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13 février 2010

Violence mode d'emploi

C’est entendu : nous vivons dans une société violente, et l’école, partie prenante, n’y échappe pas…

C’est l’exemple-type d’idée reçue qu’il faut d’urgence réexaminer. Si la prémisse est évidente (elle l’est même tellement qu’elle confine au truisme : quelle société n’est pas, ou ne fut pas, violente ?), la conclusion qu’on en tire ces jours-ci n’en découle pas naturellement. Les blousons noirs des années 1960 n’étaient pas des enfants de chœur — mais ils étaient fort respectueux, en classe. Les apaches des années 1930 n’étaient pas tendres — mais ils ne mouftaient pas, en cours, quand ils y allaient. Leurs enfants non plus — ils se seraient d’ailleurs fait corriger doublement par leurs voyous de parents s’ils avaient osé manquer de respect à la maîtresse ou au professeur…

Aujourd’hui, les gosses des familles les plus aisées eux-mêmes, pour ne pas en rester à ceux qui sont entrés en rupture de ban, se sentent fort peu contraints par les règlements intérieurs de nombre d’établissements. Il faut dire que lesdits règlements ne règlent pas grand-chose, tant le laxisme est devenu doctrine d’Etat.

Pas partout cependant : c’est bien la preuve que si l’on veut, on peut, même dans des quartiers réputés difficiles.

 

Alors, certes, la violence des jeunes est le reflet de celle des adultes…

Est-ce bien sûr ? Les plus extrémistes des pédagogues — les « désobéisseurs », par exemple — postuleraient sans doute que l’institution génère par nature de la violence. Comment ? Vouloir leur faire apprendre par cœur l’alphabet et les tables de multiplication ? Offense impardonnable aux droits imprescriptibles de l’enfant à construire lui-même ses propres savoirs, à être heureux tout de suite, à se développer sans contrainte, comme une mauvaise herbe… S’obstiner à lui faire avaler des savoirs et des savoir-faire, alors qu’il suffit de développer ses savoir-être (et, depuis quelque temps, son savoir-devenir, que Valérie Pécresse voudrait mieux évalué à l’entrée des grandes écoles, officines impitoyables de reproduction sociale, comme chacun sait) pour qu’il grandisse harmonieusement, comme un insecte nuisible, quelle violence ! Quelle barbarie ! Quelle « reproduction », disent les sous-Bourdieu de service…

Vaines plaisanteries : la violence des jeunes diffère de celle des adultes en ceci qu’elle est primitive, et non secondaire. Elle est instinct de prédation — naturelle en quelque sorte , diront les écolos quand ils seront arrivés au pouvoir. La violence adulte peut s’expliquer dans le schéma action / réaction. Celle des jeunes n’a pas besoin de provocation : c’est justement tout l’objectif de l’éducation et de l’instruction de contrarier la nature — de faire des enfants des êtres de culture.

De ce point de vue, on ne les a pas trop malmenés, ces dernières années. Je n’en veux pour preuve que l’état dans lequel ils arrivent, justement, en classes prépas : l’écart entre ce qu’ils sont supposés savoir pour s’adapter à un milieu qui a maintenu grosso modo ses exigences et ce qu’on leur a demandé pour passer le Bac se creuse chaque année. Ils mettaient autrefois trois mois pour se hisser au niveau de ce qu’on leur demande. Aujourd’hui, il leur faut une année entière. Et trois ans, majoritairement, pour parvenir à intégrer une (vraie) grande école.
Hors prépas, comme chacun sait (en fac, par exemple), on s’est contenté de baisser le niveau d’exigence. Ça n’a fait aucun bien aux 50% de nouveaux bacheliers qui s’y risquent — il s’y étalent à grands fracas. 40% en première année, plus de 50% sur deux ans (et 97% quand ils arrivent de Bac pro…). Et encore, chacun sait que les universités forcent les notes pour garder le maximum d’étudiants, puisqu’elles reçoivent une allocation pour chacun d’eux — ils ne sont plus chair à canons, mais fonds de roulement…

Oui, la première violence est institutionnelle. Moins on leur en donne, plus la frustration augmente. Moins ils ont les mots pour le dire, plus le geste part rapidement — ou l’insulte, qui se cantonne dans des marges lexicales étroites, tous les enseignants régulièrement traités de putes ou de fils de pute (variante sophistiquée : « Va niquer ta mère la pute » — voir la Journée de la jupe (1)) peuvent en témoigner. « God damn your bloody eyes », suppose que l’on étudie Shakespeare, et non le Sun. Quant à traiter son prof d’anacoluthe, cela implique que l’on persiste à lire Tintin, et non des mangas muets…

Et qu’on ait appris ce qu’est une anacoluthe.

 

La violence seconde, si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est le laxisme. Les gosses testent les adultes en permanence — dès le berceau. Autorisez-leur le doigt, ils y mettront le poing. Or, que fait l’administration, lorsqu’un enseignant se plaint d’un élève, ou choisit de le renvoyer de cours ? C’est le prof qu’elle met en cause — « vous ne savez pas tenir vos classes, et d’ailleurs, ce que vous faites les intéresse-t-il ? » Que dit l’administration, lorsqu’on veut infliger une sanction ? Qu’il faut discuter, négocier, transiger. Que propose-t-elle, lorsqu’on se retrouve, après une vraie agression (80 000 par an, dernière statistique disponible — après, on a cassé le thermomètre pour éviter d’avoir la fièvre…) devant un conseil de discipline ? Ma foi, elle constitue une majorité toujours laxiste avec ses propres représentants, ceux des élèves et des parents, et Kevin Monchéri est acquitté sous les acclamations. Ou viré trois jours — trois jours de vacances et de petit commerce, qui ont si bon goût que l’heureux bénéficiaire recommencera dès son retour… Quand bien même il serait exclu définitivement, l’obligation faite à l’administration de l’inscrire quelque part l’amène à l’imposer à un autre établissement, qu’il bordélisera avec la même réussite… Il y a ainsi des gosses que l'on se passe comme une patate chaude, d'année en année, de collège en collège (2)…

De temps en temps, ça dérape sérieusement. Un doigt — le bras : on tue, on viole, on massacre. Des éléments incontrôlés entrent comme dans un moulin dans des établissements construits par des architectes utopistes qui ont voulu faire des patios par peur des lycées-casernes —, et démolissent un(e) élève. Ou plusieurs. Médias, affolement, droit de retrait (les enseignants ont raison, mais ça n’arrange rien), gesticulation ministérielle, montée en ligne du recteur qui promet trois postes de surveillant pour surveiller quarante hectares et 2000 élèves…

Et comme dit excellemment Natacha Polony (3) : créer des postes de surveillants n’y fera rien, sur le fond. Que l’on en reste au ratio actuel (un surveillant face à douze équipes de foot, comme elle le rappelle opportunément) ou qu’on le modifie (onze équipes de foot ?…), quelle différence ?

C’est le rapport tout entier aux adultes et à l’institution qu’il faut modifier. Alors, osons quelques propositions de bon sens — la chose au monde la moins partagée — dans l’ordre croissant de complexité :

 

- Les téléphones portables peuvent servir à enregistrer / diffuser des scènes de violence et de provocation ? Interdisons les portables dans l’enceinte des établissements. En cas d’infraction, confisquons-les, avec obligation aux élèves de se faire accompagner de leurs parents pour les récupérer. C’est déjà le cas dans un certain nombre d’établissements : ce qui est possible là ne le serait pas ailleurs ? Allons donc !

- Les élèves doivent présenter un carnet de correspondance ou une carte à l’entrée des établissements — et l’entrée doit leur être refusée s’ils ne l’ont pas. Dans le même ordre d’idées, des adultes (concierges, surveillant, et surtout personnels de direction) doivent chaque matin être à l’entrée des élèves — ne serait-ce que pour leur faire comprendre qu’ils entrent dans un autre système qui a ses règles et ses pontifes.

- Nous manquons de surveillants ? Embauchons-en — à ceci près que ce ne sont pas des étudiants surmenés et à temps partiel qu’il faut utiliser, ni des « grands frères » dont l’activité principale consistera à imposer l’observance de tel ou tel précepte aux petits. Non ce sont des adultes, des vrais adultes, qu’il faut mettre en face des enfants. Pas des copains. Nous avons pléthore de quinquagénaires en recherche (désespérée, parfois) d’emploi (4) ? Recrutons-les prioritairement, ils seront bien plus à l’aise, face aux jeunes, que… des jeunes.

- Un élève perturbe gravement un cours ? C’est à l’administration à le prendre en charge — pour le bien collectif. Un élève perturbe gravement un établissement ? Non seulement il faut le virer, mais ne pas le réinscrire dans un établissement qu’il contaminera tout aussitôt : il faut recréer d’urgence des structures adaptées.

- Des petits morveux crânent en classe parce qu’ils savent que leurs parents interviendront ? Interdisons à nouveau aux parents d’entrer dans les établissements scolaires. Fermons-leur les conseils de classe, de discipline et d’administration (franchement, en quoi y sont-ils compétents ?). Après tout, les parents entrent-ils dans les hôpitaux pour suggérer aux médecins les soins que réclame leur progéniture ?

- Si nécessaire, indexons le comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents. Le facteur économique étant déterminant en dernière instance…

- Il peut arriver qu’un élève se dissipe (un joli euphémisme, tiens !) parce qu’il a l’impression de ne rien avoir à faire dans un cursus généraliste de longue durée. Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains.

- C’est tout l’établissement qui est gangrené par la violence, parce qu’un utopiste fou a pensé intelligent de construire un ghetto scolaire à l’intérieur d’un ghetto social ? Ce n’est certes pas en le repeignant qu’on améliorera la situation. Puisqu’il est financièrement pas plus onéreux de le reconstruire (ailleurs, si possible) que de le réhabiliter, n’hésitons pas — construisons-le ailleurs, et dispersons les mauvais sujets. Et réaménageons l’espace intérieur – une estrade, parfois, cela suffit à faire la différence, tant il est vrai que l’enseignement est un art du spectacle.

- Trop d’enfants ont un rapport déficient à la langue, parce que leur environnement familial n’a pas eu accès lui-même à la langue et à la culture de l’école — c’est-à-dire celles de la bourgeoisie ? Construisons vraiment ces « internats d’excellence » dont parlait jadis un certain candidat à la présidence dont je crois bien qu’il s’appelait Sarkozy. Inutile de nous bercer d’illusions : face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout.

Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.

Pour commencer.

 

Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes — parce qu’il ne sert à rien de disposer d’un arsenal répressif si nous ne proposons pas, dans le même temps, une vraie formation, une vraie instruction, un vrai apprentissage — une vraie transmission.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Désormais disponible en DVD. Mon avis, notre avis à tous lors de la sortie : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/25/la-jou.... Et bande-annonce sur http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18863048&a...

 

(2) Claire Mazeron en parle abondamment dans son  Autopsie du Mammouth, qui vient de paraître. Indispensable. Courez le commander.

(3)http://blog.lefigaro.fr/education/2010/02/violences-scola...

(4) J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins (private joke qu'il sera sans doute seul à comprendre) de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. Je vous donne sa réponse brute de décoffrage : "Sur une base 100 chômeurs, 35 ont moins de 26 ans et 27 ont 50 ans et plus. Un quart de chômeurs est ou arrive en fin de droit tous âges confondus, mais ce sont les jeunes les plus touchés car leur durée d'indemnisation par l'assurance chômage est plus courte et donc ils arrivent plus vite à la situation de fin de droit. Gros débat d'actualité aujourd'hui. Le plus souvent les jeunes en fin de droit n'ont droit à rien d'autre tant qu'ils n'ont pas atteint l'âge de 26 ans. Pour les plus de 50 ans en fin de droit il peut y avoir le RSA (ex RMI, servi par le Conseil Général) ou l'ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) servie par l'Etat. Mais plus d'un quart des plus de 50 ans en fin de droit n'ont plus rien ensuite (estimation officielle pour l'année 2010 : 400 000…). Economiquement parlant c'est le chômage des plus de 50 ans qui pèse le plus (durée d'indemnisation et niveau d'indemnisation plus conséquents) mais humainement et sociologiquement, c'est la jeune génération qui est sacrifiée..."

AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?

 

 

Commentaires

Monsieur,

Avez-vous remarqué que j'essaye de donner de bonnes manières à Toto mais qu'il s'obstine à défier les plus grands que lui en leur faisant un doigt d'honneur ? Un certain Joe est même venu le soutenir dans cet ordre de choses. Certains font alors chorus se mêlant à la querelle et tout dégénèrerait si je n'y mettais bon ordre ...
Comme vous le voyez mon métier de mainteneur de l'ordre et du bon droit sur le blog de JPB est ingrat, mal rémunéré, peu reconnu ... j'attends un soutien ferme de la direction.

Écrit par : iPidiblue Merlusse du blog | 13 février 2010

Excellent !! Je ne peux qu'applaudir des deux mains.

Écrit par : Daphné | 13 février 2010

Juste une faute de frappe : voudrait mieux évaluer.....

Écrit par : Daphné | 13 février 2010

Confisquer les téléphones portables, mon cher Jean-Paul? Mais tu n'y penses pas! Tu dois retarder d'une guerre. Tu n'as donc pas lu les dernières Instructions officielles où ils viennent de rejoindre les baladeurs MP3 au titre d'outils pédagogiques "nomades numériques"?

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

En Alabama une femme professeur de biologie ayant appris qu'elle ne serait pas titularisée a ouvert le feu tuant trois personnes !

Écrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010

Une enseignante américaine a ouvert le feu vendredi dans une université de l'Alabama (Sud) tuant trois personnes et en blessant trois autres, après avoir appris qu'elle ne serait pas titularisée, selon des responsables de l'établissement et la presse locale.

«A ce stade, nous avons trois morts confirmés et trois blessés», a déclaré un porte-parole de l'Université d'Alabama de Huntsville sur CNN.

Selon la chaîne locale WAFF, l'employée a ouvert le feu sur ses collègues lors d'une réunion au cours de laquelle un droit contractuel lui a été refusé.

Écrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010

Mon cher JPB,

cela faisait fort longtemps que j' n'avais pas « posté » sur vot' blog (c'est bien comme ça que disent les d'jeuns, non ?) et c'est avec un grand plaisir que j'ai lu ce que je pense depuis des années. Le système est fait pour sauver la vie à Moncanard (j'ai parfois envie de changer une lettre). Interdire les téléphones portables dans les établissements scolaires ? Cette loi ne devait-elle pas passer au Sénat et à l'Assemblée ? Quand à exiger la présence des parents pour rendre le portable confisqué, il faut, paraît-il, modifier la Loi car le fait de garder le portable dans l'établissement à la fin des cours de la journée constitue légalement un vol, rien de mois, dixit un chef d'établissement. La Loi semble se foutre totalement du fait que Moncanard ait fait déféquer son enseignant avec ce foutu sacré pu.... de portable.

J'aime beaucoup votre proposition d'indexation du « comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents ». Moi, j'irai même jusqu'à mettre des amendes aux parents. Votre gamin ne vient pas effectuer sa retenue ? Peu importe la raison, 150 € d'amende. Ou même seulement 50 € parce que je pense que ça risque d'en agacer plus d'un de payer aussi régulièrement. Votre môme n'a pas son matériel en classe ? Bing ! 20 €. Et ainsi de suite... Comme je ne suis pas du tout pratiquant de la mauvaise foi, je répondrai aux pédagos braillards hurlants au scandale que c'est de l'éducation à l'état pur ! Bah oui quoi. Lorsque les loupiots seront adultes, ils prendront des amendes en cas de conneries donc autant leur apprendre le plus tôt possible ce qu'est la vie puisque c'est notre métier (phrase un peu alambiquée s'il en est mais je n'ai pas envie de réécrire).

Méfiez-vous cependant très cher. Pour de tels propos, certains n'hésiteraient pas à vous abonner à la Bébête Immonde. Tolérance zéro, oui. Nous devons montrer l'exemple à nos petits ? Et bien que les Décideurs qui nous gouvernent nous le montre l'exemple...

Écrit par : Le Pingouin | 13 février 2010

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/13/01003-20100213ARTFIG00556-une-enseignante-americaine-tue-trois-personnes-.php


Ah ! ah ! qu'avez-vous à dire Monsieur Brighelli ?

Écrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010

"Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains." (Brighelli)

Et bientôt, près de chez moi, un improbable "Café philo" (ouarf ouarf !) invite F. Dubet sur le thème "Une école plus juste ?"
La plaquette annonce la tonalité du débat : "une école qui fonctionne toujours comme il y a 30 ans, qui ne sait pas, ne veut pas s'adapter au nouveau public..." et gna gna gna...
Il est là le dilemme fondamental, elle est là, l'aporie du système : on a persisté à conserver tous les élèves (mais après tout pourquoi pas ?), sauf qu'en outre la doxa demande qu'ils soient dans des classes absolument hétérogènes. Et ce, jusqu'en seconde.

Et justement, en parlant de seconde, j'ai eu le bonheur, hier, dans une copie, de lire : "l'auteur utilise beaucoup d'hiper ball"

Quant à une partie de paint ball, ou une séance de flash ball, ce sera pour le 3e trimestre. :-)

Écrit par : Garafignoux | 13 février 2010

Juste une faute de frappe : voudrait mieux évaluer.....
Ecrit par : Daphné | 13 février 2010

Je crois que je vais laisser ça comme ça, Daphné. EN sous)entendant : "voudrait qu'il soit (le savoir-devenir) mieux évalué…". Comme on dirait : "Mon enfant, je le voudrais mieux noté… — sinon je vais faire un malheur…" !
JPB
PS. Le Pingouin semble sous-entendre que ce sont là des propositions de droite. Eh bien, je le mets au défi de le prouver — de prouver au moins que des gens de gauche intelligents ne les approuvent pas.

Écrit par : brighelli | 13 février 2010

Pidiblue, c'est sûr que l'utilisation d'armes à feu, c'est autre chose que le droit de retrait…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 février 2010

Ces propositions m'ont l'air de bon sens mais je ne vois pas quel homme politique serait capable de les porter. Même Bayrou je veux dire...N'est pas Giuliani qui veut !

Écrit par : Joe | 13 février 2010

Vous n'auriez pas oublié un volet "formation des enseignants" dans votre joli programme, par hasard ?

Parce qu'il en suffit d'un seul dans une équipe qui considère que Mapoulette, Moncanard, Mabichette et Monpioupiou sont encore petits et qu'ils ont avant tout besoin de jeux, de ris et d'épanouissements pour ficher en l'air tout le travail éducatif des autres !

Pas tout à fait d'accord non plus sur les programmes... C'est par là qu'il faut commencer avec notes réelles à l'appui :
"Ben oui, M'sieurs-dames, vos enfants n'ont pas le niveau, mais alors pas du tout ! On ne vous l'avait pas dit ? Eh bien, on vous l'apprend ! Et, avec ses résultats actuels, il est hors de question qu'il passe dans la classe supérieure, non mais oh !"

Et là aussi, le volet "formation" a intérêt d'être bien ficelé !

Écrit par : catmano | 13 février 2010

J'ai toujours dans mon cartables des petits sacs congélations !

vous allez me dire pourquoi donc ?

ben dès qu'un portable se manifeste, hop dans le sac congélation... et hop il marque son nom dessus (ne pas oublier le marqueur spécial) et hop (oui j'aime les hop !) dans le bureau du CPE...

Écrit par : exTC | 13 février 2010

Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 février 2010

Non, non, non JPB. Je ne sous-entends pas que vos propositions sont estampillées « Droite », je me suis exprimé gauchement (désolé, celle-là, j'ai pas pu la retenir) tant je me fous de la politique. C'est juste que vouloir botter le cul des mômes et de leurs parents, ça fait pas très « social ». Je n'entends pas prouver, ni même essayer de prouver, que lesdites propositions sont d'un bord plutôt que d'un autre. Quel que soit le bord, elles (sans liaison entre bord et... Quoi ? Je sors ?) me conviennent. Mais essayez de lancer ça dans une salle des profs qui est souvent, elle, bien politisée ou au milieu d'un conseil de classe et vous allez voir le résultat. Je dis seulement que vous y allez dur, que j'aime ça mais que l'on risque d'attendre encore un peu pour qu'un politique ait les couilles de proposer un truc pareil.

Écrit par : Le Pingouin | 13 février 2010

J'ai envoyé ceci sur une liste d'universitaires en espérant dessiller quelques yeux :

"Le Ministère a enfin publié sur Internet l’Etat de l’Ecole 2009. Il s’agit d’une synthèse effectuée par les statisticiens de la DEPP sur tous les niveaux d’enseignement (enquêtes portant jusqu’en 2007). Les résultats de l’école primaire sont particulièrement catastrophiques. La comparaison entre les cohortes 1987,1997et 2007 montre un effondrement du niveau moyen des élèves de CM2 en lecture et, plus encore, en calcul et en orthographe grammaticale. Cet effondrement s’accélère à partir de 1997. Le pourcentage d’élèves faisant plus de 15 fautes dans une dictée simple de 85 mots est passé de 26% au chiffre astronomique de 46% (je rappelle le barème du temps jadis : 5 fautes = zéro). Pire encore : les statisticiens de la DEPP ont introduit des correctifs pour tenir compte de la baisse des exigences. Autrement dit, on a artificiellement baissé les performances des élèves de 1987 puisque certaines questions ont entre temps disparu des programmes. Et le pire du pire : les écarts-types augmentent et on observe donc une plus grande dispersion des résultats. Cela signifie que si les meilleurs élèves, issus de familles de cadres et de professions libérales, limitent les dégâts, tous les autres plongent à la vitesse grand V.

A ceux qui se plaignaient de la baisse de niveau, on a d’abord répondu sans rire que le niveau « montait » (cf. le livre « célèbre » de Baudelot et Establet). Puis lorsqu’il a été impossible de mentir à ce point, on a évoqué les « nouveaux public » : « le niveau baisse sans doute, mais vous oubliez qu’autrefois seule une minorité entrait en sixième ». Ceux qui continuent à ressortir cette antienne (qui a la vie dure), oublient eux-mêmes que tout le monde, ou presque, entre en sixième depuis 1963 et que tout le monde, sans exception, entre dans la même sixième depuis 1975. Depuis le temps, les « nouveaux publics » semblent avoir pris quelques rides… L’argument est encore plus absurde lorsqu’il s’agit de l’école primaire puisque tous les petits français sont scolarisés depuis les lois Ferry de 1882.

Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. Ni les « nouveaux publics » inexistants, ni les crises économiques et leurs conséquences sociales (celle de 1974 est antérieure à 1987 et celle des subprimes est postérieure à 2007).Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?

En tout cas cela promet pour les premiers cycles universitaires à l’horizon 2015… Car le collège et le secondaire ne font qu’accroitre les tendances observées dans le primaire. Et ce ne sont certainement pas les « nouveaux outils pédagogiques » recommandés par les instructions officielles de 2010 qui vont arranger les choses : il s’agit des « outils nomades numériques », autrement dit des baladeurs MP3 et des téléphones portables… Jamais à court d’inventivité « langagière », les technocrates du MEN appellent cela la « baladisation » des savoirs : un cours de géographie, de maths, de langues ou d’histoire de l’art en 85 secondes sur téléphone portable, y a rien de mieux pour les « nouveaux publics »…

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

Catmano, je suis d’accord avec vous quand vous écrivez :
« Parce qu’il en suffit d’un seul dans une équipe qui considère que Mapoulette, Moncanard, Mabichette et Monpioupiou sont encore petits et qu’ils ont avant tout besoin de jeux, de ris et d’épanouissements pour ficher en l’air tout le travail éducatif des autres ! »

C’est ce qui s’est passé à l’école de mes enfants quand une abrutie de ce type a passé son temps à câliner littéralement les CP, sans doute victimes de la violence de l’École, au lieu de leur apprendre à lire. Et vas-y que je t’attrape et que je te console, que je te fais des mamours ! Mon fils a détesté : « Papa, pourquoi elle ne remet pas les tables vers le tableau ? » Nous lui avons donc enseigné le soir ce qu’il aurait dû apprendre pendant la journée.

Les autres enfants n’ont pas eu tous la même chance mais il est vrai que pour les pédagogos enseigner revient à créer des inégalités parmi les élèves donc il est urgent de faire autre chose pour que les petits « se sentent bien » et aient de « bonnes vibrations » !

Écrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010

Il y a un élément qui me gêne dans le sujet de ce jour : la comparaison entre les voyous d'avant, mais respectueux des enseignants et ceux d'aujourd'hui.
En fait, le voyou des films de M. Audiard est par ailleurs respectueux du lien social, des règles du jeu. Il ne tirait quasiment jamais sur un flic, part exemple... Il vivait une sorte d'embourgeoisement clandestin.
Il semble que la violence actuelle soit infiniment plus sauvage qu'il y a trente, quarante ou cinquante ans.
L'école , bien évidemment, la subit en son sein.
Rien à voir avec un laxisme, dont je ne nie pas qu'il existe, mais qui n'explique pas tout.
Je suis certain que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, qu'il y a devant nous un embranchement : soit on tente un retour à ce qui marchait avant, mais je n'y crois guère car nous sommes tous responsables du délitement actuel, soit, comme les Meirieu nous le recommandent, on s'adapte. Donc, animation et garderie, citoyenneté et ambition cornet de frites à tous les étages.
Où est la 3e voie ? La bonne ?

Écrit par : Garafignoux | 13 février 2010

Tout à fait d'accord Pierre ! Il serait peut-être temps que l'on apprenne aux gamins que le plaisir n'est pas toujours immédiat (et je ne donnerai pas d'exemple salace où il faut l'attendre plusieurs minutes, quand ce ne sont pas des heures...). On s'expose là, certes, à un enfantin caprice qu'il est plus facile de calmer par des câlins que des coups de pompe au fion... Ah, si Sainte Super Nanny était encore parmi nous pour nous apprendre comment dompter des petits Monpoussinet et autres Marwa (les fans comprendront).

Écrit par : Le Pingouin | 13 février 2010

« soit on tente un retour à ce qui marchait avant, mais je n'y crois guère »

Mais on vous traitera de vil passéiste Garafignoux ! Il faut étudier le passé (soit l'Histoire) pour ne pas refaire les mêmes conneries qu'en 39 mais pas pour utiliser ce qui se faisait de bon à l'époque, celle-là ou une autre d'ailleurs. Ce n'est pas moderne enfin quoi merde... On le voit bien mon sarcasle, là ?

Écrit par : Le Pingouin | 13 février 2010

Oui euh les fots de phrape hein...

Écrit par : Le Pingouin | 13 février 2010

Moi je conseille la Comtesse de Ségur, mais personne ne veut me prendre au sérieux !
Tant pis c'est ma croix ...

Écrit par : iPidiblue l'Auberge de l'ange gardien | 13 février 2010

Les mesures proposées ici sont un minimum et un minimim plutôt insuffisant. Les blousons noirs, les Apaches : tout au plus quelques milliers de personnes. Le "nouveau public", lui, se compte à plusieurs centaines de milliers...

Ne pas oublier que la plupart des incidents, voire des drames, sont le fait de jeunes musulmans.
Quand on naît dans une secte et idéologie comparable au nazisme, érigeant la violence en vertu, il ne faut pas s´étonner qu´on se la pète de la "race des seigneurs", ptit caïd et compagnie.
Pas besoin pour ces fils de Français de papier - pour beaucoup d´entre eux - de bien connaître leur coran, ils ont le comportement normal de tout jeune musulman depuis la création de l´horreur islamique au Moyen-Age : il suffit de se renseigner et de lire des livres d´histoire traitant du statut des dhimmis en terre d´islam... (Et arrêter de se bercer d´illusions avec cette Andalousie totalement imaginaire).

Ils sont la Virilité, ils sont la Force, à côté de quoi on a des profs qui sont le Savoir, la Raison. Et s´ils ont de la chance, ils gagnent même plus d´argent en aidant aux trafics que le prof lui-même : ils ont même la reconnaissance de leur groupe social que le prof n´a pas dans son pays. Pot de fer contre pot de terre. Surtout quand, comme le dit l´article, on encourage les premiers au détriment des seconds.

Dans les pays arabes, les gosses mahométans sont élevés à la trique. Dans une société où la violence est encouragée par l´idéologie dominante, c´est le seul moyen : faire peur ou avoir peur. Car faire peur c´est le seul moyen dans cette "civilisation" pour obrenir du respect : regardez quel sens les mahométans donnent au mot "respect", réfléchissez...

Bref, que l´IUFM propose des stages en Afrique du nord et dans la zone Sénégal / Mali pour voir comment le système fonctionne là-bas... Y a des idées à piquer !

Sinon, et bien... je pense qu´il faut sérieusement songer à un retour au pays pour ceux qui refusent de s´assimiler : et on s´en fiche qu´ils soient de la première ou de la dixième génération. Car en fin de compte, notre pays ´a pas vocation à devenir Dahr al Islam (Terre d´Islam).

Écrit par : Hiro Hni | 13 février 2010

«  Nouveaux publics », j’adore cette expression !
Le dictionnaire rappelle qu’un « public » est composé de gens qui assistent à un spectacle, à une manifestation ou bien c'est la « foule ».
Dans la novlangue pédagogiste, il faut souvent traduire les mots par leur inverse pour y piger kekchose, mais là que faut-il entendre par « public » ?

Écrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010

Ouais zarma l'aut' zyva ! Hey la Comtesse de Ségur, elle me la mets dure !

Écrit par : Le Pingouin qui sort, oui, oui, promis | 13 février 2010

PS. J´ajoute que pour l´apprentissage des langues, rien ne vaut en effet un MP3 et des dizaines et des dizaines d´enregistrement. Recommander par tous les polyglottes du monde pour peu qu´on sache s´en servir.
Exemples : http://www.youtube.com/user/lingosteve#p/u/112/-bpypEP2PPE
http://www.youtube.com/watch?v=j9TufipYfpE
http://www.youtube.com/profile?user=LeylaRandomness#p/u/23/6f237bj1hkI
Etc.

Écrit par : Hiro Hni | 13 février 2010

Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 février 2010

(Excusez-moi pour ces majuscules, mais, sur ce blog, on ne peut pas souligner)

Justement, c'est À LA FIN. Il faudrait que ce soit AU DÉBUT, selon moi.

D'abord, on écoute un peu quelques psy comme Pleux ou Halmos (vous voyez que l'éventail est large), on les favorise légèrement dans les médias, on ringardise aussi légèrement les autres.
Ensuite, on profite de la vague pour changer les programmes ET former les enseignants.
Enfin, on résout les poches de violence subsistant dans les grandes classes (CM à Lycée, puis collège à lycée, ...) pendant la durée de transition.

Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école.

1995 : nouvelle baisse des contenus des programmes

2002 : nouvelle baisse des contenus des programmes

PS : pour la proposition de rédaction d'une nouvelle note, ça ne va pas être possible, j'ai trop de choses sur le gaz actuellement et puis... le reste par mail... ;-(

Écrit par : catmano | 13 février 2010

Les pédagogos affirment toujours que les « enfants ont changé » donc il faut enseigner « autrement », mot magique qui fait partie de leurs mantras (autrement n’est jamais suivi d’un complément).
Les enfants d’aujourd’hui ne sont donc plus des êtres humains ?

Ne sont plus sensibles à la reconnaissance de leur travail, plus sensibles à des progrès, ne sont plus heureux d’avoir appris quelque chose ? Ils ne s’aperçoivent pas quand les adultes leur manquent de respect ? Sont vraiment trop c..., alors.

Ils n’aimeraient donc qu’être gardés et cajolés à l’école car ils sont des mutants, car ils sont une espèce nouvelle : « homo non sapiens » ? C’est vrai que quand on lit le slogan des illuminés de l’École nouvelle : « Changer la société pour changer l’école, changer l’école pour changer la société » ça fout la trouille ! Là est la VIOLENCE qu’ils prétendent expérimenter sur nos enfants !

Écrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010

Ces dispositions sont en place et fonctionnent dans mon collège rémois depuis quelques années:

- interdiction des portables (sous peine de confiscation immédiate).
- Les élèves présentent leur carnet à l'entrée et à la sortie du collège. L'élève qui a oublié ou perdu son carnet est retenu.
- L'équipe des AE et le CPE exercent une autorité bien supérieure à celle de nombreux profs.
- Le CPE convoque les parents dès qu'il constate des manquements répétés au règlement.
- Un élève qui perturbe les cours est exclu. (Un de mes élèves qui avait utilisé sa bombe déodorante en guise de lance-flammes a pris 3 jours d'exclusion. Depuis, celles-ci sont interdites.)
- Les AE (la plupart, de futurs collègues) "désoeuvrés" prennent en charge le soutien des élèves en difficultés signalés par les professeurs.
- Les élèves qui ne s'investissent pas suffisamment dans leur travail ont une "fiche de suivi" vérifiée tous les soirs et signées par les parents.
- Les élèves récalcitrants (de moins en moins nombreux, m'a dit le CPE), sont collés les mercredis après-midi.

Les effets de ce retour à l'ordre dans le collège sont manifestes. En poste depuis de longues années dans ce collège je peux témoigner d'un net recul de la violence et du laisser-aller qui a pu régner à la fin du XXème siècle...как быстро летит время!

Cependant, l'autre face disciplinaire de l'enseignement, celle de la qualité des cours et de l'investissement des élèves dans leur travail, n'a pas cessé dans le même temps de décliner aux dires de mes collègues.

En tant que Prof principal d'une Quatrième "correcte" (germanistes), je constate qu'un nombre non négligeable d'élèves normalement disciplinés, normalisés, socialisés éprouvent peu d'intérêt à jouer le jeu scolaire des apprentissages et encore moins celui des devoirs à la maison.

Au demeurant, leurs professeurs y compris les plus exigeants (soit, dans ce collège, la grosse majorité) ont appris à ne plus donner de surtravail, à la maison, à leurs élèves: ils le rendent, mais bâclé.

En conclusion, l'ordre règne dans le collège, les élèves y posent beaucoup moins de problèmes disciplinaires qu'il y a encore quelques années, mais il semble qu'un état de docilité, d'apathie, de désinvestissement de la part de nombreux élèves, lui a succédé qui n'est pas moins, de mon point de vue, inquiétant, dérangeant.

Écrit par : Buntov | 13 février 2010

"Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école."

Ecrit par : catmano | 13 février 2010

Entre 1988 et 2010, division en gros par cinq des contenus de formations pour les instituteurs dans le domaine des disciplines artistiques.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

"Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

Bien sûr que si, Pedro. Le défaut d'éducation dont font montre un bon pourcentage d'élèves de petite section. Rendant le travail de la maîtresse ou du maître nettement plus difficile, même si cette dernière ou ce dernier est animé de la meilleure volonté instructionniste. Même si les meilleurs peuvent y parvenir "en partie", (je pense que Catmano ne me contredira pas sur ce plan).
Là ou un bon pourcentage d'entre eux, (pas que les meilleurs), pouvaient avoir des résultats il y a trente ans, maintenant, c'est beaucoup moins systématique.
Hypothèse d'ailleurs largement confirmée par ceux qui étaient déjà en poste à l'époque, et qui y sont encore aujourd'hui.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

"Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 13 février 2010

Pour ce qui est de la formation, je veux bien participer, (à proportion de mon petit niveau de compétence). Mais je n'aurai pas internet la semaine à venir.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

"Pidiblue, c'est sûr que l'utilisation d'armes à feu, c'est autre chose que le droit de retrait…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 13 février 2010

Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

"face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout."

Jean-Paul Brighelli

Hé non... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

Quel drôle de pistolet ce Sibille !

Écrit par : iPidiblue les mémoires d'un âne | 13 février 2010

"Confisquer les téléphones portables, mon cher Jean-Paul? Mais tu n'y penses pas! Tu dois retarder d'une guerre. Tu n'as donc pas lu les dernières Instructions officielles où ils viennent de rejoindre les baladeurs MP3 au titre d'outils pédagogiques "nomades numériques"?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

C'est incroyable... Ca, ça mérite des grandes claques dans la gueule de ceux qui pondent des trucs pareils.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

"Ne pas oublier que la plupart des incidents, voire des drames, sont le fait de jeunes musulmans.
Quand on naît dans une secte et idéologie comparable au nazisme, érigeant la violence en vertu, il ne faut pas s´étonner qu´on se la pète de la "race des seigneurs", ptit caïd et compagnie."

Si vous laissez-ça, vous êtes complice.

Écrit par : Ca dérape | 13 février 2010

Oui, vous avez raison... Je n'avais pas lu. Je zappe systématiquement les messages de celle qui se fait appeler: "Hiro hni"*.

*Bien que n'étant pas anti-nippon, (ni anti-Chine, d'ailleurs).

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

................ voudrait mieux évalué ..............

Oui, j'y ai ............ pensé après (smiley ironique) en relisant : sorry dear, et au temps pour moi.

Écrit par : Daphné | 13 février 2010

C'est assez déprimant de voir qu'on sait ce qu'il faut faire pour améliorer l'école, et de voir qu'on se refuse à le faire...

Écrit par : *Celeborn | 13 février 2010

La sensibilité au danger évolue au fil des époques et des circonstances ! Il est certes louable de mettre l'école à l'abri des remous de la société moderne, de là à en faire une Thébaïde éloignée de toute réalité concrète c'est un peu illusoire voire dommageable.

On peut rappeler par exemple ce qu'on appelle communément dans les journaux "le drame de l'amiante", il est clair que pendant des décennies la société occidentale a accepté les dangers encourus en toute connaissance de cause.

De même en ce moment on parle d'indemniser les irradiés à la suite du programme nucléaire français, c'est certes appréciable pour les personnes concernées mais dois-je rappeler que pendant tout le XXème siècle les scientifiques du plus grand renom se sont exposés aux dangers des radiations afin de faire progresser la science et que beaucoup en sont morts ! Que je sache on n'a pas indemnisé leurs descendants, par exemple Marie Curie, son gendre et sa fille ou bien lar participants aux programme Manhattan comme Enrico Fermi et John von Neumann !


Enfin ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas stériliser l'enseignement et en faire un doux cocon !
Que dirait-on d'un homme d'affaires, ou d'un trader qui n'aurait pas l'agressivité nécessaire pour remporter des marchés des contrats face à des adversaires déterminés ?

L'ordre doit régner, certes, mais pas la soumission. Développer les consciences et les esprits c'est aussi soigner la volonté.

Écrit par : iPidiblue la réforme, oui, mais pas le silence dans les rangs ! | 13 février 2010

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Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...
(...)
*Bien que n'étant pas anti-nippon, (ni anti-Chine, d'ailleurs).

Ecrits par : Christophe Sibille | 13 février 2010
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"......!"

:o))))

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 13 février 2010

L'une des formations incontournables me semble-t-il c'est celle des parents. Leur confier la responsabilité d'une classe une seule journée -pas la garderie, la CLASSE- serait déjà de nature à leur prouver qu'ils ne sont pas plus aptes à l'exercice de ce métier que si on leur demandait de tenir un scalpel en salle d'op.
Cette étape passée, mise hors les murs des établissements scolaires où, je suis absolument d'accord, ils n'ont rien à y faire.
Conjointement, formation (enfin !) des enseignants et de l'administration. Tolérance zéro à tous les étages.
Le reste viendra sans doute plus facilement.
Le statut du modèle- zappé ou dévalorisé, voire interdit pour ne pas nuire à l'inventivité des chérubins en état de "recherche" par la théorie de l'enfant au centre du système-
réhabilité, les adultes de la communauté éducative pourront le réinvestir et imposer une relation maître/élève structurante et rassurante à l'enfant et à l'ado qui en testent toujours les contours sans jamais trouver de garde-fous.
Quant à l'observation de Buntov, elle n'a pas valeur de preuve... jusqu'à plus ample informé(es)...

Écrit par : nicolas | 13 février 2010

Je crois que ce qu'il faut abolir c'est en premier lieu le principe de précaution qu'un mauvais farceur a cru bon de mettre dans la Constitution française !
A défaut, l'oublier pour de bon ...

Oui enseigner c'est prendre un risque, un risque pour les enseignants, un risque pour les élèves mais on en escompte un grand bénéfice pour le corps social et ce risque il faut le prendre à tout prix !

Il y a ceux qui passent leur temps à crier casse-cou et ceux qui vont de l'avant et franchissent les obstacles, ce sont-là qui doivent porter le flambeau et éclairer les plus timorés ou les plus respectueux de l'ordre établi.

Écrit par : iPidiblue risque-tout | 13 février 2010

ce sont-là qui doivent porter le flambeau et éclairer les plus timorés ou les plus respectueux de l'ordre établi.
Ecrit par : iPidiblue risque-tout | 13 février 2010

Facile à dire; pourquoi devraient-ils se sacrifier eux et leur carrière ? Au nom de quoi ? Cette culture du sacrifice m'insupporte. Chacun se doit d'être responsable de son propre comportement et de s'interroger sur ses choix et sa pratique, tout de même. Sinon c'est la Chine ou l'URSS !

Écrit par : nicolas | 13 février 2010

L'attitude des pédagogistes vis-à-vis de l'enseignement c'est l'attitude de ceux qui voudraient interdire la luge sous prétexte qu'un sportif s'est tué en luge aux jeux olympiques de Vancouver !

Le vrai risque majeur c'est de ne pas enseigner du tout ...

Écrit par : iPidiblue risque-majeur | 13 février 2010

nicolas, en salle d'op, on tient un bistouri, pas un scalpel, à moins de vouloir faire du lieu où on opère une salle de dissection ou d'autopsie. Simple question de langage.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bistouri

Écrit par : dobolino | 13 février 2010

A force d'éjaculer dans ce violon nous auront bientôt une symphonie en rut majeur.
Bien sûr, plein de bon sens ce post, mais c'est lettre morte. Tant que les lois seront les mêmes.
Tant qu'à dire, faudrait aussi fustiger la soi-disant mixité sociale qui fait qu'un ou deux "comiques" ( vous m'avez compris) balancés dans une classe normale foutent le bronx en 3 jours.

Écrit par : sisyphe | 13 février 2010

auronS

Écrit par : sisyphe | 13 février 2010

"L'une des formations incontournables me semble-t-il c'est celle des parents. Leur confier la responsabilité d'une classe une seule journée -pas la garderie, la CLASSE- serait déjà de nature à leur prouver qu'ils ne sont pas plus aptes à l'exercice de ce métier que si on leur demandait de tenir un scalpel en salle d'op."

Ecrit par : nicolas | 13 février 2010

Génialissime !!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

Jean-Paul Brighelli :
« Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.
Pour commencer.
Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes »

Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
« une abrutie a passé son temps à câliner littéralement les CP, sans doute victimes de la violence de l’École, au lieu de leur apprendre à lire »
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
« La comparaison entre les cohortes 1987,1997et 2007 montre un effondrement du niveau moyen des élèves de CM2 en lecture et, plus encore, en calcul et en orthographe grammaticale. »
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
« baisse des exigences au niveau des programmes »

Je constate que sous cette note intitulée « violence », les participants à ce blog préfèrent pointer encore et encore l’origine du désastre : les programmes, et remettent donc les bœufs avant la charrue.

En français, on respecte les règles de grammaire et de conjugaison, ainsi que les grands auteurs. En mathématiques, on respecte Pythagore et les tables de multiplication, etc.
Que les enseignants et les élèves respectent avant tout L’ENSEIGNEMENT, et on saura pourquoi on vient là.

Est-il respectable, ce fringant collègue d’arts plastiques qui initie des élèves de 6ème – qui ignorent tout de Botticelli à Cézanne - à l’utilisation d’un logiciel de retouche d’image en leur demandant de lui retourner par courriel sa photo modifiée d’une…poubelle ? Authentique !
S’il finit la tête la première au fond, je n’irai pas demander un surveillant de plus.

Écrit par : Stéphane | 13 février 2010

Ben justement, Stéphane, si les programmes étaient clairs, ce professeur d'arts plastiques aurait un peu moins de légitimité pour ne pas faire étudier Botticelli, Cézanne,
(et même Arcimboldo, ;-) ???

Écrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010

Simple question de langage. Dobolino

Si on leur demande de manier un scalpel en salle d'op, ils ne pourront pas non plus puisqu'il n'y en a pas. Autre métaphore...
quoi qu'il en soit, merci de la rectification, comme dit Christophe, les mots ont un sens.

Écrit par : nicolas | 13 février 2010

Je suis bien d’accord avec vous, Christophe, et avec les intervenants ici sur les programmes.
Peut-être mon message est-il trop alambiqué, entre mes citations et ma formulation faussement interrogative.
Pour rester malgré tout dans le thème de cette note qui est la violence : je trouve les élèves encore bien calmes, pour le brouet qu’on leur sert. Jusqu’aux prochaines émeutes en banlieue ; mais puisqu’ils brûlent les voitures de leurs voisins et que les profs n’habitent pas dans ces quartiers, la remise en question attendra encore.
Et si notre système judiciaire doit canaliser cette violence larvée, je n’arrive pas à m’en réjouir : un élève menacé (attention !) d’être… recasé dans un autre collège de la ville vient au conseil de discipline assisté d’une avocate.
La Principale insultée sur un blog, rendez-vous compte, sur les conseils du rectorat, porte plainte…
Est-ce bien sérieux ?

Petit commentaire sur les surveillants :
Jean-Paul propose d’embaucher des quinquagénaires. Pourquoi pas ? Je constate pour ma part que des étudiants à peine surmenés, faut pas exagérer, ça valait toujours mieux que des “assistants d’éducation”, contrats de droit privé qui font venir des à-peine-moins-jeunes que les élèves qui n’ont plus d’illusion dans les études. Ce sont des jeunes chômeurs pas toujours motivés, exemple encore moins stimulant que l’étudiant qui pouvait encore constituer un modèle.

Écrit par : Stéphane | 14 février 2010

Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
---
Je me demande s'il n'y a pas là une allusion au fait qu'après avoir tiré, on se retire. Mais vous êtes beaucoup trop sérieux pour sombrer dans ce genre de plaisanteries de mauvais goût, Christophe. Faites attention, on peut s'y tromper.
J'espère n'avoir choqué personne... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Je trouve que plusieurs de ces propositions sont intéressantes - et certaines même sont applicables qui plus est - mais il est regrettable que ce billet s'achève sur un slogan aussi creux que "instaurons la tolérance zéro".
On pourrait attendre de la part de quelqu'un d'aussi lettré que Jean-Paul Brighelli qu'il ne succombe pas aux formules médiatiques un brin racoleuses - dont celle-ci constitue un cas d'école - qui n'ont d'autre effet que de reléguer tout le discours les précédant au rang d'une gesticulation aussi inefficace que caractérielle ; en définitive, invoquer la "tolérance zéro" s'apparente à une illusoire démonstration de force de celui qui est au fond de lui persuadé que le combat est perdu d'avance...

Après cette remarque de pure forme, il y a deux points que j'aimerais voir approfondis car il me semblent essentiels :

- Concernant les "dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté", je suis le premier à reconnaître que les maintenir dans le système actuel est tout sauf une solution acceptable, mais quelle alternative doit-on leur proposer ?

- Quelles formes doivent prendre ces "structures adaptées" aux élèves perturbateurs qui, je suis bien d'accord, devraient être - au moins temporairement - exclus du système ?

Il me semble évident qu'il faut en revenir à davantage d'exigence et de rigueur en terme de contenu des programmes et de discipline de classe, mais il me paraît déraisonnable d'en rester à ces proclamations sans avoir une réflexion plus poussée sur les structures destinées aux élèves qui, pour des raisons soit de niveau scolaire soit de comportement, ne trouveront pas leur place dans le système tel que nous le rêvons - car inévitablement, de tels élèves, il y en aura en nombre.

Écrit par : Numéro 13 | 14 février 2010

J'espère n'avoir choqué personne... ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Si. Parce que tout le monde avait compris mais personne ne l'avait formalisé... Et c'est tout de même beaucoup mieux !

Écrit par : numéro 6 | 14 février 2010

Vous avez dit origine de la violence ?

Peut-être une première réponse :

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-n%C3%AAtes-pas-profs.html

Écrit par : catmano | 14 février 2010

"Petit commentaire sur les surveillants :
Jean-Paul propose d’embaucher des quinquagénaires. Pourquoi pas ? Je constate pour ma part que des étudiants à peine surmenés, faut pas exagérer, ça valait toujours mieux que des “assistants d’éducation”, contrats de droit privé qui font venir des à-peine-moins-jeunes que les élèves qui n’ont plus d’illusion dans les études. Ce sont des jeunes chômeurs pas toujours motivés, exemple encore moins stimulant que l’étudiant qui pouvait encore constituer un modèle.

Ecrit par : Stéphane | 14 février 2010 "

Je crains surtout qu'on se tape des quinquagénaires chômeurs de longue durée, peu socialisés, sans grande culture etc. Pas l'idéal pour donner un modèle adulte actif.

C'est déjà le cas pour certains postes en maternelle (ATSEM supplémentaires dans les zones sensibles où on veut augmenter l'encadrement sans en payer le prix )où les critères sociaux priment sur les autres.

Quand j'étais jeunes j'ai été animateur dans un centre aéré d'un quartier sensible où le taux d'encadrement était très élevé mais les gars et les filles du quartier ne savaient répondre aux gamins qu'avec des baffes...

Écrit par : Faut voir | 14 février 2010

Quand j'étais jeunes j'ai été animateur dans un centre aéré d'un quartier sensible où le taux d'encadrement était très élevé
Faut voir

Vous avez eu plusieurs jeunesses, heureux homme, ou vous étiez ubiquiste ?

mais les gars et les filles du quartier ne savaient répondre aux gamins qu'avec des baffes... Faut voir

les taloches, c'est moche, la discussion c'est bon, encore faut-il avoir quelque chose à répondre...

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-n%C3%AAtes-pas-profs.html

Ecrit par : catmano | 14 février 2010

Et toute cette gabegie on ne la connaît pas, en haut lieu ?
Et on n'a encore rien vu !

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

Jean-Paul, vous oubliez une chose. Je pense capitale: l'état d'esprit des troupes.

Autour de moi, dans chacun des établissements que j'ai fréquentés (et en 7 ans de TZR, j'en ai vus!), de plus en plus d'enseignants sont démotivés (et même des personnes que je connais sans plus fréquentent des amis professeurs, s'épuisant, n'ayant plus aucune satisfaction, se disant, à force de l'entendre, "tu es simplement de la merde", qui ne souhaitent qu'une chose: changer de métier - mais, hélas, il faut bouffer, et faire bouffer: chaque jour, chaque heure de cours revoit la répétition de ce qui se produisit la veille ou l'heure d'avant: je ne suis ni écouté ni entendu, je passe mon temps à faire la police, mes cours sont au ras des paquerettes, parce que les élèves n'y comprendraient rien sinon, etc. etc. etc.). Ce qui est important, c'est se sentir valorisé, utile, efficace.

Pour ma part, je prends le large parce que j'en ai assez que l'on me fasse accroire que je ne suis rien, ou, pire, pas grand chose.

Notre métier est de parole. Au Moyen-Âge - et nous sommes avant tout ses héritiers, nous, les enseignants -, dans les universités, nos ancêtres en toge croyaient que la parole, le verbe intelligents suffisaient à la transformation des coeurs, des moeurs, des attitudes. Que nenni! Désillusion contemporaine.

Je pense que l'on ne peut comprendre l'humain qu'en sachant ceci: dans son orgueil technologique, économique (et tout ce que vous voulez), il ne rêve secrètement qu'à une chose: sa perte.

Je prends le large pour la survie de mon monde intérieur.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Pour l'état d'esprit:

Dans mon établissement, les couloirs du LP sont jonchés par des élèves allongés, les jambes jusqu'au milieu du passage, le portable, le MP3, le jeu video à la main. Vous aurez beau les faire se lever, vous tournez le dos, vous rentrez dans votre classe, retour à la situation précédente. Parfois, les couloirs sont des poubelles à canettes, à papiers pour sandwhich. Aucun surveillant ne passe (il n'y en a pas assez; et puis, oui, ça copine, ça va même en boîte de nuit ensemble, l'élève et le surveillant qui a 20 ans). Tolérance 0? 1 contre près de 1000? Que voulez-vous faire dans un établissement où vous avez 1000 élèves qui font tous à peu près pareil? Même les gentils polis imitent les allongés des couloirs.

Puis: quand vous avez le Rectorat qui fait (opportunément?) afficher dans les salles des professeurs des messages concernant les congés de dispo, de formation, etc., vous devinez bien que l'Ecole ne veut plus vraiment de vous, et celles et ceux qui ont encore une image "valorisée" d'eux-mêmes s'envoleront. Une collègue workaholic, qui vit par le travail, hyper culpabilisée si ses cours ne sont pas "bons" à ses yeux, commence même à changer son discours - elle ne reçoit plus rien en retour de la part des élèves, c'est-à-dire un minimum d'étude: "Je vais penser à moi". Mais les habitudes, la "conscience" professionnelle et le sentiment de culpabilité ont la vie dure... Il n'empêche qu'elle en a marre, elle aussi.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Quand vous perdez les troupes, qui ira au turbin avec la volonté de bien faire?

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
---
Je me demande s'il n'y a pas là une allusion au fait qu'après avoir tiré, on se retire. Mais vous êtes beaucoup trop sérieux pour sombrer dans ce genre de plaisanteries de mauvais goût, Christophe. Faites attention, on peut s'y tromper.
J'espère n'avoir choqué personne... ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010


-----------------> Ah non Francis ! C'est très bon ! J'adore ! Encore ! C'est plein de poésie, de tact, de bon goût, de douceur et d'élégance... ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 14 février 2010

Oui la violence , sous toutes ses formes , morale , physique est , et depuis longtemps, le problème n°1 de l'E.N . La violence scolaire est le reflet d'un délitement généralisé de la société française et par conséquent d'une impéritie de la classe politique ,c'est à dire des partis de gouvernement ,gauche et droite (la droiche) . Il faut être désormais capable de réviser radicalement quelques principes ou de soulever quelques tabous . Quand la sauvagerie juvénile devient coutumière (cas de cette élève d'un collège de TREMBLAY- EN- FRANCE presque massacrée par une cinquantaine de ses " camarades " dans le cadre d'un jeu imbécile nommé "petit pont massacreur" alors l'état de droit doit monter d'un cran dans la répression . Oui les coupables même s'ils ont moins de 15 ans doivent étre sanctionnés de la même manière que ceux qui en ont plus . Il faut instaurer un corps de surveillants professionnels , adulte et formé , installer une surveillance matérielle (vidéo ,portique d'entrée détecteur ) , une réglementation intérieure drastique et enfin en finir avec le pathos socialo-compassionnel . Or la difficulté première se situe là , sur ce dernier point . Un femme politique a peut-être raison quand elle déclare que les professeurs (de gauche naturellement ) doivent d'abord s'en prendre à eux -mêmes quand ils n' ont pas voulu pendant des décennies refu d'entendre parler de discipline rigoureuse et refuseserr de regarder les faits en face . Madame Groison nouvelle patronne de la FSU tenait hier encore (samedi 13/02) un discours ambigu sur Europe 1 (émission de dominique SOUCHIER à 9h) quand elle disait qu'il faut aussi discuter dans les établissements avec ceux qui pouvaient étre auteurs de violence , qu'il faut comprendre leurs conditions sociales de naissance et enfin ,bien sur que non , la violence n'est pas partout. Or le jeu indiqué plus haut n'est pas pratiqué uniquement que dans les zones sensibles de banlieue mais aussi dans des collèges bourgeois de centre-ville
On ne peut aussi qu'être étonné par un gouvernement dont le chef d'état a eu comme thème essentiel de campagne électorale ,thème récurrent chez lui , la sécurité et qui répond par fin de non recevoir à une demande précisément de sécurité de la part d'enseignants ; étrange paradoxe !

Écrit par : defer | 14 février 2010

Oui la violence , sous toutes ses formes , morale , physique est , et depuis longtemps, le problème n°1 de l'E.N . La violence scolaire est le reflet d'un délitement généralisé de la société française et par conséquent d'une impéritie de la classe politique ,c'est à dire des partis de gouvernement ,gauche et droite (la droiche) . Il faut être désormais capable de réviser radicalement quelques principes ou de soulever quelques tabous . Quand la sauvagerie juvénile devient coutumière (cas de cette élève d'un collège de TREMBLAY- EN- FRANCE presque massacrée par une cinquantaine de ses " camarades " dans le cadre d'un jeu imbécile nommé "petit pont massacreur" alors l'état de droit doit monter d'un cran dans la répression . Oui les coupables même s'ils ont moins de 15 ans doivent étre sanctionnés de la même manière que ceux qui en ont plus . Il faut instaurer un corps de surveillants professionnels , adulte et formé , installer une surveillance matérielle (vidéo ,portique d'entrée détecteur ) , une réglementation intérieure drastique et enfin en finir avec le pathos socialo-compassionnel . Or la difficulté première se situe là , sur ce dernier point . Un femme politique a peut-être raison quand elle déclare que les professeurs (de gauche naturellement ) doivent d'abord s'en prendre à eux -mêmes quand ils n' ont pas voulu pendant des décennies entendre parler de discipline rigoureuse et refuser de regarder les faits en face . Madame Groison nouvelle patronne de la FSU tenait hier encore (samedi 13/02) un discours ambigu sur Europe 1 (émission de dominique SOUCHIER à 9h) quand elle disait qu'il faut aussi discuter dans les établissements avec ceux qui pouvaient étre auteurs de violence , qu'il faut comprendre leurs conditions sociales de naissance et enfin , bien sur que non , la violence n'est pas partout. Or le jeu indiqué plus haut n'est pas pratiqué uniquement que dans les zones sensibles de banlieue mais aussi dans des collèges bourgeois de centre-ville
On ne peut aussi qu'être étonné par un gouvernement dont le chef d'état a eu comme thème essentiel de campagne électorale ,thème récurrent chez lui , la sécurité et qui répond par fin de non recevoir à une demande précisément de sécurité de la part d'enseignants ; étrange paradoxe !

Écrit par : defer | 14 février 2010

Eh pégoué ! deretour ? çafèplèzir dete lir !

Écrit par : pluskacé | 14 février 2010

Une erreur de manipulation m'oblige à répéter mon texte .

Écrit par : defer | 14 février 2010

"Casse-toi pauv' con" de la part de notre Président... Comment défendre l'école quand notre président se permet tant de violence ?

J'étais sur le site de JF Launay, sur un billet qui parle du Tibet. Je l'ai mis en contradiction et voici la réponse :

"Ma patience a des limites et je ne vais pas laisser un trou du cul de votre espèce continuer à troller sur un blog en insultant, avec une bêtise crasse, les enseignants dont je ne fais plus partie d'ailleurs depuis plus d'un demi-siècle.

Vos leçons de sinologue à la gomme allez les vendre ailleurs.

Je vous prie d'agréer la plus vive expression des sentiments que vous m'inspirez !"

J'ai déjà participé sur ce blog en évoquant la Chine et en retour j'ai eu la même réaction que JF Launay. La violence, n'est-ce pas la réaction qu'on a devant une autre vision du monde qui dépasse nos idées reçues ?

Écrit par : Nicolas | 14 février 2010

Oui enfin moi qui suis un peu historien - et particulièrement généalogiste - je dois dire que cette histoire de violence des sociétés occidentales modernes me fait doucement sourire !

Bien entendu c'est tout le contraire jamais nos sociétés n'ont été aussi policées ! C'est VOTRE sensibilité à la violence qui a grandi, c'est tout différent !
Vous me faites penser à des citadins qui s'installent à la campagne pensant y jouir de la tranquillité et qui portent plaintes en justice parce que le coq chante trop fort et que le tas de fumier du voisin pue trop !

Écrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010

Hier soir ce crétin de Yann Moix voulait persuader le plateau de télé chez Ruquier que les juifs étaient persécutés en Suisse ! Sous prétexte que Polanski avait été mis en résidence surveillée ...
Malheureusement pour cet écrivain idiotissime il avait trois juifs en face de lui dont Eric Zemmour qui a fini par lui dire, foutez donc la paix aux juifs, le philosémitisme m'est aussi suspect que l'antisémitisme !

Écrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010

En fait la violence dans nos sociétés contemporaine sous l'influence des médias prend une forme spectaculaire qui n'aurait pas existé auparavant comme cette professeur de biologie qui a flingué en Alabama vendredi une demi-douzaine de personnes !
C'est le même principe que le terrorisme, comme la guerre n'est plus possible, on la remplace par le régime de la terreur figurative ! C'est du spectacle tout bonnement, il s'agit comme Erostrate l'incendiaire du temple d'Ephèse de laisser son empreinte sur les consciences en commettant un grand crime.

Écrit par : iPidiblue task-force | 14 février 2010

L'homme moderne est un névrosé qui s'ignore, et la classe enseignante n'est pas plus épargnée par ce phénomène qu'une autre, au contraire elle y est plus sensible !

Écrit par : iPidiblue task-force | 14 février 2010

Ecrit par : Nicolas | 14 février 2010

c'est pas moi.

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

Hier soir ce crétin de Yann Moix voulait persuader le plateau de télé chez Ruquier que les juifs étaient persécutés en Suisse ! Sous prétexte que Polanski avait été mis en résidence surveillée ...
Malheureusement pour cet écrivain idiotissime il avait trois juifs en face de lui dont Eric Zemmour qui a fini par lui dire, foutez donc la paix aux juifs, le philosémitisme m'est aussi suspect que l'antisémitisme !

Ecrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010


Pitoyable, la défense de l'artistocratie par Yann Moix!
Zemmour et Naulleau, très bons sur ce coup-là.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 février 2010

Et si on envoyait les Meirieu -et autres fossoyeurs de ce beau métier que nous faisons- remplacer les collègues en congé maladie "pétage de plombs" dans les écoles, collèges et lycées les plus pénibles du pays ? A coup sûr, le niveau y montera, n'en doutons pas...

Écrit par : Kozoh | 14 février 2010

Kozoh, ça ne ressemblerait pas un peu à la révolution culturelle que nous applaudissions en 70 ? C'est curieux, j'ai fait acte de contrition à ce sujet mais dans le cas présent, je verrais assez bien en effet l'administration en général à la place des profs et inversement. Quelle bouffée d'air on pourrait prendre après ce salutaire échange !

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

Pitoyable, la défense de l'artistocratie par Yann Moix!
Zemmour et Naulleau, très bons sur ce coup-là.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 février 2010

Excellentissime vous voulez dire ! Et pas que sur ce coup-là ! Jamais je n'ai entendu une contestation aussi brillante et pour une fois synchrone des thèses de BHL. Ruquier était dans ses très petits souliers, il a bien essayé de faire taire Zemmour, mais en vain, et je ne serais pas étonnée qu'il se fasse remonter le bretelles et davantage encore. C'était du très très lourd. Heureuse de l'avoir vu avant que les passages torrides ne soient expurgés pour une rediff sur TV5 monde...

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

Question délire raciste on a atteint un sommet cette semaine, avec des cocos qui ont dit que Gérard Depardieu n'ayant pas de sang noir dans les veines ne pouvait pas incarner Alexandre Dumas père qui était quarteron !
Alors si demain on fait la bio filmée de Dumas fils l'auteur de La Dame aux camélias il faudra trouver un acteur qui a 1/8 de sang noir ?
Décidément l'hystérie se porte bien ...

Écrit par : iPidiblue les huitièmes et les quarts | 14 février 2010

Et Pouchkine dont l'arrière-arrière grand père était un esclave noir on fera comment ?

Écrit par : iPidiblue les seizièmes, les huitièmes et les quarts | 14 février 2010

+1
Un jeune de 17 ans a été mis en examen pour violence en réunion et intrusion, vendredi soir, par le parquet de Versailles. Quelques jours auparavant, avec deux autres jeunes, il s’était introduit dans l’enceinte du lycée Viollet-le-Duc, de Villiers-Saint-Frédéric, pour rouer de coups un élève dans un couloir de l’établissement.

Et ceci encore, qui date déjà.

– la revanche personnelle d’un cancre.
jeudi 26 février 2009
par Alain Garrigou, professeur de science politique, université Paris X – Nanterre.


L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre

PS : Le titre de l’article est de la seule responsabilité de la Fondation Copernic.

Écrit par : retraitée | 14 février 2010

@ Nicolas : je ne risque pas d'avoir applaudi la révolution culturelle, n'étant alors pas né. A ce sujet, vous découvrirez d'intéressants témoignages de cette horreur dans le livre de Jeng Ficai, "l'Empire de l'absurde" (non, on ne parle pas des cours interdisciplinaires en IUFM), édité par Bleu de Chine en 2001.

Écrit par : Kozoh | 14 février 2010

Retraitée, très belle analyse qu'il fallait faire connaître. Vous avez un lien précis à nous donner là-dessus ?
JPB

Écrit par : brighelli | 14 février 2010

@ Kozoh

On est d'accord, la révolution culturelle est tragique. Mais si on s'intéresse à l'Histoire, ne faut-il pas commencer par les guerres de l'opium ?

L'horreur commence par là avec l'impérialisme et le pillage des autres peuples par l'Europe. Curieux cette façon de parler des horreurs d'un côté sans parler des horreurs de l'Europe. L’Union Européenne qui se veut le continent des « droits de l’homme », l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité. Ses representants au parlement se permettent de distribuer des prix Sakharov, alors même qu’aujourd’hui tous les peuples de la planète souffrent de leurs basses oeuvres.

Écrit par : Nicolas | 14 février 2010

@ Kozoh : On est d'accord, la révolution culturelle est tragique. Mais si on s'intéresse à l'Histoire, ne faut-il pas commencer par les guerres de l'opium ? L'horreur commence par là avec l'impérialisme et le pillage des autres peuples par l'Europe. Curieux cette façon de parler des horreurs d'un côté sans parler des horreurs de l'Europe. L’Union Européenne qui se veut le continent des « droits de l’homme », l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité. Ses representants au parlement se permettent de distribuer des prix Sakharov, alors même qu’aujourd’hui tous les peuples de la planète souffrent de leurs basses oeuvres.

Écrit par : Nicolas | 14 février 2010

A ce sujet, vous découvrirez d'intéressants témoignages de cette horreur dans le livre de Jeng Ficai, "l'Empire de l'absurde" (non, on ne parle pas des cours interdisciplinaires en IUFM), édité par Bleu de Chine en 2001.
Ecrit par : Kozoh | 14 février 2010

Je vous remercie mais je crois vraiment avoir fait le tour de la question.

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

On me l'a envoyé par mail.
Voici le site d'origine
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

Écrit par : retraitée | 14 février 2010

J'ai reçu par mail, d'un correspondant habituellement fiable, l'information suivante : cette semaine, dans plusieurs écoles anglaises, les manfestations relatives à la commémoration de la Shoah auraient été déprogrammées pour ne pas heurter la population musulmane. Je transmets l'information sous toute réserve, mais, si elle est vraie, et sans tomber dans la paranoïa islamophobe, il y a quand même de quoi être préoccupé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2010

Bon. Informations prises sur Google, il semble qu'il s'agisse d'une fausse rumeur.
Au temps pour moi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2010

Vous voulez dire une vraie rumeur, et une information fausse, je suppose.

Écrit par : Moot | 14 février 2010

Avec cette Note, j'ai l'impression de lire un texte que j'aurais pu écrire, Jean-Paul.
Je vous félicite pour cette explicitation de ce que je pense depuis si longtemps et que j'ai écrit ici et ailleurs.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Bien entendu c'est tout le contraire jamais nos sociétés n'ont été aussi policées ! C'est VOTRE sensibilité à la violence qui a grandi, c'est tout différent !

Ipidi

Mais que c'est con.
Remarquez, quand on vend des livres via le net, la violence, elle est un peu loin de son nez.

Au contraire, quand on y est confronté tous les jours du boulot, la peau se tanne, l'étiage d'acceptation de la violence augmente (ce qu'on ne voulait jamais accepter en commençant sa carrière, on l'accepte, au fur et à mesure), jusqu'à l'indifférence qui a précédée l'abattement et l'impuissance simultanées.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

J'espère n'avoir choqué personne... ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Si. Parce que tout le monde avait compris mais personne ne l'avait formalisé... Et c'est tout de même beaucoup mieux !

Ecrit par : numéro 6 | 14 février 2010
---
Je souhaitais que cela n'échappât à personne. Je n'étais pas sûr que cela eût été compris de tout le monde. J'ai failli laisser échapper ce sens, tant j'étais fatigué quand j'ai lu le message de Christophe, mais mon instinct me dit qu'il y avait anguille sous roche. (Révérence parler.) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Cette semaine, dans plusieurs écoles anglaises, les manfestations relatives à la commémoration de la Shoah auraient été déprogrammées pour ne pas heurter la population musulmane. Sylvie Huguet

Et cela vous surprendrait, de la part d'une société communautarisée à outrance dans laquelle forcément la loi du plus fort finira par dominer et cela risque fort de ne pas être celle de l'Etat...

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

-----------------> Ah non Francis ! C'est très bon ! J'adore ! Encore ! C'est plein de poésie, de tact, de bon goût, de douceur et d'élégance... ;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 14 février 2010
---
Merci, Le Pingouin ! Cela fait plaisir d'être compris et apprécié. Je suis sûr que certains auront cru voir de l'ironie dans ce que vous me dites. Moi, non. Mais, je confesse que je suis d'une grande naïveté. (Il n'y a aucun gros mot dans mon message. Je dis cela parce que je sais que certains voient le mal partout, même là où deux mots suggestifs - s'ils sont séparés - forment un mot anodin lorsqu'ils sont accolés - exactement le contraire de ce qui se passe avec deux êtres humains de quelque sexe qu'ils soient. C'est fou ce qu'il faut être vigilant pour ne froisser personne !) :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

http://eco.rue89.com/2010/02/13/la-fin-de-la-crise-economique-pas-avant-2015-138287

Attention au point 3 des causes que voit E.M à la crise : on risque de voir réapparaître l'ORL !

Écrit par : nicolas | 14 février 2010

Monsieur Brighelli,

je vote pour vous et j'attends le deuxième volet, celui des programmes et des méthodes, avec impatience.

Dans les établissements que fréquentent mes enfants, assez peu de violence car certaines régles que vous demandez sont appliquées. C'est donc là que l'on voit tous les dégâts des méthodes et programmes actuels.

Encore bravo.

Écrit par : Florence | 14 février 2010

Pendariès,

Quand on enseigne bien au chaud dans un pays développé du monde occidental il y a plus de chances que vous mouriez centenaire au fond de votre lit que d'un coup de couteau ou enlevé par des malfrats sur le bord d'une route !
Allez plutôt vivre en Afrique du Sud aux abords d'un ghetto ...

Vous êtes grotesque mon pauvre Penda !

Savez-vous que j'ai vécu quatre ans quand j'étais adolescent à l'hopital de Garches avec des enfants dont l'espérance de vie ne dépassait pas une vingtaine d'années ? Et dans quelles conditions, la plupart du temps abandonnés par leurs parents, livrés aux mains des médecins etc.
Vous ne pouvez même avoir une idée de ce que c'est ...

Je sais bien que vous avez l'esprit malade mais enfin un peu de pudeur cela ne serait pas trop mal !

Écrit par : iPidiblue et les centenaire putatifs | 14 février 2010

Ipidi, pauvre Ipidi qui a eu bien des malheurs.... il est le seul d'ailleurs.......

Dans ma classe, bouffon que vous êtes, j'ai un élève handicapé à vie (il n'aura pas la chance de mourir à 20 ans; bah - oui, on peut crever jeune, comme une de mes cousines dont la tête a littéralement explosé dans son casque de moto lors de son accident de la route à 16 ans) qui s'est fait tabasser par un de ses "camarades" sous le regard du portable d'un autre; la video a été diffusée sur YouTube, puis inopinément enlevée. Le gosse l'a vue, cette video qui avait pour titre "Grosse Victime" (mais pas écrit de la sorte, il y avait des fautes), - voici à quoi il est lié: je suis une victime. Il n'a rien dit à sa mère, par peur des représailles, la direction n'a pas appelé sa mère, pour qu'elle ne lui mette pas son nez dans sa merde, il y aura un conseil de discipline, mais comme en cachette; la mère du salaud est venue hurler dans l'établissement qu'il n'y avait aucune preuve (ce qui est exact, puisque la direction n'a pas porté plainte contre l'élève tabasseur, et que la maman de l'élève handicapé n'a pas pu faire de même). Et c'est moi seul dans tout le bahut et de tous ses professeurs qui ai dû "réparer" ou amoindrir la lâcheté des uns et des autres, en quémandant presque un conseil de discipline.

Vous n'êtes décidément que le clown imbécile et orgueilleux de votre propre échec.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Comme si la misère ne pouvait être qu'économique ou sociale; pauvre cloche virusée - comme un ordinateur qui buggue - qui nous sort l'exemple lointain des malheureux d'autres latitudes et longitudes; ce que je vis, je le vis ici, pas là-bas; ce que vous vivez, c'est ici pas en Afrique du Sud. La bonne moraline larmoyante, et qui coûte pas cher, que vous sortez quand vous êtes pris au dépourvu.

Un mec de la détestation que vous êtes; on appelle cela un pauvre type, comme dirait Frèche.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Pendariès,

Au lieu de vous gratter le nombril tout le dimanche devenez visiteur médical, vous aurez l'impression de vous sentir utile et cela vous permettra de relativiser vos petits malheurs !
Le lundi vous reviendrez en grande forme à votre lycée ...

Franchement je ne vois pas de rapport entre une mort brutale à bord d'une automobile ou d'une moto et la mort lente d'un myopathe sous poumon d'acier.
Et puis enfin comme je vous le dis vous n'avez jamais vu un enfant né polyhandicapé et qui traînera toute sa courte vie ses douleurs. Garches c'est le sommet dans le genre ... vous ne pouvez même pas avoir idée de qu'on y voit !

Si vous me donnez le choix de ma fin cela sera vite fait !

D'autre part je vous signale que je suis porteur du VIH et du VHB donc la perspective de finir dévoré de l'intérieur par un cancer - j'ai le choix entre le cancer du foie et le cancer style kaposi plus tous les autres plus les infections opportunistes - franchement je préfère la mort violente !

Écrit par : iPidiblue et les centenaires de l'éducation nationale | 14 février 2010

Ipidi, vous pensez trop à vous.

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

Oh non ! cela va bien en ce moment ... mon traitement marche bien, j'arrive même à me maintenir à flot financièrement ! Il y a juste mes crétines d'assistantes sociales qui me font chier avec leurs conneries ... elles sont payées à me faire braire, il faut croire !

Écrit par : iPidiblue check up complet | 14 février 2010

Ah tiens, ipid, après vous avoir survolé, je vais manger des raviolis au basilic, souhaitez-moi bon appétit!

Écrit par : Pendariès | 14 février 2010

En ce qui concerne la confiscation des portables, il s'agit d'une pratique courante dans de nombreux établissements dont je m'étonne qu'elle ne soit pas encore généralisée. Encore faut-il prendre sur le fait le gamin qui se sert de son portable en cours, ce qui n'est pas aussi évident qu'il y paraît.
Mon établissement se distingue également par une proportion importante de surveillants quinquagénaires et cela fonctionne très bien. Ils ne sombrent pas dans le jeunisme face aux élèves et sont généralement respectés.
Enfin, pour en revenir au débat BHL contre Zemmour, j'en retiens essentiellement l'hypocrisie de BHL qui fait l'apologie du "juif d'affirmation" par opposition au "juif assimilé" de 1900, tout en réfutant le voile et la burqa, signes ostensibles de "lislam d'affirmation". Zemmour a très bien pointé les dangers de cette attitude.

Écrit par : alain | 14 février 2010

Parti de l'In-nocence, site de Renaud Camus

Communiqué n° 1001 : Sur la criminalisation par l'Algérie de la colonisation française

12 février 2010, 12:44 Communiqué n° 1001 : Sur la criminalisation par l'Algérie de la colonisation française

"Le parti de l'In-nocence enregistre comme une nouvelle provocation du gouvernement algérien l'intention affichée par certains députés proches du pouvoir de "criminaliser" la colonisation de l'Algérie par la France.

Le parti de l'In-nocence rappelle que l'un des plus grands empires coloniaux aujourd'hui subsistant est celui qu'ont constitué au cours des siècles les peuples arabes et musulmans, qui ont toujours asservi et conquis tous les peuples et tous les territoires autour d'eux qu'ils ont pu se soumettre, et dans cette entreprise séculaire ont fait disparaître ou réduit à la servitude de grandes civilisations, au premier rang desquelles l'Afrique du Nord et le Proche-Orient chrétiens. En Algérie même les Berbères sont réduits à un statut de seconde zone et les juifs ont dû quitter le pays, alors que leur présence était plus ancienne que celle des arabes. Et la conquête coloniale française a succédé à des siècles d'agression permanente sur les mers et sur les rivages européens, moyens d'un esclavagisme barbaresque dont l'horreur et les ravages n'ont toujours pas été évalués.

Le parti de l'In-nocence rappelle d'autre part que le gouvernement algérien est mal venu à fustiger la colonisation française alors que son pays survit pour une large part sur les dépouilles de la présence française et souvent dans ses murs même voire dans ses meubles, que tout ce qui fonctionne encore un peu en Algérie est précisément ce qu'ont laissé derrière eux les Français, que l'indépendance n'a coïncidé qu'avec la gabegie, la tyrannie, la terreur et la mise en coupe réglée des ressources du pays par quelques privilégiés prévaricateurs, tandis que la population, et notamment sa partie la plus jeune, semble n'avoir d'autre idée que de fuir, et notamment pour s'installer dans le pays même de ces anciens colonisateurs prétendûment "criminels", qui, si l'on en juge par ce mouvement unique dans l'histoire, ne semblent pas avoir laissé un si mauvais ni si redoutable souvenir.

Le parti de l'In-nocence note enfin l'énormité du paradoxe, du défi et de l'anachronisme que constitue de la part du gouvernement algérien l'actuelle volonté émise par ses hommes de main de "criminaliser" la colonisation française à l'heure même où la plus lourde part de la contre-colonisation autrement massive, et qui menace d'être autrement durable, que subit notre pays est précisément le fait des Algériens et des Français d'origine algérienne, qui tout récemment encore, par exemple, défilaient en rangs serrés dans Marseille sous leurs drapeaux algériens pour célébrer une victoire sportive de l'Algérie. Les autorités algériennes se trompent de siècle et retardent d'une conquête coloniale."

Écrit par : nostra maxima culpa | 14 février 2010

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(...) En conclusion, l'ordre règne dans le collège, (...) mais il semble qu'un état de docilité, d'apathie, de désinvestissement de la part de nombreux élèves, lui a succédé qui n'est pas moins, de mon point de vue, inquiétant, dérangeant.
Ecrit par : Buntov | 13 février 2010
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(...)
Dans les établissements que fréquentent mes enfants, assez peu de violence car certaines régles que vous demandez sont appliquées. C'est donc là que l'on voit tous les dégâts des méthodes et programmes actuels.
Ecrit par : Florence | 14 février 2010
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Même constat que Buntov et Florence.`
Dans le collège de centre-ville (500 élèves) de mes 2 "cinquième (s?)" aussi, l'ordre règne à peu près: certaines règles préconisées dans la note y sont en vigueur (interdiction d'avoir sur soi un portable visible ou allumé, à récupérer par les contrevenants et leurs parents au bureau CPE, carnet de correspondance à présenter à l'entrée et la sortie, personnel de direction et surveillance systématiquement présents à ces heures, heures de colles au 3ème retard, oubli de matériel, de carnet de correspondance, ou de travail non fait...).

Mais, primo: cela induit aussi un travers, la séparation des élèves en 2 groupes: ceux qui craignent ces règles strictes sont aussi ceux qui se comportent plutôt correctement. En revanche, l'effet dissuasif est faible pour les collectionneurs de palmarès de punitions, qui continuent leur travail de sape de perturbateurs du quotidien des cours. Leurs petits délits ne justifient pas le conseil de discipline, et l'expulsion de 3 jours n'a pas plus d'effet dissuasif que n'ont eu les 10 heures de colles.
Oui, des mesures utiles, mais insuffisantes à elles seules pour instaurer des conditions de classe vraiment propices au travail.

Oui, une mise en évidence plus frappante peut-être des dégâts imputables aux méthodes/programmes actuels que si le délabrement de la discipline pouvait passer pour responsable principale.
Je vous inflige mon "pompon" actuel sur les "apprentissages":
1) Peu avant les congés de Noël, travail sur les fractions en mathématiques:
L'exercice: "un bédouin lègue à ses 3 fils ses 17 chameaux, qu'il répartit ainsi: la part du premier est d'1/2, celle du second d'1/3, celle du troisième d'1/9. De combien de chameaux chaque fils a t-il hérité?"
Résolution proposée: "on emprunte un chameau (ah? et à qui?). Il y a donc maintenant 17+1=18 chameaux à répartir entre les 3 fils comme suit:
- le premier fils reçoit alors: 18x1/2=9 chameaux
- le deuxième reçoit alors: 18x1/3=6 chameaux
- enfin, le troisième fils reçoit alors: 18x1/9=2 chameaux
On a DONC (!) bien distribué 9+6+2=17 chameaux entre les 3 fils, selon la fraction que l'énoncé indique qu'il lui revient (et on remet le chameau virtuel dans le désert.... du raisonnement méthodique?)

Lot de consolation parentale: l'exercice en question était proposé à titre de "devinette mathématique", il s'agissait d'un exercice subsidiaire (non noté), pour ceux qui voulaient, en fin du devoir de mathématique.
Ouf, la "cohérence interne" est à peu près sauve! Car de fait, le professeur a proposé une résolution type "devin", catégorie "pensée magique".
Car que devient sa correction si on substitue le nombre 17 par un de ses multiples, 34, 51 etc...? Le reste de l'énoncé, les 3 fractions représentant la part de chacun des 3 fils, est inchangé... mais le coup du chameau "emprunté" puis "rendu" à la fin du calcul s'avère une impasse de résolution...

2) Dans le cadre des "itinéraires de découverte des arts humanitaires", pour la partie "culture russe": des fumisteries, pardon des exposés à préparer puis présenter (15 minutes à l'oral en classe, seul ou par groupe de 2 ou 3 maximum) en choisissant un des sujets parmi les suivants: "architecture russe", "littérature russe", "festivals et chaipukoi russe", "la révolution d'octobre 1917",... (je n'ai pas eu la liste totale).
Ben voyons! Cela, à traiter par des élèves dont les meilleurs maîtrisent imparfaitement ne serait-ce que les 8 temps de l'indicatif en français, situent peut-être (pas sûr) la révolution française dans la chronologie historique, n'ont pas la moindre idée de la notion d'état de droit/ état totalitaire...
______
Nous lui avons donc enseigné le soir ce qu’il aurait dû apprendre pendant la journée.
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
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Pareil! Enseigner/travailler les bases qui n'ont jamais fait l'objet d'un ancrage pendant le primaire... et rattraper ce qui est en cours d'être mal(adroitement) enseigné au collège.
Mais franchement pour être vraiment bien fait, c'est un travail à mi-temps supplémentaire pour la partie parentale qui s'y colle! (pas les moyens d'acadomia, et pis en plus, pas confiance en eux).

Bilan: je les trouve bien passifs, poussifs, ces 2 cinquièmes que je vois évoluer de très près.

Une piste de réflexion: il me semble que beaucoup d'élèves (même consciencieux) travaillent plutôt pour faire plaisir aux parents et/ou aux professeurs pendant un bon moment. Le travail scolaire vraiment "pour eux", avec le sentiment d'être en train de se construire, ou pour la fierté personnelle de bonnes notes, je le place plutôt vers 14-15 ans.
J'ai l'impression que mes élèves-maison se sont imprégnés d'une ambiance de laxisme, de carence d'exigence, et partant, de carence de valorisation suffisamment marquée d'un travail assidu, et que cela a favorisé cette apathie. Ils constatent au quotidien que les perturbateurs, fainéants ou fumistes de la classe s'en tirent sans trop de dommages, depuis plusieurs années.
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Jean-Paul, vous oubliez une chose. Je pense capitale: l'état d'esprit des troupes.
(...) de plus en plus d'enseignants sont démotivés (...)
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
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Je crois aussi qu'il ne suffira pas de rétablir le calme, si le moral laminé par des instructions absurdes et des contenus imposés loin de ce qu'ils estiment devoir transmettre, les enseignants perdent l'envie d'enseigner.
Et cet aspect rejoint celui de ma piste de réflexion plus haut: l'envie d'être un jeune élève consciencieux, de faire plaisir au professeur peut elle aussi s'émousser quand la démotivation des troupes enseignantes risque de devenir perceptible.
Même calmes, des élèves à l'inertie lourde comme un âne mort, c'est pas le pied!

Sur ce, bonne continuation à tous!

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 14 février 2010

"Pendariès,

Quand on enseigne bien au chaud dans un pays développé du monde occidental il y a plus de chances que vous mouriez centenaire au fond de votre lit que d'un coup de couteau ou enlevé par des malfrats sur le bord d'une route !
Allez plutôt vivre en Afrique du Sud aux abords d'un ghetto ..."

Ecrit par : iPidiblue et les centenaire putatifs | 14 février 2010


iPidiblue,

Je vous trouve tout de même assez condescendant, et pétri de certitudes.

Certes, il existe un tiers-monde ailleurs... mais aussi un quart-monde ici... que l'on rencontre souvent en Lycée Professionnel (reproduction des inégalités sociales par le système oblige). Si enseigner en BEP et en Bac Pro, c'est du social, enseigner en CAP, à ce stade, c'est de l'humanitaire.

Tiens, ça me rappelle mon formateur lorsque j'étais stagiaire (rebuté par l'IUFM, donc lucide et fiable), qui m'avertissait : "quand tu prends une classe de 10 filles en CAP, tu peux être à peu près sûr qu'il y en a au moins une qui a déjà été victime d'inceste"... Malheureusement, il n'avait pas tort.
Dans ce type d'établissement, la misère, les pathologies sociales et tout ce qui va avec, c'est devant notre porte qu'on les rencontre.

Pour ma part, je ne connais pas l'Afrique du Sud mais, après avoir pu comparer, je peux dire que je me suis sans doute senti plus en sécurité dans les rues de Téhéran que devant certaines classes, où que dans l'arrière-salle du bureau d'un secrétaire d'académie, d'ailleurs.

Bien à vous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

"... ou que...", et de toute façon la formulation est maladroite.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Ipidiblue, ce serait bien d'arrêter là le mauvais goût.

A la comparaison du meilleur score dans la catégorie "victime", tout le monde perd, y compris les Sud-Africains. Relisez Candide, ça vous occupera. Ils se battent tous pour savoir qui est le plus malheureux !

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

Tout cela me fait penser à "La prospérité du vice" , bouquin assez sérieux de Daniel Cohen qui s'appuie sur un des mes auteurs préférés, Mandeville.
Un extrait sur la différence très lettres classiques entre pro et épi :
http://michel.delord.free.fr/promethee-dcohen.pdf

MD

Et comme ça, je serai abonné au fil

Écrit par : Michel Delord | 15 février 2010

Pour ceux qui ont un compte Facebook, rapport direct à la note initiale :


http://www.facebook.com/home.php?#!/pages/Sassoir-sur-le-trottoir-et-regarder-son-ecole-bruler/255920463717?ref=mf


Quand on voit que cette page compte déjà plus de 140000 "fans", ceci explique peut-être cela...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Comment cela Jérémy ? J'ai appliqué à Pendariès la clause du malheur le plus favorisé ... d'ailleurs visiblement il allait beaucoup mieux quand nous nous sommes quittés, il partait casser la croute !

Mais c'est promis la prochaine fois je m'occupe exclusivement de vous, vous me raconterez vos chagrins !

Écrit par : iPidiblue accords sur le malheur partagé | 15 février 2010

... la croûte ...

Écrit par : iPidiblue accords sur le malheur partagé | 15 février 2010

Salut,
je ne sais pas vous, mais j'aimerais bien qu'Hystéro-Hni se trouve un autre violon d'aigre.

Cette semaine, dans mon école, une collègue s'est vue "inviter" par l'inspectrice à dégager de sa classe pour faire place nette au profit d'une étudiante préparant le concours en candidat libre. La collègue passera donc la semaine en stage de formation continue (qui a pouffé ? J'ai les noms des meneurs !) selon l'alternance habituelle 1 h de blabla à peine préparé / 3/4 h de pause café.

Conférence de l'inspectrice samedi matin avec tous les instits de la circonscription pour nous exposer la politique nationale. La malheureuse s'est fait sévèrement malmener au point d'avoir des sanglots dans la voix, nous rappelant ainsi qu'un inspecteur est, à l'origine, un être humain.
Elle a ensuite passé le relais à son chien-chien spécialiste des "TUIC", chargée de nous exposer les bienfaits des dernières marottes technos. Au troisième jargonnage techno-bureau-pipeau, la salle lui a ri au nez et son exposé s'est arrêté là. J'étais mal à l'aise pour elle. L'inspectrice ne savait plus trop sur quoi enchaîner. Elle a conclu la conférence en nous "remerciant tous pour notre très très grand professionnalisme". Bon courage à l'heureux inspecté de ce lundi matin.

Enfin, concernant ce fil, une proposition concrète à moyens constants : des classes calmes à 30/32 et les casse-pieds en classes de 10/12 avec instit musclé et chevronné, éventuellement assisté d'un garde-chiourme.
La seule perspective d'y être versé en calmerait plus d'un. Les autres y seraient "tenus en respect" et y trouveraient le cadre sécurisant dont ils manifestent le besoin par leurs imbécillités.

Écrit par : Perceval | 15 février 2010

hop j'ai fini L'autopsie du Mammouth !

une lecture à me conseiller après ?

Écrit par : exTC | 15 février 2010

Si vous commenciez par nous dire ce que vous en avez pensé ?
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Ce matin sur Canal un "journaliste" commentant la fermeture du site Philips parlait de salaires pourtant pas "grandiloquents".
Nous attendons avec impatience le mirobolant discours syndical.

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Donc, réunion au sommet à l'Elysée sur la question des retraites.
Et qu'apprends-je ? Que le patronat est favorable à un recul de l'âge de la retraite, alors que les syndicats préféreraient un allongement de la durée des cotisations.
Réfléchissons
Quelqu'un qui a commencé à 18 ans (et parfois avant) travaille actuellement 42 ans, jusqu'à 60 ans — s'il veut avoir une retraite à taux plein. Il y arrive parfois complètement flingué. Et on veut le faire bosser jusqu'à 63, 65, 67 (modèle allemand ou anglais) ? Pour qu'il y meure ?
Remarquez que par principe, ça frappe prioritairement les moins qualifiés, qui vont donc travailler 44 ou 45 ans (de 18 à 62 ou 63 — hypothèses actuelles, mais ça peut encore empirer). Pendant ce temps, ceux qui ont commencé à 22 ou 23 ans ne partiront pas plus tard et en ayant travaillé moins. Vive les cadres !
Et je ne parle même pas de ceux qui entrent aujourd'hui (c'est de plus en plus le cas) dans la vie professionnelle à 24 ou 25 ans — parfois plus tard. À ceux-là, il faut dire, comme dans l'Enfer de Dante, "lasciate ogni speranza" d'être un jour à la retraite. Vous mourez au travail.
Un allongement de la durée des cotisations serait à la fois plus juste et plus rationnel. Mais qui s'en soucie ?
Je crois fermement que l'objectif du gouvernement et du patronat est d'enfoncer le système de retraites par répartition, afin de privilégier quelques grosses boîtes privées à l'américaine qui concurrenceront le régime existant — et feront faillite avec les cotisations de leurs adhérents, comme cela s'est vu aux USA l'année dernière.
Bien entendu, ceux qui se crèvent au travail ne tendront pas jusqu'à 65 ans. Ils partiront avant — avec une retraite qui ne sera pas à taux plein. Autant d'économisé, autant de nouveaux vieux pauvres à venir. Ce sera gai. D'autant qu'on se dérouillera pour leur expliquer que c'est de leur faute…
Quant aux patrons, ne vous en faites pas, ils ne décrochent pas actuellement (ah, ce pauvre vieux Dassault, par exemple quelle cruauté, un homme de son âge…), ils ne décrocheront pas davantage à l'avenir. Je les plains. Les politiques aussi, qui ignorent les barrières de la soixantaine.
Ça doit leur être incompréhensible, à tous ces gens, que des mineurs de fond (il n'en reste plus beaucoup), des profs, des employés divers et corvéables à merci, soient complètement grillés à 55 ans.
À 65, je ne vous dis pas…
Une France de petits vieux sans ressources, et de sexagénaires épuisés. Avec un plafond de ressources très inférieur à ce qu'il faut pour payer une maison de retraite. Heureusement, qu'il y aura des patrons et des politiques pour donner l'exemple de la bonne forme et des joies du troisième âge… Et quelques cadres qui auront cotisé largement.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Ecrit par : Ettepuohc | 14 février 2010

Entièrement d'accord sur tout.

Effectivement, quand ceux qui travaillent et se tiennent bien voient que finalement cela ne sert à rien puisque les fumistes passent et ont la moyenne, ils sont tentés de décrocher.

j'ajouterai un certain découragement des élèves dû, à mon sens, à ces méthodes qui obligent l'élève à toujours tout trouver tout seul. L'exemple des chameaux est très parlant. Ceux qui sont doués y arrivent pour peu que papa-maman s'y collent le soir. Le gros de la troupe s'épuise et sent confusément comme un refus de transmission du savoir. On leur demande de réinventer le monde et ils en sont bien sûr incapables.

Bizarrement, Les questions à partir de documents sont aussi assez démotivantes. La stupidité de ces questions incite les élèves à penser qu'on les prend pour des cons et si on les prend pour des cons, il ne faut pas trop s'étonner du résultat ...

Soit on leur en demande trop ( découvrir par soi-même les règles de grammaire), soit on ne leur en demande pas assez ( quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?).

Écrit par : Florence | 15 février 2010

"Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010

Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école."

Ecrit par : catmano | 13 février 2010

Fastoche en effet. Mais il s'agissait d'une question rhétorique, adressée à mes collègues universitaires pour qu'ils essaient d'ouvrir les yeux, eux qui sont très loin du primaire et prêts à gober n'importe quelle explication à la mode. En ces temps d' "unité contre la mastérisation", la plupart prennent pour argent comptant le discours des "désobéisseurs" : il faut revenir aux anciens programmes, etc.

A ce propos, je n'ai pas bien en tête les successives réformes du primaire et n'ai pas trop le temps de chercher. Guy, Michel et d'autres savant tout cela sur le bout des doigts. L'un d'eux pourrait-il me faire une chronologie rapide entre la réforme Chevènement (1985?) et la réforme Lang (2002)? Merci.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010

Chérèque ce matin chez Bourdin a énoncé 5 paramètres sur lesquels il faut intervenir et non un seul sous peine de creuser davantage encore les inégalités, parmi lesquels celui que vous dénoncez plus haut + l'inégalité hommes femmes (moyenne de 1 600 E pour les hommes et 1 000 E pour les femmes)+ prise en compte des carrières plates (non ascendantes) etc.
Quand Bourdin l'a interrogé sur l'opportunité d'aligner les modes de calcul de la retraite du public sur le privé soit sur les 25 meilleures années, Chérèque a expliqué que cela reviendrait beaucoup plus cher pour des raisons tenant à l'assiette de calculs. Cet alignement sauvage ne semblait pas choquer Bourdin...

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Guy, Michel et d'autres savant tout cela sur le bout des doigts.
Pedro Cordoba

gné ?

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

JPB : j'ai bien aimé ! surtout les propositions à la fin qui ne sont pas dénuées de bon sens.

C'est bien écrit et je l'ai lu vite (je n'ai pas les aptitudes pour lire vite comme un littéraire peut le faire...).

Je vois chaque jour les dégâts que va provoquer le bac pro 3 ans en LP... en plus on nous supprime des CAP...

Bref j'ai du mal à exprimer ce que je ressens à l'écrit. désolé.

Écrit par : exTC | 15 février 2010

JPB : j'ai bien aimé ! surtout les propositions à la fin qui ne sont pas dénuées de bon sens.

C'est bien écrit et je l'ai lu vite (je n'ai pas les aptitudes pour lire vite comme un littéraire peut le faire...).

Je vois chaque jour les dégâts que va provoquer le bac pro 3 ans en LP... en plus on nous supprime des CAP...

Bref j'ai du mal à exprimer ce que je ressens à l'écrit. désolé.
Ecrit par : exTC | 15 février 2010

Je transmettrai !
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Tiens, ça me rappelle mon formateur lorsque j'étais stagiaire (rebuté par l'IUFM, donc lucide et fiable), qui m'avertissait : "quand tu prends une classe de 10 filles en CAP, tu peux être à peu près sûr qu'il y en a au moins une qui a déjà été victime d'inceste"... Malheureusement, il n'avait pas tort.

Daniel Arnaud.

Je confirme.
Une de mes 3DP6 cette année fut violée par son père.
Placée en maison de protection de l'enfance (donc elle ne voit guère sa mère aussi, qui a divorcé du paternel), elle a quitté l'école vers la fin du 1er trimestre. J'ai eu beau lui parler longuement un jour où je l'ai rencontrée par hazard sur le quai de la gare, lui réaffirmer ma confiance à son égard, rien n'y fit. Oui, du social, oui de l'humanitaire, le quart-monde; et soi baigné dans une sorte de laideur diffuse. Que dire aussi de celles et ceux qui enseignent ou étudient entourés de tour; j'ai la mer à regarder, de ma classe, quand j'ai besoin d'un peu de beauté, d'un temps microscopique de pause.

Grillé à 55 ans? Belle perspective; j'appris d'un ami hier au soir qu'une de ses connaissances (prof, comme c'est étrange) lâche tout pour partir en Inde apprendre le yoga. Au moins, pas besoin de retraite, pour l'Occidental: avec 20 euros/jour, dans certains endroits, on est comme roi. Avec 4 euros/jours vous pouvez vivre dans une maison de pêcheur confortable, face à l'océan. Je comprends les vieux qui, après avoir fait les sauterelles au Maroc, partent vivre à Madgascar.

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Ca sera plus clair: Une de mes 3DP6 fut violée par son père.

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

JPB : merci :)

donc j'en reviens à ma question initiale : que lire après ?

(sinon je continue à lire mon Andrea Camilleri)

Écrit par : exTC | 15 février 2010

Salutaire rappel des Prétentieux.
http://pretentieux.over-blog.com/

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Bonjour. je tiens à préciser que le texte que j'ai envoyé sur le fil de discussion " rebelote " n'est pas de moi et je n'ai fait que le transmettre.
Je n'ai plus guère le temps de venir sur le blog. (Je travaille avec un archiviste et une animatrice culturelle sur Jacques Cazotte et notre ensemble choral vient de sortir son cinquième CD amateur hors commerce - enregistrement en direct sans le moindre haut-parleur- consacré à MA Charpentier.) Le blog m'intéresse, me stimule et m'invite à lire et à réfléchir même si j'ai quitté l'arène. Il y a quelques semaines alors que je feuilletais quelques magazines écornés et laissés à disposition des patients d'une salle d'attente, un reportage consacré aux héritères de Soeur Emmanuelle a retenu mon attention. Pourquoi ? Parmi ces héritères figurait une mezzo-soprano que je ne connais pas du tout : Malika Bellaribi- Le Moal. qui a grandi dans les bidonvilles de Nanterre et a essuyé des humiliations au motif qu'elle était arabe et pauvre. Elle déclare que Soeur Emmanuelle lui a appris que la misère n'est pas déshonorante et qu'avec peu de moyens on peut briser les préjugés. Elle apporte des précisions à cette déclaration en ajoutant que son combat consiste à aider les jeunes des quartiers défavorisés à trouver leur place par la culture et le savoir.
Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.

Écrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010

Veuillez m'excuser pour les fautes de frappe que je ne vois pas tout de suite : majuscule oubliée, le i de héritère...

Écrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010

Avec 4 euros/jours vous pouvez vivre dans une maison de pêcheur confortable, face à l'océan.

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010

Navré de m'en prendre à vos fantasmes, mais avec cette somme, vous n'aurez rien d'un pacha. Vous allez vivoter, certes, mais prévoyez quelques ressources supplémentaires, car l'inflation vous rattrapera vite.
4 euros/jour = 7500 roupies par mois.
Il vous en faudra déjà 80 à 100 par jour pour la jaffe (avec un minimum de confort, pour du riz et du dal tous les jours, vous pouvez vous en tirer mieux).
Quant au logement, ça grimpe, ça grimpe...

Écrit par : yann | 15 février 2010

Navré de m'en prendre à vos fantasmes, mais avec cette somme, vous n'aurez rien d'un pacha. Vous allez vivoter, certes, mais prévoyez quelques ressources supplémentaires, car l'inflation vous rattrapera vite.
4 euros/jour = 7500 roupies par mois.
Il vous en faudra déjà 80 à 100 par jour pour la jaffe (avec un minimum de confort, pour du riz et du dal tous les jours, vous pouvez vous en tirer mieux).
Quant au logement, ça grimpe, ça grimpe...

Ecrit par : yann | 15 février 2010

AH - il y a deux ans, c'est avec cette somme qu'une copine est restée 6 mois en Inde, en bord de mer...

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Mais c'est très bien, Camilleri.
Simplement je trouverais plus intéressant d'aller le lire en situation — à Palerme, dans un petit resto du port qui vous servira une friture du golfe à peu près fraîche, avant ou après la pasta (souvenir de pâtes à la sardine et aux pignons, mangées dans le sud de la Sicile, absolument délectables — dans ou boui-boui crapuleux.
De la même façon, je suis en train de déguster le dernier Erlandur Indridason — et je ferais mieux d'aller le lire à Reykjavik. Rien ne vaut la lecture in situ. Je n'ai vraiment lu Izzo (Total Khéops — un classique) que depuis que je suis retourné à Marseille — chez Etienne, par exemple, entre midi et deux, au milieu de l'agitation du Panier et des éclats de voix teintés d'ail. Pas de chèques ni de carte bleue — rien qu'en liquide : la pizza de l'élite !
JPB
PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

trop mignooooon !!! Kawaïïïï !!!

http://www.m-pep.org/spip.php?article1629

C'est beau et câlin comme le retour de l'Idée Communiste...

Écrit par : yann | 15 février 2010

PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Heu si, moi!.... et pas qu'un peu.

Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB


Elle est entourée d'assistantes sociales et de tuteurs; aux dernières nouvelles, elle avait fugué, - une fois de plus. Mon bahut s'en branle. Ou ne peut rien faire, c'est selon: 56% des élèves de mon LP viennent de familles pauvres. Chose (que je connais pourtant) dont je ne reviens toujours pas: la seconde (nouveau bac pro) usinage (le bas de gamme de ceux qui nettoient, qui transportent des machins dans les ateliers) est une classe ethniquement homogène: que des jeunes Arabes. Oui: qui leur a dit: bon qu'à ça?

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

AH - il y a deux ans, c'est avec cette somme qu'une copine est restée 6 mois en Inde, en bord de mer...

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010

Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi.... Mon Dieu, mais où vais-je pouvoir faire du tourisme (responsable, bien entendu) maintenant que les pays pauvres ne restent plus abordables????

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Signalé par Anne-Marie :
http://www.inrp.fr/manifestations/2009-2010/ecole-et-nation

Écrit par : guy morel | 15 février 2010

Enfin, concernant ce fil, une proposition concrète à moyens constants : des classes calmes à 30/32 et les casse-pieds en classes de 10/12 avec instit musclé et chevronné, éventuellement assisté d'un garde-chiourme.
La seule perspective d'y être versé en calmerait plus d'un. Les autres y seraient "tenus en respect" et y trouveraient le cadre sécurisant dont ils manifestent le besoin par leurs imbécillités.

Ecrit par : Perceval | 15 février 2010
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Oui. Puisqu'on ne veut pas exclure (définitivement) les casse-pieds (euphémisme pour insulteurs, agresseurs, etc.), qu'ils aient plus de seize ans ou non, qu'on les garde donc de cette façon. Ils y trouveront leur compte, car ils apprendront ainsi quelque chose. Pas grand-chose, mais ce sera mieux que de n'apprendre rien et d'empêcher les bons élèves d'apprendre tout ce qu'ils sont capables d'apprendre.
Et, de temsp en temps, on pourrait les remettre - à l'essai - dans les classes "normales".

Je ne dirais pas " 'éventuellement' assisté d'un garde-chiourme", mais "systématiquement assité d'un garde-chiourme balèze". Avec des voyous, un professeur ne peut pas écrire au tableau.

Un voyou de 22 ans, que mon bien-aimé proviseur refusa de traduire en conseil de discipline en 1993 - que j'ai rencontré récemment lors du pot clôturant l'allocation de vœux du maire de la ville concernée, et qui m'a fusillé du regard sans oser me dire un mot et dont j'ai soutenu le regard - with a touch of contempt and haughtiness - sans desserrer les dents -, m'a jeté des bouts de craie pendant que j'écrivais au tableau. J'ai demandé au coupable de se dénoncer. Silence total dans la classe. J'ai dit :"Gloire à ce héros qui attaque dans le dos !" et reprit mon cours.
Plusieurs mois après cet incident, je demandai à un élève qui était présent lors de cet acte de bravoure si le héros était bien celui que je croyais. Il confirma.
Alors, Monsieur le proviseur avisé, que dites-vous de cela ?
Je n'exclus pas qu'il vienne lire mes messages sur ce blog où je viens à visage découvert.
Si cette lecture - tout autant des messages des autres intervenants que de ma modeste personne - peut lui faire prendre conscience de sa noble contribution à la démolition de notre service public d'enseignement, j'en serai ravi.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

D'où l'intérêt, comme dit l'autre dans Famille chrétienne, d'enseigner la norme familiale.

Écrit par : guy morel | 15 février 2010

Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…
http://www.marianne2.fr/Va-niquer-ta-mere-la-pute-Alors-on-fait-quoi_a185124.html
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Oui. Puisqu'on ne veut pas exclure (définitivement) les casse-pieds (euphémisme pour insulteurs, agresseurs, etc.), qu'ils aient plus de seize ans ou non, qu'on les garde donc de cette façon. Ils y trouveront leur compte, car ils apprendront ainsi quelque chose. Pas grand-chose, mais ce sera mieux que de n'apprendre rien et d'empêcher les bons élèves d'apprendre tout ce qu'ils sont capables d'apprendre.
Et, de temsp en temps, on pourrait les remettre - à l'essai - dans les classes "normales".

Francis Penin.


J'appuie sur le buzzer. L'expérience est menée dans mon établissement pour les 3DP6. A été créée une classe SAS pour retirer les casse-couilles de la 3ième, pendant quelques semaines. Hé bien, c'est de la rigolade! De 3 élèves à 5, les collègues sont débordés; le niveau est tellement faible qu'ils ne veulent pas s'emmerder, alors ils ne leur font rien faire (les profs viennent en retard, mais leur porte-monnaie gagne en heures sup'; je vois mes élèves se promener dans les couloirs ou venir me demander: zavez pas vu M. X, Mme Y?): ou des exercices par ordinateur. Ils vont revenir dans ma classe sans avoir suivi le programme et ceux qui sont déjà revenus ont du retard pour le BEPC. Non, vraiment, il faudrait que TOUS s'y mettent et ne profitent pas d'un système devenu fou et (faussement) généreux, vache-à-lait en fric (des heures de garderie, ça va, ça ne tue pas...).

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi....

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010

Combien, et où, si ce n'est pas indiscret, l'inscription au stage ?

Écrit par : yann | 15 février 2010

Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Vous vous exprimez comme un vulgaire blogueur libéral !
C'est mâââl...

Écrit par : yann | 15 février 2010

L'un d'eux pourrait-il me faire une chronologie rapide entre la réforme Chevènement (1985?) et la réforme Lang (2002)? Merci.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010

La réforme Chevènement, c'est 1986, j'ai le bouquin sous les yeux.

Celle qui a fait le plus de mal, tant en maternelle qu'en élémentaire, c'est l'institution des cycles (1989) : cycle des apprentissages premiers (PS, MS, GS), cycle des apprentissages fondamentaux (GS, CP, CE1), cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2).

Ce qui au départ pouvait sembler une très bonne idée (s'adapter au plus près des capacités de chaque élève pour en tirer le plus possible et le pousser en avant sans tenir compte de sa date de naissance) s'est en fait révélé complètement pervers aussi bien au niveau de l'amont que de l'aval.

Chaque cycle était conçu pour durer trois ans mais il était admis que, pour certains élèves, cette durée pouvait s'allonger d'un an et pour d'autres être raccourcie du même temps.

Ceci ajouté à l'idée que l'enfant se construit seul, qu'il ne peut apprendre que ce qu'il a découvert lui-même, que chaque parcours est différent et que l'enseignant doit se garder de transmettre bêtement mais plutôt jouer le rôle d'animateur et de facilitateur, a précipité toutes les classes du primaire dans le grand flou artistique des projets d'école et projets de cycles.

Au niveau de l'amont, on a vu (et on voit encore) en maternelle des petits bouts de deux ans et demi passer de longues heures à "produire", que ce soient des "œuvres" d'arts plastiques, des albums "à la manière de...", des abécédaires, des débats sur le "vivre ensemble" ou la façon de franchir tel ou tel obstacle du parcours d'éducation motrice ou encore sur la chorégraphie à mettre en place pour le prochain spectacle. On les a vus aussi (et on les voit toujours) recopier leurs prénoms en majuscules d'imprimerie, gérer la mise à jour du calendrier et l'emploi du temps de la journée.

On a vu aussi des petits élèves de cinq ans "entrer dans l'écrit" en écrivant seuls, comme ils pouvaient, quelques suites de lettres censées représenter la suite de l'histoire lue en classe, apprendre par cœur, sans aucun lien avec la numération de position, les nombres de 1 à 30 en s'aidant de répertoires.

On a vu enfin d'autres de huit ans avoir à gérer l'écriture complète d'un conte inventé par leurs soins ou consulter une pile de documents sur la population en différents lieux de la planète pour, théoriquement, trouver le lien entre densité de population, climat et relief.

Comme il était impossible à ces enfants-là, du fait de leur immaturité et de leur manque criant de connaissances dans les domaines concernés, de réaliser les tâches "suggérées", on a bien sûr dû se contenter du minimum et même parfois moins. On s'est donc mis à gérer d'abord le "parfois moins" à grands coups de "remédiations", d' "ateliers décloisonnés", de "différenciations", de "projets d'aide individualisée", de "projets personnalisés de réussite éducative".

Petit à petit, le minimum est devenu la norme, ce qui nous amène à l'aval.
Il est maintenant admis qu'un enfant de cinq à six ans, quittant le cycle des apprentissages premiers, ne maîtrise pas ceux-ci. Il ne sait le plus souvent ni rester assis, ni écouter, ni participer à un travail collectif centré autour d'un "maître d'œuvre" adulte et, bien souvent, a encore bien de la peine à tenir un crayon, une paire de ciseau, une gomme correctement, être capable de détecter une relation de cause à effet simple, mémoriser, avoir des repères spatiaux stables, calculer mentalement sur un champ numérique même très restreint, toutes choses relativement utiles lorsqu'il est question d'apprendre à écrire, à lire, à compter, à calculer et à acquérir les bases des bases historiques, géographiques et scientifiques !

Grâce aux "cycles d'apprentissage", ce n'est plus très grave, hélas !
L'enseignant de Cours Préparatoire passe son premier trimestre à installer ce qui aurait dû être acquis depuis belle lurette si toutefois le "cycle des apprentissages premiers" avait bien voulu considérer les ex-bébés qui lui arrivaient comme de tout jeunes êtres encore bien incapables de suivre un débat, tracer une lettre, gérer le temps qui passe, etc.
Depuis les programmes de 2008, certains s'en affolent un peu. Les autres non puisqu'il est unanimement reconnu que ceux-ci sont trop exigeants et même pour certains carrément nuisibles à la santé mentale de nos chères têtes blondes, rousses et brunes.
Il faut les comprendre, il y a maintenant plus de vingt ans qu'on leur serine qu'on apprend à lire toute sa vie, que, grâce aux cycles, un élève peut très bien sortir du CP non-lecteur et qu'il a jusqu'à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux pour le devenir.
Il existe même des départements où, encore cette année scolaire, les responsables des animations pédagogiques annoncent clairement qu'il est impossible qu'un enfant puisse quitter le CP en sachant lire et écrire les quelques cinquante lettres ou combinaisons de lettres qui composent les mots de la langue française écrite !

Des cohortes d'élèves quittent donc ce fameux cycle des apprentissages fondamentaux, aux environs de leur huitième anniversaire, en ayant tout juste eu le temps d'apprendre à transcrire phonétiquement leur langue et sans avoir eu la possibilité matérielle de pratiquer longuement la lecture courante.

Je m'étendrai moins sur les connaissances mathématiques mais la situation est identique : les élèves arrivent au CP a-calculiques, remplis d'idées fausses, la mise en place de la numération décimale étant perturbée par la fréquentation de la "file numérique" affichée dès la PS dans leurs classes, le nombre étant considéré comme une entité que l'on ne peut ni "casser" ni combiner avec d'autres.
Les programmes étant horriblement mal faits, les techniques d'apprentissage basées uniquement sur le ludique et les situations-problèmes à résoudre empiriquement, je vous laisse imaginer ce que cela peut donner sur des élèves n'ayant toujours pas découvert qu'une même cause a toujours les mêmes effets !

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi....

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010

Combien, et où, si ce n'est pas indiscret, l'inscription au stage ?

Ecrit par : yann | 15 février 2010

Côte sud-est (je ne sais plus exactement où); dans un tout petit village - poisson frais tous les jours; elle en a eu, si mes souvenirs sont exacts, pour moins de 600 pour 6 mois. Elle est partie par une asso. Oui, il existe toujours des bons plans pas chers....

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Ecrit par : catmano | 15 février 2010

Argh ! Il y en manque un bout ! Que s'est-il passé ? Je continue donc...

Nos élèves entament donc le cycle des approfondissements parfois en échec depuis la Petite Section, n’ayant jamais eu l’occasion de comprendre pourquoi on les avait fait monter dans cette galère ni comment il était possible de la faire avancer sans rames, ni voiles, ni moteur !
À une époque où l’on parle sans arrêt d’estime de soi, c’est quand même plutôt fort de bouchon, comme disait ma grand-mère !

Et ce fameux cycle des approfondissements continue imperturbablement à leur maintenir fermement la tête sous l’eau ! Vous avez détesté vos « exploitations d’albums » et vos « productions d’écrit » depuis la Petite Section ? Vous n’avez rien compris à la technique de l’addition, de la soustraction et de la multiplication ? Vous ne savez toujours pas reconnaître un nom d’un verbe, conjuguer ce dernier au présent de l’indicatif ? Vous n’avez aucune idée de ce qu’est une plaine, un plateau, une côte, un mammifère, un oiseau, un tube digestif, un état solide, liquide ou gazeux ? Vous ne vous considérez pas comme le membre d’un groupe, ne savez pas interagir avec d’autres êtres humains, écouter la parole d’autrui, rester assis un petit quart d’heure en vous concentrant sur votre tâche ?

Ne vous inquiétez pas, on prend les mêmes et on recommence ! Tout ! Depuis le début ! Comme si vous n’aviez jamais été scolarisés, instruits, éduqués ! Avec les mêmes méthodes, totalement inadaptées mais ça ne fait rien ! Si les adultes y arrivent, il n’y a aucune raison que cela soit mauvais pour vous ! Vous réduire à l’état d’enfant vagissant serait très mauvais pour votre estime personnelle !

Et puis, si vous échouez, ce ne sera pas grave, on ne peut pas demander à tout le monde de progresser au même rythme. L’important, c’est de vous donner envie.
Et pour cela, nous vous avons concocté un projet d’école imparable : premier trimestre, la semaine du goût, celle du TBI, le Grenelle de l’environnement, Copenhague et puis la préhistoire et puis… que sais-je encore ; le deuxième trimestre s’annonce très fort, un tremblement de terre à Haïti, les jeux olympiques d’hiver à Vancouver et puis, et puis, pourvu qu’il n’y ait pas un tsunami, c’est bon pour le programme de sciences, de géographie, de français (qui sert à tout donc est casable partout) et le bédeuzi, en revanche, quand allons-nous caser la division si, par malheur, ça nous tombe sur le coin du bec ?

Parce qu’après 1989, il y a eu 2002 ! L’apothéose des apothéoses ! Plus aucun contenu, ça aide pour fabriquer des citoyens ! Ça, c’en était une de réforme qu’elle était bonne !
Même l’ordre des « domaines » était intéressant à analyser !
Premier domaine : le français partout et tout le temps ! Maîtrise du langage et de la langue française que ça s’appelait ! Se servir des échanges verbaux dans la classe, avoir acquis une meilleure maîtrise (meilleure… vous noterez…) du langage écrit dans les activités de la classe.

Deuxième domaine : l’éducation civique ! Plus importante donc que tout ce qui suivra ! Quand je vous disais que l’on reprendrait tout à la base ! S’intégrer à la collectivité, réfléchir sur des problèmes concrets afin de prendre conscience de l’articulation entre liberté personnelle, contraintes de la vie sociale et affirmation des valeurs partagées !
Vous ne l’aviez pas compris en PS, en MS, en GS, au CP et au CE1, vous avez encore trois ans pour commencer à l’admettre ! Et même qu’on pourra vous concocter un petit PAI si toutefois vous avez encore tendance à considérer que vos problèmes comportementaux reconnus médicalement vous autorisent à bastonner vos adversaires à la récré ou même en classe !

Troisième domaine : la littérature. Dans le but de constituer une culture commune susceptible d’être partagée, y compris entre génération. Le ministère dans sa grande bonté fournit aux instits zélés un répertoire de 300 à 400 « œuvres » dans lequel ils sont censés en piocher une dizaine chaque année en toute liberté pédagogique ! Culture commune ? Un matheux s’il vous plaît pour nous calculer le pourcentage de chances pour que les élèves d’un secteur de recrutement d’un collège aient effectivement lu en classe les mêmes trente œuvres en trois ans ?

Quatrième domaine : l’observation réfléchie de la langue. Des moments de découverte visant à développer la curiosité des élèves et leur maîtrise du langage, et non une série d’exercices répétitifs mettant en place des savoirs approximatifs et l’usage prématuré d’une terminologie inutilement complexe … Si, si, c’est écrit en toutes lettres page 195 du livre « Qu’apprend-on à l’école élémentaire », bréviaire des instits de septembre 2002 à septembre 2008) !

Cinquième domaine : les langues étrangères ou régionales. Je passe rapidement. Sans formation pour une grande majorité d’instits. Quelques heures en IUFM pour les petits nouveaux qui entrent dans la carrière. Des postes fléchés au mouvement qui fichent en l’air l’attribution des postes en fonction du barème et sèment la zizanie au sein des équipes. Des disparités énormes entre communes riches et communes pauvres, zones urbaines et zones rurales.

Sixième et septième domaines : histoire et géographie. Ambitions démesurées, contenus étiques, citoyenneté et bons sentiments. RAS.

Huitième et neuvième domaines : l’éducation scientifique (tiens, ils nous préparaient déjà le socle commun de compétences, c’est le même ordre).
Dans les objectifs des mathématiques, ils sont même arrivés à nous placer la citoyenneté : « doivent contribuer au développement d’une pensée rationnelle, à la formation du citoyen, et permettre de bénéficier au mieux de l’enseignement donné au collège » (page 225) ! Et toujours à la sauce « constructiviste », bien sûr : « Il est nécessaire de prendre en compte les démarches mises en œuvre par les élèves, les solutions personnelles qu’ils élaborent, leurs erreurs, leurs méthodes de travail, et de les exploiter dans des moments de débat » (page 226). Avec de telles méthodes pédagogiques, chronophages au plus haut point, les contenus, déjà sérieusement érodés par les réformes de 1989 et 1995, baissaient évidemment encore un peu. Il fut même un moment question de supprimer carrément la division mais, devant le tollé des mathématiciens, on recula en dernière minute.

Je vous passe les sciences expérimentales et la technologie, la Main à la Pâte a un site internet, vous y trouverez tout cela. Ambitions maximales, contenus minimaux. Pas plus.

Même chose pour les trois derniers domaines (arts visuels, musique et éducation physique et sportive) et pour la petite annexe concernant le B2I. Pour ce dernier, mêmes constatations que pour les langues étrangères : formation des enseignants au bon vouloir des inspections académiques, accentuation des disparités entre communes riches et communes pauvres, zones urbaines et zones rurales pour le plus grand bénéfice de ceux qui souhaitent si ce n’est une disparition pure et simple de l’Education Nationale au moins une régionalisation et une autonomie accrue des établissements.

Voilà, ce fut très long, toutes mes excuses. Je pense qu’en effet Guy et Michel pourront ajouter quelques précisions à ces constatations d’instit de terrain.
A Cadichon et alii : Soyez gentils de bien vouloir ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Merci.
A Ipidiblue : Excusez-moi de polluer ce blog par de la basse cuisine purement scolaire.

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Posté sur le blog de Daniel Arnaud:
Le grand public doit savoir que c'est bien souvent la HIERARCHIE elle-même qui est le principal obstacle au fonctionnement des établissements. Maurice Maschino a parfaitement décrit le phénomène dans un livre écrit au scalpel, "L'école de la lâcheté" (Jean-Claude Gawsewitch éditeur). Dans ma région, les cas de profs convoqués manu militari et traités comme des délinquants par le principal ou le proviseur parce que des élèves ou leurs parents se plaignent des remarques, retenues et autres (petites) sanctions infligées à Monchéri et Moncoeur sont en augmentation sensible. C'est le monde à l'envers et c'est un pur SCANDALE.

Ecrit par : Françoise | 12.02.2010

Écrit par : Françoise | 15 février 2010

Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Vous vous exprimez comme un vulgaire blogueur libéral !
C'est mâââl...

Ecrit par : yann | 15 février 2010


De toute façon, Yann et moi ne sommes pas concernés. 65 ans, c'est notre taf et ça l'a toujours été. Il est vrai que nous exerçons un métier calme, sans stress, sans fatigue physique et très rémunérateur.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Et en plus, nous avons appris à ne pas tenir compte des spasmes post mortem (et même des convulsions agoniques)et à expliquer aux gens que non, il n'est plus vivant, c'est juste une activité réflexe du système sympathique.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Et il en manque encore un petit bout dans la première partie (à insérer juste après le paragraphe sur la "remédiation" que je remets pour plus de clarté). Encore toutes mes excuses à ceux qui considèrent que ce blog dévie dès qu'on y parle "boutique".

Comme il était impossible à ces enfants-là, du fait de leur immaturité et de leur manque criant de connaissances dans les domaines concernés, de réaliser les tâches "suggérées", on a bien sûr dû se contenter du minimum et même parfois moins. On s'est donc mis à gérer d'abord le "parfois moins" à grands coups de "remédiations", d' "ateliers décloisonnés", de "différenciations", de "projets d'aide individualisée", de "projets personnalisés de réussite éducative".

On a aussi modifié la pédagogie de l’école maternelle en instaurant les « ateliers tournants » : puisque l’on n’arrivait plus à faire suivre tous les bambins en même temps, on a retrouvé le vieux système du préceptorat et, comme ce n’était pas commode dans une classe de trente, on l’a adapté. Chaque jour, la maîtresse prend un petit groupe de cinq à six enfants pour une trentaine de minutes, laissant les vingt-cinq autres « en autonomie ». La journée de classe ne durant que cinq heures (trente minutes de récréation par demi-journée, en maternelle), comportant par ailleurs quelques plages collectives ou carrément individuelles (dans certaines classes, tous les matins, la journée commence par une demi-heure d’accueil où les enfants vaquent à leur guise dans la classe pour effectuer en douceur la transition entre le milieu familial et l’univers carcéral de l’école à la papa), il arrive fréquemment que les moments d’autonomie dépassent largement ceux pendant lesquels l’enfant est réellement encadré par son maître.

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Catmano est unique et précieuse.
On la garde… Si elle veut bien…
JPB
PS. Dobolino, j'ai dans l'idée qu'il en est des vétos comme des profs : tous ne sont pas logés à la même enseigne…

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Merci Catmano; je sais un peu mieux d'où me montent (de la Maternelle au Lycée) ou me descendent (du "un peu de connaissances" au "mais qu'est-ce qu'il dit, le prof?") mes élèves.

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

A Ipidiblue : Excusez-moi de polluer ce blog par de la basse cuisine purement scolaire.

Ecrit par : catmano | 15 février 2010

Ô moi je m'en fiche je suis parti dans un Âshram avec Penda !

En plus on se nourrit avec trois grains de riz par jour alors la cuisine ...

Écrit par : iPidiblue fait maigre | 15 février 2010

Il y a quand même quelque chose que je voudrais signaler, ce n'est pas moi le plus hystérique des français !

Avez-vous remarqué qu'en 2007 il y avait trois candidats principaux susceptibles d'être élus, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou.
En vertu du mieux-disant névrotique, il y a eu une concurrence à celui dirait le plus de conneries, et c'est Sarkozy qui a gagné haut la main !
Le plus calme, le plus raisonnable, le plus professoral on va dire, François Bayrou n'a pas passé le premier tour ...

J'ai bien peur que cette hystérie collective ne se reproduise encore en 2012 !

Aux Etats-Unis l'élection d'Obama a été l'occasion d'un déluge de névroses diverses et variés médiatisées à qui mieux mieux notamment en Europe et particulièrement en France ...

Je crains que l'enseignement n'ait largement été contaminé par ce mal-disant de la névrose, le toujours plus du cycle hystérique ...

Mais le mieux est parfois l'ennemi du bien comme disait Voltaire.

Écrit par : iPidiblue le plus professoral ... | 15 février 2010

Moi je suis quelqu'un de très calme et très ennuyeux c'est pourquoi je n'intéresse personne ... cela vous va Catmano comme définition : je suis un cancre fastidieux !

Écrit par : iPidiblue le plus ennuyeux des cancres | 15 février 2010

Moi je suis quelqu'un de très calme et très ennuyeux c'est pourquoi je n'intéresse personne ... cela vous va Catmano comme définition : je suis un cancre fastidieux !

Ecrit par : iPidiblue le plus ennuyeux des cancres | 15 février 2010

Merci, mon bon Ipidi, de recentrer le débat sur l'unique raison de mon intérêt pour ce blog : vous, votre vie, votre œuvre !

Allez-y ! Cette Cat-quelque chose nous pompe l'air avec ses salades ! Merci de nous aider à le lui faire comprendre !

Ne vous inquiétez pas, vous intéressez, que dis-je, vous passionnez au moins un lecteur de ce blog : moi !

Vous n'êtes pas un cancre fastidieux, vous êtes la lumière de mes jours et de mes nuits ! Et je vous encourage à reléguer dans l'ombre tous les empêcheurs d'Ipidiblueser en rond !

Écrit par : un admirateur secret | 15 février 2010

PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux. Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Toujours ravie de constater que mon nom est Personne.

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Je vais vous dire ce que je pense : vous deviendrez des citoyens mûrs le jour où vous accepterez d'élire quelqu'un qui ne vous fera pas rêver ...

Prenez l'homme politique le plus terne ce sera toujours le mieux-disant du point de vue de la raison.

Un peuple mature a-t-il besoin de coquecigrues ?

Pour le rêve, il y a l'art, la science, la vie privée des anges que sais-je ...

La politique c'est le contingent, les basses oeuvres, les soutes du navire là où l'on met les machines obscures.
Une bonne politique c'est une politique silencieuse qui fonctionne comme une machine parfaite, sans à-coup, sans changement de barre à tous les instants, bien huilée, sans déperdition d'énergie.

"Le changement" de Sarkozy c'est l'illusion hystérique ou lyrique dont je ne vois pas le moindre commencement d'intérêt.

Est-ce que l'on change les lois de la thermodynamique tous les quatre matins ?
Une société parfaite ou quasi-parfaite transforme de l'énergie en intelligence ou le contraire sans perdre trop au change (il y a toujours un résidu incompressible, une perte sèche).

Il faut accepter de manière sensée que l'on n'a pas tous les pouvoirs et que les lois physiques s'appliquent aussi au domaine moral.

Développer serait trop long ...

Écrit par : iPidiblue et les enthousiasmes mal-éteints | 15 février 2010

PS. Dobolino, j'ai dans l'idée qu'il en est des vétos comme des profs : tous ne sont pas logés à la même enseigne…

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Ça n'a pas grand chose à voir avec la fonction publique professorale. C'est un autre univers. Le diplôme est une simple autorisation à exercer et rien de ce qui a été enseigné à l'école, pas plus que le rang de sortie ou autre réussite scolaire n'a d'influence, aussi infime soit-elle, sur la trajectoire professionnelle.
Si, par exemple, j'avais voulu devenir professeur, j'aurais probablement intégré Fontenay ou Sèvres et ma trajectoire future aurait été influencée en bonne partie et durablement par ma scolarité dans l'enseignement supérieur.
Dans ma profession, on peut cuber sa prépa, intégrer à la dernière place, doubler les deux premières années, écrire en petit nègre une thèse lamentable et faire un plateau télé en tant que grand spécialiste reconnu de telle maladie dix ans après la sortie puis enchaîner les conférences et gagner un max de fric en travaillant réellement très très bien. On peut sortir major et végéter entre vaccins et castrations. Les facteurs qui entrent en ligne de compte sont multiples mais aucun n'est en rapport avec la scolarité puisque ce n'est même pas obligatoirement ceux qui ont le mieux réussi dans le régime prépa qui vont être les plus opiniâtres, batailleurs et bosseurs sur le terrain. La prépa est certes un galop d'essai pour tester la résistance à l'effort, à la pression et à la tension, mais sans plus.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Et puis, Catmano, tu as oublié un autre truc, c'est que bon nombre de GS sont en fait maintenus dans l'ambiance du cycle 1. Quoique tu le sous-entend, quand même.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Et puis, Catmano, tu as oublié un autre truc, c'est que bon nombre de GS sont en fait maintenus dans l'ambiance du cycle 1. Quoique, tu le sous-entends, quand même.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2010

En effet. D'ailleurs, certains collègues de CP envisagent très sérieusement de "maternaliser" la première année d'école élémentaire.
De toute façon, le statut de la GS a toujours été bancal.
Le jeu voulait que l'on fasse trois cycles de trois ans, or, il était déjà question d'éjecter les "deux ans" de l'école maternelle. Du coup, il manquait une année.

Quelqu'un eut l'idée lumineuse de placer la GS dans deux cycles à la fois et de "laisser à l'appréciation des maîtres" la place de chacun de leurs élèves : certains finissant le "cycle des apprentissages premiers", les autres entamant le "cycle des apprentissages fondamentaux". Égalité des chances, encore une fois ?

Cela plut à tout le monde, ceux qui avaient peur de précipiter trop tôt les enfants dans l'enfer des apprentissages et ceux qui avaient dans l'idée que ce serait bien commode le jour où il s'agirait d'aligner le système scolaire français sur celui des autres pays d'Europe ! On sucrerait la maternelle mais on ferait plaisir au bon peuple en décrétant la scolarité obligatoire à cinq ans, montrant par là combien on était attentif à garder un des symboles de l'excellence du système français !

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Copé, sur le sujet du jour :

http://www.slate.fr/story/17345/cope-la-violence-des-jeunes-lechec-des-adultes

Des enseignants du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine ont décidé de ne plus faire cours depuis l'agression d'un de leurs élèves âgé de 14 ans par six autres jeunes cagoulés. Leur indignation est légitime: nous voulons tous que l'école soit un sanctuaire du savoir où la violence est bannie, mais sa vocation éducative ne suffit pas à la protéger de l'insécurité; nous aimerions tous croire que la violence épargne les plus jeunes, mais ce qui se passe dans les cours de récréation nous montre le contraire.

Les enseignants sont, avec les élèves, les premières victimes de ce phénomène. L'exercice de leur profession est profondément fragilisé par l'insécurité dans les établissements: il est anormal de devoir transmettre son savoir en ayant la peur au ventre face à des élèves eux-mêmes paralysés par l'inquiétude. Certains professeurs se retrouvent dans des situations où, avant même de pouvoir enseigner, ils doivent commencer par endosser le rôle d'éducateurs, de surveillants, d'assistants sociaux, de conseillers familiaux, ou même de policiers. Je comprends leur malaise.

Pour certains syndicats, la solution au problème de la violence à l'école serait évidente: il faudrait massivement recruter des surveillants. Bien sûr, dans certains cas, un poste de surveillant supplémentaire peut contribuer à stabiliser une situation difficile. Mais réduire la question de la violence à celle des effectifs de l'Education nationale me semble simpliste. D'ailleurs, les chiffres de la violence à l'école ont été assez stables au cours des années 2000 quelles que soient les variations d'effectifs. Ensuite parce que je crois que, face à la violence des enfants et des adolescents, il faut prendre le mal à la racine et apporter des réponses qui prennent en compte les parcours chaotiques de certains élèves.
Chaos familial

C'est ce que j'ai pu constater dans ma ville de Meaux, la semaine dernière, lorsque j'ai été confronté à un acte de violence grave dans une école primaire. Un élève de 11 ans en classe CM2 de l'école Alain-1 a frappé violemment un de ses camarades avant d'asséner un coup de poing dans le ventre de son instituteur qui voulait l'arrêter. Il l'a ensuite menacé en affirmant que ses grands frères allaient venir le venger. Suivant les procédures, l'instituteur a porté plainte et des policiers en civil sont venus en voiture banalisée chercher l'enfant dans le bureau de la directrice en toute discrétion. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de cet instituteur et sa directrice: ils ont su réagir avec la fermeté indispensable face à ce déchaînement de violence gratuite sans pour autant stigmatiser cet élève devant ses camarades.

Quelques jours après les faits, j'ai rencontré le père de cet élève. Il a commencé à chercher des excuses à son fils, en expliquant que tout ça n'était pas bien méchant, qu'il ne faisait jamais que jouer au catch avec ses copains, que les torts étaient partagés avec l'instituteur... J'ai pris le temps de l'écouter, de le raisonner et enfin, il est arrivé à reconnaître, avec beaucoup de désarroi, que son fils avait eu un comportement inacceptable.

En échangeant avec cet homme, j'ai vite compris que cette affaire trahissait une absence d'autorité parentale, liée à une situation familiale compliquée. Le garçon de 11 ans vit dans une famille éclatée et est en partie élevé par sa grande sœur dont ce n'est pas le rôle! Un de ses frères est apparemment connu des services de police pour des violences envers des forces de l'ordre. Le chaos familial est une cause malheureuse de la dérive de cet enfant sans repères, en début d'échec scolaire. Il faudra évidemment un parcours adapté pour redresser la situation.
Les enfants ne naissent pas plus violents

Après un rappel à la loi, j'ai passé un engagement moral avec le père: je lui ai demandé de prendre ses responsabilités, de s'investir auprès de son fils, de le recadrer et, de mon côté, je me suis engagé à tout faire pour lui redonner une seconde chance. J'ai ainsi obtenu que cet enfant soit intégré dans le dispositif de poursuite de scolarisation, que nous avons mis en place avec succès à Meaux, et qui était jusqu'à présent réservé aux collégiens difficiles. Ce dispositif consiste à placer l'élève exclu d'un collège dans un centre spécifique où il rencontre notamment un psychologue et un délégué du procureur avant d'être à nouveau scolarisé. L'enfant en question a ensuite intégré une nouvelle école où il suit les cours et les dispositifs d'aide scolaire. Je reverrai son père dans deux mois, pour faire un point avec lui et voir s'il a respecté sa part du contrat.

La violence des jeunes est un problème d'adultes! Les enfants du XXIe siècle ne naissent pas plus violents que ceux du siècle dernier. C'est la faillite éducative des adultes dans leur ensemble qui mènent aux dérives d'une partie de nos enfants. La fragilisation des structures familiales rend parfois les parents démunis. Cela invite les politiques à explorer de nouvelles pistes pour accompagner les familles dans leur mission d'éducation, sans les déresponsabiliser.

Je crois qu'il faut mobiliser autour du maire tous les services de l'Etat et des collectivités locales pour mettre en place un suivi personnalisé des familles les plus fragiles. C'est ce que nous faisons à Meaux, avec des résultats très satisfaisants. Nous réunissons autour d'une même table tous les acteurs concernés par la question de délinquance juvénile et d'insécurité à l'école: directeurs d'établissements, enseignants, services sociaux, élus locaux, police, parquet de justice... En coordonnant leurs efforts, tous ces acteurs identifient les familles à risque, les soutiennent et, au besoin, orientent les enfants vers des dispositifs adaptés de dépistage de la délinquance et de poursuite de la scolarisation. Les dispositifs comme «l'école des parents» où les familles trouvent un appui et des conseils sont également très utiles.
Droit à l'expérimentation

Parallèlement, nous devons mener une vraie réflexion sur la carte scolaire. Comme je l'avais déjà proposé sur Slate, le 25 octobre dernier, je suis convaincu qu'il faut faire davantage confiance aux acteurs de terrain, en profitant notamment du droit à l'expérimentation prévu par la loi. Je pense que pour renforcer la sécurité à l'école nous pourrions par exemple expérimenter le lancement d'établissements scolaires par classe plutôt que par quartier. Cela permettrait de protéger les élèves les plus jeunes de leurs aînés, parfois tentés de les menacer et de les dévoyer, et faciliterait le travail de surveillance à l'école.

A côté des mesures de sécurité indispensables, c'est bien cet effort en amont — de responsabilisation et d'appui des parents, de refonte de la carte scolaire et de coordination des services de l'Etat impliqués dans l'éducation — qui peut nous permettre de juguler la violence des plus jeunes. Il serait illusoire de croire que ce problème peut être résolu par une simple augmentation des effectifs de l'Education nationale. Plutôt que d'avoir une approche idéologique, nous devons tous nous retrouver, élus, enseignants et parents d'élèves, pour mettre en place des solutions adaptées à une violence qui traduit d'abord un échec des adultes.

Jean-François Copé

Écrit par : yann | 15 février 2010

Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles… JPB

Dans une émission récente où le talent des enfants était à l'honneur, on a pu voir une charmante gamine déguisée en danseuse de tango, chignon serré, maquillage et talons hauts. Elle avait 8 ans. Même pas l'âge de mes CM1.
J'ai eu très très mal de voir ça. Quelle différence avec le viol de l'enfant dans le secret de la famille, l'exposition indécente de cette enfant à la concupiscence tapie devant les écrans ?
Qu'est-ce que les familles ont dans la tête quand elles exposent ainsi leurs enfants ?

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Quoique, tu le sous-entends, quand même.

Ecrit par : dobolino | 15 février 2010



Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Pour sous-entends, je suis d'accord pour le s que tu as aimablement rajouté mais je suis en désaccord avec la virgule que tu as placée entre quoique et tu. Je revendique le droit de choisir mes marques de ponctuation !

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Tiens, c'est la seconde fois que je suis d'accord avec Copé.
2017 ?

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Un article qui fait froid dans le dos, signalé par D. Arnaud:
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-professeurs-de-vitry-sur-seine-69646

Écrit par : Françoise | 15 février 2010

Pour sous-entends, je suis d'accord pour le s que tu as aimablement rajouté mais je suis en désaccord avec la virgule que tu as placée entre quoique et tu. Je revendique le droit de choisir mes marques de ponctuation !

Ecrit par : dobolino | 15 février 2010

Toutes mes confuses. Il me semblait qu'après "quoique", il aurait fallu un subjonctif. Je résolvais le problème en collant une virgule au milieu ;-).
Mais faut-il réellement un subjonctif après quoique ? Il semblerait que non.

Je veux bien un petit cours.

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Tiens, c'est la seconde fois que je suis d'accord avec Copé.
2017 ?

Ecrit par : nicolas | 15 février 2010

Même sur les écoles par classe d'âge ?

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Catmano, j'avais eu le sentiment que la virgule, après le "quoique", créait une anacoluthe — ce qui dispense de recourir au subjonctif, puisqu'on repart sur une construction nouvelle. Hein, Dobolino, que c'était ça — pas vrai ? Tiens, encore une…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Même sur les écoles par classe d'âge ?

Ecrit par : catmano | 15 février 2010

C'est pas plus bête comme expérimentation que bien des âneries proposées depuis des lustres.
Je vais de ce pas proposer à mon maire de se porter candidat : il y a ici quatre collèges publics, répartis équitablement sur le territoire de la commune. Une classe par collège, et hardi petit !

Écrit par : yann | 15 février 2010

Peut-être pas, Catmano, mais c'est assez secondaire, non ?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/comment-je-suis-devenu-prof-en-un-jour_849065.html#xtor=AL-447

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

En ce cas, les points de suspension n'auraient-ils pas été mieux indiqués ?

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

@ Catmano :
Quoique introduisant une circonstancielle d'opposition ou de concession est suivi du subjonctif, comme bien que ou encore que.
Quoique introduisant une objection provenant d'une réflexion après coup est suivi de l'indicatif. C'est le cas, donc de la fameuse anacoluthe.

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

points de suspension si vous voulez.
Et puis arrêtez de m'énerver, sinon je vote Madelin. Y'a assez des bouseux pour me mettre les nerfs, en ce moment.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Gné ?

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Dans ma région, les cas de profs convoqués manu militari et traités comme des délinquants par le principal ou le proviseur parce que des élèves ou leurs parents se plaignent des remarques, retenues et autres (petites) sanctions infligées à Monchéri et Moncoeur sont en augmentation sensible. C'est le monde à l'envers et c'est un pur SCANDALE.

Ecrit par : Françoise | 12.02.2010

Ecrit par : Françoise | 15 février 2010
---
C'est ce qui m'est arrivé (mais pas manu militari : une secrétaire est venue taper à ma porte pendant que je faisais cours; elle me dit, "Monsieur le proviseur vous demande de passer à son bureau le plus vite possible." [1.]) à cinq semaines de mon départ à la retraite !

1. Je vous jure que je crus qu'il allait m'annoncer que je recevais les Palmes académiques, what(d) else ? In any case, je pensais qu'il allait m'annoncer une bonne nouvelle plutôt qu'une mauvaise.

Hélas ! rien de tel.
Une parente d'élève se plaignait, notamment, de ce que je ne faisais plus de travaux pratiques dans la classe de son fils. C'était vrai. Mais un vol avait été commis pendant ma séance de TP au milieu du premier trimestre. Une aide de laboratoire m'informa, après que les élèves eurent quitté la place, qu'il manquait un appareil didactique (un interrupteur). Lorsque je revis mes élèves, je leur dis ce qui m'avait été rapporté, et que, par conséquent, je suspendais les TP jusqu'à ce que le coupable se dénonçât et rendît l'appareil. Cela ne se produisit jamais. Mais trois mois plus tard, une aide de laboratoire retrouva l'appareil sur un radiateur dans le couloir où les élèves circulaient. Le courageux voleur - contraint par ses camarades, à n'en pas douter - l'avait mis là, n'osant pas se présenter à moi.
Je ne repris pas les séances de TP. (Je faisais des séances d'exercices théoriques à la place ; ils ne perdaient pas au change car, en TP, ils faisaient joujou.)
Comme je m'y attendais, peu après, un élève de cette classe me dit :"Monsieur, quand est-ce que vous refaites des séances de TP ?" Je répondis :"Ah ! vous avez retrouvé l'interrupteur ? Rapportez-le-moi, et je reprends les TP." Là, silence de mort. J'enchaînai avec mon cours. L'élève revint à la charge. "Mais, Monsieur, vous êtes obligé de faire des TP."
Je répondis :"Dans ma classe, je suis libre d'agir à ma guise. Nul ne peut m'imposer quoi que ce soit, ni le proviseur, ni l'inspecteur d'académie, ni le recteur de l'académie, ni le ministre de l'éducation nationale, ni le président de la République, ni qui que ce soit au-dessus de ce dernier." (Je pensais à Dieu, naturellement, mais je ne sais pas s'ils ont saisi la plaisanterie, tant ils étaient stupides.) Cela se passait vers mars 2000. Ils courbèrent l'échine.
Aussi fus-je surpris de ce que me dit le proviseur vers le 20 mai 2000. Je lui expliquai ce qui précède, mais en omettant de parler de la restitution subreptice (et courageuse, ô combien !) de l'appareil. Je me suis dégonflé ! J'aurais dû, rien que pour le faire exploser.
J'ai, en gros, réfuté courtoisement tous les arguments qu'avança le proviseur pour justifier ses reproches. Mais je n'ai pas cédé.
(N'avais-je donc tant vécu, enseigné avec tant de talent, de dévouement, d'abnégation - ma note pédagogique ne reflétait pas ma valeur - que pour subir cet outrage ?)
Je lui dis notamment qu'à cinq semaines de la retraite, je n'allais certainement pas me soumettre aux caprices de cancres de dix-sept ans, ni changer ma façon d'enseigner. Amen.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

---- Non, vraiment, il faudrait que TOUS s'y mettent et ne profitent pas d'un système devenu fou et (faussement) généreux, vache-à-lait en fric (des heures de garderie, ça va, ça ne tue pas...).

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
---
Bien sûr, Pendariès, vous avez raison.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…

JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010


parce qu'on est un facho dès qu'on est pour la peine de mort ?

ben mince alors !

Écrit par : exTC | 15 février 2010

Catmano, j'avais eu le sentiment que la virgule, après le "quoique", créait une anacoluthe — ce qui dispense de recourir au subjonctif, puisqu'on repart sur une construction nouvelle. Hein, Dobolino, que c'était ça — pas vrai ? Tiens, encore une…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Eh ben oui. C'est exactement ça !

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Quoique introduisant une objection provenant d'une réflexion après coup est suivi de l'indicatif. C'est le cas, donc de la fameuse anacoluthe.

Ecrit par : nicolas | 15 février 2010



Moi, je suis comme Mr Jourdain ! Je fais des anacoluthes sans le savoir.
C'est ça le grand style !
J'ai loupé ma vocation, j'aurais dû faire "grand auteur" au lieu de perdre mon temps à expliquer aux bouseux d'opérette qu'à moins 20°C, une vache fraîche vélée ou une chèvre qui vient de mettre bas, il lui faut des céréales. 25 ans que je répète ça à des benêts qui me regardent avec un sourire matois, le béret enfoncé jusqu'aux oreilles.

Et ne croyez pas que l'adjectif matois est utilisé pour évoquer une quelconque lueur d'intelligence. C'est juste un truc qu'ils ont appris à l'école, face à ces saloperies de hussards noirs.

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

Tenez, la dernière en date.

Moi: et vos chèvres, vous leur donnez de l'aliment concentré ?
Lui: ah! non, mais j'ai acheté des oligoéléments pour mettre dans l'eau.

Et celui-là, il est encore plus vieux que Brighelli et a même largement l'âge de Guy Morel. Alors ne venez pas me dire que ça vient des nouveaux programmes scolaires !

Écrit par : dobolino | 15 février 2010

J'ai rajouté une Note dans ma Note, que vous ne lirez pas forcément et que je préfère dupliquer ici-bas :

"J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. Je vous donne sa réponse brute de décoffrage : "Sur une base 100 chômeurs, 35 ont moins de 26 ans et 27 ont 50 ans et plus. Un quart de chômeurs est ou arrive en fin de droit tous âges confondus, mais ce sont les jeunes les plus touchés car leur durée d'indemnisation par l'assurance chômage est plus courte et donc ils arrivent plus vite à la situation de fin de droit. Gros débat d'actualité aujourd'hui. Le plus souvent les jeunes en fin de droit n'ont droit à rien d'autre tant qu'ils n'ont pas atteint l'âge de 26 ans. Pour les plus de 50 ans en fin de droit il peut y avoir le RSA (ex RMI, servi par le Conseil Général) ou l'ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) servie par l'Etat. Mais plus d'un quart des plus de 50 ans en fin de droit n'ont plus rien ensuite (estimation officielle pour l'année 2010 : 400 000…). Economiquement parlant c'est le chômage des plus de 50 ans qui pèse le plus (durée d'indemnisation et niveau d'indemnisation plus conséquents) mais humainement et sociologiquement, c'est la jeune génération qui est sacrifiée..."

AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…

JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

J'irai voir, dès que je serai revenu de la boulangerie.

Marianne 2 a repris un article de Causeur où il est question d'hétérophobie et de menace sur l'intégrité psychique de l'enfant... Ils ne font pas que de bons choix, là-bas.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

" Un article qui fait froid dans le dos, signalé par D. Arnaud :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-professeurs-de-vitry-sur-seine-69646 "

Ecrit par : Françoise | 15 février 2010


A ce propos, je précise que l'auteur de l'article, lui-même retraité de l'Education nationale, a publié plusieurs ouvrages qui contribuent également à "autopsier le mammouth". Je signale notamment :

"Un blâme académique flatteur" et "Les Infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir", tous publiés aux éditions Lacour.

Je ne les ai découverts que par extraits interposés (sur Agoravox), mais j'ai très envie de les lire (pas beaucoup de temps en ce moment malheureusement, élections territoriales oblige)... Les réflexions de l'auteur ont l'intérêt, me semble-t-il, de mettre en relation la dégradation des conditions d'enseignement avec le rôle de la hiérarchie... Peut-être un intervenant connaît-il, et pourrait-il nous en dire plus?

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Je ne les ai découverts que par extraits interposés (sur Agoravox), mais j'ai très envie de les lire (pas beaucoup de temps en ce moment malheureusement, élections territoriales oblige)... Les réflexions de l'auteur ont l'intérêt, me semble-t-il, de mettre en relation la dégradation des conditions d'enseignement avec le rôle de la hiérarchie... Peut-être un intervenant connaît-il, et pourrait-il nous en dire plus?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Trop brièvement.
Les pratiques dénoncées sont bien réelles. L'introduction dans l'EN du management d'entreprise n'est pas chose nouvelle. Le recteur est dans la ligne.

Écrit par : guy morel | 15 février 2010

Questions pour les instituteurs, trices de ce blog. La directrice de l'école où je veux inscrire ma fille qui a un retard de langage ( elle vient d'avoir 3 ans) veut que je fasse une demande d'AVS. Or j'ai vu qu'il fallait passer par la case MDPH. Est-ce que cela risque de lui coller une étiquette "handicapée"pendant des années? Est-ce que la directrice peut refuser de prendre ma fille si je ne fais pas la demande d'AVS? Je remercie les personnes qui voudront bien me répondre.

Écrit par : béatrice | 15 février 2010

Un grand merci à Catmano

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010

@ Béatrice : Il est très curieux que la directrice ait refusé d'emblée d'inscrire la petite. Le retard de langage n'est pas rare chez les enfants de 3 ans.
Le conseil que je peux vous donner c'est de consulter un PEDOPSYCHIATRE qui est habilité à dresser un bilan et à évaluer le retard en question, car un retard de langage peut n'être qu'un retard qui va se combler sans problème, mais il peut être aussi un symptôme de troubles plus profonds que lui seul peut évaluer.
Pour vous ce serait donc la première étape. Ensuite, vous contacterez cette directrice et lui demanderez à nouveau l'inscription de votre enfant, ce qu'elle ne peut vous refuser sauf absence de place, et vous lui demandrez les coordonnées de l'enseignant référent de l'école. C'est la personne qui coordonne tous les projets des enfants handicapés. L'école doit disposer du nom de cet enseignant référent. Forte de votre bilan, vous ferez avec son aide et si cela s'avère nécessaire, les démarches de reconnaissance de handicap. DEDRAMATISEZ, et tenez-nous au courant.

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Questions pour les instituteurs, trices de ce blog. La directrice de l'école où je veux inscrire ma fille qui a un retard de langage ( elle vient d'avoir 3 ans) veut que je fasse une demande d'AVS. Or j'ai vu qu'il fallait passer par la case MDPH. Est-ce que cela risque de lui coller une étiquette "handicapée"pendant des années? Est-ce que la directrice peut refuser de prendre ma fille si je ne fais pas la demande d'AVS? Je remercie les personnes qui voudront bien me répondre.

Ecrit par : béatrice | 15 février 2010

Un retard de langage à tout juste trois ans ? Bizarre autant qu'étrange. Selon l'orthophoniste que je consultais il y a une vingtaine d'années pour des problèmes de voix, avant quatre ans, tout est normal, y compris la mutité complète (du moment où l'ouïe est normale, bien entendu)...
Consultez déjà votre pédiatre et faites-lui prescrire un bilan orthophonique.

Pour la MDPH, je ne peux pas vous dire. Désolée.
En tout cas, c'est tout à votre honneur de ne pas vouloir coller une étiquette "handicapée" à votre fille. Nombreux sont hélas les parents à ne pas hésiter et à solliciter leurs médecins pour obtenir le précieux sésame qui dispensera leurs enfants du moindre effort.
Nota bene : Je ne parle évidemment pas d'enfant réellement handicapé pour lesquels il me semble normal que la société fasse les efforts qu'eux ne peuvent malheureusement pas faire.

Écrit par : catmano | 15 février 2010

d'enfantS réellement handicapéS... Toutes mes excuses.

Écrit par : catmano | 15 février 2010

Il est où l'article repris ?

Je n'ai rien trouvé depuis le 17 septembre !

http://www.marianne2.fr/tags/brighelli/

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

Je remercie Catmano. Cela me rassure.

Écrit par : béatrice | 15 février 2010

Il est où l'article repris ?
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010

Pour le trouver, c'est très simple. Faire une recherche google :

marianne «Va niquer ta mère la pute»

Suffisait d'y penser.

Écrit par : TotoWeininger | 15 février 2010

Je relisais dans le train qui me ramena tout proche de mes chères Cévennes un long article tiré du fascicule "LUVRES" du journal québécois: "Le Devoir", des samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2009. Je l'ai retrouvé sur Internet et vous le copie-colle:

http://www.ledevoir.com/culture/livres/274544/le-chef-d-oeuvre-meconnu

"Le chef-d'oeuvre méconnu"

Après une décennie et plus de 100 000 heures de patient travail, le site québécois «Les classiques des sciences sociales» met en ligne son 4000e texte

Stéphane Baillargeon 31 octobre 2009 Livres

La grande Toile, telle que nous la connaissons, a environ deux décennies. Depuis ce temps, le projet californien Internet Archives a engrangé 67 millions de sites en 37 langues totalisant des milliards et des milliards de pages. Dans ce lot, franchement, combien de productions québécoises peuvent prétendre au titre de chefs-d'oeuvre?

Quand on pose la question au philosophe Jacques Dufresne, lui-même créateur de l'Encyclopédie de L'Agora, il pointe vers au moins deux exemples remarquables: L'Encyclopédie sur la mort, maintenant intégrée à agora.qc.ca, puis le site Les classiques des sciences sociales.

La bibliothèque numérique patiemment élaborée depuis une décennie s'avère unique en français, unique au monde en vérité. On y retrouve des milliers de textes, pour la plupart introuvables en librairie. Tous complets, tous gratuits. Merci.

La liste fait frissonner de bonheur quiconque s'intéresse à l'aventure humaine. Rien qu'à la lettre «B», rien que dans la section des classiques, on retrouve des textes de Bachelard, de Bakhounine, de Beaumont (le collaborateur de Tocqueville), de Boas, de Bonald, de Bréhier et de Brunschwicg, entre autres. Le «M» abrite Marat et Marx, Mill et Montesquieu, Malinowski et Mannheim, notamment.

«Je numérisais des textes pour mes étudiants quand j'ai eu l'idée de rendre les textes accessibles au plus grand nombre de gens possible», raconte en entrevue téléphonique Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au cégep de Chicoutimi, responsable du chef-d'oeuvre dématérialisé. Avec ses collaborateurs, il a consacré plus de 100 000 heures à la lente et patiente construction monumentale. «J'avais quatre objectifs en fondant ce site: faire découvrir et aimer les sciences sociales; rendre librement accessibles ces savoirs; contribuer à la diffusion du patrimoine intellectuel québécois; et finalement, montrer la vitalité de la langue française sur Internet.»

4000 fois sur le métier...

Le site placera très bientôt en ligne sa 4000e entrée, un livre sur les communautés religieuses (À la recherche d'un monde oublié, un excellent ouvrage) des sociologues québécoises Nicole Laurin-Frenette et Danielle Juteau. Au total, on y retrouve environ 1200 classiques comme tels et 2500 textes contemporains, le reste traitant de l'histoire régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean (le 3000e texte était consacré à l'historien régional Russel Bouchard) ou de la méthodologie des sciences sociales par exemple. M. Tremblay aimerait d'ailleurs bonifier cette section.

Les centaines de milliers de pages sont regroupées en sous-collections: criminologie, Chine ancienne, civilisation de l'Inde, civilisation arabe, mais aussi anthropologie médicale, sociétés créoles, handicaps et inadaptations, sociologie de la famille et sociologie de la santé. La barre des 1000 auteurs en ligne a été franchie plus tôt cette année. La portion classique fait la part belle aux étrangers, évidemment; la portion contemporaine compte beaucoup d'universitaires québécois.

«Les auteurs participent à la construction avec des suggestions ou des versements de textes, explique le bibliothécaire virtuel. Mais c'est plus difficile avec les chercheurs européens. Au Québec, les auteurs réagissent vite et favorablement. En Europe, ils sont plus tatillons quand quelqu'un d'inconnu les contacte pour leur demander une collaboration.»

En général, les textes fournis sont épuisés. Une quinzaine d'éditeurs (Lux et VLB par exemple) ont accordé des autorisations de diffusion et deux nouveaux éditeurs français (Karthala et Ibis Rouge) viennent tout juste de s'ajouter au généreux groupe. Selon le site, une maison québécoise (les éditions Liber) a retiré le droit de diffusion de deux ouvrages accordés par ailleurs par leurs auteurs. Récemment, la maison française Bayard a accepté la diffusion simultanée d'un ouvrage sur papier et en version numérique.

«La diffusion numérique contribue à faire connaître un auteur, un éditeur, une oeuvre, dit M. Tremblay. En général, quand un texte est accessible en version papier, les chercheurs l'achètent. Imprimer sur une imprimante un livre numérisé coûte d'ailleurs plus cher que de l'acheter. Il faut aussi considérer la diffusion mondiale. En Afrique, des étudiants peuvent passer des nuits entières à lire des livres en ligne. Au moins, la connaissance leur est accessible.»

Des nouvelles de la Chine

C'est là que la valeur universelle de cette grande oeuvre pédagogique et culturelle prend toute sa signification. L'achalandage n'a cessé de croître. Le site attirait 1,2 million de visites en 2006 et plus de deux millions en 2008. Six millions de pages ont été consultées en 2006 et dix millions deux ans plus tard. Environ 30 % des consultations viennent de la France, 12 % des États-Unis, 10 % du reste du Canada.

«On touche toute la francophonie internationale, dit fièrement le bibliothécaire. Mais on pénètre aussi dans les universités d'autres langues. Notre site est référencé justement parce qu'il propose des classiques français en français.»

La production reçoit constamment des courriels reconnaissants d'internautes de l'étranger lointain. Le 17 août 2008, Mme Yu Ou, enseignante de français à l'Université provinciale de Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, remerciait M. Tremblay. «J'ai trouvé ainsi la clé d'or à un monde merveilleux de la civilisation humaine en langue française», écrivait l'intellectuelle chinoise, qui se disait aussi «vraiment très, très contente». La Française Najate a aussi passé de la pommade le 26 août en expliquant qu'elle «ne manquerait pas d'envoyer une donation» dès qu'elle aurait terminé ses études.

Tout est gratuit et tout se fait pro deo. L'Université du Québec à Chicoutimi abrite le site et lui fournit la puissance nécessaire. «Il y a dix ans, ma proposition a été acceptée en cinq minutes, raconte M. Tremblay. J'avais trois conditions: travailler de la maison; demeurer totalement libre du choix des oeuvres et des auteurs; bénéficier d'un espace illimité sur le serveur.»

Un antidote à la morosité

Les mêmes raisons lui font critiquer sévèrement le projet de Google de numérisation massive de millions de livres universitaires. «Une entreprise privée s'approprie le patrimoine intellectuel universel et c'est inacceptable, dit-il. Les usagers doivent passer par Google pour accéder à ces ouvrages.»

L'enseignant dit travailler 32 heures par semaine au collège et une quarantaine d'autres sur son site. Il n'a reçu que de maigrelettes subventions pour l'achat d'un ordinateur et d'un scanneur. La municipalité paye les assurances de l'organisme. Plusieurs amis et sa femme l'accompagnent dans le travail, chacun creusant un sillon, toujours bénévolement. On aurait le goût de placer dans la balance les sommes importantes qui se dépensent pour tant de niaiseries inutiles et stériles dans les universités ou les collèges du pays, mais on ne le fera pas.

La féconde et noble bibliothèque offre aussi un antidote à la morosité croissante des sciences sociales engoncées dans une hyperspécialisation. «Devant l'émiettement des sciences sociales et l'émiettement de nos objets d'étude, il me semblait important de retourner à l'essentiel de ce que les fondateurs de notre discipline nous ont appris, c'est-à-dire la prise en charge de la totalité, le développement d'une vision d'ensemble», dit M. Tremblay, qui lui-même termine sa dernière année d'enseignement à temps complet, avant une retraite de l'enseignement bien méritée. «Il me semble encore très important de retourner à Durkheim, Tocqueville ou Weber. Il me semble aussi essentiel de retourner aux textes originaux et complets, et pas seulement à des interprétations ou à des morceaux choisis.»

Une dernière information pour susciter encore plus l'admiration? Alors voilà. Une entente avec l'Université de Paris permet aux étudiants aveugles d'avoir accès aux oeuvres en version intégrale. Le traitement de texte facilite la transcription en braille. «C'est très touchant, dit Jean-Marie Tremblay. Une étudiante en anthropologie à Toulouse m'a dit qu'elle pouvait lire Georges Balandier et Marcel Mauss grâce à ce système.»

Bref, même les aveugles en profitent. On le répète: le site Les classiques des sciences sociales est un rare chef-d'oeuvre, un point c'est tout.

++++

Le site dont le journaliste parle est celui-ci, un bijou (je le rappelle avec au départ un ordi et un scanner, seulement!):

http://classiques.uqac.ca/

et un autre, québécois (donc en langue française, lui aussi!): http://agora.qc.ca/

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Merci TotoW !

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

Sous couvert de lutter contre l’intolérance, le député UMP Pascal Clément a déposé une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’enseignement des religions.

« Art. L. 311-4. – Les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaître la diversité et la richesse des cultures et des religions représentées en France ».

Écrit par : Althea | 15 février 2010

Merci Béatrice...

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Languedoc-Roussillon: pas de MoDem !
AFP
15/02/2010 | Mise à jour : 17:23

Le MoDem sera absent du scrutin des régionales en Languedoc-Roussillon, en raison de dissensions entre les instances régionales de ce mouvement et François Bayrou, a assuré le leader du MoDem Languedoc-Roussillon, Marc Dufour.

Début janvier, les militants avaient majoritairement choisi comme tête de liste MoDem, lors de primaires, le tandem Marc Dufour-Dominique Canu, devant le tandem Catherine Labrousse (MoDem) et Patrice Drevet, ancien présentateur météo de France Télévision et membre d'Alliance écologiste indépendante (AEI).

Mais des négociations s'étaient ouvertes avec Patrice Drevet, "imposées par Paris" selon Marc Dufour. Après l'échec des discussions, M. Dufour a annoncé que son parti ferait cavalier seul aux régionales.

Faute de rassemblement, des dissensions sont cette fois apparues entre les instances régionales du mouvement et François Bayrou, a affirmé M. Dufour qui avait prévu de présenter ses listes vendredi.

Selon lui, le président du MoDem lui aurait signifié notamment qu'il n'aurait pas l'investiture. "A l'unanimité, tous les militants présents sur les listes ont décidé de ne pas maintenir leur candidature, en signe de désaccord avec les méthodes de François Bayrou".

"On va demander la tenue d'un congrès exceptionnel afin d'étudier les dysfonctionnements de la gouvernance de notre parti", a poursuivi M. Dufour.
Onze listes ont été déposées en préfecture pour le scrutin dont le premier tour est prévu le 14 mars. Les dernières déposées sont celles de Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie), samedi, de Patrice Drevet (Alliance Ecologiste Indépendante), samedi, et celle d'Hélène Mandroux (PS), lundi.

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

Bordel! J'apprends ceci: il faut avoir côtisé 15 ans dans l'EN pour permettre d'ouvrir les droits à la retraite... 7 ans à ce qu'on me ch... à la gueule, pour en arriver, si je démissionne ou change de métier, à cette situation adminstrative: j'aurais été sans emploi que cela donnerait la même chose!

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Donc, il vaut mieux quitter le navire dès sa première année, ne pas attendre, sinon, c'est le traquenard; on se dit: "J'en aurais bavé pour ne retirer aucun point retraite?" Encore une façon qu'a l'Etat de nier l'enseignant. Et je me souviens des grands cris d'orfraie sifflés ici quand j'ai poussé ma gueulante contre les élèves de l'ENS qui ne rendaient pas (comme prévu) quelques années de leur vie professionnelle au service public, ni le fric qu'ils avaient coûté aux contribuables s'ils n'allaient pas au turbin!

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Pendariès, c'est parce que dans l'EN, on ne touche pas une retraite, mais une pension, et que ça fonctionne différemment.
C'est ce qu'on vient de m'expliquer, mais je n'y entrave que pouic.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 février 2010

C'est ce qu'on vient de m'expliquer, mais je n'y entrave que pouic.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010

Un autre pouic, Jean-Paul, et nous étions chez De Funes... ouh, que je suis en colère.

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

Ne serait-ce point plutôt "Arnaldur Indridason"?

Écrit par : rollmops | 15 février 2010

L'EN, c'est un peu comme la pub pour la console de jeux Séga, dans les années 80 :

"quoi que tu fasses, c'est plus fort que toi!"

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Mais Pendariès, consolez-vous, vos points de retraite sont comptés au régime général. Je ne comprends pas comment vous ne saviez pas jusqu'à aujourd'hui que vous ne pouviez prétendre à une pension EN qu'au terme de 15 ans de service. Au moins les syndicats devraient-ils servir à cette information-là !

Écrit par : nicolas | 15 février 2010

Ben non, Nicolas, je ne le savais pas... alors que je prépare un départ à plusieurs temps de l'EN et que mon syndicat est au courant, oh! je vais lui tirer les oreilles!

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

"En matière de retraite, les fonctionnaires qui ont cotisé au moins 15 ans à la caisse de retraite dont ils dépendaient en tant que fonctionnaires, conservent un droit à pension auprès de cette caisse.

Pour ceux qui ont cotisé moins de 15 ans, leur ex-administration fait procéder au reversement de leurs cotisations au régime général d'assurance vieillesse (sécurité sociale + IRCANTEC) ; ce reversement peut le cas échéant conduire à un rappel de cotisations.
"

Écrit par : précision | 15 février 2010

"En matière de retraite, les fonctionnaires qui ont cotisé au moins 15 ans à la caisse de retraite dont ils dépendaient en tant que fonctionnaires, conservent un droit à pension auprès de cette caisse.

Pour ceux qui ont cotisé moins de 15 ans, leur ex-administration fait procéder au reversement de leurs cotisations au régime général d'assurance vieillesse (sécurité sociale + IRCANTEC) ; ce reversement peut le cas échéant conduire à un rappel de cotisations.
"

Ecrit par : précision | 15 février 2010

Merci!

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

L'EN, c'est un peu comme la pub pour la console de jeux Séga, dans les années 80 :
"quoi que tu fasses, c'est plus fort que toi!"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010

Pour rester dans les jeux video, l'E.N., c'est plutôt les slogans de Zelda III sur Super Nes !

"Finirez-vous un jour ?"

et

"Tu crois que c'est fini... mais ce n'est qu'un début !"

http://www.ina.fr/pub/culture-et-loisirs/video/PUB3774426091/nintendo-super-nintendo-zelda-3-cartouche-jeu-pour-console-video.fr.html

Que ceux qui ne connaissent pas cliquent sur le lien ci-dessus : ils auront en cadeau un lien pour le calendrier-jeu Pamela Anderson !

Ah, les années 90...

Écrit par : Jeremy | 15 février 2010

Sans ses films, Canal Plus est décidément une chaîne de merde:

"Georges Frêche alerte le CSA après un sketch de Canal+
LEMONDE.FR | 15.02.10 | 10h49 • Mis à jour le 15.02.10 | 21h00

La semaine dernière, l'émission satirique "Action discrète" de Canal+ a dépêché ses équipes à Montpellier. Dans l'émission diffusée samedi 13 février, visible sur le site de Canal+, les humoristes se sont mis dans la peau de fervents partisans du président de la région Languedoc-Roussillon. Après le dérapage verbal de Georges Frêche à propos de Laurent Fabius, ces faux militants décident "d'adopter sans retenue son franc-parler", la "Frêche touch".

Ainsi, dans leur sketch filmé en caméra cachée, ils distribuent de faux tracts dans les rues de Montpellier ("Non à la langue de bois ! Oui à la Langue d'Oc"), hèlent les passants, visitent des bars gays et lesbiens et le service d'aide aux handicapés du conseil général en proférant des injures et des propos très crus qui leur valent, selon le Midi libre du lundi 15 février, le dépôt d'"une plainte contre X de la Lesbian & Gaypride de Montpellier et du Collectif contre l'homophobie. Ces plaintes devraient être transformées aujourd'hui en plaintes nominatives contre les acteurs, la maison de production et Canal+".


"INTERFÉRENCE DANS LA CAMPAGNE ÉLECTORALE"

De son côté, l'avocat de Georges Frêche, Me Gilles Gauer, a alerté le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Il dénonce "une interférence à charge dans la campagne des régionales" et demande au CSA de "rappeler les règles du débat démocratique". Les humoristes "ont le droit d'exprimer leurs idées mais dans ce sketch ils ne savent pas s'arrêter, avec notamment des injures contre les homosexuels ou les personnes handicapées", ajoute l'avocat.

Interrogé par Rue89, l'un des membres d'Action discrète, Sébastien Thoen, défend la démarche du groupe : "On voulait choquer les gens, avec un vocabulaire grossier et débile. L'intérêt du reportage est de montrer les réactions : faut voir cette femme qui se présente comme socialiste et avoue dire que 'les arabes, c'est des bicots !' Faut voir les lesbiennes qui ont cette réaction géniale et nous traitent de connards ! [...] Ce pourquoi on ne comprend pas que ces associations montent au créneau, c'est qu'on va dans leur sens ! On dénonce la même chose qu'eux."

Fin septembre 2009, l'équipe d'Action discrète avait été interpellée puis critiquée par le ministre de l'immigration, Eric Besson, lors du tournage d'un sketch sur le démantèlement de la "jungle" des migrants à Calais. La plainte du préfet avait finalement été classée sans suite."

L'objet du délit:

http://www.canalplus.fr/pid1780.htm?nav=1

Les Languedociens et Roussillonais qui votent pas comme le voudraient les bonnes consciences parisiennes ne sont donc que des sexistes, antisémites, homophobes, vulgaires, moqueurs des handicapés, misogynes.

"Non à la langue de bois. Oui à la langue d'oc"; sombres crétins inachevés et incultes. La langue d'oc, son histoire, sa littérature, ses troubadours, sa fin'amor, qu'y connaissent-ils, ces gars de "Action discrète"?

Écrit par : Pendariès | 15 février 2010

http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8

Je connais quelques jeunes enseignants autour de moi. Ils apprécient beaucoup ce morceau des Fatals Picards et sont effondrés du niveau des élèves.

Écrit par : Christine | 15 février 2010

Je veux bien un petit cours.

Ecrit par : catmano | 15 février 2010
---
Si, Catmano, "normalement" il faut un subjonctif. Je mets "normalement" entre guillemets parce que le Petit Robert exprime ainsi cette nécessité du subjonctif après "quoique". La virgule après "quoique" est un procédé habile, mais alors un sujonctif devrait apparaître un peu plus loin, après "tu le sous-entends". Mais je suis un puriste. Peut-être JPB l'est-il moins, voire pas du tout. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.

Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010
---
Cela fait du bien de lire ce message d'espoir. Revenez de temps en temps, Hélène !
J'ai appris le chant classique à 18 ans. Même mes camarades de lycée, des jeunes gens de milieux plus aisés que le mien tournaient l'opéra en dérision. Mais, actuellement, l'opéra devient plus populaire qu'il ne l'a jamais été par le passé, me semble-t-il. Et bien du monde se rend compte que le bel canto, c'est autre chose que tout le reste et que cela mérite de retenir l'attention.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

Ce que vous dites JPB, aucun enseignant n'aurait osé le dire il y a encore peu de temps. Craignant trop de se faire traiter de facho, et j'en passe.
Je pense que les enseignants ont une lourde responsabilité dans le délitement de l'Ecole. Car ils n'ont jamais su se libérer du carcan idéologique qui les étouffe... et appeler un sale gosse, un sale gosse.
La faute aux syndicats, toujours politiquement orientés, à la tradition "de gauche" des enseignants, à l'infantilisme de ces derniers, toujours prompts à se révolter contre le pouvoir, autrement dit contre Papa?
Toujours est-il qu'aujourd'hui, les enseignants sont en souffrance et qu'il ne faut pas les creuser longtemps pour qu'apparaisse leur envie de réaction.
Encore faut-il que l'on libère et que l'on déculpabilise leur parole. Mais vous leur indiquer pertinemment et courageusement le chemin, cher JPB.
Et j'en parle d'autant plus librement que je suis instit depuis bientôt trente ans.

Écrit par : Claudio | 15 février 2010

Moi aussi, mon cher Claudio, je suis instit depuis près de trente ans, mais si on a envie de "libérer" la parole des enseignants, qui sont réellement en souffrance, je vous l'accorde, et qu'on veut les amener à prendre conscience de ce qui serait nécessaire pour sauver l'école, ce n'est pas en employant les arguments de "lourde responsabilité" , "faute aux syndicats", "infantilisme" "révolte contre Papa" que vous allez faire changer et convaincre qui que ce soit.
Tout simplement parce qu'on ne doit pas prendre les gens pour des truffes : les enseignants assument leurs responsabilités, font face dans des situations plus que difficiles, dans lesquelles nombre de ceux qui font la critique du laxisme et de l'incompétence des profs ne tiendraient pas cinq minutes, pensent à raison que leurs délégués syndicaux les défendent dans les CAPD ou devant l'administration.
De plus si vous êtes instit, vous devez savoir que les "sales gosses", qu'on les nomme ainsi ou pas, continueront à être dans nos classes : l'école primaire sait faire ça depuis plus de cent ans. Même si on aimerait bien que les parents soient un peu plus avec nous. Qu'est-ce que vous avez comme solution, vous, pour les "sales gosses" ?

Écrit par : chevreuil | 16 février 2010

« vous leur indiquer... »
« je suis instit »
Claudio | 15 février 2010

Ah bon ?!

Écrit par : Tailleboudin | 16 février 2010

A Cadichon et alii : Soyez gentils de bien vouloir ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Merci.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010

GNÉ?
(© nicolas)

===============================
@ Béatrice : Le retard de langage n'est pas rare chez les enfants de 3 ans.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010

J'allais vous dire la même chose et vous donner le même conseil: consulter et ne pas laisser des gens incompétents vous imposer leurs jugements péremptoires, dans un domaine où la prudence est de rigueur.

Sur 3 enfants j'en ai eu deux qui, à 3 ans, parlaient par monosyllabes et onomatopées. Pour la seconde je ne me suis pas inquiétée, car j'avais appris avec la première que c'était assez fréquent quand on parle plusieurs langues à la maison et que l'importance du stockage à accomplir pouvait provoquer quelques délais. Vers 4 ans, elles se sont toutes deux mises à parler dans les 3 langues, sans les mélanger, comme si une vanne s'ouvrait d'un coup. Comme elles étaient plus grandes que la moyenne, j'ai eu droit bien souvent des regards de commisération.`
Leur sœur, pourtant dans les mêmes conditions, n'a pas eu ce problème.

Écrit par : Cadichon | 16 février 2010

Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

"la Danube de la pensée" ! purée ça claque !

bon je retourne à mes occupations moi.

Écrit par : exTC | 16 février 2010

"Tolérance zéro" ! Le ministre vient de le dire, sur France 2, à l'instant…
Il a aussi annoncé un Grenelle de la Sécurité, au printemps.
Très bien. Sauf qu'y sera invité l'Observatoire de la violence scolaire. Si vous ne connaissez pas encore Eric Debarbieux, jetez un coup d'œil sur ses déclarations (et quelques autres), par exemple sur
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060120_100115_eric_debarbieux_violence_a_lecol.txt
Grand moment de pédagogisme… Avec des conseillers de cet acabit, le ministre et nus sommes mal barrés.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
"maintenant tu passes ou tu passes pas, c’est comme ça”.

Joli article, oui, à cette exception près. Maintenant, tu passes toujours. Cherchez l'erreur.
Peut-être les angoisses de monchéri sont-elles ailleurs : dans l'absence de substance. Le temps qu'il faut passer en classe en en faisant le moins possible, le fait d'être assuré de passer quel que soit le résultat,c'est peut-être ça l'origine du problème... démotivant pour les meilleurs, pas motivant pour les pires.

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

Ah oui, on est bien parti pour une remédiation à l'anglosaxonne. Décidément aucune anglosaxonnerie ne nous sera épargnée.
Quant au déboulement des parents dans les établissements on a déjà une petite idée de ce que ça donne. Et rarement pour remettre monchéri sur les rail. Mais on n'a sûrement pas tout vu. Quant à la concurrence sauvage qui règne dans les IUFM, Debarbieux y a-t-il déjà mis les pieds ? Christophe peut nous en dire plus à ce sujet...

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

Ah mince j'avais mal lu, mon cerveau embrumé avait lu "Daube de la pensée"...

Écrit par : exTC | 16 février 2010

Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.

Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010

C'est bien de l'intérieur que vient le salut, par l'enseignement de savoirs, dans ces ateliers qui à leur manière surmontent les dysfonctionnements de l'école et combattent les préjugés, comme cette prétendue "connivence culturelle", qui interdirait aux pauvres l'accès à la culture des riches. Ils sortent du même tonneau d'inepties que le déterminisme social qu'imposent les sociologues qui glosent sans fin sur les sources socioéconomiques de l'échec scolaire, et n'ont abouti à rien sinon à creuser les inégalités.

Exposer cette imposture, à laquelle la clique bourdivine a donné ses lettres de noblesse, c'est ce que fit Darcos quand il affirma l'urgence de "rendre l'école à l'école".

Il existe pourtant désormais un désaveu flagrant de ces théories bidons, et renouvelé au quotidien, avec le succès grandissant des charter schools, qui se multiplient, malgré l'opposition farouche des syndicats d'enseignants.
Ce soir passait sur TV5-USA un reportage d'Arte sur une d'entre elles (ICS:International Community School) à Decatur, dont les élèves sont pour une large part des réfugiés fraîchement arrivés de Birmanie, du Soudan, d'Afghanistan, d'Irak, du Burundi, de Somalie, etc...). Difficile de trouver des enfants plus "défavorisés", et ayant moins de "connivences culturelles" avec leur nouvel environnement. Outre l'anglais, ils apprennent le français et l'espagnol, alors que les parents parlent à peine l'anglais. C'est bel et bien par l'école, et elle seule, que ces enfants s'en sortent, vont ensuite au lycée, puis à l'université. Mais il s'agit d'un établissement privé, financé sur fonds publics, avec une autonomie complète quant au choix des programmes, des profs, des méthodes, etc., bref l'objet des vitupérations, quolibets et sarcasmes de ceux qui ne comprendront jamais qu'il y a un salut pour l'école, et surtout pour les élèves, hors du monopole.
Refusez le pluralisme, autrement dit la liberté, et ne vous étonnez pas que tous vos efforts ne mènent à rien qu'à perpétuer le statu quo.
Ceci est ma réponse à la question posée par P.Cordoba, et que lui inspire un constat, qui est lui aussi un désaveu des diktats de la secte bourdivine .... Il est grand temps d'admettre ce que certains affirment depuis plusieurs décennies, mais en vain, à savoir que:
"Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. Ni les « nouveaux publics » inexistants, ni les crises économiques et leurs conséquences sociales (celle de 1974 est antérieure à 1987 et celle des subprimes est postérieure à 2007).Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?""
Vous le savez très bien ce qui s'est passé. Du moins je l'espère. Mais encore faut-il accepter d'identifier la matrice idéologique des réformes maudites qui ont détruit les apprentissages, et qui sont bien antérieures à la Loi Jospin, laquelle n'a fait que graver dans le marbre des dérives qu'Alain redoutait déjà en 1933.
Malgré cela, les schémas explicatifs les plus fantaisistes, comme le complot libéral/libertaire qui fait des réformes du demi-siècle écoulé une "maladie infantile du capitalisme" (sic et je puis vous donner la référence exacte de cette belle ineptie) continuent à contenter les analystes de cette tragique débâcle et, bien évidemment, à en interdire la sortie.

Écrit par : Cadichon | 16 février 2010

Oui, excellent article du Causeur, à ceci près :

"Le Nouvel Obs, toujours dans son rôle de phare de la bien-pensance sociale-libérale, incrimine la pédagogie elle-même. Et de nous décrire des établissements où les élèves sont soumis à l’atroce pression des exigences professorales, au sadisme d’enseignants psychorigides qui veulent, les salauds, transmettre à la schlague d’inutiles rudiments d’histoire, de physique, de langues vivantes. Il faudrait donc repenser le système…"
Revoici le contresens usuel, celui qui conduit à confondre libéralisme et laxisme, et de ce fait ignore que l'adjectif social-libéral est un oxymore quand social est l'abréviation de socialisme, et en dépit des louables efforts théoriques de la vaporeuse Canto-Sperber.

Écrit par : Cadichon | 16 février 2010

Eric Debarbieux, jetez un coup d'œil sur ses déclarations (et quelques autres), par exemple sur
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060120_100115_eric_debarbieux_violence_a_lecol.txt
Grand moment de pédagogisme… Avec des conseillers de cet acabit, le ministre et nus sommes mal barrés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010

et encore plus nus, dirait Johnny,

Je me souviens que vous et moi lui avions taillé de beaux costards, à Debarbieux, il y a un an ou deux, ici même.
Tant que séviront ces Khmers rouges, tout espoir d'amélioration est vain.

Écrit par : Cadichon | 16 février 2010

Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 février 2010

Excellent, en effet. Bien envoyé.

Écrit par : Marilyse | 16 février 2010

Je me souviens que vous et moi lui avions taillé de beaux costards, à Debarbieux, il y a un an ou deux, ici même.
Tant que séviront ces Khmers rouges, tout espoir d'amélioration est vain.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010

Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

Bordel! J'apprends ceci: il faut avoir côtisé 15 ans dans l'EN pour permettre d'ouvrir les droits à la retraite... 7 ans à ce qu'on me ch... à la gueule, pour en arriver, si je démissionne ou change de métier, à cette situation adminstrative: j'aurais été sans emploi que cela donnerait la même chose!

Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010

Pendariès, même les petits boulots d'été sont comptabilisés dans le calcul des trimestres. Du moment qu'il a eu cotisation et qu'on a travaillé un certain nombre d'heures. C'est d'un compliqué ! Moi, je gratte un trimestre car j'ai commencé à travailler à 14 ans l'été (c'était une autre époque) : j'ai fait beaucoup de petits boulots non déclarés, alors là, bernique ! Il faut demander par internet son relevé à la caisse de retraite de sa région qui envoie le décompte. A voir si vous pouvez grappiller de ce côté. Sauve qui peut la vie !

Écrit par : Marilyse | 16 février 2010

JPB, vous m'avez grillé pour la citation de Causeur.

En moins "joli", j'ai ça aussi : http://h16free.com/2010/02/16/1465-petit-traite-de-manipulation-a-lintention-des-lyceens

Qu'en dites-vous ?

Écrit par : yann | 16 février 2010

Impec l'article, Yann, à ceci près :
"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"

Personne ne braye, ce verbe n'existe pas.
Mais un brayer c'est une bande soutenant le battant d'une cloche. CQFD ?

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

Excellent Yann !
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

Chef d'établissement en ZEP donc forcement suspect aux yeux de nombreux commentateurs j'approuve la majeure partie de vos propositions déjà mises en place dans de nombreux EPLE et notamment dans le mien .
Il me semble qu'il manque quelques éléments : chaque élève a environ dix professeurs il faut qu'il y ait une cohérence de l'équipe pédagogique devant tous les actes déviants des élèves et que l'on arrête de nous envoyer des vacataires sans formation pour assurer les remplacements .
J'en profite pour faire part de ma grande inquiétude pour la prochaine rentrée avec l'arrivée des M2 (nouveau nom des nouveaux profs).
Les établissements ZEP sont traditionnellement des lieux d'accueil non voulus des sortants concours et ces fameux M2vont se retrouver 18 heures sans aucune formation soit disant tutorés par un autre prof expérimenté qui lui aussi en plus de son obligation de service devra le former , le chouchouter parfois le consoler ....
Reste en plus à définir le rôle exact du chef d'établissement dans la formation de ces kamikazes ...

Écrit par : Don Quichotte | 16 février 2010

Merci beaucoup aussi à Nicolas ( j'avais raté votre réponse, vraiment) et à ceux qui m'ont répondu.

Écrit par : béatrice | 16 février 2010

Retour sur la note initiale.
Je pense que l'essentiel est dit, que ce soit sur le constat ou les solutions.

Il faut en particulier rompre avec le laxisme à tous les étages : pouvoir mettre de mauvaises notes sans être soupçonné d'"humilier" l'élève ; mater les éléments qui empêchent tout bonnement le déroulement d'un cours ; etc. Bref, mettre fin à cette espèce de tyrannie institutionnalisée qui ne permet pas la transmission des savoirs. Et politiquement parlant, qu'on soit de droite ou de gauche, cesser d'étiqueter "réac'" celui qui énonce des mesures de bon sens. En arguant précisément du fait que le laxisme entretient les ghettos et accroît les inégalités sociales.

Mais j'ai désormais bon espoir que ce discours, en fait, (re)devienne audible à gauche, où il n'est pas dit que les "leaders" bien-pensants soient encore représentatifs. Je suis convaincu que, dans les partis comme dans les syndicats, ils sont effectivement de plus en plus coupés de leur "base". Au SNES, par exemple, je suppose que des adhérents, bien qu'ayant toujours leur carte, ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans les propos d'un Aschieri...

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010

Je suis en revanche plus nuancé concernant l'embauche de quinquagénaires comme surveillants. Il me semble que la proposition, en effet, contient un présupposé renvoyant le laxisme à la jeunesse, et le retour à la rigueur à l'âge mûr. Je ne le partage pas.
Je pense que le laxisme, et la rigueur, n'appartiennent pas plus à une génération qu'à l'autre. De jeunes surveillants ne jouent nullement aux "grands frères". Et inversement, il arrive que des qunquagénaires (qu'ils soient profs ou administratifs) jouent au "papa" ou à la "maman" avec les élèves. Le paternalisme, en l'occurence, est une forme de copinage et sert la démagogie.

Des profs quinqua-pédagos qui "accusent" devant une classe un jeune collègue de noter "trop sec", ça s'est déjà vu. Et quand ils prennent fallacieusement prétexte de leur ancienneté pour disqualifier un enseignant plus jeune, et se rapprocher par cet artifice des élèves, il y a là une atteinte au statut du maître qui n'est pas moins grave que celle pratiquée par les "grands frères".
Le discours de type "il est jeune et sans expérience, et il n'a pas compris qu'il fallait s'adapter à vous en notant large" sape, je crois, le travail de nombreux collègues qui débutent... Mais que, curieusement, on ne trouve jamais "trop peu expérimentés" pour balancer dans le "9-3", avec les pires classes... Et oui, dans les conseils d'enseignement, il est également courant de mettre en avant ses "30 ans d'expérience" pour revendiquer ses privilèges, et les meilleures classes. D'où un cercle vicieux, sauf pour celui qui le pratique : comme on a les meilleures classes, on peut d'autant mieux se la jouer "prof plein d'expérience qui sait gérer" et aller dispenser ses leçons à la bleusaille...

Combien de chefs d'établissements, qui eux-mêmes pratiquent fréquemment ce laxisme qu'il faut dénoncer, ont la cinquantaine? Alors des surveillants? L'âge des uns et des autres, pour moi, n'est en aucun cas un gage de qualité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010

Personne ne braye, ce verbe n'existe pas.


Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Si, mais avec un sens très différent : ajuster une pierre de taille.

Écrit par : guy morel | 16 février 2010

@Brayer -
Oubli : ajuster une pierre de taille avec du brai ( goudron).

Écrit par : guy morel | 16 février 2010

Ah ? Je ne l'ai pas trouvé dans mon petit Robert. Mais il date ! Pourtant ce ne doit pas être un verbe bien récent, si ?

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

@Nicolas
Le TLF donne ceci :

BRAYER2, verbe.
Enduire de brai (cf. brai1).
Rem. 1. Attesté dans la plupart des dict. du XIXe et du XXe s. 2. Selon DG le mot signifie aussi ,,assujettir (une pierre de taille) dans la braie``.
Prononc. et Orth. : [] ou [-]. [] ouvert dans PASSY 1914 et Pt Lar. 1968 (cf. aussi NOD. 1844, LITTRÉ et DG); [e] fermé dans Pt ROB. (cf. aussi FÉR. 1768, FÉR. Crit. t. 1 1787, LAND. 1834, GATTEL 1841 et FÉL. 1851); [] (lang. soutenu) ou [e] (lang. cour.) dans WARN. 1968. Pour [] ouvert dans le verbe ainsi que dans brayer subst. masc., cf. également BUBEN 1935, § 76. Homon. et homogr. brayer1. Pour la conjug. je braie ou braye, etc., cf. balayer. Étymol. et Hist. 1295 mar. broier « enduire (une nef) de brai » (Compte de Jehan Arrode, ap. Jal II, 323 [réf. inexacte] dans GDF. Compl.); 1382-84 brayer (Compte Clos Galées, p. 43 dans IGLF Techn.). Empr. à l'a. nord. braeda « goudronner » (DE GOROG, p. 11; FEW t. 15, 1, p. 235) auquel correspondent le vieil angl. braedan, l'a. fris. , l'a. sax. , le m. néerl. braden, l'a. h. all. [a. h. all. braten] « rôtir »; le verbe a. nord. est à rattacher au subst. a. nord. brád « goudron » qui remonte lui-même à la racine i.-e. *bh(e)re- « chauffer », IEW t. 2, p. 133 (DE VRIES Anord.). Vu l'antériorité du verbe brayer par rapport au subst. brai*, l'hyp. d'un empr. direct de brai au subst. a. nord. (FALK., p. 51; DE VRIES Anord, s.v. brád 3) est à écarter.

Écrit par : guy morel | 16 février 2010

Merci qui ? Merci Guy !

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

DA, l'idée de faire appel à des surveillants ayant un peu de bouteille s'appuie sur deux faits. Un, il y a un réservoir considérable de gens au chômage — autant les employer, alors que recruter des étudiants, comme on l'a fait jusqu'ici, ne fait aucun bien aux statistiques ni aux chômeurs. Deux, des gens qui bossent sur leurs exams de fac, ou, pire, qui glandent dans le quartier, sont-ils les plus motivés — en dehors de motivations idéologiques spécifiques ?Ce n'est pas du tut dans mon esprit une méfiance de la jeunesse : je dis simplement qu'il faut mettre dans les établissements le plus possible de figures adultes — et pas des bambins qui ont l'âge des élèves.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

Brayant : participe présent du verbe braire. Il n'y a aucune faute.

Écrit par : Moot | 16 février 2010

énéfé, Moot. Cela peut convenir :

"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"
Vous l'employez souvent, vous ?

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

énéfé, Moot. Cela peut convenir :

"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"
Vous l'employez souvent, vous ?

Ecrit par : nicolas | 16 février 2010

Dans le sud de la France, oui, sur les terres d'oc, ça s'emploie très souvent.

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

Dans le dictionnaire en ligne Panoccitan, vous trouvez ceci:

brai nom m. 1. clameur nom f.; 2. cri

braidar (2) verbe intr. 1. crier; 2. pleurer

bralh… véser las diccions a brai…, braulh…

braulhaire, braulhaira nom / adj. brailleur, brailleuse
braulhament nom m. braillement
braulhar verbe intr. 1. brailler verbe; 2. hurler
braulhard, braulharda nom / adj. braillard, braillarde
braulhariá nom f. braillerie

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

Ouais, mais dans le Sud, on est des ploucs de la langue française; on la colore de nos mots...

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

"En brayant", c'est le gérondif et non le participe présent, me gouré-je ? Ce qui ne change rien d'ailleurs, ni à l'orthographe, ni au verbe ici conjugué, mais je me souviens que, "d'mon temps", au collège, on se faisait "allumer" si on donnait pour participe présent un gérondif.

C'est étonnant : je n'ai même pas eu à réfléchir, je n'ai jamais pensé à "en braillant", qui aurait été tout aussi approprié dans cette phrase.

Encore plus étonnant : Guy Morel n'a même pas été inspiré par le sage Bongo ;o) !

Écrit par : Moot | 16 février 2010

Censure d'Apollinaire
La destruction d'exemplaires en langue turque d'une oeuvre érotique de Guillaume Apollinaire et la condamnation de l'éditeur en Turquie ont été condamnées par les juges européens des droits de l'homme de Strasbourg. Editeur dans la maison d'édition "Hades", le plaignant, Rahmi Akdas, avait publié en juin 1999 "Les onze mille verges", roman érotique du célèbre poète français, traduit en turc sous le titre "On Bir Bin Kirbaç".

Il avait été condamné en 1999 à Istanbul à une forte amende "pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population". Les ouvrages avaient été saisis et détruits. Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l'homme "considère que la reconnaissance accordée aux singularités culturelles, historiques et religieuses des pays ne saurait aller jusqu'à empêcher l'accès du public d'une langue donnée, en l'occurrence le turc, à une oeuvre figurant dans le patrimoine littéraire européen".

L'éditeur avait vainement fait valoir devant la justice turque qu'il s'agissait d'une oeuvre littéraire, une fiction utilisant des techniques d'écriture telles que l'exagération, le grotesque, la métaphore. Selon lui, l'ouvrage n'avait aucune connotation violente et le ton humoristique adopté par l'auteur, allié à un parti pris d'exagération, était plutôt de nature à éteindre le désir sexuel qu'à l'exacerber.

La Cour européenne des droits de l'homme rappelle dans son arrêt que cet ouvrage avait fait scandale lors de sa parution en France en 1907 mais qu'il a depuis été publié dans de nombreux pays en plusieurs langues

Écrit par : iPidiblue violence contre les onze mille vierges | 16 février 2010

"braire" et "brailler" ont la même étymologie : du latin "bragulare", diminutif du latin populaire "bragere" = "crier pour pleurer".
Les mots "brai" et "brayer" faisant référence au goudron sont d'une autre origine.
Pensons à nos collègues qui vont "brailler" sur le goudron cet après-midi : qu'on ne les envoie pas "braire" une nouvelle fois.

Écrit par : Orthoprof | 16 février 2010

Vous n'avez jamais entendu onze mille vierges qui braient toutes en choeur quand on les viole ?

Écrit par : iPidiblue violence contre les onze mille vierges | 16 février 2010

Recentrons le débat avec cette dépêche AFP :

Éducation: Mélenchon accuse Sarkozy

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a "accusé" Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Education Luc Chatel et la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre" au profit de la privatisation de l'éducation."On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os", a lancé le député européen sur i-Télé, en affirmant que l'éducation a "de moins en moins de moyens".

"On fait tout pour que le système de l'Education nationale s'effondre. J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire +l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée+", a-t-il dit. Selon lui, MM. Chatel et Sarkozy sont "des gens trop intelligents pour ne pas comprendre". "Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

"Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation", a-t-il dénoncé.
Interrogé sur les actes de violence dans ou à proximité des établissements, M. Mélenchon a observé que "la violence de la société entre dans l'école" et que "les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".

Écrit par : Moot | 16 février 2010

@ JPB sur les retraites

Que le système actuel et que les adaptations envisagées soient un scandale, on ne peut qu'être d'accord avec vous.

Néanmoins posons le problème autrement. Actuellement, vous conviendrez que l'on cotise tout de même beaucoup pour notre retraite "obligatoire" (hors retraite complémentaire). Dans ces conditions, vous avez deux solutions : soit vous rejetez en bloc le système par répartition (ce qui est mon cas, il est infantilisant et peu efficace), soit vous cherchez les raisons de son dysfonctionnement. Que devient l'argent des cotisations ? Une partie est utilisée pour payer les pensions des personnes en retraite. Normal. L'autre partie est utilisée pour les frais de fonctionnement (salaires et mobiliers des employés des caisses de retraite gérés par les organismes paritaires - patronat et syndicats). Il y a en France environ 80 caisses de retraite, organisées par branche d'activité. On constate de grandes différences de gestion entre ces caisses. Prenons la plus vertueuse, la caisse de retraite des notaires : étrangement cette caisse de retraite a le taux de cotisation le plus faible, aucun problème de financement et surtout le taux de frais de fonctionnement le plus bas. Bien sûr, il s'agit d'une population qui n'a pas ou peu d'accidents de carrières, qui part tard à la retraite, ... mais elle inclut également les assistantes juridiques et les clercs. A l'opposé, vous pouvez trouver d'autres caisses dans le bas du tableau qui ont un coefficient de reversion inférieur à 0,7. Cela signifie que 30% des cotisations sont utilisés tous les ans pour faire tourner les machines. C'est cela qu'il faudrait améliorer.

Maintenant, le plus dur, pourquoi ne le fait on pas ? Pour les mêmes raisons que l'EN marche sur la tête : on ménage les syndicalistes. Qui dirige ces caisses ? Qui a la main sur les embauches ? Qui travaille dans ces caisses de retraite ? A quoi peut il bien servir d'avoir un effectif pléthorique ? Vous avez la réponse ? Alors vous savez pourquoi ça ne changera pas. En attendant, j'espère que vous aurez de quoi constituer une épargne de précaution, sinon, comme le dit JPB, vous serez des pauvres vieux ou des vieux pauvres, si vous ne mourrez pas avant.

Sinon, pour préciser un des arguments avancés par JPB sur la répartition, aucune caisse de retraite n'a fait faillite. Par contre, aux US, vous avez la possibilité de faire un fonds de retraite par entreprise et ce fonds peut être investi en actions de l'entreprise. Autant que quand l'entreprise se casse la gueule, vous avez doublement mal. Les caisses de retraites extérieures à l'entreprise (les fameux fonds de pension) sont gérées de manière sécuritaire et contrairement aux idées reçues, sont globalement des actionnaires de long terme, pouvant 15 à 20 ans dans une entreprise. En aucun cas, il ne faut les confondre avec les hedge funds qui ne jurent que par l'IRR (Internal Revenue Rates ou Taux de Rendement Interne). En stabilisant l'actionnariat des grands groupes et en ayant des exigences de rentabilité plus faibles, les fonds de pension contribuent à maintenir l'emploi et l'industrie, c'est en quelque sorte un super FSI (le fonds souverain français).

Écrit par : Joe | 16 février 2010

Moot,

Donnez donc des leçons de français à Mélenchon qui en a bien besoin et puis pendant que vous y êtes donnez-en aussi quelques-unes à mister Sarkozy l'américain !
Je propose un cours collectif de remise à niveau pour nos hommes politiques pour qu'ils s'expriment dans une autre langue que le petit nègre qu'ils affectionnent ...

Écrit par : iPidiblue et les pipelettes du sérail politique | 16 février 2010

Mister Joe,

Il n'y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires à proprement parler (sauf la préfond), il y a un grand livre de la dette de l'Etat, ce qui explique que les professeurs ne touchent pas une retraite de réversion mais une pension !
Pareil pour les militaires ...

Écrit par : iPidiblue retraite de réversion et pension de l'état | 16 février 2010

La Préfon ... excusez-moi pour mes erreurs !

Écrit par : iPidiblue retraite de réversion et pension de l'état | 16 février 2010

Etats généraux de la violence scolaire début avril ? Avec les mêmes que cités plus haut ? On n'est pas rendu...

Écrit par : nicolas | 16 février 2010

Il y a un truc quand même qui m'échappe, comment Jean-Paul Brighelli adepte du beau langage a-t-il pu condescendre à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy qui massacrait allègrement dans son parler vernaculaire le français distingué par nos élites ancestrales ?

...

Maintenant je l'entends ici-même qui s'offusque des conseillers choisis par le prince pour remettre de l'ordre dans la maison éducation nationale, notre maison à tous en quelque sorte, anciens élèves ou néo-professeurs !

...

Est-ce que JPB aurait lui aussi un double langage ?

Écrit par : iPidiblue et le langage des princes qui nous gouvernent | 16 février 2010

Il faudrait quand même choisir : la licence poétique du langage le plus vert, celui de Verlaine dans ses poèmes érotiques ou du Céline des romans et des pamphlets, ou le langage académique pour s'exprimer face à des élèves !

Il y a des sacrifices à faire, il me semble ...

On peut pas s'octroyer certaines libertés pour soi-même et ensuite les interdire à ceux à qui l'on enseigne, le maître Jedi doit exercer sa discipline d'abord sur lui-même !

Écrit par : iPidiblue et le langage de maître Yoda | 16 février 2010

J'ai l'impression que trop d'enseignants sont tombés du côté obscur de la Force ...

"Ta confiance en ton apprenti, un peu trop grande me paraît, comme l'est ta foi dans le côté obscur de la Force"

Écrit par : iPidiblue Le côté obscur de la Force, redouter tu dois ! | 16 février 2010

Si vous considérez que le langage châtié est has been et qu'il faut s'exprimer dans un pidgin vernaculaire alors ...

Écrit par : iPidiblue crimes et châtiments | 16 février 2010

Pidiblue a regardé M6, hier sir ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 février 2010

Des états généraux ......

Mais il manque les cahiers de doléances !

Le bon peuple enseignant a sans doute des choses à dire !

Écrit par : Patrick | 16 février 2010

En fait le langage de Sarkozy ce n'est pas même pas un langage vert, un langage argotique, qui a sa noblesse et sa beauté propre, c'est un langage sale, déchu, mal formé ... c'est le laisser-aller qui triomphe !
On a visiblement oublié de passer le karcher sur son verbe !

Écrit par : iPidiblue et le langage au karcher | 16 février 2010

On nous dit que Sarkozy a de l'énergie, oui mais l'énergie d'un voyou qui rapine, qui salit, qui détruit ce qu'il touche ...

Je n'ai même pas besoin de regarder Star War pour faire la différence entre les deux côtés de la Force comme vous voyez !

Écrit par : iPidiblue et les deux côtés de la Force | 16 février 2010

L'opéra, c'est comme tout ce que vous défendez sur le blog. Le souci de chanter correctement, seul ou avec les autres c'est pour tout le monde et je ne comprends pas pourquoi on a enfermé la musique, le chant, la littérature, les arts, l'instruction en général, bref tout ce qui rend la vie plus belle et plus intéressante à vivre, dans une sorte de chasse gardée. Mon père, né en 1895, me disait qu'il aimait se rendre au café chez Louis XII, surnommé ainsi parce qu'il était le douzième de la famille pour l'écouter chanter des airs d'opéra, appris d'oreille. Quand j'étais gosse, nous n'écoutions qu'une seule radio à la maison : Radio Luxembourg qui proposait à la fois des informations, des jeux, des feuilletons littéraires comme La Chartreuse de Parme, des chansons et de la musique classique avec Louis de Froment et son orchestre et des extraits d'opéra. Ma mère apprenait tout d'oreille et fredonnait tout ce qu'elle entendait. Il y avait un côté bonne franquette dans ce poste TSF installé sur la cheminée et qui m'a fait découvrir Patrice et Mario, Les soeurs Etienne, Les Compagnons de la chanson ou les choeurs de l'Armée rouge. Ben oui, c'est comme ça, j'aimais bien et ensuite j'ai appris à aller plus loin dans mes découvertes sans m'égarer pour autant dans les salons où je n'ai pas grandi. Point barre comme dirait JPB.

Écrit par : charpentier Hélène | 16 février 2010

Merci à Perdo Cordoba de poser les bonnes questions et à Catamano de nous instruire de ses réponses.

Si vous êtes intelligent et que vous n’avez pas de temps à perdre, vous pouvez passer au message suivant.

Pour contribuer au “bruit” sur la violence, et j’y contribue moi-même, écoutez France Culture.
Ce mardi, de 13h30 à 14h, déjà le format en dit court, dans l’émission “Les Pieds sur Terre” qui nous fait une semaine Violence scolaire :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/index.php
« En 2007, M.-C. H., principale de collège à Amiens a été agressée et menacée de mort par une élève de 15 ans. Trois ans après, encore traumatisée, elle accepte de témoigner. »

Jeudi prochain, même émission :
« Les collégiens médiateurs »
Tout un programme !

Vous pensez que c’est minable pour une radio qui s’appelle France Culture ? Vous avez raison !
Extraits du livre “France Culture, la destruction programmée d’une université populaire” 2007 :
http://www.amazon.fr/France-Culture-destruction-programmée-université/dp/2915854092
« Parmi les causes du saccage : propagation d’une vision idéologique de la culture centrée sur l’actualité immédiate et les faits de société, dans laquelle la transmission des savoirs a très peu d’importance, ce qui rappelle certains errements pédagogiques des IUFM. A la place, l’antenne est envahie par des produits culturels à consommer, du jeunisme, du compassionnel, des bavardages de comptoir, des bons sentiments, etc. »

Tibute to Laure Adler, Mitterrand’s girl, si les lycéens de Sylvie lisent toujours ce blog.

Écrit par : Stéphane | 16 février 2010

un article drôle sur la souffrance scolaire de l'après Meirieux

http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786

Écrit par : ponate | 16 février 2010

Pioché sur Marianne2 "Va nique ta mère la pute":

"201.Posté par Vincent le 16/02/2010 16:19



J'accuse!

L'incendie est allumé. Il court de collèges en lycées. En Seine-Saint-Denis, les actes de violence se multiplient. Les médias s'emparent du sujet. C'est leur rôle.

Le Ministère lui aussi s'organise. On annonce des Etats Généraux sur le sujet de la "violence scolaire". Les guillemets s'imposent car je conteste l'expression "violence SCOLAIRE". Mais là n'est pas mon propos.

Je me souviens aujourd'hui des pamphlets ravageurs et outranci... Lire la suite
J'accuse!

L'incendie est allumé. Il court de collèges en lycées. En Seine-Saint-Denis, les actes de violence se multiplient. Les médias s'emparent du sujet. C'est leur rôle.

Le Ministère lui aussi s'organise. On annonce des Etats Généraux sur le sujet de la "violence scolaire". Les guillemets s'imposent car je conteste l'expression "violence SCOLAIRE". Mais là n'est pas mon propos.

Je me souviens aujourd'hui des pamphlets ravageurs et outranciers de Jean-Paul Brighelli qui, de La Fabrique du Crétin à Fin de récré, a entraîné l'opinion (parents/élèves/certains enseignants) à croire que l'Education Nationale était devenue un repaire d'enseignants laxistes, feignants et surtout pédagogues. L'horreur absolue pour ces accusateurs publics! Le titre Fin de récré à lui seul est une accusation grave qui jette en pâture les enseignants et les désigne à la vindicte populaire. Pensez-donc! A l'école aujourd'hui, on s'amuse plus qu'on ne travaille! Il faut donc siffler la fin de la "récréation"!

Alors j'accuse à mon tour les Brighelli, Lafforgue, Le Bris, Boutonnet, Polony et leurs suiveurs d'avoir affaibli le corps enseignant, d'avoir sali par des propos, des articles et des livres l'ensemble d'une profession. Et, ce faisant, d'avoir obtenu l'effet exactement inverse de celui qu'ils affirment rechercher. En effet ils ont participé à la dégradation de l'image des professeurs en travestissant notre métier, en interprêtant des résultats, des statistiques, en faisant d'exemples souvent invérifiables une généralité nécessaire à leur démonstration. Quand un parent d'élève lit Brighelli, Polony et autres procureurs, il est forcément horrifié et est amené (obligé?) à penser que décidément ces professeurs ne font plus rien, ne sont que des suppots de la pédagogie "Meirieu", l'éternel bouc émissaire. Que les enseignants, "déformés" par les IUFM aujourd'hui supprimés, sont les vrais responsables du malheur annoncé.

Oui j'accuse ces gens-là de s'être trompés. Et d'avoir trompé l'opinion. D'avoir surtout dévalorisé notre travail quotidien et d'avoir ainsi démoli la confiance nécessaire qui doit cimenter tous les intervenants de l'école: enseignants, parents, élèves, surveillants, personnels techniques, administration. C'est par le dialogue et non par l'invective, c'est par des propositions raisonnables et non par de vieilles recettes, c'est par des constats honnêtes et non par des interprétations, c'est par le dialogue et non par l'injure à peine voilée que l'Ecole trouvera les voies de l'apaisement.

Revenons à la raison bon sang! Et soyons inventifs et audacieux!"

Et ma réponse:

"Bien sûr Vincent, la faute à toutes celles et tous ceux qui ont alerté sur les méthodes catastrophiques d'enseignement et le pédagogisme; mes élèves de LP - entre 15 et 21 ans - ne maîtrisent pas la langue française, ne savent pas organiser des idées simples; certains font des phrases avec des mots qui se suivent sans ordre ni verbe; une fois (et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres), une BEP pressing m'a demandé ce que signifiait le mot "sentier" dans un texte - et quelle a été l'idéologie en place dans l'Education nationale depuis 20 ans et plus? Les tenants d'une école du savoir et de la maîtrise des savoirs? Et les maîtres et les professeurs devraient toujours en savoir beaucoup plus, mais vraiment beaucoup plus, que les programmes proposés. Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée. Comment expliquer à un petit en soif d'apprendre que sa maîtresse commet une telle erreur et d'autres encore? Bien entendu, il y a des professeurs méritants, mais qui ne se satisfont pas de l'à peu près; enseigner n'est pas un métier pour dilettants; mais il faudrait se tourner vers la culture chinoise, nourrie au Confucianisme qui refuse avec horreur une telle pratique, et pour lequel compte le mérite pour atteindre aux fonctions dirigeantes - et non pas par l'héritage du rang social, et deux millénaires avant la Révolution française.
A méditer: "Les Entretiens de Confucius":

Ch Premier, 1: Le Maître dit: "N'est-ce pas une joie d'étudier, puis, le moment venu, de mettre en pratique ce que l'on a appris? [...]"

Ch. Vingt (le dernier), 3 (la dernière réflexion des "Entretiens"): Confucius dit: "Qui ne connaît le Destin ne peut vivre en honnête homme. Qui ne connaît les rites ne sait comment se tenir. Qui ne connaît le sens des mots ne peut connaître les hommes."

Tout est dit. Connaître est savoir, savoir est étudier.

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

JPB, merci pour ces précisions sur la proposition concernant les surveillants.

Cette question ramène du reste toujours à la qualité de la direction dans un établissement.
Certains principaux et proviseurs font des CPE de "super-adjoints" pour relayer leur discours, avec derrière l'implication de tout le personnel de "Vie scolaire". Autrement dit, et cela quelque soit le profil des uns et des autres, là où la direction soutient vraiment les profs, il y a des chances pour que les surveillants soient vraiment utiles.
En revanche, là où la direction elle-même les méprise, on risque de voir la "Vie scolaire" transformée en "bureau des plaintes" accueillant des élèves se livrant à de petits numéros victimaires...

Nicolas Sarkozy lui-même avait livré l'une des clefs pour la refondation de l'école. Il y longtemps, bien longtemps... Dans sa "Lettre aux éducateurs", il écrivait effectivement :

"Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se vaut pas, que toute civilisation repose sur une hiérarchie des valeurs, que l'élève n'est pas l'égal du maître."

Dommage que ce programme n'ait jamais été appliqué.
Dans un établissement où le professeur serait vraiment considéré et où sa parole ne serait pas régulièrement mise en balance avec celle de l'élève, je pense que l'essentiel serait fait en amont, et qu'il y aurait au bout du compte moins d'incidents... Mais quand l'administration elle-même casse du prof et déconsidère les enseignants, comment s'étonner que les pires éléments s'engouffrent dans les failles?
Jusqu'à l'agression, quelquefois.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010

"sein des seins"? sein des Saints? Sain dessein? Scinde essaim? Saint des Saints?

Écrit par : outis | 16 février 2010

Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée.
Pendariès.

Je n'ai pas compris votre exemple, "la neige a tombé" c'est du français ?

Écrit par : iPidiblue la tombe tombe | 16 février 2010

" Mes élèves de 15 à 21 ans ne savent organiser des idées simples." Cette phrase m'a fait penser à la " Lettre sur les aveugles " de Diderot dans laquelle si mes souvenirs sont bons, Diderot démontre que les aveugles savent parfaitement s'exprimer, enchaîner leurs idées, abstraire, juger et relativiser. J'en suis d'autant plus convaincue que je suis en contact régulier avec un ami d'enfance aveugle depuis plus de 60 ans et dont la culture, la sagesse et l'art de vivre sont bien loin de la triste actualité qui nous consterne.
Même si je suis hors-sujet, qu'il me soit permis de vous donner une bonne nouvelle. A la page du magazine de la MAIF reçu ce matin, j'ai découvert l'existence d'une maison d'édition :" Les doigts qui rêvent", association soutenue par les pouvoirs publics et divers organismes dont la MAIF. www.ldqr.org

Écrit par : charpentier Hélène | 16 février 2010

Je me suis rancardé comme l'on dit ! "Avoir tombé" c'est le langage du Midi, Zola emploie cette forme, "la neige a tombé", mais nous dans le Nord on dit plutôt "la neige est tombée" ...

Écrit par : iPidiblue la tombe tombe comme dirait Hugo (Victor) | 16 février 2010

Le Littré consulté nuance mes dires ! Il cite Voltaire, Fontenelle et le dictionnaire de l'Académie qui utilisent cette forme devenue un peu rare. Il donne même l'exemple d'une mère disant "mon enfant a tombé" comme indispensable pour faire la différence entre l'action et l'état.

Écrit par : iPidiblue action-réaction | 16 février 2010

Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée.
Pendariès.

Je n'ai pas compris votre exemple, "la neige a tombé" c'est du français ?

Ecrit par : iPidiblue la tombe tombe | 16 février 2010

Exactement, sauf que j'avais à l'esprit un vers: "la neige a neigé". Et que je ne me spécialise pas, comme vous, comme commentateur de tout.

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé".

(Colloque sentimental de Verlaine, déjà cité par JPB.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2010

"Une tombée de neige" sur le blog de Brighelli comme ce serait joli !

Écrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010

"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé".

(Colloque sentimental de Verlaine, déjà cité par JPB.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2010

In your Face, Ipid

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

Penda, je me mets à l'anglais dès que j'ai fini d'apprendre le français ...

Écrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010

A propos du rapport Fourgous

"L’école et les nouvelles technologies : apprend-on à marcher avec une voiture ?"

http://education.blog.lemonde.fr/2010/02/16/lecole-et-les-nouvelles-technologies-apprend-on-a-marcher-avec-une-voiture/

MD

Écrit par : MDelord | 16 février 2010

Penda, je me mets à l'anglais dès que j'ai fini d'apprendre le français ...

Ecrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010

c'est ça, occupez-vous

Écrit par : Pendariès | 16 février 2010

JPB, j'ai essayé de vous joindre via "Alerter le modérateur" mais j'ai comme un doute que cela soit vous qui receviez l'avis...

y a t'il un autre moyen de vous joindre que de poster ici ?

Écrit par : exTC | 16 février 2010

c'est ça, occupez-vous

Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010

Et les majuscules, ami Penda, c'est pour les chiens ?

Écrit par : iPidiblue tout en minuscules | 16 février 2010

---
Si, Catmano, "normalement" il faut un subjonctif. Je mets "normalement" entre guillemets parce que le Petit Robert exprime ainsi cette nécessité du subjonctif après "quoique". La virgule après "quoique" est un procédé habile, mais alors un sujonctif devrait apparaître un peu plus loin, après "tu le sous-entends". Mais je suis un puriste. Peut-être JPB l'est-il moins, voire pas du tout. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010

Une solution à ce grave problème : je suggérerais l'emploi du point d'exclamation après lequel l'indicatif s'impose sans conteste :

"Quoique ! ....

Écrit par : Robert | 16 février 2010

http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786

Je ne suis pas sûr qu'on puisse réduire le problème des "phobies scolaires" à des causes relevant exclusivement des dérives pédagogiques et imaginer le résoudre par la simple application de mesures internes quand bien même elles seraient pertinentes.

Comme dans le cas de la violence, il faut bien admettre que nous avons quand même affaire à un "nouveau public", mais il faut d'abord s'entendre sur que l'on entend par là. Bien sûr les enfants, sur le plan biologique, n'ont pas changé par rapport à ceux d'il y a cinquante ans - compte tenu de son rythme de reproduction, la période est évidemment beaucoup trop courte pour y observer une évolution de l'espèce humaine - mais en revanche leur éducation et donc leur construction psychologique ont radicalement été modifiées.

Nous sommes désormais confrontés à ce qu'on a pris l'habitude d'appeler "l'enfant-roi" qui, bien souvent, est constitutionnellement incapable de supporter la remise en question narcissique qu'implique un enseignement un tant soit peu rigoureux. Face à la contrariété, certains réagiront de manière violente (crise de nerf, insolence) et d'autres vont intérioriser jusqu'à atteindre le point de rupture et developper une phobie scolaire ou toute autre pathologie du même type.

Force est de reconnaître qu'un bon nombre des jeunes d'aujourd'hui - et cela concerne l'ensemble les pays occidentaux - ne sont tout simplement pas aptes à affronter les exigences qu'implique la scolarité ; l'institution n'est pas à l'origine du problème même si, par idéologie ou par manque de courage, elle a contribué à son aggravation en faisant le choix de l'école "lieu de vie" et du renoncement à l'exigence. Il est à crainde que, dans les sociétés "modernes", l'école en tant que lieu de transmissions des savoirs soit finalement condamnée à être réservée à quelques privilégiés bénéficiant d'un environnement familial favorable et à s'effacer devant des structures d'épanouissement personnel du futur citoyen de la grande société multimédiatique. Pour éviter cela, il ne sera pas suffisant d'agir au niveau des élèves, il faudra aussi éduquer leurs parents...

Écrit par : Numéro 13 | 16 février 2010

" J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. "

Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
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Le "sein des seins", est-ce une licence poétique ou une licence de style, Jean-Paul ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 février 2010

Force est de reconnaître qu'un bon nombre des jeunes d'aujourd'hui - et cela concerne l'ensemble les pays occidentaux - ne sont tout simplement pas aptes à affronter les exigences qu'implique la scolarité ; l'institution n'est pas à l'origine du problème même si, par idéologie ou par manque de courage, elle a contribué à son aggravation en faisant le choix de l'école "lieu de vie" et du renoncement à l'exigence. Il est à crainde que, dans les sociétés "modernes", l'école en tant que lieu de transmissions des savoirs soit finalement condamnée à être réservée à quelques privilégiés bénéficiant d'un environnement familial favorable et à s'effacer devant des structures d'épanouissement personnel du futur citoyen de la grande société multimédiatique. Pour éviter cela, il ne sera pas suffisant d'agir au niveau des élèves, il faudra aussi éduquer leurs parents...

Ecrit par : Numéro 13 | 16 février 2010
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Au début des années 1960, est apparue la génération de l'enfant-roi. Si l'enfant n'avait été roi que chez ses parents, et si l'école était restée ce qu'elle était au sortir de la guerre, en 1945, nous n'aurions pas la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant.
Le malheur est qu'il est devenu roi à l'école, au collège et au lycée, par la volonté des hommes politiques, tant de droite que de gauche, peut-être pour des raisons différentes et sûrement peu avouables.
Maintenant, les enfants nés en 1960 et après sont devenus parents et ont chouchouté leurs enfants, plus encore que ne l'avaient fait leurs parents.
Cela est entré dans les mœurs.
Mais revenir à la bonne école n'est pas impossible. C'est une affaire de volonté politique. La difficulté est que, par démagogie, les partis politiques dominants (au nombre de trois) et quelques partis aux rangs plus clairsemés ne veulent pas de l'école de 1950. Il paraît que "l'on ne peut pas revenir en arrière". Je dirais plutôt que "l'on ne veut pas revenir en arrière". Cela est stupide, mais que pouvons-nous y faire. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 février 2010

Vous savez bien que l'autorité de l'Etat s'est délitée à partir des années soixante, à partir du moment en fait où il n'avait plus le droit de vie et de mort sur les citoyens puisque la guerre était devenue impossible ... ce fut pareil pour tous les Etats occidentaux, on sait les remous que la guerre du Vietnam a causé aux E.U ! Le régime ne pouvait pas soutenir cette guerre parce que politiquement c'était impossible ...
A partir du moment où les Etats modernes n'ont plus la trique pour mener les peuples, il ne reste plus que la carotte !
Mai 68 c'est juste un aboutissement, la signature que l'Etat moderne né quelque part entre 1789 et 1793 avec la conscription obligatoire la levée en masse et la guerre sanglante des peuples contre les peuples était mort !
Dont acte ... l'école militarisée qui allait avec aussi !
Les campus de Californie ont adopté dès les années soixante un autre look, les "profs" en pull et non plus en costume trois pièces, les étudiants qui baisent à couille rabattue (contraception etc), etc

Et je suis sûr d'une chose c'est que la suite des évènements au XXIème siècle sera encore plus étonnante car la science est en train de bouleverser la vie humaine.
Disjonction par exemple entre la procréation et la lignée générative humaine etc cerveaux artificiels, créatures mixtes électroniques et biologiques donc préparez-vous à des surprises !

Francis Penin en 2050 croyez-vous qu'on va réinventer l'école de 1950 ? Qui ressemblait encore comme une soeur à celle de 1900 ...

Écrit par : iPidiblue le karma de la modernité | 16 février 2010

Bonsoir,

pour les férus d'analyse critique de données sur les méthodes d'apprentissage (publications en anglais), exemple de ce qui est diffusé ici:

http://www.bestevidence.org/math/elem/elem_math.htm

- le menu de droite donne accès à l'article original, ainsi qu'au résumé de l'étude.
- le menu de gauche donne accès aux autres études, fragmentées selon la discipline (mathématique;lecture) et le niveau d'enseignement (basique, élémentaire)

Un temps fou pour s'y plonger vraiment.
Voici ce qu'en rapporte Mr. Steve Bissonnette sur le blog de Normand Baillargeon (frère du Stéphane cité plus haut par Pendariès)

(...) Sur le site de ce monsieur, vous trouverez uniquement des méta-analyses (synthèse quantitative de recherches expérimentales et quasi.ex). Les critères utilisés par SLavin pour sélectionner les recherches sont des plus sévères. Vous remarquerez que les résultats des différentes méta-analyses et ce autant au secteur élémentaire que intermédiaire (middle school) et secondaire sont organisés en trois grandes catégories : les programmes d'études (curriculum) les moyens technologiques (computer aid instruction, CAI) et les méthodes d'enseignement (Direct Instruction, Success for all, etc.....). Dans toutes les méta-analyses produites par Slavin ce sont les méthodes d'enseignement qui ont le plus d'effets sur le rendement des élèves. Ainsi, lorsque l'objectif est d'améliorer les résultats de ces derniers, ce chercheur recommande de modifier les méthodes d'enseignement bien avant d'utiliser les moyens technologiques! (...)

Concernant ce Mr. Bissonnette, sa présentation ici:
http://news.ahibo.com/spip.php?article1542

Bouteille à la mer,

cordialement;

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 17 février 2010

Francis, "sein des seins" était un clin d'œil au dit responsable de l'Emploi. Mais je vais le préciser — d'aucuns pourraient penser que j'ai fait une phôte…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2010

A propos du rapport Fourgous

"L’école et les nouvelles technologies : apprend-on à marcher avec une voiture ?"

http://education.blog.lemonde.fr/2010/02/16/lecole-et-les-nouvelles-technologies-apprend-on-a-marcher-avec-une-voiture/

MD
Ecrit par : MDelord | 16 février 2010

Excellent propulseur à une réflexion de fond, que Cédelle se garde bien d'entamer. J'ai répondu.
JPB
Ex-TC, le "modérateur", effectivement, ce n'est pas moi… Comme mon mail traîne sur ce blog, je le remets :
jeanpaulbrighelli[@]wanadoo.fr

Écrit par : brighelli | 17 février 2010

merci.

Écrit par : exTC | 17 février 2010

Pour revenir au débat : discipline de fer ou qualité des programmes d'abord ?

Cela me rappelle curieusement cette autre querelle - qui est un véritable serpent de mer chez les musiciens - entre ceux qui considèrent qu'il faut tout miser sur la technique au cours du processus d'apprentissage et d'autres qui, au contraire, dénigrent tout intérêt au travail technique "pur" qu'ils considèrent stérile et qui soutiennent que l'étudiant, en réfléchissant sans relâche sur les problématiques musicales (interprétatives) trouvera forcément les réponses techniques appropriées sans devoir les travailler pour elles-mêmes. En un mot, "faut-il travailler ses gammes", ou bien la "musique" seule suffit ?

Sans vouloir prétendre clore ce vaste débat, il me semble que la grande difficulté de la tâche des partisans d'une école de qualité réside précisément dans le fait qu'il faille tout mener de front, et que ce soit de surcroît la seule et unique solution !
Comment en effet envisager ne serait-ce qu'un début de travail un tant soit peu sérieux dans un souk perpétuel ? Cela rejoint le sujet de cette Note dont le contenu me semble des plus pertinents. D'un autre côté, quel est l'intérêt d'imposer une discipline draconienne tout en proposant dans le même temps des contenus et des programmes sans ambition, voire indigents (cette fois, clin d'oeil à Catmano ou Buntov ... ;-))

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

Ce rapport Fourgous, on pourrait tout aussi bien le ...refourguer à la décharge (allons, il fallait bien que quelqu'un se dévoue !!! ;-)) Il ne démontre qu'une seule chose : la criante incompétence de l'immense majorité de nos démagogues... euh ! politiques en matière d'éducation.
Pour le reste (le contenu, si l'on peut s'exprimer ainsi...), tout a été dit par MD et JPB.

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

Sur les matins de France Culture, en ce moment "violence à l'école".
Parlons de tout sauf de l'essentiel !

Écrit par : Philippe | 17 février 2010

(cette fois, clin d'oeil à Catmano ou Buntov ... ;-))

Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010

Un clin d'oeil tout autant approbateur qu'amical, of course ;-) !

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

Sur BFM, Bourdin reçoit Christian Baudelot pour son livre Une promenade de santé, dans lequel il relate l'aventure de la greffe de rein, rein qu'il a donné à sa femme voici quelques années.
Débauche de superlatifs chez Bourdin, à la limite de l'obséquiosité, là où un minimum de sobriété se serait imposé. Difficile.

Écrit par : nicolas | 17 février 2010

Excellent propulseur à une réflexion de fond, que Cédelle se garde bien d'entamer. J'ai répondu.
JPB

En parlant de fond, y'en a un qui n'a pas tardé à le toucher !

L’informatique peut bien sûr servir de prétexte pour ranimer la querelle pédagogique (savoirs contre compétences, transmission contre construction). Il serait pourtant plus raisonnable de placer la question des TIC à un niveau plus opérationnel. Leur statut d’outil (d’instrument plutôt, ce serait plus juste) les y prédispose. La contribution des TIC dans l’éducation est principalement celle-ci : elles contribuent à faire travailler les élèves davantage qu’ils ne le font dans les configurations traditionnelles. Travailler davantage en produisant davantage de textes, davantage d’opérations et d’expériences scientifiques. Travailler plus pour apprendre plus en quelque sorte. L’éducation, c’est aussi une affaire de quantité.
Rédigé par : Serge Pouts-Lajus

Écrit par : Pascal | 17 février 2010

Sur BFM, Bourdin reçoit Christian Baudelot pour son livre Une promenade de santé, dans lequel il relate l'aventure de la greffe de rein, rein qu'il a donné à sa femme voici quelques années.
Débauche de superlatifs chez Bourdin, à la limite de l'obséquiosité, là où un minimum de sobriété se serait imposé. Difficile.

Ecrit par : nicolas | 17 février 2010

Sur RMC, le même Bourdin se surpasse chaque matin dans un genre populiste compassionnel qu'il ne cesse d'asséner avec une lourdeur presque obscessionnelle. C'est l'auditeur-roi, alors que nous, on a l'élève-roi. Le parallèle n'est-il pas transparent ?

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

Lang aux Quatre vérités (contradiction dans les termes). SI vus l'avez raté, dépêchez-vous de le réécouter, ça vaut son pesant de nuisances.
JPB
PS. Excellent billet de notre ami David Desgouilles sur Elisabeth Badinter, que je salue bien bas, et l'imposture verte : http://carnet.causeur.fr/antidote/le-feminisme-est-il-soluble-dans-lecologie,00547

Écrit par : brighelli | 17 février 2010

"L’éducation, c’est aussi une affaire de quantité."

Les oreilles "fanent" face à de semblables affirmations.
Les russophones de passage suivront.

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

Merci à Pouts-Lajus qui confirme que la pédagogie de l'entonnoir, c'est eux ! c'est pas nous !

Et merci à "C'est Nabum" qui l'a compris depuis longtemps :

http://www.lepost.fr/article/2010/02/17/1945216_securite-a-l-ecole-la-solution-de-luc-chatel-pour-ses-etats-generaux.html

Écrit par : Pascal | 17 février 2010

Francis, "sein des seins" était un clin d'œil au dit responsable de l'Emploi. Mais je vais le préciser — d'aucuns pourraient penser que j'ai fait une phôte…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Je n'ai pas imaginé un instant que vous eussiez pu faire une faute, Jean-Paul. Personne sur votre blog ne l'a pensé. (Surtout avec la parenthèse qui suit, mais dont je n'avais pas souvenance, ce qui m'étonne.) J'ai bien compris qu'il y avait une intention autre que purement littéraire dans cette licence, qu'il ne pouvait s'agir que d'un clin d'œil, mais à l'intention de qui, voilà ce que je ne pouvais trouver.
I would like to know the particulars of your private joke ! I suspect that they are very exciting. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Dear Francis, the man I was alluding to is a notorious sex maniac…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 février 2010

A propos de Bourdin et de ses confrères.
On peut constater tout au long de la dernière décennie une multiplication (pour ne pas dire prolifération) des talk-shows où des interventions - plus ou moins oiseuses - des "auditeurs" tend à prendre la place du travail de fond du journaliste : analyse, réflexion, voire investigation.
Le nouveau format des émissions possède un esprit plus fun et "participatif". Mais la véritable raison de cette évolution ne serait-elle pas plutôt économique ? Moins de préparation d'émissions, puisqu'il suffit de faire causer le premier abruti venu. Donc moins de personnel. Les principes dictés par l'OCDE au système scolaire s'appliquent tout aussi bien aux médias : c'est bien la qualité du service qui a été choisie en tant que variable d'ajustement !
D'autres vous diront que c'est une "nécessaire évolution du métier de journaliste vers la modernité", et une non moins nécessaire "adaptation aux réalités de la société d'aujourd'hui". Une petite musique que l'on ne connaît que trop...

NB : RMC et BFM-TV sont au su de tous des "médias-low cost" au niveau de leur budget de fonctionnement. A ce niveau seulement ?

Écrit par : mihailovich | 17 février 2010

"Sur RMC, le même Bourdin se surpasse chaque matin dans un genre populiste compassionnel qu'il ne cesse d'asséner avec une lourdeur presque obscessionnelle. C'est l'auditeur-roi, alors que nous, on a l'élève-roi. Le parallèle n'est-il pas transparent "

A écouter l'émission, comment ne pas avoir des bouffées populistes quand on voit comment fut reçu Baudelot en commission, sans-gêne, j'en foutisme (comportements inadmissibles chez nos lycéens mais normaux chez nos élus) bref des députés arrivant en retard, tripotant leur blackberry ou leur portable, n'écoutant pas, le président de la commission tournant même le dos à Baudelot alors en train de répondre à une question avant de s'en aller purement et simplement).
Bref un comportement digne de cette caste des 500 dénoncée par Yvan Stefanovitch.

Écrit par : . | 17 février 2010

Pour info.


La grogne gagne les profs du secondaire

Les enseignants de collèges et de lycées de Seine-et-Marne étaient en grève hier pour protester contre la « dégradation » de leurs conditions de travail.
1 réaction | Réagir Christel Brigaudeau | 17.02.2010, 07h00
L’usure sur le tissu en témoigne : la banderole, qui annonce « Collège de l’Arche Guédon en colère », a déjà servi plusieurs fois. Dans ce petit établissement vétuste, situé au cœur d’un quartier défavorisé de Torcy, 18 enseignants sur les 24 inscrits à l’emploi du temps ont tenu un piquet de grève hier, suivant l’appel du Snes, principal syndicat de professeurs du secondaire.

Alors que des élèves tuaient le temps sur l’esplanade, carnet de correspondance en main, ils ont fignolé fanions et slogans avant de filer manifester à Paris aux côtés d’un millier d’autres professeurs en colère de l’académie de Créteil. Les salles de classe sont restées pour la plupart vides.
Comme à Torcy, une trentaine de professeurs ont déserté les tableaux noirs au lycée René-Cassin de Noisiel, où les épreuves du baccalauréat blanc des terminales ont dû être annulées. Les syndicats annonçaient 20% de grévistes dans la salle des profs de René-Descartes de Champs-sur-Marne, des cours annulés dans les deux lycées de Provins… Au total, l’inspection d’académie recensait hier soir « 9% de grévistes dans les collèges et 8,4% dans les lycées généraux et technologiques » de Seine-et-Marne. Des chiffres contestés par les syndicats.

Derrière le « ras-le-bol général » des enseignants et leurs craintes devant la mise en œuvre à la rentrée prochaine de la réforme du lycée, se cachent pléthore de situations et de doléances. Et ce alors que sont discutées ces jours-ci les dotations en moyens de chaque collège et lycée de France. Selon les premiers travaux de préparation de la rentrée, qui doivent se poursuivre aujourd’hui à Melun, 15 lycées sur 49 sont concernés en Seine-et-Marne par des fermetures de classes en septembre prochain. Des décisions rendues nécessaires, selon l’inspection d’académie, « par la baisse du nombre d’élèves » dans ces établissements. Au collège de l’Arche-Guédon, une classe, déjà « sauvée » de justesse l’an dernier, doit fermer l’an prochain. Face aux chiffres, les professeurs dénoncent « un climat dans le collège qui donne aux plus fortes têtes le sentiment d’être en liberté au milieu de la cité et pas dans un établissement scolaire », assure Arnaud Boyer, un enseignant d’histoire-géographie.

Avant les vacances de Noël, racontent les professeurs, des élèves ont vidé des extincteurs dans les salles où devait se tenir le brevet blanc. Plus tôt dans l’année, une violente bagarre a opposé des élèves de 3e, en plein cours d’espagnol. « Alors qu’on aurait besoin d’un encadrement renforcé et de surveillants expérimentés, on nous retire des dotations », ajoute Arnaud Boyer. Et de lancer, désignant la façade où des panneaux de bois remplacent les fenêtres manquantes : « Ici, vous pouvez oublier la République. »

Un sentiment d’abandon partagé au lycée Camille-Claudel de Pontault-Combault, pourtant mieux coté, mais échaudé par la réforme du lycée. Là, les professeurs n’ont pas fait grève « pour ne pas perturber la tenue des bacs blancs » organisés toute cette semaine. Mais ils ont distribué, à la sortie des collèges de la ville, « des tracts expliquant aux parents quelles conditions attendent demain leurs enfants en seconde, » explique Pascal Ferry, un professeur d’économie syndiqué au Snes.

Un autre préavis de grève a été déposé par les syndicats pour la journée de demain. Le mouvement, selon le Snes, est appelé à « se renforcer ». Et durer, espère-t-il, après la pause des vacances d’hiver.

Écrit par : retraitée | 17 février 2010

http://www.rmc.fr/blogs/bourdinandco.php?post/2009/04/01/Bonheur-decole

Tiens voilà du Bourdin...

Écrit par : . | 17 février 2010

En regardant hier soir tard sur M6 le harcèlement judiciaire d'avocats mandatés par des handicapés en Californie contre les lieux publics qui ne sont pas aux normes, je me disais qu'au fond puisque notre société s'américanise, il faut utiliser le levier judiciaire pour faire bouger les choses, dans la mesure où l'Etat lui-même n'a plus la force d'imposer quoi que ce soit !
Les sanctions pécuniaires sont seules en mesure de faire évoluer les mentalités, si les parents sont responsables financièrement de leurs bambins, ils y réfléchiront à deux fois avant de leur permettre tout et n'importe quoi...
Sinon vous avez la possibilité d'une justice populaire - les jurys ayant le droit d'appliquer la loi comme cela leur chante - qui produira le même effet qu'aux EU, l'explosion du nombre d'incarcérations ... mais il est probable que les esprits ne sont pas encore mûrs en France.

Écrit par : iPidiblue justice populaire | 17 février 2010

Cela n'a rien à voir mais des équipes françaises ont démontré qu'une hormone l'ocytocine facilite aux autistes la communication avec le mond extérieur !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20100216.OBS7121/locytocine_faciliterait_la_communication_chez_les_autis.html

Ceci pour dire qu'on a bon espoir dans les décennies qui viennent de modifier profondément le substrat neuronal de vos chers "apprenants"...

Écrit par : iPidiblue ocytocine | 17 février 2010

C'est beau ça, Ipidi nous fait part de ses réflexions; un Collège de France à lui tout seul. Que dis-je? un poteau indicateur! La Seine de la Pensée!

Écrit par : Pendariès | 17 février 2010

Pendariès,

Vous êtes au timon, vous nous indiquez le cap et nous humbles suiveurs, nous ramons ...

Écrit par : iPidiblue et Timon d'Athènes | 17 février 2010

Je me demandais Penda si vous ne deviez pas essayer l'ocytocine peut-être que cela vous débloquerait car pour le moment vous me semblez un peu psychorigide !

Écrit par : iPidiblue et Timon d'Athènes | 17 février 2010

À propos de l’ordinateur, un extrait de “Begin here: The Forgotten Conditions of Teaching and Learning”, de Jacques Barzun qui date de 1991.

« Les notes sont indispensables ; elles enregistrent une variété de preuves. Elles ne sont pas infaillibles mais elles ne transmettent aucune exactitude fallacieuse ; et quand elles viennent de plusieurs juges sur une période de temps elles tendent à s’équilibrer et à se confirmer les unes les autres. Elles sont aussi beaucoup plus sensées que le verbiage des descriptions psychologiques et elles distinguent des degrés de mérite bien mieux que les scores standardisés des QCM.
Étant donné que ceux-ci, comme indiqué ci-dessus, sont une tentative d’imiter la rigueur de la machine, le prochain sujet à l’ordre du jour c’est la salle de classe mécanisée. La poussée dans cette direction a été forte et persistante. Les grosses entreprises veulent vendre les onéreuses machines développées pour le travail de bureau et les hommes d’affaires présents dans les commissions scolaires comprennent l’utilité de ces appareils qui économisent la main-d’œuvre mieux qu’ils ne comprennent la nature de l’enseignement et de l’apprentissage.

Ainsi, dans les années soixante beaucoup en vinrent à penser la « machine à enseigner » comme la panacée. Elle inciterait les jeunes à s’enseigner eux-mêmes en donnant des réponses à d’adroites questions posées sur l’écran et en voyant leurs erreurs grâce au ferme refus de la machine de bouger avant que la réponse ne soit bonne. Toute froideur dans ces mornes rapports aurait été adoucie par des compliments clignotants et des encouragements de la plus amicale sorte. Mais se mettre à l’exercice sans instructeur est hébétant et des exercices plus intéressants étaient trop difficiles à concevoir ou à administrer pour beaucoup d’enseignants. La plupart des machines sont aujourd’hui en train de se couvrir de poussière dans les réserves en sous-sol. Ensuite est arrivée la panoplie des années soixante-dix, le magnétophone, le projecteur de diapositives, le rétroprojecteur qui envoyait sur l’écran tout ce que l’enseignant écrivait ou dessinait à son bureau — bien passionnant les deux ou trois premiers jours. Toute machine est passionnante quand elle est nouvelle ; elle perd bientôt son charme car le mécanique ne stimule pas la pensée et comme un homme sage l’a dit : « Beaucoup d’idées passionnantes ne sont pas importantes. Tout problème n’a pas une bonne solution. » De tous les gadgets scolaires, la projection de films est le principal survivant et non parce qu’il enseigne bien mais parce que regarder un film donne à la classe et à l’opérateur une coupure avec le vrai travail.

La futilité de ces « aides » fait revenir en mémoire la première de toutes ces ressources de machinerie : la machine à écrire — modèle spécial pour petit enfant. On en attendait qu’elle soulage l’enseignant de la corvée d’enseigner à écrire à la main, c’est si ennuyeux à apprendre. L’écriture manuelle commerciale courante, en lettres d’imprimerie, est un témoignage de ce triomphe. D’assez grandes pertes d’argent, de la confusion et de l’irritation dans le commerce sont le produit, d’abord, de l’évitement de la main humaine et ensuite du refus de restaurer la pratique de faire des lettres en cursive.

Aujourd’hui l’homologue de la machine à écrire est la calculette, substitut de l’arithmétique, avec l’introduction du système métrique. Selon un des nombreux avocats de cette amélioration combinée, « de telles monstruosités comme les fractions propres et impropres, les numérateurs et les nombres fractionnaires pouvaient être mis au rancart. » Sans aucun doute, et cela serait un talent spécial de savoir compter une majorité des deux tiers au Sénat. Le suivant dans la file est l’ordinateur dont on dit que les applications sont infinies. On prétend qu’étant donné que beaucoup d’enfants apprennent à s’en servir à la maison pour jouer, il devrait être introduit avec promptitude à l’école. « Beaucoup d’enfants » peut bien être juste, mais sûrement pas pour les enfants des familles pauvres qui sont eux aussi nombreux. Cette différence dans les ressources des foyers est doublement déplorable, étant plus brutalement visible que toute autre, comme le fait d’avoir des livres et l’aide de ses parents.

Mais ce n’est pas la seule objection. D’abord, une classe équipée est chère ; pour une classe de 25 cela coûte présentement environ 40 000 $. L’argent devrait aller, aujourd’hui et dans l’avenir, aux instituteurs et aux bibliothèques scolaires. D’ailleurs, l’ordinateur n’enseigne pas, ne montre pas un être humain pensant et rencontrant des difficultés intellectuelles ; il ne transmet pas le savoir mais donne de l’information arrangée d’avance et précuite. Par exemple une démonstration réelle de « référencement » montre l’élève rencontrant le nom de Mozart quand il est en train de lire une histoire sur l’écran. En créant une « fenêtre » et sans perdre son histoire, il peut faire apparaître un portrait du compositeur et une brève biographie, pendant que les premières portées de la Petite musique de nuit résonnent dans ses écouteurs. Merveilleux, n’est-ce pas ? Merveilleux pour créer un esprit libre de tout cliché.

Dans d’autres applications, telles que l’orthographe et la grammaire on obtient la même rigidité. La mesure de la bonne rédaction dans les logiciels est la longueur de phrase. Seules les phrases courtes sont jugées bonnes ce qui est la négation de la variété dans la prose et de la variété de talent chez l’écrivain. Comme le vérificateur d’orthographe, c’est une béquille qui amoindrit le désir de savoir et qui peut tromper gravement puisqu’il accepte tout mot correctement orthographié que ce soit le mot voulu ou pas : si le sujet est pommes de terre, bêlent est aussi bon pour l’ordinateur que gèlent.
Jusqu’ici, toutes les tentatives de mécanisation ont bien échoué, c’est-à-dire pour les besoins de l’enseignement. Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées. Soyons bien disposés envers IBM et Macintosh et envers tous leurs rivaux mais insistons pour qu’ils restent en dehors de la classe. Ce qui s’y passe devrait demeurer un spectacle vivant. »

Écrit par : P. Lariba | 17 février 2010

P. Lariba,

Pour le moment je peux vous dire qu'en restant trop longtemps devant ma machine hier toute la journée, j'ai attrapé un tour de reins ... je crains de ne pas être plus intelligent pour autant !

Écrit par : iPidiblue tour de reins | 17 février 2010

Les Prétentieux récapépètent, et c'est du très lourd :

http://pretentieux.over-blog.com/article-les-chiffres-olympiques-de-charles-max-45108236.html

Écrit par : nicolas | 17 février 2010

C'est du très con aussi. Prenons le cas de l'hôpital. On dénonce les suppressions de blocs, de maternité, de services, ... Bouh, les vilans, des emplois en moins, faux frères, service public, sa mère la pute, ... j'en passe et des meilleures. Pourquoi ferme t on des services ? Pour le plaisir de se faire éclater par des journaleux, des syndicalistes et des trotskystes ? Non, tout bonnement parce que ces services n'atteignaient pas les seuils de sécurité, c'est à dire qu'ils ne faisaient pas assez d'actes dans l'année pour garantir le bon niveau de qualification du médecin et de son équipe. D'ailleurs, personne ne vient pleurer quand ces autorisations sont retirées aux cliniques (normal, c'est le privé). Pourtant, bien souvent les cliniques respectent les seuils et on leur retire leur autorisation en espérant que leurs malades iront à l'hôpital du coin qui atteindra ainsi les seuils (peine perdue, évidemment).

Bref, balancer des chiffres qui recouvrent des situations très hétérogènes, ça n'a aucun sens et ce n'est pas constructif. Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires est globalement trop élevé avec des situations diverses. Des services en manque de personnel et d'autres en sureffectif. C'est d'ailleurs ce que pointe la cour des comptes en expliquant que la règle du non remplacement sur deux est une super idée marketing mais qu'elle est totalement inefficace. Certains ministères devant dégraisser plus et d'autres moins.

Vous devriez vous méfier dès qu'il y a des chiffres, Nicolas, ayez votre esprit critique en alerte et réfléchissez par vous même. Quel est le but de l'auteur, quel message cherche-t-il à faire passer, y-a-t-il un biais dans l'argumentation, ... (de même avec mes commentaires d'ailleurs)

Écrit par : Joe | 17 février 2010

"Certains ministères devant dégraisser plus et d'autres moins."Joe

Et sans doute pas là où ils ont commencé à dégraisser.
Voyez, je l'exerce, mon esprit critique.

"de même avec mes commentaires d'ailleurs" Joe
Je ne vous le fais pas dire, Joe. Vous avez l'avantage d'être lucide, au moins.

"Non, tout bonnement parce que ces services n'atteignaient pas les seuils de sécurité, c'est à dire qu'ils ne faisaient pas assez d'actes dans l'année pour garantir le bon niveau de qualification du médecin et de son équipe". Joe

Mais qui va croire que toutes ces suppressions se font dans l'intérêt des usagers ??????? Vous, sans doute...
cf. Les établissements scolaires aujourd'hui !

Je persiste, tout esprit critique en alerte, c'est du lourd, et pas forcément du "très con".

Écrit par : nicolas | 17 février 2010

Mais qui va croire que toutes ces suppressions se font dans l'intérêt des usagers ??????? Vous, sans doute...
cf. Les établissements scolaires aujourd'hui !
(Nicolas)

Non bien sûr, il y a toujours les petits arrangements entre amis "tu me laisses mon hosto, je vote ta loi burqua", "si tu supprimes l'hosto de mon pote socialo, il ne se fera pas élire à la prochaine élection,...", on est d'accord là dessus. Je ne vois juste pas en quoi c'est du lourd, c'est assez facile de balancer des chiffres et de faire croire n'importe quoi. Exemple :
L'éducation nationale, c'est 60 milliards de budget en 2009 contre 28,5 milliards en 1980. Le budget a donc doublé. Le nombre d'élèves a-t-il doublé ? Non, scandale, toussa, toussa. Naturellement, c'est de mauvaise foi, mais je vous laisse découvrir pourquoi.
De même, l'éducation nationale, c'est environ 1,1 million de personnes pour environ 12 millions d'élèves, soit environ 10,9 élèves par personne. Et ils nous disent qu'ils ne sont pas assez nombreux ? Scandale, toussa, toussa. Encore une fois, il y a de nombreux biais dans ce raisonnement.

Le but est juste de vous montrer qu'on peut faire dire n'importe quoi aux chiffres. Vous êtes suffisamment averti de la situation de l'éducation nationale pour savoir que mon raisonnement est scandaleux mais pour quelqu'un de l'extérieur, je suis certain que ça marche, surtout si vous avez un statut "d'expert" intervenant dans des médias pas trop regardant.

Écrit par : Joe | 17 février 2010

"De même, l'éducation nationale, c'est environ 1,1 million de personnes pour environ 12 millions d'élèves, soit environ 10,9 élèves par personne.
Vous êtes suffisamment averti de la situation de l'éducation nationale pour savoir que mon raisonnement est scandaleux". Joe
Scandaleux en effet. Procédons à des coupes franches dans tout ce qui n'est pas personnel en prise directe avec les élèves et vous verrez qu'on est loin de 10,9 !
Beaucoup trop de parasites qui se prennent pour le coche alors qu'ils n'en sont que la mouche viennent biaiser le rapport adultes/élèves.

Écrit par : nicolas | 17 février 2010

Nous sommes bien d'accord, j'ai choisi volontairement un exemple parlant ^^

Écrit par : Joe | 17 février 2010

Voila comment on pourrait dégraisser le mammouth : supprimer l'INRP.

http://www.professionpolitique.info/nomination/05-02-10/linrp-dirige-par-jacques-moret-charge-par-luc-chatel-de-lorganisation-dun-semina

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2010

Petit extrait de l'INRP dans ses oeuvres.


Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education) est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d’abord, et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la petite fille elle a fait ça?".

Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."

(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)

Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."



Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc. »

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2010

Moi je dis une bonne corde de chanvre, du goudron, des plumes ...

Écrit par : Joe | 17 février 2010

Le suivant dans la file est l’ordinateur dont on dit que les applications sont infinies. »

Ecrit par : P. Lariba | 17 février 2010
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Les "on" qui disent cela, s'ils sont enseignants, sont de piètres enseignants, et, s'ils ne sont pas enseignants, ils sont stupides et ne connaissent pas le sens du mot "infini".
L'ordinateur ne remplacera jamais le cerveau humain, et surtout pas les cerveaux des bons professeurs.

Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Dear Francis, the man I was alluding to is a notorious sex maniac…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Dear Jean-Paul, I knew I was right : very exciting indeed ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Lang aux Quatre vérités (contradiction dans les termes). SI vus l'avez raté, dépêchez-vous de le réécouter, ça vaut son pesant de nuisances.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Jack Lang est terriblement pontifiant. Il assène des inepties avec un aplomb déconcertant.
Sa vérité doit être l'une des quatre, et ce n'est pas la mienne.
Pourtant il est né avant moi, ce qui ne laisse pas de me troubler... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Et je suis sûr d'une chose c'est que la suite des évènements au XXIème siècle sera encore plus étonnante car la science est en train de bouleverser la vie humaine.

Disjonction par exemple entre la procréation et la lignée générative humaine etc cerveaux artificiels, créatures mixtes électroniques et biologiques donc préparez-vous à des surprises !

Francis Penin en 2050 croyez-vous qu'on va réinventer l'école de 1950 ? Qui ressemblait encore comme une soeur à celle de 1900 ...

Ecrit par : iPidiblue le karma de la modernité | 16 février 2010
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Sur le premier paragraphe de l'extrait de votre message cité par moi, iPidiblue : la science boulerverse en effet la vie humaine. Mais je ne suis pas sûr du tout que ce soit pour le bien de l'espèce humaine.

Quant au deuxième, c'est de la science-fiction - pour le moment à tout le moins. Autant j'ai adoré les nouvelles de science-fiction d'Isaac Asimov sur les "robots positroniques" (lesquels n'existeront probablement jamais; Asimov a inventé l'adjectif parce qu'à l'époque "l'électron de charge positive" venait d'être découvert, et baptisé "positron" par les Anglo-Saxons, et "positon" par les Français), autant je suis dubitatif quant à l'avènement de robots perfectionnés à ce point. Asimov ne croyait pas cela non plus.
Cela dit, je n'aurai pas l'opportunité, en 2050, de débattre cette question avec vous, même si, d'aventure, j'étais encore vivant à cette date, car je n'aurais plus toute ma tête. Pour le moment, si, du moins le crois-je... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

On vous prolongera, Francis, vous le méritez !

Écrit par : iPidiblue tour de vis | 17 février 2010

Ce qui est bien avec le futur, voyez-vous Francis, c'est que ça reste le futur quoi qu'on fasse !

Écrit par : iPidiblue la tour d'écrou | 17 février 2010

Voila comment on pourrait dégraisser le mammouth : supprimer l'INRP.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Ou mettre à la porte tous les illuminés qui s'y agitent, et affecter à leurs places des gens sérieux et capables, avec pour mission de produire des manuels nationaux pour tous les niveaux dans toutes les disciplines.

Ne me dites pas que le privé fait mieux pour moins cher : les manuels que je suis obligé de pratiquer sont tous à chier. Ce sont avant tout des rentes de situation pour quelques inspecteurs.

Écrit par : Moot | 17 février 2010

Selon rue 89 :
Les profs du lycée Adolphe-Chérioux, à Vitry-sur-Seine, où un élève a été agressé le 2 février, ont eu une mauvaise surprise ce mercredi en reprenant le chemin des cours. Un mot du proviseur dans leur casier : « Je vous informe que les états relatifs à vos absences pour service non fait ont été transmis aux services du rectorat pour retrait de salaires. »

C'est quoi au juste le droit de retrait ? La perte de salaire en est-elle la conséquence inévitable ?

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

Un conseil : jetez aussi un coup d'oeil aux commentaires.
La haine des profs semble bien ancrée. Encrée, aussi :
Confusion droit de grève/droit de retrait, oubli des raisons qui ont poussé les profs à cette extrémité, reproches de ne pas savoir tenir sa classe, décompte des jours de vacances et j'en passe. Comme à chaque fois, quoi. Et c'est le site rue 89 !

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité.
ecrit par Nicolas

Rassurez vous, l'Europe est morte, même si son cadavre bouge encore. Cause de la mort ? Suicide collectif provoqué par une culpabilité intense de ses élites. Ecole ? Mêmes causes, mêmes effets...
Aberrant.

Écrit par : Bec | 18 février 2010

Très joli article, que je vous engage à parcourir — ainsi que les réactions, dont celle de Pierre Jourde…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2010

C'est quoi au juste le droit de retrait ? La perte de salaire en est-elle la conséquence inévitable ?

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Pour faire simple :
- pas de travail = pas de salaire
- Droit de retrait = pas de faute grave (abandon de poste) = pas de licenciement

On est sur deux plans différents. Cette règle a été établie pour que les gens n'abusent pas du droit de retrait (tout comme le droit de grêve en théorie).

Écrit par : Joe | 18 février 2010

Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ? Alors quelle est la riposte ? Si les profs doivent payer leur droit de retrait, à quoi est condamné l'employeur qui ne remplit pas son devoir ?

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

causeur/il-faut-remettre-lecole-entre-les-murs,3807

Ecrit par : Florence | 18 février 2010

Damned !
Encore grillé.

Excellent article, en effet.
Ca ne devrait pas coûter bien cher d'encercler les "cités scolaires"-Club Med avec du bon grillage et un peu de barbelés, Et deux surveillants à la seule entrée. Mais tout de suite, on crierait au fascisme, aux mesures lberticides, etc.
Comment ça, "les médias ne pensent pas comme moi" ?
Fââââsciste !!!

Écrit par : yann | 18 février 2010

C'est quoi au juste le droit de retrait ?

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Une grève déguisée...

Écrit par : yann | 18 février 2010

la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité.
ecrit par Nicolas

Sans compter la scandaleuse Reconquista, la stigmatisation de ce pauvre Attila, le manque de respect pour les cultures autres et leurs sympathiques sacrifices humains, Alésia et la disparition des dinosaures...

Écrit par : yann | 18 février 2010

Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Non.
Quel prof a été agressé à Vitry ?

Écrit par : yann | 18 février 2010

J'ai une simple requête à formuler à Nicolas. Pourriez-vous distinguer votre pseudo du mien par autre chose que la majuscule ? Je remercie d'accepter de ne pas entretenir une confusion toujours possible.

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

Mais enfin Yann, les élèves sont agressés et les profs sont en sécurité ? Ils n'exercent pas ce droit pour leur pomme exclusivement mais pour les conditions d'exercice de leur métier qui ne sont plus garanties. Sur quelle planète vivez-vous ?

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ? Alors quelle est la riposte ? Si les profs doivent payer leur droit de retrait, à quoi est condamné l'employeur qui ne remplit pas son devoir ?

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

L'employeur a une obligation de résultat de sécurité. Il est peut être attaqué au pénal pour non-respect de cette obligation. Conclusion :
1/ Ca ne marche que pour le privé
2/ C'est une mesure a posteriori

Pour Vitry, les profs n'auraient pas dû faire jouer leur droit de retrait. Le droit de retrait ne doit s'appliquer qu'en cas de danger imminent et les employés ne sont tenus de reprendre le travail qu'une fois le danger écarté. Dans le cas de Vitry, il est tout bonnement impossible de prouver le danger imminent et encore plus de prouver qu'il a été écarté. Yann a donc raison, il s'agit plus d'une grêve qui ne dit pas son nom.

Pour vous représenter la chose, imaginer une fuite de gaz dans une forge ou une fonderie, cas typique de l'exercice du droit de retrait. Tant que la fuite n'est pas réparée, personne ne reprend le boulot.

Écrit par : Joe | 18 février 2010

Damned !
Encore grillé.

Excellent article, en effet.
Ca ne devrait pas coûter bien cher d'encercler les "cités scolaires"-Club Med avec du bon grillage et un peu de barbelés, Et deux surveillants à la seule entrée. Mais tout de suite, on crierait au fascisme, aux mesures lberticides, etc.
Comment ça, "les médias ne pensent pas comme moi" ?
Fââââsciste !!!

Ecrit par : yann | 18 février 2010

Désolée de vous avoir grillé, j'ai eu de la chance...

Mes enfants sont dans un collège et un lycée qui sont dans des enceintes fermées. Une seule entrée pour le collège, trois pour le lycée. Au collège, il faut montrer le carnet de correspondance pour entrer et sortir, au lycée, seulement pour entrer. Les portes ne sont ouvertes qu'aux heures correspondant aux cours et se ferment à l'heure où les cours commencent. Les retardataires n'ont qu'à bien se tenir car ils sont sanctionnés dès le troisième retard.
Dans le lycée de ma fille, le proviseur a confisqué le portable d'un élève pour TROIS SEMAINES.

Pesronne ne crie au scandale, tout le monde suit. Et c'est vrai que la violence y existe mais à un niveau maîtrisable.

Écrit par : Florence | 18 février 2010

Une perle à déguster avec délectation.

Après avoir frappé une principale, un parent est condamné à de la prison ferme, heureusement il a trouvé un défenseur :
« On se demande bien à quel titre les enseignants et leur administration pourraient se prévaloir d’une sorte d’intouchabilité qui ferait considérer comme un délit toute atteinte à leur personne. »

Qui a pu écrire une remarque d'une si remarquable profondeur ? Un adepte du masochisme ? Un militant du SGEN ? (Ce sont souvent les mêmes).
Un indice : c'est écrit par un prof de collège dans son blog.

Qui veut aller casser la gueule de ce débile, puisque ça ne saurait être un délit ?

Écrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010

Pierre Jourde, Festins secrets, 2005

"Lorsqu’un de leur petits copains vole une voiture, fonce sur un barrage de police, va se flanquer contre un mur et se tue, ils trouvent ça révoltant et ils brûlent les voitures de pauvres types qui n’y sont pour rien. Et puis ça devient n’importe quoi : dès qu’un des leurs se tue, tout seul, dans un délit de fuite, ils trouvent ça injuste. Emeutes garanties. Si en revanche un de leurs copains torture à mort une pauvre fille après l’avoir violée, ils applaudissent. (...)

Que sont-ils d’autre que de petits tyrans, ceux que nos conseillers municipaux appellent « jeunes des quartiers » ou « victimes de l’exclusion » ? On tient absolument à expliquer leur comportement par la souffrance. Mais des millions de gens souffrent sans pour autant persécuter leur prochain. Ceux à qui on n’a jamais appris à respecter le prochain, à coup de pied aux fesses si besoin est, eh bien, ils ne le respectent pas, voilà tout. Tel est l’homme. Un produit de l’éducation. Il faut lui apprendre à vivre avec les autres. Ceux qui n’ont pas appris cela ne souffrent pas plus que l’enfant battu, l’orphelin, le handicapé, qui eux foutent la paix aux autres. (...)

Ceux qui ont brûlé la gamine, ceux qui les ont applaudis ne sont pas des victimes, ce sont les parfaits exemples du tyran moderne, qui ne parvient à s’aimer un peu que s’il anéantit l’autre, que s’il lui impose la souffrance et l’humiliation. (...)

Qui est raciste ? La race, ce vieil épouvantail du XIXe siècle, plus personne en Occident n’y croit plus, à part quelques groupuscules de tarés. Les seuls, en réalité, à y croire encore, ce sont nos amis les jeunes des quartiers. Ce sont eux les vrais racistes. Ils proclament sans complexe leur haine et leur mépris des Blancs et des Juifs, alors même que ce genre d’attitude est devenu quasiment un tabou chez les Blancs. N’importe quel grand blond est capable de commettre une atrocité. Mais je dis ceci, proposition un : ils ont brûlé cette jeune fille parce qu’ils sont des garçons arabes de culture musulmane. Proposition deux : la proposition un n’est pas une proposition raciste.

L’intégration des Polonais ou des Italiens ne s’est pas faite facilement, mais rien à voir avec l’impossibilité d’intégrer ces jeunes garçons. Pas les filles. Les filles étudient, en dépit de la terreur que les garçons exercent sur elles. Cela fait trente ans que ça dure, et ils régressent, ils s’éloignent de nous. Dans leur culture, le garçon est le roi, la femme n’est rien. Elle ne parvient à être un peu quelque chose que dans la maternité, surtout si elle engendre des individus pourvus d’une paire de testicules. Ni mère ni mariée, elle n’est qu’une putain. Impure, sale, déshonorante par nature. Engendrer un garçon lui redonne quelque honneur. Le garçon met son honneur dans sa mère, sa sœur, sa femme. Il le place, cet honneur, dans leur asservissement, c’est-à-dire dans la certitude que cet être à qui il fait assumer toute l’impureté, toute la peur du sexe, restera à l’abri des regards, des mots, hors du monde réel, autant que possible sans corps, c’est-à-dire masquée, enveloppée, transformée en sac. La femme est un sac à impureté qu’on rend pure en l’excluant du monde. On lui colle un voile, des vêtements informes, on l’enferme à la maison. Claquemurés dans cette folie, dans ce délire, ils appellent ça honneur, religion, et on considère que c’est un choix comme un autre. Moi je dis que c’est tout bonnement une perversion mentale, cette perversion crève les yeux, mais non, on trouve ça normal, on « respecte les différences ».

Le garçon arabe est donc un roi, par nature. Un roi fainéant, nécessairement : pourquoi travailler quand la royauté est innée ? Un roi tyrannique, ça va de soi : formé à exercer sa tyrannie sur ses sœurs, voire sur sa mère, perdue d’admiration pour le petit mâle, et qui lui a laissé tout faire. Un roi infect et capricieux, puisqu’on n’a jamais appris au roi que les autres étaient des autres, non des choses, et que comme tels il fallait les respecter plutôt que de les insulter ou de les frapper. Vous avez remarqué comme ils ont tout de suite les injures les plus ordurières à la bouche ? Leur âme est un cloaque. Obsédés par l’impur, ils tentent d’en charger l’autre en le couvrant d’ordures. Très vite, ce sont les « nique ta mère », « je te nique » ou « je t’encule » qui leur viennent à la bouche, tant la sexualité est pour eux associée à la honte, tant maman est sainte. (...)

Donc voici le petit dieu, le tyran mâle. Intéressant parce que lui. Toute sa vie il n’a eu qu’à paraître, devant sa mère, pour être intéressant. Il n’a cessé de faire l’intéressant, de vérifier dans le regard amoureusement maternel son irréductible différence. C’est pour cela que la mère doit être pure, comme un miroir doit être impeccable. En principe, toute notre société, qui a déifié l’individu, est faite pour lui. Hélas, elle ne veut pas de lui. Elle exige encore quelques capacités, une certaine aptitude au travail. Plus pour longtemps. Les quotas de « jeunes des quartiers » dans les grandes écoles vont tenter d’arranger tout ça. (...) En attendant, le monde dénie au dieu sa divinité. Il l’ignore. Pire que ça : il lui refuse ce qu’il a toujours cru lui être dû sans effort, par simple reconnaissance du fait qu’il est lui. Et ce premier sacrilège est perpétré par des êtres inférieurs, en dessous de l’humanité ordinaire : par des femmes. Ce sont des institutrices, des enseignantes qui les premières se chargent d’apprendre au dieu, et avec quelles précautions, selon quels procédés complexes, pleins de douceurs, de compréhension, mais la réalité transpire malgré tout, de lui apprendre qu’il n’est qu’un ordinaire imbécile. D’où sa légitime colère. Que certains s’obstinent à appeler du nom ronflant de « révolte contre la société ».

Que va-t-il faire ? S’en prendre au racisme de la société et jouer les victimes. Cela marche à chaque fois, les gentils démocrates et les journalistes au grand cœur ne manqueront pas de relayer sa plainte, ça ne coûte pas cher et ça leur permet de se poser en conscience morale. Mais la satisfaction est limitée. Le petit roi va donc faire ce qu’on a toujours fait dans ce cas : se venger contre les plus faibles. S’assurer de sa royauté par la tyrannie. Tenter d’être le plus fort par l’insulte, le coup de poing dans la gueule et la crémation d’enfant, puisqu’il enrage de ne pas l’être par l’intelligence et la réussite, et que ce serait déchoir pour lui d’essayer. (...)

Mais le monde ne le trouve pas si intéressant que ça. Le monde ne ressemble pas assez à maman. Alors il faut laver le sacrilège. Dans le sang des être impurs : les femmes. Les anti-mamans. Les diaboliques imitations de la seule, la vraie, la sacrée. Les petits salauds ont violé la gamine sans doute tout bêtement parce qu’elle portait une jupe un peu courte au lieu d’un survêtement ou d’une robe de bonne sœur. Dans leur esprit obtus, ça la désignait comme une pute, un sac à foutre. Pas comme un être humain. Toute femme trop femme, trop libre, humilie leur maman. Ils l’ont violé, et puis ils l’ont brûlé, parce qu’elle les dégoûtait d’avoir été souillée par eux. (...)

Ce ne sont pas les damnés de la terre qui pendent à Téhéran une jeune fille de seize ans à une grue de chantier parce qu’elle a fait l’amour avec son fiancé. Ce ne sont pas les damnés de la terre qui lapident une gamine de treize ans parce que son frère l’a violée et qu’elle est par conséquent impure. D’autres les brûlent vives pour les mêmes raisons. Quant au jeune des quartiers ce n’est pas le damné de la terre : c’est le petit baron pillard et cagot du Moyen Âge, avec tout ce que cela implique de rapacité, de cruauté, de superstition, d’attachement au territoire, de liens de vassalité, de soumission à une conception étriquée de l’honneur et de la foi. (...)

Toute la foi dans une infinité de petits détails matériels : la barbe, le voile, la longueur du pantalon, la nourriture, que sais-je encore ? Et hop, comme ça on est sauvé, à nous l’infini. L’infini par l’infime. La religion réduite à une série de codes vestimentaires, de prescriptions, d’interdits de toutes sortes. L’idée d’un Dieu vétilleux et maniaque. Un Dieu petit fonctionnaire coincé, obsédé par ce que mangent ses fidèles. Vous appelez ça une religion ? (...) Religion pour imbéciles et cœurs desséchés. Ni pensée, ni émotion. Il suffit de respecter tout un attirail de codes et hop, on est quitte avec Dieu. On est sauvé, et les autres sont des mécréants ou des salauds parce qu’ils boivent du vin et que leurs femmes ne portent pas le voile. Pas plus difficile que ça, la religion. (...) la vie éternelle, l’infini par la longueur de la barbe ou du pantalon ? Se croire pur parce qu’on a payé ce prix ? Leurs grigris leur permettent d’éviter le plus difficile, le plus risqué : se donner. Consacrer son cœur et son esprit au divin. Ils donnent à Dieu de la barbe et de l’absence de cochon comme on donne des jouets aux enfants pour se dispenser de s’occuper d’eux, de leur parler et de les aimer. (...)

La régression crève les yeux. (...) Et le plus beau, c’est qu’on les prend malgré tout pour un symbole de rébellion ; de modernité, de métissage, de je ne sais quoi. Ce sont justes des crétins agressifs, incultes et infantiles, qui ne pensent qu’aux voitures, aux fringues, à l’argent facile. A peine de la parole. Une bouillie verbale de cinquante vocables, dont la moitié d’obscénités, pas articulés, aboyés. A part les téléphones portables et les vêtements, ce qui les intéresse, c’est « niquer une meuf », comme ils disent. Ils n’en sont pas à confondre l’amour avec le sexe. Ils ont dépassé ça. Ils confondent le sexe avec la violence et avec l’humiliation. (...)

Pour eux, baiser, c’est dominer et se glorifier de sa virilité. Rien d’autre. C’est forcément mépriser ce qu’on baise, parce qu’on l’a baisé. Par conséquent, une mère ne baise pas. Elle engendre le mâle. Dieu. Avec toute cette crasse dans la tête, ils trouvent moyen de crier à l’injustice à la moindre occasion, c’est ça qui est fabuleux."

Écrit par : ras le bol | 18 février 2010

http://www.liberation.fr/societe/0101619775-au-bout-de-lalangue

"Au bout de la langue
Un discret cercle de réflexion, auquel contribuent d’éminents linguistes, tente de rationaliser l’orthographe du français. Un travail de Titan.



Rendez vous rue des Pyramides à Paris, 14 h 30, au siège de la la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (la DGLFLF) du ministère de la Culture . Montez au 4e, filez à gauche dans le couloir, happez une revue sur «l’intercompréhension entre locuteurs de langues apparentées» et une autre sur «l’illettrisme en France», ouvrez la porte du fond. Vous y êtes. Ils y sont. Onze hommes autour d’une table en U, de 27 à 83 ans. Présentations. Deux de la DGLFLF, spécialistes des langues de France, un linguiste de la commission nationale de toponymie, un tout jeune docteur en sciences du langage, trois enseignants (dont un Bruxellois), un militaire en retraite, un artiste-peintre licencié en lettres, un traducteur d’anglais dans un organisme onusien. Et au centre : Claude Gruaz, linguiste, directeur de recherche honoraire au CNRS. Un vétéran de la recherche sur l’orthographe du français, qui a dirigé, douze ans durant, l’unique laboratoire du CNRS dédié à ce thème.

C’est lui qui nous avait appelés après que s’étaient éteints les débats de rentrée sur les maltraitances de l’écriture. Le livre de François de Closets, Zéro faute, rendant grâce aux correcteurs informatiques, avait échauffé ce qui est selon l’écrivain «une passion française» pour l’orthographe. L’hiver venant, celle-ci s’était refroidie, mais pas partout. Pas chez les linguistes et «usagers de la langue» participant aux recherches du groupe «Etudes pour une rationalisation de l’orthographe française», collectif informel dont la réunion mensuelle est hébergée, cet après midi-là, par la DGLFLF. De ce discret cercle de réflexion fort de 28 membres et auquel contribuent d’éminents linguistes comme Micheline Sommant, auteure des dictées de Pivot et professeure à la Sorbonne, Michèle Lenoble-Pinson (université de Bruxelles) ou Annie Desnoyers (université de Montréal) est issue en octobre l’association Erofa, ouverte au plus grand public (1).

«Guillerète» et «zigounète»

«Pourquoi écrire "aquarelle"avec un e sans accent et deux l, mais "modèle" avec un e accentué et un seul l ? "Antenne" avec deux n, mais "arène" avec un seul n ? "Toilettage" avec deux t, mais "étage" avec un seul t ?» Bref, peut-on en finir avec cet arbitraire? C’est l’épineuse question à l’ordre du jour. Elle va engager deux heures de débats vifs. Le doublement de consonne après le e constitue l’une des grandes difficultés de l’orthographe, répondant à des règles compliquées assorties d’un régiment d’exceptions. Le collectif étudie une solution : opter systématiquement pour le e accentué. En vertu de quoi, 2 500 mots seraient modifiés, de «abérant» à «endéter», «guillerète» et «zigounète»… Déraisonnable ? Rationnel. «Comprenez bien, nous avait prévenu Claude Gruaz. Nous ne croyons pas au grand soir orthographique, à une réforme outrancière qui ferait hurler tout le monde et ne passerait jamais. Encore moins à un système phonographique, absurde ! Imaginez, on écrirait "porter", "portée", portées", "portai", "portait", "portaient" avec deux graphies : "porté" et "portè" ! Non, nous menons modestement des études pour voir s’il est possible de ra-tio-na-li-ser l’orthographe. C’est-à-dire renforcer, autant que possible, les régularités qui structurent l’écriture du français.» Un exemple ? «Le pluriel des noms s’écrit le plus souvent avec s. Mais parfois avec un x : "choux", "chevaux"… Il y a donc deux possibilités. Et bien, c’est une de trop !» Claude Gruaz a trouvé la métaphore : «L’orthographe du français est comparable au Paris d’avant 1850 : un ensemble de rues et d’impasses qui s’enchevêtrent et dans lesquelles on ne s’aventure jamais sans redouter un traquenard. Nous voulons remplacer ce dédale par de grandes avenues où l’on circulerait aisément.»

Jouer au baron Haussmann de l’orthographe suppose un travail d’orfèvre mené avec une prudence de chat tant les conservatismes sont grands, Claude Gruaz en est conscient. Il a passé sa vie à étudier la structure de l’orthographe française dans le laboratoire fondé par la grande historienne de l’orthographe, Nina Catach. A la retraite, il continue de ferrailler contre les pièges du français avec son réseau qui a le soutien de linguistes renommés comme Pierre Encrevé et André Chervel. Tous partagent une conviction, républicaine : la maîtrise de l’écrit est un levier de l’ascension sociale et celle de l’orthographe en est un rouage qui doit être accessible à tous. Or celle-ci chute en vrille depuis 1985, poursuivant une baisse amorcée un siècle auparavant, dans les années… 1880 (2). A cette époque, les disciplines enseignées sont diversifiées, réduisant de fait le temps dévolu à l’orthographe, ce qui répondait au vœu de modernisation de l’éducation exprimé par Jules Ferry. Le problème, c’est que l’écriture du français est restée l’une des plus difficiles au monde, et son apprentissage est bien trop chronophage.

Gruaz et ses compagnons ont de la peine «pour les pauvres gosses qui doivent apprendre tout cet embrouillamini», sans parler de l’obstacle que cette complexité représente pour les étrangers et le rayonnement de la francophonie. Ils s’agacent du conservatisme de ceux qui entretiennent l’idée d’une orthographe sacrée «patrimoine national»,irréformable, alors qu’elle l’a été maintes fois, avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, en 1878, l’Académie a simplifié les mots d’origine grecque en décidant que dorénavant il n’y aurait pas plus de deux lettres grecques dans un mot ! «Rhythme» est devenu «rythme». Merci…

Démarche expérimentale

Que faire aujourd’hui, alors que les «rectifications orthographiques», inspirées par Nina Catach et votées par l’Académie en 1990, peinent à s’imposer? Peut-on imaginer plus ambitieux ? «Nous soutenons ces rectifications qui constituent une réelle avancée,dit Claude Gruaz, mais nous voulons aller plus loin. Elles touchent à beaucoup de problèmes - pluriel des noms composés et des nombres, accents circonflexes, etc. - qui concernent un faible nombre de mots, 2000 environ. Notre position est inverse. Nous étudions un à un des problèmes qui concernent de nombreux mots, et nous tentons de résoudre chacun d’eux en proposant une règle qui ne supporte pas d’exception et qui soit compréhensible par tous.» Comment ? «Par une démarche expérimentale. On analyse chaque problème sous plusieurs angles : histoire, place dans le système orthographique contemporain, usage. On émet des hypothèses sur la façon de le régler, on les expérimente en les testant sur le corpus informatisé du Robert et on valide la plus cohérente.»

Le collectif rationaliste s’est courageusement attaqué à deux problèmes majeurs dont les solutions ont fait l’objet de deux fascicules publiés l’an dernier (3). Le premier porte sur les mots finissant en x et propose de remplacer cette lettre par un s. De «bateaus» à «chevaus» et «radieus», 2 990 mots rejoindraient alors l’usage général, comme le font «landaus» et «pneus». L’histoire du x appuie cette suggestion. Au XIIe siècle, on disait «les chevals» en faisant sonner le l comme un u, ce qui a donné «chevaus». Mais, on a bientôt écrit la terminaison «us» avec un signe qui ressemblait au x: «chevaus» devient «chevax». Puis on a rétabli le u, mais sans supprimer le x : «chevax» devient «chevaux»... Ensuite, par analogie, le x s’est collé à certains mots terminés par u ou i- «chaux», «houx», «généreux»,«prix», «choix».

Le second problème que s’est coltiné le petit cercle, c’est le doublement aléatoire de la consonne dans les féminins et les mots dérivés d’un autre mot. «Partisan» donne «partisane» avec un n, mais «paysan» donne «paysanne» avec deux n… «Le doublement de consonnes a diverses origines, explique Claude Gruaz. L’une d’elle tient à l’histoire : jusqu’au XVIe siècle, on prononçait "bon/ne". Pour transcrire cette prononciation, l’usage s’est imposé de doubler le n. Puis la diction a changé. On dit aujourd’hui "bo/ne", mais le double n est resté. Du moins dans certains dérivés puisqu’on écrit jardin et jardinet.»

Dans son livret consacré à la question, le collectif a proposé de supprimer ces doublements de consonnes, ce qui revient à écrire «rationel». Procédant avec une prudence méticuleuse, le petit cercle avait laissé à un examen ultérieur le cas de figure particulier des mots, nombreux, où le doublement de consonnes est précédé d’un e. Enlever un t à «cadette», par exemple, impose d’ajouter un accent sur le e, et de procéder à deux modifications. Justifié? Historiquement, sans nul doute : nombre de consonnes doubles après le e sont dues au fait que les premiers imprimeurs n’avaient pas d’accents dans leurs casses pour restituer le son é ou è… Après concertation, le groupe s’était accordé pour supprimer, là aussi, le doublement de consonnes. L’objet de cette réunion hivernale, rue des Pyramides, est d’en examiner l’impact dans ses ultimes détails.

«Un accent plat »

Supprimer une consonne et mettre un e accent, oui, mais lequel ? Grave ou aigu ? «Là vous allez avoir un débat, la prononciation n’est pas unifiée en France»,dit avec un fort accent du sud, l’ex-militaire Jean-Claude Anizan. Le linguiste Ange Bizet, barbe imposante et puits de savoir, observe que l’accentuation des voyelles diffère selon les générations et les régions : «Les anciens distinguent "âge" et "bache", "pâtes" et "pattes". En Picardie, on dit "rose" avec un o ouvert.»«Et si on remplaçait les accents par un accent unique, horizontal, comme le proposait Nina Catach ?»suggère Camille Martinez qui vient de finir sa thèse sur les variations des orthographes dans les dictionnaires contemporains. Un vent de révolution menace. «Un accent plat ? On n’en est pas là», conclut prudemment Claude Gruaz. Michel Alessio, de la DGLFLF, spécialiste des langues de France, opine.

La nuit est tombée, la séance est levée. Une règle a finalement été établie et envoyée aux partenaires belges, québécois et suisses avant la publication d’un nouveau fascicule à paraître ce mois-ci,. Et après ? «Les chercheurs proposent, les usagers disposent, dit Claude Gruaz. Il n’est pas déraisonnable de penser qu’ils prendront conscience que l’orthographe française pourrait être plus rationnelle, et donc à la portée d’un plus grand nombre d’écrivants.» En attendant, il se réjouit du courrier adressé à son groupe de travail par l’Académie française qui, saluant la création de l’association, note que les travaux d’Erofa«lui sont de la plus grande utilité pour nourrir sa réflexion». De la part de l’institution qui veille aux destinées de la langue française, c’est le frémissement d’une reconnaissance.

(1) Etudes pour une rationalisation de l’orthographe française aujourd’hui. http://erofa.free.fr (2) Selon une enquête de Manès et Cogis (2007). Lire aussi l’Orthographe en crise à l’école par André Chervel, Ed.Retz, 2008. (3) Les consonnes doubles, féminins et dérivés et le X final, Ed.Lambert-Lucas, Limoges, 2009."

et à écouter: http://www.liberation.fr/societe/06011320-l-orthographe-est-arbitraire-elle-colle-plus-a-nos-moeurs

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Bonjour,

Je vous écris pour vous signaler un article intéressant :

http://www.leparisien.fr/thiais-94320/agression-a-thiais-une-semaine-avant-le-proviseur-s-inquietait-16-02-2010-818024.php

Voilà ce qu'on demande aux profs : faire de la garderie

Écrit par : prof lycée Apollinaire | 18 février 2010

Nul n'ignore plus que ce qui est demandé à présent pour tenter de limiter les dégâts avec le succès que l'on voit, c'est de garder les élèves. Un master 2 est néanmoins obligatoire. Cherchez l'erreur.

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

Que sont-ils d’autre que de petits tyrans, ceux que nos conseillers municipaux appellent « jeunes des quartiers » ou « victimes de l’exclusion » ?

Ecrit par : Pierre Jourde

On ne dit plus "jeunes des quartiers", on dit "gorgé de soleil":

http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/14/776977-Trois-policiers-accusent-Ils-voulaient-nous-lyncher.html

Et on dit que la poésie se meurt...

Écrit par : yann | 18 février 2010

Bonjour,

Je vous écris pour vous signaler un article intéressant :

http://www.leparisien.fr/thiais-94320/agression-a-thiais-une-semaine-avant-le-proviseur-s-inquietait-16-02-2010-818024.php

Voilà ce qu'on demande aux profs : faire de la garderie
Ecrit par : prof lycée Apollinaire | 18 février 2010

Malheureusement, c'est le sens des derniers propos de Chatel, hier sur la Cinq (http://www.france5.fr/c-a-dire/). Alors que le journaliste lui,faisait remarquer que 11 surveillants pour 1500 élèves, c'était un peu dérisoire, il a répondu : "Mais il y a 180 profs aussi — autant d'adultes…" — ignorant sans doute que lesdits profs n'ont pas franchement cours en même temps, et que de surcroît ils sont dans leurs classes, pas aux abords des parkings et des gymnases.
D'autant que la sécurité, ce n'est pas exactement notre métier. À ce qui a été reporté, le prof de gym présent dans le gymnase est intervenu, et s'est pris une infusion de lacrymos — je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partir des forces de sécurité. Mais Super Chatel veut sans doute des super-Dupont comme profs — il a trop lu Gotlib quand il était jeune.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2010

je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partie des forces de sécurité. JPB

En même temps, c'est un peu logique. Quelle valeur a un prof qui ne transmet pratiquement plus rien et ne fait plus que de la garderie, occupation totalement déconnectée du diplôme ?
Je ne suis pas certaine qu'il gagne plus qu'un agent de sécurité ni même qu'un employé de banque. Toutes primes prises en compte bien sûr. Et attendons la réforme Royal, si jamais elle passe ! On risque de regretter Luc Chatel !

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

En même temps, c'est un peu logique. Quelle valeur a un prof qui ne transmet pratiquement plus rien et ne fait plus que de la garderie, occupation totalement déconnectée du diplôme ?

Bien sûr tous les profs et instits sont nuls sauf Nicolas et ceux qui font pareil!!!


Je ne suis pas certaine qu'il gagne plus qu'un agent de sécurité ni même qu'un employé de banque. Toutes primes prises en compte bien sûr.

Pour les agents de sécurité en tous cas, c'est faux, mais on peut baver ce qu'on veut quand on se sent si supérieur



Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Écrit par : Troll anti-Nicolas | 18 février 2010

Ce troll me rappelle furieusement Hervé de Strasbourg...

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

"AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"

Hélas, la plupart ( Assistants d'éducation, attention!) sont mous, compréhensifs, démagogauches, froussards et à la botte de CPE de la même eau polluée! Tout acte d'autorité juste mais sans concession fait passer pour un méchant, un autoritaire, un déficient en réflexion, un nerveux, une vieille carne, etc.

Il n'est pas question ici de trouver une voie médiane, ce qui peut dans certains cas être nécessaire, il s'agit clairement de deux manières de considérer les personnes et les situations, dont l'une à fait ses preuves et l'autre fait sa propre perte. En attendant on est professeur et "surveillant" quand on ne se défile pas devant ses principes - il y en a qui n'en ont pas: pour eux, se défiler est facile- et on dépense de l'énergie. Au prix des denrées périssables notre dépense énergétique est bien mal récompensée. Avec un Chef d'État qui ne veut pas comprendre la réalité de l'EN et un Gouvernement qui ne vaut guère mieux, on peut encore s'user.

Écrit par : Passant | 18 février 2010

Pour ma part, j'ose espérer que les décisions du gouvernement s'appuient sur les "remontées de terrain" des "groupes experts" de l'EN. D'ailleurs, depuis quand un homme politique prend des décisions ? Il ne fait qu'énoncer les conclusions de son équipe "technique".

Je suis encore naïf ? Certainement !

Écrit par : Joe | 18 février 2010

Pour ma part, j'ose espérer que les décisions du gouvernement s'appuient sur les "remontées de terrain" des "groupes experts" de l'EN. D'ailleurs, depuis quand un homme politique prend des décisions ? Il ne fait qu'énoncer les conclusions de son équipe "technique".

Je suis encore naïf ? Certainement !
Ecrit par : Joe | 18 février 2010

Joe serait-il membre du cabinet ? Tanneguy, sors de là, on t'a reconnu !
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2010

Joe serait-il membre du cabinet ? Tanneguy, sors de là, on t'a reconnu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010

Le cabinet ? C'est bien le dernier endroit où vous me verrez, je ferme toujours la porte.

Écrit par : Joe | 18 février 2010

On vous prolongera, Francis, vous le méritez !

Ecrit par : iPidiblue tour de vis | 17 février 2010
---
Je suis confus devant tant de gentillesse, iPidiblue. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Ce qui est bien avec le futur, voyez-vous Francis, c'est que ça reste le futur quoi qu'on fasse !

Ecrit par : iPidiblue la tour d'écrou | 17 février 2010
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Non, je ne suis pas sûr de bien voir, iPidiblue. Mais, en y réfléchissant, connaissant votre tournure d'esprit, je perçois une allusion à deux dictons populaires:
1. Demain on rase gratis
2. Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. (Je ne suis pas sûr de la formulation.)
Sans doute existe-t-il une kyrielle d'autres dictons de ce genre sur l'avenir. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Cabinet mis à part, que sont les "remontées de terrain"? Entre nous, dans les cabinets , ça descend, en général. Non?
Descente d'IPR pour réduquer les mauvais enseignants, pas les désobéisseurs seulement. Voyez la dernière livraison de la Quinzaine du SNALC.
De qui émanent-elles donc ces remontées? Dans le système "soviétoïde" actuel le mensonge remonte plus surement que la vérité. La Pravda ministérielle est tout de même gobée par bien du monde, y compris de celui de l'EN.

Quand on entend le ministre dire que la France est en retard pour l'équipement en ordinos de nos élèves, on comprend à quoi servent les économies à coups de suppressions de postes. Il faut être dans le mouv', hein? Avec des écrans, les morveux seront-ils moins à cran? Et leurs professeurs, planqués derrière? Et puis à quoi bon construire des collèges ou des lycées? Faisons nos cours depuis chez nous avec nos élèves connectés chez eux. On sera ben aise.

Temps d'abrutis! A tous les étages. Et ce n'est qu'un début.

Écrit par : Passant | 18 février 2010

J'ai une simple requête à formuler à Nicolas. Pourriez-vous distinguer votre pseudo du mien par autre chose que la majuscule ? Je remercie d'accepter de ne pas entretenir une confusion toujours possible.

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
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Allons bon ! Lequel des deux Nicolas est celui que je connais ?
Si vous n'êtes pas tous deux professeurs des écoles, ça aidera un peu. Sinon, trouvez quelque chose qui vous différencie clairement, surtout si l'un de vous est un homme. L'un de vous est mon enchanteresse... Non qu'il me déplairait d'en avoir deux (je parle d'enchanteresses), mais j'aimerais ne pas les confondre. Mais je doute que deux femmes prennent un tel pseudo. :-) N

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Qui veut aller casser la gueule de ce débile, puisque ça ne saurait être un délit ?

Ecrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010
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S'il est moins costaud que moi, je veux bien. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Mais Super Chatel veut sans doute des super-Dupont comme profs — il a trop lu Gotlib quand il était jeune.
JPB

Je n'avais pas lu ce post. Eh bien oui, les économies sont à ce prix! Rigueur budgétaire oblige. Et efficacité à moindre coût. Un petit accroc de temps en temps. On s'agite on cause dans les micros et puis ça passe. Faire machine arrière? Vous n'y pensez pas! C'est le progrès qui est en marche, on ne l'arrête pas. Et puis laisser râler les professeurs et faire comme si de rien n'était ou presque, c'est tout de même moins dur qu'un régime dictatorial. On a encore de la chance: on peut parler, s'exprimer. Même si ça ne sert à rien. Ou si peu.

Écrit par : Passant | 18 février 2010

Temps d'abrutis! A tous les étages. Et ce n'est qu'un début.

Ecrit par : Passant | 18 février 2010

C'est bien ce que mon angélisme voulait dire : comment prendre de bonnes décisions en se basant sur des constats biaisés ? Il suffit qu'un abruti bien placé affirme, étude bidon à l'appui, que la réussite de l'enseignement repose sur le taux d'équipement informatique et hop, action, plus de pc dans les salles de classe. Facile d'être ministre non ?

Écrit par : Joe | 18 février 2010

Ça n'arrive pas que chez nous :

Un prof tué pour des mauvaises notes
AFP 18/02/2010 | Mise à jour : 16:22

Le meurtrier présumé d'un enseignant dans un lycée professionnel aujourd'hui à Ludwigshafen est un ancien élève de 23 ans en colère pour avoir été mal noté par sa victime, a expliqué le procureur général de Frankenthal.

Ce meurtrier présumé, qui était armé d'un couteau et d'un pistolet d'alarme, a été rapidement arrêté au sein de l'établissement. "Comme motif, il a dit qu'il était très en colère contre ce professeur qui lui avait donné trop de mauvaises notes", a déclaré le procureur général de Frankenthal Lothar Liebig, lors d'une conférence de presse télévisée.

L'enseignant, âgé de 58 ans, a été retrouvé poignardé dans un escalier menant à une cave d'un bâtiment annexe de l'école. Il est mort sur place des suites de ses blessures.

Écrit par : Moot | 18 février 2010

L'auteur de la perle citée par Pierre Lariba, c'est bien entendu l'inénarrable Lubin ! Je m'en doutais, et je suis allée vérifier sur son blog. En fait il n'en est plus à une perle près.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2010

Il n'y a pas que chez nous!
Un prof tué pour des mauvaises notes
AFP
18/02/2010 | Mise à jour : 16:22 Réagir
Le meurtrier présumé d'un enseignant dans un lycée professionnel aujourd'hui à Ludwigshafen est un ancien élève de 23 ans en colère pour avoir été mal noté par sa victime, a expliqué le procureur général de Frankenthal.

Ce meurtrier présumé, qui était armé d'un couteau et d'un pistolet d'alarme, a été rapidement arrêté au sein de l'établissement. "Comme motif, il a dit qu'il était très en colère contre ce professeur qui lui avait donné trop de mauvaises notes", a déclaré le procureur général de Frankenthal Lothar Liebig, lors d'une conférence de presse télévisée.

L'enseignant, âgé de 58 ans, a été retrouvé poignardé dans un escalier menant à une cave d'un bâtiment annexe de l'école. Il est mort sur place des suites de ses blessures.

Écrit par : retraitée | 18 février 2010

Tiens, serions-nous deux à consulter le site du Figaro ?

Écrit par : Moot | 18 février 2010

"AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"

JBP

Et quel type de contrat? Ca existe des CPE ou des directions qui menacent de ne pas le faire renouveler, si l'adulte - qui bosse pour la vie scolaire ou l'aide sociale à l'intérieur du bahut - émet quelque avis contraire par rapport à la manière de faire: laxisme ou autre.

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Les surveillants (et surtout les "surveillants généraux", comme on disait jusqu'à ce qu'ils préfèrent être appelés CPE, qui est bien plus élégant apparemment…) des années 60 étaient souvent d'anciens militaires, retour de la guerre d'Algérie. Ils te vous mataient un lève en deux temps trois mouvements — en saisissant le récalcitrant par les petits cheveux, au niveau des tempes, et en soulevant tout en tordant. Irrésistible.
Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 février 2010

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
« "Mais il y a 180 profs aussi — autant d'adultes…" — ignorant sans doute que lesdits profs n'ont pas franchement cours en même temps, et que de surcroît ils sont dans leurs classes, pas aux abords des parkings et des gymnases.
D'autant que la sécurité, ce n'est pas exactement notre métier. À ce qui a été reporté, le prof de gym présent dans le gymnase est intervenu, et s'est pris une infusion de lacrymos — je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partir des forces de sécurité. »

Sans chercher à contredire, mais pour donner un autre point de vue :
Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut.
Je ne dis pas de monter au front pour s’interposer dans une rixe au couteau et à la batte de base-ball. Je suggère de faire remarquer aux élèves que l’autorité ne s’arrête pas à la porte de la classe. Je suis certain que l’heure suivante, EN classe, un collègue ou le même profiterait du petit recadrage lors d’un cri ou un coup de pied dans une porte.
Mais à quoi bon en causer ici…
Les participants à ce blog ont une autorité naturelle en classe, elle s’exprime tout aussi spontanément ailleurs.
Quand tous les autres n’ont aucune autorité dans leur classe, tout le monde en pâtit.

Écrit par : Stéphane | 18 février 2010

Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010

Et vous pensez que les personnels de direction voudront avoir affaire à des bonhommes et des femmes de cette trempe à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Je suis intervenu une fois dans la classe d'un collègue débordé — je passais dans le couloir, ça faisait un chambard de tous les diables, je me suis mis sur la pointe des pieds pour voir, les élèves (des Secondes) dansaient sur la table, le prof était assis, à son bureau, la tête entre ses mains. Je suis entré, ça s'est calmé. J'ai juste prévenu que j'étais à côté et que s'ils me dérangeaient encore, je venais me faire une fricassée de leurs couilles.
Eh bien, le collègue m'en a voulu à mort — c'est humain, notez… "Je m'en serais très bien sorti tout seul" — il était la risée des élèves, la fable de tout l'établissement.
Et une fis, je suis intervenu dans la cour (en collège), en giflant à la volée un élève qui venait de traiter un pion nord-africain de sale bougnoule. Pan — j'ai pas réfléchi, c'est parti, et j'ai la main assez lourde.
Ma foi, ça n'a fait aucune vague. Le gosse a ramassé ses dents, s'est excusé et il est parti.
Je crois que le pion aussi m'en a un peu voulu…
C'est toujours difficile, d'intervenir. Très difficile. Chacun est là avec sa sensibilité, ses certitudes. Il faudrait avoir les mêmes } et quand on voit ce que ce con de Lubin débite sur journaldecole — purée, ce mec, c'est lui qu'il faudrait dé - biter !

Écrit par : Abraxas | 18 février 2010

à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010

gné ?

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

Quand on parle de gifle, je crois que j'ai raconté l'histoire de cet homme engagé comme précaire qui gardait l'entrée d'un lycée. Un jour un garçon veut entrer et l'homme l'en empêche car il n'est pas de l'établissement, le jeune veut passer en force, le concierge le gifle.

Fin de l'histoire : le précaire a été viré. Alors si on engage des gens de 50 ans, il faudra les prévenir que dans l'Éducnat', on est dans un monde à part où le sens commun n'a pas cours ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010

à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010

gné ?

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Nicolas, pensez-vous vraiment qu'un(e) ancien(ne) militaire, qui a dû en voir d'autres... se laisserait imposer quoi que ce soit qu'il/elle trouverait stupide à ses yeux? Vous savez, toutes les choses stupides que nous devons faire jour après jour dans les bahut, en tant qu'adultes.

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Je ne dis pas de monter au front pour s’interposer dans une rixe au couteau et à la batte de base-ball. Je suggère de faire remarquer aux élèves que l’autorité ne s’arrête pas à la porte de la classe. Je suis certain que l’heure suivante, EN classe, un collègue ou le même profiterait du petit recadrage lors d’un cri ou un coup de pied dans une porte.
Mais à quoi bon en causer ici…
Les participants à ce blog ont une autorité naturelle en classe, elle s’exprime tout aussi spontanément ailleurs.
Quand tous les autres n’ont aucune autorité dans leur classe, tout le monde en pâtit.

Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
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Stéphane, êtes-vous professeur ?
Je suis professeur en retraite depuis dix ans. Il y avait un tel laxisme institutionnalisé dans mon lycée avec un proviseur pleutre, à la botte des élèves et des parents, quasi servile envers eux, et un chef de travaux qui marchait dans son sillage comme un toutou, que, dans les couloirs des ateliers, j'avais pris le parti de me taire en passant dans cet infâme désordre, de peur de voir certains grands imbéciles se rebeller et m'insulter - si ce n'est m'agresser - en toute impunité.
Déjà, en classe, je devais batailler ferme tous les jours pour avoir le silence en début d'heure de cours.
Je disais :"Messieurs, silence s'il vous plaît !" et je les regardais les uns après les autres dans les yeux jusqu'à ce que le silence s'établît, au besoin en tapant discrètement avec une règle sur mon bureau, à coups répétés. Une fois le silence obtenu, je commençais de parler. Il ne se passait jamais une minute sans qu'un imbécile (entre 17 et 23 ans) commençât à parler à son voisin en tournant la tête vers ledit voisin, ce qui me le faisait repérer aussitôt. Je cessais de parler tout aussitôt. Le silence se faisait tout aussitôt. Je répérais souvent le coupable et lui disais calmement :"Cela vous ennuierait-il de vous taire, Monsieur Untel ?" Soit le crétin se taisait humblement, soit il niait avoir parlé. Je disais alors :"Veuillez m'excuser." Et je reprenais mon cours.
Dans un classe de première, un jour, un élève me dit très poliment et naïvement:"Mais, Monsieur, les autres professeurs nous laissent parler pendant leurs cours !"
Je pensais à part moi que mes jeunes collègues (et parfois moins jeunes) baissaient les bras, mais me gardai de le dire. Je me bornai à répondre :"Faites comme vous voulez avec mes collègues, cela ne me regarde pas, mais ici, faites ce que je vous dis : taisez-vous quand je parle ! Ne vous a-t-on jamais dit qu'il était impoli de parler en même temps qu'un professeur ?" Et le crétin de dire ingénument que non !
"Eh bien, je vous l'apprends !"
Obtenir et maintenir le silence avec des cancres âgés est un combat de tous les instants.
Mais, dans les couloirs où des élèves sont avachis par terre, il vaut mieux passer son chemin en se faisant tout petit, croyez-moi.
Si les professeurs se risquent à faire régner l'ordre dans les couloirs et dans la cour du lycée, le ministre se frottera les mains : plus besoin de surveillants !
Il faut que vous compreniez, Stéphane, que, dès lors qu'on garde les élèves quoi qu'ils disent et fassent, un professeur n'a plus de prise sur eux, non seulement dans sa classe mais, surtout, hors de sa classe.
Il faut qu'un élève tue un professeur pour être exclu.
S'il se borne à le blesser, il ne sera pas exclu mais le professeur sera accusé par l'avocat de l'élève de l'avoir provoqué.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Lubin, Launay, déjà présents sur le blog de Davidenkoff époque “Libé”, jusqu’en février 2006. N’est-ce pas, Pedro ?
Si vous voulez les lire et les commenter, allez-y, mais épargnez-nous leur prose. Si on a envie, on saura où les trouver.

Écrit par : Stéphane | 18 février 2010

Cher Francis Penin,

Je suis un planqué.
Jamais je ne pourrais faire ce que vous avez fait : vous enfermer dans la cage, avec les apprenants.
Je fais des vacations dans des bibliothèques (rebaptisées ainsi par moi) de collèges et lycées.
J’y fais régner un silence propice à la lecture des Ducobu choisis par mes prédécesseurs, lorsque je dois cohabiter avec elles. Sinon, je les mets au placard. Les Ducobu, pas les collègues, lorsqu’elles sont en maladie ou en gestation.
Donc j’ai dans mes bibliothèques une paix royale, sauf quand un crétin vient avec ses apprenants faire de la pédagogie des œufs de Pâques : « on a caché un peu de savoir quelque part, à vous de le retrouver ! » et là, j’ai un aperçu de ce que vous subissez.
Du coup, comme je ne me gêne pas pour faire taire les casse-c. dans mon domaine, y compris en présence de leur accompagnateur-animateur-de-groupe-classe, j’ai besoin d’un peu d’action dans les couloirs…
Pour l’instant, ça va. On ne s’en prend qu’à ma porte : colle, boule de neige, danette au chocolat, encre…
Ca me donne l’occasion de nettoyer moi-même, ça ne me gêne pas, ou de causer avec les agents quand j’ai besoin de produits spéciaux. Je m’entends très bien avec eux.

Écrit par : Stéphane | 18 février 2010

Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel

Mots clés : Professions libérales, artisans, avocat, INSee

Par Olivier Auguste lefigaro.fr
18/02/2010 | Mise à jour : 15:21 Réactions (59) Les 173.000 professions libérales (hors médecins) ont gagné en moyenne 74.800 euros en 2007, selon l'Insee. Les femmes en revanche, y sont en moyenne payées 44% de moins que les hommes.

Avocats, experts-comptables, architectes... Les 173.000 professions libérales (hors médecins, qui sont presque deux fois plus nombreux) ont gagné en moyenne 74.800 euros en 2007, selon l'Insee. Il s'agit là de leur « revenu d'activité» (à titre de comparaison, précise l'Institut, cette notion se situe entre le revenu net et le revenu brut d'un salarié). Cette somme est supérieure au revenu d'activité des autres indépendants (commerçants, artisans...), qui atteint 31.000 euros par an, ou des cadres du privé (46.000 euros). L'Insee note que les professions libérales sont souvent très qualifiées, et que l'installation y est tardive, souvent après une période de salariat; la moyenne d'âge y est de 46 ans contre 42 pour les cadres du privé. Enfin, 8,5% des professions libérales déclarent un revenu nul, souvent dans les mois qui suivent leur installation.

Dans le détail, le droit est le domaine le plus lucratif : les huissiers atteignent 100.000 euros de revenu libéral annuel et les notaires 230000. Les avocats se « contentent » de 61.000 euros (70.000 en région parisienne, où se concentrent les avocats d'affaires). C'est aussi le domaine le plus féminisé parmi les professions libérales, avec 44% de femmes (et même 54% chez les moins de 45 ans).

Le revenu libéral atteint en moyenne 67.700 euros dans la finance (courtiers en assurance, gestionnaires de portefeuille...), où le niveau de diplôme est «très hétérogène», et 51.200 euros dans le domaine «conseil et cadre de vie» (38.300 dans le conseil informatique, 52.600 chez les architectes, 67.400 pour les géomètres ou encore 74.500 pour les comptables). Ces derniers métiers restent aussi les plus masculins.


Professions libérales : des inégalités salariales particulièrement marquées

Les écarts de rémunération entre homme et femmes sont particulièrement marqués parmi les professions libérales. Si en moyenne, le revenu des hommes est supérieur de 44% à celui des femmes, cet écart atteint 117% dans le domaine du droit ! A leurs débuts, les femmes travaillant dans le droit sont déjà payées 77% de moins que leurs pairs masculins. Et cette différence ne fait que se creuser avec le temps et l'expérience. Si l'écart est moindre dans d'autres professions libérales, il atteint cependant 47% en moyenne dans le conseil, et 82% dans la finance. Au total, l'ancienneté permet à un homme de multiplier son salaire par 2,3 en 25 ans, contre 1,7 seulement pour les femmes. Une différence que l'Insee impute essentiellement à la durée de travail des femmes, moins conséquente que celle des hommes.

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

que voulez-vous nous dire, Pendariès ?

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

que voulez-vous nous dire, Pendariès ?

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Absolument rien; pensez-vous que je veuille dire quelque chose?

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Je peux vous certifier, pendaries, que si mon fils avocat se faisait 1000 euros par mois, ce serait royal!
Il a passé le concours, pas comme rachida, et il était même major!
Tout le monde ne bosse pas à Paris et ne peut monnayer un carnet d'adresses!

Écrit par : retraitée | 18 février 2010

"Sans chercher à contredire, mais pour donner un autre point de vue :
Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut."
Dit Stéphane.


Mais c'est la majorité! Je suis outré par la "merdicité" de mes collègues. A part 2 ou 3. On est les "méchants chiants". C'est ça , aussi, l'EN. Une bande de nouilles et des gens qui, de guerre lasse - enfin, quelle guerre ont-ils livrée?- laissent tomber. "Laisse tomber, on s'en fout!" ...Et puis il y a la tribu des "faut comprendre", comme si, quand on met les points sur les i, on ne pigeait rien. Bande de c...!

Autre sujet: La sortie sur les professions libérales est inepte! Il faut être un fonctionnaire bien borné pour faire son miel avec de tels propos.
Ils "gâgnent" de l'argent. Beaucoup, hein? Eh bien allez-y , travaillez comme eux!
Réaction de l'envie à la vue basse.
C'est le même état d'esprit que ceux, prof. libérales, parfois, qui déblatèrent sur les professeurs. Eux aussi, les idiots libéraux-indépendants, n'ont qu'à venir faire un petit séjour dans nos asiles de dingues et de boiteux!

Écrit par : Passant | 18 février 2010

pensez-vous que je veuille dire quelque chose? Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010

Je vous crédite en effet de cette idée folle.

Écrit par : nicolas | 18 février 2010

pensez-vous que je veuille dire quelque chose? Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010

Je vous crédite en effet de cette idée folle.

Ecrit par : nicolas | 18 février 2010

Ben c'est très couillon... la seule chose à laquelle je pouvais penser, c'est: même niveau d'étude, pas même salaire; ah! la foi dans le service public, ça en fait faire des conneries... ce qui est aussi amusant, ce sont les réactions; vous ne dites rien, vous copiez-collez un article, et hop: le ça des autres s'exprime.

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

"même niveau d'étude, pas même salaire;(...) le ça des autres s'exprime."

C'est pauvre tout ça! Petit bout de la lorgnette. Comme si niveau avait un rapport avec responsabilité , risque,...
Je vois l'argument venir avec ses semelles de plomb: nous aussi on a des responsabilités et de plus en plus, et des risques on en court de plus en plus... C'est vrai! Mais la question est mal posée. Je n'ai pas envie d'expliquer ce que profession indépendante signifie. D'autre part tous ne se gavent pas.
Si c'est juste pour agacer ou pour faire avancer le "chlimblic, le chlili bic..." c'est sans intérêt.
On peut être professeur et conscient des situations autres que celles de la boutique EN. L'esprit fonctionnaire émanant de la cervelle plate m'agace. De ce point de vue c'est gagné!

Écrit par : Passant | 18 février 2010

On peut, au choix, être :
perplexe
agacé
hors-sujet
ou pratiquer le saute-penda

Écrit par : Gain de temps | 18 février 2010

On peut, au choix, être :
perplexe
agacé
hors-sujet
ou pratiquer le saute-penda

Ecrit par : Gain de temps | 18 février 2010

Je ne vous le fais pas dire!

Écrit par : Pendariès | 18 février 2010

Saute-penda, c'est chinois?


Fidèle à mon pseudo, je quitte le blog pour revenir de manière aléatoire.

La paix de l'esprit n'a pas de prix. Fonctionnaire ou libéral, c'est un lieu commun de le dire. La différence se manifeste dans la pratique, la manière de vivre. Beaucoup de gens pensent. Ils ne vivent pas.
Byyyyyy!

Écrit par : Passant | 18 février 2010

Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010

Et vous pensez que les personnels de direction voudront avoir affaire à des bonhommes et des femmes de cette trempe à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?

Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010


Pas faux. Régler le problème de la hiérarchie reste un préalable...

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 février 2010

Cher Francis Penin,

Je suis un planqué.
Jamais je ne pourrais faire ce que vous avez fait : vous enfermer dans la cage, avec les apprenants.
Je fais des vacations dans des bibliothèques (rebaptisées ainsi par moi) de collèges et lycées.
J’y fais régner un silence propice à la lecture des Ducobu choisis par mes prédécesseurs, lorsque je dois cohabiter avec elles. Sinon, je les mets au placard. Les Ducobu, pas les collègues, lorsqu’elles sont en maladie ou en gestation.
Donc j’ai dans mes bibliothèques une paix royale, sauf quand un crétin vient avec ses apprenants faire de la pédagogie des œufs de Pâques : « on a caché un peu de savoir quelque part, à vous de le retrouver ! » et là, j’ai un aperçu de ce que vous subissez.
Du coup, comme je ne me gêne pas pour faire taire les casse-c. dans mon domaine, y compris en présence de leur accompagnateur-animateur-de-groupe-classe, j’ai besoin d’un peu d’action dans les couloirs…
Pour l’instant, ça va. On ne s’en prend qu’à ma porte : colle, boule de neige, danette au chocolat, encre…
Ca me donne l’occasion de nettoyer moi-même, ça ne me gêne pas, ou de causer avec les agents quand j’ai besoin de produits spéciaux. Je m’entends très bien avec eux.

Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
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Cher Stephane,

Vous avez tout de même une idée assez précise de la situation. Il y aura dix ans que j'ai quitté cet enfer en juillet 2010. Je sais seulement que les choses n'ont cessé d'empirer dans le lycée où j'étais.
J'y suis arrivé en 1978 et c'était déjà la décontraction avancée chez les élèves d'alors.
Au fil des décennies les mauvais élèves sont devenus de plus en plus désinvoltes et irrespectueux.
Je crois que, maintenant, après avoir manqué de respect à tout le monde et à tout (à l'instruction surtout) ils en sont au point de ne plus ressentir de respect pour eux-mêmes.
Certains sont des épaves. J'en ai peu vu avant mon départ en 2000, mais il y en avait qui se dissimulaient tant bien que mal. (des drogués qui dormaient en classe à 8 heures et qui fichaient la paix aux professeurs). Certains de mes jeunes collègues en savaient plus que moi. J'avoue que cela ne m'intéressait en aucune façon. Cela était tu pudiquement et miséricordieusement dans les conseils de classe. L'hypocrisie était déjà de mise et n'a fait qu'empirer depuis.

J'ai vu des policiers en civil poursuivre dans la rue des élèves soupçonnés d'avoir de la drogue sur eux. Les élèves fonçaient vers le lycée où, une fois entrés, ils étaient tranquilles : les policiers n'avaient pas le droit d'entrer dans l'enceinte du lycée !
Je crois bien que, eux aussi, ont quelque peu baissé les bras.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010

Eh bien, le collègue m'en a voulu à mort — c'est humain, notez… "Je m'en serais très bien sorti tout seul" — il était la risée des élèves, la fable de tout l'établissement.

Ecrit par : Abraxas | 18 février 2010

C'est LE gros problème chez les collègues, souvent : un masochisme larvé ou expressément ouvert. Le tout mêlé de déni, de mensonge à soi-même et souvent, mais pas toujours, d'une forte dose d'idéologie libérale-libertaire/cucul-la-praline.

Écrit par : Manu | 18 février 2010

De Nicolas :
« Peut-être les angoisses de monchéri sont-elles ailleurs : dans l'absence de substance. Le temps qu'il faut passer en classe en en faisant le moins possible, le fait d'être assuré de passer quel que soit le résultat, c'est peut-être ça l'origine du problème... démotivant pour les meilleurs, pas motivant pour les pires. »

De mihailovich :
« quel est l'intérêt d'imposer une discipline draconienne tout en proposant dans le même temps des contenus et des programmes sans ambition, voire indigents »

De Francis Penin
« Je crois que, maintenant, après avoir manqué de respect à tout le monde et à tout (à l'instruction surtout) ils en sont au point de ne plus ressentir de respect pour eux-mêmes. »

Si seulement cette dernière citation pouvait s’appliquer aux profs !
Si seulement les profs pouvaient sentir leur illégitime assurance se dérober sous leurs pas ; alors, chancelants, ils commenceraient à se remettre en cause…
Malheureusement, la Scientologie de l’Education les enfle encore d’une nauséabonde fierté que les faits démentent obstinément.

Le déni, c'est bien résumé

Écrit par : Stéphane | 18 février 2010

Les dessous de la violence scolaire

Par Ivan Rioufol le 17 février 2010 13h12

Ces "profs" qui se lamentent parce qu'ils n'arrivent plus à se faire respecter des "gosses" sont les victimes d'un système égalitariste qu'ils ont pour la plupart cautionné. C'est bien l'Education nationale, bastion de la gauche défendu par la majorité des syndicats d'enseignants, qui a avalisé depuis quarante ans les réformes (conduites aussi par la droite suiviste) ayant abouti à vider l'autorité des maîtres, à ringardiser la discipline et à placer l'élève au centre d'un dispositif dévalorisant le savoir. Ce sont ces organisations progressistes qui, dans le même temps, ont applaudi la démentielle politique d'immigration consistant, depuis trente ans, à faire venir massivement des populations nouvelles sans se préoccuper de leur intégration. L'effondrement du système éducatif, miné par l'illettrisme et la violence, est le résultat de ces politiques irréfléchies qui valaient, à ceux qui les dénonçaient, d'être traités de réactionnaires...

"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes", a écrit Bossuet. On en voit l'illustration, avec l'affolement du monde éducatif qui a poussé le gouvernement, mardi, à convoquer des "états généraux de la sécurité à l'école". Encore faudrait-il que les vrais problèmes, liés à la perte d'autorité des enseignants et au rejet de l'école par certains jeunes issus "de la diversité", soient posés. Ce mercredi, dans Le Figaro, Eric Debarbieux, président de l'observatoire international de la violence à l'école, fait remarquer: "Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas dans l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France, on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école". Pourquoi?

Parlons clair: la violence scolaire est celle des "quartiers difficiles", comme l'a rappelé Jean-François Copé, ce matin sur Europe 1. C'est là que des familles, de culture musulmane, en viennent à se désolidariser du système scolaire à qui elles ont confié leurs enfants, selon un processus de rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration. Elle y écrit: "Ces parents sentent très vite que c'est par l'intermédiaire de l'école de la République que risque de s'opérer la transformation de leurs enfants. C'est la raison pour laquelle ils nourrissent envers elle une grande suspicion". Le rejet de l'école est, pour beaucoup, le rejet d'un modèle de société.

PS : Un lecteur me transmet cette déclaration (dont voici le lien) de l'anthropologue Dounia Bouzar, faite récemment sur la chaine publique France O, dans laquelle elle parle comme d'une évidence d'une prochaine "guerre entre les musulmans et les non musulmans" et du camp qu'alors elle choisira. Alors que les médias font beaucoup de foin avec les petites phrases, en voici une qui est passée curieusement inaperçue.


http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2010/02/ces-profs-qui.html#comments

Écrit par : Aux autruches | 19 février 2010

"Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut." - dixit Stéphane.

Vous m'avez appelé ? Me voici !

J'ai moi-même parfois tenté de calmer quelques jeunes crétins qui s'agitaient dans le couloir au point de perturber mon cours - sans doute est-la faute de murs et de portes mal conçus et trop minces pour filtrer le chahut. Ce fut généralement une très mauvaise idée ; dans les meilleurs des cas, mon intervention resta sans effet - sans doute est-ce dû à mon manque de charisme naturel - et à quelques reprises, sûrs d'une impunité dont ils auraient eu tort de douter, les jeunes crétins se sont ouvertement foutu de ma gueule.
Ma toute petite expérience tendrait donc à prouver qu'en milieu hostile, toute tentative d'intervention sur des élèves dont on n'a ni la charge immédiate ni la connaissance de leur identité constitue avant tout une occasion superflue de perdre une autre part de son tout petit peu d'autorité résiduelle. Alors bien sûr, de temps à autre, un état de mauvaise humeur passagère - à moins que cela ne soit un inavouable penchant pour les conduites à risque - me pousse encore à jouer les Don Quichotte, mais c'est une attitude déraisonnable : les moulins à vents sont en position de force...

Écrit par : Numéro 13 | 19 février 2010

« rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration. Elle y écrit: "Ces parents sentent très vite que c'est par l'intermédiaire de l'école de la République que risque de s'opérer la transformation de leurs enfants. C'est la raison pour laquelle ils nourrissent envers elle une grande suspicion". »

Insertion de quoi dans quoi ? Transformation de quoi en quoi ?
De maghrébin fier de l’être, en/dans un gloubiboulga-citoyen-de-l’Europe-ne-sachant-pas-parler-français ? Suspicion, elle dit ? Bon sens, certitude et lucidité, je dirais…

Cette fille est plus intelligente que l'extait ci-dessus. Voir le lien ci-dessous :

http://puzzledelintegration.blogspirit.com/archive/2010/01/07/soutien-total-a-la-conference-des-grandes-ecoles.html

Écrit par : Stéphane | 19 février 2010

« impunité (…) élèves dont on n'a ni la charge immédiate ni la connaissance de leur identité »
dixit Numéro 13

Parce qu’à partir du moment où ils sont + de 3 à faire de boxon, c’est la faute à l’organisation défaillante et au manque de moyens et alors on peut pu rien faire ? Parce que, comprenez bien, si on voulait tous les attraper, on a que 2 bras, n’est-ce pas, et le 3ème, il se sauve, alors comme on peut pas les traiter tous de façon égale, hé ben on les laisse tous partir en se foutant de notre gueule, c’est toujours mieux que de commettre une injustice, n’est-ce pas ?

Hé bien moi j’en chope un.
Un seul.
Et je l’emmène chez la chef ou la sous-chef.
Et j’exige de le sanctionner pour l’exemple. Aujourd’hui, c’est lui. Demain, ça sera un de ses potes. Et si la sous-chef me dit de lui donner une punition éducative, je lui réponds qu’elle se démerde parce que je veux bien culpabiliser pour un emmerdeur dont j’aurais la “charge immédiate”. J’estime par contre que je rends service à l’ensemble de la communauté scolaire en chopant l’emmerdeur dont je n’ai PAS la charge immédiate, et qu’à ce titre, la sous-chef peut bien assumer une part du boulot. Si ensuite elle est assez conne pour donner une punition “éducative”, ce qui dévalorise à la fois la portée de la sanction, et l’acte d’éducation en assimilant tout travail éducatif à une punition, c’est un autre problème, on peut pas tous les régler.
Et vous savez quoi ?
Maintenant, elle me dit : « c’est bon, amenez-les nous, on s’en occupe ».
Un seul à la fois.
C’est mieux que RIEN.

Écrit par : Stéphane | 19 février 2010

"Parce qu’à partir du moment où ils sont + de 3 à faire de boxon, c’est la faute à l’organisation défaillante et au manque de moyens et alors on peut pu rien faire ? Parce que, comprenez bien, si on voulait tous les attraper, on a que 2 bras, n’est-ce pas, et le 3ème, il se sauve, alors comme on peut pas les traiter tous de façon égale, hé ben on les laisse tous partir en se foutant de notre gueule, c’est toujours mieux que de commettre une injustice, n’est-ce pas ?
Hé bien moi j’en chope un.
Un seul.
Et je l’emmène chez la chef ou la sous-chef."

Vous savez cher Stéphane, je ne me soucierais absolument pas de commettre la moindre injustice en n'en attrapant qu'un seul parmi trois, quatre ou même quinze, je serais juste très contrarié de ne pas les avoir tous eus ; mais un à défaut de tous, ce serait déjà un bon score.

Malheureusement, le dur principe de réalité me pousse à ce triste constat : je n'ai tout simplement pas les moyens physiques d'en "choper" ne serait-ce qu'un seul et d'arriver à le traîner devant mon administration.

Écrit par : Numéro 13 | 19 février 2010

Rioufol citant Debardieux !

Elle est pas belle, l'alliance "conservateur libéral" de droite / pédago de gauche ? Une preuve de plus à joindre au dossier...

Et quand on sait que Rioufol déclare avoir "un faible" pour Claude Allègre, la boucle est bouclée...

Écrit par : Jeremy | 19 février 2010

Jérémy, c'est très juste… Mais nous savions déjà que ce n'est pas par hasard que libéral et libertaire ont une étymologie commune. La République est mal barrée, gueuse qu'elle est redevenue pour tant de gens…
JPB
PS. Numéro 13 (le département ? La déveine ?) soulève un point malheureusement crucial : la montée de la violence dans certains établissements impose presque de recruter des gros baraqués et des rombières à l'avenant. On n'en est pas là, l'EN a une prédilection, ces temps-ci, pour les jeunes filles fluettes et les Wah étroits d'épaules, comme dit à peu près Rosny Aîné : que voulez-vous qu'ils fassent contre des Kzamms mangeurs de chair hummaine — professorale si possible ?

Écrit par : brighelli | 19 février 2010

Ce matin dans LA MATINALE Canal + Maïtena Biraben découvre que "pire insulte à l'école, c'est INTELLO." Et les chroniqueurs autour de sa table de rire. Sauf un qui réplique : "L'exemple vient d'assez haut, quand même." Sourire figé de Maïtena, of course. No comment.

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Pour ceux que le lien entre langage et dyscalculie intéresse, site cité par le Figaro :
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES424-425E.pdf

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel

Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010

J'aimerais bien !!
Poujadiste, va ! ;O)))))

Écrit par : yann | 19 février 2010

Je vous ai découvert ce matin sur France Info...si je suis d'accord avec vous; je dois dire que votre échange sur la prise de Constantinople m'a fait bien rire...1498 pour le journaliste; 1451 pour vous ai-je entendu?

C'est 1453...dommage car je dois dire que cela m'a rendu sceptique sur vos arguments....mais l'erreur est humaine.

Écrit par : wemmersch | 19 février 2010

Source Wikipedia :"Au nom de la liberté d'opinion et d'expression, Ivan Rioufol a pris parti contre la loi Gayssot sur l'histoire et contre la loi pénalisant l'homophobie. Il a fermement soutenu l'intervention américaine en Irak en 2003, et plus généralement les positions de George W. Bush. Il est à l'inverse très critique envers Barack Obama[1]. Il reste généralement proche des néoconservateurs américains. Il a souvent pris position pour défendre la politique israélienne et pour dénoncer l'antisémitisme. Il défend des idées libérales.
Il s'oppose au communautarisme et plus particulièrement à la création d'un islam politique en France. Il veut, dans ses chroniques, pointer les défauts du modèle français d'intégration et le conformisme de la pensée unique[réf. souhaitée]. Il s'est opposé au projet de Constitution européenne, qu'il juge trop éloignée des nations et des peuples. Il porte un jugement critique sur les médias et leur suivisme.

Il critique la politique française au sujet de l'immigration, qui "serait responsable des trois quarts du déficit de la France" (citation de l'étude de Jean-Paul Gourévitch publié par Contribuables associés)."

On peut dire qu'il n'en est pas à sa première connerie mais, à bien y regarder, il y a plusieurs points ou j'aurais tendance à être d'accord avec lui. En tout cas, on sait pourquoi vous ne l'aimez pas, Jeremy.

Écrit par : Joe | 19 février 2010

Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel

Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Disons que j'en connais qui gagnent bien plus : voir du côté de certaines spécialités médicales.
Le généraliste de base, en secteur 1, qui a par ailleurs commencé à travailler assez tard, perçoit souvent bien moins (on parle ici de revenu net, n'est-ce pas ?), pour une retraite versée après 65 ans, et quelle retraite ! pour résumer, un agrégé hors classe retraité reçoit une pension plus importante qu'un médecin à 65 ans...
Et pour quelle fatigue au quotidien !

Pour les autres professions libérales, je ne me prononcerai pas car on m'a toujours dit qu'il fallait se taire quand on ne connaissait pas le sujet...

Écrit par : Garafignoux | 19 février 2010

Daniel Cohn-Bendit sur les "Quick" Hallal : "Et alors ?"

Franchement si vous voulez en attraper un, commencez donc par le rescapé de 68 ...

Écrit par : iPidiblue et la bouille à gifler en priorité | 19 février 2010

Le syndicat des professeurs d'histoire-géographie est scandalisé qu'on veuille supprimer le chapitre consacré à la civilisation arabo-musulmane pour le remplacer par un chapitre sur l'histoire médiévale européenne !
C'est tellement stimulant le mélange culturel ... et il n'y a pas un chapitre sur la civilisation des papous par hasard au programme ?

Écrit par : iPidiblue civilisation des papous | 19 février 2010

Qui trouvera encore à redire qu'on ne trouve plus que du hallal ?
Je me demande si la réaction/absence de aurait été la même si on ne proposait que du casher...

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Les dessous de la violence scolaire

Par Ivan Rioufol le 17 février 2010 13h12


"Ce mercredi, dans Le Figaro, Eric Debarbieux, président de l'observatoire international de la violence à l'école, fait remarquer: "Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas dans l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France, on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école". Pourquoi?"

Parlons-en du Brésil. Un collègue mien, d'une cinquantaine de balais - CGTiste, communiste, à fond pour la liste "Front de Gauche" de ma Région (ça c'est pour donner de l'acide aux gencives de quelques-uns ici) - est en ce moment à Rio, avec sa femme professeur de Portugais, dans une de ces favelas. L'Etat et la ville se sont désengagés de l'Ecole. Alors, ce que le service public se refuse à accomplir, des personnes privées (des grands-mères, des parents) se lancent dans le combat, avec peu de moyens, pendant que les mères tapinent et que les pères dealent, tuent. Je vous envoie un lien - en langue vernaculaire - où vous verrez un reportage sur l'école où aide bénévolement mon camarade:

Reportage en Portugais du Brésil sur escolinha tia percilia morro da babilonia.

http://rjtv.globo.com/Jornalismo/RJTV/0,,MUL1282709-9106,00.html

Écrit par : Pendariès | 19 février 2010

"Parlons clair: la violence scolaire est celle des "quartiers difficiles", comme l'a rappelé Jean-François Copé, ce matin sur Europe 1. C'est là que des familles, de culture musulmane, en viennent à se désolidariser du système scolaire à qui elles ont confié leurs enfants, selon un processus de rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration."

Ecrit par : Aux autruches | 19 février 2010


Profondément inexact.
Dans un système éducatif qui reproduit les inégalités sociales, d'abord au collège dit "unique" puis dans la ségrégation lycée général/Lycée Professionnel, on retrouve en réalité les mêmes problèmes partout, y compris dans des endroits réputés "calmes" (et sans immigration récente). Mais la focalisation sur les "quartiers difficiles" (et accessoirement sur les "musulmans") permet justement aux autruches qui sévissent dans des zones hors "banlieues" de cultiver le déni, d'entretenir leur réputation... et de garder la tête dans le sable.

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 février 2010

Entendu Jean Paul ce matin sur France Info interrogé sur la mémoire perdue des nouvelles générations; Très bonne performance sur le sujet, claire, précise, mais... cher Jean Paul vous avez été piégé.. La chute de Constantinople, c'est 1453 et non 1451 (cela dit c'est déjà mieux que l'abruti de journaliste avec son 1492 ou la naissance de l'écriture qu'il date juste de quelques centaines d'années...)

Écrit par : guedbralec27 | 19 février 2010

Ah, ma langue a fourché ! 10 mn que j'expliquais des évidences…
C'est quand même sidérant que l'on en soit arrivé là…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 février 2010

Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 février 2010

Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 février 2010

Ah bon, jusque là on n'avait inventé ni la chaise ni le tabouret, ou le canapé? Ah oui, on s'adossait, en tailleur, au tronc des arbres, comme saint-louis. C'est vrai.

Écrit par : Pendariès | 19 février 2010

1451, c'était le début du siège…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010

Et la vérité historique, on s'assied dessus ?

Écrit par : TotoWeininger | 19 février 2010

"C'est quand même sidérant que l'on en soit arrivé là…"
JPB

Je me demande d'ailleurs qui décide de sortir ces différents sondages ou enquêtes. Vous parliez de la génération presque fichue qui arrive dans vos prépas, moi j'assiste tous les jours à l'enterrement de leurs cadets. C'est bien pour ca que j'impose les résumés de mes leçons à apprendre par cœur par mes sixièmes. Ceux là, on peut encore -presque- les sauver pour moitié. Et ce journaliste qui continue à parler de la" fabrique DES crétins" en parlant de votre ouvrage.. encore un qui a tout compris...!

Écrit par : guedbralec27 | 19 février 2010

"Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB"

^^ pourquoi pas, en tout cas c'est l'année où Mhemed II devient roi et prépare aussitôt le siège.

Écrit par : guedbralec27 | 19 février 2010

Sur Le Post, le ministère de l'Éducation nationale répond aux inquiétudes liées à la suppression d'un cours consacré à la civilisation musulmane.


C'est Rue89, alerté par un de leurs lecteurs qui a révélé l'information.

"Si les nouveaux projets de programme sont adoptés, en septembre prochain, les futurs lycéens de seconde ne pourront plus étudier la civilisation musulmane en histoire-géo, disparue au profit de 'l'Occident chrétien médiéval'", écrivait le site hier jeudi.

Dans la ligne de mire?

Un cours intitulé "La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations", qui aborde les thèmes de l'occident chrétien, l'empire byzantin et l'empire arabe et les relations qu'entretiennents ces trois mondes.

Ce projet "ni tranché, ni figé", mais qui suscite déjà les inquiétudes.

"Ce cours a une portée civique. Il permettait une ouverture auprès d'élèves qui sont dans un monde fait d'ouvertures. C'est un thème qui était très porteur. En termes de connaissance comme en termes de savoir vivre, de civisme, de repères", explique Jean-Marc Fevret, de l'Association des professeurs d’histoire-géographie de l’académie d’Aix-Marseille, au micro de France Info.







Un cours sur le monde musulman remplacé par un cours sur l'occident chrétien? "Ce n'est pas tout à fait ça", nuance le ministère de l'Éducation nationale, joint par Le Post.

"D'abord, il faut savoir que le cours intitulé 'La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations' est facultatif. Au début de l'année, sur quatre cours, les enseignants doivent en choisir seulement trois", nous explique le ministère.

"Si le projet de programme est adopté, ce cours est remplacé par celui sur l'Occident chrétien médiéval. Mais parallèlement, on rendrait obligatoire un nouveau cours intitulé lui "De Constantinople à Istanbul: un carrefour de civilisations'', nous explique le ministère.

"Le monde musulman ne disparait pas donc pas du programme!", insiste notre interlocuteur.

Certes, il ne disparaît pas, mais...

Il occuperait une place moins importante. Si l'on en croit le projet (consultable ici), ce dernière cours ne durerait qu'une heure... contre un dizaine d'heures prévues pour "La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations".

La différence existe. Même si l'on considère qu'avec trois civilisations à traiter, la partie consacrée au monde musulman occupe un peu plus de trois heures...

"Les choses ne sont ni réglées, ni figées", nous répond le ministère de l'Éducation nationale.

"Les projets de programmes sont soumis, depuis le 27 janvier et jusqu'au 12 mars, à une consultation des professeurs. Rien n'empêche les enseignants de se manifester. Leurs retours seront pris en compte lorsque ces programme seront présentés devant le Conseil Supérieur de Consultation, qui émet des avis en vue de l'adoption du programme."

Et de continuer...

"Les programmes sont élaborés afin de prendre en compte les évolutions des programmes des autres classes, de la société, du monde. Il y a une vraie volonté de prendre en compte toutes les civilisations. "

Écrit par : iPidiblue civilisation des ignorances | 19 février 2010

Hier soir j'ai vu Dexter qui satisafait ses pulsions en supprimant les assassins en série (il les découpe en morceaux, c'est son péché mignon).
Je crois qu'il a encore du travail avec tous ceux qui veulent absolument découper en tranches l'histoire ...

Écrit par : iPidiblue civilisation des ignorants | 19 février 2010

her Jean Paul vous avez été piégé.. La chute de Constantinople, c'est 1453 et non 1451 guedbralec27

Sans vouloir vous offenser, guedbralec, wemmersch a fait cette remarque plus haut. Je suis souvent étonnée des redondances dans les remarques, qui indiquent que les intervenants ne lisent pas toujours ce qui s'est écrit avant leur propre intervention...

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Nicolas dit :

"Sans vouloir vous offenser, guedbralec, wemmersch a fait cette remarque plus haut. "

Je venais d'entendre l'interview et je suis allé directement aux commentaires. Pardon à Wemmersch!
Le sujet n'étant pas directement lié au thème du fil, je n'ai regardé la discussion qu'après.

Écrit par : guedbralec27 | 19 février 2010

Il est hallucinant de voir des collégiens et collégiennes porter des Tee-Shirt de propagande politique entrer librement dans les collèges et lycées ... on voudrait créer un climat de guerre civile en France qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

Les professeurs qui ont instrumentalisé si longtemps les élèves dans les luttes politiques des adultes qu'ils sont, portent une lourde responsabilité dans cette entrée du champ clos politique dans des endroits comme les établissements d'enseignement où il n'a rien à faire.

Je crois que les syndicats d'enseignants qui maintenant font appel à la police pour remettre l'ordre à la place du désordre qui règne en maître à l'Education nationale, dans quelques années réclameront l'armée pour mettre fin aux guerres civiles qu'ils auront eux-mêmes déclenchées.

Jolie avancée civilisationnelle ...

Écrit par : iPidiblue champ clos et guerre civile | 19 février 2010

Tiens c'est vacances à Paris !
Pour fêter ça, je me suis amusé à détourner une p'tite chanson... ces profs n'ont vraiment rien à faire !

Le professeur

J'me présente je m'appelle Henri
J'voudrais bien réussir ma vie
Être aimé
Être prof, pas gagner d'argent
Mais quand-même être intelligent
Mais pour tout ça
Il faudrait que j'enseigne à plein temps

Je suis prof, prof d'anglais LV1
J'veux faire des cours et que ça tourne bien
Tourne bien.
J'veux créer une séquence dans le vent
Un thème démago, consensuel et entraînant
Pour faire jaser dans les soirées
des autres enseignants

Et partout dans l'bahut
J'veux qu'on parle de moi
Que les collègues soit nues
Qu'elles se jettent sur moi
Qu'elles m'admirent qu'elles me tuent
Qu'elles s'arrachent ma vertu
Pour les anciennes de l'IUFM
Devenir une idole
J'veux que toute les nuits
Essoufflées dans leurs lits
Elles trompent leurs maris
Dans leurs rêves maudits

Pis après j'ferai des formations
Les stagiaires se prosterneront
Devant moi
Des conseils pour gérer sa classe
Que même les IPR embrassent
Et se lèvent pour prolonger le combat

Et partout dans l'bahut
J'veux qu'on parle de moi
Que les collègues soit nues
Qu'elles se jettent sur moi
Qu'elles m'admirent qu'elles me tuent
Qu'elles s'arrachent ma vertu

Pis quand j'en aurai assez
De rester leur idole
Je retournerai en classe
Comme dans les années folles
J'ferai pleurer mes yeux
Je ferai mes adieux
Et pis la rentrée d'après
Je recommencerai
(Bis)
Je me prostiturai pour la pédagogie
Les mecs du ministère
Diront que j'suis grillé
Que mes séquences puent la grammaire
Que j'fais bien d'arrêter
Brûleront mon auréole
Saliront mon passé

Alors je serais vieux
Et je pourrais crever
J'me chercherai un Meirieu
Pour tout me pardonner
J'veux mourir malheureux
Pour ne rien regretter
J'veux mourir malheureux...

Écrit par : dickens | 19 février 2010

"Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB"

1452 à tout casser, en 1451 le sultan Mourad décédait, c'est son successeur qui mena le siège.

"Dès le 28 août 1452, Mehmet mena sa garde devant les murs de la ville. Il y demeura trois jours pour étudier les défenses et déjà, décida des lieux où camperaient ses troupes avant l'assaut et où l'on dresserait les canons."
Jacques Heers Chute et mort de Constantinople

Écrit par : . | 19 février 2010

@Comme cela, en passant.


Réussir l'école numérique, Rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur la modernisation de l'école par le numérique, 02.2010.

Commentaire (Bernard APPY) :
Le rapport de la mission parlementaire du député Jean-Michel Fourgous a utilisé à plusieurs reprises les documents mis en ligne sur le site de “La 3e voie…”. Ce dernier figure d'ailleurs parmi les Ressources documentaires (p 315).

Il est vrai que “La 3e voie…” est très favorable à l’utilisation des outils numériques à l’école. D’autant qu’ils correspondent parfaitement aux pratiques de la pédagogie explicite. Le TNI (tableau numérique interactif), l’utilisation des ordinateurs portables, le recours à Internet grâce à une connexion haut débit (et bientôt très haut débit) sont des facteurs qui peuvent aider puissamment l’enseignement et les apprentissages.

Cela étant, l’installation du numérique à l’école devra se préserver des deux interprétations fallacieuses habituelles.

D’un côté, le numérique est réquisitionné à son de trompe par les constructivistes, au prétexte totalement douteux qu’il conviendrait à leurs pratiques pédagogiques. Pourtant l’utilisation du TNI dans une classe place les élèves dans une situation inverse au travail en groupes, aux conflits sociocognitifs et à la perte de temps. Grâce au TNI, l’enseignant explicite reprend sa place de transmetteur de connaissances et d’habiletés : il a un outil puissant qui focalise l’attention des élèves pendant le modelage, qui permet les interactions pendant la pratique guidée et qui offre des batteries d’exercices pour la pratique autonome jusqu’au surapprentissage.

A l’autre extrémité, les passéistes – comme à leur habitude – dénigrent systématiquement tout ce qui est nouveau. Certains veulent « débrancher » les écoles qu’ils jugent trop connectées à la vie du dehors, c’est-à-dire au monde moderne. Dans les années 60, ils s’en prenaient aux stylos à bille. Les malheureuses calculatrices ont eu droit elles aussi à leur procès à charge car elles empêcheraient les élèves de faire les quatre opérations. Aujourd’hui l’ennemi, c’est l’ordinateur qui serait responsable de la déconfiture de l’École. Rien de moins ! A l’inverse, pour un enseignant explicite de ce début de XXIe siècle, l’ordinateur est un outil devenu banal et les services qu’il peut rendre sont quotidiens, y compris sur le plan pédagogique.

Il manque encore des applications pour présenter les leçons, il faudrait numériser des documents et des exercices en grand nombre pour se passer des manuels, la maîtrise de l’informatique par les enseignants et par les élèves est encore insuffisante. Mais, à “La 3e voie…”, nous y travaillons et nos progrès sont rapides.

Écrit par : guy morel | 19 février 2010

Les malheureuses calculatrices ont eu droit elles aussi à leur procès à charge car elles empêcheraient les élèves de faire les quatre opérations.

Cité par : guy morel

En effet, elles empêchent les élèves de faire les quatre opérations. J'en connais qui la sortent pour faire 50/2 ou 27+4.

Écrit par : Moot | 19 février 2010

Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Vous voilà en accord avec Ségolène ?

Écrit par : dobolino | 19 février 2010

Nous ne sommes quand même pas les chèvres de Monsieur Seguin ...

Écrit par : iPidiblue la chèvre | 19 février 2010

Mon commentaire sur le blog de Luc Cédelle, qui m'a réprimandé, d'ailleurs...

"L’ordinateur et la calculette ne servent qu’à celui qui sait déjà bien lire, écrire et compter. Ces outils ne sont d’aucune utilité sinon, hormis pour jouer aux jeux vidéos.

Pour les politiques au pouvoir, les TICE et le B2i sont une belle façon de cacher le désastre scolaire en vendant au peuple ignorant de la “modernité”.

Pour les marchands de machines et de logiciels, c’est un fabuleux marché de plusieurs millions d’euros.

Pour les élèves, c’est une bonne façon de rédiger des TPE débiles à grands coups de copier / coller. La paresse est une grande vertu ; la malhonnêteté intellectuelle et le plagiat s’apprennent désormais à l’école.

Pour les pédagogues infantilo-progressistes, c’est une belle façon de se draper dans une “expertise pédagogique”… une de plus, allez !
Toujours plus d’images, de vidéos, peu ou pas de texte. Soyons pédagogues !

Pour les sociologues (cousins des pédagos), c’est une raison de plus d’affirmer que le niveau monte. Mais ils n’ont bien sûr jamais lu une copie d’élève de Terminale moyen…

L’apprentissage scolaire n’a pas à être directement utile ; il sert surtout à développer des capacités d’attention, de concentration et de réflexion. Il n’y a pas de compétence sans savoirs, alors que les savoirs portent en eux-mêmes la seule compétence utile : l’adaptabilité totale.
Brighelli sait bien lire et écrire, voilà pourquoi internet ne lui pose aucun problème. On ne peut pas en dire autant de nos élèves.

Un élève qui apprend a besoin de texte sur papier : cette matérialité est nécessaire pour fixer les apprentissages. Le texte sur écran s’efface, se copie, se colle, bref, se volatilise. Un tel support ne permet pas de fixer quoi que ce soit. Franchement, combien de lignes peut-on lire sur un écran avant d’avoir mal aux yeux ? Pas tant que ça.

Mais qu’importe, puisque tout cela est moderne. C’est tellement jouissif d’être dans le camps du progrès, du modernisme, de son époque ! De se laisser fasciner par l’écran, comme les enfants, jusqu’à l’aveuglement.

Agréable posture… n’est-ce pas, les pédagos ?
Vous me faîtes penser à Monsieur Homais, bête et fasciné."

Écrit par : dickens | 19 février 2010

@Le marteau sert à planter des clous...si on sait s'en servir !

http://www.3evoie.org/telechargementpublic/appy/fran27.pdf

Écrit par : guy morel | 19 février 2010

@ Pour des enseignants reproductibles

"Non seulement l’enseignant doit être un expert de l’action et l’interaction pédagogiques, mais cette maîtrise doit lui être accessible dès qu’il entre en fonction ; il ne doit pas attendre la fin de sa carrière pour enfin être efficace. C’est là que les analyses, études, méta-analyses entrent en jeu et deviennent des moyens pour améliorer les choses. Je maintiens que lorsque Rosenshine et ses collèges ont décidé de faire des observations à grande échelle des pratiques des enseignants réputés efficaces, qu’ils en ont tiré des modèles, lesquels ont à nouveau été passés au crible, cela est une contribution scientifique à l’amélioration des pratiques, autrement efficace que l’attente d’un hypothétique et non reproductible savoir d’expérience.”

Écrit par : guy morel | 19 février 2010

@ De quand ce texte ?

"Instruction générale sur l'éducation des élèves en matière d'environnement.
A une époque où la dégradation de son milieu de vie pose à l'homme des problèmes de choix déterminants pour son avenir, une éducation en matière d'environnement s'impose de toute évidence. Cette éducation répond par ailleurs au besoin généralement rencontré chez l'enfant et l'adolescent de comprendre la nature et le monde qui les entourent. Ainsi est-il apparu indispensable que l'école apporte aux élèves dès leur plus jeune âge et tout au long de leur scolarité, une formation qui leur permette de saisir les problèmes de l'environnement de façon intelligente et constructive.
Par environnement on entendra « l'ensemble, à un moment donné, des aspects physiques, chimiques, biologiques et des facteurs sociaux et économiques susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les activités humaines ».
Il s'agit d'un domaine très vaste qui s'étend à toutes les formes du milieu de vie. C'est pourquoi l'environnement ne peut en aucun cas constituer une nouvelle discipline. Il doit « imprégner » l'enseignement dans son ensemble. Toutes les disciplines apporteront donc leur contribution à cette action éducative. La diversité et la complexité des problèmes posés rendent en effet nécessaire cette opération. Celle-ci pourra d'ailleurs conduire, lorsque cela sera possible, à la réalisation en commun, par les élèves et plusieurs enseignants d'un projet d'étude pluridisciplinaire."

Écrit par : guy morel | 19 février 2010

« La faute d’accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l’ouvrage, je pense : “Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées.” À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010 »

Désolé, c’est mon ordinateur qui a fait la faute quand j’ai traduit Barzun ;)

C’est un auteur intéressant qui a écrit sur les pédagogies folles aux États-Unis. Un autre texte que j’avais traduit porte sur le prépostérisme, cette maladie des pédagogistes de « commencer là où l’enseignement devrait finir », en VO The Urge to be Preposterous. Ce mot veut dire absurde aujourd’hui mais son sens vient de praeposterus : « dans le mauvais ordre » :

http://www.sauv.net/barzun.php

Écrit par : Pierre Lariba | 19 février 2010

@ De quand ce texte ?
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010

Circulaire n° 77-300 du 29 août 1977
(Programmation et Coordination : bureau DGPC 9)
Texte adressé aux recteurs, aux inspecteurs d'académie, aux chefs d'établissement et aux directeurs d'école.
BO n° 31 du 8 septembre 1977

"Les directeurs d'école et les chefs d'établissement prendront les dispositions nécessaires afin de permettre les sorties des classes sur le terrain et de rendre possible une coopération entre les enseignants. Il est important en effet que les enseignants disposent de la liberté d'initiative qui donnera toute son efficacité à cette action éducative, dont le caractère pragmatique permettra aux élèves de confronter leurs connaissances à une expérience vécue et de faire ainsi l'apprentissage de leurs responsabilités face à leur propre milieu de vie."

"Cette découverte se fera si possible grâce à la transplantation de la classe dans des structures d'accueil favorables à l'initiation à l'environnement. Ce dépaysement et la totale disponibilité provoqués par cette mutation permettront en effet à l'élève, dans la plupart des cas, d'avoir une vision plus clairvoyante et plus critique de son milieu habituel de vie."

...

Écrit par : TotoWeininger | 19 février 2010

Et un de plus!

Un enfant de 12 ans a menacé cinq de ses camarades avec un couteau suisse, jeudi midi dans une école primaire de Chennevières (Val-de-Marne).

C'est un parent après avoir entendu les déclarations de son enfant dans la soirée qui est allé porter plainte au commissariat. Les policiers ont alors appelé la directrice de l'école qui a confirmé l'incident.

Celle-ci a tout de suite indiqué qu'un surveillant était intervenu pour saisir l'arme. Dans la foulée tous les élèves avaient été rassemblés et au total cinq enfants ont déclaré avoir été menacés. Au final, quatre parents sont allés porté plainte.
Le père de l'auteur présumé des menaces a au même moment signalé la disparition de son enfant, celui-ci se serait échappé de l'école après les cours pour rejoindre de la famille à Vitry-sur-Seine. Ce vendredi, il a réapparu et son père l'a amené au commissariat de Chennevières où il il est actuellement entendu par la police. Malgré son âge avancé, il suivrait sa scolarité dans l'école primaire où s'est déroulée la scène.

Il est temps que les vacances arrivent. Et bon courage à ceux qui reprennent le collier lundi.

Écrit par : retraitée | 19 février 2010

IMPRESSIONNANT ! Chez Denizot, Joseph Macé Scarron (Marianne) au sujet de la violence scolaire (je cite de mémoire) : Ce que personne ne dit c'est que les fédérations de parents d'élèves sont peut-être les lobbies les plus nocifs dans l'Education Nationale.
Alain Duhamel : il faut apprendre aux parents à respecter les professeurs.
Thomas Legrand n'a rien renié de ces deux assertions du plus élémentaire bon sens qui font du bien quand on les entend formuler.

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Alain Duhamel est un con : il faut apprendre aux parents à respecter les professeurs. Et comment fait-on ? Ce genre de voeu pieu à la con ne sert à rien.

Il faut que les pauvres s'enrichississent.
Il faut que les malades guérissent.
Il faut apprendre au voleurs à ne plus voler.
Il faut apprendre aux violeurs de ne plus violer.
Je peux continuer à l'infini et tout le monde trouvera que j'ai bien raison. !

Quelle blague

Écrit par : Florence | 19 février 2010

Dans le Figaro :

La schizophrénie des profs

PAR ÉRIC ZEMMOUR
19/02/2010 |

Ils défilent. Ils manifestent. Ils se plaignent. Ils exigent. Révolte de routine ? Non, sire, une révolution. Les profs manifestent pour la sécurité. Ils se plaignent de la violence. Ils exigent de la répression. Certes, ils croient encore naïvement que l'arrivée de surveillants supplémentaires sera la solution miracle. On n'efface pas toute trace de pensée magique d'un trait de plume. Mais il faut se souvenir qu'il y a vingt ans leurs aînés parlaient de «sentiment d'insécurité»; et traitaient de «fascistes» et de «racistes» tous ceux qui dénonçaient la montée de la violence à l'école. La culpabilité coloniale hantait ces bons apôtres. La culture de l'excuse sociale était une seconde nature. Encore aujourd'hui, d'éminents sociologues nous expliquent que les jeunes enfants d'immigrés se sentent exclus d'une école faite pour les Blancs. Leur enseigner Molière et Louis XIV les «humilie». Les profs, comme toute la gauche, sont schizophrènes : ils croient en l'émancipation par la culture et ne peuvent se défaire de ces fadaises victimaires. Ils voient qu'une immigration continue depuis trente ans sape leurs efforts d'intégration et militent avec le RESF (Réseau Education sans frontières) contre les expulsions d'enfants de sans-papiers. Ils constatent, en Seine-Saint-Denis par exemple, que la plupart de leurs élèves n'ont pas le niveau de l'enseignement général, mais défendent encore le collège unique. Ils veulent imposer leur autorité, transmettre leur savoir, et appliquent le slogan de leurs maîtres des IUFM : « L'enfant au cœur du système. » Entre la réalité qu'ils vivent et l'idéologie qu'ils récitent, ils ne savent plus où ils habitent. C'est toute la gauche - médiatique, intellectuelle, politique - qui connaît un semblable désarroi. Et donc notre pays puisque, depuis la Libération, l'Education nationale a été sous-traitée par tous les gouvernements aux syndicats d'enseignants.

Écrit par : Que faire ? | 19 février 2010

bon histoire de vous montrer ce qu'écoutent mes élèves je me permets de copier ce lien (âme sensible s'abstenir) :

http://www.dailymotion.com/video/x4dpmh_morsay-feat-lim-truand-2-la-galere_music

allez courage !

Écrit par : exTC | 19 février 2010

Il a raison George! De plus en plus de personnes que je connais qui ont voté toujours à Gauche vont glisser leur bulletin pour lui:

Frêche: ce qu'en dit Dany...
Daniel Cohn-Bendit (Verts) a estimé que «ce qui se passe dans les sections socialistes» en Languedoc-Roussillon est «à pleurer». «Le fréchisme, c'est du Mussolini. C'est incroyable, vous allez voir, Georges Frêche va mettre des statues de Lénine et de Mao dans le Languedoc-Roussillon. Ce type a complètement dérapé». Il faut «appeler et créer une nouvelle culture politique» dans cette région.


Constituer un Front républicain contre le président sortant et candidat Georges Frêche (divers gauche) ne voudrait «rien dire parce que la droite» dans cette région, «c'est la même chose que le fréchisme, c'est le système Blanc», considère le chef de file d'Europe Ecologie, en allusion à l'ancien président du conseil régional Jacques Blanc (UMP) qui avait fait alliance avec le FN.



... et la réponse de Frêche
La réponse de Georges Frêche à Daniel Cohn-Bendit est tombée en fin d'après-midi. Dans un communiqué titré: «Non à l'indignation sélective», le président sortant de la région Languedoc-Roussillon déclare: «A 8h15 ce matin sur LCI, monsieur Cohn-Bendit m’a comparé à un dictateur qui a fait plusieurs millions de victimes. A 17 heures, à l’heure où j’écris ces lignes, aucun responsable politique n’a condamné ce dérapage verbal. Si j’avais prononcé une telle phrase, nul doute que toute la France bien-pensante aurait poussé des cris d’orfraie.
L’indignation est donc sélective. A trois semaines d’un scrutin décisif pour l’avenir de notre région, je tiens à répéter que le Languedoc-Roussillon n’est pas un paillasson.»


http://www.liberation.fr/politiques/0101620325-cohn-bendit-le-frechisme-c-est-du-mussolini

Au moins, tous les lycéens auront leur ordinateur portable à la rentrée! Hé hé

Écrit par : Pendariès | 19 février 2010

Florence, vous êtes très énervée ce soir. Le comment on fait vient après le fait d'oser le dire clairement, à haute et intelligible voix et de l'écrire dans un média quel qu'il soit pour que cela finisse par devenir une évidence. A ce moment-là se posera la question du comment. Mais nous n'en sommes hélas pas encore là.

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

"Cette découverte se fera si possible grâce à la transplantation de la classe dans des structures d'accueil favorables à l'initiation à l'environnement. Ce dépaysement et la totale disponibilité provoqués par cette mutation permettront en effet à l'élève, dans la plupart des cas, d'avoir une vision plus clairvoyante et plus critique de son milieu habituel de vie."

...
Ecrit par : TotoWeininger | 19 février 2010

Ce qui prouve que les Verts ont une sacrée ascendance.

Écrit par : guy morel | 19 février 2010

Le deuxième mois de l'année n'est pas encore bouclé que France Télécom accuse son sixième suicide. Il figurait sur la liste orange des entreprises ayant entrepris un travail sur le stress... quel succès !

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

"bon histoire de vous montrer ce qu'écoutent mes élèves je me permets de copier ce lien (âme sensible s'abstenir) :

http://www.dailymotion.com/video/x4dpmh_morsay-feat-lim-truand-2-la-galere_music

allez courage !

Ecrit par : exTC | 19 février 2010
"

Ce n'est pas dénué d'énergie à défaut de poésie.

Écrit par : On s'en bat LC | 19 février 2010

nicolas
si vous croyez que c'est avec des incantations que les parents respecteront les profs, vous vous trompez. Les incantations de Duhamel et d'autres, à la TV, à la radio n'y feront rien.
Si on veut vraiment que les profs soient respectés, ce n'est pas en le répétant à l'infini, c'est en changeant le système. Si les profs étaient respectés par leur institution, si cette dernière leur redonnait du pouvoir, les gens respecteraient les profs. Qu'on remettent les professeurs sur des estrades, qu'on leur rende le pouvoir de dire non au passage, qu'on leur rende le pouvoir de mettre des mauvaises notes etc.

Nicolas, les gens ne respectent que la force. C'est ainsi depuis la nuit des temps.

Au lieu de cela, l'institution, nulle à chier en matière de ressources humains, ne sait faire que casser des gens aussi valables que Robin, Zorglub et tant d'autres.

Écrit par : Florence | 19 février 2010

Moi, je sais ce que je vais faire après avoir été prof: Georges Frêche!

Écrit par : Pendariès | 19 février 2010

Entendu sur France Info : les enfants ne sauraient plus rien par coeur à cause des ordinateurs... Constantinople tombe quand ? En 1451 selon M. Brighelli... En 1453 selon les incultes du multimédia comme moi ;)

Écrit par : Babar | 19 février 2010

Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Vous voilà en accord avec Ségolène ?

Ecrit par : dobolino | 19 février 2010
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Ségolène est ce qu'elle est, mais pour le coup JP Brighelli a raison. Les gros durs qui font chier tout le monde, pourquoi ne pas les confier aux militaires ou anciens militaires car finalement qui sait mieux faire pour redresser les gros cons qui font chier tout le monde ?
Si vous avez meilleure proposition, surtout n'hésitez pas

Écrit par : Florence | 19 février 2010

J'ai enseigné dans des collèges du Cantal où beaucoup d'élèves provenaient de milieux sociaux défavorisés.
Je n'ai jamais constaté les violences hors normes que vous decrivez. Que se passe-t-il exactement chez vous là-bas?

Écrit par : brindamour | 19 février 2010

J'ai enseigné dans des collèges du Cantal où beaucoup d'élèves provenaient de milieux sociaux défavorisés.
Je n'ai jamais constaté les violences hors normes que vous decrivez. Que se passe-t-il exactement chez vous là-bas?

Écrit par : brindamour | 19 février 2010

"Moi, je sais ce que je vais faire après avoir été prof: Georges Frêche!"

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010

Mais il est prof, Frèche !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2010

"Frêche", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 février 2010

Ecrit par : Florence
« pourquoi ne pas les confier aux anciens militaires car finalement qui sait mieux faire pour redresser les gros cons qui font chier tout le monde ?
Si vous avez meilleure proposition, surtout n'hésitez pas »

Ils ont déjà trouvé, merci pour eux.
“les gros cons qui font chier tout le monde” ont compris avant vous qu’après le collège unique et le LP aux machines vétustes pour les qualifier en futurs chômeurs avec un diplôme de pq, ils pouvaient trouver un encadrement plus sérieux à l’Armée.
A leur grande satisfaction, ils ont enfin trouvé par une rigueur et une discipline dont ils étaient demandeurs, et que leurs petits frères chercheront encore longtemps à l’Education Nationale.

Écrit par : Stéphane | 19 février 2010

(par eux-mêmes...)

Écrit par : s | 19 février 2010

Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 201
Vous êtes encore mieux placé que moi pour savoir qu'en la matière ces "puissants" sont des nains politiques, qui font seulement quelques ronds à la surface de l'eau et puis s'en vont. Sans doute parce qu'il était du sérail et a su finauder mieux que ses prédécesseurs, Darcos fut caïman le seul en trente ans à être parvenu à déjouer quelques manigances de la Nomenklatura. A l'impossible nul n'est tenu. Le système est bien bouclé par ces khmers rouges.

Par ailleurs, mes copains ont tous changé de crèmerie, sauf celui qui est chez Fillon, où l'éducation est le pré carré de son collègue JB Carpentier, ex-recteur de Rennes. No comment. Un autre, comme il se doit, n'a eu que la rue à traverser, comme son patron et la troisième, tiens, elle peut peut-être vous intéresser à un autre titre, puisque maintenant elle s'occupe du "dossier" corse, place Beauvau.

=================================
Dans la compétition pour le prix du post le plus débile, voici deux candidats hors concours :

L'anti-Américain de base dépasse le mur du çon et se croit malin en postant cette foutaise:
"""Je sens que cadichon va jouir:
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/02/comment-d%C3%A9penser-moins-supprimer-la-terminale.html
Ecrit par : US go home | 16 février 2010


Il est ex-aequo au palmarès avec Mélenchon, un autre chantre anti-libéral tout aussi sous-hypoprimaire, qui puise au sempiternel tonneau de schémas explicatifs, aussi bidons que poussiéreux. En accusant la droite de vouloir privatiser l'éducation en la mettant au pain sec et à l'eau, pour asservir le peuple et subordonner l'école aux besoins de l'économie capitaliste, il ne fait que s'approprier une des antiennes les plus éculées du discours socialiste, qui n'en est pas avare. Comme Mélanchon aujourd'hui, Mitterrand, alors Premier Secrétaire, énonçait ce lieu commun caricatural -tout aussi anachronique en pleine guerre froide-, dans sa préface du "Plan socialiste pour l'Éducation nationale"(Flammarion 1978). Il y accusait la droite "d'avoir été incapable, depuis un siècle (sic), de présenter un projet éducatif dont l'objectif serait d'élever le degré de formation des masses populaires. Mais pourquoi le ferait-elle? .../... Elle s'est toujours défiée de l'école et de ses maîtres, craignant qu'une grande richesse du savoir ou le maniement de l'analyse critique puisse conduire la jeunesse à s'interroger sur l'ordre des choses."

À lire ces deux phares de la pensée socialiste, on prend la mesure du naufrage de l'intelligence de l'élite politique d'un pays où la gauche tient l'enseignement en otage depuis la Libération. Elle a bel et bien déserté le débat public, et tout particulièrement celui sur l'éducation, quand un élu socialiste accuse encore aujourd'hui la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre.../... On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os.../... J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire "l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée".../...Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école.../... Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation.../... La violence de la société entre dans l'école.../... Les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".

Version courte: l'illettrisme et la violence scolaire, c'est la faute de la droite qui veut privatiser l'école pour asservir le peuple.

Ce florilège de foutaises fut aimablement fourni pour notre édification par : Moot | 16 février 2010 pour, nous dit-il (resic) "Recentr(er) le débat avec cette dépêche AFP"

Un pays a les élus qu'il mérite. L'admission de l'existence de la violence scolaire est un progrès considérable car il y a seulement 5 ans la gauche encensait encore et offrait de gros tirages aux sociologues qui prétendaient que l'illettrisme et la violence scolaire étaient de pures inventions concoctées par les ennemis de l'école, et notamment les journalistes, et de droite oeuf corse, car la gauche seule, comme chacun sait en est le héraut.

Je vous renvoie à deux ouvrages dont les titres donnent à eux seuls la mesure de l'imposture:
"L'invention de l'illettrisme", de Bernard Lahire, (1999), ré et "L' invention de la violence scolaire" de Béatrice Mabilon-Bonfils (2005)

Au pays de Candy, où Viviane Forrester et Thierry Meyssan font de plus gros tirages encore que ces deux bouffons, comment s'étonner que personne, et en premier lieu le ministre de l'EN, ne parvienne à faire ce que commande le bon sens: marche arrière toute, pour rendre l'école à l'école.

)))))))))))))))))))))))))))))))))))
Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.

Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.

Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.

Écrit par : Cadichon | 19 février 2010

Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 201
Vous êtes encore mieux placé que moi pour savoir qu'en la matière ces "puissants" sont des nains politiques, qui font seulement quelques ronds à la surface de l'eau et puis s'en vont. Sans doute parce qu'il était du sérail et a su finauder mieux que ses prédécesseurs, Darcos fut caïman le seul en trente ans à être parvenu à déjouer quelques manigances de la Nomenklatura. A l'impossible nul n'est tenu. Le système est bien bouclé par ces khmers rouges.

Par ailleurs, mes copains ont tous changé de crèmerie, sauf celui qui est chez Fillon, où l'éducation est le pré carré de son collègue JB Carpentier, ex-recteur de Rennes. No comment. Un autre, comme il se doit, n'a eu que la rue à traverser, comme son patron et la troisième, tiens, elle peut peut-être vous intéresser à un autre titre, puisque maintenant elle s'occupe du "dossier" corse, place Beauvau.

=================================
Dans la compétition pour le prix du post le plus débile, voici deux candidats hors concours :

L'anti-Américain de base dépasse le mur du çon et se croit malin en postant cette foutaise:
"""Je sens que cadichon va jouir:
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/02/comment-d%C3%A9penser-moins-supprimer-la-terminale.html
Ecrit par : US go home | 16 février 2010


Il est ex-aequo au palmarès avec Mélenchon, un autre chantre anti-libéral tout aussi sous-hypoprimaire, qui puise au sempiternel tonneau de schémas explicatifs, aussi bidons que poussiéreux. En accusant la droite de vouloir privatiser l'éducation en la mettant au pain sec et à l'eau, pour asservir le peuple et subordonner l'école aux besoins de l'économie capitaliste, il ne fait que s'approprier une des antiennes les plus éculées du discours socialiste, qui n'en est pas avare. Comme Mélanchon aujourd'hui, Mitterrand, alors Premier Secrétaire, énonçait ce lieu commun caricatural -tout aussi anachronique en pleine guerre froide-, dans sa préface du "Plan socialiste pour l'Éducation nationale"(Flammarion 1978). Il y accusait la droite "d'avoir été incapable, depuis un siècle (sic), de présenter un projet éducatif dont l'objectif serait d'élever le degré de formation des masses populaires. Mais pourquoi le ferait-elle? .../... Elle s'est toujours défiée de l'école et de ses maîtres, craignant qu'une grande richesse du savoir ou le maniement de l'analyse critique puisse conduire la jeunesse à s'interroger sur l'ordre des choses."

À lire ces deux phares de la pensée socialiste, on prend la mesure du naufrage de l'intelligence de l'élite politique d'un pays où la gauche tient l'enseignement en otage depuis la Libération. Elle a bel et bien déserté le débat public, et tout particulièrement celui sur l'éducation, quand un élu socialiste accuse encore aujourd'hui la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre.../... On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os.../... J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire "l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée".../...Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école.../... Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation.../... La violence de la société entre dans l'école.../... Les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".

Version courte: l'illettrisme et la violence scolaire, c'est la faute de la droite qui veut privatiser l'école pour asservir le peuple.

Ce florilège de foutaises fut aimablement fourni pour notre édification par : Moot | 16 février 2010 pour, nous dit-il (resic) "Recentr(er) le débat avec cette dépêche AFP"

Un pays a les élus qu'il mérite. L'admission de l'existence de la violence scolaire est un progrès considérable car il y a seulement 5 ans la gauche encensait encore et offrait de gros tirages aux sociologues qui prétendaient que l'illettrisme et la violence scolaire étaient de pures inventions concoctées par les ennemis de l'école, et notamment les journalistes, et de droite oeuf corse, car la gauche seule, comme chacun sait en est le héraut.

Je vous renvoie à deux ouvrages dont les titres donnent à eux seuls la mesure de l'imposture:
"L'invention de l'illettrisme", de Bernard Lahire, (1999), ré et "L' invention de la violence scolaire" de Béatrice Mabilon-Bonfils (2005)

Au pays de Candy, où Viviane Forrester et Thierry Meyssan font de plus gros tirages encore que ces deux bouffons, comment s'étonner que personne, et en premier lieu le ministre de l'EN, ne parvienne à faire ce que commande le bon sens: marche arrière toute, pour rendre l'école à l'école.

)))))))))))))))))))))))))))))))))))
Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010

Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.

Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.

Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.

Écrit par : Cadichon | 19 février 2010

Frustration ! Un long post de Cadichon, me dis-je, longue lecture régalante en perspective. Que nenni ! On devrait vous punir pour tromper ainsi le lectorat de beau nez. A l'avenir, ne cliquez qu'une fois sur "envoyer", c'est sensible !

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Ils ont déjà trouvé, merci pour eux.
“les gros cons qui font chier tout le monde” ont compris avant vous qu’après le collège unique et le LP aux machines vétustes pour les qualifier en futurs chômeurs avec un diplôme de pq, ils pouvaient trouver un encadrement plus sérieux à l’Armée.
A leur grande satisfaction, ils ont enfin trouvé par une rigueur et une discipline dont ils étaient demandeurs, et que leurs petits frères chercheront encore longtemps à l’Education Nationale.

Ecrit par : Stéphane | 19 février 2010
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Eh bien nous sommes d'accord : il y en a qui ont besoin de la discipline militaire pour arrêter de faire les cons, les gros cons. Pourquoi s'en priver ? Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais. Les militaires sont nécessaires et je trouve stupide de se priver de leurs qualités, notamment celle de savoir remettre les idées en place aux "gros cons qui font chier tout le monde".

Écrit par : Florence | 19 février 2010

Rioufol citant Debardieux !
Elle est pas belle, l'alliance "conservateur libéral" de droite / pédago de gauche ? Une preuve de plus à joindre au dossier...
Et quand on sait que Rioufol déclare avoir "un faible" pour Claude Allègre, la boucle est bouclée...
Ecrit par : Jeremy | 19 février 2010
Jérémy, c'est très juste… Mais nous savions déjà que ce n'est pas par hasard que libéral et libertaire ont une étymologie commune. La République est mal barrée, gueuse qu'elle est redevenue pour tant de gens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010`


Eh bien ça en fait du monde ces jours-ci à se disputer la palme.
Rioufoul est un journaliste, ne lui en demandez pas plus et ce n'est pas parce qu'il a cité une fadaise proférée par l'autre pomme qu'il faut le diaboliser, comme vous le faites tous, sous le seul prétexte qu'il ne mange pas au même râtelier idéologique que vous. J'ai lu plein de choses (concernant l'éducation) frappées au coin du bon sens sous sa plume et pas plus de lieux communs chez lui dans ce domaine que chez Polony.


Mais vous allez la lâcher quand votre vielle lune du complot liberal/libertaire? Elle n'a qu'un seul mérite, être une exception française, car curieusement dans tous les autres pays où les mêmes causes ont produit les mêmes effets, cette cause-là, elle est inconnue au bataillon. Cherchez l'erreur.


Faudrait un peu sortir de l'hexagone ou au moins en ouvrir les fenêtres car l'air ne circule pas dans ce circuit fermé

Écrit par : cadichon | 19 février 2010

HOU LALA, pardon marquise d'avoir lassé Votre patience, et un peu d'indulgence Vous siérait, quand tant d'autres font la même erreur de frappe, à leur insu, et sans encourir Vos foudres pour autant.
À quoi donc dois-je l'honneur d'être ainsi distinguée? Votre haute bienveillance est "présentement" en souffrance, sans doute...

Écrit par : cadichon | 19 février 2010

Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.

Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.

Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.

Ecrit par : Cadichon | 19 février 2010
---
Merci, Cadichon.
Je suis loin d'avoir fait le tour de notre chère Jane. (J'ai d'abord pensé à Jane Bennet au lieu de Jane Austen ! Vous voyez, je suis obsédé par ce livre et ses personnages hors du commun, qu'ils soient intelligents - sans être à l'abri d'une erreur - ou stupides.)

D'accord pour l'origine de la faute d'accord citée plus haut.

Il me semble que "scholar" est assez bien rendu par "érudit" ou "lettré" suivant qu'il s'agit d'un scientifique ou d'un homme (ou d'une femme) de lettres. C'est ce que donne le Robert et Collins, en tout cas. Mais je suis d'accord pour ne surtout pas traduire par "intellectuel" ! Ce mot est galvaudé. On a parlé d'Yves Montand comme d'un intellectuel pour ses prises de position politiques ! (Et de bien d'autres personnes sans culture notable.)
Il est de toute façon nécessaire de traduire le mot "scholar" d'une façon ou d'une autre. Que proposeriez-vous d'autre ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 février 2010

Comme de juste, Cadichon. Vous avez deviné. Ma Haute Suffisance, ne souffrant plus ces intolérables inattentions, décide de rejoindre Ses appartements et Se réserve la lecture des posts suivants pour le petit-déjeuner de demain. Troublée qu'elle est, tout de même, Ma Condescendance, de constater votre totale absence de perspicacité. Car enfin quoi, vous vous plaignez madame de mon peu d'indulgence à votre égard quand j'en regorge pour d'autres qui commettent la même erreur, Moi la première, sans doute ? N'y décelez-vous pas là quelque impatience à vous lire que vous avez fort mauvaise grâce à me reprocher ?
Sur ce, bonne nuit la compagnie, j'ai de fort sérieuses lectures sur le feu.

Écrit par : nicolas | 19 février 2010

Désolé, c’est mon ordinateur qui a fait la faute quand j’ai traduit Barzun ;)

C’est un auteur intéressant qui a écrit sur les pédagogies folles aux États-Unis. Un autre texte que j’avais traduit porte sur le prépostérisme, cette maladie des pédagogistes de « commencer là où l’enseignement devrait finir », en VO The Urge to be Preposterous. Ce mot veut dire absurde aujourd’hui mais son sens vient de praeposterus : « dans le mauvais ordre » :

http://www.sauv.net/barzun.php

Ecrit par : Pierre Lariba | 19 février 2010
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OK pour la faute d'accord, Pierre.

Très intéressant, ce que vous dites ensuite !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 février 2010

Je suis ravi que nous donnions de l'argent pour des expérimentations musicales (et ultra-confidentielles) à l'IRCAM, afin de faire fonctionner ses Ateliers "Tremplin":

http://www.youtube.com/watch?v=-N0RPhqpm24&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=hb-1hYUKXLg

Écrit par : Pendariès | 20 février 2010

Merci Christophe pour le lien !

Ce qui y est dit est très juste !

Écrit par : Jeremy | 20 février 2010

Sur la source de la barbarie rampante dans tant établissements scolaires, je m'étonne que personne n'ait encore mentionné ici l'analyse qu'en fait Arendt. Je vous en cite quelques passages bien que la seule traduction française disponible soit exécrable. Elle est truffée de contresens, qui confinent au non sens, comme lorsque la Progressive Education, cette version US du pédagogisme devient "les progrès de l'éducation". Cela me rappelle les prouesses d'un ami qui rata l'ENA à cause de sa note d'anglais. Dans un texte sur la naissance et l'enfance agrestes de Lincoln, il avait fait très fort, il est vrai, traduisant, entre autres joyeusetés, "grasshoppers" par "les espoirs de la prairie".

Une fois avalée la forme pataude qui n'est pas de son fait, on constate que dans "La crise de l'éducation", Arendt établit d'une manière incontestable, à mon sens, les principales composantes de la matrice idéologique des réformes pédagogistes: égalitarisme, rejet de l'autorité, empathie pleurnicharde ou jeunisme, collectivisme, tropisme de la nouveauté et obsession de l'oppression. Ce tir groupé permet d'identifier l'emplacement de sa rampe de lancement sur l'échiquier politique et la salve ne vient pas de la droite.

Arendt annonçait que ces "mesures catastrophiques", qui étaient en train de détruire les apprentissages dans l'école américaine, et qui se traduisaient par "une baisse constante des niveaux", allaient bientôt faire les mêmes ravages en Europe. Elle annonçait aussi le développement de la violence scolaire qu'elle qualifiait de délinquance juvénile. Cela s'est effectivement produit, et d'une manière plus accentuée en France qu'ailleurs, là où l'existence d'un pluralisme scolaire a permis de modérer leurs effets les plus tragiques. La France n'y mettra jamais un terme, il faut s'y résoudre, puisqu'elle se révèle incapable de trouver l'humilité élémentaire qui permet d'admettre ses erreurs présentes pour y remédier. Elle se bat servilement la coulpe, en revanche, pour admettre celles du passé, sur l'ordre des factions qui dominent son opinion publique.

Extraits de "La crise de l'éducation", traduction Chantal Vézin (Folio Essais) :
"Trois idées de base, qui ne sont que trop connues, permettent d'expliquer schématiquement ces mesures catastrophiques. La PREMIÈRE, c'est qu'il existe un monde de l'enfant et une société formée entre les enfants, qui sont autonomes et qu'on doit, dans la mesure du possible, laisser se gouverner eux-mêmes. Le rôle des adultes doit se borner à assister ce gouvernement. C'est le groupe des enfants lui-même qui détient l'autorité, qui dit à l'enfant ce qu'il doit faire et ne pas faire; entre autres conséquences, cela crée une situation où l'adulte se trouve désarmé face à l'enfant pris individuellement et privé de contact avec lui... L'essence de cette première idée de base est de ne prendre en considération que le groupe et non l'enfant en tant qu'individu.
Quant à l'enfant de ce groupe, il est bien entendu dans une situation pire qu'avant, car l'autorité d'un groupe, fût-ce un groupe d'enfants, est beaucoup plus forte et beaucoup plus tyrannique que celle d'un individu, si sévère soit-il...Il ne se trouve plus dans la situation d'une lutte inégale avec quelqu'un qui a, certes, une supériorité absolue sur lui - situation où il peut néanmoins compter sur la solidarité... de ses pairs- mais il se trouve bien plutôt dans la situation, par définition sans espoir, de quelqu'un appartenant à une minorité réduite à une personne face à l'absolue majorité de toutes les autres. Même en l'absence de toute contrainte extérieure, bien peu d'adultes sont capables de supporter une telle situation, et les enfants en sont tout simplement incapables.
Affranchi de l'autorité des adultes, l'enfant n' a donc pas été libéré, mais soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique:la tyrannie de la majorité. En tous cas, il en résulte que les enfants ont été pour ainsi dire bannis du monde des adultes. Ils sont soit livrés à eux mêmes, soit livrés à la tyrannie de leur groupe, contre lequel, du fait de sa supériorité numérique, ils ne peuvent se révolter, avec lequel, étant enfants, ils ne peuvent discuter, et duquel ils ne peuvent s'échapper, pour un autre monde, car le monde des adultes leur est fermé. Les enfants ont tendance à réagir à cette contrainte soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile, et souvent par un mélange des deux.

La DEUXIÈME idée de base à prendre ne considération dans la crise présente a trait à l'enseignement. Sous l'influence de la psychologie moderne et des doctrines pragmatiques, la pédagogie est devenue une science de l'enseignement en général, au point de s'affranchir complètement de la matière à enseigner... Au cours des récentes décennies, cela a conduit à négliger complètement la formation des professeurs dans leur propre discipline, surtout dans les écoles secondaires. Puisque le professeur n'a plus besoin de connaître sa propre discipline, il arrive fréquemment qu'il en sait (sic) à peine plus que ses élèves. En conséquence, cela ne veut pas seulement dire que les élèves doivent se tirer d'affaire par leurs propres moyens, mais que désormais l'on tarit la source la plus légitime de l'autorité du professeur, qui, quoiqu'on en pense, est encore celui qui en sait le plus et celui qui est le plus compétent. Ainsi, le professeur non autoritaire qui, comptant sur l'autorité que lui confère sa compétence, voudrait s'abstenir de toute méthode de coercition, ne peut plus exister.
Mais c'est une théorie moderne sur la façon d'apprendre qui a permis à la pédagogie et aux écoles normales de jouer ce rôle pernicieux dans la crise actuelle. Cette théorie était tout simplement l'application de la TROISIÈME idée de base dans notre contexte... l'on ne peut savoir et comprendre que ce qu'on a fait soi-même, et sa mise en pratique dans l'éducation est aussi élémentaire qu'évidente: substituer autant que possible le faire à l'apprendre. S'il n'était pas considéré comme très important que le professeur domine sa discipline, c'est qu'on voulait l'obliger à conserver l'habitude d'apprendre, pour qu'il ne transmette pas un "savoir mort", comme on dit, mais qu'au contraire il ne cesse de montrer comment ce savoir s'acquiert. L'intention avouée n'était pas d'enseigner un savoir, mais d'inculquer un savoir-faire....
On s'est surtout efforcé de supprimer autant que possible la distinction entre le travail et le jeu, au profit de ce dernier...Il est clair que, en essayant d'instaurer un monde propre aux enfants, l'éducation moderne détruit les conditions nécessaires de leur développement et de leur croissance...Les méthodes modernes d'éducation ont effectivement essayé de mettre en pratique cette absurdité qui consiste à traiter les enfants comme une minorité opprimée qui a besoin de se libérer. L'autorité a été abolie par les adultes, et cela ne peut que signifier une chose: que les adultes refusent d'accepter la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants."

En soulignant que travailler ce n'est pas jouer, et que le croire c'est faire injure à l'enfant qui veut devenir grand, mais qu'on infantilise, Arendt reprend l'idée qu'Alain avait magistralement formulée en contrastant l'attention de l'enfant qui apprend et celle du chien qui attend son sucre. Je l'ai assez cité ici pour ne pas vous en infliger encore la lecture.

Écrit par : Cadichon | 20 février 2010

«c'est la même chose que le fréchisme, c'est le système Blanc», considère le chef de file d'Europe Ecologie, en allusion à l'ancien président du conseil régional Jacques Blanc (UMP) qui avait fait alliance avec le FN.

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010

Et avec les écolos, à l'époque, qui s'étaient empressés d'aller à la soupe.
(Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans...)

Écrit par : yann | 20 février 2010

Le deuxième mois de l'année n'est pas encore bouclé que France Télécom accuse son sixième suicide. Il figurait sur la liste orange des entreprises ayant entrepris un travail sur le stress... quel succès !

Ecrit par : nicolas | 19 février 2010

C'est le froid.
Encore dix de plus, et ils seront pile poil dans la moyenne. Avec seize ou vingt de plus, ça commencera à devenir significatif (au senss statistique du terme).

Écrit par : yann | 20 février 2010

http://daudavendauth.wordpress.com/2008/08/26/l-ecole-est-finie/

Fin de récré en écho à L'école est finie...
Ayez l'infinie patience d'aller jusqu'au bout de cet édifiant documentaire dont Philippe Noiret partage la complicité situationniste.
Ne manquez surtout pas le conseil de la fin qui vaut son pesant de cordes de chanvre.
En conclusion, on n'est pas allé assez loin dans cette voie préconisée par Jules Celma dont je me permets de recommander le petit bijou : "journal d'un éducastreur" pour ceux à qui il aurait échappé en 71...

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Au moins avec Cadichon on a la quantité ...

Écrit par : iPidiblue à déguster en quantité modérée | 20 février 2010

Ah, le Journal d'un éducastreur… Ah, les années 70…
On n'a pas fini d'en profiter — à tous le sens du terme…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010

Merci Cadichon. C'est lumineux.

Je ne sais si le lien suivant est connu ici mais il est intéressant aussi de réécouter Finkielkraut:

http://www.dailymotion.com/video/x2c37d_finkielkraut-violences-scolaires-2_people

Écrit par : Florence | 20 février 2010

Aujourd"hui, je laisse parler les collègues de JEAN-PIERRE TIMBAUD dans une déclaration magistrale. Bien le bonjour à tous...


> Les profs ne grognent pas.
> Par Des professeurs, CPE et assistants d’éducation du collège
> Jean-Pierre-Timbaud de Bobigny (Seine-Saint-Denis)
>
> La «grogne des profs», voilà en trois mots comment les médias résument les
> manifestations des enseignants depuis des années. Cette grogne fait d’eux au
> pire des cochons teigneux, au mieux des ivrognes mal réveillés à chaque
> rentrée, avec toujours l’idée implicite d’un mécontentement sans fondement
> réel.
> Ce grognement prend toute la place, de sorte qu’aucune des revendications
> n’atteindra l’opinion publique, résumant tout ce bruit par un : «Les profs,
> y sont jamais contents !»
> En 2010, il est plus que temps d’entendre que les profs ne grognent pas.
> Les profs ne grognent pas, ils s’inquiètent pour votre enfant qui n’aura pas
> sa filière, ou restera à la maison, faute de place dans le lycée choisi.
> Les profs ne grognent pas, ils constatent que votre enfant se retrouve dans
> une classe de trente élèves, lui qui a besoin de suivi.
> Les profs ne grognent pas, ils pensent à vos enfants qui prendront
> l’allemand, faute de prof d’espagnol dans leur nouveau lycée, après pourtant
> trois ans d’espagnol au collège où ils étaient excellents.
> Les profs ne grognent pas, ils compatissent avec ces jeunes collègues, Capes
> en poche, qui iront désormais enseigner immédiatement la totalité des heures
> sans avoir été formés et préparés un an avec une seule classe comme c’était
> le cas auparavant.
> Les profs ne grognent pas, ils consolent ces jeunes profs pictaviens,
> lyonnais et lillois privés de leur famille pendant trois ans pour enseigner
> dans une banlieue qu’ils n’auront pas choisie.
> Les profs ne grognent pas, ils voient ces jeunes profs pleins d’envie, de
> passion qui, tout juste diplômés, démissionneront après un burn-out, faute
> d’avoir eu le temps d’être formés et face à l’ampleur de la tâche à
> accomplir.
> Les profs ne grognent pas, ils refusent la disparition des BEP, dernier
> recours pour les élèves les plus fragiles.
> Les profs ne grognent pas, ils parlent de vos enfants, de ce collégien
> orienté en secrétariat ou en comptabilité, là où il y a de la place, alors
> qu’il avait demandé électrotechnique.
> Les profs ne grognent pas, ils évoquent ce prof de musique titulaire en zone
> de remplacement qui enseigne dans trois collèges différents et passe trois
> heures par jour dans les transports.
> Les profs ne grognent pas, ils connaissent ces vacataires, utilisés comme
> des bouche-trous et livrés à eux-mêmes.
> Les profs ne grognent pas, ils s’insurgent contre ces remplacements
> improvisés d’une prof de français par le prof d’éducation physique et
> sportive ou par une «connaissance du principal».
> Les profs ne grognent pas, ils espèrent que l’école de la République restera
> un lieu d’égalité sociale, même si dans certaines classes il n’y a plus de
> mixité sociale.
> Les profs ne grognent pas, ils déplorent qu’un jeune prof ne gagne que 1 300
> euros avec un bac+5 et se trouve déconsidéré par ses propres élèves.
> Les profs ne grognent pas, ils savent que les établissements ZEP seront de
> moins en moins fréquentés avec la fin de la carte scolaire, accentuant ainsi
> les inégalités sociales et géographiques.
> Les profs ne grognent pas, ils vous alertent : les fausses mesures prises en
> grandes pompes ne changent rien à l’échec scolaire qui nécessite un travail
> de fond et des moyens humains et financiers.
> Les profs ne grognent pas, ils ont peur pour ces enfants qu’on veut former à
> être des bêtes à concours ou des chairs à usine en enlevant d’un côté
> l’histoire aux scientifiques en terminale et en vidant le français de sa
> substance dans les filières professionnelles.
> Les profs ne grognent pas, ils font face à une violence qui relève d’une
> société en crise et qui ne se réglera pas avec quinze jours d’équipes
> mobiles de sécurité.
> Les profs ne grognent pas, ils déplorent qu’aucun média ne consacre une
> vraie émission aux problèmes de l’Education nationale quand celui de
> l’identité nationale prend toute la place.
> Les profs ne grognent pas, ils veulent un retrait de la réforme.
> Les profs ne grognent pas, ils veulent une vraie réflexion menée par ceux
> qui ont déjà vu des collégiens et des lycéens autrement qu’en statistiques.
> Les profs ne grognent pas, ils savent bien, depuis Victor Hugo, «qu’ouvrir
> une école, c’est fermer une prison».
> N’attendons pas que nos prisons débordent.
>

Écrit par : montaignneàcheval | 20 février 2010

Jean-Pierre Treiber, unique accusé du double assassinat de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en 2004, S'EST SUICIDE samedi matin dans sa cellule de la maison d'arrêt de Fleuris-Mérogis (Essonne), à deux mois de son procès prévu fin avril, a annoncé à l'AFP le ministère de la Justice.
Jean-Pierre Treiber ETAIT SEUL EN CELLULE, dans un quartier d'isolement, car IL FAISAIT L'OBJET D'UNE "SURVEILLANCE RENFORCEE "en raison de sa récente évasion.

C'est moi qui souligne. Cherchez l'erreur...

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Ben quoi… On l'a un peu aidé… Où est le problème ?
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Qu'allez-vous chercher là, JP ? Et pour quelle(s) raison(s) l'aurait-"on" fait ?

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

La justice a horreur de se déjuger — forcément.
Et j'ai un peu l'impression que ça n'abondait pas, côté preuves…
Mais on l'a peut-être simplement mis dans des conditions telles (l'isolement, ce n'est pas forcément rose) que c'était devenu la seule solution.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Et un petit coup de gaz psychotrope, et hop, pas vu pas pris.

Écrit par : Joe | 20 février 2010

La Poésie EST dans la rue:


La fourmi géante de Robert Desnos, au cœur d'un miracle new-yorkais
LE MONDE | 19.02.10 | 15h29 • Mis à jour le 20.02.10 | 08h27

Bien sûr, il y a beaucoup de travail. Mais l'affaire tient d'abord du miracle. La galerie Invisible Dog ("le chien invisible"), dans le quartier de Brooklyn, à New York, expose une fourmi de 18 mètres de long et 4 mètres de haut, avec un canotier sur la tête. "Eh pourquoi pas ?", interrogeait Robert Desnos, en 1942, dans son poème ("Une fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête, ça n'existe pas, ça..."). L'artiste français Xavier Roux lui a donné corps et âme.


Une tonne et demie de squelette et de pattes d'acier enserrent quatre ballons ultralégers en polyuréthane et nylon cousus sur mesure, fabriqués par une société spécialisée travaillant pour des clients très regardants : l'armée américaine, les plateformes géostationnaires... Comme oppressée dans un vaste espace, l'oeuvre diffuse un mélange d'humour innocent et de gravité monumentale.

Xavier Roux dit l'avoir "rêvée" depuis l'âge de 6 ans. "La Fourmi, c'est le premier poème que j'ai appris." Bien plus tard, cet attrait s'est transformé en obsession, après avoir su l'engagement de Desnos dans la Résistance, sa déportation en 1944 à Buchenwald dans un wagon plombé de 18 mètres qui "n'existe pas" et son décès du typhus dans le camp de Terezin.

Xavier Roux a proposé sa fourmi à Lucien Zayan, qui l'accueille dans sa galerie aujourd'hui et lui a dit "on y va" sans hésitation. Arrivé aux Etats-Unis en 2009, Zayan a passé dix ans auprès de Stéphane Lissner au Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence. Il est l'archétype du "mercurien" qu'étudie Yuri Slezkine dans son Siècle juif, récemment publié (La Découverte, 2009) : "Ma mère m'a toujours dit : "Lucien, n'aie rien, on peut toujours tout te prendre"..."

Diplômé d'HEC

Dans la veine conte de fées, il a transformé, en un an, les gravats d'Invisible Dog en un espace unique qu'il loue à un propriétaire admiratif : 2 300 m2 sur trois niveaux - 700 m2 au rez-de-chaussée, dont une salle de 450 m2 sous 4,60 mètres de plafond pour les expositions et autres événements ; le reste aménagé en studios d'artistes.

Dans le genre sorti des sentiers battus, Roux n'est pas mal non plus. Ce diplômé d'HEC débute, en 1989, chez un grand chasseur de têtes aux Etats-Unis : objectif Wall Street. "Le jour de mes 10 000 jours (27 ans et 3 mois), j'ai su que cette vie n'était pas pour moi." Il lâche tout en 1997. Un an plus tard, il expose des "peintures transparentes".

En 2008, il a contribué au spectacle Rêves et possibilités du groupe Praxis, au Whitney Museum. Auparavant, il avait lancé l'Artist Studio Project avec le laboratoire de recherche de Yahoo !, à l'université de Berkeley (Californie).

Quant à la Fourmi, le dynamisme de Zayan et le talent de Roux auraient été insuffisants "sans Juan", admettent-ils. Juan Alfaro avait bâti L'Araignée, de Louise Bourgeois, pour le Guggenheim. "C'est un extraordinaire artisan d'art, dit Zayan. Xavier a imaginé la structure, Juan l'a mise en vie - ce dernier est rentré par hasard à Invisible Dog, il cherchait une grande salle pour son mariage. Je vous jure que c'est vrai."

D'autres soutiens sont arrivés, dont ceux de Jacques Fraenkel, exécuteur testamentaire de Desnos, et de l'écrivain Florence Delay. Xavier Roux avait proposé sa Fourmi à la Mairie de Paris, en 2005, pour le 60e anniversaire de la libération des camps. "Il fallait passer par New York pour montrer que c'était possible. Maintenant on discute pour la faire venir en France."

Écrit par : Pendariès | 20 février 2010

Ah oui, amis du complot, bonjour !

Écrit par : Joe | 20 février 2010

Jean-Pierre X., unique employé d'Orange à n'avoir pas pris de congé-maladie en 2004, S'EST SUICIDE samedi matin dans sa cellule de l'agence de Fleuris-Mérogis (Essonne), à deux mois de sa pré-retraite prévue fin avril, a annoncé à l'AFP le ministère du Travail.
Jean-Pierre X. ETAIT SEUL EN CELLULE, dans un quartier d'isolement, car IL FAISAIT L'OBJET D'UNE "SURVEILLANCE RENFORCEE "en raison de sa récente dépression.

Encore un qu'on a aidé...

"Et un petit coup de gaz psychotrope, et hop, pas vu pas pris." ;O))))

Écrit par : yann | 20 février 2010

http://www.rue89.com/2010/02/20/ces-chercheurs-qui-refusent-des-primes-de-milliers-deuros-139524

Chapeau bas, Bonhomme !

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Sur le site du Monde des livres on peut éviter l'inévitable promo de BHL par la servile Savigneau et lire plutôt cet article :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/02/18/contes-immoraux-du-xviiie-siecle_1307693_3260.html#ens_id=754074

Écrit par : P. Lariba | 20 février 2010

Nul n'est prophète en son pays, Pendariès, vous le savez bien...
Seul un Jack Lang à la mairie de Paris aurait pu accepter cet hyménoptère que son gigantisme isole.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

P. Lariba, dans la même veine, je vous recommande chaudement (c'est le cas de le dire) les 100 nouvelles nouvelles, le Décaméron français légèrement antérieures puisque de la fin du MA, auteur anonyme, présentées par Roger Dubuis aux PU de Lyon, si vous ne les connaissez déjà.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

http://www.marianne2.fr/C-est-quoi,-etre-bien-paye_a189509.html

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

http://www.evene.fr/culture/chroniques.php

"C'est arrivé le 20 février

1912
le 20 février
Apostolat

Une loi édictée en Suisse impose à toutes les institutrices qui se marieront de démissionner de l'enseignement. L'entrée dans l'enseignement s'apparente à une entrée au couvent."

Écrit par : Pendariès | 20 février 2010

Une fourmi de 18 mètres qui se suicide ça doit être drôle à voir ...

Écrit par : iPidiblue acide formique | 20 février 2010

http://crpe.free.fr/LecodeSoleil.htm

De quoi le regretter, le code Soleil...

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

... et ses darksides !
http://forum.aufeminin.com/forum/enfants2/__f4595_enfants2-Le-code-soleil.html#125799

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Oui certes la fourmi est travailleuse mais elle n'est guère prêteuse ...

Écrit par : iPidiblue comme la cigale paresse au soleil | 20 février 2010

Version courte: l'illettrisme et la violence scolaire, c'est la faute de la droite qui veut privatiser l'école pour asservir le peuple.

Ce florilège de foutaises fut aimablement fourni pour notre édification par : Moot | 16 février 2010 pour, nous dit-il (resic) "Recentr(er) le débat avec cette dépêche AFP"

Ecrit par : Cadichon

Honni soit qui mal y pense ! Si j'ai cité Mélenchon, c'est parce qu'il évoquait la violence scolaire, à la fin de cet article. Il le faisait en ces termes :

"Interrogé sur les actes de violence dans ou à proximité des établissements, M. Mélenchon a observé que « la violence de la société entre dans l'école » et que « les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner »".

La dernière phrase est, pour le moins, scélérate.

Toute interprétation tendant à faire accroire que, pour l'avoir cité, j'approuverais le sieur Mélenchon, serait fallacieuse et malhonnête.

S'il est certain que le gouvernement saborde l'Éducation nationale, croire que c'est pour la privatiser relève de la théorie du complot. Pourquoi la saborder, alors ? Parce qu'elle coûterait "trop" cher, parce que les professeurs sont le plus important vivier d'économies potentielles dans la fonction publique (ils sont relativement bien payés, bien plus que le petit personnel administratif, par exemple), et parce que l'on peut le faire en continuant de contenter le "bon" peuple imbécile en majorité.

Écrit par : Moot | 20 février 2010

à béatrice | 15 février 2010

à 5 ans , je ne parlais qu'à peine et mes parents un peu alarmés ont donc consulté l'homme de l'art. Réponse du médecin: ne vous inquiétez-donc pas, votre gamin est très bien, et quand il parlera, vous ne pourrez plus l'arrêter.
Ce qui s'est effectivement réalisé. ( j'ai la 60aine...) :)

Écrit par : blh | 20 février 2010

Bien payés les enseignants ? Nous sommes en dessous de la moyenne OCDE…
http://www.snuipp.fr/spip.php?article2672
Evidemment, il faut aussi entrer les questions de temps de travail (ou de temps de présence, ce qui est encore plus complexe — le temps réel en France est évalué par le ministère à un peu plus de 39 h / semaine)…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Je n'ai pas dit que nous étions bien payés, j'ai dit que nous étions relativement bien payés. Les petits ronds-de-cuir qui se tournent les pouces dans les rectorats entre deux semaines de "coup de bourre" aux instants critiques (rentrée et fin d'année scolaire) sont des quasi-smicards ! Les remplacer par des contractuels ne "rapportera" pas autant que faire la même chose avec les professeurs.

Écrit par : Moot | 20 février 2010

Les enseignants n'ont plus besoin d'être payés depuis qu'ils vivent de l'air du temps ...

Écrit par : iPidiblue paresseux professionnel | 20 février 2010

C'est le machin qui vous paye de vos efforts, vous savez le côté lumineux de la force, la pédagogie quoi !

Écrit par : iPidiblue paresseux obsessionnel | 20 février 2010

Moi si j'étais né pédagogue comme Meirieu, je ferais des démonstrations de lévitation en public ... mais bon ! je reste aptère essentiellement ...

Écrit par : iPidiblue aptère et sans reproche | 20 février 2010

D'une façon générale, avoir placé l'enfant au centre de l'éducation et en avoir fait la référence ultime était voué à l'échec. Il s'en est suivi une débauche de lois et de décrets tournés vers le collège unique, énorme fiasco qui aujourd'hui éclate à la tête des "enseignants" - ils n'osent même plus s'appeler profs... - toujours sur une autre planète et refusant de voir la réalité des choses et appeler un chat, un chat.
Depuis Langevin-Wallon , en passant par Cohn-bendit sans oublier les différents amendements d'un ministre ou d'un autre, l'enseignement a été laissé aux mains des partis de gauche qui ont parfaitement œuvré: c'est l'explosion des rossées de profs et de jeunes, quand ce n'est pas leur assassinat.
Quant aux élèves, inutile d'en parler. Combien savent lire et écrire ?
Les Profs ont semé le vent, ils récoltent les pires ouragans.

Écrit par : blh | 20 février 2010

Lu sur le site de Malika Sorel :
"Bonjour,

Je suis enseignant dans un lycée de ZEP avec beaucoup d'élèves difficiles. Depuis début janvier, une enseignante se plaignait des nombreuses insultes qu'elle recevait d'un élève notamment après qu'il soit passé par le bureau du Conseiller Principal d'Education. Ce CPE, qui place l'élève non pas au centre mais au-dessus de tout, écoutait religieusement ses mensonges, les notait, corrigeait la feuille de suivi remplie par l'enseignante et le renvoyait en cours où il insultait et menaçait elle et ses élèves, apeurés. Après avoir essuyé de nouvelles insultes (l'élève ouvre la porte en fanfare : "Sale catin!"), elle a décidé d'user de son droit de retrait le lendemain. Lessivée, sans soutien de la direction, elle n'a obtenu un rdv avec le principal que le lendemain après-midi. Elle se fait d'abord reprocher son droit de retrait et quand elle parle des problèmes de violences, on lui dit que c'est une rumeur et que ça favorise le Front national.

Personne ne parle du problème des Conseiller Principaux d'Education, de leur incompétence, de leur lâcheté dans ce problème de la violence à l'École. Tous les professeurs sont pour la discipline, même les gauchistes naïfs, pour une simple raison ils doivent faire leur cours. Pas le CPE, ni le chef d'établissement. Eux, c'est un travail de remédiation avec les élèves, d'écoute empathique et de victimisation. Pour permettre à des enfants d'être adultes, il faut qu'ils se confrontent à des adultes dans leur adolescence. Ce n'est plus le cas, les mauvais élèves adaptent les règles et on fait l'autruche.

Concernant l'âge des surveillants, supposés être trop jeunes pour surveiller des élèves, c'est un faux problème. Quand ils doivent s'adapter à un règlement intérieur ajusté par le CPE et le chef d'établissement, les cancres sont vainqueurs à chaque fois.
Par contre, l'embauche de "médiateurs de la réussite scolaire", des emplois précaires, pour faire simple, des RMIstes sans aucune formation en éducation qui viennent travailler quelques mois, eux ils ne servent à rien d'autres qu'à finir de décridibiliser les autres adultes de l'établissement.

Penchez-vous sur ces problèmes au lieu de constamment railler les professeurs et leurs méthodes.

Merci"

Écrit par : Philippe | 20 février 2010

S'il est certain que le gouvernement saborde l'Éducation nationale, croire que c'est pour la privatiser relève de la théorie du complot.
Ecrit par : Moot | 20 février 2010

Nul besoin de recourir à une quelconque théorie du complot.

Les politiques nationales en matière, par exemple, d'éducation sont pensées, réfléchies, décidées par des organismes antidémocratiques officiels de l'OCDE et de la Communauté Européenne.

En ajoutant à ces centres de décision le pouvoir quasi autonome du Moloch, asservi aux lobbies des pédagogistes, il apparaît clairement que le gouvernement et son représentant au ministère de l'EN, n'ont nullement besoin d'intervenir directement pour saborder et privatiser l'É.N.
C'est d'ailleurs l'une des raisons probables de la nomination de Luc Chatel à la "tête" du ministère.

Écrit par : marigot | 20 février 2010

C'est d'ailleurs l'une des raisons probables de la nomination de Luc Chatel à la "tête" du ministère.

Ecrit par : marigot | 20 février 2010

Vous vouliez dire à la tête du monstre ?

Écrit par : iPidiblue et la gigantomachie | 20 février 2010

« "Le deuxième mois de l'année n'est pas encore bouclé que France Télécom accuse son sixième suicide.
nicolas | 19 février 2010"

C'est le froid.
Encore dix de plus [...] »
yann | 20 février 2010

Salaud.

Écrit par : Tailleboudin | 20 février 2010

Le courrier relayé par Philippe pose de manière aiguë un problème récurrent : qui est en charge de quoi à l'école ? En théorie, l'administration devrait se charger de tout l'aspect disciplinaire — or, elle n'en fait rien, dans trop de cas. Vous avez raison, "l'enfant au centre a dégénéré en "l'enfant au-dessus" — avec l'appui des parents, trop contents de voir Monchéri rester petit prince, alors que dans l'école traditionnelle on pleurait (parfois) à l'entrée en maternelle parce que c'était la fin du rêve narcissique. Les enfants ne sont plus "inter pares", mais "primum inter pares" — une contradiction dans les termes lorsqu'elle doit s'appliquer… à chacun d'eux.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Une loi édictée en Suisse impose à toutes les institutrices qui se marieront de démissionner de l'enseignement. L'entrée dans l'enseignement s'apparente à une entrée au couvent."

Ecrit par : Pendariès | 20 février 2010

Je ne sais qui a écrit cette ânerie.

un suisse

Écrit par : mabiche | 20 février 2010

Au Canada, la ministre Courchesne a rencontré neuf rabbins tous les vendredis matin en secret pendant deux ans, avant d'instaurer l'école le dimanche :

http://bernarddrainville.org/drainville/2010/02/18/modification-du-calendrier-scolaire-la-ministre-courchesne-est-isolee/

Écrit par : Paul | 20 février 2010

« "Le deuxième mois de l'année n'est pas encore bouclé que France Télécom accuse son sixième suicide.
nicolas | 19 février 2010"
C'est le froid.
Encore dix de plus [...] »
yann | 20 février 2010
Salaud.
Ecrit par : Tailleboudin | 20 février 2010

Prenez garde, vous allez le faire jouir...

Écrit par : TotoWeininger | 20 février 2010

Moot, moi, je comprends autrement Mélenchon : "se rendent coupables" = se jugent coupables, se culpabilisent.
La formulation était ambiguë, à mon avis.

Écrit par : retraitée | 20 février 2010

Florence, un grand merci pour cette interview de Finkie qui date de 2006, mais est toujours d' actualité, et effectivement dans le droit fil de l'analyse de H. Arendt. Il y confirme que la démission des adultes, leur carence manifeste, sous la pression d'une idéologie mortifère, engendre ce cocktail détonnant de conformisme au groupe et de barbarie qui a mis Karen Montet-Toutain en danger de mort.

Dans la 1ère moitié de l'interview, Fink. taille le costard qu'ils méritent aux sociologues dont les théories bidons, rabâchées par Le Monde, Le Nouvelobs et Libé, ont déculpabilisé les auteurs des pires déviances comportementales en rejetant la responsabilité sur cette entité abstraite et intouchable qu'est la société. Il soigne en particulier cet autre con pontifiant, Debarbieux, qui nie la montée de la violence comme sa collègue que je citais hier, celle qui a pondu "L'invention de la violence scolaire", en 2005! Chatel est mal inspiré de l'avoir choisi comme conseiller ès-violence scolaire, mais ni plus ni moins que l'un de ses prédécesseurs qui plaça le Haut Conseil de l'éducation entre mains des Khmers rouges de son ministère. Cf la lettre de démission de L aurent Lafforgue
http://www.ihes.fr/~lafforgue/dem/courriel.html

Finkie souligne que ce sombre bouffon caricature l'autorité de l'enseignant en "pédagogie du Père tape-dur" et stigmatise les IUFM qui selon lui "dressent des bêtes a concours". Ils sont de ce fait des être asociaux, car incapables de travailler en groupe. Il cite un(e) autre de ces experts en "critique sociale" ( la moins constructive de sa catégorie) qui prétend que, comme le profil de l'étudiant d' IUFM est celui du bon élève et qu'il ne connaît donc pas connait pas l'échec scolaire, il ne peut éprouver l'empathie nécessaire à son sacerdoce. Ici aussi on retrouve ce que disait Arendt sur la baisse de niveau des enseignants. La réussite scolaire ne témoigne plus de l'aptitude à enseigner, elle handicape l'enseignant; sa qualification le disqualifie, car un bon élève ne peut comprendre le pathos de celui qui n'a pas eu cette "chance". Au pays du nivellement obsessionnel, l'effort, le mérite, le travail acharné sont des valeurs d'un autre âge, pour ne pas dire fascites....D'ailleurs, le petit film "situationniste" (hum, j'veux bien) posté par nicolas illustre parfaitement l'origine des dérives de cette sociologie de dames patronnesses.

Et on continue à nous dire que c'est la droite, ou mieux encore cette alliance maléfique libérale/libertaire qui a manigancé le naufrage de l'école, alors que tous ces crétins des Alpes, pétris de la suffisance que leur donne l'assurance d'être dans le camp du Bien, ânonnent bien sagement leur catéchisme "social-iste".
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La justice a horreur de se déjuger — forcément.
Et j'ai un peu l'impression que ça n'abondait pas, côté preuves…
Mais on l'a peut-être simplement mis dans des conditions telles (l'isolement, ce n'est pas forcément rose) que c'était devenu la seule solution.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 février 2010

Détrompez-vous, ce n'est pas l'affaire Dominici, et le dossier est bien solide (Vous connaissez mes "sources" dans ce domaine). Cela ne vous vient pas à l'idée que ce psychopathe et manipulateur hors pair a compris qu'il ne pouvait pas manipuler les murs de sa cellule et préféré en finir? C'est au contraire dans la logique du personnage. Un dernier pied de nez à tous ceux gobent ses mensonges depuis tant d'années.
Je n'irai pas jusqu'à nier que certains trouvent leur compte dans cette fin impromptue, et qu'il ait pu bénéficier d'un coup de pouce...mais quand quelqu'un veut en finir en prison, c'est relativement facile, même en isolement.

J'observe que vous ne pouvez vous départir de ce besoin de recourir au schéma explicatif en forme de complot, une manie qui éclaire rarement le jugement.

Écrit par : Cadichon | 20 février 2010

« Moot, moi, je comprends autrement Mélenchon : "se rendent coupables" = se jugent coupables, se culpabilisent. »
retraitée | 20 février 2010

C'est bien comme ça que je l'avais moi aussi compris.

Écrit par : Tailleboudin | 20 février 2010

Salaud.

Ecrit par : Tailleboudin | 20 février 2010

Travailleur.

Écrit par : yann | 20 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/63/20100220/tod-une-rue-portera-t-elle-bientt-le-nom-366b5ef.html.

Pas de rue, mais sans doute une impasse.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

La réussite scolaire ne témoigne plus de l'aptitude à enseigner, elle handicape l'enseignant; sa qualification le disqualifie, car un bon élève ne peut comprendre le pathos de celui qui n'a pas eu cette "chance".

Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010
---
Chère Cadichon,
La phrase ci-dessus que j'ai retenue parmi tout ce que vous avez écrit d'autre (et que j'ai lu avec curiosité et intérêt), est la seule sur laquelle je vous ferai part de mes réflexions. (Je n'ai pas le temps de commenter ce sur quoi j'aurais à dire quelque chose, mais d'autres que moi le font... à leur manière.)
Vous devez savoir que j'ai été un étudiant "moyen", et certainement pas brillant (peut-être plus pour des raisons sociales qu'intellectuelles).
Cela, je le crois, m'a permis de comprendre certaines difficultés chez certains de mes élèves sérieux, attentifs, travailleurs et persévérants, ces quatre qualités que l'enseignement "moderne" et "scientifique" ne cherche pas à développer chez les élèves. Comprenant ces difficultés - rencontrées parfois par moi longtemps avant -, j'ai vu comment leur faire comprendre certaines subtilités de mes cours de physique, comprises d'emblée par les élèves brillants. (J'ai eu des élèves brillants, en petit nombre, dont j'ai perçu la supériorité sur moi quand j'avais leur âge.)
Il m'est bien souvent arrivé de penser que les gens les plus brillants ne sont pas nécessairement les meilleurs enseignants, en tout cas pas pour les élèves moins rapides à comprendre que d'autres.
Or, j'ai eu des professeurs qui tendaient à regarder avec dédain les élèves seulement moyens, ce qui m'a toujours blessé lorsque j'étais du nombre de ceux-là. Seuls les plus brillants avaient droit à un sourire.
Mais j'ai eu aussi des professeurs dont j'ai su qu'ils avaient été brillants (par d'autres professeurs qu'eux-mêmes) et qui jamais n'ont eu une attitude méprisante envers les élèves moins brillants.
En 1953, j'ai eu un jeune professeur de lettres extrêmement brillant, en classe de quatrième. Ce professeur m'a toujours encouragé car j'étais attentif et sérieux. Il m'a donné confiance en moi. Ses leçons de grammaire étaient formidables de clarté. Il m'a mis le pied à l'étrier pour l'épreuve de français au BEPC, mais aussi pour la suite. Je ne sais plus dans quelles circonstances, le professeur de français que j'avais eu en 6ème - qui avait la cinquantaine - dit à notre classe qu'il remplaçait son "jeune collègue agrégé de lettres" dont il a parlé en termes élogieux. Ce jeune professeur ne passa qu'une année scolaire au lycée de Béthune. C'était son premier poste. Je savais qu'il prenait le train pour Paris tous les vendredis soirs. Il a évidemment demandé sa mutation dès le début de sa carrière dans un département peu demandé.
D'autres professeurs brillants ont été aimables envers les élèves persévérants mais non brillants.
Je suppose que le fait d'avoir été un étudiant brillant et d'être le premier reçu à l'agrégation n'entraîne pas que le futur professeur sera systématiquement incapable de comprendre les difficultés et le pathos de certains élèves. Mais il faut tout à la fois que le professeur soit bienveillant (et autoritaire) et que l'élève se "défonce" pour s'élever. La vie d'élève n'est pas un parcours de santé, une promenade. C'est un parcours du combattant. Je pense avoir été un de ces professeurs bienveillants et autoritaires, mais je n'ai pas été brillant auparavant et cela m'a peut-être aidé. J'avoue que j'ai toujours eu un faible pour les élèves issus, comme moi, de milieux sociaux modestes pourvu qu'ils fussent courageux. Mais j'ai toujours salué chaleureusement les résultats épatants de mes élèves brillants dont je savais qu'ils étaient issus de milieux favorisés.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 février 2010

PROFESSEURS TITULAIRES REMPLAÇANTS : ET MAINTENANT LES REQUISITIONS !



Le SNALC-CSEN a appris avec indignation qu'une collègue, professeur de mathématiques, TZR du Tarn, et affectée à l'année, a été contactée par le rectorat de Toulouse pour être "réquisitionnée" et enlevée à ses élèves du Tarn, afin d'assurer un remplacement au lycée de Millau, à cent kilomètres de son affectation première. Cette "réquisition" fait suite à l'adresse de la FCPE locale au Ministre de l'Education nationale. Avec générosité, on assure à notre collègue qu'elle sera hébergée au lycée et que l'on favorisera sa mutation prochaine !"

Écrit par : On n'arrête pas le progrès | 20 février 2010

Pierre Priolet, agriculteur d'un certain âge qui verse des larmes poignantes sur la connerie de l'organisation de la distribution, sur la retraite de 600 et quelques euros qui l'attend pour une vie de labeur de 10 à 14 h par jour presque sans vacances, sur le bilan carbone de fruits qui font le tour du monde avant d'atterrir sur nos marchés, verts et peu goûteux, bref qui décrit une réalité encore plus triste que la nôtre, c'était chez Ardisson ce soir, après l'intervention d'un ministre du budget à la limite de l'autosatisfaction. L'émotion était palpable sur le plateau. Et pas que là sans doute puisque j'en suis moi-même toute retournée.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Cher Moot, je plaide non coupable, car je vous rendais grâce, sérieusement, pour votre contribution à notre édification, en postant le tissu d'âneries mélenchiennes, qui venait à point nommé étayer mon propos.
Je n'imaginai pas une seconde que vous l'aviez fait par admiration béate et acceptation tacite de son contenu, et encore moins vous associer à ma distribution des prix.
Des smilies éviteraient ces méprises. Pardon de ne pas en avoir fabriqué un, même inadéquat, pour mieux m'exprimer.

====================
Sur le site du Monde des livres on peut éviter l'inévitable promo de BHL par la servile Savigneau et lire plutôt cet article :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/02/18/contes-immoraux-du-xviiie-siecle_1307693_3260.html#ens_id=754074
Ecrit par : P. Lariba | 20 février 2010

En effet, je l'avais loupé et ç'aurait été dommage car sa lecture m'évoque une anecdote amusante de mon enfance et l'agitation soudaine de la famille rassemblée, pour je ne sais plus quelle occasion, quand j'ai déboulé au milieu du salon avec en mains les Contes de La Fontaine, illustrés par Fragonard, ravie d'avoir déniché dans la bibliothèque de mon grand-père de quoi meubler mon ennui d'enfant unique. Contes, fables... à cet âge, comment savoir que ce n'était pas du mien? Je n'ai même pas eu le temps d'y jeter un coup d'oeil et il me fallut attendre bien des années pour comprendre que ce n'était pas le risque de me voir malmener un ouvrage ancien, comme on l'avait prétendu alors, mais celui que j'en découvre le contenu, qui avait causé tant d'émoi.
Ce souvenir m'ayant mise d'humeur vagabonde, glouglou m'apprend qu'il a été récemment réédité. Outre l'édition XVIIIème en question, je connaissais le fac-simile de Jean de Bonnot.
http://www.editionsdianedeselliers.com/ouvrage.php?idouvrage=22〈=fr

Écrit par : Cadichon | 20 février 2010

Le MEN vient de publier des sujets zéro avec corrigé pour le nouveau concours de professeur des écoles.

http://www.education.gouv.fr/cid50557/session-2011-exemples-de-sujets.html#Epreuve%20%C3%A9crite%20de%20fran%C3%A7ais%20et%20d%27histoire,%20g%C3%A9ographie%20et%20instruction%20civique%20et%20morale

J'aimerais savoir ce qu'en pensent les instits du blog. Une première impression rapide me suffit. Est-ce mieux ou pire que ce qu'il avait ces dernières années? En tout cas, cela a mis en ébullition les formateurs en IUFM, les Cahiers pédagogiques, Mme Citron (Suzanne) etc.
Amitiés
Pedro

(Pardon, car Jean-Paul de squatter ainsi ton blog. Mais c'est l'endroit où j'aurai le plus facilement et le plus vite réponse à mes questions)

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 février 2010

Pedro, tu es chez toi.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 février 2010

Cadichon polissonne ... on aura tout vu sur ce blog !

Écrit par : iPidiblue poli, polisson ! | 20 février 2010

Moot, moi, je comprends autrement Mélenchon : "se rendent coupables" = se jugent coupables, se culpabilisent. La formulation était ambiguë, à mon avis.

Ecrit par : retraitée

C'est bien comme ça que je l'avais moi aussi compris.

Ecrit par : Tailleboudin

Damned, je me suis fait eu ;o)) ! Mais, ce qui est marrant, c'est que je retrouve ceci, juste après ma citation de l'article dont il est question :

« Moot,

Donnez donc des leçons de français à Mélenchon qui en a bien besoin »

Ecrit par : iPidiblue

Ah que oui, il en a besoin, parce que pour être mal exprimé, c'est mal exprimé. Monsieur Mélenchon ignore sans doute l'existence de formules dans la langue, et il emploie celle-ci sans savoir ce qu'elle signifie couramment.

Écrit par : Moot | 20 février 2010

Bon alors c'est à qui la faute de la chute de la grande maison ? Aux méchants cocos qui nous ont fait tant de mal depuis la Libération ? Aux vilains capitalistes au couteau caché dans leur portefeuille ? Au Grand Trouduc qui règne là-haut et qui s'amuse à faire tomber les minarets sur les fidèles ?
Dans le métro tout à l'heure personne n'avait l'air inquiet ; moi qui croyait que tout le monde allait me demander comment on allait s'en sortir et alors que je m'apprêtais à faire l'important qui a des nouvelles toutes fraîches du saint des saints : le blog de Brighelli ! Macache voiloù ... tout le monde s'en foutait visiblement, l'ignorance battait son plein devant les vitrines des magasins achalandées de mille clients !

Écrit par : iPidiblue et la saint éduc'nat | 20 février 2010

Je viens de parcourir l'épreuve de français très rapidement, que je trouve honnête ma foi. Surprenante grammaire consacrée aux pronoms à l'exclusion de tout le reste...
Je me demande bien pourquoi les iufmiens sont en boule...
Quant à comparer avec ces dernières années, je ne le puis. Je n'ai plus qu'un très vague souvenir de ce que j'ai subi en 1993, le pire étant l'oral pro avec ses huit textes à synthétiser et son vocab sciences de l'éduc à placer à tout prix et ses options molles à défendre durement.
Je n'ai pas encore parcouru les maths.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Nicolas,

Souhaitez à nos braves paysans une bonne guerre, ils pourront s'en mettre plein les poches et en plus ils ne risqueront rien car les bombes atomiques ne tomberont pas dans leurs champs mais sur nos pommes à nous autres citadins dégénérés ...

Écrit par : iPidiblue ou que la guerre est jolie ! | 20 février 2010

La réussite scolaire ne témoigne plus de l'aptitude à enseigner, elle handicape l'enseignant; sa qualification le disqualifie, car un bon élève ne peut comprendre le pathos de celui qui n'a pas eu cette "chance".
Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010
---
"Chère Cadichon,
La phrase ci-dessus que j'ai retenue parmi tout ce que vous avez écrit"
Francis, ce n'est pas de mon cru, loin de là. Encore une étourderie de ma part qui est cause d'une méprise de la vôtre. c'est ma journée.

Je n'ai pas mis de guillemets parce que je reprenais de mémoire les dires d'une sociologue que citait Finkielkraut, et qui est à mettre dans le même sac que Debarbieux. Je stigmatisais au contraire ces sottises de pseudo-psys qui font le miel des pédagogistes.
Vous ajoutez "Il m'est bien souvent arrivé de penser que les gens les plus brillants ne sont pas nécessairement les meilleurs enseignants, en tout cas pas pour les élèves moins rapides à comprendre que d'autres. ".
I second the motion. Et je dirais même plus, mon cher Dupond, plus les élèves sont lents, plus le maître doit posséder sa matière: c'est essentiel pour "élémentariser" correctement un savoir savant ... ce qui n'est pas donné au premier IUFMien venu, impreigné des élucubrations des psycho-sociologues de bazar.

Écrit par : Cadichon | 20 février 2010

Nicolas, désolé de ne pas aller dans votre sens, mais pour la retraite des paysans, il faut bien dire une chose : ils cotisent pas / peu... et donc... ne touchent pas / peu.

j'en ai même connu qui se mettaient au minimum vieillesse après avoir "cédé" leur ferme...

j'ai toujours eu un peu de mal à les plaindre, même si j'en connais de réellement désespérés financièrement (les petits éleveurs).

Ils ont accepté de produire de façon intensive depuis les années 1970 et ont touché des aides / subventions pour cela (l'europe ayant accéléré le processus) !

ils ont accepté les changements (et y ont même participé, syndicats en tête) et 40 plus tard, pleurent parce que tout fout le camp, cela ne vous rappelle rien ?

Écrit par : exTC | 20 février 2010

"un savoir savant ... "
Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010

Quelle expression ! Même dans les IUFM, on ne dit plus ça !

Toujours pas d'épreuve "artistique" dans l'écrit du concours...
Mais ne rêvons pas !!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2010

Impossible d'ouvrir les maths.

Écrit par : nicolas | 20 février 2010

Eh bien, Christophe, si cette expression, au sens bien précis, et consacrée depuis plus de deux siècles, ne vous convient pas, par quoi l'avez vous remplacée?
Je suis toujours preneur pour enrichir mon vocabulaire.

Écrit par : Cadichon | 20 février 2010

Excusez-moi, Cadichon, mais j'ai un problème "d'ordre épistémologique" tout circonstanciel avec la didactique, pour honorable que puissent être et le terme lui-même, et une bonne partie de ce qu'il recouvre.
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 février 2010

Impossible d'ouvrir les maths.

Ecrit par : nicolas | 20 février 2010


Attention si c'est un ouvert, inutile d'essayer d'ouvrir l'ensemble ...

Écrit par : iPidiblue topologiquement vôtre | 20 février 2010

Le MEN vient de publier des sujets zéro avec corrigé pour le nouveau concours de professeur des écoles.

J'aimerais savoir ce qu'en pensent les instits du blog. Une première impression rapide me suffit. Est-ce mieux ou pire que ce qu'il avait ces dernières années? En tout cas, cela a mis en ébullition les formateurs en IUFM, les Cahiers pédagogiques, Mme Citron (Suzanne) etc.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 février 2010

Je n'ai pu moi aussi ouvrir que les exemples de français-histoire-géo.

Je ne suis pas PE, mais les questions me semblent tout à fait honnêtes ! Je remarque juste que l'orthographe du premier corrigé d'histoire a été un peu négligée : "La montée des mécontentements sont à l’origine de la conjuration des chefs gaulois ; le ralliement des Arvernes, puissante nation qui jusque là étaient restés à l’écart des événements, constitue un fait de première importance."

Les sujets de français sont bien intéressants : compréhension, grammaire, lexique, orthographe... Il n'y a pas d'absurdités à relever.

On peut enfin espérer un retour à la raison ?

Écrit par : Jeremy | 20 février 2010

Francis, ce n'est pas de mon cru, loin de là. Encore une étourderie de ma part qui est cause d'une méprise de la vôtre. c'est ma journée.

Je n'ai pas mis de guillemets parce que je reprenais de mémoire les dires d'une sociologue que citait Finkielkraut, et qui est à mettre dans le même sac que Debarbieux. Je stigmatisais au contraire ces sottises de pseudo-psys qui font le miel des pédagogistes.
Vous ajoutez "Il m'est bien souvent arrivé de penser que les gens les plus brillants ne sont pas nécessairement les meilleurs enseignants, en tout cas pas pour les élèves moins rapides à comprendre que d'autres. ".
I second the motion. Et je dirais même plus, mon cher Dupond, plus les élèves sont lents, plus le maître doit posséder sa matière: c'est essentiel pour "élémentariser" correctement un savoir savant ... ce qui n'est pas donné au premier IUFMien venu, imprégné des élucubrations des psycho-sociologues de bazar.

Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010
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OK, Cadichon,
Mais vous avez vu comme ma réponse était nuancée par l'adverbe "nécessairement".
Et j'ai insisté sur le fait que j'ai eu des professeurs brillants qui ont été des étudiants brillants et expliquaient très bien, même aux moins bons élèves, ce qu'ils devaient leur faire comprendre et apprendre. Les seuls élèves pour qui ils n'ont été d'aucun secours, c'étaient les cancres, beaucoup plus rares en 1955 (dans le secondaire, où ils étaient triés au départ) que de 1970 à nos jours. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 février 2010

Je n'ai même pas eu le temps d'y jeter un coup d'oeil et il me fallut attendre bien des années pour comprendre que ce n'était pas le risque de me voir malmener un ouvrage ancien, comme on l'avait prétendu alors, mais celui que j'en découvre le contenu, qui avait causé tant d'émoi.
Ce souvenir m'ayant mise d'humeur vagabonde, glouglou m'apprend qu'il a été récemment réédité. Outre l'édition XVIIIème en question, je connaissais le fac-simile de Jean de Bonnot.
http://www.editionsdianedeselliers.com/ouvrage.php?idouvrage=22〈=fr

Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010
---
S'agit-il bien de contes licencieux ? Je ne sais plus si c'est au lycée, en classe de première, que j'ai appris l'existence de ces contes. Il n'y en avait aucun extrait dans le Lagarde et Michard. [ ;-) ] Si c'est bien cela, pouvez-vous me dire si c'est palpitant ? J'ai cru comprendre que La Fontaine avait du talent dans ce genre littéraire-là aussi.
Si c'est bien en 1957 que j'ai appris cela, je suis pardonnable d'avoir mis dix secondes pour me le rappeler, n'est-ce pas ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 février 2010

Franchement, le Paradis c'est drôle! http://www.youtube.com/watch?v=UHBY0szYz6I

Écrit par : Pendariès d'humeur ne sait comment | 20 février 2010

Que cette fille est belle, Pendariès ! Je signe tout de suite... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

Je viens de prendre connaissance du second sujet français H/G
du concours. Epatant ! D'abord les textes, bien que contemporains, sont magnifiques et d'une insondable richesse, ce qui devrait donner de la vigueur aux candidats.
Ensuite, les questions sont variées, équilibrées, et on n'y trouve pas trop de jargon jargonnant. Non vraiment, je l'aurais passé avec délectation, celui-là. Louis XIV, un peu moins.

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

J'ai réussi à ouvrir la seconde proposition pour les maths. Idem.
Pour les sciences, c'est dingue ce qu'il faut ingurgiter, c'est le cas de le dire. Je me suis toujours débrouillée pour assurer l'histoire chez mes collègues afin qu'ils me soulagent de ce pensum. Ce n'est pas le sujet sur la digestion qui me fera changer d'avis... En tout cas, je pense que les savoirs disciplinaires sont à l'honneur, non ? Me trompje, Pedro ? Qu'en pensent Catmano, Christophe, Chevreuil, Perceval and co ?

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

Comparaison rapide du concours nouvelle mouture avec le mien (2005) : de mon temps, l'histoire-géo était une option à l'oral, avec un temps de préparation sur des documents. En français, il fallait faire une synthèse de textes (8 points), un commentaire de travail d'élève (4 points), et un commentaire de document pédagogique, en général, un extrait de manuel (8 points).
Cette nouvelle mouture révèle un recentrage sur la maîtrise du français au détriment de la pédagogie. Ca risque d'être un carnage en grammaire et en orthographe : si vous allez faire un tour sur le forum EDP, vous pourrez vous faire une idée du niveau moyen de leur maîtrise.

A part ça, notre remplaçante stagiaire nouvelle version (c'est-à-dire encore étudiante) est repartie les larmes aux yeux un peu plus tôt que prévu. Les élèves lui ont fait la misère et elle n'est plus très sûre de vouloir faire ce métier. C'est n'importe quoi, de confier carrément une classe à un parfait débutant. Si ce n'était pas qu'une sordide histoire de fric, ce serait au contraire excellent de permettre aux futurs profs, très en amont, de s'imprégner de la réalité des classes. Mais avec le titulaire, qu'il observerait longuement d'abord, puis qui lui confierait peu à peu des responsabilités.
J'attends le moment hélas inévitable où un accident grave fera apparaître l'irresponsabilité de ceux qui ont décidé de cela : quand on est en difficulté face à une classe, on n'a plus toute sa tête, et toutes les catastrophes deviennent possibles.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Ca risque d'être un carnage en grammaire et en orthographe : si vous allez faire un tour sur le forum EDP, vous pourrez vous faire une idée du niveau moyen de leur maîtrise. Perceval

Complètement d'accord avec vous; faut-il en conclure que la liste des admis sera courte et la liste complémentaire pléthorique ? Si oui, dans la logique comptable qui nous domine tous, c'est peut-être ce qui est en premier recherché, bien avant la réhabilitation des contenus ? Ca revient moins cher...

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

"Je me suis toujours débrouillée pour assurer l'histoire chez mes collègues afin qu'ils me soulagent de ce pensum."

Pareil. Moi, ce qui "me saoûle", c'est la parodie de démarche expérimentale en vigueur, qui réduit les séances de sciences à une somme de gesticulations stériles très coûteuses en temps et en nerfs, alors que les enfants, là comme ailleurs, n"ont ni les connaissances, ni le vocabulaire, ni les catégories les plus basiques. Comme d'hab (en littérature, par exemple), on met la charrue avant les boeufs et on prétend éveiller les enfants à des concepts très abstraits sans leur avoir fait cadeau des outils pour les maîtriser ou seulement leur trouver de l'intérêt.
Pour moi, les sciences en primaire devraient être des leçons de choses avant tout : apprendre à observer, décrire, nommer, catégoriser. Rien n'interdirait d'illustrer, de trancher une question, etc. à l'aide de mini-expériences, d'ailleurs.

"En tout cas, je pense que les savoirs disciplinaires sont à l'honneur, non ?"

Oui. Par exemple, en histoire, si on a oublié ce qui s'est passé en -52, on est mal, un peu comme si on se mélangeait dans la date de la chute du mur de Constantinople. ;-)

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Vous êtes cruel, Perceval...:-)

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

"C'est n'importe quoi, de confier carrément une classe à un parfait débutant."
Ecrit par : ma pomme

C'est même une histoire de fous : en PE2, si cela n'a pas changé, on doit obligatoirement être évalué au moins une fois au cours d'une séance d'EPS, pour juger de la capacité à assurer la sécurité des élèves quand ils ne sont pas censés être assis sagement (je pouffe) à leur table.
Pour les zévaluateurs, c'est LE critère pour décréter que quelqu'un "n'est pas fait pour ce métier" (ce que je conteste, car comme le reste, cela devrait être enseigné avant d'être évalué, et beaucoup de stagiaires prometteurs se retrouvent stigmatisés parce qu'un des élèves dont ils avaient la charge a commis une imprudence dont ils n'avaient pas anticipé le risque).

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Perceval : que pensez vous alors de la Main à la Pâte ?

(ce n'est pas une question piège... c'est juste une demande toute simple)

Écrit par : exTC | 21 février 2010

"faut-il en conclure que la liste des admis sera courte et la liste complémentaire pléthorique ? Si oui, dans la logique comptable qui nous domine tous, c'est peut-être ce qui est en premier recherché, bien avant la réhabilitation des contenus ? Ca revient moins cher..."

Ecrit par : nicolas | 21 février 2010

Je n'ai pas tout compris au nouveau système, mais je crois qu'il n'y aura plus de liste complémentaire : les trous qu'elle servait à boucher le seront par les stagiaires. En plus, c'est gratos.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Voulez-vous dire, Perceval, que l'on évaluerait ce qui n'a pas été enseigné ? Que le principe de l'évaluation de la chose enseignée ne serait pas un principe intangible ? Vous nous en apprenez de belles !!!!

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

http://www.lamap.fr/?Page_Id=1005
Cadichon a sûrement un avis sur les résultats de Hands on dans les ghettos américains.

Écrit par : nicolas | 21 février 2010

"que pensez vous alors de la Main à la Pâte ?

(ce n'est pas une question piège... c'est juste une demande toute simple)"

Ecrit par : exTC | 21 février 2010

Il y a sans doute des tas de bonnes intentions dans cette démarche, et beaucoup de gens s'esquintent à mettre en place des choses intéressantes dans ce cadre, mais les contenus y sont juste un prétexte pour la démarche. Faute d'outils intellectuels et de maturité, les enfants ne tirent pas grand chose de ces lourds dispositifs.
Leur appétence future pour la science, leur logique, leur rationnalité en sortent-elles sensiblement grandies comme le prétendent les promoteurs de la MAP ? A mon avis, pas plus qu'avec un exo de grammaire ou un problème de maths.
Mon collègue qui se charge de cela pour ma classe est à fond dans cette démarche. Il m'agace d'ailleurs un peu : à l'entendre, il est un super instit avec tous ses projets. Les autres sont ch... et ce n'est pas étonnant que les élèves n'aient pas d'appétence pour ce qu'ils leur proposent.
Il a raison de se soucier de motiver ses élèves avec des activités adaptées à leur âge. Il a tort de l'opposer aux contenus et à l'apprentissage de l'esprit de sérieux au travers du format scolaire.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Voici ma modeste contribution pour remettre l’école entre les murs et arréter la violence scolaire. Il faut en finir avec l’insupportable élitisme républicain et modifier l’emploi du temps scolaire:
lundi
8h lecture de la lettre de Guy Mocquet
9h aide individualisée
10h-11h consolidation des pré-requis
11h-12 soutien méthodologique
12h heure du goût
13h apprendre à apprendre
14h module
15h remise à niveau
16h remédiation
17h atelier pour progresser
mardi
8h heure de l’engagement citoyen
9h initiation au développement durable
10h éducation à la solidarité
11h éco-citoyenneté
12h heure du goût
13h activité de groupe
14h interdisciplinarité
15h activités transversales
16h projet pluridisciplinaire
17h communication
mercredi
8h traitements des incivilités
9h heure du refus de l’échec scolaire
10h travaux personnels encadrés
11h conférence conduite à risques
jeudi
8h étude
9h période d’autonomie
10h permanence
11h foyer socio-éducatif
12h heure du goût
13h activités d’accompagnement
14h orientation
15h préparation de stage
16h projet personnel
17h cdi
vendredi
8h heure de vie de classe
9h conseil de la vie lycéenne
10h droits de l’élève
11h assemblée des délégués
12h heure du goût
13h heure de l’europe
14h ouverture sur l’extérieur
15h b2i
16h socle de connaissance
17h enseignement d’exploration
Pierre Chossulhost,
diplômé en sciences et techniques de l’éducation, formateur en perfectionnement des concepts motivationnels de la problématique pédagogique.

Écrit par : C h o s s u l h o s t | 21 février 2010

Très très drôle — hélas, c'est tout ce qui nous reste : le sens de l'humour !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 février 2010

Trop fort, Chossulhost ! (ce nom est une énigme. Une bière virtuelle à celui qui l'élucidera.)
Un bémol, cependant : vous ne faites aucune place à l'éducation à la sécurité routière et à la construction d'une culture commune à travers la comparaison des règles du jeu des différents sports collectifs.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Très très drôle — hélas, c'est tout ce qui nous reste : le sens de l'humour !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 février 2010

Mais c'est cependant une arme redoutable. Face à une baudruche, une épingle suffit.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Oui, Pierre Chossulhost, il faut bien une vie entière pour se préparer à la citoyenneté active ...

Écrit par : iPidiblue étudions ! étudions ! il en restera bien quelque chose ... ou rien | 21 février 2010

http://www.kaamelott.info/livre-3/88-letudiant.html

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Je me suis longtemps demandé pourquoi des individus en apparence raisonnables formés en corps comme les enseignants ont pu se laisser subjuguer par les dites sciences humaines qui ont des visées totalitaires et qui sont la négation de la science elle-même, telle que nous la comprenons depuis l'ère moderne, c'est à dire la différenciation entre un monde extérieur et un monde intérieur, celui de l'imaginaire ?

Car enfin si vous écoutez vos spécialistes es-questions d'éducation, on comprend vite qu'ils sont enfermés dans leur pensée sans aucune issue possible.

Je suppose qu'est inscrit quelque part en nous le besoin d'une ligne d'horizon, appelons cela "le divin" si vous voulez et que les enseignants qui vivaient dans un monde sécularisé à l'extrême ressentaient le besoin ou le manque d'un "absolu" !
Les pédagogues venaient leur offrir sur un plateau ce met de choix ... ils se sont précipités dessus.

Moi qui suis un athée complet, je regarde avec amusement et ironie, ces jeux de miroirs où l'on voit des esprits à-priori avertis se faire duper par plus simples qu'eux.

Sans l'imagination nous n'allons nulle part mais il ne faut pas pour autant lui confier toutes les clefs de la maison car c'est quand même la folle du logis !

Écrit par : iPidiblue et la folle du logis | 21 février 2010

Si vous avez déjà vu un graphomètre, vous savez qu'un des alidades est nommé "ligne de foi", c'est à dire que c'est la ligne fixe par rapport à laquelle on vise.

J'ai l'impression que le corps enseignant recherchait désespérément cette "ligne de foi" dans toutes les directions ... et qu'il a choisi la première et la plus mauvaise qu'on lui désignait.

Écrit par : iPidiblue ligne de foi | 21 février 2010

"Qu'en pensent Catmano, Christophe, Chevreuil, Perceval and co ?"

Ecrit par : nicolas | 21 février 2010

Il me semble que je l'ai dit. Pas grand-chose sur les arts pour l'instant, et, selon les dernières données dont on dispose, il ne sont présents, (à peine), qu'à l'oral. Cela veut dire, vu l'absence de "formation professionnelle", quasiment plus de formation dans ces domaines.
Si, une satisfaction; il n'y a apparemment plus d'épreuve "littérature de jeunesse" à l'oral du nouveau concours.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

Il ne faut jamais sous-estimer le hasard autrement dit la mesure de notre ignorance !
Or les enseignants se font fort de tout savoir, ils sont donc extrêmement dépourvus quand ils rencontrent un homme plein d'assurance qui leur parlent de choses dont ils ignorent tout comme la didactique, science nouvelle qui transforme un cornichon en lumignon à volonté ...

Écrit par : iPidiblue des cornichons entre autres choses ! | 21 février 2010

Toujours vaguement thématique :
http://www.kaamelott.info/livre-3/80-le-vulgarisateur.html

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Perceval : merci ! c'est bien ce que je pensais.

Écrit par : exTC | 21 février 2010

Voici ma modeste contribution pour remettre l’école entre les murs et arréter la violence scolaire. Il faut en finir avec l’insupportable élitisme républicain et modifier l’emploi du temps scolaire:
lundi
8h lecture de la lettre de Guy Mocquet
9h aide individualisée
10h-11h consolidation des pré-requis
11h-12 soutien méthodologique
12h heure du goût
13h apprendre à apprendre
14h module
15h remise à niveau
16h remédiation
17h atelier pour progresser
mardi
8h heure de l’engagement citoyen
9h initiation au développement durable
10h éducation à la solidarité
11h éco-citoyenneté
12h heure du goût
13h activité de groupe
14h interdisciplinarité
15h activités transversales
16h projet pluridisciplinaire
17h communication
mercredi
8h traitements des incivilités
9h heure du refus de l’échec scolaire
10h travaux personnels encadrés
11h conférence conduite à risques
jeudi
8h étude
9h période d’autonomie
10h permanence
11h foyer socio-éducatif
12h heure du goût
13h activités d’accompagnement
14h orientation
15h préparation de stage
16h projet personnel
17h cdi
vendredi
8h heure de vie de classe
9h conseil de la vie lycéenne
10h droits de l’élève
11h assemblée des délégués
12h heure du goût
13h heure de l’europe
14h ouverture sur l’extérieur
15h b2i
16h socle de connaissance
17h enseignement d’exploration
Pierre Chossulhost,
diplômé en sciences et techniques de l’éducation, formateur en perfectionnement des concepts motivationnels de la problématique pédagogique.

Ecrit par : C h o s s u l h o s t | 21 février 2010

COMMUNIQUE

Nous, enseignants désobéisseurs et résistants, avons pris connaissance du nouveau projet de réforme du lycée établi par le ministre Chossolhost. Si nous ne pouvons qu'approuver les grands principes qui le guident, nous en refusons les modalités d'application que le ministère souhaite nous imposer après un semblant de consultation.

Nous demandons que ce projet soit modifié ou complété selon les dix points suivants :

1) Cet emploi du temps découpé en heures est rétrograde. Les différentes activités devraient être réparties dans le semestre selon l'organisation établie par le C.A. sur proposition du conseil pédagogique de l'établissement

2) Une heure (seulement !) est appelée "interdisciplinarité". Est-ce à dire que les autres ne sont pas interdisciplinaires ? Nous attendons une circulaire très claire de la part du ministère pour éclaircir ce point.

3) La lecture de la lettre de Guy Moquet est la survivance abjecte d'un enseignement élitiste tourné vers le passé. Nous exigeons que soient lues à la place de cette lettre les lettres écrites par les lycéens eux-mêmes dans le cadre d'atelier d'expression personnelle.

4) L'heure de l'Europe placée le vendredi à 13h est la marque de l'européo-centrisme forcené qui caractérise nos modes de pensée. C'est nier la diversité du monde et des peuples. Nous exigeons que soit changé chaque semaine l'intitulé de cette heure, qui sera, au fil de l'année, "heure de l'Asie", "heure de l'Afrique", "heure des Amériques", etc.

5) Cet emploi du temps propose aux lycéens 40h de cours : il est irréaliste. Nous exigeons qu'il soit ramené à 22h de cours, plus huit heures libres consacrées au travail personnel des élèves, que les élèves pourront passer au choix dans l'établissement ou chez eux.

6) Il n'est pas fait de place pour les options des élèves. Le ministère ignore sans doute que chaque élève doit être acteur de son orientation : nous exigeons que 7 heures de cours sur les 22 soient consacrées aux options.

7) Il n'est pas fait mention des activités physiques, sportives et artistiques des élèves. Nous exigeons que, dans un emploi du temps raisonnable de 22 heures, 5 heures par semaine (une par jour) soient consacrées à l'EPS, et que les arts (musique, arts plastiques, théâtre) se voient consacrés chacun deux heures, en sus d'une option artistique obligatoire de trois heures (danse, cinéma, arts du cirque).

8) Que deviennent les stages passerelles et les stages deremise à niveau dans ce dispositif ? Sont-ils supprimés ? Nous n'accepterons pas un tel retour en arrière.

9) Certains intitulés laissent supposer la possibilité, voire l'encouragement !, d'un enseignement frontal. Le ministère a-t-il décidé de saper les grandes évolutions pédagogiques en rétablissant l'obligation du cours magistral, méthode indigne et traumatisante pour nos élèves ?

10) Nous exigeons l'abandon de certains intitulés gravement autoritaristes tels que "socle de connaissance", "traitement des incivilités" ou "conférence conduites à risques", et leur remplacement par les intitulés suivants : "socle de savoir-faire et de savoir-être", "dialogue sur les incivilités" et "débat conduite à risques".

L'avenir de notre jeunesse est une donnée non négociable : nous ne transigerons donc jamais sur les dix revendications fondamentales que nous avons émises ci-dessus. Le ministère sait-il que Victor Hugo a écrit : "Quand on ouvre une école, on ferme une prison" ? Nos lycées, M. le ministre, ne sont pas des prisons, et nous ne tolèrerons pas que votre réforme fasse de nos établissements des enceintes fermées à toute évolution pédagogique.

Bien à vous,

Le Comité Populaire National de Vigilance Educative et de Lutte contre l'Extrémisme Passéiste.

Écrit par : ComPopNatdVEedLcEP | 21 février 2010

Pédagogie dernière :
http://www.kaamelott.info/livre-3/51-poltergeist.html

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Nous, Comité Populaire Européen de Vigilance Educative et de Lutte contre l’Extrémisme Passéiste, adoptons quasi in extenso les neuf premiers points énoncés ci-dessus car nous nous réservons la modification du dixième comme suit : « leur remplacement par les intitulés suivants : socle de savoir-faire et de savoir-être, dialogues sur les incivilités et les diverses conduites à risque des professeurs. »
Ecrit par ComPopEurdVEedLcEP

Écrit par : TRO C TRO | 21 février 2010

7) Il n'est pas fait mention des activités physiques, sportives et artistiques des élèves. Nous exigeons que, dans un emploi du temps raisonnable de 22 heures, 5 heures par semaine (une par jour) soient consacrées à l'EPS, et que les arts (musique, arts plastiques, théâtre) se voient consacrés chacun deux heures, en sus d'une option artistique obligatoire de trois heures (danse, cinéma, arts du cirque).

Ecrit par : ComPopNatdVEedLcEP | 21 février 2010


A ce propos, vous vous régalerez sans doute à la consultation de ce machin (page 4, notamment) :
Organisation de l’enseignement de l’histoire des arts
http://media.education.gouv.fr/file/32/09/0/encart_33090.pdf
... ou comment dénaturer une bonne idée (donner des repères solides en histoire de l'art).
Exemples :
- dans la liste assommante des arts à étudier : "... mime, arts du cirque, arts de la rue, marionnettes, arts équestres, feux d’artifices, jeux d’eaux (...) dessins animés, et autres images, arts numériques, pocket films, jeux vidéo.
Ces domaines artistiques sont explorés dans leurs manifestations patrimoniales et contemporaines, populaires et savantes, nationales et internationales, occidentales et non occidentales. Sur le plan technique, ils sont abordés dans leurs productions artisanales et industrielles, traditionnelles et
innovantes";
- "Aux trois niveaux du cursus scolaire, Ecole primaire, Collège, Lycée, l’histoire des arts instaure des situations pédagogiques transdisciplinaires.
Elle favorise chez les professeurs d’autres façons d’enseigner, notamment le travail en équipe, elle leur permet de croiser savoirs et savoir-faire, d’acquérir des compétences nouvelles et d’aborder des territoires jusque-là peu explorés";
-"Interdisciplinarité
L’enseignement de l’histoire des arts (...) peut également s’inscrire dans le cadre des enseignements scientifiques et techniques comme de l’éducation physique et sportive";
-"Etude des oeuvres
(...) significations : message (émis, reçu, interprété) ; sens (usuel, général, particulier ; variations dans le temps et l’espace) ; code, signe (signifiant/ signifié) ; réception, interprétation, décodage, décryptage, etc."

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

"L’enseignement de l’histoire des arts (...) peut également s’inscrire dans le cadre (...) de l’éducation physique et sportive"

Là, j'ai beau chercher, je ne vois pas ...
La visite du Louvre en rollers ?

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Pour les connaisseurs des Bidochon, il manque l'art du lacet à travers les âges.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

A la rentrée, je m'attaque à l'exploration des manifestations patrimoniales, non occidentales et traditionnelles de l'art des jeux video.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

"7) Il n'est pas fait mention des activités physiques, sportives et artistiques des élèves. Nous exigeons que, dans un emploi du temps raisonnable de 22 heures, 5 heures par semaine (une par jour) soient consacrées à l'EPS, et que les arts (musique, arts plastiques, théâtre) se voient consacrés chacun deux heures, en sus d'une option artistique obligatoire de trois heures (danse, cinéma, arts du cirque)."

Ecrit par : ComPopNatdVEedLcEP | 21 février 2010

Bof... Une heure de musique et une d'arts visuels, par semaine, bien faite, ça serait déjà bien.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

L'histoire des arts, c'est juste un gadget pour calmer les historiens (géographes) un peu lésés dans les nouveaux programmes en leur donnant un os à ronger.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

"L'histoire des arts, c'est juste un gadget"
... mais ça ne devrait pas.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

"Les profs ne grognent pas, ils savent bien, depuis Victor Hugo, «qu’ouvrir une école, c’est fermer une prison»".

Mais les profs savent-ils aussi qu'il faut désormais prendre cette affirmation au pied de la lettre ?

Écrit par : Numéro 13 | 21 février 2010

Je suis bien d'accord avec vous, Perceval. Mais nous n'avons de responsabilités directes dans la confection des programmes ni l'un, ni l'autre.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

"L’enseignement de l’histoire des arts (...) peut également s’inscrire dans le cadre (...) de l’éducation physique et sportive"

Là, j'ai beau chercher, je ne vois pas ...
La visite du Louvre en rollers ?

Ecrit par : Perceval | 21 février 2010
Chorégraphie, pratique théâtrale. Mon " fils " (oh! le vilain mot !) fait ça cette année en cours d'art dramatique: sauter comme une grenouille sur le plateau en faisant croâ croâ (niveau PS sauf que ça dure deux heures ...), lire un texte en apnée le plus longtemps possible, lire en courant ou sautant sur place, etc...
Si on reste dans la théorie, évidemment, l'EPS ne sert à rien mais pour lire un texte en apnée, c'est celui qui fait de la natation intensive qui s'en sort le mieux.
Quant au coup de la grenouille, c'est vachement plus complexe, surtout si on rajoute un prédateur fictif derrière la grenouille: repousser ses limites, explorer son animalité tout en l'économisant pour être à même de remonter le lendemain sur scène sans être perclus de douleurs diverses et variées.
C'est ainsi qu'à 18 ans, on comprend les mises en garde répétées de ses éducateurs contre un comportement irréductiblement tire-au-flanc en EPS.

Je suppose qu'un sculpteur, un peintre ou un chanteur, sans parler bien sûr du danseur, vous en raconteraient d'autres.

Écrit par : dobolino | 21 février 2010

Imaginez-vous, Perceval !
Quinze heures dans la Chapelle Sixtine, en plein mois d'août, en train de fignoler le doigt de Dieu au plafond ! C'est pas du sport, ça ?

Écrit par : dobolino | 21 février 2010

Dobolino, Perceval parlait d'histoire des arts, pas de pratique artistique !
Et n'en profitez pas pour nous parler encore de vos enfants !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

Et surtout, je galégeais. Je sais bien qu'on peut envisager d'aborder l'histoire de la danse, par exemple.
Mais je voulais surtout suggérer qu'en histoire de l'art comme ailleurs, il faut à mon sens centrer l'enseignement sur des fondamentaux soigneusement ciblés (peinture, architecture, musique) dont l'acquisition permet ensuite toutes les généralisations qu'on veut, plutôt que de tout diluer dans une bouillie informe telle que suggérée dans le document où tout est mélangé.
Si on le suit, comme d'habitude, seuls s'y repéreront ceux qui vont au musée ou qui visitent la Toscane avec leurs parents.

PS : je suis seulement en train de découvrir La journée de la jupe. Enorme.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

Histoire DES artS : toute la démarche est dans le titre : pas de tentative de synthèse, mais une succession de découvertes erratiques. Une ORA (observation réfléchie (?) des arts), en quelque sorte.

Écrit par : Perceval | 21 février 2010

A la rentrée, je m'attaque à l'exploration des manifestations patrimoniales, non occidentales et traditionnelles de l'art des jeux video.
Ecrit par : Perceval | 21 février 2010

Il y a un art du jeu video (sans rire). Regardez Heroes III ou la série des Zelda : il y a de très belles choses.

Et les musiques ont été jouées par plusieurs orchestres ; on trouve cela sur youtube facilement.

Écrit par : Jeremy | 21 février 2010

Pierre Chossulhost,
diplômé en sciences et techniques de l’éducation, formateur en perfectionnement des concepts motivationnels de la problématique pédagogique.

Ecrit par : C h o s s u l h o s t | 21 février 2010
---
Il semble plus facile de soutenir une thèse de doctorat en "sciences de l'éducation" qu'en sciences physiques !
J'ai tout compris sans le moindre effort. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 février 2010

Perceval découvre la Journée de la jupe ! Quel veinard !
Je l'encourage à retourner voir sur le blog ce que nous en avions écrit, les uns et les autres :
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/25/la-journee-de-la-jupe.html
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2010

LAURENT LAFFORGUE ET MICHEL SEGAL
Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite
Article des Echos 12/02/10

LAURENT LAFFORGUE EST MATHÉMATICIEN, LAURÉAT DE LA MÉDAILLE FIELDS, COAUTEUR DE « LA DÉBÂCLE DE L'ÉCOLE, UNE TRAGÉDIE INCOMPRISE », ÉDITIONS F.-X. DE GUIBERT, 2007. MICHEL SEGAL EST PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES EN COLLÈGE, AUTEUR D'« AUTOPSIE DE L'ÉCOLE RÉPUBLICAINE », ÉDITIONS AUTRES TEMPS, 2008.
Choquées, indignées, écoeurées sont les belles âmes par la déclaration de Pierre Tapie mettant en garde contre la baisse de niveau qu'entraînerait un quota de 30 % de boursiers à l'entrée des grandes écoles.

Boursiers ou non, cela fait déjà des années que se profile le spectre de la baisse du niveau d'exigence dans nos grandes écoles. Celles-ci étant soumises à une concurrence mondiale, s‘inquiéter de la qualité du recrutement est une préoccupation pour le moins légitime, surtout si l'on souhaite que la France continue de compter parmi les pays les plus riches.

Hormis cela, la question est de savoir pourquoi les enfants de pauvres ne parviennent plus à se hisser vers un enseignement supérieur d'excellence, alors que c‘était le cas jusque dans les années 1970, où il n‘était nul besoin de quotas pour obtenir des statistiques incomparablement meilleures qu'aujourd'hui. La réponse a trois versants : collège unique, réussite de tous et objectifs de réussite au baccalauréat.

A la différence de celui des grandes écoles, le problème du collège unique intéresse peu d'intellectuels parce que c'est surtout un problème pour les pauvres. Faut-il rappeler cette évidence, il y a dans les quartiers difficiles beaucoup plus d'élèves en difficulté de travail, de compréhension et de comportement que dans les quartiers où vivent les belles âmes qui s‘indignent que cette réalité soit énoncée. Dans tous ces quartiers difficiles, les bons élèves sont laminés par les plus faibles, qui, submergés par leurs difficultés, font sans cesse reculer le niveau des attentes des enseignants, et tirent en arrière des classes entières, des établissements entiers. Mais c'est sur ceux-là que se règlent les programmes car le souci du ministère est d'obtenir coûte que coûte un certain taux de réussite au baccalauréat. Il y a quelques décennies, les bons élèves pauvres étaient entraînés à l'exigence et accédaient en bon nombre à des enseignements d'excellence qu'ils étaient parfaitement capables de suivre. Ils s'en voient aujourd'hui structurellement empêchés par le principe d'un enseignement unique pour tous : par nécessité, l‘exigence est alors bannie des programmes et interdite dans les pratiques de classe. Les élèves doués et travailleurs issus de milieux modestes, que nous voyons tous les jours dans les classes, n'auraient besoin, pour réussir selon leur mérite, ni de quotas ni de concours adaptés à leur origine sociale, mais seulement d‘un peu d‘ambition de la part de l‘école. Hélas ! Le ministère et ses belles âmes ne l'entendent pas de cette oreille et imposent la « réussite de tous », c'est-à-dire de personne. Chaque année, les programmes sont allégés et le niveau n'en finit pas de baisser, entraînant dans sa chute tous les enfants pauvres doués pour les études, en ne les éduquant pas dans le désir de perfection, d'effort, de travail et d'exigence vis-à-vis de soi. N'ayant rien appris de tout cela pendant leur enfance et leur adolescence, ceux-là, qui auraient pu devenir des étudiants brillants, sont détruits par cette école qui les laisse stagner dans la facilité, la passivité et l'ennui. Comme si cela ne suffisait pas, pour enraciner le collège unique, le gouvernement vient d'en créer son prolongement : le lycée unique. (Le candidat Sarkozy n'avait-il pas promis de mettre fin au collège unique ?) Comme pour afficher son irresponsabilité, le gouvernement se vante d'avoir imaginé sa réforme en écoutant les préconisations des enfants. Il tente un rééquilibrage en cherchant à supprimer la réputation d'excellence de la filière S. C'est vouloir éliminer la dernière petite chance que les pauvres pouvaient encore saisir pour échapper au massacre, car le regroupement des bons élèves est la meilleure façon de parvenir à un renouvellement des élites, à un rééquilibrage des classes sociales. Il faut s'attendre à ce que la situation empire et il n'y aura bientôt plus que des relèvements du seuil des revenus pour augmenter le nombre de boursiers. Que des filières sélectives dès le collège représentent la seule chance de justice sociale, les gouvernements refusent obstinément de l'admettre. Mais c'est justement dans de telles filières que les enfants pauvres dotés de bonnes capacités scolaires peuvent améliorer encore ces capacités, être stimulés, se cultiver davantage, chercher au fond d'eux-mêmes de nouvelles ressources et parvenir à l'excellence. Tout cela, contrairement aux autres, ils ne peuvent l'acquérir qu'à l'école. L'enseignement secondaire est devenu un tel havre d'oisiveté et de médiocrité que l'exigence et l'ambition ne peuvent plus être transmises que dans le milieu familial, ce qui explique pourquoi aujourd'hui, seuls les enfants de classes socioculturellement élevées peuvent parvenir aux grandes écoles.

C'est parce que toutes les réformes, du collège unique de 1975 au lycée unique de 2009, ont été programmées pour éradiquer toute exigence à l'école, que les enfants de familles défavorisées ont été chassés de l'enseignement supérieur d'excellence.

Nos princes ont beau jeu de s'indigner de l'idée que la mise en place de quotas ferait encore baisser le niveau des grandes écoles. Non seulement c'est une réalité, mais ils en sont les artisans.

Écrit par : . | 22 février 2010

http://www.lamap.fr/?Page_Id=1005
Cadichon a sûrement un avis sur les résultats de Hands on dans les ghettos américains.
Ecrit par : nicolas | 21 février 2010
Ai-je vraiment besoin de répéter ce que je passe mon temps à dire depuis mon arrivée ici? À savoir que les mêmes causes produisent les mêmes effets, que la France et le reste de l'Europe se sont rués avec la même absence de discernement sur mêmes conneries que les Américains, mais qu'à la différence de ces derniers nous sommes incapables de faire marche arrière. Pour cela il faudrait avoir l' humilité de reconnaître que nous nous sommes trompés. Non, ça on le réserve à ce summum de sottise collective que l'on nomme la "repentance" pour les crimes commis par d'autres, en d'autres temps. Reconnaître ceux que l'on commet soi-même, en ce moment, et contre les générations futures, c'est une autre paire de manches. Ça vous aurait quand même une autre gueule.
Tiens puisque, pour fêter à leur manière le cinquantième anniversaire de la décolonisation, les Algériens veulent traîner la France devant le Tribunal de l'Histoire, on devrait souffler à tous les pays colonisés par les Soviets entre 1917 et 1991 d'en faire autant.

================================
Trop fort, Chossulhost ! (ce nom est une énigme. Une bière virtuelle à celui qui l'élucidera.)
Un bémol, cependant : vous ne faites aucune place à l'éducation à la sécurité routière et à la construction d'une culture commune à travers la comparaison des règles du jeu des différents sports collectifs.
Ecrit par : Perceval | 21 février 2010

Merci Perceval pour votre sobre et implacable démonstration de l' imposture pédagole, dont les relents pseudo-scientifiques bernent tant de gogos.


Je suggère, pour ma part , de prévoir dans l'emploi du temps proposé, d'apprendre à faire des crêpes. D'ailleurs, à la réflexion, je propose de rétablir un enseignement complet d'économie domestique, pour tous, pas seulement les filles. C'est ça la véritable égalité des sexes, scrogneugneu.
Et il est plus utile, en ces temps de restrictions, de savoir coudre et faire la cuisine que de savoir ce que sont un incipit ou une didascalie.

Écrit par : Cadichon | 22 février 2010

Euh, Cadichon, "Chossulhost", je crois que c'est un gag... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 22 février 2010

Pour nicolas:
Sur l'engouement des pédagogistes pour le "hands-on", cette fausse bonne idée, dont l'intention est louable, certes, mais dont la mise en oeuvre a eu des effets catastrophiques, car elle repose sur des prémisses fausses, à savoir que travailler c'est jouer, voici ce qu'en pensait ED Hirsch en 2001, dans un article qui n'a rien perdu de sa pertinence, et qui reprend ce qu'il dit depuis plus de 30 ans. http://coreknowledge.org/CK/about/articles/Romancingthechild.htm

en voici un court extrait:
"The progressivist believes that it is better to study math and science through real-world, hands-on, natural methods than through the deadening modes of conceptual and verbal learning, or the repetitive practicing of math algorithms, even if those “old fashioned” methods are successful. "

Je rappelle, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, que, contrairement à ce qu'a écrit la malheureuse traductrice de Hannah Arendt, la "progressive education" made in USA, ce n'est pas le progrès de l'éducation, mais sa régression, aux mains de ces malades mentaux qu'on appelle désormais pédagogistes en France, après les avoir qualifiés longtemps de réformistes ou encore de constructivistes. C'est sous ce dernier nom d'ailleurs que les Suisses les connaissent.

Écrit par : Cadichon | 22 février 2010

Christophe, que la signature soit ou non un gag, so what? qu'importe le flacon....on s'en tamponne le coquillard.
Le texte est efficace, c'est une féroce parodie du modèle décrit par l'article de Lafforgue et Segal.

Écrit par : Cadichon | 22 février 2010

Je reviens sur ce que disait Francis, à propos des Contes et nouvelles en vers du bon La Fontaine. Je préfère les ranger dans la littérature galante, ou libertine, et non pas licencieuse. C'est dans la liberté (celle du ton et du sujet), non dans la licence, que le génie du fabuliste a trouvé sa pleine expression. Chateaubriand fit cette distinction que je ne saurais reproduire mot à mot. Il disait que la Révolution avait fait défiler la licence sous les étendards de la liberté. J'ai oublié la formulation précise mais l'image m'est restée gravée en mémoire

Écrit par : Cadichon | 22 février 2010

Perceval découvre la Journée de la jupe ! Quel veinard !
Je l'encourage à retourner voir sur le blog ce que nous en avions écrit, les uns et les autres :
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/25/la-journee-de-la-jupe.html
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 février 2010

Je voulais dire que je prenais enfin le temps de le regarder, bien sûr. Comme disait Coluche, ne me prenez pas QUE pour un ... :-)

"Merci Perceval pour votre sobre et implacable démonstration de l' imposture pédagole, dont les relents pseudo-scientifiques bernent tant de gogos."

J'aurais aimé être le talentueux professeur Chossulhost, mais ce n'est pas moi. C'est gentil de l'avoir cru, en tout cas.

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

Bon courage aux petits camarades qui ont repris leur cartable ce matin.

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

Gag : Causeur classé site raciste par le MRAP, qui cependant ne trouve à lui reprocher, outre d'être à droite de la droite (?!), que de figurer parmi les liens de sites racistes.
C'est vraiment très con.

http://www.mrap.fr/campagnes/RacismeInternet/rapport-MRAP2009.pdf (page 98)
Et le billet de Causeur à ce sujet :
http://www.causeur.fr/causeur-a-lindex,3840

"4.19.3 Causeur
http://www.causeur.fr/
Le contenu de ce site n'appelle pas d'observations. Sa ligne éditoriale est très à droite, proche des
thèses néo-conservatrices.
On trouve des liens vers Causeur sur les sites suivants :"
etc.

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

C'est un grand classique de la gauche bien pensante : on classe à la droite de la droite, puis on dit du mal et hop le tour est joué !

c'est comme ça que plutôt de réfléchir, on en arrive au 21 Avril 2002.

Écrit par : exTC | 22 février 2010

Un article assassin de Françoise Guichard :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/fguichardmais04.htm

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

Autre billet hargneux :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/tribune/tbcassandre1.htm

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

Perceval, vous ne pouvez pas avoir tout lu, mais j'avais mis l'article de FG en ligne il y a une bonne semaine…
Mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 février 2010

Au temps pour moi, en attendant celui des cerises.

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

"Les profs ne grognent pas, ils savent bien, depuis Victor Hugo, «qu’ouvrir une école, c’est fermer une prison»".

Mais les profs savent-ils aussi qu'il faut désormais prendre cette affirmation au pied de la lettre ?

Ecrit par : Numéro 13 | 21 février 2010

Ceux qui sont en relations avec les "centres fermés" pour enfants (il y a maintenant des jeunes de 13 ans !) et jeunes récidivistes,disent que les jeunes qui n'ont pas de problèmes scolaires graves sont rarements délinquants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2010

On ne leur a pas donné les moyens d'apprendre à lire, écrire, compter.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2010

"Pour ne scavoir leurs lettres".

Écrit par : iPidiblue | 22 février 2010

Le drame, c'est que pour nombre d'entre eux, l'école est une prison!

Écrit par : retraitée | 22 février 2010

INFO FIGARO MAGAZINE : Vendredi en fin d’après-midi, le directeur de l’école primaire Jacques Decour, située à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été menacé de mort puis roué de coup par un élève de 12 ans. Surpris par le chef d’établissement alors qu’il n’avait aucune raison d’être présent à l’école - il était 17h 20 - le gamin, qui vit dans un foyer à la suite d’un placement judiciaire, a immédiatement insulté puis menacé de mort le directeur. Il l’a ensuite frappé à coups de pieds et à coups de poings. L’enfant a été remis à sa mère après son audition, sur instruction du magistrat des mineurs. Le directeur de l’école a déposé plainte.

Il était temps que les vacances arrivent.

Écrit par : retraitée | 22 février 2010

"Il était temps que les vacances arrivent."

Ecrit par : retraitée | 22 février 2010

Ici, elles sont finies... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 22 février 2010

Interview de Claude Lelièvre par Emmanuel Davidenkoff sur France-Info au sujet de la violence scolaire : en gros, ça a toujours existé et ce n'est pas plus grave qu'avant. La question est surtout : pourquoi en parle-t-on plus aujourd'hui ?

Écrit par : Perceval | 22 février 2010

Cher Jean Paul,
Depuis des décennies vous chérissez l'État-providence. Ne soyez pas étonné d'en voir les conséquences.
Vous comprenez?
Non?
Rien d'étonnant, le niveau baisse.
Bossuet : «Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes.»
Sapeur Camenber : "Quand la borne est franchie, il n'est plus de limites!"

Écrit par : raoul | 22 février 2010

La violence scolaire, une conséquence de "l'Etat providence" ?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 février 2010

La violence scolaire, une conséquence d'un système où tout est dû, tout de suite, sans contrepartie, ni effort, ni responsabilité ?

Écrit par : yann | 22 février 2010

Il fut un temps où, même dans l'école publique gratuite, on n'obtenait rien sans l'avoir mérité. Depuis, l'adjectif "publique" est employé dans le même sens que dans "femme publique".

Écrit par : Moot | 22 février 2010

"La violence scolaire, une conséquence de "l'Etat providence" ?

Eh oui, Monsieur Sibille.

L'État-providence supprime la responsabilité. L'État-providence ne peut exister sans supprimer la responsabilité.

À partir de là suivez la chaîne des causalités et ses ramifications dans tous les domaines de la société.

Écrit par : raoul | 22 février 2010

Trop court, Raoul, et passablement faux car, justement, l'école publique n'est plus une providence, et depuis déjà quelques décennies. L'Etat fait juste semblant d'être providence: il maintient la quantité d'offre mais baisse inéluctablement et méthodiquement la qualité de cette offre et, pour trouver un enseignement scolaire providentiel, ce n'est guère aisé, même dans le privé sous contrat.
La gendarmerie et la police de la route ne sont plus, elles non plus, providence puisque les points stratégiques de contrôle de vitesse, par exemple, ne sont plus ceux qui sont accidentogènes mais ceux qui garantissent un maximum de personnes en infraction, du fait d'une excellente visibilité, d'un revêtement de qualité et très roulant et d'une belle signalisation horizontale et donc une bonne rentabilité horaire du gendarme.

On transforme les plaintes des citoyens en main-courante pour baisser artificiellement les chiffres de la délinquance et désengorger les tribunaux qui sont étranglés par un manque chronique de personnel.

D'autres exemples de ce prétendu état providence ?

Écrit par : dobolino | 22 février 2010

D'autres exemples de ce prétendu état providence ?
Ecrit par : dobolino | 22 février 2010

La prison et ses suicides ?
Le CNRS et ses chercheurs exsangues ?

Écrit par : nicolas | 22 février 2010

L'État-providence supprime la responsabilité. L'État-providence ne peut exister sans supprimer la responsabilité.
À partir de là suivez la chaîne des causalités et ses ramifications dans tous les domaines de la société.

Ecrit par : raoul | 22 février 2010

Oy miséricorde, c'est dur de revenir sur le blog après quinze jours de "'break"et d'être tout de suite cueillie à froid par ce genre d'aphorisme.
Pour se remettre, Martha Argerich sur "mezzo", Christophe ;-)

Écrit par : FGuichard | 22 février 2010

L'État-providence supprime la responsabilité. L'État-providence ne peut exister sans supprimer la responsabilité.
À partir de là suivez la chaîne des causalités et ses ramifications dans tous les domaines de la société.

Ecrit par : raoul | 22 février 2010

Oy miséricorde, c'est dur de revenir sur le blog après quinze jours de "'break"et d'être tout de suite cueillie à froid par ce genre d'aphorisme.

Ecrit par : FGuichard | 22 février 2010

A qui le dites-vous ! Tiens, puisque c'est comme ça, je repars !

Écrit par : catmano | 22 février 2010

L'État-providence supprime la responsabilité. L'État-providence ne peut exister sans supprimer la responsabilité.
Ecrit par : raoul | 22 février 2010

Et la famille.
Et les valeurs.
Et la religion.
Et le patriotisme
Et le travail.

Ca va bien, on connaît, on a déjà donné ; merci !

Écrit par : Jeremy | 22 février 2010

Bonjour monsieur ,
Je suis enseignant , je connais l'institution de A à Z , né dedans , enfant de "hussards" , je pense être passé par tous les stades , Prépas, Fac , 2 maitrises, 3éme cycle , Capes par vocation finalement ( suis pas Agrégé , pardon ) Prof de collège, de Lycée , Formateur , Principal , Proviseur ...... et Retraité ..
Scientifique pardon , toujours pratiquant , mais je sais lire , écrire , penser ..
Entre temps j'ai vécu , réfléchi aussi ...

Je pense que par rapport à l'école , j'ai quelques idées , quelques notions , mais je n'affirme rien , j'essaie de comprendre ..
Le simple fait que vous utilisiez dans votre célèbre bouquin , le terme Crétin est déjà assez grave de la part d'un éducateur ... je ne vous ai pas lu , mais je vous ai largement écouté et entendu ... pérorer ... et pour faire simple , je ne suis pas d'accord avec les approches archaïques dont vous avez su faire votre fond de commerce ..
Je vous propose la lecture du livre d'Alice Miller , "c'est pour ton bien " Aubier .. et pourquoi pas celle de mon Blog qui à défaut de défendre les mêmes idées propose aussi une réflexion sur la service public d'éducation ..
Jean Maurette
Bluesmoscas.over-blog .com

Écrit par : Maurette jean | 22 février 2010

Le simple fait que vous utilisiez dans votre célèbre bouquin , le terme Crétin est déjà assez grave de la part d'un éducateur ... je ne vous ai pas lu , mais je vous ai largement écouté et entendu ... pérorer ... et pour faire simple , je ne suis pas d'accord avec les approches archaïques dont vous avez su faire votre fond de commerce ..

Maurette Jean.

Ah l'archaïsme! "Moderne, il faut être absolument moderne." Formule qui devint malheureuse chez les sinistres de tout poil.

Écrit par : Pendariès | 23 février 2010

L'infortunée qui partagea un temps la vie de Treiber, soit-disant "faux suicidé" mais vrai manipulateur, confirme mon intuition. Pas une ombre de sombre machination en vue, et s'il y eut manipulation de la situation, ce fut de la part du susdit, orfèvre en la matière, et non de ses geôliers.

La mainmise de la culture de la méfiance sur notre société transparaît dans le réflexe pavlovien qui met en avant la théorie du complot comme schéma explicatif à taille unique, si prisé des militants de tout poil, et particulièrement en vogue parmi les analystes de la débâcle scolaire.

Ainsi, après l'avocat des parties civiles, son ex-compagne affirme que s'il avait été innocent, Treiber ne se serait pas suicidé, quoi qu'en pense l'incontournable Fifi Belger-brindacier http://www.marianne2.fr/Non,-le-suicide-de-Treiber-n-est-pas-un-aveu-!_a189517.html?com

Il a en tout cas réussi sa dernière cavale, remarque le caricaturiste, qui confirme lui aussi ma vision d'un ultime pied de nez à tous ceux que Mr. T a passé sa vie à berner et qui en ont redemandé. De profundis. Fermez le ban.

Je m'intéresse surtout au manque de discernement généralisé qui lui a permis de sévir tant d'années, sans être inquiété, une impunité qui décuple d'ailleurs le sentiment de puissance chez un psychopathe. Avec le mauvais esprit qui me caractérise, j'y vois, outre la manifestation d'un des maux de notre société, l'échec de la métamorphose qu' a subi l'enseignement du français, qui prétendait former infiniment mieux le jugement que la leçon tirée d'oeuvres, disqualifiées désormais pour cause de connivence culturelle ou d'oppression bourgeoise.

Des cours de français transformés en "séquences" de dissection, en autopsie du "discours", sont une facette du tropisme de la méfiance qui a réduit cette discipline à une lecture de "textes argumentatifs" dont l' objet est d'identifier les "manigances de Voltaire et de Victor Hugo" , comme le disent si bien Mireille Grange et Michel Leroux, dans leur article du Débat (N°135) dont je vous ai récemment cité de larges extraits.

"L'auteur prétend que..." cette formule consacrée est une prime à la paresse et l'amorce obligée pour tout élève ou étudiant qui peut s'assurer ainsi une note honorable malgré son ignorance crasse. Un camarade plus instruit dissimulera quant à lui son savoir devenu inutile pour passer sous les fourches caudines qu'énonce doctement l'un des grand-prêtres de la secte, Alain Boissinot, dans l'un des nombreux ouvrages qu'il a commis et qui vous donnent des envies d'autodafé: "Textes argumentatifs", Collection Didactiques, CRDP Midi-Pyrénnées (1992).

La chronologie de ces dérives oppose un démenti à la théorie du complot libéral/libertaire qui domine imperturbablement, néanmoins, l'analyse de la crise, mais en France, car ailleurs le libéralisme est l'école de pensée qui défend l'école des savoirs contre le pédagogisme et l'aspect libertaire des dérives est à mettre au compte du "progressivism", bastion de ceux que les Américains nomment les "liberals", qui est synonyme pour eux de socialistes.
Mais les tenants français de la théorie du complot ne sont pas plus friands de lectures anglo-saxonnes, ayant la gamelle suffisamment remplie par la production locale, qu' avares d'amalgames vaseux.

Bien sûr, de belles et nobles plumes s'élèvent (tardivement) contre cette obsession de la manipulation, avatar d'un autre tropisme, celui de l' "oppression". Que ne les ont-ils dénoncés, avec cette fougue militante qu'ils ont bien su déployer pour s'esbaudir devant les pseudos-experts en pseudos-sciences de l'éducation et qui les a rendus aveugles à l'imposture? Ces pompiers pyromanes ont mis ce concept à toutes les sauces, avec enthousiasme, car il satisfait les bonnes consciences, enrobé dans ce romantisme infantilisant que stigmatisait E.D Hirsch, dans l'article que je citais hier.
Il me semble pourtant que ce penchant funeste immunise surtout les phares de la pensée, qui modèlent l'opinion publique à leur image, contre tout retour au bon sens.

Comment s'étonner que celui-ci manque à l'appel quand il déserte ainsi la frange de la population qui influence le plus le monde éducatif, et qu'en retour, de pathétiques moutons de Panurge se passent le maroquin de l'Educ. Nat. comme une patate chaude? Ils ont institutionnalisé cette idée fixe des ayatollahs pédagos, par une suite ininterrompue de lois comme celle de 1989, et de décrets, comme celui du 29 mai 1996 (BO n°25 du 20 juin 1996).

On intronise de prétendus experts, comme Alain Viala, ou ce Debarbieux, qui ont détourné au bénéfice de leurs basses oeuvres, et surtout de leur promotion personnelle, le travail théorique d'authentiques spécialistes, de Saussure à Foucault, de Barthes à Derrida, pour ne citer qu'eux. Je pense aussi à ce pauvre Chaïm Perelman, éminent théoricien de la rhétorique, qui n'est plus qu'un maillon dans la chaîne maléfique forgée par ces imposteurs qui pillent leurs victimes et les transforment, sans vergogne, en aillés objectifs, car ils n'encourent pas la moindre sanction, au contraire. Les "Instructions officielles" ont ainsi sacralisé le "discours", en s'autorisant par exemple du magistère de Perelman, et repris à leur compte sa définition de l'argumentation, extraite de "l'Empire de la rhétorique. Rhétorique et argumentation" (Paris, Vrin, 1977). La citation suivante braque à elle seule un faisceau éblouissant de clarté sur la manipulation commise par les obsédés de la manipulation, devenus experts en la matière. On n'est jamais si bien servi...It takes one to know one, dit-on aussi de ce côté-ci de l'Atlantique.

" L'argumentation est une forme de discours caractérisée par l'intention d'influencer le destinataire et DE MODIFER SES OPINIONS (je souligne); elle a pour but de provoquer et d'accroître l'adhésion d'un auditoire AUX THÈSES QUE L'ON PRÉSENTE À SON ASSENTIMENT; elle consiste à exprimer une opinion et à la défendre au moyen d'arguments adaptés au destinataire".
Peut-on plus clairement énoncer l'intention de transformer l'École de la République en machine à endoctriner?

L'indignation d'une Danielle Sallenave (in "Propositions pour les enseignements littéraires", ouvrage collectif, PUF, 2000) est sans doute sincère, mais que n'a-t-elle mis son indéniable talent au service de la défense de ces enseignements, dix ans plus tôt, quand leur mise à mort se tramait, d'abord sous l'égide de Jospin, puis prenait forme, sous celle de Lang, avant leur mise en bière par le preux chevalier Bayrou, que des enseignants proprement masochistes, sinon suicidaires, appellent à leur secours aujourd'hui.

Sur un blog où l'on croit en l'effet bénéfique des piqûres de rappel, celle de la chronologie n'est pas sans mérite.

Écrit par : Cadichon | 23 février 2010

Je note , déjà, une réaction primaire .. j'ai dit archaïsme , on me répond "il faut être moderne "
Moderne !! Un mot particulièrement relatif , qui ne veut strictement rien dire , bon je ne vais pas épiloguer la dessus ..

J'interviens en opposition affirmée mais nuancée , polie , positive avec le Gourou largement excessif .. qui rêve encore d'élèves et d'un système éducatif qui n'existent plus ...
L''éducation est avant tout écoute et sensibilité et ..
necessite , c'est vrai , des maitres savants , formés .. compétents
.. là je rejoindrai peut être les nostalgiques..

Enseigner les lettres , la littérature , la beauté des mots est certainement une aventure exaltante .. mais comment faire passer les textes , la poésie avec des idées rétrogrades , des préjugés rouillés ..
Suis pas prof de lettres .. les sciences existent aussi et on y parle une langue excessivement châtiée .. ..

Beaucoup de gens , qui ont réfléchi s'accordent aujourd'hui sur l'idée que la discipline la plus fondamentale , la plus complète , serait plutôt la biologie ... français , calcul , culture multiforme , observation , concret , invisible , abstraction pour comprendre le réel ....j'en passe ...
Alors .. l'omniscience des lettres et des maths !!
On va pas se disputer , juste remettre les choses à leur place , gentiment , sans excès , écouter un peu , personne n'est le centre de la connaissance ...et on n'apprend rien sans envie , sans désir ..
La querelle est ancienne ... certes .. mais apprendre c'est sans doute avant tout du plaisir ?? non ??
Les vieux qui dorment là , l'ordre vous a ramolli un peu ?? Pardon de vous déranger ,vous aimez bien prendre votre pied par la connaissance des beaux livres ..des beaux airs d'opéra . ,les belles équations pour les fanas , du bricolage ou du jardinage , de la pêche à la ligne , du simple bavardage ... L'envie de se refaire une beauté dans la tête ça ne vous est pas réservé les jeunes ils ont envie aussi .de découvrir leur culture , et après ils choisiront ., comme vous avez choisi ..


Je m'arrête , je fatigue ..
http://bluesmoscas.over-blog.com/

Écrit par : jean maurette | 23 février 2010

Je m'arrête , je fatigue ..
Ecrit par : jean maurette | 23 février 2010
Je ne vous le fais pas dire.
ATTENTION! L'abus d'alcool nuit gravement à la santé... mentale.
Espérons que la première proposition n'est pas une promesse de Gascon, quant à la deuxième, je rappelle que le verbe fatiguer est aussi transitif.

Si Maurette jean avait lu la Fabrique "DU" crétin -et non "de"- ou s'il avait simplement quelques réminiscences de grammaire, elles lui auraient mis la puce à l'oreille, évité le contresens fréquent, et l'auraient incité à chercher qui pouvait bien être ce "Crétin genellien". Comme je ne veux pas le laisser mourir idiot, je me dois de l'informer: je suis l' officier de quart, par l'effet des fuseaux horaires.

Le Crétin de la Fabrique est ce fabricant d'ignorance, d'illettrisme, d'échec et de violence scolaires, acteur décisif de l'Education nationale, qui y sévit à tous les échelons, et que d'autres désignent sous l'appellation qu'il s'est méritée et a rendue infamante:
LE PÉDAGOGISTE,
N. masc., désigne une engeance particulièrement nuisible de crétin qui a perverti l'art d'enseigner pour en faire une fausse science. Aussi indestructible que la mauvaise herbe.
À crétin, crétin et demi: allez voir sur le fil "La conjuration des imbéciles" et vous comprendrez l'irrésistible attraction que ce titre eut pour son double, maurettejean.

Bon, sur ce, pour moi le marchand de sable est passé.

Écrit par : Cadichon | 23 février 2010

« fond de commerce »
« la service public d'éducation »
« la dessus »
« peut être »
Maurette jean, « Prépas, Fac , 2 maitrises, 3éme cycle [...] je sais [...] écrire » | 22 / 23 février 2010

Mouais...

Écrit par : Tailleboudin | 23 février 2010

Je vous propose la lecture du livre d'Alice Miller , "c'est pour ton bien " Aubier
Ecrit par : Maurette jean | 22 février 2010

Je me propose de ne lire que les extraits suivants :

"L'opinion publique est loin d'avoir pris conscience que ce qui arrivait à l'enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l'ensemble de la société, et que la psychose, la drogue et la criminalité étaient des expressions codées des expériences de la petite enfance…Ma tâche est de sensibiliser cette opinion aux souffrances de la petite enfance, en m'efforçant d'atteindre chez le lecteur adulte l'enfant qu'il a été."
— Alice Miller

"Ce livre dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle - qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant - et montre comment, fatalement, les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront ; comment, surtout, à l'origine de la pure violence, celle que l'on inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve toujours le meurtre de l'âme enfantine. Cette " pédagogie noire ", selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes du 18e et 19e siècle, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christiane F., droguée, prostituée, d'un jeune infanticide allemand - et d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu."

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

"J'interviens en opposition affirmée mais nuancée , polie , positive"
Ecrit par : Maurette jean | 22 février 2010

"il est indispensable de réagir face à la désinformation que vous diffusez ..
Prof aigri , modéle classique , qui croit encore en 2010 qu'on peut fonctionner comme en 1960... un 68 qui vous a échappé [...] Mais on ne peut pas construire des théories éducatives sur ses propres frustrations , [...] c'est du populisme primaire , du discours de parents d'éléves dont le petit génie ne réussit pas .. ou de prof qui s'emmerde !!"
Ecrit par : jean maurette | 23 février 2010

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

Eh bien, me voici habillé pour ce qu'il reste d'hiver...
Bah-livernes...
JPB

Écrit par : brighelli | 23 février 2010

Delevoye ce matin émission La matinale Canal + en qualité de médiateur de la république qui va rendre son rapport aujourd'hui au président, prétend que l'école de 4 jours représente un concentré de savoirs assénés aux enfants, sans sport, sans respiration...

Ah bon ? Qui a remarqué une concentration excessive de savoirs en primaire ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Delevoye ce matin émission La matinale Canal + en qualité de médiateur de la république qui va rendre son rapport aujourd'hui au président, prétend que l'école de 4 jours représente un concentré de savoirs assénés aux enfants, sans sport, sans respiration...

Ah bon ? Qui a remarqué une concentration excessive de savoirs en primaire ?

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

L'un des sens (l'indécence) du mot russe деловой - prononcer: diélavoye, est: "habile en affaires" voire, "bonimenteur", l'un des surnoms que Platon attribue dans le Cratyle à Hermès.
Que le président s'entoure de tels "herméneutes", ces "messagers qui se dérobent et trompent en parlant" ne devrait pas nous surprendre.

Ceci étant dit, il y a bien dans l'école de 4 jours (soit, 24 heures!) un vrai et gros problème d'organisation du temps, de l'espace et de l'action qui s'y déroule.
La conception du savoir asséché qui en découle, foule bon nombre des principes éducatifs: en premier lieu celui du temps donné au temps (ce qui pourrait être une définition de l'idée de transmission: une mise en réserve du temps, une provision de temps, celui de la tradition, de l'ancestralité).

Écrit par : Buntov | 23 février 2010

Et l'impayable Peillon chez Bourdin, qui a un avis tranché sur tout sur fond moralisateur qui tance tant à gauche qu'à droite, de prétendre que nul n'est besoin d'un extrait de casier judiciaire pour se présenter à une élection.
Tiens, je ne me rappelle plus s'il fallait en présenter un pour prétendre faire partie de la race des seigneurs que sont les fonctionnaires au moment de passer un concours...

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

http://eco.rue89.com/2010/02/21/plus-il-y-a-de-femmes-responsables-plus-lentreprise-reussit-13977
rue 89

Si c'est vrai dans l'EN, ça ne se voit pas...

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

De "mon temps" on ne pouvait s'inscrire sans avoir passé des visites médicales non remboursées, prouvant qu'on voyait clair, qu'on n'était pas sourd, ni dérangé du ciboulot, et qu'o n'était pas tubard.
Et une fois le CAPES théorique réussi, rebelote pour des visites. Ensuite seulement on pouvait être certifié.

Écrit par : retraitée | 23 février 2010

C'est vrai que si l'on veut boucler le programme, c'est tendu. Surtout avec une classe lente et tendant à s'agiter.
Mon collègue super-instit-plein de super-projets, lui, s'en fout. Pas le temps de traiter la division et les décimaux ? Ce sera pour le cm2.
Il relativise en me rappelant que de toute façon, les élèves que nous envoyons au collège échouent à 90% au brevet. Alors pourquoi s'en faire ?
Voilà un levier d'action possible : refuser ce genre de fausse fatalité et respecter les programmes, sanctionnés par un examen en fin de primaire.
Il resterait à établir ce qu'on en fait, mais il serait clair pour tout le monde qu'il y a une échéance et un objectif concret à atteindre : livrer au collège des élèves à peu près outillés pour le secondaire.
PS : je peux constater, dans le contexte sinistré où j'évolue, l'impact des évals de cm2 : une certaine pression sur les instits concernés, du coup, un questionnement sur ce qui a été fait en cm1, etc. bref une dynamique de rétablissement d'un certain niveau d'exigence et de responsabilité à tous les niveaux. C'est cela que l'on pourrait amplifier.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Marianne 2
Pas assez de directives européennes qui nous projettent violemment contre le mur ? En voilà une autre et ses toutes petites conséquences :
http://www.marianne2.fr/Dark-pools-le-nouveau-visage-de-l-horreur-financiere_a189527.html

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Vous l'avez bien exprimé, Perceva : pour en faire quoi ?
Car vous savez bien que nous ne reviendrons jamais sur le redoublement. Alors ? Le soutien en 6ème ? Il existe déjà. QUOI ? Des gugusses comme votre collègue, j'en avais quelques-uns qui s'agitaient stérilement en reportant sur le(s) collègue(s) des années suivantes ce qu'ils n'avaient "pas eu le temps de faire". Depuis les eva le 2009, ils ont un peu changé de perspective, c'est vrai, car tout ce vent se perçoit un peu trop. Mais il est vain de décaler les eva en fin d'année si AVANT, on n'a pas déterminé QUOI FAIRE avec les enfants qu'on va envoyer en 6ème avec un déficit tel qu'ils ne pourront pas suivre le très léger programme (redondant) qui sera le leur.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Si on faisait passer des eva nationales en janvier prenant en compte ce que les élèves ont réellement vu depuis le début de leur scolarité jusqu'à la fin du 1er trimestre de chaque classe, cela laisserait tout le 2ème trimestre voire davantage pour que chaque école, sans remontées nationales, puisse organiser des remédiations géantes en français, maths, et histoire géo où il faut rédiger autant que savoir lire. Et on n'aurait pas à se soucier de l'âge des élèves mais seulement du niveau qu'ils ont atteint. Si un CM1 doit retourner en CE1, qu'il y retourne pour un trimestre apprendre à lire et à compter à haute dose, pour rejoindre son niveau de classe au 3ème trimestre. Une rustine de plus me direz-vous, mais il me semble que ce serait plus efficace que ce que nous bidouillons chacun dans notre coin.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Là, pour le coup, des remédiations géantes, je n'y crois pas du tout. Ce serait détourné, dilué, transformé en machins bidons.
Non, déjà rétablir de la clarté et de l'exigence quant à ce qui est censé être acquis à chaque niveau (que ce soit ou non le cas, au moins, le problème serait posé, et ce serait une première étape pour y trouver des solutions), et ne pas attendre le cm2 pour constater le désastre.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Ce serait bidouillé et transformé en machins bidons si on n'a pas une vision claire de ce qui doit être atteint à chaque étape. Là, il est vrai que les pédagogols auraient à ENSEIGNER et qu'il faudrait certainement organiser de vastes chantiers de formation à leur intention avant d'en arriver là.
Mais je trouve que depuis la réforme Darcos, les choses ont un tout petit peu changé.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Seulement, notre chère hiérarchie ne le veut à aucun prix, car cela voudrait dire que beaucoup d'élèves devraient redoubler. Or, c'est cher. Donc il vaut mieux noyer le poisson, vaguement évaluer sans élément de comparaison précis et culpabiliser les instits parce qu'ils n'ont pas su "mettre en place" les "dispositifs" de "remédiation" appropriés.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Quand même, 90% d'échec au brevet ! Mais qu'est-ce qu'il f... au collège ? ;-)
Trêve de blague, dans ma classe, il y a deux élèves dont le faiblesse intellectuelle est à la limite du handicap, deux gros cossards assez irrécupérables, un perturbateur invétéré complètement déglingué, mais pour tous les autres, il y a moyen, voire beaucoup mieux. Se dire qu'il n'y en aura que deux ou trois qui auront le brevet me laisse songeur.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Et quel brevet !

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

C'est la culture du village Potemkine : pour gérer le désastre, on dit "agir en faveur de la réussite de tous les élèves", pour s'arracher les cheveux en se demandant ce qu'on va bien pouvoir faire pour un "cancre" en phase terminale, on dit "mettre en place un projet de réussite éducative", pour virer tout le monde avec un chèque, on dit "plan de sauvegarde de l'emploi".

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

PS : je peux constater, dans le contexte sinistré où j'évolue, l'impact des évals de cm2 : une certaine pression sur les instits concernés, du coup, un questionnement sur ce qui a été fait en cm1, etc. bref une dynamique de rétablissement d'un certain niveau d'exigence et de responsabilité à tous les niveaux. C'est cela que l'on pourrait amplifier.

Ecrit par : Perceval | 23 février 2010

Ça, ce pourrait être une piste à creuser. Et pourtant, je ne suis réellement pas pour ces évaluations nationales, tout du moins sous leur forme actuelle.
Néanmoins, lorsque l'on se trouve avec une très grosse proportion de collègues n'ayant aucune idée de ce que l'on peut faire acquérir à des élèves, du comment et du pourquoi le leur faire acquérir, ces évaluations pourraient être une manière de remonter le courant.

A une condition, bien sûr, celle d'engager les collègues des années précédentes dans l'analyse des résultats de leurs anciens élèves.
Et alors là, je nous souhaite bien du plaisir ! Entre ceux qui ne se rappelleront même plus qu'ils ont eu Trucmuche et Bidule en classe l'année précédente et ceux qui préféreront occulter complètement le fait que, en fin d'année, ils n'avaient toujours pas mis en route l'apprentissage de l'addition à retenue parce que leur projet sur le soleil dans la littérature internationale leur avait bouffé un temps considérable, ça ne va pas être triste !
Surtout qu'après avoir rappelé à Marie-Caroline qu'elle avait bien Trucmuche et Bidule dans sa classe et à Pierre-Paul-Jacques qu'il flippait l'an dernier au mois de juin parce que ses panneaux, costumes et décors sur le soleil dans la littérature internationale ne seraient jamais prêts pour la fête de l'école, il faudra en plus engager ces deux charmants Bisounours dans une refonte totale de leurs progressions, programmations, fiches de préparation, méthodes et techniques s'ils veulent pouvoir l'an prochain avoir le temps d'apprendre aux petits frères et sœurs de Trucmuche et Bidule à lire, écrire, compter, calculer et acquérir une culture certes moins ambitieuse que celle à laquelle ils avaient convié leurs aînés mais au moins réaliste et sûre.

En fait, la solution serait d'avoir des évaluations nationales tous les ans. C'est quand même un comble d'être obligée de dire ça alors que l'on trouve ces évaluations pas spécialement bien faites ni véritablement utiles.

Écrit par : catmano | 23 février 2010

Ce serait bidouillé et transformé en machins bidons si on n'a pas une vision claire de ce qui doit être atteint à chaque étape. Là, il est vrai que les pédagogols auraient à ENSEIGNER et qu'il faudrait certainement organiser de vastes chantiers de formation à leur intention avant d'en arriver là.
Mais je trouve que depuis la réforme Darcos, les choses ont un tout petit peu changé.

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

Voilà une illustration parfaite du discours pédagogiste en vogue depuis que la religion du management sévit dans l'E.N.

Tant que l'enseignement sera conçu comme une simple transmission ou communication d'un produit objectif (contenus saucissonnés de savoir, connaissances ou compétences indispensables...) dans un univers symboliquement insaisissable, et en vue d'en vérifier/valider l'appropriation par les apprenants, il est clair que la débâcle scolaire tant dénoncée persistera.
C'est parce que l'enseignement est ainsi conçu sur le modèle d'une production industrielle et en série de cerveaux standardisés (de têtes bien pleines), qu'il échoue lamentablement pour l'immence masse des apprenants.
La fabrique du crétin a réalisé à la perfection ce fantasme
de l'élève entier, identique à lui-même, conscient de soi, transparent à soi, non divisé, libéré de son inconscient.
La caricature absolue de ce dogme technocratique est l'élève auto-apprenant, rivé à son computer qui "pense" pour lui, c'est-à-dire ayant en charge de résoudre toutes les questions qu'il n' a plus besoin, du coup, de se poser à lui-même.
La débâcle de l'école est celle d'une institution qui à l'enseigne de celle de la famille décomposée n'a plus besoin de mettre en scène pour chaque nouvelle génération la question oedipienne, la fable de la Sphynx posant sa question qui étrangle.

Écrit par : marigot | 23 février 2010

Evaluations nationales tous les ans et à tous les niveaux.
Et un peu moins de "liberté" pédagogol pour les projets fumeux avec astreinte à suivre des progressions qui tiennent la route. Mais que feraient donc les inspecteurs ? Car toutes ces bouffées d'oxygène chronophages que sont les "projets",
ça leur plaît bien, aux inspecteurs, non ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Voilà une illustration parfaite du discours pédagogiste en vogue depuis que la religion du management sévit dans l'E.N.
Marigot
Je ne vous suis pas. Mon discours ? Un discours pédagogiste ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

"ils n'avaient toujours pas mis en route l'apprentissage de l'addition à retenue parce que leur projet sur le soleil dans la littérature internationale leur avait bouffé un temps considérable"

C'est tellement ça, parfois !

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

"astreinte à suivre des progressions qui tiennent la route."

Si je vous dis que mes collègues ignorent tout ce celles de français et de maths qui font partie intégrante des programmes 2008, vous me croyez ? Chaque fois que je le rappelle, on glisse, et la fois suivante, ce sont les mêmes yeux ronds.
Et quand je propose qu'on se réunisse pour en faire autant pour les autres disciplines, "on en a déjà parlé (?)", "on n'a pas le temps" et "on n'est pas payé en heures sup."
Vous me direz qu'il y a des temps de concertation pour ça. Mais tout le temps imparti est consacré à l'essentiel : qui participe au carnaval, quel thème pour le pestacle, faut-il ou non interdire les ballons à telle récréation, qui a foutu en panne la plastifieuse, etc.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Marianne 2
Pas assez de directives européennes qui nous projettent violemment contre le mur ? En voilà une autre et ses toutes petites conséquences :
http://www.marianne2.fr/Dark-pools-le-nouveau-visage-de-l-horreur-financiere_a189527.html

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

Sans vouloir vous provoquer inutilement, voici un des travers de la règlementation et voici pourquoi la règlementation mène aux crises. La crise des subprimes et surtout le concept de banques "too big to fail" sont nés de la volonté de tirer profit des lacunes de la règlementation. A chaque fois, cela part d'un bon sentiment, par exemple Bâle II qui vise à harmoniser les normes comptables et prévoir des ratios de fonds propres minimum (les fameux Tier One et Core Tier One) voulait protéger les petits épargnants des risques de faillite de leurs établissements bancaires. La réalité, c'est que cela a forcé les banques à grossir (toujours plus de fonds propres) et elles sont devenues trop grosses.

Je partage néanmoins le point de vue de Marianne, le dark pooling peut conduire à une crise ou du moins une bulle et la probabilité est même forte que ce soit le cas. Pour vous horrifier un peu plus, la nouvelle mode aux US (vu que les subprimes ne se vendent plus très bien), c'est de faire une sorte de titrisation d'assurances vie. Vous prenez des gens en phase terminale d'une maladie incurable ayant souscrits une assurance vie. Vous leur proposez de leur donner 60% du résultat de leur assurance vie et de payer les traites restantes à leur place tout de suite. En échange, le produit de l'assurance vie est pour vous. Ensuite, vous regroupez plein de contrats d'assurance-vie, vous les découpez en tranche de risque différent (pas risqué, risqué, très risqué) avec des rémunération en lien avec le risque (3%, 7%, 12%) et vous vendez ça sur les marchés. C'est glauque et ça fait peur, non ? On appelle ça les life insurance bonds.

Pourquoi tout ça est il possible ? Tout bonnement parce que vous ne pouvez pas empêcher les gens de trouver des moyens de tirer profit des règles établies. Toute nouvelle règle, tout nouvelle couche législative impliquent de nouveaux vides juridiques. C'est pour cela, que plutôt d'en arriver à une règlementation abondante, complexe et parfois contradictoire, il serait préférable d'avoir une règlementation minimale, qui se limite à "l'esprit de la loi" et pourrait donc permettre des interprétations "plus morales" au lieu de se focaliser sur le droit (qui peut parfois être immoral ou dangereux pour la société).

Les voyous auront toujours un coup d'avance, la règlementation devrait servir uniquement à se donner les moyens de les punir et de les punir fortement. Si vous me permettez une analogie, on est plus actuellement dans le cas du récidiviste qui se fait libérer à chaque fois pour vice de procédure.

Écrit par : Joe | 23 février 2010

Voilà une illustration parfaite du discours pédagogiste en vogue depuis que la religion du management sévit dans l'E.N.
Marigot
Je ne vous suis pas. Mon discours ? Un discours pédagogiste ?

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

En quelque sorte, puisque ces évaluations sont conçues comme un thermomètre géant qui permet de mettre sur le même plan les tranches de saucissons représentées par les soixante items de français ou les quarante items de mathématiques comme on le ferait pour soixante caractéristiques ponctuelles d'une voiture ou d'un plat tout prêt micro-ondable.
Quand on voit en plus comment sont évalués la dictée ou le passé composé et combien certains exercices de mathématiques sont là uniquement pour repêcher les chanceux comme la grande distribution repêche les qualités gustatives d'un plat de lasagnes au saumon grâce à la beauté du packaging, on arrive à prendre conscience que, sans le vouloir, on s'est laissé complètement manipuler et que l'on participe à la grande entreprise de lessivage de cerveaux qui consiste à remplacer une réelle instruction par "une production industrielle et en série de cerveaux standardisés".

Écrit par : catmano | 23 février 2010

Mon cher Joe,

Je suis un spécialiste de l'histoire financière du XIXème et je peux vous dire que des crises financières et des banques qui se ramassent, il y en eut tant et plus que Wall Street pourrait être tapissée de leurs feuilles de dépot de bilan ... le capitalisme est en crise perpétuelle parce qu'il marche toujours sur la corde raide, seuls les régimes morts économiquement parlant sont tranquilles si l'on peut dire !

Il n'y a pas que l'école qui fait faillite et qui renaît perpétuellement de ses cendres ...

Écrit par : iPidiblue faillite en série | 23 février 2010

Bonjour,
D'accord pour des examens éval à la fin de chaque niveau de classe ...mais ne seront-ils pas bidonnés ? J'ai vu bcp d'instits mâcher les évaluations CM2 ! Mais je vs l'accorde, ils font plus bosser les élèves...

Écrit par : Kana | 23 février 2010

Ce que je défends, c'est LE PRINCIPE d'une évaluation, pas les évaluations customisées telles qu'on nous les propose depuis 2009.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Je suis frappé de voir que nos enseignants qui devraient être les plus avertis des hommes - et des femmes, surtout des femmes - se troubler à chaque changement de régime économique, politique, culturel que sais-je ! Oui l'humanité est "work in progress" ... ce n'est pas un nid douillet de certitudes, ô cruelle ironie du sort !

Écrit par : iPidiblue tel le phénix | 23 février 2010

"ces évaluations sont conçues comme un thermomètre géant"

Vu le nombre d'instits qui s'assoient dessus, va y avoir du boulot pour les spécialistes.

Quoi je sors ? OK, je vais tailler mes rosiers.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

D'accord pour des examens éval à la fin de chaque niveau de classe ...mais ne seront-ils pas bidonnés ? J'ai vu bcp d'instits mâcher les évaluations CM2 ! Mais je vs l'accorde, ils font plus bosser les élèves... Ecrit par : Kana | 23 février 2010
C'est une totale aberration que de faire passer les eva par les maîtres qui enseignent ce qui est censé être évalué. C'est un peu comme si on faisait corriger les copies du bac par les profs des candidats au nom affiché en 1ère page ! Toutes proportions gardées bien sûr, mais le principe est le même. Trop de biais.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Je ne vous suis pas. Mon discours ? Un discours pédagogiste ?

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

Ne vous offusquez pas! Nous sommes tous devenus pédagogistes. En ce sens précis que nous concevons le plus souvent le savoir non plus comme ce qui vient alimenter et relancer sans répit notre questionnement sur l'être, mais comme ce qui vient l'empêcher ou à tout le moins le limiter.
Regardez l'immense industrie du savoir qui a fini par devenir la composante centrale de l'économie de marché.
Et le paradoxe est que plus il existe d'instruments et de lieux pour apprendre, plus l'ignorance gagne les masses. Pourquoi?
Parce que nous en avons une conception et une pratique devenues instrumentales et utilitaires.
Enseigner est devenu l'équivalent d'équiper méthodiquement les enfants des savoirs ou des compétences dont ils sont censés avoir besoin pour vivre et travailler avant même qu'ils n'aient eu le loisir (à l'école) de se rendre compte qu'ils étaient au monde et dans un monde humanisé et poétisé par les production de la culture.

Écrit par : marigot | 23 février 2010

Ah ! Marigot vous êtes notre poète ... il en fallait au moins un sur ce blog !

Écrit par : iPidiblue poétise ! | 23 février 2010

Tout est récupéré Marigot car tout est récupérable. Ce discours est désespérant et ne nous laisse pas entrevoir de perspective heureuse pour le savoir savant ni pour la culture. So what ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Et bien je pense que si certains parents lisent le couplet sur le fait de leur interdire l'accès aux établissement, des dents vont grincer.
A mon sens le sujet est un peu trop parti sur la violence physique. je préfère cette définition:
La violence est l'acte délibéré ou non, provoquant chez celui qui en est la victime, un trouble physique ou moral comportant des conséquences dommageables pour sa personne ou pour ses biens
et là on voit que la violence est encore bien plus présente

Écrit par : séjour scolaire | 23 février 2010

Bien sûr cher dobolino, c'est court, trop court. Je vais allonger un peu.

Le chemin de la violence scolaire dans l'État-providence? Comme dans un réseau nerveux, il y a plusieurs cheminements qui convergent. Prenons celui de l'enfant gâté.

L'État-providence distribue des billes et rend des billes.

L'enfant gâté ne supporte pas la frustration, l'attente, la discipline. Il peut donner des coups de pieds, griffer, mordre.

"Les sentiments de frustration, de mécontentement, sont des façons de résoudre des problèmes que nous avons tous "appris" lorsque nous étions bébés. Si un bébé a faim, il exprime son mécontentement en pleurant. Une main tiède et tendre apparaît comme par magie de nulle part at apporte du lait. S'il ressent un inconfort, il exprime à nouveau son insatisfaction de la même manière et la même main apparaît de nouveau par magie et résoud son problème en lui redonnant son confort. Beaucoup d'enfants continuent à obtenir ce qu'ils veulent et à voir leur problèmes résolus par des parents trop indulgents, simplement en expriment leurs sentiments de frustration. Tout ce qu'ils ont à faire est de se sentir frustrés et insatisfaits et le problème est résolu. Cette façon de vivre "marche" pour les bébés et certains enfants. Il ne marche pas dans la vie adulte." Maxwell dixit.

Cette façon de vivre ne marche pas dans la vie adulte, mais en attendant, à l'école, au collège, au lycée on espère que ça marchera.

En général, l'instit ou le prof qui veut tenter de rééduquer ces enfants, en admettant qu'il connaisse les outils et les méthodes, sera seul. Personne ne l'aidera. Il connaîtra la solitude professionnelle dans sa classe et ne retrouvera de communauté qu'en rejoignant le concert des lamentations.

Il y a aussi bien des chemins qui sont la conséquence d'une idéologie de droits pour tous et d'égalité.
Les énormes établissements qui confinent de jeunes êtres pleins de vie dans des espaces réduits à un âge de plus en plus en plus avancé (les enseignements de l'éthologie ne concernent pas seulement les chiens), le refus de classes de niveau qui nuit à tous (ennui, frustration, aggressivité), l'emmerdeur qui empoisonne toute une classe et que personne ne peut envoyer ailleurs. Il y a les enfants qui n'ont aucune envie de poursuivre une éducation au delà d'un certain niveau et qui sont confinés (... redite). Ils y ont droit, ils doivent ...

Relisez la prédiction de Tocqueville sur la dérive de l'État démocrate, un pouvoir omnipotent et doux, qui sera la maman de tous. La main qui apparaît et apporte confort et réconfort.

L'État-providence se veut la maman de tous, celle qui répond à toutes les frustrations. Nous vivons la prédiction de Tocqueville, mais "ça ne marche pas dans la vie adulte."

"D'autres exemples de ce prétendu état providence ?"

Vous plaisantez ou quoi? Nous baignons dedans. Faites votre travail d'observation. Ce n'est pas parce que ça ne marche pas selon vos rêves ou très mal que cela n'existe pas.
Le problème de fond est le même que celui de Gorbachev : comment améliorer le communisme, comment le faire marcher.
Il n'y a pas de solution. On ne peut pas réformer le communisme. Ni l'état-providence. La situation ne peut que se dégrader. Mais rassurez vous. Cela peut prendre très longtemps.
Ceci est aussi ma réponse á MM Guichard et catmano.
Tous mes souhaits de longue vie au milieu des aphorismes, et de plaisir dans les séances de grattage de jambes de bois.

Écrit par : raoul | 23 février 2010

"astreinte à suivre des progressions qui tiennent la route."

Si je vous dis que mes collègues ignorent tout ce celles de français et de maths qui font partie intégrante des programmes 2008, vous me croyez ? Chaque fois que je le rappelle, on glisse, et la fois suivante, ce sont les mêmes yeux ronds.
Et quand je propose qu'on se réunisse pour en faire autant pour les autres disciplines, "on en a déjà parlé (?)", "on n'a pas le temps" et "on n'est pas payé en heures sup."
Vous me direz qu'il y a des temps de concertation pour ça. Mais tout le temps imparti est consacré à l'essentiel : qui participe au carnaval, quel thème pour le pestacle, faut-il ou non interdire les ballons à telle récréation, qui a foutu en panne la plastifieuse, etc.

Ecrit par : Perceval | 23 février 2010

Autoréplique : mais qu'est-ce qui t'empêche de taper du poing sur la table et de profiter du suivisme de tes petits camarades pour les embarquer dans tes initiatives ?

Réponses :
1) Euh...
2) J'y songe fortement.
3) Mais faut d'abord que je prenne le temps de m'y coller sérieusement.
4) Même si ce serait plutôt le boulot du dirlo au regard duquel l'Arlésienne est omniprésente et Gaston Lagaffe est un stakanoviste.
5) Même si je suis déjà le bon pigeon qui se dévoue pour des trucs que personne ne veut faire.
6) Et puis je suis timide et bien élevé.
7) Mais bon, promis, je vais le faire.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Et l'inspecteur ? Il ne demande pas les progressions de cycle quand il inspecte, Perceval ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Il n'y a pas de solution. [...]
Ecrit par : raoul | 23 février 2010

Merci, raoul. Ça nous évitera de perdre notre temps à en chercher.

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

Pas à ma connaissance : ce qui est demandé, ce sont les progressions de chacun. Leur cohérence avec les voisins n'est pas examinée.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

"Je vous propose la lecture du livre d'Alice Miller , "c'est pour ton bien " Aubier"

Ecrit par : Maurette jean | 22 février 2010
Tiens, il me semble en avoir pas mal parlé, de ce bouquin, ici...

Vous vous plantez, Jean. Le statut de l'enfant dans les familles n'est plus vraiment le même que ce qu'il était à l'époque des situations relatées par Alice Miller.
Essayez d'imaginer, dans les années 30 en Allemagne, des élèves de l'enseignement secondaire classique traitant tout haut leur prof de bio de "taspé, voire de cogner dessus.
Ou, tout simplement, de regarder la "star-ac" à la télé, ou d'avoir un I-pod vissé sur les oreilles ?
La violence a changé de camp.
Et il semble que vous n'ayez pas vraiment compris ce à quoi aspirent le maître des lieux et la plupart des pratiquants de ce blog. Même ceux qui n'imputent pas toutes les tares de l'école actuelle au "pédagogisme".

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010

"Merci, raoul. Ça nous évitera de perdre notre temps à en chercher."

Certainement pas Toto.
Un des plaisirs de la vie, c'est de perdre son temps.

Écrit par : raoul | 23 février 2010

"Merci, raoul. Ça nous évitera de perdre notre temps à en chercher."

Certainement pas Toto.
"Un des plaisirs de la vie, c'est de perdre son temps."

Ecrit par : raoul | 23 février 2010

L'utopie ou la mort !!! ;-)

Précisez, et dites: "TotoW", pas "Toto"... A chaque fois, j'ai un coup au coeur !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010

Pour se remettre, Martha Argerich sur "mezzo", Christophe ;-)

Ecrit par : FGuichard | 22 février 2010

Ce week-end, stage d'impro avec deux musiciens exceptionnels, chacun dans son genre; Carlo Rizzo, (percussionniste), et Jean-Christophe Cholet, (pianiste).
Hier soir, bouffe chez moi avec iceux et un menu fort correct, réalisé par votre serviteur, et arrosé par un Justine Barboux 2005 et un Gigondas de 1993. Donc, loupé Martha... :-( Mais c'est pour la bonne cause !
Ce soir, le concert à Equinoxe", avec "Circum", groupe composé, entre autres, de ces deux musiciens.

http://www.google.fr/url?url=http://www.youtube.com/watch%3Fv%3D0B7KnrxTafU&rct=j&ei=Ls6DS_mvLo-24QbBve3-AQ&sa=X&oi=video_result&resnum=10&ct=thumbnail&ved=0CCYQuAIwCQ&q=carlo+rizzo&usg=AFQjCNEJH-_8KNI1mjjJmPf1LLlayrGBwg

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010

4) Même si ce serait plutôt le boulot du dirlo au regard duquel l'Arlésienne est omniprésente et Gaston Lagaffe est un stakhanoviste.

Ecrit par : Perceval | 23 février 2010

Ici Radio-Dirlo, une dirlotte parle t'aux adjoints !

Les sanglots longs des violons de l'automne bercent son cœur d'une langueur monotone, je répète, les sanglots longs des violons de l'automne bercent son cœur d'une langueur monotone.

Krouîîîîîk !

On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif, je répète, on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.

Krouîîîîîk !

Ils disent oui avec la tête, mais ils disent non avec le cœur, je répète, ils disent oui avec la tête, mais ils disent non avec le cœur.

Krouîîîîîk !

Ça ressemble au Canada Dry, c’est doré comme le Canada dry… mais ce n’est pas du Canada Dry, je répète, ça ressemble au Canada Dry, c’est doré comme le Canada dry… mais ce n’est pas du Canada Dry.

Krouîîîîîk !

Les carottes sont cuites, je répète, les carottes sont cuites.

Ici Radio-Dirlo, fin des messages personnels !

Écrit par : catmano | 23 février 2010

"Ça ressemble au Canada Dry, c’est doré comme le Canada dry… mais ce n’est pas du Canada Dry, je répète, ça ressemble au Canada Dry, c’est doré comme le Canada dry… mais ce n’est pas du Canada Dry.

Krouîîîîîk !"

On vous avait dit de faire gaffe, Catmano !
Sinon, vous pouvez nous la refaire en plus explicite ?

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

C'est en pleine expansion Acadomia:

http://www.pole-emploi.fr/actualites/philippe-coleon-directeur-general-acadomia-@/suarticle.jspz?id=21359

Écrit par : Pendariès | 23 février 2010

Dérive à l’école, école à la dérive…


Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, février 19 2010, 15:14 - Lien permanent
La campagne régionale en Ile-de-France, particulièrement intense, m’accapare énormément, ce qui explique ma petite absence durant la semaine écoulée sur ce blog. Tous ces efforts déployés par nos candidats et nos militants sont d’ailleurs féconds, ne serait-ce que sur le terrain des sondages, qui nous situent d’ores et déjà à égalité avec le MoDem…
La campagne régionale en Ile-de-France se déroule sur une multitude de terrains et de thèmes. En particulier sur celui du regain de violence en milieu scolaire, qui provoque depuis une semaine la légitime protestation des enseignants et des élèves et s’étend progressivement à de nombreux établissements de la région.
Le PS et l’UMP - sans doute parce qu’ils n’ont pas envie de parler des dossiers, tels les transports, où la Région exerce des compétences prioritaires (le bilan de M. Huchon comme le projet de Mme Pécresse n’étant manifestement pas vendeurs) - polémiquent à qui mieux mieux sur la question de la violence dans les collèges et les lycées, se stigmatisant l’un l’autre.
Au risque de surprendre, je ne rentrerai pas dans ce mauvais débat : bien sûr, la Région peut clôturer les lycées et les pourvoir en vidéosurveillance. Bien sûr, c’est nécessaire, et ce sont d’ailleurs des mesures que nous proposons nous-mêmes dans notre projet pour l’Ile-de-France. Mais, comme on s’en doute, ces solutions sont très loin de répondre à l’intégralité du problème posé, lequel dépasse même la seule question de la sécurisation des établissements.
Tout d’abord, il est bien évident que la Région n’est que très marginalement compétente dans ce domaine dans la mesure où ce sont les services de l’Etat, police, justice et Education nationale qui sont en première ligne. A cet égard, il est étrange de voir Mme Pécresse, ministre d’un gouvernement qui veut supprimer la clause générale de compétence des collectivités territoriales pour les recentrer sur leur cœur de missions, accuser la Région Ile-de-France d’inertie et la mettre en cause comme si c’était elle la première responsable !
C’est au ministère de l’Education nationale de doter les établissements en personnels d’encadrement en nombre et en qualité appropriés. Comment imaginer que des équipes de surveillants en sous-effectif chronique, même renforcé de 2 ou 3 contrats précaires d’étudiants, vont pouvoir efficacement prévenir et contrer les intrusions violentes des bandes ? C’est se moquer du monde et on ne peut que partager la colère des enseignants comme des élèves à l’endroit d’un ministre de l’Education nationale qui nie le problème pour des raisons d’économies comptables, tout en récusant le « droit de retrait » (la faculté pour un fonctionnaire de cesser le service en cas de danger sans perte de rémunération) invoqué par les professeurs confrontés à la violence ordinaire.
Pour autant, un surcroît de moyens humain, même s’il est nécessaire, ne traiterait que la conséquence du problème et non la cause. La racine du mal, comme le souligne Jean-Paul Brighelli sur son blog, c’est le renoncement du monde des adultes à fixer des limites à une jeunesse de plus en plus en mal de repères. Moins on reconnaîtra comme tel l’irrespect, plus l’irrespect se renforcera dans la mesure où la question sous-jacente posée par ces attitudes est celle du « jusqu’où puis-je aller dans la contestation de l’autorité ? »
Pour résorber à la racine la dérive de l’école, qui est celle de l’école à la dérive, il faut d’urgence pratiquer à tous les étages de l’Education nationale la tolérance zéro, une politique de ferme reprise en main qui cesse d’abandonner de manière irresponsable, en dernier ressort, les enseignants, de les utiliser comme ultime rempart aux défauts de comportement de toute une société.
A cet égard, il me paraît urgent de : - Rendre aux enseignants et aux proviseurs un vrai pouvoir de sanction, que l’on a confié à tort à un conseil de discipline prompt à minimiser les choses ; - Remettre au goût du jour les exclusions définitives des fauteurs de troubles irrécupérables des établissements scolaires – trop souvent freinées par les autorités, voire carrément annulées par les préfets ! – quitte à créer des structures spécialisées pour les accueillir. Pratiquer la tolérance zéro à l’école est autant une question de volonté que de moyens. Combien de temps faudra-t-il encore attendre ?

Écrit par : retraitée | 23 février 2010

Alors, en plus explicite, d'accord.

Veni, vidi, mais pas vici du tout avec certains collègues...

Au mieux ai-je pu avoir un succédané de succédané de Canada Dry mais sans les bulles, sans l'inventivité du concept, sans l'arrière-goût inimitable qui fait toute la différence.

C'est plus clair ? ;-)

Écrit par : catmano | 23 février 2010

"Merci, raoul. Ça nous évitera de perdre notre temps à en chercher."
Certainement pas Toto.
"Un des plaisirs de la vie, c'est de perdre son temps."
Ecrit par : raoul | 23 février 2010

Je vous l'accorde, raoul, mais je vous laisse bien volontiers prendre du bon temps avec votre "Etat-providence". J'ai d'autres moulins à vent à fouetter.

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

"4) Même si ce serait plutôt le boulot du dirlo au regard duquel l'Arlésienne est omniprésente et Gaston Lagaffe est un stakhanoviste."

Je parlais juste du mien. Ca ne méritait pas de noyer son chagrin dans le Canada dry.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Mais dans quel pays vis-je????????


http://www.liberation.fr/vous/0101620953-une-pipe-contre-le-tabac

La fellation est donc une soumission!
"Gorge profondeur" RIP.

Écrit par : Pendariès | 23 février 2010

"La fellation est donc une soumission!"
D'après l'affiche, un esclavage.

"Mais dans quel pays vis-je????????"
En tout cas, on sait maintenant dans quel étagère.

Ben mince, me v'là indulgent pour l'esclavage et tenté par le commerce triangulaire !

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

"quelle étagère". Mes pulsions esclavagistes m'égarent.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Oui, je sais, mes rosiers m'attendent. J'y vais.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

PS : c'est ignoble. Ca entérine la banalisation de la pornographie chez les jeunes.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Vous avez quel âge Perceval ?

Écrit par : iPidiblue et le fol Perceval | 23 février 2010

La fellation c'est sale et la sodomie je vous dis pas - la boîte à cacas ! Heureusement dans cent ans nous ferons l'amour par procuration et nos orgasmes seront virtualisés sur grand écran ...

Écrit par : iPidiblue et l'amour en boîte | 23 février 2010

Avez-vous remarqué que quand les gens parlent de sexe, ils se mettent tout de suite à déraisonner ?

Écrit par : iPidiblue et l'amour en pilules | 23 février 2010

Ca y est, DSK va pouvoir se refaire fumer (la saucisse).

Écrit par : dabeuliou | 23 février 2010

Pas à ma connaissance : ce qui est demandé, ce sont les progressions de chacun. Leur cohérence avec les voisins n'est pas examinée.
Ecrit par : Perceval | 23 février 2010

Même pas cap d'être en cohérence avec leurs propres prescriptions ni avec leurs merveilleux cycles !
Parce que tout de même, avouez que ce serait la moindre des choses !

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Si nous appliquons le principe de précaution à toutes les activités humaines, nous allons devoir faire gaffe avant de sortir de l'utérus maternel !

Résumons-nous : l'argent c'est sale, l'amour c'est dangereux, la drogue c'est caca, l'instruction point trop n'en faut, il ne reste guère que la mort qui semble réunir tous les suffrages finalement !

C'est mortel comme disent les jeunes ...

Écrit par : iPidiblue droit de vie | 23 février 2010

Maintenant ils abrègent encore plus : "c'est mort !"

Écrit par : iPidiblue droit de vie ou droit de mort | 23 février 2010

Moi je suis très "jeune de langue" ! Eh ! les vieux croutons ... z'êtes sourds ?

Écrit par : iPidiblue savez-vous parler "le jeune" ? | 23 février 2010

"Vous avez quel âge Perceval ?"

Ecrit par : iPidiblue et le fol Perceval

"tenté par le commerce triangulaire !"
Tout doux : j'ai pas détaillé le dispositif ... Et puis, ne le répétez pas, mais je déconnais. ;-)

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Ne vous perdez pas dans ce triangle des Bermudes ...

Écrit par : iPidiblue et la pornocratie | 23 février 2010

En fait, la solution serait d'avoir des évaluations nationales tous les ans. C'est quand même un comble d'être obligée de dire ça alors que l'on trouve ces évaluations pas spécialement bien faites ni véritablement utiles.
Ecrit par : catmano | 23 février 2010

Inutiles car mal faites, donc utiles si bien faites et c'est ce que l'on constate ici, où elles existent depuis près de dix ans . Après une période de rodage très chaotique, en raison notamment de fortes résistance des syndicats noyautés par les progressivists qui n'acceptaient pas plus le principe de la compétition entre écoles qu'entre élèves (air connu), elles commencent réellement à donner la mesure des progrès accomplis et de ce qu'il reste encore à faire. Les rapports d' évaluation des évaluations ne permettent de corriger le tir que si l'ensemble du corps professoral coopère et, comme vous le soulignez, si chaque degré inférieur accepte la remise en question identifiée et agit en conséquence. Il faut dire que l'évaluation est allée de pair avec le pluralisme instauré par les chèques-éducation et l'ouverture de charter schools, dont le nombre s'accroît sans cesse. On assoupli petit à petit le numérus clausus très strict que les mêmes syndicats avaient obtenu qu'on impose, au départ. Difficile dans ces conditions de déterminer quel fut l'aiguillon le plus efficace pour que cette remise en question se produise, dans un premier temps, et s'avère ensuite profitable.
===============
"Mais je trouve que depuis la réforme Darcos, les choses ont un tout petit peu changé."
Ecrit par : nicolas | 23 février 2010
"Voilà une illustration parfaite du discours pédagogiste en vogue depuis que la religion du management sévit dans l'E.N."Ecrit par : marigot | 23 février 2010

qui nous illustre parfaitement, et avec une admirable constance, l'état de schizophrénie dans lequel on se trouve quand on est à la fois anti-pédago et d'extrême gauche, deux "positions" qui ne peuvent pas coucher ensemble... intellectuellement. Ce n'est cependant pas ce grand écart mental qui excuse de sa part le contresens commis par jean machin qui a droit à l'indulgence pour les novices.

Même si l'on a pas lu la Fabrique, ce qui est en revanche parfaitement excusable, Jean-Paul et d'autres ont pris suffisamment souvent le soin de préciser la dimension spécifiquement "grenellienne" qu'il y donne au Crétin, à commencer par moi, et pas plus tard qu'hier soir.
Les élèves de France, de Navarre et bien au-delà, ont étés crétinisés par les grands-maîtres d'une secte dont un adepte est venu hier soir faire un tour pour nous rappeler qu'ILS SONT PARTOUT!!

Conclusion: marigot, chef d'escadrille.
So what else is new?

Écrit par : Cadichon | 23 février 2010

Pour ceux qui s'intéressent aux grandes théories économiques, un petit site en anglais, réalisé par des professeurs vraisemblablement américains sur les deux grands courants économiques, Keynes et Hayek, et une explication de leur différence.

Je n'ai lu que la partie sur Hayek et la qualité est bonne. C'est un bon moyen de prendre connaissance des deux grands modèles économiques du XXème siècle et de vous faire un avis, si le sujet vous intéresse.

http://www.auburn.edu/~garriro/macro.htm

Écrit par : Joe | 23 février 2010

Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, février 19 2010, 15:14 - Lien permanent
Ecrit par : retraitée | 23 février 2010,
Alors, ma compadre lorraine, comme ça, on a viré sa cuti ? (smiley)
et merci pour ce lien qui montre que c'est facile quand on n'est pas en selle de savoir comment faire boire un âne qui n'a pas soif.

Écrit par : Cadichon | 23 février 2010

Pas du tout, Cadichon, mais comme je ne suis pas sectaire, je relaie les propos qui me semblent pleins de sagesse.

Écrit par : retraitée | 23 février 2010

Dupont-Aignan, pas gnangnan ! Un nouveau cheval à enfourcher ?
Mais qu'apprends-je ? Le modem ne se présente pas en languedoc ? Du coup je ne suis plus très sûre d'avoir bien lu que JPB se présentait en tête de liste... Bizarre, tout se brouille soudain.

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

"Du coup je ne suis plus très sûre d'avoir bien lu que JPB se présentait en tête de liste... Bizarre, tout se brouille soudain."

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

Ce n'était pas en "Rhône-Alpes", Jean-Paul ? Ou alors, c'est moi qui n'ai rien compris... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010

"Eh ! les vieux croutons ... z'êtes sourds ?"

Ecrit par : iPidiblue savez-vous parler "le jeune" ? | 23 février 2010

Non ! On bosse !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010

En Rhône-Alpes contre Meirieu ?????????????????????????????
Si c'est vrai, mais où étais-je quand ce fut annoncé ?!

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Si nous appliquons le principe de précaution à toutes les activités humaines, nous allons devoir faire gaffe avant de sortir de l'utérus maternel !

Résumons-nous : l'argent c'est sale, l'amour c'est dangereux, la drogue c'est caca, l'instruction point trop n'en faut, il ne reste guère que la mort qui semble réunir tous les suffrages finalement !

C'est mortel comme disent les jeunes ...

Ecrit par : iPidiblue droit de vie | 23 février 2010


Eh oui !
La vie est une maladie sexuellement transmissible, et hélas constamment mortelle.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2010

Si un CM1 doit retourner en CE1, qu'il y retourne pour un trimestre apprendre à lire et à compter à haute dose, pour rejoindre son niveau de classe au 3ème trimestre. Une rustine de plus me direz-vous, mais il me semble que ce serait plus efficace que ce que nous bidouillons chacun dans notre coin.

Ecrit par : nicolas | 23 février 2010

Croyez-vous que les instits de CE1 qui peuvent réapprendre à lire et à compter en un trimestre à un enfant noyé en CM1 EXISTENT EN VRAI ?
Les Catmano et nicolas sont rares !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2010

Peut-être Anne-Marie encore que... N'oubliez pas que j'y ai mis un préalable en formation si ce n'est initiale puisque c'est râpé, en formation continue. Mais là aussi il faut trouver des formateurs !
Dans des proportions de 2/3 d'élèves de retour au CE1 pour 1/3 qui suivent normalement, on pourrait regrouper 3 classes en une seule de niveau normal et deux classes en 1 de niveau remédiation. Evidemment pour ce faire, il faut cesser de supprimer les postes. Et je ne suis pas au SNUIPP...

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

Le 1er février, l'écrivain-riverain Mouloud Akkouche effectue le trajet Foix-Toulouse, à bord d'un TER Midi-Pyrénées. Il découvre l'affichette suivante :
« Ces dernières semaines des soucis ont été rencontrés avec des Roumains.
En effet de nombreux vols de bagages ont été constatés.
Nous vous demandons de redoubler de vigilance.
Par ailleurs tous les faits de roumains doivent être signalés au PCNS"

La suite sur rue 89 :
http://www.rue89.com/2010/02/22/dans-le-ter-une-affiche-sncf-qui-stigmatise-les-roumains-139887

Quand on sait comment les Roumains ressentent le fait d'être amalgamés aux pick-pockets sans foi ni loi qu'ils subissent chez eux en grand nombre, pour éviter (ce qui est louable) de stigmatiser l'ensemble des Tsiganes en appelant un chat un chat, là, ils vont être ravis.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Oui, on peut rêver...nicolas.
Mais quand je lis dans mon canard local d'aujourd'hui,
"Pour lutter contre l'échec scolaire", "Lire et faire lire", créé par Alexandre Jardin, 12.000 bénévoles qui se contentent de lire des histoires aux enfants en difficulté, avec en médaillon Pennac, "tout ces bénévoles qui lisent des histoires à des groupes de quatre ou cinq enfants chaque semaine après avoir suivi une formation pour les initier à la littérature jeunesse , la lecture à haute voix".
Je voudrais savoir combien de ces enfants "trouvent le goût de la lecture".
Tant de bénévoles pourraient être utilisés à leur réapprendre à lire, non?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2010

Oui, surtout avec la littérature jeunesse ! Mais bien sûr tout n'est pas à jeter. Il y a quelques merveilleux auteurs pour les jeunes. Il faudrait que cette activité vienne clôturer comme récompense une bonne petite séance d'association consonnes/voyelles dans tous les environnements possibles, comme un jeu mais sérieux. Et de plus en plus rapide. Mais les bons sentiments de ces bénévoles sont sans doute trop tournés vers la "lecture cadeau" qui, à ma connaissance, n'a guère plus d'avantages que n'importe quelle lecture plus ou moins contrainte... Je crains que comme d'hab on squizze la case outils c'est-à-dire la combinatoire. C'est bien de lire des histoires aux enfants. Et après ?

Écrit par : nicolas | 23 février 2010

"Tant de bénévoles pourraient être utilisés à leur réapprendre à lire, non?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2010

Il me semble que le fait de lire des histoires et, surtout, d'en raconter à des enfants, voire à des ados, peut être salutaire; je m'en suis toujours servi pour calmer une classe, pour entrer dans une séance de rédaction, etc.
Ce sont là les origines de l'invention : on raconte une histoire. Il est cependant clair que cela ne suffit pas, mais bon...

Écrit par : Garafignoux | 23 février 2010

Pour ceux qui s'intéressent aux grandes théories économiques, un petit site en anglais, réalisé par des professeurs vraisemblablement américains sur les deux grands courants économiques, Keynes et Hayek, et une explication de leur différence.
Ecrit par : Joe | 23 février 2010

Pour ceux qui s'intéressent à la critique de l'économie politique, un gros livre de Paul Mattick [Marx et Keynes, les limites de l'économie mixte], traduit en français et réédité (première publication 1969, traduction 1972) ce mois-ci dans la collection Tel, chez Gallimard, 432p. 9,50€.

On trouve le texte intégral en anglais sur la toile.

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

"L'infortunée qui partagea un temps la vie de Treiber, soit-disant "faux suicidé" mais vrai manipulateur, ..."

Ecrit par : Cadichon | 23 février 2010
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Ce n'est pas vous, bien sûr, Cadichon, qui avez tapé "soit-disant" !
Le mot composé "soi-disant" est invariable.
Je le vois souvent écrit avec un t, et parfois accordé au pluriel.
Qui plus est cet adjectif ou adverbe selon le cas, est employé de manière critiquée : très souvent, c'est l'adjectif "prétendu" qu'il faudrait, ou l'adverbe "prétendument".

Mais je ne vois pas clairement que vous faites une citation. Cela arrive souvent, mais je m'y habitue. D'autres que moi pourraient s'y tromper, comme cela m'est arrivé. Veillez - for your own sake - à ce que l'on ne vous attribue pas des fautes que vous n'avez pas commises.
Amicalement. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 février 2010

Le simple fait que vous utilisiez dans votre célèbre bouquin , le terme Crétin est déjà assez grave de la part d'un éducateur ... je ne vous ai pas lu , mais je vous ai largement écouté et entendu ... pérorer ... et pour faire simple , je ne suis pas d'accord avec les approches archaïques dont vous avez su faire votre fond de commerce ..

Maurette Jean.
---
Libre à vous, cher collègue, de ne pas trouver les propos et/ou les écrits de Jean-Paul Brighelli pertinents.
Mais, vous étonnerez-vous que le professeur que je suis puisse approuver totalement J.-P. Brighelli ?
Je suis né en 1940. J'ai vu l'évolution de 1945 à nos jours de l'enseignement public.
C'est proprement lamentable.
Vous êtes scientifique, dites-vous ?
Cela me surprend beaucoup. Sans doute êtes-vous né vers 1960, non ?
Je suis professeur de sciences physiques.
Si vous êtes arrivé récemment sur le blog de JPB, tant pis. Je ne raconterai pas mon parcours scolaire puis professoral une nième fois de peur de lasser les personnes qui l'ont lu vingt fois ici.
Vous employez l'adjectif "archaïque" un peu à la légère, me semble-t-il. L'école de 1970 pourrait fort bien être déjà traitée d' "archaïque". Mais tout ce qui est vieux n'est pas forcément mauvais. Les novateurs ne sont pas toujours bienfaisants.
Je vous souhaite la bienvenue bien que je ne sois pas l'hôte de ce blog.
Peut-être pourrons-nous nous comprendre... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 février 2010

Quelqu'un m'a vu candidat en Languedoc ? Mais je n'y habite plus !
Ou en Rhône-Alpes ? Et Azouz Begag, alors, il est candidat à quoi ?
Quant à Provence, il en fut question, mais mon boulot consiste-t-il vraiment à aller me colleter avec Vauzelle et consorts dans un conseil régional, ou à tenter de peser sur les politiques nationales en matière d'éducation?
Autant en rester à ce que l'on sait faire…
Meirieu joue les Verts au pouvoir dans deux ans — et lui enfin ministre. Je crois qu'il anticipe un peu — et les Verts au pouvoir, je préfère ne pas y penser — allaitement maternel et couches lavables obligatoires…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 février 2010

Ben oui ! nous serons tous des Mère Denis qui taperont notre linge au lavoir avec du savon de Marseille ... une vedette ce Meirieu !

Écrit par : iPidiblue comme au bon vieux temps avec les écolos | 23 février 2010

"Capes par vocation finalement ( suis pas Agrégé , pardon ) Prof de collège, de Lycée , Formateur , Principal , Proviseur ....."

Quel parcours éclairant mais quelle contradiction! Prof par vocation, en collège puis en lycée, formateur puis perdir...tomoi-mêmeutes les étapes d'un parcours désormais classique de quelqu'un dont le seul but est de ne plus avoir d'élèves en face.
M'esscuserez, mais quand on a la "vocation" on enseigne. On ne va se planquer dans des décharges de formateur et on ne finit pas perdir.
Poue évoquer une personne que je méconnais moins que les autres -moi-même- et sans généraliser, je n'ai, dans ce métier, de vocation qu'alimentaire et pourtant! Du plaisir j'en ai et après 16 ans d'enseignement en collège n'envisage pas de passer de l'autre côté.
Impossible de servir la soupe recto-ministérielle, qui change de goût comme girouette au vent tournant.
Malgré les bâtons dans les roues, j'estime garder une certaine liberté en classe, liberté que je n'aurai plus en tant que perdir.

Écrit par : sisyphe | 23 février 2010

les Verts au pouvoir, je préfère ne pas y penser — allaitement maternel et couches lavables obligatoires…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 février 2010
Pour ce qui des couches, rien de mieux que les champignons ! Quant au halètement maternel, je préfère ne rien dire.

Écrit par : guy morel | 23 février 2010

[...] perdir.
Ecrit par : sisyphe | 23 février 2010

perdir ? c'est un verbe du deuxième ou du troisième groupe ?

Écrit par : TotoWeininger | 23 février 2010

JPB, je vous admire. Comment faites-vous pour encore croire en notre système politique, au point de vous y impliquer ?! Idéaliste, rêveur...pragmatisme ou carriérisme?
Bon courage en tout cas!

(le jour où...pensez à nous conter l'envers du décors...)

Écrit par : sisyphe | 23 février 2010

"perdir" in ze jargon = "personnel de direction"

ben alors!
;)!!

Écrit par : sisyphe | 23 février 2010

Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 février 2010

Zut, alors ! Chaque fois que je vais sur ce lien, mon ordi me dit que pour des causes inconnues, internet a cessé de fonctionner !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2010

Tiens, j'ai pensé à vous :
http://www.droite-rencontre.com/
Merci qui ? ;-)

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Par contre, sortez couverts, n'allez pas nous faire une portée.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB

... et photo très avantageuse : on dirait un ravi de la crèche et on ne voit que son nez.

Écrit par : Perceval | 23 février 2010

Je vous invite à découvrir les peu connues Maisons Familiales Rurales, à travers ma pratique de moniteur "MFR". Je suis diplômé en Maths et en Sciences... de l'éducation (j'espère ne pas avoir dit un gros mot là ?) et je tente de concilier les stages (nos formations sont toutes en alternance, dès la 4ème) et l'apport de "fortes et solides nourritures" en réponse aux appétits naissants de nos jeunes. Entre "pédagogisme" et école traditionnelle (?), les MFR tirent en tous cas bien leur épingle du jeu, à mon sens, et en tous cas nous (les moniteurs et les jeunes) nous y trouvons bien. Invitation à la lecture et au débat donc... ici : http://christophebernard.eklablog.com

Écrit par : Christophe BERNARD | 23 février 2010

"On ne va se planquer dans des décharges de formateur et on ne finit pas perdir."

Ecrit par : sisyphe | 23 février 2010

Je suis considéré comme "formateur" par l'institution, et j'enseigne... C'est grave, docteur ???

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Christophe, attention à vous !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Il se trouve effectivement que j'ai également été formateur, un temps, auprès d'adultes préparant des concours, mais je ne me souviens pas avoir été travailler dans une "décharge"... Toujours est-il que je suis moniteur aujourd'hui (et non formateur) et donc enseignant en MFR. Par choix. Je veux dire par là que ce n'est pas un camion benne non plus qui m'a "déchargé" au coin de la rue de mon institution... Je ne me considère ni du côté des pédagogistes, ni du côté des anti-pédagogistes (ont-ils un nom ?), mais du côté de ceux qui veulent faire avancer les choses pour que les jeunes sortent de l'école en ayant tous obtenu le meilleur d'eux-mêmes (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui c'est clair). A l'attention de M. Brighelli : j'ai dévoré votre livre "A bonne école", et on ne peut qu'adhérer à votre constat, et je réponds par ce commentaire à votre appel à propositions.
De nouveau à M. Sibille : je crois d'abord qu'il est urgent de ne plus opposer les chapelles, et de conserver un regard bienveillant et humaniste (qui n'entrave en rien l'exigence) envers les jeunes et... entre nous ! Donc plus de décharge à Christophe svp !!!! ;-)))))
http://christophebernard.eklablog.com

Écrit par : Christophe BERNARD | 24 février 2010

Dites, il est amusant, votre Jean Maurette, avec ses déclamations toutes faites et ses discours décousus.

J'ai des journées portes ouvertes dans deux semaines : est-il possible de louer Jean Maurette durant une journée, afin qu'il amuse les petits enfants le temps que les parents et les grands frères / grandes soeurs visitent l'établissement ?

Écrit par : Jeremy | 24 février 2010

De nicolas
« Dupont-Aignan, Un nouveau ? »
(Ca commence à faire beaucoup de nicolas…)

En 2004, il se posait la question, en excellente compagnie (j’y étais ! Intimidé, je n’ai pas osé aborder Pedro Cordoba)
“Faut-il en finir avec les iufm ?”

http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article245



De sisyphe au sujet de Maurette jean
« Prof par vocation, en collège puis en lycée, formateur puis perdir...tomoi-mêmeutes les étapes d'un parcours désormais classique de quelqu'un dont le seul but est de ne plus avoir d'élèves en face.. (…) j'estime garder une certaine liberté en classe, liberté que je n'aurai plus en tant que perdir.»

sisyphe, les “perdir” n’ont pas seulement renoncé à une certaine liberté pour fuir les élèves, posture passive qui serait encore compréhensible… Activement, ils ont donné les preuves de leur servilité, et ils ont asservi leurs collègues, en donnant l’illusion, pour les plus cyniques, et en ayant la conviction, pour les plus abrutis, de mieux les servir !


à Maurette jean
Vous avez un homonyme, instituteur talentueux : Jean Morette.
Sauf que lui est déjà mort : (
Clin d’œil aux Lorraines de ce blog, mêmes expatriées.

Merci pour l’invitation à fréquenter votre blog, mais comme vous le constatez, vous aurez + de commentaires à votre prose ici !

Écrit par : Stéphane | 24 février 2010

« les jeunes »
« les jeunes »
« les jeunes »
« nos jeunes »
Christophe BERNARD | 23 février 2010

Pfffff...

Écrit par : Tailleboudin | 24 février 2010

Tailleboudin, ça, c'est très vrai — on est toujours trahi par son vocabulaire…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 février 2010

"Alors que l’enseignement des disciplines est généralement salué, l’enseignement « général », c’est-à-dire le prétendu enseignement de la pédagogie par des spécialistes de « sciences de l’éducation », ne prépare pas à l’exercice du métier."
Extrait du lien proposé par Stéphane...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB

... et photo très avantageuse : on dirait un ravi de la crèche et on ne voit que son nez.

Ecrit par : Perceval | 23 février 2010

Son lumineux visage présente "l'angélisme béat" dénoncé par Natacha Polony.
S'est-il laissé repousser la moustache???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 février 2010

http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article245
(Ca commence à faire beaucoup de nicolas…) Stéphane

Sans doute, mais il n'y a que moi de vraie.

Comment ça, Dupont-Aignan est surpris par les devoirs à la maison ? Je ne comprends pas dans quel sens.
De toute façon, il est sûr qu'on apprend très rarement dans les IUFM à faire lire de façon rationnelle et efficace. Mais par quoi les a-t-on remplacés ?
Et y formera-t-on mieux les enseignants pour autant ????

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

De toute façon, il est sûr qu'on apprend très rarement dans les IUFM à faire lire de façon rationnelle et efficace. Mais par quoi les a-t-on remplacés ?
Et y formera-t-on mieux les enseignants pour autant ????

Ecrit par : nicolas | 24 février 2010

On est en train d'en parler, de ce par quoi on les remplace. Et ce n'est pas très gai.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Quand Tailleboudin écrira-t-il enfin quelque chose de constructif ?

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

"(L)a “phobie scolaire” semblerait plutôt toucher des élèves d’établissements .../...où existe encore la mixité sociale."
(Causeur)
Ainsi donc, si je comprends bien, la mixité sociale aurait bel et bien existé, et même à une époque relativement lointaine, contrairement à ce qu'affirment depuis un demi-siècle les défenseurs du collège unique et, au premier chef, les sociologues de l'école bourdivine. Et elle aurait même survécu, donc malgré eux, et justement dans les établissements où l'on enseigne encore de manière "archaïque" (selon Maurette jean-foutre), et ce, malgré la distribution générale d'"amphets" concoctés dans les mêmes labos "bourdivins" On comprend qu'il y ait de quoi paniquer devant cette Bérézina pédagogiste. Comment s'étonner que, profitant de ce climat délétère, des profs martyrisent leurs élèves, et impunément, au point de leur faire développer des pathologies post-traumatiques. Mais si l'on songe au nombre encore plus préoccupant de profs qui souffrent de maux semblables dans des établissements sans mixité sociale, une vache n'y retrouve plus ses veaux.

Il y a deux sortes de non-mixité sociale, la mauvaise, celle des pt'its bourges et des profs nazis, que le collège unique devait éradiquer, et l'autre, qui doit être la bonne, celle des banlieues, où les élèves s'épanouissent parce qu'ils n' y apprennent rien. Non, ça ne colle pas non plus.
Tout cela est bien trop compliqué et l'heure tardive n'est pas propice à démêler cet écheveau. J'y verrai peut-être plus clair après un bon somme.

Écrit par : Cadichon | 24 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/80/20100224/tfr-une-nouvelle-possibilit-d-agir-en-ju-a7ee481.html

Tiens, on va pouvoir ester. Contre la démolition du service public d'éducation, par exemple ?

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Le PS n'aurait pu trouver quelqu'un d'autre qu'Ali Soumaré comme tête de liste ?
Vraiment, je ne comprends pas. N'aurat_il pas été préférable de prendre des gens de couleur qui ne soient pas passés par la case prison ?
Comment peut-on s'étonner de violence à l'école avec des exemples de ce genre ? Misère, misère ...

Écrit par : Florence | 24 février 2010

Rue 89 a consacré deux articles à l’affaire du tee-shirt propalestinien. Le premier, signé pourtant par un journaliste, est un parfait exemple de mauvais travail :

http://www.rue89.com/2010/02/21/exclue-3-jours-pour-avoir-porte-un-tee-shirt-palestine-libre-139717


http://www.rue89.com/2010/02/23/le-professeur-de-zeyneb-sexplique-jai-senti-que-ca-derapait-140110?page=1#comment-1335729

Voici ce que j’ai mis sur ce deuxième :
………

J'ai bien fait d'attendre pour vous répondre, car hier la colère commençait à me monter au nez.

"Mais cela passe aussi par le débat."

Désolé, mais non. Le débat c'est ici, c'est dans des médias ou des lieux faits pour, pas dans une école qui en crève de l'importation des querelles. Voir ce que dit Lifka de la Shoah, dont certains profs ne peuvent plus parler, du créationnisme que certains veulent importer à l'école alors que ce n'est pas une science. L'école, pendant le cours, c'est le lieu de la science !

Le prof a donc parlé de "charlots". Ah oui c'est pas bien. Même si c'est ce que je pense, voir mon post à Prédicateur 1er. Alors je vous propose un truc : faites cours, allez, une heure. On verra comment vous en sortirez, on verra s'il n'y aura pas UN mot qui dépassera votre pensée.

Mon frère avait un atelier de réparation où la deuxième activité, derrière le boulot, était le "cassage" de profs. Un jour, son chef d'atelier lui annonce qu'il veut devenir prof dans un LEP. Bon, OK, tu sauras de quoi leur parler. Il part. Et revient à la fin de l'année. Au bord de la dépression. Et il lance à ses ex-camarades, dans un souffle : plus jamais je ne dirai de mal des profs.
Là, il vient de démissionner.

Ce prof s'inquiète de sa rentrée : il va avoir sur le dos les autres élèves, solidaires de la pauvre victime (victime surtout de son instrumentalisation par le Comité, expert il est vrai en instrumentalisation - relire mon post à Gelub).

Ce prof dit « Je m'efforce d'être le plus carré possible dans mes cours, dans le respect de la neutralité politique, idéologique et religieuse. »

Voilà ce dont les élèves ont le plus besoin actuellement : des gens carrés, cadrés, cadreurs, qui ne s’abaissent pas (et ne les abaissant pas) en les flattant, en évitant les vérités qui dérangent. Va-t-il tenir ? Va-t-il céder (je sais d’expérience que, quel que soit notre savoir-faire, nous n’avons d’autorité sur les élèves que si ceux-ci acceptent de la reconnaître) ? Va-t-il démissionner et être remplacé par un démagogue faiblard juste bon à flatter les élèves dans le sens du poil et à, dans les faits, bloquer leur évolution vers l'autonomie et la responsabilité, juste bon à les rendre intoxicables par tous les catéchismes, aussi bien ceux des religions que ceux des marchands de pubs ?

« Tout le monde est venu mettre son nez dans mon travail et raconter n'importe quoi. C'est inadmissible. »

Et encore, il n’a pas lu sur la Rue tout ce qui s’est dit sur lui par x experts auto-proclamés. La liste (inquiétante) de celles et ceux qui ont pu le juger sans même connaître son point de vue est longue comme d’ici La Mecque (pas taper, Gelub, et surtout pas avec la Kaaba !)

JPB, vous qui avez un compte à la Rue, heu, sur la Rue, ziriez pas remettre l'église au milieu du village ?

Écrit par : Pépé la Jactance | 24 février 2010

L'UNEF au pays de Candy, comme dit Cadichon :

http://h16free.com/2010/02/24/1566-quand-lunef-fait-des-etudes

Écrit par : yann | 24 février 2010

C'est le manque de recul, ou la lutte contre la connerie est de plus en plus inégale et tend à devenir le seul vrai enjeu ?

Écrit par : Perceval | 24 février 2010

Ecrit par : brighelli | 24 février 2010

Faut-il en déduire que vous ne prisez guère le travail des Maisons Familiales Rurales ?

Écrit par : PMB | 24 février 2010

est-il possible de louer Jean Maurette durant une journée, afin qu'il amuse les petits enfants le temps que les parents et les grands frères / grandes soeurs visitent l'établissement ?

Ecrit par : Jeremy

Dans l'extrêmement improbable éventualité où ce serait possible, le tarif serait très élevé : J. Maurette n'est pas accessible à la location.

En revanche, il est accessible à la louange ;o)).

Écrit par : Moot | 24 février 2010

"Le PS n'aurait pu trouver quelqu'un d'autre qu'Ali Soumaré comme tête de liste ?
Vraiment, je ne comprends pas. N'aurat_il pas été préférable de prendre des gens de couleur qui ne soient pas passés par la case prison ?
Comment peut-on s'étonner de violence à l'école avec des exemples de ce genre ? Misère, misère ..."

Ecrit par : Florence | 24 février 2010

Berk... Il y a tout, dans ce message.

Écrit par : Mendès | 24 février 2010

mais je ne me souviens pas avoir été travailler dans une "décharge"... Christophe Bernard

Heu... Christophe, il me semble bien qu'il s'agissait d'une décharge de cours au sens où l'enseignant est autorisé à faire autre chose que son cours. C'est drôle, cette interprétation que vous faites de ce mot. Il est pourtant courant dans l'EN.

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

"Quand Tailleboudin écrira-t-il enfin quelque chose de constructif ?"

Ecrit par : nicolas | 24 février 2010

Peut-être qu'il dit des choses très constructives sous son "vrai" pseudo ?
Non, non, ce n'est pas moi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Peut-être, oui, mais alors qu'il ne se fasse pas plus antipathique qu'il n'est !

Tiens, au Québec, la télé est en avance ...
http://www.rue89.com/2010/02/23/quebec-a-la-tele-des-blagues-homophobes-sur-un-patineur-140149

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Berk... Il y a tout, dans ce message.

Ecrit par : Mendès | 24 février 2010

effectivement, si la PS n'a personne d'autre comme candidat dans ce département qu'un jeune homme qui a fait de la prison pour vol aggravé, la situation est extrêmement triste. Je fais le rêve que nos représentants soient des gens honnêtes. Je fais le rêve que des partis de gouvernement comme le PS mettent en avant des exemples de gens qui ont réussi grâce à leurs efforts, leur honnêteté en dépit de leurs difficultés.
Que dit-on aux jeunes scolarisés ? Travaille, sois honnête, tu seras récompensé, tu iras loin ? ou bien, vole, commets des violences, insulte les policiers, tu iras loin.
Et on se plaint de la violence scolaire, on se plaint du mépris qu'ont les jeunes pour les enseignants ....
Pitoyable PS

Écrit par : Florence | 24 février 2010

réponse à Sisyphe ..
Tout n'est pas faux dans ce que vous dite .. les enseignants qui fuient la classe ...
Mais c'est un peu logique , de vouloir évoluer , faire la même chose toute une vie n'est pas dans ma façon de fonctionner ..
Je pense que le manque de véritable possibilité de promotion dans l'enseignement constitue une vraie difficulté ..

Mais , je suis devenu "Perdir" comme vous dites en fin de carrière et sans l'avoir vraiment voulu .. Une opportunité, un besoin , il fallait quelqu'un !!

Je ne correspondait pas vraiment au profil type , j'ai apporté ma différence dans ce métier difficile et , il semblerait que je m'en sois assez bien sorti finalement .
je suis resté , dans cette fonction , enseignant avant tout ..
Et je trouve dommage, justement , que des enseignants de qualité , impliqués , ne franchissent pas plus souvent ce pas là !!
J'entends ce que vous dites , mais tant au niveau de la formation , que des "perdir" , l'implication des enseignants motivés me semblerait nécessaire .justement
Le recrutement tend à se faire sur un profil type , justement chez des gens assez peu "enseignants" .
Le manque de culture , aussi , trop souvent des enseignants par rapport à la vraie vie , au monde extérieur , celui de la recherche , de l'entreprise , du monde associatif c'est un peu dommage
Il faudrait à mon sens que les enseignants aient dans leur carrière la possibilité de se renouveler , de sortir du système de temps en temps , y revenir ..
Merci de votre écoute .

Écrit par : Jean Maurette | 24 février 2010

réponse à Monsieur Francis Penin

Je ne m'attendais pas en venant sur ce blog à faire l'unanimité !! étant donné que je défend des théses diamétralement opposées à celles de M Brighelli .

Pourquoi voulez vous me faire naître dans les années 60 ? Je suis juste un peu plus jeune que vous , 1946 ...
Pourquoi vos interrogations sur le fait que je sois scientifique ?? Celà me surprend !!!
Je suis arrivé dans l'enseignement assez tard , dans les années 70 , difficile de convertir un DEA en un avenir quelconque dans les "sciences molles"
Et pour peu que , fondamentalemnt ce soit l'enseignement qui vous attire !! on se retrouve prof !!
J'étais prof de SVT ...
Ravi de bavarder avec vous si tant est que ma "différence"
puisse vous intéresser

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Réponse à Cadichon
Vous utilisez mon nom dans une de vos réponses ..
en me traitant de "Jean foutre"
Je ne m'attendais pas en venant sur ce blog , connaissant le s idées Brighelliennes , etl les miennes , à être reçu à bras ouverts .. je ne m'attendais pas non plus à de la violence et de la cuistrerie !!
Mais !!
au moins lire avant de critiquer et de ranger les gens dont le discours n'est pas le votre dans des cases , vos cases fermées de cerveau fermé : je dénonce par exemple depuis des années l'ineptie que constitue le Collège unique
Et aborder l'éducation avec des idées un peu plus ouvertes, ne pas camper sur de vielles lunes, sur la peur ( aussi ) , n'est pas forcément signe de "jean foutrisme"
Argumentez , dites que vous n'êtes pas d'accord , mais restez correct ..

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Messages pour jeremy et MOOT

Je ne m'attendais pas , connaissant les positions de Mr Brighelli , et mon opposition polie mais farouche à ses théses .. à ne rencontrer que des amis sur cet espace ..

Monsieur jeremy !! Auquel je n'ai jamais été présenté s'autorise à se Moquer .. Il y a toujours et partout des Pitt Bull , des agressifs , des insatisfaits ,défenseurs d'un ordre imaginaire ..
Je n'ai vraiment pas le temps , je suis vraiment désolé , je serai venu avec plaisir !!!

MOOT ?
Cru comprendre que votre message était plutôt une sorte de défense ou d'encouragement .. ?

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Je savais en venant sur ce blog que j'aurai à affronter , un discours assez opposé au mien ..
On peut échanger .. et échanger avec ses amis ne fait pas toujours avancer les idées .. le seul progrés possible est dans le dialoque avec ceux qui ne pensent pas pareil ..

Mais quand je lis des attaques vraiment trés mal venues contre la tête de liste , régionales , dans le Val d'Oise .. les bras m'en tombent !!
Méfiez vous , vous risquez d'être attaqué en diffamation ..

1 : toute faute jugée et peine effectuée ne doit pas être évoquée .
2 Il y a erreur sur la personne .. et vous accréditez des mensonges !!

Il y a en gros , beaucoup d'enseignants ici ... Ce genre de réactions me navre , si tant est qu'elle émane de personnels enseignants ....

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

"Pitoyable PS"

Ecrit par : Florence | 24 février 2010

Il est au PS, Balkany, qui se fait tailler des pipes en mettant le revolver sur la tempe de sa "partenaire", (personnel municipal au service personnel du mafioso) ? Et Pasqua ? Et Juppé ? Et Chirac ? Quels beaux exemples pour notre jeunesse ! Et ils ne sont pas seulement candidats, ils sont élus, eux !

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

"Argumentez , dites que vous n'êtes pas d'accord , mais restez correct .."

Ecrit par : Jean Maurette | 24 février 2010

Là, vous en demandez beaucoup ! ;-)
Et puis, c'est: "correcte"... Hé, oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Il est au PS, Balkany, qui se fait tailler des pipes en mettant le revolver sur la tempe de sa "partenaire", (personnel municipal au service personnel du mafioso) ? Et Pasqua ? Et Juppé ? Et Chirac ? Quels beaux exemples pour notre jeunesse ! Et ils ne sont pas seulement candidats, ils sont élus, eux !

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Pitoyable UMP aussi. Tous ces repris de justice de droite et de gauche me font le même mauvais effet. Le pire étant Balkany. Comment des gens font pour voter pour ce type ?
Et vous , vous avez une préférence pour les délinquants de gauche ?
Pas moi, ni de gauche ni de droite, tous dans le même sac.
La gauche n'a aucune leçon à donner à la France, elle ne vaut pas mieux que la droite.

Écrit par : Florence | 24 février 2010

1 : toute faute jugée et peine effectuée ne doit pas être évoquée .

Il y a en gros , beaucoup d'enseignants ici ... Ce genre de réactions me navre , si tant est qu'elle émane de personnels enseignants ....

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010
------------------

Ah oui, toute faute jugée et peine effectuée ne doit pas être évoquée ?????
On serait en dictature ?
Je ne pourrais donc pas évoquer la condamnation de Juppé, de Huchon, d'Emmanuelli, de Carignon ? Vous êtes sûr de ce que vous avancez ou vous dites vraiment n'importe quoi ? A moins que ce soit de l'intimidation ...

Écrit par : Florence | 24 février 2010

Ceci dit, les délits reprochés à la tête de liste PS du 92 ont, apparemment, été le fait d'un homonyme...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

"Ah oui, toute faute jugée et peine effectuée ne doit pas être évoquée ?????"

Ecrit par : Florence | 24 février 2010

C'est plutôt, toute faute "en cours d'instruction", que "jugée", non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Amusante polémique que l'on pourrait éteindre tout de suite en demandant un extrait de casier judiciaire pour se présenter. Quand on interroge les candidats de gauche comme de droite, ils poussent des cris d'orfraie à cette proposition. Curieux, isn't it ?

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

http://www.rue89.com/2010/02/24/alain-joyandet-un-homme-daffaires-au-gouvernement-140300

Voilà voilà voilà.

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Oui , Peut être ?? je ne suis pas juriste , mais ce n'est pas mon propos .. je pense que quand quelqu'un a purgé sa peine , on ne doit pas en faire état ...
Dans le domaine que je connais , l'éducation nationale , par exemple , dans les textes , il est absolument interdit d'évoquer dans un conseil de discipline , des fautes qui ont déjà donné lieu à des sanctions , déjà effectuées..
Je crois que cette régle n'est qu'une émanation du droit en général ..
Dans le cas présent , la peine a été effectuée et , plus grave il ya diffamation puisque erreur sur la personne ..
Mais ce qui est grave c'est le fond , la hargne , la colére ..et surtout la négation d'une chose simple : quiconque a le droit à l'erreur et aussi le droit de retrouver sa dignité quand il a payé ... C'est inscrit dans la loi ...

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

1 : toute faute jugée et peine effectuée ne doit pas être évoquée .
2 Il y a erreur sur la personne .. et vous accréditez des mensonges !!

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

M'sieur Maurette, au moins sur ce point, vous dites des âneries.

Je vous revoie à cet excellent blog (et dans vos cordes) :
http://www.maitre-eolas.fr/post/2005/12/16/252-pourquoi-on-peut-commenter-une-decision-de-justice

Sur les autres points, vous m'avez l'air bien fumeux aussi. Et vous faites un usage particulièrement crispant et impropre de la ponctuation. Vous vous prenez pour Céline ?

Écrit par : yann | 24 février 2010

Réponse pour Nicolas
La loi fixe des règles , pour rentrer dans la fonction publique et se présenter à des élections ;. l'extrait de casier judiciaire en fait partie ...
Mais sur le fond , en terme de droit ... toute faute sanctionnée , sanction effectuée est effacée !!!
Il semble que cette règle fondamentale ait un peu de mal à être entendue ..
Dans le cas qui est évoqué ... , les personnes qui s'insurgent ne reconnaissent pas le droit à une seconde chance , à l'erreur de jeunesse ...
On a quand même un peu de mal dans ce pays à dépasser
le 19éme siècle , la pensées dichotomique: les bons , les méchants , le bien le mal ...

Balkani est effectivement élu de la république .. sans commentaires !!je n'ai pas à juger ..
Jupé et Emanuelli ont payé , cher , pour leur parti , victimes d'un droit qui n'a pas vraiment fonctionné de façon equitable , payé comme Fusibles ... , à la place de !!!Ce sont des Hommes Dignes ..

Le gars là qui se présente , dans le val d'Oise , il a payé ,réglé la note .. réfléchi , s'est engagé ...
Un peu de modération .. de compréhension ... et pas de condamnation à priori SVP !!
Si on considère que la peine purgée ne rétablit pas l'intégrité totale d'un homme !! on retourne trés trés loin en arrière.

Du calme !!
Qui peut juger l'autre sinon la loi ..

Écrit par : Jean Maurette | 24 février 2010

Ce n'est pas parce qu'une faute est pardonnée, qu'elle est oubliée.

Confierez vous vos enfants à une personne qui a été accusé de violences sur mineurs ? Demanderiez vous à un pédophile de surveiller des enfants ? Pourtant, ils ont purgé leur peine.

Écrit par : Joe | 24 février 2010

On se dit qu'il est grand temps que l'on réduise la longueur des vacances des "professeurs" quand on assiste au spectacle affligeant de leur désoeuvrement, dans ces commentaires par exemple dont le niveau de certains ne dépasse pas la pâquerette. Allez, zou, au boulot ! Pas de copies à corriger ? Pas de grèves à préparer ? Il y a des jeunes qui vous attendent dehors, dans la vraie vie (eh oui moi aussi je dis jeunes et non élèves). Avant d'élever vos élèves, s'il vous plait, élevez vos débats !

Écrit par : Justine | 24 février 2010

Je remercie ceux qui se sont inquiétés de mon absence sur ce blog, absence due à plusieurs facteurs, en particulier informatiques ; il faut éviter de télécharger les mises à jour de Windows, elles contiennent des virus qui font sauter le système pour vous obliger à acheter la nouvelle version (explications de mon réparateur qui a lu des articles sur le sujet)... "urban legend" or reality ?

Mais surtout au sur-investissement dans mon travail en ZEP et aux trajets entre mon domicile et les deux établissements. Les vacances de février ont été moyennement reposantes. Je ne sais pas comment j'arrive à tenir, mais je tiens !

J'ai vu que le nouveau fil portait sur la question de la violence. Je le lirai à tête reposée.

Je prépare un spectacle musical pour demain soir (répétition à 8 heures tout-à-l'heure dans le joli théâtre à l'italienne de Bourges) et j'ai deux paquets de copies à corriger entre temps.

Amitiés à tous et à tous !

Écrit par : Robin | 24 février 2010

Réponse à Yann
Désolé pour ma ponctuation , hasardeuse, J'accepte la critique , j'apprécie beaucoup Céline mais celà se limite strictement ... à la littérature !!
Désolé si ma liberté de ponctuation vous hérisse , j'ai un allergie profonde au régles .. et ma liberté au niveau des acents et des virgules .. découle sans doute des carences profondes de profs de Français qui se limitaient à la forme alors que j'attendais autre chose ..
J'aime bien les mots, j'adore , les contraintes m'agacent ..
mais revenons à notre sujet ::

Comme je l'ai dit je ne suis pas juriste , je sais certaines régles de droit , je crois aussi , savoir que fondamentalement
, et même si je ne suis pas dans la régle, la chose jugée libère l'individu de sa faute ..
A quoi servirait la sanction ?? si cette régle n'est pas admise???

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

A Jean Morette:

cher collègue de svt ;) merci de votre réponse et mise au point; votre parcours ainsi décortiqué m'apparaît ainsi plus clair. Point de honte à vouloir changer de job!
Je partage d'ailleurs votre analyse sur les difficultés à changer de fonction dans l'EN et sur le recrutement des perdirs -il suffit de lire les rapports de jury ou de se ballader sur leurs sites syndicaux ou non pour comprendre.
A l'heure où l'on parle d'autonomie des établissements, le cadre dans lequel se situe l'action d'un principal/proviseur me paraît bien rigide.
J'aurais l'impression, à leur place, d'être pris entre le marteau de l'IA et l'enclume des profs. Et comme je ne goûte plus trop de la bonne soupe ministérielle, j'aurais du mal a en vanter les saveurs et vertus...
;)!

Écrit par : sisyphe | 24 février 2010

Amitiés à tous et à tous !

Ecrit par : Robin | 24 février 2010

... et à TOUTES. Vous aurez rectifié de vous mêmes. Aurais-je l'inconscient misogyne ?

Écrit par : Robin | 24 février 2010

Dans le cas qui est évoqué ... , les personnes qui s'insurgent ne reconnaissent pas le droit à une seconde chance , à l'erreur de jeunesse ... Jean de Florette

Si c'est à moi que vous adressez cette remarque, vous bontez mal; je n'ai fait depuis le bédut de la molépique que poser la tesquion du jasier cucidiaire, ce qui plinsifierait tout à la base, mais comme vous le dites si bien, ne donnerait pas une seconde chance. Il faut soichir.

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

"l faut éviter de télécharger les mises à jour de Windows, elles contiennent des virus qui font sauter le système pour vous obliger à acheter la nouvelle version (explications de mon réparateur qui a lu des articles sur le sujet)... "urban legend" or reality ?"

mouarff !!!!! Alors celle-là je la connaissais pas!! Je ne suis pas informaticien, je ne fais que monter mes ordis moi-même, OS inclus (windows et linux) et les gérer ensuite; je n'ai JAMAIS entendu parler d'une telle ineptie!!! J'ai un vieux PC sous Win98 et un autre sous Xp, jamai eu de problèmes avec les mises à jour.
Good luck mais passez donc du côté pinguoin de la force...;)

Écrit par : sisyphe | 24 février 2010

On se dit qu'il est grand temps que l'on réduise la longueur des vacances des "professeurs" quand on assiste au spectacle affligeant de leur désoeuvrement, dans ces commentaires par exemple dont le niveau de certains ne dépasse pas la pâquerette. Allez, zou, au boulot ! Pas de copies à corriger ? Pas de grèves à préparer ? Il y a des jeunes qui vous attendent dehors, dans la vraie vie (eh oui moi aussi je dis jeunes et non élèves). Avant d'élever vos élèves, s'il vous plait, élevez vos débats !

Ecrit par : Justine | 24 février 2010


Ouh, beau Trollibus fulminans ! DFTT donc...:)

Écrit par : sisyphe | 24 février 2010

Je ne vois pas d'erreur sur la personne quand c'est la personne elle-même qui a reconnu avoir fait de la prison !
Sur les cinq faits rapportés, il y en a visiblement au moins un qui est vrai.
Je ne vois pas en quoi avoir fait de la prison est un plus aujourd'hui. Il y a tout un tas de gens honnêtes, intelligents, travailleurs qui pourraient mieux représenter le peuple. Je ne vois pas pourquoi le PS et l'UMP , le FN et peut-être d'autres partis donnent leur investiture à des gens qui ont commis des délits. C'est devenu banal.

Je me rappelle qu'il n'est pas si loin le temps où un ministre mis en examen devait démissionner. Jospin avait au moins la qualité d'être un homme honnête. Cela avait tout de même une tout autre allure.

Écrit par : Florence | 24 février 2010

Réponse à Sisyphe ..
Merci de votre réponse ..
On a toujours de fausses images dans la tête .. La fonction
de chef d'établissement est un vrai espace de liberté et on n'est jamais obligé de courber l'échine .. Cette idée toute faite m'a toujours intrigué ..
Nous sommes des hommes libres , ce n'est que nous qui décidons de notre action et pas la fonction.. Et la " fonction" en a marre , de ces croyances, la servilité , intégrée , imaginée , il n'y a pas de régles , rien ne dit que le personnel de direction doit être à la botte .. C'est une tendance générale de l'EN croire qu'il ya un risque à l'originalité ou à la révolte ...
facile de dire ...
à suivre
JM

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

"professeurs"
spectacle affligeant de leur désoeuvrement
Allez, zou, au boulot !
Pas de grèves à préparer ?
élever vos élèves (?!)

s'il vous plait, élevez vos débats !
Ecrit par : Justine | 24 février 2010

N'est pas Justine qui veut.

Écrit par : Perceval | 24 février 2010

DFTT donc...:)
Ecrit par : sisyphe | 24 février 2010

?

Écrit par : Perceval | 24 février 2010

don't feed the troll !!
:)

Écrit par : sisyphe | 24 février 2010

"et ma liberté au niveau des acents et des virgules .. découle sans doute des carences profondes de profs de Français qui se limitaient à la forme alors que j'attendais autre chose ..
J'aime bien les mots, j'adore , les contraintes m'agacent ..
mais revenons à notre sujet ::
[...]
Comme je l'ai dit je ne suis pas juriste , je sais certaines régles de droit , je crois aussi , savoir que fondamentalement
, et même si je ne suis pas dans la régle, la chose jugée libère l'individu de sa faute ..
A quoi servirait la sanction ?? si cette régle n'est pas admise???

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Monsieur, les contraintes que vous rejetez sont celles qui vous permettront d'être lisible ; et je suppose que vous désirez être lu, n'est-ce pas ?
Vous rejetez la responsabilité de votre ponctuation fantaisiste sur vos professeurs, forcément coupables, pour ensuite la revendiquer comme un choix de grand résistant. Vous ne pouvez à la fois être une victime et un héros. Et vous n'êtes sans doute ni l'une ni l'autre.

Quant au cas d'Ali Soumaré, vous comprendrez que les électeurs puissent réclamer le droit de connaître les valeurs défendues par un candidat, puisque c'est en fonction de ces valeurs qu'ils votent. Or, les "erreurs de jeunesses" de ce candidat sont on ne peut plus récentes. Payer sa dette à la société n'octroie aucun cachet d'honorabilité et ne prouve en aucun cas qu'on en a moralement été transformé. Payer sa dette à la société ne transforme pas soudainement en modèle digne de représenter le peuple, qu'on devrait être sommé d'admirer. Le problème dans cette affaire, c'est qu'elle révèle fondamentalement qu'on considère normal qu'un homme politique, de gauche comme de droite, ne soit pas intègre. Après tout, les hommes politiques qui ont notoirement détourné l'argent public se font réélire sans difficulté.
J'ai personnellement la faiblesse de penser qu'on ne devrait pas être un représentant politique quand on est pourvu d'un casier judiciaire, et que les gens honnêtes existent, même pauvres, contrairement à ce que semble croire le PS.

Écrit par : Anne | 24 février 2010

Réponse à Sisyphe ..
Merci de votre réponse ..
On a toujours de fausses images dans la tête .. La fonction
de chef d'établissement est un vrai espace de liberté et on n'est jamais obligé de courber l'échine .. Cette idée toute faite m'a toujours intrigué ..
Nous sommes des hommes libres , ce n'est que nous qui décidons de notre action et pas la fonction.. Et la " fonction" en a marre , de ces croyances, la servilité , intégrée , imaginée , il n'y a pas de régles , rien ne dit que le personnel de direction doit être à la botte .. C'est une tendance générale de l'EN croire qu'il ya un risque à l'originalité ou à la révolte ...
facile de dire ...
à suivre
JM

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010


Alors là, c'est la meilleure !

Donc, si l'on a bien suivi le raisonnement, le chef d'établissement qui applique allègrement (sans mauvais jeux de mots...) les pires préceptes pédagos et dégouline de bons sentiments nous mentirait effrontément lorsqu'il nous assure qu'il ne fait qu'obéir aux ordres. "Nous sommes des hommes libres" : libres de flinguer sans vergogne le niveau de l'enseignement, la santé physique et mentale des professeurs, et j'en passe...

Dans ce cas, en tentant de vous justifier si maladroitement, vous ne faites qu'enfoncer vos collègues (et pourtant, ils n'avaient pas besoin de ça !!!). Vous soutenez qu'ils ne sont pas lâches ni serviles...mais alors ils seraient-ils fourbes et cyniques ?

Résultat des courses : les chefs d'établissement courberaient l'échine... mais uniquement de manière sélective, en un mot quand ça les arrange.

Écrit par : mihailovich | 24 février 2010

Justine | 24 février 2010
Les malheurs de la vertu !

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Ravie de vous retrouver, Robin.
Mais où est donc dugong ?????? 3 semaines de vacances ? !!
Justine va monter au créneau !

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

s'il vous plait, élevez vos débats !
Ecrit par : Justine | 24 février 2010

Moi je veux bien élever les ébats. Jusqu'où, chère Justine ? Car je suppose que vous ne connaissez pas encore toutes les infortunes cachées sous les jupons de votre vertu. Me trompé-je ?

Écrit par : Garafignoux | 24 février 2010

reponse à Florence ..
Vous êtes bien définitive !
Si vous ne laissez pas la chance à quelqu'un dans la vie de comprendre de s'ammender , d'avancer .. vous fabriquez des avenirs bien tristes !!
On ne nait pas honnête ou déliquant .. On a une vie à construire avec aussi , le droit à l'erreur Ce qui est certain
je ne suis pas catho , ni Jesuchriste .. bien au contraire mais il y a au moins une valeur essentielle dans les religions , c'est le droit au pardon et je préfére de trés loin , la vision humaniste , la foi en l'homme .
Marre des idées négatives et destructrices!!!

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Monsieur X a tout à fait le droit de se tromper de chemin une fois, deux, dix, autant de fois que la société le permet et le lui fait payer. Mais est-ce que monsieur X a le droit de se présenter devant les électeurs en oubliant toutes ses errances ? C'est LA question. Comme Anne le dit plus haut, le fait de payer sa dette à la société répare le mal fait mais ne confère nul cachet d'honorabilité. La suite reste à prouver.
Sauf à considérer que le passage par la case inculpation est notoirement positif.

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Est-ce que quelqu'un, ici, est absolument certain de savoir ce qu'il a fait de mal, Soumaré ?
Pour Balkany, on sait. Pour Pasqua, aussi. Pour Emmanuelli, aussi. Pour Juppé, Chirac, on sait, aussi. Et eux n'iront JAMAIS en prison.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Réponse à Anne .. Bonsoir , je n'ai jamais renvoyé la responsabilité de ma ponctuation déficiente sur mes profs, juste dit que j'aurai aimé qu'ils me fassent plus partager la beauté des textes que les contraintes de la ponctuation ..Et surtou permis de m'exprimer ..
Nous avons tous des vécus différents , celà me sembleessentiel !!
Il y a eu en littérature des contraintes constructives .. l'Oulipo en est une , par exemple , trés créatrice ..
je suis scientifique , donc réputé inculte par certains esprits
chagrins et un peu limités ...
Je me suis aventuré sur ce blog en connaissance des cause .. sachant trés bien ou j'allais et quel discours j'allais entendre ..
je note des constantes : la réaction viscérale qui précéde la lecture ..

mais l'essentiel est d'écouter , prendre son temps et essayer d'échanger

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

"J'aime bien les mots, j'adore , les contraintes m'agacent .. "

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

L'art naît de contraintes. Et meurt de liberté(s).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Réponses à Sibille
J'approuve 100/100

Réponse à Nicolas :
Considérer que nul n'a droit à l'erreur , est déjà assez grave , et j'espère pour vous qu'il ne vous arrivera jamais rien !!!
Considérer qu'on n'a pas droit au rachat est carrément lourd ..
Vivez avec vos problèmes et vos certitudes ... tristes

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

..Et surtou permis de m'exprimer ..
Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Le tout est de voir de quelle manière...



L'art naît de contraintes. Et meurt de liberté(s).

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Rien à rajouter.

Écrit par : mihailovich | 24 février 2010

Oui , la belle phrase choisie fait toujours son effet , situe l'interlocuteur , le dessine un peu .
assez d'accord ( c'est de qui ?? )
Mais l'art ne nait pas ,que , de contraintes .. elles peuvent aider ..
L'art nait surtout de l'imaginaire , du rêve et de la liberté affirmée .. Il peut être victime d'impostures diverses , dominé par des écoles, par l'air du temps ..
mais il est .. essentiel

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Ai-je dit cela, Jean ???????

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Rien à rajouter. Ecrit par : mihailovich | 24 février 2010

Vous auriez pu compléter la citation de Gide : vit de luttes

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

"L'art nait surtout de l'imaginaire , du rêve et de la liberté affirmée .. Il peut être victime d'impostures diverses , dominé par des écoles, par l'air du temps ..
mais il est .. essentiel"

Ecrit par :Jean Maurette| 24 février 2010

De l'imagination, plutôt. L'imaginaire n'est que le terrain, enrichi par l'action de l'imagination.
Nicolas, je préfère la phrase comme ça, (grâce à l'alexandrin).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

On ne sait plus vraiment ici à qui on s'adresse ??
Mihailovitch, C Sibille ??
Le nombre de fautes de frappe est proportionnel au nombre de lignes écrites, au niveau de fatigue, à l'adresse et l'habitude de chacun , au taux d'alcoolémie éventuellement ..
Il peu aussi dépendre de l'heure , de la qualité de vision des internautes
Les "resctifications " permanentes de ceux qui ne se trompent jamais , sont purement désagréables et trés peu constructives ..

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

réponse à Nicolas ..
Je réagis sur ce que "j'entends"
et je vous retourne le "ce n'est pas à moi de répondre " posez vous les vraies questions !! "

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

La licence que vous prenez avec Gide me gêne un peu, Christophe ! :-)

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

iPidiblue, votre place est prise !

Écrit par : nicolas | 24 février 2010

Jean, la confusion entre imagination et imaginaire n'est pas une erreur bénigne.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

http://www.youtube.com/watch?v=VXt6htVi3C4&feature=related

Je suis allé voir ce mec, hier soir...
S'il passe par chez vous, ne le loupez pas !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Je vous invite à découvrir les peu connues Maisons Familiales Rurales, à travers ma pratique de moniteur "MFR". Je suis diplômé en Maths et en Sciences... de l'éducation (j'espère ne pas avoir dit un gros mot là ?) et je tente de concilier les stages (nos formations sont toutes en alternance, dès la 4ème) et l'apport de "fortes et solides nourritures" en réponse aux appétits naissants de nos jeunes. Entre "pédagogisme" et école traditionnelle (?), les MFR tirent en tous cas bien leur épingle du jeu, à mon sens, et en tous cas nous (les moniteurs et les jeunes) nous y trouvons bien. Invitation à la lecture et au débat donc... ici

Ecrit par : Christophe BERNARD | 23 février 2010
Alors là ! Espère toujours ! J'ai essayé de leur en parler souventes fois, des MFR, ici ! Ils n'en ont rien à faire.

D'ailleurs, le maître du blog considère comme antinomiques culture et agriculture.

Écrit par : dobolino | 24 février 2010

Invitation à la lecture et au débat donc... ici
Ecrit par : Christophe BERNARD | 23 février 2010
Alors là ! Espère toujours ! J'ai essayé de leur en parler souventes fois, des MFR, ici ! Ils n'en ont rien à faire.
Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

C'est pas gagné, en effet...

Écrit par : TotoWeininger | 24 février 2010

Alors là ! Espère toujours ! J'ai essayé de leur en parler souventes fois, des MFR, ici ! Ils n'en ont rien à faire.

D'ailleurs, le maître du blog considère comme antinomiques culture et agriculture.

Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

Chassez le naturiste, il revient au bungalow.

Écrit par : C'est mon avis, et je le partage | 24 février 2010

Je suis considéré comme "formateur" par l'institution, et j'enseigne... C'est grave, docteur ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
"Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants, et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique." (Muriel Barbery, L'élégance du hérisson)

Écrit par : dobolino | 24 février 2010

"(Muriel Barbery, L'élégance du hérisson)"

Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

Muriel Barbery ? Vous prenez une prof d'IUFM comme référence ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Chassez le naturiste, il revient au bungalow.
(Philippe GELUCK)

Ecrit par : C'est mon avis, et je le partage | 24 février 2010

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Alors là ! Espère toujours ! J'ai essayé de leur en parler souventes fois, des MFR, ici ! Ils n'en ont rien à faire.
Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

C'est pas gagné, en effet...

Ecrit par : TotoWeininger | 24 février 2010
Voueï ! Et j'avais même demandé si leur réticence à louer leur efficacité venait du fait que leur essor était né du concile Vatican II (leur création est antérieure à la guerre de 40, me semble-t-il). Même pas !
Ils n'en avaient juste jamais entendu parler et ne voulaient pas en entendre parler.

On n'a finalement jamais su pourquoi il était ici de mauvais ton de parler des MFR.

Écrit par : dobolino | 24 février 2010

"(Muriel Barbery, L'élégance du hérisson)"

Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

Muriel Barbery ? Vous prenez une prof d'IUFM comme référence ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
Elle doit savoir de quoi elle parle ! Non ? Une sorte d'ironie du désespoir. Je suis bien vétérinaire, moi !

Écrit par : dobolino | 24 février 2010

Chassez le naturiste, il revient au bungalow.
(Jean-Paul GROUSSET)

Ecrit par : C'est mon avis, et je le partage | 24 février 2010

Écrit par : Donneur de leçons | 24 février 2010

réponse à Monsieur Francis Penin

Je ne m'attendais pas en venant sur ce blog à faire l'unanimité !! étant donné que je défend des théses diamétralement opposées à celles de M Brighelli .

Pourquoi voulez vous me faire naître dans les années 60 ? Je suis juste un peu plus jeune que vous , 1946 ...
Pourquoi vos interrogations sur le fait que je sois scientifique ?? Celà me surprend !!!
Je suis arrivé dans l'enseignement assez tard , dans les années 70 , difficile de convertir un DEA en un avenir quelconque dans les "sciences molles"
Et pour peu que , fondamentalemnt ce soit l'enseignement qui vous attire !! on se retrouve prof !!
J'étais prof de SVT ...
Ravi de bavarder avec vous si tant est que ma "différence"
puisse vous intéresser

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010
---
Bonsoir, M. Jean Maurette,
J'ai été déconcerté par votre précédent message, celui qui a suscité mon propre message.
Je le suis encore davantage avec votre message ci-dessus cité !
Vous êtes né en 1946 et avez reçu le même enseignement de qualité que moi. Je me serais attendu, alors, à ce que vous eussiez des idées proches des miennes et de celles de JPB.
Vous ne pouvez pas n'avoir pas remarqué que l'enseignement public est naufragé.
Que certains enfants soient en perdition n'est pas une surprise : il y en a toujours eu; mais ce qui est réellement grave, c'est que des élèves intelligents et de bonne volonté n'obtiennent pas des résultats de la même qualité que ceux de leurs prédécesseurs - c'est-à-dire les miens et, je suppose, les vôtres. Peu de jeunes bacheliers maîtrisent réellement la langue française, même s'ils ont de bons résultats en sciences. Je connais une jeune femme née en 1974 qui a soutenu une thèse de doctorat dans le domaine très pointu du cancer de l'œsophage avec succès mais dont le mémoire était truffé de fautes d'orthographe. J'ai assisté à la soutenance en me demandant si certains membres du jury ne feraient pas de remarques là-dessus. Il n'en fut rien. Je crois avoir compris que ce phénomène est tellement répandu que les jurys n'en tiennent plus compte.
Je vais peut-être vous choquer, maintenant, en vous disant ceci : le titre du premier livre de JPB, "La Fabrique du crétin", ne fait pas référence aux élèves - qui n'en peuvent mais -, mais à l'ensemble des personnes qui ont mis le système d'instruction publique dans l'état où il est. Certains grincheux ont prétendu qu'il s'agissait là d'une échappatoire de JPB. Je ne le pense pas.
Et voici comment je vais vous choquer : j'ai moi-même écrit un livre dont seulement 350 exemplaires ont été vendus ou offerts et dont le titre est plus incisif que celui du livre de JPB :"L'ère du cancre-roi (ou le prétendu acharnement pédagogique)"
J'ai eu des cancres en grand nombre, surtout lors de la dernière année de ma carrière. Parmi eux, certains étaient tout à fait sociables et j'étais indulgent envers eux, mais ne pouvais leur attribuer que les notes qu'ils méritaient.
Mais d'autres étaient agressifs, hargneux, cherchant toujours à discuter les notes mises à leurs mauvaises copies. Et il y avait de mauvais esprits. Un seul m'insulta, en classe. Le proviseur ne lui infligea aucune sanction. Cela m'a suggéré le titre de mon livre.
Je suppose que, tout comme moi, vous êtes retraité, à moins que vous continuiez au-delà de soixante ans.
Pour ma part, je suis parti à soixante ans, je n'en pouvais plus.
Je vous souhaite une bonne retraite, si vous êtes retraité, et une poursuite paisible de votre carrière si vous êtes encore en activité, puis une bonne retraite ensuite.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 février 2010

"Elle doit savoir de quoi elle parle ! Non ? Une sorte d'ironie du désespoir. Je suis bien vétérinaire, moi !"

Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

Pourquoi ? Vous avez été animale, dans une vie antérieure ?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Monsieur Brighelli !!
Voilà , j'ai fait un tour rapide ..de votre "usine".
je ne m'attendais tout de même pas à celà ..
Bravo Monsieur Brighelli !! l' absence d'idées , le passéisme se vent bien ... Pas beaucoup de traces de réflexion sur le systéme éducatif dans tout ça ..
J'entend beaucoup de colére , de frustration , d'idées reçues quelques zestes de vieux pinaillages masturbatoires entre littéraires prépubéres qui continuent à se la jouer .. C'est finalement presque la seule chose qui surnage dans ce naufrage ..
Le systéme éducatif est en train d'être démantelé , vendu au privé et vous vous disputez , vous glosez ...vous surfez sur les insatisfactions ..
je m'attendais au pire !! mais c'est pire ..

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Vous (collectif) tireriez peut-être profit, en ne restant pas sur votre "quant-à-soi", du 09H00-10H00 de france -culture de cette semaine ?

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/archives.php

Écrit par : dobolino | 24 février 2010

Très franchement, Jean, vous avez vraiment l'impression d'avoir ébauché ne serait-ce que l'esquisse d'une idée depuis que vous êtes arrivé ici ?
Je vous suggère de lire l'ensemble des "notes" de l'hôte de ces lieux, et quelques-unes des discussions qui se sont ensuivies.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Très franchement, Jean, vous avez vraiment l'impression d'avoir ébauché ne serait-ce que l'esquisse d'une idée depuis que vous êtes arrivé ici ?
Je vous suggère de lire l'ensemble des "notes" de l'hôte de ces lieux, et quelques-unes des discussions qui se sont ensuivies.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Et de ne pas répondre sur ce blog tant que vous n'aurez pas lu l'intégralité des notes qu'y a écrites !

Et attention : interrogation ensuite pour valider ou non les critères :
- Sait lire des notes de blog
- En retient les informations essentielles
- Structure sa pensée
- Fait preuve d'esprit critique
- S'exprime correctement

Au vu de vos travaux jusqu'ici, il va falloir de l'entraînement et de la persévérance !

Écrit par : Jeremy | 24 février 2010

Très franchement, Jean, vous avez vraiment l'impression d'avoir ébauché ne serait-ce que l'esquisse d'une idée depuis que vous êtes arrivé ici ?
Je vous suggère de lire l'ensemble des "notes" de l'hôte de ces lieux, et quelques-unes des discussions qui se sont ensuivies.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Et de ne pas répondre sur ce blog tant que vous n'aurez pas lu l'intégralité des notes qu'y a écrites JPB !

Et attention : interrogation ensuite pour valider ou non les critères :
- Sait lire des notes de blog
- En retient les informations essentielles
- Structure sa pensée
- Fait preuve d'esprit critique
- S'exprime correctement

Au vu de vos travaux jusqu'ici, il va falloir de l'entraînement et de la persévérance !

Écrit par : Jeremy | 24 février 2010

"Good luck mais passez donc du côté pinguoin de la force...;)

Ecrit par : sisyphe | 24 février 2010 "

C'est un manchot: "Beaucoup pensent à tort que la mascotte de Linux est un pingouin, notamment parce qu'en anglais, le mot manchot se dit penguin. "

(sources:http://fr.wikipedia.org/wiki/Tux)

Écrit par : Tux | 24 février 2010

Je transformerais bien l'ami Maurette (et pas la mimolette) en petite souris pour l'inviter à venir grignoter du fromage dans mes classes de collège ZEP et non ZEP.

Mais le "grignotage" d'une copie choisie au hasard pourrait sans doute suffire.

Jean Maurette, c'est le contraire de Jean Gabin (vous vous souvenez de cette chanson géniale qu'il chantait vers la fin de sa vie et qui disait quelque chose comme : on me disait "tu verras ... et je n'ai rien vu". Il est venu, il a vu, il a vaincu.

Je suis comme Gabin, les dons en moins, plus je vieillis et moins je "fais le tour".

J'attends impatiemment l'année prochaine pour dire enfin, comme Francis, ce que j'ai sur le coeur (je n'aurais plus d'obligation de réserve), avec les mots et le ton qu'il faut (pour cela, il faut un peu de distance).

Écrit par : Robin | 24 février 2010

Mail envoyé à tous les instits d'une circonscription :
"Objet : Modalités d'inspection
L'inspection est un moment important de la vie professionnelle des enseignants auquel il convient d'apporter une dimension d'enrichissement
...
Je souhaite que l'inspection soit perçue dans une optique positive
...
À cet égard, j’aimerai (sic) que ce moment soit préparé et vécu de façon constructive.

Cadre général de l'inspection
Les programmes de l’enseignement de l’école primaire, BO hors série n°3 du 19 juin 2008, en réaffirmant à la fois la liberté pédagogique du maître et sa responsabilité dans la réussite des élèves, engagent à faire évoluer les modalités d’inspection :
« Si un maître est d’abord maître du choix de sa méthode, il est au service des progrès de ses élèves par rapport aux objectifs des programmes. C’est pourquoi la liberté pédagogique des enseignants va de pair avec de
nouvelles modalités d’inspection des maîtres, davantage centrées sur l’évaluation des acquis des élèves. C’est une nouvelle conception du métier de professeur des écoles qui se dessine : des enseignants pleinement responsables de leurs méthodes, sachant exactement ce qu’ils ont à enseigner à leurs élèves et qui sont prêts à mettre en oeuvre, au sein de leur école, les meilleures stratégies pour aider leurs élèves à apprendre ».
Ainsi, la visite d’inspection aura pour finalité principale d’examiner la démarche de l’enseignant au regard des effets qu’elle produit."

Jusque là, rien à dire : recentrage sur les résultats, respect de la liberté pédagogique, optique constructive.
Mais ce qui suit permet de douter du respect de la liberté pédagogique et d'une inspection axée sur les progrès des élèves. Quant à la masse des documents exigés, nul doute qu'elle concourt à "une optique positive" pour "un moment préparé et vécu de façon constructive" :

"Trois domaines majeurs seront observés :
1. La prise en compte des textes de référence :
...
2. La qualité de l’organisation des enseignements :
• programmations judicieuses, en rapport avec les répartitions du cycle,
• progressions riches et variées tant dans les supports que dans les modalités de mise au travail des élèves,
• qualité de l’adaptation des séances aux différents types d’élèves (différenciation),
• mise en place de réajustements de séquence en fonction de
l’appropriation des élèves (analyse réflexive de sa pratique).
3. Les modalités d’évaluation des acquis des élèves et les liens avec la mise en place d’aide :
• évaluations par compétences,
• évaluations d’école, évaluations nationales, du B2i, de l’APER, de l’APSC,
• analyse des résultats des évaluations et plan d’actions défini au niveau de la classe, d’un groupe d’élèves ou d’un élève,
• relation avec les parents,
• relations avec les membres du RASED,
• relations avec les collègues dans le cadre d’activités décloisonnées, d’ateliers et du Stage de Remise à Niveau.
De plus, pour cette année scolaire, l’observation attribuera une place particulière à la première des compétences du socle commun : la maîtrise de la langue. La prise en compte des axes décrits dans le plan académique pour la maîtrise de la langue est donc un élément central de l’inspection.
Préparation de l’inspection
Le déroulement de l'inspection sera facilité par la mise à disposition des documents suivants :
• le registre d'appel (avec les statistiques de fréquentation mensuelle exprimées en pourcentage afin d'en faciliter l'interprétation),
• les PAI,
• les documents et outils de conduite de la classe (programmation de principe pour l'année et pour le cycle, cahier journal, préparations de séquences, suivi individuel des apprentissages en GS et CP, synthèse des évaluations GS/CP ; résultats et exploitations des évaluations nationales,
• l'utilisation prévisionnelle et effectuée à la date de l'inspection de l'aide personnalisée,
• vos supports d’échanges avec vos collègues de l’école, de cycle, du RASED, autours des élèves ou des projets communs,
• les PPRE, PPS,
• votre support d’échange avec votre collègue sur la classe en cas de temps partiel.
• les relevés de conclusions des conseils du cycle,
• les travaux individuels des élèves (tous cahiers, classeurs et
carnets, autres formes de productions éventuelles). Prévoir un
échantillonnage de réussite varié,
• les livrets scolaires et les cahiers de correspondance des élèves,
• des indications relatives aux organisations particulières telles que sorties scolaires, classes d'environnement, activités décloisonnées, interventions extérieures etc.
• des indications relatives aux divers travaux collectifs produits,
• le projet d'école et des indications sur l'implication de la vie de la classe dans sa réalisation,
• tout autre document jugé utile."

Écrit par : biguebrozeur | 24 février 2010

"Good luck mais passez donc du côté pinguoin de la force...;)

Ecrit par : sisyphe | 24 février 2010 "

C'est un manchot: "Beaucoup pensent à tort que la mascotte de Linux est un pingouin, notamment parce qu'en anglais, le mot manchot se dit penguin. "

(sources:http://fr.wikipedia.org/wiki/Tux)

Ecrit par : Tux | 24 février 2010

J'ai essayé Linux... Et je me suis retrouvé manchot ! ;-)

Écrit par : Robin | 24 février 2010

Je suis en train de vivre une expérience de terrain extraordinairement positive en ZEP dont il faudra que je vous parle (je n'ai pas le temps ce soir, je suis trop fatigué). J'ai peur que ça ne dure pas. Et pourtant, ce serait une solution concrète efficace avec les classes difficiles. Je suis en train de me rendre compte que mes élèves vont me manquer. Au fond, je les aime bien, même les pires. Certains, parmi les "pires" ont fait des progrès inattendus. Comme quoi, il ne faut pas désespérer. Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 24 février 2010

dois je répondre aux prétres aux gardiens du temple ??

Je ne sais pas qui vous êtes Christophe Sibille ..
Christophe ou Sibille ??
Il y a certainement dans mes écrits beaucoup plus d'idées
que celles que j'ai pu croiser en lisant et écoutant le discours offiiel de ce blog .. Mais la surdité est sélective ...

Nous allons simplifier , c'est vrai mes idées sont aux antipodes de celles de M Brighelli .. Déjà .. vous pouvez vous situer !!
Mais
Puisque vous m'y invitez ,
-Le service public de l'éducation nationale est en train d'être bradé , détruit ... vendu au privé ... et ce ne sont pas les propos de M Brighelli , bien utilisé par les médias , qui vont faire avancer les choses ..
L'école ?? n'a jamais été foutue de s'adapter .. en particulier en raison des polémiques incessantes à propos des méthodes , de l'ignorance totale des élèves, de leur personnalité .. de leurs différences ,

Si celà vous préoccupe , j'ai toujours été opposé au Collége unique qui est une crétinerie absolue ..

Mais celà ne suffit pas à expliquer l'échec ..
Mr Brighelli ne dit pas que des âneries , mais il est un nostalgique de la belle époque où le prof , compétent ou pas
régnant en maitre sur un public docile ...

Que puis je vous dire de plus
Merci de me lire ...au lieu de traduire à votre sauce !!
Je suis certaienemnt ici pour déranger et contester .. je n'apprécie pas le dicours du maitre et il me semble , indispensable pour le bon fonctionnement des choses qu'il y ait un peu de contestation .. Celà permet d'avancer ...

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Le minimum de décense et de politesse , serait lorsque l'on met quelqu'un en cause de dire qui on est !! .. je ne sais pas à qui j'ai à faire ..
je répond en vrac , juste pour dire que j'ai enseigné à DREUX dans ses années 70 , à L'Argonne à Orleans ...
et que je n'ai pas de leçons à recevoir Monsieur ou Madame l'anonyme !!Cette façon de critiquer , sans savoir , sans connaitre , n'est pas trés brillante !!!

Écrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Heureuse de vous lire à nouveau, Robin. Vous manquiez au blog.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 février 2010

D'ailleurs, le maître du blog considère comme antinomiques culture et agriculture.

Ecrit par : dobolino | 24 février 2010

Même pas vrai ! Dois-je vous rappeler que j'ai très officiellement été oléiculteur pendant 10 ans ?
"Mets de l'huile !" comme chante je ne sais plus qui de par ici…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 février 2010

Jean Maurette, tricheur !

Vous n'avez rien lu du tout !

On ne peut donc se fier à personne, dans ce monde ?

Écrit par : Jeremy | 24 février 2010

Mr Brighelli
J'ai commis une erreur , pardonnable j'espère , je ne me suis pas adressé directement à vous , persuadé que vous n'aviez le temps et la disponibilité pour répondre ..

Pour faire court , je n'ai pas lu , vaguement parcouru vos écrits, par contre je vous ai écouté et subi dans vos performances médiatiques .. Dire que je suis opposé à vos théories est un doux euphémisme .
Je suis intervenu sur votre blog , assez gentiment ...
Étonnant , trés surpris!! en plus ma préoccupation actuelle est la vilolence à l'école ..
Il est certainement assez logique , lorsqu'on aborde ce sujet d'obtenir certaines réactions violentes !!
Cela dépasse cependant très largement ce que je prévoyais .. ,

Très désagréablement surpris par ce verbiage qui remplace les d'idées et surtout cette agressivité chez certains de vos lecteurs ??

Je ne sais pas comment vous le ressentez , comment vous l'analysez
si vous l'utilisez éventuellement ?? ..

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

c'est gentil .. je me fais traiter de tricheur !! mais par qui ???
e serait bien de savoir à qui on a à faire !!!

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Allez, pour détendre l'atmosphère, un petit quizz !

De qui sont les citations suivantes ?

- "Désolé si ma liberté de ponctuation vous hérisse , j'ai un allergie profonde au régles .."
- "J'aime bien les mots, j'adore , les contraintes m'agacent .."
- "Nous sommes des hommes libres , ce n'est que nous qui décidons de notre action et pas la fonction.. Et la " fonction" en a marre , de ces croyances, la servilité , intégrée , imaginée , il n'y a pas de régles , rien ne dit que le personnel de direction doit être à la botte .. C'est une tendance générale de l'EN croire qu'il ya un risque à l'originalité ou à la révolte ..."
- "Marre des idées négatives et destructrices!!!"
- "juste dit que j'aurai aimé qu'ils me fassent plus partager la beauté des textes que les contraintes de la ponctuation ..Et surtou permis de m'exprimer .. "
- "L'art nait surtout de l'imaginaire , du rêve et de la liberté affirmée .."

Réponses :
1 - Robin Williams dans "Le cercle des poètes disparus" ;
2 - Le chanteur Cali ;
3 - Jean Maurette ;
4 - Obi-wan Kenobi.


Monsieur Maurette, vous reprochez le passéisme de ce blog et, dans une certaine mesure, je serais presque tenté de vous rejoindre car, bien qu'étant en accord avec l'analyse de JP Brighelli sur la situation de l'école ainsi qu'avec avec un bon nombre de ses propositions, je crains que sa démarche ne finisse par être cantonnée à une invocation rituelle d'un glorieux âge d'or forcément révolu de l'Education Nationale Française. Vous n'avez sans doute pas tort quand vous évoquez le piège de la récupération médiatique qui pourrait transformer JP Brighelli et ses adeptes en d'improbables hybrides de recueils de photos jaunies à destination de professeurs déprimés par l'entrée dans l'ère de "la pédagogique de projets interactifs numériques centrés sur l'apprenant et ayant pour objectif de l'aider à construire ses propres compétences de citoyen responsable du monde globalisé" et d'épouvantails pour volatiles effarouchés au moindre piaillement de souffrance scolaire de leur couvée prêts à se précipiter au beau milieu des duveteux filets tissés par les professionnels du marketing pédagogique.

Cependant Monsieur Maurette, on pourrait aussi vous reprocher un passéisme, certes d'une autre forme, mais tout aussi réel : il semble qu'en ce début d'année 2010, vous êtes toujours en lutte contre le modèle éducatif qui était en vigueur au cours des années 1960 et qui, manifestement, a fait souffrir l'enfant que vous étiez. Je peux vous prédire que votre combat sera infiniment long, laborieux et ne sera guère couronné de succès - pour la bonne et simple raison que ce système n'existe plus.

Bien sûr, dans ses fondements l'école française reste élitiste, mais dans la pratique, à l'exception peut-être de quelques prestigieux établissements ayant en charge la progéniture de nos "élites", c'est la démagogie et le culte du narcissisme adolescent qui l'ont emporté ; la violence, au sens large, est maintenant en grande majorité dans le camp des élèves.

Etant trop jeune pour l'avoir connu, je ne suis pas vraiment un nostalgique de l'école de votre enfance dont - je dois l'avouer - l'intransigeance et l'austère rigueur effraient tout de même le pur produit de la société du spectacle que je suis ; aussi je peux comprendre votre besoin de continuer à raser un bâtiment en ruines, mais pour autant je ne suis pas persuadé que cela soit la priorité actuelle.

Si votre présence ici est somme toute bienvenue pour apporter une nécessaire contradiction et éviter que ce blog ne se transforme à la longue en une réunion virtuelle des Réactionnaires Anonymes, il faut aussi avoir conscience que les idées que vous défendez et qui vous opposent à JP Brighelli ont justement servi et servent encore de cheval de Troie aux acteurs de la destruction du service public de l'éducation nationale que par ailleurs vous dénoncez. Si on ajoute de surcroît le ton un tantinet vindicatif de votre message de "présentation", il était malheureusement inévitable que vos interventions ne provoquent ici une certaine forme d'agressivité chez ceux qui devront pendant plusieurs années encore composer avec les réformes en cours ; cela pourtant vous le saviez... alors ne cherchiez-vous pas plutôt à trouver de la confrontation plus qu'à apporter de la contradiction ? Honnêtement ?

Écrit par : Numéro 13 | 25 février 2010

"Très désagréablement surpris par ce verbiage qui remplace les d'idées et surtout cette agressivité chez certains de vos lecteurs ??"
Ecrit par : J'enmorette | 25 février 2010

"Bravo Monsieur Brighelli !! l' absence d'idées , le passéisme se vent bien ... Pas beaucoup de traces de réflexion sur le systéme éducatif dans tout ça ..
J'entend beaucoup de colére , de frustration , d'idées reçues quelques zestes de vieux pinaillages masturbatoires entre littéraires prépubéres qui continuent à se la jouer ..
Ecrit par : J'enmorette | 24 février 2010

Je voudrais savoir si Jean Morette était déjà insupportable et incohérent avant d'être à la retraite, ou si c'est l'inactivité qui le rend comme ça. Dans le second cas, il faut vite qu'il s'inscrive à un club "Les Chiffres et les Lettres" ou à des cours de ju-jitsu. Ca le calmera. C'est pas bon de s'agiter autant !

Écrit par : Jeremy | 25 février 2010

reponse à N° 13
Enfin une réponse .. de quelqu'un qui a lu .. écouté un peu ..
Excellente analyse sur le disfonctionnement des Chapelles , "la réunion virtuelle des réactionnaires anonymes " belle formule ..

Je souhaiterai cependant , préciser un peu ma pensée , .
je ne suis en aucune façon passéiste , je sais parfaitement les difficultés qu'affrontent aujourd'hui les enseignants sur le terrain .. et contrairement aux analyses basées sur le "présupposé sur mots clefs "de certains , je ne suis , n'ai jamais été partisan du laxisme imaginé et des Pédagogismes .. dont M Brighelli fait un peu son fond de Commerce ..

Les réactions viscérales sont normales ,et habituelles je savais très bien où j'allais en me décidant à venant agiter un peu le cocotier ici .. ,Je ne peux que constater les habituels raccourcis , "copiés -collés" , les simplismes habituels .. pas d'accord donc ... laxiste, Pédagogiste , Soixantuitard attardé ... ..

Mon propos est simplement le suivant :
Je pense que la violence DE l'école , , l'autorité absolue, incontestée, incontestable , la toute puissance des enseignants et des adultes qui a sévi à une certaine époque a pesé et pèse lourd encore dans la lente mais sure dégradation du système éducatif ..
Pour moi il s'agissait des années 50 et 60 , c'est ce que je raconte un peu dans mon blog , cette toute puissance des adultes , qui n'a rien vu venir , cette injustice profonde , ce fonctionnement archaïque , et il faut bien le dire une certaine incompétence aussi face à des enfants qui attendaient beaucoup plus ..
Les maitres , les adultes se sont trouvés rapidement dépassés ...n'ont rien compris , pas accepté certaines remises en cause légitimes ..
je constate que Certains ... en sont encore là ..

On ne peut s'en sortir que , par une vraie formation des enseignants :
Niveau des Connaissances élevé et réactualisé évidemment et réelle formation pédagogique .. intégrant de vraies forma tion à la communication ,sans discours abscons..

Les vieilles critiques sur l'époque des excès des pédagogismes .. c'est un peu dépassé non!!
Une simple idée : c'est un METIER , il faut l'apprendre , et bien payer aussi , certainement les gens ..
Faut inventer quoi ..
Vivre avec son époque n'est pas forcément une remise en cause des choses qui ont bien marché dans le passé ..
Ce qui me peine le plus c'est que si ça continue , l'école publique va mourir , faudrait se réveiller un peu , simplement et cesser de s'affronter et de perdre son temps dans des combats inutiles et dépassés ..

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Il est possible , compte tenu du fonctionnement de ce blog que je n'ai pas toujours répondu au bon interlocuteur ..
je m'en excuse ??
J'ai eu droit aux agression habituelles , aux agressions normales quand on débarque soit même sur un ton un peu et tés volontairement polémiste ..
Normal , Mais aucun ronronnement , aucune chapelle ne peut à terme créer grand chose ..
Un discours un peu réac auto-entretenu .. risque à force de discréditer les meilleures idées de M Brighelli .
Je rejoins tout à fait les propos de N° 13 avec qui je suis très largement en accord ..
Je suis juste un militant , un défenseur forcené de l'école publique .. j'y ai passé ma vie , mon discours n'est en aucun cas nostalgique ..
Et vu de ma retraite , je n'ignore pas les difficultés que rencontrent certains aujourd'hui ..

Il n'y a pas d'alternative soit inventer , résister à la disparition programmée de l'école publique , soit disparaitre ..
Une chose me frappe , le projet du Ministre actuel de l'EN ,
profs mastérisés sans aucune formation professionnelle , personne n'en parle ici !!! C'est pourtant grave non!!

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Réponse à N° 13 .. Suite
Monsieur Maurette, vous reprochez le passéisme de ce blog et, dans une certaine mesure, je serais presque tenté de vous rejoindre c

Je vous ai répondu dans la foulée, après une lecture en travers, vieille habitudes acquises en raison de trop nombreuses heures et surcharges de travail.. dont je ne suis pas encore débarrassé .. " Je me léve encore très tôt ..

Pas oublié l’essentiel, bien au contraire..

Votre quizz n’est pas innocent et personne ne l’est dans cette discussion, ce qui en fait tout l’intérêt .. et la provoc que je pratique parfois a au moins cet avantage là !! Chercher dans le fatras des non réponses des réponses qui valent le détour..

Le cercle des poètes disparus .. la ficelle est assez épaisse là !!
non ! pas vraiment ma tasse de thé .. Je suis assez peuple, à l’origine et le dandysme ne m’a jamais branché.. Le romantisme pas mon fort , pas eu le temps de devenir vraiment littéraire
j’aurai aimé sans doute ..
Ce film a certainement très utilisé par les ronchons qui ont pu y voir les pires choses , les pédagogistes décadents !! On est quand même loin là non !!

Le chanteur cali ?? je suis plutôt Jazz , opéra , Classique .. je sais qui il est mais pas plus que ça .. Révolté , Un peu sans nuances .. Mais je l’aurai certainement apprécié dans mon adolescence.

Jean Maurette est une source inépuisable de mots de phrases, d’images aussi, parfois heureux et sensés.. parfois ratés, jamais sans intérêt …. je commence à me faire , après plus de 60 ans de cohabitation à la fréquentation de ce trublion encombrant …

Obi -Wan Kenobi .. Le maitre !! joli Symbole : que devient le meilleur de nos élèves ?? Et quelle est notre vraie responsabilité ? faut t il conserver une part du savoir , du mystère ou .. donner toutes les clés ..
La peur que l’élève ne dépasse le maître était, inconsciente bien sur, mais je crois très présente dans la tête des adultes que j’ai croisés dans mon enfance.. ..


La caricature du pédagogisme triomphant

« projets interactifs numériques centrés sur l'apprenant et ayant pour objectif de l'aider à construire ses propres compétences de citoyen responsable du monde globalisé" et d'épouvantails pour volatiles effarouchés au moindre piaillement de souffrance scolaire de leur couvée prêts à se précipiter au beau milieu des duveteux filets tissés par les professionnels du marketing pédagogique.

La célèbre « entité bondissante » je ne sais plus la formule exacte , qui désignait le ballon de rugby dans certaines jargons !! .. oui , certains lieux de formation ont parfois atteint les sommets du ridicule .. Mais justement, les opposants, face à ces excès ne se sont ils pas trompés de combat .. Ne se sont ils pas enfermés eux-mêmes dans une dénonciation systématique, un discours faisant de quelques excés une généralité !!






Il existe des règles ; ces excroissances ridicules, ces débordements ne peuvent s’installer que dans certaines situations .. Il existe des précédents dans l’histoire..
Qui , pourquoi ?? a laissé s’installer ces dérives ?? Comment se sont organisées les prises de pouvoir à ce moment là , sinon sur un vide sidéral créé par l’absence de propositions de ceux qui s’accrochaient à une époque révolue , un pouvoir qui leur échappait ..
68 a bon dos …

Quel a été l’impact réel de cette mode !!! Pourquoi tant de hargne .. Le problème n’est il pas dans des rivalités entre ces formateurs, un peu planqués, il faut bien le reconnaître et très souvent largement à côté de la plaque et les besogneux qui étaient au front et que personne n’a jamais écouté .. .. peut être parce qu’ils ne disaient rien !!

Et !! Comment cette caricature est elle encore agitée aujourd’hui par certains, comme seule justification à l’échec et l’incapacité à s’adapter du système ??

La mode pédagogiste est passée.. les choses se sont elles améliorées ?? J’entend toujours des incantations , l’évocation des paradis perdus ………………..

A Suivre … J’espère pouvoir poursuivre cet échange avec vous ..
JM

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Le jus pédagol du jour relaie les démagos de la funeste unef :

"Le plan licence ne s'est pas traduit par des avancées pour la majorité des étudiants" estime l'Unef.
[…] Selon l'Unef, seulement une université sur trois a augmenté ses horaires de cours et l'écart reste énorme entre CPGE et universités ou sciences humaines et sciences. Surtout moins de 28% des universités ont augmenté les TD en petits groupes. Seules 10% des universités ont mis en place des dispositifs d'accompagnement des étudiants.
L'Unef dénonce aussi les écarts entre universités en ce qui concerne les examens. Une université sur 7 applique des règles non réglementaires, presque la moitié ont "de mauvaises pratiques". L'Unef se tourne donc vers la ministre pour obtenir un cadrage national et des emplois."

Les règles non réglementaires seraient-elles aussi responsables du "dérèglement climatique" ?

Si "les enseignants exercent leurs doigts de retrait" *, les étudiants feraient bien de faire de même.

Quant à Jean Maurette, qui déclare tellement vouloir "échanger", je lui suggère d'aller aussi se pignoler sur meirieu.com où il comprendra le sens profond de ce verbe (ou chez Sejan qui manque furieusement de commentateurs échangistes).

* Marc Voinchet à Culture Matin, la semaine dernière.

Écrit par : dugong | 25 février 2010

Jean, je suis parfaitement d'accord avec vous sur le fait que la "masterisation" soit une véritable catastrophe. Et je pense que c'est le cas de tout le monde, ici.
Et, en tant que prof d'IUFM, je ne peux que souscrire à "une vraie formation des enseignants". Mais qu'entendez-vous par: "vraie formation à la communication"?.?
Bonjour à vous, Dugong...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Boudi qu'il me gonfle le Maurette ! Le blog ne tourne quand même pas autour de lui, non ?

Écrit par : Garafignoux | 25 février 2010

" Boudi qu'il me gonfle le Maurette !" (Garafignoux)

Vous n'êtes pas le seul.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2010

Je pense que la violence DE l'école , , l'autorité absolue, incontestée, incontestable , la toute puissance des enseignants et des adultes qui a sévi à une certaine époque a pesé et pèse lourd encore dans la lente mais sure dégradation du système éducatif ..

...cette toute puissance des adultes , qui n'a rien vu venir , cette injustice profonde , ce fonctionnement archaïque , et il faut bien le dire une certaine incompétence aussi face à des enfants qui attendaient beaucoup plus ..
Les maitres , les adultes se sont trouvés rapidement dépassés ...n'ont rien compris , pas accepté certaines remises en cause légitimes ..
Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010


"La mode pédagogiste est passée.. ", dit-il...


Cette dernière affirmation se dispensant de toute argumentation, ainsi que tout le méchant verbiage bien larmoyant qui précède ne prouvent hélas que tout le contraire !

Écrit par : mihailovich | 25 février 2010

Jean Maurette,
N'avez-vous jamais remarqué à quel point le discours angéliste que vous tenez était semblable à celui tenu par ... un Châtel ("lycée lieu de vie"), ou bien un Descoings ( "la faillite de l'élitisme républicain") ? Et plus largement, par ceux qui, de près ou de loin, ont été aux affaires ces 20 ou 30 dernières années, gauche et droite confondues ?
Vous criez à la destruction programmée de l'école publique, mais pourquoi diable persistez-vous ainsi à jouer les idiots utiles de ceux-là même que vous dénoncez ???

Écrit par : mihailovich | 25 février 2010

Jean Maurette est un naufrage à lui tout seul.

Écrit par : Jeremy | 25 février 2010

En réponse à Jean Maurette - je prends le temps d'écrire un long message car, partant pour une semaine, je n'aurai aucune connexion internet et ne pourrai poursuivre cette discussion.

Je crains que vous n'ayez légèrement minimisé l'influence et les retombées du pédagogisme ; la mode n'est pas définitivement passée et il subsiste une doctrine bien enracinée au coeur de l'éducation nationale, que l'on pourrait désigner par le "pédagogiquement correct", et qui hôte toute cohérence au système. Pour en avoir une preuve flagrante, il suffirait de se transformer en petite souris pour aller par exemple :
- prêter l'oreille aux discours aussi dogmatiques que culpabilisants tenus aux stagiaires dans les IUFM ;
- assister à une commission éducative ayant pour but premier d'éviter de tenir un conseil de discipline qui entâcherait les statistiques de l'établissement, et où on considère les élèves perturbateurs comme étant avant tout victimes du système, leur offrant une troisième dernière chance avant sanction plus grave ;
- entendre, lors d'une réunion de projet, un chef d'établissement affirmer qu'il n'est pas question d'empêcher les élèves dont le niveau est trop juste d'entrer en première S car cela serait reproduire la sélection sociale et favoriser la culture élitiste bourgeoise (plus personne n'a osé évoquer l'idée après) ;
- entendre un chef d'établissement reprocher aux enseignants une dérive sécuritaire qui n'est fondée que sur du "ressenti"... jusqu'au moment où deux élèves ont eu des "ressentis" d'agression dans la cour d'entrée du lycée (mais sans grande gravité, aucun media ne s'est déplacé) ;
- assister régulièrement aux heures d'information syndicale pendant lesquelles il n'est pas rare qu'un délégué local agite soit le spectre du retour à l'injuste selection sociale d'avant 1968 (car former en masse une main d'oeuvre peu qualifiée est évidemment l'objectif de tout patronat qui se respecte et donc aussi du gouvernement qui est à sa botte) dès qu'est esquissé un projet d'évaluation nationale des élèves, soit l'épouvantail des méthodes rétrogrades et fascisantes destinées à décérébrer nos chers enfants quand il est préconisé un retour à la méthode syllabique.

Tout cela paraît caricatural, mais pourtant je l'ai bel et bien vécu. Peut-être suis-je mal tombé, mais j'ai l'impression qu'à plusieurs niveaux, le mammouth est toujours dirigé par des cornacs peu rationnels...

Mais, oublions un instant mon expérience personnelle, et parlons un peu de la question de la discipline. La situation actuelle n'est pas du tout comparable à celle des années 50 et 60 où l'école était, à l'image de la société, bâtie sur un modèle patriarchal particulièrement étouffant pour la jeunesse. Aujourd'hui, l'éducation familiale est beaucoup plus permissive - euphémisme -, mais pourtant la crainte permanente de retomber dans l'autoritarisme des années 50 et 60 - parmi d'autres raisons qu'il serait trop long d'évoquer ici - a conduit un bon nombre d'acteurs de l'institution à proprement négliger une part importante de leur rôle : donner aux élèves un cadre solide - et non pas rigide -, ce qui est d'autant plus primordial que les parents ne le font bien souvent que peu voire pas du tout. Désormais, l'institution a un rapport aussi ambigu face aux élèves que les parents face à leurs enfants. Elle leur demande de rester assis, d'écouter, d'être sages, d'apprendre des choses qui ne les intéressent pas forcément, ce qui est effectivement une forme de violence ; mais cette violence, l'institution ne l'assume plus et elle s'en excuse presque aussitôt en organisant l'impunité de ceux qui perturbent les cours. Face aux comportements inacceptables de certains élèves quelle est la réponse ? Ecoute, compréhension, et maternage..."Dis moi mon bichon pourquoi tu es si méchant ? Qu'est-ce que je devrais faire pour que tu aies envie d'être plus gentil ?". Bref à chaque société, une école à son image : autrefois patriarchale et abusivement autoritaire, aujourd'hui compassionnelle mais contradictoire, démissionnaire et totalement dépourvue de repère.

Un autre aspect du "pédagogiquement correct" est le refus de la sélection, cette autre violence que l'institution a renoncé à exercer, oubliant dans le même temps de faire de l'orientation. Il s'en suit que le rapport de l'école à l'effort est lui aussi perverti : elle demande sans cesse des efforts aux élèves, mais ceux qui ne les ont pas fournis seront quand même "récompensés" et passeront dans la classe supérieure. Cela assure la mise en place de toutes les conditions nécessaires au découragement des plus sérieux et à une impitoyable sélection par l'échec en fin de parcours...et bien entendu cette fin de parcours se doit d'être la plus tardive possible quitte à maintenir un "jeune" dans un système indifférencié où, à ce moment de sa vie, il ne peut pas trouver sa place. Pour éviter l'exclusion du système, on a inventé l'inclusion forcée...en voilà une brillante idée - cela préserve la bonne conscience à moindre frais.

Certes, il est encore une violence que l'institution n'a pas totalement cessé d'exercer : l'évaluation notée - en attendant que l'évaluation par compétence ne l'ait éradiquée. Cependant là aussi, la dimension psychologique a elle aussi pris le pas ; au fur-et-à-mesure des années, les devoirs se font de plus en plus simples, la notation de plus en plus "bienveillante", sans pour autant que tous les élèves n'arrivent à avoir de bons résultats, mais c'était prévisible. Et au final cela n'a pas une grande importance car le passage dans la section supérieure est assuré, les discours officiels laissent miroiter l'illusion du soutien et de la "remédiation" et incitent les profs à anesthésier les éléments les plus remuants par des pratiques pédagogiques ludiques, du divertissement scolaire - l'école à l'instar de la société, considère l'ennui comme un crime inacceptable ; il est impératif d'occuper tout son temps à courir, même si c'est après le vent et pour ne pas le rattraper... jusqu'à ce que soit atteinte la fin de l'impasse.

Où est la cohérence ? Comment peut-on espérer que les élèves, une fois entrés dans l'adolescence, puissent continuer à faire confiance à des adultes qui refusent ainsi d'exercer leurs responsabilités ?

Face à cela, que peuvent faire des enseignants de bonne volonté mais qui ont été abandonnés par leur administration et qui subissent, de tous côtés, des injonctions de plus en plus contradictoires ?

Alors la critique du pédagogisme est à mon avis nécessaire pour deux raisons.
D'une part, elle a une fonction purement cathartique : face à l'incohérence du système, au poids du "pédagogiquement correct" et à l'absence de perspectives, pour éviter de se laisser aller au désarroi et de sombrer dans la dépression, il est naturel d'identifer un responsable - et celui-là, il a vraiment une bonne tête de coupable. Si on considère que ce blog a aussi une dimension de thérapie de groupe, certaines réactions un peu outrancières sont on-ne-peut-plus compréhensibles car vous êtes venu briser l'harmonie qui y régnait.
D'autre part, et c'est le plus important, la critique du pédagogisme constitue une étape nécessaire pour remettre en cause la matrice idéologique qui a permis les dérives actuelles et qui est encore la trame sous-jacente des dernières réformes en date pour le lycée (même si en l'occurence, elle sert de packaging pour faire accepter aux "jeunes" et à leurs parents une restriction des dépenses). Mais vous avez raison, Monsieur Maurette, cela ne suffira pas car le problème est sans doute plus vaste. Le modèle de l'école "traditionnelle", celle que vu avez connue enfant, a cessé d'être et il ne sera pas ressuscité quelle que soit la ferveur des prières ; et considérer 68 comme le péché originel ne mènera à rien. Mais pourtant, pour construire un nouveau modèle, on ne pourra pas s'exonérer d'une critique - souhaitons la sereine - concernant cette époque : les anciens maîtres qui ont alors refusé de se remettre en question ont bien sûr leur part de responsabilité, mais sur le long terme ils ont perdu le combat car c'est à ce moment que la pédagogie et un certain type d'engagement politique ont été inextricablement mêlés, verrouillant par la suite le débat comme un clivage entre progressistes et réactionnaires pour de nombreuses années et inscrivant autoritairement certains choix dont nous déplorons aujourd'hui les conséquences comme découlant inévitablement de l'évolution de la société ; en posant certains principes idéologiques politiques - fort nobles au demeurant - comme axiomes des sciences éducatives - grosse erreur professionnelle -, on est entré de plein pied dans l'irrationnel et il faut croire que l'on n'est pas prêt d'en sortir...en tout cas pas ici et aujourd'hui.

Écrit par : Numéro 13 | 25 février 2010

partant pour une semaine, je n'aurai aucune connexion internet et ne pourrai poursuivre cette discussion. Numéro 13

Attention à la boule blanche ! Sinon, ça risque d'être pour plus d'une semaine !

Écrit par : numéro 6 | 25 février 2010

Qui peut prétendre que les incantations n'ont pas du bon ?
hello dugong, vous nous avez manqué.

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

il y a diffamation puisque erreur sur la personne

Ecrit par : jean Maurette

Faux. Le fait de diffamation repose uniquement sur une supposée atteinte à l'honneur, il peut très bien faire référence à des faits avérés, y-compris ceux qui pourraient être interprétés à l'avantage du plaignant.

Écrit par : Moot | 25 février 2010

car vous êtes venu briser l'harmonie qui y régnait. Numéro 13

Ce n'est pas tant le contenu des interventions de J. Maurette qui brise l'harmonie que le martelage systématique de ses convictions qui fait qu'on a l'impression que le blog qui était jusque-là squatté par iPidiblue devient l'espace d'expression à l'usage exclusif de J.M.
Il n'y avait pas d'harmonie particulière Numéro 13 mais des échanges qui font du bien, des analyses qui éclairent, des liens hypertexte qui étonnent, interrogent ou confortent. Monsieur Maurette est hors circuit actif si j'ai bien compris. Il serait bien que ses interventions se fassent plus discrètes en nombre car ce discours-là, on peut l'avoir sur n'importe quel blog de pédagogol que nous fuyons d'office, il va sans dire.
Alors une participation inversement proportionnelle à l'implication professionnelle actuelle me semble excessive. Prenez modèle sur votre illustre prédécesseur, Francis Penin, Monsieur Maurette, merci.

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Bien dit numéro 13 et bonnes vacances.

Pauvres jeunes, ils sont de plus en plus violents :


http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-02-25/exclusif-des-mineurs-de-plus-en-plus-violents/920/0/427651

Écrit par : Florence | 25 février 2010

bien au contraire mais il y a au moins une valeur essentielle dans les religions , c'est le droit au pardon et je préfére de trés loin , la vision humaniste , la foi en l'homme .
Marre des idées négatives et destructrices!!!

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Le systéme éducatif est en train d'être démantelé , vendu au privé et vous vous disputez , vous glosez ...vous surfez sur les insatisfactions ..
je m'attendais au pire !! mais c'est pire ..

Ecrit par : jean Maurette | 24 février 2010

Choisissez votre camp, M. Maurette. Soit vous avez foi en l'homme et soit vous avez foi en une entité centralisatrice. Vous ne pouvez pas vous plaindre que "le système éducatif soit vendu au privé" (ce qui est une absurdité, mais passons, ce n'est pas le point) et en même temps afficher une foi en l'homme.

Le privé, c'est une somme d'individus (qui ont le droit à l'erreur, toussa, toussa comme vous l'avez souligné plus haut), le public, c'est l'Etat, déshumanisé, qui traite les professeurs et autres fonctionnaires en grande masse, etc.

Écrit par : Joe | 25 février 2010

Nicolas, pardonnez-moi, mais je ne suis pas trop d'accord : de quel droit des tiers décideraient-ils de la quantité d'interventions de tel ou tel, et en quoi la retraite contraindrait-elle à restreindre ses interventions ?

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Pardon pour la répétition disgracieuse.

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Bo vous savez Perceval, je disais ça sous l'effet d'un très léger (vacances obligent) énervement... A ne pas prendre au pied de la lettre, bien sûr. Et puis je ne vous pardonne pas, car je n'ai rien à vous pardonner. Seriez-vous atteint de calvitite aiguë ?

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Maurette, je vais t’aider :

http://www.interpc.fr/mapage/billaud/ponctua.htm

Écrit par : Le nouveau N° 2 | 25 février 2010

Seriez-vous atteint de calvitite aiguë ?
Ecrit par : nicolas | 25 février 2010

?

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Le "pardonnez-moi", c'est mon côté vieille France, comme quand je fais rigoler mes collègues parce que je leur tiens la porte.

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Heureux collègues ! Enfin vous me rassurez, tant que ce n'est pas du Calvi...

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

A dire vrai, plutôt "heureuses collègues". Les autres sont assez grand pour se la tenir tout seul. C'est mon côté vieille Gaule.

Oui oui, je sais, mes rosiers sont taillés, mais je vais bien trouver quelque chose à faire dehors.

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

assez grands

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

En effet, il serait temps...

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

En effet, il serait temps...

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

N'avez-vous jamais remarqué à quel point le discours angéliste que vous tenez était semblable à celui tenu par ... un Châtel ("lycée lieu de vie"), ou bien un Descoings ( "la faillite de l'élitisme républicain") ? Et plus largement, par ceux qui, de près ou de loin, ont été aux affaires ces 20 ou 30 dernières années, gauche et droite confondues ?
Vous criez à la destruction programmée de l'école publique, mais pourquoi diable persistez-vous ainsi à jouer les idiots utiles de ceux-là même que vous dénoncez ???

Ecrit par : mihailovich | 25 février 2010

L'essentiel était dit. N°13 en a rajouté une couche, et tout est là : le pédagogisme, volontairement ou non, a été le cheval de Troie de tous les intérêts (financiers et / ou idéologiques) qui veulent se partager les dépouilles d'une Education nationale démantelée - nous y sommes presque. Le dernier front, l'ultime bataille des Thermopyles entre des "Républicains" adeptes d'une centralisation des décisions, et des Pédagogues libéraux préférant un éparpillement, une localisation de proximité de la chaîne de commande, se monte en ce moment. Et dire que je suis optimiste serait certainement exagéré.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 février 2010

Le public, c'est l'Etat, déshumanisé, qui traite les professeurs et autres fonctionnaires en grande masse, etc.

Ecrit par : Joe | 25 février 2010

Quoi? Vous voudriez que l'Etat s'occupe aussi des petites affaires privées de ses agents?
Ces derniers disposent d'un statut, le statut de la fonction publique. Une conquête social-libérale s'il en est une. Ce statut, les protège (pour combien de temps encore?) contre la pire des menaces, celle d'être manadgérés sur le modèle du privé ou sur celui de France Télécom.
Le mot "menace" est du reste impropre. Il suffit de traîner un peu dans les rectorats , pour comprendre que la mutation est en cours. La mobilité, la précarité, l'instabilité toutes ces valeurs de l'ultra-libéralisme seront bientôt celles des agents de l'EN.
Et tout ça, bien naturellement, dans l'intérêt de l'élève.

Écrit par : marigot | 25 février 2010

Et aussi
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-02-25/temoignage-xavier-instituteur-dans-le-9-3-on-rackette-pour-un-gouter/920/0/427645

Ecrit par : nicolas | 25 février 2010

Bof. C'est à peu près mon lot quotidien. C'est sûr que c'est éprouvant et que, n'en déplaise à Justine, je ne pense pas voler les vacances dont je profite, mais de là à dire que mes collègues et moi sommes au bord de la dépression ...
C'est vrai que chaque jour de classe est un combat et qu'on se vit parfois comme des instits en treillis/rangers, mais en primaire, ce sont encore des mômes, surtout les plus agités.

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

mais en primaire, ce sont encore des mômes, surtout les plus agités. Perceval

C'est bien ce qui m'a convaincue de passer le CAPE plutôt que le CAPES, même si la "polyvalence" nous oblige à ingurgiter des contenus disciplinaires dans l'ignorance desquels on peut fort bien être maintenus une vie entière sans grand dommage...

Pour ce qui est de ce qui se trame, franchement, ne le savait-on pas dès lors que nous avons été informés des desiderata de l'UE et de son modernisme forcené façon US? Déjà dépassé sans doute...

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Tiens, Nicolas, nous vous devons, (indirectement), une bonne partie de la chronique de Didier Porte, sur "Inter", aujourd'hui, (grâce à votre lien sur Joyandet, que je lui ai envoyé dès que je l'ai lu ici, hier après-midi).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Quoi? Vous voudriez que l'Etat s'occupe aussi des petites affaires privées de ses agents?
Ces derniers disposent d'un statut, le statut de la fonction publique. Une conquête social-libérale s'il en est une. Ce statut, les protège (pour combien de temps encore?) contre la pire des menaces, celle d'être manadgérés sur le modèle du privé ou sur celui de France Télécom.
Le mot "menace" est du reste impropre. Il suffit de traîner un peu dans les rectorats , pour comprendre que la mutation est en cours. La mobilité, la précarité, l'instabilité toutes ces valeurs de l'ultra-libéralisme seront bientôt celles des agents de l'EN.
Et tout ça, bien naturellement, dans l'intérêt de l'élève.

Ecrit par : marigot | 25 février 2010

D'une part, je ne vois pas pour quelles raisons vous sous-entendez que le management dans le privé serait pire que celui du public. Bien sûr, vous trouverez des exemples d'abus, de personnes malheureuses, mais de là à généraliser, c'est bien mal connaître le monde de l'entreprise.

D'autre part, parler de conquête social-libérale pour le statut de fonctionnaire est une grossière erreur terminologique. C'est une conquête sociale si vous le voulez mais certainement pas libérale.

Enfin, les valeurs du libéralisme (pas besoin d'épouvantail à moineaux type ultra devant) sont la liberté, l'égalité en droit et la responsabilité. En aucun cas, il ne s'agit de mobilité (en quoi est ce une valeur ???), de précarité (idem) et d'instabilité (itou). Par ailleurs, je ne vois pas en quoi la mobilité serait un mal si elle est choisie et la stabilité qui prévaut à l'EN s'est muée en immobilisme.

Je pense que plus d'un sur ce blog souhaiterait que l'on puisse renvoyer en salle de classe un petit paquet d'indéboulonables de la rue de Grenelle non ? Deux poids, deux mesures ? Ou alors pour sauvegarder mon petit confort et ne pas faire les efforts nécessaires, je préfère encore continuer à me taper les ayatollah de la rue de Grenelle ?

Écrit par : Joe | 25 février 2010

Christophe, il faut bien que les liens servent à quelque chose et mieux encore à quelqu'un. Je n'ai pas écouté la chronique. En 2 mots, s'il vous plaît ? Grosse réserve ou complaisance ?

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/didierporte/

Voilà, Nicolas, voilà !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Violence(s), mode d'emploi.

Un Russe de 17 ans n'arrivait pas à parler via les réseaux sociaux d'Internet. Il inventa un système informatique...

Tentés par de nouvelles expériences internétiques, chers camarades du blog? Parents, soyez au courant!
Voici que je découvris hier au soir, après qu'il en fût parlé au "Grand Journal" de CanalPlus, le site www.chatroulette.com.

J'ai testé pour vous; c'est tétanisant: moyenne d'âge: l'adolescence. Le spectacle de l'ennui et de l'effroi: une nana qui porta un masque de girafe et qui secoua sa tête dans tous les sens; des gars sans doute bourrés attendant qu'une nénette leur montre ses "boobs"; de l'onanisme; des visages vides, beaucoup de visages vides....

Des articles - sur ce qui est en train de devenir un phénomène planétaire:

http://www.slate.fr/story/16803/chatroulette

http://www.culture-buzz.fr/Les-raisons-du-succes-de-Chatroulette-3454.html

Écrit par : Pendariès | 25 février 2010

C'est une conquête sociale si vous le voulez mais certainement pas libérale.

Ecrit par : Joe | 25 février 2010

Visiblement, Joe, vous méconnaissez l'oeuvre remarquable , quoique, il est vrai, peu connue de Laboulaye (1811-1883).
Il n'est pas trop tard pour vous de vous instruire en lisant son maître ouvrage "Le parti libéral". Cela vous évitera de dire et de répéter des âneries.
E. Laboulaye est l'intellectuel libéral qui a milité avec le plus d'efficacité et d'opportunité contre le pouvoir centraliste et l'Administration de l'Etat français. Son rôle a été déterminant dans la construction de la Troisième République.
A juste titre il peut être tenu pour le père spirituel de la définition du statut de la fonction publique.

Écrit par : marigot | 25 février 2010

A parler à d'autres internautes.

Écrit par : Pendariès | 25 février 2010

A juste titre il peut être tenu pour le père spirituel de la définition du statut de la fonction publique.

Ecrit par : marigot | 25 février 2010

Je pense que Laboulaye se retourne dans sa tombe s'il peut vous lire. Ca m'étonnerait fort qu'il ait tenu en grande estime les fonctionnaires tels qu'on les connait aujourd'hui. Une fois de plus, vous comparez des choses non comparables. Son idée était de créer un statut de professionnel de l'administration qui soit indépendant du pouvoir politique pour en garantir l'efficacité et le protéger du clientélisme. Je pense que nous en sommes loin.

Écrit par : Joe | 25 février 2010

Voilà, Nicolas, voilà !!! Christophe

Ah paresseux ! Même pas deux mots ? !
Maintenant il va falloir que j'écoute...

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Trop drôle la défense de l’avocat :
Lu dans le Figaro :
Fraude au bac: 3 jeunes coupables

25/02/2010 | Mise à jour : 13:43
Deux étudiants et un lycéen, prévenus de fraude au baccalauréat en juin dernier, -- deux d’entre eux ayant passé des épreuves sous le nom du 3e --, ont été condamnés mais dispensés de peine, mercredi, par le tribunal correctionnel de Nancy.

Les deux amis, âgés de 20 et 21 ans, l’un en classe préparatoire, l’autre en master à la faculté, avaient remplacé le candidat au bac scientifique lors des épreuves de mathématiques et de physique-chimie.

D’autres candidats s’étaient aperçus de la supercherie et avaient anonymement dénoncé la fraude, après les examens. "Ils ont fait ça sans réfléchir", a expliqué Me Paul Kéré, l’avocat de l’un des usurpateurs. "Le candidat au bac a la phobie des examens : son professeur principal avait d’ailleurs expliqué qu’il aurait pu avoir le bac", a-t-il ajouté.

En décembre dernier, le rectorat avait condamné le candidat à trois ans d’interdiction à se présenter à tout examen national.

"Le rectorat y est quand même allé un peu fort: j’aurais préféré qu’il attende la décision pénale", a déploré Me Kéré.

Le tribunal correctionnel a reconnu la culpabilité des trois jeunes mais les a dispensé de peine, alors que le parquet avait requis 40 heures de travaux d’intérêt général pour le candidat et 20 heures pour chacun de ses deux amis.
On dirait du Debarbieu ou du Cadart :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/

Écrit par : Philippe | 25 février 2010

Ecrit par : Philippe | 25 février 2010

Comment ? Le jeune timide n'est pas reparti avec le bac en poche ? Ah, il y a du laisser-aller dans ce jugement.
Et puis les morveux qui suaient sur leurs copies auraient mieux fait de se concentrer sur leur épreuve que de vérifier qui était absent et remplacé.
D'ailleurs, ces dénonciateurs auraient dû écoper eux aussi de 40 h de TIG. Si toutefois l'envie leur vient de faire pareil lors de la licence ou de tout autre examen, une telle peine pourrait leur donner à réfléchir ! Au lieu de cela, on les laisse en liberté et bacheliers, sans doute ? Le monde à l'envers.

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Note de Natacha Polony sur l'illétrisme et l'apprentissage de la lecture :
http://blog.lefigaro.fr/education/

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Bon , je rassure tout de suite ceux qui ne peuvent supporter ni ce que je dis , ni les libertés que je prend avec la ponctuation ..
Ceci sera certainement mon dernier message ici .. dans l'immédiat en tout cas ..

Si j'ai dérangé et choqué , je m'en excuse ... ce n'était absolument pas mon but ..
Je souhaitais simplement me rendre compte .. on finit , lorsqu'on reste dans sa bulle , et qu'on n'échange jamais qu'avec des personnes partageant les mêmes idées que les siennes , par oublier qu'il existe d'autres façons de penser ..

Mais je n'imaginais pas , je ne pouvais pas imaginer , ni certaines réactions, ni un tel discours , ni des lectures aussi superficielles totalement floutées par les présupposés du lecteur..

Je ne suis ni angélique, ni défenseur de votre pédagogisme tant Honni ..
Le sujet est la violence: à ce sujet mon propos est simple , je ne nie pas les difficultés de certains enseignants aujourd'hui , ni les réalités .. Je dis simplement qu'à côté de la violence à l'école, il y a , historiquement , une violence DE l'école ..
Cette violence a détourné pas mal d'élèves et de parents de l'école .. Cela a pesé lourd , et continue à peser ..

Il y a bien sur bien d'autres causes .. et je maintiens , je vais formuler ça de façon plus positive , je crains qu' il n'existe pas une vraie volonté actuellement pour redonner à l'école de la république sa vraie place ...

Question : Pourquoi les enfants Français , sont ils les champions de la non réponse dans les tests ou les examens ?
Pourquoi les jeunes Français ont ils souvent , c'est manifeste dans le sport , aussi peu confiance en eux ?

Désolé , d'avoir dérangé ...
Merci à ceux qui ont pris la peine de me lire et de me répondre de façon argumentée .

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Et boum ! dans le mille : "illettrisme"

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

Ca ne vous interorge pas "chatroulette"? Pourtant vous allez en entendre parler dans les classes et les cours de récréation... Un monde décérébré, pour le fun. Vivement que je me promène dans le Grand Nord, loin, loin, loin.

Hier, j'ai parlé avec une élève infirmière, dans un pub que je fréquente avec assiduité, lorsque je suis en vacances (je préfère les bars à vins, sinon). Elle me raconta qu'elle ne fut pas étonnée des derniers accidents et morts dans les hôpitaux dus au mauvais dosage des médicaments dans les perfusions.

En effet, après le bac, pour les calculs, nos futurs infirmiers travaillent sur le produit en croix... Elle déplora par ailleurs le niveau très très bas selon elle des connaissances médicales que son école prodigue à elle et ses camarades. Alors, elle étudie plus que le programme proposé, chez elle. Mais combien font la même chose, se rendant compte du niveau des exigences et des savoirs?

Moi, je dis.... je savais qu'il fallait se méfier d'un métier où je rencontrai par mal d'infirmières qui m'avaient bousillé le bras avec leur prise de sang, en ratant la veine!

Écrit par : Pendariès | 25 février 2010

Les Echos (je crois) avaient fait une étude sur Chatroulette. L'idée de base du site était de pousser les gens à communiquer sans quitter son salon, sans préjugé, sans critère de recherche, le hasard pur. Les Echos avaient donc passer de nombreuses heures sur le site pour tester. Au final, ils estiment à 1% les gens désireux de discuter sérieusement pour le plaisir de la discussion. Le reste consiste en blagues ridicules (une photo de pendu dans une pièce, ...), en érotomanes onanistes , en étudiants bourrés et en boob-sensitive watchers.

Bref, une belle idée de départ, un gros désastre à l'arrivée. Ca me rappelle quelque chose, mais je ne parviens pas à mettre un nom dessus...

Écrit par : Joe | 25 février 2010

"Alors, elle étudie plus que le programme proposé, chez elle."
On ose espérer que, ne reculant devant aucun sacrifice, vous lui avez proposé des cours particuliers. ;-)

Debarbieux interrogé par Davidenkoff sur France-info cet après-midi :
http://www.france-info.com/chroniques-le-chemin-de-l-ecole-2010-02-22-violence-a-l-ecole-une-longue-histoire-408741-81-133.html
(A l'heure où je copie ce lien, la redif n'est pas encore disponible.)

Écrit par : Perceval | 25 février 2010

à côté de la violence à l'école, il y a , historiquement , une violence DE l'école ..
Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010


Vous faites comme beaucoup d'autres une regrettable confusion entre démocratie, humanisme et sentiment compassionnel ! Un patient n'a que faire des sentiments de compassion de son médecin si dans le même temps les remèdes proposés sont inefficaces. Il en va de même pour le professeur comme pour le parent, chacun à l'intérieur de son rôle.

Dans toute forme d'éducation, et a fortiori dans l'instruction, il y a contrainte, que vous (de concert avec maints sociologues et autres prétendus experts qui ne méritent pas d'être cités ici) appelez abusivement "violence". Cette contrainte demeure, que vous le vouliez ou non, inhérente au processus conduisant le petit d'homme de l'état de nature à celui d'être humain cultivé et civilisé. Il est parfaitement normal qu'un enfant de 6 ou 7 ans préfère jouer avec ses camarades plutôt que de travailler son piano ou de bûcher sa table de multiplication, vous en conviendrez.

En un mot, si la famille et /ou l'institution scolaire cèdent systématiquement aux désirs les plus immédiats de l'enfant comme c'est trop souvent le cas actuellement, et "s'adaptent aux évolutions de la société" (traduisez : de consommation) de peur d'user de la "violence", tout comme vous semblez le souhaiter, ils faillissent à leur mission première et finissent par engendrer la violence scolaire (Numéro 13 vous a parfaitement décortiqué cela un peu plus haut). Comme par hasard, on ne rencontre cette violence que dans nos sociétés de consommation occidentales, européennes comme nord-américaines, au contraire des pays de l'Asie du Sud-Est, de l'Afrique ou de l'Europe de l'Est (bien qu'un capitalisme perverti y ait hélas eu le temps de sévir ces dernières années).

Pour finir, vous ne pourrez cette fois vous plaindre et contester le caractère argumenté de cette réponse...

Écrit par : mihailovich | 25 février 2010

"Bref, une belle idée de départ, un gros désastre à l'arrivée. Ca me rappelle quelque chose, mais je ne parviens pas à mettre un nom dessus..."

Ecrit par : Joe | 25 février 2010

Le libéralisme, peut-être ??? Avec les dévoiements reaganiens du beau sens originel... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

"Pour finir, vous ne pourrez cette fois vous plaindre et contester le caractère argumenté de cette réponse..."

Ecrit par : mihailovich | 25 février 2010

Rien à ajouter ! Vous avez dit cela mille fois mieux que j'aurais pu le faire !
Et, comme je suis feignant, (dixit Nicolas, mais c'est plutôt parce que je n'avais pas envie de dénaturer la pensée de Didier), ça m'arrange pas mal !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Le sujet est la violence: à ce sujet mon propos est simple , je ne nie pas les difficultés de certains enseignants aujourd'hui , ni les réalités .. Je dis simplement qu'à côté de la violence à l'école, il y a , historiquement , une violence DE l'école ..
Cette violence a détourné pas mal d'élèves et de parents de l'école .. Cela a pesé lourd , et continue à peser ..

Jean Maurette

Je ne comprends pas une chose. Vous vous plaigniez de ce que vous avez vécu élève; et vous êtes devenu enseignant. La violence de l'école; hé oui - la vie n'est pas une partie de plaisir; mais n'ignorez pas quand même qu'il y en a pas mal d'autres qui ont connu le régal à leur table d'étude. Et qui, malgré le plaisir, malgré leur déplaisir, ont de beaux métiers. Ou des métiers qu'ils apprécient. Puis: ce que sous-tend ce que vous dites me questionne: il faudrait donc créer spécialement des écoles pour les élèves en mal-être ou malaise d'école, les dorloter. Une seule solution, l'éclatement du système scolaire en unités autonomes. Oh - ça aura du succès pour les malheureux ou ceux qui se disent l'être: ici, le monde des bisounours qui câlinera (ah la câlinothérapie), là, l'acharnement et la sueur de cervelle, parfois les dents serrées, pour d'autres résultats. Mais n'est-ce pas là la redécouverte de la virtus cicéronienne du Quattrocento florentin (il faudra que je recopie des extraits, portant sur l'enseignement, de l'excellent et très riche livre de Quentin Skinner: "Les Fondements de la pensée politique moderne", où l'on peut lire, tiré d'Alberti: "Souviens-toi que le temps que tu passes à ne pas acquérir la virtù est perdu".)?

Le VIR VIRTUTUS doit être l'individu d'aujourd'hui. "Autre effet de la renaissance du vir virtutis idéal: elle conduisit à apporter une réponse nouvelle et originale à la sempiternelle question de ce qui permet à l'homme de se considérer comme véritablement cultivés. Les humanistes furent ainsi amenés à rejeter la dichotomie inhérente aux théories et pratiques pédagogiques du haut Moyen Âge. En effet, on avait jusque-là généralement estimé qu'il convenait de maintenir deux systèmes d'enseignement différents, l'un réservé aux gentilshommes et l'autres aux "clercs". [...] Le recueil d'avis de Vergerio sur les 'bonnes manières' (en italiques) est l'un des premiers traités à refléter cette évolution. Il s'ouvre sur une dédicace à Umbertino de Ferrare, dans laquelle le jeune 'signore' (it.) se voit adresser les plus hautes louanges parce que "vous étiez confronté au choix entre étudier les Armes ou les Lettres" et que "pour votre grand mérite, vous avez décidé de devenir familier des deux à la fois". (p.141-142)

Vague goût de cendre dans ma cervelle: par tous les chemins, nous retournons à ce haut Moyen Âge scolaire; aujourd'hui, et surtout demain: à certains types socio-culturels tel type de connaissances. Non? Lire le passé me donne des frissons pour ce qui est et qui vient.

Écrit par : Pendariès | 25 février 2010

Les Echos (je crois) avaient fait une étude sur Chatroulette. L'idée de base du site était de pousser les gens à communiquer sans quitter son salon, sans préjugé, sans critère de recherche, le hasard pur. Les Echos avaient donc passer de nombreuses heures sur le site pour tester. Au final, ils estiment à 1% les gens désireux de discuter sérieusement pour le plaisir de la discussion. Le reste consiste en blagues ridicules (une photo de pendu dans une pièce, ...), en érotomanes onanistes , en étudiants bourrés et en boob-sensitive watchers.

Bref, une belle idée de départ, un gros désastre à l'arrivée. Ca me rappelle quelque chose, mais je ne parviens pas à mettre un nom dessus...

Ecrit par : Joe | 25 février 2010

Et ça vous donne confiance dans le libéralisme - cet autre optimisme dans l'homme ? ;-)

Écrit par : Pendariès | 25 février 2010

"Je ne comprends pas une chose. Vous vous plaigniez de ce que vous avez vécu élève; et vous êtes devenu enseignant."

Ecrit par : Pendariès | 25 février 2010

Moi, je crois que je comprends ça.
Personnellement, je crois que je suis devenu professeur, (entre autre) pour essayer de ne pas être comme beaucoup de profs que j'ai eu. C'est à dire tenter, tout en restant(assez) exigeant, de ne pas être ennuyeux.
Mais c'est très ambitieux, et je ne sais pas si j'y réussis.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Et ça vous donne confiance dans le libéralisme - cet autre optimisme dans l'homme ? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 25 février 2010

Bien sûr, l'optimisme dans l'homme vaut toujours mieux que l'abnégation dans le dirigisme. Vous n'empêcherez jamais les gens de faire un autre usage de quelque chose que ce qui était prévu : vous donnez un bâton pour marcher, il s'en sert pour se battre, ... C'est à mon sens une nouvelle preuve, si besoin en était, que la centralisation et le dirigisme sont forcés de se planter en pensant prévoir les besoins futurs, tant les réactions des gens sont imprévisibles.

Quant à Christophe, fidèle à lui-même, niveau 0 de la réflexion. Je suis sûr que vous étiez tout content de votre trouvaille en l'écrivant, jubilant tout seul devant votre écran.

Écrit par : Joe | 25 février 2010

Manque de place en 2nde : retour en 3e
AFP
25/02/2010 | Mise à jour : 17:14 Réactions (3)
Un élève de seconde désireux de quitter son lycée du Val-de-Marne où il se sentait menacé a été rétrogradé dans une classe de troisième faute de place dans un autre établissement, a-t-on appris de sources concordantes. Devant les protestations des parents, l'administration a promis de revoir sa décision.

Agé de 15 ans, Yanis (le prénom a été modifié), qui avait intégré le lycée professionnel Maximilien-Perret d'Alfortville à la rentrée 2009, raconte avoir été rapidement victime "d'embrouilles de quartier". "Ils s'en prenaient à tous les gars de Villeneuve-le-Roi", ville dont il est originaire, a-t-il confié à un journaliste de l'AFP. Accompagné par sa famille, Yanis demande à être réaffecté dans un autre lycée. "J'étais prêt à aller n'importe où mais pas à Alfortville", souligne-t-il.

Mais l'inspection académique lui propose une solution singulière: un retour en troisième. "On m'a dit il n'y avait plus de place en seconde technologique, c'était ça ou je restais chez moi", assure le jeune homme.

Résultat: depuis le 1er décembre, Yanis a été rétrogradé en classe de 3e au collège Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi, atteste un document officiel que l'AFP a consulté.

Saisi par la famille, un avocat, Me Romain Sabon, entend contester cette décision devant le tribunal administratif. "Cet élève est la victime de violences et la seule réponse de l'administration, c'est de le déclasser au plan scolaire alors qu'il n'a jamais redoublé", dit l'avocat.

Écrit par : retraitée | 25 février 2010

Ecrit par : retraitée | 25 février 2010

Tout de même, il est frappant de constater que les news concernant l'EN ressemblent de plus en plus à des hoax. Des hoax vilainement grossiers, auxquels on n'a vraiment pas envie de croire. Et pourtant, on a beau se frotter les yeux, il faut en convenir, c'est la vérité, c'est bien ça, l'EN, aujourd'hui.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Ecrit par : retraitée | 25 février 2010

Tout de même, il est frappant de constater que les news concernant l'EN ressemblent de plus en plus à des hoax. Des hoax vilainement grossiers, auxquels on n'a vraiment pas envie de croire. Et pourtant, on a beau se frotter les yeux, il faut en convenir, c'est la vérité, c'est bien ça, l'EN, aujourd'hui.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010


J'allais le dire !
JPB

Écrit par : brighelli | 25 février 2010

Ce faux-cul de Dubet sur France-cul, sur l'égalité des chances, avec Morin.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 février 2010

avec Morin.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 février 2010

Eric Maurin. Pas l'inénarrable Edgar. J'suis déçu.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Une chose me frappe , le projet du Ministre actuel de l'EN ,
profs mastérisés sans aucune formation professionnelle , personne n'en parle ici !!! C'est pourtant grave non!!

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010
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C'est vrai ! Il y avait, il y a quelques mois, un participant à ce blog qui mettait ici les textes publiés par la Société des agrégés de l'Université (communiqués de presse et éditoriaux du président de cette association de professeurs dans le bulletin bimestriel de ladite association).
Je le ferai à sa place.
Cette association combat avec force ce projet que je prends la responsabilité de qualifier d'insensé.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Je pense que la violence DE l'école , , l'autorité absolue, incontestée, incontestable , la toute puissance des enseignants et des adultes qui a sévi à une certaine époque a pesé et pèse lourd encore dans la lente mais sure dégradation du système éducatif ..
Pour moi il s'agissait des années 50 et 60 , c'est ce que je raconte un peu dans mon blog , cette toute puissance des adultes , qui n'a rien vu venir , cette injustice profonde , ce fonctionnement archaïque , et il faut bien le dire une certaine incompétence aussi face à des enfants qui attendaient beaucoup plus ..


Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010
---
Je suis en total désaccord avec ce que vous dites ici.
J'ai été dans le secondaire de 1951 à 1958 et j'ai trouvé que la discipline stricte (à Béthune, de 1951 à 1954) était bénéfique aux élèves sérieux. Les glandeurs et les perturbateurs étaient virés avec perte et fracas; (de 1954 à 1958, au Collège d'Arsonval, à Saint-Maur-des-Fossés, Val-de-Marne) j'ai observé une désinvolture de (plus ou moins) bon aloi de la part de certains élèves, que les professeurs n'appréciaient pas. Ils auraient voulu - à juste titre, selon moi - que le respect envers eux fût ce que le leur avait été envers leurs propres maîtres trente à quarante ans auparavant.
Venant de Béthune, j'ai été choqué du manque de respect de certains élèves envers les professeurs.
Une fois devenu professeur, en 1969, j'ai vu que les choses avaient empiré, au détriment des bons élèves.
Il était clair que le lycée était devenu une garderie.
Tout a continué de se déliter jusqu'en 2000. Et après aussi, mais cela m'est rapporté par mes jeunes collègues toujours à la peine, et écœurés de la situation.
J'ajoute, pour être clair, que mes parents, très ignorants, avaient un immense respect envers les instituteurs et davantage encore pour les professeurs. Ils m'ont inculqué ce respect; et m'ont averti qu'ils faisaient des sacrifices pour que je poursuivisse mes études au-delà de 14 ans, et que si ma conduite et mon travail n'étaient pas satisfaisants, ils n'attendraient pas qu'on m'exclût, par conseil de discipline interposé, pour me renvoyer à l'école primaire jusqu'au certificat d'études primaires, si j'avais moins de 14 ans, ou pour m'envoyer en apprentissage si j'avais plus de 14 ans.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Je souhaitais en rester là , ne plus me manifester ici , mais, par politesse je souhaite répondre à la question qui m’est posée par Christophe Sibille à propos de la formation..

Enseignant Professeur c’est un Métier.. pas un état Comme tous les métiers il doit s’apprendre . Vous êtes mieux placée que moi pour la savoir ; je ne pense pas que l’on naisse enseignant !!
Il n’y quand même à peu prés dans l’Education nationale qu’on suppose que quelqu’un qui a
des diplômes et réussi un concours basé uniquement sur des connaissances , qui parfois ne seront même pas enseignées d’ailleurs, , sera apte , comme par magie, à communiquer avec des classes , faire passer , faire aimer et partager ce savoir qu’il faudra en plus rapidement remettre en cause pendant toute une carrière , sans pose, sans respiration .. L’Anerie de la « Masterisation » ne pourra en effet qu’ aggraver les choses ..

ENSEIGNER c’est un METIER excessivement difficile.
Je précise tout de même, je me méfie maintenant, un très haut niveau d’étude et j’ajouterai, de CULTURE GENERALE est indispensable pour enseigner, quelque soit le niveau..
Sans vouloir faire offense aux littéraires, le manque total de culture scientifique atteint parfois, chez certains, des sommets ! L’inverse existe aussi, ce qui n’est pas mieux..

La communication ! Je pense que cela s’apprend, toute technique s’apprend..
Dans certaines situations, certains métiers dans lesquels intervient une relation avec un public, les gens apprennent, à parler, poser leur voix, contrôler les tics verbaux , corriger des attitudes .maîtriser leurs réactions, gérer les conflits , distribuer la parole , éviter les phénomènes d’escalade .. Pourquoi les enseignants n’ont-ils pas droit à ça ?? Ils savent ?comme ça, naturellement ? Par pédagogie infuse ???

Et puisque, je suis là . M.. Pendaries !! Arrêtez de déformer mes propos et de caricaturer !!
Je n’ai jamais dit que j’ai souffert à l’école, j’étais du bon côté, celui des bons élèves, et malheureusement ce qui est un autre problème , très en avance .. J’ai souffert simplement du mépris vis-à-vis de mes camarades moins chanceux que moi, de l’injustice qui leur était faite du fait qu’ils n’avaient pas les mêmes armes.. Que leur sort était plus ou moins tracé ; j’ai souffert et été choqué de l’attitude de certains enseignants..
C’est à cela que je fais allusion quand je parle de la violence DE l’école.. ..
Par contre !!! Qu’est ce que je me suis ennuyé dans certains cours !
L’autorité qui ne pouvait s’imposer d’elle-même par la qualité du cours, ne pouvait qu’être imposée par des règles absurdes par cet autoritarisme, ces règles absurdes que certains prennent toujours pour de la rigueur et de la compétence .
Par une sorte de solidarité, normal à l’adolescence, je suis devenu un temps mauvais élève, Et je suis loin d’être le seul à avoir réagi ainsi..
On peut vivre, grandir s’épanouir dans la vie sans souffrir, sans être humilié.... Être tout simplement considéré par ses maîtres, et les considérer s’ils en sont dignes .. J’ai trop souvent vu des élèves catalogués , « repérés » soit dans un sens soit dans l’autre d’ailleurs , par le prof dans les 5 premières minutes le jour de la rentrée !!!
Ne me dites pas que cela n’existe pas !! Moi j’appelle ça violence , appelez le autrement si vous le souhaitez …

Merci M Penin , de soulever le problème de l'absence de formation que l'on propose à nous futurs collègues ..

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

"Être tout simplement considéré par ses maîtres, et les considérer s’ils en sont dignes"
Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Seule une overdose de ressentiment peut conduire à écrire pareille sottise. On frôlait le burlesque et nous voilà pataugeant dans l'insanité. Inutile de répondre, même "par politesse".

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

"Une chose me frappe , le projet du Ministre actuel de l'EN ,
profs mastérisés sans aucune formation professionnelle , personne n'en parle ici !!! C'est pourtant grave non!!" Jean Maurette

Non.

C'est un pet sur une toile cirée.

De nombreux nouveaux titulaires auront une formation "sur le tas". Je parie que, dans le second degré, cela n'aura qu'une très faible incidence sur la qualité de l'enseignement tant les programmes à enseigner sont vides de contenus.

Que les iufumeux se rassurent : cela ne suffira pas à démontrer leur inutilité.

A suivre.

Écrit par : dugong | 25 février 2010

Tout de même, il est frappant de constater que les news concernant l'EN ressemblent de plus en plus à des hoax. Des hoax vilainement grossiers, auxquels on n'a vraiment pas envie de croire. Et pourtant, on a beau se frotter les yeux, il faut en convenir, c'est la vérité, c'est bien ça, l'EN, aujourd'hui.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010
---
Merci de m'apprendre le sens du mot anglais "hoax", TotoWeininger !
J'avais vaguement conscience de son existence (et plus vaguement encore conscience de son sens), mais n'avais jamais pris la peine (up to now) de chercher son sens précis.
Aujourd'hui, votre message m'y contraint.
Comme je le supposais, il n'est pas dans le Petit Robert.
J'ai donc consulté le Robert & Collins, et ai trouvé le mot dans la partie ANGLAIS-FRANÇAIS, mais pas dans la partie FRANÇAIS-ANGLAIS. Il est vrai que ce dictionnaire bilingue date de 1993.
Je sais donc maintenant que "hoax" signifie "canular".

In spite of my tolerable knowledge of the English language, I ought, perhaps, to feel ashamed of my ignorance of this word.
But I cannot.
I disapprove of the excessive use of English words by French people, especially when their knowledge of the English language is very slight.

(I do not imply by this that yours, dear TotoWeininger, is actually slight ; if I had done so, I would feel exceedingly embarrassed thereafter if you told me that you are an English teacher ! I wouldn't take the risk !)

Mais, plus sérieusement, maintenant que j'ai compris votre message, let me tell you that I quite agree with you ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Les plus sagaces d'entre vous auront compris que le Christ a plus d'une main...

Écrit par : dugong | 25 février 2010

Très franchement, Jean, vous avez vraiment l'impression d'avoir ébauché ne serait-ce que l'esquisse d'une idée depuis que vous êtes arrivé ici ?
Je vous suggère de lire l'ensemble des "notes" de l'hôte de ces lieux, et quelques-unes des discussions qui se sont ensuivies.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010

Et de ne pas répondre sur ce blog tant que vous n'aurez pas lu l'intégralité des notes qu'y a écrites !

Et attention : interrogation ensuite pour valider ou non les critères :
- Sait lire des notes de blog
- En retient les informations essentielles
- Structure sa pensée
- Fait preuve d'esprit critique
- S'exprime correctement

Au vu de vos travaux jusqu'ici, il va falloir de l'entraînement et de la persévérance !

Ecrit par : Jeremy | 24 février 2010
---
Monsieur Jean Maurette,

La tentation de vous dire, sur le mode ironique de Jeremy, ce qu'il vous dit, me taraudait depuis le début.
Mais je me suis abstenu. Je voulais attendre un peu de vous connaître mieux, de connaître votre degré de maîtrise du français, et d'évaluer la pertinence de vos réflexions.

Jeremy, lui, n'a pas eu cette patience. Mais il est jeune (je crois), et c'est bien pardonnable.

Qui plus est, vous, vous n'êtes pas tout jeune, et je répugne à dire des choses désagréables à des personnes presque aussi âgées que moi.
Mais si la coutoisie prévaut dans nos échanges - entre vous et moi, veux-je dire -, j'en serai ravi. Je ne compte pas relever vos fautes de français (grammaticales, orthographiques ou de syntaxe). J'en commets moi-même, parfois.

Mais sur le fond de vos propos, je me battrai pied à pied avec vous tout en restant courtois, même si, vous, ne parvenez pas à le rester. Je lis vos messages et me demande si je suis visé par vos piques. Je le soupçonne, mais tant que vous ne me direz pas de choses déplaisantes en vous adressant directement à moi, je ne me fâcherai pas contre vous.

Jeremy et d'autres n'auront pas pour vous autant d'égards, tant en ce qui concerne la forme que le fond de vos messages.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Tout de même, il est frappant de constater que les news concernant l'EN ressemblent de plus en plus à des hoax. Des hoax vilainement grossiers, auxquels on n'a vraiment pas envie de croire. Et pourtant, on a beau se frotter les yeux, il faut en convenir, c'est la vérité, c'est bien ça, l'EN, aujourd'hui.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010
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Merci de m'apprendre le sens du mot anglais "hoax", TotoWeininger !
J'avais vaguement conscience de son existence (et plus vaguement encore conscience de son sens), mais n'avais jamais pris la peine (up to now) de chercher son sens précis.
Aujourd'hui, votre message m'y contraint.
Comme je le supposais, il n'est pas dans le Petit Robert.
J'ai donc consulté le Robert & Collins, et ai trouvé le mot dans la partie ANGLAIS-FRANÇAIS, mais pas dans la partie FRANÇAIS-ANGLAIS. Il est vrai que ce dictionnaire bilingue date de 1993.
Je sais donc maintenant que "hoax" signifie "canular".
In spite of my tolerable knowledge of the English language, I ought, perhaps, to feel ashamed of my ignorance of this word.
But I cannot.
I disapprove of the excessive use of English words by French people, especially when their knowledge of the English language is very slight.
(I do not imply by this that yours, dear TotoWeininger, is actually slight ; if I had done so, I would feel exceedingly embarrassed thereafter if you told me that you are an English teacher ! I wouldn't take the risk !)
Mais, plus sérieusement, maintenant que j'ai compris votre message, let me tell you that I quite agree with you ! ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Cher Francis Penin, permettez-moi de vous répondre dans la langue de Molière.

Rassurez-vous, je suis professeur de mathématiques et non d'anglais. Mes piètres connaissances dans cette dernière langue m'ont tout juste permis de comprendre la dernière partie de votre message, sans contre sens et en en saisissant, je l'espère, toute l'ironie.

Je n'ai pas employé le mot anglais hoax dans le dessein d'étaler des compétences linguistiques par ailleurs inexistantes, comme je l'ai déjà précisé, mais parce qu'il s'agit d'un mot couramment utilisé pour désigner les fausses rumeurs propagées par l'intermédiaire de l'internet, à telle enseigne qu'il existe un site, nommé hoaxbuster, spécialisé dans la recension de ces canulars.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Je veux bien croire que je suis entré sur ce blog en faisant volontairement un peu de provoc ..et qu'il ne fallait pas m'attendre à être bien reçu ..

J'essaye de m'en aller , sur la pointe des pieds, vous foutre la paix , mais je ne peux quand même pas fuir sans faire face ..

A TotoWei....

Désolé ,mais , le respect ne se décrète pas , il se mérite ..
J'ai eu , élève , des profs respectables et vénérés, (Pas beaucoup ) , Enseignant j'ai eu des collègues respectables et respectés , j'ai moi même été respecté par mes élèves et ma hiérarchie ,même en établissements très difficiles , en tant que chef d'établissement j'ai eu des profs respectables et respectés .. des gens qui souffraient aussi et qui osaient le dire , et ... des gens qui auraient du faire un autre métier !!

C'est quoi votre peur ??? simplement reconnaitre les réalités

Monsieur Penin ,je suis un peu déçu , nous avons peu d'écart , en âge , je pense ,mais il s'est passé beaucoup de choses entre votre génération et la mienne ..
Le respect du maître !! OK , mais un individu reste un individu et la fonction ne crée pas la respectabilité ..

Les paysans respectaient le seigneur .Cela a conduit , à une révolution ...

Au passage je croise .. des propos peu amènes vis à vis de Monsieur Edgard Morin .... C'est beaucoup là !! La goutte d'eau !!
C'est curieux , j'ai beaucoup de RESPECT pour les grands esprits. Ce respect là c'est un choix personnel , pas une règle !!!

OK 0k!! La seule chose que l'on puisse me reprocher , c'est certainement une forme de naïveté qui me pousse à essayer de discuter avec des gens qui ne souhaitent pas entendre mes arguments ..

Donc cette fois .. promis juré .. je me tais !!!

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

France-Culture est devenue une belle bouillie sonore - ce n'est pas nouveau, je sais. Je pense au "débat" Dubet / Maurin, que j'ai écouté d'une oreille tout à l'heure.

Jourde, en ce moment, sur la même radio, tente de remonter le niveau.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

"Good luck mais passez donc du côté pinguoin de la force...;)

Ecrit par : sisyphe | 24 février 2010 "

C'est un manchot: "Beaucoup pensent à tort que la mascotte de Linux est un pingouin, notamment parce qu'en anglais, le mot manchot se dit penguin. "

(sources:http://fr.wikipedia.org/wiki/Tux)

Voui..! Mais non! Tu vois un super OS être appelé "manchot"?!!
Allez, rendez-vous sur la banquise!
;)

Mes 6e fascinés par un haricot. Bien.
:)

Écrit par : sisyphe | 25 février 2010

Chouette, une réponse de J.M. !

Je lirai après le dîner.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Restez, Jean! Je sens en vous un honnête homme...La contradiction ici ou ailleurs est toujours enrichissante! A chacun son vécu et ses idées.

Écrit par : sisyphe | 25 février 2010

"La seule chose que l'on puisse me reprocher , c'est certainement une forme de naïveté qui me pousse à essayer de discuter avec des gens qui ne souhaitent pas entendre mes arguments .." Maurette Jean

Il ne saurait y avoir déjà des prisonniers.

C'est curieux cette tendance pédagole, en ce moment, de composer...

On n'ose déjà plus lire le blog de Cedelle tellement les appels à la trêve y profusent.

Écrit par : dugong | 25 février 2010

Mais kouije ce soir ? Deux enfants VICTIMES D'UNE TROP GRANDE AFFECTION de la part de leur famille d'accueil ont été retirés à cette dernière pour ce motif, si, si, alors qu'ils étaient victimes de maltraitance dans leur famille biologique, pour être enfin placés en foyer. Ouf ! quelle odyssée pour ces enfants qui vont enfin trouver un réel équilibre dans l'affection qu'ils peuvent attendre des adultes !

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Restez, Jean! Je sens en vous un honnête homme...La contradiction ici ou ailleurs est toujours enrichissante! A chacun son vécu et ses idées.
Ecrit par : sisyphe | 25 février 2010

Vous avez raison, sisyphe. Quelqu'un qui déclare sans sourciller que "Monsieur Edgar Morin" est un grand esprit ne peut pas être malhonnête.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Vous avez raison, sisyphe. Quelqu'un qui déclare sans sourciller que "Monsieur Edgar Morin" est un grand esprit ne peut pas être malhonnête.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Comme quoi il y a des degrés. Sil avait suggéré que Debarbieux ou Eric Maurin fussent seulement écoutables, il aurait été banni de ce blog !
JPB, très tolérant ce soir
PS. Nicolas, je sais que la DDASS m'étonnera toujours, mais vous êtes sûre de votre nouvelle ?

Écrit par : brighelli | 25 février 2010

"Quelqu'un qui déclare sans sourciller que "Monsieur Edgar Morin" est un grand esprit ne peut pas être malhonnête."

Vrai.

Heureux les simples d'esprit.

Écrit par : dugong | 25 février 2010

La malédiction d'Egar :
"Je préfère l'avoir dans ma tente et qu'il pisse dehors, que de l'avoir dehors et qu'il pisse dans ma tente."
Malheureusement Jean, on a mis Edgar Morin dedans et il a pissé dedans : va comprendre c'est trop (pensée) complexe.

Écrit par : Philippe | 25 février 2010

Alien ? Terminator ?

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/791883.jpg

Écrit par : dugong | 25 février 2010

La malédiction d'Egar :
"Je préfère l'avoir dans ma tente et qu'il pisse dehors, que de l'avoir dehors et qu'il pisse dans ma tente."
Malheureusement Jean, on a mis Edgar Morin dedans et il a pissé dedans : va comprendre c'est trop (pensée) complexe.

Ecrit par : Philippe | 25 février 2010


MDR !!

Écrit par : brighelli | 25 février 2010

Ce n'est pas un alien ?

Écrit par : Moot | 25 février 2010

Je répondais à dugong, œuf corse !

Écrit par : Moot | 25 février 2010

Alien ? Terminator ?
Ecrit par : dugong | 25 février 2010

Le bouffon vert ? La couleur colle pas, mais la ressemblance est saisissante.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

""Je préfère l'avoir dans ma tente et qu'il pisse dehors, que de l'avoir dehors et qu'il pisse dans ma tente."

G. Hoover, ma tante ?

Ellroy, raconte nous ça !

Écrit par : dugong | 25 février 2010

Alien ? Terminator ?
Ecrit par : dugong | 25 février 2010
Le bouffon vert ? La couleur colle pas, mais la ressemblance est saisissante.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

C'est un super-vilain, ça, c'est sûr.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Ce n'est pas l'inventeur du premier fromage ? Comment, vous ne savez pas comment s'appelait le premier fromage ?

Il s'appelait le rompit. En effet, lors d'un repas devenu célèbre, Jésus prit le pain et le rompit.

Écrit par : Moot | 25 février 2010

Avec ces pédagols qui se déguisent en ce moment en adeptes de l'échange, j'ai confondu Terminator avec Predator.

La chouma sur moi !

Écrit par : dugong | 25 février 2010

PS. Nicolas, je sais que la DDASS m'étonnera toujours, mais vous êtes sûre de votre nouvelle ? Ecrit par : brighelli | 25 février 2010

Autant que l'on puisse être sûr des infos télé mais ne me demandez pas quelle chaîne je ne sais plus si c'est canal ou france 2. Je suis atteinte de zappite devenue chronique à cette heure. C'est croquignolet comme news, isn't it ?

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/67/20100225/ten-rachida-dati-retour-au-gouvernement-3f728ab.html

Ca va déménager ! identité nationale ET immigration à elle seule. Diorissimo. Olé !

Écrit par : nicolas | 25 février 2010

Désolant !!

Et triste surtout ...





FIN

Écrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Triste fin, en effet...

Glouglous de vidange.

Maurette meurt.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Je crois vraiment que cette fois, notre admirateur d'Edgar Morin/contempteur de la violence de l'école est définitivement écoeuré.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2010

Ravi de vous voir de retour, cher Robin !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

"Dans certaines situations, certains métiers dans lesquels intervient une relation avec un public, les gens apprennent, à parler, poser leur voix, contrôler les tics verbaux , corriger des attitudes .maîtriser leurs réactions, gérer les conflits , distribuer la parole , éviter les phénomènes d’escalade .. Pourquoi les enseignants n’ont-ils pas droit à ça ?? Ils savent ?comme ça, naturellement ? Par pédagogie infuse ??? "

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

La pratique de l'improvisation théâtrale, effectivement, dans la formation des enseignants... Je serais assez d'accord ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

"Quant à Christophe, fidèle à lui-même, niveau 0 de la réflexion. Je suis sûr que vous étiez tout content de votre trouvaille en l'écrivant, jubilant tout seul devant votre écran."

Ecrit par : Joe | 25 février 2010

Qué trouvaille ???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

• tout autre document jugé utile."

Ecrit par : biguebrozeur | 24 février 2010
---
Peut-être cet autre document (ou ces autres documents utiles) sera-t-il le seul utile... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Qué trouvaille ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Que Reagan était libéral.

Écrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Allez donc voir sur le blog de Jean Maurette ce qu'il dit du maître des lieux et de nos préoccupations "hors d'âge". Je ne sais pas s'il voulait vraiment échanger mais en tout cas il n'a rien appris.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2010

;-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Je répondais à Toto Weininger, pardon, Sylvie.
Quant à me faire qualifier de "degré zéro de la réflexion" par quelqu'un qui est au dernier degré de l'idéologie...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

"--- Certains font alors chorus se mêlant à la querelle et tout dégénèrerait si je n'y mettais bon ordre ... ---"

Ecrit par : iPidiblue Merlusse du blog | 13 février 2010
---
Cher iPidiblue,
Le hasard me fait relire votre premier message sur ce fil de discussion.
Puis-je vous faire observer amicalement qu'il fallait écrire :
"dégénérerait"
La faute est très subtile et échappe souvent aux regards les plus acérés.
Le "é" de l'avant-dernière syllabe est conservé au futur et au conditionnel. Cela peut paraître surprenant, oui. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

J'attends impatiemment l'année prochaine pour dire enfin, comme Francis, ce que j'ai sur le coeur (je n'aurais plus d'obligation de réserve), avec les mots et le ton qu'il faut (pour cela, il faut un peu de distance).

Ecrit par : Robin | 24 février 2010
---
Cher Robin,

Si vous publiez un livre, je le lirai avec plaisir. Je l'achèterai soit en librairie soit en m'adessant à vous, pour avoir la dédicace de l'auteur.
Une fois retraité, j'ai commencé par souffler pendant plusieurs mois avant de commencer à taper mon texte. Dix ans avant mon départ, je pensais déjà qu'il me faudrait écrire ce que j'avais sur le cœur si je ne voulais pas remâcher mes mauvais moments passés dans ma vie de professeur.
Dès que j'ai su qu'un certain proviseur avait débarqué, fin décembre 2004, dans la salle des professeurs, un samedi matin, peu avant les vacances de Noël, et déclaré à la cantonade, "J'ai fini de lire le livre de Francis Penin. Je suis complètement écœuré !" j'ai su que ma thérapie était terminée.
Je n'avais pas cité son nom dans mon livre, mais il s'y est aisément reconnu. Bien des professeurs de ce lycée l'ont reconnu aussi.
Le collègue qui a été témoin de cela, et me l'a rapporté lors d'une rencontre fortuite en ville, m'a dit - après que je lui eus demandé ce qui s'était passé ensuite -, que nul n'avait pipé mot dans la salle des professeurs ! Certains firent mine de n'avoir pas entendu, gardant le nez dans leurs lectures ou poursuivant leurs conversations. Le proviseur a parlé dans le vide. Il en avait l'habitude : lors du pot de fin d'année, il pérorait sur les résultats excellents de "nos" élèves, comme s'il partageait le mérite des professeurs. Il ne manquait pas de bagout. Mais au bout de trente secondes, personne n'écoutait plus. Chacun buvait, mangeait, parlait.
J'en étais gêné pour lui. Si, si ! Mais c'était un an avant mon départ. Il ne m'avait pas encore importuné. Il ne s'y est mis qu'à cinq semaines de mon départ, et, cette année-là - début juillet 2000 -, je ne suis pas allé au pot de fin d'année. A-t-il compris pourquoi ? En décembre 2004, peut-être... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Alors une participation inversement proportionnelle à l'implication professionnelle actuelle me semble excessive. Prenez modèle sur votre illustre prédécesseur, Francis Penin, Monsieur Maurette, merci.

Ecrit par : nicolas | 25 février 2010
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Ah ! mon enchanteresse, vous me comblez !
Je m'interroge sur la carrière de Monsieur Jean Maurette.
Mais je me garde bien de l'interroger là-dessus.
De quelle utilité cela serait-il ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

In spite of my tolerable knowledge of the English language, I ought, perhaps, to feel ashamed of my ignorance of this word.
But I cannot.
En dépit de ma connaissance assez bonne de la langue anglaise, je devrais, peut-être, ressentir de la honte d'ignorer ce mot. Mais je ne peux pas.

I disapprove of the excessive use of English words by French people, especially when their knowledge of the English language is very slight.
Je désapprouve l'usage excessif de mots anglais par les Français, en particulier quand leur connaissance de l'anglais est très mince.

(I do not imply by this that yours, dear TotoWeininger, is actually slight ; if I had done so, I would feel exceedingly embarrassed thereafter if you told me that you are an English teacher ! I wouldn't take the risk !)
(Je ne laisse pas entendre par là que la vôtre, cher TotoWeininger, est réellement mince ; si je l'avais fait, je me sentirais extrêmement embarrassé ensuite si vous me disiez que vous êtes professeur d'anglais ! Je ne prendrais pas ce risque !)

Mais, plus sérieusement, maintenant que j'ai compris votre message, let me tell you that I quite agree with you ! ;-)
Fin de la phrase en anglais : permettez-moi de vous dire que je suis tout à fait d'accord avec vous ! (Sur le canular que vous dénoncez.)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Cher Francis Penin, permettez-moi de vous répondre dans la langue de Molière.

Rassurez-vous, je suis professeur de mathématiques et non d'anglais. Mes piètres connaissances dans cette dernière langue m'ont tout juste permis de comprendre la dernière partie de votre message, sans contre sens et en en saisissant, je l'espère, toute l'ironie.

Je n'ai pas employé le mot anglais hoax dans le dessein d'étaler des compétences linguistiques par ailleurs inexistantes, comme je l'ai déjà précisé, mais parce qu'il s'agit d'un mot couramment utilisé pour désigner les fausses rumeurs propagées par l'intermédiaire de l'internet, à telle enseigne qu'il existe un site, nommé hoaxbuster, spécialisé dans la recension de ces canulars.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010
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Cher TotoWeininger,

Je plaisantais, à mes dépens ! (Non pas aux vôtres.) Je lis des romans anglais depuis 1991 en langue originale. Je parle passablement bien l'anglais. C'est au point que les Anglais me parlent comme si je maîtrisais leur langue, c'est-à-dire beaucoup trop vite pour que je comprenne ce qu'ils me disent (et je deviens un peu sourd - ce qui rend difficile la compréhension des syllabes non accentuées). S'ils ne font pas l'effort de parler lentement, je ne comprends rien.
Si vous n'avez pas compris tout ce que j'ai écrit en anglais, je vais vous traduire ces quelques phrases. C'est fait ci-dessus.
Il est paradoxal de constater- et c'est ce que je voulais souligner - que j'ignorais jusqu'à présent le sens du mot "hoax".
Et c'est vous qui m'avez appris ce mot, que j'avais jusqu'ici négligé de chercher dans le dictionnaire anglais. Je suis parfois un peu paresseux. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 février 2010

Mais kouije ce soir ? Deux enfants VICTIMES D'UNE TROP GRANDE AFFECTION de la part de leur famille d'accueil ont été retirés à cette dernière pour ce motif, si, si, alors qu'ils étaient victimes de maltraitance dans leur famille biologique, pour être enfin placés en foyer. Ouf ! quelle odyssée pour ces enfants qui vont enfin trouver un réel équilibre dans l'affection qu'ils peuvent attendre des adultes !

Ecrit par : nicolas | 25 février 2010
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Ce juge est un crétin comme le juge Burgaud, mais sa stupidité lui vaudra moins de soucis qu'à ce jeune juge "inexpérimenté" à qui on a laissé la bride sur le cou, et qui avait soif, peut-être, de célébrité et croyait avoir levé un lièvre de première importance.
Mais la famille d'accueil va faire appel. Avec succès, j'espère, vu les antécédents catastrophiques de la famille biologique.
J'ai entendu l'avocate de la famille biologique. L'avocate du diable !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 février 2010

ENSEIGNER c’est un METIER excessivement difficile.

Merci M Penin , de soulever le problème de l'absence de formation que l'on propose à nous futurs collègues ..

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010
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Il n'y a pas de quoi. C'est la moindre des choses.
Je ne vous parlerai ici que de l'emploi (critiqué et critiquable) que vous faites de l'adverbe "excessivement".
Il signifie "trop".
Si le métier d'enseignant est réellement "trop difficile", y a-t-il lieu de s'étonner des résultats médiocres de l'enseignement public actuel ?
L'enseignement de 1945 à 1958 était excellent, car il a fait de moi, enfant ne parlant et ne comprenant que le patois du Nord (le "ch'ti") jusqu'à mon entrée au CP, à l'âge de cinq ans, un citoyen passablement cultivé, maniant la langue française honorablement, possédant un bagage scientifique notable.
Un enfant d'aujourd'hui, partant à l'école dans les conditions où je me trouvais, serait coulé en huit jours avec la méthode globale ou toute méthode autre que la méthode syllabique.
J'ai appris à lire (avec la méthode syllabique; je me souviens encore du B.A.-BA, qui ne m'a nullement rebuté) et écrire en neuf mois. Fin juin 1946, j'avais six ans et un mois et demi, et je savais lire.
Cherchez mes fautes dans mes messages !
Pardon à mes bons amis d'ici de ce manque éhonté de modestie ! Mais je veux souligner (pour M. Maurette) que je n'ai eu aucune aide extérieure à l'école publique laïque. Je dois ma maîtrise du français à mes instituteurs. Mes professeurs de français n'ont eu aucune difficulté avec moi. J'avais acquis les bases. Tout est là.
Je crains de n'avoir pas parlé ici que de l'emploi critiquable de l'adverbe "excessivement". ;-)
Si je vous dis que j'ai été un excellent professeur (de sciences physiques), me croirez-vous, M. Maurette ? :-)
Certes, je manque totalement de modestie, mais qui peut se prévaloir de n'avoir que des qualités ? Hum...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 février 2010

FIN

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

Et moi qui, en écoutant les infos ce soir, pensait qu'il n'y aurait eu que de mauvaises nouvelles aujourd'hui !

Francis Penin, vous ai-je déjà dit que je trouvais intelligent et sympathique ? Si je ne l'ai jamais dit, je m'empresse de le déclarer céans :-)

Écrit par : Jeremy | 26 février 2010

Hey Jeremy, Francis Penin, ok, mais quel compliment officiel pouvez-vous m'adresser? Merci.

Écrit par : Pendariès | 26 février 2010

Ah oui, mais hé, attention : Francis Penin cite mes posts, dit que je suis jeune, et parle gentiment de moi.

Pendaries, faites-en autant, et je vous adresserai un compliment à la hauteur de l'hommage ! :-D

Écrit par : Jeremy | 26 février 2010

Jérémy, vous vous couchez trop tard !
JPB

Écrit par : brighelli | 26 février 2010

Désolé , même les prévision météo peuvent être fausses Jeremy !!
Je ne peux quand même pas laisser passer trop de choses , Si vous voulez vous vraiment vous débarrasser de moi , la moindre des corrections , serait de m'oublier ..Bavarder derrière le dos de quelqu'un .. c'est assez peu élégant non !!

Monsieur Penin , j'ai mal joué sur vous , mauvaise appréciation ?? mais bon !! A aucun moment je ne vous ai adressé de "pique" ... je n'avais aucune raison de le faire !!

OK , je ne suis certainement pas un immense grammairien ; pour être clair celà n'a jamais été ma priorité .Je me suis empressé d'oublier mes 7 années de latin qui m'ont privé de l'apprentissage d'une langue étrangère qui m'aurait été beaucoup plus utile .
J'ai appris par nécessité à aller vite ..
Entre les pauvres SMS des d'jeuns et les finasseries qui confinent au ridicule sur les accents il y a une marge ..

Votre école et votre histoire je l'ai connue .. Cela ne m'impressionne pas , mais nous ramener la vieille rengaine sur méthode Globale !!!
Attention aux fantasmes et aux contre-vérités .. .
Ma maman , instit , n'a jamais eu une seul échec en lecture avec la semi globale , la méthode de loin la plus utilisée.. et la plus efficace ..celle avec laquelle j'ai appris à lire .. très tôt .. et sans plus de difficultés que mes copains de l'époque ..

La méthode Globale n'a pratiquement jamais été utilisée, elle fait partie des outils classiques de désinformation .. On connait ..
Quand à ma Carriére qu'est ce qui vous autorise à émettre des doutes ?? Un peu gonflé là non !!!
Désolé je n'ai pas un parcours classique et alors !! Vous voulez mon CV !! ça risque de prendre beaucoup de place !

D'accord je n'ai pas été très malin de venir ici , Je n'aurai pas du , je vous l'accorde .. Mais vous connaissez une autre méthode pour s'informer ??

Alors soyez corrects , nous ne sommes pas d'accord OK !! pas de pb , lâchez moi les baskets maintenant , si vous voulez éviter mes réponses OK !! J'ai dit ce que j'avais à dire , je n'ai pas été incorrect ..

Écrit par : jean maurette | 26 février 2010

Maurette, vous vous levez trop tôt…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 février 2010

Enfin !! Bonjour Brighelli ..

ça fait plaisir d'avoir à faire au Tôlier ..
OK , j'aurai pas du commencer .. après ..on est bien obligé de se défendre ..

J'apprécie énormément le fait que vous ne m'ayez pas viré !!
mais je suis assez grand pour partir seul .. Si possible on me lâche maintenant OK ce serait bien ..

Simple précision .. si vous avez u moment !! Vous avez quoi contre Morin ?

Écrit par : jean Maurette | 26 février 2010

Morin, Edgar

Rhétoricien de la complexité, phraséologue déguisé en penseur

Spécialiste du vide de haute altitude.

Dangereux cependant quand de petits esprits y trouvent des raisons de décloisonner les disciplines dès le plus jeune âge.

M'étonne pas qu'il vous fascine. Continuez à le lire : ça lui fait des sous et ça aide à s'endormir.

On en a déjà abondamment parlé sur ce blog.

Écrit par : dugong | 26 février 2010

"ça fait plaisir d'avoir à faire au Tôlier .. " JM

Le taulier ne s'arrête pas forcément à chaque froissement de tôle. Tant qu'à faire, on ne va pas faire une affaire de tout et de rien.

En revanche, je l'imagine assez bien attentif à tout le processus de laminage dont vous avez fait l'objet.

Écrit par : dugong | 26 février 2010

En revanche, je l'imagine assez bien attentif à tout le processus de laminage dont vous avez fait l'objet.

Ecrit par : dugong | 26 février 2010

Oh, Dugong, comme vous me connaissez bien !
JPB

Écrit par : brighelli | 26 février 2010

L'hebdo télé appelé "nouvel obs" donne parfois des informations :

"Le Sénat a voté l'obligation d'installer un détecteur de fumée dans tous les logements privés d'ici cinq ans."

Nos vénérables se sont-ils demandés si le zimbrec détectait aussi les propos fumeux ? Si oui, que de sonneries à la moindre çonnerie !

Question annexe : nos sénateurs ont-ils prévu une dérogation pour Edgar Morin ?

Dans le rédactionnel, on lit : "Le taux d'équipement de ce type d'alarme anti-incendie dans les logements n'est que de 2%, contre 89% en Grande-Bretagne et 98% en Norvège"

Les Norvégiens ont eu recours à ce moyen drastique pour empêcher leurs concitoyens de fumer le hareng dans les appartements. Ça a marché.

Écrit par : dugong | 26 février 2010

"Les Norvégiens ont eu recours à ce moyen drastique pour empêcher leurs concitoyens de fumer le hareng dans les appartements. Ça a marché."

Ecrit par : dugong | 26 février 2010

La campagne publicitaire visant à l'interdiction de fumer la saucisse a, elle aussi, été mise au pilori... Et je trouve ça plutôt heureux.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

"D'accord je n'ai pas été très malin de venir ici , Je n'aurai pas du , je vous l'accorde .. Mais vous connaissez une autre méthode pour s'informer ??

Alors soyez corrects , nous ne sommes pas d'accord OK !! pas de pb , lâchez moi les baskets maintenant , si vous voulez éviter mes réponses OK !! J'ai dit ce que j'avais à dire , je n'ai pas été incorrect .."

Ecrit par : jean maurette | 26 février 2010

Je pense que vous devriez relire certains de vos propos. Quand on met la première fois les pieds dans un appartement "collectif" (déjà occupé par un certain nombre d'habitués), on ne se manifeste pas en montant sur les tables et en chiant dans l'argenterie.
Ceci-dit, il y a certains de vos propos avec lesquels je suis en accord au moins partiel.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

" Je me suis empressé d'oublier mes sept années de latin." (Jean Maurette)

Ca se voit.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 février 2010

Le "é" de l'avant-dernière syllabe est conservé au futur et au conditionnel. Cela peut paraître surprenant, oui. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 février 2010

Pas tant que ça, Francis. è s'emploie devant un e muet. Or ici dans dégénérerait tout comme dans dégénérera, la syllabe "re" suivant "né" comporte un e qui se prononce. Le é devient donc obligatoire. Tout (ou presque) a une explication. :-)
Dans toutes les dictées que je donne à mes CM1 à partir du 2ème trimestre, je glisse des mots à accents pervers...

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Sylvie, vous êtes cruelle.

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Cruelle ? Disons que je réagis toujours assez vivement aux propos sur la prétendue "inutilité" des langues anciennes. Réflexe corporatiste, assurément. ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 février 2010

"Un enfant d'aujourd'hui, partant à l'école dans les conditions où je me trouvais, serait coulé en huit jours avec la méthode globale ou toute méthode autre que la méthode syllabique." (F.Penin)

Puis-je me permettre, cher collègue, de m'inscrire en faux ? La méthode globale, d'ailleurs jamais réellement utilisée, n'a rien à voir avec tel ou tel échec scolaire.
Les dégâts commencent en fait à partir des nouveaux programmes du primaire et du collège, programmes qui effleurent, qui privilégient le contact et non l'apprentissage, le concret et non la nécessaire marche vers l'abstracion et la distance.
Je sais que ce blog est le fer de lance de la lutte anti "globaliste", mais c'est un point sur lequel beaucoup de gens font erreur. Je suis persuadé que l'apprentissage se fait, d'une façon ou d'une autre, que l'enfant crée lui-même ses propres raccourcis et que l'on trouvera toujours la même proportion de mauvais lecteurs.
Né en 50, donc assimilable aux fossiles de l'ancien temps, je me souviens de la nullité de certains qui avaient pourtant suivi les mêmes leçons que moi. Je m'en souviens d'autant mieux que certains étaient mes voisisns,et que je leur faisais leurs exos de français, contre rétribution sous fortme de billes, etc.
En revanche, mêler la carpe et le lapin dans une même classe, remplacer la grammaire par de l'observation réfléchie de la langue, décloisonner ce qui demande justement à être clairement délimité, refuser toute approche chronologique, voilà les causes réelles de l'état de notre enseignement. Je n'évoque évidemment ici que ce que je conais un peu, c'est à dire le domaine littéraire (au sens large).
Maintenant, haro sur le Garafignoux, qui ose défendre la globale !

Écrit par : Garafignoux | 26 février 2010

"abstraction"

que je "connais" (j'avais portant relu ! C'est la globale ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 26 février 2010

Ca continue de voler très très haut :

http://fr.news.yahoo.com/82/20100226/tpl-patrick-devedjian-va-poursuivre-vinc-3835b8e.html

Allez il reste le Grand Palais pour les amoureux de Turner et des trains fantomatiques surgissant de la brume...

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Ah ? Vous défendez la globale ou vous prétendez que la méthode importe peu ?

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Catmano, me semble-t-il, a souvent expliqué ici que l'opposition globale/syllabique n'était pas pertinente, et qu'il fallait plutôt opposer méthodes et "non méthodes" de lecture.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 février 2010

"Catmano, me semble-t-il, a souvent expliqué ici que l'opposition globale/syllabique n'était pas pertinente, et qu'il fallait plutôt opposer méthodes et "non méthodes" de lecture."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 février 2010

Et elle n'est pas la seule !
Combien de fois, au début, me suis-je fait presque insulter, (et même complètement, par certains), pour cette raison. Et pour avoir aussi assuré maintes fois que la méthode globale pure n'avait (quasiment) pas été employée.
Bon, on va certainement voir rappliquer Anne-Marie, (avec un grand copié-collé probable) sur ce coup-là... ... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Bien sûr, Sylvie. Je ne faisais que répondre à Garafignoux.

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Et elle n'est pas la seule !
Combien de fois, au début, me suis-je fait presque insulter, (et même complètement, par certains), pour cette raison. Et pour avoir aussi assuré maintes fois que la méthode globale pure n'avait (quasiment) pas été employée.
Bon, on va certainement voir rappliquer Anne-Marie, (avec un grand copié-collé probable) sur ce coup-là... ... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Eh, oui, je raplique, mais sans copié-collé.
Simplement, modestement, je conseille la lecture de Rachel Boutonnet, "Pourquoi et comment j'enseigne le b.a.-ba."
(page 94 à 98)

Allez-donc parler de "méthodes" ou "non-méthodes" à des parents qui voient qu'en mars, leurs enfants ne lisent rien, et vous demandent conseil ???

Quelqu'un connaît-il Mika, (sous la direction de Gérard Chauveau )?

Quelqu'un a-t-il lu "La dyslexie, une vraie-fausse épidémie", de Colette Ouzilou?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 février 2010

Robin, il n'y a pas d'obligation de réserve, malgré tout ce qu'on raconte aux collègues pour qu'ils s'écrasent.

RECONSTRUIRE L'ECOLE

Devoir de réserve?

Les parlementaires interrogent le Gouvernement


RESPECT DU DEVOIR DE RÉSERVE DES FONCTIONNAIRES


Q. écrite n° 63846 du 9 Juillet 2001 (page 3929) de M. FRANCISCI Roland, député de Corse-du-Sud, RPR

M. Roland Francisci appelle l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat sur le respect du devoir de réserve des fonctionnaires. En effet, dans un mensuel d'avril dernier, le directeur de la communication de La Poste, en charge notamment des relations publiques institutionnelles et de la communication d'influence auprès des élus, déclarait :


" Lors des dernières élections municipales, la victoire de la gauche à Ajaccio m'a fait plaisir. Ce succès, qui met fin au règne des bonapartistes depuis 1790, redonne de facto ses lettres de noblesse au célèbre dicton : Tout vient à point pour qui sait attendre... "


En prenant une telle position politique, le directeur de la communication de La Poste sort manifestement de son devoir de réserve qui doit s'imposer à tous les fonctionnaires, et spécialement lorsqu'il s'agit d'un fonctionnaire d'autorité.
C'est pourquoi il lui demande, d'une part, s'il avait été informé au préalable de cette prise de position ou avait donné son accord pour la rendre publique et, d'autre part, si le Gouvernement entend prendre des sanctions contre ce genre de comportement afin de faire respecter strictement le devoir de réserve qui devrait s'appliquer à tous les fonctionnaires, ce que semble ignorer le directeur de la communication de La Poste.



Réponse publiée au JOAN du 8 Octobre 2001 (page 5798)


L'obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l'expression de leurs opinions, notamment politiques, sous peine de s'exposer à une sanction disciplinaire, ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique.
Il s'agit d'une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires, des policiers... C'est à l'autorité hiérarchique dont dépend l'agent, en l'espèce le directeur général de La Poste, et non pas le ministre chargé de la fonction publique, qu'il revient d'apprécier si un manquement à l'obligation de réserve a été commis et, le cas échéant, d'engager une procédure disciplinaire.
Mais il convient de rappeler, au plan des principes, que cette obligation de réserve ne saurait être conçue comme une interdiction pour tout fonctionnaire d'exercer des droits élémentaires du citoyen : liberté d'opinion et, son corollaire nécessaire dans une démocratie, liberté d'expression. Ces droits sont d'ailleurs, eux, expressément reconnus par l'article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
C'est ainsi que l'expression d'une opinion politique par un fonctionnaire ne peut être appréciée, au regard de l'obligation de réserve, si elle est sortie de son contexte, qui tient notamment, selon la jurisprudence, à la nature des fonctions et au rang dans la hiérarchie de l'agent.

(CE, Tessier, 13 mars 1953, p. 133 .
CE, Pouzenc, 9 juillet 1965, P. 421 .
CE, Collier, 2 juin 1989 n° 70084), aux circonstances dans lesquelles l'agent s'est exprimé, au contexte dans lequel publicité a été donnée à ses propos (CE, Plenel, 8 mars 1968, P. 168 : CE, Duffaut, 28 avril 1989, P. 765 .
CE, Marchand, 28 juillet 1993 .
CE, Schmitt, 12 avril 1995, n° 11943.

Écrit par : retraitée | 26 février 2010

J'ai entendu l'avocate de la famille biologique. L'avocate du diable !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire

En lisant, je suis tombé sur cette phrase il y a très peu de temps :

« Il y a longtemps que le peuple russe appelle l'avocat "une conscience à louer" ».

C'est ce que fait remarquer Ivan Fiodorovitch Karamazov à son frère Alexeï, précisément quand il relate les circonstances d'un procès relatif à une affaire d'enfant battu, où le père fouettard finit par être acquitté.

Vous aurez compris que c'est dans le roman "les frères Karamazov" de Dostoïevski (livre V, chapitre IV "la révolte") que je lis cela.

Écrit par : Moot | 26 février 2010

A défaut de lauriers , Philippe Meirieu se porte sur les jonquilles.
C'est beau !

Tout aussi belle est sa profession de foi sur son site.

" C'est un au revoir Monsieur le professeur en sciences de l'éducation "

http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

Écrit par : patrickinstit | 26 février 2010

Entre les pauvres SMS des d'jeuns et les finasseries qui confinent au ridicule sur les accents il y a une marge ..

Ecrit par : jean maurette

Puis-je vous faire remarquer que vous semblez être plutôt du côté gauche de ladite marge ? À condition toutefois que, dans votre affirmation, "marge" soit plus approprié que "espace" ou "intervalle".

Écrit par : Moot | 26 février 2010

Donc cette fois .. promis juré .. je me tais !!!

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010

C'est le mensonge le plus souvent lu sur ce blog.

Écrit par : yann | 26 février 2010

Je répondais à Toto Weininger, pardon, Sylvie.
Quant à me faire qualifier de "degré zéro de la réflexion" par quelqu'un qui est au dernier degré de l'idéologie...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010

Très bien, résumons les contributions de Monsieur Christophe Sibille, professeur de musique en IUFM (de manière caricaturale, je vous l'accorde) :
- les IUFM, c'est pas si mauvais que vous le pensez
- j'ai entendu une émission de radio, c'était trop bien
- je suis totalement d'accord avec vous mais je le dirais moins bien
- lol, ptdr, xptdr
- je suis outré. Il faudrait interné / frappé / torturé ceux qui osent dire des trucs pareils
- hier, j'ai reçu des amis et je leur ai fait un super plat avec un super vin, c'était troooooop bien
- le libéralisme c'est mal et vous êtes un con
+ une série de lapalissades "le défaut d'éducation induit une baisse du niveau", "les contenus ont été divisés par 5", "si les enfants sont violents, c'est la faute des parents et de l'administration", ...

Bref, je maintiens mon niveau 0 de la réflexion. Vous avez le droit de me trouver atteint d'idéologie avancée (ce que je conteste, mais ça n'enlève rien à votre droit), la différence, c'est que j'argumente mes prises de position. Je respecte les arguments des autres mêmes s'ils sont contraires à mes convictions, avec vous, j'ai du mal à en trouver.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

Rien à voir avec le thème du fil ? Pas si sûr. Voici en tout cas une petite anecdote : ma salle des maîtres à moi. Tout le monde casse-croûte et bavarde gentiment. Les miettes tombent sur les cahiers corrigés.
Pourquoi la discussion en vient-elle à évoquer "nos ancêtres les Gaulois" ? Toujours est-il que chacun se gausse et y va de sa petite phrase de réprobation d'un temps où l'on était assez bête pour faire réciter cette formule à des élèves aussi visiblement éloignés des Celtes que les nôtres.
Comme l'unanimisme et la suffisance m'ont toujours cassé les pieds, j'étais obligé : "Ben moi, je trouve que ce n'était pas mal."
Un ange passe. Puis un autre. Moi : "Ben oui, trouver cela inconvenant, c'est leur dire qu'avec leur tronche, ils ne peuvent pas prétendre à l'héritage. En clair, ils pourront faire ce qu'ils voudront, ils ne seront jamais des vrais Français."
Bon. Personne n'a voulu comprendre. Je passe encore un peu plus pour le gars qui a des idées bizarres.
J'en ai conclu que la République est mal barrée, puisque beaucoup de monde, pour des raisons diverses, et parfois inverses, en rejette le postulat de base.
Pour en revenir au thème de ce fil, on ne peut guère attendre d'un locataire qu'il soit aussi soucieux des lieux que s'il était chez lui.

Écrit par : Perceval | 26 février 2010

"Il faudrait interné / frappé / torturé"
Persevare diabolicum.

Écrit par : Perceval | 26 février 2010

Tiens, c'est vrai, elle est belle celle là. Je suis constant dans mes erreurs au moins...

Écrit par : Joe | 26 février 2010

NATHALIE PERRIER | 26.02.2010, 07h00
Vous enseignez le droit et l’économie ? Demain, enseignez les maths ! C’est en résumé le conseil qu’ont reçu plusieurs professeurs du rectorat de Créteil (qui couvre les départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne). Dont Cosme Dansou, enseignant en bureautique, droit et économie au lycée Delacroix à Drancy (Seine-Saint-Denis), qui, début février, en pleine polémique sur le projet de mobilité des fonctionnaires, a eu la surprise de découvrir dans son casier un courrier du recteur de son académie, accompagné d’un questionnaire, l’invitant à changer de discipline, voire de métier !
Dans une lettre de deux pages, sobrement intitulée « Evolution de l’offre de formation de l’enseignement professionnel », envoyée aux 600 professeurs des filières secrétariat et comptabilité de l’académie, le rectorat annonce la diminution des formations de la filière tertiaire administrative dans les trois ans à venir et, par voie de conséquence, la réduction du nombre de profs dans cette filière (30 postes de moins).

« Cette évolution ne pouvant s’effectuer sans le concours de la communauté éducative », les enseignants souhaitant s’inscrire dans cette démarche sont invités à remplir une « fiche projet personnel ». Elle est jointe à la missive, et ils doivent indiquer leur situation professionnelle, les formations suivies ces trois dernières années et leurs souhaits d’évolution professionnelle.
« Signe du mépris affiché du gouvernement pour le métier de prof », commente Cosme Dansou, le questionnaire doit être retourné avant le 15 février, soit moins de dix jours après sa réception ! « J’ai 33 ans. J’enseigne depuis cinq ans. Et là, on me demande de décider en quelques jours si je veux devenir prof de logistique, chef de travaux, voire quitter l’Education nationale… Mais ce métier me plaît ! Je ne vais pas en changer comme ça, du jour au lendemain », affirme le prof qui, après avoir travaillé un an comme contractuel, a décidé de passer le concours. Que fera Cosme demain si son poste est supprimé ? Dans son courrier, le rectorat mentionne principalement deux pistes. Les candidats au changement sur la base du volontariat pourront continuer à enseigner, mais dans une autre matière, ou changer de fonction, en devenant chef de travaux ou en préparant les concours de personnel de direction, d’inspecteur ou de gestionnaire d’établissement scolaire.
Avec sa maîtrise d’AES (administration économique et sociale), Cosme pourrait par exemple donner des cours de vente. « J’ai fait un peu de marketing, c’est vrai. Mais de là à être prof de vente, non ! Je n’en suis pas capable. Les maths, ce serait encore pire ! Je dois avoir un niveau collège ! » Restent les postes de direction : « Principal, chef de travaux ? C’est un autre métier. Si j’ai fait prof, c’est parce que j’aime enseigner à des élèves. » Quant à un détachement vers une autre fonction publique, évoqué dans le questionnaire …« Vous croyez que l’hôpital va recruter ? Non. Et moi, aller dans l’armée, ça ne m’intéresse pas. » Passé la « stupéfaction et la colère », Cosme Dansou a, d’un commun accord avec ses collègues, décidé de ne pas répondre. « Nous avons reçu ce courrier quelques jours avant l’examen de la loi sur la mobilité. Avec cette loi, si je refuse trois mutations, je peux être mis en disponibilité. Et si j’en refuse encore trois, je suis révoqué. Pour nous, le message est clair : ils veulent nous virer. »








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Le Parisien

Écrit par : retraitée | 26 février 2010

Tiens, Didier remet ça sur Joyandet, (sur Inter).
Vous l'avez inspiré, Nicolas !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

"Nos ancêtres, la télévision", ça la ferait, non ?

Écrit par : iPidiblue se cherche des ancêtres | 26 février 2010

"Tiens, c'est vrai, elle est belle celle là. Je suis constant dans mes erreurs au moins..."

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

C'est marrant, j'allais le dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

"Eh, oui, je raplique, "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 février 2010

"rapplique"

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

"la différence, c'est que j'argumente mes prises de position. "

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Bof...
Quand on voit le niveau de certains de vos arguments, vous feriez franchement mieux de vous abstenir.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Christophe c'est l'Arbitre des élégances de ce blog alors si vous n'avez pas son imprimatur mieux vaut vous abstenir ...

Écrit par : iPidiblue et l'Arbitre des élégances | 26 février 2010

Oh, que non, Ipidiblue. Même pas en musique... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

A l'ouest, toujours du nouveau

On licencie, parce que les résultats sont mauvais, tous les profs d'un lycée dans le neuf-trois du coin, avec l'approbation de Mme Duncan, secrétaire d'État à l'Education US.

i) Boston Channel

Decision To Fire School's Entire Teaching Staff Applauded
http://www.thebostonchannel.com/news/22661804/detail.html

ii) Christian Science Monitor

To improve school performance, fire all the teachers?

When high school teachers refused to work extra hours without pay, Central Falls, R.I., fired them all. Will that improve performance?
When managers want to improve performance of their companies, they sometimes close factories and lay off workers. But they never fire the entire workforce. Everyone knows that's counterproductive.

So when the school board in Central Falls, R.I., fired all 88 teachers and staff at its high school, the move had little to do with productivity and everything to do with sending a message to teachers' unions: The status quo of poor-performing schools is unacceptable.

Suite à :
http://www.csmonitor.com/Money/new-economy/2010/0224/To-improve-school-performance-fire-all-the-teachers

ii) Position de Randi Weingarten, président de l'AFT ( American Federation of Teachers )

http://www.aft.org/newspubs/press/2010/022410.cfm

MD

Écrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Bof...
Quand on voit le niveau de certains de vos arguments, vous feriez franchement mieux de vous abstenir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Je vous en prie, mettez moi le nez dans mon caca, citez moi ces arguments d'un tel niveau que je ferais mieux de m'abstenir.

En attendant, vous ne faites que confirmer mon constat.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

"Je vous en prie, mettez moi le nez dans mon caca, citez moi ces arguments d'un tel niveau que je ferais mieux de m'abstenir."

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Seulement votre "résumé" de mes interventions. Ca suffit largement.
Trouvez un seul endroit où j'ai écrit un seul des propos que vous me prêtez. Outre le fait que je n'aie jamais insulté personne, ici. Je crois même que je n'ai "relevé" aucune de vos fautes d'orthographe.

Je préfère, par écrit, faire des interventions "courtes", en tentant d'être lapidaire, et, aumieux, d'avoir le sens de la formule, (sans obligatoirement y réussir; je n'ai ni le talent de notre hôte, ni celui de Dugong), plutôt qu'argumenter longuement.
Ce que je sais, je crois, à peu près faire dans une "discussion orale."

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Hier soir j'ai vu "Alien versus Predator" là aussi cela bavait beaucoup ... à la fin il y avait une grosse explosion de joie : l'école était finie, on allait pouvoir de nouveau jouer avec les grosses bêbêtes ...

Écrit par : iPidiblue Alien versus Predator | 26 février 2010

"Tiens, Didier remet ça"
Ca me fait penser aux gens (prénommons-les Machin) qui relatent ce que leur a dit un important en commençant par : "Tu sais, Machin, ...", histoire qu'il soit bien clair que Machin est intime avec l'important.

Écrit par : persifleur | 26 février 2010

Trouvez un seul endroit où j'ai écrit un seul des propos que vous me prêtez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Dans ma grande bonté, j'ai fait l'effort de relever plusieurs de vos interventions pour vous satisfaire :


Génialissime !!! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
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Je suis bien d'accord avec vous, Perceval. Mais nous n'avons de responsabilités directes dans la confection des programmes ni l'un, ni l'autre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010
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"Il était temps que les vacances arrivent."

Ecrit par : retraitée | 22 février 2010

Ici, elles sont finies... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 février 2010
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Ce week-end, stage d'impro avec deux musiciens exceptionnels, chacun dans son genre; Carlo Rizzo, (percussionniste), et Jean-Christophe Cholet, (pianiste).
Hier soir, bouffe chez moi avec iceux et un menu fort correct, réalisé par votre serviteur, et arrosé par un Justine Barboux 2005 et un Gigondas de 1993. Donc, loupé Martha... :-( Mais c'est pour la bonne cause !
Ce soir, le concert à Equinoxe", avec "Circum", groupe composé, entre autres, de ces deux musiciens.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010
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;-)))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010
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Non ! On bosse !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 février 2010
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Je suis considéré comme "formateur" par l'institution, et j'enseigne... C'est grave, docteur ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
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Christophe, attention à vous !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
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Là, vous en demandez beaucoup ! ;-)
Et puis, c'est: "correcte"... Hé, oui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
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Ceci dit, les délits reprochés à la tête de liste PS du 92 ont, apparemment, été le fait d'un homonyme...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
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Je suis allé voir ce mec, hier soir...
S'il passe par chez vous, ne le loupez pas !!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2010
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Rien à ajouter ! Vous avez dit cela mille fois mieux que j'aurais pu le faire !

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2010


Naturellement, je suis loin d'être exhaustif, mais je pense avoir couvert l'ensemble du spectre uniquement à partir de vos interventions des derniers jours.

La question est donc : que proposiez vous de faire si je trouvais "un seul endroit où j'ai écrit un seul des propos que vous me prêtez" ?

Écrit par : Joe | 26 février 2010

Pour conclure, je ne vous reproche pas votre participation, ni votre bonne humeur, que je trouve globalement agréables. Je trouve juste vos interventions superficielles.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

On l'appelle Téflon dans l'intimité ...

Écrit par : iPidiblue on l'appelle Téflon ! | 26 février 2010

Je suis bien d'accord avec vous, Perceval.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 février 2010

Joe, Christophe est quand même clairvoyant sur l'essentiel :-)
Par ailleurs, je m'inquiète pour votre productivité. Je serais vous, je me virerais.. euh non, je m'inviterais à réfléchir à un redéploiement de ma carrière ;-)

Écrit par : Perceval | 26 février 2010

Vous seriez surpris, Perceval, de savoir tout ce qu'on peut faire un sandwich à la main ;)

Et puis, la productivité, c'est la production rapportée à un moyen de production (en l'occurrence, le nombre d'heures travaillées), donc concrètement, ce 1/4 d'heure que je passe à discuter signifie que je quitterai mon bureau un 1/4 d'heure plus tard ce soir. Mais comme je me suis changé les idées, mon travail n'en sera que plus efficace, bref, ma productivité sera globalement meilleure.

Mais c'est gentil de vous inquiéter. (A moins que ce soit une façon polie de me dire que j'ai sûrement quelque chose de plus intelligent à faire que taquiner Christophe, ce en quoi vous auriez raison)

Écrit par : Joe | 26 février 2010

Decision To Fire School's Entire Teaching Staff Applauded

MD

Ecrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Vous en avez rêvé ? Les USA l'ont fait !

Écrit par : yann | 26 février 2010

Petit SOS :
un anti-virus provisoire accompagnait mon ordi. Il arrive à expiration aujourd'hui. Lequel me conseillez-vous ? Les gratuits sont-ils fiables ? Merci et pardon pour le dérangement.

Écrit par : Perceval | 26 février 2010

Avast! Antivirus édition familiale est gratuit est fiable pour 99% de l'usage de votre ordinateur (internet et mail). En plus d'être gratuit, il présente l'intérêt d'être relativement léger et de consommer peu de ressources systèmes. Par contre, il ne remplacera jamais l'efficacité d'un Norton ou d'un McAfee si votre ordinateur est infecté.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

*ET fiable... je vais me pendre et je reviens.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

@ Perceval

Je n'ai jamais lu dans un manuel d'Histoire de France "nos ancêtres les Gaulois". J'en possède pourtant un certain nombre. Je pense que cette expression est plutôt tirée d'une chanson d'Henri Salvador (Boris Vian ?) ou peut être des premières aventures d'Astérix le Gaulois (pas le courage de vérifier).
En tout cas, quand un enseignant l'utilise, c'est rarement pour vanter les valeurs de l'école d'autrefois.

Écrit par : Républicain | 26 février 2010

Il me semble bien pourtant, dans les années 50, avoir appris par coeur, comme c'était l'usage à l'époque, un résumé figurant sur le manuel d'Histoire et commençant par "nos ancêtres les Gaulois". Serait-ce un faux souvenir ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 février 2010

Merci, Joe ;-)

Écrit par : Perceval | 26 février 2010

je vais me pendre et je reviens. Ecrit par : Joe | 26 février 2010
Faites donc ça dans votre 1/4 h supplémentaire ce soir.
C'est bientôt fini cette guéguerre stupide, oui ?

Vous ne trouvez pas qu'il y a plutôt lieu de commenter, en bon libéral que vous êtes, le tournant tout nouveau que prend l'obligation de résultats scolaires aux US ?
Et comme chacun sait, les US sont notre phare, notre alpha et notre omega...

Decision To Fire School's Entire Teaching Staff Applauded Ecrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Ah ? Vous défendez la globale ou vous prétendez que la méthode importe peu ?

Ecrit par : nicolas | 26 février 2010

Je ne sais pas vraiment où j'en suis sur ce coup là. En bref, je suis partagé entre mon acceptation du fait que la globale est la SEULE méthode efficace pour apprendre à lire au sens propre du terme (faire du sens dans sa tête et non du bruit avec les lèvres), et l'intuition selon laquelle c'est vrai, peut-être au fond la méthode importe-t-elle assez peu. Il faut une présence assidue de l'enseignant et de l'enfant, et beaucoup de pragmatisme.
L'école où j'étais avait deux sections : 2CP,2CE1, etc.
Si on avait, au départ, Monsieur B., on savait que c'était la syllabique. Avec Mlle P. c'était la globale. Tout le quartier se le disait, et c'est là que j'ai entendu ces mots pour la première fois (nous étions en 56).
Il y a eu, issus indistinctement des 2 sections, autant de boulangers, de médecins, de profs, de maires de leur commune, de commerçants, etc.
Je sais qu'une profession n'est pas la garantie d'une bonne ou mauvaise maîtrise de la langue, mais il me semble qu'à l'arrivée, les chevaux arrivaient avec le même écart type tout en ayant eu de supposés handicaps différents.
Sur le seul point de l'apprentissage de la lecture, je pense qu'Eveline Charmeux a raison. Mais je ne suis évidemment pas spécialiste : je me situe, je le répète, au niveau de l'intuition, après lecture des arguments opposés.

Pas sur la tête ! Pas sur le dos non plus !

Écrit par : Garafignoux | 26 février 2010

Je suis curieuse de connaître la réaction de Cadichon à cette nouvelle escalade du libéralisme de notre indépassable horizon.

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Pas sur la tête ! Pas sur le dos non plus ! Garafignoux

Je m'en garderai bien. Je me contenterai 1) de vous renvoyer aux explications ultra claires de Catmano au cours des fils précédents. 2) de vous conseiller de vous pencher sur l'origine des enfants qui sont devenus médecins ou commerçants, toutes méthodes confondues.
Pourrait-on en conclure qu'il s'agit de reproduction sociale pure ou de méthodes de lecture ou d'autre chose ?

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Nicolas, sur cette histoire au States, il faudrait en savoir un peu plus avant de pouvoir commenter. Si le projet pédagogique de l'équipe enseignante était mauvais, il me semble normal que l'ensemble de l'équipe soit débarquée (je veux dire par là qu'il aurait été hypocrite de ne remercier que le directeur). Après, on n'est pas à l'abri non plus d'une décision arbitraire, ce que semble sous-entendre l'article (volonté de montrer au syndicat qu'ils ont des corones) mais encore une fois, je n'ai pas assez d'information avec un seul article, tronqué et pas forcément impartial.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

"Dans ma grande bonté, j'ai fait l'effort de relever plusieurs de vos interventions pour vous satisfaire."

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Ca n'a effectivement aucun intérêt, s'il n'y a pas les messages auxquels ceux-ci répondent.
Et je n'ai vraiment pas la prétention de refaire le monde à chaque intervention... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

"Tiens, Didier remet ça"
Ca me fait penser aux gens (prénommons-les Machin) qui relatent ce que leur a dit un important en commençant par : "Tu sais, Machin, ...", histoire qu'il soit bien clair que Machin est intime avec l'important.

Ecrit par : persifleur | 26 février 2010

J'ai pensé à ce genre de remarque, et j'ai hésité. Mais c'est un ami, je ne vais quand même pas l'appeler: "madame"...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Vous savez, Joe, je ne suis pas totalement certain que JPB vous sollicite pour rédiger une "note...
Quoique, on ne sait jamais, finalement... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Joe, débarquer une équipe enseignante pour cause de mauvais projet pédagogique signifie que celui-ci en amont n'a été agréé par aucun supérieur hiérarchique. Est-ce ainsi que les écoles américaines fonctionnent ? Les équipes sont lâchées dans la nature et répondent de leurs résultats avec des bambins qu'en plus elles doivent élever et éduquer ? J'ai bien compris ?
Décidément, beaucoup de progrès sous Obama. On va regretter Bush !

Écrit par : nicolas, très remontée | 26 février 2010

Décidément, beaucoup de progrès sous Obama. On va regretter Bush !

Ecrit par : nicolas, très remontée | 26 février 2010

L'opinion publique américaine est déjà majoritairement d'accord avec vous.
Sur cette affaire, peu de détails disponibles, à part les chouinements de rigueur.
Ça me fait penser à la façon dont Reagan a réglé la grève des contrôleurs aériens : virer tout le monde, et réembaucher les non-grévistes et ceux qui voulaient vraiment bosser. C'est peut-être l'idée directrice dans le cas de cette école.

Écrit par : yann | 26 février 2010

gné ?

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

Comment ça, "gné" ?
J'ai fait une faute de français ?

Écrit par : yann | 26 février 2010

Pourrait-on en conclure qu'il s'agit de reproduction sociale pure ou de méthodes de lecture ou d'autre chose ?

Ecrit par : nicolas | 26 février 2010

C'est bien ce que je dis (timidement) : le choix de la méthode me semble au fond assez secondaire

Écrit par : Garafignoux | 26 février 2010

Joe, débarquer une équipe enseignante pour cause de mauvais projet pédagogique signifie que celui-ci en amont n'a été agréé par aucun supérieur hiérarchique. Est-ce ainsi que les écoles américaines fonctionnent ? Les équipes sont lâchées dans la nature et répondent de leurs résultats avec des bambins qu'en plus elles doivent élever et éduquer ? J'ai bien compris ?
Décidément, beaucoup de progrès sous Obama. On va regretter Bush !

Ecrit par : nicolas, très remontée | 26 février 2010

C'est bien ce que je vous dis : je manque d'information pour me forger une opinion sur le sujet. En soit, virer des gens, qu'ils soient professeurs ou non, peut se justifier. Ce sont les raisons de ces licenciements et le contexte qui permettent de dire si c'est acceptable ou pas.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

"Ca me fait penser aux gens (prénommons-les Machin) qui relatent ce que leur a dit un important en commençant par : "Tu sais, Machin, ...", histoire qu'il soit bien clair que Machin est intime avec l'important."

Ecrit par : persifleur | 26 février 2010

Elle est complètement con, cette phrase, finalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

" En soit, virer des gens, qu'ils soient professeurs ou non, peut se justifier. Ce sont les raisons de ces licenciements et le contexte qui permettent de dire si c'est acceptable ou pas."

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Ca, c'est de l'argumentation qu'elle est pas superficielle...
;-)))
"En soi", en plus. Sinon, ça ne dit pas la même chose...
Remarquez, vu ce que ça dit... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Vous n'êtes plus à une bêtise près, Christophe (je ne parle pas de l'orthographe, vous avez parfaitement raison). En quoi ce n'est pas superficiel : expliquer à des profs que l'idée de virer des profs n'est pas choquante en soi (sans "t" cette fois) me semble nécessaire et peu évidente. Dire également qu'on ne peut pas s'offusquer à tort et à travers à partir de quelques phrases partisanes sur une situation ne me semble pas superficielle.

Ce que je vous propose Christophe, c'est de bien relire vos commentaires et ceux des autres,et ainsi vous arriverez peut-être à saisir le concept de superficialité.

Maintenant, j'arrête, Maman Nicolas va encore me gronder.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

Zut, j'ai oublié le smiley. Vous l'aurez rajouté vous même, Christophe.

Écrit par : Joe | 26 février 2010

France-Culture est devenue une belle bouillie sonore - ce n'est pas nouveau, je sais. Je pense au "débat" Dubet / Maurin, que j'ai écouté d'une oreille tout à l'heure.
Jourde, en ce moment, sur la même radio, tente de remonter le niveau.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 février 2010

Peut-on appeler "débat", la conversation de salon entre ces deux sociologues de la même madrassa bourdivine, qui nous bassinent avec leurs sempiternels rabâchages de la fumisterie égalitariste du Maître? Les interroger sur quoi que ce soit est effectivement un perte de temps car ils ne savent qu'une chose: faire du bruit avec la bouche. C'est du Maurette avec la ponctuation en plus et les fautes en moins.

Speaking of which, hoax est non seulement un canulard, mais peut également qualifier la prose de ces charlots. Le mot désigne une escroquerie de toute nature, d'ordre intellectuel notamment, comme celle pratiquée par ces illusionnistes de la sociologie "négationniste" qui se sont fait une spécialité de nier l'évidence, avec l'aplomb phénoménal que donne l'impunité, comme les cocos de la grande époque dont ils épousent les principaux tropismes.

Le duo en question ne dépare pas le lot. Dubet sévit depuis si longtemps qu'il n'est pas besoin d'enfoncer un clou de plus dans son cercueil, il le fait très bien tout seul, mais Eric Maurin est moins connu. Il a commis en 2007 "La nouvelle question scolaire. Les bénéfices de la démocratisation", où il conteste non plus seulement un des aspects de la débâcle scolaire, dans le droit fil négationniste des Lahire (Invention de l'illettrisme) et autres Mabilon-Bonfils (celle de la violence scolaire), mais son existence même. Il la qualifie, comme ses complices, de pure rhétorique, du flan, une invention des médias. Tous sifflent le même air, seules les paroles changent, et c'est d'une banalité affligeante, qui serait risible, si ces clampins n'avaient non seulement l'oreille des médias mais aussi celle des cornacs du Mammouth et de la Nomenklatura des Khmers rouges qui "conseille" les précédents.

Page 153, Maurin s'insurge contre la campagne de diffamation qui salit cette magnifique institution qu'est notre enseignement public, et sa splendide mission humanitaire de "démocratisation scolaire et d'égalisation des destins" (sic).
Selon cet inestimable crétin, "la rhétorique des effets pervers est, on le sait, typique des milieux conservateurs: elle fustige volontiers la démocratisation et les "bons sentiments". Fermez le ban.

Je vous fais grâce de la suite, où ce spécialiste du lieu commun et du démontage de portes ouvertes, (dans ce registre, pas loin de Polony qui vient d'en pondre un nouveau sur l'illettrisme) glose ad nauseam (en particulier p. 166), sur l"a priori erroné" que constitue "l'inégalité naturelle des enfants" . Sa solution à tous les problèmes, vous l'avez deviné, c'est: "plus de moyens" (p. 218).

Courage, Fuyons!
Et pardon pour ce mirliton.
I can resist anything but temptation. (Wilde)
Bons baisers de Boston.

Écrit par : Cadichon | 26 février 2010

Virer des profs vous paraît naturel. Mais quand trouverez-vous naturel de virer les concepteurs de programmes ineptes et indigents, les conseillers péda qui ne conseillent rien que des évidences, le mammouth d'Allègre, les chefs d'établissement qui jouent à france télécom ?

Écrit par : nicolas | 26 février 2010

"Vous n'êtes plus à une bêtise près, Christophe (je ne parle pas de l'orthographe, vous avez parfaitement raison). En quoi ce n'est pas superficiel : expliquer à des profs que l'idée de virer des profs n'est pas choquante en soi (sans "t" cette fois) me semble nécessaire et peu évidente. Dire également qu'on ne peut pas s'offusquer à tort et à travers à partir de quelques phrases partisanes sur une situation ne me semble pas superficielle.

Ce que je vous propose Christophe, c'est de bien relire vos commentaires et ceux des autres,et ainsi vous arriverez peut-être à saisir le concept de superficialité.

Maintenant, j'arrête, Maman Nicolas va encore me gronder."

Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Vous le faites exprès, ou vous êtes un peu concon ?
Il peut être tout à fait légitime de virer un prof qui se rendrait coupable de pédophilie, ou qui commettrait nombre d' actes assez graves. Et n'importe lequel des participants à ce blog pourrait parfaitement l'admettre, et même assez facilement.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

N'en déplaise à Joe; sur "Mezzo", jeudi prochain à 20h30, l'unique Brad Meldhau, en solo, puis en trio... A vos caffettes !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 février 2010

Pour moi, un gamin qui sait lire, c'est celui qui attaque franchement Tegucigalpa ou Saskatchewan, c'est à dire celui qui DÉCHIFFRE même si ça ne "fait pas sens" (quelle belle connerie, cette formule! Comme si les gamins n'adoraient pas les mots inconnus, plénipotentiaire, felouque, pachyderme...N'est-ce pas ainsi qu'on s'enrichit en mots nouveaux?)
Mes collégiens sortent d'une école d'application bien IUFM et il n'y en a pas 10% (en 3°) qui déchiffreraient d'un trait Nijni Novgorod (ah! Michel Strogoff!). Si nous lisons "Le Bourgeois gentilhomme", je ne peux compter que sur 5 ou 6 qui peuvent lire en comprenant par anticipation et donc en mettant le ton; les autres ne sauraient lire UNE ligne sans un accroc, grand ou petit (parmi les plus récents: quarante au lieu de quatre, ou commerçant au lieu de commencement).
Quand je fais mon enquête auprès des très bons lecteurs, je trouve presque toujours une maman ou une mamie qui leur a appris à lire avant et pendant le CP.
Quant à moi, nourrie au pur syllabique, j'adorais déchiffrer les enseignes ou inscriptions en basque: Esterençuby, Oxocelhaya, Eskual Etxea. Que c'est amusant -et parfois beau- de lire tous ces mots qui ne font pas sens. Rendez-nous des écoliers qui déchiffrent: ils seront peut-être moins nuls en langues vivantes aussi...

Écrit par : Cunégonde | 26 février 2010

.....mais encore une fois, je n'ai pas assez d'information avec un seul article, tronqué et pas forcément impartial.
Ecrit par : Joe | 26 février 2010

Tronqué ?
Pas assez d'informations : aller sur news.google.com et rechercher Central Falls high school

Écrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Misères du collège unique
Vacances de février = correction des brevets blancs, entre l'ennui et le cauchemar. Le texte donné est l'arrivée de Jean Valjean à l'auberge de Digne d'où il est chassé par l'aubergiste Jacquin Labarre. Sujet: "L'aubergiste raconte la scène à sa femme qui cherche à lui montrer qu'il a eu tort".(la date, 1815, était indiquée).
Copie de 3°, collège non ZEP dans un quartier tranquille de Bordeaux

"Chère femme, je vais te raconter mon aventure à l'auberge...J'avais fait douze lieues et personne ne me vouller, il avait plus de chambre a ce qu'ils me dissait mais moi je vouller juste un endroit n'impporte ou temps que j'avais de quoi manger et dormire.
Je leurs dissait que j'avais de l'argent et que je pouvait tous payé d'avance mais ils ne pouvais pas cas même. Donc je suis parti et il y avait un banc pas loin de l'hôtel je mi suis accit dessu et j'ai attendu que le temps passe jusqu'au lendemain matin que je retrouse chemin pour arrivait à destination à la maison te retrouver et manger tes sucullent petits plats.
-Tu c'est mon chère mari je me faisait du soucit pour toi, je m'étais mise à ta recherche toute seule dans la ville mais je ne tes pas retrouver à mon grands despoir jusqu'à maintenant que tu refasse ton apparition (...)
-Bon chéri nous allons passer bientôt a table donc tu fini ce que tu fait et tu vient manger car depuis le temps que ta pas manger tu doit avoir beaucoup faim en plus je te fait ton plat préfaire - Ah bon quoi? - une soupe au legumes mixe comme tu aime
Nous nous somme mi a table et avont diner devant la télévision qui été allumer et qui parler d'un homme qui était à la recherche d'un autre homme qui fessait tous les hôtels et cette homme ce prenomer Jean Valjean qu'il désigne aussi aubergiste qui ne trouver pas de quoi ce l'oger pour quelque nuits. Et la femme de Jean Valjean ce demanda ce qui cettait passé a son mari mais il ne voula pas repondre, ils finissa de manger devant la télévision en écoutant les information."

Excusez-moi, j'ai besoin d'un cognac!!

Écrit par : Cunégonde | 26 février 2010

Ecrit par : Cunégonde | 26 février 2010

On dirait du Jean Maurette.

Écrit par : TotoWeininger | 27 février 2010

Que voulez-vous ? Il y a des milliers de gens pour qui se passer de la téloche (ou du bigophone portable, voire de la console de jeu) est IMPENSABLE.
Pour ces gens-là, la naissance du monde, le Big-Bang, date de l'époque où ces objets ont été inventés. Avant, ce n'était même pas le chaos : c'était le néant.

Écrit par : Moot | 27 février 2010

Mais comme je me suis changé les idées, mon travail n'en sera que plus efficace, bref, ma productivité sera globalement meilleure.

Joe

Quand je me suis changé les idées, moi, je me laisse aller pour en avoir d'autres beaucoup plus passionnantes. Le culte du travail et de la productivité (une obligation pour tout le monde?) me laisse toujours baba et anxieux. Je ne suis pas mon travail; et mon travail n'est pas moi. Produire ne m'intéresse pas le moins du monde. Enfin si, mais ce que je crée, je ne le vends pas.

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Sur FaceBook, une page que j'applaudis:

http://www.facebook.com/pages/Tes-fautes-dorthographe-mempechent-de-rejoindre-ton-groupe/263247996154?ref=nf&v=wall

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Excusez-moi, j'ai besoin d'un cognac!!
Ecrit par : Cunégonde | 26 février 2010

Mme Cunégonde brime la créativité de ses élèves en leur imposant le respect des règles arbitraires d'une orthographe bourgeoise établie selon des principes élitistes. Ses visées anti-pédagogiques l'amènent à boire et à corriger ses copies sous l'emprise de substances alcoolisées et psychotropes.

Que fait la hiérarchie de l'Education Nationale ?!

Joe, réagissez, bon dieu !

Écrit par : Jeremy | 27 février 2010

Excusez-moi, j'ai besoin d'un cognac!!
Ecrit par : Cunégonde | 26 février 2010

Mme Cunégonde brime la créativité de ses élèves en leur imposant le respect des règles arbitraires d'une orthographe bourgeoise établie selon des principes élitistes. Ses visées anti-pédagogiques l'amènent à boire et à corriger ses copies sous l'emprise de substances alcoolisées et psychotropes.

Que fait la hiérarchie de l'Education Nationale ?!

Ecrit par : Jeremy | 27 février 2010


On sent bien que Jérémy est jeune et a sucé le lait pédago et le vocabulaire qui va avec à la bonne source… Cunégonde, vous ne seriez pas un peu castratrice ?
JPB

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

Cunégonde, vous allez mieux aujourd'hui ?
Arrivée au terme de la lecture de ce pensum, je ne savais plus qui devait raconter quoi à qui, ni quand.
Faites gaffe si vous avez une trentaire de copies, c'est trente cognac minimum...
Mais rassurez-nous : les autres copies sont d'un tout autre tonneau ! ?

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

Passionnant article dans le Monde. Si, Si !

On y lit :

"Des chercheurs français documentent l'étonnante faculté de Mus minutoides, une race de souris naine africaine dont mâles et femelles sont porteurs de la paire chromosomique XY."
"Chez la majorité des mammifères, lorsque des anomalies apparaissent, comme par exemple des femelles XY, les individus sont stériles. Chez ce petit rongeur, les femelles XY sont parfaitement fertiles.Non seulement elles sont fertiles, mais leur proportion, par rapport aux femelles XX, est très élevée."
"Chez tous les mammifères, on a eu tendance à penser que le gène SRY était à la base de ce mécanisme de différentiation sexuelle. En gros, c'est la présence de ce gène qui fait un mâle. Mais les choses sont en réalité plus complexes, comme ces travaux l'illustrent bien."
En effet, mâles et femelles disposent de ce fameux gène SRY. "Nous pensons qu'il existe une mutation, sur le chromosome X, capable de réprimer l'expression de SRY". Du coup, dans une inversion de la logique communément admise chez les autres mammifères, l'"interrupteur sexuel" ne serait pas porté par le chromosome mâle (Y), mais par le chromosome femelle (X)."

Tout à leurs obsessions mécanistes de petits démiurges, les biologistes ont-ils pensé à la possibilité d'un va-et-vient qui mettrait un peu de lumière dans ce long tunnel qui mène à la compréhension des choses ?

Ceci dit, n'importe quel psy vous le dira, en réprimant ainsi l'expression de gènes, ces souris femelles sont de fieffées s…

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/26/une-souris-africaine-defie-les-lois-de-la-differenciation-sexuelle_1311736_3244.html

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Eh bien, nous y sommes presque. Badinter nous l'annonçait dans XY et l'identité masculine : le chromosome Y est défaillant, chez l'homme. Une femelle capable de s'auto-générer est en voie de construction. Fin de partie. On gardera Dugong et moi naturalisés au Musée de l'Espèce d'un monde totalement féminin. Comme spécimens d'un état antérieur — archaïque.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

Et les biologistes ont-ils pensé qu'en dévoilant au grand jour la responsabilité du chromosome femelle, ils pouvaient déclencher des cataclysmes ? Dans certains pays, ce n'est déjà pas le père qui confère un sexe à l'enfant. Alors...
Quant à évoquer la possibilité d'un va-et-vient, ce n'est sûrement pas pour mettre un peu de lumière hélas.

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

Excusez-moi, j'ai besoin d'un cognac!!
Ecrit par : Cunégonde | 26 février 2010

Ce qui est fou dans cette khopie, (outre l'orthographe et l'expression, oeuf corse), c'est que celui qui l'a commise est infichu de respecter une consigne simple, puique c'est l'aubergiste qui doit être le locuteur et non J. Valjean. Pourtant, on leur bourre le mou avec l'énonciation depuis la 6eme au moins, non ?

Écrit par : Françoise Guichard | 27 février 2010

On gardera Dugong et moi naturalisés au Musée de l'Espèce d'un monde totalement féminin. Comme spécimens d'un état antérieur — archaïque.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 février 2010

Un monde avec deux ans d'allaitement minimum, des écharpes de portage à tous les coins de rue, des bébés qui dorment avec maman et de la purée de brocoli bio à chaque repas ??? Noooooon ! Je demande l'asile politique en terre Adélie. Ou alors je change de sexe.

Écrit par : Françoise Guichard | 27 février 2010

Et oui !

Entre inutilité reproductrice et tendance à la bromidrose que n'ont pas les sex toys, notre avenir est bien bouché.

Ces derniers inaugurant, d'ailleurs, un nouveau style de femelles en batterie.

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Oui, Françoise mais il nous aura sans doute échappé que l'aubergiste... c'est Jean Valjean !
Les misérables ne sont pas ceux que l'on croit.

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

Un iceberg de la taille du Luxembourg vient de se détacher pour une croisière. J'embarque.

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

"Un iceberg de la taille du Luxembourg vient de se détacher pour une croisière. J'embarque." nicolas

Si vous espérez ainsi planquer en (eau) douce vos pépettes au Luxembourg, vous risquez fort de voir fondre vos économies. Sans compter les ours blancs en maraude.

C'est comme l'Australie en kangourou que nous vantait Coluche : faut pas le faire...

Ceci dit, si les paradis fiscaux débouchaient tous sur la mer, on aurait vite, à raz d'eau, des méduses à Vaduz.

Joe nous expliquera sans doute que cela ne se peut.

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Ça me trottait dans la tête, je modifie :

si vous pensiez planquer vos éconocroques au frais, vous vous retrouveriez bientôt à sec, à raz d'eau pourtant, médusée comme une buse abusée à Vaduz.

Écrit par : dugong | 27 février 2010

J’ai déjà expliqué ici ou là cette histoire d’ancêtres gaulois mais il faut inlassablement recommencer. Ayant simplement survolé le blog, je ne sais pas trop comment la polémique a ressurgi ici. Mais elle fait rage à propos de l’un des deux sujets zéro du nouveau concours de recrutement des PE. Tout y passe : le colonialisme de Jules Ferry, les petits nègres obligés de réciter cette sottise, en se regardant au miroir de leurs cheveux crépus, etc.

Cette expression est née bien avant la IIIe République et son école laïque. Pas à Gergovie certes, mais à Paris au moment des guerres de religion. Les historiens protestants défendent alors une thèse « révolutionnaire », qui contredit la version officielle, née au Moyen Age. Comme son nom l’indique, avait-on toujours dit, la France a été créée par les Francs. Plus précisément par un dénommé Francion, compagnon d’Enée ayant réussi à échapper in extremis à la ville dévorée par les flammes. Nouvelle Rome, la France a donc comme cette dernière des origines troyennes. A cette thèse les protestants opposent Jules César et la Guerre des Gaules. Bien avant l’arrivée des Francs, le pays était peuplé par les Gaulois et l’existence de Francion relève de la pure légende.

Le grand débat sur les origines de la nation prend une vigueur nouvelle à l’aube de la Révolution. Les deux protagonistes sont alors Boulainvilliers et Mably. Il est vrai, disent alors les aristocrates, que les Francs sont arrivés après les Gaulois. Mais justement, ils les ont vaincus et règnent depuis lors en vertu du droit de conquête. La guerre des races devient ainsi un analyseur de la guerre sociale. Les nobles descendent des Francs, c’est pourquoi ils ont droit à des « franchises », c’est-à-dire des « libertés » (au pluriel) particulières. Les manants descendent des Gaulois, ils ont perdu la guerre et c’est pourquoi ils doivent la boucler. A cela les révolutionnaires répliquent que la Nation, c’est le Peuple et que le Peuple, c’est les Gaulois. Opposant l’histoire des vaincus à l’histoire des vainqueurs, ils opposent donc aussi la Liberté (de tous) aux libertés (aristocratiques). Tout au long du XIXè siècle, se développent ainsi en parallèle deux histoires de France, totalement incompatibles. Il est dès lors compréhensible que la jeune République, encore très peu solide, d’après la Commune ait voulu utiliser l’école pour éviter le retour, toujours redouté à cette époque, de la monarchie. D’où le mot d’ordre « nos ancêtres les Gaulois », devenu totalement incompréhensible si on l’ampute de la thèse qu’il contredit : « Nos ancêtres les Francs ».

Grand lecteur de livres d’histoire, Marx avait parfaitement compris cela. Dans une lettre à Engels, il rappelait à ce dernier : « Notre idée de la lutte des classes, nous l’avons trouvée chez les historiens français de la guerre des races. »

Une situation analogue avait eu lieu en Angleterre au moment de la Révolution de Cromwell. Car c’est toujours dans un contexte de guerre civile qu’on fait appel au discours des origines : il faut bien que chaque camp se donne une légitimité. Les partisans du Roi descendent des Normands, les plus radicaux des révolutionnaires – les fameux « levellers » – descendent des Saxons : bataille d’Hastings, retour du Roi Harold et tout le tralala.

Le blog de notre ami Jean-Paul étant très lu, j’espère que cette petite mise au point aura quelque écho. Pour une analyse plus approfondie, on peut lire le magnifique séminaire que Michel Foucault consacra au thème de « la guerre des races » (publié après sa mort sous le titre, plus politiquement correct de « Il faut défendre la société » – entre guillemets dans l’original, ce que fait semblant d’oublier l’éditeur, François Ewald qui, comme chacun sait sans doute, est passé dans le camp de ceux qui « défendent la société »).

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 février 2010

Pedro, tu es précieux…
Comme tu dis, l'idée d'une double origine, noble et plébéienne, fonctionne aussi en Angleterre — les aristocrates descendent des Normands, et les manants des Saxons — vaincus comme les Gaulois chez nous.
Et ça peut se doubler là-bas d'un jeu sur le vocabulaire — il y a un anglais "saxon", fait de mots brefs et "populaires" (pig, l'animal que les porchers saxons élèvent, et pork", la viande que les nobles normands consomment — ça fonctionne pour presque tous les animaux domestiques).
Je me demande du coup si ce double langage (avec et sans jeu de mots) ne serait pas observable en France aujourd'hui, entre une langue "banlieue" et un langage "bourgeois".
À noter que l'édit de Villers-Cotterêts avait tenté d'imposer au fond une langue unique — tout comme l'Académie en 1635 —, mais cette fois contre la "barbarie" des langages "gascons" (ou "bas-breton", le sommet de l'abîme linguistique, si je puis dire). Bref, Gaulois contre Francs, ça vous a des résurgences encore aujourd'hui.
Et tu as raison : c'est cela même qu'il faut expliquer en classe. Mais ça supposerait que 'on fasse vraiment de la chronologie.
JPB
PS. Et en espagnol, Pedro ? N'y aurait-il pas des prétentions wisigothes chez certains aristocrates ? Ou des suspicions arabisantes ailleurs — sans parler des basques, dont chacun sait qu'ils parlent une langue barbare qui ignore même la distinction du masculin et du féminin, sauf erreur de ma part…

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

"qui peuvent lire en comprenant par anticipation" (Cunégonde)
Eh bien, justement, ce sont ceux-là qui lisent en produisant du sens.
Quant à l'argument des mots complexes qui intéressent les jeunes, c'est une autre affaire : cela ne peut venir qu'après l'apprentissage de la lecture. Par ailleurs, c'est un phénomène marginal, qui trouve vite ses limlites. 2 ou 3 mots à droite ou à gauche, c'est tout. Déchiffrer n'est pas lire, c'est une évidence, même si c'est (peut-être) un préalable.

Écrit par : Garafignoux | 27 février 2010

Et tu as raison : c'est cela même qu'il faut expliquer en classe. Mais ça supposerait que 'on fasse vraiment de la chronologie.
JPB
Tout à fait d'accord ! Quand je sévissais en collège, j'ai toujours abordé ces questions, carte de l'Europe piquée aux géographes à l'appui, en pleine approche chronologique, et en totale contradiction avec les injonctions inspectoriales !!!
Mais je suis sceptique quant aux résultats car cela se dilue dans un maelström de décloisonnement venu du fin fond du cursus scolaire. Idem, d'ailleurs, pour la grammaire...

Écrit par : Garafignoux | 27 février 2010

A propos des Gaulois c'est fou le nombre de délires qu'on a pu lire ou entendre et pourtant la recherche archéologique et historique a fait de grands progrès. On peut lire par exemple, de Jean-Louis Brunaux :
Nos ancêtres les gaulois, (Seuil, 2008) livre de "vulgarisation" ou Les Gaulois (Belles Lettres, 2005).
Et de Jean-Paul Savignac, Merde à César, une introduction au gaulois.

Écrit par : Pierre Lariba | 27 février 2010

Même pas la gueule de bois (c'est un très bon cognac) et Cunégonde, en partie basque, ne craint pas les spiritueux.

15 copies seulement et quelques autres merveilles:
- Genre plus belle la vie: "Alors, mon amour, comment s'est passé ta journée?" "Elle se jeta à corps perdu dans l'étoffe de son véritable mari" (Valjean, mari caché de Mme Labarre, donc). "Ils partirent pour Londres et vécurent heureux dans leur misérable maison"."Ce pauvre étranger est plus bon que vous"
- Orthographe: Tu c'es que/ a-t-on avis/ ce n'est t'es pas une obligation/ il a de quoi se l'ogé/ il veut qu'à même rester
- Grammaire: la relation logique exprimée par la conjonction de coordination et est une conjonction de coordination.

Pour les 25 copies restantes, je vais essayer le rhum arrangé de La Réunion.

Écrit par : Cunégonde | 27 février 2010

Alors oui, merde aux moustachus de tous bords !

Écrit par : iPidiblue on l'appelait Téflon ! | 27 février 2010

Foucault dit beaucoup de choses sur l'Angleterre et la France mais rien sur l'Espagne. J'ai un peu essayé de combler la lacune dans ma thèse, c'est beaucoup plus compliqué. On ne peut pas se contenter d'opposer deux interprétations de l'histoire car les morisques sont encore là au XVIe siècle. Tout est trop récent, trop "réel" et les inventeurs d'origines doivent avoir recours à la falsification pure et simple des documents.

C'est l'admirable histoire du Sacromonte de Grenade : San Cecilio, qui est toujours patron de la ville, est l'un des compagnons de saint Jacques mais il est arabe "de nation". L'évangélisation de l'Espagne s'est donc faite en arabe : pourquoi dès lors interdire l'usage de cette langue, qui est langue d'Evangile ? A l'appui de leur thèse les faussaires morisques creusent des catacombes dans la montagne, les découvertes de reliques se succèdent au fil des ans mais surtout il y a des livres gravés sur des plaques de plomb, toute une bibliothèques enterrée, écrite en "arabe primitif" qu'il faut décrypter et traduire pour découvrir la "vérité". L'un des textes raconte le voyage de la Vierge au Ciel, calqué sur celui de Mahomet sur al-Burak (ce pourquoi âne se dit "burro" en espagnol). Et c'est évidemment au Ciel que se trouve la "Mère de l'Evangile" dont une autre plaque ne donne que des bribes incompréhensibles (c'est le "Livre muet". Tout cela sent fortement le Coran mais l'Archevêque est enthousiaste car les faussaires ont trouvé des origines chrétiennes à sa ville, remontant à l'époque du Christ lui-même, qui dit mieux? Immensément riche, l'Archevêque construit avec ses deniers l'Abbaye dont le séminaire a fonctionné jusqu'aux années 60 du XX siècle. Il y a toujours une fête patronale à Grenade, le 2 février, début de Carnaval, où le peuple mange, boit et danse sur la tombe des saints. Les grenadins n'aiment pas trop qu'on fouille dans ce passé, bien sûr. Trop louche, mais ils y tiennent. Pour le cinquième centenaire de la Conquête de Grenade, en 1992, le Vatican a enfin rendu les originaux qu'il prétendait avoir perdus. C'est beaucoup mieux qu'Umberto Eco. On dirait plutôt du Borgès.

A part ça, il y a bien sûr les Wisigoths (mythe fondateur de la Reconquête), les Basques qui sont tous nobles puisqu'ils n'ont pas été contaminés par le sang arabe ou juif, les Galiciens qui sont celtes, les Catalans qui, comme chacun sait, sont Phéniciens, etc. Nous avons même des "races maudites", l'équivalent des cagots.

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 février 2010

Merci, Pedro ! Fascinant.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

Même pas la gueule de bois (c'est un très bon cognac) et Cunégonde, en partie basque, ne craint pas les spiritueux.

15 copies seulement et quelques autres merveilles:
- Genre plus belle la vie: "Alors, mon amour, comment s'est passé ta journée?" "Elle se jeta à corps perdu dans l'étoffe de son véritable mari" (Valjean, mari caché de Mme Labarre, donc). "Ils partirent pour Londres et vécurent heureux dans leur misérable maison"."Ce pauvre étranger est plus bon que vous"
- Orthographe: Tu c'es que/ a-t-on avis/ ce n'est t'es pas une obligation/ il a de quoi se l'ogé/ il veut qu'à même rester
- Grammaire: la relation logique exprimée par la conjonction de coordination et est une conjonction de coordination.

Pour les 25 copies restantes, je vais essayer le rhum arrangé de La Réunion.

Ecrit par : Cunégonde | 27 février 2010

Pensez que les 3DP6 - découverte professionnelle - existent; et j'en ai toute une classe. Au brevet blanc de mes élèves corrigé par un collègue, sur 24, 2 ont la moyenne en Français, et 2 en Histoire/Géo (les autres n'ont pas écrit leur paragraphe argumenté; et ceux qui l'ont fait avaient appris par coeur les 10 lignes [au maximum] de cours que je leur avais dictées - étant incapables de composer eux-mêmes une synthèse même brinquebalante; car oui! j'avais eu la bonté, sentant venir la catastrophe, de les préparer, quelques jours avant le Brevet Blanc - pour que leurs souvenirs soient frais -, à l'un des deux sujets d'Histoire: "Les jeunesses hitlériennes") - et l'ECJS est une catastrophe.

Bref, question réussite, Joe, je mériterais le renvoi.

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Pour la moyenne en Français, mon collègue - pour éviter qu'aucun élève soit au-dessous de 10 - a été dans l'obligation de donner les 4 points de propreté, orthographe, etc. Sinon, nous tournions à 2 ou 4, majoritairement.

Vous savez quoi, je fais ce que je peux avec ces élèves; je leur donne de quoi pouvoir se rattraper, mais comme ils ne bossent pas, ne révisent pas, le lisent pas, ne comprennent pas, je commence à m'en contre-foutre radicalement. Enfin, le jour où on renvoiera les profs, pour ne pas perdre mon boulot, je mettrai des notes sans rapport avec la réalité du terrain (dans mon bahut, l'objectif est le 100% de réussite, et les IEN poussent à la charette dans ce sens; gaffe aux mauvais enseignants!). De toute manière, pour les examens (BEPC, CAP, BEP et Bac Pro), on nous demande, en tant que correcteurs, de ne pas leur faire de mal, aux impétrants.

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Ca me fait rire - Pour Françoise Guichard, Brighelli, Dugong - et toute cette génération d'hommes et de femmes: http://www.youtube.com/watch?v=R7VKuYiAEG0

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

si vous pensiez planquer vos éconocroques au frais, vous vous retrouveriez bientôt à sec, à raz d'eau pourtant, médusée comme une buse abusée à Vaduz.
Ecrit par : dugong | 27 février 2010

Bon; j'étais sortie, mais pas déçue du retour. Je ne vous donnerai plus l'occasion d'en faire d'aussi mauvaises quand vous nous avez habitués à mettre le bar si haut.

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

Une femelle capable de s'auto-générer est en voie de construction. Fin de partie.

JPB

Ah non, la génétique réserve toujours quelques surprises! Heureusement.

http://www.youtube.com/watch?v=pwfdTndbNfA&feature=related

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Ah ! les souris mutines ...

Écrit par : iPidiblue et les murinés | 27 février 2010

Est-ce qu'il y a de la gerboise pour faire passer les souris ?

Écrit par : iPidiblue et le genre murin | 27 février 2010

Vous savez quoi ? On en apprend de belles sur ces souris mignonnettes tous les jours, en Afrique du Sud une espèce naine (ce sont les plus charmantes) est comme certains poissons, avec un génome ambigu ! XY pour tout le monde, mâles et femelles ...

Écrit par : iPidiblue vous n'êtes pas de mon genre ! | 27 février 2010

Merci à Pedro Cordoba.
Le mythe de la Reconquista a son pendant inversé dans la pensée gnangnan : celui du mythe de la "bonne colonisation" de l'Espagne par les musulmans, c'était l'implicite du programme d'histoire de 2de. La réalité était un petit peu plus complexe et moins en noir et blanc. Mais la réalité est l'ennemie d'homo paedagogicus !
Cela va recommencer avec le nouveau programme : Constantinople-Istanbul ou l'implicite est à peu près le même.

Pour ceux qui lisent l'espagnol :
http://www.correo-gto.com.mx/notas.asp?id=150233

Écrit par : P. Lariba | 27 février 2010

"Ca me fait rire" Pendariès

Moi aussi mais je me demande pourquoi Barbie ne parle pas.

Son XY la gêne ?

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Ainsi nous avons enseigné "nos ancêtres les gaulois" à quelques générations d'Occitans, d'Alsaciens, de Bretons ou de basques, de Sénégalais, de Malgaches ou d'indochinois avec une telle application somnambulique que cette phrase de manuel est devenue une formule de moquerie pour le zèle colonisateur avant que la mémoire des colonisés transmette cette ironie aux générations de ses enfants nés dans la France du XX ème siècle finissant pour qu'ils puissent traiter de "Gaulois" leurs camarades dont les colonisateurs étaient les aïeux. Admirable retour d'une identité fantasmée en discrimination vengeresse d'anciens "nègres", "burnous" ou "chintoks", voire de plus récents "blacks" ou "beurs" - pour ne pas parler des "ritals", "pollaks" ni des "boches".

Les boches ont disparu. Les blacks, les reubeus sont toujours là, et pas mal d'autres, mêlés aux Gaulois. Nous savons bien qu'ils sont le problème et que c'est eux qu'il faudrait faire entrer dans l'identité en question.
Mais ici déjà le bât blesse: on n'entre pas dans une identité, on ne s'en revêt pas, et on ne saurait s'identifier à elle (à supposer qu'il y ait du sens à la traiter comme une entité ou une figure) sans en même temps la modifier, la modaliser, la transformer peut-être. Les identités ne sont jamais si purement fixes, ni simplement plastiques. Elles sont toujours métastables.

Jean Luc Nancy dans Identité. Fragments, franchises. Editions Galilée.

Écrit par : Buntov | 27 février 2010

"Ca me fait rire" Pendariès

Moi aussi mais je me demande pourquoi Barbie ne parle pas.

Son XY la gêne ?

Ecrit par : dugong | 27 février 2010

Elle découvrait ce que c'est que d'avoir la bouche pleine; pourquoi tout ramaner à la génétique?

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Merci, Pedro ! Fascinant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 février 2010

Vous êtes fascinants tous les deux...
Bon, encore une intervention de ma pomme qui n'a aucun intérêt. Mais c'est aussi, (et surtout), pour apprendre que je viens ici et, là, c'est du haut vol. Merci à vous deux.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

"Ca me fait rire" Pendariès

Moi aussi mais je me demande pourquoi Barbie ne parle pas.

Son XY la gêne ?

Ecrit par : dugong | 27 février 2010

Elle découvrait ce que c'est que d'avoir la bouche pleine; pourquoi tout ramaner à la génétique?

Ecrit par : Pendariès | 27 février 2010

pensez-vous, Christophe, que c'est mieux, moi?

Écrit par : Pendariès | 27 février 2010

Ah bon. Le programme de CM1 serait à prendre avec de très grosses pincettes, alors ? Invasions de toutes sortes, occupants précédents, us et coutumes mêlés, étymologie...
je vais retourner au CM2. Au moins là, ça commence avec Napo. Au moins tout est clair...

Écrit par : nicolas | 27 février 2010

"vous nous avez habitués à mettre le bar si haut." nicolas

Ne me mettez pas la pression en criant au loup !

Je sais bien que je pêche parfois par excès de facilité.

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Oui, Pendariès.
A part quelques idéologues ultra-libéraux, il y a pléthore d'intervenants de qualités, ici !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

"Pour les 25 copies restantes, je vais essayer le rhum arrangé de La Réunion." Cunégonde

Il y aurait beaucoup à dire sur l'alcoolisme induit par la correction de copies.

Mon conseil : éclusez un gorgeon de bon vin toutes les 6 copies.

Ça n'est pas marqué dans les textes de F. Buisson.

Écrit par : dugong | 27 février 2010

"Ca me fait rire" Pendariès

Moi aussi mais je me demande pourquoi Barbie ne parle pas.

Son XY la gêne ?

Ecrit par : dugong | 27 février 2010

Dugong, si vous arrêtiez de lui tirer les cheveux, elle pourrait s'arrêter de crier ...

Écrit par : iPidiblue qui veut jouer à la poupée qui crie ? | 27 février 2010

Quelqu'un qui se dévoue pour lui tirer la perruque ?

Écrit par : iPidiblue qui veut jouer à la poupée qui crie ? | 27 février 2010

Maintenant, haro sur le Garafignoux, qui ose défendre la globale !

Ecrit par : Garafignoux | 26 février 2010
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Non, pas haro sur quelqu'un d'aimable comme vous, Garafignoux ! Avoir des idées différentes n'empêche pas deux hommes raisonnables de discuter courtoisement.
Je vous répondrai substantiellement plus tard.
Amicalement vôtre. FP

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 février 2010

Francis Penin, vous ai-je déjà dit que je trouvais intelligent et sympathique ? Si je ne l'ai jamais dit, je m'empresse de le déclarer céans :-)

Ecrit par : Jeremy | 26 février 2010
---
Cher Jeremy
Ma modestie étant morte depuis longtemps, je pense que c'est de moi que vous parlez en ces termes élogieux : relisez bien votre message. Il y manque un pronom personnel que je me charge de mettre. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 février 2010

je me demande pourquoi Barbie ne parle pas.

Son XY la gêne ?

Ecrit par : dugong | 27 février 2010

Dugong, votre science des Barbies est insuffisante.
On en a fait qui parlent } d'abord aux Etats-Unis, et savez-vous ce quelles disaient ? "C'est dur, les maths !"
Etonnez-vous, après…
Quant à Pendariès qui s'imagine que c'est parce qu'elles ont la bouche pleine qu'elles ne parlent pas…
Au départ, elles étaient calquées sur un dessin allemand (des années 50) représentant une prostituée, et avaient les lèvres entr'ouvertes — forcément. Et courant 90, les associations féminines ont obtenu que Mattel la leur ferme — pour ne pas inciter les petites filles à…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

Humour douteux, aujourd'hui.

Écrit par : cacaboudin | 27 février 2010

pour ne pas inciter les petites filles à…
fumer du belge?

Écrit par : retraitée | 27 février 2010

Si mes souvenirs sont bons, Eugène Sue, dans Les Mystères du peuple, reprend cette opposition Francs/Gaulois. Je n'ai que les deux premiers tomes, préfacés par F. Mitterand. Je crois que la publication n'est pas allée à son terme.
J'ai la flemme de vérifier l'éditeur, il faudrait sortir l'escabeau. Régine Desforges, je crois.

Écrit par : retraitée | 27 février 2010

Je me demande bien pourquoi on offre les poupées Barbie aux petites-filles alors que visiblement ce sont les garçons qui savent le mieux les utiliser ...

Écrit par : iPidiblue et l'illustre Barbie | 27 février 2010

Le préfacier, c'est H. Mitterand — pas F — qui donnait davantage dans Machiavel que dans le roman populaire…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 février 2010

Après vérification, je maintiens : François Mitterrand!

Écrit par : retraitée | 27 février 2010

Régine Desforges, je crois.


Ecrit par : retraitée | 27 février 2010

"Deforges", non ???

Ecrit par : retraitée | 27 février 2010
pour ne pas inciter les petites filles à…
fumer du belge?

Exhorter au tabagisme ?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

Quelle leçon! Merci Pedro Cordoba; on ne perd pas son temps en trainant sur les blogs le samedi aprés-midi...

Écrit par : arthenice | 27 février 2010

A part quelques idéologues ultra-libéraux, il y a pléthore d'intervenants de qualités, ici !!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

Joe m'envoie vous dire qu'il ne passera pas, il est à un barbecue, autour d'un bébé communiste à la broche.
Mmmmmmm !

Écrit par : yann | 27 février 2010

Ecole, la grande duperie

Février 2010 par Fabrice Madouas

C’est en restaurant la transmission du savoir que l’école parviendra à lutter contre les inégalités sociales.
Combattre les inégalités sociales. C’est le but que tous les gouvernements, de droite ou de gauche, ont assigné à l’Education nationale depuis l’après-guerre ; et, dans ce cadre, la polémique sur les quotas qui a brusquement secoué l’enseignement supérieur au mois de janvier n’est qu’un nouvel épisode de la lutte qui a profondément transformé l’école tout au long des dernières décennies.

Ce combat – car c’en est un – a commencé dès la Libération, en novembre 1944, quand le Gouvernement provisoire du général de Gaulle a confié au physicien Paul Langevin, auquel, en 1946, succédera le philosophe Henri Wallon, le soin de réfléchir à la réforme de l’enseignement en France. L’un et l’autre sont communistes. La commission qu’ils président établit donc un « plan » ; il est fondé sur l’idée que « l’enseignement doit offrir à tous d’égales possibilités de développement » et « se démocratiser, moins par une sélection, qui éloigne du peuple les plus doués, que par une élévation continue du niveau culturel de l’ensemble de la nation ».

L’objectif est généreux, malheureusement, la méthode va se révéler désastreuse : « C’est à ce moment précis que commence la dérive : l’élévation globale du niveau, considérée, non plus seulement comme une nécessité économique, mais comme un instrument de justice sociale, devient incompatible avec la sélection, assimilée – ce qui deviendra un véritable leitmotiv de gauche – au bras séculier de l’iniquité bourgeoise », résume Bernard Kuntz, président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc).

Ce rejet de la sélection se double de la conviction que tous les élèves ont d’égales compétences et que seule leur origine sociale détermine leur réussite ou leur échec. C’est ce que, vingt-cinq ans après Langevin et Wallon, affirmera Pierre Bourdieu, dans son ouvrage la Reproduction (1970) ; le célèbre sociologue français y dénonce le « pouvoir de violence symbolique » exercé, selon lui, par le système scolaire : la transmission d’un savoir bourgeois permettrait aux classes dirigeantes d’asseoir leur domination sur les classes défavorisées.

Le refus de la sélection et la condamnation d’un savoir prétendument bourgeois conduiront la droite et la gauche à deux décisions dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Pour la droite, ce sera la mise en place du collège unique. L’idée est d’accueillir quasiment tous les élèves au sein d’un établissement dispensant à tous les mêmes cours, selon les mêmes programmes, sans tenir compte ni de leurs compétences ni de leurs goûts, jusqu’au terme d’une scolarité obligatoire fixée à seize ans. C’est la réforme Haby, entamée en 1975, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. La démocratisation de l’école débouche sur la massification de l’enseignement.

Pour la gauche, ce sera la loi d’orientation scolaire conçue en 1989 par Lionel Jospin, alors ministre de l’Education nationale, sous François Mitterrand. En mettant « l’élève au centre du système », cette loi, d’apparence elle aussi généreuse, prive le maître de l’autorité que lui conférait la transmission du savoir, en prétendant faire de l’enfant l’acteur de son propre apprentissage, selon les théories des partisans du « pédagogisme », incarné par Philippe Meirieu, ancien directeur de l’Institut national de recherche pédagogique (INRP). L’école est mise sens dessus dessous.

Les conséquences de cette politique se lisent dans les rapports, même édulcorés, de l’Education nationale : selon le Haut Conseil de l’éducation, 160000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans qualification; 25 % des écoliers ont des « acquis fragiles » en français et en mathématiques; 15 % « connaissent des difficultés sévères ou très sévères » à l’issue du primaire. Cette crise se constate aussi dans les comparaisons internationales : les résultats des enquêtes Pisa (menées tous les trois ans auprès d’élèves de quinze ans dans les trente pays membres de l’OCDE), montrent que, entre 2000 et 2006, les jeunes Français ont perdu 17 points en compréhension de l’écrit et 15 points en mathématiques. Enfin, le taux de chômage des quinze-vingt-quatre ans atteignait 23,9 % l’an dernier: deux fois plus qu’en Allemagne (11,2 %), où l’apprentissage est beaucoup plus développé.

De bons esprits se plaignent, aujourd’hui – à juste titre –, que la proportion d’enfants issus des milieux populaires soit bien moindre qu’autrefois. Sans se demander si la mise à bas, à l’école, de la transmission du savoir, dont ils ont été d’ardents propagandistes, n’y serait pas pour quelque chose.

Au contraire, en envisageant l’instauration de quotas d’admission de boursiers dans les grandes écoles, certains préfèrent la fuite en avant.

Écrit par : . | 27 février 2010

TOUS EN GREVE LE 12 MARS CONTRE LA "REFORME" DES LYCEES !

Écrit par : Champseix | 27 février 2010

mais oui mais oui ! on sait bien que la grève est la solution à tous les problèmes...

Écrit par : exTC | 27 février 2010

http://blog.lefigaro.fr/education/

Illettrisme: le mal moderne
Par Natacha Polony le 25 février 2010

Cet article est paru dans le Figaro du 24 février

Écrit par : . | 27 février 2010

Le Figaro est serein quant à l'avenir de l'espèce humaine :

"En étudiant le cerveau de Serinus canaria, des chercheurs observent que des neurones du centre vocal supérieur, qui en contrôlent le chant, se volatilisaient à l'automne pour être remplacés par une nouvelle génération de neurones au printemps suivant..."
Dans un premier temps, cette découverte ne fit pas grand bruit. Jusqu'à ce que, quinze ans plus tard, d'autres scientifiques, travaillant cette fois sur des rongeurs, remarquent que la matière grise du rat prenait du poids après un entraînement en labyrinthe. Alors que l'on répétait depuis des générations que, contrairement aux autres cellules du corps, les neurones sont donnés au départ à chaque individu et incapables de se renouveler, on constate, dans un cerveau animal, la formation de nouvelles cellules nerveuses. En 1996, ce sera le tour du primate. A l'université Princeton, Elizabeth Gould et son équipe rapportent avoir observé la présence de neurogenèse (formation de nouveaux neurones) dans deux régions du cerveau - l'hippocampe et les bulbes olfactifs - de singes adultes. Fred Gage, neurobiologiste américain de l'université de Californie, à San Diego, franchit enfin le pas décisif chez l'homme : il démontre que de nouveaux neurones, produits naturellement à partir de cellules souches, sont générés dans le gyrus dentelé de cerveaux humains adultes. Et, contre toute attente, le phénomène intervient à tout âge de la vie."

Je note que contrairement au serin, l'huître n'a toujours pas de potentiel de génération neuronique reconnu. Doter quelqu'un d'un QI d'huître reste donc très infamant.

Quant à moi, soulagé de ne pas être condamné au déclin inéluctable de mes capacités cérébrale, dès demain, je m'occuperai sérieusement de mon gyrus dentelé * que j'avais stupidement négligé jusqu'à présent.

Je vous suggère d'en faire en autant.

* une piste pour nos épistémologues molochoïdes : l'enseignant de demain, animateur de gyrus dentelés. Vite, un séminaire international !

Écrit par : dugong | 27 février 2010

cérébrales (j'en ai plusieurs...)

Écrit par : dugong | 27 février 2010

@Pensée du soir sur la reproductibillité du savoir enseigner ou Les Barbies de la pédagogie.

"Les enseignants d’autrefois, possédaient un savoir-faire qu’ils n’hésitaient pas à remettre en question pour s’améliorer et faisaient preuve de patience. Oui, peut-être. Sans doute même. Mais malheureusement, ce constat n’est pas de nature à décrire ce que doit faire un maître efficace, comme on devrait le faire par exemple lors de la formation au métier. Je suis très méfiante quand on parle de savoir-faire, car cela renvoie à l’idée d’artisanat, de savoir d’expérience lentement acquis au fil des ans, de talent personnel, qualités non reproductibles si ce n’est par une souvent vaine imitation des gestes ; cela parle d’expérience et de tradition et laisse de côté l’expertise. Non seulement l’enseignant doit être un expert de l’action et l’interaction pédagogiques, mais cette maîtrise doit lui être accessible dès qu’il entre en fonction ; il ne doit pas attendre la fin de sa carrière pour enfin être efficace. C’est là que les analyses, études, méta-analyses entrent en jeu et deviennent des moyens pour améliorer les choses. Je maintiens que lorsque Rosenshine et ses collèges ont décidé de faire des observations à grande échelle des pratiques des enseignants réputés efficaces, qu’ils en ont tiré des modèles, lesquels ont à nouveau été passés au crible, cela est une contribution scientifique à l’amélioration des pratiques, autrement efficace que l’attente d'un hypothétique et non reproductible savoir d'expérience."

Un sucre d'orge à qui trouve l'auteure.

Écrit par : guy morel | 27 février 2010

"Un sucre d'orge à qui trouve l'auteure."

Ecrit par : guy morel | 27 février 2010

Anne-Marie Valette ?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

Muriel Barbery ?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

"Non seulement l’enseignant doit être un expert de l’action et l’interaction pédagogiques, mais cette maîtrise doit lui être accessible dès qu’il entre en fonction ; il ne doit pas attendre la fin de sa carrière pour enfin être efficace" F. Appy (?)

J'ai reçu tout à l'heure un spam de "Ecole Française de Poker" ayant pour objet "Gagner au poker, cela s'apprend"

Intrigué par la troublante ressemblance avec le slogan bien connu "enseigner, cela s'apprend", j'ai lu les premières lignes du rédactionnel où la supercherie est patente :

"l'Ecole Française de Poker vous propose d'apprendre à gagner au poker gratuitement"

A quoi sert de gagner si c'est gratuit ?

Écrit par : dugong | 27 février 2010

Un sucre d'orge à qui trouve l'auteure.

Ecrit par : guy morel | 27 février 2010

Agnès Van Zanten ?

Charmeux, "L'amie scolaire" ?

Écrit par : Manu | 27 février 2010

Manu ! Ca faisait une paye, (et pas une paye d'enseignant !!! ) ! Bonsoir à vous !!!!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

Je prends quelques instants, comme promis, entre deux paquets de copies pour vous expliquer ce qui a été mis en place dans mon collège ZEP pour gérer ces deux classes hétérogènes de 6ème et surtout de 4ème dont je vous avais parlé, dans laquelle, au nom du dogme de l'égalité des élèves, on avait mis pêle mêle des filles du CREPS, sportives de haut niveau ayant aussi un bon niveau scolaire (l'une d'elles est championne de France de natation et a fait la une du Berry républicain) et des élèves non CREPS (une majorité de garçons, une seule fille) non sportifs et n'ayant pas, pour la plupart, le niveau d'une classe de 4ème.

Je travaille en "binôme" depuis trois semaines avec un jeune collègue TZR et nous sommes répartis les élèves (j'ai gardé quelques garçons non CREPS, soit pour qu'il n'ait pas que les cas difficiles, soit parce que certains (deux garçons) se laissaient entraîner par imitation à faire comme les copains pour ne pas avoir l'air de "gonzesses intellos".

Tout le monde est satisfait de la formule : les parents (ils sont venus me le dire), les élèves et... les enseignants.

La formule nécessite une bonne entente et de la concertation. Évidemment, je tremble chaque matin à l'idée que le rectorat risque de nous retirer le collègue pour l'affecter ailleurs.

On m'a déjà expliqué à l'IA que la meilleure solution était de me mettre en CLD (à 50% de mon salaire, mais ça ils s'en moquent) à cause de mes absences du début de l'année (je tiens le coup maintenant et n'en ai plus depuis des semaines grâce à un changement d'antidépresseurs et à une excellente psychothérapie de soutien).

Mais l'expertise médicale (en réalité psychiatrique) est maintenue et le comité médical décidera de me mettre ou non en congé d'office.

J'ai demandé au secrétaire général que je ne connais pas (je connaissais bien l'ancien avec lequel j'ai travaillé), qui était très humain et pas trop "technocrate".

Je lui ai demandé comment il se faisait qu'on ne laissait le choix à un professeur chevronné, fort d'une trentaine d'années d'expérience, mais un peu "blessé de guerre" que de se mettre en CLD et pourquoi on ne gérait pas mieux les ressources humaines dans l'EN. Pas de réponse.

En revanche l'assistante sociale s'est sentie visée et m'a dit textuellement que dans le privé le DRH m'aurait déjà viré à cause de mes absences.

La même personne n'avait que des éloges à mon égard quand je travaillais à l'IA parce que c'était pour elle une manière de se valoriser, mais défendre un professeur en difficulté, c'est trop risqué vis-à-vis de sa hiérarchie. Ce n'est décidément ni le courage, ni l'imagination qui étouffe ces gens-là.

Vous comprenez peut-être maintenant pourquoi je ne peux plus venir aussi souvent sur ce blog que je continue à lire cependant avec intérêt (même si c'est un peu "en diagonal"). J'ai décidé de mettre sur mon blog le fruit de mes trente années d'expérience.

La deuxième raison pour laquelle je reviens moins est plus difficile à avouer : je suis en train d'opérer une reconversion vers le privé hors contrat et j'en ai un peu honte vis-à-vis de vous qui défendez (à juste titre) l'école républicaine.

Mais que faire, puisque les "responsables" de l'école républicaine (ou de ce qu'il en reste) me disent qu'ils n'ont pas besoin de moi.

En revanche, il y a du travail dans le privé à cause des "bavures" du systèmes et des élèves (et des adultes) qu'il faut récupérer. Vous n'avez pas idée par exemple des lacunes linguistiques et culturelles d'un jeune ingénieur diplômé.

Je suis de plus en plus persuadé que ce ne sont ni les élèves, ni les professeurs, ni les parents qui doivent être incriminés pour ce gâchis, mais bien les responsables (plutôt les "irresponsables") politiques qui ont mis en place le collège unique en supprimant année après année ce qui le rendait encore vivable avec l'aide des spécialistes des prétendues "sciences de l'éducation".

Je suis d'accord aussi avec l'analyse de JPB concernant les promesses de campagne non tenues de "Joe Dalton" ; aucune n'a été tenue, hormis peut-être une légère consolidation des programmes du primaire.

Mais pourquoi serait-on tenu de remplir les promesses d'un discours que l'on n'a pas écrit soi-même ?

Ce que je vois sur le terrain autour de moi frise le dantesque : des enseignants sur trois établissements, des collègues en dépression grave, des incivilités grandissantes et des responsables qui ne prennent pas leurs responsabilités...

Un conseil aux collègues : unissez-vous, syndiquez-vous, ne laissez rien passer. "Ils " ne comprennent que les rapports de force.

Il n'y a pas de représentant du SNALC dans ma ZEP et je ne suis pas en situation de l'être ; je me suis adressé au représentant du SNES qui a été très bien.

Il m'a formellement déconseillé de me mettre en CLD et m'a expliqué que je n'étais pas le seul à être harcelé de la sorte.

L'avantage de travailler en ZEP, c'est que les enseignants, vivant des situation plus difficiles qu'ailleurs, sont, en général, plus solidaires.

Ceci dit, actuellement, il y a de moins en moins d'établissements "préservés".

Écrit par : Robin | 27 février 2010

"Je suis d'accord aussi avec l'analyse de JPB concernant les promesses de campagne non tenues de "Joe Dalton" ; aucune n'a été tenue, hormis peut-être une légère consolidation des programmes du primaire."


Ecrit par : Robin | 27 février 2010

Qui pouvait croire qu'aucune soit tenue ?
Ne culpabilisez pour rien, Robin. Nous sommes des "pions", de toute façon.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 février 2010

Ecrit par : Pedro Cordoba
« voyage de la Vierge au Ciel, calqué sur celui de Mahomet sur al-Burak »

D’où le nom de la maison d’édition www.albouraq.com où l’on peut se procurer le “Testament politico-spirituel” de l’Imam Khomeyni…

Écrit par : Stéphane | 27 février 2010

C'est bien parce que je vous aime - et qu'il faut penser à autre chose, de temps en temps, que, toujours, à l'apocalypse molle, non?:

http://www.youtube.com/watch?v=uZOjFcqH_Jk

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

Pour les gens de la nuit, et les gens du jour, - formidable de voir à nouveau cela, et durant une sorte d'insomnie, je ne vous dis pas, Le Mépris - et DailyMotion prêt à censurer une paire de fesses comme si c'était du porno...: http://www.dailymotion.com/video/x8fnc2_le-m%C3%A9pris-sc%C3%A8ne-culte-godart-bardot_shortfilms

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

On gardera Dugong et moi naturalisés au Musée de l'Espèce d'un monde totalement féminin. Comme spécimens d'un état antérieur — archaïque.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 février 2010

Un monde avec deux ans d'allaitement minimum, des écharpes de portage à tous les coins de rue, des bébés qui dorment avec maman et de la purée de brocoli bio à chaque repas ??? Noooooon ! Je demande l'asile politique en terre Adélie. Ou alors je change de sexe.
Ecrit par : Françoise Guichard | 27 février 2010

Eh bien, aussitôt dit aussi tôt fait, et voici MD qui choisit pour illustrer cette mutation sexuelle l'homologue US de Chatel:
"On licencie, parce que les résultats sont mauvais, tous les profs d'un lycée dans le neuf-trois du coin, avec l'approbation de Mme Duncan, secrétaire d'État à l'Education US.
Ecrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Dans cette phrase, je relève deux erreurs, mais MD se dit toujours tellement mieux renseigné que moi que je dois avoir un train de retard, pour la première, la soudaine transmutation d'Arne Duncan qui était encore un homme, et même un fort bel homme, ce matin, quand je le vis à la TiVi, commenter la procédure expéditive décidée à Providence. Il soutient effectivement cette politique de nettoyage des écuries d'Augias qui est le corollaire du principe intraduisible de "accountability", lequel doit faire saliver dans les chaumières françaises.
www.usnews.com/.../education/.../what-arne-duncan-thinks-of-no-child-left-behind.html

Il est mal venu de comparer sur ce plan-là une entreprise et une école, et il faut vraiment faire preuve de cette ignorance du libéralisme dans laquelle les Français sont imbattables, pour prétendre que c'est là un des principes que défend cette école de pensée.


Pour la seconde erreur, pas la moindre hésitation possible, il n'y a pas eu de changement dans la langue anglaise: Arne Duncan n'est pas seulement un homme, il est aussi MINISTRE et non pas "secrétaire d'état" In English: SECRETARY of Education...
Voilà pour la forme.

Sur le fond maintenant, et pour répondre aussi à nicolas, je crois qu'un Français, qu'il soit jacobin ou pas, n'a pas l'esprit configuré de manière à envisager facilement la possibilité qu'on vire un fonctionnaire incompétent, comme les enseignants de cette école de Providence qui se sont montrés incapables, malgré plusieurs mises en garde, de démontrer qu'ils pouvaient enseigner le ba-ba à leurs élèves.

Je constate que du monde entier on se presse aux portes des USA, malgré les immenses défauts de la terrifiante dictature du marché qui y fait rage et une culture du résultat qui implique une obligation du même ordre, celle qui est de plus en plus exigée, aujourd'hui, des profs et des perdirs, malgré quelques ronchonnements syndicaux d'arrière-garde.
Consciente de la difficulté de mesurer la perfomance, l'efficacité d'un enseignant, Melinda Gates dépense des millions de $ chaque année pour tenter de développer les moyens d'y parvenir quand même car, dans son pays, on considère que la recherche de l'excellence est la clé de la réussite. On est loin de la France, ce pays qui bride ses cracks pour faire gagner les tocards, dixit De Gaulle.

Madame Gates s'en expliquait il y a peu dans le Washington Post, ( elle en est un des administrateurs) en évoquant d'ailleurs dès sa première phrase le "ministre de l'éducation", qu'il ne faut donc pas, qu'on se le dise, traduire par "secrétaire d'état".
Il n'existe qu'un seul SECRETARY OF STATE, c'est le ministre des Affaires étrangères, qui pour le coup est bien une femme, à moins que, là aussi, on ne l'ait remplacée depuis ce matin, et sans me prévenir, par son Bill de mari.
Donc, voici l'article de l'épouse de l' autre Bill, tout aussi célèbre que celui du "Secrétaire d'état" américain qui est une Américaine. C'est bien clair?

Education reform, one classroom at a time
By Melinda French Gates
Friday, February 19, 2010

Sitting on the desk of the Secretary of education are dozens of ideas bold enough to finally start solving our country's education crisis. They are contained in applications by 40 states and the District of Columbia for grants from the Race to the Top fund, a $4.35 billion piece of the stimulus package designed to dramatically improve student achievement.

Congress established strong guidelines to guarantee that states spend Race to the Top money on audacious reforms. Many states responded with equal fortitude, submitting proposals to radically improve how they use data or to adopt college- and career-ready standards -- concepts that used to be considered third rails in the world of education. Never before has this country had such an opportunity to remake the way we teach young people.

One reason I am so optimistic about these developments is because, after decades of diffuse reform efforts, they all zero in on the most important ingredient of a great education: effective teachers. The key to helping students learn is making sure that every child has an effective teacher every single year.

Teachers are at the center of our strategy at the Gates Foundation. Since my husband and I started investing in education 10 years ago, our foundation has partnered with more than 1,000 high schools. Our grantmaking wasn't always oriented around effective teaching, but gradually we noticed that the schools with the biggest gains were those doing revolutionary work inside the classroom.

Bill and I see evidence of this every time we visit a school. The 82 schools across the country that have implemented the Knowledge Is Power Program* invariably get excellent results from the very same low-income students who tend to struggle at traditional high schools. Last year, we traveled to KIPP Houston High, where 90 percent of the students graduate, compared with 65 percent for the city as a whole, even though KIPP's students are poorer than their peers in Houston's public school system.

The key to this school's success is its principal, Ken Estrella, and the 44 dedicated and talented teachers on his staff. In one class, we observed three teachers leading small groups of students in integrated bio-engineering and world health exercises. By urging students to ask penetrating questions about the diseases of the developing world, the teachers were simultaneously helping them master the basics of biology. The lesson plan bore no relation to the passive lecture format that prevails in many schools.

Empirical research confirms what Bill and I have seen in classrooms nationwide. Data show that an effective teacher has more impact on student performance than any other school-based factor. If African American students could be guaranteed teachers in the top 25 percent of their profession throughout high school, the gap between their test scores and those of white students would disappear.

So why hasn't education policy focused more on raising teacher effectiveness? The country has tried a lot of (outrageously expensive) reforms that don't improve student outcomes -- such as reducing class size by one or two students and paying teachers to get master's degrees. Part of the problem is that it's so hard to measure teaching. Anyone who has ever been inspired by a teacher knows that pedagogy is both a science and an art. Finding a sensitive instrument to evaluate it has been a huge obstacle. Tests yield clear numerical grades, but they can't measure all the intangibles that make a teacher effective.

To help surmount this logjam, a team of researchers (with support from the Gates Foundation) is working with more than 3,000 teachers in seven school districts to develop measures of teacher effectiveness. The project uses seven methods, including videotaping classes, analyzing test scores, and surveying teachers, students and parents.

The Measures of Effective Teaching project will yield a wealth of information that educators desperately need. It will help school districts nationwide make informed decisions about rewarding effective teachers. And it will help all teachers get better at their craft. If we can understand what makes a great teacher great -- precisely what they do that helps their students learn -- then we can encourage average teachers to adopt those proven methods.

The major teachers unions have been partnering with school officials on this work. In many states, Race to the Top applications have also been a collaborative effort to boost teachers' performance.

In short, there is strong evidence that the key players are ready to cooperate and innovate. If all the stakeholders -- the federal government, state governments, school districts and teachers -- continue to coalesce around the goal of having an effective teacher in every classroom, then public schools will start to deliver on their core promise. They will prepare every single American to succeed in college, their careers and their lives."

The writer, a director of The Washington Post Co., is co-chair of the Bill & Melinda Gates Foundation.

*Sur le réseau KIPP, (Knowledge Is Power Program) que j'ai déjà mentionné ici plusieurs fois, et qui est un peu comme SLECC, sauf qu'il est surtout axé sur les quartiers les plus pauvres: www.kipp.org

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

Puisque c'est déjà dimanche chez vous, c'est mon tour de vous offrir une distraction musicale

http://www.youtube.com/watch?v=P-ZjOEk4-dI

et quelques minutes avec une petite fille comme on en voudrait tous
http://www.collegehumor.com/video:1890164

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

"Sur le fond maintenant, et pour répondre aussi à nicolas, je crois qu'un Français, qu'il soit jacobin ou pas, n'a pas l'esprit configuré de manière à envisager facilement la possibilité qu'on vire un fonctionnaire incompétent" Cadichon

Faites excuses, baronne *, soyez claire : en France, le "bon" verrou à faire sauter est le statut de la fonction publique. Le nouveau mode de recrutement des enseignants vacatarisera massivement et rapidement les enseignants. Quand on décidera que le rapport de force est suffisamment inversé, gare aux "taches"...

Le problème est que les taches désignées ne sont pas les bonnes. Notamment, tous les zélés qui sont en train de transformer le lycée en TPE géant se déchargeront promptement et efficacement sur eux (http://aymeric54.free.fr/image/hierarchie_oiseaux.jpg)

Comment dit-on, déjà, en français ? Boucs démissionnaires ?

* le vrai nom de Cadichon est Raymonde B. Aron. Comme dans la vanne où James Bond rencontre Raymonde la cagole qui se la joue et qu'ils se saluent : "je m'appelle Bond, James Bond. Et moi c'est Mond, Ray Mond".
Un rêve cadichonien : que Marseille, comme la France entière, passe de l'internationale qui se joue à l'international(e) qui se la joue.

Je ne tendrais pas l'autre pour me faire battre.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"Consciente de la difficulté de mesurer la perfomance, l'efficacité d'un enseignant, Melinda Gates dépense des millions de $ chaque année pour tenter de développer les moyens d'y parvenir quand même car, dans son pays, on considère que la recherche de l'excellence est la clé de la réussite. On est loin de la France, ce pays qui bride ses cracks pour faire gagner les tocards, dixit De Gaulle." Cadichon

Le rêve cadichonien : A l'instar des Etats Unis où elle rêve de voir une Melinda Gates aux manettes éducatives, mettre Liliane Bettencourt * à celles du Moloch ?

Avec François-Marie Banier comme conseiller occulte ?

* question classe, elle n'était pas très brillante...

Écrit par : dugong | 28 février 2010

D'ailleurs le nom de jeune fille * de Melinda est French, née à Dallas.

Ça ne s'invente pas.

* elle l'a été aussi.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

La différence entre les USA et la France :

Melinda encarta pour le peuple par le marché alors que Marchais encarta le peuple.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Je viens de recevoir le texte qui suit.
Chacun fait comme il veut, mais moi, je l'ai signée, leur pétition.
JPB

Les enseignants et personnels de vie scolaire du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine ont fait valoir leur droit de retrait du 3/02/2010 au 15/02/2010 inclus, suite à l’agression d’un lycéen.
Voilà ce qu’ils ont trouvé dans leur casier le 17/02/2010 au soir : « je vous informe que les états relatifs à vos absences pour service non fait ont été transmis aux services du rectorat pour retrait de salaire ». Le tout signé de la main de Madame le Proviseur.
Ceci est inacceptable ! En effet, ils ont cessé le travail car la sécurité des élèves et des personnels ne pouvait être garantie !
Le Conseil d’Administration du 16/02/2010 a d’ailleurs adopté une motion pour la reconnaissance de droit de retrait. Le ministre de l’Education Nationale et le recteur d’académie n’ont-ils pas eux-mêmes reconnu que les revendications étaient fondées ? Si non, pourquoi auraient-ils accordé la création de quatre postes d’assistants d’éducation supplémentaires au lycée Adolphe Chérioux ?

Nous demandons que le droit de retrait des enseignants et personnels de vie scolaire du lycée Chérioux soit reconnu.

pour signer la pétition:
http://tinyurl.com/petition-cherioux

Écrit par : brighelli | 28 février 2010

Un sucre d'orge à qui trouve l'auteure.

Ecrit par : guy morel | 27 février 2010

L'auteur.

Écrit par : yann | 28 février 2010

"On est loin de la France, ce pays qui bride ses cracks pour faire gagner les tocards, dixit De Gaulle." Cadichon"

Ecrit par : dugong | 28 février 2010

Et encore, il n'avait pas eu connaissance du deuxième tour de la présidentielle 2007 !!!
Merci pour le lien musical, Cadichon. Mais je trouve qu'il y a plus de musique dans celui-là, que j'ai déjà dû poster pendant les fêtes).
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&ct=res&cd=1&ved=0CAgQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DvrDdRLDaZtE&rct=j&q=down+by+the+salley+gardens+andras+scholl&ei=jR6KS7bKHtDY4gaBjsioDw&mk=0&mb=2&usg=AFQjCNG9zYICzkzRtSUtdy_qQT3ra8hAYA

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

La deuxième raison pour laquelle je reviens moins est plus difficile à avouer : je suis en train d'opérer une reconversion vers le privé hors contrat et j'en ai un peu honte vis-à-vis de vous qui défendez (à juste titre) l'école républicaine.

Ecrit par : Robin | 27 février 2010

Excellent, Robin !
Foncez, vous avez mille fois raison.

Écrit par : yann | 28 février 2010

Vous n'avez pas idée par exemple des lacunes linguistiques et culturelles d'un jeune ingénieur diplômé.

Ecrit par : Robin | 27 février 2010

La plupart des profs n'a même aucune idée de ce que peut bien être un ingénieur, à part un bourgeois "reproduit".
Voir ce blog.

Écrit par : yann | 28 février 2010

A propos de crack débridé, Malek Boutih est pressenti pour remplacer Schweitzer à la tête de la Halde.

C'est l'Elysée-Moi qui nomme le président de cette bidonnade.

Aussi notre postulant astique à fond : "Il y a des décisions que je salue chez Nicolas Sarkozy comme par exemple le fait de faire appel à des intellectuels comme ambassadeurs" a-t-il déclaré au jdd.

A ma connaissance, Boutih émarge toujours au groupe Orbus, propriétaire de skyrock en tant que "directeur des relations institutionnelles". Démission ou des missions mélange de genre ?

Puisqu'on parle de mélange de genre, le conseil scientifique de l'Ademe, autre organisme de haute volée, n'est pas encore renouvelé alors que son "mandat" a expiré en septembre 2009. Notre bon meiriol en fait encore officiellement partie.

Personne, évidemment, ne s'en est aperçu et d'ailleurs tout le monde s'en fout.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"La plupart des profs n'a même aucune idée de ce que peut bien être un ingénieur, à part un bourgeois "reproduit"." yann

Mais non ! les enseignants sont aussi des ingénieurs :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ing%C3%A9nierie_p%C3%A9dagogique

On y lit :

"Le design pédagogique est la traduction du terme instructional design dans son sens rudimentaire (sans génie), s'axant d'avantage sur le lien entre forme et fonction pédagogique.
Certains auteurs pensent que les deux termes sont des sortes de synonymes, le design pédagogique serait en évolution, intégrant de plus en plus de principes et de pratiques au génie"

Evolution darwinienne ou Intelligent Design ?

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Peut-on savoir ce qu'est exactement an effective teacher, Cadichon ? Parce que dans cet article, on retrouve pas mal de lexique lié aux "activités" pédagogoles et aux innovations diverses, aux projets à la base des apprentissages (qui peuvent donner des résultats peut-être mais qui n'ont pas été très efficaces chez nous...) non ? Pourriez-vous préciser le rôle exact de ces super profs ?
Quant au fait qu'une personne très riche, disposant d'une fondation, impulse ce qu'elle veut quand elle veut avec qui elle veut, c'est je crois ce que nous nous appliquons à fuir.
C'est tout le sens de 89. 1700, j'entends, bien sûr !

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

"C'est tout le sens de 89. 1700, j'entends, bien sûr !" nicolas

Chaque siècle a le 89 qu'il mérite.

Celui du vingtième a été marqué par la loi Jospin.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

C'est pourquoi j'ai jugé utile de préciser, dugong. De quels appauvrissements 2089 sera-t-il porteur, à ce rythme ?

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

AFP : "Deux pêcheurs à pied noyés en Loire-Atlantique"

Voilà ce qui arrive quand de pauvres pêcheurs se prennent pour Pierre et qu'ils n'ont pas un vrai Jésus sous la main.

Bon, d'accord, ce n'est pas drôle. (mention légale)

Écrit par : dugong | 28 février 2010

s'axant d'avantage sur le lien entre forme et fonction pédagogique.
On sait que Wiki est interactif mais vérifier son orthographe avant d'y participer n'est pas interdit !

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

"De quels appauvrissements 2089 sera-t-il porteur, à ce rythme ?" nicolas

en 2089, on aura cloné le milliardième individu à 3 neurones. Une merveille ! Le 3ème neurone contrôle les deux autres.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

The key to this school's success is its principal, Ken Estrella, and the 44 dedicated and talented teachers on his staff. In one class, we observed three teachers leading small groups of students in integrated bio-engineering and world health exercises. By urging students to ask penetrating questions about the diseases of the developing world, the teachers were simultaneously helping them master the basics of biology. The lesson plan bore no relation to the passive lecture format that prevails in many schools.

C'est ce que nous expérimentons actuellement en ZEP, dans mes deux classes (6ème et 4ème).

Deux professeurs par classe ; tantôt ensemble dans la même classe (en heure de soutien par exemple), ou "deux groupes de niveau" et un professeur par groupe.

Donc du "sur mesure" et pas du "prêt à porter" bas de gamme.

En ce qui concerne le caractère "révolutionnaire" des méthodes, je suis plus sceptique, bien qu'étant, personnellement, très ouvert à toutes sortes de méthodes, y compris d'amorcer un cours de façon "constructiviste" (horresco referens !).

J'essplique : laisser les élèves patauger face à une une question un peu pointue et intervenir pour les guider ; il m'arrive aussi de les faire travailler "en binôme"...

Tout cela est évidemment repris au cours suivant, mis en forme, écrit au tableau... Je passe de groupe en groupe pour donner le coup de pouce quand ils sèchent.

Vous pourriez prendre ça pour du Meirieu, mais la différence, c'est la finalté ("l'important est de savoir ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font, Platon) : l'acquisition d'un savoir objectif.

Cette méthode a permis de dégager les conditions de possibilité d'une discussion sur la signification du pronom "je" dans le vers du Pont Mirabeau : "Les jours s'en vont je demeure". Ils ont compris que la notion de changement ne pouvait être appréhendé qu'à partir d'une invariance (pour voir que quelque chose a changé, il faut que quelque chose en nous n'ait pas changé).

Les notions de "lyrisme", d'élégie, de "métaphore filée", de champ lexical ne sont pas "balancées" artificiellement, mais émergent d'une confrontation effective avec le texte. Même expérience avec les 6ème après avoir vu "La forêt d'émeraude" de John Boorman et avec le nouveau programme de 6ème dans lequel on étudie désormais les textes fondateurs (la Bible, le nouveau Testament, l'Islam (étude d'un texte sur Moïse et le passage de la mer rouge et sur Abraham), la mythologie grecque (les Métamorphoses d'Ovide).

Je ne sais pas si ça va durer, mais j'ai vécu des moments d'intense exaltation. J'adore ces moments où ils se passionnent.

Ce travail n'aurait pas été possible si j'avais été obligé de passer mon temps à faire de la discipline avec les autres qui du coup, étant moins nombreux et bénéficiant d'une pédagogie "sur mesure" se sont mis au travail.

Melinda Gates a donc parfaitement raison de chercher sans préjugés "ce qui marche".

Mais rassurez-vous, je fais aussi des cours (de grammaire par exemple) plus "frontaux".

Écrit par : Robin | 28 février 2010

Ils ont compris que la notion de changement ne pouvait être appréhendé qu'à partir d'une invariance (pour voir que quelque chose a changé, il faut que quelque chose en nous n'ait pas changé).

appréhendée (accord du pp avec être) !

Écrit par : Robin | 28 février 2010

"La plupart des profs n'a même aucune idée de ce que peut bien être un ingénieur, à part un bourgeois "reproduit".
Voir ce blog."

Ecrit par : yann | 28 février 2010

Je ne crois pas que vous ayez raison sur ce coup, Yann !
Et puis, "la plupart "n'ont", non ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Au fait, concernant la petite fille qui "produit" un conte en direct sur la video dont Cadichon a bien voulu nous faire cadeau, http://www.collegehumor.com/video:1890164
ne trouvez-vous pas que les mots anges et ciel au sens de paradis ponctuent régulièrement son récit ? Récit par ailleurs construit de manière à faire pâlir certains élèves de 3ème chez nous ! On y trouve même le passé simple convenablement employé. Une légère lacune pour le subjonctif mais on la crédite d'un minimum de temps pour l'acquérir... :-)

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

D'après Matthieu 14 :

27 - Ségolène leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c'est moi ; n'ayez pas peur !
28 - Pierre lui répondit : Ségolène, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux.
29 - Et elle dit : Viens ! Pierre sortit de la barque socialiste, et marcha sur les eaux, pour aller vers Elle.
30 - Mais, voyant que le vent était fort *, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria : Ségolène, sauve-moi !
31 - Aussitôt Ségolène étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?
32 - Et ils montèrent dans la barque Désirs d'Avenir, et le vent cessa.
33 - Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Ségolène, et dirent : Tu es véritablement la Candidate de Dieu.

* avis de grand frais imminent sur les Charentes (forte augmentation des impôts locaux)

PS: Echarpe polaire griffée pour marcher sur la glace : 8,50 € sur la boutique désirs d'avenir http://www.boutique-da.org/

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Pour La journée de la jupe, Adjani a reçu le César de la meilleure actrice. Elle ressemble de plus en plus à Elisabeth Taylor version post soixantaine. Et puis elle n'a cessé de pleurnicher comme une starlette débutante à qui cette HENAURME récompense échoirait comme un cheveu sur la soupe. Comportement incompréhensible lié sans doute à l'hystérie dont elle fait preuve dans le film ?
En tout cas elle a eu la décence de dire deux mots des conditions de travail des profs. Alors merci Isabelle.

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

"Vous pourriez prendre ça pour du Meirieu, mais la différence, c'est la finalté ("l'important est de savoir ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font, Platon) : l'acquisition d'un savoir objectif." Robin

Quand téléologie et théologie se rencontrent, assiste-t-on à l'émergence d'un être "télé autonome" ? Un enseignement sans support cathodique, est ce catho-logique ?

Encore un débat à lancer pour notre agité élyséen.

Aristote nous avait pourtant prévenu : les tics de Nico marquent.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

" D'après Matthieu 14" (Dugong)

Très drôle.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 février 2010

@Dugong : à propos de la pédagogie explicite et des NTIC


"Le rapport de la mission parlementaire du député Jean-Michel Fourgous a utilisé à plusieurs reprises les documents mis en ligne sur le site de “La 3e voie…”. Ce dernier figure d'ailleurs parmi les Ressources documentaires (p 315).

Il est vrai que “La 3e voie…” est très favorable à l’utilisation des outils numériques à l’école. D’autant qu’ils correspondent parfaitement aux pratiques de la pédagogie explicite. Le TNI (tableau numérique interactif), l’utilisation des ordinateurs portables, le recours à Internet grâce à une connexion haut débit (et bientôt très haut débit) sont des facteurs qui peuvent aider puissamment l’enseignement et les apprentissages.

Cela étant, l’installation du numérique à l’école devra se préserver des deux interprétations fallacieuses habituelles.

D’un côté, le numérique est réquisitionné à son de trompe par les constructivistes, au prétexte totalement douteux qu’il conviendrait à leurs pratiques pédagogiques. Pourtant l’utilisation du TNI dans une classe place les élèves dans une situation inverse au travail en groupes, aux conflits sociocognitifs et à la perte de temps. Grâce au TNI, l’enseignant explicite reprend sa place de transmetteur de connaissances et d’habiletés : il a un outil puissant qui focalise l’attention des élèves pendant le modelage, qui permet les interactions pendant la pratique guidée et qui offre des batteries d’exercices pour la pratique autonome jusqu’au surapprentissage.

A l’autre extrémité, les passéistes – comme à leur habitude – dénigrent systématiquement tout ce qui est nouveau. Certains veulent « débrancher » les écoles qu’ils jugent trop connectées à la vie du dehors, c’est-à-dire au monde moderne. Dans les années 60, ils s’en prenaient aux stylos à bille. Les malheureuses calculatrices ont eu droit elles aussi à leur procès à charge car elles empêcheraient les élèves de faire les quatre opérations. Aujourd’hui l’ennemi, c’est l’ordinateur qui serait responsable de la déconfiture de l’École. Rien de moins ! A l’inverse, pour un enseignant explicite de ce début de XXIe siècle, l’ordinateur est un outil devenu banal et les services qu’il peut rendre sont quotidiens, y compris sur le plan pédagogique.

Il manque encore des applications pour présenter les leçons, il faudrait numériser des documents et des exercices en grand nombre pour se passer des manuels, la maîtrise de l’informatique par les enseignants et par les élèves est encore insuffisante. Mais, à “La 3e voie…”, nous y travaillons et nos progrès sont rapides." B.Appy

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

"Il manque encore des applications pour présenter les leçons, il faudrait numériser des documents et des exercices en grand nombre pour se passer des manuels" B. Appy cité par G. Morel

Pfff !

Des applications ponctuelles parce que les contenus ainsi mis en scène sont plus riches : oui mais ce n'est pas tous les jours et cela nécessite peu outils très élaborés (on peut souvent les faire soi-même).

Numériser des bouquins et des énoncés ou corrigés d'exercices : oui mais on n'a pas attendu pour le faire. En enlevant au passage toutes les scories inutiles (facilement 50 % d'un bouquin actuel). Voilà près de 8 ans maintenant que je l'ai fait et que je m'en sers (souvent). C'est illégal et je ne l'ai pas crié sur les toits. Je ne suis loin d'être le seul...

Quant au TNI, j'estime ne pas en avoir l'usage pour l'instant (je travaille au vidéoprojecteur/écran)

Les "innovants" brassent souvent du vent. Les politiques locaux ne savent pas comment dépenser le brouzouf des contribuables. Les deux espèces ne pouvaient que se rencontrer pour "échanger".

Un jour peut-être on demandera localement aux professionnels quels sont les équipements dont ils ont besoin et pourquoi. Evidemment, c'est une démarche qui fait peu de mousse.

Ça ne se fera pas.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Je suis loin d'être le seul...

Écrit par : dugong | 28 février 2010

nous y travaillons et nos progrès sont rapides." B.Appy
Ecrit par : guy morel | 28 février 2010

Be Happy !

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

Le problème c'est que si l'on doit virer tous les français incompétents dans leur métier de français, il ne va plus rester grand monde à diriger par mesdames et messieurs les professeurs !

C'est curieux cet emploi du mot "virer" par les membres du blog, est-ce qu'ils sont lévogyres ou dextrogyres, je me pose encore la question ...

Écrit par : iPidiblue on vire tout le monde ! | 28 février 2010

Savez-vous bien que c'est une Muette qui a fait la révolution belge de 1830 ?

Écrit par : iPidiblue la Muette de Portici | 28 février 2010

Au fait, concernant la petite fille qui "produit" un conte en direct sur la video dont Cadichon a bien voulu nous faire cadeau, http://www.collegehumor.com/video:1890164

Adorable !

Écrit par : Robin | 28 février 2010

Voici un courriel que je reçois. Il définit la 3ième journée de formation que nous proposent nos IEN de Français (linguiste, elle a montré toute son inculture littéraire et critique, la dernière fois; pour impressionner, elle a dit à des collègues qu'elle inspecta avoir une thèse qui n'est pas référencée dans le Fichier Central des Thèses) et d'Histoire-Géo. J'apprécie la dimension civique à donner à l'examen du CAP; à quand le totalitarisme du civisme? Tiens, un totalitarisme des bonnes volontés du clan du Bien. Ca c'est une idée.

"Nous souhaitons aborder les points suivants : - les liens à établir entre nos disciplines dans le cadre des programmes, - la pédagogie différenciée,- l’histoire des arts.Nous souhaitons développer à cette occasion une véritable réflexion collective. Une présentation (collective ou individuelle) de situations donnant lieu à échanges serait par conséquent bienvenue. Nous attirons d’autre part votre attention sur la parution au B.O.E.N n° 8 du 25 février 2010 :- des nouveaux programmes de C.A.P. en français et histoire-géographie-éducation civique qui entreront en application dès la rentrée 2010 (p. 21 à 33),- des nouvelles modalités de l’évaluation du C.A.P. en histoire géographie qui reste bien entendu en CCF (le contrôle ponctuel ne concernant que les candidats des établissements non habilités à passer le CCF) mais qui est mise en conformité avec les exigences du diplôme intermédiaire et de ce fait inclut la dimension civique. Ces nouvelles dispositions laissent la possibilité au candidat d’inclure dans son dossier un document comportant « une dimension civique en lien avec le programme d’éducation civique ».Vous trouverez également ce document sur le site académique."

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

"Vous pourriez prendre ça pour du Meirieu, mais la différence, c'est la finalté ("l'important est de savoir ce en vue de quoi ils font ce qu'ils font, Platon) : l'acquisition d'un savoir objectif." Robin

Quand téléologie et théologie se rencontrent, assiste-t-on à l'émergence d'un être "télé autonome" ? Un enseignement sans support cathodique, est ce catho-logique ?

Encore un débat à lancer pour notre agité élyséen.

Aristote nous avait pourtant prévenu : les tics de Nico marquent.

Ecrit par : dugong | 28 février 2010

Nico-maque sans éthique, Le type à tics pas sympathique nous a bien niqués. ;-)

Écrit par : Robin | 28 février 2010

Bon ! alors après toute cette violence si nous parlions de séduction ?

Écrit par : iPidiblue Don Juan de Séville | 28 février 2010

http://www.youtube.com/watch?v=olwYzsal8xI&feature=related

Mon préféré

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2010

Un jour peut-être on demandera localement aux professionnels quels sont les équipements dont ils ont besoin et pourquoi. Evidemment, c'est une démarche qui fait peu de mousse.

Ça ne se fera pas.
Ecrit par : dugong | 28 février 2010

C'est en train de se faire à GRIP-Éditions, à petite échelle : des manuels composés à partir de programmes bien construits, une conduite de la leçon qui permet d'apprendre en apprenant à apprendre etc. Une démarche d'ensemble très innovante puisqu'elle consiste à revisiter la grande tradition pédagogique reniée depuis cinquante ans par des partisans du retour aux méthodes de l'ancienne école.

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

Du moment que ça grippe pas ...

Écrit par : iPidiblue engrippé | 28 février 2010

J'adore aussi, Anne-Marie. Et j'adore le côté tragédien de Klaus Nomi dans cet "air du froid".
Ils ont diffusé un récital de mélodies françaises, par Philippe Jarrousky, sur "Mezzo", avant-hier soir, qui ne m'a pas tellement convaincu. Moins que ses interprétations du répertoire baroque, (qui se prête "a priori" plus à ce type de tessiture, il est vrai).
Ca y est, je vais encore me faire tacler par Joe pour superficialité... J'adore !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Les TBI...
Comme dit Dugong, ça peut être un "plus" au service de cours, mais ça devient un peu ennuyeux quand la forme, (l'informatique), risque de se substituer au "fond", (les contenus à dispenser).
On a tendance, peut-être un peu trop, à occulter totalement le "E" de "TICE", qui deviennent: "TIC au service des TIC"...
En plus, "TICE" ne veut pas dire obligatoirement :
"informatique". Un chaîne hi-fi, un micro, sont aussi des TICE.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Merci Anne-Marie, écouter Nomi en lisant les derniers posts. Belle façon de commencer ma journée.

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Melinda Gates a donc parfaitement raison de chercher sans préjugés "ce qui marche".
Mais rassurez-vous, je fais aussi des cours (de grammaire par exemple) plus "frontaux".
Ecrit par : Robin | 28 février 2010

Merci Robin d'avoir pris les devants, je n'aurais pu mieux dire et c'est exactement ce que je retire de mon expérience personnelle des écoles KIPP. J'en ai visité plusieurs dans ma région avec une autre fondation qui finance ce programme, avec laquelle je travaille et dont j'ai déjà parlé. Elle aussi est dirigée par un mécène qui, comme Gates, investit dans le soutien à l'éducation des plus pauvres l'argent qu'il prend aux plus riches. C'est cela la culture de la redistribution volontaire que n'ont pas les Français. Ils pratiquent et même encensent au contraire la redistribution coercitive et c'est pour cela que ce qu'ils piquent aux riches n'enrichira jamais les pauvres.

http://www.kipp.org/about-kipp/support-kipp/kipp-national-partners

KIPP démontre au quotidien que tout est possible dans les écoles des quartiers les plus défavorisés, et notamment d'allier le travail d'équipe avec un apprentissage effectif, mais seulement parce que l'essentiel est acquis: l'esprit d'étude règne et non pas celui de rébellion et de reniement de l'institution, imposé par les forcenés de l'égalitarisme, les grands prêtres de la connivence culturelle, et les militants de la cause d'un peuple qu'ils prétendent libérer de l'oppression bourgeoise par l'école.


La troisième voie des Appy c'est du pipeau, en regard de ce fait KIPP, où l'on ne s'assied pas entre deux chaises pour ménager la chèvre et le chou. On appelle un chat un chat, et l'autorité du maître une exigence absolue. Je vous signale que le directeur y est aussi seul maître à bord. Il embauche et "vire" , sans en référer à une instance supérieure autre que le "board" de l'école.
La devise du programme: WORK HARD, BE NICE
http://www.kipp.org/news/the-economist-work-hard-be-nice-

Il n'y a pas que le sort tragique de l'enseignement qui illustre l'emprise de ce tropisme égalitariste sur la conscience collective des Français. Les pauvres pantins qui s'agitaient hier soir sur la scène en débitant leurs fadaises, lors de la remise des Césars, ont témoigné des ravages irréparables que continue à commettre dans l'intelligence d'un peuple sa "funeste passion pour l'égalité" (Condorcet). Elle a frappé d'infamie le mot de "sélection" au point d'imposer le terme inapproprié de "nommé", pour ne pas avoir à prononcer l'infâme "sélectionné", pourtant de rigueur, pour désigner quiconque est distingué comme primus inter pares. Un ultime et inattendu sursaut de dignité linguistique avait fait disparaître du vocabulaire de ce genre de festivités le grotesque anglicisme "nominé". Ce n'était pas la peine si c'était pour le remplacer par "nommé", tout aussi impropre. Chaque jour qui passe nous permet de mesurer à quel degré d'indigence et de conformisme une population décervelée ne craint pas de s'abaisser pour passer sous les fourches caudines de la plus criminogène des idéologies.

À propos de conformisme et de couardise, j'ai lu hier que les siennes avaient valu à Descoings le prix de la Carpette, donné à ceux qui s'écrasent servilement devant la toute-puissance de l'anglais, qu'ils contribuent à favoriser par leur démission. Il la mérite à double titre cette "distinction" puisque c'est bien avec une tapette qu'on nettoie les carpettes, non?

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

Au fait, concernant la petite fille qui "produit" un conte en direct sur la video dont Cadichon a bien voulu nous faire cadeau, http://www.collegehumor.com/video:1890164
ne trouvez-vous pas que les mots anges et ciel au sens de paradis ponctuent régulièrement son récit ? Récit par ailleurs construit de manière à faire pâlir certains élèves de 3ème chez nous ! On y trouve même le passé simple convenablement employé. Une légère lacune pour le subjonctif mais on la crédite d'un minimum de temps pour l'acquérir... :-)
Ecrit par : nicolas | 28 février 2010

Et alors, ça vous chiffonne que l'imaginaire de cette petite fille soit peuplé de telles références ? Que les laïcards en prennent pour leur grade. On peut avoir des références religieuses, dès le plus jeune âge, sans que cela nuise gravement à la santé mentale. On ne peut pas en dire autant des crédos fumeux avec lesquels les forcenés du laïcisme, cette perversion de la laïcité dont la France est la championne toutes catégories, endoctrinent nos enfants d'une manière qui n'a rien à envier aux sectes les plus débiles et criminelles.

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

"KIPP démontre au quotidien que tout est possible dans les écoles des quartiers les plus défavorisés" cadichon

L'appareil de Kipp peut aussi mener à une belle explosion * si on ne purge pas suffisamment. D'ailleurs on ne s'en sert plus.

L'application à l'école elle-même est intéressante.

http://mattson.creighton.edu/History_Gas_Chemistry/Kipps.html

* pas du tout sociale

Écrit par : dugong | 28 février 2010

@ Devise cadichonienne.

"l'esprit d'étude règne et non pas celui de rébellion "

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

Cadichon, je suis sûr que si vous embrassiez sur le bout du nez tous ces vilains laïcs franchouillards, il se transformeraient en beaux princes charmants américains ...

Écrit par : iPidiblue les franchouillards et les beaux amerloques | 28 février 2010

Il faut faire un effort princesse, user de votre charme naturel et si personnel ...

Écrit par : iPidiblue les vilains crapauds franchouillards et les beaux princes amerloques | 28 février 2010

"KIPP démontre au quotidien que tout est possible dans les écoles des quartiers les plus défavorisés" Cadichon.

Comment est-il possible qu'il existe des quartiers défavorisés aux États-Unis ? Ce doit être la faute aux syndicats.

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

Encore heureux qu'aux States les prisons soient vastes, on pourrait y faire tenir à l'aise tous les électeurs de Besancenot et de Marie Georges Buffet réunis !

Écrit par : iPidiblue régime du pain sec et de l'eau du marxisme | 28 février 2010

C'est qu'il faut dire qu'avec tous les fonctionnaires qu'on va virer quand Cadichon sera au pouvoir en France et qu'il faudra bien les mettre quelque part car ces fainéants ne voudront pas gagner leur pain à la sueur de leur front, j'ai pensé qu'on pourrait embaucher des geoliers pour les surveiller attentivement ... attention ! des gardiens de sociétés privées style l'ex-Blackwater.

Écrit par : iPidiblue régime sans fonctionnaire | 28 février 2010

encore un lien qui informe sur la genèse de KIPP, fondé par deux businessmen, (patrons de GAP et de Fedex), et sur son fonctionnement Les principes sont connus....mais pour les mettre en oeuvre il faut rétablir la sécurité et la discipline qui va de pair. Laxisme, lâcheté, j'menfoutisme, tout cela couche ensemble.`Il faut aussi rétribuer, à tous les niveaux, la compétence et punir de même, et sans état d'âme l'incompétence. d'ou les évaluations et la liberté de gérer son personnel.

Le résultat doit faire crever de rage les groupies de Jospin: 85% de réussite à ce qui est leur bac, en récompense d'une scolarité d'efforts soutenus et sanctionnés, non pas par un examen unique mais par le contrôle continu des connaissances sur toute la scolarité. L'admission à l'université prend en compte les résultats des deux, parfois trois, dernières années de secondaire.
Dans ce système, le charlot qui a du pot le jour du bac n'a aucune chance. On ne repêche pas non plus les flemmards.

http://www.kipp.org/news/business-week-kipp-learning-a-lesson-from-big-business-1

"Working overtime is central to KIPP's success, as it is at many corporations. Starting with the Houston experiment, Feinberg and Levin instituted nine-hour school days instead of the usual seven, held classes on some Saturdays, and ran summer sessions. Students often spent 60% more time in class than regular public schools require. After one year, the number of students performing at grade level in reading and math jumped to 90% from 50%.

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

ne trouvez-vous pas que les mots anges et ciel au sens de paradis ponctuent régulièrement son récit ? Ecrit par : nicolas | 28 février 2010
Et alors, ça vous chiffonne que l'imaginaire de cette petite fille soit peuplé de telles références ? Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010

Vous êtes décidément agressive à toute heure du jour ou de la nuit, Cadichon. Qu'ai-je écrit qui puisse ainsi susciter votre courroux ? J'ai demandé si on ne trouvait pas le récit ponctué de références religieuses, pensant qu'il pouvait s'agir d'une interprétation personnelle. Qu'auriez-vous répondu si j'avais écrit : Ne trouvez-vous pas que les mots (...) ponctuent un peu trop régulièrement son récit ?

Par ailleurs mais de façon complémentaire je suppose, et pour ne rien céder à l'égalitarisme absolu qui nous caractérise, nous sommes appelés à apprécier cette délicate boutade :
"Il la mérite à double titre cette "distinction" puisque c'est bien avec une tapette qu'on nettoie les carpettes, non?"
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010

Puis-je vous dire que je n'apprécie pas vraiment ?
Il ne doit pas manquer de moyens à votre disposition et votre large culture pour marquer votre désapprobation de l'éthique de ce personnage sans descendre au 36ème sous-sol.

Écrit par : nicolas | 28 février 2010

"C'est qu'il faut dire qu'avec tous les fonctionnaires qu'on va virer quand Cadichon sera au pouvoir en France et qu'il faudra bien les mettre quelque part"

Ils paveront l'enfer de bonnes intentions avec quelques gardes armés de riot guns.

Comme dans Luke la main froide.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"Comment est-il possible qu'il existe des quartiers défavorisés aux États-Unis ? Ce doit être la faute aux syndicats."

Ecrit par : guy morel | 28 février 2010

C'est un peu ça, oui, Guy. "On "n'a pas laissé assez les coudées franches au libéralisme débridé.

Ceci-dit, Cadichon, très joli descriptif de la soirée des Césars, concernant "l'étiologie" du mal... Mais je serais personnellement plus réservé sur le diagnostic que vous en faites... ...
Mince, Ipidiblue va encore me reprocher "d'arbitrer les élégances"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

ipidibule, cela ne vous vient pas à l'esprit que les pires ennemis des bons profs c'est la poignée de ceux qui sont à contre-emploi. Les excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous. Quand on ne peut pas éliminer à temps les pommes pourries c'est tout le tas de pommes, qui lui était sain au départ, qui est ensuite à jeter.
Mon expérience de la scolarité de mes enfants m'a fait toucher du doigt cette évidence. Entre la solidarité professionnelle, le soutien syndical, et l'omertà qui interdit de faire des vagues et de désespérer Billancourt, les éléménts les plus pourris peuvent allègrement persévérer et prendre du galon. On les retrouve d'ailleurs bien vite ailleurs que dans les classes mais ils continuent d'y sévir par le poste d'autorité qu'ils ont réussi à obtenir.

Écrit par : Cadichon | 28 février 2010

"Il ne doit pas manquer de moyens à votre disposition et votre large culture pour marquer votre désapprobation de l'éthique de ce personnage sans descendre au 36ème sous-sol."

Ecrit par : nicolas | 28 février 2010

Tous les moyens, (et niveaux) sont bons pour fustiger le trotskysmo-communo-fonctionnaro-gauchismo-égalitarisme, Nicolas !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

À propos de conformisme et de couardise, j'ai lu hier que les siennes avaient valu à Descoings le prix de la Carpette, donné à ceux qui s'écrasent servilement devant la toute-puissance de l'anglais, qu'ils contribuent à favoriser par leur démission. Il la mérite à double titre cette "distinction" puisque c'est bien avec une tapette qu'on nettoie les carpettes, non?

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010

Connasse.

Écrit par : Jeremy | 28 février 2010

Chère Princesse,


Cela ne nous dit pas ce que vous allez faire des pommes pourries ? Une compote ?

Écrit par : iPidiblue régime sans fruit | 28 février 2010

@ "la liberté de gérer son personnel."

Autre devise cadichonienne.

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

Puis-je vous dire que je n'apprécie pas vraiment ?
Il ne doit pas manquer de moyens à votre disposition et votre large culture pour marquer votre désapprobation de l'éthique de ce personnage sans descendre au 36ème sous-sol.
Ecrit par : nicolas | 28 février 2010

Mais ça ne descend pas, ça grimpe même de post cadichonesque en post cadichonien.

Écrit par : guy morel | 28 février 2010

Eh bien, aussitôt dit aussi tôt fait, et voici MD qui choisit pour illustrer cette mutation sexuelle l'homologue US de Chatel:

"On licencie, parce que les résultats sont mauvais, tous les profs d'un lycée dans le neuf-trois du coin, avec l'approbation de Mme Duncan, secrétaire d'État à l'Education US.
Ecrit par : Michel Delord | 26 février 2010

Vous avez doublement raison Cadichon :
- effectivement , j'ai lu quelques textes de Monsieur Duncan tout en croyant qu'il s'agissait d'une dame
- effectivement également j'ai traduit bêtement "US Education secretary" par "secrétaire d'Etat"

Ceci dit , je dois toujours une réponse au mail
dans lequel vous expliquiez que je faisais "une diatribe fleuve contre les évaluations"
et je ne vais pas tarder à m'en acquitter.Ce qui n'est d'ailleurs pas sans rapports avec l'affaire de Central Falls

Michel Delord

Michel Delord

Écrit par : MDelord | 28 février 2010

"Il la mérite à double titre cette "distinction" puisque c'est bien avec une tapette qu'on nettoie les carpettes, non?

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010

-Connasse."

Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010

Une tapette à souris, Jeremy... Cette phrase de Cadichon n'est pas finaude, mais je ne pense vraiment pas qu'elle ait quoi que ce soit d'homophobe... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

"Connasse"

En l'occurrence, "cognasse pourrie" aurait été plus adapté.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Par ailleurs mais de façon complémentaire je suppose, et pour ne rien céder à l'égalitarisme absolu qui nous caractérise, nous sommes appelés à apprécier cette délicate boutade :
"Il la mérite à double titre cette "distinction" puisque c'est bien avec une tapette qu'on nettoie les carpettes, non?"
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010

Puis-je vous dire que je n'apprécie pas vraiment ?
Il ne doit pas manquer de moyens à votre disposition et votre large culture pour marquer votre désapprobation de l'éthique de ce personnage sans descendre au 36ème sous-sol.

Ecrit par : nicolas | 28 février 2010


Cadichon, je connais votre respect pour votre prochain (les batailles idéologiques, pratiques, etc. conviant l'énergie de la répartie sont de bonne guerre); mais entre les sorties sur Guillaume Pepy (si je ne m'abuse) et celles contre Descoing, vos adversaires et les autres vont penser que le gay-bashing fait partie de votre rhétorique. Et franchement, je salue votre culture, et franchement je suis étonné par votre tactique à la "Carthago delenda est".

Et si, pour ma part, je compte prendre mon baluchon - un peu longuement - hors de France, c'est parce que j'en ai assez de l'esprit (ce-n'est-qu'une-vanne-après-tout) français à la Guillon, Action Discrète, Ardisson (tiens, que des gars de chez Canal Plus; un Ardisson qui a fait marrer son public djeune en accueillant un couple de SDF pas plus vieux que celles et ceux qui étaient sur les estrades, derrière, par: "C'est bon pour vous le réchauffement climatique, non?") ou à la Gerra. Je ne dis pas que vous êtes de ceux-là. C'est la "délicate boutade" et ses intentions qui est visée. Mais bon, mon grand Frêche en a dit d'autres, sans les penser aussi.

Un de mes anciens élèves de BEP électricien est parti photographier l'Australie pendant plus d'une année, maintenant la Malaisie; un de mes anciens étudiants - quand j'étais contractuel à la fac - a fui notre Gaule moins chevelue pour 2 ans au Japon et depuis août dernier il se trouve à Montreal. Histoire d'oublier un pays de freins, mais aussi de grimaces qui ne sont qu'agressives.

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

Mon expérience de la scolarité de mes enfants m'a fait toucher du doigt cette évidence. Entre la solidarité professionnelle, le soutien syndical, et l'omertà qui interdit de faire des vagues et de désespérer Billancourt, les éléménts les plus pourris peuvent allègrement persévérer et prendre du galon. On les retrouve d'ailleurs bien vite ailleurs que dans les classes mais ils continuent d'y sévir par le poste d'autorité qu'ils ont réussi à obtenir.

Ecrit par : Cadichon | 28 février 2010
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Comme cela est bien vrai. J'ai eu un proviseur qui se réjouissait de voir des professeurs en difficulté, lui qui avait quitté le métier de professeur pour devenir principal de collège puis proviseur de lycée (parce qu'il avait le cirque avec des sixièmes ! Qu'en eût-il été avec des bac pro ?), malheureusement celui où j'étais. Mais il semble que, majoritairement, les chefs d'établissement et leurs adjoints soient dans le même cas. Je n'aurais sans doute guère été mieux loti dans un autre lycée.
Tous les chefs d'établissement veulent qu'ils n'y ait pas de vagues et font tout pour cela. Si un journaliste téléphone au lycée ou au rectorat pour savoir les détails d'une agression dans l'enceinte du lycée, ils refusent de dire un mot.
Un de mes collègues, agressé par un collègue, a déposé une plainte à la police, et fait faire un constat des bleus qu'il avait sur le corps, sur conseil de l'inspecteur de police. Il a ensuite exposé les détais de l'événement à un journaliste de la Nouvelle République du Centre Ouest, secteur de Blois. Ce dernier a mis trois semaines avant de faire paraître son article car il a demandé des renseignements en vain au proviseur et au rectorat. Il a dû se contenter de ce que lui a dit l'inspecteur de police qui a reçu mon collègue. (Vers novembre 2009.)
Il reste encore des services publics et des fonctionnaires pas tout à fait pourris...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

« "Comment est-il possible qu'il existe des quartiers défavorisés aux États-Unis ? Ce doit être la faute aux syndicats."
Écrit par : guy morel | 28 février 2010 »

Les pauvres aux États-Unis, ce sont des fainéants pas foutus de créer leur propre entreprise ! Ils ne veulent pas travailler plus pour gagner plus.
Ils choisissent librement leur mode de vie, tout le monde sait ça. Et quand bien même, c'est Dieu qui l'a voulu dans une Nation under God, it's a free country... Ouh la, je me mets à parler comme Vandamme, pardon, Cadichon.

Écrit par : Orthos | 28 février 2010

Francis, je vous envoie ce superbe chant.
Bien amicalement.

http://www.youtube.com/watch?v=XxlchhfkC1I

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2010

C'est la "délicate boutade" et ses intentions (OU SES CONSEQUENCES, PLUTÔT, SUR LES ESPRITS LES PLUS CONS) qui SONT viséeS

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

@ Devise cadichonienne.

"l'esprit d'étude règne et non pas celui de rébellion "

Ecrit par : guy morel | 28 février 2010

@ "la liberté de gérer son personnel."

Autre devise cadichonienne.

Ecrit par : guy morel | 28 février 2010

http://www.dailymotion.com/video/xdv5i_jacques-brel-la-dame-patronesse

Écrit par : catmano | 28 février 2010

Pour La journée de la jupe, Adjani a reçu le César de la meilleure actrice. Elle ressemble de plus en plus à Elisabeth Taylor version post soixantaine. Et puis elle n'a cessé de pleurnicher comme une starlette débutante à qui cette HENAURME récompense échoirait comme un cheveu sur la soupe. Comportement incompréhensible lié sans doute à l'hystérie dont elle fait preuve dans le film ?
En tout cas elle a eu la décence de dire deux mots des conditions de travail des profs. Alors merci Isabelle.

Ecrit par : nicolas | 28 février 2010
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Je me suis fait les mêmes réflexions, Nicolas. Mais, malgré cela, je la trouve encore... comment dirais-je ? Hum... pas de gros mots sur ce blog distingué où je me risque à découvert (sous mon vrai nom, veux-je dire) ! Ah ! voilà : très attirante. En tout cas pour moi qui suis largement son aîné.
Ses sanglots longs m'ont agacé, mais ce qu'elle a dit à la fin la rachète largement. Je crois bien qu'elle a une idée bien plus précise de nos conditions de travail que la population non enseignante. Il le fallait pour que le film fût crédible. Je ne l'ai pas encore vu, mais j'ai envie de le voir.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

Pour rompre les chiens, comme on disait jadis, voici quelques infos supplémentaires sur Meirieu.

http://usbek.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/04/21/philippe-meirieu-ou-les-mefaits-des-sciences-de-l-education.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2010

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&oi=video_result&ct=res&cd=5&ved=0CBMQtwIwBA&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx1n1wg_yes-men-vs-balkany-par-lelabtv_news&rct=j&q=balkany+et+les+yes+men&ei=kZqKS4uYHoyTjAfhouHWDA&mk=0&mb=2&usg=AFQjCNGTdTmPDP3ACkYv_Q1NXRuiP9_VBw

Pendariès, je n'ai pas l'impression que Thierry Ardisson, Georges FRêche, Stéphane Guillon, Laurent Gerra et action discrète aient grand-chose en commun !

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Pendariès, je n'ai pas l'impression que Thierry Ardisson, Georges FRêche, Stéphane Guillon, Laurent Gerra et action discrète aient grand-chose en commun !

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Seul Georges est Grand!

Les autres - c'est la vachardise avant tout; et si possible qui les éblouit eux-mêmes, en se faisant passer pour des trublions face aux pouvoirs et à la bien-pensance.

Écrit par : Pendariès | 28 février 2010

Y a-t-il des profs de SVT parmi vous ?
Voici de l'inspiration.

http://svt.ac-creteil.fr/archives/Doc/Constr_savoir/intro_de_vecchi.htm

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2010

Christophe, vous rigolez : elle parle de Descoings. Evidemment que le jeu de mots est fondé là-dessus, comme tout le monde l'a compris.

Écrit par : Jeremy | 28 février 2010

"The lesson plan bore no relation to the passive lecture format that prevails in many schools."

Ecrit par : Robin | 28 février 2010
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Oui, Robin, je n'ai rien contre cette autre forme d'enseignement que les cours magistraux. Mais les cours magistraux soignés que j'ai suivis autrefois à la faculté des sciences de Paris avaient bien des vertus, mais seuls les étudiants bien préparés pouvaient en faire leur profit. Tout est là. Appeler cela "passif" est excessif : un étudiant de valeur qui écoute attentivement et prend des notes exploitables tire grand profit desdits cours magisteraux. Il y avait d'ailleurs des "travaux dirigés" et des "travaux pratiques" que faisaient des assistants et maîtres assistants à qui on pouvait demander des éclaircissements sur certains points du cours du professeur.
Avec plusieurs centaines d'étudiants dans un amphithéâtre, il est difficile, de toute façon, de faire des cours "interactifs".
Je reconnais que les cours magistraux ne valent rien pour les cancres. Mais quoi qu'on fasse avec les cancres, on n'aboutit jamais à rien.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

Cadichon nous faisait l'article sur la nécessité d'une évaluation "effective" des enseignants. Une "étude" a été réalisée, subventionnée par la Bill et Melinda gates Foundation.

Vous la trouverez sur

http://www.brookings.edu/~/media/Files/rc/papers/2006/04education_gordon/200604hamilton_1.pdf

Comme j'ai de l'empathie et qu'il y a 40 pages, je vous sers un extrait de la page 21 :

"For these reasons, we would encourage states to develop alternative evaluation systems for teachers in nontested grades and subjects where value-added measures may not be practical. One potential model is Connecticut’s Beginning Educator Support and Training (BEST) * program in which new teachers submit portfolios of their work, including lesson logs, videotaped segments of teaching, examples of student work, and reflective commentaries on the goals during the lesson. Portfolios are scored by multiple external assessors with experience in the same content area as the beginning teacher. The assessors go through approximately fifty hours of training to able to score portfolios. Measures along these lines provide a promising model for evaluations on grounds other than test scores."

Une sorte d'IUFM géant où le petit mémoire si vilipendé serait remplacé par un portfolio où seront notamment consignées la distribution du nombre de cafés que vous avez bus ainsi que celle de vos incursions dans les toilettes (les deux distributions faisant d'ailleurs l'objet d'un test de corrélation).

Vive les R.H. !

* ouaf, ouaf !

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"Christophe, vous rigolez : elle parle de Descoings. Evidemment que le jeu de mots est fondé là-dessus, comme tout le monde l'a compris."

Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010

Je ne peux pas le croire... :-(((

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Si vous regardez à la fin due l'étude dont je parlais précédemment, vous verrez la liste des consultants du Projet.

Vous y trouverez quelques profs (d'économie et de gestion), des juristes, des managers et des banquiers (dont un de chez Goldman Sachs...). *

Rien que du beau monde.

* aucun qui se prénomme Joe, cependant.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Evidemment que le jeu de mots est fondé là-dessus, comme tout le monde l'a compris."
Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010

Je ne peux pas le croire... :-(((
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Je ne vois pas trente secondes ce qui pourrait faire douter qui que ce soit ! 0_0

Écrit par : Jeremy | 28 février 2010

Une sorte d'IUFM géant où le petit mémoire si vilipendé serait remplacé par un portfolio où seront notamment consignées la distribution du nombre de cafés que vous avez bus ainsi que celle de vos incursions dans les toilettes (les deux distributions faisant d'ailleurs l'objet d'un test de corrélation).

Vive les R.H. !

Ecrit par : dugong | 28 février 2010

Vous savez, Dugong, les IUFM avaient déjà programmé les séances d'évaluation filées. Ce qui est décrit là est à peu près ce qui se faisait dans les IUFM : il n'y avait pas que le mémoire : il y avait plein d'autres activités complémentaires qui entraient en compte dans l'évaluation.

Mais, vous savez, avec le recul... J'ai tiré pas mal de choses de ces activités complémentaires (plus que du mémoire lui-même qui, lui, n'a servi à rien).

Écrit par : Jeremy | 28 février 2010

"Je ne vois pas trente secondes ce qui pourrait faire douter qui que ce soit ! 0_0"

Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010

La "common decency" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

"J'ai tiré pas mal de choses de ces activités complémentaires (plus que du mémoire lui-même qui, lui, n'a servi à rien)."

Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010

C'est vrai ?
Je ne suis pas un inconditionnel du "mémoire pro", loin s'en faut, mais, après coup, certains PE trouvent l'exercice intéressant. Pas seulement parce qu'il est "derrière eux", apparemment !
(J'attends une vanne ou deux de "Dugong" sur ce coup... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Pas tant que ça, Francis. è s'emploie devant un e muet. Or ici dans dégénérerait tout comme dans dégénérera, la syllabe "re" suivant "né" comporte un e qui se prononce. Le é devient donc obligatoire. Tout (ou presque) a une explication. :-)
Dans toutes les dictées que je donne à mes CM1 à partir du 2ème trimestre, je glisse des mots à accents pervers...

Ecrit par : nicolas | 26 février 2010
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Cela est très bien, Nicolas ! Ce sont les accents qui sont pervers, non pas vous qui avez tant le souci d'instruire vos élèves. Le "é" dont je parle se prononce ouvert (d'où la tendance à l'écrire avec un accent grave). Je me demande s'il a été prononcé fermé dans un passé plus ou moins lointain.
Il paraît que le "r" fut prononcé autrefois (jusqu'au XVIème ?) roulé comme en italien. La prononciation actuelle du r en français - dite grasseyée - n'est pas élégante et pose des problèmes aux étrangers qui parlent notre langue (mais certains la parlent très bien). Quant à nous, nous avons du mal à parler italien en roulant les "r". Et l'anglais nous pose des problèmes avec le "r", lui aussi. Peu de Français le prononcent comme les Britanniques.
Et peu de Français mettent le bon accent sur le "é" dont je parlais.
Il faut que nous restions vigilants, mes amis !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

"Vous savez, Dugong, les IUFM avaient déjà programmé les séances d'évaluation filées."

Oui mais là c'est sur toute une vie professionnelle (même si le rapport insiste sur les deux premières années). La CDIUFM en a rêvé...

Je veux bien être évalué mais de façon équitable (le rapport utilise d'ailleurs le mot fairness). Mais, en France au moins, le jeu est faussé : rien n'est équitable (évaluateurs idéologisés qui focalisent sur les performances des 20% plus mauvais élèves, sur l'activisme factice, "patrons" qui vous savonnent la planche en vous refourguant des "passifs pourris" dont vous ne pouvez vous défaire).

Et surtout, à mon sens, il y a un préalable à toute discussion saine dans ce domaine : des contenus dignes de ce nom à enseigner.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"J'attends une vanne ou deux de "Dugong" sur ce coup..." CS

Il suffit de me dire ça pour me couper l'envie. On débande plus vite à mon âge...

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Je savais que je "désamorcerais" en disant ça... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

"On débande plus vite à mon âge..."

Ecrit par : dugong | 28 février 2010

On doit avoir à peu près le même, non ??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Le même âge, je voulais dire !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

Là, j'ai été battu sur le fil : j'allais en placer une.

Bien joué

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Avec plusieurs centaines d'étudiants dans un amphithéâtre, il est difficile, de toute façon, de faire des cours "interactifs".
Je reconnais que les cours magistraux ne valent rien pour les cancres. Mais quoi qu'on fasse avec les cancres, on n'aboutit jamais à rien.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

Je n'ai rien contre non plus. Les élèves d'Alain à HIV qui ne faisait que des cours magistraux (j'imagine que les élèves pouvaient quand même lui poser des questions) ne s'en plaignaient pas, bien au contraire.

Simone Weil (la philosophe, pas la femme politique) disait qu'elle ne s'était jamais sentie plus libre que pendant ses cours.

C'est essentiellement dans le primaire et dans le secondaire que la question se pose.

Je fais des cours de grammaire "frontales" et des préparation de dictée "frontales" parce que je ne vois pas ce que l'élève pourrait bien découvrir par lui-même.

La langue est "fasciste" disait Roland Barthes pour choquer ses auditeurs ; disons qu'elle nous contraint à dire ainsi et pas autrement et que ce n'est qu'à partir de l'intégration des contraintes que je peux prendre des libertés... C'est la définition même de la littérature et de la poésie : donner un sens plus pur aux mots de la tribu (Mallarmé)

En échange, la lecture expliquée se prête bien à un travail de recherche parce que nous ne sommes pas dans les mécanismes de fonctionnement, mais dans le sens.

Mais là où le "constructivisme" affirme "je ne sais pas, vous avez peut-être raison, qu'est-ce que vous en pensez, etc.", l'instructionnisme proposera une interprétation.

Écrit par : Robin | 28 février 2010

Pour les vrais mordus qui ont la rage, 2 autres documents qui valent leur pesant de figues sur le site de nos deux grands humanistes Bill et Melinda et qui décrivent bien "Leur combat" :

Un mot d'ordre : pas d'obstacles à la "mesurabilité".

Effrayant. Les homologues français, genre Thélot, sont des nains à côté.

http://www.gatesfoundation.org/united-states/Documents/empowering-effective-teachers-empowering-strategy.pdf

et

http://www.gatesfoundation.org/united-states/Documents/empowering-effective-teachers-readiness-for-reform.pdf

Écrit par : dugong | 28 février 2010

"Les élèves d'Alain à HIV"

Ecrit par : Robin | 28 février 2010
J'ai eu un choc...
Je n'avais pas encore vu le sketch de "césarisation" d'Adjani... Elle joue mieux la comédie dans ses films, effectivement...
Mais, comme Nicolas l'a dit un peu plus haut, "merci à elle" quand même.
Je l'ai vue sur "Canal plus" ce matin, elle a vraiment bien défendu le film.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 février 2010

J'avais écrit : "Les homologues français, genre Thélot, sont des nains à côté."

Pour être plus précis, je dirais que Thélot est un homologue de Bill gates au sens où, lui aussi, à contribuer à construire un système d'exploitation -tout aussi bidon - qui s'est bien vendu un moment.

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Ho ! Fatigue !!

a contribué ...

Écrit par : dugong | 28 février 2010

Pour Robin, deux rapports d'inspection d'Alain en ligne, l'un élogieux, l'autre incendiaire :

http://pedagogie.ac-amiens.fr/philosophie/histoire/inspectionAlain.htm

Écrit par : Romuald | 28 février 2010

Vous avez raison Mr Penin , Isabelle ADJANI connait nos conditions de travail mieux qu'un bon nombre ; notamment mieux que le Ministre lui-même et toute la hiérarchie bureaucratique de l'E.N . Cette récompense est méritée pour cette grande actrice et elle est pour nous une reconnaissance car il s'agit bien d'un film admirable , d'un film de résistance , mot employé par la comédienne . Les membres du jury des Césars ne s'y sont pas trompés . Ce film est courageux , rares furent ceux qui ont voulu se lancer dans cette aventure , elle l'a dit . Il constitue , en effet une réponse cinglante à l'idéologie dominante qui sévit dans cette institution et si certains n'ont retenu que les larmes de cette sincère artiste , je les plains .

Écrit par : defer | 28 février 2010

"Pour Robin, deux rapports d'inspection d'Alain en ligne, l'un élogieux, l'autre incendiaire :
http://pedagogie.ac-amiens.fr/philosophie/histoire/inspectionAlain.htm

Ecrit par : Romuald | 28 février 2010"

Dans le premier, c'est marqué : "La méthode de M. Chartier consiste à pénétrer ses élèves, ou plutôt ses disciples".

Si Ségolène Royal avait lu ça, elle aurait fait arrêter Alain en trente minutes.

Écrit par : Inspecteur | 28 février 2010

Monsieur Penin ,je suis un peu déçu , nous avons peu d'écart , en âge , je pense ,mais il s'est passé beaucoup de choses entre votre génération et la mienne ..
Le respect du maître !! OK , mais un individu reste un individu et la fonction ne crée pas la respectabilité ..

Ecrit par : Jean Maurette | 25 février 2010
---
Faites comme vous voulez, Monsieur Maurette !
Revenez lire mon présent message, à l'occasion.
Je découvre seulement cette partie d'un de vos derniers messages.
Je suis en désaccord avec votre assertion selon laquelle la fonction ne crée pas la respectabilité.
Quand un professeur, même débutant, entre dans sa salle de classe, il est investi de l'autorité du maître sur ses disciples et il a automatiquement droit au respect de ses élèves.
S'il commet des actes contraires à la morale avec ses élèves, il perd sa respectabilité, certes.
Mais tout professeur dont le comportement est irréprochable a droit au respect de ses élèves.
Il n'y a pas à transiger là-dessus.
J'ai été un professeur exigeant, excellent en tous points (je ne peux que vous demander de me croire ou de ne pas me croire; j'ai cafouillé un peu la première année, mais dès la deuxième j'ai trouvé ma vitesse de croisière, et me suis peut-être amélioré au fil des ans), et j'ai été respecté par la quasi-totalité de mes élèves. Moi, j'ai respecté tous mes élèves, même les pires, celui qui m'a insulté par exemple. Mais je l'ai puni en faisant le nécessaire pour qu'il échoue au baccalauréat s'il n'était pas admis dès le premier groupe d'épreuves... et ce fut le cas.
Le nombre de ceux qui m'ont vraiment fortement blessé est de deux. Dans les deux cas le proviseur a fait preuve envers eux d'une indulgence coupable. Moi seul aurais pu faire preuve de longanimité, si je l'avais jugé opportun. En l'occurrence, je n'en avais aucune envie.
Il m'a lâché quand mon autorité et mon prestige avaient été atteints et devaient être restaurés le plus vite possible, par l'exclusion définitive de ces deux cancres âgés de 20 et 22 ans (en classe de terminale, non pas en troisième de collège)
J'ai dû restaurer ce qui m'a été ôté par deux sinistres individus, ce qui a pris à chaque fois quelques mois.
C'est une honte de lâcher ainsi un professeur insulté et bafoué. Ce proviseur est un (ou une) ... choisissez le mot qui vous convient. Je ne dirai pas le mien par respect pour notre hôte, mais on peut aisément s'en faire une idée. Je me refuse à utiliser des gros mots, mais cela m'est arrivé quand même (envers ce même proviseur) sur le blog de JPB. C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit où mes souvenirs revenaient , lancinants, tandis que j'écrivais sur ce blog, trop fatigué pour me contrôler. Encore toutes mes excuses, Jean-Paul.

Ah ! Monsieur Maurette, si aucun de nous deux ne ment sur son âge, nous avons six ans d'écart (entre 1940 et 1946). Il s'est indiscutablement passé bien des choses entre ces deux dates, mais nous n'en sommes pas moins de la même génération. Ce mot signifie "un tiers de siècle" (c'est une évaluation - tout à fait arbitraire - à une trentaine d'années). On dit généralement qu'il y a trois générations par siècle.
C'est fou ce que ce blog est instructif, non ?
Je ne voudrais pas vous blesser, M. Maurette, mais parmi ces choses qui se sont passées entre 1940 et 1946, il s'est passé ceci: la formation des instituteurs a dû en prendre un coup car mes instituteurs m'ont très bien appris le français, et les vôtres vous l'ont appris plutôt mal. Toute la faute leur revient, car un bon élève comme vous aurait maîtrisé le français s'il avait eu de bons instituteurs et de bons professeurs.
Que vous ayez été professeur de SVT me surprend beaucoup. Vos élèves vous faisaient-ils observer respectueusement vos fautes au tableau ou sur les documents écrits par vous que vous leur distribuiez ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 février 2010

Francis, chhhhhhhuuuut, malheureux, vous allez le faire revenir !

Écrit par : Jeremy | 28 février 2010

"Pour Robin, deux rapports d'inspection d'Alain en ligne, l'un élogieux, l'autre incendiaire :
http://pedagogie.ac-amiens.fr/philosophie/histoire/inspectionAlain.htm

Ecrit par : Romuald | 28 février 2010"

Dans le premier, c'est marqué : "La méthode de M. Chartier consiste à pénétrer ses élèves, ou plutôt ses disciples".

Si Ségolène Royal avait lu ça, elle aurait fait arrêter Alain en trente minutes.

Ecrit par : Inspecteur | 28 février 2010

Merci pour le lien. J'ai lu attentivement les deux rapports d'inspection.

Il y a sans doute deux façons de faire de la philosophie. Le style d'Alain me fait penser à celui de Nietzsche, de Jankélévitch ou de Deleuze.

Improvisation, rhapsodie, liens pertinents ou hasardeux, éclairs de génie...

Manque de rigueur, à peu près... disent les tenants de l'autre façon. Mais la philosophie est-elle une science rigoureuse ? Relève-t-elle de l'esprit de finesse ou de l'esprit de
géométrie ?

J'ai eu les deux sortes. Maurice de Gandillac faisait partie des rigoureux.

J'ai appris en vieillissant les avantages de la rigueur, mais ce sont les "improvisateurs" et les intuitifs qui m'ont donné le goût de la pensée.

Écrit par : Robin | 28 février 2010

Ben tiens et ils ne rembourseront rien, comme d'hab:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/31/01016-20101231ARTFIG00042-les-normaliens-veulent-de-moins-en-moins-etre-profs-.php


"Les normaliens veulent de moins en moins être profs



Les élèves de la Rue d'Ulm sont de plus en plus tentés par l'entreprise ou le journalisme.




À quelques pas de la belle cour de Normale Sup', deux étudiantes jouent à se faire peur au sujet de leur avenir professionnel. Les places à l'université sont limitées et devenir professeur en lycée ne les fait pas rêver. «Avoir autant travaillé pour se retrouver dans une ZEP, non merci», s'insurgent-elles en coeur. Elles rêvent plutôt d'une carrière dans l'administration, de devenir journalistes, voire «de travailler dans la publicité ou la communication». Le pantouflage - autrement dit travailler dans le privé - n'est plus un sujet tabou. Certes, les trois quarts des normaliens s'engagent toujours dans l'enseignement supérieur ou la recherche, mais ils sont «de plus en plus nombreux» à se diriger dans des voies de traverse, reconnaît la directrice Monique Canto-Sperber. On est parfois loin de la vocation initiale de l'établissement voué par Napoléon Ier en 1808 à «former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences». L'association des normaliens en entreprise, forte de 550 membres, compte des avocats, banquiers, industriels, artistes ou journalistes. Ils grouillent aussi dans les ministères, faiseurs de discours ou conseillers de l'ombre.

Certes, l'ENS a toujours fourni son lot d'hommes politiques, d'écrivains ou de journalistes en vue : Aron, Sartre, Pompidou ou Alain Juppé en témoignent. Plus récemment Laurent Wauquiez ou Nicolas Demorand ont fait leur apparition. Mais pour les autres, les places à l'université sont devenues plus difficiles à obtenir en raison de la diminution des postes dans la fonction publique. Aussi le service carrière de l'association des anciens élèves, élèves et amis de l'ENS a-t-il vu ces dernières années se présenter un «nombre croissant de jeunes en difficulté», ou simplement déçus des possibilités qui leur sont offertes, certains «pouvant même être en total désarroi». Tel est particulièrement le cas des littéraires, admis à l'agrégation, souvent dans un bon rang, mais n'ayant pas réussi à intégrer une université, faute de places. Aussi se retrouvent-ils parfois affectés dans des établissements secondaires, situés dans des zones difficiles. «Sauf pour ceux qui ont la vocation, c'est d'autant plus un gâchis que le lycée n'est plus aussi élitiste qu'autrefois. Les normaliens sont en total décalage. De plus, ils ne sont pas sélectionnés sur leur sens de la pédagogie…», estime Dominique d'Hinnin, helléniste et directeur financier de Lagardère, président de l'association des normaliens en entreprise.


Démissions

Dans une enquête datant de juin 2008 intitulée «Quelle école normale supérieure pour le XXIe siècle», l'association des anciens élèves observe même que certains, «sans le renier explicitement, ne font même plus état de leur qualité de normaliens !» L'association craint «une certaine désaffection de la part des meilleurs jeunes gens des classes préparatoires». Si en lettres, le nombre de candidats reste stationnaire, en sciences, le taux de démissions d'élèves reçus au concours a augmenté «de façon préoccupante», atteignant 50 % dans certaines disciplines. Parallèlement, le nombre d'élèves littéraires entrant à l'école «pour la situation confortable» de fonctionnaire stagiaire et qui, d'emblée, vont suivre l'essentiel de leur scolarité ailleurs, augmente. «Avant, c'était mal vu de faire une scolarité parrallèle à HEC ou à l'Essec. On s'en cachait. Maintenant, c'est institutionnalisé. Il est demandé aux élèves de ne plus penser seulement à l'agrégation», explique Dominique d'Hinnin.

L'école a dû s'organiser. Des conventions sont en cours avec le Cnam, HEC ou l'Essec, pour une dizaine d'élèves dans chaque cas. Deux normaliens sont admis d'office chaque année au CFJ (Centre de formation des journalistes) depuis 2008. Un autre partenariat vient d'être mis en place avec l'Isit (l'Institut supérieur d'interprétation et de traduction). Enfin, Normale Sup' a mis en place sa propre préparation interne à l'ENA où les élèves brillent. Longtemps, cette formation a été mal perçue : «On ne va quand même pas se laisser ravaler au rang de Sciences Po-pipeau» se disait-on près du «bassin aux Ernest», le nom donné aux poissons de l'école. Les temps ont bien changé."

Écrit par : Pendariès | 01 mars 2010

Bonsoir, M Penin Professeur Honoraire.


Je savais bien que si un seul ici pouvait me fournir un quelconque prétexte pour écrire un nouveau message ce serait certainement vous.
Rassurez vous ce sera cette fois ma toute dernière contribution , je suis venu simplement pour savoir , comprendre un peu les positions de gens qui ne parlent pas mon langage . Et je veux bien admettre avoir un peu provoqué pour faire vite. Je ne suis pas le seul ici ..

Beaucoup appris, mais je n’imaginais pas vraiment. ..

Comme vous mettez mes propres parents en cause au sujet de ma pratique "déficiente" du français je me suis senti absolument obligé de réagir.

Ils m'ont effectivement appris la lecture, l’orthographe, la grammaire, et quelques rudiments sans doute de mathématiques. J'ai donc pu faire des études sans aucune difficulté.
J'ai certainement écrit un français assez correct, et certainement très correct, à moins que vous ne remettiez en cause aussi les capacités des professeurs de Français qui me notaient en cette heureuse époque..
Je ne vais tout de même pas vous faire parvenir des preuves.
De longues années de pratique des claviers m'ont certainement desservi, je l'avoue, et je crains de ne pas être le seul. Je n'enseigne plus depuis de longues années, et ai certainement perdu l'habitude de traquer la faute d'orthographe comme je le faisais consciencieusement
sur les copies de mes élèves.
Je vous avoue par contre avoir toujours été en délicatesse avec la ponctuation ce qui m'a souvent coûté quelques points dans les sacro-saintes et rébarbatives dictées qui m'ennuyaient profondément et dont je n’ai toujours pas perçu l’utilité.
Il n'est pas impossible, que l'usage immodéré du correcteur orthographique, induise aussi une certaine paresse.

Vous n'ignorez pas sans doute que pour publier un texte il vaut mieux s'entourer de plusieurs lecteurs compétents, et que la relecture de ses propres écrits n'est pas toujours très efficace.
Je veux bien accepter l'idée , que proposer dans ce temple de la rigueur orthographique des textes écrits rapidement , avec une relecture plus que superficielle , puisse être considéré comme irrespectueux .J' admets .

Mais bon , M Penin , comme je vous l'ai dit je ne vais pas vous adresser mon CV .
Je suis Scientifique de formation, biologiste en particulier et Entomologiste spécialisé entre autre dans les Odonates , les Orthoptères Calliptaminae et depuis peu les Diptères Syrphidae . Je ne vous demanderai pas de me conseiller dans ces domaines un peu spécialisés..
( J’utilise la version latine AE , mais la terminaison é est admise ) Le Grec étant, bien évidemment la source essentielle des racines des binômes linnéens ..
( J’ai commis une erreur idiote en prétendant avoir oublié mes 6 ans ( et pas 7 , de latin ) . Ils m’ont beaucoup servi même si j’ai regretté souvent le choix obligatoire en seconde entre le Grec et une seconde langue : l’espagnol que je souhaitais absolument apprendre ..
J’avoue avoir été enseignant pendant assez peu de temps, et m’être ennuyé , non pas avec mes élèves mais dans la pratique d’une discipline aussi peu considérée en Collège , les aberrations du système de mutations m’ayant quasiment interdit d’enseigner en Lycée après ma titularisation alors que l'enseignement en Lycée était ce qui avait motivé ma décision de passer un Capes ..


(Comme vous semblez exprimer souvent des doutes, M Penin , je suis efectivement Capésien , plutôt bien classé ,
(Et non Capétien , ni Gaulois ) Et je passerai volontiers sur mes diplômes universitaires pour ne pas allonger ..
Mais je me suis pleinement consacré à cet enseignement.. Je continue, à pratiquer très sérieusement mais cette fois par plaisir , au sein de structures qui n’ont rien à voir avec l’EN .. ..

Voilà, que vous dire de plus ..
Retournez moi ma copie en soulignant les fautes en rouge ?

Je reconné que , j’ai perdu bocout à ce niveô là , suis-je le seul !! E que kje tappe au Ktyllomaitre …san fére à tension ..

Qqs remarques ?? Bien joué leu meu de jots sur le Tôlier …J’ai apprécié , le laminage , sais plus qi é l’auteur .. Référence au sein du sein .. .. faut relire .. C’est nécessaire ..

Bonne nuit, portez vous bien.. ..

Dans ma langue maternelle chez les Visigoths actuels, cela donne Bona neit porta’i vos pla , ou bona niet suivant les villages ou des tas d’autres versions .. ( orthographe phonétique)
C’est du Gascon et pas de l’Occitan..

Très très sincèrement, avec tout le respect que je vous dois, M Penin ,( plutôt le Monsieur qui est derrière le pseudo ) j’ai lu vos textes très attentivement , et je crois connaitre un peu de ces parcours là ..
JM

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

Pardon , j'ai effectivement oublié un F à EFFECTIVEMENT ..

C'est flippant votre machin ..
Je stresse ..
Moi ça me fiche un peu la trouille les puristes , mais j'ai l'honnêteté de reconnaitre qu'il en faut aussi mais pas forcément pour construire des murs ..

C'est fou le nombre de F , de S , de R , de miettes d'idées qui passent trop vite dans ma tête et que j'oublie ou que je disperse dans ce foutu clavier ..


C'est grave docteur ?

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

"Rassurez vous ce sera cette fois ma toute dernière contribution"

Bravo !

"C'est grave docteur ?"

Oui, mais l'honnête praticien de l'Institut auquel vous ferez l'honneur d'une visite vous fera certainement une remise sur le prix de votre longue cure de soins désespérés, afin de récompenser l'hilarité inextinguible que vous aurez provoquée en lui et qui le délassera après une journée de labeur rude et éprouvant.

Écrit par : Jeremy | 01 mars 2010

A Monsieur Penin , Professeur Honoraire

Il y a des attaques que je ne peux pas laisser passer, simple question d'honneur .
Cher M Penin Professeur Honoraire , très attaché apparemment aux titres, vous vous permettez dans un article de mettre en doute la compétence de mes parents , Instituteurs Honoraires , Maitres d'application , Médaillés de l' Education Nationale , Chevaliers des Palmes Académiques J'en passe et des meilleures en ce qui concerne mon père .

Je veux bien être approximatif sur l'orthographe mais pas sur l'honneur de mes parents ni au passage sur le mien .
Mr Penin Professeur Honoraire , vous avez été un grand professeur c'est vous qui le dites .
Même si cela me fait un peu sourire , je vous crois , j'en suis même persuadé , pourquoi mettrais-je votre parole en doute ?

(Je ne pense pas par contre m'être jamais adressé à un certain "Jérémy" qui a certainement le droit de faire des commentaires ,mais à mon sens pas le droit de tenir des propos , très confus d'ailleurs , mais insultants à l'encontre de quelqu'un qui ne s'est à aucun moment adressé à lui .. )

Pour l'instant , afin de pouvoir définitivement quitter cet endroit , je m'adresse exclusivement à M Penin qui me doit une réponse .

Et bien évidemment à Monsieur Brighelli , qui est ici chez lui ..

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

Ce message s'adresse à JP Brighelli .. et sera le dernier ici , s'il daigne prendre le temps de me répondre
Juste un mot . .

J'en ai un peu assez des intermédiaires , je comprend parfaitement , mais , vous ne pouvez pas vous réfugier sans cesse derrière vos Aficionados et les gardiens du temple .

JPB , vous êtes finalement comme moi , un blogueur Lambda , soumis aux mêmes règles que les autres blogueurs Lambda ..

Nous avons des idées assez , différentes pour faire , simple , ou mou si vous préférez ..
Y'a pas de quoi en faire un fromage .. ( je vais encore énerver les gardiens de l'orthodoxie avec mes y'a ka )

Vous êtes un homme public , en vous décrivant dans mon espace à moi comme je l'ai fait , je n'ai pas eu le sentiment d'être particulièrement violent et surtout ce qui me parait important , de m'attaquer à Jean Pierre , mais à un personnage public , qu'il a lui même fabriqué et assume parfaitement ..

Si j'avais mis pédale douce , j'aurai pu décevoir votre public.. Passé totalement inaperçu ..

Si je rentre dans vos schémas et les grilles de lecture de vos aficionados
je dois imaginer que je suis un pauvre scientifique donc , forcément illettré et dis orthographique ,
Ecolo en plus . J'aggrave mon cas.

Juste envie de me défendre un peu , passer pour un con , ça va un moment , ça permet de relativiser , de regarder un peu le temps qu'il fait .. mais ça ne ma va pas bien quand les attaques sont un peu en dessous de la ceinture .

Voilà .. JPB , votre univers est Intéressant , mais grinçant , pas drôle .
Parfois on se "la pète" un peu , on surfe de concert sur le thème " qu'est que je suis savant , intelligent , cultivé " .. Qu'est ce que ça peut être bandant , et comme le reste du monde est .. quoi au fait ? Bonne question ,

Je m'arrête ... là .
Faut bien .

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

Merci à Romuald pour ces deux docs très intéressants.
Je note dans le second une faute d'orthographe ("cour" au lieu de "cours") qui doit être révélatrice de la façon dont il conçoit l'enseignement d'Alain.
Cela dit, je pense qu'il devait y avoir une jalousie monstrueuse de la part d'un inspecteur qui n'était que sa fonction face au philosophe le plus célèbre de France. Il suffit que l'on ait quelque succès d'édition pour être haï de tant de gens — et particulièrement des institutionnels…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

Vous dites :
ll suffit que l'on ait quelque succès d'édition pour être haï de tant de gens — et particulièrement des institutionnels…
JPB

JPB .. Vous êtes certain que c'est uniquement le succès d'édition ?
Ce ne serait pas grandiose dans ce cas de la part de vos détracteurs .
Et Haï est peut être un peu excessif ..
Pas d'accord , j'aime mieux moi .
C'est une position , une affirmation , cela fait référence à une lutte sur les idées ,
La haine est un sentiment je crois ? .Je ne sais pas, je ne l'ai jamais ressenti ..

Écrit par : jean maurette | 01 mars 2010

Je pense qu'il y a des prises de position qu'il faut assumer .
J'ai toujours admiré le courage .. le vôtre aussi ..
Mais je suis assez ahuri de vous entendre parler de haine de l'institution ..
C'est qui , quoi , l'institution ?
Justement , par définition elle n'a pas de sentiment ..
Elle fonctionne sur des logiques marchandes ..
C'est là que k le bât blesse ..

Écrit par : jean maurette | 01 mars 2010

J'aurai un peu de mal à me satisfaire de la non réponse ..
Quand je parle de votre courage , ce n'est pas une formule . Vous avez soulevé des lièvres . des gros , mais oublié , trop vite de creuser le sillon dans le bon sens ..

Il y a du vrai mais beaucoup trop d'idéologie dans votre propos et on ne peut rien entendre dans un discours qui dérive ..
au gré .. de trop de choses, de trop d'égos , de trop de peurs .
C'est votre problème .. Je suis un blogueur , je rentre dans le jeu .. avec mes approches ..

Écrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

M'sieur Maurette, pourriez-vous vous exprimer de façon compréhensible ? Je ne saisis rien de vos deux derniers messages. Que signifient :
- "Pas d'accord , j'aime mieux moi ."
et
- "C'est là que k le bât blesse .."

?????????
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

Ne me dites pas que vous n'avez pas compris ..
Si je compare mes ellipses de clavier informatique à certaines connivences des gens du sérail , mon propos reste largement compréhensible .

J'aime mieux dire que "je ne suis pas d'accord ", que "je suis Haï" .. raccourci ..

C'est là que le bât blesse .. je vous accorde que le K est limite .
Mon ortho est un peu provoc , tellement vous faites une fixette dessus .. OK !! c'est la régle ..

JPB , on peut s'accorder sur des choses passionnantes parce que vous êtes un homme de culture , mais pas sur certaines idées et surtout pas sur le mépris ..

Mais je redis .. courageux .. J'apprécie , un peu .

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

"Moi ça me fiche un peu la trouille les puristes , mais j'ai l'honnêteté de reconnaitre qu'il en faut aussi mais pas forcément pour construire des murs ..

C'est fou le nombre de F , de S , de R , de miettes d'idées qui passent trop vite dans ma tête et que j'oublie ou que je disperse dans ce foutu clavier ..


C'est grave docteur ?"

Ecrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

Ce n'est pas du purisme, c'est simplement une question de respect...
Point n'est besoin de systématiquement envoyer des messages de vingt-cinq lignes. Trois suffisent souvent.
Moi non plus, je n'ai rien compris aux deux derniers que vous avez envoyés.
Par ailleurs, ce ne sont pas les dictées qui sont ennuyeuses. Ce sont, vraisemblablement, certains de ceux qui vous en ont fait faire.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Bon , On ne peut effectivement pas s'accorder ..
La forme .. la faute de frappe que l'on guette avec envie semble tenir lieu d'argument . C'est pénible à force ..

Ouaih !! j'en tiens une grosse !! Je vais pouvoir écraser le pauvre mal comprenant de ma supériorité orthographique ..

Bon j'attends la réponse de Monsieur Penin , "Que venait il faire dans cette galère" ..

Et puis basta !!

Écrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

"Si je compare mes ellipses de clavier informatique à certaines connivences des gens du sérail , mon propos reste largement compréhensible .

J'aime mieux dire que "je ne suis pas d'accord ", que "je suis Haï" .. raccourci ..

C'est là que le bât blesse .. je vous accorde que le K est limite .
Mon ortho est un peu provoc , tellement vous faites une fixette dessus .. OK !! c'est la régle ..

JPB , on peut s'accorder sur des choses passionnantes parce que vous êtes un homme de culture , mais pas sur certaines idées et surtout pas sur le mépris ..

Mais je redis .. courageux .. J'apprécie , un peu ."

Ecrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

Seulement à moitié incompréhensible; je mets: "ECA".

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

"Ouaih !! j'en tiens une grosse !! "

Ecrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

C'est ce qu'elle m'a dit, hier soir... ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Simone Weil (la philosophe, pas la femme politique)...
Ecrit par : Robin | 28 février 2010
Puisque son nom s'orthographie VEIL, la seconde Simone ne peut être confondue avec la première, ni au premier abord, ni au second d'ailleurs, question de pointure intellectuelle.
===============================

Je suis Scientifique de formation, biologiste en particulier et Entomologiste spécialisé entre autre dans les Odonates , les Orthoptères Calliptaminae et depuis peu les Diptères Syrphidae . Je ne vous demanderai pas de me conseiller dans ces domaines un peu spécialisés..
( J’utilise la version latine AE , mais la terminaison é est admise ) Le Grec étant, bien évidemment la source essentielle des racines des binômes linnéens ..
.../...
Très très sincèrement, avec tout le respect que je vous dois, M Penin ,( plutôt le Monsieur qui est derrière le pseudo......
Ecrit par : jean Maurette | 01 mars 2010


Il sodomise les diptères, ça, merci, on l'avait compris, dès les premiers posts, et voilà qu'à présent il s'en flatte, mais il est tout aussi évident que cette préférence sexuelle lui porte au cerveau car il n'a même pas saisi que Francis parlait sans masque. What you see is what you get.

Une remarque particulière, mais de portée quasi générale:
qu'y a-t-il de si difficile à comprendre dans l'emploi de l'adjectif "français"?
Un Français parle français, c'est pourtant simple non? et c'est faire double injure à l'individu, un compatriote de surcroît, que d'omettre la majuscule où elle s'impose d'évidence, tout comme de la placer où elle n'a rien à faire.

"C'est bien du français que j'vous cause" dit un jour un quidam à mon grand-père, qui lui répondit:
"Non, mais bien du chagrin."

Écrit par : Cadichon | 01 mars 2010

A propos du Figaro et des normaliens

Nihil novi. Cela fait une paye qu'ils passent l'ENA (cf. Fabius et bien d'autres, moins connus). Quant à l'Assoc des anciens élèves, etc. cela fait déjà 7 ou 8 ans qu'elle fait de la pub sur les tableaux d'affichage pour la "reconversion" des littéraires.

Mais contrairement à ce que laisse entendre Pendaries, les élèves qui rompent leur engagement de 10 ans remboursent leurs frais de scolarité. Eux, ou leur papa (cf. BHL et bien d'autres, moins connus) ou l'entreprise qui les recrute. Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP. Et pourtant cela arrive bien plus fréquemment qu'on ne croit. Certains finissent par dégoter un poste en fac au bout d'une éternité - mais à condition de s'acharner dans la recherche sans grand espoir de s'en sortir. D'autres finissent par démissionner quand ils ont rempli leur contrat. Qu'y gagne la "société"? Et combien de belles âmes protestent parce qu'un polytechnicien fait de la gestion (presque tous) au lieu de servir la France comme ingénieur militaire?

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 mars 2010

M'sieur Maurette, pourriez-vous vous exprimer de façon compréhensible ? Je ne saisis rien de vos deux derniers messages. Que signifient :
- "Pas d'accord , j'aime mieux moi ."
et
- "C'est là que k le bât blesse .."

?????????
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mars 2010

À l'impossible nul n'est tenu puisque:
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément".

La déliquescence du cerveau que j'évoquais plus haut se manifeste par une pathologie généralement infantile (comment traduit-on ADD en français?) que signale un détail qui a son importance. Maurette devrait songer à se faire mettre sous RITALINE car son "attention span" est dangereusement restreint pour son âge: il n'a même pas été fichu d'imprimer que Brighelli ne s'appelle pas Jean-Pierre,

Écrit par : Cadichon | 01 mars 2010

Cadichon, était-ce vraiment une vanne volontairement homophobe, que vous avez faite, hier ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Sibille ne faites pas votre Jérémy !

Écrit par : iPidiblue régime de faveur | 01 mars 2010

Jeremy n'est appremment pas le seul à avoir "relevé".
Je suis même, apparemment, le seul des blogueurs d'hier à douter à ce sujet !

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Eh ben ! vous n'avez qu'à être Cadichonophobe comme tout le monde ...

Écrit par : iPidiblue régime de faveur | 01 mars 2010

Extrait du Tractatus Dugongophicus :

1-1 La liberté est orthogonale au travail
1-2- Le travail est une déviance.

Preuve : http://i13.servimg.com/u/f13/11/14/44/74/travai11.jpg

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 mars 2010

Et pourquoi pas ?

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP. Et pourtant cela arrive bien plus fréquemment qu'on ne croit. Certains finissent par dégoter un poste en fac au bout d'une éternité - mais à condition de s'acharner dans la recherche sans grand espoir de s'en sortir. D'autres finissent par démissionner quand ils ont rempli leur contrat. Qu'y gagne la "société"?

Ecrit par : Pedro Cordoba

Merci pour cette remarque. J'ai connu plus d'un camarade littéraire, lequel, au sortir d'une thèse et muni de l'agrégation, se voyait "offrir" un poste dans un collège pourri, par surcroît fort éloigné de son domicile.
Contrairement à ce que l'article voudrait faire accroire, les Archicubes n'ont pas de "passe-droit" quand ils vont dans le secondaire, et cela n'est pas récent.

Quant au gâchis que cela représente, il est humain, intellectuel et financier.

N.B. : il y a une inexactitude dans l'article. Demorand n'a jamais été à Ulm. On aurait pu citer Barbier à sa place.

Écrit par : Moot | 01 mars 2010

Comme disait si bien le Terminator hier soir : Dugong, tu es terminé !

Écrit par : iPidiblue fin de parcours | 01 mars 2010

L'approche duconométrique de Bill et Melinda pour la mise au travail efficace de ces connard d'enseignants n'a pas rencontré d'écho.

Je remets un coup de sonde :

http://www.gatesfoundation.org/united-states/Pages/empowering-effective-teachers-readiness.aspx

http://www.gatesfoundation.org/united-states/Pages/empowering-effective-teachers-strategy.aspx

Les gens de l'Iredu et ceux d'Education et Devenir n'osent même pas encore en rêver en France.

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

"Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 mars 2010

Et pourquoi pas ?" G. Morel

A quoi servirait qu'un animateur de radio exerce dans une ZEP ?
Il faut rentabiliser la maison de la radio.

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

J'aime le langage concis du Terminator, avec lui pas de malentendu, ce n'est pas filandreux comme du Meirieu ... et puis cela reste néanmoins expressif ! C'est un excellent pédagogue, on apprend vite avec lui ...

Écrit par : iPidiblue concision et expressivité | 01 mars 2010

connards avec un s

Dieu sait s'ils sont nombreux !

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

De la main droite, ils se cajolent

http://www.lexpress.fr/medias/512/vauzelle-guerini-paca-regionales_301.jpg

De la gauche, ils se toyotent *

* néologisme d'origine japonaise signifiant "tenter d'éventrer son adversaire avec une pédale d'accélérateur défectueuse mais néanmoins tranchante comme la lame d'un rasoir"

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Dans le numéro 12, Mars-Avril 2010, de la revue "Books, L'actualité par les livres du monde" - dont j'apprécie beaucoup la lecture, un long article (4 pages au format presque A3; je ne peux pas le recopier): "Guerre scolaire en Australie" (p.40 et suivantes), par Steven Schwartz, tiré de "The australian Literary review".

Il répond au livre du Noel Pearson: "Radical Hope. Education and Equality in Australia" (d'après la revue, il est "l'un des militants aborigènes les plus en vue en Australie. En 2004, il a fondé un influent institut, qui a mis sur pied des programmes en gfaveur de l'éducation des jeunes du Cap York. Ses positions, comme la dénonciation des effets pervers des aides publiques aux Aborigènes, nourrissent souvent la controverse").

Quant à M. Schwartz, voici ce que je lis sur lui: "Psychologue de formation, l'Australien Stephen Schwartz est recteur de l'université Macquarie, de Sydney. Intellectuel controversé, il est pour les uns un précieux réformateur de l'enseignement, pour les autres un fossoyeur: on l'accuse volontiers de "traiter les universités comme le dernier bastion du socialisme, pour les transformer en University inc.", écrivait le quotidien de centre gauche "Sydney Morning Herald", peu après sa nomination à Macquarie, en 2005".


L'encart "Pour en savoir plus" cite les noms français de:

- Christian Baudelot et Roger Establet, "L'élitisme républicain. L'école française à l'épreuve des comparaisons", seuil, 2009;

- François Dubet, "Les places et les chances", seuil, 2010;

- Eric Maurin, "La nouvelle Question scolaire", seuil, 2007.

Sur www.booksmag.fr, un entretien vidéo avec le sociologue Christian Baudelot.

Si j'ai le temps, je vous en fait un résumé. Sinon, Books coûte 5,90 Euros (avec des dossiers sur: "Internet contre la démocratie?", "L'islam peut-il être français?", "Garcia marquez, l'homme qui aimait les dictateurs", "Antidépresseurs: le mensonge des labos" - et un bon tout de vision des livres en vue dans le monde).

Écrit par : Pendariès | 01 mars 2010

De la gauche, ils se toyotent

Ecrit par : dugong

Je connaissais "toltchoker", dont le sens est plus large.

Écrit par : Moot | 01 mars 2010

http://www.booksmag.fr/

Écrit par : Pendariès | 01 mars 2010

Rassurez vous ce sera cette fois ma toute dernière contribution

Ecrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

Quand je disais que c'était le mensonge le plus souvent lu sur ce blog.

Écrit par : yann | 01 mars 2010

Hasta la vista baby !

Écrit par : iPidiblue sobriété et concision du Terminator pédagogique | 01 mars 2010

"un bon tout de vision des livres en vue dans le monde" gnié?

Écrit par : Pendariès | 01 mars 2010

Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP. Et pourtant cela arrive bien plus fréquemment qu'on ne croit. Certains finissent par dégoter un poste en fac au bout d'une éternité - mais à condition de s'acharner dans la recherche sans grand espoir de s'en sortir. D'autres finissent par démissionner quand ils ont rempli leur contrat. Qu'y gagne la "société"?

Ecrit par : Pedro Cordoba

Merci pour cette remarque. J'ai connu plus d'un camarade littéraire, lequel, au sortir d'une thèse et muni de l'agrégation, se voyait "offrir" un poste dans un collège pourri, par surcroît fort éloigné de son domicile.
Contrairement à ce que l'article voudrait faire accroire, les Archicubes n'ont pas de "passe-droit" quand ils vont dans le secondaire, et cela n'est pas récent.

Quant au gâchis que cela représente, il est humain, intellectuel et financier.

N.B. : il y a une inexactitude dans l'article. Demorand n'a jamais été à Ulm. On aurait pu citer Barbier à sa place.
Ecrit par : Moot | 01 mars 2010

Après tout, n'ai-je pas mi-même passé sept ans dans un collège très campagnard ? Puis douze dans des ZEP particulièrement profondes ?
Bien sûr, j'en ai tiré quelque chose. Mais j'ai en général l'esprit rapide, et l'on a cru bon de me rabâcher longtemps la leçon…
Et voici qu'après 35 ans d'enseignement au long cours, je me retrouve dans les classes pour lesquelles on m'avait formé.
Oui, en un sens, il y a du gâchis. Et je comprends les Normaliens qui font autre chose — pratiquement, il n'en reste pas un seul aujourd'hui dans l'enseignement.
JPB
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

C'est quand même curieux ! Vous monsieur Brighelli, qui êtes un normalien, un grand savant pouvez-vous expliquer à moi le petit chose pourquoi plus on affirme aimer l'humanité toute entière et mieux on ne fréquente que les gens de son propre milieu ?
Y-aurait-il deux discours, le discours public et le discours privé ?

Écrit par : iPidiblue et les deux morales | 01 mars 2010

Vous monsieur Brighelli, qui êtes un normalien, un grand savant pouvez-vous expliquer à moi le petit chose pourquoi plus on affirme aimer l'humanité toute entière et mieux on ne fréquente que les gens de son propre milieu ?
Y-aurait-il deux discours, le discours public et le discours privé ?
Ecrit par : iPidiblue et les deux morales | 01 mars 2010

Il doit y avoir une vanne, mais j'avoue que je ne la saisis pas. Cela vise-t-il quelqu'un en particulier, ô Pidiblue ?
JPB
PS. Et c'est "tout entière", sans [e] ! Rappelez-vus Mérimée : "il la poursuivit dans l'église tout entière"…

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

"il la poursuivit dans l'église tout entière"

Pour la prendre à confesse ?

Écrit par : digong | 01 mars 2010

Vous savez cela me fait penser à La Bruyère qui dans le chapitre "Des Grands" dit qu'il prend le parti du peuple s'il faut opter mais qui mourra d'apoplexie pour s'être goinfré à table à Versailles ! Il faut dire que la table des Grands notamment celle des Condé à Chantilly était fameuse ... on se souvient du suicide de Vatel marri d'avoir loupé son souper !

Écrit par : iPidiblue avoir le rôti et le souper | 01 mars 2010

PS Ce n'est même pas une attaque contre vous, cher professeur ... c'est une attaque générale contre la duplicité du langage et en particulier du langage moderne.

PPS Je n'ai pas les moyens de faire des vannes comme Monsieur Dugong, je ne suis qu'un humble manouvrier.

Écrit par : iPidiblue avoir le rôti et le souper | 01 mars 2010

J'ai un drôle de handicap qui n'est classifié nulle part : je suis incapable de mentir.

Je suis persuadé que si l'on donne à vos confrères brillants et frais émoulus de Normale Sup', le sujet d'une dissertation sur l'égale dignité en droits et en devoirs de toute l'humanité, en deux ou trois heures ils rempliront six feuilles qui démontreront par a+b que tous les hommes sont rigoureusement semblables et égaux.
Une fois leur copie rendue, ils l'oublieront aussitôt et il ne leur viendra jamais à l'idée d'inviter la fille de salle qui passe le balai-serpillière dans leur classe à déjeûner ou à dîner avec eux. Ce serait pour eux même une grossiéreté qu'on leur fasse remarquer la dichotomie entre leur comportement et leurs idéaux.

Je n'ai jamais marché comme cela ...

Écrit par : iPidiblue double-jeu | 01 mars 2010

Vous monsieur Brighelli, qui êtes un normalien, un grand savant pouvez-vous expliquer à moi le petit chose pourquoi plus on affirme aimer l'humanité toute entière et mieux on ne fréquente que les gens de son propre milieu ?
Y-aurait-il deux discours, le discours public et le discours privé ?
Ecrit par : iPidiblue et les deux morales | 01 mars 2010

Loin de moi l'idée de vouloir répondre à la place du maître de céans, MAIS...
Il ne s'agit pas d'"aimer" l'humanité, ce qui ne veut rien dire, sauf dans une optique chrétienne ("aimer son prochain") qui n'est pas la mienne.
Le regretté Reiser disait à propos des animaux : "on ne vous demande pas de les aimer, mais de leur ficher la paix".
Idem pour ce qui concerne un hypothétique amour de l'humanité. Commençons par ne pas faire de mal à autrui, ce sera déjà grand. "Primum, non nocere".
Traduction libre : on ne vous demande pas d'embrasser les SDF sur la bouche ni de les serrer contre votre coeur, mais de payer les impôts qui financeront leur RSA, -- et, éventuellement, de leur donner une petite pièce, même si c'est pour boire...
On ne vous demande pas de cajoler les agriculteurs, mais d'accepter de payer vos fruits et vos légumes au juste prix, pour qu'ils puissent vivre de leur travail.
Voilà : ce n'est pas de l'amour qu'on vous demande, mais de la cohérence, vaguement éthique si vous voulez que je sorte les grands mots.
Et en ce qui concerne les dames de service : commençons par demander à nos étudiants d'arrêter de jeter par terre kleenex, cartouches de stylo, pelures d'oranges et papiers de Mars. Et essuyons le tableau avant de sortir de la salle: ça, c'est de la politesse, tout bonnement, et c'est déjà beaucoup.

Écrit par : Françoise Guichard | 01 mars 2010

Vous voulez dire chère Françoise Guichard que certains normaliens sont habiles à abuser des grands mots ? Je n'osais le dire mais puisque vous l'affirmez avec une telle autorité, je veux bien vous croire ...

PS Je ne voudrais pas que l'on croie que parce que j'écris "chère Françoise Guichard" cela veut dire que nous nous connaissons intimement et que nous partageons tous nos secrets, ce n'est qu'une clausule de style !

Écrit par : iPidiblue us et abus des formes | 01 mars 2010

Je suis d'humeur pédagogique cet aprèm'…
Pidiblue, "clause" (de style) n'est pas clausule — cette dernière est une façon de fermer la période…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

Votre programme est dans le fond admirable, Françoise Guichard ! Ne pas faire violence, ne pas nuire ... malheureusement je crains que cet "écologisme" pur de toutes ombres ne corresponde à aucune réalité tangible !

Encore une fois, je m'excuse de troubler l'onde si pure du blog de JPB, de même que je ne crois absolument pas à l'égalité des hommes entre eux, je ne crois absolument pas à l'égalité des cultures, ni à l'égalité des espèces vivantes etc en fait je crois que tout le travail de l'intelligence consiste justement à noter des différences, à percevoir ce que l'homme inculte ne perçoit pas !
Soit l'on renonce à l'esprit et à la culture et l'on redevient des bêtes brutes qui vivent instinctivement, innocemment, soit nous acceptons notre culpabilité d'hommes civilisés ...

Je ne reproche pas aux normaliens d'être civilisés, je leur reproche de ne pas accepter de porter ce fardeau à la mesure de leur talent et de leur culture.
Ils vont au plus facile : le double langage.

Écrit par : iPidiblue et le fardeau de l'homme civilisé | 01 mars 2010

Merci Bonnet d'âne de vous attacher au fond de mon message ! J'avais besoin d'une petite clause supplémentaire pour me comprendre moi-même ...

Écrit par : iPidiblue petite clausule | 01 mars 2010

Tenez Françoise une histoire de virilité innocente comme on les aime :

"Un jeune gorille, dépêché d'un zoo français pour briser la solitude de femelles à Londres, remplit sa mission avec zèle, ses trois nouvelles partenaires ne le quittant plus, s'est félicité aujourd'hui le zoo de la capitale britannique.

Yeboah, jeune mâle de 12 ans, n'a pas déçu les attentes. Afin de préparer la rencontre amoureuse, les employés du zoo de Londres avaient montré aux trois femelles gorilles une photo de leur prétendant, suscitant une émotion telle qu'elles avaient mangé le portrait. Zaïre, 35 ans, Effie, 16 ans, et Jookie, 11 ans, vivaient sans représentant du sexe opposé depuis la mort de Bobby, en décembre 2008.

Les espoirs des gorilles femelles n'ont pas été trahis: depuis son arrivée du zoo de La Boissière-du-Doré, en Loire-Atlantique, en décembre dernier, Yeboah s'est montré très entreprenant. "Yeboah est un très charmant gorille et sa rencontre avec nos gorilles femelles, plus expérimentées, a vite fait de lui un homme", a expliqué un employé du zoo de Londres.

Le jeune gorille devrait ainsi bientôt voir son dos noir prendre la couleur argentée qui est l'apanage des mâles dominants. "Avant de venir ici, il vivait avec un gorille à dos argenté, gardant donc son dos noir, mais cela va sans aucun doute changer, maintenant qu'il a trois partenaires à la fois", a ajouté l'employé du zoo."

Écrit par : iPidiblue docteur Daktari | 01 mars 2010

Avant de venir ici, il vivait avec un gorille à dos argenté, gardant donc son dos noir, mais cela va sans aucun doute changer, maintenant qu'il a trois partenaires à la fois", a ajouté l'employé du zoo."

Ecrit par : iPidiblue docteur Daktari | 01 mars 2010

Oh, c'est trognon, effectivement :-)

Écrit par : Françoise Guichard | 01 mars 2010

Et moi qui me demandais pourquoi je m'argentais — et précocement, encore !
Merci les éthologues !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

« "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement [...]" »
Cadichon | 01 mars 2010

Boileau, qui avait — à défaut d'autre chose — de l'oreille, a écrit :
« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement... »

Écrit par : Tailleboudin | 01 mars 2010

"Et moi qui me demandais pourquoi je m'argentais" JPB

L'argent fait le bonheur.

Votre voie est toute tracée : reproducteur (d'élite *) aujourd'hui, naturalisé demain pour l'exposition et pour l'édification des masses.

* d'après une étude clinique de Beaudelot et Establet

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Une collègue me donnait récemment sa vision de l'évolution des lycées à Marseille avec le TPE géant qui est en train de se mettre en place :

Thiers se débarrasse progressivement de ses classes de secondes et premières pour se centrer sur les terminales de bon niveau et les prépas.

Les autres lycées fabriquent les 10 à 20 % d'élèves qui assurent la perpétuation de l'espèce.

Utaupique ?

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Le Figaro titre : "EDF investit dans une centrale solaire géante à Toul"

"D'ici à 2013, l'ancienne base aérienne 136, à Toul-Rosières, en Meurthe-et-Moselle, deviendra un vaste champ de panneaux solaires.

La centrale photovoltaïque, étalée sur plus de 400 hectares, aura une puissance de 143 mégawatts, soit l'électricité nécessaire pour une ville de 62 000 habitants. Elle assurera des revenus annuels de plus de 1,3 million d'euros à la région, au département et aux trois communes dont dépend l'ancien terrain de l'armée, désaffecté depuis 2004."

On attend la promotion de l'ossuaire de Douaumont en pylône à haute tension.

Finalement, les poilus ne sont pas morts pour rien. La guerre de 14 était en fait une stratégie de l'investissement à long terme.

Merci à nos dirigeants qui voient toujours l'intérêt du peuple au delà de la vulgarité de l'immédiat.

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Toute cette propective est admirable : avoir planifier les supports pour des panneaux solaires inclinés avec un siècle d'avance, chapeau bas !

http://fr.topic-topos.com/image/bd/cimetiere-militaire-francais-chambry.jpg

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

avoir planifié...

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Me faire , sur un blog ou c'est l'activité favorite , traiter d'enc...r de mouches , j'en suis ravi ..

On peut admettre que les éléments de langage utilisés sur ce défouloir ,sont un peu moins voyants et beaucoup moins rustiques que ceux qui sont proposés aux chiens de garde Sarkosiens .

La technique de défense semble en effet plus élaborée , mais ça ne casse pas 3 pattes à un canard .
Le fond , on s'en fout , sauf si on peut se faire une petite branlette neuronale entre amis ou s'éclater avec les bonnes vieilles blagues de comptoir ,version Branchitude , dans la bonne Ulmeur , la franche camaraderie Quoia!

Bon , l'essentiel est de dire correctement ,en faisant bien attention au positionnement de la virgule du trait d'union, de l'accent aigu ..
Mais , il serait très injuste de considérer que le fond est sans intérêt .
Un peu , beaucoup Culturo-prétentio-élito plutôt, à droite en sortant? (les traits d'union sont destinés à faciliter la compréhension )

Comme je ne suis pas vraiment en en forme , j'aurai du mal à faire un tour de piste supplémentaire .

Je ne me suis pas amusé ,les clowns ne sont pas vraiment rigolos ici ..
Ciao Bambini

Écrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

Ce qui serait vraiment jeter l'argent par les fenêtres, c'est d'envoyer un normalien en ZEP...
Ecrit par : Pedro Cordoba
Et pourquoi pas ?
Ecrit par : guy morel

Soit l'on renonce à l'esprit et à la culture et l'on redevient des bêtes brutes qui vivent instinctivement, innocemment, soit nous acceptons notre culpabilité d'hommes civilisés ...
Je ne reproche pas aux normaliens d'être civilisés, je leur reproche de ne pas accepter de porter ce fardeau à la mesure de leur talent et de leur culture.
Ils vont au plus facile : le double langage.
Ecrit par : iPidiblue


Qui est le pédago qui se fait passer pour morel et iPidiblue ?
C’est quoi, l’idée, là ? Renvoyer les intellos dans les rizières ?
Dans l’humilité à deux balles, je peux faire pire que iPidiblue : je suis certainement encore plus bête que lui, je veux bien qu’il m’explique ; mais si je suis le seul à n’avoir pas compris, qu’il épargne aux autres un développement lourdingue.

Écrit par : Stéphane | 01 mars 2010

"Comme je ne suis pas vraiment en en forme"

Ecrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

Vous avez bien fait de le préciser !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

"Qui est le pédago qui se fait passer pour morel et iPidiblue ?
C’est quoi, l’idée, là ? Renvoyer les intellos dans les rizières ?
Dans l’humilité à deux balles, je peux faire pire que iPidiblue : je suis certainement encore plus bête que lui, je veux bien qu’il m’explique ; mais si je suis le seul à n’avoir pas compris, qu’il épargne aux autres un développement lourdingue."

Ecrit par : Stéphane | 01 mars 2010

Je crois que vous n'êtes pas là depuis assez longtemps, tout simplement ...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Maurette c'est un prototype qui se prend pour terminator version 1.0 : celui qui se fait laminer et qui cherche à la ramener encore.

Pathétique et dérisoire

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

ouf !
Dugong avait commis une faute grossière .. un infinitif en lieu et place d'un participe passé !
Mais il s'est rattrapé in extremis.

Peu importe ! "Qu'on lui coupe la tête"

Merci Alfred , vous m'avez aidé à trouver la sortie ..

Et je sens de l'air frais , le printemps qui arrive sans doute ?

Écrit par : jean maurette | 01 mars 2010

"Qui est le pédago qui se fait passer pour morel et iPidiblue ?
C’est quoi, l’idée, là ? Renvoyer les intellos dans les rizières ?
Dans l’humilité à deux balles, je peux faire pire que iPidiblue : je suis certainement encore plus bête que lui, je veux bien qu’il m’explique ; mais si je suis le seul à n’avoir pas compris, qu’il épargne aux autres un développement lourdingue."

Ecrit par : Stéphane | 01 mars 2010

Je crois que vous n'êtes pas là depuis assez longtemps, tout simplement ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Je crois surtout que notre ami ignore que le riz ne se cultive pas dans les ZEP.
Accessoirement, il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

Peu importe ! "Qu'on lui coupe la tête"

Merci Alfred , vous m'avez aidé à trouver la sortie ..

Et je sens de l'air frais , le printemps qui arrive sans doute ?

Ecrit par : jean maurette | 01 mars 2010

Non : Guillotin expliquait qu'on ne sent rien avec la Veuve — rien qu'un délicieux courant d'air frais.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

"Merci Alfred , vous m'avez aidé à trouver la sortie .."

Ecrit par : Jean Maurette | 01 mars 2010

Et Dieu sait si Alfred a du mérite; la tâche semble ardue...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

@iPidiblue
Vous ai écouté ce matin sur Europe 1.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP.

Ecrit par : guy morel

Ah, l'égalitarisme revanchard des gôchistes qui n'ont jamais été capables d'intégrer le "sérail" ! Meirieu et Allègre vous serrent la main.
Et il vous paraîtrait assez sain que les énarques fassent un stage comme éboueurs, aussi ? Tout cela serait totalement inutile (pour eux comme pour les élèves de ZEP), et au final, d'une grande grande stupidité.

Écrit par : Moot | 01 mars 2010

Ne dit-on pas qu'Henry Ford (pas spécialement un gauchiste) exigeait de se enfants qu'ils travaillent à tous les postes de ses usines, y compris à la chaîne ?
Pas à vie, évidemment. Ni même pendant 12 ans…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 mars 2010

il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP.

Ecrit par : guy morel

Ah, l'égalitarisme revanchard des gôchistes qui n'ont jamais été capables d'intégrer le "sérail" ! Meirieu et Allègre vous serrent la main.
Et il vous paraîtrait assez sain que les énarques fassent un stage comme éboueurs, aussi ? Tout cela serait totalement inutile (pour eux comme pour les élèves de ZEP), et au final, d'une grande grande stupidité.
Ecrit par : Moot | 01 mars 2010

Ni Meirieu ni Allègre n'ont jamais enseigné. Ni un certain nombre d'autres, Cohn-Bendit, Luc Ferry etc.
Je ne vois pas en quoi le fait d'exercer la profession à laquelle on s'est en principe destiné serait scandaleux. À moins de penser appartenir à la race des seigneurs.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

Ne dit-on pas qu'Henry Ford (pas spécialement un gauchiste) exigeait de se enfants qu'ils travaillent à tous les postes de ses usines, y compris à la chaîne ?
Pas à vie, évidemment. Ni même pendant 12 ans…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mars 2010
Cher Jean-Paul, tu te trompes : il est évident que pour certains intervenants Henry Ford est un dangereux gauchiste.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

"Cher Jean-Paul, tu te trompes : il est évident que pour certains intervenants Henry Ford est un dangereux gauchiste."

Ecrit par : guy morel | 01 mars 2010

Chut ! Vous allez la faire rappliquer !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

"il est évident que pour certains intervenants Henry Ford est un dangereux gauchiste"

La preuve, la plupart des voitures sorties de chez lui étaient des conduites à gauche.

Écrit par : dugong | 01 mars 2010

Chut ! Vous allez la faire rappliquer !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010
Tiens, c'est une idée ! La "rappliqueuse" est un surnom qui lui irait bien. J'avais pensé à La môme néant, celle qui dit ren parce qu'a existe pas, mais c'est mieux.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

Chut ! Vous allez la faire rappliquer !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010
Tiens, c'est une idée ! La "rappliqueuse" est un surnom qui lui irait bien. J'avais pensé à La môme néant, celle qui dit ren parce qu'a existe pas, mais c'est mieux.

Écrit par : guy morel | 01 mars 2010

Si si, pourtant, Christophe, je fais de mon mieux, depuis longtemps, pour m’instruire ici, mais je n’ai pas l’esprit assez fin pour percevoir toutes les nuances. Ou alors je suis simplement consterné une conception de la culture qui m’échappe : trop lourde.
« Culpabilité d’homme civilisé… » D’où il la sort, celle là ?
De la culture comme ça, il se la garde.
« Porter ce fardeau » Pourquoi pas un bât, une Croix ?
Ne nous conduit-elle pas naturellement à nous élever, la culture ? A nous alléger ?
Et une fois qu’on maîtrise un tout petit morceau de culture (parce qu’elle nous amène à être lucide et modeste, pas humble) on a envie de la partager avec des gens à même de la percevoir, de l’assimiler (ne serait-ce que de façon pratique, la percevoir : une seule voix à la fois…)
Si le monde fonctionnait correctement avec des instit’s qui faisaient leur boulot, on aurait su déceler chez Touffik et Loana les mêmes aptitudes que Charles à capter la Beauté. Alors tenter le sauvetage in extremis dans un lycée miteux pendant une paire d’années, pourquoi pas ? Mais ensuite, si on a des valeurs humanistes à transmettre, il est certainement plus rentable de préparer l’avenir en les transmettant à celles et ceux qui prendront la relève et qui nous laissent parler, plutôt qu’à essayer de se faire entendre dans le capharnaüm.

Écrit par : Stéphane | 01 mars 2010

« Culpabilité d’homme civilisé… » D’où il la sort, celle là ?"

Ecrit par : Stéphane | 01 mars 2010

Je ne sais pas si "celle-là" est très compliquée; je ne pense pas qu'une brute épaisse puisse ressentir un quelconque sentiment de culpabilité ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Peu importe ! "Qu'on lui coupe la tête"
Merci Alfred , vous m'avez aidé à trouver la sortie ..
Et je sens de l'air frais , le printemps qui arrive sans doute ?

Ecrit par : jean maurette | 01 mars 2010

Non : Guillotin expliquait qu'on ne sent rien avec la Veuve — rien qu'un délicieux courant d'air frais.
JPB

Cherchez l'erreur !!
- je cite "le délicieux courant d'air frais "par hasard
- c'est une vraie citation .
- j'ignorais complétement
- JPB a lu trop vite ..
- Il existe un lien entre Jarry et Guillotin
- JPB teste mon niveau de lecture . ( version excessivement prétentieuse)
- JPB fait du troisième degré et me coupe la tête ..

Écrit par : jean maurette | 01 mars 2010

Mais ensuite, si on a des valeurs humanistes à transmettre, il est certainement plus rentable de préparer l’avenir en les transmettant à celles et ceux qui prendront la relève et qui nous laissent parler, plutôt qu’à essayer de se faire entendre dans le capharnaüm.

Ecrit par : Stéphane | 01 mars 2010

Entièrement d'accord avec vous ! Mais ne peut-il pas être enrichissant pour un normalien, qui est toujours un bon élève, et qui ignore même vraisemblablement assez souvent qu'il puisse en exister de vraiment mauvais, d'en avoir quelques-uns en face de lui, même si ça ne dure pas longtemps ?
C'est une question... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Ecrit par : Jean Maurette| 01 mars 2010

Tiens, vous êtes encore là, vous ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

A Monsieur Penin , Professeur Honoraire

Il y a des attaques que je ne peux pas laisser passer, simple question d'honneur .
Cher M Penin Professeur Honoraire , très attaché apparemment aux titres, vous vous permettez dans un article de mettre en doute la compétence de mes parents , Instituteurs Honoraires , Maitres d'application , Médaillés de l' Education Nationale , Chevaliers des Palmes Académiques J'en passe et des meilleures en ce qui concerne mon père .

Je veux bien être approximatif sur l'orthographe mais pas sur l'honneur de mes parents ni au passage sur le mien .
Mr Penin Professeur Honoraire , vous avez été un grand professeur c'est vous qui le dites .
Même si cela me fait un peu sourire , je vous crois , j'en suis même persuadé , pourquoi mettrais-je votre parole en doute ?

(Je ne pense pas par contre m'être jamais adressé à un certain "Jérémy" qui a certainement le droit de faire des commentaires ,mais à mon sens pas le droit de tenir des propos , très confus d'ailleurs , mais insultants à l'encontre de quelqu'un qui ne s'est à aucun moment adressé à lui .. )

Pour l'instant , afin de pouvoir définitivement quitter cet endroit , je m'adresse exclusivement à M Penin qui me doit une réponse .

Et bien évidemment à Monsieur Brighelli , qui est ici chez lui ..

Ecrit par : jean Maurette | 01 mars 2010
---
Monsieur Maurette,

Je vous ai égratigné un peu. Je regrette que ma critique de vos instituteurs vous ait blessé. J'étais à cent lieues de penser qu'il pouvait s'agir de vos propres parents.
Si vos instituteurs ne méritaient pas de passer pour mauvais, alors, c'est que vous étiez un mauvais élève !
Au pire, bien sûr, il aurait pu se faire que vos instituteurs et vous fussiez tous mauvais.
Monsieur Maurette, je ne suis pas particulièrement attaché aux titres (honorifiques). Je n'en ai aucun.
Tout professeur qui part à la retraite garde son titre de professeur, avec l'adjectif "honoraire". Un professeur honoraire est tout simplement un professeur retraité. Comment pouvez-vous ignorer cela ? Vous avez travaillé dans l'enseignement, ai-je cru comprendre. Qu'y avez-vous fait précisément ?
Il est vraiment curieux qu'avec les parents de qualité que vous avez eu la chance d'avoir, vous soyez à ce point en difficulté avec la langue française !
Je n'ai pas eu la chance d'avoir des parents instruits, cultivés, et matériellement aisés. Mon père était mineur de fond et n'avait passé que quatre ou cinq ans à l'école primaire (il l' a quittée à l'âge de dix ans, en 1914) et parlait patois. Ma mère, elle, avait le certificat d'études primaires (obtenu à l'âge de 12 ans et demi).
Et pourtant, voyez la qualité de mes messages sur le plan orthographique, grammatical, syntaxique et stylistique. Je n'ai pourtant pas été un élève brillant, ni, plus tard, un étudiant brillant. Je n'étais qu'un bon élève, sans plus, mais sérieux, attentif et travailleur.
J'ai été un excellent professeur mais il n'y a que moi qui le dis ! Ma valeur professionnelle n'a été reconnue que tardivement (j'avais cinquante et un ans) par un inspecteur clairvoyant, mais cela m'a mis du baume au cœur. Je voyais cet inspecteur pour la première fois et lui ai dit ce que j'avais sur le cœur. J'avais été noté très médiocrement au CAPES et ma carrière en a souffert jusqu'au bout, malgré le relèvement substantiel de ma note pédagogique après la visite de cet inspecteur alors que j'avais cinquante et un ans. Je lui ai dit que j'avais toujours enseigné comme je l'avais fait lors de son inspection, et il m'a dit que je n'avais pas eu de chance. Piètre consolation...
Mais j'espère que mes bons élèves ont une bonne opinion de moi. L'opinion des cancres que j'ai eus en grand nombre m'importe peu.
Vous dites "je veux bien être approximatif sur l'orthographe...".
Vous êtes bien indulgent envers vous-même ! Vous l'êtes aussi à d'autres égards en ce qui concerne la langue française.
Tout ce que je vous dis sur moi est sincère. Je m'appelle réellement Francis Penin.
Mais je ne vous mets pas en demeure de croire tout ce que je dis ici. Ce dont vous avez la preuve, c'est la qualité de mon français. Tout le reste pourrait être inventé.
Je ne parviens pas à me faire une idée précise de ce que vous êtes, de ce que vous avez fait dans la vie. Vos messages sont quelque peu obscurs.
Continuez ou non de venir vous exprimer ici. Je ne vous ai pas trouvé agressif du tout, ni irrespectueux envers moi. (Avec d'autres, je ne sais pas, car je ne lis pas tous les messages.)
Je vous souhaite une bonne continuation.
Enfin, je vous signale qu'il faut écrire "professeur honoraire" sans initiales majuscules. J'ai cessé d'exercer mes fonctions de professeur mais j'en garde le titre et - s'il y en a vraiment - les prérogatives honorifiques. Mais je n'ai pas les Palmes académiques. (Il ne faut pas de majuscule à l'adjectif "académiques". Je ne suis pourtant pas professeur de français... Vous devez avoir des difficultés de concentration.)
Bien à vous.
FP

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 mars 2010

Hébé, Jean, un message comme ça de Francis, qui est la gentillesse personnifiée, équivaut à une avoinée de n'importe lequel des autres blogueurs d'ici... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Ne dit-on pas qu'Henry Ford (pas spécialement un gauchiste) exigeait de se enfants qu'ils travaillent à tous les postes de ses usines, y compris à la chaîne ?
Pas à vie, évidemment. Ni même pendant 12 ans…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 mars 2010

JPB !! vous avez oublié un S ( se enfants )
J'ai du mal à comprendre la phrase .

Je n'ai pas vraiment cherché , et Je me sens assez nul sur ce coup , finalement. JM !!

Écrit par : jean maurette | 01 mars 2010

« je ne pense pas qu'une brute épaisse puisse ressentir un quelconque sentiment de culpabilité ? »
Ecrit par : Christophe Sibille

A un certain niveau de bon sens, on arrête de culpabiliser pour le colonialisme, la Shoah, le massacre de bébés phoques ou la disparition des dodos. On fait ce qu’on a à faire, en fonction de ses moyens, pour vivre aussi harmonieusement que possible avec ses congénères humains, à poils et à plumes, on arrête se prendre pour le Sauveur (raté !) de l’Univers.

« enrichissant pour un normalien, qui est toujours un bon élève, et qui ignore même vraisemblablement assez souvent qu'il puisse en exister de vraiment mauvais, d'en avoir quelques-uns en face de lui, même si ça ne dure pas longtemps ?
C'est une question... »
Ecrit par : Christophe Sibille

Foutons lui la paix, à l’enseignant(e) qui a affiné son esprit et son expression pour exprimer l’élégance et l’érudition qui échapperont à tellement de monde… (On peut le déplorer, et alors ?)
Vous voulez refaire de la mixité sociale ? Remettez une couche de service militaire. Tous égaux pour faire le lit au carré et manier le fusil, voilà des objectifs plus faciles à atteindre, même pour les filles.

Écrit par : Stéphane | 01 mars 2010

Et il vous paraîtrait assez sain que les énarques fassent un stage comme éboueurs, aussi ?

Moot

Merci Moot - je sais donc, grâce à votre métaphore, que je fais un boulot de merde et pour des poubelles.

Écrit par : Pendariès | 01 mars 2010

ne peut-il pas être enrichissant pour un normalien [...]
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010

Mieux vaut enrichir ceux qui n'ont rien, plutôt que de donner encore et encore aux mêmes qui ont déjà tout...



Je ne vois pas en quoi le fait d'exercer la profession à laquelle on s'est en principe destiné serait scandaleux.
Ecrit par : guy morel | 01 mars 2010

Ce qui est scandaleux, c'est que cette profession soit devenue à peu près impraticable presque partout, et franchement détestable dans pas mal d'endroits.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

"Monsieur Penin , Professeur Honoraire
Il y a des attaques que je ne peux pas laisser passer, simple question d'honneur .
Cher M Penin Professeur Honoraire , très attaché apparemment aux titres, vous vous permettez dans un article de mettre en doute la compétence de mes parents , Instituteurs Honoraires , Maitres d'application , Médaillés de l' Education Nationale , Chevaliers des Palmes Académiques J'en passe et des meilleures en ce qui concerne mon père .

Je veux bien être approximatif sur l'orthographe mais pas sur l'honneur de mes parents ni au passage sur le mien .
Mr Penin Professeur Honoraire , vous avez été un grand professeur c'est vous qui le dites. [...]
(Je ne pense pas par contre m'être jamais adressé à un certain "Jérémy" qui a certainement le droit de faire des commentaires ,mais à mon sens pas le droit de tenir des propos , très confus d'ailleurs , mais insultants à l'encontre de quelqu'un qui ne s'est à aucun moment adressé à lui .. )

Ecrit par : jean Maurette | 01 mars 2010

Il est drôle, celui-là !

A mon avis, on n'en a jamais eu un comme ça !

Écrit par : Jeremy | 02 mars 2010

Hé, si ça se trouve, il est même pas homophobe.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Monsieur Francis Penin !

Mon souci était que vous preniez le temps de me répondre , non pas pour moi , je n'en ai rien à cirer , (je traduis ma pensée dans mon langage d'illettré) , mais pour les gens que vous vous êtes permis de mettre en cause .

Mais bon .. Vous êtes tellement enfermé dans des certitudes qui me dépassent et me foutent franchement la trouille aussi que je perdrais mon temps à essayer de vous convaincre .

Inutile de me répondre ,cela n'en vaut pas la peine , cette fois je disparais pour de bon ..

Écrit par : jean maurette | 02 mars 2010

Hé, si ça se trouve, il est même pas homophobe.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Gné ? Qu'est-ce à dire ?

J'aurais compris la blague si vous aviez dit "Si ça se trouve, il est même homphobe", mais sous cette tournure-là, je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire.

Écrit par : Jeremy | 02 mars 2010

Jérémy, vous persistez à vous coucher trop tard !
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mars 2010

Jérémy, vous persistez à vous coucher trop tard !
JPB

Écrit par : brighelli | 02 mars 2010

Et se coucher tard nuit.

Écrit par : Tailleboudin | 02 mars 2010

tous égaux pour faire le lit au carré et manier le fusil, Stéphane

Tous égaux pour un service CIVIL UTILE oui, du style un mois dû à la collectivité, mais le retour du service militaire pour manier le fusil... quel intérêt, franchement, Stéphane ?

Écrit par : nicolas | 02 mars 2010

"Ce qui est scandaleux, c'est que cette profession soit devenue à peu près impraticable presque partout, et franchement détestable dans pas mal d'endroits."

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Oui, c'est indéniable...
(Que dire de plus, Joe ?)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2010

Hé, si ça se trouve, il est même pas homophobe.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010
Gné ? Qu'est-ce à dire ?
J'aurais compris la blague si vous aviez dit "Si ça se trouve, il est même homphobe", mais sous cette tournure-là, je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire.
Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2010

Bah, Jeremy, la nuit était déjà bien avancée lorsque j'ai posté ma vanne et maintenant, de bon matin, ben, j'sais plus trop quel sens lui donner. Si quelqu'un peut nous aider...

Écrit par : TotoWeininer | 02 mars 2010

Ben merde alors, j'ai salopé mon pseudo sur mon dernier message. Quelle honte !

Comme quoi, c'est pas inutile de dormir la nuit.

Vivement dix heures que ma journée de boulot soit terminée, passque là, comme dirait Maurette, je fatigue...

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

(Que dire de plus, Joe ?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2010

Quelques idées, en vrac, sans aucun souci d'exhaustivité : Faire l'éloge du risque, de la responsabilité et de la volonté d'entreprendre. Vitupérer contre les syndicats - si vous ne savez pas pourquoi, eux le savent. Conspuer les fonctionnaires - trop nombreux, pas suffisamment productifs. Maudire les idéologies néfastes et criminogènes qui n'ont de cesse de brider l'essor du monde libre. Rappeler l'inflexible justice de la loi de l'offre et de la demande. Donner un lien vers un site libertarien etc.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Bon, quand je fais dans l'ironie basique, je me comprends à la relecture. C'est rassurant.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Ecrit par : nicolas
« Tous égaux pour un service CIVIL UTILE oui, du style un mois dû à la collectivité, mais le retour du service militaire pour manier le fusil... quel intérêt, franchement, Stéphane ? »

Permettre aux pulsions létales de s’extérioriser ailleurs qu’à l’Ecole (celles des élèves comme des profs ; les personnels de direction sont spécialement lobotomisés) être conscient qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours, discipliner le corps parce qu’il est probablement relié à l’esprit.
Bon, si c’est le fusil qui vous gène, vous pouvez le remplacer par biathlon ou kyūdō…
Il est bon d’avoir associé Civil avec Utile, parce que des services civils inutiles, on en a déjà : les personnels de direction, par exemple.

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

J'ai eu deux professeurs remarquables, et infiniment respcctés, messieurs Morette et Moreau, nous les avions surnommés, bien naturellement , Moreau-vaches et Morette-aux-vachettes.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 mars 2010

Ecrit par : guy morel
« il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP. »

Je trouve ça très con, comme réflexion, mais ce n’est peut-être qu’un problème de vocabulaire. Je pense également que des enseignants brillants doivent aller partout, parce que les élèves brillants se trouvent partout. Donc bienvenue à tous dans le XVIème arrondissement comme dans les Vosges ou le 9-3. Pas besoin de raser les tours HLM. Plus difficile que de faire sauter les bâtiments, c’est le concept de ZEP qu’il faut raser. Et raser dans les têtes…

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

cette fois je disparais pour de bon ..

Ecrit par : jean maurette | 02 mars 2010

Bla, bla, bla...

Écrit par : yann | 02 mars 2010

Pardon :

Bla ,bla , bla ..

Écrit par : yann | 02 mars 2010

Quelques idées, en vrac, sans aucun souci d'exhaustivité : Faire l'éloge du risque, de la responsabilité et de la volonté d'entreprendre. Vitupérer contre les syndicats - si vous ne savez pas pourquoi, eux le savent. Conspuer les fonctionnaires - trop nombreux, pas suffisamment productifs. Maudire les idéologies néfastes et criminogènes qui n'ont de cesse de brider l'essor du monde libre. Rappeler l'inflexible justice de la loi de l'offre et de la demande. Donner un lien vers un site libertarien etc.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Vous voyez, quand vous voulez... ;O))

Écrit par : yann | 02 mars 2010

Ecrit par : guy morel
« il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP. »

Je trouve ça très con, comme réflexion, mais ce n’est peut-être qu’un problème de vocabulaire. Je pense également que des enseignants brillants doivent aller partout, parce que les élèves brillants se trouvent partout. ...

Ecrit par : Stéphane | 02 mars 2010

Vous croyez vraiment à ce principe : "Il faut des profs brillants ( id est coiffés avec de la brillantine ?) pour des élèves coiffés de la même manière" ?

La question de fond est effectivement de savoir ce que sont les ZEP : j'avais donné en 1998 pour l'APED une réponse qui donnait des acidités aux pédagos et aux antipédagos.

A-t-elle toujours toujours cette propriété exsudative ?

[REFORME DES ZEP : L'exemple français

En ce début de fin de siècle, le ministère prépare, suivant le discours moderniste de rigueur, "L'Ecole du XXIème Siècle" qui ne saurait être contradictoire avec le marché dudit siècle et ses lois immanentes, ce qui n'est pas étonnant puisque la problématique mercantile a déjà envahi la psychologie individuelle, domaine où l'on doit, comme un boutiquier, "gérer" ses relations , ses peines de cœur , faire le "bilan" de ses activités et optimiser ses relations: pourquoi ne pas "gérer" officiellement l'éducation nationale en visant comme tout gestionnaire un "bilan" positif et des contrats "au moindre coût". Un des aspects de ce "chantier" – plus la source de profit se concentre sur les "services", plus le travail se réduit à la gestion et plus les cercles dirigeants ouvrent des chantiers et des ateliers tout en fermant les lieux réels de production – est la réforme des ZEP : (zones d'éducations prioritaires) prévue depuis un an et par le premier ministre en personne et préparée dans un vaste atelier – encore un – au colloque de Rouen de Juin 1998. Qu'en est-il?

Les discriminations positives : Au royaume des aveugles , les borgnes sont rois

Les ZEP ont été créées en 1982 : ils s'agissaient de mesure inspirées des mesures de "discriminations positives" présentées officiellement comme donnant des moyens supplémentaires sur des zones à difficultés sociales et économiques fortes. Idée qui peut paraître excellente dans l'absolu d'un monde économique infiniment perfectible qui évoluerait spontanément vers plus de justice, de stabilité et dans lequel il suffirait d'ajouter quelques discriminations positives et avoir confiance dans les instances dirigeantes pour arriver à "l'égalité". Mais la réalité est toute autre car ces idées n'ont justement commencé à être proposées qu'au moment où le monde entrait en crise. Or cette politique n'est pas une exception mais la norme ....]

Suite à http://michel.delord.free.fr/aped1998/zepfr.htm

MD

Écrit par : Michel Delord | 02 mars 2010

Ici aussi les digues ont cédé ?

Écrit par : iPidiblue inondation pédagogique | 02 mars 2010

Francis, chhhhhhhuuuut, malheureux, vous allez le faire revenir !

Ecrit par : Jeremy | 28 février 2010
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Je n'avais pas vu cette mise en garde. Mais, désormais, je me cantonne dans le silence en ce qui concerne cette personne. Je ne peux pas faire plus que ce que j'ai déjà pour l'éclairer. Merci, Jeremy.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Pendant longtemps le grand slogan syndicaliste repris en choeur par le million d'enseignants de l'Education nationale était : "un grand service unifié de l'enseignement public".

Or qu'est-ce que je constate à mon humble niveau de citoyen tout petit lambda, tout le contraire ! l'évolution de la société encourage les gens à s'enfermer dans leur bulle avec leur téléphone portable alias téléphone à tout faire, leurs prothèses mentales de toutes sortes, par exemple moi qui fait des livraisons j'ai le plus grand mal à accéder aux boîtes aux lettres ou à trouver des concierges qui veuillent bien prendre mes colis ! Le contact humain est réduit à sa plus simple expression, inutile de dire qu'on ne me donne jamais de pourboire ...

Il y a un grand écart entre le discours public médiatique, amour de l'humanité bla bla bla etc et la réalité, tout le monde formaté et réduit à des fonctions et actes sociaux très compartimentées.

Il n'y a guère que dans le cas de catastrophes comme les récentes inondations où il y a comme on dit "élan de solidarité", rupture du jeûne de la solitude moderne ... l'homme civilisé est un individu essentiellement seul !

Écrit par : iPidiblue inondation des bons sentiments et homme unidimensionnel | 02 mars 2010

@ Abraxas,à propos du rapport d'inspection d'Alain(le philosophe!)
Il renforce ce que nous avait raconté mon professeur de khagne (Michel Baumont)ex d'Henri IV et ex élève dudit Alain (et pourfendeur de toutes les c.... humaines:un prof génial)sur la cérémonie de sa retraite organisée en grande pompe par H.IV:il a laissé tout organiser et....il a planté tout le monde dans la plus grande indifférence!....

Écrit par : hors de propos(enfin plus ou moins) | 02 mars 2010

"Un enfant d'aujourd'hui, partant à l'école dans les conditions où je me trouvais, serait coulé en huit jours avec la méthode globale ou toute méthode autre que la méthode syllabique." (F.Penin)

Puis-je me permettre, cher collègue, de m'inscrire en faux ? La méthode globale, d'ailleurs jamais réellement utilisée, n'a rien à voir avec tel ou tel échec scolaire.
Les dégâts commencent en fait à partir des nouveaux programmes du primaire et du collège, programmes qui effleurent, qui privilégient le contact et non l'apprentissage, le concret et non la nécessaire marche vers l'abstraction et la distance.
Je sais que ce blog est le fer de lance de la lutte anti "globaliste", mais c'est un point sur lequel beaucoup de gens font erreur. Je suis persuadé que l'apprentissage se fait, d'une façon ou d'une autre, que l'enfant crée lui-même ses propres raccourcis et que l'on trouvera toujours la même proportion de mauvais lecteurs.
Né en 50, donc assimilable aux fossiles de l'ancien temps, je me souviens de la nullité de certains qui avaient pourtant suivi les mêmes leçons que moi. Je m'en souviens d'autant mieux que certains étaient mes voisins, et que je leur faisais leurs exos de français, contre rétribution sous forme de billes, etc.
En revanche, mêler la carpe et le lapin dans une même classe, remplacer la grammaire par de l'observation réfléchie de la langue, décloisonner ce qui demande justement à être clairement délimité, refuser toute approche chronologique, voilà les causes réelles de l'état de notre enseignement. Je n'évoque évidemment ici que ce que je connais un peu, c'est à dire le domaine littéraire (au sens large).
Maintenant, haro sur le Garafignoux, qui ose défendre la globale !
Ecrit par : Garafignoux | 26 février 2010

Toute méthode d’apprentissage de la lecture autre que syllabique est une catastrophe pour des enfants qui arrivent au CP en n’ayant jamais déchiffré une lettre de l’alphabet. Je suis entré au CP à l’âge de cinq ans. Le premier jour j’ai appris l’existence de la lettre a. J’avais vu des « illustrés » avec des phylactères rempli de signes incompréhensibles pour moi. Un mien cousin né un an avant moi me lisait le texte et j’étais émerveillé. J’ai voulu ardemment savoir lire. J’étais très « motivé ». L’instituteur a utilisé la méthode syllabique qui m’a si bien réussi. Certes, bien des enfants nés comme moi en 1940, n’ont pas appris le français (ni les autres domaines de la connaissance) aussi bien que moi. (Certains ont été bien meilleurs que moi.)
Depuis 40 ou 50 ans, les enfants vont en classe maternelle dès l’âge de 3 ans. Entre l’âge de trois ans et l’âge de six ans, ils peuvent avoir appris l’alphabet et même quelques mots de deux lettres, voire de trois. Il y en a même – rares - qui savent déjà lire. Mais certains enfants ont besoin que tout soit repris à la base. Je connais plusieurs instituteurs et institutrices qui ont pratiqué la méthode syllabique au mépris des directives des IEN. J’en connais une (née en 1927) qui a fait cela. Elle vit toujours. Elle m’a dit ceci : « Quand j’ai reçu instruction d’utiliser un manuel n’utilisant pas la méthode syllabique, j’ai obéi. Mais au bout de huit jours, j’ai vu que mes élèves étaient complètement perdus et découragés. J’ai repris aussitôt ma bonne vieille méthode syllabique et tout est rentré dans l’ordre. J’avais toujours une leçon de prête pour le cas où un inspecteur me rendrait visite inopinément. C’est arrivé. Il m’a fait des compliments, mais je suis sûr qu’il avait deviné comment j’avais appris à lire à mes élèves. »

Libre à vous de continuer votre inscription en faux contre moi, cher Garafignoux. Il n’y a pas là une pomme de discorde entre nous pour cela.
Sur le reste de votre message je suis à peu près d’accord avec vous. Toutefois, sur ce que vous dites dans la phrase suivante, « Je suis persuadé que l'apprentissage se fait, d'une façon ou d'une autre, que l'enfant crée lui-même ses propres raccourcis et que l'on trouvera toujours la même proportion de mauvais lecteurs. », je suis en désaccord sur le premier point : je ne crois pas que l’apprentissage se fait d’une manière ou d’une autre, qu’un enfant crée ses propres raccourcis.
En revanche, je suis d’accord sur le fait qu’on trouvera toujours une certaine proportion de personnes peinant à lire. Moi aussi, j’ai vu des enfants qui suivaient les mêmes cours que moi et n’en tiraient pas le même profit. Mes élèves ont tous reçu le même enseignement, mais ils n’ont pas tous brillé.
Certes, cette histoire d’observation réfléchie de la langue qui remplacerait une leçon de grammaire bien structurée est une monstrueuse stupidité. C’est à ce genre de choses que l’on voit que les « sciences de l’éducation » sont des sciences de pacotille.
Et point de haro sur vous ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Je pense que JPB quand il parle de la violence intrinsèque à la jeunesse se trompe de diagnostic comme Sarkozy qui voulait tout résoudre avec des idées simples ... style travailler plus pour gagner plus, arracher un point de croissance avec les dents, discours simpliste qui a eu son heure de succès mais qui était vain !

Il me paraît clair que les actes d'extrême violence que l'on voit un peu partout dans tous les pays occidentaux avec des ados ou des profs qui disjonctent et flinguent tout ce qu'ils trouvent viennent d'une désocialisation extrême, cet état de fait est la résultante d'une évolution profonde de nos sociétés contemporaines.
Les remèdes de bonne femme de Brighelli sont des cataplasmes sur des jambes de bois ... quand je lui ai parlé de cette femme professeur de biologie qui a flingué une demi-douzaine de personnes dans un campus des Etats-Unis en Alabama la semaine dernière, il n'a rien su me répondre !
Pareil à la mi-février à Ludwigshafen dans un lycée professionnel un élève qui a tué son professeur pour de mauvaises notes ...

Écrit par : iPidiblue l'homme unidimensionnel et ses crimes | 02 mars 2010

Pendant longtemps le grand slogan syndicaliste repris en choeur par le million d'enseignants de l'Education nationale était : "un grand service unifié de l'enseignement public".
.......

Ecrit par : iPidiblue inondation des bons sentiments et homme unidimensionnel | 02 mars 2010

Petites erreurs :

1) Ce ne fut pas "pendant longtemps" mais en gros de 1978 à 1984 et avec des variations.
Ce n'est pas , à mon avis, exactement à l'avantage des enseignants de rappeler qu'ils soutinrent ces idées.

2) Ce ne fut pas "un grand service unifié de l'enseignement public" mais le "Grand SPULEN", effectivement applaudi très majoritairement à gauche, cad "le Grand Service Public Laïc Unifié de l'Éducation Nationale " qui devait inclure notamment les anciennes "écoles privées" .

Et vérifiez sur les textes de l'époque , les changements de vocabulaire étaient lourds de sens.

MD

Écrit par : MDelord | 02 mars 2010

Mon cher Michel Delord,

Je vous fais confiance les yeux fermés ! Quand vous publierez votre histoire des slogans syndicalistes de l'EN en dix volumes plus un volume de supplément je l'achèterai et il sera à la place d'honneur de ma bibliothèque !

Écrit par : iPidiblue l'homme unidimensionnel et ses crimes | 02 mars 2010

En fait JPB et moi nous différons en tout, lui croit que la culture unit et permet aux individus de communiquer mieux ! Moi je crois tout le contraire, la culture sépare, elle divise profondément les êtres qu'elle est censée civiliser ...

Écrit par : iPidiblue l'homme unidimensionnel et ses crimes | 02 mars 2010

JPB et moi nous ne sommes d'accord que sur une chose : nous ne sommes d'accord sur rien ! Eh bien ! cela c'est la preuve que nous nous sommes tous les deux cultivés de notre côté chacun à sa manière ...

Écrit par : iPidiblue culture et communication | 02 mars 2010

Mon cher Michel Delord,

Je vous fais confiance les yeux fermés ! Quand vous publierez votre histoire des slogans syndicalistes de l'EN en dix volumes plus un volume de supplément je l'achèterai et il sera à la place d'honneur de ma bibliothèque !

Ecrit par : iPidiblue l'homme unidimensionnel et ses crimes | 02 mars 2010

Cher IpI
Je suis très vexé.
Vous avez écrit :" "il" sera à la place d'honneur de ma bibliothèque", ce qui signifie que seul le "volume de supplément " aura cette dignité.

Non mais, Ho !

MD

Écrit par : MDelord | 02 mars 2010

En fait c'est une confusion entretenue notamment à Normale Supé, la maîtrise des codes sociaux qui permet effectivement de s'insérer dans une société et la culture personnelle qui n'a rien à voir !
Bien entendu certaines grandes écoles font passer une épreuve de culture générale pour renforcer les liens sociaux des futurs membres de l'élite sociale mais ce n'est pas un objectif en soi ! La culture alors est juste considérée comme un outil de communication ... un peu comme la bibliothèque de "La Pléiade" derrière le bureau du notaire de Province, c'est un gage de respectabilité !
Mais chez un avocat parisien, la bibliothèque est remplacée avantageusement par une lithographie d'un grand maître de la peinture moderne.
Ce sont des signes sociaux ... appartenance à une élite bourgeoise comme la carte d'un club style Jockey Club ou Club Interallié etc
Cela ne veut pas dire qu'on a en face de soi un individu qui s'intéresse particulièrement à la culture ou à un amateur de beaux-arts !

Écrit par : iPidiblue culture et communication | 02 mars 2010

Michel Delord,

Je ne suis pas riche ! Je dois donc me contenter des rogatons des la culture universelle ...

Écrit par : iPidiblue culture et communication | 02 mars 2010

Ecrit par : iPidiblue
« l'homme civilisé est un individu essentiellement seul »

Écrit par : S.O.S amitié | 02 mars 2010

Ecrit par : guy morel
« il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP. »

Je trouve ça très con, comme réflexion, mais ce n’est peut-être qu’un problème de vocabulaire. Je pense également que des enseignants brillants doivent aller partout, parce que les élèves brillants se trouvent partout. Donc bienvenue à tous dans le XVIème arrondissement comme dans les Vosges ou le 9-3. Pas besoin de raser les tours HLM. Plus difficile que de faire sauter les bâtiments, c’est le concept de ZEP qu’il faut raser. Et raser dans les têtes…
Ecrit par : Stéphane | 02 mars 2010

Ce n'était pas une réflexion, mais un amorçage. Puisque ZEP il y a, pas de raison pour que des gens a priori formés à la réflexion n'aillent pas voir de près ce à quoi a conduit la politique des ZEP. Que je sache, jusque ce jour, je n'ai pas vu beaucoup de réflexions d'ensemble venant de Normale sup - ou de l'université - sur la politique éducative conduite depuis une quarantaine d'années, et notamment sur la création des ZEP. Dire, comme Pedro, qu'envoyer un normalien supérieur en ZEP, c'est gâcher de l'argent, me paraît relever d'une analyse assez courte. D'autres, il est vrai, souhaitent que les agrégés ne soient plus nommés en collège. Réactions de castes qui évitent soigneusement la remise en cause du système et l'analyse de sa logique.

Écrit par : guy morel | 02 mars 2010

Après les alibis pour les époux volages, en voici d'autres!
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/le-site-qui-fournit-un-alibi-en-cas-d-absence-en-cours-02-03-2010-833075.php

Écrit par : retraitée | 02 mars 2010

Vous savez "SOS Amitié" si j'étais Freud, à Dieu ne plaise, j'aurais dit que la Culture est une forme de névrose !

Écrit par : iPidiblue culture de soi et hystérie | 02 mars 2010

Ce n'est quand même pas moi qui ait inventé que l'homme moderne est un névrosé chronique !


Ce qui m'étonne c'est que Brighelli prétende que les jeunes élèves manquent de culture c'est pourquoi ils sont névrosés !
Tonton Freud lui aurait certainement tiré les oreilles ...

Écrit par : iPidiblue culture de soi et hystérie | 02 mars 2010

Puis-je me permettre, cher collègue, de m'inscrire en faux ? La méthode globale, d'ailleurs jamais réellement utilisée, n'a rien à voir avec tel ou tel échec scolaire.
Les dégâts commencent en fait à partir des nouveaux programmes du primaire et du collège, programmes qui effleurent, qui privilégient le contact et non l'apprentissage, le concret et non la nécessaire marche vers l'abstraction et la distance.
Je sais que ce blog est le fer de lance de la lutte anti "globaliste"
Ecrit par : Garafignoux | 26 février 2010

Deux précisions :
1 -Les dégâts en ce qui concernent l'apprentissage de la lecture viennent de l'application des théories idéovisuelles : négation de la nature alphabétique de la langue et négation de l'apprentissage alphabétique par des méthodes analytiques-synthétiques comportant l'analyse de mots entiers. Notons que les programmes Darcos n'ont pas remis en cause les pratiques idéoovisuelles en maternelle.
2- Le "fer de lance antiglobaliste" a eu pour fonction essentielle d'éviter de remettre en cause les pratiques idéovisuelles.

Écrit par : guy morel | 02 mars 2010

Le bon docteur Brighelli va soigner la névrose d'Emma Bovary avec des cataplasmes de Molière, forcément elle avait des mauvaises lectures ! Il va l'empêcher de commettre un vilain geste et sauver ainsi le brave Charles !

....

La suite au prochain épisode.

Écrit par : iPidiblue le feuilleton du jour | 02 mars 2010

A guy morel

Je vais faire mon débutant ici, comme me le faisait remarquer Christophe.
guy morel, vous êtes bien le secrétaire du GRIP, avec Michel Delord comme co-président ?
On devrait être entre gens intelligents, sinon partageant un peu les mêmes analyses ? Et encore : il suffit de faire un constat. (Bon, d’accord, Maurette, c’est pas pareil…)
Vous maîtrisez un tas de choses qui m’échappent, mais je crois avoir compris un truc simple :
vos principes de mixité sociale, d’hétérogénéité, ce sont bien les arguments des pédagos qui ont plombé un système nettement moins démocratique depuis leur mise en oeuvre, non ?

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

A guy morel

Je vais faire mon débutant ici, comme me le faisait remarquer Christophe.
guy morel, vous êtes bien le secrétaire du GRIP, avec Michel Delord comme co-président ?
On devrait être entre gens intelligents, sinon partageant un peu les mêmes analyses ? Et encore : il suffit de faire un constat. (Bon, d’accord, Maurette, c’est pas pareil…)
Vous maîtrisez un tas de choses qui m’échappent, mais je crois avoir compris un truc simple :
vos principes de mixité sociale, d’hétérogénéité, ce sont bien les arguments des pédagos qui ont plombé un système nettement moins démocratique depuis leur mise en oeuvre, non ?
Ecrit par : Stéphane | 02 mars 2010

1- J'interviens ici à titre personnel quand je ne signe pas "Secrétaire du GRIP."
2- "Mixité sociale ; hétérogénéité" ? Où avez-vous lu cela sous ma plume ? J'ai consacré un livre à la dénonciation de ce jargon et de ses soubassements idéologiques

Écrit par : guy morel | 02 mars 2010

Cadichon, était-ce vraiment une vanne volontairement homophobe, que vous avez faite, hier ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2010
Merci Christophe de poser cette honnête question qui me donne le bénéfice du doute car vous me connaissez mieux que d'autres, prompts à diaboliser.
J'ai fait un jeu de mot, facile je vous l'accorde, en associant le Prix de la Carpette de l'année qui venait d'échoir à Descoings, pour sa propension à courber l'échine, et l'instrument utilisé pour en secouer la poussière qui a effectivement un double sens, mais il n'y a rien dans cette association qui puisse être interprété comme un signe d'homophobie. Je pense que Descoings est un faiseur, un sauteur, un entriste, full of air, une baudruche si vous préférez, et ses préférences sexuelles sont le cadet de mes soucis. Je ne me défendrai pas sur ce point c'est absurde.
Je trouve du dernier ridicule et d'une banalité à pleurer le conformisme des dames patronnesses qui brandissent l'étendard de l'homophobie dès qu'on a le malheur de critiquer un homosexuel. En le traitant comme tout le monde, on fait preuve du contraire, on ignore sa différence. Ce n'est pas elle, mais la teneur de ses idées sur l'enseignement que je juge déplorable.Il fallait un calculateur ce fut un danseur qui l'obtint. Une société est atteinte d'une grave absence de discernement qui donne des postes de haute responsabilité à un si triste sire, et sur ce plan, ce n'est pas moi qui l'ai associé à Pepy: il n'yen a pas un pour racheter l'autre. Des gros nuls.

Nihil novi...

Écrit par : cadichon | 02 mars 2010

Il arrive à faire parler de lui dans les grands médias ce qui dans une société comme la nôtre à la recherche du "buzz" est le "nec plus ultra" !

Écrit par : iPidiblue summa cum laude | 02 mars 2010

Je n'avais jamais entendu parler de l'homosexualité de cet homme. Et, dans cinq minutes, je l'aurai oubliée. Mais je n'oublierai pas que je suis absolument opposé à ses vues en matière d'enseignement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Il enseigne à paraître, mon cher Francis, c'est déjà beaucoup !
C'est une science qui vous est étrangère probablement ...

Écrit par : iPidiblue magna cum laude | 02 mars 2010

Il enseigne à paraître, mon cher Francis, c'est déjà beaucoup !
C'est une science qui vous est étrangère probablement ...

Ecrit par : iPidiblue magna cum laude | 02 mars 2010
---
Oui, mon cher iPidiblue, cela, au moins, je l'avais compris. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Les remèdes de bonne femme de Brighelli sont des cataplasmes sur des jambes de bois ... quand je lui ai parlé de cette femme professeur de biologie qui a flingué une demi-douzaine de personnes dans un campus des Etats-Unis en Alabama la semaine dernière, il n'a rien su me répondre !

Ipid.

Pourquoi? est-on obligé de vous répondre? ah - quel ego.

Écrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Réactions de castes qui évitent soigneusement la remise en cause du système et l'analyse de sa logique.

Ecrit par : guy morel | 02 mars 2010

Comme si qu'on cassait le baromètre pour faire tomber la température?...
Là, je vous suis, Guy.
L'eau monte; mais y a encore des étages; jusqu'au jour où il n'y en aura plus, des étages encore hors de l'eau (et ça, je commence vraiment à le souhaiter - pour des raisons de: "Faut qu'ça pète!"? Ouais, sans doute.).

Écrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Comme si qu'on cassait le baromètre pour faire tomber la température?...

Ecrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Vous devriez peut-être vous méfier des mœurs de votre médecin s'il vous met un baromètre dans le cul pour prendre votre température...

Écrit par : yann | 02 mars 2010

Une société est atteinte d'une grave absence de discernement qui donne des postes de haute responsabilité à un si triste sire, et sur ce plan, ce n'est pas moi qui l'ai associé à Pepy: il n'yen a pas un pour racheter l'autre. Des gros nuls.

Cadichon

Bon, c'est clair: ce sont des professionnels nuls et pas des homosexuels nuls! ;-)

C'est que depuis que les comiques nuls d'Action Discrète sont venus à montpellier pour insulter les handicapés, les femmes, les gouines (qui sont des femmes), la langue d'Oc, au nom de la morale canalplussienne anti-frêche, je me rends compte - et avec les vacheries entre élèves -, je me rends compte que, décidément, la France actuelle me gonfle.

Écrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Et point de haro sur vous ! :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Merci ! :-)

Et parce que perseverare non semper diabolicum est, je persiste à penser que toute lecture doit faire sens, même à son apprentissage, surtout à son apprentissage. Que le meilleur moyen est certainement de passer de la phrase au mot et du mot à ses composants et d'opérer dincessants va et vient.
Je continue à proclamer que je ne suis pas spécialiste, que je fonctionne à la seule intuition, que je peux me tromper, mais je proclame aussi que tout ce qui se dit ici contre la méthode dite "globale" est sujet à caution.
Je m'abstiendrai désormais de proférer de plus amples commentaires sur ce sujet, par simple humilité qui est, comme chacun sait, vertu cardinale.

Écrit par : Garafignoux | 02 mars 2010

D'autres, il est vrai, souhaitent que les agrégés ne soient plus nommés en collège. Réactions de castes qui évitent soigneusement la remise en cause du système et l'analyse de sa logique.
Ecrit par : guy morel | 02 mars 2010
Comme si qu'on cassait le baromètre pour faire tomber la température?...
Là, je vous suis, Guy.
Ecrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Les agrégés en collège ne sont pas en nombre suffisant pour servir d'instrument de mesure. Ils y sont souvent nommés en qualité de TZR, parfois en complément de service et se retrouvent la plupart du temps à un ou deux par établissement, pas plus. J'aimerais qu'on m'explique l'utilité de telles affectations.

Quant aux filières générales et technologiques des lycées, elles ne sont pour la plupart pas moins sinistrées - par rapport à ce qu'elles devraient être - que le premier collège venu.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

L'eau monte; mais y a encore des étages; jusqu'au jour où il n'y en aura plus, des étages encore hors de l'eau (et ça, je commence vraiment à le souhaiter - pour des raisons de: "Faut qu'ça pète!"? Ouais, sans doute.).
Ecrit par : Pendariès | 02 mars 2010

Vous êtes un incorrigible optimiste. L'EN a pris l'eau depuis des années, jusqu'aux derniers étages. Cela n'a pas pété et cela ne pètera pas - sacerdoce professoral et cynisme bureaucratique obligent.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Les agrégés en collège ne sont pas en nombre suffisant pour servir d'instrument de mesure. Ils y sont souvent nommés en qualité de TZR, parfois en complément de service et se retrouvent la plupart du temps à un ou deux par établissement, pas plus. J'aimerais qu'on m'explique l'utilité de telles affectations.

Quant aux filières générales et technologiques des lycées, elles ne sont pour la plupart pas moins sinistrées - par rapport à ce qu'elles devraient être - que le premier collège venu.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

D'accord sur le second paragraphe. Sur le premier : en quoi des désaffectations seraient-elles plus utiles ?

Écrit par : guy morel | 02 mars 2010

Ecrit par : guy morel
« "Mixité sociale ; hétérogénéité" ? Où avez-vous lu cela sous ma plume ? »

« ''envoyer un normalien supérieur en ZEP, c'est gâcher de l'argent '' me paraît relever d'une analyse assez courte»
J’en ai hâtivement déduit que, de votre point de vue, une bonne utilisation des moyens financiers et intellectuels consiste à faire le contraire.
Et j’ai lu : « il me paraîtrait assez sain que les normaliens soient nommés dans les ZEP »

« D'autres, il est vrai, souhaitent que les agrégés ne soient plus nommés en collège. Réactions de castes »
De même ici, je vous fait dire (sans l’avoir lu) que ‘‘les castes, c’est vilain’’, et que faire le contraire serait donc positif.
Ca n’a rien à voir avec la mixité sociale ni l’hétérogénéité ?Soit.
Je lirai votre livre dès que j’aurai terminé celui de Nathalie Bulle s’il faut en passer par là pour vous comprendre.

Et puisqu’on en est aux livres, j’en profite pour passer une annonce que je renouvellerai après les vacances de la zone C si ça ne donne rien cette semaine.
Sur la 4ème de couverture de « L'étrange cas de Madame Huillet de Monsieur Straub » :
Philippe Lafosse a publié en 2006, aux Editions du Chat aragonais,

« J'ai rencontré deux ou trois profs qui ne collaborent pas à l'abrutissement. »

Forte récompense si quelqu’un a une info sur ce livre, sur cette maison d’édition…
http://www.amazon.fr/L%C3%A9trange-Madame-Huillet-Monsieur-Straub/dp/2841421686

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

Ce qui me comble, c'est que Brighelli prétende que les jeunes élèves manquent de cul, c'est pourquoi ils sont névrosés !
Tonton Freud l'aurait certainement félicité ...
Ecrit par : iPidiblue culturlute et hystérie | 02 mars 2010

Écrit par : nicolas | 02 mars 2010

Voilà comment, au coeur de l'Europe, nous allons renoncer aux fondements de notre Droit.
Car ne nous illusionnons pas, si l'Allemagne joue les locomotives, nous nous empresserons de jouer les wagons.

http://www.marianne2.fr/En-Allemagne,-le-tribunal-passe-a-l-english_a189611.html

Écrit par : nicolas | 02 mars 2010

Le meiriol alphabétise les porcelets.


Cécile Duflot, avec José Bové, au Salon de l'agriculture à Paris, le 2 mars (© AFP Lionel Bonaventure)

Duflot et Mélenchon au Salon

«Il faut retrouver le sens du métier paysan», lance la candidate d’Europe Ecologie en Ile-de-France devant un stand de porcs bios élevés en Vendée, aux côtés de Philippe Meirieu et François Dufour, chefs de file (EE) en Rhône-Alpes et Basse-Normandie.

Écrit par : Retraitée | 02 mars 2010

"devant un stand de porcs bios élevés en Vendée aux côtés de Philippe Meirieu et François Dufour"

Pauvres porcs !

Écrit par : Jeremy | 02 mars 2010

"Le meiriol alphabétise les porcelets." Retraitée

C'est un dilemme car pour diminuer les rejets en nitrate il doit leur dire : "Il faut que vous lisiez moins"

C'est pas drôle tous les jours d'être progressiste.

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

Ecrit par : guy morel

"Que je sache, jusque ce jour, je n'ai pas vu beaucoup de réflexions d'ensemble venant de Normale sup - ou de l'université - sur la politique éducative conduite depuis une quarantaine d'années, et notamment sur la création des ZEP."


Certains s'intéresse aux questions d'enseignement, tout de même. Après, ça vaut ce que ça vaut.

http://enseigner.ens-lsh.fr/


"Dire, comme Pedro, qu'envoyer un normalien supérieur en ZEP, c'est gâcher de l'argent, me paraît relever d'une analyse assez courte. D'autres, il est vrai, souhaitent que les agrégés ne soient plus nommés en collège. Réactions de castes qui évitent soigneusement la remise en cause du système et l'analyse de sa logique."

Il faudrait donc un corps unique d'enseignant, de la maternelle à l'université ?
Normalien agrégé, TZR en ZEP, je me fais plaisir, j'apprends mon métier, mais j'aurais pu le faire avec moins d'années d'études au derrière. En même temps, que des agrégés ou des gens bien formés (certains certifiés le sont, et certains agrégés ne le sont plus, bien sûr) y bossent, ça peut relever le niveau et apporter un autre point de vue que la courte vue adoptée par certains certifiés frais émoulus de leur IUFM.

Écrit par : bad wolf | 02 mars 2010

"Certains s'intéressent" : j'ai perdu en crédibilité, sur ce coup-là...

Écrit par : bad wolf | 02 mars 2010

"Certains s'intéressent" : j'ai perdu en crédibilité, sur ce coup-là...
Ecrit par : bad wolf | 02 mars 2010

Voilà ce que ça fait d'enseigner en ZEP.

Honnêtement, bad wolf, ça vous fait vraiment plaisir d'apprendre votre métier dans des conditions pareilles ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

En fait, prof, c'est un ancien métier de sadique (coucou Maurette !) devenu un boulot de maso.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

D'accord sur le second paragraphe. Sur le premier : en quoi des désaffectations seraient-elles plus utiles ?
Ecrit par : guy morel | 02 mars 2010

Holà ! non, là, c'est vraiment trop fin pour moi, comme dialectique. Je m'en vais relire quelques dialogues socratiques et la préface de la phénoménologie de l'esprit avant de risquer une réponse.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Ma souris est tellement épuisée moralement qu'elle refuse de garder les commentaires en surbrillance le temps que je fasse un clic droit pour copier avant de coller.

Un Mars à celui qui trouve quel(s) commentaire(s) me font pleurer de désespoir : Bouuouuuouuuooouuuh !

Écrit par : catmano | 02 mars 2010

Bon, ce n'est pas une ZEP très difficile. Mais le problème n'est pas tellement celui des normaliens nommés en ZEP. Plutôt celui des normaliens nommés au collège. Ceux qui le sont sont au lycée, a fortiori dans des classes à examen, peuvent faire la fine bouche. Mais ils seraient hypocrites s'ils affirmaient ne pas être formés pour le job.

Écrit par : bad wolf | 02 mars 2010

"Un Mars à celui qui trouve quels commentaires me font pleurer de désespoir "(Catmano)

Les commentaires qui continuent à opposer la globale à la syllabique, alors que vous avez maintes fois expliqué que ce n'était pas la bonne façon de poser le problème ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2010

Bon, ce n'est pas une ZEP très difficile. Mais le problème n'est pas tellement celui des normaliens nommés en ZEP. Plutôt celui des normaliens nommés au collège. Ceux qui le sont sont au lycée, a fortiori dans des classes à examen, peuvent faire la fine bouche. Mais ils seraient hypocrites s'ils affirmaient ne pas être formés pour le job.
Ecrit par : bad wolf | 02 mars 2010

En effet. J'ai effectué l'an dernier un remplacement dans un lycée classé "zone sensible". J'avais deux classes, BTS 1ère et 2ème année. Une sinécure, l'indemnité ZEP en prime.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Pardon :
"Bla ,bla , bla .."

Ecrit par : yann | 02 mars 2010

"Vous devriez peut-être vous méfier des mœurs de votre médecin s'il vous met un baromètre dans le cul pour prendre votre température..."

Ecrit par : yann | 02 mars 2010

Yann, j'avais un peu de retard dans ma lecture, (journée chargée, aujourd'hui). Deux éclats de rire, merci à vous !!!
:-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2010

En fait, quand j'évoquais les conditions de travail de bad wolf, je pensais surtout au fait d'être TZR.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

[...] journée chargée, aujourd'hui
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2010

Ah bon, ça y est, vous ne bossez plus en IUFM ? ^^

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Guy Morel écrit :

"Puisque ZEP il y a, pas de raison pour que des gens a priori formés à la réflexion n'aillent pas voir de près ce à quoi a conduit la politique des ZEP."

--- Ah, bon! C'est juste pour aller voir? Alors un court séjour ethnographique pourrait suffire. Mais depuis quand faut-il "aller voir" pour comprendre? Tout cela a un petit parfum de rizière.

Guy Morel continue :

"Que je sache, jusque ce jour, je n'ai pas vu beaucoup de réflexions d'ensemble venant de Normale sup - ou de l'université - sur la politique éducative conduite depuis une quarantaine d'années, et notamment sur la création des ZEP."

--- Chiche! Comparons le nombre de livres ou d'articles sur les ZEP écrits par des normaliens, des universitaires et des chercheurs et celui des études écrites sur le même sujet par des enseignants de ZEP non normaliens ni agrégés.

Et Guy Morel conclut :

" Dire, comme Pedro, qu'envoyer un normalien supérieur en ZEP, c'est gâcher de l'argent, me paraît relever d'une analyse assez courte."

--- Je ne parlais en effet que de fric. Investissement non rentable et même contre-productif. C'était assez court comme analyse, je le reconnais, mais je ne vois pas pourquoi il serait interdit de veiller à un bon usage de l'argent public. Merci en tout cas à Guy Morel, dont les remarques m'ont permis d'élargir, comme on dit, le débat.





D'autres, il est vrai, souhaitent que les agrégés ne soient plus nommés en collège. Réactions de castes qui évitent soigneusement la remise en cause du système et l'analyse de sa logique.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

Désolé, il est resté un bout du message de Guy Morel, que je n'avais pas l'intention de commenter. Mais puisqu'un lecteur pressé pourrait être induit en erreur, j'ajoute que les agrégés ne doivent pas être nommés en collège. Et, pour aggraver mon cas, je dirai même plus : à partir de 2011, ils ne doivent plus être nommés qu'en terminale et classes post-bac.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

les agrégés ne doivent pas être nommés en collège. Et, pour aggraver mon cas, je dirai même plus : à partir de 2011, ils ne doivent plus être nommés qu'en terminale et classes post-bac.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

Yeah !!!!!!

Pedro Cordoba au MEN !!

C'était pas zironique gespère ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

En l'absence d'iPid, c'est moi qui pollue le blog de JPB, ce soir.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

"Un Mars à celui qui trouve quels commentaires me font pleurer de désespoir "(Catmano)

Les commentaires qui continuent à opposer la globale à la syllabique, alors que vous avez maintes fois expliqué que ce n'était pas la bonne façon de poser le problème ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2010

Merci, Sylvie. Faites-moi penser à vous donner votre demi-Mars, si un jour nous nous croisons ;-) !

Écrit par : catmano | 02 mars 2010

"Kevin Monchéri est acquitté sous les acclamations. Ou viré trois jours — trois jours de vacances et de petit commerce, qui ont si bon goût que l’heureux bénéficiaire recommencera dès son retour…"

Kévin Monchéri ? Vous êtes sûr ? A mon avis, il y a beaucoup plus de chances qu'il s'appelle Prénom Modifié.

Écrit par : Robert Marchenoir | 02 mars 2010

"j'ajoute que les agrégés ne doivent pas être nommés en collège. Et, pour aggraver mon cas, je dirai même plus : à partir de 2011, ils ne doivent plus être nommés qu'en terminale et classes post-bac."

Et la salle des profs devra leur être réservée pour goûter à un repos bien mérité.
Les certifiés sous le préau, le balai à la main pour gagner plus en travaillant plus.
Sera bueno, pero no me entra.

Écrit par : Orthos | 02 mars 2010

Tiens, un concurrent...

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Je parlais de Robert, bien sûr.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

"Et la salle des profs devra leur être réservée pour goûter à un repos bien mérité."

Et surtout des WC réservés.

Pour un agrégé, couler un bronze est un art. Pour un certifié, ce n'est qu'une technique.

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

Pour un agrégé, couler un bronze est un art. Pour un certifié, ce n'est qu'une technique. Ecrit par : dugong | 02 mars 2010

Pour un PE, c'est un apprentissage. Rien n'exclut le tour de France du compagnonnage des ces trois corps.

Écrit par : nicolas | 02 mars 2010

" A partir de 2011, ils ne doivent plus être nommés qu'en terminale et en classes post-bac." (Pedro Cordoba)

Tout à fait d'accord.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2010

"Ah bon, ça y est, vous ne bossez plus en IUFM ? ^^"

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

En IUFM, agrégés et certifiés font les mêmes horaires !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2010

Ecrit par : Retraitée
« Le meiriol alphabétise les porcelets » …bio !

Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? », il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : « À quels enfants allons-nous laisser le monde ? ».
Jaime Semprun, cité par Jean-Claude Michéa dans L’Enseignement de l’Ignorance.

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

Certains reprochent aux normaliens de ne pas assez réfléchir sur les ZEP. On pourrait, en guise de retour à l'envoyeur, dire que les professeurs en poste dans le secondaire n'ont pas assez réfléchi aux nouveaux concours. A preuve les commentaires de TotoWeininger, Orthos et dugong. Ce n'est pas pour rien que j'ai écrit "à partir de 2011" (désolé pour les espoirs déçus). C'est en effet l'année prochaine qu'entre en vigueur le CAPES nouvelle formule (le zéro absolu) tandis que l'agrég reste en l'état. Ces deux catégories de professeurs n'exerceront alors plus du tout le même métier. Pourquoi les mettrait-on devant les mêmes élèves? J'avais ajouté la terminale aux classes post-bac à cause de cette imposture légale qui fait du bac le premier diplôme universitaire. Vivement qu'il soit remplacé par un contrôle continu et que nous puissions bouter hors de la fac les trois-quarts des prétendants.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

Education et devenir nous informe que "L’Igen va mettre en place un « protocole d’inspection » pour les CPE à partir de la rentrée prochaine"

et pose cette grave question : "les CPE sont-ils des cadres ?"

"L’idée serait donc de mettre sur pied des inspections de CPE par les IA-IPR EVS, qui évalueraient quatre compétences arrêtées par l’institution :

- « la capacité d’assumer le pilotage du service de la vie scolaire ;
- conseiller dans le domaine de la politique éducative le chef d’établissement et l’ensemble de la communauté éducative y compris les parents ;
- assurer avec les autres personnels le respect des règles de vie et du droit dans l’établissement ;
- contribuer à la continuité, la cohérence et la pertinence éducatives au sein de l’établissement. »"

Il y a ceux qui ont "la capacité d’assumer le pilotage" et ceux qui conduisent. A mon avis, le plus sûr pour tout le monde est de ne pas les faire évoluer sur le même territoire.

http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article177

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

Ce n'est pas pour rien que j'ai écrit "à partir de 2011" (désolé pour les espoirs déçus)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

Bah non, je ne suis pas égoïste. Je me réjouis pour les futurs lauréats.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Sans compter que qualifier d'arrêtée, une compétence de pilotage sonne comme une contradiction.

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

Ne reste plus qu'à créer une agrégation de vie scolaire.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

« Et la salle des profs devra leur être réservée pour goûter à un repos bien mérité."
Et surtout des WC réservés.
Pour un agrégé, couler un bronze est un art. Pour un certifié, ce n'est qu'une technique.
Ecrit par : dugong | 02 mars 2010 »

Comme le dit Meirieu :
« Etre autonome c'est être capable de se déplacer dans la classe, chercher un renseignement ou un document (aller aux toilettes aussi) sans avoir à demander d'autorisation mais sans déranger le travail de ses camarades. Ce sont les adultes à l'école qui sont responsables. Et dans l'immense majorité des cas, ils ont pris la précaution d'avoir des toilettes à eux ! »
Meirieu pour qui la propreté des toilettes à l'école est un « tabou invraisemblable » : « Cette société exalte le corps mais est incapable de lui reconnaître ses fonctions primordiales. Cela encourage la régression des enfants dans le pipi-caca, la vulgarité, l'obscénité... Il n'y a qu'un seul lieu où l'hygiène et le mépris de l'intime soit aussi choquants, c'est la prison ! »
Et prout !

Écrit par : Pierre Lariba | 02 mars 2010

Michel Delord,

Je ne suis pas riche ! Je dois donc me contenter des rogatons des la culture universelle ...

Ecrit par : iPidiblue culture et communication | 02 mars 2010

Je ne peux que me rendre à cet argument.
Qui dat pauperi non indigebit .
Je vous ferai donc cadeau des 11 tomes.
Avec un tel équipement, on peut facilement caler un lit bancal, surélever un siège.....

MD, qui donne aux pauvres

MD

Écrit par : Michel Delord | 02 mars 2010

Allez-y voir, les curieux ne seront pas déçus: http://www.xkiouze.com/

Écrit par : Pendariès | 02 mars 2010

"C'est en effet l'année prochaine qu'entre en vigueur le CAPES nouvelle formule (le zéro absolu) tandis que l'agrég reste en l'état.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010"

Beaucoup de certifiés de ces dernières années ne sont pas mal non plus !
Il y une époque où il y avait une centaine de postes au CAPES dans certaines matières alors que certaines promotions plus récentes en ont recrutés plus de mille ! En quelques années les certifiés ont donc été "massifiés" comme les bacheliers. De jeunes collègues me disent franchement qu'ils ne connaissent rien à l'histoire ancienne ou au XIXe siècle ou ne savent pas où sont certains vignobles...

Écrit par : Pierre Lariba | 02 mars 2010

La question des agrégés, c'est quand même un magnifique sujet de troll...

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

"De jeunes collègues me disent franchement qu'ils ne connaissent rien à l'histoire ancienne ou au XIXe siècle ou ne savent pas où sont certains vignobles..."

Et ce sont les élèves qui vont déguster.

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

Le Capes nouvelle formule (le zéro absolu)" (Pedro Cordoba)

Est-ce vraiment à ce point ? Dès lors, plus personne ne se plaindra du niveau des élèves, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes éducatifs.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2010

Un capes "zéro" pour enseigner des contenus vides, c'est encore trop luxueux.

C'est pourquoi je dis que l'absence de "formation" des stagiaires n"aura aucune incidence sur la qualité globale des enseignements.

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

"Le Capes nouvelle formule (le zéro absolu)" (Pedro Cordoba)
Est-ce vraiment à ce point ? Dès lors, plus personne ne se plaindra du niveau des élève, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes éducatifs.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2010"

Les pédagogos attendent ça en se léchant les babines : les néo-certifiés n'en sachant guère plus que les "apprenants", place aux "activités" et à l'enseignant "accompagnateur-animateur en lieu de vie" !

Écrit par : P. Lariba | 02 mars 2010

Reconnaissons tout de même que l'EN a touché le fond avec - je n'ose même pas dire malgré - les agrégés et les certifiés ancienne formule. C'est sur ce constat qu'il faut s'interroger, au lieu de lapider a priori des néoprofs encore dans la matrice.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

"C'est sur ce constat qu'il faut s'interroger" TotoW

Quand la déréliction de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus s'interroger, faut prier...

Écrit par : dugong | 02 mars 2010

"Ce qui me comble, c'est que Brighelli prétende que les jeunes élèves manquent de cul, c'est pourquoi ils sont névrosés ! Tonton Freud l'aurait certainement félicité ... Ecrit par : iPidiblue culturlute et hystérie | 02 mars 2010"
Ce commentaire a été posté par nicolas.

Alors, Nicolette, on se dévergonde en attendant son Aucassin ?
JPB
PS. Je crois que je ne vais pas trop me moquer de Meirieu. Après tout, le cochon — reste à savoir lequel — est un animal fort proche de l'homme.
Le cochon corse, par exemple…

Écrit par : brighelli | 02 mars 2010

Un Mars à celui qui trouve quel(s) commentaire(s) me font pleurer de désespoir : Bouuouuuouuuooouuuh !

Ecrit par : catmano | 02 mars 2010

Puisqu'il reste un demi-Mars à gagner, je pense aux commentaires qui se désolent qu'on puisse offrir de la confiture à des cochons en nommant des agrégés dans les ZEP.

Écrit par : cheveuil | 02 mars 2010

Y a un cheveuil sur la soupe.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Reconnaissons tout de même que l'EN a touché le fond avec - je n'ose même pas dire malgré - les agrégés et les certifiés ancienne formule. C'est sur ce constat qu'il faut s'interroger, au lieu de lapider a priori des néoprofs encore dans la matrice.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010
---
Certes, TotoWeininger, c'est incontestable ! Il n'y a que ces deux catégories de professeurs qui enseignent dans le secondaire général.
Mais en inférer que l'EN a touché le fond avec eux - sous-entendu "malgré eux" (si ce n'est "à cause d'eux") serait pousser le bouchon un peu loin.
Que peuvent faire les meilleurs professeurs avec des cancres ? Rien ! Moi qui vous parle, ai connu cela. J'ai eu de très bons élèves, excellents, parfois brillantissimes et ils n'ont pas perdu leur temps avec moi. Mais lorsque des nuls arrivaient dans la terminale où je les voyais pour la première fois, quel miracle auriez-vous voulu que je fisse ?

De 1951 à 1958, j'ai eu des professeurs certifiés et agrégés, mais comme il y avait eu un écrémage tout au long des sept années de secondaire, ces professeurs faisaient leur travail efficacement car, d'une part ils n'y avait pas le cirque dans les classes; d'autre part, il n'y avait pas de cancres. Mais il n'y avait pas 100% de succès au baccalauréat, en raison du niveau élevé exigé des élèves à l'époque. Moi même, j'ai échoué aux deux sessions de 1958. Et j'étais considéré comme devant très probablement être reçu au bac. Je n'ai pas redoublé. Je suis allé travailler chez Kodak, 45 heures par semaine, comme aide-chimiste, et j'ai repréparé le bac le soir, les samedis et les dimanches, et j'ai été reçu. Le baccalauréat voulait dire quelque chose à l'époque.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Ce commentaire a été posté par nicolas.
Alors, Nicolette, on se dévergonde en attendant son Aucassin ? JPB

1) Délateur, JP, c pabo.
2) D'où tenez-vous que j'attende Aucassin ?
3) Rendre à Freud ce qui lui appartient, est-ce se dévergonder ? Bigre !

Écrit par : nicolas | 02 mars 2010

"de la confiture à des cochons en nommant des agrégés dans les ZEP."
Ecrit par : cheveuil

Des cochons, dans les ZEP !?
On voit bien que vous ne connaissez pas le sujet.

Écrit par : Stéphane | 02 mars 2010

Y a un cheveuil sur la soupe.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Drésolé. Je sors prendre l'air.

Écrit par : chevreuil | 02 mars 2010

Certes, TotoWeininger, c'est incontestable ! Il n'y a que ces deux catégories de professeurs qui enseignent dans le secondaire général.
Mais en inférer que l'EN a touché le fond avec eux - sous-entendu "malgré eux" (si ce n'est "à cause d'eux") serait pousser le bouchon un peu loin.
Que peuvent faire les meilleurs professeurs avec des cancres ? Rien ! Moi qui vous parle, ai connu cela. J'ai eu de très bons élèves, excellents, parfois brillantissimes et ils n'ont pas perdu leur temps avec moi. Mais lorsque des nuls arrivaient dans la terminale où je les voyais pour la première fois, quel miracle auriez-vous voulu que je fisse ?

De 1951 à 1958, j'ai eu des professeurs certifiés et agrégés, mais comme il y avait eu un écrémage tout au long des sept années de secondaire, ces professeurs faisaient leur travail efficacement car, d'une part ils n'y avait pas le cirque dans les classes; d'autre part, il n'y avait pas de cancres. Mais il n'y avait pas 100% de succès au baccalauréat, en raison du niveau élevé exigé des élèves à l'époque. Moi même, j'ai échoué aux deux sessions de 1958. Et j'étais considéré comme devant très probablement être reçu au bac. Je n'ai pas redoublé. Je suis allé travailler chez Kodak, 45 heures par semaine, comme aide-chimiste, et j'ai repréparé le bac le soir, les samedis et les dimanches, et j'ai été reçu. Le baccalauréat voulait dire quelque chose à l'époque.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Il va sans dire, Francis Penin, que je me compte (au moins symboliquement, puisque j'ai passé le concours en 2003) dans les rangs de ces professeurs du secondaire qui n'ont pu que constater, le plus souvent à leurs dépens, l'effondrement de l'EN.

Je dis simplement qu'il faut s'interroger sur l'impuissance des uns face à l'inexorable avancée du désastre et sur l'empressement des autres - et il y en a - à collaborer avec ceux qui organisaient la faillite.

Écrit par : TotoWeininger | 02 mars 2010

Et parce que perseverare non semper diabolicum est, je persiste à penser que toute lecture doit faire sens, même à son apprentissage, surtout à son apprentissage. Que le meilleur moyen est certainement de passer de la phrase au mot et du mot à ses composants et d'opérer dincessants va et vient.
Je continue à proclamer que je ne suis pas spécialiste, que je fonctionne à la seule intuition, que je peux me tromper, mais je proclame aussi que tout ce qui se dit ici contre la méthode dite "globale" est sujet à caution.
Je m'abstiendrai désormais de proférer de plus amples commentaires sur ce sujet, par simple humilité qui est, comme chacun sait, vertu cardinale.

Ecrit par : Garafignoux | 02 mars 2010
---
Ah ! cher Garafignoux, je ne lutterai pas en vain contre vos idées.
Mais je suis convaincu que la méthode syllabique qui m'a réussi (comme à bien d'autres) est la bonne méthode.
Songez que j'ai débarqué en CP à 5 ans et demi. J'ai découvert l'alphabet, lettre après lettre.
Mais je suis bien certain qu'au bout de trois mots j'ai commencé à découvrir des mots et des phrases courtes. J'ai su lire sans ânonner à six ans et un mois. Que je sois resté quelques mois sans comprendre où l'on voulait en venir avec les signes alphabétiques a-t-il eu sur moi le moindre effet pervers ?
Mon fils, lui, est entré au CP un mois avant d'avoir six ans. Mais il avait passé deux ou trois ans en maternelle. Son institutrice de CP, que j'ai rencontrée en ville, en janvier, me dit:"C'est incroyable ! votre fils savait lire avant les vacances de Noël." J'étais flatté et j'ai remercié cette aimable personne. J'ignorais qu'il savait lire. C'est ma femme qui le faisait lire le soir. Elle me disait qu'il se débrouillait bien, mais j'ignorais jusqu'à quel point.
Pourtant, je l'ai battu de trois mois pour la maîtrise de la lecture. Je n'ai pourtant pas bénéficié de classes maternelles.
Mon fils, âgé de trente-six ans, fait quelques fautes d'orthographe et de grammaire (et il déteste se relire, mais le fait... un peu vite), mais a un style élégant.
Je pense que l'enseignement que j'ai reçu a été meilleur que celui qu'il a reçu. Il est au moins aussi intelligent que moi.

Restons donc sur nos positions, cher Garafignoux !
L'amitié est sauve : nous ne sommes pas d'accord mais nous nous entretenons courtoisement. Quel exemple pour tous ceux qui s'insultent ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

Un Mars à celui qui trouve quel(s) commentaire(s) me font pleurer de désespoir : Bouuouuuouuuooouuuh !

Ecrit par : catmano | 02 mars 2010

Puisqu'il reste un demi-Mars à gagner, je pense aux commentaires qui se désolent qu'on puisse offrir de la confiture à des cochons en nommant des agrégés dans les ZEP.

Ecrit par : chevreuil | 02 mars 2010

En quelque sorte... Bien que je ne me mêle pas des histoires de nominations dans le secondaire.
Allez, l'autre demi-Mars pour toi !

Écrit par : catmano | 02 mars 2010

Je continue à proclamer que je ne suis pas spécialiste, que je fonctionne à la seule intuition, que je peux me tromper, mais je proclame aussi que tout ce qui se dit ici contre la méthode dite "globale" est sujet à caution.
Je m'abstiendrai désormais de proférer de plus amples commentaires sur ce sujet, par simple humilité qui est, comme chacun sait, vertu cardinale.

Ecrit par : Garafignoux | 02 mars 2010
---
Ah ! cher Garafignoux, je ne lutterai pas en vain contre vos idées.
Mais je suis convaincu que la méthode syllabique qui m'a réussi (comme à bien d'autres) est la bonne méthode.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010

"Il est effectif qu'il existe un usage répandu et très ancien des expressions « méthode globale », « méthode syllabique » pour désigner sous ce terme un fatras de choses différentes et contradictoires qui n'ont rien à voir avec le sens strict de « méthode globale » et « méthode syllabique »
... On ne peut se réclamer de la précision de la langue et l'abandonner quand il s'agit de désigner les bases d'apprentissage de la langue."

Pour qu'une conversation soit compréhensible et utile , il faut que les contradicteurs expliquent ce qu'ils entendent par "méthode globale" et "méthode syllabique".
Pourraient-ils le faire ?

MD

Je rappelle le début du chapitre 3 du livre de Colette Ouzilou

*********
La méthode globale

Lorsque Decroly, médecin neurologue passionné de pédagogie, découvre vers 1910 la méthode dite « globale », il l'utilise d'abord pour apprendre à lire aux enfants sourds, dont le handicap rendait le versant phonétique de l'alphabet inutilisable ou, au mieux, ardu à saisir. Puis, considérant que la perception de l'enfant est d'abord syncrétique, il cherche à l'exploiter chez l'entendant.
Partant d'un tout (la phrase) vers la partie (le mot) pour en découvrir l'élément (la lettre ou le graphème) par un travail d'analyse* que l'enfant est censé conduire lui-même, cette démarche doit l'amener, par les étapes inverses, à comprendre et à utiliser le processus de synthèse des lettres entre elles. Elle ne perd donc pas de vue, avec l'enfant entendant, le couplage lettre-son et plus largement celui du graphème au phonème ; la synthèse* ensuite s'appuie sur leur combinaison. Les textes sont en principe produits par l'enfant lui-même.
La démarche analytique bien conduite mobilise l’œil et l'oreille de l'enfant et s'attache à la structure intime du mot. La syllabation de retour achève de consolider cette structure. Elle limite au symbole graphique l'intervention mnésique pure. Cette méthode, rigoureuse dans ses étapes, est encore souvent utilisée chez le sourd profond et dans la rééducation de certaines alexies. Mais elle exige une formation linguistique et phonologique très précise.

*********

Écrit par : Michel Delord | 03 mars 2010

Vivement qu'il soit remplacé par un contrôle continu et que nous puissions bouter hors de la fac les trois-quarts des prétendants.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2010

Wouah !! Ça, c'est couillu.
Personne ne réagit ? GM, MD, où êtes-vous ?
Moi, j'applaudis des deux mains.

Écrit par : yann | 03 mars 2010

Canada : une musulmane portant le niqab expulsée d'un cours de français
LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.10 | 22h04

Une femme musulmane portant le niqab (voile intégral) a été expulsée d'un cours de français destiné aux immigrés au Québec parce qu'elle refusait de découvrir son visage en classe, a rapporté mardi le quotidien montréalais La Presse.


La femme d'origine égyptienne, qui a un droit de résidence permanente au Canada, suivait un cours de français pour immigrés au Cégep de Saint-Laurent, un établissement pré-universitaire, à Montréal. Elle refusait de montrer son visage en classe en raison de la présence d'hommes et demandait à ne pas être assise en face de ces derniers.

L'enseignante et la direction de l'établissement ont tenté durant plusieurs mois de trouver un compromis avec elle et lui ont même permis de faire un exposé oral au fond de la classe, de dos, pour ne pas faire face à des hommes. Une situation qui créait des tensions entre les étudiants et l'enseignante.

La direction de l'institution a réitéré à plusieurs reprises sa demande pour que l'étudiante retire son niqab en classe pour des raisons pédagogiques, mais, devant le refus systématique de celle-ci, l'affaire est remontée jusqu'au ministère de l'immigration québécois, qui a finalement décidé, en novembre dernier, de l'expulser du cours, indique le quotidien. L'étudiante a porté plainte devant le commission des droits de la personne du Québec.

La décision du ministère de l'immigration a été approuvée par plusieurs organismes, rapporte le quotidien. La Fédération nationale des enseignants estime que cette affaire "démontre la nécessité d'adopter une charte de la laïcité afin de mieux baliser les accommodements raisonnables".


+++++


Pour les articles canadiens traitant de l'affaire:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201003/01/01-4256530-une-musulmane-expulsee-dun-cours-a-cause-du-niqab.php

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201003/02/01-4256752-niqab-le-cegep-saint-laurent-avait-raison.php

Écrit par : Pendariès | 03 mars 2010

Allez-y voir, les curieux ne seront pas déçus: http://www.xkiouze.com/

Ecrit par : Pendariès | 02 mars 2010

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/03/xkiouze-com-n-etait-pas-un-vrai-site-mais-une-bonne-campagne-de-pub_1313623_3224.html

Écrit par : yann | 03 mars 2010

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/03/xkiouze-com-n-etait-pas-un-vrai-site-mais-une-bonne-campagne-de-pub_1313623_3224.html Ecrit par : yann | 03 mars 2010

Décevant. Raté pour cette fois...

Écrit par : nicolas | 03 mars 2010

À Garafignoux :

"Mais je suis bien certain qu'au bout de trois mots j'ai commencé à découvrir des mots et des phrases courtes."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 mars 2010
---
Ce n'est pas au bout de trois "mots" que je voulais dire, mais "au bout de trois mois" !
Je suppose que les lecteurs ont rectifié (d'eux-mêmes).
Sinon ils doivent me prendre soit pour un génie, soit pour un menteur et un grand prétentieux. Je voudrais bien être le premier et j'espère n'être ni le deuxième ni le troisième.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 mars 2010

merci!C'est ce que je pense tous les jours en sortant de mon établissement!

Écrit par : floristan | 31 mars 2010

MIDIBLOGS A CLIFF

Bonjour,

Un nouveau commentaire vient d'être posté sur la note "http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/04/03/les-casseurs-de-thermometres.html" du weblog "Bonnet d'âne" :

"Patrick Sébastien contre Meirieu ? C'est un coup à rendre Meirieu crédible, ça !
Si ça se trouve, il a touché plein de pognon de l'écolo pour en dire du mal, le chef du Dard !!!"

Si vous ne souhaitez plus recevoir de commentaires sur cette note, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :
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Bien cordialement,

L'équipe

REPONSE DE CLIFF:

Vous N'avez PAS compris. Ce n'est pas Patrick Sébastien qui est contre Meirieu, c'est MOI Cliiff, prof en congé de maladie, qui suis contre Meirieu. Patrick Sébastien n'en a probablement jamais entendu parler.
Jetez un oeil sur: http://www.le-dard.com
Déjà plus de 15.000 membres. Chaque peut formuler des propositions. VOUS AUSSI.

Surtout n'écrivez pas que MEIRIEU et SEBASTIEN se sont fellationnés !!! ET NE FORMULEZ PAS UNE PROPOSITION DE SOUTIEN POUR QU'ILS SE FELLATIONNENT GOULUMENT !!!

Écrit par : cliff | 09 avril 2010

je suis d'accord avec la plupart de vos propositions, mais je suis plus nuancée sur le rôle des enseignants. Moi-même CPE en lycée pro, je m'oppose en permanence à des professeurs qui ne comprennent pas que quand on rudoie maintenant un élève, celui-ci répond. Jadis, on se faisait insulter et parfois gifler par un prof : on ne répondait pas et on se gardait bien de le dire à nos parents. Les élèves de maintenant, peu cadrés par des parents démissionnaires, voire totalement soutenus alors qu'ils sont en tort, ont peu de limites, et j'assiste parfois à des joutes prof/élève où l'enseignant n'assume pas toujours son rôle d'éducateur et reste bloqué sur un modèle d'élève idéal qui n'existe plus à jamais. J'entends sans cesse la fameuse phrase qui pour moi n'a plus aucun sens: je suis enseignant, je ne suis pas là pour faire de la discipline. Ah bon ? Et avec vos enfants, vous vous contentez de les câliner mais pas de les éduquer ?
Les enseignants réclament des sanctions, des exclusions ..., mais rarement en leur nom et ils veulent la plupart du temps que ces sanctions soient prises, gérées et expliquées aux élèves et aux parents par d'autres qu'eux. C'est tellement plus facile d'appeler les pompiers quand il y a le feu et de crier après : mais que fait la police ?
Je vous rejoins quand vous réclamez la tolérance zéro, et c'est ce que je fais. Mais la tolérance zéro doit d'abord être exercée dans les salles de classe par les enseignants. J'interviens moi-même pour dire aux élèves de retirer leur MP3 des oreilles alors que le prof fait cours et ne dit rien !!!
La plupart des profs ne connaissent pas le réglement intérieur du lycée et réclament des mesures concrètes et communes ou ont des interrogations sur le fonctionnement du lycée, autant de choses qui existent déjà dans le RI et que j'apprends aux élèves en formation de délégués ! Combien sont ceux qui connaissent le fonctionnement légal d'un conseil de classe ? d'un conseil d'administration ? Là aussi, la formation des profs uniquement disciplinaire est à revoir totalement : le fonctionnement d'un bahut, la gestion d'une classe, comment gérer un conflit avec un élève..., autant de choses que les profs découvrent sur le tas et c'est très difficile.
Je ne suis pas anti-prof, loin de là, et ayant en suivi 29 classes (!), je travaille en harmonie et en complémentarité avec la plupart des équipes pédagogiques et profs principaux. Mais je remarque effectivement que les plus demandeurs de sanctions, sont souvent ceux qui n'en mettent jamais eux-mêmes et qui n'imposent pas le minimum de règles indispensables au bon déroulement d'un cours.
Prenons nos responsabilités ensemble et cessons de nous renvoyer le problème comme une patate chaude. Cette recommandation vaut également pour les instances rectorales qui font de plus en plus le jeu des parents et désavouent les décisions prises dans les établissements.

Écrit par : francisco | 14 avril 2010

Francisco, il y a beaucoup de points intéressants dans ce que vous dites — à commencer par la nécessaire prise de responsabilité de l'enseignant dans la sanction (je suspecte certains de ne pas vouloir les assumer pour se donner le beau rôle…). Quant à ignorer le règlement, c'est question d'information, non ?
Et tout à fait d'accord sur la lâcheté des instances rectorales — mais je crois qu'elles ont des ordres pour satisfaire en premier les associations de votants (pardon : de parents d'élèves…).
JPB

Écrit par : brighelli | 14 avril 2010

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Écrit par : San Diego Law Firm | 08 juin 2011

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Écrit par : Orange County Lawyer | 10 juin 2011

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