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03 mars 2010

Pour un master de seduction

En ces temps où la mastérisation tombe dru rue de Grenelle, où les uns voudraient que l’on mettre l’accent sur les disciplines, les savoirs et les vraies compétences, pendant que les autres entonnent le grand air de la professionnalisation et autres billevesées pédagogistes, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile de nous pencher sur ce qui fait l’essence de ce métier, et qui est déplorablement négligé par les crânes d’œuf qui nous lisent — je veux parler, bien sûr, de la capacité de séduction.

Qu’est-ce qu’un bon enseignant, de la Maternelle à l’Université ? C’est quelqu’un qui non seulement obtient des élèves ou des étudiants qu’ils restent, des heures durant, assis sans trop bouger sur une chaise (une situation largement anti-physiologique, et anti-psychologique, je n’en veux pour preuve que l’attrait des récrés, et ces millions de coups d’œil jetés en douce sur les montres), mais qui de surcroît parvient à leur imposer un travail, parfois même une souffrance, pour un bénéfice qui est très rarement immédiat : travaillez, prenez de la peine, vous en tirerez (peut-être) un bénéfice — plus tard. L’Ecole est le lieu du bonheur différé.

Alors, comment l’Enseignant arrive-t-il, dans un contexte aussi défavorable a priori, à obtenir le silence, l’attention, et même la soumission, jour après jour, semaine après semaine ? Corollaire : pourquoi, trop souvent, ne l’obtient-il pas ? Pourquoi, comme Adjani dans la Journée de la jupe, rêve-t-il de braquer un Glock sur la tête de ses élèves récalcitrants pour leur faire assimiler, une bonne fois pour toutes, que Molière s’appelait Poquelin, ou que le carré de l’hypoténuse…


Séduire, dit-elle…

Tout est là : quand on y réfléchit cinq secondes, les « bons profs » que nous avons eus, dans le temps (1), étaient tous de grands séducteurs, d’impitoyables séductrices. Pourtant, la séduction qui est à l’œuvre en cours n’a pas pour objet une satisfaction immédiate, contrairement à la séduction érotique — et même si c’est une dimension qui n’est pas tout à fait absente dans une salle de classe, voir ce que disaient Platon et ses contemporains sur la relation pédagogique entre l’éraste et l’éromène : Eros emprunte bien des visages, dont le sexe n’est pas forcément le plus significatif — et parfois même le plus vain.

Oui, mais comment les séduire ? Et comment apprendre à le faire ?

Il y a bien sûr la part du charisme personnel, qui, comme tout charme, tient à la magie. Mais si nous imposons aux futurs enseignants d’avoir tous du charisme (et cela se sent, quand on fait passer un concours de recrutement — tout comme son absence se détecte immédiatement), aurons-nous encore des candidats, alors même que nous en manquons ?

J’ai souvent commencé l’année en analysant le Corbeau et le Renard — modèle définitif de la séduction heureuse. Que fait le Renard ? Il parle — il est même un maître de la langue. Il possède complètement son sujet (et si l’on veut bien y prêter attention, comme tous les grands séducteurs, il ne parle pas de lui, ou si peu). Et il obtient ce qu’il veut. L’enseignement, comme la séduction, est un art de la vente.

Et il, faut, d’abord, maîtriser le langage — puisqu’au fond, c’est cette maîtrise même que nous vendons d’abord : l’art de la séduction pédagogique, c’est aussi l’art d’apprendre la séduction (2). Et comment transmettrions-nous ce goût et cette capacité si nous ne les possédons pas nous-mêmes — à fond ?

Mais un langage ne peut pas tourner à vide : seule la compétence le soutient — et non une compétence de surface (le CAPES nouveau, qui vient d’arriver, voudrait limiter le savoir professoral aux programmes que sont censés avaler les élèves — alors que nous savons tous que l’on ne fait passer le moins qu’avec le plus, le b-a-ba avec l'Encyclopédie et les équations du second degré avec la maîtrise des intégrales). Un enseignant doit être remarquable au moins, admirable si possible. Pas forcément aimé, en revanche : il, y a dans toute séduction une certaine cruauté, au fond — on peut aimer les élèves et ne jamais le leur montrer : en général, ils ne s'y trompent pas.

Inutile en revanche de monter sur ses grands chevaux et de les humilier systématiquement (même si, à petites doses…). On ne se grandit pas en rapetissant les autres — bien au contraire. Inutile aussi de favoriser telle ou tel : l'éromène, c'est toute la classe. Et la séduction opère aussi bien au positif qu'au négatif — on peut paraître caressant aux uns, odieux aux autres, l'essentiel est que l'on ait l'air d'y mettre du sentiment, quand en fait on y fait passer de la technique : séduire s'apprend.

Je disais plus haut : humilier légèrement… Je pensais moins à la vanne tueuse, qui n'a de sens que face à une agression majuscule, qu'à l'accablement qui saisit parfois les élèves devant la tâche qu'on leur fixe, devant l'étendue de leur ignorance (mais déjà, mesurer cette ignorance, c'est la circonscrire, ce que ne peut faire le crétin qui croit savoir). Il y a dans la compétence telle que je l’entends — telle que j’ai vu autrefois Barthes la manifester dans ses cours (3) — quelque chose d’écrasant. Mais l’élève séduit doit admettre cet écrasement, tout comme la personne que l’on veut charmer doit se rendre à l’autre, — comme une ville assiégée, dit Dom Juan.

Je voudrais être clair : la sympathie naît de la reconnaissance du savoir, et non l’inverse. Inutile d’être « gentil » a priori : le charme peut tenir dans une violence sans cesse retenue, contenue, mais sous-jacente, dans l’art d’une phrase innocemment perfide, d’une plaisanterie légèrement mortelle. Le langage est une main qui sait caresser et gifler à la fois — inutile dès lors d'aller jusqu'à la gifle effective.

Second point : la séduction est une gestuelle. S’il est une formation que je voudrais institutionnaliser pour les futurs maîtres, c’est la formation théâtrale (4). Cela suppose de penser la coupe de l’habit (les élèves sont tous arbitres des élégances, et peuvent commenter à l’infini la forme des chaussures ou la ligne du pantalon — ou vos fesses, quand vous leur tournez le dos), le masque (regardez-vous dans la glace en train de hurler : « Taisez-vous ! », et demandez-vous pourquoi ils continuent à parler). Cela suppose de savoir user de son corps dans l’espace — il faut occuper l’espace. Le physique n’a aucune importance, pourvu qu’on le maîtrise, qu’on le déploie, qu’on l’impose. Il n’y a pas de beaux ou de vilains maîtres : il y a des enseignants charmants, ou indifférents — et parfois exécrables.

On apprendrait aussi, au théâtre, à poser et maîtriser sa voix et ses gestes. L’acoustique de la plupart des salles de classe est exécrable, et un prof sort de six heures de cours à moitié aphone s’il ne sait pas exactement comment poser sa voix, où aller la chercher — s’il ne sait pas que, comme au théâtre, ce n’est pas en hurlant qu’on se fait le mieux entendre. Enregistrez-vous écoutez-vous : la voix de l’adulte a des inflexions particulières, un enfant ou un adolescent y entend des signes particuliers — autorité, énervement, sarcasme, impuissance.

Dernier point : la séduction est comme la mer — toujours recommencée. Sans cesse il faut récupérer l’Autre, aller le chercher là où il est — encore essoufflé de la récréation, encore tout plein des câlins de son amoureux / euse, tout déçu de la note obtenue au cours précédent, inquiet du divorce de ses parents (ou de leur non-divorce, allez savoir), préoccupé par son futur – à court ou moyen terme. La séduction ne s’arrête pas avec le cours : il faut savoir dire une phrase, ou parfois tenir tout un discours, à un élève dont on sent confusément la demande inexprimée, le besoin sans objet de parler cinq minutes avec un adulte qui ne soit pas son père ou sa mère – et qui sache parfois lui parler comme à un adulte, sans l’épargner, sans l’accabler. Juste en miroir.

Quand je pense que le ministère, si j’ai bien compris, prétend institutionnaliser deux heures d’accompagnement pédagogique… Mais, mon cher monsieur L*** (avant que vous partiez sous d’autres cieux de la République), ne savez-vous pas qu’on accompagne un élève toute l’année, à chaque minute, même quand il n’est pas là ? Qu’on se préoccupe de lui, qu’on y pense, qu’on élabore des stratégies pour lui faire gober la table des 7 ou l’essence de la tragédie ? Vous savez bien, pourtant, mon cher L***, que la séduction est un métier au long cours — que l’on flatte du regard, encourage de la voix, que l’on s’oppose parfois, et qu’on n’escompte jamais de résultat immédiat — séducteur un jour, séducteur toujours : c’est ce qui fait de ce métier une vocation, une contrainte, et, parfois, un plaisir.

Jean-Paul Brighelli

(1) Voir sur ce sujet la très jolie chronique que Natacha Polony a récemment consacrée au sujet sur son blog : http://blog.lefigaro.fr/education/2009/12/hommage-aux-mai... et http://blog.lefigaro.fr/education/2010/01/hommage-aux-mai...

(2) Comme je ne suis plus à une outrecuidance près, j’aurai celle de me citer moi-même : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/11/24/art-de...

(3) Barthes n’était pas beau, mais il était la séduction même, parce qu’il vous rendait intelligent — il donnait aux pauvres corbeaux que nous étions les plumes du phénix. On sortait de sa voix — il en usait avec un art délicieux — en se disant que, ma foi, oui, c’était exactement ce que l’on pensait de Goethe ou de Racine, mais que voilà, lui, il l’avait formulé, et si exactement… Si jamais les notions d’éraste et d’éromène avaient un sens (y compris sexuel, dans cette forêt de micros qui se tendaient vers lui, comme autant de promesses d’éternité et de phallus stylisés), ce fut bien là.

(4) Et rendez à tous (et à toutes — la profession s’est féminisée largement, la taille de l’enseignant moyen s’est donc réduite, et les tableaux sont restés haut perchés, trop souvent) les estrades qui permettaient autrefois à tous les enseignants d’être les bateleurs qu’ils sont effectivement.

Commentaires

(prems :p)

Ecrit par : exTC | 03 mars 2010

(prems :p)

Ecrit par : exTC | 03 mars 2010

"Ah non ! C'est un peu court, jeune homme !"
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

oui mais c'est devenu une tradition sur de nombreux forums !
donc vu que je n'ai pas grand chose à faire aujourd'hui, je lirai votre post de mon lieu de stage, lieu béni des Dieux...

Ecrit par : exTC | 03 mars 2010

Séduire, dit-elle.
Il faut savoir vous vendre, nous disait voici quelques années une inspectrice robinée avant l'heure. Yes. Exactement avec les recettes de la séduction. Sans Barthes. Quelle tristesse !
Mastérisation, morne plaine...

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Je crois effectivement qu'une formation théâtrale rendrait de grands services. Le charisme personnel ne suffit pas, car il peut marcher à fond avec certaines classes, et pas du tout avec d'autres. Je me rappelle avoir eu, la même année, deux premières parallèles, dont l'une était suspendue à mes lèvres, tandis que dans l'autre je peinais à obtenir un minimum d'attention.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2010

"Second point : la séduction est une gestuelle. S’il est une formation que je voudrais institutionnaliser pour les futurs maîtres, c’est la formation théâtrale (4). Cela suppose de penser la coupe de l’habit (les élèves sont tous arbitres des élégances, et peuvent commenter à l’infini la forme des chaussures ou la ligne du pantalon — ou vos fesses, quand vous leur tournez le dos), le masque (regardez-vous dans la glace en train de hurler : « Taisez-vous ! », et demandez-vous pourquoi ils continuent à parler). Cela suppose de savoir user de son corps dans l’espace — il faut occuper l’espace. Le physique n’a aucune importance, pourvu qu’on le maîtrise, qu’on le déploie, qu’on l’impose. Il n’y a pas de beaux ou de vilains maîtres : il y a des enseignants charmants, ou indifférents — et parfois exécrables.

On apprendrait aussi, au théâtre, à poser et maîtriser sa voix et ses gestes. L’acoustique de la plupart des salles de classe est exécrable, et un prof sort de six heures de cours à moitié aphone s’il ne sait pas exactement comment poser sa voix, où aller la chercher — s’il ne sait pas que, comme au théâtre, ce n’est pas en hurlant qu’on se fait le mieux entendre. Enregistrez-vous écoutez-vous : la voix de l’adulte a des inflexions particulières, un enfant ou un adolescent y entend des signes particuliers — autorité, énervement, sarcasme, impuissance."

Ecrit par: JPB

Hé oui... Ces "formations voix", (qui sont bien plus que cela, telles que je les conçois et les pratique), sont de six heures; c'est ridiculement peu.
Il faudrait, au moins, deux heures par semaine pendant au moins un semestre, dans les nouveaux masters. Pour les enseignants, très nombreux, qui n'ont pas une "autorité naturelle", (ou un charisme, ou une "présence", ou une "prestance", très développés). Mais, vraiment, ça peut se travailler par ce biais.
N'en ayant aucune à la base, j'en suis une preuve (encore un peu) vivante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Ne pas oublier aussi que, Mai 68 et ses effets pervers passant par là, le statut des enfants dans les familles est passé en quelques décennies de rien à tout, compliquant sérieusement la tâche des profs. J'aimerais bien voir ce que feraient ertains terroriseurs nuls, (même si pas ignares) que j'ai pu avoir quand j'étais au collège devant les élèves d'aujourd'hui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

N'en ayant aucune à la base, j'en suis une preuve (encore un peu) vivante.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Ah, ben, décidément, on n'arrête pas les progrès de la médecine.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 mars 2010

Sylvie, vous m'avez devancé !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Ne pas oublier aussi que, Mai 68 et ses effets pervers passant par là, le statut des enfants dans les familles est passé en quelques décennies de rien à tout, compliquant sérieusement la tâche des profs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

La place des élèves dans les établissements et dans les salles de classe, qui fait de la tâche des professeurs une impossibilité logique - à moins de considérer que cette tâche n'est plus la même - ce n'est pas "Mai 68" qui l'a modifiée, à moins de nommer "Mai 68" quelque chose qui n'a historiquement aucun sens.

Quant au "statut" des enfants dans les familles, qui s'appelle dépendance, il n'a changé qu'en surface et n'a connu qu'une modification majeure : sa prolongation grotesque.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 mars 2010

Relisez-moi, Totow... J'ai écrit: "les effets pervers de mai 68". C'est un raccourci, je vous l'accorde.
"Avant", comme dit l'autre, quand le prof vous mettait une "péno", vos parents vous en "collaient une". Maintenant, ils vont en coller une au prof.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Maintenant, ils vont en coller une au prof. Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Cela ne pourrait pas se produire si "la communauté éducative" était soudée. Quand l'administration devient l'allié objectif de parents toujours plus consommateurs, toujours plus intrusifs sans être nécessairement plus connaisseurs, toujours plus désireux de casser du prof jeté en pâture régulièrement aux media à travers des enquêtes bidonnées sur l'absentéisme et autres tares supposées, il est évident que ça ne peut aller que vers le pire. Que nous ne connaissons pas encore.

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Une note intéressante mais je ne partage pas la remarque "le charme peut tenir dans une violence sans cesse retenue, contenue, mais sous-jacente, dans l’art d’une phrase innocemment perfide, d’une plaisanterie légèrement mortelle."

On connaît de ces profs qui s'imaginent spirituels et font rire leurs classes par de petites vannes soi-disant gentillettes au détriment d'un malheureux qui a la malchance de n'être pas tout à fait aussi bon/rapide/beau/etc. que les autres... Pour moi, cette cruauté sous les dehors de la plaisanterie est aussi une forme de démagogie et comme telle, indigne d'un adulte dans la classe.

Ecrit par : kara | 03 mars 2010

Merci pour cette note, elle me remotive, et me redonne le punch nécessaire pour vaincre les difficultés et arriver, un jour, devant une classe...

Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 mars 2010

Tiens...
"Des élèves ont écopé d'une journée à une semaine d'exclusion du collège. Ils avaient diffusés des propos diffamatoires et insulté plusieurs profs et personnels de leur établissement scolaire à Ribeauvill. "
A lire sur Lalsace.com

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

e continue à proclamer que je ne suis pas spécialiste, que je fonctionne à la seule intuition, que je peux me tromper, mais je proclame aussi que tout ce qui se dit ici contre la méthode dite "globale" est sujet à caution.
Je m'abstiendrai désormais de proférer de plus amples commentaires sur ce sujet, par simple humilité qui est, comme chacun sait, vertu cardinale.

Ecrit par : Garafignoux | 02 mars 2010
---
Ah ! cher Garafignoux, je ne lutterai pas en vain contre vos idées.
Mais je suis convaincu que la méthode syllabique qui m'a réussi (comme à bien d'autres) est la bonne méthode.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

"Il est effectif qu'il existe un usage répandu et très ancien des expressions « méthode globale », « méthode syllabique » pour désigner sous ce terme un fatras de choses différentes et contradictoires qui n'ont rien à voir avec le sens strict de « méthode globale » et « méthode syllabique »
... On ne peut se réclamer de la précision de la langue et l'abandonner quand il s'agit de désigner les bases d'apprentissage de la langue."

Pour qu'une conversation soit compréhensible et utile , il faut que les contradicteurs expliquent ce qu'ils entendent par "méthode globale" et "méthode syllabique".
Pourraient-ils le faire ?

MD

Je rappelle le début du chapitre 3 du livre de Colette Ouzilou

*********
La méthode globale

Lorsque Decroly, médecin neurologue passionné de pédagogie, découvre vers 1910 la méthode dite « globale », il l'utilise d'abord pour apprendre à lire aux enfants sourds, dont le handicap rendait le versant phonétique de l'alphabet inutilisable ou, au mieux, ardu à saisir. Puis, considérant que la perception de l'enfant est d'abord syncrétique, il cherche à l'exploiter chez l'entendant.
Partant d'un tout (la phrase) vers la partie (le mot) pour en découvrir l'élément (la lettre ou le graphème) par un travail d'analyse* que l'enfant est censé conduire lui-même, cette démarche doit l'amener, par les étapes inverses, à comprendre et à utiliser le processus de synthèse des lettres entre elles. Elle ne perd donc pas de vue, avec l'enfant entendant, le couplage lettre-son et plus largement celui du graphème au phonème ; la synthèse* ensuite s'appuie sur leur combinaison. Les textes sont en principe produits par l'enfant lui-même.
La démarche analytique bien conduite mobilise l’œil et l'oreille de l'enfant et s'attache à la structure intime du mot. La syllabation de retour achève de consolider cette structure. Elle limite au symbole graphique l'intervention mnésique pure. Cette méthode, rigoureuse dans ses étapes, est encore souvent utilisée chez le sourd profond et dans la rééducation de certaines alexies. Mais elle exige une formation linguistique et phonologique très précise.

*********

Ecrit par : Michel Delord | 03 mars 2010

"On connaît de ces profs qui s'imaginent spirituels et font rire leurs classes par de petites vannes soi-disant gentillettes au détriment d'un malheureux qui a la malchance de n'être pas tout à fait aussi bon/rapide/beau/etc. que les autres... Pour moi, cette cruauté sous les dehors de la plaisanterie est aussi une forme de démagogie et comme telle, indigne d'un adulte dans la classe."

Ecrit par : kara | 03 mars 2010

Oui, Kara. C'était même la spécialité de quelques-uns des profs nuls que j'ai pu avoir. Pour allier à leur cause d'autres élèves terrorisés aussi, et bien contents de se trouver du bon côté.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

"il est évident que ça ne peut aller que vers le pire. Que nous ne connaissons pas encore."

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

J'ai l'impression, (mais je peux me tromper) que quelques (pas mal de ?) chefs d'établissement ont pris la mesure du phénomène, et changé leur fusil, (pardon, Stéphane, ;-) d'épaule.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Je ne demande qu'à le croire, cher Christophe.

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Formation théâtrale : une évidence. C'est sur ce point que Christophe Sibille et moi-même étions tombé d'accord il y a bien longtemps alors qu'une incompréhension mutuelle avait régné jusque là (sur le site du Grand Débat Thélot - dont les résultats ont été si nuls que plus personne ne doit s'en souvenir)

Mais total désaccord à nouveau sur la question des masters. Christophe écrit :

"Il faudrait, au moins, deux heures par semaine pendant au moins un semestre, dans les nouveaux masters."

Ces nouveaux masters ne doivent pas voir le jour. D'où le mot d'ordre de non-remontée des maquettes adopté par la Coordination des universités et certains (peu nombreux) formateurs en IUFM. Ce serait une catastrophe :

- Pour les UFR en ce qui concerne les CAPES : ceux qui accepteront perdront masters-recherche et écoles doctorales et deviendront des community colleges à la française.

- Pour les IUFM en ce qui concerne le CRPE car ils ne pourront jamais résoudre le double bind qui a causé leur ruine : si la "régulation des flux" est faible, ils perdent en taux de réussite, si elle est sévère, ils perdent en parts de marché.

- Pour les étudiants dans les deux cas : c'est une machine à fabriquer des reçus-collés par dizaines de milliers.

Pour les CAPES, la solution est simple : master disciplinaire (pas forcément recherche) + préparation du concours EN DEHORS du master.

Pour le CRPE, la solution n'existe pas. D'où la disparition annoncée des IUFM tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui (je ne leur donne pas plus de 5 ans d'existence) et la gadoue pour les candidats en attendant qu'un nouveau système de formation (très difficile à concevoir) se mette en place.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

Je ne vais pas me faire taxer de "pruderie" si je dis que le terme "séduction" risque d'être mal compris par certains, même en tout bien tout honneur ?

Il y a une dizaine d'années, pour voir, comme dans un jeu de cartes, je m'étais inscrite à un stage de formation continue de trois semaines.
J'étais remplacée dans ma classe par une jeune PE2 qui effectuait ainsi son "stage en responsabilité".
L'anecdote suivante m'a été racontée par le père de l'une de mes élèves, alors au CP. Ce monsieur étant lui-même en formation PE1, il s'intéressait un peu "à la boutique" et jetait sur ma classe et sur ses élèves un regard d'observateur attentif.

Je partis donc, après avoir averti mes élèves de se comporter "comme avec moi" avec la jeune Marilyne à laquelle ils venaient d'être présentés.

Les premiers jours, Marilyne eut un succès fou et Isabelle, la fille du PE1 attentif, ne tarissait pas d'éloges : "Marilyne, elle est gentille ! Elle nous appelle "ma poulette", elle nous fait un bisou quand on arrive le matin, elle ne nous crie jamais dessus, elle nous dit "ça ne fait rien" quand on n'a pas fini notre travail ! Elle est trop, trop gentille. Je veux qu'elle reste toujours."
Cet éloge était bien entendu complété d'une critique acerbe sur "l'ancienne", celle qui avait eu la bonne idée de quitter des élèves qu'elle rudoyait et, Isabelle en était désormais persuadée, détestait. Les enfants de six ans voient en noir et blanc et ne maîtrisent absolument pas les nuances de gris.

Pendant toute la première semaine, Isabelle partait tous les matins, des étoiles dans les yeux retrouver SA Marilyne qui était tellement ceci, tellement cela et courait à travers la cour pour être la première à se jeter au cou de son idole et recevoir ce bisou auquel elle attachait tant de prix et rentrait tous les soirs, le cœur plein d'amour pour cette maîtresse si compréhensive.

Puis vint la deuxième semaine. Chez Isabelle, on entendait moins parler de Marilyne. La journée de classe était racontée brièvement, l'enfant éludait les questions d'un "Je ne me rappelle plus" neutre.

Troisième semaine. Isabelle rechigne désormais le matin et revient le soir, l'air soulagé.
On lui parle de Marilyne, Isabelle détourne la conversation.
Le résumé de sa journée de classe devient lapidaire : "Les garçons ont fait les idiots alors on n'est pas allé en gym.", "De toute façon, vivement que Catmano revienne, on ne fait rien." et finalement, à deux jours de mon retour : "Pfff ! Encore Juliette et Laure... Comme d'habitude."
Et là, tout sort. Juliette et Laure, deux têtes de classe un tantinet despotes, comme le sont certaines petites filles dès l'âge de trois ou quatre ans, ont réussi en deux semaines et demie à s'approprier l'affection débordante de Marilyne ! Les bisous du matin leur sont désormais réservés. Elles ont pour cela trouver un truc imparable : dès qu'elles arrivent, elles squattent chacune l'un des genoux de la maîtresse qui n'en possède que deux et ne peut donc plus prodiguer ses marques d'intérêt aux autres mouflettes !
En classe, comme Marilyne sait qu'elles répondent le plus souvent juste, elle les a choisies comme interlocutrices privilégiées. Juliette et Laure ne se privent d'ailleurs pas de le faire remarquer à leurs petits camarades.
Les garçons se sont vite désinvestis de cette classe option "câlins et minauderies" et ont du même coup déserté l'étude, préférant réserver leur énergie au jeu et à la galéjade. Le niveau sonore de la classe en pâtit, malgré les efforts de Juliette et Laure, à la sauce chipie, pour seconder Marilyne dans ses opérations de maintien de l'ordre.
Isabelle et ses camarades féminines en souffrent carrément. Dans leur vision en noir et blanc, si Marilyne ne s'occupe pas d'elles et leur préfère Juliette et Laure, c'est que Marilyne ne les aime pas, donc qu'elle les déteste. C'est simple, clair, net, précis.

Et voilà Isabelle réclamant à cor et à cri le retour de celle qui les a quittés, il y a trois semaines : "Marilyne, elle est méchante, elle a des chouchoutes. Catmano, au moins, elle est pareille avec tout le monde. Elle crie autant après les filles qu'après les garçons, mais seulement quand il faut. Les garçons ont raison, on n'est pas à l'école pour les câlins et les bisous. Et puis, quand Juliette et Laure font leurs commandantes, Catmano les gronde parce qu'elles sont comme nous, même si elles sont plus fortes que nous en lecture !"

Alors, séduction, oui, si vous voulez. Mais il faut absolument que ce fameux master la définisse très clairement et qu'au cours du cursus, on apprenne aux futurs diplômés à faire la part des choses entre séduction, corruption et asservissement et qu'on les mette en garde contre le fait qu'un enseignant peut très facilement tomber sur bien plus séducteur que lui, même dans une classe de Petite Section.

Ecrit par : catmano | 03 mars 2010

Un enseignant peut très facilement tomber sur bien plus séducteur que lui, même dans une classe de Petite Section.

Ecrit par : catmano | 03 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

1er septembre. Arrivée dans la classe. D'un geste, je fais lever les avachis.

Regard lourd et circulaire.

- Bonjour, je m'appelle Butor.

Deuxième balayage. Lent. Léger sourire aux lèvres. Quelques élèves sourient légèrement.

Fin brutal du sourire. Regard de plomb et voix sépulcrale. Puissance ascendante et scansion en accélération :

- Je sais ! Au début, on rit.

Ça y est, la séduction opère. Le cours peut commencer.

Ecrit par : Butor | 03 mars 2010

Ça y est, la séduction opère. Le cours peut commencer.
Ecrit par : Butor | 03 mars 2010

Surtout si on s'appelle Michel...

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

- Bonjour, je m'appelle Butor.

Ecrit par : Butor | 03 mars 2010

Sans rire ? Vous avez des élèves qui savent ce que ça veut dire ?
Ou bien c'est un pseudo ,et votre vrai nom est Duc... ou Dug...?

Ecrit par : yann | 03 mars 2010

Canada : une musulmane portant le niqab expulsée d'un cours de français
LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.10 | 22h04

Une femme musulmane portant le niqab (voile intégral) a été expulsée d'un cours de français destiné aux immigrés au Québec parce qu'elle refusait de découvrir son visage en classe, a rapporté mardi le quotidien montréalais La Presse.


La femme d'origine égyptienne, qui a un droit de résidence permanente au Canada, suivait un cours de français pour immigrés au Cégep de Saint-Laurent, un établissement pré-universitaire, à Montréal. Elle refusait de montrer son visage en classe en raison de la présence d'hommes et demandait à ne pas être assise en face de ces derniers.

L'enseignante et la direction de l'établissement ont tenté durant plusieurs mois de trouver un compromis avec elle et lui ont même permis de faire un exposé oral au fond de la classe, de dos, pour ne pas faire face à des hommes. Une situation qui créait des tensions entre les étudiants et l'enseignante.

La direction de l'institution a réitéré à plusieurs reprises sa demande pour que l'étudiante retire son niqab en classe pour des raisons pédagogiques, mais, devant le refus systématique de celle-ci, l'affaire est remontée jusqu'au ministère de l'immigration québécois, qui a finalement décidé, en novembre dernier, de l'expulser du cours, indique le quotidien. L'étudiante a porté plainte devant le commission des droits de la personne du Québec.

La décision du ministère de l'immigration a été approuvée par plusieurs organismes, rapporte le quotidien. La Fédération nationale des enseignants estime que cette affaire "démontre la nécessité d'adopter une charte de la laïcité afin de mieux baliser les accommodements raisonnables".


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Pour les articles canadiens traitant de l'affaire:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201003/01/01-4256530-une-musulmane-expulsee-dun-cours-a-cause-du-niqab.php

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201003/02/01-4256752-niqab-le-cegep-saint-laurent-avait-raison.php

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Vous me voyez me présenter en disant :

- Bonjour, je m'appelle Dugong (2 g à Dugong)

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

et votre vrai nom est Duc... ou Dug...?

Ecrit par : yann | 03 mars 2010

Oups !
Pardon, Dugong, je ne voulais pas être vexant.
Je pensais plutôt à Dugland.

Ecrit par : yann | 03 mars 2010

Bon alors ! Qu'y faut-il que je suce ?

Ecrit par : iPidiblue cum laude | 03 mars 2010

1er septembre. Arrivée dans la classe. D'un geste, je fais lever les avachis.

Regard lourd et circulaire.

- Bonjour, je m'appelle Butor.

Deuxième balayage. Lent. Léger sourire aux lèvres. Quelques élèves sourient légèrement.

Fin brutal du sourire. Regard de plomb et voix sépulcrale. Puissance ascendante et scansion en accélération :

- Je sais ! Au début, on rit.

Ça y est, la séduction opère. Le cours peut commencer.

Ecrit par : Butor | 03 mars 2010

Même au travers d'internet, j'ai senti ce parfum du sable chaud qui n'appartient qu'au vrai Couillu

Mado DeCasa

Ecrit par : Une ancienne de Casa | 03 mars 2010

Un enseignant peut très facilement tomber sur bien plus séducteur que lui, même dans une classe de Petite Section.

Ecrit par : catmano | 03 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010


Mince ! Ce n'était pas sensible, dans ma Note, que je parlais de séduire la classe entière ?
Je vais rajouter un paragraphe…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

"Mais total désaccord à nouveau sur la question des masters. Christophe écrit :

"Il faudrait, au moins, deux heures par semaine pendant au moins un semestre, dans les nouveaux masters."

Ces nouveaux masters ne doivent pas voir le jour. D'où le mot d'ordre de non-remontée des maquettes adopté par la Coordination des universités et certains (peu nombreux) formateurs en IUFM."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

Je suis complètement d'accord avec vous, Pedro. Et merci de me "rebooster" dans la lutte anti-master...
Mais j'avais vraiment l'impression que le combat était perdu, (du côté de l'université d'Orléans, en tous cas). Et j'avoue que je me plaçais dans une (absence de) dynamique du "fait acquis".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

La séduction de classe par les profs, c'est déjà totalement has been.

Ce soir, nouvelle série qui démarre sur M6. Ça s'appelle Victoire Bonnot et met en scène une CPE qui en a.

http://www.m6.fr/serie-victoire_bonnot/le-concept.html

Dans le lycée de 2010, les enseignants qui enseignent n'ont plus de légitimité.

L'ère est aux CPE qui pilotent.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Et la question des accessoires, personne n'en parle ?

Ecrit par : iPidiblue fashion victim | 03 mars 2010

Je suis complètement d'accord avec vous, Pedro. Et merci de me "rebooster" dans la lutte anti-master...
Mais j'avais vraiment l'impression que le combat était perdu, (du côté de l'université d'Orléans, en tous cas). Et j'avoue que je me plaçais dans une (absence de) dynamique du "fait acquis".
Christophe Sibille
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- Eh bien nous sommes totalement d'accord. Car moi aussi j'ai l'impression que le combat est perdu. Sauf peut-être à Paris et quelques grandes facs. J'attends ce qui sortira de la grande messe du 10 mars à Paris (IUFM + universités parisiennes). Est-ce qu'on nous laissera au moins faire ce que nous avons prévu dans mon UFR : non-remontée des maquettes et mise en place (en interne) d'un nouveau master disciplinaire ? Rien n'est moins sûr. Ce qui est sûr en revanche c'est que les masters "enseignement, éducation et reconversion" ne sont pas viables et qu'ils entraîneront dans leur ruine tous ceux qui s'obstineront à obtempérer à une circulaire qui n'a aucun poids juridique. Ce qui s'annonce est insensé. Comment se fait-il que tous les collègues (université+IUFM) qui en étaient conscient l'an dernier ne le soient plus aujourd'hui? A quelle veulerie ou à quelle faiblesse de la cervelle faut-il attribuer ce phénomène?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

"Avec le fil du Seigneur, confessez vous par téléphone"

Transgression, culpabilité et contrition en un seul forfait.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/03/01016-20100303ARTFIG00581-une-ligne-telephonique-pour-se-confesser-.php

On pourra draguer le confesseur ? Pourquoi pas des confesseuses ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Comment se fait-il que tous les collègues (université+IUFM) qui en étaient conscients l'an dernier ne le soient plus aujourd'hui? A quelle veulerie ou à quelle faiblesse de la cervelle faut-il attribuer ce phénomène?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

Sans doute à l'idée que les carottes sont définitivement cuites, si j'en crois mes khollègues universitaires, totalement découragés et qui se sentent très très seuls. On n'a pas fini de payer l'absence de solidarité des lycées l'an dernier (tous syndicats confondus, pour le coup !), lors du long conflit sur la mastérisation.

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Mince ! Ce n'était pas sensible, dans ma Note, que je parlais de séduire la classe entière ?
Je vais rajouter un paragraphe…
JPB

ecrit par : brighelli | 03 mars 2010


Certes, on séduit toute la classe... mais certains sont plus séduits que d'autres, parfois !

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

"Ce qui est sûr en revanche c'est que les masters "enseignement, éducation et reconversion" ne sont pas viables"

Je trouve cette dénomination absolument géniale : elle contient à la fois sa finalité (enseigner), sa perversion (éduquer) et sa négation (reconvertir).

Le premier master holiste * ?

* global et plein de trous

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Tant que les professeurs n'auront pas Bac + 10 rien ne sera acquis !

Ecrit par : iPidiblue bac moins dix | 03 mars 2010

"Tant que les professeurs n'auront pas Bac + 10 ...."

Bac à sable + 10 ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

"Pour les CAPES, la solution est simple : master disciplinaire (pas forcément recherche) + préparation du concours EN DEHORS du master."

NON.

Ceci est le meilleur moyen de ne plus du tout avoir de jeunes à peu près sérieux qui se dirigent vers la profession;
Pourquoi donc s'embêter à aller dans une filière qui, en plus d'un concours de bon niveau, exige un master -recherche ou pas- donc 4 semestres de plus à valider et donc qui soumet l'impétrant deux années de plus aux aléas de l'université, et qui, pour couronner le tout, offre comme débouché salaire minable, violence physique, non-reconnaissance, etc....
Je conclus et crains donc que le durcissement du niveau d'exigence ne peut qu'entraîner un étouffement du vivier, et que, de plus, on ne produira que l'effet inverse de l'effet escompté:
On sucitera des options parallèles pour accéder à l'enseignement. Ce qui serait absolument catastrophique. C'est-à-dire que désormais la condition nécessaire et suffisante pour être enseignant est d'avoir un master. Capes et Agrégation ou pas.
Donc, si demain je souhaite être enseignant, je peux tout à fait faire une école d'ingénieur -beaucoup plus simple et plus "glamour" que la fac- qui me donnera une équivalence de master, et du coup, être embauché par un établissement en qualité d'enseignant, puis, éventuellement passer le concours pour être titularisé... Donc ce système favoriserait des "enseignants" n'ayant même pas une licence dans la discipline qui serait enseignée...

Alors que faire sans non plus tomber dans du clientélisme?

Le niveau des enseignants baisse? Ce n'est pas en un an qu'on le récupère ou en augmentant le niveau des épreuves du CAPES comme certains universitaires l'ont déjà dit; le niveau d'un concours dépend AUSSI des candidats... Une et une seule solution; le niveau des enseignants n'augmentera qu'avec le niveau général du système qu'il est grand temps de revoir à la hausse.
De façon pragmatique, en ce qui me concerne, si j'étais président d'un jury de ces nouveaux masters et qu'ils étaient effectivement mis en place.

1) Je donne le master 1 à tout le monde avec 20/20 de moyenne, et le master 2 validé si et seulement si le Capes est acquis avec quelques stages aussi, modulo quelques heures de théâtre, d'aide à l'enseignement, etc...
Donner un master, qu'est-ce que ça peut faire si le concours est derrière, bien solide? Qui m'en empêcherait? Le jury est souverain.
Pour ce qui est du niveau du recruttement justement, le concours s'occupera des brebis galeuses... et du coup, je MAINTIENS TOUTE L'IMPORTANCE DU CONCOURS... En plus je fais un magnifique pied-de-nez (pour ne pas dire un magnifique et somptueux majeur tendu droit vers le ciel) aux concepteurs de ce nouveau système. Et j'évite, en plus, de participer à la création d'emplois précaires d'enseignants.

2) Je consacre l'année de master 1 à l'exclusive préparation de l'écrit et de l'oral du CAPES. Comme en prépa. Avec des khôlles et tout, et tout... Et vous verez... Peut-être bien que finalement, le niveau des copies montera... Donc le niveau du concours.... Le mal du siècle n'est-ce pas la quantité au détriment de la qualité? Pourquoi rajouter des notions -via master recherche par exemple- sur un socle trop friable? Pourquoi ne pas en rajouter un peu, certes, mais surtout assoir le niveau et garantir ce qui est déjà appris?

3) Je consacre un petit module de semestre 2 et un gros module de semestre 4 à un stage en situation ou observation. D'ailleurs ce semestre 4 devra être concentré sur ce stage pratique (sans mémoire; ça ne sert à rien et il ne sont pas lus...) ET sur l'oral du CAPES...

Voilà pourquoi, monsieur Cordoba, il me semble que cette idée est mauvaise. D'autant plus que le vivier se réduit déjà... Je crois par exemple, qu'en maths, cette année et les années à venir, il y aura beaucoup moins de candidats que les années précédentes...
Qu'allez-vous faire? Donner le concours à tout le monde?

Inutile d'accélérer cette marche infernale déjà entreprise...

Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 mars 2010

Mince ! Ce n'était pas sensible, dans ma Note, que je parlais de séduire la classe entière ?
Je vais rajouter un paragraphe…
JPB

ecrit par : brighelli | 03 mars 2010


Certes, on séduit toute la classe... mais certains sont plus séduits que d'autres, parfois !

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Oui, c'est encore une fois l'histoire du fou qui se prenait pour un grain de blé.
Certes, il était guéri et savait qu'il n'était pas un grain de blé, mais les poules, elles, le savaient-elles ?

Ecrit par : catmano | 03 mars 2010

"Comment se fait-il que tous les collègues (université+IUFM) qui en étaient conscients l'an dernier ne le soient plus aujourd'hui? A quelle veulerie ou à quelle faiblesse de la cervelle faut-il attribuer ce phénomène?"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

"Sans doute à l'idée que les carottes sont définitivement cuites, si j'en crois mes khollègues universitaires, totalement découragés et qui se sentent très très seuls. On n'a pas fini de payer l'absence de solidarité des lycées l'an dernier (tous syndicats confondus, pour le coup !), lors du long conflit sur la mastérisation."

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

J'en aurais pleuré aussi, l'année dernière, et cette année... Et je ne comprends toujours pas comment on s'est laisser b.....
Ou comment on s'est baisé nous mêmes...
Pourtant, on s'est battu. :-(
En plus, à force d'entendre qu'on n'est tous rien que de gros feignants prébendiers, ça lasse...

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

"En plus je fais un magnifique pied-de-nez (pour ne pas dire un magnifique et somptueux majeur tendu droit vers le ciel) aux concepteurs de ce nouveau système."

Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 mars 2010

Vous pouvez y joindre le mien...
Comment tout le monde n'a t-il pas vu que TOUTES ces réformes allaient dans le même sens, parce qu'initiées par des hommes politiques qui y avaient tous le même intérêt ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Au lieu de vous polariser sur la mastérisation et la meilleure façon de préparer des concours sans finalité, voyez plutôt les nouvelles importantes qui peuvent faire l'objet de débats passionnants avec nos jeunes :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20100303.OBS8604/le_seisme_au_chili_aurait_modifie_laxe_terrestre.html

Suggestion de questionnement :

- êtes vous d'accord pour que la journée raccourcisse d'une microseconde ?
- pensez vous que cela soit une bonne chose pour la planète ?
- que comptez vous faire pour que le Chili prenne conscience de sa responsabilité ?
- êtes vous d'accord pour que l'ONU organise un séisme dans l'autre sens pour rétablir l'équité ? Quel pays organiserait l'évènement ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

J'allais oublié La question qui donne du sens à toutes les autres :

ce séisme est-il de gauche ou de droite ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

oublier !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Lisez donc

http://www.lemonde.fr/societe/reactions/2010/03/02/a-besancon-les-eleves-sages-femmes-se-plaignent-de-maltraitance_1313500_3224_1.html

Je ne sais ce qu'il en est exactement de ces infirmières percluses de douleurs mais je connais mon Monde. Le curseur poussé un poil plus loin * et on fait un article sur cet ignoble enseignant qui a fait un contrôle sommatif ** en écrivant sur les copies des annotations blessantes ***.

Et il y a encore des gens pour discuter du sexe des anges, de l'organisation des capes et du manque déplorable de soutien des soutiers du secondaire dont ils n'ont rien à foutre la plupart du temps ?

* courant 2011-2012, promis !

** et, bien sûr, à lourdes conséquences "psychosomatives" ?

*** 0/1 ou 0/2, voire "comprenez ce que vous écrivez !"

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Quant au "statut" des enfants dans les familles, qui s'appelle dépendance, il n'a changé qu'en surface et n'a connu qu'une modification majeure : sa prolongation grotesque.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 mars 2010

Vous oubliez la façon dont de plus en plus de (jeunes) parents s'adressent ordurièrement à leurs enfants - les mères qui, ayant moins de 30, lancent: "Tu me casses les couilles", à leur(s) bambin(s; il suffit de laisser traîner ses oreilles dans les supermarchés, ou les magasins. C'est sans doute bien plus grave selon moi que la prolongation de la dépendance (et laquelle?).

Quel travailleur débutant - qui sort, par exemple avec un bac pro, ou le cap "Usinage", le bep "Pressing" (donc à 16-17 ans ou 18-20 ans?) - peut se payer une location aujourd'hui, avec le salaire qu'il gagne - souvent bien moins de 1300 Euos? Les jeunes profs sont obligés, eux, de quitter le nid, puisqu'ils sont mutés sous d'autres cieux.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

., vous allez faire revenir morel, pour une petite collation.

Ecrit par : yann | 03 mars 2010

Ah, les frères des écoles chrétiennes !

Le pire et le meilleur.

je me souviens d'un : mathématicien, amateur éclairé de Gainsbourg en 68, non pédophile.

Une perle.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

"Les enfants de six ans voient en noir et blanc et ne maîtrisent absolument pas les nuances de gris."

Catmano

Je veux bien vous présenter mes 3DP6, qui sont tout pareils. Mais les plus jeunes sont nés en 1995.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Y-a-t-il des consignes de vote claires et je dirais même éclairantes sur le blog de Jean-Paul Brighelli ? Parce que pour le moment les élections des 14 et 21 mars prochains c'est le pot au noir !

Ecrit par : iPidiblue le rose et le bleu | 03 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Est-il beau (je veux dire: pâle, le regard fiévreux, les cheveux ondulés, et un soupçon phtisique), au moins?

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

" Vous oubliez la façon dont de plus en plus de (jeunes) parents s'adressent ordurièrement à leurs enfants." (Pendaries)

Je l'ai remarqué aussi, et ce n'est pas si nouveau, ni réservé aux "classes pauvres". Il y a uns dizaine d'années, séjournant dans un hôtel assez coûteux, j'ai entendu un père d'environ trente-cinq ans, très "jeune cadre dynamique" et certainement plein de fric, crier avec exaspération à son fils de deux ans "tu m'fais chier, tu m'fais chier !" Je me rappelle m'être demandé en quels termes le gamin s'adresserait plus tard à ses professeurs.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2010

Pendariès, enfin, c'est l'amoureux de FG ! Pas le vôtre !
JPB

Et par ailleurs :

Y-a-t-il des consignes de vote claires et je dirais même éclairantes sur le blog de Jean-Paul Brighelli ? Parce que pour le moment les élections des 14 et 21 mars prochains c'est le pot au noir !

Ecrit par : iPidiblue le rose et le bleu | 03 mars 2010

Ma foi, non : dans les Régions, c'est comme aux municipales, on fait en fonction des têtes. Moi, je vote dan le Rhône, et je voterai pour Begag, qui en a bien besoin et qui est un ami. Au premier tour. Au second, sera-t-il bien utile de se déplacer ?
Si je votais à Marseille, je ne voterais pour personne — ça, c'est quasi sûr ! Ou pour le MoDem, par amour des belles causes perdues — mais je ne connais pas du tout la tête de liste. Ce qui est sûr, c'est qu'ici, Vauzelle ne laissera personne respirer, sinon les siens, aussi corrompus soient-ils.
Quant au Languedoc… N'importe quoi sauf Frêche…
Mais je serais bien capable de voter UMP si j'étais dans le Bordelais. par pure amitié pour Darcos.
Mes choix sont incohérents, non ?

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

Je me rappelle m'être demandé en quels termes le gamin s'adresserait plus tard à ses professeurs.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2010

Les mêmes. Puisque communiquer, c'est cela. Reproduction langagière de leur environnement. Tous les jours, j'entends des échanges entre élèves qui dévastent l'envie de croire en l'homme et de l'aider à se réguler, s'exhausser; et j'ai compris que, enseignant de Français, je n'y peux définitivement rien.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

je voterai pour Begag, qui en a bien besoin et qui est un ami.

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

Begag, c'est bien l'immortel auteur de cette perle : «Dans 10 ans, on sera entouré de Chinois, alors il faudra que l’on se serre les coudes, les Français, les Arabes et les Africains, afin de protéger notre identité.» ?

Salauds de Chinois !

Ecrit par : yann | 03 mars 2010

je voterai pour Begag, qui en a bien besoin et qui est un ami.

JPB

Azouz? Mais dites-moi, n'aviez-vous pas gonfler vos naseaux quand vous écrivîtes ici tout le bien que vous pensiez de son "Gone de Chaâba" enseigné à l'école? Ou bien fut-ce vraiment écrit vite, votre agacement? Là, je ne suis plus. A part Georges, dans le LR, pour le LR, y a strictement rien. Schivardi n'étant pas là.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

"Begag, c'est bien l'immortel auteur de cette perle : «Dans 10 ans, on sera entouré de Chinois, alors il faudra que l’on se serre les coudes, les Français, les Arabes et les Africains, afin de protéger notre identité.» ?"

La première partie de la phrase est juste.

La seconde est incomplète. Il faudra notamment serré les coudes.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

serrer

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Mes choix sont incohérents, non ? Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

Ayant remarqué que vous n'alliez pas voter pour Meirieu dans le Rhône, je ne peux pas dire que vos choix soient incohérents !

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

n'aviez-vous pas gonfler vos naseaux quand vous écrivîtes ici tout le bien (...) Pendariès
Dites, Pendariès, c'est bien la peine de maîtriser le passé simple si confondez infinitif et participe passé ...
dugong s'est rattrapé, sauf quand il persiste à ne pas mettre de trait d'union entre le verbe et son sujet pronom postposé.
:-)

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

n'aviez-vous pas gonfler vos naseaux quand vous écrivîtes ici tout le bien (...) Pendariès
Dites, Pendariès, c'est bien la peine de maîtriser le passé simple si confondez infinitif et participe passé ...
dugong s'est rattrapé, sauf quand il persiste à ne pas mettre de trait d'union entre le verbe et son sujet pronom postposé.
:-)

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

C'est une faute, Nicolas, que je pratique depuis le primaire. Mais je l'avais déjà dit / confessé (?) sur le blog. Chacun a son petit grigri qui le poursuit.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

"dugong s'est rattrapé, sauf quand il persiste à ne pas mettre de trait d'union entre le verbe et son sujet pronom postposé."

Je suis contre le trait d'union.

D'ailleurs je ne suis pas syndiqué.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Alors une astuce pour vous débarrasser de l'amulette :
remplacez systématiquement la forme en "é" par un verbe du 3ème groupe, comme prendre ou battre.
N'aviez-vous pas battre : infinitif pour gonfler
N'aviez-vous pas battu : participe passé pour gonflé
OK ? Dites oui !

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Pourtant, quand l'élément est postposé, il faut un trait d'union, dugong !

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Est-il beau (je veux dire: pâle, le regard fiévreux, les cheveux ondulés, et un soupçon phtisique), au moins?

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

C'est le genre Chérubin, vous savez... "Filles, femmes, filles, femmes ! Que ces noms sont beaux, qu'ils sont intéressants !"
A cet âge, ce sont encore des pervers polymorphes, de toute façon ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Alors une astuce pour vous débarrasser de l'amulette :
remplacez systématiquement la forme en "é" par un verbe du 3ème groupe, comme prendre ou battre.
N'aviez-vous pas battre : infinitif pour gonfler
N'aviez-vous pas battu : participe passé pour gonflé
OK ? Dites oui !

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Je le sais Nicolas, seulement, c'est presque génétique, si je suis fatigué, si je ne fais pas attention, cette faute récurrente vient.... Demandez à une araignée de ne pas manger de mouches...

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Bon, je n'insiste pas, Pendariès, si c'est une question de génétique. Mais à l'heure des OGM, tout de même...

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Est-il beau (je veux dire: pâle, le regard fiévreux, les cheveux ondulés, et un soupçon phtisique), au moins?

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

C'est le genre Chérubin, vous savez... "Filles, femmes, filles, femmes ! Que ces noms sont beaux, qu'ils sont intéressants !"
A cet âge, ce sont encore des pervers polymorphes, de toute façon ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Un soprano en culotte velours et bas de soie, le must, Françoise; moi, je dis, pour quelqu'un qui vit à Aix: foncez!

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Je viens de recevoir le courriel suivant de notre bien aimée DRH alors que la commission paritaire n'aura lieu que le 10 mars.

"Dans le cadre de votre participation au mouvement 2010
et sous réserve de la consultation de la commission paritaire nationale, je vous informe que votre affectation est, à ce jour, envisagée dans l'académie de XXXXXX

Le résultat définitif de votre demande de mutation vous sera adressé entre le 8 et le 18 mars 2010, après consultation de la commission administrative paritaire.

Josette Théophile
Directrice générale des ressources humaines"

Tout serait calculé, planifié et joué avant ? Effet d'annonce ?
Les syndicats hurlent contre ces "méthodes" mais y ont-ils jamais pu quelque chose, sauf à la marge ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Bon, je n'insiste pas, Pendariès, si c'est une question de génétique. Mais à l'heure des OGM, tout de même...

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Ce que je veux dire, c'est que je suis au courant de cette faute qui vient sous mes doigts ou mon stylo assez souvent; quand je corrige des copies, ou écris au tableau, je suis très-vigilant.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Un soprano en culotte velours et bas de soie, le must, Françoise; moi, je dis, pour quelqu'un qui vit à Aix: foncez!

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Du calme, du calme, camarade !
Pour ma part, je garde en mémoire l'immortelle phrase de Mme Chanel : "Un plus vieux ? Quelle horreur ! Un plus jeune ? Quelle honte !"
Eh oui, la honte, pas exactement pour des raisons éthiques, mais plutôt ... esthétiques -- même si je crois être plutôt bien conservée pour mes 50 et qq printemps, ou en tout cas j'y travaille...
Et puis, honnêtement, qu'est-ce que j'irais faire de ça ? La vie est déjà assez compliquée, non ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Ben,( s'il était majeur bien sûr ), fallait le mettre dans votre lit, Bécasse! Les femmes se privent d'occasions que les hommes ne ratent pas, eux. Il y a encore du chemin à faire!

Ecrit par : Mr de Mortsauf | 03 mars 2010

"Et puis, honnêtement, qu'est-ce que j'irais faire de ça ? La vie est déjà assez compliquée, non ?"

C'est bien une idée d'Aixoise !

A Marseille, on dit : "droit au but !"

PS : Je ne crois pas un mot de ce que je viens d'écrire.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Les syndicats hurlent contre ces "méthodes" mais y ont-ils jamais pu quelque chose, sauf à la marge ? Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Dans certains cas, le marges sont larges pour les militants dévoués.

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Ben,( s'il était majeur bien sûr ), fallait le mettre dans votre lit, Bécasse! Les femmes se privent d'occasions que les hommes ne ratent pas, eux. Il y a encore du chemin à faire!

Ecrit par : Mr de Mortsauf | 03 mars 2010


J'ai passé l'âge, mon vieux (si j'ose dire), et je ne me sens pas encore prête pour un remake de "Chéri"... Sans parler du fait que mon compagnon est du genre jaloux ;-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Ben voici ce qui arrive quand on est invité par Nicolas Sarkozy, qu'on est dépressive, mais qu'on veut faire sa belle (ça va plaire à Dugong, il a l'esprit aussi bon enfant que le mien):

http://www.youtube.com/watch?v=c3Qs6PCWLMU

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Ben voici ce qui arrive quand on est invité par Nicolas Sarkozy, qu'on est dépressive, mais qu'on veut faire sa belle (ça va plaire à Dugong, il a l'esprit aussi bon enfant que le mien):

Marrant votre lien.
Quel âge a-t-elle cette "chose-là"? Elle fait vieille chouette, non? Pourtant, il n'y avait pas de paillasson?

Ecrit par : re-Mortsauf | 03 mars 2010

Et puis, honnêtement, qu'est-ce que j'irais faire de ça ? La vie est déjà assez compliquée, non ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Je vous ne le fais pas dire, Françoise. C'est d'ailleurs pour cela que je me prépare, depuis plusieurs mois, à me la détricoter à partir de l'été prochain. Si le grand tout dans mon rectorat m'accorde ma dispo.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Merci Pendariès.

Je me demandais pourquoi la donzelle allait à l'Elysée. Et crispée avec ça !

Pour parler des problèmes qu'elle rencontre dans sa ferme avec ses veaux qui la suivent partout ?

Ceci dit, la salopette fendue, c'est plutôt une bonne idée pour séduire l'urbain.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2010

Et la Garde Républicaine, impertubable; si ça c'est pas de la maîtrise de soi séductrice.

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

"Et la Garde Républicaine, impertubable"

Non! Dugong, on ne frétille pas!

Ecrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Christophe, un "Orphée aux Enfers" particulièrement déjanté en ce moment sur Mezzo... Du coup, j'ai du mal à me concentrer sur mes khopies !

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

L'Elysée .. moui ! m'enfin Mylène Farmer a trébuché trois fois dans les graviers de la Cour de l'Elysée et il a fallu que les gardes du corps de sa majesté républicaine la ramasse pour la porter jusque dans les appartements présidentiels voir le CPE de la République ....

Ecrit par : iPidiblue frayeurs et tremblements | 03 mars 2010

"En plus je fais un magnifique pied-de-nez (pour ne pas dire un magnifique et somptueux majeur tendu droit vers le ciel) aux concepteurs de ce nouveau système."

Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 mars 2010

Vous pouvez y joindre le mien...
Comment tout le monde n'a t-il pas vu que TOUTES ces réformes allaient dans le même sens, parce qu'initiées par des hommes politiques qui y avaient tous le même intérêt ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Ben oui.
Majeur tendu du genre: "La Lumière passera!"
Pffff....

Ecrit par : matheutorduinthesky | 03 mars 2010

Un de vos plus beaux billets, depuis que je squatte ici en tout cas! Une analyse très fouillée que je partage en tous points.
En dépit de mon peu d'expérience - 16 ans- je continue de penser que le charisme est tout ou peu s'en faut! Nous sommes tous des acteurs, nous sommes sur les planches tous les jours. Je reste persuadé que les 3/4 de mes cours passent par ma prestation perso: motivé, passionné, titillant l'un et l'autre, gesticulations contrôlées, déplacements et parcours stratégiques, modulations de la voix, emphase des gestes...
Il y a le volet "capture de l'auditoire" et l'autre: aux forceps. La forme a des absences! L'un dans l'autre, les meilleurs cours ne se font qu'au prix de la passion (feinte ou réelle)
En ce qui concerne la formation, je ne suis pas certain que des cours de posture et de placement de la voix puissent pallier au manque de personnalité de futurs profs. L'immersion et la pratique réelle me semblent plus efficace, si besoin sous contrôle d'un prof expérimenté.

Ecrit par : sisyphe | 03 mars 2010

"Christophe, un "Orphée aux Enfers" particulièrement déjanté en ce moment sur Mezzo... Du coup, j'ai du mal à me concentrer sur mes khopies !"

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Trop tard ! C'est Hélène Grimaud qui joue Brahms...

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Oups... Schumann... J'ai confondu... Shame on me, shame...

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

En ce qui concerne la formation, je ne suis pas certain que des cours de posture et de placement de la voix puissent pallier au manque de personnalité de futurs profs. L'immersion et la pratique réelle me semblent plus efficace, si besoin sous contrôle d'un prof expérimenté.

Ecrit par : sisyphe | 03 mars 2010

Pas pallier "le manque de personnalité", mais optimiser, (améliorer, matérialiser, faire vivre, débloquer) le potentiel d'autorité naturel, oui, ça, c'est devenu une évidence pour moi.
Sur mon expérience personnelle et sur les retours que j'ai pu avoir des professeurs débutants que j'ai eus en formation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Par contre, Capuçon et Grimaud jouent la sonate de Ravel comme des patates. Cette "objectivité" dans l'interprétation est insupportable, et stupéfiante venant de musiciens de ce niveau.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Ceci-dit, Sisyphe, je partage complètement votre point de vue concernant le reste de votre message.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Vu Christophe! Why not? S'il s'agit de déblocage...
Fûtes-vous, dans une autre vie, prof à Istres? ;)

Ecrit par : sisyphe | 03 mars 2010

Oui, séduire, "seducere", amener à soi, ramener à soi, sans cesse.
Peu de temps pour un commentaire; un peu court, jeune fille, allez-vous me dire :
Bravo !

Ecrit par : Marilyse | 03 mars 2010

"Fûtes-vous, dans une autre vie, prof à Istres? ;)"

Ecrit par : sisyphe | 03 mars 2010

Il y a une subtilité qui a dû m'échapper... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Par contre, Capuçon et Grimaud jouent la sonate de Ravel comme des patates. Cette "objectivité" dans l'interprétation est insupportable, et stupéfiante venant de musiciens de ce niveau.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Cher Christophe, je veux bien vous croire : de manière générale je trouve que ces deux-là sont des "produits marketing" totalement surcotés, surtout Grimaud. Il est vrai que celle-ci n'a pas eu que de l'entregent, si vous voyez ce que je veux dire... ;)))
Entièrement d'accord avec ce que vous écrivez par rapport à cette pseudo-objectivité - hélas fort répandue, et tout particulièrement en France - dans l'interprétation de Ravel. Il est vrai que c'est le compositeur lui-même qui se plaisait à brider ainsi ses interprètes... mais on a bien le droit de ne pas le suivre sur ce terrain-là !
Faute de quoi on se contente de jouer les notes, sans plus.

Ecrit par : mihailovich | 03 mars 2010

Surtout cette oeuvre, que j'aime particulièrement, Mihailovich...
J'ai presque eu l'impression qu'ils faisaient exprès de la massacrer en y restant complètement extérieurs, et en jouant "forte" tout le temps, sans phraser, sans aucune finesse...
Et dieu sait si cette oeuvre est fine, (comme la plupart de celles de Ravel, d'ailleurs...)
Ce premier mouvement est une pure merveille.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Et n'oubliez pas, Françoise: demain soir, Brad Meldhau, en solo,et en trio, (à partir de 20h30).

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

J'apprécie dans les nouveaux programmes de 6ème, la réintroduction de l'étude des textes fondateurs judéo-chrétiens et gréco-romains et j'ai rarement vu mes 6ème se passionner autant.

Il était temps de "réenchanter" les programmes saturés de "schémas narratifs" et de "champs lexicaux" avec ces merveilleux récits, mémoire vive de notre civilisation aux racines diverses : latine, grecque, biblique ou coranique, des récits qu'il ne s'agit évidemment pas de prendre "au pied de la lettre", mais dont la richesse symbolique, spirituelle et éthique se révèle inépuisable, pour peu qu'on les laisse nous parler.

Nous avons étudié des textes de l'Ancien Testament : la création d'Adam et Eve, le Déluge : comparaison entre la version biblique et l'histoire de l'arche de Noé et la version babylonienne dans "L'épopée de Gilgamesh", le passage de la Mer Rouge (dans l'Ancien Testament et dans le Coran), des expressions bibliques passées dans le langage courant : "être au septième ciel", "pauvre comme Job", "vieux comme Mathusalem", "un Bon Samaritain", "jeter la pierre à quelqu'un"... Nous abordons maintenant l'antiquité greco-romaine avec Les Métamorphoses d'Ovide : "Pygmalion et Galatée", "Apollon et Daphné", et l'histoire de l'exécrable Lycaon que Jupiter transforma en loup-garou pour le punir de ses méfaits.

Tout ça pour dire que la séduction peut venir des savoirs eux-mêmes. Il y en a qui marchent avec presque tout le monde (les récits mythologiques) et d'autres avec quelques uns seulement (la grammaire).

Sinon, je constate que Françoise Guichard a les mêmes problèmes que moi, qui pensais être vieux comme l'hiver. Mais je n'ai jamais succombé à la tentation. Ce ne serait pas un crime, mais une erreur (une illusion plutôt).

Il y a une grand secret que les enseignants, hommes ou femmes, ne révèlent jamais, c'est qu'une des plus grandes joies de ce métier est de retrouver devant soi, année après année la beauté et la jeunesse, qui se renouvellent, tandis qu'on vieillit, intacte, comme les vagues de la mer.

Et la beauté, c'est le visage de l'espérance. Mais comme dit le Talmud "interpose une haie de roses".

Bénie soit la jeunesse !

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

Surtout cette oeuvre, que j'aime particulièrement, Mihailovich...
J'ai presque eu l'impression qu'ils faisaient exprès de la massacrer en y restant complètement extérieurs, et en jouant "forte" tout le temps, sans phraser, sans aucune finesse...
Et dieu sait si cette oeuvre est fine, (comme la plupart de celles de Ravel, d'ailleurs...)
Ce premier mouvement est une pure merveille.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010
Oh que oui !! Et, pour l'avoir travaillé, il est d'une redoutable difficulté. Il faut trouver le bon équilibre (si fragile !) entre l'unité de la forme et la justesse de l'expression : éviter la sécheresse, mais sans pour autant tomber dans la joliesse et le sentimentalisme (en noyant le tout dans la pédale, par exemple...). Bref, un véritable défi.

Ecrit par : mihailovich | 03 mars 2010

J'ajouterais pour résumer que cette Sonate de Ravel (et notamment ce premier mouvement magistral) est l'un de ces chefs d'œuvre qui disent beaucoup de choses en peu de notes.

Ecrit par : mihailovich | 03 mars 2010

Je suis séduit par votre Note ci-dessus plus que d'habitude.
Non pas à cause du fond - sur lequel je suis toujours d'accord - mais à cause de (ou grâce à) la forme séductrice que vous lui donnez cette fois, plus que d'habitude.
Comme je ne suis plus, moi non plus, à une outrecuidance près, je me permettrai, cher Jean-Paul, de vous dire que je me suis reconnu dans le portrait que vous faites du professeur séducteur (au bon sens du terme).
Dans une classe de troisième dite "bilingue", de quinze élèves triés sur le volet, je pouvais placer des subjonctifs imparfaits sans que l'un d'eux me dît (car c'est arrivé dans d'autres classes!) :"M'sieu, c'est pas français, c'que vous v'nez de dire là !"
Non, aucun danger avec eux. Ils faisaient des paris sur le nombre de verbes conjugués au subjonctif imparfait que je placerais dans mon prochain cours. Cela tournait autour de cinq par heure. Mais je ne l'ai su que dix ans plus tard, par l'un d'eux.
Avec ces élèves-là, nul besoin de forcer ma voix : je parlais dans le silence, l'attention des élèves visiblement intéressés. Je n'avais pas à déployer toutes les astuces dont j'avais usé si longtemps avec de bien moins bons élèves (mais ne manquant pas de bonne volonté) pour séduire intellectuellement. Je leur enseignais pourtant les sciences physiques, non pas les lettres classiques.
Mais lors des conseils de classe, je constatais avec émerveillement que ces élèves étaient brillants dans toutes les disciplines. Ils s'intéressaient à tout, et voulaient de bonnes notes partout.
Je dois reconnaître que je ne me suis pas intéressé à tout quand j'étais élève, mais je me murais dans un silence respectueux dans les classes où le cours ne m'intéressait pas - que le professeur qui y enseignait fût captivant ou non - en regardant le professeur et en faisant mine d'écouter attentivement, peut-être plus par peur d'être pris en flagrant délit d'inattention que par respect intrinsèque du maître.
Lorsque le cours ne m'intéressait pas et que le professeur était ennuyeux, cela m'était difficile. Ce n'est que très rarement arrivé pendant ma scolarité.
Avec des classes de cancres où surnageaient cinq ou six élèves seulement au niveau requis, je devais, au contraire, déployer toute mon autorité, en n'élevant la voix que rarement - le moins souvent possible - en attendant le silence avant de parler; de parler doucement, dans le médium de ma voix (comme il faut presque toujours le faire), ni dans l'aigu, ni dans le grave. Et j'avais l'avantage d'avoir appris le chant classique. On peut jouer un peu sur la hauteur de la voix mais point trop n'en faut. Je sortais le soir avec la voix un peu fatiguée - ce qui est normal - mais pas abîmée comme elle l'est chez les enseignants dans des proportions telles qu'il est clair que beaucoup d'entre eux parlent fort pour couvrir le brouhaha des élèves, l'erreur fatale. Dans les couloirs de mon lycée, dans les années 1990, on comptait une ou deux salles sur dix dans lesquelles il n'y avait pas de brouhaha ! Et encore, me suis-je parfois demandé, y a-t-il bien un professeur et des élèves dans ces deux salles paisibles ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

Merci, Mihailovich... C'est exactement ça...

J'avais commencé à la travailler, (pour le concours de "musique de chambre", à Saint-Maur)... Mais je m'étais "rabattu" sur celle de Debussy...
(Non pas qu'elle soit moins belle, mais je l'avais déjà bossée avant; c'était la "solution de facilité")... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

En ce qui concerne la formation, je ne suis pas certain que des cours de posture et de placement de la voix puissent pallier au manque de personnalité de futurs profs. L'immersion et la pratique réelle me semblent plus efficace, si besoin sous contrôle d'un prof expérimenté.

Ecrit par : sisyphe | 03 mars 2010
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Pour ce qui est de la voix, il serait utile de donner des cours de chant aux futurs professeurs. Il ne s'agirait pas de les apprendre à hurler en musique comme le fait si admirablement Johnny H. mais de tendre vers le chant de Roberto Alagna ou de Chaliapine suivant qu'on a une voix de ténor ou de basse.
Il serait important d'émettre des sons justes et sans forcer le volume, surtout au début. Et il ne faut pas chercher à atteindre très rapidement les notes aiguës normales pour la voix qu'on a.
Un ténor non entraîné peut peiner à atteindre le sol 3, alors qu'une basse chantante (pas profonde) entraînée peut atteindre le fa dièze 3 sans fatiguer.
Il faudrait de bons professeurs de chant dans les IUFM.
L'êtes-vous, cher Christophe ?
Si j'habitais non loin de votre lieu d'exercice, j'irais volontiers vous faire une démonstration gratuite.
Et quand on entraîne (bien) sa voix, on prend inconsciemment une posture adéquate.
La majorité des lauréats des concours du CAPES et de l'agrégation ont la personnalité requise pour enseigner.
Mais sans le soutien des chefs d'établissement, c'est dur !
J'en ai fait l'expérience, rarement, mais cela n'aurait jamais dû arriver.
Mais j'en ai assez dit sur les proviseurs ignobles.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

"Il faudrait de bons professeurs de chant dans les IUFM.
L'êtes-vous, cher Christophe ?"

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

Non, je ne suis que professeur de chant choral et de théâtre, (je n'ai fait que trois ans de lyrique).
Mais "mon" conseiller pédagogique est réellement de niveau professionnel, (baryton).

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

"La majorité des lauréats des concours du CAPES et de l'agrégation a la personnalité requise pour enseigner."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

La majorité, oui. Pas la totalité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

"Pour ce qui est de la voix, il serait utile de donner des cours de chant aux futurs professeurs."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

L'intention est louable, mais c'est totalement irréaliste à plus d'un titre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

A propos de chant, je reprends des cours cette année, une fois par semaine, à la fin de ma journée la moins chargée (le lundi) au conservatoire.

Le directeur voulait à tout prix un chœur d'hommes et l'a depuis cette année. Nous sommes 7 : quatre basses et trois ténors.

Premier concert public l'autre jour avec un programme modeste : "Meistermusik für Männerchor" de Mozart, "Salve Regina" de Giovanni Battista Gajani (1757-1819), "Tiritomba" (un chant populaire italien) et une très jolie chanson d'Hugues Aufray : "Les Tourterelles".

Je vois mieux du coup les limites de l'enseignement en collège et du cloisonnement entre les matières (le français et la musique par exemple).

J'ai étudié "Le Pont Mirabeau" en 4ème et j'aurais bien voulu qu'ils le chantent sur la musique de Léo Ferré. C'est là que l'on touche du doigt le caractère essentiellement intellectuel de l'enseignement français.

Comme dit JPB, rester des heures assis à écouter, ça n'est pas tout à fait normal ; cela s'apparente, à mon avis à une forme de supplice et je ne pense pas que le charisme ou la séduction du professeur puisse faire complètement passer la pilule, par exemple en fin de journée le vendredi.

Je leur en ai fait apprendre par cœur la moitié (j'y vais à petite dose, ils me disent que je suis le seul à faire encore apprendre des poèmes aux élèves, je ne sais pas si c'est vrai, mais c'est bien possible).

Je les trouve au fond assez coincés, timides et inhibés sous leurs dehors "affranchis" et revenus de tout. Mais je pense que c'est un peu (beaucoup) la faute du système.

Le chant est une école totale : apprendre à respirer, à sentir son centre de gravité, à écouter les autres, à déchiffrer (la technique), et puis à oublier la technique, à s'oublier, à donner, à communiquer des émotions, à être un pur instrument.

Et puis arrive ce moment merveilleux où l'on possède la technique et où on parvient à l'oublier, parce qu'on ne fait plus qu'un avec la musique, qui s'appelle la musicalité, la grâce).

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

J'essaie de répondre à matheutorduinthesky, dont la thèse n'est pas aussi éloignée qu'il le croit de la mienne.

Vous acceptez l'idée du master et donc d'une année d'études supplémentaire. Je ne vois donc pas en quoi votre système éviterait la désaffection des étudiants que vous m’accusez de promouvoir au début de votre message. Est-ce le fait de donner 20/20 à tout le monde en M1 ? Vous savez bien que personne n’acceptera cela sous peine de décrédibiliser définitivement l’université. Mais admettons. Comment empêcheriez-vous les bénéficiaires de cette opération d’empocher leurs ECTS et de s’inscrire dans un autre M2, y compris dans une université étrangère ? Peut-être pensez-vous que je préconise deux années d’études supplémentaires ? Ce n’est pas tout à fait vrai. Car EN PLUS ne veut pas nécessairement dire APRES. Il suffit d’être inscrit en M2 pour passer le concours. Les étudiants pourraient faire ce choix, rien ne les en empêche. Mais ils prépareraient le concours à côté du master.

L’essentiel est de maintenir le découplage actuel entre concours et diplôme, faute de quoi le master est plombé par la masse des étudiants collés au concours et à qui on ne peut rien offrir d’autre que de continuer en master d’enseignement. C’est cela qui créerait une masse considérable de précaires, si énorme qu’elle dépasserait de très loin les besoins d’une Education nationale dont tout le personnel aurait un statut de précaire. Autrement dit, on donnerait aux mastérisés un faux diplôme professionnel qui ne permettrait même pas d’être recruté comme précaire – c’est d’ailleurs ce qui va se passer. Pour éviter cette conséquence, amplement dénoncée l’an dernier, vous refusez de donner le M2 aux collés du CAPES. Fort bien. Mais depuis quand les résultats d’un cursus universitaire sont-ils soumis à ceux d’un concours ? Le concours se passe début novembre. Les étudiants restent en fac jusqu’à la fin du premier semestre. Leur travail ne serait pas tenu en compte s’ils ne sont pas admissibles en janvier ? Et que font-ils jusqu’en juin ? Se tourner les pouces ? Passons aux admissibles. Je suppose que vous leur donnez le premier semestre de M2. Avec 20/20 ? La moitié échoue à l’oral. Ils ont 0/20 au deuxième semestre ? Leur travail n’est ni évalué ni comptabilisé ? Attendez-vous à des recours en masse devant les tribunaux administratifs. Et puis que vont-ils faire l’année suivante ? Recommencer, bien sûr. Mais ils ont déjà eu le premier semestre de M2. Où s’inscrivent-ils ? Tous ces problèmes sont évités si la préparation au concours continue de se faire, comme aujourd’hui, en dehors du cursus universitaire.

Vous devez être mathématicien. C’est pour cela que vous évoquez les petites écoles d’ingénieur dont le niveau en maths est effectivement inférieur à celui d’une licence – et a fortiori d’un master – universitaire. Mais savez-vous que le phénomène que vous craignez a déjà lieu ? Des ingénieurs qui ne trouvent pas un travail à la hauteur de leurs ambitions ou ceux qui se font virer de leur boite ou qui craignent de l’être passent déjà les concours, y compris le CRPE : concours externes ou troisièmes concours, spécialement créés pour des candidats de ce type. En quoi le fait de demander un master au lieu d’une licence renforcerait-il ce processus ?

C’est aussi parce que vous devez être mathématicien que vous préconisez un M1-prépa concours. C’est qu’en maths le concours a fort peu changé. Mais c’est une exception. On supprime la langue vivante ou le latin en lettres modernes, le latin ou le grec en lettres classiques. Quant à l’histoire-géographie et l’ensemble des langues vivantes, c’est la catastrophe absolue : la suppression des programmes fera que les épreuves seront de niveau bac. On ne peut pas consacrer le M1 et une partie du M2 à préparer ce genre d’épreuves. On peut en revanche y donner une meilleure formation de base aux futurs candidats. C’est ici que nous nous rejoignons. Le master disciplinaire dont je parle n’est pas un master recherche. C’est une sorte de super-licence. Vous avez raison quand vous dites que le « socle est trop friable ». En lettres et sciences humaines, il est aussi beaucoup trop friable pour faire de la recherche. Mais c’est un type de recherche dans lequel il est très facile de "tricher", ce qui est impossible en sciences exactes. Un master disciplinaire ne servirait pas seulement à faire monter le niveau des candidats (encore un point d’accord) mais aussi celui des futurs doctorants – la vraie recherche se faisant en doctorat et non pas en master.

Reste le problème du concours. Vous pensez qu’il continuera de faire le tri et c’est pourquoi vous voulez lui conserver toute sa place. Je ne le crois pas, surtout si le niveau des candidats augmente (ce qui est souhaitable par ailleurs). Car le niveau du concours va forcément baisser avec le type d’épreuves qu’on nous a concoctées. Or si le niveau moyen des candidats est supérieur à celui du concours, les résultats deviennent aléatoires. Raison de plus pour ne pas faire dépendre les résultats du master de l’admission au concours.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 mars 2010

Démonstration implacable de Pedro...
Comment a t'on pu laisser passer cette réforme, usine à gaz qui ne visait au départ qu'à faire l'économie de la paye d'un an de profs stagiaires...
Et, effectivement, en 'sous main", à généraliser la précarité des futurs "enseignants". Donc à couler l'éducation nationale. Ce qu'a toujours voulu Darcos, (ne l'avait-il pas avoué lui-même, il y a bien longtemps ?)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

"J'ai étudié "Le Pont Mirabeau" en 4ème et j'aurais bien voulu qu'ils le chantent sur la musique de Léo Ferré."

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

J'ai un très bel arrangement, assez simple, à quatre voix mixtes ! (Ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais il est bien quand même ! ;-))
Tiens, Robin, mon petit ensemble vocal fétiche participe au "festival de la voix" de Châteauroux, le 22 mai. Si ça vous dit de venir y traîner vos guêtres !!! (Et Francis aussi !!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

je n'ai jamais succombé à la tentation. Ce ne serait pas un crime, mais une erreur (une illusion plutôt).

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

Robin est le meilleur d'entre nous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010

"Un enseignant peut très facilement tomber sur bien plus séducteur que lui, même dans une classe de Petite Section.
Ecrit par : catmano | 03 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????
Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010

Mince ! Ce n'était pas sensible, dans ma Note, que je parlais de séduire la classe entière ?
Je vais rajouter un paragraphe…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010"

Ca va lui en faire, des bouquets à Françoise Guichard ! Il va falloir faire construire une véranda pour les stocker, et contacter Saint Gobain pour produire le nombre de vases nécessaires. Enfin une solution pour relancer l'industrie française !

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2010

Bonsoir Monsieur Cordoba,

Je crois que "accusez" est un peu fort. Si c'est ce qui ressort de mon intervention, veuillez mettre ce qualificatif sur le compte de la peur, la crainte, car non, je ne suis pas mathématicien; je suis étudiant en mathématiques et je vais (re)passer le CAPES dans quelques jours, je suis donc encore très vulnérable vis à vis des nouvelles réformes donc plutôt réactif quand on me "propose" de faire une année de plus pour pas un rond...
Bref, j'ai bien lu votre note et j'y apporte un réctificatif; non je n'accepte pas l'idée qu'il faille un master pour enseigner, et puis quoi encore? Une analyse d'urine?
Mon système ne permet sans doute pas d'inciter les étudiants à devenir professeur, mais il a au moins le mérite de ne pas les faire fuir...

Vous écrivez: "L’essentiel est de maintenir le découplage actuel entre concours et diplôme, faute de quoi le master est plombé par la masse des étudiants collés au concours et à qui on ne peut rien offrir d’autre que de continuer en master d’enseignement. C’est cela qui créerait une masse considérable de précaires, si énorme qu’elle dépasserait de très loin les besoins d’une Education nationale dont tout le personnel aurait un statut de précaire."
Et vous avez raison, c'est effectivement un risque considérable que je n'avais pas mesuré. j'en prends conscience à l'instant. P.... de réforme... D'autant plus que si je suis ce raisonnement, cela permettrait au gouvernement de baisser considérablement le nombre de postes au concours et même en définitive de les fermer. Oui, ma proposition n'est effectivement pas raisonnable.
Je ne savais pas qu'en maths, nous étions une exception concernant le niveau d'exigence des concours.
Mais il me semble que si l'on applique cette stratégie d'exigence en maths ou dans les autres matières qui n'en sont pas au rabais disciplinaire on risque de se heurter à une impossibilité pratique;
Les étudiants pourraient préparer le concours en parallèle avec le master? Impossible. Le master est une année à part entière et la préparation à un concours de l'enseignement aussi. Ou bien l'un des deux objectifs n'est pas sérieux... Et tant bien même un étudiant obtiendrait le CAPES sans le master...Il aurait un an exactement pour valider son master faute de quoi il perdrait le bénéfice du concours, ce qui revient, de toute façon, à prolonger d'une année encore le cursus... Bac+6?
Pour ce qui est de l'inscription dans un M2 sérieux d'un étudiant ayant obtenu un M1 artificiel, honnêtement, quelles sont ses chances de survie? Je veux dire que je vois mal un étudiant s'inscrire dans un M2 recherche alors qu'il n'a aucune connaissance du M1 recherche... S'il le réussit, alors chapeau bas. On peut tout lui valider et le prendre en thèse: il est bon!
Enfin, le diplôme universitaire dépendant du concours? C'est ce qui se fait cette année dans bien des universités; les admissibles au CAPES auront d'office un M1 de validé.

En fait, vous m'avez éclairé sur la nécessité de ne pas faire des masters obsolètes. En plus de vous remercier, je vous soumets à mon tour ce problème; que faire pour susciter les futures vocations? Que faire devant le vivier qui diminue? Avez-vous remarqué une baisse considérable du nombre d'inscrits cette année dans les CAPES?
Tout cela est un jonglage entre politique et application au mieux des changements et idéologies au sein des sphères d'application des réformes (suis-je clair?!) mais en définitive, qui va encore vouloir être professeur?

Ecrit par : matheutorduinthesky | 04 mars 2010

L'idée de la mastérisation partait à la fois d'un bon sentiment apparent (monter le niveau, en offrant aux syndicats l'occasion de satisfaire leur revendication sur les salaires), d'une intention bien réelle (supprimer les IUFM, un vieil objectif de Darcos) et d'un calcul plus tordu : s'offrir justement, sur le lit des échecs aux concours, une masse d'étudiants à qualification réelle mais à exigences salariales basses. Bref, réinventer les maîtres aux.
Mais ils ont été dépassés par la réalité : désormais, c'est aux Licenciés que l'on s'adresse lorsqu'on est en panne de TZR — et on l'est forcément puisque les TZR sont nommés à l'année sur les postes des titulaires que l'on a supprimés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

alors ce n'est pas faux Monsieur JPB !

j'ai été remplaçant pendant de nombreuses années, et comme j'ai eu le concours, je ne remplaçais plus (jusque là : logique), comme j'étais en bon terme avec un proviseur adjoint, j'ai su qu'il était obligé de recruter lui même des Licenciés pour palier aux absences... Licenciés qui ne voulaient pas venir (trop de km, et j'en passe).

Ecrit par : exTC | 04 mars 2010

sinon z'avez vu, j'ai fait plus long qu'hier ?

(et c'est cet am que je parle de vous, de Dame Mazeron, et de Dame Polony aux ZIUFM)

Ecrit par : exTC | 04 mars 2010

(et c'est cet am que je parle de vous, de Dame Mazeron, et de Dame Polony aux ZIUFM)

Ecrit par : exTC | 04 mars 2010

Eh bien, bonne chance ! Pour les IUFM, nous sommes la sainte triade de l'enfer (avez-vous lu l'excellent livre de NP, "Nos enfants gâchés" ?). Faites attention à vous —} le plus rusé serait d'en dire le plus grand mal possible, et de voir venir : il suffit en général de leur montrer un os pour qu'ils se précipitent. Demandez à Ch. Sibille, qui y travaille, s'il se targue des liens d'amitié qui existent entre nous…
JPB
PS. Vous nous raconterez ?
PPS. Pallier est transitif et se construit directement — pallier quelque chose.

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

"L’enseignement, comme la séduction, est un art de la vente" JPB
"Nous sommes tous des acteurs, nous sommes sur les planches tous les jours. Je reste persuadé que les 3/4 de mes cours passent par ma prestation perso: motivé, passionné, titillant l'un et l'autre, gesticulations contrôlées, déplacements et parcours stratégiques, modulations de la voix, emphase des gestes...
Il y a le volet "capture de l'auditoire" et l'autre: aux forceps." Sisyphe

Sans doute sommes-nous * des vendeurs mais d'un type très particulier. Un vendeur qui a devant lui un ensemble de blaireaux semi-captifs. La meilleure (?) métaphore est probablement la réunion TupperWare. Elle autorise d'ailleurs, par extension, une splendide perspective sur l'avenir de "notre" métier :

Voici ce qu'on lit sur le site
http://www.tupperware.fr/cps/rde/xchg/fr/hs.xsl/42.html

"Venez pour les produits... Restez pour le métier !
En devenant Conseillère(er) Culinaire*, vous pouvez choisir d'avoir un job d'appoint sans stress, mais aussi de faire une carrière ! Avec ou sans diplôme ? Oui, votre CV, c'est votre énergie et votre sens relationnel !"
De la reconnaissance, des cadeaux, de la convivialité, aucun rythme imposé, un complément de revenu...
Du fun, de la convialité ** et des saveurs *** : l'Atelier Culinaire Savoir-Faire™ allie l'utile à l'agréable !"

Étonnant, non ?

Bien sûr, il faudra bétonner le côté "recettes". Mais n'est ce pas ce que Bill et Melinda nous ont déjà concocté ?

Et si Cadart, avec sa bonne (tam)bouille de bateleur de prisunic, n'était qu'un "Moniteur Tupperware confirmé" qui avancerait masqué et toqué ?

Mais, attention ! N'importe quel cuistre ne deviendra pas un bon cuistot pédagogiste, il faudra en plus avoir la frite tout en chopant le melon pour raconter ses salades.

Personnellement, je préfère que, de temps à autres, la Grâce me touche quand je mets en bouche…


* allez ! je vous le mets ce trait d'union.
** et plus loin, on parle de confivialité, délicieux néologisme. On pourrait proposer "contrivialité", "confinalité", "convitalité", etc.
*** jusqu'à feu Astolfi qui cherchait à promouvoir le constructivisme en vantant le "saveurs des savoirs". En fait, une cuisson à l'étouffé pour notre feu couvert.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2010

"Demandez à Ch. Sibille, qui y travaille, s'il se targue des liens d'amitié qui existent entre nous…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

Bien sûr que j'en parle ! Il n'y a pas de tabous ! ;-)
Je vous rappelle que j'avais même parlé à mon ancien "patron" de vous faire venir pour un débat contradictoire...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Notre éclaireur élyséen a choisi Laon pour parler des/aux fonctionnaires. Voici un extrait du Monde de ce jour :

"J'ai bien conscience de tous les changements qu'on vous impose. C'est normal que cela crée du stress et de l'inquiétude", a-t-il déclaré. Pour faire face au "malaise" des fonctionnaires, M. Sarkozy a réaffirmé ses ambitions : "revaloriser" leur travail, rendre moins difficiles les concours dans la fonction publique, revoir le système de notation, qui est "un peu humiliant et totalement dépassé" et multiplier les "entretiens personnalisés".

Plus loin :

"Aujourd'hui, quelqu'un dont le poste est supprimé n'a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c'est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l'endroit où vous habitez, de vos compétences. C'est beaucoup plus protecteur"

Un vrai discours à la B et M. Gates.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2010

salut,

Tiens en parlant de séduction , y a un journal, je veux parler de Libération de lyon qui n'est pas tombté dans le "bleuf " pédago-ecologique de notre ami Bio Mérieux, pardon ! Mérieu tout court.

Al ire

Ecrit par : Je rigole | 04 mars 2010

salut,

Tiens en parlant de séduction , y a un journal, je veux parler de Libération de lyon qui n'est pas tombté dans le "bleuf " pédago-ecologique de notre ami Bio Mérieux, pardon ! Mérieu tout court.

Al ire

Ecrit par : Je rigole | 04 mars 2010

Mais non, c'est Meirieu !!!avec 2 i comme B2i

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 mars 2010

Pouvez-vous donner le lien?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 mars 2010

Pouvez-vous donner le lien ?" (Anne-Marie Valette)

Il suffit de cliquer sur le pseudo "je rigole" pour trouver l'article.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 mars 2010

Je vous raconterai bien entendu.

désolé pour palLier...

(et je vais chercher le livre de Dame Polony)

Ecrit par : exTC | 04 mars 2010

@ matheutorduinthesky

Merci pour votre réponse. Je me réjouis de constater que la différence de points de vue s’amenuise. Comme je m’en doutais, elle tient pour l’essentiel aux caractéristiques de chaque discipline. Les maths sont vraiment un domaine à part. Que vous soyez étudiant n’y change rien. J’ai eu les mêmes débats avec des collègues matheux et il est difficile de les convaincre. En sciences humaines on trouve des étudiants en master-recherche et même en thèse parce qu’ils n’osent pas passer un simple CAPES (ne parlons même pas de l’agreg). Quand ils voient que leur thèse toute seule ne sert à rien, ils changent de voie ou se résignent à passer les concours et très souvent se font coller, d’autant plus qu’ils ont oublié tout ce qui ne concernait pas leur sujet de recherche et qu’il leur en coûte de se replonger dans une atmosphère très scolaire après avoir joui de beaucoup de liberté intellectuelle. Ce genre de situations est inimaginable en maths. Mais on pourrait y élaborer des masters disciplinaires utiles à ceux qui voudraient passer le CAPES et qui pourraient aussi déboucher sur bien d’autres choses. Il suffirait de les mettre sous la rubrique « maths appliquées » et non « recherche en maths pures », ce qui est totalement absurde pour un CAPES.

Reste le problème de la durée des études. Il est vrai que cela implique un Bac +6 (sauf pour ceux qui auront de la chance à cause du caractère aléatoire des nouveaux concours). Mais peut-il en être autrement ? C’est depuis la création du CAPES en 1950 que le seul prérequis est la licence. Qui peut dire qu’une licence de 2010 vaut une licence de 1950 alors qu’il n’y avait guère plus de 10% de bacheliers et qu’il fallait en outre franchir le barrage de la propédeutique ? Un master disciplinaire n’est pas de trop pour enseigner dans le secondaire. C’est dans le primaire qu’il y a eu une fuite en avant insensée. Car en 1950 les instits étaient recrutés à la fin de la troisième et c’est dans les écoles normales qu’ils préparaient le bac, seul diplôme requis. On en est maintenant au master, c’est de la pure folie. Et pourtant si on revenait en arrière, les enseignants du primaire devraient être moins payés, ce qui est évidemment impossible.

Je suis convaincu que ce n’est pas la perspective d’études plus longues qui explique la désaffection des étudiants pour l’enseignement. Cette désaffection est très réelle. J’ai demandé à mes étudiants de deuxième et troisième année d’espagnol de m’indiquer sur leurs fiches leur projet d’avenir. Il y a 5 ou 6 ans, 75 ou 80 % des étudiants disaient vouloir passer les concours (pour la majorité d’entre eux le CRPE et non plus le CAPES). Ce chiffre est tombé à 25% en troisième année et à moins de 10% en deuxième année. Ce n’est pas la perspective du master qui les effraie puisque pratiquement tous mes étudiants de licence veulent faire un master (recherche ou, le plus souvent, professionnel). La vraie raison de ce tarissement soudain des vocations est que tout le monde a pris conscience du fait qu’il est impossible d’enseigner dans la plupart des établissements. A qui bon toutes ces années d’études et un concours dont on ne peut jamais être sûr qu’on va l’obtenir du premier coup pour ensuite ne pas pouvoir exercer le métier qu’on a choisi ? La seule solution serait de rétablir une discipline minimale et des exigences scientifiques, elles aussi minimales, dans le secondaire. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec la réforme Descoings on n’en prend pas le chemin. On en sera bientôt au même point qu’aux Etats-Unis. Seuls les plus mauvais des étudiants, ceux qui n’ont aucune chance de pouvoir faire autre chose, se dirigeront vers l’enseignement scolaire.

Vous trouverez des compléments à tout cela sur le site de Reconstruire l’Ecole (www.r-lecole.freesurf.fr) . Un lien en page d’accueil sur le texte adopté à l’unanimité par mon UFR et ransmis à tous les directeurs d'UFR de la Sorbonne (à propos des masters) et un autre lien sur le blog de Luc Cédelle qui avait publié un des mes textes (« Les études longues ne sont pas pour vous »).

Cordialement

Pedro Cordoba

Ecrit par : Pedro Cordoba | 04 mars 2010

Une amie est venue il y a quelques années ...de l'ancienne Arménie soviétique; avec en poche un doctorat en biologie moléculaire et travaille actuellement dans une grande société française.

En Arménie , le secondaire est très particulier. Chaque matière est portée par un coefficient identique ....Jusqu'en terminale (équivalent). Ainsi pas de filière spécifique. On se détermine après le bac.
De plus un collégien qui a une moyenne annuelle inférieure à 5 dans n'importe quelle matière ne peut passer en classe supérieure.

Enfin, celui qui se dirige vers l'enseignement en université , dès la ou les 2 premières années est mis en situation d'enseignement pour de courtes séances.......Un jury détermine si le prétendant pourra dans l'avenir faire face à une classe, tenant compte bien évidemment de l'expérience qui se dessinera au fil du temps (pressentie) et du savoir ou connaissances acquises.

Les recalés s'orientent alors vers un cursus non pédagogique en rapport avec leur option (sciences ou sciences humaines) Pour les autres la dernière année des études étant consacrée à l'enseignement en binôme puis seul en classe .

Ecrit par : Dermidjian | 04 mars 2010

je n'ai jamais succombé à la tentation. Ce ne serait pas un crime, mais une erreur (une illusion plutôt).

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

Robin est le meilleur d'entre nous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mars 2010


Vous dites ça pour ne pas partager le "master de séduction"... On rigole, mais imaginez que ce soit Ségolène qui ait été élue.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

La vraie raison de ce tarissement soudain des vocations est que tout le monde a pris conscience du fait qu’il est impossible d’enseigner dans la plupart des établissements. A qui bon toutes ces années d’études et un concours dont on ne peut jamais être sûr qu’on va l’obtenir du premier coup pour ensuite ne pas pouvoir exercer le métier qu’on a choisi ? La seule solution serait de rétablir une discipline minimale et des exigences scientifiques, elles aussi minimales, dans le secondaire. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec la réforme Descoings on n’en prend pas le chemin. On en sera bientôt au même point qu’aux Etats-Unis. Seuls les plus mauvais des étudiants, ceux qui n’ont aucune chance de pouvoir faire autre chose, se dirigeront vers l’enseignement scolaire.

(Pedro Cordoba)

J'ai pris la liberté de recopier sur mon blog le témoignage de ma collègue d'Espagnol sur le comportement de ses élèves de 4ème (nous avons un classeur de "doléances" que personne ne remplit plus ; on y passerait des heures)... Très "édifiant"... Et s'il n'y avait qu'en Espagnol, mais c'est partout pareil. Les étudiants dont vous parlez font sans doute partie des quatre ou cinq par classe (sur une trentaine) qui ont encore un niveau et un comportement "normal". Je vous avoue que je compte personnellement les jours qui me séparent de la "quille" début juillet.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

Oh oui ! rendez-nous les estrades que je puisse améliorer mon numéro d'acteur à moi, savant mélange de Buster Keaton et de Mr Bean, en l'agrémentant de trébuchements et de quelques chutes !

Je peste également contre la réduction de la profondeur de certaines salles, qui, en obligeant à ce que la 1e table d'élève de la rangée du milieu soit collée au bureau du prof, m'empêche de jouer le "prof assis sur son bureau". Me voilà obliger de m'asseoir sur ma chaise, pfff...

Ecrit par : *Celeborn | 04 mars 2010

Prenons par exemple trois des caractéristiques développées par Jean Paul :
- maîriser son sujet bien au delà du niveau à enseigner,
- être un acteur - de théatre,
- avoir une sympathie, ferme, pour son public.
Est-on sûr de trouver assez de candidats qui les possèdent?
Si tel n'était pas le cas, on pourrait essayer d'y remédier en enseignant du "pédagogisme" aux futurs enseignants.
Ceux qui savent enseigneraient par l'exemple ; ceux qui ne savent pas enseigneraient à enseigner. On pourrait nommer ces organismes : instituts de formation....

Ecrit par : raoul | 04 mars 2010

"J'ai étudié "Le Pont Mirabeau" en 4ème et j'aurais bien voulu qu'ils le chantent sur la musique de Léo Ferré."

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010

J'ai un très bel arrangement, assez simple, à quatre voix mixtes ! (Ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais il est bien quand même ! ;-))
Tiens, Robin, mon petit ensemble vocal fétiche participe au "festival de la voix" de Châteauroux, le 22 mai. Si ça vous dit de venir y traîner vos guêtres !!! (Et Francis aussi !!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

La partition de l'arrangement m'intéresse (votre ensemble vocal fétichiste aussi ;O))

Vous serait-il possible de me l'envoyer par courriel (la partition, pas l'ensemble vocal).

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

Bonjour

J'en ai une bonne

Je viens de finir "La dame de pique", de Pouchkine. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y est question notamment d'un jeu de cartes où l'on mise de l'argent.

Un jeune ambitieux désire extorquer à une comtesse un mystérieux secret qui lui permettra de gagner à coup sur.

Ce secret, le voici : "le trois, le sept et l'as gagneront d'affilée, mais tu dois miser une seule carte par jour et ne plus jamais jouer de ta vie ensuite".

Or, le trois, le sept et l'as, ça donne le chiffre 371, et 371 dans le système de classification des documents Dewey en bibliothèque, c'est l'indice qui correspond au sujet suivant :

"Organisation des systèmes éducatifs".

Dingue, non ? Qui veut enquêter dessus ?

Pour démarrer l'enquête, vous pouvez aller sur cette page (en plus, il y a une musique de fond !)

http://www.mrugala.net/Divers/Dewey.html

Bon, ça ne s'arrange pas, moi !!!

Ecrit par : johnmarguerite | 04 mars 2010

Un point de vue bigrement séduisant sur l'orthographe ...

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20100303/17849/contre-l-illettrisme-vous-pouvez-nous-aidez

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 mars 2010

La majorité, oui. Pas la totalité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010
---
Bien sûr, Christophe. Les jurys recalent des gens brillants à l'écrit mais manifestement incapables de tenir un auditoire.
Mais, si l'on ajoute au fait que les jurys laissent passer des candidats qui feront de mauvais professeurs sur le plan pédagogique ( et non sur le plan disciplinaire), il y a de bons candidats qui ne seront bons qu'avec des élèves "normaux", corrects, pas avec des énergumènes comme on en laisse tant en garderie. Et certains de ces potentiellement bons professeurs sont démolis par des voyous d'élèves au point qu'on dit qu'ils sont de mauvais professeurs alors que ce sont les élèves qui sont mauvais. Ce n'est pas rare.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

J'ai pris la liberté de recopier sur mon blog le témoignage de ma collègue d'Espagnol sur le comportement de ses élèves de 4ème (nous avons un classeur de "doléances" que personne ne remplit plus ; on y passerait des heures)... Très "édifiant"... .

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

Pouvez-vous nous indiquer le lien, Robin, s'il vous plaît ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 mars 2010

Non, je ne suis que professeur de chant choral et de théâtre, (je n'ai fait que trois ans de lyrique).
Mais "mon" conseiller pédagogique est réellement de niveau professionnel, (baryton).

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010
---
Je m'en doutais, car vous ne manifestez pas un enthousiasme extraordinaire pour l'opéra. ;-)
Je viens d'acheter la partition de Nabucco (chant et réduction d'orchestre pour piano). Je ne peux pourtant chanter que trois airs (ceux de Zaccaria), soit trente pages environ sur 350.
Ça, c'est bien être mordu pour l'opéra, hein ! Il y a notamment le solo qui succède au chœur des esclaves et qui est magnifique (le chanteur doit atteindre le fa dièze 1 et le fa dièze 3, ce qui, même pour une basse chantante, est un exploit vocal... que j'espère réaliser le 21 juin 2010, à 70 ans révolus). Si vous pouvez vous procurer le double CD de Nabucco, écoutez ce passage et dites-moi ce que vous en pensez !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

"Vu sur la couverture d'un roman de gare à vocation érotique : Cruautés conjuguales. Oui, en caractères gras, sur la couverture d'un livre" Blog de Pierre Jourde

Ce n'est pas une faute ! C'est la contraction de conjugale et de linguale

Ecrit par : dugong | 04 mars 2010

L'intention est louable, mais c'est totalement irréaliste à plus d'un titre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010
---
Je m'en doutais bien. ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

il y a de bons candidats qui ne seront bons qu'avec des élèves "normaux", corrects, pas avec des énergumènes comme on en laisse tant en garderie. Et certains de ces potentiellement bons professeurs sont démolis par des voyous d'élèves au point qu'on dit qu'ils sont de mauvais professeurs alors que ce sont les élèves qui sont mauvais. Ce n'est pas rare.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

Parfaitement. Un bon professeur ne fait pas nécessairement un bon gardien de zoo, et réciproquement. Il faut donc savoir qui l'on souhaite recruter.

Il semble qu'avec les nouveaux concours, on se dirige vers :

Certifiés = gardiens de zoo
Agrégés = professeurs

Je me demande cependant s'il y aura suffisamment d'élèves pour occuper tous les agrégés.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Et puis arrive ce moment merveilleux où l'on possède la technique et où on parvient à l'oublier, parce qu'on ne fait plus qu'un avec la musique, qui s'appelle la musicalité, la grâce).

Ecrit par : Robin | 03 mars 2010
---
Il m'a fallu trois ans pour arriver à cela, cher Robin. Mais quel plaisir, ensuite ! Cela vaut la peine d'apprendre à se servir de sa voix, du moins, à la façon des chanteurs d'opéra, même si l'on a une voix insuffisamment puissante pour les airs d'opéra, auquel cas on chante des mélodies avec accompagnement de piano. (La technique vocale est la même, mais qui peut le plus peut le moins : un chanteur d'opéra peut chanter des mélodies, mais un chanteur de mélodies ne peut pas nécessairement chanter des airs d'opéra.) Un air d'opéra qui requiert une voix puissante peut être chanté très correctement par une voix de puissance moyenne ou petite, mais alors, cela prête à sourire, même s'il est impoli de sourire dans de telles circonstances.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

Tiens, Robin, mon petit ensemble vocal fétiche participe au "festival de la voix" de Châteauroux, le 22 mai. Si ça vous dit de venir y traîner vos guêtres !!! (Et Francis aussi !!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010
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Merci, Christophe ! C'est faisable pour moi si j'en ai le loisir ce jour-là et si j'y pense. Je peux mettre cela dans mon agenda, mais rappelez-le-moi quelques jours avant quand même.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

Et quand on se retrouve avec des bouquets de fleurs sur son paillasson ou des poèmes dans son casier, et qu'on n'arrive plus à se dépêtrer du jeune homme, même (ou surtout) si on lui explique qu'on a l'âge d'être sa mère ????
Ecrit par : Françoise Guichard | 03 mars 2010
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Cela vous est-il donc arrivé, Françoise ? Quel bonheur ! Bien sûr, il vous a fallu l'éconduire, mais n'était-ce pas touchant (et agréable, s'il n'est pas devenu trop "collant") ?
Jamais une de mes élèves ne m'a déclaré sa flamme, hélas ! Peut-être qu'aucune de mes élèves n'est tombée amoureuse de moi, mais ce n'est pas sûr. Je me raccroche à cette douce incertitude. ;-)
J'ai commencé à 29 ans et j'étais déjà marié et je portais mon alliance. Sinon j'aurais peut-être été harcelé... On a le droit de rêver sur le blog de Jean-Paul, n'est-ce pas ? :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

Un point de vue bigrement séduisant sur l'orthographe ...

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20100303/17849/contre-l-illettrisme-vous-pouvez-nous-aidez
Ecrit par : Françoise Guichard | 04 mars 2010

Cela fait du bien l'intelligence ! Cela redonne un peu d'optimisme. On en a bien besoin quand la pédagomania se généralise. Voilà-t-il pas qu'on préconise ici des cours de théâtre pour poser la voix, des séquences de placement du corps dans l'espace pour mater ( sans jeu de mot) les rétifs de banlieue et autres galéjades iufmesques ! Séduire ? Se mettre en scène ? Et pourquoi pas des cours de "maintien de classe" comme ceux que l'autre Sébastien Clerc a vendu au recteur de Créteil ? Les "hussards de la République" se retournent dans leur tombe.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

j'ai été remplaçant pendant de nombreuses années, et comme j'ai eu le concours, je ne remplaçais plus (jusque là : logique), comme j'étais en bon terme avec un proviseur adjoint, j'ai su qu'il était obligé de recruter lui même des Licenciés pour palier aux absences... Licenciés qui ne voulaient pas venir (trop de km, et j'en passe).

Ecrit par : exTC | 04 mars 2010
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Sans vouloir être désobligeant, permettez-moi, cher exTC, de vous demander ce qu'on vous a demandé d'enseigner. Pas le français, je pense. (Il fallait écrire "pallier les absences", même si le grand Albert CAmus a écrit "pallier à", forme critiquée bien qu'utilisée autrefois, selon un de mes amis professeur de lettres classiques qui se plonge souvent avec délices dans le Grevisse - sans accent aigu sur le premier "e" de Grevisse, soit dit en passant. On doit prononcer "greuh" et non "gré".)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

des cours...que l'autre Sébastien Clerc a vendu au recteur de Créteil ? Les "hussards de la République" se retournent dans leur tombe.
Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

"a vendus" ; je m'avais pas relu.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Grevisse, Penin, même combat ?

Ecrit par : nicolas | 04 mars 2010

Je me demande cependant s'il y aura suffisamment d'élèves pour occuper tous les agrégés.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010
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Je n'ai été agrégé qu'à 55 ans (par concours interne), mais, comme nombre de collègues agrégés, j'ai eu des fauves à tenir, entre 1990 et 2000. Je les ai tenus, mais c'était pénible, mais je n'aurais pas supporté de parler dans le brouhaha, comme le font tant de collègues, quel que soit leur grade.
Dans les bons établissements, là où l'on a des élèves civilisés, les professeurs certifiés ont aussi de bonnes conditions de travail. Un établissement est bon ou pourri. Il n'y a plus guère "d'à moitié bon" ou "d'à moitié pourri". La dernière catégorie, je le crains, est majoritaire.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 2010

"Jamais une de mes élèves ne m'a déclaré sa flamme, hélas ! Peut-être qu'aucune de mes élèves n'est tombée amoureuse de moi, mais ce n'est pas sûr. Je me raccroche à cette douce incertitude. ;-)
J'ai commencé à 29 ans et j'étais déjà marié et je portais mon alliance. Sinon j'aurais peut-être été harcelé... On a le droit de rêver sur le blog de Jean-Paul, n'est-ce pas ? :-)"

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 mars 201

Il y a, trois fois hélas, plus d'élèves qui déclarent leur flemme que leur flamme, (et à tous les niveaux !!! :-(
Francis et Robin, je m'occupe de tout ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

"On en a bien besoin quand la pédagomania se généralise. Voilà-t-il pas qu'on préconise ici des cours de théâtre pour poser la voix, des séquences de placement du corps dans l'espace pour mater ( sans jeu de mot) les rétifs de banlieue et autres galéjades iufmesques !"

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Hé, ho, Guy, on se calme ! Ca n'a vraiment rien à voir avec de la "pédagomania", vous pouvez me croire !!!
Parlez-en plutôt avec Pedro, il va vous "affranchir" !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Je ne sais pas si les "hussards de la République" se retournent dans leur tombe, mais ce qui est certain, c'est que l'EN ressemble désormais à un vaste cimetière. Quant aux propositions de cette note, elles me font songer à l'ultime embaumement de la fonction enseignante.

Il faut tout de même se faire de sacrées illusions sur soi-même pour oublier un seul instant que la relation professeur / élève, avant d'être une relation personnelle, est une relation institutionnelle, dont les paramètres essentiels échappent aussi bien au professeur qu'à ses élèves.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Et pourquoi pas des cours de "maintien de classe" comme ceux que l'autre Sébastien Clerc a vendu au recteur de Créteil ?

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Tout juste. Ca me rappelle les TD de contention animale que réclamait une de mes condisciples, à la grande hilarité de la promo (en plus, elle réclamait des TD de contention de chiens et de chats, n'ayant pas la moindre intention d'approcher une vache ou un cheval).
Aujourd'hui, ça existe. Il y a même un bouquin là-dessus (il faudra que je vérifie si ce n'est pas elle qui l'a écrit...).
"The times they are a changin'."

Ecrit par : yann | 04 mars 2010

Actes du colloque "Vers un renouveau du collège unique ?"
organisé par l'association Lire-Ecrire

http://www.lire-ecrire.org/dossiers/manifestations-et-actions/colloque-2009-vers-un-renouveau-du-college-unique.html

Ecrit par : . | 04 mars 2010

Bon, ça ne s'arrange pas, moi !!!

Ecrit par : johnmarguerite | 04 mars 2010

Entre la folie et le génie, il y a la distance d'une feuille de papier à cigarettes ; en ce qui me concerne, je vous trouve génial sur ce coup-là !

.... Mais évitez quand même de fumer des trucs trop forts ! ;O))

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

[...] ce qui fait l’essence de ce métier, [...] — je veux parler, bien sûr, de la capacité de séduction.
JPB

Quand on commence une note dans ces termes, faut pas s'attendre à des miracles. On ne peut pas construire une pensée à partir de ce qui ne peut être qu'une formule provocatrice ou bien... du vent !

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Sinon, je constate que Françoise Guichard a les mêmes problèmes que moi, qui pensais être vieux comme l'hiver. Mais je n'ai jamais succombé à la tentation. Ce ne serait pas un crime, mais une erreur (une illusion plutôt).

Quels problèmes dans les bahuts! Toutes ces filles qui s'arrachent les cheveux pour être placées, devant, aux cours de Robin. Au collège, remarquez, heureusement que vous n'avez pas succombé!
Et ces jeunes éphèbes qui font le planton sur le paillasson de FG; d'ailleurs c'est simple, elle ne peut même plus rentrer chez elle. Sale temps pour les profs! Les élèves sont vraiment trop durs. Ne m'en parlez pas.

Ecrit par : Loanette | 04 mars 2010

Pouvez-vous nous indiquer le lien, Robin, s'il vous plaît ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 mars 2010

Vos désirs sont des ordres, chère amie !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

J'ai choisi le pauvre Guizmo au milieu des affreux Gremlins pour illustrer l'article.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

Les élèves sont vraiment trop durs. Ne m'en parlez pas.

Ecrit par : Loanette | 04 mars 2010

Disons qu'il y a parfois de petites compensations ! ;-))

Ca n'est pas allé bien loin ; la jeune fille en question ne s'est pas arraché les cheveux et ne se bat pas pour être au premier rang ; elle s'est contentée de me demander si je ne trouvais pas qu'elle avait un joli sourire ; tout était dans la manière faussement "ingénue" de poser la question... Elles sont diaboliques ! ;-))

(... elle a un TRES joli sourire.)

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

"Vu sur la couverture d'un roman de gare à vocation érotique : Cruautés conjuguales. Oui, en caractères gras, sur la couverture d'un livre" Blog de Pierre Jourde

Ce n'est pas une faute ! C'est la contraction de conjugale et de linguale
Ecrit par : dugong | 04 mars 2010

C'est ce qu'on appelle un mot-valise — comme dans l'epression "se faire la valise" — ce qui nous ramène aux cruautés conjug(u)ales"…
JPB
PS. Morel, mon doux, comment faisais-tu cours, dis-moi ? Ce n'était pas avec de la voix et un corps ? Et tu ne posais pas l'un et l'autre, pour impressionner les foules ? Mais tu as fais ça d'instinct, toi (moi aussi — quoique…) — mais il y a tant de jeunes qui se demandent quoi faire de leur main,e t sur quelle note parler — je déconseille le contre-ut, le premier jour de cours…
Bien sûr que c'est une relation institutionnelle, Toto W. Mais le mariage aussi, au fond — et pourtant il faut bien faire passer la pilule, si je puis dire, pour en faire tous les jours une relation érotique… Donc, de la séduction permanente, comme la révolution du même nom. Z'avez lu les deux compte-rendus inspectoraux du cours d'Alain, sur le fil précédent ? Ce n'étaient plus des élèves, c'étaient des disciples…
Allez, une prime à qui me dit (je ne me rappelle jamais) comment s'appelle cette figure de style, lorsqu'on utilise un mot et son équivalent étymologique de sens différent (élèves / disciples, faire confiance au confident, etc.)…

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

Jacques Marseille est mort.

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

Hé, ho, Guy, on se calme ! Ca n'a vraiment rien à voir avec de la "pédagomania", vous pouvez me croire !!!
Parlez-en plutôt avec Pedro, il va vous "affranchir" !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Mais je suis très calme. Seulement faut pas me raconter que les vocalises vont permettre à qui que ce soit de faire cours dans le bordel ambiant.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Jacques Marseille, décédé jeudi à 64 ans des suites d’un cancer à son domicile parisien, était un spécialiste de renom d’histoire économique, auteur comblé d’essais vantant les mérites du libéralisme économique.

Professeur d’histoire économique à la Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire économique et sociale, il était aussi éditeur et chroniqueur à «L’Expansion», aux «Échos» et au «Point». Il participait régulièrement à l’émission télévisée «C dans l’air» sur France 5.

Il a publié de nombreux ouvrages comme «Puissance et faiblesse de la France industrielle», «Vive la crise et l’inflation», «La guerre des deux France, celle qui avance et celle qui freine», «Lettre ouverte aux Français qui s’usent en travaillant et qui pourraient s’enrichir en dormant», «Du bon usage de la guerre civile en France» ou son dernier, «Pouvez-vous devenir ou rester français?».

Jacques Marseille est né à Abbeville (Somme) le 15 octobre 1945 dans une famille modeste. Son père est chef de gare. Elevé chez les jésuites, il fait un très bref passage au Parti communiste.

Reçu premier à l’agrégation d’Histoire en 1969, il soutient une thèse de doctorat d’Etat remarquée sur les relations économiques entre la France et son empire colonial, de 1880 à 1960. Croisant déjà l’histoire et l’économie, il est un des premiers à affirmer que la colonisation a entravé le développement économique de la France plutôt qu’elle ne l’a favorisé.

Sa première passion fut l’enseignement. «J’aime le contact, transmettre, vulgariser, passionner mon auditoire», disait-il.

Après avoir été professeur à l’Université Paris VIII Vincennes, il succède en 1989 à Jean Bouvier à la chaire d’Histoire économique et sociale fondée par Marc Bloch à la Sorbonne, poste dont il avait pris sa retraite l’été dernier.

Se définissant comme «anarcho-libéral», il multiplie ensuite les publications. Il adore prendre le contre-pied des idées reçues et surfe sur la vague du rejet de l’Etat.

Mon credo, expliquait cet opposant à l’Euro, consiste à «ausculter tout cet héritage de la France ancienne, hiérarchique et étatique, qui ralentit la métamorphose de notre pays». Dans «Le Grand Gaspillage» (2002), il s’en prend ainsi à l’Education nationale et aux subventions, selon lui, excessives pour la culture.

Le succès étant au rendez-vous, toujours porté par le goût de la transmission, il accorde volontiers des interviews, donne des conférences, participe à des débats. «Jacques Marseille, a expliqué en 2004 l’économiste Elie Cohen à la Tribune, a su flairer très tôt tous ces sujets économiques finalement grand public et les passer au tamis de son analyse».

Enfin, Jacques Marseille était aussi éditeur. Il a longtemps piloté les collections de manuels d’Histoire chez Nathan, qui se vendront à plus de 2 millions d’exemplaires et contribueront à la formation de plusieurs générations. Il a ensuite dirigé les publications en Histoire chez Albin Michel et Larousse.

En 1999, il avait fondé sa propre maison d’édition (les éditions Jacques Marseille). Il était marié et père de trois enfants.

(Source AFP)


Est-ce aussi cela la séduction? quel parcours!

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

Bien sûr que c'est une relation institutionnelle, Toto W. Mais le mariage aussi, au fond — et pourtant il faut bien faire passer la pilule, si je puis dire, pour en faire tous les jours une relation érotique…
Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

Pas un mariage d'amour, alors, mais un mariage de raison. L'érotisme trouve parfois sa voie à travers ce dernier, mais ce n'est pas la règle. Et ce n'en est jamais l'essence.

Dans une salle de classe, l'érotisme passe toujours par la médiation institutionnelle. Ce qui est essentiel ce n'est pas tant la manière qu'à un enseignant de se tenir, de parler etc. (toutes choses qui ont bien évidemment leur importance, mais qui dépendent de paramètres que l'enseignant ne maîtrise plus), mais la place que cet enseignant occupe dans l'institution scolaire et la place de l'institution scolaire dans la "société" - je n'arrive plus à utiliser ce dernier mot sans guillemets.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Seulement faut pas me raconter que les vocalises vont permettre à qui que ce soit de faire cours dans le bordel ambiant.
Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Merci. C'est en substance ce que je tentais laborieusement d'écrire.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Seulement faut pas me raconter que les vocalises vont permettre à qui que ce soit de faire cours dans le bordel ambiant.
Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Parfaitement d'accord aussi.

Ecrit par : yann | 04 mars 2010

Il y en a qui réclament du foin — moi qui pensais qu'il n'y avait que l'âne de Morel…
Il y a des candidats au CAPES que j'aurais voulu faire échouer parce qu'ils avaient une voix, et une manière de s'en servir, absolument inacceptables - haut perchées,ou nasillardes, ou trop basses, ou pré-effacées, ou… C'est l'instrument premier de la séduction, et l'instrument premier d'un prof — c'est notre outil de base, avec les mains. Et vous prétendez qu'il ne faut pas avoir l'organe le mieux travaillé, le plus suave, le plus mélodieux, le plus varié possible ? Vous plaisantez ou quoi ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

yann d'accord avec guy morel et moi ? Bon sang, j'en ai les larmes aux yeux...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Il y en a qui réclament du foin — moi qui pensais qu'il n'y avait que l'âne de Morel…
Il y a des candidats au CAPES que j'aurais voulu faire échouer parce qu'ils avaient une voix, et une manière de s'en servir, absolument inacceptables - haut perchées,ou nasillardes, ou trop basses, ou pré-effacées, ou… C'est l'instrument premier de la séduction, et l'instrument premier d'un prof — c'est notre outil de base, avec les mains. Et vous prétendez qu'il ne faut pas avoir l'organe le mieux travaillé, le plus suave, le plus mélodieux, le plus varié possible ? Vous plaisantez ou quoi ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

La Callas contre Bongo ! La pauvre ! c'est lui le plus outillé en organe.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Il y a des candidats au CAPES que j'aurais voulu faire échouer parce qu'ils avaient une voix, et une manière de s'en servir, absolument inacceptables - haut perchées,ou nasillardes, ou trop basses, ou pré-effacées, ou…
Ecrit par : brighelli | 04 mars 2010

Il y a des classes où l'on peut enseigner efficacement avec une voix pourrave, et même pas de voix du tout : je l'ai fait, et c'était un de mes meilleurs cours. D'autres - la majorité - où l'organe vocal ne sert pas à grand-chose, sinon à faire remarquer sa présence aux élèves, de temps en temps...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

"Entre la folie et le génie, il y a la distance d'une feuille de papier à cigarettes ; en ce qui me concerne, je vous trouve génial sur ce coup-là !

.... Mais évitez quand même de fumer des trucs trop forts ! ;O))

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010"

Oh le plus grand risque que j'encours actuellement, c'est de me mettre à la littérature russe !!! :o)))

Ecrit par : johnmarguerite | 04 mars 2010

Il me revient en mémoire notre tout premier cours d'anatomie et de physiologie en classe préparatoire d'entrée à l'ENSEP. C'était en 1970. Notre professeur de médecine nous a fait remplir des fiches d'identité qu'elle a ramassées, puis, nous a soumis à des tests d'évaluation de nos connaissances en biologie
A la fin du cours elle s'est dirigée vers chacun des 30 étudiants de la classe et les a nommés un par un, de mémoire et sans commettre une seule erreur. Futurs profs de gym, nous étions tous sur le cul!
Démarche théâtrale sans doute, mais la seule qu'elle s'est autorisée pendant l'année. Point ne lui fallut, par la suite, recourir à l'art d'Hermès pour nous vendre ses salades.

Ecrit par : buntov | 04 mars 2010

"Entre la folie et le génie, il y a la distance d'une feuille de papier à cigarettes ; en ce qui me concerne, je vous trouve génial sur ce coup-là !

.... Mais évitez quand même de fumer des trucs trop forts ! ;O))

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010"

Oh le plus grand risque que j'encours actuellement, c'est de me mettre à la littérature russe !!! :o)))

Ecrit par : johnmarguerite | 04 mars 2010


Faites quand même gaffe à Dostoïevski ; il m'a rendu plus qu'à moitié fou et j'en ai gardé des séquelles ! ;-)

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010

Vos désirs sont des ordres, chère amie !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

J'ai choisi le pauvre Guizmo au milieu des affreux Gremlins pour illustrer l'article.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2010


Dans le New Jersey une famille a été obligée de recouvrir sa bonne femme de neige avec un haut de bikini vert et un paréo bleu noué sur la hanche à la suite de la plainte d'un voisin offusqué de la nudité suggestive de la belle Vénus des neiges !

Ecrit par : iPidiblue Vénus en Jersey | 04 mars 2010

Автор: Робин | 04 марта 2010

Да, самый большой риск, которым я мог бы подвергнуться сейчас, если бы был в русской литературе! : O)))

Автор: johnmarguerite | 04 марта 2010

Mais aussi la plus grande joie. Il n'est jamais trop tard pour s'instruire et apprendre le russe. En plus ça repose de toutes les conneries qui nous assaillent ces temps-ci.
Comme dit le proverbe russe: "Век живи, век учи" (Vis un siècle, instruis-toi un siècle).

Ecrit par : buntov | 04 mars 2010

Un petit conseil pour les professeurs qui veulent perdre toute illusion sur leurs "capacités personnelles" et leur "pouvoir de séduction" : devenez TZR. Changez d'affectation tous les mois. Passez du lycée au collège, de la ZEP à la classe prépa. Vous verrez fluctuer votre "charisme" d'une manière inquiétante, jusqu'à devoir admettre qu'il n'est pas plus une qualité personnelle que le cours du pétrole n'est une émanation d'hydrocarbures.

Et croire que l'on puisse détecter le "charisme" des candidats le jour de l'oral du concours, c'est encore une naïveté.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Couvrez-vous TotoW, on voit tout le bas et tout le haut !

Ecrit par : iPidiblue et l'Athlète de Toto | 04 mars 2010

Le voilà bien pudibond le Pidi...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

"Vous verrez fluctuer votre "charisme, d'une manière inquiétante." (TotoWeininger)

C'est exactement mon expérience, et sans même changer de lycée. Il m'est arrivé, la même année, de tenir une classe "sous le charme" sans aucun effort, et d'échouer complètement avec une classe parallèle. Je n'ai jamais bien analysé l'alchimie qui présidait à ces fluctuations.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 mars 2010

"Seulement faut pas me raconter que les vocalises vont permettre à qui que ce soit de faire cours dans le bordel ambiant."
Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Qui a parlé de vocalises ? Il me semble que Jean-Paul, (et Pedro, et moi), ayons parlé de théâtre ! Ce n'est pas tout à fait pareil... Je n'ai jamais fait faire la moindre vocalise dans un atelier théâtre...
Quoique... Les grands chanteurs sont (presque) toujours de grands comédiens, mais la réciproque est rarement vraie !!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

"Et croire que l'on puisse détecter le "charisme" des candidats le jour de l'oral du concours, c'est encore une naïveté."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Pas complètement, non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

"Et croire que l'on puisse détecter le "charisme" des candidats le jour de l'oral du concours, c'est encore une naïveté."
Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010
Pas complètement, non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Au mieux, on peut repérer si le gars est sourd, muet, s'il est unijambiste, poitrinaire, borgne, albinos, phénomène d'aquarium ou femme à barbe...

La relation candidat / jury écrase tout le reste.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

"La relation candidat / jury écrase tout le reste."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Oh, que non ! La pratique de l'atelier théâtre a eu vraiment un effet assez positif, chez les candidats l'ayant pratiqué, pour "gérer" une partie de "l'émotion" générée par l'épreuve.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

"La relation candidat / jury écrase tout le reste."
Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010
Oh, que non ! La pratique de l'atelier théâtre a eu vraiment un effet assez positif, chez les candidats l'ayant pratiqué, pour "gérer" une partie de "l'émotion" générée par l'épreuve.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Que la pratique du théâtre puisse aider certains candidats lors de l'oral d'un concours, je veux bien l'admettre, mais cela ne contredit pas ce que je dis, bien au contraire.

Il est impossible pour un jury d'évaluer le "charisme" d'un candidat pour la bonne et simple raison que le charisme n'est pas une chose que l'on possède, mais une relation que l'on entretient avec d'autres.

Un professeur ne fait pas carrière devant un jury de concours, dans le grand amphi d'une université, mais le plus souvent dans des lieux improbables où l'enseignement a été méthodiquement rendu impossible.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

"sur ce littoral vendéen, les éléments se sont conjugués".

Je viens d'entendre cela à la télé, de la bouche d'un homme d'église qui posait sa voix. Et qui aurait mieux fait de se taire.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

Oh, que non ! La pratique de l'atelier théâtre a eu vraiment un effet assez positif, chez les candidats l'ayant pratiqué, pour "gérer" une partie de "l'émotion" générée par l'épreuve.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

C'est cela Christophe, positivons.

Ecrit par : guy morel | 04 mars 2010

"Il est impossible pour un jury d'évaluer le "charisme" d'un candidat pour la bonne et simple raison que le charisme n'est pas une chose que l'on possède, mais une relation que l'on entretient avec d'autres."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Parfaitement d'accord, mais qui peut se travailler. Vous pouvez me croire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Mort de l’économiste Jacques Marseille. Les supporteurs de l’économiste Jacques Paris Saint-Germain font péter le champagne pour arroser ça.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

"Il est impossible pour un jury d'évaluer le "charisme" d'un candidat pour la bonne et simple raison que le charisme n'est pas une chose que l'on possède, mais une relation que l'on entretient avec d'autres."
Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010
Parfaitement d'accord, mais qui peut se travailler. Vous pouvez me croire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Qui ne peut se travailler qu'en relation avec les élèves. Pas les élèves en général, mais les élèves que l'on a, là, maintenant.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

"Qui ne peut se travailler qu'en relation avec les élèves. Pas les élèves en général, mais les élèves que l'on a, là, maintenant."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Je dois surtout au théâtre, et à la pratique de la scène, le peu de "charisme", (d'assurance), que je peux avoir acquis en face d'un groupe quel qu'il soit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Costas Caramanlis, le premier ministre d’où vous savez, nous déclare : « il faut absolument dégrècer le mammouthopoulos ».

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

[...] en face d'un groupe quel qu'il soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Pour écrire une chose pareille, ce n'est pas seulement de l'assurance qu'il faut...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Un petit conseil pour les professeurs qui veulent perdre toute illusion sur leurs "capacités personnelles" et leur "pouvoir de séduction" : devenez TZR. Changez d'affectation tous les mois. Passez du lycée au collège, de la ZEP à la classe prépa. Vous verrez fluctuer votre "charisme" d'une manière inquiétante, jusqu'à devoir admettre qu'il n'est pas plus une qualité personnelle que le cours du pétrole n'est une émanation d'hydrocarbures.

TotoW

Je confirme pour le TZRariat, - et d'un jour à l'autre, et même d'une heure sur l'autre, votre charisme fluctue (nec mergitur? mon c...), avec la même classe. Dans mon bahut, même le prof qui a la voix la plus grave et puissante (qui depuis presque leur création a été formateur dans des IUFM, a accompagné des stagiaires), même le plus grand à queue de cheval, barbe et tutti quanti, la collègue la plus "raccoleuse" (pas au niveau des habits ni de l'attitude), tous se cassent le dents - et disent que celui ou celle qui n'a pas connu - malgré les astuces, la présence, etc. - la difficulté d'être face à des gamins qui se foutent de l'école est un menteur. Mes élèves ne croient plus au LP ("Mais à quoi ça sert le dessin, la poésie, écrire, pour mon travail?"), ils préfèrent le CFA - pour être au boulot plus longtemps qu'à l'étude. Les emmener à l'être? Toutes les formules magiques n'y pourront rien. Vous les retenez une fois, puis après, l'habitude fait que vous ne les captez plus. Génération Zapping et qui a besoin de trucs forts et renouvelés sans cesse pour faire attention à votre présence. Après, au contenu de la leçon... Vous voulez rire?

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

Sinon "Shutter Island", c'est Scorsese à son sommet. Un art renouvelé, pour le coup. Un véritable faiseur d'images (ah! les scènes d'hallucinations.... superbe!) et d'histoire(s).

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

Désolé , même si ce texte est un peu hors sujet , je n'ai pas pu résister au plaisir de vous en faire profiter .

Intéressant non !

Notez bien la date . Par contre je ne connais pas le nom de l'auteur , un professeur de philosophie certainement ? Il y a 93 , 92 ans aujourd'hui .

Extrait d’un cahier de. Philo ? Morale ?? D’une future Institutrice. École Normale d’Institutrices dans les années 1927-1928 .

- La cause de presque tous nos insuccès c’est la faiblesse de notre volonté, notre passivité, notre légèreté, notre dissipation. Le véritable antagonisme de la volonté persévérante c’est un état d’âme fondamental qu’on appelle mollesse, apathie, paresse, fainéantise.

La forme la plus grave du mal chez l’étudiant c’est cette atonie, cette « langueur d’âme » qui se manifeste dans toutes les actions du jeune homme.
Cette paresse fondamentale n’empêche nullement des instants d’énergie par à coups, ce qui répugne ce sont les efforts modérés mais réitérés de tous les jours pendant des mois et des années.
Le travail continu implique, cela va sans dire, continuité de direction car l’énergie de la volonté se traduit moins par des efforts multiples que par l’orientation vers une même fin de toutes les puissances de l’esprit.
Le type du paresseux le plus fréquent est le type « éparpillé » que Fénelon compare à une bougie allumée dans un lieu exposé au vent …
Cette horreur pour l’effort véritable se complique d’une horreur pour l’effort personnel.
Cette paresse intellectuelle on peut dire, hélas, que notre système d’enseignement tend à l’aggraver.

Les programmes de l’enseignement secondaire semblent destinés à faire de tout élève un éparpillé, ils obligent les étudiants à tout effleurer sans rien pénétrer à fond *

Ajoutez à cela que les conditions de la vie moderne tendent à réduire à rien notre vie intérieure. On vit à la fois d’une vie agitée et vide …



* J’ose espérer qu’il n’y aura pas de commentaires « mal t’a propos »

Et j'ignore pourquoi cela ne semble concerner que le "jeune homme" .

Bonsoir .

Ecrit par : JM | 04 mars 2010

"Qui ne peut se travailler qu'en relation avec les élèves. Pas les élèves en général, mais les élèves que l'on a, là, maintenant."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Je dois surtout au théâtre, et à la pratique de la scène, le peu de "charisme", (d'assurance), que je peux avoir acquis en face d'un groupe quel qu'il soit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Expérience personnelle: je n'ai jamais eu le verbe aussi alerte, l'esprit aiguisé, la langue déliée, l'esprit libre, et été épanoui professionnellement et intellectuellement, que les jours où je donnais un cours magistral à la fac devant 80 étudiants en Cinéma et en Théâtre. Leurs yeux braqués sur moi qui étaient en bas, avec un micro ou sans. Comédien, quasiment d'instinct; parce que je pouvais m'amuser de mon savoir pour les instruire, ces jeunes filles et jeunes gens.

J'ai un boeuf posé sur la langue, avec mes 3ièmes découverte pro ou mes lycéens pros, parce que je dois décoder le vocabulaire que j'utilise; il m'a fallu 20 mn pour expliquer à des élèves qui ne comprenaient pas ce que peut contenir le mot "DESIR", et pire encore la formule "DESIR PROFOND". J'ai fini par un échec. "Si t'avais été démagogue, tu aurais dû parler de KIFF". Mes élèves sont comme les petits de Catmano: toutes les minutes - et ce n'est pas une blague - je dois être différent, varier les schémas de ma présence (voix, vocabulaire, geste, déplacement) pour qu'ils tournent un oeil vers le tableau, leur livre, leur cahier, moi. Et je ne fais pas de misérabilisme. Un constat de ruines. Ce qui intéresse mes élèves, c'est être les maîtres du cours - c'est-à-dire ne pas se sentir exclus du savoir (Mais quessequidileprof?): pour tenter de remonter leur très-sale moyenne en H/G, je leur ai posé 20 questions de Géographie; ils pouvaient se servir de l'Atlas, du dictionnaire encyclopédique, ils pouvaient échanger... Je n'étais là que pour éviter les débordements, et le non-cours a très bien fonctionné.

C'est comme ça dans les établissements que j'ai fréquentés depuis 8 ans. Je co-signe tout ce qu'a écrit TotoW. Du théâtre? Oui - pour se sentir armé? Mais un bonhomme qui se croit malin - et qui en a fait du théâtre (j'en ai quelques-uns des comme ça), il vous poussera toujours à l'escalade, voulant avoir le dernier mauvais bon mot.

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

moi qui étaiT en bas

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

moi qui étaiS en bas


Scorsese m'a chamboulé.

Ecrit par : Pendariès | 04 mars 2010

Grevisse, Penin, même combat ?

Ecrit par : nicolas | 04 mars 2010
---
Merci de ce compliment discret, Nicolas ! Est-ce bien cet homme qui a écrit ce monument intitulé "Le bon usage" ?
Sur ce blog nous ne sommes pas, vous et moi, les plus mauvais usagers de la langue française, n'est-ce pas ?
Un compliment de vous est un joyau. Permettez-moi de le partager avec vous. ;-)
J'ai commencé à faire ce que j'avais dit en vue d'éradiquer mes fautes les plus stupides. Cela me prend une minute ou deux de plus. Je peux me le permettre.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

Un professeur ne fait pas carrière devant un jury de concours, dans le grand amphi d'une université, mais le plus souvent dans des lieux improbables où l'enseignement a été méthodiquement rendu impossible.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010
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Vous avez raison, TotoWeininger.
Mais, autant j'ai débuté sans difficultés majeures en 1969, autant je suis certain que commencer aujourd'hui devient un exercice périlleux. Je me demande parfois comment je me débrouillerais aujourd'hui si je me retrouvais tout à coup dans la peau de l'homme de 29 ans que j'étais en 1969 (sans aucun souvenir de ma carrière). Dans le 93, je ferais, je suppose, de la garderie, en plus énergique que le prof d' "Entre les murs" que je soupçonne fort d'avoir été le professeur désarmé qu'il jouait dans le film. Ce n'était pas un rôle de composition.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

@ Cadichon

Je disais donc le 28 février

[je dois toujours une réponse au mail dans lequel vous expliquiez que je faisais "une diatribe fleuve contre les évaluations" et je ne vais pas tarder à m'en acquitter. Ce qui n'est d'ailleurs pas sans rapports avec l'affaire de Central Falls.]

Pour la question des évaluations, nous verrons plus tard . Mais voici pour Central Falls.

Dans votre post du 1er février auquel je faisais allusion, vous vantiez Diane Ravitch comme « faisant partie de cette brochette de grands résistants qui luttent courageusement depuis un demi-siècle contre les dérives du pédagogisme, dans sa version US ».

Et je suis bien d’accord avec le rôle politique central de D. Ravitch et son rôle de référence théorique et historique avec notamment son livre ‘Left Back : A Century of Failed School Reforms’ qui prend un air de classique..

Et comme Joe disait manquer d’éléments, je lui ai conseillé de faire une petite recherche internet.

Et bien, ni Joe ni Cadichon n’avaient remarqué ce qui suit : nous avons justement l’avis de Diane Ravitch sur ce qui s’est passé à Central Falls dans un article du Huffington Post intitulé « D’abord virons tous les professeurs ! » .

D. Ravitch critique « No child left behind » et explique en particulier :

« Le plan de réforme d’Obama est bâti sur les fondations branlantes du programme ‘No child left behind’ du président Bush. Le principe fondamental de la réforme, à l’époque des Obama- Bush est de mesurer et de punir. Si les étudiants n’ont pas de scores assez élevés, quelqu’un doit être puni. Si le taux de diplôme stagne autour de 50%, quelqu’un doit être puni. C’est cela « l’accountability ».

Cadichon nous parlait fort plaisamment du « principe intraduisible d’accountability , lequel doit faire saliver dans les chaumières françaises.», principe qu’elle approuve. Et bien elle en a un traduction par un de ses auteurs préférés.

Et allons à la conclusion de D. Ravitch :

« Sur un blog appelé Mrs.Mimi , on pouvait lire récemment que l’on licenciait les enseignants parce que « l’on ne pouvait pas licencier la pauvreté ». Comme on ne peut pas licencier la pauvreté, on ne peut pas licencier les étudiants, on ne peut pas licencier les familles et … il ne reste plus qu’à licencier les enseignants.

Cette stratégie de fermeture d’école et de licenciement des enseignants est aussi radine que mesquine. Elle est de plus vaine , ne résout aucun problème et aurait même tendance à en créer une foule de nouveaux. Elle satisfait une envie irrépressible d’exclusion et d’épuration . Mais elle n’est d’aucune utilité pour les étudiants »

Ici, je ne réponds que sur Central Falls.

Cadichon avait bien voulu nous donner son avis SUR LE FOND, comme elle le précise :

« Sur le fond maintenant, et pour répondre aussi à Nicolas, je crois qu'un Français, qu'il soit jacobin ou pas, n'a pas l'esprit configuré de manière à envisager facilement la possibilité qu'on vire un fonctionnaire incompétent, comme les enseignants de cette école de Providence qui se sont montrés incapables, malgré plusieurs mises en garde, de démontrer qu'ils pouvaient enseigner le ba-ba à leurs élèves. »

D. Ravitch a donc, sur le fond, « l’esprit configuré comme un Français » et, selon Cadichon, ça n’a pas l’air d’être une qualité.

On peut également lire : « Closing Schools Solves Nothing » qui date du 2 Février.
http://blogs.edweek.org/edweek/Bridging-Differences/2010/02/closing_schools_solves_nothing_1.html

Bonne lecture.

2/03/2010
Michel Delord

Lecture plus facile en pdf , avec les notes et les références à
partir de la page 4 de
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-centralfalls-02032010.pdf

Ecrit par : Michel Delord | 05 mars 2010

Lecture plus facile, avec notes et qui reprend le début du débat à
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-desobeisseurs.pdf

Page 8 :

Je devais revenir sur la réponse de Cadichon, donc reprenons :

Cadichon :OUF! Quelle magistrale démonstration dans l'art de couper les cheveux en quatre, normal me direz-vous, voire élémentaire, pour un prof de maths.

Michel Delord : Dans l’état d’incohérence, d’imprécision actuel de la pensée et de valorisation du changement d’avis et du retournement de veste, je ne peux que vous remercier de cette qualification de « coupeur de cheveux en quatre » qui ne peut être qu’un compliment que m’ont déjà fait Marc le Bris, Bernard Appy - et même peut-être Jean-Paul Brighelli - et bien d’autres depuis trente ans. Par exemple ans les années 80/90, parler des programmes, question ‘bien trop abstraite’ pour les « pédagogistes » était un « pinaillage » qui évitait de parler des questions dites ‘pratiques et réelles’ qui étaient à ce moment-là les « pratiques de classe », ou les changements qui venaient de la nature du média, c'est-à-dire deux manières d’éviter de discuter du contenu de l’enseignement en en particulier des programmes et des progressions.

Cadichon : Cette diatribe-fleuve

Michel Delord : Une diatribe-fleuve, où ça ? J’ai simplement montré, en moins d’une page, une convergence, peut-être déplaisante pour certains, entre les pédagogistes et les anti-pédagogistes à propos de la culture de l’évaluation. D’autant plus que réclamer de la culture de l’évaluation et du testing revient, pour l’enseignant, à revendiquer son incapacité à apprécier la valeur d’un élève.

C’est que j’écrivais avant-hier à Diane Ravitch, qui me disait qu’elle ne lisait pas le Français :

[You don't read French : so you have to do with my terrible English .
In French Schools there were no test in the end of fifties/ sixties and the decision to pass in next grade or to repeat was exclusively taken by the teachers.
But two factors which converged to increase the cost of schooling would have a fundamental influence on the decision makers :
- the desire to prolong the duration of compulsary schooling, from 14 years of age since 1938 to 16 years in 1959 (reform of Berthoin whose complete effect did not exist until 1967)
- the post-war Baby Boom required a greater number of students to be sent to school
Faced with this double threat of an increasing school population, the political and economical decision makers, panicked by the spectre of a "student explosion " would be responsive to any form of argument which allowed costs-cutting by reduction.
From a business point of view the decision makers thought :" We have longer duration of schooling for more children . The only way to reduce cost of schoolong is to ' accelarate the flow of pupils in the school pipe ' ".
But in this case the obstacle was the possibility of repeating and the enemy the authority of teachers.
And testing was invented to decrease authority of teachers and don't allow them to decide repeating.*
So it is not stupid to say that, in the French case, beginning of testing is a clue meaning a deterioration of schooling.
(* ou sauter une classe)
Michel ]

Cadichon : Cette diatribe-fleuve contre les "évaluations" confirme deux choses:

-l'incapacité dans un paradigme jacobin de concevoir qu'une société de liberté soit par définition ouverte, concurrentielle, et que la liberté pédagogique, qui en est l'expression naturelle, soit nécessairement assortie d'une obligation de rendre compte. There is no free lunch. Elle est cependant cohérente avec l'impossibilité de concevoir l'existence de l'élitisme républicain.

Michel Delord : il y aurait de multiples remarques à faire (par exemple : la liberté pédagogique doit surtout être, à moins de défendre le pédagogisme, l’expression naturelle d’une bonne maîtrise de la discipline enseignée) mais allons à l’essentiel qui est dans la suite.

Cadichon : -la facilité avec laquelle on tombe dans le contresens quand on compare des choses incomparables. Je m'insurge tout particulièrement contre le fait de se revendiquer de l'ombre tutélaire de Jacques Barzun pour défendre un système liberticide. Il fut certes un des tout premiers à avoir critiqué les "mechanical testings" , autrement dit la folie des QCM qui a proliféré en Amérique à partir du milieu des années 1940, mais il n'a jamais mis en cause, bien au contraire, l'exigence de rendre des comptes, ou "culture du résultat".

Michel Delord : Lorsque vous écrivez [Jacques Barzun n'a jamais mis en cause, bien au contraire, l'exigence de rendre des comptes, ou "culture du résultat"], voulez-vous dire qu’il n’en a jamais parlé, ce qui ne prouve rien ou, plus précisément, qu’il a soutenu effectivement la « culture du résultat » et en particulier les tests nationaux, ce qui se prouve ?

Cadichon : Il fait partie, avec Diane Ravitch et ED Hirsch de cette brochette de grands résistants qui luttent courageusement depuis un demi-siècle contre les dérives du pédagogisme, dans sa version US, et c'est trahir sa pensée que de l'enrôler dans un combat qui ne fut pas le sien. Il dirait haut et fort leur fait aux désobéisseurs, comme il l'a fait à leurs homologues américains, dans des circonstances comparables, puisque le pédagogisme a enfin du plomb dans l'aile.

Michel Delord : Il y a des désobéisseurs, qui refusent de suivre les programmes , aux USA ? Pour Diane Ravitch et ED Hirsch, voir infra.

Cadichon : On ne peut hélas pas en dire autant en France.

Ecrit par : Cadichon | 01 février 2010


En attendant des preuves, on ne sait justement pas ce que Jacques Barzun pense des tests nationaux et de l’utilsation qui en est fate. Parlons un peu des témoins que Cadichon convoque pour se donner raison, je veux dire Diane Ravitch et ED Hirsch.

Le dernier livre de Diane Ravitch, sorti ces jours-ci a pour titre : « The Death and Life of the Great American School System: How Testing and Choice Are Undermining Education”. Et rien qu’en lisant le titre, on sait donc ce qu’elle pense des tests ( et pas seulement des QCM des années 40), du libre choix de l’école et des charter schools.

Et E.D. Hirsch est loin d’être critique à propos du livre de Diane Ravitch puisqu’il le présente ainsi :

“No citizen can afford to ignore this brave book by our premier historian of education. Diane Ravitch shines a bright, corrective light on the exaggerated claims of school reformers on both the left and the right, and offers an utterly convincing case for abandoning quick fixes in favor of nurturing the minds and hearts of our students from the earliest years with enabling knowledge and values.”
http://www.dianeravitch.com/news.html

Ceci dit, rappelons nous également que Cadichon nous disait récemment :

« Il est mal venu de comparer sur ce plan-là une entreprise et une école, et il faut vraiment faire preuve de cette ignorance du libéralisme dans laquelle les Français sont imbattables, pour prétendre que c'est là un des principes que défend cette école de pensée. »

Mais c’est justement ce dit D. Ravitch “Business principles won't work for school reform” ( Washington Post du 26 février) qui s’oppose justement à “cette école de pensée”.

Passons.

Lisez dés qu’il sera disponible le livre de D. Ravitch qui traite « du mauvais usage des tests, de l’acountability et des efforts pour introduire les principes du business dans l’enseignement. Ces initiatives donnent beaucoup trop de poids aux score obtenus aux tests et aux punitions pour les maîtres et les écoles qui n’augmentent pas leurs scores chaque année. Toute véritable vision de l’enseignement est perdue » (Lettre personnelle).

Et Diane Ravitch critique d’autant mieux le « libéralisme » qu’elle en a été longtemps partisane et qu’elle le connaît donc de l’intérieur ( mais elle a toujours été favorable à des programmes nationaux, comme ED Hirsch d’ailleurs).

Les meilleurs références sur ce dernier livre sont à http://www.dianeravitch.com/articles.html .
On peut également recommander ses anciens articles contre le « Merit pay » ou « Race to nowhere » contre l’actuel « Race to the Top ».

4 février 2010
Michel Delord


PS : En 62 , 100 des plus grands mathématiciens en poste aux USA signent une pétition s’oppose aux maths modernes*. La France les adopte en 1970 et cette pétition ne sera connue qu’en 1999. A chaque fois que les USA font une reforme, la Fance n’en retient-elle que le pire ?
Alors que nous avons, avec les positions de Diane Ravitch, une critique importante de l’importation des principes du business à l’école et en particulier de l’utilisation des tests, combien de temps Marc le Bris et Cadichon vont-ils défendre une fausse conception de la liberté pédagogique et une toute aussi fausse conception des tests ( voir supra pages 5 et 6) ?

* http://michel.delord.free.fr/kline62.html

Ecrit par : Michel Delord | 05 mars 2010

Ah, Caroline Fourest dédicace son livre "Libres de le dire" le 27 mars au stand Flammarion du Salon du Livre !

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

Et m*** je serai pris !!!!

Je serai à Paris pour un colloque jusqu'à 18h, et comme par hasard la dédicace s'arrête à 18h !

La poisse !

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

A la place je peux aller voir Eric Fassin ou Brigitte Fontaine -_-

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

Je rejoins le clan des contestataires en me déclarant mal à l'aise avec ces considérations sur le charisme et les rapports de séduction prof/élèves.
En admettant qu'il ne s'agisse que de rapports à l'ensemble d'un groupe, qu'en est-il de la classe qui n'inspire rien au séducteur ou qui n'a que faire de ses avances ? Poubelle ? Tant pis pour eux ? Z'avaient qu'à être sensibles à mon charme ?
Et puis je trouve que cela procède d'un fantasme de prof tout puissant disposant de son public et qui, dans sa magnanimité, consent à se contenter des âmes de ses jouets.
Je ne vois pas comment, en se complaisant dans le rôle du séducteur, on peut éviter de sombrer dans l'arbitraire. Pour moi, c'est une tentation à laquelle on se doit de résister tant bien que mal, comme à celle, entre autres, d'être plus patient ou dévoué avec la jolie petite frimousse qu'avec le gros boutonneux.
Quant à l'idée d'évaluateurs capables de préjuger des capacités d'un futur prof selon sa prestation devant le jury, là, on verse carrément dans la Nouvelle Star. A l'IUFM, j'ai vu assez de gros/moches/vieux (choisissez) compétents sur la sellette et de filous séduisants, nuls mais salués par le jury, pour ne me faire aucune illusion sur la valeur de ces critères de pédagogie spectacle.

PS : JPB, en matière de politique, sauf votre respect, vous vous foutez de la g. du monde : après avoir souhaité embarquer tout le monde derrière Sarko, c'était sûr, y'avait que ça de vrai, vous nous avez refait le coup tout récemment avec Bayrou. Tout ça pour hausser les épaules maintenant et jouer les blasés. Vous n'étiez pourtant pas tendre envers vos contradicteurs plus clairvoyants.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Mort de l’économiste Jacques Marseille. Les supporteurs de l’économiste Jacques Paris Saint-Germain font péter le champagne pour arroser ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Sibille, pleine forme !
Je répondrai plus tard sur le charisme. Je crois que nous ne parlons pas de la même chose. Je vais me coucher.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Merci de ce compliment discret, Nicolas ! Est-ce bien cet homme qui a écrit ce monument intitulé "Le bon usage" ? Francis Penin, professeur etc.

Mais oui, c'est lui. Et je ne parlais pas du combat pour une langue correcte, Francis, ce dont nous sommes assurés, mais de celui de la prononciation de vos deux noms, puisque vous insistiez... :-)

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Je n'étais là que pour éviter les débordements, et le non-cours a très bien fonctionné. Pendariès

De quoi vous plaignez-vous, Pendariès, vous voyez bien qu'ils ont pu utiliser leurs outils pendant ce non-cours pour construire leur savoir tout seuls !
Et vous cherchez à bosser, à inculquer, à transmettre, quand il est si facile de laisser faire ?

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

"l'IUFM, j'ai vu assez de gros/moches/vieux (choisissez) compétents sur la sellette et de filous séduisants, nuls mais salués par le jury, pour ne me faire aucune illusion sur la valeur de ces critères de pédagogie spectacle."

Tout le monde aura reconnu Bégaudeau.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Et j'ignore pourquoi cela ne semble concerner que le "jeune homme" . Ecrit par : JM | 04 mars 2010

Je peux risquer une explication : en 1927/28 les jeunes filles n'avaient sans doute pas le temps de se trouver confrontées à leur vacuité intérieure; en outre, elles ne devaient pas être surreprésentées sur les bancs universitaires. Si ?
Quant au constat de l'influence de la vie moderne agitée sur les états d'âme flaccides des étudiants, et des programmes d'enseignement atomisés, que dirait l'auteur s'il vivait aujourd'hui ????
Notez bien que cela permet de mettre nos maux en perspective et de s'apercevoir que 185 ans avant nous, on se plaignait des mêmes conséquences, ayant des causes de natures pas si éloignées...

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Reprenons.
Le charisme, ça ne se voit pas d'emblée ? Ah bon ? Vous devriez demander à vos copines, si elles ne repèrent pas d'emblée les coups probables, ou improbables. Et ça n'a pas grand chose à voir avec le physique — contrairement aux hommes, qui se laissent volontiers abuser.
Les élèves le sentent dans les trois premières minutes en début d'année — et nous savons tous à quel point c'est important (et de ce point de vue, je compatis avec les TZR qui vivent les trois premières minutes x fois par an). À quel point il ne faut pas les rater — exactement comme la première phrase que vous adressez à l'Inconnu(e) qui vient d'accrocher votre regard. Plutôt que de démolir systématiquement tout ce que je propose, allez-y, racontez ce que vous faites, ou faisiez, pour obtenir le silence et l'obéissance dans les trois premières minutes — et nous jugerons après quelle est la part exacte du charisme.
Quant aux concours de recrutement… Quelqu'un qui est frigorifié de trouille par trois membres de jurys sera comment, devant 25 élèves ? Et vous persistez à penser que ça ne se voit pas d'emblée ? Allons donc !
Oui, une formation d'acteur ne peut rien gâcher. De même — mais ce n'était pas le sujet de ma Note — un entraînement à la compétition (et j'ai drôlement profité d'avoir fait du hand à haut niveau pendant des années, avant et après l'agrèg). Parce qu'on apprend à y gérer le stress. À trouver le mot exact, comme Federer trouve l'ace ou le service gagnant alors qu'on le croit au bout du bout. Michelle Pfeiffer avait fait sur le sujet un film caricatural en ce qu'il avait d'américain, mais significatif, qui s'intitulait Esprits rebelles — une version moderne de ce qu'avait été Graine de violence dans les années 50. Tenez, cadeau, le film est visible en entier (mais par bouts successifs) sur http://www.youtube.com/watch?v=cvEtX38Ik9k&feature=related
Ça rappellera ses élèves à Pendariès, j'espère…

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

J'ai vu une émission sur la 6 montrant les soirées qui attirent les ados comme le miel attire les mouches : les skins, du nom d'une série qu'ils auraient adorée.
Pas triste. Location de péniche, inscription par internet, alcool à volonté, déguisement recommandé à trouver dans les sex-shops, préservatifs (ouf) comportement "laché" obligatoire, tout ceci dès 13 ans et à la barbe des parents.
Encore que... A voir la famille qui illustrait cet édifiant reportage, on comprend mieux le délitement sociétal. Un foyer avec bibliothèque, une mère apparemment attentive,(donc bonne mère) qui interroge sa fille (donc qui dialogue), qui lui fait confiance entièrement (qui joue la naïve) et qui criera au loup quand une bricole désagréable lui arrivera. Classique.
La gamine de 17 ans assurait face caméra que ses parents n'étaient pas au courant de son dévergondage.
Il est à parier qu'ils ne le sont toujours pas. :-))))
Alors quand vous parlez de séduction... Ces ados-là ne sont plus dans la finesse.

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Et je ne laisserai personne prétendre que Michelle Pfeiffer manque de charisme…
JPB
PS. Entre nous, les Américains sont capables de produire un petit film sympathique sur un sujet pareil, sans rien gommer — et nous, tout ce que nous sommes capables de faire, c'est Entre les murs ou cette grosse daube avec Depardieu dont j'ai oublié le titre.
Ah si, j'oubliais, il y a quand même la Journée de la jupe. Mais marre des films où les enseignants sont victimes…

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Vous oubliez "Profs" avec Patriiiiiiiiiiiick Bruel !

Ecrit par : exTC | 05 mars 2010

Vous oubliez "Profs" avec Patriiiiiiiiiiiick Bruel !
Ecrit par : exTC | 05 mars 2010

C'était au Moyen Age, et au très sage lycée de Boulogne…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

A Pendariès : j'ai vu moi aussi Shutter island, et j'en pense autant de bien que vous. Mais je connaissais dès le début le fin mot de l'histoire, ayant lu le roman cet été. Je me demande à quel moment le spectateur "naïf" comprend ce qui se passe vraiment. Le livre est assez habile pour maintenir l'incertitude presque jusqu'au bout.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2010

"C'est exactement mon expérience, et sans même changer de lycée. Il m'est arrivé, la même année, de tenir une classe "sous le charme" sans aucun effort, et d'échouer complètement avec une classe parallèle. Je n'ai jamais bien analysé l'alchimie qui présidait à ces fluctuations." S. Huguet

C'est simple.

Dans le deuxième cas, vous avez glissé inconsciemment et à l'insu de votre plein gré, vers le côté obscur de la Force.

Nous somme le jouet de forces obscures qui nous manipulent à leur gré.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Rien à ajouter, Jean-Paul.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

[...] en face d'un groupe quel qu'il soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

Pour écrire une chose pareille, ce n'est pas seulement de l'assurance qu'il faut...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

C'est un peu "dégueu", la mauvaise foi dont vous faites preuve; tout auditeur normal aura lu: "d'un groupe quel qu'il soit, dans le cadre de mes "activités", et dans mes compétences.
Pas devant un public de députés, ou de médecins, etc". Evidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Par contre, pour ce qui est de vos "consignes politiques", Jean-Paul, j'aurais plutôt tendance à rejoindre l'avis de "Perceval"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Mais je serais très vraisemblablement assez destabilisé devant certains publics de collège, Totow...

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Vous avez dit politique ?
D'abord, je n'ai jamais donné de "consignes" — nous sommes entre adultes consentants, ici, non ? Et chacun fait comme il veut, où il veut…
2007, pour moi, c'était "éliminer Royal" — parce qu'elle était pour moi, et pour l'Ecole,n le Mal absolu, et d'autant plus absolu que certains (au PS, par exemple) auraient pu y croire (faut-il rappeler encore et encore que le conseiller Education de Royal et du PS à l'époque était Pierre Frakowiack ?). Ensuite, avec Sarkozy, au moins, les choses sont claires. Quant à Bayrou je ne désespère pas de le pousser à écrire un livre qui fasse progresser la pensée, et qui booste un peu le côté républicain de la Force… Ms peut-être me bercé-je d'illusions.
Sinon, comme je 'lai dit sur le fil précédent, pour les Régionales comme pur les Municipales, il faut y aller au feeling — l'aspect personnel est essentiel, dans toutes ces élections de proximité, et je voterais sans états d'âme pour un communiste ou un UMP si personnellement je le connaissais assez pour lui faire confiance — peut-être même pour un Vert, et pourtant, les Verts en ce moment représentent tout ce que je hais, dans le genre régression vers Néandertal.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

"Ensuite, avec Sarkozy, au moins, les choses sont claires."

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Elles ne l'étaient qu'à son titre "d'anti-Royal", à l'époque... Les gens qui stigmatisaient son double discours avant les présidentielles n'étaient pas si nombreux, ici...
Ils ne valent pas mieux l'un que l'autre et, d'ailleurs, se ressemblent peut-être encore plus qu'on le croit.
Pour le reste, je partage à peu près votre point de vue... Quoi qu'il y ait "verts" et "verts", (si on veut bien me pardonner cette demi-tautologie, ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Nous somme le jouet de forces obscures qui nous manipulent à leur gré.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

En sommes.

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

"les Verts en ce moment représentent tout ce que je hais, dans le genre régression vers Néandertal." JPB

D'accord. Nouvelles vulgates, vieilles lunes.

J'entendais, ce matin sur France Culte, à "l'université de tous les savoirs", un freluquet, autodésigné expert en développement durable, faire l'article sur un poêle à bois munis de parois catalytiques censées supprimer tous les méchantes émanations du bois qu'on brûle (car le bois qu'on brûle se doit d'être bel et bon).

Dans le même ordre d'idées, suivant un hétérodoxe dont je ne connais plus le nom, l'abandon des ampoules à filament se traduira par une augmentation de la facture de chauffage pour les plus pauvres et une augmentation phénoménale du chiffre d'affaires des entreprises du secteur due au renouvellement forcé des milliards d'ammpoules à filament de par le monde.

Ceci dit, les verts devraient s'aviser que Néandertal c'est grosso modo 2 ou 3000 générations. C'est suffisant pour que nous soyons des OGM et insuffisant pour que notre vieux fond bestial, hérité des tréfonds des âges, nous structure encore fortement.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Sinon, comme je 'lai dit sur le fil précédent, pour les Régionales comme pur les Municipales, il faut y aller au feeling...

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Bof.

http://www.causeur.fr/la-droite-defaite-aux-regionales.-et-alors,5900

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

yann d'accord avec guy morel et moi ? Bon sang, j'en ai les larmes aux yeux...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Remettez-vous ! Tout arrive. ;o)))
C'est juste l'observation de ma modeste expérience d'enseignant.
Bien sûr, le théâtre ou la compétition sportive peuvent aider à donner de l'assurance.
Mais d'un "public" à un autre, la réaction varie inexplicablement. D'ailleurs les comédiens vous diront la même chose : d'un soir sur l'autre, le public peut être formidable ou exécrable, à prestation égale.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

"Plutôt que de démolir systématiquement tout ce que je propose"
JPB
Meuh non. Dans mon esprit, il s'agit de bourrades amicales et vous donnez l'impression d'avoir le dos large. Qui bene amat ...
Et puis s'il est bien une tentation à laquelle je m'efforce de résister, c'est celle d'humilier, quel qu'en soit le dosage.
Le bon usage de l'humiliation : c'est aussi un aspect de votre note qui m'a mis mal à l'aise : j'ai bien compris votre propos, mais c'est un terrain bien glissant.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Mais oui, c'est lui. Et je ne parlais pas du combat pour une langue correcte, Francis, ce dont nous sommes assurés, mais de celui de la prononciation de vos deux noms, puisque vous insistiez... :-)

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010
---
Ah ! mais oui ! Je n'y avais pas pensé. Mais je n'ai qu'un nom ! C'est Penin, sans accent sur le "e", et prononcé "peu".
Il est bon de le rappeler pour ceux qui débarquent ici. Il y en a des (pardon pour cet écart de langage) qui mettent un "é" sur le "e" de mon nom parce qu'il existe des personnes ayant en effet ce nom-là.
Ma fille s'est trouvée en CP avec un garçon qui s'appelait "Pénin". On ne pouvait pas facilement les prendre l'une pour l'autre - ou l'un pour l'autre.
Ah ! chère Nicolas ! comme j'aimerais que tous les participants de ce blog eussent les mêmes égards pour moi. Mais rien que les femmes, cela suffirait largement à me transporter. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

@Pedro Cordoba (et à ceux qui veulent!)
"Je suis convaincu que ce n’est pas la perspective d’études plus longues qui explique la désaffection des étudiants pour l’enseignement."

Oui, vous m'avez montré ma grossière méprise quant à la nécessité de ne surtout pas créer des masters artificiels si les concours devaient effectivement ne plus être disciplinaires. Voyez; je suis pourtant du côté du tranchant de la lame et je défends néanmoins un niveau disciplinaire fort car je suis convaincu, comme vous, que c'est la base nécessaire pour enseigner. Il y a de plus des énormités qui ressortent du LMD qui morcelle au lieu d'unifier les maths (mais je parie que c'est la même chose dans les autres matières). Faire de la théorie des groupes en L3 sans finalement savoir à quoi cela sert est une abomination.
J'en viens à mon problème: Je suis convaincu que la simple perspective d'allonger le cursus décourage. Un étudiant d'avant les réformes pouvait se dire; je boucle la Licence, et plus qu'un an avant d'avoir un boulot et être rémunéré donc acquérir une autonomie, etc... Aujourd'hui le même étudiant se dira, Je dois avoir la Licence, me taper un master1, un master2 et un concours (sinon je suis précaire) donc je dois subir encore un tas d'examen et je ne serai rémunéré que dans... 3 ans minimum soit un an de plus au minimum. Pfffff... Evidemment je crois aussi, comme vous, que les conditions d'enseignement d'aujourd'hui sont aussi une cause de l'essoufflement du vivier...
Les étudiants qui répondirent à vos statistiques l'ont sans doute fait avant d'être passé par les affres de l'université?... la majeure partie de mes collègues de master -et de Licence- ont toutes et tous la même conclusion au sujet de la fac: la fac c'est de la m.... , c'était nul, pas faché de ne plus y être... Dites-leur que maintenant il faudra qu'ils y passent un an de plus!
Et je crois que cette année il y aura, en maths, quasiment autant d'étudiants présents aux deux épreuves écrites que d'étudiants sélectionnés par le jury pour passer à l'oral... Dans mon UFR (gros UFR; Lille) il y a cette année 70 personnes en PLC1 alors que l'année dernière 130, et 30 inscrits en M1 (contre 40 l'année dernière) dont 12 au plus qui seront diplômés en fin d'année donc 12 candidats au plus pour le CAPES. Et je ne crois pas du tout que cette année il y ait plus de candidats libres... Certainement pas même.
Donc comment expliquer ce soudain écroulement? Près de 50%! Alors imaginez: 4400 candidats l'année dernière donc 2200 cette année! inscrits... donc 1900 candidats présents... pour 850 places. Donc tout le monde à l'oral!
Je veux dire simplement que je ne m'explique pas cette chute du nombre de candidats autrement que par un découragement qui ne peut être dû qu'à l'allongement des études et des barrières qu'on rajoute sur notre route...

Cordialement

PS: je suis intéressé par l'avis de TotoW à ce sujet...
rePS:Ceci ne change rien au fait que SI les concours tendent à devenir non disciplinaires, il faut instaurer cette discipline via le master. Mais je crains quand même une baisse vertigineuse du niveau pour toutes les raisons que vous évoquez et que je partage...
Cette réforme est le coup de grâce porté au système scolaire Républicain... Si, en plus vous ajoutez la loi d'avril 2009 qui autorise les établissements catholiques à délivrer des diplômes reconnus par l'Etat... Nous sommes vraiment mal barrés...
N'y-a-t-il pas moyen d'arrêter cette béchamelle infernale?

Ecrit par : matheutorduinthesky | 05 mars 2010

2007, pour moi, c'était "éliminer Royal" — parce qu'elle était pour moi, et pour l'Ecole,n le Mal absolu, et d'autant plus absolu que certains (au PS, par exemple) auraient pu y croire (faut-il rappeler encore et encore que le conseiller Education de Royal et du PS à l'époque était Pierre Frakowiack ?). Ensuite, avec Sarkozy, au moins, les choses sont claires. JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010
---
Oui. Je savais ce que Mme Royal avait en tête pour l'école.
Quant à M. Sarkozy, je savais ce qu'il avait en tête. A cet égard, il faut lui reconnaître d'être clair sur ses intentions : enrichir les riches (j'y ai cru, et il l'a fait). On le savait avant l'élection. Pour ce qui est des classes moyennes et des gens dans la difficulté, il a fait des promesses toutes basées sur la "croissance". Je n'y ai jamais cru. Même avec de la croissance, cela n'aurait pas changé les choses de manière significative : des miettes pour les pauvres, et le gros gâteau pour ceux qui ne peuvent plus avaler une bouchée tant ils ont déjà la panse pleine. Mais de croissance il n'y eut point, et ce fut encore pire que ce que ça aurait été avec de la croissance. La croissance n'a jamais vraiment profité qu'aux riches. Et la croissance ne peut pas durer indéfiniment sur une planète aux dimensions finies.
Je n'étais enthousiasmé ni par l'une ni par l'autre.
Comme je suis viscéralement de gauche, j'ai voté avec états d'âme pour Mme Royal, mais je savais qu'elle serait battue, et cela a effacé lesdits états d'âme. :-(

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

"Et la croissance ne peut pas durer indéfiniment sur une planète aux dimensions finies."

Oui, c'est exactement cela...

Ecrit par : matheutorduinthesky | 05 mars 2010

Le bon usage de l'humiliation : c'est aussi un aspect de votre note qui m'a mis mal à l'aise : j'ai bien compris votre propos, mais c'est un terrain bien glissant.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010
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Dites-nous lequel, Perceval ! Peut-être ai-je été inattentif. De quel aspect parlez-vous ? J'avoue ma curiosité. Si ce n'est pas indiscret de vous le demander et si vous dites ce qu'est cet aspect, j'y réfléchirai. Je suis intrigué.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

"Cette réforme est le coup de grâce porté au système scolaire Républicain...
N'y-a-t-il pas moyen d'arrêter cette béchamelle infernale?"
Ecrit par : matheutorduinthesky | 05 mars 2010

Il y a l'appel à la grève du 12 mars (unitaire, hors UNSA et SGEN). Le SNUDI-FO appelle le primaire à s'y joindre.

Qui la fait ?

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Vous écrivez :
"S’il est une formation que je voudrais institutionnaliser pour les futurs maîtres, c’est la formation théâtrale. Cela suppose de penser la coupe de l’habit (les élèves sont tous arbitres des élégances"

Penser à la coupe de l'habit ! Ah, bon...
Alors que penser de celle de Simone Weil ?
Et pourtant....

[ extraits du livre "Simone Weil le courage de l'impossible" de Christaine Rancé, pages 67 à 76 ] :

P 67-68

[Au Lycée du Puy] « son inélégance naturelle » […] éberlue la classe mais ne la choque pas. […] Bientôt l’activité sociale de Simone Weil force [l’] admiration [de ses élèves]. Elles apprennent que leur jeune professeur, qui vient au lycée L’Humanité bien en évidence dans sa poche, redistribue tout ce qui, de son traitement [d’agrégée] excède celui d’un instituteur. La différence, elle la reverse aux caisses de chômeurs.

Dans la rue, elle interroge les mendiants, s’assure des besoins des petites gens. Elle serre la main des casseurs de pierres –ces chômeurs sans droits ni ressources qui trouvent dans le maniement du pic la seule possibilité de quelques pièces et d’un repas chaud.
Elle mange peu : pommes de terres à l’eau arrosées de café noir, se chauffe à peine. Et comment le pourrait-elle avec ce qu’elle garde pour vivre.

P69

Le premier travail de Simone Weil dans sa classe consiste à rassurer chaque élève sur sa capacité de comprendre […] « Je suis capable de tourner les yeux de l’âme de telle façon que je comprenne. »

P70-71

Donne des cours de latin de grec de philosophie… gratuitement à des élèves qui en ont besoin.
Migraines atroces…

P75-76

L'inspecteur qui vient la jauger se dit impressionné par l’intelligence, la qualité, la concision de son enseignement.[…]
Mais alors pourquoi […] ces demandes de sanctions pédagogiques dont elle est assez vite l’objet ?

C’est que, si son enseignement est jugé irréprochable, par-delà l’enceinte du lycée, Simone Weil est devenue le cauchemar des pouvoirs publics.

La petite ville cléricale du Puy l'a surprise avec horreur au bistrot, sans chapeau ni chaperon, buvant du gros rouge avec les casseurs de pierres. Et fumant dans la rue !

Le Puy vient d'apprendre l'inacceptable : Simone Weil a formé un syndicat de chômeurs ; elle a convaincu les casseurs de pierres d'abandonner leurs outils pour rallier le mouvement.
Comble de l'indécence, elle a, en personne, mené ces hommes dans le bureau du maire – sans rendez-vous ! – pour exiger qu'il crée une caisse de chômage et une politique sociale.

Ecrit par : chel | 05 mars 2010

"les Verts en ce moment représentent tout ce que je hais, dans le genre régression vers Néandertal." JPB

La police verte vous connaissez ?
C'est une blague... pour le moment !

http://www.youtube.com/watch?v=zVhT7P0lDfI&translated=1

http://www.youtube.com/user/greenpolice?blend=2&ob=4

désolée, je ne connais pas de version française !

Ecrit par : revue de presse | 05 mars 2010

Cher F.Penin,
Vos remarques sur S.Royal et N.Sarkozy sont d'une lucidité confondante.
Et je me suis reconnu totalement dans vos états d'âme d'électeur.
Que devra-t-on faire en 2012 ?

Ecrit par : Garafignoux | 05 mars 2010

Chel,


On n'interdit à personne de viser la sainteté et de mourir de consomption à 34 ans !
Mais les rangs de l'Education nationale risquent fort de se dépeupler à ce tarif-là ...

Ecrit par : iPidiblue et l'ascèse de Normle Sup' | 05 mars 2010

@ Francis

"Inutile (...) de les humilier systématiquement (même si, à petites doses…).
(...)
Je disais plus haut : humilier légèrement… Je pensais moins à la vanne tueuse, qui n'a de sens que face à une agression majuscule, qu'à l'accablement qui saisit parfois les élèves devant la tâche qu'on leur fixe, devant l'étendue de leur ignorance (mais déjà, mesurer cette ignorance, c'est la circonscrire, ce que ne peut faire le crétin qui croit savoir). (...)
Mais l’élève séduit doit admettre cet écrasement, tout comme la personne que l’on veut charmer doit se rendre à l’autre, — comme une ville assiégée, dit Dom Juan.
(...)
le charme peut tenir dans une violence sans cesse retenue, contenue, mais sous-jacente, dans l’art d’une phrase innocemment perfide, d’une plaisanterie légèrement mortelle. Le langage est une main qui sait caresser et gifler à la fois — inutile dès lors d'aller jusqu'à la gifle effective."

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

C'est d'ailleurs un vrai problème pour les enseignants tels que les professeurs de Lettres et de Philosophie, que doivent-ils enseigner ? L'acquisition de jouissances strictement matérielles ou bien la capacité à subsumer les désirs collectifs les mieux mis en évidence ?

Ecrit par : iPidiblue et le choix de Sophie | 05 mars 2010

À Christophe :

Je ne pourrai pas venir à Châteauroux le 22 mai qui tombe un samedi. J'aurais bien aimé faire votre connaissance. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

On pourrait répondre au problème ainsi posé - et mal posé - en disant que les professeurs de l'Education nationale visent à former un comportement moyen du citoyen, c'est à dire qu'ils ne forment ni les génies excessifs - entendons style Nietzsche ou Simone Weil - ni les cancres totaux.

Evariste Galois est un mythe comme Arthur Rimbaud parce qu'en-dehors de ses dons intellectuels très rares mais non pas uniques, il a eu une vie singulière, en marge, réfractaire à l'ordre social bourgeois.

L'école forme une norme, tout ce qui est en-deça ou au-delà de cette norme ne peut être pris en compte par elle.

Conclusion : c'est une illusion de dire que ce genre de génie rebelle est formé par l'école puisqu'il est en définitive en rupture de ban de la société.

Comme les extrêmes se rejoignent les grands criminels style Adolf Hitler et les purs génies tel Evariste Galois se font tout seuls, ils n'ont pas eu de maître à proprement parler.

Ecrit par : iPidiblue et le choix de Sophie | 05 mars 2010

"avec Sarkozy, au moins, les choses sont claires." JPB
Ca, c'est un peu gonflé, comme pirouette.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Marc Petit a écrit en 2003 un excellent livre sur Wolfgang Doeblin alias Vincent Doeblin - le fils d'Alfred - dont la mort tragique et la redécouverte d'un pli cacheté en 2000 à l'Académie des Sciences a fait une espèce de mythe des mathématiques, on voit bien comment se forme un mythe intellectuel, ce n'est pas au fond très différent d'un mythe du mal absolu style Landru ou le docteur Petiot !

Quelle est la fonction dans une société bien ordonnée de ces vies d'exceptions ? C'est un autre problème ...

Stevenson a écrit un excellent livre intitulé "Docteur Jekyll et Mister Hyde" l'alliance du bien et du mal dans la personne du savant reconnu et inséré dans la société bien-pensante.
C'est à méditer ... sa modernité n'est pas entamée.

Ecrit par : iPidiblue et le mythe de l'arbre de la sience du mal et du bien | 05 mars 2010

Pour revenir sur les propos de Jean Paul Brighelli qui assimile les écologistes à des hommes de Néanderthal, je crains que malheureusement il ne simplifie avec une formule outrancière le problème, on voit bien que beaucoup de gens ayant fait des études supérieures votent pour cette tendance.

En fait les écologistes ont la tentation de croire qu'on peut être homme et savant innocemment, qu'il existe une société de la nocence et que eux ont trouvé la formule magique qui permet de se débarrasser des excès de la modernité tout en en récupérant tout le bien possible.

Comme je le disais plus haut, c'est d'une grande naïveté et quelqu'un comme Stevenson a répondu de manière visionnaire à cette option écologiste en créant le personnage double de Jekyll et Hyde.

Ecrit par : iPidiblue Docteur Jekyll et Mister Hyde | 05 mars 2010

Les verts ont réinventé le démon de Maxwell, mais au lieu d'un démon thermodynamique qui trie les molécules chaudes et les molécules froides sans dépense d'énergie, eux ont trouvé un démon qui trie le bien du mal sans effort intellectuel !
Formidable ... n'est-ce pas ? Et si simple, on se demande en somme comment on avait fait jusqu'à présent pour vivre sans.

Ecrit par : iPidiblue et le démon de Maxwell | 05 mars 2010

l'abandon des ampoules à filament se traduira par une augmentation de la facture de chauffage pour les plus pauvres et une augmentation phénoménale du chiffre d'affaires des entreprises du secteur due au renouvellement forcé des milliards d'ammpoules à filament de par le monde.
dugong

Bien entendu. Mais il faut être naïf pour ne pas voir que tout ce toutim autour du sauvetage de la planète qui s'organise et se légifère sous nos yeux (et dont par ailleurs je ne nie pas la nécessité) est prétexte pour beaucoup à juteux bénéfices, non ?

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Entendu sur France-Info : beaucoup d'Irakiens déplorent la décrépitude de l'école et le déclin de l'autorité que les maîtres avaient sous Saddam.
Du coup, idée de roman de politique-fiction, à écrire par plus talentueux que moi : le pédagogisme et tout ce qui s'ensuit serait une arme de guerre psychologique exportée et pilotée par la CIA pour avachir les nations et annihiler leur capacité de résistance à l'Empire. Un moine-enquêteur moderne, genre érudit caustique à moustache, mène l'enquête à travers le monde et découvre le pot-aux-roses.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Je relaie un post égaré bien plus haut :

Pardonnez la question anecdotique, mais je suis à la recherche des programmes dans les écoles primaires et les lycées de 1954 à 1966. Où pensez-vous que je puisse trouver ça, car pour l'instant j’erre dans les méandres d'Internet.
Bien à vous et merci de répondre,
I. Revay

Ecrit par : Isabelle Revay | 05 mars 2010

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

Quand on s'appelle Perceval, on doit savoir que l'Esprit est en lutte contre lui-même et que la Sainteté est une longue route et le Saint-Graal pas toujours au bout du chemin !

Donc que la CIA s'en mêle ou pas c'est un peu comme la traversée du jardin de Klingsor et de ses maléfices, une épreuve obligée !

Ecrit par : iPidiblue et Perceval le Fol | 05 mars 2010

Tiens ! si vous voulez appelons "le pédagogisme" une crise de croissance de l'enseignement, comme on a considérablement élargie la norme permise par le système éducatif en Occident depuis la Seconde Guerre Mondiale avec notamment l'introduction des sciences humaines, on a obtenu des aberrations d'optique.
Dans les sciences dites dures on a le même phénomène, "le Climatgate" peut être assimilé à une crise de croissance de la communauté scientifique.

Il faudrait inventer un horrible néologisme comme "Education-gate" !

Ecrit par : iPidiblue et l'Education-gate | 05 mars 2010

Un moine-enquêteur moderne, genre érudit caustique à moustache, mène l'enquête à travers le monde et découvre le pot-aux-roses.

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010

J'ai déjà le titre : "Dom Brighelli et la rose de Bagdad".

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

J'ai déjà le titre : "Dom Brighelli et la rose de Bagdad".

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Ouais ! m'enfin on va accuser encore les profs d'harcèlement sexuel et tout le toutim ! Déjà Montherlant avec sa rose des sables c'était limite limite ....

Il faut se méfier de la Rose, voilà ce que je dis moi !

Ecrit par : iPidiblue et la rose des sables | 05 mars 2010

Dans les sciences dites dures on a le même phénomène, "le Climatgate" peut être assimilé à une crise de croissance de la communauté scientifique.

Ecrit par : iPidiblue et l'Education-gate | 05 mars 2010

A ceci près que les sciences concernées par le climategate sont, pour le moment, tout, sauf dures.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

En tous cas Brighelli a raté le prix du macho de l'année, les chiennes de garde viennent de l'attribuer à Louis Nicollin président de club de football qui avait dit "on peut se dire des choses on n'est pas des gonzesses !"
Le député Jean Lassalle a eu un accessit, en visite au salon de l'agriculture il avait affirmé "mon cochon préféré c'est une cochonne et c'est mon épouse"

Il faudrait peut-être aussi décerner le prix de la blonde de l'année ?

Ecrit par : iPidiblue chien de garde | 05 mars 2010

A ceci près que les sciences concernées par le climategate sont, pour le moment, tout, sauf dures.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Pour une fois Yann je ne suis pas exactement d'accord avec vous !
Ce ne sont pas des sciences humaines en tous cas !
Que pour le moment elles soient dans l'enfance de l'art c'est possible et qu'elles soient passées trop rapidement du stade de la description pure et simple des principaux mécanismes du climat à la fantasmagorie de prédictions invérifiables c'est encore possible ! maintenant il est trop tôt pour affirmer qu'on ne tirera pas des choses utiles de ces études.
Le temps de la science est souvent un temps long, laissons à ceux qui étudient le climat le temps d'affiner leurs connaissances et ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain ...

Quant aux petits malins qui se sont fait des rentes de situation avec ces histoires comme Al Gore et d'autres encore, l'histoire les oubliera bien vite.

Ecrit par : iPidiblue le bébé et l'eau du bain | 05 mars 2010

Même avec de la croissance, cela n'aurait pas changé les choses de manière significative : des miettes pour les pauvres, et le gros gâteau pour ceux qui ne peuvent plus avaler une bouchée tant ils ont déjà la panse pleine. Mais de croissance il n'y eut point, et ce fut encore pire que ce que ça aurait été avec de la croissance. La croissance n'a jamais vraiment profité qu'aux riches. Et la croissance ne peut pas durer indéfiniment sur une planète aux dimensions finies.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 mars 2010

Cher Francis,

Vous avez eu la chance de vivre la période faste en France des 30 glorieuses, à savoir cette période de forte croissance (c'est relatif mais c'est vrai qu'on ne voit plus des taux pareils depuis belle lurette). Pensez vous sincèrement que cette croissance n'a profité qu'aux riches ? N'avez vous pas remarqué que les toilettes ne sont plus au fond du jardin, que l'eau du bain n'a pas besoin d'être chauffée dans une bassine, que vous avez remisé votre vélo contre une voire deux voitures, que vous avez une multitude d'équipements électroniques, ... Bien sûr que la croissance profite à tout le monde. En passant d'une production artisanale à une production de masse, les prix baissent et les produits deviennent accessibles à un plus grand nombre.

Sur votre remarque de la croissance infinie, je la trouve de courte vue : Bien sûr qu'on ne peut lire qu'un livre à la fois, qu'il ne faut pas manger plus de 2k calories par jour, que vous n'avez que 24h dans une journée. Mais la croissance, c'est la somme de la croissance et de la décroissance de chacun des produits. Un produit rentre en décroissance parce qu'il est remplacé peu à peu par un produit plus innovant (innovation marketing ou réelle). Ce produit plus innovant, sera vendu plus cher, car il intègre plus de valeur ajoutée. L'espace requis sera identique ou presque mais globalement, vous aurez eu de la croissance. Prenez le cas des processeurs d'ordinateurs, ils sont de plus en plus petits et de plus en plus chers.

Ce phénomène de substitution est justement le garant de la redistribution de la richesse. Vous étiez riche à vendre ce produit assez cher et vous avez voulez consomme cette richesse plutôt que dans le développement de nouveaux produits ? Pas de problème, mais le voisin qui vient de développer un nouveau produit vous pompe tout votre marché et au final, votre boîte ne vaut plus rien. En fonction de la dynamique du marché et des contraintes règlementaires, cette évolution se fait de manière plus ou moins rapide. Prenez les fabricants de téléphones portables et vous verrez que pour eux, la roche Tarpéienne est très proche du Capitole. C'est un peu Volvic si vous voulez, une entreprise s'éteint et une autre s'éveille. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il faut accepter les faillites d'entreprise plutôt que de soutenir ces mort-vivants, condamnés à plus ou moins brève échéance, pour voir fleurir de nouvelles entreprises, qui intègreront plus de valeur ajoutée et donc plus de croissance.

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

Le temps de la science est souvent un temps long...

Ecrit par : iPidiblue le bébé et l'eau du bain | 05 mars 2010

C'est pour ça que j'ai écrit "pour le moment".
La météorologie sera peut-être un jour une science exacte, mais ce n'est pas encore le cas.
Bien sûr on est aussi loin de la sociologie ou des sciences de l'éduc.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Vous étiez riche à vendre ce produit assez cher et vous avez voulez consomme cette richesse plutôt que dans le développement de nouveaux produits ?

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

Vous pourriez préciser, SVP ?

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

"A ceci près que les sciences concernées par le climategate sont, pour le moment, tout, sauf dures." yann

Il fut un temps où les sciences, faites par des gens essentiellement intéressé par ce qu'ils faisaient mais socialement désintéressés, arrivaient à maturité en délimitant leur objet.

Quelle intérêt aurait maintenant une science en formation de se durcir ainsi ?

Pas celui de justifier ad eternam les crédits nécessaires pour l'exploration soi-disant systématique d'un champ infini d'expérimentation.

On comprend pourquoi la plupart des sciences molles n'ont aucun intérêt social à se théoriser car toute théorisation implique de donner aux "expériences à faire" un sens interne à la théorie.

Et pas de sens à la plupart des activités des "gens" du secteur...

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Vous étiez riche à vendre ce produit assez cher et vous avez voulez consomme cette richesse plutôt que dans le développement de nouveaux produits ?

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

Vous pourriez préciser, SVP ?

Ecrit par : yann | 05 mars 2010


Arg, ça m'apprendra à faire deux choses en même temps.

Bon, pour faire simple. Vous vendez un produit qui marche bien, c'est à dire qu'il dégage un bénéfice confortable (c'est la période dite "vache à lait" en stratégie). Vous avez deux options : soit vous vous servez de ce bénéfice pour vous verser un dividende (et donc pour consommer), soit vous réinvestissez ce bénéfice pour développer de nouveaux produits / de nouvelles activités.

Si vous n'investissez pas mais vivez sur votre "rente", à terme, vous vous ferez bouffer par ceux qui ont investis. Sauf si les barrières à l'entrée, c'est à dire les contraintes pesant sur les nouveaux arrivants sont trop fortes. Dans ce cas, vous aurez juste une dégradation de la qualité (exemples : La SNCF, La Poste, les digues de Vendée, ...)

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

Dugong,

Le problème des sciences humaines est assez compliqué car il est mouvant ! Tant qu'elles en restent à un stade descriptif de la société elles ne posent guère de problèmes c'est quand elles prétendent édicter des normes sociales à la place d'une autre autorité religieuse, politique, économique ou ce que vous voulez qu'elles se prennent les pieds dans le tapis !

La pédagogie tant qu'elle restait cantonnée à de purs voeux pieux ne gênait personne parmi le corps enseignant mais quand elle est devenue prescriptive et directrice elle s'est heurtée au principe de réalité qui sous-tend toute science dure ... c'est alors que ses prophéties auto-réalisatrices, le niveaumontisme etc, se sont dissoutes dans le n'importe quoi ...

Ecrit par : iPidiblue et le niveau-montisme | 05 mars 2010

@ Pédagomania

Un petit peu en retard sur les pédagogistes canadiens, Jean-Paul.
http://www.aqpc.qc.ca/enseigner-et-seduire

Ecrit par : guy morel | 05 mars 2010

@Ipidiblue et dugong

Pour la science, il est intéressant de constater que le mode de fonctionnement actuel tend à récompenser l'échec : quand vous trouvez, on vous supprime vos subventions. Dans ce contexte, il est important d'afficher des "avancées" mais de ne jamais finaliser un projet. Sauf à être capable d'exploiter ensuite sa découverte.

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

c'est alors que ses prophéties auto-réalisatrices, le niveaumontisme etc, se sont dissoutes dans le n'importe quoi ...

Ecrit par : iPidiblue et le niveau-montisme | 05 mars 2010

Etes-vous sûr qu'elles sont dissoutes ? Ce n'est pas vraiment ce que je constate autour de moi...

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Joe,

Je croyais que c'était la publication qui primait ? Publier ou périr, dit-on en anglo-américain, mais je ne suis pas anglophone ...

Ecrit par : iPidiblue Publish or Perish | 05 mars 2010

Etes-vous sûr qu'elles sont dissoutes ? Ce n'est pas vraiment ce que je constate autour de moi...

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Mon Dieu ! Le Grand n'importe quoi peut contenir beaucoup de choses ... et il peut même durer un temps infini avant que les choses ne se ressaisissent !

Ecrit par : iPidiblue dans le Grand Tout | 05 mars 2010

Mort de l’économiste Jacques Marseille. Les supporteurs de l’économiste Jacques Paris Saint-Germain font péter le champagne pour arroser ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2010

:D

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

"Décoloniser les mentalités" qu'ils disaient :

Charles Debbasch (père de Roland, recteur de l'Académie de Lyon) est le vrai président du Togo :

http://togosite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1042:laixois-charles-debbasch-fait-il-la-pluie-et-le-beau-temps-au-togo-&catid=34:togo&Itemid=53

Ecrit par : Thomas | 05 mars 2010

Pendariès est très-heureux de vous annoncer qu'il a son Permis Vacances-Travail ET son année de disponibilité; ce qui signifie: à moi le Canada!!!!! Un an sans élèves!!!!!!!!! à traverser le pays-continent de Vancouver au Grand Nord canadien. J'ai vraiment failli chialer quand la secrétaire m'a donné mon "Octroi d'une disponibilité sur demande pour convenances personnelles".

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Un petit conseil pour les professeurs qui veulent perdre toute illusion sur leurs "capacités personnelles" et leur "pouvoir de séduction" : devenez TZR. Changez d'affectation tous les mois. Passez du lycée au collège, de la ZEP à la classe prépa. Vous verrez fluctuer votre "charisme" d'une manière inquiétante, jusqu'à devoir admettre qu'il n'est pas plus une qualité personnelle que le cours du pétrole n'est une émanation d'hydrocarbures.

Et croire que l'on puisse détecter le "charisme" des candidats le jour de l'oral du concours, c'est encore une naïveté.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 mars 2010

Pas difficile de croire qu'on a du charisme quand on est devant des classes prépa ou des étudiants en formation... On doit même se croire très intelligent devant un public pareil.
Il en va ainsi des profs des "vraies" prépas parisiennes qui n'ont de valeur supposée que parce qu'on leur a donné d'adorables gamins, brillants et très policés.
Mettez ces mêmes enseignants dans des bahuts de Créteil... Ils verront leur charisme en miettes assez rapidement. Le charisme suppose un public propre à être touché, pas un public de barbares qui n'est ému que lorqu'on parle d'argent.

Ecrit par : Apollon | 05 mars 2010

Ça s'arrose !
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Pendariès est très-heureux de vous annoncer qu'il a son Permis Vacances-Travail ET son année de disponibilité; ce qui signifie: à moi le Canada!!!!! Un an sans élèves!!!!!!!!! à traverser le pays-continent de Vancouver au Grand Nord canadien. J'ai vraiment failli chialer quand la secrétaire m'a donné mon "Octroi d'une disponibilité sur demande pour convenances personnelles".

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

On est très content pour vous, Pendariès !

Ecrit par : Françoise Guichard | 05 mars 2010

Mais Pendariès, quelle merveille ! Rassurez-nous : vous resterez bien connecté, quand même ?

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

(...) pas un public de barbares qui n'est ému que lorsqu'on parle d'argent.

Ecrit par : Apollon | 05 mars 2010

Je m'y perds.
Vous parlez bien là des enfants de capitalistes ultra-libéraux qui se reproduisent dans les bonnes prépas, mais que diantre font-ils donc à Créteil ?
;o)))

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Félicitations, Pendariès !
Vous nous raconterez vos engelures.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Je croyais que c'était la publication qui primait ?

Ecrit par : iPidiblue Publish or Perish | 05 mars 2010

La publication pour séduire (on y revient) et attirer les pépettes.
Pas de résultat trop définitif, ou alors il faut avoir déposé les brevets avant.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Pas difficile de croire qu'on a du charisme quand on est devant des classes prépa ou des étudiants en formation... On doit même se croire très intelligent devant un public pareil.
Il en va ainsi des profs des "vraies" prépas parisiennes qui n'ont de valeur supposée que parce qu'on leur a donné d'adorables gamins, brillants et très policés.
Mettez ces mêmes enseignants dans des bahuts de Créteil... Ils verront leur charisme en miettes assez rapidement. Le charisme suppose un public propre à être touché, pas un public de barbares qui n'est ému que lorqu'on parle d'argent.

Ecrit par : Apollon | 05 mars 2010

A mon sens, il ne faut pas confondre le charisme et la confiance en soi. A mes yeux, le charisme est plus une émanation de soi (qui se nourrit certes de la confiance en soi) mais qui fait la différence entre la prétention et le charme.

Le charisme, c'est d'être immédiatement repéré quand vous pénétrez dans une salle, ce sont ces voix qui se taisent quand vous ouvrez la bouche, ce sont les yeux brillants d'intérêts de vos interlocuteurs quand vous vous exprimez, c'est un geste simple qui semble exécuté avec grâce alors qu'effectué par un autre il ne serait que banal, ...

Prenons un exemple : il parait que Steve Jobs est charismatique. Pourtant, vous regardez une photo, il semble assez famélique, vous visionnez une vidéo, bof, sans plus, mais tous ceux qui le rencontrent le disent très charismatiques... cherchez l'erreur.

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

Merci pour votre soutien!

J'y vais surtout pour me permettre d'avoir assez d'énergie, un monde intérieur qui ne soit pas écrasé par l'esprit (sécularisé) qui toujours nie (oeuvrant souvent en LP, en tout cas) pour écrire des bambochades de la sorte:

où était notre dieu,
a dit l’enfant-mort

sidéré par son absence,
toujours il s’y tient, – là,
murmurait l’extrême pâleur

sali, froissé – et seul,
le linceul glissant
au pied de la dalle,
médite, dans le tombeau vide :

« dieu s’éteignait de presque tous »

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Félicitations, Pendariès !
Profitez-en ! E atencion al frèg, mainatge !

Ecrit par : Pierre Lariba | 05 mars 2010

Bravo, Pendariès! Je vous comprends : j'ai toujours rêvé du Grand Nord.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2010

"(...) pas un public de barbares qui n'est ému que lorsqu'on parle d'argent."

Ecrit par : Apollon | 05 mars 2010

Je m'y perds.
Vous parlez bien là des enfants de capitalistes ultra-libéraux qui se reproduisent dans les bonnes prépas, mais que diantre font-ils donc à Créteil ?
;o)))

Ecrit par : yann | 05 mars 2010

Yann n'a pas tort, il n'y a pas qu'une manière de n'être ému que dès qu'on parle d'argent... Et il n'y a pas de plus ultra-libéraux que les délinquants du commerce "parallèle...
Ceci-dit, Apollon a totalement raison... C'est beaucoup plus facile de croire qu'on a du charisme devant un public d'étudiants, (une fois qu'ils ont compris qu'ils avaient en face d'eux quelqu'un qui connaît à peu près son sujet).
En face des barbares, la vraie valeur est totalement nivelée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

"mais tous ceux qui le rencontrent le disent très charismatiques... cherchez l'erreur."

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010

C'est parce qu'il est plusieurs à lui tout seul, en fait... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Pendariès est très-heureux de vous annoncer qu'il a son Permis Vacances-Travail ET son année de disponibilité; ce qui signifie: à moi le Canada!!!!! Un an sans élèves!!!!!!!!! à traverser le pays-continent de Vancouver au Grand Nord canadien. J'ai vraiment failli chialer quand la secrétaire m'a donné mon "Octroi d'une disponibilité sur demande pour convenances personnelles".

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Félicitations ! Promenez bien !

Ecrit par : catmano | 05 mars 2010

Vous ne savez pas ? J'ai une belle photo de Meirieu, juste devant mon école !
Il n'y a qu'un problème, il est tout maigre et il a rasé sa moustache ; du coup, les collègues ne vont pas le reconnaître !

J'ai proposé aux deux miennes d'aller chercher un crayon à papier pour lui redessiner une belle moustache, comme celle d'avant. Elles n'ont pas voulu, il paraît qu'il ne faut pas que les fonctionnaires gribouillent les affiches électorales.

Tant pire, comme disait Zézette !

Ecrit par : catmano | 05 mars 2010

Elles n'ont pas voulu, il paraît qu'il ne faut pas que les fonctionnaires gribouillent les affiches électorales.

Catmano

Mais le Concombre masqué le ferait lui!

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Il faut séduire toute une variété d'élèves, selon le journal !

« Les parents d'apprenants olfactifs exigent
un programme scolaire basé sur l'odeur

Soutenus par les experts en éducation olfactive, les parents d'apprenants olfactifs exigent que les écoles publiques fournissent des programmes adaptés à leurs enfants en difficultés scolaires.
“En dépit de la prolifération innombrable de tests scolaires dans le but d’identifier les enfants à besoins spéciaux, les défis auxquels doivent faire face les apprenants olfactifs continuent d’être ignorés” dit Christelle Weber, présidente des Parents d’apprenants olfactifs, lors de la conférence annuelle du groupe. “Tous les jours, je peux témoigner de la lutte de mon fils Kevin pour réussir dans un environnement scolaire qui reconnaît dans le meilleur des cas les besoins des apprenants visuels, auditifs, tactiles et kinesthétiques mais pas lui.”

Mme Weber dit qu’elle était au bout du rouleau à essayer de comprendre pourquoi son fils était si mal à l’école quand, en mai 2007, un autre parent lui fit part du programme de recherche sur l’apprentissage olfactif de l’université Lyon 2. Testé sur son aptitude à acquérir de l’information à base d’odeur, Kevin atteignit 99 %.
“Mon enfant n’est pas idiot” dit Mme Weber. “Il n’y avait tout simplement pas moyen pour lui de réussir dans une école qui satisfait seulement les élèves traditionnels qui absorbent les concepts scolaires en écoutant, en lisant, en discutant, en dessinant, en construisant ou en jouant la comédie.”

L’expérience de Kevin n’est pas unique.

“Ma fille de 15 ans, Chloé ne pouvait soutenir son attention sur le plan scolaire et par conséquent était brouillée avec ses amis et avait des ennuis” déclare Michaël Legrand de Créteil. “Aujourd’hui je me rends compte que tous ces 5 sur 20 et ces zéros ne représentaient aucun échec de sa part mais plutôt l’échec de l’école à fournir un programme d’études approprié basé sur l’odeur.”

Selon Ségolène Couchot-Schiex, directrice du programme ODOR à Institut des Sciences et Pratiques d'Éducation de l’université Lyon 2, les enfants commencent à indiquer leurs besoins olfactifs dès la maternelle, donc les parents doivent observer les signes révélateurs.

“Les apprenants olfactifs ont souvent une difficulté à se concentrer et n’aiment pas les devoirs à la maison” continue Mme Couchot-Schiex. “Ils ont aussi fréquemment de mauvaises notes en maths, lecture et science. Si votre enfant correspond à cette description, je vous conseille vivement de le ou la faire tester pour une éventuelle orientation olfactive.”

Les éducateurs ont eu beaucoup de retard à reconnaître les apprenants olfactifs, dit Mme Couchot-Schiex, même si la recherche démontre que 10 à 20 % des élèves se rangent dans cette catégorie.

“Aux débuts de la psychologie de l’éducation, on croyait que les enfants entraient dans un de ces deux camps : visuels ou auditifs. Par la suite, les styles d’apprentissage kinesthétique et tactile ont été reconnus également continue Ségolène Couchot-Schiex. “Mais jusqu’à aujourd’hui, l’apprentissage olfactif continue à ne pas être reconnu.”

Ségolène Couchot-Schiex dit que les apprenants olfactifs réussissent mieux quand il sont encouragés à utiliser des techniques de rappel basées sur l’odeur lors des évaluations et qu’on leur permet d’organiser et de donner la priorité aux questions suivant l’odeur. Le plus grand défi maintenant est “d’éduquer les éducateurs.”

“Il est très gratifiant d’être une pionnière dans un domaine totalement nouveau de l’éducation, mais en même temps, c’est frustrant de rencontrer une telle résistance,” ajoute Ségolène Couchot-Schiex. “C’est là que des groupes comme les Parents d’apprenants olfactifs font la différence : ils doivent faire encore et toujours plus pression pour que les besoins de leurs enfants soient satisfaits.”

Parfums scolaires est une société de Bordeaux qui essaie de remplir le vide en matière de matériel scolaire dédié aux apprenants olfactifs.
“Notre série de manuels Gratte-et-Renifle ne sera pas disponible avant la prochaine rentrée,” précise le président de Parfums scolaires, Bernard Castex, “mais nous avons déjà une variété de mallettes éducatives telles que l’ensemble Parfum de la route de la soie et nos ateliers de langue “Parle et sent”. Je vous recommande aussi de parcourir notre collection de livres sans textes, comme la version tout-odeur de l’Étalon noir.”

Toutefois, selon le Dr. Hervé Mallet, auteur de Le Nez le sait : guide pour le développement d’un programme basé sur l’odeur, de tels efforts ne sont pas suffisants. Le docteur Mallet dit qu’il y a trois types d’apprenants olfactifs : l’apprenant olfactif orienté vers l’objectif, l’apprenant olfactif orienté vers l’activité et l’apprenant olfactif orienté vers l’apprentissage. Chaque type, affirme-t-il, doit être traité différemment.

Pour les parents qui pensent que leurs enfants sont peut-être des apprenants olfactifs, Ségolène Couchot-Schiex recommande l’examen olfactif Stanford-Binet.
“Ce test demande aux élèves de répondre à des énoncés tels que “J’aime sentir les choses” et “Je préférerais écrire une fiche de lecture sur un livre plutôt que d’en sentir une qui a déjà été écrite,” dit-elle. “À partir de là, nous pouvons déterminer la meilleure façon pour les parents d’aider cet enfant. Il serait bien que les écoles fassent passer de tels tests, mais c’est triste à dire, pour les enfants à besoins olfactifs, dans le système éducatif cela sent aujourd’hui plutôt mauvais, si je peux me permettre de plaisanter avec ce handicap.” »

Ecrit par : P. Lariba | 05 mars 2010

P. Lariba, à lire l'article, une référence me vient immédiatement à l'esprit: "Qui c'est qu'a pété?"

Une participante du Loft Story 1.

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Bravo à vous, Pendariès !
Putain, Pierre, (et comme Dugong le fait souvent), comment faites-vous pour dénicher des trucs aussi insensés ? Quelle démarche perverse mettez-vous en branle ??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Finalement, le charisme c'est savoir transporter en commun ?

PS : bravo Pendariès, prenez du bon temps chez les cousins !

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

@ Lariba

Je dirais que votre article sur les "apprenants olfactifs" est tout simplement génial si c'est un canular, mais je ne suis pas sûr que c'en soit un.

J'ai des 4ème de 15 à 17 le vendredi et je sors d'en prendre ; je dois avoir une majorité d'olfactifs... Mais moi, je ne peux plus les sentir.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Et toutes mes félicitations à Pendariès...

J'en suis malade de jalousie !

... Quand je pense que j'en ai encore pour quatre mois à me farcir tous ces "olfactifs" dans ce foutu pays.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Je sens (c'est le cas de le dire) que les apprenants olfactifs vont plaire à la fois à Cadichon et à Guy Morel ;))

J'ai cette année à la fois une (bonne) terminale S et une terminale Bac pro, mon docteur dit que je dois me détendre à tout prix ;))

Ecrit par : Pierre Lariba | 05 mars 2010

@ Pédagomania

Un petit peu en retard sur les pédagogistes canadiens, Jean-Paul.
http://www.aqpc.qc.ca/enseigner-et-seduire

Ecrit par : guy morel | 05 mars 2010

Y-a-t-il une erreur logique dans le texte infra et en ce cas où est-elle ?

"Le texte cité par Guy est un texte pédagogiste.
Ce texte a été approuvé par Clermont Gauthier et écrit sous sa direction.
Clermont Cauthier est une référence majeure de la 3eme voie.
La 3eme voie n'est pas pédagogiste puisqu'elle dit."

Question supplémentaire : Est-ce Clermont Gautier qui a dit "Les meilleurs antipedagogistes sont ceux qui ont été le plus pédagogistes car seuls les imbéciles ne se trompent pas. " ?

MD, dans sa phase séductrice

PS: Je propose à JPB, après ce superbe sujet, qui suivait la question de la violence, sujet tout aussi superbe, de lancer un fil sur le port de la blouse ( le niqab n'est-il virtuellement pas une très grande blouse ?), l'odeur de l'encre violette et de l'encaustique sur les planchers cirés comme condition indispensable de la fixation de la table de multiplication sur le lobe frontal droit , l'importance de l'estrade pour que le dominus domine ou tout autre sujet qui permet d'éviter la délicate question des contenus d'enseignement.

Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

PS: Je propose à JPB, après ce superbe sujet, qui suivait la question de la violence, sujet tout aussi superbe, de lancer un fil sur le port de la blouse ( le niqab n'est-il virtuellement pas une très grande blouse ?), l'odeur de l'encre violette et de l'encaustique sur les planchers cirés comme condition indispensable de la fixation de la table de multiplication sur le lobe frontal droit , l'importance de l'estrade pour que le dominus domine ou tout autre sujet qui permet d'éviter la délicate question des contenus d'enseignement.
Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

Ah, la volupté du sarcasme…
C'est que, vois-tu, Michel, pour moi comme pour McLuhan, le medium, c'est le message…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Ségolène Couchot Schieix, n'est ce pas l'immortelle auteuse de la "Pédagogie compartementaliste en phase gazeuse" (Delachiot et Nestlé) ?

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Article fort instructif de P. Lariba.
Toutefois, une petite remarque : l'initiatrice de ce pertinent programme qu'elle n'aura aucune difficulté à refourguer à l'EN, contrairement à ce qu'elle pense, vient de Lyon 2. Tiens, ce n'était pas la fac de Meirieu ?
Décidément, ils sont en avance, là-bas !

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Erratum : il fallait lire, bien sûr, "Pédagogie comportementaliste en phase gazeuse"

Ecrit par : dugong | 05 mars 2010

Autre petite remarque : la dame s'appelle Ségolène...
On est cerné.

Ecrit par : nicolas | 05 mars 2010

Ah, la volupté du sarcasme…
C'est que, vois-tu, Michel, pour moi comme pour McLuhan, le medium, c'est le message…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2010

Tu le fais exprès pour dire que tu n'est pas d'accord avec ce que je disais hier soir ( centralfalls ), car effectivement l'argument Mac Luhan fait partie de ceux qui ont servi à dire que la forme l'emportait sur le fond.

Citation d'hier soir :

"Par exemple ans les années 80/90, parler des programmes, question ‘bien trop abstraite’ pour les « pédagogistes » était un « pinaillage » qui évitait de parler des questions dites ‘pratiques et réelles’ qui étaient à ce moment-là les « pratiques de classe », ou les changements qui venaient de la nature du média, c'est-à-dire deux manières d’éviter de discuter du contenu de l’enseignement en en particulier des programmes et des progressions. "

http://michel.delord.free.fr/blogjpb-desobeisseurs.pdf , page 9.

Que pour m'embêter .

MD

Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

En collège, on est obligé de faire de petits cons tenus.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

La délicate question des contenus d'enseignement.

Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

JP Brighelli pourrait faire un fil sur cette délicate notion de "contenus d'enseignement". A-telle seulement encore un sens alors qu'on est déjà passé, institutionnellement, et comme l'avait prédit G. Deleuze au stade de l'école-contrôle-continu des compétences.
L'école est devenue en quelques années la matrice de l'acceptation docile à être évalué, contrôlé, surveillé...tout au long de l'existence. Ouvrez les yeux!

Ecrit par : marigot | 05 mars 2010

"L'école est devenue en quelques années la matrice de l'acceptation docile à être évalué, contrôlé, surveillé...tout au long de l'existence. Ouvrez les yeux!"

Ecrit par : marigot | 05 mars 2010

Merci du conseil, mais on avait remarqué...
Et on en a pas mal parlé aussi...

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

"En collège, on est obligé de faire de petits cons tenus."

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Ah, jusqu'où la séduction va t'elle se micher... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Pendariès est très-heureux de vous annoncer qu'il a son Permis Vacances-Travail ET son année de disponibilité; ce qui signifie: à moi le Canada!!!!! Un an sans élèves!!!!!!!!! à traverser le pays-continent de Vancouver au Grand Nord canadien. J'ai vraiment failli chialer quand la secrétaire m'a donné mon "Octroi d'une disponibilité sur demande pour convenances personnelles".

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

"L'école est devenue en quelques années la matrice de l'acceptation docile à être évalué, contrôlé, surveillé...tout au long de l'existence. Ouvrez les yeux!"

Ecrit par : marigot | 05 mars 2010

Merci du conseil, mais on avait remarqué...
Et on en a pas mal parlé aussi...
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

Sauf Le Bris, qui est pour la culture du résultat.

Ecrit par : guy morel | 05 mars 2010

Libéralos-pédagogos : la Sainte Alliance continue !

Luc Chatel: M. Debarbieux nommé expert pour les états généraux de la sécurité à l'école

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a confié à Eric Debarbieux la présidence d'un "conseil scientifique" chargé d'apporter une expertise dans la préparation et le suivi des états généraux de la sécurité à l'école prévus en avril, a annoncé le ministère dans un communiqué jeudi.

Eric Debarbieux, professeur des universités à l'Université de Bordeaux II, est président de l'Observatoire international de la violence à l'école.

Lors d'un entretien avec M. Debarbieux, M. Chatel "a décidé de lui confier la mission de présider un conseil scientifique chargé d'apporter une expertise de haut niveau dans le cadre de la préparation et du suivi des états généraux de la sécurité à l'école", affirme le ministère.

"Ce conseil sera composé de personnalités qualifiées, nationales et internationales, en particulier dans les domaines de la sécurité et de la prévention, dans une approche pluridisciplinaire", ajoute-t-il.

Le ministre "installera officiellement ce conseil scientifique dans les jours prochains".

Le 16 février, M. Chatel avait annoncé la tenue d'"états généraux, début avril, sur la sécurité à l'école", après l'agression d'un lycéen, la veille, dans un gymnase attenant au lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais (Val-de-Marne).

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2010

P. Lariba, à lire l'article, une référence me vient immédiatement à l'esprit: "Qui c'est qu'a pété?"

Une participante du Loft Story 1.

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2010

Hier, un de mes élèves avait dû forcer sur le cassoulet.

J'ai trouvé l'après-midi assez pénible, surtout qu'il faisait plutôt froid dehors et que le vent avait une fâcheuse tendance à faire tout envoler dans la classe si j'ouvrais les fenêtres.

Maintenant, me voilà rassurée, l'après-midi a été pénible, mais efficace : mes élèves olfactifs pourront briller aux prochains contrôles, les problèmes digestifs de T. les auront aidés à fixer les notions étudiées !

Ecrit par : catmano | 05 mars 2010

JP Brighelli pourrait faire un fil sur cette délicate notion de "contenus d'enseignement". A-telle seulement encore un sens alors qu'on est déjà passé, institutionnellement, et comme l'avait prédit G. Deleuze au stade de l'école-contrôle-continu des compétences.
L'école est devenue en quelques années la matrice de l'acceptation docile à être évalué, contrôlé, surveillé...tout au long de l'existence. Ouvrez les yeux!

Ecrit par : marigot | 05 mars 2010

"A-telle seulement encore un sens alors qu'on est déjà passé, institutionnellement, et comme l'avait prédit G. Deleuze au stade de l'école-contrôle-continu des compétences."

A mon avis , c'est bien pire que ça et même que ce que tu dis ensuite ( la matrice ...) .
J'avais fait un petit exposé là-dessus lors de le journée de Nice de la CSEN en novembre et je dois en faire le CR ... dès que possible.

Mais de toutes les façons, il faut "redonner un sens aux contenus " : la forme que cela prendra est une autre question.
Rien ne prouve - est-ce un euphémisme ?- que cela se fera

- "dans l'école publique en France" , ce qui ne veut pas dire qu'il faut abandonner le morceau comme l'ont fait certains membres de "Transmettre " qui de plus ne risquaient rien à l'intérieur de l'EN .
- en France
....
On peut cependant essayer de déterminer où et comment a le plus de chance de se faire cette "reprise de sens" mais la seule manière de vraiment savoir est de le tenter dans un endroit donné et de voir les obstacles .

En tout cas , si l'on prend la position du GRIP elle affirme précisément depuis 2003 qu'elle a une optique "supra nationale "

Citation :

"Bien que la tendance des trente dernières années ait été d'aggraver les effets négatifs des tendances citées sur la scolarisation par différentes mesures d'autonomie pédagogique (décentralisation, projets d'établissements, pédagogie de projets, parcours diversifiés, itinéraires de découvertes, disparition des progressions mensuelles, suppression des programmes par années et création des cycles …), il est souhaitable et tout à fait possible, pour garantir la continuité et la cohérence de l'apprentissage de s'appuyer sur des programmes précis définis par niveaux au minimum annuel ayant la plus grande zone d'application possible

- pour l'apprentissage de la langue puisque les contenus proposés ont comme cadre naturel la francophonie
- pour l'apprentissage de l'arithmétique en tenant compte des différences liées notamment à l'importance de l'usage social du système décimal de poids et mesures

Dans cette perspective,

- un contact permanent, comme celui inauguré par la pétition primaire de novembre 2002, entre les opposants aux diverses réformes catastrophiques qui sont internationales est extrêmement important

- il n'est pas inutile de rappeler, pour ces deux domaines, que l'on peut s'appuyer sur les exigences de niveau des anciennes colonies, exigences bien supérieures à celles des métropoles car fondées sur une plus grande soif de savoir comme le soulignait par exemple Jean Leray dés 1974."

www.slecc.fr/GRIP/GRIP_page-documents/2004-slecc.pdf
page 12

MD

Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

@MDelord

Je suis évidemment d'accord avec vous.

Chacun s'échappe en rêve de l'abîme d'ignorance satisfaite qu'est devenue l'école, les uns en rêvant comme JPB d'une "pédagogie de la séduction", les autres en partant chez nos cousins canadiens, les pires en misant sur un "socle commun" aussi friable que les digues vendéennes.

Le secret de Polichinelle dont personne ne parle, mais que tout le monde sait, tout en faisant semblant de l'ignorer, ou en le minimisant ou en en faisant un élément secondaire par rapport à la "pédagogie", c'est qu'il n'y a plus de contenus.

J'ai essayé tout à l'heure de faire un cours de grammaire structuré sur le subjonctif dans une classe de 4ème prétendument composée de latinistes (en partie), en me servant de la vieille grammaire Bordas 6ème-5ème.

Cinq élèves sur 25 étaient intéressés, toujours les mêmes. J'ai été obligé de passer les trois quarts du temps à faire la police.

La vérité, c'est que l'école (le collège en particulier) n'est plus un lieu de transmission parce qu'il est devenu "physiquement" impossible d'y transmettre quoi que ce soit.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Ah non !!! Pas d'accord du tout !
On peut parfaitement mettre en oeuvre une pédagogie où la séduction entre en ligne de compte, et au service de contenus particulièrement ambitieux.
Mais, effectivement, au lycée, (ou à l'IUFM), c'est certainement moins compliqué qu'au collège.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2010

A propos de l'expression "redonner du sens" :

L'apprenti musicien qui a choisi son instrument (le violon, le piano, le trombone, la voix...) sait pourquoi il apprend le solfège et fait des gammes, que les gammes et le solfège ne sont pas une fin en soi, mais ont une finalité différée qui est de jouer ou de chanter avec d'autres musiciens, d'autres chanteurs ou seul devant un auditoire une œuvre de Mozart, de Brahms ou de qui vous voulez. Un effort en vue d'un plaisir, un plaisir qui est un don.

Allez expliquer cela à un élève de 4ème (par exemple) dont la passion est de passer la nuit à balbutier des SMS ou à jouer à Dofus, qui ne lit ni journaux , ni livres et ne s'intéresse à rien d'autre qu'à l'objet minuscule d'une passion monomaniaque.

Donner à boire à un élève qui a soif, je pense savoir faire. "Redonner du sens", je ne sais pas faire.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

« Pédagogisme, arme de guerre psychologique exportée pour avachir les nations »
Ecrit par : Perceval

Merci, Perceval ; je me sens moins seul dans mes délires.
Je mentionnais sous la note précédente le “Testament politico-spirituel” de l’Imam Khomeyni aux éditions Albouraq.
Personne n’a compris le rapport avec l’Ecole ; pas même moi, sur le moment.
Je remontais le fil méandreux de mes pensées :
« Hé oui, si on avait refourgué aux Iraniens Meirieu et “Les Mains à la Pâte”, on serait moins emmerdé par leurs chercheurs en physique nucléaire ».
Puis
« Ouais, bon, un peu trop capillotracté, ton truc. Laisse tomber… Personne n’en voudra. Même pas drôle ».

Finalement, avec l’audace de Perceval et le titre de Robin, je trouve que ça a de la gueule…

Ecrit par : Stéphane | 05 mars 2010

Allez expliquer cela à un élève de 4ème (par exemple) dont la passion est de passer la nuit à balbutier des SMS ou à jouer à Dofus, qui ne lit ni journaux , ni livres et ne s'intéresse à rien d'autre qu'à l'objet minuscule d'une passion monomaniaque.

Donner à boire à un élève qui a soif, je pense savoir faire. "Redonner du sens", je ne sais pas faire.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Je suis un peu pris ce soir et demain mais j'essaierai un peu de revenir là-dessus.

1) Si on prend l'éléève en 4eme et que l'on commence juste à ce moment-là à lui faire cours - cad un vrai cours - , il est évident que ça ne peut pas passer.
Je suis à la retraite lundi matin 0 H - gna gna gna ! - mais je viens donc de passer 35 ans en collège et je confirme la "difficulté" ...

2) J'avais mis "redonner du sens " entre " " car l'expression est effectivement "douteuse" .
Elle vient de la critique des maths modernes* puisqu'il est vrai que l'on enseignait des formalismes abstraits qui n'avaient aucun sens pour les élèves. Mais on en a déduit que la démonstration et que tout ce qui était abstrait n'avait pas de sens et qu'il fallait lui en réinjecter, ce qui est effectivement une imbécillité.

MD

* Je pense que le premier qui a employé une idée proche - et là ça se tenait - est René Thom dans http://michel.delord.free.fr/thom74.pdf
"Mais s'il faut choisir entre rigueur et sens, je choisirai sans hésitation le sens."

Ecrit par : MDelord | 05 mars 2010

Message parti trop vite :
* Je pense que le premier qui a employé une idée proche - et là ça se tenait - est René Thom dans http://michel.delord.free.fr/thom74.pdf
"Mais s'il faut choisir entre rigueur et sens, je choisirai sans hésitation le sens." Mais là, ce n'est une question purement d'enseignement mais de conception des mathématiques.

Bonne nuit

MD

Ecrit par : MDelord | 06 mars 2010

4 mois... Robin, - souquez ferme, et puis fermez le souk. Courage.

Ecrit par : Pendariès | 06 mars 2010

Sur Marianne 2, il n'y a que les posts de Brighelli qui sont bien.

Le reste des journalistes, pour ce que j'en ai lu, c'est une bande de cons incapables d'écrire trois lignes honnêtes.

Au bûcher l'affligeant "Emmanuel Lévy", au pilori l'exécrable Radio Stohnenge-Coucou, et à la potence le menteur Bruno Maillé !

Vous voulez un exemple de phrase d'Emmanuel Levy ? En voici une : "De telles mesures est indéniable s’inscrivent à l’un des présupposés philosophiques de la démocratie radicale"

Et Marianne2 publie ça ? C'est Marianne 36eme-dessous, oui.

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2010

« Pédagogisme, arme de guerre psychologique exportée pour avachir les nations » Ecrit par : Perceval

Bien d'accord ! Je me permettrai d'ajouter : et de destruction massive des contenus d'enseignement, faisant appel à la séduction et à la facilité.

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Nicolas, j'ai bien peur que nous n'ayons pas la même idée de la séduction.
J'explique dans ma Note que la séduction est l'emballage — qui sert à faire passer des exigences rigoureuses.
Mais sans doute me suis-je mal exprimé : à force d'essayer moi-même d'être séduisant dans ce que j'écris… Peut-être devrais-je tenter le lourdingue, et faire une Note de quinze pages détaillant les programmes par matière… Personne ne la lirait, chacun disserterait de son côté, ce serait sans doute le pied…
MD, au lieu de me reprocher je ne sais quoi, fais ton examen de conscience. La seule fois que vous avez vraiment eu l'occasion de peser sur les programmes, ce fut grâce à moi. Et qu'avez-vous fait de cette chance ? Vous avez assommé le ministre sous des discours filandreux, et laissé à d'autres l'opportunité de récrire les programmes du Primaire. Ce qu'ils ont fait de leur mieux, vu les circonstances et les impedimenta que l'on trouve automatiquement dans un ministère, qui ménage la chèvre et le chou (je crois que ce sera finalement ma définition de la politique : non pas une contrainte idéologique, mais une navigation à vue entre la chèvre et le chou). Bref, MD, tu es passé à côté d'une occasion historique offerte sur un plateau — mais qui supposait une certaine souplesse dans l'expression, de la ruse, du contournement, et quelques compromissions.
Ah, les compromissions… Comme il est plus confortable de se retirer sur sa colonne de marbre !
Je ne peux que reprendre la formule cent fois cité de Deng Xiaoping : "Qu'importe qu'un chat soit blanc ou noir, pourvu qu'il attrape des souris." Mais il y en a qui se soucient encore de la couleur du chat — alors forcément, ils gueulent quand viennent les chiens.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

Rassurez-vous, j'ai bien compris le sens de votre note, JP.
Mais je pense avoir le droit d'utiliser le mot séduction dans un contexte qui s'y prête tout particulièrement. Votre acception est infiniment plus rigoureuse, et ce n'était qu'un lointain écho. Ai-je la permission ?

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

"J'avais mis "redonner du sens " entre " " car l'expression est effectivement "douteuse" .
Elle vient de la critique des maths modernes (Thom) puisqu'il est vrai que l'on enseignait des formalismes abstraits qui n'avaient aucun sens pour les élèves. Mais on en a déduit que la démonstration et que tout ce qui était abstrait n'avait pas de sens et qu'il fallait lui en réinjecter, ce qui est effectivement une imbécillité." MD

Oui.

Thom stigmatisait l'exigence absolue de rigueur dans l'enseignement des mathématiques (comme dans la recherche). Il parlait de créer des "états d'évidence" dans les démonstrations. Je crois qu'il avait une claire conscience de son propre cheminement comme chercheur mais aussi comme élève.

Mais comme il le disait lui-même : 'Tout ce qui est rigoureux est insignifiant mais il n'en découle malheureusement pas que tout ce qui est vaseux soit plein de sens". En détruisant la démonstration, on a fabriqué en masse des gens qui ont devant une tangente et une dérivée l'attitude d'une poule devant un couteau suisse.

La situation de l'enseignement des mathématiques est maintenant absolument liée à celles des sciences physiques et des sciences dites "de la vie et de la Terre". Bien loin des vulgates, l'enseignement des sciences dites de la Nature s'est progressivement décalé vers la recherche d'une spécificité par rapport aux maths. Largement aidé par une technologie foisonnate, on a ainsi créé de toutes pièces un "expérimentalisme" creux dégagé du maximum possible de mathématiques (censées, ici, cacher la "vraie" nature de ces sciences) *. Cela a été évidemment plus sensible en sciences physiques qu'en svt où l'incursion des maths n'a jamais dépassé le stade de la manipulation éhontée de statistiques ancillaires.

Depuis quelques années, par le biais d'une mise en concurrence des disciplines au sein des enseignements optionnels ou de détermination, l'enseignement des maths s'engouffre dans une direction voisine qui lui sera fatale : un expérimentalisme de séduction (nous y revoilà) largement facilité par l'existence des ordinateurs et qui aboutit à la création d'activités pauvres et "d'épreuves pratiques de maths" pourvoyeuses de points faciles.

Bien sûr, d'informatique, au sens scientifique du mot, il n'y aura pas. Sauf pour une toute petite élite, dans quelques endroits protégés, où l'on ignorera superbement les clics compulsifs de mulots et recherches sans fins et sans fonds sur glouglou. On y fera notamment de la programmation, activité diabolique, qui, ailleurs, mènerait droit au bûcher si jamais elle dépassait le stade de l'embryon insignifiant.

Au nom du Sens, il n'y en a plus (et depuis longtemps).

* en sciences physiques, tout a, quasiment, été ramené à "l'usage" des 4 opérations. Même des notions centrales comme les équations différentielles (via la méthode d'Euler). On a même vu des commentaires de programme de classe de seconde où la division, jugée trop "difficile", a été "remplacée" par des soustractions (tableaux d'avancement en chimie).

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

whaou ! Je ne suis pas prof de maths, mais je n'aimerais pas l'être non plus dans ces conditions.
Dites-moi dugong si je dois vraiment insister sur la division en CM1, voire en CM2 l'année prochaine ? Vu l'usage qui en sera fait... mieux vaut sans doute comme disait je ne sais plus quel "chercheur" se contenter de la calculatrice...
Cependant, quand je les vois affairés à aligner leurs chiffres, à faire bien gaffe que les restes partiels soient inférieurs au diviseur, à vérifier leur quotient à l'aide de la formule, et, le sourire aux lèvres, m'annoncer qu'ils ont "réussi", je persiste tout de même à penser que ça vaut le coup.

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

"Cependant, quand je les vois affairés à aligner leurs chiffres, à faire bien gaffe que les restes partiels soient inférieurs au diviseur, à vérifier leur quotient à l'aide de la formule, et, le sourire aux lèvres, m'annoncer qu'ils ont "réussi", je persiste tout de même à penser que ça vaut le coup."

Mersévérez, je vous en prie !!!

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Allez expliquer cela à un élève de 4ème (par exemple) dont la passion est de passer la nuit à balbutier des SMS ou à jouer à Dofus...

Ecrit par : Robin | 05 mars 2010

Euuuh... Dofus, késako ?
(là, je sens que je viens de poser une question stupidement naïve témoignant de ma méconnaissance totale du terrain collégien)

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Y en a qui ne connaissent rien à rien…
Dofus, c'est un jeu de rôles à la con…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

Les apprenants olfactifs, c'était une blague. Mais il suffit de pousser un peu la pensée pédagole et gnangnan pour que ce soit vraisemblable. Après tout, un déléguée des parents a bien demandé qu'on invite des clowns dans mon lycée comme je l'ai dit ici il y a kektemps. Comme s'il n'y en avait pas déjà suffisamment.

Bon, je pars au lycée : journée Raffarin dite de solidarité ! Le travail gratuit s'appelle de l'esclavage en bon français. Raffarin le proximiteux, ami de la "France d'en bas", a rétabli la corvée dans notre grande démocratie.
Je préfère payer une taxe que de me taper une réunionite de plus. Et ça recommence lundi, jour banalisé, où les inspecteurs viennent nous dire le bien qu'il faut penser de la réforme du lycée. Les collègues qui perdent leur poste et deviennent TZR vont adorer...
Vive la nuit du 4 août !

Françoise, Dofus est un MMORPG, voyons ;))

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

Mersévérez, je vous en prie !!!
Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Dugong n'est quand même pas assez vieux pour avoir lu "Mersonne ne m'aime", de Nicole-Lise Bernheim et Mireille Cardot…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

FG pourra vous en parler, elle adore…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

Selon Ségolène Couchot-Schiex, directrice du programme ODOR à Institut des Sciences et Pratiques d'Éducation de l’université Lyon 2,

Ecrit par : P. Lariba | 05 mars 2010

Ne me cachez rien, je serai forte : c'est bien un canular, dites-moi ? ...

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Vide supra, Francesca :)

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

http://fr.news.yahoo.com/68/20100227/tsc-des-bbs-dj-bilingues-dans-le-ventre-04aaa9b.html

L'écart va encore se creuser entre les bilingues in utero et les borborygmeux bacheliers...

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

R. Bkouche à propos de "donner du sens"

a) Interview de RB

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/4_Bkouche_Spi26_.pdf

b) L'enseignement scientifique entre l'illusion langagière et l'activisme pédagogique

http://michel.delord.free.fr/rb/rb-illu_activism.pdf

MD

Ecrit par : Miche | 06 mars 2010

Cachez cet article, malheureuse ! Cette affaire de succion, c'est la mort des collègues de langue !!

Ou du moins, un signal fort de reconversion prochaine...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Bonne retraite à vous, Michel !

"Dofus, c'est un jeu de rôles à la con…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010
Joli pléonasme, Jean-Paul !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

eco 89 : 05/03/2010 | 18H17

La cour d'appel de Toulouse a donné raison à douze facteurs du Tarn, qui réclamaient une prime de cinq euros par semaine pour financer le nettoyage de leurs tenues. Jusqu'ici, ce nettoyage était entièrement à leur charge. Selon les syndicats, la décision doit bénéficier à tous les postiers de France, avec un rattrapage des cinq dernières années. Coût pour La Poste : 115 millions d'euros pour les arriérés, puis 23 millions d'euros par an. La cour d'appel a rejeté l'autre réclamation des facteurs du Tarn, la prise en compte du temps d'habillage et de déshabillage dans la rémunération.

Heureusement pour l'EN que l'on n'officie plus en blouse grise... Restent toutefois les profs de svt et de physique/chimie et leurs blouses blanches.

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

"whaou ! Je ne suis pas prof de maths, mais je n'aimerais pas l'être non plus dans ces conditions.
Dites-moi dugong si je dois vraiment insister sur la division en CM1, voire en CM2 l'année prochaine ? Vu l'usage qui en sera fait... mieux vaut sans doute comme disait je ne sais plus quel "chercheur" se contenter de la calculatrice...
Cependant, quand je les vois affairés à aligner leurs chiffres, à faire bien gaffe que les restes partiels soient inférieurs au diviseur, à vérifier leur quotient à l'aide de la formule, et, le sourire aux lèvres, m'annoncer qu'ils ont "réussi", je persiste tout de même à penser que ça vaut le coup."

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Bien sûr, que ça vaut le coup ! Le condensé des propos de ce blog vise à ce que tout ça continue, contre vents et marées.

Et, dans un même ordre d'idées, conch.... tous les victoires de l'amusique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Oui, Christophe, car en plus du sourire, on a aussi le regard pétillant et comme une fugitive perplexité traduisant quelque chose comme : j'ai vraiment pu faire ça ?
Le "ça" paraissant infranchissable il y a encore une semaine...

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Dites-moi dugong si je dois vraiment insister sur la division en CM1, voire en CM2 l'année prochaine ? ....
Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Quelques raisons pour apprendre la division à la main. Dont certaines , peut-être les plus importantes, ne sont visibles qu'à très long terme.
Ce qui fait qu'un certain nombre de profs du secondaire ne font même plus le rapport entre ce manque et les difficultés qu'ils ont à enseigner une notion en terminale ( ou plus tard ?.

Citation :

V ) Pourquoi apprendre la division à la main ?

A) La maîtrise de la division est le meilleur entraînement de la maîtrise des trois autres opérations et du calcul mental.

B) La division sans poser les soustractions, technique spécifiquement française, est un des meilleurs exercices de base du calcul mental et d’entretien de la connaissance des tables d’opérations.

C) La connaissance de propriétés de la division telles que «Si l’on divise -ou multiplie- le dividende et le diviseur par un même nombre, le quotient ne change pas et le reste est divisé - ou multiplié- par ce nombre » est une introduction indispensable

- à la compréhension de la notion de fraction et en particulier de leur simplification

- à la compréhension rationnelle de l'algorithme de la division de deux nombres décimaux puisque l’on va, par exemple, pour diviser 2,732 par 0,17, remplacer, en multipliant dividende et diviseur par 100, cette division par celle de 273,2 par 17, qui aura le même quotient mais dont le reste sera multiplié par 100.

D) La connaissance de l’algorithme de la division est la seule manière de faire la différence entre nombres décimaux, rationnels et irrationnels (ce qu’interdit la calculette, aussi sophistiquée soit-elle) puisque la seule manière de savoir si une fraction représente un nombre rationnel est de vérifier que non seulement on obtient au quotient une répétition à l’identique d’une série de chiffres successifs, mais que la suite des restes se répète également ce qui se vérifie immédiatement sur une division posée.

E) La notion d’approximation d’un nombre rationnel par la suite des quotients décimaux est le premier contact, dès le CM, avec les notions mathématiques extrêmement profondes de limite et de limite d’une suite.
La suite 0,7 ; 0,71 ; 0,714 ; 0,7142 …. a pour limite 5/7 car ses éléments sont la suite des quotients décimaux dans la « division poussée » de 5 par 7.

F) Si l’on se place du point de vue de l’informatique théorique - c'est-à-dire pas du point de vue du B2i – l’algorithme de la division humaine est un premier exemple d’un algorithme non trivial.

G) L’apprentissage de l’algorithme de la division sur les nombres entiers – comme tout d’abord celui de l’addition et de la multiplication - est une excellente préparation à celui de l’apprentissage de ce même algorithme sur la division des polynômes
Car
- de la même manière que le quotient de 123 par 11 est 11 et le reste 2,
- le quotient de 1X² + 2X + 3 par 1X + 1 est 1X + 1 et le reste 2.

in " Pourquoi apprendre à faire les opérations à la main ?"

http://michel.delord.free.fr/lille-29092006.pdf

md

Ecrit par : Michel Delord | 06 mars 2010

"Restent toutefois les profs de svt et de physique/chimie et leurs blouses blanches."

Je n'en mets qu'à l'occasion. *

Donc pas de prime de blouse mais j'ai le blues de la prime de panier...


* ceci n'est pas un aveu d'abus de position dominante sur le personnel de laboratoire...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Encore une histoire de bébé, d'université et de classement salement pipé...
http://www.causeur.fr/plutot-strasbourg-que-shanghai,5909

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Dofus, c'est un jeu de rôles à la con…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010


Oy, miséricorde (avec l'assent)!
Je suis allée voir sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dofus
Et je suis atterrée.
Il n'y a qu'une chose qui m'ait plu là-dedans, c'est "béta-test". Oui, bêta, c'est exactement le mot.
Ah... Fuir dans un désert le reste des humains, que ne suis-je assise à l'ombre des forêts, l'azur l'azur l'azur, etc.

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Mais bien sûr, MD, les implications ultérieures de cet apprentissage sont nombreuses et largement facilitées par la réflexion que les enfants peuvent avoir sur le fonctionnement des nombres entre eux dans une division quand on joue sur l'un ou l'autre des éléments qui la composent. Et à 9 ans, ils y prennent goût.
Je déplore que les programmes continuent dans certains cas à tronquer la réflexion des enfants en s'arrêtant en numération nombres décimaux partie décimale : centièmes.
Dès l'instant où l'enfant a compris le principe, expliquez-moi en quoi aller jusqu'aux millièmes leur serait inaccessible. D'autant que dans la partie entière, on pousse jusqu'aux milliards... Les incohérences persistent.
Ce qui nous interdit une division portant sur une monnaie qui ne s'arrête pas aux cents...

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Dictature des "deux chiffres après la virgule"...

Horizon indépassable pour la masse ?

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Merci, Michel... Vous êtes génial !!!:-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Dictature des "deux chiffres après la virgule"...
Horizon indépassable pour la masse ?
Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Vision européocentriste dont il va encore falloir s'excuser dans quelques années... :-)

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

"Vous ( le GRIP) avez assommé le ministre sous des discours filandreux, et laissé à d'autres l'opportunité de récrire les programmes du Primaire."
Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

C'est doublement inexact. Au cours des deux réunions auxquelles j'ai assisté, les interventions des membres du GRIP ont été brèves et parfaitement claires, précédées d'envois de documents sérieusement préparés ( Terminologie grammatical et programmes de grammaire du primaire), note sur la maternelle.
Nous sommes d'ailleurs les seuls à avoir au cours de ces réunions abordé la question des programmes et à avoir publié - ici même d'ailleurs pour ce qui concerne la grammaire sous les signatures de Rachel Boutonnet et Julien Lachièze - des notes critiques elles aussi très claires et concises sur l'ébauche des nouveaux programmes qui nous avait été remise.
À aucun moment, il ne nous a été proposé de participer à quelque commission que ce soit.
Si d'autres ont pu peut-être pesé sur la rédaction des nouveaux programmes, alors qu'ils le disent. Au moins saurons-nous alors à qui nous devons ces programmes ratés, et même lamentables en ce qui concerne la maternelle puisque l'apprentissage idéovisuel de la lecture y subsiste.

Guy Morel, secrétaire du GRIP

Ecrit par : guy morel | 06 mars 2010

Que voilà encore une analyse qu'elle est bonne :
http://www.jeanfrancoiskahn.com/Pourquoi-cette-peur-d-une-nouvelle-crise-financiere_a70.html

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

( Terminologie grammatical et programmes de grammaire du primaire)
Si d'autres ont pu peut-être pesé sur la rédaction
guy morel

Quelque chose sur l'orthographe, aussi ? :-)

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

* Si d'autres ont pu peut-être pesé
Aie ! J'ai rajouté "pu" et pas relu la suite. "Si d'autres ont pu peut-être pesER".
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 06 mars 2010

Mais que font les chiennes de garde ?

http://fr.news.yahoo.com/63/20100306/tfr-viole-car-lesbienne-019dcf9.html

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Décidément, on en apprend tous les jours !
Cette mode a-t-elle déjà atteint les lycéennes stringuées ?

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Et je suis atterrée.
Il n'y a qu'une chose qui m'ait plu là-dedans, c'est "béta-test". Oui, bêta, c'est exactement le mot.
Ah... Fuir dans un désert le reste des humains, que ne suis-je assise à l'ombre des forêts, l'azur l'azur l'azur, etc.

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Vous seriez encore plus atterrée si vous saviez à quel point ils sont accros à cette bêtise, au point d'y passer, certains, des nuits entières.

L'année dernière dans l'un des collèges où j'officiais, on leur ouvrait le CDI entre 12 heures et 14 heures pour aller y jouer, expérience à laquelle il a été heureusement mis un terme au bout d'un trimestre.

Figurez-vous que certains "équipements" sont payants et qu'un élève de 5ème s'était servi de la carte bleue de sa mère.

Résultat ; un découvert de 1500 euros sur son compte en banque.

C'est la société Dofus France qui l'a avertie ; l'élève était allé directement se fournir en Angleterre en boucliers virtuels et en pouvoirs magiques !

Ecrit par : Robin | 06 mars 2010

Quelqu'un pourrait-il remettre le lien du blog où il est question de la réforme de l'orthographe et du livre de F. de Closet. Je les ai lus (le message et l'article), mais je n'arrive pas à les retrouver. Merci ! Il y a un article hilarant sur le dernier livre de B.H.L. Il est aussi question sur ce blog de la polémique entre BHL, Pierre Vidal-Naquet et Cornélius Castoriadis à propos du "Testament de Dieu".

Ecrit par : Robin | 06 mars 2010

Voilà ce que c'est que de les nourrir à la littérature médiévale. Encore un contenu à évacuer. Olé !

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Restons toujours dans la séduction, et ses excès et ses conséquences, hé hé - l'article est en espagnol: "Les hommes infidèles sont moins intelligents que les monogames".

http://www.clarin.com/diario/2010/03/04/um/m-02152234.htm

Ecrit par : Pendariès | 06 mars 2010

"Les hommes infidèles sont moins intelligents que les monogames".
Ca on le savait déjà hombre !...

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Mais je pense avoir le droit d'utiliser le mot séduction dans un contexte qui s'y prête tout particulièrement.

Ecrit par : nicolas

Vous pouvez dire "racolage".

Ecrit par : Moot | 06 mars 2010

Je pourrais, en effet, Moot. Mais ce mot n'a pas la noblesse de la séduction et ne recouvre pas tout à fait les mêmes réalités. Encore que... (ça c'est pour faire bisquer JP :-))

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Je pourrais, en effet, Moot. Mais ce mot n'a pas la noblesse de la séduction et ne recouvre pas tout à fait les mêmes réalités. Encore que... (ça c'est pour faire bisquer JP :-))
Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Ilote ! Et pourquoi pas tapin, pendant que vous y êtes ? Moi qui ne vais même jamais jusqu'au mot drague…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

GROSS insulte, ilote ! Moi toujours très correcte, moi pas comprendre ce déchaînement de N; béotienne passe encore, mais ilote !!!!!! De qui/quoi serais-je l'esclave qui pourrait justifier une telle grossièreté, très cher ?

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

ilote : 5 synonymes.
Synonymes bête, esclave, ivrogne, paria, serf.


Tiens, ivrogne, aussi.... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 06 mars 2010

@MDelord

Pour en revenir à la question de séduction et des "contenus" :

Comme disait je ne sais plus quel humoriste du début du
siècle : "Tout est dans tout... et réciproquement."

Quoi que l'on fasse, on retombe toujours sur la question du "collège unique".

Si JPB peut faire passer des contenus, c'est parce que (je le dis sans acrimonie) il a en face de lui une majorité de bons élèves (les cinq ou six que j'ai en face de moi au collège, qui ont le niveau requis, qui écoutent, qui participent et qui travaillent).

Si je peux moi-même faire passer des contenus en ZEP, c'est parce que je travaille désormais en binôme avec un jeune collègue et que nous avons fait des groupes de niveau...

Le problème devient épineux (sans jeu de mot) à partir de la 5ème-6ème quand ils sortent de la "période de latence". La question des contenus est absolument fondamentale et le travail que vous faites dans le domaine des programmes a vraiment du sens, mais on retombe toujours sur la question de la motivation.

Je suis en fin de carrière et j'avoue humblement que je ne sais pas comment "motiver" certains élèves (de plus en plus nombreux, hélas !

On a tiré des conséquences désastreuses de cette situation : baisser les exigences, vider les programmes de leur contenus, privilégier le soutien et la "pédagogie" différenciée" au sein d'un groupe hétérogène... alors qu'il aurait fallu maintenir les exigences et rompre avec la logique du collège unique.

Ecrit par : Robin | 06 mars 2010

Mais Robin, j'ai travaillé 12 ans en ZEP !
Et je crois que je faisais passer des contenus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

"[...] mais qui supposait une certaine souplesse dans l'expression, de la ruse, du contournement, et quelques compromissions.
[...]
Je ne peux que reprendre la formule cent fois cité de Deng Xiaoping : "Qu'importe qu'un chat soit blanc ou noir, pourvu qu'il attrape des souris." Mais il y en a qui se soucient encore de la couleur du chat — alors forcément, ils gueulent quand viennent les chiens."

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010


JPB, vous avez lu Sun Tzu?!
"L'Art de la guerre" est en tout cas à lire et à relire avant toute négociation... Indispensable! Les Chinois en font encore leur livre de chevet...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 mars 2010

Je crois qu'on fait passer plus de contenus si on est "omniscient" ET charismatique que si on est seulement omniscient, et quel que soit le contexte...
Maintenant, en ZEP, il faut être vraiment TRES charismatique pour faire passer quoi que ce soit...

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Ceci-dit, "l'omniscience" peut donner du charisme, (on dit bien que quelqu'un "fait autorité" dans un domaine.)
Mais ce n'est pas systématique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Mais Robin, j'ai travaillé 12 ans en ZEP !
Et je crois que je faisais passer des contenus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

Oui, mais vous, vous êtes le meilleur d'entre nous ! ;-))

Ecrit par : Robin | 06 mars 2010

Et si, pour mettre tout le monde d'accord, on convenait que chacun enseigne avec un style forgé à tâtons selon ses dispositions, la séduction de son public en étant un aspect plus ou moins prégnant selon le prof et le public auquel il s'adresse.
Cela convenu, on constate que cela n'ajoute, ni n'enlève rien à la question des contenus, qui est parallèle.
Autant on peut convenir que les IUFM forment plutôt bien au style (coucou Christophe), autant, pour ce que j'ai pu en constater, les contenus y sont quasiment absents. De manière revendiquée, d'ailleurs, comme l'attestait le "référentiel de compétences" des PE de mon époque, où il était bien spécifié que les contenus étaient le support et les savoir-faire et savoir-être les objectifs.
C'est parce que cette note porte sur le style qu'elle est si discutée, tant chacun ici est sensible à l'invasion de cette problématique au détriment des contenus, ce qui n'était pas, bien sûr, le propos de JPB.

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

"Je ne peux que reprendre la formule cent fois cité de Deng Xiaoping : "Qu'importe qu'un chat soit blanc ou noir, pourvu qu'il attrape des souris." Mais il y en a qui se soucient encore de la couleur du chat — alors forcément, ils gueulent quand viennent les chiens."

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010 "

Non, non la véritable formule est "Qu'importe qu'un chat soit chat pourvu qu'il attrape des souris"
Mais pas forcément n'importe comment! Attention au vase Ming...

Ecrit par : Lao zi | 06 mars 2010

Voir par exemple les enfants gymnastes chinois...

Ecrit par : Là-haut dieu | 06 mars 2010

On devrait faire un recueil de proverbes chinois à la con.
Je propose un exemple "Le dragon engendre le dragon".
Tiens, et le polocier chinois qui se répadait sur le blog quand on avait parlé du Tibet pourr

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

On devrait faire un recueil de proverbes chinois à la con.
Je propose un exemple "Le dragon engendre le dragon".
Tiens, et le polocier chinois qui se répadait sur le blog quand on avait parlé du Tibet pourr

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

On devrait faire un recueil de proverbes chinois à la con.
Je propose un exemple "Le dragon engendre le dragon".
Tiens, et le polocier chinois qui se répadait sur le blog quand on avait parlé du Tibet pourr

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

Lariba fait comme les Chinois : plusieurs exemplaires pour le même prix…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010

Charisme ou non , séduction ou pas lorsqu'on est embarqué dans une suite de mauvaises réformes depuis des années le résultat est le même : on travaille à la massification et à la décadence . De toute façon l'enseignant n'a pas vocation à être un gourou et s'il veut jouer de son charme ou de son charisme il aurait aujourd'hui plus intérêt à effectivement entrer dans le monde artistique ou il obtiendrait beaucoup plus de gratification . Le problème ,à cette heure , c'est quid de la lutte contre le réforme "Chatel " ? Espérons que les collègues de la région parisienne reprennent le combat et allument l'incendie dans la plaine

Ecrit par : defer | 06 mars 2010

""Dofus, c'est un jeu de rôles à la con…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 mars 2010
Joli pléonasme, Jean-Paul !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010 "

En même temps vous venez tous faire une sorte de jeu de role sur ce blog, chacun tenant son rôle et son identité virtuelle.

Ecrit par : Doffus | 06 mars 2010

Désolé, Windaube a envoyé avant que mes synapses se connectent !
"Deviens maître de Windows si tu ne veux pas que Windows devienne ton maître !" (proverbe chinois, XXIe siècle, dynastie Kom Hun Iss).

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010

Je me rends compte trop tard que j'ai assimilé contenus et connaissances, excluant des contenus les savoir-faire.
Si j'ai commis ce lapsus, c'est justement parce que pendant ma formation, j'étais en butte à l'opposition artificielle des savoir-faire et des connaissances, comme si des savoir-faire pouvaient être acquis à vide (bien obligé : compte-tenu de la faible maîtrise des connaissances par beaucoup de mes jeunes collègues, que seraient-ils censés être capables d'enseigner, s'il était admis qu'elles sont indissociables des savoir-faire).

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

Brighelli, révisionniste ! Droitier ! Liou Chao-chi !

Ecrit par : P. Lariba | 06 mars 2010

"L'Art de la guerre" est en tout cas à lire et à relire avant toute négociation... Indispensable! Les Chinois en font encore leur livre de chevet...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 mars 2010

Lu et approuvé.
En ce moment, c'est Confucius qui retient ma lecture. Apparente simplicité: chacun des enseignements du Maître soulève plusieurs questionnements tournés vers soi.

Ecrit par : Pendariès | 06 mars 2010

""Deviens maître de Windows si tu ne veux pas que Windows devienne ton maître !" (proverbe chinois, XXIe siècle, dynastie Kom Hun Iss).

Ecrit par : Pierre Lariba | 06 mars 2010 "

Lao zi a dit: suis la voie du pingouin:


http://fr.wikipedia.org/wiki/Red_Flag_Linux

Ecrit par : Lao zi | 06 mars 2010

Le problème ,à cette heure , c'est quid de la lutte contre le réforme "Chatel " ? Espérons que les collègues de la région parisienne reprennent le combat et allument l'incendie dans la plaine

Ecrit par : defer | 06 mars 2010

J'en profite pour reposer ma question : faites-vous grève vendredi ? Pour une fois qu'il y a un mot d'ordre à peu près clair et unitaire ...

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

Quand je leur ai dit qu'elle portait sur la réforme du lycée, mes enfants (CM1 et 6ème) m'ont dit en choeur : "Celle-ci, tu DOIS la faire".

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

Quelqu'un ici connaît Joel de Rosnay et peut m'en dire trois mots ?

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2010

Le problème ,à cette heure , c'est quid de la lutte contre le réforme "Chatel " ? Espérons que les collègues de la région parisienne reprennent le combat et allument l'incendie dans la plaine

Ecrit par : defer | 06 mars 2010

J'en profite pour reposer ma question : faites-vous grève vendredi ? Pour une fois qu'il y a un mot d'ordre à peu près clair et unitaire ...

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010



Oui, assurément. Il est grand temps que le mouvement de protestation contre ces maudites réformes prenne forme et s'amplifie.

Ecrit par : Aurore | 06 mars 2010

Cher Christophe, vous savez il n'y a pas que Dugong et Pierre Lariba qui sont dingues (à fouiner dans le net des trucs terribles), j'en fais partie, mais à ma façon; allez K-Do (même elle, des collègues ont dû l'enseigner): http://www.dailymotion.com/video/xa17ji_vaness-mister-k-rim-le-tube-de-l-ét_music

Ecrit par : Pendariès | 06 mars 2010

Que voilà encore une analyse qu'elle est bonne :
http://www.jeanfrancoiskahn.com/Pourquoi-cette-peur-d-une-nouvelle-crise-financiere_a70.html

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010

Cette analyse est intéressante parce que pour une fois, elle explique le problème de l'abondance de liquidité, à la source de la formation des bulles. Cette analyse est néanmoins limitée puisque :
- elle ne donne pas l'origine de cette liquidité abondante (à savoir les banques centrales et les déficits budgétaires)
- elle oublie de dire que les liquidités sont abondantes depuis la fin des années 90 et qu'elles sont la cause de la crise de 2008 qui a amené à "sauver les banques".
- elle oublie de dire que les banques ont été en danger à cause de la règlementation Bale II imposant un niveau de fonds propres minimum et des normes IFRS imposant la comptabilisation des actifs à leur valeur de marché (ce qui amplifie la crise et la panique)
- elle confond la croissance en Europe et aux USA avec la croissance dans les pays émergents
- elle manipule des concepts financiers sans les comprendre (notamment les PER, les bénéfices sur le cours de bourse)

Bref, ça reste globalement une analyse de bas étage écrite par quelqu'un qui comprend bien l'intérêt de jouer les Cassandre et de dire éventuellement dans un an ou deux : "je l'avais prévu".

Ecrit par : Joe | 06 mars 2010

Grève Vendredi 12 mars ?
Je ne sais pas encore même si mon syndicat, le SNALC, appelle à la suivre.
Le gouvernement pourra, comme c'est un vendredi, applliquer l'arrêt Omont qui revient alors à retirer trois jours de salaire aux grèvistes. Ce genre de détail vulgaire peut être dissuasif.

Ecrit par : P. Lariba | 06 mars 2010

"Brighelli, révisionniste ! Droitier ! Liou Chao-chi !" P. Lariba

Alors ça y est, c'est la guerre comme avant ?

Ça va saigner !

PS : mon proverbe chinois du jour, pas du tout dans la ligne Sun Tzu : "Si une montagne se dresse devant toi, rase la"

ou cet autre, à vocation informatique et à portée quasi mystique : "Le nettoyage des souris précède le chat * qui réussit"

* se prononce "chatte"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Quand je disais "à portée quasi mystique", je voulais dire qu'on y renverse la causalité (faculté de causer à l'autre).

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Quand le fourbe tente de te manipuler, fais face avec sérénité :

http://q.liberation.fr/photo/id/126535/r/03/02/w/459/m/1267884548

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Cher Francis,

Vous avez eu la chance de vivre la période faste en France des 30 glorieuses, à savoir cette période de forte croissance (c'est relatif mais c'est vrai qu'on ne voit plus des taux pareils depuis belle lurette).

Ecrit par : Joe | 05 mars 2010
---
Cher Joe,

Je ne cite qu'une phrase de votre message qui mérite une réponse de ma part. Je le découvre à l'instant et n'ai pas le temsps de le lire en entier. Je ferai cela plus tard. A bientôt. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

Grève Vendredi 12 mars ?
Je ne sais pas encore même si mon syndicat, le SNALC, appelle à la suivre.

Le SNALC-CSEN fait bien parti de l'intersyndicale du 17/02 qui appelle à cette grève nationale, avec SNCL-FAEN, SUD, FO, SNEP-FSU, GGT, et SNES-FSU.

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

partie

Ecrit par : Perceval | 06 mars 2010

Bonne retraite à vous, Michel !

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Merci . Chic, je vais avoir le temps de causer sur la toile.

MD

Ecrit par : Michel Delord | 06 mars 2010

Hier, le Yucatan. Demain, la France.

Fonctionnaires, tremblez ! La fin est proche !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20100305.OBS8889/lsreactions00e5.html?l=1

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Ceci dit, une cohorte de seulement 40 personnes comme l'évoque l'articulet de l'hebdo télé de gauche, ce n'est pas très sérieux.

S'il n'y avait que ça ...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

L'Express a pondu un copier-coller assez semblable mais où la "cohorte" est devenue "panel" et de 40, ils sont passés à 41.

Ali Baba chez les dinos ?

Le méchant astéroïde se serait écrasé sur Chicxulub dans la province actuelle du Yucatan au Mexique.

Reste à savoir pourquoi tant de dinos s'étaient regroupés dans ce club de vacances.

Que de mystère encore à lever !

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/decouverte/on-sait-enfin-de-quoi-sont-morts-les-dinosaures_853369.html

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Grève Vendredi 12 mars ?

Le gouvernement pourra, comme c'est un vendredi, applliquer l'arrêt Omont qui revient alors à retirer trois jours de salaire aux grèvistes. Ce genre de détail vulgaire peut être dissuasif.

Ecrit par : P. Lariba | 06 mars 2010

Pour pouvoir appliquer l'arrêt Omont, il faudrait que la grève se poursuive le lundi suivant.

Ecrit par : Romuald | 06 mars 2010

http://fr.news.yahoo.com/55/20100306/tod-grande-bretagne-9-ans-des-jumeaux-de-17baed7.html

Comme chacun pourra le constater, nul TBI à l'horizon pour ces deux génies.

Ecrit par : nicolas, ilote | 06 mars 2010

Pour pouvoir appliquer l'arrêt Omont, il faudrait que la grève se poursuive le lundi suivant.

Ecrit par : Romuald | 06 mars 2010

Exact.
Et je serai en grève ce jour-là, parce que trop c'est trop.

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Non, non la véritable formule est "Qu'importe qu'un chat soit chat pourvu qu'il attrape des souris"
Mais pas forcément n'importe comment! Attention au vase Ming...

Ecrit par : Lao zi | 06 mars 2010

Ça me dépasse !

"Si on te dépasse sur la gauche, tu dois rester sur la droite."

(Lia Chou Chi, camp de rééduction N° 15, province du Hsin-Chuang, connaissance du système capitalisme communiste : "en cours d'acquisition")

Ecrit par : Robin | 06 mars 2010

"connaissance du système capitalisme communiste : "en cours d'acquisition"' Robin

Voilà un pays exemplaire qui n'hésite pas à créer des cycles de plusieurs années en vue de remédier aux difficultés de compréhension des masses.

"Lutte, échec, nouvelle lutte, nouvel échec, nouvelle lutte encore, et cela jusqu'à l'acceptation de l'échec - telle est la logique du peuple"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

"Le nettoyage des souris précède le chat * qui réussit"

* se prononce "chatte""

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Et en inversant "souris" et "chat" (qui se prononce: "chatte"), en prenant "souris" dans l'acception XVIè, (sourire), et en considérant ce dernier comme "vertical", et non "horizontal" ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

"En même temps vous venez tous faire une sorte de jeu de role sur ce blog, chacun tenant son rôle et son identité virtuelle."

Ecrit par : Doffus | 06 mars 2010

Identité virtuelle ? Françoise, Jean-Paul, ou Guy, ou quelques autres, (dont votre serviteur), non.
Par contre, vous, il me semble que oui !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

"Et en inversant "souris" et "chat" (qui se prononce: "chatte"), en prenant "souris" dans l'acception XVIè, (sourire), et en considérant ce dernier comme "vertical", et non "horizontal" ???"

C'est très alambiqué !

On pourrait mieux dire : "Le nettoyage des souris préparent efficacement les chats * qui s'ouvrent"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

prépare...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Critique du livre Testament de DIEU de BHL:


http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49

Ecrit par : Lien critique BHL pour ROBIN | 06 mars 2010

Quelques petits livres à (re)lire sur ce site dont on pourra faire son miel. En particulier,

http://www.ecologielibidinale.org/fr/biblio/petit_livre_rouge_ecoliers_lyceens.pdf

Ce livre rouge est une mine.

On y trouve, notamment, cette forte affirmation :

"Il y en a qui prétendent qu'on ne peut rien changer dans l'école avant d'avoir changé la société. Ils ont raison.
D'autres affirment qu'on ne peut rien changer dans la société
avant d'avoir changé l'école. Ils ont raison, eux aussi."

PS : avertissement lu sur le site de téléchargement du site "écologie libidinale" : de nombreuses éléments "sont de grande taille et réclament un haut débit".

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Si je donnais l'adresse de cette page de téléchargement, tout irait mieux :

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-plan-fr.htm

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Si je donnais l'adresse de cette page de téléchargement, tout irait mieux :

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-plan-fr.htm

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Ben oui, ce sont des Wilhelmreichiens, quoi ... Vous n'avez pas connu ça, "La fonction de l'orgasme" et tout le tremblement (c'est le cas de le dire...) parce que vous êtes trop jeunes ;-)))

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

"Ben oui, ce sont des Wilhelmreichiens, quoi ..."

Ben oui et, aujourd'hui, ils font des circulaires derrière leur burlingues au Moloch.

C'est vrai qu'on était un poil (si j'ose dire) trop jeunes...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Remarquable texte de Castoriadis à propos de Testament de Dieu de BHL.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 mars 2010

Ben oui, ce sont des Wilhelmreichiens, quoi ..."

Ben oui et, aujourd'hui, ils font des circulaires derrière leur burlingues au Moloch.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

Dugong, s’ils étaient vraiment reichiens derrière leurs burlingues, comme vous dites, ne pensez-vous pas que le ministère serait, euuuh, comment dire cela correctement, plus festif, plus gai, plus… animé, à tous les sens de ces mots et à tous les sens de « sens », bref, plus authentiquement bordélique ?
P.-S.
Aaaah, (soupir ), « Mersonne ne m’aime, romance policiière »… Ou comment on assassina Brigitte de Savoir. Toute une époque épique !

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Christophe, je ne sais pourquoi, dans un moment d'aberration, je me suis dit que j'allais jeter un oeil (et hélas une oreille) sur "Les Victoires de la musique", pour tenir la cadence en khorrigeant mes khopies. Mais quelle abomination ! J'ai vu et entendu, entre autres plates horreurs, un nommé Benjamin Biolay... Au secours ! C'est effarant. Vous êtes sûrs que nos élèves écoutent ça, ou y a-t-il encore pire sur le marché ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Cependant, quand je les vois affairés à aligner leurs chiffres, à faire bien gaffe que les restes partiels soient inférieurs au diviseur, à vérifier leur quotient à l'aide de la formule, et, le sourire aux lèvres, m'annoncer qu'ils ont "réussi", je persiste tout de même à penser que ça vaut le coup.

Ecrit par : nicolas | 06 mars 2010
---
Mais bien sûr que oui !
Je suis étonné de ce que Dugong dit sur votre message, Nicolas. Cela ressemble à un sarcasme.
S'il est professeur de mathématiques ou de sciences physiques ou de SVT, je veux bien être pendu.
J'ai appris la division en CE1 où j'ai été de l'âge de sept ans à l'âge de huit ans, et l'extraction d'une racine carrée en CM2 ou dans l'année suivante (dite "du certificat" [d'études primaires]), car je n'avais pas l'âge requis pour passer l'examen d'entrée en sixième à la fin du CM2. (J'étais entré au CP à cinq ans au lieu de six.)
Je peux vous dire - "vous", c'est tout le monde ici - que cela m'a été très utile par la suite. Les calculatrices ne sont apparues qu'en 1974, et j'avais trente-quatre ans. Jusque-là je n'avais fait mes calculs précis qu'avec une table de logarithmes, et les calculs moins précis avec la règle à calculer, y compris aux épreuves écrites du CAPES de sciences physiques.
J'ai appris à me servir de la calculatrice électronique en un après-midi.
Mes élèves de lycée, après 1975, avaient tous des calculatrices électroniques malgré leur prix élevé à cette époque. Ils cafouillaient avec leur beau joujou. C'est là qu'on voit qu'il n'y a pas davantage de voie royale pour le calcul numérique que pour la géométrie.
Pour le français, c'est pareil : l'ordinateur muni du correcteur orthographique et grammatical ne peut pas transformer un illettré en homme cultivé.
Il n'y a pas de raccourci. En tout domaine il faut en passer par l'effort et la progressivité.
Il est nécessaire de savoir calculer avec son seul cerveau même si l'on apprécie, ensuite, d'avoir l'aide d'un ordinateur ou d'une calculatrice dont on sait se servir et dont on est le maître et non le sujet, pour ne pas dire l'esclave.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

Christophe, je ne sais pourquoi, dans un moment d'aberration, je me suis dit que j'allais jeter un oeil (et hélas une oreille) sur "Les Victoires de la musique", pour tenir la cadence en khorrigeant mes khopies. Mais quelle abomination ! J'ai vu et entendu, entre autres plates horreurs, un nommé Benjamin Biolay... Au secours ! C'est effarant. Vous êtes sûrs que nos élèves écoutent ça, ou y a-t-il encore pire sur le marché ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mars 2010

Je viens de "m'accrocher" avec une copine; je lui ai dit que je n'avais pas le courage de me taper cette abomination, même pour en faire une "chronique" un peu acerbe... Et, elle, elle m'a dit qu'elle allait la regarder par plaisir...
Benjamin Biolay est l'archétype du jeune chanteur français; pas de musique, pas de texte, pas de voix, pas d'arrangement, antipathique, se prenant à la fois pour Gainsbourg et Brel réunis; un digne émule de Jean-Louis Murat.
Mais je crains qu'il ne faille préparer nos oreilles à encore pire, si ce n'est déjà fait, (je renonce à me tenir au "parfum" pour l'instant... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Mais nos élèves n'écoutent pas "ça"... Plutôt "Revolver", je crois.
Au moins, on ne comprend pas l'absence de texte !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

Plus les gens lisent, moins ils lisent.

Ecrit par : Cornelius Castoriadis | 06 mars 2010

"Benjamin Biolay est l'archétype du jeune chanteur français; pas de musique, pas de texte, pas de voix, pas d'arrangement, antipathique" (Christophe Sibille)
Tout ça ? Et moi qui ne connaissais même pas son nom !!! ;o)))
Si je comprends bien, j'ai raison de m'en tenir à l'intégrale de Brassens.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 mars 2010

Cher F.Penin,
Vos remarques sur S.Royal et N.Sarkozy sont d'une lucidité confondante.
Et je me suis reconnu totalement dans vos états d'âme d'électeur.
Que devra-t-on faire en 2012 ?

Ecrit par : Garafignoux | 05 mars 2010
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Cher Garafignoux,
Si vous êtes sincère dans vos compliments, je les accepte avec gratitude. (Quand des compliments sont appuyés à ce point, je soupçonne toujours le sarcasme. Dans le cas présent, j'avoue mon incapacité - j'allais employer un autre mot, mais j'aurais soulevé des plaisanteries douteuses - à trancher entre le compliment réel et le sarcasme.)
Quoi qu'il en soit, je ne sais que dire sur 2012. Je ne sais pas moi-même pour quel parti je voterai. Je songe fortement au vote nul, peut-être aux deux tours. (Quels que soient les candidats présentés par les partis.)
Aucun homme politique, aucune femme politique ne trouve grâce à mes yeux. Depuis longtemps.
Je veux entendre ce que chaque candidat annoncera comme intentions (sans garantie, hélas, qu'elles soient mises à exécution) dans le domaine économique et social et dans le domaine de l'enseignement public. Ensuite, je prendrai ma décision. Je me refuse à l'abstention. J'estime que quand je vote blanc ou nul, j'exprime quelque chose d'autre que de l'indifférence, ce que l'abstention, en revanche, peut signifier. En 1988, j'ai mis dans mon enveloppe au deuxième tour un bulletin Mitterrand et un bulletin Chirac, avec l'inscription suivante : "Souviens-toi de la Guerre d'Algérie." J'étais furieux de voir avec quel mépris ces deux hommes ont traité les anciens soldats du contingent en Algérie. (J'étais l'un d'eux, bien sûr; j'aurais été mieux en faculté des sciences - à vingt-deux ans - qu'en Algérie. J'ai commencé mes études supérieures à vingt-quatre ans.)
Je ne m'attendais à rien de véritablement "social" de la part de Mitterrand pour qui j'avais voté sans illusions en 1981. En décembre 1981, j'avais compris que j'avais eu raison de ne pas hurler d'enthousiasme le 10 mai précédent.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

Et puis, Debussy, Bartok, et Argerich, (entre autres), sur "Mezzo", c'est quand même autre chose, Françoise !
Sylvie, difficile de ne pas connaître Biolay quand on écoute régulièrement "France Inter". Question variétés, les programmateurs de cette station ont vraiment les oreilles dans le c..
(Etonnant, quand même, quand on sait que le patron a écrit de très belles chansons dans une vie antérieure ! Et j'ai des preuves!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

le charme peut tenir dans une violence sans cesse retenue, contenue, mais sous-jacente, dans l’art d’une phrase innocemment perfide, d’une plaisanterie légèrement mortelle. Le langage est une main qui sait caresser et gifler à la fois — inutile dès lors d'aller jusqu'à la gifle effective."

Ecrit par : Perceval | 05 mars 2010
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Je n'ai jamais giflé un élève, même lorsque, en 1982, un élève âgé de vingt ans répondit à une question sérieuse que je lui avais posée :"Si vous n'étiez pas c.., vous l'auriez trouvé vous-même !"
Mais c'est parce que j'ai cru innocemment qu'il allait être exclu définitivement le jour même par le conseil de discipline.
Mais de conseil de discipline il n'y eut point, et l'élève n'eut aucune punition !
Si j'avais su que les choses se passeraient ainsi, je lui aurais mis une paire de gifles, sans état d'âme, sans remords et sans regret.
J'aurais peut-être été traîné en justice par ses parents...
Bah ! M'aurait-on mis en garde à vue en 1982 ? Aujourd'hui, oui, sans l'ombre d'un doute !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

A ceci près que les sciences concernées par le climategate sont, pour le moment, tout, sauf dures.

Ecrit par : yann | 05 mars 2010
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D'accord avec vous, Yann. Je ne m'explique pas là-dessus, c'est un peu compliqué. La climatologie et la météorologie ne sont pas des sciences fondamentales mais des technologies d'une fiabilité mince. Je n'entends pas par là que ceux qui s'emploient à faire ces travaux sont des plaisantins ou des incapables, mais que leurs modèles mathématiques ne peuvent pas représenter la complexité de la situation qu'ils étudient. (Ils peuvent avoir un niveau élevé de connaissances mathématiques, physiques et chimiques : cela ne change rien à l'affaire.)
Les météorologues sont souvent très modestes.
Les climatologues le sont moins car on ne peut pas facilement pointer du doigt ce qu'ils disent de faux du climat d'un lointain passé ou d'un futur à moyen terme.
Claude Allègre est très sûr de lui, mais si l'on constate dans cinquante ans que ses prédictions actuelles sont fausses, il ne sera plus de ce monde pour qu'on le moque. Si elles sont justes, on lui rendra un hommage posthume

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

Bartok par Gidon Kremer, un documentaire sur Kremer et Argerich... Du pur bonheur.
Vive le câble, à bas le "service public"... ... qui ne rend pas vraiment service au public, ce soir !

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2010

"Cela ressemble à un sarcasme." F. Penin

Nenni.

Il m'arrive d'être sarcastique mais là, j'étais totalement sincère et sans arrières pensées. Nicolas et d'autres ne doivent pas douter une seule seconde qu'enseigner la division posée et cela très tôt est bénéfique pour les élèves.

Michel Delord a exposé magistralement les raisons qui l'imposent et qui réduisent ceux qui radotent sur le Sens vs la technique à de piètres bonimenteurs

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

"Dugong, s’ils étaient vraiment reichiens derrière leurs burlingues, comme vous dites, ne pensez-vous pas que le ministère serait, euuuh, comment dire cela correctement, plus festif, plus gai, plus… animé, à tous les sens de ces mots et à tous les sens de « sens », bref, plus authentiquement bordélique ?"

Certains ont cru l'être. A cette époque, on ne faisait pas toujours le tri entre les fesses qui traînaient de ci de là. Maintenant, ils sont fatigués et aigris et tournent en rond.

D'où les circulaires.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2010

En cas d'absence de service fait pendant plusieurs jours consécutifs, le décompte des retenues à opérer sur le traitement mensuel d'un agent public s'élève à autant de trentièmes qu'il y a de journées comprises du premier jour inclus au dernier jour inclus où cette absence de service fait a été constatée, même si, durant certaines de ces journées, cet agent n'avait, pour quelque cause que ce soit, aucun service à accomplir.

Exemple: un agent se met en grève un vendredi et reprend le travail le lundi après-midi. Le décompte sera le suivant : du vendredi au lundi, il y a 4 jours (samedi et dimanche compris). L'agent se verra retenir 4/30èmes de sa rémunération pour fait de grève.

Ecrit par : duralex | 07 mars 2010

J'ai écarquillé les yeux: je buvais, ce soir, du vin blanc avec une amie, et je vois rentrer dans mon bar à vins - resto favori de Montpellier: Alain Badiou! Le choc! Un anti-démocrate proclamé, philosophe de l'extrême-gauche maoïste, là, tout près, en féminine compagnie (c'est un polygame déclaré)... Terrible: l'une des composantes du mal anti-républicain sous l'aspect d'un vieux mossieur, grand, d'allure gaillarde et charmante. D'après Marianne qui a fait le portrait - passionnant - cette semaine: un dictateur probable et sanguinaire, s'il en avait eu l'occasion. Brrrrr.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Pendariès, inutile de s'émouvoir. Badiou n'a jamais mordu personne (ce que souligne Marianne), et il n'existe qu'à l'état de fossile. quant à sa polygamie, ma foi, il y en a ou il y en a eu d'autres…
Des Reichiens, par exemple, comme dirait Dugong (1)…
JPB
(1) Remarquable jeu de mots ci-dessus sur "fesses", "tourner en rond" et "circulaires". Ce garçon est étonnant. On sent que chez lui le physique est une science.

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Je reviens rapidement sur les (ex-)Reichiens (en tout bien tout honneur). A la réflexion, en regardant le trombinoscope du Cabinet ministériel, on sent bien qu'il ne sont pas très nombreux à cet étage.

Mais, ailleurs, sait-on jamais.

Qui pourrait dire que cette dame chenue, adjointe au chef du service retraites anticipées, dont le chignon gris soigneusement tiré ne laisse pas voir un poil qui dépasse, fut une gouine rouge dissidente à la gestuelle débridée ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

ils ou elles mais plusieurs !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Des reichiennes de garde en état de résurgence ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/06/le-militantisme-decale-des-feministes-de-la-barbe_1315340_3224.html#ens_id=1315134

"L'idée des Barbues est de renverser symboliquement les rôles. "La Barbe, c'est à la fois un jeu de miroir et un jeu de mots, raconte l'une des fondatrices, Alix Béranger, chargée de mission pour Europe Ecologie."

Étonnant mélange de genre : le barbu, organe sexuel féminin, est du genre masculin. Les barbues par leur calme sèment le trouble.

Tout cela est rasoir et donc castrateur.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Je suis étonné de ce que Dugong dit sur votre message, Nicolas. Cela ressemble à un sarcasme. Francis Penin, professeur etc.

Mais non Francis, je ne l'ai pas du tout pris ainsi, même si je suis toujours tentée de lire dugong au 380ème degré, là, il était sincère, c'est évident; la cause est trop grave et les conséquences trop lourdes pour s'engager dans une piètre plaisanterie à ce sujet. Et puis lui, au moins, ne m'a pas traitée d'ilote !

Ecrit par : nicolas, ilote | 07 mars 2010

"a cause est trop grave et les conséquences trop lourdes pour s'engager dans une piètre plaisanterie à ce sujet." nicolas, ilote

Merci de votre confiance (rapport à la division)

Je ne veux surtout pas être un facteur de division et je reste coscient que cela n'est pas facile tout en restant posé.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Olé !

Ecrit par : nicolas, ilote | 07 mars 2010

C'est étonnant, chez Dugong, cet amour des barbues plutôt que des barbies…
Puis-je lui suggérer cette version-là, qui réconcilierait sans doute nos points de vue sur la question ?
http://www.meilleurduchef.com/cgi/mdc/l/fr/recettes/barbue_duglere.html
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Je suis en train de jeter un oeil sur le petit livre rouge qui me dit vaguement quelque chose mais quand je vois que l'un des auteurs se nomme Andersen, qu'il a été rédigé à Copenhague, je me dis que j'ai passé l'âge de lire des contes et je ne sais pas si je vais tenir bien longtemps en écoutant le chant de la petite sirène. En même temps, ils l'ont écrit en 69, année érotique.
Un certain Bolo dont la prose décousue en préambule me donne de l'urticaire, est maître-assistant à l'institut national pour la formation des adultes... Encore et toujours de l'entrisme !

Ecrit par : nicolas, ilote | 07 mars 2010

Où sont passés les Reichiens ? Le jdd enquête :

http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/Actualite/Les-scandales-sexuels-du-Vatican-177082/

"Le Vatican est secoué de toutes parts par les scandales d'abus sexuels perpétrés par des membres de l'Eglise à travers le monde"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Merci pour le lien sur la préparation des barbues. ca commence très fort :

"Habiller la barbue. Lever les filets. Retirer la peau des filets..."

C'est d'un érotisme torride avec de nettes tendances fétichistes.

Incontournable.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Deux infos à rapprocher :

Le maire de Dunkerque proteste contre un projet de terminal méthanier :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/06/01011-20100306FILWWW00566-tromperie-de-total-maire-de-dunkerque.php

Rue 89 nous alarme : "Du méthane s'échappe du fond de l'océan Arctique : un danger ?"

http://www.rue89.com/planete89/2010/03/05/du-methane-s-echappe-du-fond-de-locean-arctique-un-danger-141621

La solution : grâce au know-how de notre industrie de pointe, on construit un entonnoir géant pour capter le précieux gaz et on relie Dunkerque à Fairbanks * par un gazoduc.

Que du bonheur : on sauve la planète, on donne de l'emploi aux gaziers français qui le méritent bien, on permet aux pauvres de ne plus avoir froid l'hiver et de faire exploser à nouveau leur immeuble, on redonne une nouvelle vigueur à l'Empire français grâce à un redéploiement est-ouest après les errements de Tammanrasset.

Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

* Ne pas confondre avec Douglas junior (celui qui avait un pick-up Ford)

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Page 10 du petit livre rouge : "Si le prof refuse de vous écouter, allez voir le proviseur ou bien écrivez à l'inspecteur. C'est votre droit. Vous êtes les premiers à savoir si l'enseignement que vous recevez est mauvais."
"Comment se plaindre d'un professeur ? p.54
Si vous avez des ennuis avec un professeur, la direction prendra presque toujours la défense du professeur." Ah... ils n'ont même pas osé espérer la situation d'aujourd'hui !
Suivent un mode d'emploi des journaleux de faits divers pour dénoncer le professeur, puis pages 70/71 tout le fonctionnement du collègue unique revendiqué avant l'heure. OILA OILA OILA.
Bon, ben maintenant qu'on est allé beaucoup plus loin que ce qui y est préconisé, on fait quoi ?

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

Je ne comprends pas pourquoi l'Elysée ne m'a pas encore contacter pour que je puisse illuminer l'agité.

Pourtant, je ne suis pas exigeant : j'accepte tout à fait de partager le burlingue de Soubie voire de Guéant et je travaille comme eux, sans dossier.

Pas besoin de piller le mobilier national.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

contacté !!!!

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Pendariès, inutile de s'émouvoir. Badiou n'a jamais mordu personne (ce que souligne Marianne), et il n'existe qu'à l'état de fossile. quant à sa polygamie, ma foi, il y en a ou il y en a eu d'autres…
Des Reichiens, par exemple, comme dirait Dugong (1)…
JPB

Bonjour Jean-Paul, je ne jette pas le discrédit sur la polygamie, point n'est mon propos; il était très tôt ce matin (presque 3 heures) quand j'ai écrit mon post. J'avais en tête plutôt ceci: un révolutionnaire, à l'extrême gauche, qui paraissait confit d'urbanité, de compoction, chemise, petit pull, j'identifiai sa belle comme une dame à forte valeur ajoustée en salaire, la révolution devant moi? Comme le facteur: il existe une photo où on le voit faire ses courses dans le XVIième. Des mensonges, donc.


Ce soir-là, au bar à vins, j'eus une discussion avec une amie enseignante elle aussi. A propos de la relation aux élèves et le regard que portent ceux-ci sur leurs enseignants: d'après elle, comme tout se sait (internet, tv, etc. "Casse-toi pauvre con", Mylène Farmer qui se casse la gueule, les videos faites avec des enseignants qui pètent un plomb, etc.), comme un discours est contredit - très souvent - aussitôt par les videos prises par téléphone portable (le "Faites ce que je dis, pas ce que je fais"), la place énorme des journaux people montrant les "stars" (musique, ciné, politique) sous leur jour le moins retouché par leurs spécialistes en communicaton, etc., comment les gens peuvent-ils avoir confiance en qui/quoi que ce soit, et de surcroît des enfants, des pré-ados, des ados?: un parent? ça ment, ça insulte. Un professeur, ça ment, ça casse. Un politique, ça ment, ça en profite. Un flic, ça ment, ça tue. Etc. Tout ceci remonte aux yeux de tous.

Les gens ne croient plus à la vertu de/dans la société, aux vertueux de la politique. Les élèves ne croient plus en l'Ecole: étudier? Je n'aurai quand même pas un boulot. Le prof, on nous dit qu'il n'est là que pour saquer, etc. Ils remettent tout en question. Et nous remettent en question. Et crachent sur l'hypocrisie (tout en étant eux-mêmes des hypocrites, des menteurs, des sagouins). Tant pis si vous-même vous ne l'êtes pas. Vous voici dans le même sac que les autres.

Non?

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Badiou: un bourgeois comme un autre. Voici l'impression que j'eus le concernant. Et cela me consterna. Je lis "Le sang du Pauvre" de Bloy. Là, au moins... La révolte à son absolu est vécue dans la chair, dans la vie.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Badiou est un faiseur de la plus belle eau : si pur, si léger ...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Meat coule pas : "Si pure, si légère", c'est Evian.

Mais par les temps qui courent, entre Badoit, Evian et Vichy, on ne sait plus de quoi Badiou est le nom.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/politique/photo.aspx?cp-documentid=152396476&page=2"Nigel Farage, eurodéputé britannique, a semble-t-il voulu souhaiter personnellemnt la bienvenue à Herman Van Rompuy, l'ancien premier ministre belge fraîchement élu président du Conseil européen: « Vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit employé de banque. Vous venez d'un pays qui est un non-pays. »"

Oui, quand vous lisez ça, vous supposez qu'il n'y a que flinguer en vrai qui est un risque... ou pire: mal vu.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Ca fait longtemps que je le dis, que Dugong a raté sa vocation ! Il serait, de toute évidence, le nouveau Desproges ! Il est absolument étonnant, non ?

(Plus fort, en tous cas, à mon avis, que Daniel Raichvarg, un ancien collègue professeur de bio qui s'était lancé "sur les planches").

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"Page 10 du petit livre rouge : "Si le prof refuse de vous écouter, allez voir le proviseur ou bien écrivez à l'inspecteur. C'est votre droit. Vous êtes les premiers à savoir si l'enseignement que vous recevez est mauvais."
"Comment se plaindre d'un professeur ? p.54"

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

Ca, c'est vraiment le truc qui donne envie de cogner sans sommations.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"Quand des compliments sont appuyés à ce point, je soupçonne toujours le sarcasme" (F.Penin)

Non, non... Pas de sarcasme ni de second degré. C'était sincère.
J'admets que les compliments hors contexte, à l'écrit, donc sans les mimiques indicatrices d'amitié ou d'ironie peuvent être mal perçus.
Je maintiens que vos états d'âme sont les miens. Quant aux autres, ceux de 81 et de 88, nous avons divergé : en 81, je me suis pâmé comme une marquise à qui l'on vient de rendre son mouchoir brodé tombé à terre de manière fortuite, en vue d'une suite plus charnelle derrière les tentures de Versailles !
Ma pâmoison a même duré, tant j'étais sous le charme de ce que je ne connaissais pas : la gauche au pouvoir. En 88, moins de béatitude, mais encore de la fidélité.
C'est le père Jospin et son salopard d'Allègre qui m'ont refroidi. C'est d'ailleurs "grâce" à lui qu'au second tour il a fallu voter pour l'autre grand escogriffe...
Et ici, en L.Roussillon, on se trimbale le Frêche, après s'être coltiné le Blanc !

Donc : que faire ? De toute façon, contrairement à J.P. Brighelli, il ne me serait JAMAIS venu à l'idée de voter Sarkozy pour éviter les dérives pédagogiques de la dinde du Poitou. J'ai donc voté pour la dinde. Ben oui !
Je suis intimement persuadé qu'il y a une telle convergence de vue et d'intérêt entre une gauche libérale et sociale qui met l'élève au centre etc. et une doite ultra libérale qui souscrit à cela pour faire des économies de fonctionnaires (catégorie honnie de la droite, je sais de quoi je parle, je fréquente plus de gens de droite que de gauche), que l'avenir de notre système d'enseignement est celui-ci, celui que l'on nous concocte. Tout retour au bon sens est coûteux, donc impensable.
Amen ! Ite, missa est. Deo gratias.

Ecrit par : Garafignoux | 07 mars 2010

Cher Garafignoux,
Si vous êtes sincère dans vos compliments, je les accepte avec gratitude. (Quand des compliments sont appuyés à ce point, je soupçonne toujours le sarcasme. Dans le cas présent, j'avoue mon incapacité - j'allais employer un autre mot, mais j'aurais soulevé des plaisanteries douteuses - à trancher entre le compliment réel et le sarcasme.)
Quoi qu'il en soit, je ne sais que dire sur 2012. Je ne sais pas moi-même pour quel parti je voterai. Je songe fortement au vote nul, peut-être aux deux tours. (Quels que soient les candidats présentés par les partis.)
Aucun homme politique, aucune femme politique ne trouve grâce à mes yeux. Depuis longtemps.
Je veux entendre ce que chaque candidat annoncera comme intentions (sans garantie, hélas, qu'elles soient mises à exécution) dans le domaine économique et social et dans le domaine de l'enseignement public. Ensuite, je prendrai ma décision. Je me refuse à l'abstention. J'estime que quand je vote blanc ou nul, j'exprime quelque chose d'autre que de l'indifférence, ce que l'abstention, en revanche, peut signifier. En 1988, j'ai mis dans mon enveloppe au deuxième tour un bulletin Mitterrand et un bulletin Chirac, avec l'inscription suivante : "Souviens-toi de la Guerre d'Algérie." J'étais furieux de voir avec quel mépris ces deux hommes ont traité les anciens soldats du contingent en Algérie. (J'étais l'un d'eux, bien sûr; j'aurais été mieux en faculté des sciences - à vingt-deux ans - qu'en Algérie. J'ai commencé mes études supérieures à vingt-quatre ans.)
Je ne m'attendais à rien de véritablement "social" de la part de Mitterrand pour qui j'avais voté sans illusions en 1981. En décembre 1981, j'avais compris que j'avais eu raison de ne pas hurler d'enthousiasme le 10 mai précédent.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 mars 2010

Cher Francis,
Figurez-vous que pour une fois je viens d'être passablement surpris (dans le bon sens du terme...) à la vue des propositions - étonnamment concrètes et précises pour un politique, faut-il le reconnaître - émises par Nicolas Dupont-Aignan en matière d'enseignement public.
Certes, il y a des chances que là encore on nous promette de raser gratis... surtout lorsque l'on n'a aucune chance d'être élu o)!!!
Précisons d'emblée que je suis loin d'être d'accord avec l'ensemble des propositions du bonhomme sur d'autres sujets, et que je n'ai absolument aucun lien avec cette sensibilité politique.
Mais il est manifeste que le bonhomme semble être au courant de la situation, à moins qu'il ne soit alors fort bien conseillé - il y a d'ailleurs sur le site de son parti une contribution récente d'un certain JPB, suivez mon regard...

On peut donc contester telle ou telle mesure, mais l'ensemble a incontestablement de l'allure si l'on compare aux discours creux et autres niaiseries en vogue chez la concurrence. Les voici donc :

Rebâtir l’école du mérite

27 - Réaffirmer l’objectif d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite.

28 - Rétablir l’autorité des enseignants en les rendant à nouveau pleinement maîtres des décisions de redoublement, sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année.

29 - Recruter des personnels non-enseignants pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves.

30 - Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire, ainsi que l’accès au statut d’étudiant à un suivi réel du cursus universitaire.

31 - Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16).

32 - Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc.

33 - Mettre en place un soutien scolaire systématique pour les enfants en difficulté grâce à la création d’équipe de professeurs spécialisés.

34 - Remplacer pour les primo arrivants les enseignements des langues et cultures d’origine par des classes d’apprentissage du français.

35 - Créer dans le cycle secondaire des « classes d’excellence » où seront admis les élèves les plus méritants.

36 - Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème

37 - Revoir les rythmes scolaires pour alléger les emplois du temps quotidiens, quitte à réduire la durée des vacances.

38 - Réformer les IUFM pour recentrer la formation des maîtres sur le contenu des enseignements.

39 - Renforcer le budget des universités par une défiscalisation des soutiens des ménages et des entreprises et par l’acquittement de droits d’entrée modérés et progressifs selon le revenu des parents.

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : mihailovich | 07 mars 2010

31 - Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16).

par Nicolas Dupont-Aignan

Seize heures de français + cinq heures de mathématiques + deux heures de récréation (indispensables, compte tenu de l'âge des enfants) + une heure de "temps incompressible" (habillages, déshabillages, circulation dans les couloirs, remplissage et vidage du cartable, tickets de cantine et autres leçons à copier, crayons à tailler, nez à moucher, mains à laver, pipis urgents et bobos aux genoux) = vingt-quatre heures.

Ne reste donc rien pour l'histoire, la géographie, les sciences, la musique, les arts plastiques et l'EPS !
Ennuyeux, non ?

Ecrit par : catmano | 07 mars 2010

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2010

Je confirme, avec cette scène remontant à 1970, située dans le chicos Bois de la Chaise à Noirmoutier :

...Ce jour-là, ma camionnette arpente le coin huppé de l’île. Oui, notre microcosme abritait aussi bien de prolétariennes étendues bronze-couenne que ce vaste bois de pins, riche en familles col-claudine remplaçant classieusement leur ennui continental par son frère insulaire, ou de sommités show-bizzares exhibant leur anonymat à grands sons de trompe dans la presse locale. J’apporte à une auberge, quelque peu décatie, un complément de commande de nos produits justifié par l’affluence quinze-aoûtienne. Puis je quitte à reculons son étroit parking tapissé d’aiguilles de pin. Pour reprendre mon droit chemin dans l’allée courbe et privée qui la dessert, je veux – sacrilège à venir – glisser le bout du nez de ma ferraille à roues au portail blanc laqué d’une propriété bon chic bon fric. A sa terrasse, sous des parasols bleus, famille-amis-animaux paressent devant des rafraîchissements, je vois même un accordéoniste en gâpette d’apache, c’est fou ce que ma mémoire phosphore encore. J’ai à peine introduit l’amorce d’une aile cabossée dans ce nid d’amour estival qu’un enfant de blanc vêtu et de sept ans, l’âge de la sagesse prétend-t-on, jaillit de la compagnie suivi de ses chiens, fonce à toutes jambes menues, empoigne un vantail, le lance sur moi (ouf, j’ai réussi à enclencher une marche arrière jusque là rétive à toute séduction), et me crie sur fond d’aboiements :
– Fous le camp, sale pédé !
Encore lourd de la timidité adolescente et de ma glaise agricole, où aurais-je trouvé le courage de dire à ce petit merdeux en tenue d’une immaculée conception (et surtout à ses géniteurs qui l’avaient missionné) que moi, pourtant né avec de la paille dans les sabots et du fumier dans la cour de ferme, jamais je n’aurais traité ainsi quelqu’un à son âge – et même après ?

Ecrit par : PMB | 07 mars 2010

Séduire.

Un de mes ex-collègues les plus apprécié par ses élèves était et est toujours : vieux garçon, petit, voûté, vêtu avec une absence totale de recherche (et le même pull du 1er janvier à la Saint-Sylvestre). Pourquoi ? parce qu’il a deux passions : sa matière, et transmettre.

Séduire pour transmettre, donc, oui. Pas pour avoir « la paix », pas pour jeter de la poudre aux yeux, pas pour se faire aimer.

A mes élèves je disais ceci : « je ne vous demande pas de m’aimer ni d’aimer la matière*, juste de travailler pour progresser ».

Quand, en cours d’année ou à la fin je recevais des merci empressés (si, si !) je répondais toujours : attendez dix ans, attendez d’être adultes et de juger avec recul votre scolarité pour savoir si je vous ai vraiment été utiles ou si j’ai seulement joué la comédie, si je n’ai fait que vous jeter de la poudre dorée aux yeux.

* Comprendre : « 1/ inutile de fayoter, 2/ vous ne serez pas « bien vus » du seul fait que vous m’aimeriez ou seriez bons en français »

PS Je n’ai jamais cherché à humilier d’élèves, sauf cas particulier de « je m’la pète » qui humiliaient leurs camarades.

Ecrit par : PMB | 07 mars 2010

"Il serait, de toute évidence, le nouveau Desproges !" CS

Ah non ! Je ne puis assumer une aussi lourde hérédité !

D'ailleurs, j'en profite pour me faire, l'espace d'un instant, agent de prévention : pensez à faire les tests pour le dépistage colorectal * : 16000 personnes en meurent chaque année.

Autant que de suppressions de postes au Moloch.

Étonnant, non ?

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2003/special_medec/articles/sa_6570_cancer_colon_depistage_traitements.htm

* rien à voir avec des petits stages organisés par le rectorat pour faire la promotion du BAFA.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Monsieur Pénin : vous n'avez pas eu trop mal où je pense de voter pour Mitterand tout en sachant que c'est sur son ordre qu'avait été envoyée la troupe en Algérie ?

J'ai toujours été un peu surpris du tour de passe passe qu'avait réussi ce bon François pour faire oublier dans l'ordre, son passé d'extrême droite d'avant guerre (les manifestations pour la non présence de (et je cite) "Métèques dans les Facs"), sa francisque (n° 2022... et il faut voir le nom de ses parrains), son faux attentat de l'Observatoire....

Il était vraiment fort :)

Comment le peuple de GÔche a-t-il pu se faire aveugler à ce point...

(bon j'en conviens, il y a autant de casseroles à Droite...)

Ecrit par : exTC | 07 mars 2010

Une question:

Les stages des futurs collègues vont être d'une année en situation, n'est-ce pas? 18 heures, non? Donc un poste complet.
Est-ce que cela ne va pas rendre encore plus impossibles les mutations inter-académiques et intra-académiques, pour les enseignants titularisés? Ca va bouchonner. Et de 5 ans ou plus dans un établissement compliqué (pas besoin qu'il soit classé ZEP ou zone sensible), le jeune ou le plus âgé professeur va devoir attendre combien d'années de plus pour voir ailleurs?
Est-ce que je me trompe? En tout cas ici, personne n'en a parlé, sauf erreur de ma part. Comment désespérer encore plus les troupes...

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

"Un de mes ex-collègues les plus apprécié par ses élèves était et est toujours : vieux garçon, petit, voûté, vêtu avec une absence totale de recherche (et le même pull du 1er janvier à la Saint-Sylvestre). Pourquoi ? parce qu’il a deux passions : sa matière, et transmettre."

Permettez-moi de trouver cela consternant ! Notre métier est de représentation : il faut être avenant, autant que faire se peut, en tout cas, il me semble que c'est une obligation vestimentaire, si l'on n'est évidemment pas maître de son apparence physique. Pour ma part, voilà 36 ans que je varie les tenues, que j'alterne cravate ou col roulé, complet ou pull-manteau, jean (propre) avec chemise blanche ou costume (sans cravate), etc.
C'est la moindre des choses que je dois à mes élèves, d'autant qu'en Lycée, beaucoup sont des fashion-victims. Je suppose qu'ils prennent mal le laisser-aller de certains professeurs. Il me semble aussi que mon autorité trouve une partie de son origine dans ce à quoi je ressemble.

Ecrit par : Garafignoux | 07 mars 2010

Seize heures de français + cinq heures de mathématiques + deux heures de récréation (indispensables, compte tenu de l'âge des enfants) + une heure de "temps incompressible" (habillages, déshabillages, circulation dans les couloirs, remplissage et vidage du cartable, tickets de cantine et autres leçons à copier, crayons à tailler, nez à moucher, mains à laver, pipis urgents et bobos aux genoux) = vingt-quatre heures.

Ne reste donc rien pour l'histoire, la géographie, les sciences, la musique, les arts plastiques et l'EPS !
Ennuyeux, non ?
Ecrit par : catmano | 07 mars 2010

NDA doit penser que tout ça, c'est transversal… Ou le contraire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

"Est-ce que cela ne va pas rendre encore plus impossibles les mutations inter-académiques et intra-académiques, pour les enseignants titularisés?" Pendariès

Vous avez aimé l'Enfer de Dante ? Vous raffolerez du Moloch du Jivaro.

Une seule échappatoire, les pacs exotiques, mariages blancs ou noirs, les polichinelles plus ou moins bidons dans le tiroir.

Tout ce qui permet, de fait, à un jeune freluquet, frais vermoulu d'IUFM de passer devant un agrégé hors classe, ayant 8 années d'ancienneté dans son poste actuel...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Garafignoux, je voudrais bien porter des costumes et des chaussures italiennes - car tout autre costume ne vaut rien à mes yeux; mais mon salaire ne me permet pas ce genre de vrai bonheur vestimentaire (pourtant par année, c'est un mois de salaire qui s'en va dans les habits).

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Et dire que le fait d'avoir les boules ne donne aucun bonus au barème...

Rapport à l'égalité des sexes.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Tout ce qui permet, de fait, à un jeune freluquet, frais vermoulu d'IUFM de passer devant un agrégé hors classe, ayant 8 années d'ancienneté dans son poste actuel...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Vous?

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Pendaries : ça bloque déjà (je suis en pleine mut' inter) et j'ai des collègues, dans la même situation que moi qui vont à Créteil... alors que le poste sur lequel ils étaient est vacant...

on se demande si ces postes ne sont pas gardés pour les arrivants nommés directement sur 18 Heures...

Ecrit par : exTC | 07 mars 2010

Badiou :
Sans entrer dans plus de détails, "Le concept de modèle", c'était assez sérieux.

MD

Ecrit par : MDelord | 07 mars 2010

Et dire que le fait d'avoir les boules ne donne aucun bonus au barème...

Rapport à l'égalité des sexes.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Imaginez donc combien je dois avoir bu de tasses pour me risquer à perdre mon poste, mon académie, à demander une année de disponibilité et partir au Canada. J'en ai, hein, des cojones?

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

"Vous?"

Affirmatif.

221 points au barème se décomposant ainsi :

- hors classe 6è échelon (au taquet) : 49 + 42 points = 91 points
- 8 ans d'ancienneté dans le poste actuel : 8x10 et 2x25 points de bonification pour chaque bloc de 4 ans. Soit 130 points.

Freluquet d'IUFM :

- 21 points (tarif forfaitaire pour tous ceux qui sont entre le 1er et le 3ème échelon inclus)
- en rapprochement de conjoint, bidon ou pas mais dûment estampillé : 150,2 points. (tarif forfaiture)
- séparé de conjoint * depuis un an : 50 points de plus

Total : 221,2 points.

Et hop !

Je ne vous parle même pas des cas encore plus gravides ...

* un paradoxe, non ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

NDA doit penser que tout ça, c'est transversal… Ou le contraire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Ah bon, il idolâtre la transversalité et l'interdisciplinarité privées de contenu, comme tous ses autres petits camarades ?
Alors vous avez encore du pain sur la planche, JPB ! :)))

Ecrit par : mihailovich | 07 mars 2010

Garafignoux, je voudrais bien porter des costumes et des chaussures italiennes - car tout autre costume ne vaut rien à mes yeux; mais mon salaire ne me permet pas ce genre de vrai bonheur vestimentaire (pourtant par année, c'est un mois de salaire qui s'en va dans les habits).

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Qui parle de chaussures italiennes. Je m'habille au "décrochez-moi ça", comme la plupart de mes compatriotes. J'ai beaucoup d'habits, mais pas chers. Dire que s'habiller coûte cher, c'est botter (:-) ) en touche. Au fond, il y a ceux qui aiment bien s'habiller (je suis de ceux-là), et ceux pour qui c'est secondaire. C'est en particulier vrai pour les hommes.
Quand j'étais Maître aux., échelon 2, avec une épouse encore étudiante, nous comptions les pommes de terre de la semaine. Non je ne blague pas !
Cela ne m'empêchait pas d'aller bosser avec des vestes certes "Kiabi", mais avec recherche. On m'en a souvent fait la remarque, ce qui prouve que cela ne laise pas les gens indifférents.

Ecrit par : Garafignoux | 07 mars 2010

"Imaginez donc combien je dois avoir bu de tasses pour me risquer à perdre mon poste, mon académie, à demander une année de disponibilité et partir au Canada. J'en ai, hein, des cojones?" pendariès.

Très sérieusement, je pense que c'est courageux.

Avoir beaucoup bougé dans une carrière atypique, se paie souvent cash.

Vous pourrez toujours chercher à "valoriser cette expérience réflexive" dans votre dossier de candidature d'inspecteur ou de chef d'établissement. Là, je ne suis plus du tout sérieux...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Triste Dugong, mais cela dure depuis un moment, cette situation, à la sortie des IUFM; je parle des postes "réservés" aux stagiaires 18 heures, qui arrivent en septembre prochain. Ce sont autant de postes enlevés aux titulaires qui veulent une mutation, n'est-ce pas? ExTC en apporterait une preuve.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Ne reste donc rien pour l'histoire, la géographie, les sciences, la musique, les arts plastiques et l'EPS !
Ennuyeux, non ?
Ecrit par : catmano | 07 mars 2010

Vous avez raison. On ne devrait pas se priver d'un apport culturel conséquent dès le primaire. Et effectivement, NDA ne se préoccupe que de la quantité d'heures dispensées (pour le français) alors que le problème réside avant tout dans la QUALITE des contenus enseignés.
Toutefois, il propose également une réforme de la formation des maîtres avec une "remise au centre" des contenus.

Mais tout de même, faire un peu plus (et BEAUCOUP MIEUX, certes) de français ne serait pas un luxe. Par exemple en récupérant les heures perdues du samedi matin, hein cher M. Darcos ???

Ecrit par : mihailovich | 07 mars 2010

"Imaginez donc combien je dois avoir bu de tasses pour me risquer à perdre mon poste, mon académie, à demander une année de disponibilité et partir au Canada. J'en ai, hein, des cojones?" pendariès.

Très sérieusement, je pense que c'est courageux.

Avoir beaucoup bougé dans une carrière atypique, se paie souvent cash.

Vous pourrez toujours chercher à "valoriser cette expérience réflexive" dans votre dossier de candidature d'inspecteur ou de chef d'établissement. Là, je ne suis plus du tout sérieux...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010


Vous savez, je ne pars pas au Canada pour regarder "le ciel, les oiseaux (et ta mère!"; c'est le titre d'un film....); je compte me permettre de devenir autre chose; je monte (entre autres) un projet pour travailler avec (ou étudier la communication d')une grosse boîte montpelliéraine installée un peu partout dans le monde, et à montréal aussi. Et qui fait des jeux vidéos. Si je dois revenir ensuite pour enseigner le reste de ma vie pro, je prendrai ça pour une véritable défaite personnelle.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Garafignoux, vous ne m'avez pas lu, les seuls costumes portables, à mes yeux, sont les costumes italiens; donc je n'en porte pas, puisque je n'ai pas l'argent pour me les offrir.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

"Je parle des postes "réservés" aux stagiaires 18 heures, qui arrivent en septembre prochain. Ce sont autant de postes enlevés aux titulaires qui veulent une mutation, n'est-ce pas? ExTC en apporterait une preuve." Pendariès

Absolument. Avec, en lycée, la diminution horaire dans chaque discipline programmée sur les 3 prochaines années, le cocktail sera explosif.

Être muté sur une autre académie sera soit impossible, soit un véritable appel à la tricherie généralisée *.

De toute façon, il restera l'opportunité de se faire recruter directement sur son profil par un chef d'établissement **. On ne mesure pas bien encore les conséquences des nouveaux pouvoirs dont on a commencé à les doter.

Je sens que j'aurais alors bien du mal à valoriser mon pédigrée face au CE de base à l'esprit finlandisé.

* certains disent que c'est déjà fait depuis longtemps. Je suis un grand naïf.

** on regrettera les mutations sur profil particulier (CPGE, BTS) qui sont actuellement l'apanage de l'IGEN.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Mais Robin, j'ai travaillé 12 ans en ZEP !
Et je crois que je faisais passer des contenus…
JPB

Oui, mais c'était à l'époque où les ZEP étaient ce que sont les collèges moyens maintenant! Venez donc voir ce que sont devenus ces établissement de ZEP aujourd'hui!
Ah ! les vétérans qui se la jouent quand ils sont pépères dans leurs petits cocons! Le temps passe, monsieur Brighelli, quand vous parlez de votre expérience en ZEP, vous êtes dépassé, mon vieux!

Ecrit par : jeune prof | 07 mars 2010

Mais Robin, j'ai travaillé 12 ans en ZEP !
Et je crois que je faisais passer des contenus…
JPB

Oui, mais c'était à l'époque où les ZEP étaient ce que sont les collèges moyens maintenant! Venez donc voir ce que sont devenus ces établissement de ZEP aujourd'hui!
Ah ! les vétérans qui se la jouent quand ils sont pépères dans leurs petits cocons! Le temps passe, monsieur Brighelli, quand vous parlez de votre expérience en ZEP, vous êtes dépassé, mon vieux!

Ecrit par : jeune prof | 07 mars 2010

Sans parler à la place de JPB, je peux vous ceci - sans rentrer dans les détails - qu'il m'a raconté le concernant quand il fut en ZEP: ce n'était pas du collège moyen. Il fallait qu'il ait de quoi se protéger, se défendre. Et pas par les mots. Vraiment.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Être muté sur une autre académie sera soit impossible, soit un véritable appel à la tricherie généralisée *.

Dugong.

A la fin de l'année de mon stage, toutes celles et tous ceux de ma promotion étaient pacsés, mariés, avant la date fatidique d'alors, pour que la situation soit prise en compte par le Rectorat et le ministère. C'était la règle. Sinon vous partiez avec un handicap majeur. Qui ne vous valait aucun point en plus. Maintenant, l'obligation de rester pacsé(s) 2 ans a calmé le jeu: quand vous êtes de vrais-faux couples, vous n'avez pas envie de mélanger vos fiches d'impôt (1), d'être dans l'obligation légale de prêter secours financier à votre partenaire s'il a un souci etc. Mais il y a des Kamikaze.


(1) Une copine et son vrai-faux pacsé ont rompu leur contrat au bout d'un an; elle a mis un an à rembourser ce qu'elle devait au FISC qui lui a demandé des comptes. Il faut rester pacsé durant deux ans pour avoir, durant cette période, les avantages d'imposition.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Encore un qui devra attendre un an de plus pour être muté au nirvana des sanctifiés :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/06/01016-20100306ARTFIG00253-questions-sur-le-miracle-attribue-a-jean-paul-ii-.php

Voyez la photo où on voit notre JP, très en forme, qui coupe la ligne d'arrivée d'une férule conquérante. Certains disent que l'ombre noire, à droite, plusieurs mètres derrière, c'est Usain Bolt.

La religieuse guérie de Parkinson par ce diable d'homme ne tremble plus. Et si c'était simplement une reichienne qui aurait renoncé à se trembler ?

On ne saurait trop conseiller aux candidats à un poste de saint de bien faire valider officiellement les pièces de leurs dossiers.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Usain Bolt, autre homme canon...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Eh ben voilà, je le savais que ce samedi passé à organiser puis conduire le « Loto de l’École » était en trop dans mon emploi du temps !
Hier, tout le monde parlait « division au CM » et petites lumières dans les yeux des gamins ravis de « faire des trucs compliqués tout seuls » et aujourd’hui, c’est complètement passé de mode.

Tant pis, j’assume. Je ne suis plus à un hors sujet de plus… Et je ne suis pas la seule ! En plus, en cherchant bien, ça a un tout petit lien avec ce qu’écrit PMB ce matin : « Séduire pour transmettre, donc, oui. Pas pour avoir « la paix », pas pour jeter de la poudre aux yeux, pas pour se faire aimer.
A mes élèves je disais ceci : « je ne vous demande pas de m’aimer ni d’aimer la matière*, juste de travailler pour progresser ».

Il est vraiment dommage qu’à part un très léger toilettage de surface en lecture et écriture, le ministère n’ait pas jugé utile de se pencher réellement sur les programmes de maternelle car ceux-ci auraient pu influer réellement sur le degré de préparation des élèves à l’aube de leur scolarité élémentaire.

Prenons par exemple la division, sujet abordé hier par les collègues de CM.
Les programmes du GRIP l’introduisent, comme les trois autres opérations dès la dernière année de maternelle (calcul concret, avec du matériel ; calcul mental sur de toutes petites quantités ; calcul écrit en ligne).
C’est donc ce que je fais avec mes six petits bonshommes de Grande Section (je précise : au milieu de quatorze autres élèves inscrits eux au Cours Préparatoire ou au Cours Élémentaire 1° année, pour tous ceux qui pourraient croire que j’ai une classe de six élèves de cinq ans).

Nous avons commencé tranquillement l’étude du calcul au début du mois de novembre. Nous avons longuement joué avec les nombres 1, 2, 3 puis 4, procédant à des ajouts, des retraits, apprenant à utiliser les signes +, -, = et à prévoir sans matériel combien d’objets nous posséderions après telle ou telle opération.

Lorsque nous en sommes arrivés au nombre 4, nous étions juste un peu avant Noël.
« Pas très rapide comme rythme ! » me diront peut-être les tenants d’une pédagogie du « Apprends par cœur, tu comprendras plus tard » qui préfèrent « filer » avec les bons élèves qui ne nous ont pas attendu pour se rendre compte tout seuls qu’ils pouvaient associer un mot à chaque objet dénombré, que ces mots permettaient de concevoir le nombre de ces objets même lorsqu’ils n’étaient pas réellement présents et qu’à chaque ajout ou retrait d’une quantité x d’un nombre a, on obtenait toujours le même résultat sans avoir besoin de le recompter ; apparemment ces gens-là ne sont pas gênés d’ exclure d’emblée les « poids morts » qui ne seront jamais capables de retenir tout ce qu’il y a à apprendre si on ne prépare pas soigneusement le terrain jusqu’à ce qu’ils comprennent la raison du pourquoi du comment du travail qu’on leur impose.
« Pas très efficace comme travail », diront d’autres qui pensent qu’après quelques instants de « modelage », il suffit de « surentraîner » puis d’évaluer les bonshommes susdits, un peu comme Pavlov entraînait ses chiens à baver sur commande.

Ben oui, pas très rapide, pas très efficace à court terme… J’assume. Je commence justement le calcul en GS pour me permettre de n’être pas pressée et l’efficacité à court terme ne me convient pas forcément. Mon côté « agriculture raisonnée », peut-être ? Au printemps, les viticulteurs enlèvent des raisins sur les pieds de vigne pour que le vin soit bon, alors je préfère aussi peu de connaissances mais véritablement « maturées » à des savoirs nombreux, mais « flotteux et sans tenue ».

Noël, le nombre 4 et l’introduction possible de la division à mettre en route, comment « séduire pour transmettre », hein ?
Facile ! Transformons donc les élèves en Pères Noël ! Chacun d’entre eux est muni de quatre « chocolats » (n’importe quel petit objet parallélépipédique fera l’affaire) qu’il range dans sa hotte (les sweatshirts à capuche font d’excellentes hottes du Père Noël) et les voilà partis pour la première cheminée à visiter !

Devant cette cheminée, une seule assiette est posée. Combien de chocolats le Père Noël doit-il mettre ? « Trop fasss’ ! Je mets les quatre chocolats dans l’assiette ! » s’exclament en chœur les six Pères Noël !

Deuxième cheminée, deux assiettes ! « Eh ben, deux pour chacune ! Deux et deux, ça fait quatre !
- Oui. Et quatre partagé en deux ?
- Eh beh, deux ! C’est pareil !

Troisième cheminée, trois assiettes ! Ça se corse… Un chocolat dans chaque assiette, d’accord, mais il en reste un. Qu’en faire ?
Marcel, le fils unique, prend son dernier chocolat et le met dans une assiette. Je lui fais remarquer que son papa a eu deux chocolats alors que sa maman et lui n’en ont eu qu’un, ce qui n’est pas très juste. Il me regarde, l’air ennuyé et change le chocolat d’assiette.
« Tiens, ta maman en a deux et ton papa et toi n’en avez qu’un ? »
Encore un changement d’assiette, puis, finalement : « Ah non, sinon papa et maman n’en auront qu’en ! Je le remets dans ma hotte et je le garde pour une autre cheminée. «
Là, Nicomède, l’hyperactif de service, hurle en se roulant par terre : « Eh beh moi, j’en mets un dans chaque assiette et le quatrième, je me le mange ! Scrontch, scrontch scrontch !»
Les copains se bidonnent et mangent le quatrième chocolat, comme Nicomède !

Il ne nous reste plus qu’une cheminée à visiter. Tancrède, le bon élève, dit : « Il y aura quatre assiettes, ça sera facile, on donnera un chocolat à chacune ! Quatre partagé en quatre, c’est un pour chacun ! »
Mission accomplie, les élèves peuvent partir en vacances et profiter du « vrai » Père Noël.

Rentrée de janvier, nous abordons le nombre 5. Additions, soustractions sont privilégiées, il faut se servir des doigts de la main et rendre automatique leur dénombrement. Juste une tout petite incursion dans le domaine multiplicatif pour entretenir les acquis, mais sans insister. D’autant que le billet de 5 euros et les pièces de 2 et 1 euros posent encore des problèmes à quatre élèves sur six : comment concevoir que l’on puisse payer un objet cher avec un billet, trois pièces, quatre pièces ou même cinq pièces. Les cerveaux fument, les lueurs s’allument puis s’éteignent dans les yeux ébahis !

Le nombre 6, étudié ensuite, sera plus propice. Et le nombre 7, encore plus.

Six chocolats, c’est très bien. On peut en mettre six dans une assiette, trois dans chacune des deux, deux dans chacune des trois et en manger deux, puis un, lorsque l’on a quatre, puis cinq assiettes et finalement un dans chacune des six. Nous en profitons pour introduire l’écriture en ligne (seulement pour 6 : 1 ; 6 : 2 ; 6 : 3 et 6 : 6, nous gardons l’écriture « avec reste » pour le CP).
Même Nicomède, l’hyperactif qui se roule par terre et joue avec le matériel, et Barnabé, l’enfant qui a eu beaucoup de mal à compter plus loin que 2, son nombril et celui de sa mère, sont « entrés dans les apprentissages », maintenant.
Marcel commence à bien « stabiliser la comptine numérique » qui correspond maintenant à quelque chose de concret pour lui et il y a déjà quelque temps qu’il a oublié ses vieilles habitudes de la « classe des petits » où, pour passer pour un « en cours d’acquisition », il suffisait de lancer un « numéro » au hasard, ce qui permettait à Tancrède, Théophraste et Albertine rectifier pendant que Nicomède se roulait par terre en hurlant de rire et que Barnabé parlait de sa mère…

Le nombre 7 va donner lieu à un autre type de jeu. Cette fois-ci, le Père Noël n’aura que deux assiettes à remplir et c’est le nombre de chocolats qui variera. Bête idée de la maîtresse, pour introduire sans le dire nombres pairs ou impairs.
Bête idée, hélas vite contournée par Tancrède, suivi sur le fil par Théophraste ! « Je n’ai qu’un chocolat, qu’à cela ne tienne ! Je ne vais pas laisser deux pauvres enfants se morfondre sans un seul morceau de chocolat le jour de Noël, tout de même ! Je mets le chocolat à cheval sur les deux assiettes, je mesure avec mon pouce et mon index pour vérifier que chacun en a la même longueur et le tour est joué ! Un demi-chocolat pour chacun ! »
L’idée fait l’unanimité ! Et voilà mes zouzouilles en train de classer les nombres en deux classes : celle de ceux qui permettent de donner des chocolats entiers et celle de ceux qui nécessitent le partage du dernier chocolat en deux moitiés ! Nous aurons donc une définition du nombre impair un peu différente de celle qui était prévue.

Cette semaine, nous avons étudié le nombre 8. Tout le monde a bien compris le travail, maintenant , tellement bien compris que les « chocolats » et les « assiettes » posés devant eux ne servent plus qu’à la vérification du calcul effectué mentalement.
« Une assiette, huit chocolats ! Deux assiettes, quatre chocolats ! Trois assiettes, deux chocolats et il en restera deux ! Quatre assiettes, on l’a déjà fait, non ?
- Non, on ne l’a pas fait !
- Si, on l’a fait, c’est deux ! On l’a fait tout à l’heure !
- Je te dis que non ! C’était deux assiettes, tout à l’heure ! Quatre chocolats pour chacune !
- Ah, bah oui, mais là, c’est pareil ! Deux assiettes, quatre chocolats, quatre assiettes, deux chocolats ! Tu vois bien, c’est pareil !
- Oui, d’accord, c’est pareil. Mais quand même, non ! Tout à l’heure, c’était deux fois quatre et maintenant, c’est quatre fois deux. Alors, c’est pareil, mais c’est pas pareil ! »
Les cinq, six ou sept assiettes ont été traitées « dans la foulée » : « Un pour chacune, reste trois ! Après, ça sera « reste deux » et puis « reste un », c’est trop facile ! »
Quant aux huit assiettes, les petits de maternelle voulaient la salle, j’ai donné la huitième, ils ont refusé de poser leurs huit chocolats un par un parce qu’ils « savaient déjà » et nous sommes retournés dans la salle de classe pour conjuguer le verbe dire à l’oral, Barnabé a bien galéré pour pouvoir dire « Vous dites », mais ça, c’est une autre histoire .
De toute façon, moi, je n’étais pas pour cette histoire de verbe dire au présent pour les CE1, et le GRIP non plus. Je ne sais pas quel est l’andouille qui a finalement rédigé les programmes du primaire, mais il aurait mieux fait de consulter ceux que le GRIP avait pondus, ils étaient bien mieux, et pour les mathématiques en Grande Section et pour la conjugaison au CE1 ;-) !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2010

Toujours pertinents, les posts de Catmano, mais toujours un peu agaçants avec leur côté fausse humilité et parce que calibrés pour susciter la pâmoison.

Ecrit par : langue de p. | 07 mars 2010

Catmano est une sainte.
Sainte Catmano ! Ça sonne bien !
Un livre ! Un livre ! Un livre !
Grand public…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Toujours pertinents, les posts de Catmano, mais toujours un peu agaçants avec leur côté fausse humilité et parce que calibrés pour susciter la pâmoison.

Ecrit par : langue de p. | 07 mars 2010

Pffffff, la connaissez-vous en vrai, au moins, pour dire ça?

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Depuis le temps que Catmano nous livre des posts, elle a de quoi le faire son livre. Keske vous attendez ?

Pendariès, je compte sur vous pour m'envoyer Assassin's Creed III dès que possible.

Ecrit par : Pierrre Lariba | 07 mars 2010

Toujours pertinents, les posts de Catmano, mais toujours un peu agaçants avec leur côté fausse humilité et parce que calibrés pour susciter la pâmoison.

Ecrit par : langue de p. | 07 mars 2010

Surtout, faites comme mes élèves : pour tomber en pâmoison, choisissez bien votre terrain !
Eux, quand ils jouent à "pan, pan, t'es mort", ils vont mourir sur l'herbe, c'est moins douloureux que sur le goudron !

C'est pas vrai, ch'suis pas une sainte ! Non mais oh !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2010

Depuis le temps que Catmano nous livre des posts, elle a de quoi le faire son livre. Keske vous attendez ?

Pendariès, je compte sur vous pour m'envoyer Assassin's Creed III dès que possible.

Ecrit par : Pierrre Lariba | 07 mars 2010

Attendons de voir si ce que je leur propose les intéresse... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

"il faut être avenant, autant que faire se peut, en tout cas, il me semble que c'est une obligation vestimentaire, si l'on n'est évidemment pas maître de son apparence physique."

Ecrit par : Garafignoux | 07 mars 2010

Pas tellement d'accord avec le fait qu'on ne soit pas, (un minimum au moins), maître de son apparence physique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"Catmano est une sainte." JPB

Santa subito !

http://www.lucisullest.org/relight/immagini_news/santaRitaCascia.jpg subito

La dernière représentation connue de Sainte Catmano (1450 ?) date un peu.

Il est temps de renouveler.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

"ce qui prouve que cela ne laise pas les gens indifférents."

Ecrit par : Garafignoux | 07 mars 2010

Ce sont les gens indifférents qui risquent de se faire le plus laiser, au bout du conte !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Pas tellement d'accord avec le fait qu'on ne soit pas, (un minimum au moins), maître de son apparence physique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Très juste. Il y a le passe-montagne.
Et pour les remarques vaseuses, on peut en être maître en ne les faisant pas.

Ecrit par : impayable CS | 07 mars 2010

"Les Suisses votent aujourd'hui par référendum sur l'établissement dans chacun des 26 cantons helvétiques d'avocats chargés de défendre les animaux maltraités devant les tribunaux." AFP

C'est la vache de chez Suchard-Milka qui a porté le pet jusqu'aux plus hautes instances.

http://nxt.accurender.com/forums/storage/5/10996/Milka-Cow--25254.jpg

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

"Très juste. Il y a le passe-montagne.
Et pour les remarques vaseuses, on peut en être maître en ne les faisant pas."

Ecrit par : impayable CS | 07 mars 2010

Ce n'est pas interdit de ne pas bouffer comme un porc, de ne pas picoler comme une vache, de faire un peu de sport, ou d'exercice, simplement. Croyez-moi, ça peut avoir un sérieux impact sur l'apparence... Et aussi sur l'énergie qu'on peut donner à son enseignement...
Sur le charisme, quoi, en quelque sorte.
Vous auriez mieux fait de vous abstenir, sur ce coup-là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Vous auriez mieux fait de vous abstenir, sur ce coup-là, na !

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Ecrit par : céçuikidikiyé | 07 mars 2010

"(moyen, au passage, de culpabiliser les enseignants qui, jusque là, il est vrai, n'avaient pas considérer leurs élèves comme destinataires de leur savoir, n'est-ce pas ?!!)"

(Extrait de l'article de Marianne 2)

"n'avaient pas considérer"... Faute d'orthographe d'accord de participe passé, , ou lapsus ? ("n'avaient pas "à" considérer?" ) ;-)

Article un peu caricatural quand même... Mais, apparemment, il faut encore et encore redire qu'il n'y a pas adéquation entre IUFM et sciences de l'éducation.

Bonjour à vous, Manu ! Vous êtes trop rare... Mais je vous comprends, regarder les "victoires de l'amusique", ça fatigue !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

A propos de Reich, certains amis gauchistes ont été embringués dans une quasi secte d'inspiration reichienne (selbstdarstellung, cri primal etc) et cela a totalement dégénéré, un peu comme dans l'article joint!
une collègue de maths a disparu du jour au lendemain, partie en Autriche. Ceux qui s'en sont sortis y ont laissé des plumes. Côté cul, finalement, ça ne rigolait guère!
http://www.prevensectes.com/aao1.htm

Ecrit par : retraitée | 07 mars 2010

Depuis que je pleure des larmes d'huile, je ne peux plus lire Brighelli sans sangloter ...

Ecrit par : iPidiblue icône orthodoxe | 07 mars 2010

Continuant mes recherches sur internet, j'ai trouvé ça. Les amis dont je parlais avaient intégré précisément l'Atelier 9!
http://www.prevensectes.com/aao2.htm

Ecrit par : retraitée | 07 mars 2010

Bonjour aux "bloggueurs"

Garafignoux | 07 mars 2010
(...)

- il faut être avenant, [ autant que faire se peut, en tout cas,]
- il me semble que c'est une obligation vestimentaire, [ si l'on n'est évidemment pas maître de son apparence physique ].

(...)

Je ne suis pas d'accord. Iil me semble, au contraire, souhaitable de préserver la liberté dans la tenue vestimentaire (avec comme il se doit, les balises qui en délimitent le cadre d'expression: qu'elle soit très confortable ou très stricte, dandy ou sans aucune recherche, toute tenue décemment couvrante, propre et neutre me paraît recevable).
Un peu comme la liberté pédagogique: que chacun se saisisse en conscience de ce qui lui permet d'être le plus efficace dans sa pratique quotidienne et au bénéfice des élèves qui lui sont confiés.

Ou alors, instaurer l'uniforme vestimentaire pendant l'exercice en cadre scolaire. Tant qu'à refuser la liberté vestimentaire, je préfère l'uniforme, dans son arbitraire et sa contrainte clairement affichés, à la forme non moins coercitive mais autrement insidieuse des arbitraires d'usage.

Dans le même ordre d'idée, il me semble souhaitable de préserver aussi la liberté de ne pas avoir à rendre compte de son apparence physique.

Christophe Sibille | 07 mars 2010
(...)
Ce n'est pas interdit de ne pas bouffer comme un porc, de ne pas picoler comme une vache, de faire un peu de sport, ou d'exercice, simplement.
(...)

Certes, mais pour moi il manque un bout: ce n'est pas interdit NI OBLIGATOIRE!
Je réclame le droit d'être adipeux par excès alimentaire, de teint grisâtre, terne ou blafard par manque de prise du grand air du dehors, ou le souffle court par tabagisme, la démarche rouillée de sédentarité poussée, etc...

Vous l'aurez déjà lu entre les lignes j'imagine, je crains la tyrannie engendrée par la contrainte de "présenter-bien-comme-il-faut-sous-tout-rapport".

Et surtout, je pense que ces éléments secondaires s'effacent d'eux mêmes dès que s'allument ces fameuses "petites lumières dans les yeux des ravis de « faire des trucs compliqués tout seuls » ".


'Puohc

Ecrit par : Ettepuohc | 07 mars 2010

Maintenant, ils vont en coller une au prof. Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2010

Cela ne pourrait pas se produire si "la communauté éducative" était soudée. Quand l'administration devient l'allié objectif de parents toujours plus consommateurs, toujours plus intrusifs sans être nécessairement plus connaisseurs, toujours plus désireux de casser du prof

Ecrit par : nicolas | 03 mars 2010

Créer des parents consommateurs qui débarquent dans un établissement (ils paient des impôts pour ça) pour se défouler suite aux humiliations subies sur leur lieu de travail ou pour se venger de l'éducation que vous donnez à leurs mômes alors qu'eux mêmes ne sont pas capable de le faire est PRÉCISÉMENT le but de la "communauté éducative", instituée par la loi Jospin de 89.

La "communauté éducative", c'est l'idéologie libérale à l'intérieur de l'école républicaine. C'est la cause du problème et non la solution. Elle ne sera jamais "soudée" : sa raison d'être est précisément le contraire de l'intention affichée (pour ceux qui n'auraient pas compris comment fonctionne la gauche et ses "idées" depuis quelques années maintenant).

Accepter l'idée de "communauté éducative", c'est accepter dans le principe que nous ne sommes pas capable d'effectuer notre travail et que PAR DÉFINITION l'aide des parents nous est nécessaire. C'est les inviter à se méler de tout et surtout de ce qui ne les regarde pas ou de ce pour quoi ils sont incompétents : est-ce qu'en tant que professeur nous faisons partie d'instances décisionnelles (type CA) pour décider du travail que va accomplir l'épicier ou le plombier du coin ? Non, nous lui faisons confiance a priori parce que "c'est son métier".

Tenir l'idée de "communauté éducative" pour autre chose qu'absurde (voire pire, estimer qu'elle peut être une solution à condition qu'elle soit "soudée") c'est introduire le loup dans la bergerie et s'étonner ensuite qu'il ne soit pas végétarien. C'est, comme le disait déja Bossuet, "déplorer les conséquences de ce dont on favorise les causes".

C'est un des grands dadas chez les ahuris pédagogistes type Agnes Van Zanten. Claire Mazeron explique brillament dans "Autopie du Mammouth" que si cette idéologue engagée milite pour que les parents se mêlent de tout prétextant que beaucoup sont aussi diplômés que des professeurs, donc aussi aptes à enseigner (voire plus), ce n'est pas un hasard.

Ecrit par : Manu | 07 mars 2010

Article un peu caricatural quand même... Mais, apparemment, il faut encore et encore redire qu'il n'y a pas adéquation entre IUFM et sciences de l'éducation.

Bonjour à vous, Manu ! Vous êtes trop rare... Mais je vous comprends, regarder les "victoires de l'amusique", ça fatigue !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Bonjour Christophe !

Et merci pour votre acceuil. Je me fais "rare" (mais pas cher) à grand regret car j'ai changé de boulot à la rentrée et n'ai plus guère le temps de visiter le blog de l'ami Jean-Paul (je lis le billet mais n'ai que peu de temps pour aller sur la partie "forum"). Je n'ai plus le temps de regarder la télé non plus, mais ça c'est nettement moins grave...

Sinon, il n' y a qu' à Chateauroux où il n' y a pas d'adéquation entre IUFM et sciences de l'éducation et je ne trouve pas, moi, l'article caricatural. Je le trouve trés réaliste, au contraire.

Vous voyez, je n'ai pas beaucoup changé d'avis... donc il vaut peut-être mieux que je n'intervienne pas trop souvent au risque de répéter tout le temps la même chose...

Bien à vous,

Manu.

Ecrit par : Manu | 07 mars 2010

A France Culture aujourd'hui dans l'émission "Tire ta langue", le niveau 0.0 de la linguistique exploité sans vergogne par un petit malin qui fait du comptage et du number crunching sur internet au service du camp du Bien avec financement européen.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/tire_langue/

Publications et conférences assurées en toile de fond (condition nécessaire de survie en milieu universitaire moderne). En sous main, l'espoir de refiler pas cher mais pour beaucoup *de parents "inquiets" des "outils" automatiques qui leur permettront de se donner bonne conscience de ne pas vouloir éduquer leurs mômes.

* pas grand chose multiplié par beaucoup (et réciproquement) ça peut devenir conséquent. Catmano vous l'expliquerait mieux que moi.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

"la sympathie naît de la reconnaissance du savoir,",: tout est là en effet, mais comment apprendre à l'élève à "reconnaitre le savoir et en avoir de la reconnaissance (admiration...) si tout ce qu'on lui montre ou lit dénigre le savoir???
That's the question....

Ecrit par : Pierre A. | 07 mars 2010

ritique du livre Testament de DIEU de BHL:


http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49

Ecrit par : Lien critique BHL pour ROBIN | 06 mars 201

Merci !

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

Le vent est gratuit, mais point trop n'en faut quand même ...

Ecrit par : iPidiblue à tous les vents | 07 mars 2010

Moi, je n'ai pas beaucoup de vêtements et j'ai tendance à porter toujours les mêmes, mais rien que de la qualité : pantalon bleu "Mât de misaine", pull "Saint-James" bleu-marine, chemise blanche col ouvert, sans cravate, Paraboots (tenue d'hiver).

Pour les concerts, j'ai un smoking Pierre Cardin bleu-marine avec la ceinture espagnole, acheté en 89 pour le concerts et qui me va toujours et des chaussures vernies qui datent de mon mariage.

J'suis snob.... terriblement snob... Encore plus snob que tout à l'heure ! ;-))

Ecrit par : Robinin | 07 mars 2010

Moi, je n'ai pas beaucoup de vêtements et j'ai tendance à porter toujours les mêmes, mais rien que de la qualité : pantalon bleu "Mât de misaine", pull "Saint-James" bleu-marine, chemise blanche col ouvert, sans cravate, Paraboots (tenue d'hiver).

Pour les concerts, j'ai un smoking Pierre Cardin bleu-marine avec la ceinture espagnole, acheté en 89 et qui me va toujours et des chaussures vernies qui datent de mon mariage.

J'suis snob.... terriblement snob... Encore plus snob que tout à l'heure ! ;-))

Ecrit par : Robinin | 07 mars 2010

Pas Robinin, Robin, Robini, à la rigueur

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

Ah ! les Robinana ... on ne s'en lasse pas !

Ecrit par : iPidiblue ouvert le jour | 07 mars 2010

"Moi, je n'ai pas beaucoup de vêtements et j'ai tendance à porter toujours les mêmes, mais rien que de la qualité"


Comme dirait Guy Bedos : la qualité !

Unité et action, tendance "mohair et soie" ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

1) La respectabilité d'un prof tient en partie à sa mise vestimentaire, et accessoirement aux marques qu'il porte.
2) L'accès à la culture devrait être assujetti à un code vestimentaire, comme au bon vieux temps où on pouvait se compter entre notables.
On ne déraperait pas un peu, là ?
Les jeunes ne sont pas encore assez portés sur l'apparence et prompts à admirer ou mépriser au prorata du fric porté ou conduit ?

Ecrit par : candide | 07 mars 2010

"La respectabilité d'un prof tient en partie à sa mise vestimentaire, et accessoirement aux marques qu'il porte."

Celle d'un prof de sciences se mesurerait au nombre de stickers cousus sur sa blouse signalant les contrats publicitaires qui le lient à des firmes ou des marques prestigieuses.

Evidemment "Sony" serait plus valorisé que "Pierron" *

* vendeur de matériel didactique en sciences.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Si en plus la blouse est griffée Armani, ça ne fait qu'augmenter le prestige

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Vivement une nouvelle note, ce fil vole bas (de nylon). On risque d'être cité dans Madame Figaro.

Ecrit par : chanel & collier de perles | 07 mars 2010

"ce fil vole bas"
Cela va de soie.

Ecrit par : gnagnagna | 07 mars 2010

Oui il a filé ...

Ecrit par : iPidiblue de la merde dans un bas de soie | 07 mars 2010

Vous l'aurez déjà lu entre les lignes j'imagine, je crains la tyrannie engendrée par la contrainte de "présenter-bien-comme-il-faut-sous-tout-rapport".

Et surtout, je pense que ces éléments secondaires s'effacent d'eux mêmes dès que s'allument ces fameuses "petites lumières dans les yeux des ravis de « faire des trucs compliqués tout seuls » ".


'Puohc

Ecrit par : Ettepuohc | 07 mars 2010

Ce n'est pas vraiment de la tyrannie... Vraiment, j'aime bien la bonne bouffe, le bon pif, mon budget "fringues" annuel doit représenter assez peu de choses, (je ne sais pas, moi, pas plus du centième de mes pensions alimentaires). Mais avec une hygiène de vie ne serait-ce que "rationnelle", on bosse vraiment mieux sur le long terme...
Je trouve bizarre d'être aussi exigeant sur le côté intellectuel, (ou cérébral) des choses, et aussi laxiste sur le côté physique.
Mais peut-être inerpréte-je mal Spinoza, Robin, en osant affirmer ce qui me paraît être tellement évident ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"1) La respectabilité d'un prof tient en partie à sa mise vestimentaire, et accessoirement aux marques qu'il porte.
2) L'accès à la culture devrait être assujetti à un code vestimentaire, comme au bon vieux temps où on pouvait se compter entre notables."


Moi, c'est moralement que j'ai mes élégances... Je ne m'attife pas comme un freluquet, mais je suis plus heureux si je suis moins coquet... (Cyrano)

Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 mars 2010

Christophe est beau, qu'on se le dise ! En plus d'être intelligent, et puis il a de l'humour naturellement ...

Ecrit par : iPidiblue ne pas se prendre au sérieux mais le faire savoir quand même ! | 07 mars 2010

Mais Robin, j'ai travaillé 12 ans en ZEP !
Et je crois que je faisais passer des contenus…
JPB

Oui, mais c'était à l'époque où les ZEP étaient ce que sont les collèges moyens maintenant! Venez donc voir ce que sont devenus ces établissement de ZEP aujourd'hui!
Ah ! les vétérans qui se la jouent quand ils sont pépères dans leurs petits cocons! Le temps passe, monsieur Brighelli, quand vous parlez de votre expérience en ZEP, vous êtes dépassé, mon vieux!

Ecrit par : jeune prof | 07 mars 2010

Exact !
D'ailleurs, il faudrait inventer un nouveau verbe : "zépifier". Exemple : "Mon collège s'est nettement zépifié depuis quelques années."

Ecrit par : Marilyse | 07 mars 2010

"Christophe est beau, qu'on se le dise ! En plus d'être intelligent, et puis il a de l'humour naturellement ..."

Ecrit par : iPidiblue ne pas se prendre au sérieux mais le faire savoir quand même ! | 07 mars 2010

Non, justement. C'est précisément pour ça que je suis obligé de bosser un minimum "l'apparence". Et l'humour, pareil. Je n'ai absolument aucun talent pour ça, et j'en suis bien conscient :-(
Intelligent ? Pas spécialement, je connais mes limites.
J'ai juste un peu d'oreille et de mémoire musicale(s). C'est à peu près tout.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"D'ailleurs, il faudrait inventer un nouveau verbe : "zépifier".

Je proposerais plutôt zépirer qui apporte une nuance dépréciative ou zéplifier pour signifier la massification.

Exemple : "ce collège a zépiré mais il ne participe pas d'une zéplification globale du secteur"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Voilà que je cause comme un recteur..!

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

un recteur improbable car un vrai recteur aurait dit :

"ce collège connaît une situation difficile mais je suis sûr que la communauté éducative qui le compose saisira les multiples opportunités de progrès que la massification du paysage zépien laisse entrevoir"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Hors sujet : j'ai vu aujourd'hui le dernier film de Polanski, The Ghost writer. Mise en scène d'une efficacité et d'une élégance diaboliques. Du grand cinéma.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2010

D'ailleurs, il faudrait inventer un nouveau verbe : "zépifier". Exemple : "Mon collège s'est nettement zépifié depuis quelques années."

Ecrit par : Marilyse | 07 mars 2010


Sans oublier que le pire, quelquefois, ce sont ces établissements qui se zépifient sans être classés ZEP, justement; par exemple pour préserver une réputation. Les conditions y sont non seulement difficiles, mais en plus il faut subir diverses pressions administratives (ne pas faire remonter trop d'incidents afin de soigner l'image)... Dans une vraie ZEP, au moins, la couleur est clairement affichée, et les moyens vont avec (par exemple les effectifs limités à 24 par classe)...
Je garde finalement un assez bon souvenir de ma ZEP/zone violence du Val-de-Marne...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 mars 2010

Hors sujet : j'ai vu aujourd'hui le dernier film de Polanski, The Ghost writer. Mise en scène d'une efficacité et d'une élégance diaboliques. Du grand cinéma.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2010

Moi, j'ai fini aujourd'hui l'Homme de l'ombre, le roman de Harris dont le film de Polanski s'inspire. C'est très bien, vraiment, Très belle construction en spirale.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Le mot "séduction" me gêne un peu, non que celle-ci n'ait pas son sens mais on séduit d'autant mieux que l'on ne cherche pas à le faire et que l'autre, l'élève en l'occurrence, est finalement séduit pas lui-même : ses capacités, sa valeur, les perspectives que la vie familiale lui cachaient. Il peut s'agir d'un éblouissement. Cf. Platon et Eros.
Mais ce n'est pas de cela dont je veux parler aujourd'hui car, malgré tout, nous avons un moyen d'action qui se présente à nous avec la grève du 12 mars. Le 27 février, quelqu'un me rétorquait, ironiquement, que "la grève résout tout". Mais cette grève se présente avant tout comme une nécessité (stratégique et éthique).
Comme, dans mon établissement, mon projet de tracts à afficher dans la salle des professeurs, a été largement soutenu, je vous en communique le contenu ci-dessous, à titre d'information (et non de modèle).

Alain Champseix, professeur de philosophie.

DES SERIES MIEUX IDENTIFIEES ?


Au total, sur une base de 36 semaines par an :
SERIE S
198 h d’enseignement scientifique en moins sur trois ans (moyenne : - 2 h/semaine) . Visiblement, la suppression de l’histoire-géographie en terminale S n’a pas pour conséquence un bénéfice pour les sciences (- 54 h d’hist.-géo sur la scolarité d’un élève de S).
SERIE L
Perte de 54 h des disciplines littéraires en trois ans
SERIE ES
36 heures de SES en moins en terminale
SERIES TECHNOLOGIQUES
- L’enseignement technologique, en seconde, n’est plus de détermination mais d’exploration  diminution horaire : - 162 h en seconde !
- Pas de grille horaire définie pour le cycle terminal ! = Mépris ! On ne sait même pas où l’on va mais on réforme !


DES PARCOURS PLUS LIBRES (changement d’orientation possible en première) ?

 Un tronc commun des disciplines en première : des classes « pleines » et plus hétérogènes (bon courage aux professeurs et aux élèves noyés dans un anonymat désespérant !)
 Les stages « passerelles » pour changer de séries seront proposés mais non imposés !
 Comment un élève orienté en première L pourra-t-il rattraper en milieu ou en fin d’année les 4 heures de mathématiques et les 6 heures des sciences qu’il n’aura pas suivies ? Même question pour les STG et les STI même si l’on ne sait encore rien des enseignements de ces séries.

TRAVAIL DES PROFESSEURS

 Des classes en plus, donc plus d’élèves (ce qui facilite leur encadrement…), plus de copies et du travail en moins pour les élèves (horaires allégés).
 Un emploi du temps plus complexe (enseignements d’exploration ou de détermination), des réunions à n’en plus finir pour « organiser » ce grand bazar (un vrai bénéfice pour les élèves ?), remplissage des livrets de compétence, fonctions de « référent culture », de tuteur, organisation de stages en entreprise pour tous les élèves, éventuellement remises à niveau pendant les vacances scolaires.
 Des postes plus précaires et guerre entre les disciplines relancée chaque année avec des médiations sans fin : Conseils d’enseignement, Conseil de délégués de la Vie Lycéenne (enseignants minoritaires), Conseil pédagogique, Conseil d’administration, Chef d’établissement.
ET TOUT CELA AVEC UNE REMUNERATION NON AUGMENTEE ET MÊME DIMINUEE SI L’ON TIENT COMPTE DES HEURES DE PREMIERE CHAIRE ET DES HEURES SUPPLEMENTAIRES EN MOINS.

EGALITE ENTRE LES SERIES ?

Répartition inégale de l’enveloppe horaire laissée à la disposition des établissements en fonction des filières :

ES L S
Première 7h 7h 9h
Terminale 6 h 6h 10h



LE BROUILLAGE DE LA MISSION DES LYCEES

 Des enseignements sans lendemain : en seconde, un élève peut « subir » un enseignement d’exploration sans rien en retirer et sans dommage. Soit il ne donnera pas suite en cycle terminal et s’engagera en première dans une série sans avoir suivi l’enseignement de découverte correspondant, soit il continuera sur sa lancée (ex : SES en seconde, orientation en série ES) mais il ne sera pas tenu compte de ce qu’il a fait en première année de lycée. Qui a dit que la progressivité raisonnée est la mère de tout enseignement ? Tout le monde sauf le ministère et quelques théoriciens fumeux.
 Des matières floues et idéologiquement marquées pouvant être « enseignées » par n’importe quel enseignant ou presque : « méthodes et pratiques scientifiques », « littérature et société » (seconde), « droit et grands enjeux du monde contemporain » (terminale L).
 A travers le « livret de compétences », les professeurs devront évaluer les « compétences » extra disciplinaires de l’élève. De quoi je me mêle ? On peut ne rien savoir mais faire partie d’une association humanitaire, gage du sens de l’implication sociale. Si un élève est réservé, s’il va rendre visite à sa grand-mère handicapée sans rien dire, il ne sera pas reconnu pour sa sociabilité, sa civilité ou sa citoyenneté. LA BIEN-PENSANCE EST INTOLERABLE ! OU ES-TU SIECLE DES LUMIERES ? Fascisme soft (mental) = fascisme tout de même.
 Des réformes indépendantes du contenu des programmes dont la définition est remise à plus tard. Il est vrai qu’on pense moins à eux qu’aux « méthodes » à acquérir. Mais que sont et que valent des méthodes indépendamment de tout contenu ?

DES LYCEES DIFFERENTS LES UNS DES AUTRES

• Droit à une même éducation pour tous ?
• La connaissance est-elle à géométrie variable et dépendante du local ?
• Unité de la nation ?

FIN DE L’EDUCATION NATIONALE

Parce que leur travail ne ressemble à aucun autre,
les ânes ,
parfois (très) diplômés, pensent que les enseignants ne travaillent pas assez.



LA REFORME ET L’EUROPE

• Les traités de l’Union Européenne (Maastricht, Lisbonne) ne prévoient en aucune façon une uniformisation du système scolaire secondaire européen. Comment un pays pourrait-il renier ses traditions sans remettre en cause le sens même de l’Union ? Cette uniformisation a donc été décidée par quelques gouvernements sous la pression d’organismes comme l’OCDE et sans grande réflexion.

• Les Britanniques qui s’installent en France pour y vivre affirment volontiers qu’ils sont attirés par le système scolaire français : des maîtres fortement formés, un enseignement complet et humaniste, un examen qui a de l’allure (le baccalauréat). Il est cependant à craindre qu’ils se fassent bien des illusions.

 Le bac ne sanctionne une « élévation du niveau » que pour les naïfs (ou les irresponsables) et son sort est directement remis en cause par la « réforme » : comment évaluer, en même temps et de la même façon, ce qui relève du tronc commun et ce qui n’en relève pas ? Que seront les épreuves d’histoire-géographie alors que cette discipline ne sera pas présente en terminale dans toutes les série ? Le bac professionnel n’ouvre-t-il pas la voie à la généralisation du CCF ?
 Il y a 25 ans, l’école française était considérée comme une des meilleures du monde (cf. l’enquête menée en 1981-82 par l’International Project for the Evaluation of Educational Achievement). A présent, elle se renie et prend comme exemple n’importe quel modèle (exemple : le Finlandais sur lequel il y aurait, d’ailleurs, beaucoup à dire. Il est, par exemple, en faillite complète pour les mathématiques).
 Quant à la formation des maîtres, le recrutement des enseignants devient monstrueux à partir de l’année prochaine : un étudiant en M2 devra préparer son concours (décembre-janvier), faire un stage en établissement et préparer son mémoire. C’est inhumain et absurde au point de vue académique : que peut valoir un master dans de telles conditions ? Les Universitaires dénoncent de telles conditions.

« Aide personnalisée » ne signifie pas « aide individualisée ».
Visiblement, les organisations de parents et d’élèves n’ont pas saisi la différence : la nuance cache un gouffre !

Ecrit par : Alain Champseix | 07 mars 2010

Celle-là, non seulement je l'aime bien mais, pour une fois, elle n'est pas vraiment hors sujet alors je la ressors :

"le charisme c'est la capacité de transporter les gens en commun"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Elle est très belle, Dugong. Très beau mot-valise.
Ça me rappelle je ne sais plus qui qui supposait que dans l'état de la culture des années 70, un cartésien était probablement un lecteur de Guy des Cars.
Que dirait-il aujourd'hui… Que c'est certainement un obsédé du kart ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Mais non, Jean-Paul ! Un cartésien, c'est quelqu'un qui a réussi son C.A.R.T.E.S... Certificat d'Aptitude au Retour de la Théorie dans l'Enseignement econdaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Secondaire

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Depuis le temps que Catmano nous livre des posts, elle a de quoi le faire son livre. Keske vous attendez ?

Ecrit par : Pierrre Lariba | 07 mars 2010

Il y a une belle collection de ses écrits sur un autre forum, mais je suis bien sûre qu'elle les garde elle-même quelque part...

Ecrit par : Maminou | 07 mars 2010

Les Britanniques qui s’installent en France pour y vivre affirment volontiers qu’ils sont attirés par le système scolaire français : des maîtres fortement formés, un enseignement complet et humaniste, un examen qui a de l’allure (le baccalauréat). Il est cependant à craindre qu’ils se fassent bien des illusions. Ecrit par : Alain Champseix | 07 mars 2010

Le baccalauréat, un examen qui a de l'allure. Enfin, qui en avait. Mais comme beaucoup de Français, les Britanniques vivent sur les acquis passés et ne voient la dégringolade que chez eux. D'après ce que je lis et entends, le CAPES se rapproche de plus en plus du PGCE...

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

"Mais comme beaucoup de Français, les Britanniques vivent sur les acquis passés et ne voient la dégringolade que chez eux."

La livre a pris environ 40 % dans les dents et ils auront en plus le plus grand mal à scolariser leurs enfants dans le privé en France.

A moins qu'une aide gouvernementale opportune viennent pallier cette perte au change au nom de l'Entente Cordiale ?

Voilà qui serait un bel effet d'aubaine ! Ouvrons vite alors une officine en Dordogne !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Voilà qui serait un bel effet d'aubaine ! Ouvrons vite alors une officine en Dordogne ! Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Y a pas déjà Guedbralec qui s'en occupe ?

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

A propos, il s'appelle toujours Balls, le très peu burné chef du Moloch anglais ?

http://laiciste.over-blog.com/article-angleterre-ed-balls-madrassa-fesse-43156222.html

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

"Y a pas déjà Guedbralec qui s'en occupe ?"

Pas dans cette région. En Normandie, je crois.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Réunissons nos efforts, dugong. Rameutons les brighellistes du blog, mêmes les séducteurs, et ouvrons-la cette école en Dordogne. Mais au fait, les Anglais ne sont pas en train de la quitter, la Dordogne ? Avec pas loin de 40 % de dégringolade de leur monnaie, ça commence à faire cher l'entretien du château cathare...

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article438

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

"Réunissons nos efforts, dugong. Rameutons les brighellistes du blog, mêmes les séducteurs, et ouvrons-la cette école en Dordogne."

C'est un des serpents de mer du blog.

Il y a un précédent célèbre : l'hypothèse d'un cours Brighelli à Mykonos * mais ça reste suspendu en l'air.

Les anglais opportunistes partent de Dordogne. Seuls les purs restent et c'est bien. On trouve aussi des américains, des italiens, des italo-américains, des espagnols, des danois, etc. Du beau linge et plutôt instruit...

* cet abruti de correcteur veut force "kimonos"...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Le cartésien ne serait-il pas plutôt celui qui joue aux cartes ?

Au "freecell" sur son ordinateur, et au poker en ligne, cela va de soi.

Ecrit par : Moot | 07 mars 2010

Patrick Topaloff est décédé.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

balor quatanton ?
Mykonos, chez les corsaires ? quelle idée ? Et puis avec leur dette à rembourser !

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

"Patrick Topaloff est décédé."

Ça m'a fait un peu plus de peine que Roger Gicquel. Il y a des jours où les morts ne sont pas très excitants.

PS : à ma grande honte, j'avais oublié les bataves de Dordogne. Ce ne sont pas du tout les mêmes qui crament sur la Costa Brava en éructant de tous les orifices. La fine fleur, vous dis-je.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

PS : à ma grande honte, j'avais oublié les bataves de Dordogne. Ce ne sont pas du tout les mêmes qui crament sur la Costa Brava en éructant de tous les orifices. La fine fleur, vous dis-je.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Ca y est! vous demandez une mut là-bas!

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

"Chantal Jouanno, tête de liste de la majorité à Paris pour les élections régionales, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie retrouve son titre de championne de France de karaté, douze ans après avoir rangé son kimono"

http://blog.lefigaro.fr/peopolitique/FRANCE-KARATE-GOVERNMENT-20100307-112515%5B1%5D.jpg

C'est le rictus de gauche sur la photo qui est à droite.

Comme secrétaire d'état aux ZEP, elle se ferait peut-être respecter ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Avant de vous quitter ce petit extrait d'un site délicieux :

"Agence pataphysique de presse.

LISBONNE (APP) - La police portugaise enquête pour savoir qui a convaincu quatre femmes de se dénuder jusqu'à la taille devant leur fenêtre ou leur balcon pour effectuer une prétendue mammographie par satellite.

Ces quatre femmes, âgées de 19 à 45 ans et demeurant en Algarve ( sud ), ont porté plainte il y a une semaine, rapporte le quotidien Publico. Elles affirment avoir été contactées par téléphone par une femme médecin leur assurant une technique révolutionnaire pour examiner leurs seins : une mammographie par satellite. Il leur suffisait de se placer nues jusqu'à la taille bien en évidence devant une fenêtre ou sur un balcon en direction d'un "satellite" situé sur les hauteurs de la localité de Messines. La consultation était gratuite à condition qu'elles respectent scrupuleusement les instructions. L'une d'elles a même poussé le zèle jusqu'à se dévêtir complètement.

Le résultat de l'examen, communiqué par téléphone, a été des plus surprenants, la "médecin" décrivant avec force détails son vif plaisir sexuel. Les quatre femmes se plaignent à présent d'atteinte à leur intimité."

http://pagesperso-orange.fr/claude.ognois/ubu72.htm

Ecrit par : dugong | 07 mars 2010

Mais peut-être interprété-je mal Spinoza, Robin, en osant affirmer ce qui me paraît être tellement évident ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Je ne me souviens pas avoir lu quelque chose sur la tenue vestimentaire chez Spinoza, mais Descartes, dont Spinoza était un lecteur assidu, dit quelque part (dans le "Discours de la Méthode, je crois) qu'il faut suivre les us et coutumes de son temps et de son pays et ne pas s'écarter, en ces matières, des normes admises.

Je pense que les enseignants doivent accorder de l'importance à leur hygiène, à leur aspect et à leur tenue vestimentaire. Ça fait partie du "spectacle" et de la "séduction soft".

Les seuls qui ont franchement rejeté l'importance de l'aspect extérieur sont les gymnosophistes (les philosophes indiens rencontrés par l'armée d'Alexandre Le Grand et qui ne portaient aucun vêtement... Je crois qu'ils existent toujours) et les cyniques (Diogène, Anthistènes...)

Mais pour paraphraser Pascal (et pour rester dans le domaine philosophique), je dirais que la véritable élégance se moque de l'élégance.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

Mais peut-être interprété-je mal Spinoza, Robin, en osant affirmer ce qui me paraît être tellement évident ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Je ne me souviens pas avoir lu quelque chose sur la tenue vestimentaire chez Spinoza, mais Descartes, dont Spinoza était un lecteur assidu, dit quelque part (dans le "Discours de la Méthode, je crois) qu'il faut suivre les us et coutumes de son temps et de son pays et ne pas s'écarter, en ces matières, des normes admises.

Je pense que les enseignants doivent accorder de l'importance à leur hygiène, à leur aspect et à leur tenue vestimentaire. Ça fait partie du "spectacle" et de la "séduction soft".

Les seuls qui ont franchement rejeté l'importance de l'aspect extérieur sont les gymnosophistes (les philosophes indiens rencontrés par l'armée d'Alexandre Le Grand et qui ne portaient aucun vêtement... Je crois qu'ils existent toujours) et les cyniques (Diogène, Anthistènes...)

Mais pour paraphraser Pascal (et pour rester dans le domaine philosophique), je dirais que la véritable élégance se moque de l'élégance.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

Excusez-moi pour le doublet !

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

@ sylvie Huguet

J'ai vu en raccompagnant mon plus jeune fils à la gare qu'un nouveau roman de Franck Tallis, dans la géniale série viennoise des carnets de Max Liebermann (le 5ème) venait de sortir aux éditions 10/18 ("Grands détectives") ; je ne l'ai pas acheté aujourd'hui, mais je sens que je craquer.

Je suis en train de lire "L'ombre d'Edgar Poe" de Matthew Pearl, l'auteur du "Cercle de Dante" et "L'homme intérieur" de Jonathan Rabb (Pocket) qui se passe à Berlin dans les années 30, dans le milieu du cinéma (10/18 Grands détectives).

En fait, je ne les lis pas en même temps ; j'ai commencé par M. Pearl. Pour l'instant, "ca me branche", comme disent les élèves.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

mais je sens que je craquer.

que je vais craquer !

Ecrit par : Robin | 07 mars 2010

Il neige à Montpellier, depuis plusieurs heures; et je fus saisi, en début de soirée, par la vision du mimosas en fleurs, vert et jaune vifs, réjouit comme un enfant parmi les flocons. C'était du côté de Sainte-Anne, si certains connaissent Montpellier.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

mimosas réjouI comme, etc.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Indispensable pour aller vous coucher sur une note un peu joyeuse :
http://site.voila.fr/lenouveaulycee/contre_spot_le_nouveau_lycee.html
À écouter et à diffuser !
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Mais au fait, les Anglais ne sont pas en train de la quitter, la Dordogne ? Avec pas loin de 40 % de dégringolade de leur monnaie, ça commence à faire cher l'entretien du château cathare...

Ecrit par : nicolas | 07 mars 2010

En Dordogne, les châteaux cathares ne sont pas trop chers à entretenir.



Il neige à Montpellier, depuis plusieurs heures; et je fus saisi, en début de soirée, par la vision du mimosas en fleurs, vert et jaune vifs, réjouit comme un enfant parmi les flocons. C'était du côté de Sainte-Anne, si certains connaissent Montpellier.

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010


Chez moi, du côté de Sainte-Anne, on est plutôt saisi par la vision d'éléphants roses.

Ecrit par : Percevallée de larmes les vacances sont finies | 07 mars 2010

Pan sur le bec ! Renseignements pris, il y avait bien des cathares en Dordogne, même si ce sont plutôt les châteaux de l'Aude que l'on connaît comme cathares.

Ecrit par : Perceval | 07 mars 2010

"Patrick Topaloff est décédé."

Ecrit par : Pendariès | 07 mars 2010

Après Super Nanny, Philippe Seguin et Roger Gicquel, sale temps pour les comiques !!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Robin, vous m'avez mal lu, ou, plutôt, je me suis sûrement mal expliqué !
Concernant Spinoza, je ne faisais pas spécialement référence à l'aspect vestimentaire, (pas du tout, même), mais à l'importance du corps.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"À écouter et à diffuser !
JPB"

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Pas mal !!! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

"À écouter et à diffuser !
JPB"

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010

Pour les vrais spots, on hésite entre rire et pleurer. Heureusement, "avec le nouveau lycée, on peut changer d'avis".

Ecrit par : Perceval | 07 mars 2010

Avez-vous lu le petit article de notre ami Celeborn ?

http://celeblog.over-blog.com/article-monte-le-son-c-est-la-pub-sur-le-nouveau-lycee-44757120.html

Ecrit par : Moot | 07 mars 2010

Cher Francis,

Vous avez eu la chance de vivre la période faste en France des 30 glorieuses, à savoir cette période de forte croissance (c'est relatif mais c'est vrai qu'on ne voit plus des taux pareils depuis belle lurette). Pensez vous sincèrement que cette croissance n'a profité qu'aux riches ? N'avez vous pas remarqué que les toilettes ne sont plus au fond du jardin, que l'eau du bain n'a pas besoin d'être chauffée dans une bassine, que vous avez remisé votre vélo contre une voire deux voitures, que vous avez une multitude d'équipements électroniques, ... Bien sûr que la croissance profite à tout le monde. En passant d'une production artisanale à une production de masse, les prix baissent et les produits deviennent accessibles à un plus grand nombre.

Sur votre remarque de la croissance infinie, je la trouve de courte vue : Bien sûr qu'on ne peut lire qu'un livre à la fois, qu'il ne faut pas manger plus de 2k calories par jour, que vous n'avez que 24h dans une journée. Mais la croissance, c'est la somme de la croissance et de la décroissance de chacun des produits. Un produit rentre en décroissance parce qu'il est remplacé peu à peu par un produit plus innovant (innovation marketing ou réelle). Ce produit plus innovant, sera vendu plus cher, car il intègre plus de valeur ajoutée. L'espace requis sera identique ou presque mais globalement, vous aurez eu de la croissance. Prenez le cas des processeurs d'ordinateurs, ils sont de plus en plus petits et de plus en plus chers.

Ce phénomène de substitution est justement le garant de la redistribution de la richesse. Vous étiez riche à vendre ce produit assez cher et vous avez voulez consomme cette richesse plutôt que dans le développement de nouveaux produits ? Pas de problème, mais le voisin qui vient de développer un nouveau produit vous pompe tout votre marché et au final, votre boîte ne vaut plus rien. En fonction de la dynamique du marché et des contraintes règlementaires, cette évolution se fait de manière plus ou moins rapide. Prenez les fabricants de téléphones portables et vous verrez que pour eux, la roche Tarpéienne est très proche du Capitole. C'est un peu Volvic si vous voulez, une entreprise s'éteint et une autre s'éveille. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il faut accepter les faillites d'entreprise plutôt que de soutenir ces mort-vivants, condamnés à plus ou moins brève échéance, pour voir fleurir de nouvelles entreprises, qui intègreront plus de valeur ajoutée et donc plus de croissance.
Ecrit par : Joe | 05 mars 2010
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Cher Joe,

Né en 1940, j’ai vécu la période des Trente glorieuses qui désigne, je crois, les trois décennies de 1945 à 1975.
Mais j’ai vécu toute ma jeunesse dans la pauvreté. J’allais au lycée avec des vêtements que de braves petits bourgeois de mon coin donnaient aimablement à mes parents. Il était clair que ces vêtements n’étaient pas à ma taille et tout à fait démodés, mais ni usés, ni même élimés (c’est moi qui les usais). J’ai été un peu mieux habillé de 1958 à 1964, période pendant laquelle j’ai travaillé comme aide chimiste chez Kodak, alors à Vincennes, avec une interruption de 27 mois de service militaire. De 1964 à 1966, j’ai été pion dans un collège d’enseignement technique de Levallois avec un moindre salaire, mais comme je faisais sept demi-journées de 4 heures, je ratais presque tous les cours de propédeutique puis de licence. Bien que j’aie réussi la propédeutique, j’avais des trous béants dans mes connaissances mathématiques qui ont mis l’agrégation externe de sciences physiques (option chimie) hors de ma portée.
En 1966 j’ai cessé de travailler pour gagner ma vie, et j’ai vécu avec une bourse d’enseignement supérieur au taux maximal (du fait que mes parents n’étaient pas imposables sur le revenu). Je prenais tous mes repas au resto U, sans exception.
J’ai certes assisté au développement industriel qui eut lieu à cette époque, mais je n’étais pas du côté de ceux qui en ont profité. Les ouvriers eux-mêmes ont eu du travail, oui, et dans le bâtiment ils arrondissaient leurs salaires en travaillant jusqu’à soixante heures par semaine pendant les beaux jours. (L’hiver, ils étaient parfois contraints de cesser le travail à cause du gel, et percevaient une indemnité d’intempéries.)
De ce fait, j’ai une perception de cette période très différente de celle des riches qui s’en sont mis plein les poches ou de celle des hauts salariés. De 1969 à 1973, j’ai été maître auxiliaire car j’étais admissible tous les ans au CAPES de sciences physiques, et flingué systématiquement à l’oral.
Ce ne fut pas l’opulence pour moi non plus pendant ces quatre années-là. En 1973, je fus reçu au CAPES quand, enfin, le jury évalua les candidats sur le total des points des épreuves écrites et orales. Auparavant, il évaluait les candidats sur les seules notes orales ( à cause des Ipésiens, dispensés des épreuves écrites, une absurdité ahurissante).
La croissance profite donc à tout le monde mais pas au même degré et ce ne sont pas ceux qui se crèvent le plus au boulot qui gagnent le plus.
Les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres une fois retraités.
Les mineurs, autrefois, avaient leur retraite à 50 ans. Mais ils mouraient presque tous de silicose et d’épuisement dans les cinq à dix années qui suivaient.
Avez-vous pensé à cela un jour, Joe ?
Si vous êtes né dans un milieu seulement modérément aisé, vous ne vous en faites pas une idée précise, vous ne le pouvez pas.
Je n’ai pas vécu sur l’or avec mon salaire de professeur certifié, vous vous en doutez bien. Je me suis marié avec une fonctionnaire de catégorie A, comme moi, avec une rémunération voisine de celle des professeurs certifiés. Nous avons vécu dans une relative aisance à partir de 1974. Mais nous avons acheté notre maison avec des emprunts épouvantables en 1982 quand l’inflation était au plus haut. L’inflation a dégringolé mais pas les taux d’intérêt ! Un de mes deux emprunts à 17,25 % (TEG : 18,266%) a été généreusement abaissé à 12,75 % en 1988… alors que je n’avais remboursé que les intérêts. Un autre (à la CASDEN) à 15 % a été abaissé aussi à 10 % environ vers 1990.
Vous commencez à comprendre que la vie n’est pas la même pour tout le monde. Je n’ai connu la véritable aisance qu’en 1995 quand je devins agrégé (par concours interne), et que je venais juste de finir de rembourser mon dernier emprunt par anticipation (avec pénalités).
Voilà maintenant quinze ans que je connais l’aisance (je dépense peu car j’ai vécu très longtemps avec peu ; on ne change guère ses habitudes à 55 ans). Et j’ai 70 ans.
Mais bien d’autres ne vivent pas dans l’aisance. Mes quatre frères ouvriers vivent chichement.
Mais pour eux, c’est toute la vie qui aura été ainsi.

En ce qui concerne la croissance, je me range à vos explications. Peut-être êtes-vous professeur de sciences économiques. Mais la croissance de la population humaine est une catastrophe. Et il vaudrait mieux qu’elle cessât le plus vite possible car, dans cent ans, il faudra bien qu’elle se stabilise à un nombre raisonnable d’êtres humains. Et, plus on tardera à aider à ce ralentissement de l’augmentation de la population, plus sa stabilisation – inéluctable - sera douloureuse. Peut-être pas pour tout le monde, mais qui sait ? Les riches bien-pensants iront faire leurs prières pour implorer la clémence de Dieu, alors qu’ils devraient faire pénitence pour n’avoir pas aidé le gros de la population à accéder à la connaissance, notamment celle des moyens de contraception. Même en France, il y a des ignorants, plongés, de surcroît, dans l’obscurantisme.
La croissance économique a souvent été liée – au moins en partie – à l’augmentation de la population. Plus il y a de bébés, plus il faut fabriquer de landaus et de jouets. Plus il y a d’êtres humains plus il faut construire de logements. Cela n’est pas le bon côté de la croissance.

Sur la redistribution des richesses vous avez une vue très différente de la mienne. Vous semblez ne pas vous soucier de l’écroulement de certaines entreprises. Mais cet écroulement, quelle qu’en soit la cause, n’est défavorable qu’aux salariés. Les personnes qui ont investi des capitaux là-dedans ne crèvent pas de faim. Elles quittent le bateau avant qu’il coule, non ? Et que dire des grands patrons qui plantent leur entreprise et partent avec des montagnes d’argent ?

Il me semble clair que vous êtes partisan du capitalisme le plus froid, le plus inhumain, le plus débridé.
Votre devise est-elle, « Que le meilleur (ou le plus fort) gagne et que le plus faible disparaisse (ou crève) ! » ?
Décidément la roche Tarpéienne n’est pas loin du Capitole, vous avez raison. Le monde impitoyable de Dallas s’étend à tous les pays industrialisés et exploite les pays sous-développés. Mais cela ne se passe pas sans secousses.
Je ne peux pas m’émerveiller de notre monde.

Je suis désolé d’avoir été contraint de raconter ma vie, mais comment faire autrement pour m’expliquer ?

Je crains que nous ne soyons irréconciliables, cher Joe. Mais qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas ennemis et nous nous parlons courtoisement comme tout le monde (ou presque) sur le blog de J.-P. Brighelli. À cet égard, nous sommes exemplaires, et je m’en réjouis.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 mars 2010

"ce fil vole bas"
Il bat de l'aine. Ca me déçoit.

Ecrit par : dimdamdom | 08 mars 2010

Le jus pédagol reprend ses maléfices ce matin et titre : "Violence scolaire : Eric Debarbieux missionné par Luc Chatel"

Chatel est vraiment sans pitié.

Je pose la question à la face du monde : pourquoi s'acharner ainsi sur Debarbieux ?

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Dugong, vous connaissez désormais le truc.
Il suffit de se décréter spécialiste d'un problème quelconque, de créer une "fondation" bidon, et vous serez convoqué par les médias d'abord, puis les ministres ensuite, comme l'incontournable de la situation. La désignation de Debarbieux me fait mal aux seins, tiens… Thèse globale du monsieur : il y a globalement peu de violence à l'école, elle n'a pas vraiment augmenté, et c'est la faute à la société — rien à voir avec ce qu'on y enseigne ni surtout la façon dont c'est enseigné.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010

Si je crée une fondation genre "Sauvez les dugongs", que j'agite un peu le landerneau, j'ai peut-être une chance de devenir une référence incontournable pour le développement durable au Moloch.

A moi conférences, débats monologués, subsides et considération de tous.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

vous avez voulez consomme cette richesse Joe

gné ?

Ecrit par : nicolas | 08 mars 2010

Rires étranglés garantis en parcourant les documents mis en ligne par Eduscol pour "aider" les enseignants à néantiser le lycée de façon participative.

Voyez notamment le document sur la prise de notes.

Ca commence par

"Se constituer une « mémoire de papier »"

et ça continue sur 6 pages.

Il y avait les tigres en papier voilà la mémoire de papier.

Bien sûr, pas un mot sur les raisons profondes de l'incapacité de cette prise de notes.

Tchalef et remédiation bidon. Des tas de collègues collaboreront en bêlant.


http://www.eduscol.education.fr/cid50378/mettre-amp-oelig-uvre-les-dispositifs-accompagnement-personnalise.html

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

A Robin : pour ma part, j'ai déjà craqué et je me suis acheté le dernier Franck Tallis, qui sera ma prochaine lecture! Pour l'instant, je suis plongée dans "Bellefleur", épais et passionnant roman "gothique" de Joyce Carol Oates, qui date des années 80 et que Stock a eu la bonne idée de rééditer.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2010

Je suis perplexe : tout ce développement sur la prise de notes n'implique-t-il pas une réhabilitation de la pratique honnie du cours magistral ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2010

"Je suis perplexe : tout ce développement sur la prise de notes n'implique-t-il pas une réhabilitation de la pratique honnie du cours magistral ?" Sylvie Huguet

C'est une logique qui n'est malheureusement pas celle des rédacteurs de ces "notes". Un principe général s'impose : quand ces gens utilisent des mots qui évoquent quelque chose de précis pour vous, vérifiez toujours soigneusement le contresens qui en est fait.

Voici un extrait de la page 5 de la note sur la prise de notes dont j'ai déjà donné le lien :

"Apprendre à synthétiser
« Rédiger une annonce »
Le professeur propose un corpus de petites annonces et demande de réfléchir collectivement aux points suivants : quel est le but d’une petite annonce ? En quoi se rapproche-t-elle d’une prise de notes ?
Les élèves doivent ensuite rédiger eux-mêmes une annonce, d’abord dans son intégralité, ensuite dans une version abrégée.
On compare alors la version rédigée et l’annonce : quels sont les mots qui disparaissent, qui sont abrégés ?

« Prendre des notes à partir d’un exposé »
Travail fait en temps réel : un élève fait un exposé et deux élèves (et/ou le professeur) prennent des notes de façon simultanée sur le tableau.
On compare les deux (ou trois) versions."

Pas de cours magistral donc mais, par exemple, des "corpus de petites annonces"...

La "petite annonce" en l'occurrence c'est :

"Vend paravent du désastre. Nouveau modèle 2010. Peu servi"

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Un "corpus de petites annonces." Superbe !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2010

vends

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Ma petite annonce du jour : "VND MP3 TDC 200"

traduction : "vends lecteur MP3, tombé du camion. 200 €"

Une affaire !

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

La fiche Eduscol sur "l'utilisation du brouillon dans l'écriture d'invention" devrait ravir les enseignants de lettres qui viennent se pervertir ici.

http://media.eduscol.education.fr/file/Accompagnement_personnalise/10/0/FicheRepere_Brouillon_136100.pdf

On n'ose imaginer la fiche "Repères" sur "la prise de notes au brouillon d'un discours incompris"

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Dans le document ci-dessus :

"Travail sur amélioration, enrichissement des phrases, en utilisant toutes les ressources de polices de caractère."

Avec les TICE, la police de caractère permet d'enrichir la phrase !!!

Ecrit par : lucile | 08 mars 2010

De plus ils ont utilisé leur brouillon !
Ils n'ont pas bien relu : ils ont oublié le S à caractère (et moi aussi du coup) - ou feraient-ils allusion à la police qui a du caractère ?

et plus haut :
"sa mise en œuvre ne devrait pas excéder la fon de ce trimestre"

Ecrit par : lucile | 08 mars 2010

Nous allons perdre notre meiriol, probablement appelé bientôt à de nouvelles activités confusionnistes.

Qui viendra le remplacer ? D'obscurs igens pondant d'inénarrables fiche "Repères" qu'ils ont depuis longtemps égaré ?

Je fais, ici même, mon meat coule pas :

Je soussigné , Dugong, APEVDD *, regrette profondément d'avoir affublé Monsieur Meirieu de nombreux sobriquets allant de "rayon vert" à "facarien".

Rendez-nous notre meiriol ! Au moins lui, on le connaît par cœur !

Dugong
* animal placide en voie de disparition

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

fiches (elles se ressemblent tellement...)

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Thèse globale du monsieur : il y a globalement peu de violence à l'école, elle n'a pas vraiment augmenté, et c'est la faute à la société — rien à voir avec ce qu'on y enseigne ni surtout la façon dont c'est enseigné.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010

S'il est vrai que l'on ne lit pas souvent ici même la première partie de cette proposition, on a souvent remarqué en revanche le nombre des tenants de la deuxième proposition.
Et lorsqu'on se risque à la réfuter, on se retrouve affublée du sobriquet de "sainte" ou de l'accusation de "fausse-humilité". ;-)

Ecrit par : catmano | 08 mars 2010

Catmano est une sainte.
Sainte Catmano ! Ça sonne bien !
Un livre ! Un livre ! Un livre !
Grand public…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mars 2010
Un livre grand public, ça ne sert à rien. Ça peut même être néfaste car mal compris et mal digéré ou, encore pire, détourné et récupéré par n'importe quelle faction peu recommandable pour démontrer n'importe quelle horreur.

Il est préférable que ce type d'expertise de terrain très ciblée "Cycle 2", mais également "Cycle 1" soit exploitée au sein de l'Education Nationale, entre professionnels, sous forme de manuels avec livre du maître, de stages pratiques, de conférences pédagogiques, de forum internet questions-réponses à accès réservé aux professeurs des écoles. L'ambition idéale serait plutôt du type de celle d'André Rossignol.

*** Citation:

1947, la guerre est finie ; les frontières du monde ont changé, la société française aussi.
Que dire de ces 40 000 écoles françaises qui dispensent des leçons de géographie s’appuyant, quand il y en a, sur des cartes de 1875, surchargées d’informations mais auxquelles manquent désormais l’Alsace et la Lorraine !!!


En 1950, André Rossignol 33 ans, instituteur dans la Vienne, ancien major de promotion de l’école Normale, ne l’entend pas de cette oreille…Inspiré, génial, pédagogue remarquable, et entrepreneur visionnaire, André Rossignol met sur pied de nombreux outils à destination des écoles, dont une merveilleuse collection d’images conciliant Art et Pédagogie.

Parmi plus de 600 images, ce sont les cartes qui servent de « starter » aux autres collections ; suivent les tableaux d’histoire, de sciences, d’instruction civique, de vie quotidienne, ou les méthodes de lecture...De 1950 aux années 70, ce sont près de 18 millions d’élèves et plusieurs dizaines de millliers d’enseignants que les images Rossignol vont ravir, former, occuper mais jamais ennuyer …leur pouvoir pédagogique est tel que dans de nombreuses écoles certaines sont utilisées jusque dans les années 80 et parfois au delà !!!

***

Je ne conçois pas très bien comment des professeurs qui se plaignent, au quotidien et à juste raison, de la présence délétère des parents dans l'école puissent par ailleurs passer leur temps à rêver de grands débats médiatiques dont l'inefficacité et même la nocivité sont prouvées depuis déjà bien quelques années. Cf les émissions radiophoniques de Mme Dolto, dont le style très particulier inspire d'ailleurs de toute évidence la prose de Catmano, ne vous en déplaise.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Je reviens de la réunion organisée au lycée sur la réforme.
Je ne sais toujours pas ce que c’est que « l’accompagnement personnalisé ». À coups de définitions négatives « ce ne sont pas des modules, ce n’est pas ceci ni cela, etc.) personne n’a rien appris de la part des inspecteurs missi dominici.
D’ailleurs ils se sont présentés comme IA plutôt qu’IPR.

Quant aux problèmes qui fâchent : « la question ne sera pas posée » et on n’y répondra pas non plus. Le plus important dans ce genre de messe, c’est de résister au sommeil ou à l’envie de les foutre dehors…

Ecrit par : Pierre Lariba | 08 mars 2010

"D’ailleurs ils se sont présentés comme IA plutôt qu’IPR."

Ecrit par : Pierre Lariba | 08 mars 2010

Pierre, je crois bien que tous les "IPR" sont "IA"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2010

Ou alors, Catherine pourrait décider d'aller finir sa carrière comme directrice de maternelle en ZEP et PE de GS, avec une équipe formée à ses méthodes et le soutien sans faille de l'Inspection Académique et du rectorat.
Il n'est même pas certain que les résultats obtenus fassent taire ses détracteurs.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

au fait, tant que je suis par là, l'ID d'Azouz Begag:
"
L’iD
Citoyens de la région
Nous créerons un Conseil Consultatif des Citoyens Rhônalpins.
Il sera chargé d’apprécier les grands projets régionaux à venir.
Dans chaque classe de 1ère et terminale de lycée, sera désigné
un délégué régional de classe. Il sera l’ambassadeur du Conseil
Régional. L’information sera sa mission "


Désolée, JPB, je ne voterai pas pour ce type ! Ma fille a encore deux années de Lycée en Rhône-Alpes à accomplir et il y a déjà bien assez de temps perdu comme ça.
C'est vous qui la lui avez soufflée, cette "ID" là ?

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Ou alors, Catherine pourrait décider d'aller finir sa carrière comme directrice de maternelle en ZEP et PE de GS, avec une équipe formée à ses méthodes et le soutien sans faille de l'Inspection Académique et du rectorat.
Il n'est même pas certain que les résultats obtenus fassent taire ses détracteurs.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Non, non, pas en GS, mais au CP-CE1.
Ce sont des classes qui permettent de rattraper un enseignement déficient en maternelle et qui posent les bases de la grammaire, de la cojugaison et de l'orthographe sans oublier le savoir compter et calculer...

Avant, c'est simplement dommage, après c'est un avenir bien compromis.

Ecrit par : Maminou | 08 mars 2010

Ou alors, Catherine pourrait décider d'aller finir sa carrière comme directrice de maternelle en ZEP et PE de GS, avec une équipe formée à ses méthodes et le soutien sans faille de l'Inspection Académique et du rectorat.
Il n'est même pas certain que les résultats obtenus fassent taire ses détracteurs.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Non, non, pas en GS, mais au CP-CE1.
Ce sont des classes qui permettent de rattraper un enseignement déficient en maternelle et qui posent les bases de la grammaire, de la cojugaison et de l'orthographe sans oublier le savoir compter et calculer...

Avant, c'est simplement dommage, après c'est un avenir bien compromis.

Ecrit par : Maminou | 08 mars 2010

Je vais vous mettre d'accord toutes les deux, je reste en GS/CP/CE1 dans mon p'tit bled qui, certains jours, a bien des allures de ZEP rurale.

Ecrit par : catmano | 08 mars 2010

On voit bien que c'est le jour de la femme aujourd'hui ... même sur le blog de Brighelli !

Ecrit par : iPidiblue tais-toi et fais-toi beau ! | 08 mars 2010

Vous avez classe, Catmano, malgré la neige?

Ecrit par : retraitée | 08 mars 2010

Vous avez classe, Catmano, malgré la neige?

Ecrit par : retraitée | 08 mars 2010

Non. C'est bien pour cela que je traîne mes bottes par ici.

Ecrit par : catmano | 08 mars 2010

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Non, non, pas en GS, mais au CP-CE1.
Ce sont des classes qui permettent de rattraper un enseignement déficient en maternelle et qui posent les bases de la grammaire, de la cojugaison et de l'orthographe sans oublier le savoir compter et calculer...

Avant, c'est simplement dommage, après c'est un avenir bien compromis.

Ecrit par : Maminou | 08 mars 2010
Pas d'accord. Le but est de prouver qu'une bonne prise en charge dès deux ans et jusqu'à cinq inclus, même dans les pires conditions de "nouveaux publics", a une excellente efficience. Il ne s'agit pas de sauver trente gamin par an dans une ZEP quelconque mais de démontrer l'efficacité de la méthode hors "effet maître".
Il ne s'agit pas de démontrer que Catherine est une "sainte", ce qui est d'ailleurs absolument faux, mais que son approche expérimentale et expérimentée peut être appliquée avec succès par d'autres qu'elle et avec des résultats équivalents aux siens.

C'est justement ce qui me déplait, ce qualificatif de "sainte" que lui décerne JPB. Même s'il galèje un peu en le disant, c'est plus nocif qu'autre chose.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Vous avez classe, Catmano, malgré la neige?

Ecrit par : retraitée | 08 mars 2010

Non. C'est bien pour cela que je traîne mes bottes par ici.

Ecrit par : catmano | 08 mars 2010
Ah ! T'as pas classe ? Ils ont fermé les écoles ?
Moi, je suis allé bosser mais franchement j'aurais mieux fait de rester chez moi. Y'a pas un chat ...
D'où, d'ailleurs, ma présence ici.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Pas d'accord. Le but est de prouver qu'une bonne prise en charge dès deux ans et jusqu'à cinq inclus, même dans les pires conditions de "nouveaux publics", a une excellente efficience.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Même avec une excellente préparation durant les 2 années qui précèdent le CP, il y a moyen de bousiller un gamin si le CP est mauvais pour plusieurs raisons :

- mauvaise méthode (Ex: un bon Ribambelle de derrière les fagots ...)
- jeune PE manquant de formation pour ce niveau
- perte de confiance du gamin qui s'affole et ne réinvestit pas les bonnes bases qui semblaient pourtant acquises.

Ecrit par : Maminou | 08 mars 2010

Sans compter lmes PE qui ont l'œil sur les programmes, et pas ailleurs. Ma fille, à quatre ans et quelques, voulait absolument apprendre à lire — et nous avions commencé avec succès. Mais l'instit de Maternelle lui a dit : "Non, ce n'est pas de ton âge" — et elle est rentrée un soir en disant : "Ce n'est pas de mon âge, je n'apprendrai donc rien avant 6 ans" — et elle s'y est tenue. Rebelote avec mon fils et les tables de multiplication — on les lui apprenait comme un jeu, en voiture, comme des comptines, jusqu'à ce qu'on lui dise, au CP : "Non, ce n'est pas de ton âge" — et je cois que six ans plus tard, il ne les sait toujours pas…
JPB
PS. Je sais bien que Cartmano n'est pas une sainte. Mais quand on regarde le martyrologe, il y en avait pas mal, qui n'étaient pas des saintes, au départ — Marie-Madeleine, par exemple…
Et elle a tort : entre un livre purement scolaire à audience réduite et une version grand public, il n'y a pas photo.

Quant aux émissions grand public, c'est comme le billard indirect : ce sont les politiques qui sont impressionnés — et en dernière analyse, ce sont bien eux qui décident, non ?

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010

Un peu hors-sujet, un long article qui touche un theme voisin
http://www.nytimes.com/2010/03/07/magazine/07Teachers-t.html?em

Ecrit par : ob | 08 mars 2010

Pas inintéressant en effet :

As Jane Hannaway, the director of the Education Policy Center at the Urban Institute and a former teacher, put it to me, successful teaching depends in part on a certain inimitable “voodoo.” You either have it or you don’t. “I think that there is an innate drive or innate ability for teaching,” Sylvia Gist, the dean of the college of education at Chicago State University, said when I visited her campus last year.

La suite sur le site indiqué ci-dessus… Mais j'aime bien l'idée du vaudou…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010

Et elle a tort : entre un livre purement scolaire à audience réduite et une version grand public, il n'y a pas photo.

Quant aux émissions grand public, c'est comme le billard indirect : ce sont les politiques qui sont impressionnés — et en dernière analyse, ce sont bien eux qui décident, non ?
Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010

Double erreur d'appréciation.
1- Pour ce qui est de l'école, les livres grand public, si justes soient-ils, n'ont rien changé. Les plus mauvais manuels scolaires ont eu et continuent d'avoir une influence bien plus grande.
2-Les politiques impressionnés par les livres grand public en tirent ce qu'ils peuvent en tirer en terme d'image et continuent imperturbablement à conduire la même politique scolaires néfaste.

Ecrit par : guy morel | 08 mars 2010

Vous voulez en faire une vedette de notre Catmano, JPB, vous voulez donc nous la gâter ?

Ecrit par : iPidiblue et les vedettes des médias | 08 mars 2010

J'ai tendance à penser que les bons chercheurs et les bons praticiens sont dans leurs laboratoires et leurs cuisines, qu'ils font bien et qu'ils laissent dire ! On ne devient une vedette ou un mythe qu'à son corps défendant quand on a un peu d'honneur !

Ecrit par : iPidiblue vedette malgré soi | 08 mars 2010

C'est justement ce qui me déplait, ce qualificatif de "sainte" que lui décerne JPB. Même s'il galèje un peu en le disant, c'est plus nocif qu'autre chose.
Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Non, Catmano n'est pas une une "sainte". À la différence de Charmeux, "sainte" répertoriée dont l'effigie se met régulièrement à suinter.

Ecrit par : guy morel | 08 mars 2010

Catmano n'est sans doute pas une sainte, mais elle agit sur mon inconscient.
J'ai rêvé d'elle cette nuit (si, si). C'était très confus, mais j'étais quelque chose comme sa stagiaire et elle n'était pas satisfaite de mes compétences et de mon investissement. Bref, elle incarnait mon surmoi. C'est dire dans quelle estime je la tiens. ;o)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mars 2010

"Mais j'aime bien l'idée du vaudou…" JPB

Moi aussi.

Exemple d'activités à l'école :

- peindre des pattes de poulet que les enseignants ont patiemment mis de côté à cet effet

- enfiler des crânes au lieu de nouilles, même si c'est un peu plus difficile à trouver

- fabriquer une poupée de chiffon représentant JPB et la percer tous les matins en rentrant en classe (ritualisation des apprentissages)

D'un point de vue théorique, on fait éditer un article titré "animist activities in the classroom, new evidences for constructivism" dans une revue internationale de facariens pédagols.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Non, Catmano n'est pas une une "sainte". À la différence de Charmeux, "sainte" répertoriée dont l'effigie se met régulièrement à suinter.

Comme une i-conne?

Ecrit par : retraitée | 08 mars 2010

Robin, vous m'avez mal lu, ou, plutôt, je me suis sûrement mal expliqué !
Concernant Spinoza, je ne faisais pas spécialement référence à l'aspect vestimentaire, (pas du tout, même), mais à l'importance du corps.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2010

Oui, Spinoza refuse la distinction cartésienne entre la substance pensante (l'âme) et la substance étendue (le corps) ; selon lui, il n'y a qu'une seule substance. ce qui évite à Spinoza d'avoir à résoudre le délicat problème de l'union des deux substances (dans la "glande pinéale", c'est-à-dire l'hypophise, selon Descartes).

" Spinoza, à l’encontre de la perspective cartésienne, attribue au corps une fonction privilégiée dans la détermination liminaire de l’identité de l’homme, dont le corps et l’esprit désignent un même individu. La raison de ce renversement est corrélative du statut théorique nouveau conféré au corps humain : celui-ci, en tant que « forme » inanimée tendant d’elle-même à agir et à se conserver, en tant que dispositif automatique dont l’identité est dynamique et s’épuise dans ses fonctions propres, accomplies sans l’aide d’une cause transcendante (telle une « âme »), offre le modèle le plus immédiat de l’être individué de l’homme, comme cause à la fois spontanée et déterminée, active et efficiente. Et si le corps humain dans son acception spinoziste constitue un individu complet, cela suppose également une révision considérable de la notion d’esprit. L’identification de ce dernier à une certaine idée, en l’espèce l’idée du corps, interdit corrélativement sa définition, d’obédience cartésienne, dans les termes d’une substance (pensante) réellement distincte de ce corps..."

(Pascale Gillot, "Corps et individualité dans la philosophie de Spinoza")

... Et dire que je croyais que nous parlions chiffons ! ;-))

Ecrit par : Robin | 08 mars 2010

" Toutes les femmes sont des p..., sauf mon père qui est une sainte." Jacques Lacan

Ecrit par : Robin | 08 mars 2010

Et elle a tort : entre un livre purement scolaire à audience réduite et une version grand public, il n'y a pas photo.

Quant aux émissions grand public, c'est comme le billard indirect : ce sont les politiques qui sont impressionnés — et en dernière analyse, ce sont bien eux qui décident, non ?

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2010
C'est vous qui avez tort. Et ce ne sont pas les politiques qui décident. Ces gens-là ne décident de rien, à part des dépenses somptuaires. D'ailleurs, s'ils sont impressionnés par les émissions grand public, ça prouve à quel point ils sont cons et inefficaces et à quel point un beau parleur peut leur faire prendre n'importe quelle vessie pour une lanterne. Il n'y a franchement rien d'impressionnant ni de constructif dans ces émissions superficielles. On n'apprend rien à les écouter, si ce n'est à adopter des positions manichéennes du genre "oh qu'il est beau" ou "cacaboudin". Elles n'apportent aucun éclairage et relèvent essentiellement de la propagande qui est cent fois plus au point qu'il y a 60 ans.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

J'oubliais : il semble bien qu'en santeria haute drômoise, Sainte Catmano est vénérée comme Orisha.

Mais il faudrait vérifier...

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

soit vénérée...

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

2-Les politiques impressionnés par les livres grand public en tirent ce qu'ils peuvent en tirer en terme d'image et continuent imperturbablement à conduire la même politique scolaires néfaste.

Ecrit par : guy morel | 08 mars 2010
Parce que leur seule politique est électorale. Après la claque annoncée des Régionales, on va encore une fois remanier les ministères pour cause de présidentielle et législatives dans deux ans. Comment voulez-vous que ces gens-là aient une politique scolaire ou autre ?

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

" Toutes les femmes sont des p..., sauf mon père qui est une sainte." Jacques Lacan

Ecrit par : Robin | 08 mars 2010

Eh, oui, cher Robin.

C'est quand même bien fait, le français :
Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute
Un courtisan : c'est un proche du roi
Une courtisane : c'est une pute
Un masseur : c'est un kiné
Une masseuse : c'est une pute
Un coureur : c'est un joggeur
Une coureuse : c'est une pute
Un rouleur : c'est un cycliste
Une roulure : c'est une pute
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c'est une pute
Un homme sans moralité : c'est un politicien
Une femme sans moralité : c'est une pute
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe
sportive
Une entraîneuse : c'est une pute
Un homme à femmes : c'est un séducteur
Une femme à hommes : c'est une pute
Un homme public : c'est un homme connu
Une femme publique : c'est une pute
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
Une péripatéticienne: c'est une pute
Non, le français, vraiment, c'est pas compliqué...
Amitiés.

PS : je vous rappelle, à tout hasard, que c'est la journée de la femme.
2ème PS : "hypophyse."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2010

Si je vous parlais de mon fils, tant que je suis par là ?

Le jeune homme est en L1 Lettres Modernes Arts du Spectacle. Il a fallu la publication des partiels de janvier pour qu'il découvre qu'ils étaient trente élèves dans sa section. Il avait estimé à vue de nez l'effectif à 25, encore qu'ils n'aient jamais été autant à aucun cours, à aucun TD ni à aucune épreuve de contrôle continu.
Ils sont trente à s'être présentés aux trois épreuves écrites obligatoires. Sur les trente, huit ont la moyenne. Les huit sont les seuls assidus ...
Alors, l'échec en fac, moi ... Bof !
Pour moi, échouer ou être mal orienté, c'est ne pas réussir malgré des efforts constants.
Je n'appelle pas ça de l'échec en fac ou de l'échec du système universitaire.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2010

Oui, Spinoza refuse la distinction cartésienne entre la substance pensante (l'âme) et la substance étendue (le corps) ; selon lui, il n'y a qu'une seule substance. ce qui évite à Spinoza d'avoir à résoudre le délicat problème de l'union des deux substances (dans la "glande pinéale", c'est-à-dire l'hypophise, selon Descartes).
Selon Robin

Vous avez tort, cher Robin, si vous saviez tout ce qui se passe dans ma glande pinéale !

Ecrit par : iPidiblue union intime de la substance et du corps | 08 mars 2010

Claude Guéant vient de m'appeler pour que je le tuyaute sur la glande pinéale de Robin.

J'ai refusé.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2010

Pour Maminou et Catmano.

Un élève que sa famille n'aide pas quitte l'école élémentaire sans avoir acquis, en quelque domaine que ce soit, des connaissances de base, celles qui permettent, précisément, d'en acquérir de nouvelles.
Il sort du CM2 content, peut-être, d'avoir bien joué et bien dormi, mais parfaitement décérébré, ne sachant pas s'exprimer - comment parler quand on n'a pas les mots ni les idées pour dire le temps, la cause, les conséquences, pour les relier ou les subordonner? -, tout juste capable de déchiffrer des messages très courts, écrits si possible en majuscules - le nom d'une station de métro ou l'enseigne de la FNAC - et peu susceptible de rédiger un jour un réquisitoire contre une école qui l'a décervelé, ou, demain, un CV.

Entrè à l'école l'esprit vif, curieux, ouvert, il en sort complètement crétinisé, - languisé, jospinisé, allègrisé, bayrouisé, ferrysé, fillonnisé, robienisé, darcosisé, et last, but not the least, chatelisé... à quand le prochain???

M.Ferrier, inspecteur général de l'E.N., dans son rapport intitulé pudiquement " Améliorer les performances de l'école primaire" (1998), déclarait :
"Selon les années, ce sont entre 21 et 42 % des élèves qui, au début du cycle III (entrée au CE2), paraissent ne pas maîtriser le niveau minimal des compétencesdites de base en lectur