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14 janvier 2010

Autopsie du Mammouth

Autopsie du Mammouth est le dernier livre paru — aujourd'hui 14 janvier — sur l'Education nationale. Devrais-je dire que ce sera le dernier ? Claire Mazeron, qui l'a écrit avec une verve rare, fait le tour de la question — et de ses environs. Ce qui laisse bien peu à dire — sinon "chapeau bas" !
Ci-dessous mon sentiment sur ce livre exceptionnel (Editions Jean-Claude Gawsewitch).


J’avais pourtant bien prévenu Claire Mazeron : « Il y a parfois une telle concomitance entre ce que vous écrivez et ce que j’ai moi-même tenté de dire, il y a quelques années, que vous allez vous aussi vous faire écharper. Depuis la parution de la Fabrique du crétin, j’ai été traité indifféremment de fasciste, réac, nazi, chemise brune ou noire — voire de sarkozyste, ce que les Pédagogues modernes, qui font pourtant une cour effrénée au chef de l’Etat, prennent pour l’injure suprême. Quand est sorti Fin de récré, j’ai appris enfin que j’étais un darcosien impénitent. Que j’aie pu critiquer, en direct ou ici même, bien des réformes du ministre-agrégé, et, aujourd’hui, en faire de même avec le ministre désagrégé, et à me brouiller définitivement avec lui, ou avec son successeur de la rue Saint-Guillaume, peu leur chaut. Et peu me chaut itou. Cela me glisse sur le dos comme l’eau sur le plumage des cygnes.

« Mais vous ! Supporterez-vous le flot d’insultes ? Parce qu’enfin, vous attaquez toutes les positions établies de l’Education Nationale, depuis les chefs de bureau qui tapent à l’envers les consignes ministérielles jusqu’aux conseillers officiels ou occultes qui soignent leur carrière en s’ingéniant au pire. Sans oublier les ministres successifs — compétents, forcément compétents —, les leaders syndicaux habitués à brouter dans la grande gamelle grenellienne, les pédagogues lyonnais — et les autres —, vos collègues même, et les parents d’élèves — et les élèves. Du passé et du présent faisons table rase, n’est-ce pas ?

« Dites-moi, seriez-vous de gauche ? Mais vous ne passez rien ni à Jospin, ni à Allègre, ni à Lang — ni à Royal. Ni même à Chevènement, dont on devine pourtant qu’il aurait vos faveurs — quoique… Seriez-vous de droite ? Mais Bayrou, Ferry, Fillon ou Darcos ne trouvent pas grâce à vos yeux — ni aux miens, avec quelques réserves : votre politesse compétente est bien plus vache que mes sarcasmes.

« Vilipendée, vous dis-je ! D’autant que vous vous risquez à faire des propositions. Viables et crédibles : on vous pardonnerait des utopies, on ne vous passera pas le pragmatisme. C’est ainsi : proposez du rêve, la réussite et les diplômes pour tous, 100% de réussite au Bac, des concours à bas prix, le grand melting pot au collège unique, un lycée à la carte, la discrimination positive à l’entrée de toutes les Grandes Ecoles, 30% de boursiers à Polytechnique, et des postes, des postes, des postes, — on vous écoutera, les micros se tendront obscènement vers vous, la commission Machin opinera gravement à vos moindres sottises. Mais décrire les dysfonctionnements de la Machine qui les fait tous vivre ; dénoncer les incapables, les planqués, les crétins diplômés, les administratifs véreux, les conseillers occultes — comme les coups de pieds du même nom, qui malheureusement se perdent —, les spécialistes des pseudo-sciences de l’Education, les sociologues auto-proclamés de la banlieue où ils ne sont pas nés et où ils ne mettent jamais les pieds ; et, comble de la provocation, proposer, trois cents pages durant, des solutions concrètes, pratiques, immédiatement applicables — c’est de la provocation, ma chère ! Soyez réalistes, proposez l’impossible ! Là, on vous croira, on vous fêtera, on vous fera une réputation de spécialiste de la chose éducative.

« Mais disséquer le Mammouth ! Tout dire des dysfonctionnements — et, pire, tout révéler sur les coulisses, les entrailles du pachyderme ! Vous avez le regard, et la compétence — on ne vous ratera pas ! « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Guy Béart… »

« Et, cerise sur le gâteau, avoir assez de recul sur le système pour envisager sereinement les solutions qui pourraient ranimer la Bête… »

 

Ce livre est indispensable. J’ai bien conscience d’en être trop souvent resté à la critique du système, et malgré mon acharnement à proposer, on n’a retenu souvent que ma volupté à flageller. « Trop de sentiment, trop de passion — pas assez de faits ! Tout cela manque de statistiques », me reprochaient les rabat-joie qui auraient bien aimé que j’écrivisse des livres aussi ennuyeux que les leurs…

Il est vrai que je ne suis pas assez bête, ou politique, pour tenir compte de l’avis des demi-habiles. Et j’étais trop en colère pour entendre les suggestions des gens raisonnables. Mais c’est aussi, je l’avoue, que je n’imaginais pas possible la conjonction d’une critique acide, d’un descriptif patient et d’un programme cohérent.

Et ce que je n’imaginais pas, Claire Mazeron l’a réussi. Ce livre — son premier livre — est une autopsie au scalpel de la Bête, un diagnostic impitoyable, et une posologie intelligente, des propositions de cure inédites — et audacieuses.

On appelait « remèdes héroïques », au XVIIème siècle, les traitements proposés aux mourants, quand rien n’avait réussi. Nous en sommes là : nous avons encore deux ou trois ans pour relancer la machine — sinon l’Education en coma dépassé sera à ranger dans le bocal, dans les caves du Musée des cataclysmes. Géographe, Claire Mazeron connaît comme sa poche les coins et recoins de la Machine Education ; elle nous donne à la fois l’historique de la dégradation des paysages, elle en nomme les responsables, et suggère des solutions pratiques pour restaurer l’écologie de l’Enseignement. Mais, Historienne aussi, fascinée par la Révolution Française, elle sait qu’il faut de l’audace, et encore de l’audace, pour sauver ce qui reste à sauver — l’avenir.

Je suis rarement enthousiaste sur les livres — le monceau de livres — qui paraissent chaque année sur l’Education. Trop d’expériences individuelles, de déplorations sans perspectives — ou d’avis intéressés. On a vu une enseignante de banlieue faire des livres pour obtenir une mutation sur Paris, dans un « bon quartier » si possible — et se taire, une fois l’objectif atteint. Et un autre en écrire pour camoufler sa médiocrité sous la fiction — quelle chance qu’Entre les murs ait « marché » ! Bégaudeau n’enseignera plus.

Mais là ! C’est un maître-livre que ce livre-là. Et l’humour, toujours perceptible, le sourire à fleur de texte, est le véhicule d’un raisonnement rigoureux. Assez divertissant pour plaire, assez constructif pour instruire. Quelle pédagogue elle doit être !

Claire Mazeron est vice-présidente d’un syndicat qui, depuis des années, marche sur de la glace très mince, entre un réalisme qu’on qualifie arbitrairement de droitier (la gauche fait donc dans l’idéalisme ? Ça se saurait…) et une exigence doctrinale qui lui fait préférer la qualité — la vraie pédagogie d’abord ! — à la quantité, qui n’a jamais rien résolu — mais augmenté la capacité de recrutement d’organisations qui font du chiffre avant de chercher du sens. À ce titre, elle a participé, ces dernières années, à toutes les commissions-réunions-concertations organisées par le ministère pour faire passer, en douce ou en force, des résolutions létales. Sans faire, cependant, d’opposition systématique — elle est fort capable de dire à un ministre que telle réforme va dans le bon sens, et que telle autre est une grosse carabistouille. De la glace très mince, vous dis-je.
Ce livre est donc le fruit d’une expérience interne. « J’ai vu les mœurs de mon temps et j’ai publié ces lettres », répétait Laclos en exergue des Liaisons dangereuses. Elle a vu les us et coutumes du ministère et de ses dépendances, et de tous ceux qui grouillent autour de lui, qu’ils lui lèchent les pieds ou fassent dans l’opposition ostensible tout en lui téléphonant en douce pour réclamer des faveurs. Elle a assez enseigné, et dans des établissements désespérants, dans ces Zones d’Exclusion Programmée qu’on appelle ZEP, pour savoir ce que l’on fait à des enfants qui auraient pu réussir — et à qui on ne propose aujourd’hui, au compte-gouttes, que de l’assistanat ou des passe-droits — la saison des dames patronnesses est revenue !

Et savoir aussi ce que l’on pourrait faire. Savoir que c’est au collège que l’on gaspille les chances, que l’on bousille les dons. Savoir que les cris d’orfraie des syndicats les plus conservateurs (ai-je nommé le SGEN ? Ou le SE-UNSA ? Ils sont si nombreux à conjuguer le futur au passé simple — très simple) risquent fort de gâcher ce qu’il y a de mieux dans l’héritage de Darcos — la réforme du Primaire. Les appétits privés, qui rêvent de voir un jour prochain s’installer le chèque-éducation, l’enseignement à la carte, la généralisation d’officines douteuses qui se prétendront lieux d’éducation, se conjuguent aujourd’hui aux illusions d’une gauche qui croit que psalmodier « Egalité des chances » comme un mantra peut faire un bien réel à tous les laissés-pour-compte d’un système qui broie aujourd’hui les plus faibles tout en esquintant les meilleurs. Coincé entre ces deux appétits qui ne sont contradictoires qu’en apparence, le Mammouth est à genoux. Moribond. Pré-froid.

« Dégraisser », disait Claude Allègre. Le mot était maladroit, la méthode encore davantage. Mais l’idée n’était pas mauvaise. Encore faut-il savoir ce que l’on met sous un pareil terme — les métaphores sont toujours dangereuses, quand on ne les décrypte pas.

Ce gros livre dit exactement où est la mauvaise graisse. Non dans le nombre de profs — nous allons en manquer, dans les années qui viennent. Non dans des réformes mesquines qui désorganisent le système à coups d’économies de bouts de chandelles. Non dans des réformes démagogiques, qui caressent les parents et leurs rejetons dans le sens du poil pour mieux les endormir.

C’est dans l’administration elle-même, dans cet entrelacs d’incompétences satisfaites, que l’on peut tailler. C’est dans la pédagogie, et dans la volonté de transmettre, et d’instruire, que l’on peut ranimer la Bête. Ce n’est certainement pas en déléguant aux régions, aux communes, aux établissements, des responsabilités toujours plus lourdes — Mazeron est très claire sur ce point… Un peu d’autonomie ne nuit pas, mais seulement dans un système où l’Etat prend ses responsabilités — dans le recrutement comme dans les programmes ou les méthodes. On l’aura compris : le libéralisme, qu’il soit signé Madelin ou Delanoë, n’est pas sa tasse de thé — tout simplement parce que ça ne marche pas. L’Ecole n’est pas un marché — d’ailleurs, sur le Marché non plus ça ne marche pas.

 

Ce livre si complet procède pourtant d’un sentiment d’urgence. Il est temps, plus que temps, d’appeler toutes les compétences au chevet d’un animal mourant. Organiser un Grenelle de l’Education — le lieu s’y prête — est une nécessité. Le prochain ministre n’échappera pas à une négociation globale — à moins qu’il ne préfère qu’elle s’organise dans la rue, et dans le désordre. Et ce jour-là, j’espère vraiment que l’on fera appel aux vrais compétences — et non aux appétits de ceux qui se sont déjà servis sur la Bête.

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Je ne suis pas le seul à dire du bien de cet ouvrage. Natacha Polony, qui l'a préfacé avec le talent qu'on lui connaît, n'a pu se retenir d'en parler encore sur son blog  http://blog.lefigaro.fr/education/

Commentaires

Prem's !

Et vive Ipidiblue !

Écrit par : un admirateur secret | 14 janvier 2010

Habiller le Mammouth et peindre la Girafe sont deux idéaux inconciliables ...

Écrit par : iPidiblue postulations simultanées | 14 janvier 2010

zoudj!

Damné coquin, vous m'avez alléché! Je vais ptet ben acheter ce livre...:)

J'ai quand même quelques angoisses: les résistants semblent bien peu nombreux au sein de l'EN praticante, j'entends par là les profs de terrain qui semblent bien se foutre de tout ça ou, du moins, composer avec...

Écrit par : sisyphe | 14 janvier 2010

Je l'achèterai aussi ! Mais je veux une dédicace ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 janvier 2010

Et le bouquin d'iPid, quand est-ce qu'il sort ?

Écrit par : TotoWeininger | 14 janvier 2010

Ouvre sur moi tes yeux si tristes et si tendres,
Miroirs de mon étoile, asiles éclairés,
Tes yeux plus solennels de se voir adorés,
Temples où le silence est le secret d'entendre.

Et puis maintenant au dodo, Toto, demain une dure journée t'attend ...

Écrit par : iPidiblue Pervigilium Toto | 14 janvier 2010

Je l'achète demain...

Écrit par : *Celeborn | 14 janvier 2010

J'ai dû louper un épisode, mais où est passée Dobolino ?

Écrit par : candide | 14 janvier 2010

Elle doit être en train d'écrire un bouquin...

Écrit par : TotoWeininger | 14 janvier 2010

J'avais fini par m'habituer au cycle perpétuel : je prends mes aises, je m'emporte, j'insulte, humilie, déballe des confidences, je me fais vertement envoyer ch... , je disparais trois jours, je pointe mon nez, je prends mes aises, je m'emporte, etc.

Écrit par : candide | 14 janvier 2010

Tout cela manque de statistiques », me reprochaient les rabat-joie qui auraient bien aimé que j’écrivisse des livres aussi ennuyeux que les leurs…


Et un autre en écrire pour camoufler sa médiocrité sous la fiction — quelle chance qu’Entre les murs ait « marché » ! Bégaudeau n’enseignera plus.


Jean-Paul Brighelli
---
OK, JPB. Bien d'accord avec vous.

Une remarque sur votre première phrase citée ci-dessus : si vous voulez être compris des pédagogues des pseudo-sciences de l'éducation, peut-être n'est-il pas pertinent d'employer le subjonctif imparfait. Ils ne veulent pas, ai-je cru comprendre, qu'on l'enseigne dans le primaire... peut-être parce qu'ils l'ignorent.
Ils vont croire que vous avez fait une faute de frappe et vous demander si vous vouliez écrire "écrevisse", ce qui selon eux, aurait du sens. Quel sens ? Eux seuls le savent.

Maintenant, sur votre deuxième phrase citée par moi, une question : Vous dites que Bégaudeau n'enseignera plus.
Parce qu'il a déjà enseigné ?

Ce qu'on voit dans le film de Cantet est-il un rôle de composition ? Quel talent, si la réponse est oui !
Mais mon impression est qu'il a été dans ce film comme il était réellement lorsqu'il essayait d'enseigner.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 janvier 2010

"On vous pardonnerait des utopies, on ne vous passera pas le pragmatisme".

Excellent, comme l'ensemble de votre Note d'ailleurs. Merci.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010

"Nous en sommes là : nous avons encore deux ou trois ans pour relancer la machine — sinon l’Education en coma dépassé sera à ranger dans le bocal, dans les caves du Musée des cataclysmes." JPB

Pour info : la fin du monde est prévue le 21/12/2012 (source Philipulus le prophète).

Il faut se dépêcher !

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

Circulaire MENI10987215A

Afin de ne pas désorganiser les services, la fin du monde aura lieu aux dates suivantes :

Zone A : le 12/12/2012 après la classe
Zone B : le 16/12/2012 à 9h47 (heure de Paris)
Zone C : le 21/12/2012 à 12h (heire locale)

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

Circulaire MENI10987215A

Afin de ne pas désorganiser les services, la fin du monde aura lieu aux dates suivantes :

Zone A : le 12/12/2012 après la classe
Zone B : le 16/12/2012 à 9h47 (heure de Paris)
Zone C : le 21/12/2012 à 12h (heure locale)

Ecrit par : dugong | 15 janvier 2010

Les professeurs de SVT en profiteront pour sensibiliser les élèves aux problèmes du développement durable, de préférence sous forme de travail en groupe et en "clusters" (prévoir un secrétaire et un rapporteur par groupe).

Outils pédagogues : Internet, tableau blanc interactif. On cochera l'item "aptitude au travail en équipe" sur l'évaluation des connaissances et des compétences du socle commun.

Les professeurs d'Education musicale pourront faire transposer en Rap le cantique "Plus près de Toi, mon Dieu".

Écrit par : Robin | 15 janvier 2010

"Ce livre si complet procède pourtant d’un sentiment d’urgence. Il est temps, plus que temps, d’appeler toutes les compétences au chevet d’un animal mourant".

Jean Paul Brighelli

En général on fait l'autopsie d'un corps lorsqu'il a été officiellement décrété cadavre.
Le Moloch a encore de très beaux jours devant lui. La standardisation et l'unification des systèmes scolaires des Etats suzerains de l'Europe va lui assurer de quoi se nourrir et se reproduire pendant des décennies.
La véritable mission du Mammouth est décrite ici:

http://www.education.gouv.fr/cid49724/menc0913416c.html

Écrit par : marigot | 15 janvier 2010

Vous le croyez vivant — il est déjà momifié. Sûr que dans cet état, il pourrait durer assez longtemps.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 janvier 2010

Circulaire MENI10987215A

Afin de ne pas désorganiser les services, la fin du monde aura lieu aux dates suivantes :

Zone A : le 12/12/2012 après la classe
Zone B : le 16/12/2012 à 9h47 (heure de Paris)
Zone C : le 21/12/2012 à 12h (heire locale)

Ecrit par : dugong | 15 janvier 2010


Dugong, vile gredin que vous êtes de créer de telles circulaires ! ;-) Avez-vous songé au statut particulier de la Corse et à celui des territoires d'outre-mer de la République ? Non mais oh ! Eux aussi ont droit à une bonne vieille petite fin du monde dans les règles !

LE PINGOUIN

Écrit par : Pingouin Wars - Episode VI : Return of the Bird | 15 janvier 2010

Dugong, z'êtes idiote ou quoi ? Z'êtes blonde ? La Fin du Monde ce n'est pas la fin de la parlote pédagogique ce sont juste des prolégomènes à la reconstruction, glasnot, perestroika ! On dégèle le Mammouth d'abord, après on cause et on avise ...

Heureusement qu'il nous reste Vincent Peillon qui veille sur toutes ces dérives indignes ... enfin un prof !

Écrit par : iPidiblue dégel du Mammouth | 15 janvier 2010

Etats suzerains de l'Europe

Ecrit par : marigot | 15 janvier 2010

???
Kézako ?

Écrit par : yann | 15 janvier 2010

Peillon, c'est bien celui qui dessine les schtroumpfs ?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2010

Etats suzerains de l'Europe

Ecrit par : marigot | 15 janvier 2010

???
Kézako ?

Ecrit par : yann | 15 janvier 2010

Bonne question. Les français n'ont pas encore compris que la France est membre de la Communauté européenne (CE).
Ils continuent de percevoir leur pays à l'aune des riches heures de la République.
Par exemple en matière d'éducation nombre de prérogatives de l'Etat français lui échappent complètement. Voir par exemple la mise en place dans les mois à venir des Livrets de compétences. Un dispositif qui vise à inscrire les systèmes éducatifs dans des liens d'allégeance à l'économie du marché européen.
Cette situation fait que la CE n'est pas une puissance souveraine, mais plutôt une "puissance suzeraine".

Écrit par : marigot | 15 janvier 2010

Voyez-vous, mesdames et messieurs les professeurs, ce qu'on peut reprocher à beaucoup de penseurs de l'éducation c'est de ne pas souligner que la formation des esprits peut prendre des directions opposées voire même inconciliables !

Alain Connes qui n'est pas le dernier des imbéciles soulignait sur le ton de l'humour que la race des physiciens et la race des matheux ne fonctionnaient pas sur le même mode, les uns étaient des bosons et les autres des fermions, les uns travaillaient en équipe et les autres préféraient la solitude.

Certains esprits sont doués pour la recherche intérieure, pour poursuivre de longs raisonnements et dérouler des équations intimes dont ils ont seuls les secrets, qu'ils soient artistes, savants ou mystiques.
D'autres sont doués pour tout ce qui est extérieur, ils s'adaptent à un environnement varié, ils ont l'esprit souple et leurs idées sont celles de tout le monde ! Ils sont entraînants.

Donc la conclusion que j'en tire c'est que l'enseignement ne peut pas être unitaire, c'est une chimère !
Vous voyez, vous les professeurs, l'élève comme un animal chimérique qui a toutes les qualités du monde et leurs contraires.

Vous tombez dans un piège courant un peu comme ma psychologue avant-hier qui trouvait que je me marginalisais ... non ! je ne suis pas marginal, je suis singulier ! c'est tout différent.

Écrit par : iPidiblue animaux chimériques | 15 janvier 2010

Cette situation fait que la CE n'est pas une puissance souveraine, mais plutôt une "puissance suzeraine".

Ecrit par : marigot | 15 janvier 2010

Mouais.
Donc "états vassaux de l'Europe".
Sans vouloir pinailler...

Écrit par : yann | 15 janvier 2010

"On a vu une enseignante de banlieue faire des livres pour obtenir une mutation sur Paris, dans un « bon quartier » si possible — et se taire, une fois l’objectif atteint."

Peut-on lui reprocher de vouloir survivre?

Écrit par : Eh oui | 15 janvier 2010

J'ai lu ce matin "Autopsie du Mammouth".

Quel coup de poing dans la gueule du lecteur et du Mammouth (qui prendra ça pour une piqûre de moustique, comme d'hab).

Quelle vigueur, quelle fougue, quel style, quel talent. Quant au fond du problème, tout est dit et même plus !

Puisqu'il nous reste que le rêve, on se prend à rêver que les enseignants s'inscrivent massivement au SNALC pour faire bouger les choses .

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010

Puisqu'il nous reste que le rêve, on se prend à rêver que les enseignants s'inscrivent massivement au SNALC pour faire bouger les choses .

Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010
---
Oui.
J'ai toujours été consterné de voir que les professeurs mêlaient intimement syndicalisme et politique.
En débutant en 1969 j'ai adhéré au SNES. J'avais moi-même une prévention contre le SNALC, mais c'est parce que je savais que les syndicats se partageaient les professeurs par affinités politiques, et j'aurais été mal à l'aise, car je suis inexorablement de gauche.
Mais au bout de dix ans, j'ai été écœuré par le SNES auquel j'ai cessé d'adhérer en 1978.
Et j'ai cessé de faire les grèves de 24 heures qui n'ont fait que rentrer de l'argent dans les caisses de l'État.
Mais je n'ai pas pu me résoudre à aller au SNALC.
Et moins encore au SGEN dont je connaissais les lubies.
De 1978 à 2000, je n'ai pas été syndiqué. Baste.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 janvier 2010

Dugong, z'êtes idiote ou quoi ? Z'êtes blonde ?(iPidiblue)

Dugong est une grosse bête très douce, très menacée, mais ici, c'est un HOMME.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 janvier 2010

Dugong est une grosse bête très douce, très menacée, mais ici, c'est un HOMME.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 janvier 2010

Diable ! Quelle intimité...

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

"J'ai toujours été consterné de voir que les professeurs mêlaient intimement syndicalisme et politique.


Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 janvier 2010 "

Jai aussi toujours été consterné par ceux qui refusaient de voir le lien évident entre les deux.

Écrit par : La vérité vraie | 15 janvier 2010

"On a vu une enseignante de banlieue faire des livres pour obtenir une mutation sur Paris, dans un « bon quartier » si possible — et se taire, une fois l’objectif atteint."

Peut-on lui reprocher de vouloir survivre?

Ecrit par : Eh oui | 15 janvier 2010


Ce qui m'avait déçu dans cette affaire, c'était un gros titre dans la presse qui annonçait : "Une enseignante jette l'éponge!". Je m'étais dit : "Tiens, une enseignante qui démissionne avec éclat, et qui va quitter l'EN en s'offrant une belle lettre ouverte au recteur ou au ministre en expliquant ses raisons...". Du cran, quoi! Même pas : juste une mutation bien arrangeante, et loin de la plèbe...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2010

On l’aura compris : le libéralisme, qu’il soit signé Madelin ou Delanoë, n’est pas sa tasse de thé — tout simplement parce que ça ne marche pas. L’Ecole n’est pas un marché — d’ailleurs, sur le Marché non plus ça ne marche pas.

(JPB)

J'imagine que c'était une petit pique pour voir si je n'étais pas mort...

Je voudrais néanmoins vous remercier de souligner que la philosophie libérale ne s'inscrit pas dans le paysage politique actuel (à savoir ni de droite, ni de gauche).

Toutefois, pouvez vous me citer des exemples récents de systèmes scolaires libéralisés (liberté de recrutement, liberté de programmes, liberté des horaires, des dates, ... mais sanction par un examen national) et me dire en quoi il n'a pas fonctionné ? Bien sûr que l'éducation n'est pas une marchandise, mais est-ce forcément une entreprise à but lucratif dès lors que c'est privé ? C'est peut être parce que dès qu'on est libéral, on est un gros égoïste qui ne pense qu'à ses sous sur son compte en banque et au nombre de téléphones portables qu'il a dans la poche ?

Sinon, je rejoins les autres pour dire que vous savez donner envie de lire un livre !

Écrit par : Joe | 15 janvier 2010

"je suis singulier ! c'est tout différent.

Ecrit par : iPidiblue animaux chimériques | 15 janvier 2010 "

Heureusement, au pluriel il faudrait supporter plusieurs ipimachins!!!

Écrit par : Je ne suis pas Pierre Machin | 15 janvier 2010

Heureusement, au pluriel il faudrait supporter plusieurs ipimachins!!!

Ecrit par : Je ne suis pas Pierre Machin | 15 janvier 2010

Dites ! branlez-vous dans la serre avant d'enfoncer les portes grandes ouvertes comme cela avec votre gourdin !

Écrit par : iPidiblue et l'homme au temps du mammouth | 15 janvier 2010

Puisqu'il nous reste que le rêve, on se prend à rêver que les enseignants s'inscrivent massivement au SNALC pour faire bouger les choses .

Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010


Les rêves, c'est comme les bonnes intentions, ça vire souvent au cauchemar. Quand le SNALC aura fait le ménage dans ses propres rangs, peut-être. Une chose est sûre : j'enseigne dans une académie où cet honorable syndicat est en position de force; et jamais je n'ai vu l'un de ses représentants parler des dérives du pédagogisme ou recommander la lecture de ce blog ou celui de Natacha Polony... En revanche, des représentants du SNALC vivre en (très) bonne entente avec une administration qui fait passer la parole de l'élève avant celle du professeur, oui, ça se voit...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2010

DA, la Corse, c'est toujours particulier. Les relations inter-personnelles priment sur tout le reste. Je ne crois pas que les représentants du SNALC dans l'île soient particulièrement pro-pédagos — ni qui que ce soit au SNALC. Pourquoi ne pas les contacter directement ?
JPB

Écrit par : brighelli | 15 janvier 2010

"Quand le SNALC aura fait le ménage dans ses propres rangs, peut-être".

Dans ces conditions C. Mazeron n'a qu'à proposer ses services à la boîte d'où vient Luc Chatel "parce qu'elle le vaut bien", plutôt que de gâcher ses grands talents au milieu de tant de médiocrité.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010

Ce qui m'avait déçu dans cette affaire, c'était un gros titre dans la presse qui annonçait : "Une enseignante jette l'éponge!". Je m'étais dit : "Tiens, une enseignante qui démissionne avec éclat, et qui va quitter l'EN en s'offrant une belle lettre ouverte au recteur ou au ministre en expliquant ses raisons...". Du cran, quoi! Même pas : juste une mutation bien arrangeante, et loin de la plèbe...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2010

À la parution de son livre, j'avais eu le malheur de dire sur quelques listes en termes assez crus ce que j'en pensais.
Qu'est-ce que je me suis fait passer ! Pourtant, il suffisait de lire pour deviner la suite.

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

Pourquoi ne pas les contacter directement ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 janvier 2010


Voilà qui a été fait depuis longtemps. Et on sait à quoi s'en tenir.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2010

Vous tombez dans un piège courant un peu comme ma psychologue avant-hier qui trouvait que je me marginalisais ... non ! je ne suis pas marginal, je suis singulier ! c'est tout différent.

Ecrit par : iPidiblue animaux chimériques | 15 janvier 2010

Mais non, vous n'êtes pas marginal, très cher Ipidiblue, rassurez-vous !
Vous n'avez qu'à lui faire lire ce blog, à cette psychologue et elle verra à quel point vous êtes capable de créer le consensus autour de vos idées, goûts et dégoûts, de vos amitiés et inimitiés.
Vous êtes pour ainsi dire le Félix des Autres de ce Blog ! Il suffit que vous criiez haro sur le baudet et les foules en délire applaudissent à grands cris, votre doux regard qui brille fait briller tous les yeux, même les plus tristes fronts se dérident soudain à vous voir paraître innocent et joyeux.
Quant aux fronts souillés, grâces vous soient rendues, votre vigilance les a évincés de ce lieu.
Racontez-nous encore votre vie trépidante, ses aléas, ses joies, ses peines, elle-seule n'a d'intérêt et peut nous aider à construire un monde meilleur dont vous seriez le phare !

Écrit par : un admirateur secret | 15 janvier 2010

C'est peut être parce que dès qu'on est libéral, on est un gros égoïste qui ne pense qu'à ses sous sur son compte en banque et au nombre de téléphones portables qu'il a dans la poche ?
Ecrit par : Joe | 15 janvier 2010

Pourquoi ? Y'a autre chose ? ;O))

Écrit par : yann | 15 janvier 2010

Le dernier numéro de Riposte Laïque vient de paraître :

http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Amélie | 15 janvier 2010

Visiblement Bidule n'a pas compris la différence entre marginal et homme singulier ! J'explicite : un marginal peut très bien vivre avec d'autres marginaux, des clodos alcooliques qui partagent la même galère, ou bien Bouvard et Pécuchet couple célèbre de la littérature ce sont deux marginaux qui font des expériences en commun toutes plus saugrenues les unes que les autres, ce ne sont en aucune manière des hommes singuliers !
En revanche un homme singulier ne vivra jamais avec un alter ego !

Écrit par : iPidiblue singularité et marginalité | 15 janvier 2010

"On a vu une enseignante de banlieue faire des livres pour obtenir une mutation sur Paris, dans un « bon quartier » si possible — et se taire, une fois l’objectif atteint."

Peut-on lui reprocher de vouloir survivre?

Ecrit par : Eh oui | 15 janvier 2010


Ce qui m'avait déçu dans cette affaire, c'était un gros titre dans la presse qui annonçait : "Une enseignante jette l'éponge!". Je m'étais dit : "Tiens, une enseignante qui démissionne avec éclat, et qui va quitter l'EN en s'offrant une belle lettre ouverte au recteur ou au ministre en expliquant ses raisons...". Du cran, quoi! Même pas : juste une mutation bien arrangeante, et loin de la plèbe...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 janvier 2010

Elle est quand même restée longtemps en ZEP non? Personnellement je n'ai pas tenu plus d'un an et demi et je n'étais même pas en ZEP. Et pourtant je crois que je regrette l'enseignement -s'il avait pu avoir lieu dans des conditions "normales".

Il me semble qu'elle a considéré qu'elle avait déjà beaucoup donné, que la situation devenait absurde et que dans la mesure où elle avait accumulé à la fois points et notoriété et qu'il lui était possible d'obtenir un bon établissement, elle n'avait pas de raison de se refuser la satisfaction de pouvoir enfin exercer son métier dans des conditions normales. Ses écrits étaient très lucides sur la situation des collèges et étaient plutôt bien écrits, avec humour, même si parfois elle avait un petit côté cabochard et fanfaron assez énervant, je l'avoue. Mais bon, il faut avoir une sacrée trempe pour tenir aussi longtemps dans cet enfer.

Mais je trouve que vous lui faites un procès bien mesquin (à moins que j'aie fait erreur sur la personne).

Écrit par : Flo | 15 janvier 2010

Mais bon, il faut avoir une sacrée trempe pour tenir aussi longtemps dans cet enfer.

Mais je trouve que vous lui faites un procès bien mesquin (à moins que j'aie fait erreur sur la personne).
Ecrit par : Flo | 15 janvier 2010

La paradis n'était pas loin.

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

@
Mais bon, il faut avoir une sacrée trempe pour tenir aussi longtemps dans cet enfer.

Mais je trouve que vous lui faites un procès bien mesquin (à moins que j'aie fait erreur sur la personne).
Ecrit par : Flo | 15 janvier 2010

L'enfer :


http://www.cas.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=4

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

"Visiblement Bidule n'a pas compris la différence entre marginal et homme singulier ! J'explicite : un marginal peut très bien vivre avec d'autres marginaux, des clodos alcooliques qui partagent la même galère, ou bien Bouvard et Pécuchet couple célèbre de la littérature ce sont deux marginaux qui font des expériences en commun toutes plus saugrenues les unes que les autres, ce ne sont en aucune manière des hommes singuliers !
En revanche un homme singulier ne vivra jamais avec un alter ego !

Ecrit par : iPidiblue singularité et marginalité | 15 janvier 2010
"

Comment vous remercier pour l'éclairage que votre pensée apporte dans l'océan d'ignorance où a sombré le monde?

Continuez votre mission, mais par pitié pensez parfois à vous abaisser au niveau des lecteurs de ce blog. Il serait dommage qu'ils ne puissent profiter de vos lumières par l'oubli de votre part de notre incompétence à comprendre rapidement une pensée complexe, complexe car riche.

Écrit par : Merci | 15 janvier 2010

Merci à Anne Marie Valette de rappeler mon état de mâle (globalement peu dominateur).

En passant, je tiens à signaler que je suis un des rares dugongs carnivores (menacé dans mon être, j'ai su m'adapter).

Je ne voudrais pas que certain(e)s se fassent des idées !

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

rien à voir mais redécouvrir La Journée de la Jupe, loin des Bégaudeau and Co, alors que la burka semble devenir à la mode (on teste timidement et puis on vous jette la couverture dessus quand ce n'est pas de l'essence ).
La Journée de la Jupe, avec Isabelle Adjani ; vous savez, ce film politiquement incorrect qui est passé inaperçu, même dans les salles de profs... J'ai des collègues de français (LP) qui ont amené des classes voir Entre Les Murs mais aucune n'a percuté sur La Journée de la Jupe, j'ai tenté d'en parler à deux d'entre elles mais je n'ai pas du être convaincante ou alors ce n'était vraiment pas dans l'air du temps...J'ai l'impression d'être une martienne dans cet univers ...

Écrit par : agna | 15 janvier 2010

l'article donne envie de le lire, je vais donc me le procurer, mais j'ai peu d'espoirs que même en cas de prise de conscience massive de la part de mes collègues, il ne soit un peu tard pour arrêter le désastre...

trop de profs n'aiment plus leur métier, mais ne le quitterons pas

trop de syndicats se tirent dans le pattes (mais au fait, sait-on combien de profs sont syndiqués ? en % )

trop d'élèves jettent l'éponge à la moindre difficulté (en bac pro, ne toujours pas savoir diviser une fraction m'a fait piquer une crise cet après midi)

bref... sic transit gloria mundi.

Écrit par : exTC | 15 janvier 2010

Le Monde titre : "L'Alsace dans le top 10 des "régions incontournables", selon l'éditeur australien de guides de voyages, Lonely Planet".

Il est vrai que vu d'Australie, l'Alsace fait assez exotique même s'ils ont plus de Riesling que nous (3700 hectares contre 2900)...

Ceci dit, l'Alsace en kangourou, faut pas le faire ...

PS : recette pour fabriquer un Riesling trafiqué : prendre 1 litron étoilé de Kiravi blanc et y verser 5 à 10 gouttes d'essence de géranium (de la Réunion par exemple).

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

James Ellroy, à la fin d'une interview (nulle) de l'Express :

"Dans deux ans, les américains se diront : "où est Ronald Reagan maintenant qu'on a vraiment besoin de lui ?""

J'aime la provoc de ce mec.

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

J'ai passé 11 ans dans un collège dit "ZEP-sensible-APV" dans le 13eme à Marseille.
Je n'ai pas lu le livre de la collègue parisienne, mais comme elle et d'après ce que vous en dites plus haut, j'ai encore le sentiment d'avoir largement donné. Donné ma patience, mes compétences pro, ma santé quelquefois. Le sentiment vaniteux d'avoir rempli une sorte de devoir républicain. L'envie d'en sortir et d'aller trouver ailleurs une herbe plus verte. Ne jetez pas la pierre à ceux qui ont vécu dans ces conditions et qui ont trouvé place plus normale!!
L'herbe est plus verte ailleurs mais la mauvaise continue de pousser, hors rares établissements urbains ou périurbains.
Croyant avoir "mérité" des conditions normales de travail, on déchante vite et l'on se demande de plus en plus comment tenir encore 20 ans...

Écrit par : sisyphe | 15 janvier 2010

Le prochain que je croise qui me dit "Haïti, première république noire, gnagnagna...", je lui mets un direct de plein gré.

Après, on discutera. Peut-être.

Écrit par : dugong | 15 janvier 2010

Arcadi Volodos, sur "Mezzo"... Et, après, les "King's singers"... Soirée exceptionnelle !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2010

J'ai quand même quelques angoisses: les résistants semblent bien peu nombreux au sein de l'EN pratiquante, j'entends par là les profs de terrain qui semblent bien se foutre de tout ça ou, du moins, composer avec...

Ecrit par : sisyphe | 14 janvier 2010

Eh oui! Je suis, hélas, dans le même état d'esprit.

JPB donne bien envie de lire le livre de notre collègue du Snalc.
Je l'ai déjà dit, je vais boire du petit lait, ensuite.... Si le ministre n'est pas bête et son chef encore moins, il y aura un effet, sinon... Quoi?
Je ferai quelques photocopies de bonnes pages pour les afficher ou les poser en salle des professeurs, et je sais d'avance le résultat: "ben oui - soupir- ... c'est vrai, mais bon... re soupir". Fin. Sans parler de quelques abrutis que je vais déranger. Mais à part cela: néant.

Un livre pour qui? Pour réveiller la masse? pour énerver le ministre et le Chef de l'Etat? Dans la situation "soviétoïde" où nous nos trouvons je ne suis pas optimiste. C'est désolant.Oui.
Un livre de combat, c'est très bien et cela fait du bien d'écrire. Ce qui est dit est dit. La question est: et après?
On peut gloser. Merci, ça va, il y a plus essentiel à faire.
Désespérant? Peut-être. Aux yeux de ceux qui n'ont que l'horizon, sans doute.
Et, à vrai dire, je m'en fiche.

Écrit par : Passant | 15 janvier 2010

J'avais moi-même une prévention contre le SNALC, mais c'est parce que je savais que les syndicats se partageaient les professeurs par affinités politiques, et j'aurais été mal à l'aise, car je suis inexorablement de gauche.

Robin

C. Mazeron (p268) "Il y a longtemps que la ligne de démarcation entre défenseurs de l'école républicaine et artisans de sa destruction ne recoupe plus les clivages politiques traditionnels."

(C'est sans doute vrai sauf que les "artisans de la destruction" sont plus nombreux que les autres me semble-t-il)

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 15 janvier 2010

Le prochain que je croise qui me dit "Haïti, première république noire, gnagnagna...", je lui mets un direct de plein gré.

Après, on discutera. Peut-être.
Ecrit par : dugong | 15 janvier 2010

Vous ne croisez personne, alors à quoi cela rime-t-il de dire cela ?

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

J'ai aussi toujours été consterné par ceux qui refusaient de voir le lien évident entre les deux.

Ecrit par : La vérité vraie | 15 janvier 2010
---
Ce lien ne me paraît pas si évident que cela.
Par exemple, il est clair que les professeurs de droite sont plus enclins à exiger la politesse et le respect de leurs élèves que ceux de gauche, en général, qui sont trop "cool", eux, et négligent leur tenue vestimentaire et leur langage, et qui, parfois, fraternisent avec leurs élèves - pour le regretter peu après, que de fois l'ai-je vu !
Mais moi qui suis de gauche, je suis pour l'ordre, le respect - réciproque - entre élèves et professeurs, et pour un langage châtié aussi bien de la part des élèves - si ça leur est possible... - que de la part des professeurs... si ça leur est possible aussi (car la vulgarité langagière est très répandue dans les écoles, collèges et lycées, quand il ne s'agit pas tout simplement de langage ordurier, même chez certains professeurs).
Je suis à peu près sûr que certains de mes collègues me croyaient de droite (je n'étais pas syndiqué, du moins, après 1978).
Disons donc qu'une généralisation dans ce domaine serait excessive, aussi bien de ma part que de votre part, La vérité vraie. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 janvier 2010

Arcadi Volodos, sur "Mezzo"... Et, après, les "King's singers"... Soirée exceptionnelle !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 janvier 2010

La musique adoucit les moeurs, c'est bien connu. Entre Peillon, Mara Goyet et Haïti, je vote "mezzo". : -))))

Écrit par : guy morel | 15 janvier 2010

Admirateur secret, merci, et autres,

Ipidi a l'humilité de confier à ce blog qu'il voit un psy. Quiconque, quoique que moins fin esprit que vous, peut en déduire qu'il n'a pas la patate intégrale. N'est-il pas donc pas un brin dégueu de s'amuser à ridiculiser ses interventions, pour se payer le luxe de faire de l'esprit, courageusement planqué derrière des pseudos de circonstance ?
Avancez donc à découvert, avec votre pseudo habituel. Au moins, il verra les coups venir ...

PS : mille contre un que vous êtes aussi l'héroïque pourfendeur des interventions de FP.

Écrit par : carton jaune | 15 janvier 2010

Je viens de le finir. Il est très bon mais malheureusement outre qu'il n'incite pas à l'optimisme, on constate encore une fois que nombre d'enseignants sont largement responsables du désastre actuel, tout autant que les ministres, les iufm, les ultra-libéraux et tout ce que l'on veut.

Dans la logique de restriction budgétaire actuelle mais aussi d'aveuglement d'une bonne part du corps professoral et surtout la volonté de ne pas brusquer le narcissisme délirant du bonne partie des parents, on peut craindre que rien ne bouge.

De fait il me semble que les ouvrages de JPB s'ils ont ouverts les yeux à certains n'ont pas permis de faire bouger les choses or il y avait largement de quoi en faire une base de rénovation.

Je ne suis dans l'EN que depuis 6ans mais rien de bon ne semble poindre à l'horizon.

Écrit par : Ronin | 15 janvier 2010

Ronin des noix ?

Écrit par : TotoWeininger | 15 janvier 2010

C'est gentil Carton jaune de prendre ma défense mais ne vous donnez pas cette peine ! En général je me défends bien moi même et j'ai envoyé assez sévèrement paître cette psychologue qu'on m'avait imposée car il est connu que les chômeurs sont de grands malades qu'i s'ignorent ! On a réinventé la médecine de Molière sans nous le dire comme on a réinventé les Précieuses ridicules sous le nom de pédagogues !

Écrit par : iPidiblue et les Précieuses ridicules | 15 janvier 2010

J'avais moi-même une prévention contre le SNALC, mais c'est parce que je savais que les syndicats se partageaient les professeurs par affinités politiques, et j'aurais été mal à l'aise, car je suis inexorablement de gauche.

Robin

J'ai moi aussi le cœur plutôt à Gauche (ainsi que le portefeuille ;-), mais ces lignes de sont pas de moi, mais de Francis Penin.

Je n'ai pas suivi le conseil de Groucho Marx : "Je n'aimerais pas faire partie d'un club (syndicat) qui m'accepterait pour membre"... Je suis au SNALC depuis une vingtaines d'années parce qu'il m'a toujours semblé que les analyses du SNALC étaient les plus lucides.

Il paraît qu'il y a maintenant des trotskystes au SNALC... Et même d'anciens Gauchistes ! ;-)

... Et en plus d'être intelligente, Claire Mazeron est très jolie !

Vous hésitez encore ? ;-))

Écrit par : Robin | 15 janvier 2010

Toto vain nigger ?
Toto Wehrmacht !

Écrit par : ouarf | 15 janvier 2010

Je rajouterai que mon témoignage vaut ce qu'il vaut mais qu'il encourage les pauvres enfants - vos élèves - qu'on envoie en remédiation psychologique à résister de toutes les forces à cette médecine charlatanesque qui prétend les guérir d'on ne sait quoi, d'être bien vivant peut-être quand tant d'adultes sont à demi-morts sous les compromissions en tous genres que la vie leur a fait avaler ?

Toute cette science morte qu'on essaye de nous refourguer car enfin il faut bien caser tous ces demi-sels, ces ratés des études supérieures, sociologues et psychothérapeuthes en tous genres !

L'art des cadavres exquis en somme ...

Écrit par : iPidiblue et les couleuvres exquises | 15 janvier 2010

Robin, laissez tomber, à un juger par les éloges sans nuance de JPB, elle a déjà un soupirant.

Écrit par : Roméo | 15 janvier 2010

Sur gogol images, c'est la même, la rousse incendiaire et la prof en plein discours ?

Écrit par : Juliette | 16 janvier 2010

Quels que soient les cris poussés par ci, par là, il y a en ce moment une réforme (LA réforme ?) qui est en train de nous tomber dessus comme des immeubles sur des Haïtiens, à ceci près que ce n'est pas par surprise...

Aujourd'hui, nous avons reçu un épais document, constitué d'un agenda des prochaines réunions de "conseils d'enseignement", "conseil pédagogique" (je n'ai même pas idée de qui en sont les membres : ces derniers le savent-ils eux-mêmes ?), "commission permanente", "conseil d'administration", etc., auquel est ajointe une copie du texte présentant la réforme des lycées.

Objet de ces réunions : proposer et décider "la ventilation des heures de groupe à effectif réduit" et "organiser la mise en place des deux heures d'accompagnement personnalisé".

On l'aura compris : désormais, au lieu d'avoir des besoins en cours prédéfinis en fonction de leur structure et d'une "grille" nationale, les établissements devront pour ainsi dire en passer commande après en avoir justifié la nécessité, de la même façon qu'il faut à nous, professeurs, mendier à l'intendance des craies pour écrire au tableau alors qu'il serait logique qu'elles fussent renouvelées dans les salles.

Alors, que faire ? Y a-t-il le moindre mouvement, hors les futiles pétitions et les grévounettes, la prochaine en date étant noyée dans le magma des vagues revendications générales de la fonction publique ?

Écrit par : Moot | 16 janvier 2010

"Vous ne croisez personne, alors à quoi cela rime-t-il de dire cela ?" Guy Morel

Votre nom est personne ? Je n'ai aucune envie (ni besoin de vous mettre un taquet !

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Tiens, Guedbralec a un plan d'embauche dans sa madrasa :

http://scolaria.fr/scolariaecole/articles.php?lng=fr&pg=62

Par les temps qui courent ce n'est pas si fréquent.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

"désormais, au lieu d'avoir des besoins en cours prédéfinis en fonction de leur structure et d'une "grille" nationale, les établissements devront pour ainsi dire en passer commande après en avoir justifié la nécessité" Moot

C'est plus insidieux encore : les physiciens et les naturalistes couinent pour leurs groupes de travaux pratiques. On peut difficilement argumenter pour un enseignement de sciences avec des séances de TP à 35 (à 4 par table donc).

On renégociera donc année après année la mise à disposition de 1 à 2 h de TP hebdomadaire par élève. Et c'est là tout le drame : il me paraît inenvisageable qu'un chef d'établissement puisse prendre sur lui de supprimer tous les dédoublements de travaux pratiques pour les fourguer à d'improbables activités mais il peut très bien moduler et n'en mettre qu'une au lieu de 1,5 actuellement (ce qui est déjà peu).

En revanche, il y aura d'intéressants "échanges" entre logiciens des "nécessités disciplinaires" qui amèneront les gens "raisonnables" dans la grande bauge de la "pluridisciplinarité".

Naturellement...

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

A propos de logiques disciplinaires, je me demande combien d'enseignants seraient capables de décrire simplement à leurs élèves ce qui fait la spécificité de leur discipline.

Je pense notamment au triangle infernal mathématiques, sciences physiques et sciences de la vie et de la terre.

On aura d'autant moins de mal à fondre ensemble ce qui reste de disciplines qui gisent maintenant, là, séparées, que les fusibles disciplinaires ont déjà sauté depuis longtemps dans les têtes.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

"Sur gogol images, c'est la même, la rousse incendiaire et la prof en plein discours ?"

Oui…
Un commentaire ? Je connais au moins l'un des photographes…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

"Je connais au moins l'un des photographes…" JPB

Helmut Newton ?

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Des incendiaires sur la rousse insulaire ?

http://www.corsematin.com/ta/incendi%E9/165249/corse-un-restaurant-en-cendres-a-l-ile-rousse

La rousse en quête...

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

France, un des "Etats suzerains de l'Europe"
Ecrit par : marigot | 15 janvier 2010
???Kézako ?
Ecrit par : yann | 15 janvier 2010

Et, dans la foulée, la réponse fuse, d'une marigot imperméable à la possibilité d'avoir pondu sa nième bourde:

"Bonne question. (Sic!) Les français n'ont pas encore compris que la France est membre de la Communauté européenne (CE)."

Et je vous fais grâce du blabla qui suit.
Pas la peine de se fatiguer à lui expliquer, car vassal et suzerain c'est du pareil au même pour qui carbure à l'élixir de lutte-des-classes-contre-le-grand-capital, autrement dit qui n'y voit goutte car il s'éclaire encore à la lampe à huile.
Inutile de tenter d'expliquer la structure de la société féodale à qui n'arrive déjà pas à comprendre qu'il faut une majuscule au mot "Français" employé comme substantif.
Ces divagations usuelles de la gaucho de service ne mériteraient cependant pas d'être relevées si elles ne nous renvoyaient pas cet écho, lassant de banalité et de ringardise, que constitue la détestation viscérale, épidermique, que vouent au libéralisme la quasi-totalité des contributeurs de ce blog, maître des lieux compris. Nobody's perfect.

Aux yeux de ce dernier, l'anti-libéralisme est ainsi un critère essentiel de sérieux, de crédibilité, de pertinence de l'auteur de l'ouvrage cité. Ainsi la pétulante Mazeron postule qu'on ne pourra absolument pas résoudre la débâcle scolaire "en déléguant aux régions, aux communes, aux établissements, des responsabilités toujours plus lourdes — Mazeron est très claire sur ce point… Un peu d’autonomie ne nuit pas, mais seulement dans un système où l’Etat prend ses responsabilités — dans le recrutement comme dans les programmes ou les méthodes. On l’aura compris : le libéralisme, qu’il soit signé Madelin ou Delanoë * n’est pas sa tasse de thé — tout simplement parce que ça ne marche pas. L’Ecole n’est pas un marché — d’ailleurs, sur le Marché non plus ça ne marche pas.
(JPB)
*Delanoë est pourtant au libéralisme ce que le Canada Dry est au champagne, et même les bulles en moins.


Outre le fait qu'il reste encore à démontrer que l'antilibéralisme soit, en soi, une preuve de sagacité, ces deux affirmations (que le libéralisme ça ne marche pas et qu'un petit peu d'autonomie c'est à la fois possible et même souhaitable, ou l'inverse...) sont aussi péremptoires qu'erronées.
D'une part, le libéralisme est la seule tradition philosophique qui a permis de concevoir, et de mener à bien, les principales avancées politiques et sociales des deux derniers siècles, qui précisément fonctionnent si bien et avec un tel succès qu'elles constituent ce qui distingue nos démocraties modernes de la palanquée de régimes liberticides qui ont tenté en vain de s'y substituer.

D'autre part, l'autonomie est un des concept fondateurs de la pensée libérale mais il est décidément étranger, voire incompréhensible, dans un pays jacobin où la conscience collective est à ce point forgée par l'étatisme le plus centralisateur qu'hors de celui-ci point de salut. Cette hétéronomie est pourtant une bien tragique régression.

Il est dès lors inconcevable que l'enseignement ne soit pas structuré, conditionné, par un monopole étatique, et cela dure depuis également plus de deux siècles. Pas facile il est vrai de briser un tel carcan conceptuel qui interdit de "think outside the box".

L'autonomie de l'enseignement est une forme de liberté qui implique la prise de responsabilité ( accountability) et comme la liberté, elle est indivisible. On est autonome ou on ne l'est pas, tout comme on est libre ou on ne l'est pas. A chercher à tout crin le juste milieu, on s'assied entre deux chaises, et....on va se jeter dans les bras de Bayrou, par exemple.

Voeu pieux et pipeau donc que ce petit début d'autonomie que Jean-Paul condescend à envisager, mais du bout des lèvres, à reculons, et en se pinçant le nez.

Impossible dans ce paradigme jacobin de concevoir que l'autonomie (qui n'a de sens que dans une structure pluraliste, ouverte, donc concurrentielle) soit justement la clé du succès de systèmes scolaires qui ont soigneusement évité les écueils du centralisme (dit progressiste) et les effets tragiques des mantras égalitaristes, pourtant de toute évidence destructeurs des apprentissages. Ils ont ainsi pu être facilement imposés à l'ensemble de l'édifice, puisqu'il est monolithique. C'est bien une structure de forme "soviétique".

L'enseignement en France est sinistré. Cela nul ne le conteste plus. Or, ne pourrait-on enfin s'interroger sur l'opportunité de s'accrocher à cette collation des grades qui est réservée aux "établissements publics d’enseignement" depuis la loi du 16 fructidor an V, quand Bonaparte a mis en place ce monopole qui interdit à la fois l'autonomie et la concurrence, qui interdit donc à la fois de responsabiliser tous les acteurs du haut en bas de l'échelle et in fine de séparer le bon grain de l'ivraie.

Cela n'avait pas trop d'importance quand le système remplissait son objectif, transmettait un socle solide de savoirs à la quasi-totalité de la population, mais cette ossification amplifie encore le désastre.

Si le poisson pourrit toujours par la tête (proverbe chinois qu'on trouvait déjà chez Sun Zu, il y a 25 siècles ) il est également plus rapide ( et plus juste) de couper cette tête quand elle est pourrie que de démembrer tout un corps. C'est cependant impossible à réaliser quand il s'agit d'abattre une nomenklatura, car l'objectif premier de toute bureaucratie est d'assurer soigneusement sa perpétuation, comme l' a bien expliqué Max Weber (encore un que les Français connaissent si mal)

Je souhaite un beau succès à cette charmante nouvelle venue
dans le business de la débâcle scolaire, mais je crains fort hélas que son autopsie ne soit pas menée avec un scalpel et que ce soit juste un nouveau coup d'épée dans l'eau.

Il y a 25 ans, en 1984, Jacqueline de Romilly tira elle aussi la sonnette d'alarme et cessa d'enseigner le temps de publier son livre, "L'enseignement en détresse". La débâcle est désormais consummée et ses analystes n'ont plus besoin de démissionner. Cela me semble être le seul progrès accompli en un quart de siècle

Écrit par : Cadichon | 16 janvier 2010

Hier, petit topo à mes élèves de CM1 sur Haïti, dans l'espoir que leur discernement résiste un peu au séisme médiatique : témoignage d'une élève directement concernée et quelques clés.
A cette occasion et sans que je ne lui demande rien, mon élève nous a fait part du dégoût de ses parents pour ce barnum, organisé par des gens qui n'avaient que faire d'Haïti hier et n'en auront que faire demain.

Écrit par : Barbie et Ken journalistes | 16 janvier 2010

@ cadichon

Est-ce que vous ne pensez pas que les critères de "convergence européennes" (à travers le Traité de Lisbonne) joue à présent ce rôle centralisateur et "totalisant" (non libéral) qui se rajoute à celui de l'État jacobin français ?

Car enfin, le socle commun des connaissances et des compétences et l'idée d'évaluation ne viennent pas de la tradition nationale. Vous pourriez donc, au moins sur ce point, concéder que marigot a raison.

Vous savez bien que la substitution de la notion de "compétence" à la notion de savoir vient d'une personnalité politique "libérale" : Margareth Tatcher dans les années 80 au nom du slogan "No child left behind".

Lorsque je rentre le vendredi soir, épuisé de ma semaine en ZEP et de mes trajets par la "gestion des incivilités et de l'hétérogénéité des élèves", pour parler le jargon du grand Moloch et de cette bureaucratie qui n'a d'autre souci que de se reproduire comme l'explique Max Weber que vous citez fort à propos, j'éprouve deux tentations contradictoires :

1°) Voter pour le front national aux élections régionales.

2°) Souhaiter l'explosion du système dans le sens que vous dites.

Mon plus jeune fils (il a seize ans) a découvert le trotskisme et voudrait lui aussi "que ça pète". Il est très conscient du fait que les gens comme nous (les classes moyennes) ont travaillé toute leur vie pour des gens qui se foutaient de leur gueule (c'est lui qui le dit).

Je vais aller encore plus loin dans la confidence (je parle toujours de tentation). Il m'arrive aussi de penser qu'il faudrait laisser "les éléments perturbateurs" dans les bacs à sable et les laisser aux pédagos puisqu'ils se font fort de s'en occuper (Gabriel Cohn-Bendit en tête) et laisser s'instaurer la concurrence.

Vous avez raison de dire que le diagnostic de la décomposition du système est devenu un "business" et que les analyses, aussi intelligentes soient-elles ne servent à rien.

Mais une petite voix (mon vieux fond catho. ?) me dit qu'il faut résister à la tentation.

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Est-ce que vous ne pensez pas que les critères de "convergence européennes" (à travers le Traité de Lisbonne) joue à présent ce rôle centralisateur et "totalisant" (non libéral) qui se rajoute à celui de l'État jacobin français ?

errata : européens

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Sur Néoprofs, le célèbre moustachu Abraxas a écrit:

"Et Abraxas à propos du même livre, c'est
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/01/14/autopsie-du-mammouth.html
Faut-il que je l'aime…"

Apparemment, le printemps est en avance.

Écrit par : meetique | 16 janvier 2010

La conjuration des imbéciles suite (hélas on est loin de la fin).

http://player.canalplus.fr/#/308778
puis
http://player.canalplus.fr/#/308792

Écrit par : Zorglub | 16 janvier 2010

A cette occasion et sans que je ne lui demande rien, mon élève nous a fait part du dégoût de ses parents pour ce barnum, organisé par des gens qui n'avaient que faire d'Haïti hier et n'en auront que faire demain.

Ecrit par : Barbie et Ken journalistes | 16 janvier 2010

N'est-ce pas un raccourci vite fait de dire que ces gens qui organisent ce barnum n'on rien à faire d'Haïti?

N'assure-t-il pas au contraire une fonction idéologique de censure bien précise? Ne vise-t-il pas à interdire chez les téléspectateurs français, invités par millions à jouir du spectacle de cette énième catastrophe tout questionnement intempestif? En particulier, politique, qui viendrait à déterminer le rôle peu reluisant qu'ont joué les gouvernements de la France, depuis l'Indépendance, dans la situation de ce pays et jusque dans le renversement d'Aristide.
La meilleure façon d'ignorer une réalité ( "cette grimace du réel") est d'en faire le récit, le reportage journalistique à l'excès pour que les témoins s'y noient et en jouissent.

Et comme le laisse entendre Cadichon plus haut à propos des récits morbides que sont les autopsies ils sont la meilleure garantie pour que rien ne change: des coups d'épée dans l'eau.

Écrit par : marigot | 16 janvier 2010

Et encore marigot, c'est rien ce qui se passe à Haïti par rapport aux chutes de neige en France ces dernières semaines.

Écrit par : Zorglub | 16 janvier 2010

Et encore marigot, c'est rien ce qui se passe à Haïti par rapport aux chutes de neige en France ces dernières semaines.

Ecrit par : Zorglub | 16 janvier 2010

Vous êtes injuste : nous savons désormais qu'en hiver, il peut faire froid.

Écrit par : Mme Irma | 16 janvier 2010

Vous avez raison de dire que le diagnostic de la décomposition du système est devenu un "business" et que les analyses, aussi intelligentes soient-elles ne servent à rien.

Mais une petite voix (mon vieux fond catho. ?) me dit qu'il faut résister à la tentation.

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010

Pas loin de penser comme vous Robin. Moi aussi en Zep. Ce qui me donne surtout envie de frapper, c'est à cause de la connerie de la non sélection dans le primaire: sélection qui devrait permettre de garder jusqu'à deux ans de plus les enfants qui n'intègrent pas les bases de la lecture et de l'écriture afin de comprendre ce qu'on leur dit et demande. Et éducation plus sévère: les comportements de chieurs impolis ou agressifs commencent tôt et ils sont de plus en plus nombreux.Si cela ne suffit pas, au collège, des filières plus adaptées aux besoins fondamentaux. Fin du collège unique que veut maintenir Sarko qui n'y connait rien à l'enseignement.

Résister à la tentation? Pas besoin d'un fond "catho", il suffit d'être animé par la passion de ce que l'on enseigne sans considération de certains idiots qui, s'ils m'agacent, sont bien écorchés par l'ironie mordante et si cela ne leur suffit pas , avec punition emmerdante et mot à faire signer, sont virés direct du cours. Que cela convienne ou non à la vie scolaire. Pas de compromis: au bout de quelques minutes perdues, ça dégage. Sec!
Et les élèves m'aiment bien. Incroyable? Non, ils ont besoin d'adultes en face d'eux. Justes, attentifs à eux, aimables, drôles mais sans concessions pour la connerie.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Il y a un vieux proverbe boursier qui dit que les arbres ne monent pas jusqu'au ciel !
Ce qui s'est passé dans l'éducation nationale dans les dernières décennies en est un brillant exemple, tant qu'elle fut une sphère en expansion constante, sa mission principale était claire, les professeurs formaient des professeurs qui formaient des professeurs ad libitum.
A partir du moment où les effectifs stagnent le système qui était une véritable cavalerie s'enraye.

Quelle est la mission principale de l'enseignement français en 2010 ? On a trouvé un seul joint : former des citoyens ! des citoyens qui pensent comme on leur dit de penser avec force remédiations psychologiques.

Donc prétendre que les professeurs premièrement n'ont jamais profité du système tant qu'il était en croissance est faux et prétendre secondement qu'ils n'ont pas mis au point l'idéologie qui justifiait tous les égarements comme la néo-pédagogie est tout aussi faux car il fallait justifier que le niveau des élèves chute alors même que le nombre des professeurs n'avait jamais été aussi grand par tête de pipe si je puis dire !

La situation aujourd'hui : ils sont incapables d'inventer un nouveau modèle, soit ils se cachent la tête dans le sable attendant la retraite, soit comme Brighelli ils rêvent à la restitution d'un temps béni, celui des trente glorieuses de l'EN.

Écrit par : iPidiblue petit topo historique | 16 janvier 2010

La situation aujourd'hui : ils sont incapables d'inventer un nouveau modèle, soit ils se cachent la tête dans le sable attendant la retraite, soit comme Brighelli ils rêvent à la restitution d'un temps béni, celui des trente glorieuses de l'EN.

Ecrit par : iPidiblue petit topo historique | 16 janvier 2010

C'est hélas plutôt exact. Je pense qu'il n'y a pas grand chose à espérer. Il faut s'adapter avec discernement et ruse, savoir tirer le bon du globalement mauvais et ne pas perdre son énergie à brasser du vent ou à remplir le vide avec du néant. Et puis gueuler de temps en temps, pour l'hygiène. Mais sans se briser la voix. Non, il vaut mieux se préserver pour le meilleur: vivre, être présent, ne pas attendre la retraite ( l'horreur), ne pas se laisser dévorer par l'écoulement des pensées. Rien ne vaut l'épreuve pour apprendre à être philosophe.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Et les élèves m'aiment bien. Incroyable? Non, ils ont besoin d'adultes en face d'eux. Justes, attentifs à eux, aimables, drôles mais sans concessions pour la connerie. Ecrit par : Passant | 16 janvier 2010

C'est ma conviction profonde et j'en ai la preuve tous les jours.
Quelle responsabilité (partagée) dans ce gâchis portent les profs qui laissent s'installer la gabegie pour ne pas avoir de problèmes avec la VS ! Celle-ci ne ferait certainement pas le poids face à une fronde de profs exigeants quant au comportement en classe !

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Travail ou plaisir ?
> >
> > Le PDG d'un grand groupe multinational déambule dans son bureau climatisé de 120 m², emmerdé par l'ennui d'une nouvelle journée de glande.
> > Après avoir consulté la Blague du Matin, le cours du CAC40 et le résumé de "Plus belle la vie" sur le net, il décide d'aller voir son vice-président (lui-même plongé dans une partie de TÉTRIS en réseau).
> >
> > Une fois dans le bureau, il lui dit :
> > "Écoutez, j'ai une terrible préoccupation à propos de mon épouse (l'héritière grâce à laquelle il est PDG). Je me demande si le fait de lui faire l'amour est une question de travail ou si c'est juste une question de plaisir ? "
> > Le vice-président embarrassé, lui répond sans trop se mouiller :
> > - "Franchement, je n'en ai aucune idée M. Le Président."
> > - "Vous avez une heure pour me donner la réponse !" ordonne le PDG.
> >
> > Le Vice- président court voir son vice-président adjoint (qui lisait l'Équipe tranquillement dans son bureau climatisé de 60 m²) et lui expose le problème:
> > " Une question : si notre cher Président se tape sa femme, à ton avis, c'est une affaire de travail ou c'est juste pour le plaisir ?
> > - Alors là, j'en sais rien ! Lui répond-il.
> > - Tu as 55 minutes pour me répondre !!
> >
> > Le Vice-président adjoint va voir son directeur financier (en pause-café).
> > - Si notre président saute sa chérie, c'est du travail ou du plaisir ?
> > - Financièrement, le coût est nul, je ne peux donc pas répondre.
> > - T'as 45 minutes.
> >
> > Celui-ci va voir son chef de département (en réunion), qui à son tour va voir un de ses chefs de projets (le seul qui ne soit pas en RTT).
> > - Si le vieux baise sa meuf, c'est du taf ou c'est juste pour le fun ?
> > - J'en sais rien.
> > - Réponse dans 20 minutes !
> >
> > Le chef de projet va voir donc un de ses responsables techniques qui en dernier recours va demander à l'un de ses stagiaires en pleine période de bourre, avec dix cahiers des charges sur la table, trois mois de boulot sur le dos, pleins de docs à rédiger, la messagerie qui fume, le téléphone qui sonne sans arrêt.
> > - Oh ! Le stagiaire ! Une question !
> > - Pas maintenant, je suis blindé jusqu'au cou, j'ai pas le temps, j'ai plein de trucs à faire.
> > - C'est super urgent !! Il faut que tu répondes.
> > - Vas-y ! C'est quoi ? demande le stagiaire.
> > - Si le Big Boss fourre sa pouf, c'est du boulot ou du plaisir ?
> > - C'est du plaisir ! affirme le stagiaire.
> > - Attends ! Comment tu peux savoir aussi vite ?
> > Le stagiaire répond, indigné :
> > - Dans cette boîte, si jamais c'était du boulot, c'est moi qui serais en train de me la taper !!!

Écrit par : iPidiblue blagounette | 16 janvier 2010

La réalité dépasse l'affliction !

Que lis-je dans mon journal ce matin ? Eric Besson propose que le futur ancien jeune signe à 18 ans une charte des droits et du devoir du bon citoyen en même temps qu'on lui remet sa carte d'électeur !
Voilà à quoi aboutit 12 ans de scolarisation ...

Écrit par : iPidiblue et la charte octroyée aux Français | 16 janvier 2010

Ecrit par : iPidiblue blagounette | 16 janvier 2010

Tiens j'ai un double !

Écrit par : iPidiblue shadow cabinet | 16 janvier 2010

> > - Attends ! Comment tu peux savoir aussi vite ?
> > Le stagiaire répond, indigné :
> > - Dans cette boîte, si jamais c'était du boulot, c'est moi qui serais en train de me la taper !!!

Ecrit par : iPidiblue blagounette | 16 janvier 2010

Excellent ! ... Et transposable dans l'Education nationale ! ;-))

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Faut-il que je l'aime…"

Apparemment, le printemps est en avance.

Ecrit par : meetique | 16 janvier 2010

Vous voulez dire que JPB et la rousse...c'est du sérieux ???

Écrit par : Service de Presse de GALA | 16 janvier 2010

Quelle responsabilité (partagée) dans ce gâchis portent les profs qui laissent s'installer la gabegie pour ne pas avoir de problèmes avec la VS ! Celle-ci ne ferait certainement pas le poids face à une fronde de profs exigeants quant au comportement en classe !

Ecrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Là est le problème. Mais pourquoi est-ce un problème? Qu'est ce qui inhibe nos pauvres collègues mollasson(e)s?
Être pris en défaut, donner une image de "pas capables", prisonniers d'une image stupide inculquée par je ne sais quelle pseudo morale? En attendant ils en bavent et on se récupère des excités qu'il faut calmer et recadrer. Et puis, enfin, faire cours. ARFFFFFFF!

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Intéressante cette histoire de travail et de plaisir. Un "repas d'affaires", est-ce du travail ou du plaisir ? "Honorer" une femme que l'on ne désire pas, mais à laquelle on doit sa fortune et sa situation, est-ce du travail ou du plaisir ? Pondre un texte abscons pour noyer le poisson et faire croire que l'Éducation nationale "fonctionne", cirer les pompes du supérieur hiérarchique... etc.

Il n'y a que le stagiaire et les soutiers qui connaissent la réponse.

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Vous voulez dire que JPB et la rousse...c'est du sérieux ???

Ecrit par : Service de Presse de GALA | 16 janvier 2010

Moi, je ne veux rien dire, je ne fais que lire ...

Écrit par : Saint-Thomas | 16 janvier 2010

Lu ça sur le site de la MAIF à propos des "incivilités": on appréciera le ton et l'orientation.... Belle démo de démagogie et de solutions foireuses en général.
Tiens, ça pourrait être un reportage de JT: "le dialogue, ça marche!" C'est vrai, on est con, on n'y avait pas encore pensé! Et puis être maladroit c'est être bien à droite donc être vilain. Hein?

"""Les différents interlocuteurs interrogés s’accordent à dire que ce malaise très largement relaté dans les média, fait l’objet d’une récupération politique sur des thèmes comme l’immigration, l’identité nationale, l’insécurité…qui ne permettent pas de résoudre le problème. Selon SOS Violence, " la discussion est encore possible. C’est par le biais d’actions plus humaines que l’on peut améliorer le consensus scolaire ". L’association préconise dans l’enceinte d’établissements sensibles, un renforcement des heures de vie de classe, pour qu’élèves et professeurs s’expriment et dissipent tous malentendus. L’association propose également, la formation d’élèves médiateurs permettant d’orienter les auteurs et les victimes vers des adultes ou des professionnels afin de bénéficier d’une aide, et d’une écoute. La solution d’effectifs réduits par classe revient dans les témoignages des professeurs et des associations.

D’autres mesures, plus musclées, proposées par le ministre de l’éducation nationale, ne semblent pas être partagées par tous. " On ne va pas transformer l’école en commissariat de police " ironise le professeur de Nanterre, précisant que la fonction parentale et celle de l’école est essentiellement de transmettre des valeurs. Selon elle, il faudrait renforcer l’instruction civique et permettre aux élèves de développer dès leur plus jeune âge un esprit critique, apprendre à mener un débat et exercer leur citoyenneté.

Certains professionnels évoquent un système de sanction réparatrice, permettant de responsabiliser l’adolescent auprès de la communauté. Ce qui les rapproche de la conclusion de Sébastien Roché, sociologue, chercheur au CNRS et enseignant à l'Institut d'études politiques de Grenoble " le jeune est un être social qu’il s’agit d’éduquer collectivement ".""

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Intéressante cette histoire de travail et de plaisir. Un "repas d'affaires", est-ce du travail ou du plaisir ? "Honorer" une femme que l'on ne désire pas, mais à laquelle on doit sa fortune et sa situation, est-ce du travail ou du plaisir ? Pondre un texte abscons pour noyer le poisson et faire croire que l'Éducation nationale "fonctionne", cirer les pompes du supérieur hiérarchique... etc.

Il n'y a que le stagiaire et les soutiers qui connaissent la réponse.

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010


Il faut être marxiste pour se poser ce genre de questions ...

Écrit par : iPidiblue shadow cabinet | 16 janvier 2010

Je ne sais pas qui rédige le mensuel de la MAIF, mais c'est un pédago de première ! Il y a un mois ou deux, c'était "enseigner demain" — un grand moment dans l'histoire des cataclysmes…

Quant à Gala, Saint-Thomas et autres amateurs de cancans, qu'ils aillent se rhabiller — après avoir sauté la femme du patron…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Résumons la thèse marxiste :

Le travail c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.

Le plaisir c'est l'exploitation de la femme par l'homme.

Écrit par : iPidiblue lectures croisées du Capital | 16 janvier 2010

Oui JPB, heureusement que l'Assurance est bonne parceque pour la com en matière d'enseignement que de nouilleries!

Effectivement, le rédacteur pue la "pédémadagogie"!

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Le livre de C. Mazeron, dans sa clairvoyance radiographique, ne rend pas optimiste pour l'avenir de l'enseignement : trop de bureaucratie, trop d'idéologie, trop de pagaille, trop d'angélisme, trop d'utopisme, trop d'intérêts antagonistes, trop de pusinallimité, trop de démagogie, trop de dénégation etc

Si il est encore possible de sauver le soldat "mammouth" c'est par le primaire qu'il faut commencer. Les obstacles idéologiques sont considérables mais peut-être pas insurmontables.

En effet à une époque pas si lointaine tous les petits Français savaient lire, écrire et compter à la fin du primaire. Avec des méthodes traditionnelles qui avaient fait leur preuve et avec des moyens matériels rudimentaires.

Les populations n'ont pas fondamentalement changé depuis (contrairement au secondaire noyé par la massification) issues de milieux plus que modestes, ouvriers et paysans, et les matières à enseigner étaient les mêmes.

Mais la grosse différence était que le primaire durait alors 2-3 années de plus, se terminant à 14 ans avec le CEP, obtenu ou pas.

Plonger trop tôt dans le secondaire des élèves qui n'ont pas acquis les bases du primaire ne leur permet pas d'acquérir le minimum scolaire vital.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 16 janvier 2010

Bourgeois Ignorant,

Contrairement à JPB vous saviez bien que l'éducation nationale était "la fabrique du professeur" et non pas comme il le laissait entendre "la fabrique du crétin", à partir du moment où on lui ôte ce ressort principal elle n'a plus de mission sinon de fabriquer de futurs automates qui signeront la charte octroyée gracieusement au peuple français par notre souverain Nicolas 1er !

Écrit par : iPidiblue et la charte octroyée aux Français | 16 janvier 2010

Cherchez pas, vous êtes tous cadavérés :

http://www.youtube.com/watch?v=x1yA1cP5XAM

Sacha, tu entends la dame ?

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

"Contrairement à JPB vous saviez bien que l'éducation nationale était "la fabrique du professeur" et non pas comme il le laissait entendre "la fabrique du crétin", à partir du moment où on lui ôte ce ressort principal elle n'a plus de mission sinon de fabriquer de futurs automates qui signeront la charte octroyée gracieusement au peuple français par notre souverain Nicolas 1er !

Ecrit par : iPidiblue et la charte octroyée aux Français | 16 janvier 2010 "

et si vous écriviez une fois un mesage compréhensible?

Écrit par : ca suffit | 16 janvier 2010

et si vous écriviez une fois un mesage compréhensible?

Ecrit par : ca suffit | 16 janvier 2010

Et si vous écriviez pour une fois un message sans faute de français ?

Écrit par : iPidiblue et la charte octroyée aux Français | 16 janvier 2010

"Et si vous écriviez pour une fois un message sans faute de français ?

Ecrit par : iPidiblue et la charte octroyée aux Français | 16 janvier 2010 "

C'est encore l'histoire du doi et la lunne.

Écrit par : le doidanlalune | 16 janvier 2010

Je sais que je suis HS mais j'aimerais savoir en gros sur quoi portent les évaluations de CM2 et à quoi elles ressemblaient l'an passé (pour savoir à quelle sauce mon fils va être mangé lundi).
Si quelqu'un avait des précisions ou un lien...

Écrit par : Flo | 16 janvier 2010

Mais la grosse différence était que le primaire durait alors 2-3 années de plus, se terminant à 14 ans avec le CEP, obtenu ou pas.

Plonger trop tôt dans le secondaire des élèves qui n'ont pas acquis les bases du primaire ne leur permet pas d'acquérir le minimum scolaire vital.

Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 16 janvier 2010

C'est bien ce que je dis plus haut. mais le partage de certains constats ne fait pas une majorité assez forte pour empêcher la marée de boue d'avancer. La seule digue qui tienne , c'est soi-même. En attendant. Si l'on veut croire qu'il ya quelque chose à attendre. Pas moi.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

On se demande si dans la charte des droits et devoirs du jeune citoyen, il y aura celui de faire la Révolution ?

Beau débat en perspective ...

Écrit par : iPidiblue et les débats citoyens | 16 janvier 2010

Cedelle vers Haïti, GCB vers le Burkina.

La pédagolerie tend à s'exporter. Un espoir de nouveau marché captif ?

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Cedelle a une bonne partie de son cœur là-bas…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Meiriol a des idées neuves en matière d'économie pour "sa" région :

“Je crois que la crise est encore devant nous, c’est une crise du vieux capitalisme du 19e siècle dont ce sont les derniers soubresauts. Le système économique est en train d’aller dans le mur. Il faut être très modeste et très ambitieux. Modeste en aidant des coopératives de salariés, aider l’industrie du ski à se reconvertir car nos stations de ski sont condamnées par le réchauffement climatique. On ne peut pas aider des entreprises qui redistribuent leurs bénéfices aux actionnaires. On ne peut pas aider les entreprises qui ne respectent pas l’environnement. Il faut trouver des cahiers des charges beaucoup plus rigoureux. Ces petites choses capilarisent sur le territoire et permettent aux gens d’avoir l’espoir de retrouver un emploi. Il faut repenser le salariat, le bénévolat, aider l’intergénérationnel. On n’est pas allé assez loin dans la réduction du temps de travail. Chaque fonctionnaire pourrait avoir 10 ou 20 % de son temps pour accueillir des jeunes. Mais on est encore dans le logiciel taylorien du début du 20e siècle. Ce qui est suicidaire, c’est l’individualisme, la recherche du profit et la surconsommation “.

C'est quoi, "10 ou 20 % de son temps" ? C'est quoi "accueillir des jeunes" ?

Ce type sera élu.

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Regionales-2010/Le-Grand-Debat-Lyon-Capitale-partie-3-le-developpement-economique

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Tremblement de terre à Haïti.

Mais que fait Gogolène ?
« Ce que j’ai toujours dit sur la question des tremblements de terre et ce que je redis : j'ai toujours été contre ! Et on devrait dans toutes les écoles de France lancer un enseignement à la séismitude ! » (sourire extatique).

Sarko a répliqué :
« Moi, ce qu'j'dis, et moi j'hésite pas à l'dire à tous les Français, c'est qu'avec moi et moi j'l'dis franchement, les tremblements d'terre, c'est fini ! » (haussements répétés de l'épaule droite).

Écrit par : orthos | 16 janvier 2010

Ce type sera élu. dugong
Mais qui en a jamais douté ?

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

@ Flo :
"Le dispositif d’évaluation sera reconduit selon les mêmes principes en 2010. Les exercices proposés en 2010 en CE1 et en CM2 en français et en mathématiques seront comparables à ceux de 2009 et conserveront la même structure
Le calendrier suivra le même rythme "
http://eppee.ouvaton.org/spip.php?breve387

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Ce type sera élu. dugong
Mais qui en a jamais douté ?

Ecrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Ce type est vraiment un escroc.
Mais qui en a jamais douté ?

Écrit par : yann | 16 janvier 2010

@Flo : même site
2 items ne correspondant qu’à des compétences de fin de CM2 sont supprimés (plus-que-parfait et division par un décimal). un code supplémentaire est proposé, pour la non réponse (donc 0, 1, 9 ou A pour absent). l’application locale permettra un calcul pour chaque élève, prenant en compte le nombre réel d’items effectués ; elle permettra aussi la synthèse avec les différents champs en math et en français ; un repère de saut de page facilitera la saisie. l’application nationale permettra aux équipes de circonscription de travailler sur chaque item, et non sur des résultats agrégés comme précédemment.
En français CM2
renforcement de la rédaction par rapport à la copie et permettant d’évaluer la capacité à construire un texte narratif.
en orthographe, plus de poids à l’écriture ; différents niveaux de compétences pour le lexique et la syntaxe. en vocabulaire, des modifications importantes, avec l’ajout de compétences : rédiger une définition et utiliser le dictionnaire.
En math CM2
en grandeurs et mesures ainsi qu’en géométrie, les items sont indépendants les uns des autres.
les problèmes d’utilisation de données numériques sont revus.
Sur les autres points signalés, le ministère persiste : le codage binaire correspond aux objectifs de l’évaluation. Il ne permet pas d’aider l’élève, mais l’enseignant est capable de repérer ce qui pose problème ; en janvier, cela permet de mettre en place des actions de remédiation et de donner une image plus dynamique à l’entrée en 6ème, dans la mesure où des progrès ont pu être accomplis.

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

De toute façon, dans 30 ans, il n'y aura plus de neige (Meiriol).

Je ne vous dis pas l'ennui à l'Alpe d'Huez, reconvertie en ville d'eau et spécialisée dans les séminaires de sciences de l'éduc.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Là est le problème. Mais pourquoi est-ce un problème? Qu'est ce qui inhibe nos pauvres collègues mollasson(e)s?
Être pris en défaut, donner une image de "pas capables", prisonniers d'une image stupide inculquée par je ne sais quelle pseudo morale? En attendant ils en bavent et on se récupère des excités qu'il faut calmer et recadrer. Et puis, enfin, faire cours. ARFFFFFFF!

Ecrit par : Passant | 16 janvier 2010

Oui tout à fait ! Et ça commence dès l'IUFM avec des prêches forts en morale: surtout montrer que l'on n'est pas feignant, NE PAS FAIRE de vagues ("Attention, risque de se retrouver au tribunal !" mot pour mot de la part d'un intervenant) et rentrer bien sagement dans le rang. C'est beau le formatage (ah bon ? Le "F" c'était pour "formation" ?)...

Écrit par : julien et ses mauvais souvenirs IUFMesques | 16 janvier 2010

Ce sera toujours des descentes plein schuss ...

Écrit par : iPidiblue et les débats de l'Alpe d'Huez | 16 janvier 2010

Intéressante cette histoire de travail et de plaisir. Un "repas d'affaires", est-ce du travail ou du plaisir ? "Honorer" une femme que l'on ne désire pas, mais à laquelle on doit sa fortune et sa situation, est-ce du travail ou du plaisir ? Pondre un texte abscons pour noyer le poisson et faire croire que l'Éducation nationale "fonctionne", cirer les pompes du supérieur hiérarchique... etc.

Il n'y a que le stagiaire et les soutiers qui connaissent la réponse.

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010


Il faut être marxiste pour se poser ce genre de questions ...

Ecrit par : iPidiblue shadow cabinet | 16 janvier 2010

Ciel, je suis démasqué !

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Il fallait dire : Ciel ! mon mari ...

Écrit par : iPidiblue le Plaisir selon Max Ophuls | 16 janvier 2010

Ce type sera élu. dugong
Mais qui en a jamais douté ?

Ecrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Ce type est vraiment un escroc.
Mais qui en a jamais douté ?

Ecrit par : yann | 16 janvier 2010

Il y a un personnage ça dans "Les âmes mortes de Gogol". Creux et adulé. La confusion actuelle est une mine pour les escrocs... Ça commence avec le langage et Meiriol s'y connaît.

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Sarko a répliqué :
« Moi, ce qu'j'dis, et moi j'hésite pas à l'dire à tous les Français, c'est qu'avec moi et moi j'l'dis franchement, les tremblements d'terre, c'est fini ! » (haussements répétés de l'épaule droite).

Ecrit par : orthos | 16 janvier 2010

... Ainsi que le réchauffement climat tic (haussement répété de l'épaule droite)

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Il y a un personnage ça dans "Les âmes mortes de Gogol". Creux et adulé. La confusion actuelle est une mine pour les escrocs... Ça commence avec le langage et Meiriol s'y connaît.

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010

"Comme ça". Bon sang, je n'ai pas la forme ce matin.

Écrit par : Robin | 16 janvier 2010

Il y a un personnage comme ça dans "Les âmes mortes de Gogol". Creux et adulé. La confusion actuelle est une mine pour les escrocs... Ça commence avec le langage et Meiriol s'y connaît.

Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010

Réjouissez-vous vous aurez assisté de votre vivant à la naissance de plusieurs religions, le pédagogisme, l'écologisme et le gloubi-goulbisme !

Écrit par : iPidiblue l'île aux enfants et Casimir | 16 janvier 2010

Ortos, je ne laisse pas les commentaires qui attaquent directement des tiers. On peut dire sur moi ce que l'on veut, pas sur les autres — pas quand je sais que c'est inutilement blessant.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Le propre des religions c'est de promettre un avenir radieux très loin en avant dans le temps ! Pour les pédagogues nous serons tous instruits selon nos mérites et nos besoins, pour les écologistes nous serons tous en paix avec dame nature et pour les gloubi-boulgismes on sera tous de gentils dinosaures qui passent à la télévision le mercredi après-midi !
Donc bougez-vous ...

Écrit par : iPidiblue et le mooving | 16 janvier 2010

Quant à Gala, Saint-Thomas et autres amateurs de cancans, qu'ils aillent se rhabiller — après avoir sauté la femme du patron…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Quand on ne veut pas de ragots, il faut être clair et éviter les équivoques...

Écrit par : Service de Presse de GALA | 16 janvier 2010

Mais il n'y a d'équivoques que dans votre tête ! C'est curieux, quand même : j'écris assez souvent des comptes-rendus de livres sur ce blog, et je n'ai, pas souvenir d'avoir écrit des choses désagréables. Quand je rendais compte — et avec enthousiasme — du livre de Daniel Arnaud, personne ne m'a soupçonné d'avoir pour lui les yeux de… Rodrigue, que je sache. Ça gâcherait le sérieux de la lecture. Alors, arrêtez de voir des équivoques là où il n'y en a pas. Fin de l'anecdote.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

NE PAS FAIRE de vagues ("Attention, risque de se retrouver au tribunal !" mot pour mot de la part d'un intervenant)
Ecrit par : julien et ses mauvais souvenirs IUFMesques | 16 janvier 2010

C'est un grand classique de la bande à Connot! Et, bien sûr, l'effet est immédiat. Narcotique puissant. Le "tribunal"! Mais une claque, un juron, peuvent dégénérer avec certains parents bien remontés et qui, parfois, n'ont pas tort. C'est délicat. En fait ce qui compte c'est "pas de vague", on n'aime pas le "tiramisu" à l'EN! Parce que les vagues ça mouille! et se mouiller, alors là! c'est vraiment grave. Et mouiller l'institution, qui pue le vieux chien détrempé, c'est inimaginable.

Le propre des religions c'est de promettre un avenir radieux très loin en avant dans le temps !
Ecrit par : iPidiblue et le mooving |

Inexact! Sauf d'un point de vue très extérieur ou selon la doxa la plus plane que l'on puisse trouver. Elle existe, hélas, cette religion de l'homme planifié, mais le propre des religions est de relier l'homme à lui-même dans la présence éternelle. Bon, ce serait un peu long à développer, je ne vais pas faire cours ici sur le sujet.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Encore un bouquin, un autre .... et toujours pas de solution en vue ....

L'EN est devenue un substrat malodorant pour écrivain en recherche de bla blas ....

Mon meilleur commentaire, celui d'un inconnu commentant le bouquin de Morel :

"Tout est dit... pour qui sait entendre!
Date : 19/09/2006
Guy Morel, à qui l'on doit la déjà excellente "Horreur Pédagogique", récidive avec cet ouvrage à la fois salutaire et complètement inutile. Sur le fond et la forme, rien à jeter: c'est clair,argumenté, synthétique... et pathétique. Mais on peut s'interroger sur l'impact de cette avalanche de bouquins issus du milieu enseignant (les Le Bris, Boutonnet, Brigelli, Tual-Loizeau, Capel, Weiss, Bouchard, Lurçat...) dont le discours est à peu près toujours le même: un témoignage glaçant sur l'effondrement culturel inouï -et encore insoupçonné du grand public- de générations entières d'enfants, où l'illétrisme le dispute à l'aculturation la plus totale. Le seul hic, c'est que cette démarche citoyenne et courageuse n'a que peu de chances d'aboutir vers une remise en cause des méthodes et programmes imposées à l'Ed Nat depuis 30 ans: le système est totalement vérouillé, cadenassé, bétonné par un gang de pédagocrates relayés par les kapos serviles des inspections académiques qui ne sont pas prêts à renoncer à leur rente de situation! On achève bien les chevaux...."


pas mieux !

Écrit par : Yfig poète insolent mais pas toujours indolent ... ! | 16 janvier 2010

Pour l'épitaphe hagiographique de Bribri par lui-même pour lui-même (style Callimero pleurnichard parano) ..... j'en ai les larmes aux yeux qui pleurent de tant de magnifiques visions géniales et rigolotes !

Je vous la refais en plus simple, en moins disert (verbeux même) :
Chère petite madame,
Vous avez bien du courage, le courage que j’ai eu, en son temps et qui m’a valu tant d’hommages et de thuriféraires élogieux …… car j’avais tout dit et plus si affinités.
J’avais dépouillé le mammouth, tondu sa laine, vidé ses entrailles, découpé sa trompe en tuyaux d’arrosage …. Bref, tel un mécano trop génial, j’avais réussi à faire virtuellement un ballon dirigeable d’un vieux mammouth pouilleux et ingérable.
Las !
Les autres éleveurs de mammouths me sont tous tombés sur le râble pour avoir osé trouver un emploi utile à ce vieil animal presque disparu !

La concurrence est rude, chère petite madame, et vous allez vite vous en rendre compte quand ce fichu mammouth va vous foutre sa trompe ! (à ma connaissance, il ignore tout de l’usage de la vaseline !).

Puis Ficotin brosse ladite dame dans le sens du poil ……………..

Chère petite madame qui avez écrit ce livre formidable sur la culture du mammouth en France ....

Rien à dire, votre livre est aussi bien écrit que le mien et la matière ne manque pas aux ignorants qui souhaiteraient écrire un livre sur cette corne d’abondance pour littéraires en panne d’imagination car à défaut de servir, on peut s’en servir indéfiniment.
Heureusement que l’éducation nationale est merdique, si tout allait bien, on ne saurait plus quoi dire !
Et puis, hein, entre nous, nous, les profs, on n’y est pour rien si ce métier est devenu ce qu’il est devenu …. Un repère de branleurs ….. bientôt, la France sera obligée de faire venir des immigrés pour tenir les postes d’enseignants dont les bons français (voir identité nationale) ne veulent plus ! Tiens ça me rappelle les poubelles !

Méfiez-vous de la concurrence et des souris qui leurs passent par la trompe pour leurs bouffer la cervelle et les boyaux ....
Si un mammouth fait 'prout' c'est qu'il vous a dans le nez !

Soyez donc forte et prête à subir tous les pires sévices de ces animaux discourtois et flatulents.

Bien à vous !

Y’a pas …. Quand Bribri le veux ………….. il peut !!!!!

Écrit par : Yfig poète insolent mais pas toujours indolent ... ! | 16 janvier 2010

Un repère de branleurs ….. bientôt, la France sera obligée de faire venir des immigrés pour tenir les postes d’enseignants dont les bons français (voir identité nationale) ne veulent plus ! Tiens ça me rappelle les poubelles ! Yfig etc

Nous allons passer sur les nombreuses erreurs d'orthographe lexicale mais pas sur "repère" car il est intéressant de l'écrire ainsi.
Pour s'intéresser davantage à la lune qu'au doigt qui la désigne, votre association d'idées n'aurait pas dû s'arrêter aux poubelles. Nombre de médecins étrangers sont déjà en place fort heureusement sinon, qui resterait-il pour nous soigner ?

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Yfig, vous savez quoi ? Vous êtes jaloux…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

JPB, vous savez quoi ? Je vous aime bien !
Y.

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

"Heureusement que l’éducation nationale est merdique, si tout allait bien, on ne saurait plus quoi dire ! " dit Yfig

Et sur ce blog, hein? On s'épanche bien, non? Alors?

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Nombre de médecins étrangers sont déjà en place fort heureusement sinon, qui resterait-il pour nous soigner ?

Ecrit par : nicolas

L'alcool ne vous réussit pas Nicolas !

En 1975, je suis parti travailler en Afrique ......
En Libye, par exemple, les dentistes étaient Egyptiens ....
Le mien était un ami (nous nous invitions réciproquement ...) jusqu'au jour où il m'a opéré d'une prémolaire .... il m'a refilé une mastoïdite en m'opérant avec un anesthésiant périmé qui m'a permis de souffrir jusqu'à en tomber dans les pommes ....
Un médecin Soudanais m'a soigné à grands coups d'antibiotiques .... surdose ..... mort ... presque !

Et en France, plus récemment ... bof !

Les médecins ne valent guère mieux que les profs ....

J'envoie la chronique tout de suite derrière ..... édifiant (je crois) !!!!!

Nous avons bien de la chance de profiter des cet apport de compétences !!!

Savez-vous pourquoi les pharmaciens Marocains sont tous formés au Sénégal ?
Parce qu'au Sénégal, on achète le diplôme et on n'est même pas obligé d'assister aux cours .....
Bien sûr, le diplôme de pharmacien Sénégalais n'a pas d'équivalence en France .... par contre il y en a une pour les Marocains .....

Comme dirait une humoriste : on ne nous dit pas tout !

Et si vous considérez ces informations objectives comme du racisme ordinaire .... je vous plains ...

Allez .... à vot'santé !

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

Nicolas, bonne lecture ! (ne vous tracassez pas trop pour les fautes, elles sont mon charme !)


L’hôpital n’est pas un lieu de tout repos.


J’avais mal dans la poitrine et j’étais essoufflé lorsque je marchais vite.
Je m’en suis ouvert auprès de mon médecin traitant qui m’a envoyé vers un cardiologue qui m’a fait hospitaliser.

Mercredi 18 avril 2007 16 heures
J’entre dans la chambre.
Deux grandes baies vitrées laissent passer le soleil.
Elle est spacieuse, à deux lits.
L’autre lit est occupé par un vieux machin qui me salue.
Je suis trop stressé pour engager une conversation.
Il m’interroge :
- Alors ? vous êtes là pour la tuyauterie ?
- !
- Euh… pour le cœur ?
- Nous sommes bien dans le service cardio, non ?

Il a comprit. Il pense à autre chose.

Je vide ma trousse de toilettes dans la salle de bain qui contient deux lavabos.
Merde, j’ai oublié ma serviette de bain, faudra que j’en demande une aux infirmières.
Je m’installe sur le lit et je lis.
Une infirmière ordinaire vient me faire la prise de sang …. Aïe !
Passent les heures.
Un type, qui peut être infirmier ou médecin vient me voir, me demande si je sais en quoi consiste l’examen des coronaires. Je lui dis que je veux bien une confirmation de mes infos. Il me confirme, mais omet de préciser que si mes coronaires sont bouchées il me sera posé des stents. Je lui fais part de mon étonnement et il me répond qu’ici, dans cet hôpital, on ne le fait pas et qu’il faudra que je repasse sur le billard si mes coronaires sont atteints.
Je lui demande son nom, il se présente : docteur Bidule.
Je lui dis que ce n’est pas le nom que l’on m’avait donné comme chirurgien et m’inquiète de savoir si c’est lui qui va me charcuter ?
Il est vexé et tourne brutalement les talons en me lançant depuis l’embrasure de la porte :
- non, c’est pas moi !

Malgré cette rassurante information, je rue dans les brancards (au sens figuré, ça va de soi), j’appelle mon épouse pour qu’elle vienne me rechercher et j’informe le petit corps médical de la petite infirmière que je ne reste pas une minute de plus.
Une infirmière chef arrive au galop pour me demander ce qui se passe ?
Je lui raconte l’imposture et lui apprends que je ne suis pas du genre à me laisser vider de mon sang sans rien dire.
Elle me demande de patienter quelques minutes avant de quitter les lieux car le cardiologue (le vrai) doit passer très prochainement.
Il arrive, il semble surpris qu’un patient puisse avoir l’idée saugrenue de s’opposer au corps médical (en général).
C’est un quiproquo, le guignol qui m’a renseigné ne savait pas ce qu’il disait ou bien me faisait une blague ….. une blague ????? Mort de rire comme on dit !
Bon ! il passe au moins un quart d’heure à récupérer la connerie du docteur Bidule en m’expliquant par le détail les réjouissances qui m’attendent et les pourquoi des comment des opérations à suivre et finit tant bien que mal par me convaincre de poursuivre l’expérience dans laquelle je me sens désigné comme victime idéale.

Il est déjà 18 heures.
Bruit de chariot dans le couloir et une jeune femme apporte deux plateaux pour le dîner.
Je suis si énervé que je ne touche à rien.

Je me rassieds sur mon lit et me remets à lire.
Une ou deux heures passent, je suis soudain tiré de ma lecture par un bruit d’hydravion qui passerait dans les tuyaux d’un évier encrassé et toussoteux !
Mon voisin entame sa nuit avec une ardeur sonore et trébuchante.

22 heures.
Une infirmière me prend la tension, puis celle de mon voisin qu’elle a réveillé en sursaut au moment où il entonnait une cantate pour tire-bouchons coincés dans le cul d’une vache pétomane …. Ce fumier pète à qui mieux mieux.
Elle n’est pas sortie qu’il reprend avec force ses borborygmes infernaux …. La nuit promet d’être animée !
Il se lève soudain et va droit aux toilettes.
Il y fait plus de bruits qu’un dromadaire enrhumé.
Je crains pour les odeurs, alors, je vais ouvrir en grand une baie vitrée.
Il revient, passe devant le pied de mon lit sans me regarder, mais il n’a plus tout à fait la même bouille, ses joues se sont creusées et sa bouche est en cul de poule …. Ça ne lui réussit pas de chier avec cette violence !
Il ferme la fenêtre et j’ai la malencontreuse idée de le regarder faire …. Il m’offre le spectacle de son fond de slip blanc kangourou plein de caca. On se croirait dans une bande dessinée pour pervers.

Il reprend illico ses bruits indécents.

Je finis par m’endormir.

La lumière s’allume, et deux infirmières entourent mon lit.
L’une d’elle me dit :
- Il faut que je prépare le champ. (J’ai envie de lui dire que le vacher c’est l’autre !). Elle ajoute : je vais vous tailler un short et me montre ostensiblement un rasoir à tondre les moutons. Je comprends qu’elle va me raser. Je sors de mes draps, je suis nu.
Elle s’exclame :
- Mais il n’est pas trop poilu ce petit monsieur, ça va être facile !
Elle fait chanter son rasoir mécanique et attaque mes frisettes avec courage. Aussitôt son truc s’enraye et s’étouffe dans ma touffe.
L’autre infirmière propose d’exercer ses talents sur mon système pileux sans plus de succès.
Je finis par prendre les choses en main … euh, je veux dire que je leur propose de le faire moi-même !
Leur sourire les trahit …. Elles n’attendaient que ça les coquines !
Elles déguerpissent plus vite qu’une ombre de fantôme dans les douves d’un castel écossais et je fonce dans la salle de bain, me saisis de ma bombe à raser et de mon rasoir à lames girouettes, celles qui pivotent dans le sens du poil et épousent toutes les formes sauf les plis des couilles ….. ouille ouille ouille !!!
Mon regard s’égard sur le lavabo de mon colocataire et j’aperçois un gigantesque dentier qui fait trempette dans un verre pyrex incassable sauf si on sait s’y prendre.
Je comprends mieux sa mine patibulaire de tout à l’heure.

Puis je me recouche et m’endort, mais la nuit est agitée au rythme des expressions scabreuses du vieux bouc.
Il me joue successivement : la sirène du Mississipi, le facteur se prend les pieds dans les rayons de son vélo, la belle de Cadix a un cor au pied, le son du cor le soir dans les bois déchaîne les aboiements de la meute …. Un vrai festival !!!



Jeudi 19 avril 2007 6 heures 30
Une infirmière gueule un grand bonjour pour bien nous réveiller.
Je reste dans le coltar.
Arrive le déjeuner : une tasse de café.

Quelques minutes passent et l’infirmière vient prendre nos pouls.
Elle me donne un truc, une espèce de petite bouteille plastique rouge et m’enjoint de me nettoyer avant l’examen. Je lui demande le chemin de la douche … il n’y en a pas, il faudra se contenter du lavabo. Je lui demande si l’établissement peut me prêter une serviette, elle me dit qu’elle demandera.

Je suis à peine sorti de la salle de bain qu’un grand gaillard de brancarder m’enjoint de me mettre au lit tout mouillé et m’emmène dans cet équipage en me roulant dans les couloirs, l’ascenseur, les couloirs …. La salle d’opérations.
Une grosse horloge m’indique de ses deux aiguilles qu’il est 8 heures 55.

Je sors du lit, je monte sur la table de torture.
Je suis comme la rivière en bas du pré près de chez moi, je coule !

- « Je vais commencer par vous anesthésier, je vous pique » m’alerte le chirurgien
- « OUAH ! hurle-je » en faisant un saut de carpe demi-retourné d’au moins deux mètres.
- « Mais c’est qu’il est douillet » se marre le piqueur.
- « Je suis sensible ! » me sens-je obligé de préciser, car j’ai bien ressenti comme une tringle à rideau me traversant la cuisse droite de part en part !

Et c’est parti.
Le chirurgien parle avec ses deux infirmières assistantes et m’informe partiellement de ses découvertes ou de ses entreprises.
- « Attention, ça va chauffer un peu, je vais vous envoyer de l’iode »
Et je perçois une irradiation de tout mon thorax jusque, dans le bas du ventre.
La table bouge, le scanner, sorte de caméra à rayons X bouge, tout bouge et moi, je ferme les yeux pour essayer de penser à une jolie plage de sable tendre et sa lagune aux eaux translucides comme mon corps sous les rayons indiscrets.
Je ne regarde pas le chirurgien, je ne sais pas si je verrais quelque chose, mais je n’ai pas envie de voir. Je me stimule en repensant à ma lecture de la veille, la vie trépidante et aventureuse du sieur François Villon qui disait vouloir éviter la ‘poue du marieux’ ( la main du bourreau) ! Merde, c’est pas vraiment une bonne idée !
Et si je pensais plutôt à Rusteboef …

« Que sont mi ami devenu
Que joie si près tenu
Et tant amé ? »

Ou

« Ce sont ami que vens enporte,
Et il ventoit devant ma porte
Ses enporta,
C’onques nus ne m’en conforta
Ne du sien riens ne m’aporta »

Non ! Décidemment le cœur (c’est le moment ou jamais de le dire) n’y est pas !

Veuillez m’excuser de ne pas vous relater plus précisément les propos tenus entre le chirurgien et ses assistantes, mais ce jargon m’échappe totalement et je n’ai rien retenu de cette heure d’investigations que les mots de la fin :
- Vos coronaires et votre aorte sont en bon état pour un homme de votre âge.

Vous avouerai-je que j’en ai eu de grosses larmes aux yeux.

Le cardiologue est parti pissé pendant que l’une des infirmières mettait la dernière main à ma patte, c'est-à-dire un pansement compressif à l’aine.
C’est une espèce d’énorme amalgame de compresses que l’infirmière compresse contre l’artère fémorale pour empêcher le sang de s’échapper par le trou qui a servi à introduire la sonde à sondages. Puis elle enveloppe le tout avec de gros sparadraps blancs pour que ça reste bien en place. L’anesthésiant m’empêche de souffrir, mais je m’inquiète de la suite ….

En fait, le docteur n’était pas parti, il était en train d’enlever sa pesante et imposante armure noire anti rayons cosmiques.

On apporte mon lit et je dois me glisser dedans depuis la table d’opérations sans plier la jambe droite.
A partir de cet instant, la consigne stricte est de conserver la position sur le dos, la jambe droite immobile pendant quatre heures.

Un brancardier me ramène fissa jusqu’à la chambre.
A ma montre à quartz, il est 10 heures

La première heure s’écoule sans heurts.
Je commence à tirer des plans sur la comète.
Je n’ai rien au cœur, je vais donc pouvoir entamer une nouvelle vie dans le cadre de ma proche retraite, me consacrer corps, cœur et âme à mes deux passions : la peinture et la littérature.
Il faut que je commence par faire de la place dans la véranda-atelier, que j’archive mes documentations professionnelles, que j’organise mes journées pour perdre le moins de temps possible entre travail et plaisirs ……
Aïe !
….. ?
Aïe !
C’est quoi cette douleur qui me prend ?
Ca cogne dans l’aine, ça cogne à chaque battement du cœur.
Et soudain, mes reins, mes reins me rentrent dans le dos et m’écrasent la moelle épinière, ça m’étripe par derrière et ça n’est que le début. Et puis aussi, ma couille droite qui se manifeste méchamment comme si elle avait décidé de se désolidariser de mon organe de reproduction. Je glisse une main hésitante et légère sous le drap, je me tâte et constate qu’elle est, elle aussi, compressée par la grosse compresse. Délicatement, je la dégage, mais elle est rancunière et continue de bouder en me lancinant à grands coups de lansquenets.
Il est onze heures et je commence à me demander combien de temps je vais souffrir, au moins trois heures avant de pouvoir changer de position et soulager mes reins pour respecter la consigne d’immobilisme.
Je me rends compte que le matelas est défoncé, je suis tout engoncé dedans et mes reins sont comme dans un moulin à pétrir les corps.
Bon ! une infirmière va bien finir par passer et je lui raconterai mes misères … en attendant ….. je prends mon mal comme je peux mais avec une parcimonieuse patience, et je scrute ma montre toutes les trois secondes et quart.

Mon voisin de chambre a dû remarquer quelque chose, il me taquine :
- « Ca fait mal, hein ? »
Je ne réponds pas, mais je pense : ‘vieux sadique !’

Je souffre en silence, mais dans ma tête, ça rumine, ça rumine …..
Je commence à me demander si je ne vais pas sortir en pire état que je ne suis entré ?
On en voit tous les jours à la télé des histoires de ce genre où le malade bien portant a passé l’arme à gauche à la suite d’une épilation par une infirmière inexpérimentée, ou bien à la suite d’une radio aux rayons X surdosés qui a cramé toutes les chairs du patient ...
Je me demande si la tringle à rideau n’aurait pas arraché tous mes muscles ? Ou bien est-ce que la sonde qui est passée par l’artère fémorale ne me serait pas passée à travers le cœur pour finir dans mes poumons ?

Oh bon dieu, ce que j’ai mal !!!
Et les secondes qui ont décidé de durer des heures ……… Ah ! quand c’est pour des bons moments, elles défilent, les secondes, elles défilent à cent à l’heure !!!

Enfin une infirmière qui passe par là pour voir si tout va bien.
Non, madame, ça ne va pas du tout, j’ai un mal de chien et j’en ai encore pour deux heures avant de pouvoir me lever pour soulager un peu mon dos qui a rejoint mon épigastre qui lui-même s’est enfoncé dans la plèvre qui de son côté est passée par-dessus mon œsophage …. Même que j’en ai les yeux qui n’en croient pas leur nez !!!
Elle regarde le pansement et me dit :
- « Non, il ne semble pas y avoir d’extension de l’hématome, mais je vais quand même mettre un coup de stylo bille, comme ça on pourra mieux voir.»
- « Et c’est tout ? », lui dis-je.
- « Euh ! vous avez besoin d’autre chose ? »
- « Ben vous pourriez me donner quelque chose pour soulager ma douleur, non ? »
- « Oh, je vais voir, mais il me faut l’avis de médecin, je ne peux rien décider par moi-même. »

Elle revient quelques minutes plus tard avec un comprimé.
- « Je n’ai rien, je n’ai trouvé que ça, ça devrait vous soulager dans environ une demi-heure »

Quand on a mal, on ne fait pas le difficile, j’avale le cachet et je commence le chronométrage …..

Une demi-heure plus tard, j’ai toujours mal, mais je ne sais plus si c’est plus ou moins qu’avant.

Il est enfin midi, Comme je n’ai pas droit de me lever avant une heure, on m’apporte un sandwich que je mange en position allongée, ce qui n’est pas idéal.

Je n’attends plus qu’une chose, pouvoir me lever et soulager mon dos et, pourquoi pas, ma cuisse.

Je souffre en silence, mais je n’en pense pas moins ……

J’ai déjà alerté l’infirmière que je me lèverai à une heure pile, à l’issu des fatidiques quatre heures sans bouger. Elle m’a demandé de ne pas le faire en dehors de sa présence. Puis elle m’a apporté le pistolet ….. Ouf ! que ça fait du bien de pisser un grand coup !

Elle arrive à une heure pile.

Je m’assieds sur le bord du lit. Mon dos me dit merci.
Je reste un bon moment sans bouger, à apprécier juste cette position d’ordinaire si ordinaire.
Elle me prend le bras quand je me décide à me lever lentement.
Voilà, je suis debout et là, à ce moment je ne pense plus à savoir si j’ai encore mal, je suis trop heureux d’être levé.
Je fais un petit pas dans la chambre et un grand pas dans ma tête ; puis un autre et je contourne le lit pour me servir un verre d’eau. Ce serait presque parfait si ma cuisse ne se rappelait à mon souvenir. Je m’assieds dans le fauteuil qui jouxte mon lit pour voir si c’est mieux ? Non, je tends la jambe droite en espérant que la douleur s’esquive, mais non.
L’infirmière me met la sonnette d’alarme dans les mains et me demandent d’appuyer sur le bouton rouge si j’ai un problème.
Elle n’a pas franchi la porte que tout mon être chavire, j’ai une formidable poussée de chaleur et mes forces s’enfuient par tous les pores de ma peau, je sens que je vais tourner de l’œil ….. j’appuie sur le bouton et me remets au lit avant de défaillir. Une baisse soudaine de tension, un malaise vagal, dû à une stimulation du nerf vague, ou nerf pneumo-gastrique qui appartient au système nerveux parasympathique.
C’est en faisant des syncopes qu’on apprend du vocabulaire !

Et me revoici dans la position du gisant.

Le reste de l’après-midi se passe à gérer la douleur ….. c'est-à-dire à souffrir en silence.

A 18 heures, on nous apporte notre dîner, des endives au jambon. Je goûte, mais je n’ai pas faim, je ne prends que le yaourt.
A l’heure de la prise de tension, je demande à l’infirmière de me donner d’autres capsules pour la douleur. Elle me répond qu’elle va voir avec le médecin.
Le cardiologue qui m’a examiné me rend visite et me demande si c’est bien vrai que je me tords de douleurs ? Je lui dis que je fais de mon mieux pour conserver le sourire, mais que oui, j’ai vraiment très mal. Il me console en m’indiquant que c’est tout à fait normal qu’une telle opération fasse mal. J’en suis tout baba ! Il prend le chemin de la sortie, je le hèle, il se retourne et je lui dis :
- « Vous pourriez au moins me donner quelque chose contre la douleur… je ne me vois pas passer la nuit dans l’état où je suis ! »
- « Je vais voir ce qu’on vous a déjà donné et je vous envoie l’infirmière. »

Et il s’en va comme il était venu ….. par la porte.

L’infirmière arbore un grand sourire …. Elle me présente deux capsules.
Je me dis que la nuit va être longue …..

La nuit est longue …… très longue …… J’avais, dans mon sac perso, des cachets pour dormir …. Vers onze heures, j’en ai pris un, quand je ne pouvais plus supporter la douleur …… mais ça ne m’a pas beaucoup aidé, je me suis tourné de tous les côtés pour chercher une position qui ne soit pas trop insupportable …. A force de me retourner dans tous les sens, j’ai dû me prendre le sparadrap du pansement dans les drap et en me levant pour pisser, vers quatre ou cinq heures, j’ai vu la compresse qui pendouillait …. J’ai bien essayé de remette un peu d’ordre dans ce désordre, mais le sparadrap ne voulait plus coller …. Alors, j’ai tout retiré, mais ça ne m’a pas ôté la douleur pour autant.
J’ai dû m’endormir plus ou moins vers cinq heures.

Mon voisin ne s’est rendu compte de rien, il a dormi comme un camion diesel roulant à fond sur un chemin pierreux.






Vendredi 20 avril 2007 6 heures 30


L’infirmière gueule son grand bonjour …. C’est à peine si je l’entends.

Mais elle vient pour me prendre la tension, et là, j’explose !
- « Vous ne me toucherez pas, pas un centimètre de ma peau tant que je souffrirai ! » Gueulais-je comme un putois qui s’est pris la queue dans le piège à loup.
La pauvrette est toute suffoquée, elle n’en revient pas de ma véhémence ni de mon cri dans un hôpital où la loi est celle du silence !
Elle tente une reprise en mains :
- « Voyons, Monsieur, je veux juste vous prendre la tension, pas vous faire mal ! »
- « Vous ne me toucherez pas, plus personne dans cet hôpital ne me touchera plus et j’appelle mon épouse pour qu’elle vienne me chercher le plus rapidement possible, je ne veux pas traîner dans cet hôpital de merde ! » et je continuai de braire comme un âne pour du son !
Elle est partie sans demander les restes du p’tit dej.

Deux aides soignantes sont venues faire les lits.
L’une d’elle m’a demandé des tuyaux sur les provider et l’ADSL.

Puis, une grande blonde à l’air pas commode a débarqué dans la chambre et j’ai senti qu’elle allait tenter de me circoncire … euh, non, circonscrire, voulais-je dire.

- « Je suis l’infirmière chef, c’est vous qui faites des histoires et du bruit ? » S’enquit-elle.

Mon voisin de chambre ne savait plus où se mettre, je suppose qu’il n’avait encore jamais vu un patient impatient.

- « J’ai déjà dit que je ne voulais plus avoir à faire à qui que ce soit dans cet hôpital, je pars et j’irais me faire soigner ailleurs, là où ne laisse pas les gens souffrir ! »
- « Eh bien vous ne pouvez pas, ou alors , vous serez obligé de signer une décharge vis-à-vis de l’hôpital, une sortie avec avis contraire. »
- « Donnez-moi votre décharge que je la signe immédiatement. »

Si elle croyait m’influencer avec sa décharge à la noix, c’était raté !

Elle est partie …..

C’est un peu plus tard que le chirurgien qui m’avait opéré est entré en scène et à sa mine, on voyait bien qu’il ne venait pas pour faire un bridge !

- « Qu’est-ce que c’est que cet énergumène ? Vous avez arraché votre pansement et maintenant vous devez avoir un anévrisme, l’hôpital n’est pas responsable des individus qui ne respectent pas les soins qu’on leur donne, NON, taisez-vous, je suis venu entre deux opérations parce que monsieur fait sa crise et empêche tout le monde de travailler et parce que vous refusez de vous soumettre aux traitements qu’on vous donne …. J’ai décidé de vous garder une journée de plus pour voir ce que vous avez exactement. » Il hurlait tant que j’ai dû monter ma voix au maximum pour parvenir à couvrir la sienne !!!
- « Qu’est-ce que c’est que cette histoire selon laquelle j’aurais arraché mon pansement ? J’ai tellement eu mal cette nuit que je me suis retourné dans tous les sens et mon pansement s’est pris dans les draps … et vous pouvez gueuler tant que vous voulez, moi, ça fait 24 heures que je souffre et que vous refusez de soulager ma douleur … alors je me casse de votre hôpital de dingue et j’irai me faire soigner ailleurs ! C’est non négociable ! » Ouf ! Ca m’a bien soulagé quand même de vider ma besace !

Impossible de savoir ce qu’il pensait … il a tourné les talons et est parti visiblement furax !

Mon voisin de chambre était allongé sous son lit, enfin, il faisait semblant de lacer ses chaussons.

L’infirmière aux beaux marrons yeux en amande est venue et m’a tendu deux capsules d’antalgique, plus deux autres « pour plus tard », a-t-elle précisé.
- « Le docteur voudrait que vous passiez une échographie entre midi et une heure, ce qui ne retardera pas votre sortie prévue pour 14 heures …. Acceptez-vous ? » et sa voix était toute de velours.
- « Oui, mais je pars ensuite ! » Je ne pouvais tout de même pas faire de la peine à une si charmante personne.

Midi, le repas est avancé et j’ai une faim d’ogre … Oups ! du poisson avec de riz blanc …. Bon, ben au moins, y’a la salade de tomates qui a l’air très appétissante. Je m’attable …. L’infirmière déboule, elle vient me chercher pour l’échographie. Bah ! les tomates ne refroidiront pas !
Nous partons de concert et ad pédibus car les petites capsules magiques ont diminué la douleur.

Le phlébologue est un drôle de toubib, il me reçoit en pull bleu ciel et jeans ? Tant mieux, je suis pour la décontraction à tous les étages comme nos vieux l’étaient pour le gaz.
Il est plutôt jeune et a une bouille très sympathique.
Je suis allongé sur sa table d’opération et il commence son auscultation …. Je suis tendu, mais confiant car la douleur n’est plus là.
- « Bon, ben ça m’a l’air OK …. »
- « AAAAH ! comme je me sens bien ! »
[ … ]
- « Euh ! j’ai peut-être été un peu rapide dans ma conclusion … »
- « C'est-à-dire ? » et ma voix se fait ridiculement fluette.
- « Vous avez un faux anévrisme, là, je le vois clairement ! »
- « Et en langage de néophyte, vous traduisez ça comment ? »
- « vous avez l’artère qui pisse le sang de l’intérieur. »
- « Ce qui signifie ? »
- « ? »
- « Qu’est-ce que ça signifie en terme de soins ? »
- « J’ai deux façons d’arrêter l’hémorragie, une rapide mais légèrement douloureuse et une autre plus longue car elle entraîne une anesthésie générale….. je vais vous montrer ce que je peux faire rapidement …»
Et il enfonce son appareil dans mon aine en appuyant avec force.
Je pousse un hurlement.
Il cesse sa torture.
- « Ca fait un peu mal, mais ça doit être supportable. » Il dit ça avec un beau sourire légèrement rigolard.
- « Pendant combien de temps ? »
- « Au mieux, un petit quart d’heure. »
- « Je ne tiendrais jamais un quart d’heure alors que j’ai mal depuis déjà vingt quatre heures. »
- « Bah ! un quart d’heure de plus et ensuite, vous serez définitivement soulagé, je vous garanti que la douleur disparaîtra aussitôt l’hémorragie jugulée. »
Le cardiologue qui m’avait agoni d’opprobre choisit cet instant exact pour faire son entrée sur scène.
Ils se penchent tous les deux sur mon cas en se penchant vers l’écran de l’échographe.
Le cardiologue me prend la main et me dit :
- « Vous faites preuve de beaucoup de courage, c’est bien ! »
Et le phlébologue m’enfonce son appareil dans l’aine et appuie de toutes ses forces.
- « Je vais vous stromboser, il faut que j’empêche le sang de couler pour qu’il forme un caillot et bouche ainsi l’artère. »
- « Putain ! que ça fait mal ! » Et je comprends que je n’ai pas vraiment le choix.
Le cardiologue s’en repart, mais promet de revenir.

Bon, à force de mal, j’ai commencé à déconner et à raconter des conneries au phlébologue pour oublier qu’il était en train de me faire souffrir dans mon intérêt et celui de l’hôpital. De son côté, j’ai appris qu’il était venu alors qu’il n’était pas de service.

Après vingt minutes, il a légèrement atténué sa pression pour voir si c’était bien strombosé. Manque de pot, ça suintait encore un peu ….. enfin, au bout d’une demi-heure, il m’a dit qu’il allait me mettre de côté pendant un quart d’heure pour voir si le colmatage tenait.

Il a tenu.

De retour dans la chambre, après avoir pissé dans le pistolet, j’ai pu constater qu’effectivement la douleur avait quasiment disparue.

Je suis, en quelque sorte, redevenu humain.

Du coup, j’ai entamé une conversation légère et futile avec mon voisin de chambre, le professeur boucher.
Oui, c’est un ancien boucher reconverti en herbager à la retraite.
J’explique :
Dans les années 40, il était commis boucher, il a fait ça pendant dix années …. La particularité de cette époque révolue, c’est que les bouchers abattaient eux-mêmes le bétail, et comme c’était la guerre, et que dans le Calvados il n’y avait pas les mêmes contrôles tatillons des allemands, son patron déclarait tuer un bœuf et en tuait cinq en réalité.
Le professeur a bien appris son métier mais refusé d’épouser la fille des patrons qu’il sautait entre deux carrés de bœufs.
Puis il a emprunté et acheté un fonds de commerce qui battait de l’aile à Bolbec … et hop, il débitait ses cinq bœufs, à son tour, en déclarant un seul bœuf officiellement abattu aux abattoirs.
Quand les contrôles se sont faits trop pressants, après vingt cinq années de vaches grasses, il s’est établi en tant qu’herbager.
Un herbager, c’est un gars qui loue ou achète des herbages et y engraisse des bêtes. Lui, la différence, c’est qu’il se faisait du gras en pratiquant l’abattage à la ferme, c'est-à-dire non déclaré aux impôts ni aux organes sanitaires.
Il vit, à présent, une retraite dorée avec des tas de propriétés et d’herbages dont il tire de généreux revenus.
Y’a quand même des gus qui savent y faire !
Si j’avais été moins naïf, moins honnête, aujourd’hui, moi aussi je roulerais dans une belle voiture !

Pendant la conversation, une femme des services administratifs de l’hôpital est venue pour s’enquérir de mes récriminations à l’encontre du corps médical.
Je lui ai simplement dit que j’aurais aimé ne pas souffrir pendant ces vingt quatre longues heures et que le matelas était défoncé.
On m’a amené un matelas tout neuf.

J’ai quitté la clinique le lendemain samedi vers 10 heures après une nuit studieuse.

Si j’ai écrit cette mésaventure, c’est pour en conserver une trace, et parce qu’elle alimente ma passion pour l’écriture mais je remercie toutes les personnes qui se sont souciées de mon état, de mon corps et de mon cœur. J’ai eu à faire à des personnes professionnelles, compétentes et attentionnées et si j’ai encore un peu mal, et si ma cuisse est plus noire que celle d’un nègre, aujourd’hui, disons que ça fait partie des risques du métier de patient !!!!!


Et n’hésitez pas à retrouver mes autres récits sur mon blog « Yfig ex nihilo » :
http://yfigexnihilo.hautetfort.com/

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

Bien sûr, le diplôme de pharmacien Sénégalais n'a pas d'équivalence en France .... par contre il y en a une pour les Marocains .....

Comme dirait une humoriste : on ne nous dit pas tout !

Et si vous considérez ces informations objectives comme du racisme ordinaire .... je vous plains ...
Ecrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010


Remarquez, au point où nous en sommes, il n'y aura bientôt plus de pharmacies en France. Vu le nombre de groupements et la politique de l'Ordre- Ordre de cloportes qui ne sert à rien qu'à prélever chaque année une cotisation pour avoir le droit d'exercer!- vous allez avoir des surprises dans les temps qui viennent.
Quand en plus certains pharmaciens salopards détruisent eux-même la branche sur laquelle ils sont assis en vendant leur came à prix coutant, foutant par terre les autres pharmacies qui licencient ou n'embauchent plus; quand de prétentieux potards prétendent acheter des pharmacies quand ils n'ont pas un rond et ont même des soucis avec la Banque de France... Alors vous savez l'EN et ses problèmes... C'est partout le grand désordre et cela aussi on ne le dit pas. "On ne vous dit pas tout..."

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Et si vous considérez ces informations objectives comme du racisme ordinaire .... je vous plains ... Yfig etc.

Je considère ces informations objectives comme des informations objectives. Quid de l'Europe de l'est, et il n'y a pas si longtemps de l'université de Nice ?

Écrit par : nicolas | 16 janvier 2010

Ecrit par : Passant | 16 janvier 2010

Vous ne seriez pas un crypto-vétérinaire pour avoir la dent si dure pour les potards ? ;O))

Écrit par : yann | 16 janvier 2010

questionnement intempestif [...] qui viendrait à déterminer le rôle peu reluisant qu'ont joué les gouvernements de la France, depuis l'Indépendance, dans la situation de ce pays et jusque dans le renversement d'Aristide.

Ecrit par : marigot | 16 janvier 2010

Il y a pire que la responsabilité évidente de la France dans le séisme haïtien.
C'est en fait tout l'Occident (j'y mets une majuscule comme vous à indépendance) qui est responsable, par le fait du réchauffement climatique.
C'est Danny Glover, célèbre climatologue et géologue (et accessoirement acteur), qui le dit. Alors...

Écrit par : yann | 16 janvier 2010

"l'illétrisme le dispute "

Ecrit par : Yfig

"illettrisme"... Interdit de faire une faute à ce mot !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2010

Marigot me fait penser à Jeanne Calment - 120 ans et des poussières - à qui une petite fille demandait naïvement : "Avec quoi faisiez-vous la vaisselle à votre époque ?" "Avec la salive ma fille !" en effet femme de bourgeois, elle n'avait qu'à commander pour être obéie ...

Il faudrait que pour bien faire Marigot gouverne le gouvernement des gouvernants ...

Écrit par : iPidiblue gouvernement des gouvernants | 16 janvier 2010

J'aime assez que Natacha Polony insiste figaristiquement que Claire Mazeron est moderne en ce qu'elle ne réclame pas des postes ; ça tombe bien, ils sont supprimés. Vous en êtes à combien ? - 12 000 ? - 20 000 ? chaque année ? Au moins, quelque chose augmente à l'Éducation nationale (même si, bien sûr, « la question scolaire » ne se réduit pas [sic] à cela) : elle peut fonctionner aussi bien que les urgences hospitalières en période de fêtes.

Le Figaro, c'est le journal qui a touché entre 1999 et 2003 5 millions d'euros de subventions publiques (la presse ayant quelques pudeurs, des chiffres plus récents sont indisponibles) ? Et qui vante et vante et vante du libéralisme à qui mieux-mieux.

En somme, une salariée d'un groupe privé dont les revenus sont en partie versés par l'État se réjouit que la manne publique cesse de financer trop de fonctionnaires ? C'est beau, les leçons de déontologie budgétaire assénées par la presse. Elle se les applique, hein, mais quand elle veut. Tiens, et pourquoi pas quand l'école républicaine qui transmet des savoirs sera en place ?

Écrit par : Chang | 16 janvier 2010

Vous ne seriez pas un crypto-vétérinaire pour avoir la dent si dure pour les potards ? ;O))

Ecrit par : yann | 16 janvier 2010

Non je ne suis en rien un crypto quelque chose, ( je crois deviner à qui vous pensez) je suis bien professeur de profession. Ma dent n'est pas dure: je sais de quoi je parle, c'est tout. Je suis ouvert à beaucoup de situations qui déraillent actuellement et c'est pourquoi d'ailleurs je suis distant avec ma propre situation. La société qui est la nôtre est en crise depuis longtemps, je constate que les effets deviennent prégnants. Partout.
Vous savez, je viens de faire une pose pendant une heure: pour me re-centrer, face au mur, assis "bêtement ". C'est là que l'on comprend ce qui ne va pas. Tout le contraire du nombrilisme. Le moteur mental tourne sans cesse et l'on finit par croire que l'on n'est que cela.

Tout nous conduit à demeurer dans cette prison. Il n'y a pas à fuir quoi que ce soit mais à être présent, intensément, et lucide. Être ouvert au dehors et au dedans, pas l'un sans l'autre.
Beaucoup trop de professeurs sont complètement à côté des réalités qui les entourent. Cela aussi m'irrite. Mais ça passe, comme tout.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

illettrisme

iPidi m'a déjà corrigé, mais je suis assez incorrigible ! Mes profs ne m'ont pas appris !!!!!

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

Vous savez, je viens de faire une pose pendant une heure: pour me re-centrer, face au mur, assis "bêtement ". C'est là que l'on comprend ce qui ne va pas. Tout le contraire du nombrilisme. Le moteur mental tourne sans cesse et l'on finit par croire que l'on n'est que cela.
Beaucoup trop de professeurs sont complètement à côté des réalités qui les entourent. Cela aussi m'irrite. Mais ça passe, comme tout.

Ecrit par : Passant

Bienvenue docteur House !

Dites, n'est-il pas question d'un ordre des infirmières .... histoire de leur piquer un max de blé ?
Ca pourrait (de mémoire) faire vivre 80 salariés dont un DG et un autre charlatan à 80000 euros / an (sans les avantages en nature ... paraît que les infirmières paient de leur personne ... non ! je blague .... mais pas pour ce qui est des avantages : voiture, logement, bouffe, piscine .....)

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

Une pause, Yfig.
La pose, c'est celle que l'on prend, pas celle que l'on fait…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Bienvenue docteur House !

Non, pas docteur. Professeur suffira pour le métier. Quant au reste....

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Le samedi Brighelli n'a plus les yeux en face des trous ... "pose" au lieu de "pause" c'était Passant pas Yfig !
Passons et mettons le voile de Noé sur les saturnales de JPB ...

Écrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010

Enfin mettons plutôt le manteau de Noé sur les agapes de Brighelli !

Écrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010

Le samedi Brighelli n'a plus les yeux en face des trous ... "pose" au lieu de "pause" c'était Passant pas Yfig !
Passons et mettons le voile de Noé sur les saturnales de JPB ...
Ecrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010

On ne prête qu'aux riches…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 janvier 2010

Le problème c'est qu'Yfig n'est pas professeur alors que Passant ... enfin je ne veux pas enfoncer le couteau dans la plaie mais quand même on admettra que les fautes de ce style sont nombreuses chez les néo-profs !

Écrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010

[...]on admettra que les fautes de ce style sont nombreuses chez les néo-profs !
Ecrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010

Heureusement, nous avons iPid pour pallier à ces inexcusables bourdes.

Écrit par : TotoWeininger | 16 janvier 2010

Toto revoit tes sources, c'est JPB qui a signalé le premier la faute !

Écrit par : iPidiblue bonne source | 16 janvier 2010

Moi ! faire des fautes !!!
Laissez-moi prendre la pose et faire une pause de riche à qui l'on prête toutes les mauvaises fois et pire si affinité !

Attention JPB au petit jeu des fautes, je ne suis pas le dernier à rigoler ... demandez à iPidi, je ne lui laisse rien passer ....

je suis plutôt du style : faites ce que je dis, ne faites pas mes fautes ! et surtout pas mes pêchés !!!!!

Vive la France et l'éducation de l'identité nationale de Marseille et Gaudin sont sur un radeau de méduses ..... gloup gloup gloup !

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 16 janvier 2010

Exclusif !

Le nouveau garde du corps des édiles du SNALC :

http://dl.free.fr/gUB6jD0TM

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Et ce n'est pas un mignon.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

Malgré les lèvres bo(to)xées

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

La pose pour la pause! c'est dingue! Je me frappe le front sur le sol et je me prosterne devant vos pieds!

Le problème c'est qu'Yfig n'est pas professeur alors que Passant ... enfin je ne veux pas enfoncer le couteau dans la plaie mais quand même on admettra que les fautes de ce style sont nombreuses chez les néo-profs !

Ecrit par : iPidiblue bonne gouvernance | 16 janvier 2010


Non, je n'ai pas d'excuses, mais "néo-profs" est une hypothèse bien peu fondée.
Redresseur de tort est une fonction utile mais dont l'abus est facile. Je n'ai pas honte d'être faillible surtout si je me trouve en présence de "gardiens du temple" qui seraient capables d'être paisiblement vaches avec des aspirants à la fonction de professeur. C'est vrai, dans un concours on ne prend que les meilleurs. Alors, ensuite, il y a les meilleurs des meilleurs, n'est-ce pas? C'est encore vrai, mais qui se prétend sans faille ici?
Non, ce n'est pas un problème d'ego écorché -trop facile!- c'est juste une remarque adressée à la morgue de certains.
Mais je prends la leçon au sérieux, sans passion. Par respect pour la langue. Et puis cela me fera aussi une leçon pour avoir bien daubé quelques "néo-profs" réellement démunis. Les pauvres.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Question promo ça chôme pas :

http://www.marianne2.fr/Debray-L-islam-est-une-religion-dure_a183494.html

J'ai particulièrement apprécicé :

"Ce sont les acteurs des secteurs de pointe qui trouvaient dans l’affirmation de leurs traditions propres les repères spirituels qu’ils redoutaient de perdre. Le progrès technique délocalise, le retour aux sources relocalise. Le progrès est ainsi fait que, lorsque vous désorientez quelqu’un en l’insérant dans un mode de vie indifférencié, en multipliant les non-lieux (aéroports, autoroutes), vous multipliez les appétences patrimoniales."

Parmi les "non-lieux à mode de vie indifférencié", j'ajouterais volontiers les EPLE.

Bonsoir chez vous.

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

apprécié ...

Toutes mes excuses à mes amis maliens...

Écrit par : dugong | 16 janvier 2010

"Toto revoit tes sources, c'est JPB qui a signalé le premier la faute !"

Ecrit par : iPidiblue bonne source | 16 janvier 2010

"Toto, revois tes sources".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 janvier 2010

Ah ! Passant, je n'ai pas levé le lièvre, c'est Brighelli qui a voulu se tirer un Yfig facile comme un lapin d'élevage qu'on lâche devant le nez des parisiens !


Bon enfin tout cela n'est que du petit plomb, du tout petit petit plomb ... comme disait si bien Don Camillo !

Écrit par : iPidiblue et les faisans d'élevage | 16 janvier 2010

Heureusement que Sibille est là, encore une faute de Toto !

Écrit par : iPidiblue et les faisans d'élevage | 16 janvier 2010

Le "petit plomb" d'iPidiblue et les faisans d'élevage: l'image me fait sincèrement sourire. Comme tout cela est drôle. Pauvres faisans! Avec du plomb dans l'aile. La quelle? Tant mieux en tout cas pour le blog, les propos sont souvent amers, avec un déguisement de carnaval ou un masque tribal grimaçant.

Pour être fidèle à mon pseudo, il me semble être passé un peu trop longtemps, je vais passer à autre chose, provisoirement. Disons, pour faire court, qu'une séance de lecture sera ad hoc pour laisser place au sommeil.

Écrit par : Passant | 16 janvier 2010

Robin,
You made my day en admettant que la concurrence n'est évidemment pas ce système diabolique prétendument inventé par les puissants pour le plaisir d'écraser les faibles et que conspuent les âmes pieuses. Elle laisse à la sélection naturelle de l'offre et de la demande le soin d'éliminer les pommes blettes, alors oui, pour virer ad vitam eternam les fadas, laissons-les faire joujou, et laissons les crétins de parents (et de gradés de l'EN) gober les sornettes de Gaby, mais en mettant des caméras qui surveillent s'il garde bien les mains sur le bureau et les fesses sur sa chaise


Vous me demandez:"Est-ce que vous ne pensez pas que les critères de "convergence européennes" (à travers le Traité de Lisbonne) joue à présent ce rôle centralisateur et "totalisant" (non libéral) qui se rajoute à celui de l'État jacobin français ?

De quoi parlez-vous, du LMD? car les autres critères de convergence, ceux de Maastricht n'ont rien à voir avec cela.
Il faudrait choisir d'ailleurs si l'Europe est trop ou pas assez libérale. on s'y perd

"Car enfin, le socle commun des connaissances et des compétences et l'idée d'évaluation ne viennent pas de la tradition nationale. Vous pourriez donc, au moins sur ce point, concéder que marigot a raison."
désolée mais là non plus je ne comprends pas où vous voulez en venir et je ne concèderai donc rien, ne sachant pas de quoi il retourne


""Vous savez bien que la substitution de la notion de "compétence" à la notion de savoir vient d'une personnalité politique "libérale" : Margareth Tatcher dans les années 80 au nom du slogan "No child left behind".

Alors là je comprend chaque mot mais je récuse le tout:

Margaret Thatcher n'a jamais rien eu à voir avec NCLB, et vous semblez y tenir car c'est la seconde fois que vous l'affirmez;la première je n'avais pas relevé.


NCLB (aka Nicklebee) est une loi passée le 8 janvier 2002 par le Congrès américain pour sauver l'école publique du naufrage et elle repose sur 4 principes, absolument inexploitables en France, le premier y étant même intraduisible, je vous laisse le tout en v.o.
Il s'agit d'une politique qui garantit entre autres LA LIBERTE de choix
•Stronger Accountability for results.
•More Freedom for states and communities
•More Choice for Parents.
•Encouraging Proven Education Methods
Divers moyens ont été institués, pour donner le choix de l'école aux parents et notamment les chèques éducation et les charter schools;
Notez aussi le dernier principe qui interdit à contrario les expériences in vivo sur les enfants et qui a d'ailleurs permis la disparition immédiate de la globale, archétype de méthode dont l'inefficacité était amplement démontrée...


Cette loi rassembla un consensus bi-partisan et fut votée sur proposition de Ted Kennedy, feu mon sénateur, dont le siège va d'ailleurs passer aux Républicains mardi, à moins qu' Obama, qui vient en catastrophe et in extremis au secours de la pauvre sotte de Martha Coakley, ne sorte un miracle de son chapeau demain.Ferait mieux d'aller se balader à Port au Prince.

Vous semblez avoir besoin de vous renseigner sur NCLB, initiative fédérale de grande envergure, la première du genre, qui était destinée à sauver l'école publique du naufrage auquel la destinait, comme chez nous, la politique scolaire des "progressistes", ces pédagogols version US.

Vous ne pouvez donc la réduire à cette ridicule caricature (remplacer le savoir par la compétence): it's an outright lie, vous diraient les participants au symposium sur le bilan de NCLB auquel j'ai assisté jeudi dernier (Je tiens à votre disposition le texte de la présentation qui contredit cette caricature) en compagnie d'un impressionnant aréopage de proviseurs et de caciques de l'administration de l'éducation de mon état. Il était d'ailleurs à l'honneur car il est passé en tête cette année, et il venait de loin : l'école publique, dans la People's Republic of Massachusetts, fut une des premiéres à sombrer. Elle succomba très vite au chant des sirènes pédagoles, alors que pendant un siècle elle avait été le fleuron de l'enseignement populaire américain, sous la houlette de ce brave Horace Mann, que Buisson appela un bienfaiteur de l'humanité.

Bon, évidemment, la caractéristique principale de cette loi c'est d'avoir instauré un système d'accountability (individuel et collectif) une responsabilisation ( rendre des comtes, être jugé sur ses compétences, etc...) impensable en France où le mot, je l'ai déjà dit, est même intraduisible sans périphrase.
À cette réunion, outre le succès confirmé de l'opération, sans ifs and buts, une grande première, fut de voir les représentants syndicaux s' écraser, admettre leur défaite. Ils ont pourtant tenté par tous les moyens (y compris en saisissant la Cour suprême) de mettre cette initiative en échec, car non seulement elle broutait sur leurs plates-bandes mais mettait en cause les réformes de la Progressive education qu'ils soutenaient activement depuis 50 ans. Normal, ils en partagent l'idéologie. Ce fut assez jouissif de les voir aller à Canossa....

La situation est encore loin d'être tout à fait satisfaisante, mais au moins la tendance s'est inversée et surtout les améliorations sont nettes là où elles étaient les plus urgentes à réaliser, dans les écoles des quartiers les plus pauvres. C'est ici à Boston que fut initiée la désatreuse exprérience du busing et c'est mon directeur de thèse, Ch. Glenn qui en fut chargé par Dukakis. C'est le plus cuisant échec de sa vie. Cela fonctionne à la rigueur dans de très petites agglomérations, comme en France à Bergerac. (sic!)
Vouloir la généraliser est une trés mauvaise idée, mais c'est pour cela que nos crétins de Grenelle vont le faire.


Point suivant
1°) Voter pour le front national aux élections régionales.
2°) Souhaiter l'explosion du système dans le sens que vous dites.

Je vais encore vous contredire, en plaisantant cette fois, car je ne crois pas que vos "deux tentations (soient) contradictoires". Elles me semblent même complémentaires


Parmi les divers moyens mis en oeuvre avec succès par NCLB, figure le chèque-éducation, une idée qui date de plus de deux siècles car c'est Daunou qui l'a eue le premier. Elle fut hélas frappée d'infamie car elle fut reprise à son compte par Le Pen, puis par Madelin.

Donc vous voyez que vos deux tentations ne sont pas si contradictoires que vous le pensiez.


"Mais une petite voix (mon vieux fond catho. ?) me dit qu'il faut résister à la tentation."
Ecrit par : Robin | 16 janvier 2010

Et bien moi je m'assieds sur le mien de fond catho, pour faire mienne cette boutade d'Oscar Wilde: I can resist everything BUT temptation.
Et finissant sur cette note gaie (:>) je vais retrouver Morphée en souhaitant Bonne journée à tous qui vous levez.

Écrit par : Cadichon | 17 janvier 2010

Que voilà donc enfin une info qu'elle est cohérente !
http://fr.biz.yahoo.com/14012010/395/loin-de-la-burqua-la-finance-islamique-arrive-pour-sauver.html

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

J'aime assez que Natacha Polony insiste figaristiquement que Claire Mazeron est moderne Chang

Ce qui donne, en français ?....
Insister que ?

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

rendre des comtes Cadichon

Je lis comme d'hab avec beaucoup d'intérêt vos chroniques tellement opposées à l'ensemble de ce qui s'écrit ici et qui incontestablement enrichissent ce blog, Cadichon.
Permettez toutefois que je transforme vos comtes en comptes... Quant à vos conclusions sur le fait que, ayant échoué chez vous, elle risque de bientôt voir le jour ici, je n'en doute hélas pas un instant.

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Richard MILLET, "L'opprobre" :

"Quelle insanité ai-je proférée en constatant que ce pays n’est pas encore le Brésil ou Cuba mais une nation de race blanche avec des minorités étrangères ! Que l’émigration africaine soit, par exemple, un drame pour les immigrés comme pour les français de souche, qu’une immigration chrétienne soit préférable à une immigration musulmane, voilà qui parait relever du bon sens, tout comme le fait que la France ne doive pas se renier elle-même pour maintenir la paix civile menacée par ces minorités. Je me rappelle que le moment où j’ai compris que la France était morte (ou appelée à devenir tout autre chose que ce qu’on m’avait appris qu’elle était depuis des siècles) eut lieu lorsque, enseignant et évoquant tel épisode de l’histoire de France, j’ai cessé de pouvoir dire « nous », sans rien trouver qui remplaçat ce signe d’appartenance heureuse, et dès lors entrant dans une sorte de déréliction que nul discours politique ne pouvait apaiser. La France que vous me proposez d’aimer, celle que vous me désignez comme la France de demain en me montrant ce groupes de jolies Maghrébines et de jeunes noires habillées de manière provocante, cette France-là m’est étrangère : pour reprendre votre langage en le retournant contre vous qui me pensez « raciste », je dirai que j’y vis dans un apartheid mental, moi que le destin muséal et multiculturel de ce pays horrifie, qui ne crois nullement au repli sur soi, qui ai été élevé dans le cosmopolitisme beyrouthin. Mais je suis bien obligé de reconnaître que tout ce que j’aime est piétiné quotidiennement au nom du consensus antiraciste et par le peur de déplaire à l’islam. C’est vous qui avez fait mourir ce pays en moi, bâtisseurs d’empires boursiers, gauchistes apostats et technocrates si inconséquents que vous avez laissé se déliter cette langue qui, à elle seule, disait Joseph de Maistre, définit une nation. George Orwell, lui, pour me référer à un auteur moins compromettant, disait que la dégradation d’une langue va de pair avec la décomposition politique. Qu’est-ce qui agitait donc l’angélique prêcheur qui me vantait la créolisation de la France ? Moins la haine de la France que son désir de voir disparaître des types tels que moi qui errent comme un loup sur les terres du passé, prétendait-il, alors que j’ai toujours été à la lisière, à l’orée, prêt à bondir dans le futur.

(...)

Je ne me sens plus rien de commun avec les habitants des cités d’Occident, néo-barbares, pseudo-victimes, esclaves petits-bourgeois, ilotes consentants.

(...)

« C’est ma culture, on ne doit pas y toucher ! » dit cet adolescent afro-français à qui un homme de type caucasien demande s’il n’y a pas de ridicule à porter des pantalons qui lui tombent à mi-fesses, tandis qu’une Maghrébine qui se vante de posséder un passeport français (et non d’ "être" française), la tête couverte d’un hidjab, traite l’ironiste de sale Gaulois, les uns et les autres renvoyés à la même illusion identitaire, mais le « Gaulois » seul sachant pourquoi et de quel empire effondré il est la voix ultime.

(...)

Peut-on se réjouir vraiment de la construction de mosquées dans l’Europe actuelle ? Doit-on tout accepter d’autrui ? Ou bien est-on indifférent au point de (...) se couper volontairement la langue en vertu d’un non-savoir qui est la condition moderne de l’esclavage ?"


Et cette semaine, à voir et écouter,

Elisabeth Levy et Richard Millet face à Khadra :

http://www.dailymotion.com/video/xbvohq_debat-sur-lidentite-justine-levy_news

Écrit par : Amélie | 17 janvier 2010

http://puzzledelintegration.blogspirit.com/

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Une interview de Richard Millet :



http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2009-01-22/richard-m-le-maudit/989/0/309605

Écrit par : Amélie | 17 janvier 2010

Notez aussi le dernier principe qui interdit à contrario les expériences in vivo sur les enfants et qui a d'ailleurs permis la disparition immédiate de la globale, archétype de méthode dont l'inefficacité était amplement démontrée...

Cadichon
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Nous avons la chance d'avoir en France l'un des meilleurs spécialistes des neurosciences de la lecture qui a écrit un ouvrage de très haute tenue scientifique (Les neurones de la lecture - Stanislas Dehaene - Edition ODILE JACOB) et dont la conclusion est sans appel : c'est le ba-ba qui est la seule méthode adaptée à l'apprentissage de la lecture.

Cet exemple montre que le cycle primaire, malgré les pédagos, malgré la mammouth serait le premier à pouvoir être réformable, ce qui rendrait le plus grand service aux futures générations.

Il n'y a donc pas lieu d'obéir éternellement aux haddiths et aux fatwas obscurantistes des pédagos fous. Et d'ailleurs je suis étonné de constater que de nombreux instituteurs continuent d'enseigner "à l'ancienne", mais ils appartiennent hélas à une ancienne génération appelée à disparaître.

Par ailleurs me semble-t-il la mission d'apprendre à lire, écrire et calculer à de jeunes enfants avides de découvertes relève de solutions simplissimes que les idéologues du pédagogisme ont réussi à compliquer inutilement ...pour des résultats indignes.

On a pu constater entre les deux tours de la présidentielle de 2002 que la France était composée de 60 millions de résistants au fascisme. On aimerait bien voir ces "rebelles de salon" combattre contre le conformisme et le formattage idéologique du pédagogisme...

Je regrette que C. Mazeron ne parle pas plus du Primaire dans son livre et pour le Secondaire j'espère que la situation générale n'est pas partout aussi dégradée que dans les banlieues difficiles, sinistrement caricaturales et sur laquelle tout a été dit ou presque.

J'iamgine que les enseignants bien-pensants, imprégnés de pédagogisme angélique, apôtres de la diversité, du multiculturalisme, et de l'égalitarisme se précipitent tous pour aller mettre en oeuvre dans les collèges des banlieues difficiles leurs théories magiques , suivis de leurs chers petits enfants, tous ravis de jouir de l'enrichissement des mélanges sociaux et culturels, pour ne pas dire ethniques.

C'est là que l'on voit les limites de l'attachement viscéral de C. Mazeron et de JP Brighelli à l'uniformisation nationale, jacobine et républicaine, alors que de toute évidence , et dans les faits, il est impossible de pratiquer le même enseignement dans un collège de centre ville et dans les pénibles garderies d'ados mal léchés des collèges périphériques.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 17 janvier 2010

Voir également ce qui se passe en Belgique, pays qui accorde le droit de vote aux étrangers, avec cette vidéo...

http://www.dailymotion.com/video/x467yt_reportage-musulman-en-belgique

... que Christine Tasin a mise sur son blog :

http://christinetasin.over-blog.fr/

Écrit par : Amélie | 17 janvier 2010

Et d'ailleurs je suis étonné de constater que de nombreux instituteurs continuent d'enseigner "à l'ancienne", mais ils appartiennent hélas à une ancienne génération appelée à disparaître. Bourgeois ignorant

ancienne génération largement stigmatisée, molestée, décriée, fustigée, et bien souvent "punie" par stagnation dans la carrière. Il faut tout de même l'ajouter. Alors qu'elle disparaisse bientôt...

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Irrésistible :
http://www.marianne2.fr/Gaby-Cohn-Bendit-plait-moins-que-son-frere_a183484.html

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

"Car enfin, le socle commun des connaissances et des compétences et l'idée d'évaluation ne viennent pas de la tradition nationale. Vous pourriez donc, au moins sur ce point, concéder que marigot a raison."

désolée mais là non plus je ne comprends pas où vous voulez en venir et je ne concèderai donc rien, ne sachant pas de quoi il retourne.

Ecrit par : Cadichon | 17 janvier 2010

Ah, Cadichon, prise sur le fait ! Vouloir s'occuper du système scolaire français, européen et mondial et ne pas connaître ça, c'est ennuyeux !

http://www.education.gouv.fr/cid2770/le-socle-commun-de-connaissances-et-de-competences.html

Écrit par : Faut sortir le dimanche ! | 17 janvier 2010

Extrait du blog de Christine Tazin :
"Je ne serais pas choquée que l’on suspende ou supprime les retraites dorées de nos ministres ou de nos grands patrons quand ils sont convaincus de malversations ou de délits d’initiés ou les allocations familiales de ceux qui se refusent à faire l’effort d’élever leurs enfants et à leur imposer le respecter de tous et de la loi."

Les économies ainsi engrangées permettraient sans doute d'enrayer assez rapidement le déficit abyssal des comptes publics...

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Tasin. Mille excuses.

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Parmi les unités d'enseignement qu'on peut faire en L1/L2 de sciences à l'université de Provence, il y en a une surnommée "5P" pour "Projet Personnel Professionnalisé et Préfiguration de Parcours"

De méchantes langues l'appellent l'UE pipeau

Ce serait donc l'UE "6P" ?

http://sceco.univ-aix.fr/UserFiles/45/UE%20projet%20pro%20L3%20EM%20&%20AES%202010.pdf

Écrit par : P^5 | 17 janvier 2010

ancienne génération largement stigmatisée, molestée, décriée, fustigée, et bien souvent "punie" par stagnation dans la carrière. Il faut tout de même l'ajouter. Alors qu'elle disparaisse bientôt...

Ecrit par : nicolas | 17 janvier 2010

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Le livre de M. Le Bris "Et vos enfants ..." est à cet égard tout à fait édifiant.

On pourrait caricaturer le Totalitarisme en disant que c'est la combinaison d'une Idéologie et d'une Bureaucratie. Nous y sommes. La bureaucratie du Mammouth fait peur en effet, aveugle, brutale et inhumaine comme C. Mazeron , et bien d'autres' en témoigne. Et lutter contre une idéologie bureaucratique, ce n'est pas évident, comme l'Histoire nous l'a démontré. La libération de l'éducation nationale sera un long combat, difficile, épuisant et long...Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas commencer, et c'est évidemment aux parents (et citoyens) qu'il appartient de monter en première ligne.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 17 janvier 2010

"c'est évidemment aux parents (et citoyens) qu'il appartient de monter en première ligne." Bourgeois Ignorant

Pas de problème, on vous couvre...

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Ce serait donc l'UE "6P" ?
A 3,14 on était dans l'UE Pipée.

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Vous semblez avoir besoin de vous renseigner sur NCLB, initiative fédérale de grande envergure, la première du genre, qui était destinée à sauver l'école publique du naufrage auquel la destinait, comme chez nous, la politique scolaire des "progressistes", ces pédagogols version US.

Vous ne pouvez donc la réduire à cette ridicule caricature (remplacer le savoir par la compétence): it's an outright lie, vous diraient les participants au symposium sur le bilan de NCLB auquel j'ai assisté jeudi dernier (Je tiens à votre disposition le texte de la présentation qui contredit cette caricature) en compagnie d'un impressionnant aréopage de proviseurs et de caciques de l'administration de l'éducation de mon état. Il était d'ailleurs à l'honneur car il est passé en tête cette année, et il venait de loin : l'école publique, dans la People's Republic of Massachusetts, fut une des premières à sombrer. Elle succomba très vite au chant des sirènes pédagoles, alors que pendant un siècle elle avait été le fleuron de l'enseignement populaire américain, sous la houlette de ce brave Horace Mann, que Buisson appela un bienfaiteur de l'humanité.

Je suis personnellement bien content de ce que vous me dites sur la défaites des "pédagols" aux Etats-Unis mais je ne parlais pas du NCLB, mais du "socle commun des connaissances et des compétences" qui se met en place actuellement à tous les échelons (primaire, collège, lycée) chez nous en France (j'ai écrit un article sur le sujet sur mon blog) : http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

Il y a aussi un texte sur mes souvenirs d'enfance américains ("Love me tender")... dans lequel vous verrez qu'il m'est arrivé et qu'il m'arrive encore de succomber à la tentation ! (je n'avais pas encore lu Oscar Wilde) ;-)

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

jolie doublette :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/13/01016-20100113ARTFIG00872-descoings-blanquer-les-nouveaux-maitres-a-penser-.php

Ecrit par : exTC | 17 janvier 2010


Doublette infernale, oui !!!
Et qu'il faut arrêter de toute urgence (pour paraphraser Marianne...).

Écrit par : mihailovich | 17 janvier 2010

J'ai retrouvé dans un coin de grenier un vieux morceau de journal utilisé comme papier d’emballage. (Le Populaire-Dimanche de Septembre 1952) , où se trouvait une citation de L’Humanité du 30 Juillet 1952, page 4, où Fernand Dupuy secrétaire de Thorez écrivait : “ Les instituteurs sont le jalon de la bataille communiste, leur pédagogie doit s’inspirer des enseignements de la pédagogique soviétique, ils doivent apprendre à diffuser le roman soviétique à l’école. ”

Dans cet article Populaire s'indignait des efforts, en partie couronnés de succès, des communists Français pour prendre le contrôle des Ecoles Normales d'Instituteurs.

Je crois qu'on sous-estime encore beaucoup trop la capacité de nuisance des idéologues qui se considèrent comme les combattants d'une cause sacrée et qui font tout pour la faire réussir, sans s'encombrer des réalités ni des évidences.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 17 janvier 2010

Robin, laissez tomber, à un juger par les éloges sans nuance de JPB, elle a déjà un soupirant.

Ecrit par : Roméo | 15 janvier 2010

Moi, me battre avec Cyrano ? D'autant que Claire a, hélas, sans doute déjà son Christian.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

« [...] Gaby, mais en mettant des caméras qui surveillent s'il garde bien les mains sur le bureau et les fesses sur sa chaise »
Cadichon | 17 janvier 2010

Diffamation :
« Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. »
(Loi du 29 juillet 1881, art. 29.)

Écrit par : Tailleboudin | 17 janvier 2010

Tailleboudin,


Vous avez l'esprit mal tourné !

Écrit par : iPidiblue et les faisans | 17 janvier 2010

Dans le figaro, N. Polony nous gratifie d'une présentation conjointe du tandem Descoings-Blanquer.

Malheureusement, elle ne semble pas avoir vu l'essentiel :

- Descoings : Commandeur de l'Ordre du Rio Branco (Brésil)

- Blanquer : Chercheur à l'Institut français d'études andines (Ifea) de Bogota, en Colombie (1989)

Une filière sud-américaine de longue date ? 1989 Promotion canopée ?

Dans le juste combat contre la double discrimination genre/couleur de peau, on espère que la blanche sera à égalité de traitement avec le brown sugar

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/13/01016-20100113ARTFIG00872-descoings-blanquer-les-nouveaux-maitres-a-penser-.php

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Comment cela Dugong ? Il y a une filière de la cocaïne à l'intérieur des plus hautes instances de l'Education nationale et l'on ne nous disait rien ? Mais vous verrez bientôt on insinuera qu'il y a des ministres qui se payent des ballets roses et des ballets bleus ...

Écrit par : iPidiblue et les faisans | 17 janvier 2010

L'automobiliste âgé de 16 ans qui avait volontairement percuté vendredi le principal du collège Jean Campin à La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) a été inculpé et placé en détention, a annoncé la gendarmerie. Le conducteur a été mis en examen samedi soir et incarcéré à la maison d'arrêt de Villepinte pour "violences", "mise en danger d'autrui", "rébellion" et "usage de stupéfiants", ainsi que pour "conduite sans permis", a indiqué cette source.

Son passager âgé de 16 ans, également mis en examen pour la plupart de ces chefs, a été libéré un peu plus tôt samedi et placé sous contrôle judiciaire. Selon les gendarmes, on a interdit à ce dernier "de se rendre aux abords du collège et de fréquenter les victimes" et imposé de "suivre une formation professionnelle et pointer une fois par semaine à la brigade de la Ferté-Gaucher". Les faits remontent à vendredi matin. Il semble que les deux jeunes voulaient régler un différend avec une jeune fille scolarisée dans l'établissement.

Sous l'emprise de stupéfiants, ils s'étaient engagés dans un sens interdit, à grande vitesse, avant d'être arrêtés dans leur course par un bus scolaire roulant en sens inverse.

Écrit par : iPidiblue chronique des proviseurs écrasés | 17 janvier 2010

La question étant de savoir si ce genre d'événement relaté par une dépêche AFP relève seulement du fait divers ou de l'air du temps ?

Écrit par : iPidiblue chronique des proviseurs écrasés | 17 janvier 2010

La question étant de savoir si ce genre d'événement relaté par une dépêche AFP relève seulement du fait divers ou de l'air du temps ?

Ecrit par : iPidiblue chronique des proviseurs écrasés | 17 janvier 2010

Nous nous sommes posés la même question au sujet de la minute de silence à la mémoire du jeune Medhi.

Le problème, c'est que la réduction des actes de violence et "d'incivilité" dans le milieu scolaire à des "faits divers" ou à des "incidents isolés" est un élément essentiel de "l'air du temps".

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

En tous cas les compétences :

Usage de stupéfiants.
Usage d'engins à moteurs.

Ne sont pas encore complètement maîtrisées, donc pour les valider est-ce qu'il ne faudrait pas introduire de nouveaux items dans la grille du ministère ?

Écrit par : iPidiblue grille de compétences | 17 janvier 2010

Il est plutôt drôle de voir les hommes s'oppresser les uns les autres, l'écrivain Alfred Döblin (1878-1957) écrivait ceci à propos de son éducation au Gymnasium à Berlin vers 1890/1900 :
"Nous étions jeunes candides et ne remarquions rien car pour dix ans nous étions entièrement occupés à éviter le redoublement et à nous battre tels d'héroïques rebelles, des Macchabées, contre les potentats de la chaire. Ma haine à leur endroit sera inextinguible ! Le jour où j'en viendrai à écrire mes Mémoires, je dessinerai leur portrait : l'école à la prussienne, l'éducation aux mains des spécialistes, la neutralité pédagogique, un ministère sur chaque estrade, le tsarisme des subalternes".

Écrit par : iPidiblue éducation à la prussienne | 17 janvier 2010

Et finissant sur cette note gaie (:>) je vais retrouver Morphée en souhaitant Bonne journée à tous qui vous levez.

Ecrit par : Cadichon


Je résume le long message de Cadichon :

"Les US ont rétabli le carnet de note et les notes de 1 à 20".

Trop forts, ces ricains !

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

Ecrit par : iPidiblue chronique des proviseurs écrasés | 17 janvier 2010


Mais oui, la voilà la solution !!!!!

Remplacer les profs par des flics armés et nous retrouverons notre belle jeunesse bien propre sur elle !!!!!

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

Yfig le dealer d'Honfleur, c'est lui qui fournit les belles occases aux non-repentis !

Je connaissais "Le voleur de bicyclettes" de Vittorio de Sica mais il y aurait un beau film à tourner sur nos campagnes qui se modernisent à toute allure ..

Écrit par : iPidiblue et le vendeur de voitures volées | 17 janvier 2010

jolie doublette :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/13/01016-20100113ARTFIG00872-descoings-blanquer-les-nouveaux-maitres-a-penser-.php

Ecrit par : exTC | 17 janvier 2010

"Alors que certains le voient déjà remplacer Xavier Darcos, il retourne rue Saint-Guillaume. Non pas que cet homme de gauche ne puisse être tenté par une proposition émanant de Nicolas Sarkozy. D'aucuns murmurent même qu'il aurait l'heur de plaire à la première dame. «Il avait exigé comme condition un gel des suppressions de postes », affirme un proche."


Je ne connais pas Natacha Polony qui, elle-même, me connais encore moins ..... mais je trouve sa lexicographie fort proche de celle du bourgeois gentilhomme si cher à Molière !!!

"qu'il aurait l'heur de plaire à la première dame"

je vous la plante ou vous le faites vous-même ?

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

"Communication et pragmatisme

Le patron de Sciences Po et l'ancien recteur de Créteil ont ceci de commun qu'ils sont avant tout de fins connaisseurs de la société médiatique. Ils savent qu'il faut alimenter en perma­nence la machine avec de nouveaux projets, de nouvelles expérimentations…"

Décidemment, cette Natacha (si c'n'est elle c'est son frangin) baigne dans son époque !!!! Elle a tout compris (comme on dit dans la pub) elle a sa box !

J'ai le confus sentiment que notre époque croit pouvoir se suffire à elle-même ! (d'ailleurs, iPidi, qui est encore bien jeune, le dit, lui aussi, sur son blog !). Le terrain sera bientôt prêt pour recevoir toutes les civilisations allogènes ..... la France n'est-elle pas le centre du monde et la patrie de la fraternité juvénile et niaiseuse ?

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

iPid, allez donc poster quelques commentaires sur le blog d'Yfig, il se sent un peu seul en ce moment; et puis, ça nous fera des vacances.

Écrit par : TotoWeininger | 17 janvier 2010

Oui, nous sommes tous encore bien jeunes ... mais aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années !

Écrit par : iPidiblue dicton cornélien | 17 janvier 2010

Eloge de la sieste: après avoir parcouru d'un oeil distrait ce blog fort échevelé, je vous la souhaite bonne.
La mienne sera royale: après une Chimay bleue et un excellentissime strogonoff tropical, une pénombre étudiée et une couche accueillante berceront mes rêves.
En vérité, je vous le dis: la sieste est le pivot, la clef de voûte, la pièce maîtressse de l'enseignant-pas-faignant !

Bon Dimanche!

Écrit par : sisyphe | 17 janvier 2010

Toto à cheval serait-il un familier de mon blog ?
L'un de ces visiteurs furtifs ..... dont la discrétion n'a dégal que le voyeurisme (pour ce qui le concerne !)
L'enfer c'est les autres ..... surtout les vicieux veules !!!!!!

Hue !

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

Une filière sud-américaine de longue date ? 1989 Promotion canopée ?

Elle est excellente ! J'en viendrais presque à intervenir à nouveau sur ce blog.

Écrit par : Garafignoux | 17 janvier 2010

Ce que l’etat ne vous dit pas c’est qu’il remplace les profs titulaires par gens ayant bac+3(minimum).Ces personnes sont des "enseignants" embauchés en cdd de 1 an ou en vacation(statut le plus précaire de France,privé et public confondus).

Le vacataire n’a même pas droit à la sécurité sociale ,ni au chômage,pas de cotisation retraite ,payé à l’heure devant les élèves mais ne pouvant pas faire plus de 200h dans l’année. 4000 euros pour vivre un an,cool non ?

Les profs en cdd (10 ou 12 mois),ne signe jamais de cdi avant 50 ans.Ils peuvent enchainer 10,15 ans de cdd ponctués de vacations et de périodes de chômage.Pas d’indemnité de licenciement car ce sont des fins de contrats(cdd) ,pas de ré-obligation d’embauche,une année travaillée compte une 1/2 année pour la retraite,etc……

Il ne faudra pas se plaindre si ces profs ne s’investissent pas dans leur boulot,surtout si celui ci ne leur permet que de survivre .Imaginez demander un crédit avec un cdd de un an. Trouver un logement ,vu qu’ils sont mutés partout.Leur salaire est indexé sur 10 mois et non 12 (ils touchent 10 salaires étalés sur 12 mois) comme les titulaires.

La gauche ne peut rien dire car c’est elle qui a inventé ce système en 1997.La droite l’utilise au maximum et va même plus loin car les rectorats ne proposent plus que des mi-temps ( 792euros/mois).Sur un poste ils font travailler 2 profs non-titulaires qui par conséquent ne sont plus dans les chiffres du chômage.Deux chômeurs en moins au lieu d’un,cool non ?

les critiques devraient déjà se renseigner avant de parler. De plus pour la lecture les parents sont à 80% responsables ,ils ne remarquent même pas que leurs gosses ne savent pas lire à l’entrée en 6éme.En clair ils n’ont jamais fait une page de lecture avec leurs enfants et après ils crient au scandale. Pour finir les programmes sont fabriqués par les ipr et pas par les profs.

Écrit par : arkane1789 | 17 janvier 2010

Ce que l’etat ne vous dit pas c’est qu’il remplace les profs titulaires par gens ayant bac+3(minimum).Ces personnes sont des "enseignants" embauchés en cdd de 1 an ou en vacation(statut le plus précaire de France,privé et public confondus).

Le vacataire n’a même pas droit à la sécurité sociale ,ni au chômage,pas de cotisation retraite ,payé à l’heure devant les élèves mais ne pouvant pas faire plus de 200h dans l’année. 4000 euros pour vivre un an,cool non ?

Les profs en cdd (10 ou 12 mois),ne signe jamais de cdi avant 50 ans.Ils peuvent enchainer 10,15 ans de cdd ponctués de vacations et de périodes de chômage.Pas d’indemnité de licenciement car ce sont des fins de contrats(cdd) ,pas de ré-obligation d’embauche,une année travaillée compte une 1/2 année pour la retraite,etc……

Il ne faudra pas se plaindre si ces profs ne s’investissent pas dans leur boulot,surtout si celui ci ne leur permet que de survivre .Imaginez demander un crédit avec un cdd de un an. Trouver un logement ,vu qu’ils sont mutés partout.Leur salaire est indexé sur 10 mois et non 12 (ils touchent 10 salaires étalés sur 12 mois) comme les titulaires.

La gauche ne peut rien dire car c’est elle qui a inventé ce système en 1997.La droite l’utilise au maximum et va même plus loin car les rectorats ne proposent plus que des mi-temps ( 792euros/mois).Sur un poste ils font travailler 2 profs non-titulaires qui par conséquent ne sont plus dans les chiffres du chômage.Deux chômeurs en moins au lieu d’un,cool non ?

les critiques devraient déjà se renseigner avant de parler. De plus pour la lecture les parents sont à 80% responsables ,ils ne remarquent même pas que leurs gosses ne savent pas lire à l’entrée en 6éme.En clair ils n’ont jamais fait une page de lecture avec leurs enfants et après ils crient au scandale. Pour finir les programmes sont fabriqués par les ipr et pas par les profs.

Écrit par : arkane1789 | 17 janvier 2010

Remarquez Arkane1789, si vous êtes enseignant vacataire et en CDI, on pourrait trouver - si l'on avait mauvais esprit - que c'est déjà beaucoup trop ...

Écrit par : iPidiblue vacation au mérite | 17 janvier 2010

@ cadichon

Il y a deux manières d'interpréter le NCLB "No child left behind" : l'augmentation de la qualité de l'offre éducative, à commencer pas la suppression de la globale (enseignement explicite, notation des élèves au mérite, programmes cohérents et riches...) ou bien la réduction des savoirs à un "socle commun" et le remplacement de la notation par une évaluation "magique" (comme la potion de Panoramix) qui enjoint aux enseignants de valider tous les "items" (au besoin, l'administration se substituera aux enseignants récalcitrants).

... Avec une valorisation outrancière de critères aussi vagues et aussi idéologiques que l'adaptation à la vie quotidienne, la sociabilité, un vague vernis culturel.

Je crains bien que la France (et l'Europe) n'aient choisi la deuxième solution. Nous sommes loin du Massachusetts (et du MIT).

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Je signale à Arkane que les Licenciés embauchés comme profs à temps partiel et sus-salaire, nous en avons parlé ici il y a déjà un certain temps. Et que le dernier à passer une petite annonce (dans l'académie de Créteil, le mois dernier) pour en recruter est justement ce M. Blanquer, nommé opportunément à la tête de la DGESCO.
JPB
PS. Sisyphe, c'est quoi t'est-ce, un "strogonoff tropical" ?

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2010

Je me suis demandé si je livrerais cette perle sur ce blog. Finalement, oui. Rien que pour confirmer combien la graisse de mammouth était épaisse et poisseuse. Je n'ai rien demandé, je suis convoqué à un stage sur le PDMF ( j'adore ça répéter: PDMF, PDMF,...). Pas de cours avec mes petits kikis, certains s'en réjouiraient, pas moi. Pour dire les choses clairement ça me fait "ierch". Je préfère mes élèves à ce genre de formation à la con. En plus on décide pour moi, comme ça: sans doute parce que les volontaires devaient tomber comme une pluie de sauterelles... Donc , pour justifier cette chose, on te chope des couillons obéissants obligés, parce que fonctionnaires, hein?! Je suis désolé de constater que les COP - on reste langage EN- sont médiocres en général, mais devoir encore endosser cette nouvelle casquette! Ras-le-Bol!
Alors voilà:

"Le parcours de découverte des métiers et des formations permet aux élèves de :

* faire le lien entre le travail en classe et leur parcours de formation
* ouvrir leur horizon personnel
* acquérir des connaissances, des capacités et des attitudes utiles tout au long de la vie

Il contribue à :

* prévenir les abandons précoces
* renforcer les filières scientifiques et techniques
* contribuer au respect du principe d’égalité des chances

Le parcours de découverte est un levier pour permettre l'élévation des niveaux de qualification d’une classe d’âge :

* 100 % d'une classe d'âge au premier niveau reconnu
* 80 % au niveau du baccalauréat
* 50 % diplômée de l'enseignement supérieur"

Ben voyons!

Écrit par : Passant | 17 janvier 2010

Ortos, je ne laisse pas les commentaires qui attaquent directement des tiers. On peut dire sur moi ce que l'on veut, pas sur les autres — pas quand je sais que c'est inutilement blessant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 janvier 2010
Et mon cul, c'est du poulet ?
Je n'aurai qu'un mot: "pauv' type ! ".

Écrit par : ortosphère | 17 janvier 2010

Et mon cul, c'est du poulet ?
Je n'aurai qu'un mot: "pauv' type ! ".
Ecrit par : ortosphère | 17 janvier 2010

Ça, par exemple, je le laisse. C'est assez honorable, au fond, sachant d'où ça vient.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2010

Passant vous avez raison de nous signaler cette Couillonnade ! En abréviation je ne sais pas ce que cela donnerait ...

Un joli parcours à méditer, un jeune corse de Marseille, Baptiste Giabiconi né en 1989, ouvrier ajusteur remarqué pour ses talents par Karl Lagerfeld et qui devient mannequin vedette ... les hasards de la mode sont plein d'imprévus et les épines de la vie cachent parfois des roses profondes !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baptiste_Giabiconi

Écrit par : iPidiblue et la rose profonde | 17 janvier 2010

On comprend mieux l'exigence argumentative au lycée, quand on lit ortosphère.

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Il était hier soir chez Ruquier, comme s'il n'avait fait que ça toute sa jeune vie, et totalement décomplexé, il s'est imposé pour chanter (croyant bien l'interpréter) QUESAS ter et c'est à ce moment que s'est imposée à moi l'image du duo Baptiste/Arielle. Trop glamour. Vertigineusement sensé. Le produit le plus raffiné depuis longtemps. Parce que nous le valons bien.

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

"Ferait mieux d'aller se balader à Port au Prince." dit l'autre d' Obama.

Ferait mieux de ne se balader nulle part.

Écrit par : guy morel | 17 janvier 2010

'Je propose une grande promenade au moulin, par les bois, dit M. de Rugès. Nous irons voir la nouvelle mécanique établie par ma soeur de Fleurville, et, pendant que nous examinerons les machines, vous autres enfants vous jouerez sur l'herbe, où on vous préparera un bon goûter de campagne : pain bis, crème fraîche, lait caillé, fromage, beurre et galette de ménage. Que ceux qui m'aiment me suivent !'
Tous l'entourèrent au même instant.


Oui, Nicolas, nous sommes tous deux des âmes simples et pures et la Comtesse de Ségur est restée notre idéal !

Écrit par : iPidiblue les Vacances | 17 janvier 2010

gné ?

Écrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Sérieusement je tiens les oeuvres de la Comtesse de Ségur comme une des meilleures choses à faire lire aux enfants !

Ce dialogue n'est-il pas d'une admirable modernité :

LE GÉNÉRAL DOURAKINE - Je suis votre mari, vous êtes ma femme, j’ai le droit de vous battre, de vous faire crever de faim, de froid, de misère.
MADAME BLIDOT, "riant". — Et moi, quels sont mes droits ?
LE GÉNÉRAL. — De pleurer, de crier, de m’injurier, de battre les gens, de déchirer vos effets, de mettre le feu à la maison même dans les cas désespérés

Écrit par : iPidiblue l'Auberge de l'Ange gardien | 17 janvier 2010

Tout ce qu'on dit sur l'EN me paraît être du bla-bla-bla tant qu'on ne se rendra pas compte que, à bas bruit et avec une hypocrisie monstrueuse, ce sont toujours les "pédagos" tant honnis qui dominent :
- les IUFM
- donc, les apprentissages de la lecture.
Tant que les "grands experts" de l'apprentissage de la lecture continueront à être de tristes individus comme Bentolila (Gafi le Fantôme), J.E.Gombert, Sylviane Valdois, Pascale Colé, (auteurs de Crocolivre), Gérard Chauveau (Mika), etc etc, qui sont à la fois juges et parties, rien n'avancera.

On pourra toujours dénoncer l'incurie, la violence, la nullité.

Madame Wettstein-Badour a parlé de deux prix Nobel américains, Roger Sperry et Eric Kandel, qui se sont intéressés au cerveau et aux rôles des différentes aires.
Ces chercheurs en neuro-sciences sont parfaitement ignorés de nos pseudo-chercheurs en neuro-sciences, les neuro-pédo-psychiatres Catherine Billard, Liliane Sprenger-Charolles, Franck Ramus, qui sont à la tête d'importantes équipes de recherche au CNRS, INSERM, hôpitaux, centres CORIDYS.
Par leur mensonge éhonté, ils cautionnent, sous leurs apparences de grands scientifiques, avec le langage qui va avec, le fait que ces méthodes se perpétuent, sinon, leurs taux de 6, 8, 10 % d'enfants dyslexiques s'effondreraient, et adieu leurs juteux lobbies.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 janvier 2010

Un joli parcours à méditer, un jeune corse de Marseille, Baptiste Giabiconi né en 1989, ouvrier ajusteur remarqué pour ses talents par Karl Lagerfeld et qui devient mannequin vedette ... les hasards de la mode sont plein d'imprévus et les épines de la vie cachent parfois des roses profondes !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baptiste_Giabiconi

Ecrit par : iPidiblue se l'enfonce profonde | 17 janvier 2010

Devenez enseignant. Vous en verriez de temps à autre des identiques. J'apprécie, en espérant n'être point le seul, votre: "ajusteur remarqué pour ses TALENTS".

Écrit par : La tentacule mais ne se rend pas | 17 janvier 2010

Ipidi, Baptiste vous fait de l'oeil, et en talons aiguilles, de surcroît:

http://lh3.ggpht.com/_W6nT88yRgDg/Sp4Db8D5g6I/AAAAAAAALLc/pO9OgekjoAA/Baptiste%20Giabiconi.preview%5B14%5D.jpg

Écrit par : La tentacule mais ne se rend pas | 17 janvier 2010

C'est un point de vue intéressant ...

Écrit par : iPidiblue Un bon petit diable | 17 janvier 2010

Le talent de DCB m'ébaubit…

Je trouve que DCB est une sorte de Michel Edouard Leclerc de la politique, grand metteur en scène du rôle de Zorro dans des secteurs déjà largement en décomposition.

Bien sûr, comme pour les pompes funèbres de l'Ed Cercueil, une fois l'affaire lancée, il faut être capable de réaliser sa prise de bénefs à temps en franchisant à de laborieux soutiers *.

C'est ce que fait actuellement notre bon DCB, sans grand risque, dans le rôle de levure pour les candidats d'EE **.

Après, au pire, il pourra toujours rejoindre son néo-nationaliste de frère au pays des hommes intègres (intègre de toute usure du pouvoir puisqu'il n'agit jamais vraiment).

Qu'on me comprenne bien : je ne dis pas que cet admirable branleur ne fait rien du tout, bien au contraire. Je dis que, sous couvert de fédéralisme européen "antinationaliste", il se garde bien de se présenter à une élection où on le jugerait sur ses propres actes (député à l'A.N. ou maire). A-t-on déjà vu des électeurs demander massivement des comptes personnels à un député européen ?

Bref, en affranchi qui se garde bien de franchir le pas d'un scrutin uninominal, DCB, dans son habit de lumière à médias, est un homme de l'ombre, franc comme un âne qui recule mais qui n'oublie jamais d'être le franchiseur efficace de sa propre marque.

A sa manière, un magicien ! Chapeau l'artiste !


* la comparaison avec l'exploitant-défenseur du bas peuple s'arrête probablement là (MEL, lui, a déjà vendu sa boutique il y a belle lurette)

** candidats pas toujours albicans, représentation des "minorités visibles" oblige.

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Vous voulez dire qu'à Hollywood il avait sa chance mais qu'ils avaient déjà trop de juifs allemands là-bas ?

Écrit par : iPidiblue Ich bin ein Berliner ! | 17 janvier 2010

Trop, je ne sais pas mais de trop haut niveau pour lui, sans doute !

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Des juifs allemands ...... n'importe quoi !

et pouquoi pas des berbères français pendant que tu y es ! ?

Écrit par : Yfig poète pourquoi pas ? | 17 janvier 2010

Vous savez, Dugong, faire la pute c'est faire la pute ! que ce soit en politique, au cinéma ou sur le trottoir, on voit bien que vous n'avez pas trop l'habitude ...

Écrit par : iPidiblue le plus vieux métier du monde | 17 janvier 2010

Il me semble même me souvenir que Ronald Reagan, Arnold Schwarzenegger et quelques autres n'ont pas trop mal réussi dans les deux métiers ...

Écrit par : iPidiblue que la politique est le plus vieux métier du monde | 17 janvier 2010

d'honnêteté i"Dans la vieille guerre entre «républicains» et «pédagos», sur la transmission des savoirs, les méthodes et le type de savoirs à enseigner, Jean-Michel Blanquer et Richard Descoings représentent une nouvelle étape, celle du dépassement du clivage par des gestionnaires animés d'une fibre sociale : une révolution discrète, au pays de Condorcet."

C'est quoi la prochaine "étape"... Le mur ?

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Fibre sociale : expression des médias français pour qualifier un carriériste doté d'une vague image d'homme de Gauche, d'une bonne maîtrise de la communication sur Facebook et d'une absence totale d'honnêteté intellectuelle.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Fibre sociale, cela veut peut-être dire qu'il a de jolies fesses ?

Écrit par : iPidiblue que la politique est le plus vieux métier du monde | 17 janvier 2010

Fibre sociale : expression des médias français pour qualifier un carriériste doté d'une vague image d'homme de Gauche, d'une bonne maîtrise de la communication sur Facebook et d'une absence totale d'honnêteté intellectuelle.

Ecrit par : Robin | 17 janvier 2010

Bien vu, Robin !
J'ajouterais : absence totale de scrupule, et virtuosité dans le maniement de la démagogie.
Et focalisation exclusive sur l'image, moderne de préférence.

Écrit par : mihailovich | 17 janvier 2010

Condorcet : vieux républicain "dépassé" par Philippe Meirieu. On ne sait pas au juste ce qu'il pensait, mais il faut toujours le citer. N'est pas sur Facebook.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Philippe Meirieu : vieil écolo-pédagogiste "dépassé" par Richard Descoings, gestionnaire animé d'une fibre sociale.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Fibre sociale, cela veut peut-être dire qu'il a de jolies fesses ?

Ecrit par : iPidiblue que la politique est le plus vieux métier du monde | 17 janvier 2010

Je ne suis pas allé voir sur Fessebook ! ;O)

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

fibre sociale ? focalisation sur l'image ?

Voyez comment on peut endoscoper * facilement un enseignant pour voir s'il a vraiment des tripes.

http://www.santea.com/media/multimedia/gastro/la_fibroscopie_gastrique_en_video/fibroscopie_sans_anesthesie

* on peut aussi le télescoper (avec le réel) voire le radioscoper (on chancelle en sortant)

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Continuez Robin, vous tenez le bon bout. Vous allez bientôt arriver à la conclusion que les politiques sociales dans leur ensemble sont des mesures démagogiques prises par des hommes sans scrupule dans une visée carriériste.

Ensuite, vous étendrez le raisonnement à la majorité des hommes politiques et des mesures qu'ils prennent (qu'elles soient sociales ou pas).

A ce point là, je solliciterai un rendez vous avec vous dans l'espoir de vous serrer dans mes bras.

Écrit par : Joe | 17 janvier 2010

C'est un point de vue intéressant ...

Ecrit par : iPidiblue Un bon petit diable | 17 janvier 2010

Oui, et à tout prendre, je le préfère à celui de Richard Descoings. Lui aussi doit être sur Fessebook ! ;O)

Et après ça on ne pourra plus dire "qu'on nous cache tout".

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Strogonoff "made in Brasil" (si si!): boeuf, concentré de tomate, oignon, persil, ciboulette, crème fraïche,lait, coeurs de palmier, servi avec du riz blanc et des patates poelées au beurre.

Ben...c'est très bon!!
:)

Écrit par : sisyphe | 17 janvier 2010

Descoings : Commandeur de l'Ordre du Rio Branco (Brésil)

Ecrit par : dugong

Au moins, les Brésiliens ont été clairvoyants : ils l'ont fait branquignol en chef.

Écrit par : Moot | 17 janvier 2010

A ce point là, je solliciterai un rendez vous avec vous dans l'espoir de vous serrer dans mes bras.

Ecrit par : Joe | 17 janvier 2010

Venez, chère âme, on vous attend ! ;O))

Vous comprenez maintenant pourquoi je n'adhère à aucun groupement humain (Parti politique, syndicat, église...), quel qu'il soit.

... Sauf du SNALC, mais avec eux, je fais dans la discrétion... Et puis il y a Claire Mazeron !

Et ne me dites pas que je suis un "libéral" sans le savoir !

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

L'enfer :


http://www.cas.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=4

Ecrit par : guy morel | 15 janvier 2010

Encore un "machin" qui va nous coûter cher, et dont Luc Ferry s'est fait une spécialité, comme le Grand Débat.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 janvier 2010

L'enfer :


http://www.cas.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=4

Ecrit par : guy morel | 15 janvier 2010

Encore un "machin" qui va nous coûter cher, et dont Luc Ferry s'est fait une spécialité, comme le Grand Débat.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 janvier 2010

Luc Ferry est-il un "CAS" ?

CAS : Conseil d'Analyse de la Société

Remake d'Autant en emporte le vent.

... En plus long et en plus ch...

Analysez, analysez, pourvu qu'il n'en reste rien !

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

GCB nous dévoile sa "méthode révolutionnaire".

Il est à jeun.

En entendant ce qu'il dit, j'aurais préféré qu'il fût chargé.

Baratinage que j'ai entendu une centaine de fois "l'Afrique mérite le mieux" gnagnagna

Oh Gaby, elle est où la prise de courant de ton zimbrec au village ?

http://www.omegatv.tv/video/57245354001/famille/ecole/education--la-methode-revolutionnaire-de-Gabriel-Cohn-Bendit

Écrit par : dugong | 17 janvier 2010

Dugong, vous ne semblez pas bien mesurer où se situe l'urgence : un TBI sinon rien !

Écrit par : Zorglub | 17 janvier 2010

Encore un "machin" qui va nous coûter cher, et dont Luc Ferry s'est fait une spécialité, comme le Grand Débat.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 janvier 2010

Mara Goyet en fait partie.
Non seulement elle a fait un livre (ou deux) pour quitter sa ZEP, mais elle a su rebondir, une fois revenu sur Paris-centre.
Il faut dire qu'elle sort d'un milieu très comme il faut.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 janvier 2010

Oh Gaby, elle est où la prise de courant de ton zimbrec au village ?

Gaby est tellement chargé qu'il n'est pas au courant.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

LE SNALC-CSEN S’ASSOCIERA A LA MANIFESTATION NATIONALE DU 30 JANVIER 2010

Le SNALC-CSEN demande à nouveau au Ministre de l‘Education le retrait de la réforme du lycée sous sa forme actuelle et la réouverture de négociations.

Il s’oppose, en outre à l’accroissement des pouvoirs du conseil pédagogique, à la caporalisation des professeurs, à la dégradation de leurs conditions de travail et à la baisse des horaires disciplinaires qui ne manqueront pas d’être engendrés par la nouvelle organisation des établissements.

Le SNALC-CSEN, considère que ses revendications ne sont pas compatibles avec celles du SGEN-CFDT et du SE-UNSA, qui ont apporté leur soutien aux récentes réformes, dont celle du lycée, initiées par le gouvernement. Par conséquent il n’appellera pas à la grève nationale du 21 janvier.

En revanche, pour soutenir toutes les initiatives locales visant à lutter contre la politique éducative du gouvernement, le SNALC-CSEN déposera, à partir du 18 janvier un préavis de grève reconductible. Il appelle toutes ses sections locales à participer à la semaine d’action intersyndicale du 14 au 21 janvier.

Le SNALC-CSEN s’associera à la manifestation nationale du 30 janvier à Paris. A cette occasion il appelle tous ses adhérents, ses sympathisants et tous les professeurs à se mobiliser massivement pour mettre en échec toutes réformes qui constitueraient une régression sans précédent pour l’Ecole de la République.


Paris, le 12 janvier 2010

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Cher Collègue,

Face à la menace sans précédent que fait peser la réforme du lycée sur les enseignements disciplinaires, menace jointe à l’accroissement des prérogatives du conseil pédagogique et à l’autonomie de l’établissement, le SNALC-CSEN (FGAF) s’est associé à la semaine d’action qui se déroule actuellement au sein des lycées et des collèges. Il a déposé un préavis de grève reconductible à partir du 18 Janvier afin de soutenir les initiatives locales. Il est important que les professeurs du SNALC et ceux qui partagent ses analyses se mobilisent et participent activement à cette action.

D’avance, je vous en remercie et vous assure du soutien plein et entier de notre syndicat.

Vous souhaitant une Bonne et Heureuse Année 2010,

Très cordialement,

Bernard KUNTZ, Président National.

N.B : le SNALC manifestera contre la réforme du lycée le samedi 30 janvier à Paris. Vous trouverez les analyses du SNALC, et les informations relatives à cette journée d'action nationale dès que l'intersyndicale les aura arrêtées, sur www.snalc.fr.

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

quelle apologie du livre de sa dame de coeur! JPB se serait-il glissé dans son costume préféré de nègre?

Écrit par : cancan | 17 janvier 2010

Un joli parcours à méditer, un jeune corse de Marseille, Baptiste Giabiconi né en 1989, ouvrier ajusteur remarqué pour ses talents par Karl Lagerfeld et qui devient mannequin vedette ... les hasards de la mode sont plein d'imprévus et les épines de la vie cachent parfois des roses profondes !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baptiste_Giabiconi

Vu la façon dont ce tordu de Lagerfeld le dégrade, il doit regretter de ne pas être resté ouvrier agricole avec les épines de la vie plutôt qu'avec les roses profondes ! ;-)

Tiens, un proverbe d'un de ses compatriotes (Ernst Jünger) pour cette enflure :

"Il existe une haine profonde chez les âmes viles pour la beauté."

Écrit par : Robin | 17 janvier 2010

Je ne vous savais pas si "monté" contre Karl, le pauvre chéri il va le prendre mal ! Il est très sensible ...

Écrit par : iPidiblue kolossalle kolere | 18 janvier 2010

A BOIRE TENANCIER ! LES COMMUNIQUES DU SNALC CELA ASSECHE LA GORGE ...

Écrit par : iPidiblue BIER BITTE SCHON ! | 18 janvier 2010

"Vu la façon dont ce tordu de Lagerfeld le dégrade" Robin

Raide neck et tordu ? Il cumule les handicaps.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

GCB, le Toubab Blanc Interactif n'a rien prévu pour Haïti.

J'ai vérifié.

Tant mieux.

http://repta.net/site/

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

quelle apologie du livre de sa dame de coeur! JPB se serait-il glissé dans son costume préféré de nègre?
Ecrit par : cancan | 17 janvier 2010

L'e-mail de ce délicieux personnage est trouducul@yahoo.com

Ça ne lui va pas mal, trou du cul…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 janvier 2010

Le jus pédagol du jour titre "A Londres, Chatel promet un grand plan numérique" :

"J’ai vu beaucoup d’expérimentations depuis 6 mois … » (TBI, manuels numériques, a-t-il ajouté, « et l’on comprend tout l’intérêt qu’il y a à recourir aux TICE »."

Je comprends aussi son intérêt : de la quincaillerie électronique en augmentation pour des effectifs humains en diminution, c'est tout bénef.

D'autant que la dite quincaillerie est du ressort des conseils généraux et régionaux.

Il est vrai aussi que sur le plan de l'efficacité et dans un cadre de destruction des contenus, les élèves qui devraient en bénéficier n'y perdront pas grand chose.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

"GCB, le Toubab Blanc Interactif n'a rien prévu pour Haïti."

Ecrit par : dugong | 18 janvier 2010

Ce type, (GCB), est vraiment obscène. Son article est révulsant d'autosatisfaction et de vacuité.
Je n'arrive pas à penser la même chose de son frère, (on a pourtant essayé de me convaincre, ici... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

"quelle apologie du livre de sa dame de coeur! JPB se serait-il glissé dans son costume préféré de nègre?"

Ecrit par : cancan | 17 janvier 2010

Ca aussi, c'est obscène.
Quand on est méchant, on a intérêt à être drôle, sinon, ça en devient pathétique.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Pour ceux qui connaissent Foucambert, l’illuminé de la méthode globale.
Il considère que le meilleur enseignement du monde est celui de Cuba ! Et il justifie ça avec sa légendaire lucidité :

« Ce qui est, dès le début, à l’œuvre [à Cuba] dans cette éducation , répé­tons-le, polytechnique, ce sont les différents langages qui permettent de rencontrer et de comprendre, en s’y impliquant, la réalité matérielle, sociale, culturelle... Cette réalité ne se définit pas à partir des besoins concurrentiels d’une économie de marché mais dans un cadre difficile et conflictuel qui tente de répondre aux besoins populai­res tels que les conditions du moment contraignent de les poser collective­ment. La formation intellectuelle puise donc ses racines dans l’expérience du travail productif partagé dont il s’agit de théoriser une pratique effective.
Il ne faut pas assimiler polytechnique et professionnel. Le premier est plutôt un enseignement général qui vise à développer contrastivement les technologies de l’intellect à l’œuvre dans le traitement de la réalité rencontrée dans la complexité de ses éléments en interdépendance ; le second vise plutôt la maîtrise de savoir-faire (et dans le meilleur des cas, de leurs bases théoriques) à l’œuvre dans un domaine spécialisé. »

Cuba est une dictature ? Ce n’est pas gênant pour lui : « des atteintes (invoquées) aux droits de l’homme, atteintes sans doute effectives mais proportionnellement dérisoires (en termes de nuisances, destructions, massacres, dictatures, exploitations, tortures, violations démocratiques, abêtissements, etc.) au regard de celles que commettent – ou feignent d’ignorer – ne serait-ce que les États de l’OCDE. » 

Ça fait penser aux tarés qui disaient après 1974 que Pinochet et Giscard c’était pareil.

Écrit par : P. Lariba | 18 janvier 2010

@Dugong
Tiens, Guedbralec a un plan d'embauche dans sa madrasa.

mon projet avance en effet, lentement mais surement. J'ai même prévu une aile (du bâtiment mais forcément protectrice) pour les élèves en grande difficulté.
http://scolaria.fr/scolariaecole/articles.php?lng=fr&pg=63

Beaucoup d'échos très positifs en salle des profs sur le livre de Claire Mazeron que je vais acheter de ce pas.
Un mot sur Françoise Candelier qui est en train de réussir un travail remarquable à Wasquehal dans des conditions peu faciles mais avec un vrai courage et l'aide de nombreux parents.

Écrit par : Guedbralec27 | 18 janvier 2010

J'espère bien qu'on fera lire la comtesse de Ségur dans l'école de Guedbralec à tous ces petits garçons et petites filles modèles !

Écrit par : iPidiblue et l'école modèle | 18 janvier 2010

Il est encore vivant, Foucambert, (autrement que cliniquement ???)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

"Ça fait penser aux tarés qui disaient après 1974 que Pinochet et Giscard c’était pareil."

Ecrit par : P. Lariba | 18 janvier 2010

Il y en a même qui préféraient Mao à Giscard !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Bah ! entre deux vieux chinois, difficile de choisir le bon ...

Écrit par : iPidiblue et les bridés | 18 janvier 2010

@ iPidiblue

Et pourquoi pas tiens, la comtesse vaut peut être aussi bien que Titeuf, et a fait le bonheur de beaucoup d'enfants. Remettons tout de même ces histoires dans le contexte de la fin du XIXe siècle. Mais on a tendance à tout ramener à l'aune de ces 30 dernières années.

Écrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

Guedbralec,

Je suis tout à fait sérieux ! J'ai donné plus haut un extrait de dialogue entre le général Dourakine et sa femme qui illustre bien la lutte des sexes et qu'on peut bien rapporter à notre temps sans difficulté !

Mais mon sentiment c'est que les progressisstes-marxistes (pléonasme pour gentils membres de l'EN) sont tout à fait hostiles au monde de la comtesse de Ségur née Sophie Rostopchine !

Écrit par : iPidiblue et le monde de Narnia | 18 janvier 2010

Je n'ai pas trop envie de faire de longs discours ici, mais un normalien littéraire comme Jean-Paul Brighelli est pris dans un dilemne impossible ! Soit il se résigne à ne plus faire étudier en classe que Marc Lévy et Frédéric Beigbeder, soit il est obligé de reconnaître que toute la grande littérature occidentale est imprégnée par le christianisme, qu'elle le porte ou qu'elle s'en éloigne ! Qu'elle le supporte ou qu'elle le condamne ... si l'on n'a pas reçu une éducation chrétienne toute la littérature européenne d'avant 1960 mettons est rigoureusement incompréhensible !

Même le marxisme-progressisme, théorie ou foi dont relèvent la plupart des enseignemants dispensés dans le catéchisme de l'EN sont directement pris à la source du christianisme.

Alors me dira-t-on il reste le paganisme de l'Antiquité Gréco-Romaine ! Certes mais comme les humanités latines et grecques sont en déshérence ... et de toutes les manières c'est faire l'impasse sur les liens si nombreux qui unissent le christianisme avec les grecs et les romains.
Enfin quoi tout devient rigoureusement impénétrable ...

De quoi peut parler Brighelli à ses prépas je ne sais pas du tout ! De la comète de Halley ?

Écrit par : iPidiblue et le monde de Narnia | 18 janvier 2010

"dilemme", pas "dilemne"...
Mais vous l'avez sans doute fait exprès ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Bravo Sibille ! j'ai au moins un élève qui suit ...

Écrit par : iPidiblue et le monde de Sibille | 18 janvier 2010

Il ne comprend pas tout mais il est appliqué ...

Écrit par : iPidiblue note d'assiduité | 18 janvier 2010

Merci à Nicolas pour les liens sur les évaluations CM2.

Écrit par : Flo | 18 janvier 2010

PETITE REFLEXION SUR LES ESCROCS DU SNES

"Cela fait longtemps que je caresse l’idée de dire ici tout le mal que je pense de l’évolution récente du principal syndicat des professeurs du second degré, le SNES-FSU1. L’occasion m’en est offerte par une histoire qui dure depuis deux ans au lycée français de Madrid, et qui m’a été rapportée de plusieurs sources, dont je n’ai aucune raison de mettre en doute la crédibilité. Depuis plusieurs années, Mme A. une enseignante d’italien de l’établissement anime un projet pédagogique consistant à familiariser les élèves de 1ère et de Terminale avec l’histoire de la Shoah. Dans le cadre de ce projet, avec l’aide de l’ambassade de France en Espagne et celles de diverses institutions locales, elle invite à Madrid des historiens de renom, comme Annette Wieviorka ou Jean-François Forges. Elle organise également des voyages d’élèves sur les lieux symboliques de l’extermination, comme Auschwitz ou la maison d’enfants d’Izieu. Bref, elle se décarcasse pour que les élèves madrilènes reçoivent, sur ce sujet, une information de qualité transmise par des personnalités qualifiées. Précisons, pour éviter tout malentendu, que Mme A. n’est pas juive, et que son conjoint ne relève pas non plus de cette secte d’élite, sûre d’elle et dominatrice. Le 30 janvier 2008 doit avoir lieu au lycée une conférence du Père Patrick Desbois, le spécialiste des Einsatzgruppen, ces escadrons de la mort nazis qui pratiquaient, à partir de 1941, les exécutions de masse des juifs vivant dans les territoires conquis par la Wehrmacht dans les pays baltes, en Ukraine et en Russie.

Il est d’usage, lorsqu’un conférencier de renom accepte de venir parler dans un lycée, de faire en sorte que le plus grand nombre possible d’élèves puisse y assister. Sauf obligation pédagogique majeure, comme un contrôle programmé depuis longtemps, les professeurs concernés laissent leurs élèves libres d’aller à cette conférence, et bien souvent les accompagnent. Ce n’a pas été le cas de Mme B., professeure de mathématiques, qui a refusé de sacrifier son cours d’algèbre pour permettre à ses élèves d’écouter le Père Desbois. Mme B. est parfaitement dans son droit, même si l’on peut estimer ce comportement un peu rigide. En revanche, la manière dont elle justifie son attitude devant les élèves n’a rien de vraiment sympathique : “La Shoah, vous en avez suffisamment entendu parler… on vous en parle depuis que vous êtes tout petits… ne vous inquiétez pas, l’an prochain ils recommenceront…”. En clair cela signifie qu’elle en a ras-le-bol des obsédés des chambres à gaz, qu’elle rassemble dans un “ ils” méprisant englobant tout à la fois l’enseignante responsable de l’action pédagogique, ses invités et tous ceux qui lui apportent leur soutien. Les élèves, qui sont moins ballots qu’on ne le pense généralement, ont tout à fait compris le propos de Mme B., s’en émeuvent, et en informent Mme A. Cette dernière, tombant sur Mme B. dans la cour, formule en termes vifs, mais non insultants selon les témoins de l’altercation, sa façon de penser sur son comportement. Elle informe également le proviseur du lycée de cet incident, mais ne demande aucune sanction contre sa collègue, contrairement à ce qui sera affirmé par la suite. On aurait pu croire que cette pénible mais, hélas, banale querelle de salle des profs allait se tasser avec le temps, et que le calme et la sérénité reviendraient peu à peu au sein d’une équipe éducative qui devrait montrer à la jeunesse l’exemple de la tolérance et de la civilité. Or, il n’en fut rien. Depuis deux ans, la section locale du SNES-FSU mène une campagne de déstabilisation et de harcèlement contre Mme A. Comme on ne peut pas, décemment mettre en cause le projet pédagogique sur la Shoah, comme l’a fait maladroitement Mme B., les syndicalistes du SNES accusent Mme A. d’avoir commis une agression inqualifiable contre la “liberté pédagogique” de Mme B., suscitent une pétition dans laquelle Mme A. est faussement accusée d’avoir qualifié sa collègue d’antisémite. A chaque rentrée scolaire, les nouveaux arrivés sont dûment briefés par les gens du SNES sur le cas de Mme A. dont il conviendrait de se méfier car elle pourrait vous attirer des ennuis. Cela s’appelle du harcèlement, ou alors ce mot ne veut plus rien dire. Pour aggraver son cas, Mme A., au lieu d’aller la corde au cou et en chemise se mettre sous l’abri syndical, prend un avocat et informe diverses institutions, comme le CRIF et la LICRA des misères qu’on lui fait à Madrid. Impardonnable sortie de linge sale hors de la buanderie scolaire !

On a souvent parlé, et pas toujours à tort, de patrons voyous, ceux qui prennent l’oseille publique et déménagent ensuite à la cloche de bois, ou ceux qui, comme à France Télécom font du stress de leur personnel une méthode de gestion.

On parle moins de syndicats-voyous. Et pourtant il en existe. J’en ai rencontré un au cours de ma carrière, le fameux syndicat du Livre parisien CGT, qui cumulait les pratiques mafieuses et un corporatisme à tout crin pour, au bout du compte, mettre la presse quotidienne nationale dans l’état où elle est aujourd’hui : la plus exsangue financièrement de toutes celles paraissant dans les pays comparables. On dit que la CGT des dockers n’est pas mal non plus dans le genre, ce qui a eu pour résultat la chute vertigineuse du tonnage transitant par les ports français.

Le SNES, dont je m’honore d’avoir été un adhérent au temps où il était dirigé par d’aimables réformistes, n’est pas encore tombé à ce niveau de voyouterie syndicale, si l’on admet que les agissements de sa section madrilène constituent une regrettable exception. Mais il en prend le chemin. Dans les années 70, la tendance “Unité et Action” (communiste) s’est emparée des leviers du SNES, avec comme objectif de fonctionner comme courroie de transmission du PCF dans le monde enseignant. C’était ainsi que cela se passait à l’époque, dans la meilleure tradition léniniste. La puissance de cette bureaucratie syndicale n’était pas due au fait que le peuple enseignant soit majoritairement sympathisant du PC, mais à une particularité spécifique : le ministère de l’Education nationale lui a quasiment délégué la gestion des personnels. Pour une mutation, une promotion ou autre avantage dépendant de l’administration, il vaut mieux être en bons termes avec le syndicat majoritaire qui ne cache pas que, dans ces domaines, son bras est assez long. Mais à quoi sert une courroie de transmission quand le moteur principal est en phase terminale ? L’effondrement du PCF a laissé face à elle-même une bureaucratie syndicale dont le principal souci a été de s’auto-reproduire, en maintenant son emprise administrative sur les collègues, et en tenant un discours revendicatif démagogique. Les nuisances qu’elle provoque dans le système éducatif français sont moins visibles que celles causées par la CGT du Livre ou des ports, mais elles n’en sont pas moins réelles. On ne verra certes pas un lycée faire faillite et des profs aller pointer au chomedu comme les nazes du privé.

Mais comment se fait-il que la France soit, au sein des pays de l’OCDE, parmi les pays qui dépensent le plus d’argent par élève scolarisé dans l’enseignement secondaire, et que nous nous trainions en fin de classement PISA (programme international de suivi des acquis des élèves) ? Comment se fait-il que l’on mette, avec la bénédiction syndicale, les plus inexpérimentés des nouveaux enseignants devant les élèves les plus difficiles des ghettos urbains ? Que font-ils, quand il ne se sont pas suffisamment malins, ou cyniques, comme François Bégaudeau pour transformer la misère langagière et morale de leurs élèves en littérature ou spectacle matériellement et narcissiquement rémunérateurs ? Ils s’en vont, ou prennent leur mal en patience jusqu’à ce que le “barème” concocté par le ministère et les syndicats leur permette d’aller dans un établissement moins rock’n roll..

A-t-on, ces derniers temps entendu du côté du SNES la moindre idée nouvelle pour faire avancer une réforme du lycée qui urge ? A part “moi y en a vouloir des sous et des postes”, le discours des pontes de la FSU et de son grand leader Gérard Aschiéri n’est que démolition de ce que tentent, souvent maladroitement, les ministres qui se succèdent rue de Grenelle. Mais j’exagère. La FSU n’est pas seulement ce syndicat bestialement corpo que je viens de décrire. Il s’intéresse aux affaires de la planète, et particulièrement aux affaires du Proche-orient. Le SNES et la FSU sont en pointe, dans le monde syndical, dans le mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël). Les motions qu’ils votent dans leurs congrès à ce sujet doivent siffler aux oreilles des dirigeants israéliens qui n’ont sans doute pas mesuré l’immense crédit moral dont bénéficient ces bureaucrates dans le peuple de France. L’affaire de Madrid, au bout du compte, est à cet égard, plus symptomatique qu’exceptionnelle. "
JEAN LUC ROSENZWEIG

Bonne dégustation, les gars....et les filles

Écrit par : montaigneàcheval | 18 janvier 2010

Bravo Sibille ! j'ai au moins un élève qui suit ...

Ecrit par : iPidiblue et le monde de Sibille | 18 janvier 2010
---
Je m'en doutais bien, moi aussi.
iPidiblue, vous savez que je vous aime bien. Aussi vous demanderai-je, au nom de cette lointaine amitié ("lointaine" car nous ne nous connaissons pas, et parce que rien ne prouve que j'écris sous mon vrai nom), de ne pas commettre de fautes exprès pour faire sourire les personnes cultivées et érudites.
Les lecteurs qui ne le sont pas peuvent croire qu'il s'agit de la bonne orthographe. Ce n'est pas un service à leur rendre !

Cela me rappelle une anecdote - prétendue authentique - concernant l'adjectif "crucial".
Vers 1960, un ouvrier d'entretien de l'usine où je travaillais comme aide-chimiste, un menuisier, eut l'occasion de passer dans mon laboratoire pour un petit travail d'aménagement du mobilier. Nous bavardâmes un peu - il n'y a pas que les fonctionnaires qui taillent une bavette de temps à autre (1)-, et il me raconta qu'il connaissait un manœuvre, un type un peu simplet qui n'avait aucune qualification professionnelle, qui lui raconta un événement au cours duquel un homme agit au moment "crucifial" pour éviter un accident. Je ris de bon cœur. Il ajouta que ça, c'est ce qu'il disait fréquemment (tout fier de son vocabulaire), mais que certains jours de grande forme, il en rajoutait et disait "au moment crucifical".
C'en était trop. J'ai seulement souri. J'ai toujours refusé de croire à l'authenticité de cette "anecdote", mais je ne lui en ai rien dit. Cela ne mangeait pas de pain de le laisser croire que j'étais crédule à ce point. :-)

(1) Je me rappelle encore le jour de printemps vers 1998 où, vers 14 h 30, je passai à proximité du service de recouvrement des impôts de Blois. Une fenêtre était ouverte et, tout à coup, un éclat de rire collectif éclata. Il devait y avoir là quelque arrosage et une personne a dû raconter une histoire drôle.
Je croyais jusqu'à ce jour lointain que ces fonctionnaires-là étaient accablés de travail. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 janvier 2010

Francis Penin vous êtes un heureux homme ! Et qui plus est un retraité vous êtes donc deux fois heureux ... hélas ! vos collègues de l'Education nationale sont moins gâtés que vous !

Écrit par : iPidiblue que la bénédiction tombe comme une pluie de printemps sur Francis Penin | 18 janvier 2010

Je peux parler de littérature ? Bon après tout je suis sur le blog d'un professeur de lettres ...
A partir des années 1960, en Occident de petits malins professeurs d'université ont inventé le structuralisme et des autres choses en isme comme le formalisme ! On allait faire comme si les lettres n'avaient rien à dire, que le discours plaqué sur elles était superflu, qu'elles n'étaient qu'une forme vide et l'on allait étudier la forme sans se soucier du fond.

Par exemple Racine, de nombreux travaux se sont acharnés à démantibuler ce pauvre Jean Racine qui n'avait rien demandé à personne, des psys en tous genres, des marxistes et surtout des formalistes et structuralistes !
Bien entendu on pourra toujours prouver qu'une pièce de Racine a une certaine structure et est faite d'une certaine suite de vers en harmonie !
Et alors ? Quand bien même aurait-il emprunté ses idées à son temps qu'est-ce que cela prouverait ?
Les luttes de pouvoir entre héros et héroïnes dans ses tragédies ne nous en disent-elles pas plus long sur la cour de Louis XIV que sur l'antiquité gréco-romaine ? Et ne relèvent-elles pas d'une certaine civilisation ? Doit-on les ignorer sous prétexte qu'il n'a rien inventé et tout emprunté aux moeurs en usage ?
Au bout de quelques décennies de tripatouillages universitaires on a réussi à rendre illisible Racine, beau résultat !

Écrit par : iPidiblue lève le doigt | 18 janvier 2010

Lu cet EXCELLENT ouvrage - vraiment EXCELLENT !!

fépétélescahouets,
d'habitude de mauvaises humeur et foi, mais là...

Écrit par : fépétélescahouets | 18 janvier 2010

@iPidiblue lève le doigt

on a réussi à rendre illisible Racine, beau résultat !

Je ne peux que souscrire à cette analyse. D'autre part, le langage s'est considérablement appauvri de toute part. La langue de Molière ou celle de Racine est devenue quasiment une langue étrangère pour nos élèves qui ne possèdent à peine que quelques centaines de mots de vocabulaire.

Écrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

" le langage s'est considérablement appauvri de toute part. ...... pour nos élèves qui ne possèdent à peine que quelques centaines de mots de vocabulaire.

Ecrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010 "


Bla, bla, bla.

C'est reparti, le choeur des pleurnicheurs décadentisques revient.

Écrit par : Les jeunes sont des cons | 18 janvier 2010

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/17/la-france-et-l-allemagne-deconseillent-l-utilisation-d-internet-explorer_1292928_651865.html


Juste pour avertir ceux qui sont concernés.

Sinon , rien d'intéressant à dire, c'est pourquoi je m'abstiens de la ramener.

Écrit par : Passant | 18 janvier 2010

"http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/17/la-france-et-l-allemagne-deconseillent-l-utilisation-d-internet-explorer_1292928_651865.html


Juste pour avertir ceux qui sont concernés.

Sinon , rien d'intéressant à dire, c'est pourquoi je m'abstiens de la ramener.

Ecrit par : Passant | 18 janvier 2010
"

Une seule solution:

http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/

Écrit par : Panda rouge | 18 janvier 2010

Oui, pardon, j'ai oublié de mettre en avant Mozilla, que j'utilise.
MERCI.

Écrit par : Passant | 18 janvier 2010

Je ne vous savais pas si "monté" contre Karl, le pauvre chéri il va le prendre mal ! Il est très sensible ...

Ecrit par : iPidiblue kolossalle kolere | 18 janvier 2010

Je m'en veux maintenant d'avoir froissé cette délicate violette. Mais ça m'étonnerait qu'il vienne sur "Bonnet d'âne". Il y a des gens (heureusement peu nombreux) qui ont le don de me taper sur les nerfs et il en fait partie.

Dans le genre "stiff neck", parlez-moi d'Erich Von Stroheim, ça c'était un "prussien" délicieux (et vraiment génial).

L'autre est à l'aristocratie ce que Carla Bruni est au bel canto.

Quant au génie, il n'y a que lui pour y croire.

Ceci dit, ça ne vaut pas la peine d'en parler davantage.

Écrit par : Robin | 18 janvier 2010

"C'est reparti, le choeur des pleurnicheurs décadentisques revient."

ou plutôt décadentistes ?

Ce n'est pas la peine qu'ils s'y mettent à 10 pour faire pleurer un gamin.

Faut dire à la décharge de nos jeunes quenottés qu'avec la gueule ouverte, la fraise qui vous vrille, il est difficile de faire étalage de la richesse de son vocabulaire.

Quand le dentiste opère, même les plus grandes gueules la ferment tout en béant un maximum. Chez les enseignants, c'est très largement l'inverse.

A quand un colloque sur le transfert d'expériences monté conjointement par le Moloch et l'Ordre des chirurgiens -dentistes ?

PS : pas de dentistes sur ce blog ?

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

Je me suis bien amusé tout à l'heure avec mes élèves de ZEP. Autant ils peuvent être odieux quand ils sont en groupe et que j'essaye de leur apprendre "quelque chose", autant ils peuvent être charmants individuellement et même en groupe en dehors du collège.

Je les ai accompagnés au "Forum des métiers" et j'ai passé un bon moment.

J'ai admiré le stoïcisme des policiers face à trois de mes affreux jojos de 4ème : "Et pourquoi que le hash c'est pas en vente libre ? Et vous avez le droit de tirer ? Et vous déjà fait une bavure ? Et vous avez pas peur de pénétrer dans notre quartier" (ils ont répondu que non, vu qu'ils étaient de Tours).

Écrit par : Robin | 18 janvier 2010

C'est reparti, le choeur des pleurnicheurs décadentisques revient.

Ecrit par : Les jeunes sont des cons | 18 janvier 2010

et le choeur des "le niveau moooonte" il se porte toujours aussi bien...

Écrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

A la suite d'une colle posée par un collègue, je m'avise à l'instant que les seuls IGEN d'opérette que je connaisse sont des femmes et elles doivent au PS leur carrière dans cette "vénérable institution".

Devinette : qui sont-elles ?

En connaissez vous d'autres ?

http://www.education.gouv.fr/cid2524/groupe-permanent-specialise-etablissements-vie-scolaire.html

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

C'est reparti, le choeur des pleurnicheurs décadentisques revient.

Ecrit par : Les jeunes sont des cons | 18 janvier 2010

et le choeur des "le niveau moooonte" il se porte toujours aussi bien...

Ecrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010


Visiblement vous déformez ce que vous lisez. Ca promet pour la future école de l'élite.

Écrit par : Les jeunes sont des cons | 18 janvier 2010

Bravo Sibille ! j'ai au moins un élève qui suit ...

Ecrit par : iPidiblue et le monde de Sibille | 18 janvier 2010
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Je m'en doutais bien, moi aussi.
iPidiblue, vous savez que je vous aime bien. Aussi vous demanderai-je, au nom de cette lointaine amitié ("lointaine" car nous ne nous connaissons pas, et parce que rien ne prouve que j'écris sous mon vrai nom), de ne pas commettre de fautes exprès pour faire sourire les personnes cultivées et érudites.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 janvier 2010

Moi aussi, j'aime Ipidiblue. C'est un père pour tous les rédacteurs de ce blog.
Il lui arrive même d'être gentil avec les rédactrices, ce qui prouve sa grandeur d'âme et son ouverture d'esprit.

Longue vie à Ipidiblue ! Longue vie à ce blog dont il est à la fois le socle, les piliers et le toit !

Écrit par : un admirateur secret | 18 janvier 2010

"Longue vie à Ipidiblue ! Longue vie à ce blog dont il est à la fois le socle, les piliers et le toit !"

Ipidiblue, on vous a reconnu!

Écrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

Il est souvent amusant de relire les "vieux" rapports pondus par le Moloch.

Témoin ce rapport de 2005 sur le "conseil pédagogique" dans les EPLE.

Rappelons que cette structure avait été prévue dans la "loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école" (article L.421-5 du code de l’éducation).

Lisez notamment les propositions du rapport pages 31 et 32 et comparez avec ce qu'on nous sert aujourd'hui.

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/rapport/conseil_pedagogique2005.pdf

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

D'autre part, le langage s'est considérablement appauvri de toute part. La langue de Molière ou celle de Racine est devenue quasiment une langue étrangère pour nos élèves qui ne possèdent à peine que quelques centaines de mots de vocabulaire.

Ecrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

Il serait bon que vous notiez que cette langue a toujours été incompréhensible à la majorité de la population :

* Au XVIIème, quel était le pourcentage de la population qui parlait français ? Le bon peuple baragouinait divers dialectes locaux qui avaient la vertu de ne pas être le même d'une vallée à l'autre.
Par ailleurs, j'ai tendance à penser que la problématique de survie du paysan de cette époque était bien loin des soucis d'honneur ou de marivaudage (anachronique mais bref) des nobles mis en scène dans ces pièces ! Quant aux valets et servantes présentés j'imagine que si dans la réalité ils avaient fait preuve de la même agilité intellectuelle ils seraient rapidement sortis de leur classe !

* Au milieu du XXème siècle moins de 10% de la population fréquentait des classes dans lesquelles on était susceptible d'être confronté à un tel langage. Comme vous conviendrez que ce n'est pas dans la pratique quotidienne qu'on risque de l'assimiler vous conclurez qu'il restait abscons pour 90 % des français !

* Aujourd'hui en dehors de quelques profs de lettre qui font semblant de s'éclater, qui lit de tels textes ?
Pour sûr, pas moi : c'est bien trop chiant et sans rapport autre que métaphorique avec mon quotidien.
Contrairement à la légende que tente d'entretenir (... grand succès) les profs de lettre c'est certainement pas dans les fameuses pièces en 3 unités qu'on peut proposer à un ado de faire son éducation sentimentale, d'appréhender les rapports sociaux dans la France contemporaine ou les relations parent-enfant dans les familles modernes ...

guedbralec27 même si ça vous attriste, la société a un peu changé ces derniers temps (... en 350 ans), la langue aussi !
C'est donc assez peu émouvant qu'on ne parle plus le français du XVIIème et encore moins celui des dramaturges qui laissent croire qu'on servait le potage en alexandrins.

Néanmoins, le pire pignoufle de banlieue est assurément moins inculte que le vrai gavroche. Déjà il est le plus souvent seulement illettré et non pas analphabète ...

Écrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

Dugong,

On vous paye - cher je ne dirai pas à combien se montent vos émoluments pour ne pas faire pâlir les jaloux - pour lire TOUS les rapports de l'Education nationale et nous en redonner la susbtantifique moelle ! Alors que faites-vous avec ces liens périmés ?

Signé l'IGEN du blog de Brighelli.

Écrit par : iPidiblue rapport carabiné | 18 janvier 2010

Mon je n'y crois plus. C'est fini.

Écrit par : Simon Tontontontontonton | 18 janvier 2010

Moi je n'y crois plus.

Écrit par : Simon Tontontontontonton | 18 janvier 2010

* Au XVIIème, quel était le pourcentage de la population qui parlait français ?
* Au milieu du XXème siècle moins de 10% de la population fréquentait des classes dans lesquelles on était susceptible d'être confronté à un tel langage.
Ecrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

Mais quel était le budget de l'EN en ces siècles obscurs ?

Écrit par : TotoWeininger | 18 janvier 2010

* Aujourd'hui en dehors de quelques profs de lettre qui font semblant de s'éclater, qui lit de tels textes ?
Pour sûr, pas moi : c'est bien trop chiant et sans rapport autre que métaphorique avec mon quotidien.
Ecrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

Ben, vous lisez quoi, alors ? Le BOEN ?

Écrit par : TotoWeininger | 18 janvier 2010

Moi, je trouve le BOEN un poil plus chiant que Clélie ou l'Astrée, et pourtant je ne suis pas prof de lettres...

Écrit par : TotoWeininger | 18 janvier 2010

Zorglub,

Je n'en disconviens pas, vous avez dans l'ensemble parfaitement raison. Cependant, en pratiquant la massification du collège, il est simplement dommage d'avoir parallèlement réduit les prétentions littéraires et intellectuelles au lieu d'élever la masse vers les humanités dont a bénéficié la génération précédente. Mon frère qui a onze ans de plus que moi et issu de la même "bourgeoisie dominante à la Bourdieu" a reçu un enseignement du grec et du latin bien plus fourni que celui que j'ai reçu et a bénéficié de programmes bien plus fournis que ceux dont j'ai bénéficié alors même que j'ai évité la charrette pour la faucheuse du collège unique (sixième à la rentrée 1976)

Écrit par : guedbralec27 | 18 janvier 2010

Mais quel était le budget de l'EN en ces siècles obscurs ?

Ecrit par : TotoWeininger | 18 janvier 2010

Mon constat ne sous-entend pas que je suis satisfait de la situation dans l'EN aujourd'hui ! Mais c'est un autre pb, sans rapport direct avec le point évoqué.

Pour le reste, il ne manque pas d'auteurs du 19 au 21ème siècle qui me ravissent et me parlent incomparablement.

Sauf pour les snobs ou les spécialistes, la princesse de Clèves, bof ...

En plus, j'ai pas trop le temps de lire faut que je regarde la télé.

Écrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

On a tort de négliger le BOEN comme source d'un projet littéraire potentiel.

"Laisser l’initiative des thèmes de travail aux conseils pédagogiques dans le respect de la liberté pédagogique des enseignants et du champ de compétences des personnels de
direction."

N'est ce pas, dans une très grande rigueur stylistique, un cri d'orgueil blessé que d'autres auraient signifié par un banal "eux c'est eux, moi c'est moi" avec, en écho, un je ne sais quoi de "occupe toi de ton c..." ?

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

Alors là Zorglub mon petit bonhomme, vous avez fait très fort !

Résumons la Relativité générale, c'est chiant, c'est compliqué on supprime, les Quantas c'est pire, on va pas se gêner, même topo, même punition ! Qu'est-ce qui reste ? L'étude du jeu d'osselet et la pétanque en Mécanique ?

Bon alors oui, Racine personne n'y comprend plus rien et surtout pas Madame Carla Bruni-Sarkozy, donc, donc ... allez ouste deux cent mille fainéants de professeurs de français à supprimer, cela nous fera des vacances ! Ils n'ont qu'à regarder la Nouvelle Star tous ces pignoufs de banlieue c'est comme cela que mon mari est devenu président de la République, qu'est-ce que vous croyez ?

Bon ! parfait Zorglub, mais ne vous plaignez pas qu'un jour un aquarelliste de banlieue vienne s'installer à l'Elysée pour y causer Belles Lettres style Mein KulturKampf !

Écrit par : iPidiblue Mein Kulturkampf ! | 18 janvier 2010

Allons, allons, voyez plutôt ce que nos agences de presse nous racontent sur le monde :

19h11 : "Déjection canine : Marseille condamnée"

"La cour administrative d'appel de Marseille a jugé responsable la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) à la suite de la chute d'une piétonne qui avait glissé sur une déjection canine, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la cour.

Le 25 janvier 2001, la victime, âgée de 66 ans, s'était fracturée la cheville dans le quartier de Castellane, en plein centre de la cité phocéenne. Dans ses attendus, la cour a conclu que "l'entretien n'était pas effectif" et que "cet endroit était habituellement souillé".

Les magistrats ont désigné un expert pour évaluer le préjudice de la victime. Dans un clin d'oeil inhabituel, ils ont toutefois estimé que la plaignante avait commis "une faute d'inattention" de nature à réduire d'un tiers la responsabilité de la communauté urbaine."

Juste avant une autre brève : " Décès d'un skieur danois à Val d'Isère"

Le journaliste, pigiste étranger, a confondu le ch et le k. Il s'agissait, en fait, d'un gros danois qui a glissé sur sa propre production.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

Je sais bien que c'était dans les années 80-90, et que les choses ont beaucoup changé, mais je me rappelle encore des classes entières passionnées par Phèdre, et que les vers de Racine faisaient vibrer. En particulier en première A.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 janvier 2010

Beaucoup moins important : l'acceptation par les GE, aujourd'hui, du quota de 30% de boursiers par école.

Mon conseil au GE : Recrutez comme avant et donnez ensuite des bourses à 30 % de vos étudiants.

Compte Lycra à Jersey. Merci.

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

aux GE...

Écrit par : dugong | 18 janvier 2010

Maintenant qu'on n'a plus à se faire chier avec Racine et Molière à l'école, on pourrait nommer le docteur Ramadan, ministre des Belles Lettres de la Propagande ?

Écrit par : iPidiblue KulturKommissar | 18 janvier 2010

Après avoir lu le lien donné par Nicolas sur les boursiers

Je ne comprends toujours pas pourquoi l'anglais et la culture générale seraient discriminants. Je veux dire qu'ils le soient devenus suite à une politique désastreuse de l'EN soit. Mais avant ils ne l'étaient pas, donc on pourrait peut-être remédier à ce problème avant de les jeter aux oubliettes?

Pour une fois je vais aussi faire étalage de ma famille.
Mon père était boursier, il parlait couramment anglais, a failli faire lettres car il était excellent en lettres, histoire et latin. Ses parents étaient d'origine très modeste, pas de bac évidemment. Major d'une grande école d'ingénieurs parisienne, il parle toujours couramment anglais avec un accent parfait, langue qu'il a apprise suite à des échanges avec des correspondants pendant les grandes vacances, qui n'avaient coûté que le trajet aller-retour (et le fait d'héberger et nourrir ensuite le correspondant). Moi qui ai eu les cours de langue moderne et quelques séjours couteux, je baragouine péniblement un anglais lamentable.

Je trouve insultant justement ces gouvernants qui feignent d'attaquer un élitisme prétendument injuste sans s'attaquer aux réels problèmes (école et collège). Que dirait-on si désormais on faisait entrer au conservatoire de Paris des élèves médiocres en piano sous prétexte qu'ils sont d'origine modeste? Et en sport? Pourquoi ce qui semble aller de soi pour ses matières ne choque-t-il pas pour ce qui touche à l'intellect?

Écrit par : Flo | 18 janvier 2010

Moi ske j'dis ipiditruc :

si les profs de français pouvaient apprendre à mes étudiants de BTS à lire (et comprendre) un texte en français courant et à écrire par exemple une lettre de commande ou de réclamation à un fournisseur dans un français compréhensible ça me suffirait.
Dans l'état du désastre l'orthographe est largement superfétatoire, tant que ça reste vaguement intelligible.

Alors, z'imaginez Prout et tout ça, c'est pas pour mes clients.

Vous planez sans doute dans de hautes sphères qui sont fort éloignées de la réalité triviale dans laquelle nous autres, misérables vermisseaux, pataugeons.
Gaffe à l'atterrissage, si votre psy vous force à reprendre contact avec le marais glauque dans lequel nous trainons nos chausses, ça risque de vous faire bizarre.

Écrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

Que dirait-on si désormais on faisait entrer au conservatoire de Paris des élèves médiocres en piano sous prétexte qu'ils sont d'origine modeste? Flo

Je ne voudrais pas dire de sottises, mais il me semble avoir lu sous la plume de nos musiciens pros du blog, Mihaïlovich peut-être, que nous n'étions plus si éloignés que cela de cette perspective (je ne sais pas pour Paris). Ils confirmeront ou infirmeront.

Écrit par : nicolas | 18 janvier 2010

Pour ceux qui connaissent Foucambert, cet ignoble individu, je retrouve ce petit texte, qui montre la bonne opinion qu'il a des instituteurs.

" Enfin de retour, Catmano, vous nous avez manqué.
Je vous recopie un extrait particulièrement jouissif de Foucambert :

"Le métier d'instituteur était le plus recherché car les études étaient payées. Pour les milieux pauvres, c'était une raison déterminante. Les instituteurs d'origine populaire ont été sélectionnés pour et dans un système d'alphabétisation dont ils avaient tiré le meilleur parti.

Ce dont on est sûr, c'est que les instituteurs ne sont pas des lecteurs d'origine, mais des alphabétisés; ils doivent à cette alphabétisation leur promotion sociale. Ils sont persuadés qu'en reproduisant cette alphabétisation, ils vont permettre aux enfants du peuple d'avoir la promotion dont eux-mêmes ont bénéficié. Ainsi est né le mythe de l'école de la promotion individuelle, l'école libératrice.

Si les instituteurs avaient été davantage payés, on les aurait recrutés dans une frange du corps social autre que ce milieu populaire, dans un milieu social plus élevé et vraisemblablement un certain nombre auraient été lecteurs dans leur milieu d'origine; on n'aurait pas pu obtenir d'eux qu'ils alphabétisent.

Ce n'est plus tout à fait vrai maintenant.
Mais les instituteurs restent des alphabétisés véloces, incapables d'avoir avec des enfants d'autres interventions que des interventions d'alphabétisation, et de comprendre que l'on puisse avoir avec l'écrit d'autres rencontres que celles qu'ils ont eues.
Conférence de Jean Foucambert à Valence, 1984."

(Nicolas)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 janvier 2010

Ecrit par : iPidiblue Mein Kulturkampf

mais La Relativité, les quantas , ce n'est pas à la portée de tout le monde. Racine non plus. L'erreur, c'est le collège unique. Comme si les enfants étaient uniformément intelligents et uniformément intéressés sur tout. C'est faux.
Avec ce collège unique, on pourrit la vie des plus nuls et on gâche le potentiels des plus doués. La masse moyenne n'y trouve même pas son compte car elle disparaît. Désormais, dans les classes de collège, on trouve un gros troupeau de nuls, un petit troupeau de bons et presque rien entre les deux. Finie la courbe de Gauss, deux troupeaux bien distincts avec un vide croissant entre les deux

Écrit par : Florence | 18 janvier 2010

Bonne dégustation, les gars....et les filles

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 janvier 2010

Heureux de vous relire sur ce blog, MàC. Bonne année et amitiés à vous !

Écrit par : Robin | 18 janvier 2010

"Il ne comprend pas tout mais il est appliqué ..."

Ecrit par : iPidiblue note d'assiduité | 18 janvier 2010

Mais si, je vous comprend, Ipidiblue ! Vous vous faites un peu ch... pendant la journée, alors, vous squattez ici; c'est humain. Mais vous devriez ne pas faire que ça !!! ;-)

Amitiés et voeux à vous, Montaigneàcheval !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Finie la courbe de Gauss, deux troupeaux bien distincts avec un vide croissant entre les deux

Ecrit par : Florence | 18 janvier 2010

Même constat. Parfois, mais c'est rare, à la faveur d'une option (le latin par exemple) les "bons" sont un peu plus nombreux que les "nuls" et on observe un "différentiel "de trois ou quatre points avec la classe d'à côté de même niveau.

Écrit par : Robin | 18 janvier 2010

"Conférence de Jean Foucambert à Valence, 1984."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 janvier 2010

Il y a prescription, je pense !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

"Conférence de Jean Foucambert à Valence, 1984."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 janvier 2010

Il y a prescription, je pense !! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Oui, mais pas pour ses victimes !

Écrit par : Robin | 18 janvier 2010

Mais si, je vous comprend, Ipidiblue ! Vous vous faites un peu ch... pendant la journée, alors, vous squattez ici; c'est humain. Mais vous devriez ne pas faire que ça !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Attention ! Sibille vous vous relâchez du côté de l'orthographe ... et puis le vocabulaire, pas trop distingué pour un gentil membre de l'EN !

Écrit par : iPidiblue Bildung und KulturKommissar | 18 janvier 2010

Vous savez tout est possible, entre l'éducation à la prussienne et le pas d'éducation du tout à l'époque de Charlemagne qui ne savait même pas écrire ou à peine tout se défend !

La question qui se profile derrière et à laquelle personne n'a l'air de vouloir répondre et surtout pas JPB c'est qu'elle est la vision de l'homme que l'on propose !

Comme la société moderne mondialisée et occidentale est une espèce de salmigondis de cultures indigènes et exogènes dans laquelle tout le monde craint d'établir une hiérarchie de peur d'être traité de fasciste alors tout devient possible en matière d'éducation et de non-éducation !

Ce que je sais quand même c'est que la nature humaine a horreur du vide et qu'à défaut du docteur Goebbels on pourrait avoir le docteur Ramadan et ses séides ...

Écrit par : iPidiblue Bildung und KulturKommissar | 18 janvier 2010

"comprends", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Pas le temps de corriger une faute qu'il y a deux messages d'Ipidi... C'est le Lucky-Luke du blog, ce gars-là ! Chapeau bas !

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

"gentil membre de l'EN !"

Ecrit par : iPidiblue Bildung und KulturKommissar | 18 janvier 2010

"gentil membre"... Ca dépend avec qui !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Je peux vous résumer la chose d'une manière plus brutale encore, Sibille, j'habite Paris, une ville de 12 millions d'habitants dans laquelle se cotoient 150 nationalités eh bien ! je ne crois pas que ces 150 cultures se valent !

Faites ce que vous voulez de ma déclaration, je vous en laisse la responsabilité.

Écrit par : iPidiblue Bildung und KulturKommissar | 18 janvier 2010

Et en me relisant je trouve une faute "ces"/"ses", honte à moi!

Écrit par : Flo | 18 janvier 2010

Pas le temps de corriger une faute qu'il y a deux messages d'Ipidi... C'est le Lucky-Luke du blog, ce gars-là ! Chapeau bas !

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 janvier 2010

Hein, qu'il est formidable, notre Ipidiblue ?
Un vrai plaisir, ce blog, depuis qu'il nous éclaire tel un phare dans la brume !
Finis les longs débats ennuyeux sur les mouflets, les programmes, l'école, l'orientation, les lectures des uns et des autres !
Ipidiblue, sa vie, son œuvre, c'est quand même bien mieux !

Écrit par : un admirateur secret | 18 janvier 2010

Si les instituteurs avaient été davantage payés, on les aurait recrutés dans une frange du corps social autre que ce milieu populaire, dans un milieu social plus élevé et vraisemblablement un certain nombre auraient été lecteurs dans leur milieu d'origine; on n'aurait pas pu obtenir d'eux qu'ils alphabétisent.

Conférence de Jean Foucambert à Valence, 1984."

Encore un éloge des élites.

Écrit par : guy morel | 18 janvier 2010

Francis Penin vous êtes un heureux homme ! Et qui plus est un retraité vous êtes donc deux fois heureux ... hélas ! vos collègues de l'Education nationale sont moins gâtés que vous !

Ecrit par : iPidiblue que la bénédiction tombe comme une pluie de printemps sur Francis Penin | 18 janvier 2010
---
Comment vous faites, cher iPidiblue, pour deviner que je suis un heureux homme, je ne sais.
Mais que vous sachiez que mes collègues - en activité - de l'iNÉducation nationale sont moins gâtés que moi ne saurait me surprendre : qui ne sait que ces personnels souffrent ?
Peut-être les princes qui nous gouvernent ? Mais non ! Ils savent très bien ce qu'il en est.
Un de mes jeunes collègues qui a la quarantaine me dit comment il prend les choses.
Je n'ose pas le raconter ici. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 18 janvier 2010

En plus, il ne dort jamais !
Si ça se trouve, il est plusieurs à lui tout seul ?

Écrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

si les profs de français pouvaient apprendre à mes étudiants de BTS à lire (et comprendre) un texte en français courant et à écrire par exemple une lettre de commande ou de réclamation à un fournisseur dans un français compréhensible ça me suffirait.
Dans l'état du désastre l'orthographe est largement superfétatoire, tant que ça reste vaguement intelligible.

Alors, z'imaginez Prout et tout ça, c'est pas pour mes clients.

Vous planez sans doute dans de hautes sphères qui sont fort éloignées de la réalité triviale dans laquelle nous autres, misérables vermisseaux, pataugeons.
Gaffe à l'atterrissage, si votre psy vous force à reprendre contact avec le marais glauque dans lequel nous trainons nos chausses, ça risque de vous faire bizarre.

Ecrit par : Zorglub | 18 janvier 2010

Zorglub, vous ne croyez pas que l'orthographe et la rédaction d'une lettre, fût-elle de commande, devraient être maîtrisées bien avant l'arrivée en BTS ?

Écrit par : Jeremy | 19 janvier 2010

Je vais faire chorus avec Jérémy.
Si (oui, bien sûr : si !) les élèves connaissaient les rudiments avant la fin du collège, alors, oui, nous pourrions donner aux lycéens, a fortiori aux BTS, l'aliment intellectuel dont ils ont besoin.
Parce qu'il s'agit bien d'un besoin : de la même manière que l'on n'est pas prof en connaissant le programme et rien d'autre (c'est la direction que prennent plus ou moins les maquettes des concours de recrutement prévus par le ministère), on n'est pas technicien / cadre moyen en ne connaissant que sa spécialité. Ils auront tous à écrire, communiquer, et avec des gens qui auront fait d'autres études que les leurs. Ils auront à créer, d'une façon ou d'une autre, et ce n'est pas en étant strictement spécialiste des "réseaux et développement" informatiques qu'ils auront le soupçon d'imagination qui sépare un pur exécutant d'un être doué d'initiative. Sans compter que ces gosses auront une vie personnelle, où connaître les raisons de Swann pour aimer ou ne plus aimer Odette, et l'épouser quand même, peuvent leur être d'un certain secours.
JPB
PS. Me suis offert le film que Volker Schlöndorff avait tiré d'Un amour de Swann; Eh bien, Ornella Muti est très exactement Odette — la fille de Jethro du dessin de Botticelli. Jérémy Irons en Swann / Proust, bien. Quant à Delon (Charlus), il est tout bonnement excellent. Ça a tout d'une coproduction "européenne", et c'est très maîtrisé tout de même.

Écrit par : brighelli | 19 janvier 2010

A propos de Racine et Molière inaccessibles à nos élèves…
C’est bien ce que doit penser l’inspection générale au vu du programme de Terminale L qu’elle vient de nous sortir pour l’an prochain.
Un petit rappel sur l’organisation de ce programme : quatre œuvres, correspondant, selon le jargon officiel, à quatre « objets d’étude - Grands modèles littéraires – Littérature et langage de l’image – Littérature et débat d’idées – Littérature contemporaine - le programme étant renouvelé chaque année par moitié.
Jusque-là, le programme permettait d’aborder avec les élèves des œuvres jugées trop complexes pour les niveaux inférieurs, ou de les confronter à la littérature étrangère ou antique, les 4 heures hebdomadaires permettant de travailler sur les textes de manière assez approfondie, mais pour une fois, puisque les sujets, au bac, portent sur des problématiques d’ensemble, de manière pad trop techniciste. Bref, il était souvent l’occasion de donner enfin aux élèves de Terminale le goût de la littérature de leur en montrer les enjeux, de leur faire savourer la langue, de leur donner de l’appétit pour la pensée, de les faire rêver, et aussi…enfin…de les cultiver un peu avant des les lâcher dans le supérieur.
C’est ainsi que ces dernières années, on a travaillé sur la Bruyère, Perrault, Diderot, Chrétien de Troyes, Ovide, Kafka et Orson Welles), Bonnefoy, Breton, Shakespeare, Lampedusa…
Et, cette année : une partie de L’Odyssée, les neuf premières liasses des Pensées de Pascal, Les Liaisons dangereuses (le roman et le film de Frears), et Fin de partie de Beckett.
Patatras, programme 2010 (inexplicablement sorti en janvier, quand il ne paraît jamais avant le mois d’avril habituellement) : Pascal est remplacé par le troisième tome des Mémoires de guerre de De Gaulle, et Laclos /Frears, par Tous les matins du monde (Quignard et le film de Corneau). Donc, au bout du compte, trois œuvres du 20e siècle sur quatre (vous avez dit « culture humaniste » ?), le débat d’idées représenté par De Gaulle (où est le « débat » ?; quitte à choisir un auteur qui bâtit son « monument », pourquoi pas plutôt Chateaubriand …littérairement, c’est tout de même plus riche – mais il est vrai que l’on va commémorer les 70 ans de l’appel du 18 juin : on n’est plus dans le souci de la formation des esprits, c’est l’effet Guy Môquet). Quant à Quignard, si son roman est plus qu’honorable, est-il indispensable d’y consacrer huit semaines, avec des élèves qui ignorent tant de grandes œuvres ? Sans compter que, pour ce qui est de l’étude filmique, le film de Corneau n’en est qu’une illustration. L’intérêt intellectuel de tout cela m’échappe…
Je suis écœurée : on prétendait revaloriser la filière littéraire, on l’achève. Dans deux ans, l’horaire passera de quatre heures à deux heures (mais pour donner du lustre à tout cela, les élèves étudieront de la littérature « en langue étrangère » : quand on connaît leur niveau linguistique, Shakespeare risque fort d’être remplacé par Agatha Christie). J’ai entendu hier que notre bon ministre estimait que les mathématiques étaient socialement discriminantes, mais décidément, c’est décervelage à tous les étages ! Vive la réforme !

Écrit par : Pascale | 19 janvier 2010

Vive la réforme ! Ecrit par : Pascale | 19 janvier 2010

Il paraît qu'une énième grève se profile à l'horizon du 21 ?
Contre la réforme... Réponse pertinente et efficace, as usual.

Écrit par : nicolas | 19 janvier 2010

PS. Me suis offert le film que Volker Schlöndorff avait tiré d'Un amour de Swann; Eh bien, Ornella Muti est très exactement Odette — la fille de Jethro du dessin de Botticelli. Jérémy Irons en Swann / Proust, bien. Quant à Delon (Charlus), il est tout bonnement excellent. Ça a tout d'une coproduction "européenne", et c'est très maîtrisé tout de même.

Ecrit par : brighelli | 19 janvier 2010

J'avais vu le film au moment de sa sortie. Delon est époustouflant, à contre-emploi, dans le rôle de Charlus. Si c'est Schöndorff qui a eu l'idée, chapeau ! Delon n'est peut-être pas très "sympathique", mais quel acteur !

Ornella Muti est fort belle et a ce côté populaire, sensuel et légèrement "vulgaire" qui plaît tant à Swann : c'est bien "parce qu'elle n'est pas son genre" qu'elle l'affole autant.

Jérémy Irons porte bien son nom "un homme de fer", remarquable aussi. Schöndorff a bien vu la face cachée, impitoyable et dominatrice de "l'homme du monde" (la scène avec la prostituée dans la maison close).

Bon, ben c'est pas tout ça, mais faut qu' j'aille au turbin, j'embauche à 8 heures 30 ! ;-))

Écrit par : Robin | 19 janvier 2010

Parce qu'il s'agit bien d'un besoin : de la même manière que l'on n'est pas prof en connaissant le programme et rien d'autre (c'est la direction que prennent plus ou moins les maquettes des concours de recrutement prévus par le ministère), on n'est pas technicien / cadre moyen en ne connaissant que sa spécialité. Ils auront tous à écrire, communiquer, et avec des gens qui auront fait d'autres études que les leurs. Ils auront à créer, d'une façon ou d'une autre, et ce n'est pas en étant strictement spécialiste des "réseaux et développement" informatiques qu'ils auront le soupçon d'imagination qui sépare un pur exécutant d'un être doué d'initiative. Sans compter que ces gosses auront une vie personnelle, où connaître les raisons de Swann pour aimer ou ne plus aimer Odette, et l'épouser quand même, peuvent leur être d'un certain secours.
JPB


Pourquoi cette obsession utilitariste, jusque dans la "vie personnelle" ?

Et je les vends comment, mes fractions rationnelles et mes asymptotes, aux premières STI ?

Écrit par : TotoWeininger | 19 janvier 2010

j'embauche à 8 heures 30 ! ;-))
Ecrit par : Robin | 19 janvier 2010

Moi, c'est à 8. Heureusement, le lycée est à deux pas et je termine à 10.

Je vais leur parler du rapprochement d'une courbe et de son asymptote, qui semblent infiniment s'effleurer, se frôler, mais sans jamais véritablement se toucher...

Écrit par : TotoWeininger | 19 janvier 2010

Je vais leur parler du rapprochement d'une courbe et de son asymptote, qui semblent infiniment s'effleurer, se frôler, mais sans jamais véritablement se toucher...

Ecrit par : TotoWeininger | 19 janvier 2010

Expliquez-leur la phrase de Lacan : "Il n'y a pas de rapports sexuels." ;-))

Écrit par : Robin | 19 janvier 2010

Vous vous souvenez de ce sketch inénarrable où l'on voyait deux camionneurs (dont Jean Yann) discuter savamment de musique classique et de bel canto dans la cabine de leur semi-remorque ?

Écrit par : Robin | 19 janvier 2010

"La musique, quand elle est belle, elle est belle" ?

Tout était dit.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

rendre des comtes (Cadichon)
Je lis comme d'hab avec beaucoup d'intérêt vos chroniques tellement opposées à l'ensemble de ce qui s'écrit ici et qui incontestablement enrichissent ce blog, Cadichon.
Permettez toutefois que je transforme vos comtes en comptes... Quant à vos conclusions sur le fait que, ayant échoué chez vous, elle risque de bientôt voir le jour ici, je n'en doute hélas pas un instant.
Ecrit par : nicolas | 17 janvier 2010

Merci d'avoir attiré mon attention sur cette disparition du p dans un comte qui traduit sans doute une poussée inconsciente d'origines aristocratiques refoulées, depuis qu'un ancêtre girondin supprima sa particule pour conserver sa partie tête. Tiens, mais au fait, c'est sans doute de là que je tiens mon anti-jacobinisme viscéral...
Tout se tient.

Si c'est du busing que vous parlez, il est hélas déjà en route, c'est le cas de le dire;

La loi NCLB, en revanche, il n' y a aucun risque de la voir arriver, en raison de l'incompatibilité absolue des principes libéraux qu'elle met en oeuvre avec le jacobinisme.
C'est une loi qui interdit, entre autres, aux syndicats de se mêler des domaines où ils font le plus de mal à l'institution, donc in fine aux élèves, par leur soutien aux réformes les plus absurdes, mais qui sont en phase avec leur vision du monde. Il est impensable de débarrasser la société française de ces parasites auxquels il me faut quand même tirer mon chapeau. Ils réalisent le prodige d'empoisonner régulièrement le quotidien des Français alors qu'ils ne représentent qu'un pourcentage infime de la population.
C'est très fort et à chaque mouvement de grève, lancé le plus souvent pour les motifs débiles, les Français qui rament pour aller bosser sont cocus, battus et contents.

=============
RE: GCB
""""Quand on pense qu’il y a eu, dans l’histoire, un roi qui a proposé son royaume pour un cheval, se procurer à la fois un brevet d’intégrité et la citoyenneté burkinabé pour une paire de béquilles, c’est une vraie affaire ! »
(Marianne2)

Et l'affaire est rendue encore plus juteuse par le régime fiscal burkinabé: Ouaga, la Vaduz de l'Afrique?

Écrit par : Cadichon | 19 janvier 2010

J'avais vu le film de Schlöndorff à sa sortie. Effectivement, Delon est extraordinaire, et Jeremy Irons très bien. J'ai quelques réserves sur Ornella Muti. Il me semblait que Swann juge Odette trop "maigre", que c'est entre autres pour cela qu'elle n'est "pas son genre", et que l'actrice est un peu trop pulpeuse pour le rôle. Mais c'est quand même une adaptation très honorable.
A propos d'adaptation, qui connaît le "Becket" de Peter Glenville, tiré de la pièce d'Anouilh en 1964, avec Peter O'Toole et Richard Burton ? C'est une pure merveille, maintenant disponible en DVD.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 janvier 2010

"La musique, quand elle est belle, elle est belle" ?

Tout était dit.

Ecrit par : dugong | 19 janvier 2010

"Belle" tautologie, évidemment. Mais pas assez "didactique" pour mon cours !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010

JPB et Jérémy :
Je serais comblé si tel était le cas, mais les faits sont têtus ...

Après, que ferait-on étudier en BTS à des élèves qui sauraient lire et écrire ? Bof, je crains qu'on ait du temps pour trancher ce cruel dilemme !


Pascale, les élèves de la filière littéraire méritent évidemment un autre aliment que ceux de l'enseignement technique puisque justement ils sont destinés à devenir les spécialistes de ces sujets.

Écrit par : Zorglub | 19 janvier 2010

Le jus pédagol du jour nous fait encore une fois l'article sur les bienfaits des TICE :

"Le Bett, le plus grand salon mondial des TICE, est le meilleur endroit pour découvrir les nouveaux outils numériques pour l'éducation. "Sur les stands, ce qui frappe dans les allées du BETT 2010, c’est la multiplication des outils interactifs et l’intervention grandissante de la 3D", nous dit Françoise Solliec, en reportage pour le Café."

Encore un effort et on verra poindre l'amorce d'un projet de brouillon d'avatar de "professeur" reconstitué en 3D avec enveloppe de latex et tout et tout.

Il restera totalement impassible face aux refus, aux quolibets, aux crachats et aux menaces. On pourra lui taper dedans et sa surface molle sera impénétrable aux objets pointus ou coupants (cutter, pointe de compas, ciseaux, couteaux, etc)

Connecté par haut débit à la "grande bibliothèque mondiale", il aura réponse à tout dans la nanoseconde à qui lui fera une requête plus ou moins précise sous forme de message vocal compressé en mp3 *.

Cette fonctionnalité tombera rapidement en désuétude car plus grand monde ne pensera et encore moins ne pensera à lui poser une question.

Syndiqué au snes ou au snuipp dans la catégorie avatar titulaire, il tombera automatiquement en grève le 25 ou le 26 septembre suivant l'accord renouvelé annuellement entre le Moloch et les instances dirigeantes.

Le bonheur.


* le clavier disparaîtra bientôt comme accessoire discriminant et trop peu performant en terme de débit.

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Bon, tout va s'arranger à gauche :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/19/01011-20100119FILWWW00313-ps-20000-pour-le-nouveau-logo.php

On n'a pas d'idées mais on a de l'argent.

Écrit par : Zorglub | 19 janvier 2010

"On verra poindre l'amorce d'un brouillon de projet d'avatar de professeur en 3 D " (Dugong)

Excellente, la description du futur avatar.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 janvier 2010

Plus sérieux, très étonnant autant que poétique (en tout cas pour moi) :
http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2010/01/19/apprenons-a-dessiner-avec-un-tapis-de-fakir-nain/

Dugong jetez un œil y'a du sujet de TPE dans l'air
(en fait chais même pas s'il reste de l'optique géométrique au programme ?)

Écrit par : Zorglub | 19 janvier 2010

Je ne sais pas pour vous mais il y a un tic de langage pédagol qui m'agace la caudale au plus au point c'est l'usage du verbe "échanger" à tout propos :

"Et tous ont échangé sur leurs dispositif" (jus pédagol du jour, faute comprise)

etc.

Ceci dit, c'est un signe très concret du niveau de pédagolerie d'un interlocuteur. Un peu comme le petit doigt levé des envahisseurs.

Il y a des jours où je me sens David Vincent...

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

haut point !

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Zorglub, je viens de regarder la page sur "l'écran d'épingles".

Il y a effectivement de quoi occuper utilement des djeunes. En plus, il y a l'alibi de la créativité. Si en plus, on a la caution d'Orson !

En revanche, j'ai une petite inquiétude sur la santé mentale de notre inventeur et sur celle de sa dévouée compagne.

J'ose à peine imaginer la nature de leur vie sexuelle, dans un face à face comme sur la photo, elle, épinglée par pin par pin

Il faut avoir l'esprit missionnaire...

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Florence et courbe de Gauss

Ne faudrait-il pas déclarer illégale la Courbe de Gauss, qui met en évidence toutes les inégalités de ce monde ?

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

"Ne faudrait-il pas déclarer illégale la Courbe de Gauss, qui met en évidence toutes les inégalités de ce monde ?" Bourgeois Ignorant

Plutôt que de vouloir la supprimer, ne pourrait-on pas plutôt la considérer à l'envers comme une sorte de puits de potentiel dans lequel on pourrait puiser (ou plonger) à loisir ?

Vanne de physicien...

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Jolie doublette :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/13/01016-20100113ARTFIG00872-descoings-blanquer-les-nouveaux-maitres-a-penser-.php
Ecrit par : exTC | 17 janvier 2010

une précision sur la nature des réseaux que le Figaro ne donne qu'en filigrane
Pour Coincoin, c'est le réseau gay et si Pépy figure dans la liste ce n'est pas comme Grand Sachem des cheminots.

Pour Blanquer, c'est la famille Troispoints.

Le premier pourrait appartenir aux deux, mais la famille du second ne veut pas de lui, ce qui le chagrinerait, selon ses propres dires
www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1235-Descoings.html

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Je n’ai pas lu le livre de Claire Mazeron, cela ne saurait tarder et je ne demande qu’à être agréablement surprise par la nouveauté de son contenu, mais je me méfie désormais des dithyrambes de JPB, échaudée par celles qui ponctuent régulièrement ici les platitudes de Natacha P .

Je dois être imperméable au potentiel de séduction de la confraternité qui nait d’une lecture commune de la catastrophe scolaire au travers du prisme antilibéral, lequel inspire ces schémas explicatifs dont j'ai amplement souligné l'aspect fantaisiste, mais tant d'autres plumes infiniment plus prestigieuses, comme Boudon ou Gauchet l'ont fait avant moi.

Ne partageant pas cette connivence, mes exigences sont différentes. Je sature à la lecture des constats de la tragédie ponctués d’une liste de yaka-fauk’on quand la feuille de route pour sortir du merdier est simple à établir : RENDRE L’ECOLE A L’ECOLE. Cela veut dire la débarrasser des parasites, et là il ne s'agit plus simplement des syndicalistes, mais de tous ceux qui lui interdisent de remplir la seule mission qu’elle est capable de mener à bien: INSTRUIRE.

Cela implique donc de cesser de lui demander de faire ce pourquoi elle n’est pas compétente : se substituer aux parents démissionnaires, à un état incapable de faire respecter ses lois, et, ce qui est à mes yeux une véritable forfaiture, se substituer au processus démocratique pour transformer la société, faire faire de l’ingénierie sociale aux enseignants, rendus dociles par crainte, conformisme apathique ou simple aveuglement, ou encore par endoctrinement.

Depuis que des pionniers courageux se sont élevés au début des années 80 contre la folie criminelle des adeptes de la secte structuraliste qui a noyauté les pseudosciences de l’éducation, la dénonciation comme la glorification des agissements de ce derniers ont enrichi les éditeurs et mis du beurre dans les épinards des auteurs. Mais si l’on cherche à savoir pourquoi persiste un régime aussi pourri et liberticide qui impose à 30% d’une classe d’âge de végéter leur vie entière dans l’ignorance crasse et la précarité dont elle est le lot, on reste sur sa faim.

Et l'ensemble de la profession continue à communier dans la religion qui l' a tant mise à mal, sans remettre en cause ni le dogme ni la hiérarchie ecclésiastique. Impossible de sortir cette structure mortifère, sans la faire exploser, ou imploser, comme le régime soviétique, qui a lentement pourri de l’intérieur.


Est-ce plus difficile de faire interdire l’enseignement de l’ignorance que l’esclavage ou la peine de mort ? Il faut croire que oui. Si libérer l’école du joug de l'Etat est une tâche de la même ampleur que de libérer la femme musulmane de celui de sa religion, c’est qu’il faudrait aux deux un Luther, un Calvin, mais je reste raisonnable, à l'école il suffit d’un Edison, un illuminé « who thinks outside the box », qui invente l’ampoule électrique parce que le gaz est devenu, comme l’école publique actuelle, une WMD (Weapon of Mass Destruction).

Le système actuel est profondément vicié mais sera vouée à l'échec toute proposition qui n’en considère pas la transformation radicale, l’éclatement du monolithe, le remplacement de la contrainte par la liberté.

J’ai été séduite par la détermination et la finesse des analyses de Cécile Revéret, infiniment plus persuasive dans sa démonstration, sans éprouver le besoin de se camper (comme Polony dans l'incipit de son premier bouquin) en « réactionnaire de gauche » . Cela dit, si Natacha s’était qualifiée de n’importe quoi « de droite », elle se disqualifiait d’emblée.
Elle a bénéficié de l’esprit d’ouverture du Figaro qui lui a offert une tribune et une planche de salut quand elle a divorcé de Marianne, alors que ses coups de griffes répétés l’avaient grillée au Monde et à Libé. Cependant, sa contribution au présent débat ne la distingue guère d’un Luc Cédelle, cet allié objectif imperturbable du clan pédagogol.

Prétendant s’élever au-dessus de la mêlée, en renvoyant droite et gauche dos à dos, Polony fait seulement semblant et reste bien campée sur ses propres a priori de militante de gauche imprégnée de rhétorique anti-libérale, si convenue , si prévisible qu’elle en est lassante. Elle épice alors ces lieux communs de citations rendues fastidieuses par leur fréquence. Ce n’est pas suffisant pour rehausser la banalité du discours. L’ennui pour la cohérence de celui-ci c’est qu’elle ne saisit pas qu’elle se tire dans les pieds, qu’elle marque contre son camp, quand elle en brocarde les attributs exclusifs, comme « la démagogie jeuniste (qui) a opéré un renversement des hiérarchies entre la langue écrite et la langue orale, au profit de la seconde » , ou quand elle stigmatise ces mantras bourdivins (reproduction sociale, hégemonie des classes dominantes) qui semblent pourtant avoir été un temps de la musique à ses oreilles, même si elle s’exaspère aujourd’hui de les entendre psalmodier par les gourous de la secte des sciences de l’éducation.

Ceux-là justifient encore et toujours leurs colossales erreurs de jugement et la tragique métamorphose constante des programmes et structures qu’ils ont à leur actif, par la caution usurpée de grands aînés et il est exaspérant de voir combien de ceux qui volent au secours de l'école s’imaginent encore et toujours, malgré son palmarès, que la gauche a l’exclusivité de l’intelligence, de la générosité, de l’amour du prochain et de la tolérance. Le camp du bien, face aux fachos. Et l’école crève de l’ incapacité à sortir de cette caricature.

"Nos enfants gâchés" est instructif à relire cinq ans plus tard car le discours de l’auteur n'a hélas pas varié, et comme l’écrasante majorité des analystes français de la crise, elle en attribue la paternité à cette nébuleuse, qu’elle désigne constamment par « on » , et dont l’objectif serait de démolir l’école de la république. Polony nous expose sa thèse en enfourchant le dada favori desdits analystes de gauche et le défend envers et contre tout: « On abandonne sciemment les banlieues, parce qu’il n’était pas économiquement coûteux qu’une partie de la population restât sur le carreau, du moment qu’on faisait de la majorité de ces jeunes de bons consommateurs-producteurs, dociles et résignés ».

J’aimerais comprendre par quel tour de passe-passe la vaste (globale) conspiration, qui unit les forces du marché aux hyènes capitalistes-néo-ultra-libérales, a comploté la destruction des apprentissages et a sciemment transformé en fabrique de chômeurs cette école, qui fut pourtant conspuée et vouée à la destruction, ouvertement et au tout premier chef, par les ennemis intimes du libéralisme incriminé. Cette clique d'idéologues domine depuis cinquante ans l’intelligentsia française. Comment, donc, la même nébuleuse aurait-elle imposé à ladite école de faire en sorte que ces mêmes élèves deviennent des « consommateurs-producteurs dociles et résignés» ? Un improductif par inaptitude à l’emploi est par définition sans un rond, alors comment peut-il produire et consommer ?

L’incohérence du propos n’effleure pas Polony quand elle expose en une phrase la thèse que véhiculent les analystes de la débâcle scolaire qui se disent « de gauche » et il faut souligner ce « on » impersonnel qui revient en boucle dans le bouquin pour désigner la fameuse conspiration ectoplasmique dont le dessein serait de transformer le savoir et sa transmission en objets de consommation, pour assouvir ses appétits de puissance.

Quel mouvement d’idées prône de faire table rase de ce passé qui constitue la trame de toute conscience collective ? De quel bord sont les malades qui on voulu ratiboiser l’école à son plus petit dénominateur commun, au degré zéro de l’exigence, au nom d’une vision aussi mécaniste que criminogène de l’égalité, et d’un rejet de toute autorité sous prétexte d’oppression ? C’est bien chez Marx, chez Foucault ou chez Bourdieu que Meirieu and Co puisent leur inspiration, pas chez Benjamin Constant, Hayek ou Condorcet .


J’attends que l’on me cite un seul penseur libéral qui ait sacrifié la liberté sur l’autel de cette égalité. Est aussi peu défendable la dénonciation de la tragique disparition de la transmission des valeurs qui évite soigneusement de désigner autrement que par « on » les concepteurs et les acteurs qui ont mis les programmes scolaires en conformité avec les dogmes de l’idéologie précitée.

Polony s'exprime ainsi:« De n’avoir pas su ou pas voulu transmettre aux jeunes les valeurs et le patrimoine qui forgent l’identité collective de la nation française, de les avoir laissés sans mémoire, nous nous condamnons à affronter une fracture générationnelle majeure dont nous ne sortirons pas en professant qu’elle ne relève que des fantasmes régressifs de quelques beaufs inadaptés et d’une poignée de professeurs corporatistes ».

La conclusion est incontestable, mais qui est l'auteur de ce crime? ce n'est quand même pas une conspiration libérale qui a voulu démolir ces valeurs sur la perte desquelles on chiale tant aujourd'hui.
Comme tout le reste du bouquin, ce constat enfonce une porte ouverte, mais il n’est pas question de mentionner l’influence déterminante de la seule idéologie qui a diabolisé en les qualifiant de ringardes et même de fascistes ou de pétainistes les valeurs traditionnelles de notre société. Qui a soufflé les pires inepties à ces tarés de la sémio-linguistique, ceux qui ont sapé le plaisir de la lecture, ou aux fanatiques de l’histoire sociale revisitée par le marxisme? Qui a interdit d’enseigner la chronologie et conspué la subjectivité de la notion de grand homme ou de « fait » historique? Qui a inspiré ces lois iniques (Gayssot et Taubira) et absurdes qui inscrivent dans le marbre la haine et la honte du passé?

Certainement pas la tradition libérale qui est diamétralement opposée à tout ce que je viens d'énumérer.

Écrit par : Cadichon | 19 janvier 2010

puits de potentiels au pluriel, évidemment...

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

LE FIGARO:
"Emblème de cette nouvelle identité, le logo - plus "jeune" et plus "flashy" - a notamment bénéficié d'un petit ajout écolo, avec un coloriage vert des feuilles de la rose"

eh bien si c'est cela une nouvelle identité, cad la réplique de l'ancienne mais en couleurs, au pluriel, avec juste un peu de vert, il me semble que c'est la signification des mots identité et identique qui a besoin d'être précisée.

Alors dans ce flou sémantique que nous illustre le PS, comment s'étonner du besoin impératif de définir l'identité quand elle est de dimension nationale?

Écrit par : Cadichon | 19 janvier 2010

Dans le lien donné par Nicolas sur les boursiers, je lis ceci :

"Parmi ces mesures, Valérie Pécresse pense notamment à l'anglais, puisque selon "des études qui le montrent, les jeunes issus de familles un peu plus défavorisées ne sont pas bilingues en anglais alors que les jeunes de la classe moyenne" le sont "quand ils arrivent aux classes préparatoires aux grandes écoles", a-t-elle ajouté sur Europe-1."

Bilingue ?!!! Au niveau du bac ??
Mais dans quel monde fantasmatique vit donc la ministre ?
Après le coup des inscriptions aux concours à rendre d'urgence gratuites pour les boursiers, elle confirme sa totale incompétence.

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

"Je ne sais pas pour vous mais il y a un tic de langage pédagol qui m'agace la caudale au plus au point c'est l'usage du verbe "échanger" à tout propos" (Dugong)

Il y a aussi "gérer", qui n'est pas mal.
"Et alors, comment tu gères cette souffrance liée au décès de... ?" C'est de la phrase de Conseiller d'Orientation Psychologue. (j'insiste : psychologue !)

Écrit par : Garafignoux | 19 janvier 2010

Bref, il était souvent l’occasion de donner enfin aux élèves de Terminale le goût de la littérature de leur en montrer les enjeux, de leur faire savourer la langue, de leur donner de l’appétit pour la pensée, de les faire rêver, et aussi…enfin…de les cultiver un peu avant des les lâcher dans le supérieur.

Ecrit par : Pascale | 19 janvier 2010

Et une fois "lâché" dans le supérieur, ils trouveront en face ceux d'autres enseignants supérieurs, des docteurs de l'Université qui les lyncheront de la même façon, avec le même mépris dans le regard et la voix?

Dès lors que les enseignants hyper spécialisés dans leur discipline (et bien souvent fiers d'afficher leur nullité ou leur inculture dans d'autres domaines que le leur) dressent ainsi une barrière quasi infranchissable entre les élèves et eux, faut-il s'étonner de la très faible productivité de l'école et de l'Université?

Car, s'il est écrit dans le scénario initial de cette école que le maître est ce personnage fictif qui, quelque soit le niveau de classe de ses élèves, possède les "contenus de savoir réservé", n'en découle-til pas logiquement et pratiquement que l'élève ou l'étudiant est ce personnage caractérisé par son ignorance inée et inénarrable, son incompétence, son inculture que viendront mesurer les évaluations?

Si bien que d'année en année le même scénario se répète, qui oblige l'élève à jouer le rôle de l'ignorant et l'enseignant celui du sachant. Seuls parviennent à apprendre quelque savoir ceux ou celles qui décident un beau matin à partir dans la direction opposée du lycée, comme le héros de La cave de Thomas Berhard.

A l'échelle globale d'un "bassin d'éducation et de formation" dans lequel s'articule ce scénario n'est-il pas tout aussi logique voire, nécessaire qu'avant même d'aller à l'école des masses entières d'élèves des "périphéries sensibles" préjugées incultes et inéduquables n'éprouvent pas l'envie de jouer ce jeu foncièrement tronqué?

Est-ce pour conserver cet appareil de fabrication de l'Ignorance que les syndicats en appellent à une énième et rituelle grève?

Écrit par : marigot | 19 janvier 2010

Pour ce vieil imposteur de GCB à poils plein la lune :

http://www.youtube.com/watch?v=T1UrPG0FRxk

Ouagadougou !

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Claire Mazeron parfaite chez Stéphane Bern !!!! :-))

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010

Ce qu'il faudrait c'est un tremblement de terre ciblé qui mette à bas toutes les bâtisses de l'Education nationale française, alors Cadichon débarquerait avec les américains qui prendraient tout en mains, centre de dispatching des secours, premières urgences culturelles, camps de Guantanamo pour les réfractaires et les terroristes à la chaussure, NCLB pour tous les enseignants ...

Écrit par : iPidiblue NCLB : les femmes, les enfants et les enseignants d'abord ! | 19 janvier 2010

Claire Mazeron parfaite chez Stéphane Bern !!!! :-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010


C'était où ? C'était quand ? Ca repasse ? Merci.

Écrit par : nicolas | 19 janvier 2010

Gné ? comme dirait Nicolas ...

Écrit par : iPidiblue NCLB : les femmes, les enfants et les enseignants d'abord ! | 19 janvier 2010

J'en apprends de belles ! Stéphanie Bern est présidente du conservatoire de musique Lili et Nadia Boulanger du 9ème arrondissement de Paris, pensez-vous que ce soit à cause de son organe ?

Écrit par : iPidiblue dans la rubrique on me cache tout ! | 19 janvier 2010

Bonne année à vous , les gars...ça ne s'arrange pas vraiment du côté de mon collège Ambition Cornet de Frites...ce qui m'a carrément stupéfait dans l'histoire que je cite plus haut, c'est qu'l m'est advenu quasiment la même désagréable mésaventure. Avec le SNES local, s'entend. Outre qu'ils ont flingué, il me semble vous l'avoir conté mon projet de VOyage àAuschwitz avec mes 3ème, qui eut pourtant lieu, parce que je leur ai copieusement mordu les burnes, cette année, ils remettent le couvert, parce que je construit un second projet,cette fois à Térézin. En fait, c'est clair, le SNES est propalestinien. Connement. Les gaziers de la section du cru sont tellement cons qu'ils assimilent le problème réel de la répression israëlienne, odieuse et tout et tout avec la Shoah....bande de crétins; Pois chiche à la place de cerveau. ça ne m'étonne pas qu'avec de pareils frometons, on ait loupé tout: les comités d'entreprise, les treizieme et quatorzième mois, les tickests-restau....etc etc...Le SNES pratique depuis des décennies une politique d'hémorroïdaires collabos, comme le SGEN ,d'ailleurs. Et l'antisémitisme y va bon train , croyez-moi. Oh, pas du Céline- d'abord ces tubes digestifs à pattes n'en n'ont pas le talent, non, mais une antisémitisme "machine à café", feutré, sournois....
Non, non rien n'a changé
Rien, Rien n's'est arrangé

En 2011, je projette un voyage culturel à Gorée sur le thème de l'esclavage. Là ,comme par hasard, pas de réticences, rien....

Fermez le ban....

Écrit par : montaignneàcheval | 19 janvier 2010

euh...je construiS pas je construiT ...la honte !!!

Écrit par : montaignneàcheval | 19 janvier 2010

Tiens, Montaigne, vous avez mis deux "haine" à votre pseudo ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010

Savez-vous Christophe quel est le petit pseudo de Bern à la télévision ? La Flûte enchantée ...

Écrit par : iPidiblue reine de la Nuit | 19 janvier 2010

J’ai été séduite par la détermination et la finesse des analyses de Cécile Revéret, infiniment plus persuasive dans sa démonstration, sans éprouver le besoin de se camper (comme Polony dans l'incipit de son premier bouquin) en « réactionnaire de gauche » . Cela dit, si Natacha s’était qualifiée de n’importe quoi « de droite », elle se disqualifiait d’emblée.
(...) il est exaspérant de voir combien de ceux qui volent au secours de l'école s’imaginent encore et toujours, malgré son palmarès, que la gauche a l’exclusivité de l’intelligence, de la générosité, de l’amour du prochain et de la tolérance. Le camp du bien, face aux fachos. Et l’école crève de l’ incapacité à sortir de cette caricature.
Ecrit par : Cadichon | 19 janvier 2010


Pierre-André Taguieff. – Les contre-réactionnaires. Le progressisme entre illusion et imposture, Denoël, 2007.

p. 484 : L’antifascisme démocratique fut admirable, le pseudo-antifascisme stalinien effroyable, le néo-antifascisme est pitoyable. Répétition comique d’un épisode tragique. En l’absence de ses justifications historiques, sur la scène grotesque souffle un vent de haine née du ressentiment et de l’aveuglement, haine, chez certains, amplifiée par la bêtise ou le conformisme. S’y ajoute parfois un désir frénétique de reconnaissance. Que ne ferait-on pas pour acquérir, à défaut d’estime de soi, une réputation enviable ? Celle d’« homme de gauche ». Péguy notait naguère : « On ne saura jamais ce que la peur de ne pas paraître suffisamment à gauche aura fait commettre de lâchetés à nos Français ».

Écrit par : Amélie | 19 janvier 2010

Le SNES pratique depuis des décennies une politique d'hémorroïdaires collabos, comme le SGEN ,d'ailleurs. Et l'antisémitisme y va bon train , croyez-moi. Oh, pas du Céline- d'abord ces tubes digestifs à pattes n'en n'ont pas le talent, non, mais une antisémitisme "machine à café", feutré, sournois....
Non, non rien n'a changé

Ecrit par : montaignneàcheval | 19 janvier 2010

Vous le découvrez seulement maintenant ?
Ainsi s'explique aussi à gauche l'aveuglement et la complaisance envers une certaine religion très revendicatrice et agressive. Collabos, en effet.

Écrit par : Amélie | 19 janvier 2010

Vous vous souvenez de ce sketch inénarrable où l'on voyait deux camionneurs (dont Jean Yann) discuter savamment de musique classique et de bel canto dans la cabine de leur semi-remorque ?

Ecrit par : Robin | 19 janvier 2010

Très marrant, en effet :
http://www.youtube.com/watch?v=jLMzHKrgBZs

Écrit par : Amélie | 19 janvier 2010

"Le SNES pratique depuis des décennies une politique d'hémorroïdaires collabos, comme le SGEN ,d'ailleurs. Et l'antisémitisme y va bon train , croyez-moi. Oh, pas du Céline- d'abord ces tubes digestifs à pattes n'en n'ont pas le talent, non, mais une antisémitisme "machine à café", feutré, sournois....
Non, non rien n'a changé

Ecrit par : montaignneàcheval | 19 janvier 2010 "

Mais bien sûr, tous des nazis honteux!!!

Écrit par : tagueule | 19 janvier 2010

Alain Delon vous remercie de ces compliments mérités.
Il vous en sait gré. Il vous enverra des photos dédicacées qui vous porteront chance tellement le charisme et le magnétisme d'Alain Delon sont forts.

Il vous dit au revoir.

Écrit par : Alain Delon | 19 janvier 2010

Finalement et tout bien réfléchi je préfère discuter Bel canto avec un camionneur dans sa cabine plutôt qu'avec Stéphane Bern à la télévision !

Pensez qu'en l'an 3000 on dira que la France de la culture en l'an 2010 de l'ère de Sarkozy c'était celle de Frédéric Mitterrand et de Stéphane Bern ! Sous vos applaudissements comme disait si bien Jacques Martin ...

Écrit par : iPidiblue sous vos applaudissements ! | 19 janvier 2010

Ils ont du temps, les apparatchiks des syndicats, pour écrire des bouquins sur l'école. Il faut dire que n'étant plus que quelques heures ( deux par semaine? C'est ça?) devant les élèves, ils ne sont pas épuisés. Les petites réunions au rectorat ou au ministère dans les fauteuils confortables et les salles bien chauffées ne doivent pas épuiser non plus.
Cela laisse du temps pour développer son réseau de relations.
Alors après l'autopsie, que peut-on trouver? La contre-autopsie? Le renouveau de l'école? Pour une reconstruction de l'école, version SNALC?
Ras-le-bol des gens qui se font du beurre sur la misère des autres!

Écrit par : ras-le-bol | 19 janvier 2010

Tout professeur apparaissant à la télévision plus d'une fois dans l'année scolaire doit être convoqué devant le tribunal révolutionnaire et jugé en comparution immédiate.
Une peine unique : l'enseignement à vie dans une Zep.

Écrit par : iPidiblue loi des suspects de l'EN | 19 janvier 2010

Dans un e-mail daté du 18/01/2010 22:25:20 Paris, Madrid, prepas@snes.edu a écrit :
- Neuf personnalités de l'enseignement supérieur ont estimé dans une tribune au Monde daté de mardi que l'ouverture des grandes écoles aux étudiants boursiers était au mieux une "goutte d'eau dans la mer" mais qu'il fallait d'abord s'attaquer à la réforme de l'université.
Parmi eux figurent le philosophe Marcel Gauchet, le juriste Guy Carcassonne, le sociologue François Dubet ou le mathématicien Jean-Pierre Demailly. Tous sont membres du groupe des "Refondateurs de l'université" qui, dans un manifeste en mai 2009, avaient appelé à "refonder l'université".
L'objectif d'ouvrir les classes préparatoires et les grandes écoles aux boursiers sera, "dans le meilleur des cas", une "goutte d'eau dans la mer", écrivent-ils.
"Au lieu de tenter d'améliorer la situation pour les enfants des classes populaires là où ils font aujourd'hui massivement leurs études, on entend faciliter leur accès homéopathique à ce qui est présenté comme les seuls vrais lieux d'excellence: les classes préparatoires et les +grandes écoles+", constatent-ils.
"L'université n'est même plus pensée comme lieu d'accueil pour les meilleurs étudiants issus des classes populaires", déplorent-ils.
Selon eux, il serait plus "simple de reprendre les choses à l'envers en prenant la mesure du capital intellectuel actuellement réuni dans les universités françaises et de sa sous-utilisation gravissime par la nation".
Ils préconisent "que les filières de formation universitaire (...) n'apparaissent pas comme des filières de relégation pour ceux qui n'ont pas trouvé de place ailleurs".
Cela suppose de donner aux universités "les mêmes droits qu'aux autres dispositifs de formation en termes de sélection-orientation de leur public", ajoutent-ils.
Concrètement, disent-ils, sans revenir sur "le principe de large accueil" de l'université, on ne peut obliger celle-ci à "accueillir indistinctement tout public, même celui dont chacun sait qu'il n'est pas en mesure de suivre un cursus universitaire".

Écrit par : guy morel | 19 janvier 2010

Parfait Guy Morel ! Vous serez notre Fouquier-Tinville c'est vous qui aurez la haute mission de fixer les numerus clausus ... et si vous périssez, vous périrez la tête haute !

Écrit par : iPidiblue loi du maximum | 19 janvier 2010

Faut-il que l'université soit en coma dépassé pour que Dubet et Demailly signent ensemble un texte (?)

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

"Tout professeur apparaissant à la télévision plus d'une fois dans l'année scolaire doit être convoqué devant le tribunal révolutionnaire et jugé en comparution immédiate."

Où voulez vous qu'il apparaisse ? Dans la grotte à Soubirou ?

Écrit par : dugong | 19 janvier 2010

Chez Stéphane Bern, Dugong, vous ne suivez donc pas les élucubrations de Claire Mazeron ?

Écrit par : iPidiblue ZEP visite ! | 19 janvier 2010

Résumons la situation pour 2010 :

Philippe Séguin était un grand homme politique, il connaissait tous les résultats de l'Intertoto.
Stéphane Bern est un grand homme de culture, il sait par coeur tout le Gotha.
Frédéric Mitterrand est un grand philanthrope, il aime tous les thaïlandais.

Et voilà pourquoi l'Education nationale est muette ...

Écrit par : iPidiblue lèse-visite ! | 19 janvier 2010

Faut-il que l'université soit en coma dépassé pour que Dubet et Demailly signent ensemble un texte (?)
Ecrit par : dugong | 19 janvier 2010

Ce n'est pas le premier.

Écrit par : guy morel | 19 janvier 2010

L'objectif d'ouvrir les classes préparatoires et les grandes écoles aux boursiers sera, "dans le meilleur des cas", une "goutte d'eau dans la mer", écrivent-ils.
"Au lieu de tenter d'améliorer la situation pour les enfants des classes populaires là où ils font aujourd'hui massivement leurs études, on entend faciliter leur accès homéopathique à ce qui est présenté comme les seuls vrais lieux d'excellence: les classes préparatoires et les +grandes écoles+", constatent-ils.

Ecrit par : guy morel | 19 janvier 2010

Est-ce qu'elles ont au moins la moindre idée de la population des prépas et des grandes écoles, vos belles âmes ?
Il y a déjà plein de boursiers, et pas que des bidons, à l'échelon 0, mais des vrais péquenots de province, et des vrais jeunes des cités.
Eux aussi vivent sur des fantasmes, comme la Pécresse.


""L'université n'est même plus pensée comme lieu d'accueil pour les meilleurs étudiants issus des classes populaires", déplorent-ils."

Ils peuvent déplorer. L'université n'est même plus pensée comme lieu d'accueil pour les meilleurs étudiants tout court. A qui la faute ? Pas aux grandes écoles.

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Cela suppose de donner aux universités "les mêmes droits qu'aux autres dispositifs de formation en termes de sélection-orientation de leur public", ajoutent-ils.
Concrètement, disent-ils, sans revenir sur "le principe de large accueil" de l'université, on ne peut obliger celle-ci à "accueillir indistinctement tout public, même celui dont chacun sait qu'il n'est pas en mesure de suivre un cursus universitaire".

Ecrit par : guy morel | 19 janvier 2010

Ça, ça va être chaud.
Sélectionner sans revenir sur "le principe de large accueil", va y avoir du grand écart dans l'air.

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

"au moins la moindre" : pas très élégant, mais va bien avec la notion d'"accès homéopathique". ;O)

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Est-ce qu'elles ont au moins la moindre idée de la population des prépas et des grandes écoles, vos belles âmes ?
Il y a déjà plein de boursiers, et pas que des bidons, à l'échelon 0, mais des vrais péquenots de province, et des vrais jeunes des cités.
Eux aussi vivent sur des fantasmes, comme la Pécresse.

Ecrit par : yann | 19 janvier 2010
Vous devriez vous renseigner sur les lieux où enseigne Demailly avant de la qualifier de "belle âme".

Écrit par : guy morel | 19 janvier 2010

@Jean-Pierre Demailly

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/smf_gazette_119_61-65.pdf

Écrit par : guy morel | 19 janvier 2010

C'est joli, Grenoble, mais ça ne change rien sur le fond de ma question.

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Puisque je suis tout seul (ipidi a eu une attaque, ou sa psy l'a fait interner ?), je reviens sur le supposé bilinguisme des bacheliers de la haute.

Dans une école d'ingénieurs du "top ten", sur une promotion de 300 élèves de 2eme année, le groupe d'anglais "bilingue" comprend... 15 élèves. Dont au moins deux ne sont pas complètement bilingues.
Alors, bilingue au niveau du bac, je me gausse (et je me courbe aussi, si vous voulez).

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Passez pour bilingue auprès d'un homme politique, ce n'est pas très compliqué. N'oubliez pas que notre Sarko préféré ne parle pas la langue de Shakespeare ! (syndrome dit de préférence nationale)

Écrit par : Joe | 19 janvier 2010

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3342

Écrit par : guy morel | 19 janvier 2010

Peut-être aussi que la bordelisation systématique et désormais annuelle (et durable) dans les universités, encouragée par les syndicats tant d'étudiants que d'enseignants, n'incite pas vraiment les meilleurs éléments à y tenter leur chance.

La phrase-clé c'est : "tout, sauf la fac !".

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Puisque je suis tout seul (ipidi a eu une attaque, ou sa psy l'a fait interner ?).
Ecrit par : yann | 19 janvier 2010

Dites donc Yann vous faites interner vos malades à deux et quatre pattes, à poils ou à plumes, vous ?

Figurez-vous que je suis allé faire une livraison rue du théâtre ... et ce n'était pas pour y faire du mauvais cinéma !

Écrit par : iPidiblue rue de la Gaîté | 19 janvier 2010

"Il conviendrait d’être réaliste et, au lieu de tenter de faire renouer les universités avec l’excellence, de démocratiser les réels lieux d’excellence : les classes préparatoires et les "grandes écoles"."

Ça, c'est vrai, ça !
Il faudrait que tout un chacun puisse s'inscrire comme il le souhaite à l'X ou à Centrale, comme à la fac. Voilà qui remettrait celle-ci à armes égales.
Et si, pour "renouer avec l'excellence", elle commençait un peu à faire de la sélection ? (Bouhouh, le gros mot !)

Écrit par : yann | 19 janvier 2010

Pourquoi personne n'évoque jamais le scandale des études médicales?
Etudes soumises à un concours très sélectif -en particulier à Marseille- depuis plus de trente ans et dont le résultat actuel est une pénurie de médecins.
QUI a mis en place ces numerus clausus ? QUI a décidé des programmes débiles de PCEM1 et des épreuves afférentes, toutes basées sur des QCM qui ne conviennent pas à tout le monde? QUI a fait ces prévisions sur la démographie médicale?
Le bon beurre, c'est pour les enfoirés qui se remplissent les poches avec les écuries privées à 2000€ la prépa. Deuxième scandale.

Il faut élargir ce taux d'admis, en gardant la qualité; sortir cette fac de médecine du giron des autres facultés et reconnaître sa spécificité et sa sélectivité, mettre en place une propé qui prépare à un vrai concours médical, avec des épreuves ou il ne s'agit pas seulement de cocher des cases. Il faut moins de monde à l'entrée mais plus dans la maison.

Écrit par : sisyphe | 19 janvier 2010

Le Président de la Confédération des grandes écoles n'est pas contre des mesures précises pour développer les chances des élèves défavorisés, mais cependant il martèle "Tout dépendra de la force du dispositif en amont" c'est-à-dire de la qualité de la formation au primaire, au collège et au lycée".

Pas bête celui-là, on dirait qu'il a déjà tout compris

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

Certainement pas la tradition libérale qui est diamétralement opposée à tout ce que je viens d'énumérer.

Ecrit par : Cadichon | 19 janvier 2010
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Quelle diatribe !!

Si nous voulons faire bouger les choses il en faudra du monde, du temps, de la patience et de l'énergie pour détricoter tout ça ! Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, et N. Polony tire très bien et très fort dans le bon sens.

Courage, mon vieux, car

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

Si cela se trouve il est sorti d'une grande école ...

Écrit par : iPidiblue PGCM | 19 janvier 2010

"Il conviendrait d’être réaliste et, au lieu de tenter de faire renouer les universités avec l’excellence, de démocratiser les réels lieux d’excellence : les classes préparatoires et les "grandes écoles"."

Ça, c'est vrai, ça !
Il faudrait que tout un chacun puisse s'inscrire comme il le souhaite à l'X ou à Centrale, comme à la fac. Voilà qui remettrait celle-ci à armes égales.
Et si, pour "renouer avec l'excellence", elle commençait un peu à faire de la sélection ? (Bouhouh, le gros mot !)

Ecrit par : yann | 19 janvier 2010

Et si, pour renouer avec l'excellence, on commençait par dire aux instits de maternelle : "Voilà, vous avez une fournée de petits nouveaux. Dans cette fournée, d'ici une vingtaine d'années, il y aura certainement des individus qui auront envie d'étudier les sciences, d'autres les lettres, d'autres encore les techniques, un ou deux artistes, musiciens ou plasticiens, un ou deux sportifs et le moins possible d'exclus. Votre mission, si vous l'acceptez, c'est de donner à vos jeunes élèves tout ce dont ils ont besoin cette année pour que l'année prochaine votre collègue puisse prendre le relais, et ainsi de suite jusqu'à ce que vos élèves soient devenus de grands adolescents ou de jeunes adultes qui auront alors toutes les clés en main, quel que soit leur milieu d'origine pour pouvoir choisir une orientation qui correspond à la fois à leurs envies et à leurs capacités." ?

Les élèves nés en 2007 rentreront au mois de septembre en maternelle et en septembre 2022 en seconde.
C'est sûr, qui est encore capable de raisonner à 12 ans ? Le "drame" est peut-être tout simplement là.

Écrit par : catmano | 19 janvier 2010

Lien pour écouter le passage de C. Mazeron chez S. Bern

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10048-19.01.2010-ITEMA_20212381-0.mp3

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

Citation de Philippe Bouvard :

Le jeune prof "part le matin enseigner, et revient le soir en saignant" (c'est plus drôle quand c'est dit)

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

Que dirait-on si désormais on faisait entrer au conservatoire de Paris des élèves médiocres en piano sous prétexte qu'ils sont d'origine modeste? Flo

Je ne voudrais pas dire de sottises, mais il me semble avoir lu sous la plume de nos musiciens pros du blog, Mihaïlovich peut-être, que nous n'étions plus si éloignés que cela de cette perspective (je ne sais pas pour Paris). Ils confirmeront ou infirmeront.

Ecrit par : nicolas | 18 janvier 2010

A Flo et à Nicolas :
Aux CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, équivalent de l'ENS pour les musiciens) de Paris et de Lyon, on n'en est pas encore là, du moins pour les classes de piano. Il est vrai que c'est une affreuse Grande Ecole, élitiste à souhait !!! Mais pour combien de temps encore ?
Par contre, la réforme LMD est actuellement en train de couler (sans exagération aucune) d'autres classes, moins sujettes que les classes d'instruments à la concurrence des grands conservatoires internationaux. Je pense notamment aux classes d'érudition (analyse musicale, histoire de la musique, esthétique) et d'écriture. Cela fait trois ans que je participe régulièrement aux Concours du Prix (de sortie) en tant que jury, et l'érosion du niveau par rapport à mes années d'étude (je n'en suis pourtant sorti qu'en 2004...)est bel et bien réelle.
La raison ? Le nivellement par le bas des contenus et du concours d'entrée pour s'adapter au niveau de la fac de musicologie avec laquelle il faut désormais collaborer. Une licence de la fac et celle délivrée par le CNSM sont désormais sur un pied d'égalité sur le papier : la belle affaire !!! C'est aussi à coup sûr ce qui attend nos autres Grandes Ecoles si Coincoin et Pécresse persévèrent dans leurs idioties dégoulinantes d'hypocrisie.


Pour les conservatoires des grandes villes de province (et j'en connais un tout particulièrement...) c'est une autre affaire : le "parcours personnel", le "dossier" et la "motivation" du candidat y sont de plus en plus considérés au détriment du niveau musical réel... Dans cerains cas, un trop bon niveau musical ou une précocité trop manifeste sont même pénalisés. Il ne faut pas s'afficher trop élitiste !!!

Écrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

la médecine on s'en fout!

Écrit par : sisyphe | 19 janvier 2010

Le jeune prof "part le matin enseigner, et revient le soir en saignant" (c'est plus drôle quand c'est dit) P.B.

Et le vieux ?

Écrit par : nicolas | 19 janvier 2010

Le camp des seins! On est foutu. Je sombre avec le navire.

Écrit par : le rocher ne remontera plus | 19 janvier 2010

Le jeune prof "part le matin enseigner, et revient le soir en saignant" (c'est plus drôle quand c'est dit) P.B.

Et le vieux ?

Ecrit par : nicolas | 19 janvier 2010

Le vieux prof, lui, revient sur le blog de JPB en saignangnan!!!

Écrit par : marigot | 19 janvier 2010

Le jeune prof "part le matin enseigner, et revient le soir en saignant" (c'est plus drôle quand c'est dit) P.B.
Et le vieux ?
Ecrit par : nicolas | 19 janvier 2010

Il est exsangue...

Un bel esprit, tout de même, que ce Bouvard. Il aurait fait un bon humoriste.

Écrit par : TotoWeininger | 19 janvier 2010

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10048-19.01.2010-ITEMA_20212381-0.mp3
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

Merci pour la référence. A ceux qui veulent éviter PB mais écouter Mazeron, allez directement à 45:30.

Écrit par : nicolas | 19 janvier 2010

"A Flo et à Nicolas :
Aux CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, équivalent de l'ENS pour les musiciens) de Paris et de Lyon, on n'en est pas encore là, du moins pour les classes de piano."

Ecrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

J'irai même jusqu'à dire que le niveau "moyen" en instrument est beaucoup plus fort qu'il y a quelques décennies!
Tiens, je viens d'apprendre que j'avais eu le même prof de piano qu'Arcadi Volodos, (et Hélène Grimaud).
Mais pas au CNSM... C'était juste un an avant qu'il y soit nommé... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010

J'irai même jusqu'à dire que le niveau "moyen" en instrument est beaucoup plus fort qu'il y a quelques décennies!
Tiens, je viens d'apprendre que j'avais eu le même prof de piano qu'Arcadi Volodos, (et Hélène Grimaud).
Mais pas au CNSM... C'était juste un an avant qu'il y soit nommé... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 janvier 2010

Oui, c'est vrai, Christophe. En piano, les places sont chères et les candidats viennent des quatre coins du monde, d'où le niveau très relevé.
Mais la situation n'est pas la même pour tous les instruments. En violon, notamment, le niveau à Paris n'est pas aussi brillant que cela.
Et les CNSM sont un peu l'arbre qui cache la forêt. Ils ont une politique de recrutement très sélective et attirent beaucoup de candidats étrangers (avant tout pour les classes instrumentales). Mais si vous comparez le niveau et la qualité moyenne de l'enseignement musical français - hors CNSM - à ceux d'autres pays (Allemagne, pays de l'Est, Russie...) le constat est terrible.

Écrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

Cela vaut surtout pour l'enseignement instrumental et la formation musical. Dans les années 1960-1970, le niveau du solfège français était le meilleur au monde. Depuis, il a été massivement pédagolisé, et les vieilles méthodes de solfège françaises sont à ce jour utilisées par ... les Japonais !!! (qu'on s'étonne après de leur tendance à truster les meilleures places aux concours internationaux...)

Écrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

formation musicalE.

Écrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

Le jeune prof "part le matin enseigner, et revient le soir en saignant" (c'est plus drôle quand c'est dit) P.B.
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Variante :

Le vieux prof "part le matin enseigner, et revient le soir en geignant".

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 19 janvier 2010

"Je ne sais pas pour vous mais il y a un tic de langage pédagol qui m'agace la caudale au plus au point c'est l'usage du verbe "échanger" à tout propos" (Dugong)

Il y a aussi "gérer", qui n'est pas mal.
"Et alors, comment tu gères cette souffrance liée au décès de... ?" C'est de la phrase de Conseiller d'Orientation Psychologue. (j'insiste : psychologue !)

Ecrit par : Garafignoux | 19 janvier 2010

Moi, j'aime bien aussi "dispositif" et "mettre en place", voire leur combinaison.

Écrit par : Perceval | 19 janvier 2010

Mais si vous comparez le niveau et la qualité moyenne de l'enseignement musical français - hors CNSM - à ceux d'autres pays (Allemagne, pays de l'Est, Russie...) le constat est terrible.
Ecrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

Nous avons été très longtemps très bons parce que très "élitistes" (mot maudit) sans doute. Il faut donc laisser la place aux autres, c'est ça, l'altruisme.

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

à Montaigneàcheval :

Qu'allez vous faire à Gorée qui est une "fabrique" de l'histoire ?

Tant qu'à faire, allez plutôt à Ouidah au Bénin.

En plus, vous pourriez réaliser un TPE sur le vaudou, l'architecture coloniale portugaise et l'art avec les statues de Kouas...

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Mais si vous comparez le niveau et la qualité moyenne de l'enseignement musical français - hors CNSM - à ceux d'autres pays (Allemagne, pays de l'Est, Russie...) le constat est terrible.
Ecrit par : mihailovich | 19 janvier 2010

Oui, Nicolas, comme chacun sait la réussite des uns est forcément injuste, discriminante et traumatisante pour les autres... ;-)
Pour y remédier, rien de mieux que les "pédagogies innovantes", la "promotion des pratiques amateurs" ou la "projection des projets interdisciplinaires ludiques hors les murs de l'établissement à l'intention des nouveaux publics" qui, demain, seront nos maîtres et juges dans la nouvelle société !!!

Voyons, "il ne faut pas traumatiser encore et toujours ces pauvres chéris déjà si malmenés par les rythmes et programmes scolaires les plus lourds au monde !"

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Dégraissez le mammouth sinon ça va nous couter cher :

http://www.liberation.fr/depeches/0101614701-les-passagers-obeses-vont-payer-plus-sur-air-france-klm

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Certainement pas la tradition libérale qui est diamétralement opposée à tout ce que je viens d'énumérer.

Ecrit par : Cadichon | 19 janvier 2010

Il est beau le libéralisme ou quand l'Etat, ce monstre prédateur, ne fait rien pendant des années, voilà ce que cela donne!

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/18/sinistree-detroit-ancien-moteur-de-la-reussite-americaine-veut-croire-a-l-avenir_1293146_3222.html#ens_id=1293569

Écrit par : Merlemocoeur | 20 janvier 2010

LE SNALC-CSEN S’ASSOCIERA A LA MANIFESTATION NATIONALE DU 30 JANVIER 2010

Le SNALC-CSEN demande à nouveau au Ministre de l‘Education le retrait de la réforme du lycée sous sa forme actuelle et la réouverture de négociations.

Il s’oppose, en outre à l’accroissement des pouvoirs du conseil pédagogique, à la caporalisation des professeurs, à la dégradation de leurs conditions de travail et à la baisse des horaires disciplinaires qui ne manqueront pas d’être engendrés par la nouvelle organisation des établissements.

Le SNALC-CSEN, considère que ses revendications ne sont pas compatibles avec celles du SGEN-CFDT et du SE-UNSA, qui ont apporté leur soutien aux récentes réformes, dont celle du lycée, initiées par le gouvernement. Par conséquent il n’appellera pas à la grève nationale du 21 janvier.

En revanche, pour soutenir toutes les initiatives locales visant à lutter contre la politique éducative du gouvernement, le SNALC-CSEN déposera, à partir du 18 janvier un préavis de grève reconductible. Il appelle toutes ses sections locales à participer à la semaine d’action intersyndicale du 14 au 21 janvier.

Le SNALC-CSEN s’associera à la manifestation nationale du 30 janvier à Paris. A cette occasion il appelle tous ses adhérents, ses sympathisants et tous les professeurs à se mobiliser massivement pour mettre en échec toutes réformes qui constitueraient une régression sans précédent pour l’Ecole de la République.


Ecrit par : Robin | 17 janvier 2010




Le SNALC n'échappe décidément pas au vent de cacophonie ambiant...
Pendant que la direction centrale refuse obstinément de faire grève ce jeudi 21 sous prétexte de refuser de "se salir ses mains" au contact des affreux pédagos du SGEN et autres parents d'élèves gnagnasses, les cellules locales... viennent in extremis d'appeler à faire tout de même grève et contredisent ainsi la tête du mouvement. Le tout alors que se profilent à l'horizon dans un magnifique "tir groupé" plusieurs réformes de l'éducation, plus destructrices les unes que les autres : lycée, masterisation, conseil pédagogique, introduction d'une épreuve de conformité idéologique dans les concours, revalorisation salariale fictive... Quelle belle lisibilité du message syndical ! Jugez-en plutôt :

LE SNALC-CRETEIL APPELLE A LA GREVE

LE JEUDI 21 JANVIER 2010


Le SNALC-Créteil, réuni en Bureau Académique ce lundi, a décidé de participer à la grève du 21 janvier. Malgré une plateforme de revendications hétéroclites, et mêmes contradictoires, le SNALC-Créteil considère qu'il est nécessaire d'amplifier le mouvement de protestation des professeurs, qui dans leur écrasante majorité exigent le retrait de la réforme du lycée sous sa forme actuelle et la réouverture de négociations.
C'est sur ce seul motif que le SNALC-Créteil appelle ses adhérents, ses sympathisants, et tous les professeurs, à se mobiliser massivement contre la politique éducative du gouvernement.
Le SNALC-Créteil s’associera bien évidemment à la manifestation nationale du 30 janvier à Paris. Nous vous communiquerons ultérieurement les horaires et lieu de regroupement.
Nous vous prions d'agréer, cher collègue, l'expression de notre dévouement syndical.
Bien cordialement,
L'équipe académique du SNALC-Créteil.


Alors que l'ensemble des syndicats se complaît chaque jour davantage dans les petites stratégies et que chacun cherche avant tout à se démarquer du voisin, le gouvernement distille une communication des plus efficaces à destination du "grand public" (voir les sondages bidon à l'adresse des parents) et fait avancer sans coup férir un funeste train de réformes. S'il y en a un qui se frotte les mains en ce moment, c'est bien Châtel, qui, en ayant réussi à enfoncer un coin dans le "front du refus", applique le trop fameux "diviser pour mieux régner" et assiste les bras croisés à la zizanie régnant au sein de ses adversaires.

Je me répète : les mêmes causes conduisant aux mêmes effets, ce qui attend prochainement l'EN n'a aucune raison de ne pas se démarquer de ce qui a déjà cours au sein de l'enseignement musical français qui, on ne sait bien pourquoi, se trouve à ce jour sous la tutelle de la Fonction publique territoriale) :
- pédagolerie dégoulinant de bons sentiments à tous les étages,
- soumission totale au chef d'établissement lui-même sommé d'appliquer consciencieusement les directives démagogiques des collectivités locales, celles-ci n'ayant d'autre objectif que de brosser la vache à lait que sont les électeurs dans le sens du poil,
- autonomie totale des établissements et leurs politiques, le contrôle d'un Ministère de la Culture totalement désargenté n'étant que purement théorique,
- précarité généralisée des personnels,
- salaires qui, étant globalement bien plus faibles que dans la fonction publique d'état, varient considérablement selon l'état des finances de la collectivité-employeur !
- recrutement local par le chef d'établissement, évidemment soumis aux magouilles les plus diverses, et j'en passe.

Bref, à bon entendeur...

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

C'est cela, passez, mihailovich, n'en jetez plus, nous sommes à terre.

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Le système actuel est profondément vicié mais sera vouée à l'échec toute proposition qui n’en considère pas la transformation radicale, l’éclatement du monolithe, le remplacement de la contrainte par la liberté.

Cadichon

Le libre pouvoir de la direction (confirmé et enflé prochainement par l'autonomie des établissements): ma collègue d'Anglais a été débarquée, mise à pied, hier de mon lycée, avec interdiction d'y remettre un seul orteil de pied.

Elle est revenue d'un arrêt longue maladie: divorce très compliqué, frère suicidé, enfants à charge pour elle seule; elle est en dépression chronique depuis des années. Très fragilisée, remontée contre la "fainéantise", l'impolitesse de la majorité des élèves, elle fut désignée, à moitié ouvertement, par le proviseur et le proviseur-adjoint comme la bête à abattre. Depuis 10 ans, elle demandait une mutation pour quitter l'établissement classé Zone Sensible. Qui lui fut refusée. Dès qu'ils ont pu, ils l'ont flinguée. Mais tant qu'on donne une journée pour parler d'Haïti dans le bahut... Le cynisme et l'aveuglement satisfaits m'apparaissent comme la 11ième et 12ième plaies d'Egypte.

D'après mes échos: 4 autres collègues sont sur la liste. Il y a déjà eu un enseignant qui avait été foutu à la porte, démissionné, voici deux années. Mon pro-adjoint (que je connaissais un peu avant qu'il devienne mon patron) n'attend qu'une chose: l'autonomie, pour mettre au pas les enseignants qui ne se situent pas dans le rang. Il use des bonnes vieilles méthodes: "Vos collègues m'ont dit que...", "les parents se plaignent de..."; il désire monter les uns contre les autres les délégués syndicaux (ce que je suis; être au SNALC - ce qui m'est reproché par l'adjoint - et ne pas suivre la ligne du pédagogisme forcené, ne pas être obnubilé par l'idéologie de la constante macabre, où respecter les élèves en leur pointant du doigt leurs difficultés, mais en les aidant pour progresser sur des mois, fait de ma personne: "le professeur le plus incapable du lycée" (il y a des jours où avoir les nerfs solides est une véritable grâce) - chose dite hier, alors que j'étais accompagné de mon commissaire paritaire, par mon proviseur dans son bureau. Cet homme ne fait qu'écouter son adjoint en désir de toute-puissance et de domination; et qui était très-mal dans sa peau quand je l'ai rencontré il y a plus d'un an. Il connait un peu ma vie aussi - puisque je ne savais pas qu'il allait devenir mon patron l'année suivante - et cherche à me déstabiliser psychologiquement entre menaces et conseils amicaux), très-discrètement. Heureusement, il y a encore des collègues a priori sincère.

Je ne suis pas ici pour parler de moi; ce ne sont que quelques exemples quant à ce que peut devenir la liberté (ô sublime!) prônée avec raison par Cadichon - quand à la tête d'une hiérarchie la vertu n'existe pas, quand le système est pourri çà et là.

Et pour la rentrée prochaine nous est annoncée l'apparition des classes à 30 élèves dans notre LP (30 élèves, conseil pédagogique, autonomie, quasi omnipotence de la direction...). Je souhaite bonne chance aux résistants (dans tous les sens du terme).

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

Je sais que je suis totalement hors sujet mais je vous livre ici une petite réflexion que j'ai eu cette nuit au sujet du débat sur les retraites. Si vous voyez une erreur de logique flagrante qui m'aurait échappé, ça m'aidera à ne plus dire de bêtises sur le sujet à l'avenir.

Une chaîne de Ponzi est un système pyramidal dans lequel les versements présents servent à financer les intérêts des versements passés. Dans le cas de Bernard Madoff, la mise en place de ce système a été copieusement dénoncée par tout le monde, certains stigmatisant les dérives d'un capitalisme sauvage, ... Pourtant, si on y prête attention, notre système de retraites actuel est également une chaîne de Ponzi, sauf que cette fois, c'est la solidarité et c'est social.

D'aucun répondront que Madoff s'est injustement enrichi. C'est vrai, mais c'est tout autant le cas dans notre système actuel, les bénéficiaires sont plus nombreux : les premiers clients de Bernard Madoff et ceux qui sont sortis à temps du système ont également gagné de l'argent. Dans notre système de retraites, les retraités passés et actuels sont les gagnants du système aux côtés des personnes en charge de "gérer" le système.

Pourquoi cette analogie ? Parce que la seule issue d'une chaîne de Ponzi, c'est l'éclatement brutale avec pertes et fracas. La seule différence entre Madoff et les retraites, c'est que Madoff ne pouvait pas baisser son taux de rendement sous peine de perdre l'afflux de nouveaux clients qui permettaient de financer les vieux clients. Le système de retraite peut baisser un rendement déjà dégradé, puisque notre affiliation est obligatoire. Il n'empêche que c'est reculer pour mieux sauter : baisser les pensions, augmenter les cotisations, allonger la durée de cotisation et l'âge de départ à la retraite. Tous ces leviers ont déjà été utilisés et le seront encore à chaque "grand rendez vous retraites". Parce que ce système pyramidal n'a qu'un seul avenir : l'effondrement, les mesures que nous prendrons ne nous permettent que d'en reculer l'échéance.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Il est beau le libéralisme ou quand l'Etat, ce monstre prédateur, ne fait rien pendant des années, voilà ce que cela donne!

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/18/sinistree-detroit-ancien-moteur-de-la-reussite-americaine-veut-croire-a-l-avenir_1293146_3222.html#ens_id=1293569

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 janvier 2010

Detroit, c'est bien la grande ville de l'automobile, celle où le syndicat UAW (le fameux puissant syndicat automobile américain) a réussi à planter les constructeurs avec leurs revendications délirantes ?

Je ne suis pas sûr que la pauvreté de Detroit soit forcément de la responsabilité "du libéralisme"...

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Je ne suis pas ici pour parler de moi; ce ne sont que quelques exemples quant à ce que peut devenir la liberté (ô sublime!) prônée avec raison par Cadichon - quand à la tête d'une hiérarchie la vertu n'existe pas, quand le système est pourri çà et là.


Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

Pendaries, vous oubliez une partie de l'équation : vous aurez également la liberté de vous faire embaucher dans un établissement en accord avec vos convictions. Vous laisserez les mauvais entre eux et vous irez enseigner là où votre idée de l'éducation est partagée !

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

C'est cela, passez, mihailovich, n'en jetez plus, nous sommes à terre.

Ecrit par : nicolas | 20 janvier 2010

C'est bien le problème, Nicolas ! Les enseignants de l'EN sont (du moins pour une grande partie d'entre eux) à terre d'avance et se résignent à obéir bêtement, - "après tout, nous sommes fonctionnaires", aux inepties chaque jour plus énormes qu'on exige d'eux.

Et ce alors-même que votre statut est encore relativement protégé ! Vous semblez oublier que le pouvoir de vos chefs d'établissement demeure - pour combien de temps encore ?- extrêmement limité , ce qui vous permettrait sans peine avec un peu de volonté de monter une bonne fois pour toutes une action efficace pour rétablir le bon sens, avec un rapport de force très favorable. Tout ce que nous n'avons plus depuis belle lurette dans les conservatoires, hélas !

Tout l'inverse des grévounettes et des calculs d'apothicaires que les syndicats d'enseignants, chacun dans leur coin, s'entêtent à mener, alors même que le danger est imminent...

Victor Hugo en 1870 : «Ils sont 300 mille, vous êtes 3 millions, levez-vous et soufflez dessus.»

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

En parlant de mammouth et de ses représentations plus ou moins démagogiques à l'écran, figurez vous (Cf le monde du 16/01/2010) que "entre les murs" de Cantet n'a pas franchi la muraille de Chine et y a été censuré..
Pourquoi ?
Parce que "la chine ne veut pas mécontenter ses amis africains"...
C'est très politiquement incorrect ça...

Écrit par : ponate | 20 janvier 2010

Pendaries, vous oubliez une partie de l'équation : vous aurez également la liberté de vous faire embaucher dans un établissement en accord avec vos convictions. Vous laisserez les mauvais entre eux et vous irez enseigner là où votre idée de l'éducation est partagée !

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Joe, vous oubliez quant à vous un autre détail de ladite équation : avec l'autonomie, les établissements "en accord avec nos convictions" n'existeront pour ainsi dire plus, ou bien au mieux à l'état relictuel.
Pour un chef d'établissement, il est bien plus simple, économique et avantageux de "se conformer à la demande du plus grand nombre" (des élèves comme des parents, tous consommateurs, de "s'adapter aux évolutions de la société contemporaine" etc. Bref d'aller dans le sens de la pente et de se concilier à la fois la masse et sa propre hiérarchie.
Vous y croyez vraiment, vous, au chef d'établissement remontant la pente, seul contre tous ???

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Vous y croyez vraiment, vous, au chef d'établissement remontant la pente, seul contre tous ???

Ecrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Je crois que sur le marché de l'éducation (j'emploie volontairement ce terme), il y aura une place importante pour un enseignement axé sur les contenus et je crois que cette place ira en grandissant au fur et à mesure que les résultats aux examens nationaux seront publiés. Vous pensez vraiment que le succès du privé est dû uniquement à la volonté de ne pas participer à la mixité sociale ?

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

le succès du privé est dû uniquement à la volonté de ne pas participer à la mixité sociale ?

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Ce qui est souvent faux, d'ailleurs.

Écrit par : yann | 20 janvier 2010

Je crois que sur le marché de l'éducation (j'emploie volontairement ce terme), il y aura une place importante pour un enseignement axé sur les contenus et je crois que cette place ira en grandissant au fur et à mesure que les résultats aux examens nationaux seront publiés. Vous pensez vraiment que le succès du privé est dû uniquement à la volonté de ne pas participer à la mixité sociale ?

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

C'est une illusion.
Regardez les revendication des parents de la PEEP, pourtant "de droite" : de l'évaluation par compétences, de l'allègement des horaires et des contenus, de la "promotion de la créativité", etc.
La plupart des parents sont des consommateurs, regardent la télé 3 h par jour et veulent pour leurs gosses du projet ludique, de la sortie et de l'activité péri-éducative.
Le privé ? Pas donné à tout le monde, et soumis tout autant que le public à ces mêmes dérives. Il est nettement plus rentable pour un établissement de recruter sur du clinquant (ex. équipement informatique flambant neuf) que sur des contenus solides qui "barbent" la majorité de la clientèle.
Pour le coup, les établissements où l'on fait travailler les élèves n'existeront que pour une élite- j'entends financière - ou bien disparaîtront pour de bon : les riches prendront des précepteurs, comme au bon vieux temps...

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Lu dans la dépêche du midi :

"Bac : la sélection fait rage

Examens. Les résultats aux bacs sont excellents dans la région. Mais ils masquent une élimination impitoyable.
Explications.

Près de 89 % de reçus aux bacs en 2009, soit un peu plus encore qu'en 2008, l'excellence scolaire de l'académie de Toulouse ne fait aucun doute. Mais, derrière ces superlatifs absolus, se cache une réalité alarmante : une sélection excessive qui entraîne une baisse constante du pourcentage de bacheliers dans une tranche d'âge. En fait, si la région Midi-Pyrénées se classe à la 5e place pour ses résultats, (derrière Paris, Grenoble, Rennes et Strasbourg), elle se situe dans le wagon de queue (18e place sur 26) pour la proportion de détenteurs du diplôme dans une génération. Une véritable régression car pendant longtemps Toulouse a trôné 3 points au-dessus de la moyenne nationale (65,8 % d'une tranche d'âge arrivait ici au niveau du bac contre 62,6 % pour la France entière). Aujourd'hui, après plusieurs années de lente descente, les courbes se sont inversées : Midi-Pyrénées ne compte plus que 62,2 % de bacheliers dans une génération contre 64 % au plan national. Bref, non seulement nous sommes très loin des 80 % espérés voici 20 ans par les ministres successifs afin de « relever les défis mondiaux de la société de la connaissance ». Mais en plus, nous baissons. Et un peu plus ici qu'ailleurs.

Un constat inquiétant car, dans les faits, il traduit « une baisse générale du niveau de formation et de qualification », reconnaît le recteur Olivier Dugrip.

Dans le collimateur, une sélection de plus en plus sévère qui élimine les élèves jugés trop « moyens ». Et permet ainsi aux établissements (et pas uniquement à ceux qui sont réputés pratiquer le plus intensément cette sélection) d'afficher à la sortie, compétition oblige, de parfaits scores de réussite.

Pour faire face à cette hémorragie, le rectorat a annoncé dès l'an dernier son intention d'être « vigilant ». Premiers résultats de cette vigilance, « une diminution notable des redoublements et une augmentation corrélative des taux de passage en classe supérieure. Dans certains niveaux, l'académie a enregistré « le pourcentage de redoublants le plus faible de toute son histoire », annonce le recteur. En précisant : « Grâce à cela, le taux d'accès à la filière générale et technologique a haussé de 4,5 points ce qui se traduit par une augmentation des effectifs de 2 800 élèves dans le cursus long ».

C'était donc possible."

Eh oui, c'était possible.
Cherchez l'erreur...

Écrit par : yann | 20 janvier 2010

Et puis chacun sait qu'en matière de niveau disciplinaire des professeurs et des conditions d'emploi de ceux-ci (précarité, soumission au bon vouloir du chef, rémunération...), le privé, c'est la panacée !!!

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Et c'est même tellement la panacée que le public lui-même cherche actuellement à singer les méthodes de management du privé, dans toute leur splendeur !!!

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Le privé ? Pas donné à tout le monde, et soumis tout autant que le public à ces mêmes dérives.

Ecrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Le meilleur lycée de ma région (palmarès 2009) est privé, 50 € par mois, et il est tout, sauf clinquant. Avec exigences, et tout, et tout. Et les parents en redemandent.
D'accord, c'est peut-être un contre-exemple, mais jusqu'à preuve du contraire, c'est d'abord un exemple.

Écrit par : yann | 20 janvier 2010

Pendariès, ce que vous dites de votre établissement est proprement terrifiant.
Votre collègue mise à pied dans les conditions scandaleuses que vous exposez était-elle titulaire ? Si oui, comment une telle situation est-elle possiblle ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 janvier 2010

Le meilleur lycée de ma région (palmarès 2009) est privé, 50 € par mois, et il est tout, sauf clinquant. Avec exigences, et tout, et tout. Et les parents en redemandent.
D'accord, c'est peut-être un contre-exemple, mais jusqu'à preuve du contraire, c'est d'abord un exemple.

Ecrit par : yann | 20 janvier 2010


D'accord, cher Yann, des exceptions existent certainement.
Mais ces palmarès dont on nous abreuve ne donnent qu'une vision pour le moins partielle des faits. Avoir 100 pour 100 de réussite au bac est devenu à la portée de n'importe quel établissement qui élimine les "cas disciplinaires graves" et qui instaure une atmosphère un tant soit peu propice au travail (vous me direz, c'est déjà beaucoup !).
Vu que le bac est désormais donné (il faut vraiment le vouloir pour ne pas être reçu !!!), les taux de réussite mirobolants peuvent même dans certains cas cacher... une réelle médiocrité du niveau d'ensemble des élèves ! De nos jours, pour que ces statistiques soient réellement fiables, il faudrait indiquer le nombre et la nature de mentions obtenues.
Et reconnaissez que s'il existe des établissements rivés qui marchent, ce n'est pas pour autant une raison valable pour flinguer le public comme on est en train de le faire actuellement...

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Je suis agrégé hors classe dans le public, recruté par concours externe il y a bien longtemps.

Je désire travailler dans le privé sans perte de salaire ni de droit à la retraite et sans pour autant travailler plus d'heures réelles que dans le public.

Dois-je me faire une raison et rester dans le public ? Sinon, où dois-je m'adresser ?

Écrit par : Géronte sans honte | 20 janvier 2010

Pendariès, en sont-ils là aussi au Canada ???

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Mihailovich, vous avez une bien triste vision du monde. Entre expliquer aux parents que leur enfant sera instruit et formé mais qu'il va en chier mais que sa réussite n'en sera que meilleure et leur dire qu'il sera heureux et ignorant, vous pensez que les parents préfèrent toujours la seconde solution (ou du moins de manière ultra-majoritaire). Dans ce cas, comment expliquez vous le succès des classes préparatoires, des études en médecine, ... ?

Si le coût pour les parents est identique et que l'établissement sait bien expliquer sa différence et son choix pédagogique (la densité des programmes, le travail personnel, la discipline, ...), j'ai du mal à concevoir que seul un nombre limité de parents adhére.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Pendariès, en sont-ils là aussi au Canada ???

Ecrit par : nicolas | 20 janvier 2010

http://www.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2010/01/20100118-055800.html

Écrit par : Florence | 20 janvier 2010

Je suis agrégé hors classe dans le public, recruté par concours externe il y a bien longtemps.

Je désire travailler dans le privé sans perte de salaire ni de droit à la retraite et sans pour autant travailler plus d'heures réelles que dans le public.

Dois-je me faire une raison et rester dans le public ? Sinon, où dois-je m'adresser ?

Ecrit par : Géronte sans honte | 20 janvier 2010
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Vous n'avez probablement jamais travaillé dans le secteur privé.
Je ne sais quel est votre âge, mais vous êtes sans doute cinquantenaire.
Pour ma part j'ai travaillé dans le secteur privé mais pas comme cadre. Je ne peux pas généraliser à partir de ma seule expérience. Toutefois, c'était la foire d'empoigne, comme partout où il y a des êtres humains.
J'ai plaqué mon emploi à 24 ans pour entreprendre des études supérieures dans le but d'être repris comme cadre dans la même entreprise. Mais, en cours d'études, j'ai changé mes plans. J'ai tout fait pour devenir professeur d'enseignement secondaire. Cela ne me fut pas facile (j'ai passé 5 fois le CAPES). Mais, une fois reçu, j'ai apprécié le métier même si je fus mal noté sur le plan pédagogique et donc, de ce fait, fait 90 % de ma carrière à l'ancienneté. Malgré mon amertume, je n'ai jamais envisagé de retourner dans le privé. De 1970 à 1980, les conditions de travail - sans être celles des années 1950 - étaient acceptables ; de 1980 à 1990, elles sont devenues pénibles, mais je n'ai pas envisagé de repartir dans le privé davantage, ne serait-ce que parce que la conjoncture économique de l'époque n'était pas favorable (il valait clairement mieux garder la sécurité de l'emploi, plutôt que d'être cadre à 25000 F par mois et risquer de se retrouver au chômage ensuite à l'âge de 50 ans) ; de 1990 à 2000, ce fut infernal, mais j'en pris mon parti. Pas question de partir dans le privé - à supposer que j'eusse trouvé un emploi !
J'y réfléchirais à deux fois avant de quitter l'Éducation nationale, si j'étais à votre place. Si vous êtes au 6ème échelon de la hors classe, vous ne pouvez rien attendre de plus (du reste l'avancement y est au grand choix quoi qu'il arrive). A votre place, je travaillerais pépère, laissant glisser les insultes d'élèves comme la pluie sur un vêtement imperméabilisé, et en leur mettant des notes comprises entre 10 et 20. Personne n'y trouverait à redire. Si, lors d'un examen, vous mettiez 20 à tous les candidats, que l'épreuve soit orale ou écrite, croyez-vous qu'on vous traînerait en conseil de discipline ?
Je suggère à tous les professeurs mécontents de leurs conditions de travail de ne mettre que des 20 à tous leurs élèves. Ce serait moins pénalisant que de faire grève vu les retraits de salaire qu'entraîne le fait de grève.
Bref, il faut se moquer de ce qui se passe, et, si l'on a quelque conscience professionnelle, on continue de faire des cours soignés, mais sans se faire de souci. Sans chercher, en particulier, à finir le programme si l'on subit trop d'entraves de la part d'élèves perturbateurs, ralentissant le rythme du cours.
Bon courage !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 janvier 2010

Pendant que, ici et là, certains se mettent les doigts partout où il ne faut pas, d'autres montrent la Lune et la Vraie Voie :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/18/la-mixite-sociale-a-la-trappe-alors-la-mixite-professionnelle-par-bernard-gossot_1293348_3232.html#ens_id=1229424
On pourra opposer à notre brave IGEN plein d'idées nouvelles et généreuses, la proposition de notre Jivaro de remettre les retraités sur le trottoir :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/20/01011-20100120FILWWW00522-profs-absents-propositions-de-chatel.php

Gossot, au boulot !

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Et , pour ne pas grever encore plus le désastreux bilan carbone du Moloch, ils devront joindre leurs établissements à pied, à vélo ou en véhicule électrique (qu'ils devront prendre en charge eux mêmes, dans tous les sens du mot).

Gossots, vélos, dynamos !
Même combat !

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Qui va rééduquer nos sauvageons et leurs parents, à présent que Super Nanny est morte?

Écrit par : retraitée | 20 janvier 2010

Pendariès, ce que vous dites de votre établissement est proprement terrifiant.
Votre collègue mise à pied dans les conditions scandaleuses que vous exposez était-elle titulaire ? Si oui, comment une telle situation est-elle possiblle ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 janvier 2010

Enseignante titulaire, oui, qu'elle est.
Sa faute aurait été un débordement de langage vis à vis d'un élève. Il est vrai qu'elle ne les ménage pas, qu'elle les fait se tenir. Avec ses défauts et ses qualités. Mais c'était, dans sa situation psychologique, médicale, à l'administration de la protéger (elle demandait depuis des années une mutation dans un LP cévenol, plus calme qui lui fut toujours refusée - à cause de son lourd dossier). Pendant des années, les "collègues" d'anglais lui fourguaient les classes les pires, non-dédoublées... Et dire qu'on a un pédophile (un toucheur) qui a été changé juste d'établissement pour atterrir dans mon bahut... pas de vague, pas de vagues.


Pendariès, en sont-ils là aussi au Canada ???

Ecrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Nicolas, je ne peux répondre à cette question. En tout cas, pour ce que j'en sais, l'autonomie des CEGEPs ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_d'enseignement_g%C3%A9n%C3%A9ral_et_professionnel) existe: avec recherche de poste, entretien, contrat; je ne sais pas quels sont les contre-pouvoirs face à la direction en cas d'abus.

Pendaries, vous oubliez une partie de l'équation : vous aurez également la liberté de vous faire embaucher dans un établissement en accord avec vos convictions. Vous laisserez les mauvais entre eux et vous irez enseigner là où votre idée de l'éducation est partagée !

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Joe, vous oubliez quant à vous un autre détail de ladite équation : avec l'autonomie, les établissements "en accord avec nos convictions" n'existeront pour ainsi dire plus, ou bien au mieux à l'état relictuel.
Pour un chef d'établissement, il est bien plus simple, économique et avantageux de "se conformer à la demande du plus grand nombre" (des élèves comme des parents, tous consommateurs, de "s'adapter aux évolutions de la société contemporaine" etc. Bref d'aller dans le sens de la pente et de se concilier à la fois la masse et sa propre hiérarchie.
Vous y croyez vraiment, vous, au chef d'établissement remontant la pente, seul contre tous ???

Ecrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

D'accord avec mihailovich.
Et il faudrait ne pas être enseignant pour douter de la "pente".

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

Qui va rééduquer nos sauvageons et leurs parents, à présent que Super Nanny est morte?

Ecrit par : retraitée | 20 janvier 2010

Oh merde. tout fout le camp.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

"Qui va rééduquer nos sauvageons et leurs parents, à présent que Super Nanny est morte?"

Ce n'est pas bien grave : si je compte bien, Françoise Dolto n'en était qu'à sa troisième réincarnation.

Il lui en reste six, comme les chats.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Pardon, quatre

Question d'intervalles...

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Dugong en super papy il serait pas mal non ?

Écrit par : iPidiblue super ! | 20 janvier 2010

On attend les commentaires de Cadichon sur la raclée que les électeurs du Massassuchets ont donné à Obama !

Écrit par : iPidiblue super ! | 20 janvier 2010

Je suis absolument certain de ne pas être une réincarnation de Ferdinand Buisson.

En cas de doute, Guy Morel, exécuteur testamentaire, vous le confirmera.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Massachusetts !

Écrit par : iPidiblue super ! | 20 janvier 2010

Il n'empêche que c'est reculer pour mieux sauter : baisser les pensions, augmenter les cotisations, allonger la durée de cotisation et l'âge de départ à la retraite. Tous ces leviers ont déjà été utilisés et le seront encore à chaque "grand rendez vous retraites". Parce que ce système pyramidal n'a qu'un seul avenir : l'effondrement, les mesures que nous prendrons ne nous permettent que d'en reculer l'échéance.

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Est-ce que la contribution des revenus autres que ceux du travail fait partie de votre plan de redressement des comptes ?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

"On attend les commentaires de Cadichon sur la raclée que les électeurs du Massassuchets ont donné à Obama !"

Ecrit par : iPidiblue super ! | 20 janvier 2010

Bof... On les connaît déjà, avec l'argumentaire habituel.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Est-ce que la contribution des revenus autres que ceux du travail fait partie de votre plan de redressement des comptes ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Nope Sir, ça fait partie des mesures démagogiques utilisées pour faire croire qu'on peut sauver le système. Mais globalement, ça a le même effet qu'une hausse du taux de cotisation. Vous allez gagner quelques années mais pas plus. Contrairement aux idées reçues, les "revenus autres que ceux du travail" sont déjà fortement taxés, avec un minimum incompressible de 12,1% (CSG, CRDS et RSA). Suivant le montage que vous choisissez, vous variez ensuite jusqu'à 50% (pour ceux qui sont mal conseillés). L'effet pervers d'une hausse du taux incompressible de 12,1% en y ajoutant par exemple une cotisation retraite est double :
- d'une part, les cotisations retraite sont là pour vous assurer une retraite. C'est également le cas de votre épargne, sur laquelle vous avez déjà payé des cotisations retraites et des impôts (donc double peine).
- d'autre part, une hausse immodérée des taux de taxation conduit à un moindre attrait du couple risque/rentabilité et donc à un départ d'une certaine catégorie d'investisseurs (si vous voyez ce que je veux dire).

Les solutions sont nombreuses mais toutes axées autour du concept honnis de capitalisation. Si vous souhaitez rester dans un système "solidaire" (moi je dis "injuste et voleur" mais ce n'est pas factuel), vous opterez pour un fonds public alimenté par les cotisations et qui ne distribuerez en retraites que les intérêts de ses placements (ou du moins qu'une partie), toujours sur la base d'un système de droits à retraite. (la solution libérale étant bien sûr un système par capitalisation individualisé avec liberté de souscrire auprès de l'organisme de son choix, mais faut pas rêver).

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

distribuerait (aïe)

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Joe vous pensez tout le temps à votre retraite ? Vous êtes si malheureuse (ou malheureux) que cela ?

Écrit par : iPidiblue aïe ma retraite ! | 20 janvier 2010

- d'autre part, une hausse immodérée des taux de taxation conduit à un moindre attrait du couple risque/rentabilité et donc à un départ d'une certaine catégorie d'investisseurs (si vous voyez ce que je veux dire).

Les solutions sont nombreuses mais toutes axées autour du concept honni de capitalisation. Si vous souhaitez rester dans un système "solidaire" (moi je dis "injuste et voleur" mais ce n'est pas factuel), vous opterez pour un fonds public alimenté par les cotisations et qui ne distribuerez en retraites que les intérêts de ses placements (ou du moins qu'une partie), toujours sur la base d'un système de droits à retraite. (la solution libérale étant bien sûr un système par capitalisation individualisé avec liberté de souscrire auprès de l'organisme de son choix, mais faut pas rêver)."

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Effectivement, les "risques" que va prendre monsieur Proglio en coupant l'éléctricité à un bataillon de "fin de droits" méritent bien un salaire anneul de deux millions d'Euros. Mais soyons fous, espérons qu'il va en réinvestir une partie dans l'entreprise !
Où sont les "voleurs" ?
Et, croyez-moi, je ne suis pas un fou furieux de "l'égalitarisme" et de "l'assistanat."

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Tu sais Christophe de nos jours avec un million d'euros t'as pas plus rien !

Écrit par : iPidiblue aïe mes bonus ! | 20 janvier 2010

Zut ! Je voulais écrie "t'as plus rien !"

Écrit par : iPidiblue aïe mes bonus ! | 20 janvier 2010

Ah tiens, je suis redevenu TZR ce matin ...

Beau parcours professionnel :
J'ai 51 ans, je suis entré l'ENS à 20 ans. Depuis fonction publique sauf un break de 5 ans dans le privé.
Dans le passé 6 ans dans une autre académie que ma compagne puis 5 ans en délèg rectorale puis 5 ans TZR.

Là ça faisait 4 ans que j'étais en poste dans ma ville ça pouvait pas durer ...

Le plus rigolo dans tout ça, c'est que j'ai été mis en carte scol à cause de l'intervention du SNES.

Je suis prof de méca mais j'ai pas mal traîné dans l'entreprise (comme salarié, associé et créateur de 3 SARL).
L'an dernier ça sentait le gaz pour mes heures. Le chef des travaux pour sauver mon poste me demande si j'accepterais de faire des heures d'éco-gestion et de droit du travail dans un BTS industriel. J'accepte d'autant que même si c'est vraiment du boulot je peux m'en sortir décemment.
Les IPR d'éco gestion et de méca consultés n'émettent aucune réserve.

Cet automne au CA du lycée le délégué prof du SNES fait un foin du tonnerre (ad hominem circumstantiae) paske c'est pas conforme à l'idéologie et que c'est la porte ouverte à tous les abus et que même si je suis volontaire il entend me défendre contre mon gré paske c'est de l'exploitation blablabla

Le patron a brisé là : "puiske ça fait une telle histoire ke je sauve le poste de Zorglub, désormais y'aura plus d'heures de gestion pour lui". Du coup carte scol ! Pas belle le vie ?

Si vous avez des contacts avec la presse (de droite) pour qu'on se marre un peu sur le dos de ces connards ils sont les bienvenus.

Le mec du Snes, par mail est clair : « Toi ou plein d'autres m'importe peu. Je ne suis pas d'accord avec le principe ». Quels principes peuvent valoir mieux que la vie des gens ?
Je n’imaginais pas qu’en 2009 un prof tienne ouvertement (et par écrit) un tel discours qui nous ramène aux heures les plus sombres de l’histoire humaine.
La défense d'idées prévaut à toute autre considération … humaine par exemple. C’est par un tel dogmatisme que les totalitarismes les plus abjects ont prospéré : cool.
Je suis stupéfait qu’on puisse revendiquer une telle absence d’humanisme et se prétendre de gauche.

C’est bien de continuer à apprendre encore à 51 ans.

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

"Le libre pouvoir de la direction (confirmé et enflé prochainement par l'autonomie des établissements): ma collègue d'Anglais a été débarquée, mise à pied, hier de mon lycée, avec interdiction d'y remettre un seul orteil de pied.

Elle est revenue d'un arrêt longue maladie: divorce très compliqué, frère suicidé, enfants à charge pour elle seule; elle est en dépression chronique depuis des années. Très fragilisée, remontée contre la "fainéantise", l'impolitesse de la majorité des élèves, elle fut désignée, à moitié ouvertement, par le proviseur et le proviseur-adjoint comme la bête à abattre. Depuis 10 ans, elle demandait une mutation pour quitter l'établissement classé Zone Sensible. Qui lui fut refusée. Dès qu'ils ont pu, ils l'ont flinguée. [...]"


Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2010


Même situation dans l'académie de Corse. Une collègue d'histoire-géo harcelée par son principal de collège, et mise à pied après trois mois de calvaire.
On retrouve les mêmes procédés : "Vos collègues disent que... D'après les parents d'élèves...". Le rapport du chef d'établissement "justifiant" la suspension n'a du reste jamais été porté à la connaissance de l'intéressée, même s'il a servi à la casser... L'autonomie des établissements, c'est la porte ouverte à l'arbitraire.
Le délégué SNES qui l'a accompagnée lors d'une convocation à l'inspection l'a lâchement abandonnée. S'adresser au SNALC? Elle n'y pense même pas. Dans l'île, ce dernier est majoritaire, claniste et clientéliste. Autrement dit, il sert surtout à assurer les promotions de ceux qui lui font allégeance ou à fournir des troupes pour soutenir la hiérarchie lorsqu'un proche collaborateur du recteur est mis en examen dans une affaire de fraude. La lutte contre le pédagogisme est alors secondaire... Réponse d'une déléguée SNALC insulaire à laquelle était soumise une affaire de harcèlement l'année dernière : "On ne se mêle pas des affaires personnelles"...
Comme quoi, derrière les étiquettes des uns des autres, on ne trouve toujours que des hommes et des femmes, avec leurs qualités, leurs défauts... ou leurs compromissions.
Le SNETAA de Corse organise un état des lieux sur les affaires de harcèlement (mises à pied, décisions arbitraires, etc.). Je ne peux qu'encourager toutes les instances syndicales dans les différentes académies à faire de même. Peu importe les étiquettes (et je ne doute pas qu'il y a sur le continent des délégués SNALC très bien!)...

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2010

"C'est par un tel dogmatisme que les totalitarismes les plus abjects ont prospéré." (Zorglub)

Entièrement d'accord avec votre analyse et votre indignation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 janvier 2010

Je ne peux qu'encourager toutes les instances syndicales dans les différentes académies à faire de même. Peu importe les étiquettes (et je ne doute pas qu'il y a sur le continent des délégués SNALC très bien!)...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2010

Quelle est votre technique pour recevoir ces informations?

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

Mais mon pauvre Zorglub c'est racinien ce que vous nous racontez là !

"Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts."

Écrit par : iPidiblue et le blues du TZR | 20 janvier 2010

"Le mec du Snes, par mail est clair : « Toi ou plein d'autres m'importe peu. Je ne suis pas d'accord avec le principe ». Quels principes peuvent valoir mieux que la vie des gens ?
Je n’imaginais pas qu’en 2009 un prof tienne ouvertement (et par écrit) un tel discours qui nous ramène aux heures les plus sombres de l’histoire humaine."

Ecrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Quel sale con, en effet. Je suis écoeuré.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Effectivement, les "risques" que va prendre monsieur Proglio en coupant l'éléctricité à un bataillon de "fin de droits" méritent bien un salaire anneul de deux millions d'Euros. Mais soyons fous, espérons qu'il va en réinvestir une partie dans l'entreprise !
Où sont les "voleurs" ?
Et, croyez-moi, je ne suis pas un fou furieux de "l'égalitarisme" et de "l'assistanat."

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Le métier de Proglio n'est pas de couper l'électricité. Son job, ce qui justifie ses 2M€, c'est définir une stratégie en collaboration avec son conseil de surveillance et de veiller à ce qu'elle soit bien appliquée. Arrêter de vendre un produit à quelqu'un qui ne vous le paye pas, c'est normal. EDF est une entreprise qui a besoin de faire du profit (contrairement à l'EN) pour assurer ses investissements et payer ses salariés (et son CE). S'assurer que les chômeurs en fin de droit continuent à bénéficier d'électricité ne fait pas partie de son champs de compétence. Par contre, toute assistante sociale normalement constituée ne verra pas d'objection à faire régler pour vous une facture EDF que vous n'arrivez pas à payer. Parce que le social fait partie de son champs de compétence.

Après que vous trouviez abject la concurrence fiscale entre les Etats et que certaines personnes fassent de l'arbitrage fiscal, c'est votre droit. Je ne fais aucun jugement de valeur, je vous dis juste que c'est une réalité. (Et en l'occurrence, le cumulard Proglio paye certainement ses impôts en France)

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

--- "Et dire qu'on a un pédophile (un toucheur) qui a été changé juste d'établissement pour atterrir dans mon bahut... pas de vague, pas de vagues." ---

Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2010
---
Pareil dans le lycée où j'étais dans les années 1990. Un CPE (un homme) avait contraint des élèves en internat à se déshabiller complètement pour procéder à une recherche de drogue. Le proviseur de l'époque étouffa l'affaire. Le CPE fut muté discrètement...
En novembre dernier, un professeur a été agressé par un de ses collègues, dans ce même lycée de Blois (sans témoin). Il a eu la présence d'esprit de quitter les lieux, d'aller au commissariat de Blois déposer une plainte, et l'inspecteur qui l'a reçu a constaté les coups sur ses bras, et a conseillé au professeur d'aller voir en urgence un médecin pour la constatation des bleus qu'il avait avant qu'ils disparaissent.

(L'agresseur déposa une plainte contre l'agressé une bonne quinzaine de jours plus tard... et parvint à faire circuler une pétition au lycée pour accabler la victime, pétition qui reçut un accueil enthousiaste de la part d'une majorité des collègues...)

Le professeur raconta tout à un journaliste de La Nouvelle République du Centre-Ouest, secteur de Blois.
Le journaliste alla soigneusement s'enquérir de la véracité du dépôt de plainte au commissariat, où l'événement lui fut confirmé.
Il téléphona alors au lycée de Blois concerné. Le proviseur refusa de répondre.
Même succès avec le rectorat !
Omerta !
Dégagez, y a rien à (sa)voir ! ;-(

Le journaliste fit son article qui fut publié trois semaines environ après l'événement.
Le journaliste a ajouté à son article une note au-dessous de son article, en petits caractères que voici :
"Malgré nos sollicitations, le proviseur du lycée Augustin-Thierry et le rectorat à Orléans n'ont pas souhaité s'exprimer sur ce sujet."
Cela est joliment dit ! Mais j'aime bien cette formulation plaisante du refus de répondre à un journaliste sur des faits reconnus comme authentiques. (Il n'y a eu aucun démenti de cet événement par la suite. Le professeur agressé "semble" n'avoir pas menti.)
Le verbe "sembler" est extrêmement commode : ce matin un ministre a dit à propos du (ou des salaires ou indemnités) d'un M. Proglio (orthographe non garantie) que les sommes en question "pouvaient sembler élevées".
Elles ne sont pas forcément élevées, elles ne semblent pas forcément élevées : elles peuvent (peut-être) sembler élevées.
Quel raffinement dans l'angélisme !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 janvier 2010

Le mec du Snes, par mail est clair : « Toi ou plein d'autres m'importe peu. Je ne suis pas d'accord avec le principe ». Quels principes peuvent valoir mieux que la vie des gens ?
Je n’imaginais pas qu’en 2009 un prof tienne ouvertement (et par écrit) un tel discours qui nous ramène aux heures les plus sombres de l’histoire humaine.
La défense d'idées prévaut à toute autre considération … humaine par exemple. C’est par un tel dogmatisme que les totalitarismes les plus abjects ont prospéré : cool.
Je suis stupéfait qu’on puisse revendiquer une telle absence d’humanisme et se prétendre de gauche.

C’est bien de continuer à apprendre encore à 51 ans.

Ecrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Le mec du Snes est un incompétent ; le décret de 1950 prévoit la possibilité de compléter son service dans une autre discipline - conforme à nos compétences et à nos goûts - si on ne peut pas trouver un complément de service ailleurs dans la même ville (jusqu'à la hauteur de la moitié du service). Tous les syndicats taisent cette possibilité, et préfèrent les cartes scolaires ou les compléments de service délirants. Réaction d'autant plus débile de sa part que les profs du génie sont reconvertis autoritairement dans une autre discipline (techno ou maths selon les besoins de l'académie).
Bon courage en tout cas, car le tézédariat en disciplines rares, ce n'est pas une sinécure.

Écrit par : romuald | 20 janvier 2010

Non Romuald ... Ce n'est hélas pas de l'incompétence mais du dogmatisme !
Ce qui est très fort c'est la majorité des profs de l'assemblée a considéré que le délégué du SNES avait eu raison : "Y'a rien de perso. Partant de là, pourquoi t'es fâché contre lui il n'a fait que défendre ses idées ?"
C'est donc moi qui suis passé pour un méchant car je l'ai apostrophé un peu violemment, un comble !

Je connais bien le coup du TZR et ne sais que trop bien ce qui m'attend. Je reste zen pour l'instant pour cause de xanax au retour à la maison, mais clair ki va falloir faire face et pour de nombreuses années. Aucun espoir de retrouver un poste avant 5 ou 6 ans mini !

Je récidive.
Si vous avez des contact journalistiques j'aimerais bien faire connaitre cette saloperie : c'est quand même pas banal qu'un syndicat fasse licencier un salarié !

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Vous savez ce qui est surtout frappant Zorglub c'est votre incapacité à vous défendre ! Vous vous moquiez de Racine comme chiant et inutile, vous aviez bien tort, si vous aviez relu Racine depuis vos années de collège vous auriez mieux compris qu'il s'agit de luttes de pouvoir sous des mots élégants qui n'ont l'air de rien et que si vous aviez assimilé sa rhétorique vous sauriez préserver votre influence et votre position bien mieux que vous ne le faites !
Le chantage, la menace, la rumeur publique, toutes ces armes sont présentes dans le théâtre tragique du XVIIème siècle.

Pour garder sa place au soleil, il ne suffit pas d'avoir acquis un savoir-faire il faut aussi le faire-savoir ! Qu'est-ce qu'on a vous donc appris à l'ENS ?

Écrit par : iPidiblue savoir-faire et faire-savoir | 20 janvier 2010

Moi je crois que Super Nany devrait s'occuper sérieusement de Joe !
Mince ! Elle n'est plus !
Et Joe est encore !

C'est ballot.

Écrit par : Garafignoux | 20 janvier 2010

Moi je crois que Super Nany devrait s'occuper sérieusement de Joe !
Mince ! Elle n'est plus !
Et Joe est encore !

C'est ballot.

Ecrit par : Garafignoux | 20 janvier 2010

Heureux de voir que vous souhaitez ma mort. Vous montez dans mon estime.

Admettons que vous n'ayez pas pu vous empêcher de faire un "bon mot" et qu'il n'y avait là aucune malice. Enfin, j'imagine qu'il y avait une volonté de tenter de faire de l'humour derrière cette intervention.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Arrêtez, Ipidiblue ! Vous me faites penser à Guéant qui stigmatise les journalistes qui font leur boulot.
Zorglub, vous avez, une fois de plus, toute ma sympathie.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Zorglub, vous avez, une fois de plus, toute ma sympathie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Ainsi que la mienne. Votre histoire est "abracadabrantesque" comme dirait un certain au nez long...

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Personne ne souhaite votre mort, Joe.
Mais, par contre, si l'idéologie crasse du "renard dans le poulailler" pouvait disparaître...
L'argument, (souvent retourné par eux, d'ailleurs, aux "pédagogistes), des libéraux tels Cadichon et Joe:
"Ca ne marche pas parce que nos idées ne sont pas appliquées jusqu'au bout... Laissez-nous faire!!! "...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Message de compassion pour message de sympathie :

"Vous savez ce qui est surtout frappant Ipidichose ce fut votre incapacité à vous préserver.

Si vous aviez mieux lu les messages sur les boîtes de capotes, vous auriez pu mieux vous défendre contre la contamination. Et vous ne traineriez pas ce sida et cette hépatite de merde qui puent !

Pour garder sa place au soleil, il ne suffit pas de l'avoir acquise encore faut-il rester vivant !
Ne vous l'avait-on pas pourtant appris dans Racine ?"

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Zorglub a toute la sympathie de Sibille et Mihailovich ! Vous pensez vraiment que cela va lui être utile ? A part votre sympathie les deux zozos vous comptez lui apportez quelle aide ?
Moi je ne lui fais pas de la lèche, mais je lui fais prendre conscience de ses erreurs stratégiques ou tactiques !
Qu'est-ce qui différencie un normalien comme Zorglub et un normalien comme Brighelli ? La rhétorique !
Vous croyez que Brighelli va se retrouver TZR au fond de la Lozère ?
Entre deux personnes de même niveau lequel va emporter la place ? Le plus gentil, le plus calin, le plus sympa ou l'autre ?

Écrit par : iPidiblue savoir-faire et faire-savoir | 20 janvier 2010

PS Je n'en veux pas à Zorglub de son message précédent ! Il est sous le coup de l'émotion ...

Écrit par : iPidiblue savoir-faire et faire-savoir | 20 janvier 2010

Et, pour en rester au billet, enthousiaste, et au fond de l'examen du livre de Claire Mazeron, il y a des lectures plus réservées:
http://ednat.canalblog.com/archives/2010/01/16/index.html

Écrit par : Sejan | 20 janvier 2010

L'argument, (souvent retourné par eux, d'ailleurs, aux "pédagogistes), des libéraux tels Cadichon et Joe:
"Ca ne marche pas parce que nos idées ne sont pas appliquées jusqu'au bout... Laissez-nous faire!!! "...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

La différence, c'est que nos idées ne sont pas appliquées du tout. Il ne faut pas confondre idées de droite (conservatisme, moins de social, ... mais étatisme) avec le libéralisme qui vise justement à l'initiative privée et à une vision minimaliste de l'Etat, limitée aux fonctions régaliennes. (d'où les attaques de Cadichon sur le jacobinisme)

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

L'argument, (souvent retourné par eux, d'ailleurs, aux "pédagogistes), des libéraux tels Cadichon et Joe:
"Ca ne marche pas parce que nos idées ne sont pas appliquées jusqu'au bout... Laissez-nous faire!!! "...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Allez, Christophe, vous avez oublié de me compter avec les deux affreux !
Mais Joe vient de répondre à ma place.

Écrit par : yann | 20 janvier 2010

Un bon exemple de politique dirigiste : l'instauration de quotas de femmes dans les conseils d'administration des sociétés côtés en Bourse et des sociétés d'Etat !
L'UMP avec JF Copé en tête veut faire passer cette coquecigrue en texte de loi ...

Écrit par : iPidiblue quotas et coquecigrues | 20 janvier 2010

Tiens ! je voudrais revenir sur la nécessité de la maîtrise de la rhétorique qui permet de dissimuler ses émotions et de conserver un self-control parfait ! J'ai souvent observé chez les scientifiques une émotivité exacerbée avec une grande incapacité à vaincre soit la timidité soit les explosions de colère ! Il est évident qu'entre deux physiciens de niveau égal, l'un qui aura acquis un grand self-control par exercice d'une discipline de fer et l'autre qui sera le jouet des émotions primaires, ce sera le premier qui fera la plus grande carrière et aura les postes de responsabilités !

Écrit par : iPidiblue self control | 20 janvier 2010

Je m'étonne beaucoup en fait de voir qu'on ne donne pas toutes les clefs à l'Education nationale pour obtenir la réussite qu'on ambitionne ! On fait semblant de dire qu'il suffit d'acquérir des diplômes représentant un savoir et que cela suffit pour faire une grande carrière ... ce n'est pas vrai du tout ! Il y a beaucoup d'autres qualités qui rentrent en jeu !

Écrit par : iPidiblue self control | 20 janvier 2010

Vous avez raison, Joe, (et Yann, ??? ;-)
Reagan et Thatcher, ça n'a pas marché parce qu'ils ne sont pas allés au bout de leur (idéo)logique...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Quelqu'un pourrait-il se fendre d'un commentaire sur le blog de Sejan ?

Ce grand spécialiste des questions éducatives n'a pas les commentaires qu'il mérite (1 seul depuis un mois).

Ce n'est pas très charitable.

PS à Sejan à propos de votre proposition de regroupement "logique" ou "amiable" entre SVT et sc physiques ainsi que "l'atomisation en modules des connaissances" : des idées larges comme celle-là, je vous conseille de les réserver à votre usage interne.

Et encore, en suppositoire pour enfants.

(et merci à Michel Audiard)

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Qui est ainsi décrit dans la chronique citée par Flo ?
"gentil et généreux, mais inculte, apatride, enchaîné au quotidien et historiquement autiste."
Il semble bien que le Canada, après nous avoir montré la voie du pédagogogisme produise aussi ses résistants ...

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

"Il est évident qu'entre deux physiciens de niveau égal, l'un qui aura acquis un grand self-control par exercice d'une discipline de fer et l'autre qui sera le jouet des émotions primaires, ce sera le premier qui fera la plus grande carrière et aura les postes de responsabilités !"

Pas forcément.

Par exemple, si, "par exercice d'une discipline de fer" vous vous êtes entraîné à plonger vos bras dans l'azote liquide sans émotions, vous risquez fort une discontinuité dans votre carrière.

De là, l'adage populaire : "pas de bras, pas de mandat"

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Ainsi que la mienne. Votre histoire est "abracadabrantesque" comme dirait un certain au nez long...
Ecrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Lequel ? Rimbaud ou Chirac ?

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Dugong,

Il est exact que pendant longtemps Claude Allègre a eu un caractère explosif, on se souvient de ses passes d'armes avec le vulcanologue Haroun Tazieff, mais il semble me souvenir que même son ami Jospin a fini par le débarquer et le remplacer par l'ineffable Jack Lang, la poêle teflon de la politique culturelle et éducative !

Écrit par : iPidiblue poêle teflon ! | 20 janvier 2010

Vous avez raison, Joe, (et Yann, ??? ;-)
Reagan et Thatcher, ça n'a pas marché parce qu'ils ne sont pas allés au bout de leur (idéo)logique...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Permettez moi de vous contredire. Reagan et Thatcher, ça a marché ! Repositionnez vous dans l'époque : l'économie subissait les contre-coups des deux chocs pétroliers, une très forte hausse du chômage, une inflation galopante, une croissance et une gestion des entreprises construites sur des taux d'intérêts élevés et une forte inflation conduisant à une faible solvabilité des entreprises... Le monétarisme de Reagan et le remède de cheval de Thatcher ont eu des impacts globalement positif. N'oubliez pas que Reagan est parti en 88 et Thatcher en 92. Par ailleurs, comme tout politique, ils avaient des lobbys à satisfaire et n'ont pas pu appliquer leurs principes partout. Pendant ce temps, nous, on avait Mitterrand qui renforçait la main mise de l'Etat sur l'économie et laissait filer les déficits.

Ce que je retiens de Reagan, c'est surtout sa gestion monétaire rigoureuse et de Thatcher, sa gestion des syndicats. Si seulement en France, un responsable avait les couilles de dire aux syndicats qu'ils peuvent faire grève autant qu'ils veulent mais qu'ils doivent dédommager les gens des effets de leur grève (entreprises qui ne peuvent plus livrer, plus fabriquer, ...), on arrêterait peut être de faire grêve pour un changement d'horaire de train.

J'imagine que vous voyez surtout "la dégradation des services publics" et la "croissance des inégalités" ?

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Je pensais là au second nommé.

Écrit par : mihailovich | 20 janvier 2010

Joe,

Je ne veux pas vous contredire pour le plaisir sur de l'histoire ancienne mais vous faites erreur sur toute la ligne ! Il y a eu deux politiques Mitterrand ! La première entre 1981 et 1983, application du programme commun, 4 dévaluations, nationalisations massives etc et le "tournant de la rigueur", c'est à dire la politique Delors, raccrochage au wagon européen etc à partir de ce moment il n'y a plus de différence entre la politique de centre gauche et la politique de centre droit, il y a un creusement de inégalités sociales avec des cataplasmes comme les restaus du coeur de Coluche-Attali et le RMI de Rocard en 1988 ou la CMU de Jospin en 1997 !

La France en 1981 a cru qu'elle pouvait inventer un nouveau modèle économique et social, à partir de 1984 elle s'est alignée sur le modèle anglo-saxon dominant celui de Reagan et Thatcher, dérégulation, grand marché, libéralisation dans tous les domaines et creusement des inégalités, enrichissement énorme de la upper-classe, stagnation de la classe moyenne et appauvrissement des plus pauvres !

Vous êtes victime de l'illusion entretenue à grand frais par les médias : il n'y a plus de modèle français depuis belle lurette !

Écrit par : iPidiblue modèle français | 20 janvier 2010

Tantôt au grand jour, tantôt à pas feutrés, l’entreprise gouvernementale de privatisation de l’enseignement se poursuit. Au grand jour : le projet de loi de finances prévoit la suppression de 16 000 postes dans le secteur public à la rentrée 2010 ; l’accord signé le 18 décembre 2008 entre la République française et le Saint- Siège sur l’enseignement supérieur donne à un État étranger, qui est en même temps une autorité religieuse, le droit de délivrer des diplômes sur le territoire de la République française dans toutes les disciplines, ce qui est, ni plus ni moins, une façon de transférer aux « universités » catholiques privées une prérogative dont les universités publiques avaient jusque-là le monopole, celle de la collation des grades ; l’existence des écoles maternelles, véritable « bijou pédagogique » dont la France pouvait se prévaloir, est attaquée à travers la création de simples structures d’accueil privées.

Mais le gouvernement avance aussi à pas plus feutrés : ainsi, en allant consulter le site de l’éducation nationale, on a la surprise d’apprendre que le nombre de postes ouverts aux concours externes de l’enseignement privé (Cafep-Capes) va être, cette année, multiplié par deux.

la suite sur http://www.humanite.fr/2010-01-09_L...

Écrit par : admirateur | 20 janvier 2010

"
Permettez moi de vous contredire. Reagan et Thatcher, ça a marché !

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Mort de rire, dieu est bon en Haïti.

Écrit par : Témoin de Joe et va | 20 janvier 2010

La France en 1981 a cru qu'elle pouvait inventer un nouveau modèle économique et social, à partir de 1984 elle s'est alignée sur le modèle anglo-saxon dominant celui de Reagan et Thatcher, dérégulation, grand marché, libéralisation dans tous les domaines et creusement des inégalités, enrichissement énorme de la upper-classe, stagnation de la classe moyenne et appauvrissement des plus pauvres !

Ecrit par : iPidiblue modèle français | 20 janvier 2010

La France ne s'est pas aligné sur le modèle anglo-saxon, elle a cherché à adapter le monétarisme à la sauce française. Notamment en cherchant une rigueur monétaire (toute relative) avec un laxisme budgétaire. Ce qui au final a conduit à de nouvelles dévaluations. Quant à la "libéralisation tout azimut", globalement, il ne s'agissait que de privatiser les entreprises qui avaient été nationalisées auparavant (sauf celles qu'on avait durablement coulées comme le Crédit Lyonnais). Les entreprises anciennement publique ou relavant du service public ont dû attendre bien plus longtemps (et non par idéologie mais pour se plier aux accords européens d'ouverture des marchés).

Au sujet des "modèles économiques" : un modèle économique doit répondre à 3 questions fondamentales : Que produire ? Comment produire ? Pour qui produire ? ou s vous préférez : quels besoins ? Quelles ressources ? Quels bénéficiaires ? Il existe alors deux modèles principaux (les autres étant des variantes mixant les deux) : procédure individuelle de choix ou collective.

La première procédure, c'est l'économie de marché. Les besoins sont exprimés par les clients qui achètent ce qu'ils ont besoin en fonction du prix proposés. Les entreprises produiront ce qui est le plus rentable.

La seconde procédure, c'est l'économie planifiée : les besoins sont recensés et étudiés de manière centralisée. L'objectif est d'avoir une organisation rationnelle (puisqu'unifiée). Merveilleuse idée, sauf qu'il ne faut pas se planter dans les prévisions, sinon c'est le chaos.

Actuellement, ce qu'on appelle le modèle français, c'est donc un mix de ces systèmes, à savoir des biens régis par l'économie de marché (biens de consommation) et d'autres par l'économie planifiée (typiquement les retraites). Vous avez donc bien une spécificité française dans l'importance de l'économie planifiée (chômage, retraites, sécu, médecins, notaires, pharmaciens, ... et toutes les autres professions à numerus clausus).

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Joe,

Il n'y a plus eu de dévaluation en France depuis 1984 !
Je veux bien qu'on parle économie mais avec vous tout est dans le vague de l'idéologie, vous ne donnez aucun fait, juste des présupposés idéologiques comme ceux dont vous vous faites l'adversaire idéale ! C'est un théâtre d'ombres ...

Finalement entre vous et Besancenot il n'y a rien comme on disait entre les gaullistes et les communistes !

Écrit par : iPidiblue modèle français | 20 janvier 2010

Non pas des présupposés idéologiques mais des vieux souvenirs de cours d'histoire de prépa qui me reviennent dans le désordre. Je croyais l'épisode du SME après 86, je viens de vérifier, il date de 83. Donc vous avez raison. Je pensais également que l'attaque du franc par Soros avait mené à une dévaluation, mais ce n'est pas le cas non plus. Bref, mea culpa, mea maxima culpa.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Les clients qui achètent ce qu'ils ont besoin en fonction du prix proposés. Joe

Les clients, Joe, achètent CE DONT ils ont besoin. (avoir besoin de... quelque chose et non avoir besoin quelque chose.)
Si la syntaxe devait s'acheter, vous vous ruineriez en économie de marché...:-)

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

en fonction du prix proposés. Joe
Proposé, Joe, c'est le singulier, ne vous méprenez pas, même si prix prend un x, je vous confirme que vous l'avez bien employé au singulier.

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Nicolas, je me suis relu avec effroi mais il était trop tard. Vous en trouverez beaucoup d'autres et bien pires !

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Sur le fond, Joe a parfaitement raison : le couplage français rigueur monétaire et laxisme budgétaire a coûté fort cher à la France pendant l'ère Mitterrand. Rappelez-vous la politique du Franc fort !
Pour coller au Deutsch Mark, alors que la France n'en avait pas les moyens, nous avons été obligés de servir des taux d'intérêts extrêmement hauts. La France restant très laxiste sur sa politique budgétaire, les investisseurs ne lui faisaient pas autant confiance qu'à l'Allemagne rigouriste. Résultat : des emprunts très cher payés sur les marchés financiers pour, cerise sur le gâteau, les dépenses courantes et non pas les investissements.
Sans compter les régulières crises monétaires durant lesquelles le Franc était attaqué et qui obligeait la Banque de France à acheter massivement du Franc pour le soutenir.
Ces taux d'intérêts très élevés ont étranglé les entreprises françaises ( pas les grosses du CAC40, mais les autres ) qui pour beaucoup n'avaient et n'ont toujours pas les fonds propres suffisants, à l'opposé des entreprises allemandes.
Cela a coûté très cher au pays en croissance et donc en chômage et en pouvoir d'achat notamment des classes moyennes.

Écrit par : Florence | 20 janvier 2010

Franchement Florence, la politique budgétaire rigoriste de l'Allemagne après la réunification !

Écrit par : iPidiblue rigueur | 20 janvier 2010

Tout savoir sur la dette : http://cluaran.free.fr/dette.html

Écrit par : iPidiblue rigueur | 20 janvier 2010

J'ai des doutes sur votre site Ipidi, l'Espagne et le Royaume-Uni sont en verts...

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Une Maggie ministre de l'EN au début des années 70, vue sous un autre jour...

Margaret Thatcher, de l'épicerie à la Chambre des Lords.
Jean-Louis Thériot, Editions de Fallois.

"L'essentiel du pouvoir scolaire était entre les mains des LEA (Local Executive Authority). Elles fixaient les programmes, recrutaient les professeurs ou proposaient la transformation des grammar school en comprehensive school. Quant aux syndicats, ils avaient tellement pris l'habitude d'être consultés qu'ils avaient de facto la haute main sur la politique éducative. Toute décision qui leur aurait déplu était comme une agression contre le monde des "experts pédagogues".
[...]
Citez-moi, tonne-t-elle au banc des Communes, un seul membre du Labour qui n'a pas envoyé ses enfants dans une Public school." (école privée). Ils ne sont que trois à ne pas l'avoir fait.
[...]
A la différence de nombreux hommes politiques, elle pense que les promesses électorales sont faites pour être tenues. Elle instaure la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. Elle lance un grand programme de construction et de rénovation d'écoles primaires car, écrit-elle, "j'estimais qu'il n'était pas normal, dans les années 70, qu'il y eût encore des écoles dont le toit fuyait, dont l'équipement était rudimentaire et dont les toilettes étaient à l'extérieur". Les résultats sont impressionnants. Près de 2000 écoles vétustes ont été remplacées ou rénovées en Angleterre ou au Pays de Galles.
Elle développe également les écoles polytechniques, en fait l'enseignement professionnel qui souffrait d'un cruel retard dans un Royaume-Uni obsédé par le culte du gentleman dilettante et brillamment touche-à-tout. Elle parvient également à multiplier les crèches, surtout dans les zones défavorisées. Elle souhaite que tous puissent avoir un départ honorable dans la vie. En cela, elle est inspirées par son mentor Keith Joseph, grand libéral devant l'Eternel mais convaincu que l'Etat doit offrir à chacun les mêmes chances dans les premières années de sa vie afin de briser le "cercle vicieux de la pauvreté et de l'ignorance"

Margaret soutient aussi quelques projets dont elle découvre la valeur, alors même qu'elle les avait combattus dans l'opposition, prouvant ainsi une ouverture d'esprit que certains ne lui soupçonnaient pas. Le cas de l'Open University est tout à fait caractéristique. C'était une création du gouvernement Wilson, une université par correspondance, ouverte à tous, permettant aux plus méritants et aux plus travailleurs d'obtenir des diplômes universitaires honorables. Ted Heath dénonçait le projet comme "un gadget coûteux des travaillistes". Margaret Thatcher ne tarde pas à être convaincue par le vice-chancelier de l'Open University de l'intérêt de la formule. C'est un formidable outil de promotion sociale, somme toute relativement économique. Alors même que le Trésor prévoyait sa suppression , elle annonce dans une conférence de presse la poursuite de l'expérience, sans même en informer le premier ministre. Il est furieux; on lui a coupé l'herbe sous le pied. Mais il doit s'incliner. Quelques années plus tard, ce sera un des rares grands succès de l'enseignement britannique. Maggy en aura été l'auteur.

Dans le même ordre d'idées, elle se bat pour tout ce qui favorise l'ascension sociale. Si elle ne parvient pas à empêcher que l'entrée de la plupart des musées ne devienne payante, elle sauve la gratuité des prêts de livres dans les bibliothèques publiques. Elle sait que l'ascenseur social lui a été ouvert par le savoir. Elle veille jalousement à ce que cette porte entrouverte pour elle ne soit pas refermée pour les autres.Sa politique est marquée par la volonté de protéger les «grammar schools» (sélectives et spécialisées) contre les «comprehensive schools» (généralistes) ce qu'elle ne parviendra pas à faire.(source Wikipédia)
N'ayant pas le soutien sans faille de son Premier ministre, elle est obligée de mener une politique contraire à ses principes. Elle ne parvient pas à enrayer le processus de nivellement par le bas engendré par les comprehensive school.
[...]
Pour Maggy, cela sonne comme un aveu d'échec. Elle s'était juré de remettre les professeurs au pas; c'est elle qui a été remise au pas, broyée par le système, dévorée par le mammouth...
Avec une honnêteté assez remarquable, elle dresse un bilan sans complaisance de ses années à Curzon Street. Le Livre blanc, "c'était typique des plans démesurés de ces années dépensières (...). avec le recul, je m'aperçois qu'il marquait le point culminant des tentatives de l'Etat pour surmonter les problèmes éducatifs du pays en engloutissant toujours plus d'argent dans le système". Le programme de construction d'écoles primaires, c'était une fausse priorité "car il fallait plus que des briques et du ciment pour améliorer la qualité de l'enseignement".

Les innovations pédagogiques qu'il avait été impossible d'empêcher, c'était une erreur car "toute éducation digne de ce nom implique l'enseignement d'un savoir, des exercices de mémorisation et l'aptitude à mettre en pratique ce qu'on apprend (..)Dans la frénésie d'abstraction qui dominait alors, ces évidences avaient été oubliées (...)par des pédagogues, qui pensaient que la meilleure manière d'apprendre (...) réside dans la découverte par soi-même"..).

Pour finir le bilan est cruel. Durant les trois ans et huit mois passés au DES, "nous avions accordé trop d'intérêt au fonctionnement (nouveaux bâtiments, équipements coûteux et surtout toujours plus d'enseignants) au détriment du rendement (qualité de l'enseignement, résultats scolaires et discipline intérieure)".

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Franchement Florence, la politique budgétaire rigoriste de l'Allemagne après la réunification !

Ecrit par : iPidiblue rigueur | 20 janvier 2010

Vous avez raison quand vous dites que la réunification de l'Allemagne n'a pas donné dans la rigueur. Ce fut une décision politique de Kohl d'aligner le Mark est allemand à parité égale avec le Deutsch Mark. C'était une aberration économique. Cela a coûté une fortune et le gouverneur de la BundesBank (Schlesslinger , de mémoire) a démissionné alors contre cette décision.

La réunification de l'Allemagne a entraîné des taux d'intérêts élevés et nous , les Français, l'avons payé cher.

La rigueur allemande, cher Ipidiblue, concerne la Banque Centrale allemande, la BundesBank, qui a servi de modèle à l'actuelle BCE.

Écrit par : Florence | 20 janvier 2010

J'ai des doutes sur votre site Ipidi, l'Espagne et le Royaume-Uni sont en verts...

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010


Regardez la date : fin 2008

Écrit par : Florence | 20 janvier 2010

Je ne peux qu'encourager toutes les instances syndicales dans les différentes académies à faire de même. Peu importe les étiquettes (et je ne doute pas qu'il y a sur le continent des délégués SNALC très bien!)...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2010

Quelle est votre technique pour recevoir ces informations?

Ecrit par : Pendariès | 20 janvier 2010


Il s'agit de créer les espaces qui vont permettre la sensibilisation sur ces problèmes, et à l'information de circuler. D'abord en affichant le BO du 27 février 2007 sur le harcèlement moral au travail en salle des professeurs. Commencer par en parler avec les collègues avec lesquels on s'entend le mieux. Quand on lance le débat, il arrive que les langues se délient. En Corse, on en est à ce stade, et manifestement les quelques cas que nous connaissions n'étaient pas isolés. De plus, quand un chef d'établissement est odieux, on se rend compte assez vite qu'il a sévi ailleurs, avec les mêmes procédés.
Notre prochaine étape, c'est l'organisation de réunions pour en parler. J'animerai une Heure Mensuelle Syndicale sur le sujet le 4 février pour la Corse-du-Sud. Mes collègues feront la même chose pour la Haute-Corse à la même époque. Nous aurons ainsi une vision d'ensemble sur l'académie, de quoi faire une synthèse, et réfléchir à des moyens d'action pour ne pas laisser faire.
Nous ne désespérons pas non plus de rassembler d'autres syndicats, toutes tendances confondues.
Nous ferons bien sûr remonter de la documentation à nos instances nationales.
Evidemment, on peut toujours se demander si cela aboutira vraiment à quelque chose de solide. Mais qui ne tente rien n'a rien...

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 janvier 2010

Une Maggie ministre de l'EN au début des années 70, vue sous un autre jour...

Margaret Thatcher, de l'épicerie à la Chambre des Lords.
Jean-Louis Thériot, Editions de Fallois.

Ecrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Une ultra réac encensé parun ultra réac de la haute, quelle surprise!!!

Écrit par : Les copains, les coquins | 20 janvier 2010

encensée bien sûr et par un

Écrit par : Les copains, les coquins | 20 janvier 2010

@ Aux heureux TZR

Dépêches de l'Education
du Mercredi 20 janvier 2010

Chatel propose trois moyens pour mieux remplacer les enseignants absents

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé mercredi sur Europe 1 qu'il allait proposer trois pistes aux syndicats pour améliorer le système de remplacement des enseignants absents, en citant notamment la possibilité de "partenariats avec Pôle emploi".

"Je vais travailler avec les organisations syndicales sur plusieurs pistes", a déclaré M. Chatel, parlant d'"améliorer le système par trois moyens" : une plus grande "réactivité", une plus grande "souplesse" et la diversification du "vivier" des remplaçants.

"Aujourd'hui, on remplace trop lentement les professeurs absents", il y a "un délai de carence de 14 jours pendant lesquels le lycée doit se débrouiller avec un professeur absent" et "c'est seulement au bout de 14 jours que le rectorat intervient, il faut que dès le premier jour les autorités académiques soient mobilisés", a-t-il expliqué.

Deuxième point, "si vous avez un manque de professeurs de mathématiques à Paris et que vous avez des professeurs de mathématiques disponibles à Créteil, et bien les professeurs de Créteil ne peuvent pas aller à Paris. Donc on va assouplir ce dispositif" entre académies, a-t-il ajouté.

"Troisième exemple : nous devons diversifier et enrichir notre vivier de remplacement, par exemple avec des partenariats avec Pôle emploi, en mobilisant ici ou là de jeunes retraités de l'Education nationale ou en travaillant avec des étudiants qui ne sont pas encore admis aux concours", a-t-il poursuivi.

Interrogé pour savoir si les difficultés de remplacement n'étaient pas une conséquence des suppressions de postes de professeurs, le ministre a répondu "non, ce n'est pas un problème nouveau, il est nettement antérieur à la question de la réduction des postes dans l'Education nationale".

Écrit par : TotoWeininger | 20 janvier 2010

Benoît 16 * et le rabbin Riccardo Di Segni rassemblés pour une galette des rois (mages)

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/18/01016-20100118ARTFIG00019-benoitxvi-pour-un-dialogue-irrevocable-avec-les-juifs-.php

Sur la photo, on devine sans peine qui a tiré la fève (un galouf à calotte, à droite du pape, qui n'a même pas compris qu'il fallait laisser gagner le camp adverse). Les deux rabbins tirent une gueule de six pieds de long tandis que le pâtissier au milieu crie au complot parce qu'une feuille de papier bible avait été sournoisement introduite dans la pâte feuilletée.

Benoît, lui, garde la sérénité du chef d'entreprise bien gérée qui voit l'avenir en rose.

C'est dire si c'est reparti pour 2000 ans de bisbilles.

* celui qui a 16 sous papes dans la calotte.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

Admettons que vous n'ayez pas pu vous empêcher de faire un "bon mot" et qu'il n'y avait là aucune malice. Enfin, j'imagine qu'il y avait une volonté de tenter de faire de l'humour derrière cette intervention.

Ecrit par : Joe | 20 janvier 2010

Ouai, bon, on va dire ça comme ça. Je me ferais damner pour un bon mot, même si c'est un à peu près.
Mais, franchement, je suis revenu sur ce blog car on y parle enseignement et j'y lis un tissu de rodomontades sur le libéralisme.
Quant au bouquin de Mazeron, j'ai perdu 20 euros ! C'est une compilation de faits vécus, de jugements identiques (parfois à la formule près) à ce qui s'écrit ici.
Et tout cela sans grand talent, juste un peu de savoir faire dans l'écriture. Et je ne parle pas des fautes de français dont j'espère qu'elles sont du fait de l'éditeur.
Bref, circulez il n'y a presque rien à voir, sinon des poncifs réactualisés, et certainement démodés dans 2 ou 3 ans.

Écrit par : Garafignoux | 20 janvier 2010

Penda,
Le cas de votre malheureuse collègue montre simplement à quel point le système actuel est gangréné par l'incurie, l'incompétence crasse de petits chefs, la lâcheté à tous les échelons, etc...mais cela ne signifie pas que la liberté de l'enseignement est à proscrire. Elle est cependant un principe directeur qui est inapplicable sans un nettoyage complet des écuries d'Augias dont vous nous donnez ce tragique exemple.
Un système monolithique, verrouillé, en un mot soviétique, se gangrène sans espoir de guérison, un système pluraliste, ouvert, se réforme.

Pour ce qui est du Québec, les mêmes causes produisent les mêmes effets et étant plus proche des US il a sombré plus tôt et succombé au chant des sirènes progressistes, mais se relève moins vite car il est aussi bien français par d'autres côtés. Pas vraiment gâtés sur ce plan-là, les cousins. The worst of both worlds.

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Il est beau le libéralisme ou quand l'Etat, ce monstre prédateur, ne fait rien pendant des années, voilà ce que cela donne!
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/18/sinistree-detroit-ancien-moteur-de-la-reussite-americaine-veut-croire-a-l-avenir_1293146_3222.html#ens_id=1293569
Ecrit par : Merlemocoeur | 20 janvier 2010

Joe a déjà répondu mais j'en remets une louche car c'est utile devant cette incapacité à comprendre les règles élémentaires d'une saine gestion. Ce n'est pas à l'Etat, donc AUX CONTRIBUALES, de réparer les bourdes de l'industrie automobile, sinistrée en partie parce qu'elle s'est crue invincible, a fait les mauvais choix de stratégie industrielle, tardé notamment à fabriquer des voitures moins gourmandes, mais surtout, car c'est cela qui l'a mise en faillite, a laissé s'envoler un coût de production moyen de 1500 $ supérieur par véhicule à celui de ses concurrents. Tout se paie et les membres de UAW, ces "aristocrates" du monde ouvrier (80$ le taux horaire chez GM ou Chrysler et 40 chez Toyota, Honda ou WV) sont maintenant au chômage.

La morale libérale: tant va la cruche à l'eau....
La morale collectiviste: faire payer les cruchons de contribuables pour les conneries collectives.


Qui peut nier que les syndicats des dockers ont tué l'industrie portuaire française?

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Sur la victoire de Scott Brown, puisque Christophe me le demande si gentiment, j'avais déjà signalé la semaine dernière qu'elle se profilait sérieusement depuis quelques semaines et notamment depuis le débat entre les candidats, mais j'ai le triomphe modeste car au vu des derniers développements du week-end, ça n'a surpris que les aveugles et les sourds à toute logique.

La venue in extremis samedi d'Obama a eu un résultat lui aussi prévisible. En Amérique, on n'aime pas que Washington vienne s'immiscer dans les affaires locales. Funeste erreur de balancer la grosse artillerie et de déplacer le grand Manitou pour soutenir au dernier moment cette gourde (Martha c'est un prénom qui porte la poisse) que le parti avait eu la sottise de désigner.Un autre indice qui lui a mis la puce à l'oreille: Wall Street n'en a pas bougé une (d'oreille, oeuf corse) et le Dow s'est tranquillement maintenu à la hausse ces derniers jours.
Quand je pense que notre ambassadeur aussi a fait le voyage-éclair et impromptu et qu'il était au premier rang ( avec notre consul) des groupies venues acclamer Obama samedi à Northeastern U, je me dis que nos Q du Quai sont toujours indécrottablement nullissimes.


A signaler aussi un taux record de participation (plus de 50% c'est énorme ici) et un jour de très sale temps (pluie neigeuse verglacée).

Pour faire court:
Les Démocrates ont merdé d'abord en faisant une colossale erreur de casting.
Ils ont aussi sous-estimé le potentiel de Scott Brown, son charisme, sa modération et un "track record" impeccable qui font de lui une des étoiles montantes du clan adverse.
Ils n'ont pas non plus mesuré l'enjeu d'une élection locale qui a pris une ampleur nationale, la majorité sénatoriale tenant à un fil, à une voix.

C'est un test qui confirme une tendance car je crois que c'est la troisième partielle successive que perdent les Démocrates en un an, avec celle des gouverneurs de Virginie et du Nouveau Tricot (New Jersey). Ca nous promet des réjouissances pour novembre!

Bref, la People's Républic du Massachusetts vient de prendre une veste homérique, en perdant ce siège de sénateur mythique, celui de Teddy K. qui était dans la famille depuis plus de trente ans.
C'est aussi un référendum contre Obama, sa réforme de la sécu et diverses autres maladresses.
Bref, rien de bien surprenant, sauf pour les fanas-milis, les croyants-pratiquants.

Si vous voulez en savoir plus sur Scott Brown, branchez vous sur des médias qui vous informent, comme CNBC ou...Fox (:>))
Et moi (c'est pourquoi j'ai peu de temps à passer ici) je retourne prendre mon "shift" auprès de mon groupe de copines haïtiennes dont la foi en la vie, et en Dieu, déplace des montagnes, c'est le cas de le dire.

Comme quoi, heureusement que tout le monde ne croit pas qu'hors de l'Etat point de salut! Et mes copines sont payées pour le savoir mieux que quiconque.
NB: elles ont toutes voté pour Scott Brown hier et même la plupart pour McCain en 2008.
Je précise aussi que ces femmes s'expriment dans un français qui ferait honte à un paquet de profs et parlent aussi le créole, et l'anglais bien sûr.

Écrit par : Cadichon | 20 janvier 2010

"je retourne prendre mon "shift" auprès de mon groupe de copines haïtiennes dont la foi en la vie, et en Dieu, déplace des montagnes, c'est le cas de le dire."

Cadichon, vous avez un humour totalement noir que je ne vous connaissais pas.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

ipidi, j'y suis allé un peu fort tantôt sous le coup de l'émotion (c'est sincère et en + la benzo c'est fortement désinhibant)...


Et pis maintenant, j'ai besoin de vous pour une question de rhétorique. Puis-je vous la poser ?

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

La rhétorique c'est ma spécialité !

Écrit par : iPidiblue grand rhétoriqueur | 20 janvier 2010

Bon désolé mais j'ai VRAIMENT besoin d'un avis.

Le délégué SNES, je l'ai un peu secoué en assemblée plénière ce matin (pas grave juste attrapé par le col et tiré vers la porte en l'invitant à venir prendre une danse dans la rue).

Du coup, y sont tous montés au créneau (en collusion avec le patron) et c'est finalement moi qui vais me retrouver coupable dans l'histoire ... Cool.

Désolé c'est un peu long, dites-moi si c'est une bonne idée d'envoyer par mail ce courrier à toute la cité scolaire.

Y'a-t-il des trucs qui craignent dedans ?

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Bonjour,

Il me semble indispensable de revenir en détail sur la succession d’évènements qui a conduit à la suppression de mon poste. Je souhaite que chacun comprenne précisément la raison de mon extrême colère.

En janvier 2009, mon poste a été menacé du fait de la diminution du nombre d’élèves. W, Chef des Travaux m’a proposé, pour sauver mon poste, d’assurer des heures d'éco-gestion et de droit du travail dans le BTS….
Il se trouve que ce BTS est en cours de réforme, et, dans les BTS industriels réformés (exple électrotechnique), ce sont désormais des profs d’enseignement technique qui assurent ces heures. Il s’agissait en quelque sorte « d’anticiper » sur la réforme.
J'ai accepté, d'autant que, même si cet enseignement me demande un important travail d’autoformation, je m'en sentais capable pour avoir été en contact direct avec ces matières en tant qu’associé créateur de plusieurs sociétés. Les IPR d'éco-gestion et de mécanique consultés très officiellement par l’établissement n'ont émis aucune réserve.
Lors de la réunion de répartition de service tertiaire en juillet 2009, W n’a rien caché de ce choix puisque les heures n’ont pas été « proposées » au choix des enseignants.
Tout a donc eu lieu dans la plus grande transparence de la part de l’administration. De mon côté je n’ai jamais fait mystère de ce qui me semblait être un détail destiné à sauver mon poste.

Lors du CA de rentrée, B (délégué SNES) a interpelé l’administration à ce sujet. Il m’a nominativement mis en cause et a dénoncé cette situation qu’il juge inacceptable. Le compte rendu du CA évoque cet incident de manière laconique.
Il semble que la discussion ait été vive suffisamment pour que la direction déclare que cette expérience ne serait plus renouvelée. On peut comprendre leur émoi. Subir l’ire des représentants profs sous le prétexte qu’ils avaient réussi à sauver un poste sans conséquence déplaisante notable pour quiconque est un peu (?) paradoxal.

Je rappelle que ces heures (3,45 cette année qui pouvaient être portées à 7,30 à la rentrée prochaine) permettaient de maintenir mon poste dans l’attente du départ en retraite imminent d’un collège de ma matière. C’est bien entendu ce poste qui aurait été supprimé comme c’est d’usage lorsque c’est possible.

Au total, en votre nom et au nom de l’intersyndicale, B a pris, pour des raisons de principe, une position en CA qui a eu pour conséquence de me placer en carte scolaire.
J’ajoute qu’il l’a fait en toute connaissance de cause puisqu’il était précisément informé de la situation.

Dans un mail cet automne il m’explique : « Toi ou plein d'autres m'importe peu. Je ne suis pas d'accord avec le principe ».
A nouveau ce mercredi il revendique la justesse et la légitimité de son point de vue. Il n’y avait rien de personnel dans son intervention donc il se sent en droit de l’avoir faite quelques soient les conséquences pour les personnes.
Quels principes ou idéologie peuvent-ils valoir mieux que la vie des gens ?
La défense d’idées prévaut-elle à toute autre considération (… humaine par exemple) ?
C’est par un tel dogmatisme que les totalitarismes les plus abjects du XXème siècle ont prospéré.
Je n’imaginais pas qu’en 2009 un prof tienne ouvertement (et par écrit) un tel discours qui nous ramène aux heures les plus sombres de l’histoire humaine.
Je suis stupéfait qu’on puisse revendiquer une telle absence d’humanisme et se prétendre de gauche.

Si vous avez eu le courage de lire jusqu’ici, posez-vous en conscience les questions suivantes :
B a-t-il pris en votre nom la position qui aurait été la vôtre lors de ce CA ?
Pensez-vous qu’il est préférable qu’un collègue se retrouve TZR (pour la 2ème fois dans mon cas) plutôt que de transiger sur la règle un prof = une matière ?
Plus généralement, en tant qu’éducateur expliqueriez-vous à vos élèves qu’une idéologie jugée « bonne » passe avant le sort de personnes ?
Je serais très heureux d’avoir quelques réponses !

Finalement, la vivacité de mon intervention aura une incomparable vertu : vous pourrez tous avoir la conscience tranquille et sereine. Zorglub a que ce qu’il mérite, il a sauvagement agressé le délégué syndical qui ne faisait que défendre ses opinions politiques.
On a viré la brebis galeuse tout est bien ! Toute sanction qui sera prise contre moi sera cautionnée !
Oui je suis coupable d’avoir secoué ce pauvre B qui a passé 3 mn désagréables et on me le fera payer, cher, j’imagine !
Quant à Franck il n’est que le responsable des années qu’il me reste à traîner de droite à gauche d’un collège à un lycée professionnel, dans ma matière ou dans une autre (et ce jour là ce ne sera, plus un problème pour les syndicats …). C’est pas grave puisque c’était au nom de ses idées. Lui est responsable mais pas coupable.

Pour avoir déjà été TZR, 5 ans je sais ce qui m’attend : ruine de la vie familiale, démotivation, sentiment d’inutilité sociale, antidépresseur et si tout va bien ça se termine par un accident de bagnole.

Au total, qui a subi la plus grande violence et pour la plus grande durée ?

Alors évidemment je pourrais me confondre en excuse de pure forme, prétendre être désolé pour tenter de regagner votre estime. A quoi bon ! Quoiqu’il advienne mon avenir est fixé, partant de là : ite missa est.

Cordialement.

ZORGLUB

PS : Un peu anecdotique et sans rapport direct mais l’assassinat professionnel que je subis ce jour du fait de l’intervention d’un délégué de l’intersyndicale est largement plus savoureuse à la lueur de l’historiette qui suit.

J’ai le souvenir d’un vendredi matin en janvier 2008 durant lequel j’ai pris la parole devant l’AG des profs du lycée afin de protester énergiquement contre les conditions dans lesquelles des mesures de carte scolaire avaient été annoncées à des collègues par l’administration (sans ménagement …).

Et bien, cette intervention n’est pas de mon initiative.
C’est C à l’époque responsable de la cellule locale du SNES qui a insisté (fortement) pour que je le fasse dans un mail (à votre disposition si besoin – encore qu’il m’en coûterait de divulguer les détails d’une correspondance privée), puis lors de la longue conversation téléphonique qui a suivi. J’ai cédé à sa demande, un peu contre mon gré, par amitié pour lui et aussi parce que j’étais indigné en tant que personne.

Il est cocasse que l’attaque au CA qui me fait perdre mon poste vienne du délégué SNES : Tu quoque mi fili !

Écrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Zorglub, si vous acceptez un conseil de ma part, il faut avant toute chose clarifier ce que vous voulez . L'objectif de votre lettre n'est pas clair :
- soit vous voulez faire un pied de nez (en substance, "vous êtes des cons, allez vous faire foutre, vous aurez ma dépression ou ma mort sur la conscience")
- soit vous voulez qu'il comprenne votre situation et qu'ils aillent parler au nom de l'intersyndicale à votre chef d'établissement pour réparer les conneries.

Bref, votre lettre manque de clarté, la présentation du contexte explique bien la situation, c'est la finition qui fait défaut. Souvenez vous : à la fin, je touche !

Il faut qu'en ayant fini votre lettre, selon ce que vous avez choisi, soit qu'ils se sentent comme des merdes, soit que ce soit une évidence pour eux de prendre leur téléphone et d'appeler votre chef d'établissement.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Oups, "à la fin de l'envoi, je touche" mais vous avez tous corriger de vous même.

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

Arg, c'est de pire en pire, je n'ose plus me relire...

Écrit par : Joe | 20 janvier 2010

"interpelé" interpellé ! sinon on va croire que le délégué du SNES est tout pelé ...

Écrit par : iPidiblue grand rhétoriqueur | 20 janvier 2010

"Zorglub a que ce qu’il mérite", n'a ...

Écrit par : iPidiblue grand rhétoriqueur | 20 janvier 2010

La morale libérale: tant va la cruche à l'eau....
La morale collectiviste: faire payer les cruchons de contribuables pour les conneries collectives. Cadichon

En effet, nous sommes en plein collectivisme si j'en crois notre capacité inépuisable à renflouer les banques qui n'ont pas changé un iota à leur gestion désastreuse, qui privatisent les profits et mutualisent les pertes !

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Cher Zorglub,

"Y'a-t-il des trucs qui craignent dedans ?"

Pour une fois, partiellement d'accord avec Joe : est ce une lettre pour vous aider à ordonner le maelström qui vous assaille ? au syndicaliste ? au patron ?

"Pensez-vous qu’il est préférable qu’un collègue se retrouve TZR (pour la 2ème fois dans mon cas) plutôt que de transiger sur la règle un prof = une matière ?"

Les peines à jouir du snes sauront bien quand il faudra transiger avec cette règle. Notamment, avec la réforme du lycée lorsqu'en spécialité de terminale S, il faudra "choisir" qui s'occupera de "l'informatique" *. Ce sera darwinien et probablement assez drôle...

Plus généralement, tout ce paravent de conformité idéologique va exploser un peu partout lors de la réelle mise en concurrence entre disciplines qui constitue une des bombes à retardement de la réforme des lycées. Notamment quand le poste d'un responsable syndical local sera mis sur la sellette. Les plus habiles tenteront de régler ça en privé dans le cabinet du "patron" si ce dernier l'est aussi.

A propos, qu'est ce qui vous empêche d'aller renégocier avec le proviseur. Y a-t-il eu une décision absolument irrévocable en CA ?

Je n'ai pas de conseil à vous donner mais si vous voulez vous fritter avec un syndicaliste, convoquez le plutôt un soir dans un recoin d'atelier un soir.

Comme arme de duel, je choisirais l'élagueuse qui allie la maniabilité du hachoir avec l'abattage de la tronçonneuse.

Enfin, une mésaventure du même type m'est arrivée il y a une quinzaine d'années. C'était beaucoup moins grave au sens où mon poste entier n'était pas en jeu. Dernier arrivé, je devais faire un complément de service ailleurs. J'ai démarché sans relâche tous les lycées de la (très grande) ville. La démarche n'était pas habituelle... Les proviseurs se connaissent et se téléphonent entre eux... Résultat, une seule année de purgatoire.

* je rappelle que l'informatique n'est pas une discipline dotée d'un capes et encore moins d'une agreg.

Écrit par : dugong | 20 janvier 2010

A propos, qu'est ce qui vous empêche d'aller renégocier avec le proviseur. dugong

Je suis de votre avis, dugong. On n'est jamais trahi que par les siens, donc il vaut toujours mieux discuter avec le bon dieu qu'avec ses saints.

Écrit par : nicolas | 20 janvier 2010

Il est cocasse que l’attaque au CA qui me fait perdre mon poste vienne du délégué SNES : Tu quoque mi fili !

Ecrit par : Zorglub | 20 janvier 2010

Je suis désolé pour vous, Zorglub, et je vous comprends d'autant mieux que je vis moi-même une situation professionnelle très difficile (on veut m'obliger de me mettre en CLD à 6 mois de la retraite avec un salaire diminué de moitié (75% si la MGEN accepte de payer le complément, ce qui n'est pas sûr).

Je ne peux pas, pour des raisons que j'ai déjà évoquées ici.

J'ai été convoqué hier par le secrétaire général de l'IA. Il se trouve que j'y ai travaillé deux ans et que j'ai donnée entière satisfaction : réorganisation et informatisation des archives, organisation des activités sportives dans l'enseignement primaire, prévention des risques majeurs, membre du comité de rédaction de l'organe de communication de l'IA), mais le secrétaire général avec lequel je travaillais est parti, ainsi que l'inspecteur d'académie.

Le problème, c'est que je n'ai pas demandé ma retraite l'année dernière pour fin janvier (date anniversaire ; je suis né en 50) et que j'intéresse des gens dans le privé. Si je suis en CLD, je ne peux pas signer de contrat de travail.

Du côté du public, il n'y a aucune gestion sérieuse des "ressources humaines", mon expérience professionnelle ne les intéresse pas (ils ne se posent même pas la question). Mon médecin traitant m'a changé mes antidépresseurs et je me sens capable de finir l'année (bien que j'aie la moitié de mon EDT dans un collège ZEP réputé difficile) mais on cherche à me faire partir en CLD et ça tourne au harcèlement (à cause des congés maladie que j'ai été obligés de prendre. Il y avait un reportage tout-à-l'heure sur la 2 à ce sujet)

Je sais bien que votre situation est très différente de la mienne, mais je pense que le conseil de Joe est le bon. Écrivez une lettre argumentée à votre recteur d'académie et si ça ne marche pas, pourquoi ne pas envisager de vous adresser aux entreprises avec lesquelles vous êtes en liaison en leur expliquant votre problème ?

L'Éducation nationale est gangrénée par un stalinisme rampant (les syndicats sont culs et chemise avec cette bureaucratie sans âme), l'infantilisation permanente des personnels et l'incapacité de reconnaître les compétences.

Il n'y a pas que l'Education nationale dans la vie, heureusement !

Écrit par : Robin | 20 janvier 2010

@ zorglub

C'est évidemment avec le chef d'établissement qu'il vous faut renégocier. Lui peut se faire appuyer plus haut au nom de "l'intérêt du service". Il y a les principes, mais il a les exceptions. Qu'est-ce qu'il peut faire votre apparatchik ? Mettre l'établissement en grève ? Ça m'étonnerait.

Écrit par : Robin | 20 janvier 2010

@ zorglub

C'est évidemment avec le chef d'établissement qu'il vous faut renégocier. Lui peut se faire appuyer plus haut au nom de "l'intérêt du service". Il y a les principes, mais il a les exceptions. Qu'est-ce qu'il peut faire votre apparatchik ? Mettre l'établissement en grève ? Ça m'étonnerait.

Ecrit par : Robin | 20 janvier 2010

La situation de Zorglub sur de la bivalence partielle n'est pas une exception et ne déroge en rien au principe ; elle respecte intégralement les statuts, si on la dénonce c'est pour des raisons idéologiques, pour un règlement de compte ou pour placer quelqu'un sur ces heures (sur des disciplines ultraspécifiques, cela doit être envisageable). Il ne s'agit pas de lui faire une fleur ; sur un plan strictement légal, il est autorisé à faire ces heures pour compléter son service.

Zorglub, si la fermeture du poste n'a pas été entérinée par le CA, je crois que vous devriez vous battre sur le terrain légaliste et clarifier comme vous le suggère Joe le but de votre lettre.

Décret 50-581 du 25 mai 1950
Art. 3. (...)
2° Les professeurs qui n'ont pas leur maximum de service dans l'enseignement de leur spécialité et qui ne peuvent pas le compléter dans un autre établissement d'enseignement public de la même ville peuvent être tenus, si les besoins du service l'exigent, à participer à un enseignement différent.
Toutefois, les heures disponibles doivent, autant qu'il est possible, être utilisées de la manière la plus conforme à leurs compétences et à leurs goûts;

Par ailleurs, si vous êtes victime d'une carte scolaire - qui conduit la plupart du temps les profs du génie à se retrouver TZR -, vous êtes prioritaire pour récupérer votre poste dans l'établissement (dès que votre collègue partira à la retraite).

Écrit par : Romuald | 20 janvier 2010

Notamment, avec la réforme du lycée lorsqu'en spécialité de terminale S, il faudra "choisir" qui s'occupera de "l'informatique" *.

* je rappelle que l'informatique n'est pas une discipline dotée d'un capes et encore moins d'une agreg.

Ecrit par : dugong | 20 janvier 2010

C'est aussi le cas avec l'enseignement de découverte en Seconde "Littérature et société" que se déchirent les historiens et les littéraires.

Ces disciplines sans CAPES favorisent les postes à profil ; c'est déjà le cas pour nombre d'options artistiques, cinéma, théâtre, histoire des arts qui sont assurés par des enseignants d'une autre discipline (parfois scientifique, j'ai déja vu un poste cinéma profilé pour un matheux).

Écrit par : Romuald | 20 janvier 2010

L'Éducation nationale est gangrénée par un stalinisme rampant (les syndicats sont culs et chemise avec cette bureaucratie sans âme), l'infantilisation permanente des personnels et l'incapacité de reconnaître les compétences.

Il n'y a pas que l'Education nationale dans la vie, heureusement !
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2010
Cher Robin,
C'est une très grave sous estimation du stalinisme que d'écrire cela et une non moins grave méconnaissance de ce qui se passe dans l'Ed.Nat.
Cordialement

Écrit par : guy morel | 20 janvier 2010

--- "l'infantilisation permanente des personnels et l'incapacité de reconnaître les compétences.

Il n'y a pas que l'Education nationale dans la vie, heureusement !"

Ecrit par : Robin | 20 janvier 2010
---
Oui, pour la première phrase citée par moi, Robin !
Et bien d'accord avec vous sur la deuxième. J'en fais l'expérience depuis près de dix ans. ;-)
J'espère que vous viendrez dire ici vos impressions le soir de votre dernier jour de travail.
Le jour le plus formidable, c'est le jour de la pré-rentrée. Le 1er septembre 2000, je me suis réveillé à temps (sans le réveil-matin) pour me dire ceci :"Ah ! il y a un an, je me levais pour aller au lycée. Cette année, je traîne au lit."
Bon courage pour la dernière ligne droite.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 20 janvier 2010

L'Éducation nationale est gangrénée par un stalinisme rampant (les syndicats sont culs et chemise avec cette bureaucratie sans âme), l'infantilisation permanente des personnels et l'incapacité de reconnaître les compétences.

Il n'y a pas que l'Education nationale dans la vie, heureusement !
Ecrit par : Robin | 20 janvier 2010
Cher Robin,
C'est une très grave sous estimation du stalinisme que d'écrire cela et une non moins grave méconnaissance de ce qui se passe dans l'Ed.Nat.
Cordialement

Ecrit par : guy morel | 20 janvier 2010

Expliquez-moi. Je ne demande qu'à comprendre. Vous voulez dire que le système stalinien valorisait davantage les "compétences" ? C'est ce que disait Zinoviev en parlant des enfants de paysans comme lui devenus "cadres et ingénieurs" (ou écrivains).

Mais enfin Zinoviev s'était réfugié en France pour fuir l'URSS de Brejnev, sans doute parce qu'il ne favorisait plus "l'ascenseur social" comme du temps du "petit père des Peuples" ;-))

Écrit par : Robin | 20 janvier 2010

"Ces disciplines sans CAPES favorisent les postes à profil ; c'est déjà le cas pour nombre d'options artistiques, cinéma, théâtre, histoire des arts qui sont assurés par des enseignants d'une autre discipline (parfois scientifique, j'ai déja vu un poste cinéma profilé pour un matheux)."

Ecrit par : Romuald | 20 janvier 2010

Il y a une certification pour toutes ces disciplines !

Écrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

Cadichon: ah! ça! que l'esprit de corps pourrisse les directions, je ne vous le fais pas dire.
Les deux têtes de l'exédutif dans mon établissement s'engueulent en OFF - tout se sait -, mais s'allient dès qu'il s'agit de leur pouvoir face aux pauvres enseignants et aux syndicats qui les défendent localement.
Pauvres humains: le bien commun? derrière nous.

Écrit par : Pendariès | 20 janvier 2010

"Ces disciplines sans CAPES favorisent les postes à profil ; c'est déjà le cas pour nombre d'options artistiques, cinéma, théâtre, histoire des arts qui sont assurés par des enseignants d'une autre discipline (parfois scientifique, j'ai déja vu un poste cinéma profilé pour un matheux)."
Ecrit par : Romuald | 20 janvier 2010

Il y a une certification pour toutes ces disciplines !
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 janvier 2010

C'est ce que dit Romuald : il n'y a pas de Capes.

Écrit par : Jeremy | 20 janvier 2010

Quelques infos sur le premier tour des régionales en PACA où notre hôte compte se présenter (?)

Un sondage très récent donne 30% au PS (Michel Vauzelle, sortant) suivi de l'UMP avec 28% (Thierry Mariani) et le FN en hausse avec 19% (JM Le Pen) * et EE en baisse avec 9% (L. Vichnievsky.

Toutes les autres listes sont créditées de moins de 5% (modem à 3%)

En ce qui concerne le modem, les militants (?) viennent à peine (dans tous les sens du mot) de désigner leur leader (Catherine Levraud, ex vert, inconnue à l'échelle nationale)

Comme dit un des responsables du modem local "nous n'avons que la tête de liste, il reste 136 noms à trouver. Quand au programme, nous sommes la région la plus en retard. Il faut s'y mettre dans l'urgence."

On allait le dire...


* spécialité PACA, régulièrement oubliée puis redécouverte. A noter qu'à ces 19%, on pourrait, sans vergogne, ajouter les 3% prévus pour la liste dissidente de J. Bompart (maire ex-FN d'Orange, MPF)

Écrit par : dugong | 21 janvier 2010

@ Zorglub

Je poste rapidement avant de me préparer : appuyez-vous sur cette Loi de 1950 que vous évoquez.

Faites-en le pivot de votre argumentation et saisissez les Tribunal administratif.

Prenez les médicaments qu'il faut, mais surtout ne perdez pas votre sang-froid et traitez le problème sur le plan strictement juridique (comme votre apparatchik prétend le faire, lui).

Des collègues comme ça, j'en ai eu aussi (et j'en ai une cette année pas piquée des vers.

On en apprend tous les jours sur les inépuisables ressources de la malveillance humaine (et surtout de la bêtise), mais il y a aussi des gens bienveillants (moins nombreux, hélas, enfin il me semble, mais il y en a).

Je me résume :

1°) sang froid (je peux parler, moi tiens !)
2°) s'appuyer sur la Loi
3°) recours au Tribunal administratif ou au chef d'établissement en s'appuyant sur la Loi.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2010

Dugong, je pense que le FN à 15%, ce ne sera pas une spécialité PACA.
Et par ailleurs, le Modem ayant décidé de ne pas financer les listes où les chances de dépasser 5% — le seuil de remboursement — sont nulles, la décision s'imposait, non ? Après tout, mes compétences sont ailleurs que dans une assemblée régionale où le bloc PS auait un poids tel qu'il ne laisserait rien à des alliés dont il n'aurait pas besoin.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2010

Quelques infos sur le premier tour des régionales en PACA où notre hôte compte se présenter (?)

Un sondage très récent donne 30% au PS (Michel Vauzelle, sortant) suivi de l'UMP avec 28% (Thierry Mariani) et le FN en hausse avec 19% (JM Le Pen) * et EE en baisse avec 9% (L. Vichnievsky.

Toutes les autres listes sont créditées de moins de 5% (modem à 3%)

Nicolas Sarkozy et l'UMP auront réussi à remettre le FN en selle et en position d'arbitrage au deuxième tour avec les sièges qui vont avec.

C'était le cauchemar de Chirac !

Dernières bourdes : le "retoquage" (je ne sais pas si ça se dit) de la taxe carbone et les salaires (avec plusieurs s) du PDG d'EDF. Comme disait le regretté Coluche :
"Je me marre !" (enfin, pas vraiment...)

Les mensonges sur l'école, passe encore. Il n'y a que les gens comme nous que ça intéresse et qui se souvient du discours de Maison-Alfort ?

Mais le pouvoir d'achat et la peur du déclassement social, ça c'est autre chose.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2010

"Les mensonges sur l'école, passe encore. Il n'y a que les gens comme nous que ça intéresse et qui se souvient du discours de Maison-Alfort ?"

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2010

Qui y a cru à l'époque ?
Bonne manif à tous...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2010

La France 24è sur 27 en Europe pour l'équipement informatique dans les écoles.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2010

La France 24è sur 27 en Europe pour l'équipement informatique dans les écoles.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2010

Et alors ? Elle est bien en queue de peloton pour la lecture !

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Zorglub, votre mésaventure me rappelle un collègue qui a subi la même situation l'an passé : on l'a empêché de faire qq heures de gestion pour conserver son poste.
Comme il est délégué syndical du SNETAA, le psychopathe-proviseur a fait tout pour le virer en l'assurant du contraire !

Je ne peux que vous conseiller de prendre en compte ce que les autres intervenants vous ont dit plus haut. Et rappelez-vous qu'on est comme dans un film américain : tout ce que vous écrirez ou direz peut être retenu contre vous, donc prudence sauf à vouloir utiliser la tactique inverse de faire le max de bruit possible.
Ne faire confiance à personne : c'est triste à dire mais je l'ai vérifié à mes dépens.

Écrit par : Pierre Lariba | 21 janvier 2010

Mais enfin Zinoviev s'était réfugié en France pour fuir l'URSS de Brejnev, sans doute parce qu'il ne favorisait plus "l'ascenseur social" comme du temps du "petit père des Peuples" ;-))

Ecrit par : Robin | 20 janvier 2010

Petite rectification. Alexandre Zinoniev n'a pas fui l'URSS. On (le pouvoir) lui a donné à choisir la prison ou l'exil. Ensuite c'est en Allemagne et non en France qu'il s'est réfugié et s'est fait détester d'autres contestataire ou dissidents.
De plus, il était bien plus critique des régimes libéraux que des régimes communistes.
La preuve: "«Les libéraux, je les connais. Ils se ressemblent, comme se ressemblent les punaises entre les planches de l'isba. Ils sont pires que les staliniens».

Écrit par : Buntov | 21 janvier 2010

Au moins, c'était un avis nuancé, basé sur une démonstration convaincante ;)

Écrit par : Joe | 21 janvier 2010

Bon ! alors cette gestion d'emploi du temps ça avance ?

Écrit par : iPidiblue l'olibrius | 21 janvier 2010

"«Les libéraux, je les connais. Ils se ressemblent, comme se ressemblent les punaises entre les planches de l'isba. Ils sont pires que les staliniens».

Ecrit par : Buntov | 21 janvier 2010

Bof... Idéologie pour idéologie...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2010

"L'appel à la grève des fonctionnaires est suivi aujourd'hui, dans l'enseignement public, par 17,69% des professeurs du primaire et 13,78% de ceux des collèges et lycées, a annoncé le ministère de l'Education nationale à la mi-journée dans un communiqué."


Bon alors c'est la grève sur le site de JPB ?

Écrit par : iPidiblue sur le tas | 21 janvier 2010

Professeurs du primaire ... cela me fait toujours aussi drôle !

Écrit par : iPidiblue sur le tas | 21 janvier 2010

Unité ! Unité ! Unité ! Grand corps malade unifié de l'Education nationale ...

Écrit par : iPidiblue revendications | 21 janvier 2010

"Parmi les 150 plus grandes universités américaines, en moyenne, l'entraîneur d'une équipe sportive perçoit par exemple 684 000 dollars par an." Le Figaro


Finalement entraîneur sportif US cela vaut presque le salaire d'Henri Proglio !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/01/21/04016-20100121ARTFIG00011-universites-vers-un-financement-a-l-americaine-.php

PS Je me demande si je ne devrais pas demander un rémunération à JPB ?

Écrit par : iPidiblue coach du blog de Brighelli | 21 janvier 2010

"Professeurs du primaire ... cela me fait toujours aussi drôle !

Ecrit par : iPidiblue sur le tas | 21 janvier 2010
" Eh oui, le monde évolue, dans l'antiquité la plupart des enseignants étaient des esclaves. On a bien fait de changer.

Écrit par : Anti nostalgie | 21 janvier 2010

Anti-nostalgie, vous voulez dire que le terme "instituteur" était infâmant ? Et celui de "précepteur" déshonorant ?

Et la réalité elle vous en pensez quoi ? Un garçon de 51 ans comme Zorglub nommé TZR après vingt cinq ans d'ancienneté ?
Ce ne serait pas par hasard une forme de servage qui reviendrait en douce ?

Écrit par : iPidiblue coach du blog de Brighelli | 21 janvier 2010

Vous savez, Anti-nostalgie, il semble me rappeler que Socrate enseignait, ainsi que Platon et Aristote (qui ont fondé des écoles) et ils étaient des hommes libres et même très considérés !

Donc je crois que là vous abusez avec votre progrès ... je ne suis pas sûr que la condition enseignante en France ait tant progressé que cela dans les dernières années.

Écrit par : iPidiblue inversion du progrès | 21 janvier 2010

Quelques exemples bien choisis :

Jean de La Bruyère était précepteur du duc de Bourbon petit-fils du Grand Condé.
Bossuet était précepteur du Dauphin fils de Louis XIV.
François Baudelaire père de Charles le poète, précepteur des enfants du Duc de Choiseul.

A votre avis quelle situation était la plus enviable, celle de La Bruyère au château de Chantilly ou celle d'un professeur des écoles lambda dans une ZEP ?

Écrit par : iPidiblue inversion du progrès | 21 janvier 2010

" Eh oui, le monde évolue, dans l'antiquité la plupart des enseignants étaient des esclaves. On a bien fait de changer.
Ecrit par : Anti nostalgie | 21 janvier 2010

Si l'histoire est un éternel recommencement, on est foutu. Mais on le sent déjà.

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

A votre avis quelle situation était la plus enviable, celle de La Bruyère au château de Chantilly ou celle d'un professeur des écoles lambda dans une ZEP ?
Ecrit par : iPidiblue inversion du progrès | 21 janvier 2010

Vous comparez les enseignants ou les publics ?

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Ah ! vous voulez dire que la plupart des enseignants n'ont pas le talent loin s'en faut de La Bruyère ? Oui évidemment mais hors cette restriction je crois qu'on peut dire que la situation de l'auteur des Caractères était plus enviable que celle de beaucoup de professeurs des écoles malgré leur titre ronflant !
Ce qui n'empêchait pas La Bruyère de se sentir humilié par "Les Grands" dont il a fait un chapitre fameux de son livre.

Écrit par : iPidiblue et le préceptorat dans les châteaux | 21 janvier 2010

Connaissez-vous, Nicolas, ce vieux proverbe français :

"Service de grand n'est pas héritage ; Qui s'y fie n'est pas sage."

Écrit par : iPidiblue cha-pitre | 21 janvier 2010

--- "... où le bloc PS aurait un poids tel qu'il ne laisserait rien à des alliés dont il n'aurait pas besoin."
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2010
---
Oui, c'est arrivé en 1981 : Mitterrand a pris des ministres communistes qu'il a mis sur des strapontins, et, à l'Assemblée nationale, les députés communistes, dont le groupe socialiste n'avait pas besoin puisqu'il avait à lui seul la majorité absolue, n'ont pas pu peser sur le gouvernement pour infléchir davantage sa politique vers la gauche .
Le résultat fut qu'au bout de trois ans seulement, il y eut un remaniement qui fut l'occasion de remercier les ministres communistes - sans en prendre d'autres -; et des opinions anti-communistes furent émises d'horizons divers selon lesquelles la présence de ministres communistes avait été la cause de l'échec du gouvernement Mauroy. On peut difficilement être de plus mauvaise foi.
À mon avis, dès lors que le PS avait la majorité absolue à l'Assemblée nationale, ce fut une erreur du PC que d'accepter les quatre maroquins-strapontins.
S'il avait décliné l'offre poliment, il aurait pu apporter son soutien quand il le jugeait bon, s'abstenir de voter dans les autres cas. (Voter contre le PS n'aurait servi qu'à l'Opposition de droite à tourner en dérision "l'Union de la gauche", sans rien changer sur le résultat du vote.)
J'ai écrit cela à Georges Marchais qui me répondit poliment, et sans prendre un ton péremptoire, qu'il pensait que, malgré les inconvénients que je soulignais, ç'avait été une bonne chose que d'avoir des ministres communistes car cela montrait la capacité du PC à gouverner.
Cette erreur-là, visiblement, vous ne la commettrez pas.
Je m'en réjouis. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 janvier 2010

Et alors ? Elle est bien en queue de peloton pour la lecture !

Ecrit par : nicolas | 21 janvier 2010
---
Pour ne rien dire des salaires de misère des Grands Patrons. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 janvier 2010

Moi j'aime les radis, rouge à l'extérieur, blanc à l'intérieur !

Écrit par : iPidiblue cha-pitre | 21 janvier 2010

"Vous savez, Anti-nostalgie, il semble me rappeler que Socrate enseignait, ainsi que Platon et Aristote (qui ont fondé des écoles) et ils étaient des hommes libres et même très considérés !

Ecrit par : iPidiblue inversion du progrès | 21 janvier 2010
"

On a remercié Socrate comme il se devait de son enseignement.

Mais je maintiens ce que j'ai dit pour la plupart des enseignants de l'époque (En Grèce et encore plus à Rome).

Écrit par : Anti nostalgie | 21 janvier 2010

Moi qui ai été répétiteur dans ma jeunesse, je suis donc tout en bas de votre échelle d'estimation ! Un vague sicaire de la culture en somme ...

Écrit par : iPidiblue tueur à gages | 21 janvier 2010

Et la réalité elle vous en pensez quoi ? Un garçon de 51 ans comme Zorglub nommé TZR après vingt cinq ans d'ancienneté ?
Ecrit par : iPidiblue coach du blog de Brighelli | 21 janvier 2010

Ben, et moi, alors ? Agrégé en 2004, docteur en 2007, TZR en 2010.

Bon, en même temps, la vie familiale, je déteste ça. Quant au sentiment d'inutilité sociale, je le cultive avec délectation depuis mon plus jeune âge ^^

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_dans_l'Antiquit%C3%A9

D'après cet article on distingue dans la Rome antique entre le magister, souvent noble, et le pédagogue un esclave assujetti à quelque famille qui accompagne l'enfant à l'école.

Je le savais bien que les pédagogues n'étaient pas des gens fréquentables !

Écrit par : iPidiblue tueur à gages | 21 janvier 2010

Quels principes ou idéologie peuvent-ils valoir mieux que la vie des gens ?
La défense d’idées prévaut-elle à toute autre considération (… humaine par exemple) ?
Zorglub

Mais ils s'en foutent, nos syndicalistes actuels, des problèmes humains. La plupart d'entre eux s'en fichent. Ce qu'ils veulent c'est avoir plus de pouvoir que le voisin, se maintenir dans des pourcentages corrects voire les augmenter aux élections professionnelles. Ils ont souvent plus à coeur de se démarquer du syndicat voisin que de défendre leurs syndiqués. Plus ils sont haut placés dans la hiérarchie syndicale,plus ils ressemblent aux administratifs de L'EN avec lesquels ils collaborent: tous, tous les syndicats enseignants sont ainsi. Ils se placent, placent les bons copains et ils font carrière dans leur syndicat et après en politique pour certains ( ça peut-être un bon levier quand on est trop con de ne pas avoir passé l'ENA ou sciences-po) Bref, quand on a raté une carrière plus brillante, on se rattrape comme on peut. La politique est souvent le domaine de prédilection des loosers de carrière et ils se refont un nom grâce à cela.
A la base, bien sûr, il y a quand même des militants plus ou moins de bonne foi. Il en faut pour faire tourner la boutique. Dans votre cas, il y a fort à parier que le SNES défend quelqu'un d'autre contre vous. C'est tout. Les principes, le SNES! Waf waf! Cherchez à qui profite votre suppression de poste et vous aurez la réponse à votre question. Cela peut être en dehors de votre bahut. Si le proviseur vous a lâché, peu d'espoir, lui ça l'arrange de rendre les heures au rectorat. Dernière solution: aller voir un autre syndicat et repayer une autre cotisation. Cela peut marcher. Ce sont tous des marchands de tapis ces syndicalistes.

Écrit par : 2fois en "suppression" | 21 janvier 2010

la situation de l'auteur des Caractères était plus enviable que celle de beaucoup de professeurs des écoles malgré leur titre ronflant ! iPidiblue

Et apparemment que celle de bien des professeurs agrégés-docteurs TZR... car ce sont bien les enseignants du secondaire qui essuient le maximum de plâtres, non ?

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Encore un mouvement social dont ma collègue du SNES m'avait juré qu'il serait extrêmement suivi! Finallement, lorsque je suis arrivé au bahut ce matin, tout le monde, ou presque était là! Ce qui démontre une fois de plus, si le besoin s'en faisait encore sentir, que les syndicats, quelle que soit leur obédience politique, incarnent une structure archaïque, totalement coupée de la base. Qui est encore assez naïf pour obtempérer aux appels à la grève inutiles lançés par ces braves gens?
Sans rapport avec le sujet précédent, n'allez surtout pas voir le film sur Gainsbourg, c'est une épouvantable merde!! Il est nettement préférable de se repasser en boucle les oeuvres du grand Serge plutôt que de subir cette médiocrité cathodique à propos d'un auteur-compositeur juif.

Écrit par : alain | 21 janvier 2010

Zorglub, votre mésaventure me rappelle un collègue qui a subi la même situation l'an passé : on l'a empêché de faire qq heures de gestion pour conserver son poste.
Comme il est délégué syndical du SNETAA, le psychopathe-proviseur a fait tout pour le virer en l'assurant du contraire !

Je ne peux que vous conseiller de prendre en compte ce que les autres intervenants vous ont dit plus haut. Et rappelez-vous qu'on est comme dans un film américain : tout ce que vous écrirez ou direz peut être retenu contre vous, donc prudence sauf à vouloir utiliser la tactique inverse de faire le max de bruit possible.
Ne faire confiance à personne : c'est triste à dire mais je l'ai vérifié à mes dépens.

Ecrit par : Pierre Lariba | 21 janvier 2010


Zorglub, je ne peux qu'aller dans le sens de Pierre Lariba. Et j'ajouterais que tout dépend des relations que vous entretenez avec vos collègues. Si vous vous êtes démarqué d'eux par le passé, le souci principal du proviseur et de l'administration sera de "ne pas faire de vagues" et de vous dénoncer comme un "fauteur de troubles", même si vous avez raison sur le fond.
La justice et l'humanité, ces gens-là s'en moquent.
Ils pourraient même leur prendre l'idée de faire signer par certains de vos chers collègues des rapports pour vous charger, que vous retrouverez plus tard dans votre dossier administratif...

Si vous avez des soutiens, en revanche, vous n'apparaîtrez pas isolé et vous serez moins vulnérable. Concernant votre projet de courrier, il me semble que Joe disait juste.
Si vous voulez adresser un camouflet à l'adversité, allez-y à fond, mais sans peur des représailles. En revanche, si vous voulez apaiser les choses et trouver un accord, il ne faut surtout rien écrire qui puisse vous faire passer pour "agressif" ou pour un "fauteur de troubles" : ça se retournerait contre vous...
Là encore, tout dépend des soutiens dont vous disposez, ou pas.

Et ne perdez pas de vue la règle n° 1 : "Le monde est petit, amigo... Il est également mauvais!" (Sergio Leone, "Et pour quelques dollars de plus). Bon courage.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 janvier 2010

" Eh oui, le monde évolue, dans l'antiquité la plupart des enseignants étaient des esclaves. On a bien fait de changer.
Ecrit par : Anti nostalgie | 21 janvier 2010

Ah, parce que vous pensez que ça a changé ?

Écrit par : Robin | 21 janvier 2010

"Les mensonges sur l'école, passe encore. Il n'y a que les gens comme nous que ça intéresse et qui se souvient du discours de Maison-Alfort ?"

Ecrit par : Robin | 21 janvier 2010

Qui y a cru à l'époque ?
Bonne manif à tous...

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 janvier 2010

Ben des couillons comme moi.

Écrit par : Robin | 21 janvier 2010

Communiqué de presse

ABSENCES DES PROFESSEURS : A QUI LA FAUTE ?


Le SNALC-CSEN (FGAF) considère comme inadmissible l’insistance malsaine avec laquelle certaines organisations de parents et certains médias ne cessent de faire des gorges chaudes à propos de « l’absentéisme » supposé des personnels enseignants. Au lieu de focaliser sur le seul manque d'effectifs, devenu insupportable dans ce contexte explosif, ces derniers feraient bien de s’interroger aussi sur les raisons, toutes les raisons, qui contraignent les enseignants à s’absenter - pas plus que d'autres catégories, pourtant - en dehors des congés "classiques".

Ils découvriraient alors qu’une indiscipline endémique sévit au sein des établissements, accompagnée d’une montée de la violence dont les professeurs et leurs biens sont les constantes victimes.

Ils découvriraient que les critiques et le harcèlement incessants auxquels se livrent certains parents d’élèves a fini par déteindre sur le comportement de leur progéniture.
Ils découvriraient que cette situation s’accompagne d’une absence constante de soutien de leur hiérarchie, plus pressée de satisfaire des revendications consuméristes que d’assurer aux enseignants des conditions de travail décentes.
Ils découvriraient que le mépris dans lequel la technocratie de l’éducation nationale tient les professeurs est sans limite et que la gestion de ces derniers ne relève plus que de la volonté de les brimer. En témoignent, par exemple, les conditions de plus en plus scandaleuses et arbitraires dans lesquelles s’effectuent les promotions, les mutations et les affectations
Ils découvriraient que les conditions de travail des personnels enseignants se sont constamment dégradées depuis plusieurs décennies, et que la baisse de leur pouvoir d’achat est telle que de jeunes professeurs ne parviennent plus même à payer leur loyer.
Ils découvriraient que des décennies de réformes et d’instructions officielles ineptes ont fait de la transmission du savoir une mission impossible et que les professeurs en sont les premières victimes, et non les responsables.
Mais il est, hélas, plus facile, plus gratifiant et plus médiatique de ne se contenter que d'un tout petit bout de vérité … et en criant "Haro sur les professeurs".

Paris, le 20 janvier 2010

Écrit par : Robin | 21 janvier 2010

Professeurs du primaire ... cela me fait toujours aussi drôle !

Ecrit par : iPidiblue sur le tas | 21 janvier 2010
---
Il y a pire : les actuels professeurs certifiés et agrégés du secondaire vont être rebaptisés, respectivement "Instituteurs des collèges" et "Instituteurs des lycées".
Why not ? after all !
Les certifiés et les agrégés apprennent à leurs élèves les connaissances que ces derniers auraient dû acquérir dans le primaire où les professeurs du primaire ont vainemant tenté de leur apprendre ce que l'on enseigne dans le secondaire, car, forts de leur licence (et bientôt de leur mastère - cette chose mystérieuse, indéfinissable, accordée au bout de cinq après le baccalauréat), comment lesdits professeurs condescendraient-ils à apprendre aux élèves de CP le B.A.-BA de la langue française ?
Une méthode non syllabique ne trouverait pas même grâce aux yeux de ces maîtres mastérisés.

"Allez, les enfants ! aujourd'hui on aborde Le Candide de Voltaire !"

Sans intention d'offenser nos collègues du primaire (venant ou non s'exprimer sur ce blog) - instituteurs, s'il y en a encore qui n'ont pas été intégrés dans le corps des professeurs des écoles et ces professeurs des écoles eux-mêmes.
Je ne plaisante pas vraiment : je sais quel effet a fait sur les instituteurs proches de la retraite, dans les années 1990, l'arrivée de jeunes collègues mieux rémunérés qu'eux à leurs débuts, et manifestement pas plus efficaces qu'eux - et même plutôt moins, mais pour des raisons diverses n'impliquant pas uniquement leur talent et leurs connaissances.

À peu près la même chose que celui produit sur les instituteurs promus Professeur d'Enseignement Général des Collèges (pour les besoins des collèges dans les années 1970 lors de l'application de la loi Haby): l'humiliation d'avoir un service de plus longue durée que celle des professeurs certifiés ou agrégés tout en ayant un traitement moindre.
Mais qui les avait obligés à accepter cette promotion ?
Pour enfoncer le clou, les PEGC, au lieu de partir à la retraite à 55 ans durent partir à 60 ans, sauf s'ils avaient effectué 15 ans dans le primaire.
J'en ai connu un qui repartit dans le primaire juste à temps pour avoir ses 15 années dans le primaire à 55 ans, après peut-être dix ans dans le secondaire.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 janvier 2010

" Eh oui, le monde évolue, dans l'antiquité la plupart des enseignants étaient des esclaves. On a bien fait de changer.
Ecrit par : Anti nostalgie | 21 janvier 2010
Ah, parce que vous pensez que ça a changé ?
Ecrit par : Robin | 21 janvier 2010

Oui, tout de même. Un esclave, ça obéit. Alors qu'un professeur, ça agit en fonctionnaire de façon éthique et responsable.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

[...] ce sont bien les enseignants du secondaire qui essuient le maximum de plâtres, non ?
Ecrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Ce sont eux qui vivent les situations les plus contrastées. Du dernier cercle de l'enfer à la sinécure la moins avouable. Le TZR parcourt cette vaste comédie en accéléré, dans un sens comme dans l'autre, au gré de la Fortune, des lubies rectorales ou autres manœuvres syndicales.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

Oui, tout de même. Un esclave, ça obéit. Alors qu'un professeur, ça agit en fonctionnaire de façon éthique et responsable.

Ecrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010


Il y a beaucoup de servilité dans le monde enseignant...

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 janvier 2010

Cette conversation sur l'enseignant et l'esclave est pleine d'intérêt.
Dois-je rappeler que les esclaves, contrairement à ce que l'on croit trop souvent, avaient des droits ?
Quant aux enseignants, dans la mouture nouvelle du lycée, ils ont le droit de se taire devant un Chef tout puissant — quand le Chef (ou le Sous-chef) n'abuse pas de sa position (oh que ce mot est bien choisi !) pour leur proposer des choses… inacceptables…
Et ce n'est pas de la rhétorique. C'est l'histoire vraie de l'un des plus dignes participants de ce blog (non, non, pas moi, je ne suis plus d'assez grande fraîcheur pour que mes fesses intéressent l'administration…)
JPB

Écrit par : brighelli | 21 janvier 2010

[...] ce sont bien les enseignants du secondaire qui essuient le maximum de plâtres, non ?
Ecrit par : nicolas | 21 janvier 2010
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Bonsoir, chère Nicolas.
Pour des raisons évidentes (pour les personnes qui me connaissent assez bien), je ne saurais faire une comparaison entre primaire et secondaire à cet égard.
Ce que je me rappelle, c'est l'arrivée d'élèves en collège de niveau nul à brillant, quand j'enseignais partiellement en collège dans les années 1980. C'était le résultat de l'application inconsidérée de la loi Haby. Haby avait-il projeté exactement ce qui s'est passé ? Je ne sais, mais ce fut une catastrophe.
Entre 1990 et 2000, je n'ai plus enseigné qu'en lycée où j'ai trouvé des élèves de niveaux tout aussi variés qu'en collège.
Mais avons-nous essuyé les plâtres plus que les instituteurs ?
Dès le CP, les instituteurs savent quels élèves vont se traîner péniblement tout au long de leur scolarité et quels élèves vont briller s'ils n'ont pas d'accidents ou de soucis majeurs par la suite.
Tous les enseignants sont confrontés à l'hétérogénéité des élèves.
Je tends à penser que tous essuient les plâtres, du CE1 à la terminale, et même au DEUG.
Pourrait-on avoir la cruauté de mettre toute la responsabilité sur le dos du professeur des écoles qui a enseigné en CP ?
Oui, on le pourrait, mais ce serait injuste.
Les dés ont été jetés avant le CP.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 janvier 2010

Sus au Mammouth !

Écrit par : iPidiblue que les éléphants lèvent la trompe ! | 21 janvier 2010

Très bien, le communiqué du SNALC cité par Robin sur le prétendu absentéisme des enseignants.
Les choses sont dites avec fermeté et sans langue de bois.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 janvier 2010

Sus au Mammouth !
Ecrit par : iPidiblue que les éléphants lèvent la trompe !

Nécrophage !

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

@HAÏTI

Lu dans le Figaro :
"L'armée américaine, qui s'est engagée à prendre en charge une partie de la sécurité, hâte son déploiement. Mardi, sept gros hélicoptères de l'US Navy ont déposé, dans un vacarme ronflant, une quarantaine d'hommes au pied des ruines du palais présidentiel. Le déploiement de 4 000 marines dans Port-au-Prince a commencé."

Les tremblements de terre ont du bon. Après Duvalier, simple mais sanglant homme de paille, voilà l'armée américaine à pied d'oeuvre. Pour le Bien.

Écrit par : guy morel | 21 janvier 2010

quand le Chef (ou le Sous-chef) n'abuse pas de sa position (oh que ce mot est bien choisi !) pour leur proposer des choses… inacceptables…
Et ce n'est pas de la rhétorique. C'est l'histoire vraie de l'un des plus dignes participants de ce blog (non, non, pas moi, je ne suis plus d'assez grande fraîcheur pour que mes fesses intéressent l'administration…)
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 janvier 2010

Ipidiblue ????

Rhôôôôôôô...

Écrit par : un admirateur secret | 21 janvier 2010

Ipidiblue ????
Rhôôôôôôô...
Ecrit par : un admirateur secret | 21 janvier 2010

Mais non, JPB aurait écrit dans ce cas LE plus digne participant de ce blog. Du reste iPid n'est pas un parasite de la même espèce que nous autres, professeurs.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

Non, moi je suis l'esclave qui étrille les pédagogues aux thermes après leurs durs travaux en IUFM !

Écrit par : iPidiblue aux thermes de Caracalla | 21 janvier 2010

@HAÏTI

Lu dans le Figaro :
"L'armée américaine, qui s'est engagée à prendre en charge une partie de la sécurité, hâte son déploiement. Mardi, sept gros hélicoptères de l'US Navy ont déposé, dans un vacarme ronflant, une quarantaine d'hommes au pied des ruines du palais présidentiel. Le déploiement de 4 000 marines dans Port-au-Prince a commencé."

Les tremblements de terre ont du bon. Après Duvalier, simple mais sanglant homme de paille, voilà l'armée américaine à pied d'oeuvre. Pour le Bien.

Ecrit par : guy morel | 21 janvier 2010


!!!! Vous rigoliez lorsque je disais que ce séisme était en fait un coup de la CIA, et bien c'est confirmé par cette brillante analyse de notre expert en politique internationale, GM!
:):):)!!!

Ceci dit, quoi d'étonnant? Ils sont à côté. Imaginons le même séisme en Algérie-remenber El asnam en 80- et une intervention lourde de la F rance; cela choquerait-t-il?

Écrit par : sisyphe | 21 janvier 2010

Pour ceux qui l'ignoreraient, je rappelle que Jean-Paul Brighelli est le nom du modérateur du blog d'iPid. Travailleur discret, mais efficace.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

Je viens d'avoir ce mot dans le carnet de mon fils (CM2) : sa maîtresse ayant été appelée vers d'autres fonctions, elle n'assurera plus les cours et sera remplacée. La maîtresse a été paraît-il beaucoup inspectée (elle avait du mal à tenir ses classes mais le contenu des cours était plutôt exigeant). La maîtresse de la classe voisine, une espèce de grosse pouffe inculte, n'avait cessé de lui saper son autorité devant ses élèves ce qui n'arrangeait rien.

Je pense que la maîtresse ne devait pas être titulaire du poste, mais je suis sciée qu'elle soit ainsi escamotée en cours d'année.

Pouvez-vous me conseiller sur ce que je peux faire (pas grand chose probablement mais quand même). Lettre à la direction, à l'inspection? Je trouve que le mot de la directrice est du foutage de gueule total et je précise que suis dans un état de rage noire.

Écrit par : Flo | 21 janvier 2010

Les certifiés et les agrégés apprennent à leurs élèves les connaissances que ces derniers auraient dû acquérir dans le primaire où les professeurs du primaire ont vainemant tenté de leur apprendre ce que l'on enseigne dans le secondaire, car, forts de leur licence (et bientôt de leur mastère - cette chose mystérieuse, indéfinissable, accordée au bout de cinq après le baccalauréat), comment lesdits professeurs condescendraient-ils à apprendre aux élèves de CP le B.A.-BA de la langue française ?
Une méthode non syllabique ne trouverait pas même grâce aux yeux de ces maîtres mastérisés. Francis Penin, professeur etc.

Je ne vous reconnais pas là, Francis. Cette intervention est inutilement blessante : tous les PE ne sont pas stupides et qu'ils soient forts d'une licence ou d'un master, s'ils tentent un apprentissage syllabique, vous devez savoir qu'ils se font taper sur les doigts. La prétention que vous dénoncez, ce n'est pas à eux qu'il faut la reprocher. Vous me décevez.
Vraiment.

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Pouvez-vous me conseiller sur ce que je peux faire (pas grand chose probablement mais quand même). Lettre à la direction, à l'inspection? Je trouve que le mot de la directrice est du foutage de gueule total et je précise que suis dans un état de rage noire.

Ecrit par : Flo | 21 janvier 2010

Je ne sais pas, mais, en tout cas, ce n'est pas la peine d'écrire à la "direction" : un directeur d'école n'est pas le supérieur hiérarchique de ses collègues, il ne peut ni les choisir, ni les démettre, ni les inspecter.
Le supérieur hiérarchique d'un PE et d'un directeur est l'IEN de ciconscription.

Écrit par : catmano | 21 janvier 2010

elle avait du mal à tenir ses classes mais le contenu des cours était plutôt exigeant. Flo

Il y a fort à parier que cette éviction est davantage due à la seconde affirmation qu'à la première...

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Et comment expliquez-vous qu'on l'escamote ainsi? Comment est-ce possible? Il paraît qu'elle était encore là ce matin, avec quelqu'un qui l'inspectait et l'après-midi son départ était annoncé et elle n'était plus là.

Merci pour l'info Catmano, je vais écrire à l'IEN de la circonscription, histoire de gâcher un peu du papier.

Écrit par : Flo | 21 janvier 2010

Et comment expliquez-vous qu'on l'escamote ainsi? Comment est-ce possible? Il paraît qu'elle était encore là ce matin, avec quelqu'un qui l'inspectait et l'après-midi son départ était annoncé et elle n'était plus là. Flo

C'est étrange en effet, peut-être s'est-elle frittée avec l'inspecteur ?

Écrit par : nicolas | 21 janvier 2010

Je vais essayer de voir si je pourrais avoir le soutien d'autres parents. Mais quand je repense à la réunion de début d'année, entre ceux qui réclamaient plus de sorties, une classe de découverte, des toilettes propres, de l'informatique et du sport... Je sens que je vais récolter trois signatures.

Écrit par : Flo | 21 janvier 2010

Ah bon ? Ben vivement le chèque éducation, alors, comme ça les toilettes de nos établissements seront toujours propres.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

bouquin réservé : je le lirai en février.

Écrit par : exTC | 21 janvier 2010

Et comment expliquez-vous qu'on l'escamote ainsi? Comment est-ce possible? Il paraît qu'elle était encore là ce matin, avec quelqu'un qui l'inspectait et l'après-midi son départ était annoncé et elle n'était plus là.

Merci pour l'info Catmano, je vais écrire à l'IEN de la circonscription, histoire de gâcher un peu du papier.

Ecrit par : Flo | 21 janvier 2010

Une hypothèse toute bête, vécue dans mon école.
Imaginons que cette dame remplace une instit en congé maternité.
Cette instit en congé maternité est titulaire de son poste. Voilà t'y pas que son congé maternité finit le 21 janvier et qu'elle décide de demander un congé parental : elle n'est plus titulaire de son poste et celui-ci devient vacant, c'est à nouveau un poste budgétaire et ne peut donc plus être donné à un titulaire-remplaçant qui est déjà titulaire d'un autre poste...

Une hypothèse comme une autre.

Écrit par : catmano | 21 janvier 2010

J'y ai pensé mais ce qui est bizarre c'est que ça se soit passé en une journée. Avec une visite d'un inspecteur (ou visiteur IUFM).
Mais c'est une possibilité malgré tout.

Je pense que cette histoire m'atteint parce que ça me rappelle ma démission. Je vais écrire, ma lettre à l'IEN, en profiter pour vider mon sac et essayer de passer à autre chose.

Écrit par : Flo | 21 janvier 2010

@ Aux heureux TZR (suite)

Cité sans plus de commentaire par N. Polony dans un article du jour, consacré à l'absentéisme des enseignants - c'est le thème du jour ? - et trouvé sur le site du figaro, ce propos d'une insondable bêtise, proféré par le président des géniteurs de singes :

«Souvent, les professeurs mis en TZR (titulaire en zone de remplacement), explique Philippe Vrand, le président de la Peep, sont des gens qui ont du mal à gérer un groupe, qui sont plus fragiles.»

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

Y a-t-il seulement un syndicat qui prenne au sérieux cette question des remplacements ? Le système actuel est d'une hypocrisie redoutable : les TZR ne remplacent plus, mais bouchent à l'année les trous dans les DHG, et ceci sans aucune indemnisation ni bonification (ce qui condamne les TZR à le rester de plus en plus longtemps).

Il faut choisir : supprimer les TZR et ne faire appel qu'à des non-titulaires pour les remplacements OU faire à nouveau des TZR les seuls remplaçants, réellement indemnisés et bonifiés.

Écrit par : TotoWeininger | 21 janvier 2010

Toto vous me ravissez ...
Ce mec est un connard, on est TZR pask'ya une carte scol dans son bahut et qu'on est le dernier arrivé tout bêtement.

Après 10 ans TZR dans 73 bahuts différents pour enseigner 4 matières différents pour des durées inférieure à 2 mois dans les 150 km autour de son domicile certains sont un peu fragilisés : ce sont des übermenshen qu'il faudrait placer en camp de redressement

Pour le reste merci de vos témoignages de sympathie.
J'ai commencé à vous répondre pour vous raconter la suite mais chuis trop bourré et défoncé de médocs.
C'est la curée des bienpensants y'a eu des commentaires trop rigolos.

Demain rdz-vs chez le patron pour savoir quelle sera la sanction admnistrative (j'l'ai croisé dans 1 couloir et j'y ai dit ki faudra pas espérer des escuses mais qu'entre mise à pied avec et sans solde je préférais avec. Y m'a regardé bizarre).

En attendant les mecs du SNES font un conseil de guerre pour préparer le tribunal (avec partie civile du syndicat).
D'autant ke j'l'ai même pas tapé ce con seulement secoué (j'm'en veux un peu d'ailleurs)

Si seulement y sont assez cons pour oser ça finira par le 20h de TF1 !
Mort pour mort autant se marrer un dernier coup !

Écrit par : Zorglub | 21 janvier 2010

Ceci dit, quoi d'étonnant? Ils sont à côté. Imaginons le même séisme en Algérie-remenber El asnam en 80- et une intervention lourde de la F rance; cela choquerait-t-il?
Ecrit par : sisyphe | 21 janvier 2010

Cela ne me choque pas.

Écrit par : guy morel | 21 janvier 2010

Je ne vous reconnais pas là, Francis. Cette intervention est inutilement blessante : tous les PE ne sont pas stupides et qu'ils soient forts d'une licence ou d'un master, s'ils tentent un apprentissage syllabique, vous devez savoir qu'ils se font taper sur les doigts. La prétention que vous dénoncez, ce n'est pas à eux qu'il faut la reprocher. Vous me décevez.
Vraiment.

Ecrit par : nicolas | 21 janvier 2010
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Je vous présente mes excuses, Nicolas.
Je n'avais pas l'intention de vous blesser.
Pourquoi ferais-je cela délibérément ?
Le problème c'est qu'il faudrait que je prenne la précaution de dire que je fais pas de généralisation hâtive du genre,"Tous les PE sont mauvais".
Dire cela serait stupide, et je ne le dis pas.
Une mienne belle-sœur née en 1927 a été institutrice et est partie à la retraite vers 1982. Elle nous (ma femme et moi) a raconté que le jour où elle reçut instruction d'utiliser une méthode globale ou semi-globale, alors qu'elle était chevronnée, elle a été affolée. Au bout de huit jours ses élèves, dit-elle, étaient démoralisés, défaits, perdus.
Devant ce massacre, cette absurdité effarante, elle reprit aussitôt la bonne vieille méthode syllabique.
Mais elle précisa qu'elle gardait toujours sous la main une "leçon globaliste" pour le jour où un inspecteur débarquerait afin de n'être pas sacquée en fin de carrière.
Si, au lieu de cela, elle avait suivi à la lettre les instructions officielles, ses élèves n'auraient pas su lire en fin de CP.
Voilà ce que je voulais dire.
Je me suis trouvé dans une situation analogue avec des élèves dans une section technique du baccalauréat série Génie électrique.
Mais là, j'avais affaire à des élèves de 19 et 20 ans nuls en à peu près tout, mais j'ai vu leur faiblesse extrême surtout en français, en sciences physiques et, évidemment, en mathématiques.
Je me souviens d'un élève, gentil par ailleurs, qui ne savait pas faire une règle de trois en terminale !
Je n'ai pas essayé de lui apprendre ce que d'autres n'étaient pas parvenus à lui apprendre! J'avais d'ailleurs autre chose à faire.
Cet élève était nul en sciences physiques (dites "physique appliquée" dans ce genre de classes).
Si l'on m'avait traité de professeur incapable sous le prétexte que je ne parvenais pas à apprendre grand-chose à mon grand gentil dadais, j'aurais dit :"Confiez-moi des élèves qui ont les moyens de suivre, et vous verrez les résulats ; ils seront différents." (Je n'aurais pas été content qu'on me traitât de professeur incapable. Et vous, mon amie, si vous avez cru que je vous traitais d'incapable, je comprends que vous soyez outrée, mais je ne l'ai pas fait. Je vous prie de croire à ma sincérité.)
On ne me l'a jamais dit, et c'est heureux.
Mes élèves avaient toujours au baccalauréat des notes comparables à celles que je leur mettais en cours d'année. Par bonheur, il y en avait toujours de très bons et un ou deux vraiment brillants. Celui-là ou ces deux-là étaient mon alibi.
J'ai toujours cauchemardé à l'idée que si j'avais eu une classe pleine d'élèves nuls, on pourrait m'attribuer la responsabilité de leur échec.
Ce cauchemar, finalement, je l'ai vécu dans la dernière année de ma carrière.

Terminale : 14 élèves dont 13 très faibles et un, tout à fait capable venu de 1ère S, mais paresseux et qui brillait aisément avec seulement une petite moyenne juste au-dessus de 10.

Première génie mécanique : 17 élèves dont un brillant, et 16 faibles ou très faibles.

Section de TS (maintenance industrielle) : 27 "étudiants". Cinq étaient à la hauteur mais dix-huit ont obtenu le BTS !

Le meilleur professeur (des écoles ou de collège ou de lycée ou de l'enseignement supérieur) ne transformera jamais un élève faible en génie en un an, ni en deux, ni en plus de temps encore.

Quand un élève n'a pas le niveau requis pour suivre dans la classe supérieure, il faut qu'il redouble, mais si c'est pour bayer aux corneilles, cela ne sert à rien. Mais est-ce une raison pour nier l'utilité du redoublement ?

Nicolas, chère amie, je veux encore vous dire ceci : il y a de bons professeurs, sérieux, consciencieux, dévoués et sachant se faire respecter (des élèves normaux, pas forcément des énergumènes de certains quartiers) dans tous les niveaux d'enseignement. Il y en a de moins bons.
Mais tous sont entravés dans leurs efforts par la folie qui règne dans l'éducation nationale.

Je pense que si des jeunes professeurs des écoles, même munis d'un mastère, croient qu'une méthode d'apprentissage de la lecture autre que la syllabique peut réussir, ils n'ont pas fini de s'arracher les cheveux.
Les seuls qui arriveront à lire seront ceux qui savaient déjà lire en entrant au CP.
Si l'existence de tels élèves sert d'alibi aux tenants des méthodes globales ou apparentées, on n'est pas sorti de l'auberge !
Vous savez que je vous respecte, Nicolas. Je suis sûr que vous êtes un professeur (des écoles ? est-ce bien cela ?) consciencieux. (Je refuse de dire "une professeure consciencieuse".)
Mais je serais surpris que vous ne vous heurtassiez pas à ces difficultés quotidiennement.
Cela apaise-t-il au moins un peu votre déception ?

Faut-il que le système d'enseignement public marche sur la tête pour que j'en arrive à blesser - sans intention de le faire - les personnes que j'apprécie !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 21 janvier 2010

@Francis : PE, c'est bien cela. Votre prompte réaction témoigne de votre bonne foi et je suis certaine que vous ne cherchiez à blesser quiconque. Allez donc en paix mon fils, c'est oublié.

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Il me semble qu'on pardonne beaucoup trop vite et facilement sur ce blog...

Écrit par : pie12 | 22 janvier 2010

Les rectorats semblent se pencher dès maintenant sur l'organisation de la rentrée 2010. On ne leur donne pas tort.

En ce qui concerne les lycées et collèges, voyez sur le lien suivant ce qui serait prévu :

http://www.fabula.org/actualites/article35299.php

Pendant les 6 premières semaines de l'année, des classes bénéficieraient de deux enseignants (le stagiaire et son tuteur *) pour chaque heure de cours ?!

Que disent les syndicats et les fédérations de parents devant cette débauche luxueuse de moyens alors que la plupart des soutiers doivent se coltiner seuls leur classe ?

Parions que l'hypocrisie ambiante atteindra son maximum quand on verra les privilégiés de tout poil grenouiller en sous main pour inscrire leurs enfants dans ce qu'il faut bien appeler des classes d'exception.

Vous avez aimé les classes Camif ? Vous adorerez ces classes bicéphales **.


* tuteur ou toutou ? Je vois bien le tueur suivre son stagiaire à la trace genre marquage à la semelle.

** dédoublement de cerveaux et dédoublement de la classe elle-même pour certains enseignements.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2010

le tuteur tue-t-il ?

Écrit par : pie12 | 22 janvier 2010

Imposer un service de 18 heures à un jeune titulaire qui vient de réussir le concours est une régression considérable. C'est ce qui m'est arrivé en 1969, à une époque où, contrairement aux certifiés, les agrégés fraîchement issus du concours étaient affectés directement sur un poste sans passer par le CPR. Cette première année m'a laissé un souvenir de cauchemar, et pourtant je ne devais assurer que 14 heures.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

Avec le sous-titre "les élèves en pâtissent", le Monde interviewe des grévistes.

Cela soulève à la fois le cœur et la question suivante :
Comment se partager la galette quand, parmi les élèves, une frange y pane que dalle ?

http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/21/fonction-publique-un-avenir-nuageux-et-meme-orageux_1295047_3224_2.html

Écrit par : dugong | 22 janvier 2010

Imposer un service de 18 heures à un jeune titulaire qui vient de réussir le concours est une régression considérable. C'est ce qui m'est arrivé en 1969, à une époque où, contrairement aux certifiés, les agrégés fraîchement issus du concours étaient affectés directement sur un poste sans passer par le CPR. Cette première année m'a laissé un souvenir de cauchemar, et pourtant je ne devais assurer que 14 heures.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

Il m'est arrivé pire, puisque j'ai débuté dans le secondaire en tant que... TZR. Je remplaçais à l'année (tout de même) un professeur certifié, ce qui signifie que je ne pouvais refuser les trois HSA nécessaires pour assurer la totalité du service. Certes, j'avais déjà enseigné trois ans à la fac et j'étais déjà titulaire. Finalement, l'année s'est plutôt bien passée pour moi, mais il faut dire que c'était en lycée (avec les classes les plus pourries de l'établissement, tout de même - merci les "collègues"!).

Le véritable cauchemar, quand on est nouvel arrivant, c'est le collège. Et là, faire débuter les stagiaires avec 18 heures hebdo, ça va saigner.

Écrit par : TotoWeininger | 22 janvier 2010

@ Aux heureux TZR (suite)

"Jusqu'à la Toussaint, les stagiaires seront en responsabilité dans leurs classes, pour un service de 18h, en présence de leur tuteur.
Durant ces 6 semaines, le tuteur sera remplacé dans ses propres classes, par un TZR s'il reste des TZR disponibles, ou par un contractuel."

Je sens qu'il va faire bon être TZR l'an prochain...

Écrit par : TotoWeininger | 22 janvier 2010

Imposer un service de 18 heures à un jeune titulaire qui vient de réussir le concours est une régression considérable.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

D'autant que le jeune lauréat en question ne sera pas encore titulaire. Il ne sera pas difficile, dans les conditions d'exercice qui seront les siennes cette première année, de prendre le stagiaire en défaut et de refuser sa titularisation à la fin de l'année, s'il ne "fait pas l'affaire" - si vous voyez ce que je veux dire.

Écrit par : TotoWeininger | 22 janvier 2010

"Il ne sera pas difficile de prendre le stagiaire en défaut, et de refuser sa titularisation à la fin de l'année s'il ne fait pas l'affaire." (Toto Weininger)

En effet. Il faudra montrer patte blanche et faire preuve d'une conformité idéologique et pédagogique sans faille, faute de quoi...
Par ailleurs, cette nouvelle organisation va amener les élèves à changer au moins une fois de professeur dans l'année, ce qui n'est pas spécialement souhaitable. Ubu a définitivement étendu son emprise sur l'EN.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

"En effet. Il faudra montrer patte blanche et faire preuve d'une conformité idéologique et pédagogique sans faille, faute de quoi..."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

Vous avez gagné la suppression des IUFM, (donc de la formation). On ne peut pas tout avoir.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

"Vous avez gagné la suppression des IUFM, (donc de la formation). On ne peut pas tout avoir." CS

Personne n'a parlé des IUFM dans les commentaires ci-dessus.

CS (re)pratique l'amalgame qu'il pourfend par ailleurs.

Mauvaise foi et confusionnisme à tous les étages.

Écrit par : dugong | 22 janvier 2010

Sur un autre forum, Jérémy — salut à lui — célèbre la mort de Super annny avec une suggestion d'émission de remplacement : Super TZR !

Scénario :

"Aujourd'hui, Cathy, notre certifiée TZR, a quitté son domicile de Saint-Lo pour effectuer un remplacement au lycée professionnel de Corbeil-Essonnes. Prévenue 48 heures à l'avance par un coup de fil du rectorat, elle va être confrontée à un proviseur dépassé, des élèves difficiles et des collègues peu aimables. En bonne professionnelle, elle a préparé ses cours en un temps record, et elle a utilisé tout son savoir-faire pour créer des cours intéressants et motivants. Quelles méthodes va-t-elle appliquer pour aider les élèves de ce lycée à s'en sortir ? Aidera-t-elle le proviseur à sortir la tête de l'eau ? Rendra-t-elle le sourire et la joie de travailler à ses collègues ? Voyons comment va s'en sortir notre Super TZR."

Sujet : qui imaginez-vous dans le rôle ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2010

L'ouvrage de Mme MAZERON est certainement très intéressant ,son constat probablement juste .Mais le problème le plus crucial aujourd'hui se pose ainsi :que faire ? Quels moyens d'action envisager ? Je note qu'hier 21 janvier la gréve de la fonction publique a été très peu suivie dans le corps enseignant alors qu'une mauvaise réforme fait désormais plus que nous menacer . Ce qui signifie bien que les modes traditionnels de protestation n'ont plus beaucoup d'efficacité.Cela se vérifie aussi dans le monde salarié privé . La crise est celle du syndicalisme traditionnel,bureaucratisé , attaché dans ses sphères dirigeantes à quelques prébendes et donc devenu frileux et sans imagination . Pendant ce temps on constate qu'à la base le monde ouvrier parvient à arracher par exemple des indemnités plus substantielles de licenciement grâce à des méthodes moins orthodoxes . Il est en tout cas clair que la petite gréve d'une journée deux ou trois fois par an ne fonctionne plus . Il faut en effet penser à d'autres moyens de protestation qui constitueraient vraiment une entrave au service public.Sinon il faudra créer une nouvelle organisation plus radicale , plus populiste et absolument indépendante de l'UMPS . Encore faut-il que les enseignants eux-mêmes votent au moins pour elle .Car là est bien le nœud du problème : l'absence de réflexion , la paresse intellectuelle , les habitudes .

Écrit par : defer | 22 janvier 2010

Super Nanny,

On en rit on en rit jaune surtout ! Quand on voyait ces jeunes parents débordés par des mioches, on imaginait ce que cela donnait dans les salles de classe !
Non la férule et l'étrillage en règle ça a parfois du bon !

Ce qui est gênant ce n'est pas tant "Entre les murs" qui est une fiction c'est qu'on ne fasse pas de multiples reality-show avec des salles de classes réelles filmées en conditions naturelles !

Écrit par : iPidiblue télé-réalité | 22 janvier 2010

Il y a une émission sur M6 avec le cuisinier Cyril Lignac qui va dans les écoles pour apprendre aux enfants à se nourrir correctement, est-ce que les nourritures de l'esprit ne vaudraient pas qu'on en tire une émission de même type ?

Écrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010

Qui vote pour Brighelli comme Super Papy ?

Écrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010

"Imposer un service de 18 heures à un jeune titulaire qui vient de réussir le concours est une régression considérable."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010

"Vous avez gagné la suppression des IUFM, (donc de la formation). On ne peut pas tout avoir." CS

"Personne n'a parlé des IUFM dans les commentaires ci-dessus.

CS (re)pratique l'amalgame qu'il pourfend par ailleurs.

Mauvaise foi et confusionnisme à tous les étages."

Ecrit par : dugong | 22 janvier 2010

Titulaire sans formation professionnelle, donc sans formation IUFM puisque, quoiqu'on pense de cette formation, elle était bien assurée par iceux. Donc, ou est "l'amalgame" ???
Ceci étant dit, il y avait beaucoup de choses à revoir dans cette formation.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Il y a une émission sur M6 avec le cuisinier Cyril Lignac qui va dans les écoles pour apprendre aux enfants à se nourrir correctement, est-ce que les nourritures de l'esprit ne vaudraient pas qu'on en tire une émission de même type ?

Ecrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010

A quoi peut bien être utile de nos jours de nourrir l'esprit des gens?
Quand on songe, par exemple, à quel statut de médiocrité et de servilité sont réduits les travailleurs sociaux que sont les enseignants.
Qu'on ne nous dise pas que les IUFM n'ont pas peu contribué à décharger les enseignants de leur antique fonction d'instruction et de transmission des connaissances, pour lui substituer celle de socialisation.
Désormais, dans les lycées bourgeois, les meilleurs élèves recourent massivement aux cours privés et particuliers pour acquérir des connaissances et se donner ainsi les meilleures chances d'obtenir des mentions au bac.
Pour combien temps encore?
Car se profilent déjà une école, un collège et un lycée dont l'unique tâche sera de vérifier que les élèves se sont bien équipés en dehors d'eux les "indispensables compétences à se former tout au long de la vie".
Une autopsie du mammouth, comme celle à laquelle a procédé Claire Mazeron est déjà vieillotte et datée. Les pratiques devancent souvent les théories.

Écrit par : buntov | 22 janvier 2010

Christophe Sibille,

Il y a un désaccord de fond de nos pensées ! Vous vous acceptez l'impérialisme des sciences sociales sur la pensée humaine, moi comme Dugong je la refuse !

Je considère qu'un professeur de mathématiques enseigne les mathématiques avec plus ou moins de bonheur, il n'enseigne pas à recevoir l'enseignement mathématique !
C'est à l'élève de faire l'effort de recevoir l'enseignement mathématique et il est vrai qu'il est injuste que certains esprits soient plus aptes que d'autres à comprendre ce langage.

Pour résumer : vous vous considérez que tout est subjectif, qu'il suffit de prendre les choses par le bon bout et que cela rentrera dans les esprits, moi comme Francis Penin et comme Dugong je pense que certains esprits sont plus ou moins doués pour certaines choses.
Tous les esprits ne se valent pas ... cela ne veut pas dire que celui qui est nul en maths ne vaut rien par ailleurs !

Écrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010

Je note qu'hier 21 janvier la gréve de la fonction publique a été très peu suivie dans le corps enseignant alors qu'une mauvaise réforme fait désormais plus que nous menacer . Ce qui signifie bien que les modes traditionnels de protestation n'ont plus beaucoup d'efficacité.Cela se vérifie aussi dans le monde salarié privé . La crise est celle du syndicalisme traditionnel,bureaucratisé , attaché dans ses sphères dirigeantes à quelques prébendes et donc devenu frileux et sans imagination . Pendant ce temps on constate qu'à la base le monde ouvrier parvient à arracher par exemple des indemnités plus substantielles de licenciement grâce à des méthodes moins orthodoxes . Il est en tout cas clair que la petite gréve d'une journée deux ou trois fois par an ne fonctionne plus . Il faut en effet penser à d'autres moyens de protestation qui constitueraient vraiment une entrave au service public.Sinon il faudra créer une nouvelle organisation plus radicale , plus populiste et absolument indépendante de l'UMPS . Encore faut-il que les enseignants eux-mêmes votent au moins pour elle .Car là est bien le nœud du problème : l'absence de réflexion , la paresse intellectuelle , les habitudes .

Ecrit par : defer | 22 janvier 2010

Sur ce même blog, on a vu passé une consigne du SNALC qui demandait de ne pas suivre cette grève. Pourquoi, au lieu de vous interroger sur la légitimité et la crédibilité de vos revendications, vous rejetez la faute sur les autres ? Pourquoi les seuls moyens que vous envisagez pour vous faire entendre sont soit la prise d'otages du public, soit carrément des actions illégales portant atteinte à la liberté et l'intégrité d'autrui ?

Quelle est la crédibilité d'un syndicat qui cause des situations comme celle de Zorglub, qui approuve certaines réformes, qui fait la part belle aux experts ès sciences pégadogiques ? Comment se fait il que vos collègues syndicalistes soient en désaccord avec vous ? Bref, remettez vous en question avant de rejeter la faute sur ceux qui n'agissent pas selon vos commandements. Peut être êtes vous simplement dans l'erreur !

Écrit par : Joe | 22 janvier 2010

Buntov,

Je suis un peu gêné pour vous répondre ! D'une part la question du statut social est quelque chose de très relatif, professeur, enseignant c'est un titre vague qui recouvre des réalités très différentes !
Sur le blog de Brighelli on trouve des professeurs de la middle-class, professeur du secondaire et du primaire. Il n'y a pas d'universitaires et encore moins de Médailles Fields ou de prix Nobel !

Ce n'est pas le même niveau de revenu, ni la même position sociale vous en conviendrez aisément !


D'autre part parler de l'enseignement comme d'un grand service unifié c'est en grande part une illusion ! Je sais bien que c'est un mythe qui a été fort répandue en France et jusqu'en 1983 et les grandes manifestations contre les lois Savary les enseignants socialistes (pléonasme) croyaient encore au grand soir de l'éducation nationale !

Écrit par : iPidiblue et le grand service unifié de l'enseignement public | 22 janvier 2010

Scène de la vie quotidienne au lycée.
Une élève me suit, alors qu'on entre en classe, jusqu'à mon bureau puis me dépasse et va se contempler dans le miroir de l'écran de télé. Je lui demande gentiment d'aller s'asseoir.
Une fois assise, elle sort une crème et se badigeonne les mains. Je lui dis alors de faire ça à un autre moment : « J'ai les mains sèches, monsieur ! » Ben vouais, quoi !

De toute façon beaucoup de ses camarades étaient assis comme on le voit tous, le manteau fermé jusqu'au cou, le sac bien fermé et bien posé devant eux. Je leur ai demandé : « Vous descendez à la prochaine ? »

Aucun n'a semblé comprendre mais c'est bien l'impression qu'ils donnent. La plupart gâtés-pourris, infantilisés qui ont le droit d'aller au lycée et de pouvoir recevoir gratos un enseignement quand en Afrique ou en Haïti des gens de leur âge crèvent la dalle ou travaillent comme des esclaves.

J'ai honte de ne pas respecter les droits du jeune ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 22 janvier 2010

http://obstyles.nouvelobs.com/article.php?rubrique=mode&id=7660&page=1

Cela devrait plaire au ministre de la Culture !

Écrit par : retraitée | 22 janvier 2010

Tiens au sujet de ministre, je viens de voir passer nos impôts à nous petites gens de la France d'en-bas ! Enterrement de la mère de Patrick Ollier député maire de Rueil et époux de Michèle Alliot Marie, quarante voitures officielles autour de l'église, des couronnes de fleurs qui débordent sur la place de l'église tellement il y en a, toute la police du coin en gants blancs !
Peuf ! il paraît que c'est cela la République ... moi j'appelle cela plutôt une cour qui se distribue les places et les rentes !

Écrit par : iPidiblue à la cour du grand seigneur | 22 janvier 2010

L'obséquiosité est l'amie fidèle de la morgue et de l'apparat

Écrit par : dugong | 22 janvier 2010

Pour l'histoire de la maîtresse :

une maîtresse de l'école nous a dit qu'il ne servait à rien de se plaindre à la directrice et qu'il s'agit d'une décision de l'inspecteur. En ce cas ça ne colle pas trop avec un remplacement non? Pensez-vous qu'on puisse jeter ainsi un instit (en admettant que par exemple elle soit liste complémentaire affectée sur un poste en remplacement )sous prétexte qu'elle ne fait pas assez le poids question autorité?

Écrit par : Flo | 22 janvier 2010

Au fait, JP, vous ne nous avez rien dit de votre déjeuner prévu le 9 janvier au Congrès d'Auteuil avec DLF. Rien d'intéressant ? Autre que le contenu des assiettes, je veux dire.

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Peuf ! il paraît que c'est cela la République ... moi j'appelle cela plutôt une cour qui se distribue les places et les rentes !


Comme le dit un ami : "Ne plus avoir sa tête au bout d'une pique fait aussi partie des avantages acquis!"

Écrit par : retraitée | 22 janvier 2010

Au fait, JP, vous ne nous avez rien dit de votre déjeuner prévu le 9 janvier au Congrès d'Auteuil avec DLF. Rien d'intéressant ? Autre que le contenu des assiettes, je veux dire.
Ecrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Ce fut un rendez-vous raté : je suis resté chez moi dans la Drôme derrière 50 cm de neige — impossible même d'aller à la gare, et les TGV d'ailleurs ne roulaient plus…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2010

OUTCH ! Ca va mieux ?

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Il y a encore des congères, alors qu'il a fait plutôt beau dans le Midi toute la semaine — quand il ne pleuvait pas… C'est dire l'épaisseur…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 janvier 2010

Pour l'histoire de la maîtresse :

une maîtresse de l'école nous a dit qu'il ne servait à rien de se plaindre à la directrice et qu'il s'agit d'une décision de l'inspecteur. En ce cas ça ne colle pas trop avec un remplacement non? Pensez-vous qu'on puisse jeter ainsi un instit (en admettant que par exemple elle soit liste complémentaire affectée sur un poste en remplacement )sous prétexte qu'elle ne fait pas assez le poids question autorité?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Au fait, peut-être l'avez-vous dit mais je ne l'ai pas noté, est-ce une école publique ou une école privée sous contrat ?

Si c'est une Liste Complémentaire, ça ne colle pas, l'IEN n'inspecte pas les LC.
Ce peut être aussi une PE2 en attente de validation, c'est à dire quelqu'un qui n'a pas été validé en juin dernier, pour des raisons qui peuvent être diverses (année de PE2 "tronquée" par un long arrêt maladie ou maternité, par exemple, ou validation refusée car le travail fourni en PE2 n'a pas semblé convenable aux examinateurs) et à qui l'on a donné une "seconde chance".

Dans le privé sous contrat, ils recrutent de plus en plus de suppléants payés au lance-pierre (il y a un fil de discussion là-dessus sur EDP, des gens qui n'ont pas encore touché leurs salaires de novembre et décembre, par exemple) qu'ils jettent sans vergogne s'ils estiment qu'ils ne font pas l'affaire.

Écrit par : catmano | 22 janvier 2010

Dans le privé sous contrat, ils recrutent de plus en plus de suppléants payés au lance-pierre (il y a un fil de discussion là-dessus sur EDP, des gens qui n'ont pas encore touché leurs salaires de novembre et décembre, par exemple) qu'ils jettent sans vergogne s'ils estiment qu'ils ne font pas l'affaire.
Ecrit par : catmano | 22 janvier 2010

S'ils recrutent sous contrats de droit privé, qu'en plus ils ont des retards de salaires, cela peut faire vilain pour eux. Les Prud'hommes cela existe. Faut informer les collègues.

Écrit par : guy morel | 22 janvier 2010

Peuf ! il paraît que c'est cela la République ... moi j'appelle cela plutôt une cour qui se distribue les places et les rentes !

Ecrit par : iPidiblue à la cour du grand seigneur


Ipdi, vous savez quoi ? vous êtes jaloux !

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Yfig si votre ramage se rapporte à votre plumage vous êtes le phénix des hôtes de ce bois ... vous connaissez la suite je crois ?

Écrit par : iPidiblue et le Phénix | 22 janvier 2010

Ce que je voulais dire c'est que nous ne sommes plus dans une République mais dans un Fromage !

Écrit par : iPidiblue et la Cicogne qui tenait en son bec ... | 22 janvier 2010

"sont soit la prise d'otages du public"

Ecrit par : Joe | 22 janvier 2010

Hé, on a dit qu'on faisait attention au poids des mots, ici, me semble t-il?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Christophe Sibille,

Il y a un désaccord de fond de nos pensées ! Vous vous acceptez l'impérialisme des sciences sociales sur la pensée humaine, moi comme Dugong je la refuse !

Je considère qu'un professeur de mathématiques enseigne les mathématiques avec plus ou moins de bonheur, il n'enseigne pas à recevoir l'enseignement mathématique !
C'est à l'élève de faire l'effort de recevoir l'enseignement mathématique et il est vrai qu'il est injuste que certains esprits soient plus aptes que d'autres à comprendre ce langage.

Pour résumer : vous vous considérez que tout est subjectif, qu'il suffit de prendre les choses par le bon bout et que cela rentrera dans les esprits, moi comme Francis Penin et comme Dugong je pense que certains esprits sont plus ou moins doués pour certaines choses.
Tous les esprits ne se valent pas ... cela ne veut pas dire que celui qui est nul en maths ne vaut rien par ailleurs !

Ecrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010

Mais je suis d'accrod avec ça ! Absolument ! A L'IUFM, j'enseigne la musique et le théâtre à des adulltes se destinant à l'enseignement, vous savez ! Si je fais ça de manière à peu près intelligente, les profs stagiaires doivent pouvoir, avec la leur, (d'intelligence), en déduire la façon de faire "transposée" pour le public auquel ils auront affaire ! C'est assez simple.
Et, encore une fois, je suis très loin d'être le seul à procéder ainsi.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

S'ils recrutent sous contrats de droit privé, qu'en plus ils ont des retards de salaires, cela peut faire vilain pour eux. Les Prud'hommes cela existe. Faut informer les collègues.

Ecrit par : guy morel

Par pitié, mon bon, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas !

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

J'accepte l'impérialisme des sciences sociales sur la pensée humaine ? Vous avez vu ça où ?
;-)))
Et c'est moi qui pratique les amalgames !

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Joe en commentant mon message d'aujourd'hui vous parlez de revendication "d'actions illégales portant atteinte à la liberté et intégrité d'autrui "Ou avez-vous vu cela ? Il serait bon avant d'interpréter de lire correctement . Il y a des leviers d'actions pour les enseignants plus efficaces (et légaux puisque vous êtes ici le représentant du droit ) que la gréve d'un jour , c'est tout ce que je dis .D'autre part je ne suis pas syndicaliste et pour cause ! Mais vous d'où parlez-vous ? Êtes vous le commissaire de Mr CHATEL ?Il n'y aurait pas de honte ,vous pourriez même être celui d'un ministre de gauche puisque c'est la même politique éducative depuis vingt ans .

Écrit par : defer | 22 janvier 2010

Ecrit par : iPidiblue et les pourritures spirituelles

Je vous en prie, monsieur iPidiblue, restez correct, Proust nous écoute peut-être et va moucharder à Gide qui en parlera à Pierre Louÿs qui va vous foutre dans la grande machine à nettoyer les intellectuels raticioneurs ..............

BRRRRRRRRRRRRRRR j'aimerais pas être à votre place !!!!!!

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

merde !
ratiocineurs !

fallait bien que je dyslexique !

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

S'ils recrutent sous contrats de droit privé, qu'en plus ils ont des retards de salaires, cela peut faire vilain pour eux. Les Prud'hommes cela existe. Faut informer les collègues.

Ecrit par : guy morel

Par pitié, mon bon, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas !

Ecrit par : Yfig poète mais pas croquemort !


............................ plus j'y pense et plus ce petit sketch résume bien ce qu'est l'EN :
une machine de foutriquets qui causent qui causent et ne savent rien de la vraie vie ........ et on confie nos mioches à ces trouducs !!!!!!!
Là, vraiment, je ne suis pas jaloux, pas du tout !!!!!!

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Par pitié, mon bon, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas !
Ecrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Tiens donc ! Ma fille est inspectrice du travail et ma femme chef d'entreprise.

Écrit par : guy morel | 22 janvier 2010

Yfig si votre ramage se rapporte à votre plumage vous êtes le phénix des hôtes de ce bois ... vous connaissez la suite je crois ?

Ecrit par : iPidiblue et le Phénix


Ce serait pas un truc du genre .....
"Il ouvre alors un large bec et laisse tomber sa proie ...
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute"

Auriez-vous, bien cher(e) ami(e) la gentillesse de m'expliquer en quoi la morale de cette histoire pourrait me concerner ?

Pensez-vous systématiquement que le fromage ne peut être qu'un camembert, un livarot ou un pont-l'évêque ????

Et pourquoi pas un brie, ou un bleu, voire un munster ou du cantal ?

Voyez comme vous êtes, mon bon, pétri de préjugés lactiques et de lieux communs laiteux !

Allez, un petit babibel et zoup ..... ça repart !!!!!!

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Tiens donc ! Ma fille est inspectrice du travail et ma femme chef d'entreprise.

Ecrit par : guy morel

Alors pourquoi ne leur demandez-vous pas conseil ?

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Pour l'histoire de la maîtresse :

une maîtresse de l'école nous a dit qu'il ne servait à rien de se plaindre à la directrice et qu'il s'agit d'une décision de l'inspecteur. En ce cas ça ne colle pas trop avec un remplacement non? Pensez-vous qu'on puisse jeter ainsi un instit (en admettant que par exemple elle soit liste complémentaire affectée sur un poste en remplacement )sous prétexte qu'elle ne fait pas assez le poids question autorité?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Au fait, peut-être l'avez-vous dit mais je ne l'ai pas noté, est-ce une école publique ou une école privée sous contrat ?

Si c'est une Liste Complémentaire, ça ne colle pas, l'IEN n'inspecte pas les LC.
Ce peut être aussi une PE2 en attente de validation, c'est à dire quelqu'un qui n'a pas été validé en juin dernier, pour des raisons qui peuvent être diverses (année de PE2 "tronquée" par un long arrêt maladie ou maternité, par exemple, ou validation refusée car le travail fourni en PE2 n'a pas semblé convenable aux examinateurs) et à qui l'on a donné une "seconde chance".

Dans le privé sous contrat, ils recrutent de plus en plus de suppléants payés au lance-pierre (il y a un fil de discussion là-dessus sur EDP, des gens qui n'ont pas encore touché leurs salaires de novembre et décembre, par exemple) qu'ils jettent sans vergogne s'ils estiment qu'ils ne font pas l'affaire.

Ecrit par : catmano | 22 janvier 2010

C'est une école publique.

Je trouverais étonnant qu'elle ait été en attente de validation pour des raisons de non conformité car à la réunion de début d'année elle semblait plutôt confiante ; peut-être un congé mater? (elle est jeune)

En revanche il semble qu'il y ait eu de nombreuses plaintes de parents à cause des problèmes de gestion de classe (pourtant franchement mes deux fils ont eu pire en CE1, avec des cours franchement médiocres en sus, alors que là je le répète le contenu était assez ambitieux). Et personnellement j'ai été validée avec des problèmes de discipline beaucoup plus graves (bon, dans un collège pourri-moins de 50% de réussite au brevet si mes souvenirs sont bons).

En plus quand on voit le profil de la majorité des parents de la classe, et certains rejetons pas faciles ; les profs sont désormais des kleenex et on est vraiment chez Darty quoi...

Écrit par : Flo | 22 janvier 2010

Alors pourquoi ne leur demandez-vous pas conseil ?
Ecrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Je ne sais si vous vous rendez compte du caractère désopilant de votre question.

Écrit par : guy morel | 22 janvier 2010

Tiens donc ! Ma fille est inspectrice du travail et ma femme chef d'entreprise.

Ecrit par : guy morel


Dites, mon bon, on va finir par tout savoir !
Je remarque que ...
Vous êtes prof ..... bon .... nul n'est parfait ....
Mais une inspectrice du travail tributaire d'une cheftaine d'entreprise ... là, ça craint !
C'est quoi cette promiscuité ?
Ma main droite qui dit merde à ma gauche ?
Vous n'avez tout de même pas le culot d'espérer nous faire croire que ça se passe en famille ?

Bon, on est là, on discute, on blague ... et tout et tout .... on en oublie l'essentiel ... le tribunal d'instance et la procédure de référé en cas d'abus de confiance .....
La procédure prud'hommale étant une procédure inadéquate en cas de non paiement des salaires si les salariés sont en situation de précarité .....

Chut !
Je ne vous ai rien dit .... votre femme n'apprécierait pas apprendre qu'elle peut être condamnée illico presto au lieu de faire traîner ........

Dites, rassurez-moi, mon bon, votre gendre n'est pas avocat ?
Sinon, il y a forfaiture et association de malfaiteurs !

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

J'ajoute qu'une déléguée parent m'a dit avoir entendu qu'elle n'était pas validée ; mais comment cette validation peut-elle intervenir en janvier?

Écrit par : Flo | 22 janvier 2010

e ne sais si vous vous rendez compte du caractère désopilant de votre question.

Ecrit par : guy morel

Je constate surtout le ridicule de votre situation !

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Guy, pourquoi répondez-vous à Yfig ?
Il a le même dealer qu'Ipidi mais, à mon avis, lui, il respecte encore moins souvent la posologie !

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Azouz Begag est un charlot comme Meiriol mais en plus drôle :

http://www.libelyon.fr/info/2010/01/r%C3%A9gionales--.html

Écrit par : dugong | 22 janvier 2010

Hé, on a dit qu'on faisait attention au poids des mots, ici, me semble t-il? Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Oui, parce que pour le choc des photos, c'est un peu raté.

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Dites, le débilissime code qui entrave les échanges avec célérité procède-t-il par affinités électives ? Parce que j'ai l'impression d'être élue depuis quelque temps déjà et ma patience tend à s'émousser...

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Guy, pourquoi répondez-vous à Yfig ?
Il a le même dealer qu'Ipidi mais, à mon avis, lui, il respecte encore moins souvent la posologie !

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Si Super Nanny était encore là tes petites fesses auraient vite à rougir de tes insolences, vilain garnement !

Écrit par : iPidiblue et la Cicogne qui est venue déposer Sibille sur le blog de Brighelli | 22 janvier 2010

En plus quand on voit le profil de la majorité des parents de la classe, et certains rejetons pas faciles ; Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Une collègue d'origine marocaine s'exprimant dans un français châtié à l'oral comme à l'écrit, exigeante avec ses CM2, cela existe. Je ne vois pas pourquoi pas.
Eh bien quelques parents d'élèves à profil canapé/bibinophile s'exprimant comme on peut le deviner, ont demandé sa mutation : pas question qu'une arabe enseigne à la précieuse progéniture promise à un si bel avenir... Pauvre France !
Tiens cet après-midi, une collègue s'est fait agresser verbalement et pousser dans sa classe par un père ivre de colère. J'ignore pourquoi, mais ce devait être une noble raison... Kleenex, disiez-vous ?

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Désormais, dans les lycées bourgeois, les meilleurs élèves recourent massivement aux cours privés et particuliers pour acquérir des connaissances et se donner ainsi les meilleures chances d'obtenir des mentions au bac.

Ecrit par : buntov

Le drame, c'est que s'ils ont besoin de ces cours particuliers, c'est parce que leurs professeurs sont empêchés de leur donner ces connaissances. Et ce n'est pas la réforme prochaine qui va inverser la tendance.

Écrit par : Moot | 22 janvier 2010

J'ajoute qu'une déléguée parent m'a dit avoir entendu qu'elle n'était pas validée ; mais comment cette validation peut-elle intervenir en janvier?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Ça, je ne sais pas. Demandez à Christophe, il doit savoir.

Écrit par : catmano | 22 janvier 2010

Le drame, c'est que s'ils ont besoin de ces cours particuliers, c'est parce que leurs professeurs sont empêchés de leur donner ces connaissances. Moot

C'est l'histoire de l'usine de pneus sur un fil précédent...

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

Il semble que ce blog soit hanté par plus d'un Montpelliérain.
Je lance un appel pour que l'on me recommande un vitrier qui soit capable de monter deux portes-fenêtres double vitrage en un minimum de temps, avec un minimum d'argent mais un maximum de compétences. Possible ? Je ne suis pas sur place, et cela me serait d'un grand secours. Merci.

Écrit par : nicolas | 22 janvier 2010

J'ajoute qu'une déléguée parent m'a dit avoir entendu qu'elle n'était pas validée ; mais comment cette validation peut-elle intervenir en janvier?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Ça, je ne sais pas. Demandez à Christophe, il doit savoir.

Ecrit par : catmano | 22 janvier 2010


En fait je crois que vous m'avez donné la réponse plus haut. Stagiaire non validée pour cause d'arrêt maladie ou congé mater ; stage prolongé d'autant l'année d'après. Suite à la non validation par l'IEN, évacuée et remplacée d'office.
Si ça se révélait exact, que faire pour l'aider?

Écrit par : Flo | 22 janvier 2010

C'est l'histoire de l'usine de pneus sur un fil précédent...

Ecrit par : nicolas

Oui, bien sûr. Un de mes camarades (Adrien Barrot) disait, du temps d'Allègre, "interdit d'enseigner". Non seulement c'est interdit, mais c'est même impossible (tout est fait pour, enfin, je veux dire, contre).

Écrit par : Moot | 22 janvier 2010

En fait je crois que vous m'avez donné la réponse plus haut. Stagiaire non validée pour cause d'arrêt maladie ou congé mater ; stage prolongé d'autant l'année d'après. Suite à la non validation par l'IEN, évacuée et remplacée d'office.
Si ça se révélait exact, que faire pour l'aider?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Une pétition ? Signée par tous les parents d'élèves... avec, dans l'ordre d'importance : faire venir France 3 (TF1 et France 2, je n'ose espérer) ou un journaliste de radio ou quelqu'un qui accepterait d'écrire un article dans un journal, si possible avec occupation des locaux et séquestration de l'équipe enseignante et, le must, l'appui du député ou à défaut du conseil municipal qui accepteraient de "causer dans le poste".

Tout cela marchera beaucoup mieux que tous les appuis des autres enseignants de l'école qui, eux, ne présentent aucun intérêt pour personne.

Écrit par : catmano | 22 janvier 2010

Le livre de Barrot, L'enseignement mis à mort? Je crois que c'est le meilleur livre que j'aie jamais lu sur le sujet ; en plus c'était un petit Librio pas cher, on peut pas l'accuser d'avoir cherché à faire du fric.
Pour en revenir au fil de discussion, je dois dire qu'étant donné l'étendue du désastre actuel, et le fait que tout a déjà été dit je vois mal l'intérêt d'écrire un bouquin supplémentaire. Si personne n'a tiré les conséquences des ouvrages de Barrot, Brighelli, Goyet, Capel et j'en oublie... Je ne vois pas ce qu'un ouvrage de plus, fût-il merveilleusement écrit et documenté, changera.

Écrit par : Flo | 22 janvier 2010

En fait je crois que vous m'avez donné la réponse plus haut. "Stagiaire non validée pour cause d'arrêt maladie ou congé mater ; stage prolongé d'autant l'année d'après. Suite à la non validation par l'IEN, évacuée et remplacée d'office.
Si ça se révélait exact, que faire pour l'aider?"

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Ca peut être ça. Ou une évaluation non accordée pour les stages en responsabilité effectués en "PE2", et pour lesquels "on" a estimé une prolongation nécessaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

"Si Super Nanny était encore là tes petites fesses auraient vite à rougir de tes insolences, vilain garnement !"

Ecrit par : iPidiblue et la Cicogne qui est venue déposer Sibille sur le blog de Brighelli | 22 janvier 2010

Même pas peur ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Guy, pourquoi répondez-vous à Yfig ?
Il a le même dealer qu'Ipidi mais, à mon avis, lui, il respecte encore moins souvent la posologie !

Ecrit par : Christophe Sibille

Oui, Christophe, vous avez raison, le courage ne réside pas dans l'affrontement de l'autre, mais dans sa négation ...... même recette que pour les élèves : tous ces petits cons !

Vous enseignez quoi, déjà ?
L'art .................... de disparaître derrière sa trouille ! ?

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Guy, pourquoi répondez-vous à Yfig ?
Il a le même dealer qu'Ipidi mais, à mon avis, lui, il respecte encore moins souvent la posologie !

Ecrit par : Christophe Sibille

Oui, Christophe, vous avez raison, le courage ne réside pas dans l'affrontement de l'autre, mais dans sa négation ...... même recette que pour les élèves : tous ces petits cons !

Vous enseignez quoi, déjà ?
L'art .................... de disparaître derrière sa trouille ! ?

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! | 22 janvier 2010

Et vous, celui du bégaiement, Yfig ?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Tous les esprits ne se valent pas ... cela ne veut pas dire que celui qui est nul en maths ne vaut rien par ailleurs !
Ecrit par : iPidiblue et les nourritures spirituelles | 22 janvier 2010


Se nourrit donc d'illusions et est vouée à l'échec la politique scolaire qui se fonde sur l'imposture, la chimère égalitaire, celle qui prétend qu'on peut avoir le beurre, l'argent du beurre, et le cul de la fermière en prime.

...Chez Ruquier, Jospin parlait justement de son passé trotskyste (c'est rafraîchissant qu'enfin il ne le nie plus, beau progrès, but too little too late) et il se glorifiait de ses aspirations à jouer les révolutionnaires avec des trémolos de nostalgie, évoquant dans le même souffle ses "rêves et illusions", comme si les deux mots étaient synonymes. Toujours l'imposture car une illusion, c'est juste un rêve qu'on avait pris pour une réalité et qui a foiré.
Pour un ou deux Furet, combien de Jospin?

Et pas un mot de remords pour ce foirage, pour s'être mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, et pendant tellement plus longtemps que d'autres camarades de "combat", car il faisait encore la taupe au profit de sa secte lambertiste, quand le coup de Prague d'aout 68 avait quand même fini par faire virer la cuti d'un paquet de ses compagnons.


La France l'a d'ailleurs remercié comme il se doit, pour ce magistral manque de jugement, en lui appliquant le principe de Peters. Premier ministre c'est une belle promotion pour un renégat qui en 71 était encore chef de "rayon" chez les timbrés.

Écrit par : Cadichon | 22 janvier 2010

"(c'est rafraîchissant qu'enfin il ne le nie plus, beau progrès)"

Ecrit par : Cadichon | 22 janvier 2010

C'est effectivement une des plus grosses conneries qu'il ait faite, (l'avoir nié).

Écrit par : Christophe Sibille | 22 janvier 2010

Si personne n'a tiré les conséquences des ouvrages de Barrot, Brighelli, Goyet, Capel et j'en oublie...

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010


J'ajouterais Maurice T. Maschino : "L'Ecole de la lâcheté" est très bon...
Pour ceux qui n'y sont pas encore allés voir, je recommande la note de Natacha Polony sur le voile intégral, actuellement sur son blog. Très bien écrit, et le lien avec l'école est fait de manière fort brillante...

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 janvier 2010

En fait je crois que vous m'avez donné la réponse plus haut. Stagiaire non validée pour cause d'arrêt maladie ou congé mater ; stage prolongé d'autant l'année d'après. Suite à la non validation par l'IEN, évacuée et remplacée d'office.
Si ça se révélait exact, que faire pour l'aider?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Rien. Pour ce genre de choses, l'EN est une machine aveugle, implacable et impitoyable (j'ai moi-même senti de près le vent du boulet).
Qu'importe que l'instit en question donne toute satisfaction aux enfants, à leurs parents, à ses collègues... Si elle n'a pas l'heur de plaîre à ses évaluateurs, et selon leur entregent, elle est fichue : elle n'avait sans doute pas deviné assez vite comment on pond les fiches de prep inutilisables que l'IUFM exige mais a oublié de lui apprendre, ou bien elle faisait dans le frontal, ou bien un enfant est monté sur sa chaise pendant une évaluation et elle était marquée au fer rouge comme dangereuse irresponsable... Tout est bon pour abattre les PE2 dans le collimateur.
Sachant que ces avis viennent souvent de bras cassés planqués dans le rôle de valets de l'inspection et qu'ils jettent à la rue sans autre forme de procès des gens qui ont obtenu un concours et qui ont juste été assez naïfs pour croire qu'on allait leur apprendre leur métier alors qu'on était là pour leur tirer dessus, ça me débecte.

Écrit par : Perceval | 22 janvier 2010

@Francis : PE, c'est bien cela. Votre prompte réaction témoigne de votre bonne foi et je suis certaine que vous ne cherchiez à blesser quiconque. Allez donc en paix mon fils, c'est oublié.

Ecrit par : nicolas | 22 janvier 2010
---
Merci, Nicolas !
D'autres idées me sont venues à l'esprit mais mon long message précédent a suffi.
Je résume donc : pour moi, c'est le système qui est vicieux.
Maintenant, enseigner, c'est Mission impossible.
Sauf là où les élèves sont sélectionnés.
Mais cela devient de plus en plus rare, hélas !
Les CPGE sont un cas particulier auquel je ne fais pas référence.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

"Je résume donc : pour moi, c'est le système qui est vicieux.
Maintenant, enseigner, c'est Mission impossible.
Sauf là où les élèves sont sélectionnés.
Mais cela devient de plus en plus rare, hélas !


Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010 "

Halte à la radotation.

Écrit par : troll-anti | 23 janvier 2010

Il me semble qu'on pardonne beaucoup trop vite et facilement sur ce blog...

Ecrit par : pie12 | 22 janvier 2010
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Votre Sainteté se trompe : on pardonne à bon escient. Il est important de présenter ses excuses très vite quand on commet une faute ou une maladresse, ce qui a été mon cas. Mais pourquoi le pardon ne devrait-il pas être prompt ?
Quand vous demandez pardon à Dieu pour vos péchés, ne vous absout-il pas instantanément ? (Je pense naturellement à votre "silence" - miséricordieux ? - pendant la Seconde Guerre mondiale.)

Et si vous saviez à quel point il est agréable pour un homme de se réconcilier avec une femme ! (Et réciproquement, j'espère.)
:-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

Imposer un service de 18 heures à un jeune titulaire qui vient de réussir le concours est une régression considérable. C'est ce qui m'est arrivé en 1969, à une époque où, contrairement aux certifiés, les agrégés fraîchement issus du concours étaient affectés directement sur un poste sans passer par le CPR. Cette première année m'a laissé un souvenir de cauchemar, et pourtant je ne devais assurer que 14 heures.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 janvier 2010
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Certes, Sylvie ! Mais j'ai connu pire : j'ai échoué au CAPES et à l'agrégation en 1969. Or je devais gagner ma vie.
J'ai été maître auxiliaire pendant quatre ans. La première année n'a pas été trop difficile pour moi, mais j'étais mal à l'aise. Un inspecteur est venu me voir au bout de six semaines. Un monsieur âgé, nommé curieusement M. Désiré.
Je ne me serais pas rappelé son nom s'il avait été autre que celui-là.
Il a fait un rapport soulignant mon sérieux, tous en m'encourageant à me perfectionner.
Après quatre ans d'auxiliariat, je fus reçu au CAPES et suis allé en CPR. Cela m'a été utile, c'est certain, mais ça l'aurait été bien davantage la première année.
Encore, en ce temps-là les élèves n'étaient-ils pas trop désinvoltes envers les professeurs. Comme j'avais vingt-neuf ans et que j'ai une carrure appréciable (et une voix grave et bien posée - cela aide), j'ai pu dissimuler mon trac.
Seule la première année m'a fait cauchemarder un peu.
Je vous comprends donc très bien. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

"...Chez Ruquier, Jospin parlait justement de son passé trotskyste (c'est rafraîchissant qu'enfin il ne le nie plus, beau progrès, but too little too late) et il se glorifiait de ses aspirations à jouer les révolutionnaires avec des trémolos de nostalgie, évoquant dans le même souffle ses "rêves et illusions", comme si les deux mots étaient synonymes. Toujours l'imposture car une illusion, c'est juste un rêve qu'on avait pris pour une réalité et qui a foiré.
Pour un ou deux Furet, combien de Jospin?

Et pas un mot de remords pour ce foirage, pour s'être mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, et pendant tellement plus longtemps que d'autres camarades de "combat", car il faisait encore la taupe au profit de sa secte lambertiste, quand le coup de Prague d'aout 68 avait quand même fini par faire virer la cuti d'un paquet de ses compagnons.


La France l'a d'ailleurs remercié comme il se doit, pour ce magistral manque de jugement, en lui appliquant le principe de Peters. Premier ministre c'est une belle promotion pour un renégat qui en 71 était encore chef de "rayon" chez les timbrés.

Ecrit par : Cadichon | 22 janvier 2010

Il faut quand même être sacrément con pour regarder ce qu'on déteste!

Écrit par : troll-anti | 23 janvier 2010

" Comme j'avais vingt-neuf ans et une carrure appréciable, j'ai pu dissimuler mon trac." (Francis Penin)

J'avais 23 ans, j'en paraissais 17 (tout le monde me prenait pour une élève), j'étais frèle et très timide, et j'avais évidemment récupéré les classes dont personne ne voulait... Mais naturellement, ma situation était beaucoup plus enviable que celle d'un maître auxiliaire. Bien plus enviable aussi que celle d'un jeune professeur d'aujourd'hui, puisque j'avais obtenu d'emblée un poste fixe dans un lycée d'Orléans. A l'époque, les lauréats pouvaient CHOISIR leur poste en fonction de leur rang d'admission au concours ! L'EN n'était pas encore la machine à broyer les individus qu'elle est devenue depuis.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 janvier 2010

"Quand vous demandez pardon à Dieu pour vos péchés, ne vous absout-il pas instantanément ?"

Pas instantanément mais automatiquement. Nuance.

Il m'a confié un jour qu'il regrettait d'avoir créé un monde où la vitesse de la lumière est celle de maintenant.

Il croyait que ça lui donnerait le temps de tout gérer.

Le con.

Écrit par : pie12 | 23 janvier 2010

"Votre Sainteté se trompe : on pardonne à bon escient."

Je n'ai jamais intercédé en faveur de l'Arménie ni d'aucun arménien, d'ailleurs.

Écrit par : pie12 | 23 janvier 2010

L'association de chefs d'établissement ultra pédagole "education et devenir" regrette :

"que la 3ème de collège, dite d’orientation, et la seconde, dite de détermination ou d’exploration, n’aient pas été associées dans un même cycle qui aurait permis un véritable parcours de découverte sur deux ans."

C'est quand même une très belle idée pour une future réforme des collèges qui verra * le "nouveau" lycée phagocyter le collège en un super trou noir.

Au Moloch, le pire est maintenant toujours sûr.

* en vérité, je vous le dis

Écrit par : dugong | 23 janvier 2010

« le principe de Peters.
[...] chef de "rayon" chez les timbrés. »
Cadichon, vendeuse | 22 janvier 2010

Le principe de Peter (Laurence Johnston Peter).

Écrit par : Tailleboudin | 23 janvier 2010

Le principe de Peter (Laurence Johnston Peter). Ecrit par : Tailleboudin | 23 janvier 2010

Comme tous les bouquins que j'ai appréciés, je l'ai prêté. Sans retour, of course.
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Pas un Montpelliérain ne peut me venir en aide en me recommandant un excellent artisan vitrier ? Merci.

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Et vous voulez qu'on aille voter pour ça ?!

http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/01/22/yann-wehrling-modem-generaliser-loffre-denseignement-bilingue-en-alsace/

Écrit par : dugong | 23 janvier 2010

Nicolas, j'avais fait faire des vérandas et des portes-fenêtres à l'entreprise ci-dessous, et j'en ai été très content. Ils sont installés à Fabrègues, ce me semble :
http://www.danielbories.com/index.php
JPB

Écrit par : brighelli | 23 janvier 2010

Depuis hier après-midi, je me promène entre 3 lectures:

1) Georg Trakl, l'édition complète en 2 volumes des poésies, chez GF Flammarion,
2) "De la Certitude", Ludwig Wittgenstein: 1ère pensée (j'en suis à la vingtième; c'est pour le moins ardu): "Si tu sais que ceci est une main, nous t'accordons tout le reste [...]", quelle entrée, qui aurait pu (dû?) prendre cette forme, parmi d'autres - rejet et contre-rejet étant, pour moi, affaire de psychologie personnelle et de l'actualité de l'état d'âme:

Si tu sais que ceci est
une main, nous t'accordons
tout le reste.

3) "Multiculturalisme, Différence et démocratie", Charles Taylor (à ne pas confondre avec l'autre, Charles Ghankay Taylor, de sinistre mémoire), philosophe québéco-canadien. Le titre de son essai à l'intérieur du livre est: "La politique de reconnaissance":

"Une société démocratique doit traiter tous ses membres comme des égaux. Mais jusqu'où peut-elle aller dans la reconnaissance de leur spécificité culturelle, jusqu'à quel point peut-elle admettre leur différence pour permettre à leur identité de s'exercer librement et de s'épanouir? Doit-elle veiller à garantir et à maintenir cette spécificité Cette reconnaissance politique est-elle nécessaire à la dignité des individus? Telles sont quelques-unes des questions qui sont au coeur de la controverse sur le multiculturalisme.

Charles Taylor nous propose une réflexion historique et une perspective philosophique concernant l'enjeu fondamental de la demande de reconnaissance par tous les groupes "ethniques" - communautés religieuses, associations féministes, minorités culturelles, etc. - qui coexistent au sein d'une même communauté étatique.

La démocratie doit garantir les droits et le bien-être de ses citoyens. DOIT-ELLE PRIVILEGIER UNE CULTURE, CELLE QUI LA FONDE, OU S'ACCOMMODER DE TOUTES?" [Ce sont mes majuscules à moi]

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Taylor_(philosophe)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_de_consultation_sur_les_pratiques_d%27accommodements_reli%C3%A9es_aux_diff%C3%A9rences_culturelles

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accommodement_raisonnable [Vous souvenez-vous? L'arbre des fêtes (l'ex-sapin de Noël), dont je vous parlais avant la fin de l'année dernière, est un des accommodements raisonnables québécois.]

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Vous avez raison, Nicolas, d'être méfiante; il y en a un qui, lui aussi, a eu maille à partir avec un artisan difficile:

"Le Mauvais Vitrier

Il y a des natures proprement contemplatives et tout à fait impropres à l'action, qui cependant, sous une impulsion mystérieuse et inconnue, agissent quelquefois avec une rapidité dont elles se seraient crues elles-mêmes incapables.

Tel qui, craignant de trouver chez son concierge une nouvelle chagrinante, rôde lâchement une heure devant sa porte sans oser rentrer, tel qui garde quinze jours une lettre sans la décacheter, ou ne se résigne qu'au bout de six mois à opérer une démarche nécessaire depuis un an, se sentent quelquefois brusquement précipités vers l'action par une force irrésistible, comme la flèche d'un arc. Le moraliste et le médecin, qui prétendent tout savoir, ne peuvent pas expliquer d'où vient si subitement une si folle énergie à ces âmes paresseuses et voluptueuses, et comment, incapables d'accomplir les choses les plus simples et les plus nécessaires, elles trouvent à une certaine minute un courage de luxe pour exécuter les actes les plus absurdes et souvent même les plus dangereux.

Un de mes amis, le plus inoffensif rêveur qui ait existé, a mis une fois le feu à une forêt pour voir, disait-il, si le feu prenait avec autant de facilité qu'on l'affirme généralement. Dix fois de suite, l'expérience manqua; mais, à la onzième, elle réussit beaucoup trop bien.

Un autre allumera un cigare à côté d'un tonneau de poudre, pour voir, pour savoir, pour tenter la destinée, pour se contraindre lui-même à faire preuve d'énergie, pour faire le joueur, pour connaître les plaisirs de l'anxiété, pour rien, par caprice, par dés�uvrement.

C'est une espèce d'énergie qui jaillit de l'ennui et de la rêverie; et ceux en qui elle se manifeste si opinément sont, en général, comme je l'ai dit, les plus indolents et les plus rêveurs des êtres.

Un autre, timide à ce point qu'il lui faut rassembler toute sa pauvre volonté pour entrer dans un café ou passer devant le bureau d'un théâtre, où les contrôleurs lui paressent investis de la majesté de Minos, d'Eaque et de Rhadamante, sautera brusquement au cou d'un vieillard qui passe à côté de lui et l'embrassera avec enthousiasme devant la foule étonnée.

Pourquoi? Parce que ... parce que cette physionomie lui était irrésistiblement sympathique? Peut-être; mais il est plus légitime de supposer que lui-même il ne sait pas pourquoi.

J'ai été plus d'une fois victime de ces crises et de ces élans, qui nous autorisent à croire que des Démons se glissent en nous et nous font accomplir, à notre insu, leurs plus absurdes volontés.

Un matin je m'étais levé maussade, triste, fatigué d'oisiveté, et poussé, me semblait-il, à faire quelque chose de grand, une action d'éclat; et j'ouvris la fenêtre, hélas!

(Observez, je vous prie, que l'esprit de mystification qui, chez quelques personnes, n'est pas le résultat d'un travail ou d'une combinaison, mais d'une inspiration fortuite, participe beaucoup, ne fût-ce que par l'ardeur du désir, de cette humeur, hystérique selon les médecins, satanique selon ceux qui pensent un peu mieux que les médecins, qui nous pousse sans résistance vers une foule d'actions dangereuses ou inconvenantes).

La première personne que j'aperçus dans la rue, ce fut un vitrier dont le cri perçant, discordant, monta jusqu'à moi à travers la lourde et sale atmosphère parisienne. Il me serait d'ailleurs impossible de dire pourquoi je fus pris à l'égard de ce pauvre homme d'une haine aussi soudaine que despotique.

«-- Hé! Hé!» et je lui criai de monter. Cependant je réfléchissais, non sans quelque gaieté, que, la chambre étant au sixième étage et l'escalier fort étroit, l'homme devait éprouver quelque peine à opérer son ascension et accrocher en maint endroit les angles de sa fragile marchandise.

Enfin il parut: j'examinai curieusement toutes ses vitres, et je lui dis: «-- Comment? vous n'avez pas de verres de couleur? des verres roses, rouges, bleus, des vitres magiques, des vitres de paradis? Impudent que vous êtes! vous osez vous promener dans des quartiers pauvres, et vous n'avez pas même de vitres qui fassent voir la vie en beau!» Et je le poussai vivement dans l'escalier, où il trébucha en grognant.

Je m'approchai du balcon et je me saisis d'un petit pot de fleurs, et quand l'homme reparut au débouché de la porte, je laissai tomber perpendiculairement mon engin de guerre sur le rebord postérieur de ses crochets; et le choc le renversant, il acheva de briser sous son dos toute sa pauvre fortune ambulatoire qui rendit le bruit éclatant d'un palais de cristal crevé par la foudre.

Et, ivre de ma folie, je lui criai furieusement: «La vie en beau! la vie en beau!»

Ces plaisanteries nerveuses ne sont pas sans péril, et on peut souvent les payer cher. Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance?"

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Doucement avec la littérature, cela peut monter à la tête !

Écrit par : iPidiblue et le québécois dans le texte | 23 janvier 2010

Enseigner aujourd'hui c'est le Mississipi !

Écrit par : iPidiblue réponse à Francis Penin | 23 janvier 2010

Identité française, identité québécoise, mêmes tremblements (http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_qu%C3%A9b%C3%A9coise_sur_les_accommodements_raisonnables) (craintes de la diversité culturelles? opposition "élites" / peuple [nécessairement beauf...]; comme sont curieux tous les points communs entre les commentaires ici et là-bas)?

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/08/20070823-085502.html

Et cela date de 2007, là-bas...Allez, que s'est-il passé ensuite

au Québec? Je compulse pour vous.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Doucement avec la littérature, cela peut monter à la tête !

Ecrit par : iPidiblue et le québécois dans le texte | 23 janvier 2010

Ouf ! Vous êtes revenu, ô Lumière Céleste !

La conversation va enfin reprendre de l'altitude !

Écrit par : un admirateur secret | 23 janvier 2010

Ho que c'est... intéressant:

"Juifs hassidiques d'Outremont

Certains juifs hassidiques d'Outremont, à Montréal, se sont adressés à la Cour supérieure du Québec afin d'obtenir la permission de mettre en place au-dessus de la ville un érouv (aussi nommé eruv). Le juge Allan R. Hilton a, par jugement déclaratoire, confirmé ce droit le 21 juin 2001 (Rosenberg c. Outremont, 500-05-060659-008). Après maintes tractations, l'érouv a été toléré par la municipalité.

Ils ont également obtenu la levée de l'interdiction de stationnement sur certaines rues de cet arrondissement montréalais durant les grandes fêtes juives.[1] Les Arméniens bénéficient du même privilège pour leur messe dominicale et deux paroisses catholiques ont réclamé les mêmes droits sans les obtenir."


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89rouv:

"En 2001, une demande pour un érouv à Outremont (quartier de Montréal) avait été refusée par les autorités de cette ville, mais cette demande fut par la suite autorisée par un jugement de la Cour supérieure du Québec. D'autres municipalités de par le monde ont vécu des controverses à ce sujet, notamment Saint-Brice-sous-Forêt en France."

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Sur tout pack de religion, il faudrait mettre : "ne pas abuser, nuit gravement à la santé mentale".

Écrit par : iPidiblue avertissement gratuit | 23 janvier 2010

:-(((

Plus de trois quarts des Français (76 %) se déclarent favorables à la réforme du lycée.

Le C.S.A. a réalisé une enquête "Les Français et la réforme du lycée" pour le ministère de l'Éducation nationale auprès d’un échantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus par téléphone les 6 et 7 janvier 2010.

http://www.education.gouv.fr/cid50319/sondage-les-francais-et-la-reforme-du-lycee.html

Écrit par : lucile | 23 janvier 2010

Dépêche AFP :
Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, a obtenu que la légion d’honneur soit décernée à titre posthume à Sylvie Brazès, la secrétaire de l’université de Perpignan tuée de plusieurs coups de couteau par un déséquilibré, le 13 janvier.

Écrit par : iPidiblue que du bonheur ! | 23 janvier 2010

@JP Grand merci pour l'adresse.

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

@Pendariès : very funny. J'éviterai toutefois de massacrer sans savoir pourquoi un honnête artisan à moi recommandé par l'hôte de ce blog, voyez-vous... :-)

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Heu....

Son passeport se décolle : un Français expulsé du Canada (lefigaro.fr)

Un Français établi au Canada est sur le point d'être expulsé car les services frontaliers américains ont saisi son passeport, qu'ils jugent suspect.

«Une situation absurde». Tels sont les mots du consulat français pour décrire l'imbroglio dans lequel se retrouve Guillaume Carabin, un Français de 30 ans installé à Vancouver, et qui est sur le point d'être expulsé du Canada.

Doté d'un permis canadien «vacances-travail» en bonne et due forme, ce graphiste a passé trois jours en prison avant d'apprendre qu'il allait être obligé de rentrer en France. L'incident remonte au 17 décembre : alors que Guillaume Carabin se dirige vers les Etats-Unis pour des vacances, son passeport lui est retiré par les autorités américaines à la frontière. «On m'a dit que le film recouvrant la photo était un peu décollé. Avant cela, j'étais entré trois fois aux Etats-Unis avec ce passeport et je n'avais jamais eu de problèmes», raconte-t-il.


«Une erreur manifeste» pour le consulat

Reconduit à la frontière canadienne, sans son passeport, il est arrêté par des agents canadiens et placé en détention avant d'être retenu encore une journée au centre des immigrants de l'aéroport de Vancouver. Le jeune homme attend désormais son passeport pour être renvoyé en France par les services canadiens.

Selon son avocat David Thomas, la seule «mesure logique» qui aurait éventuellement dû être prise aurait été de lui refuser l'entrée aux Etats-Unis. Informé du cas du jeune expatrié, le consulat de France à Vancouver parle «d'une erreur manifeste puisque M. Carabin était en séjour régulier au Canada et que son passeport, après vérifications faites par nos services, était authentique».

Interrogés, les services canadiens des frontières ont refusé de commenter l'affaire, affirmant avoir agi dans le cadre de leurs procédures réglementaires, permettant notamment d'arrêter des étrangers si un doute pèse sur leur identité.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

"Tout travailleur qui est en concurrence avec le travail d'esclave doit accepter les conditions économiques du travail esclave" selon le mathématicien Norbert Wiener.

Écrit par : iPidiblue cybernétique | 23 janvier 2010

Eh bien Pendariès, vérifiez bien la colle de votre passeport avant de vous lancer bille en tête pour le pays de vos rêves...

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Pendariès,

Moi je suis un phoque à poils durs, j'ai la protection diplomatique accordé à tous les bébés de B.B !

Écrit par : iPidiblue bébé de B.B | 23 janvier 2010

Eh bien Pendariès, vérifiez bien la colle de votre passeport avant de vous lancer bille en tête pour le pays de vos rêves...

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

J'en ai d'autres de pays de mes rêves, - ce qui m'importe avant tout, c'est me créer les occasions d'une rupture (définive?) avec l'Education Nationale, partir à l'aventure, devenir ermite ou jouant de mon entregent à traverser le Canada dans sa longueur et sa largeur, oublier l'état du pire français; et m'occuper de moi et de mes songeries à mettre sur le papier - voyageant par train, bus ou avion.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Finkie, Nathalie Bulle et un syndicaliste pédago sur la réforme du lycée (ce matin sur France Culture)

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-23.01.2010-ITEMA_20212945-0.mp3

Écrit par : dickens | 23 janvier 2010

Plus de trois quarts des Français (76 %) se déclarent favorables à la réforme du lycée.

Ecrit par : lucile | 23 janvier 2010

Cela vous étonne? Il y a peu on célébrait, ici, la mort du Mammouth. Le lycée était le dernier bastion à prendre. C'est fait! Lisez le livre de Claire Mazeron pour connaître les détails de l'autopsie.

Écrit par : marigot | 23 janvier 2010

J'adore comment Descoings s'est démonté et a zappé le pauvre AF a la dernière minute.
Pauvre type.

Écrit par : dickens | 23 janvier 2010

"à", sorry.

Écrit par : dickens | 23 janvier 2010

et m'occuper de moi et de mes songeries à mettre sur le papier - voyageant par train, bus ou avion. Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Into the wild ?

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Municipalité d’Hérouxville, province du Québec.

Publication des normes en place
Nous désirons accueillir sans discrimination dans les années futures toutes les personnes venant de l’extérieur et désirant habiter notre territoire.

Sans discrimination signifie pour nous, sans égard à la race, la couleur de peau, la langue parlée, l’orientation sexuelle, la religion pratiquée ou toute autre forme de croyance.

Pour que ces futurs participants à notre vie communautaire et sociale puissent s’intégrer plus aisément, nous avons unanimement décidé de publier certaines normes actuellement en vigueur et très bien ancrées dans le mode de vie de nos électeurs et électrices.

À propos des femmes.
Nous considérons que les hommes et les femmes ont la même valeur. À cet effet, une femme peut, entre autres: conduire une voiture, voter librement, signer des chèques, danser, décider par elle-même, s’exprimer librement, se vêtir comme elle le désire tout en respectant les normes de décence démocratiquement votées et les normes de sécurité publique, déambuler seule dans les endroits publics, étudier, avoir une profession, posséder des biens, disposer de ses biens à sa guise. Cela fait partie de nos normes et mode de vie.

Par conséquent, nous considérons comme hors norme toute action ou tout geste s’inscrivant à l’encontre de ce prononcé, tels le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique ou en les faisant brûler vives, les brûler avec de l’acide, les exciser etc.

À propos des festivités.
Nous écoutons de la musique et nous buvons des boissons alcoolisées dans les lieux publics ou privés, nous dansons, et vers la fin de chaque année civile nous décorons, individuellement ou collectivement, un sapin ou une épinette avec des boules et quelques lumières. C’est ce que nous appelons communément ‘décorations de Noël’ ou ‘arbres de Noël’ faisant ici appel à la notion de réjouissances patrimoniales qui ne leur confèrent pas obligatoirement un caractère religieux. Ces festivités sont autorisées autant dans les lieux publics, écoles ou institutions que les lieux privés.

À propos des soins de santé.
Dans les résidences pour personne âgées les hommes et les femmes sont pris en charge par des hommes ou des femmes responsables. À savoir, qu’aucune loi démocratiquement votée n’empêche une femme d’être soignée par un homme. Ni l’inverse. De même dans nos hôpitaux et nos CLSC, les femmes médecins peuvent soigner et les hommes et les femmes. Les hommes médecins exercent aussi ce droit.

À propos de l’éducation
Dans nos écoles des hommes et des femmes diplômées enseignent. Les femmes et les hommes peuvent enseigner et aux garçons et aux filles sans distinction de sexe. Les enseignants et les enseignantes accomplissent leurs fonctions à visage découvert.
Dans nos écoles les enfants ne doivent porter aucune arme ou semblant d’arme, que ces armes soient chargées ou non, réelles ou fausses, symboliques ou non. Les enfants peuvent aussi chanter et applaudir et pratiquer des sports ou jouer en groupe.

À propos des sports et loisirs.
Depuis très longtemps les garçons et les filles pratiquent les même sports et souvent ensemble. Lors de votre arrivée chez nous vous verrez des garçons et des filles se baigner ensemble dans la même piscine par exemple. Ne soyez pas surpris car, pour nous, c’est normal.

À propos des familles.
Vous saurez apprécier le fait que les parents gèrent ensemble les besoin de la famille et que les deux ont la même autorité légale, léguée par convention démocratiquement obtenue.

Les personnes formant le couple peuvent être de même race ou non, de même pays ou non, de même religion ou non, de même sexe ou non. Si les filles ou les garçons désirent se marier, elles ou ils peuvent le faire et ont l’entière liberté de choisir l’élu ou l’élue.

L’application des processus démocratiquement obtenus assurent l’égalité de nos personnes.

Dans nos familles les garçons et les filles mangent ensemble, à la même table, la même nourriture. Ils peuvent manger toutes sortes de viandes, fruits et légumes. Ils n’ont pas à manger exclusivement de la viande ou exclusivement des légumes. Et ils peuvent manger des deux en tout temps de l’année.

Écrit par : P. Lariba qui n'aime pas la pluie au Québec | 23 janvier 2010

Si elle existe, cette municipalité a beaucoup d'humour de porter noir sur blanc ce qui constitue la base commune de nos valeurs pouvant servir de mise en garde à toute personne qui souhaiterait venir les remettre en question au nom d'un nouveau vivre ensemble qui serait en fait un vivre séparément ! Very funny too.

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

et m'occuper de moi et de mes songeries à mettre sur le papier - voyageant par train, bus ou avion. Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Into the wild ?

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

dans le genre, oui

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Si elle existe, cette municipalité a beaucoup d'humour de porter noir sur blanc ce qui constitue la base commune de nos valeurs pouvant servir de mise en garde à toute personne qui souhaiterait venir les remettre en question au nom d'un nouveau vivre ensemble qui serait en fait un vivre séparément ! Very funny too.

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Nicolas, vous n'avez pas cliqué sur les liens que j'ai transmis ce matin... A quoi ça sert que je me décarcasse. C'est une municipalité québécoise qui existe; son texte a obligé l'ouverture à des débats sur les "arrangements raisonnables" et leurs conséquences.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Pendariès, évitez quand vous serez « into the wild » Hedysarum alpinum !

Ce qui est pénible au Québec ce n'est pas tellement la neige mais la pluie et puis il faut parler anglais pour comprendre « je crosse la strite pour bayer mon brède » ;))

Écrit par : P. Lariba | 23 janvier 2010

dans le genre, oui Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

vous me faites peur. Pas la même fin, tout de même !

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Nicolas, vous n'avez pas cliqué sur les liens que j'ai transmis ce matin... A quoi ça sert que je me décarcasse. Pendariès

Si vous vous étiez appelé Ducros...
Toutefois il est vrai que dans la précipitation, je squize quelques liens. Je vais donc y retourner right now.

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

dans le genre, oui Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

vous me faites peur. Pas la même fin, tout de même !

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

C'est une autobiographie "into the wild"; le gars, en vrai, il vit encore, puisqu'il a écrit son livre... ;-)

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Bon. Vous me rassurez. M'enfin la logique ultime du truc c'est davantage l'issue du film que celle du bouquin, non ? So stay with us... :-)

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Bon. Vous me rassurez. M'enfin la logique ultime du truc c'est davantage l'issue du film que celle du bouquin, non ? So stay with us... :-)

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Entre être bouffé par un ours ou m'étioler à cause d'un système, je préfère l'ours - j'aurai au moins une chance de m'en sortir, en suivant les conseils de survie donné à tous les randonneurs là-bas.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Et les conseils de survie donnés à tous les randonneurs de l'EN, vous ne voulez pas les suivre ? Elle ne manque pourtant pas d'ours, elle non plus, bien ou mal léchés...

Écrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Et les conseils de survie donnés à tous les randonneurs de l'EN, vous ne voulez pas les suivre ? Elle ne manque pourtant pas d'ours, elle non plus, bien ou mal léchés...

Ecrit par : nicolas | 23 janvier 2010

Sauf que cela dure jusqu'à l'âge de la retraite; et je ne suis qu'un trentenaire qui n'a pas 35 ans.

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

http://www.marianne2.fr/La-fin-du-grand-recit-liberal_a183568.html

Écrit par : retraitée | 23 janvier 2010

En fait je crois que vous m'avez donné la réponse plus haut. Stagiaire non validée pour cause d'arrêt maladie ou congé mater ; stage prolongé d'autant l'année d'après. Suite à la non validation par l'IEN, évacuée et remplacée d'office.
Si ça se révélait exact, que faire pour l'aider?

Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010

Une pétition ? Signée par tous les parents d'élèves... avec, dans l'ordre d'importance : faire venir France 3 (TF1 et France 2, je n'ose espérer) ou un journaliste de radio ou quelqu'un qui accepterait d'écrire un article dans un journal, si possible avec occupation des locaux et séquestration de l'équipe enseignante et, le must, l'appui du député ou à défaut du conseil municipal qui accepteraient de "causer dans le poste".

Tout cela marchera beaucoup mieux que tous les appuis des autres enseignants de l'école qui, eux, ne présentent aucun intérêt pour personne.

Ecrit par : catmano | 22 janvier 2010

Le problème c'est qu'apparemment soit les parents s'en foutent, soit ils se sont plaints à cause des problèmes de tenue de classe. Qui existaient certes mais je pense qu'on aurait pu la soutenir plus et qu'elle était consciencieuse.

Écrit par : Flo | 23 janvier 2010

Bah ! votre institution c'est un peu l'île du docteur Moreau ... à force de tripatouiller la Nature vous finirez en plein régression !

Écrit par : iPidiblue l'invention de Morel | 23 janvier 2010

Finkie, Nathalie Bulle et un syndicaliste pédago sur la réforme du lycée (ce matin sur France Culture)

Le syndicaliste est carrément lobotomisé, ou décervelé.
Aucun argument n'a prise sur lui, c'est parler à un matelas.

Quant au commentaire de Finkie sur la reculade de dernière minute de Descoings, c'est tordant...et féroce.
Il est évident que Nathalie lui a semblé être un trop gros morceau!

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 janvier 2010

Et encore, il y aura bien deux ou trois pédagogues à qui on arrachera les yeux avant de les écerveler !

Écrit par : iPidiblue l'invention de Morel | 23 janvier 2010

"Le problème c'est qu'apparemment soit les parents s'en foutent, soit ils se sont plaints à cause des problèmes de tenue de classe. Qui existaient certes mais je pense qu'on aurait pu la soutenir plus et qu'elle était consciencieuse."

Ecrit par : Flo | 23 janvier 2010

Quelqu'un, même consciencieux, qui n'arrive pas à tenir sa classe, ne sera ni facilement soutenu par les parents, ni facilement validé. Ce qui se conçoit.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2010

Merci Tailleboudin d'avoir relevé mon anglicisme à propos du Peter Principle, qui peut à la rigueur s'écrire aussi avec 's, d'autant que je suis la première à relever le ridicule de dire en français "chez MacDonald's" quand 's exprime déjà "chez".
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Ce qui est pénible au Québec ce n'est pas tellement la neige mais la pluie et puis il faut parler anglais pour comprendre « je crosse la strite pour bayer mon brède » ;))
Ecrit par : P. Lariba | 23 janvier 2010

Si vous ne possédez pas ce niveau-là d'anglais, mieux vaut rester garder les moutons en Lozère pour éviter d'avoir le regard vitreux quand on vous dit:j'ai un flat, j'ai pas de spare et le jack de mon char est tout magané, alors j'm'en va crosser la strite, à c'theure, pour catcher l'premier beuss qui pôôsse.

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Pour en revenir au fil de discussion, je dois dire qu'étant donné l'étendue du désastre actuel, et le fait que tout a déjà été dit je vois mal l'intérêt d'écrire un bouquin supplémentaire. Si personne n'a tiré les conséquences des ouvrages de Barrot, Brighelli, Goyet, Capel et j'en oublie... Je ne vois pas ce qu'un ouvrage de plus, fût-il merveilleusement écrit et documenté, changera.
Ecrit par : Flo | 22 janvier 2010


Non effectivement, cela ne changera rien, en raison de l'impossibilité de se faire harakiri, dans notre pays jacobin, en visant le seul objectif dont la disparition permettrait que cela change.

C'est de cela que parlait si bien ce matin Nathalie Bulle chez Finkie. Elle a réfuté point par point les inepties habituelles du syndicaliste de service, qui niait la baisse du niveau et prétendait que la Loi Jospin n'avait jamais été appliquée!

Offrant un témoignage irréfutable de la collusion entre SGEN et pédagos, le clampin poussait sa rengaine :vive l'école, noble instrument de justice sociale. Or, c'est précisément en la forçant à exercer cette mission-là, qui est foncièrement incompatible avec la sienne, qu'on sacrifie, avec les exigences qui en font la trame, les enfants les plus fragiles, parce que les autres, et en premier les enfants de profs, peuvent y échapper par des tas de moyens. Chassez le naturel.... Et c'est quoi le naturel? un haut niveau d'exigences
Le succès de ces théories bidon, ancrées dans l'idéologie niveleuse, et donc par définition liberticide, qui a guidé les réformes depuis 50 ans, est dû au même phénomène d'aveuglement collectif, grégaire, qui a fait le succès de l'utopie socialiste.
Mais ceci est une autre histoire.
C'est aussi difficile de le faire disparaître que la corruption en Russie ...ou en Haïti. Il y a cependant un espoir, pour ce dernier, c'est que la magnitude du séisme de Port-au-Prince permette enfin de sortir le pays de sa fatalité.

Écrit par : Cadichon | 23 janvier 2010

"Le problème c'est qu'apparemment soit les parents s'en foutent, soit ils se sont plaints à cause des problèmes de tenue de classe. Qui existaient certes mais je pense qu'on aurait pu la soutenir plus et qu'elle était consciencieuse."

Ecrit par : Flo | 23 janvier 2010

Quelqu'un, même consciencieux, qui n'arrive pas à tenir sa classe, ne sera ni facilement soutenu par les parents, ni facilement validé. Ce qui se conçoit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2010

Oui effectivement.

Mais ça ne tourne pas rond quand même.

Mes fils ont eu bien pire en CE1, avec également de gros soucis de gestion de classe (mais titulaires donc là on n'y touche plus et puis tant que ça fait des séquences estampillées iouphme pas de souci), et par ailleurs ce qui me révolte c'est qu'une instit encore pire, qui tient ses classes mais fait plus de la garderie que de l'enseignement, et qui l'a enfoncée d'ailleurs a l'air particulièrement appréciée de l'inspecteur. Or moi si un jour un de mes mômes l'a, là je fais un infarctus direct. Et si l'inspecteur apprécie ce genre de pouffes à la fois autoritaires et incultes, j'espère qu'il ne va pas nous mettre une remplaçante de son acabit.

Par ailleurs je trouve le procédé inhumain et méprisant à l'égard de la maîtresse ; mais c'est aussi prendre les autres parents (ceux qui n'avaient rien dit) pour des cons.

Écrit par : Flo | 23 janvier 2010

Elle est mignonette Cadichon, elle pense qu'en secouant les pruniers on en fait tomber les plus beaux fruits ...

Écrit par : iPidiblue secouez, secouez-moi ! | 23 janvier 2010

Il faudra qu'on m'explique comment réussir un vrai apprentissage par les élèves, avec des méthodes d'enseignement efficaces, sans tenir sa classe.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2010

J'avais 23 ans, j'en paraissais 17 (tout le monde me prenait pour une élève), j'étais frêle et très timide, et j'avais évidemment récupéré les classes dont personne ne voulait... Mais naturellement, ma situation était beaucoup plus enviable que celle d'un maître auxiliaire. Bien plus enviable aussi que celle d'un jeune professeur d'aujourd'hui, puisque j'avais obtenu d'emblée un poste fixe dans un lycée d'Orléans. A l'époque, les lauréats pouvaient CHOISIR leur poste en fonction de leur rang d'admission au concours ! L'EN n'était pas encore la machine à broyer les individus qu'elle est devenue depuis.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 janvier 2010
---
Je vois. J'ai eu une collègue très petite qui m'a raconté qu'à ses débuts vers l'âge de 23 ans (car elle n'a certes pas fait de service militaire !), lorsqu'elle est arrivée devant sa salle de classe, une fille l'a prise pour une élève et lui a dit :"Salut, tu la connais la prof de physique ? Elle est sympa ?" Quand elle fit entrer ses élèves, tous étonnés, et s'installa sur l'estrade, la fille qui l'avait interpellée était momifiée !
Cela se passait vers 1968, je crois.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

Pas instantanément mais automatiquement. Nuance.

Il m'a confié un jour qu'il regrettait d'avoir créé un monde où la vitesse de la lumière est celle de maintenant.

Il croyait que ça lui donnerait le temps de tout gérer.

Le con.

Ecrit par : pie12 | 23 janvier 2010
---
Très drôle ! En effet, la vitesse (de propagation) de la lumière dans le vide est finie. Aucune information ne peut être transmise à une vitesse plus grande.
Ce que vous dites paraît donc pertinent.
Mais je vois une fille quand même : Dieu est omniprésent, il est donc en vous-même et dès lors qu'il s'installe dans vos neurones, son pardon devrait vous parvenir sans délai ! ;-)

Remarque : l'expression "vitesse de la lumière" est critiquable, non pas du point de vue linguistique, mais du point de vue scientifique. On parle de vitesse (tout court) pour les objets matériels. La lumière est un phénomène ondulatoire, non matériel tant qu'elle se propage. Quand elle est absorbée, elle l'est sous forme de photons, des particules matérielles, elles, quoique... Passons.
Lorsqu'une onde (lumineuse ou mécanique ou autre) se propage, il n'y a pas déplacement de matière, mais seulement déplacement d'une perturbation, d'un ébranlement. C'est le cas lors d'un temblement de terre. Une onde de choc se propage sans déplacement de matière. Je ne plaisante pas là-dessus. Les dégâts causés à proximité de l'épicentre ne viennent pas d'un déplacement horizontal de matière. Mais l'onde de choc se déplace bien horizontalement sur la surface de la Terre (et si c'est dans la mer, c'est un tsunami : l'eau se soulève mais reste sur place, une fois la vague passée).
Pour faire la distinction entre le déplacement des ondes et celui des corps matériels, on parle de vitesse (pour une automobile, un coureur à pied, etc.) mais de "vitesse de propagation" de tout phénomène ondulatoire.
On dit aussi plus simplement "célérité". La célérité de la lumière (dans le vide) est la plus grande connue. Un tout petit peu moins que 300000 km/s.
Un peu de culture scientifique, ça ne fait pas de mal, hein ! Surtout après une discussion humoristique. (Voir le début de ce message.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

Correction : "je vois une faille quand même". Il est curieux que je n'aie pas vu cette coquille en me relisant.
Qu'est-ce que je vais prendre !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010

Mais je vois une fille quand même : Dieu est omniprésent, il est donc en vous-même et dès lors qu'il s'installe dans vos neurones, son pardon devrait vous parvenir sans délai ! ;-)
.../...
Correction : "je vois une faille quand même". Il est curieux que je n'aie pas vu cette coquille en me relisant.
Qu'est-ce que je vais prendre !
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 janvier 2010


Mais la correction, dans les deux sens du terme, ne viendra pas de moi, au contraire, pour une fois qu'un homme laisse entendre ( même involontairement) que Dieu n'en est pas un!

Écrit par : Cadichon | 23 janvier 2010

« les inepties habituelles du syndicaliste de service, qui niait la baisse du niveau et prétendait que la Loi Jospin n'avait jamais été appliquée! »
Cadichon | 23 janvier 2010

« La différence, c'est que nos idées ne sont pas appliquées du tout. »
Joe | 20 janvier 2010

Écrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2010

Il faudra qu'on m'explique comment réussir un vrai apprentissage par les élèves, avec des méthodes d'enseignement efficaces, sans tenir sa classe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2010

En la détenant.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Merci à retraitée pour le lien :
http://www.marianne2.fr/La-fin-du-grand-recit-liberal_a183568.html

interview d'un philosophe méprisé un an plus tôt, qui détaille l'ampleur des dégâts de la crise, à l'échelle de "l'économie" d'un humain.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

"Les désobéisseurs", sur France-Inter, (Interceptions, il est 9h10).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Trop fort, l'inspecteur d'académie interviewé:
"Les enseignants sont là pour appliquer la politique du gouvernement".
"Le instituteurs qui se comparent à des résistants, c'est choquant". Admettons. Pour, deux phrases après, les accuser de "prendre les élèves en otages".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Oui, avec interview de Philippe Meirieu en ce moment même.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Tiens, le maître de céans au micro ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Et maintenant, c'est JPB au micro. REVEILLEZ-VOUS !
"On ne va pas à l'école pour être heureux". :-)

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Merci de me l'avoir signalé — ce fut enregistré il y a un bon mois, j'avais oublié la date de passage.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

Il faudra qu'on m'explique comment réussir un vrai apprentissage par les élèves, avec des méthodes d'enseignement efficaces, sans tenir sa classe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 janvier 2010

En la détenant.

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Je pense qu'en effet on ne lui en a pas donné les moyens.

- Elle est arrivée en catastrophe à la rentrée après un premier remplacement ; d'emblée beaucoup de parents se sont montrés agressifs lors de la réunion de rentrée, dénigrant ses méthodes et cherchant à connaître son statut.

- Elle a dit lors de cette réunion ne pas avoir osé demander des fournitures supplémentaires car la directrice lui avait dit de s'en tenir à la liste affichée ; du coup l'organisation cahiers/classeur n'était pas optimale ; quelques parents bienveillants lui ont conseillé de redemander des fournitures, ce qu'elle a fait, mais disons que le côté pratique ne partait pas sur les meilleures bases.

- L'immonde collègue dont j'ai parlé plus haut (mon fils l'a subie 15 jours en début de CE1- c'est celle qui donnait à apprendre des poésies débiles qu'elle avait pondues elle-même) était dans la classe voisine et n'a cessé de faire irruption dans sa classe pour se plaindre du bruit et l'humilier devant ses élèves.

- Du fait de sa titularisation à venir et des plaintes des parents elle n'a cessé de recevoir dans sa classe des visites de l'IEN ; or je suis bien placée pour savoir que ce genre de visites a un effet très net sur les élèves qui vous considèrent de plus en plus comme un "sous-prof" et se tiennent de moins en moins bien(surtout s'ils perçoivent que l'enseignant est dans ses petits souliers et s'en prend plein la tronche). On me dira que c'est nécessaire pour évaluer l'enseignant ; mais il y a façon et façon de faire, et je ne suis pas certaine que ce monsieur ait été très bienveillant.

Bref je pense qu'il est difficile dans ses conditions de savoir de quoi elle aurait été capable mieux soutenue (par exemple en faisant taire les parents et en l'aidant à punir les perturbateurs).

C'est parce que la tenue de classe me semblait malgré tout essentielle, en effet, que j'ai quitté l'enseignement (et pour sauver ma santé mentale) ; or cette logique me semble malgré tout viciée, car c'est ainsi que ceux qui avaient le plus à transmettre quittent le navire ( on ne leur donne pas les moyens de se faire obéir), et que demeurent les pires. Et tout cela va faire les choux gras du privé et accroître les inégalités.

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

D'accord à peu près avec vous, Jean-Paul. Sauf que je reste convaincu que "subir les contraintes" (nécessaires) n'est pas obligatoirement "synonyme de" "souffrir".
La souffrance n'est pas nécessaire, et peut même être contre-productive.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Oups dans "ces" conditions.
Pourquoi relit-on mieux son commentaire une fois publié?

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

"Les désobéisseurs travaillent plus que les autres." Meirieu

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

"- Elle est arrivée en catastrophe à la rentrée après un premier remplacement"

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

--Bizarre... Vous êtes dans quel département ? En principe, un stagiaire en prolongation ne change pas de lieu d'exercice pendant ce temps de prolongation.

" ceux qui avaient le plus à transmettre quittent le navire ( on ne leur donne pas les moyens de se faire obéir), et que demeurent les pires. Et tout cela va faire les choux gras du privé et accroître les inégalités."

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Ce n'est pas exactement ça; ceux qui ont le plus à transmettre sont, la plupart du temps, d'anciens très bons élèves très policés, qui ont de ce fait plus quelquefois plus de mal à appréhender les classes composées d'élèves mal éduqués et donc peu enclins à recevoir un enseignement (quel qu'il soit, d'ailleurs, n'ayant souvent pas eu de cadre éducatif chez eux).
D'où l'intérêt:
-D'une vraie formation professionnelle, donnant des moyens et de comprendre quels sont les tenants et aboutissants de ces "nouveaux" publics.
-D'une vraie formation professionnelle, donnant des techniques de gestion de classe. (Par la pratique du théâtre, par exemple).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"Les désobéisseurs travaillent plus que les autres." Meirieu

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Hé, restons honnêtes, quand même, même si on n'est pas d'accord: il a dit: "les désobéisseurs ne travaillent pas moins que les autres; ils travaillent même, souvent, plus que les autres".
Les mots ont un sens, non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

C'est parce que la tenue de classe me semblait malgré tout essentielle, en effet, que j'ai quitté l'enseignement (et pour sauver ma santé mentale) ; or cette logique me semble malgré tout viciée, car c'est ainsi que ceux qui avaient le plus à transmettre quittent le navire ( on ne leur donne pas les moyens de se faire obéir), et que demeurent les pires. Et tout cela va faire les choux gras du privé et accroître les inégalités.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Je vous rejoint totalement là-dessus ! Et si j'ai très vite quitté l'éducation nationale, c'est également pour les mêmes raisons: jouer les flics/chefs de bande/parents de substitution n'est absolument pas dans ma nature et j'ai préféré limiter la casse le plus tôt possible.

Écrit par : julien | 24 janvier 2010

"La souffrance n'est pas nécessaire, et peut même être contre-productive" CS

Mon fils, votre attitude trop réflexive * vous aveugle et ne vous permet pas d'atteindre l'essentiel : la sublimation de la souffrance.

Dépassez vous !

* souvenirs, souvenirs ?

Écrit par : pie12 | 24 janvier 2010

Ce n'est pas exactement ça; ceux qui ont le plus à transmettre sont, la plupart du temps, d'anciens très bons élèves très policés, qui ont de ce fait plus quelquefois plus de mal à appréhender les classes composées d'élèves mal éduqués et donc peu enclins à recevoir un enseignement (quel qu'il soit, d'ailleurs, n'ayant souvent pas eu de cadre éducatif chez eux).
D'où l'intérêt:
-D'une vraie formation professionnelle, donnant des moyens et de comprendre quels sont les tenants et aboutissants de ces "nouveaux" publics.
-D'une vraie formation professionnelle, donnant des techniques de gestion de classe. (Par la pratique du théâtre, par exemple).

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

En proposant ces solutions, vous me faites penser au délégué syndical de l'émission de Finkie. En clair continuons à appliquer ce qui a été jusqu'à aujourd'hui catastrophique.

L'an dernier, l'ancienne maîtresse de mon fils (qui est suffisamment âgée pour ne plus être ennuyée par quiconque) était certes dotée d'une autorité naturelle impressionnante (ça aide). Je ne pense pas qu'elle ait jamais fait de théâtre, et je pense qu'appréhender les nouveaux publics comme vous dites elle s'en fiche. A mon avis elle enseigne comme elle enseignait au début de sa carrière. Organisation impressionnante, beaucoup de devoirs mais très bien dosés, énormément de par coeur, dictées, leçons tirées de manuels antédiluviens. Et ça marche, et quasiment avec tous.

Ce que je me demande, c'est ce qu'il se passera quand ces derniers hussards noirs seront à la retraite, si ceux qui pourraient les remplacer sont gentiment lynchés comme l'a été cette instit et poussés vers la sortie. Explosion du privé? En même temps je crains que les profs du privé n'aient pas non plus le profil de hussards noirs.

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

Et j'ajoute un dernier point. Ce qui est très grave enfin à mon sens dans cette histoire, c'est que les enfants de cette classe ont appris une chose : ils sont capables de faire virer une maîtresse. Et je suis certaine qu'ils seront encore plus consuméristes et contents d'eux, et prêts à mettre le bazar, quand ils arriveront au collège. Des petits bourgeois sûrs de leur bon droit à chahuter et contester le prof.

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

C'est bien ce que je dis, Flo, (et relisez ce que je dis!!!) Ca marche parce qu'elle tenait sa classe. Ce ne sont pas uniquement la manière dont on maîtrise les "contenus", ni la "méthode pédagogique"qu'on emploie, qui font que notre enseignement va être efficace.
Si vous me prenez pour un fervent défenseur du "constructivisme", vous seriez assez surprise d'assister à un cours que je donne, ou de voir le "discours" que je peux tenir aux PE2 quand je vais les voir "sur le terrain !"

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"En proposant ces solutions, vous me faites penser au délégué syndical de l'émission de Finkie. En clair continuons à appliquer ce qui a été jusqu'à aujourd'hui catastrophique."

crit par : Flo | 24 janvier 2010

Excusez-moi, mais je ne vois pas ce que vous voulez dire. De plus, je n'ai pas écouté l'émission, et suis assez loin de figurer dans la cour (d'admirateurs) de "Finkie".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"l'expression "vitesse de la lumière" est critiquable, non pas du point de vue linguistique, mais du point de vue scientifique." Francis Penin

La distinction entre vitesse et célérité est classique *.

Permettez moi cependant de vous dire que c'est une minauderie scolastique d'inspecteur général.

Pourquoi une minauderie ? Bien qu'elle ait un sens, cette distinction est isolée dans un champ lexical, par ailleurs, tellement dégradé qu'elle apparaît bien comme un cache misère de l'enseignement actuel des sciences physiques.

Ainsi, par exemple, on peut se demander pourquoi l'expression "conducteur ohmique" en lieu de "résistance" a été abandonnée alors qu'il s'agit d'une distinction au moins aussi fondamentale que célérité/vitesse puisqu'elle distingue un type d'objet d'une propriété quantitative de ce type d'objet.

Autrement plus essentielle, l'exemple de la distinction entre masse inerte et masse pesante, totalement absente de l'enseignement du lycée depuis l'abandon en rase campagne de l'étude des chocs.

Je pourrais développer cela et bien d'autres exemples pendant des heures mais ce lieu ne s'y prête guère.

Au final, distinction célérité/vitesse : effet de mode et paravent du désastre, pour reprendre l'expression de Guy Morel.


* document d'accompagnement du programme de terminale S, page 20
http://www.cndp.fr/archivage/valid/38815/38815-5719-5536.pdf

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

C'est parce que la tenue de classe me semblait malgré tout essentielle, en effet, que j'ai quitté l'enseignement (et pour sauver ma santé mentale) ; or cette logique me semble malgré tout viciée, car c'est ainsi que ceux qui avaient le plus à transmettre quittent le navire ( on ne leur donne pas les moyens de se faire obéir), et que demeurent les pires. Et tout cela va faire les choux gras du privé et accroître les inégalités.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Il n'y a aucune "gestion des ressources humaines" dans l'Education nationale et les enseignants qui veulent vraiment enseigner : transmettre des connaissances solides, former des esprits libres, des gens cultivés, humaniser dans le sens affectif, intellectuel et éthique du terme sont "poussés vers la sortie" et n'ont que la solution que de se tourner vers le privé qui n'est certes pas le paradis, mais qui au moins n'est pas l'enfer que l'on peut vivre dans les collèges publics, y compris le privé "hors contrat" qui fleurit sur le cadavre de feu l'École de la République. Je ne pense même pas qu'il s'agisse d'un "complot", juste de l'aveuglement et de la sottise. J'en suis personnellement là (las ?) actuellement et j'en demande humblement pardon aux mânes de Condorcet et de Jules Ferry et à vous aussi mes frères ! ;-))

Écrit par : Robin | 24 janvier 2010

Et j'ajoute un dernier point. Ce qui est très grave enfin à mon sens dans cette histoire, c'est que les enfants de cette classe ont appris une chose : ils sont capables de faire virer une maîtresse. Et je suis certaine qu'ils seront encore plus consuméristes et contents d'eux, et prêts à mettre le bazar, quand ils arriveront au collège. Des petits bourgeois sûrs de leur bon droit à chahuter et contester le prof.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Les anciens cours de morale étaient "traumatisants", c'est bien connu. Les élèves n'apprennent plus grand chose actuellement, mais c'est sans importance, puisque la seule connaissance importante pour se débrouiller dans la société actuelle, c'est de comprendre, le plus jeune possible, que la malveillance, le mensonge et la perversité sont payants.

Écrit par : Robin | 24 janvier 2010

Oui, et un peu d'éducation et de cadrage des "mon chéri mon coeur" par leurs parents dès la naissance pallieraient avantageusement ces incidents regrettables... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"aideraient à éviter que ce type d'accidents regrettables se produisent", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

C'est bien ce que je dis, Flo, (et relisez ce que je dis!!!) Ca marche parce qu'elle tenait sa classe. Ce ne sont pas uniquement la manière dont on maîtrise les "contenus", ni la "méthode pédagogique"qu'on emploie, qui font que notre enseignement va être efficace.
Si vous me prenez pour un fervent défenseur du "constructivisme", vous seriez assez surprise d'assister à un cours que je donne, ou de voir le "discours" que je peux tenir aux PE2 quand je vais les voir "sur le terrain !"

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010


"En proposant ces solutions, vous me faites penser au délégué syndical de l'émission de Finkie. En clair continuons à appliquer ce qui a été jusqu'à aujourd'hui catastrophique."

crit par : Flo | 24 janvier 2010

Excusez-moi, mais je ne vois pas ce que vous voulez dire. De plus, je n'ai pas écouté l'émission, et suis assez loin de figurer dans la cour (d'admirateurs) de "Finkie".

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Pour la première réponse :
A mon avis autorité et savoir sont imbriqués. Je pense que cette dame a eu la chance de faire partie d'une génération où on ne remettait pas en cause la nécessité de transmettre. Elle a une forte personnalité, mais je pense que la qualité de son enseignement est liée aussi à cette certitude d'avoir quelque chose à transmettre, certitude qu'on apprend aux nouveaux profs à rejeter pour se remettre en cause.


Pour Finkie : le délégué syndical n'était pas du tout d'accord avec Finkie et défendait des postions qui me semblaient proches des vôtres ; je ne suis pas idiote et je je suis consciente que vous êtes très éloignée des idées de Finkie (que je ne défends pas toujours ; il m'a choquée sur la couleur de l'équipe de foot, ou en disant pour Polanski que la jeune fille était une femme -même si je n'aime pas l'acharnement sur Polanski qui à mon avis mériterait qu'on lui fiche la paix -sans nier la gravité des faits pour autant). Bon j'arrête les digressions.

Je redonne le lien (qui a déjà été donné ) mais qui n'est peut-être pas évident à retrouver (enfin si ça vous dit), je pense que le discours de Thierry Cadart devrait vous enchanter.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

C'est parce que la tenue de classe me semblait malgré tout essentielle, en effet, que j'ai quitté l'enseignement (et pour sauver ma santé mentale) ; or cette logique me semble malgré tout viciée, car c'est ainsi que ceux qui avaient le plus à transmettre quittent le navire ( on ne leur donne pas les moyens de se faire obéir), et que demeurent les pires. Et tout cela va faire les choux gras du privé et accroître les inégalités.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Je vous rejoint totalement là-dessus ! Et si j'ai très vite quitté l'éducation nationale, c'est également pour les mêmes raisons: jouer les flics/chefs de bande/parents de substitution n'est absolument pas dans ma nature et j'ai préféré limiter la casse le plus tôt possible.

Ecrit par : julien | 24 janvier 2010

Julien et Flo, comment vous êtes-vous reconvertis?

Écrit par : Pendariès le Québec en tête | 24 janvier 2010

"A mon avis autorité et savoir sont imbriqués. Je pense que cette dame a eu la chance de faire partie d'une génération où on ne remettait pas en cause la nécessité de transmettre. Elle a une forte personnalité, mais je pense que la qualité de son enseignement est liée aussi à cette certitude d'avoir quelque chose à transmettre, certitude qu'on apprend aux nouveaux profs à rejeter pour se remettre en cause."

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

Evidemment ! Où avez-vous lu que je n'étais pas à 100% d'accord avec ça ?
D'ailleurs, "faire autorité", au départ, ça dit bien ce que ça veut dire, non ?
Simplement, (et vous l'avez d'ailleurs dit vous-même), il y a pas mal d'enseignants qui ont des connaissances encyclopédiques, et une "autorité naturelle" légèrement défaillante. On en fait quoi ?
Ca peut se bosser aussi, l'autorité! Et j'aimerais bien savoir, au-delà du point de vue sur la nécessité évidente pour un professeur de maîtriser, (et très au-delà), ses "contenus d'enseignement", ce que penserait Finkie de la pratique du théâtre dans la formation des professeurs !!!
Mais, bon, je crois que vous supporteriez assez mal l'idée que je puisse être d'accord avec moi, (ou que je puisse être d'accord avec vous), sur quoi que ce soit... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"Mais je vois une fille quand même : Dieu est omniprésent, il est donc en vous-même et dès lors qu'il s'installe dans vos neurones, son pardon devrait vous parvenir sans délai !" Francis Penin

Cher enfant,

Je vous suis bien dans votre lapsus. Avoir une fille est une épreuve que Dieu nous envoie pour avoir failli. J'en sais quelque chose... Mais je voudrais plutôt vous entretenir de votre vision d'un Dieu à transmission instantanée.

Bien sûr, on peut se complaire, comme certains, dans l'étude des mérites comparés d'une conception quantique de Dieu quantique et d'une conception plus newtonienne (une sorte de lointain percolateur instantané). Dans la première, Dieu serait une sorte de "paquet" d'onde très étalé, incommensurable et donc totalement irréductible selon les canons quantiques psalmodiés par les nouveaux prêtres.

D'autres, plus pragmatiques et modernes, s'interrogent sur l'intérêt d'investir dans chacun d'eux. Tel un consommateur qui, rationnellement, - à la Joe - investirait dans la croyance qui maximiserait le mieux l'impression de soulagement de la souffrance humaine. C'est une voie prometteuse qui manque encore de process contrôlés. Nous y travaillons *.

Mais tout cela n'est que petite fluctuation locale de l'histoire : nous avons 2000 ans, dont 600 ans d'avance sur les "autres" d'en face. Veuillez croire que nous persévérons ** imperturbablement dans cette voie…

* une de nos filiales revisite ce concept un peu daté en lui donnant un vernis écologiquement compatible avec un développement spirituel durable (produit phare : les capsules de foi)
http://www1.nespresso.com/precom/recycling/fr/home_ch_fr.html

** Nous songeons à débaptiser saint Jean de Latran en saint Jacques de Lacan, lieu voué au culte du père Collateur.

Écrit par : benoît16S | 24 janvier 2010

Christophe Sibille,

On voit bien que vous avez fait du théâtre car vous racontez des calembredaines avec un aplomb imperturbable !

Écrit par : iPidiblue secouez le cocotier ! | 24 janvier 2010

Il a appris chez Ariane, au théâtre du Soleil * : elle avait de l'aplomb mais elle ne perdait jamais le fil.

* de plomb, comme le sommeil dans lequel certaines mises en scène vous plonge.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

"Christophe Sibille,

On voit bien que vous avez fait du théâtre car vous racontez des calembredaines avec un aplomb imperturbable !"

Ecrit par : iPidiblue secouez le cocotier ! | 24 janvier 2010

Ca, c'est une argumentation sans faille ! (Et sans fil, sauf votre respect... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"Il a appris chez Ariane, au théâtre du Soleil * : elle avait de l'aplomb mais elle ne perdait jamais le fil.

* de plomb, comme le sommeil dans lequel certaines mises en scène vous plonge."

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010

J'aurais bien aimé, mais j'ai découvert le théâtre trop tard...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Je suis très hostile à l'égalitarisme sous toutes ses formes !

Un exemple fameux la guerre de 14/18 :

Concernant la question relative aux mathématiciens tombés au Champ d’honneur en 14-18; on lit dans le Bourbaki de Maurice Mashaal, page 47: d'après Martin Andler , "près de la moitié des élèves normaliens en mathématiques des promotions 1911-1914 sont morts à la guerre. Plus globalement, le quart des normaliens des promotions 1900 à 1918 a disparu dans le conflit".

Dans ses Souvenirs d'apprentissage, André Weil écrit:
"En 1914, les Allemands avaient sagement cherché à ménager l'élite de leurs jeunes générations scientifiques, et, dans une large mesure, ils les avaient mises à l'abri.
En France, un souci mal entendu d'égalité devant le sacrifice, louable sans doute dans son principe, avait conduit à une politique tout opposée, dont les conséquences désastreuses peuvent se lire par exemple sur le monument aux morts de l'École Normale."

Voilà ce que je peux en dire : les ours avec les ours, les biches avec les biches !
Le soin de tout mélanger conduit à des classes ingérables et à un désastre humanitaire sans précédent dans l'enseignement public depuis la guerre de 14/18 ! C'est le même esprit qui y préside !

Écrit par : iPidiblue hécatombe et égalitarisme forcé ! | 24 janvier 2010

J'ai déjà posé la question à Jean-Paul Brighelli qui ne m'a pas répondu : quelle philosophie défend-il dans son progamme éducatif ?

S'il s'agit de dire que Jean-Sébastien Bach et un musicien de rap c'est la même chose au nom de l'égalité de la chose jugée par le public - et dans ce cas-là le musicien de rap sera au-dessus de Bach car son public potentiel sera beaucoup plus vaste - alors nous ne sommes pas d'accord !

Je crois en une hiérarchie des valeurs intellectuelles.

Écrit par : iPidiblue hécatombe et égalitarisme forcé ! | 24 janvier 2010

Benoit 16 S serait-il le nom du requin pèlerin qui, comme chacun sait ne saurait être confondu avec le dugong ?

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

J'ai déjà posé la question à Jean-Paul Brighelli qui ne m'a pas répondu : quelle philosophie défend-il dans son progamme éducatif ?

S'il s'agit de dire que Jean-Sébastien Bach et un musicien de rap c'est la même chose au nom de l'égalité de la chose jugée par le public - et dans ce cas-là le musicien de rap sera au-dessus de Bach car son public potentiel sera beaucoup plus vaste - alors nous ne sommes pas d'accord !

Je crois en une hiérarchie des valeurs intellectuelles.
Ecrit par : iPidiblue hécatombe et égalitarisme forcé ! | 24 janvier 2010

Hmm… S'agissant de Bach, on peut effectivement parler de "progamme"…
Allons, allons… J'ai fait je ne sais combien d'anthologies — le mot même, et la chose, supposent une hiérarchisation des textes — il y a les "plus belles fleurs" (de rhétorique, sans doute) et les autres.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

C'est joli "pro-gamme" ! Et c'est tout à fait involontaire ...

Bon ceci dit je parle de JS Bach parce que je m'adresse à Sibille qui a l'art des faux-fuyants ! L'est très doué l'animal et il faut dire qu'il a un sérieux entraînement à l'IUFM !

Écrit par : iPidiblue fait ses gammes | 24 janvier 2010

Il n'y a aucune "gestion des ressources humaines" dans l'Education nationale et les enseignants qui veulent vraiment enseigner : transmettre des connaissances solides, former des esprits libres, des gens cultivés, humaniser dans le sens affectif, intellectuel et éthique du terme sont "poussés vers la sortie" et n'ont que la solution que de se tourner vers le privé qui n'est certes pas le paradis, mais qui au moins n'est pas l'enfer que l'on peut vivre dans les collèges publics, y compris le privé "hors contrat" qui fleurit sur le cadavre de feu l'École de la République. [...]

Ecrit par : Robin | 24 janvier 2010


Les directeurs des ressources humaines dans les rectorats (si, si, ça existe!) ne sont malheureusement que les accompagnateurs des dérives du système, y compris les plus iniques. Ressources inhumaines, faudrait-il dire.

Et puis il y a le caractère soviétique de la fonction publique : un agent n'est qu'un pion qu'on déplace sur un échiquier (ou un jeu de l'oie), avec le plus grand mépris pour la personne. Quand un enseignant a des compétences extra-scolaires(travail dans un domaine artistique, metteur en scène de théâtre, écrivain...), la hiérarchie ne songe pas à le solliciter pour apporter quelque chose dans l'établissement; non, elle songe plutôt à le casser parce qu'il s'offre des espaces de liberté qui échappent au contrôle de l'administration.

Comme le rappelait Jean-Paul plus haut : le seul droit du prof aujourd'hui, c'est de se taire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2010

la qualité de son enseignement est liée aussi à cette certitude d'avoir quelque chose à transmettre, certitude qu'on apprend aux nouveaux profs à rejeter pour se remettre en cause.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

D'accord avec ça comme avec tout ce que Flo a écrit sur cette affaire. Je comprend bien les objections justifiées de Christophe mais les évaluateurs berrichons doivent être des cas à part.
Il reste un bouquin à écrire sur le broyage des PE2 non conformes aux yeux du monstre : harcèlement moral, dépressions, parfois suicides.
Ce faisant, les évaluateurs ont la conviction de bien faire en faisant barrage à de futurs titulaires toxiques pour les enfants. Ils pensent même faire acte de résistance face à l'institution qui, par lâcheté vis-à-vis des syndicats, va laisser titulariser des gens inaptes.
Le problème, c'est que les critères pour en juger sont parfaitement arbitraires et ne reposent que sur de vagues impressions. Je peux en témoigner pour avoir un directeur qui, par ailleurs, poursuit ses activités d'évaluateur. A chaque fois, avant qu'il parte ou à son retour, je lui fais les gros yeux pour qu'il ne se laisse pas aller à être méchant inconsidérément, et en le cuisinant pour savoir sur quoi repose son jugement. Le constat est toujours le même : des conneries, qui ne justifient pas qu'on maltraite quelqu'un, auxquelles on peut remédier pour peu qu'on cesse de penser qu'elles ne sont pas innées, mais que ce serait le rôle des formateurs de les enseigner, et où les contenus d'apprentissage n'entrent JAMAIS en ligne de compte.
Bref, les stagiaires sont évalués comme on évaluerait un moniteur de colo, à cette différence près qu'on les évalue sur ce qu'on ne leur a pas appris.
C'est ainsi que j'ai plein de collègues très sympas, qui maîtrisent bien leur classe, mais pas l'orthographe, entre autres ...
Je pense même que quelqu'un de conscencieux et soucieux des contenus est particulièrement exposé à la chasse à l'homme de l'évaluation, car en se posant des tas de questions, en étant conscient du n'importe quoi de la formation et de l'évaluation, il est plus enclin à faire provisoirement fausse route, bien plus que le petit malin qui a vite compris l'indigence des critères auxquels il fallait satisfaire et sait faire illusion.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Sur les solutions de reconversion en dehors de l'EN.

C'est sans doute l'une des plus grandes escroqueries du système. Comme en Corée du Nord, on essaie de persuader les agents que le monde extérieur c'est l'Enfer. Hors du collège ou du lycée, point de salut!

Pourtant, les témoignages de profs qui sont allés voir ailleurs existent. Dans le privé, dans la fonction publique territoriale... Les professeurs de matières générales, en particulier, ont un excellent bagage pour réussir les épreuves de culture générale (en attendant leur suppression) des concours administratifs. Dans les services culturels des municipalités, les bibliothèques, etc, il doit bien y avoir des solutions.

J'ai un collègue qui s'apprête à remettre sa démission. Il va monter sa société de production (dans le domaine des arts graphiques). Ironie du sort, c'est un militant d'extrême-gauche qui va être sauvé par le système libéral qu'il combat : échapper aux sévices publics grâce à la possibilité qui lui est offerte ici d'entreprendre et de créer sa propre entreprise... Très drôle.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2010

Un enseignant qui maîtriserait classe et contenu n'aurait plus grande prise à offrir. Il faut donc ménager tout cet espace pseudo relationnel qui permet de saquer sur n'importe quoi.
Un bon moniteur colo devrait être d'emblée estampillé enseignant. Et sans saigner. Ca économiserait pas mal de fric et de simagrées.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Très drôle. Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2010

Moyennement, tout de même.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

La question c'est de savoir si le monde éducatif est la roue de secours du politique ? On fait du social et du palliatif, on forme des citoyens éclairés patati patata ... on mélange les choux et les carottes - moi j'ai apppris à l'école primaire que cela ne se faisait pas - les pédagogues sont devenus des directeurs de zoos fous qui font cohabiter les loups et les lièvres en espérant qu'ils s'accomoderont les uns des autres et ne se dévoreront pas trop !
L'Education nationale est devenue le réservoir des idées écologistes les plus folles, un Tiergarten en pleine ville ...

Écrit par : iPidiblue et le Tiergarten de l'Education nationale | 24 janvier 2010

Professionnellement, il y a certes une vie hors de l'EN mais ce n'est pas une vie.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

"...pour peu qu'on cesse de penser qu'elles ne sont pas innées..."
Il fallait lire : "... pour peu qu'on cesse de penser qu'elles sont innées...". Pardon.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Professionnellement, il y a certes une vie hors de l'EN mais ce n'est pas une vie.

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010


Demandez à François Vermorel...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2010

"L'Education nationale est devenue le réservoir des idées écologistes les plus folles, un Tiergarten en pleine ville ..."

D'où la nécessité des vétérinaires dans ces questions. Ce blog est une véritable arche de Noé.

Et après nous ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Je crois en une hiérarchie des valeurs intellectuelles.

Ecrit par : iPidiblue hécatombe et égalitarisme forcé ! | 24 janvier 2010

La France est perçue à l'étranger comme un Etat fort centraliste (fut-il, décentralisé et en cours de restructuration) qui doit en permanence concilier égalitarisme (une conquête de la Révolution jamais digérée par la grande bourgeoisie qui aspire, elle, à l'aristocratie) et passion féodale pour l'autorité des docteurs et des chefs.

Le conflit actuel entre les grandes écoles et les universités traduit bien cette impossibilité française pour concilier durablement les valeurs cléricales et aristocratiques.

Un spectacle burlesque comme celui du Président Sarkozi interviouvé par Pernod ce soir sur TF1 ne peut être compris qu'en regard de cet invariant historique.

Sur le thème de la hiérarchie des valeurs intellectuelles, (re)lire le récit de F. Kafka: Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris.

Écrit par : marigot | 24 janvier 2010

"Un enseignant qui maîtriserait classe et contenu n'aurait plus grande prise à offrir. Il faut donc ménager tout cet espace pseudo relationnel qui permet de saquer sur n'importe quoi."

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Encore une fois, je n'ai jamais vu "sacquer" un professeur stagiaire qui maîtrisait classe et contenu. Il serait bon, pour rester crédibles, de ne pas trop se livrer à la caricature et à l'amalgame.
Perceval, je ne vois pas très bien pour quelles raisons il y aurait un "micro-climat berrichon".... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Professionnellement, il y a certes une vie hors de l'EN mais ce n'est pas une vie.

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010

Alors que dans l'EN c'est au choix une vie niet, une vie nègre,
une vie olé, une vie râle, une vie rose, une vie triée, une vie vent, une vie votée. J'en oublie ?

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

"S'il s'agit de dire que Jean-Sébastien Bach et un musicien de rap c'est la même chose au nom de l'égalité de la chose jugée par le public - et dans ce cas-là le musicien de rap sera au-dessus de Bach car son public potentiel sera beaucoup plus vaste - alors nous ne sommes pas d'accord !

Je crois en une hiérarchie des valeurs intellectuelles."
Ecrit par : iPidiblue hécatombe et égalitarisme forcé ! | 24 janvier 2010

Si vous imaginez une seule seconde que c'est ce que je pense, (et, apparemment, ce que pourrait penser le maître de céans), c'est que vous êtes définitivement obtus.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Encore une fois, je n'ai jamais vu "sacquer" un professeur stagiaire qui maîtrisait classe et contenu. Christophe Sibille

1) Ce n'est pas parce que vous ne l'avez jamais vu que cela ne s'est pas produit.
2) Encore faut-il s'entendre sur "sacquer".

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Sauf que je reste convaincu que "subir les contraintes" (nécessaires) n'est pas obligatoirement "synonyme de" "souffrir".
La souffrance n'est pas nécessaire, et peut même être contre-productive.

Ecrit par : Christophe Sibille

Aurait-on soutenu que pour apprendre, il fallait souffrir tout le temps ? J'aurais tendance à croire que cette souffrance (ou sa forme atténuée, l'ennui) ne doit pas être évitée à tout prix. Il faut envisager son éventualité, et peut-être est-ce là un moyen de l'atténuer. Un effort particulier sera une cause de souffrance chez certains, ceux-là seront obligés de la surmonter, parce que cet effort leur est nécessaire pour progresser.

Écrit par : Moot | 24 janvier 2010

Je parlais de vos cinq premières lignes, Ipidiblue. Pas de la sixième, que je partage totalement avec vous, (si vous avez une paille, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Christophe,


On ne sait jamais ce que vous pensez réellement, en cela vous êtes le digne émule de votre maître Philippe Meirieu !


Oui je préfère être obtus et n'avoir qu'une seule pensée à la fois.

Écrit par : iPidiblue géométrie variable | 24 janvier 2010

Aurait-on soutenu que pour apprendre, il fallait souffrir tout le temps ? J'aurais tendance à croire que cette souffrance (ou sa forme atténuée, l'ennui) ne doit pas être évitée à tout prix. Il faut envisager son éventualité, et peut-être est-ce là un moyen de l'atténuer. Un effort particulier sera une cause de souffrance chez certains, ceux-là seront obligés de la surmonter, parce que cet effort leur est nécessaire pour progresser.

Ecrit par : Moot | 24 janvier 2010

Moot, je me méfie vraiment de l'ennui ! J'ai souvenir d'un prof de français, agrégé, (j'en ai plusieurs fois parlé ici), qui nous a fait découvrir et lire des grands auteurs du XIXè et du XXè siècle, en nous les faisant "lire théâtralement" avant de nous les expliquer, (de manière tout à fait frontale). Donnant lieu à un travail à la maison quelquefois contraignant, mais jamais ennuyeux. Tranchant parfaitement avec celui de ses collègues que j'avais pu avoir les années précédentes. (C'était en première, il est vrai, et pas en primaire).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Une vie paire.

Christophe, je ne fais que constater : dans le Berry, il y a de la place pour des gens comme vous, qui expriment ce qu'ils expriment sous leur vrai nom, alors que cela me semble inimaginable dans l'IUFM que je connais. C'était un petit hommage au passage...

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Tiens au sujet d'apprentissages : doit-on pratiquer un enseignement massivement parallèle ou au contraire un enseignement strictement séquentiel ?

Moi je crois qu'il vaut mieux faire séquences après séquences et alterner les disciplines pour donner de la variété.

Note de l'éditeur : le mot séquence ne doit pas être pris au sens où en mésusent les pédagogistes, il signifie enseignement linéaire tout simplement.

Écrit par : iPidiblue questions de progressions géométriques | 24 janvier 2010

"On ne sait jamais ce que vous pensez réellement, en cela vous êtes le digne émule de votre maître Philippe Meirieu !


Oui je préfère être obtus et n'avoir qu'une seule pensée à la fois."

Ecrit par : iPidiblue géométrie variable | 24 janvier 2010

Ceux avec qui je parle, qui m'ont en face d'eux en cours, comme chef de choeur, et les animateurs de la radio où je fais mes chroniques, ainsi que les personnes avec qui j'ai pu faire du spectacle, et ceux qui me supportent plus ou moins "au quotidien" savent parfaitement ce que je pense.
Mais c'est tellement simple de fonder votre point de vue (erroné, donc) sur certains des miens que vous ne partagez pas...
Une seule certitude, je n'ai absolument aucun "maître"... Et certainement pas Philippe Meirieu.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"Une vie paire.

Christophe, je ne fais que constater : dans le Berry, il y a de la place pour des gens comme vous, qui expriment ce qu'ils expriment sous leur vrai nom, alors que cela me semble inimaginable dans l'IUFM que je connais. C'était un petit hommage au passage..."

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Mais alors, c'est vous qui nous relatez un "microclimat", peut-être ? ;-)
(Je ne mets évidemment absolument pas en doute ce que vous relatez).
Mais peut-être suis-je totalement inconscient de m'exprimer sous mon vrai nom, n'ayant absolument, contrairement à notre hôte, aucune renommée d'aucune sorte... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Le "petit journal de la semaine", c'est vraiment génial !

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Et voilà, moi je me reconnais bien volontiers des maîtres à foison ! Même si j'en suis souvent indigne ...

Écrit par : iPidiblue petit scarabée | 24 janvier 2010

Mais peut-être suis-je totalement inconscient de m'exprimer sous mon vrai nom, n'ayant absolument, contrairement à notre hôte, aucune renommée d'aucune sorte... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Comment c'est de l'honnêteté intellectuelle cela ? Vous venez de nous dire que vous faites des chroniques de radio, du théâtre, que vous enseignez en IUFM etc
Mais vous rajoutez un smiley pour nous perdre dans des conjectures.

Écrit par : iPidiblue petit scarabée | 24 janvier 2010

Une vie à gras.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

"Comment c'est de l'honnêteté intellectuelle cela ? Vous venez de nous dire que vous faites des chroniques de radio, du théâtre, que vous enseignez en IUFM etc
Mais vous rajoutez un smiley pour nous perdre dans des conjectures."

Ecrit par : iPidiblue petit scarabée | 24 janvier 2010

Quel rapport ?

Je n'ai aucun maître en matière d'obédience d'ordre "pédagogique", voulais-je dire, Ipidiblue.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Yann Barthès est un maître, dans son genre !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Une vie aux lentes.
Une vie d'ange.
Une vie, hein ? Un peu par là.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Une vie à gras. Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Dans l'EN, Perceval ??????????

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Une vie à gras. Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Dans l'EN, Perceval ??????????

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010


Il faut croire, compte-tenu du nombre de mal-hum-hum ...

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Christophe Sibille,

On ne peut pas vous coincer ! C'est impossible, vous ne faites jamais d'erreur parce que vous êtes constamment dans la démocratie d'opinion !

Au fond vous nous donneriez bien l'exemple de Laurent Ruquier comme d'un type franc du collier et un modèle pour la jeunesse !

Votre système a été dénoncé par Socrate et Platon il y a bien longtemps c'est celui des sophistes. Le débat pour le débat ... ad libitum !

Écrit par : iPidiblue démocratie d'opinion | 24 janvier 2010

"Christophe, je ne fais que constater : dans le Berry, il y a de la place pour des gens comme vous, qui expriment ce qu'ils expriment sous leur vrai nom" Perceval

Le Berry, c'est sorcier et compagnie

Vous et vos sbires, on vous a à l'œil !

http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/album/menmbres_du_flb_en_tenue_de_combat/page1/

D'ailleurs, un certain Georges Sand * nous explique, avec cette inimitable façon métaphorique qu'ont les gens du cru, les nouveaux sortilèges qu'on enseigne dans les IUFM de la-bas :

"les meneux de loups ne sont plus les capitaines de ces bandes de sorciers qui se changeaient en loups pour dévorer les enfants; ce sont des hommes savants et mystérieux, de vieux bûcherons ou de malins gardes-chasse, qui possèdent le secret pour charmer, soumettre, apprivoiser et conduire les loups véritables. Je connais plusieurs personnes qui ont rencontré, aux premières clartés de la lune, au carroi de la Croix-Blanche, le père Soupison, surnommé Démonnet, s'en allant tout seul, à grands pas, et suivi de plus de trente loups. Une nuit, dans la forêt de Châteauroux, deux hommes, qui me l'ont raconté, virent passer sous bois, une grande bande de loups. Ils en furent très effrayés et montèrent sur un arbre, d'où ils virent ces animaux s'arrêter à la porte de la hutte d'un bûcheron. Ils l'entourèrent en poussant des hurlements effroyables. Le bûcheron sortit, leur parla dans une langue inconnue, se promena au milieu d'eux, après quoi ils se dispersèrent sans lui faire aucun mal. Ceci est une histoire de paysan. Mais deux personnes riches, ayant reçu de l'éducation, gens de beaucoup de sens et d'habileté dans les affaires, vivant dans le voisinage d'une forêt où elles chassaient fort souvent, m'ont juré, sur l'honneur, avoir vu, étant ensemble, un vieux garde-forestier, de leur connaissance, s'arrêter à un carrefour écarté et faire des gestes bizarres. Ces deux personnes se cachèrent pour l'observer et virent treize loups, dont un énorme alla droit au charmeur et lui fit des caresses; celui-ci siffla les autres, comme on siffle des chiens, et s'enfonça avec eux dans l'épaisseur du bois. Les deux témoins de cette scène étrange n'osèrent l'y suivre et se retirèrent aussi surpris qu'effrayés. Ceci me fut raconté si sérieusement que je déclare n'avoir pas d'opinion sur le fait."

* un pseudo, genre Nicolas, sûrement...

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Une seule certitude, je n'ai absolument aucun "maître"... Et certainement pas Philippe Meirieu. Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Alors vous n'avez d'yeux que pour qui ?

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

"Une vie, hein ? Un peu par là." Perceval

Superbe !

mais une vie, telle, casse.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

* un pseudo, genre Nicolas, sûrement... Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010

Sûre. Ment.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Une seule certitude, je n'ai absolument aucun "maître"... Et certainement pas Philippe Meirieu. Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Alors vous n'avez d'yeux que pour qui ?

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Mais... Pour ma maîtresse !!! ;-)

Excellent, Dugong ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Monsieur Brighelli, après m'avoir diffamé avec une vulgarité débordante de haine et de mépris ce matin sur France Inter (je suis enseignant en primaire en résistance pédagogique désobéisseur et, ne vous en déplaise, JE TRAVAILLE pour mes élèves, très certainement bien davantage que vous ne le faites...), vous avez donc oublié la parution d'un livre qui vous aiderait sûrement à comprendre notre mouvement au lieu d'aboyer et de mordre pour rester conforme à vos postures idéologiques. Voilà l'ouvrage en question :
http://enconsciencejerefusedobeir.blog4ever.com/blog/index-376513.html
Enfin, je vous informe que les programme de 2008, marqués du sceau de l'obscurantisme, dont vous vous targuez d'être l'un des initiateurs, je me fais un plaisir de ne PAS les appliquer dans ma classe car je ne souhaite pas transformer cette dernière en "fabrique de crétins".
Passez un bon dimanche assis sur vos certitudes mais... dites vous bien qu'elles sont responsables de l'échec de nos élèves les plus faibles car, comme on pouvait le lire dernièrement dans un grand quotidien du soir, l'ascenseur social ne démarre pas au 25ème étage : ce que nous disons de nos classes et de nos jeunes élèves, en particulier ceux en difficulté, mérite d'être entendu et notre démarche de désobéissance vise aussi cela.

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

vie-rage, vie gît, prêt à vie. Ne donnez pas suite SVP, c'est mon côté TOC qui sé vie.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

P.P., ça veut dire Ploum Ploum tralala ?

Plus sérieusement, et toujours à propos du Berry, voyez comment cette région discrète et méconnue a toujours été très en avance :

http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/media/02/02/b2986e9490d9c36ccdbb7358e860a6d8.pps

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

... les programme de 2008, marqués du sceau de l'obscurantisme ...

N'est-ce pas un brin outrancier ?

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

... je me fais un plaisir de ne PAS les appliquer dans ma classe ...
Carton jaune, voire rouge, Coco : t'es fonctionnaire, tu dois fonctionner.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Le problème avec les gens comme PP qui se croient investis d'une Mission, c'est qu'ils en perdent l'entendement.

Comment ne pas voir la légion de branleurs qui les suivent à couvert ?

PS (si j'ose écrire…) à PP : la division en CP, vous connaissez ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

P.P. Ce que nous disons de nos élèves en difficulté mérite d'être entendu itou. C'est en ayant les mêmes exigences de contenu pour tous que nous pourrons le mieux aider en amont comme en aval ceux qui comprennent moins bien ou moins vite pour x raisons. Ce n'est pas en les mettant en activités de groupes diverses et variées où tout se dilue dans tout pour tenter de rattraper le coup par de l'aide individualisée qu'on les fera s'en sortir. La preuve par les chiffres.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Dernier point, PP : moi, je signe de mon nom…
Désobéisseur, mais pas téméraire ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

Dans le même ordre d'idées, j'ai passé mon samedi matin à entendre un formateur (encore !) pérorer trois heures sans aucun fil conducteur ni aucune idée de ce qu'il comptait transmettre.
En revanche, il s'est lâché sur les programmes et l'IG Nembrini qui en est l'auteur. Ca, c'est du professionalisme !

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

"Passez un bon dimanche assis sur vos certitudes mais... dites vous bien qu'elles sont responsables de l'échec de nos élèves les plus faibles car, comme on pouvait le lire dernièrement dans un grand quotidien du soir, l'ascenseur social ne démarre pas au 25ème étage : ce que nous disons de nos classes et de nos jeunes élèves, en particulier ceux en difficulté, mérite d'être entendu et notre démarche de désobéissance vise aussi cela."

Ecrit par: PP 24 janvier 2010
Trop "beau" pour être vrai, ce message de PP ?? ;-)
Au cas où ... ... ... ...
D'accord avec le fait que vous méritiez d'être entendu. Mais ce qu'a dit le maître de céans ce matin dans le poste revient exactement à affirmer que "l'ascenceur social ne démarre pas au 25è étage".
Personne ne doute que vous bossiez. Mais, à mon avis, traiter Jean-Paul Brighelli de fainéant ne va pas être très productif pour votre combat.... "C'est çui qui dit qui y'est", ça ne marche même pas dans les cours de récré.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Ni haine ni mépris, pauvre cloche…
Mon souci premier, ce sont justement les élèves les plus déshérités — mais pas forcément les plus faibles : parce qu'à vouloir s'occuper prioritairement des plus faibles, on néglige les autres — tous eux qui pourraient être des locomotives pour les plus faibles, comme vous dites.
D'ailleurs, je ne suis pas spécialiste du Primaire — rassembler une équipe de spécialistes pour qu'elle pense des programmes, ce n'est pas du tout la même chose, et c'est tout ce à quoi mes talents se sont bornés.
Quant à savoir comment enseigner à des gosses de cinq à dix ans, je ne peux que vous renvoyer — le passage où j'en parlais a été coupé à l'enregistrement, m'a-t-il semblé — à ce que l'on appelle le projet SLECC (http://www.slecc.fr/) : pendant que vous prenez la pose du désobéisseur, il y en a d'autres qui bossent — et qui ont des résultats, d'excellents résultats, voyez-vous, et sans forcément laisser beaucoup d'enfants derrière. Et sur des programmes encore plus exigeants que ceux du ministère, dont je ne suis pas satisfait à 100% — à quoi avez-vous échappé !
JPB
PS. Au passage, j'avais plaidé ici même il y a quelques mois pour que le ministère vous fiche la paix — beati ,pauperes spiritu. C'est là : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/07/17/desobeisseurs-galopins-et-turlupins.html
Alors, à qui on dit merci ? Sans moi, vous auriez été révoqué, hé, patate !
Je le regrette presque…

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

PS (si j'ose écrire…) à PP : la division en CP, vous connaissez ?

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010


Les désobéisseurs, combien de divisions ?

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

"... je me fais un plaisir de ne PAS les appliquer dans ma classe ...
Carton jaune, voire rouge, Coco : t'es fonctionnaire, tu dois fonctionner."

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Mouais... Ce raisonnement peut avoir ses limites, quand même.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

PS (si j'ose écrire…) à PP : la division en CP, vous connaissez ?

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010

Hé, Christophe, vous ne comptez tout de même pas nous servir du Papon et autres sur le sujet, quand même ?

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Je le regrette presque… Ecrit par : brighelli | 24 janvier 2010

Ne jamais regretter le bien que l'on fait. A autrui. Parce qu'au système, je conviens que ce n'est pas gagné.

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Mouais... Ce raisonnement peut avoir ses limites, quand même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Hé, Christophe, vous ne comptez tout de même pas nous servir du Papon et autres sur le sujet, quand même ?

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

N'importe quoi, moi ... Voilà ce qui arrive quand on sélectionne en oubliant de copier .

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Le problème avec les gens comme PP qui se croient investis d'une Mission, c'est qu'ils en perdent l'entendement.

Comment ne pas voir la légion de branleurs qui les suivent à couvert ?

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010

La légion des branleurs suivistes n'est-elle pas du côté des centaines de milliers d'enseignants qui s'apprêtent à appliquer servilement les nouvelles directives européennes en matière d'enseignement et d'éducation?

Car enfin, ne sommes-nous pas en train de mettre en place, maintenant que le Mammouth a été autopsié, une fabrique officielle du crétin d'une toute nouvelle génération entièrement consacrée à l'évaluation (on peut même pas dire l'enseignement) du "socle des compétences clés pour l'éducation et l'apprentissage tout au long de la vie".

Une fabrique plus que jamais mise au service de proximité des nouvelles exigences patronales, ces compétences constituant désormais la première ressource du nouveau marché du travail.

Écrit par : Buntov | 24 janvier 2010

Concernant l'émission récente sur France Culture d'Alain Finfielkraut consacrée à la réforme il n'y a rien d'étonnant quand à la position du représentant du SGEN ,ce syndicat est celui du pédagogisme forcené ,déjà stigmatisé par Jean Claude Milner dans son ouvrage fondateur :De l'école ,il y plus de vingt -cinq ans . Relisons ce qu'il écrivait :"nulle réforme ne saurait ici être proposée si elle ne vise pas la suppression de l'école" (p 11,édition originale ).Tout est dit. Et cela s'accomplit depuis lors ,étape par étape ,patiemment .
Mais quand au SNES ,syndicat majoritaire, qu'en est-il exactement de sa position ? Certes il s'oppose actuellement à la réforme Chatel comme il s'est opposé à la plupart des autres ;mais une fois celles-ci entrées dans les faits ,qu'en est-il de sa position ?On ne l'a jamais entendu vouloir revenir sur vingt-cinq de réforme !Il ne fait que les accompagner .L'an prochain il y aura à nouveau des élections professionnelles paritaires ;il serait bon ,enfin ,que les enseignants réfléchissent à leur vote .Quand le syndicat majoritaire ne parvient à rien changer alors il ne doit plus étre le syndicat majoritaire .Encore faut-il que le (ou les ) syndicat de l'anti-réforme ait une communication plus incisive et plus démonstrative pour emporter la partie .Je pense bien sur au SNALC.

Écrit par : defer | 24 janvier 2010

Yes we are, Buntov. La vraie désobéissance civile Thoreauiste, ce serait quoi, à votre avis ?

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Mouais... Ce raisonnement peut avoir ses limites, quand même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Hé, Christophe, vous ne comptez tout de même pas nous servir du Papon et autres sur le sujet, quand même ?

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Ce n'est pas moi qui parle de Papon. C'est vous. ;-)
PLus sérieusement, on a le droit de réfléchir en lisant un texte, sur les libertés qu'il nous laisse dans son application plus que dans la restriction qu'il nous impose.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Defer, cela vous ennuie-t'il de faire un petit effort concernant "l'espacement" ?
J'aime bien vous lire, mais ce n'est pas très facile ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"On ne l'a jamais entendu vouloir revenir sur vingt-cinq de réforme !"

Ecrit par : defer | 24 janvier 2010

vingt-cinq tonnes ? Vingt-cinq barils ? Vingt-cinq régiments ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"... je me fais un plaisir de ne PAS les appliquer dans ma classe ...
Carton jaune, voire rouge, Coco : t'es fonctionnaire, tu dois fonctionner."

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Mouais... Ce raisonnement peut avoir ses limites, quand même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Ce qui m'énerve, c'est que cet accès d'esprit de résistance émane de ceux qui agissaient en bons petits soldats d'un système totalitaire quand il s'agissait de promouvoir les programmes 2002 et ante auprès des dubitatifs. Qu'est-ce ce qu'ils auraient mis à celui qui en aurait dit le dixième !

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

D'une manière générale, je regrette que personne ne souligne l'écart conséquent entre valeurs intellectuelles et valeurs politiques !
Les unes ne sont pas les synonymes des autres !

La question qui se pose pour les enseignants, et il faut bien qu'ils optent, s'agit-il pour eux de transmettre des valeurs d'ordre, d'organisation, de méthodes qui permettront la réflexion ou tout au contraire des valeurs politiques qui visent à la conservation ou à la subversion de la structure politique ?

Écrit par : iPidiblue nous n'avons pas les mêmes valeurs ! | 24 janvier 2010

remédiation de fer : d'une manière générale pas d'espace avant la ponctuation, espace après. Ca aide beaucoup plus à la lecture que l'inverse. Essayez déjà cette recette-là ...
Si vous n'y parvenez pas, car quand une habitude est prise... laissez-en avant ET après. :-)

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Beaucoup d'emphase chez ces "désobéisseurs" qui s'autoréférencent chez Gandhi et al.

Ces illuminés militants sont sur une pente savonaroleuse.

Ils finiront sur leur propre bûcher des vanités.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Je vous quitte, n'étripez pas P.P.
Je vais encore me sacrifier en tirant les rois. Sans être jamais reine, ce dont mes convictions républicaines s'accommodent fort bien.
A+ et quand je reviens, Defer, je veux voir ce fameux espace après la ponctuation. C'est compris ?
On dit : "oui maîtresse."

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

remédiation de fer : d'une manière générale pas d'espace avant la ponctuation, espace après. Ca aide beaucoup plus à la lecture que l'inverse. Essayez déjà cette recette-là ...
Si vous n'y parvenez pas, car quand une habitude est prise... laissez-en avant ET après. :-)

Ecrit par : nicolas | 24 janvier 2010

Nicolas, avec votre directivité intempestive, vous entravez la construction de ses apprentissages par essais/erreurs. M'en va vous remédier, moi.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Ce qui m'énerve, c'est que cet accès d'esprit de résistance émane de ceux qui agissaient en bons petits soldats d'un système totalitaire quand il s'agissait de promouvoir les programmes 2002 et ante auprès des dubitatifs. Qu'est-ce ce qu'ils auraient mis à celui qui en aurait dit le dixième !
Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Tout à fait vrai. Quand c'était Rachel Boutonnet ou Brigitte Guigui (1) qui avaient des ennuis, on ne les entendait pas beaucoup,les futurs désobéisseurs ! Ils trouvaient que c'était très bien, qu'elles soient empalées sur la grille de leurs écoles !
JPB
(1) http://forums.france2.fr/france2/education/institutrice-boscher-sanctionnee-sujet_2639_1.htm

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

"quand je reviens, Defer, je veux voir ce fameux espace après la ponctuation. C'est compris ?
On dit : "oui maîtresse." Domina

Là je proteste : n'utilisez pas ce blog pour rabattre des clients !

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Parce que vous ne trouvez pas que des essais/erreurs, il en a fait plus que de raison, sans avancer ? Quand faut sévir, faut sévir et assumer. Bien sûr, si un empêcheur de transmettre vient menacer la maîtresse d'une remédiation pour son propre compte, adieu l'apprentissage !

Écrit par : nicolas | 24 janvier 2010

« les inepties habituelles du syndicaliste de service, qui niait la baisse du niveau et prétendait que la Loi Jospin n'avait jamais été appliquée! »
Cadichon | 23 janvier 2010

« La différence, c'est que nos idées ne sont pas appliquées du tout. »
Joe | 20 janvier 2010

Ecrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2010

Merci pour cette contribution au bêtisier. Marigot est battue à plate couture car elle n'est jamais allée jusqu'à prétendre que la loi Jospin était l'idéal-type d'un enseignement conforme à "nos idées", donc enfin rendu à la liberté.

Comme l'a si bien rappelé Nathalie Bulle hier, face à l'apparatchick, cette loi a inscrit dans le marbre un pédagogisme poussé au paroxysme de sa dérive égalitariste et, ce faisant, accéléré encore une débâcle scolaire déjà en vitessse de croisière.

Jospin libéral! You made my day!

Écrit par : Cadichon | 24 janvier 2010

Dans le 9-3 c'est la fabrique des cracks ! Quand je pense qu'un certain JPB insultait l'EN avec cette histoire de fabrique du crétin ... éleveur de champions plutôt !

93/Trafic de crack: mises en examen
AFP
24/01/2010
Six personnes, interpellées mardi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans une enquête sur un trafic de drogue, ont été mises en examen hier soir par un juge du tribunal de Bobigny et placées sous mandat de dépôt, a indiqué une source judiciaire.

Les six personnes, parmi lesquelles l'organisateur présumé du trafic, âgé de 26 ans, et des vendeurs présumés, âgés de 16 à 21 ans, avaient reconnu leur implication dans le trafic lors de leur garde à vue. L'organisateur présumé avait reconnu sa participation mais nié son rôle.

Vingt-deux personnes avaient été interpellées mardi soir dans le quartier de la gare, à Saint-Denis, dans le cadre de cette enquête. L'intervention de la police a eu lieu mardi à partir de 21h15 après plusieurs jours de surveillance du trafic, qui avait permis d'identifier le réseau. Quelque 120 policiers, de Saint-Denis, de Paris et du département, étaient intervenus pour les interpellations et le bouclage du quartier.

Écrit par : iPidiblue et la fabrique du crack | 24 janvier 2010

Pour tous ceux qui n'auraient pas pu ouvrir le lien où l'on parle de l'injuste oubli de méthodes scientifiques régionales

http://dl.free.fr/jm0BprPAj

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Bon, comme prévu, beaucoup de commentaires volent très haut. Ici, je m'y attendais.

M.Brighelli, vous avez bien dit sur France-Inter que les enseignants désobéiseurs ne bossent pas. C'est minable et c'est le niveau zéro de l'argumentation. Oui, c'est diffamant car ... bien entendu, vous n'en savez RIEN !

Merci à l'internaute ci-dessus qui explique que l'Aide Personnalisée (ces 2 heures par semaines ôtées à l'ensemble des élèves) ne sert qu'à se donner bonne conscience car en effet, c'est ainsi que fonctionne ce gouvernement : seule la com' compte.

Si on est incapable de remettre ses pratiques en question, jamais 2 heures d'Aide Personnalisée par semaine ne parviendront à sortir un élève de ses difficultés. C'est ce qui se fait en classe 6 heures par jour qui compte, pas cette mascarade politicienne destinée à faire gober la suppression de milliers de postes d'enseignants spécialisés.

Concernant les programmes, je précise que mes exigences vis à vis de mes élèves sont très hautes et bien plus que celle qui consiste à écrire niaisement "qui vole un oeuf vole un boeuf" au tableau pour se donner l'illusion à bon compte (quoi de plus facile !) de faire de l'éducation civique... (je précise que c'est à la lettre ce que nous demandent les nouveaux programmes. Si vous croyez sérieusement qu'agir ainsi crée du citoyen libre ... et règle la question du vol ... je ne peux plus rien pour vous !).

Je poursuis : oui les nouveaux programmes sont obscurantistes. Ils tournent le dos à la recherche et à ce qu'elle nous apprend sur les processus d'apprentissage chez l'enfant. Je sais bien que l'enfant vous importe peu mais ce sont bien des enfants que nous avons en classe... pas des adultes en modèle réduit, ce qui fait une différence énorme que vous ne voyez malheureusement pas.
Je sais bien aussi que vous êtes plus savant que tous nos chercheurs réunis et c'est bien ce que je disais : obscurantisme !

Autre précision, je désobéis en toute transparence, nominativement et ceci depuis 2008. Mon supérieur hiérarchique est au courant. Si votre blog n'est ouvert qu'aux commentaires signés, faites le savoir, si vous ne savez qu'aligner ceux qui signent avec pseudo ET qui vous dérangent, vous pouvez aussi le préciser.
Enfin, chacun occupant ses week-end comme il peut, si vous êtes un peu malin et si vous avez l'humeur policière au point de vouloir connaitre mon nom et mon prénom, sachez que vous disposez d'assez d'informations pour les retrouver, mais sachez surtout que je n'ai vraiment aucune leçon de courage à recevoir de votre part M. Brighelli.

Sachez en tout cas que "vos" programme ont semé le désarroi chez les enseignants les plus intègres et que pour cela, malgré la com' officielle triomphaliste, dans la réalité, ils ne seront pas appliqués : l'intérêt de nos élèves passe avant vos décorations officielles !
Nous sommes 3000 à désobéir en osant le dire haut et fort à notre hiérarchie mais nous sommes plusieurs dizaines de milliers à refuser de faire de la maltraitance à enfant via les programmes 2008. L'Histoire ne retiendra que l'inanité de ces sinistres programmes (même pas votre nom associé), ne vous faites pas de souci pour cela.

Un simple exemple sur l'esprit (l'idéologie à vrai dire) de ces programmes : sans le haut le coeur des enseignants, la première version de ces programmes aurait été appliquée, elle consistait à demander à des élèves de grande section de maternelle d'atteindre le niveau obtenu par des élèves de CP au mois de mars.

Je suis bien placé pour vous dire combien cela équivaut à mettre en échec des enfants de 4 à 5 ans dès la maternelle car pour la plupart d'entre eux, l'accès à de telles abstractions est tout simplement impossible.
L'ensemble de ces programmes est entaché par cette négations de l'enfance.
Le résultat : en jetant la pédagogie (revoyez l'étymologie de ce terme et son lien avec l'enfance) à la poubelle, on va aboutir à un catalogue de notions que les instituteurs pourront cocher pour se donner bonne conscience en fin de CM2 : pas de souci, tout aura été abordé avant la sixième... mais les élèves seront incapables de conjuguer correctement un verbe au présent ou de choisir l'opération adéquate pour résoudre un problème puisqu'ils auront été "occupés" des jours entiers à aligner des notions que M. Brighelli, étant incapable de les traiter au collège ou au lycée, trouve indispensable de "maîtriser" à la fin du CM2 (et en réalité, dès janvier puisque les évaluations nationales de CM2 les sanctionnent en janvier quand certaines ne seront abordées que de février à juin ! Que des élèves affolés se mettent à pleurer devant ce genre d'épreuve ne gêne personne ? C'est aussi cela que nous refusons en désobéissant.).
Tout le monde est content de cette imposture qui consiste à laisser entendre que toutes ces notions ont bien été..."vues", non ?
Pas les désobéisseurs, sachez le !
Ainsi, in fine, Monsieur Brighelli, vous contribuez à fabriquer chez les enfants de l'école élémentaire non seulement du crétin, mais aussi, du mal être, du dégoût de l'école voire de la haine du savoir, de l'exclusion qui, vous le savez bien, se transformera bien souvent en violence et en délinquance.
Mais cela vous importe peu puisque seule l'élite compte, celle qui parviendra à passer au travers des mailles des filets que vous tendez aux plus faibles.

J'arrête là car j'ai des corrections à terminer et des stratégies à mettre en place, entre autre pour mes élèves les plus faibles, élèves privés bientôt des enseignants spécialisés et des structures d'aide QUI -ne vous en déplaise- LES FONT PROGRESSER et auxquelles ils avaient droit avant que le gouvernement qui vous décore ne les supprime... mais assurément, d'un coup de baguette magique, vos nouveaux programmes parviendront bien à les mener jusqu'aux classes préparatoires en un clin d'oeil !
C'est un peu ce qu'on dit ironiquement et amèrement nos collègues du collège l'an dernier en observant "vos" programmes du primaire : "c'est très bien, on va pouvoir faire passer le brevet des collèges directement aux élèves de 6ème maintenant !" ).

P.S : que ceux qui ont des comptes à régler avec l'IUFM le fasse directement envers les personnes concernées. Je sais qu'à l'IUFM tout n'est pas rose (et je ne l'ai jamais prétendu) mais il se trouve que la majorité de ma formation dans cette maison a été de très haute qualité et je pèse mes mots car j'en ai la preuve tous les jours sur le terrain. Je ne pense pas que l'ancienne école normale valait mieux mais je suis certain que les formations en cours seront catastrophiques si elles font l'impasse sur la pédagogie (pas de pédagogie = pas d'enfants, c'est étymologique, si vous ne comprenez pas, allez enseigner à des perroquets !) et surtout, sur les stages de terrain ACCOMPAGNES de personnes compétentes. On en est loin. Plutôt que de proposer une formation des maîtres à la hauteur des enjeux, notre ministre préfère décorer Brighelli... ça rassure sa clientèle conservatrice, réactionnaire et élitiste et après tout, il n'y a plus que cela qui compte dans ce pays n'est-ce pas ?

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

Brighelli a écrit :
"PS. Au passage, j'avais plaidé ici même il y a quelques mois pour que le ministère vous fiche la paix — beati ,pauperes spiritu. C'est là : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/07/17/desobeisseurs-galopins-et-turlupins.html
Alors, à qui on dit merci ? Sans moi, vous auriez été révoqué, hé, patate !
Je le regrette presque…"

Les chevilles qui enflent confrère... à force de sévir dans les officines élyséennes, on se prend pour le tout-puissant !
Risible et presque décevant (presque car je m'y attendais... sans parler des insultes de cours de récré de début de message... pitoyable... mais à la hauteur de l'idée que je me faisais de vous hélas...).

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

"Que des élèves affolés se mettent à pleurer devant ce genre d'épreuve ne gêne personne ?" PP

C'est vrai, JPB ? Vous faites pleurer les enfants ?

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

En général il les mange après ... on l'appelle l'ogre corse !

Écrit par : iPidiblue et la fabrique du crack | 24 janvier 2010

"Je ne pense pas que l'ancienne école normale valait mieux"

"Ecrit par : P.P. | 24 janvier 2010

Bien sûr que si ! Quand on remplace petit à petit une formation sur trois ans, avec des vrais apports de polyvalence dans les disciplines non connues, comprenant plusieurs stages en pratique accompagnée et en responsabilité sur chacune de ces années, par une formation en un an comprenant un "stage filé" monté de bric et de broc, et surtout pour satisfaire les exigences du service et économiser des postes, c'est une régression considérable.
Et je pense aussi qu'il serait de bon ton de réduire un peu la part des "sciences de l'éducation" dans la formation, pour y inclure un peu plus de "discipline(s)".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"P.S : que ceux qui ont des comptes à régler avec l'IUFM le fasse directement envers les personnes concernées."

Ecrit par : P.P. | 24 janvier 2010

Ne leur dites pas ça, malheureux (se) ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Concernant l'émission récente sur France Culture d'Alain Finkielkraut consacrée à la réforme il n'y a rien d'étonnant quand à la position du représentant du SGEN , ce syndicat est celui du pédagogisme forcené , déjà stigmatisé par Jean Claude Milner dans son ouvrage fondateur : De l'école , il y a plus de vingt cinq ans. Relisons ce qu'il écrivait : " nulle réforme ne saurait ici être proposée si elle ne vise pas la suppression de l'école " (p 11 , édition originale). Tout est dit . Et cela s'accomplit depuis lors ,étape par étape , patiemment .
Mais quand au SNES , syndicat majoritaire , qu'en est-il exactement de sa position ? Certes il s'oppose actuellement à la réforme Chatel comme il s'est opposé à la plupart des autres ; mais une fois celles-ci entrées dans les faits , que dit-il ? On ne l'a jamais entendu vouloir revenir sur vingt-cinq ans de réforme ! Il ne fait que les accompagner . L'an prochain il y aura à nouveau des élections professionnelles paritaires ; il serait bon ,enfin , que les enseignants réfléchissent à leur vote . Quand le syndicat majoritaire ne parvient à rien changer alors il ne doit plus être le syndicat majoritaire . Encore faut-il que le (ou les ) syndicat de l'anti-réforme ait une communication plus incisive et plus démonstrative pour emporter la partie . Je pense bien sur au SNALC .

P.S L'ouvrage de Jean-Claude MILNER :De l'école est réédité chez Verdier -poche

Écrit par : defer | 24 janvier 2010

"Ainsi, in fine, Monsieur Brighelli, vous contribuez à fabriquer chez les enfants de l'école élémentaire non seulement du crétin, mais aussi, du mal être, du dégoût de l'école voire de la haine du savoir, de l'exclusion qui, vous le savez bien, se transformera bien souvent en violence et en délinquance."


Vous savez, Pépé, la question de la délinquance est toute relative ! Elle est relative aux lois d'une société d'abord.
Aux Etats-Unis plusieurs Etats dépénalisent l'usage du H aux fins d'usage thérapeutique ... et puis à Sparte on apprenait aux enfants à être voleurs pour montrer de l'audace !

Violence ? Laquelle ? Violence de l'Etat, violence des personnes ... bof ! est-ce que c'est à vous de vous soucier en tant qu'instituteur de l'âme des adultes ?

Vous n'êtes pas curé, juste instituteur. A vouloir faire le bien, on finit par le n'importe quoi.

Écrit par : iPidiblue et le voleur de renards | 24 janvier 2010

Sibille, vous avez raison — en ce qui concerne les écoles normales.

Je vais une fois de plus — mais ce sera la dernière — répondre à PP…
Les évaluations de CM2 au mois de janvier, j'ai dit ici-même ce que j'en pensais. Qu'il y ait au ministère des bureaucrates infiltrés depuis les années Lang qui fassent de leur mieux pour saboter le travail, comme il y en a d'autres pour suggérer à Robien de ne pas sanctionner cette vieille crapule de Frackowiak, je suis bien obligé de le constater. Le samedi chômé, j'ai dit aussi (ici et directement à Darcos) ce que j'en pensais).
Quant à l'idée de ne pas vouloir faire au collège ce qui n'aurait pas été fait avant… Mais pourquoi diable ne pas le faire avant ? Pourquoi ne pas consacrer le collège à affiner ses vraies compétences ? Parce qu'il faudrait renoncer au collège unique ? Ça ne me gêne pas. Vous dites que je ne connais pas grand chose à l'enseignement en Primaire… Je l'ai dit moi-même. Mais je connais à fond ce qu'il en est au lycée et post-bac : et si vous voyiez de vos yeux l'état dans lequel sont les étudiants,y compris ceux qui sont supposés être bons, vous iriez vous empaler vous-même, trou du cul que vous êtes, pour avoir laissé se dégrader à ce point l'enseignement des fondamentaux.
Fin message.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

Il y aurait trop à dire pour répondre à PP, et son message, quoique bien écrit, parle de lui-même. Or, j'ai encore beaucoup de travail à ne pas faire pour ne pas m'occuper de mes non-élèves pas en difficulté.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Comment on dit, déjà ?
Ah oui : j'ai des stratégies à mettre en place.
Je ne m'y ferai jamais ... Ils avaient raison, ses potes évaluateurs super-bosseurs, ultra-compétents et hyper-empathiques.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Oui aujourd'hui il n'y a plus que des hautes autorités, des hautes instances, de hauts commissariats, de hauts conseils et une encore plus haute estime de soi-même dans les rangs des désobéisseurs-réformateurs-éducateurs !

Le petit chose doit se sentir bien seul ...

Écrit par : iPidiblue haute conscience | 24 janvier 2010

"si vous voyiez de vos yeux l'état dans lequel sont les étudiants,y compris ceux qui sont supposés être bons, vous iriez vous empaler vous-même, trou du cul que vous êtes, pour avoir laissé se dégrader à ce point l'enseignement des fondamentaux."
Ah, Brighelli, vous êtes le Cyrano de l'Instruction publique! Je vous embrasse.

Écrit par : Cunégonde | 24 janvier 2010

"... Sachez en tout cas que "vos" programmes ont semé le désarroi chez les enseignants les plus intègres ...".
Zéro plainte de la part de mes collègues, bien au contraire. Il est vrai que nous ne sommes qu'un ramassis de réactionnaires élitistes qui ne s'épuisent en ZEP très ZEP que pour s'assurer de l'échec des élèves défavorisés qui nous sont indûment confiés.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

J'ai bien compris M.Brighelli : vous méconnaissez l'école primaire (vous le dites vous même) ... mais vous vous targuez sur France Inter d'avoir contribué à la rédaction des programmes 2008 pour l'école primaire. CQFD !
Par ailleurs, je n'imaginais pas moins ici que de rencontrer des adultes chez lesquels les larmes en classe d'enfants de 4 à 10 ans ne font ni chaud ni froid : vous méprisez l'enfance et c'est bien ce qui nous oppose.
M. Brighelli, si vos étudiants sont si nuls, ne vous êtes vous jamais posé la question de l'efficacité de VOTRE enseignement ?
Si je suis désobéisseur, c'est bien parce que je sais que les réformes en cours (dont "vos" nouveaux programmes) sont une usine à fabriquer des élèves en difficulté, de la maternelle au master !
Vous comprenez ma légitimité à ne pas les appliquer ? Car à la différence de votre personne, il se trouve que je connais l'école primaire et je sais ce qui fonctionne avec efficacité et ce qui n'est que de l'enfumage destiné à brosser dans le sens du poil un électorat de néo-conservateurs en sacrifiant nos enfants à cette si noble cause !
Quant à la brutalité de vos propos (je suis donc une "cloche" assortie d'un "trou du cul"), c'est je le répète pitoyable, ce serait amusant si vous aviez la trempe d'un réel pamphlétaire et non celle d'un cireur de pompe de la rue de Grenelle au service da la révolution néo-conservatrice et ultra-libérale.

Quant à Perceval, j'attends de vraies arguments de sa part !

A demain peut-être !

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

Je suis intimement épuisé par tous ces sauveurs de l'humanité !

Le jour où ce brave Pépé verra un de ses élèves vingt ans après être passé entre ses mains devenir un assassin - ce qui arrivera fatalement - que fera-t-il ? Il se suicidera ?

Écrit par : iPidiblue et le voleur de conscience | 24 janvier 2010

"Que des élèves affolés se mettent à pleurer devant ce genre d'épreuve ne gêne personne ? C'est aussi cela que nous refusons en désobéissant."

Jeudi, petite dicussion avec mes élèves de l'an dernier :
- Ca se passe bien, les évaluations, pas trop dures ?
- Meuh non, c'est trop facile !

Bon : j'ai un gros doute quant aux résultats, mais en tout cas, ils affichaient tous leur banane coutumière. Pas un au bord des larmes.
Ce type déconne plein gaz.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

"ce sont bien des enfants que nous avons en classe... pas des adultes en modèle réduit"

Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010


Des enfants-roi dont on sacralise la parole au détriment de celle du maitre, quitte à en faire de futurs tyrans...

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 janvier 2010

Il vous répondra certainement : "C'est Mozart qu'on assassine !"

Écrit par : iPidiblue voici venir le temps des assassins ! | 24 janvier 2010

"Quant à Perceval, j'attends de vraies arguments de sa part !" Pépé le gogo

Avec les confusionnistes du genre qu'on rencontre sur ce blog, il ne faut pas s'étonner si les plus faibles se trompent.

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Pépé adore les mélos !

Écrit par : iPidiblue le moko | 24 janvier 2010

« mes exigences [...] sont très hautes » :

« dites vous bien »
« 2 heures par semaines »
« car en effet »
« faites le savoir »
« ses week-end »
« le haut le coeur »
« cette négations »
« sachez le »
« entre autre »
« C'est un peu ce qu'on dit [...] nos collègues »
« que ceux qui ont des comptes à régler [...] le fasse »

« ma formation [...] a été de très haute qualité »
P.P | 24 janvier 2010

Effectivement.

Écrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2010

Les pépés anonymes sont-ils tou(te)s des trous du cul ?

La réponse est peut-être là :

http://www.youtube.com/watch?v=nRYpQghpaow&feature=player_embedded

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

"... faire de la maltraitance à enfant via les programmes 2008 ... "

Vous racontez n'importe quoi.
Ca vous va, comme argument ?

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Tailleboudin, est-ce que Socrate et Jésus écrivaient ? Pépé est en train de sauver le Monde de l'éducation vous ne voulez pas qu'en plus il sauve l'orthographe du français ?

Écrit par : iPidiblue, la France ton orthographe fout le camp ! | 24 janvier 2010

" Ce serait amusant si vous aviez la trempe d'un réel pamphlétaire." (PP)

J'avais cru observer que c'était le cas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 janvier 2010

Ah Dugong, "Coup de torchon", quel chef d'œuvre…
Mais avez-vous lu "1275 âmes" (en anglais : "Pop. 1280" — la traduction en a tué 5), le roman très noir de Jim Thomson dont le film est tiré ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

"écrire niaisement "qui vole un oeuf vole un boeuf" au tableau pour se donner l'illusion à bon compte (quoi de plus facile !) de faire de l'éducation civique... (je précise que c'est à la lettre ce que nous demandent les nouveaux programmes."

Vous évoquez sans doute les programmes d'instruction civique, M. l'éducateur ?

Extrait des programmes 2008 :

INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE

L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Elle le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa vie d’écolier et, par là-même, de prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui.
En relation avec l’étude de l’histoire et de la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union européenne, notamment la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :
1. L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les gestes de premier secours, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
2. L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui peut être expliquée, à partir d’adages juridiques (“nul n’est censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.).
3. Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale (protection sociale, responsabilité entre les générations).
4. Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en relation avec le programme de géographie) et les étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’Académie française).
5. L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des cultures et le sens du projet politique de la construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de géographie).

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Excusez-moi, mais je ne vois pas ce que vous voulez dire. De plus, je n'ai pas écouté l'émission, et suis assez loin de figurer dans la cour (d'admirateurs) de "Finkie".
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Ce coup de patte dédaigneux envers ceux qui écoutent cette excellente émission est indigne de vous. Par sectarisme, vous refusez de vous instruire dans un débat auquel vous êtes pourtant partie prenante.

C'est comme votre collègue qui me dit maso d’écouter Jospin chez Ruquier. La meilleure façon de combattre son ennemi c'est de savoir ce qu'il pense, disait déjà Sun Zu, le même qui avait appris (de ses ancêtres) que le poisson pourrissait par la tête. (il n'avait pas attendu Lénine…)

Finkielkraut est un des plus ardents et courageux défenseurs d'un enseignement de qualité. Il n'est pas un pompier pyromane, un de ces combattants de la dernière heure, comme Todorov, Sallenave et autres intelllos de gauche, qui sont restés si longtemps muselés par cette connivence, leur allégeance au corpus d'idées qui a précipité la débâcle, et Nathalie Bulle a également rappelé hier d’où elles venaient et seul l'aveuglement idéologique conduit à réfuter cette filiation.

Cette idéologie de référence, qui a détruit l’école des savoirs et dont l'égalitarisme est une des voix les plus tonitruantes, ne peut pas être le libéralisme, non pas seulement parce que l'égalitarisme lui est étranger, par sa dimension liberticide, mais beaucoup plus simplement parce que, contrairement à ce dernier, il n'est pas une idéologie.

Pour que le débat sur les souces intellectuelles de la débâcle scolaire ait un sens, il faut deux choses, que l'on s'accorde au préalable sur la définition du terme idéologie, dont la polysémie conduit au dialogue de sourds, et que l'on ait pris connaissance des principes qui sous-tendent les deux mouvements d'idées, sans quoi la comparaison est sans objet.

Je me contenterai de rappeler que les tenants de l'utopie socialiste, élevés eux-mêmes dans le culte de l'idéologie, s'imaginent que le libéralisme en est une. Ils y sont cependant obligés, sans cela ils seraient privés d'outils conceptuels pour le diaboliser et le condamner. C'est pourquoi ils amènent les libéraux sur ce terrain, et l’erreur de ces derniers, moi la première, et de s'y laisser entraîner.


Les socialistes antilibéraux ne peuvent pas agir autrement, ils sont programmés pour cela et je soumets à votre jugement l'argumentaire d'un philosophe libéral qui s'est toujours dit de gauche. Les deux ne sont incompatibles que pour ceux qui l'ont voué aux gémonies pour trahison.


''"[Les socialistes] débusquent partout cette systématisation abstraite et moralisatrice qui les habite et les soutient. Ils croient que toutes les doctrines qui les critiquent copient la leur en se bornant à l'inverser et qu'elles promettent, comme la leur, la perfection absolue, mais simplement par des voies différentes. Si, par exemple, un libéral dit à un socialiste: "À l'usage, le marché semble être un moins mauvais moyen d'allocation des ressources que la répartition autoritaire et planifiée", le socialiste aussitôt répond: "Le marché ne résout pas tous les problèmes". Certes. Qui a jamais soutenu pareille ineptie? Mais comme le socialisme, lui, a été conçu dans l'illusion de résoudre TOUS les problèmes, ses partisans prêtent à leurs contradicteurs la même prétention. Or, le monde n'est pas mégalomane, heureusement. Le libéralisme n'a jamais eu l'ambition de bâtir une société parfaite. Il se contente de comparer les diverses sociétés qui existent et ont existé et de retenir les leçons à tirer de l'étude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionné le mieux, ou le moins mal. Pourtant, de nombreux libéraux, hypnotisés par l'impérialisme moral des socialistes, acceptent la discussion sur le même terrain qu'eux. "Je crois à la loi du marché, mais elle ne suffit pas", déclare l'économiste américain Jeremy Rifkin. ( Le Monde, 20 avril 1999). "Le marché libre ne peut tout résoudre", renchérit le spéculateur George Soros ( Jeune Afrique, 1er juin 1999, Repris de la New York Review of Books). Ces piètres truismes émanent d'un système de pensée figé, selon lequel le libéralisme serait une théorie opposée au socialisme par ses thèses, mais identique par ses mécanismes.
Or il n'est ni l'un ni l'autre. LE LIBERALISME N'A JAMAIS ETE UNE IDÉOLOGIE, j'entends n'est pas une théorie se fondant sur des concepts antérieurs à toute expérience, ni un dogme invariable et indépendant du cours des choses ou du résultat de l'action. Ce n'est qu'un ensemble d'observations, portant sur des faits qui se sont DÉJÀ produits. Les idées générales qui en découlent constituent non pas une doctrine globale et définitive, aspirant à devenir le moule de la totalité du réel, mais une série d'hypothèses interprétatives concernant des évènements qui se sont effectivement déroulés. Adam Smith, en entreprenant d'écrire LA RICHESSE DES NATIONS, constate que certains pays sont plus riches que d'autres. Il s'efforce de repérer, dans leur économie, les traits et les méthodes qui peuvent expliquer cet enrichissement supérieur, pour tenter d'en extraire des indications recommandables. Il procède ainsi comme Kant qui, dans LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE, dit à ses confrères philosophes: depuis plus de deux mille ans, nous tentons d'établir des théories du réel valables pour l'éternité. Elles sont régulièrement rejetées dès la génération suivante faute de démonstration irréfutable. Or, depuis un siècle et demi, nous avons sous les yeux une discipline, qui est enfin parvenue avec certitude à établir QUELQUES lois de la nature, c'est la physique. Au lieu de nous obstiner dans notre stérile dogmatisme métaphysique, observons donc plutôt comment s'y sont pris les physiciens pour réussir et inspirons-nous de leurs méthodes pour tâcher d'égaler leur succès.
Il faut donc refuser l'affrontement entre socialisme et libéralisme comme étant l'affrontement de deux idéologies. Qu'est ce qu'une idéologie? c'est une construction a priori, élaborée en amont et au mépris des faits et des droits, c'est le contraire à la fois de la science et de la philosophie, de la religion et de la morale. L'idéologie n'est ni la science pour laquelle elle a voulu se faire passer; ni la morale, dont elle a cru détenir les clés et pouvoir s'arroger le monopole, tout en s'acharnant à en détruire la source et la condition: le libre arbitre individuel; ni la religion, à laquelle on l'a souvent à tort comparée. La religion tire sa signification de la foi en une transcendance, et l'idéologie prétend rendre parfait ce monde-ci. La science accepte, je dirais même provoque, les décisions de l'expérience, l'idéologie les a toujours refusées. La morale repose sur le respect de la personne humaine et l'idéologie n'a jamais régné que pour la briser. cette funeste invention de la face noire de notre esprit, qui a tant coûté à l’humanité, engendre en outre, chez ses adeptes, ce curieux travers qui consiste à prêter à autrui leur propre forme d’organisation mentale. L’idéologie est intrinsèquement fausse, de par ses causes, ses motivations et ses fins, qui sont de réaliser une adaptation fictive du sujet humain `a lui-même, à ce « lui-même » du moins, qui a décidé de ne plus accepter la réalité, ni comme source d’information ni comme juge du bien-fondé de l’action.
C’est donc un non-sens, quand une idéologie est morte, de se dire qu’il faut de toute urgence la remplacer par une autre. Remplacer une aberration par une aberration, c’est de nouveau céder au mirage. Peu importe alors quel mirage se substitue au précédent, car ce n’est pas le contenu de l’illusion qui compte, c’est l’illusion elle-même. »
La Grande parade, pp 62-65.

Écrit par : Cadichon | 24 janvier 2010

PP, j'applique depuis trois ans les programmes d'écriture-lecture GS prévus par la première mouture de ceux de 2008.
Comme je suis en rural, dans une classe à trois niveaux, je n'ai qu'une vingtaine d'élèves "tout venant" à l'actif de mon expérimentation, mais j'ai un ami qui l'a expérimenté sur tout son secteur d'intervention (il est instituteur spécialisé) avec le même succès.
Pour le moment, j'en suis à 100 % de réussites. Dès que j'ai un gamin démoli par ces exigences impossibles, promis, je vous fais signe via ce blog.

Sinon, entièrement d'accord avec vous sur la stupidité de la période de l'année choisie pour la passation des évaluations nationales CM2 !
Je n'ai pas observé assez attentivement leur contenu pour être à même de vous suivre ou de réfuter ce que vous en dites.
Selon moi, elles pourraient facilement être bien moins lourdes à faire passer si l'on se contentait d'une lecture suivie de quatre questions, d'une dictée notée "normalement", de quatre opérations et de deux problèmes portant sur les acquis nécessaires à une bonne intégration en 6° et qu'on les faisait passer vers la fin mai.

D'accord aussi sur l'Aide Personnalisée qui a volé deux heures de classe à tous les élèves. J'irais même plus loin que vous puisque je serais ravie que l'on revienne aux 27 heures de classe et que l'on nous supprime pour cela faire tout le fatras d'activités annexes chronophages et sans intérêt (rédaction du projet d'école, conseils des maîtres, conseils de cycles et conseils d'école).
Quant aux animations pédagogiques, elles furent longtemps prises sur le temps scolaire et je ne crois pas que cela portait préjudice aux élèves d'avoir deux jours de classe vacants par année scolaire.

Je trouve en revanche regrettable que vous n'ayez pas profité de l'occasion pour souligner le caractère alarmant des suppressions de postes, tant au niveau de l'éducation spécialisée que des remplacements (et même maintenant des suppressions de classes au sein des écoles dès que le nombre d'élèves baisse un tout petit peu) et des bruits qui courent au sujet de la suppression des classes de Petite et Moyenne Sections des écoles maternelles à partir de septembre 2012.

Écrit par : catmano | 24 janvier 2010

"1275 âmes" : je n'ai pas encore lu le livre. J'y penserai !

Dans le film, je me souviens notamment de la terrible justification que Lucien Cordier-Noiret confie au vieux Fetnat (?) avant de l'abattre :

"Tu vois, tu as trop léché le cul des blancs"

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

Le roman (en Folio Noir) se passe dans le sud des USA. Tout aussi impitoyable. Très belle préface de Marcel Duhamel, le fondateur de la Série Noire — et le traducteur du roman. L'homme qui embaucha Boris Vian pour traduire Raymond Chandler. Et qui participait déjà aux activités de la Centrale surréaliste de la rue du Château d'eau, dans les années 20 — il intervient dans les deux n° de la Révolution surréaliste où ces petits jeunes gens turbulents discutent de sexualité…
JPB, qui écrivit il y a longtemps un livre sur le surréalisme…

Écrit par : brighelli | 24 janvier 2010

Je savais où je mettais les pieds en venant ici... mais à ce point !
vous haïssez donc l'enfance, c'est clair et net.
Je suis désolé mais je ne la sacralise pas du tout. Un enfant a malgré tout le droit de vivre son enfance, ça me semble pourtant élémentaire !
D'où tenez vous que je sacralise la parole de mes élèves ? Qu'est-ce qui vous permet de l'affirmer ?
Cela n'a JAMAIS été le cas.

Pour en faire des tyrans en plus ? Quelle blague à deux balles!
Venez dans ma classe vous verrez qu'il n'y a aucun tyran en herbe et quand c'est le cas, je sais agir en conséquence et c'est plutôt efficace.
A l'école en tout cas, pas de mini tyrans. A la maison, je sais que oui pour trois ou quatre élèves, mais l'école n'y est pour rien, rassurez vous (j'ai dans ma classe 3 élèves qui ont des troubles de la personnalité).

Je suis atterré de constater qu'un type qui se présente comme un professionnel puisse considérer que deux ou trois mots de quelques élèves au sujet des évaluations CM2 puissent être endossés par toute la classe et pour toutes les classes de France et d'Outremer !

En effet, les évaluations CM2, fastoche pour... les bons élèves uniquement ! Les autres n'ont qu'à ruminer leur rancoeur comme ils peuvent et attendre février à juin pour que leur enseignant ait balayé tout le programme...

Brighelli, j'ai mal compris ou vous insinuez que la décision de faire passer les évaluations CM2 en janvier (pour tout le programme) est due à un sabotage interne au ministère ? Vous ne trouvez pas cela un peu... disons... parano ? Comme cela, depuis deux ans, un dangereux terroriste adepte de Jack Lang sévit Rue de Grenelle et impose à la France entière un calendrier que le ministre est obligé d'accepter ? C'est une farce ? C'est un peu gros...

Quant à mes erreurs orthographiques, bonne idée de les mettre en valeur, ça me permet de constater que quand on me traite de "cloche" ou de "trou du cul", je refuse de passer du temps pour relire ce que j'écris. C'est ainsi ! Je ne suis pas étonné de trouver ici que lorsqu'on est sec en matière d'arguments, on attaque sur la forme. C'est (un peu) petit... et ça a quand même tendance à m'amuser car je n'ai pas de problème d'orthographe, je me sens bien de ce côté là !

Pour info, dans mon école, nous sommes 5 et AUCUN n'applique ni n'appliquera les programmes "Brighelli" tant qu'ils ne seront pas au moins aussi intelligents que ceux de 2002 (qui soit dit au passage n'ont jamais été évalués de façon indépendante ni même officielle il me semble...) et tant qu'ils n'auront pas été conçus par des personnes compétentes ayant un minimum de connaissances sur l'enfance et sur l'école primaire.

Bonne fin de dimanche à tous, vous m'avez à la fois fait rire et angoisser quant au gouffre d'incompréhension qui nous sépare et nous séparera toujours si vous vous obstinez avec une agressivité béate de croire que l'on enseigne à des perroquets et non pas, tout simplement ... à des enfants ! En deux mots, vous êtes très clairement des négationnistes de l'enfance et ça m'amuse d'en avoir eu la preuve ce soir.

P.S : notre école n'est pas en ZEP mais dans un quartier défavorisé et malgré nos méthodes de désobéisseurs, voilà 2 ans que les élèves arrivés en 6ème ont des résultats plutôt au-dessus de la moyenne. On doit être vraiment des "cloches" et des "trous du culs" comme le propose M. Brighelli !

Pour Perceval, je sais bien que les larmes des enfants vous amusent mais... j'attends encore vos arguments ;-)

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

Je pense même que quelqu'un de conscencieux et soucieux des contenus est particulièrement exposé à la chasse à l'homme de l'évaluation, car en se posant des tas de questions, en étant conscient du n'importe quoi de la formation et de l'évaluation, il est plus enclin à faire provisoirement fausse route, bien plus que le petit malin qui a vite compris l'indigence des critères auxquels il fallait satisfaire et sait faire illusion.

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

C'est très juste. En outre je pense qu'une personne consciencieuse a plus de chances de progresser dans la gestion de sa classe qu'un fumiste qui a su se couler dans le moule et sera ensuite indéboulonnable. Et en tout cas je n'ai pas eu l'impression, comme en CE1, que mon fils régressait. Je devais être plus vigilante (vérifier s'il y avait des leçons par exemple, elle ne pensait pas à demander systématiquement leur apprentissage via le cahier de texte). Mais globalement il a progressé et appris, il n'y avait pas de fautes d'orthographe, pas cette impression d'avoir à lutter sans cesse contre bêtise et vulgarité.

Si j'étais à la place des décideurs, je préfèrerais garder quelqu' un de plus instruit même si la personne a du mal à s'imposer, et je considère que l'institution devrait l'aider dans ce sens (en la soutenant et en virant les perturbateurs).

Apparemment on préfère garder des gens incultes, qui ne tiennent d'ailleurs pas toujours bien les élèves. Et je me demande d'ailleurs si les pires ne sont pas les incultes qui ont de l'autorité. Ils gâchent les élèves, souvent les parents sont aveugles et ne voient rien. Ils sont contents d'eux et répandent une sorte de nouvel obscurantisme.

Cet événement m'aura ôté mes dernières illusions sur l'EN.

Un petit point qui me chiffonne : quand j'étais prof, je sais que si je n'avais pas été validée à l'issue de mon année de stage, j'aurais eu droit à une deuxième chance. Est-ce pareil chez les PE? Parce que dans ce cas je ne comprends pas qu'elle ne soit pas restée. Ou alors on l'aurait changée de poste? Merci de m'éclairer.

J'ajoute que même si je ne suis pas d'accord avec vous Sibille (et par contre ne dites pas que nous sommes d'accord, ce serait faux!), je vous remercie de me donner des précisions sur ces histoires de validation, d'autant que vous m'insupportez beaucoup moins depuis que je vous sais ami de Font, dont je demeure une fan inconditionnelle malgré tout.

Écrit par : Flo | 24 janvier 2010

Excusez-moi, mais je ne vois pas ce que vous voulez dire. De plus, je n'ai pas écouté l'émission, et suis assez loin de figurer dans la cour (d'admirateurs) de "Finkie".
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

"Ce coup de patte dédaigneux envers ceux qui écoutent cette excellente émission est indigne de vous. Par sectarisme, vous refusez de vous instruire dans un débat auquel vous êtes pourtant partie prenante.

Ecrit par : Cadichon | 24 janvier 2010

Aucun dédain là-dedans ! Je n'empêche personne de l'écouter, mais je ne suis pas obligé de l'écouter. Et je ne refuse pas de participer à ce débat, il me semble qu'on l'a quand même bien traité ici, depuis le temps.
Par ailleurs, je trouve le fait que ce soit vous qui me taxiez de "dédaigneux" et de "sectaire" particulièrement savoureux... Comment appelle t'on ça, en psy, déjà ? De la projection, c'est bien ça ?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Eh ben voilà ! les mots sont lâchés, nous sommes des négationnistes, des complices de la shoah des enfants. Quand je vous disais que c'est Mozart qu'on assassine, j'étais encore en-dessous de la vérité !
On se croirait dans un bon vieux film de Cayatte : plaidoyer contre la peine de mort pour les petits enfants rentrant en maternelle qui ont poussé leur camarade dans l'escalier !

Écrit par : iPidiblue et la peine de mort pour les enfants de cinq ans | 24 janvier 2010

Où est donc passé le bon sens? Mais bordel, chaque instit ou prof a encore suffisamment de latitude pour adopter telle ou telle méthode, en fonction de ses élèves et de sa façon d'enseigner.
Il suffit d'accepter d'accepter de ne pas grimper les échelons trop vite...

C'est ce que je retiendrai des posts ci-dessus: peu importe la manière, la méthode, l'important est qu'en fin d'année nos élèves maîtrisent ce qui était prévu.
Il appartient à chaque professionnel de l'éducation de faire au mieux avec les outils qu'il juge bon d'employer.
Il n'est pas besoin, pour ce faire, de se déclarer publiquement et de faire un "coming-out" qui, finalement, ne peut que desservir son auteur. N'oublions pas que nous bossons dans un système hypocrite ( l'inspection en fin de carrière est une pitrerie) et adoptons en conséquence le manteau gris qui dissimule et permet de passer au travers des lignes ennemies...

Écrit par : sisyphe | 24 janvier 2010

Un petit point qui me chiffonne : quand j'étais prof, je sais que si je n'avais pas été validée à l'issue de mon année de stage, j'aurais eu droit à une deuxième chance. Est-ce pareil chez les PE? Parce que dans ce cas je ne comprends pas qu'elle ne soit pas restée. Ou alors on l'aurait changée de poste? Merci de m'éclairer.

Ecrit par : Flo | 24 janvier 2010

On peut vous accorder une deuxième chance. C'est souvent le cas, mais ce n'est pas automatique.
Vous êtes alors "prolongé", et c'était déjà, si j'ai bien compris, le cas de la maîtresse de votre fils.
La prolongation accordée ne dure pas forcément toute l'année. Elle peut consister à retourner à l'IUFM, ou, plus couramment, à se voir confier une classe et recevoir les visites fréquentes des évaluateurs.
Dans ce cas, je crois, c'est un inspecteur qui procède à l'évaluation finale (dans le cas courant, ce sont les membres du collège d'évaluateurs qu'il préside : un prof d'IUFM, un maître-formateur et un conseiller pédagogique).

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

C'est vous qui décidez qu'on n'est d'accord sur rien, Flo. En fait, vous seriez surprise.
Et je réponds du même coup à P.P.: il est une chose impossible, c'est de prouver ici qu'on fait un travail digne et efficace dans sa classe; quoi que vous direz, on le jugera uniquement à l'aune de certaines positions que vous aurez pu défendre; "idéologiquement", en quelque sorte.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Je constate que P.P a complètement zappé les informations de Catmano sur la pratique de l'écriture-lecture en GS. Peut-être la considère-t-il, elle aussi, commme une "négationniste de l'enfance" ?
La formule est superbe, et ce qu'elle révèle est vertigineux. Comme si l'enfance était un en-soi dans lequel il faut entretenir le plus possible le petit d'homme, sans chercher à en faire un "élève", c'est-à-dire à l'élever.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 janvier 2010

"On peut vous accorder une deuxième chance. C'est souvent le cas, mais ce n'est pas automatique.
Vous êtes alors "prolongé", et c'était déjà, si j'ai bien compris, le cas de la maîtresse de votre fils.
La prolongation accordée ne dure pas forcément toute l'année. Elle peut consister à retourner à l'IUFM, ou, plus couramment, à se voir confier une classe et recevoir les visites fréquentes des évaluateurs.
Dans ce cas, je crois, c'est un inspecteur qui procède à l'évaluation finale (dans le cas courant, ce sont les membres du collège d'évaluateurs qu'il préside : un prof d'IUFM, un maître-formateur et un conseiller pédagogique)."

Ecrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Oui. Mais c'est l'employeur, (donc l'IEN), qui décide en dernier ressort.
Je dois dire que je n'ai vu aucun exemple de stagiaire tenant sa classe et connaissant ses contenus viré de l'éducation nationale. Ceci-dit, j'en ai vu renvoyer très peu; (trop peu ???). Et fallait qu'ils soient vraiment à la fois incompétents et je-m'en-foutistes.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

« "1275 âmes" (en anglais : "Pop. 1280" — la traduction en a tué 5) »
brighelli | 24 janvier 2010

Mais Jean-Bernard Pouy les a retrouvées dans _1280 âmes_.
(A propos de Marcel Duhamel : _Raconte pas ta vie_ est un bouquin passionnant.)

Écrit par : Tailleboudin | 24 janvier 2010

ous haïssez donc l'enfance, c'est clair et net.
Je suis désolé mais je ne la sacralise pas du tout. Un enfant a malgré tout le droit de vivre son enfance, ça me semble pourtant élémentaire !

Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010

Etant totalement extérieur à l'éducation nationale, je vais essayer de jouer les médiateurs.

D'une part sur la forme, P.P., vous avez un comportement très agressif qui ne nous engage pas à chercher à raisonner avec vous. Vous qui vous targuez de connaitre un peu de psychologie, vous n'aurez aucun mal à comprendre le concept de "passage en cerveau reptilien" en cas d'agression. Bref, vous récoltez ce que vous avez semé. Cette posture que vous prenez, "j'aime les enfants, vous les détestez, vous les faites souffrir volontairement, sadiques !" sous-entendu "je fais partie des gentils et vous des méchants" est une posture classique de la gauche voire de l'extrême gauche (mais je m'emballe, je dois rester impartial). Bref, cette posture, de par son exagération (voire son absence de bien fondé évidente) n'incite également pas à avoir un débat construit.

Mais venons en au fond. Ce qui vous oppose, vous et M. Brighelli, c'est je pense l'échelle de temps. Vous vous voulez la satisfaction immédiate de l'enfant, vous pensez que son monde ne doit pas lui apporter de frustration, qu'il est important qu'il vive son enfance. A l'inverse, M. Brighelli aime également les enfants mais se place à plus long terme. Pour lui, les enfants doivent également vivre leur enfance, découvrir des choses, s'amuser, ... mais en dehors de l'école. L'école, c'est du travail, pas la garderie.Ce faisant, il pense qu'ils seront mieux armés pour la suite, non pas en terme de compétences (quoique) mais en tant qu'être humain, habitué à obtenir quelque chose par un effort et, pour les meilleurs d'entre eux, à apprendre le plaisir dans l'effort.

Pour conclure et vous expliquer ma pensée, une petite fable.

C'était une nuit d'hiver très froide !
Un petit moineau avait déjà passé deux nuits dehors avec seulement un arbre comme maigre abris.
Il décida qu'il ne pouvait survivre une troisième nuit ainsi.
Alors il quitta son arbre pour chercher un meilleur refuge.

"Alors qu'il volait, il eut de plus en plus froid, au point que ses petites ailes gelèrent complètement et il tomba sur le sol enneigé et froid.
Comme il se tenait là en train de geler, il réalisa que sa fin était proche et il pria pour que la mort vienne vite.

Soudain, dans son état à demi-inconscient, il eut le sentiment d'être enveloppé d'une couverture chaude.
Il repris conscience pour découvrir qu'une vache bienveillante avait laissé tomber sur lui un somptueux dépôt de bouse toute chaude.
La chaleur lui donna un nouveau regain de vie.
Le confort du lieu rendit notre petit moineau très heureux, si bien qu'il se mit à chanter.
Un renard passant par là entendit le gazouillis, localisa le tas et s'approcha.
Il retira soigneusement l'oiseau de sa bouse, l'essuia et hop ! le goba en moins de deux...
Cette triste histoire nous enseigne une moralité pleine de gros bon sens :

1. Ce n'est pas parce qu'on vous met dans la merde qu'on vous veut forcément du mal.
2. Ce n'est pas parce qu'on vous sort de la merde qu'on vous veut forcément du bien.
3. Quand vous êtes dans la merde, fermez-la !!!
4. Les moineaux sont très cons (ça c'est de moi par contre^^)

Écrit par : Joe | 24 janvier 2010

"Par ailleurs, je n'imaginais pas moins ici que de rencontrer des adultes chez lesquels les larmes en classe d'enfants de 4 à 10 ans ne font ni chaud ni froid : vous méprisez l'enfance et c'est bien ce qui nous oppose".

Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010

L'enfance est un mythe constitué à la sortie du moyen-âge et formalisé , selon Philippe Ariès, au XVI et XVII siècle.
Il est le mythe de l'être innocent et défaillant qui a besoin de protection. L'éducation sera pensée comme l'opération visant à palier cette défaillance.

René Schérer dans son "Emile perverti" écrit: "L'opposition des adultes et des jeunes ou de l'adolescence et de la maturité, prise cependant dans la continuité d'un devenir, est sans doute la ruse la plus forte de la société bourgeoise".

L'école doit donc pour fonctionner commencer par infantiliser ce petit être innocent, ignorant et immature. Un enfant capable d'émouvoir par ses larmes sa gentille maîtresse abusée.
Ce faisant, elle place l'enseignant qui ne peut être défini que négativement*, dans une position elle même, défaillante.
Les passes d'armes entre JPB et PP en sont le vif témoignage.
La pédagogie devient alors le fantasme d'une constructibilité de ce qui est constitutivement inconstructible.

* On notera que l'école moderne a si bien infantilisé ses sujets qu'on ne sait plus très bien qui est le plus immature: l'élève ou l'enseignant?

Écrit par : marigot | 24 janvier 2010

Alloons, Joe, on l'a racontée avant hier, (avec le lien filmique correspondant).

"Vous vous voulez la satisfaction immédiate de l'enfant, vous pensez que son monde ne doit pas lui apporter de frustration, qu'il est important qu'il vive son enfance."

Ecrit par : Joe | 24 janvier 2010

Qu'est-ce que je disais, (à peine plus haut), sur la présomption concernant ce qui se passe dans la classe ?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Joe, en toute objectivité, il me semble que Jean-Paul a aussi été un brin agressif, (menaçant même P.P. du pal, si j'ai bonne mémoire).
Ceci-dit, un peu de vraie polémique sur la pédagogie, ça nous rajeunit, ici !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Excusez moi, Christophe, j'avoue ne pas avoir été très assidu ces derniers jours.

Écrit par : Joe | 24 janvier 2010

"vous haïssez donc l'enfance, c'est clair et net."

Si ça en valait la peine, je vous exprimerais ce que, moi, je trouve clair et net.

"Pour Perceval, je sais bien que les larmes des enfants vous amusent..."

Pas de doute : vous me connaissez bien.

"... un type qui se présente comme un professionnel ... "

Et voilà le procès en sorcellerie classique : "et ça se prétend instit ?" Avec des gens comme vous, le bûcher n'est jamais loin. Et ça se prétend de gauche ?

"En effet, les évaluations CM2, fastoche pour... les bons élèves uniquement ! "

Et en plus, vous savez que mes élèves sont des salauds de bons élèves, les seuls qui trouvent grâce à mes yeux ?

Au départ, c'est à un courage estimable que j'attribuais votre audace de venir braver JPB chez lui, mais il semble hélas qu'il faille plutôt en emprunter l'explication à Audiard : vous osez tout.

Écrit par : Perceval | 24 janvier 2010

Halte au feu sur pépé la gogo.

Elle est différente et faiblement dotée mais respectez la biodiversité !

Écrit par : dugong | 24 janvier 2010

A Joe qui écrit :
"D'une part sur la forme, P.P., vous avez un comportement très agressif qui ne nous engage pas à chercher à raisonner avec vous."
Je suis désolé Joe, mais quand on me traite de paresseux un dimanche matin sur France Inter en insinuant que je ne bosse pas pour mes élèves, oui, ça me mets la rage et elle n'est pas prête de retomber, je vous préviens !
Vous écrivez aussi (après des allusions à deux balles sur ma prétendue appartenance à la gauche ou à l'extrême gauche, ce qui est à la fois hors-sujet et sans aucun fondement sérieux) :
"Mais venons en au fond. Ce qui vous oppose, vous et M. Brighelli, c'est je pense l'échelle de temps. Vous vous voulez la satisfaction immédiate de l'enfant, vous pensez que son monde ne doit pas lui apporter de frustration, qu'il est important qu'il vive son enfance."
Mais pourquoi diable associez vous l'un et l'autre ? Mais en quoi donner aux enfants la chance (et le droit) de vivre son enfance impliquerait de les enfermer dans un monde sans frustrations ? Je répète, venez dans,ma classe, vous verrez combien une journée de 6 heures en CP contient de frustrations et ce dès 8h30 (et même dès l'arrivée en cours de récré où la loi de l'école et les efforts qui vont avec s'imposent par desssus tout !).

Vous dites aussi :
" A l'inverse, M. Brighelli aime également les enfants mais se place à plus long terme. Pour lui, les enfants doivent également vivre leur enfance, découvrir des choses, s'amuser, ... mais en dehors de l'école."
Vous comptez donc garder des enfants de 6 ans en 6 heures durant à l'école sans jeux ? C'est bien ce que je dis : maltraitance à enfant et méconnaissance de l'enfance qui confine à du négationnisme ! Vous parlez d'enfants ou d'extra-terrestre ? Vous visualisez à peu près un enfant de 5 ans qui arrive au CP en septembre ???

Vous continuez :

" L'école, c'est du travail, pas la garderie"
Vous ne vous trouvez pas insultant ? Vous croyez vraiment que ma classe est une "garderie" ? Que l'on n'y apprend pas assez ? Que le travail n'y existe pas ? Mais venez me voir, venez donc ! Vos propos sont insupportables.

"Ce faisant, il pense qu'ils seront mieux armés pour la suite, non pas en terme de compétences (quoique) mais en tant qu'être humain, habitué à obtenir quelque chose par un effort et, pour les meilleurs d'entre eux, à apprendre le plaisir dans l'effort."
Et donc je n'enseigne ni de façon à ce que mes élèves soient mieux armés en tant qu'humains, ni en les habituant à obtenir quelque chose par un effort, ni à apprendre le plaisir dans l'effort (et si possible pour tous, pas seulement pour les "meilleurs" comme vous dites !!!!)? Mais vous croyez qu'il se passe quoi exactement dans ma classe ? Qu'imaginez-vous exactement ? Je vous garantis que, hormis cette exclusion de ceux qui ne sont pas "les meilleurs" et à laquelle je me refuse catégoriquement, tout mon enseignement est tourné vers ces objectifs, tous ces objectifs ! Je me demande vraiment pour qui vous me prenez...

A Catmano qui écrit :
"Je trouve en revanche regrettable que vous n'ayez pas profité de l'occasion pour souligner le caractère alarmant des suppressions de postes, tant au niveau de l'éducation spécialisée que des remplacements (et même maintenant des suppressions de classes au sein des écoles dès que le nombre d'élèves baisse un tout petit peu) et des bruits qui courent au sujet de la suppression des classes de Petite et Moyenne Sections des écoles maternelles à partir de septembre 2012."
Faut-il réellement que j'évoque toutes les catastrophes qui nous poussent à désobéir ? Je crois que mes messages sont assez longs comme cela et vous remercie d'en avoir parlé vous-même.
Et qui écrit aussi :
"PP, j'applique depuis trois ans les programmes d'écriture-lecture GS prévus par la première mouture de ceux de 2008.
Comme je suis en rural, dans une classe à trois niveaux, je n'ai qu'une vingtaine d'élèves "tout venant" à l'actif de mon expérimentation, mais j'ai un ami qui l'a expérimenté sur tout son secteur d'intervention (il est instituteur spécialisé) avec le même succès.
Pour le moment, j'en suis à 100 % de réussites."
J'ai bien précisé que pour la maternelle, on a échappé au pire (la première mouture Brighelli ??? ;-)
Ensuite, les programmes, c'est un tout, un état d'esprit qui dépasse les simples recommandations techniques concernant la seule lecture-écriture certes capitale.
Enfin, je ne comprends pas comment tu peux dire que tu as 100% de réussites sur des compétences aussi discriminantes (je ne prends pas ce terme dans son sens péjoratif). La plupart de mes élèves en difficulté ont fait tout cela en maternelle (ils le faisaient déjà avant les nouveaux programmes bien évidemment !), ça ne les empêche pas de buter considérablement dessus au CP bien qu'on travaille encore tout cela (et même si Brighelli et Cie préfèreraient que je noie ces élèves dans des notions tellement abstraites qu'elles seraient pire que du chinois pour eux... voilà où serait la maltraitance pour ceux qui en doutent encore, j'en suis convaincu et vous pouvez en rire, c'est moi qui cotoie ces enfants, pas vous !). Honnêtement ? Je ne crois pas qu'on puisse avoir 100% de réussite en classe avec ces compétences, sauf à avoir une classe remarquablement exceptionnelle. C'est ton cas ? Je rapelle qu'en maternelle et au CP, on dépiste toutes les difficultés (voire handicaps) psy et d'apprentissage. Chez les élèves concernés par ce genre de problème, je ne vois pas comment il est possible d'avoir 100% de réussite. Bien évidemment, ce n'est pas faute d'essayer puis de ré-essayer sans jamais se décourager (vu les réactions ici, je préfère préciser !) En as-tu dans ta classe ? J'en ai 6 cette année et il y en a toujours eu dans mes classes quelle que soit l'école (j'ai connu plusieurs écoles).

A Marigot qui écrit :
"L'enfance est un mythe constitué à la sortie du moyen-âge et formalisé , selon Philippe Ariès, au XVI et XVII siècle."
Et alors ? Dans l'esprit de l'Homme tout est mythe, vous l'ignorez encore ? Qu'est-ce qui vous fait écrire sur ce blog et vous agite de la sorte ? Les mythes auxquels vous croyez, rien de plus, rien de moins ! Etudiez un peu l'Homme avant de donner des leçons à chacun !

A Perceval qui se lâche en osant :
"Et voilà le procès en sorcellerie classique : "et ça se prétend instit ?" Avec des gens comme vous, le bûcher n'est jamais loin. Et ça se prétend de gauche ?"
Très objectif Perceval ! Relisez donc les propos des uns et des autres, le bûcher n'a jamais été dans ma culture, par contre, Brighelli me propose en effet l'empalement, ce qui semble davantage conforme à la culture de votre sacré bande de .... demandez à Audiard vous aussi !

Enfin, je ne vois pas où vous pouvez lire que je me proclame de gauche. Je ne vous autorise pas ce genre de jugement sans le moindre fondement.

Par contre, continuez avec vos sophismes, ils m'amusent beaucoup : qu' Audiard est utile quand on ne sait pas argumenter autrement que par l'outrance et la fausse symétrie... Je me suis même permis de vous l'emprunter... à bon escient il me semble ;-)

Bonne nuit à tous et faites de beaux rêves si cela peut vous enlever un peu d'aigreur et vous donner de la générosité et un minimum d'écoute et de compréhension avant de juger avec une violence à la fois inouïe, disproportionnée et... forcément à côté de la plaque !

Écrit par : P.P | 24 janvier 2010

Vous savez, P.P., il y a tout un tas de blogueurs ici qui fabulent pas mal sur les pratiques de ceux qui ne pensent pas exactement les mêmes choses qu'eux, et qui osent le dire ici.
Comme le disait très justement Sisyphe, c'est le résultat qui compte. Sur le moyen et le long terme. Et je suis à peu près certain, a priori, et au-delà de toute idéologie, que celui de P.P. est aussi probant que celui de Perceval.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

En as-tu dans ta classe ?

Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010

En GS ou au CP ?

En GS, sur six élèves, deux actuellement (j'en avais trois à la rentrée, mais le troisième est "tiré d'affaire"). Un hyperactif ou presque, deux frères dans le cursus "éducation spécialisée", et un autre, pas vraiment "demandeur d'effort scolaire" plus avide de bagarres et de foot que de lectures et de culture.

Les six déchiffrent une courte phrase du style "Pinokio (écrit comme ça, je sais, ce n'est pas bien) a vu le chat et le renard." ou "Le chat est sur le mur, il lèche sa patte.", les quatre premiers sans aide et les deux cités plus haut avec mon aide.
Ils reconnaissent tous toutes les lettres, les associent par deux dans le sens consonne + voyelle, entendent leur son dans des mots prononcés, les écrivent en cursive.
Ils commencent à pouvoir résoudre avec du matériel des petits problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs et de partage, même si pour le moment, nous ne comptons pas encore très loin.

Au CP, aucun, malgré quelques situations familiales plutôt douloureuses.
Les neuf lisent à peu près couramment maintenant, commencent à savoir répondre par écrit à des questions sur un texte qu'ils ont lu seuls.
Je commence à pouvoir leur dicter des phrases dans lesquelles ils arrivent à accorder noms et articles et sujets et verbes, même si je préfère encore leur signaler les difficultés qu'ils résolvent ensuite sans mon aide.
En calcul, ils n'ont quasiment plus besoin de matériel pour résoudre leurs problèmes et le principe de la numération décimale semble acquis.

Écrit par : catmano | 24 janvier 2010

@Catmano

Est-ce qu'il existe un lien Internet où vous expliquez vos méthodes ??

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 24 janvier 2010

Une adolescente saoudienne a été condamnée à 90 coups de fouet et deux mois de prison pour avoir agressé un professeur, a affirmé un juge saoudien, dont les propos ont été publiés ce matin dans le quotidien saoudien "Al-Watan".

Selon Amnesty International, l'agression s'est produite après que la jeune fille eut été surprise avec un téléphone portable équipé d'un appareil photo à l'école. Elle pourrait être épargnée si le roi Abdallah lui accorde sa grâce, a précisé le juge Riyad al-Meihdib.
Le juge a également précisé que le professeur avait refusé de pardonner l'adolescente, qui ne fera pas appel. On ignorait l'état de santé du professeur, et le journal n'a pas fourni de détails sur la nature de l'agression.

Selon "Al-Watan", citant le principal de l'école, la jeune fille a une vingtaine d'années. Mais selon Amnesty, elle a seulement 13 ans. Dans un communiqué, vendredi, Amnesty a exhorté le roi Abdallah à "intervenir immédiatement pour s'assurer que la peine de coups de fouet soit annulée".


Enfin du respect pour les professeurs !

Écrit par : iPidiblue respect ! | 24 janvier 2010

"Vous savez, P.P., il y a tout un tas de blogueurs ici qui fabulent pas mal sur les pratiques de ceux qui ne pensent pas exactement les mêmes choses qu'eux, et qui osent le dire ici.
Comme le disait très justement Sisyphe, c'est le résultat qui compte. Sur le moyen et le long terme. Et je suis à peu près certain, a priori, et au-delà de toute idéologie, que celui de P.P. est aussi probant que celui de Perceval."

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

De quoi croyez-vous utile de le consoler ? Quelqu'un l'aurait-il odieusement accusé de se réjouir du malheur des enfants ?
Et sur quoi appuyez-vous votre jugement des résultats de tel ou tel ?


"Enfin, je ne vois pas où vous pouvez lire que je me proclame de gauche. Je ne vous autorise pas ce genre de jugement sans le moindre fondement."

Pardon pour cette accusation révoltante. Il reste donc une lueur d'espoir à gauche.

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

"Pour le moment, j'en suis à 100 % de réussites."
Ecrit par : catmano | 24 janvier 2010

Il serait temps de progresser.

Écrit par : modeste et lucide | 25 janvier 2010

En voilà une qui vous a échappé, Tailleboudin:
""j'attends de vraies arguments"
Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010


Ce qui m'amuse chez ce fonctionnaire félon qui joue au révolté en peau de z...ébu, c'est sa verte indignation devant l'insulte suprême, ce soupçon infâmant entre tous : être de gauche. Il y a de quoi blémir.
Du coup, ça me le rendrait presque sympathique, mais rassurez-vous, il dégouline bien trop, comme ses semblables, de cette exaspérante auto-satisfaction. "Holier than Thou", dit-on ici, plus saint que le Bon Dieu. Rien à en tirer.

Et puis, Piaf Pontifiant, fallait pas l'ouvrir, comme dit Joe.
Je rappelle à Christophe monté au créneau pour le défendre, que, dans une bagarre, celui qui balance la première taloche doit s'attendre à s'en faire servir une en retour. Adonques, se faire traiter de trou du cul et menacer du supplice qui commence si bien et finit si mal, c'est de bonne guerre. Réponse du berger à la bergère.


Celle de catmano, si bien circonstanciée, permet de mesurer le monde qui la sépare du volatile qui n'a visiblement pas les neurones pour capter son message, et on comprend pourquoi les élèves d'icelui pleurent de désespoir. Et il fait ça à des enfants entre 4 et 10 ans, dites-donc, c'est de la cruaté mentale. Y'a des lois contre les bourreaux d'enfants. Arrêtez le massacre!
Ses élèves ont vraiment de quoi hurler de douleur car s'il refuse les progammes de 2008, c'est qu'il s'arcboute de toutes ses forces sur les folies pédagogistes (genre globale) pour les leur faire avaler de force. Ça ferait moins mal s'il se contentait de faire la grève sur le tas au lieu de militer dans le camp des fossoyeurs de l'école.

Alors, question résultat, a posteriori et en me fiant justement à l'idéologie en question qui suinte des piaillements du piaf, moi je parie contre Christophe, qui écrit, avec circonvolutions d'usage:
"Je suis à peu près certain, a priori, et au-delà de toute idéologie, que celui de P.P. est aussi probant que celui de Perceval" Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Écrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

En voilà une qui vous a échappé, Tailleboudin:
""j'attends de vraies arguments"
Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010


Ce qui m'amuse chez ce fonctionnaire félon qui joue au révolté en peau de z...ébu, c'est sa verte indignation devant l'insulte suprême, ce soupçon infâmant entre tous : être de gauche. Il y a de quoi blémir.
Du coup, ça me le rendrait presque sympathique, mais rassurez-vous, il dégouline bien trop, comme ses semblables, de cette exaspérante auto-satisfaction. "Holier than Thou", dit-on ici, plus saint que le Bon Dieu. Rien à en tirer.

Et puis, Piaf Pontifiant, fallait pas l'ouvrir, comme dit Joe.
Je rappelle à Christophe monté au créneau pour le défendre, que, dans une bagarre, celui qui balance la première taloche doit s'attendre à s'en faire servir une en retour. Adonques, se faire traiter de trou du cul et menacer du supplice qui commence si bien et finit si mal, c'est de bonne guerre. Réponse du berger à la bergère.


Celle de catmano, si bien circonstanciée, permet de mesurer le monde qui la sépare du volatile qui n'a visiblement pas les neurones pour capter son message, et on comprend pourquoi les élèves d'icelui pleurent de désespoir. Et il fait ça à des enfants entre 4 et 10 ans, dites-donc, c'est de la cruaté mentale. Y'a des lois contre les bourreaux d'enfants. Arrêtez le massacre!
Ses élèves ont vraiment de quoi hurler de douleur car s'il refuse les progammes de 2008, c'est qu'il s'arcboute de toutes ses forces sur les folies pédagogistes (genre globale) pour les leur faire avaler de force. Ça ferait moins mal s'il se contentait de faire la grève sur le tas au lieu de militer dans le camp des fossoyeurs de l'école.

Alors, question résultat, a posteriori et en me fiant justement à l'idéologie en question qui suinte des piaillements du piaf, moi je parie contre Christophe, qui écrit, avec circonvolutions d'usage:
"Je suis à peu près certain, a priori, et au-delà de toute idéologie, que celui de P.P. est aussi probant que celui de Perceval" Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

Écrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

Francis, ce soir, en fait dans quelques secondes, commence sur PBS une nouvelle version d'Emma.

http://www.pbs.org/wgbh/masterpiece/emma/

I'll keep you posted.

Écrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

Bon, d'accord, pp maîtrise encore assez mal l'orthographe (« ça me mets », « associez vous », « par desssus », « Vous parlez d'enfants ou d'extra-terrestre », « moi qui cotoie », « Je rapelle »...) et la langue ( « elle n'est pas prête de retomber »), mais il a de l'esprit : « Brighelli me propose en effet l'empalement [...] Je ne vous autorise pas ce genre de jugement sans le moindre fondement. »

Écrit par : Tailleboudin | 25 janvier 2010

« 4. Les moineaux sont très cons (ça c'est de moi par contre^^) »
Joe | 24 janvier 2010

Et Chaval, alors ?

Écrit par : Tailleboudin | 25 janvier 2010

Le jus pédagol toujours au courant des derniers mauvais coups :

« Un décret publié au Journal officiel du 24 janvier crée le poste de délégué interministériel pour l'éducation numérique en Afrique. "Le délégué interministériel pour l'éducation numérique en Afrique anime et coordonne les actions mises en œuvre en faveur du développement de l'enseignement numérique et de l'accès aux ressources numériques éducatives dans les pays concernés. Il exerce sa mission de coordination tant au sein des services de l'Etat qu'entre ces services et les autres personnes, publiques ou privées, concourant à ces actions."

Une création qui se situe en appui aux engagements de la France dans la région et en lien avec le projet Sankoré, soutenu par la Caisse des dépots et l'association Repta *. Ce projet vise à équiper les écoles africaines de matériel informatique et de TBI. Ce qui implique de commencer par les électrifier… On murmure que le premier délégué pourrait être Albert-Claude Benhamou. »

Qui est ce ACB ? Manifestement, un homme compressé par le numérique :

"Selon lui, les Universités numériques n'ont pas pour vocation de se substituer aux universitaires, mais de les libérer des tâches subalternes (la transmission des contenus) pour enfin communiquer l'essentiel : la maîtrise de ce savoir, la pratique et le jugement, ce qui ne s'enseigne que d'homme à homme."

http://www.cyberecoles.eu/demain_education/tous/052_benhamou_ac.html

Qu'on puisse tirer un grand profit de banques de données techniques, universitaires, je n'en doute pas une seule seconde. Surtout en médecine.
La transposition ** à l'école et en Afrique était jusqu'à maintenant limitée à quelques petits Paris-Dakar scolaires vite oubliés sous la poussière et vite remplacés par d'autres.

Veillons à ce que l'Afrique ne devienne pas, à grande échelle et grande efficacité régressive, le nouveau terrain de sévices des pédagols ***.

La tâche est ardue : il ne manque pas d'opportunistes en Afrique qui ont bien compris les bénéfices qu'ils peuvent tirer d'un diplôme de "sciences de l'éduc" (aussi bien les facariens européens et canadiens que leurs prosélytes africains, fraternellement unis dans une nouvelle coterie).

* caisse des dévots de GCB

** didactique, forcément didactique

*** que de mirobolants projets verront le jour lorsque notre bon meiriol sera en situation d'y déverser les gros moyens rhône-alpins !

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Et je suis à peu près certain, a priori, et au-delà de toute idéologie, que celui de P.P. est aussi probant que celui de Perceval."

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 janvier 2010

De quoi croyez-vous utile de le consoler ? Quelqu'un l'aurait-il odieusement accusé de se réjouir du malheur des enfants ?
Et sur quoi appuyez-vous votre jugement des résultats de tel ou tel ?

Ecrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Je n'appuie rien. J'ai écrit: "je suis à peu près certain". La circonlocution, comme dit Cadichon, ne me paraît pas anodine. Si vous préférez, je peux écrire: "je ne suis pas absolument certain que ce que P.P. fasse dans sa classe soit si catastrophique que ça"... Ca vous va ?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Je n'appuie rien. J'ai écrit: "je suis à peu près certain". La circonlocution, comme dit Cadichon, ne me paraît pas anodine. Si vous préférez, je peux écrire: "je ne suis pas absolument certain que ce que P.P. fasse dans sa classe soit si catastrophique que ça"... Ca vous va ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010 "

CS vous avez une âme de curé.

Essayer d'adoucir les moeurs des "fanatiques" est souvent peine perdue.

Écrit par : Pape | 25 janvier 2010

Essayer d'adoucir les moeurs des "fanatiques" est souvent peine perdue.

Ecrit par : Pape | 25 janvier 2010
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Impossible en effet utiliser les voix de la raison et du débat démocratique avec des idéologues totalitaires soumis à l'irrationnel et au déni de réalité ? Les études les plus sérieuses et l'expérience démontrent que la méthode syllabique est la meilleure pour apprendre à lire, mais les pédagolitaires, ont décrété que le ba-ba avantageait les enfants de bourgeois et donc qu'il le fallait la proscrire.

A propos, est-ce qu'il existe une étude scientifique qui démontre la supériorité de la méthode globale ? Ou l'inverse ?

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 25 janvier 2010

@Dugong

Veillons à ce que l'Afrique ne devienne pas, à grande échelle et grande efficacité régressive, le nouveau terrain de sévices des pédagols ***.


Le Meiriol a déjà bien essaimé en Afrique : voici un message reçu, il y a un peu plus d'un an, d'un jeune maître de CP marocain. Il est dans une ligne pédagole tellement impeccable que je suppose qu'il a pris du galon et est devenu formateur en IUFM.

"Bonjour à tous et à toutes,
Je vous fais part de quelques réflexions tirées de séances d'observation de situations d'enseignement/apprentissage.Il est question dans ce modeste article d'obstacles à l'apprentissage.

L'apprentissage de la production écrite constitue un véritable calvaire pour beaucoup d'élèves qui se trouvent peu, sinon pas du tout outillés pour qu'ils puissent s'investir et réinvestir leurs acquis pour comprendre une consigne et répondre aux contraintes d'un sujet proposé par l'enseignant.

Les raisons en sont multiples:
1-Des pratiques cloisonnées en matière d'enseignement
Il est à noter que pour beaucoup d'enseignants ,les domaines d'apprentissage sont exclusifs les uns par rapport aux autres et ne doivent pas converger sous forme d'un continuum et d'un cheminement logique,heuristique et pédagogique;

2.Des progressions stéréotypées qui n'ont pas d'ancrage appliqué à l'environnement de l'apprenant;beaucoup d'activités sont loin de se conformer au profil psychologique,cognitif,sociologique et stratégique des apprenants en question;

3.Un cursus qui ne table pas sur le constructivisme,la progressivité ,la faisabilité , vraisemblance et l'efficacité et la pragmatique;

4.Des apprentissages qui ne mettent pas en valeur la métacognition,l'explicitation,le prolongement et le transfert;

5.Des outils méthodologiques et un sous-bassement théorique qui n'éclaircissent pas les modalités d'articulations du parler,du lire -'écrire pour aider les apprenants à s'initier de façon réfléchie et lucide à la pédagogie de l'écrit;

6.Aucune importance n'est donnée au travaux de groupes pour aider les élèves à apprendre et à dépasser leurs difficultés en se livrant à leurs pairs;

7.Aucune importance n'est donnée à la lecture individuelle des productions écrites pour sensibiliser les apprenants à l'écoute attentive,à l'exercice de leur sens critique, de leur bon sens, de leur pouvoir de discrimination et de régulation et de correction;

8.Le brouillon n'est pas perçu comme une stratégie d'apprentissage et de tatonnement au service d'un apprentissage guidé ,conscient et progressif:

9.Le compte rendu est considéré beaucoup plus comme un moment de sanction qu'un moment d'apprentissage;Les élèves n'en tirent aucun profit;

10.La pédagogie de l'erreur n'est pas exploitée comme étant une stratégie de conquête des apprentissages fondamentaux:

11.Les activités de production écrites sont conçues comme des moments d'évaluation sommative pour attribuer des notes chiffrées aux apprenants qui s'aperçoivent qu'ils écrivent non pour étre lus ,mais pour répondre aux exigences de l'enseignant et éviter d'éventuelles punitions;

12.Les activités de production écrites sont systématiques et ne font ni l'objet d'une initiation préalable,ni de consolidation via des activités convergentes:

13.Les principes de la pédagogie différenciée ne sont pas exploités au service d'un apprentissage spécifique et personnalisé de la production de l'écrit "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2010

Ces malheureux Marocains sont partis pour un minimum de trois décennies d'échecs. Il est malheureux que les expériences des uns servient si peu aux autres.

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

servent bien sûr.

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

"Holier than Thou", dit-on ici, plus saint que le Bon Dieu. Rien à en tirer.

Ecrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

Je parierais (je n'ai lu qu'en diagonale) que pépé est aussi écoresponsable et altermondialiste, en plus d'être désobéisseur et ridicule (et dysorthographique).

Écrit par : yann | 25 janvier 2010

(...) l'égalitarisme (une conquête de la Révolution jamais digérée par la grande bourgeoisie qui aspire, elle, à l'aristocratie)(...)

Ecrit par : marigot | 24 janvier 2010

Peut-être n'aspire-t-elle seulement qu'à la liberté, qui est incompatible avec l'égalité (voir ce vieux réac de Soljenitsyne) ?

Écrit par : yann | 25 janvier 2010

Et s'ils se lancent dans l'apprentissage de la lecture sans voyellation, bonjour les dégâts !

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Ces malheureux Marocains sont partis pour un minimum de trois décennies d'échecs. Il est malheureux que les expériences des uns servent si peu aux autres.

Ecrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Et nous? Combien de décennies d'échec, après celui des Américains?
"L'expérience est une lampe qu'on porte sur le dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru." Ou quelque chose comme cela.

Sur P.P., ayez la curiosité de cliquer sur son pseudo : vous y verrez en bonne place le nom de ce... de Sylvain Grandserre.
Pas la peine de chercher plus loin : si vous ne le connaissez pas, chercher "Les hussards bleus". C'est un intime de Meirieu, Foucambert, Eveline Charmeux. Et il a reçu un prix ...de l'Académie des Sciences morales et politiques, pour son livre "Droit de réponse", préfacé par Meirieu !
Le prix Louis Cros, fondé...pour les pédagogistes! On marche sur la tête, dans ce pays.

A propos de Meirieu, il se recommandait hier de Roger Cousinet, et de l'Education Nouvelle. Liliane Lurçat, dès la première page de son livre "La destruction de l'enseignement élémentaire", fait la peau de l'Education Nouvelle.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2010

"Essayer d'adoucir les moeurs des "fanatiques" est souvent peine perdue."

Ecrit par : Pape | 25 janvier 2010

Pourtant, j'y suis arrivé ! Au début, je ne pouvais pas apparaître ici sans me faire systématiquement insulter. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

http://fr.news.yahoo.com/50/20100123/ten-un-homme-attaque-c-dechavanne-en-dir-123f68c_1.html

Prions mes frères pour qu'il ne s'agisse pas de Jean.

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Où va le pédagogisme ? Chez Christophe Sibille !

Écrit par : iPidiblue respect ! | 25 janvier 2010

Pourtant, j'y suis arrivé ! Au début, je ne pouvais pas apparaître ici sans me faire systématiquement insulter. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

Votre réponse montre en quelle estime vous nous tenez. Il s'agit bien de fanantiques, sur ce blog ????

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

fanatiques of course

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Vous n'étiez pas encore parmi nous, Nicolas ! Et j'ai mis un smiley. ;-)
"fanantiques"... Joli !

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Où va le pédagogisme ? Chez Christophe Sibille !"

Ecrit par : iPidiblue respect ! | 25 janvier 2010

Allons, allons, Ipidi !

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

C'est grand chez vous ? Un congrès de pédagogistes exaltés cela tient de la place, croyez-moi dans son petit chez soi !

Écrit par : iPidiblue ta mère ! | 25 janvier 2010

En fait ce qu'il faudrait réussir - c'est un défi - c'est la miniaturisation des pédagogues et la réduction du bruit de fond ... les savants pensent que vers l'an 2500 on arriverait à faire taire Philippe Meirieu mais pas avant !

Écrit par : iPidiblue nique Philippe ! | 25 janvier 2010

Vous n'étiez pas encore parmi nous, Nicolas ! Et j'ai mis un smiley. ;-) Christophe Sibille

1) J'aimerais bien qu'on ne me reproche pas/plus cette partie inepte de ma vie où je ne connaissais pas ce blog.
2) Ma réflexion portait sur fanatiques. Pas sur le fait que vous les aviez domptés...

"fanantiques"... Joli !
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010
Oui, tiens. Je le garde car il est particulièrement approprié.

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Grandserre, vraiment, le co-animateur des Grandes Gueules sur RMC — avec lequel je m'étais un peu accroché la dernière fois que j'y suis passé, de sorte qu'ils ne m'invitent plus ? C'est drôle qu'il vienne nous relancer ici…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2010

Ah ! vous aussi vous allez dans les boîtes à partouzes ?

Écrit par : iPidiblue boîtes à p... | 25 janvier 2010

J'ai tendance à croire que les idées pédagogistes sont de vieilles idées catho-tradis recyclées qui veulent nous faire croire que nous sommes sortis de la cuisse de Jupiter et non pas d'organes génitaux féminins !

Tout est dans le verbe dans leurs présupposés : Le corps est absent et comme dirait l'autre qui veut faire l'ange fait la bête.

Philippe Meirieu ou l'ennuque du sérail ...

Écrit par : iPidiblue fandango et castagnettes | 25 janvier 2010

"2) Ma réflexion portait sur fanatiques. Pas sur le fait que vous les aviez domptés..."
.
Ecrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Mon smiley aussi.

"Philippe Meirieu ou l'ennuque du sérail ..."

Ecrit par : iPidiblue fandango et castagnettes | 25 janvier 2010

"eunuque"...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

L'important Sibille c'est que sur le fond nous tenions le même bout !

Écrit par : iPidiblue et le bout | 25 janvier 2010

Bonne fin de dimanche à tous, vous m'avez à la fois fait rire et angoisser quant au gouffre d'incompréhension qui nous sépare et nous séparera toujours si vous vous obstinez avec une agressivité béate de croire que l'on enseigne à des perroquets et non pas, tout simplement ... à des enfants ! En deux mots, vous êtes très clairement des négationnistes de l'enfance et ça m'amuse d'en avoir eu la preuve ce soir.

P.S : notre école n'est pas en ZEP mais dans un quartier défavorisé et malgré nos méthodes de désobéisseurs, voilà 2 ans que les élèves arrivés en 6ème ont des résultats plutôt au-dessus de la moyenne. On doit être vraiment des "cloches" et des "trous du culs" comme le propose M. Brighelli !

Pour Perceval, je sais bien que les larmes des enfants vous amusent mais... j'attends encore vos arguments ;-)
Ecrit par : P.P | 24 janvier 2010

De retour sur le blog, je vois qu'un "désobéisseur" venu y faire une incursion s'est fait remonter les bretelles comme on pouvait s'y attendre.
Faut -dire qu'il y a mis du sien avec les provocations ci-dessus sur les larmes des enfants et les perroquets. Mais justement, au lieu d'excommunier de part et d'autre, si vraiment nous parlions de l'enfance et d'enseignement. P.P. puisque c'est ainsi qu'il signe, pourrait-il dire en quoi le gênent les innombrables posts de Catmano sur l'enseignement en maternelle, sur l'écriture-lecture, sur l'utilité des évaluations etc ? Sur cette base, peut-être pourrait-on parler d'enseignement plutôt que d'échanger des horions.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Grandserre, vraiment, le co-animateur des Grandes Gueules sur RMC — avec lequel je m'étais un peu accroché la dernière fois que j'y suis passé, de sorte qu'ils ne m'invitent plus ? C'est drôle qu'il vienne nous relancer ici…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 janvier 2010

Tu en meurs d'envie.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Mais Morel puisqu'on vous dit que Pépé ne veut pas être évalué !

Il n'a de comptes à rendre à personne et il est le seul maître après Dieu - non ! après Meirieu - dans sa classe !

Écrit par : iPidiblue seul maître à bord | 25 janvier 2010

Je parierais (je n'ai lu qu'en diagonale) que pépé est aussi écoresponsable et altermondialiste, en plus d'être désobéisseur et ridicule (et dysorthographique).
Ecrit par : yann | 25 janvier 2010

You're adding insult to injury!
Christophe a raison, faut arrêter, trop d'insulte tue l'insulte

Merci Anne-Marie pour cette recherche sur le pédigrée de pépé. Asinus asinum....
Bons pour l'asile.


Sauvons donc les enfants martyrisés qui sortent illettrés des mains des insitis félons parceque la loi de 89 n'est pas appliquée: c'est le même raisonnement qu'utilisent les nostalgiques du Grand Soir, selon lesquels, et par un prodige encore inexpliqué, leurs idées, qui sont toujours les plus vertueuses, s'incarnent dans leur propre dévoiement. Le communisme a été dévoyé, le pédagogisme aussi...C'est pourquoi "nos enfants ne [savent plus] lire, écrire ni compter".

et PP n'est pas de gauche, qu'allons nous imaginer, il est d'extrême-gauche, faut pas mélanger torchons et serviettes

Écrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

La différence entre Catmano et P.P. est de taille :
Chez l'une, son obsession est l'enseignement, chez l'autre, son obsession est lui-même : il s'admire dans la posture du "désobéisseur" qui désobéit pour ses petits qu'il n'aime pas voir pleurer.

P.P. : trop d'égo. Ce n'est jamais bon. Cela rend con. Dans ces cas là, on prend du recul, on met sa petite personne de côté et on recommence à réfléchir sans se prendre pour le centre du monde. En général, on redevient intelligent et les choses avancent.
Pour le coup, je suis convaincue que c'est Catmano qui fait du bon boulot. Depuis le temps qu'elle décrit ce qu'elle fait avec précision et méthode, on a confiance en la qualité de ce qu'elle fait. La cerise sur le gâteau, c'est son ego équilibré. ni trop, ni pas assez. Cela fait du reste partie de la recette : Catmano se démène pour les enfants, pas pour elle. C'est comme cela qu'elle inspire le respect sur le blog.


Guy Morel a parfaitement raison : le sujet c'est l'enseignement.

Écrit par : Florence | 25 janvier 2010

"Mais justement, au lieu d'excommunier de part et d'autre, si vraiment nous parlions de l'enfance et d'enseignement."

Ecrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Merci à vous, Guy.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Christophe a raison, faut arrêter, trop d'insulte tue l'insulte"
"et PP n'est pas de gauche, qu'allons nous imaginer, il est d'extrême-gauche, faut pas mélanger torchons et serviettes"

Ecrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

"D'extrême-gauche" n'est donc pas une insulte dans votre bouche ? ;-)
D'ailleurs, je n'ai pas exactement dit ça ! Et je pense que l'insulte est, en elle-même, totalement improductive.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Chez l'une, son obsession est l'enseignement, chez l'autre, son obsession est lui-même : il s'admire dans la posture du "désobéisseur" qui désobéit pour ses petits qu'il n'aime pas voir pleurer."

Ecrit par : Florence | 25 janvier 2010

Faut-il en conclure que vous l'avez inspecté ?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

""Essayer d'adoucir les moeurs des "fanatiques" est souvent peine perdue."

Ecrit par : Pape | 25 janvier 2010

Pourtant, j'y suis arrivé ! Au début, je ne pouvais pas apparaître ici sans me faire systématiquement insulter. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010
"

On pourrait dire qu'il vous ont accepté (un Auvergnat ça va...) mais les autres?

Enfin si vous aimez, bon courage!

Écrit par : Pape | 25 janvier 2010

des insitis félons Cadichon

Gné ?

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Faut-il en conclure que vous l'avez inspecté ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010


Il suffit de lire : P.P. parle de lui, de lui, de lui.
Catmano parle d'enseignement.

Écrit par : Florence | 25 janvier 2010

J'avoue qu'avec écoresponsable et altermondialiste, j'y suis allé un peu fort dans l'insulte.
Mais faut c'qui faut, parfois...

Écrit par : yann | 25 janvier 2010

Un lien qui peut se révéler utile à des collègues confrontés à la dyslexie :
http://alain.lennuyeux.free.fr/dyslexie/college.htm

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

J'en ai d'autres de pays de mes rêves, - ce qui m'importe avant tout, c'est me créer les occasions d'une rupture (définive?) avec l'Education Nationale, partir à l'aventure, devenir ermite ou jouant de mon entregent à traverser le Canada dans sa longueur et sa largeur, oublier l'état du pire français; et m'occuper de moi et de mes songeries à mettre sur le papier - voyageant par train, bus ou avion.

Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 23 janvier 2010

Z'êtes pas encore parti? Pourtant, vous deviez partir en toute sécurité, avec un congé sans solde ou un truc dans le genre pour pouvoir revenir le cas échéant. C'est c'que vous nous aviez raconté? La grande aventure, quoi.

Écrit par : tiens! | 25 janvier 2010

Les premiers négationnistes de l'enfance, ce sont les enfants eux-mêmes ; "le désir le plus profond des enfants est de sortir de l'enfance." (Jean Cocteau)

Le désir des pédagos est de les y maintenir, de force si possible.

Si vous maintenez la barre à dix centimètres, ils ne sauteront jamais plus haut que vingt centimètres et tout leur paraîtra difficile.

Moi aussi, je suis un désobéisseur et j'en ai payé les conséquences. La seule différence, c'est que j'essayais d'en faire plus, pas moins (sans excès non plus).

Maintenant, j'aimerais savoir quid des autres enfants, ceux qui ne pleurent pas (quel sensiblerie !) et qui en demandent. Il doit bien y en avoir dans la classe de Pépé.

Qu'est-ce qu'il fait pour eux ? La même chose qu'avec les autres pour ne surtout pas faire de "l'élitisme" ? (il doit bien en avoir pourtant comme ma petite élève de 6ème ZEP qui me demande : "quand allons-nous étudier les textes fondateurs de la pensée occidentale ?" (sic).

C'est en effet au nouveau programme de 6ème (La Bible (par exemple le jugement du roi Salomon), l'Iliade et l'Odysée et les Métamorphoses d'Ovide), et pourtant sa maman parle à peine le français.

Est-ce qu'elle ne mérité pas mieux que le Mac Do ?

Et qu'est-ce que c'est que cette histoire de perroquets ?

Ils en sont encore là, à opposer la mémoire et l'intelligence les désobéisseurs de maintenant ?

Écrit par : Robin | 25 janvier 2010

Ils en sont encore là, à opposer la mémoire et l'intelligence les désobéisseurs de maintenant ? Ecrit par : Robin | 25 janvier 2010

Sinon, nous n'en serions pas là...

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Faut-il en conclure que vous l'avez inspecté ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010


Il suffit de lire : P.P. parle de lui, de lui, de lui.
Catmano parle d'enseignement.

Ecrit par : Florence | 25 janvier 2010

Ah, mais je peux parler de moi, si vous voulez ! J'ai une vie passionnante.

Je commence par quoi ? La vitre de la Twingo qui ne remonte plus jusqu'en haut ou mes nouvelles chaussures super confortables ?

Plus sérieusement, je parlerais bien aux quelques-uns qui, ici, n'ont visiblement toujours pas compris que la différence se situait entre "méthodes de lecture" et "non-méthodes de lecture" et non entre "globale", "mixte" et "syllabique" ou encore à ceux qui excluraient du système scolaire tous ceux dont les oreilles dépassent dès le CP...

Mais j'avoue franchement que, puisque je peux parler de moi, je sature un peu.
Expliquer et réexpliquer à des élèves pas toujours très bien encadrés chez eux et n'ayant peut-être pas eu le même contingent de fées au-dessus de leur berceau que les autres afin qu'ils progressent, tant que vous voulez, c'est mon boulot.

Mais avoir la même patience avec des adultes plutôt situés dans la partie de la population qui est sensée savoir lire et comprendre ce qu'ils lisent, c'est au-dessus de mes forces.

Alors, je lis les lieux communs des grands Yakafôkon et je vais "bosser" ailleurs.
J'ai fait une exception pour PP parce qu'il me faisait de la peine avec ses CP qui pleurent. Les miens ne pleurent jamais en classe, ou alors, c'est juste parce qu'ils ont momentanément égaré leur gomme, leur stylo ou leur cahier rouge. J'aurais peut-être pu l'aider à décrisper ses petits bonshommes. C'est triste de pleurer à six ans alors qu'il s'agit juste d'apprendre à lire et à écrire.

Je crois que je ne l'ai pas convaincu, mais bon, ça soulage.

Écrit par : catmano | 25 janvier 2010

Des nouvelles du Meiriol :

- il est bourré de TOC (surmenage ? trop de pêche à la ligne ?)
- il reconnait enfin être un idéologue
- il mouille sa chemise

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Regionales-2010/Flash-Info-Philippe-Meirieu-lance-la-campagne-d-Europe-Ecologie-en-Rhone-Alpes-Lyon-gagne-a-Nancy-2-0

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Y aurait-il un physicien dans la salle pour donner un avis éclairé sur le futur programme de Seconde ?

Préambule
Le préambule des programmes rappellera :
- l'importance de l'approche expérimentale
- la nécessité de la démarche historique
- la nécessité d'intégrer l'approche historique
- le pourquoi d'une approche thématique (qui confère plus de sens à la discipline, surtout face au public assez hétérogène que constitue la 2nde indifférenciée)
- la nécessité de faire le lien avec les autres disciplines (histoire des arts, par exemple)
- l'objectif de développer des compétences en continuité avec le socle déjà établi au collège

L'enseignement de physique et de chimie s'articulerait autour de 4 thèmes :

Thème 1 - L'Univers
a - Une première présentation de l'Univers
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- l'atome, la Terre, le système solaire, la Galaxie, les autres galaxies, l'année-lumière
b - les étoiles
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- les spectres d'émission et d'absorption, spectres de raies...
c - les éléments chimiques dans l'Univers
d - l'attraction universelle
e - l'atmosphère terrestre (composition)

Thème 2 - Le sport (ou la pratique du sport)
On privilégierait plutôt l'approche scientifique de l'étude du sport et pas "la performance sportive"
a - L'observation du mouvement
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- analyse du mouvement, chronométrages,...
b - La dynamique du mouvement
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- lois de la physique et nature du mouvement
c - L'influence des propriétés de l'air sur la performance sportive
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- composition de l'air, importance sur la performance
d - Les besoins et les réponses des organismes lors d'une pratique sportive
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- transformations chimiques et effets thermiques,...
e - Les molécules du sport
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- la chimie habille, équipe, soigne les sportifs ; la chimie teste les sportifs, la chimie (détournée !) dope les sportifs
- la synthèse d'une espèce chimique, le modèle moléculaire...

Thème 3 - L'alimentation humaine
a - Les aliments et leur composition qualitative
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- extraction, séparation de substances
- les éléments chimiques (en complément de ce qui a été vu dans l'Univers ?)
b - La conservation et la transformation des aliments
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- modélisation des transformations chimiques, notions de concentration molaire...

Thème 4 - La science au service de la santé
a - Les apports de la science à l'élaboration d'un diagnostic médical
a1- utiliser l'imagerie médicale
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- radio, fibroscopie etc
- lois de Descartes, réfraction, indice de réfraction, spectre....
a2- utiliser des analyses chimiques
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- structure del'atome, classification périodique, électrophorèse...
a - Les apports de la science à l'élaboration d'un diagnostic médical
b - Des médicaments pour se soigner
b1- fabrication et identification d'un principe actif
qui permettrait d'aborder les notions suivantes
- techniques d'isolation d'un produit (décantation, filtration, etc.)
- synthèse d'un produit,
- écriture d'une réaction chimique

Écrit par : Aufildeleau | 25 janvier 2010

C'est simple :

Thèmes sans contenus précisés = le pire (blablatage transdisciplinaire éco compatible) ou le meilleur (profs qui peuvent et qui veulent y mettre du contenu disciplinaire en oubliant totalement l'enrobage thématique).

Par exemple, étudier les lois quantitatives des réactions chimiques dans le carcan de la transformation des aliments est au delà de tout les ridicules.

Une chose certaine : les inégalités exploseront entre les bons et les mauvais établissements.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

tous les ridicules...

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Bon ! maintenant qu'on l'a bien autopsié ce mammouth et qu'il commence à puer dans la salle de dissection, on pourrait quand même le cramer dans l'incinérateur prévu à cet effet ?

Écrit par : iPidiblue modeste proposition écologique | 25 janvier 2010

J'ai presque tout oublié de l'enseignement de physique-chimie que j'ai suivi au lycée mais cette approche thématiique me paraît AHURISSANTE. Ca semble tellement caricatural qu'on pourrait croire à une plaisanterie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2010

Rien à voir, mais c'est toujours réjouissant d'écouter la chronique de Patrice Bertin sur France-info. Ce type hisse sans vergogne l'allégeance à Sarko au rang des beaux-arts.
Une bonne tête de bout de pique.

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

et PP n'est pas de gauche, qu'allons nous imaginer, il est d'extrême-gauche, faut pas mélanger torchons et serviettes
Ecrit par : Cadichon | 25 janvier 2010

En effet. Surtout les serviettes qui enseignent et les torchons qui traînent par terre.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Héla, ce n'est pas une plaisanterie.

Le programme ne sera officiellement communiqué que le 8 février mais tout cela est bien vraisemblable (il en est largement question sur le site de l'Udppc)

La fine équipe (IGEN ?) qui a concocté ça a repris le programme actuel en le retournant comme une peau de lapin : le primat aux thèmes permettra des regroupements de travaux pratiques SVT/Sc.physiques dans de nombreux établissements ("nécessité" de faire des TP à effectifs réduits et des économies en même temps...)

Rappelons que les chefs d'établissement sont désormais libres de répartir les 10,5h de dédoublement comme ils l'entendent. Pour les TP, je n'ai rien lu qui empêcherait de ne pas en faire du tout ou 1,5h comme actuellement voire 2h hebdomadaires.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Tiens, j'ai omis de donner mon avis sur le bouquin teasé par JPB. Ben en fait, je suis ben déçu.
Avec une telle pub, je m'attendais à me régaler. Or, comme l'a souligné Garafignoux, on n'y trouve pas grand-chose qui n'ait été évoqué ici, parfois au tic de langage près (Monchéri-Moncoeur, par exemple).
Approchant de la fin, je cherche encore les solutions crédibles évoquées par JPB.
Et en fait de révélations fracassantes, on trouve surtout le récit ennuyeux de négociations syndicats/ministère.
Quant à la démonstration sur les danses de salon new-yorkaises, je l'ai trouvée bien laborieuse.

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

"Mais justement, au lieu d'excommunier de part et d'autre, si vraiment nous parlions de l'enfance et d'enseignement. P.P. puisque c'est ainsi qu'il signe, pourrait-il dire en quoi le gênent les innombrables posts de Catmano sur l'enseignement en maternelle, sur l'écriture-lecture, sur l'utilité des évaluations etc ? Sur cette base, peut-être pourrait-on parler d'enseignement plutôt que d'échanger des horions."

De dieu, on nous l'a changé notre Général! Frappé au coin du bon sens ce propos, c'est aussi ce que je disais plus haut.

Quand aux gosses...si l'Ecole doit être aussi un endroit du "laisser-les vivre leur vie de gosse", à quoi servons-nous? N'avez-vous jamais remarqué, chers collègues, combien nos élèves sont souvent demandeurs d'autorité et de structuration? Je ne parle que de nos ados de collège, n'ayant aucune compétence en Primaire.

Les progs: je vais vous dire le fond de ma pensée: ces tables de la loi si peu précises ont un avantage: me laisser libre, dans un certain cadre, d'aller où je veux. Libre de monter le niveau ou de le rabaisser, en avouant toutefois que je pratique plus la première que la seconde option! Je souhaite en effet qu'en matière de science mes élèves acquièrent des connaissances, certes, mais ausi de la jugeote voire ce bon vieux sens logique. Pourquoi? Parce qu'en 2010, l'info est omniprésente, la bonne comme la mauvaise et qu'il importe de savoir la trier. Pour ce faire, des bases oui, mais de la lucidité aussi.

L'avenir: très pessimiste je suis, et très angoissé pour les miens, face au bordel sociétal ambiant.

Huit heures moins UN, l'heure du 51! A la vôtre!
;)

Écrit par : sisyphe | 25 janvier 2010

le primat aux thèmes permettra des regroupements de travaux pratiques SVT/Sc.physiques dans de nombreux établissements ("nécessité" de faire des TP à effectifs réduits et des économies en même temps...)

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010

Merci. Je n'avais pas vu cette perspective et ne comprenais pas la raison de l'omniprésence de thèmes qui au premier abord me semblaient plutôt propres aux SVT.

Écrit par : Aufildeleau | 25 janvier 2010

Eh bien nous ce matin en sciences on a mis la main à la pâte car on travaille l'astronomie et on va refaire ce qu'a fait Eratosthène en son temps. Alors sur une carte d'Egypte collée sur A4, les enfants ont collé une allumette bien verticale sur Alexandrie et ont placé un puits (capuchon de stylo) à Assouan.
Comment diable obtenir comme Eratosthène en plein midi, une ombre au bâton et pas d'ombre mais le plein soleil dans le puits ? En courbant la feuille, pardi ! Quel délire ! Ca faisait plaisir à voir. Bon, il y a de bons moments, même en sciences... J'avoue que ce ne fut pas précisément le cas avec la 5ème leçon sur les fractions simples, même en manipulant les bandelettes, on se trompe toujours sur l'unité et la fraction d'unité...

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Bof...moi la phy j'aime bien, ça me gêne pas. Pourquoi pas? Plus de liberté c'est bien. De toute façon, comment ne pas faire de phy et de chimie en sc nats??
Pour avoir enseigné les deux -en collège- j'ai eu autant de plaisir en phy qu'en svt.

Je fonde un mouv' : le SNPCTE, "sc nat phy-chim-tous-ensemble", ouais ouais!!

Allez zou, j'm'en remet un autre!

Écrit par : sisyphe et l'al cool test | 25 janvier 2010

A la vôtre, Sisyphe !!!
Nicolas, vous êtes un peu gonflée ! A propos de canons, j'en ai rarement écrit (exprès) pour des gens que je n'estimais pas !

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Comment diable obtenir comme Eratosthène en plein midi, une ombre au bâton et pas d'ombre mais le plein soleil dans le puits ?"

Yann, ne vous énervez pas !

Faites comme moi : zénitude et tremblements.

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Dugong, merci pour le lien, sur Meirieu.
Il est bourré de tocs, ou de tics? Faudrait savoir. Là, il s'agit de tics.
Mais sur l'émission "Grand corps malade", c'était plutôt un TOC. (Trouble obcessionnel compulsif.) Chaque fois qu'il prenait la parole, il se précipitait pour mettre une de ses jambes sur un petit tabouret, en biais, de façon à ce qu'elle soit plus élevée que l'autre.(Ou bien avait-il de trop fortes réminiscences de son amie Eveline Charmeux : apprendre le b-a ba, c'est comme apprendre à nager sur un tabouret.)

Donc, il a des tics et des tocs. Il vaut mieux avoir des tics que des tiques.

Au fait, où est donc passée sa conquérente moustache??
Depuis trente ans qu'il grenouille dans les bas-fonds de la rue de Grenelle, il la possédait, en jouait.
Ses tics ne seraient-ils pas dûs à cet épouvantable sacrifice propitiatoire, que les Verts ont peut-être réclamé pour compenser son manque de connaissances écologiques ?

PS : la petite dame qui prend des notes a l'air bien dubitative. Va-t-elle rester aux Verts, après la prestation du Meiriol?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2010

Bien vue, la moustache rasée !

A mon avis c'est parce qu'elle le gênait pour tirer sur les lignes...

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

"Donc, il a des tics et des tocs. Il vaut mieux avoir des tics que des tiques."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2010

Je confirme... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

""Comment diable obtenir comme Eratosthène en plein midi, une ombre au bâton et pas d'ombre mais le plein soleil dans le puits ?" Nicolas

Suite.

Comment expliquerez vous à vos élèves que sur le troisième dessin de la bédé en lien on voit les rayons du Soleil ... radier alors que toute l'explication est basée sur l'hypothèse de rayons tous gentiment parallèles ?

http://dl.free.fr/pdl1J9O4c

Écrit par : dugong | 25 janvier 2010

Quand j'entends le mot éthique je sors mon revolvert de rage!

Écrit par : Merieuxmocoeur | 25 janvier 2010

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010

Tiens, j'ai omis de donner mon avis sur le bouquin teasé par JPB. Ben en fait, je suis ben déçu.
Avec une telle pub, je m'attendais à me régaler. Or, comme l'a souligné Garafignoux, on n'y trouve pas grand-chose qui n'ait été évoqué ici, parfois au tic de langage près (Monchéri-Moncoeur, par exemple).
Approchant de la fin, je cherche encore les solutions crédibles évoquées par JPB.
Et en fait de révélations fracassantes, on trouve surtout le récit ennuyeux de négociations syndicats/ministère.
Quant à la démonstration sur les danses de salon new-yorkaises, je l'ai trouvée bien laborieuse.

Ecrit par : Perceval | 25 janvier 2010
Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010

Tiens, j'ai omis de donner mon avis sur le bouquin teasé par JPB. Ben en fait, je suis ben déçu.
Avec une telle pub, je m'attendais à me régaler. Or, comme l'a souligné Garafignoux, on n'y trouve pas grand-chose qui n'ait été évoqué ici, parfois au tic de langage près (Monchéri-Moncoeur, par exemple).
Approchant de la fin, je cherche encore les solutions crédibles évoquées par JPB.
Et en fait de révélations fracassantes, on trouve surtout le récit ennuyeux de négociations syndicats/ministère.
Quant à la démonstration sur les danses de salon new-yorkaises, je l'ai trouvée bien laborieuse.

Ecrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Vous n'aviez pas encore compris? On espère que cette fois, ça y est!!!

Écrit par : lux! | 25 janvier 2010

Encore une question à Catmano et Christophe :

On m'a conseillé d'écrire à l'IEN de la circonscription ; mais en y réfléchissant, je me dis que comme c'est lui qui a pris la décision, je devrais peut-être également envoyer un courrier à l'inspecteur de l'académie (enfin je suppose qu'il y en a un?je ne sais pas trop comment fonctionne la hiérarchie).

Écrit par : Flo | 25 janvier 2010

Bah, en cas de critique négative, on prendra le temps d'attendre le vôtre…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 janvier 2010

Pardon de répondre à leur place : votre acharnement vous honore, mais je crains qu'il ne soit vain.
Il y a un inspecteur académique par département.

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Je sais qu'il est vain, mais comme Léo Malet répondant au questionnaire de Marcel Proust ma devise demeure : "Il est seul, mais il est contre!"

Écrit par : Flo | 25 janvier 2010

Et voilà, il boude. C'est malin.

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Donc j'enverrai ma bafouille, ce n'est pas pire pour en revenir au fil de discussion que ceux qui écrivent un énième livre sur l'état désastreux de l'EN qui n'aura absolument aucun impact. Je parie même que quel que soit le bord du prochain gouvernement la prochaine réforme sera pire.

Écrit par : Flo - Cassandre | 25 janvier 2010

J'ai fait une exception pour PP parce qu'il me faisait de la peine avec ses CP qui pleurent. Les miens ne pleurent jamais en classe, ou alors, c'est juste parce qu'ils ont momentanément égaré leur gomme, leur stylo ou leur cahier rouge. J'aurais peut-être pu l'aider à décrisper ses petits bonshommes. C'est triste de pleurer à six ans alors qu'il s'agit juste d'apprendre à lire et à écrire.

Je crois que je ne l'ai pas convaincu, mais bon, ça soulage.
Ecrit par : catmano | 25 janvier 2010

Bah justement, essuyons les larmes et parlons avec PP d'apprendre à lire et à écrire. S'il le veut bien.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

On m'a conseillé d'écrire à l'IEN de la circonscription ; mais en y réfléchissant, je me dis que comme c'est lui qui a pris la décision, je devrais peut-être également envoyer un courrier à l'inspecteur de l'académie (enfin je suppose qu'il y en a un?je ne sais pas trop comment fonctionne la hiérarchie).

Ecrit par : Flo | 25 janvier 2010

La seule certitude que vous puissiez avoir, Florence, c'est que la solution la moins efficace soit de ne rien faire.
Personnellement, même s'il y a des chances pour que Perceval ait malheureusement raison, vous pourriez aller voir l'IEN, mais après avoir rassemblé le maximum de parents avec vous. Et lui demander calmement une hypothétique explication convaincante.
La hiérarchie, c'es d'abord l'IEN, puis l'inspecteur d'académie, (en ordre croissant, évidemment).

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Bah justement, essuyons les larmes et parlons avec PP d'apprendre à lire et à écrire. S'il le veut bien."

Ecrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Après ce qu'il s'est pris dans la tronche ici, ça ne va pas être facile.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

Message à la personne qui m'a cité : mollo, la tisane (rapport à la présentation).

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

@dugong : merci pour la page de bd. Comment expliquer que des rayons qui radient sont parallèles ? Il y en a bien quelques-uns, sur une si longue distance, pour se regrouper au fond de ce puits, que diable ! Si ça ne suffit pas, je demanderai à Francis, ou à vous, dugong, et puis nous en ferons une poésie...

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

"Message à la personne qui m'a cité : mollo, la tisane (rapport à la présentation)."

Ecrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Si c'est de moi que vous parlez, et après relecture, (que j'aurais dû faire avant de "poster"), je reconnais que la "présentation" était un peu lourdingue.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

"Bah justement, essuyons les larmes et parlons avec PP d'apprendre à lire et à écrire. S'il le veut bien."

Ecrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Après ce qu'il s'est pris dans la tronche ici, ça ne va pas être facile.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010
S'il a une "tronche" et un peu d'épaules, c'est à lui de jouer. Z'allez pas me dire que trois réflexions un peu brutales font peur à un "résistant". Allez, allez, au débat sur le lire-écrire, le compter et le calculer ! Et remarquez bien Christophe que je connais pas mal de participants à ce blog, auto-déclarés "antipédagos" qui s'esbignent ou profèrent des loufoqueries à ce sujet.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

@ Christophe, vous avez la détente un peu longue... :-)

@dugong
"Comment diable obtenir comme Eratosthène en plein midi, une ombre au bâton et pas d'ombre mais le plein soleil dans le puits ?"

Yann, ne vous énervez pas !Faites comme moi : zénitude et tremblements. Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010

Explication de texte ?

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Si c'est de moi que vous parlez, et après relecture, (que j'aurais dû faire avant de "poster"), je reconnais que la "présentation" était un peu lourdingue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

Je parlais de lux. Vous êtes comme moi, vous comprenez vite quand on vous explique longtemps ;-)

Écrit par : Perceval | 25 janvier 2010

Par loufoqueries, vous entendez pédagoleries, Guy, ou quoi ?

Écrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Ainsi, par exemple, on peut se demander pourquoi l'expression "conducteur ohmique" en lieu de "résistance" a été abandonnée alors qu'il s'agit d'une distinction au moins aussi fondamentale que célérité/vitesse puisqu'elle distingue un type d'objet d'une propriété quantitative de ce type d'objet.

Autrement plus essentielle, l'exemple de la distinction entre masse inerte et masse pesante, totalement absente de l'enseignement du lycée depuis l'abandon en rase campagne de l'étude des chocs.

Je pourrais développer cela et bien d'autres exemples pendant des heures mais ce lieu ne s'y prête guère.

Au final, distinction célérité/vitesse : effet de mode et paravent du désastre, pour reprendre l'expression de Guy Morel.


* document d'accompagnement du programme de terminale S, page 20
http://www.cndp.fr/archivage/valid/38815/38815-5719-5536.pdf

Ecrit par : dugong | 24 janvier 2010
---
Dugong, je ne suis pas d'accord en ce qui concerne la distinction entre "vitesse" et "célérité".
Le mot célérité a été choisi pour remplacer l'expression un peu longue "vitesse de propagation". Le mot célérité a originellement le sens de vitesse, oui. Mais dans l'acception physique du terme "célérité" ce mot ne signifie plus "vitesse", mais "vitesse de propagation". Je viens de le vérifier dans le Petit Robert.
Pour ce qui est du mot "résistance", il était en effet gênant qu'on confondît l'objet (le conducteur ohmique) avec une caractéristique physique mesurable - sa résistance.
Que l'on ait abandonné l'expression "conducteur ohmique" est regrettable. On a un temps fait usage du mot anglais "resistor" qui désigne l'objet, cependant que la grandeur physique qui le caractérise s'appelle aussi "resistance" en anglais (sans l'accent sur le premier e du mot, prononcé [ri'zisteunce], accent tonique sur la 2ème syllabe).
Mais les caprices des inspecteurs généraux de sciences physiques sont phénoménaux.
Chacun d'eux veut laisser un souvenir de soi, comme les ministres de l'Éducation nationale veulent avoir leur petite réforme censée améliorer son fonctionnement.
Pour la masse pesante et la masse inerte je connais la distinction. Il n'est pas aisé de la faire comprendre aux élèves en général.
L'effet de mode est incontestable, je vous l'accorde. En 31 années d'enseignement j'ai eu tout le loisir de m'en rendre compte. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 25 janvier 2010

Par loufoqueries, vous entendez pédagoleries, Guy, ou quoi ?
Ecrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Non, des conneries, tout simplement.
On recommence au début ? Allez : écrire-lire-écrire-compter-calculer en GS ; et sans bassiner le bon peuple avec la "globale", les neuro-sciences et autres fadaises à amuser les foules.
Bref, on part de tout ce que raconte Catmano ici depuis quelques années, des programmes de maternelle par exemple.

Écrit par : guy morel | 25 janvier 2010

Cher JP,

Tu as très bien parlé sur France Inter. Heureusement que tu étais là pour dire quelque chose de pensé ... Merci.
Mais je voudrais en ajouter une ... Les désobéisseurs, somme toute, réclament la liberté d'enseigner comme ils veulent [non seulement comme ils veulent, mais aussi ce qu'ils veulent - et ça, il faudrait y revenir]. C'est, je crois, la liberté pédagogique qu'ils réclament, en défense du "Lire Ecrire Compter" et de "l'école de Jules Ferry ... Ou alors j'aurais mal entendu ... En gros ils défendent mes (nos ?) vieilles positions. Ils ont oublié leurs sifflets contre les ringards ferrystes, adeptes de l'instruction que nous étions ... et ils nous rejoignent.
Mais je suis bien d'accord pour la liberté pédagogique. C'est même la principale chose que j'ai demandée à F. Fillon avant qu'il l'inscrive dans sa loi. Et voici que ceux qui m'interdisaient, avec l'aide de leurs inspecteurs et de leurs valets, mon "Lire Ecrire Compter", s'en réclament aujourd'hui. Et ils veulent la liberté qui va avec.
Mais tout doux, s'il y a liberté, il y a mesure des résultats. La liberté pédagogique est un point de la structure qui permet à notre art d'évoluer ... à condition que l'on mesure et que l'on publie ce que cela donne. Qu'on en rende compte devant la nation qui finance l'affaire ...
Demander, comme le font les désobéisseurs, la liberté et refuser la mesure des résultats dans le même geste, n'est qu'une tentative de récupérer les prérogatives structurelles dont a disposé jusqu'à présent le clergé pédagogique qui vient de bousiller trente génération d'élèves. Tentative profondément réactionnaire ; structure de pouvoir verticale.
MLB

Écrit par : Marc Le Bris | 25 janvier 2010

Que l'on ait abandonné l'expression "conducteur ohmique" est regrettable. On a un temps fait usage du mot anglais "resistor" qui désigne l'objet.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire

Dans certains ouvrages, le terme de "résisteur" a été adopté. Par exemple, dans la traduction française de l'excellent "the art of electronics".

Écrit par : Moot | 25 janvier 2010

Explication de texte ?

Ecrit par : nicolas

L' "expérience" d'Eratosthène est une des tartes à la crème de "la main à la pâte".

Écrit par : Moot | 25 janvier 2010

Et alors ? Vous croyez que des gamins de 9 ans ne vont rien en tirer ? Il faut jeter l'eau du bain, elle sent. Mais attention au bébé qui tente de surnager, tout de même !

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Explication de texte ? Ecrit par : nicolas

L'explication était demandée à dugong car texte destiné à Yann.
Que vient-il faire dans cette felouque ?

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

"@ Christophe, vous avez la détente un peu longue... :-)"

Ecrit par : nicolas | 25 janvier 2010

Je n'avais pas lu l'intervention de lux... Et j'ai un peu de mal, en ce moment, après des journées un peu longues, (9h - 19h30). Mais la forme va peut-être revenir...

Vous, par contre, vous faites rarement amende honorable.

Merci à Marc le Bris pour sa mise au point.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2010

Vous, par contre, vous faites rarement amende honorable.
Christophe Sibille

Je ne demande pas mieux... si je sais pourquoi je dois le faire.

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Vous m'avez dit : "on voit dans quelle estime vous tenez les gens du blog". C'est tout simplement stupide, excusez-moi. Vous pourriez quand-même le reconnaître !

Écrit par : Christophe Sibille | 26 janvier 2010

Julien et Flo, comment vous êtes-vous reconvertis?

Ecrit par : Pendariès le Québec en tête | 24 janvier 2010

Pour ma part, je fais à présent de la formation pour adultes et des cours particuliers. C'est mal payé et très précaire (chers enseignants, vous avez quand même, quoique vous en disiez, de sacrés avantages !) mais au moins ça me plaît et je dors enfin normalement ;-)
Ceci dit, j'ai aussi d'autres projets, mais ils prendront du temps pour aboutir (il me faut une formation AFPA pour y arriver).

Écrit par : Julien | 26 janvier 2010

A ce sujet, sortir de l'EN n'a pas été une partie de plaisir et j'y ai réfléchis à plus d'une fois avant de me lancer (d'autant plus qu'une fois licencié, vous n'avez droit à aucune indemnisation de la part des ASSEDICS - seul le rectorat peu à la rigueur vous en verser une, mais sous certaines conditions assez strictes). L'EN c'est quand même un milieu particulier: pas facile d'y rentrer, pas facile d'en sortir...

Écrit par : Julien | 26 janvier 2010

@Christophe : Ah ! Il vous faut encore des smileys. Bien entendu, c'est stupide et amende honorable je fais, cher ami.
Mais on n'est pas au bout de nos peines, alors...

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

M. Le Bris, avec tout le respect dû à votre courage et à votre combat "trente génération d'élèves" cela nous ramène au moins à St Louis ou Charlemagne. Ne pas vous étonner après cela que les pédagolitaires vous traitent de fossile préhistorique !

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 26 janvier 2010

Yann, ne vous énervez pas !

Faites comme moi : zénitude et tremblements.

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010

Merci, Dugong.
J'ai bien failli répliquer, mais Haïti n'a pas besoin de ça.

Écrit par : yann | 26 janvier 2010

"M. Le Bris, avec tout le respect dû à votre courage et à votre combat "trente génération d'élèves" cela nous ramène au moins à St Louis ou Charlemagne. Ne pas vous étonner après cela que les pédagolitaires vous traitent de fossile préhistorique !

Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 26 janvier 2010
"

Bourgois très ignorant: trente générations ça fait six siècles, mais trente générations d'élève beaucoup moins.

Écrit par : Saint Louis | 26 janvier 2010

Explication de texte ? Ecrit par : nicolas

L'explication était demandée à dugong car texte destiné à Yann.
Que vient-il faire dans cette felouque ?

Ecrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Je me suis énervé naguère contre l'érathosténomanie qui est LA PIRE des tartes à la crème de "la main à la pâte".
Et aussi parce que ma fille (on va encore dire que les vétos ne parlent que de leur progéniture ;O)) a buggé là-dessus pendant longtemps. C'est la BD de Dugong qui nous a sauvés.
Aujourd'hui, elle résout des horreurs dont je ne comprends même plus l'énoncé.
Alors merci Dugong, et merde à Charpak !

Écrit par : yann | 26 janvier 2010

Et alors ? Vous croyez que des gamins de 9 ans ne vont rien en tirer ?

Ecrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Non, rien de rien (je ne regrette rien...).

Écrit par : yann | 26 janvier 2010

"Tiens, j'ai omis de donner mon avis sur le bouquin teasé par JPB. Ben en fait, je suis ben déçu. "

Je partage.

Écrit par : Saint Louis | 26 janvier 2010

Demander, comme le font les désobéisseurs, la liberté et refuser la mesure des résultats dans le même geste, n'est qu'une tentative de récupérer les prérogatives structurelles dont a disposé jusqu'à présent le clergé pédagogique qui vient de bousiller trente génération d'élèves. Tentative profondément réactionnaire ; structure de pouvoir verticale.
MLB

Ecrit par : Marc Le Bris | 25 janvier 2010

CITE DU VATICAN — Le pape Benoît XVI a appelé lundi tous les chrétiens à une "nouvelle évangélisation" en concluant, lors de vêpres à la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome, la semaine de prières pour l'unité des chrétiens.

"Dans un monde marqué par l'indifférence religieuse et même par une aversion croissante envers la foi chrétienne, une nouvelle et intense activité d'évangélisation est nécessaire", a dit le pape dans son homélie.

Ecrit par: AFP/ 26 janvier 2010.

La dépêche de l'AFP ne nous dit pas si Benôit XVI a accusé les membres du clergé d'avoir trop mal utilisé leur liberté d'enseigner les évangiles pour expliquer la débâcle de l'Eglise. Mais on se souvient qu'il a préconisé le retour de la messe en latin et la réintégration des intégristes dans le giron de l'Eglise, comme une des mesures réac fortes pour battre le rappel des brebis égarées...

Écrit par : marigot | 26 janvier 2010

Je me suis énervé naguère contre l'érathosténomanie qui est LA PIRE des tartes à la crème de "la main à la pâte". Yann

1) En quoi est-ce la pire ? Il y a pourtant le choix...
2) Quel est ce bugg surmontable par la seule lecture de la planche de BD ? Ce sur quoi j'ai dû m'expliquer, à savoir radier ou être parallèle ?

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

@ Nicolas :

1) la pire pour moi, en tous cas...
2) j'ai oublié, ça fait trois ans.

Écrit par : yann | 26 janvier 2010

"Donc, il a des tics et des tocs. Il vaut mieux avoir des tics que des tiques."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 janvier 2010

Je confirme... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 janvier 2010

J'ai bien pensé à vous en tapant cela.
J'espère que cela va mieux.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 janvier 2010

""CITE DU VATICAN — Le pape Benoît XVI a appelé lundi tous les chrétiens à une "nouvelle évangélisation" en concluant, lors de vêpres à la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome, la semaine de prières pour l'unité des chrétiens.

"Dans un monde marqué par l'indifférence religieuse et même par une aversion croissante envers la foi chrétienne, une nouvelle et intense activité d'évangélisation est nécessaire", a dit le pape dans son homélie.

Ecrit par: AFP/ 26 janvier 2010.
""

Trop tard!!!

Trop tard!!!

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Écrit par : trop tard | 26 janvier 2010

"L'ensemble vide = l'ensemble des cochons volants" si ce n'est pas pédagogique, cela !

Écrit par : iPidiblue pédagogie par le vide | 26 janvier 2010

Non, ce n'est pas pédagogique, parce que c'est faux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Porco_Rosso

Écrit par : Moot | 26 janvier 2010

@À PROPOS DE L'ENSEMBLE VIDE DES COCHONS VOLANTS

http://www.emis.de/journals/SC/2004/9/pdf/smf_sem-cong_9_1-12.pdf

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2010

Bon, je suis un salaud, j'en ai fait pleurer deux (des filles) aujourd'hui. Contrôle de conjugaison sur le passé simple. Elles "n'ont que" 12. Qu'est-ce qu'il croit pépé, qu'on est des sadiques ? J'étais même prêt à annuler l'épreuve. Elles ne veulent pas. Elles m'ont dit que l'épreuve était assez facile, qu'elle avait été abondamment préparée, pas trop longue et que si elles s'étaient "plantées", ça n'était pas de ma faute.

Écrit par : Robin | 26 janvier 2010

@ENSEMBLE VIDE DES COCHONS VOLANTS (suite)
http://www.slecc.fr/GRIP_buisson/02intuition.pdf

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2010

Et après Robin vous les consolez sur vos genoux peut-être ? Belle mentalité ....

Écrit par : iPidiblue pédagogie de la consolation | 26 janvier 2010

Dites donc Morel espèce de charcutier, qu'est-ce que vous avez fait de mes cochons ?

Écrit par : iPidiblue et la truie volante | 26 janvier 2010

Et après Robin vous les consolez sur vos genoux peut-être ? Belle mentalité ....

Ecrit par : iPidiblue pédagogie de la consolation | 26 janvier 2010

Vous savez bien qu'on n'a le droit ni aux giffles, ni aux câlins !
(on ne demande bien ce qu'il nous reste ! ) ;O))

Les mots ? BOF !

Écrit par : Robin | 26 janvier 2010

S'il n'y a plus que des belles noiseuses, vous pourrez toujours faire leurs portraits dans vos Mémoires !

Écrit par : iPidiblue et la belle noiseuse | 26 janvier 2010

Dites donc les enfants je ne veux pas être méchant mais vous vous êtes suffisamment foutus de la tête de ce pauvre Jean pour qu'on rétablisse un peu de vérité au sujet de la grippe H1N1, dépêche AFP :

BALE — Le groupe pharmaceutique suisse Novartis, qui produit un des vaccins contre la grippe pandémique H1N1, a mis mardi en garde les gouvernements contre les annulations de commandes, avertissant que les Etats "fiables" seraient à l'avenir servis les premiers.

"Les mêmes gouvernements qui ont exercé beaucoup de pression sur l'industrie (pharmaceutique) pour livrer très rapidement des vaccins sont les mêmes gouvernements qui ont dit +on ne veut plus ce qu'on a commandé+", a indiqué à l'AFP le PDG de Novartis Daniel Vasella.

Le patron du géant pharmaceutique a averti que "la prochaine fois qu'il y aurait une pandémie - et il y aura une pandémie - les gouvernements qui avaient été des partenaires fiables seraient traités de manière préférentielle".

Cet avertissement intervient alors qu'un haut fonctionnaire de l'OMS, le docteur Keiji Fukuda, et un représentant du Groupe des fabricants européens de vaccin, le docteur Luc Hessel, ont accepté de se plier à une audition de la commission Santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg.

Le docteur Fukuda, conseiller spécial de l'OMS sur les pandémies, a réfuté les accusations de l'expert épidémiologiste allemand, le docteur Wolfgang Wodarg, qui a accusé l'OMS d'avoir exagéré la menace de la grippe H1N1 sous la pression des laboratoires qui en attendaient de juteux bénéfices. L'OMS "n'a pas été indûment influencée par les laboratoires", a assuré M. Fukuda.

Devant le faible succès de la campagne de vaccination et la possibilité de vacciner avec une seule dose, au lieu de deux prévues initialement, plusieurs gouvernements ont revu à la baisse leurs commandes de vaccins.

En France, le ministère de la Santé a ainsi annoncé début janvier la résiliation de la commande de 50 millions de doses de vaccin (32 millions pour GSK, 11 pour Sanofi et 7 pour Novartis).

"Nous avons des contrats légalement contraignants pour les deux côtés", a rappelé M. Vasella, qui s'est dit "inflexible" sur les commandes déjà honorées. "Ce qui a été livré doit être gardé et doit être payé", a-t-il insisté.

Le patron du laboratoire bâlois a cependant estimé qu'il fallait être "flexible" sur les ordres encore en cours, le groupe pouvant proposer d'autres produits à la place. M. Vasella a cependant dit comprendre la pression à laquelle sont soumis les gouvernements.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait affirmé vendredi qu'il n'était pas question de transformer la résiliation des vaccins contre la grippe H1N1 en commandes ultérieures auprès des laboratoires.

"En aucun cas il n'est question de transformer cette résiliation en des commandes ultérieures", avait-elle déclaré.

La grippe H1N1, sur le déclin, a tué au moins 14.142 personnes dans le monde depuis son apparition au Mexique en mars/avril 2009, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.

Novartis, qui a publié des résultats annuels en hausse, a livré l'année dernière plus de 100 millions de doses de vaccin pour 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires

Écrit par : iPidiblue vacciné pour l'hiver | 26 janvier 2010

Si Super Nanny était encore là tes petites fesses auraient vite à rougir de tes insolences, vilain garnement !

Ecrit par : iPidiblue et la Cicogne qui est venue déposer Sibille sur le blog de Brighelli | 22 janvier 2010

j'en doute fort! Sous couvert d'une éducation pseudo-stricte, Super Nanny ne faisait qu'appliquer les thèses héritées de mai 68. Certes, elle mettait cela en application avec un minimum de bon sens, ce qui, dans mon panthéon personnel, la place largement au-dessus de Meirieu et de ses sbires. Je n'ai aucune objection à formuler contre cette femme, iPidiblue, mais je doute (crains?) fort que, contrairement au rôle que la télévision lui enjoignait d'interpréter, elle n'était nullement une partisane convaincue de la fessée, loin s'en faut.

Écrit par : alain | 26 janvier 2010

mais je doute (crains?) fort que, contrairement au rôle que la télévision lui enjoignait d'interpréter, elle n'était nullement une partisane convaincue de la fessée, loin s'en faut.

Ecrit par : alain | 26 janvier 2010

C'est écrit avec les fesses?

Écrit par : grabouilla | 26 janvier 2010

Le journal La Provence.com, dans son édition du 22 janvier 2010, reprise par FDesouche.com, relate en ces termes cette affaire étonnante :

"Le 7 décembre 2006, en tombant dans les toilettes de son école du nord de Marseille, poussée par une camarade, une fillette âgée de 7 ans s’est replié le pied, qui a violemment heurté son entrejambe, rompant partiellement son hymen. Un accident "banal" et sans grande conséquence, sauf lorsque l’on est musulmane.

C’est notamment l’argument invoqué par la famille de la fillette qui réclamait 10 000 euros pour les préjudices moral et physique à l’assurance de l’écolière responsable de la chute de la fillette. Les juges de première instance, puis par ceux de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, ont estimé que "le lien direct et certain de causalité entre la rupture de l’hymen et l’impossibilité de demeurer dans le respect des croyances religieuses" n’était pas établi.

En revanche, en accordant une indemnité de 2000 euros, ils ont non seulement considéré que "la rupture de l’hymen avait incontestablement occasionné des douleurs physiques", mais également caractérisé "une perte de chance de cette petite fille d’aborder sa première relation intime dans des conditions similaires à celles auxquelles elle pouvait prétendre sans l’accident"."

Ce jugement est très inquiétant, car il finit, de façon détournée, à considérer la perte (ici partielle) de l’hymen d’une musulmane comme un préjudice indemnisable. C’est d’autant plus grave que l’affaire a été jusqu’en appel, et que cette bizarrerie jurisprudentielle est en principe commise après double réflexion.

Les motivations de l’arrêt, telles qu’on les devine en lisant l’article-source, écartent en principe le moyen tiré de la religion :

“le lien direct et certain de causalité entre la rupture de l’hymen et l’impossibilité de demeurer dans le respect des croyances religieuses” n’était pas établi.

Déjà, le mot "pas établi" est gênant, car c’est ainsi sur une question de fait, et non de principe, que ce moyen est rejeté.


Mais finalement, la famille se voit indemniser en considération de deux motifs.

Le premier, celui de la douleur physique occasionnée, est un peu surprenant, ou alors il faut poursuivre tout gosse qui en fait tomber un autre dans la cour de récré.

Mais le second motif parait bien être un déguisement du motif religieux.

Que signifie cette expression :

“une perte de chance de cette petite fille d’aborder sa première relation intime dans des conditions similaires à celles auxquelles elle pouvait prétendre sans l’accident"

Quelles sont ces différences dans l’expérience attendue que le juge indemnise ?

Un surcroit de douleur attendue lors de la "vraie" défloration ? On ne voit pas d’où il proviendrait.

En réalité, la seule différence négative à attendre éventuellement dans la l’expérience de la future jeune fille tient au fait qu’elle risque de ne pas saigner suffisamment lors de sa nuit de noces.

Est donc validée, quelque part, l’exigence de virginité de l’épouse.

Bonjour le jihad judiciaire ! cet arrêt ouvre la voie à tout une série de procès pour des déflorations, (même partielles comme ici !) supposées lors de circonstances comme les cours de gym.

Bon courage aux profs !

De plus, les juges n’ont vraiment pas été curieux quand aux circonstances de la défloration partielle ; cette histoire de chute aurait mérité pour le moins vérification.

Cette affaire est plus grave qu’elle y parait. Quand donc va-t-on oser sanctionner des juges pareils ?

Catherine Ségurane

2000-euros-pour-un-hymen-rompu-par-accident http://www.fdesouche.com/articles/94879/comment-page-2#comment-910952

Écrit par : buntov | 26 janvier 2010

Drôle d'histoire que celle relatée par la Provence (que je ne lis plus depuis des années)...votre analyse, Buntov, pousse en effet à la réflexion.
La mosaïque pluri-ethnique serait-elle le nouveau crédo de nos dirigeants? Comme une impression de déjà fait...et de trop tard.

Écrit par : sisyphe | 26 janvier 2010

Moot, si les cochons volent déjà qu'ils glandaient, nous sommes foutus !

Écrit par : iPidiblue foutu pour foutu ! | 26 janvier 2010

Avec un président qui a fait sa culture dans les séries de son Amérique à lui, et qui doit croire que, quand on est poli, on dit "votre honneur" au juge, le communautarisme institutionnalisé auquel, parmi les conneries made in US, on avait jusq'alors échappé, nous pend au nez.

Écrit par : Perceval | 26 janvier 2010

jusqu'alors
Qu'est qu'elle est lourdingue, ma phrase ...

Écrit par : Perceval | 26 janvier 2010

Et après Robin vous les consolez sur vos genoux peut-être ? Belle mentalité ....

Ecrit par : iPidiblue pédagogie de la consolation | 26 janvier 2010

Vous savez bien qu'on n'a le droit ni aux giffles, ni aux câlins !
(on ne demande bien ce qu'il nous reste ! ) ;O))

Les mots ? BOF !

Ecrit par : Robin | 26 janvier 2010

Dites, Pidiblue, vous savez bien qu'ils paient des gens pour nous lire et qu'à mon humble avis ça ne doit pas être l'intelligence qui les étouffe... Et d'ici qu'ils prennent ça au sérieux. Bref, je risque de me retrouver dans de beaux draps (mais pas roses!).

Écrit par : Robin | 26 janvier 2010

Robino parano pas bo

Écrit par : Perceval | 26 janvier 2010

P.S. : ;-) (pour les ceusses prompts à s'emporter)

Écrit par : Perceval | 26 janvier 2010

Grosse épreuve aujourd'hui avec réception de parents pédagogols ENSEIGNANTS prétendant savoir mieux que moi comment tenir ma classe et qu'exiger ou pas de mes élèves.
Entre autres, inutile de sanctionner quand l'enfant monte en classe en oubliant son cartable dans la cour, quand il n'écrit pas son travail dans son cahier de texte ou ne met pas dans le cartable le cahier de leçons dont l'élève de service qui lit le travail pour le lendemain précise bien qu'il faut le mettre dans le cartable; bref, inutile d'essayer de donner quelque rigueur ou embryon de prétentions organisationnelles. Pas mûr ? Mûrira.
Mais surtout, pas de mot désagréable dans le cahier de liaison pouvant laisser supposer une insuffisance de ce côté-là.
Et on continue à se demander pourquoi ça ne va pas si bien que ça...

Écrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Pour vous, qui n'avez pas d'autorité:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/27/01016-20091127ARTFIG00020-violence-et-sexisme-inquietent-les-professeurs-de-banlieue-.php

LOL !! Lisez les com' c'est extra.

Où va-t-on, et à quelle vitesse? (J'allais dire célérité, manque qu'un v !

Écrit par : sisyphe | 26 janvier 2010

le communautarisme institutionnalisé auquel, parmi les conneries made in US, on avait jusq'alors échappé, nous pend au nez.

Ecrit par : Perceval

Parmi les conneries made in US, il y a aussi les sommes mirobolantes réclamées afin d'indemniser d'hypothétiques préjudices concernant la "vie sexuelle".

Écrit par : Moot | 26 janvier 2010

Joli lien, Sisyphe ! Ça vaut le coup.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 janvier 2010

"parents pédagogols ENSEIGNANTS prétendant savoir mieux que moi comment tenir ma classe et qu'exiger ou pas de mes élèves."

et beh...z'êtes mal lotie chère collègue! Dehors, ces abrutis! Cons et mal élévés en plus: je ne me suis jamais permis d'emm...les instits et profs de mes gosses. Pffff.....Souvent, ceux-là même qui viennent vous donner des leçons sont bien incapables de se demm... en face de leurs élèves.

Écrit par : sisyphe | 26 janvier 2010

Moi, j'ai une paix royale. C'est pas que je sois bon (n'est pas Pépé qui veut), mais les seuls reproches que j'aie, c'est de ne pas les taper. Il faut dire qu'en Afrique, ça file doux devant le maître ...

Écrit par : Perceval | 26 janvier 2010

Grosse épreuve aujourd'hui avec réception de parents pédagogols ENSEIGNANTS prétendant savoir mieux que moi comment tenir ma classe et qu'exiger ou pas de mes élèves.
Entre autres, inutile de sanctionner quand l'enfant monte en classe en oubliant son cartable dans la cour, quand il n'écrit pas son travail dans son cahier de texte ou ne met pas dans le cartable le cahier de leçons dont l'élève de service qui lit le travail pour le lendemain précise bien qu'il faut le mettre dans le cartable; bref, inutile d'essayer de donner quelque rigueur ou embryon de prétentions organisationnelles. Pas mûr ? Mûrira.
Mais surtout, pas de mot désagréable dans le cahier de liaison pouvant laisser supposer une insuffisance de ce côté-là.
Et on continue à se demander pourquoi ça ne va pas si bien que ça...

Ecrit par : nicolas | 26 janvier 2010

Collez au moutard des mauvaises notes. Cela leur fera les pieds. Vous n'êtes pas leur larbin , non mais !

Écrit par : Florence | 26 janvier 2010

Oui, trente générations ... Je ne sais jamais comment dire. Il faudrait peut-être dire cohortes mais ici, nous disons une génération pour une classe d'âge, que nous voyons arriver dans nos classes année après année. Je veux dire trente ans de dégâts.
Les désobéisseurs veulent enseigner comme ils l'entendent, mais refusent la mesure des résultats que représente l'évaluation de CM2. Bien qu'imparfaite(*), elle a le trouble avantage d'être la même pour tout le monde, ce qui permet les comparaisons. Donc, faites comme vous voulez, mais rendez des comptes. On ne peut pas faire ce qu'on juge bon, sans prouver que c'est bon. Les désobéisseurs par excès de corporatisme, préparent le terrain de la privatisation. Gaby Cohnbendit nous a dit un jour qu'il avait bien choisi le chirurgien qui l'a sauvé ... Les parents d'un gamin de cinq ans, ils choisissent quel CP ? Un CP où la classe discute sur la manière d'organiser l'isolement du petit qui veut s'isoler pour travailler ? Ou bien j'ai mal entendu, ou bien, il y a des classes où on fait ça. Il n'est pas prêt d'être au calme le petit qui a besoin de calme. Mais il y a une petite fille qui a été élue "portière" par le reste de la classe ... ce dont l'instit est fier (et qui régale la journaliste ...). Sans doute elle est "portière" pour permettre au petit qui veut s'isoler de s'isoler .. Et les autres, même s'ils ne le savent pas , n'ont-ils pas besoin de ce calme propice au travail intellectuel ... Mais il y a la petite fille qui fait portière ... alors ça va s'organiser ... Et quand est-ce qu'elle travaillera un peu la petite "portière" ?
Tout cela est une folie idéologique, un fonctionnement impossible et ridicule, basés sur une théorie qui n'est rien ... sinon cette affirmation répétée et répétée "nous sommes les gentils, nous voulons éduquer les enfants du peuple que nous, nous aimons, et nous avons trouvé la jolie science qui le permet ...". Il n'y a pas de science. Il n'y a rien, que la souffrance d'enfants traités en faux adultes. Un déni du réel impensable. Ce n'est même pas pitoyable.

(*) l'éva CM2 a quelques défauts ; entre autres celui de se dérouler en janvier. Résultat d'un compromis accepté par le ministère. Si on la passait en juin, elle deviendrait un petit examen, qui entrainerait ... des redoublements. Chose qui semble couter très cher -c'est faux, il est moins couteux de soigner une petite carie que de laisser emporter toute la mâchoire-.
Les financiers écoutent les pédagos lorsqu'ils croient y trouver économie. C'est une "évaluation formative" ont dit les pédagos ... on peut en tirer une remédiation seulement si elle se déroule en janvier, et qu'elle donne du temps .... Mais non, c'est une évaluation sommative (je connais un peu leur élégant vocabulaire), pour ainsi dire un petit examen ... Alors si on passe ce petit examen, et qu'on en tire les conséquences ... Mais il y en a qui redoubleront ? demande le financier ... Alors non. Ce sera une évaluation formative, donc en janvier. Et voilà pourquoi on demande une règle de trois à des petits qui n'en ont jamais utilisée (ou au mieux pas utilisée depuis un an).

Écrit par : Marc Le Bris | 26 janvier 2010

puis je poser une question JPB ? pourquoi prendre un pseudo sur le blog du Fig' ?
c'est juste de la curiosité :)

Écrit par : exTC | 26 janvier 2010

Les fichiers SLECC et le calcul au CP...
Témoignage ;-)))


""Aujourd'hui, j'ai fait une fiche SLECC (on fait une pause dans "Cap Maths"), la fiche n° 66, où justement on fait des problèmes additifs, soustractifs, multiplicatifs.

Je voudrais à ce sujet porter plainte auprès du pervers pépère qui a rédigé le troisième problème. Je cite (de tête) :



Papa a un jeu avec 5 paires de boules. Combien y a-t-il de boules dans le jeu ?



J'ai passé au moins une plombe à réexpliquer : alors, qu'est-ce que c'est une paire ? Dessinez-moi une paire de chaussures. Bien, maintenant, dessinez-moi une paire de boules. (sans rigoler, hein). Bon, ce sont les boules de papa (on ne rigole toujours pas). Après, le débat entre les gosses. L'une avait dessiné 5 groupements de 5. L'autre : "Ben non, t'es bête, papa il a ses boules par paire, pas par 5". Etc, etc.



Bon, après comptage, recomptage, surcomptage, opération posée, dessin, schéma, discussion et rediscussion, on est arrivés à la conclusion suivante : Papa a 10 boules.

Les boules !""

Écrit par : c.cuit | 26 janvier 2010

Cap maths; cette méthode est carrément scandaleuse, je suis d'accord...

Écrit par : PE2 | 26 janvier 2010

Le pape Jean Paul II se flagellait
Jean Paul II se flagellait avec une ceinture et dormait à même le sol par mesure de pénitence et pour se rapprocher de la perfection chrétienne, affirme un nouveau livre écrit par le responsable du Vatican chargé du procès en canonisation du défunt pape. L'ouvrage, publié mardi et intitulé "Pourquoi il est saint", comprend des textes inédits - discours et documents rédigés par Jean Paul II - dont une note de 1989 dans lequel le prédécesseur de Benoît XVI affirme qu'il démissionnerait de sa charge s'il était dans l'incapacité de l'exercer. Mort le 2 avril 2005, il a souffert de longues années de la maladie de Parkinson et avait subi plusieurs opérations.

Le livre affirme que Jean Paul II a décidé de pardonner à l'homme qui a tiré sur lui le 13 mai 1981 place Saint-Pierre quelques minutes après, alors qu'il se trouvait dans l'ambulance qui le conduisait à l'hôpital. Il croyait initialement que son agresseur, le Turc Mehmet Ali Agça, était membre des Brigades rouges, précise l'auteur, le prélat polonais Slawomir Oder.

Le livre se fonde sur des entretiens avec 114 témoins et des documents collectés par Mgr Oder dans le cadre du procès en canonisation de Jean Paul II. Le défunt pape se privait souvent de nourriture, et "passait fréquemment la nuit à même le sol", mettant son lit en désordre au petit matin pour que personne ne se rende compte de son acte de pénitence, précise l'ouvrage.

"Un instrument de perfection chrétienne"

Mais ce n'est pas tout. "Certains membres de son entourage proche en Pologne et au Vatican ont pu entendre de leurs propres oreilles Jean Paul II s'auto-flageller." Il avait dans son armoire, parmi ses habits, une ceinture qu'il utilisait dans ce but et emmenait toujours avec lui dans sa résidence de Castel Gandolfo, où il passait des vacances chaque été. Si des rumeurs avaient circulé sur le sujet, le livre constitue la première confirmation que Jean Paul II pratiquait l'auto-mortification et conclut qu'il le faisait par dévotion. Il s'agit d'"un instrument de perfection chrétienne", a affirmé Mgr Oder lors d'une conférence de presse mardi.

Le mois dernier, le pape Benoît XVI a signé un décret attestant des "vertus héroïques" de son prédécesseur, un préalable à sa béatification. Le Vatican doit maintenant confirmer un miracle dû à son intercession pour qu'il puisse être proclamé Bienheureux. Cette étape indispensable sur le chemin de la canonisation pourrait être franchie dès le mois d'octobre, selon les observateurs. Le livre de Mgr Slawomir Oder devait être disponible à la vente à partir de mercredi en Italie. Sa maison d'édition, Rizzoli, a précisé que la traduction dans d'autres langues n'était pas prévue pour le moment."


Robin revenez ! Vous aussi vous en avez le droit, vous pouvez même vous flageller devant toute votre classe réunie ! Je suis persuadé que cela édifierait même vos pires élèves ...

Écrit par : iPidiblue flagellation publique | 26 janvier 2010

Ça va, vous n'avez pas perdu la boule ?

Écrit par : Moot | 26 janvier 2010

@LE CONTRIBUABLE, LE MÉTROLOGUE e tLE PÉDAGOGUE.

Évaluons dit un jour le métrologue au contribuable, car quoi cela peut-il durer : tant de sous tirés de vos poches tandis que vos mioches sortent de l'école sachant à peine lire écrire compter ? Ces propos teintés de bon sens frappèrent : on évalua à tour de bras, distinguant aux résultats les bons et les mauvais pédants. Certains parmi eux s'intronisèrent même meilleurs en la matière. Tandis que d'autres, farouches, s'enfermaient dans la résistance et refusaient au péril de leur vie, de mesurer
Pendant ce temps, un sage pédagogue, qui se tenait loin du concours et se mêlait de ses affaires, enseignait les enfants qui lui tombaient sous la main. Il avait été bien formé par ses maîtres ; on apprenait chez lui des tas de choses dont il ne tirait pas gloriole : la numération, le calcul, les quatre opérations, l'écriture et la lecture, quelques éléments de géographie, un peu d'histoire, beaucoup de sciences naturelles, les fractions, la règle de trois. Quand on vint lui demander d'évaluer ses élèves, pas si fou, il le fit, quoi qu'il en pensât : il savait à quoi s'en tenir, son métier depuis des lustres consistant en exercices, problèmes, compositions, révisions. Un métrologue national intrigué par la méthode de cet ermite voulut en connaître le fin mot.
-Vous évaluez donc, dit le premier ?
-Puisque cela vous plaît, répondit le second. Je ne peux dire cependant que cela soit bien utile.
-Comment ? dit l'homme aux mesures, il faut bien que vous méritiez l'argent que vous recevez !
-Vous en dépensez davantage à vous payer, rétorqua le rustre. Voulez-vous savoir comment économiser ? Laissez moi tranquille, donnez à mes jeunes collègues la même science que j'ai reçue de mes aînés ; ils sauront bien s'évaluer sans vous. Les élèves et nos bourses s'en porteront mieux.

Écrit par : guy morel | 26 janvier 2010

Pour info:

Réunion avec divers IEN de matières professionnelles, puis un stage sur le bac pro 3 ans, les nouveaux programmes en Lettres Histoire-Géo: c'est avec regret que je vous annonce la mort de ces matières vidées de leur sens, de leurs taux horaires, de leurs savoirs....

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2010

Dans certains ouvrages, le terme de "résisteur" a été adopté. Par exemple, dans la traduction française de l'excellent "the art of electronics".

Ecrit par : Moot | 25 janvier 2010
---
Je l'ignorais. Mais il y a dix ans que je suis retraité. Merci, Moot. Je trouve ce mot bien trouvé. Peut-être sera-t-il adopté pour de nombreuses années. Cela constituerait une rationalisation du vocabulaire de l'électricité.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 janvier 2010

@Christophe : Ah ! Il vous faut encore des smileys. Bien entendu, c'est stupide et amende honorable je fais, cher ami.
Mais on n'est pas au bout de nos peines, alors...

Ecrit par : nicolas | 26 janvier 2010
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Ah ! j'avais hâte de vous voir réconciliés tous les deux. Je vous estime et vous aime bien tous les deux, et les incompréhensions qui se produisent parfois sont douloureuses.
J'ai ressenti douloureusement de faire de la peine à Nicolas récemment. C'est vite arrivé, ce genre de choses, et il n'est pas toujours facile de s'expliquer par messages sur blog. Il manque l'intonation de la voix et l'expression du visage. (J'ai déjà dit cela ici, mais je suis tellement content de cette découverte que j'en ressers une louche.) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 janvier 2010

Et on continue à se demander pourquoi ça ne va pas si bien que ça...

Ecrit par : nicolas | 26 janvier 2010
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Oh, non, Nicolas, je ne me le demande pas ! Je sais très bien pourquoi ça va mal. Tout simplemet parce que j'ai vécu 1958 en terminale, 1969 comme début de ma carrière où les choses commençaient à se déliter et 2000 où tout partait en capilotade et moi à la retraite. ;-)
Et aujourd'hui ça continue de dégringoler aux dires de mes collègues toujours en activité. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 janvier 2010

Ex-TC, tout le monde sait qui est Abraxas.
C'est mon double maléfique…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2010

Collez au moutard des mauvaises notes. Cela leur fera les pieds. Vous n'êtes pas leur larbin , non mais !
Ecrit par : Florence | 26 janvier 2010

Non Florence, je ne sévis pas de cette manière, d'autant moins que le petit est adorable, percutant, pertinent, comprend vite, et que ses évaluations sont très rarement mauvaises, ce qui le fait sans doute passer pour un génie auprès de ses parents. Je veux seulement lui apprendre les rudiments de l'organisation pour qu'il ne soit pas pénalisé. Evidemment, "à la maison c'est pareil, il part au judo avec un sac vide, sans kimono... Mais ne "l'aidez" pas, ça ne sert à rien." Avec menace à peine voilée : "on n'ira pas plus loin parce que ça peut se régler entre nous".
On n'est jamais trahi que par les siens. Mais je ne suis pas des leurs.

Écrit par : nicolas | 27 janvier 2010

À qui voudrait protester contre la part de plus en plus congrue du Français dans les nouveaux programmes et horaires du lycée, n'hésitez pas à signer une pétition en ligne :
http://petitions.eu.org/?petition=11
JPB

Écrit par : brighelli | 27 janvier 2010

merci :)

bon je n'ai toujours pas le livre dont parlait le fil... c'est prévu pour les vacances.

au plaisir de vous lire.

Écrit par : exTC | 27 janvier 2010

À qui voudrait protester contre la part de plus en plus congrue du Français dans les nouveaux programmes et horaires du lycée, n'hésitez pas à signer une pétition en ligne :
http://petitions.eu.org/?petition=11
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2010

Au fond il ne nous reste que ce triste privilège: battre en retraite en grognant...

Autre pétition pour retarder la Bérézina, celle du SNES/SNEP contre le Livret des compétences:


http://www.snes.edu/petitions/index.php?petition=16&pour_voir=oui

Écrit par : Buntov | 27 janvier 2010

À qui voudrait protester contre la part de plus en plus congrue du Français dans les nouveaux programmes et horaires du lycée, n'hésitez pas à signer une pétition en ligne :
http://petitions.eu.org/?petition=11
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2010

Que ne demandez-vous aussi à votre agrafeur préféré de la signer, n'était-il pas prof de Français dans une vie antérieure, et cela aurait de la gueule, et des couilles!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 27 janvier 2010

Pétition signée...
Merlemocoeur, je crois que Jean-Paul et Darcos sont plus ou moins brouillés !
Il me semble, en tous cas, l'avoir lu dans une des dernières notes du maître de céans.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Facile de jouer Chopin quand on s'appelle Jan Lisiecki ! Moi aussi si j'avais un nom à coucher dehors j'aurais étudié le piano pour briller ...

Écrit par : iPidiblue avoir un nom à coucher dehors | 27 janvier 2010

Robin revenez ! Vous aussi vous en avez le droit, vous pouvez même vous flageller devant toute votre classe réunie ! Je suis persuadé que cela édifierait même vos pires élèves ...

Ecrit par : iPidiblue flagellation publique | 26 janvier 2010

J'estime que la vie nous réserve déjà suffisamment de malheurs pour ne pas en rajouter. En ce qui concerne mon éventuelle béatification, je crains que l'avocat du diable ne trouve matière à témoigner à charge (je n'ai jamais été très porté sur l'ascèse). Quant à me flageller devant ma classe, ça devrait être possible à condition de rentrer dans le cadre d'un "projet" transdisciplinaire et de bien remplir le dossier en cinq exemplaires (je vais voir avec la collègue d'espagnol qui organise un séjour à Séville). Je vais en parler à ma principale. ;-))

Écrit par : Robin | 27 janvier 2010

Il a aussi quatre ans d'avance dans sa scolarité "classique", Ipidi.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Chopin reviens ! Sibille est tombé amoureux de toi ...

Écrit par : iPidiblue coup de foudre | 27 janvier 2010

Il y a aussi une solution cher Robin, en guise d'introït quand vous entrez dans votre classe le matin, vous déclarez : "Vous avez devant vous le plus grand, le plus beau professeur de lettres de tous les temps, profitez-en petits morveux si vous le pouvez !"
Si avec cela vous n'avez le moral regonflé à bloc...

Écrit par : iPidiblue coup de foudre chez Brighelli | 27 janvier 2010

Laissez : il vaut mieux Chopin que Wagner, sinon CS va vouloir annexer l'Alsace-Lorraine et les Sudètes.

Écrit par : Perceval | 27 janvier 2010

Entrons "réforme du lycée" dans google et qu'obtenons-nous en premier sujet ?

"Les Français et la réforme du lycée. Plus de trois quarts des Français (76 %) se déclarent favorables à la réforme. "

De quoi bondir... Plus que bondir...

Tout est dit ici :

http://www.sauv.net/ctrc.php?id=970

Écrit par : Althea | 27 janvier 2010

Oui les français sont aussi pour la baisse du chomage, l'augmentation du pouvoir d'achat, la paix dans le monde, les petits oiseaux et tout le toutim ...


Vous voyez mes sondages ne sont pas coûteux et ils ont l'avantage d'être très exacts !

Écrit par : iPidiblue sondage express | 27 janvier 2010

Je rajoute : les français sont pour les énergies vertes, la voiture sans essence qui pue pas, les voyages sur Mars, l'immortalité pour tous, la retraite à 25 ans et les études faciles avec des examens en fin d'études pas trop contraignants.
Et si l'on peut rajouter le schmilblick par-dessus le marché ...

Écrit par : iPidiblue sondage express | 27 janvier 2010

Il faudrait quand même un tout petit peu arrêter avec la manie des sondages, cela aussi c'est une maladie infantile des démocraties !

Etes-vous pour ou contre la chromodynamique quantique ?
Pour ou contre l'IRM ? Pour ou contre les nanotechnologies ?

S'il s'agit de mesurer l'étendue de l'ignorance alors les sondages sont un instrument tout à fait parfait !
Pour le reste je vous laisse seuls juges ...

Écrit par : iPidiblue maladie de l'ignorance | 27 janvier 2010

Pétitions signées (après lecture, oeuf insulaire!) !!

Finalement, je les aime bien mes élèves, mêmes les tâches, les ignares, les victimes décérébrées de la scolarité obligatoire, les racaillous en herbe ou en branche, les cagolettes à deux cts, les skatteurs au froc tombé, les hyperactifs au tremblements quasi-parkinsonien...et les vrais bons, discrets, efficaces et toujours pertinents!

:) (une de ces journées de prof de base touchée par on ne sait quelle grâce, celle qui nous élève au rang de plus beau métier du monde)

Écrit par : sisyphe | 27 janvier 2010

Un point-pépé. A dix, vous aurez une image.

Écrit par : Perceval | 27 janvier 2010

Tout est dit ici :

http://www.sauv.net/ctrc.php?id=970
Ecrit par : Althea | 27 janvier 2010

Implacable la démonstration d'Agnès Joste.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2010

Monsieur Brighelli,

J'ai lu la pétition ce qui prouve que je sais encore lire malgré que j'aie quitté depuis longtemps le système scolaire (faux erratum : il paraît que certains n'aiment pas le "malgré que" ainsi employé grand bien leur fasse !)


En gros, il y a le choix dans la vie d'un étudiant et d'un adulte, entre savoir lire et avoir lu !

J'aimerais que tout le monde sache lire. Mais c'est un art difficile ...

Quant à avoir lu, nous donnerait-on mille ans que tous les livres de la très grande bibliothèque universelle, par exemple Google Books, nous resteraient inaccessibles pour l'immense majorité.
Il faut se résigner à notre ignorance littéraire mais pas à notre ignorance tout court !

Comme le dit le proverbe latin, l'art est difficile et la vie est brève.

En grec c'est encore mieux ...

Écrit par : iPidiblue comme disait Hippocrate | 27 janvier 2010

Effectivement, Le Monde fait une fois de plus la preuve de sa rigueur et de son impartialité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 janvier 2010

À qui voudrait protester contre la part de plus en plus congrue du Français dans les nouveaux programmes et horaires du lycée, n'hésitez pas à signer une pétition en ligne :
http://petitions.eu.org/?petition=11
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 janvier 2010

Pétition signée.

Une de mes filles , élève en Ière L (elle est une vraie littéraire) dans un lycée public de très bonne réputation (98% de réussite au bac) vient de m'apprendre que sa prof de Lettres prend prétexte de l'inculture des élèves pour ne pas les préparer à l'épreuve de dissertation du bac français.

En tout et pour tout elle aura fait une seule dissertation (ou plutôt "rédaction") en Seconde.
Comment cela est-il possible?

Écrit par : Buntov | 27 janvier 2010

Ben alors Buntov ce n'est pas une question d'horaires ! Ce serait plutôt une question philosophique : qu'est-ce que cette professeur de lettres entend par étude de sa discipline ?

Écrit par : iPidiblue formalisme | 27 janvier 2010

" Comment cela est-il possible?" (Buntov)
Effectivement, ce n'est pas admissible. C'est le rôle du professeur de faire acquérir pendant l'année le minimum de culture nécessaire à la rédaction d'une dissertation. Avec des élèves réceptifs, c'est tout à fait possible. Je le faisais toujours, et pourtant c'était en première S. Certains maîtrisaient très bien cet exercice, qui pouvait leur valoir 15 ou 16 au bac, car les candidats qui choisissent la dissertation sont rares, et lorsque celle-ci est correctement construite, avec des exemples pertinents, la copie est valorisée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 janvier 2010

Je n'ai fait qu'une seule dissertation en seconde, pour les mêmes raisons. C'était à la fin des années 80, dans un lycée des Hauts de Seine avec un taux de réussite au bac analogue à l'époque (99% je crois), et une future normalienne dans la classe...
No comment.
Enfin si, il faut bien admettre que beaucoup d' enseignants ont également creusé leur propre tombe.

Écrit par : Flo - Cassandre | 27 janvier 2010

Une de mes filles , élève en Ière L (elle est une vraie littéraire) dans un lycée public de très bonne réputation (98% de réussite au bac) vient de m'apprendre que sa prof de Lettres prend prétexte de l'inculture des élèves pour ne pas les préparer à l'épreuve de dissertation du bac français.

En tout et pour tout elle aura fait une seule dissertation (ou plutôt "rédaction") en Seconde.
Comment cela est-il possible?

Ecrit par : Buntov | 27 janvier 2010

Je constate la même chose dans mon lycée. La plupart des collègues a baissé les bras et ne se casse plus la tête à expliquer comment on fait une dissert ou un cc. Ils disent que de toute façon, on donne le bac à tous donc inutile de se donner du mal. C'est lamentable mais c'est une attitude courante et qui arrange bien les pédagos.

Écrit par : Romuald | 27 janvier 2010

Une de mes filles , élève en Ière L (elle est une vraie littéraire) dans un lycée public de très bonne réputation (98% de réussite au bac) vient de m'apprendre que sa prof de Lettres prend prétexte de l'inculture des élèves pour ne pas les préparer à l'épreuve de dissertation du bac français.

En tout et pour tout elle aura fait une seule dissertation (ou plutôt "rédaction") en Seconde.
Comment cela est-il possible?

Ecrit par : Buntov | 27 janvier 2010

Bof, ça vous étonne encore?
Une de mes petites-filles, en cinquième, est restée trois mois sur trois pages de "La chèvre de Mr Seguin".
Sa soeur, en cinquième cette année, est depuis le début de l'année sur "l'Ile au trésor", à triturer dans tous les sens les champs lexicaux, les schémas actantiels, les progressions à thème constant ou à thème éclaté, l'émetteur et le récepteur, etc etc.

Inutile de dire qu'on s'ennuie ferme dans ces classes.

On peut lire le livre de Michel Leroux, "De l'élève à l'apprenant."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2010

Je constate la même chose dans mon lycée. La plupart des collègues a baissé les bras et ne se casse plus la tête à expliquer comment on fait une dissert ou un cc. Ils disent que de toute façon, on donne le bac à tous donc inutile de se donner du mal. C'est lamentable mais c'est une attitude courante et qui arrange bien les pédagos.
Ecrit par : Romuald | 27 janvier 2010

Ce n'est pas grave. On mettra en place des évaluations nationales. Parce qu'il faut bien, comme dit l'autre, assortir la liberté pédagogique d'une mesure du résultat, ne serait-ce que pour rendre compte, comme dit encore l'autre, de l'argent qu'on fait dépenser à la nation.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2010

Affrontement entre realite et illusion entre JPB et PP.
Tailleboudin prefere relever les fautes d'ortho, mais le plus interessant, c'est l'ideologie qui suinte des posts de P.P.

"sceau de l'obscurantisme
PAS les appliquer
responsable de l'echec des plus faibles
ascenseur social
demarche de desobeissance
minable
niveau zero de l'argumentation
c'est diffamant
mascarade politicienne
faire gober la suppression de milliers de postes d'enseignants specialises
agir ainsi cree du citoyen libre
obscurantisme
obscurantisme (encore sic !)
je desobeis en toute transparence
l'humeur policiere
3000 a desobeir
haut et fort
maltraitance a enfant
l'inanite de ces sinistres programmes
l'ideologie a vrai dire
haut le coeur des enseignants
mettre en echec
entache par cette negation de l'enfance
sanctionnent
nous refusons en desobeissant
imposture
mal-etre
du degout
haine du savoir
l'exclusion
violence
delinquance
seule l'elite compte
rendez aux plus faibles
compte a regler
enseigner a des perroquets
clientele conservatrice
reactionnaire et elitiste"

OUF.......................................................

Quelle ideologie dans toute cette "prose" bien rodee.
PP est victime militante du systeme impitoyable, mais les enfants pleurent, faut pas l'oublier. Comment retourner une crepe dans une poele sans beurre ??????

PP devrait savoir :
qu'il serait dans son plein droit de presenter sa demission.
Qu'il aura deja gagne la formation IUFM qui est de tres haute qualite dit-il.
Qu'il peut creer son ecole HC et pour la parade, poser un petit bonnet phrygien sur la tete de ses eleves.

Cela n'est pas interdit et il sera LIBRE.

Écrit par : carole | 27 janvier 2010

"Inutile de dire qu'on s'ennuie ferme dans ces classes."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 janvier 2010

D'accord avec vous, Anne-Marie; rien de pire que l'ennui.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Tiens, v'là Carole !

idéologie
victime
système impitoyable
présenter sa démission
école hors-contrat
LIBRE

Une nouveauté cependant dans son champ lexical, le bonnet phrygien !
Carole aurait-elle un problème avec notre brave Marianne, Pâris, les Rois Mages, les esclaves affranchis romains, la rébellion de 1837-1839 au Québec ou avec le drapeau de l'État de New York ?






A moins que ce ne soit à cause des Schtroumpfs, ces hideux révolutionnaires, la salsepareille entre les dents !!!






Sus Gargamelle ! N'en laissez pas un vivant ! Dieu reconnaîtra les siens !

Écrit par : c. cru | 27 janvier 2010

[...] rien de pire que l'ennui.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Les formations IUFM ? ^^

Écrit par : TotoWeininger | 27 janvier 2010

« il vaut mieux Chopin que Wagner, sinon CS va vouloir annexer l'Alsace-Lorraine et les Sudètes. »
Perceval | 27 janvier 2010

A tribute to Woody ?

Écrit par : Tailleboudin | 27 janvier 2010

Bof, ça vous étonne encore?
Une de mes petites-filles, en cinquième, est restée trois mois sur trois pages de "La chèvre de Mr Seguin".

Cela, c'est la dérive des nouveaux Programmes et instructions mal digérés.
Je ne les défends pas outre mesure, mais ils n'étaient pas prévu pour que l'on s'attarde ainsi. Je leur ai même souvent reproché d'inciter les professeurs à ne rester que 2 ou 3 semaines sur une séquence.
Je crois que le mal vient de l'incapacité de certain(e)s professeurs à allier l'étude des textes et celle des objets d'étude.
Ils se focalisent trop, par ailleurs, sur les figures de style étudiées pour elles-mêmes, comme si c'était un objectif en soi.
Ma fille, par exemple, a dû relever en seconde, "le champ lexical de l'eau" dans "Sur l'eau" de Maupassant. Il va sans dire que c'est moi qui l'ai fait, pour lui permettre de passer son temps aux autres devoirs. Le lendemain, l'heure a consisté à faire ânonner pendant 1 heure les mots en question (environ 75 !) et puis plus rien.

Écrit par : Garafignoux | 27 janvier 2010

Entièrement d'accord avec Garafignoux : c'est comme ça qu'on vide les textes de leur sens et de leur substance. On est dans une logique de type "lorsque le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt". On se focalise sur le doigt, en oubliant qu'il ne sert qu'à mettre en évidence la lune.
C'est d'ailleurs là l'un des moyens de truquer les barêmes des épreuves de français. Un élève peut facilement arriver à 10 en relevant, pour ainsi dire à l'aveugle, des champs lexicaux et assimilés... sans même avoir bien compris le texte!

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 janvier 2010

sur le même thème mon fils s'est plaint cette semaine (il est en 1èreL option spé espagnol) d'étudier un livre en espagnol destiné au 9/10 ans ; il a vu le niveau d'âge sur la couverture. Sa question est : quel intérêt??
En première C j'étudiais Borgès, Llorca et Garcia Marquez, et les poètes espagnols (mis en musique par Paco Ibanez), avec obligation de respecter la rythmique des poèmes pour la traduction mais mon prof d'espagnol était fou il faut croire ; et c'était il y a 30 ans...et quand c'était trop difficile on cherchait dans le dico et on réfléchissait...je crois qu'on aurait fait la révolution s'il nous avait proposé des bouquins de primaire; mais ça ne lui venait même pas à l'idée. Ha oui et on avait dix mots de vocabulaire par semaine, avec interro sur les mots depuis le début de l'année chaque semaine. Mes gosses étudient des textes sur l'immigration mexicaine clandestine...très inspirant comme disent les américains

Sa soeur a appris à faire une dissertation avec son père (bac A) et notre voisine qui est agrégée de français et enseigne à l'université; elle était ravie d'avoir une élève intéressée pour une fois.

Écrit par : fabienne | 27 janvier 2010

Pour les amateurs de programme, la future seconde :

http://eduscol.education.fr/pid23202-cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

Écrit par : Aufildeleau | 27 janvier 2010

D'accord avec vous, Anne-Marie; rien de pire que l'ennui.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Ah bon ?
Sans parler du fait que vous êtes-là sur les thèses de Jean-Didier Vincent, c'est méconnaître que se désennuyer suppose l'ennui.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2010

"C'est méconnaître que se désennuyer suppose l'ennui."

Ecrit par : guy morel | 27 janvier 2010

Admettons; c'est bien parce que je l'ai connu, cet ennui, et copieusement, en primaire et au collège, et surtout au collège, que je me suis dit: "plus jamais ça ! Ni pour moi, ni pour les gens que j'aurai en face de moi".
Alors, mon but en tant que prof est d'apprendre le plus de choses possibles aux ceusses que j'ai le bonheur d'avoir en face de moi en les faisant ch..., (et en me faisant ch...) le moins possible.
Mais, (hélas), ce n'est pas mentionné comme-ça dans les programmes.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Bonsoir
Pourriez-vous m'indiquer quel manuels scolaires utiliser en maths et français en ce2? Je dois faire mes commandes pour l'année prochaine et ne sais que choisir...
Un grand merci!

Écrit par : kana | 27 janvier 2010

J'ai presque tout oublié de l'enseignement de physique-chimie que j'ai suivi au lycée mais cette approche thématiique me paraît AHURISSANTE. Ca semble tellement caricatural qu'on pourrait croire à une plaisanterie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 janvier 2010
---
Bien que j'aie cessé d'enseigner les sciences physiques depuis presque dix ans, je n'ai pas tout oublié, mais ce n'est pas un exploit pour une personne qui a baigné là-dedans depuis l'âge de treize ans.
À moi aussi, Sylvie, cela paraît être un canular.
Jusqu'à plus ample informé je tiens cela pour tel.
Et si ce n'est pas un canular, c'est grave !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 janvier 2010

Nouvelles du front, avec la réforme du bac pro 3 ans (classes de lycée pro passant de 24 à 30 voire 35... imaginez des lycéens pro à 34....), les profs de Lettres-Histoire ont un très petit moral, malaise palpable et exprimé durant 2 journées de formation, sans parler du conseil pédagogique...

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2010

Je vois tout ce qui est déjà enseigné aujourd'hui dans ce pseudo programme de sciences physiques. Et même un peu plus (les ondes, les phénomènes périodiques).
Tout cela devra passer avec une demi-heure de moins par semaine (ah oui, mais sur 36 semaines, qu'il va falloir dénicher quelque part, au passage, car on est obligé de se contenter de 30 à 32 ; même le mois de juin "reconquis" n'y suffira pas, et cette reconquête est, de toute façon, illusoire).

Quant à "l'enrobage" (les thèmes proposés), eh bien, on peut jeter tout ça à la poubelle. Que croient donc les concepteurs de ce "programme" ? Sans doute que l'on intéressera plus les élèves en évoquant la notice du médicament en chimie, et le sport en physique. De tout cela je doute.

Ce n'est pas en prostituant la science à l'air du temps qu'elle sera rendue attractive. Il y a trop d'autres carrières plus faciles et plus grassement payées pour que cela suffise.

Écrit par : Moot | 27 janvier 2010

malaise palpable et exprimé durant 2 journées de formation, sans parler du conseil pédagogique...

Ecrit par : Pendariès

Croyez vous qu'en lycée "tout court", les professeurs sont à la fête ? Mais bon sang, quand les syndicats vont-ils enfin se décider à déclarer la guerre, ouverte et totale ?

Écrit par : Moot | 27 janvier 2010

Wesh cousin, tou ta été di :

http://ens.perrinchassagne.net/platon.html

N'est-il pas vrai? Au fait j'ai chopé cet extrait platonique (pas de calembour svp :) en cherchant des infos sur le zéro/20.

Écrit par : sisyphe pas tonique | 27 janvier 2010

« Je constate la même chose dans mon lycée. La plupart des collègues a baissé les bras et ne se casse plus la tête à expliquer comment on fait une dissert ou un cc. Ils disent que de toute façon, on donne le bac à tous donc inutile de se donner du mal. C’est lamentable mais c’est une attitude courante et qui arrange bien les pédagos.
Écrit par : Romuald | 27 janvier 2010 »

Je n’excuse pas cette attitude mais je peux la comprendre. J’enseigne encore la dissert en hist-géo à mes terminales mais 90 % ne la choisissent pas et se ruent sur la prétendue « étude de documents » créée par les pédagogos pour pouvoir filer le bac à tous.

De plus certains sujets sont proprement scandaleux, voir le livre de Guy Morel où figure je crois une carte de l’Europe en 1942 pour le bac 2000 que j’avais « corrigé ». En n’ayant rien foutu de l’année et en lisant la légende l’élève pouvait avoir 10 sur 8 comme nous le demandaient les inspecteurs ! Même en ayant raté l’étude de docs en 1re partie, ils pouvaient avoir 16 sur 20 !

Voici les questions correspondant à cette carte, seul document proposé. Ne vous affolez pas : J’avais donné ce sujet à un de mes enfants qui était alors au collège : il aurait eu 8/8 !

« QUESTIONS :
1) Présenter la carte.
2) De quels territoires est constitué le grand Reich ?
3) Expliquer la situation de la France en octobre 1942.
4) Quels sont les États européens en lutte contre l’Allemagne et ses alliés en octobre 1942 ? Depuis quand et pourquoi ? »

Écrit par : Pierre Lariba | 27 janvier 2010

Comment expliquerez vous à vos élèves que sur le troisième dessin de la bédé en lien on voit les rayons du Soleil ... radier alors que toute l'explication est basée sur l'hypothèse de rayons tous gentiment parallèles ?

http://dl.free.fr/pdl1J9O4c

Ecrit par : dugong | 25 janvier 2010
---
Dans le faisceau lumineux provenant du soleil il y a des rayons parallèles et d'autres qui ne le sont pas. Mais l'écart angulaire entre les rayons non parallèles entrant dans un puits est négligeable au regard de l'imprécision des autres mesures (d'angles et de distance).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 janvier 2010

Ma fille, par exemple, a dû relever en seconde, "le champ lexical de l'eau" dans "Sur l'eau" de Maupassant. Il va sans dire que c'est moi qui l'ai fait, pour lui permettre de passer son temps aux autres devoirs. Le lendemain, l'heure a consisté à faire ânonner pendant 1 heure les mots en question (environ 75 !) et puis plus rien.

Ecrit par : Garafignoux | 27 janvier 2010
Car, non content (-e ?) de faire ses devoirs, vous l'accompagnez en classe. En Seconde ! Mais mettez-la en internat et laissez-la respirer.
Le jour où vous aurez compris que votre fille vous raconte ce qu'elle veut sur ses cours et que connaissant papa-maman et n'étant pas imbécile, elle se plaint à bon escient, et ce depuis la MS, vous aurez fait un grand pas en avant.
Le tout est de savoir qui manipule qui, dans votre belle histoire ...
Je précise, vu qu'ici c'est du lourd, que le plus dangereux des deux manipulateurs est en réalité Garafignoux qui endoctrine sa progéniture sans remords.

Écrit par : candide | 27 janvier 2010

On perd des heures d'enseignement: 4h30/semaine pour enseigner: Français, Hist-Géo, Education civique - un nouveau programme dingue (des cours à faire donc); avec devant nous des chamailleries incroyables entre collègues pour récupérer des heures Aide Personnalisée (2h30/semaine) pour toutes les matières générales et professionnelles.

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2010

pour récupérer des heures Aide Personnalisée (2h30/semaine) pour toutes les matières générales et professionnelles.

Je veux dire qu'il y a 2h30 d'heure d'AP à se partager entre toutes les matières, remportera le pompon, le meilleur projet validé par le conseil pédagogique.... dit-on

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2010

Ah, l'HG c'est le top! Le plus hilarant, le moment tant attendu c'est celui des sujets du Brevet: seuls les illettrés n'ont pas la moyenne puisqu'il s'agit de savoir lire les docs. Une année il y avait une carte de France à compléter: nom de quatre fleuves (devinez lesquels), de la mer m... et de l'autre océan. :)
Ceci dit, je ne sais pas trop ce qu'ils font en HG mais les connaissances géographiques de mes élèves sont assez pittoresques: en 4e on mélange pacifiquement Atlantique et Indien, le Chili est con carne,en 3e le Monténégro est au Canada, etc.

Écrit par : sisyphe | 27 janvier 2010

directives des IPR pour le nouveau programme de français au lycée:
accent sur les "compétences"
accent sur "créativité"-"écriture fictionnelle"et "impressions de lecture"(on ne parle plus de commentaire ni analyse ni d'ailleurs auteurs et textes...).)
Accent "réaliste "sur la communication,écrits"fonctionnels"
message clair sur genres et registres;
innovations transversales(littérature et histoire/et art/médias/commerce du livre aujourd'hui...):
bref,ce sont les soldes......

Écrit par : déprimée | 27 janvier 2010

directives des IPR pour le nouveau programme de français au lycée:
accent sur les "compétences"
accent sur "créativité"-"écriture fictionnelle"et "impressions de lecture"(on ne parle plus de commentaire ni analyse ni d'ailleurs auteurs et textes...).)
Accent "réaliste "sur la communication,écrits"fonctionnels"
message clair sur genres et registres;
innovations transversales(littérature et histoire/et art/médias/commerce du livre aujourd'hui...):
bref,ce sont les soldes......

Écrit par : déprimée | 27 janvier 2010

directives des IPR pour le nouveau programme de français au lycée:
accent sur les "compétences"
accent sur "créativité"-"écriture fictionnelle"et "impressions de lecture"(on ne parle plus de commentaire ni analyse ni d'ailleurs auteurs et textes...).)
Accent "réaliste "sur la communication,écrits"fonctionnels"
message clair sur genres et registres;
innovations transversales(littérature et histoire/et art/médias/commerce du livre aujourd'hui...):
bref,ce sont les soldes......

Écrit par : déprimée | 27 janvier 2010

Car, non content (-e ?) de faire ses devoirs, vous l'accompagnez en classe. En Seconde ! Mais mettez-la en internat et laissez-la respirer.
Le jour où vous aurez compris que votre fille vous raconte ce qu'elle veut sur ses cours et que connaissant papa-maman et n'étant pas imbécile, elle se plaint à bon escient, et ce depuis la MS, vous aurez fait un grand pas en avant.
Le tout est de savoir qui manipule qui, dans votre belle histoire ...
Je précise, vu qu'ici c'est du lourd, que le plus dangereux des deux manipulateurs est en réalité Garafignoux qui endoctrine sa progéniture sans remords.

Ecrit par : candide | 27 janvier 2010


C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin me dit quelque chose ...

Écrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

Déprimée et la règle de trois... ou de Troie?

;)!!

(huit heures et quart, l'heure du Ricard! Tchin!

Écrit par : sisyphe | 27 janvier 2010

« Ceci dit, je ne sais pas trop ce qu'ils font en HG mais les connaissances géographiques de mes élèves sont assez pittoresques: en 4e on mélange pacifiquement Atlantique et Indien, le Chili est con carne,en 3e le Monténégro est au Canada, etc.
Écrit par : sisyphe »

Ils "font" rien ! Les collègues enseignent mais puisque le passage est automatique, pourquoi les petits chéris apprendraient-ils ? De plus, il est officiellement interdit de leur enseigner des faits géographiques de base comme les localisations : c'est ringard...

Les nouveaux programmes de lycée qui vont être bâclés consisteront en des "flashes" sans continuité historique puisque d'après les IPR les élèves connaitraient la chronologie qu'ils sont censés avoir vue au collège mais qui n'est pas à la base des programmes.
On est chez les dingues !

Écrit par : Pierre Lariba | 27 janvier 2010

Suivant les conseils du maître et sensible à son enthousiasme, j'ai depensé 19,8 euros et j'ai lu le livre.
Quelle deception: Il est vrai que cette jeune et belle femme a un coup de plume et quelques pages m'ont amusées mais enfin je n'ai rien appris que je ne savais déjà. Tout avait été déjà dit.
Cela sent le renvoi d'ascenseur et la cooptation, d'ailleurs le livre phare de JPB et son nom sont plusieurs fois cités. Bon c'est de bonne guerre mais j'aurais pu occuper 2 heures de plus à lire du Frankowiak, auteur comique qui ne deçoit jamais.

Écrit par : brindamour | 27 janvier 2010

C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin me dit quelque chose ...

Ecrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

C'est qui ? C'est qui ? C'est mon Ipidi ?

Écrit par : un admirateur secret | 27 janvier 2010

Tout à fait P.Lariba!! Même analyse et dégoût. Ubu roi et multicouronné!

"Que font les syndicats?" Ben...j'me demande...rien? Il est vrai qu'à force de faire grève tous les ans à date fixe, comme les vendanges, ils ne retirent plus le fruit de leurs efforts.

J'ai rêvé d'une réaction formidable, d'une vraie grève massive mais je crois que c'est foutu par avance.

Écrit par : sisyphe | 27 janvier 2010

courrier électronique : snalc.orleanstours@wanadoo.fr

site web académique : http://pagesperso-orange.fr/syndicat.snalc.orleanstours/

Rendez-vous sous le ballon du SNALC

Place Denfert-Rochereau

Départ de la manifestation à 14 heures.

Écrit par : Robin | 27 janvier 2010

C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin me dit quelque chose ...

Ecrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

C'est qui ? C'est qui ? C'est mon Ipidi ?

Ecrit par : un admirateur secret | 27 janvier 2010

C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin, pour réagir à un post où il est question de ce qu'il se passe à la maison avec ses ados, ça me dit quelque chose ...

Écrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

Bonsoir
Pourriez-vous m'indiquer quel manuels scolaires utiliser en maths et français en ce2? Je dois faire mes commandes pour l'année prochaine et ne sais que choisir...
Un grand merci!

Ecrit par : kana | 27 janvier 2010


"La balle aux mots" (Nathan) et le "Fichier Eiller CE2" (Hachette).
C'est du pur métal, dégobillé par l'Institut Uni vers Cythère de Formatage des Maîtres, mais ça marche!

De la simplicité et de la simplicité avant tout!

Écrit par : Claudio | 27 janvier 2010

Les nouveaux programmes de lycée qui vont être bâclés consisteront en des "flashes" sans continuité historique puisque d'après les IPR les élèves connaitraient la chronologie qu'ils sont censés avoir vue au collège mais qui n'est pas à la base des programmes.
On est chez les dingues !

Ecrit par : Pierre Lariba | 27 janvier 2010

Pour consulter un certain nombre de nouveaux programmes voir sur eduscol:

http://eduscol.education.fr/cid49936/consultation-sur-les-projets-de-programme-seconde.html

"Sois sage, ö ma douleur..." (Baudelaire)

Écrit par : Françoise Guichard | 27 janvier 2010

Bonsoir
Pourriez-vous m'indiquer quel manuels scolaires utiliser en maths et français en ce2? Je dois faire mes commandes pour l'année prochaine et ne sais que choisir...
Un grand merci!

Ecrit par : kana | 27 janvier 2010

Un petit tour sur le forum EDP (enseignants du primaire) vous permettrait d'échanger avec des collègues de CE2 , ce qui pourrait vous aider dans vos choix.

Écrit par : Maminou | 27 janvier 2010

C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin me dit quelque chose ...

Ecrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

C'est qui ? C'est qui ? C'est mon Ipidi ?

Ecrit par : un admirateur secret | 27 janvier 2010

C'est curieux, ce style agressif où l'insulte n'est jamais loin, pour réagir à un post où il est question de ce qu'il se passe à la maison avec ses ados, ça me dit quelque chose ...

Ecrit par : Agatha Christie | 27 janvier 2010

Je viens d'apprendre, en externe, que des étrangers à mon monde s'inquiètent ici de moi. Soyez sans crainte ! J'ai pris assez d'émétique. Je ne voudrais pas aller me jeter, pour panser mon estomac retourné, dans les bras des pédagos.
Si toutefois j'intervenais encore, ce serait toujours Dobolino.
Je vous souhaite une bonne année 2010 à tous.

Écrit par : dobolino | 27 janvier 2010

Est-ce que Sibille aurait un mail où le joindre? (il me semble qu'il l'avait donné une fois mais je me trompe peut-être et pas le courage de replonger dans les messages antédiluviens). J'aimerais bien lui poser quelques questions (toujours sur la même histoire) sans m'épancher sur le forum.

Écrit par : Flo - Cassandre | 27 janvier 2010

J'ai rêvé d'une réaction formidable, d'une vraie grève massive mais je crois que c'est foutu par avance.

Ecrit par : sisyphe

C'est bien mon avis. Payer la tranquillité de quelques jours par des années de cilice, ça me fait penser à tous ces élèves aimant s'amuser en classe et qui s'étonnent d'être mal notés.

Écrit par : Moot | 27 janvier 2010

Mon mail est: chpointsibillearobasewanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010

Admettons; c'est bien parce que je l'ai connu, cet ennui, et copieusement, en primaire et au collège, et surtout au collège, que je me suis dit: "plus jamais ça ! Ni pour moi, ni pour les gens que j'aurai en face de moi".
Alors, mon but en tant que prof est d'apprendre le plus de choses possibles aux ceusses que j'ai le bonheur d'avoir en face de moi en les faisant ch..., (et en me faisant ch...) le moins possible.
Mais, (hélas), ce n'est pas mentionné comme-ça dans les programmes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 janvier 2010
Vous n'avez pas connu l'ennui, celui des longues heures d'étude, celui des livres parcourus jusque l'épuisement, celui des démonstrations diaboliques dont on n'a que faire. Vous confondez l'ennui avec la vacuité. Et comme Didier Vincent et d'autres, vous pensez que l'on peut insuffler le désir d'apprendre. Laissez donc tomber le désir.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2010

J'y serai à Paris pour défiler samedi, qui d'autres d'ici?

Écrit par : Pendariès | 27 janvier 2010

Il a remplace le prof de son fils !

http://www.leparisien.fr/societe/il-a-remplace-le-prof-de-son-fils-20-01-2010-784136.php

Écrit par : P. Lariba | 27 janvier 2010

Je lis ceci quelque part sous la signature de Natacha Polony :


"Amour de l'enfance et liberté pédagogique contre obscurantisme et totalitarisme ? Reportons-nous quelques années en arrière. Au temps de ces programmes de 2002 et de la toute-puissance des théories inspirées de l'«éducation nouvelle». Une jeune femme, Rachel Boutonnet, publiait son Journal d'une institutrice clandestine. Ils étaient quelques-uns à «désobéir» alors. «Mes problèmes ont commencé en 2006, raconte par exemple Brigitte Guigui, mais les conséquences courent encore aujourd'hui. Alors que j'étais en poste à Provins, un inspecteur est arrivé dans ma classe de CP le jour de la rentrée, et m'a interdit de distribuer les manuels de lecture aux enfants. » Le crime de l'institutrice, qui nécessitait une intervention immédiate : elle utilisait la méthode Boscher, vieille méthode syllabique, fonctionnant sur le pur principe du b.a.ba. Brigitte Guigui s'insurge de ce trouble causé dans sa classe, obtient le soutien de l'ensemble des parents, plaide sa cause au rectorat. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, et l'inspecteur, après des décisions arbitraires et des dossiers à charge, demande sa révocation. Aucun des actuels «désobéisseurs» ne s'est élevé pour défendre la liberté pédagogique.


«Ce sont des Khmers rouges»
«Les désobéisseurs, explique Marc Le Bris, auteur d'Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter, ce sont des Khmers rouges qui perdent les promesses de pouvoir qu'ils avaient. Ils ont perdu la possibilité d'imposer des méthodes à l'aide de justifications idéologiques, et de tuer la liberté pédagogique. Ils sont la marque d'une structure qui essaye de se perpétuer.» Cette liberté, dont se réclament Erwan Redon ou Alain Refalo, est historiquement le fondement du métier d'enseignant. Et elle est indissociable de ce statut de fonctionnaire que le ministre rappelle aux «désobéisseurs» pour leur demander d'appliquer les directives. «La profession d'instituteur, analyse ainsi François Jacquet-Francillon, directeur de la Revue française de pédagogie, a été désireuse et satisfaite du statut de fonctionnaire surtout quand il s'est agi de se débarrasser de la tutelle des autorités locales, maire et curé. L'idée d'autonomie et de responsabilité est donc depuis longtemps au cœur des idéaux professionnels du primaire ; mais sans qu'elle soit conçue sur le mode des professions libérales (c'est peut-être cela qui change chez les profs…). » Pierre Frackowiak, inspecteur peu adepte du devoir de réserve, écrivait à l'époque que «la liberté pédagogique est l'alibi des conservateurs». Dans un texte de soutien à Alain Refalo, il qualifie aujourd'hui de «tribunal militaire» l'action de l'Inspection académique de Haute-Garonne. Quant à l'intéressé, il évite de répondre à qui lui demande ce qu'il pense des problèmes rencontrés par Rachel Boutonnet ou Brigitte Guigui. Puis lâche : «Mais eux étaient minoritaires. Et ils n'ont pas cherché à former un mouvement.» «Pour nous, ajoute celui qui a refusé de faire son service militaire et milite au Mouvement pour une alternative non violente, ça relève de l'objection de conscience. »
Comment résoudre la contradiction ? «La liberté pédagogique est indissociable de l'évaluation, assène Marc Le Bris, qui veut être cohérent avec sa «désobéissance» passée. On ne peut vouloir l'un sans l'autre. Et l'on verra les résultats.» Pour lui, les parents seront en définitive les ultimes juges."
Je dois dire que cela relève du brouet.
Au moins N. Polony aurait-elle pu s'informer du fait que la publication du livre du premier livre de Rachel Boutonnet est antérieure aux programmes de 2002 ; au moins aurait-elle dû savoir que la-dite Rachel Boutonnet a publié ici même une sévère critique des programmes Darcos, au moins aurait-elle pu s'informer du fait que la méthode Boscher n'est pas un méthode de lecture mais la "journée des tous petits" incluant écriture-lecture, leçons de choses et calcul, au moins aurait-elle pu, en raisonnant un peu, ne pas accoler les propos du style "défense du contribuable" d'un Marc Le Bris au "déjeuner à l'Élysée" de Rachel Boutonnet publié ici-même.

Écrit par : guy morel | 27 janvier 2010

Guy, ne sois pas trop dur avec les copines… :-))
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2010

http://www.leparisien.fr/societe/il-a-remplace-le-prof-de-son-fils-20-01-2010-784136.php Ecrit par : P. Lariba | 27 janvier 2010

Eh oui, on n'avait pas dit au malheureux chercheur-remplaçant que le but était de mettre un adulte (au titre ronflant, ça fait mieux) devant 30 gamins pour faire ce qu'il peut, et si ce qu'il peut ce n'est que de la garderie, 36 E de l'heure c'est cher payé mais ce n'est pas le problème. Il y a un adulte face à (et jamais de dos) 30 gamins et à leurs cocottes en papier...

Écrit par : nicolas | 28 janvier 2010

Exclusif : les îles Tuvalu seraient prêtes à accueillir certains désobéisseurs.

Il s'agirait d'un CDD.

L'acquisition de la langue locale est prévue par immersion totale.

L'objectif pédagogique serait de déclencher chez les apprenants un désir de refus de la montée du niveau.

Salaire * selon la disponibilité en fonds saumâtres et le niveau de l'amer de l'eau (croupie de sansonnet)

* La devise officielle de ce vaillant pays est le dollar australien

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

Pour la première fois de ma (longue) carrière, le chef d"établissement a glissé l'adjectif "exigeant" dans son "évaluation" écrite annuelle.

Je ne suis pas sûr que cela soit très positif dans son esprit.

Dois-je contester ?

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

Dans le texte, "exigeant" s'applique à professeur ...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

Dugong, mon propre proviseur m'assure, dans sa Note annuelle, de son "soutien" et de son "estime". Tout arrive…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Merci Maminou, Claudio
Malheureusement le Eiller n'est plus édité....Et les fichiers ne m'enchantent pas du tout!
Je cherche qq chose de carré, construit ...
Irai voir sur Edp
Bonne journée!

Écrit par : kana | 28 janvier 2010

Je ne suis pas sûr que cela soit très positif dans son esprit.
dugong

J'ai toujours eu droit à cet adjectif dans mes rapports d'inspection.
Mauvais esprit, j'ai toujours supputé qu'il s'agissait d'un reproche déguisé (mais fort bien enrobé).
Ce n'est que dernièrement que je l'ai pris au pied de la lettre, car l'inspecteur avait opéré un virage à 180 °...

Écrit par : nicolas | 28 janvier 2010

Je n'ai pas encore eu le temps de lire le livre de Claire mais le titre et le sous-titre me posent quelques problèmes.

"L'éducation nationale respire-t-elle encore ? " dit le sous-titre d'Autopsie du mammouth.

1) Ne serait-ce pas une sage précaution de ne pas vendre l'autopsie du mammouth avant de l'avoir tué ?

2) Beaucoup plus sérieusement car il s'agit d'une question de fond :L'éducation nationale respire d'autant mieux qu'il y a moins d'instruction publique. Donc à la question posée par l'auteur, on peut répondre : Oui, l'Éducation nationale non seulement respire encore mais elle respire de mieux en mieux dans l'atmosphère qui combine les émanations délétères de la bureaucratie et du management.

MD

Écrit par : MDelord | 28 janvier 2010

Non Florence, je ne sévis pas de cette manière, d'autant moins que le petit est adorable, percutant, pertinent, comprend vite, et que ses évaluations sont très rarement mauvaises, ce qui le fait sans doute passer pour un génie auprès de ses parents. Je veux seulement lui apprendre les rudiments de l'organisation pour qu'il ne soit pas pénalisé. Evidemment, "à la maison c'est pareil, il part au judo avec un sac vide, sans kimono... Mais ne "l'aidez" pas, ça ne sert à rien." Avec menace à peine voilée : "on n'ira pas plus loin parce que ça peut se régler entre nous".
On n'est jamais trahi que par les siens. Mais je ne suis pas des leurs.

Ecrit par : nicolas | 27 janvier 2010


Vous avez raison Nicolas, vous êtes au-dessus de ce genre de pratique. Mais puisqu'il en est ainsi, vous pouvez prendre les parents par la flatterie , flatterie basée sur du réel : cet enfant est très intelligent et avec de l'organisation, il pourrait faire encore mille fois mieux. C'est quand même dommage de perdre toute cette intelligence en passant son temps à chercher des cahiers oubliés et des trucs de ce genre. Pendant tout ce temps, il n'apprend pas et "ne développe pas sa créativité". Il se disperse sans rien gagner. C'est du gâchis etc.
Après tout, c'est vrai et vous n'en rajouter qu'un tout petit peu avec le coup de la créativité, et puis c'est pour le bien du marmot.
Donnez l'exemple d'un dessin : vous préférez qu'il passe du temps à l'imaginer puis le dessiner au lieu de passer son temps à chercher les pinceaux oubliés je ne sais où ...

Écrit par : Florence | 28 janvier 2010

Lorsque Guy cite l’article de Natacha Polony, il en oublie un passage particulièrement important : « Les programmes Darcos, rédigés par une commission constituée autour de Jean-Paul Brighelli ». Cette présentation des programmes Darcos, agréable aux "républicains", tend à fausser l’analyse que l’on peut faire de la situation et du rôle des « désobéisseurs ».

D’où mes questions :

1) Pourrait-on en savoir plus à propose de cette commission dont j’ignorais l’existence ?

2) En particulier, quel le crétin (de la fabrique du susdit) appartenant à la « commission constituée autour de Jean-Paul Brighelli » qui a écrit les programmes de calcul ?

MD

Écrit par : MDelord | 28 janvier 2010

« je ne suis pas sûr que cela soit très positif dans son esprit.
dugong »

Quant à moi, j’ai presque toujours droit à « très sérieux » et à une note administrative inférieure à la moyenne de mon échelon ;))
Autre reproche, des IPR : « les élèves m’écoutent poliment. »
De la vraie novlangue !

Écrit par : Pierre Lariba | 28 janvier 2010

Un travail de recherche universitaire (ref Pour la Science de Fev 2010) vient de démontrer que l'éveil intellectuel d'un petit enfant de 12-18 mois est directement lié à l'intensité des échanges avec ses parents, mesurée par la fréquence des paroles et des gestes échangés avec lui.

Et que par ailleurs cette fréquence est directement liée au niveau socio-culturel des parents.

Par conséquent un enfant qui naît dans une familles de diplômés depuis plusieurs générations aura toutes les chances de posséder un bagage à la fois inné et acquit favorable dès son entrée en CP.

D'autres études ont montré que la tête de classe de CP sera grosso modo la même en 6ème, puis dans les cohortes de mentions au bac, puis en prépas où 80% des élèves proviennent du premier quart des 6ème.

Bien entendu il y a beaucoup d'enfants de milieux modestes qui ont hérité d'un intelligence au-dessus de la moyenne et qui ont bénéficié d'un entourage familial chaleureux et attentif. Autrefois les Instituteurs, moins encombrés aujourd'hui par des têches bureaucratiques, savaient parfaitement les détecter et les orienter vers le cycle secondaire (c'est ainsi que le fils du forgeron de mon village est devenu polytechnicien).

Certains esprits mal pensants pourront déduire de cette étude que pour obtenir l' égalité scolaire des enfants il faudrait 1 - les séparer de leurs parents dès la naissance comme le faisait autrefois la sympathique petite cité grecque de Sparte, 2 - pratiquer l'eugénisme pour éliminer les plus doués qui pourraient faire de l'ombre aux autres.

Bref, les inégalités de représentation sociale dans les GE dénoncées par notre démagogue de président remontent très loin, bien avant la naissance et juste après elle.

Peu importe notre geotrouvetout national va trouver une solution pour homogénéiser les GE.

(*) c'est rassurant de voir que les scientifiques confirment des constatations que tout un chacun est à même de faire.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

@Bourgeois ignorant.

1) Un enfant né même dans un milieu culturellement très favorisé peut rester sur le bord du chemin, s'il a eu des instituteurs qui ont tenté de lui apprendre à lire avec des méthodes mixtes pendant des années, et n'a pas non plus appris à écrire : c'est tout-à-fait démodé d'enseigner l'écriture comme le fait Catmano, c'est-à-dire avec plusieurs lignes. Si les parents n'ont pas le temps de faire l'école à la maison, c'est foutu.

2 )Les enfants de milieux défavorisés, en particulier ceux des ZEP, avec des dizaines d'ethnies différentes, même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins, n'ont que des chances infimes d'arriver comme le fils du forgeron, ce qui était très courant et même banal, avant les années 50 du siècle dernier.

3 )" pratiquer l'eugénisme pour éliminer les plus doués qui pourraient faire de l'ombre aux autres."

Certains en rêvent. J'avais entendu il y a quelques années un certain Bruno Mattéi de l'académie de Lille, (inspecteur, je crois)interviewé par Finkielkraut en même temps que Fanny Capel, proférer :
"Un bon élève à côté d'un mauvais élève, c'est le début de l'exclusion".

Richard Descoings me semble être dans la droite ligne de cette phrase abjecte, quant à Luc Chatel...

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

"même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins,"

???????????????????????????

Écrit par : ah bon | 28 janvier 2010

L'Académie de Médecine est contre la semaine de quatre jours ! Elle prône le retour à la semaine de 5 jour ou 4 jours et demi et le respect des rythmes de l'enfant ...

Moi je suis pour la semaine des quatre jeudis mais je suis vieux jeu comme disait ma mère.

Écrit par : iPidiblue cela se corse ! | 28 janvier 2010

C'est là :

http://www.destinationsante.com/Ecole-un-zero-pointe-a-la-semaine-de-4-jours.html

Écrit par : iPidiblue cela se corse ! | 28 janvier 2010

L'Académie de médecine contre la semaine de 4 jours pour les scolaires
PARIS - L'Académie nationale de médecine estime que l'aménagement du temps scolaire en France "n'est pas en cohérence" avec les rythmes biologiques de l'enfant et pointe particulièrement le "rôle néfaste" de la semaine de 4 jours dans le primaire.

Dans un rapport adopté lors de sa séance hebdomadaire, l'Académie recommande d'"aménager la semaine sur 4 jours et demi ou 5 jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi est libre".

Des recherches ont montré que la semaine de 4 jours, mise en place à la rentrée 2008, "n'est pas favorable à l'enfant car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi matin", avec pour conséquence une diminution de la vigilance, argumente la société savante.

L'Académie recommande également d'évoluer vers un calendrier de 7 à 8 semaines de classe et 2 semaines de vacances.

Pour tenir compte des données biologiques de l'enfant, il faudrait selon le rapport, une année scolaire de 180 à 200 jours, contre 144 aujourd'hui dans le primaire, ce qui aurait pour corollaire une réduction des grandes vacances. Le temps quotidien de travail serait de 4 à 6 heures selon l'âge de l'élève, réparti sur 4 jours et demi à 5 jours de classe par semaine.

L'Académie estime que les vacances de Toussaint, période difficile pour l'enfant, devraient être étendues à 2 semaines.

Soulignant le "rôle primordial" du sommeil chez l'enfant, elle propose de "retarder l'entrée des enfants en classe en créant une période intermédiaire d'activités calmes en début de matinée, car l'enfant arrive fatigué à l'école".

Les matières difficiles doivent être enseignées au moment où la performance intellectuelle de l'enfant est reconnue la meilleure, en milieu de matinée et en milieu d'après-midi, selon l'Académie.

Elle suggère également que les salles de cantine "très bruyantes" soient transformées en plus petites unités pour amortir le bruit.

Plus généralement, l'Académie recommande de "mettre l'enfant au centre de toute réflexion sur le temps scolaire", en introduisant la notion "d'hygiène de travail respectant leurs rythmes".

Écrit par : iPidiblue pou pou pidou ! | 28 janvier 2010

Bon alors c'est qui qui fait pleurer les académiciens ? Reviens Pépé on a besoin de toi ...

Écrit par : iPidiblue pou pou pidou ! | 28 janvier 2010

L'article complet de Natacha Polony est là :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/28/01016-20100128ARTFIG00006-instituteurs-en-rupture-de-ban-avec-l-education-nationale-.php

MD, ne fais pas l'âne pour avoir du foin. Qui, sinon moi, a rassemblé autour de Darcos la fine fleur des anti-pédagos — dont tu étais, dois-je te le rappeler, ou l'alzheimer précoce a-t-il déjà frappé ?
Quant à savoir qui a rédigé ceci ou cela… Tu sais fort bien qu'il y a eu des propositions, qui ont été amendées en interne par tel ou tel conseiller — à mon grand dam, souvent. Je sais bien que tes attaques visent Marc Le Bris, mais il valait mieux obtenir la main jusqu'au coude, quitte à ne pas avoir tout le bras, que de continuer à envoyer à la casse 100% de pauvres gosses.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Guy, ne sois pas trop dur avec les copines… :-))
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Elles adorent ça.
Par ailleurs, je ne peux pas ne pas relever des inexactitudes flagrantes. Et surtout ne rien dire quand un article sur les désobéisseurs qui contient ces inexactitudes capte la réputation de Rachel pour en appeler contre les collègues, qu'ils soient désobéisseurs ou pas, au jugement des parents, dans le plus pur style SOS-Éducation.
GM
PS Je rappelle que Rachel a publié ici même un "déjeuner à l'Élysée" dont la teneur ne permet pas de l'associer à une défense des évaluations.

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2010

JP Brighelli, qu'en pensez-vous ?

Je suis toujours impressionné de constater l'extraordinaire ascension sociale des enfants de villages corses perdus de la montagne où en deux générations les enfants et petits-enfants de bergers, pauvres et démunis de tout, sont devenus par dizaines : magistrats, officiers, médecins, énarques, polytechniciens, agrégés, avocats, banquiers

J'ai entendu dire que 42 agrégés seraient issus de Cervioni. Piombu !!

Pourquoi ce qui semblait si facile il y a 60 ans alors que les conditions matérielles de ces villages étaient plus que précaires où il n'y avait que 3 diplômés, l'instituteur, le médecin et le prêtre, serait si difficile aujourd'hui ?

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

Tiens ! cela c'est tiré du blog de Pierre Assouline :

Le psychanalyste Jacques-Alain Millier, lacanien gendre de Lacan, vient de créer officiellement l’université populaire de psychanalyse Jacques-Lacan “pour (re-)prendre en charge l’éducation freudienne du public français et, à terme, en l’étendant sur tous les continents, pour développer une humanité analysante“.


Je me suis toujours demandé quels étaient les liens entre la dite néo-pédagogie des IUFM et ces surfactants de la démarche analytique ?

Je vois derrière tout cela une vaste offensive pour se débarrasser de la science ou profit d'un subjectivisme éhonté !

On replonge allègrement dans un moyen-âge de la pensée.

Non plus des "élèves" mais des "sujets" ! Sujets des psychanalytes ou sujet du roi quelle différence ? Il s'agit toujours d'être maintenus en minorat sous l'autorité indiscutée d'un magister dixit.

Écrit par : iPidiblue sujet-élève | 28 janvier 2010

Bourgeois Ignorant,


Foutez-nous la paix avec votre sociologie de comptoir, le grand-père de Francis Bouygues était un auvergnat qui est arrivé avec ses seuls sabots dans la capitale vers 1890 et alors ? Est-ce que tous les bougnats sont devenus milliardaires ?

Écrit par : iPidiblue et les bougnats | 28 janvier 2010

@POUR MÉMOIRE : UN DÉJEUNER L'ÉLYSÉE

Quand un texte est bon, faut pas hésiter à le relire :


Déjeuner à l’Elysée
23 février 2009

Devais-je y aller ? Je mentirais en disant que je ne me suis pas posé la question : qu’y avait-il à attendre d’un déjeuner avec un Président de la République et un ministre dont la politique scolaire – en dehors de velléités de réforme des programmes du primaire – sont aux antipodes de ce que je pense indispensable au redressement de l’instruction publique ?
Mais un Président – celui-là ou un autre – et un ministre – celui-ci comme le suivant ou le précédent – sont les représentants de la République et l’on ne refuse pas de les écouter et de leur parler en tant que tels.
J’ai donc accepté de déjeuner à l’Élysée — le repas fut excellent et l’hôte charmant – en compagnie de quelques collègues invités parce qu’ils enseignent dans des quartiers difficiles et ont pour certains écrit, comme moi, des livres remarqués.
Face à nous, le Président Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos, Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, à la tête de la mission pour la réforme du Lycée, Dominique Antoine et Jean Baptiste de Froment, conseillers de la Présidence de la république.
Les autres invités feront, s’ils le souhaitent, la recension de leurs propos. Je m’en tiens ici à ce que j’ai dit — dans les cinq à six minutes qui m’étaient accordées comme à chacun, à ce qu’il me fut répondu et à mes impressions à la sortie de l’Élysée.
Quand, sur l’invitation du Président, vint mon tour de parler, j’ai commencé par dire qu’au bout de neuf ans d’enseignement, je pouvais témoigner d’une situation préoccupante, autant pour les enseignants que pour les élèves. Les premiers arrivent démunis dans le métier, aussi bien pour ce qui est des connaissances disciplinaires que de la pratique de classe. Quant aux seconds, dans ces conditions, ils sont souvent en dessous d’eux-mêmes, n’apprenant pas autant qu’ils en auraient besoin — et qu’ils en sont capables — pour développer pleinement leur intelligence. Certains accumulent lacunes et incompréhensions, se trouvent pris dans un engrenage d’insatisfaction, de mésestime d’eux-mêmes et d’inquiétude, et arrivent au collège découragés, déconcentrés, parfois en colère, voire violents. Et le nombre de ces enfants difficiles, posant dès le primaire de lourds problèmes de comportement et d’apprentissage, tend à augmenter.
« Qu’est-ce qu’il vous faudrait ? » m’a alors demandé le Président. J’ai répondu qu’il faudrait d’abord que nous soyons en mesure de transmettre des contenus d’enseignement plus solides, en nous appuyant sur des programmes soigneusement construits, après avoir reçu une formation adaptée. J’ai ajouté qu’une volonté politique allant dans ce sens nécessiterait une réflexion de fond, serait longue à produire des résultats et n’aurait d’effet qu’à moyen et long terme. Et que la première condition du redressement était que l’institution École publique soit confortée. Avais-je laissé percer trop ostensiblement mes doutes quant à l’avenir de l’Ecole publique ? MM. Sarkozy et Darcos ont alors vivement protesté de la main par un mouvement signifiant : « Bien sûr, pas de craintes à avoir à ce sujet… »
J’ai poursuivi en disant que je n’avais jamais été aussi inquiète. Que quelque chose s’effondrait depuis des années dans la transmission des connaissances, à cause de programmes défectueux et d’une formation inadaptée, et que nous atteignions un point de non-retour. Que le métier perdait de sa substance, se déshumanisant un peu plus d’année en année. Que les nombreuses évaluations à faire passer, à corriger, à commenter, les projets à écrire, les bilans de projets à rédiger, les livrets de compétences à remplir en croisant les exigences du Socle commun et celles des Nouveaux Programmes, tout cela donnait à l’enseignant l’impression croissante de devoir passer sa vie dans des tableaux où ses élèves sont des cases à cocher. Qu’au bout du compte, l’institution, dans ses finalités, paraissait ébranlée. Que nous nous avions le sentiment de nous trouver sur un navire en train de couler.
J’aurais aimé développer et faire un point sur la mise en place, par exemple, des heures de soutien, que chaque école a dû adapter lors de réunions interminables, et qui s’est traduite par des listes de plus à « renseigner », de nouveaux bilans à écrire, saturant nos journées, épuisant tout le monde dès la fin du mois d’octobre. J’aurais aimé dire que nous étions nombreux, parmi les enseignants, à être prêts à défendre l’École publique et l’avenir de nos élèves ; et que dans l’entreprise manifestement engagée vers la privatisation de l’Ecole, on pouvait s’attendre à des oppositions vigoureuses. Je n’en ai pas eu le temps ; mon temps de parole était passé.
Dois-je le dire, la conclusion du Président, après que chacun a eu parlé, ne m’a pas rassurée ?
Respect des fonctionnaires et particulièrement des enseignants dont les conditions de travail se dégradent, augmentation du pouvoir d’achat de ces derniers par la mise en place d’heures supplémentaires — 53 millions d’Euros cette année d’après le Président —, possibilité de gagner plus pour ceux qui veulent travailler plus, les termes de la réponse n’étaient pas neufs. Et peu en phase avec la réalité du terrain : si beaucoup d’enseignants du primaire font des heures supplémentaires, pensais-je, est-ce par goût ou par choix, ou simplement pour boucler leurs fins de mois ? Pour augmenter leur pouvoir d’achat ou par nécessité de sacrifier à l’alimentaire un temps précieux pour préparer leurs classes dans des conditions décentes ?
Le dégagement suivant était encore plus préoccupant.
Les enseignants, a en effet poursuivi le Président, ont perdu la considération dont ils jouissaient autrefois. Tout repose beaucoup trop sur leur charisme propre. Ils ont donc besoin que l’Etat les soutienne plus. Afin de les aider à affronter les problèmes qu’ils rencontrent en travaillant face à public difficile, il convient d’organiser une collaboration plus étroite entre l’école, la police et la justice.
En conclusion : les enseignants sont inquiets. Il faut donc les rassurer. Le débat avec les syndicats étant fermé d’avance, le Président s’apprête à leur rendre visite directement pour leur parler, leur expliquer la raison des réformes, comme cela a été fait pour l’Hôpital. Il mettra en place un ensemble de mesures qui leur permettra d’échapper aux lourdes contraintes administratives actuelles et de mener à bien des projets originaux. Les enseignants plus méritants seront mieux rémunérés. Pour répondre aux problèmes évoqués, et tout en tenant fermement sur le principe de l’égalité républicaine, la mise en place de l’autonomie des établissements sera favorisée.
Le déjeuner touchait à sa fin. Le président fit remettre à chacune des dames présentes l’un des bouquets de fleurs qui décoraient la table.

Que retenir de ce déjeuner à l’Élysée ? Sur les orientations de la politique scolaire, rien que nous ne sachions déjà.
Rien de nouveau, non plus, dans le fait que ce gouvernement consulte la « base » et cherche à pratiquer l’« ouverture ». Les invités n’avaient-ils pas en commun de n’être pas proches de l’UMP et au contraire d’être positionnés à gauche, sans être toutefois membres connus d’organisations syndicales ?
Une nouvelle réunion — cette fois « de travail » — a été annoncée par Xavier Darcos. Si j’y suis invitée, j’y exprimerai les mêmes préoccupations et les mêmes convictions que j’ai tenté d’exprimer devant le Président de la République : l’Ecole publique est dans un triste état, les enseignants et les élèves font les frais de politiques scolaires désastreuses de gauche comme de droite, mais toute mesure qui irait dans le sens du contrôle accru, de l’autonomie et de la privatisation n’aura ni mon soutien ni celui, j’en suis certaine, de la majorité de mes collègues.

Rachel Boutonnet

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2010

iPidiblue et les bougnats

Non c'est de la politique de comptoir "Trouvez-vous que c'est normal qu'on ne trouve dans les GE que 10% d'enfants d'ouvriers, ce qui veut dire qu'on gaspille 90% de leur intelligence. Personne ne peut l'admettre, et je ne l'admettrais-pas,bla,bla,bla".

Expliquez et commentez.

Écrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

Ah ! ce sont les mots de Sarkozy ? Bof ! il y a longtemps que je n'écoute plus ce corniaud pur produit de la com moderne !

Ce n'est pas le même qui voulait mettre à un croc de boucher les gens qui avaient monté l'affaire Clearstream ?

Écrit par : iPidiblue crocs de boucher | 28 janvier 2010

que 10% d'enfants d'ouvriers, ce qui veut dire qu'on gaspille 90% de leur intelligence.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

Gnié ??
Comme d'habitude, dès qu'on commence à faire mumuse avec des pourcentages, c'est pour dire n'importe quoi.

Écrit par : yann | 28 janvier 2010

Expliquez et commentez.

Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

Vous vous prenez pour Morel ?

Écrit par : yann | 28 janvier 2010

[...] en deux générations les enfants et petits-enfants de bergers, pauvres et démunis de tout [...]
J'ai entendu dire que 42 agrégés seraient issus de Cervioni. Piombu !!
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 28 janvier 2010

Bof ! Mieux vaut être un berger au grand air, guidant son troupeau serein vers les verts pâturages qu'un agrégé enfermé malgré lui dans le périmètre étroit et asphyxiant de l'enseignement de l'ignorance.

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2010

"Moi je suis pour la semaine des quatre jeudis mais je suis vieux jeu comme disait ma mère.

Ecrit par : iPidiblue cela se corse ! | 28 janvier 2010 "

Ah non, le jeudi c'est ma grosse journée.

Écrit par : travailleur du jeudi | 28 janvier 2010

Finalement Monique Canto-Sperber a trouvé la solution, il suffit de renommer les grandes écoles les plus méritantes, "universités de recherche" pour avoir résolu les problèmes que l'on se posait vainement, finalement quand je disais que la rhétorique c'était la bonne clef des serrures qui n'ouvrent jamais !

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/28/des-etablissements-francais-parmi-les-premiers-mondiaux-c-est-possible-par-monique-canto-sperber_1298062_3232.html

Écrit par : iPidiblue des clefs et des serrures | 28 janvier 2010

Un des grands dangers que l'on court quand l'on ne réfléchit qu'à moitié, c'est de s'inventer des problèmes imaginaires ! Ensuite l'on tombe dans toutes les chausses-trappes possibles.


Note amusante : on trouve sur le Net des variantes possibles pour chausse-trappes ou chausse-trapes et qu'on donne au masculin ou au féminin !

Écrit par : iPidiblue des souris pour des pièges imaginaires | 28 janvier 2010

y a-t-il des nouvelles fraîches de Zorglub ou ai-je raté une séance ?

Écrit par : Florence | 28 janvier 2010

"Que retenir de ce déjeuner à l’Élysée ?"

Des souvenirs pour les convives.

Des oublis pour les décideurs.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

"Que retenir de ce déjeuner à l’Élysée ?"

Des souvenirs pour les convives.

Des oublis pour les décideurs.
Ecrit par : dugong | 28 janvier 2010

Certes. Mais aussi un rappel à l'exactitude quand on se sert du nom de Rachel Boutonnet dans un article où il est question des évaluations.

Écrit par : guy morel | 28 janvier 2010

y a-t-il des nouvelles fraîches de Zorglub ou ai-je raté une séance ?

Ecrit par : Florence | 28 janvier 2010


Idem.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 janvier 2010

Pas de nouvelles de Zorgloube, ni chaudasses ni gelées !

mais une petite saynète que j'écrivis après une intervention tiédasse de sa prétention admirative d'elle-même !

25 janvier 2010, une bien belle soirée ..... docteur House contre Mister Nic !

C'est vrai que l'opposition la plus active en France à l'heure que je vous cause, c'est l'insolent docteur House qui n'a pas hésité à se moquer ironiquement des propos inouis entendus pendant plus de 3 heures (20h15 à 23h si je n'm'abuse).


monsieur Sarkozy : les délocalisations sont une honte pour la France, le chômage est un scandale insupportable, tous ces français qui se retrouvent à la rue sans un sou, scandale, scandale, scandale ! Mais faut bien donner du travail aux polonais !

docteur House : et aux Hongrois !

monsieur Sarkozy : ne soyez pas insolent ! .... Pernod, servez-moi un autre pastis !

docteur House : un bourbon, pour moi ! .....vous voulez que je vous vaccine contre le H1N1 ?

monsieur Sarkozy : c'est déjà fait, Roselyne m'a piqué .... la fesse droite !

docteur House : pas mieux ! je vous fais une petite IRM, alors, pour voir si vous avez besoin d'un curage des bronches et une biopsie du gros colon ! (il s’avale un cachet de vicodin)

monsieur Sarkozy : ne soyez pas si familier, on n'a pas gardé les cochons ensemble !

docteur House : cochon de H1N1 !

monsieur Sarkozy : je sais que les revenus des producteurs de lait ( je dois préciser, à l'intention du docteur, que le lait ne vient pas des cochons mais des vaches !) a baissé de 4 % en un an ...

docteur House :: 54 % - (il s’avale un cachet de vicodin)

monsieur Sarkozy : disons 34% et n'en parlons plus !

docteur House : et mon pouvoir d'achat, BORDEL !

monsieur Sarkozy : T'as qu'a travailler plus pour gagner des clopinettes

docteur House : Je demande pas mieux mais mon patron veut pas !

monsieur Sarkozy : C'est qui ton patron

docteur House : si je l'dis y va m'virer !

monsieur Sarkozy : gnia gnia gnia .... arrête, tu vas me faire chialer !

docteur House : vieux cochon !

monsieur Sarkozy : H1N1

docteur House : touché – coulé - (il s’avale un cachet de vicodin)

monsieur Sarkozy : Mon petit Gregory, avoue que je suis le plus fort !

docteur House : Je vous interdit de m’appeler par mon prénom, on n’a pas gardé le yacht à Bolloré ensemble !

monsieur Sarkozy : Un peu d’eau dans votre whisky ?

docteur House : No, dry ! - (il s’avale un cachet de vicodin et avale son glass of bourbon)

monsieur Sarkozy : allez ! c'est ma tournée, un pastis pour tout le monde, faut faire marcher l'commerce !

docteur House : Ah ouaip ! et le chômage, faut l'faire courir ?

monsieur Sarkozy : dans un mois, foi de moi, il n'y aura plus un seul chômeur en France !

docteur House : T'as une baguette magique ?

monsieur Sarkozy : Mieux !

docteur House : Une télé écran plasma ? - (il s’avale un cachet de vicodin)

monsieur Sarkozy : Non, j'ai Besson, il va renvoyer tous les chômedus dans leurs pays !

docteur House : Mais ce sont des français !

monsieur Sarkozy : zobbi ! avec la nouvelle l'identité nationale, les chômeurs ne sont plus français !

docteur House : Et vous allez les envoyer où ?

monsieur Sarkozy : t'inquiète, on les refourgue à Dubaï en leur faisant croire que ce sont des gardiens d'musée !

docteur House : mais c'est n'importe quoi ! - (il s’avale un cachet de vicodin)

monsieur Sarkozy : le monde appartient à celui qui ose tout !

Michel Pernod, en rupture de stock de pastis, met un terme à l'émission !!!

Écrit par : Yfig poète mais pas croquemort ! ... encore que ... | 28 janvier 2010

"même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins,"

???????????????????????????

Ecrit par : ah bon | 28 janvier 2010

C'est ce que constate ma fille en ZEP.
Elle avait deux jumeaux l'an dernier, qui ont appris à lire et à écrire très rapidement.
Ayant trois ou quatre niveaux, il lui était difficile de les faire progresser autant qu'elle l'aurait souhaité.

Cette année, elle a un CM1, et les malheureux CP ont un jeune enseignant qui utilise "A tire d'aile", nouvelle méthode qui, certes, est pleine de "sens", mais dès les premières pages,
"je lis :

Agathe va à l'école.
Léonard va à l'école.

Où va Léonard?
Où va Agathe?
Agathe et Léonard vont-ils se rencontrer ?

Pas facile facile...

Je suis sûre que Catmano et Rachel Boutonnet n'utiliseraient pas une telle méthode.


La maîtresse de CE1, qui a une bonne classe cette année, (l'héritage de ma fille) commence à s'inquiéter de son année 2010-2011

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

Maintenant que Villepin est relaxé, le voilà tout prêt à porter une parole nouvelle et qui percute. Pas facile de se démarquer, alors pourquoi pas sur l'école ?

Écrit par : nicolas | 28 janvier 2010

Je suis sûre que Catmano et Rachel Boutonnet n'utiliseraient pas une telle méthode.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

Anne-Marie, je crois me rappeler avoir expliqué ici même que la première page de cette méthode ne me semblait pas si "catastrophique" que cela. Je ne recommencerai donc pas.
N'ayant pas vu les pages suivantes (la manie de commander tous les nouveaux spécimens qui sortent m'ayant passé), je ne peux bien entendu pas juger du reste.

Je ne peux bien entendu pas m'engager au nom de Rachel et, par ailleurs, j'ai actuellement une méthode qui convient parfaitement à mes élèves et je ne vois donc pas la nécessité d'en changer.

Néanmoins, s'il m'arrivait pour mes cinq dernières années de carrière d'être mutée d'office dans une école équipée de cette méthode et sans possibilité d'en changer, je pense que, sans ajouter des photocopies de Boscher, Léo et Léa ou Borel Maisonny pour la compléter ou la shunter, je mènerais sans difficulté notable tous les élèves de la classe vers la lecture et l'écriture courantes avant la fin de l'année scolaire, ce qui ne serait pas le cas avec Ribambelle ou Abracadalire.

PS : pour ceux que ça intéresse, prière de se rapporter à mes innombrables messages sur ce blog expliquant que, selon moi, la différence se situe entre les méthodes et les non-méthodes et non entre "globale"/"mixte"/"syllabique".

Écrit par : catmano | 28 janvier 2010

"Les enfants de milieux défavorisés, en particulier ceux des ZEP, avec des dizaines d'ethnies différentes, même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins, n'ont que des chances infimes d'arriver comme le fils du forgeron, ce qui était très courant et même banal, avant les années 50 du siècle dernier."

Je reste perplexe devant cette affirmation "même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins" ! En 11 ans de collège et avec des classes composées de mahgrébins et comoriens à 98%, je n'ai jamais noté cette particularité.
Bizarre, quel message voulez-vous faire passer?

Écrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

"Et cette pauvre femme, qui se plaignait tout le temps d'être fatiguée n'avait pas une ligne de thèse, étant passée d'assistante à maître de conf sans "

C'était quand, ça ?

Écrit par : Jeremy | 28 janvier 2010

même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

Plutôt maladroit : on risquerait de comprendre "à la différence des ... ". Mais on ne vous fait pas l'injure de le soupçonner.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Et pendant ce temps là...les DGH tombent et les profs aussi. Diminution jamais vue des heures, suppressions de postes, retour aux horaires-plancher.
L'EN, en ce moment, c'est tout et son contraire: plus d'exigences mais moins d'outils. Qu'ils aillent se faire scoudre avec leurs TP et autres approches pratiques!
On y est enfin arrivé: le collège unique-ton-prof.Et m...!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je ne suis pas seul à le dire: comment travailler encore vingt ans dans ces conditions?

Écrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Perceval, on ne peut comparer que ce qui est comparable : dans une classe de ZEP où se trouvent plus de 20 enfants TOUS d'origine immigrée, souvent très récents, dont les parents parlent à peine, ou plus souvent pas du tout français, il est permis de remarquer que quelques petits enfants sont très vifs, avides d'apprendre, ou pensez-vous que le fait de remarquer et d'aider à progresser quelques petits qui surnagent, c'est "le début de l'exclusion"???

Rassurez-vous, les pauvres petits, même s'ils sont plus accessibles à une certaine culture que les enfants fraîchement débarqués de Mayotte et de toutes les îles misérables qui l'entourent ne risquent pas d'aller bien loin, vu la "qualité" des enseignants de ZEP.

Les parents ne risquent pas de leur payer des cours particuliers pour les sortir de leurs misérables appartements pour combler les abysses que laisse l'E.N.

Le Limousin, c'est vraiment la France profonde, imaginez-vous que certains enfants français ne viennent jamais dans la capitale, je veux dire Limoges, quant à Paris, autant aller ên Amérique !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

comment travailler encore vingt ans dans ces conditions?
Ecrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Soyons plus modestes : comment travailler encore vingt jours (vingt heures ? vingt minutes ? vingt secondes ?) dans ces conditions ?

Écrit par : TotoWeininger | 28 janvier 2010

"e Limousin, c'est vraiment la France profonde, imaginez-vous que certains enfants français ne viennent jamais dans la capitale, je veux dire Limoges"

A Marseille, il y en a des qui n'ont jamais vu la mer.

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

Le prochain "programme" de sciences physiques de seconde comprend un enseignement optionnel * baptisé pompeusement "Méthodes et pratiques scientifiques"

On y trouve un thème très tendance "science et cosmétologie" . A ne pas confondre avec un "science et cosmologie" qui ne risque pas de voir le jour de sitôt.

Bien sûr tout est regrouper en thème avec force verbe d'action :

"Nettoyer :
-Savons
-Crèmes nettoyantes
-Lotions exfoliantes
-Démaquillants
-Dissolvants
-Dentifrices

Protéger :
-Contre le soleil
-Contre le froid
-Contre les effets du temps

Modifier son aspect :
-Parfums
-Déodorants
-Colorants
-Maquillages

Réaliser un cosmétique :
-Ingrédients, formulation
-Innocuité (sécurité, réglementation, tests…)
-Contenant du produit (forme, volume, matériau…)
-Impact sur l’environnement"

On n'y fera pas l'appel mais on dressera la liste des parpelles.


Un autre thème a pour titre "Science et investigation policière". Gros succès à prévoir pour jouer à la série américaine :

"Balistique :
Détermination de trajectoires
Visées laser
Munitions

Incendies, explosions
Analyse des explosifs et liquides inflammables
Détermination des causes

Techniques d’identification
Empreintes digitales, génétiques, vocales, …
Analyse de documents et de traces
Entomologie médico-légale
Taux de fiabilité des méthodes employées

Toxicologie
Tests de dépistage
Analyse de produits toxiques (chromatographie …)

Traitement de l’information
Stockage et gestion de données
Cryptologie
Jeux truqués"

Mot d'ordre du prof : "Kevin, tais-toi ou je t'autopsie vivant"

http://media.eduscol.education.fr/file/consultation/67/8/seconde_projet_prog_2010_exploration_Methodes-Pratiques-Scientifiques_135678.pdf

* pardon, "d'exploration"...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

"Les enfants de milieux défavorisés, en particulier ceux des ZEP, avec des dizaines d'ethnies différentes, même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins, n'ont que des chances infimes d'arriver comme le fils du forgeron, ce qui était très courant et même banal, avant les années 50 du siècle dernier."

Je reste perplexe devant cette affirmation "même s'ils sont remarquablement intelligents, comme le sont souvent les petits Maghrébins" ! En 11 ans de collège et avec des classes composées de mahgrébins et comoriens à 98%, je n'ai jamais noté cette particularité.
Bizarre, quel message voulez-vous faire passer?

Ecrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Il se trouve qu'il y a une immigration maghrébine plus ancienne chez nous avec des parents intégrés et parlant français, pour mettre les points sur les i.

Les nombreuses autres ethnies africaines ou maoraises (orthographe non garantie) sont de fraîche date et peu francophones.

Le CP n'est peut-être pas comparable au collège.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

"Rassurez-vous, les pauvres petits, même s'ils sont plus accessibles à une certaine culture que les enfants fraîchement débarqués de Mayotte et de toutes les îles misérables qui l'entourent ne risquent pas d'aller bien loin, vu la "qualité" des enseignants de ZEP."

... dont je suis, merci. J'ai bien compris ce que vous vouliez dire, mais dans ma classe 100% immigrée, 1/3 sud, 2/3 plus au sud, je ne constate aucune différence de dispositions selon le degré de bronzage.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

A Marseille, il y en a des qui n'ont jamais vu la mer.

Ecrit par : dugong | 28 janvier 2010

Et la sardine qui bouche le port l'ont-ils vu ?

Écrit par : iPidiblue la sardine | 28 janvier 2010

Catmano, c'est évident que n'importe quelle méthode pourrait vous servir de base pour enseigner la lecture.

Si j'ose le dire, moi aussi ! Cette méthode est loin d'être la pire. Tout est dans l'art et la manière.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

"je ne constate aucune différence de dispositions selon le degré de bronzage."

Il y en aura lorsqu'ils aborderont le thème "science et cosmétologie" en seconde

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

vu la "qualité" des enseignants de ZEP.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

???

Qu'ont-ils de spécifique les enseignants de ZEP ?

Écrit par : Aufildeleau | 28 janvier 2010

"Et la sardine qui bouche le port l'ont-ils vu ?"

Je parlais, notamment, des taffanaris qui n'ont jamais vu la mer...

Écrit par : dugong | 28 janvier 2010

"Rassurez-vous, les pauvres petits, même s'ils sont plus accessibles à une certaine culture que les enfants fraîchement débarqués de Mayotte et de toutes les îles misérables qui l'entourent ne risquent pas d'aller bien loin, vu la "qualité" des enseignants de ZEP."

Anne-Marie (beau prénom que j'adore), à chacun son vécu, mais permettez-moi de vous répondre:

- j'ai eu des petits et petites comoriennes à l'intelligence très vive, possédant le sens du travail et le respect de l'autorité; ceux-là sont déjà allés assez loin dans leurs études;
- les enseignants de ZEP sont souvent très dévoués et tout aussi capables que les autres d'emmener ces élèves brillants vers un avenir plein de possibles, ce fut mon combat dans ces zones.

L'intelligence ne vaut, dans ces établissements comme dans les autres, que par sa coexistence avec le travail et le respect des normes. En général, les intelligents cumulent ces aspects mais quelques-uns restent -malheureusement- imperméables aux obligations scolaires-sociétales.

Mais vous avez raison en disant que ces élèves ne pourront bénéficier des aides que s'autorisent les gens plus aisés. J'en conclus qu'il faut aider au mérite.

Écrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

"immigration maghrébinne plus ancienne et des parents parlant français"...en théorie, mais en pratique!!! Lorsqu'on voit le niveau de français de cette population, on devine aisément que la seule langue parlée à la maison c'est l'arabe. Ce qui était vrai il y a 20 ans ne l'est plus aujourd'hui. Entre "repli identitaire" ( haine de la france) et je-glande-rien-en-Primaire plus école coranique le soir...accrochez-vous!
Curieux quand même : lorsqu'on fréquente des primo-arrivants non francophones et que ceux-ci apprennent notre langue en 6 mois/ un an et la pratiquent mieux que ceux nés ici et enfants de l'"immigration maghrébinne plus ancienne et des parents parlant français"....

Écrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Au sujet de pouffes et de taffanars je vais regarder "le Maître de guerre" avec le beau Clint Eastwood !

Écrit par : iPidiblue la sardine des Beaumettes | 28 janvier 2010

"J'en conclus qu'il faut aider au mérite."
Mouais, mais concrètement, ça prend quelle forme ?
Exemple : l'aide personnalisée (le soutien, si vous préférez). La consigne de l'inspection, c'est de n'y prendre que des élèves ayant des lacunes ponctuelles pouvant être surmontées par ce "dispositif". Quid des autres, les cas lourds ? Ils relèvent du RASED. Or, le RASED, débordé, ne s'occupe plus que des cycle 2. Ne me voyant pas dire à mes boulets d'aller au diable et qu'ils sont d'ores et déjà passés par pertes et profits, je les prends quand même, même si en effet, ça me complique la vie sans grand résultat.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Perceval,

il me semble que vous parlez d'élèves à problèmes et je suis d'accord avec vous sur les dysfonctionnements actuels en Primaire, qui rendent la chose ingérable.
Je n'évoquais l'aide au mérite qu'en pensant à ceux qui ont les moyens intellectuels et l'envie mais pas les moyens financiers.

Écrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Catmano, c'est évident que n'importe quelle méthode pourrait vous servir de base pour enseigner la lecture.

Si j'ose le dire, moi aussi ! Cette méthode est loin d'être la pire. Tout est dans l'art et la manière.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 janvier 2010

N'importe qui peut faire la même chose, pour peu qu'on le lui ait appris.
Et c'est là que le bât blesse actuellement.
Donc, le combat devrait être là aussi.

Écrit par : catmano | 28 janvier 2010

" j'ai eu des petits et petites comoriennes à l'intelligence très vive, possédant le sens du travail et le respect de l'autorité"

Dans mon école, nous en avons une illustration caricaturale : un CE2 tout droit débarqué d'Abidjan où il n'avait connu que des classes à 40. Il enfonce tout le monde, dans le travail comme dans le comportement. Le malheureux semble se demander où il est tombé et se croit obligé de faire mettre en rang et faire taire ses camarades pour soulager la maîtresse.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Curieux quand même : lorsqu'on fréquente des primo-arrivants non francophones et que ceux-ci apprennent notre langue en 6 mois/ un an et la pratiquent mieux que ceux nés ici et enfants de l'"immigration maghrébinne plus ancienne et des parents parlant français".... Ecrit par : sisyphe | 28 janvier 2010

Tout est dans la résistance...

Écrit par : nicolas | 28 janvier 2010

Dans mon école, nous en avons une illustration caricaturale : un CE2 tout droit débarqué d'Abidjan où il n'avait connu que des classes à 40. Il enfonce tout le monde, dans le travail comme dans le comportement. Le malheureux semble se demander où il est tombé et se croit obligé de faire mettre en rang et faire taire ses camarades pour soulager la maîtresse.

Ecrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Pour vous conforter dans vos observations, je vous ferais volontiers lire les 60 lettres écrites par des petits sénégalais à leurs parrains français, lettres que je renvoie partout en France...
Ces gamins ne parlent pas non plus français à la maison....

Écrit par : Maminou | 28 janvier 2010

L'impression que donne les programmes de sciences cités par Dugong, c'est qu'il ont été conçu pour apprendre à jouer au petit scientifique, plutôt que d'ambitionner de donner les clés pour faire vraiment des sciences.
Cela m'évoque les anciens programmes de littérature du primaire qui ambitionnaient dérisoirement - à mon sens - de former des mini-écrivains au fait des schémas narratifs et autres intertextualités, alors que, dans le même temps, il était officiellement interdit de faire plus de 2 heures hebdomadaires de grammaire, conjugaison, orthographe et vocabulaire.
Je trouve assez incompréhensible que ce soient les mêmes qui ont opéré un retour à un certain bon sens en primaire et qui sont en train de mettre le lycée par terre, alors que, vu de loin, il semblait encore fonctionner à peu près.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

que donnent
qu'ils ont été conçus

Ouille !

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Je vous souhaite une bonne année 2010 à tous.

Ecrit par : dobolino | 27 janvier 2010
---
Bonne année, Dobolino ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 janvier 2010

Le gag du jour : "Je n'ai ni rancoeur, ni rancune".
Suspense : JPB va-t-il nous appeler à voter pour lui ? :-)

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Si Villepin se présente (et il va se présenter, il brûle de faire à Sarkozy ce que Chevénement a fait à Jospin), vous le mettez à combien, en % ? Assez pour inquiéter le petit Nicolas ? Comment voyez-vous le panorama ?
JPB

Écrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Et comme Didier Vincent et d'autres, vous pensez que l'on peut insuffler le désir d'apprendre. Laissez donc tomber le désir.

Ecrit par : guy morel | 27 janvier 2010
---
Je croyais naïvement, en débutant (bien que j'eusse vingt-neuf ans à l'époque) que mon talent me permettrait d'intéresser tous mes élèves à mon cours de sciences physiques.
J'ai vite perdu cette illusion (comme bien d'autres avant cela et après cela), d'autant plus que je me suis rappelé que j'avais eu un merveilleux professeur de français en seconde et en première. Je me rappelle ma joie de savoir en octobre 1956 que la classe de première dans laquelle j'entrais allait avoir de nouveau ce professeur.
Or nous étions cinq à réellement être passionnés par le cours de français. Les autres bayaient aux corneilles ou faisaient (silencieusement) des maths.
J'ai fini par comprendre que le professeur savait très bien ce qu'il en était.
Il n'aurait certes pas toléré qu'on mît le bazar.
Il faisait comme s'il n'y avait que cette poignée d'élèves intéressés et attentifs.
Si les autres avaient été absents, c'eût été à peu près les mêmes conditions de travail pour lui et ceux qui l'écoutaient.

Et cela me rappelle un collègue de mon âge (un prof de math) qui disait à ses élèves présents, lorsqu'il y avait beaucoup d'absents :"Moins on est, mieux on est."

Car, après 1970, les cancres de tout âge ne se tenaient pas tranquilles ! Il leur fallait faire les intéressants.
Voilà l'un des problèmes de l'école d'aujourd'hui.

Les cancres silencieux et respectueux ne m'ont jamais gêné.
Espèce disparue maintenant !

Si des élèves ne s'intéressent pas au cours d'un professeur, c'est évidemment parce que le professeur est mauvais.
Que quelques élèves brillants s'intéressent au cours de ce même professeur ne changera rien à l'opinion des cancres, des parents desdits cancres, des chefs d'établissement et des inspecteurs sur la valeur du professeur.

Écrit par : Francis Penin | 28 janvier 2010

Si Villepin se présente (et il va se présenter, il brûle de faire à Sarkozy ce que Chevénement a fait à Jospin), vous le mettez à combien, en % ? Assez pour inquiéter le petit Nicolas ? Comment voyez-vous le panorama ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Je le vois bien faire plus qu'inquiéter Nigaulas. Les Français (en fait moi) lui restent reconnaissants pour l'Irak et aprécient sa posture républicaine. Mais ils (en fait moi) ne lui pardonnent pas la privatisation des autoroutes.

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

En tout cas, c'est très bête, mais je trouve qu'à tout prendre, il collerait plus à l'idée que je me fais d'un président français : raisonnablement anti-US, cultivé, féru d'histoire, apréciant le bon pinard ...

Écrit par : Perceval | 28 janvier 2010

"Suspense : JPB va-t-il nous appeler à voter pour lui ? :-)

Ecrit par : Perceval | 28 janvier 2010

Si Villepin se présente (et il va se présenter, il brûle de faire à Sarkozy ce que Chevénement a fait à Jospin), vous le mettez à combien, en % ? Assez pour inquiéter le petit Nicolas ? Comment voyez-vous le panorama ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2010
"

On s'en fout on n'est pas au café du commerce.

Écrit par : On s'en fout | 28 janvier 2010

On s'en fout on n'est pas au café du commerce.

Ecrit par : On s'en fout | 28 janvier 2010

Z'avez quelque chose contre le patriotisme ?

Écrit par : Accoudé au zinc | 28 janvier 2010

Si on en revenait aux choses sérieuses -- et même à la seule chose qui importe, si on excepte l'amour -- càd la littérature ? Salinger est mort.

Écrit par : Françoise Guichard | 28 janvier 2010

"Salinger est mort."

Mort subite ?

Écrit par : La table du fond | 28 janvier 2010

"Si Villepin se présente (et il va se présenter, il brûle de faire à Sarkozy ce que Chevénement a fait à Jospin), vous le mettez à combien, en % ? Assez pour inquiéter le petit Nicolas ? Comment voyez-vous le panorama ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 28 janvier 2010

Assez pour empêcher Sarkoléon premier d'être au second tour, c'est fort possible, oui. Derrière le candidat du PS et Bayrou.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 janvier 2010

"Sarkoléon"
le minuscule

Écrit par : Eh oh | 28 janvier 2010

Haïti rayé de la carte médiatique encore plus vite que prévu.

Écrit par : Picon bière | 28 janvier 2010

Et même derrière le FN, qui remonte à grandes enjambées, ces temps-ci. J'entends de plus en plus de gens dire : "On a essayé la gauche, on a essayé la droite, ne reste plus que le Front qu'on n'ait pas essayé…" Le refoulé s'exprime à haute voix, ces temps-ci.
Je maintiens mon pari : Sarkoléon ne se représentera pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2010

"Le refoulé s'exprime à haute voix, ces temps-ci." JPB

De même que, devant le grand n'importe quoi ludique que le Moloch est en train d'organiser au lycée, la tentation est grande d'y participer activement.

Il y a tellement de jeu maintenant dans les rouages de la machine délirante * qu'elle tourne toute seule.

Vautrez vous avec jubilation dans la bauge compétentielle ! Collaborez ! Sympathisez ** avec le sgen qui en veut encore plus !

* machine délirante, machine désirante ...

** n'allez quand même pas jusqu'à adhérer : le brouzouf comme la bouffe, faut pas jouer avec.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

Je maintiens mon pari : Sarkoléon ne se représentera pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 janvier 2010

Ecroulé de rire ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 29 janvier 2010

Bonne nouvelle de savoir que Dom est relaxé! On va peut-être enfin avoir des hommes politiques dignes de ce nom qui vont revenir au premier plan.
Et puis quelqu'un qui aime tant la poésie! Cela nous changera de l'Inculte en place!

Écrit par : Alban | 29 janvier 2010

Cher JPB,
J'imagine que le " Sarkoléon" se veut péjoratif , mais ne pensez-vous pas que notre Président actuel serait trés heureux si certaines de ses réformes perduraient aussi longtemps que celles de Napoléon ?

Écrit par : Arthénice | 29 janvier 2010

"On va peut-être enfin avoir des hommes politiques dignes de ce nom qui vont revenir au premier plan." Alban

Il croit maintenant avoir une autoroute devant lui. On comprend qu'il l'ait privatisée.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

Chère Arthénice (joli nom précieux…), Sarkoléon reprend un "Sarkoléon le minuscule" énoncé plus haut. On a eu "Napoléon-le-Petit- entre 1851 et 1870, mais avec le temps, la taille des hommes diminue… Rien à voir en tout cas avec l'inventeur du Code civil et le vainqueur d'Austerlitz — au contraire : la référence n'ennoblit pas, dans son cas, elle tue.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2010

Alors pourquoi pas dans ce cas Sarkozizi ?

Écrit par : iPidiblue la sardinette | 29 janvier 2010

A propos de la réforme, si j'ai bien lu, l'enseignement du français en seconde se réduirait donc à un enseignement intitulé "Littérature et société" et rien d'autre? Et même pas dans le tronc commun? C'est moi qui ai mal lu ou quoi? Merci pour vos lumières. Je continue ma lecture pour voir ce qui nous tombe dessus en première.

Écrit par : Alban | 29 janvier 2010

J'ai une question :
la suite de la réforme (1e et Term) s'applique-t-elle dès l'an prochain ? ou bien est-elle échelonnée sur 2 ou 3 ans ?
En d'autres termes, le programme de TL, soit 4 oeuvres, comme cette année, s'étudiera-t-il à raison de 4h, ou de 2h par semaine ?
Merci à la personne qui a la réponse de m'éclairer à ce sujet.

Écrit par : Garafignoux | 29 janvier 2010

J'ai une question :
la suite de la réforme (1e et Term) s'applique-t-elle dès l'an prochain ? ou bien est-elle échelonnée sur 2 ou 3 ans ?
En d'autres termes, le programme de TL, soit 4 oeuvres, comme cette année, s'étudiera-t-il à raison de 4h, ou de 2h par semaine ?
Merci à la personne qui a la réponse de m'éclairer à ce sujet.

Ecrit par : Garafignoux | 29 janvier 2010

La réforme est échelonnée :
2010 : Seconde
2011 : Première
2012 : Terminale

Écrit par : Aufildeleau | 29 janvier 2010

Ohé les profs de lettres du blog! Vous avez vu le contenu du nouveau programme de seconde? Je croyais naïvement qu'il n'y avait "que" les heures qui étaient touchées. Mais non, mais non. "Littérature et société", c'est tellement plus chic!!!
Vous avez vu le contenu? La presse, le livre, l'image, la parole publique, l'écrivain engagé, regards sur l'autre et l'ailleurs ( miamiam!). Et les "modalités d'évaluation"?
Quel bourbier! Quelle chienlit! Et il faudrait après cela les préparer à des épreuves classiques du bac en première? Mais après un tel lavage de cerveau, on ne pourra plus rien attendre en première. C'est bien la fin du bac qui se prépare. Et des prépas littéraires sous leur forme actuelle.
Chers collègues de prépa, commencez donc à préparer des cours sur littérature et société! C'est la professionnalisation des prépas littéraires qui arrive: autant dire un oxymore à soi seul. Quelle chienlit!

Écrit par : Alban | 29 janvier 2010

A propos de la réforme, si j'ai bien lu, l'enseignement du français en seconde se réduirait donc à un enseignement intitulé "Littérature et société" et rien d'autre? Et même pas dans le tronc commun? C'est moi qui ai mal lu ou quoi? Merci pour vos lumières. Je continue ma lecture pour voir ce qui nous tombe dessus en première.

Ecrit par : Alban | 29 janvier 2010

Vous avez mal lu. Il y a 4h de français avec dédoublement possible si le conseil pédagogique attribue les heures. Littérature et société est un enseignement de découverte (1h30), comme Mesure et pratique scientifique etc...

Écrit par : Aufildeleau | 29 janvier 2010

"càd la littérature ? Salinger est mort."

Qule rapport ?

Écrit par : yann | 29 janvier 2010

La réforme est échelonnée :
2010 : Seconde
2011 : Première
2012 : Terminale

Ecrit par : Aufildeleau | 29 janvier 2010

Merci ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 29 janvier 2010

Pour ceux que mon destin distrait : je les rassure tout va pour le plus mal.

Je suis suspendu par le proviseur à titre conservatoire sine die. (je n'ai pas réussi à savoir si c'est avec ou sans traitement les textes me laissent penser que c'est avec)

Il a annoncé à mes classes que je n'enseignerai plus dans l'établissement cette année. C'est étrange car la suspension conservatoire est d'au maxi 4 mois dans les textes. Peut-être la sanction définitive est déjà implicitement prise ?

Le mec du SNES a fait une main courante (pas une plainte les violences qu'il a subies n'étaient pas assez grave) pour injures et menaces.

C'est la curée syndicale avec un tract d'appel à la solidarité de tous pour participer au lynchage.

Ils osent tout :

Compte rendu officiel du CA 29 septembre 2009 (qui n'a à ma connaissance jamais été diffusé)
« Intervention de MB qui demande des explications sur la prise en charge par un enseignant de STI de 3 heures d'enseignement dans une matière d'économie-gestion. M. le Proviseur précise que :
- C'est une intervention en « économie d'entreprise », qui est déjà assurée dans certains BTS industriels (comme dans le BTS Electrotechnique de l'établissement) par un enseignant STI.
- L'enseignant était volontaire pour assurer cet enseignement et l'IA-IPR d'économie gestion a validé pour cette année scolaire cette solution »

Dans les faits, MB a cité mon nom et exposé dans les détails ma situation en s'insurgeant contre ce scandale et en protestant énergiquement contre la décision de l'administration. Le patron en atteste d'ailleurs dans un mail que j'ai reçu.

et pourtant ...

Extrait du tract syndical :
« A aucun moment, MB n’a ramené le sujet à une personne mais il a posé le problème d’un système comme se doit de le faire un représentant des personnels évoquant une question de DHG »
« MB a soulevé une question de principe et en aucun cas une question personnelle »

Personne n'accepte même de lire le compte rendu du CA (que j'ai récupéré par l'intermédiaire d'une secrétaire ...)

Le nouveau discours justificatif du SNES qui fait recette :
Responsable de rien puisque en matière de DHG « le pouvoir décisionnel est dans les mains de l'administration »
(vrai, mais faudrait être un patron très con pour décider d'affronter les syndicats afin de NE PAS virer un mec ...)

Ils ont aussi expliqué que j'avais montré toute mon intolérance : un assassinat professionnel au nom des principes n'est que la juste expression d’une opinion. De ce fait, s’y opposer (même lorsqu’on est l’intéressé) est une preuve d’intolérance.
C'est ballot ils ne l'on pas écrit juste raconté ...

En dehors de quelques rares (et parfois inattendus) messages de sympathie et de soutien, les cons hurlent avec les cons et refusent d'écouter ou de lire tout document (même officiel ...) qui modèrerait leur ardeur. Normal.
Dans l'univers aseptisé et très féminisé le l'EN la manifestation un peu (!) vive de mon mécontentement clos de manière anticipée tout procès : si j'ai fait ça à un délégué syndical alors je mérite le pire.

Des étudiantes m'ont proposé ^^ de s'enchaîner à la grille pour protester j'ai réussi à les en dissuader sinon accusation de manipulation ...
Je ferai pas descendre les gosses et les parents dans la rue pour défendre ma position
(toute analogie avec une situation qui /.../ serait involontaire)

Il me reste ma nana et mes gosses qui sont cool.

Ma nana commence à craquer pask'en plus elle bosse dans le même bahut.
Une âme bienveillante l'a pris à part pour lui dire en substance : "Tu peux te confier à moi ! Si Zorglub exerce sur toi des violences à domicile il existe des solutions et nous t'aiderons" GLOUPS ! Même avec une grande cuillère de bicarbonate compliqué à avaler.

Le piège est refermé je ne vois aucune porte de sortie.

Je suis mort : le SNES m'a tuer

Écrit par : Zorglub | 29 janvier 2010

Je suis mort : le SNES m'a tuer

Ecrit par : Zorglub | 29 janvier 2010

Et ça, c'est plus grave que Salinger.

Vous avez toute ma sympathie. Ne vous laissez pas tuer.
Mort aux cons !!

Écrit par : yann | 29 janvier 2010

Mon cher Zorglub,

Je suis un peu dans le même cas que vous ! Il y a deux ou trois semaines j'ai élevé la voix contre la psychologue qu'on avait désigné pour me soigner ! Vous pensez je suis un grand malade, je suis chômeur ! Donc rdv mardi avec mon assistante sociale qui m'écrit pour me prévenir qu'elle sera flanquée d'une seconde assistante sociale - on ne sait jamais si elles ont besoin de se passer des boules quiès au cas où je leur gueule dessus - enfin bon ! elles ne savent pas quoi faire pour m'emmerder en résumé !

Écrit par : iPidiblue la sardinette | 29 janvier 2010

Des trucs de gonzesse en résumé ! Et encore vous avez échappé à Ségolène Royal l'assistante sociale en chef de la République ! Mieux vaut en rire qu'en pleurer ... tiens ! on comprend mieux la résistance des talibans : ils n'ont pas envie de se faire chier à écouter toute la sainte journée des histoires de nanas !

Écrit par : iPidiblue taliban-chômeur | 29 janvier 2010

Le PS ? Si c'est pour voir revenir au pouvoir un type comme Daniel Vaillant, je préfère encore voter Ecolo, tiens, même avec Meirieu.

Zorglub, tenez bon contre le lynchage : vous avez fait apparemment un crime de lèse-majesté, mais heureusement la Bastille est fermée depuis quelques années.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2010

je précise que ceci ne JUSTIFIE en rien mon comportement. J'aurais pas dû secouer (pas très fort heureusement) ce con ni le menacer.
Mais peut-être l'EXPLIQUE.

Lorsqu'on pousse délibérément une personne à bout (en toute connaissance de cause) en le plaçant dans une situation professionnelle désastreuse (j'ai déjà été TZR 5 ans) il est étrange de s'étonner qu'il "pète les plombs" et d'ensuite faire les saintes nitouches.

Après avoir bien plombé l'ambiance, un sourire : l'humour est la politesse du désespoir

cet article a-t-il échappé à votre sagacité ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/27/01016-20100127ARTFIG00691-jean-paul-ii-pratiquait-l-autoflagellation-.php
Dugong vous me décevez sur ce coup !

Écrit par : Zorglub | 29 janvier 2010

Dans un sens vous aurez six mois de tranquillité pour pouvoir vaquer à votre culture générale !

J'ai déjà signalé à Robin cet article qu'il est en train d'étudier, on verra pour les suites qu'ils pourraient donner à cet illustre exemple.

Bien entendu vous-même pouvez en bon pénitent vous flageller publiquement dans votre lycée afin de prouver à la haute administration et aux syndicats votre contrition résolue ... cela peut faire son petit effet !

Écrit par : iPidiblue flagellant-pénitent | 29 janvier 2010

qu'il pourrait donner...

Écrit par : iPidiblue flagellant-pénitent | 29 janvier 2010

"C'est la curée syndicale avec un tract d'appel à la solidarité de tous pour participer au lynchage."
Ecrit par : Zorglub | 29 janvier 2010

Enfin une manifestation unitaire !
Ah, c'est beau, la cogestion...

Écrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2010

Moralité : Si l'on veut être soutenu par les collègues, mieux vaut frapper un élève qu'un syndicaliste.

Écrit par : TotoWeininger | 29 janvier 2010

Une manifestation unitaire ... non ! une manifestation divine ! une ordalie ... on va vous faire marcher sur des braises ardentes ! Ah ! c'est beau le moyen-âge ...

Écrit par : iPidiblue lapidation | 29 janvier 2010

Zorglub, continuez à vous battre ! Ce ne sont pas toujours les salopards qui gagnent.
Vous avez, aussi, toute ma sympathie.
Si je peux faire quelque chose... Je ne sais pas très bien quoi, mais...

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2010

Au fait Zorglub,

Qu'est-ce qui vous empêche concrètement de venir à votre lycée et de faire classe comme normalement ? Moi à votre place je le ferai ! Si vos élèves ont envie d'assister à vos cours ils viendront.

Y-a-t-il un texte qui autorise le proviseur à vous interdire l'accès de votre lycée et à vous empêcher d'exercer votre métier ?

Écrit par : iPidiblue magistral | 29 janvier 2010

Dans les cas de lynchage et de harcèlement, pousser l'autre à la faute est malheureusement un moyen très efficace pour disqualifier quelqu'un. On peut ensuite le faire passer pour "fauteur de troubles" ou "agressif".

Le tout avec la plus grande mauvaise foi : jamais ne sera pris en compte la situation qui a mené au conflit. Le piège, en effet, se referme de cette façon, en inversant la cause et la conséquence : "X n'en est pas arrivé là parce qu'il y a eu injustice", mais "il y a dysfonctionnement parce que X est comme ça"... Tout rapport administratif visant à charger l'intéressé reposera sur cette rhétorique, et à le présenter comme "perturbant la bonne marche de l'établissement".
.
Il arrive ensuite que l'intéressé soit convoqué par le rectorat en vue d'une sorte de "rééducation" dans la plus pure tradition stalinienne : "Pourquoi vous êtes comme ça? Amendez votre comportement!Allez-vous faire un effort?"
Et si l'intéressé refuse d'être infantilisé, par exemple en rappelant le contexte, on le fera taire par un soviétique : "N'essayez pas de dévier la discussion... Le sujet, c'est votre problème de comportement".

Parfois, ils vous reçoivent à quatre : on vous met dans l'arrière-salle du bureau du secrétaire général de l'académie. Ce dernier mène l'interrogatoire en vrai méchant, l'un de ses sbires joue au faux gentil, un troisième larron note tout ce qui se dit... et le directeur de cabinet du recteur, en bout de table, ne dit rien mais vous dévisage pendant toute la scène...

Que faire? En tout cas, peser chaque mot, et ne pas y aller seul. Evidemment, quand les principaux syndicats collaborent, il devient difficile de trouver de l'aide. Un vrai cercle vicieux.
Et nos si brillants et courageux "désobéisseurs", ils sont où?

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2010

Trève de plaisanterie mon cher Zorglub ! le conflit que vous nous relatez est entre vous et ce syndicaliste, que vient faire le proviseur là-dedans ? Si ce syndicaliste veut mener une action au pénal ou au civil qu'il le fasse !

Moi je considère que votre suspension conservatoire est au-delà des pouvoirs du proviseur et de l'administration en général ! Vous n'avez pas agressé un fonctionnaire de l'administration n'est-ce pas ? Vous n'avez pas agressé vos élèves ? C'est juste une question personnelle entre vous et ce syndicaliste.

Donc je suis pratiquement sûr que devant un tribunal un juge reconnaîtra le bien-fondé de votre demande d'être relevé de votre suspension et concluera à un abus de pouvoir du proviseur.

Écrit par : iPidiblue suspendu | 29 janvier 2010

Prenez un bon avocat et faites leur la guerre ! Puisqu'ils ont décidé de vous emmerder, opposez-leur les mêmes armes qu'ils vous ont sorti en vous croyant désarmé ...

Écrit par : iPidiblue suspension | 29 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Écrit par : fabienne | 29 janvier 2010

Zorglub, vous avez toute ma sympathie...même si je sais que ça ne vous sert pas à grand chose. L'EN est vraiment devenue une machine à broyer les individus, où triomphe "la bêtise à front de taureau".

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 janvier 2010

Zorglub,

Vous aurez toute ma sympathie quand vous aurez décidé de vous battre, pas avant !

Écrit par : iPidiblue lices et tournois | 29 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Ecrit par : fabienne | 29 janvier 2010

Et que c'est un neocons' tout aussi dangereux que Sarkozy, voire plus.

Un allié de choix pour Villiers par exemple.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Ecrit par : fabienne | 29 janvier 2010

Et que c'est un neocons' tout aussi dangereux que Sarkozy, voire plus.

Un allié de choix pour Villiers par exemple.

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2010

Si vous le permettez, mon cher Zorglub, je poursuis mon plaidoyer ! Je trouve bien peu respectueux des finances publiques qu'on vous suspende de vos fonctions pour une si mince occasion ! Car enfin il faudra bien que vos cours soient assurés ! Si le proviseur de votre lycée a décidé de foutre l'argent public par les fenêtres il fait preuve d'une drôle de mentalité ! Soit vous êtes indigne de l'éducation nationale et il faut vous en mettre dehors mais alors il faudra présenter de solides motifs ! soit vous devez pouvoir assurer vos cours normalement et quant à votre conflit avec ce syndicaliste il doit se régler soit devant un tribunal d'honneur si cela existe, soit devant la justice, elle est là pour cela !

C'est une cote mal taillée que la décision qu'on a prise à votre encontre et je vois beaucoup de biscuits pour un avocat teigneux !

Écrit par : iPidiblue cote de mailles | 29 janvier 2010

Zorglub, allez au commissariat et demandez à voir la main courante ! S'il n'y a pas de certificat médical avec au minimum trois jours d'arrêt maladie cela ne pèse pas bien lourd !
Visiblement ce ne sont d'après ce que vous dites que "injures et menaces verbales" ! donc en fait rien ou presque puisque ce syndicaliste n'est pas un fonctionnaire ayant usage de l'autorité publique !

Je ne connais pas la jurisprudence dans ce cas-là mais un avocat doit savoir ce qu'il en est ! A mon avis votre cas n'a rien de pendable et il devrait se résoudre avec un blâme dans votre dossier ! rien de dramatique ...

Écrit par : iPidiblue fonctionnairement vôtre | 29 janvier 2010

Vous avez mal lu. Il y a 4h de français avec dédoublement possible si le conseil pédagogique attribue les heures. Littérature et société est un enseignement de découverte (1h30), comme Mesure et pratique scientifique etc...

Ecrit par : Aufildeleau | 29 janvier 2010
Merci bien, Aufildeleau, j'allais me noyer!

Écrit par : Bloop | 29 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Ecrit par : fabienne | 29 janvier 2010
C'est marrant cette fixation sur les autoroutes pour juger d'un bonhomme comme celui-ci! Vous êtes sarkofan?

Écrit par : bof | 29 janvier 2010

Cher Zorglub, activez les ressorts bureaucratiques (i.e. légaux) à votre disposition. Il y en a certainement, mais encore faut-il s'adresser aux spécialistes. C'est la seule manière de faire plier ces gens.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 janvier 2010

Zorglub, tenez bon !

C'est inquiétant comme l'esprit de lynchage se réveille vite chez certains.
Rappelez-vous bien que n'avez pas fait don de votre corps et de votre esprit à l'Éducnat'. Vous les emmerdez !

Je comprends ce que vous traversez, l'an dernier le proviseur m'a envoyé voir le médecin du rectorat comme sanction pour avoir dit ce que j'avais envie de dire. À l'époque de Big Mother et du principe de précaution, toute personne qui refuse de la fermer est considérée comme dangereuse !

Écrit par : Pierre Lariba | 29 janvier 2010

Tiens, mon message a été effacé !!
Je disais que le téléguidage par Nanoprésident de l'appel contre Villepin aurait tendance à nous prouver que le pari du maître de Céans n'est pas gagné d'avance !

Écrit par : Christophe Sibille | 29 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Ecrit par : fabienne | 29 janvier 2010

Et que c'est un neocons' tout aussi dangereux que Sarkozy, voire plus.

Un allié de choix pour Villiers par exemple.

Ecrit par : Jeremy | 29 janvier 2010

Ce n'est pas tout. Il ne faut pas oublier que c'est bien DDV qui aurait avancé en 2002 qu'Israël ne serait qu'un "parenthèse de l'histoire"...
Par ailleurs, un Villepin opérationnel en 2012 ne serait-il pas finalement plus dangereux pour Bayrou que pour Sarko ?

Écrit par : mihailovich | 29 janvier 2010

Zorglub, il doit exister des avocats spécialistes des coups fourrés dans la fonction publique, je suis de l'avis de JPB et d'iPidiblue. Surtout ne restez pas isolé car là ce serait effectivement votre mort pro.

Écrit par : nicolas | 29 janvier 2010

@LES TROISIÈMES COUTEAUX
Pendant que l'on s'amuse ici à jouer sur le trio gagnant des prochaines présidentielles, et tandis qu'on autopsie un mammouth qui ne s'est jamais aussi bien porté, je relis un texte clairvoyant daté de 1999.

"Politiquement leurs idéaux sont très ciblés sur deux critères : entre Mad Max et l'abbé Pierre/..

…./Ils sont là à tous les niveaux. C'est le règne des troisièmes couteaux".

*Bernard Lavilliers*

Nous connaissons donc bien les acrobates de la statistiques qui mesurent l'humanité en unités monétaires (et bientôt en Euros ce qui ne devrait pas donner plus d'épaisseur humaine à la chose). Mais , comme le dit Bernard Lavilliers, philosophe bien supérieur au comité de rédaction des programmes, à l'ère des managers et des gestionnaires succède logiquement , surtout lorsque leurs succès réels de gestionnaires sont des échecs sociaux, l'ère de la trique et des troisièmes couteaux. Après que le comité de rédaction de programmes ait réduit les heures d'enseignements de base et que les corps d'inspection aient vérifié leur application, après que Jospin ait réduit les possibilités de rattrapage des élèves en difficulté, après que ces mêmes élèves aient été parqués dans des délicats ensembles en béton, Bouygues autant que Luc Ferry ( du comité de rédaction des programmes) ont les honneurs en tant que bâtisseurs et philosophes, mais l'Etat envisage cahin-caha de faire ce qu'il sait faire : punir les victimes si elles n'ont pas une attitude strictement expiatoire. L'on voit, aussi bien dans les médias que dans les discours officiels, l'avenir des malappris des Zones qu'il faut Eduquer Prioritairement: l'ordre républicain avec îlotage et quelques coups de trique, sans compter les mesures d'éloignement des "délinquants" que l'on enverrait probablement en internat dans les campagnes. Lorsque l'on réduit les moyens d'instruction, il reste Prioritairement l'Education, vielle recette du KulturKampf admirée déjà par les théoriciens de la Troisième République: bel avenir cumulant les tares tout à fait compatibles du "public" et du "privé", celles d'une bureaucratie Bismarckienne et de la main invisible chère à Adam Smith. "

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2010

"Par ailleurs, un Villepin opérationnel en 2012 ne serait-il pas finalement plus dangereux pour Bayrou que pour Sarko ?
Ecrit par : mihailovich | 29 janvier 2010"

Ah, effectivement...

Écrit par : Jeremy | 29 janvier 2010

Zorglub,

Comme les autres, surtout ne restez pas seul. Il y a du harcèlement moral dans ce qu'on vous fait. C'est un grand classique. Prenez un avocat et contactez les instances idoines.
Surtout, ne restez pas seul. C'est ce qu'ils attendent.

Moi qui croyais que les syndicats existaient pour défendre le personnel et pas pour l'enfoncer !

Prenez avec vous tous les documents qui prouvent votre bonne foi. Faites le compte ce tous ceux qui peuvent vous soutenir. Allez au commissariat pour vérifier la main courante et contestez officiellement, avec témoins si ce qui est mentionné est faux.
Courage. Prenez un avocat. Vite. Voyez votre médecin, faites-vous faire un certificat médical.

Écrit par : Florence | 29 janvier 2010

c'est un neocons' tout aussi dangereux que Sarkozy, voire plus.

Un allié de choix pour Villiers par exemple.

Ecrit par : Jeremy

Mince, il est donc opposé à l'homoparentalité ?

Écrit par : Moot | 29 janvier 2010

Moi qui croyais que les syndicats existaient pour défendre le personnel et pas pour l'enfoncer !
Ecrit par : Florence | 29 janvier 2010

C'est toute l'histoire de la métamorphose des cloportes qui se prennent ensuite pour des aigles rampants !

Écrit par : iPidiblue et les cloportes | 29 janvier 2010

"Moi qui croyais que les syndicats existaient pour défendre le personnel et pas pour l'enfoncer."

Ecrit par : Florence | 29 janvier 2010

Les syndicats (toutes étiquettes confondues) sont souvent devenus des syndicats d'accompagnement des aberrations du système. A une certaine époque, on disait 'collaboration".
Tiens, il ne me semble pas inutile de remettre en lien l'article de Paul Villach, qui décrit parfaitement le fonctionnement de l'administration-voyou, quitte à violer la loi, d'ailleurs :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allez-vous-faire-enc-ont-ecrit-des-65722

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2010

Zorglub, je ne vois dans votre situation pénible que le seul recours à un conseil juridique. C'est sans doute ce que je ferais à votre place, n'étant pas moi-même syndiqué. Bon courage et ne laissez pas tomber!

Une question qui n'a rien à voir mais à laquelle je n'ai pas su trouver de réponse : les heures d'IDD sont-elles des heures-poste ou des HSA??
Merci d'avance!

Écrit par : sisyphe | 29 janvier 2010

@ Zorglub

Le conseils donnés plus haut sur le fil me paraissent de bon sens. La priorité, c'est effectivement de ne pas être isolé, trouver des soutiens.
Concernant les administratifs de l'Education nationale, il y a toujours des personnes très bien; le problème étant que leurs fonctions dans l'institution leurs laissent toujours une marge de manoeuvre extrêmement étroite. En clair, même si vous rencontrez un inspecteur ou un médiateur académique "à l'écoute", il est peu probable qu'il déjuge une décision prise par un proviseur ou un recteur. La loi non écrite de l'Education nationale, c'est :

"un membre de la hiérarchie ne désavoue pas un autre membre de la hiérarchie".

En conséquence de quoi, malheureusement, nul dans l'institution ne revient sur ce qui a été fait par l'institution (une suspension par exemple).

Dans mon académie, j'ai connaissance du cas d'une collègue suspendue depuis l'automne, après trois mois de harcèlement. Elle n'a pas commis de faute. On lui impose un déplacement dans un autre établissement (après l'avoir menacée à mots couverts de la muter d'office à Charleville-Mézières...). Elle a elle aussi été trahie par le SNES, d'ailleurs...

Attendre et espérer, comme disait Dantès dans "Monte-Cristo".
Pour le moment, vous êtes dans une impasse. Mais la roue peut tourner. Mettez à profit le temps qui devient disponible pour préparer votre défense; prendre des contacts; rédiger votre version des faits (très utile de le faire au plus tôt, en vue d'un éventuel Tribunal Administratif); consulter un avocat; l'autonome de solidarité si vous y êtes affilié.
Et je serais tenté de vous dire : déposer votre dossier dans une association ou une instance INDEPENDANTE de l'Education nationale, c'est-à-dire qui n'a aucun intérêt à couvrir l'institution.
Prenez par exemple contact avec l'association Harcèlement Moral Stop; ils suivent les dossiers, et peuvent faire des interventions.

Si vous souhaitez deux ou trois tuyaux pour vous orienter dans ce labyrinthe (pour ma part, je trouvais l'Iran plus sécurisant!), n'hésitez pas à me laisser un message en privé :

d.a.saint-roch@voila.fr

Et dans tous les cas, bon courage...

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2010

à Zorglub :

Désolé de ce qui vous arrive. Je ne peux que reprendre les conseils déjà donnés. En particulier de prendre un avocat spécialisé dans le droit administratif.

Pour mémoire, même si ce n'est pas le même contexte :
- E. redon , le "désobéisseur" a été réintégré sur son poste par décision du tribunal administratif non pour une raison de fond mais pour une faute grossière de procédure (un IA juge et partie...)
- il existe des cas de décision de conseil de discipline cassés parce que des pièces dont il avait été fait état n'avaient pu être produites par écrit lors du conseil.

Tout cela montre que l'incompétence juridique est assez généreusement distribuée au Moloch et qu'un bon avocat arrive souvent à faire rendre gorge à l'institution.

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

"je relis un texte clairvoyant daté de 1999." Guy Morel

Ne pensez vous pas qu'un texte aussi récent manque un peu de recul pour qu'on puisse assoir dessus une analyse d'envergure ?

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

assoir dugong

La modification ?

Écrit par : nicolas | 29 janvier 2010

"Jean-Paul II pratiquait l'autoflagellation" Le Figaro signalé par Zorglub

Effectivement, à ma grande honte, j'ai laissé passer cette information essentielle.

On apprend qu'«Il s'infligeait lui même à son corps des douleurs et des mortifications» et «souvent passait la nuit à même le sol»

Cela lève le voile sur le phénomène de multiplication des mandragores dans l'enceinte du Vatican. Un chaud lapin, Popaul. C'est pas avec Benoît qu'on verrait pareils débordements.

Rappel sur la mandragore :

"Si l'on en croit les Kabbalistes, l'origine de cette plante mystérieuse remonte bien avant le Déluge. Les Mandragores, selon eux, sont les fruits de la solitude d'Adam. Le premier homme, avant la création de sa compagne. Le premier homme, avant la création de sa compagne, étendu sous l'Arbre de la Science du Bien et du Mal, mollement caressé par les vents chargés de effluves d'une nature en plein essor génésique, sentait sourdre dans son sommeil un trouble causé par l'attente et le désir de la femme. Et au cours de ses songes, il perdait sa semence qui fertilisait le sol."

http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=mandragore

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

Nicolas,


On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s'asseoir dessus !
D'après Emile de Girardin

Écrit par : iPidiblue citation du jour | 29 janvier 2010

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allez-vous-faire-enc-ont-ecrit-des-65722

Tiens au fait, comment cette affaire s'est-elle résolue ? Au bénéfice de qui ?

Écrit par : nicolas | 29 janvier 2010

Il faut motiver les "collègues" face aux nouveaux programmes en lycée.

Passez leur en boucle :

http://www.youtube.com/watch?v=WYLpN-l_zAI

En voilà un qui semble en manquer singulièrement. Allons Xavier, faut pas se laisser aller comme ça !

http://www.marianne2.fr/Darcos-les-regionales,-il-s-en-fout_a184388.html

Écrit par : dugong | 29 janvier 2010

Parce que par les temps qui courent ça peut être utile, le lien vers l'association Harcèlement Moral Stop :

http://www.hmstop.com/index.php

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 janvier 2010

assoir dugong

La modification ?
Ecrit par : nicolas | 29 janvier 2010

Non. La disparition.

Écrit par : guy morel | 29 janvier 2010

Selon moi, FO est un syndicat susceptible de jouer son rôle dans un cas comme celui de Zorglub.
Et puis surtout, peut-être est-il possible de s'affilier rétroactivement à l'une des deux autonomes, théoriquement prévues pour ce genre de situation pourrie.
Hardi, Zorglub.
A mon avis, le danger qui peut vous guetter est de vous enfermer chez vous pour vous protéger et de commencer à tourner en rond. Ne mettez pas le doigt dans l'engrenage.

Écrit par : Perceval | 29 janvier 2010

Des trucs de gonzesse en résumé ! Et encore vous avez échappé à Ségolène Royal l'assistante sociale en chef de la République ! Mieux vaut en rire qu'en pleurer ... tiens ! on comprend mieux la résistance des talibans : ils n'ont pas envie de se faire chier à écouter toute la sainte journée des histoires de nanas !

Ecrit par : iPidiblue taliban-chômeur | 29 janvier 2010

Vos considérations sur les "gonzesses" ne regardent que vous. D'autres aiment assez en être entouré, ne serait-ce que parce qu'en moyenne, c'est plus joli.

Écrit par : remarkalacon | 29 janvier 2010

@ Zorglub : je me permets de vous communiquer l'adresse du forum et du site d'un (petit) syndicat dont le but est de faire (tenter plutôt) respecter les droits des fonctionnaires (les TZR sont particulièrement ciblés).
Je n'en suis pas membre, mais après l'avoir parcouru j'ai commencé à comprendre pas mal de choses (pourquoi le rectorat de paie pas ce qui est dû en temps et en heure par exemple) qui m'ont mis un bon coup au moral.
Vous y trouverez peut-être des conseils utiles quant aux démarches que vous pourriez entreprendre afin de faire respecter vos droits.

http://forum.snsfp.org/vanilla/

Amicalement

Écrit par : Iasion | 29 janvier 2010

Intéressant. Je vais sûrement l'acheter la semaine prochaine ce bouquin. Mais entretemps j'aurai démissionné.

Écrit par : tiflipt | 30 janvier 2010

"assoir dugong

La modification ?
Ecrit par : nicolas | 29 janvier 2010

Non. La disparition.

Ecrit par : guy morel | 29 janvier 2010"

Dugong, animal quasi disparu, poussa un profond soupir, s'assit * dans son lit, s'appuyant sur son polochon. Il ouvrit son ordi, il alla au blog **, il lut ; mais il n'y saisissait qu'un imbroglio confus.
Un tocsin, plus profond qu'un bourdon, sonna six coups. Non loin, du canal, un clapotis plaintif signalait un prof (Zorglub ?) qui y passait : Jivaro du Moloch, suivi d'un cafard syndical, actait dans la nuit.

* du verbe assoir (je m'assois sur asseoir)

** j'aurais aussi voulu "aller aux gogues" mais la contrainte m'en a empêché.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2010

... jusqu'à disparition de la constipation.

Écrit par : dugong | 30 janvier 2010

Plus haut, le glas est probablement plus pertinent que le tocsin (?)

Écrit par : dugong | 30 janvier 2010

Le site recommandé par Iasion est une mine de combativité. Ca nous change des gnangnans habituels ! J'espère que Zorglub pourra y puiser motivation pour se battre.

Écrit par : nicolas | 30 janvier 2010

Intéressant. Je vais sûrement l'acheter la semaine prochaine ce bouquin. Mais entretemps j'aurai démissionné.

Ecrit par : tiflipt | 30 janvier 2010

A quoi bon démissionner? Le Mammouth l'a déjà fait pour vous. C'est la principale conclusion de l'autopsie à laquelle procède le bouquin.
L'école de la République est morte mais son fantôme rodera encore longtemps.
A l'âge post-idéologique les idéologies fonctionnant sur le mode fétichiste (la raison accepte la disparition mais s'accroche à son souvenir) la mystification du corps enseignant s'éternisera.
Il continuera des décennies durant à croire, tant qu'il niera la "fracture sociale", le réel de la division des inclus/exclus, en la possibilité d'une réponse purement technico-pédagogique (le mythe de l'école libératrice ) à une question, celle de la transmission ou de la répétition de l'homme par l'homme, essentiellement économico-politique.
Les enseignants sont comme les personnel de la Santé Publique qui, en dépit de toutes les preuves qu'on leur donne de la privatisation de ce secteur, ( l'hôpital étant réduit à faire la charité aux pauvres et aux exclus) continuent de penser qu'ils soignent correctement tous les patients, pauvres et riches confondus. Ce que dément la réalité du quotidien des soins en France.

Écrit par : marigot | 30 janvier 2010

Halte à la sinistrose montante ! Zigonet transmet :

Trop de relations sexuelles endommageraient les poignets.

Où ça va se nicher, quand même ! Exit les poignées d'amour...

Écrit par : nicolas | 30 janvier 2010

Et maxi sciences nous apprend qu'aux Etats-Unis "des chercheurs de l'université de Stanford sont parvenus à transformer directement des cellules extraites de la peau en neurones fonctionnels chez des souris."

Enfin un espoir de sortir l'EN du bourbier. Enfin, si des histoires de couleur comme on en voit encore trop souvent ne viennent pas parasiter les recherches...

Écrit par : nicolas | 30 janvier 2010

En fait protestataire à l'Education nationale c'est un boulot à plein temps ! Zorglub va avoir ses quatre prochains mois overbooké avec toutes les démarches qu'il va devoir effectuer afin de pouvoir TRAVAILLER !

Écrit par : iPidiblue conscience professionnelle | 30 janvier 2010

Suite de la revue de presse puisque tout le monde dort :
Enigmatique :
http://fr.news.yahoo.com/79/20100130/tfr-alpes-en-folie-ba15d4f.html

Logique :
L'imam de Drancy chassé par ses fidèles

Écrit par : nicolas | 30 janvier 2010

La philosophie que j'en tire c'est que l'EN disperse ses énergies au lieu de les rassembler ! Elle ne cherche pas vraiment à obtenir le meilleur rendement possible, elle s'englue dans des considérations subalternes ... c'est une machine à entropie croissante alors qu'elle était censée faire usage d'intelligence qui fabrique de la néguentropie comme chacun sait.

Écrit par : iPidiblue l'EN machine entropique | 30 janvier 2010

Merci à tous étrangement même si c'est virtuel vous m'avez apporté un peu de réconfort.
Après un peu d'abattement (excusez mes faiblesses ...) je ne laisserai pas tomber.
Je vais tenter d'explorer quelques unes des pistes que vous me suggérez (et aussi d'autres ...)

iPidi, même si c'était pas d'une grande délicatesse dans le contexte, votre dernière remarque m'a sincèrement fait rire tant je m'y suis reconnu ...

Écrit par : Zorglub | 30 janvier 2010

c'est un neocons' tout aussi dangereux que Sarkozy, voire plus.
Un allié de choix pour Villiers par exemple.
Ecrit par : Jeremy

Mince, il est donc opposé à l'homoparentalité ?
Ecrit par : Moot | 29 janvier 2010

Vous posez la question pour cacher que vous êtes bête, ou pour vous montrer méchant ?

Le cumul n'est pas interdit, mais la décence impose des limites !

Écrit par : Jeremy | 30 janvier 2010

"Vos considérations sur les "gonzesses" ne regardent que vous. D'autres aiment assez en être entouré, ne serait-ce que parce qu'en moyenne, c'est plus joli."

Ecrit par : remarkalacon | 29 janvier 2010

Pas mieux. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 janvier 2010

Vous posez la question pour cacher que vous êtes bête, ou pour vous montrer méchant ?

Le cumul n'est pas interdit, mais la décence impose des limites !

Ecrit par : Jeremy

Merci pour ces précisions.

Je n'étais point au courant des opinions défendues par DDV. Vous me confortez donc dans ce qui n'était qu'une simple supposition. Cela dit, le contraire aurait eu de quoi étonner : il était en effet encore moins probable que de savoir notre homme militant pour la dépénalisation du cannabis.

Les hommes politiques, y-compris ceux qui prétendent apporter un "renouveau", sont décidément bien prévisibles.

Vraiment, encore merci.

Écrit par : Moot | 30 janvier 2010

"""Bonjour!
Cela fait quelques temps que je ne suis pas venue sur le forum (pas beaucoup de temps).
Mais je tiens à dire que l'été dernier, j'étais avec les mêmes intérrogations sur Ribambelle...
Jai suivi les conseils de X. Jai sagement rangé les albums de Ribambelle et j'ai sauté à pieds joints dans les Alphas et BM. Depuis, janvier j'ai ressorti les albums Ribambelle et nous les lisons de manière accélérée puisqu'aujourd'hui, mes élèves déchiffrent pratiquement tout! Et c'est GE-NIAL! Aucun élève n'est resté sur le bord du chemin! Et c'est réellement un plaisir!
Et là, où je vois bien la différence, c'est que je viens d'accueillir une nouvelle élève qui suivait Ribambelle et elle ne déchiffre pas du tout. Elle joue aux devinettes! Le plus grave, c'est que l'on est entrain de lire un album qu'elle a déjà étudié et elle est incapable de le lire!! Il va falloir que je la prenne en soutien pour reprendre BM avec elle...Il n'est pas trop tard...

Tout cela pour dire un grand MERCI à X pour ses précieux conseils et
un grand MERCI à Y dont je me suis pas mal inspirée pour travailler avec les Alphas."""

Écrit par : Ce n'est peut-être pas cuit !!! | 30 janvier 2010

Tout cela pour dire un grand MERCI à X pour ses précieux conseils et
un grand MERCI à Y dont je me suis pas mal inspirée pour travailler avec les Alphas."""
Ecrit par : Ce n'est peut-être pas cuit !!! | 30 janvier 2010

Voilà comment on accouche d'un cours sous X…
Ça lui fera plaisir, j'en suis sûr.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 janvier 2010

@ Nicolas

"Et maxi sciences nous apprend qu'aux Etats-Unis "des chercheurs de l'université de Stanford sont parvenus à transformer directement des cellules extraites de la peau en neurones fonctionnels chez des souris."

Nicolas, vous devriez lire sur google le site d'Eric Kandel, prix Nobel de médecine. C'est passionnant !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 30 janvier 2010

Tous sur “Libé” : ça chie sur les profs, et de quelle hauteur ; un régal http://www.liberation.fr/societe/0101616577-les-profs-appeles-a-descendre-dans-la-rue-samedi-a-paris

Écrit par : Bouh | 30 janvier 2010

Tous sur “Libé” : ça chie sur les profs, et de quelle hauteur ; un régal http://www.liberation.fr/societe/0101616577-les-profs-appeles-a-descendre-dans-la-rue-samedi-a-paris
Ecrit par : Bouh | 30 janvier 2010

Oui, mais le témoignage d'Alosyus est éloquent !

Écrit par : nicolas | 30 janvier 2010

Tiens ! au sujet de sexisme hier le ministre de l'intérieur et des cultes Brice Hortefeux - qui s'est ensuite affublé d'un burnous - a inauguré avec beaucoup de joie et de ferveur la mosquée de Clermont-Ferrand un endroit où le mélange des deux sexes est strictement prohibé !

Écrit par : iPidiblue prohibition | 30 janvier 2010

@ Nicolas

Mais c'est aussi à peu près le seul potable sur 150 lus. Beaucoup de trolls, beaucoup de cons, on se croirait au milieu du commentariat du “Figaro”.

Écrit par : Bouh | 30 janvier 2010

Tout cela pour dire un grand MERCI à X pour ses précieux conseils et
un grand MERCI à Y dont je me suis pas mal inspirée pour travailler avec les Alphas."""
Ecrit par : Ce n'est peut-être pas cuit !!! | 30 janvier 2010

Voilà comment on accouche d'un cours sous X…
Ça lui fera plaisir, j'en suis sûr.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 janvier 2010

Etrange époque ...
Attirer sur soi les foudres de certains parce qu'on défend l'apprentissage de la lecture avec Borel Maisonny et les Alphas est peu agréable même si cela n'entame pas les convictions... :-(
Donc X et Y resteront anonymes mais actives auprès de leurs collègues...

Écrit par : c. cuit !!! | 30 janvier 2010

Je maintiens mon pari : Sarkoléon ne se représentera pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 janvier 2010
---
Au bout d'un an de présence de M. Sarkozy à l'Élysée, j'ai entendu (peut-être sur France Culture) un commentateur politique dire à peu ceci :"C'est déjà foutu pour lui. Il ne se représentera pas, car il sait qu'il ne sera pas réélu."
Le journaliste fit mine d'être estomaqué.
Moi, non.
J'ai seulement pensé que cela était possible. Non que j'attende monts et merveilles de celui qui gagnera cette élection, quel qu'il soit.

Écrit par : Francis Penin | 30 janvier 2010

A propos de lecture et de méthodes, il y a un test que je trouve révélateur ( j'ai des 6/5/4/3 èmes) : beaucoup d'élèves trébuchent sur des mots qu'ils ne connaissent pas, ils ont du mal à les lire voire à les épeler.
Est-ce normal?

Sur la perception des enseignants par le monde extérieur, il faut avouer que le petit commerçant-artisan qui bosse 10h par jour et 6 jours par semaine pour pas gagner des masses et sans filet de sécurité peut l'avoir mauvaise. Dans trop de quartiers il est victime de la délinquance. Bien sûr, ce qu'il ne sait pas c'est que les profs ont en souvent ch... pour faire leurs études et décrocher un poste et surtout que le boulot est devenu totalement improductif et trop souvent cauchemardesque rapport à la gestion d'un groupe humain.
ll faut être pédagogue et expliquer, encore et encore, notre métier, ses avantages réels (fonctionnariat, horaires,vacances, retraite) et ses inconvénients (temps réel de travail, autorité réduite à zéro, programmes de plus en plus vides et rémunération au rabais).

Écrit par : sisyphe | 30 janvier 2010

"ll faut être pédagogue et expliquer, encore et encore, notre métier, ses avantages réels (fonctionnariat, horaires,vacances, retraite) et ses inconvénients (temps réel de travail, autorité réduite à zéro, programmes de plus en plus vides et rémunération au rabais).

Ecrit par : sisyphe | 30 janvier 2010 "

Ras le bol de devoir se justifier.

Écrit par : fatigué | 30 janvier 2010

Il y a plus misérable que nous. Arrêtons le nombrilisme! Mettez-vous à la place d'un tech sup ou d'un ingé qui en a ch... pour avoir ses diplômes et son job et qui se fait lourder après 20 ans de boulot pas toujours confortable.

Écrit par : sisyphe | 30 janvier 2010

Aux infos, en vingt secondes, Gilles Moindrot (patron du SNUIPP) est parvenu à dire absolument tout ce qu'il ne faut pas — des moyens, des IUFM, des programmes allégés, etc. Le même Moindrot qui n'a pas voulu défiler avec d'autres que ceux de sa propre fédération en tête de la manif. À droite de Gérard (Aschieri), l'autre représentante du SNUIPP qui va lui succéder à la tête de la FSU. On n'a pas fini de rire, pendant le sinter-syndicales. Quand je pense que ces gens-là soutiennent les "désobéisseurs" (qui font les gros titres, avez-vous remarqué) et me traitent de facho… On n'a pas fini d'en baver : les plus minables se retrouvent — nécessairement — à la tête. Principe de Peter…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 janvier 2010

Les grèves et manifestations d'enseignants (ponctuelles, pour ne pas dire occasionnelles et peu suivies) posent la question des moyens pour se faire entendre. Il me semble que actions traditionnelles, de toute façon, ne dérangent plus l'institution depuis longtemps, habituée à les canaliser. Il serait peut-être temps d'inventer autre chose, de plus efficace, et peut-être sans perdre une seule journée de salaire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2010

Vu aussi la "défense des IUFM" dans les images des cortèges.
Et puis, quand on voit comment la FSU et le SNES défendent les collègues au qotidien, ça ne donne vraiment pas envie de perdre son temps derrière leurs banderoles... Autant prendre le muscat sur le front de mer!
Tiens, Ajaccio reçoit Sarkozy mardi. L'état de siège...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2010

Sarkozy en visite officielle dans la cité impériale, ou le retour de Napoléon le petit chez Napoléon le Grand. Cherchez l'erreur...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2010

Les manifs de l'EN ont fini par succomber à ce vieux principe: trop de grève tue la grève.
Faut avouer: tous les ans, à date plus ou moins fixe, les syndicats vous balancent une grève ou deux. C'est un rituel, automnal en général, comme les vendanges. Qui y croie encore?

Non, ce qu'il faut, c'est une vraie grève, une massive, hors directives syndicales, une vraie de vrai, qui mobilise tous les bahuts et tous les profs, en dehors de toute considération politique.
Je suis un rêveur.
Non syndiqué.

Écrit par : sisyphe | 30 janvier 2010

Idées non originales mais sans doute efficaces:

- arrêt des notes;
- refus de surveillance/correction des brevets/bacs; parents
- arrêt des cours et garderie bordélique en classe;

Écrit par : sisyphe | 30 janvier 2010

Trop de relations sexuelles endommageraient les poignets.

C'est sûr que si on fréquente trop la veuve poignet, ça fait des dégâts.
Je croyais que ça rendait sourd!

Écrit par : retraitée | 30 janvier 2010

Oui, et aussi :

- refus d'harmoniser les notes au moment des examens.
- ajout systématique de la mention "Copies à Syndicat (n'importe lequel) et à l'IGMEN" sur tout document remis à l'administration, en particulier les "rapports incidents".
- Citer systématiquement les textes qui nous permettent de nous protéger sur lesdits documents.
- Mettre noir sur blanc les mots "protection du fonctionnaire" ou "harcèlement" quand il y a lieu.
- Etc.

Il s'agit de réinvestir l'écrit.
Tout lecteur du "1984" d'Orwell sait qu'un système totalitaire (et l'EN en est un) tient son pouvoir du novlangue et que, par conséquent, le premier moyen de le révolutionner est de mettre des mots sur les choses. De les faire apparaître sur les documents qu'on signe, donc.

Tout enseignant qui n'en serait pas convaincu peut d'ailleurs tenter cette expérience : sur son prochain "rapport incident" (pour les classes difficiles), mettre les mentions citées plus haut. Il y a fort à parier qu'il soit convoqué dans les 24 h dans le bureau de son chef d'établissement, qui lui demandera pourquoi, et lui fera observer que cela dénote d'une défiance à l'égard de l'institution (ne pas aimer Big Brother, en fait). Là, il faut passer outre, et se dire que si le chef d'établissement n'est pas content, c'est pareil. Surtout, ne pas céder à l'intimidation.

Cette démarche, qui peut paraître anodine, est ce qui est pour eux le plus insupportable. Le propre du système totalitaire est d'écrire (et de réécrire) l'histoire qui l'arrange, au moment où ça l'arrange (Orwell le démontre admirablement).

En mettant de simple mots et mentions sur la paperasse, vous les gênez, parce que vous contrariez ce projet. Vous les empêchez de construire une image falsifiée et asceptisée du système. Un enseignant qui le fait, c'est un grain de sable dans la machine. Le jour où tous les enseignants se décideront à le faire, ils seront à nouveau les maîtres. Maître dans l'établissement, donc dans la classe.
Que les syndicats s'emparent de ce moyen d'action, invitent à le faire à grande échelle au travers de leurs publications, et cela aura beaucoup plus d'impact à moyen et long terme que des journées de grèves...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 janvier 2010

"Une dompteuse écrasée par un éléphant
AFP
30/01/2010 | Mise à jour : 19:41 | Commentaires 4 | Ajouter à ma sélection
Une dompteuse belge a été grièvement blessée aujourd'hui lorsqu'un éléphant a écrasé une de ses jambes après avoir glissé au cours d'une représentation de cirque à Madrid, ont annoncé la police et des médias espagnols.

L'éléphant, un animal de cinq tonnes, a perdu l'équilibre pour des raisons inconnues, sa tête a heurté le sol et l'une de ses défenses a écrasé la jambe droite de la dompteuse pendant le spectacle donné dans la matinée par le Gran Circo Mundial."


Ceci dit une petite souris parfois ...

Écrit par : iPidiblue gare au mammouth ! | 30 janvier 2010

Moi je propose que comme dans les commissariats, toutes les réunions administratives soient filmées et enregistrées ! Gaffe alors aux paroles qui ne s'envoleront pas assez vite ....

Écrit par : iPidiblue garde à vue du mammouth ! ! | 30 janvier 2010

Exact, ce que vous dites Daniel Arnauld. Si les profs savaient ce que les chefs d'établissements gardent comme écrits sur les profs ( et ce qu'ils font disparaître aussi), ils seraient étonnés.

Écrit par : colombe | 30 janvier 2010

Vous avez vu l'Inculte qui envoie sa cocotte au qi d'huître le défendre à la télé pour expliquer qu'il est pur comme un agneau dans la demande d'appel contre Villepin?

Écrit par : commentaire | 30 janvier 2010

Non, ce qu'il faut, c'est une vraie grève, une massive, hors directives syndicales, une vraie de vrai, qui mobilise tous les bahuts et tous les profs, en dehors de toute considération politique.
Je suis un rêveur.
Non syndiqué.

Ecrit par : sisyphe | 30 janvier 2010


Vous aurez bientôt l'occasion de vous manifester. F Fillon vient de laisser entendre que la retraite des fonctionnaires sera calculée désormais, comme dans le privé sur les 20 dernières années et non plus sur les six derniers mois!
Elle est pas belle la vie...de fonctionnaire?

Écrit par : marigot | 30 janvier 2010

Idées non originales mais sans doute efficaces:

- arrêt des notes;
- refus de surveillance/correction des brevets/bacs; parents
- arrêt des cours et garderie bordélique en classe;

Ecrit par : sisyphe | 30 janvier 2010

La troisième est déjà appliquée depuis quelque temps.

Écrit par : Jeremy | 30 janvier 2010

Je n'étais point au courant des opinions défendues par DDV. Vous me confortez donc dans ce qui n'était qu'une simple supposition.
Ecrit par : Moot | 30 janvier 2010

Oups, désolé Moot, je croyais que vous vous gaussiez de ma petite personne. DdV est effectivement soutenu par d'horribles insoutenables : Tron, Mariton, Goulard ; il n'a pas brillé par une politique sociale et sociétale très convaincante lors de ses années au pouvoir ; et ses soutiens sont tous bien plus proches de la droite extrême que du Nouveau Centre...

Écrit par : Jeremy | 30 janvier 2010

Le Monde nous apprend que "trois notaires des Bouches-du-Rhône sont maintenus en détention provisoire, à la prison des Baumettes, à Marseille, et mis en examen pour "faux en écriture publique" et "complicité d'escroquerie en bande organisée"."


De vraies brêles ces notaires : nos trois faisans sont allés direct à l'hôtel de l'évêché au lieu d'aller au claque de chez la Montalant.

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

Le tandem de choc des garrigues qui rigolent :

http://photo.lejdd.fr/media/images/sport/football/nicollin-freche/1817957-1-fre-FR/Nicollin-Freche.jpg

Il est peut-être utile de préciser que l'expression "benne à ordures" n'a aucune connotation raciste.

Nicollin nike le PS ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

Dugong, trop fort ! Brel d'abord, puis "nike" le PS…
J'ai utilisé une expression similaire avec des élèves qui arrivaient avec les virgules de Nike depuis la casquette jusqu'aux pompes : "Mais te voilà niké des pieds à la tête !" Effet garanti — et ça permet de leur expliquer le sens de Nikè en grec… Ou pourquoi les rencontres d'athlétisme de Nice la bien nommée s'appellent NikaIa.
JPB toujours érudit

Écrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Vous aurez bientôt l'occasion de vous manifester. F Fillon vient de laisser entendre que la retraite des fonctionnaires sera calculée désormais, comme dans le privé sur les 20 dernières années et non plus sur les six derniers mois! marigot

Prêts à se laisser tondre ?

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

J'aurais aimé une déesse de la défaite : une sorte de double de Nikê * croisée avec Dionysos.

Il en serait peut-être sorti une marque de nippes pour loosers avec une larme comme logo ?

* le "correcteur" orthographique propose Nikkei : un Dicé juponnée ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

Quand on a choisi d'être fonctionnaire, et prof tout particulièrement, ce n'est certes pas pour le salaire, ni pour les perspectives de carrière sur 42 ans ! Faire passer par pertes et profits les années d'étude, la nécessité de passer un concours souvent difficile, les salaires minables de début de carrière et guère plus mirobolants ensuite (car on oublie bien souvent de préciser que nous sommes payés 10 mois répartis sur 12... )
n'est-il pas de nature à mobiliser sérieusement la profession face à ces propositions indécentes ? Que chercherait-on à faire ?
Mettre à la rue tous les fonctionnaires aux retraites insuffisantes à la survie ? Quelle belle perspective sociétale !
Que tous ces messieurs commencent par amender leur propre système de retraite. L'exemple vient d'en haut.
http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=460

Écrit par : nicolas, très remontée | 31 janvier 2010

Miracle!

Le Monde vient de publier un article "pragmatique", qui réaffirme à la fin l'importance des connaissances disciplinaires d'un prof dans la mise en place de l'autorité!
Je vous quitte, je vais brûler un cierge.

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2010/01/30/le-respect-et-l-autorite-expliques-a-mon-prof_1299010_3238.html

Écrit par : Robbegrillon | 31 janvier 2010

"Que tous ces messieurs commencent par amender leur propre système de retraite."

Remarque inutilement sexiste.

Pourquoi, après une vie de labeur à marne la coquette, les hommes n'auraient-ils pas le droit de se retirer avant la limite ?

Écrit par : dugong | 31 janvier 2010

Dugong, trop fort ! Brel d'abord, puis "nike" le PS…
J'ai utilisé une expression similaire avec des élèves qui arrivaient avec les virgules de Nike depuis la casquette jusqu'aux pompes : "Mais te voilà niké des pieds à la tête !" Effet garanti — et ça permet de leur expliquer le sens de Nikè en grec… Ou pourquoi les rencontres d'athlétisme de Nice la bien nommée s'appellent NikaIa.
JPB toujours érudit

Ecrit par : brighelli | 31 janvier 2010

Et puis : Nique ta mère ! et Reebock ton père...

Écrit par : Garafignoux | 31 janvier 2010

Nicolas,


Ne prenez pas goût à l'argent !

Écrit par : iPidiblue morale à la François Fillon | 31 janvier 2010

Miracle!
Le Monde vient de publier un article "pragmatique", qui réaffirme à la fin l'importance des connaissances disciplinaires d'un prof dans la mise en place de l'autorité!
Je vous quitte, je vais brûler un cierge.
Ecrit par : Robbegrillon | 31 janvier 2010

Plongez-le vite dans le bénitier le plus proche avant qu'il ne vous brûle les mains. Vous avez très mal lu. L'article ne réaffirme rien, mais ânonne les pires poncifs, et culmine avec ces propos hilarants de notre Trouduc préféré :

"En matière d'autorité, l'enjeu n'est pas seulement dans la posture du professeur mais dans la construction de sa légitimité disciplinaire", explique Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l'IUFM de l'académie de Créteil. Il considère que le professeur doit montrer aux élèves l'intérêt de sa discipline et s'appuyer davantage sur le manuel scolaire, "symbole du programme voulu par la nation".

Écrit par : TotoWeininger | 31 janvier 2010

Oups, désolé Moot, je croyais que vous vous gaussiez de ma petite personne. DdV est effectivement soutenu par d'horribles insoutenables : Tron, Mariton, Goulard ; il n'a pas brillé par une politique sociale et sociétale très convaincante lors de ses années au pouvoir ; et ses soutiens sont tous bien plus proches de la droite extrême que du Nouveau Centre...

Ecrit par : Jeremy | 30 janvier 2010

C'est vrai ça! Disons le tout de suite, mon brave mOnsieur, il paraît qu'il est d'extrême-droite comme l'était Chirac dans les cafés du commerce avant son élection!!! Pff! Ah les bobos de gauche bien pensants que vous êtes cons et médisants! Informez-vous avant de dire des âneries!

Écrit par : nikons les left bobos | 31 janvier 2010

Pas si vite, Robbegrillon ! Vous avez bien lu ?

"Le piège pour les enseignants est de se sentir impuissants en attribuant principalement à des causes extérieures, familiales ou autres, l'origine des problèmes", analyse Jean-Claude Richoz. Pour éviter cette ornière, ils doivent au contraire "retrouver l'espoir qu'ils peuvent infléchir, eux-mêmes, les situations auxquelles ils sont confrontés".

Des causes extérieures ? Ils peuvent infléchir eux-mêmes ?
Nulle question de bâtons dans les roues en interne.
Attendez donc encore un peu pour le cierge, hum ?

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Nicolas, Ne prenez pas goût à l'argent ! Ecrit par : iPidiblue morale à la François Fillon | 31 janvier 2010

Gné ?

Écrit par : nicolas | 31 janvier 2010

Les enseignants sont tellement moraux qu'on ne fait jamais appel en vain à leur conscience !

Écrit par : iPidiblue fable à la François Fillon | 31 janvier 2010

faudrait pas quand même oublier que ce cher Vivi s'est empressé de vendre les autoroutes à des boites privées et donc que nos impots financent les investissements qui servent à verser des dividendes à quelques actionnaires; le seul avantage sur Sarko c'est qu'il s'exprime bien et qu'il est cultivé mais si l'emballage est plus joli le paquet reste le même...ou alors son chemin de Damas lui a montré la lumière qui sait?

Ecrit par : fabienne | 29 janvier 2010
C'est marrant cette fixation sur les autoroutes pour juger d'un bonhomme comme celui-ci! Vous êtes sarkofan?

Ecrit par : bof | 29 janvier 2010

restez poli svp

Écrit par : fabienne | 31 janvier 2010

"En matière d'autorité, l'enjeu n'est pas seulement dans la posture du professeur mais dans la construction de sa légitimité disciplinaire", explique Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l'IUFM de l'académie de Créteil. Il considère que le professeur doit montrer aux élèves l'intérêt de sa discipline et s'appuyer davantage sur le manuel scolaire, "symbole du programme voulu par la nation".


Ah ah Ah!!! Le manuel!!! P...je rigole! Le manuel, diabolique symbole de ce qu'il ne faut pas utiliser pour mes ipr!!!!! Ils ont un discours commun là-haut ou ils se tirent dans les pattes?!
Grotesque.
M'en fout, moi le manuel je l'utilise, d'abord parce qu'ils ne sont pas si mal foutus que ça - souvent dirigés par des IPR, cherchez l'erreur! et aussi parce que je les ai payé avec mes impôts.

Écrit par : sisyphe | 31 janvier 2010

Au secours !
Philippe Meirieu est tête de liste aux régionales en Rhône-Alpes.
Comme disait quel qu'un, "Les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît."

Écrit par : Adrien Fleuretr | 06 février 2010

Suite à l'article dithyrambique du talentueux Brighelli, je me suis donc précipité sur "L'Autopsie du Mammouth".
Une lecture roborative que j'ai conseillée à mes collègues lors d'un simulacre de réunion autour de la Réforme...
Las, les plus ouverts coincent à la simple idée que son auteur fasse partie du SNALC ! Que faire lorsque les étiquettes l'emportent sur la réflexion ?
Il n'empêche que le livre de Claire Mazeron laisse toutefois un goût de déjà-lu tant il est vrai que l'excellent "document" de Fanny Capel "Qui a eu cette idée folle un jour de casser l'école ?" (Ramsay) avait déjà fait le tour du pachyderme.
Cet ouvrage ne mériterait-il pas qu'on lui accorde de nouveau un peu de publicité ? Peut-être lui manque-t-il l'avantage de n'avoir pas été édité par les éditions Jean-Claude Gawsewitch... ?

Écrit par : Serge Archimbaud | 10 février 2010

" Les plus ouverts coincent à la seule idée que son auteur fasse partie du SNALC"

Ces oeillères sont tellement désespérantes qu'on en vient à se dire que ces gens-là méritent leur sort.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 février 2010

http://www.le-dard.com/propositions/proposition-13420/

Que les citoyens se mobilisent pour réformer le système éducatif. Retour au bon sens pour un enseignement de qualité.
Abandon des idées de Meirieu et comparses :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Meirieu

Je pense que ce sont les idées de tels « pédagogues » qui ont délabré et sinistré l’Education Nationale.

Écrit par : cliff | 09 avril 2010

1) MIDIBLOGS A CLIFF

Bonjour,

Un nouveau commentaire vient d'être posté sur la note "http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2010/04/03/les-casseurs-de-thermometres.html" du weblog "Bonnet d'âne" :

"Patrick Sébastien contre Meirieu ? C'est un coup à rendre Meirieu crédible, ça !
Si ça se trouve, il a touché plein de pognon de l'écolo pour en dire du mal, le chef du Dard !!!"

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Bien cordialement,

L'équipe

2) REPONSE DE CLIFF:

Vous N'avez PAS compris. Ce n'est pas Patrick Sébastien qui est contre Meirieu, c'est MOI Cliiff, prof en congé de maladie, qui suis contre Meirieu. Patrick Sébastien n'en a probablement jamais entendu parler.
Jetez un oeil sur: http://www.le-dard.com
Déjà plus de 15.000 membres. Chaque peut formuler des propositions. VOUS AUSSI.

Surtout n'écrivez pas que MEIRIEU et SEBASTIEN se sont fellationnés !!!

Écrit par : cliff | 09 avril 2010

Quatorze ans après l'affaire Dutroux, il y en a encore pour citer René Schérer en référence ?

Écrit par : Jim | 26 août 2010

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