13 février 2010
Violence mode d'emploi
C’est entendu : nous vivons dans une société violente, et l’école, partie prenante, n’y échappe pas…
C’est l’exemple-type d’idée reçue qu’il faut d’urgence réexaminer. Si la prémisse est évidente (elle l’est même tellement qu’elle confine au truisme : quelle société n’est pas, ou ne fut pas, violente ?), la conclusion qu’on en tire ces jours-ci n’en découle pas naturellement. Les blousons noirs des années 1960 n’étaient pas des enfants de chœur — mais ils étaient fort respectueux, en classe. Les apaches des années 1930 n’étaient pas tendres — mais ils ne mouftaient pas, en cours, quand ils y allaient. Leurs enfants non plus — ils se seraient d’ailleurs fait corriger doublement par leurs voyous de parents s’ils avaient osé manquer de respect à la maîtresse ou au professeur…
Aujourd’hui, les gosses des familles les plus aisées eux-mêmes, pour ne pas en rester à ceux qui sont entrés en rupture de ban, se sentent fort peu contraints par les règlements intérieurs de nombre d’établissements. Il faut dire que lesdits règlements ne règlent pas grand-chose, tant le laxisme est devenu doctrine d’Etat.
Pas partout cependant : c’est bien la preuve que si l’on veut, on peut, même dans des quartiers réputés difficiles.
Alors, certes, la violence des jeunes est le reflet de celle des adultes…
Est-ce bien sûr ? Les plus extrémistes des pédagogues — les « désobéisseurs », par exemple — postuleraient sans doute que l’institution génère par nature de la violence. Comment ? Vouloir leur faire apprendre par cœur l’alphabet et les tables de multiplication ? Offense impardonnable aux droits imprescriptibles de l’enfant à construire lui-même ses propres savoirs, à être heureux tout de suite, à se développer sans contrainte, comme une mauvaise herbe… S’obstiner à lui faire avaler des savoirs et des savoir-faire, alors qu’il suffit de développer ses savoir-être (et, depuis quelque temps, son savoir-devenir, que Valérie Pécresse voudrait mieux évalué à l’entrée des grandes écoles, officines impitoyables de reproduction sociale, comme chacun sait) pour qu’il grandisse harmonieusement, comme un insecte nuisible, quelle violence ! Quelle barbarie ! Quelle « reproduction », disent les sous-Bourdieu de service…
Vaines plaisanteries : la violence des jeunes diffère de celle des adultes en ceci qu’elle est primitive, et non secondaire. Elle est instinct de prédation — naturelle en quelque sorte , diront les écolos quand ils seront arrivés au pouvoir. La violence adulte peut s’expliquer dans le schéma action / réaction. Celle des jeunes n’a pas besoin de provocation : c’est justement tout l’objectif de l’éducation et de l’instruction de contrarier la nature — de faire des enfants des êtres de culture.
De ce point de vue, on ne les a pas trop malmenés, ces dernières années. Je n’en veux pour preuve que l’état dans lequel ils arrivent, justement, en classes prépas : l’écart entre ce qu’ils sont supposés savoir pour s’adapter à un milieu qui a maintenu grosso modo ses exigences et ce qu’on leur a demandé pour passer le Bac se creuse chaque année. Ils mettaient autrefois trois mois pour se hisser au niveau de ce qu’on leur demande. Aujourd’hui, il leur faut une année entière. Et trois ans, majoritairement, pour parvenir à intégrer une (vraie) grande école.
Hors prépas, comme chacun sait (en fac, par exemple), on s’est contenté de baisser le niveau d’exigence. Ça n’a fait aucun bien aux 50% de nouveaux bacheliers qui s’y risquent — il s’y étalent à grands fracas. 40% en première année, plus de 50% sur deux ans (et 97% quand ils arrivent de Bac pro…). Et encore, chacun sait que les universités forcent les notes pour garder le maximum d’étudiants, puisqu’elles reçoivent une allocation pour chacun d’eux — ils ne sont plus chair à canons, mais fonds de roulement…
Oui, la première violence est institutionnelle. Moins on leur en donne, plus la frustration augmente. Moins ils ont les mots pour le dire, plus le geste part rapidement — ou l’insulte, qui se cantonne dans des marges lexicales étroites, tous les enseignants régulièrement traités de putes ou de fils de pute (variante sophistiquée : « Va niquer ta mère la pute » — voir la Journée de la jupe (1)) peuvent en témoigner. « God damn your bloody eyes », suppose que l’on étudie Shakespeare, et non le Sun. Quant à traiter son prof d’anacoluthe, cela implique que l’on persiste à lire Tintin, et non des mangas muets…
Et qu’on ait appris ce qu’est une anacoluthe.
La violence seconde, si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est le laxisme. Les gosses testent les adultes en permanence — dès le berceau. Autorisez-leur le doigt, ils y mettront le poing. Or, que fait l’administration, lorsqu’un enseignant se plaint d’un élève, ou choisit de le renvoyer de cours ? C’est le prof qu’elle met en cause — « vous ne savez pas tenir vos classes, et d’ailleurs, ce que vous faites les intéresse-t-il ? » Que dit l’administration, lorsqu’on veut infliger une sanction ? Qu’il faut discuter, négocier, transiger. Que propose-t-elle, lorsqu’on se retrouve, après une vraie agression (80 000 par an, dernière statistique disponible — après, on a cassé le thermomètre pour éviter d’avoir la fièvre…) devant un conseil de discipline ? Ma foi, elle constitue une majorité toujours laxiste avec ses propres représentants, ceux des élèves et des parents, et Kevin Monchéri est acquitté sous les acclamations. Ou viré trois jours — trois jours de vacances et de petit commerce, qui ont si bon goût que l’heureux bénéficiaire recommencera dès son retour… Quand bien même il serait exclu définitivement, l’obligation faite à l’administration de l’inscrire quelque part l’amène à l’imposer à un autre établissement, qu’il bordélisera avec la même réussite… Il y a ainsi des gosses que l'on se passe comme une patate chaude, d'année en année, de collège en collège (2)…
De temps en temps, ça dérape sérieusement. Un doigt — le bras : on tue, on viole, on massacre. Des éléments incontrôlés entrent comme dans un moulin dans des établissements construits par des architectes utopistes qui ont voulu faire des patios par peur des lycées-casernes —, et démolissent un(e) élève. Ou plusieurs. Médias, affolement, droit de retrait (les enseignants ont raison, mais ça n’arrange rien), gesticulation ministérielle, montée en ligne du recteur qui promet trois postes de surveillant pour surveiller quarante hectares et 2000 élèves…
Et comme dit excellemment Natacha Polony (3) : créer des postes de surveillants n’y fera rien, sur le fond. Que l’on en reste au ratio actuel (un surveillant face à douze équipes de foot, comme elle le rappelle opportunément) ou qu’on le modifie (onze équipes de foot ?…), quelle différence ?
C’est le rapport tout entier aux adultes et à l’institution qu’il faut modifier. Alors, osons quelques propositions de bon sens — la chose au monde la moins partagée — dans l’ordre croissant de complexité :
- Les téléphones portables peuvent servir à enregistrer / diffuser des scènes de violence et de provocation ? Interdisons les portables dans l’enceinte des établissements. En cas d’infraction, confisquons-les, avec obligation aux élèves de se faire accompagner de leurs parents pour les récupérer. C’est déjà le cas dans un certain nombre d’établissements : ce qui est possible là ne le serait pas ailleurs ? Allons donc !
- Les élèves doivent présenter un carnet de correspondance ou une carte à l’entrée des établissements — et l’entrée doit leur être refusée s’ils ne l’ont pas. Dans le même ordre d’idées, des adultes (concierges, surveillant, et surtout personnels de direction) doivent chaque matin être à l’entrée des élèves — ne serait-ce que pour leur faire comprendre qu’ils entrent dans un autre système qui a ses règles et ses pontifes.
- Nous manquons de surveillants ? Embauchons-en — à ceci près que ce ne sont pas des étudiants surmenés et à temps partiel qu’il faut utiliser, ni des « grands frères » dont l’activité principale consistera à imposer l’observance de tel ou tel précepte aux petits. Non ce sont des adultes, des vrais adultes, qu’il faut mettre en face des enfants. Pas des copains. Nous avons pléthore de quinquagénaires en recherche (désespérée, parfois) d’emploi (4) ? Recrutons-les prioritairement, ils seront bien plus à l’aise, face aux jeunes, que… des jeunes.
- Un élève perturbe gravement un cours ? C’est à l’administration à le prendre en charge — pour le bien collectif. Un élève perturbe gravement un établissement ? Non seulement il faut le virer, mais ne pas le réinscrire dans un établissement qu’il contaminera tout aussitôt : il faut recréer d’urgence des structures adaptées.
- Des petits morveux crânent en classe parce qu’ils savent que leurs parents interviendront ? Interdisons à nouveau aux parents d’entrer dans les établissements scolaires. Fermons-leur les conseils de classe, de discipline et d’administration (franchement, en quoi y sont-ils compétents ?). Après tout, les parents entrent-ils dans les hôpitaux pour suggérer aux médecins les soins que réclame leur progéniture ?
- Si nécessaire, indexons le comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents. Le facteur économique étant déterminant en dernière instance…
- Il peut arriver qu’un élève se dissipe (un joli euphémisme, tiens !) parce qu’il a l’impression de ne rien avoir à faire dans un cursus généraliste de longue durée. Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains.
- C’est tout l’établissement qui est gangrené par la violence, parce qu’un utopiste fou a pensé intelligent de construire un ghetto scolaire à l’intérieur d’un ghetto social ? Ce n’est certes pas en le repeignant qu’on améliorera la situation. Puisqu’il est financièrement pas plus onéreux de le reconstruire (ailleurs, si possible) que de le réhabiliter, n’hésitons pas — construisons-le ailleurs, et dispersons les mauvais sujets. Et réaménageons l’espace intérieur – une estrade, parfois, cela suffit à faire la différence, tant il est vrai que l’enseignement est un art du spectacle.
- Trop d’enfants ont un rapport déficient à la langue, parce que leur environnement familial n’a pas eu accès lui-même à la langue et à la culture de l’école — c’est-à-dire celles de la bourgeoisie ? Construisons vraiment ces « internats d’excellence » dont parlait jadis un certain candidat à la présidence dont je crois bien qu’il s’appelait Sarkozy. Inutile de nous bercer d’illusions : face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout.
Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.
Pour commencer.
Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes — parce qu’il ne sert à rien de disposer d’un arsenal répressif si nous ne proposons pas, dans le même temps, une vraie formation, une vraie instruction, un vrai apprentissage — une vraie transmission.
Jean-Paul Brighelli
(1) Désormais disponible en DVD. Mon avis, notre avis à tous lors de la sortie : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/03/25/la-jou.... Et bande-annonce sur http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18863048&a...
(2) Claire Mazeron en parle abondamment dans son Autopsie du Mammouth, qui vient de paraître. Indispensable. Courez le commander.
(3)http://blog.lefigaro.fr/education/2010/02/violences-scola...
(4) J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins (private joke qu'il sera sans doute seul à comprendre) de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. Je vous donne sa réponse brute de décoffrage : "Sur une base 100 chômeurs, 35 ont moins de 26 ans et 27 ont 50 ans et plus. Un quart de chômeurs est ou arrive en fin de droit tous âges confondus, mais ce sont les jeunes les plus touchés car leur durée d'indemnisation par l'assurance chômage est plus courte et donc ils arrivent plus vite à la situation de fin de droit. Gros débat d'actualité aujourd'hui. Le plus souvent les jeunes en fin de droit n'ont droit à rien d'autre tant qu'ils n'ont pas atteint l'âge de 26 ans. Pour les plus de 50 ans en fin de droit il peut y avoir le RSA (ex RMI, servi par le Conseil Général) ou l'ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) servie par l'Etat. Mais plus d'un quart des plus de 50 ans en fin de droit n'ont plus rien ensuite (estimation officielle pour l'année 2010 : 400 000…). Economiquement parlant c'est le chômage des plus de 50 ans qui pèse le plus (durée d'indemnisation et niveau d'indemnisation plus conséquents) mais humainement et sociologiquement, c'est la jeune génération qui est sacrifiée..."
AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?





Commentaires
Monsieur,
Avez-vous remarqué que j'essaye de donner de bonnes manières à Toto mais qu'il s'obstine à défier les plus grands que lui en leur faisant un doigt d'honneur ? Un certain Joe est même venu le soutenir dans cet ordre de choses. Certains font alors chorus se mêlant à la querelle et tout dégénèrerait si je n'y mettais bon ordre ...
Comme vous le voyez mon métier de mainteneur de l'ordre et du bon droit sur le blog de JPB est ingrat, mal rémunéré, peu reconnu ... j'attends un soutien ferme de la direction.
Ecrit par : iPidiblue Merlusse du blog | 13 février 2010
Excellent !! Je ne peux qu'applaudir des deux mains.
Ecrit par : Daphné | 13 février 2010
Juste une faute de frappe : voudrait mieux évaluer.....
Ecrit par : Daphné | 13 février 2010
Confisquer les téléphones portables, mon cher Jean-Paul? Mais tu n'y penses pas! Tu dois retarder d'une guerre. Tu n'as donc pas lu les dernières Instructions officielles où ils viennent de rejoindre les baladeurs MP3 au titre d'outils pédagogiques "nomades numériques"?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
En Alabama une femme professeur de biologie ayant appris qu'elle ne serait pas titularisée a ouvert le feu tuant trois personnes !
Ecrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010
Une enseignante américaine a ouvert le feu vendredi dans une université de l'Alabama (Sud) tuant trois personnes et en blessant trois autres, après avoir appris qu'elle ne serait pas titularisée, selon des responsables de l'établissement et la presse locale.
«A ce stade, nous avons trois morts confirmés et trois blessés», a déclaré un porte-parole de l'Université d'Alabama de Huntsville sur CNN.
Selon la chaîne locale WAFF, l'employée a ouvert le feu sur ses collègues lors d'une réunion au cours de laquelle un droit contractuel lui a été refusé.
Ecrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010
Mon cher JPB,
cela faisait fort longtemps que j' n'avais pas « posté » sur vot' blog (c'est bien comme ça que disent les d'jeuns, non ?) et c'est avec un grand plaisir que j'ai lu ce que je pense depuis des années. Le système est fait pour sauver la vie à Moncanard (j'ai parfois envie de changer une lettre). Interdire les téléphones portables dans les établissements scolaires ? Cette loi ne devait-elle pas passer au Sénat et à l'Assemblée ? Quand à exiger la présence des parents pour rendre le portable confisqué, il faut, paraît-il, modifier la Loi car le fait de garder le portable dans l'établissement à la fin des cours de la journée constitue légalement un vol, rien de mois, dixit un chef d'établissement. La Loi semble se foutre totalement du fait que Moncanard ait fait déféquer son enseignant avec ce foutu sacré pu.... de portable.
J'aime beaucoup votre proposition d'indexation du « comportement des voyous sur les prestations sociales dont bénéficient leurs parents ». Moi, j'irai même jusqu'à mettre des amendes aux parents. Votre gamin ne vient pas effectuer sa retenue ? Peu importe la raison, 150 € d'amende. Ou même seulement 50 € parce que je pense que ça risque d'en agacer plus d'un de payer aussi régulièrement. Votre môme n'a pas son matériel en classe ? Bing ! 20 €. Et ainsi de suite... Comme je ne suis pas du tout pratiquant de la mauvaise foi, je répondrai aux pédagos braillards hurlants au scandale que c'est de l'éducation à l'état pur ! Bah oui quoi. Lorsque les loupiots seront adultes, ils prendront des amendes en cas de conneries donc autant leur apprendre le plus tôt possible ce qu'est la vie puisque c'est notre métier (phrase un peu alambiquée s'il en est mais je n'ai pas envie de réécrire).
Méfiez-vous cependant très cher. Pour de tels propos, certains n'hésiteraient pas à vous abonner à la Bébête Immonde. Tolérance zéro, oui. Nous devons montrer l'exemple à nos petits ? Et bien que les Décideurs qui nous gouvernent nous le montre l'exemple...
Ecrit par : Le Pingouin | 13 février 2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/13/01003-20100213ARTFIG00556-une-enseignante-americaine-tue-trois-personnes-.php
Ah ! ah ! qu'avez-vous à dire Monsieur Brighelli ?
Ecrit par : iPidiblue Alabama ! Alabama ! | 13 février 2010
"Eh bien, consentons une fois pour toutes à repenser le collège unique, qui nous fait entretenir des dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté — et qui fourniront le gros du bataillon de 140 000 gamins qui sortent du système scolaire fin troisième sans rien dans la tête, ni dans les mains." (Brighelli)
Et bientôt, près de chez moi, un improbable "Café philo" (ouarf ouarf !) invite F. Dubet sur le thème "Une école plus juste ?"
La plaquette annonce la tonalité du débat : "une école qui fonctionne toujours comme il y a 30 ans, qui ne sait pas, ne veut pas s'adapter au nouveau public..." et gna gna gna...
Il est là le dilemme fondamental, elle est là, l'aporie du système : on a persisté à conserver tous les élèves (mais après tout pourquoi pas ?), sauf qu'en outre la doxa demande qu'ils soient dans des classes absolument hétérogènes. Et ce, jusqu'en seconde.
Et justement, en parlant de seconde, j'ai eu le bonheur, hier, dans une copie, de lire : "l'auteur utilise beaucoup d'hiper ball"
Quant à une partie de paint ball, ou une séance de flash ball, ce sera pour le 3e trimestre. :-)
Ecrit par : Garafignoux | 13 février 2010
Juste une faute de frappe : voudrait mieux évaluer.....
Ecrit par : Daphné | 13 février 2010
Je crois que je vais laisser ça comme ça, Daphné. EN sous)entendant : "voudrait qu'il soit (le savoir-devenir) mieux évalué…". Comme on dirait : "Mon enfant, je le voudrais mieux noté… — sinon je vais faire un malheur…" !
JPB
PS. Le Pingouin semble sous-entendre que ce sont là des propositions de droite. Eh bien, je le mets au défi de le prouver — de prouver au moins que des gens de gauche intelligents ne les approuvent pas.
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
Pidiblue, c'est sûr que l'utilisation d'armes à feu, c'est autre chose que le droit de retrait…
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
Ces propositions m'ont l'air de bon sens mais je ne vois pas quel homme politique serait capable de les porter. Même Bayrou je veux dire...N'est pas Giuliani qui veut !
Ecrit par : Joe | 13 février 2010
Vous n'auriez pas oublié un volet "formation des enseignants" dans votre joli programme, par hasard ?
Parce qu'il en suffit d'un seul dans une équipe qui considère que Mapoulette, Moncanard, Mabichette et Monpioupiou sont encore petits et qu'ils ont avant tout besoin de jeux, de ris et d'épanouissements pour ficher en l'air tout le travail éducatif des autres !
Pas tout à fait d'accord non plus sur les programmes... C'est par là qu'il faut commencer avec notes réelles à l'appui :
"Ben oui, M'sieurs-dames, vos enfants n'ont pas le niveau, mais alors pas du tout ! On ne vous l'avait pas dit ? Eh bien, on vous l'apprend ! Et, avec ses résultats actuels, il est hors de question qu'il passe dans la classe supérieure, non mais oh !"
Et là aussi, le volet "formation" a intérêt d'être bien ficelé !
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
J'ai toujours dans mon cartables des petits sacs congélations !
vous allez me dire pourquoi donc ?
ben dès qu'un portable se manifeste, hop dans le sac congélation... et hop il marque son nom dessus (ne pas oublier le marqueur spécial) et hop (oui j'aime les hop !) dans le bureau du CPE...
Ecrit par : exTC | 13 février 2010
Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
Non, non, non JPB. Je ne sous-entends pas que vos propositions sont estampillées « Droite », je me suis exprimé gauchement (désolé, celle-là, j'ai pas pu la retenir) tant je me fous de la politique. C'est juste que vouloir botter le cul des mômes et de leurs parents, ça fait pas très « social ». Je n'entends pas prouver, ni même essayer de prouver, que lesdites propositions sont d'un bord plutôt que d'un autre. Quel que soit le bord, elles (sans liaison entre bord et... Quoi ? Je sors ?) me conviennent. Mais essayez de lancer ça dans une salle des profs qui est souvent, elle, bien politisée ou au milieu d'un conseil de classe et vous allez voir le résultat. Je dis seulement que vous y allez dur, que j'aime ça mais que l'on risque d'attendre encore un peu pour qu'un politique ait les couilles de proposer un truc pareil.
Ecrit par : Le Pingouin | 13 février 2010
J'ai envoyé ceci sur une liste d'universitaires en espérant dessiller quelques yeux :
"Le Ministère a enfin publié sur Internet l’Etat de l’Ecole 2009. Il s’agit d’une synthèse effectuée par les statisticiens de la DEPP sur tous les niveaux d’enseignement (enquêtes portant jusqu’en 2007). Les résultats de l’école primaire sont particulièrement catastrophiques. La comparaison entre les cohortes 1987,1997et 2007 montre un effondrement du niveau moyen des élèves de CM2 en lecture et, plus encore, en calcul et en orthographe grammaticale. Cet effondrement s’accélère à partir de 1997. Le pourcentage d’élèves faisant plus de 15 fautes dans une dictée simple de 85 mots est passé de 26% au chiffre astronomique de 46% (je rappelle le barème du temps jadis : 5 fautes = zéro). Pire encore : les statisticiens de la DEPP ont introduit des correctifs pour tenir compte de la baisse des exigences. Autrement dit, on a artificiellement baissé les performances des élèves de 1987 puisque certaines questions ont entre temps disparu des programmes. Et le pire du pire : les écarts-types augmentent et on observe donc une plus grande dispersion des résultats. Cela signifie que si les meilleurs élèves, issus de familles de cadres et de professions libérales, limitent les dégâts, tous les autres plongent à la vitesse grand V.
A ceux qui se plaignaient de la baisse de niveau, on a d’abord répondu sans rire que le niveau « montait » (cf. le livre « célèbre » de Baudelot et Establet). Puis lorsqu’il a été impossible de mentir à ce point, on a évoqué les « nouveaux public » : « le niveau baisse sans doute, mais vous oubliez qu’autrefois seule une minorité entrait en sixième ». Ceux qui continuent à ressortir cette antienne (qui a la vie dure), oublient eux-mêmes que tout le monde, ou presque, entre en sixième depuis 1963 et que tout le monde, sans exception, entre dans la même sixième depuis 1975. Depuis le temps, les « nouveaux publics » semblent avoir pris quelques rides… L’argument est encore plus absurde lorsqu’il s’agit de l’école primaire puisque tous les petits français sont scolarisés depuis les lois Ferry de 1882.
Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. Ni les « nouveaux publics » inexistants, ni les crises économiques et leurs conséquences sociales (celle de 1974 est antérieure à 1987 et celle des subprimes est postérieure à 2007).Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
En tout cas cela promet pour les premiers cycles universitaires à l’horizon 2015… Car le collège et le secondaire ne font qu’accroitre les tendances observées dans le primaire. Et ce ne sont certainement pas les « nouveaux outils pédagogiques » recommandés par les instructions officielles de 2010 qui vont arranger les choses : il s’agit des « outils nomades numériques », autrement dit des baladeurs MP3 et des téléphones portables… Jamais à court d’inventivité « langagière », les technocrates du MEN appellent cela la « baladisation » des savoirs : un cours de géographie, de maths, de langues ou d’histoire de l’art en 85 secondes sur téléphone portable, y a rien de mieux pour les « nouveaux publics »…
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
Catmano, je suis d’accord avec vous quand vous écrivez :
« Parce qu’il en suffit d’un seul dans une équipe qui considère que Mapoulette, Moncanard, Mabichette et Monpioupiou sont encore petits et qu’ils ont avant tout besoin de jeux, de ris et d’épanouissements pour ficher en l’air tout le travail éducatif des autres ! »
C’est ce qui s’est passé à l’école de mes enfants quand une abrutie de ce type a passé son temps à câliner littéralement les CP, sans doute victimes de la violence de l’École, au lieu de leur apprendre à lire. Et vas-y que je t’attrape et que je te console, que je te fais des mamours ! Mon fils a détesté : « Papa, pourquoi elle ne remet pas les tables vers le tableau ? » Nous lui avons donc enseigné le soir ce qu’il aurait dû apprendre pendant la journée.
Les autres enfants n’ont pas eu tous la même chance mais il est vrai que pour les pédagogos enseigner revient à créer des inégalités parmi les élèves donc il est urgent de faire autre chose pour que les petits « se sentent bien » et aient de « bonnes vibrations » !
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
Il y a un élément qui me gêne dans le sujet de ce jour : la comparaison entre les voyous d'avant, mais respectueux des enseignants et ceux d'aujourd'hui.
En fait, le voyou des films de M. Audiard est par ailleurs respectueux du lien social, des règles du jeu. Il ne tirait quasiment jamais sur un flic, part exemple... Il vivait une sorte d'embourgeoisement clandestin.
Il semble que la violence actuelle soit infiniment plus sauvage qu'il y a trente, quarante ou cinquante ans.
L'école , bien évidemment, la subit en son sein.
Rien à voir avec un laxisme, dont je ne nie pas qu'il existe, mais qui n'explique pas tout.
Je suis certain que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, qu'il y a devant nous un embranchement : soit on tente un retour à ce qui marchait avant, mais je n'y crois guère car nous sommes tous responsables du délitement actuel, soit, comme les Meirieu nous le recommandent, on s'adapte. Donc, animation et garderie, citoyenneté et ambition cornet de frites à tous les étages.
Où est la 3e voie ? La bonne ?
Ecrit par : Garafignoux | 13 février 2010
Tout à fait d'accord Pierre ! Il serait peut-être temps que l'on apprenne aux gamins que le plaisir n'est pas toujours immédiat (et je ne donnerai pas d'exemple salace où il faut l'attendre plusieurs minutes, quand ce ne sont pas des heures...). On s'expose là, certes, à un enfantin caprice qu'il est plus facile de calmer par des câlins que des coups de pompe au fion... Ah, si Sainte Super Nanny était encore parmi nous pour nous apprendre comment dompter des petits Monpoussinet et autres Marwa (les fans comprendront).
Ecrit par : Le Pingouin | 13 février 2010
« soit on tente un retour à ce qui marchait avant, mais je n'y crois guère »
Mais on vous traitera de vil passéiste Garafignoux ! Il faut étudier le passé (soit l'Histoire) pour ne pas refaire les mêmes conneries qu'en 39 mais pas pour utiliser ce qui se faisait de bon à l'époque, celle-là ou une autre d'ailleurs. Ce n'est pas moderne enfin quoi merde... On le voit bien mon sarcasle, là ?
Ecrit par : Le Pingouin | 13 février 2010
Oui euh les fots de phrape hein...
Ecrit par : Le Pingouin | 13 février 2010
Moi je conseille la Comtesse de Ségur, mais personne ne veut me prendre au sérieux !
Tant pis c'est ma croix ...
Ecrit par : iPidiblue l'Auberge de l'ange gardien | 13 février 2010
Les mesures proposées ici sont un minimum et un minimim plutôt insuffisant. Les blousons noirs, les Apaches : tout au plus quelques milliers de personnes. Le "nouveau public", lui, se compte à plusieurs centaines de milliers...
Ne pas oublier que la plupart des incidents, voire des drames, sont le fait de jeunes musulmans.
Quand on naît dans une secte et idéologie comparable au nazisme, érigeant la violence en vertu, il ne faut pas s´étonner qu´on se la pète de la "race des seigneurs", ptit caïd et compagnie.
Pas besoin pour ces fils de Français de papier - pour beaucoup d´entre eux - de bien connaître leur coran, ils ont le comportement normal de tout jeune musulman depuis la création de l´horreur islamique au Moyen-Age : il suffit de se renseigner et de lire des livres d´histoire traitant du statut des dhimmis en terre d´islam... (Et arrêter de se bercer d´illusions avec cette Andalousie totalement imaginaire).
Ils sont la Virilité, ils sont la Force, à côté de quoi on a des profs qui sont le Savoir, la Raison. Et s´ils ont de la chance, ils gagnent même plus d´argent en aidant aux trafics que le prof lui-même : ils ont même la reconnaissance de leur groupe social que le prof n´a pas dans son pays. Pot de fer contre pot de terre. Surtout quand, comme le dit l´article, on encourage les premiers au détriment des seconds.
Dans les pays arabes, les gosses mahométans sont élevés à la trique. Dans une société où la violence est encouragée par l´idéologie dominante, c´est le seul moyen : faire peur ou avoir peur. Car faire peur c´est le seul moyen dans cette "civilisation" pour obrenir du respect : regardez quel sens les mahométans donnent au mot "respect", réfléchissez...
Bref, que l´IUFM propose des stages en Afrique du nord et dans la zone Sénégal / Mali pour voir comment le système fonctionne là-bas... Y a des idées à piquer !
Sinon, et bien... je pense qu´il faut sérieusement songer à un retour au pays pour ceux qui refusent de s´assimiler : et on s´en fiche qu´ils soient de la première ou de la dixième génération. Car en fin de compte, notre pays ´a pas vocation à devenir Dahr al Islam (Terre d´Islam).
Ecrit par : Hiro Hni | 13 février 2010
« Nouveaux publics », j’adore cette expression !
Le dictionnaire rappelle qu’un « public » est composé de gens qui assistent à un spectacle, à une manifestation ou bien c'est la « foule ».
Dans la novlangue pédagogiste, il faut souvent traduire les mots par leur inverse pour y piger kekchose, mais là que faut-il entendre par « public » ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
Ouais zarma l'aut' zyva ! Hey la Comtesse de Ségur, elle me la mets dure !
Ecrit par : Le Pingouin qui sort, oui, oui, promis | 13 février 2010
PS. J´ajoute que pour l´apprentissage des langues, rien ne vaut en effet un MP3 et des dizaines et des dizaines d´enregistrement. Recommander par tous les polyglottes du monde pour peu qu´on sache s´en servir.
Exemples : http://www.youtube.com/user/lingosteve#p/u/112/-bpypEP2PPE
http://www.youtube.com/watch?v=j9TufipYfpE
http://www.youtube.com/profile?user=LeylaRandomness#p/u/23/6f237bj1hkI
Etc.
Ecrit par : Hiro Hni | 13 février 2010
Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
(Excusez-moi pour ces majuscules, mais, sur ce blog, on ne peut pas souligner)
Justement, c'est À LA FIN. Il faudrait que ce soit AU DÉBUT, selon moi.
D'abord, on écoute un peu quelques psy comme Pleux ou Halmos (vous voyez que l'éventail est large), on les favorise légèrement dans les médias, on ringardise aussi légèrement les autres.
Ensuite, on profite de la vague pour changer les programmes ET former les enseignants.
Enfin, on résout les poches de violence subsistant dans les grandes classes (CM à Lycée, puis collège à lycée, ...) pendant la durée de transition.
Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école.
1995 : nouvelle baisse des contenus des programmes
2002 : nouvelle baisse des contenus des programmes
PS : pour la proposition de rédaction d'une nouvelle note, ça ne va pas être possible, j'ai trop de choses sur le gaz actuellement et puis... le reste par mail... ;-(
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
Les pédagogos affirment toujours que les « enfants ont changé » donc il faut enseigner « autrement », mot magique qui fait partie de leurs mantras (autrement n’est jamais suivi d’un complément).
Les enfants d’aujourd’hui ne sont donc plus des êtres humains ?
Ne sont plus sensibles à la reconnaissance de leur travail, plus sensibles à des progrès, ne sont plus heureux d’avoir appris quelque chose ? Ils ne s’aperçoivent pas quand les adultes leur manquent de respect ? Sont vraiment trop c..., alors.
Ils n’aimeraient donc qu’être gardés et cajolés à l’école car ils sont des mutants, car ils sont une espèce nouvelle : « homo non sapiens » ? C’est vrai que quand on lit le slogan des illuminés de l’École nouvelle : « Changer la société pour changer l’école, changer l’école pour changer la société » ça fout la trouille ! Là est la VIOLENCE qu’ils prétendent expérimenter sur nos enfants !
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
Ces dispositions sont en place et fonctionnent dans mon collège rémois depuis quelques années:
- interdiction des portables (sous peine de confiscation immédiate).
- Les élèves présentent leur carnet à l'entrée et à la sortie du collège. L'élève qui a oublié ou perdu son carnet est retenu.
- L'équipe des AE et le CPE exercent une autorité bien supérieure à celle de nombreux profs.
- Le CPE convoque les parents dès qu'il constate des manquements répétés au règlement.
- Un élève qui perturbe les cours est exclu. (Un de mes élèves qui avait utilisé sa bombe déodorante en guise de lance-flammes a pris 3 jours d'exclusion. Depuis, celles-ci sont interdites.)
- Les AE (la plupart, de futurs collègues) "désoeuvrés" prennent en charge le soutien des élèves en difficultés signalés par les professeurs.
- Les élèves qui ne s'investissent pas suffisamment dans leur travail ont une "fiche de suivi" vérifiée tous les soirs et signées par les parents.
- Les élèves récalcitrants (de moins en moins nombreux, m'a dit le CPE), sont collés les mercredis après-midi.
Les effets de ce retour à l'ordre dans le collège sont manifestes. En poste depuis de longues années dans ce collège je peux témoigner d'un net recul de la violence et du laisser-aller qui a pu régner à la fin du XXème siècle...как быстро летит время!
Cependant, l'autre face disciplinaire de l'enseignement, celle de la qualité des cours et de l'investissement des élèves dans leur travail, n'a pas cessé dans le même temps de décliner aux dires de mes collègues.
En tant que Prof principal d'une Quatrième "correcte" (germanistes), je constate qu'un nombre non négligeable d'élèves normalement disciplinés, normalisés, socialisés éprouvent peu d'intérêt à jouer le jeu scolaire des apprentissages et encore moins celui des devoirs à la maison.
Au demeurant, leurs professeurs y compris les plus exigeants (soit, dans ce collège, la grosse majorité) ont appris à ne plus donner de surtravail, à la maison, à leurs élèves: ils le rendent, mais bâclé.
En conclusion, l'ordre règne dans le collège, les élèves y posent beaucoup moins de problèmes disciplinaires qu'il y a encore quelques années, mais il semble qu'un état de docilité, d'apathie, de désinvestissement de la part de nombreux élèves, lui a succédé qui n'est pas moins, de mon point de vue, inquiétant, dérangeant.
Ecrit par : Buntov | 13 février 2010
"Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école."
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
Entre 1988 et 2010, division en gros par cinq des contenus de formations pour les instituteurs dans le domaine des disciplines artistiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
"Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. "
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
Bien sûr que si, Pedro. Le défaut d'éducation dont font montre un bon pourcentage d'élèves de petite section. Rendant le travail de la maîtresse ou du maître nettement plus difficile, même si cette dernière ou ce dernier est animé de la meilleure volonté instructionniste. Même si les meilleurs peuvent y parvenir "en partie", (je pense que Catmano ne me contredira pas sur ce plan).
Là ou un bon pourcentage d'entre eux, (pas que les meilleurs), pouvaient avoir des résultats il y a trente ans, maintenant, c'est beaucoup moins systématique.
Hypothèse d'ailleurs largement confirmée par ceux qui étaient déjà en poste à l'époque, et qui y sont encore aujourd'hui.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
"Catman, justement, les programmes et la formation, c'est à la fin, et ce n'est qu'esquissé. Si vous voulez développer, je vous laisse l'intégralité (et la responsabilité) de la prochaine Note.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
Pour ce qui est de la formation, je veux bien participer, (à proportion de mon petit niveau de compétence). Mais je n'aurai pas internet la semaine à venir.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
"Pidiblue, c'est sûr que l'utilisation d'armes à feu, c'est autre chose que le droit de retrait…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 13 février 2010
Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
"face au poids familial, face aux contraintes environnementales, l’école ne peut pas tout."
Jean-Paul Brighelli
Hé non... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
Quel drôle de pistolet ce Sibille !
Ecrit par : iPidiblue les mémoires d'un âne | 13 février 2010
"Confisquer les téléphones portables, mon cher Jean-Paul? Mais tu n'y penses pas! Tu dois retarder d'une guerre. Tu n'as donc pas lu les dernières Instructions officielles où ils viennent de rejoindre les baladeurs MP3 au titre d'outils pédagogiques "nomades numériques"?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
C'est incroyable... Ca, ça mérite des grandes claques dans la gueule de ceux qui pondent des trucs pareils.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
"Ne pas oublier que la plupart des incidents, voire des drames, sont le fait de jeunes musulmans.
Quand on naît dans une secte et idéologie comparable au nazisme, érigeant la violence en vertu, il ne faut pas s´étonner qu´on se la pète de la "race des seigneurs", ptit caïd et compagnie."
Si vous laissez-ça, vous êtes complice.
Ecrit par : Ca dérape | 13 février 2010
Oui, vous avez raison... Je n'avais pas lu. Je zappe systématiquement les messages de celle qui se fait appeler: "Hiro hni"*.
*Bien que n'étant pas anti-nippon, (ni anti-Chine, d'ailleurs).
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
................ voudrait mieux évalué ..............
Oui, j'y ai ............ pensé après (smiley ironique) en relisant : sorry dear, et au temps pour moi.
Ecrit par : Daphné | 13 février 2010
C'est assez déprimant de voir qu'on sait ce qu'il faut faire pour améliorer l'école, et de voir qu'on se refuse à le faire...
Ecrit par : *Celeborn | 13 février 2010
La sensibilité au danger évolue au fil des époques et des circonstances ! Il est certes louable de mettre l'école à l'abri des remous de la société moderne, de là à en faire une Thébaïde éloignée de toute réalité concrète c'est un peu illusoire voire dommageable.
On peut rappeler par exemple ce qu'on appelle communément dans les journaux "le drame de l'amiante", il est clair que pendant des décennies la société occidentale a accepté les dangers encourus en toute connaissance de cause.
De même en ce moment on parle d'indemniser les irradiés à la suite du programme nucléaire français, c'est certes appréciable pour les personnes concernées mais dois-je rappeler que pendant tout le XXème siècle les scientifiques du plus grand renom se sont exposés aux dangers des radiations afin de faire progresser la science et que beaucoup en sont morts ! Que je sache on n'a pas indemnisé leurs descendants, par exemple Marie Curie, son gendre et sa fille ou bien lar participants aux programme Manhattan comme Enrico Fermi et John von Neumann !
Enfin ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas stériliser l'enseignement et en faire un doux cocon !
Que dirait-on d'un homme d'affaires, ou d'un trader qui n'aurait pas l'agressivité nécessaire pour remporter des marchés des contrats face à des adversaires déterminés ?
L'ordre doit régner, certes, mais pas la soumission. Développer les consciences et les esprits c'est aussi soigner la volonté.
Ecrit par : iPidiblue la réforme, oui, mais pas le silence dans les rangs ! | 13 février 2010
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Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...
(...)
*Bien que n'étant pas anti-nippon, (ni anti-Chine, d'ailleurs).
Ecrits par : Christophe Sibille | 13 février 2010
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"......!"
:o))))
'Puohc
Ecrit par : Ettepuohc | 13 février 2010
L'une des formations incontournables me semble-t-il c'est celle des parents. Leur confier la responsabilité d'une classe une seule journée -pas la garderie, la CLASSE- serait déjà de nature à leur prouver qu'ils ne sont pas plus aptes à l'exercice de ce métier que si on leur demandait de tenir un scalpel en salle d'op.
Cette étape passée, mise hors les murs des établissements scolaires où, je suis absolument d'accord, ils n'ont rien à y faire.
Conjointement, formation (enfin !) des enseignants et de l'administration. Tolérance zéro à tous les étages.
Le reste viendra sans doute plus facilement.
Le statut du modèle- zappé ou dévalorisé, voire interdit pour ne pas nuire à l'inventivité des chérubins en état de "recherche" par la théorie de l'enfant au centre du système-
réhabilité, les adultes de la communauté éducative pourront le réinvestir et imposer une relation maître/élève structurante et rassurante à l'enfant et à l'ado qui en testent toujours les contours sans jamais trouver de garde-fous.
Quant à l'observation de Buntov, elle n'a pas valeur de preuve... jusqu'à plus ample informé(es)...
Ecrit par : nicolas | 13 février 2010
Je crois que ce qu'il faut abolir c'est en premier lieu le principe de précaution qu'un mauvais farceur a cru bon de mettre dans la Constitution française !
A défaut, l'oublier pour de bon ...
Oui enseigner c'est prendre un risque, un risque pour les enseignants, un risque pour les élèves mais on en escompte un grand bénéfice pour le corps social et ce risque il faut le prendre à tout prix !
Il y a ceux qui passent leur temps à crier casse-cou et ceux qui vont de l'avant et franchissent les obstacles, ce sont-là qui doivent porter le flambeau et éclairer les plus timorés ou les plus respectueux de l'ordre établi.
Ecrit par : iPidiblue risque-tout | 13 février 2010
ce sont-là qui doivent porter le flambeau et éclairer les plus timorés ou les plus respectueux de l'ordre établi.
Ecrit par : iPidiblue risque-tout | 13 février 2010
Facile à dire; pourquoi devraient-ils se sacrifier eux et leur carrière ? Au nom de quoi ? Cette culture du sacrifice m'insupporte. Chacun se doit d'être responsable de son propre comportement et de s'interroger sur ses choix et sa pratique, tout de même. Sinon c'est la Chine ou l'URSS !
Ecrit par : nicolas | 13 février 2010
L'attitude des pédagogistes vis-à-vis de l'enseignement c'est l'attitude de ceux qui voudraient interdire la luge sous prétexte qu'un sportif s'est tué en luge aux jeux olympiques de Vancouver !
Le vrai risque majeur c'est de ne pas enseigner du tout ...
Ecrit par : iPidiblue risque-majeur | 13 février 2010
nicolas, en salle d'op, on tient un bistouri, pas un scalpel, à moins de vouloir faire du lieu où on opère une salle de dissection ou d'autopsie. Simple question de langage.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bistouri
Ecrit par : dobolino | 13 février 2010
A force d'éjaculer dans ce violon nous auront bientôt une symphonie en rut majeur.
Bien sûr, plein de bon sens ce post, mais c'est lettre morte. Tant que les lois seront les mêmes.
Tant qu'à dire, faudrait aussi fustiger la soi-disant mixité sociale qui fait qu'un ou deux "comiques" ( vous m'avez compris) balancés dans une classe normale foutent le bronx en 3 jours.
Ecrit par : sisyphe | 13 février 2010
auronS
Ecrit par : sisyphe | 13 février 2010
"L'une des formations incontournables me semble-t-il c'est celle des parents. Leur confier la responsabilité d'une classe une seule journée -pas la garderie, la CLASSE- serait déjà de nature à leur prouver qu'ils ne sont pas plus aptes à l'exercice de ce métier que si on leur demandait de tenir un scalpel en salle d'op."
Ecrit par : nicolas | 13 février 2010
Génialissime !!! :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
Jean-Paul Brighelli :
« Et de façon générale, instaurons la tolérance zéro.
Pour commencer.
Dans un second temps, nous nous occuperons des programmes »
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
« une abrutie a passé son temps à câliner littéralement les CP, sans doute victimes de la violence de l’École, au lieu de leur apprendre à lire »
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
« La comparaison entre les cohortes 1987,1997et 2007 montre un effondrement du niveau moyen des élèves de CM2 en lecture et, plus encore, en calcul et en orthographe grammaticale. »
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
« baisse des exigences au niveau des programmes »
Je constate que sous cette note intitulée « violence », les participants à ce blog préfèrent pointer encore et encore l’origine du désastre : les programmes, et remettent donc les bœufs avant la charrue.
En français, on respecte les règles de grammaire et de conjugaison, ainsi que les grands auteurs. En mathématiques, on respecte Pythagore et les tables de multiplication, etc.
Que les enseignants et les élèves respectent avant tout L’ENSEIGNEMENT, et on saura pourquoi on vient là.
Est-il respectable, ce fringant collègue d’arts plastiques qui initie des élèves de 6ème – qui ignorent tout de Botticelli à Cézanne - à l’utilisation d’un logiciel de retouche d’image en leur demandant de lui retourner par courriel sa photo modifiée d’une…poubelle ? Authentique !
S’il finit la tête la première au fond, je n’irai pas demander un surveillant de plus.
Ecrit par : Stéphane | 13 février 2010
Ben justement, Stéphane, si les programmes étaient clairs, ce professeur d'arts plastiques aurait un peu moins de légitimité pour ne pas faire étudier Botticelli, Cézanne,
(et même Arcimboldo, ;-) ???
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
Simple question de langage. Dobolino
Si on leur demande de manier un scalpel en salle d'op, ils ne pourront pas non plus puisqu'il n'y en a pas. Autre métaphore...
quoi qu'il en soit, merci de la rectification, comme dit Christophe, les mots ont un sens.
Ecrit par : nicolas | 13 février 2010
Je suis bien d’accord avec vous, Christophe, et avec les intervenants ici sur les programmes.
Peut-être mon message est-il trop alambiqué, entre mes citations et ma formulation faussement interrogative.
Pour rester malgré tout dans le thème de cette note qui est la violence : je trouve les élèves encore bien calmes, pour le brouet qu’on leur sert. Jusqu’aux prochaines émeutes en banlieue ; mais puisqu’ils brûlent les voitures de leurs voisins et que les profs n’habitent pas dans ces quartiers, la remise en question attendra encore.
Et si notre système judiciaire doit canaliser cette violence larvée, je n’arrive pas à m’en réjouir : un élève menacé (attention !) d’être… recasé dans un autre collège de la ville vient au conseil de discipline assisté d’une avocate.
La Principale insultée sur un blog, rendez-vous compte, sur les conseils du rectorat, porte plainte…
Est-ce bien sérieux ?
Petit commentaire sur les surveillants :
Jean-Paul propose d’embaucher des quinquagénaires. Pourquoi pas ? Je constate pour ma part que des étudiants à peine surmenés, faut pas exagérer, ça valait toujours mieux que des “assistants d’éducation”, contrats de droit privé qui font venir des à-peine-moins-jeunes que les élèves qui n’ont plus d’illusion dans les études. Ce sont des jeunes chômeurs pas toujours motivés, exemple encore moins stimulant que l’étudiant qui pouvait encore constituer un modèle.
Ecrit par : Stéphane | 14 février 2010
Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
---
Je me demande s'il n'y a pas là une allusion au fait qu'après avoir tiré, on se retire. Mais vous êtes beaucoup trop sérieux pour sombrer dans ce genre de plaisanteries de mauvais goût, Christophe. Faites attention, on peut s'y tromper.
J'espère n'avoir choqué personne... ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
Je trouve que plusieurs de ces propositions sont intéressantes - et certaines même sont applicables qui plus est - mais il est regrettable que ce billet s'achève sur un slogan aussi creux que "instaurons la tolérance zéro".
On pourrait attendre de la part de quelqu'un d'aussi lettré que Jean-Paul Brighelli qu'il ne succombe pas aux formules médiatiques un brin racoleuses - dont celle-ci constitue un cas d'école - qui n'ont d'autre effet que de reléguer tout le discours les précédant au rang d'une gesticulation aussi inefficace que caractérielle ; en définitive, invoquer la "tolérance zéro" s'apparente à une illusoire démonstration de force de celui qui est au fond de lui persuadé que le combat est perdu d'avance...
Après cette remarque de pure forme, il y a deux points que j'aimerais voir approfondis car il me semblent essentiels :
- Concernant les "dizaines de milliers de pauvres gosses mal à l’aise dans un enseignement général inadapté", je suis le premier à reconnaître que les maintenir dans le système actuel est tout sauf une solution acceptable, mais quelle alternative doit-on leur proposer ?
- Quelles formes doivent prendre ces "structures adaptées" aux élèves perturbateurs qui, je suis bien d'accord, devraient être - au moins temporairement - exclus du système ?
Il me semble évident qu'il faut en revenir à davantage d'exigence et de rigueur en terme de contenu des programmes et de discipline de classe, mais il me paraît déraisonnable d'en rester à ces proclamations sans avoir une réflexion plus poussée sur les structures destinées aux élèves qui, pour des raisons soit de niveau scolaire soit de comportement, ne trouveront pas leur place dans le système tel que nous le rêvons - car inévitablement, de tels élèves, il y en aura en nombre.
Ecrit par : Numéro 13 | 14 février 2010
J'espère n'avoir choqué personne... ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
Si. Parce que tout le monde avait compris mais personne ne l'avait formalisé... Et c'est tout de même beaucoup mieux !
Ecrit par : numéro 6 | 14 février 2010
Vous avez dit origine de la violence ?
Peut-être une première réponse :
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-n%C3%AAtes-pas-profs.html
Ecrit par : catmano | 14 février 2010
"Petit commentaire sur les surveillants :
Jean-Paul propose d’embaucher des quinquagénaires. Pourquoi pas ? Je constate pour ma part que des étudiants à peine surmenés, faut pas exagérer, ça valait toujours mieux que des “assistants d’éducation”, contrats de droit privé qui font venir des à-peine-moins-jeunes que les élèves qui n’ont plus d’illusion dans les études. Ce sont des jeunes chômeurs pas toujours motivés, exemple encore moins stimulant que l’étudiant qui pouvait encore constituer un modèle.
Ecrit par : Stéphane | 14 février 2010 "
Je crains surtout qu'on se tape des quinquagénaires chômeurs de longue durée, peu socialisés, sans grande culture etc. Pas l'idéal pour donner un modèle adulte actif.
C'est déjà le cas pour certains postes en maternelle (ATSEM supplémentaires dans les zones sensibles où on veut augmenter l'encadrement sans en payer le prix )où les critères sociaux priment sur les autres.
Quand j'étais jeunes j'ai été animateur dans un centre aéré d'un quartier sensible où le taux d'encadrement était très élevé mais les gars et les filles du quartier ne savaient répondre aux gamins qu'avec des baffes...
Ecrit par : Faut voir | 14 février 2010
Quand j'étais jeunes j'ai été animateur dans un centre aéré d'un quartier sensible où le taux d'encadrement était très élevé
Faut voir
Vous avez eu plusieurs jeunesses, heureux homme, ou vous étiez ubiquiste ?
mais les gars et les filles du quartier ne savaient répondre aux gamins qu'avec des baffes... Faut voir
les taloches, c'est moche, la discussion c'est bon, encore faut-il avoir quelque chose à répondre...
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/surtout-ne-dites-pas-aux-parents-que-vous-n%C3%AAtes-pas-profs.html
Ecrit par : catmano | 14 février 2010
Et toute cette gabegie on ne la connaît pas, en haut lieu ?
Et on n'a encore rien vu !
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
Jean-Paul, vous oubliez une chose. Je pense capitale: l'état d'esprit des troupes.
Autour de moi, dans chacun des établissements que j'ai fréquentés (et en 7 ans de TZR, j'en ai vus!), de plus en plus d'enseignants sont démotivés (et même des personnes que je connais sans plus fréquentent des amis professeurs, s'épuisant, n'ayant plus aucune satisfaction, se disant, à force de l'entendre, "tu es simplement de la merde", qui ne souhaitent qu'une chose: changer de métier - mais, hélas, il faut bouffer, et faire bouffer: chaque jour, chaque heure de cours revoit la répétition de ce qui se produisit la veille ou l'heure d'avant: je ne suis ni écouté ni entendu, je passe mon temps à faire la police, mes cours sont au ras des paquerettes, parce que les élèves n'y comprendraient rien sinon, etc. etc. etc.). Ce qui est important, c'est se sentir valorisé, utile, efficace.
Pour ma part, je prends le large parce que j'en ai assez que l'on me fasse accroire que je ne suis rien, ou, pire, pas grand chose.
Notre métier est de parole. Au Moyen-Âge - et nous sommes avant tout ses héritiers, nous, les enseignants -, dans les universités, nos ancêtres en toge croyaient que la parole, le verbe intelligents suffisaient à la transformation des coeurs, des moeurs, des attitudes. Que nenni! Désillusion contemporaine.
Je pense que l'on ne peut comprendre l'humain qu'en sachant ceci: dans son orgueil technologique, économique (et tout ce que vous voulez), il ne rêve secrètement qu'à une chose: sa perte.
Je prends le large pour la survie de mon monde intérieur.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Pour l'état d'esprit:
Dans mon établissement, les couloirs du LP sont jonchés par des élèves allongés, les jambes jusqu'au milieu du passage, le portable, le MP3, le jeu video à la main. Vous aurez beau les faire se lever, vous tournez le dos, vous rentrez dans votre classe, retour à la situation précédente. Parfois, les couloirs sont des poubelles à canettes, à papiers pour sandwhich. Aucun surveillant ne passe (il n'y en a pas assez; et puis, oui, ça copine, ça va même en boîte de nuit ensemble, l'élève et le surveillant qui a 20 ans). Tolérance 0? 1 contre près de 1000? Que voulez-vous faire dans un établissement où vous avez 1000 élèves qui font tous à peu près pareil? Même les gentils polis imitent les allongés des couloirs.
Puis: quand vous avez le Rectorat qui fait (opportunément?) afficher dans les salles des professeurs des messages concernant les congés de dispo, de formation, etc., vous devinez bien que l'Ecole ne veut plus vraiment de vous, et celles et ceux qui ont encore une image "valorisée" d'eux-mêmes s'envoleront. Une collègue workaholic, qui vit par le travail, hyper culpabilisée si ses cours ne sont pas "bons" à ses yeux, commence même à changer son discours - elle ne reçoit plus rien en retour de la part des élèves, c'est-à-dire un minimum d'étude: "Je vais penser à moi". Mais les habitudes, la "conscience" professionnelle et le sentiment de culpabilité ont la vie dure... Il n'empêche qu'elle en a marre, elle aussi.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Quand vous perdez les troupes, qui ira au turbin avec la volonté de bien faire?
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Tout dépend avec quoi on tire... ;-)
Bon, j'exerce mon droit de retrait (provisoire)...
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 février 2010
---
Je me demande s'il n'y a pas là une allusion au fait qu'après avoir tiré, on se retire. Mais vous êtes beaucoup trop sérieux pour sombrer dans ce genre de plaisanteries de mauvais goût, Christophe. Faites attention, on peut s'y tromper.
J'espère n'avoir choqué personne... ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
-----------------> Ah non Francis ! C'est très bon ! J'adore ! Encore ! C'est plein de poésie, de tact, de bon goût, de douceur et d'élégance... ;-)
Ecrit par : Le Pingouin | 14 février 2010
Oui la violence , sous toutes ses formes , morale , physique est , et depuis longtemps, le problème n°1 de l'E.N . La violence scolaire est le reflet d'un délitement généralisé de la société française et par conséquent d'une impéritie de la classe politique ,c'est à dire des partis de gouvernement ,gauche et droite (la droiche) . Il faut être désormais capable de réviser radicalement quelques principes ou de soulever quelques tabous . Quand la sauvagerie juvénile devient coutumière (cas de cette élève d'un collège de TREMBLAY- EN- FRANCE presque massacrée par une cinquantaine de ses " camarades " dans le cadre d'un jeu imbécile nommé "petit pont massacreur" alors l'état de droit doit monter d'un cran dans la répression . Oui les coupables même s'ils ont moins de 15 ans doivent étre sanctionnés de la même manière que ceux qui en ont plus . Il faut instaurer un corps de surveillants professionnels , adulte et formé , installer une surveillance matérielle (vidéo ,portique d'entrée détecteur ) , une réglementation intérieure drastique et enfin en finir avec le pathos socialo-compassionnel . Or la difficulté première se situe là , sur ce dernier point . Un femme politique a peut-être raison quand elle déclare que les professeurs (de gauche naturellement ) doivent d'abord s'en prendre à eux -mêmes quand ils n' ont pas voulu pendant des décennies refu d'entendre parler de discipline rigoureuse et refuseserr de regarder les faits en face . Madame Groison nouvelle patronne de la FSU tenait hier encore (samedi 13/02) un discours ambigu sur Europe 1 (émission de dominique SOUCHIER à 9h) quand elle disait qu'il faut aussi discuter dans les établissements avec ceux qui pouvaient étre auteurs de violence , qu'il faut comprendre leurs conditions sociales de naissance et enfin ,bien sur que non , la violence n'est pas partout. Or le jeu indiqué plus haut n'est pas pratiqué uniquement que dans les zones sensibles de banlieue mais aussi dans des collèges bourgeois de centre-ville
On ne peut aussi qu'être étonné par un gouvernement dont le chef d'état a eu comme thème essentiel de campagne électorale ,thème récurrent chez lui , la sécurité et qui répond par fin de non recevoir à une demande précisément de sécurité de la part d'enseignants ; étrange paradoxe !
Ecrit par : defer | 14 février 2010
Oui la violence , sous toutes ses formes , morale , physique est , et depuis longtemps, le problème n°1 de l'E.N . La violence scolaire est le reflet d'un délitement généralisé de la société française et par conséquent d'une impéritie de la classe politique ,c'est à dire des partis de gouvernement ,gauche et droite (la droiche) . Il faut être désormais capable de réviser radicalement quelques principes ou de soulever quelques tabous . Quand la sauvagerie juvénile devient coutumière (cas de cette élève d'un collège de TREMBLAY- EN- FRANCE presque massacrée par une cinquantaine de ses " camarades " dans le cadre d'un jeu imbécile nommé "petit pont massacreur" alors l'état de droit doit monter d'un cran dans la répression . Oui les coupables même s'ils ont moins de 15 ans doivent étre sanctionnés de la même manière que ceux qui en ont plus . Il faut instaurer un corps de surveillants professionnels , adulte et formé , installer une surveillance matérielle (vidéo ,portique d'entrée détecteur ) , une réglementation intérieure drastique et enfin en finir avec le pathos socialo-compassionnel . Or la difficulté première se situe là , sur ce dernier point . Un femme politique a peut-être raison quand elle déclare que les professeurs (de gauche naturellement ) doivent d'abord s'en prendre à eux -mêmes quand ils n' ont pas voulu pendant des décennies entendre parler de discipline rigoureuse et refuser de regarder les faits en face . Madame Groison nouvelle patronne de la FSU tenait hier encore (samedi 13/02) un discours ambigu sur Europe 1 (émission de dominique SOUCHIER à 9h) quand elle disait qu'il faut aussi discuter dans les établissements avec ceux qui pouvaient étre auteurs de violence , qu'il faut comprendre leurs conditions sociales de naissance et enfin , bien sur que non , la violence n'est pas partout. Or le jeu indiqué plus haut n'est pas pratiqué uniquement que dans les zones sensibles de banlieue mais aussi dans des collèges bourgeois de centre-ville
On ne peut aussi qu'être étonné par un gouvernement dont le chef d'état a eu comme thème essentiel de campagne électorale ,thème récurrent chez lui , la sécurité et qui répond par fin de non recevoir à une demande précisément de sécurité de la part d'enseignants ; étrange paradoxe !
Ecrit par : defer | 14 février 2010
Eh pégoué ! deretour ? çafèplèzir dete lir !
Ecrit par : pluskacé | 14 février 2010
Une erreur de manipulation m'oblige à répéter mon texte .
Ecrit par : defer | 14 février 2010
"Casse-toi pauv' con" de la part de notre Président... Comment défendre l'école quand notre président se permet tant de violence ?
J'étais sur le site de JF Launay, sur un billet qui parle du Tibet. Je l'ai mis en contradiction et voici la réponse :
"Ma patience a des limites et je ne vais pas laisser un trou du cul de votre espèce continuer à troller sur un blog en insultant, avec une bêtise crasse, les enseignants dont je ne fais plus partie d'ailleurs depuis plus d'un demi-siècle.
Vos leçons de sinologue à la gomme allez les vendre ailleurs.
Je vous prie d'agréer la plus vive expression des sentiments que vous m'inspirez !"
J'ai déjà participé sur ce blog en évoquant la Chine et en retour j'ai eu la même réaction que JF Launay. La violence, n'est-ce pas la réaction qu'on a devant une autre vision du monde qui dépasse nos idées reçues ?
Ecrit par : Nicolas | 14 février 2010
Oui enfin moi qui suis un peu historien - et particulièrement généalogiste - je dois dire que cette histoire de violence des sociétés occidentales modernes me fait doucement sourire !
Bien entendu c'est tout le contraire jamais nos sociétés n'ont été aussi policées ! C'est VOTRE sensibilité à la violence qui a grandi, c'est tout différent !
Vous me faites penser à des citadins qui s'installent à la campagne pensant y jouir de la tranquillité et qui portent plaintes en justice parce que le coq chante trop fort et que le tas de fumier du voisin pue trop !
Ecrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010
Hier soir ce crétin de Yann Moix voulait persuader le plateau de télé chez Ruquier que les juifs étaient persécutés en Suisse ! Sous prétexte que Polanski avait été mis en résidence surveillée ...
Malheureusement pour cet écrivain idiotissime il avait trois juifs en face de lui dont Eric Zemmour qui a fini par lui dire, foutez donc la paix aux juifs, le philosémitisme m'est aussi suspect que l'antisémitisme !
Ecrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010
En fait la violence dans nos sociétés contemporaine sous l'influence des médias prend une forme spectaculaire qui n'aurait pas existé auparavant comme cette professeur de biologie qui a flingué en Alabama vendredi une demi-douzaine de personnes !
C'est le même principe que le terrorisme, comme la guerre n'est plus possible, on la remplace par le régime de la terreur figurative ! C'est du spectacle tout bonnement, il s'agit comme Erostrate l'incendiaire du temple d'Ephèse de laisser son empreinte sur les consciences en commettant un grand crime.
Ecrit par : iPidiblue task-force | 14 février 2010
L'homme moderne est un névrosé qui s'ignore, et la classe enseignante n'est pas plus épargnée par ce phénomène qu'une autre, au contraire elle y est plus sensible !
Ecrit par : iPidiblue task-force | 14 février 2010
Ecrit par : Nicolas | 14 février 2010
c'est pas moi.
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
Hier soir ce crétin de Yann Moix voulait persuader le plateau de télé chez Ruquier que les juifs étaient persécutés en Suisse ! Sous prétexte que Polanski avait été mis en résidence surveillée ...
Malheureusement pour cet écrivain idiotissime il avait trois juifs en face de lui dont Eric Zemmour qui a fini par lui dire, foutez donc la paix aux juifs, le philosémitisme m'est aussi suspect que l'antisémitisme !
Ecrit par : iPidiblue police des moeurs | 14 février 2010
Pitoyable, la défense de l'artistocratie par Yann Moix!
Zemmour et Naulleau, très bons sur ce coup-là.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 février 2010
Et si on envoyait les Meirieu -et autres fossoyeurs de ce beau métier que nous faisons- remplacer les collègues en congé maladie "pétage de plombs" dans les écoles, collèges et lycées les plus pénibles du pays ? A coup sûr, le niveau y montera, n'en doutons pas...
Ecrit par : Kozoh | 14 février 2010
Kozoh, ça ne ressemblerait pas un peu à la révolution culturelle que nous applaudissions en 70 ? C'est curieux, j'ai fait acte de contrition à ce sujet mais dans le cas présent, je verrais assez bien en effet l'administration en général à la place des profs et inversement. Quelle bouffée d'air on pourrait prendre après ce salutaire échange !
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
Pitoyable, la défense de l'artistocratie par Yann Moix!
Zemmour et Naulleau, très bons sur ce coup-là.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 février 2010
Excellentissime vous voulez dire ! Et pas que sur ce coup-là ! Jamais je n'ai entendu une contestation aussi brillante et pour une fois synchrone des thèses de BHL. Ruquier était dans ses très petits souliers, il a bien essayé de faire taire Zemmour, mais en vain, et je ne serais pas étonnée qu'il se fasse remonter le bretelles et davantage encore. C'était du très très lourd. Heureuse de l'avoir vu avant que les passages torrides ne soient expurgés pour une rediff sur TV5 monde...
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
Question délire raciste on a atteint un sommet cette semaine, avec des cocos qui ont dit que Gérard Depardieu n'ayant pas de sang noir dans les veines ne pouvait pas incarner Alexandre Dumas père qui était quarteron !
Alors si demain on fait la bio filmée de Dumas fils l'auteur de La Dame aux camélias il faudra trouver un acteur qui a 1/8 de sang noir ?
Décidément l'hystérie se porte bien ...
Ecrit par : iPidiblue les huitièmes et les quarts | 14 février 2010
Et Pouchkine dont l'arrière-arrière grand père était un esclave noir on fera comment ?
Ecrit par : iPidiblue les seizièmes, les huitièmes et les quarts | 14 février 2010
+1
Un jeune de 17 ans a été mis en examen pour violence en réunion et intrusion, vendredi soir, par le parquet de Versailles. Quelques jours auparavant, avec deux autres jeunes, il s’était introduit dans l’enceinte du lycée Viollet-le-Duc, de Villiers-Saint-Frédéric, pour rouer de coups un élève dans un couloir de l’établissement.
Et ceci encore, qui date déjà.
– la revanche personnelle d’un cancre.
jeudi 26 février 2009
par Alain Garrigou, professeur de science politique, université Paris X – Nanterre.
L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.
Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».
Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.
Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».
La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».
C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.
Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.
Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre
PS : Le titre de l’article est de la seule responsabilité de la Fondation Copernic.
Ecrit par : retraitée | 14 février 2010
@ Nicolas : je ne risque pas d'avoir applaudi la révolution culturelle, n'étant alors pas né. A ce sujet, vous découvrirez d'intéressants témoignages de cette horreur dans le livre de Jeng Ficai, "l'Empire de l'absurde" (non, on ne parle pas des cours interdisciplinaires en IUFM), édité par Bleu de Chine en 2001.
Ecrit par : Kozoh | 14 février 2010
Retraitée, très belle analyse qu'il fallait faire connaître. Vous avez un lien précis à nous donner là-dessus ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 février 2010
@ Kozoh
On est d'accord, la révolution culturelle est tragique. Mais si on s'intéresse à l'Histoire, ne faut-il pas commencer par les guerres de l'opium ?
L'horreur commence par là avec l'impérialisme et le pillage des autres peuples par l'Europe. Curieux cette façon de parler des horreurs d'un côté sans parler des horreurs de l'Europe. L’Union Européenne qui se veut le continent des « droits de l’homme », l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité. Ses representants au parlement se permettent de distribuer des prix Sakharov, alors même qu’aujourd’hui tous les peuples de la planète souffrent de leurs basses oeuvres.
Ecrit par : Nicolas | 14 février 2010
@ Kozoh : On est d'accord, la révolution culturelle est tragique. Mais si on s'intéresse à l'Histoire, ne faut-il pas commencer par les guerres de l'opium ? L'horreur commence par là avec l'impérialisme et le pillage des autres peuples par l'Europe. Curieux cette façon de parler des horreurs d'un côté sans parler des horreurs de l'Europe. L’Union Européenne qui se veut le continent des « droits de l’homme », l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité. Ses representants au parlement se permettent de distribuer des prix Sakharov, alors même qu’aujourd’hui tous les peuples de la planète souffrent de leurs basses oeuvres.
Ecrit par : Nicolas | 14 février 2010
A ce sujet, vous découvrirez d'intéressants témoignages de cette horreur dans le livre de Jeng Ficai, "l'Empire de l'absurde" (non, on ne parle pas des cours interdisciplinaires en IUFM), édité par Bleu de Chine en 2001.
Ecrit par : Kozoh | 14 février 2010
Je vous remercie mais je crois vraiment avoir fait le tour de la question.
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
On me l'a envoyé par mail.
Voici le site d'origine
http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219
Ecrit par : retraitée | 14 février 2010
J'ai reçu par mail, d'un correspondant habituellement fiable, l'information suivante : cette semaine, dans plusieurs écoles anglaises, les manfestations relatives à la commémoration de la Shoah auraient été déprogrammées pour ne pas heurter la population musulmane. Je transmets l'information sous toute réserve, mais, si elle est vraie, et sans tomber dans la paranoïa islamophobe, il y a quand même de quoi être préoccupé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2010
Bon. Informations prises sur Google, il semble qu'il s'agisse d'une fausse rumeur.
Au temps pour moi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 février 2010
Vous voulez dire une vraie rumeur, et une information fausse, je suppose.
Ecrit par : Moot | 14 février 2010
Avec cette Note, j'ai l'impression de lire un texte que j'aurais pu écrire, Jean-Paul.
Je vous félicite pour cette explicitation de ce que je pense depuis si longtemps et que j'ai écrit ici et ailleurs.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
Bien entendu c'est tout le contraire jamais nos sociétés n'ont été aussi policées ! C'est VOTRE sensibilité à la violence qui a grandi, c'est tout différent !
Ipidi
Mais que c'est con.
Remarquez, quand on vend des livres via le net, la violence, elle est un peu loin de son nez.
Au contraire, quand on y est confronté tous les jours du boulot, la peau se tanne, l'étiage d'acceptation de la violence augmente (ce qu'on ne voulait jamais accepter en commençant sa carrière, on l'accepte, au fur et à mesure), jusqu'à l'indifférence qui a précédée l'abattement et l'impuissance simultanées.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
J'espère n'avoir choqué personne... ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
Si. Parce que tout le monde avait compris mais personne ne l'avait formalisé... Et c'est tout de même beaucoup mieux !
Ecrit par : numéro 6 | 14 février 2010
---
Je souhaitais que cela n'échappât à personne. Je n'étais pas sûr que cela eût été compris de tout le monde. J'ai failli laisser échapper ce sens, tant j'étais fatigué quand j'ai lu le message de Christophe, mais mon instinct me dit qu'il y avait anguille sous roche. (Révérence parler.) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
Cette semaine, dans plusieurs écoles anglaises, les manfestations relatives à la commémoration de la Shoah auraient été déprogrammées pour ne pas heurter la population musulmane. Sylvie Huguet
Et cela vous surprendrait, de la part d'une société communautarisée à outrance dans laquelle forcément la loi du plus fort finira par dominer et cela risque fort de ne pas être celle de l'Etat...
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
-----------------> Ah non Francis ! C'est très bon ! J'adore ! Encore ! C'est plein de poésie, de tact, de bon goût, de douceur et d'élégance... ;-)
Ecrit par : Le Pingouin | 14 février 2010
---
Merci, Le Pingouin ! Cela fait plaisir d'être compris et apprécié. Je suis sûr que certains auront cru voir de l'ironie dans ce que vous me dites. Moi, non. Mais, je confesse que je suis d'une grande naïveté. (Il n'y a aucun gros mot dans mon message. Je dis cela parce que je sais que certains voient le mal partout, même là où deux mots suggestifs - s'ils sont séparés - forment un mot anodin lorsqu'ils sont accolés - exactement le contraire de ce qui se passe avec deux êtres humains de quelque sexe qu'ils soient. C'est fou ce qu'il faut être vigilant pour ne froisser personne !) :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010
http://eco.rue89.com/2010/02/13/la-fin-de-la-crise-economique-pas-avant-2015-138287
Attention au point 3 des causes que voit E.M à la crise : on risque de voir réapparaître l'ORL !
Ecrit par : nicolas | 14 février 2010
Monsieur Brighelli,
je vote pour vous et j'attends le deuxième volet, celui des programmes et des méthodes, avec impatience.
Dans les établissements que fréquentent mes enfants, assez peu de violence car certaines régles que vous demandez sont appliquées. C'est donc là que l'on voit tous les dégâts des méthodes et programmes actuels.
Encore bravo.
Ecrit par : Florence | 14 février 2010
Pendariès,
Quand on enseigne bien au chaud dans un pays développé du monde occidental il y a plus de chances que vous mouriez centenaire au fond de votre lit que d'un coup de couteau ou enlevé par des malfrats sur le bord d'une route !
Allez plutôt vivre en Afrique du Sud aux abords d'un ghetto ...
Vous êtes grotesque mon pauvre Penda !
Savez-vous que j'ai vécu quatre ans quand j'étais adolescent à l'hopital de Garches avec des enfants dont l'espérance de vie ne dépassait pas une vingtaine d'années ? Et dans quelles conditions, la plupart du temps abandonnés par leurs parents, livrés aux mains des médecins etc.
Vous ne pouvez même avoir une idée de ce que c'est ...
Je sais bien que vous avez l'esprit malade mais enfin un peu de pudeur cela ne serait pas trop mal !
Ecrit par : iPidiblue et les centenaire putatifs | 14 février 2010
Ipidi, pauvre Ipidi qui a eu bien des malheurs.... il est le seul d'ailleurs.......
Dans ma classe, bouffon que vous êtes, j'ai un élève handicapé à vie (il n'aura pas la chance de mourir à 20 ans; bah - oui, on peut crever jeune, comme une de mes cousines dont la tête a littéralement explosé dans son casque de moto lors de son accident de la route à 16 ans) qui s'est fait tabasser par un de ses "camarades" sous le regard du portable d'un autre; la video a été diffusée sur YouTube, puis inopinément enlevée. Le gosse l'a vue, cette video qui avait pour titre "Grosse Victime" (mais pas écrit de la sorte, il y avait des fautes), - voici à quoi il est lié: je suis une victime. Il n'a rien dit à sa mère, par peur des représailles, la direction n'a pas appelé sa mère, pour qu'elle ne lui mette pas son nez dans sa merde, il y aura un conseil de discipline, mais comme en cachette; la mère du salaud est venue hurler dans l'établissement qu'il n'y avait aucune preuve (ce qui est exact, puisque la direction n'a pas porté plainte contre l'élève tabasseur, et que la maman de l'élève handicapé n'a pas pu faire de même). Et c'est moi seul dans tout le bahut et de tous ses professeurs qui ai dû "réparer" ou amoindrir la lâcheté des uns et des autres, en quémandant presque un conseil de discipline.
Vous n'êtes décidément que le clown imbécile et orgueilleux de votre propre échec.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Comme si la misère ne pouvait être qu'économique ou sociale; pauvre cloche virusée - comme un ordinateur qui buggue - qui nous sort l'exemple lointain des malheureux d'autres latitudes et longitudes; ce que je vis, je le vis ici, pas là-bas; ce que vous vivez, c'est ici pas en Afrique du Sud. La bonne moraline larmoyante, et qui coûte pas cher, que vous sortez quand vous êtes pris au dépourvu.
Un mec de la détestation que vous êtes; on appelle cela un pauvre type, comme dirait Frèche.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Pendariès,
Au lieu de vous gratter le nombril tout le dimanche devenez visiteur médical, vous aurez l'impression de vous sentir utile et cela vous permettra de relativiser vos petits malheurs !
Le lundi vous reviendrez en grande forme à votre lycée ...
Franchement je ne vois pas de rapport entre une mort brutale à bord d'une automobile ou d'une moto et la mort lente d'un myopathe sous poumon d'acier.
Et puis enfin comme je vous le dis vous n'avez jamais vu un enfant né polyhandicapé et qui traînera toute sa courte vie ses douleurs. Garches c'est le sommet dans le genre ... vous ne pouvez même pas avoir idée de qu'on y voit !
Si vous me donnez le choix de ma fin cela sera vite fait !
D'autre part je vous signale que je suis porteur du VIH et du VHB donc la perspective de finir dévoré de l'intérieur par un cancer - j'ai le choix entre le cancer du foie et le cancer style kaposi plus tous les autres plus les infections opportunistes - franchement je préfère la mort violente !
Ecrit par : iPidiblue et les centenaires de l'éducation nationale | 14 février 2010
Ipidi, vous pensez trop à vous.
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
Oh non ! cela va bien en ce moment ... mon traitement marche bien, j'arrive même à me maintenir à flot financièrement ! Il y a juste mes crétines d'assistantes sociales qui me font chier avec leurs conneries ... elles sont payées à me faire braire, il faut croire !
Ecrit par : iPidiblue check up complet | 14 février 2010
Ah tiens, ipid, après vous avoir survolé, je vais manger des raviolis au basilic, souhaitez-moi bon appétit!
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
En ce qui concerne la confiscation des portables, il s'agit d'une pratique courante dans de nombreux établissements dont je m'étonne qu'elle ne soit pas encore généralisée. Encore faut-il prendre sur le fait le gamin qui se sert de son portable en cours, ce qui n'est pas aussi évident qu'il y paraît.
Mon établissement se distingue également par une proportion importante de surveillants quinquagénaires et cela fonctionne très bien. Ils ne sombrent pas dans le jeunisme face aux élèves et sont généralement respectés.
Enfin, pour en revenir au débat BHL contre Zemmour, j'en retiens essentiellement l'hypocrisie de BHL qui fait l'apologie du "juif d'affirmation" par opposition au "juif assimilé" de 1900, tout en réfutant le voile et la burqa, signes ostensibles de "lislam d'affirmation". Zemmour a très bien pointé les dangers de cette attitude.
Ecrit par : alain | 14 février 2010
Parti de l'In-nocence, site de Renaud Camus
Communiqué n° 1001 : Sur la criminalisation par l'Algérie de la colonisation française
12 février 2010, 12:44 Communiqué n° 1001 : Sur la criminalisation par l'Algérie de la colonisation française
"Le parti de l'In-nocence enregistre comme une nouvelle provocation du gouvernement algérien l'intention affichée par certains députés proches du pouvoir de "criminaliser" la colonisation de l'Algérie par la France.
Le parti de l'In-nocence rappelle que l'un des plus grands empires coloniaux aujourd'hui subsistant est celui qu'ont constitué au cours des siècles les peuples arabes et musulmans, qui ont toujours asservi et conquis tous les peuples et tous les territoires autour d'eux qu'ils ont pu se soumettre, et dans cette entreprise séculaire ont fait disparaître ou réduit à la servitude de grandes civilisations, au premier rang desquelles l'Afrique du Nord et le Proche-Orient chrétiens. En Algérie même les Berbères sont réduits à un statut de seconde zone et les juifs ont dû quitter le pays, alors que leur présence était plus ancienne que celle des arabes. Et la conquête coloniale française a succédé à des siècles d'agression permanente sur les mers et sur les rivages européens, moyens d'un esclavagisme barbaresque dont l'horreur et les ravages n'ont toujours pas été évalués.
Le parti de l'In-nocence rappelle d'autre part que le gouvernement algérien est mal venu à fustiger la colonisation française alors que son pays survit pour une large part sur les dépouilles de la présence française et souvent dans ses murs même voire dans ses meubles, que tout ce qui fonctionne encore un peu en Algérie est précisément ce qu'ont laissé derrière eux les Français, que l'indépendance n'a coïncidé qu'avec la gabegie, la tyrannie, la terreur et la mise en coupe réglée des ressources du pays par quelques privilégiés prévaricateurs, tandis que la population, et notamment sa partie la plus jeune, semble n'avoir d'autre idée que de fuir, et notamment pour s'installer dans le pays même de ces anciens colonisateurs prétendûment "criminels", qui, si l'on en juge par ce mouvement unique dans l'histoire, ne semblent pas avoir laissé un si mauvais ni si redoutable souvenir.
Le parti de l'In-nocence note enfin l'énormité du paradoxe, du défi et de l'anachronisme que constitue de la part du gouvernement algérien l'actuelle volonté émise par ses hommes de main de "criminaliser" la colonisation française à l'heure même où la plus lourde part de la contre-colonisation autrement massive, et qui menace d'être autrement durable, que subit notre pays est précisément le fait des Algériens et des Français d'origine algérienne, qui tout récemment encore, par exemple, défilaient en rangs serrés dans Marseille sous leurs drapeaux algériens pour célébrer une victoire sportive de l'Algérie. Les autorités algériennes se trompent de siècle et retardent d'une conquête coloniale."
Ecrit par : nostra maxima culpa | 14 février 2010
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(...) En conclusion, l'ordre règne dans le collège, (...) mais il semble qu'un état de docilité, d'apathie, de désinvestissement de la part de nombreux élèves, lui a succédé qui n'est pas moins, de mon point de vue, inquiétant, dérangeant.
Ecrit par : Buntov | 13 février 2010
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(...)
Dans les établissements que fréquentent mes enfants, assez peu de violence car certaines régles que vous demandez sont appliquées. C'est donc là que l'on voit tous les dégâts des méthodes et programmes actuels.
Ecrit par : Florence | 14 février 2010
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Même constat que Buntov et Florence.`
Dans le collège de centre-ville (500 élèves) de mes 2 "cinquième (s?)" aussi, l'ordre règne à peu près: certaines règles préconisées dans la note y sont en vigueur (interdiction d'avoir sur soi un portable visible ou allumé, à récupérer par les contrevenants et leurs parents au bureau CPE, carnet de correspondance à présenter à l'entrée et la sortie, personnel de direction et surveillance systématiquement présents à ces heures, heures de colles au 3ème retard, oubli de matériel, de carnet de correspondance, ou de travail non fait...).
Mais, primo: cela induit aussi un travers, la séparation des élèves en 2 groupes: ceux qui craignent ces règles strictes sont aussi ceux qui se comportent plutôt correctement. En revanche, l'effet dissuasif est faible pour les collectionneurs de palmarès de punitions, qui continuent leur travail de sape de perturbateurs du quotidien des cours. Leurs petits délits ne justifient pas le conseil de discipline, et l'expulsion de 3 jours n'a pas plus d'effet dissuasif que n'ont eu les 10 heures de colles.
Oui, des mesures utiles, mais insuffisantes à elles seules pour instaurer des conditions de classe vraiment propices au travail.
Oui, une mise en évidence plus frappante peut-être des dégâts imputables aux méthodes/programmes actuels que si le délabrement de la discipline pouvait passer pour responsable principale.
Je vous inflige mon "pompon" actuel sur les "apprentissages":
1) Peu avant les congés de Noël, travail sur les fractions en mathématiques:
L'exercice: "un bédouin lègue à ses 3 fils ses 17 chameaux, qu'il répartit ainsi: la part du premier est d'1/2, celle du second d'1/3, celle du troisième d'1/9. De combien de chameaux chaque fils a t-il hérité?"
Résolution proposée: "on emprunte un chameau (ah? et à qui?). Il y a donc maintenant 17+1=18 chameaux à répartir entre les 3 fils comme suit:
- le premier fils reçoit alors: 18x1/2=9 chameaux
- le deuxième reçoit alors: 18x1/3=6 chameaux
- enfin, le troisième fils reçoit alors: 18x1/9=2 chameaux
On a DONC (!) bien distribué 9+6+2=17 chameaux entre les 3 fils, selon la fraction que l'énoncé indique qu'il lui revient (et on remet le chameau virtuel dans le désert.... du raisonnement méthodique?)
Lot de consolation parentale: l'exercice en question était proposé à titre de "devinette mathématique", il s'agissait d'un exercice subsidiaire (non noté), pour ceux qui voulaient, en fin du devoir de mathématique.
Ouf, la "cohérence interne" est à peu près sauve! Car de fait, le professeur a proposé une résolution type "devin", catégorie "pensée magique".
Car que devient sa correction si on substitue le nombre 17 par un de ses multiples, 34, 51 etc...? Le reste de l'énoncé, les 3 fractions représentant la part de chacun des 3 fils, est inchangé... mais le coup du chameau "emprunté" puis "rendu" à la fin du calcul s'avère une impasse de résolution...
2) Dans le cadre des "itinéraires de découverte des arts humanitaires", pour la partie "culture russe": des fumisteries, pardon des exposés à préparer puis présenter (15 minutes à l'oral en classe, seul ou par groupe de 2 ou 3 maximum) en choisissant un des sujets parmi les suivants: "architecture russe", "littérature russe", "festivals et chaipukoi russe", "la révolution d'octobre 1917",... (je n'ai pas eu la liste totale).
Ben voyons! Cela, à traiter par des élèves dont les meilleurs maîtrisent imparfaitement ne serait-ce que les 8 temps de l'indicatif en français, situent peut-être (pas sûr) la révolution française dans la chronologie historique, n'ont pas la moindre idée de la notion d'état de droit/ état totalitaire...
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Nous lui avons donc enseigné le soir ce qu’il aurait dû apprendre pendant la journée.
Ecrit par : Pierre Lariba | 13 février 2010
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Pareil! Enseigner/travailler les bases qui n'ont jamais fait l'objet d'un ancrage pendant le primaire... et rattraper ce qui est en cours d'être mal(adroitement) enseigné au collège.
Mais franchement pour être vraiment bien fait, c'est un travail à mi-temps supplémentaire pour la partie parentale qui s'y colle! (pas les moyens d'acadomia, et pis en plus, pas confiance en eux).
Bilan: je les trouve bien passifs, poussifs, ces 2 cinquièmes que je vois évoluer de très près.
Une piste de réflexion: il me semble que beaucoup d'élèves (même consciencieux) travaillent plutôt pour faire plaisir aux parents et/ou aux professeurs pendant un bon moment. Le travail scolaire vraiment "pour eux", avec le sentiment d'être en train de se construire, ou pour la fierté personnelle de bonnes notes, je le place plutôt vers 14-15 ans.
J'ai l'impression que mes élèves-maison se sont imprégnés d'une ambiance de laxisme, de carence d'exigence, et partant, de carence de valorisation suffisamment marquée d'un travail assidu, et que cela a favorisé cette apathie. Ils constatent au quotidien que les perturbateurs, fainéants ou fumistes de la classe s'en tirent sans trop de dommages, depuis plusieurs années.
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Jean-Paul, vous oubliez une chose. Je pense capitale: l'état d'esprit des troupes.
(...) de plus en plus d'enseignants sont démotivés (...)
Ecrit par : Pendariès | 14 février 2010
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Je crois aussi qu'il ne suffira pas de rétablir le calme, si le moral laminé par des instructions absurdes et des contenus imposés loin de ce qu'ils estiment devoir transmettre, les enseignants perdent l'envie d'enseigner.
Et cet aspect rejoint celui de ma piste de réflexion plus haut: l'envie d'être un jeune élève consciencieux, de faire plaisir au professeur peut elle aussi s'émousser quand la démotivation des troupes enseignantes risque de devenir perceptible.
Même calmes, des élèves à l'inertie lourde comme un âne mort, c'est pas le pied!
Sur ce, bonne continuation à tous!
'Puohc
Ecrit par : Ettepuohc | 14 février 2010
"Pendariès,
Quand on enseigne bien au chaud dans un pays développé du monde occidental il y a plus de chances que vous mouriez centenaire au fond de votre lit que d'un coup de couteau ou enlevé par des malfrats sur le bord d'une route !
Allez plutôt vivre en Afrique du Sud aux abords d'un ghetto ..."
Ecrit par : iPidiblue et les centenaire putatifs | 14 février 2010
iPidiblue,
Je vous trouve tout de même assez condescendant, et pétri de certitudes.
Certes, il existe un tiers-monde ailleurs... mais aussi un quart-monde ici... que l'on rencontre souvent en Lycée Professionnel (reproduction des inégalités sociales par le système oblige). Si enseigner en BEP et en Bac Pro, c'est du social, enseigner en CAP, à ce stade, c'est de l'humanitaire.
Tiens, ça me rappelle mon formateur lorsque j'étais stagiaire (rebuté par l'IUFM, donc lucide et fiable), qui m'avertissait : "quand tu prends une classe de 10 filles en CAP, tu peux être à peu près sûr qu'il y en a au moins une qui a déjà été victime d'inceste"... Malheureusement, il n'avait pas tort.
Dans ce type d'établissement, la misère, les pathologies sociales et tout ce qui va avec, c'est devant notre porte qu'on les rencontre.
Pour ma part, je ne connais pas l'Afrique du Sud mais, après avoir pu comparer, je peux dire que je me suis sans doute senti plus en sécurité dans les rues de Téhéran que devant certaines classes, où que dans l'arrière-salle du bureau d'un secrétaire d'académie, d'ailleurs.
Bien à vous.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
"... ou que...", et de toute façon la formulation est maladroite.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Ipidiblue, ce serait bien d'arrêter là le mauvais goût.
A la comparaison du meilleur score dans la catégorie "victime", tout le monde perd, y compris les Sud-Africains. Relisez Candide, ça vous occupera. Ils se battent tous pour savoir qui est le plus malheureux !
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Tout cela me fait penser à "La prospérité du vice" , bouquin assez sérieux de Daniel Cohen qui s'appuie sur un des mes auteurs préférés, Mandeville.
Un extrait sur la différence très lettres classiques entre pro et épi :
http://michel.delord.free.fr/promethee-dcohen.pdf
MD
Et comme ça, je serai abonné au fil
Ecrit par : Michel Delord | 15 février 2010
Pour ceux qui ont un compte Facebook, rapport direct à la note initiale :
http://www.facebook.com/home.php?#!/pages/Sassoir-sur-le-trottoir-et-regarder-son-ecole-bruler/255920463717?ref=mf
Quand on voit que cette page compte déjà plus de 140000 "fans", ceci explique peut-être cela...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Comment cela Jérémy ? J'ai appliqué à Pendariès la clause du malheur le plus favorisé ... d'ailleurs visiblement il allait beaucoup mieux quand nous nous sommes quittés, il partait casser la croute !
Mais c'est promis la prochaine fois je m'occupe exclusivement de vous, vous me raconterez vos chagrins !
Ecrit par : iPidiblue accords sur le malheur partagé | 15 février 2010
... la croûte ...
Ecrit par : iPidiblue accords sur le malheur partagé | 15 février 2010
Salut,
je ne sais pas vous, mais j'aimerais bien qu'Hystéro-Hni se trouve un autre violon d'aigre.
Cette semaine, dans mon école, une collègue s'est vue "inviter" par l'inspectrice à dégager de sa classe pour faire place nette au profit d'une étudiante préparant le concours en candidat libre. La collègue passera donc la semaine en stage de formation continue (qui a pouffé ? J'ai les noms des meneurs !) selon l'alternance habituelle 1 h de blabla à peine préparé / 3/4 h de pause café.
Conférence de l'inspectrice samedi matin avec tous les instits de la circonscription pour nous exposer la politique nationale. La malheureuse s'est fait sévèrement malmener au point d'avoir des sanglots dans la voix, nous rappelant ainsi qu'un inspecteur est, à l'origine, un être humain.
Elle a ensuite passé le relais à son chien-chien spécialiste des "TUIC", chargée de nous exposer les bienfaits des dernières marottes technos. Au troisième jargonnage techno-bureau-pipeau, la salle lui a ri au nez et son exposé s'est arrêté là. J'étais mal à l'aise pour elle. L'inspectrice ne savait plus trop sur quoi enchaîner. Elle a conclu la conférence en nous "remerciant tous pour notre très très grand professionnalisme". Bon courage à l'heureux inspecté de ce lundi matin.
Enfin, concernant ce fil, une proposition concrète à moyens constants : des classes calmes à 30/32 et les casse-pieds en classes de 10/12 avec instit musclé et chevronné, éventuellement assisté d'un garde-chiourme.
La seule perspective d'y être versé en calmerait plus d'un. Les autres y seraient "tenus en respect" et y trouveraient le cadre sécurisant dont ils manifestent le besoin par leurs imbécillités.
Ecrit par : Perceval | 15 février 2010
hop j'ai fini L'autopsie du Mammouth !
une lecture à me conseiller après ?
Ecrit par : exTC | 15 février 2010
Si vous commenciez par nous dire ce que vous en avez pensé ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Ce matin sur Canal un "journaliste" commentant la fermeture du site Philips parlait de salaires pourtant pas "grandiloquents".
Nous attendons avec impatience le mirobolant discours syndical.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Donc, réunion au sommet à l'Elysée sur la question des retraites.
Et qu'apprends-je ? Que le patronat est favorable à un recul de l'âge de la retraite, alors que les syndicats préféreraient un allongement de la durée des cotisations.
Réfléchissons
Quelqu'un qui a commencé à 18 ans (et parfois avant) travaille actuellement 42 ans, jusqu'à 60 ans — s'il veut avoir une retraite à taux plein. Il y arrive parfois complètement flingué. Et on veut le faire bosser jusqu'à 63, 65, 67 (modèle allemand ou anglais) ? Pour qu'il y meure ?
Remarquez que par principe, ça frappe prioritairement les moins qualifiés, qui vont donc travailler 44 ou 45 ans (de 18 à 62 ou 63 — hypothèses actuelles, mais ça peut encore empirer). Pendant ce temps, ceux qui ont commencé à 22 ou 23 ans ne partiront pas plus tard et en ayant travaillé moins. Vive les cadres !
Et je ne parle même pas de ceux qui entrent aujourd'hui (c'est de plus en plus le cas) dans la vie professionnelle à 24 ou 25 ans — parfois plus tard. À ceux-là, il faut dire, comme dans l'Enfer de Dante, "lasciate ogni speranza" d'être un jour à la retraite. Vous mourez au travail.
Un allongement de la durée des cotisations serait à la fois plus juste et plus rationnel. Mais qui s'en soucie ?
Je crois fermement que l'objectif du gouvernement et du patronat est d'enfoncer le système de retraites par répartition, afin de privilégier quelques grosses boîtes privées à l'américaine qui concurrenceront le régime existant — et feront faillite avec les cotisations de leurs adhérents, comme cela s'est vu aux USA l'année dernière.
Bien entendu, ceux qui se crèvent au travail ne tendront pas jusqu'à 65 ans. Ils partiront avant — avec une retraite qui ne sera pas à taux plein. Autant d'économisé, autant de nouveaux vieux pauvres à venir. Ce sera gai. D'autant qu'on se dérouillera pour leur expliquer que c'est de leur faute…
Quant aux patrons, ne vous en faites pas, ils ne décrochent pas actuellement (ah, ce pauvre vieux Dassault, par exemple quelle cruauté, un homme de son âge…), ils ne décrocheront pas davantage à l'avenir. Je les plains. Les politiques aussi, qui ignorent les barrières de la soixantaine.
Ça doit leur être incompréhensible, à tous ces gens, que des mineurs de fond (il n'en reste plus beaucoup), des profs, des employés divers et corvéables à merci, soient complètement grillés à 55 ans.
À 65, je ne vous dis pas…
Une France de petits vieux sans ressources, et de sexagénaires épuisés. Avec un plafond de ressources très inférieur à ce qu'il faut pour payer une maison de retraite. Heureusement, qu'il y aura des patrons et des politiques pour donner l'exemple de la bonne forme et des joies du troisième âge… Et quelques cadres qui auront cotisé largement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Ecrit par : Ettepuohc | 14 février 2010
Entièrement d'accord sur tout.
Effectivement, quand ceux qui travaillent et se tiennent bien voient que finalement cela ne sert à rien puisque les fumistes passent et ont la moyenne, ils sont tentés de décrocher.
j'ajouterai un certain découragement des élèves dû, à mon sens, à ces méthodes qui obligent l'élève à toujours tout trouver tout seul. L'exemple des chameaux est très parlant. Ceux qui sont doués y arrivent pour peu que papa-maman s'y collent le soir. Le gros de la troupe s'épuise et sent confusément comme un refus de transmission du savoir. On leur demande de réinventer le monde et ils en sont bien sûr incapables.
Bizarrement, Les questions à partir de documents sont aussi assez démotivantes. La stupidité de ces questions incite les élèves à penser qu'on les prend pour des cons et si on les prend pour des cons, il ne faut pas trop s'étonner du résultat ...
Soit on leur en demande trop ( découvrir par soi-même les règles de grammaire), soit on ne leur en demande pas assez ( quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?).
Ecrit par : Florence | 15 février 2010
"Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 février 2010
Fastoche !
(Je ne suis plus très sûre des dates, veuillez bien excuser les erreurs éventuelles)
1989 : baisse des exigences au niveau des programmes, disparition des Ecoles Normales d'Instituteurs, suppression d'une heure par semaine pour les élèves de primaire, , mise en place de la "différenciation" et de l'autonomie des établissements par la mise en place du "Projet d'école" et du dispositif "ZEP" et par l'entrée des parents dans "l'équipe éducative" grâce à la mise en place des conseils d'école."
Ecrit par : catmano | 13 février 2010
Fastoche en effet. Mais il s'agissait d'une question rhétorique, adressée à mes collègues universitaires pour qu'ils essaient d'ouvrir les yeux, eux qui sont très loin du primaire et prêts à gober n'importe quelle explication à la mode. En ces temps d' "unité contre la mastérisation", la plupart prennent pour argent comptant le discours des "désobéisseurs" : il faut revenir aux anciens programmes, etc.
A ce propos, je n'ai pas bien en tête les successives réformes du primaire et n'ai pas trop le temps de chercher. Guy, Michel et d'autres savant tout cela sur le bout des doigts. L'un d'eux pourrait-il me faire une chronologie rapide entre la réforme Chevènement (1985?) et la réforme Lang (2002)? Merci.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010
Chérèque ce matin chez Bourdin a énoncé 5 paramètres sur lesquels il faut intervenir et non un seul sous peine de creuser davantage encore les inégalités, parmi lesquels celui que vous dénoncez plus haut + l'inégalité hommes femmes (moyenne de 1 600 E pour les hommes et 1 000 E pour les femmes)+ prise en compte des carrières plates (non ascendantes) etc.
Quand Bourdin l'a interrogé sur l'opportunité d'aligner les modes de calcul de la retraite du public sur le privé soit sur les 25 meilleures années, Chérèque a expliqué que cela reviendrait beaucoup plus cher pour des raisons tenant à l'assiette de calculs. Cet alignement sauvage ne semblait pas choquer Bourdin...
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Guy, Michel et d'autres savant tout cela sur le bout des doigts.
Pedro Cordoba
gné ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
JPB : j'ai bien aimé ! surtout les propositions à la fin qui ne sont pas dénuées de bon sens.
C'est bien écrit et je l'ai lu vite (je n'ai pas les aptitudes pour lire vite comme un littéraire peut le faire...).
Je vois chaque jour les dégâts que va provoquer le bac pro 3 ans en LP... en plus on nous supprime des CAP...
Bref j'ai du mal à exprimer ce que je ressens à l'écrit. désolé.
Ecrit par : exTC | 15 février 2010
JPB : j'ai bien aimé ! surtout les propositions à la fin qui ne sont pas dénuées de bon sens.
C'est bien écrit et je l'ai lu vite (je n'ai pas les aptitudes pour lire vite comme un littéraire peut le faire...).
Je vois chaque jour les dégâts que va provoquer le bac pro 3 ans en LP... en plus on nous supprime des CAP...
Bref j'ai du mal à exprimer ce que je ressens à l'écrit. désolé.
Ecrit par : exTC | 15 février 2010
Je transmettrai !
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Tiens, ça me rappelle mon formateur lorsque j'étais stagiaire (rebuté par l'IUFM, donc lucide et fiable), qui m'avertissait : "quand tu prends une classe de 10 filles en CAP, tu peux être à peu près sûr qu'il y en a au moins une qui a déjà été victime d'inceste"... Malheureusement, il n'avait pas tort.
Daniel Arnaud.
Je confirme.
Une de mes 3DP6 cette année fut violée par son père.
Placée en maison de protection de l'enfance (donc elle ne voit guère sa mère aussi, qui a divorcé du paternel), elle a quitté l'école vers la fin du 1er trimestre. J'ai eu beau lui parler longuement un jour où je l'ai rencontrée par hazard sur le quai de la gare, lui réaffirmer ma confiance à son égard, rien n'y fit. Oui, du social, oui de l'humanitaire, le quart-monde; et soi baigné dans une sorte de laideur diffuse. Que dire aussi de celles et ceux qui enseignent ou étudient entourés de tour; j'ai la mer à regarder, de ma classe, quand j'ai besoin d'un peu de beauté, d'un temps microscopique de pause.
Grillé à 55 ans? Belle perspective; j'appris d'un ami hier au soir qu'une de ses connaissances (prof, comme c'est étrange) lâche tout pour partir en Inde apprendre le yoga. Au moins, pas besoin de retraite, pour l'Occidental: avec 20 euros/jour, dans certains endroits, on est comme roi. Avec 4 euros/jours vous pouvez vivre dans une maison de pêcheur confortable, face à l'océan. Je comprends les vieux qui, après avoir fait les sauterelles au Maroc, partent vivre à Madgascar.
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Ca sera plus clair: Une de mes 3DP6 fut violée par son père.
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
JPB : merci :)
donc j'en reviens à ma question initiale : que lire après ?
(sinon je continue à lire mon Andrea Camilleri)
Ecrit par : exTC | 15 février 2010
Salutaire rappel des Prétentieux.
http://pretentieux.over-blog.com/
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Bonjour. je tiens à préciser que le texte que j'ai envoyé sur le fil de discussion " rebelote " n'est pas de moi et je n'ai fait que le transmettre.
Je n'ai plus guère le temps de venir sur le blog. (Je travaille avec un archiviste et une animatrice culturelle sur Jacques Cazotte et notre ensemble choral vient de sortir son cinquième CD amateur hors commerce - enregistrement en direct sans le moindre haut-parleur- consacré à MA Charpentier.) Le blog m'intéresse, me stimule et m'invite à lire et à réfléchir même si j'ai quitté l'arène. Il y a quelques semaines alors que je feuilletais quelques magazines écornés et laissés à disposition des patients d'une salle d'attente, un reportage consacré aux héritères de Soeur Emmanuelle a retenu mon attention. Pourquoi ? Parmi ces héritères figurait une mezzo-soprano que je ne connais pas du tout : Malika Bellaribi- Le Moal. qui a grandi dans les bidonvilles de Nanterre et a essuyé des humiliations au motif qu'elle était arabe et pauvre. Elle déclare que Soeur Emmanuelle lui a appris que la misère n'est pas déshonorante et qu'avec peu de moyens on peut briser les préjugés. Elle apporte des précisions à cette déclaration en ajoutant que son combat consiste à aider les jeunes des quartiers défavorisés à trouver leur place par la culture et le savoir.
Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.
Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010
Veuillez m'excuser pour les fautes de frappe que je ne vois pas tout de suite : majuscule oubliée, le i de héritère...
Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010
Avec 4 euros/jours vous pouvez vivre dans une maison de pêcheur confortable, face à l'océan.
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Navré de m'en prendre à vos fantasmes, mais avec cette somme, vous n'aurez rien d'un pacha. Vous allez vivoter, certes, mais prévoyez quelques ressources supplémentaires, car l'inflation vous rattrapera vite.
4 euros/jour = 7500 roupies par mois.
Il vous en faudra déjà 80 à 100 par jour pour la jaffe (avec un minimum de confort, pour du riz et du dal tous les jours, vous pouvez vous en tirer mieux).
Quant au logement, ça grimpe, ça grimpe...
Ecrit par : yann | 15 février 2010
Navré de m'en prendre à vos fantasmes, mais avec cette somme, vous n'aurez rien d'un pacha. Vous allez vivoter, certes, mais prévoyez quelques ressources supplémentaires, car l'inflation vous rattrapera vite.
4 euros/jour = 7500 roupies par mois.
Il vous en faudra déjà 80 à 100 par jour pour la jaffe (avec un minimum de confort, pour du riz et du dal tous les jours, vous pouvez vous en tirer mieux).
Quant au logement, ça grimpe, ça grimpe...
Ecrit par : yann | 15 février 2010
AH - il y a deux ans, c'est avec cette somme qu'une copine est restée 6 mois en Inde, en bord de mer...
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Mais c'est très bien, Camilleri.
Simplement je trouverais plus intéressant d'aller le lire en situation — à Palerme, dans un petit resto du port qui vous servira une friture du golfe à peu près fraîche, avant ou après la pasta (souvenir de pâtes à la sardine et aux pignons, mangées dans le sud de la Sicile, absolument délectables — dans ou boui-boui crapuleux.
De la même façon, je suis en train de déguster le dernier Erlandur Indridason — et je ferais mieux d'aller le lire à Reykjavik. Rien ne vaut la lecture in situ. Je n'ai vraiment lu Izzo (Total Khéops — un classique) que depuis que je suis retourné à Marseille — chez Etienne, par exemple, entre midi et deux, au milieu de l'agitation du Panier et des éclats de voix teintés d'ail. Pas de chèques ni de carte bleue — rien qu'en liquide : la pizza de l'élite !
JPB
PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
trop mignooooon !!! Kawaïïïï !!!
http://www.m-pep.org/spip.php?article1629
C'est beau et câlin comme le retour de l'Idée Communiste...
Ecrit par : yann | 15 février 2010
PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Heu si, moi!.... et pas qu'un peu.
Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB
Elle est entourée d'assistantes sociales et de tuteurs; aux dernières nouvelles, elle avait fugué, - une fois de plus. Mon bahut s'en branle. Ou ne peut rien faire, c'est selon: 56% des élèves de mon LP viennent de familles pauvres. Chose (que je connais pourtant) dont je ne reviens toujours pas: la seconde (nouveau bac pro) usinage (le bas de gamme de ceux qui nettoient, qui transportent des machins dans les ateliers) est une classe ethniquement homogène: que des jeunes Arabes. Oui: qui leur a dit: bon qu'à ça?
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
AH - il y a deux ans, c'est avec cette somme qu'une copine est restée 6 mois en Inde, en bord de mer...
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi.... Mon Dieu, mais où vais-je pouvoir faire du tourisme (responsable, bien entendu) maintenant que les pays pauvres ne restent plus abordables????
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Signalé par Anne-Marie :
http://www.inrp.fr/manifestations/2009-2010/ecole-et-nation
Ecrit par : guy morel | 15 février 2010
Enfin, concernant ce fil, une proposition concrète à moyens constants : des classes calmes à 30/32 et les casse-pieds en classes de 10/12 avec instit musclé et chevronné, éventuellement assisté d'un garde-chiourme.
La seule perspective d'y être versé en calmerait plus d'un. Les autres y seraient "tenus en respect" et y trouveraient le cadre sécurisant dont ils manifestent le besoin par leurs imbécillités.
Ecrit par : Perceval | 15 février 2010
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Oui. Puisqu'on ne veut pas exclure (définitivement) les casse-pieds (euphémisme pour insulteurs, agresseurs, etc.), qu'ils aient plus de seize ans ou non, qu'on les garde donc de cette façon. Ils y trouveront leur compte, car ils apprendront ainsi quelque chose. Pas grand-chose, mais ce sera mieux que de n'apprendre rien et d'empêcher les bons élèves d'apprendre tout ce qu'ils sont capables d'apprendre.
Et, de temsp en temps, on pourrait les remettre - à l'essai - dans les classes "normales".
Je ne dirais pas " 'éventuellement' assisté d'un garde-chiourme", mais "systématiquement assité d'un garde-chiourme balèze". Avec des voyous, un professeur ne peut pas écrire au tableau.
Un voyou de 22 ans, que mon bien-aimé proviseur refusa de traduire en conseil de discipline en 1993 - que j'ai rencontré récemment lors du pot clôturant l'allocation de vœux du maire de la ville concernée, et qui m'a fusillé du regard sans oser me dire un mot et dont j'ai soutenu le regard - with a touch of contempt and haughtiness - sans desserrer les dents -, m'a jeté des bouts de craie pendant que j'écrivais au tableau. J'ai demandé au coupable de se dénoncer. Silence total dans la classe. J'ai dit :"Gloire à ce héros qui attaque dans le dos !" et reprit mon cours.
Plusieurs mois après cet incident, je demandai à un élève qui était présent lors de cet acte de bravoure si le héros était bien celui que je croyais. Il confirma.
Alors, Monsieur le proviseur avisé, que dites-vous de cela ?
Je n'exclus pas qu'il vienne lire mes messages sur ce blog où je viens à visage découvert.
Si cette lecture - tout autant des messages des autres intervenants que de ma modeste personne - peut lui faire prendre conscience de sa noble contribution à la démolition de notre service public d'enseignement, j'en serai ravi.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
D'où l'intérêt, comme dit l'autre dans Famille chrétienne, d'enseigner la norme familiale.
Ecrit par : guy morel | 15 février 2010
Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…
http://www.marianne2.fr/Va-niquer-ta-mere-la-pute-Alors-on-fait-quoi_a185124.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Oui. Puisqu'on ne veut pas exclure (définitivement) les casse-pieds (euphémisme pour insulteurs, agresseurs, etc.), qu'ils aient plus de seize ans ou non, qu'on les garde donc de cette façon. Ils y trouveront leur compte, car ils apprendront ainsi quelque chose. Pas grand-chose, mais ce sera mieux que de n'apprendre rien et d'empêcher les bons élèves d'apprendre tout ce qu'ils sont capables d'apprendre.
Et, de temsp en temps, on pourrait les remettre - à l'essai - dans les classes "normales".
Francis Penin.
J'appuie sur le buzzer. L'expérience est menée dans mon établissement pour les 3DP6. A été créée une classe SAS pour retirer les casse-couilles de la 3ième, pendant quelques semaines. Hé bien, c'est de la rigolade! De 3 élèves à 5, les collègues sont débordés; le niveau est tellement faible qu'ils ne veulent pas s'emmerder, alors ils ne leur font rien faire (les profs viennent en retard, mais leur porte-monnaie gagne en heures sup'; je vois mes élèves se promener dans les couloirs ou venir me demander: zavez pas vu M. X, Mme Y?): ou des exercices par ordinateur. Ils vont revenir dans ma classe sans avoir suivi le programme et ceux qui sont déjà revenus ont du retard pour le BEPC. Non, vraiment, il faudrait que TOUS s'y mettent et ne profitent pas d'un système devenu fou et (faussement) généreux, vache-à-lait en fric (des heures de garderie, ça va, ça ne tue pas...).
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi....
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Combien, et où, si ce n'est pas indiscret, l'inscription au stage ?
Ecrit par : yann | 15 février 2010
Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Vous vous exprimez comme un vulgaire blogueur libéral !
C'est mâââl...
Ecrit par : yann | 15 février 2010
L'un d'eux pourrait-il me faire une chronologie rapide entre la réforme Chevènement (1985?) et la réforme Lang (2002)? Merci.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010
La réforme Chevènement, c'est 1986, j'ai le bouquin sous les yeux.
Celle qui a fait le plus de mal, tant en maternelle qu'en élémentaire, c'est l'institution des cycles (1989) : cycle des apprentissages premiers (PS, MS, GS), cycle des apprentissages fondamentaux (GS, CP, CE1), cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2).
Ce qui au départ pouvait sembler une très bonne idée (s'adapter au plus près des capacités de chaque élève pour en tirer le plus possible et le pousser en avant sans tenir compte de sa date de naissance) s'est en fait révélé complètement pervers aussi bien au niveau de l'amont que de l'aval.
Chaque cycle était conçu pour durer trois ans mais il était admis que, pour certains élèves, cette durée pouvait s'allonger d'un an et pour d'autres être raccourcie du même temps.
Ceci ajouté à l'idée que l'enfant se construit seul, qu'il ne peut apprendre que ce qu'il a découvert lui-même, que chaque parcours est différent et que l'enseignant doit se garder de transmettre bêtement mais plutôt jouer le rôle d'animateur et de facilitateur, a précipité toutes les classes du primaire dans le grand flou artistique des projets d'école et projets de cycles.
Au niveau de l'amont, on a vu (et on voit encore) en maternelle des petits bouts de deux ans et demi passer de longues heures à "produire", que ce soient des "œuvres" d'arts plastiques, des albums "à la manière de...", des abécédaires, des débats sur le "vivre ensemble" ou la façon de franchir tel ou tel obstacle du parcours d'éducation motrice ou encore sur la chorégraphie à mettre en place pour le prochain spectacle. On les a vus aussi (et on les voit toujours) recopier leurs prénoms en majuscules d'imprimerie, gérer la mise à jour du calendrier et l'emploi du temps de la journée.
On a vu aussi des petits élèves de cinq ans "entrer dans l'écrit" en écrivant seuls, comme ils pouvaient, quelques suites de lettres censées représenter la suite de l'histoire lue en classe, apprendre par cœur, sans aucun lien avec la numération de position, les nombres de 1 à 30 en s'aidant de répertoires.
On a vu enfin d'autres de huit ans avoir à gérer l'écriture complète d'un conte inventé par leurs soins ou consulter une pile de documents sur la population en différents lieux de la planète pour, théoriquement, trouver le lien entre densité de population, climat et relief.
Comme il était impossible à ces enfants-là, du fait de leur immaturité et de leur manque criant de connaissances dans les domaines concernés, de réaliser les tâches "suggérées", on a bien sûr dû se contenter du minimum et même parfois moins. On s'est donc mis à gérer d'abord le "parfois moins" à grands coups de "remédiations", d' "ateliers décloisonnés", de "différenciations", de "projets d'aide individualisée", de "projets personnalisés de réussite éducative".
Petit à petit, le minimum est devenu la norme, ce qui nous amène à l'aval.
Il est maintenant admis qu'un enfant de cinq à six ans, quittant le cycle des apprentissages premiers, ne maîtrise pas ceux-ci. Il ne sait le plus souvent ni rester assis, ni écouter, ni participer à un travail collectif centré autour d'un "maître d'œuvre" adulte et, bien souvent, a encore bien de la peine à tenir un crayon, une paire de ciseau, une gomme correctement, être capable de détecter une relation de cause à effet simple, mémoriser, avoir des repères spatiaux stables, calculer mentalement sur un champ numérique même très restreint, toutes choses relativement utiles lorsqu'il est question d'apprendre à écrire, à lire, à compter, à calculer et à acquérir les bases des bases historiques, géographiques et scientifiques !
Grâce aux "cycles d'apprentissage", ce n'est plus très grave, hélas !
L'enseignant de Cours Préparatoire passe son premier trimestre à installer ce qui aurait dû être acquis depuis belle lurette si toutefois le "cycle des apprentissages premiers" avait bien voulu considérer les ex-bébés qui lui arrivaient comme de tout jeunes êtres encore bien incapables de suivre un débat, tracer une lettre, gérer le temps qui passe, etc.
Depuis les programmes de 2008, certains s'en affolent un peu. Les autres non puisqu'il est unanimement reconnu que ceux-ci sont trop exigeants et même pour certains carrément nuisibles à la santé mentale de nos chères têtes blondes, rousses et brunes.
Il faut les comprendre, il y a maintenant plus de vingt ans qu'on leur serine qu'on apprend à lire toute sa vie, que, grâce aux cycles, un élève peut très bien sortir du CP non-lecteur et qu'il a jusqu'à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux pour le devenir.
Il existe même des départements où, encore cette année scolaire, les responsables des animations pédagogiques annoncent clairement qu'il est impossible qu'un enfant puisse quitter le CP en sachant lire et écrire les quelques cinquante lettres ou combinaisons de lettres qui composent les mots de la langue française écrite !
Des cohortes d'élèves quittent donc ce fameux cycle des apprentissages fondamentaux, aux environs de leur huitième anniversaire, en ayant tout juste eu le temps d'apprendre à transcrire phonétiquement leur langue et sans avoir eu la possibilité matérielle de pratiquer longuement la lecture courante.
Je m'étendrai moins sur les connaissances mathématiques mais la situation est identique : les élèves arrivent au CP a-calculiques, remplis d'idées fausses, la mise en place de la numération décimale étant perturbée par la fréquentation de la "file numérique" affichée dès la PS dans leurs classes, le nombre étant considéré comme une entité que l'on ne peut ni "casser" ni combiner avec d'autres.
Les programmes étant horriblement mal faits, les techniques d'apprentissage basées uniquement sur le ludique et les situations-problèmes à résoudre empiriquement, je vous laisse imaginer ce que cela peut donner sur des élèves n'ayant toujours pas découvert qu'une même cause a toujours les mêmes effets !
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Mais elle s'était inscrite pour un long stage de yoga; ceci doit expliquer cela aussi....
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Combien, et où, si ce n'est pas indiscret, l'inscription au stage ?
Ecrit par : yann | 15 février 2010
Côte sud-est (je ne sais plus exactement où); dans un tout petit village - poisson frais tous les jours; elle en a eu, si mes souvenirs sont exacts, pour moins de 600 pour 6 mois. Elle est partie par une asso. Oui, il existe toujours des bons plans pas chers....
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Argh ! Il y en manque un bout ! Que s'est-il passé ? Je continue donc...
Nos élèves entament donc le cycle des approfondissements parfois en échec depuis la Petite Section, n’ayant jamais eu l’occasion de comprendre pourquoi on les avait fait monter dans cette galère ni comment il était possible de la faire avancer sans rames, ni voiles, ni moteur !
À une époque où l’on parle sans arrêt d’estime de soi, c’est quand même plutôt fort de bouchon, comme disait ma grand-mère !
Et ce fameux cycle des approfondissements continue imperturbablement à leur maintenir fermement la tête sous l’eau ! Vous avez détesté vos « exploitations d’albums » et vos « productions d’écrit » depuis la Petite Section ? Vous n’avez rien compris à la technique de l’addition, de la soustraction et de la multiplication ? Vous ne savez toujours pas reconnaître un nom d’un verbe, conjuguer ce dernier au présent de l’indicatif ? Vous n’avez aucune idée de ce qu’est une plaine, un plateau, une côte, un mammifère, un oiseau, un tube digestif, un état solide, liquide ou gazeux ? Vous ne vous considérez pas comme le membre d’un groupe, ne savez pas interagir avec d’autres êtres humains, écouter la parole d’autrui, rester assis un petit quart d’heure en vous concentrant sur votre tâche ?
Ne vous inquiétez pas, on prend les mêmes et on recommence ! Tout ! Depuis le début ! Comme si vous n’aviez jamais été scolarisés, instruits, éduqués ! Avec les mêmes méthodes, totalement inadaptées mais ça ne fait rien ! Si les adultes y arrivent, il n’y a aucune raison que cela soit mauvais pour vous ! Vous réduire à l’état d’enfant vagissant serait très mauvais pour votre estime personnelle !
Et puis, si vous échouez, ce ne sera pas grave, on ne peut pas demander à tout le monde de progresser au même rythme. L’important, c’est de vous donner envie.
Et pour cela, nous vous avons concocté un projet d’école imparable : premier trimestre, la semaine du goût, celle du TBI, le Grenelle de l’environnement, Copenhague et puis la préhistoire et puis… que sais-je encore ; le deuxième trimestre s’annonce très fort, un tremblement de terre à Haïti, les jeux olympiques d’hiver à Vancouver et puis, et puis, pourvu qu’il n’y ait pas un tsunami, c’est bon pour le programme de sciences, de géographie, de français (qui sert à tout donc est casable partout) et le bédeuzi, en revanche, quand allons-nous caser la division si, par malheur, ça nous tombe sur le coin du bec ?
Parce qu’après 1989, il y a eu 2002 ! L’apothéose des apothéoses ! Plus aucun contenu, ça aide pour fabriquer des citoyens ! Ça, c’en était une de réforme qu’elle était bonne !
Même l’ordre des « domaines » était intéressant à analyser !
Premier domaine : le français partout et tout le temps ! Maîtrise du langage et de la langue française que ça s’appelait ! Se servir des échanges verbaux dans la classe, avoir acquis une meilleure maîtrise (meilleure… vous noterez…) du langage écrit dans les activités de la classe.
Deuxième domaine : l’éducation civique ! Plus importante donc que tout ce qui suivra ! Quand je vous disais que l’on reprendrait tout à la base ! S’intégrer à la collectivité, réfléchir sur des problèmes concrets afin de prendre conscience de l’articulation entre liberté personnelle, contraintes de la vie sociale et affirmation des valeurs partagées !
Vous ne l’aviez pas compris en PS, en MS, en GS, au CP et au CE1, vous avez encore trois ans pour commencer à l’admettre ! Et même qu’on pourra vous concocter un petit PAI si toutefois vous avez encore tendance à considérer que vos problèmes comportementaux reconnus médicalement vous autorisent à bastonner vos adversaires à la récré ou même en classe !
Troisième domaine : la littérature. Dans le but de constituer une culture commune susceptible d’être partagée, y compris entre génération. Le ministère dans sa grande bonté fournit aux instits zélés un répertoire de 300 à 400 « œuvres » dans lequel ils sont censés en piocher une dizaine chaque année en toute liberté pédagogique ! Culture commune ? Un matheux s’il vous plaît pour nous calculer le pourcentage de chances pour que les élèves d’un secteur de recrutement d’un collège aient effectivement lu en classe les mêmes trente œuvres en trois ans ?
Quatrième domaine : l’observation réfléchie de la langue. Des moments de découverte visant à développer la curiosité des élèves et leur maîtrise du langage, et non une série d’exercices répétitifs mettant en place des savoirs approximatifs et l’usage prématuré d’une terminologie inutilement complexe … Si, si, c’est écrit en toutes lettres page 195 du livre « Qu’apprend-on à l’école élémentaire », bréviaire des instits de septembre 2002 à septembre 2008) !
Cinquième domaine : les langues étrangères ou régionales. Je passe rapidement. Sans formation pour une grande majorité d’instits. Quelques heures en IUFM pour les petits nouveaux qui entrent dans la carrière. Des postes fléchés au mouvement qui fichent en l’air l’attribution des postes en fonction du barème et sèment la zizanie au sein des équipes. Des disparités énormes entre communes riches et communes pauvres, zones urbaines et zones rurales.
Sixième et septième domaines : histoire et géographie. Ambitions démesurées, contenus étiques, citoyenneté et bons sentiments. RAS.
Huitième et neuvième domaines : l’éducation scientifique (tiens, ils nous préparaient déjà le socle commun de compétences, c’est le même ordre).
Dans les objectifs des mathématiques, ils sont même arrivés à nous placer la citoyenneté : « doivent contribuer au développement d’une pensée rationnelle, à la formation du citoyen, et permettre de bénéficier au mieux de l’enseignement donné au collège » (page 225) ! Et toujours à la sauce « constructiviste », bien sûr : « Il est nécessaire de prendre en compte les démarches mises en œuvre par les élèves, les solutions personnelles qu’ils élaborent, leurs erreurs, leurs méthodes de travail, et de les exploiter dans des moments de débat » (page 226). Avec de telles méthodes pédagogiques, chronophages au plus haut point, les contenus, déjà sérieusement érodés par les réformes de 1989 et 1995, baissaient évidemment encore un peu. Il fut même un moment question de supprimer carrément la division mais, devant le tollé des mathématiciens, on recula en dernière minute.
Je vous passe les sciences expérimentales et la technologie, la Main à la Pâte a un site internet, vous y trouverez tout cela. Ambitions maximales, contenus minimaux. Pas plus.
Même chose pour les trois derniers domaines (arts visuels, musique et éducation physique et sportive) et pour la petite annexe concernant le B2I. Pour ce dernier, mêmes constatations que pour les langues étrangères : formation des enseignants au bon vouloir des inspections académiques, accentuation des disparités entre communes riches et communes pauvres, zones urbaines et zones rurales pour le plus grand bénéfice de ceux qui souhaitent si ce n’est une disparition pure et simple de l’Education Nationale au moins une régionalisation et une autonomie accrue des établissements.
Voilà, ce fut très long, toutes mes excuses. Je pense qu’en effet Guy et Michel pourront ajouter quelques précisions à ces constatations d’instit de terrain.
A Cadichon et alii : Soyez gentils de bien vouloir ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Merci.
A Ipidiblue : Excusez-moi de polluer ce blog par de la basse cuisine purement scolaire.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Posté sur le blog de Daniel Arnaud:
Le grand public doit savoir que c'est bien souvent la HIERARCHIE elle-même qui est le principal obstacle au fonctionnement des établissements. Maurice Maschino a parfaitement décrit le phénomène dans un livre écrit au scalpel, "L'école de la lâcheté" (Jean-Claude Gawsewitch éditeur). Dans ma région, les cas de profs convoqués manu militari et traités comme des délinquants par le principal ou le proviseur parce que des élèves ou leurs parents se plaignent des remarques, retenues et autres (petites) sanctions infligées à Monchéri et Moncoeur sont en augmentation sensible. C'est le monde à l'envers et c'est un pur SCANDALE.
Ecrit par : Françoise | 12.02.2010
Ecrit par : Françoise | 15 février 2010
Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Vous vous exprimez comme un vulgaire blogueur libéral !
C'est mâââl...
Ecrit par : yann | 15 février 2010
De toute façon, Yann et moi ne sommes pas concernés. 65 ans, c'est notre taf et ça l'a toujours été. Il est vrai que nous exerçons un métier calme, sans stress, sans fatigue physique et très rémunérateur.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux.
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Et en plus, nous avons appris à ne pas tenir compte des spasmes post mortem (et même des convulsions agoniques)et à expliquer aux gens que non, il n'est plus vivant, c'est juste une activité réflexe du système sympathique.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Et il en manque encore un petit bout dans la première partie (à insérer juste après le paragraphe sur la "remédiation" que je remets pour plus de clarté). Encore toutes mes excuses à ceux qui considèrent que ce blog dévie dès qu'on y parle "boutique".
Comme il était impossible à ces enfants-là, du fait de leur immaturité et de leur manque criant de connaissances dans les domaines concernés, de réaliser les tâches "suggérées", on a bien sûr dû se contenter du minimum et même parfois moins. On s'est donc mis à gérer d'abord le "parfois moins" à grands coups de "remédiations", d' "ateliers décloisonnés", de "différenciations", de "projets d'aide individualisée", de "projets personnalisés de réussite éducative".
On a aussi modifié la pédagogie de l’école maternelle en instaurant les « ateliers tournants » : puisque l’on n’arrivait plus à faire suivre tous les bambins en même temps, on a retrouvé le vieux système du préceptorat et, comme ce n’était pas commode dans une classe de trente, on l’a adapté. Chaque jour, la maîtresse prend un petit groupe de cinq à six enfants pour une trentaine de minutes, laissant les vingt-cinq autres « en autonomie ». La journée de classe ne durant que cinq heures (trente minutes de récréation par demi-journée, en maternelle), comportant par ailleurs quelques plages collectives ou carrément individuelles (dans certaines classes, tous les matins, la journée commence par une demi-heure d’accueil où les enfants vaquent à leur guise dans la classe pour effectuer en douceur la transition entre le milieu familial et l’univers carcéral de l’école à la papa), il arrive fréquemment que les moments d’autonomie dépassent largement ceux pendant lesquels l’enfant est réellement encadré par son maître.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Catmano est unique et précieuse.
On la garde… Si elle veut bien…
JPB
PS. Dobolino, j'ai dans l'idée qu'il en est des vétos comme des profs : tous ne sont pas logés à la même enseigne…
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Merci Catmano; je sais un peu mieux d'où me montent (de la Maternelle au Lycée) ou me descendent (du "un peu de connaissances" au "mais qu'est-ce qu'il dit, le prof?") mes élèves.
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
A Ipidiblue : Excusez-moi de polluer ce blog par de la basse cuisine purement scolaire.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Ô moi je m'en fiche je suis parti dans un Âshram avec Penda !
En plus on se nourrit avec trois grains de riz par jour alors la cuisine ...
Ecrit par : iPidiblue fait maigre | 15 février 2010
Il y a quand même quelque chose que je voudrais signaler, ce n'est pas moi le plus hystérique des français !
Avez-vous remarqué qu'en 2007 il y avait trois candidats principaux susceptibles d'être élus, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou.
En vertu du mieux-disant névrotique, il y a eu une concurrence à celui dirait le plus de conneries, et c'est Sarkozy qui a gagné haut la main !
Le plus calme, le plus raisonnable, le plus professoral on va dire, François Bayrou n'a pas passé le premier tour ...
J'ai bien peur que cette hystérie collective ne se reproduise encore en 2012 !
Aux Etats-Unis l'élection d'Obama a été l'occasion d'un déluge de névroses diverses et variés médiatisées à qui mieux mieux notamment en Europe et particulièrement en France ...
Je crains que l'enseignement n'ait largement été contaminé par ce mal-disant de la névrose, le toujours plus du cycle hystérique ...
Mais le mieux est parfois l'ennemi du bien comme disait Voltaire.
Ecrit par : iPidiblue le plus professoral ... | 15 février 2010
Moi je suis quelqu'un de très calme et très ennuyeux c'est pourquoi je n'intéresse personne ... cela vous va Catmano comme définition : je suis un cancre fastidieux !
Ecrit par : iPidiblue le plus ennuyeux des cancres | 15 février 2010
Moi je suis quelqu'un de très calme et très ennuyeux c'est pourquoi je n'intéresse personne ... cela vous va Catmano comme définition : je suis un cancre fastidieux !
Ecrit par : iPidiblue le plus ennuyeux des cancres | 15 février 2010
Merci, mon bon Ipidi, de recentrer le débat sur l'unique raison de mon intérêt pour ce blog : vous, votre vie, votre œuvre !
Allez-y ! Cette Cat-quelque chose nous pompe l'air avec ses salades ! Merci de nous aider à le lui faire comprendre !
Ne vous inquiétez pas, vous intéressez, que dis-je, vous passionnez au moins un lecteur de ce blog : moi !
Vous n'êtes pas un cancre fastidieux, vous êtes la lumière de mes jours et de mes nuits ! Et je vous encourage à reléguer dans l'ombre tous les empêcheurs d'Ipidiblueser en rond !
Ecrit par : un admirateur secret | 15 février 2010
PS. Je constate que mon post de ce matin sur les retraites n'émeut personne. Vous allez l'avoir dans l'cul, les mecs, sans beurre et avec la poignée de cailloux. Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Toujours ravie de constater que mon nom est Personne.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Je vais vous dire ce que je pense : vous deviendrez des citoyens mûrs le jour où vous accepterez d'élire quelqu'un qui ne vous fera pas rêver ...
Prenez l'homme politique le plus terne ce sera toujours le mieux-disant du point de vue de la raison.
Un peuple mature a-t-il besoin de coquecigrues ?
Pour le rêve, il y a l'art, la science, la vie privée des anges que sais-je ...
La politique c'est le contingent, les basses oeuvres, les soutes du navire là où l'on met les machines obscures.
Une bonne politique c'est une politique silencieuse qui fonctionne comme une machine parfaite, sans à-coup, sans changement de barre à tous les instants, bien huilée, sans déperdition d'énergie.
"Le changement" de Sarkozy c'est l'illusion hystérique ou lyrique dont je ne vois pas le moindre commencement d'intérêt.
Est-ce que l'on change les lois de la thermodynamique tous les quatre matins ?
Une société parfaite ou quasi-parfaite transforme de l'énergie en intelligence ou le contraire sans perdre trop au change (il y a toujours un résidu incompressible, une perte sèche).
Il faut accepter de manière sensée que l'on n'a pas tous les pouvoirs et que les lois physiques s'appliquent aussi au domaine moral.
Développer serait trop long ...
Ecrit par : iPidiblue et les enthousiasmes mal-éteints | 15 février 2010
PS. Dobolino, j'ai dans l'idée qu'il en est des vétos comme des profs : tous ne sont pas logés à la même enseigne…
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Ça n'a pas grand chose à voir avec la fonction publique professorale. C'est un autre univers. Le diplôme est une simple autorisation à exercer et rien de ce qui a été enseigné à l'école, pas plus que le rang de sortie ou autre réussite scolaire n'a d'influence, aussi infime soit-elle, sur la trajectoire professionnelle.
Si, par exemple, j'avais voulu devenir professeur, j'aurais probablement intégré Fontenay ou Sèvres et ma trajectoire future aurait été influencée en bonne partie et durablement par ma scolarité dans l'enseignement supérieur.
Dans ma profession, on peut cuber sa prépa, intégrer à la dernière place, doubler les deux premières années, écrire en petit nègre une thèse lamentable et faire un plateau télé en tant que grand spécialiste reconnu de telle maladie dix ans après la sortie puis enchaîner les conférences et gagner un max de fric en travaillant réellement très très bien. On peut sortir major et végéter entre vaccins et castrations. Les facteurs qui entrent en ligne de compte sont multiples mais aucun n'est en rapport avec la scolarité puisque ce n'est même pas obligatoirement ceux qui ont le mieux réussi dans le régime prépa qui vont être les plus opiniâtres, batailleurs et bosseurs sur le terrain. La prépa est certes un galop d'essai pour tester la résistance à l'effort, à la pression et à la tension, mais sans plus.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Et puis, Catmano, tu as oublié un autre truc, c'est que bon nombre de GS sont en fait maintenus dans l'ambiance du cycle 1. Quoique tu le sous-entend, quand même.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Et puis, Catmano, tu as oublié un autre truc, c'est que bon nombre de GS sont en fait maintenus dans l'ambiance du cycle 1. Quoique, tu le sous-entends, quand même.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
En effet. D'ailleurs, certains collègues de CP envisagent très sérieusement de "maternaliser" la première année d'école élémentaire.
De toute façon, le statut de la GS a toujours été bancal.
Le jeu voulait que l'on fasse trois cycles de trois ans, or, il était déjà question d'éjecter les "deux ans" de l'école maternelle. Du coup, il manquait une année.
Quelqu'un eut l'idée lumineuse de placer la GS dans deux cycles à la fois et de "laisser à l'appréciation des maîtres" la place de chacun de leurs élèves : certains finissant le "cycle des apprentissages premiers", les autres entamant le "cycle des apprentissages fondamentaux". Égalité des chances, encore une fois ?
Cela plut à tout le monde, ceux qui avaient peur de précipiter trop tôt les enfants dans l'enfer des apprentissages et ceux qui avaient dans l'idée que ce serait bien commode le jour où il s'agirait d'aligner le système scolaire français sur celui des autres pays d'Europe ! On sucrerait la maternelle mais on ferait plaisir au bon peuple en décrétant la scolarité obligatoire à cinq ans, montrant par là combien on était attentif à garder un des symboles de l'excellence du système français !
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Copé, sur le sujet du jour :
http://www.slate.fr/story/17345/cope-la-violence-des-jeunes-lechec-des-adultes
Des enseignants du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine ont décidé de ne plus faire cours depuis l'agression d'un de leurs élèves âgé de 14 ans par six autres jeunes cagoulés. Leur indignation est légitime: nous voulons tous que l'école soit un sanctuaire du savoir où la violence est bannie, mais sa vocation éducative ne suffit pas à la protéger de l'insécurité; nous aimerions tous croire que la violence épargne les plus jeunes, mais ce qui se passe dans les cours de récréation nous montre le contraire.
Les enseignants sont, avec les élèves, les premières victimes de ce phénomène. L'exercice de leur profession est profondément fragilisé par l'insécurité dans les établissements: il est anormal de devoir transmettre son savoir en ayant la peur au ventre face à des élèves eux-mêmes paralysés par l'inquiétude. Certains professeurs se retrouvent dans des situations où, avant même de pouvoir enseigner, ils doivent commencer par endosser le rôle d'éducateurs, de surveillants, d'assistants sociaux, de conseillers familiaux, ou même de policiers. Je comprends leur malaise.
Pour certains syndicats, la solution au problème de la violence à l'école serait évidente: il faudrait massivement recruter des surveillants. Bien sûr, dans certains cas, un poste de surveillant supplémentaire peut contribuer à stabiliser une situation difficile. Mais réduire la question de la violence à celle des effectifs de l'Education nationale me semble simpliste. D'ailleurs, les chiffres de la violence à l'école ont été assez stables au cours des années 2000 quelles que soient les variations d'effectifs. Ensuite parce que je crois que, face à la violence des enfants et des adolescents, il faut prendre le mal à la racine et apporter des réponses qui prennent en compte les parcours chaotiques de certains élèves.
Chaos familial
C'est ce que j'ai pu constater dans ma ville de Meaux, la semaine dernière, lorsque j'ai été confronté à un acte de violence grave dans une école primaire. Un élève de 11 ans en classe CM2 de l'école Alain-1 a frappé violemment un de ses camarades avant d'asséner un coup de poing dans le ventre de son instituteur qui voulait l'arrêter. Il l'a ensuite menacé en affirmant que ses grands frères allaient venir le venger. Suivant les procédures, l'instituteur a porté plainte et des policiers en civil sont venus en voiture banalisée chercher l'enfant dans le bureau de la directrice en toute discrétion. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de cet instituteur et sa directrice: ils ont su réagir avec la fermeté indispensable face à ce déchaînement de violence gratuite sans pour autant stigmatiser cet élève devant ses camarades.
Quelques jours après les faits, j'ai rencontré le père de cet élève. Il a commencé à chercher des excuses à son fils, en expliquant que tout ça n'était pas bien méchant, qu'il ne faisait jamais que jouer au catch avec ses copains, que les torts étaient partagés avec l'instituteur... J'ai pris le temps de l'écouter, de le raisonner et enfin, il est arrivé à reconnaître, avec beaucoup de désarroi, que son fils avait eu un comportement inacceptable.
En échangeant avec cet homme, j'ai vite compris que cette affaire trahissait une absence d'autorité parentale, liée à une situation familiale compliquée. Le garçon de 11 ans vit dans une famille éclatée et est en partie élevé par sa grande sœur dont ce n'est pas le rôle! Un de ses frères est apparemment connu des services de police pour des violences envers des forces de l'ordre. Le chaos familial est une cause malheureuse de la dérive de cet enfant sans repères, en début d'échec scolaire. Il faudra évidemment un parcours adapté pour redresser la situation.
Les enfants ne naissent pas plus violents
Après un rappel à la loi, j'ai passé un engagement moral avec le père: je lui ai demandé de prendre ses responsabilités, de s'investir auprès de son fils, de le recadrer et, de mon côté, je me suis engagé à tout faire pour lui redonner une seconde chance. J'ai ainsi obtenu que cet enfant soit intégré dans le dispositif de poursuite de scolarisation, que nous avons mis en place avec succès à Meaux, et qui était jusqu'à présent réservé aux collégiens difficiles. Ce dispositif consiste à placer l'élève exclu d'un collège dans un centre spécifique où il rencontre notamment un psychologue et un délégué du procureur avant d'être à nouveau scolarisé. L'enfant en question a ensuite intégré une nouvelle école où il suit les cours et les dispositifs d'aide scolaire. Je reverrai son père dans deux mois, pour faire un point avec lui et voir s'il a respecté sa part du contrat.
La violence des jeunes est un problème d'adultes! Les enfants du XXIe siècle ne naissent pas plus violents que ceux du siècle dernier. C'est la faillite éducative des adultes dans leur ensemble qui mènent aux dérives d'une partie de nos enfants. La fragilisation des structures familiales rend parfois les parents démunis. Cela invite les politiques à explorer de nouvelles pistes pour accompagner les familles dans leur mission d'éducation, sans les déresponsabiliser.
Je crois qu'il faut mobiliser autour du maire tous les services de l'Etat et des collectivités locales pour mettre en place un suivi personnalisé des familles les plus fragiles. C'est ce que nous faisons à Meaux, avec des résultats très satisfaisants. Nous réunissons autour d'une même table tous les acteurs concernés par la question de délinquance juvénile et d'insécurité à l'école: directeurs d'établissements, enseignants, services sociaux, élus locaux, police, parquet de justice... En coordonnant leurs efforts, tous ces acteurs identifient les familles à risque, les soutiennent et, au besoin, orientent les enfants vers des dispositifs adaptés de dépistage de la délinquance et de poursuite de la scolarisation. Les dispositifs comme «l'école des parents» où les familles trouvent un appui et des conseils sont également très utiles.
Droit à l'expérimentation
Parallèlement, nous devons mener une vraie réflexion sur la carte scolaire. Comme je l'avais déjà proposé sur Slate, le 25 octobre dernier, je suis convaincu qu'il faut faire davantage confiance aux acteurs de terrain, en profitant notamment du droit à l'expérimentation prévu par la loi. Je pense que pour renforcer la sécurité à l'école nous pourrions par exemple expérimenter le lancement d'établissements scolaires par classe plutôt que par quartier. Cela permettrait de protéger les élèves les plus jeunes de leurs aînés, parfois tentés de les menacer et de les dévoyer, et faciliterait le travail de surveillance à l'école.
A côté des mesures de sécurité indispensables, c'est bien cet effort en amont — de responsabilisation et d'appui des parents, de refonte de la carte scolaire et de coordination des services de l'Etat impliqués dans l'éducation — qui peut nous permettre de juguler la violence des plus jeunes. Il serait illusoire de croire que ce problème peut être résolu par une simple augmentation des effectifs de l'Education nationale. Plutôt que d'avoir une approche idéologique, nous devons tous nous retrouver, élus, enseignants et parents d'élèves, pour mettre en place des solutions adaptées à une violence qui traduit d'abord un échec des adultes.
Jean-François Copé
Ecrit par : yann | 15 février 2010
Pendariès, préoccupez-vous du devenir de vos élèves filles : la plupart des prostituées et des actrices du X ont commencé par un gentil petit viol des familles… JPB
Dans une émission récente où le talent des enfants était à l'honneur, on a pu voir une charmante gamine déguisée en danseuse de tango, chignon serré, maquillage et talons hauts. Elle avait 8 ans. Même pas l'âge de mes CM1.
J'ai eu très très mal de voir ça. Quelle différence avec le viol de l'enfant dans le secret de la famille, l'exposition indécente de cette enfant à la concupiscence tapie devant les écrans ?
Qu'est-ce que les familles ont dans la tête quand elles exposent ainsi leurs enfants ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Quoique, tu le sous-entends, quand même.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Pour sous-entends, je suis d'accord pour le s que tu as aimablement rajouté mais je suis en désaccord avec la virgule que tu as placée entre quoique et tu. Je revendique le droit de choisir mes marques de ponctuation !
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Tiens, c'est la seconde fois que je suis d'accord avec Copé.
2017 ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Un article qui fait froid dans le dos, signalé par D. Arnaud:
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-professeurs-de-vitry-sur-seine-69646
Ecrit par : Françoise | 15 février 2010
Pour sous-entends, je suis d'accord pour le s que tu as aimablement rajouté mais je suis en désaccord avec la virgule que tu as placée entre quoique et tu. Je revendique le droit de choisir mes marques de ponctuation !
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Toutes mes confuses. Il me semblait qu'après "quoique", il aurait fallu un subjonctif. Je résolvais le problème en collant une virgule au milieu ;-).
Mais faut-il réellement un subjonctif après quoique ? Il semblerait que non.
Je veux bien un petit cours.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Tiens, c'est la seconde fois que je suis d'accord avec Copé.
2017 ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Même sur les écoles par classe d'âge ?
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Catmano, j'avais eu le sentiment que la virgule, après le "quoique", créait une anacoluthe — ce qui dispense de recourir au subjonctif, puisqu'on repart sur une construction nouvelle. Hein, Dobolino, que c'était ça — pas vrai ? Tiens, encore une…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Même sur les écoles par classe d'âge ?
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
C'est pas plus bête comme expérimentation que bien des âneries proposées depuis des lustres.
Je vais de ce pas proposer à mon maire de se porter candidat : il y a ici quatre collèges publics, répartis équitablement sur le territoire de la commune. Une classe par collège, et hardi petit !
Ecrit par : yann | 15 février 2010
Peut-être pas, Catmano, mais c'est assez secondaire, non ?
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/comment-je-suis-devenu-prof-en-un-jour_849065.html#xtor=AL-447
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
En ce cas, les points de suspension n'auraient-ils pas été mieux indiqués ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
@ Catmano :
Quoique introduisant une circonstancielle d'opposition ou de concession est suivi du subjonctif, comme bien que ou encore que.
Quoique introduisant une objection provenant d'une réflexion après coup est suivi de l'indicatif. C'est le cas, donc de la fameuse anacoluthe.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
points de suspension si vous voulez.
Et puis arrêtez de m'énerver, sinon je vote Madelin. Y'a assez des bouseux pour me mettre les nerfs, en ce moment.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Gné ?
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Dans ma région, les cas de profs convoqués manu militari et traités comme des délinquants par le principal ou le proviseur parce que des élèves ou leurs parents se plaignent des remarques, retenues et autres (petites) sanctions infligées à Monchéri et Moncoeur sont en augmentation sensible. C'est le monde à l'envers et c'est un pur SCANDALE.
Ecrit par : Françoise | 12.02.2010
Ecrit par : Françoise | 15 février 2010
---
C'est ce qui m'est arrivé (mais pas manu militari : une secrétaire est venue taper à ma porte pendant que je faisais cours; elle me dit, "Monsieur le proviseur vous demande de passer à son bureau le plus vite possible." [1.]) à cinq semaines de mon départ à la retraite !
1. Je vous jure que je crus qu'il allait m'annoncer que je recevais les Palmes académiques, what(d) else ? In any case, je pensais qu'il allait m'annoncer une bonne nouvelle plutôt qu'une mauvaise.
Hélas ! rien de tel.
Une parente d'élève se plaignait, notamment, de ce que je ne faisais plus de travaux pratiques dans la classe de son fils. C'était vrai. Mais un vol avait été commis pendant ma séance de TP au milieu du premier trimestre. Une aide de laboratoire m'informa, après que les élèves eurent quitté la place, qu'il manquait un appareil didactique (un interrupteur). Lorsque je revis mes élèves, je leur dis ce qui m'avait été rapporté, et que, par conséquent, je suspendais les TP jusqu'à ce que le coupable se dénonçât et rendît l'appareil. Cela ne se produisit jamais. Mais trois mois plus tard, une aide de laboratoire retrouva l'appareil sur un radiateur dans le couloir où les élèves circulaient. Le courageux voleur - contraint par ses camarades, à n'en pas douter - l'avait mis là, n'osant pas se présenter à moi.
Je ne repris pas les séances de TP. (Je faisais des séances d'exercices théoriques à la place ; ils ne perdaient pas au change car, en TP, ils faisaient joujou.)
Comme je m'y attendais, peu après, un élève de cette classe me dit :"Monsieur, quand est-ce que vous refaites des séances de TP ?" Je répondis :"Ah ! vous avez retrouvé l'interrupteur ? Rapportez-le-moi, et je reprends les TP." Là, silence de mort. J'enchaînai avec mon cours. L'élève revint à la charge. "Mais, Monsieur, vous êtes obligé de faire des TP."
Je répondis :"Dans ma classe, je suis libre d'agir à ma guise. Nul ne peut m'imposer quoi que ce soit, ni le proviseur, ni l'inspecteur d'académie, ni le recteur de l'académie, ni le ministre de l'éducation nationale, ni le président de la République, ni qui que ce soit au-dessus de ce dernier." (Je pensais à Dieu, naturellement, mais je ne sais pas s'ils ont saisi la plaisanterie, tant ils étaient stupides.) Cela se passait vers mars 2000. Ils courbèrent l'échine.
Aussi fus-je surpris de ce que me dit le proviseur vers le 20 mai 2000. Je lui expliquai ce qui précède, mais en omettant de parler de la restitution subreptice (et courageuse, ô combien !) de l'appareil. Je me suis dégonflé ! J'aurais dû, rien que pour le faire exploser.
J'ai, en gros, réfuté courtoisement tous les arguments qu'avança le proviseur pour justifier ses reproches. Mais je n'ai pas cédé.
(N'avais-je donc tant vécu, enseigné avec tant de talent, de dévouement, d'abnégation - ma note pédagogique ne reflétait pas ma valeur - que pour subir cet outrage ?)
Je lui dis notamment qu'à cinq semaines de la retraite, je n'allais certainement pas me soumettre aux caprices de cancres de dix-sept ans, ni changer ma façon d'enseigner. Amen.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
---- Non, vraiment, il faudrait que TOUS s'y mettent et ne profitent pas d'un système devenu fou et (faussement) généreux, vache-à-lait en fric (des heures de garderie, ça va, ça ne tue pas...).
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
---
Bien sûr, Pendariès, vous avez raison.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
parce qu'on est un facho dès qu'on est pour la peine de mort ?
ben mince alors !
Ecrit par : exTC | 15 février 2010
Catmano, j'avais eu le sentiment que la virgule, après le "quoique", créait une anacoluthe — ce qui dispense de recourir au subjonctif, puisqu'on repart sur une construction nouvelle. Hein, Dobolino, que c'était ça — pas vrai ? Tiens, encore une…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Eh ben oui. C'est exactement ça !
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Quoique introduisant une objection provenant d'une réflexion après coup est suivi de l'indicatif. C'est le cas, donc de la fameuse anacoluthe.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Moi, je suis comme Mr Jourdain ! Je fais des anacoluthes sans le savoir.
C'est ça le grand style !
J'ai loupé ma vocation, j'aurais dû faire "grand auteur" au lieu de perdre mon temps à expliquer aux bouseux d'opérette qu'à moins 20°C, une vache fraîche vélée ou une chèvre qui vient de mettre bas, il lui faut des céréales. 25 ans que je répète ça à des benêts qui me regardent avec un sourire matois, le béret enfoncé jusqu'aux oreilles.
Et ne croyez pas que l'adjectif matois est utilisé pour évoquer une quelconque lueur d'intelligence. C'est juste un truc qu'ils ont appris à l'école, face à ces saloperies de hussards noirs.
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
Tenez, la dernière en date.
Moi: et vos chèvres, vous leur donnez de l'aliment concentré ?
Lui: ah! non, mais j'ai acheté des oligoéléments pour mettre dans l'eau.
Et celui-là, il est encore plus vieux que Brighelli et a même largement l'âge de Guy Morel. Alors ne venez pas me dire que ça vient des nouveaux programmes scolaires !
Ecrit par : dobolino | 15 février 2010
J'ai rajouté une Note dans ma Note, que vous ne lirez pas forcément et que je préfère dupliquer ici-bas :
"J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. Je vous donne sa réponse brute de décoffrage : "Sur une base 100 chômeurs, 35 ont moins de 26 ans et 27 ont 50 ans et plus. Un quart de chômeurs est ou arrive en fin de droit tous âges confondus, mais ce sont les jeunes les plus touchés car leur durée d'indemnisation par l'assurance chômage est plus courte et donc ils arrivent plus vite à la situation de fin de droit. Gros débat d'actualité aujourd'hui. Le plus souvent les jeunes en fin de droit n'ont droit à rien d'autre tant qu'ils n'ont pas atteint l'âge de 26 ans. Pour les plus de 50 ans en fin de droit il peut y avoir le RSA (ex RMI, servi par le Conseil Général) ou l'ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) servie par l'Etat. Mais plus d'un quart des plus de 50 ans en fin de droit n'ont plus rien ensuite (estimation officielle pour l'année 2010 : 400 000…). Economiquement parlant c'est le chômage des plus de 50 ans qui pèse le plus (durée d'indemnisation et niveau d'indemnisation plus conséquents) mais humainement et sociologiquement, c'est la jeune génération qui est sacrifiée..."
AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Marianne 2 a repris mon fil…
Si d'aucuns ici avaient le temps de passer y laisser un commentaire — parce qu'entre les pédagos qui me haïssent et les fachos qui en déduisent, à peu de choses près, que je suis partisan de la peine de mort…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
J'irai voir, dès que je serai revenu de la boulangerie.
Marianne 2 a repris un article de Causeur où il est question d'hétérophobie et de menace sur l'intégrité psychique de l'enfant... Ils ne font pas que de bons choix, là-bas.
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
" Un article qui fait froid dans le dos, signalé par D. Arnaud :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-professeurs-de-vitry-sur-seine-69646 "
Ecrit par : Françoise | 15 février 2010
A ce propos, je précise que l'auteur de l'article, lui-même retraité de l'Education nationale, a publié plusieurs ouvrages qui contribuent également à "autopsier le mammouth". Je signale notamment :
"Un blâme académique flatteur" et "Les Infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir", tous publiés aux éditions Lacour.
Je ne les ai découverts que par extraits interposés (sur Agoravox), mais j'ai très envie de les lire (pas beaucoup de temps en ce moment malheureusement, élections territoriales oblige)... Les réflexions de l'auteur ont l'intérêt, me semble-t-il, de mettre en relation la dégradation des conditions d'enseignement avec le rôle de la hiérarchie... Peut-être un intervenant connaît-il, et pourrait-il nous en dire plus?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Je ne les ai découverts que par extraits interposés (sur Agoravox), mais j'ai très envie de les lire (pas beaucoup de temps en ce moment malheureusement, élections territoriales oblige)... Les réflexions de l'auteur ont l'intérêt, me semble-t-il, de mettre en relation la dégradation des conditions d'enseignement avec le rôle de la hiérarchie... Peut-être un intervenant connaît-il, et pourrait-il nous en dire plus?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Trop brièvement.
Les pratiques dénoncées sont bien réelles. L'introduction dans l'EN du management d'entreprise n'est pas chose nouvelle. Le recteur est dans la ligne.
Ecrit par : guy morel | 15 février 2010
Questions pour les instituteurs, trices de ce blog. La directrice de l'école où je veux inscrire ma fille qui a un retard de langage ( elle vient d'avoir 3 ans) veut que je fasse une demande d'AVS. Or j'ai vu qu'il fallait passer par la case MDPH. Est-ce que cela risque de lui coller une étiquette "handicapée"pendant des années? Est-ce que la directrice peut refuser de prendre ma fille si je ne fais pas la demande d'AVS? Je remercie les personnes qui voudront bien me répondre.
Ecrit par : béatrice | 15 février 2010
Un grand merci à Catmano
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 février 2010
@ Béatrice : Il est très curieux que la directrice ait refusé d'emblée d'inscrire la petite. Le retard de langage n'est pas rare chez les enfants de 3 ans.
Le conseil que je peux vous donner c'est de consulter un PEDOPSYCHIATRE qui est habilité à dresser un bilan et à évaluer le retard en question, car un retard de langage peut n'être qu'un retard qui va se combler sans problème, mais il peut être aussi un symptôme de troubles plus profonds que lui seul peut évaluer.
Pour vous ce serait donc la première étape. Ensuite, vous contacterez cette directrice et lui demanderez à nouveau l'inscription de votre enfant, ce qu'elle ne peut vous refuser sauf absence de place, et vous lui demandrez les coordonnées de l'enseignant référent de l'école. C'est la personne qui coordonne tous les projets des enfants handicapés. L'école doit disposer du nom de cet enseignant référent. Forte de votre bilan, vous ferez avec son aide et si cela s'avère nécessaire, les démarches de reconnaissance de handicap. DEDRAMATISEZ, et tenez-nous au courant.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Questions pour les instituteurs, trices de ce blog. La directrice de l'école où je veux inscrire ma fille qui a un retard de langage ( elle vient d'avoir 3 ans) veut que je fasse une demande d'AVS. Or j'ai vu qu'il fallait passer par la case MDPH. Est-ce que cela risque de lui coller une étiquette "handicapée"pendant des années? Est-ce que la directrice peut refuser de prendre ma fille si je ne fais pas la demande d'AVS? Je remercie les personnes qui voudront bien me répondre.
Ecrit par : béatrice | 15 février 2010
Un retard de langage à tout juste trois ans ? Bizarre autant qu'étrange. Selon l'orthophoniste que je consultais il y a une vingtaine d'années pour des problèmes de voix, avant quatre ans, tout est normal, y compris la mutité complète (du moment où l'ouïe est normale, bien entendu)...
Consultez déjà votre pédiatre et faites-lui prescrire un bilan orthophonique.
Pour la MDPH, je ne peux pas vous dire. Désolée.
En tout cas, c'est tout à votre honneur de ne pas vouloir coller une étiquette "handicapée" à votre fille. Nombreux sont hélas les parents à ne pas hésiter et à solliciter leurs médecins pour obtenir le précieux sésame qui dispensera leurs enfants du moindre effort.
Nota bene : Je ne parle évidemment pas d'enfant réellement handicapé pour lesquels il me semble normal que la société fasse les efforts qu'eux ne peuvent malheureusement pas faire.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
d'enfantS réellement handicapéS... Toutes mes excuses.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
Il est où l'article repris ?
Je n'ai rien trouvé depuis le 17 septembre !
http://www.marianne2.fr/tags/brighelli/
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Je remercie Catmano. Cela me rassure.
Ecrit par : béatrice | 15 février 2010
Il est où l'article repris ?
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Pour le trouver, c'est très simple. Faire une recherche google :
marianne «Va niquer ta mère la pute»
Suffisait d'y penser.
Ecrit par : TotoWeininger | 15 février 2010
Je relisais dans le train qui me ramena tout proche de mes chères Cévennes un long article tiré du fascicule "LUVRES" du journal québécois: "Le Devoir", des samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2009. Je l'ai retrouvé sur Internet et vous le copie-colle:
http://www.ledevoir.com/culture/livres/274544/le-chef-d-oeuvre-meconnu
"Le chef-d'oeuvre méconnu"
Après une décennie et plus de 100 000 heures de patient travail, le site québécois «Les classiques des sciences sociales» met en ligne son 4000e texte
Stéphane Baillargeon 31 octobre 2009 Livres
La grande Toile, telle que nous la connaissons, a environ deux décennies. Depuis ce temps, le projet californien Internet Archives a engrangé 67 millions de sites en 37 langues totalisant des milliards et des milliards de pages. Dans ce lot, franchement, combien de productions québécoises peuvent prétendre au titre de chefs-d'oeuvre?
Quand on pose la question au philosophe Jacques Dufresne, lui-même créateur de l'Encyclopédie de L'Agora, il pointe vers au moins deux exemples remarquables: L'Encyclopédie sur la mort, maintenant intégrée à agora.qc.ca, puis le site Les classiques des sciences sociales.
La bibliothèque numérique patiemment élaborée depuis une décennie s'avère unique en français, unique au monde en vérité. On y retrouve des milliers de textes, pour la plupart introuvables en librairie. Tous complets, tous gratuits. Merci.
La liste fait frissonner de bonheur quiconque s'intéresse à l'aventure humaine. Rien qu'à la lettre «B», rien que dans la section des classiques, on retrouve des textes de Bachelard, de Bakhounine, de Beaumont (le collaborateur de Tocqueville), de Boas, de Bonald, de Bréhier et de Brunschwicg, entre autres. Le «M» abrite Marat et Marx, Mill et Montesquieu, Malinowski et Mannheim, notamment.
«Je numérisais des textes pour mes étudiants quand j'ai eu l'idée de rendre les textes accessibles au plus grand nombre de gens possible», raconte en entrevue téléphonique Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au cégep de Chicoutimi, responsable du chef-d'oeuvre dématérialisé. Avec ses collaborateurs, il a consacré plus de 100 000 heures à la lente et patiente construction monumentale. «J'avais quatre objectifs en fondant ce site: faire découvrir et aimer les sciences sociales; rendre librement accessibles ces savoirs; contribuer à la diffusion du patrimoine intellectuel québécois; et finalement, montrer la vitalité de la langue française sur Internet.»
4000 fois sur le métier...
Le site placera très bientôt en ligne sa 4000e entrée, un livre sur les communautés religieuses (À la recherche d'un monde oublié, un excellent ouvrage) des sociologues québécoises Nicole Laurin-Frenette et Danielle Juteau. Au total, on y retrouve environ 1200 classiques comme tels et 2500 textes contemporains, le reste traitant de l'histoire régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean (le 3000e texte était consacré à l'historien régional Russel Bouchard) ou de la méthodologie des sciences sociales par exemple. M. Tremblay aimerait d'ailleurs bonifier cette section.
Les centaines de milliers de pages sont regroupées en sous-collections: criminologie, Chine ancienne, civilisation de l'Inde, civilisation arabe, mais aussi anthropologie médicale, sociétés créoles, handicaps et inadaptations, sociologie de la famille et sociologie de la santé. La barre des 1000 auteurs en ligne a été franchie plus tôt cette année. La portion classique fait la part belle aux étrangers, évidemment; la portion contemporaine compte beaucoup d'universitaires québécois.
«Les auteurs participent à la construction avec des suggestions ou des versements de textes, explique le bibliothécaire virtuel. Mais c'est plus difficile avec les chercheurs européens. Au Québec, les auteurs réagissent vite et favorablement. En Europe, ils sont plus tatillons quand quelqu'un d'inconnu les contacte pour leur demander une collaboration.»
En général, les textes fournis sont épuisés. Une quinzaine d'éditeurs (Lux et VLB par exemple) ont accordé des autorisations de diffusion et deux nouveaux éditeurs français (Karthala et Ibis Rouge) viennent tout juste de s'ajouter au généreux groupe. Selon le site, une maison québécoise (les éditions Liber) a retiré le droit de diffusion de deux ouvrages accordés par ailleurs par leurs auteurs. Récemment, la maison française Bayard a accepté la diffusion simultanée d'un ouvrage sur papier et en version numérique.
«La diffusion numérique contribue à faire connaître un auteur, un éditeur, une oeuvre, dit M. Tremblay. En général, quand un texte est accessible en version papier, les chercheurs l'achètent. Imprimer sur une imprimante un livre numérisé coûte d'ailleurs plus cher que de l'acheter. Il faut aussi considérer la diffusion mondiale. En Afrique, des étudiants peuvent passer des nuits entières à lire des livres en ligne. Au moins, la connaissance leur est accessible.»
Des nouvelles de la Chine
C'est là que la valeur universelle de cette grande oeuvre pédagogique et culturelle prend toute sa signification. L'achalandage n'a cessé de croître. Le site attirait 1,2 million de visites en 2006 et plus de deux millions en 2008. Six millions de pages ont été consultées en 2006 et dix millions deux ans plus tard. Environ 30 % des consultations viennent de la France, 12 % des États-Unis, 10 % du reste du Canada.
«On touche toute la francophonie internationale, dit fièrement le bibliothécaire. Mais on pénètre aussi dans les universités d'autres langues. Notre site est référencé justement parce qu'il propose des classiques français en français.»
La production reçoit constamment des courriels reconnaissants d'internautes de l'étranger lointain. Le 17 août 2008, Mme Yu Ou, enseignante de français à l'Université provinciale de Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, remerciait M. Tremblay. «J'ai trouvé ainsi la clé d'or à un monde merveilleux de la civilisation humaine en langue française», écrivait l'intellectuelle chinoise, qui se disait aussi «vraiment très, très contente». La Française Najate a aussi passé de la pommade le 26 août en expliquant qu'elle «ne manquerait pas d'envoyer une donation» dès qu'elle aurait terminé ses études.
Tout est gratuit et tout se fait pro deo. L'Université du Québec à Chicoutimi abrite le site et lui fournit la puissance nécessaire. «Il y a dix ans, ma proposition a été acceptée en cinq minutes, raconte M. Tremblay. J'avais trois conditions: travailler de la maison; demeurer totalement libre du choix des oeuvres et des auteurs; bénéficier d'un espace illimité sur le serveur.»
Un antidote à la morosité
Les mêmes raisons lui font critiquer sévèrement le projet de Google de numérisation massive de millions de livres universitaires. «Une entreprise privée s'approprie le patrimoine intellectuel universel et c'est inacceptable, dit-il. Les usagers doivent passer par Google pour accéder à ces ouvrages.»
L'enseignant dit travailler 32 heures par semaine au collège et une quarantaine d'autres sur son site. Il n'a reçu que de maigrelettes subventions pour l'achat d'un ordinateur et d'un scanneur. La municipalité paye les assurances de l'organisme. Plusieurs amis et sa femme l'accompagnent dans le travail, chacun creusant un sillon, toujours bénévolement. On aurait le goût de placer dans la balance les sommes importantes qui se dépensent pour tant de niaiseries inutiles et stériles dans les universités ou les collèges du pays, mais on ne le fera pas.
La féconde et noble bibliothèque offre aussi un antidote à la morosité croissante des sciences sociales engoncées dans une hyperspécialisation. «Devant l'émiettement des sciences sociales et l'émiettement de nos objets d'étude, il me semblait important de retourner à l'essentiel de ce que les fondateurs de notre discipline nous ont appris, c'est-à-dire la prise en charge de la totalité, le développement d'une vision d'ensemble», dit M. Tremblay, qui lui-même termine sa dernière année d'enseignement à temps complet, avant une retraite de l'enseignement bien méritée. «Il me semble encore très important de retourner à Durkheim, Tocqueville ou Weber. Il me semble aussi essentiel de retourner aux textes originaux et complets, et pas seulement à des interprétations ou à des morceaux choisis.»
Une dernière information pour susciter encore plus l'admiration? Alors voilà. Une entente avec l'Université de Paris permet aux étudiants aveugles d'avoir accès aux oeuvres en version intégrale. Le traitement de texte facilite la transcription en braille. «C'est très touchant, dit Jean-Marie Tremblay. Une étudiante en anthropologie à Toulouse m'a dit qu'elle pouvait lire Georges Balandier et Marcel Mauss grâce à ce système.»
Bref, même les aveugles en profitent. On le répète: le site Les classiques des sciences sociales est un rare chef-d'oeuvre, un point c'est tout.
++++
Le site dont le journaliste parle est celui-ci, un bijou (je le rappelle avec au départ un ordi et un scanner, seulement!):
http://classiques.uqac.ca/
et un autre, québécois (donc en langue française, lui aussi!): http://agora.qc.ca/
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Merci TotoW !
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Sous couvert de lutter contre l’intolérance, le député UMP Pascal Clément a déposé une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’enseignement des religions.
« Art. L. 311-4. – Les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaître la diversité et la richesse des cultures et des religions représentées en France ».
Ecrit par : Althea | 15 février 2010
Merci Béatrice...
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Languedoc-Roussillon: pas de MoDem !
AFP
15/02/2010 | Mise à jour : 17:23
Le MoDem sera absent du scrutin des régionales en Languedoc-Roussillon, en raison de dissensions entre les instances régionales de ce mouvement et François Bayrou, a assuré le leader du MoDem Languedoc-Roussillon, Marc Dufour.
Début janvier, les militants avaient majoritairement choisi comme tête de liste MoDem, lors de primaires, le tandem Marc Dufour-Dominique Canu, devant le tandem Catherine Labrousse (MoDem) et Patrice Drevet, ancien présentateur météo de France Télévision et membre d'Alliance écologiste indépendante (AEI).
Mais des négociations s'étaient ouvertes avec Patrice Drevet, "imposées par Paris" selon Marc Dufour. Après l'échec des discussions, M. Dufour a annoncé que son parti ferait cavalier seul aux régionales.
Faute de rassemblement, des dissensions sont cette fois apparues entre les instances régionales du mouvement et François Bayrou, a affirmé M. Dufour qui avait prévu de présenter ses listes vendredi.
Selon lui, le président du MoDem lui aurait signifié notamment qu'il n'aurait pas l'investiture. "A l'unanimité, tous les militants présents sur les listes ont décidé de ne pas maintenir leur candidature, en signe de désaccord avec les méthodes de François Bayrou".
"On va demander la tenue d'un congrès exceptionnel afin d'étudier les dysfonctionnements de la gouvernance de notre parti", a poursuivi M. Dufour.
Onze listes ont été déposées en préfecture pour le scrutin dont le premier tour est prévu le 14 mars. Les dernières déposées sont celles de Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie), samedi, de Patrice Drevet (Alliance Ecologiste Indépendante), samedi, et celle d'Hélène Mandroux (PS), lundi.
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Bordel! J'apprends ceci: il faut avoir côtisé 15 ans dans l'EN pour permettre d'ouvrir les droits à la retraite... 7 ans à ce qu'on me ch... à la gueule, pour en arriver, si je démissionne ou change de métier, à cette situation adminstrative: j'aurais été sans emploi que cela donnerait la même chose!
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Donc, il vaut mieux quitter le navire dès sa première année, ne pas attendre, sinon, c'est le traquenard; on se dit: "J'en aurais bavé pour ne retirer aucun point retraite?" Encore une façon qu'a l'Etat de nier l'enseignant. Et je me souviens des grands cris d'orfraie sifflés ici quand j'ai poussé ma gueulante contre les élèves de l'ENS qui ne rendaient pas (comme prévu) quelques années de leur vie professionnelle au service public, ni le fric qu'ils avaient coûté aux contribuables s'ils n'allaient pas au turbin!
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Pendariès, c'est parce que dans l'EN, on ne touche pas une retraite, mais une pension, et que ça fonctionne différemment.
C'est ce qu'on vient de m'expliquer, mais je n'y entrave que pouic.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
C'est ce qu'on vient de m'expliquer, mais je n'y entrave que pouic.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
Un autre pouic, Jean-Paul, et nous étions chez De Funes... ouh, que je suis en colère.
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Ne serait-ce point plutôt "Arnaldur Indridason"?
Ecrit par : rollmops | 15 février 2010
L'EN, c'est un peu comme la pub pour la console de jeux Séga, dans les années 80 :
"quoi que tu fasses, c'est plus fort que toi!"
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Mais Pendariès, consolez-vous, vos points de retraite sont comptés au régime général. Je ne comprends pas comment vous ne saviez pas jusqu'à aujourd'hui que vous ne pouviez prétendre à une pension EN qu'au terme de 15 ans de service. Au moins les syndicats devraient-ils servir à cette information-là !
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
Ben non, Nicolas, je ne le savais pas... alors que je prépare un départ à plusieurs temps de l'EN et que mon syndicat est au courant, oh! je vais lui tirer les oreilles!
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
"En matière de retraite, les fonctionnaires qui ont cotisé au moins 15 ans à la caisse de retraite dont ils dépendaient en tant que fonctionnaires, conservent un droit à pension auprès de cette caisse.
Pour ceux qui ont cotisé moins de 15 ans, leur ex-administration fait procéder au reversement de leurs cotisations au régime général d'assurance vieillesse (sécurité sociale + IRCANTEC) ; ce reversement peut le cas échéant conduire à un rappel de cotisations.
"
Ecrit par : précision | 15 février 2010
"En matière de retraite, les fonctionnaires qui ont cotisé au moins 15 ans à la caisse de retraite dont ils dépendaient en tant que fonctionnaires, conservent un droit à pension auprès de cette caisse.
Pour ceux qui ont cotisé moins de 15 ans, leur ex-administration fait procéder au reversement de leurs cotisations au régime général d'assurance vieillesse (sécurité sociale + IRCANTEC) ; ce reversement peut le cas échéant conduire à un rappel de cotisations.
"
Ecrit par : précision | 15 février 2010
Merci!
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
L'EN, c'est un peu comme la pub pour la console de jeux Séga, dans les années 80 :
"quoi que tu fasses, c'est plus fort que toi!"
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 février 2010
Pour rester dans les jeux video, l'E.N., c'est plutôt les slogans de Zelda III sur Super Nes !
"Finirez-vous un jour ?"
et
"Tu crois que c'est fini... mais ce n'est qu'un début !"
http://www.ina.fr/pub/culture-et-loisirs/video/PUB3774426091/nintendo-super-nintendo-zelda-3-cartouche-jeu-pour-console-video.fr.html
Que ceux qui ne connaissent pas cliquent sur le lien ci-dessus : ils auront en cadeau un lien pour le calendrier-jeu Pamela Anderson !
Ah, les années 90...
Ecrit par : Jeremy | 15 février 2010
Sans ses films, Canal Plus est décidément une chaîne de merde:
"Georges Frêche alerte le CSA après un sketch de Canal+
LEMONDE.FR | 15.02.10 | 10h49 • Mis à jour le 15.02.10 | 21h00
La semaine dernière, l'émission satirique "Action discrète" de Canal+ a dépêché ses équipes à Montpellier. Dans l'émission diffusée samedi 13 février, visible sur le site de Canal+, les humoristes se sont mis dans la peau de fervents partisans du président de la région Languedoc-Roussillon. Après le dérapage verbal de Georges Frêche à propos de Laurent Fabius, ces faux militants décident "d'adopter sans retenue son franc-parler", la "Frêche touch".
Ainsi, dans leur sketch filmé en caméra cachée, ils distribuent de faux tracts dans les rues de Montpellier ("Non à la langue de bois ! Oui à la Langue d'Oc"), hèlent les passants, visitent des bars gays et lesbiens et le service d'aide aux handicapés du conseil général en proférant des injures et des propos très crus qui leur valent, selon le Midi libre du lundi 15 février, le dépôt d'"une plainte contre X de la Lesbian & Gaypride de Montpellier et du Collectif contre l'homophobie. Ces plaintes devraient être transformées aujourd'hui en plaintes nominatives contre les acteurs, la maison de production et Canal+".
"INTERFÉRENCE DANS LA CAMPAGNE ÉLECTORALE"
De son côté, l'avocat de Georges Frêche, Me Gilles Gauer, a alerté le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Il dénonce "une interférence à charge dans la campagne des régionales" et demande au CSA de "rappeler les règles du débat démocratique". Les humoristes "ont le droit d'exprimer leurs idées mais dans ce sketch ils ne savent pas s'arrêter, avec notamment des injures contre les homosexuels ou les personnes handicapées", ajoute l'avocat.
Interrogé par Rue89, l'un des membres d'Action discrète, Sébastien Thoen, défend la démarche du groupe : "On voulait choquer les gens, avec un vocabulaire grossier et débile. L'intérêt du reportage est de montrer les réactions : faut voir cette femme qui se présente comme socialiste et avoue dire que 'les arabes, c'est des bicots !' Faut voir les lesbiennes qui ont cette réaction géniale et nous traitent de connards ! [...] Ce pourquoi on ne comprend pas que ces associations montent au créneau, c'est qu'on va dans leur sens ! On dénonce la même chose qu'eux."
Fin septembre 2009, l'équipe d'Action discrète avait été interpellée puis critiquée par le ministre de l'immigration, Eric Besson, lors du tournage d'un sketch sur le démantèlement de la "jungle" des migrants à Calais. La plainte du préfet avait finalement été classée sans suite."
L'objet du délit:
http://www.canalplus.fr/pid1780.htm?nav=1
Les Languedociens et Roussillonais qui votent pas comme le voudraient les bonnes consciences parisiennes ne sont donc que des sexistes, antisémites, homophobes, vulgaires, moqueurs des handicapés, misogynes.
"Non à la langue de bois. Oui à la langue d'oc"; sombres crétins inachevés et incultes. La langue d'oc, son histoire, sa littérature, ses troubadours, sa fin'amor, qu'y connaissent-ils, ces gars de "Action discrète"?
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8
Je connais quelques jeunes enseignants autour de moi. Ils apprécient beaucoup ce morceau des Fatals Picards et sont effondrés du niveau des élèves.
Ecrit par : Christine | 15 février 2010
Je veux bien un petit cours.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
---
Si, Catmano, "normalement" il faut un subjonctif. Je mets "normalement" entre guillemets parce que le Petit Robert exprime ainsi cette nécessité du subjonctif après "quoique". La virgule après "quoique" est un procédé habile, mais alors un sujonctif devrait apparaître un peu plus loin, après "tu le sous-entends". Mais je suis un puriste. Peut-être JPB l'est-il moins, voire pas du tout. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.
Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010
---
Cela fait du bien de lire ce message d'espoir. Revenez de temps en temps, Hélène !
J'ai appris le chant classique à 18 ans. Même mes camarades de lycée, des jeunes gens de milieux plus aisés que le mien tournaient l'opéra en dérision. Mais, actuellement, l'opéra devient plus populaire qu'il ne l'a jamais été par le passé, me semble-t-il. Et bien du monde se rend compte que le bel canto, c'est autre chose que tout le reste et que cela mérite de retenir l'attention.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
Ce que vous dites JPB, aucun enseignant n'aurait osé le dire il y a encore peu de temps. Craignant trop de se faire traiter de facho, et j'en passe.
Je pense que les enseignants ont une lourde responsabilité dans le délitement de l'Ecole. Car ils n'ont jamais su se libérer du carcan idéologique qui les étouffe... et appeler un sale gosse, un sale gosse.
La faute aux syndicats, toujours politiquement orientés, à la tradition "de gauche" des enseignants, à l'infantilisme de ces derniers, toujours prompts à se révolter contre le pouvoir, autrement dit contre Papa?
Toujours est-il qu'aujourd'hui, les enseignants sont en souffrance et qu'il ne faut pas les creuser longtemps pour qu'apparaisse leur envie de réaction.
Encore faut-il que l'on libère et que l'on déculpabilise leur parole. Mais vous leur indiquer pertinemment et courageusement le chemin, cher JPB.
Et j'en parle d'autant plus librement que je suis instit depuis bientôt trente ans.
Ecrit par : Claudio | 15 février 2010
Moi aussi, mon cher Claudio, je suis instit depuis près de trente ans, mais si on a envie de "libérer" la parole des enseignants, qui sont réellement en souffrance, je vous l'accorde, et qu'on veut les amener à prendre conscience de ce qui serait nécessaire pour sauver l'école, ce n'est pas en employant les arguments de "lourde responsabilité" , "faute aux syndicats", "infantilisme" "révolte contre Papa" que vous allez faire changer et convaincre qui que ce soit.
Tout simplement parce qu'on ne doit pas prendre les gens pour des truffes : les enseignants assument leurs responsabilités, font face dans des situations plus que difficiles, dans lesquelles nombre de ceux qui font la critique du laxisme et de l'incompétence des profs ne tiendraient pas cinq minutes, pensent à raison que leurs délégués syndicaux les défendent dans les CAPD ou devant l'administration.
De plus si vous êtes instit, vous devez savoir que les "sales gosses", qu'on les nomme ainsi ou pas, continueront à être dans nos classes : l'école primaire sait faire ça depuis plus de cent ans. Même si on aimerait bien que les parents soient un peu plus avec nous. Qu'est-ce que vous avez comme solution, vous, pour les "sales gosses" ?
Ecrit par : chevreuil | 16 février 2010
« vous leur indiquer... »
« je suis instit »
Claudio | 15 février 2010
Ah bon ?!
Ecrit par : Tailleboudin | 16 février 2010
A Cadichon et alii : Soyez gentils de bien vouloir ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Merci.
Ecrit par : catmano | 15 février 2010
GNÉ?
(© nicolas)
===============================
@ Béatrice : Le retard de langage n'est pas rare chez les enfants de 3 ans.
Ecrit par : nicolas | 15 février 2010
J'allais vous dire la même chose et vous donner le même conseil: consulter et ne pas laisser des gens incompétents vous imposer leurs jugements péremptoires, dans un domaine où la prudence est de rigueur.
Sur 3 enfants j'en ai eu deux qui, à 3 ans, parlaient par monosyllabes et onomatopées. Pour la seconde je ne me suis pas inquiétée, car j'avais appris avec la première que c'était assez fréquent quand on parle plusieurs langues à la maison et que l'importance du stockage à accomplir pouvait provoquer quelques délais. Vers 4 ans, elles se sont toutes deux mises à parler dans les 3 langues, sans les mélanger, comme si une vanne s'ouvrait d'un coup. Comme elles étaient plus grandes que la moyenne, j'ai eu droit bien souvent des regards de commisération.`
Leur sœur, pourtant dans les mêmes conditions, n'a pas eu ce problème.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010
Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
"la Danube de la pensée" ! purée ça claque !
bon je retourne à mes occupations moi.
Ecrit par : exTC | 16 février 2010
"Tolérance zéro" ! Le ministre vient de le dire, sur France 2, à l'instant…
Il a aussi annoncé un Grenelle de la Sécurité, au printemps.
Très bien. Sauf qu'y sera invité l'Observatoire de la violence scolaire. Si vous ne connaissez pas encore Eric Debarbieux, jetez un coup d'œil sur ses déclarations (et quelques autres), par exemple sur
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060120_100115_eric_debarbieux_violence_a_lecol.txt
Grand moment de pédagogisme… Avec des conseillers de cet acabit, le ministre et nus sommes mal barrés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
"maintenant tu passes ou tu passes pas, c’est comme ça”.
Joli article, oui, à cette exception près. Maintenant, tu passes toujours. Cherchez l'erreur.
Peut-être les angoisses de monchéri sont-elles ailleurs : dans l'absence de substance. Le temps qu'il faut passer en classe en en faisant le moins possible, le fait d'être assuré de passer quel que soit le résultat,c'est peut-être ça l'origine du problème... démotivant pour les meilleurs, pas motivant pour les pires.
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Ah oui, on est bien parti pour une remédiation à l'anglosaxonne. Décidément aucune anglosaxonnerie ne nous sera épargnée.
Quant au déboulement des parents dans les établissements on a déjà une petite idée de ce que ça donne. Et rarement pour remettre monchéri sur les rail. Mais on n'a sûrement pas tout vu. Quant à la concurrence sauvage qui règne dans les IUFM, Debarbieux y a-t-il déjà mis les pieds ? Christophe peut nous en dire plus à ce sujet...
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Ah mince j'avais mal lu, mon cerveau embrumé avait lu "Daube de la pensée"...
Ecrit par : exTC | 16 février 2010
Depuis dix ans, elle anime des ateliers gratuits pour une vingtaine d'enfants de banlieue. Au début, ils ont des réticences. " l'opéra c'est pour les riches." Puis ils découvrent que c'est physique et très ludique. Elle leur apprend la diction, le maintien et l'opéra les métamorphose, les valorise et les aide à retrouver le goût de l'école.
" Trouver sa place par la culture et le savoir." Ces quelques mots m'ont fait penser à Bonnet d'âne.
Ecrit par : charpentier Hélène | 15 février 2010
C'est bien de l'intérieur que vient le salut, par l'enseignement de savoirs, dans ces ateliers qui à leur manière surmontent les dysfonctionnements de l'école et combattent les préjugés, comme cette prétendue "connivence culturelle", qui interdirait aux pauvres l'accès à la culture des riches. Ils sortent du même tonneau d'inepties que le déterminisme social qu'imposent les sociologues qui glosent sans fin sur les sources socioéconomiques de l'échec scolaire, et n'ont abouti à rien sinon à creuser les inégalités.
Exposer cette imposture, à laquelle la clique bourdivine a donné ses lettres de noblesse, c'est ce que fit Darcos quand il affirma l'urgence de "rendre l'école à l'école".
Il existe pourtant désormais un désaveu flagrant de ces théories bidons, et renouvelé au quotidien, avec le succès grandissant des charter schools, qui se multiplient, malgré l'opposition farouche des syndicats d'enseignants.
Ce soir passait sur TV5-USA un reportage d'Arte sur une d'entre elles (ICS:International Community School) à Decatur, dont les élèves sont pour une large part des réfugiés fraîchement arrivés de Birmanie, du Soudan, d'Afghanistan, d'Irak, du Burundi, de Somalie, etc...). Difficile de trouver des enfants plus "défavorisés", et ayant moins de "connivences culturelles" avec leur nouvel environnement. Outre l'anglais, ils apprennent le français et l'espagnol, alors que les parents parlent à peine l'anglais. C'est bel et bien par l'école, et elle seule, que ces enfants s'en sortent, vont ensuite au lycée, puis à l'université. Mais il s'agit d'un établissement privé, financé sur fonds publics, avec une autonomie complète quant au choix des programmes, des profs, des méthodes, etc., bref l'objet des vitupérations, quolibets et sarcasmes de ceux qui ne comprendront jamais qu'il y a un salut pour l'école, et surtout pour les élèves, hors du monopole.
Refusez le pluralisme, autrement dit la liberté, et ne vous étonnez pas que tous vos efforts ne mènent à rien qu'à perpétuer le statu quo.
Ceci est ma réponse à la question posée par P.Cordoba, et que lui inspire un constat, qui est lui aussi un désaveu des diktats de la secte bourdivine .... Il est grand temps d'admettre ce que certains affirment depuis plusieurs décennies, mais en vain, à savoir que:
"Aucun facteur extérieur à l’école elle-même ne peut expliquer ces statistiques. Ni les « nouveaux publics » inexistants, ni les crises économiques et leurs conséquences sociales (celle de 1974 est antérieure à 1987 et celle des subprimes est postérieure à 2007).Que s’est-il donc passé à l’école primaire entre 1987 et 2007 ? Quelqu’un a une idée ?""
Vous le savez très bien ce qui s'est passé. Du moins je l'espère. Mais encore faut-il accepter d'identifier la matrice idéologique des réformes maudites qui ont détruit les apprentissages, et qui sont bien antérieures à la Loi Jospin, laquelle n'a fait que graver dans le marbre des dérives qu'Alain redoutait déjà en 1933.
Malgré cela, les schémas explicatifs les plus fantaisistes, comme le complot libéral/libertaire qui fait des réformes du demi-siècle écoulé une "maladie infantile du capitalisme" (sic et je puis vous donner la référence exacte de cette belle ineptie) continuent à contenter les analystes de cette tragique débâcle et, bien évidemment, à en interdire la sortie.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010
Oui, excellent article du Causeur, à ceci près :
"Le Nouvel Obs, toujours dans son rôle de phare de la bien-pensance sociale-libérale, incrimine la pédagogie elle-même. Et de nous décrire des établissements où les élèves sont soumis à l’atroce pression des exigences professorales, au sadisme d’enseignants psychorigides qui veulent, les salauds, transmettre à la schlague d’inutiles rudiments d’histoire, de physique, de langues vivantes. Il faudrait donc repenser le système…"
Revoici le contresens usuel, celui qui conduit à confondre libéralisme et laxisme, et de ce fait ignore que l'adjectif social-libéral est un oxymore quand social est l'abréviation de socialisme, et en dépit des louables efforts théoriques de la vaporeuse Canto-Sperber.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010
Eric Debarbieux, jetez un coup d'œil sur ses déclarations (et quelques autres), par exemple sur
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20060120_100115_eric_debarbieux_violence_a_lecol.txt
Grand moment de pédagogisme… Avec des conseillers de cet acabit, le ministre et nus sommes mal barrés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
et encore plus nus, dirait Johnny,
Je me souviens que vous et moi lui avions taillé de beaux costards, à Debarbieux, il y a un an ou deux, ici même.
Tant que séviront ces Khmers rouges, tout espoir d'amélioration est vain.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010
Très joli article sur Causeur :
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
Excellent, en effet. Bien envoyé.
Ecrit par : Marilyse | 16 février 2010
Je me souviens que vous et moi lui avions taillé de beaux costards, à Debarbieux, il y a un an ou deux, ici même.
Tant que séviront ces Khmers rouges, tout espoir d'amélioration est vain.
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2010
Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
Bordel! J'apprends ceci: il faut avoir côtisé 15 ans dans l'EN pour permettre d'ouvrir les droits à la retraite... 7 ans à ce qu'on me ch... à la gueule, pour en arriver, si je démissionne ou change de métier, à cette situation adminstrative: j'aurais été sans emploi que cela donnerait la même chose!
Ecrit par : Pendariès | 15 février 2010
Pendariès, même les petits boulots d'été sont comptabilisés dans le calcul des trimestres. Du moment qu'il a eu cotisation et qu'on a travaillé un certain nombre d'heures. C'est d'un compliqué ! Moi, je gratte un trimestre car j'ai commencé à travailler à 14 ans l'été (c'était une autre époque) : j'ai fait beaucoup de petits boulots non déclarés, alors là, bernique ! Il faut demander par internet son relevé à la caisse de retraite de sa région qui envoie le décompte. A voir si vous pouvez grappiller de ce côté. Sauve qui peut la vie !
Ecrit par : Marilyse | 16 février 2010
JPB, vous m'avez grillé pour la citation de Causeur.
En moins "joli", j'ai ça aussi : http://h16free.com/2010/02/16/1465-petit-traite-de-manipulation-a-lintention-des-lyceens
Qu'en dites-vous ?
Ecrit par : yann | 16 février 2010
Impec l'article, Yann, à ceci près :
"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"
Personne ne braye, ce verbe n'existe pas.
Mais un brayer c'est une bande soutenant le battant d'une cloche. CQFD ?
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Excellent Yann !
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
Chef d'établissement en ZEP donc forcement suspect aux yeux de nombreux commentateurs j'approuve la majeure partie de vos propositions déjà mises en place dans de nombreux EPLE et notamment dans le mien .
Il me semble qu'il manque quelques éléments : chaque élève a environ dix professeurs il faut qu'il y ait une cohérence de l'équipe pédagogique devant tous les actes déviants des élèves et que l'on arrête de nous envoyer des vacataires sans formation pour assurer les remplacements .
J'en profite pour faire part de ma grande inquiétude pour la prochaine rentrée avec l'arrivée des M2 (nouveau nom des nouveaux profs).
Les établissements ZEP sont traditionnellement des lieux d'accueil non voulus des sortants concours et ces fameux M2vont se retrouver 18 heures sans aucune formation soit disant tutorés par un autre prof expérimenté qui lui aussi en plus de son obligation de service devra le former , le chouchouter parfois le consoler ....
Reste en plus à définir le rôle exact du chef d'établissement dans la formation de ces kamikazes ...
Ecrit par : Don Quichotte | 16 février 2010
Merci beaucoup aussi à Nicolas ( j'avais raté votre réponse, vraiment) et à ceux qui m'ont répondu.
Ecrit par : béatrice | 16 février 2010
Retour sur la note initiale.
Je pense que l'essentiel est dit, que ce soit sur le constat ou les solutions.
Il faut en particulier rompre avec le laxisme à tous les étages : pouvoir mettre de mauvaises notes sans être soupçonné d'"humilier" l'élève ; mater les éléments qui empêchent tout bonnement le déroulement d'un cours ; etc. Bref, mettre fin à cette espèce de tyrannie institutionnalisée qui ne permet pas la transmission des savoirs. Et politiquement parlant, qu'on soit de droite ou de gauche, cesser d'étiqueter "réac'" celui qui énonce des mesures de bon sens. En arguant précisément du fait que le laxisme entretient les ghettos et accroît les inégalités sociales.
Mais j'ai désormais bon espoir que ce discours, en fait, (re)devienne audible à gauche, où il n'est pas dit que les "leaders" bien-pensants soient encore représentatifs. Je suis convaincu que, dans les partis comme dans les syndicats, ils sont effectivement de plus en plus coupés de leur "base". Au SNES, par exemple, je suppose que des adhérents, bien qu'ayant toujours leur carte, ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans les propos d'un Aschieri...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010
Je suis en revanche plus nuancé concernant l'embauche de quinquagénaires comme surveillants. Il me semble que la proposition, en effet, contient un présupposé renvoyant le laxisme à la jeunesse, et le retour à la rigueur à l'âge mûr. Je ne le partage pas.
Je pense que le laxisme, et la rigueur, n'appartiennent pas plus à une génération qu'à l'autre. De jeunes surveillants ne jouent nullement aux "grands frères". Et inversement, il arrive que des qunquagénaires (qu'ils soient profs ou administratifs) jouent au "papa" ou à la "maman" avec les élèves. Le paternalisme, en l'occurence, est une forme de copinage et sert la démagogie.
Des profs quinqua-pédagos qui "accusent" devant une classe un jeune collègue de noter "trop sec", ça s'est déjà vu. Et quand ils prennent fallacieusement prétexte de leur ancienneté pour disqualifier un enseignant plus jeune, et se rapprocher par cet artifice des élèves, il y a là une atteinte au statut du maître qui n'est pas moins grave que celle pratiquée par les "grands frères".
Le discours de type "il est jeune et sans expérience, et il n'a pas compris qu'il fallait s'adapter à vous en notant large" sape, je crois, le travail de nombreux collègues qui débutent... Mais que, curieusement, on ne trouve jamais "trop peu expérimentés" pour balancer dans le "9-3", avec les pires classes... Et oui, dans les conseils d'enseignement, il est également courant de mettre en avant ses "30 ans d'expérience" pour revendiquer ses privilèges, et les meilleures classes. D'où un cercle vicieux, sauf pour celui qui le pratique : comme on a les meilleures classes, on peut d'autant mieux se la jouer "prof plein d'expérience qui sait gérer" et aller dispenser ses leçons à la bleusaille...
Combien de chefs d'établissements, qui eux-mêmes pratiquent fréquemment ce laxisme qu'il faut dénoncer, ont la cinquantaine? Alors des surveillants? L'âge des uns et des autres, pour moi, n'est en aucun cas un gage de qualité.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010
Personne ne braye, ce verbe n'existe pas.
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Si, mais avec un sens très différent : ajuster une pierre de taille.
Ecrit par : guy morel | 16 février 2010
@Brayer -
Oubli : ajuster une pierre de taille avec du brai ( goudron).
Ecrit par : guy morel | 16 février 2010
Ah ? Je ne l'ai pas trouvé dans mon petit Robert. Mais il date ! Pourtant ce ne doit pas être un verbe bien récent, si ?
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
@Nicolas
Le TLF donne ceci :
BRAYER2, verbe.
Enduire de brai (cf. brai1).
Rem. 1. Attesté dans la plupart des dict. du XIXe et du XXe s. 2. Selon DG le mot signifie aussi ,,assujettir (une pierre de taille) dans la braie``.
Prononc. et Orth. : [] ou [-]. [] ouvert dans PASSY 1914 et Pt Lar. 1968 (cf. aussi NOD. 1844, LITTRÉ et DG); [e] fermé dans Pt ROB. (cf. aussi FÉR. 1768, FÉR. Crit. t. 1 1787, LAND. 1834, GATTEL 1841 et FÉL. 1851); [] (lang. soutenu) ou [e] (lang. cour.) dans WARN. 1968. Pour [] ouvert dans le verbe ainsi que dans brayer subst. masc., cf. également BUBEN 1935, § 76. Homon. et homogr. brayer1. Pour la conjug. je braie ou braye, etc., cf. balayer. Étymol. et Hist. 1295 mar. broier « enduire (une nef) de brai » (Compte de Jehan Arrode, ap. Jal II, 323 [réf. inexacte] dans GDF. Compl.); 1382-84 brayer (Compte Clos Galées, p. 43 dans IGLF Techn.). Empr. à l'a. nord. braeda « goudronner » (DE GOROG, p. 11; FEW t. 15, 1, p. 235) auquel correspondent le vieil angl. braedan, l'a. fris. , l'a. sax. , le m. néerl. braden, l'a. h. all. [a. h. all. braten] « rôtir »; le verbe a. nord. est à rattacher au subst. a. nord. brád « goudron » qui remonte lui-même à la racine i.-e. *bh(e)re- « chauffer », IEW t. 2, p. 133 (DE VRIES Anord.). Vu l'antériorité du verbe brayer par rapport au subst. brai*, l'hyp. d'un empr. direct de brai au subst. a. nord. (FALK., p. 51; DE VRIES Anord, s.v. brád 3) est à écarter.
Ecrit par : guy morel | 16 février 2010
Merci qui ? Merci Guy !
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
DA, l'idée de faire appel à des surveillants ayant un peu de bouteille s'appuie sur deux faits. Un, il y a un réservoir considérable de gens au chômage — autant les employer, alors que recruter des étudiants, comme on l'a fait jusqu'ici, ne fait aucun bien aux statistiques ni aux chômeurs. Deux, des gens qui bossent sur leurs exams de fac, ou, pire, qui glandent dans le quartier, sont-ils les plus motivés — en dehors de motivations idéologiques spécifiques ?Ce n'est pas du tut dans mon esprit une méfiance de la jeunesse : je dis simplement qu'il faut mettre dans les établissements le plus possible de figures adultes — et pas des bambins qui ont l'âge des élèves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
Brayant : participe présent du verbe braire. Il n'y a aucune faute.
Ecrit par : Moot | 16 février 2010
énéfé, Moot. Cela peut convenir :
"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"
Vous l'employez souvent, vous ?
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
énéfé, Moot. Cela peut convenir :
"aucun de ces foutriquets n’ayant jamais payé l’impôt, on se demande depuis quand un gamin réclame des choses en brayant et peut se permettre d’imaginer qu’il va l’obtenir en trépignant ?"
Vous l'employez souvent, vous ?
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Dans le sud de la France, oui, sur les terres d'oc, ça s'emploie très souvent.
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
Dans le dictionnaire en ligne Panoccitan, vous trouvez ceci:
brai nom m. 1. clameur nom f.; 2. cri
braidar (2) verbe intr. 1. crier; 2. pleurer
bralh… véser las diccions a brai…, braulh…
braulhaire, braulhaira nom / adj. brailleur, brailleuse
braulhament nom m. braillement
braulhar verbe intr. 1. brailler verbe; 2. hurler
braulhard, braulharda nom / adj. braillard, braillarde
braulhariá nom f. braillerie
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
Ouais, mais dans le Sud, on est des ploucs de la langue française; on la colore de nos mots...
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
"En brayant", c'est le gérondif et non le participe présent, me gouré-je ? Ce qui ne change rien d'ailleurs, ni à l'orthographe, ni au verbe ici conjugué, mais je me souviens que, "d'mon temps", au collège, on se faisait "allumer" si on donnait pour participe présent un gérondif.
C'est étonnant : je n'ai même pas eu à réfléchir, je n'ai jamais pensé à "en braillant", qui aurait été tout aussi approprié dans cette phrase.
Encore plus étonnant : Guy Morel n'a même pas été inspiré par le sage Bongo ;o) !
Ecrit par : Moot | 16 février 2010
Censure d'Apollinaire
La destruction d'exemplaires en langue turque d'une oeuvre érotique de Guillaume Apollinaire et la condamnation de l'éditeur en Turquie ont été condamnées par les juges européens des droits de l'homme de Strasbourg. Editeur dans la maison d'édition "Hades", le plaignant, Rahmi Akdas, avait publié en juin 1999 "Les onze mille verges", roman érotique du célèbre poète français, traduit en turc sous le titre "On Bir Bin Kirbaç".
Il avait été condamné en 1999 à Istanbul à une forte amende "pour publication obscène ou immorale, de nature à exciter et à exploiter le désir sexuel de la population". Les ouvrages avaient été saisis et détruits. Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l'homme "considère que la reconnaissance accordée aux singularités culturelles, historiques et religieuses des pays ne saurait aller jusqu'à empêcher l'accès du public d'une langue donnée, en l'occurrence le turc, à une oeuvre figurant dans le patrimoine littéraire européen".
L'éditeur avait vainement fait valoir devant la justice turque qu'il s'agissait d'une oeuvre littéraire, une fiction utilisant des techniques d'écriture telles que l'exagération, le grotesque, la métaphore. Selon lui, l'ouvrage n'avait aucune connotation violente et le ton humoristique adopté par l'auteur, allié à un parti pris d'exagération, était plutôt de nature à éteindre le désir sexuel qu'à l'exacerber.
La Cour européenne des droits de l'homme rappelle dans son arrêt que cet ouvrage avait fait scandale lors de sa parution en France en 1907 mais qu'il a depuis été publié dans de nombreux pays en plusieurs langues
Ecrit par : iPidiblue violence contre les onze mille vierges | 16 février 2010
"braire" et "brailler" ont la même étymologie : du latin "bragulare", diminutif du latin populaire "bragere" = "crier pour pleurer".
Les mots "brai" et "brayer" faisant référence au goudron sont d'une autre origine.
Pensons à nos collègues qui vont "brailler" sur le goudron cet après-midi : qu'on ne les envoie pas "braire" une nouvelle fois.
Ecrit par : Orthoprof | 16 février 2010
Vous n'avez jamais entendu onze mille vierges qui braient toutes en choeur quand on les viole ?
Ecrit par : iPidiblue violence contre les onze mille vierges | 16 février 2010
Recentrons le débat avec cette dépêche AFP :
Éducation: Mélenchon accuse Sarkozy
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a "accusé" Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Education Luc Chatel et la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre" au profit de la privatisation de l'éducation."On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os", a lancé le député européen sur i-Télé, en affirmant que l'éducation a "de moins en moins de moyens".
"On fait tout pour que le système de l'Education nationale s'effondre. J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire +l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée+", a-t-il dit. Selon lui, MM. Chatel et Sarkozy sont "des gens trop intelligents pour ne pas comprendre". "Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.
"Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation", a-t-il dénoncé.
Interrogé sur les actes de violence dans ou à proximité des établissements, M. Mélenchon a observé que "la violence de la société entre dans l'école" et que "les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".
Ecrit par : Moot | 16 février 2010
@ JPB sur les retraites
Que le système actuel et que les adaptations envisagées soient un scandale, on ne peut qu'être d'accord avec vous.
Néanmoins posons le problème autrement. Actuellement, vous conviendrez que l'on cotise tout de même beaucoup pour notre retraite "obligatoire" (hors retraite complémentaire). Dans ces conditions, vous avez deux solutions : soit vous rejetez en bloc le système par répartition (ce qui est mon cas, il est infantilisant et peu efficace), soit vous cherchez les raisons de son dysfonctionnement. Que devient l'argent des cotisations ? Une partie est utilisée pour payer les pensions des personnes en retraite. Normal. L'autre partie est utilisée pour les frais de fonctionnement (salaires et mobiliers des employés des caisses de retraite gérés par les organismes paritaires - patronat et syndicats). Il y a en France environ 80 caisses de retraite, organisées par branche d'activité. On constate de grandes différences de gestion entre ces caisses. Prenons la plus vertueuse, la caisse de retraite des notaires : étrangement cette caisse de retraite a le taux de cotisation le plus faible, aucun problème de financement et surtout le taux de frais de fonctionnement le plus bas. Bien sûr, il s'agit d'une population qui n'a pas ou peu d'accidents de carrières, qui part tard à la retraite, ... mais elle inclut également les assistantes juridiques et les clercs. A l'opposé, vous pouvez trouver d'autres caisses dans le bas du tableau qui ont un coefficient de reversion inférieur à 0,7. Cela signifie que 30% des cotisations sont utilisés tous les ans pour faire tourner les machines. C'est cela qu'il faudrait améliorer.
Maintenant, le plus dur, pourquoi ne le fait on pas ? Pour les mêmes raisons que l'EN marche sur la tête : on ménage les syndicalistes. Qui dirige ces caisses ? Qui a la main sur les embauches ? Qui travaille dans ces caisses de retraite ? A quoi peut il bien servir d'avoir un effectif pléthorique ? Vous avez la réponse ? Alors vous savez pourquoi ça ne changera pas. En attendant, j'espère que vous aurez de quoi constituer une épargne de précaution, sinon, comme le dit JPB, vous serez des pauvres vieux ou des vieux pauvres, si vous ne mourrez pas avant.
Sinon, pour préciser un des arguments avancés par JPB sur la répartition, aucune caisse de retraite n'a fait faillite. Par contre, aux US, vous avez la possibilité de faire un fonds de retraite par entreprise et ce fonds peut être investi en actions de l'entreprise. Autant que quand l'entreprise se casse la gueule, vous avez doublement mal. Les caisses de retraites extérieures à l'entreprise (les fameux fonds de pension) sont gérées de manière sécuritaire et contrairement aux idées reçues, sont globalement des actionnaires de long terme, pouvant 15 à 20 ans dans une entreprise. En aucun cas, il ne faut les confondre avec les hedge funds qui ne jurent que par l'IRR (Internal Revenue Rates ou Taux de Rendement Interne). En stabilisant l'actionnariat des grands groupes et en ayant des exigences de rentabilité plus faibles, les fonds de pension contribuent à maintenir l'emploi et l'industrie, c'est en quelque sorte un super FSI (le fonds souverain français).
Ecrit par : Joe | 16 février 2010
Moot,
Donnez donc des leçons de français à Mélenchon qui en a bien besoin et puis pendant que vous y êtes donnez-en aussi quelques-unes à mister Sarkozy l'américain !
Je propose un cours collectif de remise à niveau pour nos hommes politiques pour qu'ils s'expriment dans une autre langue que le petit nègre qu'ils affectionnent ...
Ecrit par : iPidiblue et les pipelettes du sérail politique | 16 février 2010
Mister Joe,
Il n'y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires à proprement parler (sauf la préfond), il y a un grand livre de la dette de l'Etat, ce qui explique que les professeurs ne touchent pas une retraite de réversion mais une pension !
Pareil pour les militaires ...
Ecrit par : iPidiblue retraite de réversion et pension de l'état | 16 février 2010
La Préfon ... excusez-moi pour mes erreurs !
Ecrit par : iPidiblue retraite de réversion et pension de l'état | 16 février 2010
Etats généraux de la violence scolaire début avril ? Avec les mêmes que cités plus haut ? On n'est pas rendu...
Ecrit par : nicolas | 16 février 2010
Il y a un truc quand même qui m'échappe, comment Jean-Paul Brighelli adepte du beau langage a-t-il pu condescendre à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy qui massacrait allègrement dans son parler vernaculaire le français distingué par nos élites ancestrales ?
...
Maintenant je l'entends ici-même qui s'offusque des conseillers choisis par le prince pour remettre de l'ordre dans la maison éducation nationale, notre maison à tous en quelque sorte, anciens élèves ou néo-professeurs !
...
Est-ce que JPB aurait lui aussi un double langage ?
Ecrit par : iPidiblue et le langage des princes qui nous gouvernent | 16 février 2010
Il faudrait quand même choisir : la licence poétique du langage le plus vert, celui de Verlaine dans ses poèmes érotiques ou du Céline des romans et des pamphlets, ou le langage académique pour s'exprimer face à des élèves !
Il y a des sacrifices à faire, il me semble ...
On peut pas s'octroyer certaines libertés pour soi-même et ensuite les interdire à ceux à qui l'on enseigne, le maître Jedi doit exercer sa discipline d'abord sur lui-même !
Ecrit par : iPidiblue et le langage de maître Yoda | 16 février 2010
J'ai l'impression que trop d'enseignants sont tombés du côté obscur de la Force ...
"Ta confiance en ton apprenti, un peu trop grande me paraît, comme l'est ta foi dans le côté obscur de la Force"
Ecrit par : iPidiblue Le côté obscur de la Force, redouter tu dois ! | 16 février 2010
Si vous considérez que le langage châtié est has been et qu'il faut s'exprimer dans un pidgin vernaculaire alors ...
Ecrit par : iPidiblue crimes et châtiments | 16 février 2010
Pidiblue a regardé M6, hier sir ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 2010
Des états généraux ......
Mais il manque les cahiers de doléances !
Le bon peuple enseignant a sans doute des choses à dire !
Ecrit par : Patrick | 16 février 2010
En fait le langage de Sarkozy ce n'est pas même pas un langage vert, un langage argotique, qui a sa noblesse et sa beauté propre, c'est un langage sale, déchu, mal formé ... c'est le laisser-aller qui triomphe !
On a visiblement oublié de passer le karcher sur son verbe !
Ecrit par : iPidiblue et le langage au karcher | 16 février 2010
On nous dit que Sarkozy a de l'énergie, oui mais l'énergie d'un voyou qui rapine, qui salit, qui détruit ce qu'il touche ...
Je n'ai même pas besoin de regarder Star War pour faire la différence entre les deux côtés de la Force comme vous voyez !
Ecrit par : iPidiblue et les deux côtés de la Force | 16 février 2010
L'opéra, c'est comme tout ce que vous défendez sur le blog. Le souci de chanter correctement, seul ou avec les autres c'est pour tout le monde et je ne comprends pas pourquoi on a enfermé la musique, le chant, la littérature, les arts, l'instruction en général, bref tout ce qui rend la vie plus belle et plus intéressante à vivre, dans une sorte de chasse gardée. Mon père, né en 1895, me disait qu'il aimait se rendre au café chez Louis XII, surnommé ainsi parce qu'il était le douzième de la famille pour l'écouter chanter des airs d'opéra, appris d'oreille. Quand j'étais gosse, nous n'écoutions qu'une seule radio à la maison : Radio Luxembourg qui proposait à la fois des informations, des jeux, des feuilletons littéraires comme La Chartreuse de Parme, des chansons et de la musique classique avec Louis de Froment et son orchestre et des extraits d'opéra. Ma mère apprenait tout d'oreille et fredonnait tout ce qu'elle entendait. Il y avait un côté bonne franquette dans ce poste TSF installé sur la cheminée et qui m'a fait découvrir Patrice et Mario, Les soeurs Etienne, Les Compagnons de la chanson ou les choeurs de l'Armée rouge. Ben oui, c'est comme ça, j'aimais bien et ensuite j'ai appris à aller plus loin dans mes découvertes sans m'égarer pour autant dans les salons où je n'ai pas grandi. Point barre comme dirait JPB.
Ecrit par : charpentier Hélène | 16 février 2010
Merci à Perdo Cordoba de poser les bonnes questions et à Catamano de nous instruire de ses réponses.
Si vous êtes intelligent et que vous n’avez pas de temps à perdre, vous pouvez passer au message suivant.
Pour contribuer au “bruit” sur la violence, et j’y contribue moi-même, écoutez France Culture.
Ce mardi, de 13h30 à 14h, déjà le format en dit court, dans l’émission “Les Pieds sur Terre” qui nous fait une semaine Violence scolaire :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/index.php
« En 2007, M.-C. H., principale de collège à Amiens a été agressée et menacée de mort par une élève de 15 ans. Trois ans après, encore traumatisée, elle accepte de témoigner. »
Jeudi prochain, même émission :
« Les collégiens médiateurs »
Tout un programme !
Vous pensez que c’est minable pour une radio qui s’appelle France Culture ? Vous avez raison !
Extraits du livre “France Culture, la destruction programmée d’une université populaire” 2007 :
http://www.amazon.fr/France-Culture-destruction-programmée-université/dp/2915854092
« Parmi les causes du saccage : propagation d’une vision idéologique de la culture centrée sur l’actualité immédiate et les faits de société, dans laquelle la transmission des savoirs a très peu d’importance, ce qui rappelle certains errements pédagogiques des IUFM. A la place, l’antenne est envahie par des produits culturels à consommer, du jeunisme, du compassionnel, des bavardages de comptoir, des bons sentiments, etc. »
Tibute to Laure Adler, Mitterrand’s girl, si les lycéens de Sylvie lisent toujours ce blog.
Ecrit par : Stéphane | 16 février 2010
un article drôle sur la souffrance scolaire de l'après Meirieux
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
Ecrit par : ponate | 16 février 2010
Pioché sur Marianne2 "Va nique ta mère la pute":
"201.Posté par Vincent le 16/02/2010 16:19
J'accuse!
L'incendie est allumé. Il court de collèges en lycées. En Seine-Saint-Denis, les actes de violence se multiplient. Les médias s'emparent du sujet. C'est leur rôle.
Le Ministère lui aussi s'organise. On annonce des Etats Généraux sur le sujet de la "violence scolaire". Les guillemets s'imposent car je conteste l'expression "violence SCOLAIRE". Mais là n'est pas mon propos.
Je me souviens aujourd'hui des pamphlets ravageurs et outranci... Lire la suite
J'accuse!
L'incendie est allumé. Il court de collèges en lycées. En Seine-Saint-Denis, les actes de violence se multiplient. Les médias s'emparent du sujet. C'est leur rôle.
Le Ministère lui aussi s'organise. On annonce des Etats Généraux sur le sujet de la "violence scolaire". Les guillemets s'imposent car je conteste l'expression "violence SCOLAIRE". Mais là n'est pas mon propos.
Je me souviens aujourd'hui des pamphlets ravageurs et outranciers de Jean-Paul Brighelli qui, de La Fabrique du Crétin à Fin de récré, a entraîné l'opinion (parents/élèves/certains enseignants) à croire que l'Education Nationale était devenue un repaire d'enseignants laxistes, feignants et surtout pédagogues. L'horreur absolue pour ces accusateurs publics! Le titre Fin de récré à lui seul est une accusation grave qui jette en pâture les enseignants et les désigne à la vindicte populaire. Pensez-donc! A l'école aujourd'hui, on s'amuse plus qu'on ne travaille! Il faut donc siffler la fin de la "récréation"!
Alors j'accuse à mon tour les Brighelli, Lafforgue, Le Bris, Boutonnet, Polony et leurs suiveurs d'avoir affaibli le corps enseignant, d'avoir sali par des propos, des articles et des livres l'ensemble d'une profession. Et, ce faisant, d'avoir obtenu l'effet exactement inverse de celui qu'ils affirment rechercher. En effet ils ont participé à la dégradation de l'image des professeurs en travestissant notre métier, en interprêtant des résultats, des statistiques, en faisant d'exemples souvent invérifiables une généralité nécessaire à leur démonstration. Quand un parent d'élève lit Brighelli, Polony et autres procureurs, il est forcément horrifié et est amené (obligé?) à penser que décidément ces professeurs ne font plus rien, ne sont que des suppots de la pédagogie "Meirieu", l'éternel bouc émissaire. Que les enseignants, "déformés" par les IUFM aujourd'hui supprimés, sont les vrais responsables du malheur annoncé.
Oui j'accuse ces gens-là de s'être trompés. Et d'avoir trompé l'opinion. D'avoir surtout dévalorisé notre travail quotidien et d'avoir ainsi démoli la confiance nécessaire qui doit cimenter tous les intervenants de l'école: enseignants, parents, élèves, surveillants, personnels techniques, administration. C'est par le dialogue et non par l'invective, c'est par des propositions raisonnables et non par de vieilles recettes, c'est par des constats honnêtes et non par des interprétations, c'est par le dialogue et non par l'injure à peine voilée que l'Ecole trouvera les voies de l'apaisement.
Revenons à la raison bon sang! Et soyons inventifs et audacieux!"
Et ma réponse:
"Bien sûr Vincent, la faute à toutes celles et tous ceux qui ont alerté sur les méthodes catastrophiques d'enseignement et le pédagogisme; mes élèves de LP - entre 15 et 21 ans - ne maîtrisent pas la langue française, ne savent pas organiser des idées simples; certains font des phrases avec des mots qui se suivent sans ordre ni verbe; une fois (et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres), une BEP pressing m'a demandé ce que signifiait le mot "sentier" dans un texte - et quelle a été l'idéologie en place dans l'Education nationale depuis 20 ans et plus? Les tenants d'une école du savoir et de la maîtrise des savoirs? Et les maîtres et les professeurs devraient toujours en savoir beaucoup plus, mais vraiment beaucoup plus, que les programmes proposés. Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée. Comment expliquer à un petit en soif d'apprendre que sa maîtresse commet une telle erreur et d'autres encore? Bien entendu, il y a des professeurs méritants, mais qui ne se satisfont pas de l'à peu près; enseigner n'est pas un métier pour dilettants; mais il faudrait se tourner vers la culture chinoise, nourrie au Confucianisme qui refuse avec horreur une telle pratique, et pour lequel compte le mérite pour atteindre aux fonctions dirigeantes - et non pas par l'héritage du rang social, et deux millénaires avant la Révolution française.
A méditer: "Les Entretiens de Confucius":
Ch Premier, 1: Le Maître dit: "N'est-ce pas une joie d'étudier, puis, le moment venu, de mettre en pratique ce que l'on a appris? [...]"
Ch. Vingt (le dernier), 3 (la dernière réflexion des "Entretiens"): Confucius dit: "Qui ne connaît le Destin ne peut vivre en honnête homme. Qui ne connaît les rites ne sait comment se tenir. Qui ne connaît le sens des mots ne peut connaître les hommes."
Tout est dit. Connaître est savoir, savoir est étudier.
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
JPB, merci pour ces précisions sur la proposition concernant les surveillants.
Cette question ramène du reste toujours à la qualité de la direction dans un établissement.
Certains principaux et proviseurs font des CPE de "super-adjoints" pour relayer leur discours, avec derrière l'implication de tout le personnel de "Vie scolaire". Autrement dit, et cela quelque soit le profil des uns et des autres, là où la direction soutient vraiment les profs, il y a des chances pour que les surveillants soient vraiment utiles.
En revanche, là où la direction elle-même les méprise, on risque de voir la "Vie scolaire" transformée en "bureau des plaintes" accueillant des élèves se livrant à de petits numéros victimaires...
Nicolas Sarkozy lui-même avait livré l'une des clefs pour la refondation de l'école. Il y longtemps, bien longtemps... Dans sa "Lettre aux éducateurs", il écrivait effectivement :
"Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se vaut pas, que toute civilisation repose sur une hiérarchie des valeurs, que l'élève n'est pas l'égal du maître."
Dommage que ce programme n'ait jamais été appliqué.
Dans un établissement où le professeur serait vraiment considéré et où sa parole ne serait pas régulièrement mise en balance avec celle de l'élève, je pense que l'essentiel serait fait en amont, et qu'il y aurait au bout du compte moins d'incidents... Mais quand l'administration elle-même casse du prof et déconsidère les enseignants, comment s'étonner que les pires éléments s'engouffrent dans les failles?
Jusqu'à l'agression, quelquefois.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 février 2010
"sein des seins"? sein des Saints? Sain dessein? Scinde essaim? Saint des Saints?
Ecrit par : outis | 16 février 2010
Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée.
Pendariès.
Je n'ai pas compris votre exemple, "la neige a tombé" c'est du français ?
Ecrit par : iPidiblue la tombe tombe | 16 février 2010
" Mes élèves de 15 à 21 ans ne savent organiser des idées simples." Cette phrase m'a fait penser à la " Lettre sur les aveugles " de Diderot dans laquelle si mes souvenirs sont bons, Diderot démontre que les aveugles savent parfaitement s'exprimer, enchaîner leurs idées, abstraire, juger et relativiser. J'en suis d'autant plus convaincue que je suis en contact régulier avec un ami d'enfance aveugle depuis plus de 60 ans et dont la culture, la sagesse et l'art de vivre sont bien loin de la triste actualité qui nous consterne.
Même si je suis hors-sujet, qu'il me soit permis de vous donner une bonne nouvelle. A la page du magazine de la MAIF reçu ce matin, j'ai découvert l'existence d'une maison d'édition :" Les doigts qui rêvent", association soutenue par les pouvoirs publics et divers organismes dont la MAIF. www.ldqr.org
Ecrit par : charpentier Hélène | 16 février 2010
Je me suis rancardé comme l'on dit ! "Avoir tombé" c'est le langage du Midi, Zola emploie cette forme, "la neige a tombé", mais nous dans le Nord on dit plutôt "la neige est tombée" ...
Ecrit par : iPidiblue la tombe tombe comme dirait Hugo (Victor) | 16 février 2010
Le Littré consulté nuance mes dires ! Il cite Voltaire, Fontenelle et le dictionnaire de l'Académie qui utilisent cette forme devenue un peu rare. Il donne même l'exemple d'une mère disant "mon enfant a tombé" comme indispensable pour faire la différence entre l'action et l'état.
Ecrit par : iPidiblue action-réaction | 16 février 2010
Est-ce le cas? Je vois l'institutrice de mon neveu de 8 ans qui lui dispense les leçons et corrige ainsi son cahier: "La neige a tombé" est, pour elle, un temps du présent et non une action achevée.
Pendariès.
Je n'ai pas compris votre exemple, "la neige a tombé" c'est du français ?
Ecrit par : iPidiblue la tombe tombe | 16 février 2010
Exactement, sauf que j'avais à l'esprit un vers: "la neige a neigé". Et que je ne me spécialise pas, comme vous, comme commentateur de tout.
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
Je sens que cadichon va jouir:
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/02/comment-d%C3%A9penser-moins-supprimer-la-terminale.html
Ecrit par : US go home | 16 février 2010
"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé".
(Colloque sentimental de Verlaine, déjà cité par JPB.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2010
"Une tombée de neige" sur le blog de Brighelli comme ce serait joli !
Ecrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010
"Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux ombres ont tout à l'heure passé".
(Colloque sentimental de Verlaine, déjà cité par JPB.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2010
In your Face, Ipid
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
Penda, je me mets à l'anglais dès que j'ai fini d'apprendre le français ...
Ecrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010
A propos du rapport Fourgous
"L’école et les nouvelles technologies : apprend-on à marcher avec une voiture ?"
http://education.blog.lemonde.fr/2010/02/16/lecole-et-les-nouvelles-technologies-apprend-on-a-marcher-avec-une-voiture/
MD
Ecrit par : MDelord | 16 février 2010
Penda, je me mets à l'anglais dès que j'ai fini d'apprendre le français ...
Ecrit par : iPidiblue soigne le karma de Penda | 16 février 2010
c'est ça, occupez-vous
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
JPB, j'ai essayé de vous joindre via "Alerter le modérateur" mais j'ai comme un doute que cela soit vous qui receviez l'avis...
y a t'il un autre moyen de vous joindre que de poster ici ?
Ecrit par : exTC | 16 février 2010
c'est ça, occupez-vous
Ecrit par : Pendariès | 16 février 2010
Et les majuscules, ami Penda, c'est pour les chiens ?
Ecrit par : iPidiblue tout en minuscules | 16 février 2010
---
Si, Catmano, "normalement" il faut un subjonctif. Je mets "normalement" entre guillemets parce que le Petit Robert exprime ainsi cette nécessité du subjonctif après "quoique". La virgule après "quoique" est un procédé habile, mais alors un sujonctif devrait apparaître un peu plus loin, après "tu le sous-entends". Mais je suis un puriste. Peut-être JPB l'est-il moins, voire pas du tout. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 février 2010
Une solution à ce grave problème : je suggérerais l'emploi du point d'exclamation après lequel l'indicatif s'impose sans conteste :
"Quoique ! ....
Ecrit par : Robert | 16 février 2010
http://www.causeur.fr/merci-meirieu,3786
Je ne suis pas sûr qu'on puisse réduire le problème des "phobies scolaires" à des causes relevant exclusivement des dérives pédagogiques et imaginer le résoudre par la simple application de mesures internes quand bien même elles seraient pertinentes.
Comme dans le cas de la violence, il faut bien admettre que nous avons quand même affaire à un "nouveau public", mais il faut d'abord s'entendre sur que l'on entend par là. Bien sûr les enfants, sur le plan biologique, n'ont pas changé par rapport à ceux d'il y a cinquante ans - compte tenu de son rythme de reproduction, la période est évidemment beaucoup trop courte pour y observer une évolution de l'espèce humaine - mais en revanche leur éducation et donc leur construction psychologique ont radicalement été modifiées.
Nous sommes désormais confrontés à ce qu'on a pris l'habitude d'appeler "l'enfant-roi" qui, bien souvent, est constitutionnellement incapable de supporter la remise en question narcissique qu'implique un enseignement un tant soit peu rigoureux. Face à la contrariété, certains réagiront de manière violente (crise de nerf, insolence) et d'autres vont intérioriser jusqu'à atteindre le point de rupture et developper une phobie scolaire ou toute autre pathologie du même type.
Force est de reconnaître qu'un bon nombre des jeunes d'aujourd'hui - et cela concerne l'ensemble les pays occidentaux - ne sont tout simplement pas aptes à affronter les exigences qu'implique la scolarité ; l'institution n'est pas à l'origine du problème même si, par idéologie ou par manque de courage, elle a contribué à son aggravation en faisant le choix de l'école "lieu de vie" et du renoncement à l'exigence. Il est à crainde que, dans les sociétés "modernes", l'école en tant que lieu de transmissions des savoirs soit finalement condamnée à être réservée à quelques privilégiés bénéficiant d'un environnement familial favorable et à s'effacer devant des structures d'épanouissement personnel du futur citoyen de la grande société multimédiatique. Pour éviter cela, il ne sera pas suffisant d'agir au niveau des élèves, il faudra aussi éduquer leurs parents...
Ecrit par : Numéro 13 | 16 février 2010
" J'ai demandé un éclaircissement à ce sujet à un ami qui travaille dans le sein des seins de l'Agence pour l'emploi et le chômage réunis. "
Ecrit par : brighelli | 15 février 2010
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Le "sein des seins", est-ce une licence poétique ou une licence de style, Jean-Paul ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 février 2010
Force est de reconnaître qu'un bon nombre des jeunes d'aujourd'hui - et cela concerne l'ensemble les pays occidentaux - ne sont tout simplement pas aptes à affronter les exigences qu'implique la scolarité ; l'institution n'est pas à l'origine du problème même si, par idéologie ou par manque de courage, elle a contribué à son aggravation en faisant le choix de l'école "lieu de vie" et du renoncement à l'exigence. Il est à crainde que, dans les sociétés "modernes", l'école en tant que lieu de transmissions des savoirs soit finalement condamnée à être réservée à quelques privilégiés bénéficiant d'un environnement familial favorable et à s'effacer devant des structures d'épanouissement personnel du futur citoyen de la grande société multimédiatique. Pour éviter cela, il ne sera pas suffisant d'agir au niveau des élèves, il faudra aussi éduquer leurs parents...
Ecrit par : Numéro 13 | 16 février 2010
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Au début des années 1960, est apparue la génération de l'enfant-roi. Si l'enfant n'avait été roi que chez ses parents, et si l'école était restée ce qu'elle était au sortir de la guerre, en 1945, nous n'aurions pas la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant.
Le malheur est qu'il est devenu roi à l'école, au collège et au lycée, par la volonté des hommes politiques, tant de droite que de gauche, peut-être pour des raisons différentes et sûrement peu avouables.
Maintenant, les enfants nés en 1960 et après sont devenus parents et ont chouchouté leurs enfants, plus encore que ne l'avaient fait leurs parents.
Cela est entré dans les mœurs.
Mais revenir à la bonne école n'est pas impossible. C'est une affaire de volonté politique. La difficulté est que, par démagogie, les partis politiques dominants (au nombre de trois) et quelques partis aux rangs plus clairsemés ne veulent pas de l'école de 1950. Il paraît que "l'on ne peut pas revenir en arrière". Je dirais plutôt que "l'on ne veut pas revenir en arrière". Cela est stupide, mais que pouvons-nous y faire. :-(
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 février 2010
Vous savez bien que l'autorité de l'Etat s'est délitée à partir des années soixante, à partir du moment en fait où il n'avait plus le droit de vie et de mort sur les citoyens puisque la guerre était devenue impossible ... ce fut pareil pour tous les Etats occidentaux, on sait les remous que la guerre du Vietnam a causé aux E.U ! Le régime ne pouvait pas soutenir cette guerre parce que politiquement c'était impossible ...
A partir du moment où les Etats modernes n'ont plus la trique pour mener les peuples, il ne reste plus que la carotte !
Mai 68 c'est juste un aboutissement, la signature que l'Etat moderne né quelque part entre 1789 et 1793 avec la conscription obligatoire la levée en masse et la guerre sanglante des peuples contre les peuples était mort !
Dont acte ... l'école militarisée qui allait avec aussi !
Les campus de Californie ont adopté dès les années soixante un autre look, les "profs" en pull et non plus en costume trois pièces, les étudiants qui baisent à couille rabattue (contraception etc), etc
Et je suis sûr d'une chose c'est que la suite des évènements au XXIème siècle sera encore plus étonnante car la science est en train de bouleverser la vie humaine.
Disjonction par exemple entre la procréation et la lignée générative humaine etc cerveaux artificiels, créatures mixtes électroniques et biologiques donc préparez-vous à des surprises !
Francis Penin en 2050 croyez-vous qu'on va réinventer l'école de 1950 ? Qui ressemblait encore comme une soeur à celle de 1900 ...
Ecrit par : iPidiblue le karma de la modernité | 16 février 2010
Bonsoir,
pour les férus d'analyse critique de données sur les méthodes d'apprentissage (publications en anglais), exemple de ce qui est diffusé ici:
http://www.bestevidence.org/math/elem/elem_math.htm
- le menu de droite donne accès à l'article original, ainsi qu'au résumé de l'étude.
- le menu de gauche donne accès aux autres études, fragmentées selon la discipline (mathématique;lecture) et le niveau d'enseignement (basique, élémentaire)
Un temps fou pour s'y plonger vraiment.
Voici ce qu'en rapporte Mr. Steve Bissonnette sur le blog de Normand Baillargeon (frère du Stéphane cité plus haut par Pendariès)
(...) Sur le site de ce monsieur, vous trouverez uniquement des méta-analyses (synthèse quantitative de recherches expérimentales et quasi.ex). Les critères utilisés par SLavin pour sélectionner les recherches sont des plus sévères. Vous remarquerez que les résultats des différentes méta-analyses et ce autant au secteur élémentaire que intermédiaire (middle school) et secondaire sont organisés en trois grandes catégories : les programmes d'études (curriculum) les moyens technologiques (computer aid instruction, CAI) et les méthodes d'enseignement (Direct Instruction, Success for all, etc.....). Dans toutes les méta-analyses produites par Slavin ce sont les méthodes d'enseignement qui ont le plus d'effets sur le rendement des élèves. Ainsi, lorsque l'objectif est d'améliorer les résultats de ces derniers, ce chercheur recommande de modifier les méthodes d'enseignement bien avant d'utiliser les moyens technologiques! (...)
Concernant ce Mr. Bissonnette, sa présentation ici:
http://news.ahibo.com/spip.php?article1542
Bouteille à la mer,
cordialement;
'Puohc
Ecrit par : Ettepuohc | 17 février 2010
Francis, "sein des seins" était un clin d'œil au dit responsable de l'Emploi. Mais je vais le préciser — d'aucuns pourraient penser que j'ai fait une phôte…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
A propos du rapport Fourgous
"L’école et les nouvelles technologies : apprend-on à marcher avec une voiture ?"
http://education.blog.lemonde.fr/2010/02/16/lecole-et-les-nouvelles-technologies-apprend-on-a-marcher-avec-une-voiture/
MD
Ecrit par : MDelord | 16 février 2010
Excellent propulseur à une réflexion de fond, que Cédelle se garde bien d'entamer. J'ai répondu.
JPB
Ex-TC, le "modérateur", effectivement, ce n'est pas moi… Comme mon mail traîne sur ce blog, je le remets :
jeanpaulbrighelli[@]wanadoo.fr
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
merci.
Ecrit par : exTC | 17 février 2010
Pour revenir au débat : discipline de fer ou qualité des programmes d'abord ?
Cela me rappelle curieusement cette autre querelle - qui est un véritable serpent de mer chez les musiciens - entre ceux qui considèrent qu'il faut tout miser sur la technique au cours du processus d'apprentissage et d'autres qui, au contraire, dénigrent tout intérêt au travail technique "pur" qu'ils considèrent stérile et qui soutiennent que l'étudiant, en réfléchissant sans relâche sur les problématiques musicales (interprétatives) trouvera forcément les réponses techniques appropriées sans devoir les travailler pour elles-mêmes. En un mot, "faut-il travailler ses gammes", ou bien la "musique" seule suffit ?
Sans vouloir prétendre clore ce vaste débat, il me semble que la grande difficulté de la tâche des partisans d'une école de qualité réside précisément dans le fait qu'il faille tout mener de front, et que ce soit de surcroît la seule et unique solution !
Comment en effet envisager ne serait-ce qu'un début de travail un tant soit peu sérieux dans un souk perpétuel ? Cela rejoint le sujet de cette Note dont le contenu me semble des plus pertinents. D'un autre côté, quel est l'intérêt d'imposer une discipline draconienne tout en proposant dans le même temps des contenus et des programmes sans ambition, voire indigents (cette fois, clin d'oeil à Catmano ou Buntov ... ;-))
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Ce rapport Fourgous, on pourrait tout aussi bien le ...refourguer à la décharge (allons, il fallait bien que quelqu'un se dévoue !!! ;-)) Il ne démontre qu'une seule chose : la criante incompétence de l'immense majorité de nos démagogues... euh ! politiques en matière d'éducation.
Pour le reste (le contenu, si l'on peut s'exprimer ainsi...), tout a été dit par MD et JPB.
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Sur les matins de France Culture, en ce moment "violence à l'école".
Parlons de tout sauf de l'essentiel !
Ecrit par : Philippe | 17 février 2010
(cette fois, clin d'oeil à Catmano ou Buntov ... ;-))
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Un clin d'oeil tout autant approbateur qu'amical, of course ;-) !
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Sur BFM, Bourdin reçoit Christian Baudelot pour son livre Une promenade de santé, dans lequel il relate l'aventure de la greffe de rein, rein qu'il a donné à sa femme voici quelques années.
Débauche de superlatifs chez Bourdin, à la limite de l'obséquiosité, là où un minimum de sobriété se serait imposé. Difficile.
Ecrit par : nicolas | 17 février 2010
Excellent propulseur à une réflexion de fond, que Cédelle se garde bien d'entamer. J'ai répondu.
JPB
En parlant de fond, y'en a un qui n'a pas tardé à le toucher !
L’informatique peut bien sûr servir de prétexte pour ranimer la querelle pédagogique (savoirs contre compétences, transmission contre construction). Il serait pourtant plus raisonnable de placer la question des TIC à un niveau plus opérationnel. Leur statut d’outil (d’instrument plutôt, ce serait plus juste) les y prédispose. La contribution des TIC dans l’éducation est principalement celle-ci : elles contribuent à faire travailler les élèves davantage qu’ils ne le font dans les configurations traditionnelles. Travailler davantage en produisant davantage de textes, davantage d’opérations et d’expériences scientifiques. Travailler plus pour apprendre plus en quelque sorte. L’éducation, c’est aussi une affaire de quantité.
Rédigé par : Serge Pouts-Lajus
Ecrit par : Pascal | 17 février 2010
Sur BFM, Bourdin reçoit Christian Baudelot pour son livre Une promenade de santé, dans lequel il relate l'aventure de la greffe de rein, rein qu'il a donné à sa femme voici quelques années.
Débauche de superlatifs chez Bourdin, à la limite de l'obséquiosité, là où un minimum de sobriété se serait imposé. Difficile.
Ecrit par : nicolas | 17 février 2010
Sur RMC, le même Bourdin se surpasse chaque matin dans un genre populiste compassionnel qu'il ne cesse d'asséner avec une lourdeur presque obscessionnelle. C'est l'auditeur-roi, alors que nous, on a l'élève-roi. Le parallèle n'est-il pas transparent ?
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Lang aux Quatre vérités (contradiction dans les termes). SI vus l'avez raté, dépêchez-vous de le réécouter, ça vaut son pesant de nuisances.
JPB
PS. Excellent billet de notre ami David Desgouilles sur Elisabeth Badinter, que je salue bien bas, et l'imposture verte : http://carnet.causeur.fr/antidote/le-feminisme-est-il-soluble-dans-lecologie,00547
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
"L’éducation, c’est aussi une affaire de quantité."
Les oreilles "fanent" face à de semblables affirmations.
Les russophones de passage suivront.
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
Merci à Pouts-Lajus qui confirme que la pédagogie de l'entonnoir, c'est eux ! c'est pas nous !
Et merci à "C'est Nabum" qui l'a compris depuis longtemps :
http://www.lepost.fr/article/2010/02/17/1945216_securite-a-l-ecole-la-solution-de-luc-chatel-pour-ses-etats-generaux.html
Ecrit par : Pascal | 17 février 2010
Francis, "sein des seins" était un clin d'œil au dit responsable de l'Emploi. Mais je vais le préciser — d'aucuns pourraient penser que j'ai fait une phôte…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Je n'ai pas imaginé un instant que vous eussiez pu faire une faute, Jean-Paul. Personne sur votre blog ne l'a pensé. (Surtout avec la parenthèse qui suit, mais dont je n'avais pas souvenance, ce qui m'étonne.) J'ai bien compris qu'il y avait une intention autre que purement littéraire dans cette licence, qu'il ne pouvait s'agir que d'un clin d'œil, mais à l'intention de qui, voilà ce que je ne pouvais trouver.
I would like to know the particulars of your private joke ! I suspect that they are very exciting. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Dear Francis, the man I was alluding to is a notorious sex maniac…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
A propos de Bourdin et de ses confrères.
On peut constater tout au long de la dernière décennie une multiplication (pour ne pas dire prolifération) des talk-shows où des interventions - plus ou moins oiseuses - des "auditeurs" tend à prendre la place du travail de fond du journaliste : analyse, réflexion, voire investigation.
Le nouveau format des émissions possède un esprit plus fun et "participatif". Mais la véritable raison de cette évolution ne serait-elle pas plutôt économique ? Moins de préparation d'émissions, puisqu'il suffit de faire causer le premier abruti venu. Donc moins de personnel. Les principes dictés par l'OCDE au système scolaire s'appliquent tout aussi bien aux médias : c'est bien la qualité du service qui a été choisie en tant que variable d'ajustement !
D'autres vous diront que c'est une "nécessaire évolution du métier de journaliste vers la modernité", et une non moins nécessaire "adaptation aux réalités de la société d'aujourd'hui". Une petite musique que l'on ne connaît que trop...
NB : RMC et BFM-TV sont au su de tous des "médias-low cost" au niveau de leur budget de fonctionnement. A ce niveau seulement ?
Ecrit par : mihailovich | 17 février 2010
"Sur RMC, le même Bourdin se surpasse chaque matin dans un genre populiste compassionnel qu'il ne cesse d'asséner avec une lourdeur presque obscessionnelle. C'est l'auditeur-roi, alors que nous, on a l'élève-roi. Le parallèle n'est-il pas transparent "
A écouter l'émission, comment ne pas avoir des bouffées populistes quand on voit comment fut reçu Baudelot en commission, sans-gêne, j'en foutisme (comportements inadmissibles chez nos lycéens mais normaux chez nos élus) bref des députés arrivant en retard, tripotant leur blackberry ou leur portable, n'écoutant pas, le président de la commission tournant même le dos à Baudelot alors en train de répondre à une question avant de s'en aller purement et simplement).
Bref un comportement digne de cette caste des 500 dénoncée par Yvan Stefanovitch.
Ecrit par : . | 17 février 2010
Pour info.
La grogne gagne les profs du secondaire
Les enseignants de collèges et de lycées de Seine-et-Marne étaient en grève hier pour protester contre la « dégradation » de leurs conditions de travail.
1 réaction | Réagir Christel Brigaudeau | 17.02.2010, 07h00
L’usure sur le tissu en témoigne : la banderole, qui annonce « Collège de l’Arche Guédon en colère », a déjà servi plusieurs fois. Dans ce petit établissement vétuste, situé au cœur d’un quartier défavorisé de Torcy, 18 enseignants sur les 24 inscrits à l’emploi du temps ont tenu un piquet de grève hier, suivant l’appel du Snes, principal syndicat de professeurs du secondaire.
Alors que des élèves tuaient le temps sur l’esplanade, carnet de correspondance en main, ils ont fignolé fanions et slogans avant de filer manifester à Paris aux côtés d’un millier d’autres professeurs en colère de l’académie de Créteil. Les salles de classe sont restées pour la plupart vides.
Comme à Torcy, une trentaine de professeurs ont déserté les tableaux noirs au lycée René-Cassin de Noisiel, où les épreuves du baccalauréat blanc des terminales ont dû être annulées. Les syndicats annonçaient 20% de grévistes dans la salle des profs de René-Descartes de Champs-sur-Marne, des cours annulés dans les deux lycées de Provins… Au total, l’inspection d’académie recensait hier soir « 9% de grévistes dans les collèges et 8,4% dans les lycées généraux et technologiques » de Seine-et-Marne. Des chiffres contestés par les syndicats.
Derrière le « ras-le-bol général » des enseignants et leurs craintes devant la mise en œuvre à la rentrée prochaine de la réforme du lycée, se cachent pléthore de situations et de doléances. Et ce alors que sont discutées ces jours-ci les dotations en moyens de chaque collège et lycée de France. Selon les premiers travaux de préparation de la rentrée, qui doivent se poursuivre aujourd’hui à Melun, 15 lycées sur 49 sont concernés en Seine-et-Marne par des fermetures de classes en septembre prochain. Des décisions rendues nécessaires, selon l’inspection d’académie, « par la baisse du nombre d’élèves » dans ces établissements. Au collège de l’Arche-Guédon, une classe, déjà « sauvée » de justesse l’an dernier, doit fermer l’an prochain. Face aux chiffres, les professeurs dénoncent « un climat dans le collège qui donne aux plus fortes têtes le sentiment d’être en liberté au milieu de la cité et pas dans un établissement scolaire », assure Arnaud Boyer, un enseignant d’histoire-géographie.
Avant les vacances de Noël, racontent les professeurs, des élèves ont vidé des extincteurs dans les salles où devait se tenir le brevet blanc. Plus tôt dans l’année, une violente bagarre a opposé des élèves de 3e, en plein cours d’espagnol. « Alors qu’on aurait besoin d’un encadrement renforcé et de surveillants expérimentés, on nous retire des dotations », ajoute Arnaud Boyer. Et de lancer, désignant la façade où des panneaux de bois remplacent les fenêtres manquantes : « Ici, vous pouvez oublier la République. »
Un sentiment d’abandon partagé au lycée Camille-Claudel de Pontault-Combault, pourtant mieux coté, mais échaudé par la réforme du lycée. Là, les professeurs n’ont pas fait grève « pour ne pas perturber la tenue des bacs blancs » organisés toute cette semaine. Mais ils ont distribué, à la sortie des collèges de la ville, « des tracts expliquant aux parents quelles conditions attendent demain leurs enfants en seconde, » explique Pascal Ferry, un professeur d’économie syndiqué au Snes.
Un autre préavis de grève a été déposé par les syndicats pour la journée de demain. Le mouvement, selon le Snes, est appelé à « se renforcer ». Et durer, espère-t-il, après la pause des vacances d’hiver.
Ecrit par : retraitée | 17 février 2010
http://www.rmc.fr/blogs/bourdinandco.php?post/2009/04/01/Bonheur-decole
Tiens voilà du Bourdin...
Ecrit par : . | 17 février 2010
En regardant hier soir tard sur M6 le harcèlement judiciaire d'avocats mandatés par des handicapés en Californie contre les lieux publics qui ne sont pas aux normes, je me disais qu'au fond puisque notre société s'américanise, il faut utiliser le levier judiciaire pour faire bouger les choses, dans la mesure où l'Etat lui-même n'a plus la force d'imposer quoi que ce soit !
Les sanctions pécuniaires sont seules en mesure de faire évoluer les mentalités, si les parents sont responsables financièrement de leurs bambins, ils y réfléchiront à deux fois avant de leur permettre tout et n'importe quoi...
Sinon vous avez la possibilité d'une justice populaire - les jurys ayant le droit d'appliquer la loi comme cela leur chante - qui produira le même effet qu'aux EU, l'explosion du nombre d'incarcérations ... mais il est probable que les esprits ne sont pas encore mûrs en France.
Ecrit par : iPidiblue justice populaire | 17 février 2010
Cela n'a rien à voir mais des équipes françaises ont démontré qu'une hormone l'ocytocine facilite aux autistes la communication avec le mond extérieur !
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20100216.OBS7121/locytocine_faciliterait_la_communication_chez_les_autis.html
Ceci pour dire qu'on a bon espoir dans les décennies qui viennent de modifier profondément le substrat neuronal de vos chers "apprenants"...
Ecrit par : iPidiblue ocytocine | 17 février 2010
C'est beau ça, Ipidi nous fait part de ses réflexions; un Collège de France à lui tout seul. Que dis-je? un poteau indicateur! La Seine de la Pensée!
Ecrit par : Pendariès | 17 février 2010
Pendariès,
Vous êtes au timon, vous nous indiquez le cap et nous humbles suiveurs, nous ramons ...
Ecrit par : iPidiblue et Timon d'Athènes | 17 février 2010
Je me demandais Penda si vous ne deviez pas essayer l'ocytocine peut-être que cela vous débloquerait car pour le moment vous me semblez un peu psychorigide !
Ecrit par : iPidiblue et Timon d'Athènes | 17 février 2010
À propos de l’ordinateur, un extrait de “Begin here: The Forgotten Conditions of Teaching and Learning”, de Jacques Barzun qui date de 1991.
« Les notes sont indispensables ; elles enregistrent une variété de preuves. Elles ne sont pas infaillibles mais elles ne transmettent aucune exactitude fallacieuse ; et quand elles viennent de plusieurs juges sur une période de temps elles tendent à s’équilibrer et à se confirmer les unes les autres. Elles sont aussi beaucoup plus sensées que le verbiage des descriptions psychologiques et elles distinguent des degrés de mérite bien mieux que les scores standardisés des QCM.
Étant donné que ceux-ci, comme indiqué ci-dessus, sont une tentative d’imiter la rigueur de la machine, le prochain sujet à l’ordre du jour c’est la salle de classe mécanisée. La poussée dans cette direction a été forte et persistante. Les grosses entreprises veulent vendre les onéreuses machines développées pour le travail de bureau et les hommes d’affaires présents dans les commissions scolaires comprennent l’utilité de ces appareils qui économisent la main-d’œuvre mieux qu’ils ne comprennent la nature de l’enseignement et de l’apprentissage.
Ainsi, dans les années soixante beaucoup en vinrent à penser la « machine à enseigner » comme la panacée. Elle inciterait les jeunes à s’enseigner eux-mêmes en donnant des réponses à d’adroites questions posées sur l’écran et en voyant leurs erreurs grâce au ferme refus de la machine de bouger avant que la réponse ne soit bonne. Toute froideur dans ces mornes rapports aurait été adoucie par des compliments clignotants et des encouragements de la plus amicale sorte. Mais se mettre à l’exercice sans instructeur est hébétant et des exercices plus intéressants étaient trop difficiles à concevoir ou à administrer pour beaucoup d’enseignants. La plupart des machines sont aujourd’hui en train de se couvrir de poussière dans les réserves en sous-sol. Ensuite est arrivée la panoplie des années soixante-dix, le magnétophone, le projecteur de diapositives, le rétroprojecteur qui envoyait sur l’écran tout ce que l’enseignant écrivait ou dessinait à son bureau — bien passionnant les deux ou trois premiers jours. Toute machine est passionnante quand elle est nouvelle ; elle perd bientôt son charme car le mécanique ne stimule pas la pensée et comme un homme sage l’a dit : « Beaucoup d’idées passionnantes ne sont pas importantes. Tout problème n’a pas une bonne solution. » De tous les gadgets scolaires, la projection de films est le principal survivant et non parce qu’il enseigne bien mais parce que regarder un film donne à la classe et à l’opérateur une coupure avec le vrai travail.
La futilité de ces « aides » fait revenir en mémoire la première de toutes ces ressources de machinerie : la machine à écrire — modèle spécial pour petit enfant. On en attendait qu’elle soulage l’enseignant de la corvée d’enseigner à écrire à la main, c’est si ennuyeux à apprendre. L’écriture manuelle commerciale courante, en lettres d’imprimerie, est un témoignage de ce triomphe. D’assez grandes pertes d’argent, de la confusion et de l’irritation dans le commerce sont le produit, d’abord, de l’évitement de la main humaine et ensuite du refus de restaurer la pratique de faire des lettres en cursive.
Aujourd’hui l’homologue de la machine à écrire est la calculette, substitut de l’arithmétique, avec l’introduction du système métrique. Selon un des nombreux avocats de cette amélioration combinée, « de telles monstruosités comme les fractions propres et impropres, les numérateurs et les nombres fractionnaires pouvaient être mis au rancart. » Sans aucun doute, et cela serait un talent spécial de savoir compter une majorité des deux tiers au Sénat. Le suivant dans la file est l’ordinateur dont on dit que les applications sont infinies. On prétend qu’étant donné que beaucoup d’enfants apprennent à s’en servir à la maison pour jouer, il devrait être introduit avec promptitude à l’école. « Beaucoup d’enfants » peut bien être juste, mais sûrement pas pour les enfants des familles pauvres qui sont eux aussi nombreux. Cette différence dans les ressources des foyers est doublement déplorable, étant plus brutalement visible que toute autre, comme le fait d’avoir des livres et l’aide de ses parents.
Mais ce n’est pas la seule objection. D’abord, une classe équipée est chère ; pour une classe de 25 cela coûte présentement environ 40 000 $. L’argent devrait aller, aujourd’hui et dans l’avenir, aux instituteurs et aux bibliothèques scolaires. D’ailleurs, l’ordinateur n’enseigne pas, ne montre pas un être humain pensant et rencontrant des difficultés intellectuelles ; il ne transmet pas le savoir mais donne de l’information arrangée d’avance et précuite. Par exemple une démonstration réelle de « référencement » montre l’élève rencontrant le nom de Mozart quand il est en train de lire une histoire sur l’écran. En créant une « fenêtre » et sans perdre son histoire, il peut faire apparaître un portrait du compositeur et une brève biographie, pendant que les premières portées de la Petite musique de nuit résonnent dans ses écouteurs. Merveilleux, n’est-ce pas ? Merveilleux pour créer un esprit libre de tout cliché.
Dans d’autres applications, telles que l’orthographe et la grammaire on obtient la même rigidité. La mesure de la bonne rédaction dans les logiciels est la longueur de phrase. Seules les phrases courtes sont jugées bonnes ce qui est la négation de la variété dans la prose et de la variété de talent chez l’écrivain. Comme le vérificateur d’orthographe, c’est une béquille qui amoindrit le désir de savoir et qui peut tromper gravement puisqu’il accepte tout mot correctement orthographié que ce soit le mot voulu ou pas : si le sujet est pommes de terre, bêlent est aussi bon pour l’ordinateur que gèlent.
Jusqu’ici, toutes les tentatives de mécanisation ont bien échoué, c’est-à-dire pour les besoins de l’enseignement. Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées. Soyons bien disposés envers IBM et Macintosh et envers tous leurs rivaux mais insistons pour qu’ils restent en dehors de la classe. Ce qui s’y passe devrait demeurer un spectacle vivant. »
Ecrit par : P. Lariba | 17 février 2010
P. Lariba,
Pour le moment je peux vous dire qu'en restant trop longtemps devant ma machine hier toute la journée, j'ai attrapé un tour de reins ... je crains de ne pas être plus intelligent pour autant !
Ecrit par : iPidiblue tour de reins | 17 février 2010
Les Prétentieux récapépètent, et c'est du très lourd :
http://pretentieux.over-blog.com/article-les-chiffres-olympiques-de-charles-max-45108236.html
Ecrit par : nicolas | 17 février 2010
C'est du très con aussi. Prenons le cas de l'hôpital. On dénonce les suppressions de blocs, de maternité, de services, ... Bouh, les vilans, des emplois en moins, faux frères, service public, sa mère la pute, ... j'en passe et des meilleures. Pourquoi ferme t on des services ? Pour le plaisir de se faire éclater par des journaleux, des syndicalistes et des trotskystes ? Non, tout bonnement parce que ces services n'atteignaient pas les seuils de sécurité, c'est à dire qu'ils ne faisaient pas assez d'actes dans l'année pour garantir le bon niveau de qualification du médecin et de son équipe. D'ailleurs, personne ne vient pleurer quand ces autorisations sont retirées aux cliniques (normal, c'est le privé). Pourtant, bien souvent les cliniques respectent les seuils et on leur retire leur autorisation en espérant que leurs malades iront à l'hôpital du coin qui atteindra ainsi les seuils (peine perdue, évidemment).
Bref, balancer des chiffres qui recouvrent des situations très hétérogènes, ça n'a aucun sens et ce n'est pas constructif. Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires est globalement trop élevé avec des situations diverses. Des services en manque de personnel et d'autres en sureffectif. C'est d'ailleurs ce que pointe la cour des comptes en expliquant que la règle du non remplacement sur deux est une super idée marketing mais qu'elle est totalement inefficace. Certains ministères devant dégraisser plus et d'autres moins.
Vous devriez vous méfier dès qu'il y a des chiffres, Nicolas, ayez votre esprit critique en alerte et réfléchissez par vous même. Quel est le but de l'auteur, quel message cherche-t-il à faire passer, y-a-t-il un biais dans l'argumentation, ... (de même avec mes commentaires d'ailleurs)
Ecrit par : Joe | 17 février 2010
"Certains ministères devant dégraisser plus et d'autres moins."Joe
Et sans doute pas là où ils ont commencé à dégraisser.
Voyez, je l'exerce, mon esprit critique.
"de même avec mes commentaires d'ailleurs" Joe
Je ne vous le fais pas dire, Joe. Vous avez l'avantage d'être lucide, au moins.
"Non, tout bonnement parce que ces services n'atteignaient pas les seuils de sécurité, c'est à dire qu'ils ne faisaient pas assez d'actes dans l'année pour garantir le bon niveau de qualification du médecin et de son équipe". Joe
Mais qui va croire que toutes ces suppressions se font dans l'intérêt des usagers ??????? Vous, sans doute...
cf. Les établissements scolaires aujourd'hui !
Je persiste, tout esprit critique en alerte, c'est du lourd, et pas forcément du "très con".
Ecrit par : nicolas | 17 février 2010
Mais qui va croire que toutes ces suppressions se font dans l'intérêt des usagers ??????? Vous, sans doute...
cf. Les établissements scolaires aujourd'hui !
(Nicolas)
Non bien sûr, il y a toujours les petits arrangements entre amis "tu me laisses mon hosto, je vote ta loi burqua", "si tu supprimes l'hosto de mon pote socialo, il ne se fera pas élire à la prochaine élection,...", on est d'accord là dessus. Je ne vois juste pas en quoi c'est du lourd, c'est assez facile de balancer des chiffres et de faire croire n'importe quoi. Exemple :
L'éducation nationale, c'est 60 milliards de budget en 2009 contre 28,5 milliards en 1980. Le budget a donc doublé. Le nombre d'élèves a-t-il doublé ? Non, scandale, toussa, toussa. Naturellement, c'est de mauvaise foi, mais je vous laisse découvrir pourquoi.
De même, l'éducation nationale, c'est environ 1,1 million de personnes pour environ 12 millions d'élèves, soit environ 10,9 élèves par personne. Et ils nous disent qu'ils ne sont pas assez nombreux ? Scandale, toussa, toussa. Encore une fois, il y a de nombreux biais dans ce raisonnement.
Le but est juste de vous montrer qu'on peut faire dire n'importe quoi aux chiffres. Vous êtes suffisamment averti de la situation de l'éducation nationale pour savoir que mon raisonnement est scandaleux mais pour quelqu'un de l'extérieur, je suis certain que ça marche, surtout si vous avez un statut "d'expert" intervenant dans des médias pas trop regardant.
Ecrit par : Joe | 17 février 2010
"De même, l'éducation nationale, c'est environ 1,1 million de personnes pour environ 12 millions d'élèves, soit environ 10,9 élèves par personne.
Vous êtes suffisamment averti de la situation de l'éducation nationale pour savoir que mon raisonnement est scandaleux". Joe
Scandaleux en effet. Procédons à des coupes franches dans tout ce qui n'est pas personnel en prise directe avec les élèves et vous verrez qu'on est loin de 10,9 !
Beaucoup trop de parasites qui se prennent pour le coche alors qu'ils n'en sont que la mouche viennent biaiser le rapport adultes/élèves.
Ecrit par : nicolas | 17 février 2010
Nous sommes bien d'accord, j'ai choisi volontairement un exemple parlant ^^
Ecrit par : Joe | 17 février 2010
Voila comment on pourrait dégraisser le mammouth : supprimer l'INRP.
http://www.professionpolitique.info/nomination/05-02-10/linrp-dirige-par-jacques-moret-charge-par-luc-chatel-de-lorganisation-dun-semina
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2010
Petit extrait de l'INRP dans ses oeuvres.
Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education) est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.
Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.
Il comporte 287 pages.
" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d’abord, et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la petite fille elle a fait ça?".
Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.
(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."
Je citerai quelques lignes de la dernière page.
Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc. »
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2010
Moi je dis une bonne corde de chanvre, du goudron, des plumes ...
Ecrit par : Joe | 17 février 2010
Le suivant dans la file est l’ordinateur dont on dit que les applications sont infinies. »
Ecrit par : P. Lariba | 17 février 2010
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Les "on" qui disent cela, s'ils sont enseignants, sont de piètres enseignants, et, s'ils ne sont pas enseignants, ils sont stupides et ne connaissent pas le sens du mot "infini".
L'ordinateur ne remplacera jamais le cerveau humain, et surtout pas les cerveaux des bons professeurs.
Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Dear Francis, the man I was alluding to is a notorious sex maniac…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Dear Jean-Paul, I knew I was right : very exciting indeed ! :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Lang aux Quatre vérités (contradiction dans les termes). SI vus l'avez raté, dépêchez-vous de le réécouter, ça vaut son pesant de nuisances.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 février 2010
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Jack Lang est terriblement pontifiant. Il assène des inepties avec un aplomb déconcertant.
Sa vérité doit être l'une des quatre, et ce n'est pas la mienne.
Pourtant il est né avant moi, ce qui ne laisse pas de me troubler... ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Et je suis sûr d'une chose c'est que la suite des évènements au XXIème siècle sera encore plus étonnante car la science est en train de bouleverser la vie humaine.
Disjonction par exemple entre la procréation et la lignée générative humaine etc cerveaux artificiels, créatures mixtes électroniques et biologiques donc préparez-vous à des surprises !
Francis Penin en 2050 croyez-vous qu'on va réinventer l'école de 1950 ? Qui ressemblait encore comme une soeur à celle de 1900 ...
Ecrit par : iPidiblue le karma de la modernité | 16 février 2010
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Sur le premier paragraphe de l'extrait de votre message cité par moi, iPidiblue : la science boulerverse en effet la vie humaine. Mais je ne suis pas sûr du tout que ce soit pour le bien de l'espèce humaine.
Quant au deuxième, c'est de la science-fiction - pour le moment à tout le moins. Autant j'ai adoré les nouvelles de science-fiction d'Isaac Asimov sur les "robots positroniques" (lesquels n'existeront probablement jamais; Asimov a inventé l'adjectif parce qu'à l'époque "l'électron de charge positive" venait d'être découvert, et baptisé "positron" par les Anglo-Saxons, et "positon" par les Français), autant je suis dubitatif quant à l'avènement de robots perfectionnés à ce point. Asimov ne croyait pas cela non plus.
Cela dit, je n'aurai pas l'opportunité, en 2050, de débattre cette question avec vous, même si, d'aventure, j'étais encore vivant à cette date, car je n'aurais plus toute ma tête. Pour le moment, si, du moins le crois-je... :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
On vous prolongera, Francis, vous le méritez !
Ecrit par : iPidiblue tour de vis | 17 février 2010
Ce qui est bien avec le futur, voyez-vous Francis, c'est que ça reste le futur quoi qu'on fasse !
Ecrit par : iPidiblue la tour d'écrou | 17 février 2010
Voila comment on pourrait dégraisser le mammouth : supprimer l'INRP.
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Ou mettre à la porte tous les illuminés qui s'y agitent, et affecter à leurs places des gens sérieux et capables, avec pour mission de produire des manuels nationaux pour tous les niveaux dans toutes les disciplines.
Ne me dites pas que le privé fait mieux pour moins cher : les manuels que je suis obligé de pratiquer sont tous à chier. Ce sont avant tout des rentes de situation pour quelques inspecteurs.
Ecrit par : Moot | 17 février 2010
Selon rue 89 :
Les profs du lycée Adolphe-Chérioux, à Vitry-sur-Seine, où un élève a été agressé le 2 février, ont eu une mauvaise surprise ce mercredi en reprenant le chemin des cours. Un mot du proviseur dans leur casier : « Je vous informe que les états relatifs à vos absences pour service non fait ont été transmis aux services du rectorat pour retrait de salaires. »
C'est quoi au juste le droit de retrait ? La perte de salaire en est-elle la conséquence inévitable ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Un conseil : jetez aussi un coup d'oeil aux commentaires.
La haine des profs semble bien ancrée. Encrée, aussi :
Confusion droit de grève/droit de retrait, oubli des raisons qui ont poussé les profs à cette extrémité, reproches de ne pas savoir tenir sa classe, décompte des jours de vacances et j'en passe. Comme à chaque fois, quoi. Et c'est le site rue 89 !
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
l’Europe cette ordure criminelle, coupable de tous ces crimes qui répugnent à la conscience et à la raison humaine et cela ne date pas d’aujourd’hui, la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité.
ecrit par Nicolas
Rassurez vous, l'Europe est morte, même si son cadavre bouge encore. Cause de la mort ? Suicide collectif provoqué par une culpabilité intense de ses élites. Ecole ? Mêmes causes, mêmes effets...
Aberrant.
Ecrit par : Bec | 18 février 2010
http://www.causeur.fr/il-faut-remettre-lecole-entre-les-murs,3807
Ecrit par : Florence | 18 février 2010
Très joli article, que je vous engage à parcourir — ainsi que les réactions, dont celle de Pierre Jourde…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
C'est quoi au juste le droit de retrait ? La perte de salaire en est-elle la conséquence inévitable ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Pour faire simple :
- pas de travail = pas de salaire
- Droit de retrait = pas de faute grave (abandon de poste) = pas de licenciement
On est sur deux plans différents. Cette règle a été établie pour que les gens n'abusent pas du droit de retrait (tout comme le droit de grêve en théorie).
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ? Alors quelle est la riposte ? Si les profs doivent payer leur droit de retrait, à quoi est condamné l'employeur qui ne remplit pas son devoir ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
causeur/il-faut-remettre-lecole-entre-les-murs,3807
Ecrit par : Florence | 18 février 2010
Damned !
Encore grillé.
Excellent article, en effet.
Ca ne devrait pas coûter bien cher d'encercler les "cités scolaires"-Club Med avec du bon grillage et un peu de barbelés, Et deux surveillants à la seule entrée. Mais tout de suite, on crierait au fascisme, aux mesures lberticides, etc.
Comment ça, "les médias ne pensent pas comme moi" ?
Fââââsciste !!!
Ecrit par : yann | 18 février 2010
C'est quoi au juste le droit de retrait ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Une grève déguisée...
Ecrit par : yann | 18 février 2010
la vertueuse Europe a porté en son sein le génocide des amérindiens, l’esclavage, le colonialisme, deux guerres mondiales et les camps de la mort massive, et la vieille contemple avec des yeux plein d’amour son rejeton sanglant les Etats-Unis, et cette immonde famille continue à donner des leçons d’humanité.
ecrit par Nicolas
Sans compter la scandaleuse Reconquista, la stigmatisation de ce pauvre Attila, le manque de respect pour les cultures autres et leurs sympathiques sacrifices humains, Alésia et la disparition des dinosaures...
Ecrit par : yann | 18 février 2010
Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Non.
Quel prof a été agressé à Vitry ?
Ecrit par : yann | 18 février 2010
J'ai une simple requête à formuler à Nicolas. Pourriez-vous distinguer votre pseudo du mien par autre chose que la majuscule ? Je remercie d'accepter de ne pas entretenir une confusion toujours possible.
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Mais enfin Yann, les élèves sont agressés et les profs sont en sécurité ? Ils n'exercent pas ce droit pour leur pomme exclusivement mais pour les conditions d'exercice de leur métier qui ne sont plus garanties. Sur quelle planète vivez-vous ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Oui, mais si les profs ont exercé ce droit, c'est bien parce que leur droit premier à être protégé par leur employeur dans le cadre de leur profession n'était pas garanti, non ? Alors quelle est la riposte ? Si les profs doivent payer leur droit de retrait, à quoi est condamné l'employeur qui ne remplit pas son devoir ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
L'employeur a une obligation de résultat de sécurité. Il est peut être attaqué au pénal pour non-respect de cette obligation. Conclusion :
1/ Ca ne marche que pour le privé
2/ C'est une mesure a posteriori
Pour Vitry, les profs n'auraient pas dû faire jouer leur droit de retrait. Le droit de retrait ne doit s'appliquer qu'en cas de danger imminent et les employés ne sont tenus de reprendre le travail qu'une fois le danger écarté. Dans le cas de Vitry, il est tout bonnement impossible de prouver le danger imminent et encore plus de prouver qu'il a été écarté. Yann a donc raison, il s'agit plus d'une grêve qui ne dit pas son nom.
Pour vous représenter la chose, imaginer une fuite de gaz dans une forge ou une fonderie, cas typique de l'exercice du droit de retrait. Tant que la fuite n'est pas réparée, personne ne reprend le boulot.
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
Damned !
Encore grillé.
Excellent article, en effet.
Ca ne devrait pas coûter bien cher d'encercler les "cités scolaires"-Club Med avec du bon grillage et un peu de barbelés, Et deux surveillants à la seule entrée. Mais tout de suite, on crierait au fascisme, aux mesures lberticides, etc.
Comment ça, "les médias ne pensent pas comme moi" ?
Fââââsciste !!!
Ecrit par : yann | 18 février 2010
Désolée de vous avoir grillé, j'ai eu de la chance...
Mes enfants sont dans un collège et un lycée qui sont dans des enceintes fermées. Une seule entrée pour le collège, trois pour le lycée. Au collège, il faut montrer le carnet de correspondance pour entrer et sortir, au lycée, seulement pour entrer. Les portes ne sont ouvertes qu'aux heures correspondant aux cours et se ferment à l'heure où les cours commencent. Les retardataires n'ont qu'à bien se tenir car ils sont sanctionnés dès le troisième retard.
Dans le lycée de ma fille, le proviseur a confisqué le portable d'un élève pour TROIS SEMAINES.
Pesronne ne crie au scandale, tout le monde suit. Et c'est vrai que la violence y existe mais à un niveau maîtrisable.
Ecrit par : Florence | 18 février 2010
Une perle à déguster avec délectation.
Après avoir frappé une principale, un parent est condamné à de la prison ferme, heureusement il a trouvé un défenseur :
« On se demande bien à quel titre les enseignants et leur administration pourraient se prévaloir d’une sorte d’intouchabilité qui ferait considérer comme un délit toute atteinte à leur personne. »
Qui a pu écrire une remarque d'une si remarquable profondeur ? Un adepte du masochisme ? Un militant du SGEN ? (Ce sont souvent les mêmes).
Un indice : c'est écrit par un prof de collège dans son blog.
Qui veut aller casser la gueule de ce débile, puisque ça ne saurait être un délit ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010
Pierre Jourde, Festins secrets, 2005
"Lorsqu’un de leur petits copains vole une voiture, fonce sur un barrage de police, va se flanquer contre un mur et se tue, ils trouvent ça révoltant et ils brûlent les voitures de pauvres types qui n’y sont pour rien. Et puis ça devient n’importe quoi : dès qu’un des leurs se tue, tout seul, dans un délit de fuite, ils trouvent ça injuste. Emeutes garanties. Si en revanche un de leurs copains torture à mort une pauvre fille après l’avoir violée, ils applaudissent. (...)
Que sont-ils d’autre que de petits tyrans, ceux que nos conseillers municipaux appellent « jeunes des quartiers » ou « victimes de l’exclusion » ? On tient absolument à expliquer leur comportement par la souffrance. Mais des millions de gens souffrent sans pour autant persécuter leur prochain. Ceux à qui on n’a jamais appris à respecter le prochain, à coup de pied aux fesses si besoin est, eh bien, ils ne le respectent pas, voilà tout. Tel est l’homme. Un produit de l’éducation. Il faut lui apprendre à vivre avec les autres. Ceux qui n’ont pas appris cela ne souffrent pas plus que l’enfant battu, l’orphelin, le handicapé, qui eux foutent la paix aux autres. (...)
Ceux qui ont brûlé la gamine, ceux qui les ont applaudis ne sont pas des victimes, ce sont les parfaits exemples du tyran moderne, qui ne parvient à s’aimer un peu que s’il anéantit l’autre, que s’il lui impose la souffrance et l’humiliation. (...)
Qui est raciste ? La race, ce vieil épouvantail du XIXe siècle, plus personne en Occident n’y croit plus, à part quelques groupuscules de tarés. Les seuls, en réalité, à y croire encore, ce sont nos amis les jeunes des quartiers. Ce sont eux les vrais racistes. Ils proclament sans complexe leur haine et leur mépris des Blancs et des Juifs, alors même que ce genre d’attitude est devenu quasiment un tabou chez les Blancs. N’importe quel grand blond est capable de commettre une atrocité. Mais je dis ceci, proposition un : ils ont brûlé cette jeune fille parce qu’ils sont des garçons arabes de culture musulmane. Proposition deux : la proposition un n’est pas une proposition raciste.
L’intégration des Polonais ou des Italiens ne s’est pas faite facilement, mais rien à voir avec l’impossibilité d’intégrer ces jeunes garçons. Pas les filles. Les filles étudient, en dépit de la terreur que les garçons exercent sur elles. Cela fait trente ans que ça dure, et ils régressent, ils s’éloignent de nous. Dans leur culture, le garçon est le roi, la femme n’est rien. Elle ne parvient à être un peu quelque chose que dans la maternité, surtout si elle engendre des individus pourvus d’une paire de testicules. Ni mère ni mariée, elle n’est qu’une putain. Impure, sale, déshonorante par nature. Engendrer un garçon lui redonne quelque honneur. Le garçon met son honneur dans sa mère, sa sœur, sa femme. Il le place, cet honneur, dans leur asservissement, c’est-à-dire dans la certitude que cet être à qui il fait assumer toute l’impureté, toute la peur du sexe, restera à l’abri des regards, des mots, hors du monde réel, autant que possible sans corps, c’est-à-dire masquée, enveloppée, transformée en sac. La femme est un sac à impureté qu’on rend pure en l’excluant du monde. On lui colle un voile, des vêtements informes, on l’enferme à la maison. Claquemurés dans cette folie, dans ce délire, ils appellent ça honneur, religion, et on considère que c’est un choix comme un autre. Moi je dis que c’est tout bonnement une perversion mentale, cette perversion crève les yeux, mais non, on trouve ça normal, on « respecte les différences ».
Le garçon arabe est donc un roi, par nature. Un roi fainéant, nécessairement : pourquoi travailler quand la royauté est innée ? Un roi tyrannique, ça va de soi : formé à exercer sa tyrannie sur ses sœurs, voire sur sa mère, perdue d’admiration pour le petit mâle, et qui lui a laissé tout faire. Un roi infect et capricieux, puisqu’on n’a jamais appris au roi que les autres étaient des autres, non des choses, et que comme tels il fallait les respecter plutôt que de les insulter ou de les frapper. Vous avez remarqué comme ils ont tout de suite les injures les plus ordurières à la bouche ? Leur âme est un cloaque. Obsédés par l’impur, ils tentent d’en charger l’autre en le couvrant d’ordures. Très vite, ce sont les « nique ta mère », « je te nique » ou « je t’encule » qui leur viennent à la bouche, tant la sexualité est pour eux associée à la honte, tant maman est sainte. (...)
Donc voici le petit dieu, le tyran mâle. Intéressant parce que lui. Toute sa vie il n’a eu qu’à paraître, devant sa mère, pour être intéressant. Il n’a cessé de faire l’intéressant, de vérifier dans le regard amoureusement maternel son irréductible différence. C’est pour cela que la mère doit être pure, comme un miroir doit être impeccable. En principe, toute notre société, qui a déifié l’individu, est faite pour lui. Hélas, elle ne veut pas de lui. Elle exige encore quelques capacités, une certaine aptitude au travail. Plus pour longtemps. Les quotas de « jeunes des quartiers » dans les grandes écoles vont tenter d’arranger tout ça. (...) En attendant, le monde dénie au dieu sa divinité. Il l’ignore. Pire que ça : il lui refuse ce qu’il a toujours cru lui être dû sans effort, par simple reconnaissance du fait qu’il est lui. Et ce premier sacrilège est perpétré par des êtres inférieurs, en dessous de l’humanité ordinaire : par des femmes. Ce sont des institutrices, des enseignantes qui les premières se chargent d’apprendre au dieu, et avec quelles précautions, selon quels procédés complexes, pleins de douceurs, de compréhension, mais la réalité transpire malgré tout, de lui apprendre qu’il n’est qu’un ordinaire imbécile. D’où sa légitime colère. Que certains s’obstinent à appeler du nom ronflant de « révolte contre la société ».
Que va-t-il faire ? S’en prendre au racisme de la société et jouer les victimes. Cela marche à chaque fois, les gentils démocrates et les journalistes au grand cœur ne manqueront pas de relayer sa plainte, ça ne coûte pas cher et ça leur permet de se poser en conscience morale. Mais la satisfaction est limitée. Le petit roi va donc faire ce qu’on a toujours fait dans ce cas : se venger contre les plus faibles. S’assurer de sa royauté par la tyrannie. Tenter d’être le plus fort par l’insulte, le coup de poing dans la gueule et la crémation d’enfant, puisqu’il enrage de ne pas l’être par l’intelligence et la réussite, et que ce serait déchoir pour lui d’essayer. (...)
Mais le monde ne le trouve pas si intéressant que ça. Le monde ne ressemble pas assez à maman. Alors il faut laver le sacrilège. Dans le sang des être impurs : les femmes. Les anti-mamans. Les diaboliques imitations de la seule, la vraie, la sacrée. Les petits salauds ont violé la gamine sans doute tout bêtement parce qu’elle portait une jupe un peu courte au lieu d’un survêtement ou d’une robe de bonne sœur. Dans leur esprit obtus, ça la désignait comme une pute, un sac à foutre. Pas comme un être humain. Toute femme trop femme, trop libre, humilie leur maman. Ils l’ont violé, et puis ils l’ont brûlé, parce qu’elle les dégoûtait d’avoir été souillée par eux. (...)
Ce ne sont pas les damnés de la terre qui pendent à Téhéran une jeune fille de seize ans à une grue de chantier parce qu’elle a fait l’amour avec son fiancé. Ce ne sont pas les damnés de la terre qui lapident une gamine de treize ans parce que son frère l’a violée et qu’elle est par conséquent impure. D’autres les brûlent vives pour les mêmes raisons. Quant au jeune des quartiers ce n’est pas le damné de la terre : c’est le petit baron pillard et cagot du Moyen Âge, avec tout ce que cela implique de rapacité, de cruauté, de superstition, d’attachement au territoire, de liens de vassalité, de soumission à une conception étriquée de l’honneur et de la foi. (...)
Toute la foi dans une infinité de petits détails matériels : la barbe, le voile, la longueur du pantalon, la nourriture, que sais-je encore ? Et hop, comme ça on est sauvé, à nous l’infini. L’infini par l’infime. La religion réduite à une série de codes vestimentaires, de prescriptions, d’interdits de toutes sortes. L’idée d’un Dieu vétilleux et maniaque. Un Dieu petit fonctionnaire coincé, obsédé par ce que mangent ses fidèles. Vous appelez ça une religion ? (...) Religion pour imbéciles et cœurs desséchés. Ni pensée, ni émotion. Il suffit de respecter tout un attirail de codes et hop, on est quitte avec Dieu. On est sauvé, et les autres sont des mécréants ou des salauds parce qu’ils boivent du vin et que leurs femmes ne portent pas le voile. Pas plus difficile que ça, la religion. (...) la vie éternelle, l’infini par la longueur de la barbe ou du pantalon ? Se croire pur parce qu’on a payé ce prix ? Leurs grigris leur permettent d’éviter le plus difficile, le plus risqué : se donner. Consacrer son cœur et son esprit au divin. Ils donnent à Dieu de la barbe et de l’absence de cochon comme on donne des jouets aux enfants pour se dispenser de s’occuper d’eux, de leur parler et de les aimer. (...)
La régression crève les yeux. (...) Et le plus beau, c’est qu’on les prend malgré tout pour un symbole de rébellion ; de modernité, de métissage, de je ne sais quoi. Ce sont justes des crétins agressifs, incultes et infantiles, qui ne pensent qu’aux voitures, aux fringues, à l’argent facile. A peine de la parole. Une bouillie verbale de cinquante vocables, dont la moitié d’obscénités, pas articulés, aboyés. A part les téléphones portables et les vêtements, ce qui les intéresse, c’est « niquer une meuf », comme ils disent. Ils n’en sont pas à confondre l’amour avec le sexe. Ils ont dépassé ça. Ils confondent le sexe avec la violence et avec l’humiliation. (...)
Pour eux, baiser, c’est dominer et se glorifier de sa virilité. Rien d’autre. C’est forcément mépriser ce qu’on baise, parce qu’on l’a baisé. Par conséquent, une mère ne baise pas. Elle engendre le mâle. Dieu. Avec toute cette crasse dans la tête, ils trouvent moyen de crier à l’injustice à la moindre occasion, c’est ça qui est fabuleux."
Ecrit par : ras le bol | 18 février 2010
http://www.liberation.fr/societe/0101619775-au-bout-de-lalangue
"Au bout de la langue
Un discret cercle de réflexion, auquel contribuent d’éminents linguistes, tente de rationaliser l’orthographe du français. Un travail de Titan.
Rendez vous rue des Pyramides à Paris, 14 h 30, au siège de la la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (la DGLFLF) du ministère de la Culture . Montez au 4e, filez à gauche dans le couloir, happez une revue sur «l’intercompréhension entre locuteurs de langues apparentées» et une autre sur «l’illettrisme en France», ouvrez la porte du fond. Vous y êtes. Ils y sont. Onze hommes autour d’une table en U, de 27 à 83 ans. Présentations. Deux de la DGLFLF, spécialistes des langues de France, un linguiste de la commission nationale de toponymie, un tout jeune docteur en sciences du langage, trois enseignants (dont un Bruxellois), un militaire en retraite, un artiste-peintre licencié en lettres, un traducteur d’anglais dans un organisme onusien. Et au centre : Claude Gruaz, linguiste, directeur de recherche honoraire au CNRS. Un vétéran de la recherche sur l’orthographe du français, qui a dirigé, douze ans durant, l’unique laboratoire du CNRS dédié à ce thème.
C’est lui qui nous avait appelés après que s’étaient éteints les débats de rentrée sur les maltraitances de l’écriture. Le livre de François de Closets, Zéro faute, rendant grâce aux correcteurs informatiques, avait échauffé ce qui est selon l’écrivain «une passion française» pour l’orthographe. L’hiver venant, celle-ci s’était refroidie, mais pas partout. Pas chez les linguistes et «usagers de la langue» participant aux recherches du groupe «Etudes pour une rationalisation de l’orthographe française», collectif informel dont la réunion mensuelle est hébergée, cet après midi-là, par la DGLFLF. De ce discret cercle de réflexion fort de 28 membres et auquel contribuent d’éminents linguistes comme Micheline Sommant, auteure des dictées de Pivot et professeure à la Sorbonne, Michèle Lenoble-Pinson (université de Bruxelles) ou Annie Desnoyers (université de Montréal) est issue en octobre l’association Erofa, ouverte au plus grand public (1).
«Guillerète» et «zigounète»
«Pourquoi écrire "aquarelle"avec un e sans accent et deux l, mais "modèle" avec un e accentué et un seul l ? "Antenne" avec deux n, mais "arène" avec un seul n ? "Toilettage" avec deux t, mais "étage" avec un seul t ?» Bref, peut-on en finir avec cet arbitraire? C’est l’épineuse question à l’ordre du jour. Elle va engager deux heures de débats vifs. Le doublement de consonne après le e constitue l’une des grandes difficultés de l’orthographe, répondant à des règles compliquées assorties d’un régiment d’exceptions. Le collectif étudie une solution : opter systématiquement pour le e accentué. En vertu de quoi, 2 500 mots seraient modifiés, de «abérant» à «endéter», «guillerète» et «zigounète»… Déraisonnable ? Rationnel. «Comprenez bien, nous avait prévenu Claude Gruaz. Nous ne croyons pas au grand soir orthographique, à une réforme outrancière qui ferait hurler tout le monde et ne passerait jamais. Encore moins à un système phonographique, absurde ! Imaginez, on écrirait "porter", "portée", portées", "portai", "portait", "portaient" avec deux graphies : "porté" et "portè" ! Non, nous menons modestement des études pour voir s’il est possible de ra-tio-na-li-ser l’orthographe. C’est-à-dire renforcer, autant que possible, les régularités qui structurent l’écriture du français.» Un exemple ? «Le pluriel des noms s’écrit le plus souvent avec s. Mais parfois avec un x : "choux", "chevaux"… Il y a donc deux possibilités. Et bien, c’est une de trop !» Claude Gruaz a trouvé la métaphore : «L’orthographe du français est comparable au Paris d’avant 1850 : un ensemble de rues et d’impasses qui s’enchevêtrent et dans lesquelles on ne s’aventure jamais sans redouter un traquenard. Nous voulons remplacer ce dédale par de grandes avenues où l’on circulerait aisément.»
Jouer au baron Haussmann de l’orthographe suppose un travail d’orfèvre mené avec une prudence de chat tant les conservatismes sont grands, Claude Gruaz en est conscient. Il a passé sa vie à étudier la structure de l’orthographe française dans le laboratoire fondé par la grande historienne de l’orthographe, Nina Catach. A la retraite, il continue de ferrailler contre les pièges du français avec son réseau qui a le soutien de linguistes renommés comme Pierre Encrevé et André Chervel. Tous partagent une conviction, républicaine : la maîtrise de l’écrit est un levier de l’ascension sociale et celle de l’orthographe en est un rouage qui doit être accessible à tous. Or celle-ci chute en vrille depuis 1985, poursuivant une baisse amorcée un siècle auparavant, dans les années… 1880 (2). A cette époque, les disciplines enseignées sont diversifiées, réduisant de fait le temps dévolu à l’orthographe, ce qui répondait au vœu de modernisation de l’éducation exprimé par Jules Ferry. Le problème, c’est que l’écriture du français est restée l’une des plus difficiles au monde, et son apprentissage est bien trop chronophage.
Gruaz et ses compagnons ont de la peine «pour les pauvres gosses qui doivent apprendre tout cet embrouillamini», sans parler de l’obstacle que cette complexité représente pour les étrangers et le rayonnement de la francophonie. Ils s’agacent du conservatisme de ceux qui entretiennent l’idée d’une orthographe sacrée «patrimoine national»,irréformable, alors qu’elle l’a été maintes fois, avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, en 1878, l’Académie a simplifié les mots d’origine grecque en décidant que dorénavant il n’y aurait pas plus de deux lettres grecques dans un mot ! «Rhythme» est devenu «rythme». Merci…
Démarche expérimentale
Que faire aujourd’hui, alors que les «rectifications orthographiques», inspirées par Nina Catach et votées par l’Académie en 1990, peinent à s’imposer? Peut-on imaginer plus ambitieux ? «Nous soutenons ces rectifications qui constituent une réelle avancée,dit Claude Gruaz, mais nous voulons aller plus loin. Elles touchent à beaucoup de problèmes - pluriel des noms composés et des nombres, accents circonflexes, etc. - qui concernent un faible nombre de mots, 2000 environ. Notre position est inverse. Nous étudions un à un des problèmes qui concernent de nombreux mots, et nous tentons de résoudre chacun d’eux en proposant une règle qui ne supporte pas d’exception et qui soit compréhensible par tous.» Comment ? «Par une démarche expérimentale. On analyse chaque problème sous plusieurs angles : histoire, place dans le système orthographique contemporain, usage. On émet des hypothèses sur la façon de le régler, on les expérimente en les testant sur le corpus informatisé du Robert et on valide la plus cohérente.»
Le collectif rationaliste s’est courageusement attaqué à deux problèmes majeurs dont les solutions ont fait l’objet de deux fascicules publiés l’an dernier (3). Le premier porte sur les mots finissant en x et propose de remplacer cette lettre par un s. De «bateaus» à «chevaus» et «radieus», 2 990 mots rejoindraient alors l’usage général, comme le font «landaus» et «pneus». L’histoire du x appuie cette suggestion. Au XIIe siècle, on disait «les chevals» en faisant sonner le l comme un u, ce qui a donné «chevaus». Mais, on a bientôt écrit la terminaison «us» avec un signe qui ressemblait au x: «chevaus» devient «chevax». Puis on a rétabli le u, mais sans supprimer le x : «chevax» devient «chevaux»... Ensuite, par analogie, le x s’est collé à certains mots terminés par u ou i- «chaux», «houx», «généreux»,«prix», «choix».
Le second problème que s’est coltiné le petit cercle, c’est le doublement aléatoire de la consonne dans les féminins et les mots dérivés d’un autre mot. «Partisan» donne «partisane» avec un n, mais «paysan» donne «paysanne» avec deux n… «Le doublement de consonnes a diverses origines, explique Claude Gruaz. L’une d’elle tient à l’histoire : jusqu’au XVIe siècle, on prononçait "bon/ne". Pour transcrire cette prononciation, l’usage s’est imposé de doubler le n. Puis la diction a changé. On dit aujourd’hui "bo/ne", mais le double n est resté. Du moins dans certains dérivés puisqu’on écrit jardin et jardinet.»
Dans son livret consacré à la question, le collectif a proposé de supprimer ces doublements de consonnes, ce qui revient à écrire «rationel». Procédant avec une prudence méticuleuse, le petit cercle avait laissé à un examen ultérieur le cas de figure particulier des mots, nombreux, où le doublement de consonnes est précédé d’un e. Enlever un t à «cadette», par exemple, impose d’ajouter un accent sur le e, et de procéder à deux modifications. Justifié? Historiquement, sans nul doute : nombre de consonnes doubles après le e sont dues au fait que les premiers imprimeurs n’avaient pas d’accents dans leurs casses pour restituer le son é ou è… Après concertation, le groupe s’était accordé pour supprimer, là aussi, le doublement de consonnes. L’objet de cette réunion hivernale, rue des Pyramides, est d’en examiner l’impact dans ses ultimes détails.
«Un accent plat »
Supprimer une consonne et mettre un e accent, oui, mais lequel ? Grave ou aigu ? «Là vous allez avoir un débat, la prononciation n’est pas unifiée en France»,dit avec un fort accent du sud, l’ex-militaire Jean-Claude Anizan. Le linguiste Ange Bizet, barbe imposante et puits de savoir, observe que l’accentuation des voyelles diffère selon les générations et les régions : «Les anciens distinguent "âge" et "bache", "pâtes" et "pattes". En Picardie, on dit "rose" avec un o ouvert.»«Et si on remplaçait les accents par un accent unique, horizontal, comme le proposait Nina Catach ?»suggère Camille Martinez qui vient de finir sa thèse sur les variations des orthographes dans les dictionnaires contemporains. Un vent de révolution menace. «Un accent plat ? On n’en est pas là», conclut prudemment Claude Gruaz. Michel Alessio, de la DGLFLF, spécialiste des langues de France, opine.
La nuit est tombée, la séance est levée. Une règle a finalement été établie et envoyée aux partenaires belges, québécois et suisses avant la publication d’un nouveau fascicule à paraître ce mois-ci,. Et après ? «Les chercheurs proposent, les usagers disposent, dit Claude Gruaz. Il n’est pas déraisonnable de penser qu’ils prendront conscience que l’orthographe française pourrait être plus rationnelle, et donc à la portée d’un plus grand nombre d’écrivants.» En attendant, il se réjouit du courrier adressé à son groupe de travail par l’Académie française qui, saluant la création de l’association, note que les travaux d’Erofa«lui sont de la plus grande utilité pour nourrir sa réflexion». De la part de l’institution qui veille aux destinées de la langue française, c’est le frémissement d’une reconnaissance.
(1) Etudes pour une rationalisation de l’orthographe française aujourd’hui. http://erofa.free.fr (2) Selon une enquête de Manès et Cogis (2007). Lire aussi l’Orthographe en crise à l’école par André Chervel, Ed.Retz, 2008. (3) Les consonnes doubles, féminins et dérivés et le X final, Ed.Lambert-Lucas, Limoges, 2009."
et à écouter: http://www.liberation.fr/societe/06011320-l-orthographe-est-arbitraire-elle-colle-plus-a-nos-moeurs
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Bonjour,
Je vous écris pour vous signaler un article intéressant :
http://www.leparisien.fr/thiais-94320/agression-a-thiais-une-semaine-avant-le-proviseur-s-inquietait-16-02-2010-818024.php
Voilà ce qu'on demande aux profs : faire de la garderie
Ecrit par : prof lycée Apollinaire | 18 février 2010
Nul n'ignore plus que ce qui est demandé à présent pour tenter de limiter les dégâts avec le succès que l'on voit, c'est de garder les élèves. Un master 2 est néanmoins obligatoire. Cherchez l'erreur.
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Que sont-ils d’autre que de petits tyrans, ceux que nos conseillers municipaux appellent « jeunes des quartiers » ou « victimes de l’exclusion » ?
Ecrit par : Pierre Jourde
On ne dit plus "jeunes des quartiers", on dit "gorgé de soleil":
http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/14/776977-Trois-policiers-accusent-Ils-voulaient-nous-lyncher.html
Et on dit que la poésie se meurt...
Ecrit par : yann | 18 février 2010
Bonjour,
Je vous écris pour vous signaler un article intéressant :
http://www.leparisien.fr/thiais-94320/agression-a-thiais-une-semaine-avant-le-proviseur-s-inquietait-16-02-2010-818024.php
Voilà ce qu'on demande aux profs : faire de la garderie
Ecrit par : prof lycée Apollinaire | 18 février 2010
Malheureusement, c'est le sens des derniers propos de Chatel, hier sur la Cinq (http://www.france5.fr/c-a-dire/). Alors que le journaliste lui,faisait remarquer que 11 surveillants pour 1500 élèves, c'était un peu dérisoire, il a répondu : "Mais il y a 180 profs aussi — autant d'adultes…" — ignorant sans doute que lesdits profs n'ont pas franchement cours en même temps, et que de surcroît ils sont dans leurs classes, pas aux abords des parkings et des gymnases.
D'autant que la sécurité, ce n'est pas exactement notre métier. À ce qui a été reporté, le prof de gym présent dans le gymnase est intervenu, et s'est pris une infusion de lacrymos — je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partir des forces de sécurité. Mais Super Chatel veut sans doute des super-Dupont comme profs — il a trop lu Gotlib quand il était jeune.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partie des forces de sécurité. JPB
En même temps, c'est un peu logique. Quelle valeur a un prof qui ne transmet pratiquement plus rien et ne fait plus que de la garderie, occupation totalement déconnectée du diplôme ?
Je ne suis pas certaine qu'il gagne plus qu'un agent de sécurité ni même qu'un employé de banque. Toutes primes prises en compte bien sûr. Et attendons la réforme Royal, si jamais elle passe ! On risque de regretter Luc Chatel !
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
En même temps, c'est un peu logique. Quelle valeur a un prof qui ne transmet pratiquement plus rien et ne fait plus que de la garderie, occupation totalement déconnectée du diplôme ?
Bien sûr tous les profs et instits sont nuls sauf Nicolas et ceux qui font pareil!!!
Je ne suis pas certaine qu'il gagne plus qu'un agent de sécurité ni même qu'un employé de banque. Toutes primes prises en compte bien sûr.
Pour les agents de sécurité en tous cas, c'est faux, mais on peut baver ce qu'on veut quand on se sent si supérieur
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Ecrit par : Troll anti-Nicolas | 18 février 2010
Ce troll me rappelle furieusement Hervé de Strasbourg...
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
"AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"
Hélas, la plupart ( Assistants d'éducation, attention!) sont mous, compréhensifs, démagogauches, froussards et à la botte de CPE de la même eau polluée! Tout acte d'autorité juste mais sans concession fait passer pour un méchant, un autoritaire, un déficient en réflexion, un nerveux, une vieille carne, etc.
Il n'est pas question ici de trouver une voie médiane, ce qui peut dans certains cas être nécessaire, il s'agit clairement de deux manières de considérer les personnes et les situations, dont l'une à fait ses preuves et l'autre fait sa propre perte. En attendant on est professeur et "surveillant" quand on ne se défile pas devant ses principes - il y en a qui n'en ont pas: pour eux, se défiler est facile- et on dépense de l'énergie. Au prix des denrées périssables notre dépense énergétique est bien mal récompensée. Avec un Chef d'État qui ne veut pas comprendre la réalité de l'EN et un Gouvernement qui ne vaut guère mieux, on peut encore s'user.
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
Pour ma part, j'ose espérer que les décisions du gouvernement s'appuient sur les "remontées de terrain" des "groupes experts" de l'EN. D'ailleurs, depuis quand un homme politique prend des décisions ? Il ne fait qu'énoncer les conclusions de son équipe "technique".
Je suis encore naïf ? Certainement !
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
Pour ma part, j'ose espérer que les décisions du gouvernement s'appuient sur les "remontées de terrain" des "groupes experts" de l'EN. D'ailleurs, depuis quand un homme politique prend des décisions ? Il ne fait qu'énoncer les conclusions de son équipe "technique".
Je suis encore naïf ? Certainement !
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
Joe serait-il membre du cabinet ? Tanneguy, sors de là, on t'a reconnu !
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Joe serait-il membre du cabinet ? Tanneguy, sors de là, on t'a reconnu !
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Le cabinet ? C'est bien le dernier endroit où vous me verrez, je ferme toujours la porte.
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
On vous prolongera, Francis, vous le méritez !
Ecrit par : iPidiblue tour de vis | 17 février 2010
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Je suis confus devant tant de gentillesse, iPidiblue. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Ce qui est bien avec le futur, voyez-vous Francis, c'est que ça reste le futur quoi qu'on fasse !
Ecrit par : iPidiblue la tour d'écrou | 17 février 2010
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Non, je ne suis pas sûr de bien voir, iPidiblue. Mais, en y réfléchissant, connaissant votre tournure d'esprit, je perçois une allusion à deux dictons populaires:
1. Demain on rase gratis
2. Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. (Je ne suis pas sûr de la formulation.)
Sans doute existe-t-il une kyrielle d'autres dictons de ce genre sur l'avenir. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Cabinet mis à part, que sont les "remontées de terrain"? Entre nous, dans les cabinets , ça descend, en général. Non?
Descente d'IPR pour réduquer les mauvais enseignants, pas les désobéisseurs seulement. Voyez la dernière livraison de la Quinzaine du SNALC.
De qui émanent-elles donc ces remontées? Dans le système "soviétoïde" actuel le mensonge remonte plus surement que la vérité. La Pravda ministérielle est tout de même gobée par bien du monde, y compris de celui de l'EN.
Quand on entend le ministre dire que la France est en retard pour l'équipement en ordinos de nos élèves, on comprend à quoi servent les économies à coups de suppressions de postes. Il faut être dans le mouv', hein? Avec des écrans, les morveux seront-ils moins à cran? Et leurs professeurs, planqués derrière? Et puis à quoi bon construire des collèges ou des lycées? Faisons nos cours depuis chez nous avec nos élèves connectés chez eux. On sera ben aise.
Temps d'abrutis! A tous les étages. Et ce n'est qu'un début.
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
J'ai une simple requête à formuler à Nicolas. Pourriez-vous distinguer votre pseudo du mien par autre chose que la majuscule ? Je remercie d'accepter de ne pas entretenir une confusion toujours possible.
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
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Allons bon ! Lequel des deux Nicolas est celui que je connais ?
Si vous n'êtes pas tous deux professeurs des écoles, ça aidera un peu. Sinon, trouvez quelque chose qui vous différencie clairement, surtout si l'un de vous est un homme. L'un de vous est mon enchanteresse... Non qu'il me déplairait d'en avoir deux (je parle d'enchanteresses), mais j'aimerais ne pas les confondre. Mais je doute que deux femmes prennent un tel pseudo. :-) N
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Qui veut aller casser la gueule de ce débile, puisque ça ne saurait être un délit ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010
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S'il est moins costaud que moi, je veux bien. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Mais Super Chatel veut sans doute des super-Dupont comme profs — il a trop lu Gotlib quand il était jeune.
JPB
Je n'avais pas lu ce post. Eh bien oui, les économies sont à ce prix! Rigueur budgétaire oblige. Et efficacité à moindre coût. Un petit accroc de temps en temps. On s'agite on cause dans les micros et puis ça passe. Faire machine arrière? Vous n'y pensez pas! C'est le progrès qui est en marche, on ne l'arrête pas. Et puis laisser râler les professeurs et faire comme si de rien n'était ou presque, c'est tout de même moins dur qu'un régime dictatorial. On a encore de la chance: on peut parler, s'exprimer. Même si ça ne sert à rien. Ou si peu.
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
Temps d'abrutis! A tous les étages. Et ce n'est qu'un début.
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
C'est bien ce que mon angélisme voulait dire : comment prendre de bonnes décisions en se basant sur des constats biaisés ? Il suffit qu'un abruti bien placé affirme, étude bidon à l'appui, que la réussite de l'enseignement repose sur le taux d'équipement informatique et hop, action, plus de pc dans les salles de classe. Facile d'être ministre non ?
Ecrit par : Joe | 18 février 2010
Ça n'arrive pas que chez nous :
Un prof tué pour des mauvaises notes
AFP 18/02/2010 | Mise à jour : 16:22
Le meurtrier présumé d'un enseignant dans un lycée professionnel aujourd'hui à Ludwigshafen est un ancien élève de 23 ans en colère pour avoir été mal noté par sa victime, a expliqué le procureur général de Frankenthal.
Ce meurtrier présumé, qui était armé d'un couteau et d'un pistolet d'alarme, a été rapidement arrêté au sein de l'établissement. "Comme motif, il a dit qu'il était très en colère contre ce professeur qui lui avait donné trop de mauvaises notes", a déclaré le procureur général de Frankenthal Lothar Liebig, lors d'une conférence de presse télévisée.
L'enseignant, âgé de 58 ans, a été retrouvé poignardé dans un escalier menant à une cave d'un bâtiment annexe de l'école. Il est mort sur place des suites de ses blessures.
Ecrit par : Moot | 18 février 2010
L'auteur de la perle citée par Pierre Lariba, c'est bien entendu l'inénarrable Lubin ! Je m'en doutais, et je suis allée vérifier sur son blog. En fait il n'en est plus à une perle près.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2010
Il n'y a pas que chez nous!
Un prof tué pour des mauvaises notes
AFP
18/02/2010 | Mise à jour : 16:22 Réagir
Le meurtrier présumé d'un enseignant dans un lycée professionnel aujourd'hui à Ludwigshafen est un ancien élève de 23 ans en colère pour avoir été mal noté par sa victime, a expliqué le procureur général de Frankenthal.
Ce meurtrier présumé, qui était armé d'un couteau et d'un pistolet d'alarme, a été rapidement arrêté au sein de l'établissement. "Comme motif, il a dit qu'il était très en colère contre ce professeur qui lui avait donné trop de mauvaises notes", a déclaré le procureur général de Frankenthal Lothar Liebig, lors d'une conférence de presse télévisée.
L'enseignant, âgé de 58 ans, a été retrouvé poignardé dans un escalier menant à une cave d'un bâtiment annexe de l'école. Il est mort sur place des suites de ses blessures.
Ecrit par : retraitée | 18 février 2010
Tiens, serions-nous deux à consulter le site du Figaro ?
Ecrit par : Moot | 18 février 2010
http://www.rue89.com/2010/02/18/le-monde-musulman-peut-etre-banni-du-programme-de-seconde-138880
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
"AI-je tort de dire qu'il y a là un réservoir inépuisable de surveillants qui n'ont pas de raisons d'être moins compétents que de jeunes diplômés qui ont autre chose à faire ?"
JBP
Et quel type de contrat? Ca existe des CPE ou des directions qui menacent de ne pas le faire renouveler, si l'adulte - qui bosse pour la vie scolaire ou l'aide sociale à l'intérieur du bahut - émet quelque avis contraire par rapport à la manière de faire: laxisme ou autre.
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Les surveillants (et surtout les "surveillants généraux", comme on disait jusqu'à ce qu'ils préfèrent être appelés CPE, qui est bien plus élégant apparemment…) des années 60 étaient souvent d'anciens militaires, retour de la guerre d'Algérie. Ils te vous mataient un lève en deux temps trois mouvements — en saisissant le récalcitrant par les petits cheveux, au niveau des tempes, et en soulevant tout en tordant. Irrésistible.
Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
« "Mais il y a 180 profs aussi — autant d'adultes…" — ignorant sans doute que lesdits profs n'ont pas franchement cours en même temps, et que de surcroît ils sont dans leurs classes, pas aux abords des parkings et des gymnases.
D'autant que la sécurité, ce n'est pas exactement notre métier. À ce qui a été reporté, le prof de gym présent dans le gymnase est intervenu, et s'est pris une infusion de lacrymos — je signale que dans le même temps, des employés de banque sont sommés de ne jamais intervenir dans un braquage : leur direction ne considère pas, elle, qu'ils font partir des forces de sécurité. »
Sans chercher à contredire, mais pour donner un autre point de vue :
Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut.
Je ne dis pas de monter au front pour s’interposer dans une rixe au couteau et à la batte de base-ball. Je suggère de faire remarquer aux élèves que l’autorité ne s’arrête pas à la porte de la classe. Je suis certain que l’heure suivante, EN classe, un collègue ou le même profiterait du petit recadrage lors d’un cri ou un coup de pied dans une porte.
Mais à quoi bon en causer ici…
Les participants à ce blog ont une autorité naturelle en classe, elle s’exprime tout aussi spontanément ailleurs.
Quand tous les autres n’ont aucune autorité dans leur classe, tout le monde en pâtit.
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Et vous pensez que les personnels de direction voudront avoir affaire à des bonhommes et des femmes de cette trempe à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Je suis intervenu une fois dans la classe d'un collègue débordé — je passais dans le couloir, ça faisait un chambard de tous les diables, je me suis mis sur la pointe des pieds pour voir, les élèves (des Secondes) dansaient sur la table, le prof était assis, à son bureau, la tête entre ses mains. Je suis entré, ça s'est calmé. J'ai juste prévenu que j'étais à côté et que s'ils me dérangeaient encore, je venais me faire une fricassée de leurs couilles.
Eh bien, le collègue m'en a voulu à mort — c'est humain, notez… "Je m'en serais très bien sorti tout seul" — il était la risée des élèves, la fable de tout l'établissement.
Et une fis, je suis intervenu dans la cour (en collège), en giflant à la volée un élève qui venait de traiter un pion nord-africain de sale bougnoule. Pan — j'ai pas réfléchi, c'est parti, et j'ai la main assez lourde.
Ma foi, ça n'a fait aucune vague. Le gosse a ramassé ses dents, s'est excusé et il est parti.
Je crois que le pion aussi m'en a un peu voulu…
C'est toujours difficile, d'intervenir. Très difficile. Chacun est là avec sa sensibilité, ses certitudes. Il faudrait avoir les mêmes } et quand on voit ce que ce con de Lubin débite sur journaldecole — purée, ce mec, c'est lui qu'il faudrait dé - biter !
Ecrit par : Abraxas | 18 février 2010
à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
gné ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Quand on parle de gifle, je crois que j'ai raconté l'histoire de cet homme engagé comme précaire qui gardait l'entrée d'un lycée. Un jour un garçon veut entrer et l'homme l'en empêche car il n'est pas de l'établissement, le jeune veut passer en force, le concierge le gifle.
Fin de l'histoire : le précaire a été viré. Alors si on engage des gens de 50 ans, il faudra les prévenir que dans l'Éducnat', on est dans un monde à part où le sens commun n'a pas cours ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 18 février 2010
à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
gné ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Nicolas, pensez-vous vraiment qu'un(e) ancien(ne) militaire, qui a dû en voir d'autres... se laisserait imposer quoi que ce soit qu'il/elle trouverait stupide à ses yeux? Vous savez, toutes les choses stupides que nous devons faire jour après jour dans les bahut, en tant qu'adultes.
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Je ne dis pas de monter au front pour s’interposer dans une rixe au couteau et à la batte de base-ball. Je suggère de faire remarquer aux élèves que l’autorité ne s’arrête pas à la porte de la classe. Je suis certain que l’heure suivante, EN classe, un collègue ou le même profiterait du petit recadrage lors d’un cri ou un coup de pied dans une porte.
Mais à quoi bon en causer ici…
Les participants à ce blog ont une autorité naturelle en classe, elle s’exprime tout aussi spontanément ailleurs.
Quand tous les autres n’ont aucune autorité dans leur classe, tout le monde en pâtit.
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
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Stéphane, êtes-vous professeur ?
Je suis professeur en retraite depuis dix ans. Il y avait un tel laxisme institutionnalisé dans mon lycée avec un proviseur pleutre, à la botte des élèves et des parents, quasi servile envers eux, et un chef de travaux qui marchait dans son sillage comme un toutou, que, dans les couloirs des ateliers, j'avais pris le parti de me taire en passant dans cet infâme désordre, de peur de voir certains grands imbéciles se rebeller et m'insulter - si ce n'est m'agresser - en toute impunité.
Déjà, en classe, je devais batailler ferme tous les jours pour avoir le silence en début d'heure de cours.
Je disais :"Messieurs, silence s'il vous plaît !" et je les regardais les uns après les autres dans les yeux jusqu'à ce que le silence s'établît, au besoin en tapant discrètement avec une règle sur mon bureau, à coups répétés. Une fois le silence obtenu, je commençais de parler. Il ne se passait jamais une minute sans qu'un imbécile (entre 17 et 23 ans) commençât à parler à son voisin en tournant la tête vers ledit voisin, ce qui me le faisait repérer aussitôt. Je cessais de parler tout aussitôt. Le silence se faisait tout aussitôt. Je répérais souvent le coupable et lui disais calmement :"Cela vous ennuierait-il de vous taire, Monsieur Untel ?" Soit le crétin se taisait humblement, soit il niait avoir parlé. Je disais alors :"Veuillez m'excuser." Et je reprenais mon cours.
Dans un classe de première, un jour, un élève me dit très poliment et naïvement:"Mais, Monsieur, les autres professeurs nous laissent parler pendant leurs cours !"
Je pensais à part moi que mes jeunes collègues (et parfois moins jeunes) baissaient les bras, mais me gardai de le dire. Je me bornai à répondre :"Faites comme vous voulez avec mes collègues, cela ne me regarde pas, mais ici, faites ce que je vous dis : taisez-vous quand je parle ! Ne vous a-t-on jamais dit qu'il était impoli de parler en même temps qu'un professeur ?" Et le crétin de dire ingénument que non !
"Eh bien, je vous l'apprends !"
Obtenir et maintenir le silence avec des cancres âgés est un combat de tous les instants.
Mais, dans les couloirs où des élèves sont avachis par terre, il vaut mieux passer son chemin en se faisant tout petit, croyez-moi.
Si les professeurs se risquent à faire régner l'ordre dans les couloirs et dans la cour du lycée, le ministre se frottera les mains : plus besoin de surveillants !
Il faut que vous compreniez, Stéphane, que, dès lors qu'on garde les élèves quoi qu'ils disent et fassent, un professeur n'a plus de prise sur eux, non seulement dans sa classe mais, surtout, hors de sa classe.
Il faut qu'un élève tue un professeur pour être exclu.
S'il se borne à le blesser, il ne sera pas exclu mais le professeur sera accusé par l'avocat de l'élève de l'avoir provoqué.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Lubin, Launay, déjà présents sur le blog de Davidenkoff époque “Libé”, jusqu’en février 2006. N’est-ce pas, Pedro ?
Si vous voulez les lire et les commenter, allez-y, mais épargnez-nous leur prose. Si on a envie, on saura où les trouver.
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
Cher Francis Penin,
Je suis un planqué.
Jamais je ne pourrais faire ce que vous avez fait : vous enfermer dans la cage, avec les apprenants.
Je fais des vacations dans des bibliothèques (rebaptisées ainsi par moi) de collèges et lycées.
J’y fais régner un silence propice à la lecture des Ducobu choisis par mes prédécesseurs, lorsque je dois cohabiter avec elles. Sinon, je les mets au placard. Les Ducobu, pas les collègues, lorsqu’elles sont en maladie ou en gestation.
Donc j’ai dans mes bibliothèques une paix royale, sauf quand un crétin vient avec ses apprenants faire de la pédagogie des œufs de Pâques : « on a caché un peu de savoir quelque part, à vous de le retrouver ! » et là, j’ai un aperçu de ce que vous subissez.
Du coup, comme je ne me gêne pas pour faire taire les casse-c. dans mon domaine, y compris en présence de leur accompagnateur-animateur-de-groupe-classe, j’ai besoin d’un peu d’action dans les couloirs…
Pour l’instant, ça va. On ne s’en prend qu’à ma porte : colle, boule de neige, danette au chocolat, encre…
Ca me donne l’occasion de nettoyer moi-même, ça ne me gêne pas, ou de causer avec les agents quand j’ai besoin de produits spéciaux. Je m’entends très bien avec eux.
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel
Mots clés : Professions libérales, artisans, avocat, INSee
Par Olivier Auguste lefigaro.fr
18/02/2010 | Mise à jour : 15:21 Réactions (59) Les 173.000 professions libérales (hors médecins) ont gagné en moyenne 74.800 euros en 2007, selon l'Insee. Les femmes en revanche, y sont en moyenne payées 44% de moins que les hommes.
Avocats, experts-comptables, architectes... Les 173.000 professions libérales (hors médecins, qui sont presque deux fois plus nombreux) ont gagné en moyenne 74.800 euros en 2007, selon l'Insee. Il s'agit là de leur « revenu d'activité» (à titre de comparaison, précise l'Institut, cette notion se situe entre le revenu net et le revenu brut d'un salarié). Cette somme est supérieure au revenu d'activité des autres indépendants (commerçants, artisans...), qui atteint 31.000 euros par an, ou des cadres du privé (46.000 euros). L'Insee note que les professions libérales sont souvent très qualifiées, et que l'installation y est tardive, souvent après une période de salariat; la moyenne d'âge y est de 46 ans contre 42 pour les cadres du privé. Enfin, 8,5% des professions libérales déclarent un revenu nul, souvent dans les mois qui suivent leur installation.
Dans le détail, le droit est le domaine le plus lucratif : les huissiers atteignent 100.000 euros de revenu libéral annuel et les notaires 230000. Les avocats se « contentent » de 61.000 euros (70.000 en région parisienne, où se concentrent les avocats d'affaires). C'est aussi le domaine le plus féminisé parmi les professions libérales, avec 44% de femmes (et même 54% chez les moins de 45 ans).
Le revenu libéral atteint en moyenne 67.700 euros dans la finance (courtiers en assurance, gestionnaires de portefeuille...), où le niveau de diplôme est «très hétérogène», et 51.200 euros dans le domaine «conseil et cadre de vie» (38.300 dans le conseil informatique, 52.600 chez les architectes, 67.400 pour les géomètres ou encore 74.500 pour les comptables). Ces derniers métiers restent aussi les plus masculins.
Professions libérales : des inégalités salariales particulièrement marquées
Les écarts de rémunération entre homme et femmes sont particulièrement marqués parmi les professions libérales. Si en moyenne, le revenu des hommes est supérieur de 44% à celui des femmes, cet écart atteint 117% dans le domaine du droit ! A leurs débuts, les femmes travaillant dans le droit sont déjà payées 77% de moins que leurs pairs masculins. Et cette différence ne fait que se creuser avec le temps et l'expérience. Si l'écart est moindre dans d'autres professions libérales, il atteint cependant 47% en moyenne dans le conseil, et 82% dans la finance. Au total, l'ancienneté permet à un homme de multiplier son salaire par 2,3 en 25 ans, contre 1,7 seulement pour les femmes. Une différence que l'Insee impute essentiellement à la durée de travail des femmes, moins conséquente que celle des hommes.
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
que voulez-vous nous dire, Pendariès ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
que voulez-vous nous dire, Pendariès ?
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Absolument rien; pensez-vous que je veuille dire quelque chose?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Je peux vous certifier, pendaries, que si mon fils avocat se faisait 1000 euros par mois, ce serait royal!
Il a passé le concours, pas comme rachida, et il était même major!
Tout le monde ne bosse pas à Paris et ne peut monnayer un carnet d'adresses!
Ecrit par : retraitée | 18 février 2010
"Sans chercher à contredire, mais pour donner un autre point de vue :
Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut."
Dit Stéphane.
Mais c'est la majorité! Je suis outré par la "merdicité" de mes collègues. A part 2 ou 3. On est les "méchants chiants". C'est ça , aussi, l'EN. Une bande de nouilles et des gens qui, de guerre lasse - enfin, quelle guerre ont-ils livrée?- laissent tomber. "Laisse tomber, on s'en fout!" ...Et puis il y a la tribu des "faut comprendre", comme si, quand on met les points sur les i, on ne pigeait rien. Bande de c...!
Autre sujet: La sortie sur les professions libérales est inepte! Il faut être un fonctionnaire bien borné pour faire son miel avec de tels propos.
Ils "gâgnent" de l'argent. Beaucoup, hein? Eh bien allez-y , travaillez comme eux!
Réaction de l'envie à la vue basse.
C'est le même état d'esprit que ceux, prof. libérales, parfois, qui déblatèrent sur les professeurs. Eux aussi, les idiots libéraux-indépendants, n'ont qu'à venir faire un petit séjour dans nos asiles de dingues et de boiteux!
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
pensez-vous que je veuille dire quelque chose? Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Je vous crédite en effet de cette idée folle.
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
pensez-vous que je veuille dire quelque chose? Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Je vous crédite en effet de cette idée folle.
Ecrit par : nicolas | 18 février 2010
Ben c'est très couillon... la seule chose à laquelle je pouvais penser, c'est: même niveau d'étude, pas même salaire; ah! la foi dans le service public, ça en fait faire des conneries... ce qui est aussi amusant, ce sont les réactions; vous ne dites rien, vous copiez-collez un article, et hop: le ça des autres s'exprime.
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
"même niveau d'étude, pas même salaire;(...) le ça des autres s'exprime."
C'est pauvre tout ça! Petit bout de la lorgnette. Comme si niveau avait un rapport avec responsabilité , risque,...
Je vois l'argument venir avec ses semelles de plomb: nous aussi on a des responsabilités et de plus en plus, et des risques on en court de plus en plus... C'est vrai! Mais la question est mal posée. Je n'ai pas envie d'expliquer ce que profession indépendante signifie. D'autre part tous ne se gavent pas.
Si c'est juste pour agacer ou pour faire avancer le "chlimblic, le chlili bic..." c'est sans intérêt.
On peut être professeur et conscient des situations autres que celles de la boutique EN. L'esprit fonctionnaire émanant de la cervelle plate m'agace. De ce point de vue c'est gagné!
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
On peut, au choix, être :
perplexe
agacé
hors-sujet
ou pratiquer le saute-penda
Ecrit par : Gain de temps | 18 février 2010
On peut, au choix, être :
perplexe
agacé
hors-sujet
ou pratiquer le saute-penda
Ecrit par : Gain de temps | 18 février 2010
Je ne vous le fais pas dire!
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Saute-penda, c'est chinois?
Fidèle à mon pseudo, je quitte le blog pour revenir de manière aléatoire.
La paix de l'esprit n'a pas de prix. Fonctionnaire ou libéral, c'est un lieu commun de le dire. La différence se manifeste dans la pratique, la manière de vivre. Beaucoup de gens pensent. Ils ne vivent pas.
Byyyyyy!
Ecrit par : Passant | 18 février 2010
Bon, alors, d'accord, il paraît que les châtiments corporels, c'est très vilain. Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Et vous pensez que les personnels de direction voudront avoir affaire à des bonhommes et des femmes de cette trempe à qui, s'en doute, il en faudrait beaucoup pour les faire plier?
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Pas faux. Régler le problème de la hiérarchie reste un préalable...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 février 2010
Cher Francis Penin,
Je suis un planqué.
Jamais je ne pourrais faire ce que vous avez fait : vous enfermer dans la cage, avec les apprenants.
Je fais des vacations dans des bibliothèques (rebaptisées ainsi par moi) de collèges et lycées.
J’y fais régner un silence propice à la lecture des Ducobu choisis par mes prédécesseurs, lorsque je dois cohabiter avec elles. Sinon, je les mets au placard. Les Ducobu, pas les collègues, lorsqu’elles sont en maladie ou en gestation.
Donc j’ai dans mes bibliothèques une paix royale, sauf quand un crétin vient avec ses apprenants faire de la pédagogie des œufs de Pâques : « on a caché un peu de savoir quelque part, à vous de le retrouver ! » et là, j’ai un aperçu de ce que vous subissez.
Du coup, comme je ne me gêne pas pour faire taire les casse-c. dans mon domaine, y compris en présence de leur accompagnateur-animateur-de-groupe-classe, j’ai besoin d’un peu d’action dans les couloirs…
Pour l’instant, ça va. On ne s’en prend qu’à ma porte : colle, boule de neige, danette au chocolat, encre…
Ca me donne l’occasion de nettoyer moi-même, ça ne me gêne pas, ou de causer avec les agents quand j’ai besoin de produits spéciaux. Je m’entends très bien avec eux.
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
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Cher Stephane,
Vous avez tout de même une idée assez précise de la situation. Il y aura dix ans que j'ai quitté cet enfer en juillet 2010. Je sais seulement que les choses n'ont cessé d'empirer dans le lycée où j'étais.
J'y suis arrivé en 1978 et c'était déjà la décontraction avancée chez les élèves d'alors.
Au fil des décennies les mauvais élèves sont devenus de plus en plus désinvoltes et irrespectueux.
Je crois que, maintenant, après avoir manqué de respect à tout le monde et à tout (à l'instruction surtout) ils en sont au point de ne plus ressentir de respect pour eux-mêmes.
Certains sont des épaves. J'en ai peu vu avant mon départ en 2000, mais il y en avait qui se dissimulaient tant bien que mal. (des drogués qui dormaient en classe à 8 heures et qui fichaient la paix aux professeurs). Certains de mes jeunes collègues en savaient plus que moi. J'avoue que cela ne m'intéressait en aucune façon. Cela était tu pudiquement et miséricordieusement dans les conseils de classe. L'hypocrisie était déjà de mise et n'a fait qu'empirer depuis.
J'ai vu des policiers en civil poursuivre dans la rue des élèves soupçonnés d'avoir de la drogue sur eux. Les élèves fonçaient vers le lycée où, une fois entrés, ils étaient tranquilles : les policiers n'avaient pas le droit d'entrer dans l'enceinte du lycée !
Je crois bien que, eux aussi, ont quelque peu baissé les bras.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 février 2010
Eh bien, le collègue m'en a voulu à mort — c'est humain, notez… "Je m'en serais très bien sorti tout seul" — il était la risée des élèves, la fable de tout l'établissement.
Ecrit par : Abraxas | 18 février 2010
C'est LE gros problème chez les collègues, souvent : un masochisme larvé ou expressément ouvert. Le tout mêlé de déni, de mensonge à soi-même et souvent, mais pas toujours, d'une forte dose d'idéologie libérale-libertaire/cucul-la-praline.
Ecrit par : Manu | 18 février 2010
De Nicolas :
« Peut-être les angoisses de monchéri sont-elles ailleurs : dans l'absence de substance. Le temps qu'il faut passer en classe en en faisant le moins possible, le fait d'être assuré de passer quel que soit le résultat, c'est peut-être ça l'origine du problème... démotivant pour les meilleurs, pas motivant pour les pires. »
De mihailovich :
« quel est l'intérêt d'imposer une discipline draconienne tout en proposant dans le même temps des contenus et des programmes sans ambition, voire indigents »
De Francis Penin
« Je crois que, maintenant, après avoir manqué de respect à tout le monde et à tout (à l'instruction surtout) ils en sont au point de ne plus ressentir de respect pour eux-mêmes. »
Si seulement cette dernière citation pouvait s’appliquer aux profs !
Si seulement les profs pouvaient sentir leur illégitime assurance se dérober sous leurs pas ; alors, chancelants, ils commenceraient à se remettre en cause…
Malheureusement, la Scientologie de l’Education les enfle encore d’une nauséabonde fierté que les faits démentent obstinément.
Le déni, c'est bien résumé
Ecrit par : Stéphane | 18 février 2010
Les dessous de la violence scolaire
Par Ivan Rioufol le 17 février 2010 13h12
Ces "profs" qui se lamentent parce qu'ils n'arrivent plus à se faire respecter des "gosses" sont les victimes d'un système égalitariste qu'ils ont pour la plupart cautionné. C'est bien l'Education nationale, bastion de la gauche défendu par la majorité des syndicats d'enseignants, qui a avalisé depuis quarante ans les réformes (conduites aussi par la droite suiviste) ayant abouti à vider l'autorité des maîtres, à ringardiser la discipline et à placer l'élève au centre d'un dispositif dévalorisant le savoir. Ce sont ces organisations progressistes qui, dans le même temps, ont applaudi la démentielle politique d'immigration consistant, depuis trente ans, à faire venir massivement des populations nouvelles sans se préoccuper de leur intégration. L'effondrement du système éducatif, miné par l'illettrisme et la violence, est le résultat de ces politiques irréfléchies qui valaient, à ceux qui les dénonçaient, d'être traités de réactionnaires...
"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes", a écrit Bossuet. On en voit l'illustration, avec l'affolement du monde éducatif qui a poussé le gouvernement, mardi, à convoquer des "états généraux de la sécurité à l'école". Encore faudrait-il que les vrais problèmes, liés à la perte d'autorité des enseignants et au rejet de l'école par certains jeunes issus "de la diversité", soient posés. Ce mercredi, dans Le Figaro, Eric Debarbieux, président de l'observatoire international de la violence à l'école, fait remarquer: "Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas dans l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France, on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école". Pourquoi?
Parlons clair: la violence scolaire est celle des "quartiers difficiles", comme l'a rappelé Jean-François Copé, ce matin sur Europe 1. C'est là que des familles, de culture musulmane, en viennent à se désolidariser du système scolaire à qui elles ont confié leurs enfants, selon un processus de rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration. Elle y écrit: "Ces parents sentent très vite que c'est par l'intermédiaire de l'école de la République que risque de s'opérer la transformation de leurs enfants. C'est la raison pour laquelle ils nourrissent envers elle une grande suspicion". Le rejet de l'école est, pour beaucoup, le rejet d'un modèle de société.
PS : Un lecteur me transmet cette déclaration (dont voici le lien) de l'anthropologue Dounia Bouzar, faite récemment sur la chaine publique France O, dans laquelle elle parle comme d'une évidence d'une prochaine "guerre entre les musulmans et les non musulmans" et du camp qu'alors elle choisira. Alors que les médias font beaucoup de foin avec les petites phrases, en voici une qui est passée curieusement inaperçue.
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2010/02/ces-profs-qui.html#comments
Ecrit par : Aux autruches | 19 février 2010
"Je connais des profs qui, par lâcheté, lassitude, orgueil mal placé, passent dans les couloirs, faussement indifférents au chahut." - dixit Stéphane.
Vous m'avez appelé ? Me voici !
J'ai moi-même parfois tenté de calmer quelques jeunes crétins qui s'agitaient dans le couloir au point de perturber mon cours - sans doute est-la faute de murs et de portes mal conçus et trop minces pour filtrer le chahut. Ce fut généralement une très mauvaise idée ; dans les meilleurs des cas, mon intervention resta sans effet - sans doute est-ce dû à mon manque de charisme naturel - et à quelques reprises, sûrs d'une impunité dont ils auraient eu tort de douter, les jeunes crétins se sont ouvertement foutu de ma gueule.
Ma toute petite expérience tendrait donc à prouver qu'en milieu hostile, toute tentative d'intervention sur des élèves dont on n'a ni la charge immédiate ni la connaissance de leur identité constitue avant tout une occasion superflue de perdre une autre part de son tout petit peu d'autorité résiduelle. Alors bien sûr, de temps à autre, un état de mauvaise humeur passagère - à moins que cela ne soit un inavouable penchant pour les conduites à risque - me pousse encore à jouer les Don Quichotte, mais c'est une attitude déraisonnable : les moulins à vents sont en position de force...
Ecrit par : Numéro 13 | 19 février 2010
« rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration. Elle y écrit: "Ces parents sentent très vite que c'est par l'intermédiaire de l'école de la République que risque de s'opérer la transformation de leurs enfants. C'est la raison pour laquelle ils nourrissent envers elle une grande suspicion". »
Insertion de quoi dans quoi ? Transformation de quoi en quoi ?
De maghrébin fier de l’être, en/dans un gloubiboulga-citoyen-de-l’Europe-ne-sachant-pas-parler-français ? Suspicion, elle dit ? Bon sens, certitude et lucidité, je dirais…
Cette fille est plus intelligente que l'extait ci-dessus. Voir le lien ci-dessous :
http://puzzledelintegration.blogspirit.com/archive/2010/01/07/soutien-total-a-la-conference-des-grandes-ecoles.html
Ecrit par : Stéphane | 19 février 2010
« impunité (…) élèves dont on n'a ni la charge immédiate ni la connaissance de leur identité »
dixit Numéro 13
Parce qu’à partir du moment où ils sont + de 3 à faire de boxon, c’est la faute à l’organisation défaillante et au manque de moyens et alors on peut pu rien faire ? Parce que, comprenez bien, si on voulait tous les attraper, on a que 2 bras, n’est-ce pas, et le 3ème, il se sauve, alors comme on peut pas les traiter tous de façon égale, hé ben on les laisse tous partir en se foutant de notre gueule, c’est toujours mieux que de commettre une injustice, n’est-ce pas ?
Hé bien moi j’en chope un.
Un seul.
Et je l’emmène chez la chef ou la sous-chef.
Et j’exige de le sanctionner pour l’exemple. Aujourd’hui, c’est lui. Demain, ça sera un de ses potes. Et si la sous-chef me dit de lui donner une punition éducative, je lui réponds qu’elle se démerde parce que je veux bien culpabiliser pour un emmerdeur dont j’aurais la “charge immédiate”. J’estime par contre que je rends service à l’ensemble de la communauté scolaire en chopant l’emmerdeur dont je n’ai PAS la charge immédiate, et qu’à ce titre, la sous-chef peut bien assumer une part du boulot. Si ensuite elle est assez conne pour donner une punition “éducative”, ce qui dévalorise à la fois la portée de la sanction, et l’acte d’éducation en assimilant tout travail éducatif à une punition, c’est un autre problème, on peut pas tous les régler.
Et vous savez quoi ?
Maintenant, elle me dit : « c’est bon, amenez-les nous, on s’en occupe ».
Un seul à la fois.
C’est mieux que RIEN.
Ecrit par : Stéphane | 19 février 2010
"Parce qu’à partir du moment où ils sont + de 3 à faire de boxon, c’est la faute à l’organisation défaillante et au manque de moyens et alors on peut pu rien faire ? Parce que, comprenez bien, si on voulait tous les attraper, on a que 2 bras, n’est-ce pas, et le 3ème, il se sauve, alors comme on peut pas les traiter tous de façon égale, hé ben on les laisse tous partir en se foutant de notre gueule, c’est toujours mieux que de commettre une injustice, n’est-ce pas ?
Hé bien moi j’en chope un.
Un seul.
Et je l’emmène chez la chef ou la sous-chef."
Vous savez cher Stéphane, je ne me soucierais absolument pas de commettre la moindre injustice en n'en attrapant qu'un seul parmi trois, quatre ou même quinze, je serais juste très contrarié de ne pas les avoir tous eus ; mais un à défaut de tous, ce serait déjà un bon score.
Malheureusement, le dur principe de réalité me pousse à ce triste constat : je n'ai tout simplement pas les moyens physiques d'en "choper" ne serait-ce qu'un seul et d'arriver à le traîner devant mon administration.
Ecrit par : Numéro 13 | 19 février 2010
Rioufol citant Debardieux !
Elle est pas belle, l'alliance "conservateur libéral" de droite / pédago de gauche ? Une preuve de plus à joindre au dossier...
Et quand on sait que Rioufol déclare avoir "un faible" pour Claude Allègre, la boucle est bouclée...
Ecrit par : Jeremy | 19 février 2010
Jérémy, c'est très juste… Mais nous savions déjà que ce n'est pas par hasard que libéral et libertaire ont une étymologie commune. La République est mal barrée, gueuse qu'elle est redevenue pour tant de gens…
JPB
PS. Numéro 13 (le département ? La déveine ?) soulève un point malheureusement crucial : la montée de la violence dans certains établissements impose presque de recruter des gros baraqués et des rombières à l'avenant. On n'en est pas là, l'EN a une prédilection, ces temps-ci, pour les jeunes filles fluettes et les Wah étroits d'épaules, comme dit à peu près Rosny Aîné : que voulez-vous qu'ils fassent contre des Kzamms mangeurs de chair hummaine — professorale si possible ?
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010
Ce matin dans LA MATINALE Canal + Maïtena Biraben découvre que "pire insulte à l'école, c'est INTELLO." Et les chroniqueurs autour de sa table de rire. Sauf un qui réplique : "L'exemple vient d'assez haut, quand même." Sourire figé de Maïtena, of course. No comment.
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Pour ceux que le lien entre langage et dyscalculie intéresse, site cité par le Figaro :
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES424-425E.pdf
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
J'aimerais bien !!
Poujadiste, va ! ;O)))))
Ecrit par : yann | 19 février 2010
Je vous ai découvert ce matin sur France Info...si je suis d'accord avec vous; je dois dire que votre échange sur la prise de Constantinople m'a fait bien rire...1498 pour le journaliste; 1451 pour vous ai-je entendu?
C'est 1453...dommage car je dois dire que cela m'a rendu sceptique sur vos arguments....mais l'erreur est humaine.
Ecrit par : wemmersch | 19 février 2010
Source Wikipedia :"Au nom de la liberté d'opinion et d'expression, Ivan Rioufol a pris parti contre la loi Gayssot sur l'histoire et contre la loi pénalisant l'homophobie. Il a fermement soutenu l'intervention américaine en Irak en 2003, et plus généralement les positions de George W. Bush. Il est à l'inverse très critique envers Barack Obama[1]. Il reste généralement proche des néoconservateurs américains. Il a souvent pris position pour défendre la politique israélienne et pour dénoncer l'antisémitisme. Il défend des idées libérales.
Il s'oppose au communautarisme et plus particulièrement à la création d'un islam politique en France. Il veut, dans ses chroniques, pointer les défauts du modèle français d'intégration et le conformisme de la pensée unique[réf. souhaitée]. Il s'est opposé au projet de Constitution européenne, qu'il juge trop éloignée des nations et des peuples. Il porte un jugement critique sur les médias et leur suivisme.
Il critique la politique française au sujet de l'immigration, qui "serait responsable des trois quarts du déficit de la France" (citation de l'étude de Jean-Paul Gourévitch publié par Contribuables associés)."
On peut dire qu'il n'en est pas à sa première connerie mais, à bien y regarder, il y a plusieurs points ou j'aurais tendance à être d'accord avec lui. En tout cas, on sait pourquoi vous ne l'aimez pas, Jeremy.
Ecrit par : Joe | 19 février 2010
Professions libérales : plus de 6000 euros de revenu mensuel
Ecrit par : Pendariès | 18 février 2010
Disons que j'en connais qui gagnent bien plus : voir du côté de certaines spécialités médicales.
Le généraliste de base, en secteur 1, qui a par ailleurs commencé à travailler assez tard, perçoit souvent bien moins (on parle ici de revenu net, n'est-ce pas ?), pour une retraite versée après 65 ans, et quelle retraite ! pour résumer, un agrégé hors classe retraité reçoit une pension plus importante qu'un médecin à 65 ans...
Et pour quelle fatigue au quotidien !
Pour les autres professions libérales, je ne me prononcerai pas car on m'a toujours dit qu'il fallait se taire quand on ne connaissait pas le sujet...
Ecrit par : Garafignoux | 19 février 2010
Daniel Cohn-Bendit sur les "Quick" Hallal : "Et alors ?"
Franchement si vous voulez en attraper un, commencez donc par le rescapé de 68 ...
Ecrit par : iPidiblue et la bouille à gifler en priorité | 19 février 2010
Le syndicat des professeurs d'histoire-géographie est scandalisé qu'on veuille supprimer le chapitre consacré à la civilisation arabo-musulmane pour le remplacer par un chapitre sur l'histoire médiévale européenne !
C'est tellement stimulant le mélange culturel ... et il n'y a pas un chapitre sur la civilisation des papous par hasard au programme ?
Ecrit par : iPidiblue civilisation des papous | 19 février 2010
Qui trouvera encore à redire qu'on ne trouve plus que du hallal ?
Je me demande si la réaction/absence de aurait été la même si on ne proposait que du casher...
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Les dessous de la violence scolaire
Par Ivan Rioufol le 17 février 2010 13h12
"Ce mercredi, dans Le Figaro, Eric Debarbieux, président de l'observatoire international de la violence à l'école, fait remarquer: "Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas dans l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France, on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école". Pourquoi?"
Parlons-en du Brésil. Un collègue mien, d'une cinquantaine de balais - CGTiste, communiste, à fond pour la liste "Front de Gauche" de ma Région (ça c'est pour donner de l'acide aux gencives de quelques-uns ici) - est en ce moment à Rio, avec sa femme professeur de Portugais, dans une de ces favelas. L'Etat et la ville se sont désengagés de l'Ecole. Alors, ce que le service public se refuse à accomplir, des personnes privées (des grands-mères, des parents) se lancent dans le combat, avec peu de moyens, pendant que les mères tapinent et que les pères dealent, tuent. Je vous envoie un lien - en langue vernaculaire - où vous verrez un reportage sur l'école où aide bénévolement mon camarade:
Reportage en Portugais du Brésil sur escolinha tia percilia morro da babilonia.
http://rjtv.globo.com/Jornalismo/RJTV/0,,MUL1282709-9106,00.html
Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010
"Parlons clair: la violence scolaire est celle des "quartiers difficiles", comme l'a rappelé Jean-François Copé, ce matin sur Europe 1. C'est là que des familles, de culture musulmane, en viennent à se désolidariser du système scolaire à qui elles ont confié leurs enfants, selon un processus de rejet d'une insertion qu'a bien décrit Malika Sorel, intellectuelle d'origine maghrébine, dans Le puzzle de l'intégration."
Ecrit par : Aux autruches | 19 février 2010
Profondément inexact.
Dans un système éducatif qui reproduit les inégalités sociales, d'abord au collège dit "unique" puis dans la ségrégation lycée général/Lycée Professionnel, on retrouve en réalité les mêmes problèmes partout, y compris dans des endroits réputés "calmes" (et sans immigration récente). Mais la focalisation sur les "quartiers difficiles" (et accessoirement sur les "musulmans") permet justement aux autruches qui sévissent dans des zones hors "banlieues" de cultiver le déni, d'entretenir leur réputation... et de garder la tête dans le sable.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 février 2010
Entendu Jean Paul ce matin sur France Info interrogé sur la mémoire perdue des nouvelles générations; Très bonne performance sur le sujet, claire, précise, mais... cher Jean Paul vous avez été piégé.. La chute de Constantinople, c'est 1453 et non 1451 (cela dit c'est déjà mieux que l'abruti de journaliste avec son 1492 ou la naissance de l'écriture qu'il date juste de quelques centaines d'années...)
Ecrit par : guedbralec27 | 19 février 2010
Ah, ma langue a fourché ! 10 mn que j'expliquais des évidences…
C'est quand même sidérant que l'on en soit arrivé là…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010
Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010
Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010
Ah bon, jusque là on n'avait inventé ni la chaise ni le tabouret, ou le canapé? Ah oui, on s'adossait, en tailleur, au tronc des arbres, comme saint-louis. C'est vrai.
Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010
1451, c'était le début du siège…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010
Et la vérité historique, on s'assied dessus ?
Ecrit par : TotoWeininger | 19 février 2010
"C'est quand même sidérant que l'on en soit arrivé là…"
JPB
Je me demande d'ailleurs qui décide de sortir ces différents sondages ou enquêtes. Vous parliez de la génération presque fichue qui arrive dans vos prépas, moi j'assiste tous les jours à l'enterrement de leurs cadets. C'est bien pour ca que j'impose les résumés de mes leçons à apprendre par cœur par mes sixièmes. Ceux là, on peut encore -presque- les sauver pour moitié. Et ce journaliste qui continue à parler de la" fabrique DES crétins" en parlant de votre ouvrage.. encore un qui a tout compris...!
Ecrit par : guedbralec27 | 19 février 2010
"Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB"
^^ pourquoi pas, en tout cas c'est l'année où Mhemed II devient roi et prépare aussitôt le siège.
Ecrit par : guedbralec27 | 19 février 2010
Sur Le Post, le ministère de l'Éducation nationale répond aux inquiétudes liées à la suppression d'un cours consacré à la civilisation musulmane.
C'est Rue89, alerté par un de leurs lecteurs qui a révélé l'information.
"Si les nouveaux projets de programme sont adoptés, en septembre prochain, les futurs lycéens de seconde ne pourront plus étudier la civilisation musulmane en histoire-géo, disparue au profit de 'l'Occident chrétien médiéval'", écrivait le site hier jeudi.
Dans la ligne de mire?
Un cours intitulé "La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations", qui aborde les thèmes de l'occident chrétien, l'empire byzantin et l'empire arabe et les relations qu'entretiennents ces trois mondes.
Ce projet "ni tranché, ni figé", mais qui suscite déjà les inquiétudes.
"Ce cours a une portée civique. Il permettait une ouverture auprès d'élèves qui sont dans un monde fait d'ouvertures. C'est un thème qui était très porteur. En termes de connaissance comme en termes de savoir vivre, de civisme, de repères", explique Jean-Marc Fevret, de l'Association des professeurs d’histoire-géographie de l’académie d’Aix-Marseille, au micro de France Info.
Un cours sur le monde musulman remplacé par un cours sur l'occident chrétien? "Ce n'est pas tout à fait ça", nuance le ministère de l'Éducation nationale, joint par Le Post.
"D'abord, il faut savoir que le cours intitulé 'La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations' est facultatif. Au début de l'année, sur quatre cours, les enseignants doivent en choisir seulement trois", nous explique le ministère.
"Si le projet de programme est adopté, ce cours est remplacé par celui sur l'Occident chrétien médiéval. Mais parallèlement, on rendrait obligatoire un nouveau cours intitulé lui "De Constantinople à Istanbul: un carrefour de civilisations'', nous explique le ministère.
"Le monde musulman ne disparait pas donc pas du programme!", insiste notre interlocuteur.
Certes, il ne disparaît pas, mais...
Il occuperait une place moins importante. Si l'on en croit le projet (consultable ici), ce dernière cours ne durerait qu'une heure... contre un dizaine d'heures prévues pour "La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations".
La différence existe. Même si l'on considère qu'avec trois civilisations à traiter, la partie consacrée au monde musulman occupe un peu plus de trois heures...
"Les choses ne sont ni réglées, ni figées", nous répond le ministère de l'Éducation nationale.
"Les projets de programmes sont soumis, depuis le 27 janvier et jusqu'au 12 mars, à une consultation des professeurs. Rien n'empêche les enseignants de se manifester. Leurs retours seront pris en compte lorsque ces programme seront présentés devant le Conseil Supérieur de Consultation, qui émet des avis en vue de l'adoption du programme."
Et de continuer...
"Les programmes sont élaborés afin de prendre en compte les évolutions des programmes des autres classes, de la société, du monde. Il y a une vraie volonté de prendre en compte toutes les civilisations. "
Ecrit par : iPidiblue civilisation des ignorances | 19 février 2010
Hier soir j'ai vu Dexter qui satisafait ses pulsions en supprimant les assassins en série (il les découpe en morceaux, c'est son péché mignon).
Je crois qu'il a encore du travail avec tous ceux qui veulent absolument découper en tranches l'histoire ...
Ecrit par : iPidiblue civilisation des ignorants | 19 février 2010
her Jean Paul vous avez été piégé.. La chute de Constantinople, c'est 1453 et non 1451 guedbralec27
Sans vouloir vous offenser, guedbralec, wemmersch a fait cette remarque plus haut. Je suis souvent étonnée des redondances dans les remarques, qui indiquent que les intervenants ne lisent pas toujours ce qui s'est écrit avant leur propre intervention...
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Nicolas dit :
"Sans vouloir vous offenser, guedbralec, wemmersch a fait cette remarque plus haut. "
Je venais d'entendre l'interview et je suis allé directement aux commentaires. Pardon à Wemmersch!
Le sujet n'étant pas directement lié au thème du fil, je n'ai regardé la discussion qu'après.
Ecrit par : guedbralec27 | 19 février 2010
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100219.OBS7434/une_collegienne_exclue_pour_acte_de_proselytisme.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17
Ecrit par : retraitée | 19 février 2010
Il est hallucinant de voir des collégiens et collégiennes porter des Tee-Shirt de propagande politique entrer librement dans les collèges et lycées ... on voudrait créer un climat de guerre civile en France qu'on ne s'y prendrait pas autrement !
Les professeurs qui ont instrumentalisé si longtemps les élèves dans les luttes politiques des adultes qu'ils sont, portent une lourde responsabilité dans cette entrée du champ clos politique dans des endroits comme les établissements d'enseignement où il n'a rien à faire.
Je crois que les syndicats d'enseignants qui maintenant font appel à la police pour remettre l'ordre à la place du désordre qui règne en maître à l'Education nationale, dans quelques années réclameront l'armée pour mettre fin aux guerres civiles qu'ils auront eux-mêmes déclenchées.
Jolie avancée civilisationnelle ...
Ecrit par : iPidiblue champ clos et guerre civile | 19 février 2010
Tiens c'est vacances à Paris !
Pour fêter ça, je me suis amusé à détourner une p'tite chanson... ces profs n'ont vraiment rien à faire !
Le professeur
J'me présente je m'appelle Henri
J'voudrais bien réussir ma vie
Être aimé
Être prof, pas gagner d'argent
Mais quand-même être intelligent
Mais pour tout ça
Il faudrait que j'enseigne à plein temps
Je suis prof, prof d'anglais LV1
J'veux faire des cours et que ça tourne bien
Tourne bien.
J'veux créer une séquence dans le vent
Un thème démago, consensuel et entraînant
Pour faire jaser dans les soirées
des autres enseignants
Et partout dans l'bahut
J'veux qu'on parle de moi
Que les collègues soit nues
Qu'elles se jettent sur moi
Qu'elles m'admirent qu'elles me tuent
Qu'elles s'arrachent ma vertu
Pour les anciennes de l'IUFM
Devenir une idole
J'veux que toute les nuits
Essoufflées dans leurs lits
Elles trompent leurs maris
Dans leurs rêves maudits
Pis après j'ferai des formations
Les stagiaires se prosterneront
Devant moi
Des conseils pour gérer sa classe
Que même les IPR embrassent
Et se lèvent pour prolonger le combat
Et partout dans l'bahut
J'veux qu'on parle de moi
Que les collègues soit nues
Qu'elles se jettent sur moi
Qu'elles m'admirent qu'elles me tuent
Qu'elles s'arrachent ma vertu
Pis quand j'en aurai assez
De rester leur idole
Je retournerai en classe
Comme dans les années folles
J'ferai pleurer mes yeux
Je ferai mes adieux
Et pis la rentrée d'après
Je recommencerai
(Bis)
Je me prostiturai pour la pédagogie
Les mecs du ministère
Diront que j'suis grillé
Que mes séquences puent la grammaire
Que j'fais bien d'arrêter
Brûleront mon auréole
Saliront mon passé
Alors je serais vieux
Et je pourrais crever
J'me chercherai un Meirieu
Pour tout me pardonner
J'veux mourir malheureux
Pour ne rien regretter
J'veux mourir malheureux...
Ecrit par : dickens | 19 février 2010
"Et puis, nous dirons que 1451, c'était le début du siège…
JPB"
1452 à tout casser, en 1451 le sultan Mourad décédait, c'est son successeur qui mena le siège.
"Dès le 28 août 1452, Mehmet mena sa garde devant les murs de la ville. Il y demeura trois jours pour étudier les défenses et déjà, décida des lieux où camperaient ses troupes avant l'assaut et où l'on dresserait les canons."
Jacques Heers Chute et mort de Constantinople
Ecrit par : . | 19 février 2010
@Comme cela, en passant.
Réussir l'école numérique, Rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur la modernisation de l'école par le numérique, 02.2010.
Commentaire (Bernard APPY) :
Le rapport de la mission parlementaire du député Jean-Michel Fourgous a utilisé à plusieurs reprises les documents mis en ligne sur le site de “La 3e voie…”. Ce dernier figure d'ailleurs parmi les Ressources documentaires (p 315).
Il est vrai que “La 3e voie…” est très favorable à l’utilisation des outils numériques à l’école. D’autant qu’ils correspondent parfaitement aux pratiques de la pédagogie explicite. Le TNI (tableau numérique interactif), l’utilisation des ordinateurs portables, le recours à Internet grâce à une connexion haut débit (et bientôt très haut débit) sont des facteurs qui peuvent aider puissamment l’enseignement et les apprentissages.
Cela étant, l’installation du numérique à l’école devra se préserver des deux interprétations fallacieuses habituelles.
D’un côté, le numérique est réquisitionné à son de trompe par les constructivistes, au prétexte totalement douteux qu’il conviendrait à leurs pratiques pédagogiques. Pourtant l’utilisation du TNI dans une classe place les élèves dans une situation inverse au travail en groupes, aux conflits sociocognitifs et à la perte de temps. Grâce au TNI, l’enseignant explicite reprend sa place de transmetteur de connaissances et d’habiletés : il a un outil puissant qui focalise l’attention des élèves pendant le modelage, qui permet les interactions pendant la pratique guidée et qui offre des batteries d’exercices pour la pratique autonome jusqu’au surapprentissage.
A l’autre extrémité, les passéistes – comme à leur habitude – dénigrent systématiquement tout ce qui est nouveau. Certains veulent « débrancher » les écoles qu’ils jugent trop connectées à la vie du dehors, c’est-à-dire au monde moderne. Dans les années 60, ils s’en prenaient aux stylos à bille. Les malheureuses calculatrices ont eu droit elles aussi à leur procès à charge car elles empêcheraient les élèves de faire les quatre opérations. Aujourd’hui l’ennemi, c’est l’ordinateur qui serait responsable de la déconfiture de l’École. Rien de moins ! A l’inverse, pour un enseignant explicite de ce début de XXIe siècle, l’ordinateur est un outil devenu banal et les services qu’il peut rendre sont quotidiens, y compris sur le plan pédagogique.
Il manque encore des applications pour présenter les leçons, il faudrait numériser des documents et des exercices en grand nombre pour se passer des manuels, la maîtrise de l’informatique par les enseignants et par les élèves est encore insuffisante. Mais, à “La 3e voie…”, nous y travaillons et nos progrès sont rapides.
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
Les malheureuses calculatrices ont eu droit elles aussi à leur procès à charge car elles empêcheraient les élèves de faire les quatre opérations.
Cité par : guy morel
En effet, elles empêchent les élèves de faire les quatre opérations. J'en connais qui la sortent pour faire 50/2 ou 27+4.
Ecrit par : Moot | 19 février 2010
Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Vous voilà en accord avec Ségolène ?
Ecrit par : dobolino | 19 février 2010
Nous ne sommes quand même pas les chèvres de Monsieur Seguin ...
Ecrit par : iPidiblue la chèvre | 19 février 2010
Mon commentaire sur le blog de Luc Cédelle, qui m'a réprimandé, d'ailleurs...
"L’ordinateur et la calculette ne servent qu’à celui qui sait déjà bien lire, écrire et compter. Ces outils ne sont d’aucune utilité sinon, hormis pour jouer aux jeux vidéos.
Pour les politiques au pouvoir, les TICE et le B2i sont une belle façon de cacher le désastre scolaire en vendant au peuple ignorant de la “modernité”.
Pour les marchands de machines et de logiciels, c’est un fabuleux marché de plusieurs millions d’euros.
Pour les élèves, c’est une bonne façon de rédiger des TPE débiles à grands coups de copier / coller. La paresse est une grande vertu ; la malhonnêteté intellectuelle et le plagiat s’apprennent désormais à l’école.
Pour les pédagogues infantilo-progressistes, c’est une belle façon de se draper dans une “expertise pédagogique”… une de plus, allez !
Toujours plus d’images, de vidéos, peu ou pas de texte. Soyons pédagogues !
Pour les sociologues (cousins des pédagos), c’est une raison de plus d’affirmer que le niveau monte. Mais ils n’ont bien sûr jamais lu une copie d’élève de Terminale moyen…
L’apprentissage scolaire n’a pas à être directement utile ; il sert surtout à développer des capacités d’attention, de concentration et de réflexion. Il n’y a pas de compétence sans savoirs, alors que les savoirs portent en eux-mêmes la seule compétence utile : l’adaptabilité totale.
Brighelli sait bien lire et écrire, voilà pourquoi internet ne lui pose aucun problème. On ne peut pas en dire autant de nos élèves.
Un élève qui apprend a besoin de texte sur papier : cette matérialité est nécessaire pour fixer les apprentissages. Le texte sur écran s’efface, se copie, se colle, bref, se volatilise. Un tel support ne permet pas de fixer quoi que ce soit. Franchement, combien de lignes peut-on lire sur un écran avant d’avoir mal aux yeux ? Pas tant que ça.
Mais qu’importe, puisque tout cela est moderne. C’est tellement jouissif d’être dans le camps du progrès, du modernisme, de son époque ! De se laisser fasciner par l’écran, comme les enfants, jusqu’à l’aveuglement.
Agréable posture… n’est-ce pas, les pédagos ?
Vous me faîtes penser à Monsieur Homais, bête et fasciné."
Ecrit par : dickens | 19 février 2010
@Le marteau sert à planter des clous...si on sait s'en servir !
http://www.3evoie.org/telechargementpublic/appy/fran27.pdf
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
@ Pour des enseignants reproductibles
"Non seulement l’enseignant doit être un expert de l’action et l’interaction pédagogiques, mais cette maîtrise doit lui être accessible dès qu’il entre en fonction ; il ne doit pas attendre la fin de sa carrière pour enfin être efficace. C’est là que les analyses, études, méta-analyses entrent en jeu et deviennent des moyens pour améliorer les choses. Je maintiens que lorsque Rosenshine et ses collèges ont décidé de faire des observations à grande échelle des pratiques des enseignants réputés efficaces, qu’ils en ont tiré des modèles, lesquels ont à nouveau été passés au crible, cela est une contribution scientifique à l’amélioration des pratiques, autrement efficace que l’attente d’un hypothétique et non reproductible savoir d’expérience.”
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
@ De quand ce texte ?
"Instruction générale sur l'éducation des élèves en matière d'environnement.
A une époque où la dégradation de son milieu de vie pose à l'homme des problèmes de choix déterminants pour son avenir, une éducation en matière d'environnement s'impose de toute évidence. Cette éducation répond par ailleurs au besoin généralement rencontré chez l'enfant et l'adolescent de comprendre la nature et le monde qui les entourent. Ainsi est-il apparu indispensable que l'école apporte aux élèves dès leur plus jeune âge et tout au long de leur scolarité, une formation qui leur permette de saisir les problèmes de l'environnement de façon intelligente et constructive.
Par environnement on entendra « l'ensemble, à un moment donné, des aspects physiques, chimiques, biologiques et des facteurs sociaux et économiques susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les activités humaines ».
Il s'agit d'un domaine très vaste qui s'étend à toutes les formes du milieu de vie. C'est pourquoi l'environnement ne peut en aucun cas constituer une nouvelle discipline. Il doit « imprégner » l'enseignement dans son ensemble. Toutes les disciplines apporteront donc leur contribution à cette action éducative. La diversité et la complexité des problèmes posés rendent en effet nécessaire cette opération. Celle-ci pourra d'ailleurs conduire, lorsque cela sera possible, à la réalisation en commun, par les élèves et plusieurs enseignants d'un projet d'étude pluridisciplinaire."
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
« La faute d’accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l’ouvrage, je pense : “Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées.” À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010 »
Désolé, c’est mon ordinateur qui a fait la faute quand j’ai traduit Barzun ;)
C’est un auteur intéressant qui a écrit sur les pédagogies folles aux États-Unis. Un autre texte que j’avais traduit porte sur le prépostérisme, cette maladie des pédagogistes de « commencer là où l’enseignement devrait finir », en VO The Urge to be Preposterous. Ce mot veut dire absurde aujourd’hui mais son sens vient de praeposterus : « dans le mauvais ordre » :
http://www.sauv.net/barzun.php
Ecrit par : Pierre Lariba | 19 février 2010
@ De quand ce texte ?
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
Circulaire n° 77-300 du 29 août 1977
(Programmation et Coordination : bureau DGPC 9)
Texte adressé aux recteurs, aux inspecteurs d'académie, aux chefs d'établissement et aux directeurs d'école.
BO n° 31 du 8 septembre 1977
"Les directeurs d'école et les chefs d'établissement prendront les dispositions nécessaires afin de permettre les sorties des classes sur le terrain et de rendre possible une coopération entre les enseignants. Il est important en effet que les enseignants disposent de la liberté d'initiative qui donnera toute son efficacité à cette action éducative, dont le caractère pragmatique permettra aux élèves de confronter leurs connaissances à une expérience vécue et de faire ainsi l'apprentissage de leurs responsabilités face à leur propre milieu de vie."
"Cette découverte se fera si possible grâce à la transplantation de la classe dans des structures d'accueil favorables à l'initiation à l'environnement. Ce dépaysement et la totale disponibilité provoqués par cette mutation permettront en effet à l'élève, dans la plupart des cas, d'avoir une vision plus clairvoyante et plus critique de son milieu habituel de vie."
...
Ecrit par : TotoWeininger | 19 février 2010
Et un de plus!
Un enfant de 12 ans a menacé cinq de ses camarades avec un couteau suisse, jeudi midi dans une école primaire de Chennevières (Val-de-Marne).
C'est un parent après avoir entendu les déclarations de son enfant dans la soirée qui est allé porter plainte au commissariat. Les policiers ont alors appelé la directrice de l'école qui a confirmé l'incident.
Celle-ci a tout de suite indiqué qu'un surveillant était intervenu pour saisir l'arme. Dans la foulée tous les élèves avaient été rassemblés et au total cinq enfants ont déclaré avoir été menacés. Au final, quatre parents sont allés porté plainte.
Le père de l'auteur présumé des menaces a au même moment signalé la disparition de son enfant, celui-ci se serait échappé de l'école après les cours pour rejoindre de la famille à Vitry-sur-Seine. Ce vendredi, il a réapparu et son père l'a amené au commissariat de Chennevières où il il est actuellement entendu par la police. Malgré son âge avancé, il suivrait sa scolarité dans l'école primaire où s'est déroulée la scène.
Il est temps que les vacances arrivent. Et bon courage à ceux qui reprennent le collier lundi.
Ecrit par : retraitée | 19 février 2010
IMPRESSIONNANT ! Chez Denizot, Joseph Macé Scarron (Marianne) au sujet de la violence scolaire (je cite de mémoire) : Ce que personne ne dit c'est que les fédérations de parents d'élèves sont peut-être les lobbies les plus nocifs dans l'Education Nationale.
Alain Duhamel : il faut apprendre aux parents à respecter les professeurs.
Thomas Legrand n'a rien renié de ces deux assertions du plus élémentaire bon sens qui font du bien quand on les entend formuler.
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Alain Duhamel est un con : il faut apprendre aux parents à respecter les professeurs. Et comment fait-on ? Ce genre de voeu pieu à la con ne sert à rien.
Il faut que les pauvres s'enrichississent.
Il faut que les malades guérissent.
Il faut apprendre au voleurs à ne plus voler.
Il faut apprendre aux violeurs de ne plus violer.
Je peux continuer à l'infini et tout le monde trouvera que j'ai bien raison. !
Quelle blague
Ecrit par : Florence | 19 février 2010
Dans le Figaro :
La schizophrénie des profs
PAR ÉRIC ZEMMOUR
19/02/2010 |
Ils défilent. Ils manifestent. Ils se plaignent. Ils exigent. Révolte de routine ? Non, sire, une révolution. Les profs manifestent pour la sécurité. Ils se plaignent de la violence. Ils exigent de la répression. Certes, ils croient encore naïvement que l'arrivée de surveillants supplémentaires sera la solution miracle. On n'efface pas toute trace de pensée magique d'un trait de plume. Mais il faut se souvenir qu'il y a vingt ans leurs aînés parlaient de «sentiment d'insécurité»; et traitaient de «fascistes» et de «racistes» tous ceux qui dénonçaient la montée de la violence à l'école. La culpabilité coloniale hantait ces bons apôtres. La culture de l'excuse sociale était une seconde nature. Encore aujourd'hui, d'éminents sociologues nous expliquent que les jeunes enfants d'immigrés se sentent exclus d'une école faite pour les Blancs. Leur enseigner Molière et Louis XIV les «humilie». Les profs, comme toute la gauche, sont schizophrènes : ils croient en l'émancipation par la culture et ne peuvent se défaire de ces fadaises victimaires. Ils voient qu'une immigration continue depuis trente ans sape leurs efforts d'intégration et militent avec le RESF (Réseau Education sans frontières) contre les expulsions d'enfants de sans-papiers. Ils constatent, en Seine-Saint-Denis par exemple, que la plupart de leurs élèves n'ont pas le niveau de l'enseignement général, mais défendent encore le collège unique. Ils veulent imposer leur autorité, transmettre leur savoir, et appliquent le slogan de leurs maîtres des IUFM : « L'enfant au cœur du système. » Entre la réalité qu'ils vivent et l'idéologie qu'ils récitent, ils ne savent plus où ils habitent. C'est toute la gauche - médiatique, intellectuelle, politique - qui connaît un semblable désarroi. Et donc notre pays puisque, depuis la Libération, l'Education nationale a été sous-traitée par tous les gouvernements aux syndicats d'enseignants.
Ecrit par : Que faire ? | 19 février 2010
bon histoire de vous montrer ce qu'écoutent mes élèves je me permets de copier ce lien (âme sensible s'abstenir) :
http://www.dailymotion.com/video/x4dpmh_morsay-feat-lim-truand-2-la-galere_music
allez courage !
Ecrit par : exTC | 19 février 2010
Il a raison George! De plus en plus de personnes que je connais qui ont voté toujours à Gauche vont glisser leur bulletin pour lui:
Frêche: ce qu'en dit Dany...
Daniel Cohn-Bendit (Verts) a estimé que «ce qui se passe dans les sections socialistes» en Languedoc-Roussillon est «à pleurer». «Le fréchisme, c'est du Mussolini. C'est incroyable, vous allez voir, Georges Frêche va mettre des statues de Lénine et de Mao dans le Languedoc-Roussillon. Ce type a complètement dérapé». Il faut «appeler et créer une nouvelle culture politique» dans cette région.
Constituer un Front républicain contre le président sortant et candidat Georges Frêche (divers gauche) ne voudrait «rien dire parce que la droite» dans cette région, «c'est la même chose que le fréchisme, c'est le système Blanc», considère le chef de file d'Europe Ecologie, en allusion à l'ancien président du conseil régional Jacques Blanc (UMP) qui avait fait alliance avec le FN.
... et la réponse de Frêche
La réponse de Georges Frêche à Daniel Cohn-Bendit est tombée en fin d'après-midi. Dans un communiqué titré: «Non à l'indignation sélective», le président sortant de la région Languedoc-Roussillon déclare: «A 8h15 ce matin sur LCI, monsieur Cohn-Bendit m’a comparé à un dictateur qui a fait plusieurs millions de victimes. A 17 heures, à l’heure où j’écris ces lignes, aucun responsable politique n’a condamné ce dérapage verbal. Si j’avais prononcé une telle phrase, nul doute que toute la France bien-pensante aurait poussé des cris d’orfraie.
L’indignation est donc sélective. A trois semaines d’un scrutin décisif pour l’avenir de notre région, je tiens à répéter que le Languedoc-Roussillon n’est pas un paillasson.»
http://www.liberation.fr/politiques/0101620325-cohn-bendit-le-frechisme-c-est-du-mussolini
Au moins, tous les lycéens auront leur ordinateur portable à la rentrée! Hé hé
Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010
Florence, vous êtes très énervée ce soir. Le comment on fait vient après le fait d'oser le dire clairement, à haute et intelligible voix et de l'écrire dans un média quel qu'il soit pour que cela finisse par devenir une évidence. A ce moment-là se posera la question du comment. Mais nous n'en sommes hélas pas encore là.
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
"Cette découverte se fera si possible grâce à la transplantation de la classe dans des structures d'accueil favorables à l'initiation à l'environnement. Ce dépaysement et la totale disponibilité provoqués par cette mutation permettront en effet à l'élève, dans la plupart des cas, d'avoir une vision plus clairvoyante et plus critique de son milieu habituel de vie."
...
Ecrit par : TotoWeininger | 19 février 2010
Ce qui prouve que les Verts ont une sacrée ascendance.
Ecrit par : guy morel | 19 février 2010
Le deuxième mois de l'année n'est pas encore bouclé que France Télécom accuse son sixième suicide. Il figurait sur la liste orange des entreprises ayant entrepris un travail sur le stress... quel succès !
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
"bon histoire de vous montrer ce qu'écoutent mes élèves je me permets de copier ce lien (âme sensible s'abstenir) :
http://www.dailymotion.com/video/x4dpmh_morsay-feat-lim-truand-2-la-galere_music
allez courage !
Ecrit par : exTC | 19 février 2010
"
Ce n'est pas dénué d'énergie à défaut de poésie.
Ecrit par : On s'en bat LC | 19 février 2010
nicolas
si vous croyez que c'est avec des incantations que les parents respecteront les profs, vous vous trompez. Les incantations de Duhamel et d'autres, à la TV, à la radio n'y feront rien.
Si on veut vraiment que les profs soient respectés, ce n'est pas en le répétant à l'infini, c'est en changeant le système. Si les profs étaient respectés par leur institution, si cette dernière leur redonnait du pouvoir, les gens respecteraient les profs. Qu'on remettent les professeurs sur des estrades, qu'on leur rende le pouvoir de dire non au passage, qu'on leur rende le pouvoir de mettre des mauvaises notes etc.
Nicolas, les gens ne respectent que la force. C'est ainsi depuis la nuit des temps.
Au lieu de cela, l'institution, nulle à chier en matière de ressources humains, ne sait faire que casser des gens aussi valables que Robin, Zorglub et tant d'autres.
Ecrit par : Florence | 19 février 2010
Moi, je sais ce que je vais faire après avoir été prof: Georges Frêche!
Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010
Entendu sur France Info : les enfants ne sauraient plus rien par coeur à cause des ordinateurs... Constantinople tombe quand ? En 1451 selon M. Brighelli... En 1453 selon les incultes du multimédia comme moi ;)
Ecrit par : Babar | 19 février 2010
Mais combien d'anciens militaires, justement, à al retraite à 45 ou 50 ans, pourraient faire office de surveillants — et avec efficacité ? Vous savez, il suffit d'avoir une réputation au départ — pas besoin de faire des démonstrations de close-combat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 février 2010
Vous voilà en accord avec Ségolène ?
Ecrit par : dobolino | 19 février 2010
-------------------------------------------------
Ségolène est ce qu'elle est, mais pour le coup JP Brighelli a raison. Les gros durs qui font chier tout le monde, pourquoi ne pas les confier aux militaires ou anciens militaires car finalement qui sait mieux faire pour redresser les gros cons qui font chier tout le monde ?
Si vous avez meilleure proposition, surtout n'hésitez pas
Ecrit par : Florence | 19 février 2010
J'ai enseigné dans des collèges du Cantal où beaucoup d'élèves provenaient de milieux sociaux défavorisés.
Je n'ai jamais constaté les violences hors normes que vous decrivez. Que se passe-t-il exactement chez vous là-bas?
Ecrit par : brindamour | 19 février 2010
J'ai enseigné dans des collèges du Cantal où beaucoup d'élèves provenaient de milieux sociaux défavorisés.
Je n'ai jamais constaté les violences hors normes que vous decrivez. Que se passe-t-il exactement chez vous là-bas?
Ecrit par : brindamour | 19 février 2010
"Moi, je sais ce que je vais faire après avoir été prof: Georges Frêche!"
Ecrit par : Pendariès | 19 février 2010
Mais il est prof, Frèche !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2010
"Frêche", pardon.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2010
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=1&ved=0CAYQFjAA&url=http%3A%2F%2Fauteursreunis.free.fr%2F&rct=j&q=les+auteurs+reunis&ei=XP1-S9aeDIuC4Qau05ypDw&mk=0&mb=2&usg=AFQjCNF5lQa7_LgfGnPjLpioSHvpl0eQ8Q
Pour Jeremy, s'il passe par là, l'édito d'Anthony Casanova, (moins les phôtt!!!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2010
Ecrit par : Florence
« pourquoi ne pas les confier aux anciens militaires car finalement qui sait mieux faire pour redresser les gros cons qui font chier tout le monde ?
Si vous avez meilleure proposition, surtout n'hésitez pas »
Ils ont déjà trouvé, merci pour eux.
“les gros cons qui font chier tout le monde” ont compris avant vous qu’après le collège unique et le LP aux machines vétustes pour les qualifier en futurs chômeurs avec un diplôme de pq, ils pouvaient trouver un encadrement plus sérieux à l’Armée.
A leur grande satisfaction, ils ont enfin trouvé par une rigueur et une discipline dont ils étaient demandeurs, et que leurs petits frères chercheront encore longtemps à l’Education Nationale.
Ecrit par : Stéphane | 19 février 2010
(par eux-mêmes...)
Ecrit par : s | 19 février 2010
Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 201
Vous êtes encore mieux placé que moi pour savoir qu'en la matière ces "puissants" sont des nains politiques, qui font seulement quelques ronds à la surface de l'eau et puis s'en vont. Sans doute parce qu'il était du sérail et a su finauder mieux que ses prédécesseurs, Darcos fut caïman le seul en trente ans à être parvenu à déjouer quelques manigances de la Nomenklatura. A l'impossible nul n'est tenu. Le système est bien bouclé par ces khmers rouges.
Par ailleurs, mes copains ont tous changé de crèmerie, sauf celui qui est chez Fillon, où l'éducation est le pré carré de son collègue JB Carpentier, ex-recteur de Rennes. No comment. Un autre, comme il se doit, n'a eu que la rue à traverser, comme son patron et la troisième, tiens, elle peut peut-être vous intéresser à un autre titre, puisque maintenant elle s'occupe du "dossier" corse, place Beauvau.
=================================
Dans la compétition pour le prix du post le plus débile, voici deux candidats hors concours :
L'anti-Américain de base dépasse le mur du çon et se croit malin en postant cette foutaise:
"""Je sens que cadichon va jouir:
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/02/comment-d%C3%A9penser-moins-supprimer-la-terminale.html
Ecrit par : US go home | 16 février 2010
Il est ex-aequo au palmarès avec Mélenchon, un autre chantre anti-libéral tout aussi sous-hypoprimaire, qui puise au sempiternel tonneau de schémas explicatifs, aussi bidons que poussiéreux. En accusant la droite de vouloir privatiser l'éducation en la mettant au pain sec et à l'eau, pour asservir le peuple et subordonner l'école aux besoins de l'économie capitaliste, il ne fait que s'approprier une des antiennes les plus éculées du discours socialiste, qui n'en est pas avare. Comme Mélanchon aujourd'hui, Mitterrand, alors Premier Secrétaire, énonçait ce lieu commun caricatural -tout aussi anachronique en pleine guerre froide-, dans sa préface du "Plan socialiste pour l'Éducation nationale"(Flammarion 1978). Il y accusait la droite "d'avoir été incapable, depuis un siècle (sic), de présenter un projet éducatif dont l'objectif serait d'élever le degré de formation des masses populaires. Mais pourquoi le ferait-elle? .../... Elle s'est toujours défiée de l'école et de ses maîtres, craignant qu'une grande richesse du savoir ou le maniement de l'analyse critique puisse conduire la jeunesse à s'interroger sur l'ordre des choses."
À lire ces deux phares de la pensée socialiste, on prend la mesure du naufrage de l'intelligence de l'élite politique d'un pays où la gauche tient l'enseignement en otage depuis la Libération. Elle a bel et bien déserté le débat public, et tout particulièrement celui sur l'éducation, quand un élu socialiste accuse encore aujourd'hui la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre.../... On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os.../... J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire "l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée".../...Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école.../... Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation.../... La violence de la société entre dans l'école.../... Les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".
Version courte: l'illettrisme et la violence scolaire, c'est la faute de la droite qui veut privatiser l'école pour asservir le peuple.
Ce florilège de foutaises fut aimablement fourni pour notre édification par : Moot | 16 février 2010 pour, nous dit-il (resic) "Recentr(er) le débat avec cette dépêche AFP"
Un pays a les élus qu'il mérite. L'admission de l'existence de la violence scolaire est un progrès considérable car il y a seulement 5 ans la gauche encensait encore et offrait de gros tirages aux sociologues qui prétendaient que l'illettrisme et la violence scolaire étaient de pures inventions concoctées par les ennemis de l'école, et notamment les journalistes, et de droite oeuf corse, car la gauche seule, comme chacun sait en est le héraut.
Je vous renvoie à deux ouvrages dont les titres donnent à eux seuls la mesure de l'imposture:
"L'invention de l'illettrisme", de Bernard Lahire, (1999), ré et "L' invention de la violence scolaire" de Béatrice Mabilon-Bonfils (2005)
Au pays de Candy, où Viviane Forrester et Thierry Meyssan font de plus gros tirages encore que ces deux bouffons, comment s'étonner que personne, et en premier lieu le ministre de l'EN, ne parvienne à faire ce que commande le bon sens: marche arrière toute, pour rendre l'école à l'école.
)))))))))))))))))))))))))))))))))))
Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.
Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.
Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.
Ecrit par : Cadichon | 19 février 2010
Eh bien, ma chère, si vous connaissez encore quelqu'un qui a l'oreille des puissants qui nous gouvernent, transmettez : le ministère de l'EN fait erreur sur erreur — à croire qu'ils prennent plaisir à perdre la main — tout comme Sarkozy soi-même,d 'ailleurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 février 201
Vous êtes encore mieux placé que moi pour savoir qu'en la matière ces "puissants" sont des nains politiques, qui font seulement quelques ronds à la surface de l'eau et puis s'en vont. Sans doute parce qu'il était du sérail et a su finauder mieux que ses prédécesseurs, Darcos fut caïman le seul en trente ans à être parvenu à déjouer quelques manigances de la Nomenklatura. A l'impossible nul n'est tenu. Le système est bien bouclé par ces khmers rouges.
Par ailleurs, mes copains ont tous changé de crèmerie, sauf celui qui est chez Fillon, où l'éducation est le pré carré de son collègue JB Carpentier, ex-recteur de Rennes. No comment. Un autre, comme il se doit, n'a eu que la rue à traverser, comme son patron et la troisième, tiens, elle peut peut-être vous intéresser à un autre titre, puisque maintenant elle s'occupe du "dossier" corse, place Beauvau.
=================================
Dans la compétition pour le prix du post le plus débile, voici deux candidats hors concours :
L'anti-Américain de base dépasse le mur du çon et se croit malin en postant cette foutaise:
"""Je sens que cadichon va jouir:
http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/02/comment-d%C3%A9penser-moins-supprimer-la-terminale.html
Ecrit par : US go home | 16 février 2010
Il est ex-aequo au palmarès avec Mélenchon, un autre chantre anti-libéral tout aussi sous-hypoprimaire, qui puise au sempiternel tonneau de schémas explicatifs, aussi bidons que poussiéreux. En accusant la droite de vouloir privatiser l'éducation en la mettant au pain sec et à l'eau, pour asservir le peuple et subordonner l'école aux besoins de l'économie capitaliste, il ne fait que s'approprier une des antiennes les plus éculées du discours socialiste, qui n'en est pas avare. Comme Mélanchon aujourd'hui, Mitterrand, alors Premier Secrétaire, énonçait ce lieu commun caricatural -tout aussi anachronique en pleine guerre froide-, dans sa préface du "Plan socialiste pour l'Éducation nationale"(Flammarion 1978). Il y accusait la droite "d'avoir été incapable, depuis un siècle (sic), de présenter un projet éducatif dont l'objectif serait d'élever le degré de formation des masses populaires. Mais pourquoi le ferait-elle? .../... Elle s'est toujours défiée de l'école et de ses maîtres, craignant qu'une grande richesse du savoir ou le maniement de l'analyse critique puisse conduire la jeunesse à s'interroger sur l'ordre des choses."
À lire ces deux phares de la pensée socialiste, on prend la mesure du naufrage de l'intelligence de l'élite politique d'un pays où la gauche tient l'enseignement en otage depuis la Libération. Elle a bel et bien déserté le débat public, et tout particulièrement celui sur l'éducation, quand un élu socialiste accuse encore aujourd'hui la droite de "tout faire pour que le système de l'éducation s'effondre.../... On a enlevé la peau, on a enlevé le gras, on a enlevé le muscle, on arrive à l'os.../... J'accuse la droite, les libéraux, M. Sarkozy et les autres de le faire exprès. Leur but c'est qu'à un moment donné, les gens finissent pas se dire "l'école publique ne vaut rien, j'aurai donc affaire à l'école privée".../...Je les accuse de détruire le système de l'éducation publique en faveur du rêve des libéraux dans le monde entier de marchandiser l'école.../... Dans l'éducation, comme dans le reste, la logique, c'est la privatisation.../... La violence de la société entre dans l'école.../... Les enseignants souvent se rendent coupables de la difficulté qu'ils ont à enseigner".
Version courte: l'illettrisme et la violence scolaire, c'est la faute de la droite qui veut privatiser l'école pour asservir le peuple.
Ce florilège de foutaises fut aimablement fourni pour notre édification par : Moot | 16 février 2010 pour, nous dit-il (resic) "Recentr(er) le débat avec cette dépêche AFP"
Un pays a les élus qu'il mérite. L'admission de l'existence de la violence scolaire est un progrès considérable car il y a seulement 5 ans la gauche encensait encore et offrait de gros tirages aux sociologues qui prétendaient que l'illettrisme et la violence scolaire étaient de pures inventions concoctées par les ennemis de l'école, et notamment les journalistes, et de droite oeuf corse, car la gauche seule, comme chacun sait en est le héraut.
Je vous renvoie à deux ouvrages dont les titres donnent à eux seuls la mesure de l'imposture:
"L'invention de l'illettrisme", de Bernard Lahire, (1999), ré et "L' invention de la violence scolaire" de Béatrice Mabilon-Bonfils (2005)
Au pays de Candy, où Viviane Forrester et Thierry Meyssan font de plus gros tirages encore que ces deux bouffons, comment s'étonner que personne, et en premier lieu le ministre de l'EN, ne parvienne à faire ce que commande le bon sens: marche arrière toute, pour rendre l'école à l'école.
)))))))))))))))))))))))))))))))))))
Votre citation de l'ouvrage en question est tout à fait intéressante, Pierre !
(La faute d'accord dans la phrase suivante est bien du traducteur de l'ouvrage, je pense :" Les ventes dans l’industrie en ont seules bénéficiées." À moins que le texte original en anglais ait été traduit par un ordinateur...) ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 février 2010
Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.
Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.
Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.
Ecrit par : Cadichon | 19 février 2010
Frustration ! Un long post de Cadichon, me dis-je, longue lecture régalante en perspective. Que nenni ! On devrait vous punir pour tromper ainsi le lectorat de beau nez. A l'avenir, ne cliquez qu'une fois sur "envoyer", c'est sensible !
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Ils ont déjà trouvé, merci pour eux.
“les gros cons qui font chier tout le monde” ont compris avant vous qu’après le collège unique et le LP aux machines vétustes pour les qualifier en futurs chômeurs avec un diplôme de pq, ils pouvaient trouver un encadrement plus sérieux à l’Armée.
A leur grande satisfaction, ils ont enfin trouvé par une rigueur et une discipline dont ils étaient demandeurs, et que leurs petits frères chercheront encore longtemps à l’Education Nationale.
Ecrit par : Stéphane | 19 février 2010
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Eh bien nous sommes d'accord : il y en a qui ont besoin de la discipline militaire pour arrêter de faire les cons, les gros cons. Pourquoi s'en priver ? Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais. Les militaires sont nécessaires et je trouve stupide de se priver de leurs qualités, notamment celle de savoir remettre les idées en place aux "gros cons qui font chier tout le monde".
Ecrit par : Florence | 19 février 2010
Rioufol citant Debardieux !
Elle est pas belle, l'alliance "conservateur libéral" de droite / pédago de gauche ? Une preuve de plus à joindre au dossier...
Et quand on sait que Rioufol déclare avoir "un faible" pour Claude Allègre, la boucle est bouclée...
Ecrit par : Jeremy | 19 février 2010
Jérémy, c'est très juste… Mais nous savions déjà que ce n'est pas par hasard que libéral et libertaire ont une étymologie commune. La République est mal barrée, gueuse qu'elle est redevenue pour tant de gens…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 février 2010`
Eh bien ça en fait du monde ces jours-ci à se disputer la palme.
Rioufoul est un journaliste, ne lui en demandez pas plus et ce n'est pas parce qu'il a cité une fadaise proférée par l'autre pomme qu'il faut le diaboliser, comme vous le faites tous, sous le seul prétexte qu'il ne mange pas au même râtelier idéologique que vous. J'ai lu plein de choses (concernant l'éducation) frappées au coin du bon sens sous sa plume et pas plus de lieux communs chez lui dans ce domaine que chez Polony.
Mais vous allez la lâcher quand votre vielle lune du complot liberal/libertaire? Elle n'a qu'un seul mérite, être une exception française, car curieusement dans tous les autres pays où les mêmes causes ont produit les mêmes effets, cette cause-là, elle est inconnue au bataillon. Cherchez l'erreur.
Faudrait un peu sortir de l'hexagone ou au moins en ouvrir les fenêtres car l'air ne circule pas dans ce circuit fermé
Ecrit par : cadichon | 19 février 2010
HOU LALA, pardon marquise d'avoir lassé Votre patience, et un peu d'indulgence Vous siérait, quand tant d'autres font la même erreur de frappe, à leur insu, et sans encourir Vos foudres pour autant.
À quoi donc dois-je l'honneur d'être ainsi distinguée? Votre haute bienveillance est "présentement" en souffrance, sans doute...
Ecrit par : cadichon | 19 février 2010
Francis, ce livre n'a jamais été traduit par un éditeur français à ma connaissance. Quelques extraits l'ont été par des québecois, liés d'ailleurs aux APPY (pas une référence in my book)...et la présence, outre la faute que vous soulignez, de l'adverbe "présentement" pour traduire "now" autrement que par "à ct'heure" est un autre indice de son origine.
Begin here est une compilation d'articles dont certains remontent à plusieurs décennies; je ne peux vérifier leur ancienneté car je l'ai prêté, mais depuis 3 ans et demi que je sévis ici j'en ai cité ( et traduit) de nombreux passages et notamment extraits de la préface par l'éditeur de l'ouvrage qui dénonce la lâcheté d'un monde éducatif qui sait ce qu'il faut faire mais ne bouge pas une oreille par idéologie.
Barzun est un vrai "scholar", un mot intraduisible en français et surtout pas par intellectuel.
Ce Français, qui ne va pas tarder à être centenaire, si ce n'est déjà fait, a passé toute sa carrière ici et puisque vous avez des loisirs, quand vous aurez fait le tour de notre chère Jane, offrez vous le luxe de lire deux ouvrages de lui, celui dont je viens de parler et From Dawn to Decadence", un des livres les plus complets et les plus passionnants jamais écrit sur le rayonnement de la culture européenne.
Ecrit par : Cadichon | 19 février 2010
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Merci, Cadichon.
Je suis loin d'avoir fait le tour de notre chère Jane. (J'ai d'abord pensé à Jane Bennet au lieu de Jane Austen ! Vous voyez, je suis obsédé par ce livre et ses personnages hors du commun, qu'ils soient intelligents - sans être à l'abri d'une erreur - ou stupides.)
D'accord pour l'origine de la faute d'accord citée plus haut.
Il me semble que "scholar" est assez bien rendu par "érudit" ou "lettré" suivant qu'il s'agit d'un scientifique ou d'un homme (ou d'une femme) de lettres. C'est ce que donne le Robert et Collins, en tout cas. Mais je suis d'accord pour ne surtout pas traduire par "intellectuel" ! Ce mot est galvaudé. On a parlé d'Yves Montand comme d'un intellectuel pour ses prises de position politiques ! (Et de bien d'autres personnes sans culture notable.)
Il est de toute façon nécessaire de traduire le mot "scholar" d'une façon ou d'une autre. Que proposeriez-vous d'autre ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 février 2010
Comme de juste, Cadichon. Vous avez deviné. Ma Haute Suffisance, ne souffrant plus ces intolérables inattentions, décide de rejoindre Ses appartements et Se réserve la lecture des posts suivants pour le petit-déjeuner de demain. Troublée qu'elle est, tout de même, Ma Condescendance, de constater votre totale absence de perspicacité. Car enfin quoi, vous vous plaignez madame de mon peu d'indulgence à votre égard quand j'en regorge pour d'autres qui commettent la même erreur, Moi la première, sans doute ? N'y décelez-vous pas là quelque impatience à vous lire que vous avez fort mauvaise grâce à me reprocher ?
Sur ce, bonne nuit la compagnie, j'ai de fort sérieuses lectures sur le feu.
Ecrit par : nicolas | 19 février 2010
Désolé, c’est mon ordinateur qui a fait la faute quand j’ai traduit Barzun ;)
C’est un auteur intéressant qui a écrit sur les pédagogies folles aux États-Unis. Un autre texte que j’avais traduit porte sur le prépostérisme, cette maladie des pédagogistes de « commencer là où l’enseignement devrait finir », en VO The Urge to be Preposterous. Ce mot veut dire absurde aujourd’hui mais son sens vient de praeposterus : « dans le mauvais ordre » :
http://www.sauv.net/barzun.php
Ecrit par : Pierre Lariba | 19 février 2010
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OK pour la faute d'accord, Pierre.
Très intéressant, ce que vous dites ensuite !
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 19 février 2010
Je suis ravi que nous donnions de l'argent pour des expérimentations musicales (et ultra-confidentielles) à l'IRCAM, afin de faire fonctionner ses Ateliers "Tremplin":
http://www.youtube.com/watch?v=-N0RPhqpm24&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=hb-1hYUKXLg
Ecrit par : Pendariès | 20 février 2010
Merci Christophe pour le lien !
Ce qui y est dit est très juste !
Ecrit par : Jeremy | 20 février 2010
Sur la source de la barbarie rampante dans tant établissements scolaires, je m'étonne que personne n'ait encore mentionné ici l'analyse qu'en fait Arendt. Je vous en cite quelques passages bien que la seule traduction française disponible soit exécrable. Elle est truffée de contresens, qui confinent au non sens, comme lorsque la Progressive Education, cette version US du pédagogisme devient "les progrès de l'éducation". Cela me rappelle les prouesses d'un ami qui rata l'ENA à cause de sa note d'anglais. Dans un texte sur la naissance et l'enfance agrestes de Lincoln, il avait fait très fort, il est vrai, traduisant, entre autres joyeusetés, "grasshoppers" par "les espoirs de la prairie".
Une fois avalée la forme pataude qui n'est pas de son fait, on constate que dans "La crise de l'éducation", Arendt établit d'une manière incontestable, à mon sens, les principales composantes de la matrice idéologique des réformes pédagogistes: égalitarisme, rejet de l'autorité, empathie pleurnicharde ou jeunisme, collectivisme, tropisme de la nouveauté et obsession de l'oppression. Ce tir groupé permet d'identifier l'emplacement de sa rampe de lancement sur l'échiquier politique et la salve ne vient pas de la droite.
Arendt annonçait que ces "mesures catastrophiques", qui étaient en train de détruire les apprentissages dans l'école américaine, et qui se traduisaient par "une baisse constante des niveaux", allaient bientôt faire les mêmes ravages en Europe. Elle annonçait aussi le développement de la violence scolaire qu'elle qualifiait de délinquance juvénile. Cela s'est effectivement produit, et d'une manière plus accentuée en France qu'ailleurs, là où l'existence d'un pluralisme scolaire a permis de modérer leurs effets les plus tragiques. La France n'y mettra jamais un terme, il faut s'y résoudre, puisqu'elle se révèle incapable de trouver l'humilité élémentaire qui permet d'admettre ses erreurs présentes pour y remédier. Elle se bat servilement la coulpe, en revanche, pour admettre celles du passé, sur l'ordre des factions qui dominent son opinion publique.
Extraits de "La crise de l'éducation", traduction Chantal Vézin (Folio Essais) :
"Trois idées de base, qui ne sont que trop connues, permettent d'expliquer schématiquement ces mesures catastrophiques. La PREMIÈRE, c'est qu'il existe un monde de l'enfant et une société formée entre les enfants, qui sont autonomes et qu'on doit, dans la mesure du possible, laisser se gouverner eux-mêmes. Le rôle des adultes doit se borner à assister ce gouvernement. C'est le groupe des enfants lui-même qui détient l'autorité, qui dit à l'enfant ce qu'il doit faire et ne pas faire; entre autres conséquences, cela crée une situation où l'adulte se trouve désarmé face à l'enfant pris individuellement et privé de contact avec lui... L'essence de cette première idée de base est de ne prendre en considération que le groupe et non l'enfant en tant qu'individu.
Quant à l'enfant de ce groupe, il est bien entendu dans une situation pire qu'avant, car l'autorité d'un groupe, fût-ce un groupe d'enfants, est beaucoup plus forte et beaucoup plus tyrannique que celle d'un individu, si sévère soit-il...Il ne se trouve plus dans la situation d'une lutte inégale avec quelqu'un qui a, certes, une supériorité absolue sur lui - situation où il peut néanmoins compter sur la solidarité... de ses pairs- mais il se trouve bien plutôt dans la situation, par définition sans espoir, de quelqu'un appartenant à une minorité réduite à une personne face à l'absolue majorité de toutes les autres. Même en l'absence de toute contrainte extérieure, bien peu d'adultes sont capables de supporter une telle situation, et les enfants en sont tout simplement incapables.
Affranchi de l'autorité des adultes, l'enfant n' a donc pas été libéré, mais soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique:la tyrannie de la majorité. En tous cas, il en résulte que les enfants ont été pour ainsi dire bannis du monde des adultes. Ils sont soit livrés à eux mêmes, soit livrés à la tyrannie de leur groupe, contre lequel, du fait de sa supériorité numérique, ils ne peuvent se révolter, avec lequel, étant enfants, ils ne peuvent discuter, et duquel ils ne peuvent s'échapper, pour un autre monde, car le monde des adultes leur est fermé. Les enfants ont tendance à réagir à cette contrainte soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile, et souvent par un mélange des deux.
La DEUXIÈME idée de base à prendre ne considération dans la crise présente a trait à l'enseignement. Sous l'influence de la psychologie moderne et des doctrines pragmatiques, la pédagogie est devenue une science de l'enseignement en général, au point de s'affranchir complètement de la matière à enseigner... Au cours des récentes décennies, cela a conduit à négliger complètement la formation des professeurs dans leur propre discipline, surtout dans les écoles secondaires. Puisque le professeur n'a plus besoin de connaître sa propre discipline, il arrive fréquemment qu'il en sait (sic) à peine plus que ses élèves. En conséquence, cela ne veut pas seulement dire que les élèves doivent se tirer d'affaire par leurs propres moyens, mais que désormais l'on tarit la source la plus légitime de l'autorité du professeur, qui, quoiqu'on en pense, est encore celui qui en sait le plus et celui qui est le plus compétent. Ainsi, le professeur non autoritaire qui, comptant sur l'autorité que lui confère sa compétence, voudrait s'abstenir de toute méthode de coercition, ne peut plus exister.
Mais c'est une théorie moderne sur la façon d'apprendre qui a permis à la pédagogie et aux écoles normales de jouer ce rôle pernicieux dans la crise actuelle. Cette théorie était tout simplement l'application de la TROISIÈME idée de base dans notre contexte... l'on ne peut savoir et comprendre que ce qu'on a fait soi-même, et sa mise en pratique dans l'éducation est aussi élémentaire qu'évidente: substituer autant que possible le faire à l'apprendre. S'il n'était pas considéré comme très important que le professeur domine sa discipline, c'est qu'on voulait l'obliger à conserver l'habitude d'apprendre, pour qu'il ne transmette pas un "savoir mort", comme on dit, mais qu'au contraire il ne cesse de montrer comment ce savoir s'acquiert. L'intention avouée n'était pas d'enseigner un savoir, mais d'inculquer un savoir-faire....
On s'est surtout efforcé de supprimer autant que possible la distinction entre le travail et le jeu, au profit de ce dernier...Il est clair que, en essayant d'instaurer un monde propre aux enfants, l'éducation moderne détruit les conditions nécessaires de leur développement et de leur croissance...Les méthodes modernes d'éducation ont effectivement essayé de mettre en pratique cette absurdité qui consiste à traiter les enfants comme une minorité opprimée qui a besoin de se libérer. L'autorité a été abolie par les adultes, et cela ne peut que signifier une chose: que les adultes refusent d'accepter la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants."
En soulignant que travailler ce n'est pas jouer, et que le croire c'est faire injure à l'enfant qui veut devenir grand, mais qu'on infantilise, Arendt reprend l'idée qu'Alain avait magistralement formulée en contrastant l'attention de l'enfant qui apprend et celle du chien qui attend son sucre. Je l'ai assez cité ici pour ne pas vous en infliger encore la lecture.
Ecrit par : Cadichon | 20 février 2010
«c'est la même chose que le fréchism