07 janvier 2010
La conjuration des imbeciles
« La Sottise ! » disait Flaubert.
Qu’aurait pensé l’imprécateur de Bouvard et Pécuchet du spectacle attendrissant qu’offrent aujourd’hui les duettistes de la discrimination positive, Richard Descoings et Alain Minc ? Ou faut-il dire le trio, tant les idées — le mot est peut-être un peu exagéré — qu’ils défendent semblent l’écho des propositions de Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité, à l’égalité des chances et à l’auto-satisfaction.
J’ai eu la chance inouïe d’assister cette année, au lycée Thiers à Marseille, à une visite de Monsieur Sabeg dans ma classe de SPE-IEP (dont je parlais dans une précédente Note). Eh bien, ces élèves qui arrivent tous de ZEP, et sont presque tous « issus de la diversité » pour parler le langage à la mode, se sont sentis — ils l’ont dit et écrit — animaux de zoo visités par quelque touriste nonchalant, soucieux de parler pour ne rien dire et de ne rien écouter. Yazid Sabeg est arrivé entouré d’une cour de dignitaires empressés. Il est reparti, pressé, en homme important qu’il est, au bout de dix minutes, laissant derrière lui un sérieux sentiment d’inachevé et de stupéfaction. Mais le grand petit homme, comme on dit dans Little Big Man, avait certainement tout compris en deux coups d’œil…
D’ailleurs, il avait compris avant même d’entendre. Il a sur la discrimination positive des idées bien arrêtées — les quotas que revendique aujourd’hui Richard Descoings, futur ministre de l’Education, si j’en crois la loi de Murphy et le Principe de Peter, c’est lui. Et de suggérer que l’on dresse un état précis des « communautés » afin de distribuer dorénavant les postes non en fonction du talent, mais de l’appartenance ethnique — si tant est que le terme ait un sens.
Tiens, la dernière fois qu’on a joué à ça, c’était sous Vichy.
Richard Descoings, donc, s’étonne avec ironie (1) de l’opposition de la conférence des Grandes Ecoles à sa proposition de quotas. Les bonnes œuvres ne suffisent plus au fringant directeur de Sciences-Pô : c’est que dans la société du spectacle, toute surenchère en appelle forcément une autre, si l’on veut rester visible. Ce furent d’abord quelques spécimens pêchés dans des banlieues et importés Rue Saint-Guillaume sous l’œil intéressé des caméras. Puis des quotas — 30% de boursiers, cela sonne sérieux. Puis la suggestion de Valérie Pécresse, que j’ai connue mieux inspirée, que l’on transforme les oraux, afin de moins évaluer sur des savoirs, et davantage sur des savoir-être : le livret de compétences qui doit régler le futur Brevet des collèges, si les profs, fort récalcitrants, acceptent de le remplir, s’invite dans les grandes écoles.
Comment s’étonner que les responsables desdites Grandes Ecoles s’émeuvent de ce discours calibré pour plaire… pour plaire à qui, d’ailleurs ? Le Monde ouvre ses colonnes aux chantres de l’affirmative action (2), et les hauts responsables du Figaro ne leur sont pas hostiles, malgré ce qu’en disent avec talent tel ou tel de leurs collaborateurs (3). Touchante unanimité. Les uns et les autres se sont-ils demandé ce qu’en pensent leurs lecteurs ? Ce qu’en pensent les enseignants ? Ce qu’en pensent même les jeunes — y compris ceux que cela semble concerner (4) ? Croient-ils vraiment que tant de parents ou grands-parents d’élèves veuillent voir passer devant leurs enfants ou leurs petits-enfants des gosses qui se sont donné la peine de naître… de l’autre côté du périphérique ?
J’ai souvent expliqué que le titre de la Fabrique du crétin ne visait pas vraiment les élèves, victimes d’un système qui marche sur la tête (comme le prouve jusqu’à la nausée cette Autopsie du Mammouth (5) qui sort cette semaine). Non : les crétins en chef, ce sont les instances dirigeantes, cette galaxie de gredins grenelliens, d’apparatchiks survivants de tous les régimes, de pédagogues fous et autres fournisseurs de débâcle. Cela fait des années qu’une certaine Droite veut briser l’Education nationale, cela fait des années qu’une certaine Gauche fait chorus. Le collège unique, contre lequel s’insurge aujourd’hui Luc Ferry (6), qui l’a pourtant laissé prospérer lorsqu’il était ministre, est l’exemple le plus frappant de cette massification uniformisante dont on espérait une école égalitaire et qui, à force d’égalitarisme, a eu l’effet paradoxal, mais logique, non seulement de ne pas augmenter le nombre d’enfants issus du peuple dans les Grandes Ecoles, mais, souvent, de le diminuer notablement. D’où l’idée loufoque, mais logique pour ces gens-là, de les réinsérer aujourd’hui — par passe-passe, par passe-droit, au lieu de leur donner, en amont, l’aliment intellectuel qu’ils pourraient réclamer. « Pourquoi ne nous l’a-t-on pas appris avant ? » demandent les élèves des classes prépas aux classes prépas dont je parlais dernièrement. Bonne question à laquelle on n’apporte, encore une fois, que de mauvaises réponses.
Parce que si l’instruction — la meilleure, la plus sophistiquée possible — est un droit, la réussite, elle, ne l’est pas : c’est peu ou prou comme le droit aux soins, qui n’est pas le droit à la santé. Les élites ne se décrètent pas, tant qu’on leur donne l’occasion d’émerger.
Mais voilà : permettons-nous encore aux enfants, aux adolescents, d’aller au plus haut de leurs compétences ?
Poser la question, bien sûr, c’est y répondre. La politique éducative, tant administrative que pédagogique, n’a jamais eu d’autre but, depuis vingt-cinq ou trente ans, que l’écrasement des différences — ce qui n’a jamais fait de bien aux plus fragiles, et découragé ceux qui auraient pu lever la tête. Si les enfants les plus démunis, culturellement parlant, ont besoin de quelque chose, c’est d’une pédagogie qui leur transmette des connaissances, inlassablement, et, ce faisant, leur donne de l’ambition.
Et on ne donne d’ambition qu’en montant la barre, pas en décrétant, comme le fit jadis Jack Lang, que le zéro est hors-la-loi : c’est ne rien comprendre à la relation maître-élève que de penser que les uns ne peuvent avoir d’autorité que par la grâce du bâton, et que les autres ne fonctionnent qu’à la carotte.
Restait à la Bêtise un dernier bastion à conquérir, les classes préparatoires. Une ultime forteresse à raser, les grandes écoles. Nous y sommes presque. On en reviendra d’ici peu à un système d’« entretiens » faussés et de cooptation vraie, un pseudo « mérite » qui ressemblera fichtrement au piston. Seuls des concours anonymes, de haut niveau, où n’apparaissent ni la couleur de la peau, ni les (in)croyances religieuses, peuvent assurer le renouvellement des cadres et l’éclosion des talents — la vie d’une République. Les propositions d’aujourd’hui, outre leur inconséquence pédagogique, marquent la fin d’une certaine… identité française. Quand le communautarisme frappe à la porte et que les démagogues l’entrouvrent, nous pouvons tout redouter — y compris le Quatrième Reich.
Jean-Paul Brighelli
PS. Que cette politique de quotas soit absurde, nous sommes quelques-uns à le dire. Même Luc Ferry, décidément ultra-lucide depuis qu'il n'est plus ministre, s'y est mis ce matin : http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-matin-2...
Notes :
(1)http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/04/richard-...
(2)http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/06/boursier...
On m’excusera d’utiliser l’anglais pour désigner ces grandes intelligences. Richard Descoings vient de se voir décerner le Prix de la carpette anglaise pour son action en… défaveur du français : http://www.langue-francaise.org/Articles_Dossiers/Carpette_historique.php
(3) http://www.rtl.fr/fiche/5931778443/eric-zemmour-richard-d...
(4) Le Monde, dans une grande crise d'honnêteté (on ne l'y reprendra pas), a demandé leur avis aux jeunes gens concernés. Et c'est très éclairant : des quotas et des passe-droits, ils n'en veulent pas (http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/06/quotas-les-eleves-boursiers-ne-veulent-pas-d-un-passe-droit_1288251_3224.html#ens_id)
(5) De Claire Mazeron. Sortie le 14 janvier. Courez le commander !
(6) Dans le Figaro du 7 janvier.





Commentaires
bien dit M'sieur !
Ecrit par : pierrot le zygo | 07 janvier 2010
Descoings, le piriforme, le commandeur de l'ordre du Rio Branco est un bousier de compétition.
Faut dire qu'il en a roulé des cons...
Des cons au Moloch, il y en a des centaines de mille, munis de leur carte à jour avec tous les timbres depuis leur embauche.
On manquera toujours de bousiers pour les rouler. Surtout maintenant que Gérard nous a laissé, abandonné.
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
"Et de suggérer que l’on dresse un état précis des « communautés » afin de distribuer dorénavant les postes non en fonction du talent, mais de l’appartenance ethnique — si tant est que le terme ait un sens.
Tiens, la dernière fois qu’on a joué à ça, c’était sous Vichy."
Malheureusement oui .
État des lieux terrifiant et pourtant incontournable.
Ecrit par : sylvie | 07 janvier 2010
Il n'y a pas une entrée filles et une entrée garçons à Sciences Po' Paris comme à la mosquée ?
Ecrit par : iPidiblue double entrée | 07 janvier 2010
"Le collège unique, contre lequel s’insurge aujourd’hui Luc Ferry (5), qui l’a pourtant laissé prospérer lorsqu’il était ministre"
Jean-Paul Brighelli
"qu'il a", non ?
Meilleurs voeux à vous, Jean-Paul. Très belle note.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Dites donc : Ferry qui parle, Jospin qui revient...
C'est le retour des meilleurs.
Ecrit par : Jeremy | 07 janvier 2010
"le livret de compétences qui doit régler le futur Brevet des collèges, si les profs, fort récalcitrants, acceptent de le remplir..."
Récalcitrants peut-être, résignés sans doute, obéissants certainement! On l'a dans l'os avec les compétences, cette putain d'usine à gaz pleine de vide. Faut voir les énoncés:
-connaître ls principales K de la terre et de l'org de l'univers;
-connaître le corps humain et ses possibiiltés
-...........et m..!!!!!
Je passe sur le reste. Comme d'hab, les collègues à deux ans de la retraite feront sans doute l'impasse, les autres trop soucieux de leur avancement et moi-même itou feront soit bonne figure soit la grimace mais obéiront.
Déjà qu'ont se fait ch...pour pas grand-chose, alors avec ce truc!!
Discrim positive: au mérite, oui. Sinon c'est démagogie mal calculée: nos élites gouvernantes devraient se méfier des retours d'opinion.
Pas la forme le sisyphe, même dans la descente!
;)
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
"Le collège unique, contre lequel s’insurge aujourd’hui Luc Ferry (5), qui l’a pourtant laissé prospérer lorsqu’il était ministre"
Jean-Paul Brighelli
"qu'il a", non ?
Meilleurs voeux à vous, Jean-Paul. Très belle note.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Non, ma foi, je crois que les deux peuvent s'écrire. "Qui" avec antécédent "Ferry" — non ? Vous préférez que avec antécédent "collège" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
Récalcitrants peut-être, résignés sans doute, obéissants certainement!
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
Ils auront donc ce qu'ils méritent : le dernier acte de leur complète déqualification. Il est vrai que des gens qui ont gobé le B2i sans sourciller ne méritent guère mieux que ce qu'ils ont.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
"Ils auront donc ce qu'ils méritent : le dernier acte de leur complète déqualification. Il est vrai que des gens qui ont gobé le B2i sans sourciller ne méritent guère mieux que ce qu'ils ont."
Et que fallait-il donc faire pour ne point le gober, ce BII?? Qui gère l'EN, si ce n'est les syndicats "majoritaires", ceux que l'on connait bien, ceux qui oeuvrent depuis des années, main dans la main avec les divers gouvernements, pour appliquer ces textes?
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
C'est dans les obligations de service des profs de collège, la validation du B2i ?
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
J'entends parler des ces "livrets de compétences", et je n'en vois pas encore la couleur (heureux suis-je !).
De quoi s'agit-il ? D'un vrai livret, en papier ? Ne peut-on pas, sans trop de risques si c'est une action concertée de tous les professeurs d'un établissements :
1° -> ne pas les remplir ?
2° -> à la prochaine manif nationale, organiser un feu de joie avec, le plus près possible du ministère ?
Ecrit par : Moot | 07 janvier 2010
"Et que fallait-il donc faire pour ne point le gober, ce BII??"
L'étouffer puis le fossiliser sous nos coprolythes.
Mais quand il sortit, nous fûmes peu nombreux à faire sous nous par dessus.
Vous fouettiez, cochez donc maintenant.
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
Faut bien avouer que quand on ouvre sa gueule dans un bahut, on est souvent très seul. Certains jours, je regretterais presque mon ex, dans lequel et malgré l'existence de deux clans opposés, il y avait une certaine forme de solidarité.
Aujourd'hui, c'est à qui pisse le plus loin en matière d'emploi du temps, de constit et répart des classes et de "pratiques péda"...La salle des profs fut un endroit sympa.
Aujourd'hui, tout le monde sait mais personne ne parle. Chacun tire sa petite couverture. Chacun collabore. Le franc-parler n'attire que des représailles larvées et hypocrites.
In fine, je suis plus à l'aise avec les élèves qu'avec les collègues.
Pardonnez ces débordements biliaires!
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
Ourgl ! Un établissement tout seul doit pouvoir se passer d'un "s".
Ecrit par : Moot | 07 janvier 2010
"La conjuration des imbéciles"? Il ne suffit pas d'aller au ministère, JPB; ça se passe aussi juste à côté: Cette appréciation générale, de la part du proviseur, sur ma notice provisoire administrative: "Professeur d'Histoire-Géo". Non vraiment, prévenir l'Ecole contre la catastrophe, avec qui sert de chef et sous peu de tête pensante et agissante, et autonome, dans les établissements scolaires?
Ecrit par : Pendariès | 07 janvier 2010
"1° -> ne pas les remplir ?"
Difficile à moins de vouloir se comporter comme un vulgaire désobéisseur *
Vous pouvez y porter la mention "je ne sais pas faire" mais vous risquer un stage remédiant pendant tout l'été dans un quartier déshérité de Roncq.
Je vous dis pas.
* néologisme pour dire "cons absolus utiles"
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
Vous avez raison, les remplir (n'importe comment, il faut simplement que ça ait l'air rempli), les brûler ensuite.
Je ne sais pas ce qu'il y a comme produits chimiques dans nos stylos, mais assurément, ce sera pire pour la planète.
Ecrit par : Moot | 07 janvier 2010
Egarer les carnets compétentiels !
Au fond d'un bois, dans un gouffre.
Si on vous interroge, dites que vous vous rappelez les avoir eus en main et brusquement, un grand flash, patati ....
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
C'est informatisé. Je validerai tous mes élèves, ça fera bizarre avec des 3 de moyenne!!!
:):) (basse mais savoureuse vengeance)
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
"C'est informatisé. Je validerai tous mes élèves"
Avec la promesse que les profs du bloc suivant ne les liront pas, ne s'en serviront pas.
Même pas qu'ils sauront jamais que ça a été imaginé
les même pas piètres
Mortes avant que d'être...
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
C'est un de mes élèves qui a fait ça. Il m'a dit que la faute d'orthographe à "arriverait" était voulue.
Il ira peut-être faire un apprentissage après la 3ème... à Niort comme dit Alain Minc. (j'avais écrit Zing)
Aucune chance pour Harvard, déjà à cause du "look".
Je fais peut-être du sentimentalisme, mais ça me touche. Il y a de la souffrance et du désarroi sous leurs airs de machos. Ce sont des gosses.
Individuellement, ils ont tous quelque chose d'intéressant. Celui-là, en particulier.
Je ne fais pas de démagogie, juste mon métier. Essayer d'accompagner et de comprendre.
gargo-L j'y arriverait
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2010
C'est informatisé. Je validerai tous mes élèves [...]
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
Y a-t-il un raccourci "valider toutes les compétences de tous les élèves en un clic" ?
Si c'est le cas, procéder ainsi dès le jour de la rentrée, en sixième, puis laisser pourrir dans le disque dur ou sur le serveur jusqu'à la fin du cycle.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Le lien direct vers you tube n'apparaît pas. Il faut taper GARGO-L j'y arriverait dans la barre du haut.
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2010
"mais vous risquer"
Oh!!
:):)
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
"Aujourd'hui, tout le monde sait mais personne ne parle. Chacun tire sa petite couverture. Chacun collabore. Le franc-parler n'attire que des représailles larvées et hypocrites.
In fine, je suis plus à l'aise avec les élèves qu'avec les collègues.
Pardonnez ces débordements biliaires! Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010 "
La lassitude est telle que le cynisme -qui étonne certains ici- l'hypocrisie ou la courtisânerie putassière sont la norme dans un établissement.
C'est vrai, moi aussi je préfère mes élèves, même les ptits cons- aux gueules de collègues qui se la jouent ou qui ruminent et se retiennent de gueuler ou de péter. Navrant.
On n'est pas là pour souffrir pour rien n'est-ce pas? Alors pourquoi se soumettre au rituel du passage en salle des professeurs au cours des récréations déprimantes?
Quant à Moot qui imagine le rejet unanime du Livret de Compétences: c'est un doux rêve.
Il est accepté et bien de jeunes collègues sont disposés à valider des conneries, parce qu'ils sont "bien obligés quand on est fonctionnaire".
Non vraiment rien à espérer! Pourquoi les larves d'en bas seraient-elles plus offensives que les larves d'en haut?
Le livre de Claire Mazeron doit être très intéressant. On y boira du petit lait. Bon, et puis? Ce sera un livre de plus.
Mais un livre qui serait une vraie claque dans la gueule des Crétins qui gouvernent ou qui conseillent ces derniers, on l'attend toujours. Et croire qu'un livre ou une chanson ... Petite vague médiatique fugitive, au mieux.
Quant aux syndicats, que font-ils? ils ne bêlent pas, ils grognent. Bon. Et après? Un jour de grève? Inutile!
Non, vraiment rien ne vaut la solitude. Posture chevaleresque ou de gardien de phare, mais compatissante, à l'écart de la marée de boue qui avance et recouvre tout. Qui est déjà dans les bouches débordantes de beaux discours. Pendant que le verbe se meurt.
Ecrit par : Passant | 07 janvier 2010
"Comme d'hab, les collègues à deux ans de la retraite feront sans doute l'impasse, les autres trop soucieux de leur avancement et moi-même itou feront soit bonne figure soit la grimace mais obéiront."
Pardon je n'ai pas lu de haut en bas mais de bas en haut.
Eh oui Sisyphe! je suis un "itou", moi aussi.
Et ce ne sont pas les propositions de faire n'importe quoi qui feront avancer la cause. Sauf coup d'éclat monstre à l'échelle nationale ou révolte avec tout ce que cela comporte d'incertain et de dangereux, on ne verra pas changer le cours dessiné par les autorités.
Je ne vois qu'une petite lueur d'espérance: un syndicat courageux, le Snalc, peut-être, qui mettrait publiquement, médiatiquement, les pieds dans le plat! Peut-être d'autres syndicats voudraient ne pas perdre la face et viendraient soutenir la contestation. Peut-être. Mais je rêvasse. Il vaut mieux aller au lit avec un bon livre. Murakami ou la biographie de Maître Dôgen. Au moins avec le Japon, même métaphorique, je regarde vers l'Orient pendant que sombre le monde du Couchant.
Ecrit par : Passant | 07 janvier 2010
Regardez le film sur Camus sur la 5. Il peut peut-être nous aider à ne pas désespérer.
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2010
Non, ma foi, je crois que les deux peuvent s'écrire. "Qui" avec antécédent "Ferry" — non ? Vous préférez que avec antécédent "collège" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
Vous avez raison, Jean-Paul. Je vous fais mes excuses les plus plates. Shame on me !
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
"Le collège unique, contre lequel s’insurge aujourd’hui Luc Ferry (5), qui l’a pourtant laissé prospérer lorsqu’il était ministre"
Jean-Paul Brighelli
"qu'il a", non ?
Meilleurs voeux à vous, Jean-Paul. Très belle note.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Non, ma foi, je crois que les deux peuvent s'écrire. "Qui" avec antécédent "Ferry" — non ? Vous préférez que avec antécédent "collège" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
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Oui, Jean-Paul, je réalise, grâce à vous, que les deux peuvent se dire ! Je m'en serais peut-être rendu compte par mes propres moyens, mais vous m'avez épargné l'effort intellectuel requis pour cela.
Je n'avais pas vu là de faute de votre part, puis Christophe m'a fait douter.
Je n'ai pas souvenance d'une telle situation.
Je préfère avec "qui", clairement.
Sans vouloir vous offenser, Christophe, d'autant moins que vous proposez une variante grammaticalement correcte.
Bonne année, Christophe !
Je crois avoir déjà mis "Bonne année à tous !" dans le précédent fil.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
Vous avez raison, Jean-Paul. Je vous fais mes excuses les plus plates. Shame on me !
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
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No shame on you, Christophe, not at all ! You only pointed out a second way of expressing an idea correctly. Very instructive indeed.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
@Minc et Pinault
"PROMOTION SOCIALE
Comment ne pas comprendre que l'équilibre de la société passe par le rétablissement de la promotion sociale et qu'à cette aune-là le respect absolu des modes de recrutement traditionnels est suicidaire ?
Quelle bonne conscience aveugle-t-elle les patrons de grandes écoles au point de leur faire croire que le système actuel de recrutement est la garantie absolue, pour la France, de disposer des meilleures élites ?
Nous ne nions naturellement pas la réussite, pendant des décennies, d'un mode de sélection qui a fourni à l'économie française des gestionnaires et des ingénieurs d'un excellent niveau international. Mais, parce que justement ce système est solide et efficace, il n'est pas menacé par une inflexion à la marge."
Les républicains de toutes sortes, les liftiers de l'ascenseur social, les partisans de "l'élitisme républicain" feraient bien de lire ce qui précède avec attention.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Regardez le film sur Camus sur la 5. Il peut peut-être nous aider à ne pas désespérer.
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2010
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Je l'ai regardé avec beaucoup d'intérêt. Il s'est battu en vain contre la stupidité des hommes. Mais espérons que son combat n'ait pas été vain pour toujours.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
Je ne sache pas, Guy Morel, que François Pinault et Alain Minc aient jamais été des chercheurs et des savants !
Ce sont tous deux d'habiles hommes d'affaires, l'un sans aucun diplôme et parti de rien, sans nul scrupule a fait fortune en faisant feu de tous bois, c'est le cas de le dire, puisque c'est la filière bois qui l'a enrichi au départ, tout le monde connaît en Bretagne ses méthodes musclés d'intimidation ... quant au second il a usé de son carnet d'adresse acquis dans la haute fonction publique pour faire carrière auprès des hommes d'affaires les plus riches de France ! Il aura sonné à toutes les portes en mélangeant politique et affairisme comme un quelconque rastaquère venu d'Amérique du Sud au XIXème siècle et qui aurait fait figure dans une opérette d'Offenbach.
Enfin si je dois donner des modèles à des enfants je ne conseille certes pas qu'ils suivent ces deux contre-exemples absolus.
Ecrit par : iPidiblue contre-exemples absolus | 08 janvier 2010
Regardez le film sur Camus sur la 5. Il peut peut-être nous aider à ne pas désespérer.
Ecrit par : Robin | 07 janvier 2010
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Un de mes jeunes collègues m'a dit cela récemment. Vous n'êtes pas seul, cher Robin !
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
In fine, je suis plus à l'aise avec les élèves qu'avec les collègues.
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
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Un de mes jeunes collègues m'a dit cela récemment. Vous n'êtes pas seul, cher Sisyphe !
À Robin : veuillez m'excuser. J'ai fait une fausse manœuvre. Il vaut mieux que j'aille me coucher.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
D'accord avec votre note, Jean-Paul.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
"je ne vois qu'une petite lueur d'espérance: un syndicat courageux, le Snalc, peut-être, qui mettrait publiquement, médiatiquement, les pieds dans le plat!" Passant
Dans mon établissement, si j'ose dire, le "responsable" snalc organise avec complaisance la mise en place de la bimbeloterie compétentielle.
Il y voit un " élément de garantie" de sauvegarde de son poste.
Pour les syndicats aussi se pose le grande question du rapport du global au local (à poubelle).
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Le jus pédagol du jour nous rapporte qu'en Afrique aussi on est souvent démuni face à la bêtise :
'L'école est le laboratoire où l'on peut valablement mettre en culture le modèle de citoyen dynamique capable de s'intégrer dans toute dynamique nouvelle, capable de s'adapter à ce monde tourbillonnant' affirme, dans Wal Fadjri, une responsable sénégalaise d'une expérimentation des TICE au primaire.
Dans la note précédente, Pendariès nous avait soumis un texte qui tentait une première approche typologique des "gros con(ne)s" en vigueur au Sénégal. L'auteur de l'article ne semblait pas avoir trouvé d'exemples de "grosse conne africaine".
Il n'avait pas bien cherché.
Presque tous les africains vous le diront : parmi tous les cons africains, le con sénégalais a quelque chose de plus que les autres. Une forme d'arrogance exhibée et sûre d'elle, peut-être.
voir le compte-rendu détaillé dans http://fr.allafrica.com/stories/201001070649.html
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
RTL info 07 janv. 2010
Eric Zemmour : "L'école, éternel lieu de propagande pour la Gauche"
http://www.rtl.fr/fiche/5931868510/eric-zemmour-l-ecole-eternel-lieu-de-propagande-pour-la-gauche-video.html
Ecrit par : Hiro Hni | 08 janvier 2010
Toujours dans le jus pédagol qui, décidément, se lit très bien au degré n (avec n ≥ 2) :
"Lancé par Alliance carton nature, un syndicat professionnel des fabricants de briques alimentaires, EcoleNature a pour but d’aider les enseignants à sensibiliser les élèves des classes primaires aux enjeux de l’environnement et tout particulièrement au tri et au recyclage des briques alimentaires."
La nouvelle dialectique entrepreneuriale peut-elle caser des briques ?
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Ça c'est du lourd !
La bauge compétencielle sur la voie du débord :
http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html
Dgesco referens !
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Quels cerveaux malades ont bien pu pondre la circulaire précédente ?
N'y a-t-il plus aucune structure interne susceptible d'inhiber un tel délire dans le métabolisme molochoïde ?
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Eh bien nous attendons maintenant des quotas de 30 % dans les entreprises car il faut rester cohérents, et bonne chance !
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Dans mon établissement, si j'ose dire, le "responsable" snalc organise avec complaisance la mise en place de la bimbeloterie compétentielle.
Il y voit un " élément de garantie" de sauvegarde de son poste.
Pour les syndicats aussi se pose le grande question du rapport du global au local (à poubelle).
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Un seul mot: c'est consternant. Etre syndiqué Snalc n'est pas un vaccin aussi "efficace" que celui contre la grippe H1N1!
Quant au vaccin contre le baratin sans suite, alors là...
Ecrit par : Passant | 08 janvier 2010
Méfiez vous des pigeons compétents :
http://www.youtube.com/watch_popup?v=jEjUAnPc2VA
Ecrit par : dugong | 08 janvier 2010
Les quotas de l'absurde, par Sébastien Fath
LE MONDE | 07.01.10 | 13h29
France, année 2025. Que ce fut dur ! Mais finalement, le lobbying de la droite libérale et de la gauche communautariste a payé. Désormais, les équipes de football de division d'honneur auront droit à un quota d'accès de 30 % à la sélection de l'équipe de France.
Il y a bien eu quelques protestations, ici et là. Mais le président de la République et ses ministres avaient bien rodé leur rhétorique, portés par plus de quinze ans de pratique quasi générale en haut lieu. Toute contestation de ce nouveau mode de sélection des joueurs était déclarée "profondément choquante".
Les joueurs de football de division d'honneur ne sont-ils pas aussi méritants que ceux de Ligue 1 ? Sont-ils moins capables de courir, moins dignes ? Non évidemment ! Alors pourquoi faudrait-il perpétuer cette pratique scandaleuse qui consiste à ne recruter les meilleurs que parmi les clubs de Ligue 1 ?
La France populaire, nourrie de jeux télévisés rassembleurs et de fast-food informatique numérique, applaudit en majorité. Après tout, les clubs de division d'honneur étant bien plus nombreux que les clubs de Ligue 1, pourquoi leur refuserait-on l'accès à la sélection nationale ? Les intellectuels français bien en vue et bien en cour se réjouissent, pour la plupart. Quel bonheur d'engranger, au travers de cette décision symbolique, les dividendes de quinze années de combat pour la justice !
Cela avait commencé dès 2010, lorsque le gouvernement et ses affidés avaient décrété que 30 % des étudiants boursiers devraient obligatoirement réussir les concours d'entrée aux grandes écoles, au grand dam du principe républicain d'égalité d'accès au concours (boursier ou non, Blanc ou Noir, fille ou garçon, les critères d'entrée sont les mêmes).
Beaucoup avaient alors protesté, osant jusqu'à suggérer qu'il s'agissait d'une solution antirépublicaine. De misérables pisse-froid, justement brocardés par Richard Descoing sur toutes les radios, s'étaient même permis de dénoncer une mesure démagogique et bon marché, qui cache derrière de grands mots un trivial souci d'économie. Il est moins coûteux d'établir des quotas pour les défavorisés dans les concours, que de lutter en amont contre les discriminations sociales par un encadrement scolaire plus ambitieux et un système renforcé de bourses.
Mais la révolution vers la justice a suivi son cours. Une fois réglé le sort de l'école républicaine, on s'est attaqué à d'autres domaines. En 2014, des pressions croissantes sur la Fédération française de football avaient conduit à diversifier le recrutement des sélectionnés de l'équipe de France à tous les clubs de Ligue 1, renonçant au favoritisme scandaleux qui voyait les grands clubs privilégiés par rapport aux petits. En 2019, ce fut le tour de la Ligue 2.
Désormais, l'équipe de France est plus juste et belle que jamais : avec 30 % de recrutés au niveau division d'honneur, quelle meilleure image de l'excellence du modèle français ? Que les grincheux prennent garde : gare à eux s'ils osent protester au cas où la France perde 12 à 0 contre le Brésil à la prochaine Coupe du monde ! Toute allusion à une baisse de niveau à cause des nouveaux quotas de sélection sera poursuivie devant les tribunaux comme "profondément choquante".
Sébastien Fath est historien, chercheur au CNRS (laboratoire Groupe sociétés religions laïcités), ancien élève de l'Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines.
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
Pécresse sur France 2, là tout de suite — revenant sur les "quotas" "l vaut mieux dire "objectifs"… "D'ailleurs, c'est déjà acquis en prépas" (25% de boursiers obligatoires au recrutement, je le rappelle).
Le plus discriminant, paraît-il, c'est l'anglais — pas le français, non…
Le Prix de la carpette anglaise continue.
On lui apparemment fait une note, et elle s'est aperçue qu'un grand nombre de concours sont gratuits pour les boursiers…
Mais elle revient sur la nécessité de se montrer beaucoup plus conciliant avec les jeunes des "quartiers arrivant à l'oral — discrimination pure, cette fois.
Ils m'énervent, parfois.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
J'ai écouté avec intérêt l'intervention de Luc Ferry au sujet de l'introduction de "quotas" dans les Grandes Ecoles.
Luc Ferry est-il devenu plus lucide depuis qu'il a quitté les "affaires" ou tout simplement plus libre, toujours est-il que son analyse rejoint effectivement celle de JPB : une idée généreuse présentée de telle sorte qu'on aurait honte de ne pas y souscrire et dont on s'abstient d'expliquer à l'opinion les "détails".
Il s'est un peu emmêlé les pinceaux au sujet de la question de savoir si Science-Po était une Grande Ecole et n'a pas expliqué assez clairement ce qui différenciait Science Po par exemple de Normale Sup.
On entre effectivement à Sciences-Po par concours et on passe des examens chaque année (oraux et écrits), mais ce sont des examens internes à l'école, alors que Normale Sup vous met en condition de préparer des examens (licence, maîtrise) et des concours (CAPES, Agrégation) extérieurs à Normale Sup. dans le cadre de l'université.
Luc Ferry s'est contenté de dire "une fois que vous y êtes entrés, vous n'en sortez plus.", ce qui ne veut pas dire grand chose et on ne comprenait pas bien s'il parlait de Science Po ou de Normale Sup.
Instaurer des quotas revient à supprimer ce concours d'entrée pour certains et le maintenir pour d'autres en fonction de la provenance sociale (et en réalité ethnique) et Richard Decoins voudrait étendre ce système à l'ensemble des Grandes Ecoles (sans vraiment préciser lesquelles : L'Ecole vétérinaire ? L'école d'agronomie ? Polytechnique ? Saint-Cyr ? l'ENA ? HEC ?) qui ont des modes de fonctionnement très différents et où les "habitus de classe" pour parler comme Bourdieu jouent un rôle plus ou moins grand ( où la culture de "connivence" l'emporte sur les savoirs) et où la discrimination sociale induite n'est pas la même.
Elle me semble plus grande à Science-Po où on se refile les éternels trucs pour avoir l'air intelligent à l'oral, du style : "Qu'est que l'Amour ?", question à laquelle il est impératif de répondre : "Un fleuve russe".
Impossible de faire la malin de la même manière devant le théorème de Fermat, un texte de Kant ou l'anatomie d'un lapin.
La généralisation de système de quotas instaurés à Sciences-Po par Richard Descoins est en effet très préoccupante parce qu'elle casse le principe de l'égalité républicaine et revient à rétablir des critères de recrutement ethniques et sociaux que l'anonymat du concours permet de mettre entre parenthèses.
Plus juste me semble être la multiplication des bourses (sans instaurer de quotas) et surtout une information en direction des excellents élèves, dès le collège, provenant de milieux dits "défavorisés".
Mais le moyen le plus sûr est effectivement de traiter le problème en amont en donnant à tous les élèves, à l'école primaire, quelle que soit leur origine sociale, les moyens de réussir leur scolarité ultérieure en leur transmettant des connaissances solides et des habitudes de travail.
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
Article illustré de chiffres et de statistiques dans le Monde (daté du 8) sur la question du pourcentage d'enfants du peuple dans les Grandes Ecoles. Les taux ne sont pas honteux — il n'y aurait pas de quoi en faire un fromage, si on ne voulait pas égarer l'opinion vers un grand n'importe quoi — et si je n'avais pas lu des propositions de Yazid Sabeg proposant des quotas précis par communautés dans tous les emplois : ça, ce serait la fin effective de la République.
Et le journaliste du Monde incapable de conclure quelque chose de la diminution du pourcentage ces quinze dernières années — en fait, les enfants des classes populaires "bénéficient", si je puis dire, d'un enseignement d'une telle qualité qu'ils se retrouvent "naturellement" en BEP plutôt qu'en prépas : c'est la victoire ultime des "bonnes intentions" — mais il y aua bien un pédago-syndicaliste qui nous expliquera qu'avec des moyens supplémentaires…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
Est-ce que Zemmour fait semblant de croire que Ségolène Royal est de gauche, ou est-ce qu'il le croit vraiment?
Cette chronique est un mélange de gros bon sens, (il ne dit pas que des contre-vérités, ça serait trop simple), et d'amalgames incroyables Tout ce patchwork visant à faire passer son auteur pour le chantre absolu du non conformisme, alors qu'il est politiquement correct à en pleurer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Pécresse sur France 2,(...)
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
J'ai vu aussi, et j'ai eu l'impression qu'elle récidivait au sujet de la gratuité des concours, qu'elle n'avait pas lu la note, si note il y a eu.
Je rappelle que quasiment tous les concours sont gratuits pour les boursiers (voir scei-concours point fr).
Peut-être fait-elle allusion au fait que la présentation aux oraux, presque tous en région parisienne, génère des frais qui ne sont pas remboursés ?
Mais j'ai du mal à croire que sa connaissance du sujet aille jusque-là.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
"Ce qu’en pensent même les jeunes — y compris ceux que cela semble concerner ? "
JPB
Le Monde a quand même eu l'honnêteté étonnante de demander leur avis à des étudiants boursiers :
http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/06/quotas-les-eleves-boursiers-ne-veulent-pas-d-un-passe-droit_1288251_3224.html#ens_id=1088072
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
On entre effectivement à Sciences-Po par concours et on passe des examens chaque année (oraux et écrits),(...)
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
On y entre effectivement par concours (qui est là synonyme de sélection, tout simplement), mais pas forcément par examen.
Il faut s'inscrire aux examens, c'est un préalable. Mais si vous avez une mention TB au bac, et un bon dossier, vous êtes susceptible d'être admis même si vous séchez l'examen !
Avec une mention TB et un dossier moins bétonné, vous allez passer un entretien, toujours sans passer l'examen.
A la limite, l'examen est pour les blaireaux !!
Vous avez tout ça sur le site de Sc-Po.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Excellent argument de Natacha Polony sur son blog :
"Ce qui ne signifie nullement que c’est l’afflux de jeunes gens pauvres qui mettrait en danger ledit niveau. Un quota de riches ou d’aristocrates le ferait baisser tout autant, puisqu’il introduirait dans la sélection un critère qui ne serait pas celui de la stricte correspondance des candidats avec les exigences des concours."
En effet, le même biais serait introduit par des quotas de n'importe quoi, en fait. De roux, de chauves, de bigleux, de boiteux.
Autre remarque, que je n'ai encore lue nulle part : Qu'est-ce qu'un boursier ?
Je veux dire, va-t-on faire des sous-quotas ?
Je rappelle qu'il y a 7 échelons de bourses, l'échelon 0 correspondant à la gratuité des frais d'inscription, et représentant l'échelon le plus "rempli". Avec un certain nombre de "points de charge", on peut obtenir cet échelon avec un revenu de 50000 € par an. Avec le même nombre de points, l'échelon 6 correspond à 11000 € par an (le 2 à 27000 €).
Autrement dit, on peut être "riche" au sens hollandien du terme (4000 € par mois) et avoir des enfants boursiers.
Et on peut brandir des quotas triomphants en bourrant les écoles d'échelon 0 sans se soucier le moins du monde des échelons 2, 3,4, 5 et 6. Bonjour, hypocrisie !
Cela dit, je remarque encore une fois qu'il est une constante en sciences politiques : dès que le mot "pourcentage" apparait dans un discours ou une proposition, on peut être sûr et certain que la grosse connerie pointe à l'horizon. Voilà au moins une certitude "dure" en science "molle".
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Puisque comme on dit " en haut lieu" désormais on souhaite penser et agir en termes de communauté ou de catégorie défavorisée ,il serait judicieux alors de s'intéresser et de réserver un sort favorable aux petits français ruraux et "souchiens" exerçant leur scolarité dans nos colléges et lycées en effet de campagne .Ces derniers sont souvent bien oubliés ,travaillant dans des établissements parfois matériellement à l'abandon ,faute d'avoir des relais politiques locaux influents dans les conseils régionaux .Il faut aussi savoir que ces élèves sont tributaires des transports scolaires et donc obligés de se lever cinq jours par semaine à six heures du matin et rentrant chez eux vers dix-neuf heures . Mr DESCOINGS sait-il qu'ils existent ?Peut- étre pourrait-il les aider à intégrer eux aussi à Sciences -po à coté de leurs petits camarades de Mantes la jolie et des quartiers Nord de Marseille .
Quand aux propos de Madame Pecresse ,ils ne font que montrer une fois de plus que la droite de gouvernement n'a toujours fait que relayer la gauche depuis les années soixante-dix(René HABY) dans une volonté de liquidation de l'éducation nationale par la médiation du pédagogisme et de la massification .
Ecrit par : DEFER | 08 janvier 2010
Dernière remarque : Il y a grosso modo 24 à 25 % d'étudiants boursiers.
Il a donc suffi d'une meilleure information sur l'orientation pour avoir automatiquement ce chiffre en prépa et en école post-bac. Et beaucoup de grandes écoles sont déjà proches de ce chiffre.
En plus, les critères d'attribution de l'échelon 0 se sont beaucoup assouplis récemment.
Des éléments naturels qui permettent aux politiques de pérorer sur leur volontarisme.
Et peu comme les cris de triomphe à venir de Nicolas Bulot en cas de retour à l'ère glaciaire...
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
En plus, en 2008, a été ajouté l'échelon 6 qui n'existait pas.
Et les plafonds de ressources pour l'échelon 0 ont été revalorisés de... 36 % ! (18 % en 2009). Les bourses, elles, sont augmentées de 1,5 à 3 %.
Ou comment fabriquer des boursiers à la chaîne.
No comment.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Tiens, je vois que je ne suis pas le seul à faire cette analyse. J'aime bien la signature de l'article.
http://www.slate.fr/story/15343/boursier-grandes-ecoles-quotas-enseignement-superieur-education
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Mais le moyen le plus sûr est effectivement de traiter le problème en amont en donnant à tous les élèves, à l'école primaire, quelle que soit leur origine sociale, les moyens de réussir leur scolarité ultérieure en leur transmettant des connaissances solides et des habitudes de travail.
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
Une petite classe de village, jeudi 7 janvier 2009, 16 h 10. Public : des élèves, modèle standard, de cinq à presque huit ans. Des enfants d'ouvriers en majorité, et le reste d'agriculteurs, d'employés, de tout petits artisans. Quelques enfants de chômeurs, quelques gosses de divorcés, quelques bambins issus des "minorités visibles", comme partout.
C'est l'heure de la poésie.
La maîtresse, un peu ambitieuse sur les bords, a programmé pour ce mois de janvier "Le lièvre et la tortue", promis depuis longtemps pour calmer les ardeurs des quelques "hyperactifs" qui partent sans arrêt bille en tête, quel que soit le travail prévu, pour s'arrêter à la première taupinière venue, les bras ballants et le "Chais pas c'qu'y faut faire" au bord des lèvres.
Le lundi et le mardi ont été consacrés aux deux premiers vers et tout le monde, même les petits "5 ans" savent dire "Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. " en comprenant ce qu'il raconte.
La maîtresse a dessiné au tableau un lièvre et une tortue à gauche, un petit drapeau à droite et une bulle de BD au-dessus de la tortue. Elle a écrit sur l'autre tableau la suite du poème (Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but.) et le lit, plusieurs fois, en montrant sur l'image les "indices pertinents" au fur et à mesure.
Les enfants regardent et écoutent "le film". Déjà les doigts se lèvent, les cris de souris retentissent. Certains "petits" qui n'arrivent pas encore bien à se maîtriser disent, un peu fort peut-être :"Point, ça veut dire pas !", "Dans "gageons", on entend "gage", elle va lui donner un gage si il perd !", "Un gage, c'est une épreuve dure à faire, quand on a perdu, on a un gage !"
La maîtresse structure un peu tout ça ; petit à petit, des synonymes sont trouvés, on ajoute au texte à dire des gestes à faire et bientôt, tous les élèves ont compris ce français qu'ils n'entendent jamais chez eux et ont tous adopté la "traduction" suivante : "Parions, dit la tortue, que vous n'arriverez pas aussi vite que moi à ce but."
Les trois synonymes les plus "importants" ont été appris : "gageons", c'est "parions", "atteindrez", c'est "arriverez", "point", c'est "pas".
La maîtresse efface les deux vers et, en chœur, les élèves récitent en faisant les gestes (index levé) "Gageons", (index pointé vers la tortue du tableau) "dit celle-ci", (index agité de droite à gauche) "que vous n'atteindrez point", (index montrant le poignet gauche, censé porter la montre) "sitôt que moi", (index pointé vers le petit drapeau dessiné au tableau) "ce but."
Deux ou trois se trompent parfois : "Parions", "que vous n'atteindrez pas". Ils sont vite repris par leur voisin de droite ou de gauche et collent une main honteuse sur leur bouche qui a failli en haussant les épaules.
De quelle origine socio-ethnique sont ceux qui se trompent ou ceux qui les reprennent ? Je ne peux vous le dire. Une chose est sûre, c'est qu'ils ne sont ni fils de cadres, ni filles de bourgeois, pour la bonne raison que ces catégories socio-professionnelles sont totalement absentes de mon panel de parents d'élèves !
Je ne peux pas non plus vous dire si ces futurs petits boursiers auront envie dans une dizaine d'années de tenter des études longues et difficiles. Il est bien trop tôt pour le dire.
Tout ce que je sais, c'est que j'aurai alors "ma conscience pour moi" et, qu'à mon modeste niveau, j'aurai fait en sorte qu'ils n'aient alors peut-être pas besoin de montrer "patte brune" ou "patte calleuse" pour être admis dans les établissements dans lesquels leurs ambitions les pousseront.
Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
Pourvu qu'ils n'aient pas à voter pour élire Sarkozy Junior c'est tout ce que nous nous gageons !
Ecrit par : iPidiblue rien ne sert de parier | 08 janvier 2010
Tiens, je vois que je ne suis pas le seul à faire cette analyse. J'aime bien la signature de l'article.
http://www.slate.fr/story/15343/boursier-grandes-ecoles-quotas-enseignement-superieur-education
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Yann, vous oubliez un moyen certain et facile d'être boursier : votre enfant se déclare fiscalement indépendant l'année précédent le concours. Sans autre ressource que la pension alimentaire que vous déclarerez lui verser (le mot important est "déclarerez"), il a de grandes chances d'être boursier et de toucher le plafond de la CAF. Cela n'empêche pas les parents de bien gagner leur vie. La vraie question devient alors : est-il plus intéressant de conserver une demi-part fiscale ou de toucher la bourse ?
Pour l'instant, la première solution était la meilleure, mais si vous avez un avantage "non financier" en étant boursier, comme par exemple un accès privilégié à certaines études et que votre enfant n'est pas une chèvre mais pas une flèche non plus, vous y réfléchirez à deux fois (quitte à le réintégrer au foyer fiscal par la suite).
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Tiens, je vois que je ne suis pas le seul à faire cette analyse. J'aime bien la signature de l'article.
http://www.slate.fr/story/15343/boursier-grandes-ecoles-quotas-enseignement-superieur-education
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Merci. Très intéressant.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Mais le moyen le plus sûr est effectivement de traiter le problème en amont en donnant à tous les élèves, à l'école primaire, quelle que soit leur origine sociale, les moyens de réussir leur scolarité ultérieure en leur transmettant des connaissances solides et des habitudes de travail.
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
Imaginons un instant que l'école républicaine retrouve son lustre d'antan. Que tous les élèves à nouveau sont correctement intruits et amenés au plus haut de leurs compétences.
Comment va-t-on faire pour dégager l'élite républicaine, c'est-à-dire non seulement trier la minorité des plus méritants, mais faire comprendre à la majorité de ceux qui ne le sont pas moins, ayant été correctement instruits, que leur destin est de se contenter d'un des millions d'emplois précaires, flexibles et peu rénumérés qui s'offrent à eux?
A-t-on une idée dans la fonction publique de ce que représente déjà, en France, pour des millions de personnes le fait d'avoir fait des études poussées, d'être parfois sur-diplômé et de devoir galérer pendant des années à la recherche d'un emploi à la hauteur d'espérances même modestes?
La crise de l'école est la crise du système méritocratique républicain qui ne fonctionne plus.
Tant que les citoyens de basse extraction (80% de la population) étaient gouvernés et cadrés par une aristocratie de gens instruits "biens nés" et récompensés pour cela, ce système de tri des plus méritants fonctionnait à merveille.
Mais être gouverné, managé, évalué dans une petite entreprise ou dans un Etablissement scolaire voire comme au plus haut niveau de l'Etat par des gens dont le seul titre est d'être soi-disant plus intelligent et moins cultivé* et en plus, devoir les en récompenser est devenu difficilement acceptable.
Le système méritocratique est tout simplement devenu le moins à même de défendre les intérêts des classes sociales qui en bénéficiaient le plus dans le passé.
Je sais la couleuvre est difficile à avaler pour la classe des enseignants dont le prestige est devenu équivalent à celui d'employés de la poste ou de la SNCF.
* Je fais référence à V Pécresse dans une récente déclaration.
Ecrit par : marigot | 08 janvier 2010
http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html
Ecrit par : Dugong
Ils s'y sont mis à combien pour pondre ça ?
Ecrit par : Jeremy | 08 janvier 2010
Je n'ai pas tout compris à ce qui précède, mais je crois pouvoir dire qu'entre un enseignant et un conseiller financier de la poste, les gens ont plus d'estime pour le conseiller financier.
Ecrit par : Jeremy | 08 janvier 2010
Marigot,
C'est facile on envoie chez les psys les mécontents et on les bourre de drogues ! Cela vous va comme explication ?
Ecrit par : iPidiblue rien ne sert de déraisonner | 08 janvier 2010
Ils s'y sont mis à combien pour pondre ça ?
Ecrit par : Jeremy | 08 janvier 2010
Un nid entier.
Ecrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2010
Marigot, comme dans beaucoup de thèses anti-méritrocratiques, votre thèse nie totalement la nature et la diversité humaine. Vous soutenez que si tout le monde recevait une instruction de qualité, tout le monde serait au même niveau et il n'y aurait plus de sélection par le mérite possible.
Excusez moi de ne pas être d'accord avec vous, quelle que soit l'instruction dispensée, vous aurez toujours des personnes qui comprennent mieux, plus vite, vont plus loin, vous aurez toujours des personnes allergiques aux maths, des personnes réfractaires aux langues, ... J'espère que vous arrivez à constater que tout le monde n'est pas doté de la même intelligence, du même équilibre psychologique, de la même envie, ... bref, que chaque individu est différent !
Par ailleurs, je serais ravi de savoir en quoi il est nécessaire d'être cultivé pour pouvoir légitimement diriger une entreprise ou un service ? Le travail est il plus efficace, la société mieux gérée ? Si vous avez des études, je suis preneur. Mon analyse personnelle basée sur ma maigre expérience de terrain, c'est que les littéraires font les plus mauvais gestionnaires (généralité qui entraine forcément une série d'exception). Par ailleurs, la gestion d'une boîte se fait dans la durée et au niveau de l'entité et non au niveau individuel. Vous pouvez avoir des drames individuels qui théoriquement ont pour but de préserver l'ensemble des autres (je vous accorde que parfois ces drames ont pour objectif de surtout préserver les actionnaires, mais ce n'est pas la majorité). Cela s'appelle de la stratégie et ça ne se fait pas à la légère. Par ailleurs, il faut parfois reculer pour mieux sauter. Des boîtes en retournement qui virent 100 personnes pour en recruter 500 3 ans plus tard, ...
Enfin, je m'égare.
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
trop cratique, trop...
Ecrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2010
Je maintiens que de toutes les manières comme l'avait prédit le prophète Baudelaire, le plus grand écrivain de tous les temps, l'avenir de l'humanité est dans les paradis artificiels.
Marigot, comme la plupart des intervenants de ce blog a l'oeil rivé sur le rétroviseur, il lui manque une qualité suprême : l'imagination !
Ecrit par : iPidiblue et les Fleurs de l'Avenir | 08 janvier 2010
Depuis de nombreuses années, le souci d'un ministre de l'EN est d'éviter de parler d'enseignement.
Alors un quota de boursiers dans les grandes écoles est une façon de jouer à la démocratisation comme l'on compris les néo-gauchistes Alain Minc et François Pinault.
Cela permet aussi de ne pas aller voir ce qui se passe en amont.
On fait une réforme des lycées dont l'objectif est d'avoir plus de reçus au bac avec moins de professeurs. La cohérence de l'enseignement importe peu.
On continue un collège obscurantiste qui permet aux élèves d'aller au lycée puis dans l'enseignement supérieur.
Alors on peut bien jouer à la démocratie sans danger ; Minc et Pinault sont là pour nous guider.
rudolf bkouche
Ecrit par : rudolf bkouche | 08 janvier 2010
Tiens ! que je vous relate ce que je vois avec mes deux yeux, des yeux qui sont bien ouverts et pas embués par une fausse culture, dans le métro il y a trente ans on croisait des ouvriers qui allaient au turbin le matin et qui lisaient avec le plus grand sérieux en le décortiquant ligne à ligne le journal "l'Humanité", c'était leur espoir, le grand soir qui allait les délivrer de leurs chaînes, le paradis sur terre qui allait s'ouvrir pour eux !
Il y a bien vingt ans que ce spectacle est terminé, maintenant je croise des jeunes et des moins jeunes qui sont rivés à leur téléphone portable et qui le décortiquent avec la même avidité, il y a cent applications différentes sur ces engins qui sont des petits bijoux de technologie, demain il y en aura mille ! Bien qu'il n'y ait pas un millième des utilisateurs qui aient idée de la science qui est contenue là-dedans, et alors ?
L'important c'est que leur univers et leur avenir est là-dedans...
Ecrit par : iPidiblue et le Grand Soir du GPS | 08 janvier 2010
"Parce que si l’instruction — la meilleure, la plus sophistiquée possible — est un droit, la réussite, elle, ne l’est pas : c’est peu ou prou comme le droit aux soins, qui n’est pas le droit à la santé. Les élites ne se décrètent pas, tant qu’on leur donne l’occasion d’émerger.
Mais voilà : permettons-nous encore aux enfants, aux adolescents, d’aller au plus haut de leurs compétences ?
Poser la question, bien sûr, c’est y répondre. La politique éducative, tant administrative que pédagogique, n’a jamais eu d’autre but, depuis vingt-cinq ou trente ans, que l’écrasement des différences — ce qui n’a jamais fait de bien aux plus fragiles, et découragé ceux qui auraient pu lever la tête. Si les enfants les plus démunis, culturellement parlant, ont besoin de quelque chose, c’est d’une pédagogie qui leur transmette des connaissances, inlassablement, et, ce faisant, leur donne de l’ambition."
Écrit JPB dans sa note.
Beaucoup de choses dans ce passage, cher Brighe. Un peu mélangées. Comme les "ambitions" ( de quelle nature ? intellectuelles ou sociales ?), les "élites" ( de quelle nature ?) ; "l'écrasement des différences" ( Il est question de reconnaître les "différences", non?). Et une datation plus qu'approximative.
"Depuis 20 ou 25 ans" écris-tu. Prenons plutôt le fil au début.
C'est dans les années soixante qu'Antoine Prost et un certain nombres d'autres experts préconisent les réformes "démocratiques" du système. Ces réformes progressivement mises en place aboutiront à une sélection de plus en plus antidémocratique, la "reproduction" des élites sociales étant de mieux en mieux assurée. La date est importante, parce que, comme Prost l'admettra plus tard, la décision de "démocratiser" le système intervient au moment où une démocratisation réelle est en marche, le nombre d'enfants d'origine modeste accédant aux études secondaires, bac compris, ayant cru de manière très significative depuis la Libération.
Voilà donc une "démocratisation" - justifiée par des statistiques truquées sur les retards scolaires comme l'a démontré récemment Nathalie Bulle - qui casse une démocratisation réelle et assure de plus en plus la reproduction des élites sociales. Étonnant non ?
Mais pas étonnant du tout que Minc et Pinault, qui ne sont pas des imbéciles, proposent de revoir ce fonctionnement "à la marge" par des quotas de boursiers. Car outre que la question des "bourses" est loin d'être simple, comme l'ont montré les blogueurs, les quotas, loin de mettre en cause le fonctionnement élitaire du système, constitueront son alibi, et permettront au système de durer.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Alain Minc et François Pinault sont deux vieux crétins milliardaires, épiloguer sur leurs basses envies de cacochymes n'a aucune espèce d'intérêt !
Un milliardaire c'est un type qui a fait fortune dans le passé, or, ce qui nous intéresse c'est l'avenir.
Essayez donc plutôt d'en lire les lignes dans le présent.
Ecrit par : iPidiblue et les cacochymes | 08 janvier 2010
Alain Minc et François Pinault sont deux vieux crétins milliardaires, épiloguer sur leurs basses envies de cacochymes n'a aucune espèce d'intérêt !
Un milliardaire c'est un type qui a fait fortune dans le passé, or, ce qui nous intéresse c'est l'avenir.
Essayez donc plutôt d'en lire les lignes dans le présent.
Ecrit par : iPidiblue et les cacochymes | 08 janvier 2010
C'était la minute du Shadok expert en milliardaires de ce blog.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
J'adore les Shadoks ... mais en l'occurrence vous les confondez avec le vieux Shylock !
Ecrit par : iPidiblue qui pédalait | 08 janvier 2010
J'adore les Shadoks ...
Ecrit par : iPidiblue qui pédalait | 08 janvier 2010
Au moins on aura appris quelque chose aujourd'hui.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Une deuxième chose que je vous apprendrais peut-être, François Pinault a acheté le bâtiment de la Douane de Venise pour y exposer sa collection fourre-tout, comme vous le voyez le marchand de Venise qui exige une livre de chair à la jeunesse s'est réincarné !
Ecrit par : iPidiblue et le Marchand de Venise | 08 janvier 2010
Catmano, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le compte-rendu de votre leçon sur "Le lièvre et la tortue". Si j'avais eu au lycée vos anciens élèves, ma perception de l'enseignement n'aurait peut-être pas été la même. Bravo !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2010
M. Brighelli, je crois qu'il serait plus que temps d'effacer cette allusion à votre livre "La fabrique du crétin" du blog de M. Ipidiblue. Cela vous donnerait les coudées franches et rétablirait la vérité sur ce blog-ci.
Et cela éviterait aux éventuels participants de croire que leurs propositions, témoignages et réflexions pourraient éventuellement être transmis ailleurs par l'intermédiaire d'un professeur de lettres cherchant à relever l'Éducation Nationale.
Remplacez donc votre photo et votre présentation par celles de M. Ipidiblue qui se fera un plaisir de vous les communiquer et avertissez vos lecteurs de la création de votre nouvelle adresse. Ceux que ça intéresse vous y rejoindront et laisseront son bac à sable au nouveau propriétaire.
Ecrit par : rendons à césar | 08 janvier 2010
Tiens le marchand de sable, je ne pensais pas que l'heure soit si tardive !
Ecrit par : iPidiblue et Nounours ! | 08 janvier 2010
Je pense que votre marchand de sable veut simplement souligner que vous intervenez en moyenne sur un commentaire sur trois, ce qui semble effectivement un peu excessif.
Soyez rassuré, votre moyenne baissera quand Dobolino reviendra.
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Verrrry funny !
JPB
PS. Guy, par "ambition", j'entendais "oser" — les élèves des ZEP que j'ai, par exemple, ont le plus grand mal à oser, et quand bien même ils osent, quand bien même ils réussissent, ils sont tenaillés par le sentiment d'imposture, comme dit Belinda Cannone… Et c'est cela qu'il faut insuffler — ou développer.
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
Soyez rassuré, votre moyenne baissera quand Dobolino reviendra.
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Je pense que Dobo a dû être écrabouillée par une feuille d'impôts, je ne vois aucune autre explication à son absence non justifiée au cours de rattrapage du professeur Brighelli !
Joe si mes posts vous ennuient vous faites comme tout le monde devant les programmes fastidieux ou les profs chiants, vous zappez !
Ecrit par : iPidiblue et la zapette | 08 janvier 2010
N'ayez crainte, quand je commence à saturer et que ma jauge d'Ipidiblue commence à atteindre la zone de non-retour, je saute vos passages.
Je voulais juste vous apporter mon aide pour comprendre la réaction précédente.
Je m'abstiendrai la prochaine fois.
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Catmano a un public en or, les tout petits qu'elle tient en éveil avec ses jolies méthodes à l'ancienne ! Parfait c'est comme la moutarde à l'ancienne, le bon vieux goût de la tradition.
Mais les adolescents ne sont pas un public captif : soit ils vous kiffent, soit ils vous zappent !
Ecrit par : iPidiblue le grand kiff | 08 janvier 2010
PS. Guy, par "ambition", j'entendais "oser" — les élèves des ZEP que j'ai, par exemple, ont le plus grand mal à oser, et quand bien même ils osent, quand bien même ils réussissent, ils sont tenaillés par le sentiment d'imposture, comme dit Belinda Cannone… Et c'est cela qu'il faut insuffler — ou développer.
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
J'avais bien compris ( c'est d'ailleurs dans Boudon, ce qui fera plaisir à Cadichon), et donc rien à voir avec "l'ascenseur social", ni avec "l'élitisme républicain", l'ambition d'appartenir à l'élite devant être laissée aux tireurs du même nom, aux commandos de l'armée et aux éleveurs de potirons, comme disait Delord ; quant à "l'ascenseur", j'ai déjà dit ce que j'en pense : une grande masse d'argent, par crime ou par mariage, sinon rien.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Je pense que Dobo a dû être écrabouillée par une feuille d'impôts, je ne vois aucune autre explication à son absence non justifiée au cours de rattrapage du professeur Brighelli !
Ecrit par : iPidiblue et la zapette | 08 janvier 2010
Zut ! J'ai dû oublier de vous le dire, Ipidi : Dobo n'est plus ! Mais ne vous inquiétez surtout pas, nous avons suivi vos conseils et personne n'a pleuré !
Nous vous remercions bien pour vos judicieux conseils.
Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
@ Ambition, élitisme et quotas.
Un peu de lecture pour les membres de la CGE
“ Même lorsqu'un homme sans fortune obtient du crédit en tant qu'industriel ou commerçant, c'est qu'on a confiance qu'il va se conduire en capitaliste, s'approprier à l'aide du capital prêté du travail non payé. On lui accorde du crédit en tant que capitaliste en puissance. Et même le fait, qui suscite tant d'admiration de la part des apologistes de l'économie politique, qu'un homme sans fortune, mais énergique, sérieux, capable et versé dans les affaires, puisse de cette façon se transformer en capitaliste - et d'ailleurs en régime capitaliste d'une façon générale, la valeur commerciale de chaque individu est estimée avec plus ou moins d'exactitude - ce fait, même s'il fait entrer sans cesse en lice contre eux toute une série de nouveaux chevaliers d'industrie, dont les capitalistes individuels déjà en place se passeraient bien, renforce cependant la domination du capital, en élargissant sa base et en lui permettant de recruter toujours de nouvelles forces dans le soubassement social sur lequel il repose. Tout comme pour l'Église catholique au Moyen Age, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d'assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d'accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse. ”
Le Capital, Livre III, Tome II, Chapitre 36, “ Notes sur la période précapitaliste ”*
Editions Sociales, Paris, 1970, page 260.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Catmano, gardez votre cinéma pour vos élèves ! Vous êtes une tragédienne d'aussi mauvais goût que votre soeur ...
Je vous promets une chose puisque vous avez l'air de ne pas me porter dans votre coeur, si je retombe en enfance je ne viendrais pas vous embêter dans votre école primaire !
Ecrit par : iPidiblue le grand zapping | 08 janvier 2010
De quelle origine socio-ethnique sont ceux qui se trompent ou ceux qui les reprennent ? Je ne peux vous le dire. Une chose est sûre, c'est qu'ils ne sont ni fils de cadres, ni filles de bourgeois, pour la bonne raison que ces catégories socio-professionnelles sont totalement absentes de mon panel de parents d'élèves !
Je ne peux pas non plus vous dire si ces futurs petits boursiers auront envie dans une dizaine d'années de tenter des études longues et difficiles. Il est bien trop tôt pour le dire.
Tout ce que je sais, c'est que j'aurai alors "ma conscience pour moi" et, qu'à mon modeste niveau, j'aurai fait en sorte qu'ils n'aient alors peut-être pas besoin de montrer "patte brune" ou "patte calleuse" pour être admis dans les établissements dans lesquels leurs ambitions les pousseront.
Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
Mais oui, ma p'tite dame! Mais c'est que l'EN ne se cantonne pas à un petit village paumé en Provence! Les choses se compliquent après le primaire et quand on est dans une grande ville, dans un bahut aux trois quarts remplis d'enfants d'immigrés, l'origine sociale des élèves vous éclate à la figure. Alors, votre expérience est aussi intéressante qu'une autre mais ne généralisez pas votre douce tranquillité à l'ensemble des établissements. Le pays des bisounours vous a accueilli et vous accueille tous les matins en classe, profitez-en bien encore avant votre retraite. Mais ce n'est pas lisse pour tout le monde!
Ecrit par : Jacques | 08 janvier 2010
Catmano a un public en or, les tout petits qu'elle tient en éveil avec ses jolies méthodes à l'ancienne ! Parfait c'est comme la moutarde à l'ancienne, le bon vieux goût de la tradition.
Mais les adolescents ne sont pas un public captif : soit ils vous kiffent, soit ils vous zappent !
Ecrit par : iPidiblue le grand kiff | 08 janvier 2010
Mais qu'elle vienne dans une classe de 6ème de collège ambition-réussite, la Catmano qui fait tellement bien pour ses élèves comme on le faisait il y a 50 ans! Y' en a marre de la donneuse de leçons! Les cours qu'elle fait sont ni plus ni moins ce qu'on nous a refilé en primaire il y 30 ou 40 ans. Toutes les instits faisaient cela à l'époque! Et n'en tiraient pas gloire pour autant! Qu'elle s'y colle avec des ados qui lui riraient eu nez et lui cracheraient à la tronche avec ces fifiches et ces programmes d'antan! Y 'a des jours où quand vous lisez ses posts remplis de bonne conscience, de bons sentiments et d'auto-satisfaction, cela gonfle. Et encore on n'a pas la rombière de soeur ( pour l'instant) pour en remettre une couche sur la frangine/instit/géniale/ qui fait un travail extraordinaire dans son petit village de Provence où il n'y a pas un seul bourgeois ( on y croit tous)...
Ecrit par : romain | 08 janvier 2010
Zut ! J'ai dû oublier de vous le dire, Ipidi : Dobo n'est plus ! Mais ne vous inquiétez surtout pas, nous avons suivi vos conseils et personne n'a pleuré !
Nous vous remercions bien pour vos judicieux conseils.
Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
Quel humour, mazette! Son chat est mort? Ou elle nous revient sous un autre pseudo ? Ah bon?
Ecrit par : waf waf | 08 janvier 2010
Mais qu'elle vienne dans une classe de 6ème de collège ambition-réussite, la Catmano qui fait tellement bien pour ses élèves comme on le faisait il y a 50 ans! Y' en a marre de la donneuse de leçons! Les cours qu'elle fait sont ni plus ni moins ce qu'on nous a refilé en primaire il y 30 ou 40 ans. Toutes les instits faisaient cela à l'époque! Et n'en tiraient pas gloire pour autant! Qu'elle s'y colle avec des ados qui lui riraient eu nez et lui cracheraient à la tronche avec ces fifiches et ces programmes d'antan! Y 'a des jours où quand vous lisez ses posts remplis de bonne conscience, de bons sentiments et d'auto-satisfaction, cela gonfle. Et encore on n'a pas la rombière de soeur ( pour l'instant) pour en remettre une couche sur la frangine/instit/géniale/ qui fait un travail extraordinaire dans son petit village de Provence où il n'y a pas un seul bourgeois ( on y croit tous)...
Ecrit par : romain | 08 janvier 2010
Il enseigne où Romain ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Le pays des bisounours vous a accueilli et vous accueille tous les matins en classe, profitez-en bien encore avant votre retraite. Mais ce n'est pas lisse pour tout le monde!
Ecrit par : Jacques | 08 janvier 2010
catmano a expliqué dans d'autres posts que tout n'était pas si rose et qu'elle ne vivait pas au pays des bisounours. Je ne sais pas s'il y a des "bourgeois" (des bourgeois, il y en a de moins en moins), mais il y a sans doute la même classe moyenne que partout et les mêmes problèmes psychologiques et sociaux liés à la "société de consommation" (on consomme même si on n'a pas de quoi consommer), même si ça n'est pas la ZEP.
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
catmano a expliqué dans d'autres posts que tout n'était pas si rose et qu'elle ne vivait pas au pays des bisounours. Je ne sais pas s'il y a des "bourgeois" (des bourgeois, il y en a de moins en moins), mais il y a sans doute la même classe moyenne que partout et les mêmes problèmes psychologiques et sociaux liés à la "société de consommation" (on consomme même si on n'a pas de quoi consommer), même si ça n'est pas la ZEP.
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
Je confirme après quinze ans d'enseignement en Sarthe : tous les établissements du Sud-Sarthe sauf quelques exceptions devraient être classés ZEP. Paupérisation alarmante.
Cela dit, je crois que les jeunes enseignants ignorent ce qu'étaient les conditions d'enseignement à Genevilliers ou Nanterre dans les années 60 à 70.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Je connais un peu l'endroit où enseigne Catmano — qui paraît fort affectée par les commentaires à l'emporte-pièces de certains…
Il y a un prolétariat rural qui n'a rien à envier au prolétariat urbain. Ils ne naissent pas tous avec une cuillère en argent dans la bouche, dans la Drôme. Et les conditions d'enseignement sont peu ou prou partout les même, en dehors de quelques niches écologiques à bourgeois.
La différence, c'est tout à la fois la pédagogie, et puis ce qu'irradie l'enseignant — mais ça, comment l'évaluer ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
@ ROBIN
Vous écrivez : (des bourgeois, il y en a de moins en moins), mais il y a sans doute la même classe moyenne que partout."
À peu près d'accord, sauf que la "classe moyenne", ce sont des salaires de pauvres à 1700 euros. Qui ne sont "moyens" que par rapport aux minimas sociaux des pauvres.
La vérité est que la vie courante devient de plus en plus dure pour une masse grandissante de gens, les moins pauvres payant encore pour assurer aux plus pauvres de quoi survivre.
C'est même par dessus cet obstacle que cherchent à sauter les Descoings et autres pour qui 1 700 euros, c'est de la broutille.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
"La conjuration des imbéciles"
Ne serait-ce pas aussi la conjuration des ego ? Il semble y avoir concurrence !
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
"Je connais un peu l'endroit où enseigne Catmano — qui paraît fort affectée par les commentaires à l'emporte-pièces de certains…
Il y a un prolétariat rural qui n'a rien à envier au prolétariat urbain. Ils ne naissent pas tous avec une cuillère en argent dans la bouche, dans la Drôme. Et les conditions d'enseignement sont peu ou prou partout les même, en dehors de quelques niches écologiques à bourgeois.
La différence, c'est tout à la fois la pédagogie, et puis ce qu'irradie l'enseignant — mais ça, comment l'évaluer ?
JPB"
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
Je me sentirais capable de prendre une classe de primaire. Mais je crois que j'aurais beaucoup plus de mal à retourner en collège si le cas se présentait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Je me sentirais capable de prendre une classe de primaire. Mais je crois que j'aurais beaucoup plus de mal à retourner en collège si le cas se présentait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Voilà une réflexion qui ne mange pas de pain.
Et pourquoi les classes de collège sont-elles plus difficiles à "prendre" ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Je me sentirais capable de prendre une classe de primaire. Mais je crois que j'aurais beaucoup plus de mal à retourner en collège si le cas se présentait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
C'est bien pour cela que je ne parle que de primaire (maternelle et élémentaire). Je ne sais absolument pas ce que je ferais si je me retrouvais dans une classe de collège remplie de gamins dézingués par huit ou neuf années de primaire "arts visuels, projets pédagogiques et littérature de jeunesse sur non-lecteurs".
En revanche, je sais très bien que, sans en revenir aux époques "bénies" de nos enfances, il suffit de prendre les enfants tout petits et de leur donner à "manger" pour qu'ils prennent de l'appétit, grandissent et forcissent et ce n'importe où et n'importe quand, avec n'importe quel public.
Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
En revanche, je sais très bien que, sans en revenir aux époques "bénies" de nos enfances, il suffit de prendre les enfants tout petits et de leur donner à "manger" pour qu'ils prennent de l'appétit, grandissent et forcissent et ce n'importe où et n'importe quand, avec n'importe quel public. Ecrit par : catmano | 08 janvier 2010
ABSOLUMENT D'ACCORD !!!!!!!!!
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
http://www.slate.fr/story/15343/boursier-grandes-ecoles-quotas-enseignement-superieur-education
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Merci Yann, ce témoignage/analyse remet un peu les idées en place. En fait la paupérisation de la classe moyenne entraîne l'augmentation du nombre de bourses, mais au fond rien ne sera vraiment changé. Alors pourquoi se mettre la rate au court-bouillon ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Ma fille a des élèves du genre de ceux de Catmano, sauf qu'ils sont tous de classe extrêmement défavorisée : c'est une ZEP, avec seulement des enfants soit de Mayotte ou autres îles, Réunion, Afrique noire et Maghreb. Comme Catmano, elle prépare ses cours avec beaucoup de soin, et ils aiment travailler !
Les deux ou trois qui ronchonnent sont ceux qui refusent de réfléchir, ils sont exclus un moment de la classe, et reviennent assagis, et ennuyés d'avoir manqué un moment.
Elle a cette année un CM1, ils sont presque tous gentils et travailleurs.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 janvier 2010
La vérité est que la vie courante devient de plus en plus dure pour une masse grandissante de gens, les moins pauvres payant encore pour assurer aux plus pauvres de quoi survivre.
C'est même par dessus cet obstacle que cherchent à sauter les Descoings et autres pour qui 1 700 euros, c'est de la broutille.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Je suis d'accord et je pense qu'il y a là un grand danger politique.
Je ne permettrais pas, en ce qui me concerne, de faire comme Brecht (que j'admire par ailleurs en tant qu'artiste) de l'ironie sur les "petits bourgeois", car au fond, socialement parlant, j'en suis un et d'autre part le mécontentement actuel (les un peu moins pauvres paient pour les plus pauvres et les riches sont à l'abri) pourrait bien se traduire en termes politiques, comme en 2002, sauf qu'il n'y a plus de "cohabitation" et que la Gauche est complètement dans les choux.
Ce sont des choses que Chirac sentait (cf la dissolution de l'assemblée nationale) ; il avait un certain flair en matière d'opinion publique, contrairement au président actuel qui pense qu'il suffit d'acheter des sondages et d'avoir une majorité à la chambre.
Cette situation pourrait bien se traduire par un glissement des "classes moyennes" au sens où vous l'entendez, vers l'extrême-droite pour les Régionales, moins par idéologie que par désespoir.
Ce qui impliquerait la nécessité de conclure des alliances locales entre l'UMP et le FN. et la fin du "gouvernement d'ouverture".
... Et peut-être une chance pour une "vraie" Gauche "renouvelée" ???
Ecrit par : Robin | 08 janvier 2010
En fait la paupérisation de la classe moyenne entraîne l'augmentation du nombre de bourses, mais au fond rien ne sera vraiment changé. Alors pourquoi se mettre la rate au court-bouillon ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Bien vu. Voilà une lecture intelligente de Minc et Pinault : du moment que la rate est sauve...
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
"Voilà une réflexion qui ne mange pas de pain.
Et pourquoi les classes de collège sont-elles plus difficiles à "prendre" ?"
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Pour moi, elles seraient plus difficiles:
-Parce que la musique y est vraiment très souvent sous-considérée par les élèves, par les collègues, par les chefs d'établissements, et "tutti quanti".
-Parce que j'ai l'impression d'avoir pris la mesure de la relation avec un public (adulte) à la fois potentiellement intéressé et non captif.
-Parce que je ne me sens plus vraiment la force, surtout en ce moment, de me "réadapter" à un public d'ados accros à leur I-phone et à des musiques débiles.
-Parce que je continue à intervenir avec des classes de primaire, que j'aime ça, et que j'ai l'impression d'encore arriver à quelque chose.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
En fait la paupérisation de la classe moyenne entraîne l'augmentation du nombre de bourses (...)
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Avez-vous lu tout ce que j'ai écrit au-dessus de mon lien ?
C'est la revalorisation ENORME des plafonds (60 % en deux ans) qui a créé la multiplication des échelons 0, pas une hypothétique paupérisation (en tous cas, pas de 60 % en deux ans, même Marigot n'y croirais pas).
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
n'y croiraiT pas.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
En fait la paupérisation de la classe moyenne entraîne l'augmentation du nombre de bourses (...)
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Avez-vous lu tout ce que j'ai écrit au-dessus de mon lien ?
C'est la revalorisation ENORME des plafonds (60 % en deux ans) qui a créé la multiplication des échelons 0, pas une hypothétique paupérisation (en tous cas, pas de 60 % en deux ans, même Marigot n'y croirais pas).
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Je crois avoir bien lu : il s'agit de permettre aux friqués de toucher du fric.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Pour moi, elles seraient plus difficiles:
-Parce que la musique y est vraiment très souvent sous-considérée par les élèves, par les collègues, par les chefs d'établissements, et "tutti quanti".
-Parce que j'ai l'impression d'avoir pris la mesure de la relation avec un public (adulte) à la fois potentiellement intéressé et non captif.
-Parce que je ne me sens plus vraiment la force, surtout en ce moment, de me "réadapter" à un public d'ados accros à leur I-phone et à des musiques débiles.
-Parce que je continue à intervenir avec des classes de primaire, que j'aime ça, et que j'ai l'impression d'encore arriver à quelque chose.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Parce que vous n'enseignez que la musique ?
Je n'avais pas compris.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
La vérité est que la vie courante devient de plus en plus dure pour une masse grandissante de gens, les moins pauvres payant encore pour assurer aux plus pauvres de quoi survivre.
C'est même par dessus cet obstacle que cherchent à sauter les Descoings et autres pour qui 1 700 euros, c'est de la broutille.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Un peu de provoc, mais je suis sérieux quand même. Je rebondis sur les moins pauvres qui payent pour les plus pauvres. Saviez vous que depuis 2004, vous aviez la possibilité de ne plus être assuré à la Sécurité Sociale mais vous pouviez choisir un assureur santé indépendant ? J'ai fait quelques petites recherches, les économies sont intéressantes (elles sont d'autant plus intéressantes que vous gagnez beaucoup car contrairement aux systèmes "de justice sociale", ce système n'est pas indexé sur ce salaire, vous payez pour couvrir des risques en fonction de votre âge et c'est tout). Ces économies sont d'ailleurs intéressantes pour peu que vous gagniez un peu plus de 1 500€ par mois. L'avantage non négligeable, c'est également que ce faisant, vous arrétez d'être redevable de la CSG/CRDS (c'est une taxe destinée à rembourser le trou de la sécu, à laquelle vous n'êtes plus assujetti dès lors que vous quittez le système). Pour ceux que ça intéresse, la couverture des risques est très nettement supérieure à celle de la sécu et correspond grosso modo à Sécu + Mutuelle.
Là où je veux en venir, c'est que ceux qui ont le plus intérêt à partir sont les plus riches. Ce faisant, ils aggravent le trou de la sécu (conséquence immédiate, hausse des prélèvements obligatoires ==> ne touche plus les riches qui sont partis) et ainsi de suite. Le système devient donc de plus en plus rentable pour les plus pauvres et le système se vide par le haut ne laissant qu'une immense montagne de dettes.
Soyez rassurés néanmoins, l'Etat veille un temps soit peu aux intérêts de ses contribuables en portant atteinte à la liberté d'assurance : tous ceux qui tentent cette procédure sont contrôlés fiscalement et leur employeur subit un contrôle URSSAF... mais ce n'est qu'une question de temps !
Pour ceux que ça intéresse, j'ai numérisé la doc de l'assureur privé, je peux la transmettre par mail. Mon mail : joe.bonnetdane@gmail.com
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Absolument d'accord avec Christophe.
Que faire quand un bon tiers des élèves de la classe (sinon davantage) refusent obstinément de travailler et d'apprendre les leçons (eh oui, travailler en cours de musique n'est pas une chose acquise d'avance...), parlent tout haut dans votre cours et, quand vous les reprenez, vous rétorquent crânement que, de toute façon, votre matière ne sert à rien et ne leur fera pas gagner plus d'argent plus tard ?
Sans parler de votre chef d'établissement qui vous prend pour un rigolo ou, pire, pour un moins que rien...
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Pour ceux que ça intéresse, j'ai numérisé la doc de l'assureur privé, je peux la transmettre par mail. Mon mail : joe.bonnetdane@gmail.com
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Joe, vous nous en apprenez de belles.
Je fais en ce moment la com d'un assureur privé ; je lui en parlerai.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Absolument d'accord avec Christophe.
Que faire quand un bon tiers des élèves de la classe (sinon davantage) refusent obstinément de travailler et d'apprendre les leçons (eh oui, travailler en cours de musique n'est pas une chose acquise d'avance...), parlent tout haut dans votre cours et, quand vous les reprenez, vous rétorquent crânement que, de toute façon, votre matière ne sert à rien et ne leur fera pas gagner plus d'argent plus tard ?
Sans parler de votre chef d'établissement qui vous prend pour un rigolo ou, pire, pour un moins que rien...
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Leur parler de l'ascenseur social en citant Patrick Bruel, la Star'Ac ou Grand corps malade, non ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Joe, vous nous en apprenez de belles.
Je fais en ce moment la com d'un assureur privé ; je lui en parlerai.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Ca m'intéresse de connaître sa réponse mais je peux vous dire qu'il ne propose pas ce genre de services : les seuls organismes proposant ce service sont étrangers, allez savoir pourquoi aucun assureur français n'ose s'opposer à la Sécu...
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html
Ecrit par : Dugong
Ils s'y sont mis à combien pour pondre ça ?
Ecrit par : Jeremy | 08 janvier 2010
Les ronds-de-cuir qui ont pondu cela sont ceux qui grenouillent rue de Grenelle, et comme ils n'ont rien à b...il faut bien qu'ils s'occupent. Ce sont probablement les mêmes que dans l'INRP. C'est eux qui devraient être exclus de l'EN, et pas les professeurs actifs. A vomir !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 janvier 2010
J'avais évoqué il y a quelque temps la répartition de l'intelligence typiquement en forme de courbe de Gauss. Celle-ci s'applique indifféremment en Provence ou en banlieue parisienne me semble-t-il. Et j'avais cru comprendre qu'on exigeait des enseignants qu'ils l'aplatissent. Effectivement, ainsi réduite à une droite, toutes les intelligences se valent et nous vivons dans l'indifférenciation généralisée. Dans un tel système, alors que notre société est devenue hyper-individualiste, comment un individu pourra-t-il espérer "se réaliser" ?
quant aux attaques ad hominem que j'observe, moi qui ne suis aucunement enseignant, elles me semblent excessives et nuire au débat.
Pour en revenir à la formation des élèves, collégiens et lycéens, il est évident qu'elle a (ou devrait toujours avoir) pour objet d'une part d'inculquer un socle commun de connaissances et, d'autre part, de former (non pas de formater) le cerveau, c'est-à-dire de lui fournir des outils et méthodes d'acquisition et d'exploitation desdites connaissances. De fait, avant que d'utiliser les outils que fournit la technologie, encore faut-il que le cerveau dispose de connexions synaptiques suffisamment nombreuses pour les utiliser au mieux !
Comme le disait un intervenant, si tous ont une intelligence, celle-ci n'est pas la même chez chacun et la capacité d'acquisition est elle aussi différente. Par facilité on a tout nivelé avec le collège unique dont l'accès n'est plus soumis à un minimum d'acquisition. Comment prétendre construire solidement un édifice quelconque si la base est constituée de sables mouvants ? Car c'est bien à cela qu'on a contraint les enseignants depuis près de trente ans...
Quant aux concours, à l'évidence, il s'agit d'un débat idéologique dans lequel les tenants des extrêmes tiennent le haut du pavé et imposent leurs vues destructrices de l'édifice de la République au profit d'un système où l'intelligence critique de l'individu est nécessairement contreproductive.
Il me semble que ce sont les mêmes qui, il y a une cinquantaine d'années ont introduit les mathématiques modernes en pensant que les parents seraient "largués" et qu'ainsi s'opèrerait une sélection naturelle hors de la pression de l'appartenance sociale. On a vu le résultat : les parents à l'intelllect bien formé se sont adaptés et la sélection naturelle n'a abouti qu'au confortement de la "bonne origine" au détriment des classes que l'on prétendait favoriser !
Si quotas il devait y avoir, c'est sûrement par une sélection plus ouverte pour l'accès aux classes préparatoires, les concours devant rester ce qu'ils sont : des épreuves communes exigeant de tous les candidats le socle de connaissances nécessaires pour accéder aux établissements. Sans doute aussi, sans baisser le niveau technique des connaissances, faut-il aussi que les épreuves soient conçues de manière à ne pas reposer sur des acquis "sociaux", notamment à l'oral.
Tout autre forme de sélection serait de facto anti-républicaine parce que niant le principe même d'égalité. Mais il est vrai qu'on a tellement créé de confusion entre les notion d'égalité, d'identité, de parité que beaucoup ne se retrouvent plus dans la signification des mots et des concepts qu'ils véhiculent !
Ecrit par : Robert | 08 janvier 2010
J'oubliais le principal : vous ajoutez au tiers de collégiens évoqués dans mon précédent post une partie non négligeable des autres pour qui Picasso est une voiture et Beethoven un chien, et qui, n'ayant que mépris pour les "musiques d'intellos" et de "bouffons" que vous leur présentez, se défoncent les tympans à longueur de journée à coup de boîtes à rythmes abrutissantes.
Tout cela fait un cocktail détonant...
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Leur parler de l'ascenseur social en citant Patrick Bruel, la Star'Ac ou Grand corps malade, non ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Il y en a beaucoup qui le font, oui. Il faut bien "s'adapter aux évolutions de la société contemporaine", non ?
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Joe, vous nous en apprenez de belles.
Je fais en ce moment la com d'un assureur privé ; je lui en parlerai.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Ca m'intéresse de connaître sa réponse mais je peux vous dire qu'il ne propose pas ce genre de services : les seuls organismes proposant ce service sont étrangers, allez savoir pourquoi aucun assureur français n'ose s'opposer à la Sécu...
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
J'ai pour vous une réelle tendresse Joe. Vous me rappelez un personnage d'un roman américain dont le titre m'échappe, et qui bouffait une pomme tous les matins.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
"In fine, je suis plus à l'aise avec les élèves qu'avec les collègues.
Pardonnez ces débordements biliaires!"
"Récalcitrants peut-être, résignés sans doute, obéissants certainement! On l'a dans l'os avec les compétences, cette putain d'usine à gaz pleine de vide."
Ecrit par : sisyphe | 07 janvier 2010
Il est fort possible que vous ne soyez pas seul à penser ainsi, Sisyphe.
Dans mon établissement , silence radio sur ces délicats sujets, tout comme sur le brevet " histoire des arts" dont on ne sait pas encore ce qu'il nous réserve, en matière d'organisation , de contenu et ...d'évaluation.
Ecrit par : sylvie | 08 janvier 2010
Si c'est le cas, procéder ainsi dès le jour de la rentrée, en sixième, puis laisser pourrir dans le disque dur ou sur le serveur jusqu'à la fin du cycle.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
il n'est pas exclu que cette pratique généreuse se passe déjà ainsi pour le A2 et le BII , sinon comment faire pour ne pas griller les scores de l'établissement au brevet?
Une année , nous avons eu 3 élèves qui avaient une moyenne correcte à l' examen , mais pas le A2 , donc pas le brevet.
Cela a servi de leçon pour l'année suivante.
j'ai lu que c'était une pratique courante dans certains états américains où les professeurs payés à la" réussite" de leurs élèves , remplissaient tout aussi généreusement les grilles d'évaluation.
Ecrit par : sylvie | 08 janvier 2010
Tout cela fait un cocktail détonant..."
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
On pourrait presque mettre deux "haines" à "détonant", si on n'avait pas peur de faire une phôtt! (Meilleurs voeux à vous, Mihailovich !!!)
Génialement synthétisé, Robert !
Sur France - Inter, synthèse de la presse étrangère sur "l'affaire des 30%."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Avez-vous lu tout ce que j'ai écrit au-dessus de mon lien ? Yann
énéfé, comme dirait Douste, j'ai la sale habitude de lire les interventions de bas en haut, ce qui ne présente pas que des avantages... Sorry donc.
Bien entendu, Guy, il s'agit de faire empocher par les riches le pognon des pauvres. Mais serait-ce le seul domaine où cette imposture s'exerce ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Voilà donc une "démocratisation" - justifiée par des statistiques truquées sur les retards scolaires comme l'a démontré récemment Nathalie Bulle - qui casse une démocratisation réelle et assure de plus en plus la reproduction des élites sociales. Étonnant non ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
On doit beaucoup aux travaux sociologiques de Pierre Bourdieu la vision culturaliste dominante mais faussée de la lutte et de la reproduction des classes sociales, telle qu'elle apparaît ici, par exemple sous la plume de Guy Morel.
C'est là un beau paradoxe: ceux qui vitupèrent le plus la sociologie de Bourdieu sont ceux qui sont esclaves de ses pires restes vulgarisés.
Autrement féconds pour tenter de se représenter les bouleversements du rapport travail/capital, induits par la "révolution informationnelle" sont les travaux d'un Jean Lojkine directeur de recherche au CNRS et membre de l'institut Gabriel Péri:
http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/m4lojk.htm
Ecrit par : marigot | 08 janvier 2010
J'avais évoqué il y a quelque temps la répartition de l'intelligence typiquement en forme de courbe de Gauss. Celle-ci s'applique indifféremment en Provence ou en banlieue parisienne me semble-t-il. Et j'avais cru comprendre qu'on exigeait des enseignants qu'ils l'aplatissent. Effectivement, ainsi réduite à une droite, toutes les intelligences se valent et nous vivons dans l'indifférenciation généralisée.
Ecrit par : Robert | 08 janvier 2010
Heuuu...
Si vous aplatissez une courbe de Gauss, la répartition devient, comment dire, égalitaire ?
Si vous aplatissez celle-là, vous allez avoir une drôle de société, avec autant de génies que d'individus moyens ou que de QI d'huitres.
Et si vous l'aplatissiez dans l'autre sens ?
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Le A2 ? De quoi s'agit-il?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2010
Bien entendu, Guy, il s'agit de faire empocher par les riches le pognon des pauvres. Mais serait-ce le seul domaine où cette imposture s'exerce ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Vous entendez donc "riche" dans le sens hollandien.
A 4000 € par mois, avec deux enfants dans le supérieur à plus de 250 km de chez vous, il y a effectivement remboursement des frais d'inscription, soit 1100 € pour les deux (échelon 0). C'est tout. Pour avoir une bourse plus consistante, il faut gagner moins de 2100 € par mois, soit moins de deux SMIC.
Quant à l'argent des pauvres, je ne sais pas si le financement des bourses se fait sur l'impôt ou sur les cotisations urssaf, mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
La courbe de Gauss a le don de me faire rire.
Ecrit par : sisyphe | 08 janvier 2010
mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye. Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Certes, mais il faut bien décider d'un seuil en-deçà duquel il est indécent de faire payer des impôts, non ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye. Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Certes, mais il faut bien décider d'un seuil en-deçà duquel il est indécent de faire payer des impôts, non ?
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Il y a surtout un seuil en deçà duquel l'impôt coûte plus cher à recouvrer qu'il ne rapporte. Dans l'esprit, je trouve bien l'idée que tout le monde participe à la vie de la société à hauteur de ses moyens, quand bien même ce serait compensé par des transferts sociaux.
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Ah !
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
On doit beaucoup aux travaux sociologiques de Pierre Bourdieu la vision culturaliste dominante mais faussée de la lutte et de la reproduction des classes sociales, telle qu'elle apparaît ici, par exemple sous la plume de Guy Morel.
C'est là un beau paradoxe: ceux qui vitupèrent le plus la sociologie de Bourdieu sont ceux qui sont esclaves de ses pires restes vulgarisés.
Autrement féconds pour tenter de se représenter les bouleversements du rapport travail/capital, induits par la "révolution informationnelle" sont les travaux d'un Jean Lojkine directeur de recherche au CNRS et membre de l'institut Gabriel Péri:
http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/m4lojk.htm
Ecrit par : marigot | 08 janvier 2010
Ploum, ploum...!
Guy Morel ne faisait que résumer les positions d'Antoine Prost.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Ah !
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Oh !
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
Où sont donc passés les orthoprofs ?
"Soyez rassurés néanmoins, l'Etat veille un temps soit peu aux intérêts de ses contribuables en portant atteinte à la liberté d'assurance : tous ceux qui tentent cette procédure sont contrôlés fiscalement et leur employeur subit un contrôle URSSAF... mais ce n'est qu'une question de temps !
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010"
Un tant soit peu ...
Ecrit par : iPidiblue orthoprof occasionnel | 08 janvier 2010
Tout cela fait un cocktail détonnant..."
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Bien vu, Christophe. Les "phott" d'harmonie des élèves ont une mauvaise influence sur leur professeur qui du coup ne se relit même plus !!!
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Et bonne année (et la santé avant tout...) à vous aussi, Christophe !
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Sylvie,
Le niveau A2 en collège, c'est ce charabia là, issu du CECRL:
ECOUTER:
Je peux comprendre des expressions et un vocabulaire très fréquent relatif à ce qui me concerne de très près (par exemple moi-même, ma famille, mon..., ma....)
LIRE:
Je peux comprendre des textes courts très simples. Je peux trouver une information prévisible dans des documents courants comme des publicités, des prospectus...
PRENDRE PART A UNE CONVERSATION:
Je peux communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu'un échange d'information simples et direct sur des sujets familiers...
S'EXPRIMER ORALEMENT EN CONTENU:
Je peux utiliser une série de phrases pour décrire en termes simples ma famille, mon..., ma...
ECRIRE:
Je peux écrire des notes et des messages simples et courts. Je peux écrire une lettre personnelle très simple...
Voilà, et on parle de commencer l'apprentissage des LV en CP, on ne sait jamais...vu le projet si ambitieux...
Nulle part, il est question de culture ou de réflexion, faudrait quand même pas que les élèves réfléchissent, sait-on jamais.
Dans ce contexte, la culture anglaise, espagnole, allemande... ne constituent qu'une "toile de fond".
Ecrit par : maria | 08 janvier 2010
"Bien vu, Christophe. Les "phott" d'harmonie des élèves ont une mauvaise influence sur leur professeur qui du coup ne se relit même plus !!!"
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Mais c'est vous qui aviez raison ! Il n'y a qu'un "n" à "détonant"... Comme à "dissonant" !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
"Il y a surtout un seuil en deçà duquel l'impôt coûte plus cher à recouvrer qu'il ne rapporte. Dans l'esprit, je trouve bien l'idée que tout le monde participe à la vie de la société à hauteur de ses moyens, quand bien même ce serait compensé par des transferts sociaux."
Ecrit par : Joe | 08 janvier 2010
Ce ne sont pas les plus pauvres qui ne payent pas ce qu'ils devraient payer, (selon votre logique). Et la destruction du lien social actuel passe avant tout par une volonté politique de faire gagner encore plus à ceux qui ont déjà énormément.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
"Que faire quand un bon tiers des élèves de la classe (sinon davantage) refusent obstinément de travailler et d'apprendre les leçons (eh oui, travailler en cours de musique n'est pas une chose acquise d'avance...), parlent tout haut dans votre cours et, quand vous les reprenez, vous rétorquent crânement que, de toute façon, votre matière ne sert à rien et ne leur fera pas gagner plus d'argent plus tard ?"
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Au début de ma "carrière", en collège, je disais à mes élèves qu'on pouvait gagner beaucoup plus d'argent avec la musique (ou avec le sport) qu'avec les maths.
Après, je suis devenu de gauche... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
I do agree, Christophe. Et le bas des classes moyennes rejoint lentement mais sûrement l'échelon le plus bas. Il ne reste plus qu'à compter sur les quotas...
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Mais c'est vous qui aviez raison ! Il n'y a qu'un "n" à "détonant"... Comme à "dissonant" !!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Le surplus de dissonances de la journée perturbe visiblement ma lucidité orthographique, Christophe ! ;-)
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Ce ne sont pas les plus pauvres qui ne payent pas ce qu'ils devraient payer, (selon votre logique). Et la destruction du lien social actuel passe avant tout par une volonté politique de faire gagner encore plus à ceux qui ont déjà énormément.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Oui vous avez raison le lamento sur les pauvres riches est indécent !
La plus grosse fortune de France du XIXème siècle était celle du baron de Rothschild qui à sa mort en 1868 laissa 150 millions de francs or, soit l'équivalent de 1,5 milliards d'euros de 2010.
La plus grosse fortune française actuelle est de 20 milliards d'euros ! 15 fois plus environ.
Jamais, ô grand jamais les super-riches n'ont été aussi riches !
Ecrit par : iPidiblue et les super-riches | 08 janvier 2010
mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
---
Certes, Yann, mais qui voudrait que ce fût le contraire, c'est-à-dire que plus on est pauvre, plus on paye d'impôt ?
J'ai une réponse : les riches.
Quand j'entends pleurer les riches sous prétexte qu'ils payent trop d'impôts, je ressens cela comme une sorte d'étalage de la fortune qu'on possède, plus que comme une provocation.
Mon revenu mensuel net moyen est d'un peu plus de 5000 euros (ma femme et moi ensemble). Je paye 672 euros d'impôt sur le revenu par mois pendant dix mois par an.
Je ne trouve pas cela excessif. Non que je demande d'en payer davantage.
Mais j'aimerais que les gens qui gagnent - par exemple - 20000 euros par mois et payent - peut-être - 3000 euros d'impôt sur le revenu par mois aient la décence de ne pas se plaindre.
Mais plus les gens gagnent d'argent, plus ils se plaignent de payer "autant" d'impôt que ça.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
Merci pour l'information, Maria. C'est vraiment ce niveau-là qu'on attend d'un collégien ? C'est encore pire que je ne croyais.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2010
Cher JPB auriez vous l'obligeance d'éclairer ma lanterne sur le coup du IV° Reich ? autant j'ai cru comprendre la note, mais sur la fin j'ai comme un doute...
(et sur le coup de Vichy aussi, Carpopino avait instauré des quotas ?)
merci d'avance.
Ecrit par : exTC | 08 janvier 2010
Leur parler de l'ascenseur social en citant Patrick Bruel, la Star'Ac ou Grand corps malade, non ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Il y en a beaucoup qui le font, oui. Il faut bien "s'adapter aux évolutions de la société contemporaine", non ?
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Par contre, Guy, leur faire découvrir Chopin, Ravel ou Schubert (entre autres vieilleries qui ne sont pas dans le top 50 pas davantage que dans le palmarès des téléchargements de la semaine), c'est faire preuve d'un esprit éminemment réactionnaire. Passer outre les desiderata de nos djeun's, c'est brimer les classes populaires, "manquer d'ouverture" à l'heure où il faut être cool et "open", et démontrer un élitisme d'un autre âge pouvant causer des haut-le-cœur (Descoings, feu sur moi ! ;-)).
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
À iPidiblue :
J'ai répondu à votre message sur le fil de discussion précédent, au sujet du Troll qui essaye de semer la zizanie.
C'est tout à la fin de ce fil de discussion. Vous pourriez ne l'avoir pas vu, ce pour quoi je vous envoie celui-ci et vous salue au passage.
Ne vous faites donc aucun souci. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
"Parce que vous n'enseignez que la musique ?
Je n'avais pas compris."
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
Et le théâtre...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
"Par contre, Guy, leur faire découvrir Chopin, Ravel ou Schubert (entre autres vieilleries qui ne sont pas dans le top 50 pas davantage que dans le palmarès des téléchargements de la semaine), c'est faire preuve d'un esprit éminemment réactionnaire. Passer outre les desiderata de nos djeun's, c'est brimer les classes populaires, "manquer d'ouverture" à l'heure où il faut être cool et "open", et démontrer un élitisme d'un autre âge pouvant causer des haut-le-cœur (Descoings, feu sur moi ! ;-))."
Ecrit par : mihailovich | 08 janvier 2010
Et dire aux PE que Ravel est meilleur compositeur que Yann Tiersen vous vaut le même genre de remarques.
"On ne peut pas comparer", me disent les plus "cultivés".
"Non, en effet", leur réponds-je souvent.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Recherche en écriture à l'IUFM de Créteil
Equipe 3
Les dispositifs d'écriture dans la formation des enseignants
Responsable : Jacques CRINON MCF
Equipe IUFM
Projet européen TNTERE
Résumé des recherches développées :
L'écriture réflexive en formation s'inscrit dans des dispositifs dont les effets, en matière de construction de connaissances et de métaconnaissances chez les enseignants novices, sont à interroger. Après avoir centré notre réflexion, dans une recherche précédente, sur le mémoire professionnel, nous élargissons à présent notre champ à d'autres dispositifs d'écriture, en particulier les dossiers.
Nous procédons en outre à une comparaison internationale entre mémoires professionnels et portfolios, et interrogeons, à cette occasion, le rapport entre logique d'évaluation et logique de formation.
Un troisième volet de cette recherche concerne enfin l'écriture collaborative à distance ; il emprunte son cadre théorique à la «situated literacy» et étudie conjointement les interactions entre partenaires, les connaissances construites et les écrits produits.
Mots clés : Formation professionnelle des enseignants, TIC, Formation réflexive, Écriture, Mémoires professionnels.
Enseignants chercheurs :
CRINON Jacques - MCF - HDR -section 7 -IUFM de Créteil
GUIGUE Michèle - MCF - section 70 - Université Lille III
LEGROS Denis - PR - section 16 -IUFM de Créteil
SILLAM Maguy - MCF - section 7 -IUFM de Créteil
Enseignants docteurs :
ESTERLE Michel - PRAG -IUFM de Créteil
LE FRANÇOIS Christophe - PRCE -IUFM de Créteil
Autres enseignants :
BIRGLIN-DUBANT Marie-José - PRCE
BONICOLI Jean-Marc - PRCE
FÉRONE Georges - instituteur – doctorant GÉDON Robert - PRCE
RICARD-FERSING Éliane -PRCE
Autres :
PUDELKO Béatrice - doctorante
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 janvier 2010
(et sur le coup de Vichy aussi, Carpopino avait instauré des quotas ?)
merci d'avance.
Ecrit par : exTC | 08 janvier 2010
Oui des quotas un peu spéciaux : l'étoile jaune pour Bergson et la fusillade pour Politzer.
Carcopino, comme dans un autre genre Pucheu, c'est l'élite, n'est-ce pas ?
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
mais je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye.
Ecrit par : yann | 08 janvier 2010
---
Certes, Yann, mais qui voudrait que ce fût le contraire, c'est-à-dire que plus on est pauvre, plus on paye d'impôt ?
J'ai une réponse : les riches.
Quand j'entends pleurer les riches sous prétexte qu'ils payent trop d'impôts, je ressens cela comme une sorte d'étalage de la fortune qu'on possède, plus que comme une provocation.
Mon revenu mensuel net moyen est d'un peu plus de 5000 euros (ma femme et moi ensemble). Je paye 672 euros d'impôt sur le revenu par mois pendant dix mois par an.
Je ne trouve pas cela excessif. Non que je demande d'en payer davantage.
Mais j'aimerais que les gens qui gagnent - par exemple - 20000 euros par mois et payent - peut-être - 3000 euros d'impôt sur le revenu par mois aient la décence de ne pas se plaindre.
Mais plus les gens gagnent d'argent, plus ils se plaignent de payer "autant" d'impôt que ça.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
Francis Penin, vous êtes un honnête homme. La preuve, vous croyez que la richesse est à 20 000 euros mensuels.
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
"Francis Penin, vous êtes un honnête homme. La preuve, vous croyez que la richesse est à 20 000 euros mensuels."
Ecrit par : guy morel | 08 janvier 2010
:-))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Cher JPB auriez vous l'obligeance d'éclairer ma lanterne sur le coup du IV° Reich ? autant j'ai cru comprendre la note, mais sur la fin j'ai comme un doute...
(et sur le coup de Vichy aussi, Carpopino avait instauré des quotas ?)
merci d'avance.
Ecrit par : exTC | 08 janvier 2010
Quand on commence à se demander qui appartient à quelle communauté, on est sur une très mauvaise pente. J'en ai par dessus la tête d'entendre les médias parler de "communauté musulmane" ou "malgache" ou "comorienne" — pour rester à Marseille. Ou "corse", pourquoi pas ? Je ne connais que la communauté française — définie par une nationalité, et c'est bien assez.
Yazid Sabeg demande un recensement par communautés, et une répartition a priori des postes dans tous les organismes, toutes les institutions, toutes les entreprises, en fonction de la représentativité statistique de chaque communauté. C'est là que je sens le Quatrième Reich pas loin } parce que ce serait le plus sûr moyen de déliter la République. Et j'ai horreur de l'idée que c'est par l'école que ça commencerait. Voilà ce qu'il y a derrière les quotas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
"Yazid Sabeg demande un recensement par communautés, et une répartition a priori des postes dans tous les organismes, toutes les institutions, toutes les entreprises, en fonction de la représentativité statistique de chaque communauté. C'est là que je sens le Quatrième Reich pas loin } parce que ce serait le plus sûr moyen de déliter la République. Et j'ai horreur de l'idée que c'est par l'école que ça commencerait. Voilà ce qu'il y a derrière les quotas.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 08 janvier 2010
Absolument d'accord.
D'ailleurs, vive l'Europe ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 janvier 2010
Tout à fait d'accord.
il faut refuser la discrimination positive, vers où nous pousse Sarkozy, et que le PS ne refuse pas non plus...
J'ai entendu parler d'une association anti-discrimination positive qui vient de se créer, SOS Egalité. Elle aide les victimes de ces politiques anti-républicaines, et lutte contre le communautarisme. Son site : http://www.sosegalite.fr
Ecrit par : Juliette | 08 janvier 2010
Et dire aux PE que Ravel est meilleur compositeur que Yann Tiersen vous vaut le même genre de remarques.
"On ne peut pas comparer", me disent les plus "cultivés".
"Non, en effet", leur réponds-je souvent.
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Et oui au nom de quoi et de qui vous pouvez affirmer que Ravel c'est mieux que Tiersen ( J'ai entendu Begaudeau tenir ce discours dans une émission "littéraire"). Qu'est-ce qui permet d'affirmer que Proust c'est mieux que Marie N'Diaye (Goncourt 2009). Rien, ni personne.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
L'initiative de SOS égalité est sans doute louable. Mais si les commentateurs chasseurs de têtes censés sélectionner sur les compétences font autant d'erreurs d'orthographe quand ils témoignent...
Ecrit par : nicolas | 08 janvier 2010
Qu'est-ce qui permet d'affirmer que Proust c'est mieux que Marie N'Diaye (Goncourt 2009). Rien, ni personne.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ?
Ecrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2010
Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ?
Ecrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2010
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Ben, moi, j'sais pas !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ?
Ecrit par : TotoWeininger | 08 janvier 2010
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Ben, moi, j'sais pas !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Le Monde titre "Une grande école pour espions".
On se demande si on y entrera sur recommandation, sur titre, sur dossier ou sur concours car on ne fera pas l'économie d'une réflexion sur la question "qu'est ce qui fait un bon Joe ?".
On espère que l'anonymat y sera garanti, y compris à l'oral. Quoi qu'il en soit, une bonne qualité d'écoute sera requise *.
Apparemment, ce sont les grandes manœuvres dans le monde trouble du renseignement
On y pratiquera l'Observation Raisonnée du Langage. Ainsi, dans l'article, on lit "C'est la troisième fois dans l'histoire de la DGSE qu'un policier intègre ses rangs à ce niveau." On en déduira facilement qu'il existe au moins trois policiers intègres de haut niveau. Votre mission, si vous l'acceptez, sera alors de les débusquer. Ce qui est d'autant plus facile que les trois noms sont déjà donnés dans l'article mais cela demande quand même quelques compétences en analyse de texte.
On voit bien là qu'il y aura matière à reconversion d'enseignants.
Ne laissez pas passer votre chance. Postulez aux emplois de l'ombre !
* on se demande d'ailleurs ce qu'il est advenu de nos grandes oreilles du Moloch, recrutés à petit frais par notre ex Maître.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
J'allais oublier de dire qu'on y formera des esprits décloisonnés dans un monde soigneusement cloisonné.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
« l'impôt [...] je voudrais rappeler quand même que plus on est pauvre, moins on en paye. »
yann | 08 janvier 2010
Que de vileté d'âme derrière ce : « je voudrais rappeler quand même »...
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
« S'EXPRIMER ORALEMENT EN CONTENU: »
maria | 08 janvier 2010
« En continu », pas « en contenu ».
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
« Qu'est-ce qui permet d'affirmer que Proust c'est mieux que Marie N'Diaye [?] »
Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
Simple : ce qui me permet d'affirmer que les messages de — par exemple — Catmano, « c'est mieux » que les vôtres.
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
JPB, je voudrais bien partager votre vision communautaire en ce qui concerne notre bonne vieille massalia, mais malheureusement je crains qu'une majorité, parmi les jeunes générations de ces "communautés", ne se reconnaisse dans cette classification. Beaucoup d'entre-eux sont "arabes" ou comoriens et surtout MUSULMANS, puis éventuellement de nationalité française.
Etant marié à une personne d'origine étrangère, je peux comprendre l'attachement au pays d'origine mais m'étonne du rejet souvent haineux du pays d'accueil.
En ce qui concerne la politique des quotas raciaux, voire leur application récente dans un pays comme le Brésil de l'ère Lula, c'est révélateur.
Ecrit par : sisyphe | 09 janvier 2010
A Marseille, seul l'OM fédère.
Très en dessous vient le nouveau "ferry boîte" :
http://www.laprovence.com/article/region/marseille-aura-un-ferry-boat-new-look
Encore plus loin vient la constitution de la liste modem dans les Bouches du Rhône pour les régionales :
http://www.laprovence.com/article/regionales/bayrou-je-suis-venu-mettre-de-lordre
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Dugong, si moi-même j'ai décliné l'offre…
Sisyphe, vous avez raison, mais à qui la faute ? Ni la vôtre, ni la mienne — bien plutôt celle de tous ceux (péda-démagogues, associations anti-racistes faisant le lit du racisme, islamistes intéressés, et pour cause, politiques ratissant au ras des pâquerettes) qui ont fait croire à ces pauvres gosses, à un moment ou un autre, qu'ils avaient une identité, faute d'avoir de l'argent dans les poches et quelque chose dans la tête.
Et ce sera dur, très dur, pour remonter la pente, surtout quand de très haut arrivent des signaux clairs sur le communautarisme, la discrimination positive automatique, les quotas, et autres grosses merdes visqueuses.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Que de vileté d'âme derrière ce : « je voudrais rappeler quand même »... Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
Vileté, vilitude... vilenie, peut-être, Tailleboudin, non ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
« Vileté, vilitude... vilenie, peut-être, Tailleboudin, non ? »
nicolas | 09 janvier 2010
« Ayant compris la lassitude des temps et la vileté des âmes, Philippe s'est mis à l'aise. Des lois d'intimidation sont venues supprimer les libertés, ainsi que je l'avais annoncé dès l'époque de mon discours d'adieu à la Chambre des pairs, et rien n'a remué... »
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe.
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
« Vileté, vilitude... vilenie, peut-être, Tailleboudin, non ? »
nicolas | 09 janvier 2010
« Respont Rollant: "Ne placet Damnedeu
Que mi parent pur mei seient blasmet
Ne France dulce ja cheet en viltet !" »
Chanson de Roland, laisse 84, vers 1062-1064.
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
« ... dès l'époque de mon discours d'adieu à la Chambre des pairs, et rien n'a remué... »
Ça devait lui en toucher une sans faire bouger l'autre ?
PS : avez vous écouté la chronique de François Morel sur France Inter hier ? On y parle du Panthéon et de homard.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
merci de votre réponse JPB, je vois mieux, même si je continue de penser que le ver est dans le fruit depuis la contestation systématique de l'autorité depuis 1968... à force de ne rien interdire... bref ! je refile préparer mes cours.
Ecrit par : exTC | 09 janvier 2010
Merci pour ces références prestigieuses, mais que cela ne vous empêche pas d'écrire le françois actualisé, respont nicolas.
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
« que cela ne vous empêche pas d'écrire le françois actualisé »
nicolas | 09 janvier 2010
Vileté n'est pas vilenie :
« Ni la splendeur de Dieu ni la vileté du siècle ne nous sont visibles. »
Mais sans doute Jouhandeau n'est-il pas suffisamment « actualisé » (mot qui, d'ailleurs, signifie : « passé de l'état virtuel à l'état réel ») ?
Ecrit par : Tailleboudin | 09 janvier 2010
Explication de texte pour vileté se référant à "Que de vileté d'âme derrière ce : « je voudrais rappeler quand même »...
svp Tailleboudin ? Merci.
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Et dire aux PE que Ravel est meilleur compositeur que Yann Tiersen vous vaut le même genre de remarques.
"On ne peut pas comparer", me disent les plus "cultivés".
"Non, en effet", leur réponds-je souvent.
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Et oui au nom de quoi et de qui vous pouvez affirmer que Ravel c'est mieux que Tiersen ( J'ai entendu Begaudeau tenir ce discours dans une émission "littéraire"). Qu'est-ce qui permet d'affirmer que Proust c'est mieux que Marie N'Diaye (Goncourt 2009). Rien, ni personne.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
Au nom de quoi ?
Tous les goûts sont dans la nature, mais certains sont plus évolués que d'autres...
Et parfois, il arrive qu'on réfléchisse deux minutes avant de balancer une c...ie plus grosse que soi.
Ecrit par : mihailovich | 09 janvier 2010
@ BAUDELOT et la sélection en CP des futurs polytechniciens
Toujours aussi drôle :
"Les grandes écoles devraient "déjà augmenter leurs effectifs" car ce sont "les seules" à ne pas l'avoir fait, mais la démocratisation doit débuter en fait dès le primaire, selon un entretien du sociologue Christian Baudelot aux sites internet Rue 89 et lesinrocks.com.
"La première mesure à prendre avant de s'occuper des boursiers, c'est de multiplier par deux ou par trois les effectifs des grandes écoles. Déjà, ça ferait un appel d'air", car "les grandes écoles sont les seules institutions qui n'ont pas augmenté leurs effectifs", a-t-il déclaré.
"Les universités ont multiplié par six ou sept le nombre d'étudiants, Sciences Po a doublé en très peu de temps. Ni l'Ecole normale supérieure, ni HEC, ni Polytechnique n'ont fait de même", a-t-il ajouté.
"Discuter sur le nombre de boursiers, ça fait le buzz médiatique et une fois de plus, on parle des grandes écoles. Mais c'est le dernier endroit où il faut en parler, puisque tout est déjà joué à ce niveau-là", a-t-il estimé.
En effet, pour ce sociologue spécialiste depuis 40 ans des questions d'éducation, fixer des objectifs de boursiers dans les grandes écoles, "c'est prendre le problème à l'envers. Il est très important de démocratiser l'école, mais en commençant par l'école primaire, après ça suivra".
Pour cela, il faut selon lui "changer la pédagogie", "cesser de considérer que les élèves sont nuls et faire en sorte qu'on arrête de considérer l'enseignement, dès le CP, comme une machine à sélectionner les futurs élèves de Polytechnique".
En outre, affirme M. Baudelot, "il faut cesser de faire redoubler les élèves. Toutes les études montrent que le redoublement est injuste socialement et pénalisant sur le plan scolaire. Les enfants qui ont redoublé prennent du retard et n'ont pas de meilleurs résultats".
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
@ RECETTES FISCALES
Impôt sur le revenu : 21,6% - payé par 16 millions de contribuables sur 33 millions selon un barème progressif.
TVA : 49.7% - payée par tous les consommateurs quel que soit leur revenu.
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
On raconte partout qu'Einstein a parlé à cinq ans et lu vers huit ans et demi.
Croyez-vous qu'à l'époque, on a fait passer le petit Albert, non-lecteur et à peine parleur, de l'équivalent allemand du CP à l'équivalent du CE1 puis du CE2 (même si c'était à la maison) ou est-ce que ses maîtres (ou sa mère) ont plutôt continué à lui apprendre patiemment la page 1, puis 2, puis 3 de son "abécédaire" avant de le précipiter dans des pages de livres de classe remplies de caractères gothiques tout petits et très serrés ?
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
"Les grandes écoles devraient "déjà augmenter leurs effectifs"
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La solution esttoute trouvée, il n'y a qu'à désigner "polytechnique" toutes les filières de l'EN:
- Ecole Polytechnique Primaire de Roissy
- Collége polytechnique de Roubaix
- Lycée Polytechnique de Quimper
- Ecole polytechnique des cuirs et chaussures de Rodez
Ainsi tous les parents pourront dire que leurs enfants " ont fait Polytechnique".
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Bonjour,
Oups, il s'agit bien d'expression orale en CONTINU, il ne faudrait pas rêver non plus. Sylvie, c'est bien ce niveau-là que l'élève doit avoir acquis en fin de troisième après 6-7 ans de LV1 commencée en primaire. Et l'on s'étonne que nos élèves n'aiment pas les LV???
En fin de troisième, on doit remplir une attestation comme quoi l'élève a été évalué en cours d'année pour les 5 activités langagières et a le niveau A2 ou non. On ne nous laisse pas signer cette attestation, seul le chef d'établissement la signe. Cela veut dire qu'il peut faire ce qu'il veut, la signer telle quelle ou autrement, notamment lorsque l'on a refusé cette validation. Nous avons perdu tout pouvoir dans cette affaire et sommes trop peu à nous rebeller.
Les chefs d'établissement envahissent notre sphère pédagogique. Maintenant, en lycée, nous sommes sommés de mettre en place les "groupes de compétences". Je ne m'étendrai pas sur ce sujet mais il s'agit en gros de casser le groupe classe, de répartir les élèves en groupes de besoins (il ne faut pas surtout pas dire niveau) et de les faire travailler les cinq compétences séparément. Quand l'élève a atteint le niveau fixé, il change de prof et de groupe et ainsi de suite. C'est une énorme usine à gaz qui ne mène qu'au chaos. Je l'ai testée en 2002-2003, ce fut la guerre profs-profs, élèves-profs, parents-profs etc.
Avec la réforme, on veut généraliser cette organisation. Comment faire pour refuser, est-ce encore possible? Si quelqu'un a des infos, merci de me les transmettre.
Pour info, je travaille dans un lycée de centre-ville de 1700 élèves, 15 classes de seconde, des problèmes énormes de locaux et un proviseur despote qui se met à harceler fortement certains collègues. J'attends mon tour patiemment.
Ecrit par : maria | 09 janvier 2010
Certes, Yann, mais qui voudrait que ce fût le contraire, c'est-à-dire que plus on est pauvre, plus on paye d'impôt ?
J'ai une réponse : les riches.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 janvier 2010
J'ai une autre réponse : GM, Marigot, Besancenot, etc., et tous ceux à qui cela permettrait d'accorder la réalité à leur vision tordue du monde.
Ne vous méprenez pas : si je suis libéral (dans plusieurs sens du terme), je ne mange pas un enfant de pauvre chaque matin au petit déjeuner, comme semble le suggérer l'immonde tailleboudin qui vient périodiquement étaler ici son immense culture et son esprit isnel (petite devinette à son intention : chez quel auteur du XXeme siècle ai-je récupéré ce mot ancien qui signifie agile ?).
Je trouve le montant des bourses (pour rester dans le sujet) scandaleusement bas à l'échelon 6, et le plafond d'attribution à l'échelon 0 scandaleusement élevé. Je trouve le mode de rémunération des managers de grandes entreprises (que je distingue des entrepreneurs) également honteux.
Mais je refuse de tomber dans la caricature qui nous est infligée jour après jour dans les médias.
Et dans l'hypocrisie consistant à adopter une posture avantageuse en contradiction flagrante avec mes activités réelles (je ne parle pas de vous, Francis).
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
"Et dire aux PE que Ravel est meilleur compositeur que Yann Tiersen vous vaut le même genre de remarques.
"On ne peut pas comparer", me disent les plus "cultivés".
"Non, en effet", leur réponds-je souvent.
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Et oui au nom de quoi et de qui vous pouvez affirmer que Ravel c'est mieux que Tiersen ( J'ai entendu Begaudeau tenir ce discours dans une émission "littéraire"). Qu'est-ce qui permet d'affirmer que Proust c'est mieux que Marie N'Diaye (Goncourt 2009). Rien, ni personne.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 08 janvier 2010
Au nom de quoi ?
Tous les goûts sont dans la nature, mais certains sont plus évolués que d'autres...
Et parfois, il arrive qu'on réfléchisse deux minutes avant de balancer une c...ie plus grosse que soi."
Ecrit par : mihailovich | 09 janvier 2010
Oh, ce n'est pas très compliqué à prouver.
Le premier, (Ravel, donc), va chercher son auditeur en faisant appel aux ressources les plus profondes de ce dernier. Parce qu'il a lui même quêté en lui, avec ses prodigieuses ressources techniques et sensibles, et sa culture et ses connaissances énormes, pour composer sa musique, et qu'elle le satisfasse, au bout du compte. Et il n'était pas satisfait facilement, le bonhomme, vu, justement, les exigences qu'impliquaient chez lui toutes ces ressources.
Concernant Yann Tiersen, c'est beaucoup plus simple, (dans tous les sens du terme).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2010
Pour rebondir sur ce que dit Mihailovich: "chacun ses goûts"... mais ils peuvent évoluer, (et heureusement), en fonction de la culture qu'on acquiert; quand on n'écoute que du rap, on aime le rap, et non l'inverse; et je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens ayant une culture musicale réellement étendue et dont le rap soit la musique préférée !
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2010
Explication de texte pour vileté se référant à "Que de vileté d'âme derrière ce : « je voudrais rappeler quand même »...
svp Tailleboudin ? Merci.
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Vileté = bassesse.
Je suis un affreux "riche" qui prospère (youp la boum !) sur le dos des masses laborieuses. CQFD
Le "quand même" est adressé à tous ceux dont la vision du monde est altérée par des lunettes roses ou rouges.
Bien sûr, les pauvres payent la TVA comme tout le monde. Mais beaucoup moins sur les produits de première nécessité que sur les écrans plasma, par exemple. Et pas du tout sur les produits de la banque alimentaire, pour les plus pauvres des plus pauvres.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
"je ne mange pas un enfant de pauvre chaque matin au petit déjeuner" Yann
Vous avez raison d'attendre le dîner. C'est meilleur un peu confit.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Rien à voir avec la conjuration des imbéciles, une information (tardive) qui peut intéresser Robin et les amateurs de littérature russo-française. Dans le cadre de l'année France-Russie:
Dimanche 10 janvier 2010 à 16 h
Naître en Russie, écrire en français
Textes choisis par Jean-Pierre Salgas, critique, professeur à l’École nationale d’art de Bourges
Lus par Valérie Lang et Laurent Poitrenaux
Nombreux furent, au siècle dernier, les écrivains juifs nés en Russie (ou dans la diaspora russe d’avant la Révolution) qui vécurent en France (blancs, mais aussi rouges, ou ni l’un ni l’autre) et écrivirent en français :
Elsa Triolet (1896-1970),
Joseph Kessel (1898-1979),
Nathalie Sarraute (1900-1999),
Irène Némirovsky (1903-1942),
Romain Gary (1914-1980).
Une liste éloquente : cinq manières d’habiter en russe le français et de raconter le pays perdu, imaginaire ou bien réel.
http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/lectures_detail.php?niv=5&ssniv=0
Ecrit par : Buntov | 09 janvier 2010
Le A2 ? De quoi s'agit-il?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 janvier 2010
le A2 , c'est le niveau de langue exigé selon les critères européens pour obtenir le brevet des collèges.
il me semble que cela correspond à un bon niveau de fin de 5éme pour la LV.1.
Les élèves peuvent en fait choisir la LV1 ou la Lv2 en fonction de leurs résultats. il y a 2 capacités/item oral(e)s(? je ne sais pas quel le terme convient) et 2 capacités écrites à " valider" par les profs de la langue choisie.
le principal du collège peut en fin de course valider les items des élèves pour qui les profs ont dit " niet".
Ceci afin de permettre l'option du brevet à un élève qui n'aurait de souci qu'en langue.
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
@ ISNEL
Devant lu rei est venuz Pinabels. Granz est e forz e vassals e isnel (Chanson de Roland)
Agile ou rapide ?
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Vous avez raison d'attendre le dîner. C'est meilleur un peu confit.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Je sais. Mais c'est un peu lourd pour la nuit.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
Bien sûr, les pauvres payent la TVA comme tout le monde. Mais beaucoup moins sur les produits de première nécessité que sur les écrans plasma, par exemple. Et pas du tout sur les produits de la banque alimentaire, pour les plus pauvres des plus pauvres.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
Et puis il n'y a pas de TVA sur les prostitués, les drogues illicites, les jeux clandestins etc quel scandale ! Taxons, taxons, taxons ...
Ecrit par : iPidiblue taxons, taxons, taxons ... sur l'air des lampions | 09 janvier 2010
(Chanson de Roland)
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Enfin, cité par GM.
J'ai dit "auteur du XXeme". Cherchez encore.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
C'est l'appel du corps chez Guy Morel ...
Ecrit par : iPidiblue la chanson de Guy | 09 janvier 2010
Le nouvel Amenabar ("Mar adentro", "the Others"...) est au cinéma:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18937869&cfilm=134194.html
sur la vie et la mort de: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypatie_d'Alexandrie, mathématicienne et philosophe grecque, au temps de la montée des périls fanatiques religieux, - ici chrétiens.
Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2010
Etant marié à une personne d'origine étrangère, je peux comprendre l'attachement au pays d'origine mais m'étonne du rejet souvent haineux du pays d'accueil.
Ecrit par : sisyphe | 09 janvier 2010
Au risque de sembler idéaliste ou complétement à côté de la plaque , je me résous à penser que " être français ", c'est tout d'abord souhaiter l'être par ce qu'on aime ou à défaut au moins parce qu'on comprend et accepte ce qui a constitué notre pays: son histoire , ses traditions , sa culture , son patrimoine en général, ses valeurs.
Je repense à de Gaulle qui écrivait dans " mémoires de guerre":
" Toute ma vie , je me suis fait une certaine idée de la France. le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a en moi d'affectif, imagine naturellement la France telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs , comme vouée à une destinée exceptionnelle( ..)"
La passion de Mittérrand pour ses terroirs , sa culture , à celle de Seguin pour ses valeurs républicaines montrent assez bien ce qu'être français peut vouloir dire.
Aimer , c'est accepter et servir.
Et peu importe l'origine ou la communauté.
On a demandé à Avignon, au début de la révolution si ce territoire papal souhaitait de venir français . Ce fut "oui".
On a demandé la même chose à la Sarre après la première guerre mondiale , ce fut " non". la Sarre est allemande.
Dans l'identité française , il y a à la fois l' égalité et le respect entre toutes les "communautés" et l'attachement affectif , raisonné et accepté à la "personne" de la France , avec ses points de fierté et la reconnaissance assumée de ses faiblesses.( colonisation , Vichy..) .
En quelque sorte , " pour le meilleur et pour le pire".
il faut croire en ce qu'est la France pour qu'elle vive et pour que l'identité française prenne sens.cela ne veut pas dire mépriser d'autres identités sur d'autres sols.
si le communautarisme, notion , plutôt anglo-saxonne se développe , c'est surtout parce que le citoyen français est souvent dans le désamour ou la dénégation de ce qui l'a constitué depuis des siècles.
la mondialisation n'est pas une excuse.
Demandons à un chinois ou à un américain
, ce qu'il ressent pour son pays et quelles valeurs il respecte.
il y a des chances pour qu'il se tire moins de balles dans le pied que nous.
Cela n'empêche pas de se sentir aussi " citoyen européen" pour partager ensemble des droits et une solidarité nouvelle , voire "citoyen du monde "pour ce qui est de la solidarité internationale envers les sud ou sur la question du " développement durable".
Tout le reste me semble faire mousser le débat pour mieux l'envenimer de manière assez contreproductive.
j'espère n'avoir choqué personne.
Alors , à qui profite le crime?
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
Alors , à qui profite le crime?
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
Aux riches ? ;O))
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
Sylvie, je suis d'accord avec vous.
Je ne crois pas que le crime profite aux riches. D'ailleurs, la déculturation commence à les toucher autant que les jeunes de milieux défavorisés : le niveau des enseignants chute à la même vitesse que celui des enseignés.
Un pays a besoin d'une "élite", bien que ce mot soit détesté par certains. Si notre "élite" diminue au train où nous allons, nous deviendrons un pays "en voie de développement", comme on dit pudiquement.
Si les peuples sont si mal dirigés, c'est parce que les dirigeants sont médiocres ou corrompus.
Le crime profite aux mystificateurs qui sont dans les instances dirigeantes de l'EN, en particulier toute la clique des pseudo-sciences de l'éducation, des inspecteurs, des chercheurs en neuro-sciences, de l'ONL, qui sont tous comme cul et chemise.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2010
À propos d'Hypathie d'Alexandrie dont parlait Pendariès…
Il n'y en a que pur elle.
Andonis Vouyoucas, qui met en scène la vie d'Hypathie à Marseille, vient présenter son travail aux élèves de SPE-IEP — dont je parlais dans ma précédente Note — début février.
Ils en ont de la chance…
Et c'est exactement cela, les amener à une culture universelle — et leur faire comprendre que celle de leur quartier n'en est pas une — ou alors, sous la forme caricaturale.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Dans l'identité française , il y a à la fois l'égalité et le respect entre toutes les "communautés" et l'attachement affectif , raisonné et accepté à la "personne" de la France , avec ses points de fierté et la reconnaissance assumée de ses faiblesses (colonisation, Vichy..) .
En quelque sorte , " pour le meilleur et pour le pire".
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
Si je vous comprends bien Sylvie il ne reste plus pour tous les américains du Nord et du Sud issus du colonialisme qu'à se jeter à la mer de honte et de dégoût ?
Et en règle générale à toutes les nations de la planète de chercher qui furent les premiers occupants d'un sol et qui sont leurs descendants de pure race et de regrouper puis d'exterminer dans un Bantousland quelconque tous ceux qui ne sont pas de cette première race ?
Eh bien ! bravo Sylvie, je vous annonce que vous venez de réinventer la doctrine du IIIème Reich, celle d'Hitler, seule la race pure des germains a le droit de posséder la terre allemande en vertu du droit du premier occupant !
Ecrit par : iPidiblue doctrine du IIIème Reich | 09 janvier 2010
Moi je soutiens à fond les manettes le colonialisme, si les romains enrichis par la culture de la Grèce qu'ils étaient allés coloniser n'étaient pas venus s'occuper de la Gaule nous serions encore d'affreux barbares sentant l'huile de poisson ...
Ecrit par : iPidiblue à fond les manettes | 09 janvier 2010
L'histoire de la civilisation c'est toute l'histoire de la colonisation, mettez-vous bien ça dans le crâne têtes de piafs !
Qu'est-ce que vous croyez que nous fassions en Afghanistan ? Nous terminons le travail que nous avions raté au XIXème siècle en laissant ce pays en déshérence, presque seul en Asie, nous le civilisons par tous les moyens, par le fer et le feu si besoin !
Les soldats amènent les arts de la civilisation dans leur besace ! Les instruments aratoires (et non pas oratoires), le soc de la charrue et internet par-dessus le marché ... cela se passe toujours comme cela, parce que quand les sociétés sont figées dans un idéal qui stagne comme le Japon des Shoguns, il faut bousculer l'ordre des choses pour que la marche en avant de la civilisation reprenne !
La civilisation ce n'est pas un jeu à somme nulle ...
Ecrit par : iPidiblue et les têtes de piafs de l'éducation nationale | 09 janvier 2010
Bonjour Monsieur et bonne année !
L’un de vos anciens élèves, ver de terre amoureux d’une étoile, délire sur sa lyre depuis peu. Vous pouvez me relire, si le cœur vous en dit, et corriger ma copie. Histoire de savoir si c’est lisible par l’intéressée… ou si c’est bon à mettre au cabinet !
http://pelleasdallemonde.blogspot.com/
Ecrit par : Pelleas | 09 janvier 2010
"nous serions encore d'affreux barbares sentant l'huile de poisson ...
Ecrit par : iPidiblue à fond les manettes | 09 janvier 2010 "
Ca semble encore être le cas pour certains...
Ecrit par : troll anti | 09 janvier 2010
ipdibule,
je crains de ne pas avoir été claire dans mon propos.
De la manière où je me lis à travers votre perception , il ne me reste plus qu'à aller me noyer de honte dans le premier lac gelé du coin , profitant des fortes chutes de neiges qui me rivent à l'ordi.
je présente à tous mes sincères excuses , si d'autres personnes ont eu la même traduction de mes dires , et ne particulier à JPB , dont je mesure la respectabilité des valeurs et l'agacement renouvelé devant ce type d'idée soit disant émise ici.
je vous affirme que vous trahissez mes propos et ceci dans les grandes largeurs.
je ne soutiens pas le colonialisme du tout dans ses errances; je connais ces fautes tout comme le génocide des populations qui en découlent , en particulier en Afrique.
je ne souhaite absolument par hurler avec une certaine meute anonyme qui salit ce respectable espace en proférant des théories nazies ou d'exclusion.
je dis qu'être français c'est accepter de reconnaitre aussi que nos ancêtres ont pu faire des erreurs lourdes comme celle d'une colonisation qui n'a pas appliqué ses principes de DDHC dans les colonies ou à Vichy.
assumer , cela veut dire dans la phrase que vous reprenez, accepter une critique logique et nécessaire sur ces points précis. Nier ces erreurs comme la Turquie le génocide arménien, me semble moins généreux que l'attitude des allemands aujourd'hui qui reconnaissent l leurs responsabilités dans le nazisme.
j'ajoute historiquement que le nationalisme américain fédère l'identité nationale d'une population aux origines multiculturelles. mais là bas " liberté" précéde" égalité", ce qui n'est pas le cas chez nous , au moins dans l'esprit des constitutions.
Vous en ferez bien ce que les finesses de votre esprit voudra bien en faire.
respectueusement et cordialement
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
le principal du collège peut en fin de course valider les items des élèves pour qui les profs ont dit " niet".
Ceci afin de permettre l'option du brevet à un élève qui n'aurait de souci qu'en langue.
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
Je viens de lire le commentaire de Maria qui enseigne en lycée et le vôtre qui se rejoignent. Je suis complètement effaré.
Je n'avais pas compris la finalité ultime du "socle commun" était de retirer aux professeurs la "compétence" d'évaluer pour l'attribuer aux chefs d'établissements.
Le socle commun va encore plus loin que la Loi d'orientation de 89 (la décision de redoublement était désormais du ressort du chef d'établissement et non du conseil de classe).
Il la pousse dans ses dernières conséquences et je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises (pour les "quotas" non plus d'ailleurs et la "discrimination positive").
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
@ buntov
Spassiba bolchoï ! ;-) pour l'info
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Robin débarque dans le socle commun !
Mais enfin, mon cher, on ne vous a pas tenu au curant, dans l'un ou l'autre de vos établissements ? No child left behind — version française : si le prof n'y va pas, l'administration s'en chargera.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Je n'avais pas compris la finalité ultime du "socle commun" était de retirer aux professeurs la "compétence" d'évaluer pour l'attribuer aux chefs d'établissements.
errata : je n'avais pas compris que...
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Ma chère Sylvie,
Je n'ai jamais douté de vos bonnes intentions ! Moi aussi j'aimerais que tout se passe dans la douceur ... malheureusement les hommes ne savent pas ce qu'ils font et sont très entêtés de leurs idées même après qu'elles aient fait leur temps ! En général on attend qu'un nouvelle génération se lève et envoie aux orties les préjugés de la précédente mais cela ne se passe pas toujours ainsi !
L'écrit a une grande force celle de conserver les idées mais aussi une grande faiblesse : il fige les pensées dans une littéralité stupide.
Nous pensons nous occidentaux que c'est le grand livre de la Nature qu'il nous faut suivre et non telle ou telle idéologie, nous sommes des écoliers perpétuels .... cela c'est notre conception de la civilisation et non pas une répétition insane des mêmes traditions ! Nous nous appelons cela avoir des préventions ...
Ecrit par : iPidiblue et les moeurs pures | 09 janvier 2010
Bonne année, Pelléas — qui que vous soyez…
Elle a les cheveux longs, Mélisande ?
Et je ne fais pas de commentaires sur les œuvres des autres sur le blog — comme je ne fais pas non plus de déclarations d'amour — restons-en aux paroles de haine…
Mais on peut me joindre sur Facebook…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
propos d'Hypathie d'Alexandrie dont parlait Pendariès…
Il n'y en a que pur elle.
Andonis Vouyoucas, qui met en scène la vie d'Hypathie à Marseille, vient présenter son travail aux élèves de SPE-IEP — dont je parlais dans ma précédente Note — début février.
Ils en ont de la chance…
Et c'est exactement cela, les amener à une culture universelle — et leur faire comprendre que celle de leur quartier n'en est pas une — ou alors, sous la forme caricaturale.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
http://www.theatregyptis.com/images/pdf/Pj910n4Hypathie.pdf
Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2010
Robin débarque dans le socle commun !
Mais enfin, mon cher, on ne vous a pas tenu au curant, dans l'un ou l'autre de vos établissements ? No child left behind — version française : si le prof n'y va pas, l'administration s'en chargera.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Le "socle commun" pour moi, c'est une "langue étrangère", mais je fais des efforts !
Je vous ai dit que j'étais resté encore un peu "childlish"... and I have been left behind !
But though I am no longer a child , auriez-vous la compassion, cher collègue, de m'accorder la compétence : "comprendre la finalité du "socle commun" ?
Je vais acheter un joli portofolio en plastique (avec le drapeau de l'Europe) pour l'y glisser avec les milliers de compétences désespérantes que j'ai acquises en comprenant "comment tournait le monde" ;-))
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Ça y est, on se décide enfin à recruter des agrégés professionnellement compétents.
JORF n°0004 du 6 janvier 2010 page
texte n° 17
ARRETE
Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d'organisation des concours de l'agrégation
[...]
Section mathématiques
A. ― Epreuves écrites d'admissibilité
[...]
1° Composition de mathématiques générales (durée : six heures ; coefficient 1).
2° Composition d'analyse et de probabilités (durée : six heures ; coefficient 1).
[...]
B. ― Epreuves orales d'admission
[...]
1° L'épreuve est commune aux options A, B et C :
L'épreuve se déroule en deux parties. La première partie est notée sur 15 points, la seconde sur 5 points (durée de la préparation : trois heures et trente minutes ; durée de l'épreuve : une heure et vingt minutes maximum ; coefficient 2).
[...]
Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable » (présentation : dix minutes ; entretien avec le jury : dix minutes).
Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d'un document qui lui a été remis au début de l'épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l'épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « les compétences professionnelles des maîtres » de l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021625792&dateTexte=&categorieLien=id#JORFSCTA000021625816
Ecrit par : TotoWeininger | 09 janvier 2010
"Je n'avais pas compris..."
Je reposte ce lien car je crois de première importance que tout le monde se rende compte qu'Ubu * est bien Roi et que son territoire s'étend.
http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html
* Tout Ubu est dans la physique, au départ...
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
mais là bas " liberté" précéde" égalité", ce qui n'est pas le cas chez nous , au moins dans l'esprit des constitutions.
Ecrit par : sylvie | 09 janvier 2010
Ben si, justement, Titre I, Article 2 de la constitution :
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Après, si c'est vous qui définissez "l'esprit" de la constitution...
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
* Tout Ubu est dans la physique, au départ...
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Et lycée de Versailles, n'est-t-il pas ?
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
"Et lycée de Versailles, n'est-t-il pas ?"
Il est acquis maintenant que l'enseignement de la physique se prête très bien à la caricature, à Rennes comme à Versailles.
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Extrait du super livret de comp :
"Finalité du livret
Le livret de compétences valorise toutes les compétences du jeune. S'il est destiné à être utilisé dans le cadre scolaire et à enregistrer des compétences acquises dans ce cadre, il doit également permettre aux jeunes de prendre conscience des compétences acquises dans le cadre familial, associatif, personnel, et lors d'expériences vécues, y compris dans le monde du travail et à l'international. Il doit être le support d'une orientation positive."
Y compris le dépucelage * et l'orientation sexuelle stabilisée car, dans une orientation résolument antilamarckienne, l'organe crée la fonction (y compris la reproduction des élites).
Finalement, ce carnet de con, c'est l'aboutissement ultime du journal intime, c'est l'élévation maximale du roman gratté du nombril de chacun, le triomphe de chaque bloc d'être insignifiant et totalisant.
Que les gens qui ont pondu ça soient enduits de déjection à jamais.
* notamment par des éléments exogènes (le tabou de l'inceste doit tout de même être maintenu)
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
(le tabou de l'inceste doit tout de même être maintenu)
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Et pourquoi ça ?
C'est discriminatoire et bourgeois comme prétention.
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
Peut-être que tout est déjà dit là, sur 6 pages :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/08/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons_1289411_651865.html
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
"Se pourvoir en cassation de ta gueule" un langage de cégétiste ,?
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/09/a-marseille-un-salarie-du-port-roue-de-coups-pour-avoir-refuse-d-adherer-a-la-cgt_1289617_3234.html#ens_id=1289692
Ecrit par : Le porc autonome de marseille | 09 janvier 2010
Mon cher Dugong,
Presque toutes les idées des hommes sont des conneries, la connerie est un fermé globalement dense sur un espace de dimension infinie.
Ecrit par : iPidiblue axiome généralisable à toutes les entités molles | 09 janvier 2010
@ Robin
Les quelques notes prises lors de ma dernière animation pédagogique (La culture humaniste dans le socle commun)
(ce sont des notes "brutes", c'est à dire la "bonne parole" de l'Institution pour faire gober le projet aux PE qui y voyaient tous une nième paperasse à remplir, je décline toute responsabilité dans les c** que j'écris)
Pourquoi le socle ?
1) Niveau européen : Accords de Lisbonne (2000):
Volonté européenne de refonder les systèmes d'éducation et de formation ; promotion des valeurs humanistes communes à nos sociétés européennes.
1° finalité : épanouissement de la personne
2° finalité : développement de la société (démocratie ; justice sociale ; diversité culturelle)
3° finalité : essor de l'économie (--> adaptation des compétences)
Cela a débouché sur les axes suivants :
--> prise en compte des changements du monde ; le Savoir ne peut plus être considéré comme acquis donc se centrer sur le développement des capacités à actualiser ses connaissances et faciliter l'accès de tous à la formation tout au long de la vie ; ouvrir au monde
--> développer les compétences nécessaires :
- lire, écrire, compter
- définir les compétences de base : qualification technique et professionnelle + compétences sociales et personnelles (capacité à apprendre, TICE, promotion de la citoyenneté active : égalité des chances / cohésion sociale / sentiment d'appartenance / participation) + langues vivantes étrangères (pour favoriser la mobilité et l'esprit d'entreprise) + construire un monde meilleur.
2) Niveau français : Loi de 2005
- un article fondamental :
article 2 : la 1° mission de l'École est de faire partager aux élèves les valeurs de la République
- un principe nouveau (article 9) :
"Le socle est une Loi, sa portée est plus grande que celle des programmes. Il comporte une obligation de rendre compte : le gouvernement présente tous les trois ans un rapport sur la manière dont les programmes sont adaptés au socle ainsi que le niveau des élèves dans les paliers du socle. La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l'acquisition du socle commun (d'où les PPRE).
- Le socle est une base, un point d'appui ; il n'a pas été conçu comme une limite supérieure mais comme une limite inférieure.
- C'est un socle de connaissances et de compétences. Nous l'envisagerons à notre niveau (nous : les professionnels de l'E. N.) comme un socle de compétences (les connaissances sont là pour rassurer les familles) car nous savons pas de connaissance sans capacité, pas de capacité sans connaissance + importance des attitudes (nécessité du "à quoi ça sert ?")
- L'école française a tendance à vouloir fabriquer des élèves qui réussissent à l'école sans se préoccuper du reste --> sortir de cette perspective limitée
Ça suffit peut-être pour une première leçon, non ?
Si vous voulez la suite (Un socle culturel ; La culture humaniste dans le socle commun), je suis coincée chez moi par la neige et le mistral, il n'y a qu'à demander ;-) !
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
De notre axiome géométrique nous pouvons tirer une mesure physique qui s'exprime en kilopascals de connerie humaine on prend une salle de dimension moyenne qu'on remplit uniformément de cons choisis au hasard qu'on laisse s'exprimer a volo sur le sujet que l'on voudra ensuite on fait une moyenne géométrique ou arithmétique des opinions sur le dit sujet et l'on obtient une belle connerie pure de toute intelligence ! C'est un concentré à l'état brut, une pression à froid ou à chaud selon les cas parce que parfois le con s'échauffe ! le degré zéro de l'esprit ...
Ecrit par : iPidiblue concentré pur de conneries | 09 janvier 2010
"je suis coincée chez moi par la neige et le mistral, il n'y a qu'à demander ;-) !
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
J'ai passé deux heures intéressantes à pelleter les cinquante centimètres de poudreuse collante (cette saloperie adhère à la pelle, je vous dis pas) pour qu'un véhicule (avec chaînes, toutefois) puisse rouler…
Alors, coincés que nous sommes, oui, des histoires, des histoires !
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Des histoires ? Il n'y a qu'à demander.
Absent
Je suis absent. Lorsque vous ouvrirez la porte, vous trouverez la chambre vide. Vous ne vous affolerez pas immédiatement, vous me chercherez dans d'autres pièces et bien entendu dans le jardin, dans les alcôves de verdure, sous l'abri de la tonnelle. Je resterai invisible. Alors l'émoi gagnera l'institut, vous appellerez la gendarmerie et vous lui donnerez mon signalement. Ils interrogeront le voisinage et ils dragueront les riivières. La radio, la télévision orchestreront l'enquête. Vous ne me retrouverez pas. Bien sûr, puisque je suis absent.
Pardonnez-moi l'embarras que je vous cause. Sous peu, ma disparition vous soulagera, mais j'aurais quand même préféré m'effacer à votre insu, toute trace de moi gommée de votre mémoire, au lieu de mettre le comble à des soucis dont vous garderez le souvenir. Je vous ai toujours posé problème. Mon cas n'a jamais été répertorié, et je n'ai été placé ici que faute de mieux. Je n'ai pas de crises d'agitation, je n'ai jamais agressé personne, je ne me comporte pas comme les autres enfants de l'institut. Si je n'ai jamais parlé, je lis beaucoup et j'écris avec une aisance que vous jugez anormale au point d'y voir un symptôme supplémentaire. Vous avez sans doute raison, j'écris pour m'approprier les mots que m'a refusés ma mère, parce que c'était moi qu'elle refusait. (à suivre)
Ecrit par : Sylvie Huguuet | 09 janvier 2010
A quand la disparition du hachis parmentier, des raviolis et des spaghettis bolognaise ? Diversité = richesse ? A voir...
http://www.rue89.com/2010/01/08/religions-le-menu-a-la-cantine-nouveau-casse-tete-des-ecoles-132882
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Absent (suite)
Ma mère ne me parlait pas. Elle me lavait, me changeait, me nourrissait en silence, sans caresse et sans regard, comme si je n'avais pas eu d'autres besoins. Elle n'avait consenti à moi que pour mon père, qui seul m'avait désiré et dont la disparition m'avait ôté toute valeur. Ne me demandez pas d'où je tiens cela, je le sais et il n'y a rien de plus à dire. Mes premiers mois se sont déroulés sans parole et les choses n'ont guère changé quand j'ai grandi. J'ai peu à peu appris à marcher, à être propre, à m'habiller avec le minimum de mots. Ma mère me donnait des ordres simples, brosse-toi les dents, tiens ta fourchette, comme on dirige un automate. Il lui sufffisait que j'obéisse, que ce fût sans parler ne la dérangeait pas. Sans doute était-ce même l'inverse. Je me laissais oublier, et cela lui convenait.
Les mots, je les attrapais au vol quand elle discutait avec ses amies. Au vol et comme un voleur, car ils n'étaient pas pour moi. Je les thésaurisais en silence, sans les prononcer jamais. J'aurais voulu fixer leur être volatil, lui donner une forme stable qui m'aurait permis de les contempler avec un plaisir d'avare. J'aspirais à l'écrit sans le connaître, et j'ai su d'emblée m'approprier mon domaine lorsque l'école me l'a révélé. Je ne l'ai fréquentée que brièvement, mais assez pour comprendre comment se combinaient les lettres et pour m'éprendre de ces combinaisons qui offraient enfin un royaume à mon exil. Je n'étais jamais rassasié de ces signes austères qui s'alignaient sur la page en frises immobiles, et qui enserraient derrière leur grille de hampes et de jambages le miroitement d'images insoupçonnées. J'ai appris très vite à lles reproduire, et, bientôt, je n'ai plus vécu qu'é travers eux. J'ai passé chez moi des heures plongé dans les livres de ma mère, étourdi et fasciné par leurs récits obscurs, mangeur de papier, buveur d'encre, être d'encre et de papier moi-même ou aspirant à le devenir. C'est pourquoi j'ai bu le contenu de la bouteille qu'elle gardait sur son bureau pour remplir le stylo dont elle était si fière. Mangeur de papier, buveur d'encre, c'est cela qui m'a conduit à l'hôpital et ensuite dans votre institut. (à suivre)
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
Absent (suite et fin)
Les mots sont des éventails fermés dont les plis recèlent des chatoiements soyeux que je déploie à mon gré. J'écris "rose", je trace le "o" rond comme une corolle où frisent les pétales serrés, et je prends au piège de quatre lettres une fleur épineuse et parfumée dont le coeur abrite une abeille; "roses", et c'est tout un buisson qui s'épanouit pour moi dans l'été lourd de fruits mûrs. Parfums qui ne s'évaporent jamais, fleurs qui ne se flétrissent pas, c'est pourquoi je les préfère. Les lettres que je trace et que je tresse dessinent sur la feuille blanche la clôture infranchissable du jardin auquel j'ai seul accès.
Car même si je feins de m'adresser à vous, ce n'est pas à vous que mes mots sont destinés quand je les agence avec ce brio qui vous étonne. Les mots ne sont pour vous qu'une monnaie interchangeable. Pour moi ce sont des joyaux uniques, des gemmes dont l'éclat m'absorbe et ne me lasse jamais. Vous communiquez et je contemple. En écrivant je poursuis un but que vous ne soupçonnez pas.
Mangeur de papier, buveur d'encre, j'ai toujours voulu vivre dans un univers de mots et je sais aujourd'hui le moyen d'y parvenir. A mesure que je m'écris, ma substance s'écoule dans le texte qu'elle imbibe, dans les lettres qui me boivent comme un buvard. Bientôt ne resteront plus de moi que ces signes noirs comme les pattes d'un insecte élégant et merveilleux. Lorsque j'écrirai les derniers mots, vous pourrez ouvrir la porte. Ma chair est de papier, mes veines charrient de l'encre. Je me suis absenté à jamais. (fin)
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
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Je vais encore dire une grosse bêtise, mais tant pis.
Ca doit être très facile pour un Instituteur de déceler en fin de primaire les élèves d'origine modeste qui ont des "dispositions", comme on disait autrefois, cad des capacités de progrès - tout le contraire des compétences - et pour eux de créer des classes d'excellence dérogatoires de collège unique, où ils seraient poussés vers l'excellence (j'en entends qui gloussent au fond du blog).
Ce serait au moins intéressant d'en faire l'expérience ce qui devrait plaire à M. Descoings.
ps - Ce message m'a été inspiré par la carrière de deux disparus dont on a beaucoup parlé cette semaine, Albert Camus et Philippe Seguin.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Bourgeois ! Ignorantus, ignoranta, ignorantum que vous êtes ! Les expériences qui ont la côte, en ce moment, consistent plutôt à repérer les "bons" élèves, et à les immerger dans le milieu le plus hostile possible.
Bon, cela dit, et pour être sérieux deux minutes, je pense qu'il faut des classes hétérogènes pour progresser. Le problème, c'est le taux d'hétérogénéité — il faut que ce soit homogène dans l'hétérogène. C'est presque une question de cuisine : trop ou trop peu salé, ça ne passe pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
@ Élites...
On réclamait des histoires ; en voici une.
"On a pu croire que notre déroute militaire en avait déterminé une autre, celle de nos consciences. Si l'esprit de déroute avait frappé toutes les consciences, on aurait d'abord vu céder les moins défendues, les plus grossières, les plus frustes. Or, il n'en fut nullement ainsi. L'armistice n'a pas été le coup de désespoir d'un parlementaire affolé, mais un geste réfléchi, perpétré froidement, avec l'autorité compatissante et pourtant inexorable d'un huissier qui procède à une saisie, d'un chirurgien qui ouvre un abcès douloureux. Ne dites pas que ce Maréchal si consciencieusement transformé en exécuteur impassible du jugement de l'Ennemi, s'efforçait d'interpréter avec décence le renoncement aveugle d'une cohue terrorisée ; votre erreur serait plus grande encore. Ni Monsieur le Maréchal Pétain, ni personne, n'eût pu livrer d'un coup Paris, la flotte et l'Empire, sans le soutien d'une fraction importante de l'opinion publique, et cette part de l'opinion était parfaitement consciente de sa responsabilité. Il y a eu, il y a toujours un parti de l'armistice, du renoncement, de la démission, et ce parti ne s'est pas recruté dans la masse ignorante de notre peuple, vous le savez maintenant comme moi, je l'espère. Si le mot élite a encore un sens, il s'est recruté parmi les élites, il est même une élite de l'élite. Vous pensez que j'exagère ? Non pas. il eût été permis de croire, par exemple, que certaines mesures démocratiques ayant considérablement augmenté le nombre des officiers sortis du rang et qui passaient pour exercer leur profession plutôt en petits fonctionnaires besogneux qu'en soldats, que ces militaires seraient les premiers soutiens d'une politique évidemment sans prestige. Mais ce sont au contraire les officiers les plus instruits, les plus distingués, c'est le corps aristocratique et bien-pensant de la Marine qui s'est prononcé spontanément, passionnément, rageusement en faveur de la Paix à tout prix."
Georges Bernanos, Lettres aux Anglais, Atlantica Editora, Rio de Janeiro/Editions Charlot, Alger, 1942, p. 105-106.
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
"""Il me semble que ce sont les mêmes qui, il y a une cinquantaine d'années ont introduit les mathématiques modernes en pensant que les parents seraient "largués" et qu'ainsi s'opèrerait une sélection naturelle hors de la pression de l'appartenance sociale. On a vu le résultat : les parents à l'intelllect bien formé se sont adaptés et la sélection naturelle n'a abouti qu'au confortement de la "bonne origine" au détriment des classes que l'on prétendait favoriser ! """"
(robert)
Ce n'est pas pour cela que cessera de sévir cette idéologie qui se donne bonne conscience en prétendant voler au secours des plus démunis bien que ses méfaits dans tous les secteurs de l'activité humaine soient désormais copieusement identifiés. Perseverare diabolicum.
Coincoin, Minc et Pinuche ne sont pas des specimens de foire mais des exemples bien ordinaires du tropisme indestructible que Revel appelait "La connaissance inutile". J'en ai cité suffisamment de passages ici pour que la limpidité de l'argument qu'il y développe ait incité quelques uns d'entre vous à aller voir de plus près et se régaler de ce pur jus d'intelligence pratique qui n'a pas pris une ride.
Enfin ceux qui ne conchient pas Revel, ceux qui ne pincent pas le nez dès qu'apparaît le nom de ce vil traître à sa caste, celle des intellos de gauche, ( il fut encarté au PCF pendant quelques heures, le temps de sa première réunion de cellule. Impardonnable) dont l'emprise sur la société française a fait de cette expression un pléonasme.
La gauche ne serait cependant pas aujourd'hui en déroute, (avec le danger toujours présent en cas de crise grave d'une radicalisation à droite) si ses caciques (et la piétaille à leur suite) avaient eu plus de considération pour des penseurs de sa trempe. Il y a eu Aron et lui....C'est peu. (Camus n'est pas un philosophe). L'étranger seul les apprécie et la névrose anti-libérale leur interdit en France l'audience qu'ils méritent.
Un corpus d'idées aussi fixes qu'éculées ( un brouet rance d'égalitarisme/bourgeoisophobie/anti-élitisme et autres pleurnicheries) qui sert de dogme à ce Gotha des intellos de gauche, une caste qui ratisse très large, inspire depuis la Libération les Dr Folamour de Grenelle. Elle fut ainsi leur allié objectif: qui ne dit mot consent.
Voilà le noyau dur, responsable d'une double débâcle, celle de la gauche et celle de l'école.
Ecrit par : Cadichon | 09 janvier 2010
Bourgeois ! Ignorantus, ignoranta, ignorantum que vous êtes !
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Vous auriez pu ajouter, ignorantissimus, ignorantus ignantorum, de maximi ignoranti, etc
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Mais je refuse de tomber dans la caricature qui nous est infligée jour après jour dans les médias.
Et dans l'hypocrisie consistant à adopter une posture avantageuse en contradiction flagrante avec mes activités réelles (je ne parle pas de vous, Francis).
Ecrit par : yann | 09 janvier 2010
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Il n'y a pas de problème, Yann.
Je comprends votre position.
J'ai eu deux enfants et lorsque l'aînée est entrée en DEUG en 1987, j'étais certifié au 9ème ou au 10ème échelon. Je remboursais mes emprunts pour l'achat de ma maison. L'acte notarié avait été signé en 1982 (et j'avais 42 ans en 1982). Les taux d'intérêt de mes deux emprunts principaux étaient de 15 % - pas le TEG, supérieur à ce taux de base - (capital de 210000 F, soit 32000 euros) et de 18,3 % TEG (capital de 23000 euros).
L'inflation était tombée de 14 % en 1982 à 5 % en 1987, mais mes taux d'intérêt, eux, n'ont pas changé avant 1988 - et j'avais payé seulement les intérêts. Les banquiers firent un geste - oh! tout petit - une fois le pigeon plumé, en 1988. J'avais craint, en 1981, qu'il en fût ainsi, les socialistes ayant promis de faire chuter l'inflation. Quand le pouvoir socialiste réalisa la situation inextricable de certains foyers (finissant souvent en divorces), il se borna à "inciter" les banquiers à accepter de renégocier leurs taux. Ces derniers n'étant pas des philanthropes par nature firent la sourde oreille, mais pas la bouche cousue : ils arguèrent que, de 1970 à 1981, les emprunteurs avaient gagné beaucoup en remboursant des emprunts à un taux moindre que celui de l'inflation et que ,eux, ces pauvres banquiers, avaient perdu de l'argent. Mais ils oubliaient pudiquement que, tout au long des années 1970, des gens empruntaient à des taux en étroite relation avec l'inflation du moment. Aucune banque ne s'est effondrée entre 1970 et 1982.
Mon deuxième enfant était en 3ème de collège quand l'aînée entra à la faculté des lettres.
Ma femme était attachée d'administration universitaire (grille de rémunération d'environ 20 points d'indice inférieure à celle des certifiés), au dernier échelon.
Nous vivions chichement. Je faisais des heures supplémentaires aussi nombreuses que possible (3 ou 4, et une fois 5,5).
En 1991, mes enfants ont été dans le supérieur en même temps. J'ai compté mes sous, cette année-là. Et les années suivantes aussi.
Je n'ai eu ni allocations familiales ni bourses.
C'est pour cela que (n'ayant aucun espoir d'atteindre la hors classe des certifiés tant ma note pédagogique était basse - 42/60 en 1991, à 51 ans) j'ai travaillé dur pour passer l'agrégation interne. (L'externe était hors de ma portée.)
J'ai passé les sept sessions de 1989 à 1995. (Admissible en 1991 et recalé à l'oral ; admis en 1995. J'ai été certifié-biadmissible pendant un mois, et aurait presque fait une prière pour ne pas l'être plus longtemps, mais je ne priai point et fut admis quand même, va comprendre, Charles !)
En 1991, un inspecteur m'a rendu "visite", a fait un excellent rapport, élogieux, dithyrambique, et ma note est passée de 42 à 52 ! Et je n'avais même pas été reçu à l'agrégation !
L'inspecteur était venu me voir six jours après la publication de la liste d'admissibilité...
Il devait se demander pourquoi un professeur certifié avait une note pédagogique aussi basse en étant l'un des 4 admissibles de l'académie d'Orléans-Tours qui compte 6 départements, mais il ne m'en dit rien.
En 1995, je continuai de faire des heures supplémentaires et pus mieux aider mes enfants, ma fille galérant avec sa maîtrise de langues étrangères appliquées, et mon fils à la fac. Ce n'était pas le Pérou, mais c'était plus confortable.
En 2000, je partis à la retraite et connus une situation financière très aisée, mes enfants étant alors sortis d'affaire et mes emprunts remboursés depuis 1996 (j'avais anticipé d'un an, sinon ç'aurait dû être en 1997).
Actuellement ma femme et moi vivrions facilement avec 1500 euros de moins par mois. (C'est peu ou prou ce que nous épargnons chaque mois... pour aider nos enfants ! Ils sont sortis d'affaire mais ne roulent pas sur l'or et remboursent leurs propres emprunts pour l'achat de leurs maisons.)
En somme, nous gagnons trop pour être aidés, mais pas assez pour être dans l'aisance que notre statut de professeurs de l'enseignement secondaire justifierait.
Comme l'ont dit JPB et bien d'autres, notre situation qui était égale à celle de colonel (pour les agrégés) ou de commandant (pour les certifiés) est tombée à celle - respectivement - de lieutenant et d'adjudant-chef.
Mais les colonels, je suppose, ont vu leur pouvoir d'achat maintenu.
Ils sont manifestement plus utiles à la nation (pardon! à la patrie) que les instituteurs et les professeurs, même si, tous autant que nous sommes (les militaires et les civils), nous souhaitons qu'ils n'aient jamais à le prouver... :-)
C'est dire combien je vous comprends, Yann !
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 janvier 2010
Je suis comblé, côté belles histoires — avec ou sans H majuscule…
Guy, les élites militaires de 1939 sortaient d'une aristocratie qui persistait à se sentir élite — pas grand chose à voir avec les élites de la République, telles qu'elles se sont exprimées en 1793 et au-delà — Murat, par exemple. Les généraux de Napoléon sortaient pour la plupart du peuple — et ils gagnaient ! Je viens de re-regarder le Guerre et Paix de Bondartchouk — un chef d'œuvre absolu —, et Koutouzoff est très clair là-dessus : Austerlitz est perdu d'avance, parce qu'il n'y a pas photo, si je puis dire en 1805, entre les grognards et les Kriegspiel des officiers austro-prussiens.
Tout le problème (enfin, une bonne partie) c'est que justement on ne dégage plus d'élites — on est en train de repasser dans un système de castes, et les propositions de Descoings and Co vont exactement dans ce sens — le piston, le piston, vous dis-je !
JPB
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Bon, cela dit, et pour être sérieux deux minutes, je pense qu'il faut des classes hétérogènes pour progresser. Le problème, c'est le taux d'hétérogénéité — il faut que ce soit homogène dans l'hétérogène. C'est presque une question de cuisine : trop ou trop peu salé, ça ne passe pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
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C'etait bien la situation dans les années 1950 : les élèves les moins "bons" (au collège et au lycée) avaient 10/20 de moyenne générale et passaient dans les classes supérieures.
L'hétérogénéité s'étendait entre 10 et 19,5 de moyenne.
Depuis 1970, la moyenne la plus basse est descendue progressivement de 10/20 à - 10/20. Tout comme la température entre l'automne 2009 et l'hiver 2010. :-)
Ainsi, ma moyenne a toujours été aux alentours de 13, et j'étais considéré comme un "bon élève". De nos jours je serais un génie, pas moinsse. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 janvier 2010
Les expériences qui ont la côte JPB
Ce sont celles de Dieu avec Adam ou celles de Green Peace ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Jean-Paul, où avez-vous trouvé ce chef-d'oeuvre de Bondartchouk? A côté de son film, j'ai toujours trouvé les autres assez fadasses, même celui avec Audrey Hepburn.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2010
Ils sont manifestement plus utiles à la nation (pardon! à la patrie) que les instituteurs et les professeurs Francis Penin professeur etc.
Bien entendu, Francis, ils font partie des fonctions régaliennes.
Pas nous. Plus nous.
Par ailleurs et si vous me le permettez, "j 'ai été certifié-biadmissible pendant un mois, et aurait presque fait une prière pour ne pas l'être plus longtemps, mais je ne priai point et fut admis quand même, va comprendre, Charles !)" de qui parlez-vous ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
"C'etait bien la situation dans les années 1950 : les élèves les moins "bons" (au collège et au lycée) avaient 10/20 de moyenne générale et passaient dans les classes supérieures.
L'hétérogénéité s'étendait entre 10 et 19,5 de moyenne.
Depuis 1970, la moyenne la plus basse est descendue progressivement de 10/20 à - 10/20. Tout comme la température entre l'automne 2009 et l'hiver 2010. :-)
Ainsi, ma moyenne a toujours été aux alentours de 13, et j'étais considéré comme un "bon élève". De nos jours je serais un génie, pas moinsse. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 janvier 2010 "
Même avec des smileys pour faire croire qu'on a de l'humour, est-il indispensable de venir raconter sa vie et ses "exploits"?
Quel type de personne se souvient, devenu vieux, de ses moyennes de collège et lycée? Et la couleur de votre slip c'était quoi?
Ecrit par : troll anti pénible | 09 janvier 2010
Sylvie, de qui est ce très beau texte républicain qui fait de l'école le sauveur de cet orphelin putatif ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
troll, vous manquez singulièrement de tolérance et une fois de plus, contre la règle unanimement adoptée, je vous nourris en vous en informant dans l'espoir que cela vous fasse réfléchir...
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
"troll, vous manquez singulièrement de tolérance et une fois de plus, contre la règle unanimement adoptée, je vous nourris en vous en informant dans l'espoir que cela vous fasse réfléchir...
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
"
La tolérance, il y a(vait) des maisons pour ça.
Ecrit par : troll anti pénible | 09 janvier 2010
Jean-Paul, où avez-vous trouvé ce chef-d'oeuvre de Bondartchouk? A côté de son film, j'ai toujours trouvé les autres assez fadasses, même celui avec Audrey Hepburn.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2010
Ma foi, sur Amazon (pub gratuite ! Jérémy sait pourquoi) en DVD — un peu cher, mais il y a trois DVD dans le coffret, et 6 heures de film.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Nicolas, vous me flattez. C'est un texte que j'ai écrit pour me désennuyer un peu, comme disait Brassens.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
Quand il arriva dans la pièce, tout était éteint. Une odeur indéfinissable flottait dans l’obscurité. Il chercha l’interrupteur sur le mur près de la porte tout en fronçant les narines. Sa main rencontra l’obstacle d’une prise de courant d’où partait un fil électrique. De la main, il suivit le fil et arriva à un lampadaire dont il actionna l’interrupteur. Toujours pas de lumière. Il y avait sans doute longtemps que cet appartement était inoccupé et l’électricité avait été coupée. Il rebroussa chemin à petits pas et repassa le seuil. L’odeur était toujours là, une odeur à la fois fade et épaisse qui gênait plus qu’elle n’incommodait vraiment. « Voilà, pensa-t-il, à quoi cela mène de vouloir tout savoir, il n’y a rien ni personne dans cette bicoque. »
Dehors, la nuit était alors complètement tombée. Il fouilla dans la poche de son blouson et sortit un paquet de cigarettes un peu écrasé et déjà aux trois-quarts vide, son briquet Bic bleu ciel et alluma la ixième Camel de la journée.
Au loin, un paon s’époumonait. « On dirait un chat qui miaule ! » A pas lents, il quitta le perron de la maison abandonnée avec le sentiment d’avoir manqué quelque chose. Il pensait qu’il aurait dû venir en plein jour, ou apporter une lampe torche, ou tout simplement insister, muni de son seul briquet. Pourtant il n’osait pas faire demi-tour et n’arrivait pas à prévoir s’il y retournerait un jour.
Cette maison, il y avait longtemps qu’elle l’attirait. Depuis le jour où il était venu habiter dans ce quartier, il avait remarqué les volets toujours clos, la cheminée qui ne fumait jamais et pourtant un air de vie qui l’intriguait. Le jardin paraissait entretenu, les murs ne se lézardaient pas, les peintures ne pâlissaient pas, aucune mauvaise herbe n’avait pris d’assaut les quatre marches de pierre qui menaient au perron. On avait toujours l’impression que ses habitants l’avaient quittée la veille.
Et puis, la maison l’intimidait. Jamais il n’avait osé demander à ses voisins à qui elle appartenait, jamais il n’avait eu le courage de s’arrêter derrière la grille toujours peinte de frais du jardin pour la contempler droit dans les yeux. La maison semblait vivante et pourtant tout indiquait qu’elle était morte.
Les enfants du quartier, que tous les habitants traitaient pourtant de petits voyous, semblaient eux aussi tenus en respect par cette maison. A l’époque des cerises, pas un seul d’entre eux n’osait escalader la grille pour aller se rassasier dans le cerisier bien taillé du jardin. Pourtant, un matin de juin, il n’y avait plus une cerise dans l’arbre.
Ce qui lui semblait incroyable, c’était qu’aucun habitant du village n’en parlât. Même les pires mauvaises langues, celles qui profitaient des longues soirées d’été pour se réunir sur le banc sous le gros marronnier à l’autre bout de la rue et cancaner des heures entières sur la boulangère et ses innombrables régimes, sur le facteur qui restait bien longtemps chaque matin chez la jeune Gilda, sur les enfants Patisson qui traînaient dans les rues jusqu’à point d’heure... Jamais personne ne semblait ni s’inquiéter, ni se rappeler de quoi que ce soit au sujet de cette maison. On aurait dit qu’ils ne la voyaient pas.
Mais lui ne voyait qu’elle, ses allées balayées, cet air à la fois étrange et attirant, un aire de maison de poupée dont le fabricant aurait trop joué au Cluedo. Et puis, maintenant, en plus, il avait l’odeur, cette odeur qui l’imprégnait tout entier. Pas une odeur d’abandon, mêlée de crasse et de poussière, pas une odeur de renfermé. On aurait presque pu dire un parfum. Une odeur d’extérieur, d’erbe coupée, de terre mouillée peut-être, mais tellement vague qu’à chaque fois qu’il avait l’impression d’être capable de la définir, elle sortait de son nez et il avait l’impression de ne l’avoir jamais sentie. Et puis, au moment où il s’y attendait le moins, l’odeur était à nouveau là, proche à pouvoir la toucher. (à suivre)
Ecrit par : encore une histoire | 09 janvier 2010
Il rentra chez lui après longtemps erré dans les rues, sans arriver à ordonner ses pensées, ses impressions, ses envies. Il passa dans la cuisine où, après avoir fouillé dans le frigo en vain, il avala un morceau de pain et un vieux bout de fromage qui traînait sur la table. « Même le chat n’en a pas voulu, de celui-là ». Le chat apparut, revenant lui aussi de ses traînailleries nocturnes, et commença à réclamer à grands miaulements sa pitance qui lui semblait bien méritée. N’était-il pas le seul être au monde qui acceptât de partager son existence pleine avec le somnambule qui logeait avec lui ?
C’était un gros matou gris, un genre de Chartreux, qui était arrivé tout petit et s’était incrusté chez lui comme une moule sur un rocher.
Il sacrifia la moitié d’une boîte de pâté pour l’animal et attaqua l’autre moitié à la pointe du couteau pour lui. « Demain matin, j’irai discuter régime avec la boulangère » dit-il au chat qui s’en foutait.
Il envoya balader ses tennis à travers la pièce d’un coup de pointe du pied bien appliqué contre le talon en se rappelant que sa mère avait toujours hurlé de le voir faire, alluma une cigarette et se dirigea vers le grand lit défait qui trônait solitaire, au milieu de sa chambre vide. Son blouson, son teeshirt et son jean allèrent rejoindre sur le sol le linge du matin qu’il n’avait pas eu le courage de porter dans la machine à laver.
Il s’étendit sur le lit, tapota les oreillers qui avaient gardé l’empreinte de sa tête et remonta sur son épaule la couette sans housse qui lui servait de couverture. Il fouilla autour et sous l’oreiller pour trouver son réveil, son livre et décida que sa journée était finie.
C’était l’heure du bilan. Positif, le bilan, puisqu’il avait osé faire connaissance avec la maison. Maintenant il savait qu’il y retournerait puisqu’il avait fait le premier pas. Il oserait à nouveau sauter la grille, traverser le jardin par la petite allée dallée, gravir les quatre marches de pierre, pousser la porte d’entrée. C’est seulement à ce moment-là qu’il se rendit compte que cette porte s’était ouverte, qu’elle n’était pas fermée à clé. S’il en avait eu le courage, il serait retourné là-bas pour vérifier ça, pour voir s’il n’avait pas oublié de refermer, mais il était très tard et déjà le gros Chartreux s’était roulé en boule au creux de son estomac et ronronnait, les yeux clos, avec un air de parfaite béatitude.
Une sonnerie stridente chassa au matin l’animal de sa couchette favorite. L’air ensommeillé, il fallait que l’homme s’arrachât lui aussi du calme où le sommeil l’accueillait. Il enfila son vieux jean, un teeshirt qu’il prit sur le séchoir dans la salle de bain, accomplit l’exploit d’ouvrir ses volets et de ramasser son ligne sale et se rendit à la cuisine où il avala à même la boîte un bon demi-litre de lait froid. Le chat réclamait sa liberté et rentra trente secondes plus tard pour réclamer son déjeuner. Le soleil remplissait la cuisine et arrivait à donner un air pimpant à la vaisselle qui s’empilait dans l’évier. « Si je vais acheter à manger, il faudra que je lave la vaisselle. »
Il rechercha ses tennis et prit un temps fou à défaire soigneusement les lacets, à enfiler les chaussures délicatement sans abimer le contrefort, à les lacer proprement en faisant attention à ce que les deux bouts du lacet aient exactement la même longueur, à ce que les boucles soient bien serrées et bien régulières. Il pensa à sa mère. Pourquoi les chaussures le faisaient-elles toujours penser à sa mère ?
Il s’approcha de la fenêtre et contempla la rue. Son propre jardin envahi de mauvaises herbes, le portail qui ne fermait plus, sa voiture garée sur le trottoir avec le chat, sur le toit, faisant sa toilette. « Je vais être obligé de le déranger », pensa-t-il. Et, un peu plus loin, la maison, porte et volets clos, impeccablement tirée à quatre épingles. « Tiens, les cerises mûrissent. Cette année, j’irai les goûter. »
Il attrapa son blouson, chercha ses clés de voiture sur le buffet de bois peint en blanc, pesta contre l’imbécile qui avait dû les changer de place, passa dans la pièce à côté pour les trouver coincées entre les coussins du canapé avec son portefeuille et deux lettres non décachetées qu’il faudrait ouvrir ce soir.
Quand il sortit, le chat avait quitté le toit de la voiture et il fut soulagé de ne pas avoir à lui causer de désagrément. Il démarra la vieille 404 en ruminant quelques lieux communs sur l’obligation de gagner son pain à la sueur de son front puis il parti vers la ville voisine où la meute hurlante des élèves du collège attendait ses lumières sur les doubles croches et la musique contemporaine.
(à suivre)
Ecrit par : encore une histoire | 09 janvier 2010
La journée passa comme toutes les autres de sonnerie en sonnerie, de salle des profs en réfectoire, de 6° 4 en 3° 6, avec pour seul réconfort l’odeur de la maison qui revenait à l’improviste. « Si j’était resté plus longtemps, j’aurais peut-être entendu quelque chose. »
L’odeur disparaissait, puis se remettait à flotter, indéfinissable, au milieu des odeurs de craie, de poussière, de sueurs enfantines, de gymnase, de steak haché et de bananes pas assez mûres. « Cette année, j’irai goûter les cerises. »
« Ce soir, en allant chercher le pain, j’aiguillerai la boulangère sur le sujet par des allusions discrètes. Ça lui évitera de me redemander comment je fais pour rester si mince. D’ailleurs, la prochaine fois, je lui conseillerai de se procurer un gros chat gris et de ne jamais ranger sa bouffe. Il s’en chargera, lui, de grossir à sa place. »
Dernière heure, 5° 6, pour eux la musique, c’est il est bo, il est bo, il est bo le lavabo. Alors… cool ! Dernière Camel du paquet, la sacoche sur l’épaule, les clés de la 404 et salut ! Retournons à la maison.
Vingt kilomètres retour, le trottoir, la boulangerie. La sonnette du petit carillon résonna dans la boutique vide. Les pendeloques du rideau à mouches s’écartèrent conséquemment pour laisser passer la plus grosse et la plus bavarde de toutes les boulangères de la région.
- Bonjour, monsieur Euh… ! Fait bien beau aujourd’hui. Bientôt l’été. Une baguette, comme d’habitude ? Mais comment vous faites pour rester si mince ? Ah, si je pouvais vous en donner un peu. Ça nous ferait pas de mal à tous les deux. Pas vrai ? Vous savez que j’ai tout essayé. Tous les régimes ! Ils m’ont même hospitalisée, une fois. Ça y a rien fait du tout. En quinze jours, j’avais repris tout ce que j’avais perdu. Les médecins s’en arrachaient les cheveux. Un jour, il faudra que vous me donniez votre secret. Faut pas être égoïste. Pas vrai ? Mais je cause, je cause. Je vous ennuie, vous avez sans doute autre chose à faire. Pas vrai ? Allez, ça fera deux francs cinquante. Au revoir, monsieur Euh… A demain ! »
Il se retrouva sur le trottoir, sa baguette dans une main, la clé de l’auto dans l’autre. Il n’avait parlé ni de la maison, ni du Chartreux. Il n’avait même pas eu l’occasion de parler du pain au chocolat qu’il avait projeté d’acheter pour son goûter. Ça ne faisait rien, il prendrait un paquet de biscuits à la supérette. Et même si le chat lui faisait la gueule pendant quinze jours, il décida qu’il rangerait dans le frigo tout ce qu’il allait acheter. Puis il ferait la vaisselle et étendrait le linge et seulement après il irait retrouver son violoncelle dans le grenier. C’est le chat qui serait emmerdé. Une mauvaise soirée en perspective. Un violoncelle, ça miaule plus fort qu’un chat.
Au coin de la rue, la maison semblait le narguer, l’odeur remplit alors toute la voiture. « C’est une odeur de … » eut-il juste le temps de dire avant qu’elle s’évanouisse et avec elle sa définition. « J’t’aurai » dit-il en jetant un regard sombre à la maison imperturbable.
Le chat était déjà devant la porte, et, ses cartons dans les bras, il buta sur lui trois ou quatre fois avant d’arriver à tout poser sur la table de cuisine. Il lui remplit sa gamelle de croquettes afin de pouvoir vider ses cartons sans encombre et commença sa soirée d’homme efficace, s’activant et s’acharnant comme une parfaite femme d’intérieur.
La vie était belle, la maison livrerait son secret tôt ou tard, le chat croquait à belles dents, les cerises seraient bientôt mûres et cette année, il y goûterait.
Ecrit par : encore une histoire | 09 janvier 2010
Sympa. J'espère tout de même que ce prof de musique n'est ni Christophe, ni Mikhaïlovitch...
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Tiens, tout à l'heure, sur France Inter, un extrait de "La conjuration des imbéciles" a été lu. J'adore ce roman.
Bonne et heureuse année à tous.
Ecrit par : retraitée | 09 janvier 2010
Guy, les élites militaires de 1939 sortaient d'une aristocratie qui persistait à se sentir élite — pas grand chose à voir avec les élites de la République, telles qu'elles se sont exprimées en 1793 et au-delà — Murat, par exemple. Les généraux de Napoléon sortaient pour la plupart du peuple — et ils gagnaient ! Je viens de re-regarder le Guerre et Paix de Bondartchouk — un chef d'œuvre absolu —, et Koutouzoff est très clair là-dessus : Austerlitz est perdu d'avance, parce qu'il n'y a pas photo, si je puis dire en 1805, entre les grognards et les Kriegspiel des officiers austro-prussiens.
Tout le problème (enfin, une bonne partie) c'est que justement on ne dégage plus d'élites — on est en train de repasser dans un système de castes, et les propositions de Descoings and Co vont exactement dans ce sens — le piston, le piston, vous dis-je !
JPB
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
On ne va pas battre pour cela, mais ton exemple n'est guère probant. Les généraux de 93 se battaient pour la Nation. C'est l'Empereur qui en fait une élite. À son service bien sûr.
Tu me citeras une élite qui n'est pas devenue une caste.
Cela dit, j'aime bien le film de Bondartchouk - beaucoup de souffle et des plongées vertigineuses sur le coeur des batailles !
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Elisabeth de Fontenay nous cause sur Marianne2.
Bon d'accord, ce n'est pas miss France *
Mais elle allume Badiou et elle dit ceci :
"Dans le cas de la philosophie, je pense que ce côté spéculatif peut mener certains de mes collègues, de mes amis, à décoller complètement de la réalité et à adopter ces postures théoriques qui ont formé des Pol Pot.
N’oublions jamais que Pol Pot a été étudiant dans nos universités parisiennes. Je ne nie pas que l’abstraction soit une bonne chose, elle sert à forger des concepts, lesquels permettent de saisir le réel. Elle est nécessaire et notre enseignement de la philosophie est aussi et surtout, un enseignement d’exercice à l’abstraction et au concept.
Toutefois, quand cette abstraction devient hypercritique, ultra-révolutionnaire, qu’elle se met à filer toute seule, il n’y a plus de garde-fou. On peut dire que tout cela a une vertu utopique, donc critique de l’état présent des choses mais, malheureusement, des étudiants, des enseignants prennent- certains chercheurs et certains professeurs au mot…"
Bon, elle dérape en sanctifiant Hirsch * mais je lui pardonne.
* passé à la postérité comme signataire de circulaire sur le livret de con, expérimental.
Ecrit par : Le porc autonome de marseille | 09 janvier 2010
Ça suffit peut-être pour une première leçon, non ?
Si vous voulez la suite (Un socle culturel ; La culture humaniste dans le socle commun), je suis coincée chez moi par la neige et le mistral, il n'y a qu'à demander ;-) !
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
Qui ne souscrirait "à première vue" aux déclarations généreuses d'intention ? Tout est contenu dans la phrase de la mère tape dure (Margaret Tchatcher) : "No child left behind".
Voici ce que m'écrit un de mes élèves de 4ème (rédaction sur table en temps limité, deux heures) :
"Un jour un élève arriva dans la classe, été agité il bouger beaucoup il avait un tee-shirt noir avec des rayure blanche. Un jean noir foncé, des chaussure noir nike, mais il etait blanc de peau et les cheveu razé blon. Il a dit qu'il s'appelait victor. Il n'est pas tres intellectuel."
Il fallait insérer un portrait dans un récit et respecter des consignes précises (par exemple employer le système du passé, "piocher" dans un vocabulaire précis dont la liste était fournie, tenir compte des indications données dans le texte initial dont ils devaient imaginer la suite...), écrire une vingtaine de lignes, éviter d'employer le verbe "être" et le verbe "avoir"..., employer des expansions du nom (adjectifs qualificatifs, subordonnées relatives, compléments de détermination)...
J'ai mis 5 sur 20, mais avec le "socle commun", il me faudrait considérer :
a) que l'élève possède un sens de l'empathie et une sociabilité positive (il voit que son camarade est agité et "pas très intellectuel". (5 points, item validé)
b) qu'il est capable de décrire les vêtements (5 points, item validé)
c) qu'il connaît au moins une marque de vêtements ("Nike") et poura donc s'insérer positivement dans la vie économique et contribuer au développement de la prospérité générale (5 points, item validé)
d) qu'il est capable de situer un camarade dans une catégorie "communautaire" : "il était blanc de peau et les cheveux razés blon". (5 points, item validé)
= 20/20 tous les items sont validés.
L'item facultatif (maîtrise de la langue française) étant en cours d'acquisition.
Allez, catmano, au point où nous en sommes, continuez à me "désespérer" et envoyez le reste : la culture humaniste ! ;-)
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Et merci à Sylvie Huguet pour ses histoires "consolatrices".
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
@les élites républicaines
en voilà un qui en veut aussi. Comme c'est curieux !
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/les-elites-francaises-sont-monochromes_840108.html
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Guy, les élites militaires de 1939 sortaient d'une aristocratie qui persistait à se sentir élite — pas grand chose à voir avec les élites de la République, telles qu'elles se sont exprimées en 1793 et au-delà — Murat, par exemple. Les généraux de Napoléon sortaient pour la plupart du peuple — et ils gagnaient !
Pas quand Napoléon n'était plus là à voir l'Espagne, et puis avec une armée de gros bataillons (la France du XVIIIème , réservoir de l'Europe) et une armée dotée de bons matériels au début (merci Gribeauval).
C'est donc plus nuancé ...
Napoléon École royale militaire de Brienne-le-Château
Davout École royale militaire d'Auxerre puis à l'École royale militaire de Paris (entre Davout et Murat y a pas photo, voir Auerstaedt et Austerlitz) , d'ailleurs je ne vois pas trop le rapport entre les élites et les pieds des grognards car ce sont bien eux qui ont gagné ces batailles )
Desaix (l'épopée aurait pu se terminer très vite sans lui) École militaire d'Effiat, dirigée par une congrégation d'oratoriens.
Il en aurait été sans doute de même pour la marine si on n'avait pas fusillé à tout va à Quiberon au mépris de la parole donnée. Les Anglais n'en espéraient pas tant.
Enfin, ces élites se sont rempli les poches, fallait croire qu'elles étaient bien lourdes lourdes pour ne pas se traîner à Fontainebleau (relire Sédillot encore et toujours chapitre corrupteurs et corrompus)
Dernier petit rappel : les guerres révolutionnaire et impériales ont coûté la vie à 1,5 million de français pour un gain territorial nul. Merci les élites !
Bref, Lavisse c'est bien mais complètement obsolète.
Ecrit par : Quelle Histoire! | 09 janvier 2010
"et envoyez le reste : la culture humaniste !"
Allons, Robin, vous dites cela comme vous diriez "envoyez l'apurée !"
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Personne ne s'en étonnera. Qui se ressemble…
Tu parles d'un apparatchik, celui-là ! Surtout depuis que Bourdieu est mort.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
je suis coincée chez moi par la neige et le mistral, il n'y a qu'à demander ;-) !
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
J'ai passé deux heures intéressantes à pelleter les cinquante centimètres de poudreuse collante Alors, coincés que nous sommes, oui, des histoires, des histoires !
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Et ici ça gliiiiiiisse !
Alors oui, des histoires, des histoires !
Ce blog va finir par resembler à l'Heptaméron -- ou au Décaméron, suivant la durée des intempéries.
Allez, zou, je me lance. texte de criconstance, vu la météo :
Ce matin-là, cousine Berthe s'éveilla de fort méchante humeur. Non seulement ses rhumatismes la faisaient souffrir plus que de raison – le froid était extrême pour un mois de novembre, il allait sûrement neiger – mais un pressentiment noirâtre l'agitait : la journée ne serait pas simple. Et de fait, quand elle ouvrit ses volets, la neige était déjà tombée, dix bons centimètres sans doute, et elle n'avait pas rentré ses azalées. L'hiver commençait mal. Il lui faudrait jeter ses plantes : elle n'aimait pas ça.
Quand nous l'avons connue, cousine Berthe était une vieillarde rose, allègre et pomponnée, petite chose vive, impeccable et acide, parcimonieuse et gaie, le genre trotte-menu qui ne lâche rien. Nous l'appelions "cousine Berthe" à cause de "cousine Bette", car nous n'étions pas très malins. C'était à dire vrai une vague grand-tante, par alliance encore, et les adolescents que nous étions alors ne s'en occupaient guère. Mais elle ne nous intéressa qu'après, quand nous avons appris, étonnés et ravis, tout ce dont elle était capable, l'air de rien et sans y toucher. Mais à ce moment-là elle était déjà morte. Nous en avons eu des regrets : nous étions passés à côté d'une femme extraordinaire. Tant pis pour nous, c'était trop tard.
Elle avait épousé, bien après la trentaine, un riche protestant de Nîmes, qui lui avait laissé, après avoir eu le bon goût de mourir au bout de deux ans, de quoi s'offrir une immense demeure dans un village bas-alpin au fond de la Haute Provence, avec une vue imprenable sur les vallées environnantes, et l'Italie au loin derrière les nuages. Berthe avait toujours aimé la montagne, son silence et sa solitude, les promenades en altitude, et la vie saine, un peu austère, lui convenait parfaitement, pourvu qu'il y eût autour d'elle de quoi la rendre confortable. Elle vivait donc là depuis les années vingt ou trente, entre deux chiens, trois chats, et sa bibliothèque. Avec ses trois niveaux d'appartements, sans oublier le "galetas" très riche en vieilles hardes, où nous nous déguisions quand nous étions enfants, "La Maison", -- ainsi qu'on l'appelait sans précision supplémentaire, jusque sur l'adresse postale --, donnait sur un jardin descendant en terrasses jusqu'à une rivière et planté de pruniers. Elle était meublée avec goût, avec des meubles bien cirés, des portes en noyer, des fauteuils en tapisserie aux coussins assortis, et des miroirs profonds comme chez Baudelaire. C'était un intérieur flamand près de la fontière italienne, douillet, assez cossu, où chaque chambre avait sa bassinoire en cuivre et des édredons rouges pour se tenir chaud. Et comme ce n'était pas encore l'époque des vacances de neige et des usines à élever les skieurs en batterie, cousine Berthe coulait là des journées fort paisibles à lire les classiques, à crocheter des couvertures ou à broder au petit point, seulement tourmentée par ses douleurs articulaires, et attendant sereinement l'heure de reposer enfin au cimetière, où elle s'était fait construire un tombeau de granit noir d'un parfait mauvais goût, enclos d'une grille en ferraille avec des ananas aux angles. Elle avait bien soixante-cinq ans, et gravissait ses escaliers en grommelant avec entrain, insultant ses propres genoux et les traitant de tous les noms. Jamais une plainte en public : personne n'aurait jamais cru qu'une petite dame si alerte ait souffert à ce point dès qu'il fallait marcher. Elle avait mal aux bras aussi, à la nuque, aux épaules dévorées d'arthrose. Cousine Berthe, c'est certain, ne parlait pas anglais, mais elle appliquait à la lettre "Never complain, never explain", bien qu'elle n'aimât pas le thé. Elle sauvait la face, et même mieux que ça. Marcher la tête haute, se tenir bien droite, ne jamais claudiquer, quitte à compter ses pas par phobie de tomber, c'était son combat quotidien. Et chaque soir sans chute était une victoire.
Ce matin-là, -- c'était bien avant guerre, avant l'automobile à la portée de tous – cousine Berthe subodorait l'incident. La journée serait difficile, et peut-être la suite. La neige n'était qu'un début, elle le sentait bien. Il y avait dans l'air comme l'ombre d'une menace. Les chats boudaient dans leurs paniers, les chiens la regardaient les yeux pleins de reproches, et le lait venait de verser : sinistre augure en vérité. Elle gratta sa cuisinière à la paille de fer. L'odeur du lait brûlé lui soulevait le cœur.
Elle n'eut pas le temps de finir son café que le facteur sonnait avec un télégramme posté de l'Isère : la tata Daumesnil venait de décéder. Prière venir d'urgence. Je ne sais pas quoi faire. Ta sœur désespérée, Louise.
- Cette cruchette de Louise ne sera jamais bonne à rien ! , soupira la cousine en renonçant à sa tartine. Quelle empotée, décidément…
Sa sœur cadette, restée vieille fille, et préposée ipso facto à la garde de la tantine, se noyait dans un verre d'eau. Hypocondre au-delà de tout, voyant sa mort prochaine depuis soixante ans, Louise avait fait de la jérémiade un art à part entière et élevé la plainte à un niveau de perfection à peine concevable. Dans une vie antérieure, elle avait dû être pleureuse en Grèce ou bien en Corse, et une vraie professionnelle, avec tous les soupirs placés au bon endroit, les bruits de gorge convenables et les lamentations idoines. Car elle ne savait que geindre, à tout propos et tout le temps, de préférence pour des riens. Elle était là, enfin, face à un vrai malheur, incapable d'agir, plantée devant la morte comme le ravi de la crèche, se disait Berthe avec colère. Une vraie "santibelli", plus dépourvue de sens qu'une enfant de dix ans, pas vraiment bête, non, pas une demeurée, mais pas dégourdie pour deux sous.
- A dji dé biaï, maugréait la cousine, à qui venait le provençal dans son irritation.
Elle n'a pas de "biais", elle n'est bonne à rien, c'est à désespérer. Déjà, toute petite, elle était infichue de lacer ses souliers.
Les choses étaient pourtant d'une simplicité biblique : la tante Daumesnil, cent-deux ans aux cerises, était morte dans son sommeil, rejoignant ses ancêtres à la droite du Père après une vie bien remplie. Elle laissait en héritage à ses nièces chéries des maisons, des propriétés, tout un paquet d'obligations dans le creux de l'armoire, avec de beaux coupons crantés à découper, de quoi être à l'abri pour les siècles des siècles… Mais elle leur laissait en prime son cadavre, fort encombrant on va le voir.
Ce n'était pas qu'elle fût lourde : la tante Daumesnil, comme tous les avares, ne mangeait que pour vivre, et plus souvent du tapioca que des truffes à la crème. Le problème n'était pas là. Mais en ces temps lointains, les défunts tenaient tous, pour des raisons obscures ou par économie, à être ensevelis auprès de leur famille. La tante Daumesnil n'allait pas dépenser de quoi se payer un caveau, puisque sa nièce Berthe avait édifié, au coin du petit cimetière de son village de montagne, un grand tombeau de granit noir assez volumineux pour abriter une colonie de vacances. Elle avait donc spécifié, dans ses dernières volontés, qu'elle voulait qu'on l'enterrât au fond de la Haute Provence, en attendant que la rejoigne sa chère nièce Berthe qu'elle avait tant aimée. Et pour faire bonne mesure, elle avait menacé Louise de revenir lui tirer les pieds nuitamment si on ne respectait pas à la lettre cet ultime vœu. La pauvrette en tremblait encore.
Il fallait donc rapatrier le corps, depuis le fin bout de l'Isère jusqu'aux Alpes du sud. Et cela coûtait cher, songeait Berthe en bouclant à la hâte son sac : un cercueil plombé, un certificat médical, des centaines de kilomètres de la Chartreuse à la Provence, et l'octroi à payer à l'entrée de nombreuses villes. Des centaines de francs, au moins, peut-être même mille. Quel gaspillage, quel gâchis, que de vaines formalités ! Mille francs, doux Jésus, c'était au moins le prix d'une de ces automobiles qu'elle voyait passer parfois, dans un nuage de poussière, sur la route qui mène à Allos. Il faudrait un jour qu'elle essaie… Mais l'urgence lui commandait des décisions rapides. Elle se débarbouilla à la diable, se couvrit chaudement, enroula son renard roux autour de son cou, frotta les yeux de verre du coin de sa manche, mit ses galoches sur ses chaussures de ville, et pataugea comme elle put dans la neige poudreuse jusqu'au relais de poste.
Elle prit la patache jusqu'à Thorame-Basse. Le cocher était ivre, une fois de plus, mais le cheval savait la route jusqu'au terminus. Elle attendit le train de Nice, "compagnie de Provence", qui la conduisit à Digne-les-Bains en trois heures environ. Elle y changea pour Saint-Auban, puis encore à Grenoble, afin de rejoindre Voiron, où s'angoissait sa sœur de plus en plus fébrile et trempant ses mouchoirs avec persévérance.
Le voyage dura une douzaine d'heures : elle eut le temps de réfléchir. Tous ces trains traversaient les Alpes enneigées avec une lenteur extrême, faisant cliqueter leurs bogies à chaque courbe de la voie, -- et Dieu sait s'il y en avait, des virages et des grimpettes, des ponts et des tunnels, des à-pic et des précipices, des trajectoires héroïques, sur ces lignes acrobatiques tranchées, comme arrachées, au flanc de la montagne, et supprimées depuis en rançon du progrès. Dans les compartiments régnait un froid de gueux. Seule dans son wagon, à peu de choses près, la cousine songeait, rêvant quelque moyen de ramener le cadavre à bon port sans bourse délier. Mille francs, c'était impensable. Il lui fallait trouver un biais. Emmitouflée dans son renard, percluse, endolorie, claquant un peu des dents, cousine Berthe méditait. Les vibrations du train, son rythme à quatre temps, la tenaient en état de sommeil éveillé, où sa pensée flottait vers les plans les plus hasardeux. Puis elle s'endormit. Elle rêva longtemps que la tante volait au-dessus des nuages, qui se défaisaient doucement pour lui servir de lit ou de tapis volant, et la conduire au cimetière, glissée directement, insinuée, légère, sous la grande dalle en grès noir, comme si elle lévitait. Quand Berthe reprit ses esprits, sous ses yeux défilaient des arbres déplumés, des mélèzes étiques croulant sous les stalactites de glace, des gares lézardées, des villages fantômes, des fils téléphoniques comme des girandoles de verre brisé. Dans une atmosphère blanchâtre de brouillard givrant, seules présences humaines dans cet hiver prématuré, les garde-barrière tournaient leur manivelle, le fichu sur la tête comme des babas russes. Le train allait cahin-caha dans la lumière sale. Berthe dodelinait. Des étoiles poussaient sur les vitres, qu'elle gratta du bout des gants pour avoir plus de jour. Elle n'aurait pu dire quelle heure il était. Cette petite Sibérie interminable et grise lui inspira finalement un projet fort peu poétique.
Le trajet lui prit la journée, mais en arrivant à Voiron elle avait son idée. Elle traversa donc le village à grands pas, faillit cent fois tomber mais jamais ne chuta, tant elle était déterminée. Ses galoches craquaient sur la neige poudreuse, mais elle allait tambour battant, comme exaltée par sa résolution. Elle cueillit Louise en larmes d'un "Silence, petite, ce n'est pas le moment", qui lui cloua le bec, et lui expliqua tout. L'autre se plaignit pour la forme, mais ne protesta pas vraiment, tant elle était faible, sotte, fade et inepte, face à son aînée. Elle obéit sans regimber aux ordres de sa sœur, que les douleurs rhumatismales rendaient à présent impérieuse – entre Mary Marquet et Françoise Rosay. Louise savait bien qu'elle n'avait pas d'autre choix que suivre aveuglément : Berthe pensait pour elle. C'était elle la tête, et Louise les bras. Consciente de sa nullité, la cadette s'exécuta, poussant quand même un gros soupir pour rappeler qu'elle existait.
Tantine Daumesnil était étendue sur son lit, les mains jointes, les yeux fermés, en chemise de nuit à broderies anglaises. Une branche de buis rougeâtre et effritée dépassait d'un grand bénitier sur la table de nuit. Louise avait installé son prie-Dieu entre le lit et la fenêtre. Il y restait son chapelet, posé sur l'accoudoir, et un grand missel des familles sur le siège de paille. Manifestement la cadette avait prié pour le salut de la défunte, et dévidé avec application son rosaire d'ivoire. Restait donc seulement à s'occuper du corps : c'était une autre histoire.
- Tu lui as joint les mains, pauvre nigaude que tu es, protesta la cousine.
- J'ai cru bien agir, Berthe. On est entre chrétiens…
Berthe haussa les épaules, ce qui réveilla ses douleurs derrière l'omoplate. Elle entreprit d'ôter la chemise de nuit.
- Donne-moi des ciseaux !
- Oh non, pleurnicha Louise, tu ne vas pas oser ?
- Vois-tu une autre solution ?
Louise ne gémissait plus. Que faire, de toute façon ? Berthe était sans pitié. Elle découpa la chemise et dégagea le corps, et Louise l'aida à desserrer les doigts crispés de la tata. Puis on farfouilla dans l'armoire pour trouver de quoi l'habiller.
On revêtit le corps d'une robe de deuil en étamine noire, que la tantine avait gardée, comme pour l'occasion, ou dans l'espoir secret d'enterrer tout son monde, tant la méchanceté conserve. Elle était roide, certes, cette malheureuse, du "rigor mortis" comme on dit. Berthe s'évertuait, déchirée par l'arthrose, suant à grosses gouttes malgré le froid glacial qui régnait dans la pièce, à lui enfiler ses manches à gigot et à lui boutonner son col. Elle expédia sa sœur aux "Dames de France", d'où Louise revint avec trois mètres et quelques d'un crêpe noir assez épais.
Voilà donc la morte en grand deuil. On lui passe des bas fumée, on la chausse, on la gante, on la maquille un peu pour lui rosir les joues, on la coiffe en chignon modeste, on la chapeaute comme il faut, et on la voile avec le crêpe épinglé avec soin. On la parfume abondamment avec "Quelques fleurs" d'Houbigant, en version concentrée car on ne sait jamais.
Ces activités donnent faim : n'y a-t-il donc rien à manger avant d'aller dormir, pour repartir demain et le plus tôt possible ? Louise bat une omelette, avec quelques lardons, de l'ail et du persil, et du pain de la veille pour accompagner. Berthe a ouvert du Gigondas : idéal pour le froid. Rien de tel qu'un peu de Grenache pour vous donner de l'énergie. Et à présent, au lit ! Et chacune avec sa bouillotte, elles gagnent leurs chambres tout au bout d'un couloir glacial. Louise voudrait bien dormir avec sa sœur, parce qu'elle a froid, parce qu'elle a peur, parce qu'elle a mal au cœur, qu'elle ne se sent pas bien, parce que patin, parce que couffin.
- Mais c'est hors de question, répond Berthe, agacée. Va vite te coucher, il te faudra des forces dès demain matin…
Le petit déjeuner ne passera pas davantage pour la pauvre Louise, qui se contente, barbouillée, d'un peu d'eau de Vichy. Berthe a avalé son café le plus brûlant possible. Elle ne se sent pas très d'attaque, mais mourrait sur-le-champ plutôt que de le reconnaître devant sa cadette. Elles devront se secouer ! Un grand coup de Chartreuse pour se réchauffer, la meilleure, la verte, voilà ce qu'elle veut. Et elle en fait boire à Louise : c'est pour lui donner du courage, bien que l'infortunée s'estranglouille à demi en criant : "Oh c'est fort, que ça pique et que c'est amer".
- Tu ne sauras jamais ce qui est bon, idiote. Mais tu vas en avoir besoin, car le plus dur est devant nous. Nous allons mettre debout le cadavre, à présent.
Car tel est le dessein de Berthe : on va profiter du grand froid, des wagons sans chauffage, de l'absence de voyageurs sur ces petites lignes déjà désertées, bref exploiter les circonstances, pour ramener la tante au tombeau de famille par les transports publics, sans bourse délier, sans cercueil et sans plomb, sans octroi, sans certificat médical, -- au prix d'un billet de seconde. Et ne la croyez pas avare ni desséchée de cœur : elle ne veut pas gaspiller, voilà tout. Pourquoi dépenser mille francs si on peut s'en passer ?
Louise a peur, bien sûr – elle a toujours eu peur de tout, de sa sœur et de ses parents, de son ombre, des hommes qui la regardaient, bien qu'elle fût plutôt jolie, des chiens qui aboyaient, des souris et des araignées, des maladies à l'affût de son corps, et du regard de Dieu sur ses moindres pensées. Mais il y a de l'argent à gagner, à ne pas débourser plutôt, et c'est là l'essentiel. Et puis elle suit Berthe, comme depuis toute petite, quand elles jouaient au croquet et que l'aînée trichait, sûre de son impunité, et bisque bisque rage à sa cadette en pleurs. Et si Louise a peur de relever la morte, elle craint plus encore les colères de Berthe. Alors elle obéit, malgré les crampes d'estomac qui la prennent soudain. Elle n'aurait pas dû boire cette Chartreuse. Elle se ressert du Vichy.
Voilà la défunte debout -- par bonheur elle pèse peu. On la tient sous les bras comme une poupée déglinguée. À deux il est facile de la transporter, comme si elle défaillait sous le poids du chagrin. Et les deux soeurs la traînent ainsi vers la gare, sur les pavés glissants dans les rues de Voiron, où les rares passants les saluent en silence, -- désolations en marche sous la neige ininterrompue.
- C'est une veuve infortunée, explique Berthe au guichetier interloqué. Elle est comme en état de choc. Elle aimait tellement son malheureux époux ! C'était un couple si uni ! Quelle tragédie, mon pauvre monsieur ! Ce que c'est que de nous, tout de même ! On est bien peu de choses… Elle qui aurait tant voulu s'en aller la première !
Louise gémit sans désemparer, -- pas besoin de faire semblant --, et renifle tant qu'elle peut. Elle n'a pas pris assez de mouchoirs, comment se débrouiller pour rester présentable ? La seule idée qu'on puisse les démasquer la fait chanceler à l'avance. La honte, le scandale, la une des journaux, la justice certainement, les Assises, les tribunaux... Le nom de la famille sali pour des générations. Heureusement que leurs parents sont déjà morts, ils ne l'auraient pas supporté. Un recel de cadavre, ça vaut combien d'années à l'ombre ? Elle se voit déjà tricotant des chaussons de laine pour les enfants nécessiteux, gardée par une religieuse Calvairienne, dans le quartier des longues peines de Montluc, et nourrie chaque jour de haricots bouillis ou bien de pois cassés, elle qui est si difficile et qui digère si mal tous les féculents. Elle ne survivra pas à l'incarcération. Ou alors "charger" Berthe ? Après tout, c'est elle qui a tout combiné, Louise n'a fait qu'obéir. Complicité, on doit payer moins cher. Ou demander les circonstances atténuantes, au vu de sa santé fragile ? Et puis elle a les pieds glacés, ça c'est pire que tout. Elle va attraper une bronchite double, avec complications, non, une pneumonie, une congestion pulmonaire. Ah une verveine bien chaude, ou une camomille…
- Votre amie a bien de la chance de pouvoir compter sur vous, leur répond l'employé, bouleversé du dévouement de ces deux vieilles dames envers leur compagne endeuillée.
D'autant que l'une d'elles semble boiter un peu, jusqu'à grimacer de douleur. L'autre a les yeux rougis, les paupières gonflées et les lèvres qui tremblent. Que c'est beau l'amitié tout de même… Ces deux femmes nous donnent une vraie leçon de vertu, de solidarité, et d'amour du prochain, conclut en son for intérieur le cheminot ému, qui est chrétien de gauche et milite à la JOC, va voter Front Popu et mourra au Vercors quelques années plus tard, car il croit en l'humanité, aux jours couleur d'orange, à la fraternité. C'est un idéaliste, lui.
Elles vont donc changer de train à Grenoble d'abord, et puis encore à Saint-Auban, traverser le quai de la gare balayé de rafales en traînant toujours la tantine, et prendre leur correspondance jusqu'à Digne-les-Bains -- avec leur "macchabée", se dit la cousine amusée malgré les risques encourus. En fait, elle n'est pas inquiète : enfin quelque chose où vibrer ! Cette équipée hiémale est autrement plus drôle que les coussins au petit point et les couvertures au crochet, la relecture des classiques et la taille des azalées. Pour peu elle en sourirait pour sa peine. Quant à l'angoisse de Louise, elle s'en délecte en silence : c'est un plaisir un peu sadique de voir sa cadette affolée, muette de terreur, le rouge à ses joues pâles, avec le cœur qui bat si fort qu'il lui semble l'entendre par-dessus le ferraillement rythmé de la machine. Il ne faudrait quand même pas que cette nunuchette aille se trouver mal, ou faire une crise cardiaque. Deux cadavres à porter, ce serait vraiment trop.
Le froid est devenu polaire : personne dans ces trains, sauf elles trois. À chaque vibration de ces wagons mal suspendus, la tante Daumesnil ballotte, tout proche de tomber. Les deux sœurs sentent le danger. Elles doivent rester collées, là, bien contre la morte, pour éviter la chute qui les trahirait. Pas plus l'une que l'autre ne pourrait soulever le corps une seconde fois. Elles se serrent donc auprès de la tata, à peine honteuses, soulagées à mesure que le temps passe avec les kilomètres, ankylosées à force de n'oser bouger, et impatientes d'arriver.
Louise ne geint plus. Elle n'en a plus l'énergie. Elle voit déjà l'échafaud se profiler en silhouette, la lame de la guillotine, le curé qui l'accompagne en priant jusqu'aux marches fatales. Condamnée, votre pourvoi est rejeté. Peut-être en plaidant la folie ? En ce cas ce serait Sainte-Anne, pas forcément le luxe, mais on la soignerait : c'est plein de médecins, ces asiles psychiatriques. Quoique, les douches froides et les électrochocs… Peut-être est-on mieux en prison, à bien y réfléchir. Berthe ne dit plus rien, concentrée sur ses efforts pour ne pas crier : ses douleurs sont incontrôlables, ses genoux la tourmentent, on lui arrache les épaules avec des tenailles brûlantes. Est-ce le châtiment, déjà ? Cette pensée la traverse soudain, de part en part, comme un couteau. Elle la repousse avec rage : quand on est mort, on est bien mort, et elle ne fait rien de mal. De quoi serait-elle punie ? La tante Daumesnil en serait bien d'accord, si elle pouvait lui parler : il est vraiment stupide de perdre mille francs dans des formalités. Berthe secoue la tête comme un cheval rétif ; ce n'est pas le moment d'avoir une faiblesse, stupide que tu es. Et ses mâchoires se verrouillent. Par chance Louise se tait : elle ne pourrait pas endurer ses bavardages sans saveur, encore moins ses lamentations éternelles. Elle finirait bien par la calotter, cette nigaude intolérable.
Les contrôleurs sont atterrés : quel tableau pathétique que cette veuve douloureuse sous ses voiles de crêpe, comme anesthésiée de chagrin, rendue muette par le deuil, entourée par ses deux amies tellement attentives, dont l'aînée semble cependant souffrir énormément, et la moins vieille tremble, d'émotion et de compassion. C'est à peine s'ils osent poinçonner leurs billets. Quelle pitié, vraiment, ces pauvres femmes sans défense, si faibles, si gentilles, dans un hiver pareil, les mignonnes ... Accepteraient-elles un café, ou un petit cognac ? Ils ont tout ça dans leur thermos, ce serait un plaisir.
- Non, merci bien, messieurs, vous êtes bien aimables, mais nous ne buvons pas. Nous sommes au régime. Notre foie, n'est-ce pas …
Et de pousser un grand soupir dès qu'ils ont quitté le wagon.
En gare de Digne-les-Bains, il faut tenir deux bonnes heures à attendre le train pour Thorame, dans le coin le plus froid à cause de l'odeur -- car on ne sait jamais. Mais, par sécurité, cousine Berthe administre à la morte, en douce, quelques giclées supplémentaires d'Houbigant concentré. Beaucoup de "Quelques fleurs". Tassées toutes les trois sur un banc de bois dur, dans la salle d'attente, elles font presque peur : on dirait les trois Parques, mais en un peu moins gai. Louise n'a plus de mouchoirs et renifle sans retenue, à la grande exaspération de Berthe qui sent monter en elle une envie de la battre, très fort et sur la tête. Le rouge à joues de la défunte a tourné depuis un moment, et ses traits se sont creusés de façon visible. Il serait vraiment temps d'arriver au bercail. La neige tombe doucement sur les quais désolés qu'un cheminot balaie. Puis il lance du sel pour qu'on ne glisse pas : si cette pitoyable veuve allait chuter sur le verglas, avec ces misérables femmes à peine en meilleur état qu'elle pour la soutenir, ce serait le bouquet. En parlant de bouquet, ça sent fort le jasmin, c'est curieux en cette saison, mais pas désagréable, se dit-il en entassant la neige salie. Vivement février ! Il ira passer la journée au carnaval de Nice, avec sa bonne amie, tout habillés de clair, avec des chapeaux neufs et de beaux cotillons, prêts pour la bataille de fleurs. Oui, que le printemps vienne !
Et la fin du trajet se déroule sans incident, le train jusqu'à Thorame-basse, "compagnie de Provence", et enfin la patache, dont le cocher est ivre, plus encore que de coutume, plus que la veille aussi, pour résister au froid. Il ressent de la peine pour cette brave dame, quasi évanouie dans ses voiles de deuil, et que ses deux compagnes ont du mal à asseoir tant elle est raidie de souffrance, comme tétanisée.
- Chienne de vie, putain de mort ! grommelle-t-il en reprenant un peu de rhum.
Et comme d'habitude, le cheval ne se trompe pas, malgré un brouillard si compact qu'on a peine à s'orienter. La guimbarde s'arrête face au relais de poste, rempli de poivrots bien au tiède, dont aucun n'a envie de voir qui peut sortir de la voiture. Il fait meilleur dedans, dans la chaleur et la fumée. Une chance pour le trio, qui passe ainsi incognito.
Le village était un désert : il était tard, il gelait à éclater les pierres -- pas un temps de chrétien. La neige ne tombait plus qu'en averses brusques, tourbillonnait dans les bourrasques et leur piquait les yeux. Soudain le crêpe noir, arraché des épingles par une rafale imprévue, s'envola dans la rue, et se mit à flotter, comme dans le rêve de Berthe, à quelques mètres en l'air. Louise éclata en sanglots. Et Berthe lâcha la défunte, trouva l'énergie de courir, récupéra l'objet tombé en boule humide au pied d'un réverbère, et le serra contre son cœur avec une passion furieuse. Louise était restée debout, soutenant le cadavre comme elle pouvait, changée en béquille vivante, cherchant ses propres forces elle ne savait où.
On étendit la morte sur le plus grand des lits, dans une vaste salle orientée au nord, la plus fraîche qui fût. Berthe brûla le crêpe dans la cheminée, et nettoya soigneusement les chaussures de la défunte, qu'on revêtit d'une autre robe plus appropriée. La cousine était épuisée : son dos la torturait au-delà de toute expression, ses jambes n'obéissaient plus, sa nuque était brisée, ses épaules bloquées. Elle crut ne jamais arriver à sa chambre, mais triompha des escaliers. Ses chiens et chats lui firent fête. Elle ôta ses chaussures et s'assit sur son lit, tout contre les coussins brodés ; la tête lui tournait un peu. Puis elle réfléchit, poussa un soupir d'aise. Elle avait mérité les palmes, car elle avait été plus forte que la mort : elle avait sauvé mille francs, en se prouvant aussi qu'elle pouvait encore agir dans l'existence. Elle se sentait invincible, elle n'allait jamais mourir. Il n'y avait rien de commun entre elle et ceux qui craignent les blessures. Elle dormit comme un bébé. Dans la pièce voisine, Louise criait dans ses rêves, mais elle ne l'entendit pas.
Le lendemain matin, Berthe convoqua le curé. Il trouva les deux sœurs en larmes, surtout la cadette, effondrée. L'aînée résistait mieux. C'était une maîtresse femme.
La tante Daumesnil, déclarée morte chez sa nièce, fut enterrée deux jours plus tard, conformément à ses dernières volontés, dans le tombeau de granit noir, qui faisait assez chic avec la neige blanche, et de moins mauvais goût qu'on aurait pu le croire. Les ananas de fer rendaient bien dans le paysage. Louise pleurnicha, Berthe semblait souffrir, enveloppée dans son renard. Elles sont courageuses, se disaient les gens du village. Oui, elles ont du cran, surtout la plus âgée. Et comme elle sait se tenir ! Voyez comme elle avance, en comptant tous ses pas. Il n'y a pas plus digne qu'elle.
Ecrit par : Françoise Guichard | 09 janvier 2010
Le point de vue de Christophe Barbier ("L'express") :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/grandes-ecoles-sauvons-l-elite_840303.html
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Ah, la la, quel talent ont les blogueurs de Bonnetdane !
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Pour une fois, je suis d'accord avec Barbier. Il est très vrai que le tutorat des élèves des Grandes écoles en direction des élèves moins favorisés peut très bien marcher. l'expérience CPES de Thiers, que je racontais dans ma Note précédente, est en partenariat avec Centrale Marseille. Et Polytechnique tente des choses au lycée des Ulis, où j'ai jadis enseigné — pas franchement l'élite, a priori : reste à voir ce qu'il en vient, a posteriori.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 janvier 2010
Merci Françoise Guichard. L'histoire de ces deux vieilles dames économes m'a bien fait rire. Et quel talent en effet !
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Félicitations à Sylvie et Françoise !!!!!!!!
Avis de recherche : où est passé Stéphane Guillon ? Est-il en vacances ou est-il viré avec 2010 ?
Ardisson recevait Dumas, Copé et une dijonnaise musulmane emburkée ou ennikabée je ne sais comment le dire, qui défendait sa religion mordicus, soutenue par Dumas qui ne voyait rien à redire au fait de masquer son visage, contrée par Copé qui défendait sa vision de la République dont les lois s'imposent au lois des diverses religions qu'elle protège, bref où est passé Guillon ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
au lois : aux lois bien sûr.
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
A propos du transport de cadavre, écoutez aussi l'interview du cinéaste roumain qui en raconte une bien bonne :
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/rire-sous-ceausescu-avec-cristian-mungiu_839133.html
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
IPidiblue
Il avait nom iPidiblue, au gué, au gué
Tout l'mond' peut pas s'app'ler Durand, au gué, au gué
En le regardant avec un œil de poète
On aurait pu croire à son frontal de prophète
Qu'il avait les grand's eaux de Versailles dans la tête
IPidiblue
Mais que le bon dieu lui pardonne, au gué, au gué
C'étaient celles du robinet, au gué, au gué
On aurait pu croire en l'voyant penché sur l'onde
Qu'il se plongeait dans des méditations profondes
Sur l'aspect fugitif des choses de se monde
IPidiblue
C'était hélas pour s'assurer, au gué, au gué
Qu' le vent n'l'avait pas décoiffé, au gué, au gué
Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours
"Il n'y a qu'les imbéciles qui sachent bien faire l'amour
La virtuosité c'est une affaire de balourds!"
IPidiblue
Il potassait à la chandelle, au gué, au gué
Des traités de maintien sexuel, au gué, au gué
Et sur les homm's nus des musées, au gué, au gué
Faisait l'brouillon de ses baisers, au gué, au gué
Et bientôt petit à petit, au gué, au gué
On a tout su, tout su de lui, au gué, au gué
On a su qu'il était enfant de la Patrie
Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un myosotis à un garçon
IPidiblue
Qu'il avait un p'tit cousin, au gué, au gué
Haut placé chez les argousins, au gué, au gué
Et que les jours de pénurie, au gué, au gué
Il prenait ses repas chez lui, au gué, au gué
C'est même en revenant d'chez cet antipathique
Qu'il tomba victime d'une indigestion critique
Et refusa l'secours de la thérapeutique
IPidiblue
Parce que c'était un All'mand, au gué, au gué
Qu'on devait le médicament, au gué, au gué
Il rendit comme il put son âme machinale
Et sa vie n'ayant pas été originale
L'Etat lui fit des funérailles nationales
IPidiblue
Alors son veuf en gémissant, au gué, au gué
Coucha avec sa remplaçante, au gué, au gué
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
du cinéaste roumain Cristian Mungiu ...
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Encore des histoires, s'il vous plaît, Françoise et Sylvie ! Je me régale.
Ecrit par : catmano | 09 janvier 2010
Voilà t'y pas qu'un quidam usurpe mon pseudo pour faire des vers ???
Ecrit par : dugong | 09 janvier 2010
Un travesti ? On trouve de tout sur le blog de Brighelli ...
Ecrit par : iPidiblue fan des travs de Dugong | 09 janvier 2010
Très joli texte, Françoise Guichard.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
@LA VOIX DES POÈTES
Pas le courage de raconter des histoires ce soir.
Au coin du feu, j'écoute la voix des poètes.
http://wheatoncollege.edu/Academic/academicdept/French/ViveVoix/Resources/parauteur.html
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
@ Guy Morel Daniel Arnaud
J'ai essayé de faire une synthèse sur mon blog de la discussion sur les quotas et sur le socle commun.
Je me suis permis de vous citer, ainsi que Daniel Arnaud. J'espère ne pas avoir déformé vos pensées.
Reprenez-moi si vous n'êtes pas d'accord.
http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Si cela se trouve le blog entier de Brighelli est peuplé d'Avatars, vous savez ces bestioles immondes de 4m de haut et toutes bleues !
Ecrit par : iPidiblue et les Avatars de Dugong | 09 janvier 2010
Le point de vue de Christophe Barbier ("L'express") Robin
Enfin quelque chose de sensé qui sort de la bouche de C.B.
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Encore une histoire ?
Cheval rêvant
Je veux tremper mon pinceau dans le violet de la mer, dans le bleu ardoise des ciels d'orage et dans la corolle des gentianes fleuries au bord des névés. De cette couleur dépend mon triomphe ou mon échec. Je suis fatigué de mon talent : je vends bien, c'est vrai, mais je ne suis qu'un faux-monnayeur. A vingt ans, mon inspiration a coïncidé avec la mode : on rêvait de retour à la nature et de paradis perdu sans vouloir renoncer aux marques de la modernité. Mes peintures animalières coloriées de frais, mes chevreuils orange et mes chevaux outremer paisssant dans des forêts réduites à quelques traits noirs ont su plaire à un large public; ils n'en reflétaient pas moins une vision qui m'était propre. Mais depuis, j'ai pris l'habitude de me plagier moi-même, en reproduisant sans cesse les mêmes paysages abstraits peuplés de bêtes chimériques aux teintes vives. A chaque tentative, j'espère retrouver une veine authentique et faire de nouveau oeuvre originale. Mais la routine m'entrave et je retombe sans cesse dans l'ornière. Je ne cherche pas de sujets inédits : ce que je veux, c'est insuffler à mes figures familières la respiration neuve qui les régénérera.
Cette fois, il me semble que si j'échoue la faillite sera définitive, et que je serai voué à rabâcher pour le reste de mon existence. Dès lors, autant disparaître. Mais dans le cas contraire je serai comblé à jamais, dussé-je m'épuiser à la tâche et ne plus rien peindre d'autre. Avec ce tableau, c'est ma vie même que je joue.
J'ai esquissé un cheval couché sur le flanc droit, les yeux fermés, ses longues jambes étendues vers la gauche. Au-dessus de lui, un autre cheval incline la tête d'un mouvement gracieux du col et semble veiller son compagnon. Je l'ai peint de teintes pastel, des dégradés de gris et de rose. Au sol, des coulées vertes et brunes que cernent des formes colorées dans les tons dominants de la toile. L'une d'elles évoque un arbre qui porte des fruits ronds comme les boules d'un sapin de Noel; une autre suggère un croissant de lune. Jusque là, rien ne distingue ce tableau de mes peintures antérieures : un dessein stylisé, un paysage géométrique, une palette naïve, une réalisation décorative réduite aux lignes et aux couleurs que j'ai conçues sans plus de vie qu'une composition abstraite. Toute la différence tiendra au bleu que je dois inventer pour le cheval endormi.
Je voudrais en faire un cheval rêvant. Je voudrais que celui qui le contemplera puisse pénétrer dans ce rêve de cristal et d'herbe verte sans que j'aie à peindre ruisseau ni prairie. Je dois trouver le bleu qui lui donnera une âme. Bleu de mer, bleu d'orage, bleu comme une corolle d'iris. Je mélange les tons et j'applique mon pinceau sur la toile sans avoir encore trouvé la nuance exacte qui soulèvera les flancs de cette créature inerte et qui fera trembler ses cils, mais je sais que chaque touche me rapproche du but. Bleu de nuit comblée d'étoiles, bleu de paradis perdu. Quand je l'aurai découvert, j'en peindrai une sphère ronde comme le ciel dans le coin gauche du tableau; je peindrai aussi un rayon vert qui tombera sur le cheval comme le doigt pointé d'un dieu. Enfin j'appliquerai la dernière touche, là où frémit la paupière : mon âme s'écoulera au bout de mon pinceau, elle s'incorporera à la couleur, et peu m'importe ce qui restera de moi, car elle fera naître chez mon cheval ce rêve de cristal et d'herbe verte que j'habiterai pour toujours.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
Cette nouvelle a été inspirée par une aquarelle de Franz Marc.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 janvier 2010
Qui veut se lancer dans l'écriture d'un récit inspiré par l'aventure de la femme du premier ministre irlandais du nord, âgée de 58 ans avec le jeune fils de 19 ans de l'un de ses amis venant de décéder, pour le consoler ?
Pas si banal, en tout cas les conséquences risquent d'être fâcheuses... Pinçons-nous. Nous sommes bien au 21ème siècle?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
Je lirai à loisir toutes ces belles histoires.
En attendant, voici la mienne.
Il fut question il y a quelques temps du mot "serendipity" sur le blog. Ce mot m'a "interpellée", car je l'avais mémorisé lorsque j'avais suivi des cours d'anglais avec une jeune Canadienne, sans par contre en retenir le sens.
Voici donc la véritable histoire de la "sérendipité".
Ce mot n’est pas exempt d’arrière-pensées ironiques à l’égard de la Science toute-puissante et des programmes qui se/la prennent au sérieux. L’imprévu qu’elle annonce présente un côté taquin, poétique, libertaire, incontestablement moins bien vu aujourd’hui que dans les années immédiatement post-soixante-huitardes.
La recherche vit désormais sous contrat de réussite : elle a ses objectifs, ses bilans à présenter aux Commissions d’évaluation. Où et comment rendre compte des résultats qu’on n’avait pas cherchés ? Dans quelle rubrique s’en vanter ?
L’usage d’un mot peut donner lieu à toutes sortes d’excès coupables. Ainsi en est-il du mot sérendipité qu’en 1989 nos dictionnaires n’ont pas encore cru bon de prendre en charge.
Ceylon, son nom anglais, Ceylan, Sri Lanka, les Arabes avaient appelé auparavant « Serendib » cette petite perle pendue en bas du continent indien. De ce beau et doux mot, les Anglais ont forgé « serendipity », qui signifie : « bonheur immense surgi du pur hasard. »
Pour Alain Peyrefitte, ancien ministre et normalien, ce « curieux phénomène » aide à porter le diagnostic du « mal français. »
« Dans l’étrange pays de Serendip, tel que Horace Walpole en a conté la légende dans Les trois princes de Serendip, tout arrive à l’envers. Vous trouvez par hasard ce que vous ne cherchez pas. Vous commettez une erreur : elle tourne à votre avantage. Vous voulez du mal à quelqu’un : vous assurez sa prospérité. Fort de l’expérience, vous manœuvrez en sens opposé : vous aboutissez à plus inattendu encore.
Walpole appela ce curieux phénomène « serendipity ». Nommons-le « effet serendip ». Il a toujours joué un grand rôle dans l’histoire. Christophe Colomb cherchait la Chine, il découvrit l’Amérique. En politique, nous sommes souvent des Christophe Colomb, bien que nous découvrions rarement l’Amérique.
Le recours à la violence multiplie l’effet serendip, d’où la fréquence de ce phénomène dans les rapports conflictuels entre états. Avec ou sans violence, la France m’est souvent apparue comme un royaume de Serendip, où les surprises abondent. Les dirigeants y ressemblent à ces joueurs qui, sur un billard bosselé, provoquent des carambolages imprévus. Plus leurs calculs ont été habiles, plus ils manquent leur coup. Le joueur qui se fie au hasard sera moins déçu… »
The Oxford English Dictionary fournit des renseignements qui méritent une traduction attentive :
« Serendipity », (de Serendip, l’ancien nom de Ceylan). Mot forgé par Horace Walpole en 1754 à partir du titre d’un conte de fées, « Les trois princes de Serendip », dont les héros ne cessaient de découvrir, par hasard et perspicacité, des choses qu’ils ne cherchaient pas. C’est la faculté de faire, par hasard, des découvertes heureuses et inattendues. »
Cet article appelle des compléments d’information.
Horace Walpole, Comte d’Oxford, (1717-1797), fils d’un des hommes politiques anglais les plus importants du XVIIIe siècle, Sir Robert Walpole, était un dilettante passionné pour les arts, connu pour avoir écrit « Le château d’Otrante ». Il fit naître une passion tardive chez la Marquise du Deffand. Elle était âgée de soixante-six ans, et aveugle. Sur le tard, il s’intéressa énormément à deux charmantes misses jeunes et intelligentes, Agnès et Mary Berry, qu’il appelait « ses deux strawberries ».
Son abondante correspondance a été publiée, et il y explique, dans une lettre à sir Horace Mann, ce qu’il appelle « serendipity », plus facile à comprendre par son étymologie que par sa définition. Il y parle entre autres exemples d’un conte « idiot ».
En fait, celui-ci se présente comme une traduction du persan, publiée à Venise en 1557, puis reprise en allemand en 1583 ; il s’agit d’un recueil de nouvelles, qui s’emboîtent comme celles des Mille et Une Nuits, et c’est seulement la première qui parle des princes de Serendib.
Ces derniers conseillent à l’Empereur Behram, leur hôte, atteint d’une grave dépression nerveuse, de se faire construire sept palais, et d’y accueillir sept princesses et sept nouvellistes chargés de le distraire, ce que font ces derniers.
Walpole a sans doute connu cet ouvrage par sa version française : « Le voyage et les aventures des trois princes de Sarendip », traduit du persan par le Chevalier de Mailly (1719), ou plutôt dans la traduction anglaise de celle-ci, (Londres, 1722).
Revenons à la mule dont parle Horace Walpole, qui était en réalité un chameau, et à son histoire telle que nous la relate le Chevalier de Mailly.
« Comme les princes continuaient leur route pour se rendre à la ville impériale, ils rencontrèrent un conducteur de chameaux qui en avait perdu un ; il leur demanda s’ils ne l’avaient pas vu par hasard. Ces jeunes princes, qui avaient remarqué dans le chemin les pas d’un semblable animal, lui dirent qu’ils l’avaient rencontré ; et afin qu’il n’en doutât point, l’aîné des trois princes lui demanda si le chameau n’était pas borgne ; le second, s’il ne lui manquait pas une dent ; et le cadet ajouta : « Ne serait-il pas boiteux ? ». Le conducteur assura que tout cela était véritable. « C’est donc votre chameau, que nous avons trouvé et laissé bien loin derrière nous », dirent-ils.
Le chamelier, après avoir cherché en vain son animal, rencontre à nouveau les princes et leur reproche de s’être moqués de lui.
Sur quoi le frère aîné prenant la parole : « Vous pouvez bien juger si nous voulons rire à vos dépens par les signes que nous vous avons donnés. Afin d’effacer de votre esprit la mauvaise opinion que vous avez de nous, n’est-il pas vrai que votre chameau portait d’un côté du beurre, et de l’autre du miel ? Et moi, ajouta le second, je vous dit qu’il y avait sur le chameau une dame. Cette dame, interrompit le troisième, était enceinte. Jugez, après cela, si nous vous avons dit la vérité. »
Le chamelier, persuadé que les princes, pour être capables de donner des détails d’une telle précision, sont les voleurs de sa bête, porte plainte. On les arrête, et ils vont être exécutés, lorsque finalement, on retrouve le chameau perdu. L’empereur, qui avait fait condamner puis gracier les jeunes gens, « désira savoir comment ils avaient pu donner des indices si justes d’un animal qu’ils n’avaient pas vu. Ces princes voulant le satisfaire, l’aîné prit la parole, et lui dit : « J’ai cru, seigneur, que le chameau était borgne, en ce que, comme nous allions par le chemin où il était passé, j’ai remarqué d’un côté que l’herbe était toute rongée, et beaucoup plus mauvaise que celle de l’autre, où il n’avait pas touché ; ce qui m’a fait croire qu’il n’avait qu’un œil, parce que, sans cela, il n’aurait jamais laissé la bonne pour manger la mauvaise. Le puîné interrompant le discours : Seigneur, dit-il, j’ai connu qu’il manquait une dent au chameau, en ce que j’ai trouvé dans le chemin, presque à chaque pas que je faisais, des bouchées d’herbe à demi mâchées, de la largeur d’une dent d’un semblable animal ; et moi, dit le troisième, j’ai jugé que ce chameau était boiteux, parce qu’en regardant les vestiges de ses pieds, j’ai conclu qu’il fallait qu’il en traînât un, par les traces qu’il en laissait.
L’empereur fut très satisfait de toutes ces réponses ; et curieux de savoir encore comment ils avaient pu deviner les autres marques, il les pria instamment de le lui dire ; l’un lui dit : « Je me suis aperçu, Sire, que le chameau était d’un côté chargé de beurre, et de l’autre de miel, en ce que, pendant l’espace d’un quart de lieue, j’ai vu sur la droite de sa route une grande multitude de fourmis, qui cherchent le gras ; et sur la gauche, une grande quantité de mouches, qui aiment le miel. »
Le second dit : « Et moi, Seigneur, j’ai jugé qu’il y avait une femme dessus cet animal, en ce qu’ayant vu un endroit où ce chameau s’était agenouillé, j’ai remarqué la figure d’un soulier de femme, auprès duquel il y avait un peu d’eau, dont l’odeur fade et aigre m’a fait connaître que c’était de l’urine de femme. »
« Et moi, dit le troisième, j’ai conjecturé que cette femme était enceinte, par les marques de ses mains imprimées sur la terre, parce que, pour se lever plus commodément, après avoir achevé d’uriner, elle s’était sans doute appuyée sur ses mains, afin de mieux soulager le poids de son corps. »
Les observations de ces trois jeunes princes donnèrent tant de plaisir à l’empereur, qu’il leur témoigna mille amitiés, et les pria de séjourner quelques temps chez lui. »
On reconnaîtra que cette histoire, sur laquelle repose la définition de la sérendipité, illustre assez mal la faculté de faire par hasard des découvertes heureuses et inattendues. Elle situe bien plus nos princes dans une lignée qui conduit Sherlock Holmes ou Hercule Poirot, en passant par Louis Pasteur (en qui certains ont reconnu un des maîtres de l’enquête scientifique.)
Trahi par une mémoire qui lui fait confondre les espèces animales, Walpole n’a-t-il pas entraîné la langue anglaise dans un grave faux sens étymologique ?
Car, en fait, où le hasard intervient-il dans les épisodes où les princes de Serendib trouvent l’occasion de révéler leurs talents d’observateurs et leur pouvoir de déduction ?
Je ne m’exposerai pas au ridicule de vouloir corriger, en prenant prétexte d’une érudition de circonstance, le sens d’un mot définitivement inscrit dans le vocabulaire un peu snob de nos collègues anglo-saxons.
Mais est-il encore temps , à l’usage des lexiques franco-anglais de l’avenir, d’introduire dans la définition de ce terme encore intraduisible des nuances qui respectent mieux le talent des Princes de Serendip ? Mon ambition me pousse à proposer celle-ci : Sérendipité ( de l’anglais serendipity, mot inventé par H.Walpole) : aptitude à faire preuve de perspicacité dans des occasions imprévues (ou encore : faculté de trouver un intérêt et une explication à des problèmes rencontrés par hasard).
A vrai dire, ce chapitre valait-il la peine d’être écrit ? J’ai en effet retrouvé (évidemment en cherchant un tout autre renseignement) ce qui est peut-être la plus ancienne mention de cette sérendipité dans un ouvrage de langue française. Elle se cache dans un livre paru en 1953 et consacré à la gloire de Louis de Broglie, penseur et physicien. L’article, signé de Sir Charles Darwin, professeur à l’Imperial College de Londres, ne prédit-il pas en effet ce que je suis en train de réécrire ?
« Il existe une autre qualité qui doit être reconnue comme ayant joué souvent une part importante dans la découverte scientifique. C’est la qualité qui consiste à chercher quelque chose et, ayant trouvé autre chose, à reconnaître que ce qu’on a trouvé a plus d’importance que ce qu’on cherchait. Le langage commun ne connaît pas de terme pour désigner cette qualité, mais en fait un nom lui a été donné il y a deux siècles par Horace Walpole, et ce nom est trop excellent pour qu’on le perde. Dans une de ses lettres à un ami, Walpole a forgé le mot de sérendipité, formé, comme il l’a dit, en partant du titre d’un conte merveilleux, Les Trois Princes de Serendip, dont les héros « faisaient toujours des découvertes par accident et sagacité, d’objets qu’ils ne recherchaient pas ».
Je n’ai pu me procurer un exemplaire de cette histoire merveilleuse, de sorte que je suis incapable de dire ce qu’ils cherchaient ni ce qu’ils trouvaient, mais il est clair que ce qu’ils avaient trouvé était toujours mieux que les choses en quête desquelles ils étaient. »
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 janvier 2010
Reprenez-moi si vous n'êtes pas d'accord.
http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Aucun problème.
Amitiés.
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Sur "La Chaîne Parlementaire", un fort intéressant documentaire: "La Fabrique des mots" de la langue française (dans le monde, Québec, Afrique, etc.), jusqu'à 22h50.
Ecrit par : Pendariès | 09 janvier 2010
Dugong, trop bien Pigeon : Impossible !
Ecrit par : Agna | 09 janvier 2010
Elle est belle et riche, la langue de chez nous...
Merci à celles qui l'ont si bien utilisée pour écrire ces histoires.
Ecrit par : Maminou | 09 janvier 2010
@"serendipity"
"Être préparé, c'est tout," comme le disait Hamlet : "Readiness is all." L'orientaliste néerlandais Snouck Hurgronje, qui avait le courage de visiter la ville interdite de la Mecque avec un déguisement, disait en 1900 : "Quand je vois la femme Fortuna, je la prends et je la baise". Ensuite la sérendipité fut définie comme "rechercher une aiguille dans une botte de foin et en sortir avec la fille du paysan".
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Tiens, tout à l'heure, sur France Inter, un extrait de "La conjuration des imbéciles" a été lu. J'adore ce roman.
Bonne et heureuse année à tous.
Ecrit par : retraitée | 09 janvier 2010
"Ca peut pas faire de mal", très bonne émission à mon goût.
Gallienne lit vraiment merveilleusement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 janvier 2010
Retour sur les quotas
Entre la prétendue Injustice pratiquée par les Grandes Ecoles à l'égard des "défavorisés" et le trio de Pieds Nickelés, Minc, Pinault, Descoings qui les accable je choisis l'Injustice !!!
voir lien suivant pour Minc :
http://www.betapolitique.fr/Petits-Conseils-Laurent-Mauduit-01416.html
Un livre du même calibre a été écrit sur Pinault il y a plus de vingt ans. La balance de ses trahisons et escroqueries pesait déjà très lourd. Alors depuis !! Quand à Descoings c'est un expert en escroqueries intellectuelles (selon les élèves de Sc-Po)
Une communauté de ressentiment réunit le mauvais élève Minc qui n'a pas réussi à entrer à l'X, privant cette Ecole de son génie universel. (eh oui, le piston ne marche pas encore pour entrer dans cette Ecole) et le mauvais élève Descoings qui s'est repris à 3 fois pour entrer à l'Ena. Ce qui n'est impossible pour les Grandes écoles qui limitent à la fois l'âge et le nombre d'années après le bac (ce qui renforce la "justice" du concours), contrairement à l'Ena où on peut se présenter à un âge plus qu'avancé bardé de diplômes prestigieux (Normale Sup, Hec, Ecoles d'Ingénieurs, Agrégations).
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Retour sur les quotas
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Entre la prétendue Injustice des Grandes Ecoles et le trio de Pieds Nickelés Pinault-Minc-Descoings, je choisis l'Injustice !!
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
"Ce qui n'est impossible pour les Grandes écoles
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Il faut aussi réussir les test d'orthographe?
Ecrit par : Le retour d'ortho | 09 janvier 2010
Les tests (LOL)
Ecrit par : Le retour d'ortho | 09 janvier 2010
Dans un lycée du Kremlin-Bicetre ,un élève en tue ,par coup de poignard ,un autre ; jours ordinaires dans les établissements scolaires de la République ......
Ecrit par : DEFER | 10 janvier 2010
Pas nous. Plus nous.
Par ailleurs et si vous me le permettez, "j 'ai été certifié-biadmissible pendant un mois, et aurait presque fait une prière pour ne pas l'être plus longtemps, mais je ne priai point et fut admis quand même, va comprendre, Charles !)" de qui parlez-vous ?
Ecrit par : nicolas | 09 janvier 2010
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Nicolas, quand un candidat à l'agrégation est admissible (aux épreuves orales) deux fois mais recalé deux fois à l'oral, il est biadmissible. S'il est certifié, il devient alors "certifié biadmissible", une situation qui est beaucoup plus proche de celle de certifié que de celle d'agrégé, et non la moyenne arithmétique.
Une fois que j'ai su que j'étais admissible pour la deuxième fois, j'ai espéré être admis.
Entre le jour où j'ai pris connaissance de ma deuxième admissibilité et le jour où j'ai appris que j'étais reçu, il s'est passé un mois pendant lequel un collègue m'a fait remarquer que j'étais biadmissible mais pas encore agrégé .
Si j'avais été croyant, j'aurais prié Qui vous savez pour que je sois reçu.
Je n'ai cependant pas prié. Qui aurais-je pu prier, moi qui ne crois point ?
Comme j'ai été reçu, c'est que la prière n'est pas indispensable. Mais une bonne préparation l'est. What else ?
Ai-je répondu à votre question ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 janvier 2010
Je n'avais pas lu le conte de Walpole dont parle Anne-Marie — j'en suis resté au Château d'Otrante, en ce qui concerne Walpole.
Marrant : le raisonnement "sherlock" des trois princes est copié sur celui de Zadig, paru presque dix ans avant.
Et tout ça a été repris à la fois par Conan Doyle et par Umberto Eco, dans le Nom de la rose. "Toutes les littératures sont des plagiats, excepté la première, que d'ailleurs personne ne connaît."
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Ai-je répondu à votre question ? Francis Penin, professeur etc.
Not at all, dear Francis. Tout ceci était très clair dans votre premier texte. Je voulais seulement porter votre attention sur
"aurait" et "fut", pensant qu'il s'agissait d'une autre personne que vous...
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Où l'on apprend que l'EN aurait tout de même intérêt à embaucher des seniors, ou à les garder le plus longtemps possible...
http://fr.news.yahoo.com/68/20100109/tsc-se-faire-entendre-une-aptitude-gntiq-04aaa9b.html
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Gageons que, bientôt dans les cours de récréation, on entendra un nouveau type d'insulte du genre :
"Ho ! Mais t'es un boursier, toi !"
Insulte lancée à un "camarade" un peu niais et malhabile.
Ce sera beaucoup plus stigmatisant que les "débile !" ou autres "gogol !".
Un argument de poids contre l'introduction en bourse des Grandes Ecoles ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Une pensée émue pour le malheureux qui sera à la fois "boursier" et "intello"… — de la chair à voyous et à prépas…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Pour qu'il fût boursier, il fallait qu'il fût intello. Dorénavant, sera-ce encore le cas? Point trop de craintes, donc.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Il paraît qu'un "film-évènement : Océans", va sortir sur nos écrans.
Il va y en avoir des "sorties pédagogiques" !
Les physiciens font la gueule parce que "LHC, mon amour" ou "Gluons, le retour" ne feront sûrement pas la même recette.
Décidément, tout ne se vaut pas.
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
"Une communauté de ressentiment réunit le mauvais élève Minc qui n'a pas réussi à entrer à l'X, privant cette Ecole de son génie universel. (eh oui, le piston ne marche pas encore pour entrer dans cette Ecole) et le mauvais élève Descoings qui s'est repris à 3 fois pour entrer à l'Ena. Ce qui n'est impossible pour les Grandes écoles qui limitent à la fois l'âge et le nombre d'années après le bac (ce qui renforce la "justice" du concours), contrairement à l'Ena où on peut se présenter à un âge plus qu'avancé bardé de diplômes prestigieux (Normale Sup, Hec, Ecoles d'Ingénieurs, Agrégations)."
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 09 janvier 2010
Bien vu, "Bourgeois ignorant"... La jalousie, l'envie, (et leurs déclinaisons diverses) sont effectivement des moteurs non négligeables dans notre misérable société humaine. "Espèce", ou "civilisation" ?
Puis-je reprendre votre thème pour ma chronique radio de cette semaine ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
En parlant de chronique radio, Christophe, vous en avez annoncé une voici quelque temps, dont je n'ai plus entendu parler. L'avez-vous promue ici et suis-je passée à côté ?
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
@Serendip
http://fr.wikisource.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
@ Robin
(la suite de mes notes)
II Le socle commun de compétences est un socle culturel.
Particulièrement dans le pilier 5 (la culture humaniste) :
- se situer et s'ancrer pour mieux se projeter dans l'avenir
- conforter son identité pour mieux s'ouvrir (se rencontrer soi-même pour mieux rencontrer l'autre)
- exercer ses opinions (développer son esprit critique), ses sentiments et ses émotions (culture humaniste = littérature)
a) La culture humaniste est un carrefour, un lieu de convergence qui rejoint le socle qui est un pont entre les disciplines et les programmes
--> la culture humaniste est pluridisciplinaire alors que la référence à des disciplines constituées est très française (les autres européens sont moins déroutés).
Le socle demande de s'appuyer sur ces disciplines pour les dépasser.
b) L'esprit européen nous appelle à décloisonner mais il recommande de s'appuyer sur les disciplines pour constituer des "objets d'enseignement".
exemples :
- l'Histoire des Arts : c'est un enseignement qui s'appuie sur plusieurs disciplines (arts visuels + musique + histoire)
- l'EDD : objet d'enseignement (géographie + histoire + sciences + instruction civique)
- être préparé à recevoir l'ouverture culturelle européenne (toutes disciplines)
- fait religieux (littérature + histoire + arts --> pour ne pas tomber dans la catéchèse)
- être préparé à recevoir les médias (toutes disciplines)
c) qu'est-ce que la culture humaniste ?
Ce sont des enseignements interdisciplinaires à géométrie variable selon les sources :
- dans les programmes 2008 :
--> très importante car citée dès le paragraphe d'introduction selon 4 dimensions : historiques, géographiques, artistiques et civiques.
Une ambiguïté néanmoins : la présentation des programmes semble la réduire à histoire + géographie alors qu'au niveau des compétences en fin de palier 2 : 5/11 renvoient aux pratiques artistiques et à l'histoire des arts.
La littérature se trouve quant à elle dans la partie "Maîtrise de la langue" et l'EDD dans la partie "Sciences"
On peut donc noter une incohérence de ces programmes par rapport au socle commun : la culture humaniste repose sur l'histoire et la géographie, le reste est "déplacé" : les programmes sont restés dans le disciplinaire.
- dans le livret de compétences (palier 2, CM2)
3 entrées pour la culture humaniste :
1) avoir des repères en histoire et géographie (5 items)
2) avoir des repères littéraires (2 items)
3) pratiquer les arts et avoir des repères (5 items)
+ enjeux transdisciplinaires --> piliers 6 et 7.
Ecrit par : catmano | 10 janvier 2010
@ Sylvie Huguet
Très beau texte qui "fait voir" les toiles de Franz Marc.
J'aime beaucoup Franz Marc (particulièrement les aquarelles tunisiennes). La couleur bleue associée au cheval fait penser au mouvement "Der Blaue Reiter" que Franz Marc avait crée à Munich en 1911 avec Wassily Kandinsky.
"Il essaye de peindre la façon dont l’animal voit le monde par une simplification formelle et chromatique des choses pour en représenter « l’être absolu ». Il attribue à chaque couleur une signification ; le bleu pour le masculin austère et le spirituel ; le jaune pour le féminin, doux et gai ; et le rouge comme couleur de la violence combattue par les deux premières."
"Comment l'animal voit le monde" préoccupait aussi le poète R.-M. Rilke.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Pardonnez-moi, Sylvie, j'ai fait une grosse bourde. J'ai confondu Franz Marc et August Macke (à propos des aquarelles tunisiennes), mais ils faisaient, je crois partie du même mouvement, en tout cas l'inspiration est très proche.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
A Nanterre, samedi, une association locale a organisé un nième "débat" sur l'école avec Peillon, de Sarnez et Gabriel Cohn-Bendit et Boutih.
200 personnes y ont assisté. Surmédiatisation. Hélas, pas de vidéo de "l'événement" (?)
Je ne sais pas si le compte-rendu du journaliste de Marianne est complet mais à le lire, on se demande à quoi peut bien servir ce genre de "débat" tant les écarts entre les intervenants sont vertigineux. Peut-être à le confirmer ?
Il y en a un qui est en voie de lepénisation avancé c'est GCB. Et encore, le comparatif est injuste car Le Pen a une certaine culture (classique) et n'éructe pas systématiquement. Même à jeun, GCB paraît aviné et entonne ses couplets favoris :
« un préalable avant d’avoir été enseignant, c’est d’avoir fait une colonie de vacances et de s’en sortir avec les mômes». […] « il faut faire de la publicité comparative entre les méthodes de l’école traditionnelle et les nôtres et on verra les résultats ! Moi à l’école, je veux le petit avec la kippa, la petite avec le voile. J’en ai marre des républicains, j’aime les monarchies du nord ! C’est ça qui marche !».
On dirait un clodo aviné gesticulant avec le micro comme litron qui met au défi un athlète ordinaire de le battre au 100 m.
Au fait, y a-t-il une différence nette dans son esprit embrumé entre "s'en sortir avec..." et "sortir avec de..." ?
http://www.marianne2.fr/Pour-Gaby-Cohn-Bendit,-l-ecole-c-est-de-la-merde!_a183415.html
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
J'ai drôlement bien fait de ne pas m'y pointer…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
On peut donc noter une incohérence de ces programmes par rapport au socle commun : la culture humaniste repose sur l'histoire et la géographie, le reste est "déplacé" : les programmes sont restés dans le disciplinaire.
- dans le livret de compétences (palier 2, CM2)
3 entrées pour la culture humaniste :
1) avoir des repères en histoire et géographie (5 items)
2) avoir des repères littéraires (2 items)
3) pratiquer les arts et avoir des repères (5 items)
+ enjeux transdisciplinaires --> piliers 6 et 7.
Ecrit par : catmano | 10 janvier 2010
Ce que le "socle commun" appelle "culture humaniste", je l'appellerais plus simplement "culture générale", non un vague vernis qui reste quand on a tout oublié, mais ce que l'on peut mettre en place avec des élèves motivés quand les "interconnections" se sont établies aux niveau des synapses (la mémoire active structurelle à la long terme).
J'ai quatre élèves en 6ème, dont deux (sur) douées (ce sont des filles) chez qui les interconnections sont déjà en place et trois ou quatre autres sur lesquels "on peut compter".
Avec les autres, il faudrait (faut) reprendre le programme du primaire depuis le début.
La culture humaniste ne concerne pas que l'Histoire-Géographie, elle concerne absolument toutes les disciplines, mais on ne peut la mettre en place (faire des liens) que si les savoirs disciplinaires ont une certaine consistance et si les élèves sont motivés : la fameuse "bonne volonté" de Kant, cette lumière rayonnante de la "philosophie des Lumières".
Le secret réside donc dans le travail, le développement de la faculté de mémorisation, d'application et de réflexion et non dans je ne sais quelle "magie" superstitieuse avec laquelle la prétendue rationalité du langage technobureaucratique européen renoue paradoxalement, comme si tout se faisait tout seul, sans effort.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
On lui confie encore des colonies de vacances à ce septuagénaire ?
Ecrit par : iPidiblue et les Avatars des vieux cons | 10 janvier 2010
Oh, Pidiblue, le vilain sous-entendu…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Moi à l’école, je veux le petit avec la kippa, la petite avec le voile. J’en ai marre des républicains, j’aime les monarchies du nord ! C’est ça qui marche !».
Gabriel Cohn Bendit
En tous cas un Cohn Bendit cela n'a même pas la reconnaissance du ventre puisque il est né en France républicaine après que ses parent aient fui le IIIème Reich !
Ecrit par : iPidiblue et les Avatars des vieux cons | 10 janvier 2010
Puis-je reprendre votre thème pour ma chronique radio de cette semaine ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
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Marc Ferro a écrit un livre très instructif sur ce thème "moteur": Le Ressentiment dans l'Histoire
P. Bourdieu a souffert toute sa vie du ressentiment qu'il avait éprouvé, lui fils de paysan, à l'égard de ses collègues de Lycée enfants de notables. Qu'ils en aient été jaloux parce qu'il était le plus brillant de la classe, je le conçois fort bien, qu'ils aient eu une certaine condescendance à son égard je le comprends aussi puisque j'ai personnellement vécu la même situation, de là à dire qu'ils avaient de la haine pour lui, sans doute pas, plutôt " une secrète admiration envieuse". C'est lui qui retournera sa haine "contre la Bourgeoisie. On connaît la suite.
Le ressentiment n'est jamais un bon Conseiller.
J'ajoute à votre réflexion celle-ci. Tout le monde nous dit qu'il y a beaucoup moins d'enfants de classes défavorisées qu'il y a 30 ans (ou 40 ou 50 ? personne ne sait exactement) dans les GE. Or le niveau des concours d'entrèe dans les GE a plutôt baissé depuis, entraîné par la baisse spectaculaire de niveau du secondaire. (*)
Il faut en conclure que les enfants des classes défavorisées avaient plus de perspectives de réussite lorsque l'enseignement général ètait plus exigeant !!
Nous avons ainsi la preuve "statistique" de ce que le Grand Maître de ce Blog nous enseigne inlassablement.
(*) J'ai eu un prof de Français en Seconde et en Première qui en deux ans nous a fait un cours complet de littérature de Villon à Mallarmé (que j'ai précieusement conservé) dont le niveau est celui d'une Licence de Lettres d'aujourd'hui. J'ai pratiqué pendant six ans entre 5 et 8 heures de latin hebdomadaire (cours + exercices à la maison), et la version latine du bac c'était la traduction d'une pleine page de Tacite, pas un auteur facile.
Au concours d'entrée de l'X le Français avait un fort coefficient et il y avait une épreuve de dessin artistique consistant à dessiner un plâtre gréco-romain, qu'à la fin des épreuves nous allions noyer.
Il n'y avait alors aucune place pour le clinquant, le piston, l'illusion. Toutefois j'ai constaté en arrivant en prépa que certains des élèves préparaient Polytechnique pratiquement "depuis la Maternelle",( eux-mêmes fils et petit-fils de polytechniciens) alors que de mon côté j'ignorais presque l'existence de cette Ecole.
Les concours des GE ne sont donc pas adaptées spécialement pour les enfants de "bourgeois", ce sont les bourgeois qui s'y adaptent...et d'après les principe incontournable de Darwin il en résulte un avantage sélectif difficilement contournable.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 10 janvier 2010
@ Robin
(la dernière partie de la conférence)
III Culture humaniste
Dans le socle, le terme "culture" est très présent.
Le mot "culture" est polysémique en français :
1) "culture" en opposition à "nature" = la culture est ce qui peut s'apprendre
2) culture (Bildung en allemand : forme individuelle) = somme, réseau de connaissances acquises
--> acquisition de contenus qui l'objet d'une transmission
--> connaissances non pas forcément pour elles-mêmes mais pour donner des attitudes (sens critique, jugement, goût)
--> activités : développer l'esprit par des exercices intellectuels appropriés
Donc, en plus des contenus, posture par rapport aux Savoirs (goût de la découverte, développement de l'esprit critique, goût de l'effort, mémoire)
3) culture (Kultur en allemand : forme collective) = ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation ou à une nation ; forme de comportement.
--> préoccupation du socle : sentiment d'appartenance (pilier 6) à son pays, à l'UE, patrimoine, identité
- La conception française de la Nation est élective : groupe de citoyens qui choisissent d'adhérer à des valeurs communes.
--> identité nationale = identité républicaine
--> valeurs républicaines : idées des Lumières (donc filiation humaniste)
ce qui renvoie donc à la forme individuelle.
Conclusion :
La culture dont il s'agit n'est pas le "tout culturel", mais une forme de culture qui permettra aux élèves de se bâtir une culture personnelle avec des repères culturels balisés par l'humanisme.
Ce n'est pas une culture de la mode et de la consommation, il s'agit de promouvoir une culture exigeante aux contenus définis et de mettre la culture humaniste au cœur de tous les apprentissages.
Ecrit par : catmano | 10 janvier 2010
Hello Jean-Claude,
hé bien ! Le moins qu'on puisse dire, c'est que le débat suscite des réactions !
Je suis prof d'anglais et je n'ai pas trouvé de lien "contact" pour un éventuel échange avec mon blog-BD.
@ bientôt,
Luki
Ecrit par : luki bancher | 10 janvier 2010
Hello Jean-Claude,
hé bien ! Le moins qu'on puisse dire, c'est que le débat suscite des réactions !
Je suis prof d'anglais et je n'ai pas trouvé de lien "contact" pour un éventuel échange avec mon blog-BD.
@ bientôt,
Luki
Ecrit par : luki bancher | 10 janvier 2010
?????????
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
@ RECETTES FISCALES
Impôt sur le revenu : 21,6% - payé par 16 millions de contribuables sur 33 millions selon un barème progressif.
TVA : 49.7% - payée par tous les consommateurs quel que soit leur revenu.
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Le montant de TVA payé dépend quand même des revenus, vous conviendrez que pour dépenser, il faut disposer des revenus suffisants ! Pour étayer mon propos, je me permets (une fois n'est pas coutume) de m'auto-citer :
"Il y a en France 3 465 000 ménages pauvres (au sens de l'Insee) en 2007. Considérant qu'ils gagnent moins de 60% du revenu moyen par ménage (33 100€) et que leurs revenus sont assujettis à environ 70% à la TVA, cela nous fait une collecte de TVA d'environ 9,5Md€ (en considérant qu'ils gagnent tous 60% du revenu moyen, ce qui est une surestimation grossière). Ce montant est à rapprocher des 174,8Md€ de TVA globale (soit 5,4%) et surtout du montant alloué en RSA/RMI/PPE (supérieur à 10Md€). "
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/09/26/finkie.html#comments
Je vous laisse vérifier les calculs et, soyons fous, faire un mea culpa pour votre argumentation grossière et indigne de votre brillant intellect :-)
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Joe que pensez-vous de tous les fonctionnaires qui sont payés à faire semblant de travailler pour aider les plus pauvres comme moi ? Lundi je vais à Pôle Emploi voir ma conseillère, mercredi je vois une psychologue qui doit m'aider à "rebondir" ...
Ecrit par : iPidiblue référentiel des rebondissements inattendus | 10 janvier 2010
Ce n'est pas une culture de la mode et de la consommation, il s'agit de promouvoir une culture exigeante aux contenus définis et de mettre la culture humaniste au cœur de tous les apprentissages.
Ecrit par : catmano | 10 janvier 2010
Oui d'accord. Mais promouvoir une culture humaniste et la mettre au coeur de tous les apprentissages, c'est ce qui se faisait avant, sous la IIIème République et jusque vers les années 70, quand l'instruction avait un sens politique dans le sens large du terme (former des citoyens éclairés) et il ne serait venu à l'idée de personne de séparer les savoirs (lire, écrire, compter) des savoir-faire.
On ne nous répétait pas à tout bout de champ : "nous sommes en train de vous transmettre une culture humaniste", mais lorsque nous étudiions de larges extraits de Essais de Montaigne, l'intégralité du Cid ou du Bourgeois Gentilhomme, "Horace" de Corneille ou "Andromaque" de Racine, dès la classe de quatrième, l'institution nous aidait à mettre en place une "culture humaniste".
Je ne parle pas du latin à haute dose dès la sixième et du grec dès la quatrième avec plongée en profondeur dans les textes (thème et version, voire versification) qui n'avait rien à voir avec "l'initiation au latin", via une connexion GOOGLE avec les dieux de l'Olympe.
Je ne vois pas comment on peut mettre en place une "culture humaniste" avec des programmes aussi pauvres et des méthodes aussi impressionnistes (un peu de grammaire, un peu de vocabulaire, un peu de latin, un peu de tout et de rien...)
Le socle commun, c'est une somptueuse villa (sur le dépliant) construite sur des sables mouvants.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Joe que pensez-vous de tous les fonctionnaires qui sont payés à faire semblant de travailler pour aider les plus pauvres comme moi ? Lundi je vais à Pôle Emploi voir ma conseillère, mercredi je vois une psychologue qui doit m'aider à "rebondir" ...
Ecrit par : iPidiblue référentiel des rebondissements inattendus | 10 janvier 2010
Je pense que vous avez effectivement besoin d'une psychologue ;-)
Plus sérieusement, nous sommes d'accord que vous ne me demandez pas si je pense qu'on a raison d'aider les plus pauvres mais bien ce que je pense des fonctionnaires qui vivent de la misère des autres ?
A ce sujet précis, je pense que le système administratif français, construit sur les crédits, les reports de budget et l'absence de véritable reporting et contrôle interne, conduit les gens à être déresponsabilisés. Et en toute honnêteté, j'ai beaucoup plus de respect pour votre conseillère Pôle Emploi (qui certes n'a pas compris quel affreux loulou vous étiez mais qui au final fait ce qu'on lui demande) que pour les grands commis de l'Etat qui savent pertinemment qu'ils plombent les finances publiques pour conserver leur pouvoir, se faire réélire, ... Le poisson pourrit par la tête, toujours !
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Oui là Robin vous galéjez ! La culture bourgeoise dont vous nous parlez ne concernait sous la IIIème République dont vous nous vantez tant les mérites que 5% de la population ... je sais de quoi je parle ma mère étant née en 1920 et n'étant pas allée au delà de l'école primaire !
Ecrit par : iPidiblue référentiel des rebondissements inattendus | 10 janvier 2010
"via une connexion GOOGLE avec les dieux de l'Olympe"
Certains, comme GCB, semblent avoir une connexion à haut débit avec Dionysos ou avec quelques satyres.
"Le socle commun, c'est une somptueuse villa (sur le dépliant) construite sur des sables mouvants."
Tout juste un mirage tremblotant comme de la gelée, dû à une surchauffe cérébrale généralisée.
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Au début, je me suis dit :
"Bribri Ficotin qui fait du 'Yfig'" ... on va pas s'ennuyer .....
Et puis, vlan, le naturel reprend le dessus et on a droit au cliché vichyssiste !
La suite est extrêmement surprenante !!!!!!!!!
Bribri, qui n'a cesse, depuis qu'il a acquit un soupçon de notoriété, de participer, animer et alimenter les débats douteux sur l'éducation, se rebiffe comme un vulgaire roquet et mord, tel un vulgus SUMO, la main qui le nourrit si bien et lui permet de débiliser en toute tranquillité !
Quid !
Voici Ficotin qui réalise soudain l'errance dans laquelle se trouve notre EN et les manigances incessantes des gouvernements successifs pour décridibilser notre enseignements (comme il le fait pour la santé et l'industrie ...)
Ben oui, quoi, ça fait des décennies que l'Etat cherche par tous les moyens à faire cadeau du beau bébé au privé, il débarque le Bribri !
A moins qu'il n'ait découvert un nouveau filon (un seul 'l') ?
Que nous vaut pareil discours rébarbatif (révolutionnaire .... faudra attendre sa retraite !)
Lève-toi et marche !
Mais quelles instructions a-t-il bien pu recevoir de Sarkozy pour entretenir tel discours ????????
Bon ! moi, je vais pas me ronger les méninges sur son cas, mes méninges méritent mieux !
Mais je reste fort sceptique sur les intentions cachées d'un tel articulet !
Ca me fait penser au berger qui crie au loup ..... mais qui n'en n'a jamais vu la queue d'un !
Je suppose que, comme d'hab., les commentaires n'ont rien à voir avec ce papier (gras)- mais j'ai des préjugés.
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Joe, vous êtes bien aimable de me considérer comme un affreux loulou vu mon âge !
En fait je crois que les deux crétines qui vont me faire perdre mon temps par deux fois cette semaine n'en ont rien à foutre de moi ! Elle se servent de moi pour remplir leurs fiches d'activité .... savez-vous qui m'a envoyé ses voeux pour la nouvelle année ? Mon médecin de l'hôpital Foch qui a Bac+ 10 et est un spécialiste du VIH et du VHB ! Entre deux congrès internationaux il a une pensée pour moi et croyez-moi les deux idiotes que je vois cette semaine ne m'enverront jamais leurs voeux !
Plus les gens sont haut placés dans l'ordre du savoir - le vrai savoir pas un ersatz - et plus vous avez de chance de voir un temps de cerveau disponible en face de vous comme l'on dit ...
Ecrit par : iPidiblue temps de cerveau disponible | 10 janvier 2010
3) culture (Kultur en allemand : forme collective) = ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation ou à une nation ; forme de comportement.
--> préoccupation du socle : sentiment d'appartenance (pilier 6) à son pays, à l'UE, patrimoine, identité
C'est buntov., si je me souviens bien qui avait utilement précisé sur ce blog la différence entre le mot "culture" et le mot "civilisation".
Le mot "culture" n'a pas le même sens pour les Allemands et pour nous.
Pour les Allemands, la "culture" (Kultur) fait référence au "Kulturkampf" et est intimement lié à l'identité nationale (qu'est-ce qui est spécifiquement "Allemand" et qu'est-ce qui ne l'est pas), à la construction de l'unité allemande au moment de l'occupation napoléonienne (Fichte).
Or, nous faisons comme si ce mot avait le même sens pour tous les européens. On ne bâtit pas une entente (et encore moins un système éducatif commun) sur des malentendus.
C'est Claude Levi-Strauss, avec son génie habituel qui est aussi le génie propre au judaïsme, qui a distingué la civilisation de la culture et qui a exprimé dans une formule fulgurante à quel condition on pouvait maintenir la spécificité des cultures (la différenciation) sans sombrer dans un nationalisme exclusif : "L'arc-en-ciel des cultures humaines".
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
"je pense que le système administratif français, construit sur les crédits, les reports de budget et l'absence de véritable reporting et contrôle interne, conduit les gens à être déresponsabilisés." Joe
Bon sang, l'absence de véritable reporting, mais c'est bien sûr !
Mon cher Joe, c'est quoi exactement un "véritable reporting" pour vous ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Francis Pénin, c'est celui du dîner de cons ?
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Je vois que d'aucuns continuent de prendre des bourses pour des lanternes !
Quel manque d'éducation !!!!!!
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Romain n'a pas sa langue dans sa poche !
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Mon cher Joe, c'est quoi exactement un "véritable reporting" pour vous ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Je doute qu'un professeur de mathématiques puisse saisir ce concept de contrôle de gestion avec quelques lignes sur un blog. Je vous invite donc à découvrir les quelques ouvrages de vulgarisation que vous pourrez trouver dans votre CDI, si le sujet vous intéresse.
L'idée sous-jacente, c'est qu'il ne suffit pas de mettre des chiffres dans des cases pour faire un reporting (il n'y a qu'à voir comment vous préconisez de remplir les différents évaluations et autres nouveautés de l'EN !)
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Francis Pénin, c'est celui du dîner de cons ?
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum
Yfig hennit ? Qu'on lui donne du foin !
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Oui là Robin vous galéjez ! La culture bourgeoise dont vous nous parlez ne concernait sous la IIIème République dont vous nous vantez tant les mérites que 5% de la population ... je sais de quoi je parle ma mère étant née en 1920 et n'étant pas allée au delà de l'école primaire !
Ecrit par : iPidiblue référentiel des rebondissements inattendus | 10 janvier 2010
Guy Morel a expliqué qu'une démocratisation réelle du système s'est produite à partir des années 60 et qu'elle a été sabotée par les nouveaux programmes, le pédagogisme et la méthode de lecture idéo-visuelle (Antoine Prost).
Résultat : le nombre d'enfants de milieux modestes dans les Grandes Écoles a chuté (on ne s'en aperçoit qu'en 2010 pour établir une politique de quotas, alors que c'est en amont que le problème se pose) et l'école n'assure plus la promotion sociale.
Nous sommes donc en face d'un système qui proclame urbi et orbi l'égalité des chances et la démocratisation de l'enseignement et qui n'a jamais été aussi inégalitaire.
Je ne vante pas les mérites de la IIIème République, ni des "blouses grises", même si j'en ai un peu la nostalgie, mais la situation dans les années 20 (mon grand-père paternel n'avait lui aussi "que" son certificat d'études, mais il écrivait des lettres dans un français correct et sans fautes d'orthographe) n'est pas comparable avec celle des années 60.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Kosciusco-Morizet et GCB le Burkinabe sur Canal +
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Ce n'est pas une culture de la mode et de la consommation, il s'agit de promouvoir une culture exigeante aux contenus définis et de mettre la culture humaniste au cœur de tous les apprentissages.
Ecrit par : catmano | 10 janvier 2010
L'école réelle capitaliste cultive 2 types de savoirs, les spécialisés, qui permettent à l' élève de déterminer sa future carrière, et les autres, complémentaires, englobés dans le terme pompeux de "culture humaniste".
Les savoirs spécialisés prennent de plus en plus de place à mesure que l'élève avance dans son parcours. Parvenu en Terminale "S", il pourra ne plus étudier l'histoire qui ne lui apportera aucune plus-value.
La fabrique apprend au moins une chose aux élèves, à mépriser les savoirs communs. Elle suggère très fortement que certains savoirs ne sont pas véritablement des savoirs. Ou plutôt elle leur apprend qu'il n'y a de savoir que de savoir objectivé, réifié et doté d'une valeur marchande et tous les autres humanistes, ornementaux, inutiles, obsolètes...
Très tôt, dans le cadre de "l'éducation à l'orientation", les collégiens sont incités à repérer les savoirs auxquels ils devront plus se consacrer et ceux auxquels il pourront se désintéresser.
Cette double fonction de l'école générique et spécialisante génère et entretient forcément les fausses querelles entre les partisans du savoir "désintéressé" et les défenseurs du savoir inséré dans la "vie", entendue comme activité professionnelle et de loisir.
Entre l'enseignement comme transmission raisonnée de "contenus de savoir" toujours nouveaux et l'enseignement subordonné à l'évaluation des "compétences indispensables".
Fausses querelles parce qu'elles masquent leur fond commun: le dogme technocratique de l'enseignement comme incrustation dans un corps d'un savoir mort (connaissances et/ou compétences), censé constituer son trésor, son "capital humain" qu'il fera évaluer, monnayer, exploiter sur le marché.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Je ne vante pas les mérites de la IIIème République, ni des "blouses grises", même si j'en ai un peu la nostalgie, mais la situation dans les années 20 (mon grand-père paternel n'avait lui aussi "que" son certificat d'études, mais il écrivait des lettres dans un français correct et sans fautes d'orthographe) n'est pas comparable avec celle des années 60.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Mon cher Robin,
Ma mère ne faisait pas de fautes de Français ! Comme la majorité des gens de sa génération, elle écrivait un français simple mais correct. Aujourd'hui c'est le règne du n'importe quoi ... mais quand je dis que la tâche des instituteurs c'est de faire apprendre les premiers éléments, calcul mental et écrit, français élémentaire lu et écrit, etc on me répond -Dobolino - que je n'ai pas assez d'ambitions ! Putain quelle conne ... que les dits "professeurs des écoles" commencent déjà par ne pas faire de cuirs à toutes les lignes et l'on verra ensuite s'ils sont capables d'apprendre correctement aux enfants ce que leurs aïeux faisaient très bien sans être passés par des IUFM à la mord-moi-le-noeud !
Ecrit par : iPidiblue et les cuirs | 10 janvier 2010
Pour Joe avec ses pauvres mots en "ing" :
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément."
Je vous demande ce que serait un "véritable reporting" dans la structure même de l'éducation nationale.
Je ne vous demande pas les détails mais en quoi ce serait différent de ce qui s'y fait d'habitude. En bref qu'est ce qui lui conférerait le qualitatif de "véritable" ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
J'oubliais de vous dire Robin que ma mère avait passé 35 ans dans le commerce, qu'elle tenait ses comptes au centime près et ce jusqu'à ses derniers jours, et qu'aujourd'hui je vous défie de me trouver un seul jeune capable de faire des opérations de calcul mental !
Ecrit par : iPidiblue calcul mental | 10 janvier 2010
que les dits "professeurs des écoles" commencent déjà par ne pas faire de cuirs à toutes les lignes et l'on verra ensuite s'ils sont capables d'apprendre correctement aux enfants ce que leurs aïeux faisaient très bien sans être passés par des IUFM à la mord-moi-le-noeud !
Ecrit par : iPidiblue et les cuirs | 10 janvier 2010
Très cher Ipidiblue,
Pourriez-vous s'il vous plaît nous signaler les cuirs des professeurs des écoles qui interviennent sur ce blog ?
Il est vrai qu'ils ne sont pas très nombreux mais entre les multiples messages sans intérêt de la sœur de l'immonde et les non moins nombreux de l'autre qui a le culot de prendre comme pseudo le prénom d'un homme éminent, vous aurez sans doute aucune difficulté à trouver quelques pataquès pas piqués des vers qui nous feront bien rire !
Continuez votre œuvre de salut public et longue vie à votre blog !
Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
Petit complément lacanien sur la notion de savoir et de pédagogie.
"Mais je vous interroge. Je ne dis pas -- Avez-vous jamais rien appris?, parce qu'apprendre, c'est une chose terrible, il faut passer à travers toute la connerie de ceux qui vous expliquent les choses, et ça, c'est pénible à soulever, mais -- Savoir quelque chose, n'est-ce pas toujours quelque chose qui se produit en un éclair?
Avoir quelque chose à faire avec les mains, savoir se tenir à cheval, tout ce qu'on dit du soi-disant apprentissage n'a rien à faire avec ce qui est un savoir...
Il est sensible à la façon dont un enfant manie son premier alphabet qu'il ne s'agit d'aucun apprentissage, mais du collapsus qui unit une grande lettre majuscule avec la forme d'un animal dont l'initial est censée répondre à la lettre en question. L'enfant fait la conjonction ou ne la fait pas. Dans la majorité des cas, c'est-à-dire dans ceux où il n'est pas entouré d'une trop grande attention pédagogique, il la fait". (Séminaire XVI. D'un Autre à l'autre)
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
vous aurez sans doute aucune difficulté à trouver quelques pataquès pas piqués des vers qui nous feront bien rire !
Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
A commencer par celui-là ! Et il n'émane pas d'un PE !
Ne vous aurait-on jamais appris la forme négative, admirateur de qui ?
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Marigot et Lacan : bla, bla, bla, bla ... si on n'a rien d'autre à faire les longues soirées d'hiver, se taper l'oeuvre complète de Lacan !
Ecrit par : iPidiblue et les lacanades | 10 janvier 2010
Nicolas, le français est une langue difficile quoiqu'admirable ! Seules deux ou trois personnes en Europe la connaissent dixit Paul Louis Courier ... on n'avait pas encore inventé les smileys à cette époque !
Ecrit par : iPidiblue et les boutades de Paul Louis Courier | 10 janvier 2010
"les non moins nombreux de l'autre qui a le culot de prendre comme pseudo le prénom d'un homme éminent"
Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
De qui parlez-vous ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Marigot vous avez déjà vu un enfant à l'école maternelle faire son collapsus ?
Ecrit par : iPidiblue et les lacanasseries | 10 janvier 2010
Pour Joe avec ses pauvres mots en "ing" :
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément."
Je vous demande ce que serait un "véritable reporting" dans la structure même de l'éducation nationale.
Je ne vous demande pas les détails mais en quoi ce serait différent de ce qui s'y fait d'habitude. En bref qu'est ce qui lui conférerait le qualitatif de "véritable" ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Mettre en place un reporting (désolé, c'est le terme consacré, il n'a pas d'équivalent en français) nécessite une analyse des besoins et de la structure. Vous comprendrez que je ne puisse pas vous répondre de manière précise dans le cas de l'EN.
Néanmoins le principe général d'un véritable reporting est le suivant :
- Premièrement, vous définissez des indicateurs. Ces indicateurs sont en quelque sorte les chiffres clés de l'activité que vous voulez suivre. L'erreur courante effectuée à ce niveau est de choisir des indicateurs opaques ou des indicateurs sur lesquels vous n'avez pas de levier d'action
- La deuxième étape consiste à rattacher à chaque indicateur une série de leviers d'actions en fonction de l'évolution future des indicateurs. C'est à dire les actions que vous effectuerez lorsque les indicateurs bougeront. Par exemple, le nombre d'actes de violence pendant la récréation peut conduire à l'augmentation du nombre de surveillants (exemple certainement peu pertinent)
- Ensuite, vous devez expliquer à chacun les indicateurs qui les concernent et les rendre responsables de ces indicateurs. Ils ont la charge de les comprendre et de faire remonter l'information suivant une périodicité donnée. Un système central, alimenté par ces données, est en charge d'en valider la cohérence et de se faire expliquer d'éventuels écarts, bref de contrôler que la machine est correctement alimentée.
- Enfin, la personne responsable d'un thème (un thème est représenté par plusieurs indicateurs liés entre eux) soumet des propositions tendant à faire évoluer les indicateurs vers un niveau cible (l'objectif).
Cela signifie que pour chaque indicateur vous avez un objectif, que vous connaissez les facteurs sous-jacents de leur évolution et que vous avez des personnes qui se sentent responsables.
L'EN a-t-elle défini une stratégie autre que les fameux 80% d'une classe d'âge ? A-t-elle identifié d'autres indicateurs que le nombre de prof, le budget par élève et le taux de réussite au bac (qui ne sont pas vraiment des indicateurs vu que l'EN n'a pas vraiment le pouvoir d'influer sur eux) ? Y-a-t-il dans chaque établissement des personnes en charge de faire remonter ces informations ? Ces personnes ont elles bien compris ce que signifiait chaque indicateur ? Ces indicateurs sont ils ensuite analyser et la personne qui les a renseigné est elle interrogé à leur sujet ? L'analyse de ces indicateurs débouchent-elles sur des propositions concrètes ?
Voila en quelques lignes des pistes. C'est très insuffisant pour vous faire comprendre la complexité du problème à l'échelle de l'EN mais j'espère ne pas avoir fait mentir Nicolas Boileau.
Si vous souhaitez approfondir le sujet, mon mail traine un peu plus haut.
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Le culot de ces psys d'utiliser toutes les ressources du vocabulaire médical pour promouvoir leur charlatanerie savante ! Le collapsus c'est ce qui se produit lors d'une attaque cardiaque massive ...
Ecrit par : iPidiblue et les lacanasseries | 10 janvier 2010
Marigot et Lacan : bla, bla, bla, bla ... si on n'a rien d'autre à faire les longues soirées d'hiver, se taper l'oeuvre complète de Lacan !
Ecrit par : iPidiblue et les lacanades | 10 janvier 2010
Ou bien se taper le récit freudien de la vie trépignangnante de l'épicière mère d'iPidiblue.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
par exemple, le nombre d'actes de violence pendant la récréation peut conduire à l'augmentation du nombre de surveillants (exemple certainement peu pertinent)
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Vous avez vu le prix que ça coûte, un surveillant ?
Ecrit par : c. cru | 10 janvier 2010
@ RECETTES FISCALES
Impôt sur le revenu : 21,6% - payé par 16 millions de contribuables sur 33 millions selon un barème progressif.
TVA : 49.7% - payée par tous les consommateurs quel que soit leur revenu.
Ecrit par : guy morel | 09 janvier 2010
Le montant de TVA payé dépend quand même des revenus, vous conviendrez que pour dépenser, il faut disposer des revenus suffisants ! Pour étayer mon propos, je me permets (une fois n'est pas coutume) de m'auto-citer :
"Il y a en France 3 465 000 ménages pauvres (au sens de l'Insee) en 2007. Considérant qu'ils gagnent moins de 60% du revenu moyen par ménage (33 100€) et que leurs revenus sont assujettis à environ 70% à la TVA, cela nous fait une collecte de TVA d'environ 9,5Md€ (en considérant qu'ils gagnent tous 60% du revenu moyen, ce qui est une surestimation grossière). Ce montant est à rapprocher des 174,8Md€ de TVA globale (soit 5,4%) et surtout du montant alloué en RSA/RMI/PPE (supérieur à 10Md€). "
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/09/26/finkie.html#comments
Je vous laisse vérifier les calculs et, soyons fous, faire un mea culpa pour votre argumentation grossière et indigne de votre brillant intellect :-)
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Pas de problème Joe : c'est vrai que les pauvres coûtent plus qu'ils ne rapportent. D'ailleurs Swift s'était déjà ému de cette situation et avait trouvé une solution au problème.
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Ou bien se taper le récit freudien de la vie trépignangnante de l'épicière mère d'iPidiblue.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Ma mère est morte et en plus elle n'était pas épicière ! Vous pouvez l'oublier ...
D'autre part je réitère ce que je dis entre un faux savoir et un vrai savoir il n'y a que l'épaisseur d'une feuille de papier !
C'est comme entre un théorème faux et un théorème vrai, il n'y a parfois qu'un signe moins ou plus !
Marigot vous vous croyez très savante parce que vous propagez des écrits qui ne veulent rien dire pour la majorité des gens ! Et alors cela vous vexe tant que cela que je dise tout haut ce que beaucoup ici pensent tout bas ?
La majorité des scientifiques et notamment des médecins et des biologistes n'en ont rien à foutre de Lacan, le physicien Richard Feynman considérait que toute la philosophie n'était que du bla-bla à usage des pauvres d'esprit ... vous voulez leur couper la chique ?
Vous réagissez en bigote à qui on dirait que son curé se tripote le soir ...
Ecrit par : iPidiblue et les lacanasseries de Marigot | 10 janvier 2010
J'ai drôlement bien fait de ne pas m'y pointer…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Ils m'ont confié que vous leur aviez manqué !
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Yfig hennit ? Qu'on lui donne du foin !
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Ah ! c'est vous, Nicolas, je passe souvent devant votre magasin, mais je ne bois pas .... alors .... je passe .....
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Ben dis donc, plains-toi, iPidi, un poème pour toi ..... à mon avis, Dugong cherche à te dire quelque chose ..... il est amoureux, à tout coup !
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
@ Guy Morel Daniel Arnaud
J'ai essayé de faire une synthèse sur mon blog de la discussion sur les quotas et sur le socle commun.
Je me suis permis de vous citer, ainsi que Daniel Arnaud. J'espère ne pas avoir déformé vos pensées.
Reprenez-moi si vous n'êtes pas d'accord.
http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/
Ecrit par : Robin | 09 janvier 2010
Pour moi c'est OK. Je crois que c'est bien résumé...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2010
Tiens ! ça me donne une idée tous ces cuirs .....
et si je faisais les cuivres ..... !
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
En tant qu'homme de gauche, 5 courtes réflexions pour refonder la gauche, dont un volet sur l'école et le pédagogisme... A discuter, à débattre, à contredire, bien sûr...
http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/10/17/5-propositions-pour-refonder-la-gauche.html
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2010
Et alors cela vous vexe tant que cela que je dise tout haut ce que beaucoup ici pensent tout bas ?
Ecrit par : iPidiblue et les lacanasseries de Marigot | 10 janvier 2010
Vous êtes l'arroseur arrosé dans cet histoire, cher iPidiblue.
Vous passez, pour le tuer, le plus sombre de votre temps à faire des commentaires - que vous voulez spirituels, ironiques et vexatoires de nos déchets d'écriture.
Comme si nous n'avions pas tous déjà compris, à part vous sans aucun doute, qu'en l'espace des blogs comme en ceux des autres institutions, chacun se parle croyant parler à l'autre, l'autre qu'est cette mère à jamais censurée et perdue.
Comme disait Jacques, il n'y a pas de rapports sexuels, tout juste une activité masturbatoire solitaire ou collective.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Vous réagissez en bigote à qui on dirait que son curé se tripote le soir ...
Ecrit par : iPidiblue et les lacanasseries de Marigot
Et toi, mon brave iPidi, tu confonds calotte et petite culotte !
Deus polygame
A genou dénudée
Dans le froid corridor
La novice épousée
Abandonne son corps
Par un soir noir blafard
Au supérieur paillard
C’est pour servir son dieu
Qu’elle accorde ses charmes
Chaque soir en ces lieux
Aux moines lubriques des carmes
Quand il n’a que treize ans
Un enfant croit les grands
Pendant qu’on la pénètre tout au fond de sa tête
Pour oublier un peu la douleur qui la fouette
Elle chante les louanges de dieu et de ses anges
Elle s’agrippe à sa foi aux ailes des archanges
Pour ne pas déranger le besogneux bonhomme
Elle récite des psaumes dans le creux de sa paume
Tous ces hommes de dieu
Dont elle reçoit le pieu
Sont les représentants
De son nouveau mari
Qui lui-même est l’enfant
De la vierge Marie
C’est ce que lui a dit
Le père Jaculateur
Tout au fond de son lit
Pour qu’elle n’ait plus peur
En lui suçant sa fleur
Et pinçant l’aréole
De petite créole
Deus est polygame du pieu couvant des carmes
Il missionne ses légats ambassadeurs de charmes
Pour le représenter dans ses apostolats
Propagateurs de foi palatins et prélats
Prêcheurs officiels auprès de ses pucelles
Chargés du délicat rodage de jouvencelles
Tous ces hommes de dieu
Dont elle reçoit le pieu
Sont les représentants
De son nouveau mari
Qui lui-même est l’enfant
De la vierge Marie
Pour remercier les anges
Et les divins archanges
De tant de charité
Mise à la besogner
Elle récite des psaumes
Dans le creux de sa paume
Au fond elle le sent bien tout ça c’est pour son bien
Quand le vieux éjacule dans le trou de son cul
Elle a la certitude que le bondieu l’en-cule
Pour mieux la persuader qu’elle lui appartient
Que le meilleur vecteur de la foi véritable
C’est le sperme bien chaud des gros vits charitables
Pour remercier les anges
Et les divins archanges
De tant de charité
Mise à la besogner
Elle récite des psaumes
Dans le creux de sa paume
At seculum seculorum in gloriam eternam des prêtres pédophiles
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Voila en quelques lignes des pistes. C'est très insuffisant pour vous faire comprendre la complexité du problème à l'échelle de l'EN mais j'espère ne pas avoir fait mentir Nicolas Boileau.
Si vous souhaitez approfondir le sujet, mon mail traine un peu plus haut.
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Y-a-il un rapport avec ce que l'on appelle "le suivi de qualité" (validé par l'assurance qualité ISO) et que l'ingénieur qualité dans l'entreprise où je faisais un stage dans le cadre de la formation des personnels de direction en 96 m'avait expliqué de la façon suivante :
Il faut :
1°) Écrire tout ce que l'on doit faire
2°) Faire tout ce que l'on a écrit
3°) Vérifier que l'on a bien fait tout ce que l'on a écrit
C'est une question franche, sans sous-entendu et sans ironie.
Moi aussi je vous trouve sympathique, Joe, bien que nous ne vivions pas tout-à-fait dans le même monde.
J'aimerais que vous m'expliquiez aussi, de votre point de vue, pourquoi dans la plupart des entreprises les services commerciaux (vendre) et les services techniques (fabriquer) passent leur temps à se bouffer le nez, en dépit du "suivi qualité" qui devrait résoudre les conflits et les harmoniser.
Est-ce inhérent à la nature des choses ?
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Robin,
Le suivi qualité que vous évoquez s'apparente plus au contrôle interne qu'au reporting, ce sont deux choses différentes : le contrôle interne est une somme de règles définies pour éviter les erreurs et les fraudes qui seraient dommageables pour l'entreprise. De ce fait, vous identifiez des risques et vous cherchez un moyen de vous en prémunir. Le reporting s'apparente plus à la collecte d'informations permettant de prendre une décision.
Pour le conflit entre production et ventes, sans avoir d'explications générales, je dirais que la production et les ventes se bouffent le nez quand les choses ne vont pas comme elles devraient. La production accusera les ventes de ne pas savoir vendre tandis que les ventes accuseront la prod de ne pas savoir fabriquer. L'échec collectif est donc rejeté sur l'autre. Bref, c'est la nature humaine. Et c'est aussi ce qui fera la qualité d'un bon manager : leur faire accepter leur part de responsabilité et les amener à travailler ensemble à résoudre les problèmes. Ce qui peut sembler évident est en réalité très difficile en raison des problèmes d'égo et des luttes de pouvoir et des entreprises avec un bon produit et un bon outil de production peuvent faire faillite à cause de ces querelles internes.
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Comme disait Jacques, il n'y a pas de rapports sexuels, tout juste une activité masturbatoire solitaire ou collective.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Heureusement que la biologie nous a appris deux ou trois choses dans ces derniers siècles, notamment que la sexualité sert à la reproduction de l'espèce, sinon à en croire Marigot et "Jacques" (on sent l'intimité affective) on en serait encore à croire que les petits anges naissent dans les choux et les roses par l'opération du Saint-Esprit !
Au Moyen-âge on se posait ce genre de questions sur l'utilité de la fécondation et donc de l'accouplement, visiblement la psychanalyse nous replonge dans un moyen-âge de l'esprit ...
Je ne suis pas assez savant pour faire les liens entre la nouvelle pédagogie des IUFM et toutes ces néo-sciences issues du freudisme comme le lacanisme, mais je pense qu'ils doivent être nombreux !
Errare humanum est, perservare diabolicum est !
Ecrit par : iPidiblue que la psychanalyse est un nouveau moyen-âge de la pensée | 10 janvier 2010
"Il faut :
1°) Écrire tout ce que l'on doit faire
2°) Faire tout ce que l'on a écrit
3°) Vérifier que l'on a bien fait tout ce que l'on a écrit"
Si on appliquait cette démarche dans chaque établissement scolaire après les belles déclarations administratives de la réunion de prérentrée!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 janvier 2010
A-t-elle identifié d'autres indicateurs que le nombre de prof, le budget par élève et le taux de réussite au bac (qui ne sont pas vraiment des indicateurs vu que l'EN n'a pas vraiment le pouvoir d'influer sur eux) ? Joe
Vous trouvez vraiment que l'EN ne l'exerce pas, son pouvoir d'influer sur tous ces paramètres ????????????
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
At seculum seculorum in gloriam eternam des prêtres pédophiles Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
At seculum seculorum in gloriam eternam du scrotum des prêtres pédophiles
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Le propre des fausses sciences c'est d'être totalisantes, la psychanalyse se veut une explication globale du monde humain, aucun scientifique sérieux qui exerce qui dans le domaine de la mécanique quantique, qui en génétique moléculaire etc ne prétendrait expliquer le monde avec sa seule discipline !
Cela c'est la démarche des religions et leurs adeptes doivent croire et marcher "perinde ac cadaver" comme un cadavre selon la doctrine des Jésuites qui devaient l'obéissance absolue au Pape !
Même topo aux IUFM, toutes les questions de la pédagogie étant par avance résolues par la doctrine ...
Ecrit par : iPidiblue et la doctrine de l'ordre de Jésus | 10 janvier 2010
A-t-elle identifié d'autres indicateurs que le nombre de prof, le budget par élève et le taux de réussite au bac (qui ne sont pas vraiment des indicateurs vu que l'EN n'a pas vraiment le pouvoir d'influer sur eux) ? Joe
Vous trouvez vraiment que l'EN ne l'exerce pas, son pouvoir d'influer sur tous ces paramètres ????????????
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Le budget par élève est une décision politique, je considère donc que l'EN n'a pas tout pouvoir pour le faire évoluer (mais elle peut à la marge si c'est votre question), le taux de réussite au bac, à moins d'abaisser les exigences (mais ce n'est plus le bac dans ce cas là) n'est qu'une conséquence ou si vous préférez un indicateur opaque. Quant au nombre de professeurs, son unique pouvoir est de ne pas remplacer les départs en retraite, il s'agit d'ajustements à la marge (sans préjuger de la pertinence de cette éventuelle baisse).
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
Si on pouvait fiche la paix à Lacan plutôt que de se masturber l'esprit avec ses aphorismes totalement incompris !
Quand il dit "il n'y a pas de rapport sexuel", il faut entendre "rapport" au sens d'analogie ; Lacan pose, dans un tableau qu'il appelle les formules de la sexuation, le fait qu'il n'y a pas de rapport d'analogie ente homme et femme, car cela supposerait en effet un troisième terme auquel il faudrait pouvoir les comparer, une sorte de catégorie abstraite et non sexuée de l'Homme.
Après, sa formule est bien sûr faite pour retenir l'attention, et nous interroger aussi sur la sexualité.
Mais franchement, aller dire que la pensée de Lacan nous renvoie au Moyen Age, j'espère que c'est une blague ! Parlons de ce que nous connaissons, et surtout, évitons les aphorismes gratuits !
Ecrit par : zabriskie | 10 janvier 2010
Comme si nous n'avions pas tous déjà compris, à part vous sans aucun doute, qu'en l'espace des blogs comme en ceux des autres institutions, chacun se parle croyant parler à l'autre, l'autre qu'est cette mère à jamais censurée et perdue.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Si j'ai bien compris Marigot - qui nous parle sans cesse de figure paternelle (l'autorictas) et aujourd'hui de la figure maternelle refoulée - il y a impossibilité d'atteindre à la connaissance objective ! Nous sommes condamnés à rester dans la subjectivité la plus partiale ...
Je m'élève profondément contre cette vision du monde, toute notre science moderne depuis Descartes a justement considérée qu'il nous fallait rejeter la subjectivité verbale pour atteindre les véritables éléments naturels dont nous sommes constitués et dont toute la Nature est faite !
Je commence à mieux comprendre le sens de notre divorce à Marigot et à moi, elle plaide pour un monde subjectif, et moi pour un monde objectif !
Chaque fois que je lui parlerais de physique fondamentale, de biologie, de chimie ou de n'importe quoi, musique, peinture, littérature, elle me répondra : vous n'avez pas digéré votre complexe d'Oedipe ou bien vous avez un problème de relation de castration avec votre père ou je ne sais quoi encore lié à mon surmoi et mon inconscient !
Ecrit par : iPidiblue subjectivité versus objectivité | 10 janvier 2010
Je voulais écrire "les éléments premiers" !
Ecrit par : iPidiblue subjectivité versus objectivité | 10 janvier 2010
Ah ! c'est vous, Nicolas, je passe souvent devant votre magasin, mais je ne bois pas .... Yfig
Grave erreur, au vu du résultat...
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
que les dits "professeurs des écoles" commencent déjà par ne pas faire de cuirs à toutes les lignes et l'on verra ensuite s'ils sont capables d'apprendre correctement aux enfants ce que leurs aïeux faisaient très bien sans être passés par des IUFM à la mord-moi-le-noeud ! Ecrit par : iPidiblue et les cuirs | 10 janvier 2010
Très cher Ipidiblue,
Pourriez-vous s'il vous plaît nous signaler les cuirs des professeurs des écoles qui interviennent sur ce blog ?
Il est vrai qu'ils ne sont pas très nombreux mais entre les multiples messages sans intérêt de la sœur de l'immonde et les non moins nombreux de l'autre qui a le culot de prendre comme pseudo le prénom d'un homme éminent, VOUS AUREZ SANS DOUTE AUCUNE DIFFICULTE à trouver quelques pataquès pas piqués des vers qui nous feront bien rire !
Continuez votre œuvre de salut public et longue vie à votre blog ! Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
Si personne ne s'y oppose sur ce blog, je m'engage en qualité de PE minoritaire (mais si Catmano veut se joindre à moi, elle est la bienvenue), à relever ne serait-ce qu'au cours d'une seule journée d'interventions, tous les cuirs de ces brillants messieurs drapés dans leurs pseudos comme dans du lin blanc, (car je ne tiens pas à m'épuiser ici davantage qu'en classe et pour un succès plus incertain).
J'ai déjà renvoyé l'hôpital dos à dos avec la charité pour la perle EN MAJUSCULES.
Ce sera ma contribution à l'oeuvre de salut public.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
At seculum seculorum in gloriam eternam du scrotum des prêtres pédophiles
Ecrit par : nicolas
C'est quoi le pluriel de scrotum ?
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
LESDITS, d'ailleurs, aurait-il fallu ajouter, et ce n'est qu'un début, continuons le combat !
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Grave erreur, au vu du résultat...
Ecrit par : nicolas
Quid ?
La sobriété serait-elle une erreur ?
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Si personne ne s'y oppose sur ce blog ..............
J'ai déjà renvoyé l'hôpital dos à dos avec la charité pour la perle EN MAJUSCULES.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Mon conseil :
évitez de boire votre fond de commerce, votre santé semble en être affectée et votre foi aussi et je ne dis rien (pour ne point vous alarmer) sur votre perception intellectuelle de ce que sont les hôpitaux et les frères de charité .... les autres n'étant que la suite logique du premier !
Ecrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 10 janvier 2010
Nicolas est très gentille en général mais là elle s'est sentie atteinte dans son honneur et elle se met à défendre avec rage la corporation toute entière comme si je voulais la mort et du petit cheval et de tous les professeurs d'école ! allons, allons ce n'est pas très raisonnable, allez en paix puisque vous péchez en groupe, le péché en sera divisé en quotités très petites !
Ecrit par : iPidiblue péché mortel et péché véniel | 10 janvier 2010
Pour Joe avec ses pauvres mots en "ing" :
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément."
Je vous demande ce que serait un "véritable reporting" dans la structure même de l'éducation nationale.
Je ne vous demande pas les détails mais en quoi ce serait différent de ce qui s'y fait d'habitude. En bref qu'est ce qui lui conférerait le qualitatif de "véritable" ?
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Dugong, voici ce que donne un "véritable reporting" , dans une entreprise publique, (je ne peux dire laquelle pour ne pas risquer de nuire à la personne qui m'en a fait part) lorsqu'il s'agit de remédier à une simple panne d'ordinateur.
"Expression du besoin
(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d’entrée de l’action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d’information. »
(2) L’utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l’enregistrement « Typologie des besoins. »
(3) L’action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.
(4) La DSI (Direction des services d’information) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s’il est recevable en l’état.
(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l’action « Exprimer le besoin ».
Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d’entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.
Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d’erreur et les circonstances du problème.
Le client s’engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d’activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l’objet d’un problème.)
La prise en compte de l’anomalie ne pourra se faire qu’après qualification du problème et le délai de l’intervention ne pourra être indiqué qu’à partir de cette qualification.
Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d’une expression de besoin et représente un besoin.
Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l’impact sur les processus existants.
Le client doit s’investir dans l’analyse du besoin et devenir membre actif du projet.
Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet."
Alors, au sein du mammouth, vous imaginez.....
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 janvier 2010
Il est vrai que ce ne sont pas les PE qui font le plus de "phott" ici ! (Voir le message d'Ipidi un peu plus haut... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Papy Morin a produit pendant les fêtes et il le dit au Monde :
"Tout est à recommencer.
Tout en fait a recommencé, mais sans qu'on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d'initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.
Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n'en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s'agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l'encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d'alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.
L'orientation mondialisation/démon-dialisation signifie que, s'il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s'il faut que se constitue une conscience de "Terre-patrie", il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l'alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales."
Compétence "enchaîne les mots de façon grammaticalement correcte" : acquise
Compétence "maîtrise le sens et justifie ses affirmations" : en cours d'acquisition.
Il ne suffit pas de jouer avec des contraires comme avec un nunchaku pour produire du sens. Ça fait des années qu'on lui dit.
Ceci dit la démon–dialisation est un bon calembour.
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Le Mammouth il est habillé pour l'hiver grâce aux efforts d'iPidi ....
Ecrit par : iPidiblue se parle à la troisième personne | 10 janvier 2010
Edgar Morin est un humoriste ....
Ecrit par : iPidiblue et Edgar Sanday | 10 janvier 2010
Anne-Marie, vous ne décrivez pas un reporting mais une procédure. La procédure a été mise en place dans le cadre du contrôle qualité et du contrôle interne pour garantir la bonne exécution de la tâche et s'affranchir des risques de fraudes et d'erreurs.
Ecrit par : Joe | 10 janvier 2010
"Edgar Morin est un humoriste ...."
Absolument et injustement méconnu en tant que tel. C'est un vrai drame personnel pour lui.
On lui rendra justice un jour.
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Le Mammouth il est habillé pour l'hiver grâce aux efforts d'iPidi ....
Ecrit par : iPidiblue se parle à la troisième personne | 10 janvier 2010
Oui. Et ça fait chaud au cœur !
PS : Alors, et ces cuirs ? Qu'on rigole un peu, quoi ! (j'adore votre humour)
Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
"Edgar Morin est un humoriste ...."
Absolument et injustement méconnu en tant que tel. C'est un vrai drame personnel pour lui.
On lui rendra justice un jour.
Ecrit par : dugong | 10 janvier 2010
Un humoriste ? Dans le style "longues" de comptoir alors.
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Je n'avais pas lu le conte de Walpole dont parle Anne-Marie — j'en suis resté au Château d'Otrante, en ce qui concerne Walpole.
Marrant : le raisonnement "sherlock" des trois princes est copié sur celui de Zadig, paru presque dix ans avant.
Et tout ça a été repris à la fois par Conan Doyle et par Umberto Eco, dans le Nom de la rose. "Toutes les littératures sont des plagiats, excepté la première, que d'ailleurs personne ne connaît."
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Sauf que c'est Voltaire qui s'est inspiré du conte persan, dont la première traduction, italienne, fut publiée à Venise en 1557 !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 janvier 2010
Sauf que c'est Voltaire qui s'est inspiré du conte persan, dont la première traduction, italienne, fut publiée à Venise en 1557 !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 janvier 2010
Déjà dit :
@Serendip
http://fr.wikisource.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
J'oubliais de vous dire Robin que ma mère avait passé 35 ans dans le commerce, qu'elle tenait ses comptes au centimes, près et ce jusqu'à ses derniers jours, et qu'aujourd'hui je vous défie de me trouver un seul jeune capable de faire des opérations de calcul mental !
Ecrit par : iPidiblue calcul mental | 10 janvier 2010
Je me suis un peu trompé dans mes calculs mentaux ;-) En 1920, mon grand-père avait 23 ans puisqu'il était né en 1897) ; il a donc dû passer le certif. vers 1909.
C'était un enfant du Peuple (originaire du Limousin et "monté à Paris", il finira sa vie comme contremaitre aux usines Citroën Quai de Javel) et mon constat rejoint le vôtre.
Il écrivait correctement et sans faute, était capable de lire Jünger ("Les Falaises de marbre") qui avait failli faire enfermer son auteur dans un camp de concentration, de mener une grève (en 36), de militer (à la SFIO) et de m'expliquer ce qui s'était passé au congrès de Tours (1922) et pourquoi (il employait le mot "totalitaires") il avait refusé de rejoindre les communistes.
Il n'avait échappé à rien, ni au gazage, ni au Chemin des Dames, ni aux Dardanelles.
Je m'amuse bien quand j'entends Meirieu et compagnie accuser l'école de Jules Ferry de former des gens "conformistes" ("ignorants", ils ne peuvent pas).
Ce qu'ils ne comprennent pas (ou ne veulent pas comprendre), c'est que le conformisme s'allie plus volontiers à l'ignorance qu'au savoir et que le pédagogisme forme tout ce qu'on veut sauf des êtres libres.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Il est vrai que ce ne sont pas les PE qui font le plus de "phott" ici ! (Voir le message d'Ipidi un peu plus haut... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Il faut dire que nous ne sommes pas très représentatives non plus...
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Nicolas est très gentille en général mais là elle s'est sentie atteinte dans son honneur et elle se met à défendre avec rage la corporation toute entière comme si je voulais la mort et du petit cheval et de tous les professeurs d'école !
Ecrit par : iPidiblue péché mortel et péché véniel | 10 janvier 2010
Quelle rage m'habite ?
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
@Anne-Marie
Erreur de lien. Voir à
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sérendipité
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Manu Solo est mort.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Manu Solo est mort.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Et tout ça a été repris à la fois par Conan Doyle et par Umberto Eco, dans le Nom de la rose. "Toutes les littératures sont des plagiats, excepté la première, que d'ailleurs personne ne connaît."
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Et où l'on voit que JPB découvre l'intertextualité en littérature... Comme c'est touchant!
Ecrit par : new born | 10 janvier 2010
:-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Verrrry funny…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Un vrai feu d'artifesse ce soir! Troquet d'âmes et conversations de comptoir, après quelques verres...j'aime bien, ça relaxe!
A propos, demain c'est lundi, nous retrouvons nos ouailles. Allez, encore 25 ans et c'est fini!
ahahahahahahahahahahaha.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : zizyphe | 10 janvier 2010
Quelle rage m'habite ?
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Pas de propositions indécentes, hein, Nicolas !
Ecrit par : iPidiblue proposition indécente | 10 janvier 2010
Très cher Ipidiblue,
Pourriez-vous s'il vous plaît nous signaler les cuirs des professeurs des écoles qui interviennent sur ce blog ?
Il est vrai qu'ils ne sont pas très nombreux mais entre les multiples messages sans intérêt de la sœur de l'immonde et les non moins nombreux de l'autre qui a le culot de prendre comme pseudo le prénom d'un homme éminent, VOUS AUREZ SANS DOUTE AUCUNE DIFFICULTE à trouver quelques pataquès pas piqués des vers qui nous feront bien rire !
Continuez votre œuvre de salut public et longue vie à votre blog !
Ecrit par : un admirateur secret | 10 janvier 2010
Si personne ne s'y oppose sur ce blog, je m'engage en qualité de PE minoritaire (mais si Catmano veut se joindre à moi, elle est la bienvenue), à relever ne serait-ce qu'au cours d'une seule journée d'interventions, tous les cuirs de ces brillants messieurs drapés dans leurs pseudos comme dans du lin blanc, (car je ne tiens pas à m'épuiser ici davantage qu'en classe et pour un succès plus incertain).
J'ai déjà renvoyé l'hôpital dos à dos avec la charité pour la perle EN MAJUSCULES.
Ce sera ma contribution à l'oeuvre de salut public.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Si j'étais Catmano, je vous répondrais :
« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU
Ecrit par : l'œil qui regardait caïn | 10 janvier 2010
Quelle rage m'habite ? Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Pas de propositions indécentes, hein, Nicolas !
Ecrit par : iPidiblue proposition indécente | 10 janvier 2010
Vous ne savez pas non plus lire la ponctuation, iPidiblue ?
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Eh ! oh ! Ma'Bite, l'école primaire est loin ...
Ecrit par : iPidiblue et Ma'Bite | 10 janvier 2010
Robin, merci (tardivement, je viens seulement de lire ce qui s'est écrit aujourd'hui) pour votre appéciation. J'avais découvert Franz Marc lors d'une exposition consacrée à l'expressionnisme, et j'avais été séduite par son univers.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 janvier 2010
Vous savez, Nicolas, j'ai une cousine qui s'appelle Mady Labit ... alors forcément j'ai mauvais esprit !
Ecrit par : iPidiblue et Mady Labit | 10 janvier 2010
Tiens, y'a "Sauvez les lettres" qui pleure car ils n'ont plus personnes pour le comité "analyse de la réforme du lycée". Y'a plus de militants qui disent.Eh oui, braves gens. D'abord, vous avez voulu rester tout seuls comme des grands pour qu'on ne bouge pas la ligne de votre profonde pensée politique, et puis vous avez copieusement participé au délitement du mouvement qui se dessinait contre l'école avec les acteurs principaux du mouvement qui se sont occupés d'eux-mêmes avant tout et quand vous sonnez la valetaille pour vous donnez un coup de main ( temporaire, c'est bien précisé, c'était un groupe de travail temporaire, des fois qu'on essaierait de prendre le pouvoir...who knows?), vous vous étonnez qu'il n'y a plus personne. Eh oui; on en a marre. On a rangé les évangiles.
Donner des idées, analyser des situations, des textes, des réformes, on a donné! On a même aidé quelques-uns/unes à écrire leurs bouquins, leurs articles de journaux, comme ça gratis, en perdant un temps fou sur ce blog ou ailleurs. Hé! c'est l'intertextualité, hein, comme dirait l'autre.
Pauvre collectif "Sauvez les lettres"! Cela me fait de la peine. Ils vont bientôt nous écrire: collectif en danger, yéééé; sauvez notre collectif, notre collectif ne doit pas mourir. C'est comme Reconstruire l'école. Panique à bord; il rappelle le ban et l'arrière ban m'a dit un copain récemment. Y'a plus personne même Francis se sent moins seul qu'eux.
Marrant tous ces gens qui ont joué en solo pour se faire mousser et tirer les marrons du feu pour eux seuls, avec la bonne conscience de façade: tout faire pour l'Ecole, la République, pour, pour...
Que vont-ils trouver d'ici peu quand on ne pourra plus rien faire du tout pour l'école publique et qu'ils voudront toujours continuer à se faire mousser? Un autre filon? L'écologie, la politique tout simplement à moins que la culture... Oui, c'est pas mal ça, la culture. Comme l'école d'ici peu sera privée ou ne sera plus rien. La culture, pourquoi pas?
Ecrit par : Faut qu'ça paye | 10 janvier 2010
"personne, donner" et sans doute d'autres fautes, pas le temps.
Ecrit par : the same | 10 janvier 2010
"…Tiens, "Sauvez les lettres" qui pleure car ils n'ont plus personnes pour le comité "analyse de la réforme du lycée". Y'a plus de militants qui disent.Eh oui, braves gens. D'abord, vous avez voulu rester tout seuls comme des grands pour qu'on ne bouge pas la ligne de votre profonde pensée politique, et puis vous avez copieusement participé au délitement du mouvement qui se dessinait contre l'école avec les acteurs principaux du mouvement qui se sont occupés d'eux-mêmes avant tout…"
écrit Faut qu'ça paye…
… qui manifestement connaît bien Sauvez les Lettres, et sait qui il y eut dans ce mouvement respectable (dans les idées pédagogiques) mais quelque peu trotskyste d'inspiration, des gens qui prirent la tangente — et se sont, effectivement, occupé d'eux-même — et de l'Ecole à leur manière…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Tiens ! du grain à moudre et à faire réfléchir les enfants de l'éducation nationale :
Marc Petit dans son livre intitulé "L'équation de Kolmogorov" écrit ceci "... belle illustration de la supériorité de l'aléatoire, que certaines cités grecques, craignant la tyrannie du gouvernement des meilleurs, mettaient en oeuvre par la pratique du tirage au sort".
Voyez-vous mes petits chéris, moi qui suis un grand démocrate devant l'éternel je ne donnerai jamais les clefs de la maison à des gens qui croient tout savoir comme les professeurs de l'éducation nationale ! Parce que je pense que l'ignorance qu'on appelle aussi hasard est plus forte que vous tous pris ensemble ... il est bon quand on est un grand esprit de cultiver un peu l'humilité c'est ce qui manque à un certain nombre d'entre vous !
Souvenez-vous de vous méfier des élites ...
Ecrit par : iPidiblue et la tyrannie du gouvernement des meilleurs | 10 janvier 2010
« Manu Solo est mort. »
nicolas | 10 janvier 2010
ManO...
Ecrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2010
il est bon quand on est un grand esprit de cultiver un peu l'humilité c'est ce qui manque à un certain nombre d'entre vous !
Souvenez-vous de vous méfier des élites ...
Ecrit par : iPidiblue et la tyrannie du gouvernement des meilleurs | 10 janvier 2010
Voilà qui est bien dit, iPidiblue!
Le seul système vraiment démocratique qui permettait de dégager nos élites, tant est grand le nombre des candidats plus talentueux les uns que les autres qui aspirent à en faire partie est bien celui du tirage au sort.
Mais, la vieille nomenklatura veille à ce qu'il n'en soit pas ainsi. Plutôt rétribuer les lycéens et les étudiants pour que vivent en eux, assez longtemps, l'illusion d'y accéder par la voie de la méritocratie.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Quelle moisson de nouveaux en ce début 2010 ! Et curieusement, tous ont le même style et les mêmes faiblesses orthosyntaxiques.
"ils n'ont plus personnes; Y'a plus de militants qui disent. et quand vous sonnez la valetaille pour vous donnez un coup de main; vous vous étonnez qu'il n'y a plus personne."
Ecrit par : Faut qu'ça paye | 10 janvier 2010
J'arrête là, c'est fastidieux.
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
"ils n'ont plus personnes; Y'a plus de militants qui disent. et quand vous sonnez la valetaille pour vous donnez un coup de main; vous vous étonnez qu'il n'y a plus personne."
Ecrit par : Faut qu'ça paye | 10 janvier 2010
J'arrête là, c'est fastidieux."
Ecrit par : nicolas | 10 janvier 2010
Peut-être des PE "nouvelle mouture" ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 janvier 2010
Samedi 9 janvier 2010 : Gaby Cohn-Bendit (le frère de Daniel) intervient dans un débat sur l'éducation.
« Je ne suis pas de ceux qui disent que les enseignants sont des gens formidables. Je n’aime pas mon pays ! Cette école qui crée les nationalismes ! Je n’aime pas l’école parce qu’elle n’est pas aimable ! Les enseignants, ils ont des primes pour venir enseigner en ZEP. Qu’est-ce que ça veut dire ! Il y a peut-être 15 % de profs qui se donnent à leurs élèves. »
« Un préalable avant d’avoir été enseignant, c’est d’avoir fait une colonie de vacances et de s’en sortir avec les mômes ... Il faut faire de la publicité comparative entre les méthodes de l’école traditionnelle et les nôtres, et on verra les résultats ! Moi à l’école, je veux le petit avec la kippa, la petite avec le voile. J’en ai marre des républicains, j’aime les monarchies du nord ! C’est ça qui marche ! ».
http://www.marianne2.fr/Pour-Gaby-Cohn-Bendit,-l-ecole-c-est-de-la-merde!_a183415.html?com#last_comment
Gaby Cohn-Bendit est cohérent avec lui-même lorsqu'il déclare : « Je n’aime pas mon pays ! »
Gaby Cohn-Bendit vient de demander la nationalité burkinabée au dictateur du Burkina Faso, Blaise Compaoré.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/22/gaby-cohn-bendit-reve-d-etre-burkinabe_1283980_823448.html
Ecrit par : BA | 10 janvier 2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/08/01003-20100108ARTFIG00457-un-debat-autour-du-mot-allah-degenere-en-malaisie-.php
Tous des drôles ...
Ecrit par : Zorglub | 10 janvier 2010
"quelque peu trotskyste d'inspiration"
Marcel Campion ?
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Guy, tu sais très bien de qui je veux parler — et à quoi je fais allusion.
Quant à Gaby… L'une des hypothèses est qu'il avait forcé sur la dive bouteille… Parce que quelles que soient ses idées, il a en général plus de retenue dans les débats "unitaires"…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2010
Good news from Britain. Les articles d'un journal spécialisé dans l'éduc. tapent sans retenue sur les profs qui font de la résistance, la même que la nôtre, en les traitant de terroristes internes. Il semble que ce soit la profession la plus haïe actuellement au royaume. Bonne chance, collègues, pour 2010 !
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
« Manu Solo est mort. »
nicolas | 10 janvier 2010
ManO... Ecrit par : Tailleboudin | 10 janvier 2010
Oui, enfin il s'appelait Emmanuel, tout de même.
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
Sauvons Gaby Cohn-Bendit de son addiction au pastis : "No child left behind!"
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Est-ce que Paris avance de sa mouvance?
Les mots ont-ils toujours leur chance?
La pluie coule-t-elle ses ritournelles, ses adieux de ruisseau ...
Il faut que je le sache, que je sorte et que,
Je me lâche
Il faut que je me rassure que tout perdure,
Que se cravachent,
les démesures
Paris se peint-il toujours de ses couleurs d'esprit?
Fait-elle encore l'amour dans une rencontre graffiti?
La ville aux pavés de plage,
Fabrique-t-elle encore de nouveaux alliages?
ll faut que je le sache, que je sorte et que,
Je me lâche
Il faut que je me rassure que tout perdure
Que se cravachent,
les démesures
Reste-il une civilisation pour ne pas fondre du plomb
mais des chansons?
Peut-on toujours faire rouler une bille
du Sacré-Coeur jusqu'à la Bastille?
Paris brûle-t-il de tous ses feux
de tous ses amoureux?
Est-ce que Paris s'allume de ses contours de lune?
Les fleurs de nuit sont-elles toujours parées
des couleurs du monde entier?
Est-ce que Paris s'affiche et s'en fiche?
Est-ce que Paris se lâche et se fâche?
Y-a-t-il toujours le vent d'amour pour nous porter
le coeur léger...
ll faut que je le sache, que je sorte et que,
Je me lâche
Il faut que je me rassure que tout perdure
Que se cravachent,
les démesures
Emmanuel Cabu dit Mano Solo.
(le texte s'intitule "Paris avance" présent sur l'album "les Animals")
Ecrit par : Un lecteur assidu du blog | 11 janvier 2010
Robin, avez-vous reçu mon mail ?
Ecrit par : yann | 11 janvier 2010
Sur la question des quotas de boursiers, une analyse d'ancien élève de CPGE scientifique, très intéressante algré l'orthographe hasardeuse et la syntaxe pour le moins lourdingue:
http://valefblog.over-blog.com/article-another-brick-out-of-the-wall-42626831.html
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 janvier 2010
"…Tiens, "Sauvez les lettres" qui pleure car ils n'ont plus personnes pour le comité "analyse de la réforme du lycée". Y'a plus de militants qui disent.Eh oui, braves gens. D'abord, vous avez voulu rester tout seuls comme des grands pour qu'on ne bouge pas la ligne de votre profonde pensée politique, et puis vous avez copieusement participé au délitement du mouvement qui se dessinait contre l'école avec les acteurs principaux du mouvement qui se sont occupés d'eux-mêmes avant tout…"
écrit Faut qu'ça paye…
… qui manifestement connaît bien Sauvez les Lettres, et sait qui il y eut dans ce mouvement respectable (dans les idées pédagogiques) mais quelque peu trotskyste d'inspiration, des gens qui prirent la tangente — et se sont, effectivement, occupé d'eux-même — et de l'Ecole à leur manière…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 janvier 2010
Non, "Faut qu'ça paye" ne connaît pas SLL, sauf pour en baver des bêtises pour ne pas dire des calomnies, -- et je suis assez sidérée de lire sous la plume de JPB , qui est pourtant au-dessus de ça -- qu'il est d'inspiration trotskiste. Certes, le Collectif tient à maintenir une ligne "de gauche" , mais il n'a rien à voir avec le NPA... ou le PT, si vous voyez à quoi je pense.
JPB, en tant que militante de base du Collectif, je vous demande un démenti. Votre boutade prête à confusion.
En outre, "Faut qu'ça paye", poussé par je ne sais quel ressentiment, ne connaît manifestement pas davantage "Reconstruire l'ecole" que SLL. En quoi être à RE permet-il de se faire mousser ? Qu'est-ce qui "paye" quand on est à RE ? Qu'y gagne-t-on, à part de la fatigue et du découragement, surtout à lire des sottises pareilles ? Là, c'est en tant que présidente que je m'exprime. Notre anonyme contributeur croit-il vraiment que je cherche à gagner quoi que ce soit en assumant cettet fonction ?
Oui, les associations de défense de l'Ecole et des humanités sont bien seules en ce moment, effectivement, parce qu'il est difficile de se faire entendre quand on veur maintenir une ligne claire dans la confusion ambiante. Il n'y a guère à s'en réjouir ni à en ricaner !
Ceux qui se sont fait mousser, sont ceux qui ont fait carrière avec de mauvais livres en sortant d'organisations où ils ont semé la zizanie, et qui se voyaient déjà califes ou plutôt conseillers du calife. Ni RE ni SLL n'ont mangé de ce pain-là.
Ecrit par : Françoise Guichard, indignée | 11 janvier 2010
Ma chère, pour avoir été à SLL l'objet d'un procès (d'intention) de type stalinien, je peux bien les qualifier de trotskystes… "Je ne pratique pas le pardon des offenses".
Loin de moi l'idée de mettre dans le même sac les membres de SLL et certains de ses dirigeants — et vous savez bien lesquels, ou lequel. Mais je ne pardonne rien, parce que j'ai horreur d'être accusé à tort, surtout quand je me suis décarcassé, à une certaine époque, et même que j'ai pris plus que des risques, vis-à-vis de l'Inspection générale par exemple, pour SLL. Je suis même allé jusqu'à les faire inviter à une commission sur l'Ecole — pour un peu, je me demanderais ce qui m'a pris.
Reconstruire l'Ecole est sur des bases tout à fait différentes, et je n'ai que du bien à en dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2010
Le Figaro titre "Plus d'un adolescent sur dix souffre d'un début de surdité"
C'est plutôt une bonne nouvelle, entendu que cela conduit à la formation de nouvelles voies dans l'audition avec de très bons débouchés à la clé.
Et puis, on peut devenir sourd et développer une vraie richesse intérieure. Voyez Beethoven ou Chirac.
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Et puis, on peut devenir sourd et développer une vraie richesse intérieure. Voyez Beethoven ou Chirac.
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Il est sourd Chirac en plus d'être con alors ?
Ecrit par : iPidiblue tripotage intensif | 11 janvier 2010
Robin, avez-vous reçu mon mail ?
Ecrit par : yann | 11 janvier 2010
Je n'arrive plus à ouvrir "Flashmail". Je n'ai plus accès à ma boîte électronique. Je galère depuis que SFR a bouffé club-internet... Et en plus il me font passer pour une personne discourtoise qui ne répond pas à son courrier.
Marre de la "modernité". L'autre jour une élève de 4ème m'a demandé ce que voulait dire le mot "paradoxe" et de donner un exemple. J'ai répondu : "Il n'y a jamais eu autant de moyens de communication et on n'a jamais aussi mal communiqué." Elle a acquiscé.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Elle a acquiscé.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Ô Robin !
Ecrit par : iPidiblue tripotage intensif | 11 janvier 2010
Le beau bateau en carbone de Greenpeace a coulé.
C'est plutôt une bonne nouvelle pour la planète que du carbone suive une direction opposée aux émissions habituelles.
Greenpeace soigne son bilan carbone.
C'est bien.
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Le jus pédagol célèbre les obamanianas qui chantent :
"Le 6 janvier, le président Obama présentait aussi ses vœux éducatifs à l'occasion du lancement de la campagne "Eduquer pour innover"
[...]
"Il lance un plan de formation doté de 500 millions pour 100 000 professeurs de sciences et maths et 10 000 nouveaux enseignants par an. Il s'agit de les inviter à enseigner de façon plus innovante. Et pour cela la campagne entraîne aussi les entreprises du secteur : Intel, Texas Instrument, Dell, toutes prennent en charge des formations.
Evidemment une telle mobilisation industrielle pour la formation des enseignants n'est pas près d'arriver ici, du moins dans ces formes. Mais s'il n'est pas trop tard pour son discours, on peut souffler à N Sarkozy : changer l'Ecole c'est mettre des moyens et privilégier l'innovation. Pas le contraire."
Doit-on comprendre que le jus pédagol milite pour une privatisation des IUFM ?
Si le "contraire" c'est "Privilégier les moyens et mettre l'innovation", qui va s'occuper des faibles et des forts ? qui va soutenir psychologiquement l'innovation après coup ?
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Faut-il rappeler qu'aux USA, le niveau de recrutement des enseignants de l'équivalent de nos collèges et lycées est faible,que leur salaire est faible et que le taux de démission au bout d'un an est de l'ordre de 20 % (surtout en sciences !)
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
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Extraits d'un texte de Alain Cadix,directeur de l'ENSCI.
"L'ascenseur social ne démarre pas au 15ème étage de l'édifice éducatif"
"Près de 80% des élèves de prépa étaient dans le quartile supérieur à l'évaluation en 6ème."
"Il existe une corrélation très forte entre les résultats à l'évaluation en 6ème et les résultats à l'évaluation en CE2, avec un avantage marqué aux enfants des catégories socio-professionnelles supérieures".
"Même constatation au niveau CP pour la prélecture et la maîtrise des concepts liés au temps"
"Ce qui est posé comme un problème à résoudre par ou après les classes préparatoires esr en fait un problème qui se pose dès le CP".
Par ailleurs il démonte la démagogie du directeur-magicien de Sc-Po qui en fait n'ouvre sa filère ZEP qu'a une minorité (60) de certains lycées sélectionnés.
Il soulève un point intéressant en évoquant la manière dont une obligation aveugle de quota sera à terme contournée en rendant la première année plus sélective (comme à la Fac, en médecine notamment).
On sait bien que aujourd'hui un élève qui a passé le difficile concours d'entrée d'une Ecole, sauf accident ou mauvaise volonté affirmée, sort avec son diplôme.
Ce qui évite, contrairement aux Facs, de gaspiller inutilement des moyens pour des étudiants qui n'ont ni le niveau, ni la volonté, ni l'ambition de poursuivre sérieusement des études nécessairement sélectives à un stade ou à un autre.
Quant à la remarque sur la corrélation entre le niveau en CP/CE2 et l'origine sociale, faudrait-t-il en venir à l'eugénisme des enfants de classes "favorisées" (favorisées par quoi ?)
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 11 janvier 2010
Merci d'avance à Bourgeois ignorant s'il veut bien mettre en ligne les références de ce texte qui m'intéresse au plus haut point.
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
Un peu de remédiation cela vous chante Dugong ? Attention vous serez assisté par de la haute technologie et qui plus est par de la complexité comme dirait Edgard !
Ecrit par : iPidiblue comme dirait Edgar ! | 11 janvier 2010
Emmanuel Cabu dit Mano Solo.
(le texte s'intitule "Paris avance" présent sur l'album "les Animals")
Ecrit par : Un lecteur assidu du blog | 11 janvier 2010
Emmanuel "Cabut".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Quotas de boursiers: Sarkozy persiste
AP
11/01/2010 | Mise à jour : 12:35 | Ajouter à ma sélection
Nicolas Sarkozy dit ne pas comprendre "les réticences qui se sont exprimées ces derniers jours" sur l'accueil d'un plus grand nombre de boursiers dans les grandes écoles françaises.
"Je les trouve même invraisemblables et parfaitement déplacées", a souligné ce matin le chef de l'Etat lors de ses voeux au monde de la connaissance, souhaitant ouvrir "les meilleures formations aux plus talentueux, quels que soient leur lieu de naissance et leur origine sociale".
Discriminant négatif.
Ecrit par : Solution imaginaire | 11 janvier 2010
Ces histoires de bourses vraiment des histoires d'obsédés ...
Ecrit par : iPidiblue et les possédés | 11 janvier 2010
Elle a acquiscé.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Ô Robin !
Ecrit par : iPidiblue tripotage intensif | 11 janvier 2010
Faute de frappe, pardon : "elle a acquiescé"
Mea maxima culpa !
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Ma chère, pour avoir été à SLL l'objet d'un procès (d'intention) de type stalinien, je peux bien les qualifier de trotskystes… "Je ne pratique pas le pardon des offenses".
Loin de moi l'idée de mettre dans le même sac les membres de SLL et certains de ses dirigeants — et vous savez bien lesquels, ou lequel. Mais je ne pardonne rien, parce que j'ai horreur d'être accusé à tort, surtout quand je me suis décarcassé, à une certaine époque, et même que j'ai pris plus que des risques, vis-à-vis de l'Inspection générale par exemple, pour SLL. Je suis même allé jusqu'à les faire inviter à une commission sur l'Ecole — pour un peu, je me demanderais ce qui m'a pris.
Reconstruire l'Ecole est sur des bases tout à fait différentes, et je n'ai que du bien à en dire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2010
Merci pour RE ;-)))
A propos de SLL, il aurait été plus simple pour vous de dire "sectaire", si c'est à cela que vous pensiez, plutôt que d'utiliser une formulation laissant entendre que le Collectif est sous la coupe de tel ou tel parti trostskyste, ce qui n'est évidemment pas le cas.
Il faudrait arrêter de se traiter de "stalinien" ou de"trostskyste" à tout propos, et laisser leur poids aux mots.
A ce propos, j'ai bien apprécié, hier,d'entendre Julien Dray dire qu'il ne fallait pas assimiler Eric Besson à Pierre Laval. Ce M. Besson est un individu détestable, un traître, un opportuniste, tout ce qu'on veut, un être qui ne mérite aucune indulgence, mais ce n'est pas pour autant Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot.
Arrêtons donc de voir des staliniens et des fachos où il n'y en a pas -- et soyons vigilants envers ceux qui le restent, contre vents et marées ...
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 janvier 2010
QUELS MODELES D’UNIVERSITE POUR QUEL TYPE DE MOTIVATION DES ACTEURS ? UNE
VUE EVOLUTIONNISTE
Jean Luc de Meulemeester
INTRODUCTION
Le but de cet article est de replacer les transformations actuelles de l’université (que dans un
article précédent nous avions qualifiées de révolution culturelle académique, au moins dans
le sens de l’abandon du modèle humboldtien classique ; voir De Meulemeester, 2005) dans
une perspective historique longue. Nous couvrirons une période historique de près de mille
ans avec les simplifications qu’impose ce genre d’exercices. L’objectif est ici d’utiliser
l’histoire pour dégager les principaux modèles d’université, types d’organisation académique
qui ont pu apparaître, comprendre leurs transformations (ou évolutions) ainsi que le type de
motivations que ces divers modèles présupposent chez les acteurs de terrain (au premier
rang desquels les professeurs et chercheurs). On passera en revue successivement
l’université comme corporation médiévale (un lieu essentiellement d’enseignement, laissant
de plus en plus la recherche à des initiatives privées et donc souvent secrètes), et le modèle
concomitant de recherche « secrète » découplée de l’université, avant de montrer
l’émergence aux temps modernes d’une science ouverte (Paul David, 1998) où les résultats
sont débattus publiquement et où les savants se battent pour la notoriété et le prestige. On
verra l’institutionnalisation de ce processus et la capture par l’Etat de ces sociétés savantes
au 18ième siècle. On parlera plus longuement du modèle humboldtien qui tente d’unifier
enseignement et recherche (publique et ouverte) dans le cadre d’universités protégées (et
financées par l’état prussien) des exigences de court‐terme et de rentabilité, et du type
d’acteur et de motivation qu’il présuppose (professeur mu par la passion pour sa recherche ;
vocation – beruf – bref motivation « interne » du chercheur mû par sa propre quête de
savoir et de vérité). Ce modèle humboldtien n’a pas été le seul (on aurait pu parler des
modèles napoléoniens, ainsi que du modèle de Newman, 1851), mais il domine l’idée que
l’on s’est longtemps faite de l’université idéale (peut‐être du seul point de vue des
professeurs). Cet examen du modèle humboldtien permettra de mieux comprendre
comment à la fois les réformes actuelles sont corrélées à l’éclatement de ce modèle suite à
la massification des universités dans le cadre des économies sociales de marché d’aprèsguerre,
et la nature « révolutionnaire » (radicalement anti‐humboldtienne) des réformes en
cours. D’une motivation intrinsèque du professeur on passe à un modèle qui cherche à
piloter l’université de l’extérieur en fonction d’objectifs fixés en dehors de celle‐ci. Mutatis
mutandis, au sein de celle‐ci, les autorités centrales souhaitant réaliser une stratégie donnée
désirent aussi pouvoir contrôler les acteurs et orienter leurs comportements et leurs
recherches dans un sens désiré (et défini en dehors des préférences de ces acteurs). On
passe ainsi vers un modèle qui suppose une motivation « extrinsèque » en vue d’un contrôle
par le haut. Deux types de motivations (et parallèlement de pilotage des acteurs) sont mis
en avant : celui du marché (quête de récompense monétaire, d’argent via l’obtention de
3
contrats rémunérateurs, via la fondation de spin offs etc.…) ou celui du dirigisme (là encore
avec une ambigüité entre des modèles hiérarchiques autoritaires se rapprochant d’une
vision surannée de l’entreprise ou via des incitations diverses – avec des évaluations
concomitantes). On assiste souvent à un mélange des deux modèles (une des
caractéristiques du nouveau management public qui utilise une forme de réplication des
incitations de marché, de la concurrence, mais en vue de l’atteinte des objectifs prédéfinis
par le centre) et on parlera plus souvent de quasi‐marchés (mise en concurrence de centres
de recherche, d’universités, de personnels pour la distribution de fonds selon l’atteinte
d’objectifs fixés par les autorités étatiques ou universitaires) car le monde académique ne
produit pas nécessairement des biens marchands possédants des prix de marché (De
Meulemeester, 2003). On essaiera de voir comment ces modèles peuvent receler une série
d’effets pervers (notamment en termes d’innovation mais aussi de simple motivation). On
pourrait faire ici un parallèle avec les débats sur les défuntes économies planifiées (qui elles
aussi ont oscillé entre des formes de planification très autoritaire pour évoluer vers des
« quasi marchés contrôlés par en haut » ‐ ce qu’on a pu appeler socialisme de marché, avant
de se transformer en pure économie de marché).
Ecrit par : université intro | 11 janvier 2010
Comme la plume au vent .... chantait le duc de Mantoue !
Ecrit par : iPidiblue et le poids des mots | 11 janvier 2010
LA NAISSANCE DES UNIVERSITES AU MOYEN AGE : L’UNIVERSITE COMME CORPORATION
Les premières universités1 apparaissent au Moyen Age à partir du 11ième siècle : d’abord
Bologne vers 1088, ensuite Paris2 vers 1150, Oxford vers 1167, Toulouse 1229 (et pour nos
régions des Pays‐Bas : Louvain en 1425). Le lien avec l’Eglise (qui domine tout le champ
culturel à cette époque) est clair. C’est dans les écoles des monastères et cathédrales
qu’apparaissent au 12ième siècle des confréries de professeurs et d’élèves : Universitas
Magistrorum et Scolarium (Verger, 1973 ; 1999). Elles sont organisées en Nations (les
étudiants voyagent déjà…) et hiérarchisées selon les grades académiques (baccalauréat,
licence, maîtrise et plus tard doctorat). Ces confréries s’autogèrent ; elles ont leur
administration et justice propres (on verra que cette autonomie a dû être conquise de haute
lutte, sans parler de l’autonomie financière qui ne sera jamais complètement assurée).
L’enseignement à l’époque consiste essentiellement dans la lecture et explication de textes
latins et de disputationes (controverse sur un thème). D’entrée de jeu, il est bon de rappeler
(à l’ère des déclarations de la Sorbonne, 1998 et de Bologne, 1999) qu’il y a deux modèles
distincts de corporations : celui de Paris (corporation de professeurs où les étudiants sont
sous leur contrôle, ces derniers appartenant au clergé) et celui de Bologne (école de droit
laïque, avec des professeurs laïcs sous le contrôle, et embauchés par, les étudiants). Le
premier modèle a triomphé du second, mais notre époque contemporaine (avide de
remettre le client‐étudiant au centre) a remis le second au goût du jour.
1 Pour l’histoire des universités au Moyen Age, voir Jacques Verger (1973 ; 1999) et pour une perspective
d’histoire longue Alain Renaut (1995).
2 Il y a un mouvement de formation des universités comme corporations qui s’étend dans le courant du 12ième
siècle. Par exemple, pour la Sorbonne, les historiens parlent d’un mouvement qui s’étend de 1180 à 1210 – et
certains insistent surtout sur la période 1200‐1210 pour la formation de la corporation universitaire.
4
Le contexte qui voit la naissance des universités est particulier ; il est celui de mutations
politiques (lent mouvement de restauration du pouvoir central, particulièrement en France,
avec les Capétiens) et de reprise économique (rôle des progrès techniques en agriculture
autorisant une hausse de la taille des populations ; période des croisades – prise de
Jérusalem en 1099 – qui a un contrecoup positif pour le commerce en Méditerranée et pour
le développement des villes italiennes comme Venise, Gênes et Pise ; re‐monétarisation des
économies et mouvement urbain, communal sur lequel s’appuiera d’ailleurs le pouvoir
central contre les féodaux). Il est marqué par la renaissance des villes et une relative
prospérité économique. Le climat intellectuel est lui aussi influencé par ces changements
géopolitiques (conflit mais aussi contacts de culture avec l’Islam) et économiques. Les
occidentaux redécouvrent les sources antiques (notamment Aristote), conduisant à une
approche nouvelle des problèmes politiques (place de la réflexion rationnelle). L’Eglise qui
avait jusque là un monopole intellectuel et culturel se doit de faire face à ces changements,
ce qui la poussera à investir dans la production de nouvelles idées synthétisant l’ancien
(maintien de son pouvoir symbolique et temporel) et le moderne (concilier la doctrine de
l’Eglise avec la philosophie d’Aristote). C’est dans ce contexte que Saint Thomas d’Aquin
(1225‐1274) (professeur de théologie à la Sorbonne à Paris) rédige sa Somme Théologique.
La motivation première des acteurs impliqués dans cette formation de corporations
(professeurs mais aussi étudiants) est l’autonomie. C’est un concept qui restera central dans
l’histoire des universités jusqu’à nos jours (où cette autonomie est contestée par les divers
pouvoirs). Mais c’est aussi un concept non exempt d’ambigüité. On a dit que le modèle le
plus habituel (Paris) a vu le développement des universités à la suite des Ecoles autour des
cathédrales. Le lien avec l’Eglise est donc dès le départ ambigü : l’université se veut à la fois
autonome, indépendante (par rapport aux évêques), mais elle reste tout à la fois dans
l’orbite ecclésiale. Ses membres sont des clercs soumis à la justice ecclésiastique. Il y a
derrière cela chez les professeurs un souci de sécurité matérielle (salaire3) et de protection
par rapport au pouvoir civil. Les universités essaient de jouer de la papauté contre le
pouvoir ecclésial local ; la première les soutiendra d’ailleurs, soucieuse de son pouvoir, de sa
dimension internationale et de son rayonnement. Pour les villes elles‐mêmes, le rapport aux
universités est ambigü (Verger, 1973, 1999). Les universités constituent pour elles une
charge (excès des étudiants, rixes, bagarres… mais aussi pression sur les loyers par la hausse
de la demande de logements) mais aussi un atout (dépenses des étudiants et professeurs,
rayonnement…). L’université va chercher l’autonomie en « surfant » entre les intérêts
contradictoires de ces divers acteurs pour obtenir comme toute corporation des privilèges.
Qu’est‐ce qu’une corporation ?
Comprendre ce qu’est une corporation peut permettre de comprendre les motivations des
acteurs à en faire partie. Dans un monde médiéval caractérisé par des rapports très
3 Bien que se définissant comme corporation, l’université a toujours eu difficile à s’autofinancer même en
faisant payer ses services d’enseignement auprès des étudiants.
5
verticaux et la féodalité (paysans non libres, attachés à la terre, servage ; rapports de
vassaux à suzerains pour les nobles), le monde urbain est déjà synonyme de liberté (Stadtluft
macht frei). Et dans cet espace où les rapports féodaux n’ont pas cours, la corporation se
caractérise par des rapports horizontaux. Jacques Verger (1973, éd. 1999) prend la peine de
souligner, dans son ouvrage sur les universités au Moyen Age, leurs grandes
caractéristiques : « La ville,… c’était aussi la corporation, souvent appelée universitas ; les
hommes qui faisaient le même travail et vivaient les uns près des autres tendaient
naturellement à s’associer pour se défendre. Ces associations créaient non pas des
dépendances verticales (comme celles qui dans la société féodale liaient l’homme à son
seigneur) mais des communautés d’égaux ; le serment qui les liait était librement consenti et
les obligations qu’il leur créait, préalablement discutées et publiées dans des statuts
susceptibles d’être réformés ; à l’intérieur de la corporation une hiérarchie des grades
pouvait exister (apprenti, valet, maître) mais elle n’avait aucun caractère asservissant ; d’un
grade à l’autre la promotion était considérée comme normale et se faisait au moyen
d’examens publics » (Verger, 1973, 1999, p. 21). Bref, on peut comprendre l’attraction de ce
modèle organisationnel dans un univers où la liberté est un bien rare. Liberté et autonomie,
voilà bien deux notions qui trouveront un écho central dans la définition du métier
académique jusqu’à nos jours. Une définition juridique de la corporation va peu à peu se
fixer (12ième‐13ième siècles). Quatre éléments la caractérisent selon Verger (1973, 1999, pp.
34‐35): la maîtrise de son recrutement ; l’autonomie interne (droit de se donner des statuts
et des officiers, d’imposer à ses membres une discipline interne et d’expulser les
récalcitrants) ; la reconnaissance de sa personnalité morale par les pouvoirs publics (ces
derniers s’interdisant par là de s’adresser directement et individuellement aux membres de
la corporation) ; et l’octroi d’un sceau (destiné à authentifier les actes de la corporation).
Pour tout qui connaît le monde académique de l’intérieur même en ces débuts du 21ième
siècle, ces principes font encore sens.
La constitution des universités et les deux modèles (Sorbonne contre Bologne)
Le processus de constitution des universités en corporations reconnues fut un processus
lent. Verger (1973 ; 1999) souligne que si cette constitution peut être spontanée, elle peut
aussi (déjà) être le fait de l’Etat (L’Empereur, par exemple à Naples) ou de l’Eglise (la
papauté, par exemple à Toulouse). Certaines universités sont nées de la sécession d’une
corporation existante (Cambridge vis‐à‐vis d’Oxford par exemple). On a parlé plus haut des
deux modèles topiques de corporation universitaire. Il nous semble bon de nous appesantir
sur ce point d’autant que les réformes actuelles de l’enseignement supérieur se passent sous
l’esprit dit de Bologne. La référence à cette ville universitaire n’est pas du tout un hasard et
fait référence en fait à une organisation bien particulière de l’organisation académique4.
Dans le modèle parisien (la Sorbonne), le pouvoir appartient aux professeurs (au sein de la
corporation de maîtres et d’étudiants). Ceux‐ci sont des clercs (liés à l’Eglise) et reçoivent
4 Sur la dichotomie Sorbonne – Bologne, voir Verger (1973 ; 1999).
6
grâce à cela un salaire. C’est dans un sens un avantage pour les étudiants dans la mesure où
l’enseignement est gratuit (« les maîtres, vivant de revenus ecclésiastiques, n’auraient pas à
exiger d’honoraires à leurs élèves », Verger, 1973, 1999) – même si d’un autre côté on peut
penser que cela donne un pouvoir de négociation plus important aux professeurs.
L’institution parisienne est autonome et dans ses conflits avec l’évêque elle est soutenue par
la papauté. Dans ses relations avec la ville (commune) les maîtres disposent d’un pouvoir via
leur possibilité de faire la grève des cours et se disperser (par exemple en 1229‐1231). C’est
un pouvoir important car l’université est un atout important (prestige ; foyer intellectuel ;
poids économique via la consommation qu’elle engendre). De fait, l’université dispose d’un
important bargaining power face au roi, à l’Eglise de Paris, à la papauté et aux bourgeois
parisiens. Elle va en profiter pour arracher une série de privilèges (en 1215 l’essentiel de ses
institutions se trouve sanctionnées). Les tentatives des pouvoirs de lutter contre une
corporation organisée (entre 1215 et 1231) se solderont par un échec.
Dans le modèle de Bologne, on a affaire à une corporation d’étudiants. Le rapport à l’Eglise
est aussi plus distendu. On a une institution fondée sur la base d’une école notariale
(laïque). Le type d’étudiants que cette corporation va attirer est aussi différent de ceux de
l’institution parisienne. Le rapport de force professeurs‐étudiants est différent. Si à Paris on
a de jeunes adolescents pauvres face à des professeurs autonomes par rapport à eux du fait
qu’ils sont payés par l’Eglise, à Bologne, on a (vers 1180‐1220) une « université d’étudiants »
dont le public est constitué d’étudiants matures (plus de 20 ans), venant de familles riches
(notamment allemandes), bien plus capables de s’organiser et de négocier avec la commune
(Verger, 1973, 1999). Une disposition particulière de la commune bolognaise va aussi
réduire le pouvoir de négociation des professeurs. Dans le souci de fixer dans la ville des
institutions sources de prestige et de richesse (mais aussi par méfiance) la commune exige
des docteurs de ne jamais aller enseigner en dehors de Bologne. Les maîtres ne peuvent
donc menacer la ville comme leurs collègues parisiens qui ont eux le droit de sécession. Du
côté des étudiants, de puissants incitants à s’associer existaient. En effet, souvent étrangers,
ils ne peuvent prétendre à la protection de la commune et s’associent donc pour se
défendre (assurer mutuellement leur sécurité et négocier avec la commune l’octroi de
certains privilèges – voir Verger, 1973, 1999). Ils vont se heurter à l’opposition de la
commune (qui cherche à limiter l’autonomie des universités) et des docteurs (selon eux, les
étudiants ne peuvent à eux seuls constituer des universités car une corporation doit compter
des maîtres et des apprentis, voir Verger, 1973, 1999, p. 39). Mais le pouvoir de négociation
des étudiants face aux professeurs est important. Comme le note Verger (1973, 1999, p.
39), « beaucoup de docteurs, laïques, ne vivaient pas du revenu d’un bénéfice ecclésiastique
mais des honoraires (collectae) versés par les étudiants. Ceux‐ci pouvaient donc par le
boycott obliger les professeurs récalcitrants à accepter leurs conditions ». Face à la
commune, les étudiants savent s’organiser et reçoivent souvent l’appui papal. Ceci mène en
1230 à la fin des conflits, au triomphe des étudiants (les étudiants étrangers obtiennent tous
les privilèges des citoyens de Bologne).
7
L’université comme corporation : quelques problèmes
L’université tend donc au Moyen Age vers le modèle des corporations de métiers, ce qu’elle
est en effet, regroupant des gens de métiers (maîtres, docteurs) et des apprentis et rendant
par ailleurs des services à la collectivité. Car contrairement à l’image de l’université tour
d’ivoire, son autonomie ne l’empêche pas d’exercer une fonction professionnalisante en
produisant des médecins, des théologiens (utiles à l’Eglise) et juristes (en droit canon ou
civil), utiles aux administrations qui émergent en relation avec le renforcement des pouvoirs.
Si l’université est un corps jaloux de son indépendance, l’autonomie financière (sa capacité
d’autofinancement) est dès le départ sujette à problèmes. Renaut (1995) a bien circonvenu
le problème : « pour la plupart des autres corporations, les membres établis vivaient des
revenus de leur métier : ils pouvaient être économiquement indépendants des pouvoirs
publics. Rien de vraiment équivalent n’apparut pour les universitaires, alors même que là
aussi l’éventualité n’était nullement exclue qu’il fût possible de vivre des ressources issues
du métier. Parmi les pratiques et usages dont la légitimité avait été reconnue aux maîtres
des écoles lors de la constitution de la corporation figurait en effet la faculté de se faire
payer par leurs disciples. Sans que l’on sache de façon certaine si le fait tint à d’autres
raisons que le choix délibéré de modérer l’ampleur de ce qui pouvait ainsi être obtenu…,
tout montre du moins que les universitaires ne réussirent pas à se procurer sur ce mode
suffisamment de ressources matérielles pour en vivre… Il fallait une fois la gratuité ou la
quasi gratuité de l’enseignement prise pour principe, qu’au‐delà des bénéfices
ecclésiastiques auxquels ne pouvaient prétendre que les membres d’un ordre, les revenus
nécessaires à la subsistance des clercs fussent assurés par les pouvoirs publics – ceux des
villes ou de plus en plus ceux des princes. Les maîtres devinrent donc, sous des formes
diverses, les salariés de ces pouvoirs, lesquels, en échange, se trouvèrent légitimés à exercer
un droit de regard sur l’accès aux fonctions professorales » (Renaut, 1995, pp. 73‐74).
La question de la recherche
Le regard contemporain voit dans l’université un lieu d’enseignement et de recherche. Mais
au Moyen Age l’université est d’abord et essentiellement un lieu d’enseignement supérieur
(studium). Certes la réputation de certaines universités comme la Sorbonne tient à la
réputation de ses maîtres dans ce qu’on appellerait aujourd’hui la recherche (pensons à
Saint‐Thomas d’Aquin auteur de la Somme théologique, par exemple). Il est clair que
l’université est un lieu de débat où s’épanouit la méthode scolastique (selon Renaut, 1995,
« méthode qui est à la fois soumission à un principe d’autorité dans la détermination
relativement close d’un capital de textes destinés à l’exégèse mais caractérisé par une
pratique systématique de la discussion – disputatio »). Cependant la liberté de recherche a
des limites claires tenant à la dépendance par rapport à l’Eglise (qui jouit du monopole
culturel au Moyen Age) et du biais platonicien qui exclut de facto tout apprentissage
pratique de l’université au profit de la seule théorie. Ce biais anti‐professionnel (relatif, cf.
supra) subsistera longtemps (même au 19ième siècle certains auteurs y verront la raison de la
8
lente émergence des enseignements d’ingénierie dans les grandes universités traditionnelles
anglaises, voir Fox et Guagnini, 1993). Comme déjà souligné en introduction, la recherche se
fait souvent au Moyen Age de façon secrète, soit parce qu’elle vient en aide à des
marchands (secret commercial) soit parce qu’elle explore des champs condamnés par l’Eglise
(alchimie). Pour certains auteurs, la structure même de corporation aurait eu un impact
stérilisant sur la recherche universitaire5. Le modèle corporatiste aurait surtout poussé les
universités à défendre leur monopole d’enseignement (un de leurs privilèges) et à mettre
l’accent sur des dimensions de traditionalisme, menant à l’immobilisme. Renaut (1995) note
à ce propos que l’université manqua les deux grandes phases de la modernisation de la
culture que furent la Renaissance et la Réforme : « quitte à s’exposer ensuite à la
concurrence des Jésuites, elle demeura si fermée à la Renaissance qu’il fallut, pour donner
une assise à l’humanisme, que François 1ier décide de créer hors de l’université des lecteurs
royaux chargés d’enseigner librement les langues et la philologie de l’Antiquité (1530) »
(Renaut, 1995, pp. 69‐70).
Ecrit par : université suite | 11 janvier 2010
Emmanuel Cabu dit Mano Solo.
(le texte s'intitule "Paris avance" présent sur l'album "les Animals")
Ecrit par : Un lecteur assidu du blog | 11 janvier 2010
Emmanuel "Cabut".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Oups, oui bien sûr, merci beaucoup!
Ecrit par : meaculpa | 11 janvier 2010
Dites donc vous avez vu tout ce mastic qu'on a collé sur le beau blog de Brighelli ? C'est avec ça que les pyramides tenaient debout vous croyez ?
Ecrit par : iPidiblue et le mastic | 11 janvier 2010
LE PASSAGE DE LA SCIENCE SECRETE A LA SCIENCE OUVERTE, BIENTOT SOUTENUE PAR
L’ETAT (DU 15ième AU 18ième SIECLES)
On a déjà noté qu’au Moyen Age l’université n’a pas toujours été le lieu par excellence où la
recherche se fait. A cette période de grands pans de la recherche est marquée par une
culture du secret (David, 1998) – il y a un ethos du secret dans la recherche des mystères de
la nature. Outre cela existe aussi les secrets liés au savoir des alchimistes et plus
prosaïquement celui entourant les inventions au caractère profitable (utiles aux marchands
ou aux armateurs). Le climat religieux (le danger d’excommunication voire pire) pousse
également les chercheurs à ne pas étaler leurs résultats sur la place publique. Si on fait
l’hypothèse que les progrès scientifiques sont aussi fonction de l’état existant des
connaissances, il est clair que le secret qui entoure la recherche ne développera pas un
climat propice à un développement rapide de la science (ignorant en quelque sorte sa
dimension de bien public). On va voir émerger dans le courant des Temps Modernes un
nouveau modèle, celui de la science ouverte (« open science », David, 1998), résultant d’une
lente évolution (liée à la situation particulière des savants à cette époque, et à leurs
10
motivations économiques). Ce modèle de science ouverte est grosso modo celui que nous
connaissons actuellement, marqué par l’idée d’un accès public aux résultats de recherche, le
caractère reproductible des résultats et pour les scientifiques un modèle de promotion
fondé davantage sur la recherche du prestige que celui des émoluments financiers (bien que
les deux dimensions ne soient pas indépendantes). C’est l’évolution même de la science à la
Renaissance (sa montée en complexité et sa mathématisation croissante) qui va pousser à
ces transformations. Il faut savoir que dans le monde du début des Temps Modernes, les
savants et les scientifiques doivent être soutenus par des mécènes qui les voient comme des
« biens ornementaux » (David, 1998). Du point de vue du savant cette position est
évidemment économiquement inconfortable (forme d’insécurité liée à la dépendance au
bon vouloir d’un seul mécène). Pour le mécène (souvent un aristocrate voire un souverain),
il a longtemps été facile de se faire une idée sur la qualité, la valeur du savant (qui exprimait
ses idées dans un langage compréhensible de tous). Un modèle de science secrète pouvait
dès lors coexister avec ce mécénat scientifique (situation stable du côté du mécène même si
du côté du scientifique le côté secret de ses aptitudes le rend d’autant plus dépendant du
prince qui l’emploie – il n’y a pas de marché sur lequel trouver aisément un autre appui).
Avec la Renaissance on voit l’explosion des connaissances et l’introduction des
mathématiques comme langage de la science. Il devient dès lors beaucoup plus difficile
pour le mécène d’identifier le « bon savant » du charlatan (voire pire : de l’hérétique, dans
un climat de guerres de religion). Les conséquences d’un mauvais choix pour le mécène
peuvent être importantes en termes de prestige. Pour le savant, quant à lui, il souhaiterait
voir ses talents reconnus au‐delà du cercle étroit de celui qui l’emploie – ne fût‐ce que pour
plus aisément pouvoir retrouver un nouveau mécène en cas de défaillance de celui qui
l’emploie. Ces deux forces vont pousser à l’émergence d’institutions fonctionnelles pour
identifier et faire connaître la qualité scientifique : les Sociétés Savantes et une évaluation
par les pairs d’une connaissance qui se devait dès lors d’être communiquée, publiée et
disputée au grand jour. On voit ainsi se développer de nouvelles normes de révélation et de
démonstration qui mènent au développement de la science ouverte (croissance de la
« concurrence coopératrice » dans la révélation des nouvelles connaissances, voir David,
1998) dans le courant de la fin du 16ième et du début du 17ième siècle. Paul David voit cette
émergence comme une réponse institutionnelle dans le cadre spécifique de l’Europe des
Temps Modernes. En termes techniques, il parle de la résolution d’un problème de
« common agency contracting in substitutes » (concurrence entre principaux imparfaitement
informés pour l’engagement d’un agent parmi beaucoup). La mécanique susmentionnée qui
se développe permet aux clients (savants) potentiels de se bâtir une réputation publique
d’expertise scientifique et de crédibilité. Cela a permis aussi aux clients‐agents de se voir
offrir des termes de contrats bien meilleurs tant en termes financiers que d’autonomie. Les
jalons sont ainsi posés pour l’institutionnalisation aux 17ième et 18ième siècle de la poursuite
ouverte de la connaissance scientifique, tout d’abord sous la forme de myriades
d’Académies (sociétés scientifiques privées), apparues sous le patronage des élites au 17ième
siècle. Au 18ième siècle ces Académies seront sponsorisées par l’Etat. On notera que ce
11
mouvement se situe en dehors du cadre des universités. Qui plus est, sans trop le savoir,
l’émergence de ces institutions a permis de tirer parti de la dimension « bien public » de la
recherche (au plus de gens manipulent ces résultats de recherche au meilleur ils deviennent,
à la différence de biens privés comme un champ par exemple). Ce mouvement aurait selon
certains puissamment aidé au développement scientifique et technique de l’Occident et
donc in fine de son économie. Certains historiens comme Jacob (1997) voient un rôle‐clé
joué par ces sociétés savantes, conférences scientifiques,… dans la diffusion d’une culture
scientifique qui aurait joué un rôle certain dans le développement technologique et
industriel, par exemple en Angleterre (conséquence non‐intentionnelle mais socialement
bénéfique de ces évolutions liées au statut particulier du savant dans l’Europe de l’Ancien
Régime).
Le 18ième siècle : une nouvelle conception du savoir
Les universités au 18ième siècle sont quelque part en crise, victimes de leur idéal platonicien
qui n’est plus dans l’air du temps. Une nouvelle conception se développe, celle du savoir
productif. Dès 1666, Leibnitz (dans Arte Combinatoria) appelle à envisager les sciences non
pas seulement « en et pour soi », comme purement théoriques, mais aussi du point de vue
de l’application. C’est pourquoi il consacre ses efforts à faire émerger en dehors des
universités un certain nombre d’académies sur le principe « theoria cum praxi » (Renaut,
1995, p. 122). Un exemple est l’Académie des Sciences de Berlin, dont il fut le premier
président. Au‐delà de ces académies, le mouvement en faveur de sciences utiles et
productives débouche aussi au fil du 18ième siècle sur la création d’Ecoles Spéciales et
d’Ecoles Supérieures Professionnelles, entrant en concurrence directe avec les universités
traditionnelles. En France, en Prusse… se créent des Grandes Ecoles, pour former ingénieurs
et officiers de l’Etat. Les universités se voient là privées peu à peu de leur raison d’être. En
France, à la Révolution française, elles disparaîtront avec toutes les corporations. En Prusse,
on va voir naître l’Université de Humboldt. Ce dernier cherche à développer un modèle qui
permette de sauver l’Université. Ce faisant il met en place le modèle archétypal
d’organisation académique (et le type de motivations qui y est supposé), qui aujourd’hui sert
tantôt de point d’ancrage aux rêves d’un âge d’or académique, tantôt de repoussoir aux
modernisateurs.
Ecrit par : université suite | 11 janvier 2010
l'intégralité de l'article ici , et plus lisible, pour les rares personnes préoccuppées d'enseignement qui transitent parfois ici à la recherche d'un peu de distraction haineuse.
http://www.solvay.edu/EN/Research/Bernheim/documents/wp09033.pdf
Ecrit par : histoire de l'université européenne. | 11 janvier 2010
Ne mettez pas de la sentimentalité partout ! C'est curieux ce complexe obsidional de la forteresse assiégée du savoir ...
Ecrit par : iPidiblue complexe obsidional | 11 janvier 2010
"Arrêtons donc de voir des staliniens et des fachos où il n'y en a pas -- et soyons vigilants envers ceux qui le restent, contre vents et marées ..."
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 janvier 2010
Françoise, reconnaissez quand même que la manière insidieuse de la "gouvernance" actuelle, (Sarkoléon), par le biais des nouvelles réformes, "débats", et tutti quanti, vise, en détricotant le lien social, à dresser petit à petit les gens les uns contre les autres*. Ne peut-on pas, sans trahir le sens des mots, considérer cela comme l'antichambre d'un vrai totalitarisme ?
*Sans parler du draguage éhonté, dangereux, et permanent des voix du front ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
"personnes préoccuppées d'enseignement" qui transitent parfois ici à la recherche d'un peu de distraction haineuse.
Ecrit par : histoire de l'université européenne. | 11 janvier 2010
"préoccupées"
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Françoise, reconnaissez quand même que la manière insidieuse de la "gouvernance" actuelle, (Sarkoléon), par le biais des nouvelles réformes, "débats", et tutti quanti, vise, en détricotant le lien social, à dresser petit à petit les gens les uns contre les autres*. Ne peut-on pas, sans trahir le sens des mots, considérer cela comme l'antichambre d'un vrai totalitarisme ?
*Sans parler du draguage éhonté, dangereux, et permanent des voix du front ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Oui, l'antichambre. C'est déjà trop, je vous l'accorde.
Mais le totalitarisme, c'est autre chose. Voir la Corée du nord, l'Iran, la Chine. On n'en est, heureusement,pas encore là.
Donc, restons vigilants, mais ne commençons pas à crier que c'est le Goulag. Nous sommes gouvernés par une droite musclée et décomplexée, certes, mais pas par des fascistes. Crier au fascisme à propos de Sarko, c'est aussi stupide que de parler de prise d'otages en cas de grève à la SNCF -- les otages, c'est JP Kauffmann !
Ne jamais oublier que ce qui est excessif devient insignifiant.
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 janvier 2010
A lire sans attendre la "Troisième chronique du règne de Nicolas Ier" par Patrick Rambaud chez Grasset. 14 euros.
Ecrit par : Marilyse | 11 janvier 2010
Je ne suis pas convaincu que les électeurs de droite se reconnaissent dans les réformes actuelles de Sarko (entre les réformes voulues mais vidées de leur substance et les réformes subies), par contre, ils continueront de penser que ce serait pire avec quelqu'un moins à droite et donc voteront toujours pour Nicolas, qui prendra ça pour un plébiscite (ou du moins le revendiquera comme tel).
Comme il vaut mieux en rire qu'en pleurer, ci dessous un petit texte humoristique qu'on m'a envoyé par mail et qui ira dans le sens de plus d'un sur ce blog :
Comment créer de nouveaux impôts ?
Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.
Mais l'Etat L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c'est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches, Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là, plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser C'est un réservoir inépuisable.
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Ce texte n'est-il pas extrait de la pièce "Le diable rouge", dont j'ai oublié l'auteur et qui obtint un grand succè en 2008-2009 avec Claude Rich dans le rôle de Mazarin ? Il me semble reconnaître le dialogue.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2010
Vérification faite, il s'agit en effet du "Diable rouge". L'auteur en est Antoine Rault. Une pièce excellente.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 janvier 2010
Je ne suis pas convaincu que les électeurs de droite se reconnaissent dans les réformes actuelles de Sarko (entre les réformes voulues mais vidées de leur substance et les réformes subies), par contre, ils continueront de penser que ce serait pire avec quelqu'un moins à droite et donc voteront toujours pour Nicolas, qui prendra ça pour un plébiscite (ou du moins le revendiquera comme tel).
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Ce que vous dites est vrai jusqu'à un certain point : il arrive un moment où l'on ne suivra plus. C'est mon cas, le point de non-retour est atteint. Il me sera impossible de voter à nouveau pour Sarkozy, même si c'est Royal en face. Ce sera un déchirement mais, pour la première fois de ma vie, je m'abstiendrai. Non, je voterai blanc. Mais, j'ai espoir que ce ne sera pas Royal qui, elle auss,i a réussi le tour de force de dégoûter ses propres fans.
Pour les régionales, je souhaite que l'UMP se prenne une gamelle mémorable, cela lui apprendra à trahir ses électeurs et surtout son pays, ce qui est beaucoup plus grave.
Sarkozy est en chute libre dans les sondages et ce n'est pas fini. Il accumule les conneries depuis l'été et il s'enfonce consciencieusement.
Ecrit par : Florence | 11 janvier 2010
Si vous êtes déçue par Sarkozy, c'est facile. Votez donc pour le candidat libéral.
...Ah, mince, y'en a pas, dis donc ;o)
Ecrit par : yann | 11 janvier 2010
Si vous êtes déçue par Sarkozy, c'est facile. Votez donc pour le candidat libéral.
...Ah, mince, y'en a pas, dis donc ;o)
Ecrit par : yann | 11 janvier 2010
Allez obtenir les signatures de 500 maires quand l'une des premières choses que vous ferez au pouvoir sera de réduire les missions et les budgets des collectivités locales !
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Et puis les listes de signataires sont publiques.
Vous imaginez la honte d'avoir signé pour un libéral. Il vaut mieux adouber Besancenot ou Gluckstein.
Ecrit par : yann | 11 janvier 2010
Ah ! on ne dit pas de mal de Gluckstein qui avait fait un excellent discours sur l'école lors de sa campagne.
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
http://www.lemonde.fr/societe/chat/2010/01/08/relations-parents-profs-comment-aider-les-enfants-a-reussir_1289038_3224.html#ens_id=1289992&xtor=AL-32280151
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
Fausses querelles parce qu'elles masquent leur fond commun: le dogme technocratique de l'enseignement comme incrustation dans un corps d'un savoir mort (connaissances et/ou compétences), censé constituer son trésor, son "capital humain" qu'il fera évaluer, monnayer, exploiter sur le marché.
Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Ou bien se taper le récit freudien de la vie trépignangnante de l'épicière mère d'iPidiblue. Ecrit par : marigot | 10 janvier 2010
Non seulement elle est bonne à manger du foin la mariegogol, mais si les derniers cloportes qui sortent encore du cercueil du marxisme-léninisme possédaient la faculté de comprendre le monde qui les entoure, cela se saurait. Quand le coporte se fait charançon, se parant des oripeaux de Freud après ceux de Lacan, le mur du çon est dépassé.
Ces posts sont un rappel permanent (et sans doute salutaire) que l'une des sources principales du désastre actuel dans nos écoles est l'absence de responsabilisation ( accountability) à tous les niveaux, ce qui assure la pérénité de l'incompétence crasse de certains (du moins en matière d'enseignement car ils devraient être capables de faire autre chose).
Une seule pomme pourrie gâte toutes les autres dans le tas. Et comme partout ailleurs, plus ils sont nuls, plus ils pontifient, mais surtout dans une administration où l'on ne peut virer personne et où ils sont en plus grand nombre qu'ailleurs.
Comment éviter ces erreurs de casting manifestes?
LA CONCURRENCE est encore le meilleur moyen ( le moins liberticide) que les pays démocratiques ont trouvé pour identifier et éliminer les produits dont personne ne veut.
=========
Sauf que c'est Voltaire qui s'est inspiré du conte persan, dont la première traduction, italienne, fut publiée à Venise en 1557 !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 janvier 2010
Déjà dit :
@Serendip
http://fr.wikisource.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
La culture c'est comme la confiture: moins t'en as plus tu l'étales .
Il y a plus d'un an, ce mot fut déjà copieusement évoqué et à cette occasion j'avais DÉJÀ indiqué son origine et surtout son utilisation fréquente dans la langue anglaise. Anne-Marie vous l'a confirmé, cela semblait suffisant. Mais non, il fallait que Morel s'en mêle. Le bon côté de la chose, c'est qu'il aura ainsi au moins appris quelque chose ce mois-ci et peut retourner à sa sieste.
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Ce qu'ils ne comprennent pas (ou ne veulent pas comprendre), c'est que le conformisme s'allie plus volontiers à l'ignorance qu'au savoir et que le pédagogisme forme tout ce qu'on veut sauf des êtres libres.
Ecrit par : Robin | 10 janvier 2010
Merci Robin pour ces sages paroles qui viennent ponctuer votre démonstration .
C'est bien pour cela que seule une idéologie d'essence liberticide, l'égalitarisme, peut être valablement identifiée comme matrice de la destruction des apprentissages, et de ce fait infirme la thèse du complot libéral qui sert de schéma explicatif de rattrappage à tous ceux qui ne peuvent admettre l'évidence sans mettre à mal leur propre vision du monde.
Faut-il rappeler qu'aux USA, le niveau de recrutement des enseignants de l'équivalent de nos collèges et lycées est faible,que leur salaire est faible et que le taux de démission au bout d'un an est de l'ordre de 20 % (surtout en sciences !)
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
CQFD, vaut mieux démissionner quand on n'est pas fait pour ça et s'en rendre compte tout de suite.
Arrêtons donc de voir des staliniens et des fachos où il n'y en a pas -- et soyons vigilants envers ceux qui le restent, contre vents et marées ...
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 janvier 2010
Merci !
Ecrit par : Cadichon | 11 janvier 2010
http://www.lemonde.fr/societe/chat/2010/01/08/relations-parents-profs-comment-aider-les-enfants-a-reussir_1289038_3224.html#ens_id=1289992&xtor=AL-32280151
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
Dans la même page : le cinéaste Éric Rohmer est mort.
Auduc est vivant, hélas !
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
"Ce qui est posé comme un problème à résoudre par ou après les classes préparatoires est en fait un problème qui se pose dès le CP".
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 11 janvier 2010
C'est bien pour cela que je répète inlassablement depuis bientôt quatre ans sur ce blog que le programme le plus important à refonder est celui de l'école maternelle.
Ecrit par : catmano | 11 janvier 2010
@Serendip
http://fr.wikisource.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
Ecrit par : guy morel | 10 janvier 2010
La culture c'est comme la confiture: moins t'en as plus tu l'étales .
Il y a plus d'un an, ce mot fut déjà copieusement évoqué et à cette occasion j'avais DÉJÀ indiqué son origine et surtout son utilisation fréquente dans la langue anglaise. Anne-Marie vous l'a confirmé, cela semblait suffisant. Mais non, il fallait que Morel s'en mêle. Le bon côté de la chose, c'est qu'il aura ainsi au moins appris quelque chose ce mois-ci et peut retourner à sa sieste.
Écrit Cadichon, toujours aussi bécasse.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
@ LA CONCURRENCE est encore le meilleur moyen ( le moins liberticide) que les pays démocratiques ont trouvé pour identifier et éliminer les produits dont personne ne veut.
Écrit Cadichon dont on voudrait bien savoir ce qu'elle peut proposer de sa personne sur le marché.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Le Moloch est rempli d'humoristes dont le talent est masqué par la mornitude du travail quotidien. Certains, tels JL Auduc, déjà cité par Guy Morel, tentent d'y échapper en tchatant sur le Monde :
"Question : Il semblerait que les "écarts" se creusent entre enfants pour des raisons de méthodologie dans le travail à la maison. Existe-t-il une bonne méthode qui pourrait être enseignée aux enfants via leurs parents ?
Réponse de JL Auduc : C'est vrai que l'écart se creuse. Un rapport récent l'a montré, entre juin et septembre plus largement qu'entre septembre et juin, c'est-à-dire pendant l'année scolaire. Et ce rapport a montré que ce qui se creusait, ce n'était pas les connaissances des élèves, mais le réinvestissement de ces connaissances pour acquérir des compétences. Parce que certaines familles ont des techniques qu'elles ont pu connaître, du par-coeur, du jeu télévisé, du savoir, et d'autres, plus favorisées dans la culture, mettent en relation des connaissances pour faire travailler le jeune. Nous retrouvons d'ailleurs cet écart dans les évaluations internationales, où les Français sont bons sur les connaissances et moins sur les compétences.
C'est pourquoi la tentative de mettre en place un socle commun de connaissances et de compétences visait à montrer aux yeux des enseignants et des familles l'importance de la mise en relation des disciplines. Je regrette d'ailleurs qu'à l'inverse de la Belgique wallonne, la France n'ait pas élaboré un document de quatre pages précis, pour présenter aux familles l'intérêt de la démarche par compétences alliées à celle par connaissances."
Cette lente dégradation qui, pendant les vacances, mène du par cœur au savoir en passant par le jeu télévisé est donc l'ennemi des compétences.
Ainsi, en supprimant à la fois les vacances et le jeu télévisé qui jette un pont entre le par cœur * et le savoir **, ne parviendrait-on pas plus vite au nouveau graal pédagol : un monde empli de compétents sans savoirs ?
On mettrait enfin les profs au travail pendant les 4 mois annuels de désœuvrement pendant qu'au fin fond d'un camp de rééducation du Burkina Faso, GCB *** expliquerait au TBI le principe du repiquage du riz aux désobéisseurs récalcitrants.
La Belgique wallonne, victime des horions flamands **** et que nous ne manquerons pas de récupérer, nous montre la voie : un lexique de 4 pages seulement mais en Arial 5,5 ***** pour jacter compétenciel dans le texte et déchiffrer le carnet de comp du gamin d'un seul regard globalisant.
Aux armes citoyens !
* pfoui !
** beurk !
*** Boudarel, malheureusement, n'est plus disponible
**** flamands qui, d'ailleurs, mugissent jusque dans nos bois
***** preuve qu'une police sans shérif est possible
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Il tombe parfois des pavés plus ou moins savants sur ce blog.
Ma foi, on les y laisse — autant que la culture passe…
JPB, légèrement transi, et qui a mis 4 heures pour faire 200 kms en train — avec la SNCF, c'est possible…
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2010
@ SUR LA SIESTE : À L'ATTENTION DE CADICHON
"C'est avec un peu d'étonnement que j'accueillais la proposition de Bruno Comby d'écrire une préface à son "Éloge de la sieste", un peu d'amusement aussi, car je gardais en mémoire les recettes de Monsieur Comby pour mieux vivre : en particulier, ses préparations culinaires à base d'insectes, paraît-il délicieuses, à la tentation desquelles j'avoue, à ma grande honte, n'avoir pas encore cédé...
Mais, à bien y réfléchir, partant de mon expérience de la sieste, de tout ce qu'elle m'apporte et de tout ce qu'elle m'autorise dans mon emploi du temps, cette idée d'un ouvrage qui serait, à la fois, un encouragement à pratiquer la sieste et un mode d'emploi m'a finalement conquis. A condition, toutefois, d'être bien comprise.
Et ce n'est pas facile chez nous où le fait d'évoquer le repos suscite souvent la plaisanterie. Il n'est qu'à se rappeler combien notre humour populaire aime à railler la sieste et ceux qui la pratiquent. On continuera, longtemps sans doute, à sourire de la prétendue paresse des latins qui observent, depuis la plus haute antiquité, cette pause des débuts d'après-midi où la chaleur rend toute activité pénible. Pourtant, comme il est maladroit de confondre sommeil et paresse!
Le repos est une affaire sérieuse, dont la qualité conditionne notre existence. De nombreuses religions ont sacralisé le sommeil dont Charles Péguy écrivait qu'il est "l'ami de Dieu [et] de l'homme". Les anciens savaient que la clé des songes est aussi celle de l'équilibre et du bonheur, et recommandaient la pratique de la sieste.
Il est de fait qu'elle facilite grandement la vie de ceux qui la pratiquent régulièrement, soit qu'elle les repose, tout simplement, soit encore, je peux en témoigner, qu'elle leur octroie, pour travailler, les extraordinaires créneaux d'efficacité intellectuelle de la nuit.
Parmi nos illustres contemporains, André Gide, qui en était le fervent adepte, avouait lui consacrer deux heures quotidiennes, parfois plus, et en tirait une grande satisfaction.
Il y a des raisons biologiques à cela, et Bruno Comby s'emploie à les analyser avec toute sa rigueur scientifique, en bousculant au passage, comme il en a l'habitude, quelques idées reçues.
Non, la sieste n'hypothèque pas le sommeil nocturne. Au contraire, l'auteur conseille de fractionner le sommeil, pour obéir aux rythmes naturels de l'organisme qui pourra ensuite se contenter de nuits écourtées.
Oui, la sieste est une recette d'équilibre à la portée de tous, quand on sait qu'un seul quart d'heure de bon repos suffit pour réparer les plus grandes fatigues.
Plus qu'un éloge, le livre de Bruno Comby sera le précieux partenaire de tous les hommes et de toutes les femmes pressés qui pensent qu'une journée de vingt-quatre heures est trop courte, et pour les autres, un guide vers de nouveaux horizons d'équilibre et de détente véritable.
Jacques CHIRAC
Président de la République Française.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Guy Morel vient d'atteindre un point Chirac sur l'échelle de Richter ! Le point Chirac consiste à choisir une déclaration de l'homme politique le plus bête de l'année pour démontrer qu'on est soi-même un être hors du commun ...
Ecrit par : iPidiblue échelle de Richter | 11 janvier 2010
Guy, prenez du recul, que penseriez vous de moi si je répondais à vos commentaires par des pirouettes et des attaques ad hominem aussi déplacées qu'infondées ? Accorderiez vous un quelconque crédit à mes propos.
En agissant ainsi, c'est avant tout à vous que vous faites du mal.
Enfin bon, insultez moi ou sortez nous une pirouette sur mon jeune âge, au moins j'aurais essayé !
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Guy, prenez du recul, que penseriez vous de moi si je répondais à vos commentaires par des pirouettes et des attaques ad hominem aussi déplacées qu'infondées ? Accorderiez vous un quelconque crédit à mes propos.
En agissant ainsi, c'est avant tout à vous que vous faites du mal.
Enfin bon, insultez moi ou sortez nous une pirouette sur mon jeune âge, au moins j'aurais essayé !
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Aïe, aïe, aïe !
Joe savez-vous lire ? J'ai eu comme l'impression d'être copieusement insulté.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
---------------------------------------------------------------------
Merci d'avance à Bourgeois ignorant s'il veut bien mettre en ligne les références de ce texte qui m'intéresse au plus haut point.
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
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Le texte complet intitulé Sc-Po est-il un modèle d'égalité ?" est publié dans Le Figaro d' aujourd'hui 11/01/2010
Pour les "inégalités" constatées dès le CP vous pouvez vous rapporter à l'étude originale de l'IREDU : "La lecture au CP : diversité des acquisitions des élèves et rôle des facteurs
socio-démographiques et scolaires. "
http://www2.u-bourgogne.fr/LABO-IREDU/2002/02065.pdf
Je verse au dossier l'information suivante, lue sur un blog :
"rappeler ce chiffre, donné par les statistiques de Polytechnique. En 1950, il y avait un pourcentage de 29% de boursiers qui intégrait l’X, en 2009, ce chiffre est tombé à 9%."
Ce qui prouve qu'à cette époque, où le niveau du concours était encore plus pointu qu'aujourd'hui, un enfant d'origine modeste avait 3 fois plus de chances d'entrer à l'X qu'aujourd'hui.
Cherchez le coupable !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 11 janvier 2010
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Aïe, aïe, aïe !
Joe savez-vous lire ? J'ai eu comme l'impression d'être copieusement insulté.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Donc si je comprends bien, c'est elle qui a commencé ? Belle preuve de maturité.
Par ailleurs, que vous vous soyez senti insulté, c'est certain. Qu'il y ait vraiment insulte, c'est plus subtil. Même après plusieurs relectures, je ne vois pas d'insulte. Certes, le ton est déplaisant mais n'est pas comparable à "Bécasse".
Bref, à mes yeux, vous ne sortez pas grandi de cette histoire alors que malgré nos divergences d'opinion flagrantes, je suis certain que j'arriverai à vous trouver des bons côtés.
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Ce qui prouve qu'à cette époque, où le niveau du concours était encore plus pointu qu'aujourd'hui, un enfant d'origine modeste avait 3 fois plus de chances d'entrer à l'X qu'aujourd'hui.
Cherchez le coupable !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 11 janvier 2010
Quod erat demonstrandum…
JPB
PS. Cela dit, le petit Nicolas, qui n'en rate pas une en ce moment, a insisté sur la nécessité d'arriver à 30% de "boursiers" — un chiffre aussi magique que les "80% au Bac" de l'ère Chevènement. On n'a pas fini de se faire chier.
Ecrit par : brighelli | 11 janvier 2010
Ce qui est rassurant, tout de même, c'est que les 80 % au bac, on ne les a toujours pas.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 janvier 2010
Voilà les étudiants quotés en bourses.
Ecrit par : retraitée | 11 janvier 2010
http://www.mezetulle.net/article-la-sempiternelle-reforme-du-lycee-et-l-enjeu-du-savoir-par-g-debiens--42718421.html
Ecrit par : retraitée | 11 janvier 2010
Peut-on gagner beaucoup en bourse ? Réponse oui :
http://www.marianne2.fr/Riche-et-boursier-En-France,-c-est-possible!_a183417.html
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
"Parmi nos illustres contemporains, André Gide, qui en était le fervent adepte, avouait lui consacrer deux heures quotidiennes, parfois plus, et en tirait une grande satisfaction."
Comment en douter ?
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
La question n'est pas de savoir si on fait ou non la sieste mais avec qui ou quoi.
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Par ailleurs, que vous vous soyez senti insulté, c'est certain. Qu'il y ait vraiment insulte, c'est plus subtil. Même après plusieurs relectures, je ne vois pas d'insulte. Certes, le ton est déplaisant mais n'est pas comparable à "Bécasse".
Bref, à mes yeux, vous ne sortez pas grandi de cette histoire alors que malgré nos divergences d'opinion flagrantes, je suis certain que j'arriverai à vous trouver des bons côtés.
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Joe, vous ne savez toujours pas lire : où ai-je dit que je me sentais insulté ? Vous me prenez pour qui ?
Par ailleurs, vous vous arrêtez sur "bécasse" qui désigne un gibier de choix, alors que j'ai demandé à cette dame, qui d'une part nous sert régulièrement des contresens sur Rousseau et Condorcet et des platitudes sur l'égalitarisme et d'autre part des brèves de comptoir sur les vertus de la concurrence, de bien vouloir nous dire ce qu'elle avait à vendre sur le marché. Vous n'avez pas le sens des grandeurs.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Enfin bon, insultez moi ou sortez nous une pirouette sur mon jeune âge, au moins j'aurais essayé !
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Joe, un conseil : n'essayez plus rien.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Aïe, aïe, aïe !
Joe savez-vous lire ? J'ai eu comme l'impression d'être copieusement insulté.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Vous l'avez dit ici.
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Aïe, aïe, aïe !
Joe savez-vous lire ? J'ai eu comme l'impression d'être copieusement insulté.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Vous l'avez dit ici.
Ecrit par : Joe | 11 janvier 2010
Pauvre Joe : "avoir l'impression de", ce n'est pas " se sentir".
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Merci à Bourgeois ignorant.
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
j'ai demandé à cette dame, qui [...] nous sert régulièrement des brèves de comptoir sur les vertus de la concurrence, [...]
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Brèves de comptoir ? Si seulement c'était vrai...
Il y a des monologues d'ivrogne qui gagneraient à être plus brefs.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 janvier 2010
Cadichon, l'inventeuse des longues de comptoir. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Petite info sur la réalité "ordinaire", un petit "rien" que l'on escamote, c'est tellement plus simple. Quoi?
Vendredi, carrefour des métiers, des classes de 3° embarquées. Nous sommes dans l'agglomération orléanaise. Petite castagne "sympa" entre élèves et, cerise sur le gâteau, la professeur se prend une gifle de la part d'un élève dans le car au retour. Qui en parlera? qui fera du foin? Personne. Circulez y a rien à voir! Et puis l'élève est une victime de la société. Qu'il faut changer. Voui, la société, pas l'élève. Si la société n'était pas ce qu'elle est, l'élève n'aurait pas fait cela. Hein? Voui! Voui! Voui!
Si ce genre de news circule, peut-être que cela servira à mettre le projecteur sur la réalité "ordinaire". Une petite lumière, cela va sans dire.
Voilà, c'est tout.
Ecrit par : Passante | 11 janvier 2010
Laissez Joe ...
GM est dyscomprenant en fin de journée.
Et ce soir il est encore une fois ivre pour ne rien arranger !
Ecrit par : Troll anti GM | 11 janvier 2010
Et ils étaient volontaires, ces profs, pour faire cette petite virée en autocar ?
Ecrit par : TotoWeininger | 11 janvier 2010
Et ils étaient volontaires, ces profs, pour faire cette petite virée en autocar ?
Ecrit par : TotoWeininger | 11 janvier 2010
Ce sont, en principe, les professeurs principaux qui accompagnent leurs élèves à ce genre d'escapade. Tout le monde est de sortie. Cooool!
Ecrit par : Passante | 11 janvier 2010
"Parmi nos illustres contemporains, André Gide, qui en était le fervent adepte, avouait lui consacrer deux heures quotidiennes, parfois plus, et en tirait une grande satisfaction."
Comment en douter ?
Ecrit par : nicolas | 11 janvier 2010
Je ne suis pas sûr que les siestes d'André Gide fussent très "reposantes" mais je suis sûr qu'il "en tirait une grande satisfaction" ;O)
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
@IREDU
D'une étude menée par B. Suchot pour l'IREDU, et citée plus haut, j'extrais cette phrase :
"A l’entrée au cours préparatoire, les élèves obtiennent des résultats très variés aux tests cognitifs et scolaires et c’est précisément parce que cette variété existe qu’il est possible de l’expliquer par les caractéristiques des élèves."
Chapeau !
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Ellroy s'est tapé Demorand ce matin et personne n'en a parlé ?!
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
Putain, si, Dugong, j'ai écouté l'émission en direct...
Je n'aime pas ce cynisme. Et tous ces admirateurs béats du grand homme sélectionnés par le standard (et Demorand.)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 janvier 2010
Je ne suis pas sûr que les siestes d'André Gide fussent très "reposantes" mais je suis sûr qu'il "en tirait une grande satisfaction" ;O)
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Comme Joe, jouait-il avec les bourses ?
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
@IREDU ( suite)
Du même Bruno Suchot, cet aphorisme :
"l’âge de l’élève... traduit des différences de maturité très sensibles entre les individus."
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Je ne suis pas sûr que les siestes d'André Gide fussent très "reposantes" mais je suis sûr qu'il "en tirait une grande satisfaction" ;O)
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Comme Joe, jouait-il avec les bourses ?
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Oui, mais à la hausse, toujours à la hausse !
.... Et jamais sur les grandes.
Bon, j'arrête !
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Je ne suis pas sûr que les siestes d'André Gide fussent très "reposantes" mais je suis sûr qu'il "en tirait une grande satisfaction" ;O)
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Comme Joe, jouait-il avec les bourses ?
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
Oui, mais à la hausse, toujours à la hausse !
.... Et jamais sur les grosses.
Bon, j'arrête !
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
@IREDU
D'une étude menée par B. Suchot pour l'IREDU, et citée plus haut, j'extrais cette phrase :
"A l’entrée au cours préparatoire, les élèves obtiennent des résultats très variés aux tests cognitifs et scolaires et c’est précisément parce que cette variété existe qu’il est possible de l’expliquer par les caractéristiques des élèves."
Chapeau !
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
On dirait du Pierre Dac.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
"A l’entrée au cours préparatoire, les élèves obtiennent des résultats très variés aux tests cognitifs et scolaires et c’est précisément parce que cette variété existe qu’il est possible de l’expliquer par les caractéristiques des élèves."
Chapeau !
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
On dirait du Pierre Dac.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Non, non, c'est patronné par Marie Duru-Bellat, estampillé CNRS et tout et tout. Les élites quoi...
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
... Il n'est qu'à se rappeler combien notre humour populaire aime à railler la sieste et ceux qui la pratiquent. ...
Jacques CHIRAC
Président de la République Française.
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
---
M. Chirac a-t-il été aidé par quelque universitaire lettré pour écrire aussi bien ou bien a-t-il réllement ce style aisé et élégant ?
Je ne voudrais pas le blesser. Comme il est né en 1932, il a bien appris le français.
Reste que la phrase que je cite n'est peut-être pas formulée aussi bien qu'elle aurait pu l'être.
Au lieu de "Il n'est qu'à se rappeler...", j'aurais écrit, "Il n'est que de se rappeler...".
Toutefois, cette formulation, "Il n'est qu'à se rappeler...", est peut-être correcte, mais alors elle est peu usitée et certainement tombée en désuétude.
Qu'en pensez-vous, Jean-Paul ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 janvier 2010
On dirait du Pierre Dac.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Non, non, c'est patronné par Marie Duru-Bellat, estampillé CNRS et tout et tout. Les élites quoi...
Ecrit par : guy morel | 11 janvier 2010
J'ai un élève en 4ème qui dépense une énergie considérable à ne rien faire. Il m'a dit qu'il n'aimait pas l'école et qu'il voulait "faire charcutier" comme son cousin. J'ai envie de l'aiguiller vers le CNRS.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Il m'a dit qu'il n'aimait pas l'école et qu'il voulait "faire charcutier" comme son cousin. J'ai envie de l'aiguiller vers le CNRS.
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Aiguiller le plutôt vers la chirurgie, comme débouché c'est pareil que charcutier, mais mieux payé !
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 janvier 2010
Aiguillez,avec un Z, comme zozo!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 janvier 2010
Aiguillez-le plutôt vers la chirurgie, comme débouché c'est pareil que charcutier, mais mieux payé !
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 janvier 2010
Il ne ferait pas plus de dégâts que le chirurgien de Johnny, mais il risque de s'endormir pendant les opérations. Et vous, merlemocoeur, conseiller d'orientation psychologue, ça ne vous tente pas ?
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
@ yann
J'ai enfin réussi à ouvrir ma messagerie atomique, mais je n'ai pas trouvé votre message. Je vous ai répondu sur mon blog et j'ai rectifié la phrase à propos des "blaireaux".
Ecrit par : Robin | 11 janvier 2010
Jene comprendrai jamais qu'on ne laisse pas le malheureux gosse de quatrième qui veut faire charcutier tripoter les boudins au lieu de faire l'andouille…
Bon, bon, je vais me coucher…
JPB
PS. FP, oui, vous avez raison sur la formulation chiraquesque. Mais je trouve sympa, quand même, qu'il préface une histoire de sieste. Tant de politiques la font et la nient — voyez Pécresse, photographiée en train de faire un somme, et qui prétend encore qu'elle décryptait un SMS…
http://www.lepost.fr/article/2010/01/05/1871076_madame-pecresse-vous-dormiez.html
Ecrit par : brighelli | 12 janvier 2010
« La baisse de niveau est de nos jours un phénomène très répandu dans le monde. Elle est due au manque de concentration des élèves ou étudiants vis à vis de leurs cahiers. Alors, en tant qu'étudiants ou élèves et membre de C***É*****, que pensez-vous de cette baisse de niveau? Comment faire pour l'éradiquer? »
Hi hi.
Ecrit par : Tzompantli | 12 janvier 2010
Notez : je ne sais pas si je suis autorisée à citer le nom du site de la citation ci-dessus.
Ecrit par : Tzompantli | 12 janvier 2010
Il est toujours enivrant, Cadichon, de déverser un tombereau de haine par message (« bonne à manger du foin », « la mariegogol », « coporte » [sic], « charançon », « çon », « pomme pourrie », « nuls » (Cadichon | 11 janvier 2010)), mais il est parfois bon d'en conserver un peu par-devers soi : ça peut toujours servir, ne serait-ce que pour écrire correctement « pérennité » (« la pérénité de l'incompétence crasse de certains » (Ibid.)). « Incompétence crasse » ? Faut croire.
Ecrit par : Tailleboudin | 12 janvier 2010
Je ne comprendrai jamais qu'on ne laisse pas le malheureux gosse de quatrième qui veut faire charcutier tripoter les boudins au lieu de faire l'andouille… JPB
d'autant que nombre d'andouilles tripotent les boudins.
Voilà une puissante remarque que j'aurais dû écrire hier soir, mais comme je n'ai lu que ce matin, je souhaite de bien commencer la journée. A tout le monde.
Ecrit par : nicolas | 12 janvier 2010
Tiens, vous avez vu, Dugong, Demorand a fait son "coming out" ce matin ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2010
Non, je n'ai pas écouté. Qu'a-t-il dit ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Vincent Peillon, à l'instant, sur France inter, se prononce pour l'absorption des grandes écoles par l'Université, autrement dit pour leur suppression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 janvier 2010
Vincent Peillon, à l'instant, sur France inter, se prononce pour l'absorption des grandes écoles par l'Université, autrement dit pour leur suppression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 janvier 2010
Eh bien au moins maintenant je sais pour qui je ne vais pas voter.
Ecrit par : Robin | 12 janvier 2010
Pas un jour ne se passe sans qu'un tombereau "d'études" sociologisantes nous maculent les chausses d'immondices nauséabonds.
A propos des acariens de tout poil qui pullulent autour du monde éducatif, je voudrais dire ceci :
Si les enseignants en avaient suffisamment pour leur refuser l'entrée de leurs classes, ils ne pourraient se livrer à leurs "études" et en seraient réduits à ce qu'ils font de toute façon : du chalef déguisé en étude scientifique.
C'est ce que nous avons fait encore récemment dans mon établissement avec quelques collègues à une équipe de "sociologues" de l'éducation.
Trop d'enseignants sont des racornis sans moelle, la trouille vrillée au trou de balle et, malheureusement, déflater l'effectif n'en diminue pas la proportion.
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Jene comprendrai jamais qu'on ne laisse pas le malheureux gosse de quatrième qui veut faire charcutier tripoter les boudins au lieu de faire l'andouille…
Bon, bon, je vais me coucher…
JPB
PS. FP, oui, vous avez raison sur la formulation chiraquesque. Mais je trouve sympa, quand même, qu'il préface une histoire de sieste. Tant de politiques la font et la nient — voyez Pécresse, photographiée en train de faire un somme, et qui prétend encore qu'elle décryptait un SMS…
http://www.lepost.fr/article/2010/01/05/1871076_madame-pecresse-vous-dormiez.html
Ecrit par : brighelli | 12 janvier 2010
Raymond Barre aussi était un spécialiste de la sieste, mais les siennes étaient particulièrement longues. Celles de Chirac étaient plus courtes et il s'oubliait moins.
Maintenant pour lui c'est "l'ascèse longue" bien qu'il n'ait jamais eu le tempérament particulièrement mystique. En voilà un qui ne doit pas avoir une "petite retraite".
Excellente la blague sur le boudin (si...si !)... surtout quand on connaît l'élève en question. Encore une victime du "collège unique" !
Ecrit par : Robin | 12 janvier 2010
"Non, je n'ai pas écouté. Qu'a-t-il dit ?"
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
En gros, qu'il fallait pardonner le côté provocateur et ultra-droitier d'Ellroy eu égard à son talent.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2010
Agrégé et docteur en philosophie, Peillon, quand même ! Et, en plus, attaqué physiquement par les chasseurs pendant sa législature ! Cet homme ne peut être entièrement mauvais !
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2010
"En gros, qu'il fallait pardonner le côté provocateur et ultra-droitier d'Ellroy eu égard à son talent."
Il y a des précédents célèbres en littérature...
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Trop d'enseignants sont des racornis sans moelle, la trouille vrillée au trou de balle et, malheureusement, déflater l'effectif n'en diminue pas la proportion.
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Oui ,c'est vrai mais c'est du gong chez les sourds! on radote à longueur de temps et qu'est-ce qui change? Rien.
Il faudrait au moins qu'un professeur dévoué s'immole par le feu! et encore.
Ou bien qu'une qu'une délégation de Brighelliens débarque sur le plateau de TF1 à 20h pour expliquer comment l'abrutissement et l'ignorance dans lesquels les Français sont tenus à propos de l'EN doivent cesser. Et encore.
Ecrit par : Passant | 12 janvier 2010
Agrégé et docteur en philosophie, Peillon, quand même ! Et, en plus, attaqué physiquement par les chasseurs pendant sa législature ! Cet homme ne peut être entièrement mauvais !
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2010
Certes, Christophe, mais quel besoin a-t-il de tirer sur les Grandes Écoles ? Il n'a qu'à s'en prendre aux chasseurs.
Ecrit par : Robin | 12 janvier 2010
"Ou bien qu'une qu'une délégation de Brighelliens débarque sur le plateau de TF1 à 20h"
Déjà un mauvais remake d'avatars ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Pourquoi pas une déclaration d'encagoulés avec des chapelets de bleds en bandoulière ? Rapt de facariens des sciences de l'éduc ?
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Allez, une grosse bêtise avant de descendre dans l'arène :
Trente ans après, la Marquise de la Motte retrouve par hasard le colonel de Guerlasse.
La marquise : "Mon vieux complice !"
Le colonel : "Mes vieilles c... aussi, ma chère !"
Honte sur moi !
... Je vous souhaite la moins mauvaise journée possible !
Ecrit par : Robin | 12 janvier 2010
D'ici à ce que le GRIP ait une branche militaire !
On ne peut déjà plus "continuer dans les deux voies" à cause des Appy's few...
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
"Il y a des précédents célèbres en littérature..."
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
Et pas seulement en littérature !
Qu'on ne l'invite pas sur les plateaux ! Ou alors, pour parler uniquement de son art.
Vous me direz, on tend bien le micro aux sportifs, aux chanteurs... ... ... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 janvier 2010
Peut-on gagner beaucoup en bourse ? Réponse oui :
Ecrit par : dugong | 11 janvier 2010
"Riche" et boursier, c'est possible ?
J'ai déjà donné les éléments à ce sujet. "Riche" au sens hollandien du terme, et boursier, c'est très possible.
Mais le journaliste fait preuve d'un peu de mauvaise foi (pléonasme ?).
D'abord, il est évident que le terme "boursier" correspond même dans l'esprit de nos ministrons à "boursier selon des critères sociaux". Ce qui exclut Rotary, Erasmus, etc.
Ensuite, pour avoir des gosses boursiers à 90000 € par an, il faut vraiment des conditions particulièrement improbables.
Enfin, Centrale Marseille n'est pas (encore) le haut du panier. C'est un peu la Centrale de rattrapage, et il est probable qu'il y ait beaucoup d'étudiants venant de loin. D'où la possibilité d'être plus facilement boursier, puisque l'éloignement est un critère.
Ecrit par : yann | 12 janvier 2010
"Qu'on ne l'invite pas sur les plateaux ! Ou alors, pour parler uniquement de son art."
Les "journalistes" croient que les écrivains genre d'Ellroy sont des sociologues et qu'ils ont un message à transmettre (sur les USA, sur le monde en général et sur dieu en particulier)
Dans un genre proche, ça me rappelle une "journaliste" qui demandait à Dizzy Gillespie d'où lui venait son souffle. Je comprends très bien ce qui le poussa alors à répondre : "de mon trou du c..."
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
"Enfin, Centrale Marseille n'est pas (encore) le haut du panier." Yann
Non seulement, Centrale Marseille n'est pas dans le haut du Panier mais même pas au Panier du tout.
L'école est aux confins de Marseille, à Chateau-Gombert...
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
C'est vrai que sa localisation à elle seule justifie une bourse pour éloignement.
Ecrit par : yann | 12 janvier 2010
Tout à fait !
Comme on dit dans la région, "c'est presque aussi loin que Cuges les Pins"
Ecrit par : dugong | 12 janvier 2010
"Mettre l'élève au centre de l'école" que vo