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31 janvier 2010

Words words words

Le 2 février 2007, Nicolas Sarkozy tenait meeting à Maisons-Alfort (1). Henri Guaino lui avait concocté pour l’occasion un discours « spécial enseignants » qui a tout de même séduit 17% d’un électorat ordinairement classé à gauche (2).

En ces temps de vaccinations aléatoires, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile de procéder à une petite piqûre de rappel — à l’intention des défenseurs de l’Ecole qui seraient tentés de voter UMP aux prochaines élections, régionales ou présidentielles.

2007 est derrière nous, Sainte Ségo aussi : dorénavant, nous pouvons voter pour qui nous voulons, sans avoir à voter contre qui nous ne voulions pas.

Alors, autant se rappeler les promesses — qui n’engagent que ceux qui y croient, comme disait Charles P*** (3) — prodiguées par le tandem Guaino / Sarkozy, dont plusieurs pourraient constituer un programme opératoire pour les candidats de 2012, dans la mesure où elles sont restées inappliquées — voire même contrariées dans les faits par une navigation à (courte) vue en matière d’Education.

(1) Comme seul le prononcé fait foi : http://www.sarkozy.fr/video/index.php?intChannelId=1

(2) Selon un sondage « sortie des urnes » effectué par CSA-Cisco pour le compte de la FSU à l’issue du premier tour en 2002, 41% des enseignants ont voté Royal, 24% Bayrou, 17% Sarkozy, 7% Le Pen, 5% Villiers, 3% Besancenot et 1% Bové.

Et je partage entièrement l’opinion (exprimée ici même) de Natacha Polony selon laquelle les enseignants ne voteront plus PS — ou alors, par pur masochisme (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/09/08/les-en...).

(3) Célèbre (boni)menteur qui a puissamment contribué à faire élire François Mitterrand (ou à faire battre Giscard d’Estaing, ce qui revient au fond au même) en 1981, mais dont la sagacité a été moins performante depuis. Ses analyses du fait électoral restent cependant globalement adéquates.

 


 

Les premières lignes ne sont que la captatio benevolentiae d’un auditoire déjà conquis — les militants présents — et d’un auditoire à conquérir — l’Ecole républicaine. D’où, très vite, une première anaphore (Guaino est le spécialiste de l’anaphore — combinée à l’énumération, c’est autant de coups de marteau sur les têtes d’enclumes que nous sommes, pan ! pan ! pan !) sur « l’unité de la France », menacée par « l’exclusion,  les inégalités, les discriminations, les communautés, les bandes, les tribus, le racisme, l’antisémitisme, le fondamentalisme et le fanatisme ».

Comme on voit, il y en a pour tout le monde.

Il y en a pour les salafistes, qui prêchent l’islamisation de la République.
Il y en a pour tous les désobéisseurs qui prétendent que l’on dit, en classe, respecter les cultures plurielles.

Il y en a pour tous les indigènes de la République, qui sifflent la Marseillaise dans les satdes — et ailleurs.

Il y en a même pour Yazid Sabeg, le « commissaire aux inégalités » : que n’a-t-il lu cette splendide énumération avant de plaider pour un recensement exact par communautés et l’instauration de quotas ?

Il y en a aussi pour Richard Descoings, qui aurait dû s’en inspirer avant de réclamer à grands cris 30% de boursiers dans les grandes écoles (ce qui, par parenthèse, en suppose bien davantage en prépas, à moins qu’on ne les prenne que pour les faire réussir, par l’un de ces tours de passe-passe que l’on n’apprend qu’à Sciences-Pô).

(C’est assez facile, d’écrire ainsi. Je n’en abuserai pas).

Avant cela le candidat avait évoqué (pan ! pan ! pan !) un gaulliste (Robert-André Vivien), un centriste (Jean-Marie Poirier) et un résistant communiste (Michel Germa), qui « à eux trois ont incarné cette capacité des hommes de bonne volonté à dépasser les clivages partisans au nom d’une même conception de l’intérêt commun » : Guaino, durant toute cette campagne, s’était fait un florilège de citations et de personnalités de gauche, afin de ratisser large.

Mais quid de l’Education ?

« Ce sont les éducateurs plus que les conquérants qui ont fait la France et la  République. »

Nous y voici.

Pas encore. Il faut d’abord faire l’historique de tous ceux qui ont précédé les « hussards noirs de la République » — « parents, paysans, artisans, Eglise » : pan ! pan ! pan !

« Puis l’école a remplacé l’Eglise et le citoyen est né. »

Ouf ! Il était temps. Un élève me ferait une telle introduction en entonnoir, il se ferait sacquer d’entrée. In medias res, monsieur Guaino ! Dans le vif du sujet !

D’ailleurs, nous ne sommes plus à une parenthèse près. Guaisarkonozy prend le temps de déplorer « la douloureuse séparation de l’Eglise et de l’Etat ». Hmm… Pas pour nous, laïques que nous sommes.

Et de se lancer dans l’énumération des grands ancêtres, de Condorcet à Jules Ferry — nous y sommes.

Et de définir cette école de la République. Un lieu d’apprentissage, certes, mais « bien plus que cela » : crac, nouvelle anaphore. Très longue, celle-là. Toute au passé (« C’était… »). Sans doute pour mieux mettre en valeur les dérives présentes, et le projet futur. Et pour finir, la «  magnifique lettre de Jules Ferry aux instituteurs sur l’enseignement de la morale, écrite en un temps où les circulaires bureaucratiques qui étouffent notre vie administrative n’existaient pas encore ».

Monsieur le Président, vous avez raison : il faut dégraisser d’urgence la rue de Grenelle. Votre porte-parole, Luc Chatel, y est entouré d’une armée mexicaine de conseillers dont la principale obsession est de laisser les portes ouvertes, afin que chacun voie bien qu’ils hantent une maison de verre, en s’abreuvant de Coca light. De travail réel, en revanche, peu de nouvelles : dans le bureau naguère occupé par Mark Sherringham se tenait mardi dernier une réunion de pédagogues italiens (oxymore ?), autour d’un conseiller avachi dans son fauteuil, les pieds sur la table.

Mais foin de cette nostalgie quasiment franc-maçonne ! « Il ne faut jamais trop magnifier le passé, et l’idéal de la promotion par l’école a  mis bien longtemps à pénétrer dans toutes les couches de la population. » Quoique de cette nostalgie naît enfin une problématique décente : « Il était bien rare de rencontrer jadis des enfants sortis de l’école vers le début du XXe siècle à l’âge de 12 ans qui ne savaient pas lire, écrire ou compter correctement, ni exprimer de façon compréhensible leurs pensées et leurs sentiments, et qui ne possédaient pas quelques rudiments d’histoire et de géographie. Pourquoi ce qu’alors l’école de la République réussissait à faire, la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans aujourd’hui n’y parvient-elle plus ? »

Et de constater : « Ce ne sont pourtant pas les moyens qui nous manquent. »

Allez dire ça à Gilles Moindrot, qui hier dans la manifestation « unifiée » (la conception de l’union de Moindrot, patron du SNUIpp, c’est lui devant et les autres derrière — et c’est son syndicat qui va dorénavant diriger la FSU) réclamait « des postes » et « des moyens ». Pourtant, je crois vraiment que ‘on pourrait tirer de l’énorme budget de l’Education des résultats meilleurs que ceux d’aujourd’hui, à budget égal. Et sans forcément passer par la case « suppressions de postes ».

Mais je laisse la parole au futur président : « Plus que des moyens et de l’organisation, l’origine de nos difficultés vient de ce que nos politiques éducatives ont cessé de faire référence à une idée de l’homme héritée de l’humanisme des Lumières et qui était le fondement des valeurs de la République. »

Ah, l’humanisme, personne ne peut être contre… Mais voici que nous apprenons que mai 68 a marqué la fin de cette utopie fondatrice (le gauchisme n’était donc pas un humanisme — juste une maladie infantile du capitalisme — ça, c’est Lénine revu par Guaino). Dorénavant, « l’école n’a plus mission de tirer tout le monde vers le haut au nom d’une certaine idée de ce que doit être un homme mais de brader les diplômes pour remplir l’objectif d’amener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. »

Heu… Je n’ai pas entendu dire que cet objectif ait été modifié en quoi que ce soit depuis deux ans, Monsieur le Président. L’année dernière, Luc Chatel a obtenu plus de 83%. Pourquoi ne pas le donner à tous, ça irait plus vite, et on en finirait ainsi avec le bachotage, plaie de l’enseignement…

Sur ce, évocation curieuse d’un élève « auquel on demandait d’imaginer une autre fin au Cid » et qui pouvait légitimement se prendre pour le rival de Corneille ».

J’ai dans l’idée que Guaino s’est rappelé un sujet de rédac sur lequel il avait brillé. Je le suspecte d’avoir eu des institutrices qui lisaient en classe, à voix haute, les devoirs du petit Henri — immense satisfaction qui n’a d’égale que la fabrique de Président.

Et ledit Président de fustiger cet enseignement qui n’enseigne plus la culture générale puisque tout est culturel. « Inutile que le maître cherche à obliger l’élève à apprendre ce qui ne l’intéresse pas si le jugement de l’élève vaut celui du maître. » Fin de l’autorité du Maître, et déliquescence du système : « Le résultat c’est plus d’injustice, plus d’inégalité, moins de promotion sociale. » Crac ! L’ascenseur social est retombé au rez-de-chaussée. « L’émulation scolaire, disait Blum, c’est l’égalité vraie ». Blum ! Qu’est-ce que je disais !

Donc, l’école « tourne le dos à l’exigence et à l’excellence ».

Vous avez raison, monsieur le président : il existe même des rumeurs selon lesquelles on n’entrera plus dans les filières d’excellence que sur critère social. Mais vous me démentirez sans doute.

Nouvelle anaphore opposant le passé au présent : « L’école ne sélectionne plus par l’exigence et par l’excellence. Elle sélectionne sur la capacité des parents à compenser la défaillance de l’école.

L’école n’assure plus la promotion sociale. Elle fabrique de la reproduction sociale.

L’école ne corrige plus les inégalités, elle les aggrave. »

Pan ! Pan ! Pan !

Et d’enfoncer le clou : « On peut toujours essayer de se rassurer avec quelques statistiques montrant que le niveau monte. Elles valent à peu près la même chose que les statistiques de prix qui prétendent démontrer que l’euro n’a pas fait monter les prix. »

Ah ? L’euro a fait monter les prix ?

Agissez, Monsieur le Président ! Si vous saviez ce que coûte une baguette…

Il faut dire que vous ne pouvez le savoir : le pain à l’Elysée est fourni par le meilleur artisan de Paris, et ce n’est pas vous qui le payez. Ni votre épouse.

Il y en a eu une comme ça qui n’en savait pas plus long sur le prix du pain, et qui conseillait naïvement aux femmes affamées de manger de la brioche. Elle pensait aussi que l’affaire du Collier était « pénale, pas politique », comme une vulgaire affaire Clearstream.

On sait où ça l’a menée, le 16 octobre 1793, sur le coup de midi.

Des coupables ! Des têtes !

Halte-là : « Les professeurs, les instituteurs ne sont pas responsables de cette faillite. La plupart d’entre eux font preuve d’une grande compétence et d’un dévouement admirable dans un système qui décourage toute initiative et tout effort. »

Il faudrait dire cela aux parents d’élèves qui protestent dès qu’un enseignant ne met pas la moyenne à leur chérubin, dès qu’il attrape la grippe, dès qu’il monte un peu la barre. Oui, mais les parents d’élèves sont aussi électeurs… C’est bien embêtant.

Anaphore nouvelle — je ne les compte plus — sur notre vision du monde rapportée à notre vision de l’école : « Nous ne bâtirons pas la même société selon que nous déciderons ou non d’inculquer à l’école le goût de l’effort et du travail et de récompenser le mérite. » Pan-pan-pan et bla-bla-bla. Il y en a huit lignes comme ça, mais celle-là me suffit. Oh oui, une école du mérite ! Une école où l’on permettrait à chacun d’aller au plus haut de ses capacités ! Une école sans démagogie, et sans pédagogisme ! Bonne idée — que ne la mettez-vous en pratique, puisque désormais vous avez le pouvoir ?

Mais l’avez-vous ? Non, bien sûr — ni la volonté. Mais ça ne mange pas de pain d’en rajouter une couche : « Contre le nivellement par le bas, contre la dévalorisation des diplômes, contre l’inculture, il n’y a pas d’autre choix que l'excellence. Il n’y a pas d’autre choix qu’une éducation exigeante qui pousse les élèves à se dépasser au lieu de les inciter à la facilité. Il n’y a pas d’autre choix que de restaurer l’autorité du professeur et le respect. »

Cette Ecole nouvelle, à quoi servira-t-elle ? « À apprendre à faire la différence entre Madame Bovary et un bon compte-rendu de fait-divers dans un journal, entre Antigone et Harry Potter. »

Je suis bien content de voir que vous avez des lettres, monsieur le président. De vilaines rumeurs vous soupçonnaient d’entretenir une rancune tenace contre la Princesse de Clèves (1). Vulgaires on-dit auxquels vous adressez un démenti cinglant : « La démocratisation de la culture c’est se donner les moyens de faire comprendre et aimer Sophocle, Shakespeare ou Racine au plus grand nombre. Ce n’est pas les supprimer des programmes pour qu’un plus grand nombre d’élèves puissent suivre plus facilement. Ce n’est pas alléger le programme de mathématiques pour faciliter la vie de ceux qui ne veulent faire aucun effort, c’est faire aimer et comprendre les mathématiques même à ceux qu’elles rebutent. »

On sent en vous le bon élève qui veut faire partager aux générations à venir les joies que vous avez éprouvées en vous frottant aussi bien à la prosodie de la tragédie classique qu’à la poésie des intégrales. D’ailleurs, vous le dites peu après — ou est-ce Henri Guaino ? « Les maîtres qui ont enseigné à ma génération nous ont fait un cadeau dont alors nous n’imaginions pas le prix en nous faisant réciter les fables de La Fontaine et quelques vers de Verlaine ou de Victor Hugo. »

Abrégeons, et entrons dans les propositions pour « l’école du XXIe siècle ».

1. « Liberté pédagogique » : « Qui mieux que l’instituteur peut choisir la bonne méthode pour apprendre à lire à l’enfant qui est en face de lui et qu’il apprend tous les jours à connaître ? Certainement pas en tout cas un bureaucrate parisien enfermé dans son bureau qui ne voit pas un enfant de la journée. »

Le problème, c’est moins la méthode (quoiqu’il y en ait des létales, je n’en veux pour preuve que l’épidémie de dyslexie entretenue par des théories fumeuses) que l’accès des futurs instituteurs à toutes les méthodes.

2. « L’autonomie, elle est une nécessité pour que chaque établissement s’adapte au contexte dans lequel il se trouve et pour que chacun se mobilise autour d’un projet dont il sera partie prenante. »

Oh, ça, ce fut une promesse respectée — ça ne coûtait pas cher. La réforme du lycée, par exemple, c’est l’indépendance des établissements : ; y en aura à remédiation aléatoire, d’autres à Latin-Grec renforcé, Maths en sus, bientôt en Sup. Déjà que les ZEP avaient imaginé un système à deux vitesses — pour les pauvres et pour les riches —, sûr que l’autonomie va nous arranger tout ça !

Vous êtes mal conseillé, Monsieur le Président…

3. L’évaluation : « c’est le corollaire de la liberté pédagogique et de l’autonomie ». Admettons — sauf que je n’aurais pas imposé en janvier une évaluation des CM2… Mais l’invention des « compétences » — un effet de la loi Fillon, devant qui vous prononciez ce discours —, est-ce de l’évaluation ?

4. La modulation des moyens : en gros, donner plus à ceux qui ont moins. Mais c’est du savoir qu’il faut leur donner ! Pas forcément des portiques de sécurité… Pas forcément des cours de remédiation à la violence signés Sébastien Clerc. Des savoirs — pas du « savoir-être »  — parce que l’être découle véritablement de l’avoir — avoir ou ne pas avoir une culture commune de haut niveau.

5. L’orientation : « c’est l’autre condition de l’égalité des chances, parce que sans elle ceux qui viennent des milieux les plus modestes sont incapables de choisir en toute connaissance de cause la formation qui correspond le mieux à leurs aspirations et à leurs aptitudes. Ils s’autocensurent face aux études longues ou ils s’engagent dans des voies sans issue. » En psycho, par exemple ? Mais cela suppose de remettre en cause une politique scolaire qui pousse tout le monde en haut, vers des études générales qui ne conviennent pas à tant d’enfants que ça… Et je n’ai pas le sentiment que vos ministres aient fait grand chose pour réformer cette usine à désespoir précoce qu’on appelle le collège unique.

On en revient alors à l’anaphore. « Si je suis élu… » Pan ! Pas d’opposition entre privé et public : vraiment ? Le privé cette année voit ses postes progresser spectaculairement aux concours de recrutement, pendant que le public stagne ou régresse. Pan ! Harmonie entre parents et enseignants — les premiers ne viendront plus casser la tête et les pieds aux seconds — j’ai cru voir le contraire, ces derniers temps.

S’ensuit un long couplet sur l’enfance, la petite enfance, les mères qu’il faudrait garder plus longtemps dans les maternités (Rachida Dati ?). Puis, plus délicat, une tartine copieuse sur le thème « je souhaite que les instituteurs, les professeurs ne soient plus seulement des enseignants mais aussi des éducateurs. » Vous citiez Condorcet un peu plus haut : que ne l’avez-vous lu ! Si l’on mélange les genres, les parents demanderont de plus en plus aux enseignants de se substituer à eux. D’où la nécessité pour les enseignants, dites-vous, d’être à la fois mathématiciens et psychologues : ça, c’était le couplet nécessaire pour faire illusion auprès des pédagogues qui prétendent connaître quelque chose à la psychologie, ce qui les dispense de connaître les mathématiques — ou les Lettres.

Paroles, paroles, paroles, chantait Dalida. « Je souhaite aussi que les bons élèves issus de familles modestes et qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions puissent être accueillis dans des internats d’excellence. » Bonne idée — mais encore faudrait-il en construire. Ah, c’est que ça dépend des Régions, contrôlées en quasi-totalité par des socialistes. Salauds de socialistes, qui ne veulent pas construire les internats du Président…

À vous donner envie d’en revenir à un vrai système jacobin.

Words, words, words, disait Shakespeare : «  On trahit l’enfant quand on lui fait croire qu’il peut tout avoir sans effort, que même l’effort d’apprendre est inutile, que la vie n’est qu’un jeu. » Mais voilà trente ans que l’on ne cesse d’apprendre à apprendre — sans contenu. Trente ans que l’on forme des enseignants à gesticuler dans le vide — encore heureux qu’il y en ait tant qui se décarcassent pour faire leur boulot : transmettre des connaissances, quitte à « ennuyer », quitte à ce que le plaisir d’apprendre ne soit pas immédiat, mais différé. Parce que c’est cela, l’école : la satisfaction immédiate, le bonheur pour tous, c’est l’idéal des « désobéisseurs », mais c’est aussi celui de la société du spectacle et de la consommation réunis. Et de fustiger le « jouir sans entrave » de 68 — que ne révoquez-vous ceux qui prétendent faire du plaisir l’alpha et l’oméga de leur pédagogie — au lieu de leur offrir des tribunes ?

Reste la leçon morale du discours. « Je voudrais que tous les enfants, quand ils seront devenus adultes, aient un jour envie d’écrire à leur instituteur : « Merci de m'avoir rendu curieux de ce qui est beau». » Aviez-vous déjà à l’époque l’idée saugrenue de déplacer Camus au Panthéon ? François Bayrou préfère le laisser au soleil de Lourmarin (2). Voulez-vous vraiment faire œuvre utile, significative ? Ecoutez plutôt Alain Finkielkraut et mettez au Panthéon ce M. Germain à qui Camus doit tant — voilà qui inciterait les enfants d’aujourd’hui à regarder avec respect et admiration leurs maîtres d’aujourd’hui…

Conclusion ? « On a laissé l’école aux gestionnaires, la pédagogie aux experts, les programmes aux spécialistes. On a eu tort. »

Alors, c’est décidé : dans les deux ans qui vous restent, dégommez les gestionnaires (mais peut-être ne savez-vous pas que la politique scolaire se décide à Bercy — on vous cache tout, on ne vous dit rien !) ; faites descendre la pédagogie dans les salles de classe, au lieu de la laisser confinée dans les amphis des IUFM ; et demandez un peu aux enseignants de terrain, qui se collettent chaque jour avec des ilotes programmés, ce qu’il faudrait inscrire au programme pour que ceux qui arrivent en fac ne soient pas éliminés à 40% en première année : ce sont les études supérieures qui doivent induire les programmes antérieurs, et non le contraire. Vous voulez plus de « boursiers » en prépas ? Donnez-leur un aliment intellectuel convenable, au lieu de faire garderie dans les Zones d’Exclusion Programmée. Vous voulez 50% d’une génération au niveau Licence ? Ce serait bien qu’il n’y ait pas, en Sixième, 40% d’enfants en délicatesse avec la lecture, et 150 000 gosses hors système fin Troisième.

Comment ? Monsieur Guaino ne vous a pas dit tout ça ? Monsieur Guéant non plus ?

Virez-les — ce sera plus facile que de sacrifier inutilement, cette année, 16 000 enseignants, dont certains ont peut-être cru, un moment, aux calembredaines ci-dessus.

Et comme vous dites vous-même :

Vive la République !

Vive la France !


Jean-Paul Brighelli

(1) http://www.marianne2.fr/Sarkozy-va-en-bouffer,-de-la-Prin...

(2) http://www.paperblog.fr/2536665/albert-camus-au-pantheon-...

 

Commentaires

Franchement, c'est un peu long à lire, mais ce n'est pas mal du tout. Je me suis bien amusé. Quant au fond, même si je ne partage pas toutes vos pétitions de principe, assez loin s'en faut, je trouve toujours réjouissante une bonne volée de bois vert infligée à la langue de bois des discours officiels et à l'inaptitude chronique, et hélas peut-être définitive, des politiques à "penser" l'Ecole.
Mais "penser" l'Ecole est un vaste programme ...
Bof, ma foi.. Peut-être pas tant que ça, finalement. Seulement, de la pensée à l'action, il faut de l'obstination dans la vertu et cela, ah! cela, c'est vraiment difficile.

Écrit par : Sejan | 31 janvier 2010

Chapeau ! Un vrai discours de ministrable.

A Guaino l'énumérateur qui dénomine tristement, il faut substituer un discours avec beaux coups férir.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

"Franchement, c'est un peu long à lire, mais ce n'est pas mal du tout" Séjan

Finalement, l'exigence de "réflexivité" aurait parfois du bon.

Séjan disant qu'un texte est un peu long à lire, c'est l'hôpital qui se moque de la Charité.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

"Tous nos enfants ne sont pas faits pour être des bêtes à concours. Moi-même, je ne l'ai pas été, ce qui ne m'a pas empêché d'être élu président"
NICOLAS SARKOZY, le 25 janvier 2010 sur TF1. Le président était interrogé sur les concours de la fonction publique par un professeur contractuel en économie-gestion d’un lycée professionnel de Gagny.
Au vu des résultats obtenus (très insuffisants : attitude irritante, de l'agitation, du bavardage, mais aucun progrès global ; une réorientation s'impose), je propose la création d'un concours d'accès à la fonction de président de la République

Écrit par : Françoise Guichard, qui n'a pas voté Sarkozy et s'en félicite tous les jours que Dieu (?) fait | 31 janvier 2010

Vous pourriez rajouter : distrait ses petits camarades en classe.

Écrit par : iPidiblue mauvaise gouvernance | 31 janvier 2010

""Tous nos enfants ne sont pas faits pour être des bêtes à concours. Moi-même, je ne l'ai pas été, ce qui ne m'a pas empêché d'être élu président"
NICOLAS SARKOZY, le 25 janvier 2010 sur TF1.

J'étais au courant, FG. Une BD assez saignante en avait déjà fait des gorges chaudes. Ma phrase ("On sent en vous le bon élève qui veut faire partager aux générations à venir les joies que vous avez éprouvées en vous frottant aussi bien à la prosodie de la tragédie classique qu’à la poésie des intégrales.") est purement antiphrastique.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Oui enfin il y a des cancres amusants mais celui-là m'ennuie profondément depuis le début ! On le verrait bien dans "la ferme célébrité" au milieu des poules et des cochons chapitrant ceux qui mettent les mains dans la merde !

Ségolène m'amusait davantage, elle était people elle aussi mais je la voyais sortie d'une histoire de la comtesse de Ségur... une espèce de Sophie amoureuse de Paul et malheureuse d'être enfant adoptée !

Écrit par : iPidiblue la ferme célébrité | 31 janvier 2010

J'étais au courant, FG. Une BD assez saignante en avait déjà fait des gorges chaudes. .

Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Pourriez-vous nous donner les références de la dite BD, s'il vous plaït ?

Écrit par : Françoise Guichard, qui préfère Corto Maltese mais bon... | 31 janvier 2010

"La Face karchée de Sarkozy", de Philippe Cohen et Richard Malka, Fayard, 2006. Ils ont fait une suite intitulée "Sarko Ier".
JPB

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Hum...on vous sent bien aigri M. JPB! Accordâtes-vous, à l'époque, autant d'importance à ce dicours électoral? Fûtes-vous ébloui par ces diagnostics ronflants et ces promesses creuses?

Rions ensemble de cette logorrhée électorale mais prenons garde aux sondages. Il m'étonnerait que le citoyen de base se satisfasse des propositions des partis politiques traditionnels. Le laisser-faire actuel, notamment en ce qui concerne les problèmes liés aux populations alogènes récemment implantées - mais qui n'ont pas pris racine- ne saurait que profiter aux extrêmes.

J'ai voté sarko et je le regrette. Entre lui et Ségo, pas photo. Mais quelle déception pour moi, qui pensait ne plus me faire avoir par les beaux discours et une conviction de façade!!! Bonne leçon, dont je tirerai les conséquences dans deux ans.

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2010

Sisyphe, comme je le rappelle en Intro, "les promesses n'engagent…" etc.
Mais je crois qu'il est bon, de temps en temps, d'aller chercher les déclarations imprudentes des uns et des autres. À une époque où tout ce que nous disons est enregistré quelque part, il serait bon que les politiques apprennent à se méfier — et à ne pas promettre la lune, nous serions bien capables de la leur réclamer.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Je reste imperméable au charme du locataire de l'Elysée. La seule chose que j'admire c'est le culot avec lequel ce trouffion de seconde classe donne des leçons de morale alors qu'on ne voit pas bien ce qui lui permet de nous en prodiguer d'aussi nombreuses. Quels sont ces exploits dont le monde retentit ? Il n'a même pas la peau noire d'Obama ... c'est dire !

Et comme tout se termine en chansons :

J'aime pas ton odeur, ta saveur Léon
T'es pas beau Léon
T'as les cheveux longs
Mais je t'ai dans la peau
Mais je t'ai dans la peau
Mais je t'ai dans la peau, Léon
Je ne suis pas jolie, jolie
Nous ne sommes pas beaux, beaux, beaux
Mais contre toi, moi je grille
Tu me fous le feu à la peau
T'as p't-êt' pas des bras d'athlète
T'as p't-êt' pas l'torse velu
Mais j'adore tes mirettes, qui se brouillent
Quand tu m'dis
Qu'tu m'as dans la peau Léon
Qu'tu m'as dans la peau Léon
Qu'tu m'as dans la peau Léon
Léon, Léon, Léon, Léon


Ce fut voluptueusement,
Sans cri, ni geste, ni adieu
Tu basculas dans le néant
Tu n'auras pas vécu bien vieux
C'n'était qu'une p'tite écorchure
Sur la peau de ta figure
Que tu te fis au rasoir,
J'l'avais mouillée de curare
J'ai eu ta peau Léon
J'ai eu ta peau Léon
J'ai eu ta peau Léon
Léon, Léon, Léon, Léon.

Écrit par : iPidiblue et la peau Léon | 31 janvier 2010

Juste une petite écorchure sur la peau de la France ...

Écrit par : iPidiblue et la peau Léon | 31 janvier 2010

@ JPB: certes! Il n'empêche...le goût douceâtre de l'entubage ne m'agrée point! Le Président, comme ses prédécesseurs, a beaucoup parlé mais peu agit. Rodomontades. A vous dégouter, ad vitam eternam, de la chose politique.
Pendant ce temps-là, tandis que d'aucuns pratiquent un onanisme de circonstance, les autres l'ont dans le baba!

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2010

Commentaire trouvé sur le site de Libération (je n'y ai rien ôté) :

Pour économiser des postes :

"Remettre devant une classe tous les permanents, détachés, etc., ce qui représente des milliers de postes.

Renvoyer chez eux les élèves sans-papier, ce qui équivaut à des centaines de postes.

Arrêter de mener jusqu'au bac des élèves qui n'ont pas le niveau et les envoyer dans des filières courtes et professionnelles (apprentissage, CAP, etc.). Encore des milliers de postes retrouvés.

Soutenir les professeurs devant des élèves indisciplinés au lieu de les laisser seuls : moins d'absentéisme.

Ne pas mettre des jeunes profs dans des classes difficiles : moins d'abandons."

On peut faire l'impasse sur l'item n°2 (les sans-papier) : c'est un problème extérieur à ce qui nous concerne.

Là où je rejoins ce commentaire, mon opinion, ce n'est pas qu'il y a trop de professeurs en lycée (général, cela s'entend), c'est qu'il y a trop d'élèves.

Écrit par : Moot | 31 janvier 2010

Quelques traces d'espoir :

- F.Bayrou, hier sur France Culture, a évoqué la nécessité d'une "école de très bon niveau" dès le plus jeune âge, afin de se passer justement des humiliants "quotas" de boursiers par la suite. Bref : il me semble que M.Bayrou a une "bonne" volonté éducative a priori, qui mérite attention et demande approfondissement et confirmation.

- M.Aubry : je le dis tout de suite : je l'aime bcp en tant que personnalité, et je respecte sa parole. C'est une anti-Royal bienvenue, sérieuse, qui ne transige pas avec les médias comme la Poitevine. Certes, elle s'est absolument égarée en nommant l'infâââme Julliard à l'éducation au PS. Mais je pense (dites-moi M.Brighelli ce que vous en pensez) que Mme Aubry est loin des pires benis-oui-oui iufmolâtres du PS. C'était par exemple la seule, dans son programme pour l'élection interne de 2008 à affirmer noir sur blanc "l'importance des enseignements fondamentaux dès le primaire : lire, écrire, compter". Bref : ne pas la juger trop vite sur les questions éducatives, attendre de voir, faire du lobbying auprès de ses proches (François Lamy, etc...).

- Mélenchon : j'aime bcp aussi, parole à la fois libre et rigoureuse (son blog est un modèle d'analyse politique). Mais, question éducation, que pense-t-il? Le savez-vous M.Brighelli? Je pense qu'il est sur votre ligne,heureusement, mais je crains que le reste de son parti (les plus NPAisés notamment) en soit à mille lieux... Là aussi, à voir.

Bref, observons, jugeons dans quelques temps...
Quant aux profs qui ont voté Sarko, excusez-moi cette "provocation", mais ils portent une excessive responsabilité dans la gabegie actuelle. Il ne leur reste plus qu'à prendre leur carte au SGEN; je leur retirerais bien, en plus, leur CAPES et leur agreg... ;))

Écrit par : Robbegrillon | 31 janvier 2010

L'instruction devrait être considérée comme un privilège et non une obligation ! Je crois qu'on devrait renverser l'ordre des préséances : ce ne sont pas les professeurs qui doivent être demandeurs, ce sont les étudiants !

Maintenant est-ce que la classe enseignante, si diverse, si philosophiquement divisée est prête à entendre ce discours éminemment politique, j'en doute !

Écrit par : iPidiblue instruction et institution | 31 janvier 2010

Mais je crois qu'il est bon, de temps en temps, d'aller chercher les déclarations imprudentes des uns et des autres.
Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2010

en effet :

"Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures " Jules Ferry

" Quel est le culte profane du Juif : le trafic. Quel est son Dieu profane : l’argent. "
Marx

"J’espère que l’Allemand vaincra ; car il ne faut pas que le Général de Gaulle l’emporte chez nous. "
Alain

Ma préférée : "Dans 10 ans, on sera entouré de Chinois, alors il faudra que l’on se serre les coudes, les Français, les Arabes et les Africains, afin de protéger notre identité"
Azouz Begag

Écrit par : yann | 31 janvier 2010

""Tous nos enfants ne sont pas faits pour être des bêtes à concours. Moi-même, je ne l'ai pas été, ce qui ne m'a pas empêché d'être élu président"
NICOLAS SARKOZY, le 25 janvier 2010 sur TF1.


hier portes ouvertes dans une prépa de Bordeaux ; la "plaquette", une feuille A4 pliée en trois et rien moins que luxueuse, remise aux gamins dit ceci:

"Depuis longtemps la France a mis en place pour assurer la formation de ses élites ce qu'il est convenu d'appeler les Grandes Ecoles [.../...] l'accès à ces grandes écoles a toujours été fondé sur une sélection démocratique : les concours, ouverts à tous après une formation en classes préparatoires dispensée gratuitement en deux ans dans les lycées, reposent sur les capacités, la motivation et l'ambition des étudiants [.../...] Offerte à tous les élèves, cette voie d'accès de très haut niveau a fait ses preuves par la qualité de la formation généraliste dispensée [.../...] c'est aussi l'assurance pour les écoles de recruter des étudiants ayant acquis de solides savoirs fondamentaux et des méthodes de travail"

que de gros mots dans cette présentation !! on commence d'entrée avec "élites", on continue avec la "sélection" et une formation non seulement "gratuite" mais "généraliste" et on termine avec des "savoirs fondamentaux" et des "méthodes de travail"...

Ajoutons d'une des profs présentes nous a indiqué que "les notes du BAC n'étant absolument pas significatives, on n'en tient pas compte" et que ce lycée propose une clésup, c'est à dire une classe de transition et de remise à niveau entre le bac et la prépa, pour permettre aux gamins doués et motivés de réintégrer la prépa en filière normale et de présenter les mêmes concours que les autres y compris l'ENS, ça m'a donné comme une grande bouffée d'oxygène républicain ouf ! pas étonnant que les prépas soient la cible prochaine du ministre....

Écrit par : fabienne | 31 janvier 2010

"faites descendre la pédagogie dans les salles de classe, au lieu de la laisser confinée dans les amphis des IUFM"

Jean-Paul Brighelli

Oui ! D'accord avec vous ! A bas les amphis ! Des salles de TD, pour une vraie formation disciplinaire polyvalente...

A part ça, le discours de Guaino fait penser à la prestation de Nanoléon premier, et surtout à son "débat" avec les "vrais français", au cours duquel il a passé son temps à trouver scandaleuse la politique de ce gouvernement de m....

Mais, bon, le petit journal de la semaine est toujours aussi bon !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2010

ne pas la juger trop vite sur les questions éducatives, attendre de voir, Robbegrillon

Attendre quoi ? Après l'ouverture des piscines à des heures réservées aux femmes, quel enseignement non sexiste espérez-vous ??????

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Bonne idée de JPB que de rappeler toutes ces bonnes intentions générales et si touchantes du tandem Sarko-Guaino.
Car ce n'est pas dans les habitudes de nos media serviles qui ne font que dans une certaine actualité qui leur faire vendre des parts de cerveaux disponibles pour Coca & Cie, leurs vrais clients. On vit dans un monde qui a une mémoire de poisson rouge !

Et puis quand on voit que nos politicards ne connaissent rien à l'Ecole, sujet que nous connaissons quand même un peu malgré ce que diraient les sociologues d'Etat, on frémit quand ils prétendent réformer tel ou tel aspect de notre vie économique et sociale ! Leur navigation à vue les conduit toujours à la même politique : "faire des économies" et augmenter les taxes car la France n'aurait jamais été aussi pauvre selon la vulgate néolibérale.

Qu'en penseraient tous ces Français des années 1945-1955 qui vivaient dans des apparts insalubres ou même dans des bidonvilles, sans frigos ni toilettes, etc. ?

Écrit par : P. Lariba | 31 janvier 2010

Robbegrillon a raison, tout miser sur une seule personne est une erreur. Il faut ratisser large.

L'Education Nationale est en capilotade. Tout le monde le sait.

Mais, si on laisse tout un pan de l'échantillonnage politique de côté sous prétexte que ce sont des vilains qui ont déjà choisi leur secte et montré de quoi ils étaient capables, elle ne s'en sortira pas.
J'ai entendu à midi que DSK était doté de 63 % d'opinion favorable comme présidentiable.

Il nous reste deux ans pour leur prouver que, dans le passé, ils se sont laissé manipuler par des conseilleurs pas payeurs mais qu'on ne leur en veut pas suffisamment pour les juger trop cons pour comprendre et constater.

Si Schivardi l'avait déjà compris en 2007, avec cinq ans de réflexion en plus, ils y arriveront peut-être ?

Écrit par : c. cru | 31 janvier 2010

Sarkozy dans le texte :

"Il est du devoir des adultes d'apprendre à l'enfant que la parole de l'élève n'est pas celle du maître" ("Lettre au éducateur", 2007)

Ah, ah, ah.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

"[...] Mais, si on laisse tout un pan de l'échantillonnage politique de côté sous prétexte que ce sont des vilains qui ont déjà choisi leur secte et montré de quoi ils étaient capables, elle ne s'en sortira pas.
J'ai entendu à midi que DSK était doté de 63 % d'opinion favorable comme présidentiable.

Il nous reste deux ans pour leur prouver que, dans le passé, ils se sont laissé manipuler par des conseilleurs pas payeurs mais qu'on ne leur en veut pas suffisamment pour les juger trop cons pour comprendre et constater.


Ecrit par : c. cru | 31 janvier 2010


Assez d'accord avec vous!

Et puis d'ailleurs, voter à une élection en choisissant sur le seul critère de "quel message le candidat adresse-t-il aux enseignants?", voilà qui équivaudrait à une sorte de... communautarisme.

En effet, l'un des symptômes de ce dernier, c'est précisément de voir des gens qui, en affirmant leur appartenance à une communauté, recherche un politique qui servira l'intérêt de cette communauté. Exclusion faite de toutes autres considérations.
L'école est un sujet essentiel, bien sûr.
Mais ce n'est pas le seul. Quand on vote, on est un citoyen avant d'être un prof.
Non au corporatisme/communautarisme enseignant dans l'urne! Ou alors, nous ne valons pas mieux que ces communautaristes qui mettent en avant leur identité particulière dans l'espace public au détriment de l'intérêt général...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Tiens, je viens de m'apercevoir qu'avec "la lettre aux éducateurs" de Sarkozy, j'en perds mon pluriel...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

"Il est du devoir des adultes d'apprendre à l'enfant que la parole de l'élève n'est pas celle du maître" ("Lettre au éducateur", 2007)

Sûr ! Elle vaut incomparablement plus !

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Non au corporatisme/communautarisme enseignant dans l'urne! Ou alors, nous ne valons pas mieux que ces communautaristes qui mettent en avant leur identité particulière dans l'espace public au détriment de l'intérêt général...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Qui a prétendu le contraire et prôné le communautarisme enseignant ?

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Qui a prétendu le contraire et prôné le communautarisme enseignant ?

Ecrit par : nicolas | 31 janvier 2010


Ben, en gros, les syndicats enseignants ! L'école est là pour former des enseignants qui formeront les gros bataillons des syndicats enseignants qui à leur tour demanderont de plus en plus d'enseignants ...


Ce qui me fait penser au petit dessin amusant d'un livre de mathématiques consacrées aux probabilités et aux statistiques où l'on voit une armée de citoyens tendant des micros et se demandant les uns aux autres : "que pensez-vous des sondages ?"

Écrit par : iPidiblue manie sondagière | 31 janvier 2010

Je voulais dire : sur ce blog ?

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

" Mais voilà trente ans que l’on ne cesse d’apprendre à apprendre — sans contenu. Trente ans que l’on forme des enseignants à gesticuler dans le vide — encore heureux qu’il y en ait tant qui se décarcassent pour faire leur boulot : transmettre des connaissances, quitte à « ennuyer », quitte à ce que le plaisir d’apprendre ne soit pas immédiat, mais différé. Parce que c’est cela, l’école : la satisfaction immédiate, le bonheur pour tous, c’est l’idéal des « désobéisseurs », mais c’est aussi celui de la société du spectacle et de la consommation réunis."


Certes, mais y a t-il un seul parti politique qui nous propose autre chose? Non. Le PS est d'accord, l'UMP idem. Quant à Bayrou, il s'accorde avec le PS pour sa politique éducative.
Ils ont tous des discours républicains à la bouche, comme il était de bon ton que tout le monde fût gaulliste, il y a quelques années. Avant, il fallait se réclamer du grand Charles, maintenant, l'école, si on veut bien en parler, ne doit être que républicaine. Les politiques bercent toujours leurs électeurs avec ce qui est en train de foutre le camp à toute vitesse. Décidément, faire de la politique , ça consiste seulement à cultiver la nostalgie des électeurs.
Du coup, votre critique sur l'école du mérite qui est morte et bien morte, juste et tant de fois ici répétée, ne devient ici qu'un discours de plus qui s'évanouit dans le brouillard médiatique: words, words, words.
Je reviens à la charge avec l'option "littérature et société" à venir dans la prochaine réforme du lycée: de la bouillie idéologique. De la bienpensance. La littérature au service d'une idéologie minable. Cela va plaire à des tas de profs ce truc. D'ailleurs, personne ne s'en indigne ici.

Écrit par : alban | 31 janvier 2010

"Sarkozy dans le texte :

"Il est du devoir des adultes d'apprendre à l'enfant que la parole de l'élève n'est pas celle du maître" ("Lettre au éducateur", 2007)

Ah, ah, ah."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Il manque le "ton", dans votre réponse, Daniel ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 31 janvier 2010

Monsieur Brighelli,

Je consulte régulièrement votre blog avec beaucoup d'intérêt. Malgré vos excès, je vous fait crédit d'être un défenseur de l'école de la République, ce que je tente, modestement, d'être aussi.
Je voudrais juste ici attirer votre attention sur un point qui revient régulièrement dans vos écrits : l'idée selon laquelle l'école primaire d'antan aurait formé sans faillir des générations d'élèves maîtrisant parfaitement les lettres et les mathématiques, l'Histoire et la géographie.
Aujourd'hui, vous citez Henri Guaino mais ces propos pourraient également être les vôtres, me semble-t-il : « Il était bien rare de rencontrer jadis des enfants sortis de l’école vers le début du XXe siècle à l’âge de 12 ans qui ne savaient pas lire, écrire ou compter correctement, ni exprimer de façon compréhensible leurs pensées et leurs sentiments, et qui ne possédaient pas quelques rudiments d’histoire et de géographie. Pourquoi ce qu’alors l’école de la République réussissait à faire, la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans aujourd’hui n’y parvient-elle plus ? »
Je vous lis depuis un certain temps déjà. Vous magnifiez, comme Natacha Polony d'ailleurs pour laquelle vous semblez avoir beaucoup d'estime, cette école d'autrefois en colorant à l'excès le tableau. pouvez-vous avancer des chiffres pour faire la démonstration de vos propos récurrents ?
Il me semble que bien peu d'élèves étaient présentés au certificat d'étude et qu'encore bien moins l'obtenaient. Avez-vous des statistiques qui démontrent le contraire ?
http://pagesperso-orange.fr/delbrayelle/ecole.htm
En outre, si l'on regarde la proportion d'illétrés par classes d'âges dans la population française, on constate que ce sont les plus de 65 ans qui souffrent le plus de ce handicap. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? N'est-il qu'apparent ?
Je n'ai pas l'intention de vous provoquer. Je ne demande qu'à être convaincu de vos affirmations si elles peuvent s'appuyer sur des chiffres.
Je ne veux pas, entendons-nous bien, glorifier non plus l'école d'aujourd'hui. Entre les "académistes" et les "pédagogues", je ne rejoindrai aucun camp. Je retiens des arguments valides chez les uns et les autres.
Je vous remercie et vous prie d'accepter l'expression de mes sincères salutations.

Denis HEBERT

Écrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010

"je vous fait crédit d'être un défenseur de l'école de la République, ce que je tente, modestement, d'être aussi." Denis HEBERT

Il n'y a partout que des défenseurs de l'école de la République, notamment ceux qui la détruisent.

Bien d'accord avec Alban qui note que tout le monde n'a plus que ça à la bouche.

Quant aux enseignements de détermination * "littérature et citrouilles", "physique et mandragores", "biologie et cadavres exquis", etc, il ne faut plus s'en indigner mais en rigoler.

D'ailleurs, beaucoup de collègues et peut-être bientôt moi-même, finiront par nous jeter dessus quand viendra l'heure de sauver nos peaux.

Mais sans cesser de rigoler.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

Pardon d'avance s'il vous arrive deux fois ( et la seconde avec une petite remarque ajoutée à la lecture suivante) mais, pour la première fois, mon post n'apparaît pas et je n'ai pas eu non plus à déchiffrer les hiéroglyphes usuels qui jusqu'ici retardaient cette apparition de quelques instants.
merci de m'éclairer

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2010

Bon, j'arrête de m'obstiner.
Il doit y avoir quelque chose dans mon commentaire de cette note qui l'interdit de publication.
Et moi qui pensais béatement que la censure n'était pas du goût de not' bon maître.
Je lui laisse encore le bénéfice du doute car, en toute modestie, je crois la technique moins fiable que mon intuition.

Écrit par : Cadichon | 31 janvier 2010

Cher Monsieur Herbert, peu d'élèves passaient le certificat d'études, en fait, dans les années 20 — les petits paysans, en particulier, n'en éprouvaient guère le besoin. Quant au déficit constaté chez nos aînés, qui se constate statistiquement, j'ai peur qu'il vienne davantage d'un défaut de pratique (qui écrit régulièrement ?) que d'un défaut de formation lointaine. On prétend que nager ne s'oublie pas, mais l'attention à l'accord des participes s'émousse. Les difficultés présentes des jeunes n'ont rien à voir avec une faute occasionnelle : c'est un défaut structurel, qui vient d'une absence d'apprentissages — ou pire, d'un apprentissage vicieux.
JPB
Cadichon, je n'ai pas tout compris à votre affliction, mais croyez bien qu'il n'y a aucune manœuvre pour empêcher qui que ce soit d'écrire quoi que ce soit — vous savez bien qu'il n'y en a jamais eu ici.

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

En outre, si l'on regarde la proportion d'illétrés par classes d'âges dans la population française, on constate que ce sont les plus de 65 ans qui souffrent le plus de ce handicap. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? N'est-il qu'apparent ?
Je n'ai pas l'intention de vous provoquer. Je ne demande qu'à être convaincu de vos affirmations si elles peuvent s'appuyer sur des chiffres.
Je ne veux pas, entendons-nous bien, glorifier non plus l'école d'aujourd'hui. Entre les "académistes" et les "pédagogues", je ne rejoindrai aucun camp. Je retiens des arguments valides chez les uns et les autres.
Je vous remercie et vous prie d'accepter l'expression de mes sincères salutations.

Denis HEBERT

Ecrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010


Mon cher Hebert,

J'ai accompagné mon père agent recenseur en 1975 dans tous les baraquements type Sonacotra et autres chantiers temporaires où il devait déposer des feuilles à remplir, ces ouvriers là aujourd'hui sont tous sexagénaires, la plupart étaient illettrés ! Ne cherchez pas plus loin l'explication de la forte proportion d'illettrés dans la population des seniors ...

Et puis voyez-vous vous-même vous écrivez "illétré" !

Écrit par : iPidiblue recensement | 31 janvier 2010

Peut-on rappeler la défense du français ?

http://petitions.eu.org/index.php?petition=11&pour_voir=oui

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Tiens ! Pierre Vaneck est mort, il faut l'avoir vu dans "Marianne de ma jeunesse" ! Une espèce de Grand Maulnes qui se passe en Allemagne.

Écrit par : iPidiblue & Marianne | 31 janvier 2010

Vous m'avez précédé, iPidiblue & Marianne!
Mieux que le Grand Maulnes, et trop méconnu. Mais après tout, le secret fait partie du mystère qui imprègne cette oeuvre de Julien Duvivier...

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Intéressant décryptage du dernier discours de Sarkozy sur l'éducation qui permet de vérifier la stratégie électoraliste du Président ! En effet cette intervention du chef de l'état est constituée d'un contenu programmatique , en termes de fondamentaux, orienté à droite pour son électorat traditionnel (il a oublié le fameux :" je veux que les élèves se lèvent quand le maitre entre dans la classe " , il faudra le replacer pour la future campagne ) . D'autre part nous avons une pratique gouvernementale effective ,idéologiquement orientée à gauche (actuelle réforme Chatel), dans la continuité des réformes Jospin , Allégre etc ... pour un électorat catégoriel assez massif néanmoins : les parents d'élèves , tout en satisfaisant le lobby gaucho-pédago . Bien joué l'artiste ! Ah ! et les profs la-dedans ? Comme d'habitude : parfaits dans le rôle des cocus ! Cocus de la gauche puisque l'actuelle réforme du lycée est inspirée par une philosophie provenant du pédagogisme post-soixante-huitard et cocu de la droite , en tout cas la droite sarkozyste, puisque les espérances émanées d'un programme fondé sur le respect de la tradition et du retour à l'ordre sont déçues . Le cocufiage c'est comme le reste : une affaire d'habitude .

Écrit par : defer | 31 janvier 2010

Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas cher ipidiblue. Un sexagénaire d'aujourd'hui a appris à lire il y a 50-60 ans n'est-ce pas ? Donc, bien avant 1968 ? Comment se fait-il que les ouvriers que vous avez vus en 1975 étaient illettrés, dans ces conditions ? Pouvez-vous m'éclairer ?
PS : Mille excuses pour la faute d'inattention. Cela fait-il de moi un illettré à vos yeux ?

Écrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010

Moi aussi j'ai fait une faute "Le Grand Meaulnes"

Mais ces ouvriers des chantiers publics et du bâtiment étaient des immigrés voyons !

Écrit par : iPidiblue & Marianne | 31 janvier 2010

"Les difficultés présentes des jeunes n'ont rien à voir avec une faute occasionnelle : c'est un défaut structurel, qui vient d'une absence d'apprentissages — ou pire, d'un apprentissage vicieux."
JPB

Et aussi de l'aboulie de connaissances. Dramatique constat. Méthodes rigoureuses, effectifs allégés, professeurs exigeants ne suffisent pas contre ce boulet. Mémoires en friche, disque dur sans arborescence, aucun sens de l'effort, mur d'inertie... A l'heure où l'on parle de la plasticité du cerveau, on s'aperçoit que le problème est devenu organique. Ajoutons à cela le déni des parents ou leur aveuglement, cordon ombilical non coupé... Claire Mazeron n'a pas tout dit dans son livre.

Écrit par : Marilyse | 31 janvier 2010

Nous attendons le vôtre, Marilyse... :-)

Defer, cher ami, je constate que ma légère menace sur le fil précédent a porté ses fruits : j'ai pu vous lire, et même avec plaisir ! Continuez ainsi cher élève, entre carotte et bâton. :-)

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Ah, Pierre Vaneck…
Du coup, j'ai revu "Art", de Yasmina Reza, avec Vaneck / Arditti / Lucchini — c'est en entier sur DailyMotion.
Un régal.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Je voulais dire : sur ce blog ?

Ecrit par : nicolas | 31 janvier 2010


Nicolas,

Pour le corporatisme/communautarisme enseignant, il ne s'agit pas, bien sûr, de quelque chose d'ouvertement revendiqué. Je pensais plus à quelque chose de latent...Natacha Polony, dans l'article reproduit ci-dessous, analysait très bien le comportement électoral des profs sur les dernières années :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/11/pourquoi-le-ps-a-perdu-le-vote-des-profs.html#comments

Le constat que je serais tenté de faire, c'est que, comme dans d'autres catégories sociales, des enseignants font un vote plus catégoriel que citoyen. C'est-à-dire qu'ils prennent dans l'offre politique ce qui intéresse directement leur groupe ou leur environnement professionnel, au détriment d'autres critères.
Par définition, c'est une forme de communautarisme. Alors que le vote s'adresse à des citoyens, c'est-à-dire à des individus qui, abstration faite de leurs différentes appartenances, sont censés se préoccuper dans l'isoloir de ce qui intéresse l'ensemble de la société.
La république n'est-elle pas la chose de tous?

Que ce soit ici ou ailleurs, les commentaires que je lis parfois laissent entendre qu'il faudrait par exemple voter en 2012 en fonction de ce que tel candidat proposera sur l'éducation.
Le fait de créer cette demande, me semble-t-il, a pour effet pervers d'inciter certains politiquer à proposer l'offre qui va avec, juste par démagogie.
Ainsi, il y en a pour tout le monde, même si les discours restent lettre morte.
Les enseignants ont droit à de belles promesses sur l'amélioration de leurs conditions de travail; les Corses sur le rapprochement des prisonniers ou le rattachement au Galsi; les gays sur de nouveaux droits; les ouvriers de telle usine sur le fait qu'il n'y aura pas de licenciements; etc.

Pour ma part, outre l'éducation, et même si j'enseigne moi-même, bien d'autres choses m'intéressent pendant un scrutin, par exemple la politique étrangère. Je n'ai pas voté Sarkozy en 2007, même si je ne supportais pas Royal, notamment à cause de son atlantisme. Sa décision d'envoyer des troupes dans le bourbier afghan, par exemple, quand Chirac avait eu l'intelligence de refuser la guerre en Irak, restera pour moi un point noir du quinquennat.

Mais évidemment, pendant que chacun prêche pour sa chapelle, ces enjeux-là sont quelque peu oubliés du cirque médiatique. Et il me semble que ce n'est pas bon pour la démocratie.

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Art, c'était en effet un régal.
Je me rappelle avoir vu Pierre Vaneck, dans les années 60, interpréter un troublant Lorenzaccio. Au cinéclub de mon lycée, je l'avais remarqué auparavant dans "Celui qui doit mourir", un film de Jules Dassin tiré du Christ recrucifié de Kazantzaki.

Écrit par : Sylvie Huguet | 31 janvier 2010

http://fr.news.yahoo.com/4/20100131/tts-france-retraites-darcos-ca02f96.html

Bon. Il va falloir envisager un départ en retraite avant l'avalanche d'horreurs qui nous pendent au nez.

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Même sentiment sur "Art".

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Ah! Marianne de ma jeunesse! Quand j'avais 12 ou 13 ans, je l'ai vu au ciné-club du lycée. Inoubliable.
Qui a lu le roman dont est tiré le film? Douloureuse Arcadie, de Peter Mendelssohn?

Écrit par : retraitée | 31 janvier 2010

"Marianne de ma jeunesse"... Pour ceux qui ne connaissent pas, j'ai trouvé ça :

http://www.cine-directors.net/fantastique/M/marianne.htm

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

http://fr.news.yahoo.com/4/20100131/tts-france-retraites-darcos-ca02f96.html

Bon. Il va falloir envisager un départ en retraite avant l'avalanche d'horreurs qui nous pendent au nez.

Ecrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Sur cette question des retraites, Sarko a été d'une lâcheté: les régimes spéciaux, ça continue. La seule technique à ces gros lâches, et Darcos est parfait dans ce rôle-là, est de reculer l'âge de la retraite non pas parce qu'ils veulent nous faire travailler plus longtemps non par souci idéologique, mais parce que c'est le seul moyen indirect qu'ils aient de baisser les pensions. Ils savent que les gens partiront de toute façon, ne pouvant pas tenir pour certains et dans certaines conditions. Pas d'affrontement direct, pas de mesure directe: il faut se faire réélire et comme dans ce pays, il y a une élection tous les 4 matins...
Il faut dire que lorsque Juppé a essayé quelque chose, il y a quelques années, le bon peuple français animé de nos imbéciles de syndicats a eu aussi sa part de lâcheté et de responsabilité. Cette génération de 68 hard qui a tout eu et qui fait chier encore pour qu'on paie leurs retraites à taux plein même s'ils savent que cela posera des problèmes à leurs gosses ensuite. D'ailleurs, leurs gosses, ils les ont sur les bras de plus en plus vieux. Et c'est bien fait pour eux. D'une certaine manière, ils l'ont bien cherché!

Écrit par : alban | 31 janvier 2010

Ah, Pierre Vaneck…
Du coup, j'ai revu "Art", de Yasmina Reza, avec Vaneck / Arditti / Lucchini — c'est en entier sur DailyMotion.
Un régal.
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Ben, moi, môssieu, je l'ai vu en vrai - sans Lucchini, mais avec le plus que drôlissime Jean Rochefort dans le même rôle! et na!

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2010

(Maître des lieux, je sais que votre adresse électronique n'est point secrète, mais j'ai oublié de la noter. Me la confieriez-vous? J'aurais quelque chose à vous demander.)(Bloggeurs, du calme, Cunégonde ne drague pas!) Bonne nuit.

Écrit par : Cunégonde | 31 janvier 2010

Je ne veux pas, entendons-nous bien, glorifier non plus l'école d'aujourd'hui. Entre les "académistes" et les "pédagogues", je ne rejoindrai aucun camp. Je retiens des arguments valides chez les uns et les autres.
Je vous remercie et vous prie d'accepter l'expression de mes sincères salutations.

Denis HEBERT

Ecrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010
---
Je tâcherai de répondre (demain) aux questions que vous posez à Jean-Paul Brighelli. Je me garderai de lire la réponse qu'il vous fera, bien qu'il n'y ait pas de risque que je sois influencé d'une manière ou d'une autre par les opinions de notre hôte. (Mais je la lirai après vous avoir dit mon point de vue.)
Vos questions sont très intéressantes et méritent qu'on y réponde de manière précise.

Écrit par : Francis Penin | 31 janvier 2010

Ah, Pierre Vaneck…
Du coup, j'ai revu "Art", de Yasmina Reza, avec Vaneck / Arditti / Lucchini — c'est en entier sur DailyMotion.
Un régal.
JPB

Très drôle en effet. Merci pour le renseignement.

Écrit par : bien rire et laisser faire | 31 janvier 2010

Allez, un article tiré d'un site terrifiant où officie un de mes amis très-proches, hé hé hé (site hébergé aux USA comme il se doit; ils ne censurent pas les contributions, et le paton du site est producteur de films pornos amateurs, - j'aime bien m'entourer de borderliners...) - attention âme sensible s'abstenir, pour qui ça intérsse, cherchez le site via google avec ce texte ("La honte du web", qu'ils disent!):


LA GAUCHE N'AIME PAS LES GENS
Généreuse et humaniste par nature, la gauche se doit d'aimer les gens, tous les gens, et l'Autre en général. Pourtant, il y a une catégorie de gens que les distingués camarades gauchistes n'arrivent vraiment pas à encadrer, et toujours pas à comprendre: ces cons de prolos qui votent FN, alors qu'ils devraient voter Ségolène, Arlette ou le facteur, comme tous les gens bien...




Les gens de gauche sont beaux et ont bon goût La gauche, c’est connu, est toujours prompte à se porter au secours des faibles et des opprimés. C’est ce qui guide son combat, c’est sa marque de fabrique en même temps que son fonds de commerce électoral. La gauche ne serait pas la gauche si elle ne défendait pas ostensiblement les «petites gens», les humbles, les faibles, les exploités face aux méchants de tous poils – et dieu sait s’il y a beaucoup de méchants qui prolifèrent dans la jungle capitaliste dans laquelle nous vivons.

La gauche, depuis la Révolution, c’est la noblesse du cœur. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être de gauche : il faut avoir des qualités humaines que l’on ne trouve pas chez le commun des mortels. Il faut être humaniste, faire preuve d’un désintéressement et d’une philanthropie quasi génétiques, placer l’intérêt collectif loin devant les intérêts particuliers, soustraire aux riches pour distribuer aux pauvres, libérer les opprimés, réinsérer les exclus, considérer les minorités, traquer les injustices où qu’elles soient.

Etre de gauche, c’est aussi chercher à élever l’Homme, à l’éduquer, pour qu’il ne se contente pas de maigres acquis intellectuels : idéalement, il faut que le citoyen lambda soit capable de lire Libération plutôt que le Parisien, Télérama plutôt que Télé Star, les Inrockuptibles plutôt que Voici ; il convient qu’il regarde et apprécie les docus d’Arte plutôt que Confessions Intimes; et surtout grands dieux, qu’il vote Ségolène Royal (ou à la rigueur Arlette ou le facteur) plutôt que Le Pen.

Or, et c’est là une bonne partie du problème de la gauche, la réalité est loin d’être aussi rose. Car, dès lors qu’il s’agit de tenter d’éduquer les masses laborieuses en général, et le prolétariat en particulier, des résistances surgissent et les meilleures volontés déchantent, se heurtant au pénible principe de réalité: souvent, bien trop souvent au goût des gens de goût que sont les gens de gauche, le pauvre, l’opprimé, l’exclu, bref, le prolo, a un horrible mauvais goût. Mais alors vraiment horrible.



L'horrible mauvais goût du prolo

Raymond, captivé par un documentaire d'Arte Rendez-vous compte de comment ça se passe dans la réalité. Non seulement ce con de prolo lit peu la presse (à la rigueur il parcourt un torchon en ligne comme L’Organe, dont la lecture ne risque pas de lui faire péter un neurone), mais en plus il se laisse abrutir par les programmes télé les plus futiles et les plus nâvrants intellectuellement parlant. S’il regarde Arte une fois dans l’année, c’est pour mater un documentaire sur le naturisme plutôt que pour tenter de parfaire sa connaissance de l’œuvre de Freud; indécrottable esclave docile et consentant de la société de consommation, il préfère aller traîner ses tongs le dimanche dans une galerie marchande plutôt que de s’élever l’âme en assistant à une pièce de Samuel Becket montée par Strehler; et ne parlons pas de Christine Angot ou de Nina Bouraoui, dont il ne sait même pas qu’elles ont été inventées et qu’elles écrivent des livres qu’on peut acheter. Eh oui, c’est malheureux mais c’est ainsi: le prolo est généralement une grosse tâche qui ne connaît rien des plaisirs subtils qui font tout le sel de la vie de homme et de la femme de goût que sont les électeurs de gauche.

Et surtout, comble du comble et pire du pire, très souvent, bien plus souvent que les gens de gauche ne le souhaiteraient dans leurs cauchemars les plus sordides, il arrive que ce pauvre abruti de citoyen bas de gamme pousse l’inconséquence jusqu’à voter Le Pen. A 18% au second tour d’une présidentielle, en plus. On croit rêver. Insensé, le pompon absolu.



Le paradoxe du gauchiste

Les prolos du FN sont moches et ont des goûts de chiotte Grandeur et misère du gauchiste. Tout le paradoxe de cette bonne vieille gauche française, si bcbg et si douillettement installée dans ses convictions de détenir le monopole du bon goût et du bien penser, semble s’incarner dans son incapacité à comprendre comment fonctionnent ces ploucs qu’elle est censée représenter et défendre, et qui n’ont même pas la reconnaissance du ventre puisqu’ils sont capables de mettre un bulletin extrême-droite dans l’urne ! Et cela, alors même que les camarades socialistes, communistes et syndiqués réunis passent leur vie à se décarcasser pour eux et qu’on n’arrête pas de leur dire que ce n’est pas bien de voter pour un borgne haineux ! Merde alors.

Pour les camarades, ces électeurs-là ne sont pas comme les autres. Comme dirait l’ex socialiste Frêche, ce sont de sous électeurs. Des fachos, des bas du Front, des gros cons indignes de respect. Ce prolétariat là, la gauche a du mal à l’admettre mais elle ne l’aime pas. Peu importent les souffrances et les révoltes exprimées de cette façon dans les urnes, la gauche considère qu’elles ne sont ni légitimes ni convenables. Sur la sécurité, l’immigration, l’Europe, les électeurs lepénistes ont tout faux : poujadisme, beurk !



Le gauchiste aime l'Autre... mais pas tous les autres

Les Autres sont gentils, surtout quand ils viennent de loin Pourtant, rappelons aux camarades que tolérance et respect de l’altérité sont d’autres des caractéristiques emblématiques de la gauche. Y manquer c’est ne plus être tout à fait de gauche. L’Etranger, par exemple, d’où qu’il vienne et quels que soient les motifs de sa venue sur le territoire, est toujours a priori bienvenu et considéré avec respect, bienveillance et compassion par nos bons et généreux humanistes. Peu importe si, dans son pays, celui qui vient de débarquer sur notre sol est en réalité un abruti, une crapule, un fasciste. Pour le gauchiste, l’Etranger est d’abord et avant tout cet Autre par définition admirable et respectable, au contact duquel l’on s’enrichit forcément.

L’autre Autre que constitue l’électeur lepéniste subit, lui, un traitement différent. Moins lointain géographiquement puisqu’il ne vient parfois que du palier d’en face, il pue carrément de la gueule et on le lui fait bien comprendre. Cet Autre-là, c’est un con qui vaut qu’on lui témoigne son mépris, et que l'on organise de grandes manifestations pour le lui signifier clairement. Le gauchiste a le concept d’altérité à géométrie variable.

La droite n’aime sans doute pas davantage les gens, mais on lui en veut moins. Par nature, la droite n’a jamais donné des leçons d’humanisme ni prétendu défendre les opprimés contre les exploiteurs. La droite admet le système capitaliste et ses injustices, la droite est pragmatique, bassement mercantile et réaliste : elle sait qu’il y a bien des misères en ce monde, qu’elle ne les résoudra pas toutes, et son objectif est plus modestement de s’efforcer de tirer avantage et profit du bordel ambiant, avec plus ou moins de cynisme et sans prétendre vouloir changer le monde et l’Homme.



Pauvres de gauche et pauvres cons

Les Autres d'à côté sont souvent des crétins En fait, soyons honnêtes, les gauchistes aiment bien certains gens. Surtout parmi les pauvres, puisqu’il s’agit du cœur de cible de leur électorat à défaut d’en être la majorité. D’ailleurs François Hollande, homme de peu lui-même, l’a déclaré avec une sincérité dont personne, pas même le gérant de la SCI la Sapinière ne peut douter : il n’aime pas les riches.

Alors, comme leurs amis écolos, les gauchistes font le tri sélectif: ils aiment les pauvres, certes, mais les pauvres de gauche de préférence. Ceux qui ont le bon goût d’être pauvres et de croire, en dépit du bon sens et des expériences passées, que seule la gauche au pouvoir les sortira de leurs ennuis. Ceux qui préfèrent qu’on leur chante des berceuses en leur faisant miroiter l’espoir d’un monde meilleur, dans lequel l’argent ne sera plus roi et où nous serons tous frères et sœurs dans une grande farandole multicolore. Et tant pis si ces sérénades ne sont que chansons pour enfants qui ne débouchent en général que sur des désillusions, voire des catastrophes. L’important est d’y croire, et surtout de donner l’impression d’y croire. Car le projet est généreux et bon, et il est agréable de rêver à des choses généreuses et bonnes. Surtout en période électorale où ça ne coûte rien à personne de promettre n’importe quoi.

Quant aux pauvres de droite, pour les gauchistes, ils demeurent d’abord et avant tout de pauvres cons, puisqu’ils n’ont pas cette élémentaire lueur d’intelligence leur permettant de réaliser que seule la gauche, de par sa nature solidaire et partageuse du bien d’autrui, peut les aider à les sortir vraiment et pour de bon de leur médiocrité matérielle et spirituelle.

Dans ces conditions, on peut comprendre que, conscients du mépris que s’évertuent à leur témoigner depuis si longtemps ces gens supposés les comprendre et les défendre, ces pauvres cons de gens de peu le leur renvoient bien à leur manière, leur mépris. Par exemple en votant Le Pen, massivement et comme un coup de poing vengeur dans la gueule. Encore et à nouveau à chaque élection, plus fort à chaque fois depuis des années. Jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, le message soit si fort et si clair que la gauche finisse par le percevoir.

Ils ont le droit de rêver aussi, ces pauvres cons de pauvres qui votent à l'extrême-droite, non ?

Écrit par : Pendariès | 31 janvier 2010

Pour une certaine gauche, c'est entendu : le pauvre est un salaud!

Écrit par : Daniel Arnaud | 31 janvier 2010

Pendarière, donne-nous l'adresse de ton site porno et on passe l'éponge !

Écrit par : iPidiblue pas de répit pour les bandits | 01 février 2010

Penda, vous avez oublié les guillemets, en postant ce magistral réquisitoire contre l'escroquerie intellectuelle de la gauche, plus immorale que les promesses non tenues de la droite, car la première exploite à la fois la crédulité et les bons sentiments des plus démunis, qu'en fin de compte la droite respecte plus, malgré l'arrogance de sa posture WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET .
Il y a la même arrogance à être sanctimonieux, plus royaliste que le roi, ou comme je le disais l'autre jour, plus saint que le bon Dieu, Holier than Thou.
Comment s'étonner alors du glissement des pauvres vers la droite. Ils seraient donc moins cons que ceux de gauche, cocus, battus et contents, car moins sensibles au chant des sirènes, d'où qu'il vienne.

Et il me semble que l'on peut parler en termes généraux de droite et de gauche et non pas distinguer entre une faction d'un bord ou de l'autre. C'est la gauche dans son ensemble, et non une "certaine" gauche, qui a fait cette OPA sur la générosité, la solidarité, le désintéressement, etc..., avec laquelle elle cherche à entuber le reste du monde, et qui promet la lune, incapable d'assumer la réalité des faiblesses humaines, dont elle se prétend exempte, alors que les hommes ont leurs travers et leurs qualités de chaque côté de l'échiquier.

Je crois que c'est cette hypocrisie qui m'empêche de me dire de gauche, alors que sur le plan de la défense des valeurs précitées je n'ai rien à envier aux dames patronesses de gauche. Le sort m'ayant fait naître du bon côté de la rue, dans une famille de bourgeois radsocs où l'on est républicain depuis 1789, je me trouve même plus altruiste (du moin plus efficace) quand je me compare, quand je défends une éthique qui me dicte que charité bien ordonnée commence par soi-même, car il importe de se préserver si l'on veut être capable de protéger utilement les plus faibles, et pas seulement d'en discourir -cf au décollage, la video du masque d'oxygène que la mère enfile avant de le mettre à l'enfant.
Je préfèrerai aussi toujours l'excès de vice à l'excès de vertu.
.........................................
"""Guaisarkonozy prend le temps de déplorer « la douloureuse séparation de l’Eglise et de l’Etat ». Hmm… Pas pour nous, laïques que nous sommes."""

Relisant la note de JP, je reprends cette phrase qui m'avait choquée à la première lecture.
Je suis laïque, mais je récuse cet amalgame avec les laïcards.

Cette séparation a été plus longue en France et plus douloureuse pour L"ENSEMBLE DU PAYS qu'ailleurs, car elle s'est faite dans le sang et les larmes et a duré plus d'un siècle, de 1790, avec la constitution civile du clergé, à la loi de 1905.
Elle n'est pas le résultat logique d'une évolution pacifique, car la France en semble incapable, mais elle s'est faite dans l'urgence, à l'emporte-pièce, conséquence d'une succession d'échecs, de durcissements des positions, devant l'impossibilité de se doter d'une Eglise libre dans un État libre, comme les pays protestants, parce que l'État confessionnel avait trop longtemps gardé sa toute-puissance, jusqu'à la rupture sans retour.
C'est pourquoi nous nous crispons sur une nouvelle forme de puissance confessionnelle, le fascisme vert, dont le danger est devenu réel. Nos plaies sont encore à vif car nous n'avons pas évacué les stigmates de la tragédie précédente.

En fait, on peut même remonter à la St Barthélemy, et inclure dans la continuité cette tragique et sanguinaire histoire de notre laïcité de combat, si étrangère à la sécularisation protestante, les crimes commis précisément contre les protestants, ces inventeurs de la laïcité.

Républicains, beaucoup comme Buisson, Pécaut et Steeg, sont rentrés d'exil, pour construire ce que les catholiques ne savaient pas faire, une république confessionnellement neutre et une école véritablement laïque mais pas laïcarde....

Ils ont échoué et les extrémistes ont réussi à transformer la laïcité en idéologie: le laïcisme s'est paré des oripeaux de la religion et s'est érigé en sacerdoce avec son Église et ses dogmes, parmi lesquels un grand absent, la tolérance!
Au double absolutisme ( de la monarchie et de l'Eglise unis dans la même collusion) la Révolution subsitua le sien, avec son propre cortège de cruautés obscurantistes.

Alors oui, la séparation fut douloureuse, et nier cette douleur c'est renier une part essentielle de notre histoire commune.

Lire J. Sévilla, "Quand les catholiques étaient hors-la-loi".

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

e reprends le fil précédent qui traitait de l'article de Natacha Polony.

JPB avait écrit ,alors que je faisais remarquer que l'expression « Les programmes Darcos, rédigés par une commission constituée autour de Jean-Paul Brighelli » ne me sembait pas décrire la réalité :

L'article complet de Natacha Polony est là :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/28/01016-20100128ARTFIG00006-instituteurs-en-rupture-de-ban-avec-l-education-nationale-.php

MD, ne fais pas l'âne pour avoir du foin. Qui, sinon moi, a rassemblé autour de Darcos la fine fleur des anti-pédagos — dont tu étais, dois-je te le rappeler, ou l'alzheimer précoce a-t-il déjà frappé ?
Quant à savoir qui a rédigé ceci ou cela… Tu sais fort bien qu'il y a eu des propositions, qui ont été amendées en interne par tel ou tel conseiller — à mon grand dam, souvent. Je sais bien que tes attaques visent Marc Le Bris, mais il valait mieux obtenir la main jusqu'au coude, quitte à ne pas avoir tout le bras, que de continuer à envoyer à la casse 100% de pauvres gosses.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2010

++++++

Ce à quoi je réponds, ainsi qu'à d'autres points dans le pdf

http://michel.delord.free.fr/blogjpb-desobeisseurs.pdf

Bonne lecture.

MD

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Article de Natacha Polony – Désobéisseurs suite 3

C) Et que nous dit Marc le Bris

« Mais je suis bien d'accord pour la liberté pédagogique. C'est même la principale chose que j'ai demandée à F. Fillon avant qu'il l'inscrive dans sa loi. … Mais tout doux, s'il y a liberté, il y a mesure des résultats. »

ce qui implique plusieurs points théoriques

a-L’évaluation

Dans la réflexion de Marc le Bris tout est parti d’une question immédiate et pratique : le fait que les inspecteurs s’appuyaient pour leurs rapports non principalement sur ce que savaient les élèves mais sur les méthodes employées par l’enseignant. Et dans ce cadre il était tout à fait juste de réclamer que la base d’appréciation de l’inspecteur sur le travail de l’enseignant soit les connaissances acquises par les élèves et, dans le texte précité d’avril 2006, je soutenais fort logiquement sa position :

« En outre le texte de Compayré indique précisément, citant M. Gréard, comment doit se dérouler une inspection pour qu’elle n’entrave pas la liberté pédagogique de l’instituteur : « Ce n’est pas sur quelques préparations heureuses, c’est par l’ensemble des résultats qu’un enseignement se fait juger. Le premier devoir d'un instituteur est de ne négliger aucune des intelligences qui lui sont confiées : il se doit tout à elles » ( idem, p. 25) ; ceci explique le rôle de l’inspecteur « classique » tel que rapporté par des exemples dans le livre de Marc Le Bris : il s’intéresse beaucoup moins à la leçon du jour qu’à sonder les connaissances retenues des leçons précédentes par l'ensemble des élèves. »

Mais là où Marc le Bris dérape complètement … dans le sens du pouvoir, c’est lorsqu’il étend cette position sur la nature de l’inspection – inspection dont le rôle est d’apprécier les capacités pédagogiques de l’enseignant – à un tout autre objet qui est celui de l’évaluation et en particulier des évaluations nationales.
Autrement dit il réclame explicitement que les évaluations nationales deviennent des outils d’évaluation des enseignants.
Bien sûr il trouve quelques petits défauts à l’évaluation de CM2 - il faut dire qu’il faut être particulièrement borné pour ne pas les voir - mais c’est pour mieux sauver le principe de l’évaluation comme outil d’évaluation des enseignants , c'est-à-dire accepter a priori et même réclamer à l’état et à l’appareil exactement ce qu’ils recherchent, c'est-à-dire supprimer tout pouvoir aux enseignants sur le cursus de leurs élèves.

En résumé , même s’il y a des divergences d’appréciation sur le rôle des évaluations entre Marc le Bris et les désobéisseurs, ils convergent au niveau des principes sur la valeur positive qu’ils donnent fondamentalement aux évaluations nationales
- les désobéisseurs se déclarent favorables aux programmes et orientations de 2002 mis en place par Philippe Joutard et Claude Thélot qui étaient les plus chauds partisans de la « culture de l’évaluation »* et il est surprenant que les désobéisseurs aient brutalement une crise d’urticaire lorsque les simples modalités de la culture de l’évaluation changent.
- il a suffi de présenter à Marc le Bris, sous couvert de pragmatisme dont il se dit partisan, la culture de l’évaluation sous l’étiquette plus grossière de la « culture du résultat » pour qu’il l’adopte.

* Un chapitre de leur livre de 1999 « Réussir l’école » s’intitule « La naissance de la culture de l’évaluation » dans lequel on peut lire « On pourrait même soutenir qu’une bonne organisation de l’évaluation et de sa rétroaction sur la qualité du service est la seule alternative sérieuse à la privatisation du service public ». On voit que les deux compères ont bien compris comment privatiser l’EN avec l’accord des syndicats et des divers républicains qui ne réagissent que si l’on touche au caractère juridique public de l’Éducation nationale. On devrait donc plutôt dire qu’une « bonne organisation de l’évaluation » sert à introduire un fonctionnement privatisé et mercantile sans toucher au caractère juridique public de l’Éducation nationale. L’honneur de la bureaucratie est sauf.

b- Liberté pédagogique

Puisqu’il est question de diminuer le pouvoir des enseignants et leur imposer la négation de toute liberté pédagogique , on peut remarquer que la définition de la liberté pédagogique dans la loi Fillon dont Marc le Bris se réclame est une aggravation de la position classique du pédagogisme dans laquelle l’inspection n’était qu’une pression pédagogique ponctuelle et limitée au jour de visite de l’inspecteur tandis que la liberté pédagogique telle que définie dans la loi est maintenant une pression de tous les jours.

Soyons plus précis par rapport à la liberté pédagogique :

La loi Fillon et la liberté pédagogique (article 48 de la loi)
Article L912-1-1 du code de l’Education
« La liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’Éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection.
Le conseil pédagogique prévu à l’article L. 421-5 ne peut porter atteinte à cette liberté ».

Elle s’exerce donc
- dans le respect des instructions du ministre chargé de l’Éducation nationale : c’est la légalisation de la politisation de l’école et la négation même du fameux manifeste des instituteurs de 1905 : « Ce n’est pas au nom du gouvernement, même républicain, ni même au nom du Peuple français que l’instituteur confère son enseignement : c’est au nom de la vérité ». C’est également ce qui rend absolument légal l’imposition à tous les enseignants de la dernière lubie du ministre pour lire la lettre de Guy Moquet, tout autre papier écologiste ou anti-écologiste,…
- dans le cadre du projet d’école ou d’établissement : autrement dit ce n’est plus une liberté individuelle, c'est-à-dire que ce n’est plus une liberté.

Et pour la bonne bouche, le conseil pédagogique :

La loi Fillon et le Conseil pédagogique
Article L 421-5 (Loi nº 2005-380 art. 38-JO du 24 avril 2005)
« Dans chaque établissement public local d’enseignement, est institué un conseil pédagogique. Ce conseil, présidé par le chef d’établissement, réunit au moins un professeur principal de chaque niveau d’enseignement, au moins un professeur par champ disciplinaire, un conseiller principal d’éducation et, le cas échéant, le chef de travaux. Il a pour mission de favoriser la concertation entre les professeurs, notamment pour coordonner les enseignements, la notation et l’évaluation des activités scolaires. Il prépare la partie pédagogique du projet d’établissement. »

Donc il coordonne « la notation et l’évaluation des activités scolaires ». Ce qui évitera les détestables incidents signalés plus hauts lors des conseils de classe …

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

* *
Article de N. Polony – Désobéisseurs suite 1
Reprenons l’argumentation de JPB

JPB : MD, ne fais pas l'âne pour avoir du foin.

MD : Pour les ânes , le spécialiste c’est Guy avec Bongo. Je fais essentiellement dans les taupes, ces temps-ci. Excuse moi de filer ainsi la métaphore mais c’est toi qui l’a lancée

JPB : Qui, sinon moi, a rassemblé autour de Darcos la fine fleur des anti-pédagos — dont tu étais, dois-je te le rappeler, ou l'alzheimer précoce a-t-il déjà frappé ?

MD : L’alzeihmer ne m’a pas frappé et je dis bien
– qu’il n’y a pas eu de commission si les mots ont encore un sens ; mais avec ton ‘élitisme républicain’ ont tu ne sembles pas départi, on a des doutes sur le sens des mots.
– que de plus, dans les réunions auxquelles j’ai assisté, il n’a quasiment pas été question de programmes.

Et ce n’est pas rien qu’il n’y ait pas eu de commissions et que tout se soit déroulé dans le flou le plus grand, dans la précipitation et sans qu’il y ait de débat sur le fond. Ce qui prouve bien, ainsi que le fait que la question des programmes du collège n’a pas été abordée, que le but de la manœuvre pour le pouvoir n’était pas, pour le dire vite, de remettre en place l’instruction.

JPB : Quant à savoir qui a rédigé ceci ou cela… Tu sais fort bien qu'il y a eu des propositions, qui ont été amendées en interne par tel ou tel conseiller — à mon grand dam, souvent.

MD :Quand tu dis « tu sais fort bien », comme si c’était évident, je m’inquiète toujours car tu parles devant des gens qui, justement, ne savent pas. A part ça, tu décris bien l’opacité de ce qui s’est passé et l’antithèse de ce qui doit être fait pour préparer et établir correctement des programmes.

Comme il avait été très difficile de parler pendant la première réunion - les Appy, 2 sur 20 présents, ayant mobilisé pour eux un tiers du temps de parole – j’ai été demandé à la fin de la réunion à un conseiller s’il y aurait une commission pour les programmes du primaire en disant explicitement que ce que je souhaitais était
-que les antipédagogistes y soient présents ce qui en ferait des interlocuteurs effectivement reconnus officiellement (au lieu qu’ils soient des ‘contacts du prince’, ce qui veut dire rien si le prince disparaît. Et nous y sommes).
-que les antipédagogistes y soient nettement minoritaires car ils sont minoritaires dans le corps enseignant
-que les débats de la commission soient assez longs pour que les principaux problèmes amassés depuis trente ans soient au moins débattus et éclaircis, c'est-à-dire qu’elle dure au moins un an et que son déroulement soit marqué par des rapports d’étapes
-que les membres des commissions soient effectivement autorisés à faire état publiquement des débats

La réponse a été : Il n’y aura pas de commission. Mais vous serez consultés.

Donc il n’y a pas eu de commission puisque le conseiller du ministre comprenait très bien, lui, ce que voulait dire commission, les inconvénients qu’elle présentait pour le pouvoir.

JPB : Je sais bien que tes attaques visent Marc Le Bris

MD:
1)Mes attaques visent des idées et des pratiques … qui existent : il y a donc des porteurs de ces idées et effectivement Marc Le Bris en fait partie.
2) Elles te « visent » aussi surtout si tu tiens à parler en terme de « visée »

JPB : mais il valait mieux obtenir la main jusqu'au coude, quitte à ne pas avoir tout le bras, que de continuer à envoyer à la casse 100% de pauvres gosses.

MD : Je suis désolé de dire

- que le dilemme que tu poses « obtenir la main jusqu’au coude » ou « envoyer à la casse 100% des pauvres gosses », outre son aspect psychologique déplacé, n’a jamais existé, car pas plus Xavier Darcos qu’un de ses conseillers n’a eu le ridicule de dire « Si vous en demandez trop, vous n’aurez rien ».
- que présenter ainsi ce qui s’est passé ne sert qu’à justifier l’approbation publique donnée à ce moment-là à la politique du gouvernement et le moins que l’on puisse en dire était qu’en présentant ce qui allait se passer comme « l’an 01 » , tu ne donnais pas, loin de là, une vision négative de la perspective en cours*.

J’insiste beaucoup sur le sujet - et j’y reviendrai pour détailler les choses - car comme la question des programmes n’est que très partiellement traitée positivement au niveau du primaire et toujours pas traitée au niveau secondaire , il faudra bien la traiter et il faut bien tirer des leçons de ce qui s’est passé pour que cela ne se reproduise pas.

Ceci dit, il y a peut-être d’autres manières que clle que tu présentes de comprendre ce qui s’est passé. Ce qui est sûr est que le pouvoir a utilisé dans son propre intérêt « la fine fleur de l’antipedagogisme » rassemblée par toi car cela fait partie de la norme et on ne connaît aucun gouvernement qui procède autrement.
La « seule » question qui se pose est donc

-de voir quel était l’intérêt du pouvoir à proposer ce qu’il a proposé par rapport aux programmes [2] , c'est-à-dire une refonte très partiellement positive des programmes réduite au primaire et menée à la hussarde
-de délimiter les parts respectives de niaiserie et d’accord conscient des divers membres de la « fine fleur de l’antipédagogisme » avec les orientations du gouvernement, orientations qui ont produit ce à quoi nous en sommes maintenant.

Je reviendrai sur cette question de bilan car elle est fondamentale pour tous.

Michel Delord

[1] Voir
-par Jean-Paul Brighelli, le CR de la réunion du 7 novembre 2007 en présence de Xavier Darcos
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/09/an-01.html
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/09/an-01-suite.html
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/09/an-01-suite-2.html
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/09/an-01-suite-et-fin.html

- la rectification que j’en fais « Rectificatif au compte-rendu de Jean-Paul Brighelli »
http://michel.delord.free.fr/rectif-cr_reunion071107.pdf


[2]
i) Le gouvernement n’a pas proposé qu’une modification des programmes et il faut en fait analyser le sens global de ces réformes
ii) Même si Xavier Darcos avait signé la pétition contre les programmes du primaire en 2002 ( à la demande de Bayrou ce me semble), il est à remarquer que, aussi bien lors de la convention UMP de 2006 que lors de sa prise de fonction, il n’a proposé de changement de programmes dans son agenda. La question est de savoir pourquoi le gouvernement et la présidence ont ensuite fait cette proposition de changement des programmes.

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Article de Natacha Polony – Désobéisseurs suite 2

Maintenant reprenons sérieusement les choses. Je m’excuse à l’avance pour le texte infra qui est un texte portant sur un certain nombre de principes et d’orientations générales dans une époque ou affirmer que l’on a des principes dont on ne change pas tous les quatre matins passe pour de la rigidité dogmatique , du stalinisme voire du fascisme.


A) Liberté pédagogique

La liberté pédagogique est la liberté individuelle donnée aux enseignants dans les méthodes et la manière de traiter le programme. Un point c’est tout. Il y a donc deux conditions pour que l’on puisse parler de liberté pédagogique : - que les programmes non pas d’une classe dans une matière mais dans toutes les classes pour toutes les matières soit véritablement des programmes d’instruction dont on maîtrise aussi bien la cohérence verticale -par matière- que horizontale c'est-à-dire interdisciplinaire
-que les enseignants soient suffisamment formés pour l’interpréter.

Aucune de ces deux conditions n’est, au sens général, actuellement remplie.

Jean-Paul Brighelli m’avait invité en avril 2006 pour que j’explique ce qu’était la liberté pédagogique. Étant légèrement « dogmatique », je n’ai rien à retirer du texte « Liberté pédagogique- Petit Historique » qui se trouve à http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/04/28/liberte-pedagogique.html
ou en pdf à http://michel.delord.free.fr/liberpeda-blogjpb28042006.pdf
En voici un extrait
« La liberté pédagogique n’a donc qu’un sens : la liberté absolue de l’enseignant devant sa classe d’utiliser tout ce qu’il estime nécessaire pour enseigner les connaissances définies dans les programmes et le plan d’études. La condition de sa mise en oeuvre est une bonne connaissance des disciplines enseignées, c'est-à-dire d’un niveau bien supérieur à celui du niveau d’enseignement donné, ce que garantissait par exemple la possession du diplôme du brevet supérieur que seuls de fort rare bacheliers seraient capables d’obtenir maintenant.

Actuellement, on ne peut se réclamer de la liberté pédagogique qu'en tant que principe de reconstruction de l'école car la situation actuelle ne permet pas de lui donner le sens défini ci-dessus pour deux raisons fondamentales :
- les programmes sont déplorables […]
- dans la loi Fillon, il n’y a de liberté pédagogique de l’enseignant que le nom, puisqu’elle est soumise à l’approbation de divers comités pédagogiques. »


B) Les évaluations

Depuis 60 ans, un ensemble de politiques a été utilisé pour réduire à néant le pouvoir des enseignants sur le cursus des élèves puisque cette question ne doit plus relever que du management des flux d’élèves, flux qui doit être optimisé.

L’essentiel de ces politiques a été de déconnecter le passage dans la classe supérieure du niveau de connaissances réel atteint par l’élève, niveau qui est le mieux appréhendé par l’enseignant. On peut arriver à cette déconnexion de plusieurs manières qui ne sont pas contradictoires mais complémentaires et par exemple conjuguer
-la diminution du rôle de l’instruction au profit de celui l’éducation
-la mise en place des évaluations nationales puisque, lorsqu’un enseignant pense qu’un élève ne peut pas suivre dans la classe supérieure, elle permet tout d’abord de lui rétorquer en conseil de classe : « Mais voyons M. X , cet élève a 50% de succès aux tests et vous lui mettez 2 de moyenne ». Elle permet ensuite de rajouter dans le meilleur des cas « Revoyez votre notation » mais dans d’autres cas qui se multiplient depuis bien longtemps de lui attirer de plus graves ennuis. Le tout en s’appuyant sur les parents d’élèves qui ne vont pas demander que l’on baisse les notes de leurs enfants.

Une remarque : Je ne traite pas ici de la valeur des évaluations nationales comme mode d’appréciation de la « valeur des élèves » mais, comme on le voit, simplement pour savoir si elles peuvent être des outils d’évaluation des enseignants.
Deux bonnes lectures sur la valeurs des évaluations comme mode d’évaluation des élèves :

-Banesh Hoffman , The Tyranny of Testing, Crowell-Collier Press. , New York,1962. B. Hoffman est le principal mathématicien avec lequel travaillait Einstein :

-Jacques Barzun
1- Préface au livre de Banesh Hoffman : http://michel.delord.free.fr/ntic-docs.pdf ( page 4)
2 -Reasons to De-test the Schools,Original Text Excerpted for Op-Ed Article in the New York Times, October 11, 1988. Deuxième partie de http://michel.delord.free.fr/barzun_test.pdf

*
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Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Article de Natacha Polony – Désobéisseurs suite 4

D) Juste deux minuscules remarques

Revenons au débat sur les désobéisseurs.
La première chose à faire est de distinguer très précisément la question de la liberté pédagogique de celle de la lutte contre l'autoritarisme de l'état central.

Une fois ceci admis, la désobéissance est justifiée si l'état central n'a pas montré pratiquement
1) qu'il est favorable à l'instruction
2) qu'il ne défend pas des "positions de parti" sur les disciplines qui ne sont pas neutres : histoire-geo, économie …
Une question supplémentaire se pose ici, celle du « statut de la fonction publique ». Si l’on veut voir les traits principaux, notamment en tant que contrat, qui définissent ce statut, il doit être observé historiquement, en comparant les situations sociales de différents pays et en la liant cette question à celles de "l'emploi à vie", du rôle social du statut de fonctionnaire et de l'évolution de la problématique sur ces différents sujets : s’il est vrai que l’on passe en France, entre 1890 et 1945, quasiment par une inversion de contenu de la notion défendue syndicalement, les républicains qui s'appuient sur cette dernière version de 45 ne feront-ils pas que reproduire la crise qu’ils prétendent combattre ?

La situation sociale de la fonction publique ne mériterait-elle pas qu’on la questionne de la même manière que je questionnais la pédagogie en 1999 ? Ce ne serait ni socialement ni politiquement aberrant puisque l’éducation nationale est considéré comme le fleuron de la fonction publique.
L'avenir le dira
Il n'est pas déraisonnable de se poser la question du devenir de l'éducation Nationale ( fut-elle laïque et obligatoire et nationalisée) au vu de son état actuel et des possibilités existantes de l'empêcher de se transformer définitivement en instrument "d'edutainment", cad de décervelage incapable même d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter: la réponse pratique viendra assez vite. On verra si la société est capable de faire naître un mouvement s'opposant à cette véritable dégénérescence et si l'administration le tolérera.

Quoiqu'il en soit, et l'exemple des progressions en mathématiques suffit à le prouver, la pédagogie "classique" , bien que possédant un savoir-faire supérieur en qualité à celle des modernistes, n'a pas pu résister à la vague du décervelage structuraliste qui n'a pas commencé en 68. Pour qui veut se poser quelques vraies questions, la pierre de touche n'est donc pas la critique des modernistes mais la critique de l'impuissance des vaincus, sous peine de vouloir, au prix d'une perte d'énergie considérable, reconstruire un système qui a logiquement abouti au désastre actuel.
Michel DELORD
Texte écrit entre Mars 1999 et Février 2000
http://michel.delord.free.fr/txt1999/9_%20Conclusion.html#L%27avenir%20le%20dira


E) L’article de Natacha Polony

Quant à l’article de Natacha Polony, il présentait certes la faiblesse de parler par exemple de la « commission constituée autour de Jean-Paul Brighelli », ce qui décrit de manière très avantageuse ce qui s’est réellement passé, mais elle n’en a pas la responsabilité puisqu’elle n’a fait que suivre ce que lui ont dit ses informateurs.

Par contre, elle décrit ainsi les désobéisseurs :

« On pourrait croire que l'heure est grave, que la civilisation est en danger, que les enfants sont menacés. Les mots qui fleurissent depuis un an et demi dans les communiqués ou les prises de position de certains professeurs des écoles sont empruntés à la littérature apocalyptique plus qu'aux traités de pédagogie, et aux récits de la Seconde Guerre mondiale plus qu'aux manuels de lecture. On y cite Tolstoï et son manifeste contre la peine de mort, on y évoque l'ombre de Vichy et les mannes de Jean Moulin. »

On peut effectivement faire ce type de reproche aux désobéisseurs et à bien d’autres victimes - ou partisans ? - de l’enflure médiatique. Mais dans ce cas pourquoi accepter de citer en conclusion Marc le Bris disant : « Les désobéisseurs, explique Marc Le Bris, auteur d'Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter, ce sont des Khmers rouges qui perdent les promesses de pouvoir qu'ils avaient. »

30 janvier 2010
MD

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

test

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

test

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

OUF! Quelle magistrale démonstration dans l'art de couper les cheveux en quatre, normal me direz-vous, voire élémentaire, pour un prof de maths.
Cette diatribe-fleuve contre les "évaluations" confirme deux choses:

-l'incapacité dans un paradigme jacobin de concevoir qu'une société de liberté soit par définition ouverte, concurrentielle, et que la liberté pédagogique, qui en est l' expression naturelle, soit nécessairement assortie d'une obligation de rendre compte. There is no free lunch. Elle est cependant cohérente avec l'impossibilité de concevoir l'existence de l'élitisme républicain.

-la facilité avec laquelle on tombe dans le contresens quand on compare des choses incomparables. Je m'insurge tout particulièrement contre le fait de se revendiquer de l'ombre tutélaire de Jacques Barzun pour défendre un système liberticide. Il fut certes un des tout premiers à avoir critiqué les "mechanical testings" , autrement dit la folie des QCM qui a proliféré en Amérique à partir du milieu des années 1940, mais il n'a jamais mis en cause, bien au contraire, l'exigence de rendre des comptes, ou "culture du résultat". Il fait partie, avec Diane Ravitch et ED Hirsch de cette brochette de grands résistants qui luttent courageusement depuis un demi-siècle contre les dérives du pédagogisme, dans sa version US, et c'est trahir sa pensée que de l'enrôler dans un combat qui ne fut pas le sien. Il dirait haut et fort leur fait aux désobéisseurs, comme il l'a fait à leurs homologues américains, dans des circonstances comparables, puisque le pédagogisme a enfin du plomb dans l'aile. On ne peut hélas pas en dire autant en France.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

Merci cependant à MD pour ses liens vers la prose roborative de Barzun dont ceci tiré de
Banesh Hoffmann, The Tyranny of Testing, New York, 1962. Préface de Jacques Barzun

"Half way through this period, in the forties, it was manifestly useless to raise even a question about the value and effect of these tests. When I devoted a short chapter to doing so in Teacher in America, describing with precision enough how mechanical tests raised mediocrity above talent, my remarks were ignored or contemptuously dismissed. I was an obscurantist who lacked the scientific spirit. The most charitable view of my madness was that I was the product of a foreign school system well known to be backward and resistant to modern methods.
Now the tide has turned. As the present book shows, it is the testers who are on the defensive, fighting a rear- guard action against the irresistible force of the argument which says that their questions are in practice often bad and in theory very dangerous. Given the widespread use of tests built on these shaky foundations, their evils affect every literate person, directly or through his children. More abstractly but no less truly, the fate of the nation is affected by what tests do, first, to the powers of those who are learning, and, second, to the selection the tests make among the potential leaders of thought and discoverers of new knowledge. Read Mr. Hoffmann's remarks on the National Merit Scholarship program.
But while American public opinion is recovering from its infatuation with fallacious "methods" in several realms -- not only in the giving of tests but also in the teaching of reading, in the training of teachers, in the defining of school subjects, and in the handling of discipline at home -- the formerly backward and resistant countries of Europe are zestfully adopting most of our mistakes. England, Germany, France are frolicking with child-centered schools, the permissive system, and the batteries of tests. A recent report from France shows that a long tradition of sobriety is no protection against an attractive error."

On ne saurait tailler plus parfait costard à ce "international market of bad ideas", et en particulier à la pandémique méthode globale ou "look-and-say" method, bref à cette folie criminelle qui s'est emparée du paquet d'idéologues qui a systématiquement démoli les apprentissages des deux côtés de l'Atlantique.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

Un petit point sur les nouveaux programmes en classe de seconde :

Le processus de fabrication des "nouveaux" programmes est officiellement décrit dans :

http://eduscol.education.fr/cid46462/elaboration-programme.html

"La rédaction des programmes est confiée à un groupe d'experts, sous la présidence d'un universitaire ou d'un inspecteur général de l'Éducation nationale nommé par le ministre.
Les membres des groupes d'experts sont désignés à titre personnel pour leur compétence professionnelle reconnue. Ils sont choisis par le président du groupe, en accord avec la direction générale de l'Enseignement scolaire"

Les "projets" de nouveaux programmes dans chaque discipline sont consultables en documents pdf sur :
http://eduscol.education.fr/pid23202-cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

Ils sont officiellement en consultation mais la seule façon de contribuer est une adresse de courriel (une pour chaque discipline). En sciences physiques : pc.prog.eduscol@education.gouv.fr

Deux points me chagrinent :

- je n'ai pas pu trouver le moindre nom d'expert sur les sites officiels

- les contributions ne sont pas publiques

Qui a des précisions ?

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Au lieu de perdre votre temps en échanges d'arguties entre partenaires de cryptes, gagnez un max de thunes en évaluant les compétences orthographiques de vos concitoyens :

"Certifiez votre niveau en orthographe sur votre CV"

http://www.certification-voltaire.fr/?gclid=CIiEzu7zyZ8CFZAA4wod9Cq1Mg

59,90€ la dictée et le certificat qui va avec.

On peut payer par carte bleue.

Des "experts" : http://www.certification-voltaire.fr/qui-sommes-nous.html

Aucun M. Delord ne viendra vous tirer les pieds avec d'assommantes considérations sur l'évaluation :

"Il ne s’agit ni d’un diplôme ni d’un concours. Il n’y a donc pas de candidats qui échouent, ni de candidats admis. Il s’agit d’une mesure de votre niveau. Quel que soit votre score, le coût de la Certification Voltaire n’est pas remboursé."

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Ce sont les inspections générales qui cooptent — et ne disent pas forcément qui en fait partie. On ne le sait qu'au dernier moment, en général lors des négociations sur les programmes entre le ministère et les syndicats (pour l'HG, par exemple, début de la semaine dernière).
JPB

Écrit par : brighelli | 01 février 2010

Deux points me chagrinent :

- je n'ai pas pu trouver le moindre nom d'expert sur les sites officiels

- les contributions ne sont pas publiques

Qui a des précisions ?

Ecrit par : dugong | 01 février 2010

Contributions non publiques, pas de noms d'experts : Ca ne ressemble-t-il pas furieusement à la commision des programmes du primaire dont je causais ?

MD

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Dans la consultation sur les projets de programme, rien n'est prévu pour le français. Que faut-il en conclure ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 février 2010

Le jus pédagol du jour nous édifie :

"Alors qu el'argent est plus rare, l'OCDE a calculé les gains à espérer de progrès éducatifs. D"après l'OCDE, élever tous les enfants des pays membres au niveau de la Finlande rapporterait 260 milliards de $ de PNB supplémentaire. Une simple hausse de 25 points, celle de la Pologne de 2000 à 2006, représenterait 115 milliards de PNB supplémentaire."

De l'argent qui tombe du compétenciel ?

Si les bidouilles statistiques vous intéressent :

http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/11/28/44417824.pdf

Pour ma part, je suis convaincu que pour fabriquer une causalité politiquement arrangeante, rien ne vaut une bonne droite de régression...

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Quand je pense que ce blog fait une publicité éhonté pour microsoft, je m'attends à tout !

Écrit par : iPidiblue pas de répit pour les bandits | 01 février 2010

"Dans la consultation sur les projets de programme, rien n'est prévu pour le français. Que faut-il en conclure ?" Sylvie Huguet

Les nouveaux programmes de français ne sortiront que pour 2011. :

http://media.eduscol.education.fr/file/actus_2010_-_trimestre_1/72/8/Calendrier_de_mise_en_oeuvre_des_nouveaux_programmes_132728.pdf

Écrit par : dugong | 01 février 2010

En 2011, le français existera-t-il encore ?

Écrit par : iPidiblue pas de répit pour les bandits | 01 février 2010

Après tout, il y a quelques jours Eric Besson déclarait que le peuple français n'existait pas, que la France était un conglomérat de peuples, alors il est possible qu'en 2011 un décret de l'hyperprésident déclare que le français n'a jamais existé et que la langue de la France est le pidgin !

PS Il est possible aussi que le peuple français qui n'existe pas renvoie d'ici là Eric Besson à ses chères études.

Écrit par : iPidiblue parlez-vous le pidgin ? | 01 février 2010

On ne peut visiblement pas compter sur la droite pour sauver l'Ecole. Quant aux gens de gauche (ou à la plupart d'entre eux), ils ne comprennent rien. N'est-ce pas complètement, absolument, furieusement désespérant?

Écrit par : Phil | 01 février 2010

Quand je pense que ce blog fait une publicité éhonté pour microsoft, je m'attends à tout !

Ecrit par : iPidiblue pas de répit pour les bandits | 01 février 2010

Bon personnellement c'était l'APRIL vers 96/98 et je m'y suis remis depuis ... la semaine dernière .

Et toi ?

MD

Mon adresse :michel.delord[[[]]]free.fr

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Quand je pense que ce blog fait une publicité éhonté pour microsoft, je m'attends à tout !

Ecrit par : iPidiblue pas de répit pour les bandits | 01 février 2010

Bon personnellement c'était l'APRIL vers 96/98 et je m'y suis remis depuis ... la semaine dernière .

Et toi ?

MD

Mon adresse :michel.delord[[[]]]free.fr

Écrit par : Michel Delord | 01 février 2010

Trop de réformes, tue la réforme !

Écrit par : iPidiblue ne quid nimis | 01 février 2010

on constate que ce sont les plus de 65 ans qui souffrent le plus de ce handicap.
Ecrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010

Dans l'exercice basique qu'est la conversion des chiffres en lettres dans la rédaction d'un chèque (n'oublions pas que je suis un infâme capitaliste, on a les références qu'on peut ;o)), ce sont encore les plus de 65 ans qui s'en tirent le mieux par ici.

Mais, bien sûr, le niveau monte, monte, comme nous l'apprennent par ailleurs les experts du GIEC... et leurs sources toutes aussi expertes qu'eux (googlez donc glaciergate pour rigoler).

Écrit par : yann | 01 février 2010

la France n'aurait jamais été aussi pauvre selon la vulgate néolibérale.
Ecrit par : P. Lariba | 31 janvier 2010

Ce n'est pas plutôt "aussi riche" OU "vulgate socialiste" ?

Écrit par : yann | 01 février 2010

Certes, mais y a t-il un seul parti politique qui nous propose autre chose? Non.
Ecrit par : alban | 31 janvier 2010

Il y en a au moins deux (si l'on admet la représentativité du microscopique Parti Ouvrier Indépendant, POI, poï, poï).
Mais Jérémy va me sauter au visage incessamment sous peu si je dis ça...

Écrit par : yann | 01 février 2010

Et hop ! Un petit publi-reportage de LC dans le Monde pour notre bon Meiriol

http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/01/philippe-meirieu-classe-verte_1299553_1293905.html

Un extrait qui ravira certainement JPB :

"Mais l'extrême gauche n'est pas plus tendre. Et l'inclassable pamphlétaire Jean-Paul Brighelli va jusqu'à mettre les voitures brûlées en banlieue sur le compte des "ravages" de sa pédagogie."

Regardes bien la photo : il progresse effectivement très vite puisqu'il bat maintenant des deux mains.

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Regardez...

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Hier soir j'ai regardé le film consacré à John Nash, lui au moins il avait des hallucinations visuelles et parlantes ! Tandis que les pédagogistes, leurs illuminations sont justes électorales ...

Écrit par : iPidiblue et la camisole des fous éclairés de l'intérieur | 01 février 2010

John Nash n'avait que partiellement dérivé tandis que notre Meiriol a intégralement divergé.

Écrit par : dugong | 01 février 2010

"Philippe Meirieu.....le pédagogue....Meirieu le pédago ", écrit ce bon Cédelle, et on devrait donc craindre le pire de cet amalgame entre deux termes devenus contradictoires, dans le contexte actuel, la pédagogie étant un art que les pédagogistes ont dévoyé en croyant pouvoir le transformer en science. Que nenni. L'article a le mérite d'offrir en filigrane (est-ce volontaire?) la similitude entre le mouvement écolo et le pédagogisme, ce "mouvement bien intentionné, mais d'essence totalitaire", noyauté au départ par des chrétiens de gauche. (Milner, De l'école, p. 15)."Il faut le savoir en effet, ajoutait Milner en 1983: depuis 1945, TOUS les thèmes de TOUTES les réformes de TOUS les niveaux d'enseignement sont d'origine chrétienne...(d'où) viennent ces locutions et ces voeux inimitables, où le loyal sans cesse prend un air déloyal: dévaluation de l'institution au bénéfice de la communauté; dévaluation des savoirs au bénéfice du dévouement; dévaluation de l'instruction au bénéfice de l'éducation; dévaluation du cognitif au bénéfice de l'affectif; intrusion dans les âmes et ouverture au monde, etc."
(ibid, p.31)

LC se dédouane de sa maladroite confusion en brossant un portrait peu flatteur du gourou-caméléon-girouette au discours philistin. Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent, disait Edgar Faure.

Trois citations complètent le tableau et montrent combien Meirieu est parfaitement taillé pour la politique et a judicieusement choisi son camp, tout en restant en droite ligne de sa formation d'origine.
"Le philosophe de l'éducation Denis Kambouchner, contradicteur qui, dans Une école contre l'autre (PUF, 2000), l'a contesté de manière courtoise, moque le flou de ses positions. Toute critique de Meirieu, dit-il, s'expose au risque d'avoir "tort de vouloir ignorer qu'il vous a par avance donné raison.
.../...
Désolé de le voir différer la rédaction d'un traité de pédagogie, son "maître", le Franco-Genevois Daniel Hameline, lui aussi philosophe de l'éducation, le taquine : "Qu'allez-vous faire en politique, vous qui êtes si enclin à épouser les raisonnements de vos adversaires ?" L'adversaire Brighelli a son explication, qui n'est pas amicale : "Toujours habile à réorienter ses idées dans le sens du vent, il se range sous la bannière de ceux qui sont actuellement en pointe..."

Il faut donc se réjouir ! Son entrée tonitruante en politique a sauvé la planète éducative d'un nouvel outil pédagogiste, sous forme d'un "traité" ( la production monte en grade). Souhaitons lui une longue carrière d'élu écolo, à la tête de liste. Je profiterai en direct de sa parole inspirée car je serai dans la région, où je viens accomplir mon devoir le mois prochain. Enfin, je dois à la vérité d'ajouter que je suis inscrite dans une station de ski et joins l'utile à l'agréable.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

Le meilleur moyen d’apprendre à apprendre, c’est encore d’apprendre. [Jean-Pierre Chevènement]

Écrit par : Zorglub | 01 février 2010

On ne peut visiblement pas compter sur la droite pour sauver l'Ecole. Quant aux gens de gauche (ou à la plupart d'entre eux), ils ne comprennent rien. N'est-ce pas complètement, absolument, furieusement désespérant?
Ecrit par : Phil | 01 février 2010

Pas vraiment, à moins que la logique d'un système extrêmement bien rodé ne vous désespère. Or c'est le contraire qui doit se produire, cela doit aiguiser votre envie de le vaincre, comme l'avait si bien démontré Germaine Tillion, en exposant à ses camarades la logique du système concentrationnaire. (Elle l'avait mis en scène dans cette opérette qui fut jouée à Paris il y a quelques années, Le Verfügbar aux Enfers.) Par son analyse minutieuse de la machine infernale, ont-elles raconté, elle les a sauvées de la mort, car lorsqu'on comprend "comment ça marche" on parvient mieux à lutter. Survivre à cet enfer fut leur victoire.

Puisque je l'ai sous la main, permettez-moi une dernière citation de l'ouvrage précité de Jean-Claude Milner, qui débute ainsi son ch 1, intitulé "La machine à trois pièces":
" Une machine règne sur l'école publique en France; elle régit tous les types d'enseignement...; elle est indépendante des gouvernements et des régimes; elle est immuable: les ministres successifs qui ont cru, par quelque réforme, marquer de leur patronyme sa transformation, n'ont jamais été que ses agents, conscients ou inconscients, en tous cas aisément remplaçables. Qu'importe que la plupart d'entre eux aient été des esprits étroits, peu cultivés et paresseux. Qu'importe que la droite ait succédé à la gauche, puis la gauche à la droite: la partie était ailleurs." (p. 21)

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

Un nouvel exploit de Cécile de Kervasdoué, ce matin dans sa revue de presse, où elle nous a parlé de l'architecte nazi Albert Speer (qu'elle a prononcé "spire").

La donzelle n'en est pas à son coup d'essai. On se rappelle encore son mémorable roi Lear (prononcé "léar") d'il y a quelques années.

On ne peut pas deviner juste à tous les coups quand on lit à l'estime...

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Bravo à l'auteur ! Nul doute que Guaino le lira.
Cela lui fera du bien...

Écrit par : David Desgouilles | 01 février 2010

"La machine à trois pièces":
" Une machine règne sur l'école publique en France; elle régit tous les types d'enseignement...; elle est indépendante des gouvernements et des régimes; elle est immuable: les ministres successifs qui ont cru, par quelque réforme, marquer de leur patronyme sa transformation, n'ont jamais été que ses agents, conscients ou inconscients, en tous cas aisément remplaçables. Qu'importe que la plupart d'entre eux aient été des esprits étroits, peu cultivés et paresseux. Qu'importe que la droite ait succédé à la gauche, puis la gauche à la droite: la partie était ailleurs." (p. 21)
Ecrit par : Cadichon | 01 février 2010

Peut-être n'est-il pas inutile de préciser quelles étaient les "trois pièces" de la machine prétendument immuable qui règnait sur l'EN, selon Milner : l'Administration, la Corporation (le SNI) et le syndicalisme catholique de gauche (le SGEN).

L'Administration (la bureaucratie centrale et décentralisée) n'a plus besoin de ces alliés désormais bien encombrants (qu'on pense à la condamnation des "désobéisseurs"), maintenant qu'ils ont accompli leur tâche. Et c'est même tout naturellement dans le camp des "antipédagogistes" qu'elle devra chercher à présent - a déjà dû chercher ? - ses nouveaux alliés dans cette guerre interminable qu'elle mène contre ce qui limite son pouvoir.

Écrit par : TotoWeininger | 01 février 2010

On ne saurait tailler plus parfait costard à ce "international market of bad ideas", et en particulier à la pandémique méthode globale ou "look-and-say" method, bref à cette folie criminelle qui s'est emparée du paquet d'idéologues qui a systématiquement démoli les apprentissages des deux côtés de l'Atlantique.

Ecrit par : Cadichon | 01 février 2010

Espérons qu'un retour à la raison est en marche aux USA.
Peut-être suivrons -nous en Europe avec quelques décades de retard, comme d'habitude, le flux et le reflux.

En tout cas, si on cherche quelles méthodes sont utilisées dans les MS, GS, CP, ce sont toujours les mêmes, certains enfants sont déjà en difficulté au sortir de la GS.
Il en sort de nouvelles tous les ans, dites "Méthode de lecture", sans plus de précision, car certains parents sont quand-même devenus méfiants. Les auteurs et les éditeurs font leur beurre ...sur le dos des parents confiants et des enfants sacrifiés.
Les "chercheurs" continuent leurs recherches bidons, avec des équipes qui nous coûtent cher, sans sortir quelque chose de vraiment positif : ils n'ont aucun intérêt à ce que la "pseudo-dyslexie" disparaisse : leurs prébendes fondraient comme neige au soleil.

Quant à l'OMS, vous avez vu comme ses prévisions sur la grippe H1N1 sont remises en question.
Elle continue à affirmer qu'il y aurait 10 % d'enfants frappés par l'handicap de la dyslexie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2010

Rigolo, l'article que vous avez trouvé Pendariès. Je dirais volontiers avec Cadichon, la gauche, pas une certaine gauche.
Je crois surtout la gauche n'est " généreuse" que dans le discours, que dans les paroles. Quand elle est au pouvoir, on a vu Mitterrand et son équipe à l'oeuvre, elle fait une politique économique qui ne diffère guère d'une droite représentée par quelqu'un comme Chirac par exemple.
Et les gens, les pauvres aussi se sont aperçus qu'il n'y avait plus que le langage qui était de gauche dans la gauche. Car enfin, les Fabius, Royale, Aubry, Mélenchon et compagnie, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre des pauvres? C'est juste un choix de carrière politique.
A Sciences -Po ou à l''ENA quand ils doivent choisir leur camp politique pour mener leur carrière tout-à- fait personnelle, (la gauche ou la droite?), ce n'est pas la défense des intérêts du peuple qui les pousse à se mettre au PS ou plus tard dans un parti d'extême-gauche. D'ailleurs le PS historiquement n'a jamais été un parti ouvrier.
Alors, oui, on n'est pas hors-sujet par rapport au fil du blog.
La gauche actuellement repose sur une incapacité à construire quelque chose de viable et c'est bien parce qu'elle n'est que paroles: words, words, words.
Prenez les profs: ils sont tous de gauche ou presque et donc "généreux humanistes, solidaires, équitables, blablabla". Eh bien, je les vois depuis des années conseiller à Youssef (qui a pourtant de bonnes notes) de choisir en fin de collège le lycée light de la ville plutôt que le lycée centre ville. De gauche, généreux,oui, dans le discours pas dans les faits.
Les TOS? Des copains, des potes, quasiment. Quand il faut les aider exceptionnellement à déménager une salle parce qu'il y a un problème ponctuel, vous voyez le bon peuple des profs de gauche qui ne bougera pas une table , attendant que les larbins fassent. On pourrait multiplier les exemples.
A droite, au moins ils annonçaient la couleur : la peur du pauvre était telle qu'ils ne le voyaient même pas.
Je mets tout cela à l'imparfait car la gangrène gagne à droite. On se met aussi à être généreux et humaniste et solidaires à droite. La nov'langue envahit tout. C'est mauvais signe d'ailleurs, cette uniformisation d'un discours lénifiant qui ne chante plus que les bons sentiments et la générosité de tous les côtés.

Écrit par : alban | 01 février 2010

"Les TOS? Des copains, des potes, quasiment. Quand il faut les aider exceptionnellement à déménager une salle parce qu'il y a un problème ponctuel, vous voyez le bon peuple des profs de gauche qui ne bougera pas une table , attendant que les larbins fassent. On pourrait multiplier les exemples."

Beaucoup de "collègues" ne voudraient pour rien au monde être taxés de déviation ouvriériste.

On les comprend.

Écrit par : dugong | 01 février 2010

Bonsoir,

je souhaiterais qu'une bonne âme m'éclaire au sujet de l'influence et/ou de la responsabilité des divers syndicats enseignants par rapport à la politique de gestion des heures et des postes de L'EN.
Merci d'avance!

Écrit par : sisyphe | 01 février 2010

Lire J. Sévilla, "Quand les catholiques étaient hors-la-loi".

Ecrit par : Cadichon | 01 février 2010


lu :)

et approuvé !

Écrit par : exTC | 01 février 2010

Alors, oui, on n'est pas hors-sujet par rapport au fil du blog.
La gauche actuellement repose sur une incapacité à construire quelque chose de viable et c'est bien parce qu'elle n'est que paroles: words, words, words.

Ecrit par : alban | 01 février 2010

Il n'y a pas une gauche ou la gauche. Il y en a au moins deux, elle-mêmes subdivisées.
Il y a la gauche libérale et gouvernementale et l'autre idéologique.
Rien ne permet de dire que le temps ne viendra pas de leur alliance. Toute la politique de Guaino/Sarko y conduit.
Quant à dire que la "gauche repose sur une incapacité à construire quelque chose de viable", il faut ajouter que c'est là peut-être sa chance. Dans le passé son projet émancipateur n'était autre qu'une sorte de sécularisation d'une vaine espérance religieuse.
Ce serait un énorme progrès que de ne plus subordonner la politique, qui de toute façon ne peut pas régler toutes les questions, à une entreprise de construction d'une société future clés en mains!
Dans le contexte mondial actuel ce serait déjà bien qu'elle contribue à sauvegarder les acquis de nos aînés et mette fin à la dictature du capital et de la finance sur tous les secteurs de la vie publique et privée.

PS Personnellement, je trouve excellent le texte de Jean Paul.

Écrit par : Buntov | 01 février 2010

J'interviens sur ce forum surement hs mais bon
arrêtez les, ils sont devenus fous avec la technologie ( professeur de technologie je suis ( désespéré aussi)

Faut se renseigner sur les méthodes imposées en collège dans cette discipline (de quoi se taper la tête contre les murs) (et le travail par "ilots" de 6 élèves (et 1 pc pour 6 apprenants (et bien sûr, une évaluation de quoi, comment ?)

A propos des "ent" (qui semblent bien en voie de généralisation) :

"Nouveau paradigme : passage d’un rapport vertical où le maître sait et les élèves apprennent, à un rapport horizontal où professeurs et élèves apprennent ensemble sur une plateforme de collaboration " techno ac reims

Écrit par : cacahuete22 | 01 février 2010

J'ai une question technique à poser à l'assemblée de gens éclairés qui règne ici :
quelqu'un peut-il me dire d'où viendront les candidats au CAPES de la session "décembre 2010" pour l'écrit, c'est à dire ceux qui l'obtiendront en 2011 ? Je veux dire, si j'ai bien compris, que ce ne pourra être que les redoublants (les collés) de le session juillet 2010, non ? les seuls qui auront, par leur participation à cette dernière session "normale", obtenu un Master professionnalisant ? Les autres devant attendre 2011/2012 ?
Suis-je clair?
En tout cas, merci si qqu'un peut me renseigner, c'est pour ma fille qui (la pôvre) passe son CAPES cette année...

Écrit par : Garafignoux | 01 février 2010

Quelques traces d'espoir :

- F.Bayrou, hier sur France Culture, a évoqué la nécessité d'une "école de très bon niveau" dès le plus jeune âge, afin de se passer justement des humiliants "quotas" de boursiers par la suite. Bref : il me semble que M.Bayrou a une "bonne" volonté éducative a priori, qui mérite attention et demande approfondissement et confirmation.

- M.Aubry : je le dis tout de suite : je l'aime bcp en tant que personnalité, et je respecte sa parole. C'est une anti-Royal bienvenue, sérieuse, qui ne transige pas avec les médias comme la Poitevine. Certes, elle s'est absolument égarée en nommant l'infâââme Julliard à l'éducation au PS. Mais je pense (dites-moi M.Brighelli ce que vous en pensez) que Mme Aubry est loin des pires benis-oui-oui iufmolâtres du PS. C'était par exemple la seule, dans son programme pour l'élection interne de 2008 à affirmer noir sur blanc "l'importance des enseignements fondamentaux dès le primaire : lire, écrire, compter". Bref : ne pas la juger trop vite sur les questions éducatives, attendre de voir, faire du lobbying auprès de ses proches (François Lamy, etc...).

- Mélenchon : j'aime bcp aussi, parole à la fois libre et rigoureuse (son blog est un modèle d'analyse politique). Mais, question éducation, que pense-t-il? Le savez-vous M.Brighelli? Je pense qu'il est sur votre ligne,heureusement, mais je crains que le reste de son parti (les plus NPAisés notamment) en soit à mille lieux... Là aussi, à voir.

Bref, observons, jugeons dans quelques temps...
Quant aux profs qui ont voté Sarko, excusez-moi cette "provocation", mais ils portent une excessive responsabilité dans la gabegie actuelle. Il ne leur reste plus qu'à prendre leur carte au SGEN; je leur retirerais bien, en plus, leur CAPES et leur agreg... ;))

Écrit par : Robbegrillon | 01 février 2010

Robbegrillon,lors du débat entre les diverses motions internes du PS,j'avais fait sur ce blog un recensement des positions des uns et des autres, et conclu que finalement,seule Aubry (et les gens qui sont derrière — dont quelques-uns qui arrivent tout droit de la garde prétorienne de Fabius) relevait un peu le niveau globalement médiocre, ou très inquiétant, de tous ces gens.

Pour le CAPES, une maîtrise ordinaire devrait suffire. D'ailleurs, des maîtrises "professionnalisantes", je n'en veux pas — autant leur demander de se coller tout de suite l'écusson IUFM sur le postère.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 février 2010

question : pourquoi une maîtrise ? alors qu'une licence était seulement nécessaire depuis très longtemps ?

quel est le but ?

Écrit par : exTC | 01 février 2010

Vous êtes d'un optimisme béat, Robbegrillon. On vous ferait croire n'importe quoi! Vous n'en avez pas assez soupé encore? Vous osez encore dire que les Fabius, Mélenchon, j'en passe et des meilleurs feraient une politique de l'éducation digne de ce nom? Remarquez, vous expliquez à vous seul pourquoi pendant des années les profs ont continué de voter pour un PS qui les a entubés royalement. C 'est dingue de lire ça!

Écrit par : pauvre de vous! | 01 février 2010

Un nouvel exploit de Cécile de Kervasdoué, ce matin dans sa revue de presse, où elle nous a parlé de l'architecte nazi Albert Speer (qu'elle a prononcé "spire").
La donzelle n'en est pas à son coup d'essai. On se rappelle encore son mémorable roi Lear (prononcé "léar") d'il y a quelques années. On ne peut pas deviner juste à tous les coups quand on lit à l'estime...
Ecrit par : dugong | 01 février 2010

Sur notre belle Côte de granit rose où la famille (gauche caviar-prout-ma-chère) a de solides attaches, on les nomme les Kervas-sousdoués. Cécile est la nièce de Jean, un habitué des cabinets, et de Anne, gynéco tout aussi médiatisée, et elle a trouvé son poste à France-cul dans une pochette surprise. Depuis que les pédagogols ont napalmé l'élitisme républicain, le népotisme carbure à donf, au pays de la nuit du 4 août et autres impostures.

Écrit par : Cadichon | 01 février 2010

Remarquez, vous expliquez à vous seul pourquoi pendant des années les profs ont continué de voter pour un PS qui les a entubés royalement. C 'est dingue de lire ça!

Ecrit par : pauvre de vous! | 01 février 2010

Pouir ceux qui ont voté Sarko, -- et qui, sans doute, doivent eux aussi se sentir comme qui dirait les sphincters tout chose -- , et puis pour les autres, qui n'en peuvent mais : sur Legifrance, la seconde Chatel -- parce qu'elle ne vaut rien ;-(
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CFCADCE4AAE832BE6C23886FE172EA5C.tpdjo10v_2?cidTexte=JORFTEXT000021751664&dateTexte=20100201

Écrit par : FGuichard | 01 février 2010

Je sors d'une séance au cinéma: "In the air". Clooney, classe! et Jason Reitman, toujours au millimètre dans ses comédies grinçantes (je suis fan absolu!).

Je vous conseille ce film.

Le sujet (terrible, cynique, bouleversant: comment virer des salariés en période de crise financière... sans paraître inhumain et faire croire tout un tas de conneries aux futurs chomeurs: vous allez pouvoir rebondir! Perdre votre emploi est une seconde chance dans votre vie! etc.):

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18928436&cfilm=138895.html

Réalisé par Jason Reitman
Avec George Clooney, Anna Kendrick, Jason Bateman, plus

Titre original : Up in the Air
Long-métrage américain. Genre : Comédie
Durée : 1h50 min Année de production : 2009
Distributeur : Paramount Pictures France



Synopsis : L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.
Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.
Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...



Jason Reitman


Acteur, Réalisateur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif

Né le 19 octobre 1977 à Montréal, Quebec (Canada)

Actuellement au cinéma dans : Jennifer's Body

Actuellement dans la série : The Office (US)


Fils du réalisateur et producteur canadien Ivan Reitman (S.O.S. Fantômes), Jason Reitman est dès sa jeunesse initié au monde du cinéma. Après ses études, il réalise de nombreux courts métrages, dont un qu'il coécrit en 2004 avec son épouse, l'écrivain Michelle Lee. Outre des petits films publicitaires, le jeune artiste se lance en 2006 dans la réalisation de son premier long-métrage, "Thank you for smoking" [à hurler de rire: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58839.html]. Cette comédie satirique, inspirée du livre de Christopher Buckley, met en scène Aaron Eckhart en professionnel de la communication travaillant dans le lobby du tabac. Le film remporte un certain succès, ce qui favorise la notoriété du jeune cinéaste. Mais c'est surtout en 2008, avec Juno, que se confirme le talent de Jason Reitman. En plus d'obtenir l'Oscar du meilleur scénario, le film révèle la jeune actrice Ellen Page. En 2009, Jason Reitman tourne avec George Clooney et réalise In the Air, qui remporte un important succès critique aux Etats-Unis. On retrouve Jason Reitman en 2010 aux côtés de cinéastes venus de tous horizons dans le projet collectif New York, I Love You.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2010

"Et je partage entièrement l’opinion (exprimée ici même) de Natacha Polony selon laquelle les enseignants ne voteront plus PS — ou alors, par pur masochisme" écrivez-vous, et je vous en remercie. Ainsi, toute une corporation composée de l'élite intellectuelle du pays, un peu moins d'un million de personnes sur entraînées intellectuellement ont voté comme un seul durant des années ? N'a-t-on pas le droit d'avoir une opinion personnelle ? Quoi de plus personnel en effet que sa propre voix d'électrice, d'électeur ? Où alors les enseignants sont-ils tous moulés sur le même modèle du point de vue électoral, un patron comme on dit en couture ? Le patron PS qui serait en passe de craindre selon les mots des créateurs ?
Pardon, votre formulation m'a semblé tellement incongrue ? Voyons si aux élections prochaines un million de citoyens tous enseignants cesseront comme un seul de voter pour le PS !
Amitiés

Laura Conti

Écrit par : Laura Conti | 02 février 2010

"[...] Vous osez encore dire que les Fabius, Mélenchon, j'en passe et des meilleurs feraient une politique de l'éducation digne de ce nom ?"

Ecrit par : pauvre de vous! | 01 février 2010


Pour Mélanchon, je ne connais pas son projet en détail. Mais je sais qu'il a un mérite qui le démarque des autres : il s'intéresse au Lycée Professionnel. C'est assez rare pour être signalé.
Quand on sait que c'est dans ce type d'établissement qu'échouent les plus modestes, les fils de prolos et assimilés, ça signifie qu'il y a tout de même encore des hommes de gauche pour se soucier des classes populaires (y compris lorsqu'elles forment le terreau du vote FN).

Est-il si inconcevable de penser que la gauche puisse évoluer sur les questions d'éducation?

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2010

sur lefigaro.fr

Un test d'orthographe pour l'embauche

Jean-Bernard Litzler
01/02/2010 | Mise à jour : 09:57 | Commentaires 29 | Ajouter à ma sélection
La «Certification Voltaire» veut rassurer des recruteurs inquiets.

Attester de son niveau dans une langue étrangère, c'est facile et possible depuis longtemps. Mais comment mettre en avant sa maîtrise des subtilités de la langue française ? Depuis peu, un nouvel outil est disponible. Inspirée des tests anglophones, la Certification Voltaire espère devenir une référence francophone et un outil au service des recruteurs.

Woonoz, une société lyonnaise spécialisée dans les outils numériques d'apprentissage, est à l'origine du projet. Depuis plusieurs mois, elle propose à une cinquantaine d'établissements scolaires un service permettant à leurs élèves de repérer leurs lacunes et de se remettre à niveau. «Depuis deux ou trois ans, nous entendons les recruteurs et les entreprises se plaindre du niveau de français de leurs équipes, explique Pascal Hostachy, créateur de Woonoz. Mais elles ne souhaitent pas forcément former elles-mêmes leurs troupes.» D'où l'idée d'un test rigoureux­ élaboré avec une équipe d'experts, dont le champion du monde d'orthographe. «C'est une façon d'éviter le bricolage, souligne Pascal Hostachy, des sociétés évaluent leurs candidats sur des dictées de deux ou trois phrases…»

Ils n'étaient qu'une quinzaine à Paris et une soixantaine à Lyon à tenter l'expérience, vendredi dernier, pour la première session. En 2 heures 30, les candidats ont affronté les 300 phrases d'un questionnaire à choix multiples. À côté de quelques accords faciles et règles élémentaires, ils ont eu droit à un festival d'accords d'adjectifs de couleur, de transcription de chiffres (mille, cent, vingt s'accordent-ils ?), d'homonymes prêtant à confusion (prêt à-près de, satire-satyre, martyr-martyre, prémices-prémisses…) sans oublier quelques lycanthropes, vieillards cacochymes et persiflages.


Cocktail de difficultés

D'après les concepteurs de ce cauchemar orthographique, l'épreuve est constituée à 65% de règles grammaticales, 15% de règles sémantiques, 15% de règles lexicales et 5% de règles syntaxiques. Un cocktail qui se concentre sur des difficultés pas ou mal gérées par les correcteurs orthographiques qui se généralisent. À l'issue du test, chaque candidat décroche une note comprise entre 0 et 1.000. À partir de 300 points, on pourra se prévaloir d'une écriture correcte pour les textes simples, à 500 points d'une bonne maîtrise du français courant et, à partir de 700 points, on sera auréolé d'une très bonne maîtrise des règles, exceptions et nuances de la langue. Un bon point dans un CV.

Écrit par : Pendariès | 02 février 2010

Daniel A***, en vérité je vous le dis, ce sera difficile de circuler à Ajaccio aujourd'hui... Bon courage !
JPB

Écrit par : brighelli | 02 février 2010

En fait woonoz fait ce que l'école aurait dû faire. Il était évident que les insuffisances (de l'école) laisseraient la place aux faiseurs d'argent. Et comme gouverner, c'est prévoir...

Écrit par : nicolas | 02 février 2010

A Pendariès

J'ai l'intention d'aller voir "In the air" aujourd'hui-même. J'avais adoré "Thank you for smoking."
J'en profite pour recommander "A serious man", aussi drôle que pessimiste, sûrement un des meilleurs films des frères Coen.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 février 2010

Il y avait donc manif samedi dernier. Unitaire, qu'elle était, la manif…
Ah ?
L'un des plus distingués participants de ce blog, que j'ai bien connu (non, non, pas bibliquement !) quand j'étais prof en Languedoc, y est monté, et m'a fait un récit circonstancié de ce qui s'y est passé.
Ce fut chaud, bien qu'il fît froid…

"Ce fut ma première manifestation à Paris.

Après un bon et copieux hamburger au bacon / frites – que je mangeai dans un bistrot (je suis un fan absolu de la viande de porc depuis que ma grand-mère en cuisinait pour sa paella) –, j'allai, à 50 mètres de là, à Denfert-Rochereau, accompagné de mes comparses du SNALC languedociens et roussillonnais.

Nous attendait le spectacle réjouissant du combat aérien à l'hélium débonnaire, dans un temps de glace (il neigea même 5 minutes avant) qui dura toute la marche.
Tous ces gros ballons à 1000 Euros flottant dans les airs – avec les noms des diverses marques syndicales dessus; c'était beau, cette variété de logos et de couleurs (le SNALC eut même le sien, accroché à la voiture, – comme une sucette blanche et bleue au bout d'un fil –, qui se dégonfla; c'est qu'il fut percé, le pauvre de gonflable; on l'emmena trop près d'une branche... 1000 Euros, je vous dis...). C'était beau.

C'est beau, l'intersyndicale; certains vendaient du Saint-Nectaire, du saucisson aussi pour se rembourser le prix du voyage. D'autres, du SNES, furent montés du sud par TGV complet (le chiffre de 75 000 Euros de coût circula). D'autres, tels que moi et mes copains, étaient arrivés par voiture depuis le bord de la Méditerranée (je pus revoir ma géographie physique, via l'A75: la grimpe jusqu'au Larzac et ses vieilles routes romaines, ses Templiers, le Cantal enneigé, les Monts du Puys enneigés, Pascal barométré, la Beauce frigorifiée, les cathédrales, au loin, Péguy-du-côté-de-Chartres, la vallée janséniste...). Autres moyens, autres mœurs. Mais pas la foule des grands jours non plus. Décidément, y en a qui aiment savoir qu'ils sont mal baisés.

Nous fûmes moins d'une centaine à porter – pour qui n'avaient pas un beau costume – l'autocollant SNALC (devant ET derrière); mais l'envie de montrer notre existence et notre mécontentement coléreux, parmi la masse intersyndicale, était présente, et ravie, et quelle présence! Même si « on » — Gilles Moindrot, pour ne pas le nommer — empêcha la banderole du SNALC d'être parmi le premier carré de la manifestation. L'intersyndicale (FSU seule, donc) ne désira pas la communauté des banderoles.. « On » vint repousser le SNALC un peu plus loin – quelqu'un cria: « Chatel t'es foutu, le SNALC est dans ton cul ». Jolie métaphore filée, et même enfilée.

Denfert-Rochereau jusqu'à l'hôtel Lutetia (oh – histoire...), à Saint-Germain des Près (ô écrivains et trompettistes de tout poil): presque 3 heures à lutiner l'asphalte, entendre les travailleurs sans-papiers estampillés CGT faire résonner leurs boîtes-à-pièces (« Pas travail, pas argent » [roulez les « r », svp, à la rom), à être interpelé pour donner ma signature contre l'expulsion d'un lycéen vers le Maroc, à recevoir des tracts de-ci, de-là, pour-ci, pour-ça, pour voter-ci (Front de Gauche) et voter-ça (Front de Gauche) – j'ai même vu Mélenchon de près; il est de petite taille, le regard noir, toujours en colère – , à capter de mon oreille fine: « Sont pas morts, sont sortis de la glace de Sibérie, les cocos? ».

M6, I-Télé et France3 vinrent. Qui avait autorité pour parler parla.
Quand, sorti de son rang, se jeta devant la caméra un bonhomme du SNES lançant, alors que Bernard Kuntz s'exprimait: « SNALC 1%! SNALC 1%! Pourquoi est-ce qu'on interviewe ce syndicat alors qu'il est minoritaire?! » Encore un qui ne sait pas que le SNALC est le deuxième syndicat enseignant… L'hurluberlu s'éloigne. Il se trouve aussitôt entouré par des collègues du SNALC, et une dame, Geneviève, lui dit: « Où sont-ils tes copains du SNES? Tu vois, t'es tout seul! Nous, on est solidaires. Dès que l'un d'entre nous a un souci, on est là. Et pour toi? » C'était beau comme de l'antique.

La voiture ne fut pas rayée. On se finit au chocolat viennois, du côté de Saint-Germain, dans une cave, comme il se doit. "Je bois, systématiquement…" chantait-il, jadis, à la Rose rouge…"

Voilà — l'union est un combat…
Allez — SNALC un jour, SNALC toujours !
Bonne journée à toutes et à tous…
JPB, qui remercie fort l'auteur du récit, pour sa foi et pour sa verve.

Écrit par : brighelli | 02 février 2010

J'en profite pour recommander "A serious man", aussi drôle que pessimiste, sûrement un des meilleurs films des frères Coen.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 février 2010

Je confirme ! Sur l'importante question de savoir pourquoi c'est toujours sur les mêmes que tombent les emmerdes, si elles s'arrêteront un jour, ce qu'on a fait au sacré "bon" Dious pour mériter ça, et pourquoi ça ne s'arrête pas, coquin de sort, les frères Cohen nous proposent le livre de Job réécrit par Philip Roth et/ou Saul Bellow, avec un petit zeste de W. Allen et de Billy Wilder.
Très forte intertextualité biblique, propos à la fois intelligent et touchant, humour grinçantissime, acteurs inconnus et remarquables,-- et une base richissime pour la réflexion. Bref, épatant de bout en bout.

Écrit par : FGuichard | 02 février 2010

Il y avait donc manif samedi dernier.
Ecrit par : brighelli | 02 février 2010

Otez-moi d'un doute... Je sais bien que j'étais ce soir-là à Toulon pour écouter "Les Noces de Figaro" (j'en profite pour vous recommander très fort l'opéra de Toulon, qui propose toujours des spectacles de grande qualité), mais il ne m'a pas semblé que les médias odieux-visuels aient fait grand cas de cette manifestation.
Quant au SNALC, que voulez-vous... C'est sans doute désolant, mais il a une image de droite, qui date un peu, certes, et qui tient surtout , je le rappelle, au noyautage qu'il a subi de la part du FN dans certaines régions. Même si le ménage a été fait, il faut du temps pour rectifier cette perception. Je crois que c'est à l'épreuve des actes que l'image du SNALC changera dans les têtes -- comme en 1998 sous Allègre, où personne n'avait d'état d'âme vis à vis de qui que ce fût : "Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat", etc., etc.

Écrit par : FGuichard | 02 février 2010

Et si le SNALC changeait de nom, ce ne serait pas un tantinet plus facile ?

Écrit par : nicolas | 02 février 2010

Réponse à Garafignoux

Les candidats au CAPES 2011 - mais aussi aux autres concours : CRPE, agrégation...- seront pour l'essentiel les collés de la session 2010. Il s'agira donc d'une session de rattrapage pour ces derniers, avec des écrits dans la première quinzaine de novembre. Aucun licencié de 2010 ne pourra passer le CRPE ni le CAPES. De même aucun titulaire du M1 (ancienne maîtrise) ne pourra s'inscrire en agreg.

La réduction du nombre de postes (par ailleurs catastrophique) ne compensant pas cet effondrement du nombre de candidats, la cuvée 2011 sera particulièrement nulle : on va recruter des milliers de profs ignorants. La disparition quasi totale des exigences disciplinaires dans le nouveau CAPES ne fera que renforcer ce phénomène.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

Le jus pédagol du jour nous fait une belle coquille à propos du nouveau programme de SES en seconde :

"Dans Les Echos, 6 grands économistes (Elie Cohen, C de Boissieu etc.) estiment que ce programme "constitue une réelle avancée dans la diffusion d'une évitable culture économique"

En vérité, je vous le dis : ce qu'on peut éviter, il faut le faire.

PS : ceci dit, le silence dans les autres disciplines est assourdissant. En sciences physiques, le "débat" est englué dans la sauvegarde des horaires et sur la nécessité de faire des TP. Les contenus, tout ce petit monde affolé s'en fout. Bien joué, Jivaro !

Écrit par : dugong | 02 février 2010

A propos du film des frères Coen, cette déclaration de conformité en exergue :

"Aucun juif n'a été maltraité pendant le tournage de ce film"

J'aime.

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Sauf erreur de ma part, personne n’a vraiment répondu aux questions posées par Denis HEBERT. Questions importantes puisqu’elles font partie de l’arsenal argumentaire habituel des pédagos.

On ne peut pas extrapoler les résultats d’une seule école. Toutes les statistiques nationales existent, la France était très en avance sur ce point.

50% d’une classe d’âge passait et réussissait le certificat d’études (très peu d’échecs parmi les candidats). Ce chiffre correspond à une moyenne nationale. En fait, la France était coupée en deux par une diagonale : au nord de celle-ci, 55% d’une classe d’âge, au sud 45% (chiffres approximatifs donnés de mémoire). Cette différence ne peut s’expliquer par des tares congénitales des petits méridionaux, malgré le film récent sur les crétins des Alpes. La vraie raison est que dans la France, plus rurale, du sud les parents ne voyaient pas l’intérêt pour leurs gosses de passer le certif. La même raison joue, bien que de façon moindre, dans la France du nord. Si seulement une moitié des petits français avait le certificat d’études, il ne faut donc pas en attribuer la cause aux exigences trop fortes du diplôme (obsession de l’orthographe, etc.) mais à son inutilité relative. Autrement dit, la structure économique, sociale et culturelle du pays ne donnait pas des débouchés en nombre suffisant pour la « valeur » du diplôme. Beaucoup de lauréats n’en faisaient rien. Ils se contentaient d’encadrer le parchemin et de l’accrocher fièrement au-dessus de la cheminée : cette distinction n’avait d’autre utilité que de montrer aux visiteurs que leur hôte était une personne cultivée.

Il convient de comparer ces données à la situation actuelle. Dans une France plus homogène du point de vue territorial – la fameuse diagonale a disparu – on a aujourd’hui la même proportion de bacheliers (54% d’une classe d’âge). Le « progrès » apporté par la prétendue « démocratisation » est donc nul. Il est même négatif à trois niveaux :

- Les boursiers d’autrefois, ceux qui entraient en sixième, ne faisaient pas « baisser le niveau » bien au contraire (voir Albert Camus). Il en résulte que « l’ascenseur social » (pardon Guy) fonctionnait infiniment mieux qu’aujourd’hui (voir le taux de fils et petits-fils d’ouvriers et de paysans dans les vraies grandes écoles, dont ne fait évidemment pas partie Sciencespo). Il faut y ajouter ceux qui poursuivaient leurs études dans le système primaire (EPS et CC) : ces « collèges du peuple » (cette fois Guy sera d’accord, je pense) ont aujourd’hui disparu, disparition souhaitée et programmée par la gauche de l’Ecole nouvelle, dont Ferdinand Buisson (eh oui, Guy), et réalisée par Carcopino, ministre de Pétain. Le plan Langevin-Wallon (eh oui, bis) entérine cette disparition.

- Contrairement à l’ancien certificat d’études, le bac n’atteste plus d’aucun niveau scientifique ou culturel. La moitié des bacheliers inscrits en première année de fac échoue.

- La société française d’autrefois n’offrait pas assez de débouchés aux titulaires du certif. Aujourd’hui, c’est l’inverse : le bac ne suffit pas pour obtenir les postes auxquels, mutatis mutandis, pouvaient autrefois prétendre les titulaires du certif. Comme le certif, le bac est devenu un diplôme inutile mais pour des raisons strictement opposées. Il faut donc que les bacheliers poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur. Et comme les gouvernements qui se succèdent depuis une trentaine d’années n’ouvrent pas assez de postes dans l’enseignement supérieur court (STS et IUT) parce que cela coûte trop cher, les plus mauvais des bacheliers se trouvent dans les filières universitaires longues dispensant des enseignements abstraits qu’ils sont incapables de suivre et dont ils ne voulaient pas (voir les statistiques des premiers vœux des bacheliers et le point précédent).

Conclusion : la régression est totale et à tous les niveaux. La France dépense des sommes considérables (si on les compare à celles des années 30-50) pour l’éducation, premier poste budgétaire de l’Etat, avec des résultats contre-productifs.

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

Ah, l'école de (grand-)papa !

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/polix_0295-2319_2002_num_15_58_1004

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Pedro, démonstration impeccable. Je te salue bien bas.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 février 2010

Et comme les gouvernements qui se succèdent depuis une trentaine d’années n’ouvrent pas assez de postes dans l’enseignement supérieur court (STS et IUT) parce que cela coûte trop cher, les plus mauvais des bacheliers se trouvent dans les filières universitaires longues dispensant des enseignements abstraits qu’ils sont incapables de suivre et dont ils ne voulaient pas

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

Avec tout le respect que je vous dois, vous écrivez une énormité ...

Il est aujourd'hui TRES difficile pour tous les établissements de « remplir » les classes de STS aussi bien tertiaires qu'industrielles. De nombreuses STS passent à une demie division pour cette raison en non pas en raison d’un complot libéralo sarkozyste … (Calculez le taux d’encadrement d’une demie division et vous verrez que c’est pas « rentable » ce n’est donc pas la raison).

TOUS les élèves de STI ou STG ont accès à un BTS (peut-être pas exactement celui choisi ni dans la commune de leur souhait). Même ceux qui n’ont pas fait de dossier en février tellement il leur semblait exclu de réussir le bac (et qui ont été touchés par la grâce en juin) trouvent une place en allant pleurer au rectorat en septembre.

Les sous-effectifs sont chroniques et pourtant on y recrute abondamment des élèves provenant de Bac Pro qui se retrouvent en énormes difficultés en enseignement général et scientifique théorique. Dans le passé seuls les meilleurs élèves de bac pro postulaient aujourd’hui, quelque soit leur niveau ils sont acceptés.
Les listes sup sont largement épuisées alors que tous les dossiers sont classés même les plus scandaleux. En septembre, comme les classes ne sont pas remplies les rectorats complètent avec des zombis venus d’on ne sait où et qui parfois n’ont même pas réussi le bac !

Pour résoudre, on « rénove », les BTS avec introduction très large d’épreuves orales en CCF et l’ordre d'atteindre 14/20 de moyenne, en parallèle on diminue le poids et le nombre des épreuves écrites.

De ce fait le taux de réussite du BTS (par exple électrotechnique) augmente sensiblement alors que le recrutement est fait parmi des élèves en grande difficulté.

En IUT, la politique est différente mais pas moins perverse. Afin de sauvegarder les postes de prof, à peu près tous les postulants sont acceptés (en tout cas dans les filières industrielles, c’est moins vrai en tertiaire).
Par la suite, système de semestrialisation (et taux de redoublement très important du 1er semestre) puis en fin d’année un bon paquet d’élèves sont lourdés ou tellement démotivés qu’ils s’en vont.
Du coup on a conservé un nombre important d’étudiants en 1ère année et maintenu l’illusion.
Autre effet pervers, les IUT indus (génie élec, méca etc.) recrutent très largement en S (souvent option SI, mais morel dira que c’est de la merde les SI et que ça existe même pas). En 1ère année, ces élèves rattrapent très vite leurs lacunes en enseignement technique à l’aide de soutien et peinent beaucoup moins en science. Du coup les élèves de STI qui n’ont aucune habitude de travail et de rigueur rament et échouent dans la filière qui leur était a priori destinée …

Ce que je raconte se passe dans l’académie de Grenoble qui n’est pas particulièrement une région en voie de dépeuplement et de sous-développement …
On peut imaginer ce qu’il en est dans les zones soutenues par les politiques d’aménagement du territoire.

Il faut en finir avec la prétendue sélectivité des STS et IUT.
Sauf dans des branches très spécifiques ce n'est PLUS DU TOUT vrai et ce depuis au moins 5 ou 7 ans !

Écrit par : Zorglub | 02 février 2010

Impeccable, c'est le mot... :-((((((

"Aucun juif n'a été maltraité pendant le tournage de ce film"

J'aime.

Ecrit par : dugong | 02 février 2010

Génial ! :-)))))
La quintessence de "l'humour juif".

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

Evaluer tue.

Les psys parlent aux psychés avec Bernard-Henri Lévy (oh, mon beau miroir !)

http://forumpsy.wordpress.com/

PS : présence obligatoire pour tous les "désobéisseurs". Un nouveau kit de militant leur sera offert en cadeau après émargement de la feuille de présence.

Écrit par : dugong | 02 février 2010

"Ce que je raconte se passe dans l’académie de Grenoble qui n’est pas particulièrement une région en voie de dépeuplement et de sous-développement …" Zorglub

Ça va venir très vite si Meiriol est mis au commande de la région par ses propres habitants (producteurs inconscients et nombreux de dioxyde de carbone).

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Zorglub à la barre ! Zorglub à la barre ! (Vieux slogan des années 70 recyclé ad usum delphini).

C'est dommage que maintenant qu'il a du temps de libre il ne veuille pas se présenter aux Régionales pour devenir Grand Mamamouchi à la place du grand inspirateur le Philippou de Meldeux !

Écrit par : iPidiblue à la barre | 02 février 2010

Pour faire piailler un peu l'engeance ultra-libérale de bonnet d'âne:
"Quand on aide les exclus, on parle d'assistanat.
Quand on aide les banquiers, on parle de relance".

Écrit par : robin desbois | 02 février 2010

assassiner l'assistanat c'est une relance qui naît (il faut que les gens aillent aux commissions pour relancer la consommation).

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Pour faire piailler un peu l'engeance ultra-libérale de bonnet d'âne:
"Quand on aide les exclus, on parle d'assistanat.
Quand on aide les banquiers, on parle de relance".

Ecrit par : robin desbois | 02 février 2010

Pour faire piailler Robin des bois : les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ?

Quand on parle de Madoff, on parle de scandale financier et d'ultracapitalisme dans ce qu'il a de plus détestable. Quand on parle des retraites (qui suivent le même principe), on parle de solidarité et de justice sociale.

Je suis sûr que sans trop me creuser la tête, je peux en trouver plein d'autres.

Écrit par : Joe | 02 février 2010

Bon, alors il faudrait s'entendre, il y a trop de riches ou il y a trop de vieux ?

Écrit par : iPidiblue à la barre | 02 février 2010

Qui veut adopter un riche ? Qui veut adopter un vieux ? Ne répondez pas tous en même temps ...

Écrit par : iPidiblue sondage en temps réel | 02 février 2010

Qui veut adopter un riche ?
Ecrit par : iPidiblue sondage en temps réel | 02 février 2010

M'ne fous, ch'uis déjà riche ;O))

Écrit par : yann | 02 février 2010

m'EN fous.

Tiens, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.
Sur la défense de la langue française, de l'identité nationale et des arbres, et aussi sur la difficulté à se faire obéir dans ce pays :

Lettre du Président Georges Pompidou au Premier Ministre
(M. Chaban-Delmas)
le 17 juillet 1970

"Mon cher Premier Ministre,

J'ai eu par le plus grand des hasards, communication d'une circulaire du Ministre de l'Equipement -Direction des Routes et de la Circulation Routière - dont je vous fais parvenir photocopie.

Cette circulaire, présentée comme un projet, a en fait déjà été communiquée à de nombreux fonctionnaires chargés de son application, puisque c'est par l'un d'eux que j'en ai appris l'existence.

Elle appelle de ma part deux réflexions :
- la première, c'est qu'alors que le Conseil des Ministres est parfois saisi de questions mineures telles que l'augmentation d'une indemnité versée à quelques fonctionnaires, des décisions importantes sont prises par les services centraux d'un Ministère en dehors de tout contrôle gouvernemental ;
- la seconde, c'est que, bien que j'aie plusieurs fois exprimé en Conseil des Ministres ma volonté de sauvegarder "partout" les arbres, cette circulaire témoigne de la plus profonde indifférence à l'égard des souhaits du Président de la République. Il en ressort, en effet, que l'abattage des arbres le long des routes deviendra systématique sous prétexte de sécurité. Il est à noter par contre que l'on n'envisage qu'avec beaucoup de prudence et à titre de simple étude, le déplacement des poteaux électriques ou télégraphiques. C'est que là il y a des Administrations pour se défendre. Les arbres, eux, n'ont, semble-t-il, d'autres défenseurs que moi-même et il apparaît que cela ne compte pas.

La France n'est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l'importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage. D'ailleurs, une diminution durable des accidents de la circulation ne pourra résulter que de l'éducation des conducteurs, de l'instauration des règles simples et adaptées à la configuration de la route, alors que complication est recherchée comme à plaisir dans la signalisation sous toutes ses formes. Elle résultera également des règles moins lâches en matière d'alcoolémie, et je regrette à cet égard que le gouvernement se soit écarté de la position initialement retenue.

La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes - et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes - est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde d'un milieu humain.

Je vous demande donc de faire rapporter la circulaire des Ponts et Chaussées, et de donner des instructions précises au Ministre de l'Equipement pour que, sous divers prétextes (vieillissement des arbres, demandes de municipalités circonvenues et fermées à tout souci d'esthétique, problèmes financiers que posent l'entretien des arbres et l'abattage des branches mortes), on ne poursuive pas dans la pratique ce qui n'aurait été abandonné que dans le principe et pour me donner satisfaction d'apparence.

La vie moderne dans son cadre de béton, de bitume et de néon créera de plus en plus chez tous un besoin d'évasion, de nature et de beauté. L'autoroute sera utilisée pour les transports qui n'ont d'autre objet que la rapidité. La route, elle, doit redevenir pour l'automobiliste de la fin du vingtième siècle ce qu'était le chemin pour le piéton ou le cavalier : un itinéraire que l'on emprunte sans se hâter, en en profitant pour voir la France. Que l'on se garde de détruire systématiquement ce qui en fait la beauté !"

Écrit par : yann | 02 février 2010

Oui certes les petits arbres, les oiseaux, tout ça, tout ça !

Écrit par : iPidiblue sondage en temps réel | 02 février 2010

Quelque part on va dire les niaiseries remontent à loin ! Le terreau écologiste a été préparé de longue date ... deux faits quand même : depuis la Révolution française la superficie de la forêt française a plus que doublé ! En effet grâce à l'exploitation du charbon puis l'ère du pétrole on n'a plus eu à puiser dans les forêts le combustible (le XVIIIème est l'époque historiquement où la forêt française était la moins étendue) et enfin c'est bien le même Pompidou qui nous a gratifié d'une voie express sur les berges de la Seine, encore heureux qu'il soit mort à temps sinon on en aurait eu deux pour le prix d'une !

Écrit par : iPidiblue niaiseries pompidoliennes | 02 février 2010

Conclusion : la régression est totale et à tous les niveaux. La France dépense des sommes considérables (si on les compare à celles des années 30-50) pour l’éducation, premier poste budgétaire de l’Etat, avec des résultats contre-productifs.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

Il faut comparer ce qui est comparable. Dans les années 30-50 l'Etat n'avait pas à dépenser des sommes considérables pour l'éducation, pour la simple raison que cette fonction était essentiellement à la charge des institutions patriarcales (famille et Eglise).
Ne lui incombait que le plus facile: l'instruction.

Depuis, les enfants de cette génération formés à bonne école ont entrepris de combattre, après 1968, les 3 institutions clés du capitalisme: l'usine, l'école et la famille.

Les usines ont été délocalisées ou réorganisées sur un mode postfordiste non hiérachique. Les managers formés aux States y ont introduit la culture soft et "postmoderne" du management.

L'école a été privatisée, réorganisée et gérée comme un self-service de compétences indispensables pour entrer sur le marché du travail européen. On lui a confié surtout la tâche de socialiser les jeunes le temps de l'immaturité prolongée.

La famille bourgeoise s'est désintégrée et les enfants ont constitué une minorité dotée de droits spécifiques, comme celui de choisir leurs parents.

Ce sont à présent les enfants de la génération soumise à ces changements radicaux, enfants souvent dépourvus de repères et de cadre symbolique que l'école doit accueillir et éduquer plus qu'instruire. Que la fonction d'instruction publique universelle soit en recul dans ce contexte est une réalité qui attend d'autres réponses théoriques et pratiques que les sempiternelles complaintes et lamentations des enseignangnans.

L'heure est à la reconstruction d'un système d'instruction et de formation des jeunes générations sur de nouvelles bases et en référence à un tout autre ordre symbolique, l'ancien ayant été désintégré.

Écrit par : marigot | 02 février 2010

http://www.rue89.com/2010/02/01homophobie-le-retropedalage-del-leducation-nationale-136476

Ouh la la A quoi on a échappé !

Écrit par : nicolas | 02 février 2010

Ma lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, à l'occasion de sa visite en Corse aujourd'hui :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/01/30/lettre-ouverte-a-m-nicolas-sarkozy-president-de-la-republiqu.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2010

C'est quand même assez ahurissant qu'un type tout seul sous prétexte qu'il a été élu avec 50% de voix décide de l'aménagement du territoire et de la plantation ou non de platanes le long des routes !
C'est quoi ce régime bananier où quand le chef branle de la tête tout le monde se plie à ses désidératas ?
Heureusement depuis un grand nombre de routes nationales ont été déclassifiées et sont devenues départementales ...

Écrit par : iPidiblue Nationale 7 ! | 02 février 2010

@PEDRO
Tu écris :
"ces « collèges du peuple » (cette fois Guy sera d’accord, je pense) ont aujourd’hui disparu, disparition souhaitée et programmée par la gauche de l’Ecole nouvelle, dont Ferdinand Buisson (eh oui, Guy), et réalisée par Carcopino, ministre de Pétain. Le plan Langevin-Wallon (eh oui, bis) entérine cette disparition."

Pas si simple, l'enchaînement historique de l'École nouvelle à Carcopino.
C'est vrai que l'idée de l'unification court de 14-18 à Jean Zay et à ses classes expérimentales dans le secondaire.
Cependant jusqu'à la veille de la seconde guerre, la filière qui prend le dessus, en nombre et en qualité de formation, c'est le Primaire supérieur. C'est ce que casse Carcopino. Dans une perspective bien différente de celle de Jean Zay : non pas consolider les acquis démocratiques du Primaire supérieur en permettant l'accès de ses élèves aux études longues, mais donner un coup d'arrêt à sa dangereuse - en termes sociaux - réussite, ce qui sera réalisé seulement à partir de 1959 et le sabordage des programmes du primaire justifié par la prolongation de la scolarité obligatoire. On connaît l'argument : ce qu'ils n'ont pas fat au primaire, ils le feront au collège ; la justification truquée : trop de retards scolaires ( voir Nathalie Bulle) ; et les motivations gestionnaires réelles : comment gérer les flux à moindre coût.
Le plan Langevin Wallon là-dedans ? peu d'influence, sinon de fournir des thèmes de propagande : 25 élèves par classe, égalité des chances etc. Pour le reste, des propositions oublées : une école pour tous jusque 18 ans, avec des voies diversifiées, une sélection sur résultats après : le bac ne donne pas accès à l'université. Au total, un mélange assez naïf - ou politiquement négocié - d'École nouvelle et de volonté planificatrice.
Bien à toi.
GM
PS. Sur "l'ascenseur social", je maintiens : l'école n'a pas à se mêler de cela.
Bien à toi

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

En tous cas le magistère de la parole fonctionne à plein régime ...

Écrit par : iPidiblue débit de l'eau, débit de lait | 02 février 2010

Je n'ai pas été complet du tout dans mon explication du reboisement de la France ! Depuis l'après-seconde guerre mondiale l'accroissement des rendements agricoles grâce à l'agriculture intensive a permis la réduction de la superficie des terres cultivées, on a abandonné les terres pauvres, arides ou mal situées comme les exploitations agricoles en montagne etc.
De plus au XIXème on a planté les Landes et la Sologne après avoir assainis les terrains etc.

Donc si l'on voulait revenir à une agriculture biologique sans engrais, sans fertilisants divers et variés, sans prophylaxie grâce aux désherbants et aux insecticides cela voudrait dire qu'il faudrait de nouveau défricher des millions d'hectares de forêts - et de landes ou de marécages - pour un résultat incertain !

Enfin n'importe quel agriculteur sait cela mieux que les écologistes de salon style Dominique Voynet, maire de Montreuil sous Bois où le moins que l'on puisse dire c'est que les surfaces agricoles y sont réduites à leur plus simple expression ...
Quant à José Bové on sait bien qu'il passe plus de temps dans les avions transcontinentaux que sur son exploitation du Larzac ! Il n'a de paysan que le nom comme un vain titre de noblesse qui lui permet de parader dans les salons télévisuels. L'aristocratie c'est lui ... pas très étonnant qu'un Meirieu aristocrate de l'éducation nationale rejoigne cette cohorte de privilégiées !

Écrit par : iPidiblue et les aristos de l'écologie | 02 février 2010

Sur "l'ascenseur social", je maintiens : l'école n'a pas à se mêler de cela.

Ecrit par : guy morel

Je suis entièrement d'accord avec cela : cette obsession est ce qui l'a "mis en panne". Et on s'en sert aujourd'hui pour "justifier" la discrimination positive.

Écrit par : Moot | 02 février 2010

@FORÊTS

"De plus au XIXème on a planté les Landes et la Sologne après avoir assainis les terrains etc."

Les Landes, c'est au 18e non?

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

Fin du XVIIIème on a commencé les travaux mais c'est au XIXème siècle que les Landes ont connu leur apogée.

PS Guy Morel vous qui êtes un fana de la chose historique, que pensez-vous de ce préfet républicain qui intente une action en justice contre un maire qui expose un portrait de Pétain dans la salle des fêtes ou du conseil, je ne sais, de sa mairie ? Je précise que ce portrait n'a pas été mis en place par lui mais qu'il y est depuis toujours.

Écrit par : iPidiblue Historia | 02 février 2010

TOUS les élèves de STI ou STG ont accès à un BTS (peut-être pas exactement celui choisi ni dans la commune de leur souhait). Même ceux qui n’ont pas fait de dossier en février tellement il leur semblait exclu de réussir le bac (et qui ont été touchés par la grâce en juin) trouvent une place en allant pleurer au rectorat en septembre.

Les sous-effectifs sont chroniques et pourtant on y recrute abondamment des élèves provenant de Bac Pro qui se retrouvent en énormes difficultés en enseignement général et scientifique théorique. Dans le passé seuls les meilleurs élèves de bac pro postulaient aujourd’hui, quelque soit leur niveau ils sont acceptés.
Les listes sup sont largement épuisées alors que tous les dossiers sont classés même les plus scandaleux. En septembre, comme les classes ne sont pas remplies les rectorats complètent avec des zombis venus d’on ne sait où et qui parfois n’ont même pas réussi le bac


Parfaitement exact mais peu su! Il faut expliquer aux profs de fac et de prépas que dans les 3/4 de ces BTS, ils sont encore pires qu' à la fac!!!!! A tous points de vue!

Écrit par : aux profs de fac! | 02 février 2010

Moi j'appelle cela de la réécriture de l'histoire ! On peut bien enlever le portrait de Pétain et de qui on veut, on n'empêchera pas les choses d'avoir eu lieu !

Le préfet dit que Pétain a persécuté les Juifs et alors ?
Par exemple moi je demande qu'on enlève le portrait de Louis XIV des livres d'histoire et de tous les musées et châteaux publics français car il a persécuté mes ancêtres protestants et qu'il a incendié le Palatinat entre autres choses horribles.
Des militants de la cause noire demanderont qu'on enlève le portrait de Napoléon 1er parce qu'il a rétabli l'esclavage etc.

En fait je ne connais pas un seul chef d'Etat qui ait les mains blanches, donc ils doivent tous passer à la trappe comme dirait le Père Ubu !

Écrit par : iPidiblue Histoire Ubuesque | 02 février 2010

La rémunération mensuelle d'un élu aux régionales est, je crois, de 3000 euros.
Cela explique le grand nombre de candidats à ces élections où les "compétences" exigées sont assez minimes : ainsi, Meirieu ne doit strictement rien connaître à l'écologie.
Les écolos, s'il est élu, ont des cheveux à se faire : peut-être vont-ils essayer de comprendre (cela n'aura qu'un temps) ses propos cabalistiques.
S'il continue à publier à tour de bras ses oeuvres lumineuses, cette fois-ci parlant de l'écologie, peut-être aura-t-il moins d'admirateurs inconditionnels.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 février 2010

"La rémunération mensuelle d'un élu aux régionales est, je crois, de 3000 euros."

C'est une indemnité.

Son montant dépend de la population de la région et de la fonction. Ainsi, comme cela est probable, notre bon Meiriol devient un des 15 vice-présidents * en Rhône-Alpes, il touchera 3696 € brut en plus de sa retraite d'universitaire et des royalties diverses (bouquins et produits dérivés).

* il y en a pour toutes les incompétences :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_r%C3%A9gional_de_Rh%C3%B4ne-Alpes

Écrit par : dugong | 02 février 2010

C'est vilain d'être jaloux, dugong...
Nous attendons toujours une compil de vos bons mots dont les royalties pourraient aussi contribuer à arrondir vos fins de mois. Cessez donc de vous prendre pour plus compétent que vous n'êtes ! :-)

Écrit par : nicolas | 02 février 2010

Le lycéen qui a été hospitalisé après avoir été passé à tabac par sept personnes, aujourd'hui à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a été agressé à l'intérieur de son établissement, a-t-on appris de source policière.

Écrit par : iPidiblue fait d'hiver | 02 février 2010

La compil à dugong ?! Avec des bonus tracks ?

Genre la gondole soldée en bas de gondole au Leclerc du coin ?

http://www.primsworld.com/dessins/redim/dugong_fwe.jpg

Écrit par : dugong | 02 février 2010

PS (si j'ose dire) : Je ne suis pas jaloux du Meirol.

Même un peu admiratif : à sa manière, tout faussaire est un artiste.

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Et tout gogo est un autiste !

Écrit par : iPidiblue pensée d'hiver | 02 février 2010

Ce que je trouve tout à fait extraordinaire dans cette histoire de préfet qui demande qu'on enlève un portrait de Pétain c'est qu'il ne s'appuie sur aucune loi ! Juste une injonction du MRAP ou de la LICRA ou de je ne sais quelle association de ce style ... ben ! alors bientôt ces organisations privées viendront écrire les bouquins d'histoire et faire la police dans les salles de cours ! Cela promet ... imaginez par exemple, les unes déclareront que l'existence de l'Etat d'Israël est illégale et qu'il doit être rayé de la carte du Moyen-Orient, d'autres demanderont qu'on efface la Palestine car ce n'est pas un état reconnu par l'ONU etc !
Et toutes les revendications possibles et imaginables.
...
Dans quel état l'Etat français erre-t-il ?

Écrit par : iPidiblue pensée d'hiver | 02 février 2010

Je ne suis pas contre qu'on laisse Pétain s'afficher dans une mairie de la République

Mais à condition qu'il enlève intégralement son voile.

J'ai bon ?

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Vous voulez dire son képi je suppose ?

Écrit par : iPidiblue maréchal nous voilà | 02 février 2010

Son képi empêchait beaucoup de gens de l'identifier correctement en 1940.

Une sorte de voile intégral, en somme

Écrit par : dugong | 02 février 2010

Son képi empêchait beaucoup de gens de l'identifier correctement en 1940.

Une sorte de voile intégral, en somme
Ecrit par : dugong | 02 février 2010

Vous confondez avec Giscard, qui certes n'avait pas de képi, mais dont la figure était intégrale.

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

Vous remarquerez que je ne demande nullement qu'on mette le portrait du susdit Maréchal dans toutes les mairies de France !
Mon souci c'est que nous rentrons dans l'arbitraire le plus total ...

J'ai vu sur le Net un portait de Sarkozy en "Maréchal nous voilà" bon, doit-on traîner ces abominables caricaturistes devant les tribunaux ? Lancer une fatwa contre eux et les brûler en place publique ?

Moi par exemple j'ai dans mon entrée un portrait grandeur nature de Villepin en sauveur de la France terrassant l'hydre sarzkoziste ...

Écrit par : iPidiblue vieux villepiniste | 02 février 2010

« les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ? »
Joe | 02 février 2010

« Pétain a persécuté les Juifs et alors ? »
iPidiblue | 02 février 2010

C'est un concours ?
Au plus obscène ?

Écrit par : Tailleboudin | 02 février 2010

Ben moi je ne sais pas mais si je m'appellais Tailleboudin je ne ramènerais pas trop ma fraise !

Écrit par : iPidiblue tagada tsoin tsoin ! | 02 février 2010

« les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ? »
Joe | 02 février 2010
« Pétain a persécuté les Juifs et alors ? »
iPidiblue | 02 février 2010
C'est un concours ?
Au plus obscène ?
Ecrit par : Tailleboudin | 02 février 2010

Au plus stupide.

Écrit par : TotoWeininger | 02 février 2010

Au plus stupide.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 février 2010

Alors là on a affaire à un orfèvre !

Écrit par : iPidiblue tagada tsoin tsoin ! | 02 février 2010

Au plus stupide.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 février 2010
Alors là on a affaire à un orfèvre !
Ecrit par : iPidiblue tagada tsoin tsoin ! | 02 février 2010

Bien vu, iPid, mais sans vouloir te vexer, je n'ai jamais pensé que tu puisses rivaliser avec Joe dans ce domaine.

Écrit par : TotoWeininger | 02 février 2010

Ma'Joe a la détente la plus rapide de l'Ouest ! Juste après Toto je crois il faudrait organiser un duel au soleil pour voir ...

Écrit par : iPidiblue tagada tagada voilà les Dalton | 02 février 2010

Réponse à Garafignoux

Les candidats au CAPES 2011 - mais aussi aux autres concours : CRPE, agrégation...- seront pour l'essentiel les collés de la session 2010. Il s'agira donc d'une session de rattrapage pour ces derniers, avec des écrits dans la première quinzaine de novembre. Aucun licencié de 2010 ne pourra passer le CRPE ni le CAPES. De même aucun titulaire du M1 (ancienne maîtrise) ne pourra s'inscrire en agreg.

La réduction du nombre de postes (par ailleurs catastrophique) ne compensant pas cet effondrement du nombre de candidats, la cuvée 2011 sera particulièrement nulle : on va recruter des milliers de profs ignorants. La disparition quasi totale des exigences disciplinaires dans le nouveau CAPES ne fera que renforcer ce phénomène.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

Merci pour le réponse.
Et je tairai à ma fille le fait qu'elle fera partie, si elle est collée en 2010 et reçue en 2011, d'une promo de nuls.
Disons que j'ai trouvé le propos bien abrupt ! Surtout concernant qulqu'un qui a eu un bac L avec mention TB, et a fait une prépa de bon niveau... :-)

Écrit par : Garafignoux | 02 février 2010

"la" réponse !

Écrit par : Garafignoux | 02 février 2010

celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant... pendariès


Très en retard sur ce qui se pratique effectivement en GB! A Londres, le salarié arrive et il trouve un post-it sur son ordi. Même pas besoin de l'allumer! La vidéo conf, quelle perte de temps!

Écrit par : Encore mieux! | 02 février 2010

Daniel A***, en vérité je vous le dis, ce sera difficile de circuler à Ajaccio aujourd'hui... Bon courage !
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 février 2010


Ouf! On a tout de même pu aller justifier notre présence au lycée...

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 février 2010

on va recruter des milliers de profs ignorants. La disparition quasi totale des exigences disciplinaires dans le nouveau CAPES ne fera que renforcer ce phénomène.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 février 2010

So, what else is new??

Il y a 25 ans, ma fille aînée avait en collège un prof d'histoire qui en savait moins qu'elle. Il y a 10 ans, à 5000kms de là, je retirais mes enfants de l'école française sous contrat qui ne pouvait virer une prof de français illettrée, payée par la France et protégée par son syndicat. J'avais même fait le voyage à Paris, à mes frais, pour saisir l'AEFE et Xavier de Villepin, mon sénateur de l'époque, m'avait déclaré lui aussi son impuissance. L'école en question s'est déconventionnée, car c'était le seul moyen de virer le cancrelat en question, et elle ne s'est jamais aussi bien portée.

Et le niveau, comment monterait-il? Par quel tour de passe-passe des élèves ignorants deviendrainet-ils des profs instruits, qui dominent leur sujet?

Tout comme les excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous, l'ignorance partagée de certains collègues compromet le travail, la réussite et la réputation de tous les autres.

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Cependant jusqu'à la veille de la seconde guerre, la filière qui prend le dessus, en nombre et en qualité de formation, c'est le Primaire supérieur. C'est ce que casse Carcopino. Dans une perspective bien différente de celle de Jean Zay : non pas consolider les acquis démocratiques du Primaire supérieur en permettant l'accès de ses élèves aux études longues, mais donner un coup d'arrêt à sa dangereuse - en termes sociaux - réussite, ce qui sera réalisé seulement à partir de 1959 et le sabordage des programmes du primaire justifié par la prolongation de la scolarité obligatoire. On connaît l'argument : ce qu'ils n'ont pas fat au primaire, ils le feront au collège ; la justification truquée : trop de retards scolaires ( voir Nathalie Bulle) ; et les motivations gestionnaires réelles : comment gérer les flux à moindre coût.
Le plan Langevin Wallon là-dedans ? peu d'influence, sinon de fournir des thèmes de propagande : 25 élèves par classe, égalité des chances etc. Pour le reste, des propositions oublées : une école pour tous jusque 18 ans, avec des voies diversifiées, une sélection sur résultats après : le bac ne donne pas accès à l'université. Au total, un mélange assez naïf - ou politiquement négocié - d'École nouvelle et de volonté planificatrice.
Bien à toi.
GM
PS. Sur "l'ascenseur social", je maintiens : l'école n'a pas à se mêler de cela.
Ecrit par : guy morel | 02 février 2010, l'as de l'amalgame: Cette fois on a droit à René Haby-Carcopino, même combat, et ça en fait deux qui doivent sacrément s'agiter dans leurs cercueils respectifs devant l'insulte

Et c'est pas parce qu'il maintient cette évidence, que ce n'est pas le rôle de l'école, c'est quand même ses compagnons de route qui tiennent les rènes de l'EN depuis la Libération et les minsitres passent, eux ils restent, eux qui en ont fait un instrument d'ingénierie sociale, dans le plus magistral exemple de déficit démocratique du demi-siècle écoulé>

Ce qui n'a pas réussi en raison de la sanction des urnes, on le fait dans les classes: égaliser la société, et cela ne peut se faire que dans un sens, en la nivellant par le bas.

Et je rigole in petto de vous voir vous réclamer de Nathalie Bulle, dont l'argumentaire est diamétralement opposé au vôtre, qu'elle falsifie d'ailleurs en beauté.

Beggers can't be choosers....

Écrit par : Cadichon | 02 février 2010

« les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ? »
Joe | 02 février 2010
« Pétain a persécuté les Juifs et alors ? »
iPidiblue | 02 février 2010
C'est un concours ?
Au plus obscène ?
Ecrit par : Tailleboudin | 02 février 2010

Au plus stupide.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 février 2010


Mes propos avaient effectivement pour but de provoquer avec des idées toutes faites et caricaturales. C'est d'ailleurs le sens de la phrase qui précède ces propos :
"Pour faire piailler Robin des bois : les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ?"

En réponse donc à Robin des Bois qui avait dit quelquechose d'aussi stupide que moi, pour lui prouver que je pouvais me mettre à son niveau.

Néanmoins, je rejoins Ipidi quand il trouve amusant que ce soit vous, Toto, qui parliez de stupidité.

Sans rancune, il y a vraiment des domaines où vous êtes un homme charmant et certains où nous nourrissons un profond désaccord. J'ai souvent du plaisir à vous lire à l'exception des fois où vous cherchez à devenir un cynique cassant et grinçant (sans succès).

Écrit par : Joe | 02 février 2010

L'argumentaire auquel je fais allusion c'est celui sur l'identification de la souce du mal. Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant.

Écrit par : Cadichon | 02 février 2010

Merci pour le réponse.
"Et je tairai à ma fille le fait qu'elle fera partie, si elle est collée en 2010 et reçue en 2011, d'une promo de nuls.
Disons que j'ai trouvé le propos bien abrupt ! Surtout concernant qulqu'un qui a eu un bac L avec mention TB, et a fait une prépa de bon niveau... :-)"

Ecrit par : Garafignoux | 02 février 2010

Ne soyez pas susceptible, Garafignoux ! Il n'y aura pas que des nuls, et votre fille sera reçue "major", en plus ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

"Les banques ont rendu le pognon avec les intérêts, et les exclus ?"
Ecrit par : Joe | 02 février 2010

Ah, les banques ! Dernier refuge de l'honnêteté !
(Il y a 22.000 liens, j'en prends un à peu près au pif).

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=5&ved=0CCEQFjAE&url=http%3A%2F%2Favocats.fr%2Fspace%2Folivier.jerez%2Fcontent%2Ffrais-bancaires-abusifs--illegaux--_B59A3E0F-14CC-4787-BDDE-0021A93FB0DB&rct=j&q=les+frais+bancaires+abusifs&ei=Y2hoS7X9M4u_4gbc-KXQCA&mk=0&mb=2&usg=AFQjCNGHOiZdtS-arapk1yVJq46K8iHXcg

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

bon ben j'aurai pas ma réponse hein... pas grave...

Écrit par : exTC | 02 février 2010

Ecrit par : guy morel | 02 février 2010, l'as de l'amalgame: Cette fois on a droit à René Haby-Carcopino, même combat, et ça en fait deux qui doivent sacrément s'agiter dans leurs cercueils respectifs devant l'insulte

Et c'est pas parce qu'il maintient cette évidence, que ce n'est pas le rôle de l'école, c'est quand même ses compagnons de route qui tiennent les rènes de l'EN depuis la Libération et les minsitres passent, eux ils restent, eux qui en ont fait un instrument d'ingénierie sociale, dans le plus magistral exemple de déficit démocratique du demi-siècle écoulé>

Ce qui n'a pas réussi en raison de la sanction des urnes, on le fait dans les classes: égaliser la société, et cela ne peut se faire que dans un sens, en la nivellant par le bas.

Et je rigole in petto de vous voir vous réclamer de Nathalie Bulle, dont l'argumentaire est diamétralement opposé au vôtre, qu'elle falsifie d'ailleurs en beauté.

Beggers can't be choosers....
Ecrit par : Cadichon | 02 février 2010

Faudrait arrêter de picoler.

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

Le Grand Exécuteur * Claude Thélot nous explique sur son blog les cinq conditions de réussite de la réforme des lycées.

"Il faut d’abord, en amont du lycée, que l’école obligatoire (couple école primaire et collège) donne à tous les futurs lycéens les bases sur lesquelles le lycée fleurira"

On se dit que c'est déjà râpé et que ce n'est pas la peine de continuer à lire mais ce serait dommage.

2ème condition : " il faut impérativement aider dès maintenant, et former à moyen terme, les enseignants à faire vivre dans leurs classes les priorités des réformes. En particulier les choses les plus nouvelles, notamment l’apprentissage du socle pour tous (école obligatoire) et les deux heures d’accompagnement (lycée). Ce sont des innovations pédagogiques qui ne vont pas de soi et qui requièrent pour être mises en œuvre de l’aide, des outils. C’est d’ailleurs une remarque générale : si l’on est, comme moi, en faveur de la liberté pédagogique des enseignants (énoncée de façon solennelle dans la loi d’avril 2005), il faut nourrir cette liberté à l’aide d’outils, à l’aide des réussites des autres. Rien ne serait plus grave que de laisser, au nom de cette liberté, les enseignants seuls, démunis, sans aide pour mettre en œuvre ces innovations. Il doivent au contraire, et c’est en cela que réside la liberté pédagogique, inventer à partir d’outils et d’exemples qu’on leur fournira, « broder », si l’on veut, à partir de canevas établis et transmis par d’autres. Le conseil pédagogique devrait, dans l’établissement, être le lieu de ces partages d’outils et d’expériences. Voilà de quoi relancer son intérêt."

Grave question : comment donner la liberté pédagogique aux innombrables cons bornés qui forment la masse des enseignants ? Jusque là, je suis assez bien la situation-problème.

C. Thélot répond : dotation en kit enseignant, genre Sébastien Clerc et formation en tours de passe-passe-menteries sous le tapis.

Thélot, comme au bon vieux temps où il "évaluait", c'est l'application au Moloch de l'esprit Ikéa, br(a)(o)derie des vices cachés.

N'investissez pas : Y'a un truc.

Je passe rapidement sur les autres conditions où notre petit Mandrake du Moloch dévolue ** aux inspecteurs, la circulation "des réussites des autres" (encore des tours de cartes ?) et aux gens de la DEPP les évaluations actuellement réalisées par la DGESCO.

Une sacrée garantie d'objectivité. Pour sûr !

http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/27/se-donner-les-moyens-de-sa-politique/

* phrase phare du monsieur : "En matière éducative, tout est dans l’exécution". Tous les illusionnistes disent la même chose.

** un chouette néologisme pédagol, le verbe "dévoluer"

Écrit par : dugong | 02 février 2010

"Faudrait arrêter de picoler."

Ecrit par : guy morel | 02 février 2010

Vous êtes désobligeant, Guy; Cadichon est parfaitement capable d'être convaincue de tout ça en étant parfaitement clean !

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

Une sacrée garantie d'objectivité. Pour sûr !

http://blog.educpros.fr/cthelot/2010/01/27/se-donner-les-moyens-de-sa-politique/

* phrase phare du monsieur : "En matière éducative, tout est dans l’exécution". Tous les illusionnistes disent la même chose.

** un chouette néologisme pédagol, le verbe "dévoluer"
Ecrit par : dugong | 02 février 2010

Ouais ! Il y a de plus de picolos. Une transatlante libérale dézinguée et un ex-métrologue qui boit de l'eau.

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

Et bien je n'ai pas le plaisir de dire à tous ces tartuffes qui nous engluent dans leurs socles, compétences et autres mascarades démagogiques d'aller se faire f...

Le gouvernement actuel roule sur le même vélo que ces prédécesseurs, il a juste mis le grand braquet pour détruire enfin notre profession -déjà mal en point- et en faire une nébuleuse de prestataires de services, peu payés, mobiles et corvéables à merci.

Dégoûté j'étais, haineux je deviens. P..., petit fonctionnaire qui en a ch... pour avoir son CAPES (tout le monde n'ayant pas les moyens intellectuels d'être prépa-agreg-ens-et autres), qui a passé presque un tiers de sa carrière dans un établissement-mouroir et qui se voit "offrir"-après mutation dans un bahut plus normal- un statut de titulaire précaire suite aux diminutions calculées de DHG. Pas pour tout de suite, mais l'avenir est sombre.
Oui, je revendique le droit d'avoir un poste plein sans emmerdes. J'ai donné. Je refuse de retourner dans ces bahuts sinistrés pour faire un complément de service.
Au pire, je ferai double casquette, et merde!

Écrit par : sisyphe | 02 février 2010

Ouais ! Il y a de plus de picolos. Une transatlante libérale dézinguée et un ex-métrologue qui boit de l'eau.

Ecrit par : guy morel | 02 février 2010

Claude Thélot sans doute un de ces compagnons de route de Guy Morel formé à l'école élémentaire de Bobigny et détenant les rènes du Moloch?

Écrit par : marigot | 02 février 2010

Ses prédécesseurs, shit!

Écrit par : sisyphe | 02 février 2010

Faudrait arrêter de picoler.

Ecrit par : guy morel | 02 février 2010

En voilà une bonne résolution M. Morel, j'espère que vous la tiendrez

Écrit par : Florence | 02 février 2010

si elle est collée en 2010 et reçue en 2011

Ecrit par : Garafignoux

Faute de logique : si elle est collée en 2010, elle sera reçue en 2011. Si l'on en croit Pedro, les seuls reçus en 2011 auront été collés en 2010, parce que ceux qui arriveront juste après ceux-là ne pourront se présenter qu'en 2012.

Mais si "mention TB au bac L et prépa de bon niveau" signifient encore quelque chose (à mon avis, le second plus que le premier), alors elle sera reçue en 2010. Enfin, on espère.

Écrit par : Moot | 02 février 2010

On ne picole pas dans la Sarthe, on a des malheurs !

Écrit par : iPidiblue plainte du prof le soir au fond des bois | 02 février 2010

il faut impérativement aider dès maintenant, et former à moyen terme, les enseignants à faire vivre dans leurs classes les priorités des réformes. En particulier les choses les plus nouvelles, notamment l’apprentissage du socle pour tous (école obligatoire) et les deux heures d’accompagnement (lycée).

Ecrit par : dugong

Au fait, il y un moyen de faire passer à l'as le fameux "accompagnement personnalisé" : le faire en classe entière. Les heures "dédoublables" peuvent alors être utilisées dans toutes les matières en respectant les horaires qui leur étaient jusqu'ici dévolus (non, pas dévolués !). En effet, nous avons fini par le comprendre : pour être réellement "individualisé", cet accompagnement oblige à rogner sur les horaires disciplinaires, et pas qu'un peu, car deux heures (soit 1/5 de ce qui est disponible) doivent être "bouffées" pour créer un groupe supplémentaire dans une classe.

Mais j'avoue que c'est du très-béat optimisme : que "l'expérience" soit objectivement réussie ou ratée, les autorités proclameront la réussite de l'opération.

Écrit par : Moot | 02 février 2010

Pour Nicolas ! Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

Mouai... phrases kilométriques et misogynie lourdingue sont en effet la preuve que votre semaine fut plombée, Christophe ! :-)

Écrit par : nicolas | 02 février 2010

........
"Je ne veux pas, entendons-nous bien, glorifier non plus l'école d'aujourd'hui. Entre les "académistes" et les "pédagogues", je ne rejoindrai aucun camp. Je retiens des arguments valides chez les uns et les autres."

Denis HEBERT

Ecrit par : HEBERT Denis | 31 janvier 2010
---
Cher monsieur HEBERT,

Je ne réponds que sur certains points de votre message initial à JPB.

"Pouvez-vous avancer des chiffres pour faire la démonstration de vos propos récurrents ?"

Je pense que des chiffres, dans ce domaine, n'apporteraient pas grand-chose. Les "sciences sociales" comme les "sciences politiques" et les "sciences économiques" ne sont pas des sciences au sens de "la science" (ce qui est connu et est indiscutable et n'est plus discuté une fois le consensus établi, comme en physique, par exemple; je suis professeur de sciences physiques honoraire, né en 1940).
Quant aux prétendues "sciences de l'éducation", elles sont encore plus sujettes à caution que les "sciences humaines" précédemment citées par moi.

"Je voudrais juste ici attirer votre attention sur un point qui revient régulièrement dans vos écrits : l'idée selon laquelle l'école primaire d'antan aurait formé sans faillir des générations d'élèves maîtrisant parfaitement les lettres et les mathématiques, l'Histoire et la géographie."

Je suis d'accord avec JPB. Mais j'ajoute un bémol : les enfants n'atteignaient pas tous un niveau élevé de connaissances. Les meilleurs élèves qui arrêtaient leurs études au niveau du certificat d'études primaires avaient des connaissances plus solides que les élèves de collège du même âge (en fin de quatrième s'ils n'ont jamais redoublé) des années 1970 et suivantes, sauf dans le cas d'élèves triés sur le volet avec lesquels les professeurs ont pu faire leur travail. Cela est rarissime de nos jours. (J'ai eu de telles classes de collège en 1975 et 1976 et vers 1985, sans aucun élève en difficulté. En 1950, seuls de tels élèves accédaient à la sixième de l'enseignement secondaire, sur examen.)
Mais il y avait autrefois des cancres, bien sûr.

"Aujourd'hui, vous citez Henri Guaino mais ces propos pourraient également être les vôtres, me semble-t-il : « Il était bien rare de rencontrer jadis des enfants sortis de l’école vers le début du XXe siècle à l’âge de 12 ans qui ne savaient pas lire, écrire ou compter correctement, ni exprimer de façon compréhensible leurs pensées et leurs sentiments, et qui ne possédaient pas quelques rudiments d’histoire et de géographie. Pourquoi ce qu’alors l’école de la République réussissait à faire, la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans aujourd’hui n’y parvient-elle plus ? »"

La raison du désastre, c'est que les cancres font la loi dans les classes, impunément. Si vous ne venez que depuis quelques jours sur ce blog, je vous raconte l'incident suivant : en janvier 1982, j'interpelle un élève âgé de 20 ans (en terminale), alors que je donne le corrigé d'un devoir donné avant les vacances de Noël 1981. Je lui dis :"Vous ne semblez guère intéressé par le corrigé du devoir auquel vous avez obtenu une note médiocre. Dites-moi, pourquoi ai-je écrit 10 puissance moins quatre au dénominateur de cette fraction ?" (Il me tournait le dos, racontant des sottises à des camarades qu'il faisait rire.)
Pris de court, l'élève me répondit ceci :"Euh... si vous n'étiez pas con, vous l'auriez trouvé vous-même !"
Il a eu pour toute punition, l'invitation du proviseur - assez ignoble - à me présenter ses excuses. Il ne me les présenta jamais sans que cela émût ledit proviseur (un ancien professeur "bordélisé" - pardon pour le terme - homme de petite taille, peu impressionnant, ravi, sans l'ombre d'un doute qu'un professeur de carrure et de taille bien supérieures aux siennes fût bafoué comme il l'avait été).
Mon autorité et mon prestige ont été anéantis par cet incident, bien entendu, mais j'ai maintenu la barre, la rage au cœur, et je fis ce qu'il fallait pour que l'émève fût recalé au baccalauréat s'il n'avait pas la moyenne. Ce fut le cas : malgré l'indulgence extrême du jury, il n'eût que 9,98 et ne fut pas "racheté". Oh ! joie ! pleurs de joie. J'ai ouvert une bouteille de champagen en ce début de juillet 1982. A-t-il osé, ce petit t. d. c., montrer à ses parents, son livret scolaire sur lequel j'avais cité son insulte?

Dès 1982, les élèves voyous prirent de plus en plus conscience de leur impunité et poussèrent le bouchon de plus en plus loin jusqu'aux violences physiques. Voilà le mal. Il s'agissait de garder les bons à rien jusqu'à 22 ou 23 ans, sortant du lycée sans le baccalauréat... ou avec (quelle différence cela fait-il si ce bac est obtenu avec des notes lamentables mais généreusement augmentées par les inspecteurs pédagogiques régionaux missonnés pour cela ?) plutôt que de les inscrire sur les listes des chômeurs. Ils finissaient par y être inscrits, mais on reculait l'échéance le plus possible et l'on dorait la pilule aux parents en donnant un bac bidon à leurs cancres d'enfants, et vogue la galère s'ils ne trouvaient pas d'emploi.

"Je vous lis depuis un certain temps déjà. Vous magnifiez, comme Natacha Polony d'ailleurs pour laquelle vous semblez avoir beaucoup d'estime, cette école d'autrefois en colorant à l'excès le tableau. Pouvez-vous avancer des chiffres pour faire la démonstration de vos propos récurrents ?"

JPB est né en 1953 et sait de quoi il parle, je le confirme, moi qui suis son aîné de 13 ans. Il magnifie cette école d'autrefois que j'ai connue. Il ne colore nullement à l'excès le tableau. J'imagine mal que vous ayez plus de quarante ans.
Cette école "d'autrefois" a fait de moi un érudit - pardon pour ce qui peut paraître de la prétention - alors que j'étais issu d'un milieu social ignorant et pauvre. Mais mes parents ont eu le bon sens - comme la quasi-totalité de la population d'alors - de me dire tout le respect que je devais avoir envers les instituteurs, car "ils [étaient] instruits". Je demandai alors, "Et les professeurs du lycée ? - Oh ! ce sont des savants !" me dit ma mère. Dont acte. J'en suis un, sauf que j'évite le mot savant, inapproprié de nos jours, mais "érudit" me sied à ravir.
Mes camarades de l'école primaire ne sont pas tous devenus des érudits. La plupart quittèrent l'école primaire avec une bonne instruction de base, mais n'avaient pas de goût prononcé pour les études. Ils souhaitaient partir en apprentissage.
Leurs parents le souhaitaient aussi : les études longues coûtent cher, du moins pour les ouvriers, nombreux à l'époque. Les miens ne faisaient pas exception. Ma mère ne consentit que du bout des lèvres à ce que j'allasse au lycée en sixième, en 1951, mais mon instituteur avait été insistant et persuasif auprès de mes parents. Mes quatre frères, en revanche sont partis en apprentissage après avoir tous eu le certificat d'études primaires. Il ne voulaient pas continuer des études. Ma mère n'eut pas à les leur refuser.
Les chiffres que l'on pourrait vous donner n'apporteraient pas grand-chose. Ce n'est pas sur le plan quantitatif qu'il faut juger l'école des années 1945 à 1960, c'est sur le plan qualitatif.
Les propos récurrents de JPB sont pertinents et je les fais miens, de manière tout aussi récurrente et sans me lasser. J'ai commencé avant lui, avec un livre paru en 2004 qui ne fit de bruit que dans ma région, certaines personnes s'y reconnaissant sans que j'eusse mis leurs noms pour ne pas avoir de procès. J'ai eu tort ! (Titre : "L'ère du cancre-roi [ou le prétendu acharnement pédagogique]". L'éditeur a cessé de le commercialiser en 2006 conformément au contrat. Il est introuvable aujourd'hui.)

"Il me semble que bien peu d'élèves étaient présentés au certificat d'étude et qu'encore bien moins l'obtenaient. Avez-vous des statistiques qui démontrent le contraire ?"

Je n'ai pas de statistiques. Mon père, né en 1904, cessa d'aller à l'école à 10 ans à cause de la guerre. Ma mère, née en 1909, alla à l'école primaire jusqu'à 12 ans et demi et obtint son certificat d'études primaires, et en était très fière - très légitimement. Elle écrivait très convenablement. J'ai obtenu ce certificat d'études primaires à 14 ans, en quatrième de lycée. Ces deux années de plus, sans compter l'enseignement secondaire, faisaient de moi un enfant plus instruit qu'elle ne l'a jamais été de toute sa vie. Je m'efforçais de ne pas la blesser quand elle disait des inepties.
Il me semble que tous les enfants étaient scolarisés du temps où mes parents allaient à l'école, mais tous n'obtenaient pas le certificat d'études, bien sûr. Il y avait des cancres à cette époque-là aussi. En 1954, quand je fus reçu à l'examen du CEP, les élèves ne furent pas tous reçus, bien évidemment.

"En outre, si l'on regarde la proportion d'illétrés par classes d'âges dans la population française, on constate que ce sont les plus de 65 ans qui souffrent le plus de ce handicap. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? N'est-il qu'apparent ?"

Je ne vois pas là de paradoxe ! Les cancres nés en 1940 (comme moi - je veux dire seulement que je suis né cette année-là, car j'étais un très bon élève, sans être brillantissime) le sont restés ! S'ils n'ont ni lu ni écrit de toute leur vie, il est parfaitement compréhensible qu'ils soient restés illettrés, voire se soient enfoncés dans leur ignorance. La proportion a-t-elle une quelconque importance ? De mon côté, vous le constatez, je n'ai pas perdu mes capacités intellectuelles.

"Je ne veux pas, entendons-nous bien, glorifier non plus l'école d'aujourd'hui."

Non, certes, je ne vois guère comment vous parviendriez à me convaincre.


"Entre les "académistes" et les "pédagogues", je ne rejoindrai aucun camp. Je retiens des arguments valides chez les uns et les autres."

Je suis clairement dans le camp des "académistes". Les pédagogues sont de faux scientifiques. Ils se réclament de sciences - combien au juste ? il n'y a que deux sciences physiques, c'est certain - qui n'ont de scientifique que le nom ronflant de "sciences de l'éducation". On peut espérer, je suppose, que les enfants les plus brillants ne sont pas trop perdus avec la méthode globale d'apprentissage de la lecture. Ma femme s'est chargée de remettre nos enfants (nés dans les années 1970) sur les rails. Quand j'ai vu comment on leur apprenait à lire et à calculer, j'en suis tombé à la renverse, en croyant à peine mes yeux. Je ne vois aucun argument valide dans leurs assertions "scientifiquement prouvées". Ah ! que c'est beau la science !

Cordialement vôtre.
Francis Penin

Écrit par : Francis Penin | 02 février 2010

Mais si "mention TB au bac L et prépa de bon niveau" signifient encore quelque chose (à mon avis, le second plus que le premier), alors elle sera reçue en 2010. Enfin, on espère.

Ecrit par : Moot | 02 février 2010

Merci, merci, n'en jetez plus ! Je transmettrai.

Écrit par : Garafignoux | 02 février 2010

Je viens seulement de lire votre Note, JPB. Et je l'approuve sans réserve. (Cela vous surprend-il ? ;-) )

Écrit par : Francis Penin | 02 février 2010

Monsieur HEBERT,
Je viens de lire la réponse de Jean-Paul Brighelli à votre message initial, juste après avoir lu sa Note. Nous disons bien la même chose, sans qu'il y ait d'influence de l'un de nous sur l'autre.

Écrit par : Francis Penin | 02 février 2010

Finalement, quand on est au pouvoir, on ne fait pas nécessairement ce qu'on veut. C'est la grande tromperie des élections.
En son temps, le député Eric Woerth avait soutenu à l'Assemblée Nationale les Titulaires Remplaçants du primaire, dont on avait insidieusement, et considérablement, réduit les indemnités de remplacement (ISSR).
Devenu Ministre du Budget, il est soudainement devenu amnésique. Et a laissé les Titulaires Remplaçants à la porte de son ministère.
Mais bon, c'est la loi du genre et il ne restera probablement pas le seul.

Écrit par : Claudio | 02 février 2010

"Mouai... phrases kilométriques et misogynie lourdingue sont en effet la preuve que votre semaine fut plombée, Christophe ! :-)"

Ecrit par : nicolas | 02 février 2010

Vous avez parfaitement le droit de ne pas aimer !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

On ne picole pas dans la Sarthe, on a des malheurs !
Ecrit par : iPidiblue plainte du prof le soir au fond des bois | 02 février 2010

Quelle idée !
On est très content d'y être, on picole juste ce qu'il faut, on a des chevreuils et des sangliers sur la pelouse, les méandres du Loir sous sa fenêtre. Que la nature est belle !

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

"Faudrait arrêter de picoler."

Ecrit par : guy morel | 02 février 2010

Vous êtes désobligeant, Guy; Cadichon est parfaitement capable d'être convaincue de tout ça en étant parfaitement clean !
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

Désobligeant ? Je mettais simplement le nombre de fautes et l'incohérence du propos au compte d'une légère ivresse. Indulgent plutôt.

Écrit par : guy morel | 02 février 2010

Vous avez parfaitement le droit de ne pas aimer !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 février 2010

Une broutille au regard du fond consistant.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Merci, Nicolas ! Je reconnais que je fais preuve de mauvais goût, mais misogyne ? Je ne crois pas... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

J'aime beaucoup le deuxième commentaire, (dans votre lien), Nicolas...

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

"Titre d'une rubrique du jus pédagol du jour : "ETABLISSEMENT PARTENAIRE : Porte ouvertes à Zeguincholr"

Voilà un pluriel bien singulier, comme dirait l'autre. Se peut-il qu'une porte puisse être, non pas simplement ouverte, mais plusieurs fois ouvertes simultanément ? Ou qu'ouvertes, elle représente toutes les portes simultanément ouvertes de l'univers ? Ou toutes les portes jamais ouvertes dans l'histoire ? Un objet parfaitement délocalisé dans l'espace-temps ?

A propos de délocalisation, les pédagols lorgnent de plus en plus vers l'Afrique pour s'ébattre. Il est vrai qu'ils rencontrent là-bas un accueil très favorable d'une partie des prédateurs locaux et de leurs affidés. Et puis, il est tellement plus simple de "faire" une thèse en sciences de l'éduc qu'en maths ou en physique, surtout que la coterie pédagole assure l'après-vente en terme de postes dans leur néo-comptoirs (cooptation tribale)... Il suffit d'avoir assimilé l'usage d'un vocabulaire et de tournures de phrases et d'esprit. Une réminiscence de colonisés serviles, en quelque sorte ?

Bref, voilà donc un établissement supplémentaire "partenaire" du jus pédagol. Tout le monde aura reconnu en "Zeguincholr", une trancription pédagole de la ville sénégalaise de Ziguinchor.

Dézinguer Ziguinchor, même ça, ils savent faire...

Écrit par : dugong | 03 février 2010

leurs néo-comptoirs. Voilà qu'ils déteignent !

Écrit par : dugong | 03 février 2010

J'essaie de lire mais n'ai pas vraiment le temps d'intervenir. Je voulais simplement répondre à Garafignoux puis me suis laissé entraîner sur la question de l'école d'autrefois et celle d'aujourd'hui.

Guy Morel a parfaitement raison sur les rapports Zay -Carcopino, Langevin-Wallon et le reste. Je m'étais contenté d'un résumé très rapide. Il convient surtout, comme le fait Guy, d'insister sur l'EPS, que beaucoup de gens ont oubliée aujourd'hui. L'enseignement délivré dans le système primaire était infiniment meilleur que celui des "petites classes des lycées" - et c'est bien sûr à Buisson qu'on le doit. Cette situation s'est d'ailleurs prolongée jusqu'à la fin des années 50.

Je n'arrive pas en revanche à admettre que la question de "l'ascenseur social" n'ait pas à être posée. Cela ne constitue certes pas la mission première de l'école mais c'est un effet non négligeable d'une école de qualité. Il est vrai que le nombre de "fils de pauvres" boursiers était infime par rapport à l'ensemble des "pauvres". Mais comme les pauvres sont toujours infiniment plus nombreux que les riches, la proportion des "fils de pauvres" dans "l'élite cultivée" était loin d'être ridicule. Je suis persuadé qu'il s'agit d'un phénomène décisif qui explique, en grande partie, le rôle politique des "intellectuels" en France jusque dans les années 60-70.

Pour ce qui est des BTS-IUT, je ne peux pas contredire Zorglub qui connaît mieux les choses que moi. Je remarque seulement que 40% des étudiants de première année de fac n'avaient pas mis ce cursus universitaire en premier choix. Ce chiffre me semble expliquer à lui seul, le taux d'échec de 50%. En revanche, je n'arrive pas à comprendre pourquoi, dans ces conditions, les STS sont vides et pourquoi les IUT ont aussi des difficultés. Il y a là quelque chose qui m'échappe. Voir le texte de Christine Noille publié sur le site de SLU.

Écrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2010

Quelques infos peu rassurantes sur la préparation de rentrée dans mon établissement.

Pour les classes de seconde, la "réforme" nous coûte 68 heures prof, bien plus que ce qu'on craignait. En terme de postes, cela signifie au moins 4 postes supprimés.
Les heureux gagnants ne sont pas encore connus mais on peut faire des estimations: 1 poste en Histoire-Géo, 1 poste en Anglais, 1 poste en Sc-Physiques, 1 poste en Maths + peut-être quelques dégâts collatéraux.

Le Rectorat a envoyé une préparation de rentrée toute faite, c'est-à-dire que les choix des "enseignements d'exploration" ont déjà été faits pour nous. Quand on pense que le Ministre parlait de donner plus de pouvoir aux Chefs d'établissement, les voilà cocus et en particulier leur syndicat le Snpden-Unsa qui a fait du zèle pour jouer les petits chefs!!

J'ai rencontré le proviseur aujourd'hui ; on est bien resté d'accord sur le principe de faire le moins de dégât humain possible; il essaiera d'infléchir le rectorat lors de son entretien mais ce n'est pas gagné.

Au total, nous voilà tous au pied du mur; le plus grand danger serait que chacun tire la couverture à soi ou que chaque discipline n'aille voir que ses propres intérêts. Si nous tombons dans ce piège, nous sommes perdus puisque c'est cela qui est recherché: mettre en concurrence les établissements, les disciplines, les collègues. Quand ce sera réalisé, nous n'aurons plus cette solidarité qui peut (peut-être...) encore nous sauver.

Écrit par : Vive la reforme ! | 03 février 2010

appel urgent : en cm1 les maîtres de mon école ne sont pas d'accord sur ce qu'on doit englober dans les COI. Jusqu'à présent les prépositions qui les régissaient sont à et de, mais il semble que par et contre en fassent aussi partie.
Quelque lumière de ce blog pourrait-elle faire urgemment le point là-dessus ? Merci !

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

J'ai oublié de mettre le lien sur le texte de Christine Noille dont je recommande la lecture à tous ceux qui s'intéressent à l'orientation des bacheliers

http://www.sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/SLU_Selection_Grand_mensonge.pdf

Écrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2010

"Je n'arrive pas en revanche à admettre que la question de "l'ascenseur social" n'ait pas à être posée. Cela ne constitue certes pas la mission première de l'école mais c'est un effet non négligeable d'une école de qualité."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2010

Je ne veux pas parler au nom de Guy, mais peut-être veut-il simplement dire qu'avec une école de qualité, on n'a même pas besoin de poser la question de l'ascenseur social, puisqu'on y répond directement ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

En revanche, je n'arrive pas à comprendre pourquoi, dans ces conditions, les STS sont vides et pourquoi les IUT ont aussi des difficultés. Il y a là quelque chose qui m'échappe.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2010

A vrai dire ... moi non plus !

D'autant que l'emploi est là (en tout cas dans le domaine indus, en tertiaire plus variable d'une spé à l'autre).

Sans doute pour les mêmes raisons que la désaffection pour les métiers manuels de l'artisanat qui offrent pourtant de belles perspectives avec un bac pro par exple.

Peut-être aussi la volonté des élèves de quitter le lycée, la famille, d'aller à la grande ville etc. en gros de s'émanciper ...
Un BTS c'est très scolaire (et dans une moindre mesure un DUT aussi).

Également : impossible avec un bac général ES ou L d'intégrer un BTS indus (et la plupart des tertiaires) faute de prérequis.
Même un bac S prépare très mal aux BTS indus pointus.
En DUT, c'est différent : formation plu généraliste et soutien organisé

Écrit par : Zorglub | 03 février 2010

Beaucoup de fils d'instituteurs dans les promus de la République ! Pompidou fils d'instituteur et Chirac dont les 2 grand-pères étaient instits, Jean Leray fils d'instituteur etc

Écrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010

Je suis moins sûr que l'accession aux plus hauts degrés de la société venait aussi directement quand on était fils d'ouvrier agricole ou d'ouvrier en usine ! Peu d'exemples à proposer. Elie Cartan 1869/1951 dont le père était maréchal-ferrant dont tout petit artisan.
Quelques écrivains comme Albert Camus mais pas si nombreux.

Écrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010

Mon cher Zorglub,

J'ai un camarade d'école primaire que j'ai revu il y a quelque temps, il est devenu plombier après avoir perdu son père à 16 ans et maintenant il m'a dit être l'heureux propriétaire de 13 appartements !

Comme vous le voyez il faut de tout pour faire un monde.

Écrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010

Pour réussir les seules qualités intellectuelles ne suffisent pas ! Il faut de l'énergie, peut-être de la malice, de l'entregent etc en tout cas dans la vie courante vous en savez quelque chose n'est-ce pas Zorglub !

Même entre les chercheurs certains s'en sortent mieux pour trouver des financements et des postes tandis que d'autres végétent !

Écrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010

la "réorientation professionnelle des fonctionnaires de l'Etat" va permettre à des fonctionnaires de décider où et à quoi d'autres fonctionnaires sont inutiles et où et à quoi les réaffecter (le politique se contentant de dresser l'effectif global des têtes à réduire dans chaque secteur).

Demandez donc, par anticipation, à être affecté dans les divers services de RH du Moloch. Vous aurez la satisfaction de voir des ex-collègues se traîner à vos pieds, prêts à toutes les compromissions pour que, d'un coup de plume, vous leur fassiez une fleur.

Mais comment prendre en compte pour la retraite les avantages "en nature" spécifiques à ces fonctions ?

Un vaste chantier syndical en perspective.

Écrit par : dugong | 03 février 2010

Vous voulez dire que parmi les fonctionnaires de l'EN il y a des gourds et des gourdasses bons pour les basses tâches et des raffinés qui peuvent diriger du bout des doigts les autres ?

Écrit par : iPidiblue direction des ressources humanoïdes | 03 février 2010

Oui. Une forme de "tutoral", si je puis dire.

Écrit par : dugong | 03 février 2010

et maintenant il m'a dit être l'heureux propriétaire de 13 appartements ! iPidiblue

Un seul me suffit si je ne passe pas ma vie dans les tuyaux des autres. Ceux du moloch font mon bonheur.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Les travailleurs ont juste le temps d'y penser en frissonnant que, zou, c'est sorti du tuyau... et prêt à l'emploi.


Le Monde.fr


Anne Baltazar, secrétaire générale de la fédération des fonctionnaires Force ouvrière (FO), explique pourquoi le projet de décret sur la réorientation professionnelle des agents de l'Etat, qui sera présenté le 11 février au Conseil supérieur de la fonction publique, provoque une telle polémique chez les syndicats de fonctionnaires.

Le texte prévoit qu'un agent "dont l'emploi est supprimé dans le cadre d'un projet de réorganisation" de son service sera mis en disponibilité d'office s'il refuse trois postes proposés en remplacement par l'administration. Que signifie cette disponibilité d'office ?

C'est un pré-licenciement déguisé. Le ou la fonctionnaire restera titulaire de la fonction publique mais ne percevra plus de salaire. Il recevra à la place une allocation sociale : un petit quelque chose qui ne remplacera en rien des revenus. Pendant ce temps-là, l'agent sera obligé de guetter lui-même des vacances d'emploi, pour n'importe quel poste et dans n'importe quelle administration de sa région. Le texte ne prévoit aucune aide pour l'accompagner dans cette recherche. S'il ne trouve rien qui lui corresponde, il sera licencié. La mise à disposition d'office existe déjà en cas de problèmes de santé et d'invalidité, mais ce projet de décret l'associe à des licenciements de titulaire. C'est inacceptable.

Le ministre de la fonction publique, Eric Woerth, a pointé qu'avant d'en arriver là, les fonctionnaires pourront bénéficier d'une réorientation personnalisée et suivie, afin
d'éviter qu'ils ne refusent trois postes. Ce n'est pas suffisant selon vous ?

Non, car il n'y a aucune visibilité sur les postes en question à pourvoir en cas de réorganisation des antennes des services publics. L'autorité en la matière se trouve entre les mains du préfet de région, qui gère les arrêtés d'affectation sans concertation avec le personnel ou les syndicats. Les chefs des antennes concernées agiront selon ses directives, sans marge de manœuvre. Des conseillers en mobilité ont certes fait leur apparition l'année dernière dans les préfectures, mais nous ne sommes pas informés quant au rôle qu'ils auront dans ces mouvements de personnel. C'est le règne de l'incertitude et de l'insécurité, et découvrir ces mesures au fur et à mesure ne nous rassure pas. Le doute est par ailleurs permis concernant la "réorientation" proposée, et les offres d'emplois compatibles avec la vie des agents.

Les réorganisations de service seront-elles nombreuses ?

La révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en 2007 par le gouvernement Sarkozy, dans laquelle s'inscrit la réforme de l'administration territoriale dont il est ici question, est claire dans ses principes : l'Etat veut faire des économies sur le service public. Cela s'est d'abord traduit par le non-remplacement d'un employé sur deux partant en retraite. Ce projet de décret est un nouvel outil pour se débarrasser des fonctionnaires. Il fait prendre une tournure plus ferme à la RGPP. Dans ce contexte, tous les agents sont potentiellement concernés par des suppressions de postes. Sous couvert du redéploiement et de la restructuration de la fonction publique, ce sont tous les éléments d'un plan social global sur les fonctionnaires qui se mettent place.

Michaël Szadkowski

Écrit par : Pendariès | 03 février 2010

Si tout le monde était plombier du Moloch comme vous Nicolas, il n'y aurait jamais besoin de faire appel à des experts venus de l'extérieur pour visiter des tuyaux dont ils n'ont jamais vu de près la vidange !

Écrit par : iPidiblue vidangeur-expert | 03 février 2010

Mais vous avez bien raison de comparer l'EN à une tuyauterie géante, on enfourne l'élève à une extrémité et il est censé en sortir un citoyen tout frais émoulu des cadres ! Bon, parfois cela se bouche et ça sent un peu mauvais ...

Écrit par : iPidiblue vidangeur-expert | 03 février 2010

Je bosse pour des gens formidables!


lefigaro.fr

Les adolescents fidèles aux clichés hommes-femmes

Agnès Leclair


Une partie notable pense que les filles sont faites pour la maternité et les garçons pour le travail.

Éternel féminin et sempiternelle virilité : les modèles traditionnels sont loin d'être détrônés. Pas par les adolescents, en tout cas. Les stéréotypes liés aux genres semblent en effet avoir résisté à des décennies de mixité obligatoire. Depuis les années 1960, garçons et filles ont beau être éduqués ensemble, ils se réfèrent toujours aux mêmes clichés pour définir leurs différences. La femme ? Elle se caractérise avant tout par ses atouts physiques - féminité et séduction - puis par la maternité et la sensibilité, selon la grande majorité des 800 adolescents interrogés par Ipsos Santé pour le forum adolescences 2010 de la Fondation Wyeth, qui débute ce mercredi.

Quant à l'homme, il se distingue avant tout par sa virilité, son machisme et son travail, affirment les 15-18 ans sans que leurs aînés leur aient soufflé les réponses. La société n'aurait-elle donc pas changé ? «C'est le propre de la puberté de marquer la différence entre les sexes. Les adolescents ne sont pas très sensibles à l'égalité des sexes car cela remet en cause le changement qui est en train de s'imposer à eux», explique le pédopsychiatre Philippe Jeammet.

La mixité, au lieu de rapprocher les garçons et les filles, pourrait même accentuer le recours à des clichés de genres. «Face à un risque de confusion plus grand, de perte d'identité, les jeunes se raccrochent aux différences de base, souligne Philippe Jeammet. Des études scandinaves ont montré que les jeux auxquels s'intéressent les enfants sont plus marqués par sexe dans les classes mixtes.»

À l'heure des quotas de femmes dans les partis politiques ou dans les conseils d'administration, les jeunes garçons seraient presque réfractaires à l'air du temps. 29 % d'entre eux ne sont pas d'accord pour dire que les tâches doivent être réparties équitablement entre hommes et femmes. Un choix de vie que les jeunes filles plébiscitent de leur côté à 92 %.

Sans qu'il s'agisse d'une majorité, les garçons sont aussi plus nombreux à dire que le rôle des femmes est de faire des enfants. Tous ne désapprouvent pas non plus les différences de salaire entre les femmes et les hommes. «À force de dire que nous sommes tous pareils, ce discours peut devenir contre-productif, souligne Philippe Jeammet. On essaie d'abolir les différences mais les adolescents s'y raccrochent. Surtout les plus fragiles d'entre eux, les garçons qui ont un besoin de paraître plus grand ou certains jeunes issus de l'immigration désireux de se rapprocher de leur culture d'origine.»

Ces stéréotypes se retrouvent dans la perception de différents métiers, note Marie-Jeanne Philippe, rectrice de l'académie de Besançon et présidente du comité de pilotage interministériel pour l'égalité entre les filles et les garçons dans le système éducatif. «L'image des métiers reste sexuée. Il est encore difficile de faire valoir que les filières technologiques sont ouvertes aux femmes. Elles n'y sont d'ailleurs pas très bien admises , regrette Marie-Jeanne Philippe. Malgré tous nos efforts, nous avons du mal à équilibrer les statistiques.»

Mais il ne faut pas pour autant s'imaginer qu'une génération rétrograde est en train d'émerger. «Une fois le flottement identitaire de l'adolescence dépassé, les jeunes adultes semblent se montrer plus ouverts et plus souples que leurs parents», avance Philippe Jeammet.

Écrit par : Pendariès | 03 février 2010

Heureusement que Besancenot s'occupe de faire rentrer les femmes voilées dans son dispositif électoral !

Écrit par : iPidiblue intégration qu'ils disent ! | 03 février 2010

liberation.fr

Pour Fillon, «les fonctionnaires auront plus de garanties»
Le Premier ministre estime qu'un «mauvais procès» est fait au projet de décret sur la mobilité des fonctionnaires de l'Etat.

«Une polémique grotesque» et «un mauvais procès». Le Premier ministre François Fillon a fermement condamné ce matin sur Europe 1 les attaques contre le projet de décret sur la mobilité des fonctionnaires de l'Etat. Selon le Premier ministre, ces derniers «auront plus de garanties que dans la législation précédente».

«Aujourd'hui, l'Etat peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste» car «il est est réputé démissionnaire, a défendu Fillon. Dans le texte en préparation, l'Etat aura l'obligation de proposer trois postes à un fonctionnaire dont l'emploi est supprimé. Ces trois postes devront correspondre à son grade, à son projet professionnel, tenir compte de sa situation de famille et de son lieu de domicile.»

100.000 emplois supprimés en deux ans

Alors que le gouvernement a supprimé 100.000 emplois dans la fonction publique depuis 2007, le texte prévoit que quand l'administration se réorganise et supprime un poste, le fonctionnaire qui l'occupe «peut être placé en réorientation professionnelle» si sa réaffectation immédiate est impossible.

La décision de placement en «réorientation professionnelle» appartient au ministre dont relève le fonctionnaire, ou à l'autorité investie du pouvoir de nomination, selon l'article 2 du projet.

Tout au long de la période dite de «réorientation professionnelle», le fonctionnaire perçoit son traitement, son éventuelle indemnité de résidence et ses primes. Mais ensuite, «le fonctionnaire qui refuse successivement trois postes qui lui sont proposés en vue de sa réintégration peut être licencié, après avis de la commission administrative paritaire ou, s'il a droit à pension, admis à la retraite».

«Objectif comptable»
Ce projet de décret relatif fait craindre aux syndicats une brèche dans la garantie de l'emploi dont bénéficient les fonctionnaires. Pour la CGT, le décret, qui fait suite à une loi de 2009, risque selon la CGT d'affecter le principe de «neutralité et d'impartialité» des fonctionnaires, rendus plus vulnérables face aux pressions politiques ou de leur supérieur hiérarchique.

«Jusqu'ici, les changements d'affectation imposés passaient par une commission administrative paritaire», rappelle de son côté Force ouvrière. Le secrétaire général de l'organisation, Jean-Claude Mailly, a dénoncé ce mercredi sur RMC la «sérieuse attaque contre le statut» de la Fonction publique, accusant le gouvernement de rechercher «un objectif comptable» de baisse du nombre d'agents. Le syndicaliste observe également que «la garantie de l'emploi» des fonctionnaires vise à leur «permettre d'avoir une neutralité» à l'égard du pouvoir politique.

(Source AFP)

Écrit par : Pendariès | 03 février 2010

Je réitère mon appel au sujet des COI. Un collègue charitable pourrait-il y répondre ? Merci.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Il y a une question que je me pose au sujet des femmes voilées, d'après la loi votée par l'Assemblée Nationale et le Sénat elles sont interdites dans les écoles publiques, mais sont-elles admises dans les Conseils régionaux ?

Va-t-il falloir faire voter une nouvelle loi pour interdire l'entrée des femmes voilées dans les assemblées locales ?

Écrit par : iPidiblue intégration qu'ils disent ! | 03 février 2010

Je ne crois pas que l'Assemblée Nationale autorisait une députée voilée à siéger en son sein, alors quid des élues locales ?

Écrit par : iPidiblue voilée ou pas | 03 février 2010

Erratum : autoriserait

Écrit par : iPidiblue voilée ou pas | 03 février 2010

Je réitère mon appel au sujet des COI. Un collègue charitable pourrait-il y répondre ? Merci.
Ecrit par : nicolas | 03 février 2010

Voir sur le site Projet SLECC

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

appel urgent : en cm1 les maîtres de mon école ne sont pas d'accord sur ce qu'on doit englober dans les COI. Jusqu'à présent les prépositions qui les régissaient sont à et de, mais il semble que par et contre en fassent aussi partie.
Quelque lumière de ce blog pourrait-elle faire urgemment le point là-dessus ? Merci !

Ecrit par : nicolas | 03 février 2010


http://lmgtfy.com/?q=compl%C3%A9ment+d%27objet+indirect

Écrit par : super prof | 03 février 2010

"Beaucoup de fils d'instituteurs dans les promus de la République ! Pompidou fils d'instituteur et Chirac dont les 2 grand-pères étaient instits, Jean Leray fils d'instituteur etc"

Ecrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010

Ca vous étonne vraiment ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

Mon cher Sibille, j'essayais d'introduire un nuancier dans le tableau historique !
La promotion sociale se faisant de manière graduée le plus souvent et passant par la case fonction publique !

Je cherche vainement un seul fils d'ouvrier qui serait devenu président sous la 3ème République ou la 4ème République !
Même président du Conseil je ne suis pas sûr qu'on trouverait facilement !
Je fais appel aux bonnes volontés qui pourront me détromper.

Pierre Laval était fils d'aubergiste et commerçant de chevaux mais comme vous le savez son ascension sociale s'est mal terminée !

Écrit par : iPidiblue ascension | 03 février 2010

De même le maréchal Pétain fils de paysans !

Écrit par : iPidiblue ascension contrariée | 03 février 2010

En fait, corrigez-moi si je m'abuse, il me semble qu'il y avait un ostracisme larvé vis-à-vis des hommes politiques issus des couches les plus modestes par les hommes politiques issus de la bourgeoisie !

Écrit par : iPidiblue ascension contrariée | 03 février 2010

Ah ! j'ai trouvé, Paul Doumer ! Ouvrier graveur il devient professeur puis journaliste ... je ne connais pas ses origines sociales mais je les suppose modestes.

Écrit par : iPidiblue ascension contrariée | 03 février 2010

Fils de cheminot du Cantal, encore un auvergnat qui aura mal fini !

Écrit par : iPidiblue ascension contrariée | 03 février 2010

Il faut dire que s'il est devenu président de la République c'est surtout parce que 4 de ses 5 fils sont morts en 14/18 !
C'est une promotion par procuration si je puis dire ...

Écrit par : iPidiblue ascension mortelle | 03 février 2010

Pour réussir les seules qualités intellectuelles ne suffisent pas ! Il faut de l'énergie, peut-être de la malice, de l'entregent etc en tout cas dans la vie courante vous en savez quelque chose n'est-ce pas Zorglub !

Ecrit par : iPidiblue et les fils de ... | 03 février 2010


Oui, c'est la forme d'intelligence que les Grecs appelaient la mètis (la ruse), par opposition au logos (la logique). Indispensable pour se sortir de certaines situations!

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 février 2010

L'opposition entre le cerveau reptilien et le cerveau "associatif", en quelque sorte ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

merci les super hyper, je transmets.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Et merci à Guy.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

2° essai:
Cher JPB, me confieriez-vous votre adresse électronique personnelle pour une petite consultation?
mfr.richard@free.fr

Écrit par : Cunégonde | 03 février 2010

http://www.rue89.com/2010/02/02/besson-veut-refuser-la-naturalisation-aux-maris-qui-imposent-la-burqa-136600

La refuse-t-on à ceux qui pratiquent l'excision sur leurs fillettes ?
Parce qu'il ne faudrait pas instaurer deux poids deux mesures, dans les valeurs de la République...

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Nicolas, une burqa, ça se voit, un clitoris excisé, nettement moins!

Écrit par : retraitée | 03 février 2010

http://www.rue89.com/2010/02/02/besson-veut-refuser-la-naturalisation-aux-maris-qui-imposent-la-burqa-136600

La refuse-t-on à ceux qui pratiquent l'excision sur leurs fillettes ?
Parce qu'il ne faudrait pas instaurer deux poids deux mesures, dans les valeurs de la République...

Ecrit par : nicolas | 03 février 2010

L'excision étant un délit, si la personne se trouve en France au bénéfice d'un titre de séjour, la loi voudrait qu'elle soit expulsée vers son pays d'origine. Donc la question ne se pose pas vraiment...

Écrit par : Joe | 03 février 2010

appel urgent : en cm1 les maîtres de mon école ne sont pas d'accord sur ce qu'on doit englober dans les COI. Jusqu'à présent les prépositions qui les régissaient sont à et de, mais il semble que par et contre en fassent aussi partie.
Quelque lumière de ce blog pourrait-elle faire urgemment le point là-dessus ? Merci !

Ecrit par : nicolas | 03 février 2010

à, de, contre, ok. Par, non : complément circonstanciel, complément d'agent.

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

J'ai oublié de mettre le lien sur le texte de Christine Noille dont je recommande la lecture à tous ceux qui s'intéressent à l'orientation des bacheliers
Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 février 2010

lu le début du texte : ça commence mal.

L'auteur distingue trois types de sélections :
par l'échec (en gros, la fac)
par obligation structurelle : places limitées, sélection sur dossier
par l'élitisme (???) : évaluation des meilleurs.

Je ne vois pas la différence entre tout ça. Ce sont juste trois méthodes différentes pour trier les meilleurs (sélectionner, donc).
Je les mettrais plutôt dans la même catégorie, sélection par le mérite.
Si on tient à créer d'autres catégories, on peut ajouter "sélection par la rapidité (manque de place, premier inscrit, premier servi)" et "sélection par le piston" (Sc-Po ?).

Ensuite, on a droit au couplet inévitable sur le budget par étudiant et par an. Et si on le calculait par heure de travail ?

Ensuite, ça : "Pour 10 étudiants à la fac, il y a 1 étudiant à l’IUT, 2 étudiants en STS et 0,7 étudiant en CPGE (ce dernier chiffre n’étant pas sans poser problème…)." Comme le ton du texte n'est pas franchement humoristique, et qu'il ne s'agit pas de savoir dans quel sens on va couper 0,7 étudiant, je suppose qu'il y a un sens caché.

Bref, rien que du déjà lu sous la plume de syndicalistes, de sociologues, de bobologues en tous genres. Bof.

Écrit par : yann | 03 février 2010

Les solutions proposées :

Bu-dgé-ti-ser !!!

Des moyens ! Des moyens ! A la grève !
etc.,etc.

Écrit par : yann | 03 février 2010

Nicolas, une burqa, ça se voit, un clitoris excisé, nettement moins! Ecrit par : retraitée | 03 février 2010

Ah bon ?

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

“Les grandes écoles de moins en moins démocratiques”
extraits du Nouveau Manuel de Sciences économiques et sociales de Terminale ES (La Découverte).
Source C. Thélot, M. Euriat, Revue française de Sociologie, juillet-sept 1995

http://sauv.free.fr/archives2/democratique.htm


Sur le toboggan social qu’est devenu l’Education Nationale, je comprends bien que chacun ait envie de raconter sa petite histoire, ses exemples et contre-exemples glanés dans sa famille, son village...
Mais bon, au bout d’un moment, il faut consulter les données qui concernent l’ensemble de la population et je crois détenir l’histogramme qui met tout le monde d’accord. Je le trouve si synthétique que je me le suis imprimé en plusieurs exemplaires et que j’en ai toujours un dans mon porte-feuilles à donner à un contradicteur mal informé. (Tous mes contradicteurs sont mal informés).
Je pense qu’ici, je n’ai pas besoin d’en faire un commentaire.
J’espère que ça pourra illustrer sobrement vos discussions avec vos amis et ennemis.
Je vous laisse juger du choix des couleurs.
Après, si vous voulez encore vous farcir la tête de chiffres, pour un interlocuteur aveugle…

Écrit par : Stéphane | 03 février 2010

appel urgent : en cm1 les maîtres de mon école ne sont pas d'accord sur ce qu'on doit englober dans les COI. Jusqu'à présent les prépositions qui les régissaient sont à et de, mais il semble que par et contre en fassent aussi partie.
Quelque lumière de ce blog pourrait-elle faire urgemment le point là-dessus ? Merci !

Ecrit par : nicolas | 03 février 2010


Nicolas, c'est pourtant tout simple !


Le complément d’objet indirect. (COI )

Définitions.

Il est parfois nommé :
-complément essentiel indirect,
-complément indirect d’objet du verbe,
-fonction complément indirect de verbe.
Nous utiliserons ici l’abréviation COI.
Ex : « Il a parlé durement à son fils. »

Pour les grammaires qui utilisent le couple de termes : complément essentiel / complément circonstanciel, le COI fait partie des compléments essentiels. Les compléments essentiels rassemblent tous les compléments qui sont très liés au verbe et ont un caractère indispensable (COD, COI....) Parfois, certains COI sont nommés compléments d’objet second (COS).
Pour les grammaires qui utilisent le couple de termes: complément de verbe / complément de phrase, le COI fait partie des compléments de verbe. On appelle compléments de verbe les compléments intimement liés au verbe, qu’ils soient compléments circonstanciels ou compléments d’objet.
D’autres présentations de la phrase se bornent à distinguer les compléments de construction indirecte et les compléments de construction directe sans signaler l’existence d’un complément d’objet indirect.

Critères formels de reconnaissance.

On peut identifier le COI sans faire appel au sens, grâce aux critères suivants:
-on peut difficilement déplacer le COI.: ex: A ses parents il pense.
-le plus souvent, on ne peut pas le supprimer sans détruire la phrase où il se trouve.
Ex: Ce jeune homme succédera à ses parents; ce jeune homme succédera.
-il ne joue aucun rôle dans la transformation passive:
ex: La maîtresse parle à cet enfant; ne peut donner à la voix passive :
sujet coi
Cet enfant est parlé par la maîtresse.

-on utilise des pronoms spécifiques pour le remplacer.
Dans le cas particulier où le COI est un COS (complément d’objet second), le pronom se construit sans préposition et il est placé avant le verbe.
-il se construit avec une préposition.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 février 2010

Dès le haut de la page fournie par Stéphane, on lit :

"démocratique: le système est démocratique si les chances d'un enfant d'ouvrier d'accéder à un niveau donné sont les mêmes que celles d'un enfant de cadre."

Ah bon ?

C'est quoi un ouvrier ?

Écrit par : dugong | 03 février 2010

Merci Anne-Marie, mais le problème n'était pas là. Quelles prépositions gouvernent un COI ? Dans certains cours, y compris ceux référencés par les hyperprofs, toutes les prépositions y sont citées. Certains enseignants classent les compléments d'agent dans les coi puisqu'ils considèrent la prép par comme susceptible d'introduire un coi. Guy ne cite que de, à et contre. Pas si simple, en fait.

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Nicolas, autrefois, on retenait à, de, en (croire en Dieu), contre (lutter contre)
Mais il y a des cas tordus : ainsi, comment analyser "Il donne dans l'ésotérisme"? il s'agit d'un sens figuré du verbe donner, mais n'empêche. Moi, je ne sais pas.

Écrit par : retraitée | 03 février 2010

Mouai, ben moi non plus, retraitée. Et je vais m'abstenir de soumettre à la sagacité toute relative de mes loupiots un tel cas d'ésotérisme... Mais peut-être que le sens figuré ne s'analyse pas ? :-)

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Ah bon ?
C'est quoi un ouvrier ?
Ecrit par : dugong | 03 février 2010

Ouvrier d’Accueil et d’Entretien :
Personnel nettement plus fréquentable que le personnel enseignant, dans les établissements où je préfère m'arrêter dans les couloirs, avant d'atteindre la salle des profs.

Écrit par : Stéphane | 03 février 2010

J'avoue être très déconcertée par les nouvelles notions grammaticales. Je connais un professeur des écoles, apparemment compétent, qui m'a soutenu que dans la phrase "je vais à Paris", Paris était un COI, parce qu' essentiel au sens du verbe, et non un complément circonstanciel de lieu. La latiniste que je suis a été interloquée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

"La latiniste que je suis a été interloquée."

Et moi, j'en reste coi.

Écrit par : dugong | 03 février 2010

Luc Cedelle, sous une rubrique "Emotions fortes" a mis en lien "bonnet d'âne", "éloge de la transmission" et le site de M. Delord.

C'est du brutal et il y a même des pommes !

Écrit par : dugong | 03 février 2010

...sur son propre blog "Interro Ecrite"

Écrit par : dugong | 03 février 2010

Nicolas, autrefois, on retenait à, de, en (croire en Dieu), contre (lutter contre)
Mais il y a des cas tordus : ainsi, comment analyser "Il donne dans l'ésotérisme"? il s'agit d'un sens figuré du verbe donner, mais n'empêche. Moi, je ne sais pas.
Ecrit par : retraitée | 03 février 2010

Mouai, ben moi non plus, retraitée. Et je vais m'abstenir de soumettre à la sagacité toute relative de mes loupiots un tel cas d'ésotérisme... Mais peut-être que le sens figuré ne s'analyse pas ? :-)
Ecrit par : nicolas | 03 février 2010
On ne saurait mieux : ne donner aux jeunes élèves que des exemples indiscutables. Les finesses et difficultés grammaticales, l'étude de langue ne sont pas de leur âge.

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

De mémoire, pour différencier les COD/COI/Complément circonstanciels, on utilisait les questions quoi ? qui ? comment ? où ? quand ? à qui ? à quoi ? ... C'était du bullshit ?

D'un autre côté, je sais déjà qu'il faut que je revois ma grammaire, mon orthographe et ma conjugaison de fond en comble, je ne suis plus à ça près !

Écrit par : Joe | 03 février 2010

"On ne saurait mieux : ne donner aux jeunes élèves que des exemples indiscutables. Les finesses et difficultés grammaticales, l'étude de langue ne sont pas de leur âge."

Nous sommes bien d'accord. J'ai toujours agi ainsi; Si je doute, je n'évoque pas le cas , et si un élève futé me pose la colle, je réponds sincèrement que je ne sais pas, et que les grammairiens ne sont pas d'accord sur tout.
Je n'ai jamais parlé au collège de "progression à thème constant ou à théme éclaté, ", ni abordé les "thème et propos" source de confusion dans les jeunes cervelles. Et les déictiques (toc) itou.

Écrit par : retraitée | 03 février 2010

Merci Anne-Marie, mais le problème n'était pas là. Quelles prépositions gouvernent un COI ? Dans certains cours, y compris ceux référencés par les hyperprofs, toutes les prépositions y sont citées. Certains enseignants classent les compléments d'agent dans les coi puisqu'ils considèrent la prép par comme susceptible d'introduire un coi. Guy ne cite que de, à et contre. Pas si simple, en fait.

Ecrit par : nicolas | 03 février 2010

Franchement, vous vous retrouvez dans ce charabia?

C'est recopié dans la Grammaire pour tous de Bescherelle, édition 2002.
Je l'avais achetée, ne comprenant pas pourquoi des enfants de 4ème en soutien scolaire se plaignaient de ne rien comprendre !

Pour moi, le complément indirect est précédé des prépositions à, de, en, contre éventuellement.

Pour moi, je vais à Paris est évidemment un compl.circ.de lieu, et en aucun cas un complément d'agent ne peut être complément indirect!
Une voix passive ne peut commander un CI.

Hélas, tout cela vient du fait que le latin, qui était si lumineux pour comprendre le français, n'est quasiment plus enseigné, ou de façon si médiocre que les enfants n'y trouvent aucun intérêt.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 février 2010

Vous êtes drôle, Joe. Bon courage pour vos révisions !

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Sylvie, à Paris est certes essentiel au verbe mais de là à en faire un COI, je suis dubitative... Il se classe dans les compléments essentiels du V au même titre que les COD, les COI, les A.S. Je ne sais pas s'il a un nom particulier mais il me semble difficile de le classer dans les COI... Moi je l'appelle essentiel et basta. Il faut qu'ils apprennent à déplacer / supprimer et à partir de là ils comprennent ce qui est essentiel et ce qui ne l'est pas. Non ?

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Anne-Marie, dans la mesure où à Paris ne peut ni être supprimé ni être déplacé, il ne peut être considéré semble-t-il comme un CC puisqu'il n'en remplit pas les conditions.
Depuis que la linguistique s'est emparée de la grammaire, tout s'est diablement compliqué. On aurait attendu l'inverse...

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Donc, la grammaire moderne ne considère pas "Paris" , dans "je vais à Paris" comme un complément circonstanciel...
Et c'est contraire à tout ce que j'ai appris, à Grevisse et aux diverses grammaires latines et grecques qui m'ont accompagnée toute ma vie.
Perturbant, tout ça !

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

Eh oui ! D'où les discussions animées ce matin dans la salle des maîtres entre les tenants de la nouvelle grammaire et les anciens dont je suis...

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Si j'ai bien compris, lorsque j'écris "j'habite dans un petit appartement " ou "je reviens de Vienne", "appartement " et "Vienne" ne sont pas non plus des compléments circonstanciels.
J'ai bon ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

"Certains enseignants classent les compléments d'agent dans les coi puisqu'ils considèrent la prép par comme susceptible d'introduire un coi."
Ecrit par : nicolas | 03 février 2010

Qu'ils révisent leur grammaire ! Le complément d'agent désigne celui qui fait l'action dans une phrase passive. Ce même complément d'agent devient sujet dans la phrase active. Un grand classique ! Le chat mange la souris. / La souris est mangée par le chat.

"donner dans l'ésotérisme" : le groupe est COI du verbe.
"Je vais à Paris" : le groupe est un CCL car "Je vais où ?"

Laissons tomber cette notion de complément "essentiel" ou non qui brouille les esprits.

La prépositon "par" peut introduire différentes sortes de compléments : c. c. de lieu, c. c de manière, de moyen, de cause ... c. d'agent ... Il suffit juste de poser la bonne question : Où ? Comment ? Par quel moyen ? Pourquoi ? Par qui ? ... Simplifions, que diable !

Écrit par : Orthoprof | 03 février 2010

La prépositon "par" peut introduire différentes sortes de compléments : c. c. de lieu, c. c de manière, de moyen, de cause ... c. d'agent ... Il suffit juste de poser la bonne question : Où ? Comment ? Par quel moyen ? Pourquoi ? Par qui ? ... Simplifions, que diable !
Ecrit par : Orthoprof | 03 février 2010
C'est vrai que "passer qq1 par les armes" n'a rien à voir avec "passer qq1 par la fenêtre" même si le résultat est le même.

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

Si j'ai bien compris, lorsque j'écris "j'habite dans un petit appartement " ou "je reviens de Vienne", "appartement " et "Vienne" ne sont pas non plus des compléments circonstanciels.
J'ai bon ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010
Et cela se complique quand on revient à pied, quand la vache va au taureau ou quand l'aspirant habite Javel.
"Essentiel, cher Watson !"

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

Je connais un professeur des écoles, apparemment compétent, qui m'a soutenu que dans la phrase "je vais à Paris", Paris était un COI, parce qu' essentiel au sens du verbe, et non un complément circonstanciel de lieu. La latiniste que je suis a été interloquée.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010
Regardez in Grammaire méthodique du français, p. 223. C'est très bien expliqué.

Écrit par : Alban | 03 février 2010

Et cela se complique quand on revient à pied, quand la vache va au taureau ou quand l'aspirant habite Javel.
"Essentiel, cher Watson !"

Ecrit par : guy morel | 03 février 2010

Ou quand on va à l'essentiel!

Écrit par : Alban | 03 février 2010

Je zappe essentiel / facultatif, parce que ça ne marche pas et je trouve que ça n'apporte rien au repérage des COD, COI, et autres CC.

Écrit par : Perceval | 03 février 2010

Il va falloir exciser tous ces COD, COI et autres CC, c'est essentiel !

Écrit par : iPidiblue pureté grammaticale | 03 février 2010

Je vais au docteur.
C'est un complément de ?

Écrit par : Orthos | 03 février 2010

Je vais au docteur.
C'est un complément de ?
Ecrit par : Orthos | 03 février 2010

Complément essentiel de maladie et de déficit de la sécurité sociale.

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

Regardez in Grammaire méthodique du français, p. 223. C'est très bien expliqué.
Ecrit par : Alban | 03 février 2010
ça serait-il pas la grammaire des ceusss qui se sont mis à trois pour la couper en quatre ?

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

au" docteur ou "chez" le docteur ?

http://www.chilton.com/paq/archive/PAQ-95-291.html

Écrit par : doctor | 03 février 2010

La RPR voulais-je dire.

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

Donc, la grammaire moderne ne considère pas "Paris" , dans "je vais à Paris" comme un complément circonstanciel...
Et c'est contraire à tout ce que j'ai appris, à Grevisse et aux diverses grammaires latines et grecques qui m'ont accompagnée toute ma vie.
Perturbant, tout ça !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

Sylvie, laissez tomber tout ce baratin abscons, introduit par des pseudo-linguistes du genre Bentolila : les cuistres qui ont écrit ces grammaires...ne connaissent pas la grammaire.

Un ou deux exemples frappants :

"Radical et terminaison.
Nous chantions.

-chant: radical; il s’agit de l’action de chanter, et non pas de celle de jouer ou de courir.
-ions: terminaison: -ons indique que le verbe est à la 1ère personne du pluriel,
i indique que le verbe est à l’imparfait de l’indicatif.

Il a chant é.
désinence radical désinence

chant est le radical; la désinence a... é se trouve de part et d’autre du radical: elle indique la 3ème personne du singulier (a) et le temps (é, passé composé)."

Autre exemple :

"Accords du verbe avec des sujets désignant le même objet ou la même personne.

Si les sujets sont de sens absolument distinct, mais désignent le même objet ou la même personne, l’accord se fait au singulier:

Le Premier Ministre et le Président du Conseil peut être le même homme.
sujet sujet singulier

C’est l’année où mourut mon oncle et (mon) tuteur.
singulier sujet sujet

(Dans le deuxième exemple, il est possible de ne pas répéter le déterminant devant le second
sujet :....mon oncle et tuteur)"

Dans le deuxième exemple, ils igorent que les deux phrases n'ont pas la même signification:

C'est l'année où moururent mon oncle et mon tuteur (deux personnes différentes)
C'est l'année où mourut mon oncle et tuteur. (Mon oncle est aussi mon tuteur)

Hallucinant, non?

Pas étonnant qu'il faille refaire des cours de français dans le supérieur, j'espère que c'est fait avec des grammaires plus "explicites" !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 février 2010

"Je vais au docteur.
C'est un complément de ?"
Ecrit par : Orthos | 03 février 2010

Un complément d'argent, avec la médecine à deux vitesses.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

Simplifions, que diable ! Ecrit par : Orthoprof | 03 février 2010

Heu... c'était simple, avant !

Écrit par : nicolas | 03 février 2010

Oui, je vais au docteur, tout comme la vache va chez le taureau. Nul ne dit s'ils font une crapette et prennent le thé ensemble.

Écrit par : Moot | 03 février 2010

Dans "il a chanté", "a" est une désinence ?????
Quelle révélation ! "Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée".
Merci, Anne-Marie, d'avoir dessillé mes yeux. ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

Regardez in Grammaire méthodique du français, p. 223. C'est très bien expliqué.
Ecrit par : Alban | 03 février 2010
ça serait-il pas la grammaire des ceusss qui se sont mis à trois pour la couper en quatre ?

Ecrit par : guy morel | 03 février 2010
Il y a également la page 140 qui éclaircira plus précisément la question des cpts circonstanciels où l'on vous explique très bien que " sur les pelouses" est complément du verbe dans " Il est interdit de marcher sur les pelouses" mais que " sur cette table" dans " Balzac a écrit le Père Goriot sur cette table" est en revanche complément circonstanciel. Mais comment faites-vous, braves gens, pour respirer sans cette bonne vieille grammaire?

Écrit par : Alban | 03 février 2010

Dans "il a chanté", "a" est une désinence ?????
Quelle révélation ! "Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée".
Merci, Anne-Marie, d'avoir dessillé mes yeux. ;o)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 février 2010

Mais non ! C'est pas du "a" de "a chanté", c'est du "a" de "chant-a", qu'il s'agit, je crois ...
Ceci-dit, c'est du baratin quand-même... Jamais vu ça...

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

"Mais comment faites-vous, braves gens, pour respirer sans cette bonne vieille grammaire ?"

Ecrit par : Alban | 03 février 2010

On est en apnée, (complément circonstanciel de lieu, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 février 2010

Pendant que la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise, tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ?

Molière, Voltaire, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?

Écrit par : Opium du peuple | 03 février 2010

la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise

Ecrit par : Opium du peuple

Ah, mais, vous faites erreur. La France n'est pas le NPA. Et réciproquement.

Écrit par : Moot | 03 février 2010

Désolé, mais j'étais depuis mardi soir à,Paris, sans ordi, et jonglant avec les TGV absents de la SNCF…
Merci à tous ceux qui tiennent admirablement ce blog en mon absence.

J'ai reçu d'une amie le résultat des premières consultations croisées Profs / Direction dans un lycée dont la proviseur est une femme bien - ça vous donnera une idée de la marge de manœuvre (nulle), et de ce que peuvent en faire des chefs d'établissement "pas bien".
Salut à toutes et à tous…
JPB

(...) Pour les classes de seconde, la "réforme" nous coûte 68 heures prof, bien plus que ce qu'on avait escompté. En terme de poste, cela signifie au moins 4 postes supprimés. Les heureux gagnants ne sont pas encore connus mais on peut faire des estimations: 1 poste en Histoire-Géo, 1 poste en Anglais, 1 poste en Sc-Physiques, 1 poste en Maths + peut-être quelques dégâts collatéraux.
Le Rectorat a envoyé une préparation de rentrée toute faite, c'est-à-dire que les choix des "enseignements d'exploration" ont déjà été faits pour nous. Quand on pense que le Ministre parlait de donner plus de pouvoir aux Chefs d'établissement, les voilà cocus et en particulier leur syndicat le Snpden-Unsa qui a fait du zèle pour jouer les petits chefs!!
J'ai rencontré Mme le proviseur aujourd'hui; on est bien resté d'accord sur le principe de faire le moins de dégât humain possible; elle essaiera d'infléchir le rectorat lors de son entretien, mais ce n'est pas gagné.
Au total, nous voilà tous au pied du mur; le plus grand danger serait que chacun tire la couverture à soi ou que chaque discipline n'aille voir que ses propres intérêts. Comme je l'ai dit en plénière mardi dernier, si nous tombons dans ce piège, nous sommes perdus puisque c'est cela qui est recherché: mettre en concurrence les établissements, les disciplines, les collègues. Quand ce sera réalisé, nous n'aurons plus cette solidarité qui peut encore nous sauver.
Les récentes mobilisations, si elles ne sont pas négligeables, n'ont pas été à la hauteur des enjeux; il ne reste plus beaucoup de temps pour inverser le cours des choses; il faut que chacun se sente concerné parce que personne ne sera épargné; ne pensez pas que, parce que vous êtes titulaires au Lycée ***, rien ne va vous arriver; la fin du statut des personnels de la Fonction publique est déjà programmée: plus de statut, plus de protection, plus d'emploi garanti avec la possibilité pour l'administration de licencier les personnes qui ne font pas l'affaire ou qui ne sont pas suffisamment dociles(loi sur la mobilité). Ce n'est pas de la science-fiction, ce n'est pas de la paranoïa, c'est la réalité immédiate. (...)

Écrit par : brighelli | 03 février 2010

Pendant que la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise, tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ?

Molière, Voltaire, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?
Ecrit par : Opium du peuple | 03 février 2010

"Le poisson pourrit par le complément d'objet". Mao

Écrit par : guy morel | 03 février 2010

ça serait-il pas la grammaire des ceusss qui se sont mis à trois pour la couper en quatre ?

Ecrit par : guy morel | 03 février 2010

Très drôle ! Et tout à fait justifié, si ce n'est que beaucoup avant eux l'avaient déjà coupée en quatre, et que les puissances de quatre, ça monte vite à 1028 ou 2056...

Écrit par : Jeremy | 04 février 2010

"En revanche, je n'arrive pas à comprendre pourquoi, dans ces conditions, les STS sont vides et pourquoi les IUT ont aussi des difficultés."

Parce qu'ils sont méconnus et dédaignés. Parfois, je crois, à juste titre ; mais parfois injustement.

Écrit par : Jeremy | 04 février 2010

Un coup de main, svp, pour l'analyse grammaticale de l'adjectif inclus dans cette phrase: "Mme Man...oux n'a pas l'air très catholique/orthodoxe" (au choix, faut vexer personne)....
Signé: le Bouc Du Désert.

Écrit par : Zadig | 04 février 2010

Un coup de main, svp, pour l'analyse grammaticale de l'adjectif inclus dans cette phrase: "Mme Man...oux n'a pas l'air très catholique/orthodoxe" (au choix, faut vexer personne)....
Signé: le Bouc Du Désert.

Écrit par : Zadig | 04 février 2010

http://lmgtfy.com/?q=compl%C3%A9ment+d%27objet+indirect

Ecrit par : super prof | 03 février 2010

http://www.google.fr/#hl=fr&source=hp&q=compl%C3%A9ment+d%27objet+indirect&meta=&aq=1&oq=compl%C3%A9ment+d%27objet&fp=85c2eabbac5408e9

Ecrit par : Super hyper prof | 03 février 2010

Le premier est une trouvaille!
Le second enfonce le clou.
Du coup, j'ai pioché dans mes archives et vous en sors ceci,

à méditer.


Le Figaro 23/10/2008

Écrasons l'infâme, par Claude Duneton

Un soir de l'hiver dernier, je reçus deux jeunes filles en colère - vraiment très en colère. Elles étaient institutrices en formation (pardon, professeurs des écoles !) à l'IUFM de leur secteur et venaient d'avoir, une heure auparavant, une altercation avec leur « formateur » en français. Elles avaient demandé à cet homme pourquoi la grammaire nouvelle qu'il leur prônait avec insistance était supérieure à la grammaire traditionnelle. Le « maître » avait été incapable de leur donner une seule raison, sauf à réaffirmer qu'elle était préférable. Gabrielle et Flora ne décoléraient pas ; elles réclamaient mon avis.
Évidemment, je leur mis en charpie, de mon mieux, cette imposture enseignante que constitue la grammaire dite « nouvelle », issue inconsidérément du structuralisme le plus pédant ; je les rassurai sur le bien-fondé de leur attachement à la vieille nomenclature éprouvée. Pas de déictiques, mais des bons vieux pronoms… Eh bien, désormais, je n'aurai plus besoin de me fendre d'aucune démonstration, il me suffira de tendre aux questionneuses irritées un livre superbe publié ces jours-ci par un professeur, Paul-Marie Conti (1), lequel analyse et décrit l'enseignement actuel du français du haut d'une vaste expérience et d'une impressionnante culture.

Le constat est sans pitié : « L'école contemporaine est moins égalitaire que l'école de jadis, écrit M. Conti. L'éducation de masse a échoué, et les écoles des riches prospèrent quand celles des pauvres s'enfoncent dans l'ignorance. » Seulement il explique clairement l'une des causes principales de cet échec programmé : le chamboulement de l'enseignement du français qui débouche sur du creux, du vide, une fabuleuse tricherie organisée par des gens dont les visées politiques passent avant le souci d'instruire vraiment. Tout le livre est passionnant ; il étale les carences de l'enseignement littéraire - c'est à en pleurer, de rire et de chagrin. Mais le premier chapitre, relatif à « l'enseignement de la langue », est le plus lumineux ; il traite de la grammaire moderne - que l'auteur appelle « grammaire globale » pour en démonter les supercheries. « La grammaire globale se donne les apparences d'une science, sans masquer toutefois sa misère à l'observateur attentif. »

Misère et prodigieuse inefficacité. Le livre met en lumière le malentendu qui existe entre les intentions de la grammaire « moderne » - qui n'en est pas une véritablement - et les objectifs de la grammaire traditionnelle. Malentendu qu'on pourrait résumer ainsi : la nouvelle grammaire exerce les élèves à repérer des faits de langage (avec des mots à coucher dehors), mais ne leur apprend rien d'utile quant au maniement de la langue, tandis que l'ancienne s'efforce de guider les enfants dans la forêt des fonctions, et de leur inculquer une vraie connaissance pratique de la syntaxe du français.

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !

Or, qui peut le plus peut le moins. Tel qui maîtrise le français dans sa forme correcte ou soutenue, tellement soutenue qu'il en monte parfois vers les nuages de la poésie, peut aussi écrire et s'exprimer en charretier s'il le souhaite, ou s'il le faut. Mais celui qui ne connaît que le niveau charretier reste condamné à vie à la charrette - c'est actuellement le sort de l'enfant du peuple que l'école trahit en ne lui donnant pas ses chances, malgré tous les bavardages idéologiques.

Je le dis avec gravité pour appuyer les propos libérateurs de Paul-Marie Conti : une école qui n'apprend pas la langue est coupable de la plus haute et abominable trahison des classes populaires - aux deux sens du terme. Tous les enseignants devraient lire ce livre. Tous ceux qui ont des enfants aussi. J'en ferai part à Gabrielle et à Flora. Pour y voir plus clair, et se coaliser, peut-être. « Écrasons l'infâme », disait Voltaire - c'est-à-dire l'idiotie.

(1) « L'Enseignement du français aujourd'hui », de Paul-Marie Conti, Éditions de Fallois, 198 p., 18 €.

Écrit par : Cadichon | 04 février 2010

Lu dans un journal camerounais :

"24 élèves de cet établissement (un lycée de l'est du Cameroun), majoritairement composés des filles dont l’âge varie entre 14 et 16 ans, viennent d’être frappées par le mystérieux phénomène de transes. […] Le phénomène est d’autant plus complexe puisqu’il ne touche que cet unique établissement secondaire de la ville et ne frappe que des filles des classes de 3ème et Seconde A4 Allemand."

Vous remarquerez qu'il existe encore des secondes A en Afrique et qui font de l'allemand. La colonisation a laissé des traces qui ne sont pas toutes négatives.

"les élèves malades, qui font des hallucinations et gémissements, décrivent leur bourreau comme étant «un homme costaud…aimant toujours leur faire des actes philanthropiques»"

On connaissait bien la position du missionnaire mais pas celle du don et du contre don personnalisés. Genre : "j'aime les Hommes (et notamment les femmes), je vais donc TE faire un acte philanthropique".

Ceci dit, il faut toujours se méfier des philanthropes : Ce qu'ils te filent en trop, tu leur rendras forcément au centuple.

L'article se termine sur cette note d'espoir :

"Ensemble et pour parvenir à rétablir la sérénité dans les meilleurs délais au sein dudit lycée, des esquisses de solutions avaient été proposées dont l’organisation urgente d’une messe œcuménique dans l’enceinte de l’établissement afin de conjurer le mauvais esprit qui hante le lieu; la mise sur pied d’un fichier des élèves victimes de transes pour leur meilleur suivi."

Messes, fichiers et comités de suivi : les mamelles saines d'une bonne gestion. Je vais proposer à mon proviseur de dire une messe * pour conjurer le sort que de mauvais esprit sont en train de tenter de faire à la méforme ** du lycée. On acceptera même les frères égarés du sgen et de l'unsa.

http://www.quotidienmutations.info/fevrier/1265103582.php

* œcuménique, forcément

** contraction de méfait et de réforme.

Écrit par : dugong | 04 février 2010

au pluriel : esprits (es-tu là ?)

Écrit par : dugong | 04 février 2010

La voix de la raison se fait heureusement entendre, et elle vient d'où on est en droit de l'attendre:


"" Laissons tomber cette notion de complément "essentiel" ou non qui brouille les esprits. La préposition "par" peut introduire différentes sortes de compléments : c. c. de lieu, c. c de manière, de moyen, de cause ... c. d'agent ... Il suffit juste de poser la bonne question : Où ? Comment ? Par quel moyen ? Pourquoi ? Par qui ? ... Simplifions, que diable !"""
Ecrit par : Orthoprof | 03 février 2010



....Mais elle avait déjà jailli d'une autre source, moins attendue, puisque c'est exactement ce que le bon sens avait dicté à Joe, même s'il a encore besoin de réviser le subjonctif.

En résumé, toute grammaire qui fait de Paris un COI dans la phrase "je vais (ou j'habite) à Paris, mérite le pilon. Et tout prof qui enseigne ça et attache le moindre crédit à ce genre d'ineptie, aussi. Il doit dare-dare changer de métier, motif: inapte à enseigner, affligé par cette IDIOTIE caractérisée dont parlait Duneton dans l'article ci-dessus.


========================


Et on a même droit à une louche de rab, comme s'il était encore utile de noircir le trait:

'
""Il y a également la page 140 qui éclaircira plus précisément la question des cpts circonstanciels où l'on vous explique très bien que " sur les pelouses" est complément du verbe dans " Il est interdit de marcher sur les pelouses" mais que " sur cette table" dans " Balzac a écrit le Père Goriot sur cette table" est en revanche complément circonstanciel. Mais comment faites-vous, braves gens, pour respirer sans cette bonne vieille grammaire?"""

Ecrit par : Alban | 03 février 2010




Des clous! Au pilon, vous dis-je! L'étalage de l'idiotie ne saurait être plus flagrant.

C'est criminel de bourrer le mou des enfants avec de telles cuistreries. Pas étonnant qu'il soit impossible de leur faire apprendre le latin ou une langue vivante, si on leur fausse au départ déjà et à ce point la compréhension de la structure de leur langue maternelle. Et quand en plus le français est une langue seconde pour eux, c'est encore plus abject, puisque ces mômes-là sont doublement pénalisés. 



Il est grand temps de virer ces profs incurables, comme celle dont je parlais l'autre jour, cette Danielle F******, prof de français en 5ème et 6ème qui écrivait au tableau : Vous faisez, vous disez et FAUTEUILLE, et sévissait il y a dix ans à Boston, sous la haute protection du consulat, ...et de son syndicat. J'ai même reçu une lettre d'engueulades du consul me disant qu'en mettant publiquement en cause la compétence de cette bonne femme je m'étais rendue coupable d'injure grave à l'encontre d'un fonctionnaire de la République dans l'exercice de ses fonctions. J'ai fait encadrer cet inénarrable poulet.



Je serais curieuse de savoir où l'EN l'a recyclée celle-là, quand on a fini par avoir sa peau et qu'elle s'est barrée. 
C'est comme l'Eglise avec les curés pédophiles, on les recase ailleurs où tout ce vilain monde continue ses basses oeuvres.




Des vrais mistigris.

Pour conclure:
Il est interdit de marcher OÙ? sur les pelouses, donc CC de lieu. C'est comme ça, y'a pas de raison que ça change et y'a pas à tortiller du cul pour chier droit.

================================



"Pendant que la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise, tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ?
Molière, Voltaire, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?
Ecrit par : Opium du peuple | 03 février 2010



Mais vous n'y êtes pas, vous qui avez choisi de vous abriter derrière Aron, vous devriez savoir que ce n'est ni ergoter ni discuter du sexe des anges, ni sodomiser les diptères, que de s'insurger que des profs ne soient pas fichus d'enseigner correctement le complément d'objet.

C'est justement parce qu'une bande de tarés a mis l'école en coupe réglée au nom d'une idéologie de bazar, celle qui coupe tout ce qui dépasse du moule, que la France a perdu la boule, et ses boulons, et qu'elle se voile, s'islamise,... etc, à tour de bras.



Il fallait continuer à enseigner ce qu'est un complément d'objet, comme tout le reste dont on a privé les enfants, et il fallait aussi, au lieu de clamer partout que la France était un pays de merde, raciste et colonisateur, donner l'envie, à tous ceux qui venait s'y réfugier, de se nourrir de rillettes, de fromage tête et de sauciflard. Comment s'étonner qu'ils soient allés chercher chez les imams les plus pourris ce qu'on leur refusait?



Vu un film algérien absolument magnifique, sur ce sujet et sur TV5 monde, il y a q.q. jours: "Pour l'amour de Dieu"

http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=1750


Ecrit par : Cadichon | 04 février 2010

Écrit par : Cadichon | 04 février 2010

Tiens, cette histoire camerounaise me fait penser aux sorcières de Salem, qui fut au départ une banale histoire du même genre.
Quelques pucelles en transes après avoir boulotté je ne sais plus quelles graines avariées.

Écrit par : Cadichon | 04 février 2010

Le Moloch veut faire son glouglou à lui.

On aurait pu se demander d'abord s'il y avait quelque chose à chercher.

http://www.education.gouv.fr/cid50125/le-moteur-de-recherche-de-l-education.html

Écrit par : dugong | 04 février 2010

Un coup de main, svp, pour l'analyse grammaticale de l'adjectif inclus dans cette phrase:
"Mme Man...oux n'a pas l'air très catholique/orthodoxe" (au choix, faut vexer personne)....
Signé: le Bouc Du Désert. Ecrit par : Zadig | 04 février 2010

Ca dépend si Mme Man. est sujet ou citoyenne. Dans le 1er cas, l'adjectif catholique est un attribut de Mme Man.
Dans le second, elle n'a d'autres attributs que libre, égale et fraternelle. C'est tiré de la première grammaire éditée vers 1789. :-)

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

Le jus pédagol du jour blablate sur les TICE * et nous livre cette information stratégique :

"l'enseignants désobéisseur Bastien Cazals organise le 27 mars à Montpellier un colloque"

Lisez : Derrière un singulier "désobéisseur" très illuminé se cachent de nombreux branleurs.

On le savait déjà.

* Tchalef et wishful thinking ad nauseam : "Ce lien que fait l'Ecole avec la culture numérique des adolescents est un puissant facteur de réussite scolaire" gnagnagna...

Écrit par : dugong | 04 février 2010

Je milite pour que le nouvel espéranto soit un harmonieux mélange de latin, de pidgin et de pataouète.

Écrit par : dugong | 04 février 2010

"Un coup de main, svp, pour l'analyse grammaticale de l'adjectif inclus dans cette phrase: "Mme Man...oux n'a pas l'air très catholique/orthodoxe" (au choix, faut vexer personne)....
Signé: le Bouc Du Désert."

Ecrit par : Zadig | 04 février 2010

Attribut du sujet " Mme Man...oux" !
Les locutions verbales "avoir l'air" ou "passer pour" font partie de la petite liste des "verbes d'état" qui se construisent avec des attibuts du sujet.
Un attribut de plus pour le Bouc Du Désert (grammatical)...

Écrit par : Orthoprof | 04 février 2010

Cadichon (re) découvre l'Amérique !
Ce qu'elle dit concernant la grammaire est ce qui se dit sur ce blog depuis plusieurs années, non ? Qui veut-elle convaincre ici ?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Christophe, pour vous réjouir : hier, dans des devoirs de lecture en sixième sur "L'Epopée de Gilgamesh", j'ai recueilli ces deux petites perles : "un tee-short" et "torse nul". Amusant, non ? Je n'ai pas encore les définitions exactes. Je peux bien bénéficier de vos lumières... et de vos bons mots.

Marilyse alias Orthoprof pour ne rien vous cacher. Tout le monde ne peut pas s'appeler Voltaire ! Mais je compte bien monter ma petite affaire (républicaine et fort modestement mercantile). Non, mais !

Écrit par : Marilyse | 04 février 2010

Cadichon (re) découvre l'Amérique !
Ce qu'elle dit concernant la grammaire est ce qui se dit sur ce blog depuis plusieurs années, non ? Qui veut-elle convaincre ici ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Certes, mais on ne le dit pas bien puisque qu'on ne le dit pour promouvoir le "voucher".

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

Christophe, pour vous réjouir : hier, dans des devoirs de lecture en sixième sur "L'Epopée de Gilgamesh", j'ai recueilli ces deux petites perles : "un tee-short" et "torse nul". Amusant, non ? Je n'ai pas encore les définitions exactes. Je peux bien bénéficier de vos lumières... et de vos bons mots.

Marilyse alias Orthoprof pour ne rien vous cacher. Tout le monde ne peut pas s'appeler Voltaire ! Mais je compte bien monter ma petite affaire (républicaine et fort modestement mercantile). Non, mais !

Ecrit par : Marilyse | 04 février 2010


torse nul par collision avec cul nu...

Écrit par : poilo | 04 février 2010

À propos de la voilée du NPA, j'ai trouvé ce slogan marrant sur internet : "Prolétaires de tous les pays, prosternez-vous."

Imaginez-vous Krivine se présentant aux présidentielles avec une kippa?

Écrit par : retraitée | 04 février 2010

Imaginez-vous Krivine se présentant aux présidentielles avec une kippa? Ecrit par : retraitée | 04 février 2010

Non, et il y a belle lune qu'on s'en serait offusqué et qu'on lui aurait fait rendre gorge, je crois.

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

"Imaginez-vous Krivine se présentant aux présidentielles avec une kippa?

Ecrit par : retraitée | 04 février 2010 "

En quoi serait-ce choquant?

Écrit par : mêmepaspeur | 04 février 2010

Imaginez-vous qu'un professeur se présente aux élections en toge et avec un bonnet carré de docteur sur la tête ?

Écrit par : iPidiblue en bonnet de docteur | 04 février 2010

Imaginez-vous qu'un professeur se présente aux élections en toge et avec un bonnet carré de docteur sur la tête ?
Ecrit par : iPidiblue en bonnet de docteur | 04 février 2010

Au fait, le collègue de philo qui s'est dévoilé totalement devant ses élèves - un hyper pédago dont j'ai oublié le blase -, on ne l'a pas viré. Alors ?

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

Ce prof de philo voulait peut-être jouer au docteur ! Il y a des vocations rentrées qui ressortent sur le tard ...

Écrit par : iPidiblue et le démon du midi | 04 février 2010

Pauvre Cadichon! Mais qui vous a dit que je trouvais bon d'enseigner cela à des élèves? Ne vous mettez pas dans un état pareil. Pourquoi tant d'injures?
Ces cuistreries comme vous dites sont à consommer entre nous, pour le plaisir de la cuistrerie en tant que tel. On n'enseigne pas à nos élèves tout ce qu'on lit dans nos alcôves, diable, diable!
La grammaire traditionnelle que j'adore tout comme vous et qui est la seule qui doive être enseignée aux têtes blondes est encore plus délectable quand elle se fait un peu secouée et remuée par un vent soudain de linguistique.
Cette grammaire à trois mains dont je faisais état est un petit plaisir intellectuel que je m'offre de temps en temps et que je croyais pouvoir m'autoriser à partager avec quelques personnes de bonne compagnie. Mais ciel, ne m'expédiez pas en enfer pour si peu, le pilori non plus ne me tente guère. N'en parlons plus. Je garderai à l'avenir mes remises en cause de la GR traditionnelle pour moi. Mais vous ratez quelque chose.

Écrit par : Alban | 04 février 2010

torse nul par collision avec cul nu...

avec torche-cul, plutôt!

Guy, le prétendu philosophe amateur de (dé)pantalonnades, c'était Bernard (je crois) Defrance, un prétendu pédago, qui tient encore le crachoir de temps en temps sur les ondes.

Écrit par : retraitée | 04 février 2010

torse nul par collision avec cul nu...

avec torche-cul, plutôt!

Guy, le prétendu philosophe amateur de (dé)pantalonnades, c'était Bernard (je crois) Defrance, un prétendu pédago, qui tient encore le crachoir de temps en temps sur les ondes.

Écrit par : retraitée | 04 février 2010

Guy, le prétendu philosophe amateur de (dé)pantalonnades, c'était Bernard (je crois) Defrance, un prétendu pédago, qui tient encore le crachoir de temps en temps sur les ondes.
Ecrit par : retraitée | 04 février 2010

Exact. Une petite créature toute sèche à noeud papillon.

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

Pauvre Cadichon! Mais qui vous a dit que je trouvais bon d'enseigner cela à des élèves? Ne vous mettez pas dans un état pareil. Pourquoi tant d'injures?
Ces cuistreries comme vous dites sont à consommer entre nous, pour le plaisir de la cuistrerie en tant que tel. On n'enseigne pas à nos élèves tout ce qu'on lit dans nos alcôves, diable, diable!
La grammaire traditionnelle que j'adore tout comme vous et qui est la seule qui doive être enseignée aux têtes blondes est encore plus délectable quand elle se fait un peu secouée et remuée par un vent soudain de linguistique.
Cette grammaire à trois mains dont je faisais état est un petit plaisir intellectuel que je m'offre de temps en temps et que je croyais pouvoir m'autoriser à partager avec quelques personnes de bonne compagnie. Mais ciel, ne m'expédiez pas en enfer pour si peu, le pilori non plus ne me tente guère. N'en parlons plus. Je garderai à l'avenir mes remises en cause de la GR traditionnelle pour moi. Mais vous ratez quelque chose.
Ecrit par : Alban | 04 février 2010

Alban, vous êtes bon pour l'enfer cadichonien ! Le mot "partager" suffit à vous y envoyer.

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

Si cela vous amuse, la page de Pierre Colmez ancien professeur à l'X qui a donné sa démission pour manque de reconnaissance salariale et aussi parce qu'il trouve le niveau en maths de plus en plus faible !

http://people.math.jussieu.fr/~colmez/

Référencé sur cet article de http://www.madore.org/~david/weblog/
Je ne sais pas comment enseigner ...

Écrit par : iPidiblue nous ne saurons jamais ! | 04 février 2010

Defrance avait été suspendu, depuis, je ne sais pas, il a l'âge de la retraite, non? Il bossait aussi aux Cahiers pédagogiques.

Écrit par : retraitée | 04 février 2010

"Imaginez-vous Krivine se présentant aux présidentielles avec une kippa?

Ecrit par : retraitée | 04 février 2010 "

En quoi serait-ce choquant?

Ecrit par : mêmepaspeur | 04 février 2010


Le plus drôle, c'est que dans les années 70, Krivine et Ben Saïd se drapaient dans des keffiehs palestiniens, tout en déplaçant les dates de manifs quand malheureusement elles coïncidaient avec telle pou telle fête juive où leur présence était requise par leur maman (ça, j'en atteste personnellement). Ils voulaient être plus pro-arabes qu'Arafat. Et ça continue — sauf que c'est le Hamas désormais le résistant de référence — donc tout ce que fait le Hamas est bien — et Tariq Ramadan est son prophète.
Pas une voix pour le NPA !
JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2010

Résumé de la loi mobilité

Publiée au journal officiel le 6/08/2009 ;
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020954520&dateTexte=&categorieLien=id

Dans son article 3 la loi autorise l’ouverture réciproque des fonctions publiques civiles et militaires ; la circulaire du 19/11/09 p 21 prévoit un décret d’application à venir.
http://www.cigversailles.fr/IMG/pdf/circulaire_mobilite.pdf

les trois propositions d’emploi se feront de manière successive et pas en même temps

le critère géographique fut introduit dans la loi mobilité mais il a été retiré de la circulaire d’application ainsi que du projet de décret mobilité du 1/02/10.

L’article 14 ouvre des emplois à temps non complet, ce qui n’existait pas auparavant, puisqu’il n’existait que des temps complets sur lequel le fonctionnaire pouvait, volontairement, se mettre à temps partiel.

Si le fonctionnaire est muté sur deux emplois à mi-temps et qu’un de ces mi-temps se trouve supprimé, l’administration n’est pas tenue de remplacer le mi-temps supprimé : le fonctionnaire peut se retrouver sur un seul mi-temps.

L’administration peut imposer deux emplois à mi-temps éloigné l’un de l’autre.

L’article 43 prévoit que le Ministère de la Défense peut détacher ses fonctionnaires dans les entreprises privées auquel ce Ministère sous-traiterait le travail ; ces fonctionnaires seraient assujettis à la fois au code du travail et au statut général des fonctionnaires sans que les conditions du retour dans le Ministère ne soit définie.

L’article 6 donne une prime de départ au fonctionnaire volontaire pour quitter la fonction publique.

L’article 7 : si le fonctionnaire voit son poste supprimé, il lui sera fait trois propositions d’emploi public. S’il refuse, il est mis à disposition sans traitement pour une durée indéterminée.
Les journaux affirment que trois nouvelles propositions d’emploi lui seront faites une fois mis en disponibilité mais ce n’est pas ce que dit le projet de décret :

Au cours de cette période, la réintégration peut intervenir, à la demande du fonctionnaire, sur l’une des trois premières vacances dans son corps d’origine.
http://www.lesechos.fr/medias/2010/0201//300406958.pdf

Tout emploi public ? Cela veut dire qu’il peut lui être proposé un emploi public n’importe où en France ou à l’étranger, dans le civil ou le militaire, de nuit comme de jour, dans les hôpitaux comme dans les collectivités locales, dans la police comme dans l’armée, la douane ou autre.

Quand il est toujours en poste mais en réorientation professionnelle le projet de décret dit :

Le fonctionnaire reste à la disposition de l’administration qui peut lui demander d’accomplir notamment des missions pour son compte ou celui d’une autre administration ou d’un établissement public de l’Etat.

Cette loi s’inscrit dans le cadre du rapport Choussat, (commandité par le gouvernement de M. Jospin en octobre 1997 et remis à tous les syndicats), qui avait chiffré les sureffectifs publics à 10 % au minimum (500.000 agents)
Compte Rendu Intégral : 1re SÉANCE DU 5 ...

Les articles 15 et 35 mettent en place les examens professionnels pour chaque fonctionnaire.
Le décret d’application sera discuté le 3/02/10 par le ministre M. Woerth et les syndicats.

Or le rapport Silicani p 133 affirme :
« la première évaluation insuffisante doit être considérée comme une alerte pour l’agent…..lorsque l’évaluation insuffisante a été confirmée au bout de trois mois, le service employeur peut mettre fin, avec préavis, à l’affectation. »http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000231/0000.pdf

Licenciement du fonctionnaire après deux évaluations négatives, évaluation prévue dans la loi mobilité.

Le ministre des finances en charge du rapport silicani repris dans le cadre du projet de loi sur la fonction publique de métier la fera donc votée après la mise en place de la loi mobilité et donc des évaluations professionnelle.

P.S. Pas cette année ?
Selon la FSU (13/05/09) :
Quant au projet de loi sur la "fonction publique de métiers", promis après la remise du rapport Silicani en avril 2008, "Éric Woerth nous a dit : pas cette année", assure le patron de la FSU.
http://www.professionpolitique.info/article/13-05-09/pas-cette-annee

Écrit par : Françoise Guichard | 04 février 2010

Bah ! vous n'aurez qu'à invoquer la clause de conscience ...

Écrit par : iPidiblue clause de conscience | 04 février 2010

Pas une voix pour le NPA ! JPB

Abaden !

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

ça ça va plaire du dugong:

Cyclone: l'Éducation reporte des épreuves
AFP
04/02/2010 | Mise à jour : 16:17 | Ajouter à ma sélection
Les 4.700 candidats aux concours de recrutement des professeurs de lycée professionnel et de l’enseignement technique devront repasser des épreuves le 25 mars en métropole et outremer en raison de l'alerte au cyclone décrétée sur le territoire polynésien, a annoncé le ministère de l'Education.

"Les épreuves écrites d’admissibilité des concours de recrutement interne des CAPET de sciences et techniques médico-sociales, CAPET de technologie, CAPLP de langues vivantes-lettres, CAPLP de lettres-histoire, CAPLP de mathématiques-sciences physiques sont reportées du jeudi 4 février au jeudi 25 mars en raison de l’alerte cyclonique rouge décrétée sur le territoire polynésien", indique le ministère dans un communiqué.

Les épreuves de ce jeudi sont annulées sur tout le territoire, sinon "il y aurait rupture d'égalité" des candidats à un concours de la fonction publique, a justifié le ministère. "Les 4.700 candidats inscrits à ces concours recevront une nouvelle convocation des services académiques des examens et concours très prochainement", précise le communiqué. "Le bénéfice des épreuves subies le mercredi 3 février par les candidats au CAPLP interne sera conservé", ajoute-t-il.

Le cyclone Oli poursuivait sa progression jeudi sur les îles les plus fréquentées de l'archipel polynésien, entraînant l'évacuation des populations du bord de mer et l'immobilisation de centaines de touristes dans leurs hôtels.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2010

et ça aussi, j'en suis certain:

Un patient a communiqué par la pensée
AFP
04/02/2010 | Mise à jour : 16:05 | Ajouter à ma sélection
La prouesse d'une équipe médicale, parvenue à communiquer avec un homme qu'on croyait en état végétatif, pourrait permettre d'éviter à l'avenir des erreurs de diagnostic, de mieux prendre en charge les patients mais aussi d'éviter l'acharnement thérapeutique.

Le résultat des recherches de cette équipe des universités de Cambridge en Grande-Bretagne et de Liège en Belgique, est publié dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.

Un homme considéré pendant cinq ans comme étant en état végétatif a réussi à répondre par "oui" et "non", uniquement par sa pensée, à des médecins utilisant l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle.

Cette découverte va "changer la prise en charge du patient, affiner notre diagnostic et éviter l'acharnement thérapeutique" a expliqué l'une des chercheuses impliquée dans les travaux, la neuropsychologue belge Audrey Vanhaudenhuyse.

Depuis un accident de voiture il y a cinq ans, le patient, âgé de 22 ans, avait été considéré comme étant dans un état végétatif, c'est-à-dire qu'il ne répondait à aucun stimulus extérieur. Lorsque l'équipe de chercheurs a examiné le patient, "nous nous sommes rendus compte qu'il n'était pas en état végétatif. Il y avait de petits signes de conscience. Mais on ne pouvait pas communiquer avec lui", se souvient Audrey Vanhaudenhuyse.

Elle avait déjà demandé à des patients en bonne santé d'imaginer qu'ils jouaient au tennis, qu'ils se promenaient dans une pièce, ou qu'ils répondaient à des questions simples par oui ou par non, et avait identifié les zones du cerveau qui s'activaient.

"Nous avons installé le patient dans un IRM" (appareil d'imagerie par résonance magnétique), raconte Audrey Vanhaudenhuyse, "nous lui avons demandé la même chose, d'imaginer qu'il jouait au tennis, puis de répondre à des questions. Et il a réussi!". "Cela confirmait donc qu'il n'était pas en état végétatif", a-t-elle indiqué.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2010

Je trouve cela drôle en-soi, sans en rajouter; même si l'imagination, dans les deux cas, peut oser vagabonder.

Écrit par : Pendariès | 04 février 2010

Quand Zeb se révèle être un blaze qui handicape... Et si on le lisait à l'envers?

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

Je me disais bien que j'avais oublié le lien !

http://fr.news.yahoo.com/79/20100204/twl-monsieur-gros-sexe-ne-peut-pas-tre-a-fe7f0c9.html

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

Une candidate du NPA voilée sur la liste du NPA dans le Vaucluse ; Olivier Besancenot assume : « on s’en fout, du moment que tous les burkhamarades votent quand même pour nous ».

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Le statut de fonctionnaire menacé ; constat à la fois amer et horriblement macho : « hé oui, quand on a voté comme des cons, il ne faut pas se faire étonner quand on se fait baiser ».

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Un gosse de onze ans cogne une enseignante ; il sera sûrement récompensé pour avoir appliqué en avance le nouveau décret anti-fonctionnaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Un gosse de onze ans cogne une enseignante ; il sera sûrement récompensé pour avoir appliqué en avance le nouveau décret anti-fonctionnaire. Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Oui, mais les prétentieux ont un conseil. Voir plus haut.

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

Eh, Olivier, anti-kippa, ta liste?

Écrit par : retraitée | 04 février 2010

Désolé, Nicolas. J'ai lu toutes les brèves des "prétentieux"...

Et, en toute immodestie, je trouve les miennes meilleures... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Une candidate du NPA voilée sur la liste du NPA dans le Vaucluse ; Olivier Besancenot assume : « on s’en fout, du moment que tous les burkhamarades votent quand même pour nous ».

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Ah, bravo, Christophe ! Excellent !

Écrit par : FGuichard | 04 février 2010

En hommage à George Wilson, TF1 s’apprête à faire un remake de « une aussi longue absence », de Henri Colpi, avec Mickaël Vendetta dans le rôle de l’absence.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Fais pas le malin Sibille, face à Vendetta tu crânerais moins !

Écrit par : iPidiblue vendetta même pas corse | 04 février 2010

Tiens, la Claire Mazeron dont je parlais dans la Note précédente était sur BFM de 17 à 18. À propos desviolences scolaires, et du reste. LE SE-UNSA? comme d'hab', au ras des pâquerettes. Et SOS-Education répétant encore et encore…
Bref, il n'y avait qu'elle de visible — en plus, au milieu de quatre hommes — son rêve, probablement…
Vous avez tout raté…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2010

Vous avez tout raté… JPB

C'est vous qui avez raté l'occasion de diffuser l'info ! Nous on le fait quand on peut.

Écrit par : nicolas | 04 février 2010

Je l'ai su une demi-heure après (en fait, c'est l'événement, dans ce lycée de banlieue, qui a déclenché l'interview), et je n'avais pas d'ordi sous lamain. Voilà. Je sais, je devrais me payer un i-phone…
Si Apple veut bien faire un effort…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 février 2010

""Nous avons installé le patient dans un IRM" (appareil d'imagerie par résonance magnétique), raconte Audrey Vanhaudenhuyse, "nous lui avons demandé la même chose, d'imaginer qu'il jouait au tennis, puis de répondre à des questions. Et il a réussi!". "Cela confirmait donc qu'il n'était pas en état végétatif", a-t-elle indiqué."

Je ne vous dis pas l'état de l'appareil après la "causerie" : de la terre battue partout et des morceaux de balles jaunes dans tous les recoins (difficiles à nettoyer comme tous les trucs pondus par les ingénieurs)

En fait, tout ça est juste un alibi médical pour justifier l'achat d'un scanner pour que le DRH de l'hôpital puisse mesurer sa vitesse de service sur simulateur (de coma).

Écrit par : dugong | 04 février 2010

Quant à Oli, on dirait une marque d'huile bon marché sur une mer qui ne l'est pas

Écrit par : dugong | 04 février 2010

Pas besoin d'IRM pour les patients en état de coma avancé, "La Ferme célébrité" suffit en général pour les réveiller !

Si vous voulez l'adresse d'Endemol, n'hésitez pas ...

Écrit par : iPidiblue stimulation virtuelle | 04 février 2010

"Si Apple veut bien faire un effort…"

En sciences physiques, beaucoup de "collègues" portent une blouse * en permanence, ce qui les signalent à tous comme des êtres à part...

S'ils étaient moins cons, ils négocieraient tout cet espace publicitaire aussi vierge qu'immaculé pour les recouvrir de stickers Areva, Gerblé, Rhône-Poulenc, etc. Sans oublier la casquette GDF (dolce vita pour ma pomme).

On aurait alors, enfin, un critère objectif pour reconnaître les bons profs de la masse des mauvais.

* Personnellement, j'en porte deux ou trois fois par an quand c'est vraiment nécessaire. Une sorte de haine viscérale de l'uniforme.

Écrit par : dugong | 04 février 2010

"Certes, mais on ne le dit pas bien puisque qu'on ne le dit pour promouvoir le "voucher".
Ecrit par : guy morel | 04 février 2010

Et depuis quand Guy Morel connait-il quelque chose aux vouchers? C'est un concept hérétique dans son système de pensée, puisqu'il est inséparable de la liberté de choisir l'école de son enfant et exige la disparition du sacro-saint monopole.
Grâce au voucher (chèque-éducation) et aux crédits d'impôt, bourses et instruments divers d'incitation à la liberté scolaire, tous aussi incompatibles avec le paradigme jacobin, et qui vont tous dans le même sens, permettre la diversité des choix éducatifs, et grâce à la multiplication des charter schools qui grapillent chaque jour des points dans la bataille que leur opposent les pédagos, avec le numerus clausus qu'ils sont parvenus à leur faire imposer, on voit des districts scolaires entiers émerger de cette spirale infernale de l'échec où les maintenaient ces tenants de l'égalisation sociale à marche forcée par l'école, avec leur théories bidons pseudo-scientiques.

Voici quelques sites qui remettent les pendules à l'heure, et en premier lieu celui de la fondation Rose et Milton Friedman, défenseurs avec Hayek et les plus grands économistes du 20eme siècle des bienfaits du pluralisme scolaire, à la fois pour pour assurer une meilleure qualité d'enseignement pour tous et dégager les élites indispensables à la nation de la base populaire la plus large possible (ça c'est l'élitisme républicain)

http://www.edchoice.org/Welcome.do;jsessionid=5A2195DCC2D9CBBD11A39BA56056A80A

http://www.manhattan-institute.org/html/ewp_02.htm

http://www.pioneerinstitute.org/pdf/wp41.pdf

Fut évoquée plus haut l'hypocrisie démago d'une gauche (toutes tendances confondues quand elle va jusqu'à Sarko pour la défense de certaines idées malencontreuses) qui s'accroche à son imposture, le monopole du coeur, et à sa vulgate anti-capitaliste, avec l'énergie du désespoir, faute de pondre un programme de substitution convaincant, au vu de ses échecs passés, notamment en matière d'éducation et de lutte contre l'exclusion.

Par ailleurs, retrouver Brighelli et Meirieu cavalant derrière la monture du preux chevalier Bay-rou, allié -faute de mieux- avec le diable, c'est un grand moment, même si le cloaque politique est coutumier de ces appareillements contre nature qu'on nomme ici pudiquement "strange bedfellows".

C'est impressionnant aussi de voir comment rend aveugle l'idéologie chevillée au corps qui conduit à refuser la liberté de choisir son école aux plus pauvres et de les empêcher ainsi, en prétendant que c'est pour leur bien, de sortir de l'enfer des écoles de la dernière malchance.

L'instauration du pluralisme a eu évidemment pour conséquence la fermeture des pires établissements et, guess what? ils ont vite été repris en mains par des directeurs anti-pédagos. Et pour ne pas être au chômage, eh bien, les enragés de la progressive education en ont fait leur deuil. Pas plus sorcier que ça. Le résultat ne s'est pas fait attendre.

WHEN THERE IS A WILL, THERE IS A WAY, mais en France on préfère crever que d'avouer qu'on s'est trompé.
Les plus faux-culs sont ceux, comme Marcel Gauchet, qui brocardent ces querelles byzantines renvoyant les deux camps dos à dos pour ne pas avoir à se mouiller.

Puisqu'on connaît la solution, (rendre l'école à l'école et aux profs qui savent quoi faire, et surtout ne pas faire, pour que leurs élèves progressent et réussissent) et qu' on ne l'applique pas, c'est que les résistances idéologiques sont encore trop fortes et que les fossoyeurs sectaires continuent à occuper le terrain et surfent sur l'indifférence des veaux.

Faudrait aussi sortir un peu de l'hexagone au lieu de ne s'abreuver que du fiel des jaloux qui ne supportent pas le succès de ce qui est si manifestement contraire à leur credo.

Il a fallu quand même un quart de siècle aux Américains pour renverser la tendance, quand un rapport de 1983 a mis les pieds dans le plat, mais les premières critiques contre ces théories bidons dataient de l' apparition de ces dernières: les années 1920!! Alain a écrit ses Propos sur l'éducation en 1933, etc....


Devant l'ampleur du désastre, le pluralisme scolaire a fini par gagner du terrain, alors, incapables de le combattre par des arguments fondés sur les faits, corroborés par l'expérience, ses adversaires ont joué la montre et ont pris d'assaut les prétoires, au motif que les vouchers violeraient l'Establishment clause, l'interdiction faite par le 1er Amendement de financer des établissements religieux sur fonds publics. Ils ont perdu, mais gagné encore quelques années. La Cour Suprême s'est prononcée en faveur de la constitutionnalité des vouchers en 2002, dans l'arrêt Zelman v. Simmons-Harris. (http://www.yalelawjournal.org/113/3/743_michael_kavey.html

La lutte contre la liberté de choisir est néanmoins entretenue soigneusement par les syndicats d'enseignants qui ne tolèrent pas plus ici qu'ailleurs qu'on rogne leurs prérogatives, qu'on leur taille des croupières en contestant leur autorité en matière de programmes et de gestion de carrière, ni qu'on introduise dans le système scolaire le principe d'accountability au point d'en faire une obligation de résultat

L'ennui pour eux, c'est qu'ils sont cocus car Obama n'est pas sensible à leur discours alors qu'ils ont copieusement craché au bassinet pour le faire élire. Du coup, beaucoup font comme tous les salauds, ils retournent la veste, en prétendant que c'est pas eux les coupables, qu'ils agissaient sur ordre....mais ils coincent quand même quand on les oblige à se remettre en cause, eux et les théories ineptes qu'ils soutiennent depuis près d'un siècle.

Ils sont en train de perdre cette bataille, mais le combat d'arrière-garde est encore féroce. Elle n'est pas encore définitivement gagnée.

@Alban
qui joue au grand expert en s'octroyant le luxe de faire mumuse avec des instruments de torture, par plaisir sado-maso. Si c'est un plaisir solitaire, vous feriez mieux effectivement de le confiner à vos jeux d'alcôve.

Nicolas avait posé une question sérieuse, soulevé un dysfonctionnement majeur qui méritait une réponse du même ordre et non la suffisance condescendante de Votre Sommité grammaturgique. Joe, dont ce n'est pas le créneau fait preuve d'une humilité qui pourrait utilement vous inspirer, mais c'est surtout Maryse qui lui a bien répondu.
Je la remercie de s'être "dévoilée" à cette occasion car il est toujours agréable de connaître l'identité d'un(e) bienfaiteur(trice).

Speaking of voile, il est minable mais cohérent le raccolage du postier dans les milieux islamistes, puisque la filiation intellectuelle de tout ce beau monde s'inscrit depuis bientôt cent ans dans l'arc-en-ciel des totalitarismes de tout poil.

Un pays qui se dit démocratique et accepte encore sans broncher qu'une formation politique parade sous la bannière "anti-capitaliste", alors que sans capitalisme il n'y a qu'une parodie de démocratie, (et la Chine montre que cette parodie existe même avec), ce pays n'a pas de colonne vertébrale, pas de cerveau, et encore moins de mémoire.

Qu'est-ce qu'on lui apprend donc dans ses écoles?
Retour à la case départ.

Écrit par : Cadichon | 04 février 2010

[...] sans capitalisme il n'y a qu'une parodie de démocratie...
Ecrit par : Cadichon | 04 février 2010

C'est Clisthène, illustre parodiste, qui doit se marrer...

Mais qu'est-ce qu'on lui a appris dans son école ?

Écrit par : TotoWeininger | 04 février 2010

"Et depuis quand Guy Morel connait-il quelque chose aux vouchers? C'est un concept hérétique dans son système de pensée, puisqu'il est inséparable de la liberté de choisir l'école de son enfant et exige la disparition du sacro-saint monopole."

Cadichon, bien sûr...et toujours les mêmes fantasmes. On est las de le dire : il n' y pas de monopole d'état de l'enseignement en France.
Au fait, si Cadichon cessait de vaticiner - on peut rêver - et nous déclinait en quelques pages un programme de calcul pour la GS.
Allez, on attend avec impatience.

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

Mais qu'est-ce qu'on lui a appris dans son école ?
Ecrit par : TotoWeininger | 04 février 2010

Et qu'est-ce qu'elle fait dans la vie pour gagner celle-ci ?

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

En parlant de mots, les promesses sarkosiennes et la real policy qui s'en suit ne paraissent pas émouvoir grand-monde: dgh catastrophique, suppressions de postes, précarisation des profs...Comique, presque: j'ai l'impression de tenir un discours "Sud" et je ne suis même pas syndiqué.


Beaucoup de vent sur bonnet d'ânes mais peu de voiles. Chacun de pondre sa tirade hautement humoristique, critique acide et pirouettes de bon goût, catégorisation et invective...Quid de la constructivité?

Écrit par : sisyphe | 04 février 2010

@Alban
qui joue au grand expert en s'octroyant le luxe de faire mumuse avec des instruments de torture, par plaisir sado-maso. Si c'est un plaisir solitaire, vous feriez mieux effectivement de le confiner à vos jeux d'alcôve.

Des instruments de torture? Comme vous y allez! Mais la linguistique ne peut paraître un instrument de torture qu'à ceux qui ne la connaissent pas. Elle est comme cela sur tous les sujets qu'elle ne maîtrise pas cette dame?

Écrit par : Alban | 04 février 2010

Je l'ai su une demi-heure après (en fait, c'est l'événement, dans ce lycée de banlieue, qui a déclenché l'interview), et je n'avais pas d'ordi sous lamain. Voilà. Je sais, je devrais me payer un i-phone…
Si Apple veut bien faire un effort…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 février 2010

Il est vrai qu'Apple pour assurer le buzz autour de ses produits a l'habitude de ne les offrir qu'aux VIP! Dommage!!!!

Écrit par : Steve J. | 04 février 2010

Des instruments de torture? Comme vous y allez! Mais la linguistique ne peut paraître un instrument de torture qu'à ceux qui ne la connaissent pas. Elle est comme cela sur tous les sujets qu'elle ne maîtrise pas cette dame?
Ecrit par : Alban | 04 février 2010

Peut-être qu'elle est à elle-même son seul sujet. Un cas d'extrême densité de la personnalité.

Écrit par : guy morel | 04 février 2010

"Des instruments de torture? Comme vous y allez! Mais la linguistique ne peut paraître un instrument de torture qu'à ceux qui ne la connaissent pas. Elle est comme cela sur tous les sujets qu'elle ne maîtrise pas cette dame?"

Ecrit par : Alban | 04 février 2010

Oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 février 2010

Pendant que la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise, tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ?

Molière, Voltaire, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?

Ecrit par : Opium du peuple | 03 février 2010

Il s'agit d'un blog sur l'école.

Écrit par : ta gueule | 04 février 2010

"En parlant de mots, les promesses sarkosiennes et la real policy qui s'en suit ne paraissent pas émouvoir grand-monde: dgh catastrophique, suppressions de postes, précarisation des profs...Comique, presque: j'ai l'impression de tenir un discours "Sud" et je ne suis même pas syndiqué.

Beaucoup de vent sur bonnet d'ânes mais peu de voiles. Chacun de pondre sa tirade hautement humoristique, critique acide et pirouettes de bon goût, catégorisation et invective...Quid de la constructivité?"

Ecrit par : sisyphe | 04 février 2010


Dans l'académie de Corse, le SNETAA a lancé sont état des lieux sur les conditions de travail et le harcèlement. La DHG n'est pas oubliée.
Une réunion pour la Haute-Corse s'est tenue à Bastia lundi ; et nous avons fait la nôtre à Ajaccio ce matin. Il y aura bien sûr un suivi, et des propositions d'action (et pas forcément une journée de grève improductive).
Pas le temps de faire un résumé tout de suite. Mais un point essentiel tout de même, pour commencer.
Il faut utiliser le droit à l'Heure Mensuelle Syndicale qui existe déjà. Ca paraît tout bête, mais plusieurs collègues font le même constat : on se croise deux ou trois fois dans son établissement dans la journée, et on n'a pas vraiment le temps de dialoguer et d'échanger sur le fond (un blog est plus démocratique qu'un lycée).
L'HMS est donc vécue comme un vrai espace qui permet de se rencontrer, et le souhait a d'ores-et-déjà été exprimé de la voir assurer régulièrement, c'est-à-dire chaque mois, comme c'est de droit.
Lorsqu'ils sont sollicités les collègues ont des choses à dire. Je pense que ça doit commencer par là.
Les autres syndicats étaient bien sûr invités; on ne les a pas beaucoup vus ; mais je ne peux encore qu'inviter les autres académies à réinventer ces espaces de dialogue, d'où peuvent émerger quelque chose. La vigilance et la résistance, ça s'organise.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2010

L'HMS est donc vécue comme un vrai espace qui permet de se rencontrer, et le souhait a d'ores-et-déjà été exprimé de la voir assurer régulièrement, c'est-à-dire chaque mois, comme c'est de droit.
Lorsqu'ils sont sollicités les collègues ont des choses à dire. Je pense que ça doit commencer par là.
Les autres syndicats étaient bien sûr invités; on ne les a pas beaucoup vus ; mais je ne peux encore qu'inviter les autres académies à réinventer ces espaces de dialogue, d'où peuvent émerger quelque chose. La vigilance et la résistance, ça s'organise.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 février 2010

Je confirme. l'heure mensuelle syndicale est un droit, qui ne s'use que si on ne s'en sert pas. On y accueille évidemment aussi les non-syndiqués, qui, au lieu de ronchonner dans leur coin sur "les syndicats tous compromis et qui ne comprennent pas les problèmes patati patata gnagnagna" peuvent venir dire ce qu'ils ont sur le coeur -- et figurez-vous que parfois de tout cela il sort des choses constructives !

Écrit par : FGuichard | 04 février 2010

"Pour le SE-UNSA, les programmes d’exploration de la future classe de seconde doivent s’inscrire en rupture avec la logique disciplinaire habituelle.
Ils ont pour objectif de faire découvrir aux élèves « des enseignements caractéristiques des séries qu’ils seront amenés à choisir, ainsi que les études supérieures auxquelles ces séries peuvent conduire ».
Fondés sur des démarches pédagogiques actives, soucieux d’élargir les horizons intellectuels et de diversifier les représentations des élèves, ces nouveaux programmes doivent se garder de tomber dans le piège de contenus démesurés.
Pour le SE-UNSA, les projets de programmes mis en consultation depuis peu répondent à ces objectifs de façon très contrastée!..."

Alors il paraît qu'on veut encore étouffer les élèves avec du contenu ??????

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

Pour faire plaisir à Opium du peuple :

http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/02/04/voile-et-npa-cher-jean-luc-melanchon-tu-derapes-136928

Et merci à ta gueule d'avoir rappelé cette simple évidence...

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

N'empêche que je suis encore d'accord avec Mélenchon, sur ce coup-là. Le NPA se trompe de combat.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2010

Pendant que la France se voile, s'islamise, s'hallalise, se chariatise, tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ?

Molière, Voltaire, pourquoi nous avez-vous abandonnés ?

Ecrit par : Opium du peuple | 03 février 2010

Il s'agit d'un blog sur l'école.

Ecrit par : ta gueule | 04 février 2010


Ah ?? Et vous ne voyez pas le rapport ? Vous dormez ?

Écrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

Notre vénérable assemblée nationale vient de pondre cette injonction essentielle :

"A compter du 1er janvier 2011, toute impression de livres scolaires devra impérativement être faite à partir de papier recyclé"

Une uniformisation des supports pour des contenus dégradés.

http://fr.ekopedia.org/Toilettes#Le_papier_toilette

Écrit par : dugong | 05 février 2010

Il s'agit d'un blog sur l'école.

Ecrit par : ta gueule | 04 février 2010


Ah ?? Et vous ne voyez pas le rapport ? Vous dormez ?

Ecrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

Car, justement, il y a un rapport, celui d' Obin :


ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf

Écrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

J'essaie un autre lien :

http://lamaisondesenseignants.com/download/document/rapportobin2.pdf

Écrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

Le prochain colloque national de l'association ultra pédagole "Education et Devenir" se tiendra en mars.

Le thème est cette année "A quoi sert de réussir à l’école ?"

Il était temps que des gens sérieux se saisissent de cet impensé.

Un extrait de l'annonce : "de nombreuses études sociologiques le montrent, les « bons » élèves ne sont pas ceux qui réussissent le mieux dans la société civile (en général, ils deviennent enseignants à leur tour tellement bien formatés qu’incapables de sortir du système scolaire !)"

En fait, le thème serait plutôt "haine de soi et autodestruction"

Avec des ateliers du genre "mutualisation d'expériences" ?

Écrit par : dugong | 05 février 2010

"mutualisation d'expériences" mutilantes. Bien sûr

Écrit par : dugong | 05 février 2010

tout ce que vous trouvez à faire, c'est d'ergoter sur le complément d'objet ? Opium du peuple

Il s'agit d'un blog sur l'école. Ecrit par : ta gueule | 04 février 2010

Ah ?? Et vous ne voyez pas le rapport ? Vous dormez ? Opium du peuple

Nul n'a prétendu qu'il n'y avait pas de rapport. Mais si tout ce qu'on trouve à faire c'est de s'intéresser aux compléments directs et indirects, en vous rappelant qu'il s'agit d'un blog sur l'éducation, on vous rappelle aussi que ce n'est ni déplacé, ni mineur.

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

Pas une voix pour le NPA !
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 février 2010

Dans la région Languedoc-Roussillon, le NPA est - c'est notre exception locale - dans la liste du Front de Gauche, dès le 1er tour... Il en aura, donc, des voix.

Écrit par : Pendariès | 05 février 2010

Il s'agit d'un blog sur l'école.

Ecrit par : ta gueule | 04 février 2010


Ah ?? Et vous ne voyez pas le rapport ? Vous dormez ?

Ecrit par : Opium du peuple | 05 février 2010


Je n'ai pas de leçon de laïcité à recevoir des racistes.
Filez, vous allez être en retard à votre ratonnade...

Écrit par : ta gueule / Perceval | 05 février 2010

Une candidate voilée sur la liste du NPA dans le Vaucluse ;
« ouf, j’ai eu peur, j’avais compris la SPA », nous confie Brigitte B., de la Madrague.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010

lefigaro.fr

Les nouvelles technologies plébiscitées par les parents d'élèves

Marie-Estelle Pech

SONDAGE - L'immense majorité des Français les jugent utiles à l'école, notamment en géographie et en sciences. Un plan de formation des enseignants doit bientôt voir le jour.

«L'intérêt des nouvelles technologies dans l'éducation ne fait plus débat», selon l'Atelier, cellule de veille technologique de BNP Paribas, qui vient de présenter une étude réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon représentatif de 1 279 personnes. Les résultats montrent que 88 % des personnes interrogées trouvent utile que les technologies de l'information interviennent dans l'éducation des enfants.

Cet intérêt des nouvelles technologies paraît évident au collège ou au lycée pour les trois quarts des personnes interrogées. Les sondés sont moins enthousiastes pour la maternelle (10 %), et le primaire (34 %). «Comme une majorité d'enfants ne sont pas équipés en maternelle ou en primaire, les parents perçoivent, à tort, cela comme moins important», explique Philippe Torres, directeur des études à l'Atelier.

Le sondage montre que l'intérêt du multimédia est différemment exprimé selon les disciplines : 66 % des personnes interrogées les considèrent utiles en géographie et en langues, 56 % pour enseigner l'histoire ou 57 % pour les sciences dures, mais seulement 29 % pour la littérature. Principal point négatif, pour 84 % des personnes, les nouvelles technologies de la communication de type SMS, chat ou e-mail appauvrissent la langue française traditionnelle… «Cette idée dans la population va pourtant à l'encontre des études que nous connaissons sur le sujet» , poursuit Philippe Torres, selon qui «la méfiance demeure malgré tout». Cette étude enthousiaste sur les nouvelles technologies ne pourra que conforter dans ses convictions Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines et maire d'Élancourt, pour qui il n'y a plus non plus débat quant à leur effet positif sur les élèves. Il remettra bientôt à François Fillon et au ministre de l'Éducation, Luc Chatel, le rapport sur le numérique dans l'éducation dont il a été chargé. Il y proposera «un plan sur trois ans avec une augmentation du niveau d'équipement et de la formation des enseignants». Au niveau des financements, «c'est au gouvernement de décider, mais quand on aborde ce sujet, il ne faut pas y aller avec quelques millions d'euros, l'unité, c'est le milliard», insiste-t-il. Dans le cadre de sa mission, le député a rencontré les différents acteurs de l'éducation, et un site Web dédié a été ouvert. «Nous avons enregistré plus de 12 000 connexions et reçu des contributions de grande qualité», affirme-t-il.


Un climat «très positif»

Selon Jean-Michel Fourgous, pas de doute, «les Tice accroissent la motivation des élèves, leur concentration, leur participation en classe. Ce sont des outils de lutte contre l'ennui à l'école, contre l'absentéisme, et au final contre l'échec scolaire. Les jeunes d'aujourd'hui appartiennent à la génération du numérique, les Tice (technologies de l'information et de la communication, NDLR) leur redonnent du plaisir d'aller à l'école. C'est particulièrement important au regard des sondages qui montrent que 80 % à 90 % des jeunes disent ne pas aimer l'école, et que seulement 26 % des jeunes ont confiance dans l'avenir.»

Quant à l'enseignant, assure-t-il, il peut mieux communiquer avec les élèves, avec les parents, et surtout «sortir d'un enseignement uniquement dispensé par l'écrit alors que l'univers des jeunes est aujourd'hui fait d'images et de sons. L'exposé magistral, frontal du professeur, c'est fini. Il s'agit d'apprendre à travailler davantage selon une approche par projets», affirme le député. Selon lui, le climat est «très positif». Les enseignants qu'il a rencontrés «prennent des initiatives, parfois en dehors de leur hiérarchie. Ils font preuve d'une réelle envie d'innover». À terme, Jean-Michel Fourgous prédit un bouleversement tant des programmes que des contenus avec les manuels scolaires pour lesquels il «voit une quasi-disparition d'ici à cinq ans, à l'image de ce qui est programmé en Corée pour les manuels papier dès 2012».

Écrit par : Pendariès | 05 février 2010

La barbarie:

«J’ai le devoir de parler des viols»
EnquêteBrisant un tabou, l’Iranien Ibrahim Mehtari raconte sa détention, en août, les violences et humiliations subies pour avoir défié le régime.

2 réactions
Par JEAN-PIERRE PERRIN

C’est l’un des tout premiers récits sur ce qui demeure un tabou absolu en Iran : le viol de manifestants et d’opposants dans les centres de détention. Ce que Mehdi Karoubi, l’un des trois principaux chefs de file de l’opposition, avait brusquement révélé fin juillet, s’attirant des menaces de mort, des insultes et des poursuites judiciaires de la part du régime islamique, un jeune journaliste de 27 ans vient de le confirmer. Battu pendant cinq jours, Ibrahim Mehtari a aussi été violé par l’un de ses tortionnaires qui, précise-t-il, s’est servi d’un bâton. C’est sous son propre nom qu’il a raconté à Libération sa terrible captivité qu’il a vécue les yeux bandés. Il a montré des photos qui témoignent des coups reçus, y compris les violences sexuelles.

A peine avait-il commencé à raconter que son ami, un autre journaliste, a préféré quitter la pièce. «Vous voyez, insiste Ibrahim Mehtari, dès que l’on parle de viol, il préfère s’en aller. Pourtant, il faut en parler. Ce que fait aussi un autre journaliste, Ibrahim Sharefi. Il ne faut pas avoir honte. Bien sûr, j’ai reçu des pressions, y compris de ma famille qui pense que c’est honteux. C’est ce régime, qui croit obéir à des valeurs sacrées, qui devrait avoir honte de violer ceux qu’il fait arrêter. Pas moi. C’est un devoir d’en parler.»

«Sans penser faire du mal». C’est le 20 août qu’Ibrahim Mehtari, qui écrivait alors sur un blog collectif qu’il préfère ne pas nommer, est kidnappé dans une rue de Téhéran par des inconnus. Il reconnaît en eux des agents des services de sécurité des Pasdaran (les Gardiens de la révolution). Fin juillet, il avait déjà été arrêté et détenu pendant neuf jours dans une caserne militaire. «Les interrogatoires étaient intenses mais pas brutaux», dit-il. Cette fois, ce sera très différent. D’abord, on lui bande les yeux et on le conduit en voiture dans un centre de détention secret. «Aujourd’hui encore, je ne sais toujours pas pourquoi on m’a enlevé. Est-ce à cause des informations sur les fraudes au scrutin présidentiel du 12 juin que je diffusais sur le blog ? Ou est-ce parce qu’ils [les tortionnaires, ndlr] avaient obtenu des aveux à mon encontre que leur auraient fait d’autres prisonniers ?» se demande-t-il.

Les tortures sont essentiellement des coups de câble et de bâton électrique, des brûlures de cigarettes sur le dos, les bras, le crâne. «Ils épargnaient mon visage», précise-t-il. Ce que les kidnappeurs veulent avant tout lui faire avouer, c’est qu’il est membre de l’Organisation des moudjahidin de la révolution islamique, un des partis «réformateurs» (après avoir été l’un des plus radicaux à l’époque de l’imam Khomeiny). «Ceux qui m’ont enlevé n’étaient pas de simples miliciens de rue, mais venaient du quartier général. Je le sais parce qu’ils avaient examiné mes mails et Facebook, trouvé une photo où je suis au côté de Romano Prodi [l’ancien président du Conseil italien] lors de son voyage en Iran», raconte le jeune homme qui s’est réfugié dernièrement en France.

Ceux qui le frappent, Ibrahim Mehtari les décrit comme «des robots qui ne pensent pas à ce qu’ils font» :«Une fois que l’un d’eux me battait, son portable s’est mis à sonner. C’était sa femme qui l’appelait ; et tout en continuant ses coups, il discutait avec elle de ce qu’ils allaient manger. Ces gens-là tuent mais sans penser faire du mal.» Une autre fois, le sang du journaliste gicle et éclabousse la chemise de son geôlier peu avant la prière. «Ce qui l’offensait, c’est d’aller prier avec un vêtement taché et non pas de me torturer juste avant», remarque encore Ibrahim Mehtari. «Les instructions, ajoute-t-il, que les Pasdaran ont reçues, c’est qu’il y a une révolution verte [le vert est la couleur de l’opposition, ndlr] en cours et qu’il faut tout faire pour la contrer. Les commandants des Pasdaran pensent que nous sommes comme les juifs à l’époque de Mahomet, qu’il faut nous déchirer pour ne pas nous laisser attaquer la République islamique.» Et de citer Said Ghacemi, un commandant du corps des Pasdaran, s’adressant à ses officiers : «S’ils ne veulent pas parler, emmenez-les dans un endroit désert, là, ils chanteront comme des canaris.»

Certificat. Le neuvième jour, le prisonnier tombe inanimé sous les coups. Selon lui, ces tortionnaires le croient alors mort et déposent son corps sur le boulevard Farazadi, à la périphérie de Téhéran. C’est là qu’un couple le découvre inconscient, les vêtements complètement déchirés, et prévient la police. Comme les médecins et les policiers pensent qu’il a été attaqué par des voyous, il obtient un certificat médical qui atteste du viol et des coups qu’il a subis. «Ils avaient l’intention de me tuer. Même la police et le médecin pensaient que j’étais mort. J’avais des hémorragies sur tout le corps. Je ne savais plus où j’étais…»

La question des viols avait été pour la première fois soulevée, le 29 juillet, par Mehdi Karoubi dans une lettre à l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, qui dirige deux institutions clés du régime. «Un certain nombre de personnes arrêtées ont affirmé que des jeunes femmes et de jeunes hommes avaient été sauvagement violés», avait-il accusé. Quelques jours auparavant, il avait dénoncé, dans une autre lettre, l’arbitraire des services secrets - les qualifiant d’«outil le plus opaque et terrifiant qui soit» - et «les centres de détentions illégaux». La mouvance radicale l’avait aussitôt accusé d’être un menteur, exigeant qu’il soit arrêté et puni de 80 coups de fouet. Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, avait cependant décidé la fermeture du plus terrible centre de détention clandestin, celui de Kahrizak (Libération du 18 novembre), où les tortures et peut-être même les viols étaient fréquents.

A Téhéran, le procureur général (et ancien ministre des Renseignements), le religieux Gholam Hossein Mohseni-Ejei, a affirmé que les amis politiques de Ibrahim Mehtari étaient responsables de ce qui lui est arrivé. Le journaliste, lui, essaye de vivre avec ce qu’il a enduré mais sans vouloir pour autant oublier : «A cause de ce que j’ai vécu, j’ai compris ce qu’il s’est passé pendant les années de plomb que furent les années 80. Les crimes commis aujourd’hui sont les mêmes que ceux que la République islamique commettait hier. La République islamique est connue dans le monde pour les valeurs qu’elle représente alors que celles-ci sont fausses. C’est pour cela que les victimes ne doivent jamais garder le silence.»

Écrit par : Pendariès | 05 février 2010

"pour 84 % des personnes, les nouvelles technologies de la communication de type SMS, chat ou e-mail appauvrissent la langue française traditionnelle...
«Cette idée dans la population va pourtant à l'encontre des études que nous connaissons sur le sujet»"

On sait déjà par d'autres études que les films ultra-violents n'ont aucune influence délétère sur les jeunes...

"Les Tice accroissent la motivation des élèves, leur concentration, leur participation en classe..."

... et les bénefs du big business sur le dos de la mammouthe à lait.

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Bonjour,

ci-dessous un article impressionnant de rigueur et de clarté sur le difficile passage entre lycée et enseignement supérieur (prépa, iut, fac, sts...), qui tord le cou à bon nombre d'idées reçus, et qui préconise, chiffres et statistiques à l'appui, 3-4 mesures fortes et salutaires.
J'ai rarement lu quelque chose d'aussi convaincant, et je compte en faire allègrement la publicité !!! (n'hésitez pas de votre côté aussi, si vous jugez la chose pertinente - M.Brighelli, si vous rencontriez 2-3 hommes politiques d'ici peu, voilà un bien beau document à leur montrer pour leur donner (enfin) de bonnes idées)

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3401

Écrit par : Robbegrillon | 05 février 2010

Je n'ai pas de leçon de laïcité à recevoir des racistes.
Filez, vous allez être en retard à votre ratonnade...

Ecrit par : ta gueule / Perceval | 05 février 2010

Vous avez raison, cher, mais ne lui dites plus rien, sinon ce personnage insistera : don't feed the troll !

Écrit par : FGuichard | 05 février 2010

Ce qui est agaçant avec ce que nous avons coutume d'appeler les pédagos, c'est qu'ils récitent sans discernement les certitudes issues de leur bréviaire.
Un exemple : tout le monde sait qu'un enseignement frontal, c'est pô bien. Qu'importent si le cours est vivant, si les élèves sont actifs, si tous progressent ensemble dans la réflexion par un jeu de questions-réponses, c'est mal : on ne les a pas répartis en petits groupes où ils se racontent leurs week-ends ou leurs derniers jeux video pendant qu'un malheureux rapporteur se demande ce qu'il va bien pouvoir rapporter pour coller aux attendus du maître.
Faites venir un conteur en classe, et là, c'est bien. Oint par le saint chrême. Pourtant, quoi de plus frontal ? Le conteur conte, et tous doivent fermer leur mouille et écouter attentivement. Le premier qui remue se fait copieusement engueuler.
Et malgré cela, ensuite, ils peuvent quasiment tout réciter par coeur. Ils n'en ont pas perdu une miette et ils en redemandent.
Y'a un loup quelque part dans la théorie pédagole.

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Extrêmement bien vu, Perceval !!!
Mais ça veut dire quoi, "fermer leur mouille" ??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010

@TICE
"Selon Jean-Michel Fourgous, pas de doute, «les Tice accroissent la motivation des élèves, leur concentration, leur participation en classe. Ce sont des outils de lutte contre l'ennui à l'école, contre l'absentéisme, et au final contre l'échec scolaire. Les jeunes d'aujourd'hui appartiennent à la génération du numérique, les Tice (technologies de l'information et de la communication, NDLR) leur redonnent du plaisir d'aller à l'école. C'est particulièrement important au regard des sondages qui montrent que 80 % à 90 % des jeunes disent ne pas aimer l'école, et que seulement 26 % des jeunes ont confiance dans l'avenir.»

M. Fourgous a trouvé la recette pour fabriquer des crétins heureux, confiants dans l'avenir.
Voir :


http://www.sauv.net/nticd.htm

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"Donc, la grammaire moderne ne considère pas "Paris" , dans "je vais à Paris" comme un complément circonstanciel..."

Non, car si on le supprime, la phrase n'a plus de sens acceptable. Ce complément est donc "essentiel".
On dit dans ce cas : "à Paris" = Comp essentiel de lieu, ou Comp de lieu tout court (en gardant toutefois à l'esprit que ce type de CC de lieu n'a pas le même fonctionnement que, par exemple, les CC de temps (("J'y vais tous les jours" / "Tous les jours, j'y vais").
Il n'y a rien là de scandaleux, non ? On ne va tout de même pas qualifier de "moderne", au sens méprisant du terme, tout ce qui relève de la simple logique.

Écrit par : Garafignoux | 05 février 2010

Je commence à être un peu las des commentaires naïfs de certains au sujet de Martine Aubry. Ce n'est pas parce qu'elle paraît plus raisonnable et proche du peuple que Sainte Ségo que l'on peut lui faire confiance.
Retour au texte. Dans "Le choix d'agir" (Albin michel, 1994), on peut lire: "L'Education nationale pourrait développer des programmes de ce type [programme Paque] en son sein, pour les 14 à 16 ans qui n'ont pu s'en sortir avec les méthodes classiques."(p 147) On attend toujours... Plus loin: "Les chefs d'établissement devraient bénéficier de larges responsabilités en ce qui concerne la gestion, le partenariat avec les entreprises, les projets pédagogiques, l'horaire, la conception des programmes, le management et l'appréciation des enseignants, dans un cadre contractuel déterminé par des objectifs et une évaluation des résultats. Les sanctions positives ou négatives seraient la contrepartie logique de l'accroissement de responsabilité à tous les niveaux." (p 149) Cela ne vous rappelle rien? " Discrètement, ponctuellement, beaucoup d'initiatives ont été prises ces dernières années pour rapprocher l'école de la vie économique, développer le soutien scolaire, innover dans les méthodes. Il faut amplifier ce mouvement." (p 150)
Même tonalité 3 ans plus tard dans "Il est grand temps ..." (même éditeur, 1997). " L'école va mal (...) parce qu'elle fabrique trop de déçus, d'enfants qui s'ennuient en classe, de jeunes rebutés par le carctère encyclopédique ou abstrait des matières enseignées."(p 167) "Il faut mettre au crédit de l'école l'augmentation considérable du nombre de diplômés de l'enseignement supérieur. (...) Ce n'est ni l'université qu'il faut mettre en cause ni l'accès au savoir qu'il faut brider." (p 168) Et Martine de se lancer dans ce qui ressemble fort à un éloge des "compétences", contre la "syllabusitis" chère à juste titre à Michel Delord: "Détenir les moyens de compréhension de la réalité, disposer de méthodes pour apprendre constituent des objectifs prioritaires bien plus décisifs que de connaître les chefs-lieux de département, les capitales des pays du monde, l'optique ou même les oeuvres de Stendhal."(p 169) Un sactuaire, l'école? "La société ayant changé, le rapprt de l'école à la société doit profondément évoluer. Les fondateurs de la 3ème République avaient conçu un espace clos, protégé de l'actualité et de la société. L'intrusion de la famille dans l'école était regardée avec méfiance." (p 169) Plus loin: "[Il est nécessaire] d'accepter la discussion à l'intérieur de l'école, de reconnaître la parole de chacun, en particulier celle de l'élève (...) Ce n(est jamais du temps perdu d'écouter, d'exprimer, de rechercher de l'information, de décortiquer, de critiquer, de valider une argumentation, même si le temps consacré à ces exercices limite l'apprentissage des connaissances (...) Ce principal de collège de la région parisienne qui demande aux parents d'inviter un jour à dîner le professeur de leurs enfants, ce professeur de musique de Vaulx-en-Velin qui invite un parent conteur africain à présenter son art et à dire des contes font sans doute plus pour l'éducation que le rabâchage des batailles de Bouvines et de Marignan." (p 170-171)
A suivre...

Écrit par : Phil | 05 février 2010

"Donc, la grammaire moderne ne considère pas "Paris" , dans "je vais à Paris" comme un complément circonstanciel..."

Non, car si on le supprime, la phrase n'a plus de sens acceptable. Ce complément est donc "essentiel".
On dit dans ce cas : "à Paris" = Comp essentiel de lieu, ou Comp de lieu tout court (en gardant toutefois à l'esprit que ce type de CC de lieu n'a pas le même fonctionnement que, par exemple, les CC de temps (("J'y vais tous les jours" / "Tous les jours, j'y vais").
Il n'y a rien là de scandaleux, non ? On ne va tout de même pas qualifier de "moderne", au sens méprisant du terme, tout ce qui relève de la simple logique.
Ecrit par : Garafignoux | 05 février 2010

"Complément de lieu", c'est la solution retenue par le groupe-lettres du GRIP. Mais sans égards pour l'essentialité. Simplement parce que la notion de circonstance est ici impropre.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

ci-dessous un article impressionnant de rigueur et de clarté sur le difficile passage entre lycée et enseignement supérieur (prépa, iut, fac, sts...), qui tord le cou à bon nombre d'idées reçus, et qui préconise, chiffres et statistiques à l'appui, 3-4 mesures fortes et salutaires.

Ecrit par : Robbegrillon | 05 février 2010

Déjà répondu plus haut, sans écho.

3-4 mesures ?
* des sous
* des moyens
* des budgets
* de la thune

Original !

Écrit par : yann | 05 février 2010

Allez donc expliquer à des enfants de 9 ans que quand ils disent "complément circonstanciel de lieu" ce n'est pas la même chose que quand ils disent "complément de lieu" ! On peut y passer l'année, à l'aise ! Les notions d'essentiel et de circonstanciel semblent tout de même mieux s'opposer pour la circonstance, non ?

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

"Pas une voix pour le NPA !
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 février 2010 "

De la part de quelqu'un qui a appelé à voter pour l'anti-laïc Sarkozy puis pour le crypto-curé Bayrou, ça fait rire.

Écrit par : Mort de rire | 05 février 2010

J'ai été attaqué par la grip-a , il fallait s'y attendre, ce qui ne m'a pas permis de répondre à Cadichon. Je vais y revenir.


Mais par contre j'ai, sur l'APED, un complément à ce qu'a dit F. Guichard sur la loi de mobilité.

http://www.skolo.org/spip.php?breve513

"Tendance historique des réformes de la Fonction Publique"

vendredi 5 février 2010.

Notre ami Michel Delord publie, sur son blog, un intéressant article consacré à l’évolution des politiques de la fonction publique en France. Ou comment, pour contrer les « rigidités » du statut de fonctionnaire (dont le comble est qu’on ne peut pas les licencier) et sur un fond de 30 années de précarisation, les réformes successives peuvent être comprises comme un double processus (d' accentuation de la ) mobilité fonctionnelle et géographique. A lire sur

http://michel.delord.free.fr/314/reform-fp1980-1998.html

Écrit par : MDelord | 05 février 2010

Notre ami Michel Delord publie, sur son blog, un intéressant article consacré à l’évolution des politiques de la fonction publique en France.
Ecrit par : MDelord | 05 février 2010

On n'est jamais aussi bien complimenté que par soi-même ;O))

Écrit par : yann | 05 février 2010

"Pas une voix pour le NPA !
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 février 2010 "

De la part de quelqu'un qui a appelé à voter pour l'anti-laïc Sarkozy puis pour le crypto-curé Bayrou, ça fait rire.

Ecrit par : Mort de rire | 05 février 2010

Même si je ne suis pas loin d'être d'accord, c'est pas moi, M'sieur !

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Allez donc expliquer à des enfants de 9 ans que quand ils disent "complément circonstanciel de lieu" ce n'est pas la même chose que quand ils disent "complément de lieu" ! On peut y passer l'année, à l'aise ! Les notions d'essentiel et de circonstanciel semblent tout de même mieux s'opposer pour la circonstance, non ?

Ecrit par : nicolas | 05 février 2010

Je ne suis pas sûr que ces notions soient d'une très grande utilité à cet âge.
Alors, pour simplifier, on finit par tout mettre dans le même sac : "Les Comp. Circonstanciels".
Le tout est que l'enseignant ait la maîtrise élémentaire de ces nuances. J'ai toujours été, en matière de règles de langue, d'une grande tolérance, il m'a toujours suffi que l'élève sache des notions de base, avec un minimum de compréhension des mécanismes simples. Tant pis pour la nuance, ou le "point de détail".
Cela a donné des élèves à peu près réactifs sur la langue. Ce qui est iontolérable, c'est la confusion entre nom et verbe ("les fillent et les garçon"), et ce genre d'erreur grossière. Comme je suis toujours scandalisé lorsqu'en 1ère (même L), des élèves ne voient pas une répétition de pronoms (celui qui / celui qui ) ou d'adjectifs.
Ou lorsqu'on me demande, en cours de devoir en classe :
- "Monsieur ?
- Mmmmmoui ?
-Comment ça s'écrit /é/ ?
- ????
-Ben oui, quoi : /é/, comment ça s'écrit ?
- Mais quel /é/ ? le verbe avoir ? Etre ? Haïr ?
- Je sais pas, moi. Je veux dire "pour qu'il /é/ envie d'y aller"
- Alors, c'est avoir : donc "pour qu'il ait" (je case un petit subjonctif, en passant)
Rires du voisin, qui vient de voir que le désemparé de seconde a déjà écrit, sur sa feuille : "Pour qu'il est..."
Lequel voisin n'a pas hésité à écrire : "Il yana qui vont ensembles, quatres par quatres, dans des ruèlles sombrent"

Et voilà comment on attend l'âge de la retraite. ("taratata, c'est le clairon qui sonne", dit Carmen à Don josé, "C'est la retrai-ai-aite". On m'attend / au quartier / pour l'appel" ! , lui répond l'andouille. R roulés, s'il vous plaît)

Écrit par : Garafignoux | 05 février 2010

«L'intérêt des nouvelles technologies dans l'éducation ne fait plus débat», selon l'Atelier, cellule de veille technologique de BNP Paribas, qui vient de présenter une étude réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon représentatif de 1 279 personnes. Les résultats montrent que 88 % des personnes interrogées trouvent utile que les technologies de l'information interviennent dans l'éducation des enfants.

Ecrit par : Pendariès | 05 février 2010
---
Je ne nie pas l'intérêt des nouvelles technologies en matière d'enseignement. Mais il ne faut pas se laisser aller à croire que ces technologies puissent se substituer au professeur humain.
Les calculatrices électroniques sont des outils d'un intérêt indiscutable, par exemple.
Mais leur usage a été dévoyé lorsqu'on a cessé d'apprendre aux élèves à calculer avec, pour seul guide, leur cerveau, et pour seuls outils, la feuille de papier, le crayon et la gomme; et, pire encore, lorsqu'on a cessé de les entraîner au calcul mental où le cerveau seul doit servir d'outil. Du coup, nombre d'élèves ont perdu le sens de l'ordre de grandeur et ne se sont plus rendu compte de l'absurdité de certains résultats numériques, dus, non pas à la calculatrice, mais à leur manque de maîtrise du calcul mental.
Pour l'apprentissage du français - qui doit précéder tout autre apprentissage, y compris celui des sciences mathématiques, physiques et biologiques -, il en est de même : le professeur demeure indispensable. L'ordinateur ne le remplacera pas dans les dix années à venir, ni les cent. Il est utile, mais il ne peut pas se substituer au professeur, du moins au professeur de qualité.
Souhaitons qu'on en forme encore...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 février 2010

Allez donc expliquer à des enfants de 9 ans que quand ils disent "complément circonstanciel de lieu" ce n'est pas la même chose que quand ils disent "complément de lieu" ! On peut y passer l'année, à l'aise ! Les notions d'essentiel et de circonstanciel semblent tout de même mieux s'opposer pour la circonstance, non ?
Ecrit par : nicolas | 05 février 2010

Cela se discute, et nous en avons discuté. il n'est pas certain que la notion d'essentiel ( qu'on ne peut ni enlever ni déplacer) aboutisse à une compréhension ; plutôt à une application mécanique. Du coup la notion de circonstance aussi : ce qu'on peut enlever ou déplacer.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"«L'intérêt des nouvelles technologies dans l'éducation ne fait plus débat», selon l'Atelier, cellule de veille technologique de BNP Paribas"

peut-être mais l'inéluctabilité de leurs perversions non plus.

CQFD

Écrit par : dugong | 05 février 2010

@ COMPLÉMENTS CIRCONST -ESSENTIEL

"Je ne suis pas sûr que ces notions soient d'une très grande utilité à cet âge.
Alors, pour simplifier, on finit par tout mettre dans le même sac : "Les Comp. Circonstanciels".
Le tout est que l'enseignant ait la maîtrise élémentaire de ces nuances. J'ai toujours été, en matière de règles de langue, d'une grande tolérance, il m'a toujours suffi que l'élève sache des notions de base, avec un minimum de compréhension des mécanismes simples. Tant pis pour la nuance, ou le "point de détail".
écrit Garafignoux.

Bien d'accord. C'est ce qui disent avec sagesse les IO de 23, 38, 45 : au primaire, ne pas entrer dans les finesses grammaticales.
Et c'est à partir du moment où l'on a oublié cela, dans les années soixante en multipliant par exemple les compléments circonstanciels ou en donnant à faire des analyses retorses, puis plus tard en rabattant sur le primaire des savoirs universitaires que l'enseignement grammatical au primaire est allé dans le mur.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"en rabattant sur le primaire des savoirs universitaires".
...en lieu et place de contenus simples et solides.

Dans le genre, feuilletez : 15 séquences de géographie au CM1 (Atouts Disciplines, Retz).

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Dans le genre aussi, Eratosthène à l'école qui privélégie outrageusement deux villes d'Egypte aux dépends du reste de l'Afrique.

Savoir que Syène s'appelle maintenant Assouan n'endiguera pas les gamelles du petit Abdel : cela nasser à rien.

Écrit par : dugong | 05 février 2010

La FSU change de direction
Bernadette Groison succède à Gérard Aschieri

Bernadette Groison, professeur des écoles
En 2009, elle a obtenu un Master en sciences de l’éducation...

http://www.liberation.fr/societe/0101617615-la-fsu-change-de-direction

Écrit par : Stéphane | 05 février 2010

"en rabattant sur le primaire des savoirs universitaires".
...en lieu et place de contenus simples et solides.

Dans le genre, feuilletez : 15 séquences de géographie au CM1 (Atouts Disciplines, Retz).
Ecrit par : Perceval | 05 février 2010
Merci. Cela tombe bien comme contre exemple : un collègue du GRIP vient de terminer une géographie pour le CP - un travail remarquable - et nous attaquerons bientôt la géographie CE1( sur le modèle du Planel qui reste la référence).

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

La FSU change de direction

Ecrit par : Stéphane | 05 février 2010


A-t-elle seulement su un jour où elle allait?

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 février 2010

Merci. Cela tombe bien comme contre exemple : un collègue du GRIP vient de terminer une géographie pour le CP - un travail remarquable - et nous attaquerons bientôt la géographie CE1( sur le modèle du Planel qui reste la référence)."

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Guy, dès que je retrouve un peu de "moëlle", (pas évident, en ce moment), je tente de"plancher" sur la musique, pour vous.
Si votre proposition tient toujours, évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010

Si votre proposition tient toujours, évidemment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010
Pas de raison que cela ne tienne pas.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Je n'ai pas de leçon de laïcité à recevoir des racistes.
Filez, vous allez être en retard à votre ratonnade...

Ecrit par : ta gueule / Perceval | 05 février 2010

Toujours aussi con et dépassé par les évènements, on dirait ! En voilà un qui votera Besancenot !

Écrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

@géographie RETZ

La merdouille pédago montre la corde : retour en arrière de 100 ans pour ce qui est des méthodes pédagogiques, connaissances purement nomenclaturales, aucune compréhension : aussi bête que la liste des chefs-lieux de canton. L'organisation de la classe, les binômes, la confrontation des résultats : des artifices pour masquer la régression pédagogique ; l'activisme à la place de l'activité de l'élève etc.
"Organisation de la classe
Travail en binômes, par groupes de quatre, puis
collectif.
L’objectif de cette étape est de dresser la liste des
principaux éléments du relief européen.
La classe est partagée en trois grands groupes : le
premier travaille sur le recensement des grandes
chaînes de montagnes, le second recherche toutes
les informations sur les grandes plaines et le
troisième étudie les principaux fleuves en Europe.
Dans chaque groupe, les élèves disposent des
documents 1 et 2 et travaillent en binômes. Ils
notent les informations relevées dans leur cahier
de brouillon. Pour les aider, l’enseignant précise
qu’ils doivent au moins relever le nom des éléments
du relief étudié et leur localisation.
Durée de la recherche : 15 minutes.
Lorsqu’ils ont terminé la recherche par deux, les
élèves se regroupent par quatre afin de confronter
leurs résultats.
Durée de la confrontation : 5 minutes.
Un porte-parole de chaque groupe est chargé de
présenter les réponses trouvées à la classe.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

@Géo CM1-Retz : contre-pub

Tout ce qu'il ne faut pas faire.

http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2009/602807-Extrait_SEQ01.pdf

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"En voilà un qui votera Besancenot !"

Ecrit par : Gogol du peuple,"toujours aussi con et dépassé par les évènements" (c'est lui qui le dit).

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Pour ce C... de Perceval :


http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Opium du peuple | 05 février 2010

Nous attaquerons bientôt la géographie CE1( sur le modèle du Planel qui reste la référence)."

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

En quoi le Planel qui est certes un bon manuel "reste-t-il la référence " ?


MD

Écrit par : MDelord | 05 février 2010

"Donc, la grammaire moderne ne considère pas "Paris" , dans "je vais à Paris" comme un complément circonstanciel..."

Lutetiam eo.
En latin, nous traduisons le groupe comme un complément de lieu, soir ici "quo", l'une des quatre questions de lieu : ubi ?, quo ?, unde ?, qua ?.
Comment veut-on que les élèves s'y retrouvent ?
In murum imus ! Satis est, gratias !

Écrit par : Marilyse | 05 février 2010

"soit"... Errare et toutes ces sortes de choses...

Écrit par : Marilyse | 05 février 2010

Nous attaquerons bientôt la géographie CE1( sur le modèle du Planel qui reste la référence)."

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Vivement le CM1. En attendant, vous conseilleriez quoi ?

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Pour réconcilier tout le monde :
Vu à l'instant dans des devoirs de grammaire (en sixième) :
"la classe dramatiquale" - je rajoute le "e" pour faire plus joli - répété sept fois dans le devoir. La vérité sort de la bouche des enfants...

Écrit par : Marilyse | 05 février 2010

A Yann,

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3401

non monsieur Yann, je maintiens; cette étude va plus loin que le simple "du fric/des postes"; parce qu'elle dit où il faut mettre du fric et des postes, ce qui change considérablement les choses.

Et parce qu'elle dit qu'il ne sert à rien d'ajouter 100 prépa supplémentaires en France (ô glorieuses années 80-90 où chaque député a voulu une prépa dans sa circonscription pour faire joli... et tant pis pour les facs) alors qu'il faudrait augmenter le nbre d'heures de cours à l'université et ouvrir davantage les IUT et STS...

Écrit par : Robbegrillon | 05 février 2010

"Dans le genre, feuilletez : 15 séquences de géographie au CM1 (Atouts Disciplines, Retz)".

J'ai oublié de préciser que ce bijou était très répandu et chaudement recommandé par conseilleurs et formatés.

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Nous attaquerons bientôt la géographie CE1( sur le modèle du Planel qui reste la référence)."

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Vivement le CM1. En attendant, vous conseilleriez quoi ?
Ecrit par : Perceval | 05 février 2010

Pour le Cm1 ? Repiquer dans un Planel, ou un Merlier-Leroux, autre référence.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Anecdote : hier, élucidation collective d'une des énigmes de l'inspecteur Lafouine (série d'enquêtes policières, les enfants adorent).
Il s'agissait de trouver le coupable en s'appuyant sur des indices pour éliminer les suspects.
Ma meilleure élève, petite perle d'ébène, me dit : "Ca ne peut pas être X, parce qu'il est d'origine africaine, or on sait que le coupable parle un français impeccable".
J'en suis resté songeur.

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

Ce principal de collège de la région parisienne qui demande aux parents d'inviter un jour à dîner le professeur de leurs enfants, /.../ fait sans doute plus pour l'éducation que le rabâchage des batailles de Bouvines et de Marignan." (p 170-171)

Ecrit par : Phil | 05 février 2010

Merci Phil de nous faire part de ce bel extrait des mémoires de la mémé du Nord.

Ceci dit j'encourage vivement les parents d'élève à m'inviter.
En collège en moyenne 130 à 150 élèves, un repas par famille et me voici nourri presque tous les jours scolairement ouvrables. Pas de petit profit.

En plus pour peu que ce soit en ZEP la découverte des cuisines du monde est assurée.

Sans compter que dans certaines familles monoparentales on peut toujours espérer une faveur en fin de repas.

On pourrait imaginer un guide rouge par établissement avec une récompense en fin d'année pour la cuisine la plus créative. Peut-être aussi des finales départementales retransmises par M6 ?

Écrit par : Zorglub | 05 février 2010

Pour le Cm1 ? Repiquer dans un Planel, ou un Merlier-Leroux, autre référence.

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Merci.
Dépêchez-vous quand même, parce que je ne sais pas combien de temps j'arriverai à leur fourguer des cartes avec Dakar en AOF... ;-)

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

En plus du contenu des cours, il va falloir se plaindre du contenu des assiettes maintenant ?

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

@ Robbegrillon :

"lu le début du texte : ça commence mal.

L'auteur distingue trois types de sélections :
par l'échec (en gros, la fac)
par obligation structurelle : places limitées, sélection sur dossier
par l'élitisme (???) : évaluation des meilleurs.

Je ne vois pas la différence entre tout ça. Ce sont juste trois méthodes différentes pour trier les meilleurs (sélectionner, donc).
Je les mettrais plutôt dans la même catégorie, sélection par le mérite.
Si on tient à créer d'autres catégories, on peut ajouter "sélection par la rapidité (manque de place, premier inscrit, premier servi)" et "sélection par le piston" (Sc-Po ?).

Ensuite, on a droit au couplet inévitable sur le budget par étudiant et par an. Et si on le calculait par heure de travail ?

Ensuite, ça : "Pour 10 étudiants à la fac, il y a 1 étudiant à l’IUT, 2 étudiants en STS et 0,7 étudiant en CPGE (ce dernier chiffre n’étant pas sans poser problème…)." Comme le ton du texte n'est pas franchement humoristique, et qu'il ne s'agit pas de savoir dans quel sens on va couper 0,7 étudiant, je suppose qu'il y a un sens caché.

Bref, rien que du déjà lu sous la plume de syndicalistes, de sociologues, de bobologues en tous genres. Bof.

Les solutions proposées :

Bu-dgé-ti-ser !!!

Des moyens ! Des moyens ! A la grève !
etc.,etc.

Ecrit par : yann | 03 février 2010 "

Écrit par : yann | 05 février 2010

@MARTINE AUBRY (suite)
Toujours dans "Il est grand temps...", on lit: "Ces objectifs [apprendre à vivre ensemble, acquérir les savoirs de base, disposer d'outils pour comprendre et continuer d'apprendre au long de sa vie] ne seront atteints qu'au prix d'évolutions profondes dans le contenu des programmes. Ils doivent être allégés, s'appuyer sur des pédagogies plus actives et surtout diversifiées en fonction des publics."(p 171) Et Martine d'ajouter: "Bien évidemment, l'école conserve la mission de former des spécialistes, des cadres, des chercheurs, des savants... et de fournir des compétences répondant à un marché du travail qui réclame des qualifications de plus en plus élevées. C'est le rôle du 2ème cycle d'enseignement secondaire et de l'université."(p 171) Vous avez bien lu: le rôle du lycée, et non du collège.
Et pour ceux qui n'auraient pas compris les propositions de son livre précédent, elle précise: "L'académie et l'établissement sont les pivots de cette déconcentration à construire. Son corollaire est la mise en responsabilité, avec ce que cela suppose d'évaluation des résultats et ce que cela implique en termes de gestion des personnels, pour que chacun soit là où sa contribution peut être le plus utile au service public." (p 175)
On me dira que ces pages datent un peu, que son auteur a peut-être évolué depuis. Admettons. Mais n'oublions pas la mise en garde de Philippe Nemo, dont je ne partage pas les vues, mais qui est sur ce point d'une lucidité sans failles: "Je souhaiterais qu'on cesse de dédouaner les révolutionnaires de leurs péchés au motif qu'ils ne parviennent pas toujours à les perpétrer intégralement. (...) Je vais examiner les intentions du Conseil National des programmes, indépendamment de leur traduction dans la réalité, sachant bien que, tant que ces intentions ne seront pas expliquées dans leur logique et leur cohérence, les mesures ponctuelles qui pourraient être rapportées ici et là à cause des résistances ou des impossibilités pratiques seront relayées à brève échéance par d'autres tentatives des mêmes groupes de pression prenant le problème par un autre bout mais allant fondamentalement dans le même sens." (Le chaos pédagogique, Albin Michel, 1993, p 185) On ne saurait dire mieux.

Écrit par : Phil | 05 février 2010

Avant les salutaires rappels de Phil, je gardais depuis longtemps déjà une méfiance pour la Walkyrie des corons depuis que je l'avais entendue se définir comme ingénieur social, ce que j'avais compris comme élaboratrice satisfaite d'usines à gaz.

Écrit par : Perceval | 05 février 2010

@ Robbegrillon

Votre étude se base sur le fait que l'indicateur du budget par élève transcende les différentes filières et qu'il a la même signification et la même pertinence pour les prépas, pour les IUT et pour les facs.

Entre un cours magistral donné devant un énorme amphi de plusieurs centaines d'étudiants par un professeur beaucoup mieux payé que la plupart des professeurs de l'EN et un cours donné par un prof de prépa pas trop payé devant 40 élèves, l'enseignement, les méthodes et les attentes ne sont pas les mêmes. En tirer un budget par étudiant me semble peu cohérent et en tirer ensuite des conclusions, complètement fallacieux.

En revanche, si vous ne recherchez là qu'un moyen pseudo-scientifique d'étayer un discours de revendication, je suis persuadé que cela doit fonctionner avec une grande partie de vos contradicteurs, qui n'ont pas forcément le temps et le recul de mettre en doute vos sources avant de sauter aux conclusions.

Par ailleurs, la fac aurait plus de moyens si elle arrétait de former des bataillons d'historiens de l'Art, de sociologues, ... Ces filières devraient justement être des filières d'élites avec un faible nombre d'étudiants triés sur le volet afin de retrouver un minimum de crédibilité.

"Je suis à la fac, en sociologie"
"Euh oui, mais comme études, tu fais quoi ?"

Écrit par : Joe | 05 février 2010

Pour le Cm1 ? Repiquer dans un Planel, ou un Merlier-Leroux, autre référence.

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

On ne saura donc pas si le Planel est "LA"référence qui va servir de modèle , comme Guy le disait, pour le manuel de CE1. Mais il semble donc que le Planel et le Merlier-Leroux soient DES références pour le CM1.

MD,
coupeur de cheveux en quatre selon Cadichon

Extrait du Merlier-Leroux pour le CE1:
http://michel.delord.free.fr/geog-ce.pdf

Écrit par : MDelord | 05 février 2010

@ Une référence pour la géo CE1 : le Merlier -Leroux
http://ifgrip.ujf-grenoble.fr/documents/dvd_roncq/24_02_geographie.wmv

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"Né et formé aux États-Unis, Anwar al-Aulaqi diffuse le discours d'Al-Qaida en anglais.

Il affirme qu'Oumar Farouk Abdulmutallab, le kamikaze nigerian, était son « disciple ».

Après avoir étudié l'islam, Anwar el-Aulaqi étudie aux États-Unis, le génie civil dans le Colorado, puis les sciences de l'éducation en Californie".

(extrait du journal Ouest-France d'aujourd'hui)

Effrayant, non ;o))) ?

Écrit par : Moot | 05 février 2010

"Lutetiam eo.
En latin, nous traduisons le groupe comme un complément de lieu,"...

Oui, mais à l'accusatif. Ne serait-ce pas que le latin voyait ici le lien fort entre le verbe de mouvement et le complément? Il faudrait ici les lumières de latinistes sérieux, ce que je ne suis pas.
Moi ça ne me gène pas "coi" pour "à Paris", même si je vois très bien que ce n'est pas forcément utile de le faire passer ainsi dans l'enseignement.

Écrit par : complément quand tu nous tiens | 05 février 2010

"Lutetiam eo.
En latin, nous traduisons le groupe comme un complément de lieu,"...

Oui, mais à l'accusatif. Ne serait-ce pas que le latin voyait ici le lien fort entre le verbe de mouvement et le complément? Il faudrait ici les lumières de latinistes sérieux, ce que je ne suis pas.
Moi ça ne me gène pas "coi" pour "à Paris", même si je vois très bien que ce n'est pas forcément utile de le faire passer ainsi dans l'enseignement.
Ecrit par : complément quand tu nous tiens | 05 février 2010

En quoi Paris peut-il être considéré comme l'objet du verbe aller ? Et aller comme un verbe transitif ?

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

En quoi Paris peut-il être considéré comme l'objet du verbe aller ? Et aller comme un verbe transitif ?

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010


Exactement : les verbes intransitifs sont ceux dont l'action ne s'effectue pas sur un objet. Ils ne peuvent donc pas avoir de complément d'objet, qu'ils soit direct ou indirect. Par contre, ils ont des compléments circonstanciels: de temps, de lieu...
Exemple : je vais à l'école, CCLieu

Écrit par : FGuichard | 05 février 2010

"aller" comme un verbe transitif: parce que le serpent se mord la queue. On m'a appris (je suis trop jeune, sûrement ...) qu'un verbe est transitif quand il admet un complément. Si "à Paris" est complément du verbe, alors "aller" est transitif (selon la définition ci-dessus).
Pour "Paris", je retourne la question: qu'entend-on précisément comme "objet" dans "complément d'objet?"

Écrit par : complément...etc. | 05 février 2010

C'est dingue, si vous étiez pédago, la grammaire serait beaucoup plus facile : "Aller à Paris", ce n'est pas un complément d'objet ou quoi que ce soit, c'est une opportunité, c'est une chance formidable qu'il faut saisir.

Écrit par : Joe | 05 février 2010

qu'entend-on précisément comme "objet" dans "complément d'objet?"
Ecrit par : complément...etc. | 05 février 2010

L'objet sur lequel s'exerce ( passe) l'action du verbe.
Je mange : pas d'objet
Je mange ma soupe : objet, la soupe.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Alors c'est un critère sémantique? Il me semblait que l'on raisonnait sur critères "fonctionnels" ( CO. non déplaçables, non supprimables et compléments du verbe, contre CC déplaçables, supprimables et compléments de phrase).

penser à l'avenir: complément d'objet
aller à l'étranger: cc
alors que du point de vue de la construction du verbe, la différence ne saute pas aux yeux...

Écrit par : complément...etc. | 05 février 2010

Alors c'est un critère sémantique? Il me semblait que l'on raisonnait sur critères "fonctionnels" ( CO. non déplaçables, non supprimables et compléments du verbe, contre CC déplaçables, supprimables et compléments de phrase).

penser à l'avenir: complément d'objet
aller à l'étranger: cc
alors que du point de vue de la construction du verbe, la différence ne saute pas aux yeux...
Ecrit par : complément...etc. | 05 février 2010

Vous illustrez très bien la confusion introduite par les notions comme "supprimables ", "remplaçables " etc.

Voir ci-dessous :







VERBES TRANSITIFS – VERBES INTRANSITIFS
Cécile Revéret ( doc.SLECC; droits réseérvés)

Transitif vient du verbe latin transeo = passer. (cf. transition = passage)
Un verbe transitif exprime une action qui s’exerce sur quelque chose - ou quelqu’un - qu’on appelle l’OBJET de l’action. L’action « passe », du sujet qui l’accomplit, à l’objet.
Pierre mange une pomme. La pomme est l’objet de son repas.
Il songe à ses vacances. les vacances sont l’objet de ses songes.
L’action de manger s’exerce sur la pomme. Les songes ont pour objet : les vacances
Pomme est complément d’objet du verbe mange.
Vacances est complément d’objet du verbe songe

Un verbe intransitif exprime une action qui ne « passe » pas sur un objet, qui ne s’exerce sur rien.
L’enfant rit. Le chat miaule.
Certains verbes transitifs ont besoin d’une préposition pour introduire leur complément d’objet. On les appelle verbes transitifs indirects.
J’ai douté de sa réussite. La réussite est l’objet du doute = ce sur quoi s’exerce le doute.
Les verbes dont le complément d’objet est introduit sans préposition, directement, s’appellent verbes transitifs directs.
La différence entre verbe transitif direct et verbe transitif indirect est purement formelle. Elle consiste simplement en la présence, ou non, d’une préposition entre le verbe et son objet. Dans les deux cas, l’objet est ce sur quoi s’exerce l’action.

Pierre aime Jacqueline. Jacqueline est l’OBJET de son amour
Pierre pense à Jacqueline. Jacqueline est l’OBJET de ses pensées.
C’est pourquoi il faut éviter d’appeler complément d’objet second des compléments qui sont, certes, introduits par une préposition, mais n’expriment en aucune façon l’objet de l’action.
La bibliothécaire distribue les livres aux élèves.
L’objet de la distribution, ce sont les livres. En aucun cas, ce ne sont les élèves. Les élèves sont les personnes à qui sont attribués les livres. Nous conserverons donc l’appellation complément d’attribution pour désigner la personne dans l’intérêt de qui s’accomplit l’action.

N.B. Certains verbes sont tantôt transitifs, tantôt intransitifs. Ils sont très utiles pour expliquer, justement, le terme : transitif
Je descends à la cave. > sens intransitif : l’action de descendre s’arrête au sujet.
Je descends les bouteilles de vin à la cave. > sens transitif : l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles.
Certains verbes sont tantôt transitifs directs, tantôt transitifs indirects. Certains ont les trois constructions :
J’ai changé mes euros en dollars > sens transitif direct
J’ai changé de voiture > sens transitif indirect.
Il a changé ; je le reconnais à peine > sens intransitif.

Il a joué la bonne carte > sens transitif direct
Les petites filles jouent à la marelle > sens transitif indirect
Le bois a joué ; le tiroir ne ferme plus > sens intransitif

N.B. Certains verbes transitifs (directs ou indirects) peuvent être utilisés sans qu’on précise l’objet de l’action. Ils sont transitifs malgré tout.
- Puis-je lui téléphoner à 20 h. ? – Non ; à cette heure-là, il mange.
On ne précise pas ce qu’il mange, mais il mange nécessairement quelque chose.
On dit que le verbe manger, dans cette phrase, est utilisé intransitivement
Cesse de lui réclamer de l’argent. Tu abuses. ( On ne précise pas : tu abuses de sa générosité, ou de sa patience. Mais le verbe abuser est bel et bien transitif indirect.)

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Exemple : je vais à l'école, CCLieu Ecrit par : FGuichard | 05 février 2010

Bon. Supprimons ce fameux CC. Il reste Je vais. C'est acceptable ?

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

Supprimons, suprimons... Il en restera bien quelque chose :

http://peillon.typepad.fr/index/2010/02/il-faut-supprimer-les-grandes-%C3%A9coles-interview-dans-lib%C3%A9ration.html#more

Supprimons tout simplement l'école pour ne plus jamais en parler. Ah !

Écrit par : Philippe Delarouzée | 05 février 2010

IMPAYABLE PEILLON !
Ceci dit, j'ai bien failli penser la même chose (supprimons l'école) cet après-midi en aide personnalisée. Quand on explique les choses de plusieurs manières et que l'écho ne se fait toujours pas entendre, il y a comme un léger désespoir qui point et j'ai eu tellement envie de pleurer que je suis sortie. On ne peut toujours pas trouver la moitié d'un nombre en le décomposant. Et nous en sommes à la division. On confond double et moitié, on pense que la division est une multiplication etc. J'en traîne 5 comme ça, dont 4 pour lesquels je ne vois pas d'éclaircie. Ils se plantent partout dès qu'il faut réfléchir. Ils vont avoir 10 ans et cela me désespère.
Est-ce grave, docteur ?

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

"Ils ne peuvent donc pas avoir de complément d'objet, qu'ils soit direct ou indirect."

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2010

Excusez-moi, Françoise, mais n'est-ce pas " qu'il soit "???

Écrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010

@SCIENCES NATURELLES À L'ÉCOLE PRIMAIRE

"À l’école primaire, les enfants sont en période de latence. Un baiser sur la bouche dans un péplum sur l’Odyssée d’Ulysse suffit à les mettre mal à l’aise. C’est simple, ils ne veulent pas entendre parler de reproduction sexuée, ça les dérange profondément."

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Excusez-moi, Françoise, mais n'est-ce pas " qu'il soit "???

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 février 2010

Pan sur les doigts !
;-))

Écrit par : FGuichard | 05 février 2010

Ils vont avoir 10 ans et cela me désespère.
Est-ce grave, docteur ?
Ecrit par : nicolas | 05 février 2010
Compter Calculer au CP (Dupré) ; Compter Calculer au CE1 ( Dupré-Catamno-Strup). Après cela devrait aller mieux.
Mais si c'est en CM2 comme en classe de seconde, les lacunes sont difficiles à combler.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

"Lutetiam eo.
En latin, nous traduisons le groupe comme un complément de lieu,"...

Oui, mais à l'accusatif. Ne serait-ce pas que le latin voyait ici le lien fort entre le verbe de mouvement et le complément? Il faudrait ici les lumières de latinistes sérieux, ce que je ne suis pas.
Moi ça ne me gène pas "coi" pour "à Paris", même si je vois très bien que ce n'est pas forcément utile de le faire passer ainsi dans l'enseignement.
Ecrit par : complément quand tu nous tiens | 05 février 2010

Si mes souvenirs sont exacts, en latin (comme en allemand d'ailleurs, quand il y a mouvement, le complément circonstantiel de lieu est à l'accusatif, et à l'ablatif s'il n'y a pas de mouvement.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 février 2010

Si mes souvenirs sont exacts, en latin (comme en allemand d'ailleurs, quand il y a mouvement, le complément circonstantiel de lieu est à l'accusatif, et à l'ablatif s'il n'y a pas de mouvement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 février 2010

Je confirme, en russe aussi.
Je vais à l'école (иду в школу): accusatif. (Mouvement) Il est dans le jardin (Он в саду = est in horto): ablatif-locatif.


Visiblement, il est plus facile d'enseigner l'allemand, le latin ou le russe que le français. En tout cas s'agissant de "donner aux jeunes élèves des exemples indiscutables" (G Morel).

Écrit par : Buntov | 05 février 2010

"On me demande ce que je fais à m'absenter de mon blog ? Je me fais désirer et accessoirement j'asticote quelques amis de Jean-Paul Brighelli qui se trouvent être pour la plupart professeurs.
Je dois dire que la tâche est plutôt facile, la classe enseignante à qui il manque ce cum grano salis sans lequel on ne fait pas les bon écrivains, est une proie toute désignée pour se jouer d'elle et je crois qu'on peut dire qu'elle aura été la plus grande dupe possible de ses illusions de toute puissance qu'on puisse imaginer dans les dernières décennies ! Voici un corps social qui se croit éclairé et qui agite toutes les idées les plus folles qui se puissent concevoir. Il serait urgent d'explorer l'âme collective qu'il s'est forgé mais ce pilier républicain est hermétique à sa propre inquisition. Il croit tout savoir sauf l'essentiel sur lui-même."

écrit par pidibouse, le vieux raciste ranci et faux-cul, sur son blôôôôgue.

Écrit par : ipipidibouse est une petite merde racornie | 05 février 2010

Mais si c'est en CM2 comme en classe de seconde, les lacunes sont difficiles à combler. Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Difficiles ? Doux euphémisme.

Écrit par : nicolas | 05 février 2010

Les compléments de lieu en latin :
question ubi (le lieu où l'on est) : locatif ou préposition +ablatif
question quo (le lieu où l'on va) : préposition+accusatif
question unde (le lieu d'où l'on vient) : préposition + ablatif
question qua (le lieu par où l'on passe) : per + accusatif

A noter que la préposition est omise devant les noms propres de ville : eo Romam, Roma venio (je vais à Rome, je viens de Rome)

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 février 2010

Moi ça ne me gène pas "coi" pour "à Paris",

alors:
je vais à Paris et à pied:2 COI ?

Écrit par : amusée | 05 février 2010

A diffuser largement : c'est un super texte !

Écrit par : florence | 05 février 2010

A diffuser largement : c'est un super texte !

Écrit par : florence | 05 février 2010

Exemple : je vais à l'école, CCLieu

Ecrit par : FGuichard | 05 février 2010

Non ! Pas "C.C.LIEU" : C de lieu (cf ci-dessus)

Écrit par : Garafignoux | 05 février 2010

Sur les quotas :

http://dailymodem.fr/education-enseignement-superieur-recherche/701-quotas-de-boursiers-natacha-polony-pour-dailymodem

Elle avait un de ces pulls roses, ce jour-là…

Et incidemment :

http://dailymodem.fr/education-enseignement-superieur-recherche/700-quotas-de-boursiers--jean-paul-brighelli-pour-dailymodem


Il pleuvait, mais il pleuvait sur Paris ce jour-là…
J'ai une tête de rat mouillé.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 février 2010

http://www.marianne2.fr/L-ecole-republicaine-est-finie_a184836.html

Écrit par : retraitée | 05 février 2010

"À l’école primaire, les enfants sont en période de latence. Un baiser sur la bouche dans un péplum sur l’Odyssée d’Ulysse suffit à les mettre mal à l’aise. C’est simple, ils ne veulent pas entendre parler de reproduction sexuée, ça les dérange profondément."
Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Je confirme, leur montrer la Liberté guidant le peuple, seins nus sur la barricade, ça peut leur donner des envies de Restauration monarchique !


Mais si c'est en CM2 comme en classe de seconde, les lacunes sont difficiles à combler.
Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Je confime encore : (choses vues cet aprèm)

- Quel est le roi qui a régné avant Louis Philippe ?
- ...
- C'est Cha... Char...
- ...
- Charles ...
- Charles Magne !
- (à moi-même) Restons calme ....

Écrit par : Chevreuil | 05 février 2010

Moi ça ne me gène pas "coi" pour "à Paris",

alors:
je vais à Paris et à pied:2 COI ?
Ecrit par : amusée | 05 février 2010

Amusée ? Il y a de quoi.
Je vais à Paris à pied et de bonne humeur : voilà trois COI !
Question subsidiaire : " de bonne humeur" ne serait-il pas complément du nom Paris ?

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Maccione quitte "La Ferme Célébrités"

Pas de quoi rigoler ...

Écrit par : iPidiblue la classe ! | 05 février 2010

"À l’école primaire, les enfants sont en période de latence. Un baiser sur la bouche dans un péplum sur l’Odyssée d’Ulysse suffit à les mettre mal à l’aise. C’est simple, ils ne veulent pas entendre parler de reproduction sexuée, ça les dérange profondément."
Ecrit par : guy morel | 05 février 2010
Et c'est qui l'auteur de cette réécriture immémoriale des programmes de sciences nat du primaire ?

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Sur les quotas :

http://dailymodem.fr/education-enseignement-superieur-recherche/701-quotas-de-boursiers-natacha-polony-pour-dailymodem

Elle avait un de ces pulls roses, ce jour-là…

Et incidemment :

http://dailymodem.fr/education-enseignement-superieur-recherche/700-quotas-de-boursiers--jean-paul-brighelli-pour-dailymodem


Il pleuvait, mais il pleuvait sur Paris ce jour-là…
J'ai une tête de rat mouillé.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 février 2010

Elle avait un très joli pull ; ta tête n'avait pas changé. Il pleuvait.

Écrit par : guy morel | 05 février 2010

Et c'est qui l'auteur de cette réécriture immémoriale des programmes de sciences nat du primaire ?

Ecrit par : guy morel | 05 février 2010
Programmes 2008:
Les modes de reproduction des êtres vivants.
Le fonctionnement du corps humain et la santé
Reproduction de l’Homme et éducation à la sexualité.

Programmes 2002 (Lang)
- Sciences cycle 3
- Reprodution des humains - éducation à l sexuaité.

Je n'ai plus les programmes antérieurs, mais il me semble que la reproduction des humains se limitait à la naissance et la croissance du bébé.

Mais où a-t-elle pu acheter ce pull rose ???

Écrit par : chevreuil | 05 février 2010

Bernadette Groison, professeur des écoles
En 2009, elle a obtenu un Master en sciences de l’éducation...

http://www.liberation.fr/societe/0101617615-la-fsu-change-de-direction

Ecrit par : Stéphane | 05 février 2010
---
Grand bien lui fasse. Si j'avais l'occasion de lui parler, je lui demanderais si elle se sent plus savante, compétente et efficace en matière d'enseignement avec ce master qu'avant de l'avoir obtenu.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 février 2010

Marc Le Bris, au sujet d'un dessin animé qu'il n'a pas vu, mais dont il sait qu'il raconte l'histoire de deux poissons amoureux l'un de l'autre, a dit :

"Dans le cadre de l’école, je suis très gêné par tout ça, même si je suis tout à fait respectueux de la liberté sexuelle de chacun. C’est devenu très délicat dans la société, car on ne peut plus définir de normalité. À l’école primaire, les enfants apprennent la norme, ils sont d’ailleurs viscéralement attachés à la notion de conformité. À cet âge, si pour éviter un éventuel comportement futur de rejet à l’égard d’une minorité, on change la norme, alors la frontière entre prévention et propagande est franchie. Redéfinir une normalité sociale, cela relève de la décision de la nation. On ne peut pas utiliser l’école à cette fin. Ou alors il faut que tout le monde le sache."

Oh le salopard !

Merci à Guy Morel de m'avoir indirectement mis sur la piste de ce sinistre imbécile !

Je me retiens d'être grossier uniquement pour ne pas attirer d'ennuis au maître de maison, et parce que je ne peux pas être privé d'internet par les autorités tant que je n'ai pas fait le compte-rendu d'un livre récent, toujours pas mis en forme bien que le livre soit lu depuis une semaine et demi.

Mais enfin que cet idiot croupisse là où il est : pour parler de "propagande" et de "normalité", ce type est un sombre débile.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2010

"C’est devenu très délicat dans la société, car on ne peut plus définir de normalité. À l’école primaire, les enfants apprennent la norme, ils sont d’ailleurs viscéralement attachés à la notion de conformité."

J'ajoute que s'il parle à ses élèves de "normes" en ces termes, il n'est pas étonnant que le taux de tentatives de suicides chez les jeunes homos soit si élevé.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2010

Dire que d'aucuns ont dit de ce type : "En lui remettant l'Ordre du mérite, Xavier Darcos a décoré la raison et l’honnêteté intellectuelle"

Tu parles ! Un ahuri, oui !

Marre des déficients intellectuels et émotionnels, qui traitent d'anormaux des gens qui sont amoureux d'un tel ou d'une telle.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2010

Je vais à Paris à pied et de bonne humeur : voilà trois COI !"

Grammaire ad nauseam : complément daube, jet direct...

Écrit par : dugong | 06 février 2010

"Je vais à la Napoule" : c'est un complément de lieu ?

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Le Figaro fait état d'un projet grandiose :

"Le gouvernement adressera dans les prochains jours aux syndicats de fonctionnaires l'ultime version de son projet d'«intéressement collectif», négocié depuis plusieurs mois. Un accord cadre qui sera décliné par ministère et transposé dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Il prévoit le versement d'une prime aux services ayant fait le plus preuve d'«effort collectif» ou de «performance collective»."

On récompenserait ainsi une "équipe éducative" qui aurait réussi le plus petit taux de redoublement.

Ou le service RH d'un rectorat qui aurait réussi le plus grand taux de vacataires académiques.

Yes !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/02/05/04016-20100205ARTFIG00706-fonctionnaires-bientot-un-interessement-collectif-.php

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Excellent article Marianne 2 ! Merci à Retraitée.
Mais où sont donc les perspectives ?

Écrit par : nicolas | 06 février 2010

Pendariès nous signalait cette grande avancée scientifique dont le Monde nous entretient : "Un patient dans un état végétatif “communique” par la pensée"

Ce que le Monde ne dit pas c'est que les scientifiques ont eu les mêmes résultats en soumettant à l'IRM un échantillon représentatif de poireaux à l'évocation d'un bon trempage.

http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/02/05/un-patient-dans-un-etat-vegetatif-communique-par-la-pensee/#xtor=RSS-32280322

Écrit par : dugong | 06 février 2010

http://fr.news.yahoo.com/63/20100206/tfr-toute-nue-elle-vient-chercher-sa-fil-019dcf9.html

Ou les ravages de la burka...

Écrit par : nicolas | 06 février 2010

"Puis elle a déambulé dans l'établissement en criant et en disant qu'elle était « envoûtée », précise Le Parisien."

Un happening d'une désobéisseuse pour protester contre l'habillage de la pénurie ?

PS : à propos de burka, un titre de polar : "Cas de Burkas à Cabourg"

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Le trio infernal du pédagogisme * manifeste :

"Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 : des conséquences désastreuses pour les élèves"

"Jusqu’à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l’alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s’accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps."

Tout le monde aura compris que par "formation", il faut entendre "encore plus de formation à l'IUFM"

Tout le monde aura compris que le Moloch voit dans son nouveau système, un bel avantage budgétaire.

En revanche, il y a une conséquence plus profonde à moyen terme : en collège et en lycée, je parie que cette absence de "formation professionnelle" n'aura pas de conséquence globale sur la qualité des enseignements : cela fonctionnera toujours aussi médiocrement. Comme la vraie vie, les vraies causes sont ailleurs **.

Le Moloch fera faire quelques pseudo-études sur la question et en déduira que le nouveau système fonctionne de façon "satisfaisante" bien qu'on puisse "améliorer quelques points de détail", gnagnagna...

Je ne me prononce pas pour l'école primaire et élémentaire mais j'aimerais bien qu'un(e) spécialiste nous en parle ici.

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6674

* Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques
Jean-Jacques Hazan, FCPE
Antoine Evennou, UNL

** là où ce n'est pas éclairé, selon la bonne vieille théorie du lampadaire...

Écrit par : dugong | 06 février 2010

http://eco.rue89.com/2010/02/05/judy-actrice-porno-525-euros-par-mois-jamais-a-decouvert-136981

Je ne vois pas pourquoi ils veulent supprimer les GE.
Hypokhâgne mène à tout. C'est dommage.
Sur ce, je pars en week-end chorale. Bon w.e. à tous.

Écrit par : nicolas | 06 février 2010

"Hypokhâgne mène a tout" (Nicolas)

Je constate que cette jeune femme n'accorde aucune place aux livres dans son budget...

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2010

"Hypokhâgne mène a tout" (Nicolas)

Je constate que cette jeune femme n'accorde aucune place aux livres dans son budget...
Ecrit par : Sylvie Huguet

Pourtant, les gens de plume mettent souvent la main à l'ouvrage.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

c'est en rabattant sur le primaire des savoirs universitaires que l'enseignement grammatical au primaire est allé dans le mur.
Ecrit par : guy morel | 05 février 2010

Rabattre les savoirs universitaires, et sur le primaire uniquement ? C’est un peu court, jeune homme, pour évoquer la gigantesque imposture qui détruit les apprentissages de la maternelle à l’université, sous le couvert de sciences sociales, comme la linguistique, qui sont ainsi galvaudées.
Il s’est passé tout autre chose : dénaturer certaines disciplines pour servir l’impératif démocratique, et les transposer sans discernement dans des terrains d’application incompatibles, et il ne s’agit pas de n’importe quels savoirs universitaires, mais des théories souvent fumeuses, comme ces parodies de la « nouvelle critique » qui envahirent les programmes de littérature, et celles de la sémiotique (pour faire vite) pour la grammaire et l’étude des textes.
Qui l’a orchestrée, cette imposture? comment et pourquoi ? Faute de poser ces questions et de tirer les conséquences des réponses, on s’y incruste, dans le mur.

Pour en sortir, il importe d’identifier sans plus tarder les coupables, de les empêcher de nuire, de désigner à la vindicte publique ces escrocs ès-sciences de l'éducation, ces VRP en fumisterie scholastique (pléonasme ?) et en sous-produits de la linguistique théorique, de la pragmatique, ou de la psycho-linguistique.


N’en déplaise à Alban, j’ai eu l’honneur et la chance d’avoir pour maîtres de vrais linguistes, des tout grands, comme le merveilleux André Martinet ou la non moins passionnante Henriette Walter. Je leur dois non seulement d’avoir décuplé ma facilité à apprendre et comprendre les langues, mais aussi de m’avoir fourni un radar pour détecter les fraudeurs, dans leur discipline, quand je vis avec effroi leur multiplication sur trente ans.

Et ça se gargarise de Jakobson et de Wittgenstein, et ça ne jure que par Chomsky ou Kristeva. Et ça vous pond un catéchisme formaliste qui emprunte le jargon des spécialistes, sans se soucier de sa complexité, pour l’imposer à des adolescents pré-pubères, et ça singe les défricheurs, et ça pompe sans vergogne les avancées théoriques des uns et des autres sans se préoccuper de leur applicabilité aux domaines concernés. On retrouve ce travers dans toutes les branches des pseudosciences de l'éducation.

Depuis 1996, les programmes de français (grammaire et littérature) sont un catalogue de logomachie, les élèves sont tyrannisés par l’obligation absurde de produire une argumentation aussi creuse qu'hypertrophiée, qui bâtit du vent sur des nuages, qui défie le bon sens en allant du complexe au simple, à l'inverse du processus d'élémentarisation des savoirs par lequel ceux-ci sont RENDUS ACCESSIBLES À TOUS.

Les charlots qui ont concocté cette dérive de la linguistique appliquée à l’enseignement du français n’ont pas seulement « rabattu des savoirs universitaires », ils en ont dévoyé le contenu, ils ont rendu le français inaccessible, sauf à des élèves-perroquets qui se plient au moule.

Il faut remonter aux sources de la catastrophe pour en guérir les effets, et non vanter les miracles pédagogiques qu’on attend encore, par exemple, du détournement (rabattement ?) de la pragmatique, qui impose sa culture du soupçon, réduisant la lecture de Voltaire ou de Hugo à un rallye-saucisson où l'on doit à chaque étape (ou paragraphe) déjouer des manigances supposées, avant d’aller vers la suivante.
Un autre membre de la famille n’est pas mieux loti, la sémantique, dont la caricature atteint les sommets de cette cuistrerie intemporelle si bien dépeinte par Molière.

Avec des propos croquignolets, Alban me prend pour une buse, car je ne me prosterne pas devant ces mascarades et l'autel de sur lequel sont sacrifiés les savoirs,
"" Des instruments de torture? Comme vous y allez! Mais la linguistique ne peut paraître un instrument de torture qu'à ceux qui ne la connaissent pas. Elle est comme cela sur tous les sujets qu'elle ne maîtrise pas cette dame?"""
Ecrit par : Alban | 04 février 2010

Cette dame persiste et signe, car le galimatias des manuels de grammaire, ce n’est pas de la linguistique mais un misérable ersatz, même pas du Canada Dry, et c'est justement parce que j'en étudie depuis 10 ans les ravages que j'ai affiné mon radar. Facile. Practice makes perfect. Ces oiseaux-là fonctionnent au cliché.

J'appelle instruments de torture la panoplie de méthodes qui a anéanti les apprentissages et a sapé le goût de lire, et celui d’apprendre: la globale et assimilées, l'ORL qui a tué la grammaire, la sacralisation du "discours" devenu objet de fascination obsessionnelle, le charabia né des épousailles contre nature entre pédagogie et sémiolinguistique, le tout pompeusement placé sous l'ombre tutélaire du grand Saussure, revu et corrigé par le non moins grand Barthes, lui même copieusement trahi par ses disciples.

Si vous me trouvez la dent dure, lisez le réquisitoire d’un illustre procureur, spécialiste des programmes, Henri Mitterand : « L’apport des grands linguistes du XXème siècle, le raffinement interprétatif d’un Barthes, d’un Poulet, d’un Richard, d’un Starobinski, d’un Genette et de beaucoup d’autres, qui furent pour certains et sont encore les maîtres d’une critique littéraire rénovée, la rigueur et les hardiesses d’un Greimas, les voies ouvertes par la socio-critique, les hypothèses de la psychanalyse, de la symbolique, de la mythographie, …tout cela est en fait ignoré, ou galvaudé, ou délavé, sacrifié à un saucissonnage des œuvres, à un décompte positiviste et desséché de leurs matériaux, et à une résurgence du vieux discours français…..La littérature, ses savoirs, ses découvertes, ses enseignements, ses charmes ? Hors sujet. Disséquons plutôt les variantes, les champs lexicaux, les arguments et les tirages. »

Je dis instruments de torture, car les charlots qui ont rédigé les programmes en se réclamant des plus illustres linguistes, et ceux qui les appliquent, ont transformé le français un lit de Procuste, en machine infernale à formater les esprits, en les nivelant par le bas, sous prétexte d’équité, au motif que la majorité des enfants ne pouvaient jouir de ces "connivences culturelles" que véhiculait un enseignement du français qui avantageait les petits bourges, les "héritiers". Nos Frankenstein ont eu la folle prétention de "bâtir un français pour tous" (Viala) et font leurs dévotions à la Grand’messe pédagogiste. Ils comblent les lacunes par une soupe indigeste qui depuis plus de 20 ans dégoûte les enfants de la littérature. On ne leur apprend plus à l'aimer mais à l’autopsier. Ce sont bien des INSTRUMENTS DE TORTURE que ces scalpels, empruntés à une véritable discipline, mais à l'aide desquels des professeurs d'ignorance alignent, dans leurs petits haricots bien aseptisés, l'incipit, le schéma narratif, le cadre spacio-temporel, l'ellipse, l'anaphore, la séquentialité diagonale-conversationnelle, ou poétique-autotélique, ces bébés-éprouvettes du "linguiste" Jean-Michel ADAM.

Les fossoyeurs de la culture des "héritiers" se piquent de linguistique, mais ils l’ont dévoyée en la mettant au service de leurs basses œuvres. La mère (supérieure) WEINLAND ou BOISSINOT ont réussi à endoctriner une piétaille nombreuse, trop heureuse de dissimuler son ignorance derrière leurs mantras et qui confond pédagogie et psittacisme, enseignement et formatage.
Ces nombrilistes qui veulent péter plus haut que les y autorise leur anatomie bombent le torse et traitent de béotien quiconque dévoile l'imposture de ceux qui, comme Viala et tant d'autres, ont puisé des concepts ronflants dans une vraie discipline qu'ils ont mise au service de leurs ambitions. Celles-ci coïncidaient avec les lubies de l'époque où l'on se mit en tête de "démocratiser" non plus seulement l'école mais la langue française. L'école devait donc "rabattre" ses exigences, pour s'adapter à des publics de plus en plus divers et de moins en moins instruits. Le serpent se mord la queue.

On retrouve ici cette empathie factice de la gauche pour les plus faibles qui ne peut avoir que l'effet contraire, creuser encore davantage les inégalités, et cela n'a pas manqué de se produire.

Henri Mitterand conclut son analyse au vitriol des programmes du lycée par ces mots.
“La copie est donc à refaire, dans l’intérêt des jeunes générations, et dans celui de la langue et de la littérature françaises. QUANT AU SOCLE IDEOLOGIQUE SUR LEQUEL SES AUTEURS ONT APPUYÉ LEUR DOCTRINE ET LEURS CHOIX, C’EST UNE AUTRE AFFAIRE, SUR LAQUELLE IL SERAIT INTERESSANT DE VOIR SE PENCHER LES HISTORIENS DES IDEES, LES SOCIOLOGUES ET LES PHILOSOPHES.”
LE DEBAT (n°135-mai/août 2005)
COMMENT ENSEIGNER LE FRANÇAIS?

A ma modeste échelle, c’est précisément ce que j’ai fait car l’objet de ma thèse fut de débusquer cette idéologie, de l’identifier, de remonter à sa source et de faire l’inventaire de ses ravages. Parmi ceux-ci figure en bonne place l’impossibilité pour certains (l’exemple en est fourni ici) de distinguer un COI d’un CC!! Nous on savait faire ça sans problème en CE1 ou CE2 et, du coup, quand on arrivait en 6eme, on n’avait pas non plus de problème à utiliser correctement l’accusatif, le datif et l’ablatif.

A lire aussi dans le même numéro, l’article de Mireille Grange et Michel Leroux "LA PEDAGOGIE SANS DESSUS DESSOUS"
( Les programmes de français au collège)

« Adieu donc, au profit d’une nomenclature qui, inlassablement, laboure la surface des choses, à ce qui n’est ni mesurable ni objectivable. Adieu à l’émotion esthétique, à l’approche des symboles, à la réflexion morale sur la société et le monde, au sens de la vie et de la mort, à la justice, au progrès et à la liberté. Adieu surtout à ce regard sur soi que seule autorise la désincarcération du présent procurée par la fiction, cet indispensable détour. Adieu aux leçons de vocabulaire sans lesquelles la pensée végète dans la répétition de ses ornières, adieu, enfin, à la maîtrise de la syntaxe sans laquelle elle s’éparpille et se délite. »


et merci pour
http://www.marianne2.fr/L-ecole-republicaine-est-finie_a184836.html
Ecrit par : retraitée | 05 février 2010

pas un mot à changer.

Écrit par : Cadichon | 06 février 2010

À propos du NPA et du facteur Âne bâté (on ne peut plus décemment parler de facteur Cheval…)…

Ce texte du regretté Thierry Jonquet, récemment disparu (dernier titre paru : Ils votre épouvante et vous êtes leur crainte) sur la LCR qu'il connaissait bien pour en avoir été membre.
Sans commentaires
JPB

Trotsky réveille toi, ils sont devenus fous !

J’ai fait un rêve. Le visage d’Olivier Besancenot apparaissait sur l’écran du téléviseur le soir du deuxième tour de la future présidentielle ! Il l’emportait à 52 % des votants, contre Arlette à 35 %, Marie-George Buffet à 8 %, les autres candidats étant réduits à des scores microscopiques. Peu après, Olivier remontait l’avenue des Champs-Elysées et prononçait son premier discours de président de la République... toute la presse était présente. Au volet international de son allocution d’investiture, il annonçait, à la stupéfaction générale, la visite officielle d’Hassan Nasrallah, le leader charismatique du Hezbollah, le "parti de Dieu", à Paris, avec tous les honneurs, garde républicaine, patrouille de France dans le ciel azuré, garden-party avec buffet hallal et tutti quanti... Je me suis réveillé en sueur, épouvanté, et pourtant... J’ai consulté mes archives.

On savait que la LCR s’était prononcée contre la loi proscrivant le port du foulard islamique à l’école. On savait que ses militants s’étaient retrouvés bras dessus bras dessous avec les imams devant l’Assemblée nationale pour protester contre ladite loi. On savait que lors de la préparation du Forum social européen à Saint-Denis, la LCR avait pris fait et cause pour la présence de Tariq Ramadan au dit forum, après que celui-ci eut épinglé quelques intellectuels, tous juifs, à l’exception de Taguieff, mais c’était une erreur de Tariq, qui avoua par la suite qu’il avait vérifié, et non, Taguieff n’était pas juif, mea culpa de sa part, ce qui était bien la preuve que sa démarche n’était absolument pas antisémite puisqu’il y avait au moins un goy dans la bande visée par sa diatribe. (Mais au fait, comment Ramadan s’y était-il pris pour vérifier que Taguieff n’était pas juif ?) On savait que Daniel Bensaid, dirigeant historique de la LCR, avait pris la défense de Ramadan dans l’émission de Mermet sur France Inter. On savait que la LCR avait intégré en son sein le groupe dit "Socialisme par en bas", issu du SWP britannique, qui a théorisé depuis belle lurette la fructueuse collaboration entre islamistes et trotskystes dans "la lutte contre l’impérialisme". On savait que les militants de cette tendance avaient activement pris part à l’animation de la campagne "Une école pour tous/tes", destinée à combattre la loi qualifiée de "foulardière" par Bensaid. On savait qu’Olivier Besancenot, avant de se retirer des collectifs de la gauche de la gauche de la gauche, trinquait volontiers avec son ami José Bové, le même Bové qui avait réussi le tour de force d’expliquer que c’était le Mossad qui faisait exploser les synagogues pour amener les juifs de la diaspora à venir se réfugier à Tel-Aviv, le même Bové qui se répandait en imprécations sur le site Oumma.com contre la fameuse loi foulardière... On savait tout cela.

Ce qu’on sait moins, par contre, c’est que la LCR a franchi un nouveau cap dans cette pitoyable dérive. Le 28 juillet dernier, une délégation de cette organisation s’est rendue à Beyrouth pour manifester son soutien à la "résistance libanaise", en l’occurrence le Hezbollah. On peut penser ce que l’on veut de la politique israélienne, de la brutalité extrême - et qui plus est stupide puisque militairement inefficace - dont a fait preuve l’Etat hébreu dans la dernière guerre. Mais de là à tendre la main à une organisation telle que le Hezbollah, il y a un gouffre ! Car il s’agit bien d’une proposition de collaboration en bonne et due forme ! D’une alliance destinée à durer ! Nicolas Qalander, responsable de la délégation, l’explique sans ambages dans le numéro de Rouge, l’hebdo de la LCR, daté du 2/09/06.

... On voulait d’abord entendre les forces de la résisance libanaise. On cherchait à créer sur le long terme des contacts permanents pour pouvoir mettre la résistance libanaise en relation avec le mouvement social et altermondialiste (...) même si le projet de société à long terme n’est pas le même, il y a des points d’accord tactiques....

Ce Qalander, reconnaissons-lui au moins cette qualité, bénéficie (mais pour combien de temps encore ?) d’un minimum de lucidité ! Le projet de société à long terme n’est pas le même ! Ah bon ? Hassan Nasrallah, reclus dans son bunker des sous-sols de l’ambassade d’Iran à Beyrouth, doit s’étrangler de rire. Et son mentor Amadinhedjad encore plus. Les deux compères ont trouvé là des "idiots utiles" que Staline lui-même n’eût pas reniés ! Des benêts d’un tel calibre ne se trouvent pas sous le sabot de n’importe quel âne.

La LCR a dont rencontré le Hezbollah. Peut-être le même jour que celui où Dieudonné, Alain Soral et l’ineffable Thierry Meyssan effectuaient la même démarche ? Peut-être se sont-ils croisés dans l’antichambre où les dignitaires enturbannés les ont fait patienter ? Ont-ils partagé un petit thé à la menthe et quelques dattes avant de passer aux choses sérieuses ?

La LCR n’a pas manqué d’enfoncer le clou. En esquissant d’autres alliances possibles, inéluctables si une telle logique devait perdurer. Sous la plume de Christian Picquet, on pouvait lire dans Rouge, toujours daté du 2/09 : ... A travers cette guerre, il s’agissait d’abord d’infliger une défaite politico-militaire à l’Iran et à la Syrie, qui soutiennent le Hezbollah et sont surtout les deux puissances régionales refusant la politique américaine... Nous y voilà ! Quand on a mis le doigt dans l’engrenage, il est difficile de s’en sortir. Puisqu’il y a d’un côté les "méchants", à savoir les Américains et leur "allié sioniste", alors ceux d’en face deviennent petit à petit les "bons". C’est une idée a priori choquante, mais qui, soyons-en certains, va lentement cheminer dans les esprits. Christian Picquet a-t-il proposé d’ajouter cette contribution à la plate-forme du rassemblement antilibéral ? Ce qui aurait fortement aidé, n’en doutons pas, à renforcer l’unité défaillante !

Et l’idée chemine. Le nouvel ami de la LCR, le Hezbollah, le "parti de Dieu", n’est guère reluisant, il part même avec un gros handicap, certes, alors il faut faire preuve de pédagogie pour convaincre les militants sceptiques, qui, dans un éclair de lucidité, se pinceraient le nez devant les nouvelles lubies de leurs dirigeants. La tâche est rude, mais la cause est entendue. C’est ainsi qu’on donne longuement la parole, toujours dans les colonnes de Rouge (15/09/06), à une certaine Nahia Chahal, ex-responsable de l’OACL, Organisation d’action communiste du Liban. Qui explique posément : (...) Je fais une différence entre les mouvements islamistes. Il n’y a aucun lien de parenté entre Ben Laden et le Hezbollah. C’est comme dans les mouvements de gauche. Quel rapport est-ce que nous avons avec les Khmers rouges ? Pour moi, ce sont des fascistes. Il y a des fascistes chez les islamistes comme chez des gens de gauche, mais il y a aussi des gens libérés, progressistes. (...)

Reprenez votre souffle avant de poursuivre la lecture, le pire est à venir ! Nahia sait manier une dialectique des plus fines.

Je ne fais pas l’éloge du Hezbollah. Je connais les points faibles. Le Hezbollah n’est pas encore assez conscient qu’il est un mouvement de théologie de la libération. Mais c’est le seul mouvement islamiste qui vienne dans les forums sociaux mondiaux et européens. (...) Il y a une alliance pratique et politique entre le Hezbollah, le Parti communiste libanais et le Parti du peuple, qui est un parti nationaliste de gauche. Ils se voient régulièrement et ne dissimulent pas les points de divergence. Le PCL, par exemple, reproche au Hezbollah de n’avoir jamais participé à des manifestations de revendications sociales, alors que sa base est composée de pauvres, de paysans, d’ouvriers. (...) Le Hezbollah dit parfois : "Vous avez raison, on n’était pas assez conscients de cela." Il faut comprendre le Hezbollah comme un phénomène jeune, qui évolue beaucoup. C’est très important. Et enfin, la cerise sur le gâteau : C’est aussi un mouvement qui est libéré des dogmes hérités. Dans ce galimatias, le lecteur de Rouge est amené à se convaincre, doucement, tout doucement, que oui, Nasrallah est peut-être un camarade ! Le bougre ne fait-il pas des progrès, puisqu’il écoute ses alliés, sait apprendre d’eux ? C’est décidément un charmant compagnon !

Un compagnon si fréquentable que, banco ! La LCR, vampée, totalement sous le charme, envoie une nouvelle délégation à Beyrouth, du 16 au 19 novembre 2006 (Rouge du 1/12/06). Cette fois, il s’agit de passer aux choses sérieuses. 30 pays représentés ! Pour soutenir la résistance. Sans R majuscule. La résistance, c’est la résistance ! Et Nasrallah, par la voix de son second, le cheik Naïm Qassem, démontre qu’il a bien saisi quelle carotte manier quand il s’agit de séduire les idiots utiles. Le représentant de la LCR (Laurent Carasso) est en revenu bluffé. Plus à gauche, plus lutte-de-classe que le cheik Naïm Qassem, alors là, tu meurs ! Il a annoncé que la victoire de la résistance libanaise était une victoire pour les opprimés, les pauvres et les hommes libres, qu’il appelait à s’unir à l’échelle planétaire ! En clair, la Cinquième Internationale ? A quand une conférence à Téhéran ?

Voilà où en est arrivée la LCR... Mieux vaut sans doute en rire. De telles dérives ne surviennent pas du jour au lendemain, ce ne sont nullement des tocades. Elles sont le fruit d’une lente, très lente maturation. Durant la guerre du Golfe, la LCR avait lentement glissé vers une position de soutien critique à Saddam Hussein, sous le même prétexte qu’il apparaissait aux yeux des "masses arabes" comme le champion de la lutte "anti-impérialiste". Et puis, des années durant, cette organisation a de plus en plus cédé aux pressions islamistes, que ce soit sous le prétexte de la "loi foulardière" ou dans la défense de Ramadan, soudain promu comme une sorte de théologien de la libération à la mode coranique avec lequel il convenait de débattre. Un Ramadan qui souhaite que l’islam devienne la conscience du Sud et des démunis et salue la République islamique d’Iran comme le pays le plus avancé vers l’institutionnalisation démocratique " ![1]

Dans la campagne électorale qui s’annonce, on peut souhaiter qu’Olivier Besancenot soit amené à s’expliquer sur les curieuses alliances que noue son organisation... et que les journalistes ne lui permettent pas de s’en tirer par une pirouette ! Notes

[1] Lire à ce propos Daniel Bensaid, Fragments mécréants, éd. Lignes.

Thierry Jonquet

Écrit par : brighelli | 06 février 2010

Tous postiers !

Écrit par : iPidiblue poste restante | 06 février 2010

J'ajoute que s'il parle à ses élèves de "normes" en ces termes, il n'est pas étonnant que le taux de tentatives de suicides chez les jeunes homos soit si élevé.

Ecrit par : Jeremy | 06 février 2010

Vous avez raison. A bas les normes !

La grammaire normative opprime les élèves; il faut les libérez de ces chaînes qui les entravent et leur apprendre que désormais le ringard complément de lieu "à Paris" (je vais à Paris) est un complément d'objet indirect. Question "à quoi" et non plus "où". Et tant pis pour la logique si cela doit contribuer au bonheur de ceux qui veulent paradoxalement imposer par là de nouvelles NORMES !

Écrit par : logik | 06 février 2010

Tous à l'Aquagym !

Écrit par : iPidiblue sport | 06 février 2010

c'est en rabattant sur le primaire des savoirs universitaires que l'enseignement grammatical au primaire est allé dans le mur.
Ecrit par : guy morel | 05 février 2010
---
Dès les années 1980, on a fait "descendre" des connaissances que j'ai apprises en deuxième cycle d'études supérieures dans le secondaire. Les auteurs d'un manuel scolaire que j'ai lu, ne se sont pas rendu compte qu'ils omettaient une explication essentielle dans l'exposé de la désintégration beta.
neutron -> proton + électron + antineutrino

L'équation ci-dessus est correcte. Il aurait été erroné de mettre "neutrino" là où je mets "antineurtrino". Mais encore faut-il expliquer pourquoi c'est un antineutrino et non un neutrino. L'explication étant absente dans le livre, soit les auteurs l'ignoraient, soit ils jugeaient trop difficile d'expliquer cela à des candidats au bac S.
Dans l'un comme dans l'autre cas, j'ai trouvé stupide de mettre de telles connaissances dans l'enseignement secondaire.
Les élèves en sont réduits à apprendre ce genre de chose par cœur sans comprendre.
Soit dit en passant, il existe une réaction nucléaire intéressante, celle du proton :
proton -> neutron + positon + neutrino
Ici, il serait erroné de mettre antineutrino.
J'expliquerai cela si quelqu'un me le demande. Et le quelqu'un me dira - s'il le veut - s'il trouve raisonnable de mettre ce genre de choses dans le secondaire. Je serais intéressé de connaître la position d'un professeur de sciences physiques sur ce sujet, naturellement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 février 2010

Cher JPB, il aurait fallu préciser que le texte du cher et regretté Thierry Jonquet date du 20 décembre 2006 :
http://www.gaucherepublicaine.org/_archive_respublica/2,article,702,,,,,_Trotsky-reveille-toi-ils-sont-devenus-fous.htm

Écrit par : FGuichard | 06 février 2010

Ah ! non, la décomposition cela suffit ...

Écrit par : iPidiblue anti-tout | 06 février 2010

Heure de vie de classe : psychothérapie de groupe...

http://www.observatoire-laxisme-ecole.fr/print_text.php?id=27

Écrit par : décadence | 06 février 2010

Dépense intérieure d’éducation (DIE) :

En 1995, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,6 % du PIB.

En 2000, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,3 % du PIB.

En 2001, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,2 % du PIB.

En 2003, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,1 % du PIB.

En 2004, la France dépensait pour l’Education Nationale 7 % du PIB.

En 2005, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,8 % du PIB.

En 2007, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,7 % du PIB.

En 2008, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,6 % du PIB.

http://media.education.gouv.fr/file/2010/97/4/NI1001_135974.pdf

Qu’on en finisse.

Je propose qu’on privatise l’Education Nationale, et puis qu’on n’en parle plus.

Avec l’argent économisé, on pourra aider les banques.

Écrit par : BA | 06 février 2010

Daniel Bensaid, dirigeant historique de la LCR...

Ecrit par : brighelli | 06 février 2010

C'était donc ça, le Bensaid que je ne sais plus qui pleurait ici-même naguère.
Bof. Ça fait une ... de moins.

Écrit par : yann | 06 février 2010

@Cadichon
On eut pour maîtres, parmi d'autres aussi rigoureux, Dubois et Mitterand ; on lut Saussure, Martinet, Jakobson, Chomsky et bien que "de gauche" on enseigna sans complexes, de la première heure de cours en 1969 à la dernière heure en 2008, la grammaire scolaire dite "traditionnelle". Et la littérature, sans jamais faire la moindre concession à la bimbeloterie des champs lexicaux et autres schémas actanciels.
Il faut se méfier des explications trop simples, surtout quand on s'attaque à l'idéologie.
La mère de toutes les réformes des programmes, l'abandon des contenus compacts et complets du primaire suite à l'allongement de la durée de la scolarité, était-elle d'inspiration égalitariste ?
D'autre part, l'édition scolaire, y compris quand les directeurs de collection s'appelaient Dubois ou Mitterand, a-t-elle obéi à un réflexe égalitariste en mettant sur le marché des manuels qui tombaient dans les dérives que vous dénoncez.
D'autre part encore, de quelle inspiration est la gestion des flux qui sous tend les politiques scolaires depuis quarante ans ?

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

Le génial pédagogol Philippe Watrelot déclare :
« Imagine-t-on d’envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d’anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d’observation ? En leur conseillant simplement d’appeler le collègue d’à côté en cas de problème ? »

Imagine-t-on des chirurgiens formés après des journées à la mode IUFM typique :
– Tour de table des stagiaires
– Constitution des groupes
– Mise en commun

Aucune intervention des formateurs pour enseigner quoi que ce soit d’utile, ou de scientifiquement prouvé, si ce n’est qu’il faut toujours faire une saignée ou une purge. Tout autre traitement proposé par les stagiaires étant disqualifié comme contraire aux intérêts du patient qui est, of course, au « centre du système. »

« Le poumon, vous dis-je ! »

Écrit par : P. Lariba | 06 février 2010

Aux USA, pour écrire sur fond de relations troubles entre politiciens, mafieux, psychopathes et autres, il y a une floppée d'auteurs dont James Ellroy n'est pas le moindre.

Qui pourrait écrire en France sur fond de LCR ?

Pascal Jardin ?

C'est sans fond ou du moins, trop profond.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Non, Dugong ! Pas Pascal Jardin !
Anna Gavalda ! Ça c'est du lourd.

Écrit par : P. Lariba | 06 février 2010

J'ajoute que s'il parle à ses élèves de "normes" en ces termes, il n'est pas étonnant que le taux de tentatives de suicides chez les jeunes homos soit si élevé.

Ecrit par : Jeremy | 06 février 2010

Vous avez raison. A bas les normes !

La grammaire normative opprime les élèves; il faut les libérez de ces chaînes qui les entravent et leur apprendre que désormais le ringard complément de lieu "à Paris" (je vais à Paris) est un complément d'objet indirect. Question "à quoi" et non plus "où". Et tant pis pour la logique si cela doit contribuer au bonheur de ceux qui veulent paradoxalement imposer par là de nouvelles NORMES !
Ecrit par : logik | 06 février 2010

Que la grammaire soit normative au primaire est une chose ; en déduire qu'il faut enseigner au même niveau une norme sexuelle en est une autre. Au primaire, l'enseignement de la reproduction sexuée : fleurs, insectes, animaux doit être faite sans qu'il soit question de normes du comportement sexuel des humains.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

"Vous avez raison. A bas les normes !
La grammaire normative opprime les élèves ; il faut les libérez de ces chaînes qui les entravent" : vous n'avez sans doute pas suffisamment "entravé" la grammaire française pour oser une telle terminaison !

Écrit par : Orthoprof | 06 février 2010

Au primaire, l'enseignement de la reproduction sexuée : fleurs, insectes, animaux doit être faite sans qu'il soit question de normes du comportement sexuel des humains.

Ecrit par : guy morel | 06 février 2010

Vous savez, Guy Morel, plus personne ne s'étonne de nos jours, maintenant que le système éducatif a été privatisé et a submergé l'instruction publique universelle, que l'Etat par l'entremise de ses agents que sont les enseignants, intervienne (inter-dise) dans des domaines qui, jusque-là, relevaient de la vie privée des gens.
Ma fille, en 1998, alors qu'elle était en GS a pu ainsi assister, dans son école, à une telle intervention destinée à l'instruire des risques de la pédophilie et de l'inceste. J'avais alors été scandalisée par l'approbation unanime des parents de cette initiative commandée par la maldone du Poitou.
Je suis d'accord avec JML, l'Etat n'a ps a s'immiscer dans la vie privée des citoyens, y compris ceux de seconde ou de troisième zone.
Et je ne suis pas étonnée que les libéraux les plus vindicatifs revendiquent de la part de l'Etat législateur et juge toujours plus d'intervention dans ces domaines.

Écrit par : marigot | 06 février 2010

"Vous avez raison. A bas les normes !
La grammaire normative opprime les élèves ; il faut les libérez de ces chaînes qui les entravent" : vous n'avez sans doute pas suffisamment "entravé" la grammaire française pour oser une telle terminaison !

Ecrit par : Orthoprof | 06 février 2010

Non, juste un changement de formulation, à la dernière minute : "il faut les libérer" à la place de " libérez-les", et la terminaison est passée à la trappe !
Inutile d'être agressif (-ve) pour cette étourderie !

Écrit par : logik | 06 février 2010

Vous avez raison Marigot ! Si l'on condamne l'inceste alors que va-t-il advenir de la si belle histoire d'Oedipe ?

Écrit par : iPidiblue Oedipe-Roi | 06 février 2010

Bon, alors, revenons-y donc; comment analysez-vous du point de vue de la grammaire traditionnelle, la seule, la vraie, la bonne, la pure:
" Paris" dans" Je quitte Paris"? Comme un cod. Bon. Normalement, du point de vue logique, c'est -à-dire en appliquant les présupposés seulement sémantiques de la GR traditionnelle, vous devriez y voir un cc.
Alors pourquoi, maintenant, "Paris" dans " je vais à Paris" vous pose un problème comme coi?
Et je le répète et j'en suis convaincu, ( sinon je vais encore me faire insulter) tout cela n'est pas à mettre entre les pattes des petites têtes blondes.

Écrit par : Alban | 06 février 2010

Autre exemple. Vous n'avez jamais eu un élève qui analysait: "sur l'herbe" dans " Ils ont apprécié leur déjeuner sur l'herbe" comme un cc au lieu d'un complément de nom?
Avec des critères seulement sémantiques, vous lui dites quoi?

Écrit par : Alban | 06 février 2010

Il y en a qui offensent la grand-mère…

Dans "je quitte Paris", Paris est bien COD parce qu'il dépend d'un verbe métaphorisé, qui transporte la notion de lieu en une notion de personne (je quitte Paris fonctionne comme Je quitte ma femme).
Dans "Je vais à Paris", rien de semblable, et "Paris" est bien CC — et non COI, puisqu'il n'y a pas d'objet, ni direct ni indirect.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2010

Gaymard ce matin à France Cul au "rendez-vous des politiques".

Il se réclame de l'héritage de de Gaulle (qui, lui au moins, payait sa facture d'électricité à l'Élysée).

Cette émission a pour effet de servir à recycler les raclures de la république.

Comprenne qui pourra.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Je suis d'accord avec JML, l'Etat n'a ps a s'immiscer dans la vie privée des citoyens, y compris ceux de seconde ou de troisième zone.
Et je ne suis pas étonnée que les libéraux les plus vindicatifs revendiquent de la part de l'Etat législateur et juge toujours plus d'intervention dans ces domaines.
Ecrit par : marigot | 06 février 2010
Justement. Si JMLB s'était cantonné à cela, je serai d'accord avec lui. Mais ce n'est pas ce qu'il fait ; il parle de norme en matière sexuelle.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

Cette émission a pour effet de servir à recycler les raclures de la république.

Comprenne qui pourra.

Ecrit par : dugong | 06 février 2010

Oui mais c'était peut-être une fondue savoyarde ... et puis avec les raclures de fromage on fait ces trucs infâmes qu'on donne aux enfants dans les cantines ...

Écrit par : iPidiblue dans le fromage | 06 février 2010

"Bernadette Groison, professeur des écoles
En 2009, elle a obtenu un Master en sciences de l’éducation..."

Ecrit par : Stéphane | 05 février 2010

Tiens, pour faire plaisir aux blogueurs d'ici, extrait d'une petite discussion avec un défenseur des "sciences de l'éduc", à qui j'affirmai que l'application d'icelles faisait parfois fi du bon sens, et qui me rétorqua:
"Mais le bon sens n'a jamais rien inventé à lui tout seul", et à qui je répondis tout de go:
"Certes; mais quand on en fait fi, on finit par inventer des conneries".

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

Il y en a qui offensent la grand-mère…

Dans "je quitte Paris", Paris est bien COD parce qu'il dépend d'un verbe métaphorisé, qui transporte la notion de lieu en une notion de personne (je quitte Paris fonctionne comme Je quitte ma femme).
Dans "Je vais à Paris", rien de semblable, et "Paris" est bien CC — et non COI, puisqu'il n'y a pas d'objet, ni direct ni indirect.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 février 2010
On ne saurait mieux dire. Et ce n'est même pas la peine d'en passer par la métaphorisation.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

"Je dis instruments de torture, car les charlots qui ont rédigé les programmes en se réclamant des plus illustres linguistes, et ceux qui les appliquent, ont transformé le français un lit de Procuste"

Ecrit par : Cadichon | 06 février 2010

"en" un lit de Procuste, non ? Sinon, ça ne dit rien !

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

" Ils ont apprécié leur déjeuner sur l'herbe" comme un cc au lieu d'un complément de nom?
Avec des critères seulement sémantiques, vous lui dites quoi?"

Ecrit par : Alban | 06 février 2010

Et: "ils ont apprécié l'herbe sur leur déjeuner", ça donne quoi ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

"Ma fille, en 1998, alors qu'elle était en GS a pu ainsi assister, dans son école, à une telle intervention destinée à l'instruire des risques de la pédophilie et de l'inceste. J'avais alors été scandalisée par l'approbation unanime des parents de cette initiative commandée par la maldone du Poitou."

Ecrit par : marigot | 06 février 2010

Cette femme est définitivement une nuisible. Pas de quartier.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

en" un lit de Procuste, non ? Sinon, ça ne dit rien !

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

C'est pas très catholique tout cela !

Écrit par : iPidiblue comme on fait son lit ... | 06 février 2010

Et la zoophilie, il ne faut pas en prévénir les dangers en en informant les enfants dès leur plus jeune âge ?

Combien d'animaux qui servent d'objets sexuels contre leur gré !

Écrit par : iPidiblue aka ! | 06 février 2010

Justement. Si JMLB s'était cantonné à cela, je serai d'accord avec lui. Mais ce n'est pas ce qu'il fait ; il parle de norme en matière sexuelle.

Ecrit par : guy morel | 06 février 2010

Donc, ceux qui disent qu'il y a une norme ont tort, ceux qui disent qu'il n'y en a pas ont raison ?

Certains ados de ma connaissance confient avoir été très troublés, enfants, par la propagande pour l'homosexualité, diffusée via les feuilletons, publicités, medias.
Alors, si on leur foutait la paix avec ça et leur laissait le temps de comprendre tout seuls et éventuellement "d'être ou ne pas être" ?

Écrit par : logik | 06 février 2010

Alors, si on leur foutait la paix avec ça et leur laissait le temps de comprendre tout seuls et éventuellement "d'être ou ne pas être" ?

Ecrit par : logik | 06 février 2010

Je ne voudrais pas déformer la pensée de Jeremy, mais je crois qu'il ne peut qu'être d'accord avec vous...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

À propos de Bernadette, la nouvelle sainte de la FSU…
Interview donnée hier à l'AEF :

Bernadette Groison est élue secrétaire générale de la FSU pour un mandat de trois ans renouvelable par le conseil délibératif national de la fédération (125 votes pour, 5 contre, 7 ne se prononcent pas), vendredi 5 février 2010, lors du sixième congrès de la FSU qui se tient à Lille depuis lundi 1er février. Elle succède à Gérard Aschieri qui occupait ce poste depuis 2001. Bernadette Groison, 48 ans, est professeur des écoles depuis 1987 et membre du Snuipp-FSU. Elle enseigne un jour par semaine en maternelle à Montrouge (Haut-de-Seine). Elle répond aux questions d'AEF sur les grands enjeux de son mandat.

AEF : Quelle est votre priorité en tant que nouvelle secrétaire générale de la FSU ?

Bernadette Groison : Je voudrais tenter de faire évoluer la FSU afin qu'elle devienne une force de proposition incontournable. Et pour cela, il va falloir essayer de redonner confiance aux personnels dans l'action collective.

AEF : Est-ce à dire que vous reconnaissez l'étiquette de fédération uniquement contestataire souvent attribuée à la FSU ?

Bernadette Groison : C'est très difficile dans le contexte actuel d'aller au-delà de l'opposition, de vraiment porter des propositions, car nous devons faire face à des reculs énormes imposés par le gouvernement (suppressions de postes, RGPP…). Mais j'aimerais que nous parvenions à casser ce rouleau compresseur du fatalisme et à repartir des besoins des personnels pour devenir force de proposition. À tout le moins faire que nos alternatives soient entendues.

AEF : Comment comptez-vous faire ?

Bernadette Groison : Je n'ai pas de solution magique. Peut-être va-t-il falloir trouver des formes de mobilisation plus rassembleuses que la grève ou la manifestation... Mais je crois qu'au-delà de la forme de mobilisation adoptée, il nous faut gagner en crédibilité auprès des personnels qui n'ont plus foi en l'action syndicale.

AEF : L'éducation connaît aujourd'hui une forte division syndicale, notamment à cause des diverses positions sur la réforme du lycée. Est-elle dépassable ?

Bernadette Groison : La FSU a toujours porté l'unité. Notre « u » ne signifie pas « unique » mais « unitaire ». Il nous faut donc chercher ce qui fait sens commun. Thierry Cadart [secrétaire général du Sgen-CFDT] par exemple était présent lors de notre congrès. C'est une marque de respect et je pense que nous pourrons trouver des points d'accord. C'est à chacun de prendre ses responsabilités. Pour ce qui est de la réforme du lycée, ce serait une grosse erreur de la part du gouvernement de ne pas entendre le Snes-FSU car il y est très représentatif.

AEF : N'est-ce pas difficile de succéder à Gérard Aschieri ?

Bernadette Groison : Ce n'est pas rien en effet de passer derrière lui ! Mais il a mis en place des bases solides pour la FSU que je n'ai qu'à poursuivre. Il aura beaucoup compté pour notre fédération, réussissant à rassembler à l'interne et à donner une bonne image de la FSU à l'externe.

AEF : Votre étiquette « Snuipp » est-elle un atout ou un handicap ?

Bernadette Groison : Je crois que les militants ont plutôt bien reçu ma candidature. Car au-delà du Snuipp, je travaille dans la fédération depuis longtemps [1998] et j'ai donc l'habitude de côtoyer tous les syndicats. Au niveau fédéral, j'ai été responsable du secteur éducatif, membre du secrétariat national, présidente du centre de formation de la FSU depuis 2007 et responsable du courant de pensée « Unité et action ».

AEF : Quels sont les premiers chantiers auxquels vous allez vous atteler ?

Bernadette Groison : Les retraites. Mais aussi le lycée, car le combat n'est pas terminé, et, bien sûr, la réforme de la masterisation. Sans compter tout ce qui touche aux services publics, la protection sociale, la fiscalité et plus largement la vie syndicale.

AEF : S'agissant de la masterisation, la FSU n'a pas élaboré de position commune convenant à tous ses syndicats (AEF n°126877). Est-ce un échec ?

Bernadette Groison : Pas du tout, au contraire ! La FSU respecte ses syndicats nationaux et il était hors de question d'obliger les uns ou les autres à aller plus loin que leurs mandats. C'est un principe de base de notre fédération qui nous a permis de recueillir 80% de votes favorables sur notre chapitre relatif à la formation. Plusieurs questions restent effectivement en suspens comme la place du concours, le type de master ou les stages en responsabilité. Nous nous retrouverons bientôt pour en rediscuter et trouver une position commune. Là, c'était trop tôt.


JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2010

Alors, si on leur foutait la paix avec ça et leur laissait le temps de comprendre tout seuls et éventuellement "d'être ou ne pas être" ?
Ecrit par : logik | 06 février 2010

Je ne dis pas autre chose. Dire que les enfants ont besoin de norme sexuelle, comme le fait Le Bris, est une énormité.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

marigot | 06 février 2010

Cette femme est définitivement une nuisible. Pas de quartier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

Vous êtes dur, quand même ! Marigot exprime simplement un point de vue majoritaire. Pas de quoi la lyncher. ;O)))))

Écrit par : yann | 06 février 2010

"Groison : 125 votes pour, 5 contre, 7 ne se prononcent pas"

Sur les cinq contre, trois voulaient encore plus pédagol. Les deux autres viennent d'être nommés aux Kerguelen dans l'intérêt du sévice.

Les 7 qui ne se sont pas prononcés s'étaient trompés de bouton. Ils sont en stage à l'IUFM.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Je suis toujours surpris de lire dans ces colonnes l'expression "grogne enseignante". Quelle grogne enseignante? La plupart des collègues sont dans le déni ou se taisent. (Voir à ce sujet le terrible mais si lucide "L'Ecole de la lâchté" de Maurice T. Maschino.)

Écrit par : Phil | 06 février 2010

"La plupart des collègues sont dans le déni ou se taisent."

C'est très humain.

Quand on a encore 20 ou 30 ans de Moloch à purger sans remise de peine, on a souvent tendance à rentrer la tête dans les épaules.

Et on dit périodiquement quelques phrases rituelles comme : "pour l'instant, ça va..."

Écrit par : dugong | 06 février 2010

"Vous êtes dur, quand même ! Marigot exprime simplement un point de vue majoritaire. Pas de quoi la lyncher. ;O)))))"

Ecrit par : yann | 06 février 2010

Je savais que j'aurais une remarque de ce genre, sans penser qu'elle viendrait de vous ! Je parlais évidemment de Royal !
J'aime bien Marigot, (go, go Marie, go, go, go, (quatre fois), Marie be good), même si ça semble souvent ne pas être réciproque.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

"Les 7 qui ne se sont pas prononcés s'étaient trompés de bouton. Ils sont en stage à l'IUFM."

Ecrit par : dugong | 06 février 2010

En sciences de la rééducation, ou en formation à la polyvalence disciplinaire (instituteurs ?)
Ce n'est pas tout à fait pareil !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

Je ne dis pas autre chose. Dire que les enfants ont besoin de norme sexuelle, comme le fait Le Bris, est une énormité.

Ecrit par : guy morel | 06 février 2010

C'est une énormité effectivement mais dans la mesure où l'identité sexuelle d'un sujet n'a rien à voir avec un quelconque apprentissage ou respect de normes socio-symboliques édictées.
(Excellent ouvrage à ce sujet de Judith Butler "La Vie psychique du Pouvoir").

Raison de plus, pour que l'école n'entre pas sur ce terrain. Qu'elle se contente d'instruire nos enfants de vérités et d'exemples indiscutables.

Écrit par : marigot | 06 février 2010

"En sciences de la rééducation, ou en formation à la polyvalence disciplinaire (instituteurs ?)
Ce n'est pas tout à fait pareil !!! ;-)" CS

Je vous l'accorde mais avez vous bien visité toutes les caves de votre Loubianka pédagogique ?

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Se faire hara kiri avec une pédale d'accélérateur, ce n'est ni politiquement correct ni agréable. Voyez la tête du patron de Toyota :

http://q.liberation.fr/photo/id/117966/r/03/02/w/459/m/1265458214

Écrit par : dugong | 06 février 2010

"Je vous l'accorde mais avez vous bien visité toutes les caves de votre Loubianka pédagogique ?"

Ecrit par : dugong | 06 février 2010

Non. Nous sommes d'ailleurs un bon paquet à n'y avoir jamais emménagé !

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

Je suis toujours surpris de lire dans ces colonnes l'expression "grogne enseignante". Quelle grogne enseignante? La plupart des collègues sont dans le déni ou se taisent. (Voir à ce sujet le terrible mais si lucide "L'Ecole de la lâchté" de Maurice T. Maschino.)

Ecrit par : Phil | 06 février 2010


Je souscris.
D'où la nécessité de libérer la parole et de faire circuler l'information, par exemple en réinvestissant les heures mensuelles syndicales évoquées plus haut.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 février 2010

"D'où la nécessité de libérer la parole"

Surtout pas !

Je préfère de beaucoup que la plupart ne parle jamais. Ça leur entretient l'illusion et ça me repose.

La deuxième raison étant beaucoup plus importante à mes yeux comme à mes oreilles.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

la plupart ne parlent jamais...

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Se faire hara kiri avec une pédale d'accélérateur, ce n'est ni politiquement correct ni agréable. Voyez la tête du patron de Toyota :


Ecrit par : dugong | 06 février 2010


Vous pourriez présenter vos excuses aux pédales après ces propos insupportables !

Écrit par : iPidiblue quelle tronche ! | 06 février 2010

Allez juste pour mon fun:

En moins d'un mois (et après x rapports qui m'ont été reprochés...), deux élèves de ma 3DP6 passent en conseil de discipline:

1) Pour le premier: tentative d'étranglement sur autrui, emploi d'un tournevis à usage non professionnel sur autrui, violences verbales, agessivité... "Je vois des démons quand je ferme les yeux, monsieur", qu'il me dit. Un cas psy; son père battait sa mère, il est en adoration devant son père; la violence est naturelle, passe ses nuits sur l'ordi et devant les films gores...

2) Pour le second: a tabassé le jeune handicapé de ma classe, a fait filmer la scène qui circula sur le net (entre autres choses...); sa mère hurla devant moi: "Je te déteste!" à son fiston, pour terminer sur: "Ce n'est pas un mauvais gars", les yeux remplis d'amour...

J'aime mon métier!

Écrit par : Pendariès | 06 février 2010

Qu'est-ce qui vous a pris Dugong, d'insulter les pédales, vous avez perdu la tête ?

Écrit par : iPidiblue un moment d'égarement | 06 février 2010

"Qu'est-ce qui vous a pris Dugong, d'insulter les pédales, vous avez perdu la tête ?"

Ecrit par : iPidiblue un moment d'égarement | 06 février 2010

Et réciproquement ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 février 2010

Je ne m'étonne plus de rien ! Déjà qu'un cyclone se prénomme "Oli " !

Écrit par : iPidiblue la tornade ménagère | 06 février 2010

@CADICHON, LA GRAMMAIRE ET L'IDÉOLOGIE
Un effort Cadichon : quelle est la filiation entre l'idéologie égalitariste et ce qui suit.
Je n'indique pas la source qui devrait être facile à trouver pour une spécialiste de la question éducative.

"Les instructions ( celles de 1972) mettent en garde contre l'abus des définitions et des règles, contre lequel on s'élevait en 1910 et 1923: « L'abus des énoncés abstraits a été et demeure le fléau de notre enseignement grammatical. » Les règles doivent être peu nombreuses, claires et simples.
En ce qui concerne les exercices, les instructions recommandent des exercices destinés, « sans recours à la nomenclature grammaticale, à familiariser l'élève avec des structures qu'il ne met pas spontanément en oeuvre ». On fait ainsi allusion aux exercices de transformation de phrases (d'une affirmative faire une négative ou une interrogative), les substitutions (remplacement d'une structure par une autre, d'un mot ou d'un groupe de mots par un autre), les déplacements, les adjonctions ou soustractions à la phrase. Ces exercices doivent être motivés, et faire intervenir la réflexion, non la simple répétition. Ainsi conçus, ils correspondent à une authentique analyse, la seule qu'on puisse admettre."

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

Dépense intérieure d’éducation (DIE) :

En 1995, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,6 % du PIB.

En 2000, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,3 % du PIB.

En 2001, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,2 % du PIB.

En 2003, la France dépensait pour l’Education Nationale 7,1 % du PIB.

En 2004, la France dépensait pour l’Education Nationale 7 % du PIB.

En 2005, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,8 % du PIB.

En 2007, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,7 % du PIB.

En 2008, la France dépensait pour l’Education Nationale 6,6 % du PIB.

http://media.education.gouv.fr/file/2010/97/4/NI1001_135974.pdf

Qu’on en finisse.

Je propose qu’on privatise l’Education Nationale, et puis qu’on n’en parle plus.

Avec l’argent économisé, on pourra aider les banques.

Ecrit par : BA | 06 février 2010

Tiens une imposture intellectuelle ! Je me sens obliger de la contredire par principe. Ce monsieur cherche à nous faire croire que le budget de l'EN est en forte baisse (et qu'on va tous mourir). Pour ce faire, il se base sur le budget de l'EN par rapport au PIB. Effectivement, en proportion du PIB, le poids de l'EN baisse. Ce qu'il oublie de vous dire, c'est que le PIB augmente et que cette évolution signifie qu'une seule chose : le PIB augmente plus vite que le budget de l'EN.

Je me suis donc penché sur le budget de l'EN (à périmètre comparable) et voici ce qu'on trouve (pour les années antérieures, je n'ai pas regardé) :
2005 : 56,6Md€
2007 : 58,28Md€
2008 : 58 Md€ (là j'ai un soucis, l'EN dit que son budget augmente de 1,9% par rapport à 2007 et ça ne semble pas être le cas)
2009 : 59,9 Md€
2010 : 60,8 Md€

Alors, certes il n'y a pas une croissance énorme des moyens mais si on couple ça au non remplacement d'environ 100 000 retraités, on se dit qu'il y a tout de même une belle persistance des moyens même après prise en compte de l'inflation. Bref, on est bien loin de l'idée initiale de dégradation phénoménale du budget de l'EN.

Écrit par : Joe | 06 février 2010

Il y en a qui offensent la grand-mère…

Dans "je quitte Paris", Paris est bien COD parce qu'il dépend d'un verbe métaphorisé, qui transporte la notion de lieu en une notion de personne (je quitte Paris fonctionne comme Je quitte ma femme).
Dans "Je vais à Paris", rien de semblable, et "Paris" est bien CC — et non COI, puisqu'il n'y a pas d'objet, ni direct ni indirect.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 février 2010

Riegel, Pellat et Rioul partent de 3 principes pour définir le CC:
"- Il est facultatif
- se démultiplie librement
- est mobile dans les limites de la phrase entière.
De part sa mobilité, il peut être antéposé au GN sujet et postposé au GV, mais peut aussi s'intercaler entre ces 2 constituants et même entre le verbe et son complément. Il a un statut de constituant périphérique: comme constituant immédiat de la phrase, il ne dépend pas d'un autre syntagme et en particulier n'est pas régi par le verbe. A la différence des compléments du verbe, il ne fait pas partie de la valence verbale."
A partir de là évidemment, on est à l'opposé strict de l'analyse grammaticale traditionnelle. La GR traditionnelle ne s'appuie que sur des critères sémantiques, les 3 autres larrons tentent de définir des critères formels. Ils nous disent que la GR traditionnelle s'interdit une distinction entre le coi dans " Cet enfant va à l'école" et le CC dans "cet enfant travaille bien à l'école" . Je re-cite:
"Beaucoup des relations qui lient un circonstant au reste de la phrase peuvent également unir tel verbe à l'un de ses actants. Le cpt d'objet du verbe "utiliser" joue le rôle de l'instrument, celui du verbe "habiter" le rôle de lieu ( un appart/ à Strasbourg)...Faute de critères formels et d'une définition syntaxique et sémantique du mode de liaison circonstanciel, la GR traditionnelle ne peut valablement distinguer entre compléments du verbe et compléments de la phrase."
Allez, même Dumarsais allait dans leur sens puisqu'ils nous citent aussi ceci du vieil homme: " les mots qui marquent ces circonstances ne sont que des adjoints que les mots précédents n'exigent pas nécessairement, sans ces adjoints on perdrait à la vérité quelques circonstances de sens, mais la proposition n'en serait pas moins telle proposition."
Et réfléchir à autre chose que ce qu'on a toujours entendu dire et répéter n'est offensé personne. Je suis surpris par la sclérose intellectuelle qui règne ici. Franchement, ces petites questions grammaticales, c'est sympathique comme un bon problème de maths. On part de présupposés et on raisonne, voilà tout. De là à ce que certains se mettent dans des états impossibles au point de m'injurier... Moi, je n'y voyais qu'une forme de petit plaisir intellectuel à partager. Le mot jouissance serait un peu fort . Grammaticalement vôtre...

Écrit par : Alban | 06 février 2010

De là à ce que certains se mettent dans des états impossibles au point de m'injurier... Moi, je n'y voyais qu'une forme de petit plaisir intellectuel à partager. Le mot jouissance serait un peu fort . Grammaticalement vôtre...
Ecrit par : Alban | 06 février 2010

Injurier ? Pas moi en tout cas.
Donc creusons à plaisir.
RPR s'appuient sur des critères formels, la GRT uniquement sur la sémantique, dites-vous. Admettons. Le rêve d'un grammaire purement formelle n'est pas nouveau. D'un point de vue pédagogique toutefois, à l'école primaire - point de départ de la discussion - ce n'est pas de cette opposition que sont nées les difficultés que nous traversons. Je viens de citer les IO de 1972 ; j'aurais pu rappeler le plan Rouchette et sa réduction de l'enseignement de la langue à la communication.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

j'ai écouté la vidéo de JPB : je m'attendais à un accent plus rocailleux sentant le SUD ! je suis déçu :)

Écrit par : exTC | 06 février 2010

Je souhaite bien du plaisir aux élèves d'Alban.
Ces élucubrations "qui font moins appel au sens" (sic) des grammaires nouvelles expliquent pourquoi les collégiens sont nuls en expression écrite, ne parlons pas des lycéens et des étudiants.
Alban, apparemment, ignore qu'on remet de la grammaire traditionnelle, des dictées, des explications de texte, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, avec des coéfficients en français supérieurs à ceux des autres disciplines.
Pourquoi ont-ils tant de difficultés en maths, en physique, c'est bien parce qu'ils ont du mal à comprendre les cours ou les énoncés des problèmes.

Un professeur de physique me racontait ces jours-ci qu'un élève en 3ème année de fac lui avait dit :"Je ne comprends pas le terme "simultané". Elle lui répond : cela fait trois semaines que j'utilise ce terme, et vous ne l'avez pas cherché dans le dictionnaire ?
"Un dictionnaire, c'est cher ! "
Que répondre?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 février 2010

"Un professeur de physique me racontait ces jours-ci qu'un élève en 3ème année de fac lui avait dit :"Je ne comprends pas le terme "simultané"."

Encore un que je risque d'avoir à tutorer quand il aura son capes. S'il me sort un truc pareil, elle ne sera pas simulée la tannée que je vais lui mettre.

D'ici là, il existera peut-être des simulateurs de classe qui permettront de retarder les dégâts (?)

Ceci dit, c'est une peut-être une bonne idée pour investir sur une startup en informatique.

Écrit par : dugong | 06 février 2010

pouf pouf : investir dans

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Je souhaite bien du plaisir aux élèves d'Alban...

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 février 2010

Anne-Marie, vous ne savez strictement rien des cours donnés par Alban. Et quand vous en sauriez quelque chose, cela ne changerait rien.

On n'est pas à SOS-Éducation ici.

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

Le célèbre hebdo télé titre : "Deux hommes en burqa braquent une poste"

Besancenot, on t'a vu !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100206.OBS6110/deux_hommes_en_burqa_braquent_une_poste.html

Écrit par : dugong | 06 février 2010

Le cpt d'objet du verbe "utiliser" joue le rôle de l'instrument, "
alban

j'utilise un marteau:objet sur lequel s'exerce l'action d'utiliser(complément d'objet donc)
j'enfonce le clou avec un marteau:instrument que j'utilise (justement)pour pouvoir enfoncer mon clou:c circonstanciel du verbe enfoncer
c'est drôle de tout confondre ainsi...

Écrit par : amusée mais de moins en moins | 06 février 2010

question subsidiaire:
"je vais bien"
dans la grammaire nouvelle,bien est-il cod?(ni déplaçable,ni préposition intercalée)....
et la différence entre:j'habite un petit appartement(cod)//
j'habite Paris(cc)vous la sentez ou pas?

Écrit par : une de plus pour la route | 06 février 2010

Justement. Si JMLB s'était cantonné à cela, je serai d'accord avec lui. Mais ce n'est pas ce qu'il fait ; il parle de norme en matière sexuelle.
Ecrit par : guy morel | 06 février 2010

Donc, ceux qui disent qu'il y a une norme ont tort, ceux qui disent qu'il n'y en a pas ont raison ?
Ecrit par : logik | 06 février 2010

Oui ils ont tort. Il n'y a pas de "norme" en ce domaine.

La norme, c'est un truc qu'on doit suivre et appliquer. Je n'ai pas à suivre et adopter le comportement hétérosexuel, qui n'est pas le mien. Et ce n'est pas un choix par rebellitude. C'est une donnée brute.

Logik écrit ensuite : "Certains ados de ma connaissance confient avoir été très troublés, enfants, par la propagande pour l'homosexualité, diffusée via les feuilletons, publicités, medias."
La propagande pour l'hétérosexualité perturberait donc les homos... On ne songe pourtant pas à l'éradiquer, que je sache.

Écrit par : Jeremy | 06 février 2010

Jérémy,

Je suis tout le temps troublé en vous lisant !

Écrit par : iPidiblue la tornade médiatique | 06 février 2010

Puisque vous en êtes à discuter grammaire française, petit article:


Le "cent fautes" de Sarkozy
lundi 1er février 2010 (22h35)

Lu dans le Canard Enchaîné :

"Comme l’a claironné Sarko lundi soir sur TF1 : "*si on dit plus qu’est-ce qui va et qu’est-ce qui va pas *…", qu’est-ce qu’où va-t-on ?

Toujours plus loin avec l’Alain Rey de l’Elysée, qui a encore fait reculer les frontières de la linguistique pendant ses deux heures d’interviouve.

Sarko a ainsi inventé le "*repliement communautaire*" qui ne fait pas un repli. Il n’a pas eu peur de conjuguer ses idées au pluriel : "*ce sont nos principals concurrents, nos principals partenaires*". Et au féminin : "*l’apprentissage, elle a* [pleins de vertus]". Avant d’oser ce double salto : "*Nous sommes la dernière génération qui peuVENt sauver le monde*".

Pour le sauvetage du français, il est déjà trop tard !

Le Canard Enchaîné – 27/01/2010

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

Il faudrait avertir Logik que les seuls qui ne puissent être troublés de rien ce sont les morts !

Écrit par : iPidiblue la tornade médiatique | 06 février 2010

et la différence entre:j'habite un petit appartement(cod)//
j'habite Paris(cc)vous la sentez ou pas?

Ecrit par : une de plus pour la route | 06 février 2010
Tant que je suis par là, il me semble qu'habiter est en réalité un verbe intransitif et qu'appartement est un cc de lieu et non un cod.

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

D'ailleurs, la question rituelle est "tu habites où ? " et non " tu habites quoi ? "

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

Sauf peut-être quand on utilise le verbe habiter dans une phrase du type "il habite son cœur et son âme" qui n'a pas du tout le même sens que "il habite dans son cœur", deuxième proposition dont je ne suis pas certaine qu'elle soit grammaticalement juste.

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

Sauf peut-être quand on utilise le verbe habiter dans une phrase du type "il habite son cœur et son âme" qui n'a pas du tout le même sens que "il habite dans son cœur", deuxième proposition dont je ne suis pas certaine qu'elle soit grammaticalement juste.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2010
OOOPS ! Je me suis mal exprimée ! Remplacez grammaticalement juste, puisqu'elle l'est, de fait, mais littérairement acceptable. Il serait plus clair d'écrire, pour exprimer ce sentiment: "il ne vit qu'en son cœur" ou du genre ...

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

Tant que je suis par là, il me semble qu'habiter est en réalité un verbe intransitif et qu'appartement est un cc de lieu et non un cod.

Ecrit par : dobolino | 06 février 2010
Mais non justement!
le verbe habiter a deux sens différents:
1) occuper un lieu:transitif direct:j'habite cet appartement//on peut dire aussi:la passion de la grammaire m'habite)
2) vivre(intransitif ):j'habite la campagne(pas TOUTE la campagne!!!!)

Écrit par : agacée | 06 février 2010

Ah ! On tolère de ces choses:

habiter
verbe intransitif
(latin habitare, de habere, se tenir)
Loger quelque part ; résider, demeurer : Habiter à l'hôtel.

habiter
verbe transitif
Avoir son domicile quelque part, y résider de manière relativement permanente, y vivre : Habiter la banlieue.
En parlant d'animaux, se trouver, vivre dans tel lieu : Les oiseaux qui habitent nos régions.
Littéraire. Être présent chez quelqu'un, quelque part, comme dans une demeure : Une étrange passion l'habite.

être habité
verbe passif
Avoir des occupants, en parlant d'une maison : Cette maison est habitée.
Avoir des habitants : Cette planète est-elle habitée ?
En parlant d'un engin spatial, être occupé par une ou plusieurs personnes

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

question subsidiaire:
"je vais bien"
dans la grammaire nouvelle,bien est-il cod?(ni déplaçable,ni préposition intercalée)....
et la différence entre:j'habite un petit appartement(cod)//
j'habite Paris(cc)vous la sentez ou pas?

Ecrit par : une de plus pour la route | 06 février 2010

Non, même dans les grammaires modernes, une telle connerie est évitée : "bien" est un adverbe de manière, qui vient du latin "bene".

Pour habiter, c'est plus délicat : dans le Larousse, habiter peut être transitif, ce serait le cas pour "un petit appartement", cod.

Même "j'habite Paris" est discutable, d'après le Larousse.
Il faudrait demander aux grammairiens.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 février 2010

Ecrit par : agacée | 06 février 2010
Merci ! Mais j'avais trouvé la réponse.
Ne vous taraudez pas, Amélie, je sors.

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

D'après le Robert, "habiter" peut être intransitif ou transitif.

- intransitif, au sens de "avoir sa demeure"( exemples : habiter à la campagne, en ville)

-transitif, au sens de "occuper de façon durable" (exemple : "habiter un appartement"), et par extension "avoir sa demeure dans" (exemple : "habiter Paris")

Dans "habiter Paris", Paris serait donc COD.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2010

Non Guy Morel, les injures n'émanaient pas de vous, vous le savez bien.
AM Valette est bien sotte d'avoir autant d'aigreur à mon égard et de ramener cela à mes propres élèves quand j'ai pris soin de répéter à deux reprises que les têtes blondes ne devaient pas être concernées par ces discussions. Diantre, diantre, quel drôle de milieu ici. Serviteur!

Écrit par : Alban | 06 février 2010

Bon, certains et certaines ont été beaucoup plus rapides que moi.;o))

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2010

La grammaire est certes un ensemble de normes, mais elle est aussi un ensemble d'usages : Grévisse a trompé son monde en intitulant son recensement "le Bon usage" : en fait, il collecte tous les usages, et ne les hiérarchise pas — en quoi il a raison : les linguistes chomskiens ont bien tenté de ramener le angage à quelques strcutures de base, mais l'expression réelle — et a fortiori l'expression littéraire — transcende tout ça sans peroblème. Comment interpréter les vers célèbres d'Appolinaire :
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Hein ? Sinon comme un écart (considérable) par rapport à la norme ?
D'où la connexion qui se fait avec l'apprentissage des normes. Peut-être faudrait-il apprendre les usages — en faisant comprendre qu'il n'y a pas de "bon" usage, ni de la grammaire, ni des fesses des un(e)s et des autres. Mais qu'il y a des usages dominants — et des usages plus… poétiques.
Dit comme ça, Jérémy, ça vous va ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 février 2010

Quand même, ça me taraude.

On ne pose jamais la question "qu'habites-tu ?". Pour que la question soit clairement employée dans un sens transitif, il faut être plus précis et dire "quel type de logement habites-tu ?".

Écrit par : dobolino | 06 février 2010

Veuillez m'excuser, Alban, pour ma sottise.
Tous ces messages sont un peu longs à lire, et je suis tellement horrifiée par ce qu'on fait apprendre à mes petits-enfants que je bondis dès que j'entends parler de ces cuistreries.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 février 2010

Sortez vos mouchoirs, on enterre la grammaire ce soir, sur le blog de Brighelli !

Écrit par : iPidiblue convoi funèbre | 06 février 2010

Dans "habiter Paris", Paris serait donc COD.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 février 2010

"Paris est habité par moi" : folie des grandeurs !

Écrit par : guy morel | 06 février 2010

Comment interpréter les vers célèbres d'Appolinaire :
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Hein ? Sinon comme un écart (considérable) par rapport à la norme ? Ecrit par JPB.

Non! Vous croyez? Alors cela veut dire que vous nous annoncez là tout de go que c'est un peu le propre de la littérature et surtout de la poésie que de jouer avec la norme et de s'en écarter? Non!
Formidable, formidable! On apprend des choses nouvelles et surprenantes ici!

Écrit par : plus agacée, subjuguée! | 06 février 2010

d'abord,pour dobolino,je ne suis pas amélie!
pour la note précédente de "plus agacée,subjuguée"c'est pas moi non plus:la remarque de JPB était plus intéressante,appliquée à la grammaire elle-même et non au style- que ce qui en est compris....
pour j'habite Paris,cc et non cod,je maintiens.
J'habite un petit appartement:je l'habite
J'habite Paris:j'y habite.`Pour re dobolino( "Pour que la question soit clairement employée dans un sens transitif, il faut être plus précis et dire "quel type de logement habites-tu ?".):preuve qu'il y a bien une construction directe du verbe habiter!CQFD
Je maintiens que la grammaire est beaucoup plus simple lorsqu'on la rapporte au sens et pas seulement à des automatismes structurels

Écrit par : obstinée | 06 février 2010

p.s:,tant qu'à reprendre,Apollinaire,oeuf corse....

Écrit par : la même | 07 février 2010

Dans "J'habite Paris", Paris est cc de lieu (substituable par un adverbe "là"). Dans "Je quitte Paris", il n'en est pas du tout de même.

Quant à l'humour sur la "littérature"… Ce que je voulais dire, c'est que les faits de langage (la littérature n'est qu'un tout petit pan desdits faits) battent en brèche constamment la théorie grammaticale. Voir Malherbe, qui d'après Racan disait qu'il se formait plus de figures (j'entendrais volontiers "trouvailles linguistiques") en une matinée au Port-la-Halle que dans toute la vie d'un écrivain. Et le purisme est une impasse — même si la règle dit être enseignée, et le laxisme combattu. Mais on peut se braquer autant que l'on veut, la langue aura toujours raison contre les puristes. C'est comme ça que le "h" de "haricots" est devenu officiellement muet, et que d'ici peu, l'Académie admettra le subjonctif après "après que" — contre le sens même. J'ai souvenir de l'avoir utilisé dans un roman parce qu'il aurait été stupide de mettre une construction régulière dans la bouche de tel personnage.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2010

La mère de toutes les réformes des programmes, l'abandon des contenus compacts et complets du primaire suite à l'allongement de la durée de la scolarité, était-elle d'inspiration égalitariste ?
Ecrit par : guy morel | 06 février 2010


Mais en quelle langue faut-il que je m'exprime pour qu'une telle évidence ait encore besoin d'être exposée? Il me semble pourtant avoir été claire hier. Mais il n'y a pire sourd....

C'est donner des verges pour se faire fouetter que de me demander de revenir là-dessus mais je suis dans un bon jour et le temps me manque de jouer une fois de plus les Mère Fouettard, car je ne veux pas écourter davantage mon beauty sleep, avec la rude journée qui m'attend demain: France-Ecosse aux aurores (10 heures du matin) et une soirée épuisante en perspective, avec le Super Bowl, à partir de 18H.

Je laisse donc ce soin à Mireille Grange et Michel Leroux, en vous citant leur article du Débat de 2005, déja copié/collé hier, qui enfoncera le clou à ma place, confirmant que l'égalitarisme est bel et bien cette imposture par laquelle les idéologues pédagogistes ont (entre autres) dévoyé la linguistique pour mettre le français et la littérature entre lames et lamelles, et fichu en l'air, de ce fait, l' apprentissage des deux. Je vous copie l'intégralité du paragraphe dont cette observation est la conclusion, car il mérite d'être diffusé aussi largement que possible.
Et une bonne dose de bon sens ne peut faire de mal, surtout aux plus nécessiteux dans ce domaine.

"La justification des nouveaux programmes"

""Être de son temps, c'est ne plus se comporter comme avant 1996 et 2000, "dates historiques" de l'entrée en vigueur des nouveaux programmes de français au collège et au lycée. Ecoutons la-dessus la voix autorisée d'un inspecteur général: "Il est clair qu'accèdent désormais à l'ensemble de l'enseignement du second degré, des élèves d'origine de plus en plus diverse (sic!), constituant un public de plus en plus hétérogène, et en tout cas fort différent de celui que constituaient naguère les "héritiers" (re-sic). Les enseignants ne peuvent plus faire reposer la relation pédagogique sur les formes diverses de la "connivence culturelle". *
S'il faut croire ce haut fonctionnaire, l'arrivée de nouveaux prolétaires exigeait donc qu'on leur bâtisse en hâte un "vrai français pour tous" (Alain Viala), purifié des miasmes de la CONNIVENCE bourgeoise et susceptible de les garantir contre "l'oppression culturelle". À l'écoute de ces termes, on se demande au juste qui, dans cette affaire méprise vraiment les masses.Toujours est-il que cette phraséologie a accompagné l'entrée en scène d'une galerie de personnages soudain indispensables qui brûlaient d'adapter les programmes et les méthodes aux "nouveaux publics". Outre les militants pédagogiques mentionnés plus haut, s'y comptèrent naturellement nombre de postulants, soucieux d'exploiter cette occasion pour proposer leur marchandise intellectuelle. LE BUT AFFICHE DE TOUS ETAIT LA RECHERCHE DE L'EGALITE. LA PATHOLOGIE DE L'EGALITE EST L'EGALITARISME OU "NIVELLEMENT":(c'est moi qui souligne pour que nul n'en ignore puisque c'est si dur de faire entrer ces évidences bibliques dans certains esprits) : les "contenus objectivables **, dont on a vu qu'ils autorisaient des évaluations équitables, ont fait entrer en littérature, ou plutôt dans ce qu'il en restait désormais, des "apprenants" équipés de grilles de questionnement, de typologies et de schémas structuraux adaptables à toutes les situations.""

* "PERSPECTIVES ACTUELLES DE L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS", livre collectif publié par la direction de l'Enseignement scolaire (DESCO), en 2001. Article d'Alain Boissinot, IGEN, intitulé "Les enjeux de la discipline".
**Alain Boissinot , dans LE DEBAT n°110, mai-août 2000:"Les rénovateurs à la fin des années 60 et dans les années 70(...) proposent de revenir (sic) à quelque chose qui joue moins sur la connivence culturelle, quelque chose qui soit plus objectivable, par conséquent plus formateur." (p.158)
"Une technicité maîtrisée est positive; elle est même indispensable pour structurer les apprentissages, pour objectiver les savoirs, autant que faire se peut et les rendre assimilables:sinon on s'en remet aux aléas et aux injustices des connivences culturelles".(p.165)

Si ce jargon inepte ne reflète pas une fixation obsessionnelle, une névrose que je nomme bourgeoisophobie, et qui se nourrit aux mamelles de la chimère égalitaire, je veux bien me faire moine.

Hier, et chaque fois que l'occasion s'en est présentée, je n'ai rien dit d'autre que ce que Grange et Leroux affirment sans conteste bien mieux que moi, qui n'ai ni leur talent ni leur expérience du terrain.

Sur ces bonnes paroles, je vais rejoindre Morphée en souhaitant un bon Dimanche à ceux qui entament leur journée.

Écrit par : Cadichon | 07 février 2010

« La grammaire traditionnelle [...] quand elle se fait un peu secouée et remuée par... »
Alban | 04 février 2010

« De part sa mobilité »
« réfléchir [...] n'est offensé personne »
Alban | 06 février 2010

« ces petites questions grammaticales, c'est sympathique »
Alban | 06 février 2010

Certes.

Écrit par : Tailleboudin | 07 février 2010

Si ce jargon inepte ne reflète pas une fixation obsessionnelle, une névrose que je nomme bourgeoisophobie, et qui se nourrit aux mamelles de la chimère égalitaire, je veux bien me faire moine.

Hier, et chaque fois que l'occasion s'en est présentée, je n'ai rien dit d'autre que ce que Grange et Leroux affirment sans conteste bien mieux que moi, qui n'ai ni leur talent ni leur expérience du terrain.

Sur ces bonnes paroles, je vais rejoindre Morphée en souhaitant un bon Dimanche à ceux qui entament leur journée.
Ecrit par : Cadichon | 07 février 2010

Un article de 2005 à la vue courte en matière d'histoire des réformes scolaires et voilà qu'elle s'endort confortée dans ses certitudes. Le sommeil de la raison engendre des monstres.

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

"il y a des usages dominants — et des usages plus… poétiques.
Dit comme ça, Jérémy, ça vous va ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 février 2010"

Oui. Pour les gens intelligents, dont j'exclus Le Bris et d'autres.

L'usage dominant n'est pas une norme, ou alors c'est un régime qui porte un nom particulier.

Écrit par : Jeremy | 07 février 2010

@ CAUCHEMAR DE CADICHON

Soudain émerge aux lisières du sommeil un petit homme au ventre rond, la fixant derrière ses besicles. " Gaupe !, lui crache-t-il à la figure, tu poursuis Viala et Boissinot de ta vindicte ; ne vois-tu qu'ils continuent mon oeuvre, que leurs discours lénifiants sur les "nouveaux publics", l'égalité des chances et autres sornettes n'est que l'écho du cri que je poussai jadis : "N'instruisez pas le peuple !". Sueur froide, réveil en sursaut, verre d'eau, tour de chambre, plat ventre sous le lit. Non, il n' y avait personne. Ouf ! Dodo. Ronron.

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

Ben, il n'avait pas de lunettes ?

Écrit par : catmano | 07 février 2010

Ben, il n'avait pas de lunettes ?
Ecrit par : catmano | 07 février 2010

Vous avez raison ; on en voit les fines branches sur la photographie de Thiers par Pierre Petit et sur son portrait pas Léon Bonnat.

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

"coéfficients en français supérieurs à ceux des autres disciplines."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 février 2010

"coefficients"
Puisqu'on est "dans les règles", vous devriez savoir qu'il n'y a pas besoin d'accent avant une double consonne, (enfin, je crois !!!) ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 février 2010

Voici un texte, déjà plus récent, qui va dans le même sens que celui de Michel Leroux et Mireille Grange, me semble-t-il.

http://forums.france2.fr/france2/Education/grammaire-paul-villach-sujet_3848_1.htm

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 février 2010

@ CAUCHEMAR DE CADICHON

Soudain émerge aux lisières du sommeil un petit homme au ventre rond, la fixant derrière ses besicles. " Gaupe !, lui crache-t-il à la figure, tu poursuis Viala et Boissinot de ta vindicte ; ne vois-tu qu'ils continuent mon oeuvre, que leurs discours lénifiants sur les "nouveaux publics", l'égalité des chances et autres sornettes n'est que l'écho du cri que je poussai jadis : "N'instruisez pas le peuple !". Sueur froide, réveil en sursaut, verre d'eau, tour de chambre, plat ventre sous le lit. Non, il n' y avait personne. Ouf ! Dodo. Ronron.
Ecrit par : guy morel | 07 février 2010

"leurs discours ...ne sont ..."

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

Et le purisme est une impasse — même si la règle dit être enseignée, et le laxisme combattu. Mais on peut se braquer autant que l'on veut, la langue aura toujours raison contre les puristes. C'est comme ça que le "h" de "haricots" est devenu officiellement muet, et que d'ici peu, l'Académie admettra le subjonctif après "après que" — contre le sens même. J'ai souvenir de l'avoir utilisé dans un roman parce qu'il aurait été stupide de mettre une construction régulière dans la bouche de tel personnage.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 février 2010


Dans le même ordre d'idée, je viens d'apprendre un nouveau sens, payant, du mot amabilité. Je connaissais "pitié tarifée" mais j'ignorais "amabilité tarifée".

Or donc, pour le 16/01/2010, selon un rythme mensuel immuable depuis 1984, je remplis ma CA3/CA4, déclaration de TVA pour la poster avec un petit chèque de 1032 euros qui représente ma collecte du mois de décembre 2009.

Le 16/01, ça fait huit jours qu'on patouille dans la neige et le verglas. Les routes et chemins sont impraticables et mon chiffre d'affaire, comme celui de bon nombre d'artisans, commerçants et prof libérales s'en est méchamment ressenti. C'est d'ailleurs connu en haut lieu puisque j'ai lu sur internet, dans un journal d'infos pour les entreprises, qu'il était prévu que l'état réfléchisse à quelques aménagements pour aider les entreprises à passer ce méchant cap.
Perdu pour perdu, je tente ma chance et écris, dans la partie réservée à la correspondance sur ma CA3/CA4, la phrase suivante: "Les intempéries de ce début de mois ayant entraîné une baisse de CA non négligeable, pourriez-vous avoir l'amabilité de différer l'encaissement de mon chèque d'une semaine à dix jours. ?".

Je constate avec joie que le centre des impots est très sympa puisque le chèque de 1032 euros est encaissé le 28/01/2010 alors qu'en règle générale, le débit est vers le 20 ou 21.


Hier, ouvrant ma boîte aux lettres, j'y découvre une belle lettre du Service des impots des entreprises. On me réclame 53 euros, soit 5% des 1032 euros, arrondi à l'euro supérieur plus frais de paperasses. Motif: chèque et déclaration reçus dans les temps mais demande de différé de paiement.
5% la semaine d'amabilité! Si j'avais su, j'aurais porté mes bijoux chez ma tante ou emprunté chez COFIDIS. Y'a pas un usurier véreux qui prête à ce taux !



Donc, méfiez-vous du sens du mot amabilité, selon à qui vous vous adressez.


Qui a une idée de rédaction de ma lettre de recours gracieux (objet: remise de pénalité) ?

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

Conditions de travail et harcèlement dans l'Education nationales : des nouvelles de l'état des lieux que nous réalisons dans l'académie de Corse, avec les premières conclusions en attendant la synthèse du 17 février. L'objectif étant au bout du compte de répondre à la question : et maintenant, on fait quoi?

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/01/harcelement-moral-dans-l-enseignement-etat-des-lieux.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 février 2010

"... l'Education nationale...", bien sûr.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 février 2010

Ahahaha, excusez mon fou rire Dobolino, ce n'est pas de vous que je me moque mais de cet Etat qui cherche à aider les entreprises à passer un cap moyennement un taux d'intérêt annuel de l'ordre de 260 % ! Et certains se plaignent encore des banques ! J'espère que vous voila convaincue que l'Etat n'a pas le monopole de la malhonnêteté et de l'escroquerie, mais qu'il se défend bien !

Pour répondre à votre question, je vous conseille de commencer par vérifier sur vos imprimés de déclaration TVA s'il y a une mention sur les "facilités de règlements". S'il est clairement spécifié que la somme sera majorée de 5% pour tout règlement différé, la situation sera plus compliquée.

Dans le cas idyllique ou ce ne serait pas le cas, je mettrais en objet "contestation de demande de règlement" et j'expliquerais deux choses :
- en aucun cas vous n'avez demandé explicitement une facilité de crédit ;
- en aucun cas vous n'avez été avertie des conditions d'une telle facilité de crédit.
Si vous vous sentez culottée, vous pouvez également demandé à ce que vos acomptes d'impôts soient rémunérés sur les mêmes bases, à savoir 261% en taux annuel.

Dans le cas où les conditions de facilité de crédit sont explicitées, votre argumentaire se réduit à la différence entre la demande de faveur en raison des déclarations des hommes politiques (ne jamais les écouter, Dobolino, on ne vous le dira jamais assez !) et la demande d'une facilité de crédit. J'espère que vous avez gardé votre lettre initiale et que vous pourrez faire une explication de texte.

Bon courage !

Écrit par : Joe | 07 février 2010

J'excuse votre fou-rire, Joe, et ce d'autant plus que je suis également écroulée de rire, et d'autant plus que les 1032 euros en question, je les avais sur un livret de développement durable à 1.25% l'an ...
Bien évidemment, je n'ai pas l'intention de leur lâcher ces misérables 53 euros, mais je cherche comment tourner ma lettre de recours amiable, accompagnée du chèque, bien sûr (!!), pour éviter d'avoir à écrire, en formule de politesse, "En l'attente d'un contrôle fiscal qui ne saurait tarder, je vous prie d'agréer l'expression de mes respectueuses salutations"

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

Pour ce qui est des banques, Joe, je me plains non de leurs taux d'intérêt mais de leur force d'inertie et de leur manque de personnel qualifié. Je sais que je peux obtenir 4000 euros d'autorisation de découvert facilement au vu de mon bilan mais le tout est d'obtenir de rencontrer l'interlocuteur ad hoc.

Quoiqu'il en soit, le plus comique reste l'interprétation par les service des impots des entreprises du mot "amabilité".

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

Jadis, l'URSSAF (curieux cet acronyme qui commence par URSS...) avait eu pour moi la même "amabilité"... à 10 % d'intérêts !!
Il vaut mieux négocier avec la banque une autorisation de découvert.

Écrit par : yann | 07 février 2010

Ah les postes profilés sur mesure...
Encore un Parisien qui n'ira pas à Metz.

http://www.rue89.com/2010/02/06/a-la-fac-de-metz-on-recrute-local-tant-pis-pour-la-loi-pecresse-137116

Écrit par : nicolas | 07 février 2010

« Il y a très peu de postes à pourvoir dans l'enseignement supérieur, avec à chaque fois quarante à cinquante candidatures. On ne peut pas se permettre de ne pas prendre les meilleurs. Si ce genre de pratiques se reproduit dans d'autres universités, plus personne ne voudra siéger en comité de sélection. »

Il y a des gens qui ont le sens de l'humour. J'ai quelques amis parmi les meilleurs qui sont payés - ou plutôt pas payés - pour savoir que ce genre de pratique est courant.

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

« Il y a très peu de postes à pourvoir dans l'enseignement supérieur, avec à chaque fois quarante à cinquante candidatures. On ne peut pas se permettre de ne pas prendre les meilleurs. Si ce genre de pratiques se reproduit dans d'autres universités, plus personne ne voudra siéger en comité de sélection. »

Tout le monde sait que ce sont les candidats locaux qui sont pris ! Lire le livre de J. Lazar sur le sujet.
Exemple vécu : une spécialiste d'histoire contemporaine recrutée en médiévale à la place d'un médiéviste car elle était la copine de la fille du mandarin...

Écrit par : P. Lariba | 07 février 2010

A propos de Metz :

Extrait d'un mail reçu aujourd'hui...


---------- Message original ----------

Chers amis,

je vous adresse et vous invite à faire circuler ce courrier, le plus largement possible : il s'agit de la lettre de démission et de protestation que les trois membres extérieurs du comité de sélection de l'Université de Metz, auquel j'appartenais, a adressée hier au président de l'Université Paul Verlaine, après que notre classement eut été cassé par la décision du CA.

Les deux candidats classés en première et en deuxième positions, tous deux excellents et dont le profil correspondait parfaitement au profil (Techniques d'expression, enseignement en LEA) ont été déclassés, quand la candidate locale (PRCE dont le dossier présentait de très nombreuses failles scientifiques) a été placée en première position.

Vous remerciant par avance de la publicité que vous voudrez bien donner à cette protestation,

Bien amicalement à vous, Éléonore Reverzy



---------- Message transmis ----------


À M. Luc JOHANN

Président de l'Université de Metz Paul Verlaine



Le 1er février 2010.


Monsieur le Président,

Le Conseil d'Administration de votre établissement a, dans sa séance du 29 janvier 2010, refusé de suivre le classement proposé par le comité de sélection de 9e section réuni pour pourvoir le poste de maître de conférences n° 0496.

Ce comité, dont nous étions les trois membres extérieurs, avait en effet, par un vote unanime, demandé l'affectation sur ce poste d'un candidat de très haute valeur et répondant parfaitement au profil pédagogique et scientifique que vous aviez défini. Le Conseil d'Administration lui a préféré la candidate classée troisième, qui ne fournissait en rien les mêmes garanties scientifiques mais enseignait déjà dans votre établissement. Or, nous vous rappelons qu'un poste d'enseignant-chercheur n'engage pas seulement l'université qui recrute: c'est la qualité tout entière de la recherche et de l'enseignement au niveau national qui s'y joue.

Nous tenons à vous exprimer notre colère la plus vive et refusons désormais de siéger aux comités de sélection de l'Université de Metz.

Nous nous engageons à donner à cette injustice la plus large publicité et à ne plus participer aux activités scientifiques de votre université pendant toute la durée de votre présidence.

Recevez, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.



Vincent Jouve, professeur à l'Université de Reims

Gilles Philippe, professeur à l'Université Paris III

Éléonore Reverzy, professeur à l'Université de Strasbourg

JPB

Écrit par : brighelli | 07 février 2010

Votre histoire de Metz, ça se discute et il ne s'agit peut-être que d'un demi-scandale.

J'ai eu ainsi droit, dans le strict cadre d'une nomination parfaitement justifiée par les qualités scientifiques et les points etc, à un à présent célèbre professeur sans chaire de pathologie bovine, nommé sur Lyon, et qui fut bientôt titulaire de cette même chaire pour plusieurs années
Le seul souci, c'est que cette personne visait Alfort où son conjoint exerçait et habitait Paris où étaient également restés ses deux enfants en bas âge.

Elle avait peut-être plein de qualités, mais, entre deux TGV, nous n'avons guère eu l'occasion de nous en rendre compte: "je donne mon cours magistral et je file à Perrache pour retrouver mes bambins". Comme j'avais laissé tomber les cours et fréquentait avec assiduité les TP, je l'ai rencontrée pour la première fois le jour de l'examen.

Si on avait pris l'avis des étudiants et du titulaire de chaire, le maître de conf que nous avions précédemment et qui était fort impliqué dans la vie de la chaire et notamment dans l'organisation des TP et TD aurait probablement été choisi.

Ce n'est pas jouable, cette université française où les professeurs n'assurent que cinq à six heures de présence effective par semaine et passent le reste de leur temps à Paris.

Ça se conçoit pour un type qui obtient deux ou trois heures de cours d'agreg ou très spécialisés par semaine à METZ en étant prof titulaire à Paris, mais pas pour une nomination à plein temps. Alors, la mécanique des points, des titres et des diplomes, ainsi que des compétences en matière de recherche fondamentale, pour une nomination dans un établissement d'enseignement supérieur de province, ce n'est pas obligatoirement la panacée non plus.
Déjà qu'on a les plus médiocres campus universitaires du monde, ce n'est pas toujours une bonne idée de nommer des fantômes, même bardés de diplomes, qui ont les yeux rivés sur leur abonnement TGV et les horaires des trains.

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

A propos de Metz : Extrait d'un mail reçu aujourd'hui...
Ecrit par : JPB

L'affaire de Metz a été relatée, commentée et débattue sur neoprofs depuis plusieurs jours :

http://www.neoprofs.org/actualites-f5/rififi-a-l-universite-de-metz-au-sujet-du-recrutement-d-un-mcf-t17365.htm?highlight=metz

Écrit par : Neoprofs | 07 février 2010

dobolino,
J'ai changé d'ordinateur et n'ai pas conservé votre adresse email.
Je viens de lire votre mésaventure à une copine qui est tout en haut de la "chicken ladder" aux impôts et qui m'a expliqué que cette majoration est automatique, et elle est appliquée quelles que soient les circonstances, que vous ayez un jour ou 3 mois de retard.
Belle mentalité
En fait vous fûtes trop honnête et n'avez pas utilisé le bon canal, qui aurait été de faire dès le départ une demande "gracieuse" dûment motivée d'exonération de la majoration pour paiement tardif.
Ou vous rendre, je suppose, ....en skis de fond ou en chenillette évitant les routes impraticables, à un guichet quelconque, plaider votre cause.

Les 4.8% sont d'office pour tout paiement tardif OU retardé et c'est même une "fleur" aux entreprises car pour les autres c'est 10%

Mon amie vous conseille de prendre votre plus belle plume pour "solliciter" de vos tortionnaires la remise à titre gracieux ( terme approprié qui va bien avec celui d'amabilité) de la majoration qui vous a été appliquée. Invoquez votre bonne foi, votre "bonne conduite" de contribuable modèle depuis 1984. Des circonstances indépendantes de votre volonté ont entraîné une perte de CA. Insistez sur le caractère exceptionnel de votre requête.
Tenez-moi au courant (si vous êtes moins négligente que moi, vous aurez conservé mon email) et je transmettrai.

Écrit par : Cadichon | 07 février 2010

Merci pour vos conseils, Cadichon !
En fait, le plus crade, dans cette lamentable méprise sur le sens de ma phrase et du mot amabilité (auquel j'aurais effectivement dû adjoindre: " virgule à titre gracieux virgule " ), c'est qu'il s'agit de 53 euros, somme absolument dérisoire. Le centre des impots espère, et multipliez-le par dix mille abrutis dans mon genre, que je vais laisser "pisser" et envoyer un chèque sans commentaire, par lassitude autant que par crainte des conséquences. Si Dobolino et Cadichon ne lâchent pas, il reste néanmoins 9998 clampins qui vont casquer. Et, 9998*53, ça fait tout de suite 529 894 euros. En douze mois, ça nous conduit à 6 350 000 euros et des brouettes.
CQFD

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

Remarquez que, finalement, six millions d'euros, c'est une somme tellement dérisoire qu'il est inutile d'en parler.

La petite école à trois classes avec cantine et salle de motricité qu'on va construire au village, c'est 1 400 000 euros. Alors, quoi ? Ce n'est jamais que quatre petites écoles ou une grosse, de quoi instruire moins de 300 élèves, sans compter le salaire des profs et le matériel pédagogique ad hoc.

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

Et, 9998*53, ça fait tout de suite 529 894 euros. En douze mois, ça nous conduit à 6 350 000 euros et des brouettes.
CQFD

Ecrit par : dobolino | 07 février 2010
Et à 9998 voix de plus par mois pour le FN, vu le profil Cidunati des clampins concernés par ce genre de gracieuseté de l'état.

Écrit par : dobolino | 07 février 2010

L'histoire de Metz est une histoire fort commune et très banale. C'est l'histoire de l'université française mais ailleurs est-ce si différent? La cooptation, masquée derrière un semblant de justice qu'on appelait commission de spécialistes avant, qu'on appelle d'un autre nom maintenant. Depuis combien de temps ces magouilles existent! Des exemples de ce type, on pourrait les multiplier.
Pourquoi s'énerve-t-on sur celui-là en particulier? Il s'agit du copain ou de la copine de quelqu'un ici?

Écrit par : Banal, banal, banal! | 07 février 2010

Des exemples de ce type, on pourrait les multiplier.

Ecrit par : Banal, banal, banal!

Pas si sûr : d'habitude, la magouille est "couverte". Là, personne n'a pris la peine d'invoquer un prétexte afin d'évincer les deux candidats mieux classés.

Écrit par : Moot | 07 février 2010

dobolino,
J'ai changé d'ordinateur et n'ai pas conservé votre adresse email.
Je viens de lire votre mésaventure à une copine qui est tout en haut de la "chicken ladder" aux impôts et qui m'a expliqué que cette majoration est automatique, et elle est appliquée quelles que soient les circonstances, que vous ayez un jour ou 3 mois de retard.
Belle mentalité
En fait vous fûtes trop honnête et n'avez pas utilisé le bon canal, qui aurait été de faire dès le départ une demande "gracieuse" dûment motivée d'exonération de la majoration pour paiement tardif.
Ou vous rendre, je suppose, ....en skis de fond ou en chenillette évitant les routes impraticables, à un guichet quelconque, plaider votre cause.

Les 4.8% sont d'office pour tout paiement tardif OU retardé et c'est même une "fleur" aux entreprises car pour les autres c'est 10%

Mon amie vous conseille de prendre votre plus belle plume pour "solliciter" de vos tortionnaires la remise à titre gracieux ( terme approprié qui va bien avec celui d'amabilité) de la majoration qui vous a été appliquée. Invoquez votre bonne foi, votre "bonne conduite" de contribuable modèle depuis 1984. Des circonstances indépendantes de votre volonté ont entraîné une perte de CA. Insistez sur le caractère exceptionnel de votre requête.
Tenez-moi au courant (si vous êtes moins négligente que moi, vous aurez conservé mon email) et je transmettrai.
Ecrit par : Cadichon | 07 février 2010

C'est combien ce conseil en peau de balle ?

Écrit par : guy morel | 07 février 2010

Et le purisme est une impasse — même si la règle dit être enseignée, et le laxisme combattu. Mais on peut se braquer autant que l'on veut, la langue aura toujours raison contre les puristes. C'est comme ça que le "h" de "haricots" est devenu officiellement muet, et que d'ici peu, l'Académie admettra le subjonctif après "après que" — contre le sens même. J'ai souvenir de l'avoir utilisé dans un roman parce qu'il aurait été stupide de mettre une construction régulière dans la bouche de tel personnage.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 février 2010
---
Cette règle est fréquemment bafouée à la radio et la télévision, même par des ministres.
Mais peu de gens n'ayant pas fait d'études supérieures de lettres connaissent cette règle. Ils sont peut-être pardonnables, s'ils sont nés après 1970. ;-)
Mais il y a pire. J'entends souvent "un espèce de...".
J'ai entendu un jour Alain Rey sur France Inter dire que c'était là un emploi de "nom adjectivé" ou quelque chose d'approchant. J'ai froncé le sourcil et me suis demandé si Alain Rey n'avait pas été pratiquant des sciences de l'éducation.
Un autre exemple : le fantaisiste Patrick Sébastien se délecte à dire dans son émission, Le plus grand cabaret du monde, lorsqu'il annonce un numéro de cirque particulièrement difficile : "Vous allez voir un numéro excessivement difficile !"
On est donc sûr que le numéro sera raté... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 février 2010

Francis,
Je n'ai pas accès à mon email ces jours-ci, pardon aux autres pour ce message personnel

Je viens de passer une semaine consacrée à J. A., avec trois productions que je vous recommande de vous procurer lors de votre prochain voyage en Angleterre.

Lost in Austen, une série de ITV aussi remarquable qu'inattendue et originale, mêlant le présent et le passé
http://www.critictoo.com/bilans-de-saisons/lost-in-austen/

Une autre, de la BBC sur l'échec de sa vie sentimentale qui est tout aussi réussie:
http://www.pbs.org/wgbh/masterpiece/missaustenregrets/index.html

et ce soir le troisième et dernier épisode de la nouvelle production d'Emma toujours sur BBC. Un vrai bijou. C'est de loin la meilleure de toutes celles que j'ai vues. Jamais le livre ne fut si bien rendu ni Miss E. si bien jouée. J'ai enregistré la série en double exemplaires, un pour ma fille et pourrai vous passer le second si vous avez un appareil multi standard pour NTSC. Vous allez vous régaler
Et la semaine prochaine commence Northanger Abbey, le seul que je n'ai pas lu.
More later

Écrit par : Cadichon | 08 février 2010

AM Valette est bien sotte d'avoir autant d'aigreur à mon égard et de ramener cela à mes propres élèves quand j'ai pris soin de répéter à deux reprises que les têtes blondes ne devaient pas être concernées par ces discussions. Diantre, diantre, quel drôle de milieu ici. Serviteur!
Ecrit par : Alban | 06 février 2010

Je n'ai pas perçu de l'aigreur, mais il y a de quoi se faire de la bile quand le principal élément de cohérence dans la prose de ce Trissotin est son égale déficience en orthographe et en grammaire. Il est vrai que les enfants sont censés construire leur propres savoirs, sur le sable insaisissable que leur fournissent des enseignants dysorthographiques et, dirait-on ici, grammatically impaired or challenged.

On ne pouvait rêver meilleur désaveu de ce qu'il avance. S'obstiner à appliquer une caricature de grammaire donne le résultat escompté. C'est l'arroseur arrosé: incapable de s'exprimer proprement, il n'a d'autre argument que l'insulte quand on expose ses insuffisances, alors qu'il serait bien en peine de les dissimuler dés qu'il couche quoi que ce soit par écrit.
Trahi par la où il prêche et pèche, quoi de plus normal?

Alban traite d'idiote A-M V qui dénonce ce que nous savons tous et dont il nous offre un exemple inquiétant : les enfants ignorants ne deviennent pas par magie des profs compétents. On comprend mieux, cela dit, qu'il démente bec et ongles ses lacunes et nie que l'effondrement de la maîtrise de notre langue trouve son origine dans l'imposture de la grammaire dite "moderne", alors qu'elle est aussi nuisible que les maths issus de la même obédience. Les mêmes causes produisent les mêmes effets: la démolition les apprentissages.

Comment accorder le moindre crédit à celui qui défend les vertus d'un succédané de grammaire qui interdit d'identifier correctement et de distinguer un complément d'objet et un complément circonstanciel ? C’était était un jeu d'enfant pour un élève de primaire il y a 20ans. Pour aggraver son cas, il prétend que cette matière est de la dynamite, qu'elle est à manier comme de la nitroglycérine et ne pas à mettre dans les mains des enfants alors qu'elle figure noir sur blanc dans les programmes encensés par les Viala et autres Weinland. On nage en pleine incohérence pour le coup.

Nier ces méfaits est aussi inepte et vain que de nier l'existence du goulag et de traiter Soljenitsyne d'imposteur, comme s'y sont obstinés les intellos de gauche, têtes de file de l'intelligentsia française, lors de la parution de l'Archipel. Lire les livres de Courtois ou de Revel ont amplement documenté cette exemplaire bravoure intellectuelle.

Je l'ai dit, les mêmes causes produisent les mêmes effets et on retrouve partout la même déviance idéologique, comme une sorte de marqueur. Quand on a bien absorbé le contenu des réformes responsables de la débâcle scolaire, on en reconnaît les agents, au premier coup de plume, comme un magistrat ou un policier sait que si le même nom apparaît dans le même type de dossier, ce n'est jamais un effet du hasard.

Écrit par : Cadichon | 08 février 2010

deux exemplaires,

Écrit par : cadichon | 08 février 2010

"Quand on a bien absorbé le contenu des réformes responsables de la débâcle scolaire, on en reconnaît les agents, au premier coup de plume, comme un magistrat ou un policier sait que si le même nom apparaît dans le même type de dossier, ce n'est jamais un effet du hasard."
Ecrit par : Cadichon | 08 février 2010

Que de beaux glissements sémantiques ! Débâcle, agents de l'ennemi, policiers, tribunaux - tant qu'on y est, pourquoi pas tribunal militaire ? Allez, tout le monde au gnouf voire collé au mur !

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

@ GROGNE enseignante

Une des causes du déni ou du silence que j'évoquais: il y a beaucoup de femmes entretenues dans l'Education nationale. Or le métier est beaucoup plus supportable quand on l'exerce à mi-temps et que son conjoint est chef d'entreprise ou médecin spécialiste...

Écrit par : Phil | 08 février 2010

"Nier ces méfaits est aussi inepte et vain que de nier l'existence du goulag et de traiter Soljenitsyne d'imposteur, comme s'y sont obstinés les intellos de gauche, têtes de file de l'intelligentsia française, lors de la parution de l'Archipel. Lire les livres de Courtois ou de Revel ont amplement documenté cette exemplaire bravoure intellectuelle."
(Cadichon)

Suite à l'émission "Répliques" d'Alain Finkielkraut samedi matin 6 février, recevant Nicolas Werth :


http://www.causeur.fr/la-grande-nuit-stalinienne,3719

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 février 2010

@ GROGNE enseignante

Une des causes du déni ou du silence que j'évoquais: il y a beaucoup de femmes entretenues dans l'Education nationale. Or le métier est beaucoup plus supportable quand on l'exerce à mi-temps et que son conjoint est chef d'entreprise ou médecin spécialiste...
Ecrit par : Phil | 08 février 2010

Je n'ai pas les chiffres récents, mais il me semble que ces dernières années, comme dans l'ensemble de la population, il y a de plus en plus de jeunes femmes seules. De jeunes hommes aussi d'ailleurs.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Tout à fait d'accord avec vous, GUY! Il y a 40 ans, de fait, certaines collègues , mariées à des médecins, avocats, PDG, considéraient leur salaire comme de l'argent de poche, ou peu s'en faut. Actuellement, ce n'est plus vrai du tout. Beaucoup de profs mariées à des chômeurs, de mères divorcées, de célibataires.
Le métier s'est paupérisé, bien des collègues sont à découvert avant la fin du mois!
Et médecin, avocat, "ça eut payé", mais ça ne paye souvent plus beaucoup!

Écrit par : retraitée | 08 février 2010

"Nier ces méfaits est aussi inepte et vain que de nier l'existence du goulag et de traiter Soljenitsyne d'imposteur, comme s'y sont obstinés les intellos de gauche, têtes de file de l'intelligentsia française, lors de la parution de l'Archipel. Lire les livres de Courtois ou de Revel ont amplement documenté cette exemplaire bravoure intellectuelle."
(Cadichon)

Toujours aussi simpliste.
Sur la diffusion de Soljenitsyne en France, lire :

http://213.41.242.202/vigier/ERITA/spip.php?article154

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Nier ces méfaits est aussi inepte et vain que de nier l'existence du goulag et de traiter Soljenitsyne d'imposteur, comme s'y sont obstinés les intellos de gauche, têtes de file de l'intelligentsia française, lors de la parution de l'Archipel. Lire les livres de Courtois ou de Revel ont amplement documenté cette exemplaire bravoure intellectuelle.

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2010

Les intellectuels libéraux occidentaux selon Alexandre Soljenitsyne lui-même (dans son essai de 1980, intitulé "Du danger que fait courir à l'Occident son ignorance de la Russie") ont fait montre d'une bravoure et d'une lucidité coupables en inventant et en entretenant pendant soixante ans le mythe de l'essence russe du communisme soviétique.
Pour lui, il est clair, que l'Occident est le principal responsable de la tragédie vécue par peuple russe et tant d'autres dans l'empire.
Quand on évoque Soljenitsyne il faut évoquer l'oeuvre littéraire aussi bien que l'idéologie essentialiste et nationaliste.

Soljenitsyne: " Ils (les émigrés récents) cherchent à susciter dans l'opinion publique occidentale un sentiment de peur, voire de haine à l'égard de la renaissance de cette conscience nationale en Russie, qui a pourtant subi le martyre pendant soixante ans. Ils la rattachent de façons artificielle et malhonnête aux menées antisémites du gouvernement. A cet effet ils dépeignent le peuple russe comme un troupeau incapable de voir clair dans son destin, de discerner les causes de sa misère et de ses souffrances..." (L'erreur de l'Occident).

PS Merci GM pour le lien vers ERITA. Je ne connaissais pas.

Écrit par : Buntov | 08 février 2010

J'organise une soupe populaire pour les enseignants qui ont des difficultés de fin de mois, toutes les semaines, ils ont droit chez moi à une soupe au lard !

Et ne faites pas votre tête de cochon, venez nombreux !

Écrit par : iPidiblue soupe au lard | 08 février 2010

@ CADICHONNERIES
http://veille-education.org/post/2010/01/28/Ecole-unique-et-monopole-de-l-Etat

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

On sent bien que certains professeurs ont raté leur vocation, ils auraient voulu être soldat et en découdre avec l'ennemi ...

Écrit par : iPidiblue bellicisme syndical | 08 février 2010

Les gentils enseignants qui veulent pourfendre l'ignorance, d'autres qui veulent égorger le porc qui sommeille en nous, d'autres encore qui veulent partir en campagne comme on part en croisade contre les fictions religieuses de l'autre camp, on trouve de tout dans cette armée disparate !

Écrit par : iPidiblue bellicisme syndical | 08 février 2010

J'oubliais les bénis oui-oui des IUFM qui veulent la pax romana avec l'échec scolaire !
Certains mêmes sont favorables à la croissance zéro pour le peuple, ils sont devenus verts par vocation car enfin pour ce qui est du zéro des connaissances il y a longtemps qu'ils sont parvenus à en faire le niveau égalisateur de la France toute entière !

Écrit par : iPidiblue nivellement géodésique | 08 février 2010

Vous savez j'ai une idée, si l'on renommait l'Education nationale "Le Loft des cancres" ou bien "La ferme des ignorants" cela attirerait peut-être les médias ?

Écrit par : iPidiblue nivellement géodésique de l'EN | 08 février 2010

Je conclus avec une cinquième marche, c'est quoi ce désert du lundi ? Les professeurs de l'EN font mumuses dans la neige, descente tout schuss en luge, ils n'en ont pas marre de dégringoler l'échelle sociale tout le long de l'année ?

Écrit par : iPidiblue échelle de Jacob | 08 février 2010

Belle série Ipidi, félicitations.

Merci pour votre lien Guy, mais j'imagine que vous avez des inexactitudes à corriger ?

Écrit par : Joe | 08 février 2010

...on trouve de tout dans cette armée disparate !

Ecrit par : iPidiblue bellicisme syndical | 08 février 2010

C'est le propre du libéralisme, cette idéologie née à la Révolution, que d'entretenir le flou politique en son propre sein.

Une tentative de définition du libéralisme par Immanuel Wallerstein dans Comprendre le monde.

Le libéralisme a émergé comme terme et réalité au début du XIX ème siècle, en opposition au conservatisme*. Selon la phraséologie de l'époque, les libéraux représentaient le "parti du mouvement" et les conservateurs le "parti de l'ordre".
Les acceptions du terme "libéralisme" sont depuis étonnnamment diverses. Pour certains surtout aux Etats-Unis, un libéral est identifié à la gauche (ou du moins à un démocrate du new deal). En GB, le parti libéral se dit "centriste", entre les conservateurs et les travaillistes. Dans la majorité de l'Europe continentale, les partis libéraux sont conservateurs sur le plan économique, mais non confessionnels.
Pour certains, l'essence du libéralisme réside dans son opposition à l'intervention de l'Etat dans l'économie. Mais depuis la fin du XIX ème, de nombreux libéraux se présentent comme des réformateurs favorables à l'Etat-providence.
Pour d'autres encore le libéralisme se préoccupe des libertés individuelles et incarne donc la volonté de limiter la capacité de l'Etat à les restreindre.
L'émergence du terme "néolibéralisme" - désignant une idéologie conservatrice qui insiste sur l'importance du libre échange - est venue ajouter à cette confusion à la fin du XX ème siècle.
En tant que l'une des trois idéologies** mentionnées dans l'analyse des systèmes-monde, le libéralisme est essentiellement centriste, favorable à l'évolution régulière mais relativement lente du système social, au développement de l'éducation comme base de citoyenneté, à la MERITOCRATIE, et il donne la priorité aux experts pour définir les politiques publiques.

* Très curieuse l'affirmation de Ph Nemo - lien donné par GM, pour qui l'histoire politique de la France se réduit au combat de 1789 contre 1793. Et le conservatisme, n'est-il pas l'une des données fortes de cette histoire aussi bien que sa passion pour l'égalité?

**Pour I Wallerstein la troisième idéologie est celle antisystémique apparue à la Révolution de 1848 avec les radicaux de gauche.

Écrit par : marigot | 08 février 2010

Merci pour votre lien Guy, mais j'imagine que vous avez des inexactitudes à corriger ?
Ecrit par : Joe | 08 février 2010

Aucune. Ou alors le tout. Mais cela servirait à quoi ? On ne corrige pas la structure d'une pierre.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Aucune. Ou alors le tout. Mais cela servirait à quoi ? On ne corrige pas la structure d'une pierre.
Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Si quand même : les libéraux ou libertariens, comme on voudra, sont obsédés par l'égalitarisme, fumier de tous les maux. Curieux que dans leur éloge de l'inégalité, aucun d'entre eux, jamais, n'est effleuré par l'idée qu'il pourrait être inférieur.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Si quand même : les libéraux ou libertariens, comme on voudra, sont obsédés par l'égalitarisme, fumier de tous les maux. Curieux que dans leur éloge de l'inégalité, aucun d'entre eux, jamais, n'est effleuré par l'idée qu'il pourrait être inférieur.

Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Je ne trouve pas ça curieux pour ma part. Je sais que je suis inférieur à beaucoup de monde dans bien des domaines (en orthographe, en sport, en histoire, en musique, en littérature, ...) mais dénoncer cette inégalité ne me viendrait pas à l'esprit. Dans mon mode de pensée, cette inégalité est de ma responsabilité : il ne tient qu'à moi d'essayer de la réparer ou à défaut de l'accepter tel quelle est. En ce sens, il s'agit d'un choix délibéré et je n'ai aucune raison de m'en plaindre. A contrario, vous avez le droit et même le devoir de dénoncer l'injustice, c'est à dire le principe que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.

Écrit par : Joe | 08 février 2010

Je ne trouve pas ça curieux pour ma part. Je sais que je suis inférieur à beaucoup de monde dans bien des domaines (en orthographe, en sport, en histoire, en musique, en littérature, ...) mais dénoncer cette inégalité ne me viendrait pas à l'esprit. Dans mon mode de pensée, cette inégalité est de ma responsabilité : il ne tient qu'à moi d'essayer de la réparer ou à défaut de l'accepter tel quelle est. En ce sens, il s'agit d'un choix délibéré et je n'ai aucune raison de m'en plaindre. A contrario, vous avez le droit et même le devoir de dénoncer l'injustice, c'est à dire le principe que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.
Ecrit par : Joe | 08 février 2010

Joe, je ne pensais pas à vous, mais aux libertariens qui prétendent à la position de penseur. Autrement, chacun d'entre nous fait ce qu'il peut et n'en tire aucune théorie générale.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

de l'accepter telle qu'elle est, Joe. Sur le fond, je suis d'accord.

Écrit par : nicolas | 08 février 2010

Joe, je ne pensais pas à vous, mais aux libertariens qui prétendent à la position de penseur.
Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Parce que nos "soucieux socialistes", nos "pensifs penseurs" se prétendent réellement égaux de tout un chacun ?
Allons, allons...

Écrit par : yann | 08 février 2010

Parce que nos "soucieux socialistes", nos "pensifs penseurs" se prétendent réellement égaux de tout un chacun ?
Allons, allons...
Ecrit par : yann | 08 février 2010

Vous êtes fatigant. Dès que l'on tente de penser en dehors des cadres, vous revenez à ces cadres. Vous regardez trop la télé.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Ecrit par : Joe | 08 février 2010

Joe, je ne pensais pas à vous, mais aux libertariens qui prétendent à la position de penseur. Autrement, chacun d'entre nous fait ce qu'il peut et n'en tire aucune théorie générale.

Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Je ne me citais qu'en guise d'illustration, mais je pense que n'importe quel "penseur libéral" (au sens convaincu des concepts de propriété privée, de liberté et de responsabilité associée) présente la même attitude.

C'est d'ailleurs certainement ce qui fait que vous ayez du mal à vous entendre avec Cadichon : globalement, on ne joue que sur nos points forts et quand on est inférieur, on ferme notre gueule et on ne fait pas de vague. Conséquemment, on arrive vite à adopter cette attitude docte qui peut passer pour de la vanité.

PS : Merci Nicolas, j'en laisse toujours passer une ou deux ...

Écrit par : Joe | 08 février 2010

C'est d'ailleurs certainement ce qui fait que vous ayez du mal à vous entendre avec Cadichon : globalement, on ne joue que sur nos points forts et quand on est inférieur, on ferme notre gueule et on ne fait pas de vague. Conséquemment, on arrive vite à adopter cette attitude docte qui peut passer pour de la vanité.

PS : Merci Nicolas, j'en laisse toujours passer une ou deux ...
Ecrit par : Joe | 08 février 2010
Je ne tiens à m'entendre avec personne Joe. Par ailleurs je ne vois pas, sauf d'un point d'un point de vue imaginaire, quels points communs vous pouvez avoir avec Cadichon.

Écrit par : guy morel | 08 février 2010

Je ne tiens à m'entendre avec personne
Ecrit par : guy morel | 08 février 2010

Ça, alors !!!

Sinon, vous pensez en dehors des cadres ? Du Parti, vous voulez dire ? ;O)))

Écrit par : yann | 08 février 2010

http://213.41.242.202/vigier/ERITA/spip.php?article154

Merci pour ce lien qui pourrait paraître ...croustillant, si on n'avait pas le coeur serré à l'idée de ces millions de morts et de déportés et du "négationnisme" qui a entouré si longtemps ce génocide.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 février 2010

Et la semaine prochaine commence Northanger Abbey, le seul que je n'ai pas lu.
More later

Ecrit par : Cadichon | 08 février 2010
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Merci, Cadichon ! J'ai appris qu'il existait un film de cinéma after "Emma", avec Gwyneth Paltrow dans le rôle-titre, un bon film selon ma source, laquelle source a trouvé le film de cinéma de Pride and Prejudice avec Keira Knightley décevant quand on a vu la production de la BBC.
Je suis certain que si la BBC a produit Emma, ce doit être supérieur à toute autre production.
Merci encore.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 février 2010

« Northanger Abbey, le seul que je n'ai pas lu. »
Cadichon | 08 février 2010

On peut aussi le lire dans la superbe traduction qu'en donna Félix Fénéon sous le titre de _Catherine Morland_.

Écrit par : Tailleboudin | 09 février 2010

Bonjour, est-il possible de vous écrire un mail/une lettre ?
Merci

Écrit par : Laura | 11 mars 2010

Rien à voir avec les sujets précédents, mais je suis une mère désespérée. Mon fils agé de 13 ans en 4ème en collège privé viens de passer en conseil de discipline pour devoirs non faits (3) et pour avoir donner l'impression de vouloir frapper un élève suite à une bousculade. Devant mon étonnement face à la disproportion de la situation par rapport aux faits reprochés (n'y a t il pas d'autres sanctions prévues avant la convocation du conseil de discipline) je me suis vu traitée par le chef d'établissement de "mauvais parent"!

Écrit par : kemer78 | 12 mars 2010

Peut-être ne devriez-vous pas vous désespérer, kemer 78 et vous dire qu'au contraire, il y a encore des établissements qui font leur boulot et sévissent quand la discipline l'exige. Ne pas faire ses devoirs relèverait-il donc du conseil de discipline ? Savez-vous que tous les enseignants de ce blog en rêvent ? Mais pourquoi ne surveillez-vous pas les devoirs de votre fils, vous aussi. C'est de votre ressort, à la maison, non ?
Allez, remettez-vous, perso, je trouve cela disproportionné mais d'après tous les constats que l'on peut faire, c'est exactement l'inverse qui se passe, alors quand on signale un établissement "disciplinaire"... j'ai tendance à applaudir. :-)

Écrit par : nicolas | 12 mars 2010

"n'y a t il pas d'autres sanctions prévues avant la convocation du conseil de discipline ?"

La flagellation ?

http://www.easypedia.gr/el/images/shared/5/56/William-Adolphe_Bouguereau_%281825-1905%29_-_The_Flagellation_of_Our_Lord_Jesus_Christ_%281880%29.jpg

Écrit par : dugong | 12 mars 2010

"Des" devoirs non faits ? Dans toutes les langues cela s'appelle de la récidive. On a dû lui faire des reproches, avant — qu'il ne vous a pas forcément répercutés. Cela m'étonnerait, dans le contexte globalement laxiste, que seuls des devoirs non rendus aient pu entraîner un conseil de discipline : n'aurait-il pas manifesté autrement son indiscipline ? Ou répondu un peu sèchement à un prof qui lui aurait reproché… Ou…
Et d'ailleurs, pour quelle raison ne les fait-il pas, ses devoirs ?
De toute façon, il y a des délégués de parents dans un conseil. Vous saurez ainsi exactement ce qui lui est reproché.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mars 2010

Eh bien je reviens de la manifestation de Paris. Minable !
A tout casser 4000 personnes pour battre le bitume de la Capitale, et encore, en raclant bien tous les fonds d'école.
Bon. Reste plus qu'à regarder passer la réforme...

Écrit par : Philippe | 12 mars 2010

MIDIBLOGS A CLIFF

Bonjour,

Un nouveau commentaire vient d'être posté sur la note "http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/04/03/les-casseurs-de-thermometres.html" du weblog "Bonnet d'âne" :

"Patrick Sébastien contre Meirieu ? C'est un coup à rendre Meirieu crédible, ça !
Si ça se trouve, il a touché plein de pognon de l'écolo pour en dire du mal, le chef du Dard !!!"

Si vous ne souhaitez plus recevoir de commentaires sur cette note, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :
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Bien cordialement,

L'équipe

REPONSE DE CLIFF:

Vous N'avez PAS compris. Ce n'est pas Patrick Sébastien qui est contre Meirieu, c'est MOI Cliiff, prof en congé de maladie, qui suis contre Meirieu. Patrick Sébastien n'en a probablement jamais entendu parler.
Jetez un oeil sur: http://www.le-dard.com
Déjà plus de 15.000 membres. Chaque peut formuler des propositions. VOUS AUSSI.

Surtout n'écrivez pas que MEIRIEU et SEBASTIEN se sont fellationnés !!! ET NE FORMULEZ PAS UNE PROPOSITION DE SOUTIEN POUR QU'ILS SE FELLATIONNENT GOULUMENT !!!

Écrit par : cliff | 09 avril 2010

Bon, Cliff, on a compris. Two are better than one, mais il y a des limites.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 avril 2010

cliff, le squatteur allumé et atomisé. I shouldn't feed the troll.

Écrit par : nicolas | 09 avril 2010

la flagelation comme solution peut etre

Écrit par : video drole | 02 décembre 2010

Ségolène m'amusait davantage, elle était people elle aussi mais je la voyais sortie d'une histoire de la comtesse de Ségur

Écrit par : 0x800c0133 | 11 février 2011

Merci pour votre article détaillé !

Écrit par : Lettre de voiture | 19 septembre 2011

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