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08 février 2010

Rebelote

Le discours de Nicolas Sarkozy que j’évoquais dans ma Note précédente n’était pas le premier à prendre pour cible le monde de l’Education. Trois mois auparavant, le 1er décembre 2006, c’est à Angers que le candidat de l’UMP avait lancé ses hameçons pour la première fois en direction de l’Ecole (1).

Florilège et commentaires. Encore une fois, les promesses n’engagent — etc.


(1) Comme seul le prononcé fait foi, on pourra suivre l’oral du discours sur

http://www.dailymotion.com/video/x1dl66_discours-dangers-...

Et l’écrit complet sur http://sites.univ-provence.fr/~veronis/Discours2007/trans...


Anaphore un jour, anaphore toujours, aime à dire Henri Guaino. Je m’abstiendrai donc de vous dire que ce discours commence par une trop longue captatio benevolentiae qui célèbre la douceur angevine dont parlait le Poète. Ni que la Renaissance est appelée, à son corps défendant, au secours de l’alternance (« cette région, qui pour imposer la Renaissance n'a pas eu peur de rompre avec les codes de son temps »). Puis vient l’appel des présents (François Fillon, Pierre Méhaignerie, Roselyne Bachelot, Pierre-André Périssol, Hervé de Charrette, Marc Laffineur), catalogue dont la fonction essentielle, à cette date, était de draguer les centristes et leur électorat. Mais passons : c’était de bonne guéguerre, vis-à-vis de François Bayrou, dont l’étoile commençait à monter dans un monde enseignant qui lui a finalement accordé plus du quart de ses suffrages.

« Des idées fortes, annonce le candidat. Non, pas tout de suite. Longue énumération des différences entre la gauche (« La gauche n’a qu’un seul objectif / but / intention) et « nous », qui « n’avons qu’une ambition / idéal / volonté. Quand le rythme ternaire le dispute à l’anaphore, tout est possible. On croirait John Lee Hooker : boum-boum-boum-boum (2).

Et de revenir sur ce « besoin de vous » qui est la pure fonction communicante du discours — pour les idées, on attendra encore un peu. Les mots, longuement, caressent dans le sens du poil un électorat angevin qui n’est traditionnellement pas extrémiste… Dans les manifs, on hurlait, à la même époque : « Tous ensemble-tous ensemble… » — le futur président fait de même.

Vieilles recettes…

« Ce soir, je suis venu vous dire que si je suis candidat, c'est pour poser ensemble les fondations d'un nouvel avenir. Un nouvel avenir pour tous, mais d'abord pour ceux qui ont connu des épreuves, se sentent fragiles, ou pensent que rien n'est jamais pour eux. »

Longue périphrase pour désigner les enseignants ? « La rupture que je vous propose, continue-t-il, c'est la rupture avec les archaïsmes et avec les conservatismes. » « Rupture tranquille », ajoute-t-il — Guaino ne s’est pas trop foulé, question adjectifs : il est allé chercher ceux des campagnes de 1981 et 1988. Séguéla, à l’époque, travaillait pour Mitterrand ; c’était avant qu’il découvre que la Rolex est le totem de la modernité, et qu’il se mette au service de Sarkozy — avec les mêmes slogans : créatif, mais pas trop (2).

Enfin, enfin, enfin, nous y sommes : « Ce soir, je suis venu vous proposer un nouvel avenir pour l'école de la République. »

Une « ambition pour l’éducation », lâche Nicolas S***. Oui-da ! Et pour cela, il faut « libérer la parole des enseignants et des chefs d’établissement » — dont on ignorait qu’elle eût été muselée par Fillon (présent sur l’estrade), Ferry / Darcos ou Robien, qui avaient officié sous Raffarin et Villepin depuis 2002. « Je vous propose de dénoncer les faux-semblants, les mensonges, la pensée unique, l'hypocrisie. » Le « parler-vrai », il n’y a que ça…

Et alors, commence l’énumération de tout ce qui n’allait pas en 2006, et qui, forcément, doit mieux aller aujourd’hui, après deux ans et demi d’absolutisme.

Par exemple : « L'hypocrisie du bac qu'on brade peu à peu, pour mieux sélectionner à l'université dans le secret des examens de fin de deuxième année » : l’examen de fin d’études français arrivait alors à 80% de reçus. Il dépasse aujourd’hui les 83% — sûr qu’on ne brade plus !

Soyons sérieux : on ne reviendra pas à un Bac « sélectif » — ce n’est plus là que se situe désormais la sélection. Autant le donner à tout le monde, en panachant le rite de l’examen (auquel les Français sont attachés, même — ou parce que — il est tout à fait dépourvu de sens) avec un contrôle continu sérieux, et en précisant soigneusement avec quelles notes on sort du Secondaire. Autant laisser la totalité de l’enseignement supérieur décider sur dossier de l’admission dans telle ou telle filière (contre un peu plus de 60% aujourd’hui, si aux grandes écoles, BTS, IUT et autres établissements dérogatoires j’ajoute Médecine, Paris-Dauphine, etc.).

Et de dénoncer « l'hypocrisie des grandes écoles qui accueillent moins d'enfants d'ouvriers et d'employés aujourd'hui que dans les années 50 » : l’idée des quotas avait-elle déjà germé dans la cervelle pré-présidentielle ? Mais si effectivement on n’arrive plus qu’à 4% d’enfants d’ouvriers dans les grandes Ecoles, contre 25% en 1950, à qui la faute sinon à un système qui à grands coups d’idéologie égalitariste a suicidé l’élitisme, seul rempart effectif contre le retour du piston — seul rempart d’une vraie démocratie républicaine ? L’élitisme défend l’égalité, et l’égalitarisme la massacre, voilà ce que trente ans d’expérimentations pédagogiques nous ont appris — un savoir très chèrement payé par deux ou trois générations largement sacrifiées.

Puis l’orateur dénonce « l'hypocrisie des zones d'éducation prioritaire où l'on met les enseignants les plus jeunes et les moins expérimentés, en croyant pouvoir taire leur colère par une prime de 80 euros par mois » : ça, c’est sûr qu’aujourd’hui on y nomme des enseignants expérimentés, et qu’on leur donne une prime mirobolante — qui n’a pas changé depuis 2006, ajustements d’inflation compris. Ce sont les ZEP elles-mêmes qu’il faut repenser de la cave au plafond : rebaptiser « Ambition-Réussite » les Zones d’Exclusion Programmée n’ôte rien à leur capacité de nuisance. J’ai proposé jadis que l’on cesse d’ajouter des ghettos scolaires aux ghettos sociaux. En attendant que l’on détruise toutes les barres HLM, toutes les cités d’urgence, tous les bidonvilles verticaux, on peut déplacer les enfants qui y sont nés, et qui, souvent, n’osent pas même en sortir.

Quant à construire de nouveaux collèges, que l’on veuille bien se rappeler ce qui a été dit ici même : la réussite scolaire est proportionnelle à la qualité du bâtiment. Et je ne crois pas qu’il y ait en France un seul collège ou lycée construit selon les normes du patio généralisé qui sévit depuis les années 70 qui ait des résultats satisfaisants — alors que les lycées de centre ville sont d’authentiques bâtiments XVIIème ou XVIIIème, et ont des murs massifs qui génèrent le Savoir (ou tout au moins le respect). Les derniers « incidents », comme aurait dit SIGNA (3), signalés en banlieue parisienne, au Kremlin-Bicêtre ou à Vitry-sur-Seine, et qui se sont soldés l’un par la mort d’un élève, l’autre par un gentil petit massacre par des voyous entrés pour ça, a révélé au grand jour la fonction létale de ces « structures ouvertes ». En vérité, l’architecte qui a conçu un tel établissement, sous prétexte de l’ouvrir sur la vie, comme on dit chez les imbéciles, a une part de responsabilité dans ce drame. Les profs qui exercent à Adolphe-Chérioux leur « droit de retrait » ont bien raison : c’est la structure même de leur établissement qui génère de la violence. Je suis dans un lycée (un ancien couvent du XVIIIème siècle) qui a en tout et pour tout deux entrées, avec une antichambre qui fait office de sas, une porte énorme à l’extérieur, une porte vitrée à l’intérieur, dans laquelle personne ne peut entrer sans présenter sa carte de lycéen au concierge d’abord, et au personnel de direction qui, tous les matins, se tient là pour renforcer le filtrage. C’est donc si compliqué à mettre en place ailleurs ? Ou bien l’ouverture de l’enseignement vers la Cité, combinée aux restrictions en postes de surveillants, vaut-elle quelques morts par an ?

« L'hypocrisie de la carte scolaire qui ne pèse que sur ceux qui n'ont pas les moyens ou pas les relations pour la contourner » : elle a été aménagée, de sorte que l’on conserve dans les ZEP des établissements pédagogiquement purs, si je puis dire — à ceci près qu’au nom des quotas de boursiers et autres amabilités administratives, les bons élèves des quartiers difficiles sont toujours aussi sacrifiés, à vie, sur l’autel d’une « diversité » qui n’existe pas. Et pourtant, plus loin, le candidat n’affirme-t-il pas : « Nous ne pouvons nous résoudre à obliger des enfants méritants, qui n'ont ni les moyens, ni les relations pour s'affranchir de la carte scolaire, à fréquenter des établissements médiocres pour afficher un semblant de mixité sociale et scolaire. » ? Déclarations d’intentions jamais suivies d’action…

Les sections qui se créent pour pallier les ratages des ZEP, à Henri IV, Thiers ou ailleurs, gèrent de leur mieux les discriminations présentes, mais nous savons tous que c’est en amont qu’il faut agir. Quant à l’enseignant qui aujourd’hui, à Marseille, explique à ses élèves de Terminale S de ZEP que « les prépas, ce n’est pas fait pour eux, et qu’ils seront bien plus heureux en fac », j’aimerais assez qu’on me fournisse la corde pour le pendre.

Henri Guaino, qui a lu mes livres en détail, précise sa pensée sur le plan pédagogique, et dénonce « l'hypocrisie de l'école à deux vitesses, celle des beaux quartiers où l'on enseigne les grands auteurs et le raisonnement scientifique, et celle des quartiers populaires où l'on demande aux enseignants de remplacer Les Fleurs du mal par des chansons de rap, les chefs d'oeuvres de la littérature par les films qu'ils ont inspirés, les livres entiers par des morceaux choisis, et l'exercice de rédaction par celui du QCM. » Bravo. Depuis cette époque, nous avons entendu des choses discordantes sur la Princesses de Clèves, et nous allons subir une réforme du lycée où l’enseignement de la littérature, dont l’horaire se rétrécit encore, est ramené à un intitulé « Littérature et société », qui devient « enseignement d’exploration » — lisez : « option » — et doit « mettre en œuvre des démarches co-disciplinaires ouvertes à l’innovation pédagogique » (4). C’est Baudelaire qui va être content.

Dites-moi, Monsieur le Nègre, pensez-vous qu’avec une pédagogie pareille, le petit Guaino Henri serait devenu l’Henri Guaino qui écrit des choses si pertinentes, et si utopiques, sur l’Education ?

Suit une longue apologie des « hussards noirs de la République » — dans les lieux communs sur l’Ecole, il aurait été impensable de se dispenser de celui-là. Ces hussards qui « enseignants des quartiers difficiles, enseignants des zones d'éducation prioritaire, ils résistent à la facilité et à la démagogie des instructions de l'Éducation nationale et des consignes reçues dans les IUFM » et « refusent de changer leurs cours sous prétexte qu'ils sont en ZEP et pas à Henri IV, car ils savent que c'est en choisissant les lectures faciles et les lectures courtes qu'on humilie les enfants des milieux populaires. »

Quand je vous disais qu’il avait épluché en détail la Fabrique du crétin Nègre, pourquoi pas — c’est un métier que je pratique moi-même, à l’occasion —, mais plagiaire ! « En faisant de l'élève l'auteur de son propre savoir, une idéologie folle a mis l'élève à la place du maître » : les mots mêmes sortent de mes livres — je ne les récuse pas, mais le futur président aurait pu citer ses sources !

Suit une belle apologie de la « transmission », puis une évocation émue de ces « maîtres qui nous ont marqués », ces « passeurs » qui ont « fait de nous ce que nous sommes ». Comme si nous étions une somme de savoirs et de savoir-faire ! Luc Chatel, qui lance le livret de compétences, sait bien, lui, que ce qui compte, ce sont les « savoir-être » — le dernier mot-valise à la mode à la DGESCO, pure roupette de samsonite, comme aurait dit feu Frédéric Dard. Monsieur Germain, OK — mais Sylvain Grandserre ? Mais Erwann Redon . Mais Alain Refalo ? Mais Pierre Frackowiak ?

Il faut plusieurs cordes, finalement…

Puis le candidat rappelle que ce sont « les parents [qui] sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants » : chiche ! Et ceux qui faillent à cette tâche, exerçons sur eux de vraies pressions — financières, par exemple.

Evidemment, pour ça, il faut un peu plus de courage que ce qui s’en manifeste ces temps-ci.

Je vous passe l’appel aux statistiques européennes et internationales, qui en matière d’éducation nous mettent peu à peu au ban des pays civilisés. Et j’entre dans le cœur dur du discours — le constat, mille fois posé et reposé ici, que « l’idéologie folle » (le mot a plu, là-haut : Guaino l’a anaphorisé à plaisir) avait marqué la fin de l’égalité des chances — parce que l’égalitarisme engendre plus d’inégalités que l’élitisme le plus exigeant, ça tombe sous le sens — quoique personne au Ministère ne semble s’en soucier : ils devraient relire la Pensée Sarkozy, rue de Grenelle. Et s’apercevoir que ce n’est pas avec la méthode Descoings — saupoudrage et bonnes œuvres — que l’on inversera le processus.

Mais il faut équilibrer. Et voici que notre futur bon maître, comme dit Jean-François Khan, tape cette fois sur ceux qui ont « une vision exclusivement nostalgique de l'école » : « Ce n'est pas en revenant à l'uniforme et à la blouse, ce n'est pas en revenant aux classes de 60 élèves et à l'examen en sixième, ce n'est pas en revenant à la plume Sergent Major, que nous serons fidèles à l'idéal de Condorcet et à celui de Jules Ferry ».

Voire…

Et de se lancer dans une apologie du meden agan — on ne sait jamais, il y a des pédagos intelligents, et des traditionnalistes compréhensifs : « Entre l'école où on ne lit rien de postérieur à 1930 et l'école où ne lit rien d'antérieur à 1980, il y a un juste milieu, celui qui enseigne le respect, mais aussi la différence entre la littérature, quelle que soit son époque, la coupure de presse et la chanson populaire ». Là, on peut décliner à loisir — juste milieu entre le « par cœur » et l’enseignement zéro, juste milieu entre les coups de règle sur les doigts et le tutoiement des maîtresses, entre le « pensionnat de Chavannes » et l’école « ouverte à tous les trafics », entre « l'uniforme et le jean taille basse qui laisse voir trop de choses », etc.

Enfin, le programme. Un Primaire qui veut donner à tous les enfants les bases fondamentales — c’est à peu près la seule promesse que l’on a essayé de tenir, rue de Grenelle. Parce que pour le reste…

Quid du collège qui « se fixe pour objectif de donner aux élèves le goût des grands auteurs, le sens de la rigueur scientifique, les repères indispensables à la compréhension de notre culture et de notre histoire » ? Quid du lycée qui « se donne pour objectif de porter plus d'élèves vers l'enseignement supérieur, plus d'étudiants vers le diplôme, plus de diplômés vers l'emploi » ? Quid de l’université qui « se donne pour objectif de reprendre sa place aux premiers rangs des classements internationaux des établissements d'enseignement supérieur et d'être au centre de l'effort de recherche » ?

Je laisse chacun consulter le détail des bonnes intentions de campagne, et les comparer aux réalités présentes. Mon intention en commençant cette trop longue Note n’était pas d’être sarcastique — c’est trop facile —, mais de mesurer tout le chemin qu’il reste à parcourir, alors qu’aucune mesure récente ne paraît aller dans le bon sens — au contraire. « Une école qui ne donne pas les examens à tout le monde, mais qui donne à chacun la possibilité de les réussir » : plaisanterie ! « Une école plus exigeante avec ceux qui sont plus défavorisés, car l'école est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas » : flagornerie ! « On en apprend autant sur le courage, le civisme et l'amour de la patrie en lisant Daudet et sa Dernière classe, Rouaud et ses Champs d'honneur, Gracq et son Balcon en forêt, qu'en baillant d'ennui au cours d'éducation civique » : poudre aux yeux !

« Pour comprendre Guernica, il faut connaître la guerre d'Espagne. Pour apprécier Les Justes, il faut savoir ce qu'était la misère sous la Russie des Tsars » : commençons par supprimer l’Histoire en Terminale S, rabotons les horaires, on y verra sans doute plus clair…

« Je vous propose de sortir de l'impasse du collège unique par l'individualisation des parcours » : Chiche ! « Le collège unique ne doit plus être un collège inique » : celle-là, nous sommes plusieurs à l’avoir écrite — le discours d’Angers vire au digest anti-pédagogique — tout en reconnaissant à chaque enseignant le droit d’utiliser la méthode de son choix — et les vaches seront bien gardées…

Ce qui se profilait déjà dans ce discours, c’était la mastérisation (pourquoi pas ? Mais pas sur les bases actuelles !), l’autonomie des établissements, qui amènera à terme la concurrence entre les établissements, et le démantèlement de l’Education nationale que nous connaissons – à quand le chèque-éducation et les diktats de spécialistes auto-proclamés dans les Régions et les Conseils généraux ? Déjà que les « établissements privés sous contrat » faisaient l’objet d’une attention particulière du candidat-ministre… Quand un présidentiable propose de « permettre aux établissements privés de réorganiser leurs implantations pour répondre à la demande là où elle se trouve, en particulier dans les quartiers populaires », on ne s’étonne plus que cette année, le nombre de postes offerts dans le privé soit en augmentation sensible.

Et de proposer, pêle-mêle, de « diviser par deux immédiatement les effectifs des établissements scolaires les plus dégradés, en répartissant les élèves en surnombre dans les établissements avoisinants » — on attend toujours. De « garantir dans les établissements sensibles « le plus de sorties culturelles et des séjours linguistiques » — Oh yeah ! Ou « de créer des internats de réussite éducative en ville pour tous les enfants qui veulent réussir, mais qui n'ont pas de bonnes conditions de travail chez eux » — comme ça dépend de régions globalement tenues par la Gauche, ça ne mange pas de pain.

« C'est par l'éducation que nous éviterons le communautarisme » : je suis au moins sûr d’une chose, ce n’est pas Yazid Sabeg qui a inspiré cette phrase — le saint homme n’avait pas encore été nommé « commissaire à la diversité ». « C'est par l'éducation que nous sauverons la méritocratie » — comme aurait dit le Prince Jean.

Il nous faut d’ores et déjà élaborer un nouveau programme, et demander aux futurs présidentiables ce qu’ils en pensent. Mais tant que le gouvernement actuel persistera dans des calculs d’apothicaire, et inventera des réformes pour la seule joie d’économiser des postes ; tant que le PS confiera les clés de sa pensée éducative à Bruno Julliard, qui n’a pas proposé quoi que ce soit depuis deux ans qu’il occupe ce poste honorifique ; tant que les Verts se gargariseront d’école citoyenne et autres balivernes ; tant que le MoDem ne s’exprimera pas de façon nette sur les sujets qui fâchent ; tant que le NPA sélectionnera des femmes voilées pour le représenter, ce qui témoigne de son sens aigu de la laïcité — et du respect des femmes non voilées — eh bien, jusqu’à ce que les uns et les autres veuillent bien réfléchir, s’asseoir autour d’une table et proposer de vraies assises de l’Education, qui réuniront aussi bien l’administration ou les syndicats que les vrais spécialistes — jusque là, l'apocalypse molle continuera — et je persisterai, et signerai

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Je l’écoutais en écrivant cette Note, je ne voudrais pas vous en priver : http://www.youtube.com/watch?v=rOyj4ciJk34

(2) Très bonne analyse des slogans électoraux des cinquante dernières années sur http://www.politique.net/2007041604-les-slogans-president...

(3) Du nom du logiciel qui permettait de signaler les « incivilités » diverses — 80 000 atteintes par an aux personnes, auxquelles vous voudrez bien rajouter les insultes —, et qui a été désactivé en 2007, sous l’ère Sarkozy, selon le principe, bien connu dans l’EN, du thermomètre que l’on casse pour supprimer la fièvre…

(4)http://media.eduscol.education.fr/file/consultation/67/4/...

 

Commentaires

Eh bien, me voilà prem's. Une fois n'est pas coutume.

Quant au sujet ci-dessus, peu de choses à ajouter...

Écrit par : Garafignoux | 08 février 2010

Le Bac c'est comme la Royauté, : il y a longtemps qu'on lui a coupé la tête mais on y est quand même attaché sentimentalement parlant parce qu'en bon citoyen-électeur on lui a fait beaucoup de mal !

Ah ! la nostalgie ... il n'y a plus que cela de vrai !

Écrit par : iPidiblue et les tricoteuses publiques | 08 février 2010

Ce qui est quand même curieux c'est qu'on n'ait pas encore généralisé le Master d'hypocrisie, "tous responsables mais pas coupables" ?

Écrit par : iPidiblue titulaire d'un master Georgina Dufoix | 08 février 2010

jusqu’à ce que les uns et les autres veuillent bien réfléchir, s’asseoir autour d’une table et proposer de vraies assises de l’Education, qui réuniront aussi bien l’administration ou les syndicats que les vrais spécialistes.

Jean-Paul Brighelli

Éclairez un peu ma lanterne : le rôle des syndicats est il de défendre vos conditions de travail ou de définir le contenu des programmes ? Si vous voulez mon avis, tant que les uns continueront à se mêler des affaires des autres, la situation ne risque pas d'évoluer de manière sensible.

Écrit par : Joe | 08 février 2010

s’asseoir autour d’une table et proposer de vraies assises de l’Education, qui réuniront aussi bien l’administration ou les syndicats que les vrais spécialistes.
Jean-Paul Brighelli

S'asseoir pour des assises, c'est bien le moins. Maintenant qui va déterminer qui sont les "vrais spécialistes" ? Les syndicats, l'administration, les partis, tous d'accord depuis quarante ans pour déléguer les "faux spécialistes" dans de telles assises ?

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

JPB, puis-je respectueusement vous signaler que -me semble-t-il - il manque une proposition principale dans votre dernière phrase ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 février 2010

Je ne voudrais pas contester le militantisme faussement naïf de JPB mais les "futurs présidentiables" (dont je retire le NPA) ne pensent rien (je remets le NPA), sinon quelques inepties repeintes en Vert : l'éducation est en voie de privatisation (d'où peut-être l'augmentation de postes dans le privé subventionné par noooooosssssss impooooooooôts).

http://www.youtube.com/watch?v=U_tXOzSilZE

Un programme général d'enseignement est donc parfaitement inutile. Les quelques bahuts privés ou publics qui subsisteront suffiront à dispenser un enseignement de qualité à ceux pour qui il sera nécessaire. Les Lidl et les Macdo éducatifs contenteront les pauvres.

Amen.

Écrit par : XB | 08 février 2010

le privé subventionné par noooooosssssss impooooooooôts).

Ecrit par : XB | 08 février 2010

Le public est payé avec quoi, déjà ?

Écrit par : yann | 08 février 2010

jusqu’à ce que les uns et les autres veuillent bien réfléchir, s’asseoir autour d’une table et proposer de vraies assises de l’Education, qui réuniront aussi bien l’administration ou les syndicats que les vrais spécialistes.

Jean-Paul Brighelli

Éclairez un peu ma lanterne : le rôle des syndicats est il de défendre vos conditions de travail ou de définir le contenu des programmes ? Si vous voulez mon avis, tant que les uns continueront à se mêler des affaires des autres, la situation ne risque pas d'évoluer de manière sensible.

Ecrit par : Joe | 08 février 2010


Tout est lié, me semble-t-il.

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 février 2010

Joe, les syndicats sont consultés (en CSE) sur tous les sujets — entre autres les programmes. C'est souvent très utile (après tout, il y a dans chaque syndicat, au sommet ou très près, des enseignants de chaque discipline ou presque). C'est souvent désespérant, quand on voit certains mettre en avant des "bonnes" pratiques, au détriment des contenus.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2010

La nouvelle star de la FSU en ce moment sur la Cinq !
Eh bien…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2010

Le public est payé avec quoi, déjà ?
Ecrit par : yann | 08 février 2010

C'est vrai ça ! J
e suggère donc que les habitants de ce pays désirant ne pas payer d'impôts puissent le faire, et en conséquence et en contrpartie s'engagent à n'utiliser ni les biens ni les services financés par l'impôt mais seulement ceux qu'ils se procureront sur leurs deniers personnels.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

"Le public est payé avec quoi, déjà ?"

Ecrit par : yann | 08 février 2010

Ce n'est pas la vocation d'un service public d'être payé par les impôts ? On m'aurait menti, alors ?

Ce discours de Sarkozy est d'une vacuité hallucinante... Un tissu de lieux communs, de phrases creuses, de démagogie.
Je ne l'avais jamais lu ni écouté en entier, mais là...
Bon, je ne sais pas pourquoi je m'agace, je devrais être blindé... Mais non !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

"C'est vrai ça ! J
e suggère donc que les habitants de ce pays désirant ne pas payer d'impôts puissent le faire, et en conséquence et en contrpartie s'engagent à n'utiliser ni les biens ni les services financés par l'impôt mais seulement ceux qu'ils se procureront sur leurs deniers personnels."

Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Arrêtez, Guy ! Yann va descendre dans la rue manifester pour une "SNCF priv(atis)ée", qui marcherait aussi bien que, je ne sais pas, en Angleterre, par exemple ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Arrêtez, Guy ! Yann va descendre dans la rue manifester pour une "SNCF priv(atis)ée", qui marcherait aussi bien que, je ne sais pas, en Angleterre, par exemple ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010
Ne soyez pas simpliste Christophe, nos chemins de fer sont largement privatisés.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Joe, les syndicats sont consultés (en CSE) sur tous les sujets — entre autres les programmes. C'est souvent très utile (après tout, il y a dans chaque syndicat, au sommet ou très près, des enseignants de chaque discipline ou presque). C'est souvent désespérant, quand on voit certains mettre en avant des "bonnes" pratiques, au détriment des contenus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 février 2010

Heureusement que ce sont des enseignants qui composent les syndicats, le contraire serait particulièrement étonnant ! Entendons nous bien, je ne remets en aucune manière en cause la nécessité des syndicats d'enseignants, je pense juste que les décisions sur les programmes, qui théoriquement ne relèvent pas des prérogatives des syndicats, seraient plus faciles à prendre sans eux (dans un monde idéal). Je comprends bien que les syndicats ont leur utilité dans la situation actuelle pour contrecarrer des projets de réforme sans queue ni tête. C'est en quelque sorte un mal nécessaire pour résoudre un mal plus grand.

Mais le fond du problème, c'est que les "spécialistes" des programmes n'en sont pas et qu'on consulte à tout va pour acheter la paix sociale. C'est ainsi que des syndicats se retrouvent associer à des réformes qu'ils n'ont pas voulues mais qu'ils ont amendées du mieux qu'ils pouvaient et perdent ainsi toute crédibilité.

Enfin, vous connaissez désormais ma solution à ces problèmes : pas de programme, chacun fait ce qu'il veut pourvu que l'examen soit connu de tous et que les candidats soient examinés de manière impartiale, liberté de mettre son enfant dans n'importe quelle école qui l'accepte, chèque éducation, toussa, toussa.

Écrit par : Joe | 08 février 2010

"(dans un monde idéal)."

Ecrit par : Joe | 08 février 2010

Dangereux, ça... ...

"associés", les syndicats, Joe.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

"Ne soyez pas simpliste Christophe, nos chemins de fer sont largement privatisés."

Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Oui, c'est vrai...
La poste, alors ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Trouvé sur le net :
Besancenot devrait se mettre à poil, il aurait les votes des naturistes.

Écrit par : retraitée | 08 février 2010

"Ne soyez pas simpliste Christophe, nos chemins de fer sont largement privatisés."

Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Vous dites ça parce que la qualité du service n'est pas meilleure qu'en Grande Bretagne ? Détrompez vous, la majorité du transport passager transite toujours par la SNCF.

Christophe, merci pour les corrections, à quand remonte votre dernier voyage en train dans la perfide Albion ?

Écrit par : Joe | 08 février 2010

Un petit Duru-Bellat (Fenêtres sur Cours, n° 336) à faire pleurer dans les chaumines. Accrochez-vous, c'est du lourd !

"Le mérite contre la justice"

FSC : Que recouvre la notion de mérite ?

M. Duru-Bellat :
Cette notion implique qu'il est juste que les meilleurs soient récompensés. Comme le fait qu'un individu ait « cette place-là parce qu'il est né là » est indéfendable dans nos sociétés, on cherche derrière le mérite quelque chose permettant de justifier les inégalités.
Mais, dès l'école maternelle, les évaluations révèlent chez les tout petits des inégalités sociales importantes, difficiles à
justifier, sauf à corréler les capacités héritées avec les milieux sociaux. Des travaux certes un peu anciens ont montré que les
maîtresses incorporaient inconsciemment
des critères « de classe » dans leurs jugements : ce sont toujours les mêmes, souvent de milieu aisé, qui sont jugés méritants parce que éveillés, sympathiques, mais
aussi polis, soigneux, bien habillés… En primaire, les comportements sont appréciés autant que les aptitudes. Il n'y a pas de mesure scientifique du mérite : le mérite est trouble d'emblée, il est pris dans une gangue sociale et les enseignants ne peuvent y échapper et en être des juges impartiaux.

FSC : Est-ce à dire que les évaluations ne sont pas justes?

M. Duru-Bellat : Pouvoir observer ce que les élèves savent
faire scolairement, avec des épreuves comparables, est intéressant comme référence, notamment parce qu'il ne serait pas juste de ne pas évaluer les mêmes performances
selon que l'école est très déshéritée ou très « chic ». Par définition les tests sont toujours imparfaits et « peu importent les tests pourvu qu'ils soient nombreux »*. Nombreux ils donneraient une vision un peu moins hégémonique du mérite. Les élèves ont plein d'autres qualités (créativité, imagination,
etc) qui, parce qu'on ne les mesure jamais, sont disqualifiées. On renvoie très tôt aux enfants qu'ils sont nuls parce qu'ils
n'ont pas des mérites valorisés par l'école, en France, en 2009. Les critères retenus pour le mérite scolaire sont trop étroits et
c'est plutôt ça qu'on devrait améliorer.

FSC : Le discours du mérite est très articulé avec celui sur l'égalité des chances…

M. Duru-Bellat :Le caractère hégémonique de cette thématique
est dangereux car elle nie que les inégalités sont ancrées dans la société. Il suffirait de quelques dispositifs ponctuels, souvent
tardifs et après, tout le monde ayant eu les mêmes chances, les inégalités entre individus seraient justifiées. C'est se donner
bonne conscience à bon compte… Car si les enfants deviennent très vite inégaux, c’est parce qu'ils sont dans des conditions de vie inégales. Ensuite, un jeune reçu à l'École normale supérieure a, avec son diplôme, une rente pour la vie. À l’inverse celui qui a
redoublé en primaire, du fait de difficultés de tous ordres, et qui est sans diplôme, est « barré » pour la vie. Est-ce juste ? Bien
qu'ils soient conscients des limites du mérite scolaire, les enseignants, de par leur position, défendent le rôle des diplômes. Pour autant un lien très fort entre diplôme et emploi
pour la vie fige souvent des injustices. Vu tous les aléas et le flou qu'il y a dans le mérite scolaire, il faut qu'on puisse, comme
le dit F. Dubet, « rejouer les épreuves », développer les secondes chances, la formation pour adulte…

FSC : Aujourd'hui, c'est toute sa vie qu'il faut se montrer méritant…

M. Duru-Bellat : L'idéologie du mérite, sur le modèle du self
made man à l'américaine, signifie que la conjoncture économique ou les inégalités à la naissance sont des détails puisque si on veut, on peut ! C'est faux et pernicieux. Cela
revient à dire qu'il n'y a pas de société, il n'y a que la responsabilité individuelle avec des individus en compétition. Même s'il faut garder une place au mérite (on a besoin de
savoir que les efforts que l'on fait servent à quelque chose), en faire la base du fonctionnement social est très discutable. D'autres principes de justice doivent tempérer le mérite
en garantissant à tous les besoins de base et le respect. La question du « SMIC scolaire » fait hurler mais serait-ce si choquant de garantir à un jeune d'aujourd'hui
qu'il arrivera à apprendre à lire ? De plus ce qu'on a, on ne l'a jamais tout seul : il faut reconnaître le caractère social du mérite. Et ne pas oublier qu’au final, ce sont les inégalités
de salaires qui pervertissent le système scolaire en induisant compétition et stratégies des familles pour atteindre des places inégales.
L'école serait bien plus libre d'avoir une vocation éducative si l'environnement n'était pas aussi inégal.

Propos recueillis par Michèle Frémont
*Alfred Binet, psychologue, inventeur des mesures de
capacités intellectuelles.

Écrit par : catmano | 08 février 2010

Déjà, une poste qui marcherait convenablement, privatisée ou pas, je m'en fous, ce serait la moindre des choses dans un pays développé.

Sinon, je ne suis pas contre les impôts, mais contre le discours récurrent sur le privé payé par nooosss impôôôôôtsss. Le privé en question ne l'est pas vraiment, puisque soumis à des programmes imposés, des contrôles, des normes, des contraintes, etc. Et il est souvent nécessaire dans des endroits où le public ne peut pas tout faire. Dans mon bled, plus de la moitié des lycéens sont dans le privé. Pas par choix sectaire ou religieux, mais parce que le seul lycée public est sur le point d'exploser et que la politique de gribouille (de gauche comme de droite) de la région, du département, de la commune a empêché la construction d'un second lycée.

Écrit par : yann | 08 février 2010

Catmano, merci pour celui-là ! C'est du lourd, en effet…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 février 2010

Entendu Fillon qui évoquait ce qu'il est bien exagéré de nommer les conclusions que le gouvernement tire du débat sur l'identité nationale. "L'identité française est fortement liée à la République et à la langue française". Bravo Monsieur le Premier Ministre! Je comprends mieux à présent la nécéssité du passage sur les bancs de l'ENA pour être en mesure de gouverner ce pays. Des mesures concrètes? Présence du drapeau tricolore dans chaque école, création d'un "carnet du jeune citoyen" qui accompagnera chaque élève tout au long de sa scolarité, renforcement du caractère solennel de l'attribution de la nationalité française. Tout cela ne me choque absolument pas, bien que ces mesures ne puissent nullement contribuer à une amélioration de la situation. Pourtant, je me souviens d'une époque pas si lointaine où la majorité des gamins à l'école primaire ne maniait pas trop mal la langue française, du moins comparativement aux productions écrites des élèves actuels, et où tout élève était capable d'associer sans délai de réflexion 1515 à la bataille de Marignan! Finalement, n'est-ce pas là une définition tout à fait respectable de l'identité française? Il est en tout pas bien dommage qu'on demande à l'école de recréer artificiellement une identité qui existait plus ou moins mais que les inepties mises en oeuvre rue de Grenelle a fortement contribué à désagréger.

Écrit par : alain | 08 février 2010

"Catmano, merci pour celui-là ! C'est du lourd, en effet…"
JPB

En quoi est-ce si lourd (pas sur la tête, SVP) ?

Écrit par : Perceval | 08 février 2010

"Le privé en question ne l'est pas vraiment, puisque soumis à des programmes imposés, des contrôles, des normes, des contraintes, etc." (Yann)
Faux : le privé a un recrutement d'élèves plus "choisis". C'est à dire que les petits Turcs, Arabes, Gitans n'y ont quasiment pas leur place.
Ici, chez moi, c'est la noria des 4X4 de femmes de médecins spécialistes qui encombrent les rues qui mènent au Collège privé où, soit dit en passant, sévissent les profs les plus tocards de la ville. Il y a du deal (forcément, c'est là qu'il y a le fric), un peu de peau brune (juste pour le quota). Pour le reste, c'est jeune con et compgnie, que l'on retrouve parfois dans mon lycée, et qui y mènent une seconde on ne peut plus aléatoire. Et telle mère vient vous dire (c'est du vécu) : "vous allez voir, le petit, il est surdoué. mais vous vous en rendrez bien compte tout seul..." En fait de surdoué, j'ai juste vu un jeune inculte, fainéant, champion de skate board (champion de son quartier...), qui galère dans les rues depuis 4 ou 5 ans. Mais j'ai dû mal percevoir les phénoménales capacités dudit élève.
Mais je m'énerve. Il se fait tard, Monsieur, il se fait tard. Je rentre...

Écrit par : Garafignoux | 08 février 2010

Encore des petites cases à cocher dans le carnet du jeune citoyen ! olé !

Écrit par : nicolas | 08 février 2010

"tant que le PS confiera les clés de sa pensée éducative à Bruno Julliard, qui n’a pas proposé quoi que ce soit depuis deux ans qu’il occupe ce poste honorifique" ; JPB

Mais cela n'est-il pas mieux ainsi ? Et prions pour qu'il reste muet encore longtemps !

"Mais tant que le gouvernement actuel persistera dans des calculs d’apothicaire, et inventera des réformes pour la seule joie d’économiser des postes ; tant que le PS confiera les clés de sa pensée éducative à Bruno Julliard, qui n’a pas proposé quoi que ce soit depuis deux ans qu’il occupe ce poste honorifique ; tant que les Verts se gargariseront d’école citoyenne et autres balivernes ; tant que le MoDem ne s’exprimera pas de façon nette sur les sujets qui fâchent ; tant que le NPA sélectionnera des femmes voilées pour le représenter, ce qui témoigne de son sens aigu de la laïcité — et du respect des femmes non voilées — eh bien, jusqu’à ce que les uns et les autres veuillent bien réfléchir, s’asseoir autour d’une table et proposer de vraies assises de l’Education, qui réuniront aussi bien l’administration ou les syndicats que les vrais spécialistes."

Tant que, jusqu'à ce que, eh bien quoi, JP ?
J'ai déjà lancé une vaste consultation sur le COI, je ne vais pas remettre ça avec la principale d'une phrase complexe, pitié ! :-)

Écrit par : nicolas | 08 février 2010

Allez, je veux mes applaudissements:

http://www.fluctuat.net/3118-Chansons-de-campagne

"mitterrand président", énorme!

Écrit par : Pendariès | 08 février 2010

N.SARKOZY a fait d'une manière générale une compagne électorale à droite et en particulier sur le thème de l'éducation nationale mais sa pratique effective dans ce domaine se situe précisément à gauche. Contrairement à la rupture promise c'est la continuité , continuité du pédagogisme qui sévit au moins depuis vingt ans . Alors quelle est la raison de cette distorsion ? Duplicité de l'animal politique ? Peut-être . Il est néanmoins clair qu'a chaque fois qu'on s'attaque à une réforme du lycée depuis les années 80 ce sont les pédagos qui l'inspirent et qui sont à la manœuvre ; preuve hélas que malgré des décennies de littérature anti-pédagogiste ils finissent toujours par emporter la partie. D'ailleurs l'actuelle réforme CHATEL reprend leur laïus et leurs vieilles recettes : transdisciplinarité , élève acteur de son parcours de formation et d'orientation etc ... toutes ces sornettes qui n'ont jamais constitué qu'un acharnement thérapeutique sur cette pauvre classe de seconde pour commencer . Notons que désormais l'enseignant est désigné comme un accompagnateur , un tuteur, un orientateur mais jamais comme un maitre ; le cours magistral étant proscrit (par exemple pour cet ovni pédago qui se nomme :littérature et société ). Donc si Mr SARKOZY est un traditionaliste en matière d'éducation qu'il jette un œil avisé sur le contenu exact de cette réforme , qu'il exige qu'au lieu de transformer le futur lycéen en un petit Christophe COLOMB de l'enseignement en parcourant des champs d'exploration , on consacre les heures ainsi gaspillées à maitriser la syntaxe , à apprendre (oui apprendre) par coeur des poésies , des tirades de RACINE , BAUDELAIRE , ARAGON etc .... D'autre part qu'il fasse le ménage dans l'état major de 'E.N , en un mot qu'il vire les rédacteurs de cette réforme! Là , l'homme d'état sera conforme au candidat SARKOZY .

Écrit par : defer | 08 février 2010

Ce qu'il nous faut ce sont des éducateurs à tous les âges de la vie, des rames pour femmes le soir et des wagons pour barbus et des normaliens qui pensent à la Pampa tous les jours ! Alors la vie sera meilleure ...

Écrit par : iPidiblue et les pensées de Jean-Baptiste Botul | 08 février 2010

Nicolas, vous aviez raison : je pensais que c'était lisible, cette phrase qui restait en l'air — mais j'aurais dû alors modifier la ponctuation. Alors, autant changer.
JPB
PS. Perceval, Duru-Bellat fait partie de ces sociologues, comme Dubet avec lequel elle a longtemps travaillé et co-signé, de ces sociologues capables, avec des convictions et des statistiques, de promouvoir les politiques éducatives les plus douteuses. Relisez son interview : pour elle, l'idée même que certains élèves soient mieux disposés que d'autres est en soi inadmissible. Sur ces bases-là, vous justifiez tous les collèges uniques de la terre.

Écrit par : brighelli | 08 février 2010

« Déjà, une poste qui marcherait convenablement, privatisée ou pas, je m'en fous, ce serait la moindre des choses dans un pays développé. » : c'est ce que disent les beaufs, “oh, ma Logan fabriquée en Roumanie pour 300 € / mois” (jackpot dans la région) ou “mon jean par de futurs siliconés in China, j'm'en tamponne, du moment qu'j'ai ma Logan et mon Jean.”

Tenez, pour vous chausser : http://lafabriquehexagonale.com/2010/02/tom-et-lumi-chaussons-souples-pour-enfants/

« Sinon, je ne suis pas contre les impôts, mais contre le discours récurrent sur le privé payé par nooosss impôôôôôtsss. » : tant que vous n'avez rien contre la logique.

« Le privé en question ne l'est pas vraiment, puisque soumis à des programmes imposés, des contrôles, des normes, des contraintes, etc. » : ah, le contrôle tatillon de l'administration. Et pour quoi encore ? L'enseignement ?

« Et il est souvent nécessaire dans des endroits où le public ne peut pas tout faire. » : le manque d'impôts peut-être ?

« Dans mon bled, plus de la moitié des lycéens sont dans le privé. Pas par choix sectaire ou religieux, mais parce que le seul lycée public est sur le point d'exploser et que la politique de gribouille (de gauche comme de droite) de la région, du département, de la commune a empêché la construction d'un second lycée. » : Il faut partir en Angleterre : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=2853

Écrit par : XB | 08 février 2010

Relisez son interview : pour elle, l'idée même que certains élèves soient mieux disposés que d'autres est en soi inadmissible. Sur ces bases-là, vous justifiez tous les collèges uniques de la terre.

Ecrit par : brighelli | 08 février 2010

On ne pas nier que dès le plus jeune âge des enfants entrent à l'école avec déjà de sérieux handicaps. Dès la crèche les puéricultrices sont capables de détecter les enfants qui éprouveront des difficultés pour suivre leur scolarité.

Écrit par : marigot | 08 février 2010

Avant de poster un commentaire sur la dernière note, merci à catmano pour cette piqûre de rappel bien plus salutaire que la litanie des discours de campagne du candidat Sarko. Le derner poulet commis par Duru-Bellat coïncide avec ma découverte ce matin de la réédition en 2008 d'un ouvrage collectif où elle sévit également, au milieu de ses complices habituels. Je ne recommande surtout pas de l'acheter (mieux vaut donner les 25 euros au premier venu) mais juste de le compulser s'il vous tombe entre les mains. Attention, garez vos orteils car il tombe aussi très vite des mains. Une brique de plus dans le monceau de sottises pondues par la secte , me direz-vous, mais il a une qualité indéniable: dans l'édition 2001, j'avais trouvé une mine d'or: une anthologie des plus belles inepties pédagoles sous les signatures de la traditionnelle palanquée des charlots constructivistes, à commencer par le Charlot (Bernard) de service. Outre une table des matières détaillée, le compilateur a eu la bonté de faciliter ma plongée au royaume des sophistes grâce aux lexiques aimablement fournis (une heureuse exception dans l'édition de ce genre d'ouvrages, alors que c'est la règle partout ailleurs qu'en France). Quelques secondes de descente en apnée dans ce cloaque et je trouvais la citation qui me permettait d'enfoncer un clou de plus dans le cercueil de l'enseignement des savoirs dont je dessinais le modèle.

J'avais loupé la mise à jour de 2008 de cet instrument qui m'est apparu à l'usage indispensable à l'identification de l'idéologie phare des artisans de la catastrophe, mais c'est sans regret, en fait, car pour cette imbuvable piquette, tous les millésimes se valent.


Éduquer et former
par Jean-Claude Ruano-Borbalan
2008 - 448 pages - ISBN : 978- 2-912601-66-7

"Éduquer et Former" est un bilan complet des connaissances en éducation et en formation, à travers des questions clés comme la motivation, l'évaluation, la formation professionnelle, la dialectique, etc. Le lecteur trouvera successivement les principales interrogations de la recherche, les courants de la pédagogie contemporaine, les fondements de l'apprentissage, les savoirs et les compétences, l'enseignant et le formateur, les analyses sociologiques de l'expérience scolaire. Il s'agit de l'outil de formation et de réflexion indispensable à toute personne s'intéressant à l'éducation et à la formation.
Éduquer et former
ajouter au panier Éduquer et former 25 €
Cet ouvrage a été coordonné par Jean-Claude Ruano-Borbalan , et comprend les contributions de : Jean-Pierre Astolfi , Jacky Beillerot , Jerome Bruner , Pierre Caspar , Bernard Charlot , Michel Develay , François Dubet , Marie Duru-Bellat , Howard Gardner , André Giordan , Louis Legrand , Alain Lieury , Edmond Marc , Philippe Meirieu , Antoine Prost
au sommaire :
Chapitre 1 : La recherche en éducation : problématiques, méthodes, finalités
• Les mutations du paysage pédagogique
• L'état de l'école. À propos de L'école, l'état des savoirs (Agnès Van Zanten)
• Bilan et perspectives en formation continue
• L'éducation des adultes au Québec : un ancrage particulier
• Les sciences de l'éducation au Québec

Chapitre 2 : Les grands courants pédagogiques
• Points de repère : les grands courants pédagogique
• Les méthodes d'enseignement : entre tradition et innovation
• Pif, Paf, Pof : le projet en formation.
Entretien avec Jean-Pierre Boutinet
• Les voies de la pédagogie
• Un siècle d'éducation nouvelle

Chapitre 3 : Apprendre
• Points de repère : les psychologies de l'apprentissage
• Des théories de l'apprentissage à l'enseignement
• (Re)construire les connaissances.
Entretien avec André Giordan
• Lev S. Vygotsky : l'apprentissage par le groupe
• Quand les désaccords favorisent l'apprentissage
• La motivation : condition essentielle de la réussite
• Pourquoi nous formons-nous ?
• Les voies de l'évaluation : trente ans de recherches et de débats
• Le paradoxe de l'apprentissage.
Entretien avec Philippe Meirieu
• Psychologie de l'éducation : les fondements de l'apprentissage

Chapitre 4 : Intelligence et cognition
• Intelligence et apprentissage
• La conception standard de l'intelligence est fausse.
Entretien avec Howard Gardner
• Jean Piaget : le développement de l'intelligence
• Piaget : une œuvre d'exception
• L'éducation, porte ouverte sur le sens.
Entretien avec Jerome Bruner
• La mémoire de travail : un outil pour penser

Chapitre 5 : La relation pédagogique
• Les styles pédagogiques
• L'effet enseignant
• Se former en groupe
• La communication en pédagogie


Chapitre 6 : La construction des compétences
• Les facettes de la compétence
• Compétences et organisations
• Rendre les organisations apprenantes
• la galaxie de l'autoformation
• TIC et formation des adultes
• L'enfant et la lecture.
Entretien avec Gérard Chauveau

Chapitre 7 : Les savoirs et leur transmission
• À quoi sert la didactique ?
• Des sociétés orales aux sociétés scolaires
• Internet va-t-il bouleverser la pédagogie ?
• Quelle place pour les nouvelles technologies ?
Entretien avec Serge Pouts-Lajus
• Les critiques de la forme scolaire
• Que reste-t-il de nos connaissances ?
• Enquêtes sur la lecture : un bilan plutôt positif
• Affronter l'incertitude.
Entretien avec Edgar Morin
• Quels savoirs enseigner ?


Chapitre 8 : L'expérience scolaire
• Points de repère : formateurs et étudiants
• École : la question du sens
• L'école change, la classe reste
• Les élèves, les étudiants et leurs familles
• L'établissement scolaire, des principes aux réalités
• École : l'inégalité des parcours
• L'éducation à la citoyenneté : une nouvelle mission pour l'école.Entretien avec Robert Ballion

Chapitre 9 : La dynamique des systèmes d'éducation et de formation
• Enseignement : la grande transformation
• L'enseignement professionnel : un statut toujours ambigü.
Entretien avec Vincent Troger
• L'université : état des lieux
• Une comparaison européenne des structures et des contenus
• Risques et promesses de l'e-éducation

Écrit par : Cadichon | 08 février 2010

Ah ahahahaha!!! quel pays de tocards....

http://www.bakchich.info/Besson-trebuche-dans-le-tapis-de,09972.html

Besson trébuche dans le tapis de prièreschizo / lundi 8 février par Nicolas Beau

Éric Besson n’est pas à la noce. D’un côté, son débat sur l’identité nationale, dont le séminaire gouvernemental se tient aujourd’hui. De l’autre, il promet à sa future belle-famille de se convertir à l’islam…

Le chantre de l’identité nationale, Éric Besson, n’ est pas à la noce. En lançant son débat sur l’identité nationale, le ministre a provoqué de multiples dérapages anti-islam et anti-immigrés. D’après certains sondages, une moitié des Français, veut-on croire, pensent que la pratique de la religion musulmane est incompatible avec la vie en société. Diable ! Voici Besson en bien mauvaise posture, lui qui est tombé raide amoureux, cet été, d’une jeune étudiante tunisienne, Yasmine Tordjman. Et qui a promis à la belle famille de se convertir à l’islam. Tout cela fait un peu désordre.

(d)ébats franco-tunisiens
À Paris, le ministre déchaîne des flots de xénophobie ; à Tunis, l’amoureux transi se dit prêt à une conversion aussi soudaine qu’inattendue. À l’origine de cet imbroglio politico- sentimental, le producteur Tarek Ben Ammar. Neveu de Wassila Bourguiba, l’épouse de l’ex-président tunisien, cet homme de l’art, avait vu sa cote s’effondrer auprès de Ben Ali et de son épouse Leila lorsqu’il leur avait conseillé des placements à la Banque Medici à Vienne (Autriche). Laquelle plaça le magot chez le financier Madoff, dont la faillite fut retentissante. Pour se remettre en selle, Tarek Ben Ammar avait cru bon d’inviter Éric Besson, devenu provisoirement l’un des chouchous de l’Élysée, et l’avait sompteusement logé dans une villa du quartier Marsacube, à Lamarsa.

C’est là, à la hauteur de la résidence de l’ambassadeur français, que la jet-set franco- tunisienne prend ses quartiers d’été. Hélas, les amours entre la jeune Yasmine et le bel Éric n’ont pas eu l’air de plaire à Nabila, la grand-mère de la petite et fille de Wassila Bourguiba. Avant Noël, Besson dut faire un voyage éclair en Tunisie, calmer grand-maman et s’engager à se convertir avant les noces en juin prochain. L’identité nationale, version Besson, tourne à la farce !

Écrit par : Pendariès | 08 février 2010

Toujours agréablement "réconfortée" par les "notes" argumentées et les points de vue de JPB , je saisis l'occasion de cette plateforme de discussion pour vous soumettre un petit sondage à titre semi privé.
Il s'agit d'un exercice de lycéen qui doit compléter un TPE sur le thème " pouvoir et société" en 1ére ES.
la problématique s'articule sur l'utilisation des outils de communication par Mitterrand au cours de ses 2 mandats.

les élèves souhaitent se faire une idée de l'image qui reste aujourd'hui, pour clôre leur travail:
Quelle trace ou "mémoire" du personnage émerge chez le citoyen lambda , à coté de points de vue des récentes émissions produites après la mort du président , après " le promeneur du champ de mars" , le livre de H Vedrine and Co?
Elles ont interrogé des élèves de 3éme et de lycée , des profs dans l'entourage...et souhaitent élargie leur panel d'opinion. (Vu que les profs et les ados d"une zone péri-urbaine et favorisée de grande ville de province, c'est un peu court pour refléter la société.(sic) )
Elles ont bien conscience que leur panel ne sera pas" pro" , mais elles seraient heureuses de pouvoir valider leur recherche avec des profils différents qui se trouveront peut être ici?

je vous soumets leurs questions , connaissant la réceptivité et l'ouverture des personnes qui fréquentent les commentaires de " Bonnet d'âne" .
Merci à tous ceux qui accepteront de répondre ici, en joignant leur année de naissance.( pour le panel)

1- Un mot pour décrire Mitterrand ou une trace qu'il a laissé dans l'histoire.

2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?

3- Quelle affaire a pu nuire à l'image du président?

4- Comment définiriez vous l'identité politique du président Mitterrand par rapport aux autres présidents de la 5éme république, en particulier par rapport à DE Gaulle?

Merci encore par avance à ceux qui se prendraient au jeu de nous fournir votre opinion.

Écrit par : sylvie | 08 février 2010

"2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?"

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010

La suppression de la peine de mort, sans hésiter.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Allez donc voir le BO spécial du 4 Février! La rubrique "culture" des futurs lycéens est gratinée. Alors qui va être le référent culturel dans vos beaux lycées?
Ce BO nous dispense de discuter toute parole du président Sarkosy ou de ses sbires.
Je n'arrive pas à me dire que c'est vraiment foutu. Sans doute parce qu'il reste encore trop de profs qui croient à la culture, la vraie. Vous allez me dire que quand il n'y aura plus de ces gens-là, effectivement...

Écrit par : "spleeneuse" | 08 février 2010

"2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?"

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010

La suppression de la peine de mort, sans hésiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Idem, bien sûr !

Écrit par : catmano | 08 février 2010

Dites, est-ce qu'il y en a qui connaissent ceci?

http://www.appeldesappels.org/spip.php?rubrique46

Écrit par : Pendariès | 08 février 2010

En voilà, des appels à la pelle !

Écrit par : Moot | 08 février 2010

"2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?"

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010

La suppression de la peine de mort, sans hésiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Idem, bien sûr !

Ecrit par : catmano | 08 février 2010


Et aussi la loi littoral et autres machins de ce genre.

Écrit par : Perceval | 08 février 2010

PS. Perceval, Duru-Bellat fait partie de ces sociologues, comme Dubet avec lequel elle a longtemps travaillé et co-signé, de ces sociologues capables, avec des convictions et des statistiques, de promouvoir les politiques éducatives les plus douteuses.
Ecrit par : brighelli | 08 février 2010

Non mon cher : avec un semblant de statistiques, car une de mes amies matheuses m'a depuis longtemps montré que Duru-Bellat ne connaît rien aux stats et se perd dans les calculs comme d'autres au Parc Monceau, ce qui n'est pas peu dire.
Le recette est ancienne : dites n'importe quoi et produisez des chiffres, et l'imbécile que vous êtes passera pour sérieux.
Au fait, elle est payée par qui et pour quoi faire Duru-Bellat ?

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

"ne pas oublier qu’au final, ce sont les inégalités
de salaires qui pervertissent le système scolaire en induisant compétition et stratégies des familles pour atteindre des places inégales.
L'école serait bien plus libre d'avoir une vocation éducative si l'environnement n'était pas aussi inégal" Duru-Bellat.


Certes. Dans un environnement aussi inégal, la dame en question pourrait-elle son différentiel de revenus avec un SMICARD ?

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

Votre Note est longue, mais pas trop, JPB : pour dénoncer tout ce qu'il y a à dénoncer, vous ne pouviez pas faire plus court ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 février 2010

"1- Un mot pour décrire Mitterrand ou une trace qu'il a laissé dans l'histoire."

ma préférence va à "une trace qu'il aurait laisséE",

mais c'est un peu court, disons plutôt une traînée.

Écrit par : Cadichon | 09 février 2010

À propos de Mitterrand — allez, jouons le jeu :
- la peine de mort — mais depuis septembre 81, de l'eau a coulé sous les ponts… Sinon, la loi Jospin sur l'école, en juillet 89 — le début de l'apocalypse molle.
- des "affaires", il y en a trop eu, du Rainbow warrior aux "suicides" des uns et des autres. Allez, l'affaire Pelat, par exemple.
- un mot pour le résumer : momie et pyramide (du Louvre). Ce type a passé quatorze ans à (se) construire des tombeaux monumentaux.
- rapport à De Gaulle : parodie / fascination (j'en dirais autant de Chirac vis-à-vis de Mitterrand…).
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2010

Pendariès, vous connaissez aussi bien la Tunisie que le Québec ?

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

Je reste dubitative quant à l'intérêt d'un "projet' sous forme de pseudo-étude statistique, sans formation préalable à la conduite de ce genre d'opération. La rédaction des questions est le premier écueil et, telle quelle, elle va donner lieu à des réponses inexploitables. L'exercice a à peu près les mêmes chances d'avoir une portée pédagogique digne de ce nom que celui qui consiste à filer une paire de skis en haut d'une piste, à quelqu'un qui n'en a jamais chaussé de sa vie, et à lui dire de la descendre, en se contentant de demander conseil à la cantonnade, à droite et à gauche. Le cassage de gueule est assuré au premier virage, au second, et ainsi de suite, au bout de la première ligne droite aussi.
C'est beau la pédagogie de projet, comme du trapèze sans filet.

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"deux ans et demi d’absolutisme
../...Soyons sérieux"""
JPB
Je ne vous le fais pas dire....
(:>))

Plus sérieusement, voici un paragraphe de la note auquel je ne puis que souscrire totalement puisqu'il reprend mot pour mot ce que je dis ici depuis 3 ans et demi, et ce que disait Romilly, il y en a plus de 25.
Il va faire grimacer ceux qui prétendent que l'élitisme républicain est un oxymore pour ne pas dire une chimère.

"Mais si effectivement on n’arrive plus qu’à 4% d’enfants d’ouvriers dans les grandes Ecoles, contre 25% en 1950, à qui la faute sinon à un système qui à grands coups d’idéologie égalitariste a suicidé l’élitisme, seul rempart effectif contre le retour du piston — seul rempart d’une vraie démocratie républicaine ? L’élitisme défend l’égalité, et l’égalitarisme la massacre, voilà ce que trente ans d’expérimentations pédagogiques nous ont appris — un savoir très chèrement payé par deux ou trois générations largement sacrifiées."
JPB
Il s'ensuit donc qu'une trentaine, voire une quarantaine de cohortes, classes d'âges ou promotions comme on dit outre-Atlantique, furent sacrifiées sur l'autel de l'idéologie ainsi identifiée, l'égalitarisme, qui a en réalité beaucoup plus de victimes à son actif, des centaines de millions, depuis plus de deux siècles qu'elle inspire et arme l'écrasante majorité des entreprises totalitaires qui sacrifient l'individu sur l'autel du Bien qu'elles représentent, définissent et imposent, un Bien qui n'est pas public mais collectif.

Le militant égalitariste nie que l'échec soit scolaire: les inégalités sociales sont la cause unique de la catastrophe.
Il nie que les hommes soient dotés de capacités, de dons, de talents, d'énergie, en quantités inégales, comme il récuse les différences qualitatives entre leurs dispositions. Il met les disparités entre les résultats scolaires des enfants, avant toute chose, sur le compte des disparités socioéconomiques et culturelles. Il fait une fixation sur les notions de capital culturel et de "connivence", dont l'ineptie est démontrée en théorie et en pratique, (Boudon en 73, dans l'Inégalité des chances, Philippe Bénéton en 83, dans Le Fléau du Bien, notamment) mais cette falsification régulièrement confirmée n'entame jamais la fois du charbonnier, convaincu qu'il faut à tout prix réduire ces écarts qui pourraient faire illusion. Certains pourraient même être tentés de croire que les élèves qui réussissent le mieux sont plus intelligents, plus travailleurs ou ont un meilleur prof que les autres. God forbid! C'est la classe sociale, stupid! vous disent Dubru-Bellat et ses comparses, c'est le privilège économique, c'est la domination culturelle d'un milieu sur l'autre, qui expliquent ces écarts. L'ennui c'est que cela ne fonctionne pas, et que les écarts n'ont pas cessé de se creuser depuis que ces bonnes âmes font des efforts surhumains d'imagination pour ne voir qu'une tête, malgré le coût humain exorbitant qu'ils font payer à leurs victimes.

"Tout ce qui se passe à l'école découle de facteurs extérieurs à l'école." Peu lui chaud, à la piétaille égalitariste qui récite ce mantra contre toute évidence, l'indigence scientifique et l'aspect dérisoire du support scientifique de la prétendue enquête de Bourdieu et Passseron. On a les dogmes qu'on mérite.
Je reviens donc sur l'interview de Duru-Bellat car, outre qu'elle confirme l'indécrottable déni de la réalité qui est le lot de ceux qui s'adonnent à la fixette bourdivine, il y a aussi de quoi frémir d'horreur à son invocation des mânes "Alfred Binet, psychologue, inventeur des mesures de capacités intellectuelles". Pauvre Binet. Il ne mérite pas d'être encore exploité par ces charognards, cent ans après sa mort.

Il est visiblement un morceau de choix, quand on connaît les ravages commis par ceux qui ont dénaturé son invention pour développer, entre autres à partir des tests de QI, une fausse science, celle de l'éducation. Ces tests furent une des plus efficaces rampes de lancement, aux USA, de cette vraie démence qui propulsa, de leur tour d'ivoire (la Columbia School of Education) vers les sommets de la fumisterie éducative mondialisée, les élubrations benoîtes des pères fondateurs du pédagogisme.

Elles étaient restées longtemps sporadiques et latentes, donc peu nuisibles, mais quand l'instrument de "mesure" de Binet fut affublé de falbalas scientistes, advint le règne de la démesure, avec la mise en abscisse et ordonnée de l'intelligence humaine, une folie qui s'est répandue à l'échelle mondiale.
Binet a ouvert de larges avenues optimistes à la recherche sur la part de l'acquis dans l'intelligence, mais les tenants de la suprématie de l'inné (et du déterminisme social, car ce sont le plus souvent les mêmes pour le malheur de l'enseignement) ont favorisé la montée en puissance foudroyante de la secte progressiste dont ils alimentent depuis les fantasmes.

C'est un monde orwellien avant la lettre qu'imagina un des premiers salopards dans cette longue lignée, l'Américain Goddard, traduttore-tradittore, car ce traducteur de Binet (lequel est né à Nice en 1857, fils d'un immigré italien Binetti) a trahi sa pensée. Goddard était aussi un disciple de Stanley Hall, grand-prêtre du pédagogisme US, un personnage peu recommandable et pas seulement pour sa sulfureuse fascination pour les adolescents. Quand je vous disais hier que la présence récurrente de certains noms dans des dossiers nauséabonds n'est jamais innocente, en voila un exemple.

On doit au bon Binet et à son collègue Simon le premier test d'intelligence destiné à identifier les élèves en difficulté (Déjà). Ce brave homme au génie modeste a protesté contre l' emploi abusif de son invention, mais en vain, too little, too late.
CELA NE VOUS RAPPELLE RIEN cette usurpation? Pas seulement les délires des linguistes d'opérette que j'alignais la semaine dernière dans le viseur de ma carabine à plombs, mais aussi le bon Dr DECROLY, ce médecin belge qui soignait les sourds-muets et remit au gout du jour pour leur venir en aide une méthode ancienne de lecture, connue depuis des siècles et dont l'avatar moderne se nomme la globale.

Quel meilleur exemple de self-fufilling prophecy que de chercher à aider les enfants en les rendant idiots, ou illettrés, sous prétexte de mesurer les limites de leur intelligence! Ou de prétendre qu'il faut utiliser une méthode de lecture conçue pour les sourds-muets pour les enfants de pauvres qui ne seraient pas capables d'apprendre comme les gosses de riches.

Tout le contraire de ce que voulait Binet, qui fut attéré de voir greffer sur son instrument de mesure des idées saugrenues, racistes, et venues de l'étanger, considérant l'intelligence comme un concept unitaire, fixe, qui véhiculaient un 'pessimisme brutal', et le mettaient au service de menées eugénistes, sur la base de 'verdicts déplorables ' et avant tout complètement erronés.
Ces idées avaient un relent nauséabond qui finit par les discréditer vers le milieu des années 1940, mais il en reste quelque chose.

Binet eut le bon goût de mourir à 54 ans (1911) car ainsi il s'épargna la douleur de voir ce qu'il advint de son invention, aux mains des psychologues qui définirent les tests d'intelligence destinés aux trouffions US, à partir de 1917! Ils se targuaient d'être les "social engineers" de l'avenir.

Tous aux abris.

Cette passionnante saga de la bagarre entre l'acquis et l'inné offre un bel exemple de ce que Revel appelle "La connaissance inutile".

Écrit par : Cadichon | 09 février 2010

Un petite brève qui moque la réponse que donne Obama à ses critiques, de plus en plus nombreux. "C'est la faute à Bush!!"

"Bush to be honored by the Obama Administration"

The Obama Administration will be honoring the 43rd President of the United States. It has asked the U. S. Board on Geographical Names to name the fault-line in the tectonic area beneath Haiti after him. (Yes, there is such a board, created in 1890 and updated in 1947.)

The area will now officially be referred to as "Bush's Fault"

Écrit par : Cadichonds | 09 février 2010

Cadichon | 09 février 2010 :
« Peu lui chaud »
Trop froid, le thé ?
« les élubrations »
Où est le cul qui poussera tout cela ? (Diderot)
« attéré »
D'habitude, pourtant, vous ne manquez pas d'air.

Écrit par : Tailleboudin | 09 février 2010

"Ce type a passé quatorze ans à (se) construire des tombeaux monumentaux.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 09 février 2010

Préoccupé de sa sépulture, François Mitterrand fait venir Jack Lang dans son bureau de l'Elysée:
"Vous qui êtes toujours plein d'idées, que me conseillez-vous?
-Oh, pour vous, Monsieur le président, il faut au moins le Panthéon !
-Je vous en prie, Jack... Ce serait d'un banal !!
-Alors, pourquoi pas Latche, avec constitution d'un mausolée, et pélerinage tous les ans ??
-Non, j'aurais l'impression de copier Colombey !!
-J'ai une idée ! Le tombeau du Christ !
-C'est extrêmement intéressant ! Appelez Jérusalem, et réglez-moi ça"!

Le lendemain, Jack Lang entre en trombe dans le bureau de Mitterrand, et lui dit, tout essoufflé : "Jérusalem est d'accord, Monsieur le président ! Moyennant le payement de huit millions de dollars.
-Huit millions de dollars ? C'est cher, pour trois jours", répond Tonton.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010

Excellent, Christophe !

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 février 2010

Ecrit par : alain | 08 février 2010
« je me souviens d'une époque pas si lointaine où la majorité des gamins à l'école primaire ne maniait pas trop mal la langue française (…) Finalement, n'est-ce pas là une définition tout à fait respectable de l'identité française? Il est en tout pas bien dommage qu'on demande à l'école de recréer artificiellement une identité qui existait plus ou moins mais que les inepties mises en oeuvre rue de Grenelle ont fortement contribué à désagréger. »


Ecrit par : brighelli | 09 février 2010
À propos de Mitterrand — allez, jouons le jeu :
- (…) la loi Jospin sur l'école, en juillet 89 — le début de l'apocalypse molle.


Ceci explique cela


D’où ma perplexité, à la lecture de l’article du Figaro intitulé :

«La Marseillaise» et le drapeau entrent à l'école
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/02/09/01002-20100209ARTFIG00005-la-marseillaise-et-le-drapeau-entrent-a-l-ecole-.php

Marseillaise et drapeau, c’est bien la recréation artificielle (qui a dit ‘’récréation’’ ?) évoquée par alain.

Article du Fig. : « L'autorité des professeurs devra être renforcée, sans que l'on sache encore comment. Enfin, les étrangers seront soumis à des contrôles plus exigeants de langue »

Suggestion : si on soumettait les ELEVES à des contrôles plus exigeants de langue, peut-être résoudrait-on du même coup les questions :
- de l’identité nationale
- de l’autorité des professeurs…

Au sujet de Mitterrand, enfin, pour ce qui est de la peine de mort, franchement, je la rétablirais volontiers pour les cas avérés de maltraitance à enfant. Pour les chercheurs en Sciences de l’Education, par exemple… A la française, avec la guillotine (rétablir des éléments du patrimoine).
Les dissocier de leur cerveau, ça le ferait le plus grand bien.

Écrit par : Stéphane | 09 février 2010

"Au sujet de Mitterrand, enfin, pour ce qui est de la peine de mort, franchement, je la rétablirais volontiers pour les cas avérés de maltraitance à enfant. Pour les chercheurs en Sciences de l’Education, par exemple… A la française, avec la guillotine (rétablir des éléments du patrimoine).
Les dissocier de leur cerveau, ça le ferait le plus grand bien."

Ecrit par : Stéphane | 09 février 2010

Ah bon, parce qu'ils en ont un ? Première nouvelle !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010

"Les dissocier de leur cerveau, ça le ferait le plus grand bien."

Ecrit par : Stéphane | 09 février 2010

"leur" ferait...
J'ai horreur de l'expression: "ça le fait".

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010

Faux : le privé a un recrutement d'élèves plus "choisis". C'est à dire que les petits Turcs, Arabes, Gitans n'y ont quasiment pas leur place.

Ecrit par : Garafignoux | 08 février 2010

Faux chez vous, sans nul doute.
Vrai chez moi, que ça vous plaise ou non.

Écrit par : yann | 09 février 2010

On ne pas nier que dès le plus jeune âge des enfants entrent à l'école avec déjà de sérieux handicaps. Dès la crèche les puéricultrices sont capables de détecter les enfants qui éprouveront des difficultés pour suivre leur scolarité.

Ecrit par : marigot | 08 février 2010

Encore un effort, et vous allez reconnaître que l'intelligence est génétique... ;O))))))

Écrit par : yann | 09 février 2010

Encore une censure inadmissible et réactionnaire de la part d'un gouvernement fasciste :

http://www.causeur.fr/le-baiser-de-la-lune,3741

Écrit par : yann | 09 février 2010

http://www.canalc2.tv/video.asp?idVideo=5812&voir=oui

Écrit par : . | 09 février 2010

Ecrit par : XB | 08 février 2010

“oh, ma Logan fabriquée en Roumanie pour 300 € / mois” (jackpot dans la région) ou “mon jean par de futurs siliconés in China, j'm'en tamponne, du moment qu'j'ai ma Logan et mon Jean.”

Un service postal métropolitain made in Romania ou in China, vous m'expliquerez comment ça marche.
Une poste simplement mise en concurrence est contrainte de fonctionner mieux, c'est tout. Et c'est valable pour beaucoup de secteurs (tant que les distorsions liées aux infrastructures ne sont pas trop importantes. Je sens que vous allez me ressortir votre petit train).
**********

« Et il est souvent nécessaire dans des endroits où le public ne peut pas tout faire. » : le manque d'impôts peut-être ?

Non. Le manque de couilles.

Écrit par : yann | 09 février 2010

Pour XB (et les autres) :

http://h16free.com/images/divers4/cerfabobo.jpg

Écrit par : yann | 09 février 2010

1- Un mot pour décrire Mitterrand ou une trace qu'il a laissé dans l'histoire.

2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?

3- Quelle affaire a pu nuire à l'image du président?

4- Comment définiriez vous l'identité politique du président Mitterrand par rapport aux autres présidents de la 5éme république, en particulier par rapport à DE Gaulle?

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010

Petite pierre à l'édifice de vos élèves, ils ont besoin de diversité non ?

1/ Gachis / Perte de temps / Funeste mais brillant stratège

2/ La vague de nationalisations

3/ Parmi toutes les saloperies qu'il a pu faire et qu'on ne finit pas de découvrir ? Je dirais se présenter aux élections en se sachant atteint d'un cancer.

4/ Vil manipulateur dont l'objectif était le pouvoir et non la recherche du bien commun et de la grandeur de la France comme De Gaulle (pourtant pas très libéral le De Gaulle).

C'est à partir de Giscard que les présidents ont cessé le courage politique et à partir de Mitterand que les présidents se sont lancés dans des calculs clientélistes et électoralistes au lieu de mener les réformes dont le pays avait besoin.

Voila, un point de vue assez caricatural, un brin provocateur, mais qui aidera, je n'en doute pas vos élèves à développer un esprit critique !

Écrit par : Joe | 09 février 2010

Pendariès, vous connaissez aussi bien la Tunisie que le Québec ?

Ecrit par : nicolas | 09 février 2010


Pô compris...

Écrit par : Pendariès | 09 février 2010

http://www.canalc2.tv/video.asp?idVideo=5812&voir=oui
Ecrit par : . | 09 février 2010

Petite précision : Marc Le Bris, initiateur du projet SLECC".
Non, l'initiateur du Projet SLECC, c'est le GRIP. Quant à Marc Le Bris, je crois savoir qu'aucune des classes de son école n'a fait la démarche de se déclarer SLECC.

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

Questionnaire Mitterrand :

1/ Tordu.

2/ Le contrôle des changes : l'impression diffuse d'enfermement.

3/ On a l'embarras du choix : Bousquet ? La francisque ?

4/ Comme Joe, manipulateur, et sans doute envieux.

Écrit par : yann | 09 février 2010

Mais bon, au vu de la suite, ça fait Grand Homme.
On a les grands hommes qu'on peut.

Écrit par : yann | 09 février 2010

"2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué?"

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010

La suppression de la peine de mort, sans hésiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 février 2010

Idem, bien sûr !

Ecrit par : catmano | 08 février 2010

L'assujetissement des vétérinaires à la TVA ...

Écrit par : dobolino | 09 février 2010

deux t à assujettissement !

Écrit par : dobolino | 09 février 2010

Ah oui, aussi ça, c'est vrai.

Écrit par : yann | 09 février 2010

Pô compris... Ecrit par : Pendariès | 09 février 2010

C'est bien à vous que nous devons les détails des lieux, des familles concernées par le mariage d'E.B. et jusqu'à sa date projetée, non? Pendariès ?

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

Ah oui, aussi ça, c'est vrai.

Ecrit par : yann | 09 février 2010
Y'a aussi le fait d'être passé du rôle de vacataires mandatés par l'état dans le cadre des opérations de prophylaxies au rôle de libéraux avec mandat mais exerçant sous leur propre responsabilité, et l'assujettissement des dites opérations de prophylaxie sanitaire et médicale, légalement obligatoires, à la TVA.

Écrit par : dobolino | 09 février 2010

passés

Écrit par : dobolino | 09 février 2010

Si c'est la réforme qui vous a le plus marquée, c'est assez réducteur Dobolino. On ne va pas faire le catalogue de toutes les conneries étatiques depuis Mitterrand tout de même !

Écrit par : Joe | 09 février 2010

Ne pourriez-vous pas, les uns et les autres, faire un effort et enterrer la hache de guerre, au moins publiquement? Il y a eu la gueguerre opposant JPB à Laurent Lafforgue. Voici maintenant un conflit ouvert et sans doute disproportionné entre Marc Le Bris et ses anciens frères d'armes. On égratigne aussi pas mal la talentueuse Natacha Polony. Nos adversaires doivent bien rire!

Écrit par : Françoise | 09 février 2010

Françoise, nous nous écorchons, comme vous dites assez bien, parce que nous débordons de talents — et plusieurs coqs dans le même poulailler…
De l'autre côté, ils font collection de chapons — comment voulez-vous qu'ils ne s'entendent pas ?
JPB

Écrit par : brighelli | 09 février 2010

rebelote, c'est le cas de le dire !
Ce matin : "100 litres permettent de remplir le bassin."
1)C'est permettre de, donc question de quoi ? Réponse : remplir le bassin. COI.
2) Riposte : 100 litres permettent quoi ? Réponse : de remplir le bassin. COD
Ah mais non ! pas de COD avec de !
Si ça continue, je vais fuir la salle des maîtres, car 100 litres le (COD) permettent, non, de remplir ce bassin !
Mais c'est de remplir le bassin que 100 litres permettent... hum.

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

À propos de Mitterrand — allez, jouons le jeu :
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 février 2010
---
Mitterrand n'a jamais été un homme de gauche, et cela a été clair tout au long de ses quatorze années de règne.
Il n'a été que le candidat soutenu par la gauche en 1981.
En 1988 il a été réélu par un électorat de gauche quelque peu déboussolé, qui se forçait à croire encore en Mitterrand (moi, non, et j'ai voté en conséquence, c'est-à-dire bulletin nul).

Six mois après l'élection de Mitterrand en 1981, j'avais compris que la politique menée ne serait pas "socialiste" au sens où je l'entends.
Un mien cousin milliardaire [1.], quoique ignorant et inculte et presque illettré (mais qui n'en est pas moins intelligent pour cela), m'a dit qu'il avait craint, le soir du 10 mai 1981, que le pouvoir de gauche lui croque la moitié de sa fortune, voire sa fortune entière (parano, va !) mais qu'au bout de six mois il avait été tout à fait rassuré. CQFD.
Comment dites-vous cela en latin en trois mots que je n'ai pas mémorisés ? (Quod erat demonstrandum ? Ce doit être quelque chose d'approchant si ce n'est pas cela exactement. Cela vient de me revenir. SGDFP.) :-)

[1.] Ce cousin qui fut un cancre à l'école primaire où il ne cessait de faire des pitreries (il m'a dit cela en riant vers 1960, car nous n'étions pas dans la même école primaire de 1945 à 1951). En 1999, il me dit toute son amertume d'avoir eu, de 1945 à 1951, des instituteurs qui ne l'ont pas forcé à travailler ! Je me suis bien gardé de lui rappeler ses propos de 40 ans antérieurs à ce discours désabusé. À quoi cela eût-il servi ?
Avant 1959, la scolarité n'était obligatoire que jusqu'à 14 ans. Les instituteurs se bornaient à mettre les cancres au fond de la classe avec quelques baffes parfois.
Dans le secondaire, les professeurs faisaient exclure les cancres, les perturbateurs et les insulteurs dès la sixième.

Si les parents refusaient de retirer leur enfant, le proviseur traduisait l'élève en conseil de discipline et le résultat était le même - s'agissant des perturbateurs et des insulteurs. Pour les cancres calmes qui ne dérangeaient personne, on se contentait de refuser le passage dans la classe supérieure, et les parents, après un redoublement - systématiquement infructueux pour les élèves nuls et paresseux -, étaient contraints de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ils mettaient leur enfant en apprentissage ou dans une école privée peu regardante si l'enfant avait quatorze ans révolus. S'il n'avait pas encore quatorze ans, l'élève retournait à l'école primaire qu'il avait le droit de quitter le lendemain de son 14ème anniversaire, même si l'année scolaire n'était pas terminée. C'était fréquent, et cela arrangeait bien les instituteurs.
Il faut noter au passage qu'à l'époque (1951 et années suivantes) certains élèves réussissaient l'examen d'entrée en sixième et devenaient paresseux dans le secondaire.
Plus généralement l'écrémage se faisait à la fin de chaque niveau, de la sixième à la première. En fin de terminale, certains élèves étaient déclarés non autorisés à redoubler en cas d'échec au baccalauréat.
Ceal n'empêchait nullement des élèves issus de milieux ouvriers, pauvres, incultes de réussir. J'en suis un exemple accompli.
Inutile de dire, je pense, que j'ai été consterné de voir la folie de la loi Haby qui envoya tous les enfants en sixième après le CM2. Déjà, bien avant que cette loi fût appliquée, il y avait bien des cancres dans le secondaire, où le laxisme et l'hypocrisie régnaient déjà. La loi Haby y ajouta la démagogie.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 février 2010

Françoise, nous nous écorchons, comme vous dites assez bien, parce que nous débordons de talents — et plusieurs coqs dans le même poulailler…
De l'autre côté, ils font collection de chapons — comment voulez-vous qu'ils ne s'entendent pas ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 février 2010
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C'est bien dans la nature humaine que de s'écorcher entre gens brillants, sans moins d'acrimonie, de méchanceté quand ce n'est pas de haine, qu'entre gens médiocres.
Il y a peut-être quelques exceptions chez les premiers comme chez les seconds... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 février 2010

En ce moment même , depuis Janvier , on commence à mettre en place dans les lycées , pour la classe de seconde l'an prochain , la réforme CHATEL . Certes une majorité d'enseignants sont contre ou très réservés , néanmoins ils semblent vouloir docilement l'appliquer . Je ne remarque pas ici ou là de résistance ; on entre parfois dans certains pièges comme la concurrence des disciplines afin de se disputer quelques heures en plus . La résignation semble l'emporter . Enfin on n'observe pas de stratégie d'opposition de la part des syndicats qui avaient rejeté cette réforme . Certes il y a des protestations verbales ou une manifestation mais rien de plus. Or c'est bien là le probléme :comment imaginer une action efficace ?

Écrit par : defer | 09 février 2010

Ne pourriez-vous pas, les uns et les autres, faire un effort et enterrer la hache de guerre, au moins publiquement? Il y a eu la gueguerre opposant JPB à Laurent Lafforgue. Voici maintenant un conflit ouvert et sans doute disproportionné entre Marc Le Bris et ses anciens frères d'armes. On égratigne aussi pas mal la talentueuse Natacha Polony. Nos adversaires doivent bien rire!
Ecrit par : Françoise | 09 février 2010

J'aime beaucoup ce genre d'appel lénifiant à l'unité derrière la Cause. Toujours relevé par des accents guerriers propres à resserrer les rangs et à galvaniser les troupes : "hache de guerre", "Conflit", "frères d'armes", "adversaires". Vieille ficelle ayant déjà beaucoup servi en diverses circonstances au prix à chaque fois de l'oubli de l'objet du débat. Ici les contenus de l'enseignement.
Assez facile de montrer que sur ce plan, les clivages ne sont pas aussi simples qu'on le croie : la "norme" d'un Le Bris n'étant pas très éloignée, au fond, de la pédagogie citoyenne et le fausse opposition instruction/éducation montrant assez vite la corde. Et qu'y a-t-il de commun entre un Nemo qui préconise à la fois des programmes à la carte et le chèque éducation et les partisans de programmes de haut-niveau applicables partout dans le cadre d'un instruction gratuite et laïque ?
Pour ce qui est de Laurent Lafforgue, précisons : quoi qu'on pense de ses autres positions, il a rédigé des propositions de programmes de mathématiques pour le primaire dont on aurait été bien heureux que les auteurs des programmes 2008 s'inspirassent au lieu de faire des concessions aux lobbies pédagogistes - concessions bien mal récompensées par les "désobéisseurs".
Comme quoi la ligne de partage entre "pédagos" et "anti-pédagos" ne tient guère quand on quitte le terrain médiatique.
Tiens, sur ce sujet, j'ai presque envie de renvoyer au dernier billet de Luc Cédelle.

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

@erratum
"pas aussi simples qu'on le croit.."

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

Si c'est la réforme qui vous a le plus marquée, c'est assez réducteur Dobolino. On ne va pas faire le catalogue de toutes les conneries étatiques depuis Mitterrand tout de même !

Ecrit par : Joe | 09 février 2010
J'ai décidé de vivre égoïstement !
Ceci dit, en ce qui concerne le désengagement de l'état dans les opérations de prophylaxies obligatoires, très représentatif d'une politique strictement libérale (pourquoi donc serait-ce à l'état de veiller à la santé des troupeaux alors que c'est tout bénef pour les éleveurs ?????) il a fallu un gouvernement socialiste et il m'est arrivé régulièrement de voter socialiste en me disant qu'ils étaient les seuls qui puissent faire passer la pilule du désengagement de l'état et de la réduction de la fameuse et quasi-légendaire dette sans jeter des hordes de fonctionnaires campés sur leurs petits privilèges dans la rue.
J'ai plus confiance en DSK, ou en son temps en un Jacques Delors, s'il avait accepté l'investiture, qu'en un Jacques Chirac par exemple. D'ailleurs, le grand Jacques, l'élu de la FNSEA, n'aurait pas pris le risque de mécontenter ses plus fidèles soutiens en leur piquant leurs primes et subventions pour les réinjecter dans le secteur marchand.

En cas de mouvement d'humeur, certains votent NPA ou FN, en manière de vote protestataire et de bulletin jeté à la poubelle. La seule fois où ma colère m'a emportée à un vote inutile, j'ai voté Madelin.

Je tiens un double langage, tant pour le plaisir de la joute que pour des raisons strictement personnelles.

Écrit par : dobolino | 09 février 2010

@nicolas
au risque de passer pour une dangereuse monomaniaque:

permettre autoriser interdire ont deux constructions:directe avec un nom,indirecte avec un verbe:pourquoi trouver cela compliqué?

@defer
même constat:
les préoccupations des collègues ne sont plus que de faire en sorte d'obtenir chacun pour sa matière les heures d'aide complémentaires...Lassitude et interêt personnel,chacun ne voit qu'une chose,assurer son poste.Ajoutez-y une réforme du statut des fonctionnaires et vous aurez une école de béni-oui-oui.(je suppose qu'on y a pensé "en haut").

Écrit par : la même | 09 février 2010

@ Pédagos/antipédagos

Tiens, si je n'avais pas l'esprit de l'escalier, j'aurais mis dans mon précédent post quelques lignes sur la culture de l'évaluation. Cela ne me vient que maintenant en repensant à cette histoire de "frères d'armes". Donc voici : cheval de bataille des métrologues et gestionnaires de tout poil à la recherche, depuis un bonne vingtaine d'années, d'outils de pilotage du systèlme, l'évaluation est approuvée aujourd'hui bruyamment par Le Bris ( voir l'entretien dans Familles chrétiennes) qui en fait même le pendant et la condition de la liberté pédagogique. Autrement dit, l'instrument de contrôle, non des acquis des élèves - ça des compostions peuvent le faire -, mais des enseignants. Sacré 'frère d'armes" !

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

En ce moment même , depuis Janvier , on commence à mettre en place dans les lycées , pour la classe de seconde l'an prochain , la réforme CHATEL . Certes une majorité d'enseignants sont contre ou très réservés , néanmoins ils semblent vouloir docilement l'appliquer . Je ne remarque pas ici ou là de résistance ; on entre parfois dans certains pièges comme la concurrence des disciplines afin de se disputer quelques heures en plus . La résignation semble l'emporter . Enfin on n'observe pas de stratégie d'opposition de la part des syndicats qui avaient rejeté cette réforme . Certes il y a des protestations verbales ou une manifestation mais rien de plus. Or c'est bien là le probléme :comment imaginer une action efficace ?

Ecrit par : defer | 09 février 2010

Vous connaissez sûrement cette formule : "Quand on est fonctionnaire, soit on se soumet, soit on se démet". Une solution efficace serait de réunir un nombre significatif d'enseignement menaçant de quitter l'EN pour ne pas cautionner cette gabegie.

Si ce nombre est suffisamment important, il est évident que les réformes seront bloquées sans que les professeurs n'aient réellement besoin de démissionner.

Néanmoins, je doute que vous réunissiez un nombre suffisant de personnes prêtes à aller au bout de leurs convictions.

Écrit par : Joe | 09 février 2010

"2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué ?"

Sans hésiter : l'indépendance du pouvoir judiciaire et les classes à 25 élèves ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 09 février 2010

Les enseignements de l'histoire.
Devoir de mémoire.

Les enseignants selon Sarkozy :

"Ils sont insupportables, infréquentables, haïssables."
"C'est bien simple. Quand je visite une école, je demande toujours à voir les femmes de ménage et les cantinières et je leur serre la main, car ce sont les seuls gens normaux de l’établissement."

(Cité par Le Canard Enchaîné)

Écrit par : P. Lariba | 09 février 2010

1- Un mot pour décrire Mitterrand ou une trace qu'il a laissé dans l'histoire. CULPABILISATEUR

2-Quelle réforme de la présidence de Mitterrand vous a le plus marqué? Je venais d'avoir 6 ans en mai 1981 (pas de souvenir la peine de mort) et 20 en 1995 (assez pour avoir perdu ses illusions sur la politique et les réformes).

3- Quelle affaire a pu nuire à l'image du président?

Mazarine et le logement de la République mis à la disposition de la fille et de la mère (qui fut à la tête du projet du Musée d'Orsay... heureusement, elle a été compétente), la Francisque, le Résistant de la dernière heure, la françafrique (papamadit), le cancer, la manipulation du FN, Bernard Tapie, etc.

4- Comment définiriez vous l'identité politique du président Mitterrand par rapport aux autres présidents de la 5éme république, en particulier par rapport à DE Gaulle?

Écrit par : Pendariès | 09 février 2010

J'aime beaucoup ce genre d'appel lénifiant à l'unité derrière la Cause.

Ecrit par : guy morel | 09 février 2010

...appel lénifiant ou léniniste?

Écrit par : yann | 09 février 2010

Nicolas;
La construction avec "de" ne concerne que les groupes à l'infinitif. Je me demande s'il ne s'agit pas ici d'un "de" dit explétif;
On a le même cas avec une construction comme "Je donne des miettes aux oiseaux", où des miettes est COD (avec article indéfini pluriel) qu'on peut modifier en "Je donne à manger aux oiseaux"
Même chose avec "Son plus cher désir est de faire une croisière". l'attribut du sujet (ou sujet inversé?) est ici aussi introduit par "de".
Pour la construction, c'est indirect, pour le sens, c'est COD.

Écrit par : retraitée | 09 février 2010

...appel lénifiant ou léniniste?

Ecrit par : yann | 09 février 2010

Très drôle !
Je prends tant de plaisir à titiller GM que je le fais sans m'en apercevoir, pendant que je travaille.
Là, c'est pas moi, c'est un troll. Mais un troll amusant.

Écrit par : yann | 09 février 2010

Ecrit par : P. Lariba | 09 février 2010

Les enseignants selon Sarkozy :
"Ils sont insupportables, infréquentables, haïssables. C'est bien simple. Quand je visite une école, je demande toujours à voir les femmes de ménage et les cantinières et je leur serre la main, car ce sont les seuls gens normaux de l’établissement."

Je souscris. Et puis après ?

Vous vous sentez visé, P. Lariba ?
Vous pensez que la médiocrité du système éducatif ne s’explique que par des décisions du ministère ?
Vous avez la chance de ne fréquenter que des enseignants du snalc ?
Ne sont-ils pas détestables, ceux qui disqualifient chaque année davantage les élèves de condition modeste pour privilégier leur progéniture ?

Écrit par : Stéphane | 09 février 2010

Mazarine et le logement de la République mis à la disposition de la fille et de la mère (qui fut à la tête du projet du Musée d'Orsay... heureusement, elle a été compétente), la Francisque, le Résistant de la dernière heure, la françafrique (papamadit), le cancer, la manipulation du FN, Bernard Tapie, etc.

...dérisoires à l'aune des affaires Péchiney-Triangle, Société Générale ou Crédit Lyonnais (petit rappel concernant la dernière : les archives de la salle des marchés au siège social à Paris et les archives entreposées au Havre dans un centre spécialisé, sous haute sécurité, ont brûlé sans que cela n'émeuve personne à l'époque).
On dit que les Français ont payé 11€ pour indemniser Tapie, ce sont plusieurs milliers pour ces affaires-là.

Écrit par : . | 09 février 2010

@retraitée et @nicolas

obsessions grammaticales (suite)

Même chose avec "Son plus cher désir est de faire une croisière". l'attribut du sujet (ou sujet inversé?) est ici aussi introduit par "de".

Je pense plutôt qu'il s'agit là d'une tournure elliptique:"son plus cher désir est (le désir) de faire une croisière

Écrit par : la même | 09 février 2010

p-s:Pour la construction, c'est indirect, pour le sens, c'est COD.
dit retraitée:

cod et coi sont deux constructions verbales,mais le sens est exactement le même!!!!:objet de l'action verbale,séparé ou pas du verbe par une proposition!

Écrit par : la même | 09 février 2010

préposition et non proposition
(surtout dans un p.s),mea culpa

Écrit par : la même | 09 février 2010

Les enseignants selon Sarkozy :
"Ils sont insupportables, infréquentables, haïssables. C'est bien simple. Quand je visite une école, je demande toujours à voir les femmes de ménage et les cantinières et je leur serre la main, car ce sont les seuls gens normaux de l’établissement."

Je souscris. Et puis après ?"

Ecrit par : Stéphane | 09 février 2010

Allez, la guillotine pour tous les enseignants qui ne sont pas au "Snalc".
Non, c'est un peu trop doux... Le Pal, ou la Roue. Qu'ils se sentent bien mourir, les crevures !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010

Merci pour vos contributions, en fait vous conviendrez qu'il n'est pas simple de se mettre d'accord...

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

Un bon frittage en règle cela va nous réchauffer !

Écrit par : iPidiblue en se caillant les miches | 09 février 2010

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010
"Le Pal, ou la Roue. Qu'ils se sentent bien mourir, les crevures !"
Les coups de couteau qu'ils se prennent en classe, ils les sentent déjà. Et ils en redemandent :

"Et pourtant, je les aime... "
Karen Montet-Toutain

C'est à désespérer de tout, je vous dis...


Pour Mitterrand : Le bicentenaire de Goude, les conseils de Séguéla, le Rainbow Warrior à double effet qui s’coule, les radios et télés privées, la décentralisation, le marché commun européen…
Le règne du spectacle, de la quantité, de la barbarie douce, des tranquillisants, antidépresseurs, hypnotiques…

Écrit par : Stéphane | 09 février 2010

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_la_francisque

étonnant non ?

(sacré Francois M. malheureusement je ne retrouve la photo où il a table avec René Bousquet à Latché !)

Écrit par : exTC | 09 février 2010

Je propose que les enseignants soient armés d'un taser, dès qu'un élève est impoli ou qu'il fait mine de s'assoupir hop ! un petit coup de taser et ça repart !

Écrit par : iPidiblue gymnote électrique | 09 février 2010

C'est plutôt à des trucs comme ça que je pense quand je parle de dégraisser le mammouth :

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/4-inspecteurs-academie-Paris.pdf

Une goutte d'eau dans la mer me direz vous, certes, mais mises bout à bout ... et surtout, ce genre d'histoires anecdotiques discréditent fortement les réclamations du personnel de l'EN.

Écrit par : Joe | 09 février 2010

Très bien élève Brighelli. Continuez ainsi. (Dites moi c'est John Lee Hooker qui vous a donné cette pêche ?)

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 09 février 2010

Merci à tous ceux qui ont très aimablement répondu au sondage, en particulier à tous ceux qui ont suivi les consignes( questions+ date de naissance) et dont le traitement des informations pourra nourrir très opportunément le travail du TPE.

les réponses , très complètes, précises et originales par rapport aux réponses déjà recueillies seront très utiles car elles enrichissent le travail des élèves , tout en les poussant parfois à ouvrir de nouvelles perspectives , parfois éloignées des témoignages " livresques" ou convenus.

Pour le reste , je pousse un petit râle de mauvaise humeur envers le grand censeur en chef du blog , qui ne manque jamais de me rétablir dans le droit chemin ...de ma médiocrité. j'espère ne pas la chagriner , mais juste lui faire part de mon infortune et de mon questionnement.

Et oui , je fais partie de celles qui font un gros complexe sur l'orthographe, et qui font toujours des fautes. Pourtant j'ai été formée avant le début de" l'apocalypse molle". ( j'aime bien l'expression.) et je n'ai donc aucune excuse!

je suis un rebus de " l'apocalypse molle" ..soupir honnête et désolé.

J'ai bien honte, mais c'est ainsi: Une dyslexie sournoise et mal décelée sans doute , ou peut être un haut degré de bêtise , et ceci malgré mon passage en prépa.

Un remerciement particulier donc, à Cadichon , qui n'aime pas trop la rigueur des consignes du test proposé et se cantonne dans son rôle de mère et vestale protectrice de l' orthographe , vecteur d'une élite désespérément en voie de disparition.

je note seulement que, pour réussir , on exige des élèves orthographe ET respect de la consigne.
Sommes nous d'accord sur ce point?
il en va de même dans le monde hors de l'éducation nationale pour lequel nous sommes sensés" former".
Bon , j'arrête ici le lyrisme scolaire...
Et c'est là que , fort consciente de mes lacunes récurrentes et parfaitement intolérables , je m'autorise à énoncer que certains ici , du haut de leur orthographe parfaite qui leur confère résolument une supériorité sur le reste des mécréants , pauvres intouchables de la culture, n'auraient pas la moyenne pour ce qui est du respect de la consigne.

Cadichon , vous ne m'offrez guère qu'un brouet fort aigre, sans me gratifier des finesses potentielles de votre opinion sur le sondage. D'où ma mauvaise humeur...

J'ajoute pour poursuivre dans un argument parallèle que j'ai une collègue agrégée d'art plastique de plus de 40 ans , très méprisante sur l' incurie culturelle des élèves dans sa matière qui s'est avouée ..incapable de répondre à la moindre question du sondage!

Ill y aurait donc des agrégés qui n'en savent pas plus que le collégien lambda sur notre actualité politique récente?

je suis tombée de nues.


Leçon du jour:A chacun ses faiblesses, à chacun son dada.


Sans rancune de ma part, Cadichon.

Et merci encore à tous.

Vous faites le bonheur de 2 élèves motivées, à défaut de maitriser l'orthographe...

Écrit par : sylvie | 09 février 2010

Très drôle !
Je prends tant de plaisir à titiller GM que je le fais sans m'en apercevoir, pendant que je travaille.
Là, c'est pas moi, c'est un troll. Mais un troll amusant.
Ecrit par : yann | 09 février 2010

C'est pour ça que je n'ai pas répondu. On ne va pas faire plaisir à n'importe qui !

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

C'est plutôt à des trucs comme ça que je pense quand je parle de dégraisser le mammouth :

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/4-inspecteurs-academie-Paris.pdf

Ecrit par : Joe | 09 février 2010
Merci pour ce doc.

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

@Kebab à moitié prix pour les bons élèves

http://www.itele.fr/video.php?vid=315596

Écrit par : guy morel | 09 février 2010

je suis en lecture de votre livre je ne l'ai donc pas encore terminé. une chose me chagrine : c'est la suivante.vous denoncez un système corrompu depuis plus de trente ans.il est vrai que votre situation sociale etant celle d'un proche retraité la position parait plus confortable pour en parler.le mal etant fait. il faudra avancer avec d'autres perpectives. dans tout homme des richesses insoupconnées risquent un jour de faire surface.

Écrit par : hugues | 09 février 2010

Hugues, ne confondez-vous pas le point et la virgule ? Pourriez-vous envisager dans un avenir proche de :
- placer un point en fin de phrase
- laisser un espace après un point ou une éventuelle virgule
dont vous pourriez envisager de faire usage
- commencer chaque nouvelle phrase par une majuscule ?
Merci.

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2010/02/créteil-lacadémie-de-tous-les-dangers.html

Il devrait se méfier, Chatel, car il me semble bien que le ras-le-bol dans le 93 avait préludé à de grandes manifs contre Allègre. je me souviens aussi que lors de la grand-messe de Lyon orchestrée par Meirieu, les profs venus de la banlieue parisienne, venus en car pour se faire entendre, avaient été refoulés par les CRS!

Écrit par : retraitée | 09 février 2010

"Encore une censure inadmissible et réactionnaire de la part d'un gouvernement fasciste"
Ecrit par : yann | 09 février 2010

Yann, ça vous amuse de vous foutre du monde avec votre ironie bête ?

Le texte de causeur est un ramassis de conneries qui parle de "lutte contre l'hétérosexualité". Le type qui a écrit ça est un malade mental.

Écrit par : Jeremy | 09 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/63/20100209/tod-un-millionnaire-refuse-sa-fortune-qu-366b5ef.html

Il reste encore des riches sympathiques...

Écrit par : nicolas | 09 février 2010

hop en passant : j'ai fini de lire "La Fabrique du Crétin" ! si si ! pas mal, mais je suis bien embêté, j'aurais aimé y lire des idées pour solutionner le(s) problème(s).

Écrit par : exTC | 09 février 2010

Ecrit par : sylvie | 08 février 2010
« Merci à tous ceux qui accepteront de répondre ici, en joignant leur année de naissance »

Puisque tes élèves sont sur la voie de “l’autonomie” grâce aux TPE, ils sauront déduire mon age de la banalité de mon prénom. Je vais pas faire le boulot à leur place, non ?

Écrit par : Stéphane | 09 février 2010

hop en passant : j'ai fini de lire "La Fabrique du Crétin" ! si si ! pas mal, mais je suis bien embêté, j'aurais aimé y lire des idées pour solutionner le(s) problème(s).

Ecrit par : exTC | 09 février 2010
---
Commencer par exclure tous les élèves de plus de seize ans qui perturbent les classes et insultent les professeurs ou/et les agressent physiquement.
Tant qu'on ne fera pas le ménage, on travaillera dans un taudis et l'on n'y fera rien de bon.
Mais, en 2005 - je crois -, M. François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale dit à la télévision (peut-être chez Serge Moati) à peu près ceci :"Il ne faut pas exclure les élèves perturbateurs. Ils perturbent les classes justement pour se faire exclure. Etc. bla bla, il faut les éduquer, bla bla..."
Un enfant de seize ans qui met le bazar dans une classe n'est pas amendable. C'est un bon à rien, et qui le restera tant qu'il ne sera pas contraint de gagner sa vie - par des moyens honnêtes.
C'est par cela qu'il faut commencer. Mais quand ce sera fait, il restera du pain sur la planche.
Mais ni la gauche ni la droite ne veulent le faire. Je me demande si, peu ou prou, ce n'est pas pour les mêmes raisons. Car à la tête du PS on n'a jamais vu un fils d'ouvrier cultivé et érudit et encore moins un ouvrier si bien éduqué fût-il, mais peu instruit. On n'y a que des grands bourgeois qui ne savent pas ce que c'est que de ramer, de galérer, et qui se satisfont d'avoir des écoles select (ou sélectes - on a le choix; je précise cela pour qu'on ne me fasse pas de remarques - erronées - inutiles et injustifiées) pour leurs enfants, comme les bourgeois de droite, écoles où règne l'ordre et où l'on enseigne rationnellement, et non selon les préceptes des pseudo-sciences de l'éducation.
Dénoncer ce qui ne va pas est tout de même un peu utile, non, hum, exTC ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 février 2010

"Car à la tête du PS on n'a jamais vu un fils d'ouvrier cultivé et érudit et encore moins un ouvrier si bien éduqué fût-il, mais peu instruit. On n'y a que des grands bourgeois qui ne savent pas ce que c'est que de ramer, de galérer, et qui se satisfont d'avoir des écoles select "

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 février 2010

Vous croyez vraiment ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010

Encore un drame de la sélection précoce :

"L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin confie avoir refusé le poste d'ambassadeur de France en Chine que lui proposait Nicolas Sarkozy, dans un entretien à "Nice-Matin", "Var-Matin" et "Corse-Matin"."

Écrit par : iPidiblue conseil d'orientation | 09 février 2010

Pô compris... Ecrit par : Pendariès | 09 février 2010

C'est bien à vous que nous devons les détails des lieux, des familles concernées par le mariage d'E.B. et jusqu'à sa date projetée, non? Pendariès ?

Ecrit par : nicolas | 09 février 2010

C'est un article tiré du site bakchich; j'ai donné le lien avant de copier-coller l'article.... C'est la seconde fois que je vous surprend à ne pas aller sur les sites (excellents) que je transmets ici.... ts ts

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

surprendS; il est tard, je rentre d'une représentation de la trilogie marseillaise de Pagnol, avec Weber, Huster, et quelques autres - toujours aussi efficace, drôle, touchant, - avec la tragédie prête à en venir au sang.

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Allez, pour les Hellénistes (et c'est un Français qui réalise: François Leterrier, "LeTransporteur 1 et 2", "Hulk2"...): "The Clash of the titans":

http://www.youtube.com/watch?v=qpZ5D_Wc4cA


Et un petit rappel: "Le choc des titans", the original (http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Choc_des_Titans_(film,_1981); avec les effets spéciaux du géant Harry Harryhausen, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Harryhausen), toute ma jeunesse....:

http://www.youtube.com/watch?v=zBtAO4dYL98

et pour revoir le film en entier - si touchant, avec sa chouette automate (car Athéna ne voulait pas prêter la sienne...):

http://www.vbox7.com/play:af7786a1&al=1&vid=4514530

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

« "La Fabrique du Crétin" ! [...] j'aurais aimé y lire des idées pour solutionner le(s) problème(s). »
exTC | 09 février 2010

Que n'en inventionnez-vous quelques-unes ?
Vous pourriez les promotionner ici.

Écrit par : Tailleboudin | 10 février 2010

Mais où est passé dugong ?
Et Robin ? Ca va ?

Bon Pendariès vous n'allez pas m'allumer pour si peu ! Des fois, il y en aura d'autres, je le crains...

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Dugong est marseillais, donc en vacances !
JPB
PS. Pendariès, je crois que je préfère encore Jason et les Argonautes, du génial (je confirme) Harryhausen (qui avait fait aussi King Kong, me semble-t-il — et sans électronique. On n'a jamais su comment il avait bricolé le combat contre les squelettes : http://www.dailymotion.com/video/x3qpk1_jason-les-argonautes-les-fils-de-lh_shortfilms).

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

M'enfin depuis quand le fait d'être en vacances dispense-t-il de faire un tour sur beau nez ?

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Très bel article sur Chatel et la cosmétique appliquée à l'Education Nationale sur le site de Reconstruire l'Ecole :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/
À lire !
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

Ah ! Les effets spéciaux d'Harryhausen ! Un pur émerveillement. Cela dit, les monstres étaient plus réussis que les créatures féeriques. Dans Le Choc des titans, Pégase manque de grâce, alors que Méduse est effrayante à souhait.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

Sylvie H***, vous pouvez en tirer une règle : les monstres sont plus séduisants que les créatures féériques, comme vous dites. Voyez la Belle et la Bête…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

Oui, bien sûr : Jean Marais semble bien fade, comparé à la Bête somptueuse, après sa métamorphose en prince charmant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

"M'enfin depuis quand le fait d'être en vacances dispense-t-il de faire un tour sur beau nez ?"

Ecrit par : nicolas | 10 février 2010

Ce n'est pas une obligation non plus !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2010

Ah ? Il ne vous manque pas, dugong ?

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Bien sûr que si ! Pourquoi ?
Soyons patients, il reviendra ! On ne peut pas aller le chercher par l'oreille* !!!

*Peut-être, par l'oseille ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2010

Vénal, dugong ? NON !

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Il reste encore des riches sympathiques...

Ecrit par : nicolas | 09 février 2010
---
Oui, chère Nicolas ! Dans toute catégorie d'êtres humains il y a quelques personnes aimables, affables et sympathiques, même chez les riches... Je n'ajoute pas "généreuses".

La générosité est une notion qui n'a de sens que lorsqu'elle se manifeste chez des personnes seulement aisées, et plus encore, certes, chez des personnes pauvres.

Que Bill Gates donne un million de dollars pour je ne sais plus quelle cause humanitaire n'est pas tant un acte de générosité qu'un acte publicitaire, à mon avis, mais je ne saurais aller jusqu'à dire du mal de cet homme qui, jusqu'à plus ample informé, est quelqu'un de parfaitement honorable et estimable.

Je pense que la générosité n'a de sens que lorsqu'on se prive d'un peu de quelque chose qu'on n'a pas en grande quantité.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/55/20100210/tod-une-fan-de-robert-pattinson-se-filme-17baed7.html

Et ça, c'est une info !!!! Entre un nouvel effondrement en Haïti et la spéculation contre l'euro. Même le mot dérisoire n'a plus de sens.

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Bonjour

Je vous mets un lien vers un billet très intéressant signé Philippe Bilger.

http://www.philippebilger.com/blog/2010/02/si-les-profs-de-vitry-%C3%A9taient-des-conti-.html

Sa lecture vous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.

Je résume la problématique : si les profs de Vitry-sur-Seine choisissaient de se comporter comme les employés de Continental, que se passerait-il ?

Écrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Ils n'ont qu'à casser quelques élèves ...

Écrit par : iPidiblue conseil d'orientation pour les profs | 10 février 2010

... après tout c'est le matériel sur lequel ils travaillent !!

Écrit par : iPidiblue conseil d'orientation pour les profs | 10 février 2010

Dans mon bahut, le "savoir-être", c'est dépassé : nous on en est déjà au "savoir-devenir" (!).
Je souhaite ben du fun à ceux qui seront chargés d'évaluer le machin.

Écrit par : Pimpette | 10 février 2010

Il faut mettre des caméras dans les salles de classe et brancher ce qui reste de cerveau des élèves sur des moniteurs de surveillance la moindre de leurs pensées déviantes et malsaines !

Écrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

Je résume la problématique : si les profs de Vitry-sur-Seine choisissaient de se comporter comme les employés de Continental, que se passerait-il ?
Ecrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

réponse à:
http://expositions.bnf.fr/daumier/expo/salle3/11.htm

Écrit par : mirwac | 10 février 2010

Ah, les savoir-devenir…
Quand je pense que Pécresse propose de recruter les élèves des grandes écoles sur ce critère…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

Je résume la problématique : si les profs de Vitry-sur-Seine choisissaient de se comporter comme les employés de Continental, que se passerait-il ?
Ecrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Non la problématique est : on eu tort d'être indulgent avec les Conti, pourvu que cela n'inspire pas d'autres secteurs de la population active. Philippe Bilger est un homme d'ordre, ce qui est bien le moins vu les fonctions qu'il a exercées.

Écrit par : guy morel | 10 février 2010

Ah, les savoir-devenir…
Quand je pense que Pécresse propose de recruter les élèves des grandes écoles sur ce critère…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 février 2010

C'est vieux ce truc. Voir Le livre blanc de la commission européenne ( 1995) dit Proposition Jacques Delord et Le petit vocabulaire de la déroute scolaire ( 2000).

Écrit par : guy morel | 10 février 2010

Je résume la problématique : si les profs de Vitry-sur-Seine choisissaient de se comporter comme les employés de Continental, que se passerait-il ?
Ecrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Non la problématique est : on eu tort d'être indulgent avec les Conti, pourvu que cela n'inspire pas d'autres secteurs de la population active. Philippe Bilger est un homme d'ordre, ce qui est bien le moins vu les fonctions qu'il a exercées.

Ecrit par : guy morel | 10 février 2010

En fait, c'est la réponse à la problématique, mais je ne voulais pas la donner pour ne pas casser le suspense, car je me suis demandé, jusqu'à la dernière ligne, quelle allait être la conclusion de l'auteur.

Écrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Guy Morel on lit dans vos pensées ! Il est trop tard pour revendiquer maintenant ....

Écrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

Guy Morel on lit dans vos pensées ! Il est trop tard pour revendiquer maintenant ....
Ecrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

Revendiquer quoi ?

Écrit par : guy morel | 10 février 2010

Revendiquer quoi ?

Ecrit par : guy morel | 10 février 2010

En voilà une bonne question ! Il faudrait créer un syndicat pour la résoudre ...

Écrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

En fait, c'est la réponse à la problématique, mais je ne voulais pas la donner pour ne pas casser le suspense, car je me suis demandé, jusqu'à la dernière ligne, quelle allait être la conclusion de l'auteur.
Ecrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Grosse fissèl !
Mais qui n'exclut pas la finesse : "C'est pour cela qu'on les aime" écrit le malin personnage. "On" ? Pas lui.

Écrit par : guy morel | 10 février 2010

ttp://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/02/10/04016-20100210ARTFIG00050-education-ces-inspecteurs-qui-n-inspectent-personne-.php

Information peut-être déjà signalée.

Écrit par : retraitée | 10 février 2010

PS. Pendariès, je crois que je préfère encore Jason et les Argonautes, du génial (je confirme) Harryhausen (qui avait fait aussi King Kong, me semble-t-il — et sans électronique. On n'a jamais su comment il avait bricolé le combat contre les squelettes : http://www.dailymotion.com/video/x3qpk1_jason-les-argonautes-les-fils-de-lh_shortfilms).

Ecrit par : brighelli | 10 février 2010
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Ce film - Jason et les Argonautes - m'avait donné le frisson lorsque cette scène extraordinaire, pour l'époque, est arrivée, et j'étais pourtant adulte.
Mais je suis extrêmement froussard (et même excessivement - au sens réel de cet adverbe) car, à 18 ans, je n'ai pas pu me décider à aller voir "Le Cauchemar de Dracula" (avec Christopher Lee). J'ai vu dix ans plus tard la suite, "Dracula, prince des ténèbres", non sans appréhension.
Auriez-vous cru cela, mes amis ? (J'espère que je n'ai que des amis, ici, mais je sais que je demeure terriblement naïf bien que j'approche de mes soixante-dix ans.) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Heureux homme qui avez gardé une sensibilité de violette, alors que je m'enfile Massacre à la tronçonneuse et l'ensemble des "Freddy" sans que ça me fasse battre un cil…
Mimesis et catharsis sont en bateau, Mimesis tombe à l'eau…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

Vous croyez vraiment ? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 février 2010
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Je le crains, en tout cas. J'ai connu la pauvreté à l'âge adulte, sans souffrir de la faim (je mangeais au resto U sept jour sur sept, midi et soir) car je vivais d'une bourse d'État - au taux maximal, mes parents n'étant pas imposables sur le revenu -, et ne demandais aucune aide à mes parents, par fierté (ils auraient pu m'aider un peu, mais mes frères, tous ouvriers depuis l'âge de 14 ans n'auraient pas manqué d'élever des remarques sur mes privilèges; des privilèges ? tu parles !). Cette situation a duré près de quatre ans - 1er février 1966 à 1er septembre 1969, date à laquelle j'ai été salarié de nouveau, comme maître auxiliaire de sciences physiques. Et j'étais marié depuis fin juin 1969, et... c'est ma femme qui m'a entretenu pendant deux mois. Je l'ai remerciée de la façon que vous imaginez. What else ? Ai-je été suffisamment reconnaissant ? Je ne le lui ai jamais demandé, c'est plus sûr. :-)
Cela, je pense, personne parmi les têtes pensantes du PS n'a idée de ce que c'est.
A la base, si, bien sûr. Heureusement ! Mais il faudrait que les hauts dignitaires du PS sussent ce qu'est la pauvreté d'une façon plus précise que par des informations aussi vagues que la connaissance du niveau du SMIG. Je vous accorde qu'à droite, on ignore totalement ce qu'est la pauvreté, ce qui n'empêche pas les gens de droite de faire montre d'une compassion envers les pauvres aussi peu convaincante qu'hypocrite. Quand j'entends plusieurs ministres dire :"Oui, le salaire de M. Proglio PEUT paraître élevé. Mais bla bla ...", j'ai envie de mettre des baffes.
Ils pourraient à tout le moins dire :"Oui, le salaire de M. Proglio EST élevé, mais bla bla ..." Cela aurait au moins le mérite de la franchise. Mais, à gauche est-on moins hypocrite ?
Non !
Et cela est bien dommage.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Mais il faudrait que les hauts dignitaires du PS sussent[...]

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Pourtant ils le font déjà très bien !

Pardon...

Écrit par : Joe | 10 février 2010

M. Bilger n'aime pas les profs ?

Bon, en tout cas, une chose qui est sûre, c'est que la personne qui a réalisé les trucages s'appelait Willis O'Brien.

Je viens d'ailleurs de lire qu'il avait travaillé avec Ray Harryhausen, en quelque sorte son fils spirituel, sur le film "Monsieur Joe" (un mini King Kong paru 15 ans après).

Écrit par : johnmarguerite | 10 février 2010

Mais Francis Penin est-ce que les pauvres aiment les pauvres ? Moi qui suis vraiment le plus pauvre d'ici - je veux dire des intervenants de ce blog - je n'ai pas le sentiment d'être extrêmement désiré ...
Quand les pauvres se supportent les uns les autres c'est déjà beaucoup ...

Écrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

Le cauchemar de Dracula, et en règle générale les films de Terence Fisher avec Christopher Lee, jouent sur une terreur esthétisante et poétique qui a fait mes délices lorsque j'avais seize ans. Rien à voir avec l'horreur crue de La nuit des morts-vivants, que j'ai vu, je crois, en 1969, dans une salle pleine d'étudiants. Au bout de dix minutes de projection, les ricanements ont cessé. Lorsque la lumière s'est rallumée, un silence de mort planait sur la salle. Tout le monde était sous le choc. Depuis, on a pu voir tellement de films gore que le spectateur moyen s'est blindé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

Dans tous les cas, vous êtes toujours le pauvre de quelqu'un et le riche d'un autre. Quand vous gagnez 1 500€ par mois, 4 000 €, c'est la fortune ! Quand vous êtes à 4 000€, ça va êtes 10 000 ou 20 000, et ainsi de suite.

Je discutais avec quelqu'un qui possédait une petite dizaine de Porsche (c'est un autre budget que les timbres comme collection !). Il m'expliquait que son beau-père était odieusement riche et faisait pareil avec les Bentley. Pour ma part, je n'ai pas de voiture ... Suis-je pauvre pour autant ?

Écrit par : Joe | 10 février 2010

Je crois que les pauvres aiment le pouvoir ! Le pouvoir que donne l'argent, la gloire, la politique ou la religion ! Ils sont en général tout prêt à se prosterner devant ceux qui portent les signes de ce pouvoir, par exemple tous ceux qui trônent dans les magazines people !

L'erreur de Francis Penin est une erreur commune c'est de faire des pauvres une espèce à part ! des espèces de surhommes en creux ... les pauvres que j'ai connu avaient les mêmes affects, la même hargne, la même colère, les mêmes petitesses ... ce qui est certain c'est que le niveau de revenu influe seulement sur la manière de vivre pas sur le fond de l'âme.

Écrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010

Tout le monde sait très bien que le gouvernement des pauvres, par les pauvres et pour les pauvres c'est la dictature immédiatement !

Ceux qui font mine de s'étonner que Besancenot promeuve une femme voilée sont ou des naïfs ou des complices !
Bien entendu Besancenot est favorable à toutes les oppressions du moment qu'elles permettent à un pouvoir politique de s'établir et de se maintenir !

Écrit par : iPidiblue la carotte et le voile | 10 février 2010

(J'espère que je n'ai que des amis, ici, mais je sais que je demeure terriblement naïf bien que j'approche de mes soixante-dix ans.) ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Depuis le temps que vous en approchez, Francis, dites-nous donc quand ils finiront par vous atteindre ! (en toute légèreté, of course) :-)

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Monsieur Brighelli,

Votre papier est sans conteste remarquable et la lecture des avis exprimés est, elle aussi, enrichissante et, souvent, plutôt roborative.

Mais à l’évidence, au plan idéoligico-médiatique, vous restez loin d’avoir l’efficacité de Duru-Bellat que cite à bon escient Catmano, tout autant que Cadichon qui évoque le si excellent ouvrage de J-C Ruano-Borbalan !
De fait, vous êtes par trop « réaliste ». Les pieds sur terre c’est, dans notre XXIème siècle, d’un ringard absolu. Le déni de réalité, le « bon sentimentalisme », le relativisme : que voilà des postures parfaitement « modernes » qui devraient assurément conforter la bonne conscience collective ! Comme vous l’écrivez à propos de Duru-Bellat : « l'idée même que certains élèves soient mieux disposés que d'autres est en soi inadmissible ». Et oui, la nature, si parfaite en soi, est bien injuste à nous faire ainsi inégaux. Il faut égaliser à outrance : pas de différence, on ne veut voir qu’une seule tête, aussi bien naturellement et parfaitement construite chez chaque individu ! Et pourtant, ce sont les mêmes qui excipent du « droit à la différence ». Cherchez l’erreur.
Pourquoi donc vous escrimez-vous à vouloir modifier un système qui fabrique des crétins-consommateurs, seuls sujets intéressants pour l’économie marchande de notre nouveau siècle, comme l’a si bien souhaité un certain PDG de chaîne télévisuelle ? Et puis, politiquement, est-il indispensable que ce peuple inculte soit capable de discutailler avec nos si parfaits hommes (et femmes) politiques sur les textes qu’il conçoivent et votent en son nom ? Si maintenant vous souhaitez que le populo soit aussi intelligent que ces êtres très supérieurement intelligents, c’est sans doute par pure démagogie ! Au-delà de la princesse de Clèves, sans doute étudier Balzac, la Comédie humaine et Rastignac serait-ce semer le ferment de l’indiscipline dans la tête de ce peuple qui ne peut être sollicité que pour déposer le bon bulletin dans les urnes, histoire de justifier que nous vivons dans un système si idéalement démocratique !

Je terminerai en citant le très sage Francis Penin :
« Mais ni la gauche ni la droite ne veulent le faire. Je me demande si, peu ou prou, ce n'est pas pour les mêmes raisons. Car à la tête du PS on n'a jamais vu un fils d'ouvrier cultivé et érudit et encore moins un ouvrier si bien éduqué fût-il, mais peu instruit. On n'y a que des grands bourgeois qui ne savent pas ce que c'est que de ramer, de galérer, et qui se satisfont d'avoir des écoles select (ou sélectes - on a le choix; je précise cela pour qu'on ne me fasse pas de remarques - erronées - inutiles et injustifiées) pour leurs enfants, comme les bourgeois de droite, écoles où règne l'ordre et où l'on enseigne rationnellement, et non selon les préceptes des pseudo-sciences de l'éducation. »

Quant à sa conclusion : « Dénoncer ce qui ne va pas est tout de même un peu utile », ne serait-elle pas susceptible de générer des troubles sérieux à l’ordre public ?

Trêve de plaisanterie : pour vous enseignants, réalistes et amoureux de votre profession et de sa tradition de qualité, comment faire pour inverser le cours des choses sans perdre son âme de serviteur de « l’instruction publique », celle qui apporte gratuitement aux jeunes esprits connaissances et maîtrise de leur langue, de l’Histoire, des civilisations, de la raison et du raisonnement juste et précis et qui permet de les dispenser à tous sans distinction d’origine sociale ou géographique ?

Sans doute, trop longtemps l’institution s’est-elle enfermée dans le fameux « déni de réalité » de ses problèmes trop longtemps confinés dans le secret des établissements : « tout va très bien, Madame la Marquise »… Remonter la pente est-il sans doute à présent d’une infinie difficulté.

Écrit par : Robert | 10 février 2010

Information peut-être déjà signalée. Ecrit par : retraitée | 10 février 2010
Effectivement. Par Joe. Hier.

"C'est plutôt à des trucs comme ça que je pense quand je parle de dégraisser le mammouth :"

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/4-inspecteurs-academie-Paris.pdf

Ecrit par : Joe | 09 février 2010

Écrit par : nicolas | 10 février 2010

Personnellement, je n'avais encore jamais vu autant de "crétins" aculturés, paresseux, au mètre carré dans mes classes.
Vous avez raison, Robert, remonter la pente est/sera d'une infinie difficulté. D'ailleurs le souhaite-ton réellement comme le suggère Francis ? Ne préfère-t-on pas un cheptel corvéable capable d'enrichir l'élite incestueuse ?

Écrit par : Marilyse | 10 février 2010

A coeur vaillant rien d'impossible !

Écrit par : iPidiblue le coeur vaillant | 10 février 2010

« Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi même le chemin » a dit le Bouddha !

Écrit par : iPidiblue comme disait Boudha | 10 février 2010

"Tiens, voilà du boudha ..." + notes de musique.

Écrit par : Marilyse | 10 février 2010

Ne poussez pas le Boudha trop loin , Marilyse !

Écrit par : iPidiblue comme disait Boudha | 10 février 2010

« Nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » comme disait Charles ...

Écrit par : iPidiblue le Téméraire | 10 février 2010

"il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer"

Tiens, je croyais que c'était Guillaume d'Orange ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

Il apparaît que c'etait un vil copieur qui regardait sur la feuille du voisin avant de rendre la sienne ...

Écrit par : iPidiblue pas du tout téméraire pour deux sous | 10 février 2010

Je viens d'en apprendre une bonne concernant les stagiaires pour la rentrée 2010.

Ce n'est pas généralisé à toutes les régions mais on y tend. Voici un exemple concernant l'académie de Clermont Ferrand :

"Lors du CTPA, le secrétaire général du rectorat a présenté un projet d’affectation des stagiaires pour l’an prochain :

- les 2 premiers mois les stagiaires seraient en formation et remplacés dans les établissements par les TZR qui ne seront pas en AFA (335 cette année sur 650 environ).

- après ces 2 mois et jusqu’en janvier, février en responsabilité 18 h devant les élèves,

- puis 1 mois de formation pendant lequel ils seront remplacés par les M2 admissibles

- enfin, retour en classe jusqu’à la fin de l’année scolaire "

http://www.lille.snes.edu/spip.php?article1762

Sur un an, les élèves auront un TZR, un stagiaire à 18H, un étudiant master2 admissible et à nouveau le stagiaire.

Vous ne trouvez pas que c'est hallucinant ?

Écrit par : Althea | 10 février 2010

Vous ne trouvez pas que c'est hallucinant ?

Ecrit par : Althea | 10 février 2010

Au point où on en est... Allez, encore un petit coup, Monsieur le Bourreau...

Écrit par : Marilyse | 10 février 2010

Heureux homme qui avez gardé une sensibilité de violette, alors que je m'enfile Massacre à la tronçonneuse et l'ensemble des "Freddy" sans que ça me fasse battre un cil…
Mimesis et catharsis sont en bateau, Mimesis tombe à l'eau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2010

Hey l'ot' là! Dans le film de Tobe Hooper, il ne se passe rien sous la lame du Massacre (rien à voir avec la nouvelle version de Marcus Nispel - hum ça sent bon son viking! - et sa préquelle; ça coupe, ça tranche, ça débite); quant à la série de Freddy Krueger - dont je suis fan: l'Enfant de Freddy est un pur délire surréaliste -, ça tombe dans la gaudriole au fur et à mesure des épisodes.... Le remake des Griffes de la nuit, ça sera peut-être autre chose (paraît-il que le scénar abordera plus directement la pédophilie du tueur acéré et brûlé: http://www.youtube.com/watch?v=97h_Oj6PotM). Alors ne pas broncher d'un cil: voyons voir les films japonais du style 'Guinea Pig', Jean-Paul...

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Pour vous prouver qu'on ne bat pas un cil devant le "Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper", tout le film est là: http://www.dailymotion.com/video/x7p4qu_massacre-a-la-tronconneuse-1974-par_shortfilms


Sinon, tous au ciné à partir de ce soir, pour un hommage au film d'horreur à la Hammer, les Draculas, avec Christopher Lee, par exemple http://en.wikipedia.org/wiki/Hammer_Film_Productions: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18933364&cfilm=110815.html

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Et, je sors d'une salle obscure: le nouveau Peter Jackson est une merveille, quel maître! Le sujet: regardez la BA. http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18925127&cfilm=56899.html
Ce type peut tout filmer avec bonheur:le gore hilarant,Brain Dead, les histoires chasses aux fantômes (Fantôme contre Fantôme), l'épopée monumentale: Le Seigneur des Anneaux; le film intimiste flirtant avec l'heroic-fantasy: Créatures célestes, la parodie potache (à la façon d'une guerre des mondes à la Orson Wells) qui, mystification, a fait croire à toute la Nouvelle-Zélande que le cinéma a été inventé sur son sol: Forgotten Silver http://www.archivesdegondor.net/pj/forgot-silver.php

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Ce n'est pas hallucinant, Althea !
Révoltant, monstrueux, honteux, (la liste n'est pas limitative), mais dans la droite logique des choses.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 février 2010

Ce n'est pas hallucinant, Althea !
Révoltant, monstrueux, honteux, (la liste n'est pas limitative), mais dans la droite logique des choses.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 février 2010

Et c'est tout? Ben, moi, demain j'apporte ma demande de disponibilité à mon proviseur.

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Pendariès, merci d'avoir parlé du film de Peter Jackson. Télérama l'a tellement éreinté que j'hésitais à aller le voir. Je devrais pourtant savoir que la spécialité de ce magazine -que je continue à acheter je ne sais pourquoi - est de passer à côté de chefs-d'oeuvre majeurs. Ce fut le cas pour Excalibur et Shining. Je me rappelle encore leur formule : "Stanley Kubrick a voulu faire un film d'épouvante; il a fait un film épouvantable."

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

Mais personne n'ira les chercher, puisque je ne les trouve pas moi-même…
Allez, passons à autre chose…
JPB
PS. C'est vrai, dans Télérama, ils ont dit ça de Shining ? Quels cons…

Écrit par : brighelli | 10 février 2010

Sylvie, je vous conseille aussi de regarder en DVD "Créatures célestes" (1994), d'une beauté, d'une rêverie - sur une histoire tragique (une histoire vraie): deux adolescentes (premier rôle devant une caméra, pour Kate Winslet), tombant en amitié./amour l'une de l'autre, et s'inventant un univers où règnent roi, princes et princesses (elles), décident de liquider la mère de l'une d'entre elle. Magnifique!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9atures_c%C3%A9lestes

Écrit par : Pendariès | 10 février 2010

Deux lectures pour comprendre le système éducatif :

"1984" de George Orwell, parce que la description du totalitarisme (du "novlangue" à l'interrogatoire...) s'applique parfaitement à l'Education nationale.

"L'Art de la guerre" de Sun Tzu, parce que les conseils pour affronter l'adversité qu'on trouve dans cette oeuvre plusieurs fois millénaires pourraient rendre service à bien des profs...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 février 2010

(J'espère que je n'ai que des amis, ici, mais je sais que je demeure terriblement naïf bien que j'approche de mes soixante-dix ans.) ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Depuis le temps que vous en approchez, Francis, dites-nous donc quand ils finiront par vous atteindre ! (en toute légèreté, of course) :-)

Ecrit par : nicolas | 10 février 2010


"Mais les chemins qui vont d'hier à aujourd'hui
Vous les foulez toujours de vos jeunes chevaux
Qui n'en finissent plus d'un galop toujours proche
De me venir dessus "

de Jules Supervielle (Les Amis Inconnus)

Écrit par : dobolino | 10 février 2010

Je connais "Créatures célestes", que j'ai effectivement beaucoup aimé. L'une des héroïnes a fait plus tard carrière dans le roman policier, sous le nom d'Ann Perry.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

AnnE Perry

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

J'espère que je n'ai que des amis, ici, mais je sais que je demeure terriblement naïf bien que j'approche de mes soixante-dix ans.) ;-) Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Depuis le temps que vous en approchez, Francis, dites-nous donc quand ils finiront par vous atteindre ! (en toute légèreté, of course) :-)

Ecrit par : nicolas | 10 février 2010
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Le 15 mai 2010, mais je ne me rappelle plus à quelle heure.
Et d'ailleurs, j'ai toujours trouvé ça suspect. Je considère que je suis né en 1944 car j'ai quelques souvenirs fugitifs de cette année-là : des chars américains passant sur la route et les acclamations de la foule que je ne comprenais pas.
On ne me disait pas tout !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

L'erreur de Francis Penin est une erreur commune c'est de faire des pauvres une espèce à part ! des espèces de surhommes en creux ... les pauvres que j'ai connu avaient les mêmes affects, la même hargne, la même colère, les mêmes petitesses ... ce qui est certain c'est que le niveau de revenu influe seulement sur la manière de vivre pas sur le fond de l'âme.

Ecrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010
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Vous avez raison, iPidiblue, mais ce n'est que trop humain, ne trouvez-vous pas ? Ma pauvreté qui dura près de quatre ans n'était provoquée que par ma volonté d'arriver à quelque chose d'honorable dans la vie (c'est le cas, n'est-ce pas ?). A 26 ans j'ai renoncé à travailler parce que je savais qu'il me faudrait dix ans pour avoir tous les certificats de licence qu'il me fallait pour pouvoir passer le CAPES. Faire des études scientifiques en tenant un emploi est une gageure. Mais j'ai commencé de travailler à 18 ans. Je n'ai été étudiant à temps plein que quatre ans. J'avais autour de moi, parmi des étudiants sérieux, des fils à papa qui ne glandaient pas grand-chose - ni emploi salarié ni efforts démesurés dans leurs études.
Je me serais volontiers passé de ces années de solitude studieuse.
Mais je pense que je n'avais pas le fond de l'âme que vous décrivez, car ma pauvreté était provisoire, et je savais que le résultat serait au bout.
Si vous n'avez jamais connu la pauvreté, tant mieux pour vous ! Auriez-vous eu de meilleurs sentiments que les autres pauvres - ceux de longue durée, les paumés, les fainéants, etc. - si vous aviez connu la pauvreté ?
Je ne vous souhaite pas de la connaître : ce n'est pas marrant du tout.
Moi qui l'ai connue, je ne méprise pas les gens pauvres, quand ils se crèvent au boulot pour gagner des clopinettes. Et quand j'ai vécu avec la portion congrue, j'ai étudié sérieusement, et mes résultats honorables (je n'ai jamais brillé) m'ont aidé à patienter.
Cela me fait penser à ceux qui veulent faire un séjour en prison sans que les vrais prisonniers sachent qu'ils ne le sont pas vraiment, afin de savoir ce que c'est. Généralement, ils le savent en quelques jours; pas besoin d'y rester des années. Mais à part cela, quelle différence ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Le 15 mai 2010, mais je ne me rappelle plus à quelle heure.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire

Vous n'aviez pas de montre ;o))) ?

Écrit par : Moot | 10 février 2010

La vie est une longue patience, Francis Penin et je ne sais pas si c'est Sun Tzu ou Boudha qui l'a dit le premier ...

Écrit par : iPidiblue patience et longueur de temps | 10 février 2010

et mince, on ne vient pas une journée et on loupe !

Monsieur Penin, je vous lirai demain.

Tailletruc : le verbe existe, même si il n'est pas très joli donc je me tamponne le coquillard de vos remarques rugueuses.

Écrit par : exTC | 10 février 2010

Mais il faudrait que les hauts dignitaires du PS sussent[...]

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Pourtant ils le font déjà très bien !

Pardon...

Ecrit par : Joe | 10 février 2010
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Joe, mon cher, ne savez-vous pas que je suis intransigeant sur la concordance des temps ?
Cela donnerait :"Il faudrait que les hauts dignitaires du PS suçassent."
Je vous laisse le soin de préciser le complément d'objet direct.
Et comme "objet direct", ça se pose un peu là, si c'est ce que vous pensez. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Mais Francis Penin, est-ce que les pauvres aiment les pauvres ? Moi qui suis vraiment le plus pauvre d'ici - je veux dire des intervenants de ce blog - je n'ai pas le sentiment d'être extrêmement désiré ...
Quand les pauvres se supportent les uns les autres c'est déjà beaucoup ...

Ecrit par : iPidiblue monitorat d'Allopsi2 | 10 février 2010
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Je ne vous voyais pas comme ça !
J'ignore si les pauvres aiment les pauvres.
J'aime les gens aimables, pauvres ou riches, bien que je ne fréquente pas de gens riches. Je n'ai pas revu mon cousin riche, très riche (grâce à son intelligence et son courage) depuis 1999, et n'éprouve aucun besoin de le revoir. Je crois que notre dernière conversation, à l'époque, l'a quelque peu échaudé. Il s'attendait à ce que je disse "bravo !" à chaque fois qu'il proférait un de ces lieux communs si familiers dans la bouche des parvenus. Il savait que j'étais agrégé et, lui qui sait tout juste lire et écrire (avec une faute par mot) avait besoin de montrer sa supériorité. Il me dit notamment qu'en France, on payait trop d'impôts. Je lui répondis simplement que ma femme et moi gagnions ensemble 35000 francs nets par mois (environ - j'ai oublié les sommes précises) et que nous payions dix mois par an un impôt sur le revenu de 6000 F environ, et que nous parvenions à vivre correctement avec ce qui nous restait. Voyant son visage se renfrogner, je me retins d'ajouter que nous n'avions pas de goûts dispendieux. Il aurait d'ailleurs fallu que je lui expliquasse le sens du mot "dispendieux". Je m'en suis donc dispensé. Deux jours après l'avoir quitté, je lui écrivis pour lui annoncer que j'avais tout juste une petite-fille qui venait de naître, en le remerciant de nouveau de son hospitalité pendant cinq jours (sur son invitation). Il ne me répondit pas (il ne m'a certes jamais écrit une lettre ! son unique moyen de communication était le téléphone). Il ne me retéléphona plus jamais. Et savez-vous quoi ? Cela me sied parfaitement !
Pourvou que ça doure !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Le lien vers un article de Natacha polony :

http://blog.lefigaro.fr/education/2010/01/voile-integral-education-reeducation.html

qui peut apporter encore quelques éléments de réflexion complémentaires.

Écrit par : Robert | 10 février 2010

Heureux homme qui avez gardé une sensibilité de violette, alors que je m'enfile Massacre à la tronçonneuse et l'ensemble des "Freddy" sans que ça me fasse battre un cil…
Mimesis et catharsis sont en bateau, Mimesis tombe à l'eau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 février 2010
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Si c'est bien à moi que vous dites cela, je confirme. Je ne suis pas qu'un froid professeur de sciences physiques, discipline austère s'il en est. Je suis aussi chanteur de musique classique, amateur de bon niveau. Et, quand je chante un air de "Don Quichotte" de Massenet, celui dans lequel il intime aux bandits de lui rendre le joyau qu'ils ont dérobé à Dulcinée, j'espère être convaincant avec ces paroles :"Et je vous dis ceci, moi, le haut chevalier : c'est qu'il faut à l'instant me rendre le collier pris au cou délicat d'une femme adorée ; le joyau, lui, n'est rien, mais la cause est sacrée !"
Pour cela, il faut une sensibilité de violette. Mais je suis sûr que vous n'en manquez pas, dans certaines circonstances appropriées.
Je connais le mot "catharsis", mais pas "Mimesis". M'sieu, puis-je avoir une brève explication de texte, s'il vous plaît ?
A charge de revanche, si vous voulez une explication sur un phénomène physique (de ma connaissance)... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Le cauchemar de Dracula, et en règle générale les films de Terence Fisher avec Christopher Lee, jouent sur une terreur esthétisante et poétique qui a fait mes délices lorsque j'avais seize ans. Rien à voir avec l'horreur crue de La nuit des morts-vivants, que j'ai vu, je crois, en 1969, dans une salle pleine d'étudiants. Au bout de dix minutes de projection, les ricanements ont cessé. Lorsque la lumière s'est rallumée, un silence de mort planait sur la salle. Tout le monde était sous le choc. Depuis, on a pu voir tellement de films gore que le spectateur moyen s'est blindé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010
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Oui, Sylvie. J'ai bien aimé l'esthétisme poétique de Terence Fisher. Mais certains passages me faisaient frissonner.
Mes enfants sont bien plus blindés que moi !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Il m'expliquait que son beau-père était odieusement riche et faisait pareil avec les Bentley. Pour ma part, je n'ai pas de voiture ... Suis-je pauvre pour autant ?

Ecrit par : Joe | 10 février 2010
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Non, vous n'êtes pas nécessairement pauvre pour cela.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 février 2010

Sans doute, trop longtemps l’institution s’est-elle enfermée dans le fameux « déni de réalité » de ses problèmes trop longtemps confinés dans le secret des établissements : « tout va très bien, Madame la Marquise »… Remonter la pente est-il sans doute à présent d’une infinie difficulté.

Ecrit par : Robert | 10 février 2010
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Je suis rempli de confusion par votre compliment, Robert !

Je ne pense pas que remonter la pente soit d'une difficulté insurmontable. Mais je n'irai pas jusqu'à dire que ce serait chose aisée pour qui le voudrait.
Le problème est que personne ne le veut, ou alors c'est à n'y plus rien comprendre ! Car si quelqu'un le veut vraiment, à gauche ou à droite, ce quelqu'un est bien malhabile.
Il faut pour commencer que les établissements scolaires redeviennent des forteresses, qu'on ne puisse y entrer qu'en montrant patte blanche. Or, ce sont des passoires ! On voudrait qu'il s'y passât des horreurs qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Et, d'ailleurs, il s'en passe. :-(
Le président de la République a dit, je crois, qu'il fallait sanctuariser les écoles et les collèges et les lycées. Mais, sacré nom de Dieu ! qu'attend-il pour le faire ?
Et rétablir les retenues de quatre heures le mercredi matin (ou l'après-midi pour les lycéens qui ont des cours le matin du mercredi), et les exclusions définitives pour les élèves de plus de seize ans qui traitent les profs de cons en classe. Oui, oui, je sais, ils le font pour qu'on les vire. Et alors ? Si on les garde, ils passent à la vitesse supérieure : l'agression physique. Et si on les garde, apprennent-ils plus et mieux pour cela ?
Alors ! quoi ? Si ce n'est pas de l'hypocrisie, toute cette politique scolaire depuis 1970, tous gouvernements confondus, qu'est-ce donc ? !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

D'ailleurs le souhaite-ton réellement comme le suggère Francis ? Ne préfère-t-on pas un cheptel corvéable capable d'enrichir l'élite incestueuse ?

Ecrit par : Marilyse | 10 février 2010
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Peut-être ai-je mal exprimé ma pensée, Marilyse. Je ne crois pas avoir suggéré que quiconque ayant quelque pouvoir de changer les chose souhaite réellement qu'on remonte la pente.
Non, mon impression est, au contraire, que les hommes politiques de tous bords s'accommodent de la situation actuelle qui maintient la grande majorité du peuple dans l'ignorance ou, à tout le moins, dans l'absence d'excellence, dans l'instruction approximative et limitée au strict nécessaire pour être rentable au travail.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Vous n'aviez pas de montre ;o))) ?

Ecrit par : Moot | 10 février 2010
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Je suppose que non. Ni d'imperméable, for that matter. Ni de chapeau de soleil. J'ai un vague souvenir d'une blague dans laquelle un type laisse son préservatif où il ne faut pas. Ah ! ça y est ! Il prend un fétu de paille pour aller rechercher le préservatif mais il le casse et, de guerre lasse (fine allusion au repos du guerrier, enfin... je vous laisse juge), il laisse tomber. Neuf mois plus tard, un enfant vient au monde avec un imperméable et un chapeau de paille.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Philippe Bilger est un homme d'ordre, ce qui est bien le moins vu les fonctions qu'il a exercées.
Ecrit par : guy morel | 10 février 2010

Dire n'importe quoi pour le plaisir de faire du bruit avec la bouche, et confondre présent et passé-composé, beau palmarès.
Pour votre gouverne, Bilger est TOUJOURS magistrat (Avocat Général à Paris ) ce qui ne l'empêche nullement d'écrire, car c'est en fait à cela qu'un magistrat du Parquet passe le plus clair de son temps, écrire pour requérir, et il écrit aussi pour se divertir et nous avec, et pour se défouler je suppose.
Quel besoin, sinon celui de l'ouvrir pour ne rien dire quand on ne connait rien du bonhomme, d'ajouter quoi que ce soit à un si bon texte ?

Et du même, pas Bilger, GM:
"Et qu'y a-t-il de commun entre un Nemo qui préconise à la fois des programmes à la carte et le chèque éducation et les partisans de programmes de haut-niveau applicables partout dans le cadre d'un instruction gratuite et laïque ?"


EH bien tout, mon pauvre monsieur!Les deux premiers sont des éléments essentiels d'un système éducatif fondé sur la liberté, et dans les pays qui ont la chance le connaître, la seconde configuration en est le résultat. LAIQUE cela veut dire LIBRE et NEUTRE.
Mais GM ne peut pas plus comprendre cela que ce que Joe et Cadichon ont en commun. Merci pour notre bel éclat de rire.

Pas plus qu'il ne peut comprendre que la liberté pédagogique a pour corollaire l'évaluation (des profs œuf corse) et il en rajoute, pour le cas où on n'aurait pas encore pris la mesure de son handicap.

"l'évaluation est approuvée aujourd'hui bruyamment par Le Bris ( voir l'entretien dans Familles chrétiennes) qui en fait même le pendant et la condition de la liberté pédagogique. Autrement dit, l'instrument de contrôle, non des acquis des élèves - ça des compostions peuvent le faire -, mais des
enseignants. Sacré 'frère d'armes" !
Ecrit par : guy morel | 09 février 2010

Dans un des liens cités, pour ceux qui ne sont pas allés voir, un article excellemment écrit taille un superbe costard à MDB.
je le remets
http://www.r-lecole.freesurf.fr/
"Le mérite est synonyme d'injustice puisqu'il empêche la réussite de tous : c'est encore une cosméticienne qui a trouvé ça, Marie Duru-Bellat, sociologue de son état. Or au pays des magiciens de la cosmétique, la réussite est... un droit. La solution est toute trouvée : le tape à l'œil et le glamour"

On ne pouvait pas mieux ridiculiser l'utopie égalitariste, cause de tous ces ravages.
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Écrit par : Cadichon | 11 février 2010

« Tailletruc : le verbe existe, même si il n'est pas très joli donc je me tamponne le coquillard de vos remarques rugueuses. »
exTC | 10 février 2010

Tamponnez, mon bon, tamponnez, vous ne savez pas qui vous tamponnera.
Reste qu'il est quand même légitime de se demandationner comment il se fait que quelqu'un qui, si j'ai bien compris, se dit professeur de maths — ou prétend avoir étudié la mathématique — ignore — ou néglige d'employer — le verbe « résoudre ».

Écrit par : Tailleboudin | 11 février 2010

@ Francis- Wikipedia :
Mimesis est un terme grec signifiant imitation, dont le sens a évolué au cours des siècles.

Platon (La République, livres III et X) et Aristote (Poétique) emploient le mot mimesis pour désigner les arts d'imitation, c'est-à-dire les différentes formes poétiques et la représentation du réel par la littérature. Le mot est utilisé par divers chercheurs pour désigner des types variés d'imitation.

Écrit par : nicolas | 11 février 2010

Pendariès, merci d'avoir parlé du film de Peter Jackson. Télérama l'a tellement éreinté que j'hésitais à aller le voir. Je devrais pourtant savoir que la spécialité de ce magazine -que je continue à acheter je ne sais pourquoi - est de passer à côté de chefs-d'oeuvre majeurs. Ce fut le cas pour Excalibur et Shining. Je me rappelle encore leur formule : "Stanley Kubrick a voulu faire un film d'épouvante; il a fait un film épouvantable."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

Bien plus près de nous rappelons leur empressement à chanter les louanges de "KATYN", dans un magnifique exemple de procrastination idéologique.
Indécrottables.



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D'ailleurs le souhaite-ton réellement comme le suggère Francis ? Ne préfère-t-on pas un cheptel corvéable capable d'enrichir l'élite incestueuse ?
Ecrit par : Marilyse | 10 février 2010
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Peut-être ai-je mal exprimé ma pensée, Marilyse. Je ne crois pas avoir suggéré que quiconque ayant quelque pouvoir de changer les chose souhaite réellement qu'on remonte la pente.
Non, mon impression est, au contraire, que les hommes politiques de tous bords s'accommodent de la situation actuelle qui maintient la grande majorité du peuple dans l'ignorance ou, à tout le moins, dans l'absence d'excellence, dans l'instruction approximative et limitée au strict nécessaire pour être rentable au travail.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Je ne pense pas que ce soit cela le fond du problème. Je ne crois pas dans cette conspiration contre l'intelligence pour servir les noirs desseins de quelques-uns qui viennent d'horizons idéologiques trop divers, pour ne pas dire diamétralement opposés, pour que ce schéma explicatif ait une valeur indicative quelconque.

Si rien ne change avec des ministres de droite, c'est que les fossoyeurs de l'école qui ont inspiré les lois scélérates, comme la loi Jospin de 89, les programmes de français de 1996 et 2001, ont tellement bien consolidé leurs positions depuis la Libération et encore plus durant les deux décennies où la gauche fut au pouvoir, qu'ils sont indéboulonnables.


Elle n'est sûrement pas un cas unique l'histoire que raconte Wettstein-Badour: comment Robien se fit entuber par son entourage, avec un arrêté ministériel censé interdire la globale et au bout du compte a signé un texte qui disait le contraire, mais qui était rédigé dans un tel charabia qu'il n'y a vu que du feu. Pas bien malin, certes, mais Darcos avait compris, il était du sérail, et il s'y est pris autrement.

Ce n'est pas demain la veille qu'on aura quelqu'un comme lui rue de Grenelle, les gardiens du temple ne se feront pas prendre à revers une autre fois. Chatel, c'est une belle erreur de casting pour les défenseurs de l'école des savoirs mais pour eux, ses fossoyeurs, c'est une aubaine. Ce sont toujours eux qui mènent la danse, on leur fournit aimablement des marionnettes. La révolte ne peut venir que des profs, et tout a été dit à ce sujet. C'est sans espoir. Les désobéisseurs sont bien meilleurs "communicateurs". Pourquoi? parce que le discours gna-gnasse plaît plus que le serrage de boulons.

Écrit par : Cadichon | 11 février 2010

Eh bien, Cadichon, sur le casing, nous sommes parfaitement d'accord (qui en aurait douté, d'ailleurs ?)

Francis, mimesis et catharsis sont les deux moments indispensables de la tragédie antique, d'après Aristote. Un, vous vous identifiez, et Deux, les déboires du héros auquel vous vous êtes identifié vous purgent (c'est le sens de catharsis) de toute envie de l'imiter. Je crois que les films de terreur fonctionnent peu ou prou sur le même principe — on n'a peut pour ne plus avoir peur : d'où leur attrait pur les jeunes, auprès desquels ils ont une vraie fonction pédagogique — Freddy, c'est Sophocle un peu dévalué…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 février 2010

« Tailletruc : le verbe existe, même si il n'est pas très joli donc je me tamponne le coquillard de vos remarques rugueuses. »
exTC | 10 février 2010

Tamponnez, mon bon, tamponnez, vous ne savez pas qui vous tamponnera. Reste qu'il est quand même légitime de se demandationner comment il se fait que quelqu'un qui, si j'ai bien compris, se dit professeur de maths — ou prétend avoir étudié la mathématique — ignore — ou néglige d'employer — le verbe « résoudre ».
Ecrit par : Tailleboudin | 11 février 2010


Bien dit, Tailleboudin, et je vous remercie d'avoir relevé mon "peu me chauD!!! C'est un gros celui-là. Il va chaloir que je me churveille car je n'ai même pas l'excuse d'un glissement inconscient vers des températures plus clémentes pour échapper au blizzard ambiant. La neige n'a commencé à tomber que ce soir, et encore, juste deux malheureux cms, C'est le monde à l'envers. Washington qui croule sous 1m50 de neige et Boston qui voit poindre les crocus.
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Bon Jean-Paul, si vous êtes debout c'est qu'il faut vite que j'aille me coucher.

Écrit par : Cadichon | 11 février 2010

Les jeux Olympiques d'hiver de Washington ont commencé...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2010

Le but de ce blog n'es pas de flâter son ego avec de jolis mots.la realité quant à elle est sur le terrain.trouvez des solutions,vous hommes de metier les choses avanceront.il est triste de constater que certaines discussions ne s'arrètent qu'aux remarques de ponctuation.

Écrit par : hugues | 11 février 2010

Ce ne sont pas des discussions. Pour pouvoir discuter, il faut pouvoir lire ce qui s'écrit. Et sans ponctuation, makash walou !

Écrit par : nicolas | 11 février 2010

"Le but de ce blog n'es pas de flâter son ego avec de jolis mots.la realité quant à elle est sur le terrain.trouvez des solutions,vous hommes de metier les choses avanceront.il est triste de constater que certaines discussions ne s'arrètent qu'aux remarques de ponctuation."

Ecrit par : hugues | 11 février 2010

Les solutions passent aussi par l'intransigeance. A tous les niveaux, y compris celui des expressions, (écrite et orale), qui sont beaucoup plus un "marqueur" que l'épiphénomène que vous semblez suggérer.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2010

Non, mon impression est, au contraire, que les hommes politiques de tous bords s'accommodent de la situation actuelle qui maintient la grande majorité du peuple dans l'ignorance ou, à tout le moins, dans l'absence d'excellence, dans l'instruction approximative et limitée au strict nécessaire pour être rentable au travail.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Le complot des politiques pour rendre le peuple crétin est une idée discutable. A vrai dire, ils s'en fichent du peuple. Le peuple leur pose deux problèmes face à l'éducation: comment faire en sorte que l'éducation coûte moins cher à l'état, d'où le désengagement de l'état sur les collectivités locales et l'autonomisation des bahuts etc. Et comment conjointement ne pas trop fâcher les parents qui sont des électeurs. Car ces politiques n'ont qu'un souci, c'est celui de rester en place. On le voit tous les jours.
Tant qu'on a pu économiquement se payer le luxe d'offrir beaucoup à de plus en plus de d'élèves et d'étudiants, cela n'a pas posé de problèmes. Les temps sont redevenus difficiles. C'est tout.
Ensuite on a certains crétins qui voulaient depuis si longtemps l'auto gestion des bahuts et autres âneries du genre auxquels les hommes politiques de droite offrent un boulevard. Car quand même, ceux qui ont déjà quelques années de vie dans l'EN, auraient-ils cru dans les années 70/80 que des syndicats comme le SGEN et autres fadas du genre marcheraient la main dans la main avec un gouvernement de droite? Et pouvait-on imaginer une droite tombant si bas qu'elle prépare ses réformes avec ces illuminés taxés d'extrême-gauche il y a bien longtemps?
Et les autres syndicats, SNALC compris ( qui a signé les points de convergence d'où toutes ces belles réformes sont parties), que font-ils? Ils font comme les hommes politiques. Ce sont des hommes et des femmes qui font carrière en co gérant avec l'administration. Des petits potentats locaux qui frémissent quand ils ont obtenu leur entrée ou leur passage dans un cabinet ministériel. Il tissent leur réseau, construisent leur carnet d'adresses. Et ma foi, la destruction de la structure jacobine de l'EN leur permet de grenouiller encore plus localement. Les affaires ne vont pas plus mal pour eux avec cette autonomisation au contraire. Vous savez cette illusion d'être un peu important, d'avoir un peu de pouvoir parce qu'on se déplace à gauche, à droite, tout frais payé, parce qu'on montre sa bobine aux profs, considérés comme des grouillots de base et qui sont là pour justifier leurs petites actions et leur petit pouvoir.
Alors effectivement, le peuple là dedans, il n'y a guère que les enseignants de terrain qui s'en préoccupent et que la situation fâche. Parce que la réforme,nous, nous allons devoir faire avec. Les hommes politiques ont fait leurs économies ( Bercy est le seul vrai ministère de l'EN) et les syndicats vont trouver un autre nonos à faire ronger aux profs. Car la réforme, elle est faite pour les syndicats; ils passent à autre chose. Il faut bien que leurs décharges horaires et décharges à plein temps soient justifiées.
Je rêve de profs qui fichent tous les syndicats par terre et qui se défendent eux-mêmes sans recréer une classe d'apparatchiks. Mais je rêve, je sais.

Écrit par : Dream | 11 février 2010

@ "LAIQUE cela veut dire LIBRE et NEUTRE." Cadichon

Libre : selon Nemo, les programmes doivent être adaptés à la demande des parents.

Neutre : selon Coffinier ( article dans la Nef), l'enseignement, dans toutes les matières, doit célébrer le Seigneur.

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

@ "LAÏQUE cela veut dire LIBRE ET NEUTRE" Cadichon

Libre :
"Les familles qui ont des savoirs différents, des échelles de valeurs différentes, des choix politiques différents, des genres et des styles de vie différents, des projets professionnels différents, ne peuvent admettre pour leurs enfants une école enseignant à tous les mêmes programmes."
Philippe Nemo, Sur le pluralisme scolaire.

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

La révolte ne peut venir que des profs, et tout a été dit à ce sujet. C'est sans espoir. Les désobéisseurs sont bien meilleurs "communicateurs". Pourquoi? parce que le discours gna-gnasse plaît plus que le serrage de boulons.

Ecrit par : Cadichon | 11 février 2010

Les "désobéisseurs" sont des caricatures de révolutionnaires qui ne mettent aucunement le gouvernement en danger. Bien au contraire. Ce n'est pas tout à fait un hasard s'ils ont le vent en poupe. Ils sont dans la même démarche d'opposition verbale systématique que les "révolutionnaires anti-capitalistes" du NPA. On peut même dire qu'ils sont les alliés objectifs du Sarkozisme.

La corporation des profs n'est pas en mesure d'intervenir de façon déterminante dans la casse de leur outil et de leurs conditions de travail. Contrairement aux révoltés du Conti, ils auraient tout à perdre en se "révoltant": traitements, sécurité d'emploi et quelques autres petits privilèges à eux encore concédés. Le pouvoir les tient par là. Ils ne bougeront pas sauf à l'occasion des promenades rituelles organisées par leurs syndicats corporatifs.

Quand à l'espoir de voir le système scolaire se réformer rationnellement et techniquement de l'intérieur, c'est-à-dire, sans en passer par des mesures politiques radicales s'attaquant aux racines des problèmes (l'exclusion et le sacrifice de fractions entières de la population sur l'autel de l'ultra-libéralisme), il est, hélas, ce qui retardera longtemps le règlement global du problème.

Écrit par : marigot | 11 février 2010

Pourquoi vous cassez la tête, Guy ? Libre, ça veut juste dire que vous pouvez placer vos enfants dans n'importe quelle école de votre choix, sous réserve qu'il soit accepté.

Cela signifie qu'il faut faire porter la vigilance sur l'égalité d'accès à toutes les écoles (critères de recrutement des élèves objectifs et non discriminatoires) et ensuite roulez jeunesse.

Pourquoi cherchez vous à compliquer ce qui ne l'est pas ?

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Celle-là, elle me fait trop rire !


Ulcérée par la « vantardise » de Patrick Balkany, Brigitte Bardot pense se lancer dans une procédure judiciaire.
Ce qui est rigolo, c’est que si Brigitte Bardot avait épousé Patrick Balkany, on aurait surnommé l’ex-actrice BBB. Si, c’est rigolo.

Mais cela n’aurait certainement jamais pu arriver car Brigitte Bardot dément à tout rompre les allégations du maire de Levallois-Perret dans son livre Une autre vérité, la mienne. Il affirme avoir eu une relation avec l’ancien sex symbol dans les années 60. « Mensonge » a répondu BB.

Dans le Parisien, on apprend aujourd’hui que son avocat songe à « saisir le juge des référés pour imposer à l’éditeur de publier un démenti, d’insérer un feuillet-démenti de BB dans le livre et, d’autre part, une assignation sur le fond. »

Patrick Balkany, quant à lui, ne dévie pas de sa trajectoire. Interrogé hier, il a répondu : « Plus rien ne m’étonne. Je trouve cela très triste pour elle. » Ce qu’on trouve vraiment triste, nous à Voici.fr, c’est que si effectivement, Patrick Balkany a couché avec BB et qu’elle ne s’en souvient pas, c’est un peu la honte pour lui.
P.L.N

Écrit par : dobolino | 11 février 2010

Quand à l'espoir de voir le système scolaire se réformer rationnellement et techniquement de l'intérieur, c'est-à-dire, sans en passer par des mesures politiques radicales s'attaquant aux racines des problèmes (l'exclusion et le sacrifice de fractions entières de la population sur l'autel de l'ultra-libéralisme), il est, hélas, ce qui retardera longtemps le règlement global du problème.

Ecrit par : marigot | 11 février 2010

Marigot, vous êtes d'une constance désarmante. Je m'y essaie encore une nouvelle fois.

Le système actuel ne peut en aucun cas être assimilé ou rapproché du libéralisme. Le libéralisme exige une égalité de droits (différente de l'égalitarisme). Cela signifie qu'un enfant doit pouvoir bénéficier du même enseignement quelle que soit son origine. Or, qu'observons nous dans le système actuel ? Les enfants pauvres sont cantonnés à l'exclusion via l'instruction publique, tandis que les enfants plus aisés peuvent se rattraper à l'aide de cours particuliers ou d'établissements privés. Je vous le demande : où est l'égalité là dedans ? En quoi cette situation est elle compatible avec les valeurs du libéralisme (liberté, égalité, responsabilité) ?

Par contre, que l'exclusion favorise certains partis politiques (la gauche qui voit son électorat de pauvres débiles augmenté, les extrêmes qui jouent sur les peurs facilement excitables de cette population, et la droite qui en récupère une partie en jouant sur les mêmes ficelles), vous pouvez y aller autant que vous voulez, je ne vous contredirais pas trop.

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Neuf mois plus tard, un enfant vient au monde avec un imperméable et un chapeau de paille.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010
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Non, avec un chapeau de soleil (en paille bien sûr)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

@Joe
Vous écrivez : "un enfant doit pouvoir bénéficier du même enseignement quelle que soit son origine."

Expliquez-moi comment c'est compatible avec :

"Les familles qui ont des savoirs différents, des échelles de valeurs différentes, des choix politiques différents, des genres et des styles de vie différents, des projets professionnels différents, ne peuvent admettre pour leurs enfants une école enseignant à tous les mêmes programmes."
Philippe Nemo, Sur le pluralisme scolaire.

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Pourquoi vous cassez la tête, Guy ? Libre, ça veut juste dire que vous pouvez placer vos enfants dans n'importe quelle école de votre choix, sous réserve qu'il soit accepté.
Pourquoi cherchez vous à compliquer ce qui ne l'est pas ?
Ecrit par : Joe | 11 février 2010
Que pensez-vous de ce qui suit, Joe ?

"Après avoir abordé la place de la vérité et de la raison, il nous faut à présent étudier celle de la foi dans l’école. Cette dernière n’est pas un sentiment optionnel auquel certains s’adonnent irrationnellement en privé. Il convient d’y voir le couronnement de la raison, ce qui lui donne sa noblesse-même. L’institution scolaire doit manifester qu’elle reconnaît une telle place pour la foi, dans son organisation des matières comme dans l’esprit de son enseignement. L’école doit ordonner « toute la culture humaine à l'annonce du salut de telle sorte que la connaissance graduelle que les élèves acquièrent du monde, de la vie et de l'homme, soit illuminée par la foi »
Anne Coffinier, L'école, la foi et la raison

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

@ "LAÏQUE cela veut dire LIBRE ET NEUTRE" Cadichon


NEUTRE : "L’école doit ordonner « toute la culture humaine à l'annonce du salut de telle sorte que la connaissance graduelle que les élèves acquièrent du monde, de la vie et de l'homme, soit illuminée par la foi »
Anne Coffinier, L'école, la foi et la raison

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Francis, mimesis et catharsis sont les deux moments indispensables de la tragédie antique, d'après Aristote. Un, vous vous identifiez, et Deux, les déboires du héros auquel vous vous êtes identifié vous purgent (c'est le sens de catharsis) de toute envie de l'imiter. Je crois que les films de terreur fonctionnent peu ou prou sur le même principe — on n'a peut pour ne plus avoir peur : d'où leur attrait pur les jeunes, auprès desquels ils ont une vraie fonction pédagogique — Freddy, c'est Sophocle un peu dévalué…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 février 2010
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Merci, Jean-Paul. "Catharsis" est dans le Petit Robert avec la définition selon Aristote. Mais pour "mimesis", absent de mes dictionnaires, je n'ai pu deviner que le sens d'imitation. Merci de votre explication !
Tout est clair, maintenant.
Freddy, Sophocle "un peu" dévalué ! J'ai vu "Œdipe roi", la pièce était une traduction relativement récente d'un auteur vivant actuellement. C'est d'une autre tenue que Freddy.
Vous avez le goût de l'euphémisme ! N'est-ce pas ce qu'on appelle une litote, votre phrase, "Freddy, c'est Sophocle un peu dévalué..." ? (Les points de suspension sont éloquents.)
Pour être sérieux, maintenant, il serait souhaitable, en effet, que les spectateurs fussent dissuadés d'imiter le personnage. Malheureusement, ça ne marche pas avec tout le monde.
Ce serait bien si mimesis tombait à l'eau avant l'irréparable, et que seul restât catharsis.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Brigitte Bardot dément avoir eu une aventure avec Patrick Balkany : « j’adore les animaux, mais il y a quand même des limites ».

Ceci-dit, comme je l'ai entendu dire par Daniel Morin, sur France-Inter tout à l'heure, "si B.B. cherche à se venger de Balkany, elle n'a qu'à coucher avec lui maintenant"... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2010

@ Francis- Wikipedia :
Mimesis est un terme grec signifiant imitation, dont le sens a évolué au cours des siècles.

Platon (La République, livres III et X) et Aristote (Poétique) emploient le mot mimesis pour désigner les arts d'imitation, c'est-à-dire les différentes formes poétiques et la représentation du réel par la littérature. Le mot est utilisé par divers chercheurs pour désigner des types variés d'imitation.

Ecrit par : nicolas | 11 février 2010
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Merci, Nicolas. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Pendariès, merci d'avoir parlé du film de Peter Jackson. Télérama l'a tellement éreinté que j'hésitais à aller le voir. Je devrais pourtant savoir que la spécialité de ce magazine -que je continue à acheter je ne sais pourquoi - est de passer à côté de chefs-d'oeuvre majeurs. Ce fut le cas pour Excalibur et Shining. Je me rappelle encore leur formule : "Stanley Kubrick a voulu faire un film d'épouvante; il a fait un film épouvantable."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010
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Tout à fait d'accord avec vous, Sylvie. Télérama est d'une bonne tenue, mais le lecteur n'est nullement tenu de partager les goûts de ses rédacteurs. Qu'il s'agisse de cinéma ou de musique classique, Télérama m'énerve. Pour se racheter, il publie des avis contraires de temps en temps. Dans ce domaine, après tout, tout n'est-il pas subjectif ?
Je me demande si la production de la BBC, "Pride and Prejudice", trouverait grâce aux yeux de Télérama, dans la version originale. Je n'ai jamais vu la version française (qui existe, me semble-t-il). Peut-être serais-je déçu par la version française. Je ne la manquerai pas si elle passe sur la télévision française. C'est arrivé, je crois, mais je n'avais encore connaissance ni du roman, ni de son adaptation cinématographique.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

"Pride and prejudice" a été effectivement diffusé sur le câble, dans une version française qui m'a paru très honorable. J'aurais cependant préféré la VO, à condition d'avoir de bons sous-titres !
Cette production (VO et version française) est actuellement disponible en DVD.
Il y a aussi le film de J. Wright, avec Keira Knightley dans le rôle de Lizzie. Moins fidèle au livre, mais tout de même très agréable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2010

Bonjour, je vous écris d'une salle de cours.
Mes 3DP6 préparent leur ASSR2 (obligatoire pour passer le permis à 18 ans) - 5 heures de cours pour cela sont prévues.
Je ne fais rien (ils s'entraînent via un site internet www.code3000.net); c'est bien... juste avant les vacances.
Sinon, 2 élèves (sur 15 présents) ont eu la moyenne au BEPC blanc (copies corrigées par un collègue) en Français (ils n'ont pas su passer du discours direct au discours indirect, reconnaître le plus-que-parfait, tous ont eu 0/7 à la dictée, entre autres), et 3 autres en Histoire (comme ils n'écrivent pas le paragraphe argumenté, ils perdent 18 points/40).
Les copies que je corrige (d'élèves qui ne sont pas les miens) sont pires encore...

Et j'ai encore à donner 3 heures obligatoires de préparation au ASSR2. Mais comme les élèves ne révisent pas leur Français, leur Histoire, leur Géographie, leur Education Civique, Juridique et Sociale, à quoi bon m'en faire?

J'ai déposé ma demande d'année de disponibilité, je suis déjà ailleurs. Comme une collègue qui est revenue d'un tour du monde (de deux ans) et qui a aujourd'hui le dos bloqué - parce que, psychosomatisant, cela l'emmerde de faire le flic, de donner son temps de vie à des ados qui se foutent de travailler, d'apprendre -, et qui part - définitivement - à la fin de l'année scolaire pour reprendre sa route où elle l'avait laissée, au Chili. J'admire.

Écrit par : Pendariès | 11 février 2010

Ce qu’on trouve vraiment triste, nous à Voici.fr, c’est que si effectivement, Patrick Balkany a couché avec BB et qu’elle ne s’en souvient pas, c’est un peu la honte pour lui.
P.L.N

Ecrit par : dobolino | 11 février 2010
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Ah, ah, ah !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

"Freddy, un Sophocle dévalué"... J'apprécie énormément la formule, Jean-Paul.

Si l'on réfléchit à l'horreur, la terreur dans le cinéma contemporain, voici ce qui peut être dit: les plus gros succès récents montrent une violence purement graphique: c'est le corps, la chair qui souffrent, qui sont ouverts, tailladés découpés, évidés, - frontalement (voir les Saw, les Hostel - et leurs dérivés Direct To Video - DTV), et sans possibilité cathartique: le spectateur ne compâtit plus devant les souffrances de la victime - qui n'est plus que l'objet vivant sur lequel travaille le sadique sur l'écran. C'est une chose, un sac à viande qui n'a plus de passé, plus d'histoire. Plus de destin sous le regard des dieux. Ceux qui torturent pour leur plaisir sont l'homme ou la femme de tous les jours.
Voici ce que regardent les ados pour, non plus le frisson, ou la peur, mais le dégoût; puis l'impassibilité face à l'avalanche d'images craspecs. Il faut écouter la musique fort, boire vite et beaucoup, rouler à fond, baiser.

Écrit par : Pendariès | 11 février 2010

Une adolescente rouée de coups à la sortie d'un collège de Seine-Saint-Denis
LEMONDE.FR avec AFP | 11.02.10 | 12h18

Une adolescente de 14 ans a été rouée de coups à la sortie d'un collège de Tremblay-en-France à la mi-janvier après un jeu qui a mal tourné. Une enquête a été ouverte par la police, a-t-on appris jeudi 11 février, de source policière.

La mère de l'adolescente a témoigné sur Europe 1 de la "violence" de cette agression, ajoutant que sa fille vit depuis "un cauchemar".
Trois de ses présumés agresseurs, accuse-t-elle, sont retournés au collège après avoir été exclus de l'établissement pour ces faits et, dit-elle, il n'est pas question que sa fille "retourne dans ce collège" comme il est, selon elle, prévu.

Écrit par : Pendariès | 11 février 2010

Pride and prejudice" a été effectivement diffusé sur le câble, dans une version française qui m'a paru très honorable. J'aurais cependant préféré la VO, à condition d'avoir de bons sous-titres !
Cette production (VO et version française) est actuellement disponible en DVD.
Il y a aussi le film de J. Wright, avec Keira Knightley dans le rôle de Lizzie. Moins fidèle au livre, mais tout de même très agréable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2010
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L'idéal, Sylvie, est de connaître suffisamment l'anglais pour comprendre les dialogues en les lisant en même temps, dans la langue originale. C'est ce que j'ai fait. Il y a les sous-titres anglais pour les malentendants (je commece à l'être). Sans les sous-titres, je ne capte pas un mot sur quatre. Entendre les voix des acteurs mais lire un texte différent n'apporte pas grand-chose, me semble-t-il. J'ai lu une traduction française de ce roman. Même dans les passages traduits avec fidélité envers le texte original, on ne retrouve pas l'ambiance de la langue originale. La lecture n'en est pas moins utile pour qui ne connaît pas du tout l'anglais.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Ouais, c'est ça.


http://www.ecrans.fr/Jouer-a-chat-bite-sur-la-Toile,9172.html

Jouer à chat-bite sur la Toilep
ar Alexandre Hervaud, Camille Gévaudan, Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

Discuter en ligne avec des inconnus de manière anonyme ? Pas nouveau. Exemple : Omegle, lancé début 2009, qui permet à l’internaute d’être mis en relation avec un parfait inconnu au hasard. Avec le risque de tomber sur des adeptes de la drague en ligne ou des menaces de mort gratuites. Sauf que voilà, dialoguer par écrit, c’est so 2009. Désormais, le plus drôle, c’est de papoter, toujours avec n’importe qui, mais via sa webcam. C’est le principe de Chatroulette, un site lancé fin 2009 et qui attire une communauté certes restreinte (10 000 à 20 000 personnes, en moyenne) mais qui grandit rapidement grâce à la couverture médiatique (des blogs d’ados jusqu’au New York Magazine) consacrée au phénomène. Le principe ? Simplissime. Deux écrans. Sur celui du bas : vous, enfin votre webcam (là où est écrit « You »). Sur l’autre : n’importe qui dans le monde (au-dessus est écrit « Stranger »). Et la possibilité de dialoguer, soit par micro interposé, soit par écrit. Et surtout de zapper et d’être zappé, en appuyant sur la touche « Next ». D’où le néologisme « nexter ».

Qui trouve-t-on derrière ce simple concept ? Aucune idée. Le site ne dévoile rien de ses créateurs, qui eux-mêmes ne répondent pas aux mails envoyés à l’adresse indiquée dans la page contact. Sachant que les flux vidéos sont potentiellement enregistrés, rien ne dit que les exhibitions 2.0 que permet Chatroulette ne finiront pas dans un film expérimental façon David Lynch, si on a du bol, ou, si on en a moins, dans l’arrière-salle d’un sex-shop.

On serait Grace Kelly et James Stewart dans Fenêtre sur cour, observant sans être vu le meurtre d’en face. Sauf que non, Chatroulette, c’est « Fenêtre sur fenêtre » : le meurtrier d’en face nous voit autant que nous le voyons. Perversion de la scoptophilie : le voyeur est vu et l’exhibitionniste mate. Mais avant de se terminer immanquablement en thriller hollywoodien (le héros assiste à un meurtre en direct, mais où a-t-il eu lieu et quelle police avertir, et comment s’assurer que ce n’était pas une mise en scène ?), Chatroulette tient aujourd’hui plus d’un peep-show numérique. Parfois pourtant, la conversation s’engage. Avec un type qu’on croit à l’autre bout du globe mais qui est à Paris, juste à côté, alors qu’on s’évertue depuis dix minutes à causer anglais. Avec deux Irakiens (et la conversation s’interrompt brutalement par ces mots « here is war »). Ou, une heure au moins, l’autre soir, avec un couple d’étudiants italiens, elle en droit, lui en informatique. Et de quoi parle-t-on, alors ? De « Miss Bruni » qui refuse d’aller au festival de San Remo, des mérites comparés de Berlusconi et Sarkozy, de la gauche atomisée des deux côtés des Alpes, de cinéma surréaliste, de la Maman et la Putain de Jean Eustache, d’hôtels parisiens pas chers.

Mais, la plupart du temps, Chatroulette, on va pas se mentir, c’est pas joli-joli. Même si le site n’est pas, à l’origine, pornographique, il s’est bâti une réputation sur deux caractéristiques principales. D’une part, la possibilité d’apercevoir des paires de seins dévoilés en direct par une interlocutrice pas farouche. D’une autre, de tomber sur un branleur brandissant son braquemart mollement tripoté. Qu’on le veuille ou non, c’est un peu la « promesse » du site, et on souhaite bon courage à qui voudrait trouver un utilisateur du bouzin uniquement motivé par la recherche de nouveaux amis. Dès lors, même si les deux cas de figure cités plus haut n’ont rien d’extraordinaire (si ce n’est le frisson du « vu en live »), l’internaute déboulant sur Chatroulette est généralement motivé par cette curiosité un peu glauque qu’on pourrait résumer à « moi aussi, je veux en voir, des bites et des nibards ». Si l’expérience peut parfois virer au pathétique quand elle est menée en solo, de nombreux internautes préfèrent la tenter en groupe, généralement avec un coup dans le nez. Comme si, à la façon des soirées nanars, le côté défouloir de Chatroulette était plus simple à assumer en bande que tout seul. Cette option n’est malgré tout pas forcément vouée à l’échec. On citera cette conversation sympathique en « tête à tête » avec un DJ américain fan d’electro française. Dix minutes de blabla courtois qui se sont soldées sans une seule vision de pénis, mais avec un échange d’adresses. De sites web, les adresses, faut pas déconner.

Mais à quelques rares exceptions près, la durée des conversations menées avec ces anonymes aléatoires avoisine le néant. Souvent, on a juste le temps de voir s’afficher son image à l’écran avant que la sentence tombe : « Vous avez été déconnecté. » Les interlocuteurs s’enchaînent, les moues de post-adolescents blasés défilent devant des salles de cybercafé ou des chambres obscures, sans même prendre la peine d’attendre qu’on ait fini de taper une phrase d’introduction. Jusqu’à ce qu’on tombe sur un type occupé à préparer sa ligne de coke sur un boîtier de Grand Theft Auto, la presque célèbre photo du pendu dans son garage (un faux, probablement, puisqu’on retombe dessus très régulièrement), ou un aventurier qui réclame des « tits ». No, sorry. Son doigt approche alors le clavier, lentement et inexorablement, pour finir sa course sur la fatale touche F9. Next.

Paru dans Libération du 10 février 2010

Écrit par : Pendariès | 11 février 2010

@ "LAÏQUE cela veut dire LIBRE ET NEUTRE" Cadichon


NEUTRE : "L’école doit ordonner « toute la culture humaine à l'annonce du salut de telle sorte que la connaissance graduelle que les élèves acquièrent du monde, de la vie et de l'homme, soit illuminée par la foi »
Anne Coffinier, L'école, la foi et la raison

Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Guy, si vous voulez m'entendre dire qu'avec le chèque éducation, il y aura des écoles plus que borderlines, je n'ai aucun problème à l'admettre. Tout bonnement parce que ces écoles trouvent leur public et existent d'ailleurs déjà.
La situation actuelle est pire puisque certains enfants vont dans ce genre d'écoles car le niveau est sensiblement meilleur et supportent ce bourrage de crâne sans broncher et certains professeurs vont y enseigner contre leurs convictions laïques pour avoir des classes disciplinées.

Dire que dans le cas d'une libéralisation, les écoles religieuses se multiplieront au détriment des écoles laïques, me semble improbable, tout bonnement parce qu'il n'y aura pas assez de professeurs convaincus de la nécessité d'un enseignement confessionnel pour remplir ces écoles !

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Retrouver l'autorité des professeurs c'est que semblent souhaiter tous les participants au blog de Birghelli, est-ce que je me trompe ? Ce qui veut dire traduit dans un langage aisément compréhensible, reconstituer la pression sociale qui existait il y a quelque décennies.
Mais cette pression sociale existait d'autant plus que les enfants étaient plus nombreux, que les places étaient chères, que la vie était plus courte, que etc etc cela voudrait dire refaire une France comme elle était il y a cinquante ou cent ans ! Plus menacée dans son existence, où l'existence personnelle était moins douce assujettie à un Etat qui avait droit de vie ou de mort etc.

Résumons le dilemne soit les amis de JPB sont d'atroces fachos - dans le vocabulaire bobo - qui souhaitent une main de fer dans un gant de fer soit ce sont d'épouvantables crétins qui souhaitent une bonne guerre atomique afin que tout le monde soit remis au pas !

Cultivons notre nostalgie comme dirait Francis Penin d'anciens pauvres qui "crevions" la dalle mais ne demandons pas de résoudre la quadrature du cercle !

Pendant deux siècle l'Académie des sciences reçut des démonstrations de la dite quadrature du cercle jusqu'à ce qu'elle édicte un règlement qui disait qu'elle ne discuterait plus de telles démonstrations.

Je propose qu'on cesse de discuter sur le retour du bon vieux temps alias l'âge d'or de l'éducation nationale ... cela nous fera gagner du temps !

Écrit par : iPidiblue préjugés vainqueurs du temps | 11 février 2010

Dire que dans le cas d'une libéralisation, les écoles religieuses se multiplieront au détriment des écoles laïques, me semble improbable, tout bonnement parce qu'il n'y aura pas assez de professeurs convaincus de la nécessité d'un enseignement confessionnel pour remplir ces écoles !
Ecrit par : Joe | 11 février 2010

Joe, quand on vous propose de résoudre un problème à deux termes, vous perdez l'un des termes en route. Où est passée la liberté des programmes prônée par P. Nemo ? En admettant qu'il y ait à côté des écoles des diverses obédiences religieuses des écoles sans religion qu'est-ce qui pourra y garantir la laïcité de l'enseignement - qui n'est pas seulement une question de neutralité religieuse - puisque les contenus de l'enseignement seront libres ?

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Je propose qu'on cesse de discuter sur le retour du bon vieux temps alias l'âge d'or de l'éducation nationale ... cela nous fera gagner du temps !
Ecrit par : iPidiblue préjugés vainqueurs du temps | 11 février 2010

Ce qui ne doit pas empêcher d'écrire "dilemme" et non *dilemne.

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Joe, quand on vous propose de résoudre un problème à deux termes, vous perdez l'un des termes en route. Où est passée la liberté des programmes prônée par P. Nemo ? En admettant qu'il y ait à côté des écoles des diverses obédiences religieuses des écoles sans religion qu'est-ce qui pourra y garantir la laïcité de l'enseignement - qui n'est pas seulement une question de neutralité religieuse - puisque les contenus de l'enseignement seront libres ?

Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Mais ce serait la diversité partout, vous aurez des écoles religieuses (catholiques, protestantes, musulmanes, juives, ...), des écoles de gauche, des écoles de droite, certainement des écoles "traditionalistes" (pour ne pas dire fascistes), des école qui prôneront l'élève au centre de l'école, d'autres qui le prôneront au bout du bâton, ... Les programmes seront libres, certes, mais les examens resteraient nationaux et les concours de même. C'est la sanction de ces examens qui apportera crédibilité à une école et à ses méthodes. Et petit à petit, un modèle dominant, vraisemblablement laïc (parce que la France est un pays laïc) prendra le dessus mais restera aiguillonné par les modèles environnants. Et les parents qui voudront que leur enfant soit éduqué dans une certaine foi, qu'il utilise telle méthode d'apprentissage ou qu'il fasse tel type de sortie arrêteront de vous casser les couilles car ils pourront aller taper à la porte d'à côté s'ils ne sont pas contents. Ça ne fait pas rêver ?

Si vous n'êtes pas convaincu, prenez le raisonnement à l'envers. Vous êtes revenu dans vos vertes années et vous devez choisir votre affectation. On vous propose le choix entre une école laïc et une école confessionnelle. Toutes choses égales par ailleurs, laquelle choisirez vous ? Pensez vous être l'exception qui confirme la règle ? Encore une fois, liberté, responsabilité.

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Lettre ouverte aux professeurs et parents d'élèves : http://www.nationspresse.info/?p=77176

Je trouve ça juste sur le constat et les propositions. Comment le diffuser ?

Écrit par : Alexis | 11 février 2010

Dire que dans le cas d'une libéralisation, les écoles religieuses se multiplieront au détriment des écoles laïques, me semble improbable, tout bonnement parce qu'il n'y aura pas assez de professeurs convaincus de la nécessité d'un enseignement confessionnel pour remplir ces écoles !

Ecrit par : Joe | 11 février 2010

La seule limite actuelle au développement des écoles privées n'est pas d'ordre idéologique, mais économique et financier.
Les secrétariats des écoles "privées", "religieuses", "libres" croûlent sous le poids des demandes d'inscription.

La distinction école religieuse/école laïque a sauté depuis longtemps (grâce aux libéraux socialistes). Elles ne connaissent qu'une seule religion: celle de la gestion managériale de la "communauté éducative". Une religion qui assimile l'enseignement à un échange contractuel de biens (les compétences du socle et quelqu'autres connaissances culturelles) entre "partenaires" réputés libres et égaux.

On peut en dire autant de la distinction école/entreprise. La grande révolution de l'école opérée par les réformes de la droite et de la gauche aura été de subordonner définitivement la première à la seconde. Les 20 années que passent à présent les individus dans le système scolaire et universitaire ne sont pas de trop pour les initier à la culture d'entreprise, chacun dans sa fonction et à sa place...à condition d'en trouver une.

Écrit par : marigot | 11 février 2010

Les programmes seront libres, certes, mais les examens resteraient nationaux et les concours de même. C'est la sanction de ces examens qui apportera crédibilité à une école et à ses méthodes. Et petit à petit, un modèle dominant...
Ecrit par : Joe | 11 février 2010

Vous me faites peur Joe ! À supposer que tout le monde ne s'en fiche pas et ne délivre pas des diplômes maison, quelle puissance entre les mains de ceux qui décideraient du contenu des examens et concours nationaux ! Vous êtes sûr d'être libéral ?

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

L'autorité du dictionnaire est du côté de Guy Morel ! Ouf, enfin quelque chose qui ne fout pas le camp ...

J'ai eu droit à mon zéro pointé, je me sens rassuré comme dirait mon psy !

Écrit par : iPidiblue foutre le camp à tout va ... | 11 février 2010

Songez-vous que la moitié de vos élèves atteindront l'âge de cent ans ? Voire plus ... cela laisse rêveur si l'on considère qu'en 1800 l'espérance de vie devait être d'une cinquantaine d'années à tout casser.

Est-ce que l'on parle à de futurs centenaires comme l'on parle à des nourrissons au berceau ?

Écrit par : iPidiblue retour vers le futur... | 11 février 2010

En 2100 on communiquera par la pensée ... à quoi ressemblera un cours magistral à ce moment-là ?

Écrit par : iPidiblue come-back vers le futur... | 11 février 2010

Vous me faites peur Joe ! À supposer que tout le monde ne s'en fiche pas et ne délivre pas des diplômes maison, quelle puissance entre les mains de ceux qui décideraient du contenu des examens et concours nationaux ! Vous êtes sûr d'être libéral ?

Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Il faut bien un "étalon" impartial qui serait a priori assez proche du "véritable" bac. Tous les concours sont actuellement défini par un groupe assez restreint de personnes. Ce qui compte ce n'est pas le contenu du concours, qui doit être connu à l'avance que le fait qu'il soit le même pour tous. On revient aux bases de la sélection, sauf qu'ici, il s'agit de sélectionner des écoles et non des étudiants. Les étudiants seront alors les victimes collatérales de cette guéguerre, me direz vous. C'est tout à fait exact. Dans mon esprit, ils assumeront leurs mauvais choix.

Quant à Marigot, vous m'avez eu à l'usure, j'abandonne.

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Moi je trouve très sympathiques les textes de Brighelli, Morel, Penin etc mais enfin ils tiennent des discours qu'ils auraient pu soutenir en 1950, en 1900 voire en 1800 !
Il n'y aurait que le régime politique qui aurait différé ...

Savez-vous que l'on parle déjà de modifier les gènes des sportifs afin qu'ils accomplissent des performances supérieures ? Plutôt que de les doper avec des produits physico-chimiques ou bien de les entraîner en escomptant leurs capacités physiologiques, on veut jouer sur leur structure intime.
On peut supposer que dans quelques décennies on en fera de même avec le cerveau ... alors ?

Écrit par : iPidiblue l'armée des douze singes... | 11 février 2010

Ce que je veux dire, c'est qu'il faut se poser la question où est le vrai ? Le vrai sportif où le voyez-vous ? Si la science modifie non seulement la structure de notre environnement comme toutes les techniques mises au point par l'homme le font depuis ses débuts d'éternel commençant sur Terre, mais maintenant s'attaque à notre structure intime, alors se pose la question d'un enseignement du vrai disjoint du faux, car enfin c'est bien ce que fait le magister, n'est-ce pas ? Il apprend la civilisation.
Si vous n'êtes pas atteint de vertige devant cette nouvelle singularité de l'homme alors c'est que vous manquez totalement d'imagination ...

Écrit par : iPidiblue de la nature et d'une surnature | 11 février 2010

Quant à Marigot, vous m'avez eu à l'usure, j'abandonne.

Ecrit par : Joe | 11 février 2010

C'était inévitable. Son discours est inoxydable, gravé dans le marbre dont on fait les mausolées. Vous y croyiez vraiment ?

Écrit par : yann | 11 février 2010

Autre chose qui peut donner le vertige et qui n'appartient pas au monde de la biologie que nous sommes en train de bouleverser de fond en comble, c'est l'aspect quantique de l'espace-temps, on vient en effet de décerner la médaille Wolf à Alain Aspect.

C'est ici :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/le-prix-wolf-recompense-alain-aspect-pour-ses-travaux-sur-leffet-epr_22551/

Je ne crois pas que nous soyions si loin que cela de la question centrale de l'enseignement qui est de savoir quelle vérité l'on enseigne.

Écrit par : iPidiblue la Nature est-elle un Tout ? | 11 février 2010

Une adolescente de 14 ans a été rouée de coups à la sortie d'un collège de Tremblay-en-France. Pendariès

Et elle n'est pas en garde à vue ?

Écrit par : nicolas | 11 février 2010

Au chapitre des vérités enseignées, iPidiblue, vous pouvez mettre soyons sans i. Il n'en prend jamais, pas plus que ayons. Ca peut servir...:-)

Écrit par : nicolas | 11 février 2010

C'est mon deuxième zéro pointé de la journée, là je suis calé !

Écrit par : iPidiblue le zéro et l'infini | 11 février 2010

Bon reprenons :

Tailleboudin : je suis bien d'accord que résoudre est bien plus joli, mais il ne m'est pas venu à l'esprit quand j'ai posté... de là à polémiquer... je vois que certains ont du temps à perdre. (je ne relève même pas pour le soit disant prof de Maths (rajoutez Sciences aussi), je le suis, je le resterai encore 20 / 25 ans)

Francis Penin : je ne gène plus pour virer les élèves qui ont plus de 16 ans et qui tentent de semer la zizanie, j'attends d'ailleurs que les CPE me tombent sur le râble un de ces jours.

Cela suffirait-il pour rétablir un semblant d'ordre dans les Lycées ? (et LP ?)

Je poursuis ma lecture de l'Autopsie du Mammouth en écoutant BB King, ça détend bien :)

Écrit par : exTC | 11 février 2010

Plus sérieusement ma chère Nicolas, je vois l'enseignement comme cela :

On doit classer les choses en deux catégories :
- la méthode
- le savoir

La méthode : qui est une espèce de discipline interne, un moyen de réduire en leurs éléments premiers chaque connaissance, une ascèse si vous aimez le vocabulaire religieux.

Le savoir : là cela se corse un peu car on est obligé de choisir quelques connaissances élémentaires parmi l'immense champ du savoir.

Écrit par : iPidiblue le zéro et l'infini | 11 février 2010

C'est mon deuxième zéro pointé de la journée, là je suis calé !

Ecrit par : iPidiblue le zéro et l'infini | 11 février 2010

"Elle avait les seins dorés comme des pommes..."
(Arthur Koestler)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 février 2010

Joe, vous êtes vraiment d'un optimisme...
Et "Rousseauiste", en plus ???

Écrit par : Christophe Sibille | 11 février 2010

Je n'augure rien de bon des choix du ministre :

http://www.inrp.fr/

Cliquez sur le mot "essentiel" :

voici les dernières lignes des quatre peges :

"Il s’agit bien d’apprendre un métier et donc d’acquérir des compétences techniques, théoriques et pratiques pour repérer les enjeux de l’acte d’enseigner, pour exercer un métier d’expert, « capable d’articuler détails, modèles, décisions et enjeux, mais aussi de prendre part à l’institution tout en assurant ses missions de « professionnel citoyen » (Meirieu, 2006)."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 février 2010

Joe, vous êtes vraiment d'un optimisme...
Et "Rousseauiste", en plus ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 février 2010

Rousseau s'opposait à la diffusion massive des savoirs, source pour lui de la décadence humaine de son "âge d'or naturel". C'est comme cela que vous interprétez mes interventions ? Faut que je me relise mieux !

Écrit par : Joe | 11 février 2010

Une adolescente de 14 ans a été rouée de coups à la sortie d'un collège de Tremblay-en-France. Pendariès

Et elle n'est pas en garde à vue ?
Ecrit par : nicolas | 11 février 2010


Très très très drôle…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 février 2010

Point de vue
Les classes préparatoires, intolérable exception ou modèle possible de l'enseignement supérieur ?
par Frédéric Munier
LEMONDE.FR | 11.02.10 | 14h34


l ne se passe pas une semaine depuis la rentrée universitaire sans que les médias se fassent l'écho de la crise de notre système d'enseignement supérieur. En cause, les classes préparatoires et les grandes écoles, temples supposés de l'élitisme et de tous les conservatismes. Le débat soulevé est trop important pour être traité comme il l'a été jusqu'à présent. Il est urgent de dépassionner ces questions en les abordant de front et le plus pragmatiquement possible.


Examinons d'abord les critiques faites le plus couramment aux "prépas". Leur coût, d'abord. Un élève des classes préparatoires "coûte" environ 13 880 euros par an, contre 8 970 pour son homologue de l'Université, soit 50 % de plus. Encore faut-il savoir à quoi correspondent ces chiffres. Ils sont calculés sur la base d'une division entre le budget alloué et le nombre d'élèves déclaré. Or, autant les déperditions sont marginales en "prépa", autant elles sont fortes à l'Université, surtout dans le premier cycle, où les taux d'échec avoisinent les 40 %. Si l'on recalculait ces sommes sur la base du nombre réel d'étudiants, présents au mois de janvier par exemple, il faudrait notablement relever le coût unitaire de l'enseignement universitaire. Quant au reste, il s'explique par des raisons mécaniques, notamment par le grand nombre d'heures de cours dispensées en "prépa" devant chaque étudiant (environ trente heures par semaine) ainsi que par le système des colles, ces interrogations orales dont le rythme est très fréquent. Ce puissant outil pédagogique – que ses critiques caricaturent en bachotage tant ils ont oublié combien la formation supérieure avait besoin de solides piliers – a un prix, mais il permet d'obtenir d'étonnants résultats : acquisition régulière des connaissances, apprentissage de l'autonomie intellectuelle, meilleure maîtrise de la parole, etc. Au fond, le système coûte par ce qu'il est vertueux : densité des enseignements, évaluation fréquente et intellectuellement exigeante. Faudrait-il supprimer ce qui marche ou plutôt s'en inspirer ?

L'autre reproche le plus courant relatif aux classes préparatoires et, a fortiori, aux grandes écoles est leur élitisme social. La preuve en serait que les enfants des classes populaires y sont moins représentés que dans les années 1950. Paradoxe si l'on pense qu'à l'époque les lycées n'admettaient que 5 à 10 % d'une classe d'âge, contre 60 % aujourd'hui. A moins que, précisément, la massification et la baisse du niveau d'exigences qui l'a accompagnée n'aient produit cette situation. Car, plus les exigences baissent, plus les enfants des classes populaires en pâtissent ; leur milieu familial ne peut en effet pas compenser la perte des savoirs et des savoir-faire enseignés à l'école par le passé, notamment dans le domaine de la culture et de la maîtrise de la langue. Bref, il ne faut pas se tromper de réforme : ce n'est pas en s'attaquant aux classes préparatoires que l'on fera disparaître les logiques d'exclusion, tout au contraire. Les classes préparatoires, par leur fort contenu pluridisciplinaire, contribuent aujourd'hui de plus en plus à combler les lacunes culturelles et linguistiques que les différentes réformes du secondaire ont contribué à produire. Alors, faut-il faire disparaître ce qui contribue, pour une minorité certes, à remédier à une crise ou s'en inspirer pour la majorité ?

Abordons maintenant la question d'un éventuel rapprochement des classes préparatoires et des universités, comme certains le souhaiteraient. Affranchie du dualisme qui l'affaiblit, l'Université cesserait d'être une "voiture-balai" comme le déplorent bien des universitaires. Néanmoins, si un tel processus de convergence devait s'amorcer, il faudrait veiller à ce qu'il ne s'apparente pas à une simple annexion, voire pis, à une dilution des "prépas" dans les universités. Au contraire, il serait impératif de veiller à conserver ce qui fait le secret des classes préparatoires : l'intensité du travail éducatif. Les étudiants fournissent en vue des concours un effort remarquable qui exige d'eux en moyenne plus de cinquante heures de travail par semaine. Il est frappant que notre société admette qu'un sportif de haut niveau ait dû réaliser des efforts intenses et permanents, tandis que la formation d'étudiants de haut niveau pourrait se passer d'un travail approfondi, d'exigences envers soi-même, de lectures, de réflexion personnelle… Quant aux professeurs de classes préparatoires, corrélativement, ils sont astreints au même régime de travail ; il s'agit là d'un métier en soi, qui n'a rien de commun avec celui des enseignants-chercheurs qui, contre une faible charge éducative, se consacrent à la formation du savoir. Aussi ceux qui méditent à un rattachement devraient-ils avoir à l'esprit que la spécificité du travail en "prépa" implique également un statut spécifique pour ses enseignants.

A nos yeux, on l'aura compris, c'est bien le modèle des "prépas" qui pourrait sauver aujourd'hui le premier cycle universitaire et non l'inverse. Après tout, une formation solide, interdisciplinaire, dispensée par des généralistes de haut niveau et des universitaires chevronnés pourrait être l'outil d'une réforme durable et probante, une réforme qui donnerait naissance à des "collèges universitaires" délivrant la licence. Au terme de ces trois ans, les étudiants de demain pourraient alors s'orienter qui vers les grandes écoles, qui vers un master professionnel, qui vers la recherche. Ne serait-ce pas là l'articulation idéale entre enseignement, recherche et formation professionnelle ? Bref, une union heureuse plutôt qu'un mariage forcé. Mais encore faudra-t-il que le gouvernement ait le courage d'en tirer les conséquences budgétaires qui s'imposent. Si l'on veut des étudiants de qualité, il faut y mettre le prix. Rappelons que, malheureusement, la France a tranché depuis longtemps dans ce débat puisqu'elle réserve 1,3 % de son PIB à l'enseignement supérieur, contre 2,9 % pour les Etats-Unis…

Frédéric Munier est agrégé d'histoire, professeur en classes préparatoires ECS au lycée Saint-Louis, à Paris.

Écrit par : FGuichard | 11 février 2010

Ce blog, ça commence à ressembler au "Jour le plus long"!

"C'est bien joli de faire partie d'une élite restreinte... ce qui est inquiétant, c'est la façon dont elle se restreint, de plus en plus..." (Richard Burton, dans le rôle du pilote de la RAF)

Ou sont Magister, Robin, Zorglub...? Tombés sur le front?!

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 février 2010

Il y a aussi le film de J. Wright, avec Keira Knightley dans le rôle de Lizzie. Moins fidèle au livre, mais tout de même très agréable.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 février 2010
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Le gros problème de ce film de J. Wright est sa brièveté : une heure et demie environ. La production de la BBC dure près de six heures. J'ai trouvé Keira Knightley assez convaincante, mais Jennifer Ehle la surpasse de beaucoup. Quant à Darcy, il est joué par un acteur qui a rendu ce personnage touchant, mais, là encore, je trouve Colin Firth nettement plus fidèle au personnage du roman. Firth sait être touchant par moments, aux bons moments, et insupportable à d'autres, là où il faut aussi pour être fidèle au roman. Donald Sutherland joue bien le rôle de Mr Bennet.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Rousseau s'opposait à la diffusion massive des savoirs, source pour lui de la décadence humaine de son "âge d'or naturel". C'est comme cela que vous interprétez mes interventions ? Faut que je me relise mieux !
Ecrit par : Joe | 11 février 2010

Joe, faudrait surtout que vous lisiez Rousseau.

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Rousseau s'opposait à la diffusion massive des savoirs, source pour lui de la décadence humaine de son "âge d'or naturel". C'est comme cela que vous interprétez mes interventions ? Faut que je me relise mieux !
Ecrit par : Joe | 11 février 2010
Joe, faudrait surtout que vous lisiez Rousseau.
Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Ou bien qu'il n'en parle pas ^^

Écrit par : TotoWeininger | 11 février 2010

Frédéric Munier est agrégé d'histoire, professeur en classes préparatoires ECS au lycée Saint-Louis, à Paris.
Ecrit par : FGuichard | 11 février 2010

Bof !

Écrit par : guy morel | 11 février 2010

Frédéric Munier est agrégé d'histoire, professeur en classes préparatoires ECS au lycée Saint-Louis, à Paris.
Ecrit par : FGuichard | 11 février 2010
Bof !
Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Et en plus, il réclame un "statut spécifique" pour les profs de CPGE (ben oui, parce qu'en prépa, on travaille, non, mais...).

Écrit par : TotoWeininger | 11 février 2010

C'est mon deuxième zéro pointé de la journée, là je suis calé !

Ecrit par : iPidiblue le zéro et l'infini | 11 février 2010
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iPidiblue, vous êtes notre nouvel Arthur Koestler ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Autre chose qui peut donner le vertige et qui n'appartient pas au monde de la biologie que nous sommes en train de bouleverser de fond en comble, c'est l'aspect quantique de l'espace-temps, on vient en effet de décerner la médaille Wolf à Alain Aspect.

C'est ici :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/le-prix-wolf-recompense-alain-aspect-pour-ses-travaux-sur-leffet-epr_22551/

Je ne crois pas que nous soyions si loin que cela de la question centrale de l'enseignement qui est de savoir quelle vérité l'on enseigne.

Ecrit par : iPidiblue la Nature est-elle un Tout ? | 11 février 2010
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Il me semble qu'Alain Aspect a fait une expérience dont le résultat est tout à fait troublant, en 1982. Ce résultat, attesté par la communauté scientifique, lui vaut une récompense 28 ans plus tard. Il la mérite. Heureusement qu'il a vécu assez longtemps pour cela !
De mémoire, je crois qu'il a constaté que certaines paires de particules sont "corrélées" (je ne suis plus sûr de l'adjectif), c'est-à-dire qu'elles se comportent comme si l'information circulait entre elles plus vite que la lumière. Et cela est révolutiponnaire si c'est bien la réalité.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

De mémoire, je crois qu'il a constaté que certaines paires de particules sont "corrélées" (je ne suis plus sûr de l'adjectif), c'est-à-dire qu'elles se comportent comme si l'information circulait entre elles plus vite que la lumière. Et cela est révolutiponnaire si c'est bien la réalité.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

C'est le paradoxe EPR (Einstein-Podolsky-Rosen). De la physique quantique tout ce qu'il y a de plus classique. La révolution du début du siècle dernier, en quelque sorte.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_EPR

Écrit par : TotoWeininger | 11 février 2010

Francis Penin : je ne gène plus pour virer les élèves qui ont plus de 16 ans et qui tentent de semer la zizanie, j'attends d'ailleurs que les CPE me tombent sur le râble un de ces jours.

Cela suffirait-il pour rétablir un semblant d'ordre dans les Lycées ? (et LP ?)

Ecrit par : exTC | 11 février 2010
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Bravo ! J'espère que cela ne vous attirera pas des ennuis.
Cela ne peut pas suffire pour rétablir un semblant d'ordre dans les lycées classiques, modernes ou professionnels, malheureusement.
Tant que l'administration refusera d'exclure définitivement les cancres violents, verbalement et physiquement, ce sera le cirque. Or, les chefs d'établissements appliquent la règle de la vertu cardinale consistant à garder les voyous dans les lycées car la police est déjà débordée avec les voyous qui ne sont plus scolarisés.
Mais c'est un cercle vicieux. Les voyous scolarisés non punis restent des voyous une fois qu'ils quittent les lycées pour cause de limite d'âge, vers 22 ans (sans baccalauréat, bien entendu, même pas le bac pro). Et ils sont pires qu'ils l'auraient été s'ils avaient été virés des lycées, car ils croient qu'ils vont pouvoir continuer comme ça dans la "vie active". Mais trouver un emploi quand on ne sait rien ni ne sait rien faire, ils s'en aperçoivent vite, est impossible. Alors ils volent, violentent les gens, faibles de préférence, femmes âgées, etc. pour leur arracher leurs sacs à main. Et d'autres horreurs. De futurs Freddys, quoi !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

"Car, plus les exigences baissent, plus les enfants des classes populaires en pâtissent ; leur milieu familial ne peut en effet pas compenser la perte des savoirs et des savoir-faire enseignés à l'école par le passé, notamment dans le domaine de la culture et de la maîtrise de la langue. "

Frédéric Munier est agrégé d'histoire, professeur en classes préparatoires ECS au lycée Saint-Louis, à Paris.

Ecrit par : FGuichard | 11 février 2010
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Tout est là ! Je n'ai pas été élève en prépa, mais j'ai appris beaucoup au lycée de 1951 à 1958 : j'y ai tout appris. (Je n'ai rien appris à la maison où j'étais plus instruit que mes parents dès l'âge de onze ans.) Les professeurs y travaillaient dans le calme. Nul élève ne pipait mot en ce temps-là.
De nos jours, les professeurs n'enseignent plus : ils gardent tant bien que mal une poignée de voyous nuls qui empêchent les élèves sérieux de s'instruire en s'efforçant d'éviter les affrontements physiques entre élèves et entre élèves et eux-mêmes.
Tout le monde sait cela. Mais tout le monde laisse faire ! Et il y a des raisons à cela.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Et cela est révolutionnaire si c'est bien la réalité.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010
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Ah ! encore une faute de frappe qui échappe à ma vigilance. Pardon, mes bien chers frères.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 février 2010

Il est bien, le nouveau blog de Francis Penin. Mais pourquoi est-il sur l'ancienne adresse de celui de Jean-Paul Brighelli ?

:D

Francis, c'est bien entendu une bague, d'autant que j'ai pensé à vous ce matin même !

Écrit par : Jeremy | 12 février 2010

Euh, pas une bague, une blague !

La bague, je n'en ai pas tout à fait les moyens, mais la blague, c'est encore dans mes cordes.

Écrit par : Jeremy | 12 février 2010

Pour Toto le paradoxe EPR c'est les doigts dans le nez qu'il vous le démontre ... sacré Toto tu feras toujours rire les petits copains !

Écrit par : iPidiblue la tête à Toto ! | 12 février 2010

ROBIN, ça va ? En vacances peut-être ?
C'est drôle j'ai l'impression de jouer la mamma sicilienne ou juive, à m'inquiéter quand quelqu'un est trop longtemps silencieux.

Écrit par : nicolas | 12 février 2010

Voilà une info rassurante pour les femmes, concernant l'entrée de la Turquie dans l'UE :

http://fr.news.yahoo.com/63/20100211/tfr-a-16-ans-elle-est-enterre-vivante-pa-019dcf9.html

Écrit par : nicolas | 12 février 2010

Comment ça, vous ne voulez pas que la Turquie entre dans l'Europe ?
Moi aussi je veux le droit d'enterrer des femmes vivantes…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2010

Moi aussi, je m'inquiète pour Robin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010

Moi aussi, je m'inquiète pour Robin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010

Moi aussi, je m'inquiète pour Robin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010

Eh bien, Sylvie, je suis battue ! Quelle mamma êtes-vous donc ?

Écrit par : nicolas | 12 février 2010

Je ne sais pas si je veux ou pas que la Turquie entre dans l'UE, ce que je constate c'est que ce crime s'est produit dans l'indifférence des autorités et des médias. Si ce n'est pas une caution, qu'est-ce que c'est ? Alors un pays qui permet ça ne me semble pas tout à fait prêt à suivre les règles européennes. Si ? Maintenant s'il trouve des alliés comme vous en Europe qui ne rêvent que d'enterrer des femmes vivantes... :-)
Mais puis-je vous suggérer une meilleure façon de les traiter ?

Écrit par : nicolas | 12 février 2010

Et désolée pour le message triple ! Au moins, Robin aura compris qu'il nous manque beaucoup.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010

Je n’ai pas relevé quand on citait Wallerstein, il y a quelques jours, parce que les élucubrations négationnistes de ce militant antimondialiste sont d’une ineptie et d'une banalité affligeantes, mais ce que je viens de lire sous la plume de G. Morel m'incite à évoquer son morceau de bravoure et d’anthologie qu’est « l’Après-libéralisme » où W. aligne les contre-vérités et prétend réhabiliter un des despotismes les plus inhumains de l’histoire de l’humanité. Il nourrit les fantasmes d’un auditoire captif qui se pâme quand il affirme qu’il fait nuit à midi et que la neige est noire. Il a réussi à faire gober aux orphelins de la Cause du peuple que nous vivons depuis celle (la nuit) du 8 au 9 novembre 1989 l’inverse de ce qui s’est manifesté de manière pourtant tonitruante, quand l’éboulement du Mur de la honte fit entendre autour du monde un fracas aussi assourdissant que le coup de mousquet du 17 avril 1775.
http://www.earlyamerica.com/shot_heard.htm
IW est un Américain qui a sévi -where else?- à l’EHESS, haut lieu de concentration de l’intelligence française et de ce fait Musée Grévin de la pensée totalitaire. On ne s’étonnera donc pas que 1989 soit pour le sociologue chomsko-bourdivin l’année «de la soit-disant fin des soit-disant communismes», autrement dit : on s’est tous fichu le doigt dans l’œil car l’Empire soviétique a marqué en réalité la fin du libéralisme, dont il applaudit l’ignominieuse implosion, un bienfait pour le genre humain.

Bien entendu, cet esprit supérieur qualifie d’idéologie un courant qu’il est incapable d’analyser autrement qu’en l’affublant du carcan dogmatique qui structure son propre système de pensée. Il n’est pas le seul.
Je vous résume l’antienne rebattue ad nauseam depuis la nuit fatidique: le régime abject qui s’est écroulé avec les parpaings du maçon Ulbricht ce n’est pas le communisme, mais une forme dévoyée, car le vrai, le communisme pur porc, n’a jamais été réalisé. Il a donc conservé sa pureté virginale et reste imperméable à toute critique, immunisé pour la nuit des temps, introuvable donc irremplaçable ...
Voici ce qui m’a inspiré la mise au point que je viens de faire:

"Nier ces méfaits est aussi inepte et vain que de nier l'existence du goulag et de traiter Soljenitsyne d'imposteur, comme s'y sont obstinés les intellos de gauche, têtes de file de l'intelligentsia française, lors de la parution de l'Archipel. Lire les livres de Courtois ou de Revel ont amplement documenté cette exemplaire bravoure intellectuelle."
(Cadichon)

Toujours aussi simpliste.
Sur la diffusion de Soljenitsyne en France, lire :

http://213.41.242.202/vigier/ERITA/spip.php?article154
Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Aussi mauvais lecteur qu’historien, le spécialiste de la Collaboration, avec ses œillères idéologiques, ses distorsions et amalgames boiteux. Il assimile deux faits qui se sont produits dans des circonstances opposées : d’une part ce dont je parlais, la réception de l’Archipel, interdit de publication en URSS jusqu’en 89, passé sous le manteau à l’Ouest et publié en 1973, dans le silence lâche et gêné d’une majorité d’ intellectuels français, dont j’excepte ceux qui lui ont servi des tombereaux d’insultes, et de l’autre, ce que cite Morel, l’accueil, dix ans plus tôt, du premier roman de Soljenitsyne, écrit en 1950 je crois, Une journée d’Ivan Denissovitch, par les compagnons de route du PCF, aux ordres du Kremlin et avec eux l’ensemble de la sphère germanopratine. Ils ont quand même attendu pour s’y intéresser le feu vert, l’autorisation de paraître, donnée en 62 par un Khrouchtchev limogé 18 mois plus tard : cette « liberté » pesa lourd dans la balance au moment de son renvoi. Confondre les deux ne gêne pas ceux pour qui la désinformation est aussi familière qu’une seconde peau.

Cette mise au point étant faite, j’apporte une preuve concrète de ce que j’avance, connue de qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire des idées.
Dans Le Monde du 3 juillet 1975, Bernard Chapuis comparait l’auteur de l’Archipel à des traitres comme Laval, Doriot et Déat, qui « accueillaient les nazis en libérateur s». En revanche chez les socialo-communistes on encensait encore en 1996 des livres hagiographiques comme celui de l’ineffable Lily Marcou (Staline, vie Privée, chez Calmann-Lévy)

Le lien "aimablement" fourni rappelle fort utilement et clairement le degré d’inféodation des Lettres Françaises à la ligne du PCF . Face à la propagande communiste, l’Occident a longtemps fait preuve d’un aveuglement impardonnable, et les principaux responsables sont les faiseurs d’opinion, cette intelligentsia, de gauche dans sa quasi-totalité, les autres rasant les murs, comme chez les enseignants.
J'ai aussi un commentaire la-dessus (à suivre)

Écrit par : Cadichon | 12 février 2010

"Il faut plusieurs cordes, finalement..." (JPB)
J'adore!

Écrit par : Phil | 12 février 2010

"Il faut plusieurs cordes, finalement..." (JPB)
J'adore!

Écrit par : Phil | 12 février 2010

"J'ai aussi un commentaire la-dessus (à suivre)"

Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010

Non, pitié... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Pour Joe, Cadichon, Yann, (et les autres); Joseph Stiglitz, sur France-Inter.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Toujours sur le même point, je dois relever un autre commentaire, de buntov, cette fois, qui me renvoyait dans mes buts, au prétexte que Soljenitsyne lui-même aurait fustigé les intellectuels «libéraux», responsables d’une tragique ignorance de ce qui se passait en URSS. Il y a maldonne, méprise et contresens, car en Amérique « liberal» signifie socialiste ou gauchiste et les libéraux au sens européen sont appelés classic liberals ou libertarians. Là aussi, d'ailleurs, Morel, toujours lui, se mélange les crayons.

Donc c’est bien avec les intellos de gauche et non " libéraux " (d'ailleurs il aurait été bien en peine d'en nommer un seul) que Soljenitsyne règle ses comptes dans "L'Erreur de l'Occident, Du danger que fait courir à l'Occident son ignorance de la Russie." Avec ceux qui l'ont traité comme un pestiféré, mais il ne fut pas le seul, loin de là, ni le premier. Boris Souvarine en 1937 écrivait:
"Que dire, d'un Romain Rolland*, d'un Langevin** ou d'un Malraux, qui admirent et approuvent le régime dit soviétique sans y être contraints par la faim ou quelque torture? " Pour lui, la rédaction de l'Humanité "ne le cède en rien à celle de la Pravda, pour la servilité et la bassesse, sans avoir l'excuse d'être prise dans les tenailles d'une dictature totalitaire".
* Zweig fut particulièrement affecté par l'aveuglement de Rolland qui fut un temps plus qu'un frère (Le monde d'hier)
**Langevin c'est bien-sûr l'acolyte de Wallon

Et je me contenterai de citer comme dernier exemple de lâche sottise l'ostracisme particulièrement odieux contre Simon Leys, qui a aussi a fait les frais de leur aveuglement, avec Les habits neufs du président Mao.
Le tropisme qui affecte cette catégorie socio-professionnelle fut noté par Bernard Lewis (The State of Middle-Eastern Studies", dans The American Scholar, 1979), un texte repris en français avec d'autres sur le même sujet dans "Le Retour de l'Islam", (Gallimard, 1985): les "orientalistes" se recrutent exclusivement parmi les partisans de l'islam radical ou les militants de la cause palestinienne.

Revenons à l'Erreur de l'Occident, qui traite du même sujet et pour vous convaincre de ce que j'avance plus haut, en voici quelques extraits. Merci buntov de m'avoir donné l'occasion de le relire:

"""L'incompréhension des spécialistes

Pour comprendre l'histoire de la Russie et de l'U.R.S.S. contemporaine, le lecteur occidental reçoit ses informations, pour l'essentiel, des sources suivantes: les universitaires occidentaux, historiens et slavistes; les diplomates et correspondants occidentaux en poste à Moscou; les récents émigrés d'U.R.S.S. (Je ne mentionne pas les publications soviétiques à usage de propagande, on leur prête une confiance moindre, ni les impressions des touristes, d'autant plus superficielles qu'elles sont le résultat des méthodes éprouvées de l'Intourist.)
La science historique occidentale aurait dû pouvoir se développer sans entraves, libre de tout parti pris. Or, confrontée à l'indigence et aux déformations des sources soviétiques, elle se retrouve souvent, à son insu, dans l'ornière que lui impose de suivre la science soviétique officielle.
Elle croit emprunter une voie indépendante mais reprend involontairement la problématique, voire parfois la méthodologie de la science soviétique, et, lui emboîtant le pas, elle laisse complètement de côté les zones d'ombre ou les domaines occultés.
Un exemple suffisant: l'existence même de l'Archipel du Goulag, sa cruauté inhumaine, son étendue, sa durée, son taux de mortalité, jusqu'à tout récemment n'étaient pas admis par les spécialistes occidentaux.
Autre exemple: la puissance de la résistance spontanée de notre peuple au communisme dans les années 1918-1922 n'a pas été jugée digne d'être mentionnée par les historiens occidentaux; si elle l'a été, c'est pour être qualifiée (en accord avec les communistes) de «banditisme» (par M. Levine, entre autres).
L'appréciation globale de l'histoire soviétique se ressent toujours de l'admiration enthousiaste que suscita «l'aube de la nouvelle vie» à l'époque où la terreur de 1917-1921 décimait des populations entières.
Aujourd'hui encore, dans les travaux des professeurs occidentaux, vous trouvez, employées le plus sérieusement du monde, des expressions comme «idéaux de la révolution», alors que ces «idéaux» avaient, dès leurs tout premiers pas, coûté des millions de morts.
L'histoire de la Russie profonde a été elle aussi déformée, en Occident, par le radicalisme d'une pensée partisane. Ces dernières années, l'historiographie américaine, par exemple, reste dominée par la plus facile et la plus simpliste des interprétations: on n'explique pas les événements uniques survenus au xxe siècle en Russie, puis en d'autres pays, par la spécificité du phénomène communiste, inédit dans l'histoire de l'humanité, mais on les réduit aux caractères spécifiques de la nation russe du xe au XVIe siècle (interprétation carrément raciste).
Les événements du xxe siècle s'expliquent en recourant à des analogies superficielles et sans fondement, puisées dans les siècles passés. Tant que le communisme faisait l'admiration de l'Occident, il était célébré comme l'aube indiscutable d'une ère nouvelle; dès lors qu'il est condamné, on s'empresse de l'expliquer par la traditionnelle servilité des Russes.
(pp. 42-44)


Spécialistes et journalistes ressortissant à cette tendance ressassent avec une obstination têtue, d'un livre et d'un article à l'autre, ces deux noms: Ivan le Terrible et Pierre le Grand, pour réduire à eux, en clair ou implicitement, toute la signification de l'histoire russe.
Mais il est on ne peut plus facile de trouver deux ou trois monarques non moins cruels et dans l'histoire anglaise, et dans la française, et dans l'espagnole, et dans celle de n'importe quel autre pays: cependant, nul ne prétend réduire à quelques noms une interprétation globale de l'histoire d'un pays.

Deux monarques, quels qu'ils soient, ne sauraient déterminer une histoire millénaire. Or le refrain continue. Certàins spécialistes recourent à ce procédé pour démontrer que le communisme n'est possible que dans des pays dont l'histoire a été « viciée », d'autres pour innocenter le communisme et imputer les méfaits de son instauration aux traits particuliers de la nation russe.
Nous retrouvons cette conception dans une récente série d'articles consacrés au centenaire de Staline (particulièrement celui du professeur Robert Tucker dans le New York Times du 21 décembre 1979).
Succinct mais énergique, l'article de Tucker stupéfie: n'aurait-il pas été écrit il y a vingt-cinq ans? Comment un spécialiste de science politique peut-il de nos jours encore méconnaître à ce point le phénomène communiste?
Nous y redécouvrons les indéfectibles «idéaux révolutionnaires» que l'infâme Staline aurait ruinés parce qu'il puisait sa science non chez Marx, mais dans l'infâme histoire russe.
Le professeur Tucker s'empresse de sauver le crédit du socialisme en déclarant que Staline n'a jamais été un vrai socialiste! Son action s'inspirait non de la théorie de Marx, mais de l'exemple des sempiternels Ivan le Terrible et Pierre le Grand.
L'ère stalinienne tout entière ne serait qu'un retour radical à l'ancien temps tsariste, et non point l'application méthodique du marxisme aux réalités du monde contemporain. Staline aurait ruiné le bolchevisme (au lieu de le perpétuer).
La modestie ne me permet pas de demander ni d'espérer que le professeur Tucker lise ne serait-ce que le premier tome de l'Archipel du Goulag (il serait en fait préférable qu'il lise les trois).
Cette lecture lui rafraîchirait la mémoire: il se souviendrait que l'appareil policier communiste, qui devait broyer quelque soixante millions de victimes, fut créé par Lénine, Trotski et Dzerjinski.
La Tchéka, qui en fut la première manifestation, avait un pouvoir illimité de fusiller sans procès un nombre illimité de gens.
C'est Lénine qui, de sa propre plume, a rédigé l'article 58 du Code criminel, fondement de tout le Goulag stalinien. Et toute la terreur rouge et la répression de millions de paysans ont été l' œuvre de Lénine et de Trotski.
Ce sont leurs instructions que Staline a appliquées scrupuleusement, quoique stupidement, à la mesure de ses capacités intellectuelles.
Sur un seul point il s'est écarté de Lénine: quand il a décidé (pour renforcer son pouvoir) de supprimer les dirigeants du parti communiste. """
(pp. 48-51)

Bon j'espère que c'est clair maintenant.
Mais comme d'habitude, il est bien tard, et je ne me relis pas.
Merci d'avance à tailleboudin de souligner mes étourderies.

En plus mes nuits sont courtes car je pouponne. Non, hélas, je ne suis pas encore grand'mère, ma fille de 37 ans ayant éliminé tous les candidats potentiels, et les deux autres sont trop jeunes. Je garde le temps des vacances un Cavalier King Charles de trois mois. Le mien qui a 12 ans fait la tronche. On ne s'ennuie pas. Si Yann ou dobolino ont des conseils je suis preneur. J'ai un peu perdu la main...

Écrit par : Cadichon | 12 février 2010

Merci bien Stiglitz dit trop de conneries pour que je lui sacrifie une minute de sommeil...
il est l'archétype des économistes de gauche que par la méprise dont je parle dans mon dernier post (mais qui apparaîtra peut être en décalage après celui ci) on d'obstine à qualifier de "libéraux".

Écrit par : cadichon | 12 février 2010

Pour Joe, Cadichon, Yann, (et les autres); Joseph Stiglitz, sur France-Inter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

C'est gentil, Christophe, mais pourquoi faire, au juste ?

Écrit par : yann | 12 février 2010

Comment ça, vous ne voulez pas que la Turquie entre dans l'Europe ?
Moi aussi je veux le droit d'enterrer des femmes vivantes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 février 2010

Comme ça, pour ma part, je volerai à leur secours, avec ma pelle. Ou ma pioche, si elles sont dans du ciment.

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Rousseau s'opposait à la diffusion massive des savoirs, source pour lui de la décadence humaine de son "âge d'or naturel". C'est comme cela que vous interprétez mes interventions ? Faut que je me relise mieux !
Ecrit par : Joe | 11 février 2010

Joe, faudrait surtout que vous lisiez Rousseau.

Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Cette boutade n'avait pour but qu'une seule chose : démontrer que l'héritage Rousseauiste peut être repris par une multitude de personnes. La pensée que j'ai cité venait du premier discours, le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes et je sais pertinemment que la position de Rousseau est différente dans l'Emile.
C'est un peu comme votre ami Marx, en cherchant bien, on trouve toujours des passages (comme celui que vous nous aviez sorti dernièrement) qui semblent en antithèse avec le reste de l'oeuvre.

Mais si vous préférez penser que je suis abruti, c'est sûr, c'est plus facile.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

C'est gentil, Christophe, mais pourquoi faire, au juste ?

Ecrit par : yann | 12 février 2010

Mais tout bonnement pour vous révéler à quel point le malaise dans le libéralisme est profond et durable et à quel point cette idéologie représente une illusion du passé.

Écrit par : marigot | 12 février 2010

Bof !
Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Cadichon, les œillères de morel, marigot and co sont comme les lunettes des serpents : elles recouvrent tout l'œil, et résistent à toute mue.
Il eut fallu un choc qu'ils n'ont pas connu pour les faire tomber, comme le coup de Prague pour la génération de mon père, encarté en 56, ou la lecture précoce d'Anton Ciliga et les témoignages de première main de Russes blancs ayant fui en 1919 dans des conditions effroyables, pour ma part.
A partir d'un certain âge, il est vain d'espérer une remise en question. Mais continuez d'essayer, vous lire est toujours un plaisir.

Écrit par : yann | 12 février 2010

Mais tout bonnement pour vous révéler à quel point le malaise dans le libéralisme est profond et durable et à quel point cette idéologie représente une illusion du passé.

Ecrit par : marigot | 12 février 2010

Je vais faire mon morel : Mouhahahahahahahahahaha !!!!!

Écrit par : yann | 12 février 2010

"Mais si vous préférez penser que je suis abruti, c'est sûr, c'est plus facile.

Ecrit par : Joe | 12 février 2010 "

En même temps vous facilitez la tâche....

Écrit par : Ma Dalton | 12 février 2010

La pensée que j'ai cité venait du premier discours, le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Bah justement. C'est là le contresens.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Bah justement. C'est là le contresens.

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

C'est un peu court vieil homme. ;)

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Bof !
Ecrit par : guy morel | 11 février 2010

Morel fait court, c'est l'apanage des vieux sages de la montagne.
Tu comprendras un jour, petit scarabée. ;o))

Écrit par : yann | 12 février 2010

Bon et si les communistes, les libéraux et totto quanto avaient tous tort, d'une manière ou d'une autre, en bout de course? On se présente: "Bonjour, je suis athée", - et l'on s'accroche à des idoles.

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Ont sans doute plus tort que les autres, ceux qui s'accrochent à des idoles. Ceux qui croient, à défaut de penser.

Écrit par : yann | 12 février 2010

Ont sans doute plus tort que les autres, ceux qui s'accrochent à des idoles. Ceux qui croient, à défaut de penser.

Ecrit par : yann | 12 février 2010

Penser n'a jamais empêcher la connerie des systèmes de pensée. Si? Non? Mais on s'en aperçoit après la catastrophe.

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Je crois même que le capitalisme autoritaire est hélas l'avenir qui nous attend. (Slavoj Zizek)

Pour élever le débat et à propos du retour de l'Idée communiste, une excellente passe d'armes entre Zizek et BHL:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100128/17335/bhl-et-slavoj-zizek-le-debat?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17

Écrit par : marigot | 12 février 2010

Francis, c'est bien entendu une bague, d'autant que j'ai pensé à vous ce matin même !

Ecrit par : Jeremy | 12 février 2010
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Pas de souci, Jeremy ! J'ai compris immédiatement que c'était une blague.
Si vous aviez été une ravissante et aimable jeune femme (ce que vous pourriez être en vous dissimulant sous le prénom de Jeremy), j'accepterais AUSSI une bague dont la signification serait évidente, et je parcourrais le monde à votre recherche.
C'était mon petit moment de rêve matinal. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010

Euh, pas une bague, une blague !

La bague, je n'en ai pas tout à fait les moyens, mais la blague, c'est encore dans mes cordes.

Ecrit par : Jeremy | 12 février 2010
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Hélas, c'est bien ce que je craignais ! C'était une faute de frappe. J'ai lu votre rectification après avoir envoyé mon message précédent.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010

Mais on s'en aperçoit après la catastrophe.

Ecrit par : Pendariès | 12 février 2010

La catastrophe, qui vient toujours.

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Il n'empêche que lisant les uns et les autres, vous faites ma culture politico-économique, et c'est extraaaaa. Sérieusement.

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Pages intéressantes sur les nouvelles pratiques à risques des "jeunes":

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/photo.aspx?cp-documentid=152084285

Écrit par : Pendariès | 12 février 2010

Bah justement. C'est là le contresens.

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

C'est un peu court vieil homme. ;)
Ecrit par : Joe | 12 février 2010

C'est que les petits cours sont payants dans ce monde impitoyable.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Ont sans doute plus tort que les autres, ceux qui s'accrochent à des idoles. Ceux qui croient, à défaut de penser.
Ecrit par : yann | 12 février 2010

Je ne dirais pas cela de Cadichon. Elle croit et elle pense. Le problème est que son horloge interne est arrêtée sur 1950. Du coup, elle continue la Guerre froide, voit des Rouges partout, vitupère des ennemis inexistants, confond Lénine et Obama etc.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

ROBIN, ça va ? En vacances peut-être ?
C'est drôle j'ai l'impression de jouer la mamma sicilienne ou juive, à m'inquiéter quand quelqu'un est trop longtemps silencieux.

Ecrit par : nicolas | 12 février 2010
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Mais cela fait une bonne part de votre charme ! Sauf que j'espère que, physiquement, vous êtes plutôt comme une jeune femme de trente à quarante ans, mince et élégante et dont les élèves masculins sont amoureux fous.

J'ai été amoureux de la jeune femme qui fut mon professeur d'anglais en sixième. I was all day longing for seeing her, listening to her sweet voice, getting a smile from her when I answered rightly a question. And I learnt English earnestly just to please her and have her paying more attention to me than to the other pupils. (I flatter myself she actually did.)

Elle n'était pas d'une beauté fracassante, mais son charme était bouleversant. J'avais beau n'avoir que onze ans, constater qu'elle n'avait pas un très beau visage, mais voir sa démarche élégante et gracieuse, son allure plaisante, son sourire adorable, son regard chaleureux, écouter sa douce voix de soprano, me faisaient chavirer. Si j'avais eu uniquement de tels professeurs dans toutes les disciplines, j'aurais fait de plus brillantes études. Mais je n'ai vraiment fait d'efforts que pour les sciences (physiques et mathématiques; non pas les sciences naturelles) et le français. L'anglais a perdu de son charme dès que je ne vis plus cette jeune femme, dès la cinquième.

Pour couronner le tout, j'eus en quatrième le professeur que j'avais eu en maths en sixième et qui m'avait étrillé. C'était un bel homme, mince et élégant. Son accueil en quatrième fut désagréable :"J'espère que vous n'êtes plus aussi brouillon qu'en sixième, Penin."

Mais en quatrième, ce sont les sciences physiques qu'il m'enseigna. J'étais tellement vexé par son propos que je me dis que j'allais lui faire une sacrée surprise.

Ma curiosité des sciences physiques m'avait titillé au point que j'avais lu pendant les vacances d'été les deux livres achetés d'occasion par ma mère dès fin juin, ignorant qui serait mon professeur dans cette discipline. Je n'avais pas compris grand-chose, mais je savais tout ou presque. Je n'eus à faire que des efforts de compréhension, non pas de mémorisation. Qui plus est, il était excellent pédagogue. Tout était clair (pour moi). (J'espère que j'ai été aussi clair que lui, vingt ans plus tard. Oui, oui, pour les élèves attentifs.)

Il fut donc contraint de ne me mettre que des notes élevées. Mais ses appréciations sur les bulletins trimestriels restaient froides et sèches : "Très bien", avec 18/20 de moyenne. En 1953, ces notes avaient une autre signification qu'après 1968, et surtout après 1980, et plus encore qu'après 1989...

J'appris, en classe de troisième, qu'il avait épousé l'adorable jeune dame professeur d'anglais. Ah ! comme je le haïssais ! J'ai eu cet homme encore, en sciences physiques, en troisième où je fis tout pour me surpasser. Il finit par me considérer comme un élève méritant et le laisser entendre sur le bulletin trimestriel du premier trimestre. Ah, quand même !

Mais, pendant les vacances de Noël de 1954, mes parents déménagèrent à 200 km de là. Je le savais avant les vacances scolaires, mais ne le dis à aucun professeur. Par timidité pour la plupart (rien que des hommes), par ressentiment envers le professeur de sciences physiques.

Si j'avais eu, cette année-là, l'adorable dame (j'espère qu'il l'a rendue heureuse, mon si aimable professeur de physique) professeur d'anglais, je lui aurais peut-être dit que je partais (loin d'elle), et je n'aurais pu retenir mes larmes, je crois. Aurait-elle compris pourquoi ? J'avais alors treize ans et demi, et mon cœur avait déjà commencé à souffrir d'amour. Je ne l'avais plus vue une seule fois après l'année de sixième, mais je pensais encore à elle une année scolaire et un trimestre plus tard, tout en sachant qu'elle était mariée, et avec qui.
Comment suis-je encore vivant ? je ne sais.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010

Et désolée pour le message triple ! Au moins, Robin aura compris qu'il nous manque beaucoup.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010
--
Ah bon ? Je croyais que vous l'aviez fait exprès ! Cela avait une allure convaincante. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010

Cadichon, les œillères de morel, marigot and co sont comme les lunettes des serpents : elles recouvrent tout l'œil, et résistent à toute mue.
Il eut fallu un choc qu'ils n'ont pas connu pour les faire tomber, comme le coup de Prague pour la génération de mon père, encarté en 56, ou la lecture précoce d'Anton Ciliga et les témoignages de première main de Russes blancs ayant fui en 1919 dans des conditions effroyables, pour ma part.
A partir d'un certain âge, il est vain d'espérer une remise en question. Mais continuez d'essayer, vous lire est toujours un plaisir.
Ecrit par : yann | 12 février 2010

Re-bof ! Avec quelques commentaires néanmoins.
- Pourquoi Marigot et Morel ? Je ne connais pas cette respectable blogueuse qui développe des réflexions qui ne sont pas les miennes.
- Comme j'ai vécu - c'est le privilège de l'âge - le coup de Budapest, je n'ai pas eu à attendre le coup de Prague.
- Faire muer des oeillères qui sont des lunettes me paraît être un pataquès.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Pour Toto le paradoxe EPR c'est les doigts dans le nez qu'il vous le démontre ... sacré Toto tu feras toujours rire les petits copains !
Ecrit par : iPidiblue la tête à Toto ! | 12 février 2010

En petite forme, le Pidi, en ce moment...

1. Je ne me suis pas exprimé sur le contenu de ce que l'on appelle "paradoxe" EPR. Je me souviens de l'avoir vu brillamment exposé il y a quelques années par un étudiant de maîtrise (entré au CNRS entre-temps)
2. La physique quantique est bien entendu une révolution intellectuelle, mais c'est une révolution du début du siècle passé et le "paradoxe" EPR (1935) appartient bien à cette époque.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Aussi mauvais lecteur qu’historien, le spécialiste de la Collaboration, avec ses œillères idéologiques, ses distorsions et amalgames boiteux. Il assimile deux faits qui se sont produits dans des circonstances opposées : d’une part ce dont je parlais, la réception de l’Archipel, interdit de publication en URSS jusqu’en 89, passé sous le manteau à l’Ouest et publié en 1973, dans le silence lâche et gêné d’une majorité d’ intellectuels français, dont j’excepte ceux qui lui ont servi des tombereaux d’insultes, et de l’autre, ce que cite Morel, l’accueil, dix ans plus tôt, du premier roman de Soljenitsyne, écrit en 1950 je crois, Une journée d’Ivan Denissovitch, par les compagnons de route du PCF, aux ordres du Kremlin et avec eux l’ensemble de la sphère germanopratine. Ils ont quand même attendu pour s’y intéresser le feu vert, l’autorisation de paraître, donnée en 62 par un Khrouchtchev limogé 18 mois plus tard : cette « liberté » pesa lourd dans la balance au moment de son renvoi. Confondre les deux ne gêne pas ceux pour qui la désinformation est aussi familière qu’une seconde peau.

Cette mise au point étant faite, j’apporte une preuve concrète de ce que j’avance, connue de qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire des idées.
Dans Le Monde du 3 juillet 1975, Bernard Chapuis comparait l’auteur de l’Archipel à des traitres comme Laval, Doriot et Déat, qui « accueillaient les nazis en libérateur s». En revanche chez les socialo-communistes on encensait encore en 1996 des livres hagiographiques comme celui de l’ineffable Lily Marcou (Staline, vie Privée, chez Calmann-Lévy)

Le lien "aimablement" fourni rappelle fort utilement et clairement le degré d’inféodation des Lettres Françaises à la ligne du PCF . Face à la propagande communiste, l’Occident a longtemps fait preuve d’un aveuglement impardonnable, et les principaux responsables sont les faiseurs d’opinion, cette intelligentsia, de gauche dans sa quasi-totalité, les autres rasant les murs, comme chez les enseignants.
J'ai aussi un commentaire la-dessus (à suivre)
Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010

Cadichon me poursuit de ses assiduités. Cela en devient gênant.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Toto,


Je résume ta profonde pensée :

Alain Aspect est un has been.

Il n'y a que Toto qui a tout compris depuis qu'un étudiant de maîtrise lui a tout expliqué lors d'une nuit d'amour ...

Écrit par : iPidiblue besame mucho ... | 12 février 2010

A partir d'un certain âge, il est vain d'espérer une remise en question. Mais continuez d'essayer, vous lire est toujours un plaisir.
Ecrit par : yann | 12 février 2010

Cela m'avait échappé : Yann, vous êtes inconvenant !
Cela ne se dit pas à une dame, et d'autant moins si elle est avancée en âge.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Cela m'avait échappé : Yann, vous êtes inconvenant !
Cela ne se dit pas à une dame, et d'autant moins si elle est avancée en âge.

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Excellent !

Les "pédagogistes" disent que l'école se porterait mieux si on les laissait s'en emparer complètement.
Les ultra-libéraux prétendent que, si tout va mal, c'est qu'on n'a pas laissé le marché "réguler" naturellement jusqu'au bout.
Même combat, non, Yann ???

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine demandent un débat télévisé avec Luc Chatel.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine demandent un débat télévisé avec Luc Chatel.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Espère !

J'ai transmis directement à Robin les inquiétudes de ses fans. J'espère qu'il réapparaîtra pour rassurer ces dames…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2010

Joe, je crois me souvenir que dans le Discours sur l'origine de l'inégalité, Rousseau précise clairement qu'il est impossible de revenir à l'état de nature. L'évolution est irréversible, et, dans l'état que l'Homme a désormais atteint, les lumières et le savoir sont un moindre mal.
J'ai bon, maître Morel ? ;o))))

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 février 2010

Toto,
Je résume ta profonde pensée :
Alain Aspect est un has been.
Ecrit par : iPidiblue besame mucho ... | 12 février 2010

Pidi, t'en as pas marre de déformer mes propos, non ? Tu te prends pour Cadichon, mais non, c'est dit, je ne serai pas ton Guy Morel...


Ma pensée dans ses profondeurs ultimes : Les faits, tout d'abord. Les expériences d'Aspect sur le "paradoxe" EPR datent du tout début des années quatre-vints du siècle dernier. Ses résultats infirment un certain nombre d'interprétations de la théorie quantique qui tentaient en gros de sauver les meubles de la conception "classique", pour le dire très - trop - vite. Sur ce plan là (celui des concepts scientifiques), Aspect vient sans doute clore un époque de controverses plutôt qu'en ouvrir une nouvelle.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Rencontré une collègue PLP complètement désabusée. Elle doit appliquer les critères du ministère pour noter le "Contrôle en cours de formation" en matière professionnelle.
En n'ayant rien fait, rien appris ou presque, selon ces critères un élève peut avoir 12-13 sur 20 !

Et dire que quand on évoque ce genre de magouilles aux examens, les missi dominici nous répondent qu'on raconte n'importe quoi.
Vit-on mieux en croyant la Pravda ?

Écrit par : P. Lariba | 12 février 2010

Je sais Toto, 1980/1982, c'est la préhistoire pour toi, tu ouvrais à peine tes jolis petits yeux, l'amour te souriait ...

PS J'avertis tous mes lecteurs bénévolents que le temps de la science n'est pas celui de la politique ! que pour les physiciens rien n'est plus jeune que la mécanique classique sans cesse renouvelée et que la mécanique quantique est une petite jeunette qui leur fait les yeux doux depuis un siècle à peine ...

Écrit par : iPidiblue in a nutshell | 12 février 2010

Pour vous expliquer un peu mieux à quel point la position de Toto est absurde, je peux vous parler en historien seulement de la conjecture de Poincaré formulée en 1904 et résolue par Perelman en 2003 ! Bien entendu le fait de résoudre une conjecture ne la rend pas caduque du tout, cela ouvre de nouvelles voies ...
Le théorème de Fermat a attendu encore plus longtemps et quand Andrew Wiles a résolu la question il n'a pas fermé les voies de la recherche mathématique, il en a ouvert d'autres ...
En règle générale quand on résout une question scientifique d'importance cruciale on ouvre de nouveaux chemins à la recherche. C'est un jeu sans fin ...

Écrit par : iPidiblue in a nutshell | 12 février 2010

Le temps de la science n'est pas celui de la politique ! que pour les physiciens rien n'est plus jeune que la mécanique classique sans cesse renouvelée et que la mécanique quantique est une petite jeunette qui leur fait les yeux doux depuis un siècle à peine ... [décidément !]
Ecrit par : iPidiblue in a nutshell | 12 février 2010

Je suis bien d'accord avec ce flot d'évidences et de lieux communs.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Toto,

Quand on est un grand esprit comme toi on ne s'abaisse pas à polémiquer avec quelqu'un qui déverse un flot d'évidences et de lieux communs ! Je ne suis même pas membre de l'Académie des Sciences ni médaille d'or du CNRS ni Médaille Wolf comme Alain Aspect, c'est dire à quel point je suis microscopique à tes yeux !

Écrit par : iPidiblue areuh ! areuh ! | 12 février 2010

Ce qui est gênant quand on lit la prose des professeurs du secondaire c'est leur manque de modestie ! Ils sont coincés entre le niveau primaire où personne n'aurait l'outrecuidance d'afficher des prétentions intellectuelles trop élevées et le niveau supérieur où l'on peut éventuellement publier dans les grandes revues scientifiques ! On sent bien qu'ils sont entre deux chaises et plus le malaise est patent plus ils ont des discours outrés où l'on tranche de tout !

Écrit par : iPidiblue psychologie à deux balles | 12 février 2010

Pidi, les expériences d'Aspect ne démontrent rien. Admettons que l'épistémologie n'est pas le point fort de l'historien des science émérite que tu es.

Je ne polémique pas avec toi. Je ne tranche rien. Je parle en amateur de deux ou trois choses que je connais un peu. Et dont tu sembles tout ignorer.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Toto,

Pourquoi tu ne nous renvoies pas à "The Physical Review" où tu publies certainement ? Tu as certainement une page propre où la liste de tes publications s'affichent, non ? Je ne dis pas que je comprendrais tes articles qui sont certainement rédigés en anglais mais je pourrais demander son avis à un physicien de ton niveau (s'il s'en trouve) qui me dira ce que je dois en penser !

PS Franchement sincèrement modestement 1 tu n'as aucun humour 2 plus tu écris plus tu t'enfonces car on comprend bien que tu es dévoré par la jalousie intellectuelle peut-être le pire des maux, je ne dis pas vis-à-vis de moi qui ne suis pas physicien, ni rien du tout d'ailleurs (je touche le RSA), mais vis-à-vis de ceux qui ont mieux réussi que toi.

Écrit par : iPidiblue psychologie à deux balles | 12 février 2010

Les "pédagogistes" disent que l'école se porterait mieux si on les laissait s'en emparer complètement.
Les ultra-libéraux prétendent que, si tout va mal, c'est qu'on n'a pas laissé le marché "réguler" naturellement jusqu'au bout.
Même combat, non, Yann ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Christophe, je me permettrais un petit bémol (sans mauvais jeu de mots). La différence que je fais, mais je ne suis sûrement pas assez au fait des thèses pédagogistes, c'est qu'en économie, on fait passer pour libérales des idées qui ne le sont pas pour mieux les rejeter. Cela provient de l'inculture économique manifeste d'une grande partie de la population. Ne pas règlementer ne veut pas dire qu'on peut faire tout et n'importe quoi ! Il y a bien des inconvénients au libéralisme et il ne s'agit en aucun cas d'un système idéal. Il comprend bien sûr des dysfonctionnements, ils sont juste "moins pires" que d'autres systèmes.
Actuellement, le libéralisme sert d'épouvantail pour maintenir un système qui en favorise certains. On cherche à faire peur à la population. Prenez le cas des retraites : on vous dit que la capitalisation, c'est le risque d'un effondrement des marchés et de la pauvreté des petits vieux et qu'il vaut mieux prendre un système par répartition. Il est certain que les marchés financiers sont fluctuants et que vous ne pouvez pas connaître à l'avance le montant exact de votre pension. Mais dans le cadre d'un système par répartition, n'est ce pas déjà le cas ? Qui est capable de me dire de combien sera ma pension dans 30 ans ? N'y a-t-il pas un risque de nouvel allongement de la durée de cotisation, de baisse du taux de rendement, de recul de départ à la retraite dans ces prochaines années ? N'y a-t-il pas des possibilités de placements relativement sécurisés de cette épargne (comme c'est le cas des assurances vie par exemple) ? Quel serait le rendement d'une telle retraite ? Sachant que ce système serait beaucoup plus souple, vous laissant la liberté de partir à la retraite quand vous estimez que votre pension est suffisante, ... A qui profite ce système actuel ? Aux retraités ? Pas certain. Aux patrons ? Non, il leur coûte très cher. Aux politiques ? Un peu. Aux syndicats ? Beaucoup, il leur permet dans le cadre de la cogestion, de faire employer par les caisses de branche des effectifs démesurés "croquant" une bonne partie de la dotation de la caisse (jusqu'à 30% des cotisations sur certains caisses !!). Regardez maintenant qui est le plus opposé à un système par capitalisation mais n'allez pas en tirer des conclusions : je vous rappelle qu'il s'agit de défendre les travailleurs contre le capitalisme !

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Désolé Ipidi, mais je me range du côté de Toto sur ce coup. Il ne manque en rien d'humilité, je le trouve assez factuel dans son explication, qui colle avec ce que j'ai pu lire sur le sujet.

Après, en fermant une porte Alain Aspect en a certainement ouvert une autre, c'est peut être là que vous vous rejoignez.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

- Comme j'ai vécu - c'est le privilège de l'âge - le coup de Budapest, je n'ai pas eu à attendre le coup de Prague.
Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Oups ! Confusion. Je voulais parler de Budapest, 1956.
A 13 ans, vous avez rendu votre carte du Parti ?
Quel homme ! J'en suis tout retourné. ;o)

Écrit par : yann | 12 février 2010

Mais si, iPid, tu as raison, c'est bien toi et ton RSA que je jalouse à en crever.

Et je publie mes articles en français, minable provincial que je suis, mais dans des revues internationales, tout de même (merci à mon directeur de thèse ^^)

Mais bon, c'est des maths, pas de la physique, que je n'ai pas étudiée sérieusement.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Joe,

Je crois savoir qu'en France les 2/3 voire les 3/4 des retraites sont touchées par les fonctionnaires ... donc le crime profite surtout à cette classe-là !

Un commerçant, un agriculteur, un petit patron, un artisan touchent peau de zébu ! En général si leur retraite se passe bien c'est qu'ils ont pu se former un capital de prévoyance.

Écrit par : iPidiblue quasi-retraité des cadres | 12 février 2010

Pourquoi tu ne nous renvoies pas à "The Physical Review" où tu publies certainement ? Tu as certainement une page propre où la liste de tes publications s'affichent, non ? Je ne dis pas que je comprendrais tes articles qui sont certainement rédigés en anglais mais je pourrais demander son avis à un physicien de ton niveau (s'il s'en trouve) qui me dira ce que je dois en penser !
PS Franchement sincèrement modestement iPidiblue

Attention, élève iPidiblue, l'abus d'adverbes peut nuire gravement au style, surtout quand on les répète trois fois ...
Les flèches de cet ordre doivent être légères pour atteindre
leur cible; engluées, elles font souvent boomerang.

Écrit par : nicolas | 12 février 2010

Les "pédagogistes" disent que l'école se porterait mieux si on les laissait s'en emparer complètement.
Les ultra-libéraux prétendent que, si tout va mal, c'est qu'on n'a pas laissé le marché "réguler" naturellement jusqu'au bout.
Même combat, non, Yann ???

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Bah !
Et les communistes en disent autant de la société dans son ensemble. Voir le "marxiste slovène" de marigot.

Écrit par : yann | 12 février 2010

T'inquiète Toto, Joe vient à ton secours !

Ah ! je le savais bien que Toto était un grand matheux qui perdait son temps chez Brighelli le lettré à discuter de queues de cerise ... et à remettre à sa place un ex-érémiste !

Écrit par : iPidiblue quasi-retraité des cadres | 12 février 2010

Il y a bien des inconvénients au libéralisme et il ne s'agit en aucun cas d'un système idéal. Il comprend bien sûr des dysfonctionnements, ils sont juste "moins pires" que d'autres systèmes.
Actuellement, le libéralisme sert d'épouvantail pour maintenir un système qui en favorise certains.

Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Même analyse. Merci à Joe.

Écrit par : yann | 12 février 2010

Joe,

Je crois savoir qu'en France les 2/3 voire les 3/4 des retraites sont touchées par les fonctionnaires ... donc le crime profite surtout à cette classe-là !

Un commerçant, un agriculteur, un petit patron, un artisan touchent peau de zébu ! En général si leur retraite se passe bien c'est qu'ils ont pu se former un capital de prévoyance.

Ecrit par : iPidiblue quasi-retraité des cadres | 12 février 2010

Ipidi, le fonctionnement des retraites en France est un fonctionnement par caisse. Les employés du privé cotisent pour des employés du privé et pas pour des fonctionnaires. Donc le niveau des retraites des salariés du privé n'a rien à voir avec les fonctionnaires (ne les accuser pas de tous les maux). Eux, ils vous coutent des impôts, c'est tout (enfin, façon de parler).

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Oups ! Confusion. Je voulais parler de Budapest, 1956.
A 13 ans, vous avez rendu votre carte du Parti ?
Quel homme ! J'en suis tout retourné. ;o)

Ecrit par : yann | 12 février 2010

Que dis-je !?
9 ans, peut-être 10, si mes notes sont bonnes.
Quel enfant !!

Écrit par : yann | 12 février 2010

La différence entre toi et moi, Toto, c'est que quand je viens chez Brighelli je monte en grade, moi qui suis un rien du tout, je fréquente des capétiens, des agrégés et des docteurs, tandis que toi tu baisses !

Écrit par : iPidiblue l'ascension sociale maîtrisée | 12 février 2010

Joe,

N'importe quoi ! Je vous donne les chiffres globaux, je me fiche bien du détail de comment cela se passe ... comment se fond les transferts etc. Ai-je parlé de caisses ?

C'est formidable de répondre à côté de la question.

Écrit par : iPidiblue tiroir-caisse | 12 février 2010

... comment se font ...

Écrit par : iPidiblue tiroir-caisse | 12 février 2010

Oups ! Confusion. Je voulais parler de Budapest, 1956.
A 13 ans, vous avez rendu votre carte du Parti ?
Quel homme ! J'en suis tout retourné. ;o)

Ecrit par : yann | 12 février 2010

Que dis-je !?
9 ans, peut-être 10, si mes notes sont bonnes.
Quel enfant !!
Ecrit par : yann | 12 février 2010

Votre légèreté est confondante. La vie, l'histoire, les événements, se résument donc pour vous à prendre ou rendre une carte ?

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Le temps de la science n'est pas celui de la politique !

Ecrit par : iPidiblue in a nutshell | 12 février 2010

Il me semble que vous suggériez le contraire hier en faisant part de votre vertige à l'idée "que l'on parle déjà de modifier les gènes des sportifs afin qu'ils accomplissent des performances supérieures "?

Allez voir du côté de la Chine si le temps de la science, des nanosciences, de la biogénétique n'est pas celui de la politique et du marché mondialisé!
Les bricoleurs chinois et sans doute beaucoup d'autres ne parlent pas de modifier le corps et le cerveau: ils agissent, ils modifient. Peut-être pour l'amour de la seule Vérité?

Écrit par : marigot | 12 février 2010

Ach so !!
Nanosciences, biotechnologie, fâââscime !!!
Gross malheur, la mondialisation.

Écrit par : yann | 12 février 2010

Regardez maintenant qui est le plus opposé à un système par capitalisation mais n'allez pas en tirer des conclusions : je vous rappelle qu'il s'agit de défendre les travailleurs contre le capitalisme !
Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Joe, une question simple : de quoi un salaire est-il composé ?

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Désolé Ipidi, mais je me range du côté de Toto sur ce coup. Il ne manque en rien d'humilité, je le trouve assez factuel dans son explication, qui colle avec ce que j'ai pu lire sur le sujet.
Après, en fermant une porte Alain Aspect en a certainement ouvert une autre, c'est peut être là que vous vous rejoignez.
Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Merci, Joe. Il va sans dire que je ne nie en rien l'importance des travaux d'Aspect. Je me contente de les placer dans la perspective historique qui est la leur, sans chercher à être original dans un domaine où je ne suis absolument pas spécialiste.

iPid devrait prendre un peu de repos ou sortir au grand air quelques heures. Ce n'est pas un mauvais garçon, mais il a parfois des crises d'aigreur qui font de lui un individu peu amène.

Écrit par : TotoWeininger | 12 février 2010

Je vais à la Poste, Toto, tout à l'heure ... je vais faire ma B.A quotidienne : assurer aux postiers leur pitance !
Ai-je bien mérité de la patrie ?

Écrit par : iPidiblue tiroir-caisse | 12 février 2010

Joe, une question simple : de quoi un salaire est-il composé ?

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Tiens, GM veut un nouveau débat de sémantique. M. Morel, vous ne voulez pas parler du salaire qui est composé uniquement du salaire (compte 6411. Salaires, appointements) mais des charges sociales (assedic, retraites, retraites complémentaires, Maladie (tranche A et B), CSG, CRDS) auxquelles vous pouvez ajouter la prévoyance et la mutuelle) qui sont présentées de manière à faire croire qu'une partie est payée par l'employeur et l'autre par le salarié alors que concrètement elles sont toutes payées par l'employeur et qu'économiquement elles sont toutes payées par le salarié.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Joe,

N'importe quoi ! Je vous donne les chiffres globaux, je me fiche bien du détail de comment cela se passe ... comment se fond les transferts etc. Ai-je parlé de caisses ?

C'est formidable de répondre à côté de la question.

Ecrit par : iPidiblue tiroir-caisse | 12 février 2010

J'aurais dû être plus direct dans mon premier message mais j'ai voulu être charitable. Sachant que le secteur public a été en forte augmentation depuis 30 ans, qu'il représentait en 1999 30% de la population active, que parmi ces 30%, il y a une partie d'employés "contractuels" et non fonctionnaires non négligeable, je pense que même avec un taux de reversion beaucoup plus favorable pour les fonctionnaires, votre chiffre est une ânerie. A moins que vous ayez une source plus fiable que "de mémoire", votre remarque n'est que de la propagande de mauvaise facture.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Joe,

Ne soyez pas charitable avec moi, je ne le mérite pas !

Il est vrai que l'on peut toujours dire que les fonctionnaires n'ont pas de retraite mais une pension !

Donnez-nous les chiffres exacts !

Écrit par : iPidiblue poste-restante | 12 février 2010

Attention, élève iPidiblue, l'abus d'adverbes peut nuire gravement au style, surtout quand on les répète trois fois ...
Les flèches de cet ordre doivent être légères pour atteindre
leur cible; engluées, elles font souvent boomerang.

Ecrit par : nicolas | 12 février 2010

Absolument, véridiquement, totalement exact !

Écrit par : iPidiblue absolutely fabulous | 12 février 2010

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Tiens, GM veut un nouveau débat de sémantique. M. Morel, vous ne voulez pas parler du salaire qui est composé uniquement du salaire (compte 6411. Salaires, appointements) mais des charges sociales (assedic, retraites, retraites complémentaires, Maladie (tranche A et B), CSG, CRDS) auxquelles vous pouvez ajouter la prévoyance et la mutuelle) qui sont présentées de manière à faire croire qu'une partie est payée par l'employeur et l'autre par le salarié alors que concrètement elles sont toutes payées par l'employeur et qu'économiquement elles sont toutes payées par le salarié.
Ecrit par : Joe | 12 février 2010

Là Joe, vous m'en imposez. Donc les charges sont "économiquement" payées par le salarié et l'employeur ne les paie que "concrètement". Intéressant.

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Ce qui fait penser à François Michelin qui avait inventé un nouveau bulletin de salaire, sur lequel il était inscrit quelque chose comme "émoluments versés par le client", la justice saisie avait imposé de rendre son titre véritable au bulletin de salaire !

Écrit par : iPidiblue bulletin de paye | 12 février 2010

Les charges sociales que je paye "concrètement" (je signe les chèques) et "économiquement" (ça sort de mon compte) sont payées, dans le cas des salariés, "concrètement" par l'employeur (il signe les chèques) et "économiquement" par le salarié, qui voit son salaire brut (et son compte en banque) amputé d'autant.
Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre.

Écrit par : yann | 12 février 2010

Peut-être serait-il bon, afin de faire comprendre ce que représente réellement la "gratuité" des prestations sociales, le coût des retraites, etc., que cet argent transite furtivement sur le compte des salariés qui, payés en salaire brut le 1er du mois, se verrait prélevé le 5 le montant des charges sociales ?

Un peu d'éducation par la pratique, en somme...

Écrit par : yann | 12 février 2010

Cadichon, les œillères de morel, marigot and co sont comme les lunettes des serpents : elles recouvrent tout l'œil, et résistent à toute mue.
Il eut fallu un choc qu'ils n'ont pas connu pour les faire tomber, comme le coup de Prague pour la génération de mon père, encarté en 56, ou la lecture précoce d'Anton Ciliga et les témoignages de première main de Russes blancs ayant fui en 1919 dans des conditions effroyables, pour ma part.
A partir d'un certain âge, il est vain d'espérer une remise en question. Mais continuez d'essayer, vous lire est toujours un plaisir.
Ecrit par : yann | 12 février 2010

Bon, depuis, Yann a signalé sa confusion entre Prague et Budapest, mais son message était cohérent car il pouvait s'agir du coup de 48 (le premier qui ouvrit les yeux de ceux qui voulaient voir plus loin que leurs préjugés) ce qu'aurait pu comprendre Morel qui se dit historien et a enseigné, s'il n'avait été affligé de ce travers; marigot aussi est prof, et si ces gens-là ignorent en 2010 ce que Soljenitsyne s'est cru obligé de rappeler... en 1980, il faut bien que d'autres dénoncent les distorsions de l'histoire, les petites lâchetés et le grand aveuglement de ceux qui confondent enseignement et endoctrinement.

===============
Je ne dirais pas cela de Cadichon. Elle croit et elle pense. Le problème est que son horloge interne est arrêtée sur 1950. Du coup, elle continue la Guerre froide, voit des Rouges partout, vitupère des ennemis inexistants, confond Lénine et Obama etc.
Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Pauvre h(p)omme..
Tout ce qui est excessif est insignifiant et lui il faut vraiment chausser des lunettes, les œillères lui troublent la vue et l'entendement.
Le fond du message de yann était pourtant fclair, la méprise n' y change rien, et le coup de Prague dont il parlait ne pouvait e toutes façons pas être celui de 68, mais vous avez de telles béances dans votre bagage historique que vous n'avez pas saisi :
"Comme j'ai vécu - c'est le privilège de l'âge - le coup de Budapest, je n'ai pas eu à attendre le coup de Prague.
- Faire muer des oeillères qui sont des lunettes me paraît être un pataquès.
Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

It takes one to know one

Dans le domaine des imbécillités que peuvent écrire les intellos et les journalistes, j'en ai repéré une belle dans la note insérée dans l'interview de Nemo, si aimablement appelée cadichonnerie par Morel qui sait admirablement donner des verges pour se faire fouetter.

Le journaliste:
""Quelles mesures préconiseriez-vous pour faire avancer la liberté scolaire aujourd'hui ?

Ph. N. Mettre fin au monopole idéologique de l'Éducation nationale est une priorité..../... D'autre part, il faut convaincre l'opinion que la liberté scolaire est une nécessité, qu'elle est techniquement possible, et surtout qu'elle est légitime, et même seule légitime dans des sociétés démocratiques. Il y a beaucoup à faire à cet égard, tant les mythes ont la vie dure, tant les prétendus « laïques » ont été longtemps seuls à occuper le terrain et ont pu faire croire aux Français que le monopole scolaire est aussi naturel que l'air qu'on respire. Pourtant, il n'existe dans aucun grand pays démocratique autre que la France. [Note du carnet : Étant donné que ce monopole est encore plus étouffant au Québec où même les écoles non subventionnées doivent appliquer le programme du Monopole de l'Éducation, il faut en conclure que le Québec n'est pas un grand pays démocratique.]""

Le contenu de la note est proprement effarant. Nul doute que Penda en particulier appréciera.

Je passe sur le sophisme qui dénature le propos de Nemo, il est le propre de ce genre de rhétorique, mais ce qui est inacceptable c'est l'ignorance, ou pire, si possible, le fait que l'auteur prend ses désirs pour des réalités et s'imagine que le Québec est un état indépendant, car c'est bien évidemment à ceux-là seuls que se référait Nemo. Sa note est indigente. A ma connaissance, et en tant que Canadienne j'ai quelques points de repères solides, dans mon pays d'adoption qui compte 11 provinces, ( ou 10 et trois Territoires, pour être précis) une seule, le Québec souffre du même syndrome liberticide que la France, le jacobinisme, et ce n'est hélas pas le seul domaine dans lequel nos "cousins" d'Amérique nous ont pris pour modèle, dans ce que nous avons de pire.
On dit que le Québec c'est le produit de l'heureux mariage entre la culture française et l'efficacité américaine, mais c'est l'inverse hélas.
D'ailleurs si le pédagogisme y a fait des ravages bien avant la France, c'est parce qu'ils n'ont pas eu la chance comme elle d'avoir eu un océan et ....une guerre mondiale, pour les préserver pendant quelques décennies de plus de cette gangrène.

Écrit par : Cadichon | 12 février 2010

Là Joe, vous m'en imposez. Donc les charges sont "économiquement" payées par le salarié et l'employeur ne les paie que "concrètement". Intéressant.
Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Joe, quand on intitule un bouquin l'Horreur pédagogique, en hommage nul doute à l'un des ouvrages les plus indigents dans un domaine qui en regorge, ( L'horreur économique de Vivane Forrester dont les lecteurs sont les mêmes que ceux de Meyssan) on est imperméable à ce genre de "subtilités", même si elles font partie du quotidien du commun des mortels.

Écrit par : Cadichon | 12 février 2010

Là Joe, vous m'en imposez. Donc les charges sont "économiquement" payées par le salarié et l'employeur ne les paie que "concrètement". Intéressant.

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Je vous invite à lire les explications de l'économiste Frédéric Bastiat sur le sujet. Il explique clairement pourquoi la distinction entre part salariale et la part patronale est de la fumisterie. L'employeur ne s'intéresse qu'au coût global d'un salarié, c'est à dire le salaire chargé (ce que ça lui coûte réellement). Cela signifie qu'il paye un salarié du montant total de ce coût. Toute hausse des prélèvements sociaux, même si cette hausse n'affecte que la part patronale se traduit par une augmentation moindre des salaires, la hausse de la masse salariale étant mangée par la hausse des prélèvements obligatoires.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Joe, quand on intitule un bouquin l'Horreur pédagogique, en hommage nul doute à l'un des ouvrages les plus indigents dans un domaine qui en regorge, ( L'horreur économique de Vivane Forrester dont les lecteurs sont les mêmes que ceux de Meyssan) on est imperméable à ce genre de "subtilités", même si elles font partie du quotidien du commun des mortels.
Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010


Ma pauvre ! Je n'ai pas lu L'Horreur économique, et la Forester en question a bien failli me faire un procès. Savez-vous seulement comment se décide le titre d'un livre ?
Quant au commun des mortels et à son quotidien, vous faites rire dans les tribunes.
Merci de me rappeler Prague 1948, j'ignorais tout à fait cet épisode ; j'ai une culture à trous, vous savez...

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Je vous invite à lire les explications de l'économiste Frédéric Bastiat sur le sujet. Il explique clairement pourquoi la distinction entre part salariale et la part patronale est de la fumisterie. L'employeur ne s'intéresse qu'au coût global d'un salarié, c'est à dire le salaire chargé (ce que ça lui coûte réellement). Cela signifie qu'il paye un salarié du montant total de ce coût. Toute hausse des prélèvements sociaux, même si cette hausse n'affecte que la part patronale se traduit par une augmentation moindre des salaires, la hausse de la masse salariale étant mangée par la hausse des prélèvements obligatoires.
Ecrit par : Joe | 12 février 2010

J'ai lu Joe. Pouvez-vous me dire quels étaient les prélèvements sociaux à l'époque de Frédéric Bastiat ?

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

On dit que le Québec c'est le produit de l'heureux mariage entre la culture française et l'efficacité américaine, mais c'est l'inverse hélas.
D'ailleurs si le pédagogisme y a fait des ravages bien avant la France, c'est parce qu'ils n'ont pas eu la chance comme elle d'avoir eu un océan et ....une guerre mondiale, pour les préserver pendant quelques décennies de plus de cette gangrène.
Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010
Un point d'accord. Un mien ami, professeur au Québec et spécialiste de littérature française ( Voir Main basse sur l'éducation, Éditions Nota Bene, 2002) m'écrivait : " En matière de pédagogisme, nous vous envoyons du brut, vous nous renvoyez du raffiné."

Écrit par : guy morel | 12 février 2010

Un cadeau posthume du regretté Philippe Seguin...

http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-fromages-scolaires-de-l-Elysee_a185112.html

Écrit par : FGuichard | 12 février 2010

J'ai lu Joe. Pouvez-vous me dire quels étaient les prélèvements sociaux à l'époque de Frédéric Bastiat ?

Ecrit par : guy morel | 12 février 2010

Oups, ce n'est pas Bastiat, faut que je remette la main sur mes cours de macro-économie pour vous citer le bon économiste. Certainement Hayek dans ce cas, mais je vérifierai.

Écrit par : Joe | 12 février 2010

Ca fait trois fois qu'on en parle, des inspecteurs de la ville de Paris, Françoise...
Remarquez, ça les vaut !

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Ca fait trois fois qu'on en parle, des inspecteurs de la ville de Paris, Françoise...
Remarquez, ça les vaut !

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Oups, ça m'a échappé !
Trop de choses à lire après ces qq jours passés loin de mon ordi...

Écrit par : FGuichard | 12 février 2010

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine demandent un débat télévisé avec Luc Chatel.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Espère !

JPB

Ecrit par : brighelli | 12 février 2010

C'est vous, exTC, qui étiez déçu du peu d'accent méridional de JPB, non ?

Qu'est-ce qu'il vous faut ? Il en a même à l'écrit ;-) !

Écrit par : c. cru | 12 février 2010

A priori, il s'agirait bien d'Hayek dans "La route de la servitude". Il y explique également le principe des "poverty traps", que sont le salaire minimum et les indemnités de solidarité enfermant les travailleurs précaires dans des situations précaires. Certainement un livre passionnant à lire

Écrit par : Joe | 12 février 2010

ah mais je suis toujours déçu ! il est moustachu, l'oeil charbonneux MAIS pas un brin d'accent !

bref je m'en remettrai :)

Écrit par : exTC | 12 février 2010

Bon, depuis, Yann a signalé sa confusion entre Prague et Budapest, mais son message était cohérent car il pouvait s'agir du coup de 48...

Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010

En effet, c'était bien à ce coup-là que je pensais.
Mais mon père eut été trop jeune à l'époque pour renier ses engagements. Il n'avait pas la lucidité précoce de guy morel...

Écrit par : yann | 12 février 2010

D'ailleurs si le pédagogisme y a fait des ravages bien avant la France, c'est parce qu'ils n'ont pas eu la chance comme elle d'avoir eu un océan et ....une guerre mondiale, pour les préserver pendant quelques décennies de plus de cette gangrène.

Ecrit par : Cadichon | 12 février 2010

L'un des facteurs principaux qui, en France, a retardé le pédagogisme, est l'existence d'enseignants attachés à la tradition de l'école républicaine et militants ou ex-militants dans des organisations de la gauche progressiste tels que la FSU ou le PCF.

En témoigne ce Manifeste qu'a rédigé et transmis un de mes collègues, professeur de lettres, heureux jeune retraité, membre du SNES , engagé à gauche et poète à ses heures.

MANIFESTE D'UN PARTANT!

"A la rentrée de ces vacances d'hiver 2010, je passerai une main chaleureuse et compatissante à mon successeur. Je remercie les parents de leur confiance obligée et encourage les élèves à illustrer leur dénomination.
Si je pars en retraite, je ne baisse pas la garde devant la liquidation en règle des services publics - et particulièrement l'enseignement. C'est pourquoi j'invite les parents à s'informer sur le démantèlement des matières par des fusions et des réductions d'horaires avec des allégations pédagogiques fumeuses. Ces mesures visent, en réalité, à pallier le déficit des effectifs en ne remplaçant pas les départs à la retraite, en mettant les stagiaires sur des postes partiels, en multipliant les heures supplémentaires et en précarisant l'emploi du nouveau personnel.

Et tout à l'avenant, comme le système d'évaluation qui privilégiera les compétences au détriment des connaissances. Ainsi le discours égalitaire d'un socle commun sert d'écran à l'accroissement des inégalités...

Malgré des ordres et des contre-ordres de directives ministérielles, relayées par des inspecteurs zélés, j'ai délibéremment refuser de jouer le cinéma des séquences et séances imposées, abandonnées aujourd'hui au profit d'unités pédagogiques (sic).
Je m'en suis toujours tenu à différencier les enseignements de l'orthographe, de la grammaire et de l'analyse de textes littéraires. Pendant plus de trente ans, j'ai construit mes cours sans me servir de manuels scolaires qui présentent indifféremmment des textes journalistiques, publicitaires et littéraires. Il va sans dire que cette ligne de conduite et cette intransigeance n'ont pas eu l'heur de plaire aux instances supérieures...

Je suis conscient de n'avoir pas exploité au mieux la carrière à laquelle peut prétendre un enseignant possédant licence, maîtrise et D.E.A., mais aucun salaire ne pourrait compenser les sourires et les remerciements des anciens élèves et parents que je croise dans la rue. Voilà ma seule satisfaction avec celle d'avoir été entouré de collègues sympathiques.
Je remercie tout ce monde dévoué et respectueux en les assurant que je reste toujours partant pour défendre l'école laïque et républicaine".

Écrit par : Buntov | 12 février 2010

Tiens, c'est comme les IUFMs, le SNES ? Il n'y a pas que des "pédagogistes" ???

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine demandent un débat télévisé avec Luc Chatel.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Espère !

JPB

Ecrit par : brighelli | 12 février 2010

Je dirais même plus : Té crèzi !

Écrit par : FGuichard | 12 février 2010

ah mais je suis toujours déçu ! il est moustachu, l'oeil charbonneux MAIS pas un brin d'accent !

bref je m'en remettrai :)
Ecrit par : exTC | 12 février 2010

Ça, c'est extraordinaire ! Vous êtes le seul à me dire que je n'ai pas d'accent, con ! Moi qui me croyais repérable dans les médias parce que j'avais cette pinte et même un peu plus…
Non. Je vais forcer, peuchère…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2010

Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine demandent un débat télévisé avec Luc Chatel.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Espère !

JPB

Ecrit par : brighelli | 12 février 2010

Je dirais même plus : Té crèzi !

Ecrit par : FGuichard | 12 février 2010

Ah ! Vous voyez, exTC, FGuichard qui est bas-alpine l'entend très bien l'accent méridional de JPB !

Sinon, pour le blog dans son ensemble, il n'en restait qu'un et je l'ai trouvé ! Le dernier des "Foucambertiens" ! Je suis très fière de moi !

http://dcalin.fr/publications/carle27.html

Écrit par : catmano | 12 février 2010

Là, Catmano, chapeau, vous en avez tiré un tout beau.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2010

Là, Catmano, chapeau, vous en avez tiré un tout beau.
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 février 2010

Comme on tire les lièvres, bien sûr…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 février 2010

A priori, il s'agirait bien d'Hayek dans "La route de la servitude". Il y explique également le principe des "poverty traps", que sont le salaire minimum et les indemnités de solidarité enfermant les travailleurs précaires dans des situations précaires. Certainement un livre passionnant à lire

Ecrit par : Joe | 12 février 2010


Le problème de Hayek, et des ultralibéraux qui s'en sont inspirés, c'est de faire du marché une référence indépassable, à partir de laquelle les échanges dans la société s'autoréguleraient et aboutiraient à leur propre équilibre.
C'est oublier un peu vite que les individus, ne partant pas avec les mêmes chances, ne peuvent pas contracter équitablement, et que l'intervention de l'Etat (notamment par la loi) est indispensable si on veut éviter la seule "loi du plus fort".

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 février 2010

Daniel, que dites-vous à Joe, là:
"les mêmes chances", "équitablement", "intervention indispensable de l'état"... Que des incongruités !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Oui, Christophe...
mais ça va mieux en le disant!!!

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 février 2010

Oui, Daniel, et ça fait du bien de le lire aussi !!! ;-)

Rien à voir:
"les français auraient les pénis les plus longs d’Europe ; enfin une raison valable pour reprendre le débat sur l’identité nationale".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

pourtant pour moi tout ce qui est en dessous de Reims est du Sud... je confirme, j'ai entendu bien plus chantant que l'accent de JPB :)

peut être que si il se déguisait en Santon !

Écrit par : exTC | 12 février 2010

"Les français auraient les pénis les plus longs d’Europe ; enfin une raison valable pour reprendre le débat sur l’identité nationale".

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010

Ne nous emballons pas ! Je demande à voir ... et à toucher si possible !

Écrit par : iPidiblue comme saint thomas | 12 février 2010

Le problème de Hayek, et des ultralibéraux qui s'en sont inspirés, c'est de faire du marché une référence indépassable, à partir de laquelle les échanges dans la société s'autoréguleraient et aboutiraient à leur propre équilibre.
C'est oublier un peu vite que les individus, ne partant pas avec les mêmes chances, ne peuvent pas contracter équitablement, et que l'intervention de l'Etat (notamment par la loi) est indispensable si on veut éviter la seule "loi du plus fort".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 février 2010

Vous avez parfaitement raison, cela fait partie des reproches fréquents sur les écrits d'Hayek. En quelque sorte, vous avez raison, le libéralisme n'est pas parfait, vouloir mettre l"intervention de l'Etat pour le corriger est il garant d'un meilleur fonctionnement ? Les systèmes avec une plus forte emprise de l'état sont ils plus performants ? Ce sont là les questions que vous devriez vous poser plutôt que de chercher à atteindre une société idéale et parfaite et en attendant vous reposer sur les décisions dirigistes d'un groupe au final assez restreint de personnes.

"Quand je me regarde, je me désole, mais quand je compare, je me console"

Quand à Christophe, est il nécessaire de répondre aux sarcasmes ? Après tout, pourquoi pas. Christophe, quelle est votre vision de la société que vous souhaiteriez mettre en place ? La situation actuelle vous convient ?

Écrit par : Joe | 12 février 2010

La différence entre toi et moi, Toto, c'est que quand je viens chez Brighelli je monte en grade, moi qui suis un rien du tout, je fréquente des capétiens, des agrégés et des docteurs, tandis que toi tu baisses !

Ecrit par : iPidiblue l'ascension sociale maîtrisée | 12 février 2010
---
iPidiblue, le mot familier "capésien" signifiant "lauréat du C.A.P.E.S." a été inventé vers 1950 d'après le mot "capétien" (adjectif ou nom mais, dans ce dernier cas, avec majuscule, car c'est un nom propre).
Il est possible qu'il existe encore des descendants des capétiens, et que, parmi eux, il y en ait qui s'expriment sur ce blog. Je ne crois pas être des leurs, hélas ! Mais j'ai été capésien pendant vingt et un an. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010

Joe,

entre livrer la société au marché comme le préconise Hayek, et à l'Etat comme l'entendent les systèmes totalitaires, il existe quelques nuances...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 février 2010

L’Inspection d’académie de Seine Saint Denis a ainsi recruté des étudiants pour faire office de remplaçants dans les classes, transférant ainsi les missions des titulaires remplaçants aux étudiants. Plus encore, elle se décharge de son obligation d’assurer la continuité du service public.
Ainsi, au cours des semaines du 15 au 19 février et du 8 mars au 12 mars, plus de 80 étudiants arriveront dans les écoles. Ces étudiants qui préparent le concours de professeur des écoles ont été amenés à accepter de prendre en charge une classe après une formation de 3 heures.
A qui veut-on faire croire que 3 heures de cours magistral suffisent à prendre en charge une classe ?

http://cgteduc93.free.fr/?Des-etudiants-devant-les-eleves

Écrit par : BA | 12 février 2010

Le libéralisme n'est pas parfait, vouloir mettre l"intervention de l'Etat pour le corriger est il garant d'un meilleur fonctionnement ? Les systèmes avec une plus forte emprise de l'état sont ils plus performants ?

Ecrit par : Joe

Vous n'êtes pas à même de savoir si, dans un système où l'État se bornerait à contempler la main invisible du Marché, vous seriez esclave ou maître.
Alors tâchez d'être moins péremptoire.

Écrit par : Moot | 13 février 2010

Moi qui me croyais repérable dans les médias parce que j'avais cette pinte et même un peu plus…
Non. Je vais forcer, peuchère…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 février 2010
---
Oh, oui, Jean-Paul ! Vous auriez grand peine à vous défaire de votre accent. Mais le renforcer volontairement vous est certainement possible, mais je doute de vous entendre vous amuser à cela dans une émission radiodiffusée ou télévisée. Vous n'oseriez pas. Chiche ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 février 2010

Il est possible qu'il existe encore des descendants des capétiens, et que, parmi eux, il y en ait qui s'expriment sur ce blog. Je ne crois pas être des leurs, hélas ! Francis Penin professeur etc.

Surprenant regret ! D'où votre indéfectible attachement à la république, sans doute, Francis ?

Écrit par : nicolas | 13 février 2010

http://dcalin.fr/publications/carle27.html Catmano

Est-on bien sûr que ce soit le dernier ?
La dernière phrase du dernier § est particulièrement gratinée et si après les désastres de la globale on s'avisait de former les orthophonistes au redressement global on risquerait d'enrichir le pourcentage de passages en 6ème de ceux qui ânonnent les consignes ! Ne parlons même pas d'un texte...

Écrit par : nicolas | 13 février 2010

--> BA

pourquoi tant d'étonnement ?

quand j'ai été "parachuté" dans une classe de BEP, j'aurai bien voulu les 3 heures de formation !

où croyez vous que sont recrutés les remplaçants si ce n'est sur les bancs de la fac ?

bref... la CGT ouvre les yeux quand ça l'arrange on dirait !

Écrit par : exTC | 13 février 2010

Bonjour en passant car il y a plusieurs mois que je ne suis venue car il faut laisser la place aux jeunes et par ailleurs je suis plutôt bien occupée par des activités qui me passionnent.Je viens de recevoir un message transmis par un vieil ami à qui l'instituteur, pourtant chargé d'une classe unique enseigna spontanément le braille, coup de pouce qui décida de son avenir et d'un itinéraire exemplaire.
Je transmets à mon tour.Objet : malheureusement d'actualité


Monsieur Le Président,

Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur... pour l'Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.

Je suis Professeur des écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...

Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire...

Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !

Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame....
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !

Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie....

Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...

Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...

Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.

Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,

...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.

Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..

Sa voix se fêle... "J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !

J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer...

Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »

Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer.

C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence,Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé
mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
qui est encore bien malade...

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après
avoir semé, soigné ?
Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !

En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
NONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,
et à tous ceux qui sont.... parents... d'un enfant...
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S : Ironie.....
A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée ?


A LIRE, PUIS A TRANSMETTRE merci
Ce n'est pas la 1ère fois que l'Education Nationale, autrement dit l'Etat, se déshonore !!
A faire suivre le plus possible

Écrit par : charpentier Hélène | 13 février 2010

Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée ?

Ecrit par : charpentier Hélène | 13 février 2010

Un seul commentaire, décalé (tant pis) à ce remarquable texte d'Hélène.
On prête avec raison à Staline le slogan bien connu: "l'homme, le capital le plus précieux". (1935)

Cinquante ans on le retrouve un peu partout dans la presse économique spécialisée. Par exemple:

http://www.alternatives-economiques.fr/l-homme--le-capital-le-plus-precieux_fr_art_103_10093.html

Ce rapprochement entre néolibéralisme et stalinisme est, bien sûr, tout à fait fortuit.

Écrit par : marigot | 13 février 2010

******************
Ca fait trois fois qu'on en parle, des inspecteurs de la ville de Paris, Françoise...
Remarquez, ça les vaut !
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 février 2010
******************
.... surtout mis en regard de l'appel de C. Picavet.

D'ailleurs, à propos de son passage:

(...)
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent...
Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
(...),

ci-dessous une autre mise en regard (sous réserve de confirmation (1)), du même tonneau que celle des inspecteurs de la ville de Paris:

----------------------

Nouvelle indemnité chômage des députés


Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, aurait fait un cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi permettant à tous les députés non réélus en juin (2007) prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 mois actuellement.
Cette loi aurait été votée en douce, et adoptée à l'unanimité de tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF.

A ce jour (2), selon le site de l'Assemblée Nationale, cette indemnité parlementaire serait de 5178 euros en net mensuel, de 6 952 euros en brut mensuel.
Pour chaque député non réélu les Français devraient payer 60 mois x 6 952 euros d'indemnités. Le total de 60 mois d'inactivité, précisément la durée d'une alternance législative, coûterait en brut mensuel 417 120 euros par député non réélu.
Et à l'issue des 5 ans , ils percevraient "à vie" 20 % de ce traitement.

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés aurait d'abord été révélée par Le Canard Enchaîné du 7 février 2007, puis reprise par le Midi Libre le 1er Mars 2007 et sur RMC par JJ BOURDIN.
A part ces quelques médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux.

Cette généreuse "indemnité chômage" serait totalement inconditionnelle, et le bénéficiaire de cette rémunération ne serait tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale": bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

----------------------
(1)
N'ayant pas pris la peine de vérifier point par point le contenu de cette annonce, je me suis permise de remanier le texte qui m'a été communiqué par l'introduction des conjugaisons au conditionnel.
Des intervenants d'ici auraient-ils des pistes de confirmation de ce qui est avancé?

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(2)
Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958.
L 'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle". 

Elle est égale "à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58
Soit au total, un brut mensuel 6 952, 91 euros.

Retenues obligatoires: doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit au total, un net mensuel 5 177, 66 euros.
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Cordialement,

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 13 février 2010

Est-on bien sûr que ce soit le dernier ?

Nicolas.

"Les médecins et les psychologues scolaires n'y connaissent rien", dit Colette Ouzilou.

J'ai extrait ce petit passage d'une video sur le service de Catherine Billard, neuro-pédo-psychiatre à Bicêtre : "Le mal des mots".
Dans ces services CORIDYS, on ne se pose jamais la question, quand on prétend rééduquer un malheureux enfant "dyslexique" : comment a-t-il appris à lire?

"Pour lire, il y a deux stratégies.
- L’une, « l’adressage », concerne la lecture des mots que l’on connaît déjà.
A partir de la reconnaissance globale d’un mot par la vue, le lecteur recherche ce mot dans son stock lexical, son dictionnaire interne.
- L’autre voie, appelée phonologique ou par « assemblage », concerne les mots nouveaux que rencontre le lecteur. Il assemble syllabe après syllabe, et crée intérieurement la sonorité de ce mot.
C’est l’assemblage qui pose le plus de problème au lecteur : le dyslexique a du mal à lire les mots nouveaux, donc à accéder au sens par assemblage.


L’orthophoniste du service de Catherine Billard expose à celle-ci ce qu’elle va dire lors d’une conférence qu’elle a à faire à des enseignants au sujet de l’apprentissage de la lecture, pour leur faire ressentir, en tant qu’adultes, ce que l’enfant ressent quand il est en difficulté.

Elle montre un écran d’ordinateur sur lequel apparaissent des mots qui s’effacent très rapidement et que les enfants doivent lire. (Gémissements : « on n’a pas eu le temps… »)
« Ramitépraton – la fille mange de la confiture – chrysanthèmes – lesouvriersfontdelapeinture - il fo lontan poura prendre allire. Il faut longtemps pour apprendre à lire. »
On peut rappeler aux enseignants que le langage est juste une suite de sons.
Madame Billard hoche la tête et approuve.

L’apprentissage de la lecture comporte 3 stades successifs
1) Le lecteur appréhende les mots comme des logos. C’est le stade logographique ou d’adressage : les enfants d’âge préscolaire reconnaissent les mots de l’environnement familier. Ils reconnaissent les indicateurs visuels, comme la taille et la forme des lettres, la forme des mots et leur longueur.
Défilage de mots : eaux – un – ein – ssion – çion - mon - non - coca-cola


2) Puis le lecteur identifie le mot en faisant correspondre une forme graphique à un son : c’est le stade d’assemblage.
Le mot écrit est décomposé phonétiquement par l’enfant, puis recomposé pour former sa forme sonore globale et accéder au sens du mot.


La lecture se fait alors par assemblage des sons. Elle sollicite fortement la mémoire immédiate de l’enfant, et lui permet de comparer les sons ainsi assemblés au lexique de mots contenus dans sa mémoire à long terme.

Exemple de mots à reconnaître :
« Papa – par – paradoxe – parallèle – apte – paralyser – parapente »

3) Dernière étape : le stade orthographique.
Il combine les deux voies de lecture, l’adressage et l’assemblage.
Ce stade développe le stock lexical de l’enfant, il permet d’accéder au sens et aux nuances de la phrase."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 février 2010

iPidiblue, le mot familier "capésien" signifiant "lauréat du C.A.P.E.S." a été inventé vers 1950 d'après le mot "capétien" (adjectif ou nom mais, dans ce dernier cas, avec majuscule, car c'est un nom propre).
Il est possible qu'il existe encore des descendants des capétiens, et que, parmi eux, il y en ait qui s'expriment sur ce blog. Je ne crois pas être des leurs, hélas ! Mais j'ai été capésien pendant vingt et un an. :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 février 2010
---
Je suis confus, et déçu ! J'aurais dû taper "Capétiens".
Personne n'a remarqué ? On manque d'attention dans cette classe de M. Brighelli. J'avais commis cette faute à dessein pour voir qui était attentif. C'est édifiant... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

Surprenant regret ! D'où votre indéfectible attachement à la république, sans doute, Francis ?

Ecrit par : nicolas | 13 février 2010
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Oh, vous savez, Nicolas, ce n'était qu'un propos léger tout juste destiné à vous arracher un sourire.
Je suis anti-royaliste, en effet, et, là, je suis sérieux.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 février 2010

"Ces étudiants qui préparent le concours de professeur des écoles ont été amenés à accepter de prendre en charge une classe après une formation de 3 heures.
A qui veut-on faire croire que 3 heures de cours magistral suffisent à prendre en charge une classe ?" (BA)

C'est pourtant ce que l'on veut nous faire croire ici depuis le début de l'existence de ce blog !
On ne cesse de lire des propos tels que : "pour enseigner, un peu de bon sens suffit" ou encore : "quelques conseils d'anciens, un peu de raison, plus de la bonne volonté, et hop !).
Evidemment qu'il faut une formation digne de ce nom. Et l'IUFM est le lieu idéal pour cela. Maintenant, ce qu'on y raconte, c'est une autre histoire...

Écrit par : Garafignoux | 14 février 2010

L'enseignement passe tout d'abord par la communication.
Captiver l'etudiant est la meilleur chose. Pour cela, ce n'est pas l'iufm qui fera progresser les futurs professeurs, c'est comme un 'gene', d'autres appellent ça une vocation...

Écrit par : moniteur 3d | 07 avril 2010

De la bonne volonté, du bon sens, une vocation ... Il me semble que le plus important reste la vocation, en effet quand on aime pas ce que l'on fait on le fait mal et sans entrain.

Écrit par : apprendre l'anglais | 07 juin 2010

Où va l'éducation en France ? Je pense que l'on aura fait un grand pas quand on aura appris à nos enfants à se débrouiller face à un problème ou une situation inconnue... au lieu de jouer chaque année la même mascarade où le jeu consiste à remplir remplir, et remplir encore le vase de "connaissances" éphémères dans le but de dire ce que l'examinateur a envie d'entendre.

On est pas sortis de l'auberge si vous me permettez l'expression.

Écrit par : Porte Manteau | 20 septembre 2010

S'il vous plaît continuer à publier des articles de qualité comme celui-ci est une chose rare de trouver ces jours-ci. Je suis toujours à la recherche en ligne pour les articles qui peuvent m'aider. vraiment très bien ... il sera utile .. J'aime beaucoup l'article.

Écrit par : telecharger sonnerie reveil | 09 novembre 2010

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Écrit par : server hosting services | 11 novembre 2010

On est pas sortis de l'auberge si vous me permettez l'expression.
Ecrit par : Porte Manteau | 20 septembre 2010

On vous permet l'expression, mais pas l'orthographe, Porte-Manteau !
Quant au fond, pour qu'un enfant se débrouille face à une situation inconnue, il faut qu'il ait connu quelques situations apparentées au cours de ses apprentissages, pour qu'il puisse identifier le type de traitement à lui appliquer.
Tiens, je me prends à parler comme Meirieu, maintenant...
Ce doit être l'effet jour férié !

Écrit par : nicolas | 11 novembre 2010

Le spam c'est fantastique: ça permet de voir qu'il n'y a pas qu'en France que l'on torture une langue étrangère (ou maternelle) ;-)

Écrit par : Julien | 21 novembre 2010

oui comme tu dis c'est beau le spam... hum hum... c'est beau l'humour :)

Écrit par : video drole | 02 décembre 2010

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