir de la monnaie européenne, tel ou tel événement).

Et puis, beaucoup de bachotage (traitement intégral des annales de l'X et de Centrale, rappels de méthodologie).

Ma grande déception, ironiquement, c'est de ne pas pouvoir leur faire pratiquer la littérature (hormis en version) car les sujets de concours portent surtout, en scientifique, sur des questions d'actualité.

Voilà, que du très classique, mais qui met les élèves au travail dans une optique de réussite aux concours. Ils savent qu'ils doivent s'exprimer sans faute, même si c'est de façon simple, et respecter les formes (clarté, présentation, concision, synthèse). C'est difficile, tout le monde n'y arrive pas directement, mais tout le monde ou presque s'accroche.

Les élèves sont motivés, sans doute par mes cours, mais aussi et surtout par la sélectivité des concours qui est une saine émulation, contrairement à ce que racontent les pédagos. Ce sont des scientifiques, l'anglais n'est pas leur priorité, mais je fais tout pour que ça le devienne.

Les classes préparatoires sont le must de notre système, mais j'ai confiance, l'égalitarisme aura bientôt leur peau et en aura fini avec cette sale méritocratie élitiste ! :((

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Allez, une petite dernière pour la route et j'y vais:
spécial dédicace pour dickens: http://www.dailymotion.com/video/x6by9b_coldplay-viva-la-vida-version-2_music

Hasta luego !

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Allez, une petite dernière pour la route et j'y vais:
spécial dédicace pour dickens: http://www.dailymotion.com/video/x6by9b_coldplay-viva-la-vida-version-2_music

Hasta luego !

Ecrit par : Julien | 12 mai 2010

Ha ha ! Mais c'est l'hymne "variétoche" de ce funeste forum de "profs d'anglais" dont j'ai été exclu ! (pour des motifs que vous devinerez : éloge de la grammaire, de la littérature et de la sélection ; manque de considération évident pour les pratiques et l'esprit du temps, crime avéré de nostalgie, etc.)

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Décidément c'est la nuit des hasards troublants aujourd'hui... n'empêche, moi je trouve que cette chanson vous va comme un gant.
PS: Coldplay c'est un peu plus que de la "varietoche", même si on est loin de Queen ou des Beetles.

Bon allez, j'arrête sinon je vais y passer la nuit.

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Beatles

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Les classes préparatoires sont le must de notre système, mais j'ai confiance, l'égalitarisme aura bientôt leur peau et en aura fini avec cette sale méritocratie élitiste ! :((

Ecrit par : dickens | 12 mai 2010

C'est prévu — c'est déjà dans les tuyaux. Nous avons le chic, en France, pour torpiller ce qui marche. Prépas coulées !
JPB
PS. Francis, c'était ou c'est votre anniversaire ? Happy birthday !
http://www.youtube.com/watch?v=ztoSUhbNntQ&feature=related

Écrit par : brighelli | 12 mai 2010

JPB : il y aura un livret de compétence en CPGE ?

à Henri IV aussi ?

on va rire...

Écrit par : exTC | 12 mai 2010

dickens,
Vous n'avez pas de mérite, donc pas de triomphalisme ...

Venez en STI, STG ou en Bac Pro tenter votre chance.

Vous nous raconterez ensuite combien de temps vous avez tenu avec Shakespeare avant de vous faire lyncher.
Ou comment vous avez poursuivi le débat sur la peine de mort lorsque Ahmed a expliqué (en saifran évidemment) qu'il était y était favorable pour tous les feujs.

Tout le monde est bon en prépa !

Mon môme est à Jean Perrin, son prof d'anglais est une burne (et en plus ne fout rien).
Comme la plupart des étudiants de sa classe, mon fils apprend les bescherelle (vocabulaire et grammaire) par coeur.
De ce fait il progresse et son prof pense être un génie ...

Je ne savais pas que vous bossiez en CPGE ...
Fallait le dire tout de suite explicitement.

Vous êtes dans la situation de l'entraineur de cracks à Vincennes qui s'étonnant qu'un paysan du centre de la France ne fasse pas trotter son percheron lui donne des leçons !
(Et lui parle un peu de haut en le prenant pour une buse ...)

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Bien plus fort encore (et tout aussi méconnu) que Ives :
Harry Partch
Urgent d'écouter (au moins 1 fois) si vous ne connaissez pas

J'ai découvert ce zicos en 80 sur France culcul.
A l'époque j'étais très branché free-jazz.
Sa musique aussi bien que sa vie m'ont scotché !
Il a été très lié aux routards durant la grande dépression et a traîné avec eux dans les wagons de marchandise etc.

(Je retrouve pas le mot exact qui décrit ces zonards des années 30, aidez-moi)

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Y'a l'embarras du choix ici :
http://www.youtube.com/results?search_query=harry+partch&aq=f

Mais, pour les âmes sensibles, gaffe, attendre que le thé du matin soit passé avant de monter le son.
Idem si vous avez le blues, reportez l'écoute, c'est pas d'une grande gaité !

Sa musique vocale est pour moi un enchantement.

Qui ici connait cet énergumène ???

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Qui peut me confirmer que la nouvelle épreuve "agir en fonctionnaire avec éthique et responsabilité", dont on peut consulter les annales zéro ici:
http://media.education.gouv.fr/file/agir_fonctionnaire/82/8/agir_143828.pdf
est éliminatoire?

Écrit par : anne | 12 mai 2010

Des sujets zéros, vraiment zéros: En tout cas, merci Françoise Guichard, malheureusement je ne puis signer cette pétition.

J'ai eu un haut-le-coeur à chaque page... Presque les larmes aux yeux... siiiii... De colère.
Franchement, l'année dernière j'ai été maladroit avec le jury -qui eut, tout jury qu'il est, une conduite insolente, impolie, irrespectueuse vis-à-vis du candidat- j'ai depuis fait un gros travail de tempérance et j'ai ravalé le Cyrano qui sommeillait en moi, en clair; je la ferme. Mais là ça dépasse les bornes des limites et c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Je crains de ne pouvoir contenir un sourire moqueur doublé d'un air narquois triplé d'un " Vous n'avez pas honte d'appliquer de telles consignes? Même les militaires sont moins disciplinés et moins cons..."
Voyez, je ne suis pas encore guéri...
Et pourtant, je ne suis pas le mauvais bougre, il est rare que je me fache, mais une grosse bêtise ou une injustice -injustice; c'est juste parce que ça fait bien avec les filles ce côté un peu romantique- peut vite faire monter ma colère.

"À cet égard, vous considérez que le dialogue et la confrontation avec de jeunes étrangers est un incomparable instrument d’épanouissement de la personnalité de vos élèves...."

EPANOUISSEMENT: ils l'ont dit!! Ils l'ont dit!! Ils l'ont dit!!!
Ce passage est de loin le plus incroyable et le plus humiliant...
De prof (remarquez je n'écris plus Professeur mais prof) on est passé par surveillant, par assistante sociale, éducateur spécialisé, et nous voici maintenant animateurs dans un centre ludique.

Aller, pour continuer ma thérapie;

"Deux professeurs de mathématiques qui depuis plusieurs années conduisaient dans leurs classes respectives les séances d’aide individualisée considèrent que cette organisation porte atteinte à leur
liberté pédagogique, notamment en raison de son impact sur la complémentarité entre le travail en classe entière et le travail en formation plus restreinte.
Ils disent ne pas se sentir liés par les orientations proposées par le conseil pédagogique et par les décisions d’organisation votées au conseil d’administration"

Question/réponse:

- Comment analyser vous cette situation ?
Ils ont bien raison les collègues! Et même s'ils ont tort, dans la sphère publique, je suis solidaire.
- Pensez-vous qu’un choix du conseil pédagogique ou du conseil d’administration peut s’imposer aux options pédagogiques individuelles d’un professeur ?
Malheureusement je crois que oui. Mais je ne suis pas un juriste moi. Le jour où j'ai un souci avec l'administration, j'appelle mon syndicat peut-être mon avocat, et en attendant, je n'ai pas de temps à perdre avec ces balivernes.
- Quel est le champ précis d’exercice de liberté pédagogique ?
Je suis le seul maître à bord une fois que ma porte de classe est fermée: mon navire navigue vers le Savoir et je contourne les gros iceberg malicieusement...
- Sur quelles références législatives et réglementaires s’appuyer pour analyser cette situation?
M'en cogne le coquillard; seule la morale et aussi l'éthique comptent dans ce cas. J'ai confiance en moi, en la loi et en mon avocat: tout se règlera devant la cour. Maintenant, place, j'ai mon travail qui m'attend.
- Dans une situation d’options différentes voire de désaccords en matière d’organisation des enseignements et de répartition des services, quels sont les compétences du conseil d’enseignement,
du conseil pédagogique, du conseil d’administration, du chef d’établissement ?
Les compétences? Ben... L'état augmente le pouvoir des personnels qui détiennent le pouvoir de décision. Alors soit nous avons à faire à des cons, soit à des couards, soit à des courageux qui n'exerceront pas leur pouvoir de nuisance... On peut toujours rêver hein?

Quand on voit les concours pour les enseignants, je n'ose imaginer ceux pour les chefs d'établissement...

Réveille-toi Jules Ferry; ils sont devenus fous!

Écrit par : Anonymeinthesky | 12 mai 2010

Vous êtes dans la situation de l'entraineur de cracks à Vincennes qui s'étonnant qu'un paysan du centre de la France ne fasse pas trotter son percheron lui donne des leçons !
(Et lui parle un peu de haut en le prenant pour une buse ...)

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Parlons-en ! Il me reproche de faire du globish, mais s'il devait comme moi apprendre à des gens (qui paient) qui n'ont parfois presque pas fréquentés l'école à se débrouiller en anglais en à peine 10 heures (et c'est bien pour ça que le globish a la côte: parce que de nos jours même le péquin moyen a besoin de baragouinner English - ce n'est plus un luxe réservé à une élite littéraire), je vois mal comment il pourrait faire autrement...

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

(Je retrouve pas le mot exact qui décrit ces zonards des années 30, aidez-moi)
Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Hoboes.

Écrit par : tailleboudin | 12 mai 2010

« Venez en STI, STG ou en Bac Pro tenter votre chance.
Vous nous raconterez ensuite combien de temps vous avez tenu avec Shakespeare avant de vous faire lyncher. »

Zorglub | 12 mai 2010

Pourquoi pas ?
Je me souviens avoir fait il y a quelques années un cours de 2 heures sur « Le Bateau ivre » en CAP boucherie – charcuterie.

Écrit par : tailleboudin | 12 mai 2010

« des gens [...] qui n'ont [...] pas fréquentés »
« la côte »
« baragouinner »
Julien | 12 mai 2010

Pfff...

Écrit par : tailleboudin | 12 mai 2010

"baragouiner", "la cote". "des gens [...] pas fréquenté"

Merci tailleboudin, mais votre "Pfff..." de sale prétentieux pédant n'était vraiment pas nécessaire. Mais bon, puisque j'ai affaire à des gens qui jugent les autres sur des fautes d'inattention, je peux difficilement m'attendre à mieux.

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

orthoprof avait au moins la décence de ne pas émailler ses corrections de commentaires insultants et dégradants...

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

orthoprof avait au moins la décence de ne pas émailler ses corrections de commentaires insultants et dégradants...

Ecrit par : Julien | 12 mai 2010


Pfff...

Écrit par : Florence | 12 mai 2010

Je confirme.

Écrit par : orthoprof | 12 mai 2010

Hoboes

Voui, c'est ça merci !

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2010

Vous avez tout bon, Francis.
Je pense que nous serons nombreux à vous souhaiter un bon anniversaire sur "bonnet d'âne" !

Ecrit par : dickens | 11 mai 2010
---
Dear dickens, I am overwhelmed by your kindness. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 mai 2010

dickens,
Vous n'avez pas de mérite, donc pas de triomphalisme ...

Venez en STI, STG ou en Bac Pro tenter votre chance.

Vous nous raconterez ensuite combien de temps vous avez tenu avec Shakespeare avant de vous faire lyncher.
Ou comment vous avez poursuivi le débat sur la peine de mort lorsque Ahmed a expliqué (en saifran évidemment) qu'il était y était favorable pour tous les feujs.

Tout le monde est bon en prépa !

Mon môme est à Jean Perrin, son prof d'anglais est une burne (et en plus ne fout rien).
Comme la plupart des étudiants de sa classe, mon fils apprend les bescherelle (vocabulaire et grammaire) par coeur.
De ce fait il progresse et son prof pense être un génie ...

Je ne savais pas que vous bossiez en CPGE ...
Fallait le dire tout de suite explicitement.

Vous êtes dans la situation de l'entraineur de cracks à Vincennes qui s'étonnant qu'un paysan du centre de la France ne fasse pas trotter son percheron lui donne des leçons !
(Et lui parle un peu de haut en le prenant pour une buse ...)

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2010

J'aimerais bien savoir où vous avez trouvé la moindre trace de "triomphalisme" dans mes propos. Il n'y a absolument pas de quoi triompher par les temps qui courent, et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer à longueur de message.

Et non, tous les élèves ne sont pas des "cracks" en anglais dans ma prépa, loin de là ! Mais ils ont (presque) tous décidé de s'y mettre, ou de faire le minimum d'efforts convenable.

C'est, je l'espère, grâce à mes cours et à mon enseignement. Mais je sais bien que c'est aussi et surtout grâce à la sélectivité des concours !

L'abolition de la sélection a l'école a tué tout enjeu scolaire pour les élèves. Pourquoi bosser, vu qu'on leur donnera le bac et plus ? Dès lors, en effet, il n'y a plus que la "personnalité" ou le "charisme" de l'enseignant pour faire travailler les élèves. Avouez que c'est déséquilibré !
D'où le pédago-démagogisme, le recours au jeu, à la flatterie des élèves et à la glorification de l'inculture pour voir les élèves s'impliquer un peu — avec les résultats que l'on sait (élèves paradoxalement toujours plus démotivés, programmes toujours plus délirants en réponse, ennui des élèves, transformation de l'ennui en violence, etc).

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

C'est prévu — c'est déjà dans les tuyaux. Nous avons le chic, en France, pour torpiller ce qui marche. Prépas coulées !
JPB
PS. Francis, c'était ou c'est votre anniversaire ? Happy birthday !
http://www.youtube.com/watch?v=ztoSUhbNntQ&feature=related

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2010
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Thank you, Jean-Paul. Mon anniversaire tombe le 15 mai, samedi prochain. Je suis allé voir et écouter la musique des Beatles. Merci !
La nouvelle de la disparition des classes préparatoires me désole.
Peut-être des gens raisonnables les feront-ils renaître, dans quelques années quand ils verront la chute vertigineuse de la culture dans notre pays que ne manquera pas de provoquer cette folie.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 mai 2010

Vous êtes dans la situation de l'entraîneur de cracks à Vincennes qui s'étonnant qu'un paysan du centre de la France ne fasse pas trotter son percheron lui donne des leçons
Ecrit par : Zorglub


Zorglub, vous êtes certainement un professeur de lycée professionnel intègre. J’en connais peu.
Ne prenez pas pour vous ce que je constate ci-dessous, dans la GRANDE majorité des cas :
(Je vous raconterai ma vie si ça vous intéresse)
Qui vous parle de trot ? Saut d’obstacles ? Pourquoi pas de la voltige, tant que vous y êtes ?

On n’enseigne même plus aux percherons à savoir tirer une charrue correctement.

Soit vos collègues sont de laborieux et serviles pédagols ou parfaits branleurs n’ayant pas la moindre rigueur, même pour les tâches les plus simples à faire exécuter par leurs élèves. SURTOUT PAS pour les tâches les plus simples au départ, devrais-je dire, et c’est bien là...
En cela, ils suivent les instructions officielles et sont bien notés.

Soit ils tentent de faire quelque chose d’honnête, mais les élèves qu’on leur envoie auraient eu des capacités exploitables si on leur avait donné des bases solides en primaire et collège. Il faut déjà ramer pour leur faire assimiler bien tard des notions de grammaire de leur langue maternelle (ou du pays dans lequel ils vivent) et de calcul. Ramer pour les aider à se remettre de l’humiliation du collège unique, avec sa parodie d’enseignement d’une DEUXIEME langue étrangère.

Dans de rares cas de LP un peu sélectifs avec des filières encore valorisées et prisées ( hôtellerie, dans ma modeste mais suffisante expérience) j’ai constaté de la motivation des élèves pour leurs études professionnelles et une certaine estime d’eux-mêmes. En particulier, les Cuisiniers ayant choisi leur formation affichaient une certaine morgue à l’égard des Secrétariat-Comptabilité dont ils ne partageaient pas la même zone de la cours de récréation.
On peut trouver ensuite à redire sur les contenus des casseroles, mais là, ce serait devenir vraiment d’une exigence intersidérale !
Pourquoi ne pas aller sur le blog de Brighelli (note Culinaires) tant que vous y êtes ?

Écrit par : Crack | 12 mai 2010

"Ramer pour les aider à se remettre de l’humiliation du collège unique, avec sa parodie d’enseignement d’une DEUXIEME langue étrangère."
Ecrit par : Crack | 12 mai 2010

Humiliation et parodie : deux termes essentiels pour qualifier, en effet, leur quelques années en collège zep.

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

de là à aller grossir les rangs des pires racistes et homophobes (on sait où et qui ils sont)

Ecrit par : Julien | 11 mai 2010

Secrétariat général de la HALDE
11 rue Saint Georges
75009 PARIS

Cher-e "Julien",

Nous tenons à vous féliciter pour le courage et l'abnégation dont vous faites preuve en avouant publiquement votre collaboration avec nos services, mais nous mettons en garde nos informateurs ( qui se reconnaitront ) contre le fait que les forces de la réaction et du fascisme rampant sont vivaces, et que votre aveu risque d'entraver votre remarquable travail.

Je profite de ce message pour rappeler à Francis Penin d'arrêter d'angliciser, sous peine de passer son prochain anniversaire en stage de redressement francophone à la MJC de Saint-Sauveur-la-Sagne ( Puy-de-Dôme ) où, selon nos sources, personne, mais alors vraiment personne, ne parle anglais.

Dernier avertissement.

Haldement vôtre

Écrit par : halde | 12 mai 2010

Nous tenons à vous féliciter pour le courage et l'abnégation

Ecrit par : halde | 12 mai 2010

Chouette une étiquette ! J'adore ! Encore, encore !
Quoi, vous manquez d'idée ? Allez je vous donne un coup de pouce: "khmer rose", "bien pensant", "juste-milieuiste"...
Je vous autorise même à utiliser "sale fiote", "sale tapette" ou même "sale pédé" - après tout je suis plus à une insulte près...
allez, servez-vous, c'est gratuit et sans restrictions ;-)

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Concernant le "collège unique". J'entends de plus en plus souvent (c'est-à-dire passant de 0 propos à 2 ou 3 en huit ans d'enseignement) des collègues, tenant du collège unique, demander la création de niveaux. Mais que le collège unique reste en place. J'me dis qu'il doit bien être pénible de perdre ses illusions idéologiques face au réel... tout en voulant en maintenir les oripeaux (de ces illusions). En conclusion: un "collège unique", dans les mots, comme une belle façade. Mais je me suis rendu compte que pour eux "collège unique" = "accès à tous au collège".

Confucius a raison: il faut rendre leur sens aux mots avant tout autre acte politique.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

Voilà que la Cour des comptes enfonce le clou !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/12/la-cour-des-comptes-denonce-le-systeme-scolaire-francais_1350226_3224.html#xtor=RSS-3208

Conclusion: les pédagols ne sont pas allés assez loin...

Misère, misère...

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Bon j'exagère un peu: tout n'est pas à jeter, mais quel méli-mélo !

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

« vous ne "réprésentez" pas grand chose pour moi... »
Julien | 06 mai 2010
« vous êtes visiblement hermétique au bon sens »
Julien | 07 mai 2010
« Arrêtez de délirez »
julien | 08 mai 2010
« un agrégé d'anglais aigri »
« "comportement lunatique et irrationnel chez le patient agrégé d'anglais aigri" »
julien | 09 mai 2010
« pauvre type »
julien | 08 mai 2010
« sale prétentieux pédant »
Julien | 12 mai 2010
« taillemachin. »
Julien | 07 mai 2010
« tailleandouille »
Julien | 08 mai 2010
« taillecrétin »
Julien | 10 mai 2010

« orthoprof avait au moins la décence de ne pas émailler ses corrections de commentaires insultants et dégradants... »
Julien | 12 mai 2010

Écrit par : tailleboudin | 12 mai 2010

La Cour des comptes rend son rapport aujourd'hui : la réussite des élèves en France est la plus mauvaise qui soit dans les pays de l'OCDE !

Écrit par : iPidiblue et les Gérard de la Cour des Comptes | 12 mai 2010

@tailleboudin

Bah voyons... je devrais sans doute "tendre l'autre joue" ? Désolé, je ne mange pas de ce pain là.

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

Selon Didier Migaud, rapporteur, le redoublement coûte trop cher : 2 milliards contre 1 milliard pour l'aide éducative !

Écrit par : iPidiblue le petit rapporteur | 12 mai 2010

Hé, ho, Tailleboudin, c'est moi, l'arbitre des élégances, ici !!!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2010

Je vous décerne à tous un Gérard d'Honneur, cela vous va les professeurs et autres formateurs ?

Écrit par : iPidiblue distribution générale | 12 mai 2010

Est-ce qu'il y a un rapport ou pas entre les deux nouvelles?

"La Cour des comptes dénonce le système scolaire français
pour Le Monde.fr | 12.05.10 | 11h15 • Mis à jour le 12.05.10 | 11h37"


et

"Surmortalité des jeunes huîtres : le risque en France pour 2010 est d'"élevé à très élevé" | 11.05.10 | 18h42 • Mis à jour le 11.05.10 | 18h42"

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/11/surmortalite-des-jeunes-huitres-le-risque-en-france-pour-2010-est-d-eleve-a-tres-eleve_1349713_3244.html

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

@tailleboudin

Qui plus est, je n'ai jamais fait la moindre remarque sur les compétences de dickens, ni sur les vôtres... pouvez-vous en dire autant ?
Pas sûr:

Exactement ce que me dit mon inspecteur : « Qu'ils puissent se débrouiller ! C'est l'objectif. "Se débrouiller", voilà le maître-mot ! »
Affligeant...

Ecrit par : tailleboudin | 07 mai 2010

(Faut espérer qu'ils ne sont pas trop difficiles, vos « clients ».)

Ecrit par : tailleboudin | 10 mai 2010

et encore je n'ai pas pris ceux du fil précédent.

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

@ tailleboudin : je n'ai guère eu votre courage, celui de reprendre comptablement la somme des vitupérations anti-agrégatives, anti-each-and-every-suivi-du-singulier, mais la preuve quantitative cette accumulation est une nette confirmation de ce que j'ai ressenti : un acharnement.

@ Halde : merci pour votre travail de fond ; nous comptons sur vous pour en effet débusquer et éradiquer toute trace de la France moisie et jouer pleinement votre rôle de bras armé de la bien-pensance, sur ce blog comme ailleurs, car telle est la mission que vous a confié l'air du temps.

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Ne restons pas dans le ressentiment ! La Culture est déjà une névrose, inutile d'en rajouter une couche !

Écrit par : iPidiblue justice distributive | 12 mai 2010

@Zorglub

J'en oublie au passage de vous remercier: je ne connaissais pas Harry Partch et j'ai pu le découvrir grâce à vous (il y a un excellent documentaire de la BBC à son sujet sur youtube), encore merci !

Écrit par : Julien | 12 mai 2010

@ Pendariès:
"Les ostréiculteurs manifestent contre la mortalité des jeunes huîtres dans les élevages. Vu la proportion de vieilles huîtres chez les électeurs de Zébulon, on est assez optimistes sur l’aboutissement des revendications."

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2010

Dickens,

j'ai interrogé une jeune-fille ( qui m'est très proche ) actuellement en 2de dans un lycée public, je le précise.
En anglais, actuellement, ils travaillent sur Oliver Twist, alternant le film et le texte original sous forme d'extraits. Cette jeune-fille me dit qu'elle trouve cela vraiment intéressant, qu'elle apprend beaucoup, qu'elle aime cela. Beaucoup plus qu'en allemand : ils écoutent des chansons allemandes et doivent en composer eux-mêmes. Commentaire de la jeune-fille :"Très chiant et inutile car on n'apprend rien. On perd son temps. Trois heures par semaine à ne rien faire. Quel gâchis alors que je pourrais faire autre chose, appronfondir l'anglais par exemple. Au moins, on sortirait de là en sachant une langue vraiment correctement".

Écrit par : Florence | 12 mai 2010

Florence, votre jeune amie a beacoup de chance. Il n'y a sans doute rien de plus dépaysant, de plus exaltant pour une élève de 2nde que d'apprendre l'anglais avec Oliver Twist et autres grandes histoires du XIXème siècle.

La société victorienne, la place de l'enfant, le discours des adultes, l'humour anglais... tout y est. Et surtout l'envie de reprendre ces lectures plus tard, pour le plaisir de lire en VO.

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Beaucoup plus qu'en allemand : ils écoutent des chansons allemandes et doivent en composer eux-mêmes.

Ecrit par : Florence | 12 mai 2010

En classe de seconde...
Si j'étais à sa place, j'hésiterais entre l'incrédulité et l'hilarité..

Écrit par : dickens | 12 mai 2010

Enceinte de cinq mois, j'ai été agressée par un ancien élève
Par Alexandra Bonvalot | Enseignante à Aubervilliers | 12/05/2010 | 13H28


Rue89 publie le témoignage qu'une enseignante de collège, agressée à deux reprises, adresse à ses collègues d'Aubervilliers.


Professeur de français au collège Jean Moulin d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Alexandra Bonvalot est enceinte de cinq mois. La semaine dernière, elle a été agressée par le frère d'un élève qu'elle avait sanctionné. En arrêt de travail pour un mois, elle a écrit à ses collègues de l'établissement où elle travaille depuis cinq ans pour leur raconter ce qui lui était arrivé. Elle a accepté que Rue89 publie cet e-mail pour témoigner.

« Chers collègues,

Tout d'abord, je vous remercie profondément pour tous les messages de soutien que j'ai pu recevoir depuis ce fameux vendredi 7 mai. Je tiens également à vous exprimer d'une certaine manière ma présence durant cette période, puisque j'ai été directement atteinte, tout comme Mme R., la chef d'établissement.

Cet événement touche tout le personnel de l'établissement et peut-être plus encore les élèves de troisième, dont les visages effrayés lors de l'agression me resteront longtemps gravés dans la mémoire.

Vous connaissez très certainement les éléments essentiels de cet épisode. Je me permets toutefois de vous faire revivre par la lecture cette page sombre, afin de répondre peut-être à certaines interrogations. Je vous dirai ensuite quelles seront mes démarches.

Sandwich de routine
Remontons au 1er avril 2010 : j'allais simplement et “routinement” acheter mon sandwich à la boulangerie “orange”, face au collège. Une fois à l'intérieur du commerce, une élève entre furieusement se réfugier entre la boulangère et moi-même car elle se faisait “taquiner” par un être réputé pour sa douceur : X, élève exclu du collège depuis 2005.

D'après les dires de certains, X passe son temps à semer sa petite terreur, faute d'avoir autre chose à faire de sa vie.

Ma première “erreur” fut celle-ci : oser dire à ces deux excités, qui se battaient dans la boulangerie, d'aller régler leurs comptes dans la rue. Jamais je n'aurais imaginé la suite. X se retourne, lâche les cheveux de la fille, et me regarde d'un air outré :

» Quoi ? T'es qui toi pour me parler comme ça…. ! »

S'en sont suivis des aboiements que ma mémoire n'a pas pu reformuler. J'ai pu, son visage touchant presque le mien, sentir son haleine et surtout une violence inouïe, gratuite, bien présente, qui m'imposait de ne pas bouger et de ne rien dire. N'étant plus seule depuis bientôt cinq mois maintenant, je pensais surtout à ce petit être vulnérable que je porte et que je dois protéger, autant que faire se peut.

La boulangère, enfin, est intervenue et a réussi à nous séparer. Elle m'expliquera plus tard qu'ayant vu X grandir, ce dernier ne lui aurait jamais fait aucun mal. Bon, bon, bon … Elle, au moins, aura trouvé une barrière de protection, bien fragile selon moi.

Son visage se rapproche dangereusement du mien
L'histoire ne s'arrête pas là. Je sors vite de la boulangerie, traverse la rue quand j'aperçois l'individu me courir après et m'arrêter dans ma course vers le collège. Son visage se rapproche encore dangereusement du mien, sa violence verbale qui, on le sait, n'attend qu'une toute petite réaction de la victime pour devenir physique, m'envahit. Je ne bouge pas. Je ne dis rien. Je fais la morte et entends :

« T'avais pas le droit de m'parler comme ça, la vie de ma mère, ça s'fait pas. Toi, tu vas voir, la vie de ma mère, je te reconnaîtrai, ça va pas s'passer comme ça… »

Là-dessus, un ange passe : plus grand, plus vieux, plus fort que X. Cet inconnu, je le remercie profondément. Il nous a séparés une seconde fois, sermonnant l'adolescent en furie et me raccompagnant jusqu'au collège. Telle une automate, je marche, et craque avant d'arriver à la loge.

Je préviens Madame R., qui aussitôt appelle l'inspection. Puis fait venir (mais cela n'est pas si simple apparemment) une sorte de patrouille payée par l'Education nationale.

Le soir, une collègue me raccompagne au métro. Il faut dire que j'étais assez impressionnée par ces gardes du corps et n'ai pas osé bénéficier de leur aide musclée. Ils s'en sont donc allés chercher des informations sur l'agresseur.

Je n'ai pas porté plainte pour cette affaire. Ce que mon médecin, quelques jours après, m'a vivement reproché.

Retour au collège
Nous arrivons au jeudi 6 mai. Rendez-vous avec la mère d'un élève de troisième en présence du fils et de collègues. Le but : s'expliquer sur une affaire de portable continuellement tapoté en classe, d'inscriptions sur la table et de refus de travail. Et faire comprendre à l'élève sa sanction -un jour d'exclusion.

Plus d'une heure d'entretien afin d'effacer un malentendu élève-prof et repartir sur de saines bases. Il a semblé que tout était « accepté et compris » et que le ciel était un peu plus clair… J'en étais même arrivée à offrir un livre à l'élève qu'il devait lire pour la semaine suivante. La maman, bien entendu, ignorait qu'elle devait l'acheter depuis un mois. Bref, une réconciliation seulement apparente, je crois.

Vendredi 7 mai, 11h40 environ, salle A206 : les élèves de cette classe de troisième préparent un sujet de révision du brevet. La classe est plutôt calme ce jour-là. Ma porte, comme d'habitude, est ouverte.

Soudain, X apparaît dans la salle, casquette sur la tête, appareil mobile rose dans une main. De son pas décidé, il approche sans aucune retenue de mon bureau. Les élèves de la classe se sont transformés en poupées de cire. Immobiles et plus silencieux que jamais : ils le connaissent dans la cité.

Je n'en croyais pas mes yeux. Je le vois en me fixant droit dans les yeux :

« Qu'est-ce que vous avez fait à mon cousin ? Hein ? Qu'est-ce qu'il va devenir maintenant que vous l'avez exclu ? Ça s'fait pas d'exclure quelqu'un pour un portable. Je rêve ! »

Il se rapproche toujours plus près. Je ne bouge pas. Terrorisée mais essayant de ne rien laisser transparaître sur le visage, j'ose lui dire que cela ne le regarde pas. Que son cousin avait accepté sa sanction, et que je croyais le reconnaître.

Là-dessus, il s'excite et grogne des phrases que je n'ai pas retenues, la peur m'envahissant. Car je sentais toujours chez lui cette même violence qui n'attendait que ça : sortir. Et comme les mots ne sont pas assez forts dans sa bouche.

Il crachait son indignation
Je vous laisse imaginer à qui je pensais pendant que cet individu se trouvait à moins de 50 centimètres de moi. Je me suis re-transformée en statue. Unique protection qui me restait désormais. Pendant que l'autre justicier s'excitait à me cracher son indignation, j'ai essayé de faire comprendre à une élève d'aller chercher un surveillant.

Cette dernière -comme je la comprends- n'a pas osé bouger le petit doigt, évidemment. Protection des élèves aussi. Un « heureux hasard » a fait que le mobile rose a sonné. X a répondu, compris qu'il fallait vite décaniller car la police avait été alertée.

Alors qu'il fait rapidement volte face, le plus gratuitement du monde, il se met à frapper dans le dos l'élève le plus proche de la sortie. Parce qu'il n'avait pas pu consommer sa dose de violence. Par la suite, cet élève ne voudra pas se plaindre et encore moins révéler l'identité de l'illustrissime X.

Les élèves silencieux comme jamais
Un silence exceptionnel hante la salle après le départ de l'autre. Je ne peux pas parler. Je regarde l'élève frappé sans pouvoir même lui demander s'il va bien. Je vois ses yeux ronds et étonnés -c'est tout. Une feuille, un stylo, je regarde l'heure : 11h40. J'écris maladroitement les faits sur une feuille de brouillon, les élèves restent silencieux comme jamais. Je ne peux pas leur parler. Eux non plus. La violence de la scène, coupée plus tôt que prévu, nous rend tous muets.

J'entends que quelqu'un marche dans les couloirs. Je lui balbutie quelque chose mais il comprend qu'il faut alerter quelqu'un aussitôt. Je pleure, je pleure et aperçois vaguement mes élèves silencieux qui me regardent, bouche bée.

Arrive une collègue qui garde ma classe. Je cours dans le bureau de Madame R., qui revenait tout juste de se faire très gravement menacer par le grand frère de l'élève exclu. Il était visiblement venu rendre sa justice pour son frère, défonçant le portail avec une violence tout aussi inouïe. Totalement drogué, d'après les témoins.

C'est ce frère justicier qui avait appelé X, son complice, afin qu'ils ne soient pas chopés par la police. Ils sont repartis aussi librement qu'ils étaient entrés.

X connaissait mes horaires
J'ignore aujourd'hui ce qu'il en est des recherches. X avait très peu de temps pour agir. Il devait donc connaître mes horaires, le numéro de ma classe et même mon apparence puisqu'il n'a pas pris la peine de me demander mon nom en entrant.

C'est très rassurant d'être connue par des ravagés du ciboulot qui peuvent agir autant à l'extérieur qu'à l'intérieur d'une enceinte qui n'a, à mes yeux désormais, plus grand-chose de protecteur. Les élèves, j'en suis convaincue, ont également dû sentir la fragilité, voire, la disparition de cette protection sans laquelle aucun équilibre, aucune structure n'est possible.

Je terminerai sur la polysémie du mot « enceinte ». Puisque je le suis, et que je protège corps et âme un être précieux, je me sens en totale incompatibilité avec le lieu dans lequel j'essaie d'être utile, un lieu dont les brèches et les risques m'effraient.

Enfin, bien que ce mail soit quelque peu trop prolixe, je tenais à ce que les collègues n'ayant pas eu cours vendredi ne tombent pas des nues lors de l'AG qui aura lieu demain, et qu'ils sachent.

Nous restons en contact, chers collègues. »

Écrit par : retraitée | 12 mai 2010

@CS: une ostréicultrice, une fois, m'a montré le coeur d'une huître battre.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

En classe de seconde...
Si j'étais à sa place, j'hésiterais entre l'incrédulité et l'hilarité..

Ecrit par : dickens | 12 mai 2010
Elle a choisi autre chose : elle a choisi de ne pas faire ce travail. Elle m'explique que de toutes les manières, l'allemand avec ce prof ( elle l'aura jusqu'au bac ), c'est foutu et donc qu'elle fait une croix dessus et qu'elle utilisera ce temps à autre chose. Elle m'explique aussi que c'est déjà ce qu'elle fait en module d'ECJS. Elle ne fait rien. Elle choisit de ne plus faire des "activités débiles", comme compter le nombre de fois où le mot "égalité " est écrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme. Pendant que les autres sont occupés à compter, elle lit tranquillement la Déclaration et essaie d'en comprendre le sens. Elle me dit qu'elle se sent mieux depuis qu'elle pratique de la sorte mais qu'hélas, ce n'est pas toujours facile d'échapper aux "activités" !

Écrit par : Florence | 12 mai 2010

"Beaucoup plus qu'en allemand : ils écoutent des chansons allemandes et doivent en composer eux-mêmes.

Ecrit par : Florence | 12 mai 2010

"Ça s'fait pas d'exclure quelqu'un pour un portable. Je rêve ! »

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2010

"Halli, Hallo,
Mein portable ist gefallen dans l'eau".

Écrit par : Carlo Brun-ho | 12 mai 2010

Déniché tantôt: une communication de Pierre Guyotat à Paris VIII: http://www.dailymotion.com/video/x2x1e4_cours-pierre-guyotat_creation

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

"Halli, Hallo,
Mein portable ist gefallen dans l'eau".

Ecrit par : Carlo Brun-ho | 12 mai 2010

Pas mal du tout ! :-))

Écrit par : Florence | 12 mai 2010

Pour le lien Guyotat: il évoque l'école, son instruction, à partir de 15 mn.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

M'enfin bon, on sent qu'il ne l'a pas trop préparé, son cours, le Pierre; mais il n'a reçu aucune formation, après tout, pour cela.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2010

@ Halde : merci pour votre travail de fond ;

Ecrit par : dickens | 12 mai 2010

Secrétariat général de la HALDE
11 rue Saint Georges
75009 PARIS

A votre service.
Mais n'en faites pas trop quand même, nous vous tenons à l'œil.

Haldement vôtre.

Écrit par : halde | 12 mai 2010

Florence quant à ce témoignage de cette élève ( votre fille je crois) est-ce véridique je crois être encore un peu jeune même moi dans mon sous lycée jules ferry à versailes j'ai échappé à ce genre de chose.
j'ai 28 ans les choses ses dégradent très vite.

Écrit par : le lapin garou est mourrant gastro | 12 mai 2010

Florence quant à ce témoignage de cette élève ( votre fille je crois) est-ce véridique je crois être encore un peu jeune même moi dans mon sous lycée jules ferry à versailes j'ai échappé à ce genre de chose.
j'ai 28 ans les choses ses dégradent très vite.

Écrit par : le lapin garou est mourrant gastro | 12 mai 2010

Personnalités consultées par la cour des comptes :

Personnalités qualifiées :
Reçues en audition à la Cour des comptes : Mmes Agnès Van Zanten
et Marie Duru-Bellat, MM. Antoine Prost, Denis Meuret, François Dubet, Claude Thélot et Bernard Hugonnier (directeur adjoint de la direction de l’éducation à l’OCDE)
Rencontrées lors de l’enquête : MM. Pochard, Albizer (OCDE), Avice (chargé de la RGPP volet Education nationale à l’Inspection générale des finances)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mai 2010

Dis-moi qui tu hantes, je te dirais qui tu es

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mai 2010

Dis-moi qui tu entes, je te dirai qui tu es

Écrit par : dobolino | 13 mai 2010

Pas mélanger première personne futur simple et présent conditionnel, Anne-Marie ! Pas beau, laid, vilain ! On le tolère des petits jeunes de moins de quarante ans car ils ont des circonstances très largement atténuantes, mais de vous ou de moi, cette vilaine faute, fi !
A votre âge, c'est terrible ! Un début d'Alzheimer, peut-être ?

Écrit par : dobolino | 13 mai 2010

Ah, l'école...

Il y a des lieux communs auxquels je n'arrive plus à croire. Notamment celui d'une "génération" qui aurait décidé, par méchanceté pure ou par volonté de "garder le pouvoir", de ne rien transmettre aux masses pourtant assoiffées de culture. C'est tordant.

Je pense, pour ma part, que le problème ne vient pas de l'offre scolaire (l'Etat, le ministère de l'EN, les professeurs) mais bien de la demande (le public).

Une nouvelle classe sociale dominante et englobante s'est imposée en France : on pourrait l'appeler la "petite bourgeoisie". En plus d'être dominante, elle a tendance à devenir la classe unique.

Sa principale caractéristique est d'être toujours "déjà-là", d'être "soi-mêmiste". Elle n'a aucune envie d'être changée par la culture (elle dit "traumatisée") même si elle apprécie, car elle s'ennuie souvent, le divertissement culturel.

Encore une fois, si l'Ecole est devenue ce qu'elle est devenue, ce n'est pas à cause d'un quelconque "complot d'en haut" ourdi par Meirieu, Allègre et les autres un soir de 1987...

L'Ecole n'a fait que répondre aux demandes de cette nouvelle classe dominante qui revendique haut et fort son droit à l'inculture et son exigence d'égalité pour chacun de ses membres.

Borges définissait la civilisation occidentale comme celle qui a pour les classiques, les chefs d'oeuvre et la culture une espèce de vénération a priori (même quand lesdits classiques n'ont pas été lus). La petite bourgeoisie soi-mêmiste a quant à elle un a priori négatif vis-à-vis des oeuvres : elles vont lui "prendre la tête".

Je ne sais pas si vous avez remarqué le parallélisme flagrant entre la télévision et le système scolaire. Dans les deux cas, on se désole des "programmes".

J'affirme qu'à la TV comme à l'Ecole, il n'y a pas de "complot" pour abrutir les masses pour les rendre "malléables". La théorie du complot est toujours séduisante, mais elle est fausse.

La télé, comme l'Ecole, ne fait que répondre à une demande.
Elle ne programme pas de vieux films en VO à 20h30 car les gens n'en veulent pas. Les histoires de gros sous viennent ensuite, une fois qu'on s'est rendu compte qu'occuper l'inculture par le divertissement, fut-il culturel, est rentable.

Les représentations qu'on se fait, ici et ailleurs, de méchants pédagos qui refusent de transmettre le savoir à des "jeunes" pourtant assoiffés de culture, sont séduisantes mais fausses

La vérité, mes amis, c'est que le savoir et la culture, eh bien le public n'en veut pas. L'ex-classe bourgeoise, la minorité pour qui la culture était importante, a peu ou prou disparu dans la vaste petite-bourgoisie englobante.

Elle a existé jusqu'en 1975, en gros, avant d'être phagocytée par la masse. Voyez les petits-enfants de la classe cultivée que l'Ecole a réussi à rendre parfaitement incultes, et ce pour leur plus grand bonheur. Aussi faut-il arrêter de penser que la faillite des ZEP se fait au profit de la "classe cultivée", car cette dernière n'existe pour ainsi dire plus, et de toute façon ses derniers représentants n'ont plus l'occasion de profiter de ce "sang neuf" qui, venu des ZEP, lui serait justement obligatoire pour se renouveler et survivre !

Ce que veut la petite-bourgoisie, en revanche, ce sont des diplômes qui lui permettront de gagner plus d'argent (elle dit : "assurer sa promotion sociale"). Ce qui n'a pas forcément à voir avec la culture et le savoir. S'il faut s'avaler un peu de littérature au passage, alors elle le fera en rechignant, en trouvant ça un peu "prise de tête", mais voilà tout. D'ailleurs, pour lui faire plaisir, on enlève chaque jour un peu de littérature.

De nombreux professeurs, leur immense majorité même, participent de cette idéologie. Ils veulent être "sympas", ils trouvent que telle ou telle classe est "sympa", et quand il y a eu tel auteur au programme au capes, ils l'ont trouvé "sympa". (King Lear est parfois "sympa" chez les anglicistes !)

C'est toute l'idéologie de notre temps, et l'idéologie de la petite bourgoisie dominante, le "sympa" !

Bref, tout ça pour dire qu'il faut arrêter de voir la conspiration du gouvernement et imaginer qu'il existe un pouvoir politique qui contrôle tout en niant toujours le pouvoir social.

Si jamais demain la population, une partie significative de la population exige des connaissances sérieuses et de la culture, le gouvernement remettra ça au goût du jour en deux temps trois mouvements, avec une bonne dose de sélection.

Mais cela n'arrivera pas, car la France a décidé d'en finir avec cette grande inégalité qu'est la culture.

Il y aura toujours des individus (vraiment) cultivés, certes, peut-être quelques familles aussi, mais il s'agira là d'exceptions qui vivront isolése, loin du brouhaha, de M6 et des "fêtes du patrimoine". Elles seront souvent accusées d'être méprisantes, et cette accusation vaudra condamnation.

La France, en revanche, continuera de baigner dans un grand flot culturel, voire "socioculturel" (sic), tout en continuant de militer ardemment pour sa déculturation, pour qu'on lui foute la paix avec les classiques et qu'on lui enseigne plutôt des choses "utiles" pour "la vraie vie" (car il est entendu que la vraie vie est totalement absente de la littérature).

La télévision et le collège unique auront ainsi été les deux grands vecteurs de la déculturation. Il y a 40 ans, la télévision était pour les bourgeois, appelés "classe cultivée", et on diffusait une pièce d'Eschyle à 20h30. Les collégiens travaillaient vraiment. Aujourd'hui, c'est Patrick Sébastien tous les soirs et le collège unique est dans l'état que vous savez.

Les pédagos sont à l'Ecole ce que Patrick Sébastien est à la TV. Ils ne sont pas arrivés là par "complot pour abrutir les masses", ils sont là parce qu'ils répondent à la grande demande de déculturation de la nouvelle classe sociale dominante et englobante.

Le pouvoir politique, véritable nain face à cette déférlante demande d'inculture, n'a pas pu maintenir quoi que ce soit de sérieux à l'école... et comme il faut bien se faire réélir, alors on a donné au peuple ce qu'il voulait : du divertissement et de l'inculture mâtinée de "culturel", en lui faisant croire que tout cela était moderne, donc bon pour lui (ça ne mange pas pain).

Écrit par : dickens | 13 mai 2010

"Mais de vous ou de moi, cette vilaine faute, fi !"

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2010

Je n'ai même pas fait gaffe... Peut-être parce que je viens de m'appuyer deux mémoires pro de PE2 d'affilée ??? ;-) :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

En somme tous des Charlots ? Sauf que voilà Charlie Chaplin fait partie de la Culture ... vous me faites penser à André Gide qui dans son Journal note que les beaux esprits, les intellectuels, se cachent quand ils vont au cirque !
Colette, la grande Colette a fait du Music Hall avec Polaire ne vous en déplaise ! Shakespeare, le grand Shakespaere quoi que vous en pensiez passait son temps sur la sciure du théâtre du Globe pas sur le banc des écoles ainsi que Molière ! Ils n'auraient pas été les dramaturges qu'ils furent sinon ... par contre Dickens, le grand, l'illustre Dickens, que le monde nous envie, ne vient jamais s'amuser sur le blog Bonnet d'Ane car c'est bien connu c'est un homme sérieux qui a d'autres chats à fouetter ! Il se cultive tout le temps même en se brossant les dents ...

Enfin quoi, il fallait bien que quelqu'un sur ce blog tienne le rôle du précieux ridicule ... je préfère que ce ne soit pas tombé sur moi !

Sublime, forcément sublime Dickens !

Écrit par : iPidiblue et les Charlots | 13 mai 2010

Dickens, je n'interviens guère mais je suis très souvent d'accord avec vos analyses. Et puis, quelqu'un qui se réfère constamment à Borges, à P. Roth et à Kundera ne peut qu'attirer ma sympathie !

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2010

Dickens, tavaghof konid alan !

Écrit par : Atesh Neshani | 13 mai 2010

Moi avec ma toute petite culture et mon encore plus petite intelligence je ne peux malheureusement pas suivre les immenses raisonnements de Dickens, je suis obligé de rester sur le bord de la voie à regarder le train de monsieur l'agrégé passer à grande vitesse devant moi avec ses myriades de lumières ....

PS : Ce qui est curieux c'est que dans les films de Charlot la sympathie du spectateur va immédiatement au vagabond héroïque et sublime et pas au ploutoucrate qui lui tend dédaigneusement une pièce ! Allez savoir pourquoi ... je ressens un peu la même chose avec Monsieur Alain Minc, je lui préfèrerais n'importe quel indigent, je crois !

Écrit par : iPidiblue et les Lumières de la Ville | 13 mai 2010

Dis-moi qui tu entes, je te dirai qui tu es

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2010

A-M V aurait dû s'exprimer comme tout le monde en anglais: "tell me who your friends are, I 'll tell you who you hate".

Message perso: "La neige tombera bientôt à Montauban".

Écrit par : buntov | 13 mai 2010

En fait il ne suffit pas à certains agrégés et docteurs d'avoir des diplômes, il faut aussi que tout le monde s'incline bien bas devant leur seigneur et maître !
Moi je voyais plutôt l'érudit comme un homme doux et rêveur, enfoncé dans la poussière des vieux in-folios, souriant à travers ses bésicles et accueillant l'impétrant à la culture d'un air malicieux ... eh bien ! pas du tout, c'est un vieil aigri qui cultive son ulcère et qui vitupère sur tout ce qui bouge d'un poil loin de sa foudre !
Au fond certains ont raté leur carrière, puisqu'ils se prennent pour Jupiter, ils auraient dû faire de la politique et entamer une carrière de dictateur ... c'est à dire celui qui dicte aux autres leurs faits et gestes et jusqu'à leurs pensées !

Écrit par : iPidiblue le Dictateur | 13 mai 2010

Je ne sais pas si vous avez remarqué le parallélisme flagrant entre la télévision et le système scolaire. Dans les deux cas, on se désole des "programmes".

Ecrit par : dickens | 13 mai 2010

Certes, mais on ne voit pas encore l'État, par le biais de la Cour des comptes, demander à la télévision de compter le nombre de jours qu'il lui reste à vivre.

Écrit par : buntov | 13 mai 2010

Et la France, Buntov, il lui reste combien de jours à vivre ?

Écrit par : iPidiblue le gaulois | 13 mai 2010

http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=44867

Écrit par : iPidiblue demandez le programme ! | 13 mai 2010

Ipidiblue, au vu de vos dernières interventions, je vous embrasserais !
D'ailleurs, (sauf quand vous "chiez" sans discernement sur les IUFM), je partage assez souvent vos analyses* !!!

*Mais pas vos analyses sanguines !!! Les miennes me suffisent largement. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

"(ça ne mange pas pain)."

Ecrit par : dickens | 13 mai 2010

Jean-Pierre ???

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

"Le pouvoir politique, véritable nain face à cette déférlante demande d'inculture, n'a pas pu maintenir quoi que ce soit de sérieux à l'école... et comme il faut bien se faire réélir"

Ecrit par : dickens | 13 mai 2010

"déferlante", "réélire".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

Oui il vaut mieux relire qu'élire !

Écrit par : iPidiblue la fiancée du flûtiste | 13 mai 2010

Ipidiblue, au vu de vos dernières interventions, je vous embrasserais !
D'ailleurs, (sauf quand vous "chiez" sans discernement sur les IUFM), je partage assez souvent vos analyses* !!!

*Mais pas vos analyses sanguines !!! Les miennes me suffisent largement. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010


Christophe vous avez déjà la maladie de Lyme, vous tenez tant que cela à nous repasser cette vilaine diarrhée qu'on a tout juste réussi à nommer d'un acronyme ? IUFM ...

Par contre vous pouvez m'embrasser à vos risques et périls, mais ne vous étonnez pas ensuite si vous vous retrouverez pacsé avec un monsieur que vous serez obligé de présenter à votre famille en le faisant passer pour une fiancée exotique ...

Écrit par : iPidiblue la fiancée du flûtiste | 13 mai 2010

bonnet d'âne, c'est un sport qui se joue à deux fois onze, et à la fin c'est dickens qui se fait casser du sucre sur le dos

(" " car parodique)

Écrit par : "iPidiblue" et la mannschaft | 13 mai 2010

Ô Dickens a le dos large ! surtout qu'avec tous les bouquins qu'il porte sur lui même un obus de 75 n'arriverait pas à l'ébranler !

PS Salut petit frère !

Écrit par : iPidiblue obusier de 14 | 13 mai 2010

C'est comme dans Miyazaki et le château ambulant, Dickens c'est une bibliothèque ambulante, il ne craint que l'eau et le feu et un peu la vermine !

Écrit par : iPidiblue et la bibliothèque ambulante | 13 mai 2010

Dis-moi qui tu entes, je te dirai qui tu es

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2010

A-M V aurait dû s'exprimer comme tout le monde en anglais: "tell me who your friends are, I 'll tell you who you hate".

Message perso: "La neige tombera bientôt à Montauban".

Ecrit par : buntov | 13 mai 2010

J'attends avec impatience car figurez-vous que j'ai lu fluidement le petit extrait écrit sur votre mail. Peut-être sera-ce pour moi l'occasion de me remettre au russe sans efforts incompatibles avec la suroccupation de mon cerveau ?

En attendant, je me régale avec "Elégie pour Laviolette" de Pierre Magnan, son dernier roman qui sera en librairie le 24/05.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2010

Message perso: "La neige tombera bientôt à Montauban".

Ecrit par : buntov | 13 mai 2010


"On ne devrait jamais quitter Montauban."

Bien sûr, inutile de donner les références d'une phrase aussi célèbre.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 mai 2010

Comme souvent, tout n'est pas stupide dans le rapport de la CdD.

Par exemple, qui peut défendre la pratique du redoublement ?

En vrac :

Un élève coûte environ 8000 € par an à la collectivité.
Redoubler prive la personne d’un an de salaire et la collectivité d’un an de cotisations sociales, d’impôts, de production de richesse.
Les élèves les plus mauvais sont ceux qui ont le plus redoublé. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont mauvais à cause du redoublement (!) mais que le redoublement ne les fait pas tellement progresser.
Même sans faire de misérabilisme, c’est pas la joie pour un ado d’être en échec permanent, de se couper de son groupe lors du redoublement et d’être très décalé par son âge.
Les redoublants sont souvent des boulets dans une classe.
Après 2 ou 3 redoublements, on finit par les laisser passer en classe supérieure et par leur donner le bac pour avoir la paix (évacuation par le haut : une classique des conseils de classe).

Vu ske ça coûte (direct et indirect) et ske ça rapporte, vaudrait mieux mettre le fric ailleurs.

Deux pistes :
- optimiste : dépensons la même somme par élève en difficulté sous la forme d’intervention individualisée bien pensée et il n’y aura plus d’élèves en difficulté
- pessimiste : interdisons le redoublement, faisons passer tous les élèves en classe sup quelque soit leur niveau distribuons allègrement des diplômes au rabais et diminuons les impôts

mais ne laissons pas subsister un système coûteux ET inefficace !

Écrit par : Zorglub | 13 mai 2010

Je suis assez d’accord avec Dickens et sur l’insatiable demande d’inculture de la majorité. Mais j’y ajouterais ceci : même s’il n’y a pas eu complot, il s’est trouvé assez de neuneus dans les hautes sphères pour penser que cela devait être juste puisque c’était manifestement le souhait de la majorité. Et il ne faut jamais humilier la majorité, puisqu’il lui arrive de voter. Sans compter que prendre ce train en marche offre prébendes, postes et pouvoir – et passages à la télé ! On a donc laissé faire en poussant même un peu et tout a été grignoté.

Cela dit, je pense qu’à tout cela il faut ajouter le poids de la publicité, quelle que soit sa nature. A moins d’habiter Saint-Profond-les-Creux, tous les gosses, dès qu’ils ont l’âge de s’assoir dans leur poussette, sont littéralement cernés par la pub. J’ai constaté ça il y a déjà quelques années sur la place Saint-Lambert, là où on prend la moitié des bus de la ville. Pubs des magasins, pubs sur tous les bus et toutes les aubettes, sur les camions qui passent, et sur deux vêtements sur trois. Quand on sait qu’on les colle aussi seuls devant le poste dès dix-huit mois et qu’ils ont leur première console de jeux vers trois ou quatre ans, ce n’est pas prendre de fous raccourcis que de penser qu’ils sont cuits et nous avec, puisqu’ils arrivent sur les bancs de classe la tête farcies de choses bien plus divertissantes que ce que nous pouvons leur proposer. Je crois donc que la pub est le fossoyeur en chef de la culture et de la pensée – sans compter qu’elle est un pousse-au-crime de toutes sortes. Après tout, le déclin de la qualité des programmes télé peut se dater de l’introduction de la pub et de celle de la privatisation (pour faire court).

J’ai tenté d’expliquer à mes restaurateurs et à mes animateurs (19 ans de moyenne d’âge) comment fonctionnait la télé privée qu’ils regardent (MTV, AB3, 4, etc. et les chaines satellisées, cablées et TNTéisées et chaines « musicales »), parce que je voulais leur faire comprendre pourquoi ils aimaient ce qu’ils aiment – en gros, parce qu’on ne leur offre que ça, vu que la pub n’achètera pas de plages si les cotes d’écoute sont trop basses et que ces chaines n’ont pas pour vocation d’élever le peuple mais de remplir les poches de leurs actionnaires, lesquelles débordent déjà.

Ca leur a fait autant d’effet que l’eau sur les plumes d’un canard et ils m’ont dit assez gentiment, et avec une commisération très marquée à l’endroit de mes enfants, que j’étais franchement une vieille lune (je traduis et résume leurs propos) et que je devais vivre avec mon temps. Forts de ces certitudes communément admises, ils ont pu rejeter en bloc toute la séquence sur la poésie en chanson et la chanson à texte (Depuis « Le Temps des cerises » jusqu’à Thomas Fersen) et littéralement détester « On connait la chanson ». Sur les trois classes, ce qui fait quelque chose comme cinquante élèves, je crois qu’il y en a une très petite dizaine qui a apprécié – mais sans le dire, les pauvres ont bien trop peur des retours de flamme des maitres-penseurs du groupe.

D’où vient donc que j’ai le sentiment de plus en plus aigu de me battre contre des moulins à vent ?

Écrit par : Puce | 13 mai 2010

Zorglub, je suis tout à fait d'accord.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 mai 2010

Bon, écoutez il me reste deux trois vieux tessons de bouteilles, si quelqu'un les veut pour se gratter les escarres avec, qu'il ne se gêne pas !

Écrit par : iPidiblue et le fumier de Job | 13 mai 2010

Une chanson pour Puce :

Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu les fleurs les plus belles du monde
Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu des fleurs car il savait aimer

Il suffit d'un rayon pour oublier la pluie
Il suffit de l'amour pour écarter l'envie

Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu les fleurs les plus belles du monde
Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu des fleurs car il savait aimer

Il suffit d'un matin pour ouvrir l'horizon
Il suffit d'un espoir pour savoir tenir bon

Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu les fleurs les plus belles du monde
Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu des fleurs car il savait aimer

Il suffit d'une étoile pour éclairer la nuit
Il suffit d'un sourire pour transformer la vie

Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu les fleurs les plus belles du monde
Si Job avait planté des fleurs sur son fumier
Il aurait eu des fleurs car il savait aimer

Écrit par : iPidiblue et le fumier de Job | 13 mai 2010

"Après tout, le déclin de la qualité des programmes télé peut se dater de l’introduction de la pub et de celle de la privatisation (pour faire court)."

Ecrit par : Puce | 13 mai 2010

Pas mieux... Voir comment a évolué la manière de filmer pour la télé, en parallèle absolu avec l'avènement de la pub, (et, donc, du clip).

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

Si jamais demain la population, une partie significative de la population exige des connaissances sérieuses et de la culture, le gouvernement remettra ça au goût du jour en deux temps trois mouvements, avec une bonne dose de sélection.

Ecrit par : dickens | 13 mai 2010
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Vous avez raison, cher dickens. (I was just about to write,"You're right, dear dickens" but I have been warned of some danger if I went on writing here in English. I am careful enough to follow such a good advice, although I don't see the nature of that so-called danger.)

Quand je suis entré au lycée en sixième, en 1951, la classe ouvrière se complaisait dans la limitation de son instruction au certificat d'études primaires. J'étais issu de cette classe sociale, et, lorsque l'instituteur de la classe du certificat (qui faisait suite au CM2) insista auprès de mes parents pour que je me présente à l'examen d'entrée en sixième, ma mère ne fut que modérément enthousiaste. Mon père, en revanche, mineur de fond inculte (mais pas stupide; seules les circonstances l'ont empêché de s'instruire) était fier d'avoir un de ses six enfants - six à l'époque - allant au-delà des études primaires.
Seule la petite et la grande bourgeoisie poussaient leurs enfants à réussir des études secondaires et, éventuellement, des études supérieures.
Mais la réussite exigeait des efforts considérables de la part des élèves. Le fait d'être issu d'un milieu aisé n'entraînait pas la réussite systématique des études secondaires !
A cette époque, il est dommage que de nombreux enfants intelligents et courageux de milieux modestes ou carrément pauvres, ne soient pas allés dans l'enseignement secondaire, pour des raisons diverses.

Nombreux étaient les échecs dans les études secondaires quel que fût le milieu social d'origine des lycéens. Les élèves qui "décrochaient", soit parce qu'ils n'arrivaient plus à suivre malgré leurs efforts, soit parce qu'ils ne travaillaient pas assez, quittaient le lycée à la fin de chaque niveau de classe, de la sixième à la première. Quant à ceux qui arrivaient en terminale, ils n'obtenaient pas tous le baccalauréat, il s'en faut !
Ceux qui obtenaient le baccalauréat l'avaient mérité.
Personne ne protestait contre cette "inégalité".
Les parents très riches qui voyaient leurs enfants échouer faisaient contre mauvaise fortune bon cœur, et les mettaient dans des boîtes à bac plusieurs années quand leurs enfants avaient redoublé la terminale, avec succès ou non au bout.
Ce n'est plus le cas de nos jours.

De nos jours tout le monde exige que son enfant ait le bac ou un diplôme de valeur.
Mais tout le monde exige-t-il que son enfant fasse des efforts ?
Non ! personne ne l'exige, ni les parents ni l'institution scolaire.

Cela est délirant. Il n'est pas possible que tout le monde devienne professeur certifié ou agrégé car le nombre de postes à ces concours est limité. (Il n'existe pas de diplôme de professeur certifié ou agrégé, soit dit en passant.)
N'est-il pas légitime que les meilleurs seuls soient choisis ?
Le choix est-il fait équitablement ? Ma réponse est oui.
Les épreuves écrites sont anonymes et elles éliminent déjà un nombre considérable de candidats.
Les épreuves orales et pratiques ne peuvent pas être anonymes. Mais elles sont notées par des jurys composés de plusieurs personnes, ce qui garantit leur impartialité. Je ne crois pas qu'il y ait du favoritisme ou des réglements de compte à ce stade des concours.
Mais tous les diplômes d'examens sont accessibles, brevet des collèges, baccalauréat, licences, mastères, doctorats. Il n'y a pas, là, de numerus clausus.
Alors, par démagogie, tous les gouvernements harcèlent les professeurs pour qu'ils donnent de bonnes notes à leurs élèves en cours d'année, et aux candidats aux examens en fin d'année scolaire. Ça ne mange pas de pain. Tout le monde est content.
Bien sûr, après, la réussite professionnelle n'est pas assurée, mais qui en accuse les princes qui nous gouvernent ?
Ce sont eux, pourtant, qui sont responsables de ce gâchis monstrueux. Ils le sont depuis 1960 environ.
Avant 1960, tout bachelier pouvait se faire une situation, quitte à commencer modestement. Plus maintenant.
Bien des docteurs de disciplines diverses (sauf la médecine) sont au chômage. Beaucoup postulent un poste de maître de conférences, mais, là encore, le nombre de postes est limité.
La démagogie et le laxisme qui règnent actuellement - et depuis des décennies - nous ont menés à ce désastre prévisible.
Je n'ai jamais connu un seul cancre qui envisage d'être manœuvre sur un chantier du bâtiment. Pourtant j'ai rencontré des techniciens supérieurs qui furent mes élèves qui sont bien heureux de trouver des emplois de vendeurs dans des magasins de bricolage. C'est mieux que rien, après tout.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 mai 2010

Dis-moi qui tu entes, je te dirai qui tu es

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2010

Pas mélanger première personne futur simple et présent conditionnel, Anne-Marie ! Pas beau, laid, vilain ! On le tolère des petits jeunes de moins de quarante ans car ils ont des circonstances très largement atténuantes, mais de vous ou de moi, cette vilaine faute, fi !
A votre âge, c'est terrible ! Un début d'Alzheimer, peut-être ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2010

Dis -moi qui tu HANTES, (verbe hanter) et non entes (verbe enter = greffer), je te dirai qui tu es.

Je reconnais humblement ma faute ! (Nous sommes donc à fifteen/fifteen !)

Pour lutter contre l'Alzeihmer, j'apprends des poèmes : "Le dormeur du val", pas trop long, mais les 88 alexandrins de "Booz endormi", ça, c'est plus coton ! Et je le maîtrise bien.
Indiquez-moi donc un beau poème à apprendre.
(Tiens, je vais réapprendre "Erlkönig".)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mai 2010

ne serait ce pas Claire Mazeron que je viens d'apercevoir sur M6 (genre je corrige mes copies en terrasse d'un troquet ! ) dans un sujet sur la triche ?

Écrit par : exTC | 13 mai 2010

"Les épreuves orales et pratiques ne peuvent pas être anonymes. Mais elles sont notées par des jurys composés de plusieurs personnes, ce qui garantit leur impartialité. "

F. Penin

Mais en histoire par exemple, quatre périodes et un spécialiste par période qui note donc seul en réalité.
L'oral étant quand même (enfin maintenant je ne sais pas comment ça se passe pour moi ça date du début des années 1990) une question de chance: antiquité, moyen_âge, époque moderne ou contemporaine, chacun a sa ou ses périodes de prédilection, les sujets n'étant pas non plus d'égale difficulté.

Ceci dit, je n'ai pas réfléchi à un système plus juste.

Écrit par : Faut voir | 13 mai 2010

Eh oui, mon cher Francis Penin, on refuse même du monde en prison, c'est dire à quel point les carrières sont bouchées !

Écrit par : iPidiblue et l'embouteillement de diplômés | 13 mai 2010

ne serait ce pas Claire Mazeron que je viens d'apercevoir sur M6 (genre je corrige mes copies en terrasse d'un troquet ! ) dans un sujet sur la triche ?
Ecrit par : exTC | 13 mai 2010

Oui, je pense…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 mai 2010

Déjà à l'époque d'Abel et Caïn il n'y avait qu'une place à prendre, cela remonte donc à loin l'embouteillement des carrières !

Écrit par : iPidiblue et l'embouteillement général | 13 mai 2010

Cher Francis,
votre commentaire me rappelle le mot de Bernard Shaw:

" Democracy is a device that insures we shall be governed no better than we deserve."

Écrit par : Attila Smith | 13 mai 2010

"Les données de la Cour des comptes ne permettent à aucun moment de comprendre pourquoi le système est plus inégalitaire qu'il ne l'était, et pourquoi 20% des élèves arrivent en sixième avec de graves difficultés en lecture ou en mathématiques."
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/12/01016-20100512ARTFIG00738-education-la-cour-des-comptes-pointes-des-inegalites.php

On pourrait peut-être le leur expliquer une fois de plus ???

Écrit par : nicolas | 13 mai 2010

Indiquez-moi donc un beau poème à apprendre.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 mai 2010

Tout à fait de circonstance, mais je n'en connais pas l'auteur :

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir
ma mère m'enseigna les mystères
du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.
Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu' Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu' Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est toute intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit..
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Écrit par : nicolas | 13 mai 2010

Constat actuel : Beaucoup de cons sûrs d'eux

Programme de l'élu(e) de 2012 : un con sur deux ne sera pas replacé.

Tous les cons voteront pour lui.

Écrit par : dugong | 13 mai 2010

ou elle...

Écrit par : dugong | 13 mai 2010

Pour les amateurs de classiques de la littérature britannique adaptés à l'écran, la fin de l'excellente adaptation BBC de "Wide Sargasso Sea" ( pas de spoiler : vous connaissez tous la fin du livre même si vous ne l'avez pas lu, puisque l'héroïne en est Antoinette Bertha Rochester, la première femme de Rochester, dans "Jane Eyre"):

http://www.youtube.com/watch?v=z-V67zuXBmg&feature=related

L'intégralité du téléfilm a été uploadé sur youtube. Excellente Rebecca Hall dans le rôle principal.


Belle fin aussi dans le film de 1993 (même si, pour le reste, il est faiblard par rapport au téléfilm de la BBC) :

http://www.youtube.com/watch?v=0gK1UUnDb2U&feature=related

Karina Lombard a exactement le physique et l'accent (français) qu'il faut pour le rôle, dommage qu'elle ait des talents d'actrice nettement plus limités que ceux de Rebecca Hall.

Écrit par : Kap | 13 mai 2010

remplacé...

Écrit par : dugong | 13 mai 2010

J'ai (presque) toutes mes dents mais j'ai un nouveau clavier et il faut que je m'y fasse...

Écrit par : dugong | 13 mai 2010

Au fait, pour Francis Pénin, le chanteur d'opéra, la jolie et très talentueuse Rebecca Hall est la fille de la mezzo ou soprano, on n'a jamais trop su, Maria Ewing et du metteur en scène Peter Hall.

Écrit par : Kap | 13 mai 2010

Anne-Marie, c'était fait exprès, le "entes" ... Et, en plus, ça se discute. Hantes, entes, y'a quand même quelque chose.


En tout cas, je tiens une bonne perle de dissert, commise par mon fils, qui s'est rendu compte trop tard de son erreur. Ça fait trois heures que j'explose de rire dès que je le regarde, alors je partage avec vous:
Philip Marlowe a écrit un "Faust"...

Voilà ce que c'est de vouloir jouer aux érudits et de donner le prénom de l'auteur !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2010

Dickens, tavaghof konid alan !

Ecrit par : Atesh Neshani | 13 mai 2010

Bien tenté, mais un persanophone dirait plus simplement "bast kon digué baba, koshti maro!"

@ iPidibule qui me tartine et @ Christophe qui relève mes fautes (désolé), qu'en pensez-vous sur le fond ? Avez-vous des points de désaccord ?

Écrit par : dickens | 13 mai 2010

Le pauvre ! Lâchez-lui un peu les baskets !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 mai 2010

Apéros géants ; je suis pour les grands rassemblements de cons. Pendant ce temps, de grands espaces en sont dégarnis et deviennent vivables.

Une suggestion : les apéros géants devraient faire des joint ventures avec les clubs de foot.

Je suis prêt à investir...

Écrit par : dugong | 13 mai 2010

" Pendant ce temps, de grands espaces en sont dégarnis et deviennent vivables." (Dugong)

Exact.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2010

Pendant ce temps, de grands espaces en sont dégarnis et deviennent vivables. dugong

Le vôtre ne vous suffit donc pas ? Quelle intolérance ! Bientôt vous allez écrire que les cons n'ont pas droit de cité...pas droit de sylvestritude non plus, mais où diable vont-ils aller ? Et pour peu qu'ils ne se reconnaissent pas, ils vont continuer à encombrer longtemps encore votre espace, dugong, j'en ai bien peur... :-)

Écrit par : nicolas | 13 mai 2010

Tout à fait de circonstance, mais je n'en connais pas l'auteur :

"Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir
ma mère m'enseigna les mystères
du verbe être et du verbe avoir."

Ecrit par : nicolas | 13 mai 2010

Je crains que ce ne soit une chanson d'Yves Dutheil.
Désolée...
;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 13 mai 2010

Pardon, Duteil sans H

Écrit par : Françoise Guichard | 13 mai 2010

"@ iPidibule qui me tartine et @ Christophe qui relève mes fautes (désolé), qu'en pensez-vous sur le fond ? Avez-vous des points de désaccord ?"

Ecrit par : dickens | 13 mai 2010

Oui, je crois vous l'avoir déjà dit, d'ailleurs; il y a des choses indiscutablement vraies, mais la systématisation et votre faculté pour vous placer "au dessus de la mêlée" à chaque instant m'agacent un peu.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

J'allais vous "corriger", Françoise; je me demande si Duteil aurait apprécié qu'on lui donne du "H"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

A Cannes, Jospin joue son propre rôle dans un film ;
« 2002, l’Elysée ou l’hospice ».

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

J'allais vous "corriger", Françoise; je me demande si Duteil aurait apprécié qu'on lui donne du "H"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2010

Christophe, vous avez de la chance, je ne me laisse pas khorriger par n'importe qui ;-)))
Et pas de H à Duteil, qui est déjà assez mollasson comme ça !

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Anecdote : préparant une visite à Chenonceau, j'en consulte les fiches pédagogiques sur le site dédié. En déroulant le menu savoirs, je trouve :
- savoir faire ;
- savoir être ;
- savoir vivre.
???
Demain, je mène l'enquête pour découvrir la kolossale finesse qui distingue savoir être et savoir vivre. En attendant, pas de trace de connaissances.
En matière de savoir-vivre, y vont pas être déçus, avec mes zouaves :-)

Écrit par : Perceval | 14 mai 2010

Tiens, ça va faire un mois que Michaud n'a plus rien publié sur son blog !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2010

Après Benoist Apparu, les sénateurs, l'institut Montaigne et la Cour des Comptes, la Chambre Professionnelle des Charcutiers Traiteurs y va de son rapport à l'éducation en lançant un grand concours du meilleur fromage de tête 2010.

Il s'agit de promouvoir les têtes à la fois bien faites et bien pleines.

Loin des infâmes jus de crâne dont nous les abreuvons.

J'attends avec impatience le rapport de l'Institut de Physique du Vide sur les contenus des programmes.

http://www.traiteurs-charcutiers-paris.com/Sale/201003-Mars%202010.pdf

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Ah, le fromage de tête…
Tiens, je connais un film dont le tournage va commencer justement par la fabrication d'un fromage de tête… Les acteurs vont devoir payer de leur personne en plongeant les mains dans une tête de cochon encore fumante pour la dissocier et en tirer les éléments adéquats… Miam !
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

Un certain Jacques Gleyse, Professeur des Universités en STAPS à l’IUFM de Montpellier, Docteur en Sciences de l’Education (cherchez sur le Web, les productions de ce monsieur sont sidérantes) s'est fendu d'une longue diatribe qui donne l'état d'esprit des pédagos — et je préfère la publier, au cas où certains aient pu croire qu'ils avaient baissé les bras…
Et comme il me fait l'amitié de m'y traiter d'auteur d'extrême-droite…
Bonne lecture — mais essuyez-vous les yeux après, de peur d'être contaminés :

L’Eradication des pédagogues.

"Depuis longtemps j’ai pensé faire cette lettre (au moins 2 ans).
"Je me décide voyant la remise en cause et la régression, sans précédent, qui touche aujourd’hui la formation pédagogique et didactique des futurs enseignants.

"Syndiqué dans l’un des syndicats généralistes dans les années soixante-dix, quatre-vingt, j’ai été de toutes les batailles pour que se mette en place une formation pédagogique et didactique des enseignants du secondaire. L’arrivée de Lionel Jospin au Ministère de l’Education nationale, après les élections législatives puis présidentielles de 1988 remportées par la gauche a permis que ce vœux puisse voir un début de mise en œuvre.
"Dans le même temps j’avais participé à l’observatoire des « DEUG rénovés » pour les futurs instituteurs (1983) notamment à l’EN de Cergy-Pontoise.
"En 1989, je me suis investi autant que j’ai pu dans l’aventure des IUFM. Alors, PRAG docteur en Sciences de l’Education, à l’Université de Clermont-Ferrand, j’ai participé à toutes les commissions visant à mettre en place cet institut en Auvergne.
"En définitive nommé à Montpellier comme Maître de Conférences, c’est là qu’avec quelques autres (je ne saurais les citer tous, mais je retiendrai surtout les noms de Robert Ferras, premier directeur, géographe, Michèle Verdelhan, Henri Fabre, Georges Roques, Maurice Juliard, Pierre Guibbert, Pierre Boutan… tous aujourd’hui retraités ou disparus) nous nous sommes battus pour que contre tous les intérêts contradictoires (Inspections, Université, Ecole Normale…) se mette en place une formation de qualité aussi bien pour les personnels du premier que du second degré de l’Education nationale. Nous avons aussi, à ce moment, mis en place une revue pédagogique de recherche : Tréma qui est aujourd’hui reconnue par l’AERES Sciences de l’Education et indexée dans de nombreuses banques de données notamment revues.org.
"Il me semble qu’à partir de 1996-97, l’IUFM après avoir apaisé les tensions entre différents pôles a permis de donner une formation d’une relative qualité aux étudiants et stagiaires.
"Alors sont venues plusieurs années de gouvernements de droite et la chasse aux sorcières contre les pédagogues a commencé (on pourrait ici rappeler le magnifique travail d’Antoine Prost sur l’Ecole des pédagogues et l’Ecole des savants, Histoire de l’Enseignement en France, 1800-1968), ou plutôt d’une certaine manière s’est poursuivie (si l’on songe qu’elle avait commencé avec la suppression du système primaire supérieur).
"Les parutions d’ouvrages venant aussi bien de la droite extrême, se prétendant d’extrême gauche (Brighelli, La Fabrique des crétins, 2005) que de la gauche altermondialiste (Michéa, L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, 1999)., montrait que le feu couvait sous la cendre. Philippe Meirieu, par anticipation, avait bien tenté d’organiser un contre-feu avec son Eloge des pédagogues, contre-feu qu’il entretiendra régulièrement avec Le Choix d’éduquer et bien d’autres ouvrages ou articles ainsi qu’avec de multiples conférences ici ou là, mais la bataille était perdue d’avance. Le pouvoir était désormais à la réaction. Le pensionnat, bourgeois et réactionnaire de Chavagnes était redevenu le modèle idéologique valorisé.
"Montessori, Decroly, Dewey, Freinet, Claparède, Cousinet, Deligny, Oury, Vasquez, Pain, Pochet, Rogers, Neil, Illich, l’Ecole Nouvelle, les méthodes actives, furent voués aux gémonies. Le modèle du secondaire bourgeois réactionnaire envahit l’école du peuple, les circulaires ministérielles et la formation des enseignants.
"L’aboutissement de cette entreprise de démolition d’une école plus démocratique et davantage au service des plus faibles que des puissants ou des ainsi dites « élites » prend place aujourd’hui dans la destruction — quoi qu’on en dise — des IUFM et de la formation de qualité des personnels du second degré (enseignants, CPE…).
"La fausse réforme (une réforme vise à améliorer l’existant et non à le faire régresser) qui se met en place va abaisser le niveau de formation académique des enseignants (sous couvert d’élever le niveau de formation et de rémunération). Elle va abaisser leur niveau pédagogique et leur formation didactique. En outre, elle va nous faire entrer progressivement dans la Révision Générale des Politiques Publiques qui à terme conduira à la précarisation des personnels de l’Education Nationale (qui n’en a plus longtemps à être nationale) et à la privatisation de celle-ci.
Jamais je ne pourrai cautionner d’une manière ou d’une autre cette entreprise de démolition systématique et cette éradication des pédagogues de l’enseignement. J’appelle, une dernière fois, tous ceux et celles qui sont en accord avec cette lettre à résister bec et ongles a ce qui va nous conduire inéluctablement à la destruction de l’Etat social et plus largement de la République."

JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

"La fausse réforme {...] qui se met en place va abaisser le niveau de formation académique des enseignants [...] Elle va abaisser leur niveau pédagogique et leur formation didactique" Gleyze cité par JPB

Je persiste à penser que la mise en place directe des jeunes enseignants en poste aura un effet indirect : peu d'effets sur la qualité des enseignements prodigués.

Je ne cherche pas ici à promouvoir le nouveau système. Il a essentiellement pour but de faire des économies et il y parviendra sans doute, dans un premier temps.

C'est peut-être ce non-effet "délétère" qui effraie tant les pédagols enkystés : la démonstration par l'absurde de la vacuité globale de ces "formations".

"Supprimer la Cause en amont, ne change rien en aval"

PS : je dis bien vacuité globale car on sait les dégâts locaux que leurs préconisations peuvent réaliser.

Écrit par : dugong | 14 mai 2010

Je crains que ce ne soit une chanson d'Yves Dutheil.
Désolée...;-) Ecrit par : Françoise Guichard | 13 mai 2010

Pas de quoi, Françoise. Merci pour l'info, vous connaissez mieux le répertoire de nos chanteurs de droite que moi ! :-)
Cela n'enlève rien au fait que j'aime bien.

Écrit par : nicolas | 14 mai 2010

Pas de quoi, Françoise. Merci pour l'info, vous connaissez mieux le répertoire de nos chanteurs de droite que moi ! :-)
Cela n'enlève rien au fait que j'aime bien.

Ecrit par : nicolas | 14 mai 2010

Euh, Duteil n'est pas exactement mon chanteur de chevet, si j'ose dire !
Et j'ignorais même qu'il fût de droite... Ne confondriez-vous pas avec Michel Sardou ?

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Sardou ? Celui qui rêve de violer les femmes ? Je ne crois pas, non. Duteil est très fleur bleue, mignon, tout plein de bons sentiments et défend la langue française. C'est déjà ça.

Écrit par : nicolas | 14 mai 2010

— et je préfère la publier, au cas où certains aient pu croire qu'ils avaient baissé les bras…
JPB

Mais non, ils sont partout, tel un cancer, ils infiltrent tout : BO du CP de 2010, rapport de l'institut Montaigne, rapport de la Cour des Comptes.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2010

Euh, Duteil n'est pas exactement mon chanteur de chevet, si j'ose dire !
Et j'ignorais même qu'il fût de droite... Ne confondriez-vous pas avec Michel Sardou ?
Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Sardou ? Celui qui rêve de violer les femmes ? Je ne crois pas, non. Duteil est très fleur bleue, mignon, tout plein de bons sentiments et défend la langue française. C'est déjà ça.
Ecrit par : nicolas | 14 mai 2010

Duteil a été maire RPR de son petit village, me semble-t-il…
Et il a soutenu Chirac en 95 — contre Sarko, donc : il n'y a pas que du mauvais dans cet homme-là.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2010

Duteil est très fleur bleue.
Ecrit par : nicolas | 14 mai 2010

Dans le genre "fleur bleue", avec tout le second degré qu'il peut y mettre, surtout quand il s'agit de femmes aux yeux bleus, je préfère Charles Trénet -- dont je connais quasiment par coeur tout le répertoire, comme celui de Brassens,d'ailleurs
http://www.youtube.com/watch?v=qkhZRTBnQwchttp://www.youtube.com/watch?v=UQ4zErveEV4
Un vrai régal !
Mais Duteil, oh lala... Somnifère, hypnogène, sans humour, gnangnan. "Prendre un enfant par la main", c'est le top du genre : ça me donne des envies de hard-rock métallique à fond de baffles.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Il est toujours maire de Précy-sur-Marne, ville dans laquelle, il me semble, habitait une autre chanteuse de talent, elle, (devinette de la journée) !!!

Quand à la reconnaissance qu'on puisse avoir pour quelqu'un qui a soutenu Chichi, contre qui que ce soit... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

JPB, je ne retiendrai que cette citation de votre nouveau copain :

"Syndiqué dans l’un des syndicats généralistes dans les années soixante-dix, quatre-vingt, j’ai été de toutes les batailles"

;-))

Mais peut-être suis-je etc ...

Écrit par : Zorglub | 14 mai 2010

Françoise Guichard, trop d'ac avec vous !

Rien que sa tronche est déjà un projet ...

Écrit par : Zorglub | 14 mai 2010

Duteil, c'est un peu Brassens sans les textes, (et sans les musiques...)
Quand on pense que "prendre un enfant par la main" avait été élue "chanson du siècle" dans les années 80, c'est presque un coup à donner raison à Dickens ;;; :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Il est toujours maire de Précy-sur-Marne, ville dans laquelle, il me semble, habitait une autre chanteuse de talent, elle, (devinette de la journée) !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Eh oui, la regrettée Barbara...

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Ce Gleize est assez étonnant...
Se comparer implicitement à Freinet, Decroly ou Rogers, c'est un peu comme si Marie-Rouge-Gorge se prenait pour Karl Marx.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

"La fausse réforme {...] qui se met en place va abaisser le niveau de formation académique des enseignants [...] Elle va abaisser leur niveau pédagogique et leur formation didactique" Gleyze cité par JPB


Conclusion exacte d'un texte globalement stupide et malveillant.
On est tout de même satisfait de voir que ce monsieur, obnubilé par le "modèle secondaire bourgeois" (no comment), se préoccupe tout de même quelque peu de la "formation académique" des enseignants...

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Les laboratoires Glaxo restent émus à l'évocation de Barbara : une vie de pub gratos pour la Ventoline !

Écrit par : Zorglub | 14 mai 2010

Personne est allé traîner sur :
http://prisonvalley.arte.tv/?lang=fr
??

Écrit par : Zorglub | 14 mai 2010

Quand on pense que "prendre un enfant par la main" avait été élue "chanson du siècle" dans les années 80, c'est presque un coup à donner raison à Dickens ;;; :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

"Chanson du siècle" ???? Miséricorde !
Toute une éducation musicale de masse à refaire.
Oui, Dickens a raison sur ce coup-là.
Chanson du siècle..On rêve. "Tirez à vue !" comme disait le regretté Boris Vian à propos du Père Duval..
Allez , trois minutes de sublime pour se nettoyer les oreilles
http://www.youtube.com/watch?v=4qqtfMj8USs
Et sur ce, je pars travailler, parce que je ne fais pas le pont, MOI...
;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2010

Cher Francis,
votre commentaire me rappelle le mot de Bernard Shaw:

" Democracy is a device that insures we shall be governed no better than we deserve."

Ecrit par : Attila Smith | 13 mai 2010
--
Cher Attila Smith,
J'ai souri à la lecture de ce mot, mais sa justesse ne me remonte pas le moral. On a dit que la démocratie était le moins mauvais des régimes politiques.
Je n'en suis pas sûr du tout. Un peuple stupide et ignorant peut fort bien élire des hommes corrompus, mal intentionnés, incompétents, malhonnêtes...
Mais peut-il en être autrement ? :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

Il faut flatter la bête que voulez-vous pour être élu, généralement les hommes politiques sont ou mieux ou pires que le peuple qu'ils dirigent, rarement au même niveau !

Écrit par : iPidiblue des trônes et des majestés | 14 mai 2010

Mais en histoire par exemple, quatre périodes et un spécialiste par période qui note donc seul en réalité.
L'oral étant quand même (enfin maintenant je ne sais pas comment ça se passe pour moi ça date du début des années 1990) une question de chance: antiquité, moyen_âge, époque moderne ou contemporaine, chacun a sa ou ses périodes de prédilection, les sujets n'étant pas non plus d'égale difficulté.

Ceci dit, je n'ai pas réfléchi à un système plus juste.

Ecrit par : Faut voir | 13 mai 2010
---
Oui, bien sûr !
Il est vrai que les épreuves écrites sont les mêmes pour tous les candidats, mais pas les épreuves orales.
La chance intervient dans une certaine mesure, bien sûr.
Et il y a des jurys respectueux des candidats et d'autres non, ce qui est scandaleux, mais nul n'est parfait, même un membre de jury de concours prestigieux tel que l'agrégation.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

On pourrait peut-être le leur expliquer une fois de plus ???

Ecrit par : nicolas | 13 mai 2010
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Inutile de le leur expliquer une fois de plus : ils pratiquent la politique de l'autruche. J'ai été ahuri d'entendre ce que disait la Cour des comptes (par journalistes interposés qui, je l'espère ont transmis fidèlement ce qu'ils avaient lu ou entendu).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

Au fait, pour Francis Penin, le chanteur d'opéra, la jolie et très talentueuse Rebecca Hall est la fille de la mezzo ou soprano, on n'a jamais trop su, Maria Ewing et du metteur en scène Peter Hall.

Ecrit par : Kap | 13 mai 2010
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Merci, Kap ! (SVP, il n'y a pas d'accent aigu - ni autre - sur le "e" de mon nom, et on prononce "peu"; mais l'orthographe avec le "é" existe aussi, et vous êtes excusé.) :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

Ah, le fromage de tête…
Tiens, je connais un film dont le tournage va commencer justement par la fabrication d'un fromage de tête… Les acteurs vont devoir payer de leur personne en plongeant les mains dans une tête de cochon encore fumante pour la dissocier et en tirer les éléments adéquats… Miam !
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2010
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Bon, sur le coup, vous me faites un choc, mais je continuerai d'en manger en essayant de ne pas me rappeler votre reportage, sauf le "Miam !" :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 mai 2010

Excellent article de Natacha Polony, qui dénonce l'infiltration de la Cour des Comptes par les pédagos comme François Dubet, qui aboutit à conseiller des réformes encore plus drastiques que celles en cours : elle termine par " le vieil adage : nous allons dans le mur, accélérons".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2010

Et pourquoi pas ?

Écrit par : iPidiblue dérivée seconde de la vitesse | 14 mai 2010

Y a même pas un physicien pour me dire que l'accélération est la dérivée première de la vitesse ? Le niveau baisse franchement alors ...

Écrit par : iPidiblue dérivée seconde de la vitesse | 14 mai 2010

"Notre cible principale est bien entendu «Cadichon» : si son identité a été aisée à découvrir, ses déplacements incessants et furtifs entre notre beau pays et le Grand Satan la rende insaisissable. Nous ne sommes même pas sûrs de sa physionomie. Un portrait robot a été établi, que vous pourrez examiner ici :
http://www.enterstageright.com/archive/articles/1007/100807randayn.jpg
(Halde)

Je ne peux manquer d'exprimer mon admiration à Halde pour la sagacité qui lui a permis de déceler mon identité dans une vie antérieure (et mes 50% de sang slave), et ma gratitude pour l'honneur d'être portraiturée sous les traits de l'une des femmes les plus remarquables de son siècle, née Алиса Зиновьевна Розенбаум. Dans une France qui demeure pour son malheur viscéralement antilibérale, il est logique qu'elle reste quasiment inconnue. C'est dommage car quiconque se sent un tant soit peu concerné par La route de la servitude, y trouvant quelque leçon à tirer sur les inconséquences qui plombent la vie quotidienne des Français, ne devrait pas se priver du plaisir d'en lire la version romancée, Atlas Shrugged. Il n'est pas surprenant par ailleurs que ce livre n'ait pas encore été traduit en français (sauf en version Internet piratée) alors que dans le monde anglo-saxon il n'a cessé d'être un best-seller depuis sa parution. Mon petit doigt me dit qu'une traduction enfin lisible et publique ne doit pas tarder à être mise sous presse, au bout de 53 ans...Dans le pays phare de cette incommensurable imbécillité qu'est l'antimondialisme, c'est une véritable révolution. Le crédo égalitaro-collectiviste aurait-il enfin un peu de plomb dans l'aile?
L'espoir fait vivre.

Juste un petit bémol: je ne qualifierais pas de furtifs mes déplacements transatlantiques sur un vaisseau aussi long que la tour Eiffel.


À Voir aussi pour ceux qui souhaitent en savoir davantage: The Passion of Ayn Rand, film magistralement interprété par Helen Mirren (là aussi j'aurais mauvais grâce à me plaindre d'une si prestigieuse réincarnation) et par une Julie Delpy au talent tout aussi impressionnant. Elle campe "the other woman", en l'occurrence la femme légitime. http://www.imdb.com/title/tt0140447/


Ce double hommage qui me va droit au coeur compense l'apostrophe suivante:
"Alors, Cadichon, on se réveille ? ;-)))
Et puis je m'en fous, après tout; je trouve "qu'une majorité" suivie du pluriel, c'est comme "un espèce de tracteur", ça ne sonne pas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2010
Qui parlait de faire l'âne pour avoir du "son"? On ne peut pas non plus le faire boire quand il n'a pas soif ... d'apprendre et même qu'il s'en fout, le spécialiste des pluriels singuliers (on s'est choisis) qui lui méritent quelques remarques bien senties, dont celle-ci:
"Pour un sourcilleux chez les autres, celle-là est bonne."
Ecrit par : proutant | 08 mai 2010

I second the motion.



Nous ne sommes vraiment pas faits pour nous "entendre" car lorsque vous, ou un autre, (tailleboudin, orthoprof ou nicolas, que je salue au passage et remercie) me signalez une faute de frappe ou d'orthographe, je vous en sais gré. En revanche, lorsque je vous retourne la faveur, vous m'interpellez sur un ton peu amène, auquel un smiley ne fait qu'ajouter une note d'hypocrisie.


"J'men fous", c'est le réflexe du môme qui sait qu'il a tort et ne veut pas l'admettre. Cela en dit plus long qu'un discours sur cette suffisance qui aveugle au point de distinguer entre
le j'men-foutisme qui fait dire aux massacreurs du français (et parmi eux je citerai Giscard) "un" espèce de tracteur et celui (juste un peu moins crasse) qui fait persévérer dans l'erreur, par majorité singulière ou plurielle interposée, alors qu'il n'est quand même pas sorcier de saisir la différence de sens qui commande le choix de l'emploi d'un article défini ou indéfini, lequel appelle en toute logique le pluriel ou le singulier.

Le français se meurt, -et avec lui le rayonnement de la France- du mépris pour ce qui fit sa force: sa rigueur et sa précision. La posture inepte précitée qui les qualifie d'élitiste a signé leur arrêt de mort. Et dire qu'il reste encore un paquet de gens pour gober le complot " libéral" contre notre langue, notre culture et, last but not least, notre école..., alors que l'égalitarisme et le collectivisme, comme l'a si bien montré Ayn Rand, sont aux antipodes de la pensée libérale. Elle a poussé la démonstration à son paroxysme, certes, mais c'est justement ce qui en fait l'intérêt.

Écrit par : Cadichon | 14 mai 2010

Oui, Cadichon. La seule différence étant que, quand j'emploie le singulier après "une majorité de", ce n'est pas une erreur. C'est volontaire. Donc, appelez cela "une faute", si ça vous fait plaisir. J'assume totalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2010

Chère Cadichon, pensez-vous à La Route Vers

Hayek
http://m.blog.hu/ko/konzervatorium/image/salma_hayek.jpg

ou Vers

Hayek
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a6/Hayek.jpg

?

Écrit par : Attila Smith | 14 mai 2010

"Ecrit par : christophe sixbites | 10 mai 2010 "

Un vieux rêve...
"Xérès si j'avais Proserpine, Ménélas, je n'en Neptune".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2010

« Dickens, soyez constructif. Je serais très heureux que vous fassiez un blog pour faire découvrir la littérature anglophone avec qq textes en VO, pour les gens comme moi qui ne pratiquent que le globish pour leur boulot et qui voudraient découvrir des trésors qu'ils n'ont pas rencontrés pendant leur scolarité. »
Ecrit par : Fan de Dickens | 20 mai 2010

Julien, vous ne valez pas mieux que Pendaries :

« Dickens, c'est parce que je languis le post où vous allez nous présenter votre travail (comment vous atteignez vos objectifs, comment vous faites rattraper le retard de vos élèves, etc.) et pas vos lamenti perpétuels »
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2010


ni que Sibille qui réclame aussi sa dose de nouveauté…

« je n'imagine pas "impressionner" qui que ce soit ici.
Ma pratique, je l'avoue, est en réalité des plus classiques : reprise de la grammaire fondamentale (noms, verbes, syntaxe)… »
Ecrit par : dickens | 12 mai 2010


Meerrrdddee
Un mec normal qui fait son boulot sans prétention…
Qui vient juste partager son désarroi en pensant être en phase ici avec d’autres.
Même pas une innovation pédagogique à nous proposer, qu’est-ce qu’on s’ennuie…
Et tous ces cons qui vont relire Milner réédité 25 ans après, y font rien qu’à ressasser.
Il est revu et augmenté, son ‘‘De l’Ecole’’ moisi ?
Il a mis des illustrations ?
Innovons, que diable !
dickens, étonnez-nous, ou allez-vous en !

Écrit par : INRP | 20 mai 2010

Si je prie… c’est que je suis soumise… à Dieu
L’occident répond : que je suis de mauvaise Foi.

Si je voile la nature… c’est que je suis soumise à ma culture.
L’occident répond : que je n’ai pas le choix.

Occident!
Pourquoi veux-tu que je cesse d’être une chose à moi ?
Pour que je sois ta chose à toi ?

Si je m’abuse,
Laisse-moi m’abuser
Je suis une muse
Qui n’aime pas les musées

http://www.youtube.com/watch?v=WlkXxhQmu5U

Écrit par : becuwe emeline | 17 juin 2010

moi

Écrit par : moi | 17 février 2011

moi

Écrit par : moi | 17 février 2011

A propos d'enseignement du fait religieux, et assez loin du "Traité d'athéologie de Michel Onfray", je vous invite à lire ce site passionnant consacré au grand islamologue, spécialiste des religions comparées, Henry Corbin ; j'y ai traduit de l'anglais une conférence de Tom Cheetham sur Corbin, donnée à Oxford : "La tradition prophétique et le combat pour la sauvegarde de l’âme du monde. An Introduction to the spiritual Vision of Henry Corbin by Tom Cheetham, Henry Corbin, Islam and Imagination, Saturday 9 October 2010, Rewley House, Oxford, England".

Henry Corbin est un penseur de haut vol qui connaissait le grec, le latin, l'anglais et l'allemand, ainsi que plusieurs langues orientales est le premier traducteur de Martin Heidegger en France , il faisait partie du cercle "Eranos", en Suisse avec des gens comme Jung et Mircea Eliade ; il a cherché toute sa vie à établir des liens entre les trois religions du livre (Judaïsme, Islam, Christianisme), loin de tout dogmatisme.

Bien que partisan d'une laïcité tolérante, mais rigoureuse, notamment dans le domaine politique, je crois nécessaire de considérer le fait spirituel et religieux comme une dimension essentielle (et non accidentelle ou provisoire comme le voulait Auguste Comte) de la réalité humaine.

Il est évidemment hors de question d'étudier la pensée de Corbin au collège et même au lycée, mais on peut commencer par les textes fondateur, aussi bien des religions polythéistes que monothéistes : L'Odyssée d'Homère, les Métamorphoses d'Ovide, l'épopée de Gilgamesh, le Nouveau et l'Ancien Testament...

Voici le genre de travail que l'on peut faire en 6ème (travail que j'avais fait l'année dernière avec un jeune collègue) , ainsi que deux (bonnes) copies d'élèves - excusez-moi, c'est un peu long :

J'apprécie dans les nouveaux programmes de 6ème, la réintroduction de l'étude des textes fondateurs judéo-chrétiens et gréco-romains et j'ai rarement vu mes 6ème se passionner autant.

Il était temps de "ré enchanter" les programmes saturés de "schémas narratifs" et de "champs lexicaux" avec ces merveilleux récits, mémoire vive de notre culture aux racines diverses, récits qu'il ne s'agit évidemment pas de prendre "au pied de la lettre", mais dont la richesse symbolique, spirituelle et éthique se révèle inépuisable, pour peu qu'on les laisse nous parler.

Nous avons étudié des textes de l'Ancien Testament : la création d'Adam et Ève, le Déluge : comparaison entre la version biblique (l'arche de Noé) et la version babylonienne dans "L'épopée de Gilgamesh", le passage de la Mer Rouge (dans l'Ancien Testament et dans le Coran), des expressions bibliques passées dans le langage courant : "être au septième ciel", "pauvre comme Job", "vieux comme Mathusalem", "un Bon Samaritain", "jeter la pierre à quelqu'un"... Nous abordons maintenant l'antiquité greco-romaine avec Les Métamorphoses d'Ovide : "Pygmalion et Galatée", "Apollon et Daphné", et l'histoire de l'exécrable Lycaon que Jupiter transforma en loup-garou pour le punir de ses méfaits.

Un de mes jeunes collègues, Florent Liau, avec lequel je travaille, a élaboré un questionnaire sur Ovide qui peut servir de préliminaire à l'étude des textes du poète exilé :

Enquête sur le poète Ovide :

1) Dans quel pays est-il né ?

2) En quelle année est-il né ? En quelle année est-il mort ?

3) Adolescent, Ovide est envoyé à Rome pour étudier l'art de la "rhétorique". Que signifie ce mot ?

4) Vers 20 avant J.C., outre l'Asie Mineure et la Sicile, quel pays Ovide découvre-t-il ?

5) En 8 après J.-C., Ovide est condamné à l'exil :

a) Que signifie "exil" ?

b) Pourquoi a-t-il été condamné ? Où a-t-il été envoyé ?

6) Hormis "Les Métamorphoses", citez deux ou trois oeuvres d'Ovide.

7) Qu'est qu'une "métamorphose" ? Donnez la définition de ce mot.

8) Quelle est l'étymologie (l'origine) de ce mot ?

9) En quelques lignes, expliquez de quoi parlent Les Métamorphoses d'Ovide.

Réponses :

Ovide est né en Italie.

La "rhétorique" est l'art de bien parler, c'est l'art de l'orateur qui cherche à convaincre et à persuader.

Outre l'Asie Mineure et la Sicile, Ovide a découvert la Grèce.

Exil : expulsion sans possibilité de retour. Pour les Anciens, ce châtiment était pire que la mort.

Les raisons restent mystérieuses (peut-être parce que l'empereur Auguste, soucieux de rétablir morale et vertu à Rome n'avait pas apprécié "l'Art d'aimer" ; certains prétendent qu'Ovide aurait séduit la fille de l'empereur)

Ovide fut envoyé à Tomes, sur le Pont-Euxin (au bord de la Mer noire, dans l'actuelle Roumanie)

Outre "Les Métamorphoses", Ovide a écrit "Les Amours", "L'Art d'aimer", "Les Tristes" et "Les Pontiques".

Une métamorphose est le changement d'une forme en une autre.

Ce mot vient du grec "métamorphosis" de méta (succession, changement) et morphê (la forme).

"Les Métamorphoses" d'Ovide sont un recueil d'histoires, de légendes mettant en scène des dieux, des héros, quelques personnages historiques. L'oeuvre dépeint un monde inachevé dans lequel des personnages sont changés en animaux, en plantes, en fleuves, en montagnes... (dans l'histoire de Pygmalion et de Galatée, une statue de jeune fille en ivoire est changée par Vénus, la déesse de l'amour, en une femme réelle).

Ces textes figurent dans l'excellent manuel "Fleurs d'encre" (Hachette Education) de C. Bertagna et F. Carrier, respectivement agrégées de Lettres classiques et modernes.

Préparation d'un exposé :

- Présente rapidement ton personnage : sa famille, sa nature (un dieu ? un héros ? un mortel ?...), tout ce qui te semble utile pour comprendre qui il est.

- Raconte sa métamorphose. Explique en particulier ses causes et ses conséquences.

- Cherche (à l'aide d'Internet par exemple) une oeuvre qui représente le personnage. Indique précisément :

a) Le nom de son auteur
b) Le titre de l'œuvre (s'il y en a un)
c) La date de création de l'œuvre
d) Enfin, en quelques lignes, explique ce que représente cette œuvre, décris ce que tu vois.

IMPORTANT : il ne s'agit pas de recopier simplement un dictionnaire ou d'imprimer une page sur Internet ! Avant de te lancer dans l'écriture de ton exposé, n'hésite pas à consulter plusieurs sources différentes (sites Internet, encyclopédies, manuels...). Il faut obligatoirement que tu t'exprimes avec tes propres mots, tes propres phrases.

Tu peux, si tu le souhaites, accompagner ton exposé écrit d'images ou de dessins que tu auras réalisés toi-même.

Principaux critères de notation :

A l'écrit :

- Une présentation soignée (titres, paragraphes)
- La qualité de l'expression (orthographe...) / Utilisation de phrases personnelles.

A l'oral :

- La clarté de l'expression
- La capacité à ne pas lire exagérément ses notes
- Le sérieux de l'attitude

Expression écrite :

Imaginez et rédigez à la manière d'Ovide, une métamorphose en animal, en végétal ou en minéral.

Consignes :

- Choisissez l'animal, le végétal (arbre, fleur...), le minéral (cristal, rocher...)
- Précisez les parties du corps qui vont se transformer
- Associez à chaque partie le résultat de sa transformation
- Dressez une liste de verbes de mouvements du corps, de verbes de transformation (cf. Manuel "Fleurs d'encre", page 214, exercices 2 et 3)
- Employez des compléments circonstanciels de manière
- Faire un schéma narratif complet

Devoirs d'élèves :

"Elle l'espionnait depuis des jours et des jours, elle s'approchait de lui, elle le frôlait, mais jamais Dion ne lui donnait l'espoir qu'il pourrait tomber amoureux d'elle. Dion était bien jeune, il n'avait de passion que pour sa roseraie.

Ne sachant plus que faire, Flore pria Aphrodite afin qu'elle la métamorphose en une rose splendide, parfumée et d'une couleur exceptionnelle.

A peine a-t-elle fini sa prière qu'une sensation de légèreté envahit son corps, sa taille s'affine, elle rétrécit et devient une fine tige verte ; sur ses bras qui raccourcissent poussent de petites feuilles, ses pieds adhérent au sol et les voici plantés au milieu d'un rosier, ses yeux se ferment, son nez s'efface, ses cheveux s'élèvent et se rassemblent pour former un joli bouton de rose prêt à éclore. En dernier poussent sur sa tige quelques épines. Flore est devenue la plus belle rose de la roseraie de Dion.

Dion ne tarde pas à remarquer cette splendeur plus haute et plus parfumée que toutes les autres. C'est désormais devant elle qu'il passe le plus de temps : il l'arrose, il lui parle, il l'aime. Désormais, Flore a toute l'attention et l'amour qu'elle souhaitait que Dion lui porte."

(Antoine, 6ème 2)

" (...) Léna atteignit Troie quelques jours plus tard, en n'ayant bu qu'une gorgée d'eau qu'elle trouva dans une gourde abandonnée. Sur la route, elle avait aidé de nombreuses personnes, toujours sans rien demander en retour. Certaines personnes virent leur vie changer grâce aux paroles de la jeune femme.

A son arrivée dans la Cité, elle était épuisée. Elle ne voulut pas pénétrer dans la ville, elle préférait le calme de la campagne alentour.

Léna s'allongea sur un tas de paille qui jonchait le sol. Elle admira le ciel bleu, les nuages blancs, les oiseaux volant joyeusement. Elle sentit que le manque d'eau allait lui être fatal. Son heure était arrivée. Mais peu importe si elle devait partir ; elle avait assouvi son désir le plus cher, même si cela lui aurait plu de continuer à aider les gens.

Léna contempla une dernière fois le ciel et se dit que c'était une belle journée pour mourir. Elle ferma les yeux et attendit que la mort l'emporte.

C'est à ce moment que Zeus lui apparut. Il dit : "L'Olympe prône la bonté. Une telle générosité et un tel investissement pour préserver le bonheur d'autrui ne méritent pas de périr." Alors le dieu du ciel métamorphosa la jeune femme.

Ses pieds se changent en deux petites pattes, ses mains en ailes avec lesquelles elle peut voler. Sa bouche s'allonge jusqu'à prendre la forme d'un bec fin, d'un rose très pâle, ses grands yeux bleus rétrécissent et deviennent noirs, reflétant quiconque la regarde. Ses cheveux, à l'origine si longs et couleur de blé, se transforment en un plumage d'un blanc éclatant.

Léna était à présent une magnifique colombe, symbolisant pour l'éternité la douceur, la pureté et la paix." (...)

(extrait de la rédaction d'Anabelle, 6ème 2)

Écrit par : Robin | 13 mars 2011

Je m'aperçois que j'ai oublié de mettre le lien vers le site :

http://www.amiscorbin.com/

Écrit par : Robin | 13 mars 2011

très agréable à lire

Écrit par : site de paris sportifs | 13 avril 2011

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