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28 avril 2010

Droite et gauche

 

- Droite ou gauche…

- Ah non, pas vous ! s’indigne mon interlocuteur. Le côté « blanc bonnet bonnet blanc », on nous l’a déjà servi. Vous trouvez que la politique de ce gouvernement…

- Je parlais strictement d’éducation, dis-je. Ils sont tout aussi sidérants, les uns et les autres. D’un côté, des libéraux frénétiques, les yeux rivés sur la ligne bleue des suppressions de postes et des économies de bouts de chandelle. De l’autre, des sociaux-démocrates qui n’ont rien compris à leurs propres échecs, et pas vu que l’électorat enseignant qui se détachait d’eux (1), c’était tout un symbole — et la masse émergée de l’iceberg des classes moyennes.

- Très bien ! Puisque vous êtes si malin, dessinez-moi…

- Un mouton ?

- Crétin ! Non, dessinez un programme. Quelles seront les ambitions du prochain parti pour lequel vous voterez ?

- En matière d’école ? Au fond, ce n’est pas bien compliqué : je voterai pour des républicains. Contre les vrais libéraux du laisser-faire, dont l’objectif, via l’autonomie, les restrictions de budget et l’enseignement à deux vitesses est l’effondrement du système, et, à terme, sa privatisation : avoir pour ambition le chèque-éducation, cela vous signe un homme. Et contre les pseudo-démocrates du SGEN, de l’UNSA, du SNUIPP, et autres officines du désastre annoncé, qui s’imaginent que la pédagogie molle est une pédagogie douce, et que 35 heures de garderie peuvent remplacer 18 heures d’enseignement vrai. C’était déjà l’ambition de Ségolène Royal en 2007 (2), elle s’y est cassé les dents.

- Hmm… La République, on nous l’a déjà servie. Chevènement jadis, Mélenchon — ou Dupont-Aignan, ou Villepin, s’il a le bon sens d’enfourcher cette monture — aujourd’hui. Mouvements de menton des uns, effets de crinière de quelques autres. Mais concrètement…

- Concrètement, ce n’est pas si difficile, parce que des enseignants qui, sur le terrain, se battent, contre vents et marées, pour que leurs élèves en apprennent chaque jour un peu davantage, ça ne manque pas. Des programmes conçus pour faire progresser méthodiquement les élèves, ça existe déjà (3). Qu’ils soient peu populaires ne signifie pas qu’ils soient inopérants : les majorités vont volontiers vers la médiocrité, qui rassure en surface, bien qu’elle mine les espérances, et les bonnes volontés, en profondeur.

- Ah, je vous y prends ! La médiocrité ! Vous revoici parti dans vos vieilles lunes élitistes !

- Mais parce que je crois profondément que l’Ecole a pour fonction d’amener chaque enfant au plus haut de ses capacités, et que chacun transporte en lui sa propre élite !

- La réussite pour tous ? Mon cher…

- La réussite pour tous, c’est comme le slogan — que j’ai entendu — du droit à la santé pour tous. Le droit aux soins, à la bonne heure ! Alors, le droit au savoir, oui. Le droit à l’instruction, forcément. Le droit à un enseignement aussi efficace que possible, certainement. Le vrai succès, dans ce domaine, c’est d’apprendre aux enfants à se dépasser chaque jour, pour finalement arriver à ce qu’ils sont. L’enseignement tel qu’il se pratique aujourd’hui, cette ambition de ne pas en avoir, ce discours lénifiant sur l’éradication des différences et en même temps le « respect » dû aux différences, ça oui, c’est insupportable. Létal. Le pédagogisme, cette apothéose du mou, est une arme fatale.

- Oh, vos vieilles lunes qui…

- Bordel ! les écoles primaires hantées de « désobéisseurs » qui croient qu’apprendre par cœur le Corbeau et le Renard ou Demain dès l’aube — ou les tables de multiplication, ou Marignan 1515 et le 14 juilllet 1789 — est le symbole de la « réaction », comme ils disent… Des collèges que l’on veut de plus en plus uniques, sans même s’apercevoir qu’à l’arrivée, ils sont de plus en plus uniformes — les exclus avec les exclus, vous reprendrez bien un petit morceau de ghetto… Des lycées professionnels où l’idée même de culture commune — bourgeoise, mon cher, il n’y en a pas d’autre, Marx lui-même vous le disait — fait, rigoler des pauvres mômes auxquels on a seriné que le slam ou le rap qu’ils écoutent jusqu’à s’en faire saigner les oreilles sont l’alpha et l’oméga de la poésie… Des lycées réorganisés de façon à bien distinguer les cocons de l’élite, où un projet d’établissement somptueux préservera ces pépinières de futurs énarques, et la grande masse des bahuts où l’on sera incité à faire du français mais surtout pas de littérature, des débats mais surtout pas de philosophie, du maniement de calculettes mais surtout pas de maths… Avec des syndicats hilares, parce que dans l’abaissement général, ils seront comme chez eux, et des parents d’élèves tout ébahis que leur progéniture s’épanouisse dans ces « lieux de vie » — un peu comme les herbes folles prolifèrent dans les friches… Il y a des jours…

- Et à l’arrivée, un Bac qui ne vaut même plus le coup de faire la fête, je sais bien ! Autrefois, c’était un rite de passage — et dans les beuveries qui s’en suivaient, c’était souvent l’occasion de jeter son enfance et son pucelage par-dessus les moulins. Mais aujourd’hui…

- Aujourd’hui — et je le vois chez mes élèves —, le vrai passage de témoin, le rite réel, c’est à Bac + 2 (ou 3), quand ils sont enfin confrontés à des concours qui signifient encore quelque chose. Et quand j’entends des grandes inintelligences, Alain Minc, ou Vincent Peillon, ou des ambitieux plus ou moins masqués, Richard Descoings ou Yazid Sabeg, tout faire pour démanteler le dernier bastion de ce qui marche encore — quelles que soient les réserves sur tel ou tel aspect —, c’est-à-dire les classes préparatoires et les grandes écoles… En trente ans de « démocratisation », nous avons réussi ce tour de force de diviser par trois le nombre d’enfants des classes populaires dans les grandes écoles. Par trois ! Les années 60 étaient franchement plus démocratiques que les nôtres, alors même qu’une petite fraction seulement des élèves parvenait à l’enseignement supérieur…

- Vous êtes un imprécateur-né ! Allons ! Le ministère est moins pessimiste que vous : le nombre de boursiers a atteint…

- Savez-vous pourquoi ? parce qu’on a soudainement multiplié les bourses comme l’Autre multipliait les pains, en inventant les « bourses 0 » — pas de subsides, mais une dispense de payer les droits universitaires. Déplacer le curseur, ça, ils savent faire ! Mais faire accéder de vrais pauvres, de vrais déshérités du portefeuille et de la culture, aux écoles où sont déjà leurs enfants, c’est plus difficile !

- Sur ce point, je suis assez d’accord.

- Eh bien, mon cher, dites-le à vos amis — ceux de la rue de Solferino, par exemple. Après tout, vous y avez des amis qui disent déjà des choses vraiment sensées (4). Ce n’est pas en écoutant les sirènes délétères des vielles lunes pédagos qu’ils se réconcilieront un électorat qui les fuit. C’est en suggérant de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur. Ceux qui ne voteront plus pour Sarkozy se laisseront tenter par un discours ambitieux, et la vraie ambition, ce n’est pas la réussite pour tous, mais l’espoir, pour chacun, d’arriver à quelque chose — ne serait)-ce qu’à articuler une langue qui ne soit plus en lambeaux.

- Vous êtes de gauche, vous ?

- Mais tête de bois, puisque je vous dis que je m’en fiche ! Qui a encore besoin d’une étiquette ? Je serai pour celui — ou celle — qui sonnera la fin de la récré. Qui promettra s’il le faut aux écoliers de demain de la sueur et quelques larmes, parce qu’on n’a rien sans effort. Qui défendra l’Ecole et ses valeurs — la laïcité intégrale, et non la « laïcité positive » — comme s’il y avait une laïcité négative ! Qui comprendra que la burqua n’est qu’un phénomène de surface — que le problème, c’est cette pseudo-tolérance qui nous fait accepter des signes religieux, quels qu’ils soient, et des discours inacceptables, sus prétexte que les élèves auraient un droit à l’expression… Ah oui ? Dans nombre d’établissements de la République, cela permet de jolis dérapages, et cela fait des années que ça dure (5).

- Je vous sens optimiste…

- Je vous sens ironique… Vous n’avez pas tort : nous sommes à la croisée des derniers chemins. La république, c’est tout droit. Sinon, à droite, vous avez la voie dégagée vers un libéralisme décomplexé qui ne sera jamais, au mieux, que le règne des copains, et à gauche, un chemin direct vers une social-démocratie qui ressemblera à un fascisme mou. Et les enfants là-dedans ? Ils sont le futur, et je ne veux pas d’un futur sans espoir, ni d’un avenir sans espérance.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) C’était le point de vue, fort bien étayé, de Natacha Polony début septembre. Voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/09/08/les-en...

 

(2) http://www.dailymotion.com/video/xm4ph_profs-segolene-en-...

 

(3) Voir par exemple http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

 

(4) C’est par exemple Guillaume Bachelay qui, il y a quelques jours, a déclaré : « Si la crise a prouvé l’impasse du capitalisme financier, elle a aussi montré les limites de la social-démocratie traditionnelle. Pour incarner le modèle alternatif, la gauche européenne doit dire que l’accompagnement du néolibéralisme est derrière elle. » Adaptée à l’école, la phrase garde tout son sens : le modèle libéral est une impasse pour 90% des élèves, et le modèle social-démocrate (entendons : le modèle pédagogiste, modèle libertaire qui n’a jamais contrarié les libéraux, bien au contraire — il n’y a qu’à voir la façon dont Chatel leur fait aujourd’hui la cour) est déjà une vieille lune.

(5) Lire ou relire le livre d’Emmanuel Brenner, les Territoires perdus de la République. Ou ce que j’ai écrit moi-même dans Une école sous influence.

Commentaires

« la masse émergée de l’iceberg des classes moyennes »

immergée ?

Écrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

prem's (et oui... j'ai fait prem's avant d'avoir lu)

Écrit par : exTC | 28 avril 2010

ah mince je me suis fait grillé par taille ! zut ! flûte et j'en passe :)

ce coup ci j'ai lu.

Écrit par : exTC | 28 avril 2010

"- Eh bien, mon cher, dites-le à vos amis — ceux de la rue de Solferino, par exemple. Après tout, vous y avez des amis qui disent déjà des choses vraiment sensées (4)"

Ecrit par : JPB

Bon, ben, yapuka, alors ??

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Bon, ben, yapuka, alors ??

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Si seulement…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2010

"Vous n’avez pas tort : nous sommes à la croisée des derniers chemins. La république, c’est tout droit. Sinon, à droite, vous avez la voie dégagée vers un libéralisme décomplexé qui ne sera jamais, au mieux, que le règne des copains, et à gauche, un chemin direct vers une social-démocratie qui ressemblera à un fascisme mou. Et les enfants là-dedans ? Ils sont le futur, et je ne veux pas d’un futur sans espoir, ni d’un avenir sans espérance."

C'est plutôt bien résumé, cela dit au risque d'être assez pessimiste, je crois que c'est foutu... Il n'y a qu'à voir le nouveau recrutement des enseignants (coup de grâce porté au système) , les copies des élèves (beaucoup d'entre vous ont l'habitude mais moi non, et ça pourrait me faire rire si ce n'était sinistre; entre le verbe "crovter" -croire- et "Belgico" capitale de la Belgique -parce que celle du Mexique est Mexico...) , et, parallèlement une société qui glisse de plus en plus vers ce que l'homme a de plus stupide....

Mais non! Je la vends chèrement ma peau!
N'importe! Je me bats! je me bats! je me bats!

Merci pour cette note et bonne journée à toutes et à tous...

Écrit par : Matheutordu | 28 avril 2010

Je croirais peut-être en un renouveau au sein du PS quand le bulot semi-émergé qui y sert de secrétaire national à l'éducation sera remplacé par un être plus lumineux.

Pour l'instant, le PS ne peut être qu'un accompagnateur rampant du désastre, la meilleure officine de soins palliatifs actuellement sur le marché.

Comme aurait pu dire Ionesco : rester au ras du sol fait rhino.

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

et Belgico" capitale de la Belgique -parce que celle du Mexique est Mexico...)

Ecrit par : Matheutordu | 28 avril 2010

Et pour la France, on ajoute une cédille... ou pas ? ;-((

Écrit par : catmano | 28 avril 2010

A propos de Guillaume Bachelay

Quelqu’un qui s’exclame à propos de la Maldonne «Le mystico-people, c'est insupportable.» et déplore que «dans les forums participatifs, Tupperware ait supplanté la Weltanschauung»*, ne peut être complètement mauvais même s’il sent à plein nez son apparatchik néoclassique.

En revanche, on attend avec impatience quelques fortes phrases ** de son Maître Fabius sur l’école.

http://www.liberation.fr/portrait/0101117670-le-neveu-flingueur

* entendra-t-on un jour dans les repas citoyens ce genre de commande : « Et deux Weltanschauungs avec choucroute et trois Kros pour la table cinq ! » ?

** courtes, forcément courtes

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

Ce qui semble le + inquiétant dans cette histoire d'éducation nationale c'est lorsque les profs 'à l'ancienne' auront disparu. J'ai eu la chance de faire des études au lycée fin 70 / début 80 quand les choses se tenaient encore... à supposer qu'il reste encore quelques relais de cette 'vieille école' parmi les jeunes profs (grande maîtrise d'un champ de connaissance, aisance à parler avec humour, respect obtenu très naturellement par la classe dégagée...) force est de constater que la soupe servie aujourd'hui à nos enfants est devenue bien fade.
Sûr qu'il ne fait plus bon aller à l'Ecole en 2010.

Écrit par : dePassage | 28 avril 2010

"D’un côté, des libéraux frénétiques"

Mon pauvre, s'ils étaient vraiment libéraux, et vraiment frénétiques, il y a longtemps que les économies ne seraient pas que de bouts de chandelles...

Écrit par : yann | 28 avril 2010

De plus, un vrai programme libéral pour l'éducation, vous l'avez vous-même très bien résumé là :

"- La réussite pour tous, c’est comme le slogan — que j’ai entendu — du droit à la santé pour tous. Le droit aux soins, à la bonne heure ! Alors, le droit au savoir, oui. Le droit à l’instruction, forcément. Le droit à un enseignement aussi efficace que possible, certainement. Le vrai succès, dans ce domaine, c’est d’apprendre aux enfants à se dépasser chaque jour, pour finalement arriver à ce qu’ils sont. L’enseignement tel qu’il se pratique aujourd’hui, cette ambition de ne pas en avoir, ce discours lénifiant sur l’éradication des différences et en même temps le « respect » dû aux différences, ça oui, c’est insupportable. "

Vous prenez des vessies pour des lanternes, et pour des libéraux des étatistes pur sucre, des dirigistes adeptes de la réglementation à tout-va, et aussi gourmands de corruption que les autres (avez-vous entendu parler des "sociétés publiques locales" créées récemment dans un magnifique consensus politique ?).

Écrit par : yann | 28 avril 2010

"C’est en suggérant de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur."

Et bien, on n'est pas arrivés !!
Personne ne sera élu avec un tel programme.

Prenez le débat actuel sur les retraites : quel politique se tirera une balle dans le pied en allant à l'encontre du mantra "il ne faut pas raisonner selon une logique comptable" ?
Ben si, justement. Et en particulier si on veut garder le système par répartition. Parce que sinon, il explose. Game over.

Alors, l'appel à la rigueur, rigolam.

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Sûr qu'il ne fait plus bon aller à l'Ecole en 2010.

Ecrit par : dePassage | 28 avril 2010

Encore un peu de patience, et nous assisterons fort heureusement à un renversement des valeurs.
Témoin ce jeune étudiant (bac + 1,6 à ce jour) qui vient d'apprendre que "fou" n'est pas le verlan de "ouf" !!!!!
Authentique !
Encore vingt ans, et la langue française est sauvée. ;o))

Écrit par : yann | 28 avril 2010

"et Belgico" capitale de la Belgique -parce que celle du Mexique est Mexico...)" Matheutordu

Algeco capitale de l'Algérique ?

Un concept/slogan pour Fabius qui devrait lui rallier les constructivistes de tout poil : « construisons un socialisme modulaire pour tous »

D’ailleurs, sur le site d’Algeco * on trouve une rubrique école où on lit en exergue : « parce que le bien-être et la sécurité des élèves, c’est primordial »

Primordial, c’est ce qu’il y a au début de toute chose. Après, c’est bien connu, le primordial c’est le provisoire qui dure pour l’éternité **.


* http://www.algeco.fr/templates/form_dl_document/form_pdf.php?doc=Brochures_Ecoles.pdf

** http://www.eternit.fr/site/environnement/philosophie.php?rb=4

Les rois de l’amiante recyclés dans le développement durable : l’Histoire repasse les plats et les tôles ondulées (entourloop en globish)

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

@JPB Si vous remplacez libéralisme (resp. libéraux) par oligarchisme (resp. oligarques), votre texte serait plus juste. Le libéralisme, ce n'est pas copiner avec le pouvoir, ce n'est pas profiter de l'argent public. Pour un libéral, tout cela est du vol. Enfoncez vous bien dans le crâne qu'un vrai libéral ne demandera pas des passes-droits ou des subventions, il demandera qu'on lui foute la paix ("Laissez nous faire, laissez nous passer" disaient les marchands de céréales)

Et je ne vois pas trop en quoi le chèque éducation est mal ? Parce qu'il y aura des bons et des mauvais établissements ? C'est déjà le cas, sauf qu'actuellement, vous devez connaître le système et magouiller pour y accéder. Parce qu'il y aura des établissements où on tente des choses catastrophiques ? C'est déjà le cas aussi, sauf que les parents ne songent pas à retirer leurs enfants de ces lieux de perdition.

N'est ce pas plutôt le principe de concurrence qui vous gêne ? La concurrence " avé les collègues", c'est pas cool. Je sais bien que ce n'est pas votre cas, mais actuellement, si votre cours n'est pas adapté et ne produit pas de résultat, il y a une réponse facile : c'est la faute du système, de la hiérarchie, des enseignants précédents, ... Avec la concurrence, il faudra vous remettre en question.

Prenez l'exemple de Harlem, qui a instauré ce système (couplé à une rénovation urbaine et une tolérance zéro). Le quartier est redevenu vivable et les résultats scolaires ont progressé de manière fulgurante.

Écrit par : Joe | 28 avril 2010

pour Joe

un conseil : investissez !

http://manhattanskypartners.fr/NYC-immobilier-investissement/possibilit%C3%A9-de-Harlem.aspx

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

Le Point du jour * commente l’affaire Goldman Sachs :

« Contrairement à Jérôme Kerviel, qui avait défrayé la chronique il y a deux ans en faisant perdre 5 milliards à la Société générale, Fabrice Tourre semble avoir agi avec l'accord de sa hiérarchie. Ce n'est pas la seule différence entre les deux traders. Alors que le premier était diplômé de l'université et avait donc une revanche à prendre sur ses collègues de salles de marché, Fabulous est une grosse tête, passé par les plus prestigieuses écoles : lycées Louis le Grand et Henry IV, École Centrale, université de Stanford aux États-Unis... »

On appréciera tout le sel du « donc » dans « le premier était diplômé de l'université et avait donc une revanche à prendre …»

Les premières vociférations réclamant la suppression des grandes écoles en France ne devraient pas tarder…

On remarquera tout de même que nos petits traders sont de vrais marxistes, eux : peu dotés pour interpréter le monde, ils ont pris l'injonction de sa transformation au pied de la lettre.

* chaque semaine, dès l’aube. A ne pas confondre avec l’ex Aurore.

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

Je n'attends plus grand chose du politique, hélas... J'ai vu ce qu'a fait la gauche et j'ai pleuré. J'ai vu ce que fait la droite et j'ai commencé à y croire (un peu), notamment avec les programmes de français de collège... et puis j'ai pleuré. J'ai fait une croix sur le mythe de l'homme providentiel. Même si quelqu'un partageant nos idées arrivait au pouvoir, j'ai bien peur que le "système", l' "administration" nous transforme encore une fois toutes les belles et bonnes idées en trucs moches et nuls...

Écrit par : Celeborn | 28 avril 2010

JPB, il manque un mot, un mot-clef dans votre jolie Note.
C'est le mot "sélection". Il faudra, un jour, réexpliquer que sélectionner, c'est certes exclure, mais c'est aussi et surtout promouvoir.

C'est permettre aux meilleurs, aux plus méritants, aux plus doués (et peu importe qu'ils soient des héritiers ou pas) de travailler à un bon rythme sans se laisser distraire par les sauvages, les paresseux, les incultes, bref, ce qui ne veulent pas ou ne peuvent pas y arriver.

La sélection, dès l'entrée en sixième, serait un immense remède à nos problèmes.

Mais il s'avère que (et cela non plus ne figure pas dans notre Note) dans ce pays, les enfants ont pris le pouvoir.

Prononcez le mot sélection est tous les lycéens grégaires sont dans la rue... ajoutez à cela les banlieues toujours prêtes à exploser, etc....le ministre saute, et si la situation va trop loin, le gouvernement aussi.

Au fond nous subissons la tyrannie des enfants, et pas qu'à l'Ecole. Ils nous font mille fois plus peur que les salariés. Bienvenue en France.

Écrit par : dickens | 28 avril 2010

Il faudra, un jour, réexpliquer que sélectionner, c'est certes exclure, mais c'est aussi et surtout promouvoir.

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Vous voulez dire... "discriminer" ?
Quelle horreur !!

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Il faut toujours le gendarme sinon le spectacle de guignol manque de charme mais personne ne veut jouer ce rôle ingrat !

Écrit par : iPidiblue au guignol lyonnais | 28 avril 2010

A propos de verbes, amusante prestation lucarnesque de Georges Tron qui, à défaut d'avoir sucé un clown, a avalé un dico des synonymes : il a su remplacer par trois fois le mot "stigmatiser" par "fustiger".
A l'heure où la fessée, terrible châtiment corporel (d'essence libérale, crois-je savoir), est à l'ordre du jour, j'approuve. C'est un acte moins sanglant que la stigmatisation, de plus, le port de la burqa ou du torchon palestinien amortira efficacement les coups.
Vous voyez, Christophe, on n'est pas obligé de stigmatiser.
;o)))))

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Et pour la France, on ajoute une cédille... ou pas ? ;-((

Ecrit par : catmano | 28 avril 2010

:-)
Oui, en tenant compte de la deuxième syllabe!
Cela dit, faire fi de la cédille c'est sans doute nous rappeler que cette fois-ci il n'y a pas de Pyrénées pour le conspuer en toute tranquilité ;-).

Écrit par : Matheutordulafleuràlaguitare | 28 avril 2010

Parce que ce qui fera l'écart définitif, ce sera la capacité de reconnaissance, dans l'embouteillage de l'aéroport de Bangkok, d'un Français cultivé et d'un Anglais pur rosbeef, lorsque le premier, apprenant que son avion est supprimé pour cause d'éruption, s'écriera : "That's the winter of my discontent !" — simplement parce que son prof de prépas (et pas ses parents) lui aura appris la tirade de Richard III.
JPB Ecrit par : brighelli | 27 avril 2010

Superbe et superbement vain.
Qui va se soucier de la beauté, de la légèreté profonde, de l'actualité de ces quelques mots ?
Pour qu'il y ait "écart définitif", il faut un enjeu commun. L'un réussit, l'autre échoue, on mesure l'écart. Mais là, dans ce qu'on vit et ce qui nous attend, quel est l'enjeu ?
Les classes dominantes possédaient la culture classique, exit la culture classique. Elle servait de marqueur y compris économique. Ce n'est plus le cas depuis longtemps et les héritiers ne vont pas s'emberlificoter à apprendre quand ils peuvent réussir sans ça. Les héritiers des classes moyennes n'avaient que cette perspective de maîtriser la culture classique pour s'en sortir. Exit la culture classique. Exit les classes moyennes, car les écoles de commerce, pour la reproduction, c'est par le fric qu'elles font le tri.
Les exclus du temps de la culture classique restent les exclus d'aujourd'hui. Leur masse s'alourdit de celle des classes moyennes. Un retour est inenvisageable. Toutes les places sont occupées ou réservées, les strapontins le sont aussi pour les quotas. L'honneur est sauf, les gogos applaudissent et il ne restera plus que les Chinois et les Indiens pour nous réciter Racine. Mais on l'aura voulu, cet exotisme.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Nicolas,

Vous fantasmez ! Jérôme Kerviel le trader la Société Génrale avait des origines très modestes ainsi que Fabrice Tourre dans une moindre mesure.

Écrit par : iPidiblue au guignol lyonnais | 28 avril 2010

Droite et gauche

Tout est dans le ‘‘ET’’
Pour gagner à tous les coups, les pédagos ont compris depuis longtemps, et suggéraient à Marc Le Bris :

« Si tu ne peux pas faire de politique, fais donc de la pédagogie »
Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter, p. 197

Voilà comment les ambitions sociales, sociétales, environnementales, civiques, juridiques, européennes, gay-friendly, technoscientistes, anti-racistes, pro-handicapés, pro-choix, ont envahit… l’Ecole.

Essayez de retirer un de ces trucs, maintenant que c’est dedans.
Et entendez les hurlements des veaux.

Écrit par : Rocco | 28 avril 2010

Quand Jean Paul Brighelli prétend que le système est moins sélectif que dans les années soixante, il raconte des sottises.

"En trente ans de « démocratisation », nous avons réussi ce tour de force de diviser par trois le nombre d’enfants des classes populaires dans les grandes écoles. Par trois ! Les années 60 étaient franchement plus démocratiques que les nôtres, alors même qu’une petite fraction seulement des élèves parvenait à l’enseignement supérieur…"

Non ! appelons un chat un chat ce sont les ressortissants de l'immigration africaine qui ne prennent plus le train de la méritocratie.
Les autres continuent de le faire qu'ils soient portugais, espagnols ou d'autres pays encore.

Écrit par : iPidiblue ma petite vérité | 28 avril 2010

"Essayez de retirer un de ces trucs, maintenant que c’est dedans."

On pourrait synthétiser tout cela sous le vocable "misérabilisme durable"

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

Je ne fantasme pas, iPidiblue. Vous parlez de la marge, je parle du tout-venant.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

« le port [...] du torchon palestinien »
yann | 28 avril 2010

Monsieur porte sans doute serviette.
A moins que ce ne soit un béret. Un simple béret. Un béret français.

Écrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

Parce que le béret y a que ça qui lui va. La casquette c'est bon pour les ouvriers, le chapeau c'est pas pratique...
... tandis que le béret, c'est simple, c'est chic, c'est coquet...

Écrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

« ce sont les ressortissants de l'immigration africaine qui ne prennent plus le train de la méritocratie.
Les autres continuent de le faire qu'ils soient portugais, espagnols ou d'autres pays encore. »
Ecrit par : iPidiblue ma petite vérité | 28 avril 2010

Trop d’interventions tuent l’intelligence, iP !
Dylan et Jessy, Vosgiens de souche, tu crois qu’ils s’en sortent mieux que Malek et Rachida ?

Écrit par : Lucie | 28 avril 2010

Nicolas,

Je ne sais pas ce que vous voulez dire alors ! Pour entrer à Centrale Paris, il n'y a pas besoin d'avoir du "fric" comme vous dites si mal ! Il suffit d'être un bon élève et l'on bénéficie d'une bourse. Ce fut le cas de Jérôme Tourre.
Les traders français s'arrachent à Londres ou à Wall Street ce qui prouve bien l'excellence de la formation française en mathématiques.
Je ne sais pas de quelle marge vous voulez parler ...

Écrit par : iPidiblue la bourse et l'école | 28 avril 2010

Trop d’interventions tuent l’intelligence, iP !
Dylan et Jessy, Vosgiens de souche, tu crois qu’ils s’en sortent mieux que Malek et Rachida ?

Ecrit par : Lucie | 28 avril 2010

Lucie,


Je suis tellement peu intelligent que je ne comprends pas un mot de votre intervention !

Écrit par : iPidiblue dit iP pour les demoiselles vosgiennes | 28 avril 2010

La sélection, dès l'entrée en sixième, serait un immense remède à nos problèmes.

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Une sélection ? D'accord, mais sous quelle forme ? Et puis, est-ce que tout serait joué à 10 ans, sans le moindre espoir de se rattraper ? Le paresseux de 10 ans, sera-t-il toujours paresseux à 20 ans ?
Il faudrait au moins laisser leur chance à ceux qui échouent non parce qu'ils n'ont ni les capacités ni l'envie, mais par manque de maturité... ou tout simplement parce que ce n'était pas "le bon moment".
Il est quand même inquiétant de dire qu'un être humain cesse d'évoluer après 20 ans. En tant que formateur pour adultes, j'ai la preuve, jours après jours, qu'on peu continuer à progresser et à apprendre même si on n'a pas réussi à l'école (même si les "causes perdues" existent belle et bien, il faut l'admettre).

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

"Avec la concurrence, il faudra vous remettre en question."

Ecrit par : Joe | 28 avril 2010

Qui instaure les critères de cette concurrence ? Les mêmes qui sont prêts à nous garantir un "libéralisme à visage humain" *??

*Et ce n'est pas pour stigmatiser la liberté du renard dans le poulailler !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Les traders français s'arrachent à Londres ou à Wall Street ce qui prouve bien l'excellence de la formation française en mathématiques. iPidiblue

J'en connais personnellement qui ne doivent plus très bien dormir en ce moment. Et pas issus de la plèbe, ceux-là.
L'un d'eux est fils d'exploitant agricole mais papa est élu socialo de son bled. Fiston était bon en maths. CPGE puis centrale, what else ?
C'est drôle, il me semblait avoir lu, au début des problèmes des banques américaines, que tout ceci venait des modèles mathématiques dont les Français, il est vrai, détenaient les clés. Tourre comme d'autres. Mais, à moins que ce ne soit l'effet d'un ardent désir sans prise sur la réalité, il me semblait que Paris-Dauphine, fer de lance de cette brillante expérimentation qui met le feu à la terre entière, avait fermé son département. Confirmation ?
Et je ne crois pas que tous les bons élèves finissent dans les prépas pour devenir traders, alpha et omega de l'avenir des jeunes générations.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

"qu'on peut" et non "qu'on peu".
Fichue Némésis, tu me hanteras jusqu'au cercueil !

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

Et puis, est-ce que tout serait joué à 10 ans, sans le moindre espoir de se rattraper ? Le paresseux de 10 ans, sera-t-il toujours paresseux à 20 ans ? Julien

Estimez-vous heureux, la limite de 3 ans a été repoussée !

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Et je ne crois pas que tous les bons élèves finissent dans les prépas pour devenir traders, alpha et omega de l'avenir des jeunes générations.

Ecrit par : nicolas | 28 avril 2010


Dans la dernière décennie la majorité des polytechniciens choisissaient les métiers de la finance et se spécialisaient à la sortie de l'X avec un DEA ou un doctorat de finances style celui de Dauphine tout simplement parce que les salaires sont sans commune mesure avec ceux qu'on a dans les métiers d'ingénieurs proprement dits.
Un de mes cousins ingénieur de l'automobile dirige un département à la Banque mondiale à Washington, il gagne évidemment mieux sa vie que chercheur chez Renault !

Vous savez combien gagne DSK au FMI ?

Si vous croyez que les jeunes qui sont en prépas ne raisonnent pas en termes de kiloeuros à la sortie de leurs études vous risquez d'être déçue !

Écrit par : iPidiblue dit iP pour les intimes | 28 avril 2010

@nicolas
Je vous prend la main dans le sac ! Vilain adepte de Dolto, va ! ;-)

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

Je regrette de contredire certains, mais les traders n'ont pas le temps de s'occuper de modèles mathématiques. C'est le "back office" qui s'en charge pour eux et leur envoie les données. Eux, ils "agissent", ils achètent, ils vendent, en ligne, le plus vite possible, et en "gagnant" le plus souvent possible.
Un de mes amis, camarade de promotion (docteur en statistiques, détaché du corps des administrateurs de l'INSEE) a pour tâche d'élaborer les fameux modèles. Bien qu'il touche des clopinettes en comparaison, pour rien au monde il ne s'abrutirait (ce sont ses mots) à faire trader.

Écrit par : Moot | 28 avril 2010

Vilain adepte de Dolto, va ! ;-) Ecrit par : Julien | 28 avril 2010

Outch !

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Si vous croyez que les jeunes qui sont en prépas ne raisonnent pas en termes de kiloeuros à la sortie de leurs études vous risquez d'être déçue ! Ecrit par : iPidiblue dit iP pour les intimes | 28 avril 2010

Je ne sais pas comment je fais pour me faire si mal comprendre. Pourvu que ce ne soit pas génétique !

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

@ Moot

Le back office ne tripote pas les modèles !! Il s'agit de l'équipe de quantitatifs, intégrée au front office (composé des traders, des sales, des "quants" et de leurs assistants). Le back office se limite aux tâches de suivi des opérations et aux tâches d'enregistrements.

@ Christophe

Je ne comprends pas votre remarque : la concurrence, c'est juste que des parents décident ou non de mettre leurs enfants dans votre établissement. A vous de les convaincre sans renier vos convictions.

Écrit par : Joe | 28 avril 2010

PS : le salaire d'un quantitatif à la sortie du DEA tourne autour de 120k€.

Écrit par : Joe | 28 avril 2010

"Je ne comprends pas votre remarque : la concurrence, c'est juste que des parents décident ou non de mettre leurs enfants dans votre établissement. A vous de les convaincre sans renier vos convictions."

Ecrit par : Joe | 28 avril 2010

Non, c'est aussi (et surtout) la latitude pour les chefs d'établissement(s) de choisir leurs profs. Alors, je veux bien sur le principe, mais je repose (quand même) ma question.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Un professeur de SVT poignardé par un élève de quatorze ans ; décidément, avec toutes ces réformes, on n’arrive plus à suivre ; la dissection est déjà au programme de quatrième ??

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Il l'a peut-être pris pour une grenouille à cause des coassements de la nouvelle pédagogie ...

Écrit par : iPidiblue coassement vôtre ! | 28 avril 2010

Putain, je viens d'avoir: "cPGe", comme code !!! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Frédéric Mitterrand interdit un concert organisé par « les Inrocks » devant la pyramide du Louvre, (avec Charlotte Gainsbourg et Mika), officiellement pour des raisons "de sécurité"…
Allons, Frédo, pour une fois que tu avais l’occasion d’être sincère pour pas cher, en disant tout simplement que c’était une affiche de merde !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Je ne comprends pas votre remarque : la concurrence, c'est juste que des parents décident ou non de mettre leurs enfants dans votre établissement. A vous de les convaincre sans renier vos convictions. Ecrit par : Joe | 28 avril 2010

Vu le degré de décillement des parents actuels, leur degré d'embrigadement dans le mou depuis plus de 30 ans, leur degré d'exigences disciplinaires et leur implication dans l'éducation de leurs enfants, on peut difficilement trouver des arguments convaincants !!!!

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Taillepipe arbitre des élégances !!
Va pour le béret, mais à condition qu'il soit Basque (communautarisme, quand tu nous tiens).

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Même basque, il n'est pas un tantinet beaufement franchouillard dans l'inconscient collectif, votre béret ?
Je ne vais pas jusqu'à supposer ces vilaines pensées chez Tailleboudin, bien sûr.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Ben, non, pas dans ma famille.

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Pour continuer à parler chiffons, le foulard palestinien (qui fait quand même torchon à carreaux, quoi qu'on en dise), qu'il soit porté sur ou autour de la tête, autour du cou ou accroché au sac à main, n'est plus un vêtement ou un ornement depuis longtemps, mais un message politique.
Au mieux anti-sioniste bon teint, au pire antisémite et soutien au Hamas, Hezbollah, etc.
Sur une tête comme celle de notre Don Juan boucher, le message semble explicite.
Autour du cou de nos jeunes débiles, il me donne envie de donner des claques.
Maintenant, vous pouvez frapper, fasciste, nazi, raciste, dites ce qu'il vous plait, puisque je ne revendique pas la destruction d'Israël.

Écrit par : yann | 28 avril 2010

Merci Joe pour les précisions. À vrai dire, j'avais tendance à considérer comme "back office" tout ce qui constitue le soutien à l'activité du trader. Vous m'avez appris que la terminologie était différente.

Je me doute bien que mon camarade ne passe pas ses semaines à Londres, laissant à Paris femme et enfants, pour un salaire modeste, mais on reste loin des millions d'euros touchés par les traders.
Quoi qu'il en soit, je me demanderai toujours comment, avec ses convictions chrétiennes, il peut participer à ce qui n'est autre que la récupération par les banques de la monnaie qu'elles ont créée pour leurs emprunteurs et détruite ensuite.

Écrit par : Moot | 28 avril 2010

Moot,

Je vous ai vu dans "Camping" hier soir !

Écrit par : iPidiblue heureux comme un campeur ! | 28 avril 2010

Taillepipe arbitre des élégances !!
yann | 28 avril 2010

Je ne vous ai pas (encore) traité de Tête-de-noeud, mon bon...

Écrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

Merci Joe pour les précisions. À vrai dire, j'avais tendance à considérer comme "back office" tout ce qui constitue le soutien à l'activité du trader. Vous m'avez appris que la terminologie était différente.

Je me doute bien que mon camarade ne passe pas ses semaines à Londres, laissant à Paris femme et enfants, pour un salaire modeste, mais on reste loin des millions d'euros touchés par les traders.
Quoi qu'il en soit, je me demanderai toujours comment, avec ses convictions chrétiennes, il peut participer à ce qui n'est autre que la récupération par les banques de la monnaie qu'elles ont créée pour leurs emprunteurs et détruite ensuite.

Ecrit par : Moot | 28 avril 2010

La grande majorité des traders gagne moins d'un million d'euro. Seules les "stars", et elles se comptent sur les doigts de la main, dépassent le million d'euro (du moins en France). Je crois me souvenir qu'en 2008, Daniel Bouton était le 15ème salaire de son entreprise, les 14 précédents étant des traders. Ca fait 14 traders au dessus de 3M€. Sur les 2 600 traders de la Générale, ça ne fait pas beaucoup. Rassurez vous, les autres sont néanmoins très bien payés, mais sont plus autour de 500k€, principalement en bonus.

Écrit par : Joe | 28 avril 2010

Le chèque éducation, parlons-en. Voilà les résultats constatés dans les lycées canadiens et américains que j'ai visités.
Avant d'inscrire son trésor dans un établissement (qui recevra ledit chèque), on regarde quel est le niveau des clubs de sport du lycée, si les fraternités se tiennent bien, si les élèves ont bon genre, s'il y a un parking pour les élèves, s'il n'y a pas trop de ... quand on est ... (mettez ce que vous voulez dans les pointillés, tout marche), et surtout pas ce qu'on y enseigne.
Les profs sont recrutés par leur responsable de département dont le poste dépend du chiffre qu'il fait rentrer. Invitation à la démagogie : un prof qui aurait des exigences se mettrait les élèves à dos et ne ferait pas de vieux os. On recrutera donc des profs jeunes, dynamiques et populaires. Résultat : Q.C.M. pour tout le monde jusqu'à l'université et copier-coller généralisé d'internet pour le devoir semestriel qui sert d'évaluation (le projet de l'élève). Le tout avec un contenu tellement minimal que le prof peut être remplacé au pied levé par une femme de ménage.
Mais les lycées sont de merveilleux lieux de vie. On mange et on boit en classe, on téléphone, on entre et on sort comme on veut. Pas de pression, pas de stress. Est-ce bien cela que nous voulons ?
Ce n'est pas un hasard si les lycées les plus côtés sont l'infime poignée de ceux qui proposent de la rigueur à tous les étages, mais ils sont pour toujours inaccessibles au commun des mortels puisqu'on doit payer un supplément colossal au chèque éducation.
Au demeurant, quelle importance ? Un quart des américains sont des illettrés fonctionnels et ils sont maîtres du monde...

Écrit par : rionzunpeu | 28 avril 2010

« Même basque, il n'est pas un tantinet beaufement franchouillard dans l'inconscient collectif, votre béret ?
Je ne vais pas jusqu'à supposer ces vilaines pensées chez Tailleboudin, bien sûr. »
nicolas | 28 avril 2010

Je ne faisais, « bien sûr », que citer, à l'intention de ceux qui suivent un peu, les frères Prévert.

Écrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

Bien sûr. Et les frères Prévert, à défaut d'avoir bon dos, ont bonne tête.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Rionzunpeu, vous allez fâcher notre Cadichon ! Et quand Cadichon se fâche, les bloggeurs se lâchent...

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

On m'utilise sans vergogne pour les vilenies les plus mièvres.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/4/2/9782012449244.jpg

Si au moins c'était une plongeuse ...

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

On m'utilise sans vergogne pour les vilenies les plus mièvres.

Ecrit par : dugong

Avouez quand même que vous êtes "trognon" ;o)))) !

Écrit par : Moot | 28 avril 2010

Un quart des américains sont des illettrés fonctionnels et ils sont maîtres du monde...

Ecrit par : rionzunpeu

Ceux-là ne sont pas maîtres du monde. Ils sont esclaves des maîtres du monde.

Écrit par : Moot | 28 avril 2010

Les sous-doués se font la belle ...

http://www.sudouest.fr/2010/04/27/il-tente-de-recuperer-une-barrette-de-cannabis-en-plein-jugement-du-tribunal-de-rochefort-76567-7.php

Écrit par : iPidiblue heureux comme un prévenu dans une prison française | 28 avril 2010

Protestez, dugong. En plus, ce n'est pas du râble !

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

"Un quart des américains sont des illettrés fonctionnels et ils sont maîtres du monde..."

Ecrit par : rionzunpeu | 28 avril 2010

Seulement un quart ??? Je croyais que c'était plus...

Mieux vaut routard que jamais, Dugong !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

"Taillepipe arbitre des élégances !!
yann | 28 avril 2010

Je ne vous ai pas (encore) traité de Tête-de-noeud, mon bon..."

Ecrit par : tailleboudin | 28 avril 2010

Je n'arbitrerai pas cet échange d'élégances-là, en tous cas !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Très bien, cette Note, JPB.
Puissiez-vous être lu par les princes qui nous gouvernent, ce qui est possible; et compris, ce qui est moins sûr; et suivi, ce qui l'est encore moins!
Quant à ceux qui ne nous gouvernent pas actuellement et aspirent à le faire (de nouveau ou pour la première fois, brrr!), ils feraient bien de vous lire aussi, mais je suis sûr que c'est le cas.
Mais que d'iceux vous soyez compris, ce n'est pas sûr non plus.
J'arrête là.
Je ne veux pas flanquer le cafard à tous les aimables lecteurs - ne le sont-ils pas tous? - de votre blog, en faisant étalage de mon pessimisme forcené.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 avril 2010

>Oui il est mignon grand-papa Brighelli ... un peu déphasé mais mignon quand même !

Tiens pour lui remettre les idées en place voici quelques propos que je n'invente même pas, vous pouvez les transposer comme vous voudrez à l'éducation ci-devant nationale :


Le général Henri Poncet, ancien commandant du COS, écrivait ses lignes il y a quelques mois : "Force est de constater que, dans les engagements actuels, les temps ne sont plus où on peut faire accepter le sacrifice suprême par le combattant en invoquant la terre charnelle de Péguy. Aussi, il est peut être judicieux de se tourner à nouveau vers Alfred de Vigny et son Gladiateur, « l’homme soldé », qui exécute ce qu’un César, un pouvoir, un gouvernement lui commande, le suivant, voire le même, pouvant lui demander son contraire un peu plus tard : « Ave, Caesar, morituri te salutant ». La seule règle qui vaille pour une armée professionnelle, règle que la Légion Etrangère a parfaitement intégré dans sa devise Légio, patria nostra : c’est pour elle que vous mourrez. Au bilan, si l’on ne veut pas créer le trouble dans l’esprit des combattants, il importe soit que leur engagement soit légitime et reste légitime devant le tribunal des opinions publiques, soit que, professionnel du métier des armes, ils ne se posent pas de question sur le sens de leur mission du moment. "

Écrit par : iPidiblue et l'éducation ci-devant nationale | 28 avril 2010

En clair les gars - et les filles, surtout les filles - vous êtes des mercenaires de l'éducation, payés pour accomplir des sales boulots dont personne ne veut ... gérer les quartiers difficiles et puis comme on est bon prince avec vous en fin de carrière on vous donnera des postes de tout repos ...

Il faut quand même un peu ouvrir les yeux, il n'y a plus d'armée nationale, il n'y a plus de monnaie nationale, 80% des lois se font ailleurs et le reste c'est du vent alors quoi ? vous voulez qu'on souligne en gras ou vous avez la comprenette encrassée ?

Écrit par : iPidiblue et l'éducation ci-devant nationale | 28 avril 2010

Pidiblue, vous êtes de mauvais poil aujourd'hui. Ça vous rend triste, et sombre…
Sortez un eu, vus bronzerez. Je vous ai trouvé un peu pâle…
Et on ne risque rien à se faire bronzer les neurones.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2010

Si si, on risque le cancer des neurones. Inguérissable.
Mais de quoi que c'est-y qu'on causait, déjà ? Ah, oui, de la culture. CQFD :
http://fr.news.yahoo.com/55/20100428/tod-pour-llyse-la-seconde-guerre-mondial-17baed7.html

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

http://fr.news.yahoo.com/55/20100428/tod-france-un-enfant-de-3-ans-en-garde-v-17baed7.html

Pauvre pitchoun. Sous haute surveillance en maternelle, traqué dans la rue. Qui parlait d'avenir pour le tout-venant ?
Mais c'est vrai que ce n'est pas le tout-venant. Ce sont les sans-papiers.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

http://fr.news.yahoo.com/3/20100428/tfr-moselle-agression-enseignant-56633fe.html

ne plus demander d'avoir un cahier bien tenu... ça sera dans la prochaine circulaire...

Écrit par : exTC | 28 avril 2010

Pour reprendre ce que j'essayais (un peu en vain, j'ai l'impression) d'expliquer hier soir, voici une preuve supplémentaire de la grande déculturation à l'oeuvre.

Du rock au Louvre...
http://www.slate.fr/story/20527/deux-concerts-des-inrocks-annules-sur-ordre-de-carla

La grande déculturation, c'est exactement cela. Transformer le Louvre en "zénith" et la culture en divertissement culturel, en empêchant soigneusement les amateurs d'art d'apprécier en silence les grandes oeuvres et de méditer sur leur sens au profit des décibels sauvages de ce qu'on ose appeler, aujourd'hui de la "musique".

Le rock au Louvre, c'est le triomphe sans partage de la jeunesse et de la démocratie festives sur les vieux cons (et pourtant je suis un vieux con de 29 ans, fier de l'être et grand amateur de bibliothèques et de musées déserts et silencieux).

Il n'y a rien de plus symbolique sur l'état de notre temps que ce projet de concert. Tout y est.

J'ai l'impression d'être le dernier Occidental, ou l'un des derniers Occidentaux, car la civilisation occidentale disparaît au profit de cette modernité joyeusement jeune et métissée, dans un conformisme hilare.

Entre ça et la syntaxe rabougrie de mes élèves de prépa i-podisée, je m'en vais vomir un peu.

Écrit par : dickens | 28 avril 2010

Allons dickens, vous êtes trop jeune pour être ainsi dégoûté.
Pensez donc plutôt que notre ministre de la culture, de son propre chef bien entendu et pour les raisons que vous évoquez ici, a interdit ce concert. Le silence, légitime propriétaire des lieux, le remercie.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Je ne suis ni triste, ni sombre, juste un peu ennuyé parce que je n'ai plus d'eau courante !

Sinon je crois que le seul réaliste ici c'est moi ! la thèse de JPB c'est que dans un monde en complète métamorphose seule l'éducation nationale devrait rester fidèle à elle-même et immuable ! Pour moi ce sont des foutaises ...
Vous remarquerez à quel point son article sent bon son hexagon ! L'Europe et le reste du Monde ? Il s'en fout cela ne le concerne pas ...
Triple andouille ! si demain la dette publique de la France est considérée comme ingérable par les financiers de Wall Street et de la City les premiers qui attaqueront le crédit de la France ce seront tes chères élites - républicaines mon cul ! - tous ces jeunes gens sortis de Centrale, de Polytechnique, du master de Finance de Dauphine ! Ils seront les premiers à jouer contre leur pays et à couler le beau navire éducation nationale et l'état français avec !

Tu crois que ce n'est pas possible ? Demande aux grecs ...


Alors d'accord je ne suis pas diplomate, je ne m'incline pas devant le beau Alain Minc comme JPB !
La dette est nationale, les intérêts sont transnationaux ... et les chères élites de JPB n'hésiteront pas un instant de jouer contre ce pays qui comme le disait Du Bellay fut la mère des arts, des armes et des lois ...

Écrit par : iPidiblue défense et illustration de la France | 28 avril 2010

Le rock au Louvre, c'est une diversification enrichissante de son achalandisation.

Une nécessité, donc.

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

Maybe, iPidiblue, maybe. En attendant, alimentons la résistance, c'est tout ce que nous pouvons faire, ne disposant pas du nerf de la guerre...

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Le Rocco l'ouvre ? Où ça ?

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

Ben oui Nicolas, l'argent ! C'est avec cela qu'on avance, et que les peuples peuvent être gouvernés ! Donc demandons à nos gouvenants de bonnes finances comme le réclamait Henri IV à Sully pour nous faire une bonne politique !

Écrit par : iPidiblue sonnant et trébuchant | 28 avril 2010

Décidément, zêtes pas bien aujourd'hui, iPidi.

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

j'voudrais vouzyvoir mabonnedame avec une fuite d'eau grosse comme le lac léman en bas de chez moi ...

Écrit par : iPidiblue l'isle sonnante | 28 avril 2010

Voilà ce que c'est de pleurer toutes les larmes de son corps sur la bêtise ambiante. Sachez vous retenir et vous n'aurez pas à construire d'arche pour sortir de chez vous !

Écrit par : nicolas | 28 avril 2010

@ nicolas : j'en ai hélas fini jeune avec la jeunesse (que de temps perdu sinon !)

Écrit par : dickens | 28 avril 2010

Je suis retombé par hasard sur une video de l’UTLS qui date de 10 ans. Jean-Jacques Duby, alors directeur de Supelec, y faisait une laborieuse analyse de l’enseignement des sciences en France.

On était alors au début des méfaits des enquêtes internationales (PISA, PIRLS) et on s’étourdissait très facilement des gadgets interdisciplinaires, des mains à la pâte, etc. Duby n’est pas en reste en gentille victime du syndrome des experts (avec Charpak, De Gennes, etc.)

Je vous suggère de passer directement à 73 min et 50 s dans la vidéo pour écouter l’avant-dernière question (très sgen !) et sa réponse (avec ce cri du cœur « à quoi je sers, moi ? »).

http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/enjeux_de_l_education_et_formations_de_demain/l_enseignement_des_sciences

Écrit par : dugong | 28 avril 2010

La sélection, dès l'entrée en sixième, serait un immense remède à nos problèmes.
Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Bah, autant sélectionner à la naissance : 10 ans de gagnés pour former l'élite patricienne !

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2010

Il faut absolument que dickens se fasse recruter par la boîte de communication qui réalise les pubs du Sgen. C'est à lui tout seul un argument plus favorable aux pédagogistes du monde entier que tous les livres de Philippe Meirieu.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2010

"Et à l’arrivée, un Bac qui ne vaut même plus le coup de faire la fête, je sais bien ! Autrefois, c’était un rite de passage — et dans les beuveries qui s’en suivaient, c’était souvent l’occasion de jeter son enfance et son pucelage par-dessus les moulins. Mais aujourd’hui…"

:):):) !!!!! C'est si vrai!!

Quoi d'autre...ah si, je deviens de plus en plus extrémiste: trop de glandeurs impunis en collège. Virez-moi ces parasites, qu'on puisse enfin faire notre travail: enseigner. Renvoyons-les chez leurs géniteurs et mettons ceux-ci en face de leurs responsabilités.

Encore 15 ou 20 ans à tirer avant la fin ( ou alors une issue plus précoce) et je doute que nos élites gouvernementales puissent résoudre des problèmes qu'elles ont elles-mêmes posés.

Bien, ce blog!
;)

Écrit par : sisyphe | 28 avril 2010

Bah, autant sélectionner à la naissance : 10 ans de gagnés pour former l'élite patricienne !

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2010

Allons Jérémy, vous êtes bien pingre !
Moi je dis: sélection dès la grossesse, voyons ! Et ensuite, le tri: les alphas et les bêtas d'un côté et le reste de l'autre... un monde parfait en somme ! Vous voyez bien que notre cher dickens est un bienfaiteur de l'humanité !

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

vous m'avez fait bien rire, Yann, avec votre évocation du "Don Juan boucher"dont la photo s'étale complaisamment depuis quelques jours un peu partout. Avez-vous lu l'incroyable artice du Monde de ce soir, dans le registre "plus anti-Sarkozy que moi tu meurs"? Une avalanche d'arguments fallacieux en faveur de ce délicieux lascar . Moi aussi j'en ai plus que "ras la casquette", pour filer la métaphore couvre-chefs d'ici et d'ailleurs, de cette Défense et Illustration du fascisme vert.
une passante

Écrit par : une passante | 28 avril 2010

"J'ai l'impression d'être le dernier Occidental, ou l'un des derniers Occidentaux, car la civilisation occidentale disparaît au profit de cette modernité joyeusement jeune et métissée, dans un conformisme hilare."

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Vous ne savez décidément pas lire, ou vous refusez de le faire, Dickens. J'ai mis une brève pour dire ce que m'inspirait cet évènement, (le concert au Louvre), une dizaine de messages au-dessus du vôtre...

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

"Rassurez vous, les autres sont néanmoins très bien payés, mais sont plus autour de 500k€, principalement en bonus."

Ecrit par : Joe | 28 avril 2010

Je suis rassuré, grâce à vous, mais j'ai sincèrement tremblé pour eux !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Les deux J. : « Pas moyen de lui faire comprendre quelque chose cette année mais c’est pas sa faute, il est pô mûr, on le fait passer, t’y arriveras l’année prochaine ».
Et ainsi de suite. La formation tout au long de la vie… Ils vécurent heureux, et… si vous en pondez des comme ça tous les deux, ne m’en mettez pas un de côté.

Écrit par : . | 28 avril 2010

Vous écouter trop Philippe Muray, dickens...
Et moi aussi ; )

Écrit par : Noémie | 28 avril 2010

z !
Ouups...

Écrit par : Noémie | 28 avril 2010

Et ainsi de suite. La formation tout au long de la vie… Ils vécurent heureux, et… si vous en pondez des comme ça tous les deux, ne m’en mettez pas un de côté.

Ecrit par : . | 28 avril 2010

C'est très bien continuez à penser comme cela et surtout persuadez à vos ami(e)s enseignant(e)s à faire de même... comme ça moi, ça me fera encore plus de clients ! Je ne vais tout de même pas cracher dans la soupe !

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

"persuadez" et pas "persuadez à".

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

Jours toujours ordinaires dans l'Educ-Nat , un enseignant chevronné s'il en est puisque agé de 61 ans nous précise t-on , a été poignardé dans sa classe du collège d'Aumetz en Moselle par un de ses élèves . Les médias officiels reprenant la parole toute aussi officielle du rectorat local nous racontent comme d'habitude que le collège en question est un havre de paix légendaire , que le garnement n'a jamais fait parler de lui , il est la discrétion infantile incarnée et qu'enfin le pronostic vital de notre brave professeur n'est pas en jeu et pour un peu on serait tenté d'annoncer qu'il se porte comme un charme , ben voyons !
Qui peut encore être dupe de ce bla-bla ? Mais si tout ce que ces gens disent est vrai (collège calme ,élève trucideur sans histoire ) alors cette affaire particulière et la situation générale sont encore bien plus graves puisque cela signifie que n'importe ou et n'importe quand les enseignants peuvent être renvoyés vers le Père éternel au gré des humeurs des "apprenants" .
Il y a quelque temps une autre collègue d'un collège du Nord qui estimait peut-être que le corps enseignant n'est pas destiné à devenir un corps en saignant , a été suspendue quinze jours sans salaire pour avoir donné une gifle (gifle de mère de famille , à la Bayrou ) à un élève qui cognait contre sa porte de classe . Mal lui en a pris ; il faut mieux recevoir les coups quand on est salarié de l'Educ-Nat que les donner !
Quand à Mr Chatel , il a bien sur fermement condamné .....en Chine ou il se promène avec son patron . Il pourra venir fredonner au professeur hospitalisé : nuit de Chine pour donner du baume à son moral qui doit être bien bas quand il vient de s'apercevoir du sort qui lui a été réservé après une longue et certainement méritoire carrière
Enfin j'oubliais , la Fessue , pardon la FSU ou le Snes ont ils posé une journée de gréve et annoncé une manifestation nationale à Paris pour exiger la fin par tous les moyens de cette violence scolaire endémique ? Euh ...je ne crois pas , là aussi comme de coutume .

Écrit par : defer | 28 avril 2010

"Les deux J. : « Pas moyen de lui faire comprendre quelque chose cette année mais c’est pas sa faute, il est pô mûr, on le fait passer, t’y arriveras l’année prochaine ».
Et ainsi de suite. La formation tout au long de la vie… Ils vécurent heureux, et… si vous en pondez des comme ça tous les deux, ne m’en mettez pas un de côté.
Ecrit par : . | 28 avril 2010"


Encore un commentaire aussi bête et j'envisage sérieusement de prendre ma carte au Sgen. Il y a des imbéciles là-bas aussi, mais c'est tout de même un autre genre.

Écrit par : Jeremy | 28 avril 2010

"persuadez...de". Je suis fâché avec ce verbe :-(

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

@Jérémy

Non, ne faites pas ça ! Oubliez ".", de toute façon avec un pseudo aussi fin, subtile et recherché, il fallait bien s'attendre à des commentaires du même acabit.

Écrit par : Julien | 28 avril 2010

Verrrry funny :
http://www.dailymotion.com/video/xb29uf_isabeau-de-r-lecole_fun
JPB

Écrit par : brighelli | 28 avril 2010

"Encore un commentaire aussi bête et j'envisage sérieusement de prendre ma carte au Sgen. Il y a des imbéciles là-bas aussi, mais c'est tout de même un autre genre."

Ecrit par : Jeremy | 28 avril 2010

Vous vous étonnez encore, Jeremy ? Pourtant, "Point" (barre) a déjà fait ses preuves maintes et maintes fois !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Ha que je t'aime, nicolas !

Écrit par : Rocco | 28 avril 2010

Pour DA…
J'ai lu avec 24 heures de retard votre interview dans le Figaro. Bravo — il fallait que ce fût dit. Les "chefs d'établissement managers", ça me laisse tout à fait rêveur. Des animateurs polis me suffiraient.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 avril 2010

DA, je vous vois !

Les "chefs d'établissement managers", jusqu'au culte de la personnalité, ça me laisse tout à fait rêveur :

http://www.services-energie-environnement.com/fr/formations/etablissement/lycee-arnaud-daniel/riberac

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

Verra-t-on bientôt ce genre de communiqué de presse ?

"Standard and Poor's a dégradé, ce mardi, la note du lycée Benjamin Biolay de L'estaque à. Pour l'agence de notation, les perspectives de croissance de ses résultats au bac seraient trop faibles pour obtenir les recettes nécessaires à son dispendieux fonctionnement.
Sous la pression des investisseurs, le chef d'établissement a convoqué chacun de ses collaborateurs et leur a fixé un objectif chiffré pour l'année prochaine. Les salaires ont été revus à la baisse de 1 à 65% au cas par cas."

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

JPB : aimez vous aussi celui là :

http://www.dailymotion.com/video/x1pui5_dieudonne-conseil-de-classe_fun

mais je préviens les âmes sensibles, c'est du Dieudonné... (que je cautionne pas plus que cela)

mais j'ai tout de même bien aimé le sketch.

Écrit par : exTC | 29 avril 2010

Dernière minute : un plan social visant 25% du personnel enseignant a été décidé par le CA extraordinaire du lycée B. Biolay qui s'est tenu hier soir.

Une offre de reconversion au lycée de Razco au Baloutchistan a été envoyée aux personnels concernés. Il s'agit d'une offre de 87 € par mois - une fortune dans ce pays aride - avec logement communautaire éco-compatible (yourte solaire).

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

Dugong, arrêtez... Pas Benjamin Biolay !
Dur, dur, d'avoir envie de gerber le matin. Vous n'avez vraiment aucune pitié !!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Pas Biolay ? On vous propose alors Yann Tiersen si vous préférez, Christophe !!! :-)))

Écrit par : mihailovich | 29 avril 2010

Même si je ne l'écoute plus guère, j'apprécie les ritournelles de Tiersen (je suis même allé le voir en concert au Rockstore de Montpellier, comme j'y écoutai et vis Brigitte Fontaine ou les pieds sales d'une Courtney Love déchaînée) et je ne crie pas contre la dextérité de la faena de la muleta et du palo (je n'ai pas parlé de l'estocade), CS, va me honnir pour ce que je mal y pense!...

C'est marrant, depuis que mes collègues savent que je m'en vais, les langues de ceux qui viennent me voir se délient et me disent: "Tu as raison. Comme tu n'as rien qui te retient", entendre: couple, enfant, maison à payer, etc., "tu fais bien de partir". Il suffit de si peu (couple, enfant, maison à payer, etc., la norme, donc) pour que la vie soit un enfer de lourds compromis et de servitudes; et d'indifférences: malgré le catastrophisme ambiant dans mon bahut, la plupart des collègues dorment bien.

Je crois que sécurité de l'emploi en temps de crise, vacances et 18 heures devant les élèves sont d'excellents Maalox ou Smecta (par ailleurs, je sais que pas mal de professeurs d'atelier ont peu - font ce qu'il faut pour avoir peu - de devoirs à ramener à la maison et de cours à préparer; sans compter le fait que certains arrivent même à finir la semaine le mercredi matin, ou la commencent le mercredi matin - leurs cours étant des blocs de 4 heures, parfois de 6, avec un Proviseur conciliant; les soutiers, en LP, sont les enseignants des matières générales, entre autre parce que nous récupérons les élèves après 4 ou 6 heures d'atelier...).

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

Si maintenant il n'y avait que le post de JPB et non plus le déversement de commentaires ou de baratin sans rapport aucun avec le sujet ce serait très bien.

Vraiment du temps à perdre pour venir sans arrêt blablater histoire de se sentir dans le mouv' du blog? Perversion du genre, sans doute.

Écrit par : Passant | 29 avril 2010

On a déjà discuté de ça ici et c'est la convivialité qui l'a emporté. Créez donc votre propre blog sec comme un coup de trique où, avec son accord, vous reprendrez les notes de JPB si vous ne pouvez pas pondre les vôtres propres.
Passez donc, Passant.

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

@ Pendariès : en grand connaisseur du Canada, connaissez-vous des sites qui organisent des voyages de noces aux Niagara falls ? Merci...

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Même dans les pays émergents on s'attaque aux écoles...

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/04/29/nouvelle-attaque-dans-une-ecole-en-chine_1344270_3216.html#xtor=AL-32280151

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Une offre de reconversion au lycée de Razco au Baloutchistan a été envoyée aux personnels concernés. Il s'agit d'une offre de 87 € par mois - une fortune dans ce pays aride - avec logement communautaire éco-compatible (yourte solaire).

Ecrit par : dugong | 29 avril 2010

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/28/les-offres-de-reclassement-humiliantes-vont-etre-bridees_1343961_3234.html#ens_id=1115932&xtor=AL-32280151

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

@ Pendariès : en grand connaisseur du Canada, connaissez-vous des sites qui organisent des voyages de noces aux Niagara falls ? Merci...

Ecrit par : nicolas | 29 avril 2010

Je me renseigne auprès d'une amie qui travaille au Canada dans le secteur du tourisme, et je vous donne l'information aussitôt.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

À Nicolas

Ha que je t'aime, nicolas !

Ecrit par : Rocco | 28 avril 2010
---
Oh ! la la !
Cet admirateur-là compensera largement à lui seul le désintérêt que Passant manifeste envers vous, non ? :-)
Mais j'espère que vous me ferez l'honneur de vous rappeler un autre de vos admirateurs, plus modeste dans un certain domaine d'importance. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 avril 2010

Voilà ce que j'appelle convivialité, Passant. Prenez de la graine chez Pendariès, Francis, et même Rocco, allez... qui a rebondi sur un très très mauvais jeu de mots inspiré comme souvent par dugong.
Merci Pendariès. J'ai deux fêlés qui ne rêvent ni de plages de sable fin ni d'exotismes diversement orientaux. Je crois que ça va leur plaire.

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Vraiment du temps à perdre pour venir sans arrêt blablater histoire de se sentir dans le mouv' du blog? Perversion du genre, sans doute. Ecrit par : Passant | 29 avril 2010

Ce qui est VRAIMENT du temps perdu, c'est celui passé au ménage, au repassage, aux diverses bricoles qui vous bousillent une matinée. Alors qu'on les agrémente, quoi de plus naturel ?

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Vous dites: "Qui comprendra que la burqua n’est qu’un phénomène de surface — que le problème, c’est cette pseudo-tolérance qui nous fait accepter des signes religieux, quels qu’ils soient, et des discours inacceptables, sus prétexte que les élèves auraient un droit à l’expression…"

Vous sacrifiez à la mode la rigueur du raisonnement. Pensez-vous vraiment que c'est de cela que souffre notre école?

Écrit par : d3log | 29 avril 2010

Exactement Nicolas ! Moi je me consacre au ménage du blog, allez ouste du balai comme je l'ai dit à Yves Michaud ...

Écrit par : iPidiblue du balai ! | 29 avril 2010

A qui dites-vous cela, iPidi ????

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Ca y est, vous avez écopé, iPidi ? Vous êtes enfin parvenu sur l'autre rive ? Parce qu'en termes de ménage, j'ai cru comprendre que vous étiez servi...

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Grâce à mes efforts verbaux l'égout est enfin débouché ! Les ouvriers m'ont remercié de mes bons conseils et ont débouché une bonne bouteille pour saluer mon savoir. Ils sont braves ces prolos ...

Écrit par : iPidiblue morale contemporaine | 29 avril 2010

Je n'ai que peu douté de vos capacités émulatrices, et toute fausse sceptique que je suis, vous me voyez ravie que vous puissiez à nouveau jouir du tout à l'égout.

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Jouir ce n'est rien ! Mais ne plus sentir les fosses septiques argh ! quel délice ! et croyez-moi ce n'est pas simplement du marivaudage ...

Écrit par : iPidiblue et la fausse sceptique de Marivaux | 29 avril 2010

commentaires ou de baratin sans rapport aucun avec le sujet
Perversion du genre, sans doute.
Ecrit par : Passant | 29 avril 2010

Comme l’impression que c’est parti en vrille avec le Michaud du respect et de l’autorité en classe.
Qui a amené le Michaud de Polanski…
L’un ne valant pas forcément l’autre.
Je ne veux sûrement pas relancer la polémique sur la perversion !
Je constate que ça a ouvert les portes au Tout & n’importe quoi, auparavant mieux contenu.
(Sauf iP, mais bon, on s’était fait une raison…)

Écrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

Merci Lecteur régulier d'avoir tellement fait avancer le schmilblick !

Écrit par : iPidiblue et le le schmilblick | 29 avril 2010

Si vous faisiez preuve d'autant d'à propos dans vos interventions que de créativité dans vos signatures, la lecture de ce blog n'en serait que plus roborative.

Écrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

Moi je veux bien discuter du fond du post de JPB mais c'est lui qui n'en a pas envie ! Relisez ses deux derniers paragraphes, hier je lui apporte la réponse précise et argumentée d'un général haut responsable des opérations spéciales de l'armée française et il est incapable de saisir la balle au bond !
Il parle de la République, du libéralisme, de la social-démocratie, de la laïcité et il est incapable de situer tout cela dans le cadre européen et mondial qui est le nôtre! Est-ce ma faute ? Est-ce moi qui ait inventé la réfome LMD ? Non n'est-ce pas ...
En clair il utilise des termes nominaux qui sont vidés de leur sens par l'évolution des choses ... c'est pourquoi je disais qu'il est gentiment déphasé, sympathiquement décalé !

Ici on a l'impression d'être reçu par la femme du colonel qui vous apporte du thé et sa sympathie ... mais de réponse point !

Écrit par : iPidiblue thé et sympathie | 29 avril 2010

iP fait son caprice, pas mieux que Maurette, qui exige SA réponse à SA question par Jean Paul BRIGHELLI en personne !
On s’en fout, iP, de vos fixettes…
Votre acharnement est pathétique, vos divagations lassantes…

Écrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

Verrrry funny :
http://www.dailymotion.com/video/xb29uf_isabeau-de-r-lecole_fun
JPB

Excellent... Ah! vraiment excellent!!

Écrit par : matheutordu | 29 avril 2010

Lecteur régulier,

A part moi vous avez une idée sur quoi que ce soit ?

Écrit par : iPidiblue fixette de Lecteur régulier | 29 avril 2010

J'avoue que prétendre que l'existence de la zone Euro, les règles communes de l'Union européenne, la politique otanisée de la France tout cela c'est juste une idée fixe personnelle qui ne vient en rien contrarier l'idée que l'on peut se faire de l'Education nationale c'est me donner une importance que je prétends nullement avoir !
Je souligne en gras les contradictions du discours de JPB qui parle avec amour, passion exclusive de l'Education nationale sans voir que nous sommes engagés dans un certain nombre de processus transnationaux, européens et mondiaux qui déterminent notre avenir commun !
Par exemple JPB est très attaché à la formation des élites, mais le problème c'est que les dites élites dès qu'elles sont formées en France s'empressent d'aller à la City ou à Wall Street en se moquant complètement des désidératas de l'Education nationale des françois !

En clair la question que je pose, est celle-là : qu'est-ce qu'être un bon françois aujourd'hui ?

Si vous ne voyez pas la rapport avec l'Education nationale avec je ne peux plus rien pour vous ...

Écrit par : iPidiblue être un bon françois | 29 avril 2010

alors je ne peux plus rien pour vous ...

Écrit par : iPidiblue correction | 29 avril 2010

J’évite de faire le vieil exhibitionniste ou le parasite, ou alors je vais sur un tchat, avec un interlocuteur (une interlocutrice) à la fois, c’est aussi distrayant, et ça ne laisse pas de trace. Nous sommes quelques uns à venir ici pour lire autre chose que vos problèmes de robinet et de mondialisation. Ou attendez que ce soit le thème de la note si ce n’est pas trop vous demander…

Écrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

Et j'ai moi-même abusé de l'espace qui nous est octroyé ici donc je ne poursuivrai pas.

Écrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

On pourrait aussi être encore plus cruel avec JPB s'étonner qu'il refuse la présence de nos armées en Afghanistan tout en ayant voté pour Nicolas Sarkozy dont il ne pouvait ignorer le tropisme américain !

Je suis bien sûr d'une chose c'est que Ségolène Royal n'aurait jamais rejoint l'Otan, elle dont le père était colonel et le grand-père général !

Bien entendu tout cela a quelque influence culturelle et donc éducative ! D'ailleurs l'armée français adopte de plus en plus des termes anglo-saxons dans son propre vocabulaire !

Écrit par : iPidiblue tropisme américain | 29 avril 2010

Beaucoup ici ont un réflexe obsidional, ils sont dans l'EN comme dans une citadelle assiégée moi j'essaye de remettre les choses en perspective ! Voir d'où le mal - et le bien - vient ...

Vous pouvez m'accuser d'intellectualiser les choses mais enfin j'essaye du moins de les comprendre.

Écrit par : iPidiblue réflexe obsidional | 29 avril 2010

Ni de gauche, ni de droite, amis des baleines, signez !

http://www.avaaz.org/fr/whales_under_threat/?cl=551628852&v=6024

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

@ J & J : vos commentaires montrent décidément que l'esprit du temps est partout, même ici. L'idée que la sélection, même précoce, soit le meilleur moyen de détecter et promouvoir les talents quelle que soit leur origine, plutôt que de les laisser pourrir au collège unique, vous semble à jamais inintelligible.
Alors traitez-moi de fasciste, de bourreau d'enfants ou de purificateur ethnique. Je ne puis rien faire pour vous.

@ Christophe : merci de ne pas m'engueuler, je ne sais pas à quels textes vous faites référence. Néanmoins, je devine bien que cette idée de rock au Louvre vous révulse, même sans vous lire intégralement. Je ne vous imagine absolument pas promouvoir cette horreur.

@ Noémie : ah, Ph. Muray ! Il me manque horriblement. (même si les actuelles lectures de Luchini sont pour nous autres, amateurs de sa prose, une immense consolation.)

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

je désespere de voir que mon commentaire d'hier ne soit pas apparu...bref je tenais à exprimer de nouveau ma gêne à lire encore des critiques sur ces profs de LP qui font du rap et du slam" l'alpha et l'omega" de la poésie..bin oui nous les PLP on est bivalent donc on est bête donc on pioche dans des "trucs" bien faciles et simplets c'est bien connu...Quel mépris monsieur vous avez pour nous enseignants de LP! Et puis vous seriez bien inspiré de lire par exemple " caroline " de Mc solaar que j'exploite en cours, sans en faire le texte "ultime" sachez qu'il est riche et que je peux très bien y associer des textes plus classiques, si ,si j'en suis capable je vous dis!

Écrit par : Gwen | 29 avril 2010

@ J & J : vos commentaires montrent décidément que l'esprit du temps est partout, même ici. L'idée que la sélection, même précoce, soit le meilleur moyen de détecter et promouvoir les talents quelle que soit leur origine, plutôt que de les laisser pourrir au collège unique, vous semble à jamais inintelligible.
Alors traitez-moi de fasciste, de bourreau d'enfants ou de purificateur ethnique. Je ne puis rien faire pour vous.
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Vous les accumulez, vous. Après le mépris assumé de tout ce qui est "plébéien", on en arrive maintenant à la formulation ""l'idée que la sélection, même précoce" soit bonne".

Mais bougre d'âne, la sélection d'accord, mais pas à l'entrée de sixième ! Ca s'est longtemps fait à l'entrée de la 4eme : c'était largement suffisant !

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Pour rebondir sur Gwen, je rajoute que je m'intéresse autant à la formation des plombiers que des normaliens ! Et que dans les faits, même si l'on voit rarement des plombiers devenir ministres ils me sont en général plus utiles que certains agrégés ...

Il est même possible qu'un Charles Trénet tout autodidacte qu'il fut, dure plus longtemps dans la mémoire collective que tel ou tel académicien français maniant de façon impeccable l'imparfait du subjonctif !
Maurice Chevalier a plus fait pour le renom et la gloire de la France outre-atlantique que bien des romanciers qui visaient à l'immortalité !

Écrit par : iPidiblue vive la culture populaire française ! | 29 avril 2010

Bougre d'âne vous-même.
Asshole.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

Savez-vous bien que Charles Trénet a été renvoyé du lycée à 15 ans après un incident avec le surveillant général ? Vous voyez le petit Trénet était un de ces cancres, une de ces graines de voyou dont vous nous faites le portrait régulièrement !

Écrit par : iPidiblue vive la culture populaire française ! | 29 avril 2010

Je peux vous parler aussi du petit Jacques Prévert quittant l'école après son certificat d'études ou bien de Maurice Chevalier dont les classes se sont faites sur le pavé parisien, comme Jean Gabin et son compagnon de l'école primaire de Montmartre : Marcel Bleustein Blanchet !

Jolies réussites avec peu de bagage ...

Écrit par : iPidiblue et le certificat d'études | 29 avril 2010

Savez-vous bien que Charles Trénet a été renvoyé du lycée à 15 ans après un incident avec le surveillant général ? Vous voyez le petit Trénet était un de ces cancres, une de ces graines de voyou dont vous nous faites le portrait régulièrement !

Ecrit par : iPidiblue vive la culture populaire française ! | 29 avril 2010

J'ajoute, pour votre gouverne, que Flaubert a été renvoyé du lycée pour avoir organisé un chahut et qu'il a dû se présenter au baccalauréat en candidat libre.
Poussons encore un tout petit peu le raisonnement, avec juste ce qu'il faut de bons sentiments, et voilà que tous les voyous sont des génies contrariés.

Il faut donc pardonner les voyous et applaudir le génie forcément incompris qui sommeille en eux. Ah cette sale école traditionnelle qui étouffe les plus grands talents ! Cette vieille école qui ne les comprend pas ! Mais bien sûr, il faut la réformer ! Laisser libre cours à la créativité brute de chacun !

On est exactement dans la thèse du kitschissime "Chagrin d'Ecole" de Pennac, thèse qui est aussi celle de l'air du temps et qui est appliquée depuis 30 ans par l'éducation nationale.

Avec la réussite que l'on sait. :))

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

Bougre d'âne vous-même.
Asshole.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Ah, l'élitisme ! Les patriciens ! Les génies ! L'intelligence dans toute sa gloire !

Il est clair que des gens comme dickens ont sûrement fait mille fois pire contre l'instruction et pour les pédagogistes que dix enseignants d'IUFM. On cherchait des responsables à la crise de l'éducation : en voilà un bel exemple.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Dickens,


Vous avez tous des diplômes ici, mais avez-vous tous du talent ?

Est-ce que vous pensez que les acteurs des années trente dont le cinéma nous a conservé le souvenir, les Louis Jouvet (recalé trois fois au conservatoire), les Arletty, les Michel Simon, les Raimu avaient moins de talent et de personnalité que ceux d'aujourd'hui qui sont passés par la rue Blanche ou le Conservatoire ?


Non ! tous les français ne sont pas destinés à devenir enseignants. Et il est bien d'autres manières de devenir quelqu'un de bien, quelqu'un qui oeuvre pour son pays, qui le fait rayonner de diverses manières.

PS De toutes les manières vu ce que vaut le bac aujourd'hui, je déconseille à celui qui a une fibre artistique de perdre son temps à ce genre de billevesée.

Écrit par : iPidiblue avec ou sans bac | 29 avril 2010

J'ajoute que les agrégés (ah ces salauds !) ne sont pas là pour être "utiles", justement.
La culture et l'art pas davantage.
L'école (etymologiquement le "loisir studieux") non plus, enfin.

Julien me reproche d'être une homme du XVIIème siècle (siècle qu'il sort au complétement pif d'ailleurs, juste pour me faire passer pour un vieux con), j'aime répondre que nous devons retrouver le sens que donnaient à l'école les Anciens, celui de "loisir studieux", qui remonte à la Grèce antique, c'est-à-dire bien avant.

Et aussi avoir en tête non pas le VXIIème, mais l'"idéal de l"honnête homme", qui lui date du XVIIIème.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

Dickens,

Le reste du monde se passe des agrégés et visiblement il ne s'en porte pas plus mal ! On a bien compris que pour vous le diplôme est tout et le reste rien ! Ben, tiens on s'accroche à ce qu'on peut ... si la peau d'âne que vous avez obtenu à 25 ans vous suffit pour le reste de votre vie, c'est que vous n'êtes guère ambitieux !

Écrit par : iPidiblue qu'on se rassure sur sa valeur comme l'on peut ! | 29 avril 2010

"Vraiment du temps à perdre pour venir sans arrêt blablater histoire de se sentir dans le mouv' du blog? Perversion du genre, sans doute."

Ecrit par : Passant | 29 avril 2010

La jalousie est un vilain défaut...
Et un puissant moteur, mais avec une boîte de vitesse à un seul rapport: la marche arrière...

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Julien me reproche d'être une homme du XVIIème siècle (siècle qu'il sort au complétement pif d'ailleurs, juste pour me faire passer pour un vieux con)
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Il n'y a pas besoin de vous reprocher quoi que ce soit pour ça : vous vous en chargez très bien vous même.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

"Vraiment du temps à perdre pour venir sans arrêt blablater histoire de se sentir dans le mouv' du blog? Perversion du genre, sans doute."

Ecrit par : Passant | 29 avril 2010

La jalousie est un vilain défaut...
Et un puissant moteur, mais avec une boîte de vitesse à un seul rapport: la marche arrière...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Joli ! Très joli !

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Je remets pour vous, Dickens... Mais vous auriez pu faire l'effort de remonter (un tout petit peu) le fil... :-(

Frédéric Mitterrand interdit un concert organisé par « les Inrocks » devant la pyramide du Louvre, (avec Charlotte Gainsbourg et Mika), officiellement pour des raisons "de sécurité"…
Allons, Frédo, pour une fois que tu avais l’occasion d’être sincère pour pas cher, en disant tout simplement que c’était une affiche de merde !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 avril 2010

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Tout le monde n'a pas vocation à devenir professeur (pas "enseignant", de grâce !). Mais tout le monde n'a pas à devenir acteur non plus. D'ailleurs, un acteur, c'est quelqu'un qui est payé pour dire ce que lui demande de dire. Nous vivons dans une époque remplie d'acteurs, qui répètent ce que l'esprit leur demande de dire. Bref.

J'affirme, avec d'autres, que toute qualité pédagogique prend sa source essentielle dans la maîtrise de sa discipline... pas dans les postures débiles inculquées dans ces camps de concentration idéologiques qu'on appelle IUFM.

Mon "talent" éventuel se limite à ce que je sais et à mon envie de le transmettre qui est en fait ma cuisine interne, mon improvisation heureuse face aux élèves.

Et vous avez raison, il y a mille et une façon de devenir quelqu'un de "bien". Forcer des milliers d'élèves qui ne sont pas fait pour les études à aller juqu'au baccalauréat sous prétexte que c'est plus chic, pour nous vendre l'idée que le niveau monte et autre délire bien pensant, c'est aller exactement dans le sens contraire !

Qu'on mette fin au collège et au lycée uniques, qu'on s'attache à donner une instruction élémentaire solide à tout le monde tout en laissant aux plus méritants la possibilité de rejoindre la classe cultivée (si jamais elle existe encore, ce dont je doute un peu), et tout ira nettement mieux.

Une classe cultivée est nécessaire, ne serait-ce que pour donner envie à ceux qui n'en font pas encore partie l'envie de la rejoindre. Mais on s'acharne si bien à la détruire qu'il n'y a maintenant plus grand chose à rejoindre. Ce qu'il reste, pour distinguer les uns des autres, c'est l'argent. Il y a dorénavant les pauvres sans argent et les pauvres qui en ont... mais tous déculturés et fiers de l'être !

Ce triomphe sans partage de l'ignorance pour tous est la grande démonstration, dans les faits, de ce que Tocqueville appelle la "révolutions démocratique".

Sa devise pourrait être "Soyons fiers d'être incultes et piétinons ces sales intellos !!"

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

J'admets volontiers que les professions artistiques sont des professions dites "aberrantes" selon la classification de Valéry - Paul pas François - car elles sont soumises à l'appréciation du public mais enfin force est de constater que la plus grande carrière du cinéma français des 40 dernières années c'est celle de Gérard Depardieu qui n'a aucune formation autre que celle sur le tas !
Pourquoi ? Sinon parce qu'il a conservé sa personnalité intacte sans la formater sous un moule particulier.

Écrit par : iPidiblue entrée des artistes | 29 avril 2010

bonjour tout le monde
en lisant l'article de JPB je pose cette question : quel est l'intérêt de la sociologie de l'école pour les profs ET L' Amélioration DE L'Ecole ?
Le master Finance de Dauphine rouvre cette année Nicolas.
Suite à l'agression du prof. de bio je me dis à quand les policiers abattus pour le fun dans la rue: c'est la prochaine étape.
IL faudrait développé la formation continue reconnue par les entreprises car certaines fac en propose mais cela ne vaut rien sur le marché du travail cavej paris 8...
Ainsi la deuxième chance ou la possibilité de changer de travail deviendrait réellement possible.
Ah les méchants gentils et les gentils voyous ça me rappelle ce que j'entends dans les tribunaux. ach Hitler ce grand incompris ( ironie) tout ça car de méchants professeurs ont frustrés son désir artistique en conclusion: je demande du sursis!!!
Je déteste ce genre d'argumentation il ne vous viendrait pas à l'esprit que vos chers chérubins peuvent profiter de la situation bande de niais !!!

Écrit par : lapin (garou cette nuit) | 29 avril 2010

Je suis d'accord avec Dickens, une fois n'est pas coutume ! Il est ridicule de faire du gardiennage scolaire de gamins d'un mètre 90 et quelques sous prétexte qu'ils ne sont pas encore majeurs !

Écrit par : iPidiblue et la surveillance des petits | 29 avril 2010

-er au lieu de é

Écrit par : lapin orthographique | 29 avril 2010

C'est Roger Couderc qui lançait toujours à des gaillards qui jouaient en équipe de France de rugby son célèbre : "allez petits !" J'ai l'impression qu'on a caricaturé cette fameuse expression dans l'éducation nationale pour ridiculiser les enseignants ...

Écrit par : iPidiblue allez petits ! | 29 avril 2010

J'ai bien lu tout ça a posteriori, Christophe. Et j'aurais pu faire un effort, oui.

iPidiblue, vous pensez vraiment qu'un concours obtenu à 27 ans (et non pas 25, bref) me suffit ? Que je me suis arrêté de lire, de réfléchir, de me cultiver ?

Vous parlez du "reste du monde". Comme à mes élèves, je vous dis "could you be more specific, please ?"

Le "reste du monde", en tout cas le monde développé, ne passe absolument de savants, mon cher.

Voyez les campus américains, où j'ai passé un peu de temps, et qui sont de véritables havres de paix consacrés à l'étude. L'idée de "loisir studieux" y prend tout son sens.

J'ajoute que les arguments à base de "le reste du monde ne s'en porte pas plus mal" sont généralement les plus poncifs les plus éculés, les affirmations les moins renseignées.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

"Mon "talent" éventuel se limite à ce que je sais et à mon envie de le transmettre qui est en fait ma cuisine interne, mon improvisation heureuse face aux élèves."

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Je n'ai pas un mot, ni à ajouter, ni à retrancher, ni à changer à tout ça si je veux (tenter de) définir mon enseignenement.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

La sélection, dès l'entrée en sixième, serait un immense remède à nos problèmes.
Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Bougre d'âne vous-même.
Asshole.
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

iPidiblue, vous pensez vraiment qu'un concours obtenu à 27 ans (et non pas 25, bref) me suffit ? Que je me suis arrêté de lire, de réfléchir, de me cultiver ?
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Eh bien, vos différentes sorties et saillies ne rendent pas la réponse évidente.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Au lieu de vous chamailler, vous avez signé l'appel des baleines ?

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Eh bien Lapin, on n'a pas fini d'en baver avec tous leurs forts en maths et leurs modèles mathématiques !

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Quelqu'un pourrait-il me dire ce qu'il faudrait à tout prix éviter de transmettre dans le domaine mathématique, en primaire, qui pourrait mal tourner comme ça après le secondaire ????

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

(siècle qu'il sort au complétement pif d'ailleurs, juste pour me faire passer pour un vieux con)

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Si vous croyez ça, c'est que vous êtes visiblement passé à côté de l'essentiel... Pour quelqu'un de votre trempe, ne pas avoir remarqué que je n'ai pas sorti ce siècle "au pif" (-presque- comme vous le dites), me déçoit quelque peu...

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

PS: mais tout n'était pas à jeter à cette époque, loin de là, mais vivre dans le passé, et ne pas faire face au présent, c'est... dommage.

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Bien vu :
http://www.causeur.fr/etre-et-avoir-en-haiti,6181

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Voyez les campus américains, où j'ai passé un peu de temps, et qui sont de véritables havres de paix consacrés à l'étude. L'idée de "loisir studieux" y prend tout son sens.

Dickens

J'ai vent d'affaires de bizutage dans les fameuses Fraternité ou Sororité américaines qui ne me font pas complètement croire aux "havres de paix" dont vous parlez. Certains de ces actes, chez les étudiant(e)s américain(e)s, ressemblent même furieusement à des séances de torture (directement issues d'images des prisons irakiennes), de "saouleries" forcées, de soumissions et de viols collectifs. Comme en France?

http://www.google.fr/search?um=1&hl=fr&q=hazing%20university&ndsp=21&ie=UTF-8&sa=N&tab=iw

http://video.foxnews.com/v/3928567/high-school-hazing

http://www.youtube.com/watch?v=RCwwjRI-1FE&feature=fvw

http://www.youtube.com/watch?v=vMWcc5_tn3U&feature=related

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

C'est pas grave : ce sont des bizutages patriciens faits par l'élite sélectionnée à 10 ans !

On en a eu des gravos, ici, mais dickens en est un bon.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Sa devise pourrait être "Soyons fiers d'être incultes et piétinons ces sales intellos !!"

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Certes, mais par moment je me dis que ces mêmes "intellos" l'ont bien cherché quelque part...

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

fraternitéS sororitéS

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

On en a eu des gravos, ici, mais dickens en est un bon.

Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2010

C'est peut-être Jean?

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

http://www.lexpress.fr/

"Un blog, c'est une vitrine professionnelle"

Ouvrir un blog ne sert pas seulement à raconter sa vie, il peut également être un moyen de booster sa carrière. Flavien Chantrel, Community manager de Regions Job, la plus importante plateforme de blogs emploi en France, nous livre ses astuces.

Professeur Brighelli, pouvez-vous en quelques lignes exposer en quoi votre blog a boosté votre carrière ??? Merci. :-)

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Non, il dit qu'il a 29 ans !

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Et Jean n'a pas 29 ans ?

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

@ Pendariès : oui, et il y a le "hazing" chez les "undergraduates" (bizuthage), il y a aussi les fusillades (Virginia Tech !)
Je disais juste qu'en me basant sur mon expérience, qui n'a rien à voir avec une connaissance exhaustive des systèmes universitaires américain et français, je préfère mille fois ces campus fleuris où l'on étudie le grec ancien en toute quiétude à nos "facs" françaises totalement clocharidisées et remplies d'étudiants crasseux qui militent pour leur clochardisation.

J & J : j'arrête de me fatiguer avec vous. J'ai juste essayé de vous expliquer que la culture de masse est un oxymore, que la sélection est précisément ce qui rendrait l'école démocratique, et que son absence, de nos jours, condamne tout le monde à la misère intellectuelle dans laquelle nous vivons et dont vous êtes manifestement le produit.

Que mon argumentation soit incomprise sur des terres pédagogistes, je le conçois, mais ici, j'avoue que c'est franchement surprenant. Alors, tant pis pour ces sales intellos qui l'ont bien cherché, tant pis l'école et tant pis pour moi.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

Je ne pense pas, dickens, que vos interlocuteurs ici soient si représentatifs que cela de ce blog... mais bien sûr, je peux me tromper.

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Un peu d'autocorrection:

"mais tout n'était pas à jeter à cette époque" => "tout n'est pas à jeter dans cette époque". Enfin je crois (dur dur de ne pas avoir été en "L" au lycée).

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Que mon argumentation soit incomprise sur des terres pédagogistes, je le conçois, mais ici, j'avoue que c'est franchement surprenant.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Parce que vous vous trompez de combat, ni plus, ni moins.
Le problème, ce n'est pas d'avoir démocratisé la culture (ce qui était inévitable, sinon elle aurait purement et simplement disparue... l'époque des mécènes est révolue) mais d'avoir confondu "amener le peuple vers la culture" avec "faire descendre la culture vers le peuple".

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Non, il dit qu'il a 29 ans !

Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Et non, "il" n'est pas Jean ni Bernard ni Robert ni Alphonse.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

"@ Pendariès : oui, et il y a le "hazing" chez les "undergraduates" (bizuthage), il y a aussi les fusillades (Virginia Tech !)
Je disais juste qu'en me basant sur mon expérience, qui n'a rien à voir avec une connaissance exhaustive des systèmes universitaires américain et français, je préfère mille fois ces campus fleuris où l'on étudie le grec ancien en toute quiétude à nos "facs" françaises totalement clocharidisées et remplies d'étudiants crasseux qui militent pour leur clochardisation."

Dickens, je peux vous comprendre, j'ai été en fac des Lettres, à Paul-Valéry, Montpellier, c'est vous dire - mais mon campus est un des plus verts de la ville, avec ses grandes pelouses et ses arbres; mais vous fait défaut le sens de la mesure, je veux dire: une analyse plus subtile serait convaincante. Vous me paraissez vous tenir plus du côté du phobique que du type maniant le détail, la juste pesée.

Ce que j'entends de mes amis étudiant(e)s américains est ceci: apprendre le Français, en High-School, à l'université, is for fags (même à Berkeley; d'ailleurs il est apparu que les gars que j'y rencontrai, en cours de littérature française, le sont; je l'appris plus tard. Le physique et les manières de l'Américain élevé au lait riche du Middle West, bien qu'étudiant la littérature française, sont trompeurs éminemment...). Je n'ose imaginer ce que l'on dit pour les hellénistes, là-bas, voyez-vous.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

Et non, "il" n'est pas Jean ni Bernard ni Robert ni Alphonse.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Serait-ce Pip, Oliver, David, Sydney ou Charles ?

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

"[...] piétinons ces sales intellos !!"
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010
Certes, mais par moment je me dis que ces mêmes "intellos" l'ont bien cherché quelque part...
Ecrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Je ne sais pas vraiment qui sont ces "intellos", mais voir que l'on parle d'eux comme on a pu parler - et comme on parle parfois encore - des juifs (par exemple), donne à réfléchir.

Eh oui, le point Godwin est proche...

Écrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010

Dickens, je lis actuellement l'autobiographie de Guyotat, "Formation". Cet écrit aborde son enfance, jusqu'à ses 14 ans. Ses parents l'envoyèrent dans une école religieuse, catholique, perdue dans la montagne ardéchoise. A 9 ans, après la Seconde Guerre mondiale, il passa l'examen que vous appelez de vos voeux. Le directeur, un prêtre, lui donna une dictée, lui posa des questions en histoire, lui fit réciter des poésies. Seulement, ils étaient 10 par classe, une par niveau. Puis, ils travaillaient aussi la terre, allant faner, ramasser les pommes de terre, mangeant frugalement (et rien qui provint de la ferme d'en face), faisant de grandes marches, apprenant des vers français, latins et grec, et les répétant pour se donner courage quand il faisait froid. Pourtant Guyotat dit que, malgré les difficultés rencontrées, il savait que les prêtres donnaient à lui et ses camarades le savoir nécessaire pour devenir, plus tard, qui médecin, qui notaire, qui paysan qui saurait calculer un rendement, un budget, etc.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

J'ai l'impression d'être le dernier Occidental, ou l'un des derniers Occidentaux, car la civilisation occidentale disparaît au profit de cette modernité joyeusement jeune et métissée, dans un conformisme hilare.

Entre ça et la syntaxe rabougrie de mes élèves de prépa i-podisée, je m'en vais vomir un peu.

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Y'en a d'autres qui ont des nausées quand ils lisent ce mot Occident avec une majuscule ...
Question de génération, peut-être ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Occident_(mouvement_politique)

Écrit par : dobolino | 29 avril 2010

Le problème, ce n'est pas d'avoir démocratisé la culture (ce qui était inévitable, sinon elle aurait purement et simplement disparue... l'époque des mécènes est révolue)
Ecrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Démocratisée, la culture ? révolu, le mécénat ? Allons bon !

L'État culturel, ça ne vous dit rien ? Subversion et subventions. Notre époque n'a rien à envier aux précédentes quant au contrôle et à la régulation de la production des "œuvres de l'esprit" (s'il est encore possible de parler ainsi).

Écrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010

Notre époque n'a rien à envier aux précédentes quant au contrôle et à la régulation de la production des "œuvres de l'esprit" (s'il est encore possible de parler ainsi).

Ecrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010

Je n'ai pas dit que c'était mieux maintenant.

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

[...] le point Godwin est proche...
Ecrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010
Y'en a d'autres qui ont des nausées quand ils lisent ce mot Occident avec une majuscule ...
Ecrit par : dobolino | 29 avril 2010

Ça n'a pas tardé...

Écrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010

Question de génération, peut-être ? Ecrit par : dobolino | 29 avril 2010
Sans doute, dobolino.
Toutefois, même à 29 ans, dickens, vous devriez vous méfier des amalgames toujours possibles.
Personnellement, je vois bien ce que vous voulez dire, mais pourquoi ai-je l'impression que le dérapage type "occident", justement, n'est pas très loin ?

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Ça n'a pas tardé...

Ecrit par : TotoWeininger | 29 avril 2010

Vous devriez vous lancer dans la voyance, "y a moyen d'se faire d'la thune facile" ;-)

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Dernière minute, je reçois à l'instant cette nouvelle du SNALC Montpellier: "Le Recteur annule l'exclusion définitive d'un élève perpignanais décidée par un conseil de discipline. L'élève avait craché sur son professeur"...... bloblopblop.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

C'est incroyable... mais puisqu'il faut préciser, car l'accusation de fasciste n'est jamais loin...

Alors quand je parle d'Occident, je ne parle pas d'un mouvement politique (!!!), encore moins d'une race, mais d'une civilisation. L'occident au sens de Borges.

Une civilisation basée sur la connaissance, la littérature, les Arts, l'amour du savoir, le doute, l'étude, le rapport aux oeuvres dont on admet la hierarchie élaborée par les plus grands savants à travers le temps, et la médiation de l'Ecole (et non pas sa version im-médiate actuelle tant vantée par les pédagos).

Une civilisation dont la démocratie est le régime politique, mais pas une égalisation des conditions menant à un nivellement par le bas.

Une civilisation qui a longtemps su (et admis) que la culture n'est justement pas démocratique. Elle n'est absolument pas anti-démocratique, juste non démocratique en soi. La culture c'est précisément l'inégalité, à commencer par l'inégalité par rapport à soi. En me cultivant, je deviens inégal à moi-même, to begin with.

Une civilisation par définition ouverte à tous, mais qui est exigeante et ne se contente pas d'être une auberge espagnole où chacun se contente d'être "comme il est".

J'ajoute que l'intérêt pour l'Autre, le goût de l'altérité, participe, à l'évidence, pleinement de cette civilisation.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

"J'ai l'impression d'être le dernier Occidental, ou l'un des derniers Occidentaux, car la civilisation occidentale disparaît au profit de cette modernité joyeusement jeune et métissée, dans un conformisme hilare."

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Effectivement, l'amalgame n'est pas bien loin... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Eh, Dickens, vous croyez vraiment que l'occident est le (seul) berceau de la civilisation ???
Et Confucius ?
Et Omar Khayam ?

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Eh, Dickens, vous croyez vraiment que l'occident est le (seul) berceau de la civilisation ???
Et Confucius ?
Et Omar Khayam ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Mais c'est pas possible !!! Quand est-ce que j'ai dit cela ??!!!!

Je suis d'originie iranienne, bon sang ! J'ai passé des années de ma vie à lire et traduire les poètes persans et à arpenter le site de Persepolis... eh oui, y a pas que l'agreg d'anglais dans la vie.

Mais j'ai été élevé ici, voyez-vous, en occident, que cela plaise ou non !
Et je suis devenu un occidental, conscient des autres civilisations mais très attaché à cette civilisation à laquelle j'appartiens, à ses valeurs, notamment sont rapport aux oeuvres et à la culture. C'est tout.

Et c'est vous m'accusiez de "pas savoir lire" ?? Je rêve !!!

PS : et les principaux "berceaux" de la civilisation sont justement la Perse, la Grèce ancienne et la Chine. Pas l'occident, qui est une civilisation autrement plus récente.

Écrit par : dickens, occidental dégoûté | 29 avril 2010

Ecrit par : dickens, occidental dégoûté

ça je crois qu'on l'a tous compris, ce n'était vraiment pas la peine de le préciser...

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

à Nicolas, l'article du Figaro à propos du film de Bouchareb est plus que tendancieux.

Si la volonté du cinéaste est de faire œuvre d'historien alors ce film sera une nième farce grotesque.

Sinon ce sera un film comme ont pu l'être "Full metal jacket" ou "A deer Hunter" non pas sur la guerre du Vietnam mais dans le contexte de la guerre du Vietnam.

Mais quelles que soient les intentions de l'auteur, il y aura à coup sûr des gens des deux côtés de la Méditerranée pour souffler de façon chronique sur les années de braise...

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

J & J : j'arrête de me fatiguer avec vous. J'ai juste essayé de vous expliquer que la culture de masse est un oxymore, que la sélection est précisément ce qui rendrait l'école démocratique, et que son absence, de nos jours, condamne tout le monde à la misère intellectuelle dans laquelle nous vivons et dont vous êtes manifestement le produit.
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

1) Quand vous aurez appris à répondre à une personne à la fois, la discussion aura déjà fait de sacrés progrès.

2) Vous n'avez pas parlé de "la" sélection en général, mais d'une sélection qui se ferait à l'entrée de sixième.

3) Vous distinguez l'élite et la plèbe. C'est tout à fait logique puisque vous vous autoproclamez membre de l'élite. Mais enfin la vanité n'autorise pas à dire n'importe quoi.

4) Pour la définition de la culture de masse, je n'ai pas attendu vos cours.

Désormais, vous aurez l'obligeance de distinguer mes réponses de celles de Julien : la lettre de départ est la même, mais pour le reste nous sommes deux personnes différentes, même si nous sommes selon vous tous deux issus de la "misère intellectuelle" à laquelle vous vous targuez d'avoir échappé.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

la "misère intellectuelle" à laquelle vous vous targuez d'avoir échappé.

Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Absolument. Grâce à l'école, et je lui en serai à jamais reconnaissant.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

Désormais, vous aurez l'obligeance de distinguer mes réponses de celles de Julien

Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Pareil.

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Absolument. Grâce à l'école, et je lui en serai à jamais reconnaissant.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Ce que je préfère: quand des gens qui ne vous connaissent même pas affirment savoir des choses sur vous (et sans preuves, de surcroît)...

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

@ Pendariès : en grand connaisseur du Canada, connaissez-vous des sites qui organisent des voyages de noces aux Niagara falls ? Merci...
Ecrit par : nicolas | 29 avril 2010

C'est amusant, j'en reviens, un AR de 24 heures la semaine dernière avec des amis français. Une nuit sur place. Peux vous donner des nouvelles "fraîches" et des tuyaux sur les prix. dschere@bu.edu

Écrit par : Cadichon | 29 avril 2010

Certains esprits pervertis se répandent partout en clamant que la France n'exporte pas.

Nenni !

La France s'apprête à exporter la main à la pâte *. Un séminaire international aura lieu en mai à Paris pour, notamment, "examiner les résultats de l'expérience française conduite par La main à la pâte".

Bien sûr, ces "résultats" seront évalués par les acteurs eux-mêmes.

Bien sûr, cette action exportatrice va faire rentrer des devises.

Comme "Lamap, c'est bien".

En quelque sorte, par définition...

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20100429&key2=100429151341.jqbkmhpm.xml

* après l'avoir importé des USA.

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

Désormais, vous aurez l'obligeance de distinguer mes réponses de celles de Julien
Ecrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Pareil.
Ecrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Soit. Mais qu'il me soit permis, Julien, de vous remercier pour cet agréable réplique, pleine d'ironie.

Écrit par : dickens, that was priceless | 29 avril 2010

The pleasure is all mine.

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Cadichon veut-elle nous signifier qu'elle a parcouru les chutes dans les deux sens en seulement 24 heures ?

Les saumons sont loin d'en faire autant.

Décidément, elle dé-fraye la chronique en exhibant ainsi sa vie sexuelle.

Écrit par : dugong | 29 avril 2010

Ce que je préfère: quand des gens qui ne vous connaissent même pas affirment savoir des choses sur vous (et sans preuves, de surcroît)...
Ecrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Des preuves ? Mais il n'en a pas besoin : c'est l'élite !

Il a décrété que vous étiez un sombre con, il pense la même chose de moi, son esprit malin a repéré que nos deux pseudos commençaient par la même lettre, et hop : son génie lui permet de factoriser ses réponses en écrivant "J et J" au lieu de "cher Julien" et "cher Jérémy".

C'est beau, l'élite.

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

En même temps, avouez, cher Jérémy, qu'il y a entre vous deux quelque chose qui relève, au minimum, de la stéréo.

Écrit par : dickens, evil spirit | 29 avril 2010

Bon je vais conclure, car même les plaisirs les plus jouissifs doivent avoir une fin.
Dickens, en fait vous m'attristez sincèrement, non par ce que vous dites, mais parce que je pense que vous n'appréciez pas la vie à sa juste valeur...
Du reste, j'ai du mal à saisir qu'une personne aussi aigri, qui semble mépriser ses collègues et ses élèves, puisse aimer transmettre quoique ce soit, même à une élite.
Quand à votre mépris envers moi-même, que voulez-vous que cela me fasse: nous ne nous connaissons même pas !
Enfin bref, faites-vous un peu plaisir quand même de temps en temps: un bon petit Richard II à l'ombre d'un peuplier, ça ne peut vous faire que du bien !
That being said, farewell !

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

"personne aigrie"

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Dernière minute, je reçois à l'instant cette nouvelle du SNALC Montpellier: "Le Recteur annule l'exclusion définitive d'un élève perpignanais décidée par un conseil de discipline. L'élève avait craché sur son professeur"...... bloblopblop.

Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2010
---
Je m'interroge sur la finalité de cette phénoménale démagogie, ce laxisme hallucinant, consistant à toujours trouver qu'un élève, non seulement n'a pas à s'excuser d'être irrespectueux ou violent envers ses professeurs, mais qu'il a raison de l'être !
Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans la décision du recteur rapportée ci-dessus !
Je ne vois pas l'intérêt politique que peut en retirer le président de la République, car c'est de lui que parviennent aux recteurs -par ministre interposé - les consignes de mansuétude, de longanimité envers les voyous, lesquelles consignes sont transmises aux proviseurs et principaux qui s'empressent généralement - mais pas toujours; il y a des chefs d'établissements courageux qui ne pensent pas qu'à leur avancement (ils ont d'ailleurs l'avancement au grand choix) ou, plus largement, à leur carrière - de les appliquer.
Que fera la gauche si elle reconquiert le pouvoir suprême en 2012 ? Jusqu'à présent elle a toujours été d'une indulgence sans bornes, comme la droite l'est aujourd'hui, ou ai-je la berlue ?
À quand l'injonction faite aux professeurs de demander pardon d'avoir importuné tout élève qui l'aura insulté ou aura porté atteinte à son intégrité physique ?
Car enfin, si je comprends bien, ce sont les professeurs qui mettent des couteaux dans les mains des élèves violents et les font sortir de leurs gonds délibérément pour qu'ils les blessent, dans le but éhonté d'avoir quelques jours de congés supplémentaires, et peut-être un jour... définitifs ! :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 avril 2010

En même temps, avouez, cher Jérémy, qu'il y a entre vous deux quelque chose qui relève, au minimum, de la stéréo.

Ecrit par : dickens, evil spirit | 29 avril 2010

Et alors ? Si on n'a même plus le droit d'avoir des opinions convergentes...

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

En même temps, avouez, cher Jérémy, qu'il y a entre vous deux quelque chose qui relève, au minimum, de la stéréo.
Ecrit par : dickens, evil spirit | 29 avril 2010

Vous avez travaillé chez Dolby ?

Damned !

Écrit par : Jeremy | 29 avril 2010

Julien, je suis ravi de vous attrister.

But you're right, enough is enough, and here's at least three ways to put it:
"we'd better agree to disagree"
"let's call it a night".
"Fair enough, then".

Écrit par : Julien | 29 avril 2010

* écrit par dickens, of course.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

I'd rather say: "Be it that way, then".

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Dernière minute, je reçois à l'instant cette nouvelle du SNALC Montpellier: "Le Recteur annule l'exclusion définitive d'un élève perpignanais décidée par un conseil de discipline. L'élève avait craché sur son professeur"...... bloblopblop.

Ecrit par : Pendariès

Et si une délégation de professeurs allait de ce pas cracher sur ce recteur ?

Écrit par : Moot | 29 avril 2010

Pour Francis (et les autres aussi)

DELL
http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 avril 2010

Et si une délégation de professeurs allait de ce pas cracher sur ce recteur ?
Ecrit par : Moot | 29 avril 2010

Ce recteur illustre à lui seul l'idée d'"administration voyou".
Ma colère, à la lecture de cette énième capitulation en rase campagne, me donne en effet très envie de lui cracher dessus, et plus encore...

Mais que voulez-vous, il y a chez une majorité de professeurs beaucoup de civisme et aussi, hélas, une bonne dose de lâcheté.

Écrit par : dickens | 29 avril 2010

"personne aigrie" Ecrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

Ouaip, et pendant qu'on y est, on continue à se faire plaisir, julien, si vous le voulez bien :
Du reste, j'ai du mal à saisir qu'une personne aussi aigri, qui semble mépriser ses collègues et ses élèves, puisse aimer transmettre QUOI QUE ce soit, même à une élite.
QUANT à votre mépris envers moi-même, que voulez-vous que cela me fasse: nous ne nous connaissons même pas !

Et pour faire bon poids, dickens m'y autorisera aussi :

Et je suis devenu un occidental, conscient des autres civilisations mais très attaché à cette civilisation à laquelle j'appartiens, à ses valeurs, notamment SON rapport aux oeuvres et à la culture.

Mais qu'il me soit permis, Julien, de vous remercier pour CETTE agréable réplique, pleine d'ironie. Ecrit par : dickens, that was priceless | 29 avril 2010

Maintenant, allez en paix, mes enfants.

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

@nicolas

Oups, merci pour la correction. Bon ceci étant dit, il fait faim vous ne trouvez pas ? Bon appétit (si ce n'est déjà fait) !

Écrit par : julien vs. Pip | 29 avril 2010

"Je m'interroge sur la finalité de cette phénoménale démagogie, ce laxisme hallucinant, consistant à toujours trouver qu'un élève, non seulement n'a pas à s'excuser d'être irrespectueux ou violent envers ses professeurs, mais qu'il a raison de l'être !
Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans la décision du recteur rapportée ci-dessus !
Je ne vois pas l'intérêt politique que peut en retirer le président de la République [...]"

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 avril 2010


Et si la réponse à votre question, Francis, se trouvait dans les organisations internationales?
C'es que la République, à proprement parler, n'est plus exactement souveraine depuis 1992 (traité de Maastricht), et que son président doit désormais être considéré comme le gouverneur d'un territoire inclus dans un gigantesque Etat fédéral (l'Union européenne). Or, les contraintes budgétaires pesantes et l'orientation néolibérale des politiques économiques poussent à la réduction des services publics pour favoriser la privatisation et la concurrence. On le voit dans des secteurs comme l'hôpital, les mutuelles, etc.
Concernant l'Education nationale, un rapport de l'OCDE de 1996 préconisait explicitement de la dégrader progressivement (sic), afin de favoriser la fuite des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes vers le privé... Et si ces décisions des recteurs qui nous semblent aberrantes entraient tout simplement dans une telle logique?

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 avril 2010

Pour DA…
J'ai lu avec 24 heures de retard votre interview dans le Figaro. Bravo — il fallait que ce fût dit. Les "chefs d'établissement managers", ça me laisse tout à fait rêveur. Des animateurs polis me suffiraient.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2010


L'autonomie des établissements et les pouvoirs conférés à ces "chefs d'établissement managers" risque également d'accélérer la mise en concurrence des lycées, avec tous les effets pervers que nous pouvons imaginer... notamment lorsque tel proviseur devra aller mendier telle "subvention" à la région pour tel "projet"...
On risque de voir des "chefs d'établissement traders" dissimuler d'autant plus les incidents et la baisse du niveau pour soigner l'"image" et les statistiques... NP conclut fort justement le dossier en soulignant qu'on risque de voir des professeurs auteurs de "projets mirobolants" (simple poudre aux yeux, quelquefois) favorisés, tandis que d'autres, transmettant réellement les savoirs dans les classes, seront marginalisés parce que plus discrets...
Pour ceux qui n'ont pas lu "Le Figaro" de mardi, on en retrouve les principaux articles sur "Eloge de la transmission" :

http://blog.lefigaro.fr/education/2010/04/lautonomie-des-colleges-et-lycees-daccord-mais.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 avril 2010

envoyé spécial ce soir : les retraités américains qui sont obligés de retrouver du taf. O misère !
Pendant ce temps, en Grèce le climat se dégrade...

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

nicolas, (ou un professeur de Français) auriez-vous dans vos archives, un site qui pourrait aider une élève de 6ème dans une "lecture attentive" de L'enfant Océan?

Merci pour toutes propositions...

Écrit par : Maminou | 29 avril 2010

Deux nouvelles fraîches émanant de la direction de notre établissement:
-une élève récemment exclue (après qu'elle l'eut été de deux autres collèges, et qu'elle eut déjà eu droit en décembre à une procédure d'exclusion "suspendue provisoirement" grâce aux pleurnicheries de la mère et des "parents d'élèves" en tir groupé) risque de nous être réexpédiée, car elle n'est pas scolarisée actuellement; sa mère veut attaquer le Conseil de discipline...La donzelle s'est livrée à des attaques antisémites qui ont conduit une élève à changer d'établissement mais qui, dans un premier temps, "n'ont pas constitué un motif suffisant" pour la mettre dehors.Il a fallu qu'elle attaque un élève de 6ème aux ciseaux pour aboutir à la décision de sanction.
-pour un autre emmerdeur du même acabit, la direction, qui n'en peut mais, nous recommande de le "pousser à bout" afin qu'il commette l'irréparable et qu'ainsi, peut-être, le conseil de discipline qui arrangerait tout un chacun puisse se tenir...
Je finis par me demander s'il faut que les chefs d'établissement soient issus de la profession: l'ayant quittée pour des motifs pas toujours glorieux, beaucoup sont aussi féroces avec les collègues qu'ils sont ridiculement laxistes envers les élèves et leur famille. Autant apporter un peu de sang frais, si je puis dire, un oeil extérieur et pourquoi pas du bon sens dans la gestion d'un établissement, me semble t-il.

Écrit par : Fred | 29 avril 2010

De retour après quinze jours d'absence, je trouve deux nouvelles notes - aussitôt lues - et la multitude habituelle des commentaires ! Tant pis : je renonce à rattraper mon retard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 avril 2010

Nicolas, mon amie n'a pas d'agence de voyage en tête concernant votre demande, mais elle m'a transmis ce lien: la ville est fort agréable et les chutes pas loin:

http://www.niagaraonthelake.com/

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

"J'ai l'impression d'être le dernier Occidental, ou l'un des derniers Occidentaux, car la civilisation occidentale disparaît au profit de cette modernité joyeusement jeune et métissée, dans un conformisme hilare."

Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Je rappellerai à Dickens que le jazz est une musique métissée; comme le tango... ...
Et même notre musique classique.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Concernant l'Education nationale, un rapport de l'OCDE de 1996 ...
.........préconisait explicitement de la dégrader progressivement (sic), afin de favoriser la fuite des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes vers le privé...

Et si ces décisions des recteurs qui nous semblent aberrantes entraient tout simplement dans une telle logique?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 29 avril 2010
---
Merci, Daniel, ça au moins, c'est clair !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 avril 2010

La grande majorité des traders gagne moins d'un million d'euro.

Ecrit par : Joe | 28 avril 2010

Mon Dieu, les pauvres petits chéris !

Écrit par : Manu | 29 avril 2010

Je rappellerai à Dickens que le jazz est une musique métissée; comme le tango... ...
Et même notre musique classique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Et Ockeghem, Christophe, il était noir ? ;)

La vertu d'un certain "cloisonnement" (évidemment, il n'est jamais "pur" ou absolu), surtout à notre époque, c'est d'éviter d'avoir la même musique ou la même culture partout. Regardez ce que ça donne au niveau de la bouffe...

Écrit par : Manu | 29 avril 2010

Je rajoute: il n'y a rien de plus mélangée que la culture occidentale; certains chercheurs avance l'idée que notre culture est dominante depuis quelques siècles parce qu'elle est une des rare à s'intéresser aux autres (confer, par exemple, le déchiffrage de la Pierre de Rosette) et à amalgamer en elle nombre d'héritages et d'influences. Le musée n'est-il pas une invention européenne? L'Occidental est curieux, que voulez-vous, ma bonne dame.

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

une des rareS

Écrit par : Pendariès | 29 avril 2010

Je finis par me demander s'il faut que les chefs d'établissement soient issus de la profession: l'ayant quittée pour des motifs pas toujours glorieux, beaucoup sont aussi féroces avec les collègues qu'ils sont ridiculement laxistes envers les élèves et leur famille. Autant apporter un peu de sang frais, si je puis dire, un oeil extérieur et pourquoi pas du bon sens dans la gestion d'un établissement, me semble t-il.

Ecrit par : Fred | 29 avril 2010

Ça, c'est le piège dans lequel j'éviterais de tomber, Fred, pour avoir subi le pire chef d'etb de ma carrière qui, précisément, n'avait jamais été professeur.

Même si bien sûr il est vrai que beaucoup d'entre eux sont des collègues ratés qui se vengent par pure jalousie de ceux qui savent exercer le métier qu'ils n'ont jamais été foutu de pratiquer. Même tarifs pour les inspecteurs, qui sont en général encore pire.

Quant aux IG, je préfère ne pas être grossier.

Écrit par : Manu | 29 avril 2010

Je rappellerai à Dickens que le jazz est une musique métissée; comme le tango... ...
Et même notre musique classique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Cela va sans dire.

Cependant, je ne suis pas certain que le "métissage" évoqué par Dickens et que vantent tant nos hommes politiques (Gogolène en tête) corresponde bien à ce à quoi vous faites allusion (en art, la réappropriation et la synthèse d'univers esthétiques disparates au sein d'une œuvre d'art aboutie).

Je crois également que l'acception du terme "occident" utilisée par Dickens n'avait aucune raison d'être rapprochée d'une pensée ou d'un groupuscule d'extrême droite, comme certains l'ont fait ici.

Écrit par : mihailovich | 29 avril 2010

Pour Francis (et les autres aussi)

DELL
http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 avril 2010
---
Merci, Anne-Marie ! C'est amusant pour les spectateurs, mais, au passage, réalisent-ils que cette saynète est très proche de la consternante réalité ?
Cela devrait les inquiéter pour leurs enfants.
Moi, je m'inquiète pour mon petit-fils qui n'a qu'un an.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 avril 2010

John Mc Laughlin en ce moment sur Mezzo; très décevant. Je retourne sur mes khopies...

Écrit par : Françoise Guichard | 29 avril 2010

Cependant, je ne suis pas certain que le "métissage" évoqué par Dickens et que vantent tant nos hommes politiques (Gogolène en tête) corresponde bien à ce à quoi vous faites allusion (en art, la réappropriation et la synthèse d'univers esthétiques disparates au sein d'une œuvre d'art aboutie).

Ecrit par : mihailovich | 29 avril 2010

Je l'espère bien ! Sinon, il n'y aurait même pas eu ambiguïté !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

L'Occidental est curieux, que voulez-vous, ma bonne dame.

Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2010

Tant mieux. A condition de ne pas verser dans les excès déja décrits par Régine Pernoud : elle explique trés bien dans un petit livre intitulé "pour en finir avec le moyen-âge" que nous sommes passés par une longue période pendant laquelle il fallait absolument justifier par un apport oriental toute création de l'occident. Ainsi, une sculpture dans une église de bourgogne se voyait attribuer un qualificatif du style "influence perse-sassanide". Et d'ironiser sur l' "image du petit sculpteur bourguignon s'appliquant à imiter les perses sassanides". En plein XIIème siècle...

Un autre exemple pour Christophe : quel professeur de musique n'a pas connu un collègue ne faisant que de la percu ou de la musique africaine pour "lutter contre le racisme" ? Tomber sur un mec comme ça pendant sa scolarité, c'est le meilleur moyen de le devenir.

Écrit par : Manu | 29 avril 2010

"Et Ockeghem, Christophe, il était noir ? ;)"

Ecrit par : Manu | 29 avril 2010

Ca dépendait des jours, et de la qualité du vin de messe !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Pas d'accord, Françoise! Je viens de zapper d'envoyé spécial grâce à vous, et je ne suis pas déçu !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Je l'espère bien ! Sinon, il n'y aurait même pas eu ambiguïté !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Mais y avait-il franchement matière à la soulever, cette "ambiguïté"-là, et de surcroît en ces termes ?

Par ailleurs, constater une baisse générale du niveau - je crois que la question ne fait pas débat ici :-) - et pointer l'addiction croissante des élèves aux écrans et gadgets électroniques de toutes sortes suffisent-ils pour étiqueter une personne de "réactionnaire" ou d'"aigrie" comme certains l'ont fait ? L'argument me semble un peu court...

Écrit par : mihailovich | 29 avril 2010

Un autre exemple pour Christophe : quel professeur de musique n'a pas connu un collègue ne faisant que de la percu ou de la musique africaine pour "lutter contre le racisme" ? Tomber sur un mec comme ça pendant sa scolarité, c'est le meilleur moyen de le devenir.

Ecrit par : Manu | 29 avril 2010

Faut quand même pas exagérer... ...
Mais je n'en ai jamais rencontré... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010

Merci Pendariès.
Maminou, je crois que j'ai tout un dossier mais à l'école, mais je n'en suis pas sûre.
En attendant, voici une sélection de sites qui devraient guider la petite :
http://papy43-defilecture2008.blogspot.com/2007/09/lenfant-ocan.html
http://littecole37.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/spip.php?article38
http://www.discip.crdp.ac-caen.fr/lettres/six/lenfantocean/sequence.htm
http://webetab.ac-bordeaux.fr/Primaire/24/IENBergeracEst/spip/article.php3?id_article=117

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

Pas d'accord, Françoise! Je viens de zapper d'envoyé spécial grâce à vous, et je ne suis pas déçu !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010


Ah, Christophe, c'est tellement moins bien qu'il y a... eueueuh... disons... longtemps, avec "Passion, grace and fire", par exemple, ou encore "Friday night in San Francisco" avec Paco de Lucia et Al di Meola, de purs chefs d'oeuvre métissés ;-))))
voir échantillon sur
http://www.youtube.com/watch?v=I7ypeZ6R-t0

Écrit par : Françoise Guichard | 29 avril 2010

A force de dégringoler de trivialité en 3ème sous-sol, on finira par apprendre que Gandhi n'est pas mort assassiné mais qu'un cancer de la prostate aura eu raison de ses pratiques rétentionnistes et conservatrices. Y en a marre du spectaculaire !!!!!!

http://fr.news.yahoo.com/55/20100429/tod-la-vie-sexuelle-de-ghandi-serait-rvl-17baed7.html

Écrit par : nicolas | 29 avril 2010

"Littérature et société", définitivement au B.O. :
http://www.education.gouv.fr/cid51322/mene1007261a.html

Écrit par : Françoise Guichard | 29 avril 2010

Mihailovich, comment vous remercier ? Vous me comprenez parfaitement.

L'un des problèmes fondamentaux de notre époque, c'est qu'en réaction des horreurs du XXème siècle, elle voit le racisme de l'homme blanc partout. Les vigilents sont là pour traquer ceux qu'elle nomme les "réacs", et l'homme blanc de 60 ans est l'ennemi à abattre.

Il suffit de voir toutes ces campagnes contre la soi-disant domination des DWENs (dead white European males) coupables d'avoir oppressé les enfants, les femmes et les minorités. Ce sont d'affreux colonisteurs qui rêvent - en secret - de revenir à Hitler ou que sais-je. La simple évocation de la "civilisation occidentale" est mal perçue, et on se presse, même ici, sur wikipedia pour bien montrer qu'employer une telle expression, c'est faire le lit d'un futur "matin brun", et me soupçonner d'un début de fascisme.
Ce "reductio ad hitlerium" est aussi stupide que pitoyable.

Le racisme anti-blanc, lui, n'emeut jamais les vigilents.

En effet, je dénonce cette idéal du "métissage" forcé qu'on ne cesse de nous vendre partout en nous sommant de ne jamais faire référence à notre passé, à notre identité.

Un nouveau parti dévot, sous couvert de bons sentiments et d'anti-racisme idéologique, nous demande de vomir sur la France, comme dans ce sujet de bac français où il fallait rédiger la lettre d'une Somalienne qui - bien sûr - ne subit que des discriminations dans ce sale pays forcément raciste qu'est la France.

J'en ai plus que marre.
J'ai un nom et un prénom iraniens. Je ne suis guère blond aux yeux bleus, et pourtant je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents.

La France n'est pas ce pays hyper-raciste qu'on veut nous faire croire. Mais ce pays n'a hélas plus confiance en lui, en ce qui fait sa force, j'entends par là sa littérature et sa civilisation. Oui la France est une nation substantielle, avec une langue et des paysages qui ont beaucoup à perdre si on passe notre temps à voir du racisme dans chaque référence à ce qui fait la France, l'Europe, et plus largement l'occident.

Le métissage fraternel socialo-bobo-pédago qu'on nous vend ne m'attire pas plus que cela, car j'aime justement ce qui est Autre, ce qui est étranger. Je ne veux pas ressembler à tout le monde et je ne souhaite pas que tout le monde me ressemble, car cela serait la fin même de l'altérité et le début de l'aplatissement de tout.

Comme disait Grouch Marx, "je ne souhaite pas participer à un club qui m'aurait comme membre".... ou la plaisanterie de la nécessaire altérité.

Je n'ai aucune envie d'être ce fraternel "citoyen du monde, qui se sent partout chez lui", car c'est, voyez-vous, la définition exacte du colonisateur. Rien ne m'ennuie plus qu'on monde où tout le monde écoute les mêmes "musiques", mange la même chose, pense la même chose, veut la même chose...

Cette France triste, presque honteuse d'être elle-même, qui ne s'aime plus, m'attriste profondément.

Je finirai en citant Renaud Camus :
"Le monde voulait bien être fasciné par la France de Proust, de Cézanne, de Bergson, de Ravel et du Collège de France, mais celle de Christine Angot, de Jean-Paul Chambas, de Michel Onfray et de "Cultures & Dépendances" le laisse fort indifférent - il a la même chose chez lui."

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

* en réaction AUX horreurs... , sorry.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Et si une délégation de professeurs allait de ce pas cracher sur ce recteur ?
Ecrit par : Moot | 29 avril 2010

Ce recteur illustre à lui seul l'idée d'"administration voyou".
Ma colère, à la lecture de cette énième capitulation en rase campagne, me donne en effet très envie de lui cracher dessus, et plus encore...
Mais que voulez-vous, il y a chez une majorité de professeurs beaucoup de civisme et aussi, hélas, une bonne dose de lâcheté.
Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Rectorat de l'Académie de Montpellier :
31, rue de l'Université
34064 Montpellier Cedex 2
Tél. (standard) : 04 67 91 47 00
Tramway station: Louis Blanc

Vous voulez le lien pour acheter un billet de train ?

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

J'en ai plus que marre.
J'ai un nom et un prénom iraniens. Je ne suis guère blond aux yeux bleus, et pourtant je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Après la plèbe et le asshole, le "pour cela" est le le fond de la connerie. Vos phrases signifient que tous les pauvres cons victimes de racisme n'ont pas été, eux, des élèves corrects, maîtrisant au mieux le français et revendiquant l'identité française.

Je rêve. Vous êtes un troll du Sgen, ou vous vous rendez compte qu'à chaque phrase vous justifiez 50 ans de pédagogisme forcené ?

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

OK, on n'en sortira donc pas...
J'abandonne.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Je n'ai jamais dit cela, Jeremy, et vous le savez.
Moi et ma "connerie" on va s'arrêter là, j'ai franchemet autre chose à faire, à la longue.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

"Je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents."
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Je n'ai jamais dit cela, Jeremy, et vous le savez.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Je sais ce que vous écrivez. Ce qui est incroyable avec vous, c'est que vous enfilez les perles à une vitesse qui ferait pâlir les ingénieurs de chez D'Arpèje à Vaulx-en-Velin.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Puisque ce fil est bilingue, je reprends sur le précédent cet échange qui appelle une précision, et elle peut servir à d'autres que les deux protagonistes

Julien, revoyez votre liste de faux amis !
"presently" ne veut pas dire "en ce moment" mais "dans un avenir très proche".
Ecrit par : dickens | 28 avril 2010

Je ne me permettrais pas (une fois n'est pas coutume) d'être aussi "mère Emptoire", so I (and my favorite English dictionnaries) beg to differ.

Presently means:
1. Now, at present, at this time.
2. In a little while, soon, shortly.
un ordre qui suit la chronologie, et le sens précis du mot est alors dicté par le temps du verbe.

"The two apparently contradictory meanings of presently, “in a little while, soon” and “at the present time, now,” are both old in the language. In the latter meaning presently dates back to the 15th century. It is currently in standard use in all varieties of speech and writing in both Great Britain and the United States. The sense “soon” arose gradually during the 16th century. Strangely, it is the older sense “now” that is sometimes objected to by usage guides. The two senses are rarely if ever confused in actual practice. Presently meaning “now” is most often used with the present tense (The professor is presently on sabbatical leave) and presently meaning “soon” often with the future tense (The supervisor will be back presently). The semantic development of presently parallels that of anon, which first had the meaning, now archaic, of “at once, immediately,” but later came to mean “soon.”

Presently avait même une troisième vitesse, sorte de surmultipliée, celle de l'instantanéité: "this very minute" et qui s'estompa avec les contemporains de J. Austen. Elle en faisait justement le synonyme de anon, devenu archaïque et que l'on ne rencontre plus guère que dans un sens opposé, étiré dans le temps, puisque l'expression "ever and anon", signifie from time to time.

Un vrai faux-ami c'est "momentarily" et pour éviter les cafouillages il vaut mieux se souvenir qu'il ne se traduit plus seulement par le temporaire momentanément depuis qu' il a pris lui aussi le même sens que le 2. et signifie "dans un petit moment". I will be with you momentarily: je vous rejoins bientôt, et non je vais juste passer quelques instants avec vous.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2010

Ah en plus l'élite se plante lamentablement dans son propre domaine.

Eh bien heureusement que Cadichon est encore là.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Usage Note:
An original meaning of presently was "at the present time; currently." That sense is said to have disappeared from the literary language in the 17th century, but it has survived in popular usage and is widely found nowadays in literate speech and writing. Still, there is a lingering prejudice against this use. The sentence "General Walters is ... presently the United States Ambassador to the United Nations" was acceptable to only 50 percent of the Usage Panel in the late 1980s.

Vous pouvez vous amuser à employer "presently" à la place de "now", en effet, mais ce n'est absolument pas le bon usage.
On vous comprendra, certes, mais on ne se dira pas que votre maîtrise de l'anglais est excellente.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Cadichon veut-elle nous signifier qu'elle a parcouru les chutes dans les deux sens en seulement 24 heures ?
Les saumons sont loin d'en faire autant.
Décidément, elle dé-fraye la chronique en exhibant ainsi sa vie sexuelle.
Ecrit par : dugong | 29 avril 2010

Toujours aussi drôle, dugong. Merci de me donner l'occasion de vous dire combien j'apprécie votre humour.

Et merci tout aussi sincèrement de me prêter pareille performance...
on ne prête qu'aux riches et comme it takes one to know one, alors à mon tour, bravo dugong!

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2010

Cadichon, vous badinez avec dugong, mais enfin notre élite locale, nationale et internationale vient de déclarer qu'en anglais, vous avez le niveau moyen d'un bolet à pied rouge...

Cette affaire est ténébreuse : qui, de l'érudite et libérale comtesse outre-Atlantique, ou de l'élitiste patricien prêt à taper sur les recteurs, saura prouver sa maîtrise et sa connaissance de la langue retorse imaginée par la perfide Albion ?

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Françoise Guichard sera à Toulouse et nous ne le savions même pas :

http://www.sauv.net/programmeAssises28janvA3.pdf

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

FG ne dit jamais rien qui aille dans le sens de sa publicité personnelle. C'est navrant — d'autant qu'elle est brillantissime.
Pendant ce temps, on nous informe du moindre mouvement de Benjamin Biolay… Y compris les petits mouvements d'avant en arrière.
Et comme disait quelqu'un plus haut (Dugong ?), c'est lui qui aura bientôt un collège à son nom.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

En vérité, je vous le dis, le collège Françoise Guichard n'est pas de ce monde (Jean 18.36)

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Dans un univers écologiquement correct, le collège Dugong a plus de chances…
Après tout, vous êtes une espèce en voie de disparition, mon cher…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

Comme je ne suis pas toujours sectaire, j’ai parcouru en diagonale l’ensemble du BO spécial nouveaux programmes de seconde qui consacre le massacre.

Ainsi, dans le « programme » de langues vivantes on lit la chose suivante (page 6) :

« Grammaire
L'élève apprend à complexifier de plus en plus ses énoncés et à les enchaîner en fonction de ses besoins d'expression. Les phénomènes linguistiques sont peu à peu regroupés autour de grandes questions, telles que l'organisation temporelle, modale, aspectuelle des énoncés, les différents systèmes de détermination nominale, les types de complexification syntaxique. L’organisation morpho-syntaxique de la phrase est mise en relation avec l’organisation du texte, les mécanismes de sa cohérence et de son intelligibilité, et au-delà, avec le type de discours, la situation d’énonciation, sa dimension pragmatique. L’élève peut être amené, de manière ponctuelle, à réfléchir sur la langue française et les fonctions universelles du langage. L’approche contrastive l’amène à reconnaître les moyens particuliers auxquels a recours la langue qu'il apprend. »

ORL 2.0 ?

Dans cette conception sommitale * de la grammaire, on pourra peut-être user de la prététrition pour parler du preterit ?

http://media.education.gouv.fr//file/special_4/79/7/bulletin_officiel_special_04-29-04-10_143797.pdf

* une image : celle d’un balai avec lequel on pousse les poussières et moutons linguistiques pour fabriquer un petit tas bientôt balayé et évacué.

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

prétérition

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Avec ce genre de conception monticulaire des langues, obtenir un vrai niveau A1 sera plus difficile que de gravir le K2...

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

En sciences physiques, on vous prend à la gorge dès le préambule pour ne plus vous lâcher :

« Par ailleurs, il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite de tous les élèves. Plutôt que de privilégier une réussite fondée sur des considérations virtuelles et formelles, dans le seul domaine de la pensée, l’atout des sciences expérimentales comme la physique et la chimie est de s’appuyer sur l’observation, le concret et le « faire ensemble ». La réussite par le travail en équipe doit pouvoir faire pièce à l’échec individuel. »

Moi qui éprouve une vraie sensibilité pour le tibétain moderne dans lequel je n’entrave que pouic, je vais de ce pas réclamer un poste d’interprète de la pensée du Dalaï-lama à l’UNESCO.

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Lu au JO :

"Le Journal officiel du 27 avril publie 4 arrêtés créant les bacs professionnels « optique lunetterie », « prothèse dentaire », « réparation de carrosseries » et « perruquier posticheur ». "

Rien que du paramédical donc ?

Puisque "réparation de carrosserie" est manifestement utilisé ici pour "chirurgie esthétique".

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

« Vous pouvez vous amuser à employer "presently" à la place de "now", en effet, mais ce n'est absolument pas le bon usage. »
dickens | 30 avril 2010

Je confirme.
(En accord avec l'OED qui écrit que le sens "now" est "obsolescent or dialectal". Et précise : "In the space of time that immediately follows" : "now the ordinary use.")

J'ajoute que je comprends mal la vindicte de certains envers Dickens (je ne parle pas du dénommé julien, quelque peu bouché à l'émeri), qui me semble n'énoncer que des banalités de base au sujet desquelles je pensais qu'il y avait ici consensus.

Écrit par : tailleboudin | 30 avril 2010

J'ajoute que je comprends mal la vindicte de certains envers Dickens (je ne parle pas du dénommé julien, quelque peu bouché à l'émeri)

Ecrit par : tailleboudin | 30 avril 2010

Après une telle déclaration d'amour, qu'attendez-vous pour vous précipiter dans ses bras ? Et pourquoi pas plus si affinité ? Comme on dit: qui se ressemble s'assemble.

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

Le jus pédagol du jour fait l’article pour les TBI en Afrique en oubliant de dire que la page citée en référence est d’origine sud-africaine * :

« TBI : Le manuel africain
A quoi peut bien servir un tableau blanc interactif (TBI) en Afrique ? Kobus van Wyk apporte ses réponses à travers une extraodinaire foire aux questions. Au total une centaine de questions qui sont toutes développées avec soin à travers l’expérience de K Van Wyk. Par exemple : Que peut faire un TBI pour moi ? Comment peut il apporter du peps à ms leçons ? Quelle est la valeur éducative d’un TBI ? Comment puis je apprendre à m’en servir ? »

Le jus va jusqu’à adopter l’élision d’un r dans « extraordinaire » pour tenter coller à ce qu’il croit être la réalité africaine (orale, forcément orale…)

TBI contre tableau noir, une résurgence soft de l’apartheid ?

http://www.e4africa.co.za/?page_id=1223

Sur la question des TBI, on peut lire aussi la dernière de GCB l’africain dans son association Repta http://repta.net/site/ :

« Les plus grosses difficultés ne viennent pas de problèmes purement techniques, mais de ce que
- nous n'avons pas donné les tableaux avec suffisamment de contenus appropriés.
- les utilisateurs étaient trop éloignés les uns des autres pour se soutenir en cas de difficultés.
En conclusion je pense que nous avons beaucoup appris de nos « erreurs »

GCB s’est-il demandé si son public était en situation de fabriquer lui-même des « contenus appropriés » ? S’est-il demandé si ce n’était pas plutôt l’utilisateur qui est trop éloigné des prises de courant ?

L’Afrique reste le terrain de jeu de ceux qui réinventent périodiquement et impunément l’eau saumâtre sous le regard hypocritement bienveillant d'autorités locales avides de nouvelles prébendes.

* C’est-à-dire un contexte africain très particulier qui ne saurait être transposé à l’ensemble de l’Afrique où on cherche encore le plus souvent la moindre prise électrique

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Françoise Guichard sera à Toulouse et nous ne le savions même pas :

http://www.sauv.net/programmeAssises28janvA3.pdf

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Très juste.
J'y parlerai en tant que militante de "Sauver les Lettres"
J'attends les brighelliens autour d'un apéro, avant ou après, oeuf corse.
Je suis facile à reconnaître : je mesure 1m 80, j'ai plein de cheveux châtain-roux, et je suis plutôt mince. Je tiendrai un journal à la main ;-))))

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

J'ai un nom et un prénom iraniens. Je ne suis guère blond aux yeux bleus, et pourtant je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Après la plèbe et le asshole, le "pour cela" est le le fond de la connerie. Vos phrases signifient que tous les pauvres cons victimes de racisme n'ont pas été, eux, des élèves corrects, maîtrisant au mieux le français et revendiquant l'identité française.

Je rêve. Vous êtes un troll du Sgen, ou vous vous rendez compte qu'à chaque phrase vous justifiez 50 ans de pédagogisme forcené ?

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Jérémy, vous rêvez tellement ;-) que vous trouvez dans les propos de Dickens des syllogismes fictifs.
En appliquant votre logique jusqu'au bout, on pourrait également justifier - comme certains ravis du "métissage" le ne se privent pas de faire, d'ailleurs - les agissements des "cailleras" qui, forcément tous "victimes du racisme et des discriminations", se poseraient ainsi en toute conscience "en révolte contre la société".
Et notez que je me garde bien de vous ranger parmi ces angélistes forcenés à la lecture de quelques lignes seulement !

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

J'ajoute que je comprends mal la vindicte de certains envers Dickens (je ne parle pas du dénommé julien, quelque peu bouché à l'émeri), qui me semble n'énoncer que des banalités de base au sujet desquelles je pensais qu'il y avait ici consensus.

Ecrit par : tailleboudin | 30 avril 2010

Je me l'explique de mon côté par :

- le syndrome bien connu de "l'intello" bouc-émissaire (en revanche, on s'attend moins à ce qu'il s'exprime en ces lieux avec autant de verve...) chez ceux qui perdent contenance à la simple évocation de l'existence d'une élite INTELLECTUELLE (on enfonce pourtant là une porte ouverte),
- l'abus de lecture par trop hâtive et "en diagonale" des propos d'autrui. A moins que ce ne soit une séquelle d'une méthode idéo-visuelle d'apprentissage de la lecture... :-)))
- l'envie pure et simple de se défouler

Liste probablement non exhaustive...

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Je tiendrai un journal à la main ;-)))) Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Vive la Résistance !
Trop loin pour vous rejoindre mais de tout coeur avec vous.

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

FG ne dit jamais rien qui aille dans le sens de sa publicité personnelle. C'est navrant — d'autant qu'elle est brillantissime.

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2010

Oups ! Je rougis !

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Je suis facile à reconnaître : je mesure 1m 80, j'ai plein de cheveux châtain-roux, et je suis plutôt mince. Je tiendrai un journal à la main ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Wouaouh ! Mon idéal féminin ! Je déménage à Toulouse !!! ;-)

Autrement, il y a eu un morceau réellement magnifique, hier soir, avec un solo de Gurtu de toute beauté, quoique très métissé... ;-)
Et je ne suis pas fan absolu des "flamenqueries" et du concours de vitesse du "Saturday night"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

En vérité, je vous le dis, le collège Françoise Guichard n'est pas de ce monde (Jean 18.36) Ecrit par : dugong | 30 avril 2010

Non, mais le lycée Jane Burgermeister, lui, a été inauguré par Jean en personne.

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

"Friday night", pardon...
Ca doit être la fièvre... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

et je suis plutôt mince.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

C'est une litote, ou un euphémisme ?…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

J'ai un nom et un prénom iraniens. Je ne suis guère blond aux yeux bleus, et pourtant je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Tant mieux pour vous, dickens, mais s'il vous plaît, ne généralisez pas non plus dans ce sens.
Je connais de jeunes Français (par leur mère), très typés (par leur père), ayant fait toutes leurs études dans leur pays d'origine mais dans des établissements français, qui,
après le bac sont tout naturellement partis partis dans "leur pays", la France, et se sont trouvés en butte à tous les soupçons et toutes les méfiances possibles, malgré leur EXCELLENTE MAITRISE DE LA LANGUE ET LEUR EXCELLENTE CULTURE FRANCAISE, bien au-dessus de la culture acquise par ceux-là même qui les "accueillaient".
Cela existe aussi, ne le niez pas. On ne peut pas attribuer les faits de racisme à la maîtrise ou non de la langue et de la culture.

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

Je suis facile à reconnaître : je mesure 1m 80, j'ai plein de cheveux châtain-roux, et je suis plutôt mince. Je tiendrai un journal à la main ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Wouaouh ! Mon idéal féminin ! Je déménage à Toulouse !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Et de surcroît, elle fait remarquablement la cuisine…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

Autrement, il y a eu un morceau réellement magnifique, hier soir, avec un solo de Gurtu de toute beauté, quoique très métissé... ;-)
Et je ne suis pas fan absolu des "flamenqueries" et du concours de vitesse du "Saturday night"... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Exact pour le solo, mais c'était plus tard...
Je le confesse, Christophe, je peux avoir mauvais goût, et j'aime bien les hispagnolades (celles de Chick Corea, aussi, ou l'album de Gil Evans sur Rodrigo...), pas spécialement pour le métissage d'ailleurs.
Quant au "concours de vitesse", je trouve cela fascinant. Vous souvenez-vous de "Donna Lee" par Jaco Pastorius tout seul ?
http://www.youtube.com/watch?v=zdqje73KQwg&feature=related
Hallucinant.
Bref, je suis plutôt Karajan que Klemperer, question tempo (pas taper, siouplaît, pas sur la tête...)

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Il y a aussi ça, mm si ça gratte un peu :
http://www.youtube.com/watch?v=uU-GoNpf3J4&feature=related

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

et je suis plutôt mince.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

C'est une litote, ou un euphémisme ?…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2010

Gnagnagnagna...
D'abord, je ne suis pas maigre, je suis mince.
Cest comme vous, quoi : vous n'êtes pas gros, vous êtes costaud.
Ah mais.

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Et celui-ci...
http://www.youtube.com/watch?v=FwTl2ms1lUY&NR=1

Écrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

D'abord, je ne suis pas maigre, je suis mince. Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

Et de surcroît, elle fait remarquablement la cuisine… JPB

Y a un os...

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

Gnagnagnagna...
D'abord, je ne suis pas maigre, je suis mince.
Cest comme vous, quoi : vous n'êtes pas gros, vous êtes costaud.
Ah mais.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

In cauda venenum, mais in utero, ce n'est pas mal non plus, hein…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

Je connais de jeunes Français (par leur mère), très typés (par leur père), ayant fait toutes leurs études dans leur pays d'origine mais dans des établissements français, qui,
après le bac sont tout naturellement partis partis dans "leur pays", la France, et se sont trouvés en butte à tous les soupçons et toutes les méfiances possibles, malgré leur EXCELLENTE MAITRISE DE LA LANGUE ET LEUR EXCELLENTE CULTURE FRANCAISE, bien au-dessus de la culture acquise par ceux-là même qui les "accueillaient".
Cela existe aussi, ne le niez pas. On ne peut pas attribuer les faits de racisme à la maîtrise ou non de la langue et de la culture.

Ecrit par : nicolas | 30 avril 2010

Absolument d'accord, nicolas. Et d'autant plus qu'on n'a pas besoin d'être particulièrement "typé" pour être en butte aux préjugés les plus douteux, un léger accent "suffit" amplement.

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

" Je comprends mal la vindicte de certains envers Dickens." (Tailleboudin)

Moi aussi. d'après ce que j'ai pu lire de la querelle. Je ne trouve rien de scandaleux à ses propos.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 avril 2010

Maminou, je crois que j'ai tout un dossier mais à l'école, mais je n'en suis pas sûre.
En attendant, voici une sélection de sites qui devraient guider la petite :


Ecrit par : nicolas | 29 avril 2010

Nicolas, vous êtes un ange...
Je vais regarder tout cela de très près et utiliser ces documents, surtout celui qui permet d'approfondir grâce à des questions de compréhension.

Nous venons de terminer l'étude du Petit Prince grâce à ce site
http://soutien67.free.fr/francais/niv04/franniv04.htm#lpp .
Cela lui a permis d'enrichier son vocabulaire et d'exercer sa sensibilité à défaut de faire un bon devoir en classe car le professeur a annulé ce travail au dernier moment !!!

L'enfant Océan, est le nouveau livre à lire.

Cette enfant a demandé à travailler avec moi en plus du travail du collège parce qu'elle reste sur sa faim.
Elle lit remarquablement bien mais ne possède pas les bases les plus élémentaires en orthographe, grammire, conjugaison !!!
Le programme de CE1 et CE2 !!!
Son vocabulaire est pauvre car elle ne parle pas français avec ses parents, mais l'alsacien...

Écrit par : Maminou | 30 avril 2010

Je vous ai pistée, Françoise: Oui, vous bossez bien dans l'EN:

"Parcours
• Avant d'être nommée directrice du développement durable début 2005, Françoise Guichard a occupé différentes fonctions au sein de Gaz de France".

http://www.rsenews.com/public/interview/gazfrance-guichard0307.php

Écrit par : Pendariès | 30 avril 2010

Je connais de jeunes Français (par leur mère), très typés (par leur père), ayant fait toutes leurs études dans leur pays d'origine mais dans des établissements français, qui,
après le bac sont tout naturellement partis partis dans "leur pays", la France, et se sont trouvés en butte à tous les soupçons et toutes les méfiances possibles, malgré leur EXCELLENTE MAITRISE DE LA LANGUE ET LEUR EXCELLENTE CULTURE FRANCAISE, bien au-dessus de la culture acquise par ceux-là même qui les "accueillaient".
Cela existe aussi, ne le niez pas. On ne peut pas attribuer les faits de racisme à la maîtrise ou non de la langue et de la culture.

Ecrit par : nicolas | 30 avril 2010


Je suis toujours réconfortée, et en même temps attristée, quand j'entends à la radio des Africains, de toutes ethnies, des Européens, des Américains, parler un français magnifique, bien mieux que ne le font mes nombreux petits-enfants et petits-neveux.
Il y a encore des endroits où on enseigne le français.
Pour combien de temps??

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2010

L’Afrique reste le terrain de jeu de ceux qui réinventent périodiquement et impunément l’eau saumâtre sous le regard hypocritement bienveillant d'autorités locales avides de nouvelles prébendes.

* C’est-à-dire un contexte africain très particulier qui ne saurait être transposé à l’ensemble de l’Afrique où on cherche encore le plus souvent la moindre prise électrique

Ecrit par : dugong | 30 avril 2010


Le "jus pédagol" français est en train de contaminer les bonnes écoles du Maghreb.

Voici une demande de conseils d'un jeune maître de CP marocain, frais émoulu de son IUFM.

""Bonjour à tous et à toutes,
Je vous fais part de quelques réflexions tirées de séances d'observation de situations d'enseignement/apprentissage.Il est question dans ce modeste article d'obstacles à l'apprentissage.

L'apprentissage de la production écrite constitue un véritable calvaire pour beaucoup d'élèves qui se trouvent peu, sinon pas du tout outillés pour qu'ils puissent s'investir et réinvestir leurs acquis pour comprendre une consigne et répondre aux contraintes d'un sujet proposé par l'enseignant.

Les raisons en sont multiples:
1-Des pratiques cloisonnées en matière d'enseignement
Il est à noter que pour beaucoup d'enseignants ,les domaines d'apprentissage sont exclusifs les uns par rapport aux autres et ne doivent pas converger sous forme d'un continuum et d'un cheminement logique,heuristique et pédagogique;

2.Des progressions stéréotypées qui n'ont pas d'ancrage appliqué à l'environnement de l'apprenant;beaucoup d'activités sont loin de se conformer au profil psychologique,cognitif,sociologique et stratégique des apprenants en question;

3.Un cursus qui ne table pas sur le constructivisme,la progressivité ,la faisabilité , vraisemblance et l'efficacité et la pragmatique;

4.Des apprentissages qui ne mettent pas en valeur la métacognition,l'explicitation,le prolongement et le transfert;

5.Des outils méthodologiques et un sous-bassement théorique qui n'éclaircissent pas les modalités d'articulations du parler,du lire -'écrire pour aider les apprenants à s'initier de façon réfléchie et lucide à la pédagogie de l'écrit;

6.Aucune importance n'est donnée au travaux de groupes pour aider les élèves à apprendre et à dépasser leurs difficultés en se livrant à leurs pairs;

7.Aucune importance n'est donnée à la lecture individuelle des productions écrites pour sensibiliser les apprenants à l'écoute attentive,à l'exercice de leur sens critique, de leur bon sens, de leur pouvoir de discrimination et de régulation et de correction;

8.Le brouillon n'est pas perçu comme une stratégie d'apprentissage et de tatonnement au service d'un apprentissage guidé ,conscient et progressif:

9.Le compte rendu est considéré beaucoup plus comme un moment de sanction qu'un moment d'apprentissage;Les élèves n'en tirent aucun profit;

10.La pédagogie de l'erreur n'est pas exploitée comme étant une stratégie de conquête des apprentissages fondamentaux:

11.Les activités de production écrites sont conçues comme des moments d'évaluation sommative pour attribuer des notes chiffrées aux apprenants qui s'aperçoivent qu'ils écrivent non pour étre lus ,mais pour répondre aux exigences de l'enseignant et éviter d'éventuelles punitions;

12.Les activités de production écrites sont systématiques et ne font ni l'objet d'une initiation préalable,ni de consolidation via des activités convergentes:

13.Les principes de la pédagogie différenciée ne sont pas exploités au service d'un apprentissage spécifique et personnalisé de la production de l'écrit "

(PS : J'ai juste corrigé une douzaine de fautes de frappe (??)pour rendre ce texte plus lisible.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2010

@ Pendariès :
Je suis facile à reconnaître : je mesure 1m 80, j'ai plein de cheveux châtain-roux, et je suis plutôt mince. Je tiendrai un journal à la main ;-)))) Ecrit par : Françoise Guichard | 30 avril 2010

On actualise ses capacités en lecture, Pendariès ?

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

Chère Anne-Marie, les frais émoulus de leurs IUFM au Maghreb qui tiennent ce discours pompé en tous points sur les nôtres sont assurés de quitter très bientôt les classes dont ils ont provisoirement la charge pour aller porter la bonne parole dans les écoles. Une traînée de poudre. Et hélas, elle n'est pas d'escampette, celle-là!

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

In cauda venenum, mais in utero, ce n'est pas mal non plus, hein…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2010

In utero ... caudam ?

Écrit par : Joe | 30 avril 2010

Vous visez trop haut, Joe. Et puis je ne suis pas sûre qu'il s'agisse de l'accusatif...mais ça se discute.

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

Eh bien, les programmes sont toujours aussi délirants. J'aime bien le côté "on échoue à plusieurs plutôt que seul" en sciences physiques. C'est exactement, en résumé, l'idée du collège et du lycée uniques. Comme il est intolérable que certaines réussissent là où d'autres échouent, alors on organise l'échec collectif, pour ne pas faire de frustrés, de jaloux.

C'est tellement rassurant de se dire que c'est "le groupe" qui a échoué, plutôt que soi.

L'école devait jadis affranchir les individus du clan, aujourd'hui elle forme des masses grégaires dont le lien commun est l'échec. Comment l'"intello", ce "sale intello qui l'a bien mérité", pourrait-il être autre chose qu'un bouc-émissaire ?

En langue on continue sur la technicité totale de la grammaire, de manière à enfumer tout le monde. Allons-nous, nous aussi, savourer du schéma actanciel et de la fonction perlocutoire du langage ?

La langue, elle, ne sera plus jamais une fin en soi, mais comme toujours un simple outil communicatif. Commander des fish and chips en anglais à la sortie du ferry, voilà, pour tous, un horizon indépassable !

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

In utero ... caudam ?
Ecrit par : Joe | 30 avril 2010

Vous visez trop haut, Joe. Et puis je ne suis pas sûre qu'il s'agisse de l'accusatif...mais ça se discute.
Ecrit par : nicolas | 30 avril 2010

De fait, le nominatif irait mieux.
Par ailleurs, Joe, il ne faut jamais en rajouter dans ce domaine — ma vanne était suffisamment non explicite, si vous voyez ce que je veux dire.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

In cauda venenum, mais in utero, ce n'est pas mal non plus, hein…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2010

In utero ... caudam ?

Écrit par : Joe | 30 avril 2010

Tiens un double post malheureux. Mon objectif était plus de valider mes souvenirs de déclinaisons latines que je ne pratique plus (les déclinaisons) depuis de nombreuses années.

Écrit par : Joe | 30 avril 2010

Après la taxe-carbone, la taxe sur la matière grise ?

Écrit par : iPidiblue taxons, taxons ! | 30 avril 2010

Dans la série, faisons du théâtre à l'école :

Un prof se suicide dans son collège
lefigaro.fr
30/04/2010 | Mise à jour : 11:38
Un enseignant s'est donné la mort ce matin vers 10h30 dans la salle des professeurs de son collège de Meurthe-et-Moselle, d'après une information de la radio RTL confirmée par le rectorat de Metz-Nancy.

L'homme, qui était professeur d'éducation physique et sportive du collège Haut de Penoy de Vandœuvre, s’est tiré une balle dans la tête avec une arme de poing. Son décès a été constaté à 11 heures, a précisé une source policière.

Les raisons qui l’ont poussé à commettre cet acte ne sont pas encore connues.

Écrit par : iPidiblue société du spectacle | 30 avril 2010

C'est ce que j'appelle le syndrome de "La Journée de la jupe" on n'existe que si on se donne en spectacle ... c'est la névrose de ntore temps : Et si l'on peut être filmé en mondiovision en se donnant la mort ce serait encore mieux ! Il faut faire le buzz pour exister ...

Écrit par : iPidiblue société du buzz | 30 avril 2010

« Perpignan. Lycée Maillol : crachat et injures à l'origine de la grève

Le mouvement de grève des profs a débuté hier matin suite à la décision du recteur d'académie de réintègrer une élève exclue par le conseil de discipline. Un discrédit selon les enseignants.

L' incident s'est produit la veille des vacances de février. "Une élève du lycée professionnel a proféré des injures et craché sur une prof de math, explique Sodara Kim, professeur d'anglais et responsable Sud éducation, élu du personnel au lycée Maillol à Perpignan. Elle avait le profil d'une perturbatrice et était souvent absente. Dans les jours qui suivirent, le conseil de discipline composé de professeurs, d'élèves, de représentants de l'administration et de parents d'élèves, à l'issue d'un débat contradictoire, a majoritairement voté son exclusion". C'est suite à cette décision que les parents de la jeune fille ont décidé de faire appel auprès du rectorat. Une commission s'est alors réunie. "Le rectorat a décrété que les torts étaient partagés , sans avoir entendu le professeur concerné, souligne Sodara Kim, et a décidé de renvoyer l'élève dans sa classe". Cette décision a suscité immédiatement une réaction au sein du lycée Maillol avec une importante mobilisation des enseignants et un mouvement de grève dès hier. »

Il est donc permis de cracher sur un professeur. Ça fait partie des droits de l'Homme.
J'imagine que si je vais cracher sur Frackowiak, j'aurais une médaille !

Écrit par : Tout va mieux | 30 avril 2010

Le problème que ne veut pas saisir JPB c'est que la question n'est pas celle du pédagogisme, qui n'est qu'un outil parmi d'autres, c'est qu'on a remplacé l'idéal de la vie intérieure - la vie intellectuelle - par une vie toute en extériorité ! On a retourné la peau de l'être humain vers le dehors ... donc tous les petits cataplasmes de Brighelli visant à rendre ses lettres de noblesse à la littérature - pour prendre un exemple - sont des pansements sur une jambe de bois ... le monde actuel n'a que faire d'une vie intérieure !

Écrit par : iPidiblue l'implexe et le complexe | 30 avril 2010

Ceci dit Brighelli m'est très sympathique comme tous les gardiens de musée ...

Écrit par : iPidiblue et le musée des horreurs | 30 avril 2010

Le Figaro : "Le gouvernement aurait accepté de geler les salaires des fonctionnaires pendant trois ans, de supprimer les primes de treizième et quatorzième mois et d'augmenter l'âge moyen de la retraite de 53 à 67 ans."

Heureux Grecs ! 14 ans d'espérance de vie en plus d'un coup !

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Ce dont parle iPidibule, c'est l'abandon par tous, et notamment par les soi-disant "élites", d'une conception littéraire de la vie et du monde.
On pourrait aussi appeler cela la "façon poétique d'habiter le monde".

Je suis entièrement d'accord là-dessus.

Le pédagogisme n'a fait qu'accélérer ce phénomène qui est, en fait, celui de la grande déculturation et l'abandon d'une certaine façon de vivre et d'être.

Etre un "honnête homme" ou même un "homme cultivé" n'est plus un idéal pour une immense majorité, y compris chez les riches, les élèves de prépa, les rejetons de l'ancienne classe cultivée.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne confient guère la mise en forme de leur destin à la littérature, à l'art, bref, à la culture.

Il m'a fallu un peu d'enseignement en lycée de centre ville et en prépa, chez les bourgeois, pour me rendre compte de l'immense déculturation en marche.

Plus tôt, trois années d'études en grande école de commerce m'avaient déjà mis sur la voie. Il n'y était jamais question de culture, mais d'expertise (financière, marketing, stratégique, etc.)
Nos grandes écoles forment des experts aptes à se débrouiller dans la mondialisation, mais voilà tout.

Pour ma part, dans le désastre ambiant, je ne vois pas d'autre vie que d'habiter le monde selon une conception littéraire. La conversation intime avec les grands morts, la médiation des oeuvres, loin de la société festive et de l'angélisme qui cache le réensauvagement, voilà l'unique luxe qui importe.

En résumé, pédagogisme ou pas, la culture est de plus en plus détestée... car elle est fondamentalement inégalitaire. Et l'inégalité est, on le voit bien, la plus grande hantise de notre temps.

Voilà pourquoi le système scolaire n'est plus sélectif, voilà pourquoi l'agrégation passera vite à la trappe, voilà pourquoi les prépas sont dans le colimateur du système, voilà pourquoi l'université n'en fini plus de sombrer dans un paradoxal abandon, etc.

Tous crétins, avec plus ou moins d'argent.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

"In utero ... caudam ?"

Ecrit par : Joe | 30 avril 2010

"cauda"... Comme "rendez-vous à la ....."

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Je vous la refais, version syllogisme :

a) la culture est par définition le privilège de la classe cultivée
b) il faut abolir ce privilège
c) ce que faisant on abolit la culture (puisqu'elle EST ce privilège).

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Heureux Grecs ! 14 ans d'espérance de vie en plus d'un coup !

Ecrit par : dugong | 30 avril 2010

Oui, mais avec le soleil en plus !

Écrit par : iPidiblue heureux comme un grec au soleil | 30 avril 2010

Ce que dit Dickens est comme toujours avec lui à la fois vrai et faux ! Bien entendu il n'est rien de plus faux que de prétendre qu'il n'y a plus de culture, seulement il y a des niches culturelles qui ne communiquent pas entre elles parce que c'est tout bonnement impossible ... essayer donc de faire communiquer un biologiste et un physicien et vous verrez les difficultés que vous rencontrerez ! Dickens est probablement très savant sur l'usage du point-virgule chez Molière et Racine et d'une crasse ignorance pour ce qui concerne les répertoires de langages informatiques ... dur, dur pour lui d'admettre que sa culture n'est pas le sésame ouvre-toi du grand monde !

Ben oui, on peut être agrégé es-lettres et désagrégé es-tout-le-reste ... d'où le malaise des enseignants qui se croyaient avec leur diplôme en poche faire partie d'une élite alors qu'ils seront refoulés d'une boite de nuit où David Beckham sera accueilli comme un roi !

Écrit par : iPidiblue agrégé et désagrégé | 30 avril 2010

Pas content les rectorats devraient être des cibles potentielles pour missiles tomahawks aujourd'hui le prof. d'EPS quis 'est suicidé aurait eut des problèmes personnels selon le rectorat comme toujours...
Les suicides à FT tous en parle mais ceux du MEN ne valent pas tripettes, tous les morts en se valent pas.

Écrit par : lapin garou pas content | 30 avril 2010

damned la colère ne m'aide pas pour l'orthographe:(
qui s'
parlent
valent répétiton

Écrit par : lapin garou pas content | 30 avril 2010

Mais si ! mais si ! il a eu son quart d'heure de gloire le professeur d'éducation physique ! ceci dit il aurait mieux fait d'avoir le talent de David Beckham ... ça paye mieux !

Écrit par : iPidiblue et le coup de pied de l'âne | 30 avril 2010

iPidiblue, votre message est décevant.
Ces "niches culturelles qui ne communiquent pas entre elles parce que c'est tout bonnement impossible" s'appellent des expertises, mon cher.

Comme je l'ai dit plus haut, notre enseignement produit, au mieux, des "spécialistes de niches", en effet, des experts.

Je ne suis absolument pas savant sur l'emploi du point virgule chez untel, je n'ai pas fait de thèse sur un obscur écrivain australien que personne ne lit comme beaucoup de mes collègues anglicistes.

Je vois de plus en plus d'étudiants, ou d'agrégés, devenir archi-spécialistes d'un sujet et d'ignorer superbement tous les autres !

Pour ma part, je fuis cette tendance à l'expertise par un idéal humaniste de culture générale le plus vaste qui soit... même si je suis, hélas, encore loin du compte.

Je suis, en fait, le contraire exact de ce que vous décrivez.

Votre comparaison avec la boîte de nuit et David Beckham en dit long...
La culture (et l'Ecole) n'apportent ni argent, ni célébrité. Elles permettent juste d'avoir accès aux lumières humaines. Elles ne promettet rien d'autre, et moi ça me convient parfaitement.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

essayer donc de faire communiquer un biologiste et un physicien et vous verrez les difficultés que vous rencontrerez !

Ecrit par : iPidiblue agrégé et désagrégé | 30 avril 2010

Oh ça marche aussi au sein même d'une niche donnée: prenez un linguiste, un littéraire et un socio-linguiste... ou encore un chimiste spécialisé en matériaux et un bio-chimiste (j'ai connu ça, aussi).

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

Dickens,

Si vous êtes heureux dans votre peau et dans votre métier, pourquoi tant d'aigreur ? Je connais des caissières de supermarché avec qui je bavarde et qui ont l'air plus épanouies que vous ... moi j'ai surtout l'impression que la gloire de Beckham vous reste en travers de la gorge ! Ben oui, Zinedine Zidane et David Beckham sont des célébrités mondiales, des rois de la planète comme aucun professeur aussi savant soit-il ne l'est même s'il est prix Nobel !
Ceci dit il y a des gens qui sont dans une condition obscure et qui sont néanmoins très contents de leur sort ... et moi je les fréquente volontiers ! Personnellement je ne lis jamais la presse people ... mais enfin j'ai entendu parler de Beckham et je ne vais pas feindre par snobisme d'ignorer son nom !
Et le foot et moi, cela fait vraiment deux !

Écrit par : iPidiblue et le coup de pied de l'âne | 30 avril 2010

Ou encore un prof d'anglais qui ne jure que par Shakespeare et un autre qui préfère Wordsworth... ça vaut le spectacle...

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

On est d'accord Julien !

Il faut bien admettre deux choses, que le talent et le diplôme sont deux choses différentes et qu'il y a des chieurs dans toutes les professions ! Des jamais contents quoi qu'on fasse et qui pètent plus haut que leur cul en plus !

Écrit par : iPidiblue et le coup de pied de l'âne | 30 avril 2010

@iPidiblue

Ah ça... On est toujours le con de quelqu'un, ça fait partie de ces vérités universelles et irréfutables ;-)

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

Ah non, aucune aigreur chez moi. Je ne connais ni l'ennui, ni le deséspoir, de toute façon il y a trop de livres à lire pour avoir le temps d'être déprimé. :))

En revanche, je ne m'interdis pas d'observer le monde et d'essayer de le comprendre. Et mon constat est, pour ce qui est de la culture et de l'Ecole, en effet, très sombre. Mais ne croyez pas que cela m'empêche de dormir ou me rende inconsolable !

Et vous pensez sérieusement que j'en ai quelque chose à faire de David Becham ? Je sais à peine qui c'est... qu'il aille en boîte de nuit autant qu'il veut, tous les soirs si ça lui fait plaisir, je suis très heureux pour lui. Mais que voulez-vous que ça me fasse, quand il me reste tant de chef-d'oeuvres à découvrir, de lectures à finir, de penseurs à fréquenter ?

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

J'ai un nom et un prénom iraniens. Je ne suis guère blond aux yeux bleus, et pourtant je n'ai JAMAIS fait l'objet de racisme ni de "discriminations" dans ce pays. Pour cela, je me suis "contenté" d'être un élève correct, de maîtriser au mieux la langue française et de ne pas passer mon temps à revendiquer une identité autre que celle du pays qui a accueilli mes parents.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Tant mieux pour vous, dickens, mais s'il vous plaît, ne généralisez pas non plus dans ce sens.
Je connais de jeunes Français (par leur mère), très typés (par leur père), ayant fait toutes leurs études dans leur pays d'origine mais dans des établissements français, qui,
après le bac sont tout naturellement partis partis dans "leur pays", la France, et se sont trouvés en butte à tous les soupçons et toutes les méfiances possibles, malgré leur EXCELLENTE MAITRISE DE LA LANGUE ET LEUR EXCELLENTE CULTURE FRANCAISE, bien au-dessus de la culture acquise par ceux-là même qui les "accueillaient".
Cela existe aussi, ne le niez pas. On ne peut pas attribuer les faits de racisme à la maîtrise ou non de la langue et de la culture.

Ecrit par : nicolas | 30 avril 2010

Tout comme Nicolas. Je ne sais pas ce que pense Dickens, mais je comprends ce qui est écrit. Quand on écrit qu'on n'a pas été victime de racisme et que "pour cela" on s'est contenté d'être un élève correct, eh bien on écrit une bourde encore plus grosse que quand on condamne ce qui est "plébéien", quand on réclame la sélection à l'entrée de sixième, ou quand on traite un aimable et sympathique collègue de "asshole".

On me demande pourquoi je n'apprécie pas les propos de dickens : c'est qu'il est très critique envers le monde qui l'entoure, mais qu'il n'a pas l'air de l'être beaucoup envers ses propres propos.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Si votre gagne-pain vous rend neurasthénique, Dickens, faites comme le représentant en pépins des "Galettes de Pont-Aven" démissionnez de l'Ecole et livrez-vous en toute quiétude à votre passion : la lecture !

Franchement, je n'aimerais pas aller au boulot pour y broyer du noir ...

Écrit par : iPidiblue et les galettes de Pont-Aven | 30 avril 2010

Eh bien...
Jérémy, vous n'avez rien d'aimable ni même de sympathique.
Et surtout, vous ne savez pas lire. Je n'ai jamais "condamné la plèbe", j'ai juste dit que la culture, par essence, est fondamentalement élitiste, non plébeienne. Et que la sélection (on peut discuter de l'âge) était le meilleur moyen de donner accès à la culture aux plus modestes.

Comme le sport de haut niveau, si vous voulez. Tout le monde a le droit d'essayer de devenir sportif de haut niveau, mais croire que tout le monde va le devenir, c'est ridicule.

Dernière chose, je ne suis pas "neurasthénique" et je ne vais pas au "boulot pour broyer du noir".

On se croirait à l'IUFM où les formateurs nous disait, à longueur de journée, qu'il fallait choisir entre être un "pédago sympa, cool, jeune et branché" et "un vieux con dépressif".

Je n'accepte pas cette dichotomie réductrice. Et je maintiens que faire des efforts, notamment scolaires, pour s'intégrer à un pays, voire à une civilisation, demeure le meilleur moyen de ne pas subir de racisme.

Cette modalité là est bien plus efficace que la catéchisme antiraciste qu'on nous serine partout.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Dites voir ! Je ne pensais pas obtenir un tel succès avec mon "Occident", et encore moins un point Godwin totalement immérité ... Je voulais juste signaler que certains mots avaient de fâcheuses (fascistes ? ) consonnances.
La phrase de Dickens était fort mal venue, c'est tout. N'importe quel autre jeune conservateur élitiste de ce blog, ignorant l'existence du groupe Occident, aurait pu commettre une telle maladresse d'écriture.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2010

Et n'allez pas encore vous vexer des mots "conservateur" et "élitiste" dont j'use non pas par mépris ou insulte mais parce qu'ils sont appropriés.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2010

Voir une idée fasciste dans le terme "Occident" là où l'on devrait, en premier lieu, reconnaître le nom d'une civilisation, est pour moi quelque chose d'incroyable.
Je ne parle même pas du contexte, qui était on ne peut plus clair.

Une bonne fois pour toutes, ce n'est pas moi qui est élitiste ici, c'est la culture. C'est son essence même.

Et finalement on me qualifie de "conservateur".
Why not? J'ai sans doute échappé, et de justesse, à "réactionnaire". :))

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Dickens,


Vous voulez surtout avoir raison sur tous les plans ! Quand on vous parle de la culture des uns et des autres vous répondez non ! ce n'est pas la vraie culture, ce sont des experts ! Bien malin qui pourrait comprendre ce qu'est la vraie culture ! La vôtre évidemment celle que vous distillez en classe, si j'ai bien compris, tout le reste c'est un ramassis de connaissances de mauvais aloi, je suppose ...

D'accord ! vous êtes une lumière sur tous les points et si on va au-delà de vous dans une direction ou dans une autre on n'est déjà plus dans le vrai ...

Vous me faites penser à la définition que Fontenelle donnait de la philosophie de Malebranche : que dès qu'on la dépasse on n'est plus touch of point !


PS Il disait cela en bon français et pas dans mon mauvais franglais.

PPS On est content de savoir que c'est par bonté d'âme que vous cherchez à récupérer les égarés qui sont du côté obscur, on pourrait sinon vous prêtez de mauvaises intentions !

Écrit par : iPidiblue et le côté obscur de la force | 30 avril 2010

Une bonne fois pour toutes, ce n'est pas moi qui est élitiste ici, dickens

Ce n'est pas moi qui SUIS élitiste, dickens. Et la culture est têtue... :-)

Écrit par : nicolas | 30 avril 2010

1) Eh bien...
Jérémy, vous n'avez rien d'aimable ni même de sympathique.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

C'est marrant : vous, vous condamnez les personnes ; moi, je critique les propos. Mais je n'ai pas votre clairvoyance et votre intelligence pour juger des personnes à partir de 5 messages échangés.

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2) Et surtout, vous ne savez pas lire. Je n'ai jamais "condamné la plèbe", j'ai juste dit que la culture, par essence, est fondamentalement élitiste, non plébeienne. Et que la sélection (on peut discuter de l'âge) était le meilleur moyen de donner accès à la culture aux plus modestes.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Bien sûr qu'il faut une part de sélection, mais pas à l'entrée de la sixième ! La quatrième, c'est déjà largement suffisant, et à nouveau en seconde puis au début de l'enseignement supérieur : ça se fait par étapes, et pas à 10 ans !

---

3) Dernière chose, je ne suis pas "neurasthénique" et je ne vais pas au "boulot pour broyer du noir".
On se croirait à l'IUFM où les formateurs nous disait, à longueur de journée, qu'il fallait choisir entre être un "pédago sympa, cool, jeune et branché" et "un vieux con dépressif".
Je n'accepte pas cette dichotomie réductrice.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Je crois que vous confondez encore mes réponses avec celles de quelqu'un d'autre. Décidément, ça ne s'arrange pas.

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4) Et je maintiens que faire des efforts, notamment scolaires, pour s'intégrer à un pays, voire à une civilisation, demeure le meilleur moyen de ne pas subir de racisme.
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010
Vous manquez vraisemblablement d'expérience et d'auto-critique. On ne peut pas vous reprocher le premier point, mais le second point est incroyable. Une élite comme vous, je vous l'ai déjà dit, donne envie de militer pour l'égalitarisme le plus forcené.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Eh bien militez, mon ami, militez !
Vous n'en serez que davantage, si jamais cela était possible, dans l'air du temps.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

"On se croirait à l'IUFM où les formateurs nous disait, à longueur de journée, qu'il fallait choisir entre être un "pédago sympa, cool, jeune et branché" et "un vieux con dépressif"."

Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

N'importe quoi !
Ceci-dit, pour refaire (presque) l'unanimité, et vous racheter une conduite ici, de tes propos sont bienvenus...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

"Vous n'en serez que davantage, si jamais cela était possible, dans l'air du temps."

Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Pas tant que vous quand vous amalgamez sur les IUFM !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Tiens ! je voudrais dire quelque chose qui est valable de manière universelle et pas spécialement vis-à-vis de quiconque en particulier ! c'est que vouloir avoir toujours raison est un vice particulier à la gent professorale, une déformation professionnelle, qui pour les gens distingués fait très mauvais genre !

Quand on a de l'esprit on accepte volontiers d'avoir tort aux yeux du public ... et l'on reconnaît avec bonne grâce ses égarements et ses contradictions !
L'esprit de légèreté est quelque chose que l'on a perdu de vue depuis qu'il n'y a plus de salon ... quand il y avait un esprit français qui régnait sur l'Europe c'était celui-là et il n'avait rien à voir justement avec l'esprit dogmatique des sorbonnards !
L'élégance est le savoir-faire des gens qui ont appris à vivre ailleurs que dans des livres !

Fontenelle est un modèle accompli de cet esprit vif-argent !

Écrit par : iPidiblue et l'esprit vif-argent | 30 avril 2010

La confusion qui fut fatale à l'université c'est de mélanger la science qui démontre et les ornements de l'esprit qui sont là pour agrémenter notre vie !

Je préfère être professeur d'élégance et ne rien enseigner que d'être tel un paysan du Danube et chausser mes gros sabots pour montrer mon QI et mes diplômes sur parchemin doré !

Écrit par : iPidiblue et les ornements de l'esprit | 30 avril 2010

Pardon Christophe, "dans l'iUFM que j'ai fréquenté".
C'est mieux ?

Je vous jure qu'on nous disait, presque chaque semaine, que ne pas se lancer dans la dernière innovation communicationelle et s'inquiéter du sort de la grammaire, équivalait à être un vieux con du 19ème siècle.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

"Vous n'en serez que davantage, si jamais cela était possible, dans l'air du temps."
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Pas tant que vous quand vous amalgamez sur les IUFM !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Mais c'est l'élite : il peut dire ce qu'il veut !

En fait, dickens, c'est l'équivalent de Mickael Vendetta : il a simplement porté la prétention de son discours sur un autre domaine que son physique.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

David Beckham, Zinedine Zidane, Mickael Vandetta...
Sur ce blog comme ailleurs, le niveau monte !

Encore un effort et on atteindra bientôt le fameux "juste milieu" !

Écrit par : dickens, fatigué | 30 avril 2010

Oui que le snobisme fatigue !

Écrit par : iPidiblue j'suis snob ! | 30 avril 2010

iPidiblue, libre à vous de "ne rien enseigner".
Je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire à cela.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Pour les Joe et autres thuriféraires du "libéralisme" (je suis bien d'accord là-dessus avec Cadichon : on affuble d'un tel nom des systèmes économiques qui lui sont opposés) :

http://alaingrandjean.fr/2010/04/30/le-financement-des-retraites-la-dette-publique-et-la-dette-ecologique/

Écrit par : Moot | 30 avril 2010

Vous comprenez, je ne vais plus à "La Tour d'Argent" depuis qu'on y accueille des David Beckham, des Zinedine Zidane et des Mickael Vendetta ! C'est devenu d'un vulgaire ...

Écrit par : iPidiblue irrémédiablement lassé ! | 30 avril 2010

Tout ce que dit Dickens est fort intéressant et plein de bon sens; rien d'étonnant donc à ce que les petits marquis comme Jérémy and Co (qui ont déjà fait fuir pas mal de monde ici) ne le comprennent pas, ils ne sont pas assez intelligents d'une part et de l'autre, ils refusent de voir et de regarder la réalité en face. Une réalité qui très bientôt les rattrapera, dommage pour eux...

Écrit par : firstline | 30 avril 2010

Je dirai même plus: Jeremy est un CON...

Bravo, Dickens !

Écrit par : secondline | 30 avril 2010

Shakespeare disent-ils ! Mais Shakespeare n'est pas shakespearien, il n'a rien d'un érudit à lorgnon et il a passé plus de temps dans les tavernes et sur la sciure de son théâtre du Globe que dans les bibliothèques !

Boileau et Racine ont discuté de leurs idées sur la tragédie sur des tables d'estaminets parisiens au milieu des rires bruyants des convives de bas-étage !

Molière ? Un baladin qui se crotta les bas de chausses dans tous les chemins du Languedoc une bonne partie de sa jeunesse ... rien à voir avec un docteur à bonnet carré ! Il leur a fait un sort dans toutes ses pièces.

Et ainsi de suite ...

Écrit par : iPidiblue Shakespeare disent-ils ! | 30 avril 2010

Dites voir ! Je ne pensais pas obtenir un tel succès avec mon "Occident", et encore moins un point Godwin totalement immérité ... Je voulais juste signaler que certains mots avaient de fâcheuses (fascistes ? ) consonnances.
La phrase de Dickens était fort mal venue, c'est tout. N'importe quel autre jeune conservateur élitiste de ce blog, ignorant l'existence du groupe Occident, aurait pu commettre une telle maladresse d'écriture.

Ecrit par : dobolino | 30 avril 2010

consoNances

Pourquoi se formalise-t-on tant sur cette phrase ? Se réclamer d'une civilisation ou d'une autre n'a rien de choquant en soi !

Le mot "occident" aurait donc "de fascistes consonances" ? Alors vous devriez en interdire bien d'autres ! A commencer par "socialisme" qui a donné lieu à des interprétations fort diverses - et quelquefois fort peu flatteuses - tout au long de l'histoire, entre le fameux "socialisme dans un seul pays" et le non moins savoureux "réalisme socialiste". Voilà qui vous ferait bien plaisir Dobolino ! :-)))

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

On me demande pourquoi je n'apprécie pas les propos de dickens : c'est qu'il est très critique envers le monde qui l'entoure, mais qu'il n'a pas l'air de l'être beaucoup envers ses propres propos.

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

J'en connais un autre.

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

@dickens

J'ai promis de ne rien rajouter, et je tiendrai parole. Mais juste un conseil de "confrère angliciste" (à défaut d'ami): vous êtes en train de vous attirer les grâces d'un bon nombre de trolls bien connus des habitués de ce blog... ce n'est pas bon signe !

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

iPidiblue, ne vous fatiguez pas, l'Ecole ne sert à rien, on a bien compris. Et les grands auteurs étaient tous des illettrés qui vivaient dans les bars.

Mais M. Brighelli n'écrivait-il pas, dans un de ses ouvrages, que Rimbaud avait été avant toute chose un bon élève ?
Quant à Albert Camus, n'a-t-il pas eu besoin d'un Monsieur Germain pour lui offrir le monde ?
Arriver premier à l'agreg de philo, cela n'a-t-il pas aidé Sartre à devenir Sartre ? (dans un premier temps, en tout cas).

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Je dirai même plus: Jeremy est un CON...
Bravo, Dickens !
Ecrit par : secondline | 30 avril 2010

Dickens a raison : la médiocrité, le niveau, tout ça :)

Mihailovich, j'ai expliqué précisément mon désaccord avec dickens, je veux bien revenir sur les points où je me suis trompé. Faites-m'en la liste si vous avez le temps.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

On se calme !
Jérémy n'est pas un con, et Dickens n'est pas un facho.
Ça vous va comme ça ? Un certificat de bonne vie et mœurs en bon uniforme, comme disait le regretté Bérurier ?
JPB

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

En bonnet d'uniforme, en fait.

Écrit par : yann | 30 avril 2010

Dickens,


Vous confondez les érudits et les créateurs ! Arthur de Boislisle est quelqu'un de très estimable, il a donné 40 ans de sa vie pour éditer les Mémoires de Saint-Simon et il est mort à la tâche ! Bien plus de temps que Saint Simon n'en a pris pour les écrire ... loin de moi l'idée de vous détourner de ce genre de passion ! Si vous voulez vous consacrer nuit et jour à un auteur faites-le, vous serez la bénédiction des générations futures !
Mais ce que je dis c'est que Mercure au pied ailé ne touche de sa flèche que ceux qu'il veut ! Si vous n'êtes pas un de ses élus vous aurez beau faire, la grâce ne vous sera pas accordée aussi savant soyez-vous !

Écrit par : iPidiblue et l'édition Boislisle | 30 avril 2010

"essayer donc de faire communiquer un biologiste et un physicien et vous verrez les difficultés que vous rencontrerez !" Ipidi

Normal. Ce ne sont pas des êtres de même nature...

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Vous n'êtes pas sans savoir que Pierre Louys n'admettait pas que Molière ait pu écrire son oeuvre ! Il était de trop petite espèce ...
Pour lui seul Corneille avait le talent et surtout la dignité pour l'avoir entrepris.

Écrit par : iPidiblue et les fantasmes de Pierre Louys | 30 avril 2010

Pour les Joe et autres thuriféraires du "libéralisme" (je suis bien d'accord là-dessus avec Cadichon : on affuble d'un tel nom des systèmes économiques qui lui sont opposés) :

alaingrandjeanfr/2010/04/30/le-financement-des-retraites-la-dette-publique-et-la-dette-ecologique/

Ecrit par : Moot | 30 avril 2010

♫♫♪ "C'est Guignol, c'est guignol..." ♫♫♪ (Chantal Goya)

Écrit par : yann | 30 avril 2010

Pourquoi se formalise-t-on tant sur cette phrase ? Se réclamer d'une civilisation ou d'une autre n'a rien de choquant en soi !

Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Une variante du "sanglot de l'homme blanc" ?

Écrit par : yann | 30 avril 2010

♫♫♪ "C'est Guignol, c'est guignol..." ♫♫♪ (Chantal Goya)

Ecrit par : yann

Je ne mange pas de ce pain-là. Mais d'autres ici seront peut-être intéressés par l'adresse de votre fournisseur.

Écrit par : Moot | 30 avril 2010

Ce n'est pas le mot occidental qui a fait résonnance en moi mais le mot Occidental. Tout est dans la majuscule, voyez-vous, Mihailovich!
Je me contente d'être occidentale à tendance social-démocrate, le tout sans majuscule et sans la moindre prétention à détenir quelque infaillible vérité éternelle.

Écrit par : dobolino | 30 avril 2010

Je disais juste qu'en me basant sur mon expérience, qui n'a rien à voir avec une connaissance exhaustive des systèmes universitaires américain et français, je préfère mille fois ces campus fleuris où l'on étudie le grec ancien en toute quiétude à nos "facs" françaises totalement clocharidisées et remplies d'étudiants crasseux qui militent pour leur clochardisation.

Ecrit par : dickens | 29 avril 2010

Et moi qui vis 8 mois de l'année sur un campus, depuis 20 ans, et avec des frat boys dans la maison d'en face, je confirme.


En France, le bizutage n'existe plus, peut-être?
Ce que je constate, c'est que les étudiants, et même ceux qui sont dans les institutions les plus "élitistes", y font un véritable parcours du combattant pour parvenir à étudier décemment, car il y en a quand même qui le veulent. Par exemple, se procurer des livres de bibliothèque est une galère, dans des locaux vétustes, ou dans une BNF surpeuplée et dans la pénombre, où même quand on a pu mettre la main sur le livre convoité, impossible de le lire avec une mesure de confort.

Mes voisins d'en face, eux, n'ont jamais fait la queue pour obtenir les documents dont ils ont besoin et s'ils veulent lire sur place, ils ont le choix entre d'innombrables tables de lecture et des bons gros fauteuils ou des canapés en nombre suffisant aussi.

Dans un pays où le thermomètre reste en dessous de -10° pendant des semaines, ils n'ont jamais vu non plus un professeur arrêter son cours parce qu'il gèle à pierre fendre dans l'amphi (comme cet hiver à Assas). Ils n'ont jamais eu non plus une heure de cours supprimée pour cause de grève, et n'ont jamais vu un seul mur de leur université sali par des tags de 2m.

C'est parce qu'ils payent, diront certains. Belle mentalité, et surtout qu'ils m'expliquent dans ce cas pourquoi il en va de même dans les community colleges des quartiers les plus sinistrés, (les "facs" gratuites"), où règne une ambiance GÉNÉRALE de respect de tout (profs, matériel, bâtiments et ...codétenus) inconnue dans la grande majorité de nos fac françaises.


@ Penda
Ce que j'entends de mes amis étudiant(e)s américains est ceci: apprendre le Français, en High-School, à l'université, is for fags (même à Berkeley; d'ailleurs il est apparu que les gars que j'y rencontrai, en cours de littérature française, le sont; je l'appris plus tard.
Ecrit par : Pendariès | 29 avril 2010

Là encore, ayant des échos quotidiens de ce qui se passe dans les départements de français de trois universités, (celle où je travaille, celle qui m'héberge et celle où va ma fille), je me permets de nuancer votre propos.

S'il est vrai qu'il y a surtout des filles qui apprennent le français, je préciserai qu'à Berkeley la concentration de fags reflète celle de San Francisco, de l'autre côté du pont.
Je constate surtout la capitulation de la France dans le soutien de l'enseignement de sa langue à l'étranger devant la montée en puissance de l'arabe, du chinois, du japonais ou du russe. Elle engraisse les satrapes de la "francophonie", mais les Alliances françaises sont dans la dèche. Elle donne des centaines de milliers de dollars chaque année à Harvard et MIT, pour qui c'est une goutte d'eau dans la mer, mais pas un kopeck aux écoles secondaires et universités de ma région.
Mais elle est aussi la seule à s'offrir de bien inutiles "sénateurs des Français de l'étranger " qui dans le meilleur des cas jouent les assistantes sociales gonflées, rôle que tous les autres pays du monde confient à leurs ambassades et consulats. Dans les nôtres, on est bien trop occupé à gérer sa propre carrière.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2010

Ah ! mais c'est que nous avons le premier réseau au monde d'ambassades juste après les Etats-Unis ! Ô rêves de gloire ...

Écrit par : iPidiblue universellement vôtre | 30 avril 2010

Je me contente d'être occidentale à tendance social-démocrate, le tout sans majuscule et sans la moindre prétention à détenir quelque infaillible vérité éternelle.
Ecrit par : dobolino | 30 avril 2010

Exactly ! (c'est pas encore un faux ami, ça ?)

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

"En bonnet d'uniforme, en fait."

Ecrit par : yann | 30 avril 2010

Ou "en bonnet difforme", plutôt ?
Yann, vous me scotchez ! Comment avez-vous fait pour mettre des notes de musique ???

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Yann, vous me scotchez ! Comment avez-vous fait pour mettre des notes de musique ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Comme ça : ® ©

Écrit par : yann | 30 avril 2010

Gniark, gniark !!

Allez, je vous donne mon truc de geek :
Menu démarrer - Accessoires - outils système - Table de caractères.
Allez dans Arial : copiez collez. Et hop !

Écrit par : yann | 30 avril 2010

Ce n'est pas le mot occidental qui a fait résonnance en moi mais le mot Occidental. Tout est dans la majuscule, voyez-vous, Mihailovich!
Je me contente d'être occidentale à tendance social-démocrate, le tout sans majuscule et sans la moindre prétention à détenir quelque infaillible vérité éternelle.

Ecrit par : dobolino | 30 avril 2010

On peut parler d'Occident comme on parle d'Afrique, d'Océanie ou du Moyen-Orient, n'est-ce pas ?
Sans y voir autre chose qu'une évocation de ces contrées, loin des supputations d'aventures madelinesques première manière.:-)
Et sans chercher systématiquement la petite bête dans les discours des petits camarades de blog...

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Et bien entendu, Dobolino, ce ne sont pas vos orientations politiques - hautement respectables par ailleurs - que je mettais tantôt en cause.

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Une des attraits de ce blog c'est d'y compter les tempêtes dans un verre d'eau.

La consonance fasciste du mot Occident, avec majuscule, n'a de sens que si l'on connait l'existence éphémère (1964-1968) du groupuscule d'extrême droite, maurrassien tendance fasciste, mais pas néo-nazi, et qui eut quelques coups de main violents à son actif, mais pas plus que ses collègues de gauche, et infiniment moins si on le compare à la bande à Baader ou à Action directe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Occident_(mouvement_politique)

À mon époque (1964) un étudiant en droit qui ne voulait pas adhérer à l'UNEF, noyautée par les communistes de tout poil, mais profiter des avantages que donnait l'inscription à une organisation étudiante, n'avait pas le choix.

Dans mon cas, j'ai dû m'inscrire à la Corpo pour participer à l'organisation du bal annuel. J'engageais les vedettes, signais les contrats, moyennant quoi je profitais toute l'année des exonérés, invitations aux premières et autres avantages en nature. (Speaking of which, il faut dire aussi que les types de la Corpo étaient plus appétissants que les barbus crasseux de l'UNEF)


J'ai découvert, après la dissolution du mouvement en 1968, que mon nom figurait sur un listing, piqué sans doute par un des membres du mouvement Occident. Est-il besoin de préciser que leurs tracts allaient directement au panier? Cela dura le temps qu'il m'a fallu pour obtenir ma radiation de la liste et je me souviens maintenant que cela ne fut fait qu'en 71, pendant mon année à McGill.

Tout cela pour dire que le sous-entendu de dobolino portait à confusion sans référence explicite à l'existence du groupuscule en question.

Écrit par : Cadichon | 30 avril 2010

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Écrit par : Cadichon | 30 avril 2010

"La consonance fasciste du mot Occident, avec majuscule, n'a de sens que si l'on connait l'existence éphémère (1964-1968) du groupuscule d'extrême droite, maurrassien tendance fasciste, mais pas néo-nazi, et qui eut quelques coups de main violents à son actif, mais pas plus que ses collègues de gauche, et infiniment moins si on le compare à la bande à Baader ou à Action directe."

Ecrit par : Cadichon | 30 avril 2010

Tout le monde connaît ce groupe, Cadichon !!
Ce sont juste des nervis qui ne dédaignaient ni les battes de base-ball, ni les poings américains... Et je ne sais pas pourquoi vous nous les mettez en parallèle avec Baader et "action directe pour vous justifier, (ce que personne ne vous demande!!!) Je ne pense pas qu'il y ait des adeptes, en ces lieux, même si c'est, pour vous, un "nid de gauchistes", ici !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Ca marche : ☺ !

Écrit par : philippe | 30 avril 2010

Mihailovich, j'ai expliqué précisément mon désaccord avec dickens, je veux bien revenir sur les points où je me suis trompé. Faites-m'en la liste si vous avez le temps.

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010
Sans pouvoir tout reprendre au début, il me semble que votre interprétation des propos de Dickens soit quelque peu partielle et par conséquent partiale.
Vous vous formalisez sur la "plèbe" et l'élitisme alors que tout le monde a compris qu'il s'agissait là d'élite intellectuelle et pas d'autre chose. Nulle part je n'ai ressenti dans ses propos l'impression que Dickens se considérait comme un membre d'une "caste supérieure" : simplement il a conscience de faire partie d'un milieu cultivé qui - on peut le déplorer avec lui - semble se rétrécir par les temps qui courent, pour tout un tas de raisons.

De même sur la sélection. Il ne sert à rien de caricaturer les propos de quelqu'un qui appelle de ses voeux le retour d'une sélection par le mérite (et non pas par l'entregent comme cela semble être de plus en plus le cas actuellement grâce à Descoings and Co) sous prétexte que celle-ci se ferait en 6e et non pas en 4e. Vous savez pertinemment que ceci n'est qu'un détail, certes non négligeable mais en aucun cas déterminant eu égard à la situation actuelle. Et je ne crois pas que Dickens considère la sélection en 6e comme une question de principe, du moins ce n'est pas ainsi que je l'ai compris, mais je me trompe peut-être...
Tout ceci serait-ce le fruit d'une lecture par trop rapide de votre part ou bien d'un zèste de mauvaise foi ? :-)

Enfin, @Julien, sur la connaissance et la vénération des classiques : si je me plaçais du point de vue du musicien que je suis, la question ne se poserait même pas, puisque la fréquentation assidue des "classiques" fait partie du pain quotidien de tout musicien qui se respecte dès son plus jeune âge ! L'amour que l'on porte à ces chefs d'oeuvre du répertoire vient naturellement au fur et à mesure qu'on apprend à les connaître et comprendre.
Ce qui n'exclut naturellement en rien la curiosité pour des répertoires moins fréquentés ou bien plus légers !
Quoi qu'il en soit, et sans vouloir vous vexer, je me pose bien des questions sur ce que vous proclamez votre "droit" de ne pas "aimer" les "classiques" pris dans leur ensemble...

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Cher mihailovich, votre présence sur ce blog est pour moi une immense consolation.

Je n'ai absolument rien à ajouter, ni à enlever à votre post, et me pose les mêmes questions que celles que vous vous posez en fin de message.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Il est vrai qu'enseigner les grands textes au primaire, au collège et désormais au lycée - si l'on considère les nouveaux programmes de l'"enseignement d'exploration" Littérature et Société en 2de - est désormais hautement "réactionnaire" et "passéiste". Ceci explique peut-être cela ?

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

O beautiful wine-bearer, bring forth the cup and put it to my lips
Path of love seemed easy at first, what came was many hardships.
With its perfume, the morning breeze unlocks those beautiful locks
The curl of those dark ringlets, many hearts to shreds strips.
In the house of my Beloved, how can I enjoy the feast
Since the church bells call the call that for pilgrimage equips.
With wine color your robe, one of the old Magi’s best tips
Trust in this traveler’s tips, who knows of many paths and trips.
The dark midnight, fearful waves, and the tempestuous whirlpool
How can he know of our state, while ports house his unladen ships.
I followed my own path of love, and now I am in bad repute
How can a secret remain veiled, if from every tongue it drips?
If His presence you seek, Hafiz, then why yourself eclipse?
Stick to the One you know, let go of imaginary trips.

Écrit par : Message impersonnel... | 30 avril 2010

...simplement il a conscience de faire partie d'un milieu cultivé qui - on peut le déplorer avec lui - semble se rétrécir par les temps qui courent, pour tout un tas de raisons.
Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

C'est le "semble" qui importe ! c'est une impression justifiée par des choses qui n'ont rien à voir avec la culture en elle-même par exemple par la multiplication des médias et par la mondialisation !
Reprenons l'exemple de David Beckham dont Dickens ne veut pas entendre parler et qui pourtant est crûment parlant ! Il y a 60 ans Kopa aussi était une vedette du football, intrinsèquement il ne valait pas moins à son époque que Beckham à la nôtre, mais c'est là où l'essentiel compte, il gagnait des clopinettes et sa surface médiatique, son poids en tant que prescripteur de modes - leader d'opinion comme on dit - était quasiment nul ... aujourd'hui les publicitaires font appel à des Tiger Woods et autres David Beckham et si on veut faire campagne sur le SIDA dans les pays du Sud on fait appel à une vedette du sport pas à un professeur de Faculté dont la notoriété est nulle en regard de ses connaissances !

Conclusion : il faut regarder le contexte avant de confondre impression et réalité !

Soit vous dénoncez "la démocratisation" telle que nous la connaissons et vous optez pour des régimes autoritaires, soit vous faites avec !
Moi je préfère tenir compte de la réalité ...

Écrit par : iPidiblue culture et connaissance | 30 avril 2010

« Après une telle déclaration d'amour, qu'attendez-vous pour vous précipiter dans ses bras ? Et pourquoi pas plus si affinité ? »
Julien | 30 avril 2010

Pareille déclaration juge le signataire.

Écrit par : tailleboudin | 30 avril 2010

Pour définir les choses avec exactitude démocratisation = massmédiatisation.

Maintenant l'accès à la culture est particulièrement facilité par les médias comme internet, les bibliothèques scientifiques sont immenses et n'importe qui de n'importe où dans le monde peut y piocher ce dont il a envie !
Canadian Libraries, Gallica, Google Books etc pour ne parler que de quelques librairies virtuelles et les centaines de revues scientifiques en ligne !

Écrit par : iPidiblue culture et connaissance | 30 avril 2010

@ Message impersonnel : lovely!

Voici le lien vers le fameux programme de seconde "littérature et société".
http://media.education.gouv.fr/file/special_4/74/5/litterature_societe_143745.pdf

Il y a quelque chose de dérisoire entre ses prétentions immenses (dans leur genre) et la réalité de ce qu'est un élève de seconde en 2010... pour qui l'accord d'un participe passé est chose à peu près inconnue.

C'est, pour dire les choses de façon un peu brutale, un vaste foutoir.

J'aime pour ma part les quelques clins d'yeux à ces genres absolument indispensables que sont la "littérature de science-fiction, romans policiers, romans d’espionnage, témoignages, autofictions, blogs d’écrivains…"
Le guide touristique a lui aussi, visiblement, gagné ses lettres de noblesses.

L'évaluation, enfin, porte sur l'implication de monsieur l'élève, la constitution d'un portfolio, les compétences acquises, etc. C'est paradoxalement très semblable à ce qu'on fait en école de commerce... un endroit où l'on apprend rien, hormis un peu de mise en forme sous Word et l'art de maquiller le vide en jouant du pipeau. Après deux ans de prépa et à 7000 euros l'année, c'est un peu regrettable mais pas catastrophique. En classe de seconde, par contre, c'est franchement... surprenant !

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Je ferai d'ailleurs remarquer que ce n'est pas David Beckham avec ses trois et demi de QI qui a inventé le système dont il profite ! Il est juste l'heureux récipiendaire des faveurs de notre époque, donc il est idiot de lui faire porter le chapeau ...

Autant dire qu'un acteur est responsable de l'invention de la TSF, de la télé, du cinéma etc ... qui lui ont permis de multiplier ses sources de revenus.

Écrit par : iPidiblue culture et connaissance | 30 avril 2010

i est vraiment
i est vraiment
i est vraiment un gros lourd...

i pourrait pas faire le tri dans ses jaillissement avant de les balancer sur la toile ?

Dans l'hypothèse où ça n'intéresserait personne...

Écrit par : QI de footeux | 30 avril 2010

QI de footeux tu viens de te griller trois neurones ! Il t'en reste plus que deux en état de fonctionner ...

Écrit par : iPidiblue culture et inconscience | 30 avril 2010

Si un agrégé en 2010 dit : "j'ai le sentiment que la société a moins de considération pour moi que pour mes prédécesseurs il y a cinquante ou cent ans", je le crois volontiers ! S'il en déduit, "cela prouve bien que la culture fout le camp" ... je rigole doucement !

C'est un peu comme le respect des vieux dans les sociétés primitives style brousse africaine, on y trouve tellement peu de centenaires qu'on peut bien se permettre de les conserver précieusement, le jour où l'Afrique aura autant de vieillards que nous autres européens, elle fera pareil que nous, elle les enverra dans des maisons de retraite ...

Écrit par : iPidiblue la culture fout le camp | 30 avril 2010

Franchement dire que Zidane n'est pas une flèche ce n'est pas l'injurier ! La seule fois où l'on va se servir de sa tête ce fut fort mal à propos ...

Écrit par : iPidiblue coup de tête | 30 avril 2010

L'Histoire vue des pieds :

http://www.liberation.fr/societe/0101632984-110-kilometres-a-pied-deguises-en-legionnaires-romains

Il est important que nos élèves sentent les choses concrètement.

Faites les marcher !

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Ah oui ! Dugong et avec le chef de cohorte ou de manipule je ne sais David Douillet en tête ! je le verrais bien suer par toutes les pores de sa peau ce gros-là ...

Écrit par : iPidiblue coup de chaud | 30 avril 2010

Franchement dire que Zidane n'est pas une flèche ce n'est pas l'injurier ! La seule fois où l'on va se servir de sa tête ce fut fort mal à propos ...
Ecrit par : iPidiblue coup de tête | 30 avril 2010


"Où on l'a vu", Pidiblue. Azerty connais pas ?

Cela dit… Besson dit qu'il ne faut pas embêter Ribéry et les autres avec ces histoires de mineure — d'ici que ça les empêche de donner des coups de pied dans la baballe…
Purée, Polanski aurait dû être footeux plutôit que cinéaste !
JPB
PQS. Je regarde en même temps les impôts. Vous m'expliquez comment on va convaincre les Grecs de ne plus manger que de la moussaka maigre ? Et en quoi il est logique de punir une population pour les fautes de gestion de ses dirigeants — qui continuent, pendant ce temps, à tuer le veau gras ?
Et un économiste de passage peut m'expliquer ce que risquerait la Grèce à dire : "Désolé, y'a plus d'sous, je ne paie plus, et va fa'nculo…" (en grec…). Exactement comme l'a fait le Brésil il y a une vingtaine d'années — ce qui ne l'a pas empêché de devenir le Brésil d'aujourd'hui… Entre autres pays qui ont rééchelonné leur dette, comme on dit pudiquement pour exprimer le fait qu'on est en faillite… Est-ce que ça empêcherait les Grecs de continuer à escroquer gentiment les touristes (allemands) qui les visitent, chaque année ? Vont pas fourguer le Parthénon en gage au Mont de Piété du FMI, non ?

Écrit par : brighelli | 30 avril 2010

Bonne nouvelle : grâce à la moussaka allégée David Douillet a perdu 30 kilos en passant de 156kgs à 125 kgs tout mouillé !

Écrit par : iPidiblue coup de chaud | 30 avril 2010

"La seule fois où l'on va se servir de sa tête ce fut fort mal à propos ..."

http://www.youtube.com/watch?v=K7VOb4OD7ok

Écrit par : dugong | 30 avril 2010

Soit vous dénoncez "la démocratisation" telle que nous la connaissons et vous optez pour des régimes autoritaires, soit vous faites avec !
Moi je préfère tenir compte de la réalité ...

Ecrit par : iPidiblue culture et connaissance | 30 avril 2010

Votre raisonnement est caduc si l'on considère que :

- le projet d'élévation du niveau général de la population a bien été conçu par les Lumières et notamment Condorcet, un grand partisan des régimes autoritaires comme chacun sait :-)...
- la "société de spectacle" actuelle (cf. le Spice Boy que vous évoquez si bien...) s'apparente à une version actualisée du principe "du pain et des jeux" : un grand classique des régimes autoritaires depuis la nuit des temps ! Idem pour la "démocratisation", procédé éminemment démagogique qu'un régime autoritaire ne renierait en rien.
- l'accès facilité aux ressources d'information aurait-il un quelconque rapport avec un ensemble de décisions purement politiques prises par nos dirigeants depuis 30 ans conditionnant la baisse du niveau des élèves (choix de programmes et de méthodes pédagogiques pour le moins douteux, économies de bouts de chandelle, etc.) ?

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Mihailovich,

A qui voulez-vous faire croire tout ce ramassis de fadaises ?

Écrit par : iPidiblue totems et spectacles | 30 avril 2010

Les hommes ont toujours le besoin de croire en quelque chose que ce soit en Zidane, au Petit Père des Peuples ou en la physique nucléaire ! chacun selon son niveau et ses capacités ...

Écrit par : iPidiblue ressentiment de l'homme de savoir | 30 avril 2010

"J'aime pour ma part les quelques clins d'yeux"

Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

"clins d'oeil".

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Mihailovich,

A qui voulez-vous faire croire tout ce ramassis de fadaises ?

Ecrit par : iPidiblue totems et spectacles | 30 avril 2010

Je ne puis que m'incliner devant une réponse d'une telle densité de propos.

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Y en a même qui croient en la pensée de Philippe Meirieu, cette espèce de chewing-gum américain mis au goût de la capitale des Gaules ... moi je préfère la rosette !

Écrit par : iPidiblue pensée collante | 30 avril 2010

Moi je préfère tenir compte de la réalité ...
Ecrit par : iPidiblue

A rapprocher des "adapter l'enseignement aux évolutions de la société" , "mieux prendre en compte la complexité - [on se la joue spéciale Edgar !] - du monde contemporain", "prendre acte des nouveaux publics", "vivre avec son temps" et autres fulgurances...

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

"Moi je préfère tenir compte de la réalité ...
Ecrit par : iPidiblue

A rapprocher des "adapter l'enseignement aux évolutions de la société" , "mieux prendre en compte la complexité - [on se la joue spéciale Edgar !] - du monde contemporain", "prendre acte des nouveaux publics", "vivre avec son temps" et autres fulgurances..."

Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Cela n'a pas grand-chose à voir... "Tenir compte de la réalité" ou "prendre acte des nouveaux publics" semblent indispensable, et le reste, disons, nuisible.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

On est bien obligé de "tenir compte de la réalité" ou de "prendre acte des nouveaux publics" pour lutter plus efficacement contre certaines, disons, tendances, non ???
Un homme averti en vaut deux.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

iPidiblue, votre ivrognerie verbale est décidément sans pareil !

Bref...
J'ai longtemps lu ce blog sans beaucoup commenter. Il s'avère qu'il y est (presque) aussi difficile qu'ailleurs de défendre l'idée que l'occident (mais j'ai pu ou dû dire l'Europe) a apporté au monde l'idée que la culture a quelque chose de suprême, bien au-delà des convictions religieuses ou des appartenances ethniques. La médiation par les grandes oeuvres de la pensée, la transmission du savoir, telle est la substance même de notre civilisation. Et non, un tel constat n'implique pas une quelconque "supériorité" sur les autres, et il est pénible d'avoir sans cesse affaire à cette mauvaise conscience expiatoire qui est de mise çà et là.

Ce qui m'amène à constater qu'il y a ici, mais comme partout ailleurs, un certain nombre de "résistants imaginaires", toujours prêts à débusquer le raciste, ce repoussoir moderne, cet Hitler qui n'attendrait que de pouvoir refaire surface.

Le recours à la pensée disaraît ainsi au profit d'une bien pensance angélique qui conditionne notre lecture du réel, et je pense qu'il y a là un réel danger, notamment depuis qu'elle a pris corps (et de quelle manière !) à l'Ecole.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Cela n'a pas grand-chose à voir... "Tenir compte de la réalité" ou "prendre acte des nouveaux publics" semblent indispensable, et le reste, disons, nuisible.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010


Vous savez très bien Christophe ce qui se cache trop souvent derrière de tels mots d'ordre...
"Tenir compte de la réalité" en pédagol signifie tout bonnement "démissionner" dans la langue courante.

Et je vous renvoie aux nombreux écrits de Catmano ici-même à propos des "nouveaux publics", en réalité pas si nouveaux que cela si l'on prenait la peine de s'en occuper correctement dès le plus jeune âge - et il suffirait juste d'un peu de volonté politique !

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

A bas TOUS les intégrismes.

Écrit par : Allah Finkielcroûte | 30 avril 2010

"J'aime pour ma part les quelques clins d'yeux à ces genres absolument indispensables que sont la "littérature de science-fiction, romans policiers, romans d’espionnage, témoignages, autofictions, blogs d’écrivains…"
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Et personne ne réagit à l'ironie du propos ?

Bon, moi non plus alors.

C'est bien.

Mihailovitch, je passe rapidement ce soir, je regarderai à nouveau votre long message pour y répondre.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

il suffirait juste d'un peu de volonté politique ... et de compétence professionnelle, bien entendu !
Et pour ce dernier point, n'en déplaise à vous Christophe - vous n'êtes pas vraiment représentatif de l'état actuel des IUFM (ou des CEFEDEM pour la musique) - , ce n'est pas gagné !

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

iPidiblue, votre ivrognerie verbale est décidément sans pareil !
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Et encore vous m'avez vu boire, vous ne m'avez pas vu manger !

Écrit par : iPidiblue gargantuesque | 30 avril 2010

"Vous savez très bien Christophe ce qui se cache trop souvent derrière de tels mots d'ordre...
"Tenir compte de la réalité" en pédagol signifie tout bonnement "démissionner" dans la langue courante.

Et je vous renvoie aux nombreux écrits de Catmano ici-même à propos des "nouveaux publics", en réalité pas si nouveaux que cela si l'on prenait la peine de s'en occuper correctement dès le plus jeune âge - et il suffirait juste d'un peu de volonté politique !"

Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Et d'éducation en milieu familial, et, effectivement, de volonté (médiatico)-politique.
Et je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de représentants du "milieu pédagol" ici !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

Vous savez Dickens, j'ai beaucoup de mal à vous lire sans avoir envie de rire devant ce ton pincé de vieille fille qui dévisage des marins-pêcheurs avec leurs grosses mains poilues en train de décharger la marée !

Écrit par : iPidiblue monsieur dimanche | 30 avril 2010

Et Finkie sur la 5? pas de commentaire? J'ai été quelque peu surprise du Lvov "ukrainien" (effectivement, on notait les inscriptions en cyrillique sur la route qui menait le philosophe à l'ancien appartement parental). Par ailleurs, il s'agissait bien de la Pologne dont sa mère cherchait à lui inculquer la haine (les Polonais disent "Lioutch..."). ? Fred

Écrit par : Fred | 30 avril 2010

"J'aime pour ma part les quelques clins d'yeux à ces genres absolument indispensables que sont la "littérature de science-fiction, romans policiers, romans d’espionnage, témoignages, autofictions, blogs d’écrivains…"
Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Et personne ne réagit à l'ironie du propos ?

Bon, moi non plus alors.

C'est bien.
Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Je désamorce une polémique qui n'a une fois de plus pas lieu d'être.
Il ne s'agit en aucun cas de dénigrer gratuitement ces genres (car ce n'est pas le genre à lui seul qui fait la qualité du propos !), mais de critiquer des programmes de spécialité littéraire (!) au contenu indigent, qui nivellent par le bas et dont on exclut d'emblée les grands textes au profit de genres plus faciles d'accès, voire d'une prose journalistique, le tout dans le but démagogique de faire "fun", "moderne" et "interdisciplinaire" à tout prix.

Bref, ce qui est critiquable, c'est la mise en place d'un enseignement dit littéraire... sans littérature !

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

"Et d'éducation en milieu familial"

Sans nul doute !

"Et je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de représentants du "milieu pédagol" ici !!!"

Certes. Mais la conclusion d'Ipidiblue de tantôt, prise dans son contexte ("la démocratie engendre la médiocrité culturelle à laquelle on ne peut mettre fin que par un régime autoritaire") valait son pesant de cacahuètes !:-)
Du reste si l'on prenait au mot cette hypothèse, il y aurait de quoi se flinguer !!! Et pas besoin d'aller loin pour trouver des démentis flagrants.

Écrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Vous savez Dickens, j'ai beaucoup de mal à vous lire sans avoir envie de rire devant ce ton pincé de vieille fille qui dévisage des marins-pêcheurs avec leurs grosses mains poilues en train de décharger la marée !

Ecrit par : iPidiblue monsieur dimanche | 30 avril 2010

Je vois que vous venez de passer à table !

Écrit par : dickens, miam | 30 avril 2010

Du reste si l'on prenait au mot cette hypothèse, il y aurait de quoi se flinguer !!! Et pas besoin d'aller loin pour trouver des démentis flagrants.

Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Mihailovitch ne vous flinguez pas ! On a n'a déjà plus beaucoup de profs d'EPS en état de marche alors si l'on vous perdait dans des circonstances aussi tragiques !

Écrit par : iPidiblue pitié pour les profs ! | 30 avril 2010

dickens de sang froid De Capote c'est du journalisme , du roman policer pour vous ?
ça serait dommage qu'il soit exclu des bons livres scolaires ( quoique un peu violent par ses descriptions des meurtres).

Aussi j'aimerais savoir Dickens comment vous feriez si vous étiez parents en sachant que le niveau de L baisse où votre enfant se destine. Mais vous prendrez les hypothèses suivantes : vous ne gagnez pas plus de 1500euros nets et vous n'êtes en rien connaisseur de l'Education nationale ( donc pas d'agreg ni quoi ce soit d'autre).
En gros comment feriez vous pour éviter la médiocrité de votre enfant malgré le fait qu'il soit dans le public dans lycée banal voir une zep ?

Écrit par : ce matin un lapin garou a tué un pédagogol | 30 avril 2010

"Et en quoi il est logique de punir une population pour les fautes de gestion de ses dirigeants — qui continuent, pendant ce temps, à tuer le veau gras ?"
JPB

Je vous mets la copie d'un article grec traduit dans "courrier international", où l'on voit que tous les Grecs ont leur part de responsabilité dans cette faillite :

"La fin d’une grande illusion

Un journaliste grec explique pourquoi ses concitoyens vont devoir accepter de payer pour toutes ces années où ils ont vécu à crédit.

29.04.2010 |  Achileas Hekimoglou | To Vima

L’image est connue. Un jeune couple, habillé de vêtements de marque, vit son rêve sur une île des Cyclades. Ce sont de simples salariés, mais ils n’ont pas hésité a prendre un crédit pour acheter la voiture de luxe dont ils ont vu la pub à la télé. Ils n’ont pas eu peur de souscrire l’“emprunt pour l’été” que leur proposait leur banque. Et ils ont multiplié les cartes de crédit pour consommer encore davantage. Nous étions en 2002 et la confiance régnait. L’euro était à son apogée ; la croissance et l’hyperconsommation aussi. C’était la belle vie, l’easy living à la grecque, et le piège se referme aujourd’hui.

Tout cela n’est pas arrivé en une seule nuit. Dans les années 1990, la Grèce avait livré de glorieux combats pour réduire la dette et juguler quelque peu son déficit débordant. La frénésie boursière et l’afflux de capitaux dans certaines branches de l’économie apportaient un sentiment nouveau, celui que la prospérité était accessible à tous. Venus des campagnes et des zones reculées du pays, des milliers de travailleurs affluaient vers les banlieues des grandes villes, demandant leur part du “miracle grec”. Parmi eux, une nouvelle génération croyait que l’Europe avait enfin apporté la prospérité pour tous et l’égalité des chances. En clair, que les Grecs pouvaient enfin vivre comme les Français et les Allemands, voire mieux qu’eux, même s’ils ne produisaient et n’exportaient rien.

La grand-messe des Jeux olympiques, les restaurants gastronomiques, les cocktails hors de prix, l’architecture design, les nouveaux buildings à façade de verre, les études et les voyages à l’étranger créaient l’illusion de la prospérité et de la croissance économique. La pauvre Grèce a cru véritablement, l’espace d’une décennie, qu’elle avait accompli un miracle. Les acteurs de ce crescendo financier n’étaient autres que les membres de la classe moyenne qui s’était constituée dans la période de reconstruction de l’après-guerre, aurore de la mondialisation. Mais son destin n’était pas le même que celui de la mondialisation. Avec la fin de la fièvre olympique de 2004, ce modèle commença à montrer ses premiers signes de faiblesse. On vit s’effondrer des entreprises comme des châteaux de cartes. Le chômage, telle une vengeance mûrie de longue date, revint frapper à la porte de 30 % des foyers grecs, avec une préférence pour ceux qui n’étaient responsables en rien de l’état du système, à savoir les jeunes. L’endettement des ménages explosait, ainsi que celui des entreprises. Un exemple typique est celui des chèques en bois. Leur nombre a été multiplié par cinq en moins de sept ans ! L’Etat, les foyers et les entreprises vivaient exclusivement à crédit. Mais la croissance euphorique de ces dernières années n’est plus, et l’heure de régler la facture est arrivée. Les Grecs devront, une fois de plus, changer de mode de vie – cette fois-ci pour adopter un lifestyle beaucoup moins glamour."

Écrit par : yann | 30 avril 2010

Vous tombez bien, car "In cold blood" est l'un de mes romans préférés. Sa construction, son thème et son style sont absolument admirables.
Ses premières pages ont été proposées à l'épreuve de version de l'agrégation externe d'anglais en 2009.

Truman Capote, par ailleurs, est depuis longtemps considéré comme un grand auteur chez les anglicistes, et je ne n'aurais aucune honte à l'étudier en classe. On pourrait même se réjouir de sa présence dans un manuel d'anglais, vu l'extrême pauvreté de ceux-ci de nos jours.

Il a donc tout à fait sa place, à condition de figurer parmi d'autres auteurs, qui lui sont même supérieurs, et que les concepteurs de manuels ont oublié de toutes leurs forces : Shakespeare, Austen, Dickens, Thackeray, Ch. et E. Brontë, Poe, Hawthorne, Hemingway, Fitzgerald, Arthur Miller, Joyce, etc.

Franchement, ça ne vous fait pas rêver, un tel "syllabus" ?

Mais j'ai peur que le programme qui nous est présenté soit plutôt une incitation supplémentaire - ne serait-ce que par son périmètre délirant - au saupoudrage, à l'approximation, à l'accessoire et au lieu commun, plutôt qu'à une étude sérieuse de ce qu'est la littérature. Un "enseignement littéraire sans littérature", comme le dit si bien mihailovich.

J'ai l'impression qu'on fait beaucoup d'esbrouffe pour faire croire au peuple que l'école est ambitieuse, mais on se paye de mots.

Ce que je ferais dans le cas des parents que vous décrivez ? Eh bien je n'en sais rien... sans doute me ferais-je avoir par tout ce fatras, en faisant naïvement confiance à l'EN.

Ou bien je mettrais mes enfants dans le privé, où l'on ne prend guère au sérieux ces programmes aussi prétentieux que dérisoires.

J'ajoute qu'il y a quelque chose de tristement ironique dans ce programme. Il s'agit en effet de redorer le blason de Lettres en faisant, une fois de plus, exactement ce qui a provoqué leur déchéance : cette idée stupide de les inclure dans le social, voir le sociétal.

Les sciences sociales ne sont se pas contentée de bouffer la gauche, elles ont aussi phagocyté la littérature.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Ou bien je mettrais mes enfants dans le privé, où l'on ne prend guère au sérieux ces programmes aussi prétentieux que dérisoires.

J'ajoute qu'il y a quelque chose de tristement ironique dans ce programme. Il s'agit en effet de redorer le blason de Lettres en faisant, une fois de plus, exactement ce qui a provoqué leur déchéance : cette idée stupide de les inclure dans le social, voir le sociétal.

Les sciences sociales ne sont se pas contentée de bouffer la gauche, elles ont aussi phagocyté la littérature.

Ecrit par : dickens | 30 avril 2010

Dites donc, on voit que vous ne connaissez pas bien le privé.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Mihailovitch, je veux bien vous accorder tout ce qu'il y a dans votre message.

Il reste malgré tout la sortie sur le racisme, qui me reste en travers de la gorge.

Écrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Jeremy, j'ai fait toute ma scolarité dans l'enseignement privé catholique... j'y ai passé 12 ans, et cet enseignement a fait ce que je suis. Je lui suis reconnaissant, quoi qu'on en pense.

Mes parents, qui n'avaient pas fait d'études, avaient bien flairé le désastre en marche de l'enseignement public.

J'imagine néanmoins qu'il y a privé et privé, et que même dans le privé, la grande déculturation de notre époque a lieu.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

"Dites donc, on voit que vous ne connaissez pas bien le privé."

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Ca, je confirme !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2010

*voire, sorry.

Écrit par : dickens | 30 avril 2010

Ce qui n'exclut naturellement en rien la curiosité pour des répertoires moins fréquentés ou bien plus légers !
Quoi qu'il en soit, et sans vouloir vous vexer, je me pose bien des questions sur ce que vous proclamez votre "droit" de ne pas "aimer" les "classiques" pris dans leur ensemble...

Ecrit par : mihailovich | 30 avril 2010

Je suis bien d'accord. Mais vous m'avez mal compris: d'abord je ne parlais pas de tous les classiques pris dans leur ensemble, mais ceux considérés comme étant des "tubes" (si j'ose les appeler ainsi).
Ceci dit, je peux très bien ne pas aimer certains classiques, ça ne veut pas dire pour autant que je ne les ai pas écoutés/lus (comment juger d'une chose qu'on l'aime ou non sans l'avoir goûtée ?). Mon argument est simplement le suivant: il semble inadmissible pour certains que l'on ne vénère pas les canons et je trouve cette attitude aussi stupide que celle du péquin moyen ouvrant des yeux comme des soucoupes et vous considérant comme le dernier des extra-terrestres quand on lui annonce que l'on n'aime pas le foot, c'est tout.

Maintenant, je le répète - pour la énième fois - ne pas aimer n'excuse pas ignorer ni ne pas chercher à connaître !

Écrit par : Julien | 30 avril 2010

effectivement ça ferait un beau programme comme je suis déjà acquis à la cause de la littérature anglaise et américaine, vous prêchez chez un convaincu.
La production littéraire française actuelle est si mauvaise que je trouve chez Weslh, Harrison , ian mac Ewan plus de réjouissance à lire.
Seuls les livres en France primés par le prix du style ne sont pas mal du tout et comme par hasard ils ne traitent pas du nombril et j'oublie les pépites noyées dans la masse. Ce qui me fait penser à une heureuse comparaison entre la masse de livres et la masse d'élèves...

Écrit par : lapin garou | 30 avril 2010

Disons que je n'aime pas qu'on me fasse la leçon sur ce que je dois aimer ou non: cela relève de ma vie privée et ne regarde personne d'autre que moi.

Écrit par : Julien | 01 mai 2010

Et un économiste de passage peut m'expliquer ce que risquerait la Grèce à dire : "Désolé, y'a plus d'sous, je ne paie plus, et va fa'nculo…" (en grec…).

Ecrit par : brighelli

La réponse est simple : rien. L'argent, rappelons-le, est une convention, et une convention, ça ne se mange pas.

"L’Etat, les foyers et les entreprises vivaient exclusivement à crédit."

Ecrit par : yann

Et qui selon vous a pu conseiller chaudement aux Grecs de vivre à crédit ? Hein ? Qui propose encore, en France même, de mirobolantes "réserves d'argent" au clampin moyen ?

Écrit par : Moot | 01 mai 2010

Ce qui me fait penser à une heureuse comparaison entre la masse de livres et la masse d'élèves...
Ecrit par : lapin garou | 30 avril 2010

Vous avez parfaitement raison. La hausse du nombre de livres publiés et vendus, la hausse de la fréquentation des musées et la hausse du nombre de bacheliers participent exactement, et paradoxalement, du même processus, à savoir celui d'une culture qui se répand en perdant sa consitance (comme le lait de Perette).

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

Dernière remarque, en lien avec mon dernier post (désolé, j'ai l'esprit d'escalier).

Le nouveau programme de seconde est, vous l'aurez remarqué, extrêment bavard ; c'est un bel exemple de "tout et n'importe quoi". Ce qui lui enlève, paradoxalement, toute consistance.

Imaginez, un instant, un programme formulé ainsi :
"Le XXème sièce : Proust, Joyce, Kafka".

Cela donnerait :
- Trois trimestres
- Trois auteurs
- Trois oeuvres (Un amour de Swann, La Métamorphose et Gens de Dublin) et quelques groupements de texte.
- Trois exercices (glose, commentaire, dissertation)

Au final : une étude sérieuse et complète des 3 grands auteurs de ce siècle et des enjeux littéraires.

Avouez que ça donne plus envie que la prose ronflante du ministère !

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

* siècle / extrêmement
Je tape décidément trop vite.

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

Imaginez, un instant, un programme formulé ainsi :
"Le XXème sièce : Proust, Joyce, Kafka".

Cela donnerait :
- Trois trimestres
- Trois auteurs
- Trois oeuvres (Un amour de Swann, La Métamorphose et Gens de Dublin) et quelques groupements de texte.
- Trois exercices (glose, commentaire, dissertation)

Au final : une étude sérieuse et complète des 3 grands auteurs de ce siècle et des enjeux littéraires.

Avouez que ça donne plus envie que la prose ronflante du ministère !

Ecrit par : dickens | 01 mai 2010

En seconde ?

Je crois que je préfère encore littérature et société.

Dickens, ce n'est pas par le Sgen qu'il faut vous faire engager, c'est carrément par le ministère !

Et en plus, vous paraissez faire consensus auprès de ceux-là même que vous faites semblant de défendre tout en les menant à leur perte. Vous êtes un fin politique !

Écrit par : Jeremy | 01 mai 2010

moi aussi je n'aime pas le foot le foot c'est mal ;)
le hockey sur glace voila une sport et pas de comédien du dopage oui mais des comédiens non.
on ne peut pas tout avoir!!!
Sinon Julien sur cet aspect vénération je suis tout à fait d'accord et c'est horriblement malsain en sciences dures (maths, physique quantique particulièrement).

@dickens:
Proust en seconde c'est particulier comme manière d'écrire prenez un intermédiaire javier Marias qui a une prose dense mais reste assez accessible.

@ Jeremy
littérature et société peut être un beau programme on on ferait en histoire le contexte en français un étude d'un livre d'époque genre la démocratie grecque en seconde et Thucydide ( l'oeuvre de l'année il est si long) en français , en art plastique l'étude de l'art grecque bien fait = miam miam

Écrit par : lalapin garou | 01 mai 2010

Jeremy, j'apprécie votre ironie, mais vous savez bien que la simple évocation de ces idées mettraient immédiatement les lycéens de la France entière dans la rue...

De ce point de vue, ce blog est plus un espace de rêve que de propositions...

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

C'est comme pour la crise des subprimes, personne n'écoute ce discours iconoclaste qui prétend que la faillite de la Grèce, du Portugal et bientôt la nôtre, se nourrit de la sottise humaine qui fait avaler des couleuvres et croire que demain on rase gratis.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2010

Une fausse manip m'a fait couper sans m'en rendre compte la première phrase du post précédent où je disais à yann que je saluais sa constance, mais aussi que c'était en pure perte qu'il avait posté l'article pourtant plein de bon sens du journaliste grec.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2010

Et un économiste de passage peut m'expliquer ce que risquerait la Grèce à dire : "Désolé, y'a plus d'sous, je ne paie plus, et va fa'nculo…" (en grec…).

Ecrit par : brighelli


la fin est clair : c'est jour de fête en Grèce !

Écrit par : exTC | 01 mai 2010

« Proust [...] c'est particulier comme manière d'écrire »
lalapin garou | 01 mai 2010

La vache ! C'est de la bonne !

Écrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

Présentement, maintenant ou à c't'heure, ( à chacun son idiome) je reviens sur la tempête dans un verre d'eau que dickens a déclenchée en croyant devoir corriger l'anglais de Julien. Par acquis de conscience, devant son insistance à me contredire, et puisque la citation pourtant fort explicite que je lui avais postée ne lui convenait pas, je suis allée aux sources, et mes interlocuteurs, un universitaire anglais et son collègue américain, se sont esclaffés. "Ah, the French, truly incorrigible. Always preferring theory over hard facts and practice."

Des deux côtés de l'Atlantique (il ne s'agit donc même pas d'une différence idiomatique) et aussi bien le Oxford Dictionnary que le Webster s'accordent sur un sens que ce mot conserve....depuis le 15ème siècle, que cela plaise ou non à dickens, dont le "namesake" doit s'agiter dans sa tombe.

Cela dit, n'importe quel anglophone aurait pu vous en dire autant, car il s'agit d'un mot banal, d'usage courant, et non pas d'un terme rare qui pourrait recéler quelque bizarerie. Comme jerémyade s'est cru obligé de mettre de l'huile sur le feu, voici de quoi mettre un terme à une discussion byzantine qui n'avait vraiment aucune raison d'être, sans l'entêtement de l'un et le de-quoi-me-mêle-je? de l'autre.

http://www.merriam-webster.com/dictionary/presently

Main Entry: pres·ent·ly
Pronunciation: ˈpre-zənt-lē
Function: adverb
Date: 14th century
1 a archaic : at once b : without undue delay : before long
2 : at the present time : now
usage Both senses 1b and 2 are flourishing in current English, but many commentators have objected to sense 2.

Since this sense has been in continuous use since the 15th century, it is not clear why it is objectionable. Perhaps a note in the Oxford English Dictionary (1909) that the sense has been obsolete since the 17th century in literary English is to blame, but the note goes on to observe that the sense is in regular use in most English dialects. The last citation in that dictionary is from a 1901 Leeds newspaper, written in Standard English. Sense 2 is most common in contexts relating to business and politics


Donc, qu'on se le dise, presently n'est pas un faux ami. Il y en a suffisamment de vrais en anglais, ce n'est pas la peine de nous inventer des faux.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2010

You said it, my dear…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2010

Mihailovitch, je veux bien vous accorder tout ce qu'il y a dans votre message.

Il reste malgré tout la sortie sur le racisme, qui me reste en travers de la gorge.

Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010

Jérémy, la phrase de Dickens était certes formulée d'une manière par trop univoque, et tendait à généraliser une expérience personnelle. Mais je ne crois pas pour autant qu'il niait toute forme de racisme dans ce pays !
Une bonne intégration ne garantit en rien l'éradication de la forme dure, idéologique du racisme, bien au contraire.
Cependant, le racisme le plus répandu et le plus "ordinaire" (pas celui des crypto-FHaine post-païens, tendance PPF ou cathos intégristes - mais ce racisme-là se maintiendra toujours, quitte à ce que ce soit à l'état relictuel) est bien l'apanage des milieux les moins cultivés et, pourrait-on dire, d'une certaine "plèbe" culturellement parlant (parfois d'ailleurs issue de milieux aisés voire friqués...). Ces préjugés sont le produit de l'ignorance, et partent avec l'instruction - mais là encore, j'enfonce une porte ouverte !
D'où la conclusion de Dickens qui me semble juste : "je maintiens que faire des efforts, notamment scolaires, pour s'intégrer à un pays, voire à une civilisation, demeure le meilleur moyen de ne pas subir [j'ajouterais ici : "et de ne pas véhiculer"] de racisme. Cette modalité là est bien plus efficace que la catéchisme antiraciste qu'on nous serine partout".

Écrit par : mihailovich | 01 mai 2010

Je crois que je préfère encore littérature et société.
Ecrit par : Jeremy | 01 mai 2010

Allez donc voir à la source - vauclusienne !:-))) de la prose ministérielle, en particulier le passage sur "l'artiste engagé et la société" ! Une mine pour l'amateur de "débats citoyens" où tout le monde est d'accord avec tout le monde, et d'interdisciplinarité. Pas besoin de préparer ses cours : il suffit de passer en classe un CD de Pierre Perret ou de Bénabar, et c'est parti !
Pour ma part, je préfère encore La Métamorphose - qu'on m'a fait étudier en 4ème et non pas en seconde, et je n'en suis pas mort pour autant ! - ou quelques extraits de Proust bien choisis (nombre de mes camarades lycéens en lisaient de leur propre chef...). Bien que les lacunes de la plupart des lycéens actuels n'autorisent pas d'ambitions démesurées (Ulysse...), je ne vois pas en quoi il serait illégitime d'aborder - ne serait-ce que partiellement - ces deux auteurs dans un enseignement se prétendant de spécialité littéraire.

Écrit par : mihailovich | 01 mai 2010

"Allez donc voir à la source - vauclusienne !:-))) de la prose ministérielle…"

Pourquoi "vauclusienne" ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2010

"l'artiste engagé et la société"

B. Biolay ?

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

à JPB.
S'intéresser à la formation des "élites" n'est-il pas réducteur pour le rôle de l'école ? C'est à la formation de TOUS LES CITOYENS que devrait s'attacher l'école républicaine. En prônant certes l'effort, la rigueur et le dépassement de soi.

Ce qui me vaut d'être mal noté par l'inspection... Mais les convictions s'assument, et tant pis pour la carrière.

Écrit par : chamoniard | 01 mai 2010

Très drôle : DCB en pleine opération jacobine pour phagocyter les verts qui ne trouvent qu'une solution fédéraliste pour se maintenir à Duflot.

Allo, c'est EE à l'appareil ?

Non, ici c'est l'appareil lui-même.

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/04/30/01002-20100430ARTFIG00531-europe-ecologie-entame-sa-mutation-en-parti-politique-.php

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

« Par acquis de conscience »
Cadichon | 01 mai 2010

acquit.

«Comme jerémyade s'est cru obligé de mettre de l'huile sur le feu »
Cadichon | 01 mai 2010

Ce n'était pas Jérémy, mais moi (et cessez, je vous prie, de déformer les pseudos des uns et des autres).
Et citer l'OED (le sens "now" pour "presently" est "obsolescent or dialectal") n'est pas, me semble-t-il, « mettre de l'huile sur le feu » mais apporter une précision.

Écrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

"Allez donc voir à la source - vauclusienne !:-))) de la prose ministérielle…"

Pourquoi "vauclusienne" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2010


Parce que particulièrement abondante (à l'instar d'autres résurgences similaires en contexte karstique...).

Voyez les tartines qu'ils mettent en préambule pour démontrer leur volonté de "renforcer l’attractivité de la voie littéraire [prière de ne pas s'esclaffer...], en montrant aux
élèves l’intérêt, l’utilité sociale et la diversité des débouchés d’une formation humaniste au sens large
et moderne du terme" !

A la lecture de ce programme, on constate avant tout qu'il est tout sauf littéraire. A moins que ce ne soit de l'humour : ne serait-il pas finalement une immense antiphrase ? :-)

Écrit par : mihailovich | 01 mai 2010

"recéler quelque bizarerie. "

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2010

"receler quelque bizarrerie."

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

"A la lecture de ce programme, on constate avant tout qu'il est tout sauf littéraire."
Mettez-vous dans la tête que la littérature est bourgeoise,c'est une dicipline d"héritiers" et d'ailleurs on ne voit pas de littérature française dans les programmes finlandais

Écrit par : mirwac | 01 mai 2010

Y aurait-il quelque lecteur/intervenant de ce blog qui soit aussi un membre du clergé de l'enseignement privé sous contrat ?

La question : Voulez-vous, et si oui comment, concilier * une priorité donnée aux contenus avec le flou (sc physiques), le poster pédagol échevelé (SVT) et parfois le vide (maths) des nouveaux programmes de seconde ?

* sans Ephèse secondaire.

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

"A la lecture de ce programme, on constate avant tout qu'il est tout sauf littéraire."
Mettez-vous dans la tête que la littérature est bourgeoise,c'est une dicipline d"héritiers" et d'ailleurs on ne voit pas de littérature française dans les programmes finlandais
Ecrit par : mirwac | 01 mai 2010

Verrrry funny. Je me demande si je ne vais pas faire une Note, la semaine prochaine, sur ce merveilleux item, "Littérature et société", passé à la moulinette grenellienne.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2010

"priorité donnée aux contenus "
c'est fini tout ça:on nous demande d'être des modérateurs sociaux (geston des conflits) et non d'enseigner.
Et comme cela va accroître les problèmes,on na pas fini d'en baver.
Quand on lit (par exemple sur neoprofs)combien les jeunes collègues en bavent dans les banlieues -et ailleurs aussi -sans que cela n'alarme vraiment la hiérarchie ni le corps social ,quand on voit les parlottes stériles sur la violence,les discours sociolo-pédago-hypocrites (saint bourdieu,sainte finlande,sainte remédiation de mes deux)qui alimentent la "réflexion" des" maîtres à penser" du système on voit bien que l'école est radicalement foutue.
Je sais,je me suis réveillée ce premier mai,de mauvaise humeur.Mais l'idée que cette réforme passe en seconde sans que l'ensemble des enseignants ne s'insurgent,massivement,et quand je les vois tous se préoccuper de récupérer les heures d'exploration et d'aide pour "sauver" leur pomme ,tant pis pour les autres,ça me révulse.

Écrit par : mirwac | 01 mai 2010

***
***

Cet article est plein de bon sens. Mais le bon sens est mal récompensé en France. Pour une raison simple : il a besoin de temps pour se développer.

Et vu que ceux dont il dérange les intérêts peuvent facilement avorter toute démonstration (il suivit de voir les débats télé où l'habituel pignouf interrompt volontairement son interlocuteur toutes les 5 seconde. Comment voulez-vous développer dans ces conditions une pensée qui aurait besoin de 10 secondes de calme d'affilé ? Tout développement long est alors disqualifié. Il ne reste de la place que pour les "pensées" s'appuyant sur des développements séparés de 5 secondes ... autrement dit des pensées très primaires), eh bien même le bon sens n'a jamais l'occasion de répéter, répéter, répéter, répéter, inlassablement. Or c'est la seule méthode qui convient pour ramener le calme. Donc il faut soit envoyer une torgnole à celui qui interrompt sans cesse son interlocuteur, soit disposer d'un maître de cérémonie qui fait son boulot et le remet à sa place (plus facile à dire).

En tout cas, je suis heureux, on a retrouvé trace non pas du cap mais du souvenir d'un vrai objectif : apprendre à lire, écrire, compter. Quelle révolution pour les progressistes ! Apprendre à lire est redevenu révolutionnaire ! Hourra !

-> C'est le triomphe de la méthode «Cassons indéfiniment un mur .. pour qu'on puisse le reconstruire .. et avoir ainsi la sensation d'exister» !! Le triomphe de l' existentialisme, quoi. Qui fonctionne tant qu'il y a des "matières premières" à sacrifier au cours processus. Avec cette méthode, on vivrait encore dans les cavernes, soit dit en passant. D'ailleurs, cette méthode nous y renvoie en express si on la laisse continuer.

***
***

Écrit par : yannc | 01 mai 2010

je sors d'une "formation" sur le thème:"comment éviter le décrochage à l'université"
:
réponse:aide,tutorat,pédagogie,parcours diversifiés et méthodologie-en finir avec les cours magistraux!-et haro sur les CPGE,bien sûr-:
le dernier maillon est en train de sauter,c'est le collège unique à grande échelle qui se met en place,avec le succès que l'on sait (curieusement en ces temps d'évaluation,c'est la seule évaluation qui n'est pas faite:quelle réussite pour les méthodes `mises en place depuis trente ans pour le collège unique?)
Personne ne se dit,non plus qu'un tel besoin d'assistance à la fac,démontre l'inefficacité des remédiations antérieures.....

Écrit par : mirwac | 01 mai 2010

je sors d'une "formation" sur le thème:"comment éviter le décrochage à l'université"
:
réponse:aide,tutorat,pédagogie,parcours diversifiés et méthodologie-en finir avec les cours magistraux!-et haro sur les CPGE,bien sûr-:
le dernier maillon est en train de sauter,c'est le collège unique à grande échelle qui se met en place,avec le succès que l'on sait (curieusement en ces temps d'évaluation,c'est la seule évaluation qui n'est pas faite:quelle réussite pour les méthodes `mises en place depuis trente ans pour le collège unique?)
Personne ne se dit,non plus qu'un tel besoin d'assistance à la fac,démontre l'inefficacité des remédiations antérieures.....

Écrit par : mirwac | 01 mai 2010

la preuve de mon énervement:j'en bégaie!

Écrit par : mirwac | 01 mai 2010

je me demande si je ne vais pas faire une Note, la semaine prochaine, sur ce merveilleux item, "Littérature et société", passé à la moulinette grenellienne.JPB

Parlez-nous de litté-raté et de socié-ture-lutte.
Besoin de rire un peu et Grenelle n'y pourvoit pas.

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Verrrry funny. Je me demande si je ne vais pas faire une Note, la semaine prochaine, sur ce merveilleux item, "Littérature et société", passé à la moulinette grenellienne.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2010


Excellente idée !
D'autant plus que cet enseignement "d'exploration" conçu comme tel est en fait une énième manière de "casser le thermomètre"...

Écrit par : mihailovich | 01 mai 2010

Je sais,je me suis réveillée ce premier mai, de mauvaise humeur. mirwac | 01 mai 2010

En même temps, ça se comprend : c'est la fête du travail...

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Personne ne se dit,non plus qu'un tel besoin d'assistance à la fac,démontre l'inefficacité des remédiations antérieures.....
Ecrit par : mirwac | 01 mai 2010

Détrompez-vous, mirwac : dans le meilleur des cas, on se le dit, mais on y voit la preuve a contrario que le bel égalitarisme revendiqué est bien à l'oeuvre. Donc, on continue...

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Présentement, maintenant ou à c't'heure, ( à chacun son idiome) je reviens sur la tempête dans un verre d'eau que dickens a déclenchée en croyant devoir corriger l'anglais de Julien. Par acquis de conscience, devant son insistance à me contredire, et puisque la citation pourtant fort explicite que je lui avais postée ne lui convenait pas, je suis allée aux sources, et mes interlocuteurs, un universitaire anglais et son collègue américain, se sont esclaffés. "Ah, the French, truly incorrigible. Always preferring theory over hard facts and practice."

"que cela plaise ou non à dickens, dont le "namesake" doit s'agiter dans sa tombe."

"Donc, qu'on se le dise, presently n'est pas un faux ami. Il y en a suffisamment de vrais en anglais, ce n'est pas la peine de nous inventer des faux."
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2010


Cadichon, il y a dans votre prose ce ton un peu odieux de pseudo-revendication, le ton de celle qui à décider de ne pas s'en laisser compter et qui allait voir ce qu'on allait voir.

Qui est ce "nous" dont nous vous parlez ? La masse des derniers hommes décidés à faire la révolution, à tuer la bête une bonne fois pour toutes ?

Je ne vois vraiment pas pourquoi une discussion sur les faux-amis anglais (qui sont bien souvent des "demi-faux-amis", en fait, et c'est bien le cas ici) devrait se faire sur ce registre.

J'ai pour ma part un souvenir très précis de "presently" car c'est mon professeur de fac qui m'avait repris dessus (en 1999 ?) en me disant de ne pas le confondre avec "currently", que c'est une erreur que font d'après lui trop d'étudiants, même natifs, etc. D'où ma première remarque.
Mais si votre bonhomme à vous n'est pas d'accord, so be it !

(et c'est vous qui m'accuser de manquer de "hard practice"... à moins que vous ne vouliez qu'on lance le débat sur "practise" et "practice" ?)

"Presently" a l'air de varier selon le statut d'un locuteur natif à l'autre (en même temps, les locuteurs natifs de l'anglais sont nombreux et assez bien répartis sur la planète, ceci expliquant cela...), très bien. Ce n'est pas parce que l'un de ses usages est contesté qu'il n'est pas contestable.

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

Excellent article, mon cher Jean-Paul.
Vous suggérez que tout se tient : éducation, économie, etc. Allons jusqu'au bout : pédagogisme, laxisme moral, laissez-faire en économie, européisme (concurrence libre et non faussé et dépeçage de la Grèce) - derrière tout cela il n'y a qu'une "philosophie" - ou plutôt qu'un appétit : celui d'individus qui se croient émancipés de la société parce qu'ils ont - ou croient disposer - des moyens d'être les gagnants de la guerre de tous contre tous.
Face à ces prédateurs, la droite invoquait la morale, la gauche la lutte des classes. L'une et l'autre revendiquaient (non sans éclipses) la Nation. Mais pour eux ce ne sont plus que des gros mots...
Réinventons la République, donc. La route sera longue et escarpée...
Un mot sur le "libéralisme" : c'est un principe contradictoire. L'absolutiser est une impasse de la pensée qui mène au néolibéralisme, c'est à dire la prédation. La seul libéralisme praticable c'est celui qui élargit en pratique la liberté des personnes, leur capacité de choisir en connaissance de cause. Il suppose des règles : pas de liberté économique sans politique économique, pas de formation d'individus libres sans acquisition rigoureuse d'outils intellectuels, pas de construction du rapport à autrui ni de contrats fiables sans une morale commune et forcément "répressive".

Écrit par : J.Halpern | 01 mai 2010

Bon, il serait peut-être temps de replacer le débat national dans son contexte ? Accrochez-vous...

http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

le ton de celle qui à décider
et c'est vous qui m'accuser de manquer de "hard practice"...
Ecrit par : dickens | 01 mai 2010

le ton de celle qui A DECIDE
C'est vous qui M'ACCUSEZ
Merci dickens de vous préoccuper des règles du français autant que des nuances subtiles de l'anglais. :-)

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Vive l'égotisme !

Écrit par : iPidiblue le noir et le rouge | 01 mai 2010

Nicolas,

Si vous nous causez globish je ne vous parle plus, nom d'une pipe !

Écrit par : iPidiblue nom d'une pipe ! | 01 mai 2010

gné ???

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Encore une good news pour les Ravis que nous sommes...

http://fr.news.yahoo.com/79/20100430/twl-licencie-cause-de-son-profil-gntique-fe7f0c9.html

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

"le ton de celle qui A DECIDE"

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
J'ai bien compris votre intention, Nicolas, quand vous avez tapé en majuscules le participe passé de "décider".
Comme il est inimaginable que vous auriez pu omettre l'accent aigu sur chacun des é de "décidé" si vous l'aviez tapé en minuscules, je suppose que vous ne savez pas par cœur le code du É ;: c'est ALT + 0 + 201
Non que la personne à qui vous vous adressez ignore la présence des ces accents. Mais vous connaissez ma rigueur scientifique appliquée à la rigueur de la langue française. En fait, je suis rigoureux dans tout ce que je fais. Mes erreurs et, parfois, mes échecs proviennent de ma fatigue.
Dickens, vous auriez pu reprocher à Nicolas de n'avoir pas tapé "DÉCIDÉ". Que vous ne l'ayez pas fait montre votre mansuétude envers elle. Il me plaît de souligner cette élégance envers elle. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

Nicolas est donc une femme ? C'est assez inattendu...
Je suis désolé pour mes erreurs de frappe et mon manque de rigueur manifeste en matière de relecture.
J'essaierai faire davantage attention à l'avenir.

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

Dickens, je pense que vous interprétez mal les intentions de Cadichon. A mon avis, elle fait ici référence à l'éternel débat "usage prescriptif" vs. "usage empirique". C'est un peu la problème de l'œuf et de la poule: l'usage découle-t-il de la règle ou l'inverse (ou des deux en va-et-viens - mais ça c'est mon idée de la chose) ?

Écrit par : Julien | 01 mai 2010

"le problème"

Écrit par : Julien | 01 mai 2010

Portnawak, Francis !

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

bienvenue au club, dickens... mais j'ai du mal à croire que vous lisez si superficiellement les participes passés. Sauf à esquiver mes messages, mais c'est votre droit.

Et Francis, rappelez-vous toujours que le mieux est l'ennemi du bien. Il n'est jamais trop tard pour prendre un peu de recul et de respiration...
Pour le ALT 0 201, vous repasserez car c'est trop long. J'apprécie quand je ne dois presser qu'un bouton. Lazy lady. Tout le monde sait que E est é après a mais pas après à. Voilà. :-)

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

"le ton de celle qui à décider "

Ecrit par : dickens | 01 mai 2010

Décidément, vous faites un concours, avec Cadichon ?
Si vous le faisiez en anglais, "on" s'en rendrait moins compte !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

"il suivit de voir les débats télé où l'habituel pignouf interrompt volontairement son interlocuteur toutes les 5 seconde."
***

Ecrit par : yannc | 01 mai 2010

"Il suffit", "secondes".
Mais vous avez raison ! Prendre l'auditeur, ou le spectateur, pour un débile incapable de rester devant son écran ou son poste dès qu'un plan ou une intervention dépasse quelques secondes, ((voire moins; il suffit de comparer les enregistrements "video" de concerts récents, (disons, de ces vingt dernières années), et des plus anciens)) devrait susciter de sa part une révolte et une envie de tout casser.
Cette civilisation du zap est insupportable.
Il aurait fallu euthanasier Bleustein-Blanchet et Séguéla*, mais c'est un peu tard... :-(
*Largement plus que Rogers ou Meirieu, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Francis, il ne me semble pas que taper les majuscules accentuées soit obligatoire... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

"il ne me semble pas que taper les majuscules accentuées soit obligatoire"

C'est même une faute de frappe : de quoi légiférer.

Taper ou frapper, il faut savoir choisir.

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

Pour aider à l'accouchement de l'alléchant "littérature et société" :

Sans Léopold et sa clique d'affidés blancs belges, aurions nous eu "Au cœur des ténèbres" ?

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

Pour aider à l'accouchement de l'alléchant "littérature et société" :

Sans Léopold et sa clique d'affidés blancs belges, aurions nous eu "Au cœur des ténèbres" ?

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

J'avais réussi le plus mauvais jeu de mots de la saison avec "sans Ephese * secondaire".

Personne pour relever en y mettant l'accent ?

* ce con de correcteur orthographique refuse et propose :
- prothèse
- orthèse
- épenthèse
- hypothèse
Killcethèse !

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

L'année prochaine, en seconde, j'ai décidé d'être innovant.

Un cours rédigé de A à Z avec très peu d'images. Du contenu, du contenu et encore du contenu.

Des listes à apprendre par cœur.

pratiquement aucun de mes élèves n'aura vu ça au préalable : révolutionnaire et innovant, vous dis-je !

Si ça peut en inspirer certains...

Écrit par : dugong | 01 mai 2010

Et encore vous m'avez vu boire, vous ne m'avez pas vu manger !
Ecrit par : iPidiblue gargantuesque | 30 avril 2010

On constate surtout votre incontinence et votre diarrhée

Écrit par : Ludivine | 01 mai 2010

Demandez donc aux imprimeurs (aux anciens!) si on n'accentue pas les majuscules, Christophe!
Il y avait "tolérance" quand on n'avait que des machines à écrire!
Avec le Mac, Francis, c'est encore plus simple : une touche spéciale, et on tape directement é, è, à, ù ê,ô, üce qui donne É,È, À,Ç,Ù,Ê, Ô, Ü, simple comme bonjour.

Écrit par : retraitée | 01 mai 2010

Aujourd’hui, premier mai, défilent le sgen, la fsu, cgt-éducation, pour la fête de la glandouille…
S’ils fêtaient le travail, ils seraient ...au snalc ?

Écrit par : Hypothèse de travail | 01 mai 2010

La hausse du nombre de livres publiés et vendus, la hausse de la fréquentation des musées et la hausse du nombre de bacheliers
Ecrit par : dickens | 01 mai 2010


La conclusion qui se dégage nettement de tout cela, c’est que l’uniformité, pour être possible, supposerait des êtres dépourvus de toutes qualités et réduits à n’être que de simples « unités » numériques ; et c’est aussi qu’une telle unité n’est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, et ainsi de faire d’eux quelque chose qui ressemble autant qu’il est possible à de simples machines, car la machine, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu’on ait pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. C’est bien à cela que tendent, au point de vue proprement social, les conceptions « démocratiques » et « égalitaires », pour lesquelles tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n’importe quoi ; cette « égalité » est une chose dont la nature n’offre aucun exemple, pour les raisons mêmes que nous venons d’indiquer, puisqu’elle ne serait rien d’autre qu’une complète similitude entre les individus ; mais il est évident que, au nom de cette prétendue « égalité » qui est un des « idéaux » à rebours les plus chers au monde moderne, on rend effectivement les individus aussi semblables entre eux que la nature le permet, et tout cela d’abord en prétendant imposer à tous une éducation uniforme. Il va de soi que, comme malgré tout on ne peut pas supprimer entièrement la différence des aptitudes, cette éducation ne donnera pas pour tous exactement les mêmes résultats ; mais il n’est pourtant que trop vrai que, si elle est incapable de donner à certains individus des qualités qu’ils n’ont pas, elle est par contre très susceptible d’étouffer chez les autres toutes les possibilités qui dépassent le niveau commun ; c’est ainsi que le « nivellement » s’opère toujours par en bas, et d’ailleurs il ne peut pas s’opérer autrement, puisqu’il n’est lui-même qu’une expression de la tendance vers le bas, c’est à dire vers la quantité pure qui se situe plus bas que toute manifestation corporelle, non seulement au-dessous du degré occupé par les êtres vivants les plus rudimentaires, mais encore au-dessous de ce que nos contemporains sont convenus d’appeler la « matière brute », et qui pourtant, puisqu’il se manifeste aux sens, est encore loin d’être entièrement dénué de toute qualité.

Le Règne de la Quantité
et les Signes des Temps p. 55
© Editions Gallimard, 1945

Écrit par : René Guénon | 01 mai 2010

"J'avais réussi le plus mauvais jeu de mots de la saison avec "sans Ephese * secondaire".

Personne pour relever en y mettant l'accent ??"

Ecrit par : dugong | 01 mai 2010

On avait vu, Dugong ! Mais c'est le premier Mai, on a la flemme de tout relever ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

On peut regarder ceci : http://prisonvalley.arte.tv

C'est pas mal, tant sur la forme que sur le fond et peut-être préfigure la télé interactive de demain.
(ça vaut le coup de s'inscrire pour profiter des fonctionnalités avancées)
Penser à farfouiller ici et là, pas mal de perles cachées

Écrit par : Zorglub | 01 mai 2010

Pour nourrir et élargir, peut-être, votre analyse prochaine, Jean-Paul, du retour en grâce ou plutôt du coup de grâce que va subir le cours de français au lycée sous ses oripeaux: "Littérature et Société"?
Quid du latin?
Perdue dans le maquis des nouveaux "dispositifs" prévus pour la grande Réforme, je n'ai pas bien saisi quel sort serait réservé aux "humanités classiques".
Une collègue de lycée venant Lundi inciter mes 3èmes latinistes à poursuivre l'étude de cette option au lycée bâtit son argumentaire écrit (destiné aux parents) sur le postulat suivant: "Si la réforme mise en place concède au latin 3 heures d'enseignement, c'est qu'elle reconnaît l'inérêt et le bien-fondé des études classiques". Suivent les arguments habituels sur les notes "excellentes" au bac, l'obtention d'une mention... Tous arguments, assurément qui me mettent mal à l'aise mais auxquels je reconnais une certaine utilité...
Bref, je ne sais qu'en penser.
Sans doute disposez-vous d'éléments qui permettent de décrypter les intentions de nos penseurs ministériels quant aux "langues anciennes"...Merci. Fred

Écrit par : Fred | 01 mai 2010

"il ne me semble pas que taper les majuscules accentuées soit obligatoire"

C'est même une faute de frappe : de quoi légiférer.

Taper ou frapper, il faut savoir choisir."

Ecrit par : dugong | 01 mai 2010

A quand la loi contre la fessée des capitales ac centuées ???
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

intérêt
Tous arguments ,assurément, qui...Fred (pas de pitié sur ce blog!)

Écrit par : Fred | 01 mai 2010

"Francis, il ne me semble pas que taper les majuscules accentuées soit obligatoire... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010
"

les vieux schnoks de l'Académie française sont d'un avis contraire:

http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#accentuation

Écrit par : l'immortel vous salue bien | 01 mai 2010

"les vieux schnoks de l'Académie française sont d'un avis contraire"

Ecrit par : l'immortel vous salue bien | 01 mai 2010

"Schnoques", non ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

J’évite de faire le vieil exhibitionniste ou le parasite, ou alors je vais sur un tchat, avec un interlocuteur (une interlocutrice) à la fois, c’est aussi distrayant, et ça ne laisse pas de trace. Nous sommes quelques uns à venir ici pour lire autre chose que vos problèmes de robinet et de mondialisation. Ou attendez que ce soit le thème de la note si ce n’est pas trop vous demander…
Ecrit par : Lecteur régulier | 29 avril 2010

Il fallait peut être que ce soit dit...

Écrit par : Bec | 01 mai 2010

J'ai l'impression que tout le monde me réclame ! Pour le moment après avoir travaillé comme un acharné, je dois me restaurer un peu, mais patience je reviendrai plus riche que jamais !

La ronde d'iPidiblue le brésilien cousu d'or pourra reprendre alors ...

Écrit par : iPidiblue plus riche aujourd'hui que naguère Brighelli je te reviens encore ! | 01 mai 2010

Et tant qu'à faire:

"Vraiment du temps à perdre pour venir sans arrêt blablater histoire de se sentir dans le mouv' du blog? Perversion du genre, sans doute."

Ecrit par : Passant | 29 avril 2010

La jalousie est un vilain défaut...
Et un puissant moteur, mais avec une boîte de vitesse à un seul rapport: la marche arrière...
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 avril 2010"

On se sent visé aussi ? Jaloux de quoi, au juste ?

Écrit par : Bec | 01 mai 2010

""les vieux schnoks de l'Académie française sont d'un avis contraire"

Ecrit par : l'immortel vous salue bien | 01 mai 2010

"Schnoques", non ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010
"

Plusieurs orthographes sont "autorisées":

http://fr.wiktionary.org/wiki/schnock

http://fr.thefreedictionary.com/schnock

Écrit par : l'immortel vous salue bien | 01 mai 2010

Ce n'était pas Jérémy, mais moi (et cessez, je vous prie, de déformer les pseudos des uns et des autres).
Et citer l'OED (le sens "now" pour "presently" est "obsolescent or dialectal") n'est pas, me semble-t-il, « mettre de l'huile sur le feu » mais apporter une précision.
Ecrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

Ainsi vous prétendez m'interdire à moi seule une pratique fort répandue sur ce blog, que les fréquentes jérémiades de Jeremy sur l'homophobie rampante et autres plaies sociales justifie amplement.

Ce n'était pas à vous que je m'adressais mais à lui, qui a envenimé le débat en m'accusant de ne pas savoir l'anglais. Je n'avais pas jugé utile de relever votre intervention. Vous ne m'aviez pas méchamment prise à partie, même si vous confirmiez l'interprétation erronée de dickens ce qu'une lecture plus attentive vous aurait évité: le sens archaïque, qui figure dans tous les dictionnaires, est celui de "at once", et c'est précisément ce que j'ai vainement tenté de souligner en parlant d'immédiateté.


Je vais continuer en anglais puisque mon français est si rouillé que quand je ne me relis pas comme hier soir (il était plus d'une heure du matin) je l'émaille de fautes de frappe grossières et je suis toujours redevable à ceux, comme vous notamment ou Christophe qui avez la bonté de me les signaler. Curieusement, celles de dickens vous les ignorez, mais d'autres s'en chargent.

Qu'il est pontifiant quand il s'y met!
To wit:
"Presently" a l'air de varier selon le statut d'un locuteur natif à l'autre (en même temps, les locuteurs natifs de l'anglais sont nombreux et assez bien répartis sur la planète, ceci expliquant cela...), très bien. Ce n'est pas parce que l'un de ses usages est contesté qu'il n'est pas contestable.
Ecrit par : dickens | 01 mai 2010

Bonnet d'âne is befitting since you're as stubborn as a mule. Even when proved dead wrong not only by yours truly but by the crème de la crème of Anglo-saxon academia, you'd rather stick to your guns and insist on believing some obscure, snotty and just as obviously ill-inspired French professor.
Arrogance, mixed with an inability to learn from your errors, ever so slight as they may be, makes you a full-fledged Frenchman. Be happy, though, as this is the litmus test of a successfull "assimilation". The latter is not to be confused with integration, in which one proudly retains valuable tenants of one's original culture, but such nuance may escape you as well.

Écrit par : Cadichon | 01 mai 2010

Bonnet d'âne is befitting since you're as stubborn as a mule. Even when proved dead wrong not only by yours truly but by the crème de la crème of Anglo-saxon academia, you'd rather stick to your guns and insist on believing some obscure, snotty and just as obviously ill-inspired French professor.
Arrogance, mixed with an inability to learn from your errors, ever so slight as they may be, makes you a full-fledged Frenchman. Be happy, though, as this is the litmus test of a successfull "assimilation". The latter is not to be confused with integration, in which one proudly retains valuable tenants of one's original culture, but such nuance may escape you as well.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2010

Cadichon, you must be joking, really.
The professor who told me that teaches English & modern literature at UCLA and has nothing to do with France whatsoever. I would never have mentioned a non-Anglophone source on that topic.

How on earth can you be so prejudiced? What makes you so agressive?

And how dare you lecture me on "assimilation" or "integration" the way you do? Who do you think you are?

You've never met me, you have no idea who I am. But you are obviously a very smart person who knows it all and who can judge people from a couple of messages on the subject of false cognates, which is merely linguistic.
And yes, all the crap you've mentioned in your violent, demeaning, pathetic message escapes me, and trust me, that's for the better.

Écrit par : dickens | 01 mai 2010

Outch !

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

« ce qu'une lecture plus attentive vous aurait évité: le sens archaïque, qui figure dans tous les dictionnaires, est celui de "at once" »
Cadichon | 01 mai 2010

"Presently
2. At the present time : now. Obs. or dial. 1485."
Oxford English Dictionary

« you're as stubborn as a mule. Even when proved dead wrong not only by yours truly but by the crème de la crème of Anglo-saxon academia, you'd rather stick to your guns... »

Écrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

天下皆知美之為美,斯惡已。皆知善之為善,斯不善已。有無相生,難易相成,長短相形,高下相盈,音聲相和,前後相隨。恒也。是以聖人處無為之事,行不言之教;萬物作而弗始,生而弗有,為而弗恃,功成而不居。夫唯弗居,是以不去。

Écrit par : contre l'anglais sur bonnet d'ane | 01 mai 2010

Latine quoque loqui licet...

Écrit par : Fred | 01 mai 2010

"S'il est vrai qu'il y a surtout des filles qui apprennent le français, je préciserai qu'à Berkeley la concentration de fags reflète celle de San Francisco, de l'autre côté du pont."

Cadichon, ce que je sous-entendais, c'est qu'apprendre le Français, aux USA, était inutile, donc voué aux purs esprits, donc à ceux qui sont moins virils, d'après les critères des imbéciles qui font frémir leurs narines comme s'ils reniflaient un tas de merde en pensant aux délicatesses de la culture. Et à Berkeley, les étudiants (straights ou gays) ne viennent pas que de San-Francisco. A Paul-Valéry, ma fac, quand j'étais un fou des soirées Erasmus, j'ai bien vu le fort pourcentage de jeunes homos qui apprenaient le Français avec conviction.

Vous savez bien que c'est un mouvement international: le mépris pour l'homme de culture, par là obligatoirement efféminé; pas guerrier pour un sou - comme un joueur de foot américain, par exemple (sauf que j'ai vu une ou deux séances enregistrées sur vidéo de hazing où les mecs - section athlète hétéro - disaient à un malheureux qu'ils soumettaient: "This is not a gay thing, this is brotherhood"; et c'était clairement un viol collectif; la technique mise en place pour déstabiliser les étudiantes et les étudiants est redoutable et dégueulasse de perversité).

Écrit par : Pendariès | 01 mai 2010

Qu'est-ce qui se passe ici, on recommence la guerre de cent ans ? On veut bouter les pédagos hors de France après les godons ?

Écrit par : iPidiblue sus aux godons ! | 01 mai 2010

Sans doute Cadichon et dickens pourraient-ils prendre l'avis de cette petite :
http://fr.news.yahoo.com/77/20100501/tfr-inde-matresse-d-cole-12-ans-37c756d.html

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

Portnawak, Francis !

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
Que signifie ce mot, (Portnawak), Nicolas ?
Je ne suis pas à la page ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

I would like everybody speak french…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mai 2010

si vous m'agacez : moi je me mets à l'ardennais (et là courage !)

(et dans la foulée je commence les revendications pour le rattachement de la Wallonie à mon département)

Écrit par : exTC | 01 mai 2010

Et Francis, rappelez-vous toujours que le mieux est l'ennemi du bien. Il n'est jamais trop tard pour prendre un peu de recul et de respiration...
Pour le ALT 0 201, vous repasserez car c'est trop long. J'apprécie quand je ne dois presser qu'un bouton. Lazy lady. Tout le monde sait que E est é après a mais pas après à. Voilà. :-)

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
D'accord avec vous, Nicolas : le mieux est l'ennemi du bien. Mais, non, tout le monde ne sait pas que E est é après a mais pas après à, justement.
Pour des personnes de votre qualité ou de la mienne, il n'est certes pas indispensable - et il n'est pas obligatoire, vous avez raison, Christophe - de mettre les majuscules accentuées.
Je pense que cette non-obligation vient d'une tolérance de l'Académie française envers les imprimeurs qui (je suppose) pendant très longtemps (des siècles, peut-être, depuis l'invention de l'imprimerie) n'avaient nulle envie de se compliquer la vie avec les majuscules des voyelles accentuées. J'ignore si, dès le moment où l'imprimerie a été inventée, les imprimeurs ont mis les cédilles et les "o/e entrelacés" [œ], mais je me rappelle parfaitement que mes instituteurs (tous excellents) qui m'ont si bien appris l'orthographe (de 1945 à 1951) ont bien précisé que les é; è; ê majuscules s'écrivaient sans accent (et le ç sans cédille pour la majuscule). En 1950, je pense, dans les livres, on ne voyait pas de É; È; Ê, ni de Ç.
De nos jours on voit, dans les livres modernes, le À en début de phrase, par exemple, "À partir de ce jour, ..."
Pour ma (modeste) part, je considère comme utile que les voyelles accentuées portent ces accents même lorsqu'elles sont majuscules; et que le ç majuscule ait une cédille, en raison, précisément, de l'ignorance crasse de l'orthographe chez les jeunes. Un de mes amis, professeur d'université (en chimie), m'a dit ceci, en 2007 :"Actuellement, on voit de jeunes agrégés écrire des mémoires de thèses bourrées de fautes d'orthographe et de grammaire !"

Comment certaines personnes prononceraient-elles les mots suivants,"Ç'aurait été une catastrophe..." si on les écrivait "C'aurait été une catastrophe..." ? Je me demande si elles ne prononceraient pas :" Koré été...", comme s'il n'y avait pas l'apostrophe après le C.
L'enseignement de l'orthographe ayant été négligé par les grands manitous des sciences de l'éducation, il est certain que les majuscules accentuées sont utiles pour les personnes de moins de cinquante ans.
L'ignorance de l'orthographe (cette orthographe méprisée par un certain M. Ph. M. lors d'une émission de télévision, il y a quelques années, "Ripostes", je crois; en substance, il a dit, de ce ton docte que son titre de professeur d'université l'autorise - croit-il - à adopter,"Les fautes d'orthographe n'ont pas d'importance; c'est le sens qui a de l'importance."; j'avais envie de le gifler pour cette insolente stupidité, mais je n'étais pas sur le plateau de télévision), de nos jours, est telle que je ne suis pas sûr du tout que les jeunes qui lisent "a DECIDE" sachent qu'avec des minuscules il faut écrire "a décidé".

Voyez-vous la pertinence de mon propos, chère amie ? :-)
Chère Nicolas (non, Dickens, il n'y a pas d'erreur de ma part : ici, ce n'est pas "Cher Nicolas"; il s'agit d'une fantaisie de la charmante dame qui a choisi cet étonnant pseudonyme ; charmante, elle l'est toujours avec moi, pour je ne sais quelles raisons qui ne laissent pas de me troubler), vous avez écrit : "Tout le monde sait que E est é après a mais pas après à. Voilà. :-) "
C'est vrai, mais, après à, le verbe est nécessairement (me trompé-je ?) à l'infinitif, c'est-à-dire qu'on écrira "à décider".
Et j'espère que nulle personne normale n'écrirait "à décidér".
Mais peut-être, là encore, suis-je décidément trop candide. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

Que signifie ce mot, (Portnawak), Nicolas ?
Je ne suis pas à la page ! :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

"N'importe quoi", en verlan; ("na" est une déformation de "nain", et que Zébulon n'y voie pas ombrage, et "wak", c'est: "quoi", toujours en verlan).
C'est pour ça que ceux qui disent: "n'importe nawak" se plantent, à mon avis.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

"Jaloux de quoi, au juste ?"

Ecrit par : Bec | 01 mai 2010

Vraisemblablement pas de vous... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

天下皆知美之為美,斯惡已。皆知善之為善,斯不善已。有無相生,難易相成,長短相形,高下相盈,音聲相和,前後相隨。恒也。是以聖人處無為之事,行不言之教;萬物作而弗始,生而弗有,為而弗恃,功成而不居。夫唯弗居,是以不去。

Ecrit par : contre l'anglais sur bonnet d'ane | 01 mai 2010

Excellentissime... J'adore. :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

C'est pour ça que ceux qui disent: "n'importe nawak" se plantent, à mon avis.Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Et une querelle linguistique de plus ! Une !

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

il s'agit d'une fantaisie de la charmante dame qui a choisi cet étonnant pseudonyme ; charmante, elle l'est toujours avec moi, pour je ne sais quelles raisons qui ne laissent pas de me troubler), Francis Penin, professeur etc.

Tiens, c'est étrange. Je pensais pourtant être "charmante" avec tout le monde, ici... Je ne vois pas très bien d'où vous vient ce trouble, cher ami.

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

"Je pensais pourtant être "charmante" avec tout le monde, ici... "

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010

Mouais... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Ce n'est ni de l'anglais, ni du chinois....

"En ce temps-là, on votait VGE par peur du KGB et des CRS ; grâce
aux QCM , j’avais eu mon BTS et étais VRP dans une PME,je sautais
de RER en TGV. Suivit l’époque des SMS que j’envoyais sur SFR à
mon DRH pour mon PDG, par mon GMS acheté au BHV. Au niveau
BNP, RAS, je pouvais payer le SAV de mon ULM comme un VIP diplômé d’HEC soumis à l’ISF. Hélas, une OPA sur ma PME(due au
SME voté par la CEE contre l’avis de l’OMC) m’envoya à l’ANPE.
Que faisaient MAM et DSK, l’UMP et l’UDF,le PCF et le NPA ?
Je dus renoncer aux VVF, aux USA et même au PMU ;
EDF et GDF me coupèrent de MSN, TPS , TNT et RTL. Peu après,
CAF, RMI et RSA ne suffirent plus pour mon HLM. Je passais SDF,
errant de ZUP en ZAC. Par peur d’être KO, HS ou même DCD, je
lançais des SOS à MSF et à l’OMS pour ne pas sombrer dans le LSD
et les MST : qu’on m’accorde au moins la CMU et l’AAH pour aller
en VSL au CHU soigner mon AVC et mes TOC dus aux OGM et
au DDT ! " par Bertrand Tassin

Écrit par : Maminou | 01 mai 2010

J'ai tout compris... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

去。
Ecrit par : contre l'anglais sur bonnet d'ane | 01 mai 2010

Excellentissime... J'adore. :-))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010


Contre le français et l’intelligence, peut-être, aussi…
Allez, je vais vous aider à passer le ‘'tunnel’’, qui casse la vivacité de vos échanges si brefs et si creux, mais tellement ludiques ☺
Pour distraire le Christophe en court de lecture, je parsème mon texte de signes rigolos.
Et je passe à la ligne à chaque phrase, vu qu’elles sont un peu longues… :-(

A ceux qui me soupçonneraient d’avoir fait du copier/coller pour ramener ma science au moindre effort, je précise que ce texte m’a semblé être d’une telle qualité que peu d’autres blogs pourraient le digérer, et que je l’ai recopié moi-même du livre avec mes petites mains, après l’avoir cherché sur un site pour vous le proposer en lien. J’aurais alors cité uniquement le passage sur l’ ÉDUCATION, ça aurait été plus léger… Mais non, il n’est nul part ailleurs sur le web, et vous en avez l’exclusivité.

"Je twisterais les mots s'il fallait les twister / Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez"

D’autres apprécieront les majuscules accentuées... Je confirme à nicolas, it is boring…



La conclusion qui se dégage nettement de tout cela, ὧ c’est que l’uniformité, pour être possible, supposerait des êtres dépourvus de toutes qualités et réduits à n’être que de simples « unités » numériques ; et c’est aussi qu’une telle unité n’est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, ὦ et ainsi de faire d’eux quelque chose qui ressemble autant qu’il est possible à de simples machines, car la machine, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu’on ait pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. ὥ
C’est bien à cela que tendent, au point de vue proprement social, les conceptions « DÉMOCRATIQUES » et « ÉGALITAIRES », ὤ pour lesquelles tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n’importe quoi ὣ ; cette « égalité » est une chose dont la nature n’offre aucun exemple, pour les raisons mêmes que nous venons d’indiquer, puisqu’elle ne serait rien d’autre qu’une complète similitude entre les individus ; ὡ mais il est évident que, au nom de cette prétendue « égalité » qui est un des « idéaux » à rebours les plus chers au monde moderne, on rend effectivement les individus aussi semblables entre eux que la nature le permet, et tout cela d’abord en prétendant imposer à tous une ÉDUCATION uniforme. ῷ
Il va de soi que, comme malgré tout on ne peut pas supprimer entièrement la différence des aptitudes, cette ÉDUCATION ῳ ne donnera pas pour tous exactement les mêmes résultats ; mais il n’est pourtant que trop vrai que, si elle est incapable de donner à certains individus des qualités qu’ils n’ont pas, elle est par contre très susceptible d’étouffer chez les autres toutes les possibilités qui dépassent le niveau commun ; c’est ainsi que le « NIVELLEMENT » ῲ s’opère toujours par en bas, et d’ailleurs il ne peut pas s’opérer autrement, puisqu’il n’est lui-même qu’une expression de la tendance vers le bas, c’est à dire vers la quantité pure qui se situe plus bas que toute manifestation corporelle, non seulement au-dessous du degré occupé par les êtres vivants les plus rudimentaires, mais encore au-dessous de ce que nos contemporains sont convenus d’appeler la « matière brute », et qui pourtant, puisqu’il se manifeste aux sens, est encore loin d’être entièrement dénué de toute qualité. Ѿ

Écrit par : René | 01 mai 2010

Eh bien, pas moi ! ;o))

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2010

Le commentaire précédent répondait à celui de Christophe, qui avait "tout compris".

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 mai 2010

D’autres apprécieront les majuscules accentuées... Je confirme à nicolas, it is boring…

Ecrit par : René | 01 mai 2010
---
I agree with you, René : it is really boring for anyone who has long been used to capitals without accents (as is the case with me), but it is unquestionably useful to unsophisticated people, that is most of people. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

"Je pensais pourtant être "charmante" avec tout le monde, ici... "

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
Vous avez parfaitement le droit de ne l'être qu'avec les gens charmants.
Voyez-vous ce que je veux dire, mes petit(e)s camarades ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

Tiens, c'est étrange. Je pensais pourtant être "charmante" avec tout le monde, ici... Je ne vois pas très bien d'où vous vient ce trouble, cher ami.

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
C'est donc que vous ne réalisez pas à quel point vous êtes charmante, chère amie. Et cette modestie est tout à votre honneur. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

"N'importe quoi", en verlan; ("na" est une déformation de "nain", et que Zébulon n'y voie pas ombrage, et "wak", c'est: "quoi", toujours en verlan).
C'est pour ça que ceux qui disent: "n'importe nawak" se plantent, à mon avis.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010
---
Merci, Christophe !
Vous expliquez sûrement avec la plus grande clarté le renversement des accords à vos étudiants. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

"Pour distraire le Christophe en court de lecture, je parsème mon texte de signes rigolos."

Ecrit par : René | 01 mai 2010

Vous l'aviez déjà posté, ce texte, un peu plus haut; aussi passionnant puisse t'il être, pourquoi avoir gaspillé de la place pour le remettre ???
Et je ne suis pas un fan du ludique...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Don Giovanni, sur "Mezzo"...
Je ne connaissais pas le chanteur qui joue le rôle titre, Francis, (Christopher Maltman, apparemment), mais il est extrêmement crédible...
Quel chef-d'oeuvre absolu, en tous cas...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Pour en faire enrager quelques-uns ici par exemple le père supérieur JPB, connaissez-vous le père François de Dainville 1909-1971 ?
Lisez l'introduction et ce moment étonnant de son enfance où il rappelle que maîtres et élèves accueillaient le nouvel arrivant dans une école religieuse à genoux en faisant une prière pour lui !

http://books.google.fr/books?id=zQWNVeXe5wEC&pg=PA268&dq=piou+ing%C3%A9nieur+des+ponts&cd=1#v=onepage&q=piou%20ing%C3%A9nieur%20des%20ponts&f=false

Écrit par : iPidiblue temples et rites | 01 mai 2010

Mouais... ;-) Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Monsieur Sibille cacherait-il quelque remarque derrière ce mouais peu convaincant ?

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

aussi passionnant puisse t'il être, Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Je pensais pourtant, et de la plus "charmante" des façons possibles, vous avoir expliqué, Christophe, que t' n'est possible que si t = te + élision. Ici, t n'est pas un pronom personnel. Il n'est qu'euphonique et nécessite d'être encadré par des traits-d'union. :-)

Écrit par : nicolas | 01 mai 2010

-Je ne suis pas un fan du ludique...
C’était de la provoc’ facile, j’admets et je vous prie de m’excuser.

-Vous l'aviez déjà posté, ce texte, un peu plus haut; aussi passionnant [qu'il soit...?], pourquoi avoir gaspillé de la place pour le remettre ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Parce que j’aurais voulu qu’il suscite les plus vives réactions d’admiration, de gratitude, et que de réaction, il n’en suscita point. Soit on l’a lu sans trouver de commentaire à la hauteur, ce que je peux comprendre, soit on ne l’a pas lu, ce que je redoutais.
Je sais très bien que dans sa forme, son format, il n’est pas très attractif ni adapté au blog.
Je suis moi-même de ceux qui passent rapidement au-dessus de ce que j’identifie comme des copié/collé trop longs. Je préfère un lien à suivre (ou pas) pour trouver un long texte ailleurs, ce qui ici était impossible. Encore qu’un lien “nu” sans aucun commentaire ou extrait pour l’accompagner ne me convient pas non plus. Pas envie d’aller voir ailleurs à quoi ça correspond, je veux en avoir un aperçu sur le blog lui-même.
Merci pour le qualificatif de “passionnant ”, c’est tout ce que je voulais trouver pour me rassurer sur l’intérêt de ma contribution.

Écrit par : René | 01 mai 2010

Don Giovanni, sur "Mezzo"...
Je ne connaissais pas le chanteur qui joue le rôle titre, Francis, (Christopher Maltman, apparemment), mais il est extrêmement crédible...
Quel chef-d'oeuvre absolu, en tous cas...

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010
---
Il doit être trop jeune ou trop peu connu encore pour que son nom me dise quelque chose, Christophe. Mais, après tout, avant 1960, je n'avais jamais entendu parler de Pavarotti.
Le nombre des grands chanteurs (d'opéra) (incluant les femmes) ne cesse de croître.
Oui, cet opéra est extraordinaire. Je n'en chante que l'air de Leporello (l'air du catalogue [des maîtresses de Don Juan])
Je l'ai chanté (en italien) le 21 juin 2009 dans le temple de Blois, accompagné au piano.
Ma in Ispagna son già mil e tre, mil e tre, mil e tre. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mai 2010

Justement, celui qui joue Leporello est un magnifique chanteur aussi, et beau comme un dieu... Si j'étais homo, je serais sûrement dans tous les états... ;-)))
Erwin Schrott, il s'appelle...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Vous savez, René, ce ne sont pas forcément les textes les plus intéressants qui suscitent le plus d'analyses, (simplement parce que beaucoup de blogueurs se contentent d'y acquiescer), ni même tout simplement le plus de commentaires!!!
J'ai, en tous cas, beaucoup apprécié "le vôtre", et je ne pense pas être le seul !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

J'ai, en tous cas, beaucoup apprécié "le vôtre", et je ne pense pas être le seul !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Voilà des paroles apaisantes pour ma nuit, que je vous souhaite bonne également…

Écrit par : René | 01 mai 2010

Justement, celui qui joue Leporello est un magnifique chanteur aussi, et beau comme un dieu... Si j'étais homo, je serais sûrement dans tous les états... ;-)))
Erwin Schrott, il s'appelle...

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

Mon cher Christophe,

Les hétéros ressemblent de plus en plus à des gays, c'est à vous dégoûter d'être homo ! Où sont les hommes ?

Écrit par : iPidiblue et les hommes-objets | 02 mai 2010

Les hétéros ressemblent de plus en plus à des gays, c'est à vous dégoûter d'être homo ! Où sont les hommes ?

Ecrit par : iPidiblue et les hommes-objets | 02 mai 2010

Vous savez, on peut être homo sans être une fashion victim maigre comme un clou, ou une espèce de "musclor" sorti tout droit d'une sale de musculation (et ayant fait un détour par le salon à UV)...

Écrit par : Julien | 02 mai 2010

"Pour en faire enrager quelques-uns ici par exemple le père supérieur JPB, connaissez-vous le père François de Dainville 1909-1971 ?
Lisez l'introduction et ce moment étonnant de son enfance où il rappelle que maîtres et élèves accueillaient le nouvel arrivant dans une école religieuse à genoux en faisant une prière pour lui !"
dit Pidiblue…

Et moi qui cherchais depuis longtemps l'origine de l'"enfant au centre du système" ! Imbécile que je suis — et en sachant, de plus, que Meirieu sort des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes…
Tout s'illumine !
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mai 2010

« most of people »
Francis Penin | 01 mai 2010

« most people »

Écrit par : tailleboudin | 02 mai 2010

"Et moi qui cherchais depuis longtemps l'origine de l'"enfant au centre du système" ! Imbécile que je suis — et en sachant, de plus, que Meirieu sort des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes…
Tout s'illumine !
JPB"

Et ce dès la crèche, entre le souffle putride du bœuf et celui de l'âne gris...

Porca miseria !

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

« Proust [...] c'est particulier comme manière d'écrire »
lalapin garou | 01 mai 2010

La vache ! C'est de la bonne !

Ecrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

j'ai écris en javanais ?
Dire que pour certains écrivains le style n'existe pas.
je voulais dire les structures de ses phrases dans Albertine disparue furent un peu étranges à lire quand j'ai découvert cet auteur. Et j'étais bien jeune :((

Écrit par : lapingarou vend le muguet | 02 mai 2010

Je mes suis tapé la lecture attentive des programmes de maths, sciences physiques et SVT pour la "nouvelle seconde".

Il apparaît clairement que les IGEN de SVT sont, de très loin, les pédagols les plus explicites.

Lisez le préambule dans

http://media.education.gouv.fr/file/special_4/73/1/sciences_vie_Terre_143731.pdf

Un missel pédagol pur jus dans un style agricole, lourd comme une terre argileuse remuée à la charrue.

avant les bœufs, comme d'habitude.

Allez, je vous appâte (de lapin durable) avec cet extrait édifiant :

"il est bon de souligner que les sciences de la vie et de la Terre peuvent être l’occasion d’intéressantes relations avec l’enseignement d’histoire des arts. [...]
A titre d’exemple, on peut citer les évocations littéraires de la biodiversité ou sa représentation picturale; la statuaire du corps humain au cours d’un exercice sportif. Les évocations littéraires de la vie des mineurs renseignent sur des conditions d’exploitations souvent révolues aujourd’hui. La
représentation d’animaux ou végétaux actuels ou disparus met en scène un dialogue entre les connaissances scientifiques et les pratiques artistiques; etc."

La vie des mineurs au charbon sera probablement très difficile demain et, quand on relatera la noire période que nous traversons, on écrira peut-être "cet assommoir me désola"

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"j'ai écris en javanais ?
Dire que pour certains écrivains le style n'existe pas.
je voulais dire les structures de ses phrases dans Albertine disparue furent un peu étranges à lire quand j'ai découvert cet auteur. Et j'étais bien jeune :(("

Ecrit par : lapingarou vend le muguet | 02 mai 2010

"j'ai écrit"
Je pense que Tailleboudin voulait dire que vous donniez l'impression de découvrir l'Amérique; un peu comme si vous disiez que Joyce avait oublié la ponctuation dans: "Ulysse"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

"Mon cher Christophe,

Les hétéros ressemblent de plus en plus à des gays, c'est à vous dégoûter d'être homo ! Où sont les hommes ?"

Ecrit par : iPidiblue et les hommes-objets | 02 mai 2010

Vous êtes allé voir sa trombine, (et le reste), sur le web ?? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

"Lisez l'introduction et ce moment étonnant de son enfance où il rappelle que maîtres et élèves accueillaient le nouvel arrivant dans une école religieuse à genoux en faisant une prière pour lui !"

dit Pidiblue…"

Une prière ? Ca s'appelle comme ça aussi ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Je viens d'entendre une sidérante interview de Montagnier * sur France Inter ** qui tente une réhabilitation de Benveniste autour de ce qu'on appelle communément la "mémoire de l'eau".

Tout en amalgames bien manipulés : on insiste à mort sur le fait que certains ont traité Benvéniste de "tricheur" pour discréditer tout doute au sujet des travaux du sus-dit (forcément "génial", en "avance sur son temps", "comme Galilée", etc.).

L'anti-doxa portée au pinacle par les représentants de la doxa.

Benvéniste fut probablement plus illuminé que tricheur. Des manips non reproduites et surtout aucun modèle théorique physique mais une vague allusion à des "ondes" électromagnétiques dont on attend encore le début du commencement d'une description théorique qui permettrait d'orienter et de justifier d'éventuelles activités sur la question.

Même Edgar Morin est bien plus précis et rigoureux et, au moins, on peut en rire.

Que dire enfin de l'écœurant spectacle des journaleux de tout poil qui veulent croire et qui ne doutent pas une seule seconde qu'ils appartiennent au camp du Bien. Une mention spéciale à Yvan Levaï qui vient à Canossa en repentance ne n'avoir pas cru.

Que veulent les gens en matière de sciences en dehors du "progrès technique" ? Du rêve et de la croyance.

Lorsqu'un scientifique reçoit un prix Nobel (comme Montagnier), la communauté scientifique lui accorde implicitement un droit à faire ce qu'il veut.

Pour le meilleur parfois et souvent pour le pire.

* le biologiste qui fait des expériences en double aveugle. pas le chanteur, sarkosyste, aveugle simple.

** l'invité du 7/9 à 8h45 environ.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Je comprends votre dépit, dugong.
Pour ma part, ce qui m'intéresse en ce moment, depuis longtemps et pour quelque temps encore, c'est la mémoire du lot. Et toutes les ondes électromagnétiques benvenistes ne lui sont d'aucun secours, au lot.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

PS : En ces temps où le globish envahit même bonnet d'âne, ne pas confondre "double bind" et "double blind".

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

mémoire du lot ou du Lot ?

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Le Figaro fait, lui aussi, dans l'amalgame : "Le quartier new-yorkais de Times Square a été évacué de ses milliers de passants et bloqué par la police samedi soir après qu'une bombe a été retrouvée dans un véhicule qui dégageait de la fumée.

L'engin, une Nissan Pathfinder, a été désactivé, précise l'agence de presse Reuters"

Y'a pas, cette caisse est une bombe !

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

du lot, dugong. Du lot. Le lot d'enfants qui, année après année, me sont confiés. :-)

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

JPB a genoux accueillant les nouveaux arrivants sur le blog et prononçant les mots rituels, y a de quoi en faire bisquer quelques-uns !

PS Christophe ne voyez pas du sexe partout, la langue peut servir à autre chose éventuellement !

Écrit par : iPidiblue bisque bisque rage ! | 02 mai 2010

PS Christophe ne voyez pas du sexe partout, la langue peut servir à autre chose éventuellement !

Ecrit par : iPidiblue bisque bisque rage ! | 02 mai 2010

Ah bon ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Et encore, Dugong, vous avez échappé à Alain Touraine, avant... :-(
J'ai même pensé à vous, avant de couper... J'ai aussi un peu de mal avec Levai....

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Tout cela fleure bon les ordres de chevalerie ... ceci dit les entreprises aussi font des séminaires d'intégration comme l'on dit sans parler des grandes écoles qui multiplient les cérémonies quand on pénètre leur seuil !

Et puis ne donner aucuns rites à vos élèves c'est les priver de l'accès à une vie sociale d'adulte essentiellement !
On peut donc sourire doucement du caractère désuet des écoles religieuses mais enfin si vous fabriquez des handicapés sociaux à la chaîne ce n'est pas terrible non plus !

Écrit par : iPidiblue chevalier du lac | 02 mai 2010

"J'ai longtemps lu ce blog sans beaucoup commenter. Il s'avère qu'il y est (presque) aussi difficile qu'ailleurs de défendre l'idée que l'occident (mais j'ai pu ou dû dire l'Europe) a apporté au monde l'idée que la culture a quelque chose de suprême, bien au-delà des convictions religieuses ou des appartenances ethniques."

Dickens, vous manquez de subtilité encore ou de connaissances autre que celles qui sont les vôtres. Comme si l'occident est l'unique civilisation à apporter "au monde l'idée que la culture a quelque chose de suprême, bien au-delà des convictions religieuses ou des appartenances ethniques". Je vous conseille de lire "Les Entretiens de Confucius", et tout un tas d'autres textes remontant à l'Antiquité avant d'exprimer une telle absurdité. Que faites-vous du syncrétisme religieux (judaïsme + dieux cananéens, etc.) dont parlent (et contre lequel tempêtent) Esdras et Sophonie dans l'Ancien Testament? Il n'y a que les "fous de ..." pour identifier, coûte que coûte, la pureté et la vérité. Certains furent pour l'Histoire de Grands Hommes.

Écrit par : Pendariès | 02 mai 2010

@ecTC

Merci pour le militantisme rattachiste : même ironique, ça fait plaisir, certaines plaisanteries ayant tendance à devenir des réalités. Mais ça donnera à la France un fameux tas d'écoles catholiques sous contrat à gérer en plus!

Cela dit, ce n'est pas demain la veille.

Puce

Écrit par : Puce | 02 mai 2010

Même le muguet du 1er mai est un rite ! Ôter tous les rites c'est ôter beaucoup de joies à la vie sociale, c'est l'appauvrir dangereusement et préparer la voie à des retours de flamme vers des pensées politiques totalitaires ! Voudriez-vous d'un monde gris et sans âme ?

Écrit par : iPidiblue chevalier à la rose | 02 mai 2010

Cher monsieur, j'imagine tout de même que, sans le dire, vous avez quelqu'un derrière la tête lorsque vous nous dépeignez votre sauveur.

Votre œil critique et cynique vous a-t-il complètement dépolitisé pour que vous soyez maintenant enclin à soutenir le premier venu qui brossera dans le sens du poil le corps enseignant ?

Je comprend votre désolation face à l'importance de notre inculture, nous vos braves élèves, mais de là à ce que seule la question de l'enseignement dirige votre vote, il y a de la marge, non ? C'est du moins ce que j'espère.

J'attends impatiemment de connaitre vos intentions de vote le jour où ce cher Jean-Marie en viendra à défendre ardemment l'Ecole Républicaine, son enseignement de qualité, ses valeurs et codes tâchés par le je-m'en-foutisme de certains (Probablement bronzés).
Et je vous signale d'ailleurs que c'est ce qu'il a commencé à faire lors de ses déclarations du 1er Mai.

Plus sérieusement, expliquez nous un peu ce qui vous fait penser qu'un Centre effacé pourrait faire mieux que la Gauche ( qui mènerait vers un fascisme mou ? Cela aussi me laisse perplexe... j'imagine que vous n'êtes pas sérieux. Avec le PS actuel ce serait plutôt de libéralisme refoulé dont il faudrait parler, m'enfin.)

Écrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Christophe Sibille, c'est tellement torride, Erwin Schrott: http://operachic.typepad.com/.a/6a00d83451c83e69e200e553be44f28833-500wi

Écrit par : Pendariès | 02 mai 2010

Et ce dès la crèche, entre le souffle putride du bœuf et celui de l'âne gris...

Ecrit par : dugong | 02 mai 2010

Eh bien elle est jolie, la compagnie de Jésus ! (histoire racontée par un copain dominicain)

Écrit par : Françoise Guichard | 02 mai 2010

mais de là à ce que seule la question de l'enseignement dirige votre vote, il y a de la marge, non ? C'est du moins ce que j'espère. Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Eh bien si, justement. Peut-être pas la seule, mais fondamentalement, celle-là. La grille de lecture des programmes des candidats doit prendre en considération première leur projet pour l'école donc pour le futur. Basique.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

"Eh bien elle est jolie, la compagnie de Jésus ! (histoire racontée par un copain dominicain)"

Dans la lutte entre congrégations, la lutte est sans merci. Aujourd'hui, je connais certains dominicains qui sont allés jusqu'à proclamer une république pour y limiter la progression des jésuites.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Faites excuse pour la redite : "entre congrégations, la lutte est sans merci"

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"Et je vous signale d'ailleurs que c'est ce qu'il a commencé à faire lors de ses déclarations du 1er Mai."

Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Ca fait même un moment qu'il le fait !! Il y a eu quelques échanges musclés ici-même, à ce propos.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Cher monsieur, j'imagine tout de même que, sans le dire, vous avez quelqu'un derrière la tête lorsque vous nous dépeignez votre sauveur.

Votre œil critique et cynique vous a-t-il complètement dépolitisé pour que vous soyez maintenant enclin à soutenir le premier venu qui brossera dans le sens du poil le corps enseignant ?

Je comprend votre désolation face à l'importance de notre inculture, nous vos braves élèves, mais de là à ce que seule la question de l'enseignement dirige votre vote, il y a de la marge, non ? C'est du moins ce que j'espère.

J'attends impatiemment de connaitre vos intentions de vote le jour où ce cher Jean-Marie en viendra à défendre ardemment l'Ecole Républicaine, son enseignement de qualité, ses valeurs et codes tâchés par le je-m'en-foutisme de certains (Probablement bronzés).
Et je vous signale d'ailleurs que c'est ce qu'il a commencé à faire lors de ses déclarations du 1er Mai.

Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Oui, j'ai une iodée derrière la tête… Je sais le poids que peut avoir un bon "faiseur de discours" — je sas même qu'il peut être un faiseur de rois : voir Guaino.
Et Bachelay est très exactement ça. Il l'a été longtemps pour Fabius (qui ne représente pas exactement le centre mou…), il peut l'être en sous-main pour un candidat PS qui aurait ses chances…
Secundo… L'attitude du PS vis-à-vis des questions d'enseignement témoigne juste d'une dérive libéralo-pédago-molle. Je ne crois certainement pas aux vertus d'un centre sans idées ni couilles. Je crois au contraire (j'avais l'impression que ma Note était claire là-dessus) aux vertus républicaines.
Et pour reprendre la fin de votre post, si JMLP se drape dans les vertus républicaines, c'est qu'on l'a laissé faire. Qu"'on lui a ouvert le champ. Certaines de ses phrases, hier, auraient pu être articulées par un Mélenchon en forme — c'est dire le terrain que le PS a perdu, et qu'il lui faut reconquérir.
Par ailleurs, si JMLP dit que la Terre est ronde, je ne vais pas m'inscrire en faux par principe. La Terre est ronde, l'enseignement doit être remis sur les rails, et le libéralisme internationaliste n'est pas la meilleure solution aux crises en tout genre.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mai 2010

J'attends impatiemment de connaitre vos intentions de vote le jour où ce cher Jean-Marie en viendra à défendre ardemment l'Ecole Républicaine, son enseignement de qualité, ses valeurs et codes tâchés par le je-m'en-foutisme de certains (Probablement bronzés).
Et je vous signale d'ailleurs que c'est ce qu'il a commencé à faire lors de ses déclarations du 1er Mai.
Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010
Ca fait même un moment qu'il le fait !! Il y a eu quelques échanges musclés ici-même, à ce propos.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Promouvoir le "chèque scolaire", vous appelez ça défendre l'École républicaine ? Eh bien...

Écrit par : TotoWeininger | 02 mai 2010

Ô que non la Terre est aplatie ! ce fut l'objet d'une fameuse querelle dont Maupertuis sortit vainqueur face à Cassini ...

Écrit par : iPidiblue rond et les lapones | 02 mai 2010

Ce qui a le plus souffert dans l'époque contemporaine c'est l'esprit de finesse, on voit tout en gros ... alors que seul le détail enchante, on ne veut que des plaisanteries au gros-sel !

Écrit par : iPidiblue rond petit patapon | 02 mai 2010

"j'ai une iodée derrière la tête" JPB

cette faute de frappe (les gros doigts !) me permet de saisir l'occasion de tenter de réhabiliter l'huître, injustement stigmatisée pour son QI, soit-disant réduit à sa plus simple expression.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"Oui, j'ai une iodée derrière la tête"
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2010

Devant, c'est mieux...
J'adore cette fragrance !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

« most people »

Ecrit par : tailleboudin | 02 mai 2010
---
Merci ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mai 2010

Au sujet de mollusques et de leurs tendres moitiés, mon cher Dugong, quand nous présenterez-vous Madame Dugong ?

Écrit par : iPidiblue et Madame de ... | 02 mai 2010

"Promouvoir le "chèque scolaire", vous appelez ça défendre l'École républicaine ? Eh bien..."

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mai 2010

Il n'a pas dit que ça !!!
Et certains, ici, ont été "border line" dans l'acceptation du gros borgne, à cette occasion. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

la minute de mame ortho :
stigmatisée pour son QI, soit-disant réduit à sa plus simple expression. dugong

L'huître ne prétend rien en ce qui la concerne : soi-disant ne s'applique donc pas, utilisez plutôt prétendument. Car il faut bien le dire, c'est notre jugement... peut-être faux, d'ailleurs.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

Si la sagesse de l'huître nous est imperceptible car inaudible, beaucoup parlent à sa place.

C'est ce que je voulais dire !

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Je meurs où je m'attache ... quelle belle profession de foi !

Écrit par : iPidiblue semper fidelis | 02 mai 2010

mais de là à ce que seule la question de l'enseignement dirige votre vote, il y a de la marge, non ? C'est du moins ce que j'espère. Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Eh bien si, justement. Peut-être pas la seule, mais fondamentalement, celle-là. La grille de lecture des programmes des candidats doit prendre en considération première leur projet pour l'école donc pour le futur. Basique.

Ecrit par : nicolas | 02 mai 2010

Le problème pour voter, ou ne pas voter, c'est de trouver des raisons de discriminer entre les déclamations démagogiques (style Le Pen, en effet, mais pas seulement) et une orientation politique républicaine. Il faut donc rechercher la cohérence, la dynamique d'une campagne. Tout se tient. Pas de défense de l'éducation sans renoncement au consumérisme, aux "harmonisations européennes" ou aux exigences patronales (le "savoir être" opposé au "savoir-faire"), etc.

Écrit par : J.Halpern | 02 mai 2010

Non ce qu'il vous faut c'est un bon avocat du diable comme moi, car quand on défend une cause aussi mauvaise que celle de l'éducation nationale d'aujourd'hui, il faut être armé de pied en cap voire de mauvaise foi pour parer tous les coups !

Écrit par : iPidiblue avocat du diable | 02 mai 2010

Ma profession de foi légèrement adaptée de Balzac et de sa préface à l’Histoire des Treize « …un monde à part le monde, n’en reconnaissant aucune loi, ne se soumettant qu’à la conscience de sa nécessité... agissant tout entier pour un seul de ses associés quand l’un d’eux réclame l’assistance de tous ; cette vie de flibustier en gants jaunes et sur le net, cette union des gens supérieurs, froids et railleurs... cette religion du savoir fanatisa quelques hommes qui recommencèrent la société de Jésus au profit du diable savant. »

Écrit par : iPidiblue et la société du savoir | 02 mai 2010

Reportage sur les groupes de "rock chrétien", sur "Canal plus"... Ca déchire grave sa sainte mère... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

"Ca déchire grave sa sainte mère"

La première fois que le groupe est paru sur Cène, ils étaient 12 autour du leader.

Une section rythmique d'enfer.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"le libéralisme internationaliste n'est pas la meilleure solution aux crises en tout genre."
JPB

Pour voir concrètement l'application à l'université ,par le biais de la loi LRU,article intéressant sur le site de "fabula":
http://www.fabula.org/actualites/article37485.php

Écrit par : mirwac | 02 mai 2010

A méditer:

"Le Maître dit: 'Imaginez un homme qui saurait réciter les trois cents "Poèmes"; on lui confie un gouvernement, mais il n'est pas à la hauteur; on l'envoie en ambassade au quatre coins du monde, mais il se montre incapable de donner la réplique(1). Que lui sert tout son savoir?"

"Les Entretiens de Confucius", Chapitre XIII, 5, trad. du chinois, introduction et notes par Pierre Ryckmans, Folio.

(1) A l'époque, les dialogues diplomatiques se faisaient conventionnellement au moyen de citations du "Canon des poèmes" - citations tout à fait arbitraires du reste, et entièrement détachées de leur contexte.



"Maître Zeng dit: 'Avec sa culture, l'honnête homme rassemble des amis; avec ses amis, il se perfectionne dans la vertu suprême'."

"Les Entretiens de Confucius", Chapitre XII, 24.

Écrit par : Pendariès | 02 mai 2010

auX quatre coins

Écrit par : Pendariès | 02 mai 2010

"Ca déchire grave sa sainte mère"

La première fois que le groupe est paru sur Cène, ils étaient 12 autour du leader.

Une section rythmique d'enfer."

Ecrit par : dugong | 02 mai 2010

Et je ne vous raconte pas les croix d'auteurs !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Surtout avec "Tokio autel" en première partie !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

La presse : "Les Légionnaires du christ sous contrôle vatican.
La nappe de pétrole s’étend."

Le viatique et la taille de la nappe, un contrepet ?

PS pour Ipidi : Mme Dugong m'encourage à corriger plus de copies en écrivant moins de conneries sur le bonnet mais c'est nécessaire à ma santé mentale...

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

J'avais bien compris qu'il s'agissait d'une question de vases communicants, les conneries des copies se transvasaient directement sur le blog, encore heureux que ce ne soit pas vice et versa !

Écrit par : iPidiblue et les problèmes de tuyauteries | 02 mai 2010

Comme je disais il y a quelques jours, nous avons plus besoin dans l'éducation nationale de bons plombiers que d'agrégés forts en thèmes. Fermer soigneusement les robinets et les écoutilles comme le font les bons sous-mariniers avant de partir en immersion profonde ...

Écrit par : iPidiblue et les problèmes de robinets | 02 mai 2010

Ce n'était pas Jérémy, mais moi (et cessez, je vous prie, de déformer les pseudos des uns et des autres).
Et citer l'OED (le sens "now" pour "presently" est "obsolescent or dialectal") n'est pas, me semble-t-il, « mettre de l'huile sur le feu » mais apporter une précision.
Ecrit par : tailleboudin | 01 mai 2010

Ainsi vous prétendez m'interdire à moi seule une pratique fort répandue sur ce blog, que les fréquentes jérémiades de Jeremy sur l'homophobie rampante et autres plaies sociales justifie amplement.
Ce n'était pas à vous que je m'adressais mais à lui, qui a envenimé le débat en m'accusant de ne pas savoir l'anglais.
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2010

Cadichon !

Vous rigolez !

Je vous défendais justement, en vous disant de réagir aux propos de dickens !!!

Vous n'avez rien compris !

Il faudrait arrêter de croire que je vous en veux, alors que je disais justement qu'il me semblait bizarre que dickens ait des leçons à vous donner en anglais ! Je n'ai pas aucune compétence pour trancher entre vous et lui, donc je vous ai dit :

"Cadichon, vous badinez avec dugong, mais enfin notre élite locale, nationale et internationale vient de déclarer qu'en anglais, vous avez le niveau moyen d'un bolet à pied rouge...
Cette affaire est ténébreuse : qui, de l'érudite et libérale comtesse outre-Atlantique, ou de l'élitiste patricien prêt à taper sur les recteurs, saura prouver sa maîtrise et sa connaissance de la langue retorse imaginée par la perfide Albion ?
Ecrit par : Jeremy | 30 avril 2010"

Ca vous a déplu ? Mais dites, ça n'avait rien de méchant. Votre susceptibilité face à ma réponse est grotesque. Dites donc, avec ce que moi je me prends habituellement dans la gueule pour être prof et/ou homo, si j'avais dû en vouloir à quelqu'un pour avoir écrit à mon encontre deux phrases (!) comme celles ci-dessus, je passerais ma vie à rédiger des messages de droit de réponse.

Bon, Cadichon, je vous aime éperdument, avec toute la vigueur que votre tempérament peut inspirer, et dans les limites imposées par les lois de la bienséance. Ca vous rassure ?

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2010

Merci pour le militantisme rattachiste : même ironique, ça fait plaisir, certaines plaisanteries ayant tendance à devenir des réalités. Mais ça donnera à la France un fameux tas d'écoles catholiques sous contrat à gérer en plus!

Cela dit, ce n'est pas demain la veille.

Ecrit par : Puce

Bienvenue la quet' !

le sacré verrat de JPB attire du monde bien décidément !

Écrit par : exTC | 02 mai 2010

Sur gauche et droite.

Le problème de la bien-pensance, que ce soit au niveau politique ou syndical, est effectivement de s'être fourvoyée à force d'angélisme, de démagogie et, en matière d'enseignement, de pédagogisme.
Cependant, le vent tourne sur le terrain, me semble-t-il, du moins en partie. Même un syndicat comme SUD, par exemple, qui stigmatisait voilà quelques années les défenseurs de l'école républicaine comme "réacs", est bien obligé de prendre position face aux violences scolaires dont on parle beaucoup aujourd'hui. Ces dernières ne peuvent plus être ignorées, y compris par les adeptes de la politique de l'autruche...

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

Sur le libéralisme.

Je soutiens toujours que le terme est galvaudé, et trop souvent confondu avec l'ultralibéralisme ou le néolibéralisme.

Ces derniers, qui concernent essentiellement le terrain économique, ont d'ailleurs quelques chefs de file bien identifiables, à l'instar de Friedrich von Hayek, qui a publié en 1945 "La Route de la servitude". Dans cet ouvrage, qui a inspiré les Reagan, Thatcher ou Chirac (de la période 86-88 tout particulièrement), il rejette effectivement l'intervention de l'Etat et prône le "laisser faire" d'un marché qui s'autorégulerait... C'est l'appel à la privatisation et à la concurrence à outrance.

Mais ce néolibéralisme, en réalité, contredit le libéralisme initial, qui est lié aux Lumières, et qui est d'abord politique. Ce libéralisme-là peut se définir comme visant l'émancipation de l'individu par la raison et son autonomie, c'est-à-dire sa mise à l'abri des groupes de pressions. On lui doit les libertés individuelles, mais aussi, d'une certaine manière, la laïcité, puisque cette dernière permet précisément la liberté de conscience en soustrayant les citoyens aux groupes de pressions.
Les libéraux, initialement, ne contestent nullement l'autorité de l'Etat ou l'importance de l'instruction pour former des citoyens éclairés.

Même le projet scolaire de Condorcet, selon cette grille de lecture, peut être qualifié de "libéral", dans le sens où il affirme qu'il est nécessaire d'instruire pour que l'individu puisse se garder des préjugés et bien user de sa raison. Et que c'est ce projet qui garantit son émancipation.

Dans une telle perspective, les pédagogistes sont des antilibéraux puisque, en consacrant la parole d'un élève dont l'esprit n'a pas encore été formé par les maîtres, ils réduisent justement ses possibilités d'émancipation. De la même manière, sur un autre registre, ceux qui se montrent complaisants envers la burqa sont antilibéraux, puisqu'ils cautionnent une pratique qui contredit l'émancipation des individus.

Le fait que, une fois le suffrage universel acquis, les individus doivent être suffisamment éclairés (d'où l'importance de l'instruction) pour prendre part à la vie démocratique est du reste un thème récurrent chez les libéraux du XIXe siècle. A cet égard, la faillite actuelle du système éducatif peut très bien être regardée comme un coup d'arrêt porté à ce projet libéral initial. Mais qui risque effectivement de favoriser l'ultralibéralisme économique en substituant un consommateur obscurci au citoyen éclairé.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

Un "article" du Monde où l'on hésite entre le fou-rire et la colère sans retenue :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/04/30/humanites-et-sciences-cognitives-une-nouvelle-critique-litteraire_1345421_651865.html

Les réactions des abonnés montrent que, peut-être, tout n'est pas perdu.

Retenez le nom du concaténeur de mots qui a commis ça : "Rémi Sussan"

http://fing.org/?_Remi-Sussan_

A-t-il agit intentionnellement ? Si oui, ça devrait être dix ans de pilori, bombardé d'objets biologiquement pourris.

Que fait le législateur ?

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Mon grand-père demandait à un de ses neveux qui était directeur de recherches au CNRS dans le domaine agronomique pourquoi s'embarrasser d'une vache pour transformer l'herbe en lait et ne pas squizzer la bête à cornes ? Enfin lui je suis sûr qu'il avait un certain sens de l'humour venu tout droit de l'école des Mines ... le journaliste c'est moins sûr !

Écrit par : iPidiblue et les robinets de lait | 02 mai 2010

"Nous partons du principe qu'il y a une différence entre la lecture d'auteurs comme Marcel Proust ou Henri James et celle d'un journal, qu'il existe un bénéfice cognitif à lire de la littérature complexe", explique Michel Holquist."

Je ne vois pas ce qui vous choque, dugong, les présupposés semblent plutôt sympathiques...

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

""S'il est vrai qu'il y a surtout des filles qui apprennent le français, je préciserai qu'à Berkeley la concentration de fags reflète celle de San Francisco, de l'autre côté du pont."

On ne louera jamais assez l'humour british :

"The oft-heard statement that male homosexuals were called faggots in reference to their being burned at the stake is an etymological urban legend. Burning was sometimes a punishment meted out to homosexuals in Christian Europe (on the suggestion of the Biblical fate of Sodom and Gomorah), but in England, where parliament had made homosexuality a capital offense in 1533, hanging was the method prescribed."

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2010

En effet, très réjouissants commentaires. OUF !

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

Déjà, je ne vois pas pourquoi le journaliste a écrit "Henri James".

On ne dit pas "Guillaume Shakespeare" ni "Jeanne Austen".

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2010

C'est un détail, Jérémie.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

Non.

C'est que le journaliste ne sait pas écrire "Henry James". Il y a d'autres "détails" dans l'article qui le laissent penser.

Écrit par : Jeremy | 02 mai 2010

Langage crypté, suite :

Mon cousin qui est donc directeur de recherches agronomiques au CNRS annonce à la cantonnade d'un air important : "Je pars en Algérie installer une unité de production d'aliments protéinés"
Un autre de mes cousins qui lui est dans les impôts et qui est plein de bon sens lui répond :"Dis plutôt que tu pars installer un poulailler ce sera plus compréhensible !"

Comme quoi quand on a fait des études supérieures parfois cela encombre l'entendement ...

Écrit par : iPidiblue et les unités de production de protéines | 02 mai 2010

Monsieur Sibille cacherait-il quelque remarque derrière ce mouais peu convaincant ?

Ecrit par : nicolas | 01 mai 2010
---
Ce "mouais" vous paraît peu convaincant, chère Nicolas ?
Comme c'est bizarre !
Vous n'avez donc pas remarqué que vous êtes considérablement plus charmante avec moi qu'avec bien d'autres personnes !
C'est pourtant simple : vous avez bien des égards pour moi, bien davantage que pour d'autres personnes, et cela se comprend très bien. Je suis beaucoup plus aimable et chaleureux envers vous que ne le sont mes petits camarades de ce blog. La gentillesse et le respect envers ses semblables suscitent les mêmes égards chez les gens de qualité.
JPB le serait autant que moi (et peut-être davantage) s'il n'était tenu - s'il ne se sentait tenu - à une certaine retenue, une certaine réserve, en tant que maître de céans de ce blog.
Mais comme séducteur, je ne lui arrive pas à la cheville. Et il a l'immense avantage d'être plus jeune que moi (je me refuse à dire "moins vieux que moi"). Il a treize ans de moins que moi, si je suis bien renseigné. Je ne fais pas mystère de mon âge, et lui non plus. :-)
Mais je n'ai pas ce genre d'obligations de réserve. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mai 2010

http://plus.lefigaro.fr/note/qui-sont-les-responsables-de-la-crise-grecque-20100426-187439

Une révision constitutionnelle s'imposera dans un futur très proche dans nos pays où les gogos impassibles s'apprêtent payer les pots cassés par ceux à qui on a donné les clés en 1992 (Maastricht)

Nos éminents constitutionnalistes n'auront pas à se bidouiller la neuronaille car ils ont déjà un texte tout prêt.

l'article 15 de la constitution de l'ex Zaïre :

"Dém...de-toi"

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

Et moi qui cherchais depuis longtemps l'origine de l'"enfant au centre du système" ! Imbécile que je suis — et en sachant, de plus, que Meirieu sort des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes…
Tout s'illumine !
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2010
---
Oui, en effet. Je crois voir ce que vous sous-entendez peut-être.
Mais, non, vous n'êtes pas un imbécile, que diable ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mai 2010

Non, je n'avais pas remarqué, Francis. Mais puisque vous le ressentez ainsi, il se peut que ce soient les effets conjugués des égards dus à votre âge (sans vous offenser), et de votre exquise urbanité.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

Ah ! c'est que Francis est idéal dans les rôles de grand-père noble du répertoire !

Écrit par : iPidiblue et les pères nobles | 02 mai 2010

Daniel, tout le problème, (concernant le terme "libéral", fort noble à la base), consiste en le fait du détournement sémantique qu'ont opéré à son "égard" des gens mal intentionnés comme Thatcher et Reagan, justement, (et Madelin chez nous
Et la mésentente entre les "libéraux" et les "antilibéraux" du blog vient vraisembablement du fait que certains s'obstinent à employer le terme dans son acception "ancienne", et les autres dans la galvaudée.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Goldman Sachs comme acteur de tragédie grecque … et des prochaines faillites souveraines
GEAB du 15 février 2010. Edifiant.

Écrit par : nicolas | 02 mai 2010

"Et la mésentente entre les "libéraux" et les "antilibéraux" du blog vient vraisembablement du fait que certains s'obstinent à employer le terme dans son acception "ancienne", et les autres dans la galvaudée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010 "

On peut penser aussi que certains de ceux qui disent utiliser "libéral" dans son sens classique visent à une confusion des sens.
Sinon pourquoi utiliser un mot dans un sens que l'immense majorité entend dans un autre?
On cherche d'abord à réhabiliter le mot pour lui donner une "aura" positive en espérant que cette "aura bénéficiera au sens moderne (contemporain, pas du XVIII° siècle) du terme.

Écrit par : La ficelle est un peu grosse | 02 mai 2010

Corriger des copies en écoutant le Tarotplane de Captain Beefheart me rend un peu plus indulgent pour les élèves. Probablement parce que j'écoutais ça quand j'étais au lycée.

enregistré en 1967 !

Commentaire lu sur Deezer : "ce mec peut peut tronçonner des arbres avec sa voix"

Yes Sir !

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"On peut penser aussi que certains de ceux qui disent utiliser "libéral" dans son sens classique visent à une confusion des sens.
Sinon pourquoi utiliser un mot dans un sens que l'immense majorité entend dans un autre?
On cherche d'abord à réhabiliter le mot pour lui donner une "aura" positive en espérant que cette "aura bénéficiera au sens moderne (contemporain, pas du XVIII° siècle) du terme."

Ecrit par : La ficelle est un peu grosse | 02 mai 2010

Parfaitement d'accord avec vous. Et c'est ce que font, à mon avis, les défenseurs du "libéralisme" sur le blog. (Cadichon, surtout, ;-)))
Mais je peux me tromper.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

"On peut penser aussi que certains de ceux qui disent utiliser "libéral" dans son sens classique visent à une confusion des sens.
Sinon pourquoi utiliser un mot dans un sens que l'immense majorité entend dans un autre?
[...]"

Ecrit par : La ficelle est un peu grosse | 02 mai 2010


Vous ne voulez pas envisager que c'est exactement le contraire? C'est confondre "libéralisme" et "ultralibéralisme" qui entretient la confusion... Quant à ce qu'entend la majorité... Tout le monde disait que la Terre était plate... Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas rompre avec certaines habitudes.

En fait, ce n'est pas implement un problème sémantique.
Je pense que la confusion a des implications pour la compréhension de certains débats contemporains.
Par exemple, quand on associe la "République" et les "valeurs républicaines" aux "droits de l'homme" ou à la "laïcité", et qu'on l'oppose du reste au "libéralisme". Si on en reste là, on s'expose en fait à une série de difficultés insolubles. L'Iran est une république... et n'est pourtant pas laïc; l'Afrique du Sud est devenue une république en 1961 pour s'affranchir du Commonwealth... et poursuivre l'apartheid... donc au nom d'une politique contraire aux libertés individuelles; invoquer la "République" pour défendre certaines valeurs ne suffit donc pas.
En revanche, si on admet que notre modèle républicain est avant tout un modèle libéral et individualiste, au sens d'émanciper des citoyens éclairés, certaines choses deviennent plus claires... Y compris le fait que des valeurs comme les "droits de l'homme" sont partagées par d'autres démocraties libérales... qui ne sont pas des républiques, mais bien souvent des monarchies constitutionnelles.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

Parfaitement d'accord avec vous. Et c'est ce que font, à mon avis, les défenseurs du "libéralisme" sur le blog. (Cadichon, surtout, ;-)))
Mais je peux me tromper.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010


J'aurais tendance à être d'accord avec vous, Christophe, concernant Joe et Cadichon!!!
Mais la confusion, on la trouve aussi dans l'autre sens, par exemple à l'extrême-gauche.
Quand Besancenot ou certains altermondialistes se montrent complaisants envers le voile ou Tariq Ramadan, c'est peut-être justement parce qu'ils ne sont pas seulement contre le libéralisme économique. Au bout du compte, ils révèlent probablement qu'ils sont aussi des antilibéraux politiques... et que l'oppression des femmes au nom du "relativisme culturel", finalement, ça ne les dérange pas trop!

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

"En revanche, si on admet que notre modèle républicain est avant tout un modèle libéral et individualiste, au sens d'émanciper des citoyens éclairés, certaines choses deviennent plus claires... Y compris le fait que des valeurs comme les "droits de l'homme" sont partagées par d'autres démocraties libérales... qui ne sont pas des républiques, mais bien souvent des monarchies constitutionnelles."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

Très clair, en effet... ;-)
Ne croyez-vous pas que ça revient très exactement au même ? Au bout du compte, il y a confusion. Alors, à qui ça profite ? Ou, plutôt, à qui ça nuit ? (Ce qui revient aussi à peu près au même !!)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Promouvoir le "chèque scolaire", vous appelez ça défendre l'École républicaine ? Eh bien...

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mai 2010


http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/05/01/1er-mai-jean-marie-le-pen-se-prend-pour-arlette-laguiller/#xtor=RSS-32280322

Je ne parlais pas ici de contenu réel.
Je soulignais simplement que, comme l'article mis en lien le laisse entendre, il est bien facile de faire de belles déclarations sur l'Ecole, et aussi que j'espérais ( sans néanmoins avoir beaucoup de doutes) que M. Brighelli ne se laisserait pas simplement séduire par ces dernières. En effet dans cette matière aussi confuse politiquement qu'est l'éducation ( on a eu de tous sous tous les gouvernements), les paroles attendues peuvent venir de bien des directions.

“l’école publique (…) ascenseur social qui faisait que chaque écolier avait dans son cartable sa casquette de préfet, sa mallette de chef d’entreprise ou son diplôme de meilleur ouvrier de France”; Dixit JMLP.

Ca en fait rêver certains, bien qu'ils ne l'admettent pas.







mais de là à ce que seule la question de l'enseignement dirige votre vote, il y a de la marge, non ? C'est du moins ce que j'espère. Ecrit par : Clément Magro | 02 mai 2010

Eh bien si, justement. Peut-être pas la seule, mais fondamentalement, celle-là. La grille de lecture des programmes des candidats doit prendre en considération première leur projet pour l'école donc pour le futur. Basique.

Ecrit par : nicolas | 02 mai 2010

Raccourci un peu facile. Un mandant présidentiel dure 5 années, de même qu'un législatif ( oui oui, je ne vous apprend rien). C'est pourquoi même sur deux mandats les effets des réformes de l'éducation ne se font pas sentir. C'est pourquoi la seule chose qui préoccupe les dirigeants des partis au pouvoir à propos de l'éducation, ce sont les économies.
C'est pourquoi se baser uniquement sur la politique pour faire évoluer l'Education est idiot... et c'est pourquoi se baser sur les promesses des candidats au sujet de l'Education pour déterminer son vote signifie se fourvoyer d'autant plus.
Et c'est comme ça qu'on s'étouffe avec des couleuvres décorées en tartines. Basique.

Écrit par : Clentos | 02 mai 2010

Pour ceux qui ont tété du blues râpeux au berceau et qui aiment ça :

http://www.deezer.com/fr/#music/captain-beefheart-his-magic-band/the-mirror-man-sessions-118020

Avec la voix du captain.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

"C'est pourquoi se baser uniquement sur la politique pour faire évoluer l'Education est idiot..."

L'inverse est vrai aussi.

Si certains hiérarques du PS espèrent voir ainsi revenir "automatiquement" les enseignants vers leur "lieu naturel", ils se la mettent eux mêmes très profondément.

Écrit par : dugong | 02 mai 2010

“l’école publique (…) ascenseur social qui faisait que chaque écolier avait dans son cartable sa casquette de préfet, sa mallette de chef d’entreprise ou son diplôme de meilleur ouvrier de France”; Dixit JMLP.
Ca en fait rêver certains, bien qu'ils ne l'admettent pas.
Ecrit par : Clentos | 02 mai 2010

Bon, sur cet exemple, Le Pen dit la même chose que, disons, Chatel (qui lui même dit la même chose que Descoings qui dit la même chose que Peillon qui...) :
"[...] aujourd’hui, cette ambition républicaine, cette aspiration méritocratique, et même le lien organique entre l’École et la Nation, semblent mis à mal", "Les chiffres sont sans appel, il nous faut relancer l’ascenseur social" "nous peinons à assurer une réelle égalité des chances à tous les enfants de la République. Ainsi, un enfant d’ouvrier entré en classe de seconde générale et technologique a cinq fois moins de chance qu’un enfant de famille favorisée d’accéder, trois ans plus tard, en classe préparatoire" Intervention de Luc Chatel au colloque "École et Nation"01/04/2010 .

Et non, décidément, cela ne me fait pas rêver du tout, ces histoires d'ascenseur social et d'égalité des chances, que tout le monde semble avoir à la bouche dès qu'il s'agit de parler de l'École...C'est même la stricte continuation du cauchemar qui nous a conduit depuis des décennies à la situation désespérante et sans doute désespérée où nous sommes aujourd'hui.

Mais au moins, le chèque éducation n'est pas (officiellement) dans le programme de l'UMP.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mai 2010

Et non, décidément, cela ne me fait pas rêver du tout, ces histoires d'ascenseur social et d'égalité des chances, que tout le monde semble avoir à la bouche dès qu'il s'agit de parler de l'École...C'est même la stricte continuation du cauchemar qui nous a conduit depuis des décennies à la situation désespérante et sans doute désespérée où nous sommes aujourd'hui.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mai 2010


Ou bien est-ce une histoire bien réelle, qu'il serait trop facile
d'occulter, mais qu'on a, comme je le souligne, trop politisée au point qu'elle puisse en rebuter certains ( mêmes les meilleurs, ne vous en faites pas)

Dans ma classe de lycée ZEP l'année dernière, 45 % des élèves ont eu le bac... vous m'excuserez du chiffre il est ainsi.

Ne me faites pas croire que vous imaginez la réforme nécessaire de l'éducation autrement que comme une amélioration de cette situation désastreuse.

La seule nuance est que tous le promettent... alors forcément, on s'en lasse un peu, on voit ça comme un simple argument politique.... c'en est un ! Et c'est bien parce qu'il y a un déphasage entre discours et faits que nous vivons comme vous dites "un cauchemar qui nous a conduit depuis des décennies à la situation désespérante et sans doute désespérée où nous sommes aujourd'hui".

Ce n'est pas le sujet ni la revendication qui sont mauvais, mais bien le discours démagogique qui s'en sert sans jamais y toucher. Un bon argument de campagne, on le garde.

Vous voyez, Le Pen le dit, Descoings le dit, Peillon le dit... et ça m'coûte pas grand chose non plus de le dire.

Je suis content que dans la bouche de gens comme eux, cela ne vous fasse que peu espérer.
De là à dire que traiter d'inégalités aggrave la situation de l'Ecole... je ne vous suis pas.

Écrit par : Clentos | 02 mai 2010

Non, je n'avais pas remarqué, Francis. Mais puisque vous le ressentez ainsi, il se peut que ce soient les effets conjugués des égards dus à votre âge (sans vous offenser), et de votre exquise urbanité.

Ecrit par : nicolas | 02 mai 2010
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Vous vous rappelez peut-être, chère amie, que j'aurai soixante-dix ans dans moins de deux semaines. J'assume mon âge (j'ai du mal à croire que j'ai cet âge-là malgré mes rhumatismes) et je ne vois nulle offense, tout au contraire, dans votre propos, même si les dames ne risquent plus grand-chose avec moi. Il ne me reste plus, pour leur plaire, qu'à me montrer aimable comme vous le dites de façon si charmante.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mai 2010

Ah ! c'est que Francis est idéal dans les rôles de grand-père noble du répertoire !

Ecrit par : iPidiblue et les pères nobles | 02 mai 2010
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Les rôles de pères nobles dans les opéras sont toujours attribués à des barytons ou des basses. (On voit mal un ténor dans ce genre de rôle.)
De ce fait, pour un jeune chanteur ayant une voix de basse, il est nécessaire de se maquiller pour se vieillir pour ces rôles de pères nobles.
Si j'avais fait carrière dans l'opéra (au lieu d'enseigner les sciences physiques), ç'aurait été mon cas. Et si, comme Placido Domingo (né comme moi en 1940), je chantais encore, il n'y aurait nul besoin de me maquiller.
Domingo, curieusement, a débuté comme baryton, puis a travaillé sa voix pour parvenir à chanter les rôles de ténor (parce que les cachets sont plus élevés pour les ténors que pour les barytons - et les basses ne gagnent presque rien; autant faire prof !) et a réussi brillamment ce tour de force formidable.
Avec l'âge, il revient à la tessiture de baryton. Je l'ai vu récemment dans le rôle-titre de l'opéra Simon Boccanegra, de Verdi, retransmis du MET(ropolitan Opera de New York) dans certaines salles de cinéma du monde entier. Il a fallu le rajeunir pour le début où Simon est jeune ! Il tient la route.
Cher iPidiblue, comme j'aimerais que vous vinssiez m'écouter chanter des extraits de Nabucco, de Verdi le 21 juin prochain à Blois ! Ces extraits sont des passages chantés par le grand prêtre des Hébreux, Zaccaria, entre autres le solo qui suit immédiatement le chœur des Hébreux. (O chi piange ? Di femmine imbelli, chi solleva lamenti al Eterno ? O sorgete, angosciati fratelli; sul mio labbro favella il Signor ! etc.)
J'ose croire que vous ne changeriez pas d'opinion. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mai 2010

Le jus pédagol du jour nous fait une page entière sur l’utilisation de Twitter pour « des échanges pédagogiques ».

L’idée d’utiliser le net pour permettre des contacts profs/élèves en dehors des heures de classe ne date pas d’hier * mais via Twitter, c’est du pédagol pur jus : textes limités à 140 caractères (la première phrase de ce message en fait déjà 115) et justifications idéologiques.

Quelques extraits :

« Twitter est un support écrit d'autant plus attractif pour l'élève puisqu'inédit et original. Nous utilisons Twitter en classe pour une prise de notes lorsqu'ils font des recherches documentaires au CDI, lorsqu'ils suivent un documentaire vidéo...etc. : l'élève n'est plus consommateur du cours, il devient acteur. Il intervient, commente, augmente le cours de ses savoirs, de ses questions. L'inter-activité est dès lors forte. »

« Twitter permet une mutualisation des savoirs et des compétences, ce que ne permet pas le mail. A chaque fois qu'un élève pose une question via Twitter et que j'y réponds, ce sont tous les élèves de la classe qui profitent de cet échange. Twitter permet un réseau qui rompt les individualismes et donne de la force à l'écrit de l'élève. L'immédiateté de l'information ou de l'échange est aussi un atout. »

« Un tweet n'a pas vocation à « tout dire ». C'est soit un concentré d'information qui se suffit à lui-même , soit une première piste qui renvoie à un lien. Le lecteur accède alors à une information plus complète. L'usage de Twitter, tel que je l'ai imposé, n'altère en rien la qualité de l'expression écrite. Le langage sms est proscrit. L'élève doit respecter les règles de la communication courante: niveau de langue, orthographe, syntaxe. Les 140 caractères permettent aux élèves de s'exercer à la prise de notes, une pratique difficile pour eux mais pourtant nécessaire. Comme chaque nouvel usager de Twitter, respecter les 140 caractères leur a paru ardu mais finalement ils s'y sont mis facilement. »

J’arrête la régurgitation que cette « collègue » d’histoire-géo nous fait de son bréviaire ** pédagol, j’en ai déjà cité pour plus de 1500 caractères…

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2010/112_1.aspx#a7

* j’utilise le courriel depuis 5 ans maintenant. J’en ai déjà parlé ici plusieurs fois.

** des brèves hier, des onomatopées demain.

Écrit par : dugong | 03 mai 2010

Dugong, c'est d'autant plus effarant que Watrelot dans le semi-privé dit des choses finalement banales et sans nocivité sur les usages de la télématique :
http://www.educpros.fr/detail-article/h/2c84f16391/a/brighelli-watrelot-amis-sur-facebook.html
Mais les pédagos se sentent obligés, régulièrement, de cautionner de très grosses conneries.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2010

"Mais les pédagos se sentent obligés, régulièrement, de cautionner de très grosses conneries." JPB

La question centrale reste la bêtise moyenne du "corps enseignant" qui a besoin d'enthousiasme sans discernement. Quel que soit le bord...

Écrit par : dugong | 03 mai 2010

Quand on voit ça, que valent nos querelles de pays riches et en déclin ?

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/28/01003-20100428ARTFIG00746-l-ecole-devient-obligatoire-en-inde-.php

Écrit par : nicolas | 03 mai 2010

Scolarisation totale avec contenus tendant vers 0, préalable à une scolarisation très partielle et intermittente ?

Et si l'Inde était en avance ?

http://www.uis.unesco.org/TEMPLATE/pdf/EducGeneral/OOSC_FAQ-fr.pdf

Écrit par : dugong | 03 mai 2010

La question centrale reste la bêtise moyenne du "corps enseignant" qui a besoin d'enthousiasme sans discernement. Quel que soit le bord...

Ecrit par : dugong | 03 mai 2010


Oui du moment que c'est du lourd ... on n'émeut pas les forces syndicales avec des delicatessen !

Écrit par : iPidiblue crème chantilly et crème fouettée | 03 mai 2010

nouveaux programmes de francais seconde en consultation sur eduscol:retour à la chronologie!

Écrit par : mirwac | 03 mai 2010

""On peut penser aussi que certains de ceux qui disent utiliser "libéral" dans son sens classique visent à une confusion des sens.
Sinon pourquoi utiliser un mot dans un sens que l'immense majorité entend dans un autre?
[...]"

Ecrit par : La ficelle est un peu grosse | 02 mai 2010


Vous ne voulez pas envisager que c'est exactement le contraire? C'est confondre "libéralisme" et "ultralibéralisme" qui entretient la confusion... Quant à ce qu'entend la majorité... Tout le monde disait que la Terre était plate... Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas rompre avec certaines habitudes.



Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010
"
D'accord pour différencier libéralisme et ultralibéralisme.

la comparaison avec la Terre plate ne tient pas, il s'agit du sens donné à un mot pour libéralisme et d'une question de connaissance dans l'autre cas.

Écrit par : la ficelle | 03 mai 2010

Enfin raisonnables ?

'Le débat n'est pas tranché', prévient un proche de M. Sarkozy. En revanche, l'idée d'aligner le système de retraite des fonctionnaires du public sur le privé, en prenant en compte non plus les 6 derniers mois de traitement, hors primes, mais les 25 meilleurs années de salaire, est très improbable : 'Il faudrait tout changer', estime un conseiller de l'Elysée. 'Ce serait prendre le risque de faire aller toute la réforme dans le mur', commente un proche du président. L'âge moyen de liquidation des droits à la retraite est aujourd'hui de 61,5 ans. Le Monde

Écrit par : nicolas | 03 mai 2010

D'accord pour différencier libéralisme et ultralibéralisme.


Ecrit par : la ficelle | 03 mai 2010

Comme l'a très bien décrit D. Arnaud le libéralisme est la doctrine de l'individu isolé (une abstraction) libre et autonome qui s'émancipe une fois équipé de la petite lumière que lui confère l'instruction.
L'ultralibéralisme s'en distingue en en rajoutant une couche: il revient à cet individu-Roi insularisé de s'émanciper lui-même, dès le plus jeune âge. Comment? En signant le contrat pédagogique lui permettant de s'équiper librement et au choix dans le self-service public d'éducation autogéré, des compétences et des connaissances indispensables pour mener à bien son projet personnel de vie citoyenne.

Écrit par : buntov | 03 mai 2010

Quand Besancenot ou certains altermondialistes se montrent complaisants envers le voile ou Tariq Ramadan, c'est peut-être justement parce qu'ils ne sont pas seulement contre le libéralisme économique. Au bout du compte, ils révèlent probablement qu'ils sont aussi des antilibéraux politiques... et que l'oppression des femmes au nom du "relativisme culturel", finalement, ça ne les dérange pas trop!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

Bien dit !

Écrit par : Florence | 03 mai 2010

"D'accord pour différencier libéralisme et ultralibéralisme.

la comparaison avec la Terre plate ne tient pas, il s'agit du sens donné à un mot pour libéralisme et d'une question de connaissance dans l'autre cas."

Ecrit par : la ficelle | 03 mai 2010


Parce que le sens des mots ne relève pas d'une connaissance? Désormais, plus question de relever les multiples contresens qu'on trouve dans les copies d'élèves!! Et raison de plus pour les "valoriser"...

Plus sérieusement, il suffit d'ouvrir n'importe quel dictionnaire spécialisé, ou anthologie du libéralisme (par exemple celle de P. Manent, chez Gallimard), pour constater que le terme est d'abord politique, et non pas économique. C'est bien une question de connaissance. Aussi les médias, en entretenant la confusion libéralisme/ultralibéralisme, témoignent-ils précisément d'une certaine méconnaissance...

On pourrait presque parler d'un "novlangue médiatique", en l'occurence. Dans le "1984" d'Orwell, il s'agit bien de réduire le vocabulaire pour empêcher de penser. La confusion entretenue entre certains termes appauvrit le débat, me semble-t-il... quand il faudrait pouvoir recourir à des mots différents pour nuancer l'expression de certaines idées...

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 mai 2010

Vous faites semblant de ne pas comprendre.

les joutes sophistiques m'ennuient.

Écrit par : La ficelle | 03 mai 2010

Du haut en bas de la société tout le monde ment ! Et pendant ce temps-là moi qui me suis mis à part de tout ce cirque, je me gèle les couilles en ce beau lundi 3 mai 2010 !

Écrit par : iPidiblue gelé de printemps-pis | 03 mai 2010

Je ne concède guère qu'une chose à la religion des études supérieures : c'est qu'elle permet de mentir avec plus ou moins d'artifice, ceci dit même dans ce domaine certains sont plus gâtés que d'autre par un talent naturel !

Écrit par : iPidiblue et la religion des études supplémentaires | 03 mai 2010

Pour ceux qu'intéresse le débat sur les charter schools, que Diane Ravitch a copieusement alimenté avec son dernier livre, je signale un article fort bien fait du NY Times d'hier.

http://www.nytimes.com/2010/05/02/education/02charters.html?scp=2&sq=Trip%20Gabriel&st=cse

Un autre dans celui d'avant-hier évoque aussi ce livre, mais non pas en filigrane, comme le premier. L'article signale sa crainte de voir disparaître les écoles catholiques. Il me semble que si celles-ci ont du plomb dans l'aile c'est moins la concurrence des charter schools que leur paupérisation depuis que l'Eglise catholique américaine verse des indemnités aux victimes des prêtres pédophiles qui la mettent en faillite. Elle doit vendre des églises et bien souvent les écoles qui y sont rattachées. cette précision faite l'article est lui aussi très intéressant.
http://www.nytimes.com/2010/05/01/us/01religion.html?scp=2&sq=Samuel%20Freedman&st=cse



"le libéralisme internationaliste n'est pas la meilleure solution aux crises en tout genre.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 mai 2010

Définissez SVP ce que vous entendez par "libéralisme internationaliste". Dès que vous laissez libre cours à votre haine du libéralisme vous tombez dans la caricature.

"Et moi qui cherchais depuis longtemps l'origine de l'"enfant au centre du système" ! Imbécile que je suis — et en sachant, de plus, que Meirieu sort des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes…"
Tout s'illumine !
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 mai 2010

C'était pourtant clair déjà en 1983, quand Milner en fit le thème central de "De l'école"... Il avait identifié de manière me semble-t-il convaincante les principaux acteurs-actionnaires de la "Corporation" comme des chrétiens de gauche militants, d'où la dimension sectaire du mouvement pédagogiste. On y retrouve tous leurs poncifes et leur prêchi-prêcha empreint de la fausse empathie gnagnasse propre aux dames patronnesses, convaincues d'être dans le camp du bien, et qui s'entêtent, pour se donner bonne conscience, à faire le bonheur de "leurs" pauvres malgré eux.
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"Eh bien si, justement..../... La grille de lecture des programmes des candidats doit prendre en considération première leur projet pour l'école donc pour le futur. Basique."
Ecrit par : nicolas | 02 mai 2010

Depuis la Libération, TOUS les gouvernements et partis politiques sont tombés comme un seul homme dans le panneau égalitariste des pédagos, et quelle qu'ait pu être la teneur de leur discours électoral (relisez celui de Maisons-Alfort), je ne vois pas en quoi un programme et une position ferme sur l'école des savoirs et la défense des contenus aurait le moindre poids. Il est sûr qu'en votant pour le parti des Mérieu ou Frackowiak, un parent et un enseignant tombent dans le masochisme suicidaire. Vaut mieux choisir un autre critère que l'école car même ceux qui savent ce qu'il faut faire et partent avec les meilleurs intentions du monde en sont empêchés. On vit ( de vivre) cela depuis 2002. Je pense aux échecs des plus récents ministres, Robien qui s'est fait doubler au poteau pour la suppression de la globale et Darcos qui n'a réussi partiellement avec le primaire que parce que, étant du sérail, il su doubler ses adversaires. Chatel n'essaie même pas, il hurle avec les loups, complètement sous la coupe de la Nomenklatura.

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"Parce que j’aurais voulu qu’il suscite les plus vives réactions d’admiration, de gratitude, et que de réaction, il n’en suscita point. .../... Je voulais .... me rassurer sur l’intérêt de ma contribution.
Ecrit par : René | 01 mai 2010

Vous pouvez en être tout à fait assuré.
La force probante de l'argument ne prête pas le flan à la critique. L'égalitarisme qui sous-tend toutes les réformes scolaires depuis cinquante ans n'est plus à démontrer, ni sa nocivité.
Merci de m'avoir branchée sur ce René-là, que je ne connaissais pas.

Écrit par : Cadichon | 03 mai 2010

Pour nos dirigeants éclairés, les raisons essentielles du déclenchement de la crise grecque sont masquées :

1- contraindre les églises grecques de vendre quelques unes de ses nombreuses écoles sous l'effet conjugué des procès pour pédophilie et du tarissement du denier du culte.

2- faire tomber les réticences financières de JPB à investir à Mykonos pour ouvrir son cours.

3- rendre à la Grèce son rôle premier de phare de la culture occidentale.
3 bis- Créer les conditions d'un rapprochement entre l'église orthodoxe et l'église catholique, apostolique et romaine.

Machiavélique.

Écrit par : dugong | 03 mai 2010

J'ai reçu ceci, qui n'est pas signé, sinon "accès à la culture pour tous" (le mail est: gratuitemuseesnationaux@yahoo.fr). Le tableau est noir mais hélas assez fidèle. Quelqu'un en sait-il plus?

"28/ 04 / 2010 Un enseignant souhaitant que le cahier d'un collégien soit tenu correctement récolte un coup de poignard.

28 /04 / 2010 Une surveillante souhaitant qu'un collégien cesse son tabagisme en établissement se fait rouer de coups.

30/ 04 /2010 Un enseignant se suicide en pleine salle des professeurs.

Que propose inlassablement la presse de gauche comme analyse de ce type de faits qui se multiplient ?

1er ensemble de réponse : la crise sociale.

Il faudrait en déduire, selon nos analystes se réclamant de la pensée de gauche, que la paupérisation d'une partie de la population serait à l'origine de ces dérives, et de ces délits. Il convient de ne pas empêcher les élèves qui sabotent les cours de faire leur besogne, car ce serait une injustice sociale. Et tant pis si deux ou trois voyous dans une classe privent du droit d'assister à un cours normal les trente autres.

Les défenseurs autoproclamés des défavorisés, qui glapissent contre le trop grand nombre d'exclusions disciplinaires, --en omettant de signaler que jusqu'à 16 ans, l'exclu est systématiquement invité à reproduire dans un autre établissement ce qui a justifié son exclusion--, expriment au passage le formidable mépris pour ceux qu'ils prétendent défendre.

2e ensemble de réponse, qui tend à se raréfier : l'école crée elle-même les conditions de la violence.

Déni absolu du fait que depuis que l'institution exige que 80 % des élèves obtiennent le baccalauréat, cet examen n'a guère plus de valeur qu'un chiffon de papier, et calomnies selon lesquelles le système scolaire serait répressif, alors qu'il n'a de cesse d'excuser les comportements les plus scandaleux et/ou délictuels d'un nombre croissant d'élèves et de leurs familles. La litanie des argessions physiques et verbales que subissent les personnels rend cette position de plus en plus obscène : elle tend à être réservée à des individus âgés, pétris de bons sentiments "anti-autoritaires".

3e ensemble de réponse : les suppressions de poste. Elles se chiffrent en dizaines de milliers depuis trois ans et ont évidemment un impact considérable. Elles contribuent à donner à certains élèves l'impression que l'impunité sera au rendez-vous. Mais pour beaucoup d'analystes se réclamant de la pensée de gauche, c'est la seule explication qu'ils avancent.

Raisons systématiquement occultées : le fait que la majorité des enseignants n'est plus en mesure de faire son métier, parce que la principale, mais pas unique, cause de la violence vient du fait que la plupart des élèves, de collège en particulier, n'a plus les moyens intellectuels de suivre les programmes, en tout cas, pas dans le contexte de perturbations chroniques qui est celui d'un cours aujourd'hui : il faut alors falsifier systématiquement les notes. Cela est une condition pour éviter le harcèlement de la hiérarchie, qui sanctionnera l'enseignant prenant simplement acte du fait, dans sa notation, que la copie qu'il corrige est celle d'un illettré. Mais il faut taire cette évidence, car le redoublement est désormais banni. Tous les enseignants n'ont pas encore courbé l'échine devant les méfaits ignobles et lâches provenant de chefs d'établissements de plus en plus nombreux. Mais ne pas être au garde-à vous à des conséquences : le chef d'établissement, dont la carrière dépend de son aptitude au déni des dysfonctionnements, supprime les sanctions demandées par les enseignants, les accuse d'être personnellement responsables des violences qu'ils subissent, transmet à l'administration des rapports diffamatoires.

Il est euphémique d'affirmer que les enseignants ne sont pas soutenus par la hiérarchie. Ils sont bien trop souvent attaqués par leur hiérarchie.

Ceux qui résistent finissent en général en congé durable de maladie, ou mettent un terme anticipé à leur existence.

Car la profession enseignante est de toutes les professions, celle qui connaît le taux de suicide le plus élevé.

Le fonctionnement de l'Education nationale est criminel.
Faut-il en être complice ?"

Écrit par : Cunégonde | 03 mai 2010

Daniel, tout le problème, (concernant le terme "libéral", fort noble à la base), consiste en le fait du détournement sémantique qu'ont opéré à son "égard" des gens mal intentionnés comme Thatcher et Reagan, justement, (et Madelin chez nous
Et la mésentente entre les "libéraux" et les "antilibéraux" du blog vient vraisembablement du fait que certains s'obstinent à employer le terme dans son acception "ancienne", et les autres dans la galvaudée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2010

Après tant d'appels du pied sur le libéralisme, je me sens obligé d'intervenir. A mon sens, la confusion vient du fait que ce que vous appelez "ultralibéralisme" n'en est pas du tout et n'a rien à voir avec Hayek (qui doit se retourner dans sa tombe s'il vous lit). Ce que vous nommez ultralibéralisme, c'est simplement un transfert vers la sphère privée d'activités profitables. Ce transfert se fait uniquement à destination de personnes proches du pouvoir, copinant avec les politiques et faisant un lobbying actif et efficace.
La description du libéralisme des lumières que fait Daniel Arnaud est très belle et explique bien ce qu'est le libéralisme : l'affranchissement de toute domination de pensée. Le rôle de l'Etat est important et l'Etat se doit d'être le plus fort possible pour défendre les libertés des individus. En ce sens, un libéral s'horrifiera de la faiblesse des moyens accordés à la justice de nos jours, de la lenteur et de l'aléa de ses procédures. Pour que la liberté et la responsabilité associée jouent à plein, il est nécessaire que la justice soit rapide et efficace.

Par contre, ce que vous semblez ne pas comprendre, c'est que le libéralisme défend toutes les libertés. Il ne s'arrête pas aux portes de l'économie. La liberté économique, c'est ni plus ni moins la liberté de s'associer à un autre acteur économique dans le cadre d'un contrat. Si un client accepte de vous payer un prix pour un bien ou un service (dans la mesure où c'est licite), l'état ne doit pas avoir à intervenir.

Vous l'avez certainement constaté, dès que l'Etat met ses pattes dans un domaine, c'est le début des magouilles et des intrigues : les postes ministériels en sont un bon exemple et le déroulement de vos dernières "négociations" avec la rue de Grenelle devrait achever de vous convaincre. Vous ne voyez dans la concurrence que leurs aspects négatifs, sans voir les aspects destructeurs du monopole d'état. Bien sûr, le système est imparfait, il y a des abus, des voyous, ... qu'il convient de débusquer et de punir.

Sinon, pour le chèque éducation, le choix de l'établissement ne revient pas à l'enfant, à qui l'on demande de choisir son établissement, mais à ses parents, qui en conscience, prennent la responsabilité de l'enseignement qui leur semble le plus approprié. La nuance n'est pas mince.

Bref, est ce que je me reconnais dans Sarkozy, Chirac, Villepin, et n'importe qui à droite, la réponse est bien évidemment non. Ces "ultralibéraux" pour reprendre votre terminologie n'ont rien en commun avec moi. Comme de vulgaires grossistes, ils servent les intérêts de leurs clients (les riches pour la droite, les pauvres pour la gauche), au détriment de leurs fournisseurs (la classe moyenne) en prenant leur commission au passage (commission qui ne cesse d'augmenter).

Écrit par : Joe | 03 mai 2010

Cunégonde, vous oubliez dans votre analyse, par ailleurs excellente, que depuis des dizaines d'années, les "pédagos" ont infiltré tout le système, depuis Foucambert ("L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure", comment peut-on écrire une telle monstruosité ?) et Charmeux, dont le relais a été pris par par Meirieu, Allègre, Jospin...
Ils continuent à sévir (voir le BO CP ) où "l'obligation de déchiffrer" (sic) est considérée comme un handicap, voire une tare, et où les 3/4 des 63 pages de baratin infâme sont surtout consacrées aux "consignes" que l'enfant doit appliquer pour "reconnaître d'un seul coup d'oeil" les "mots-outils", la liste des 50 mots les plus fréquemment utilisés, etc.
Sans parler du fait que pratiquement 100 % des GS font apprendre de cette façon les prénoms de la classe, les noms des jours de la semaine, etc.
C'est souvent le début de la pseudo-dyslexie, avec tout le mal de vivre et la violence qui s'ensuivent.
Oui, le fonctionnement de l'éducation nationale est criminel, et elle s'enfonce de plus en plus dans le marasme.
Qui peut donner une lueur d'espoir, je me le demande ?
Cette situation a précédé aux USA, dès le premier quart du vingtième siècle, et à ma connaissance, les Américains ont du mal à en sortir.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010

"l'enseignant prenant simplement acte du fait, dans sa notation, que la copie qu'il corrige est celle d'un illettré."

Tout est dit, et on nous enjoint, hélas, de pousser de toutes nos forces ledit illettré jusqu'au bac, en validant ses "compétences" et en interdisant tout redoublement (le pôv, il s'y mettra quand il voudra !)

"Grotesque" est en effet le mot qui convient pour désigner le collège unique, mais rassurons-nous, il ne fait et que fera qu'empirer, tandis que la gangrène s'étend à toute vitesse au lycée.

Ce désastre, dont nous n'avons encore rien vu, possède cependant de nombreux amis : les niveau-mont'istes et les juste-mileu'istes qui sont leurs proches cousins.

Les gens qui enseignent en zep dans mon entourage me disent que le niveau des élèves à l'entrée en 6ème n'a jamais été aussi bas, et qu'ils non jamais été aussi violents. Ils redoutent le moment où ces élèves seront en 4ème / 3ème.
Chez l'un d'entre eux, dont le principal a perdu sa mère il y a 2 semaines, un élève a dit à l'intéressé "votre mère c'était qu'une sale pute".

J'en ai marre de ce pays ramolli qui se laisse piétiner par ses enfants...

PS : ça n'a rien à voir (quoique...) mais le dernier édito de "Elle" prêche la tolérance pour la Burqa. Inutile de rappeler que ce grand magazine de la bien pensance majoritaire à longtemps dénoncé à corps et à cris cette pratique en Arabie Saoudite et en Afghanistan. Mais ce qui est intolérable là-bas l'est parfaitement ici, vraisemblablement.

La nausée, vous dis-je.

Écrit par : dickens | 03 mai 2010

A part relancer l'amour à la grecque, je ne vois pas bien à quoi va servir la crise grecque ...

Écrit par : iPidiblue comment faire une bonne macédoine ... | 03 mai 2010

Les "consignes", les "mots-outils", les "paragraphes argumentés", le "B2I", Les "ASSR", l'ECJS , le "conseiller principal d'éducation" et tout le toutim,je n'en peux plus de tout ce vocabulaire à la con vide de sens. Il y a de quoi devenir dingue.

Écrit par : Florence | 03 mai 2010

"Il est sûr qu'en votant pour le parti des Mérieu ou Frackowiak"
"Merci de m'avoir branchée sur ce René-là, que je ne connaissais pas."

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2010

"Meirieu"

C'est vrai, il y a quelque chose que vous ne connaissiez pas ?? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2010

Dans ma classe de lycée ZEP l'année dernière, 45 % des élèves ont eu le bac... vous m'excuserez du chiffre il est ainsi.
Ne me faites pas croire que vous imaginez la réforme nécessaire de l'éducation autrement que comme une amélioration de cette situation désastreuse.
[...]
De là à dire que traiter d'inégalités aggrave la situation de l'Ecole... je ne vous suis pas.
Ecrit par : Clentos | 02 mai 2010

Il est vrai que les chiffres que vous citez sont consternants, surtout lorsqu'on sait ce qu'est devenu le baccalauréat, mais ils ne doivent pas faire oublier que c'est le système dans son ensemble qui est dans un état désastreux et que l'on améliorera pas la situation en ZEP sans l'améliorer partout.

L'égalité est un enjeu politique - pas au sens restreint de l'exercice de la citoyenneté, bien sûr - et ne doit pas être considérée comme un exercice d'ingénierie sociale contrôlé par l'institution scolaire (il y a encore des tarés parmi les professeurs qui se croient les agents de circulation de la mobilité sociale, et qui s'en vantent : il est bon de voir ceux-là désespérer définitivement).

L'Ecole peut travailler à l'égalité (je n'ai pas dit égalité des chances), bien entendu (et une école qui joue pleinement son rôle ne peut qu'y travailler, à mon avis), mais elle ne doit le faire que d'une manière inconsciente et presque malgré elle.

Écrit par : TotoWeininger | 03 mai 2010

On passe de l'égalité des chances (= égalité en droits) à l'égalité des conditions (= égalité en faits)... et cette dernière ne se fait que par le bas.

Écrit par : dickens | 03 mai 2010

On pourrait presque parler d'un "novlangue médiatique", en l'occurence. Dans le "1984" d'Orwell, il s'agit bien de réduire le vocabulaire pour empêcher de penser. La confusion entretenue entre certains termes appauvrit le débat, me semble-t-il... quand il faudrait pouvoir recourir à des mots différents pour nuancer l'expression de certaines idées...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 mai 2010

"Quand les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté" (Confucius)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010

Domingo, curieusement, a débuté comme baryton, puis a travaillé sa voix pour parvenir à chanter les rôles de ténor (parce que les cachets sont plus élevés pour les ténors que pour les barytons - et les basses ne gagnent presque rien; autant faire prof !) et a réussi brillamment ce tour de force formidable.
Francis Penin

J'ai connu un haute-contre, charmant, décédé hélas précocément du sida, Henri Ledroit, qui était basse au départ de sa carrière. Mais effectivement, il nous avait dit que ses cachets étaient beaucoup plus importants que s'il était resté basse.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010

"recéler quelque bizarerie. "

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2010

"receler quelque bizarrerie."

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2010

L'un et l'autre se dit ou se disent. (Votre correcteur de poche le Robert.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010

L'un et l'autre se dit ou se disent. (Votre correcteur de poche le Robert.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010
---
Je l'ignorais. Et le plus curieux est que ces deux verbes ayant le même sens ne se conjuguent pas entièrement de la même façon : "receler" se conjugue comme "modeler", et "recéler" se conjugue comme "céder".
Merci, Anne-Marie !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mai 2010

J'ai connu un haute-contre, charmant, décédé hélas précocément du sida, Henri Ledroit, qui était basse au départ de sa carrière. Mais effectivement, il nous avait dit que ses cachets étaient beaucoup plus importants que s'il était resté basse.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 mai 2010
---
Décidément, avoir une voix de basse est aussi peu gratifiant que d'avoir une note basse à l'école. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mai 2010

On peut ne mettre qu'un seul "r" à "bizarrerie" ????????????

Écrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2010

Bonsoir,Cunégonde… Vous vous étiez faite rare ces derniers temps — mais il suffit que vous interveniez pour que nous mesurions combien vous nous avez manqué…

J'ai parlé dans Fin de récré de l'enseignement en Inde, très rigoureux (et payant) quand il existe.
Et à ce propos… Vu ce WE en DVD Slumdog Millionnaire, excellent film fait par un anglais qui sait filmer (le même qui avait fait Trainspotting). Eh bien, que croyez-vous qu'ils étudient, à six ou sept ans,dans les écoles publiques pauvres de Mumbai, comme ils disent ? Les Trois mousquetaires, rien que ça — une grande partie de l'intrigue réside sur le roman.
Et nous, pendant ce temps ?
JPB, qui rentre à peine d'une journée harassante

Écrit par : brighelli | 03 mai 2010

JPB, qui rentre à peine d'une journée harassante

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2010

Bon repos.

Écrit par : Pendariès | 03 mai 2010

JPB, c'est la référence aux Trois mousquetaires qui a dû, davantage que l'ensemble du film, vous le faire aimer... car j'ai trouvé l'ensemble pour le moins léger (rien à voir avec Trainspotting qui explorait, avec une certaine profondeur, ces amitiés de drogués réellement destructrices).
Le final festif tendance "Disneyland bollywoodien" nous rappelle bien que cet agréable divertissement ne saurait être pris au sérieux...

Écrit par : dickens | 03 mai 2010

Le final festif tendance "Disneyland bollywoodien" nous rappelle bien que cet agréable divertissement ne saurait être pris au sérieux...

Ecrit par : dickens | 03 mai 2010

Je me permets de dire: fuck au sérieux permanent.

Écrit par : Pendariès | 03 mai 2010

En effet, Jean-Paul, Danny Boyle, depuis qu'il a arrêté de se regarder filmer, montre qu'il sait ce qu'est le cinéma - et son co-scénariste, Alex Garland, l'écrivain de "La Plage", entre autres romans, n'est pas mauvais du tout:

"Sunshine" http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=61262.html et "28 jours plus tard" http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46940.html sont excellents, et même très recommandables!

Écrit par : Pendariès | 03 mai 2010

"car j'ai trouvé l'ensemble pour le moins léger (rien à voir avec Trainspotting qui explorait, avec une certaine profondeur, ces amitiés de drogués réellement destructrices).
Le final festif tendance "Disneyland bollywoodien" nous rappelle bien que cet agréable divertissement ne saurait être pris au sérieux...

Ecrit par : dickens | 03 mai 2010

Mais je ne veux pas prendre au sérieux mes divertissements !
JPB

Écrit par : brighelli | 03 mai 2010

Je me permets de dire: fuck au sérieux permanent.

Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2010

Vous pensez réellement qu'il est permanent, le sérieux ? Moi c'est plutôt l'hilarité contemporaine qui me fatigue... et qui me semble être de règle.

Écrit par : dickens | 03 mai 2010

Vous êtes aussi distraits (hum...) que vos élèves, chers collègues. Je n'ai pas écrit ce texte, je n'ai fait que vous le transmettre, mais j'en partage l'amertume et la honte que certains soient contraints de baisser culotte devant des voyous casseurs de bus et de profs.

Écrit par : Cunégonde | 03 mai 2010

Je me permets de dire: fuck au sérieux permanent.

Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2010

Vous pensez réellement qu'il est permanent, le sérieux ? Moi c'est plutôt l'hilarité contemporaine qui me fatigue... et qui me semble être de règle.

Ecrit par : dickens | 03 mai 2010

Vous êtes sérieux en permance, en tout cas, sur ce blog, je trouve. Un peu de légèreté; si le festivisme devait vous conduire à la mort, je vous plaindrais volontiers; mais tout comme je n'ai jamais entendu d'explosion de testicules à cause d'une vie sexuelle peu épanouie, je ne connais pas de décès dû aux divertissements les plus variés, raffinés ou pas, aux rires gras, aussi.

Écrit par : Pendariès | 03 mai 2010

En effet, je consulte les Notes de ce blog et lis ce qui s'y dit avec sérieux... un îlot de sérieux dans ce vaste réseau hilare, cela peut être agréable !

Quant à ce fameux risque d'explosion testiculaire (peu probable, je vous l'accorde volontiers, en tout cas nettement moins qu'une rupture soudaine des tissus de la verge en pleine action), ne devrait-on pas plutôt envisager dans le cadre d'une vie sexuelle archi-débridée, justement ?

Écrit par : dickens, food for thought | 04 mai 2010

une vie sexuelle archi-débridée

Ecrit par : dickens, food for thought | 04 mai 2010

Ce sont seulement les malchanceux qui ont la verge perdue.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

Et voilà, Cadichon va encore être toute fâchée parce qu'elle n'a pas lu la dernière réponse que je lui ai faite.

Cadichon, c'est la Reine de coeur dans Alice.

Cadichon, ne vous emportez pas, ce n'est pas dépréciatif !

Écrit par : Jeremy | 04 mai 2010

Un poète québécois, Richard Desjardin; un compositeur québécois: Pierre Lapointe; une chanteuse québécoise: Elisapie Isaac - superbe, tout simplement: "Moi, Elsie"

http://www.youtube.com/watch?v=3glWSPAddl8

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

Et, puisqu'on en est à parler musique, Bobby McFerrin chez Jean-Marc Four sur "France-Inter", à 18h20.
A la fois génial, sérieux, et jubilatoire, Dickens.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

Tous les boxeurs vous le diront : il faut savoir doubler ses coups sur un boxeur déjà sonné pour le mettre définitivement KO.

Les programmes officiels de seconde à peine sorti, on se prend un doublé gauche-droite avec les "propositions en consultation" pour la première.

C'est du brutal.

http://eduscol.education.fr/cid51198/consultation-sur-les-projets-programmes-lycee.html

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Voyez notamment les programmes de maths où le sentiment de vide est saisissant.

En sciences physiques, pleins de mots. Un programme pour "oncles Paul" avec quasi néantisation de la mécanique.

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Est-ce qu'il arrive parfois d'avoir des commentaires constructifs sur ce blog? Parce que la dénonciation, c'est bien, mais ça n'est utile qu'un temps...

Et je ne parle même pas des polémiques un peu stériles entre Docteurs sur la nature du libéralisme, les fautes du communisme, et autres -ismes du moment. Je pense très fort à un personnage secondaire de Kundera, pris dans le vieux conflit du héros et son adversaire dans la légèreté.

Écrit par : javi | 04 mai 2010

"Est-ce qu'il arrive parfois d'avoir des commentaires constructifs sur ce blog?"

No future !

Il y a un fort côté punk sur ce blog.

Devinez quels sont les pseudos de Vivienne Westwood et de (feu) Malcolm McLaren.

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

"Est-ce qu'il arrive parfois d'avoir des commentaires constructifs sur ce blog?"

Ecrit par : javi | 04 mai 2010

Ben, on vous attendait un peu, pour ça, à vrai dire... ;-)

"Est-ce qu'il arrive parfois qu'il y ait", ou "arrive t-on parfois à avoir" seraient, en outre, de meilleures formulations.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

je ne connais pas de décès dû aux divertissements les plus variés
Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2010

Vous êtes un doux raveur…

Écrit par : Mélomane champêtre | 04 mai 2010

Histoire-Géo : nouveaux programmes avec analyse systémique des crises

http://www.moviecitynews.com/reviews/images/school_rock.jpg

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

@Sibille: exactement ce à quoi moi y en avait pensé.

Merci!

Écrit par : javi | 04 mai 2010

http://www.imdb.com/title/tt0088242/plotsummary

À ceux qui peuvent se le procurer, je recommande ce film "Teachers" avec Nick Nolte (1984), que je viens de voir, et qui est la version cinématographique du post de Cunégonde. Il illustre cette politique scolaire qu'elle qualifie de criminelle et fait immanquablement penser à La journée de la jupe. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.





l'égalité des conditions (= égalité en faits)... et cette dernière ne se fait que par le bas.
Ecrit par : dickens | 03 mai 2010

Pas seulement. Cette funeste supercherie criminogène, entretenue par des idéologues pour servir leurs ambitions totalitaires, s'impose aussi obligatoirement par le haut, par une politique liberticide destinée à éradiquer les inégalités NATURELLES et niveler la société au rouleau compresseur.

La grande différence entre socialisme et libéralisme est là,
dans la place laissée à la liberté et à l'égalité sur le tandem de la démocratie. Je le répète une fois de plus en paraphrasant Milton Friedman. On ne peut espérer connaître une mesure raisonnable des deux que si la liberté pédale en tête. Pour son malheur, l'école est l'outil de prédilection des "ingénieurs sociaux", aveuglés par leur utopie égalitariste. Il n'y a pas plus inégalitaire et inéquitable que la société qu'ils formatent selon les diktats de l' odieuse chimère qu'ils s'obstinent à poursuivre.

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2010

De plus en plus de sabir étique en lieu et place de sybarites ?

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

je ne connais pas de décès dû aux divertissements les plus variés
Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2010

Vous êtes un doux raveur…

Ecrit par : Mélomane champêtre | 04 mai 2010

J'aurais plutôt pensé à la mort du cardinal Jean Daniélou qui, d'après le communiqué de l'Eglise catholique, « dans l’épectase de l'Apôtre [...] est allé à la rencontre du Dieu Vivant ».

Car tout raver hard-core vous le dira, musique et drogues ne leur servent que pour l'abrutissement des sens: à rechercher, entre vibrations, basses et indus - et autres styles encore-, un passage vers le trou noir où, disent-ils, ils (un état conscient) peuvent disparaître et faire un tout (ce qui n'est pas rien) avec quelque chose qu'ils n'arrivent eux-mêmes pas à nommer (j'ai plusieurs amis à la Croix Rouge qui pratiquent le "testing" sur les bonbons, aux abords des fêtes électro; et on venait me voir en boîte pour me demander de l'exta; sans doute à cause de mon look d'il y a un peu plus de 10 ans...).

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

Cadichon m'a devancée, mais mon post ne s'adressait pas à elle, of course.

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

"Abrutissement" et "exaspération" (des sens) sont synonymes, pour le coup.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

Si vous voulez désengorger vos cours de temps en temps, une petite recette :
http://fr.news.yahoo.com/55/20100504/tod-argentine-11-000-lves-schent-les-cou-17baed7.html

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Voici le lien où lire la lettre ouverte de Roman Polanski et les commentaires des internautes: http://laregledujeu.org/2010/05/02/1395/je-ne-peux-plus-me-taire/comment-page-1/#comments

Franchement, "Bonnet d'Âne" est un hâvre où, généralement, la culture au service de la raison, la férocité de l'humour intelligent, dévoilent une mesure et une sapience que je n'identifie pas là-bas.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2010/05/absenteisme-scolaire-hirsch-d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9-par-sarkozy.html

"Absenteisme scolaire: Hirsch "désespéré" par Sarkozy



Discrètement, mais en termes très clairs, l 'ex-haut commissaire dénonce l'exploitation politicienne du problème de l'absentéisme scolaire. Selon lui, la proposition de loi UMP visant à faciliter la suspension des allocations familiales relève du pur affichage. C'est ce qui ressort de la lecture du blog qu'il vient de réactiver quelques semaines après sa sortie du gouvernement.

Hirsch juge "désespérante" l'attitude de l'UMP qui ignore - ou feint d'ignorer – que des solutions alternatives existent et qu'elles ont fait leurs preuves. Si l’inventeur du RSA attaque si fort, c'est que l'auteur de la proposition de loi, le député UMP Eric Ciotti, présente son initiative comme une sorte une réponse de droite au scandaleux projet de "cagnotte" récompensant l’assiduité des lycéens. A l’automne 2009, cette expérimentation soutenue par le Haut commissaire, avait horrifié de nombreux élus de la majorité. Décidément, tempêtaient-ils, ce Martin Hirsch est un digne représentant d'une gauche laxiste qui cède à la facilité de l’assistanat.

"Ce projet m'avait profondément choqué. Le mercantilisme n'a pas sa place à l'école ! Selon moi, la peur de la sanction est primordiale pour faire changer les choses"

explique le député Ciotti, secrétaire national de l'UMP rapporteur de plusieurs textes sur la sécurité. Ce très proche de Christian Estrosi oublie simplement de considérer que la cagnotte de Hirsch concernait essentiellement des lycéens majeurs, non soumis à l’obligation scolaire et donc nullement concernés par le dispositif sur les allocations familiales.

Mais peu importe. Ciotti rassure ses collègues avec un projet de bon sens, bien répressif. Insécurité et absentéisme, même combat, explique-t-il en substance:

"Les absentéistes ne sont pas nécessairement des délinquants. Mais ce qui est certain c'est que beaucoup de mineurs délinquants ont un problème avec l'école".

La droite est persuadée que son échec aux régionales est en partie la sanction de ses piètres résultats en matière de lutte contre l’insécurité, notamment en milieu scolaire. Dans les jours qui ont suivi la débâcle électorale des régionales, les parlementaires UMP, inquiets pour leur réélection, ont sommé l’exécutif de réagir. Message reçu cinq sur cinq par Nicolas Sarkozy. Le 20 avril dernier, en préfecture de Bobigny, il avait donné sa bénédiction à l’initiative de Ciotti :

Nous allons prendre des mesures nécessaires pour protéger les établissements scolaires de la violence. Désormais, la décision de suspendre les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire injustifié et répétitif d'un élève aura un caractère systématique. Eric Ciotti déposera une proposition de loi à l'Assemblée nationale dès la semaine prochaine. (…) il y a des mineurs très jeunes qui ne vont pas à l'école sans même que les parents le signalent. Dans ce cas-là, les allocations familiales seront suspendues. Que font ces mineurs la nuit dans les rues ? Que font ces mineurs à être utilisés par des trafiquants pour faire les guetteurs ou pour lancer des pierres sur les bus ? Les familles ont aussi une responsabilité, c'est trop facile de déresponsabiliser les gens.

Sur son blog, Martin Hirsch se dit "stupéfait" que plus personne n'évoque "la mallette des parents", cette autre expérimentation, "tout à fait conclusive" conduite par le recteur de l'académie de Créteil:

Si l'équipe pédagogique associe mieux les parents à la scolarité de leurs enfants, les résultats sont significativement meilleurs dans la classe : moins d'absences, moins de sanctions, de meilleures performances scolaires. (…) Depuis un mois que l'on débat de la suspension des allocations familiales, pas un responsable politique, pas un article ne s'est référé à cette expérience. (…) Cette amnésie a quelque chose de désespérant. On mobilise des chercheurs pour faire des interventions évaluées, méthodiques, sans a priori et finalement tout le monde s'en fiche.

Tout le monde s’en fiche ? Non, Martin Hirsch est trop pessimiste. A-t-il oublié ce beau discours dans lequel Nicolas Sarkozy lui-même louait les vertus de l’expérimentation ?

…"nous avons le devoir d'être innovants : c'est pourquoi nous allons continuer à promouvoir les expérimentations, dont certaines donnent des résultats remarquables : ainsi de celle intitulée la « mallette des parents » menée, avec le soutien de Martin Hirsch, dans l'académie de Créteil. (…). L'égalité républicaine ne s'oppose pas, au contraire, à la mise en place d'expérimentations adaptées au terrain et à sa multiplicité".

Ce discours, l’ancien Haut-commissaire ne l’a évidemment pas oublié. Il a été prononcé sur le plateau de Saclay, alors que le chef de l’Etat présentait ses vœux au monde de l’éducation. C’était le 11 janvier. Hirsch siégeait encore au gouvernement et la droite était loin d’imaginer l’énorme gifle que les électeurs lui préparaient."

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

"Si vous voulez désengorger vos cours de temps en temps, une petite recette"

Sujet de recherche en sciences de l'éduc : pour vider les contenus, les appels à la bombe seraient-ils plus efficaces que les alertes à la bombe ?

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Dilatez-vous la rate et remerciez-moi !

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vos-enfants-sont-ils-trop-sous-pression_889296.html

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Ce gouvernement est un gouvernement avec des tocards dedans.

L'affaire Lies Hebbadj fait pschiiiit: Besson avoue que l'Etat ne pourra déchoir le-dit bonhomme de sa nationalité française (aucune preuve de polygamie).

Mais qu'ils se taisent, ces idiots! Ils font les gros durs et ce sont les vrais, sur le terrain, qui gagnent, à cause de la forfanterie / émasculation du pouvoir politique.

Écrit par : Pendariès | 04 mai 2010

J'aurais plutôt pensé à la mort du cardinal Jean Daniélou
Ecrit par : Pendariès

Dans la famille Daniélou, à son frère Jean, en matière de divertissement, je préfère Alain…

Écrit par : L'Erotisme divinisé | 04 mai 2010

Dilatez-vous la rate et remerciez-moi !

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vos-enfants-sont-ils-trop-sous-pression_889296.html

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

L'article décrit et décrie un phénomène réel qui résulte de la perversion pédagogiste de l'enseignement scolaire réformé. Pas de quoi en rire.

Écrit par : buntov | 04 mai 2010

"Pas de quoi en rire"

Si !

Pour ne plus gonfler vos enfants avec vos discours de Cassandre, promettez-leur un PAI pour Noël.

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Dilatez-vous la rate et remerciez-moi !

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vos-enfants-sont-ils-trop-sous-pression_889296.html

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

L'article décrit et décrie un phénomène réel qui résulte de la perversion pédagogiste de l'enseignement scolaire réformé. Pas de quoi en rire.

Ecrit par : buntov | 04 mai 2010

En fait, le véritable fond du problème n'est pas évoqué : c'est que la plupart des enfants ressentent un certain mal de vivre à l'école. Cela a déjà été évoqué souvent sur le blog : on essaie de guérir au lieu de prévenir.
Je connais une quantité d'enfants qui ont dû aller en orthophonie pendant des années, sans grand succès, car ils avaient subi des méthodes impropres à un bon apprentissage de la lecture.
Et, je le répète, ce n'est pas près de changer, puisque le BO pour le CP recommande toujours les méthodes mixtes (alias globales), et que Bentolila, très apprécié du ministre, a été choisi comme conseiller.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 mai 2010

... sans doute à cause de mon look d'il y a un peu plus de 10 ans...).

Ecrit par : Pendariès | 04 mai 2010

T'as le look coco !

Écrit par : iPidiblue que Penda est dans le vent ... | 04 mai 2010

En Amérique du Nord, il y a deux faiseurs de mode, Christian Audigier sur la côte ouest et Pendariès sur la côte est ! Par chance sur Bonne d'âne, nous avons l'exclusivité de Penda !

Écrit par : iPidiblue et le Faiseur | 04 mai 2010

"J'aurais plutôt pensé à la mort du cardinal Jean Daniélou"
Ecrit par : Pendariès

Lui, il ne risquait pas le cancer de la prostate !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

Pas de quoi en rire. Ecrit par : buntov | 04 mai 2010

On ne fait que déplorer. Il faut maintenant passer au rire, non ? Des enfants menacés de redoublement ???? Mais où, diantre ???? Avec tous les recours, les commissions d'appel et autres expression du déni permanent de notre professionnalisme, on veut encore nous faire avaler de telles couleuvres ????

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

autres expressions. Bien sûr.

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Alain Daniélou inspira la création d’un nouvel instrument de musique pas tempéré du tout nommé "le Semantic Daniélou qui se présente sous forme d’un instrument "prêt à jouer", totalement autonome"

De l’intempéré à l’intempérance, un tel instrument lui donnait-il l’accès à la musique des sphères ?

http://www.alaindanielou.org/Semantic-Danielou.html

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

La presse : "Pécresse offre un dixième mois de bourse"

Une telle mesure est-elle naturelle ?

Ce n'est pas une mesure très naturelle car, à sa décharge, une bourse n'a d'effet concret que 9 mois plus tard.

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

A chaque coup, il tire le Dugong !

Écrit par : iPidiblue et le Faiseur | 04 mai 2010

Je voulais dire qu'il bourre à tout coup !

Écrit par : iPidiblue et le Boursier | 04 mai 2010

"Alain Daniélou inspira la création d’un nouvel instrument de musique"

Ecrit par : dugong | 04 mai 2010

Jean aussi; le sifflet à deux boules !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

Dilatez-vous la rate et remerciez-moi !

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vos-enfants-sont-ils-trop-sous-pression_889296.html

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

Non ça ne me fait pas trop rire non plus. La phobie scolaire existe, même si on ne fait pas encore trop la distinction entre les vrais phobiques et ceux qui mériteraient un bon coup de pied au cul...
Il ne faut pas généraliser non plus: des parents hyper-stressés qui ne veulent rien écouter de la souffrance de leurs enfants, ça existe aussi.
Mais que ces parents se rassurent: à moins de le faire exprès, ils l'auront tous leur BAC !

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

En fait, le véritable fond du problème n'est pas évoqué : c'est que la plupart des enfants ressentent un certain mal de vivre à l'école [...] Je connais une quantité d'enfants qui ont dû aller en orthophonie pendant des années, sans grand succès car ils avaient subi des méthodes impropres à un bon apprentissage de la lecture.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 mai 2010

Tout à fait, et ça c'est la pire des violences dont ces enfants sont victimes.

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

"Ce n'est pas une mesure très naturelle car, à sa décharge, une bourse n'a d'effet concret que 9 mois plus tard."

Ecrit par : dugong | 04 mai 2010

En écrivant, j’entends la phrase suivante, sur ma radio de service public préférée : « en ce moment, les bourses sont quand même bien secouées » …
Désolé, mais je n'ai rien senti !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

Comme de vulgaires grossistes, ils servent les intérêts de leurs clients (les riches pour la droite, les pauvres pour la gauche), au détriment de leurs fournisseurs (la classe moyenne) en prenant leur commission au passage (commission qui ne cesse d'augmenter).

Ecrit par : Joe | 03 mai 2010

Excellente métaphore !

Écrit par : yann | 04 mai 2010

Pour Dickens; je ne sais pas si ça marche avec la masturbation intellectuelle... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010


Et ça ne protège même pas de la tumeur du cerveau...
JPB
PS Les commentaires sur la déclaration de Polanski sont tout bonnement hallucinants. Certains sont à deux doigts de réclamer la peine de mort. Et je ne vous dis pas l'antisémitisme étalé avec complaisance par d'autres.

Écrit par : brighelli | 04 mai 2010

Tiens, aneccote pour changer. Mais anecdote qui fait mon quotidien avec au bas mot une demi-douzaine d'élèves.
Après 15 j de vacances, pas de cahier signé, pas de corrections faites, pas de travail rendu. Normal ?
L'un de ces "élèves", d'une rare arrogance du haut de ses 10 ans tout neufs, à mon ordre de me rendre tout cela en bon ordre demain matin, réplique sans ciller : "ah ben je sais pas moi si je pourrai parce que je vais au cirque."
Rien que du très normal pour ses parents, donc.
Tout comme la petite qui manque deux jours parce qu'elle part en stage judo. Non, ce n'est pas de la blague. Après, il faut faire venir ces gosses-là en aide personnalisée, juste bien calibrée pour eux, pendant que ces deux heures d'aide perso seraient plus utiles à tous les enfants qui font signer leurs cahiers, apprennent leurs leçons et font le travail demandé, non ?????

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Tout comme la petite qui manque deux jours parce qu'elle part en stage judo. Non, ce n'est pas de la blague.

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

Oh ça n'a rien de bien neuf: moi j'ai connu en mon temps les camarades qui se faisaient "excuser" à cause du ski... il y a des parents pour qui l'école est quelque chose de secondaire.
Entendu de mes propres oreilles: "Oh vous savez, dans not' famille, l'école c'est pas not' truc. Elle r'prendra le salon et pis c'est tout." (il s'agissait d'une mère d'élève coiffeuse... désolé pour le cliché, mais c'est authentique !)

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

Il n'y a pas que les ânes qui se coiffent d'un bonnet ...

Écrit par : iPidiblue esthéticien | 04 mai 2010

J'ai rarement entendu un coiffeur me dire qu'il regrettait de n'être pas polytechnicien, il n'y a que les intellectuels qui soient complexés d'être ce qu'ils sont !

Écrit par : iPidiblue esthéticien | 04 mai 2010

Pour Dickens; je ne sais pas si ça marche avec la masturbation intellectuelle... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010


Et ça ne protège même pas de la tumeur du cerveau...
JPB
PS Les commentaires sur la déclaration de Polanski sont tout bonnement hallucinants. Certains sont à deux doigts de réclamer la peine de mort. Et je ne vous dis pas l'antisémitisme étalé avec complaisance par d'autres.

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2010

Désolé d'avoir réfléchi et d'avoir livré quelques réflexions... c'est parfois mal vu ici, à ma grande suprise. Breeeeef.

Et entièrement d'accord sur l'histoire Polanski, il s'agit tout simplement de couper la tête d'un "intello", de ramener un trophée, de piétiner un représentant des arts.

Michael Jackson, pour des faits autrement plus graves, ne s'est jamais attiré tant de haine. Mais que voulez-vous, en situation de grand déculturation, le roi du kitsch, lui, est (fut) intouchable !

Écrit par : dickens | 04 mai 2010

On ne fait que déplorer. Il faut maintenant passer au rire, non ? Des enfants menacés de redoublement ???? Mais où, diantre ???? Avec tous les recours, les commissions d'appel et autres expression du déni permanent de notre professionnalisme, on veut encore nous faire avaler de telles couleuvres ????

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

Pouvez-vous nous expliquer, nicolas, comment les élèves et leurs professeurs peuvent dans le système d'enseignement dégradé que nous connaissons, entretenir des relations avec le savoir et des relations entre eux qui ne le soient pas?
Le décrochage scolaire massif, la déscolarisation de nombreux élèves, l'absentéisme ne sont pas les seuls symptômes du report de la question sacrificielle sur certaines catégories de la population. Les enfants de catégories sociales qui, traditionnellement attendent beaucoup de l'école, subissent eux aussi les effets pervers de pratiques et de pédagogies scolaires qui considèrent les apprentissages comme un processus libre, autonome et à la carte, "d'auto-socio-construction de soi", identique à soi. Cette demande d'auto-fondation adressée aux enfants par notre système d'éducation libéral duquel est banni toute forme de négativité et d'insatisfaction est la source principale de son effondrement.

Aucune catégorie d'élèves et de professeurs ne peut vivre et travailler sereinement dans un tel cadre perverti.

Écrit par : buntov | 04 mai 2010

* grande

Écrit par : dickens | 04 mai 2010

Et entièrement d'accord sur l'histoire Polanski, il s'agit tout simplement de couper la tête d'un "intello", de ramener un trophée, de piétiner un représentant des arts.

Ecrit par : dickens | 04 mai 2010

Éclairez-moi, iPidi: serait-ce cela que l'on appelle une obsession ?

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

Ai-je jamais prétendu le contraire, buntov ?

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

D'accord avec vous, nicolas.
Mais les parents ne sont pas toujours en cause.
Deux petits enfants que je connais, au collège, et en primaire, après une semaine de classe, sont partis en classe nature.
Par ce froid hors saison, même les oiseaux se sont arrêtés de chanter ! Ils seraient mieux au chaud à faire de la grammaire et du calcul !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 mai 2010

moi j'ai connu en mon temps les camarades qui se faisaient "excuser" à cause du ski iPidiblue

Il y en a une qui s'est absentée pour faire du ski une semaine avec son père alors qu'on venait de commencer les opérations sur les décimaux, qui ne sont pas tendres avec les tendres neuneus.
Eh bien les parents ont pris le taureau par les cornes, la petite a recopié tous les cours manqués et en avant l'entraînement à la maison. Inutile de dire qu'elle a rejoint les plus éclairés de la classe et que ça n'a pas traîné. Voilà des parents qui prennent leurs responsabilités.

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Mon cher Julien,


Je veux bien psychanalyser tout ce petit monde-là mais mes tarifs sont trop élevés pour que je puisse être réglé de manière convenable !

Il y a un public pour les journaux et les actualités people ... cela va de normaliens style Yves Michaud en passant par le tout-venant à Bac-10 !

En gros je vous résume le système : starification + gros sous = fantasmes à deux balles pour le populo + petits malins qui essayent de tirer leur pelote de ce jeu pourri.

Écrit par : iPidiblue chacun sa pelote | 04 mai 2010

Non moi c'est Julien, iPidiblue c'est l'autre porte...

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

PS: le commentaire çi-dessus s'adressait à nicolas

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

Eh bien les parents ont pris le taureau par les cornes, la petite a recopié tous les cours manqués et en avant l'entraînement à la maison.

Ecrit par : nicolas | 04 mai 2010

Dieu merci, il en existe encore !

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

Je suis inondé par deux sortes de mails : ceux qui me proposent du sexe à moindre coût et à moindre risque, et ceux qui me proposent de devenir riche à tout coup, je soupçonne fort qu'ils me viennent de la même source !

Aucun ne me propose de devenir plus éclairé ... c'est dommage,

Écrit par : iPidiblue que chacun verra le monde selon sa mesure | 04 mai 2010

Aucun ne me propose de devenir plus éclairé ... c'est dommage, j'aimerais bien avoir un surcroît d'intelligence !

Écrit par : iPidiblue mangé par les bits | 04 mai 2010

Lu sur Vousnousils : "Un professeur de collège a tenté de rejoindre à la nage l'île de Batz (Finistère) où il devait faire classe, afin de protester contre le fait que ses frais de déplacement ne lui sont plus remboursés depuis plusieurs mois."

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20100504&key2=100504133102.z1mre330.xml

Le Recteur * en tirera toutes les conséquences : puisqu'on peut y aller à la nage, il n'y a pas lieu de défrayer les enseignants. On leur donnait du frais de déplacement, désormais, ils auront froid de déplacement.

D'ailleurs, cet enseignant devrait être mis à pied (au sec) pour avoir échoué dans cette épreuve aux dimensions éthiques évidentes.

Quand on veut, on peut !

* de l'île de Sein ?

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Une mise à pied conservatoire (du littoral), évidemment !

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Lors des stages en entreprise de mes 3°, j'aime bien aller voir les "employeurs" et c'est souvent que s'expriment la nécessité des études générales et le regret de ne pas les avoir poussées plus loin (sans aller jusqu'à Polytechnique, iPidi).
Telle esthéticienne me disait récemment qu'un bac général est souhaitable pour ce métier. Tel coiffeur se vantait des bonnes notes obtenues par lui dans les matières générales. Mon plombier s'est exclamé que ses apprentis ne savent même pas écrire "thermique" (bah, nombre de bacheliers non plus...
Souvent derrière sa caisse ou son comptoir, un ancien élève regrette de s'être tant amusé "Mais hélas je fuyais l'école comme fait le mauvais enfant; en écrivant cette parole, à peu que le coeur ne me fend".
Oui mais voilà, nous ne devons pas contraindre l'Enfant qui doit éprouver du plaisir, s'approprier le savoir à son rythme. S'il y a des coiffeurs heureux, bien d'autres ne sont que résignés. "Ah, Madame, si on m'avait poussé, j'étais capable, comme un autre..."
- Tu ne pousseras point (11° commandement du prof)

Écrit par : Cunégonde | 04 mai 2010

Quand Besancenot ou certains altermondialistes se montrent complaisants envers le voile ou Tariq Ramadan, c'est peut-être justement parce qu'ils ne sont pas seulement contre le libéralisme économique. Au bout du compte, ils révèlent probablement qu'ils sont aussi des antilibéraux politiques... et que l'oppression des femmes au nom du "relativisme culturel", finalement, ça ne les dérange pas trop!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 mai 2010

C'est une évidence. Il y a toujours eu un rapport pour le moins étroit entre l'extrême-gauche et l'islamisme radical. Dans les années 70, les terroristes regroupés autour de Baader ont bien fait un stage de guérilla au Moyen-Orient (le nom du pays m'échappe, désolé pour ce petit trou de mémoire). L'argumentation est simpliste: étant donné que les Etats-Unis soutiennent Israël contre les pays musulmans, le grand satan américain incarne l'infâme capitaliste qui affame le pauvre musulman, lequel, dans cette vision particulière du marxisme, revêt, mutatis mutandis, l'habit de l'ouvrier exploité. Besancenot ne fait que s'inscrire dans une tradition, qui est, vous avez raison de le souligner, profondément antilibérale

Écrit par : alain | 04 mai 2010

On leur donnait du frais de déplacement, désormais, ils auront froid de déplacement.

Ecrit par : dugong | 04 mai 2010



Quand il n'y a pas de fraie, il n'y a pas de plaisir !

Écrit par : iPidiblue poissons de mai | 04 mai 2010

Cunégonde,

Je viens de pleurer ! vous devriez avoir honte de me faire cela à mon grand âge !
Oui je me souviens depuis 47 ans que je fréquente les salons de coiffures masculines - j'ai commencé tout petit à me faire des cheveux - des longues conversations sur les études exigées pour devenir footballeur de haut niveau ...

En général dans les vitrines des salons de coiffure pour hommes, on trouve plutôt des coupes sportives que des médailles d'honneur de l'école primaire, à quoi ça tient la destinée ?

PS Je ne vais pas dans les salons pour dames, donc je ne sais pas trop ce qui s'y passe.

Écrit par : iPidiblue destinée ! destinée ! | 04 mai 2010

J'en ai une bien bonne alors je viens faire un saut.

C'est une histoire d'alliance délétère entre autoconstruction des savoirs et constante macabre, dans la tête embrumée d'un professeur de physique chimie.
Ce professeur prépare des TP super-autoconstructifs pour ses élèves. Les élèves doivent s'en dépétrer absolument seuls, à partir de leur propres savoirs ataviques.
Si un élève lui pose une question pour éclaircir un point ou vérifier que sa manip est correcte, il répond, le plus laconiquement possible, puis va à son bureau et note sur la fiche de l'élève le nombre de points perdus par cette question, preuve de manque d'autonomie.

On peut ainsi perdre allègrement trois points pour avoir osé demander, lors du premier essai de pipetage, si c'était bien ainsi que devait être positionné le ménisque du liquide.


Je suppose que la question: "M'sieur, c'est quoi que je mets d'abord dans l'éprouvette, l'acide sulfurique concentré ou l'eau ?" au lieu d'expérimenter et de tâtonner pour asseoir convenablement ses savoirs, ça doit coûter au moins cinq points ?

Écrit par : dobolino | 04 mai 2010

Bon alors il vient cet ascenseur social ?

Écrit par : iPidiblue, on demande le liftier ! | 04 mai 2010

Je dois dire que l'histoire de l'ascenseur social est une des galéjades les plus monumentales que j'aurais jamais entendu depuis quarante ans que je m'intéresse à la politique ! C'est une couillonnade pour parisiens qui doit venir directement du café du commerce du port de Marseille !
Savez-vous l'histoire du petit Xavier Niel né en 1967 ? Il était en maths sup' quand il a décidé d'abandonner ses études, il a lancé un minitel rose vers 1983 et il est maintenant à la tête d'une des plus grandes fortunes de France ...

Écrit par : iPidiblue, on demande le liftier ! | 04 mai 2010

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2010

et après on s'étonne que les élèves soient violents ou passifs !

Écrit par : Florence | 04 mai 2010

Je suppose que la question: "M'sieur, c'est quoi que je mets d'abord dans l'éprouvette, l'acide sulfurique concentré ou l'eau ?" au lieu d'expérimenter et de tâtonner pour asseoir convenablement ses savoirs, ça doit coûter au moins cinq points ?

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2010

Bonjour la cata, si cet abruti de prof lui laisse construire son savoir sur ses erreurs !
Si l'élève a la mauvaise idée de verser l'eau dans l'acide sulfurique, il risque de se retrouver chez les grands brûlés !

"Il faut verser l'acide dans l'eau et non l'inverse : notamment parce que la densité de l'eau est moindre que celle de l'acide sulfurique, la faisant ainsi flotter au-dessus de l'acide et l'eau en plus grande quantité au départ de la dilution sert a dissiper la chaleur. Dans l'autre sens, l'exothermie peut faire bouillir subitement l'eau versée sur l'acide, ce qui cause des projections d'eau et d'acide très dangereuses." (Wikipedia)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 mai 2010

Salut à tous,

Après bien des péripéties (que je vous épargne) un chapitre de mes soucis se ferme !
Du point de vue des autorités rectorales, l’histoire est close.

J’ai reçu :
- un avertissement : si je recommence à rosser un délégué du SNES, j’aurai un blâme.
- une promotion : je suis nommé chargé de mission à l’inspection (« collaborateur » ?).
- un cadeau : mon congé formation pour l’année prochaine est accepté (ça a fait tellement de foin que dans le canard académique du SNES y parlent des congés accordés pour de « mauvaises » raisons …).

Merci de votre soutien durant les heures pénibles !

Il ne me reste plus que du bonheur :
- écrire un mail aux profs du lycée pour expliquer ce qui s’est passé (ils ne connaissent que la version du patron et de son pote délégué SNES)
- trouver un bon avocat pour planter le patron et le chef des travaux en correctionnelle pour violation aggravée du secret de la correspondance, faux et usage et pour harcèlement moral.

Vendredi, ce ravagé de proviseur a réuni les syndicalistes dans son bureau pour annoncer ma sanction (alors qu’elle ne m’avait pas encore été notifiée par le recteur). Il s’est excusé pour la légèreté de celle-ci et leur a expliqué qu’il avait pourtant fait de son mieux.
Il a ensuite proposé de réunir une assemblée générale des profs afin de débattre de mon cas … (les cailloux blancs seront fournis en vue d’une lapidation à l’iranienne.)

Les syndicats ont applaudi et le soutiennent !

Pour l’instant, je laisse faire, ce qui donnera du grain à moudre au juge pour la qualification de harcèlement …

Mort aux cons !
(vaste chantier)

Encore merci pour vos messages sympa sur le blog ou par mail. Ils m'ont aidé à surmonter quelques passages à vide et de continuer à me battre ! Ce ne fut pas en vain et je partage ce moment de plaisr

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2010

Bravo Zorglub ! Tenez encore bon ! je vous embrasse

Écrit par : Florence | 04 mai 2010

Salut à tous,

Après bien des péripéties (que je vous épargne) un chapitre de mes soucis se ferme !
Du point de vue des autorités rectorales, l’histoire est close.

J’ai reçu :
- un avertissement : si je recommence à rosser un délégué du SNES, j’aurai un blâme.
- une promotion : je suis nommé chargé de mission à l’inspection (« collaborateur » ?).
- un cadeau : mon congé formation pour l’année prochaine est accepté (ça a fait tellement de foin que dans le canard académique du SNES y parlent des congés accordés pour de « mauvaises » raisons …).

Merci de votre soutien durant les heures pénibles !

Il ne me reste plus que du bonheur :
- écrire un mail aux profs du lycée pour expliquer ce qui s’est passé (ils ne connaissent que la version du patron et de son pote délégué SNES)
- trouver un bon avocat pour planter le patron et le chef des travaux en correctionnelle pour violation aggravée du secret de la correspondance, faux et usage et pour harcèlement moral.

Vendredi, ce ravagé de proviseur a réuni les syndicalistes dans son bureau pour annoncer ma sanction (alors qu’elle ne m’avait pas encore été notifiée par le recteur). Il s’est excusé pour la légèreté de celle-ci et leur a expliqué qu’il avait pourtant fait de son mieux.
Il a ensuite proposé de réunir une assemblée générale des profs afin de débattre de mon cas … (les cailloux blancs seront fournis en vue d’une lapidation à l’iranienne.)

Les syndicats ont applaudi et le soutiennent !

Pour l’instant, je laisse faire, ce qui donnera du grain à moudre au juge pour la qualification de harcèlement …

Mort aux cons !
(vaste chantier)

Merci encore pour vos messages sympa sur le blog et par mail. Ils m'ont aidé à surmonter des passages à vide et à continuer à me battre.
Ce ne fut pas en vain et je partage ce moment plaisant avec vous !
La justice ne va pas vite, rendez-vous dans 1 an mini pour le jugement en correctionnelle, ultime triomphe !

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2010

désolé doublon, pétouillage avec la touche envoi !

Écrit par : Zorglub | 04 mai 2010

La tête des syndicats, Zorglub !
Cela dit, ne poussez pas trop votre avantage : prenez-les pour des cons, faites bien et laissez dire.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 mai 2010

Heureuse pour vous Zorglub. Ca fait plaisir de lire ça.

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Ça fait plaisir pour vous, Zorglub !

Écrit par : Pierre Lariba | 04 mai 2010

"les cailloux blancs seront fournis en vue d’une lapidation à l’iranienne" Zorglub

Ouf !

Mais attention ! ne vous répandez pas en formules lapidaires publiquement. * La lapidation est chose délicate et versatile :

http://www.youtube.com/watch?v=5uQYgDaQwH4

* et dire que c'est moi qui dit ça !

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

« Cela dit, ne poussez pas trop votre avantage : prenez-les pour des cons, faites bien et laissez dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2010 »

JPB fait dans la« Assieds-toi au bord de la rivière, tu verras passer le cadavre de ton ennemi. »

Bon, on peut aussi leur envoyer Johnny Galantomini et Rocky Di Lucca qui leur feront une proposition qu'ils ne pourront pas refuser ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 04 mai 2010

« Cela dit, ne poussez pas trop votre avantage : prenez-les pour des cons, faites bien et laissez dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2010 »

JPB fait dans la sagesse immémoriale maintenant ? « Assieds-toi au bord de la rivière, tu verras passer le cadavre de ton ennemi. »

Bon, on peut aussi leur envoyer Johnny Galantomini et Rocky Di Lucca qui leur feront une proposition qu'ils ne pourront pas refuser ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 04 mai 2010

« Cela dit, ne poussez pas trop votre avantage : prenez-les pour des cons, faites bien et laissez dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2010 »

JPB fait dans la sagesse immémoriale maintenant ? « Assieds-toi au bord de la rivière, tu verras passer le cadavre de ton ennemi. »

Bon, on peut aussi leur envoyer Johnny Galantomini et Rocky Di Lucca qui leur feront une proposition qu'ils ne pourront pas refuser ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 04 mai 2010

"Bon, on peut aussi leur envoyer Johnny Galantomini et Rocky Di Lucca qui leur feront une proposition qu'ils ne pourront pas refuser"

J'en ai quelques uns du même genre dans mon quartier de Marseille.

Je les entends déplorer que le quartier est trop calme.

Les envoyer en mission à l'extérieur leur ouvriront l'esprit (?)

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Scusate !
Me ne dispiace moltissimo, mi sono sbagliato !

Écrit par : Pietro LaRiba | 04 mai 2010

Je suppose que la question: "M'sieur, c'est quoi que je mets d'abord dans l'éprouvette, l'acide sulfurique concentré ou l'eau ?" au lieu d'expérimenter et de tâtonner pour asseoir convenablement ses savoirs, ça doit coûter au moins cinq points ?

Ecrit par : dobolino | 04 mai 2010

Quant à celui qui aurait "essayé", il doit regretter de n'avoir pas sacrifier quelques points.
Un bon sujet de philo par la suite: "Cela vaut-il le coup de risquer sa vie pour une bonne note de TP en physique-chimie ?". La transdisciplinarité dans toute sa splendeur !

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

Bonne chance pour la suite, Zorglub !

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

ouvrira

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Bravo, Zorglub !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

Bravo, Zorglub. Je suis contente pour vous.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 mai 2010

"pas sacrifié"

Écrit par : Julien | 04 mai 2010

« J'en ai quelques uns du même genre dans mon quartier de Marseille.
Je les entends déplorer que le quartier est trop calme.
Ecrit par : dugong | 04 mai 2010 »

Il me suffirait qu'ils se pointent chez mes Bac pro ;))

Écrit par : P. Lariba | 04 mai 2010

Il faut dire que j'avais vendu une panoplie d'Iron Man à Zorglub, avec elle il est imbattable, il pourrait même être ministre de l'éducation nationale, c'est dire !

Écrit par : iPidiblue et les 4 fantastiques | 04 mai 2010

"Il me suffirait qu'ils se pointent chez mes Bac pro"

Je ne dis pas qu'ils vous feraient un cours très clair sur la nécessité de la confiance pour rassurer les investisseurs mais ils ont une présence convaincante.

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

"Les envoyer en mission à l'extérieur leur ouvriront l'esprit (?)"

Ecrit par : dugong | 04 mai 2010

leur ouvrira, Dugong !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2010

et dire que c'est moi qui dit ça ! Ecrit par : dugong | 04 mai 2010

Elève dugong, pour la énième fois, sortez de votre bain d'eau douce et prenez note : c'est moi qui écriS ça. :-)

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Mais c'est la fête à notre doux mammifère marin ?

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Nicolas la malice ... est de retour !

Écrit par : iPidiblue et les 4 fantastiques | 04 mai 2010

"Mais c'est la fête à notre doux mammifère marin"

Mornifles en temps réel !

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

Cela dit, ne poussez pas trop votre avantage : prenez-les pour des cons, faites bien et laissez dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2010

Absolument.
Attention à l'hybris !
Jouissez de votre victoire, mais n'en abusez pas.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 mai 2010

A qui destinées ?

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Je !

Écrit par : dugong | 04 mai 2010

I do prefer...:-)

Écrit par : nicolas | 04 mai 2010

Zorglub, si vous ne l'avez pas vu, procurez-vou ce film de 1984 avec N. Nolte, "Teachers", que j'ai vu hier . Impossible de ne pas penser à vous en le regardant. Lui aussi a un happy ending.
Welcome back.

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2010

vous, ooops!!

Écrit par : Cadichon | 04 mai 2010

Il serait temps que notre Moloch crée une formation qualifiante, en France, de porteur de bagage des ingénieurs chinois qui vont déferler dans les dix/vingt prochaines années.

Notre conception actuelle est de leur apporter notre bagage à domicile. *

Celle dont je parle pèsera nettement plus lourd...

http://www.ambafrance-cn.org/IMG/pdf/Le_systeme_educatif_chinois.pdf

http://www.ambafrance-cn.org/IMG/pdf/Le_Gaokao_concours_d_entree_a_l_universite_chinoise.pdf

http://www.ambafrance-cn.org/IMG/pdf/Dix_tres_bonnes_raisons_d_etudier_en_france.pdf

* http://www.ecp.fr/fr/document/pekin.pdf

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Vousnousils nous livre une très amusante dépêche :

"Le parlement autorise le vote électronique dans les facs :
[...]
L'opposition est montée au créneau contre un vote électronique qui "suscite la défiance en raison de fraudes possibles", selon Ivan Renar (PCF). "Habituer les étudiants à se rendre aux urnes est souhaitable" ainsi qu'"organiser de véritables campagnes électorales", a-t-il ajouté.

"Le but inavoué n'est-il pas de gêner le syndicat étudiant majoritaire? Ce que vous proposez aiderait les multiples petites listes dérisoires qui ne peuvent attirer les électeurs dans les isoloirs", a déclaré David Assouline (PS).

L'Unef, première organisation étudiante, ainsi que Sud Etudiant ont manifesté leur opposition à ce texte, contrairement à l'Uni (droite) qui l'a approuvé."

Le dérisoire PCF craint la fraude.

the times they are a-changin'

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

oh ! du Bob Dylan :)

Écrit par : exTC | 05 mai 2010

A propos du collègue nageur dont je parlais hier, Libé Rennes commence son article par :

"Un exemple d'abnégation?"

La future abnégation sera multivalente ou ne sera pas (EPS, SVT, arts plastiques *).

http://www.liberennes.fr/libe/2010/05/un-professeur-tente-daller-%C3%A0-la-nage-sur-une-%C3%AEle-bretonne-pour-faire-classe.html

* comprenez arts du ramassage des plastiques sur les plages (activité citoyenne par excellence).

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Je copnseille absolument de télécharger les fichiers sur l'enseignement en Chine proposés ci-dessus par Dugong.
Et d'imaginer le tollé si nous procédions de même en France…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 mai 2010

La Chine est un grand pays communiste...
Ce qui m'inquiète dans le 1er document, c'est qu'il parle de méthodes pédagogiques nouvelles. Il faudrait peut-être leur expliquer dans quoi ils mettent le doigt...
Quand on examine des ratios élèves/enseignant qui tournent autour de 18 à 20 tant dans le primaire que dans le secondaire, on se prend à rêver. De même pour leur budget éducation en constante augmentation. Quant à la sélection, vu leur nombre, en seraient-ils à ce point de "développement" si on peut appeler ainsi le capitalisme sauvage qui s'y répand, s'ils ne sélectionnaient pas ? En effet, plus d'un million de doctorants c'est 1/60 de la popu française. C'est juste un peu énorme, et comme le préconise dugong, préparons notre enseignement à les recevoir...

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

"Ce qui m'inquiète dans le 1er document, c'est qu'il parle de méthodes pédagogiques nouvelles." nicolas

voyez aussi

http://blog.lefigaro.fr/chine/Gaokao.pdf

En France, la "gauche progressiste" fonctionne sur le mythe d'une bonne école émancipante * qui ne formate pas.

Je comprends parfaitement que des enseignants de Grande Ecole en France se plaignent du "formatage" des étudiants qui leur arrivent. Il n'y a pas trop de 3 années d'étude pour les rendre à la fois créatifs, autonomes, aptes au travail collectif. C'est leur boulot et ils le font plutôt bien.

Quant à faire exactement l'inverse ...

* émancipante : pente qui attire tout le monde vers le bas.

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

"Il n'y a pas trop de 3 années d'étude"

Ecrit par : dugong | 05 mai 2010

Et plusieurs études, même !! ;-)

Bayrou sur Inter. Nul.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2010

Une critique du recent livre de Mrs. Diane Ravitch peut aussi se trouver sur le site de la NYRB
http://www.nybooks.com/articles/archives/2010/apr/19/how-save-schools/
A propos de ce curriculum qui manque si severement aux ecoles americaines, une tentative pour les mathematiques
http://www.corestandards.org/Files/K12MathStandards.pdf

Écrit par : o | 05 mai 2010

Libé fait l'article sur DSK : "Il sollicite ses amis sur les sujets qui comptent: «J’ai besoin de notes. Quand vous le sentez nécessaire, éclairez-moi. Donnez-moi des éléments qui puissent alimenter ma réflexion.»"

Si vous pensez qu'il pense que les questions d'instruction publique "comptent" et si vous voulez l'éclairer pour 2012, écrivez lui :

managing_director@imf.org

http://www.liberation.fr/politiques/0101633612-dsk-et-la-presidentielle-ma-reflexion-n-est-pas-achevee-mais

Écrit par : dugong | 05 mai 2010

Bravo, Zorglub !
Savourez.
Mais ne mésestimez pas la capacité de nuisance des cons.

Écrit par : yann | 05 mai 2010

Bonjour la cata, si cet abruti de prof lui laisse construire son savoir sur ses erreurs !
Si l'élève a la mauvaise idée de verser l'eau dans l'acide sulfurique, il risque de se retrouver chez les grands brûlés !

"Il faut verser l'acide dans l'eau et non l'inverse : notamment parce que la densité de l'eau est moindre que celle de l'acide sulfurique, la faisant ainsi flotter au-dessus de l'acide et l'eau en plus grande quantité au départ de la dilution sert a dissiper la chaleur. Dans l'autre sens, l'exothermie peut faire bouillir subitement l'eau versée sur l'acide, ce qui cause des projections d'eau et d'acide très dangereuses." (Wikipedia)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 mai 2010
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Oui, Anne-Marie ! Il ne faut pas laisser tâtonner les élèves avec tout.
Découvrir que verser de l'eau dans de l'acide sulfurique concentré est dangereux n'est certes pas une chose à faire.
J'ai appris cela (pour ce qui est de mélanger un acide concentré avec de l'eau) en 1955 dans des cours de travaux pratiques de chimie que je suivais en plus de ma préparation au baccalauréat général. Cela m'a permis d'obtenir un BEI (brevet d'enseignement industriel) d'aide-chimiste en même temps que la première partie du baccalauréat en 1957.
Je suis stupéfait de voir qu'on trouve cela dans Wikipedia, mais, après tout, tant mieux !
Avez-vous fait des études de chimie poussées, Anne-Marie ?
Petite présision : dans le laboratoire nous portions des lunettes de sécurité avec des "verres" en matière plastique et ayant des œillères qui protégeaient bien nos yeux. Tout élève qui négligeait de les porter se faisait vertement remettre en place.
Je suis certain que de nos jours, ni les lunettes ni les blouses ne sont obligatoires. Mais je suppose que les professeurs ne laissent pas les élèves manipuler de l'acide sulfurique concentré.
Je n'ai jamais pris de risque avec mes élèves en TP de chimie (et pas davantage en TP de physique, notamment en électricité).
Je n'ai (ni Anne-Marie) aucune intention de vous fâcher, Dobolino. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mai 2010

Auriez-vous gardé vos lunettes de sécurité pour écrire "présision", Francis ?

Écrit par : nicolas | 05 mai 2010

POUR UNE MÊME CHANCE, DES ECOLES ADAPTEES, VARIEES…

Les réformes ou les instructions officielles précédentes traitant du contenu des enseignements, tend à les réduire, à les uniformiser et laisse penser, au moins dans sa présentation, que les disciplines d’éveil sont à réserver aux élèves qui assimilent sans problème le minimum fondamental. Or il est patent de constater que les résultats ne sont pas à la hauteur des intentions qui ont présidé à ces orientations.

Quel est donc ce minimum sur lequel tout le monde est d’accord?
- Un savoir basique pour s’exprimer à l’oral, à l’écrit, comprendre une communication, résoudre une situation arithmétique usuelle.
- L’acquisition de compétences cognitives et méthodologiques pour varier les apprentissages, les approfondir et se doter des capacités personnelles de se perfectionner.
- L’obtention d’informations documentées, vécues pour orienter les études à poursuivre.
- La formation spécifique la plus riche possible répondant à l’orientation retenue.
- La mise en place à chaque niveau d’acquisitions, du plus élémentaire au plus haut, pour chaque élève, des aides nécessaires pour lui permettre, d’aller aussi loin dans ses acquisitions que lui permettent ses possibilités en compensant au mieux ses handicaps.

Je ne crois pas qu’un ministre depuis Jules Ferry, ait été ou soit prêt à laisser lier son nom à une orientation scolaire, à des projets de réforme… qui ne respecteraient pas ces grands principes. Ce serait nier l’engagement républicain pour l’accès de tous à l’instruction et se fermer le potentiel de progrès en tous domaines que doit, devrait représenter une jeunesse bien scolarisée. Répéter l’évidence de ces fondamentaux n’est pas constructif. Fournir les moyens de les respecter, s’interroger sur les causes des échecs et sur les stratégies mises en place dans les classes, dans les écoles où les résultats sont positifs, serait plus utile.

Il existe un nombre important d’enseignants qui se méfient, ce qui ne veut pas dire rejettent, des bouleversements pédagogiques et institutionnels programmés. Ils privilégient les principes précédents et ne prennent dans toutes les réflexions novatrices qui leurs sont proposées (imposées ??) que ce qui améliore la pratique de leur métier. Parfois ces méfiances sont dues à la mauvaise digestion des apports. Les structures de réflexion, de mise en œuvre sur le terrain, comme les projets d’école, conseils de cycles, des maîtres, d’Ecole etc.… ne remplissent pas encore vraiment leur rôle par manque de préparation, manque de temps, manque de suivi pour un nécessaire travail en équipe.

Alors, pour amener au savoir, pour l’ancrer, ces enseignants utilisent leur connaissance des élèves et font preuve d’initiatives motivantes et souvent heureuses.

Evoquez vos lectures, vos émissions radiophoniques ou télévisuelles… traitant de l’école . Chaque documentaire, chaque feuilleton, chaque film et chaque récit mettent en valeur un Cas : un enseignant confronté à une situation particulière pédagogique, familiale ou sociale. La démarche suivie pour l’aborder et la traiter, parfois la résoudre donne l’occasion de découvrir l’ingéniosité de l’enseignant réel ou figuré, avec l’admiration souvent émue des spectateurs.

J’affirme que la réalité de l’année scolaire est pour beaucoup d’enseignants et donc pour beaucoup d’élèves, à tous les niveaux, aussi passionnante. Je renvoie chacun vers les revues pédagogiques qui relatent ces initiatives. On peut regretter qu’elles soient si souvent qualifier d’expériences, non parce qu’elles ne durent pas mais parce qu’elles ne sont pas généralisées et restent liées à un enseignant, une école, un regroupement. Elles sont trop souvent mal comprises et qualifiées de pertes de temps.

Je sais aussi que toutes les classes, toutes les écoles ne vivent pas avec autant d’originalité leur quotidien, et rassurent ainsi des parents qui y retrouvent « l’école d’avant ».

J’aimerais qu’un bilan établisse le devenir de tous ces élèves : ceux scolarisés dans des classes ou des écoles à projets motivants « des classes où l’on joue… » et ceux inscrits dans des classes ou des écoles où l’on suit avant tout le programme sans céder à la « dispersion ».

En 40 ans j’ai connu les deux fonctionnements et j’ai participé à bien des réunions, des concertations où l’on débattait du bien fondé de l’une ou l’autre des orientations avec autant de convictions et de bonnes intentions d’un côté et de l’autre.

Pour ma part, parce que j’ai exercé mon métier pour des enfants en difficulté, parce que j’ai aidé à élaborer des projets d’école ou des projets d’activités spécifiques, parce que j’ai participé à leur mise en œuvre et parce que j’ai véritablement estimé que les élèves concernés avaient enrichi leurs connaissances, leurs savoir-faire, trouver motifs à utiliser, à perfectionner « leurs bases fondamentales », oui je crois en ces enseignants qui veulent que leurs élèves vivent leurs apprentissages plutôt que de les subir.

Je déclare que les structures de l’école sont essentielles, primordiales même : conseils de cycle, d’établissement, projet d’école, projets d’activités, concertations, équipes pédagogiques, équipes éducatives…qu’elles constituent un tissu scolaire qui est le véritable garant de l’accueil de l’enfant, de son suivi.

Je voudrais que la confiance en sa capacité de traduire les directives officielles soit accordée à l’équipe pédagogique, pas seulement pour passer de la pommade, mais pour lui donner la responsabilité et les moyens de remplir un engagement que peu de ses acteurs ont oublié : la mission première est d’instruire avec tout ce que cela comporte d’adaptation aux situations.

Je voudrais que chaque école, chaque établissement soit conforté dans ses composantes, encouragée dans ses échanges avec son environnement, adaptée à sa population spécifiques, encouragée dans ses initiatives mobilisatrices et motivantes.
- conforté par une trame de circonscription étoffée pour conseiller, apprécier, aider, suivre, voire corriger les actions mises en œuvre dans les écoles.
- conforté par des intervenants spécialisés pour l’aide aux enfants, aux familles, aux enseignants en difficulté.
- conforté par le soutien des responsables territoriaux dispensateurs des budgets pour que bâtiments, mobiliers, matériels, fournitures mais aussi, accès aux ressources culturelles et sportives, en implantations comme en personnes soient à la hauteur des besoins.
- et conforté avant tout par une équipe pédagogique solide, animée par un responsable bien préparé, reconnu et disponible pour répondre tant au suivi des actions pédagogiques, éducatives, ré-éducatives qu’aux aléas nombreux et variés du quotidien d’une école. La fonction de direction mal traitée depuis si longtemps, si usante, si décourageante, si peu attractive aujourd’hui, et pourtant si prenante, mériterait enfin une attention particulière, pour lui donner une vraie dimension de responsable et d’animateur, en oubliant la triste expérience des Maîtres-directeurs.

Je me méfie de l’autonomie si elle ne doit qu’accentuer la seule capacité des écoles à se débrouiller et donc à multiplier les différences entre prises en charge des élèves .

Donnons notre confiance éclairée, soutenue, aux enseignants. Aidons à faire de l’école une institution où l’apprentissage des fondamentaux soit assuré grâce à des supports mobilisateurs capables de faire aimer à apprendre et où leur appétit, leur personnalité s’épanouissent en des disciplines d’éveil à part entière : l’école de la variété.

Espérons qu’au-delà de toutes considérations partisanes et économiques, un véritable système scolaire, clair, solide, respectueux de tous ses acteurs de bonne volontés, naisse enfin ; cela ne se fera pas sans que chacun y soit associé, pas à pas. C’est la seule façon de donner une chance à l’école de demain, une chance au futur…

Un souhait très fort, que j’ai formulé pendant tout mon temps de direction :
la création d’un groupe de travail spécialement consacré à la direction d’école.
J’ai exercé pendant 29 années les fonctions de directeur chargé de classe ; j’y ai trouvé de nombreuses occasions de satisfaction, de plaisir même mais aussi bien des moments de pression, de doute, de découragement. Je ne pense pas que cela soit très différent aujourd’hui et le peu de candidature à ce poste l’atteste.
Nombreux sont les directeurs désabusés qui abandonnent, nombreux sont les jeunes enseignants sollicités pour prendre ces responsabilités ; nous sommes loin des limites d’âge pour postuler.
Une école ouverte, terrain fertile pour un enseignement efficace et pour des rénovations bien admises a besoin d’une équipe solide.
Une équipe pédagogique a besoins d’un animateur solide, reconnu, valorisé.

Écrit par : alain | 07 mai 2010

"la République c'est tout droit" Vraiment !!!
Article L111.1 Code de l'Education " ...,outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République"
Cela commence bien mais cela se gâte très vite à l'article L 111.3 " dans chaque école, collège et lycée, la COMMUNAUTE EDUCATIVE rassemble les élèves et tous ceux qui dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à l'accomplissement de ses missions"
Une communauté dans une enceinte de la République réputée constitutionnellement indivisible beurk....
Une communauté éducative qui rassemble en premier les élèves !!!
De qui des élèves de petite section maternelle ont-ils la charge éducative ????

Écrit par : Agnes | 12 mai 2010

Bonjour
Votre titre de livre m'interpelle.
Pour faire court, avez vous entendu parler d'une personne qui s'appelait Henri Charnay (il est décédé il y a une vingtaine d'année et c'était mon grand père)?
En 1961 il a publié un essai : Pour un débat national sur un lycée expérimental "Lycée du peuple".
Instituteur à Lodève puis professeur de dessin à Libournes.
Membre de commission pédagogique dont il s'est fait viré pour manque d'orthodoxie (il arrivait à apprendre à lire à des élèves du CP en trois mois, malheureusement en appliquant ses principes et non ceux du dogme)
Si vous en avez entendu parlé ou si vous le souhaitez vous pouvez me contacter sur jlcharnay@gmail.com

Écrit par : Jean-Luc Charnay | 05 juin 2010

Et Roland Charnay, de votre famille aussi ?

Écrit par : nicolas | 05 juin 2010

Non, Henri Charnay ne me dit rien. Vous nous racontez ?
JPB

Écrit par : brighelli | 05 juin 2010

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