02 janvier 2010
CPES et autres utopies necessaires
Le Lycée Thiers, à Marseille, est en train de monter (1) une Classe de Préparation à l’Enseignement Scientifique — CPES. Une classe à effectif réduit, réservée aux élèves boursiers de Marseille, du grand Sud, et à terme de tous les horizons, qui, avec un coup de pouce pédagogique, mériteraient de passer en Prépas.
C’est, si l’on veut, de la discrimination positive — horresco referens ! À ceci près qu’au lieu d’opérer en deus ex machina goûtant aux joies de la charité, comme Marie-Chantal de Sainte-Nitouche dans ses bonnes œuvres ou Richard Descoings à Sciences-Pô Paris, il s’agit d’offrir à des élèves qui n’avaient peut-être pas osé en avoir l’ambition une chance d’intégrer à terme une grande école scientifique.
Une classe d’ambitions similaires a été créée en 2005 au lycée Henri IV (2). Avec des moyens tout à fait différents : "H IV", sur son seul nom, a suscité des partenaires-mécènes qui multiplient de façon très significative la dotation initiale. Diverses enquêtes et des documentaires télé, souvent intéressants (en particulier le 13 mai 2007 sur M6, dans le cadre de l’émission « Zone interdite »), ont été réalisés sur cette expérience-pilote. Mais à mon sens ils passent à côté des conclusions qui s’imposent.
Bien sûr, il s’agit d’une propédeutique. Cela existait déjà à la fin des années 1950, quand il a fallu trouver un moyen pour offrir un cursus universitaire à des jeunes (parfois moins jeunes — mon père en a profité) qui n’avaient pas le Bac (3) : aujourd’hui, c‘est une solution pour remettre à flot des élèves qui… ont le Bac.
Et tout est là.
Il y a toujours eu, entre la Terminale et la première année de Classes Préparatoires (scientifique ou littéraire), un hiatus que les trois-quatre premiers mois — ceux où, comme on dit, « on en bave » — visaient à combler. Un premier trimestre où les brillants sujets de Terminale apprennent à relativiser le concept de « bonne note » — au passage, ils y parviennent grâce au déluge de mauvaises notes qui les accable…
Mais l’écart entre les exigences, toujours en baisse, des lycées et celles, maintenues peu ou prou au même niveau, des prépas, fait de ce hiatus un véritable gouffre. Ce n’est plus trois mois qu’il faut pour le franchir — c’est une année entière.
Pratiquement, les cursus des classes prépas, théoriquement conçus sur deux ans (Maths Sup / Maths Spé, Hypokhâgne / Khâgne, etc.), se déroulent désormais très majoritairement sur trois ans. Certes, il a existé de tout temps des « Cinq demis » ou des « Cubes » — quand on n’intégrait pas en « Trois demis » ou en « Carré ». Mais bien peu d’élèves décrochent la lune au bout de deux ans, quelle que soit la lune qu’ils visent, Polytechnique, l’ENS, HEC ou telle ou telle école d’ingénieur. Sciences-Pô, qui se passe en théorie juste après le Bac, est tenté de plus en plus souvent à Bac + 1 — voire Bac + 2. Le lycée Thiers a d’ailleurs créé il y a huit ans une section (SPE-IEP) réservée aux élèves des trois lycées ZEP de Marseille, pour leur permettre de rattraper, en un an intensif, le niveau de…
De qui ? De quoi ? « M’sieur, me lança un jour l’une de ces élèves, pourquoi ne nous a-t-on pas enseigné tout cela avant ? » Mais quel élève (ou « combien d’élèves ») de Terminale sort du Lycée et du Bac avec de vraies connaissances ? Ne serait-ce qu’avec les connaissances exigées par le Supérieur qui n’a pas encore abdiqué — c’est-à-dire les prépas, que le ministère de l’enseignement supérieur s’apprête à liquider en les intégrant aux facs qui n’y voient qu’un fromage, un adjuvant économique qui ira se perdre dans le gouffre sans fond de l’Université française (4)… Après tout, comme c’est à peu près tout ce qui marche encore bien dans l’Enseignement français, pourquoi se gêner pour le détruire ?
Ces propédeutiques, au fond, inversent un processus qui s’est donc déjà mis en place. Des élèves « ordinaires » réussissent en doublant la seconde année. La propédeutique consiste, au fond, à doubler par avance la première année : avec un peu de chance, ça fera trois partout. C’est là le vœu de l’institution — et des profs qui ont décidé de jouer le jeu.
L’existence même de ces sections, SPE-IEP ou CPES, pose le constat de faillite des ZEP en particulier et de tout le système éducatif français en général. On a prétendu réformer le lycée afin de mieux préparer les élèves à leur devenir d’étudiants — en les « autonomisant », pardon pour le néologisme, il n’est pas de moi. Sans vouloir voir que le seul moyen de préparer effectivement les élèves, c’est de leur transmettre des contenus disciplinaires forts — et en maintenant dans le Supérieur des exigences sévères. On a jadis accusé la Gauche de laxisme. On peut désormais accuser la Droite de gabegie. Un partout, balle et élève au centre.
Nous voici donc amenés à proposer à des élèves qui ne demandaient pas mieux que de travailler des cours de maths, de Physique-Chimie, de SVT, d’Histoire, de Philo, de Français, de langues — l’état linguistique des lycéens est à la hauteur de leur niveau en Français — globalement pitoyable : étonnant, non, dans un pays où l’on a imposé l’anglais en Primaire… Amenés à leur refaire, en accéléré (et ils peuvent absorber en neuf mois un programme sévère — je n’en veux pour preuve que leur réussite, là où l’expérience est déjà en cours) ce qu’ils auraient dû apprendre depuis… depuis quand, au fait ? Depuis le lycée ? Mais le lycée est malheureusement tributaire de ce qui se fait au collège, qui est tributaire de ce qui se fait en primaire, qui est tributaire d’Erwan Redon et des autres « désobéisseurs »… Pas la faute des profs, qui font avec ce qu’on leur envoie, et dans les conditions qu’on leur octroie. Pas la faute à Voltaire, pas la faute à Rousseau.
La faute à des programmes et à des ambitions revus constamment à la baisse. La faute à des pédagogies qui, à force de bons sentiments, et la philosophie de la misère, flirtent sans cesse avec l’absurde, et la misère de la philosophie (et du français, et des Maths, et des…). La faute à un système qui, de la tête (rue de Grenelle) aux pieds (cette nébuleuse d’administratifs qui veillent, dans les rectorats, à ce que tout se passe mal) vise à son auto-destruction — pour enrichir le Privé ou par bêtise pure (5). La faute à un système qui a oublié depuis longtemps que l’objectif d’une Instruction publique de qualité, c’est d’amener chacun à son plus haut point de compétence — mais ne sommes-nous pas censés dire que tous les élèves ont d’égales capacités ?
Alors, CPES ou SPE-IEP, pensez-en ce que vous voulez, mais en attendant l’hypothétique Grand Soir pédagogique où les programmes et les méthodes changeront pour le mieux, et non plus pour le pire, nous bricolons en aval, puisqu'il ne se passe rien en amont — sinon pour le pire. Nous colmatons. Profs ou chefs d’établissements, nous colmatons comme nous pouvons, pendant que le ministre et ses conseillers, certains syndicats, les associations de parents d’élèves (mais pas les parents d’élèves, qui souhaitent toujours le mieux pour leurs enfants, et c’est bien normal) et les coordinations lycéennes, UNL et FIDL mêlées, font de leur mieux pour couler le navire. Parce que c’est notre travail — colmater et transmettre, et recommencer.
Jean-Paul Brighelli
(1) Dans le cadre de la loi d'orientation 2005-380 du 23 avril 2005 (article 34).
(2) http://innovalo.scola.ac-paris.fr/cpes.htm. On trouvera sur ce site le programme complet de la classe, et une évaluation bien faite de l’expérience.
(3) Profitons-en pour constater que le Bac est toujours le sésame indispensable du Supérieur, à ceci près que le Bac 1950 était passé par une poignée de jeunes Français, et qu’aujourd’hui c’est 65% d’une classe d’âge qui le décroche : même nom de famille, mais un contenu, et une identité, radicalement différents. Persister à faire du Bac — ce qu’est devenu l’examen-couperet d’autrefois — la clé du Supérieur, c’est baisser volontairement le niveau de tout le Supérieur. Un Bac des années 50 permettait d’être directement instit — il faut actuellement un Bac + 5. Cela seul suffit à donner une idée de l’inflation scolaire, et de la dévaluation du diplôme. Il est impératif que tout l’enseignement supérieur (actuellement, c’est 40 % — prépas, IUT, BTS ? etc.) puisse déterminer les conditions d’entrée dans ses filières.
(4) C’est pour tout bientôt, me certifient mes antennes de la rue Descartes. Ça fera plaisir à ces mêmes syndicats qui ont voté la réforme du lycée et exigé qu’il n’y ait vraiment pas d’Histoire-Géo en Terminale S — il y en a même un qui s’est abstenu, lors du vote final, parce qu’on a maintenu la possibilité pour les élèves de prendre ces matières en option : haro sur l’élitisme — qui pourtant ne leur a jamais rien fait, il n’y a qu’à les regarder…
(5) Un livre qui sort cette semaine, Autopsie du Mammouth, signé Claire Mazeron (Jean-Claude Gawsewitch éditeur), analyse en détail, avec un humour désespéré, tout en proposant des solutions viables, les dysfonctionnements de la Bête : j’en parlerai à loisir dans ma prochaine Note.





Commentaires
Plus de défense de l'élitisme républicain ?
MD
Ecrit par : Michel Delord | 02 janvier 2010
(4) "C’est pour tout bientôt, me certifient mes antennes de la rue Descartes. "
Vous voulez nous faire peur, là???
Ecrit par : anne | 02 janvier 2010
Un Bac des années 50 permettait d’être directement instit'
Jean-Paul Brighelli
Et même un bac cuvée 1974...
Ecrit par : catmano | 02 janvier 2010
Je suis plus que d'accord avec vous... mais y a-t-il encore des gens capables d'arrêter cette déchéance ?
y-t-il même encore une volonté de le faire ?
Ecrit par : exTC | 02 janvier 2010
Pecresse + Châtel : c'est sûr que c'est le grand moment pour intégrer les prépas aux facs, si les hauts fonctionnaires veulent vraiment le faire !
Pas sûr que ça passe sous la gauche, mais si c'est un gouvernement de droite qui s'y colle, ça peut marcher !
Bon, pour avoir vu les deux systèmes des deux côtés, autant vous dire qu'évidemment je ne suis pas pour.
Ecrit par : Jeremy | 03 janvier 2010
La faute à des pédagogies qui, à force de bons sentiments...
Jean-Paul Brighelli
Et oui l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Tant qu'il n'y aura pas de réflexions sérieuses sur les conséquences de ce que l'on fait ( en pédagogie notamment ), les quelques arbres plantés pour cacher la forêt ne suffiront pas!
Ecrit par : paul B. | 03 janvier 2010
Tout à fait d'accord avec ce que vous dites ici, Jean-Paul.
Il est clair pour moi que vous êtes en phase avec "la rue Descartes".
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
Encore un article qui me dit pour qui voter en 2010 et 2012 si rien ne change d´ici là.
http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/selon-marine-le-pen-l-ecole-24514
Désolé hein ? Mais qui d´autre ?
Ecrit par : Hiro Hni | 03 janvier 2010
On a jadis accusé la Gauche de laxisme. On peut désormais accuser la Droite de gabegie. Un partout, balle et élève au centre.
Ben voyons... les rênes de l'E.N sont aux mains de la gauche depuis Langevin-Wallon mais quelques mois de Luc Chatel suffiraient à équilibrer la balance...arithmétique d'amnésique !
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
Guillaume, méfiez-vous, la haine sans objet réel donne des ulcères d'estomac, un teint bilieux, une digestion compliquée. La Gauche a peut-être influencé des politiques de droite, parce que leurs intérêts économiques sont au fond communs, sous l'égide du libéralisme dont vus êtes certainement l'un des chantres. Mais la capacité politique peut contrarier les tendances de fond — quand on l'a. La droite a ainsi modifié dans un sens intéressant les programmes du Primaire. Malgré le chœur des pleureuses et autres "désobéisseurs".
Et puis c'est aisé de critiquer, quand on ne fait rien, n'est-ce pas…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
Tout à fait d'accord avec ce que vous dites ici, Jean-Paul.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
Idem. Il n'y a absolument rien à redire à cette Note.
Guillaume, trouvez-vous vraiment que cette Droite aujourd'hui au pouvoir, celle de Sarkozy, Châtel ou Copé (pour ne citer qu'eux) vaut ne serait-ce qu'un peu mieux en matière d'éducation que la Gauche caviar qui l'a précédé ?
Pourtant, en matière de cynisme et de démagogie, les gestionnaires incultes d'aujourd'hui ne font que singer la clique d'idéologues d'hier.
Pour preuve, les deux ont donné naissance à un croisement mutant en la personne de Richard Descoings !
Ecrit par : mihailovich | 03 janvier 2010
Un Bac des années 50 permettait d’être directement instit'
Jean-Paul Brighelli
Et même un bac cuvée 1974...
Ecrit par : catmano | 02 janvier 2010
Et même...un Bac 1984!!
Rien à rajouter JPB à ce billet. A titre personnel et en tant qu'ancien prof de zep je ne peux que soutenir cette initiative de classe propédeutique sciences. Meilleurs voeux de réussite donc!
Une question: cette classe ne concernera que des élèves d'autres lycées ou aussi ceux de Thiers?
Ecrit par : sisyphe | 03 janvier 2010
oups! La réponse est dans votre texte..et moi je ne suis pas réveillé ;) !
Ecrit par : sisyphe | 03 janvier 2010
"Guillaume, trouvez-vous vraiment que cette Droite aujourd'hui au pouvoir, celle de Sarkozy, Châtel ou Copé (pour ne citer qu'eux) vaut ne serait-ce qu'un peu mieux en matière d'éducation que la Gauche caviar qui l'a précédé "
Evidemment non, mais je dis simplement qu'en matière de désastre éducatif, la gauche aura toujours une plus lourde responsabilité ayant toujours contrôlé l'appareil ou lutté contre les timides réformes de droite (j'ai pu, étudiant, admiré sa force avec la loi Devaquet).
"Et puis c'est aisé de critiquer, quand on ne fait rien, n'est-ce pas…"
J'ai fait avec mes moyens qui sont faibles, j'en conviens...passé quelques heures sur internet pour diffuser l'info...assisté à des réunions...soutenu quelques personnes...convaincu d'autres...Et ce bien avant vous.
Vous êtes certes un condottiere dans votre genre...je ne suis qu'un coutillier mais il en faut.
Petit bilan... pas glorieux mais honnête. Je n'ai pas de petite trahison envers Lafforgue à me reprocher, pas de pognon vite gagné avec des livres faciles dans les poches (et puis qui connaissait Brighelli avant La fabrique des Crétins...normalien qu'as-tu fait de tes talents durant toutes ces années ?).
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
Guillaume n'est au courant de rien. J'ai donné de l'aliment intellectuel des années durant, via des manuels qui ont renversé le monopole du Lagarde & Michard. Via des collections diversement pédagogisées. Via…
Mais je ne vais pas me tresser des couronnes. Tout est sur Wikipedia — et ce n'est pas moi qui l'y ai mis.
Et le reste du temps, je faisais cours — de temps en temps, un ancien élève vient témoigner de ce qu'il lui en reste, positif ou négatif. Ma foi, ce n'est pas rien.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
Sisyphe, j'ai rectifié ma Note, pour qu'elle soit plus claire. Nous recruterons sur un très grand horizon.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
Toujours prompt à répondre à mon insignifiance...suspect.
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
"L’existence même de ces sections, SPE-IEP ou CPES, pose le constat de faillite des ZEP en particulier et de tout le système éducatif français en général."
Au delà du "constat de faillite", il faudrait s'entendre sur le diagnostic, qui n'est pas tout à fait le même dans les deux cas. le système éducatif dans son ensemble est d'abord victime du rabaissement des exigences. Les sanctions positives comme négatives ont été vidées de leur contenu, il suffit d'attendre en ne concentrant les efforts que sur les commissions d'appel... Les premières victimes de ce système d'incitations perverses sont les enfants des classes populaires dont la culture familiale ne corrige pas l'influence pernicieuse d'une école déboussolée... Dans les ZEP ceci s'applique évidemment de manière particulièrement violente (Et quand les familles sont déstructurées et que l'école abdique, il ne faut pas s'étonner de voir quelques imams de hasard occuper le terrain pour le meilleur et pour le pire !). Mais s'y ajoute un effet-ghetto spécifique, la fuite générale des élèves de milieux plus favorisés ou tout simplement dont les familles n'ont pas renoncé à assurer la réussite scolaire. Ainsi dans les ZEP se cumulent les effets du démantèlement de l'école républicaine et de la ségrégation sociale (ceci malgré la résistance des enseignants car, en dépit des IUFM et de la pression de la bureaucratie pédagogique, l'exigence scolaire demeure chez nous autres soutiers de base !).
De ce point de vue, les "propédeutiques" soignent certains symptômes mais peinent à étendre leur effet au-delà d'une mince frange d'élus...
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
Guillaume, méfiez-vous, la haine sans objet réel donne des ulcères d'estomac
De haine...non mais un vif ressentiment devant le gâchis, certainement.
Il y a quelques années un mouvement a pris forme fait de bric et de broc allant du mäoïste repenti au catholique convaincu, du simple instit de base à l'universitaire...Vous avez été de ceux qui ont brisé cet élan avec votre inutile "Ecole sous influence" car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Et vous vous lamentez en 2010 des dégâts opérés par une droite libérale et inculte (après avoir appelé à voter pour elle)...
Et Morel qui s'auto-congratule du simple fait que le Grip ait retrouvé son niveau d'avant scission...
Bref...que de temps perdu, c'est simplement cela que j'ai toujours du mal à digérer. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
Mais bon...Sage résolution, petit cadeau en retard pour Jérémy ou simplement petit écoeurement...je ne fréquenterai plus ce blog* où il y a de moins en moins à glaner, finalement pas peu fier d'en avoir été viré.
*Et contrairement à Morel, je suis homme de parole.
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
vous avez été de ceux qui ont brisé cet élan avec votre inutile "Ecole sous influence" Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
Pouvez-vous expliquer, Guillaume, parce que moi, je l'ai trouvé comment dire... indispensable à la compréhension de l'articulation du politiquement correct et de la ghettoïsation / promotion des particularismes. Ce livre n'a pas intéressé que les profs, je peux vous le certifier.
Ecrit par : nicolas | 03 janvier 2010
Jean reviens ! La France revend ses 94 millions de vaccins surnuméraires ... non nous ne sommes pas des lapins !
Ecrit par : iPidiblue utopies non nécessaires | 03 janvier 2010
Un quidam (Hiro Hni) a fait sa crotte : ça pue.
Ecrit par : Bah dis donc tu viens plus aux soirées | 03 janvier 2010
Halpern, complètement d'accord sur votre analyse : les ZEP ont ajouté du ghetto scolaire au ghetto social — et l'émiettement, la déstructuration du ghetto social, particulièrement en temps de crise (et ça fait assez longtemps qu'elle dure, celle-là) a fini par se refléter dans l'école. Et on ne fera pas revenir les enfants de bourgeois dans les ZEP : il faut déplacer tous ces mômes, ouvrir des internats, leur faire prendre l'air — et la culture — loin de chez eux.
Au passage, l'expérience d'Henri IV est particulièrement prolifique parce que tus les élèves de la CPES sont internes. Thiers devrait y arriver d'ici deux-trois ans, quand la Mairie / Région / Département auront tenu leurs promesses et construit un vrai internat rue Sénac.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
Et puis de l'internat à la prison, ils n'auront pas trop de changement d'air ...
Ecrit par : iPidiblue pension complète | 03 janvier 2010
Halpern, complètement d'accord sur votre analyse : les ZEP ont ajouté du ghetto scolaire au ghetto social — et l'émiettement, la déstructuration du ghetto social, particulièrement en temps de crise (et ça fait assez longtemps qu'elle dure, celle-là) a fini par se refléter dans l'école. Et on ne fera pas revenir les enfants de bourgeois dans les ZEP : il faut déplacer tous ces mômes, ouvrir des internats, leur faire prendre l'air — et la culture — loin de chez eux.
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
" Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes "
Bossuet
Ecrit par : Amélie | 03 janvier 2010
La Gauche a peut-être influencé des politiques de droite, parce que leurs intérêts économiques sont au fond communs, JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
---
C'est bien là le problème.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
De haine...non mais un vif ressentiment devant le gâchis, certainement.
Il y a quelques années un mouvement a pris forme fait de bric et de broc allant du mäoïste repenti au catholique convaincu, du simple instit de base à l'universitaire...Vous avez été de ceux qui ont brisé cet élan avec votre inutile "Ecole sous influence" car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Et vous vous lamentez en 2010 des dégâts opérés par une droite libérale et inculte (après avoir appelé à voter pour elle)...
Et Morel qui s'auto-congratule du simple fait que le Grip ait retrouvé son niveau d'avant scission...
Bref...que de temps perdu, c'est simplement cela que j'ai toujours du mal à digérer. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Guillaume | 03 janvier 2010
Sur ce point précis, il faut dire que je partage entièrement l'analyse de Guillaume. Quelque chose aurait été possible, à un moment précis. Les acteurs principaux ont effectivement raté le coche, pour quelles raisons? L'intérêt financier, pour certains sûrement, les querelles idéologiques, la querelle des ego? Tout cela mêlé?
Billet mielleusement sympathique car il tente de re-galvaniser les troupes juste avant la rentrée. Mais on ne va nous le refaire, le coup du "tout est encore possible" ou " on est là pour transmettre avant tout". On ne peut plus transmettre, dans les trois quarts des bahuts du secondaire. On ne peut plus. C'est tout. Et les troupes n'y croient plus vraiment à part quelques privilégiés ou quelques illuminés qui se voilent la face pour se donner le courage d'y retourner. Colmater n'est pas une ambition en soi. Colmater ne sauve aucun élève. Colmater sert juste à sauver mentalement quelques profs désespérés.
En maintenant l'illusion que quelques-uns y croient encore, on sert juste les intérêts politiques et personnels de quelques individus qui ont besoin de leur petite cour pour faire du lobbying.
Ecrit par : Souvent pour s'amuser | 03 janvier 2010
Et si ces mêmes hommes, déplorant les effets, chérissant leurs causent, se rient aussi de Dieu, Amélie, où va-t-on ?
Ecrit par : nicolas | 03 janvier 2010
Il y a un mystère que j'aimerais que m'expliquent les éminents lecteurs du blog de JPB : il y a une célèbre phrase de Victor Hugo qui forme comme une espèce de référence obligée à la pensée de gauche et notamment pour le corps enseignant comme un leitmotiv et un garde fou : "Ouvrir une école, c'est fermer une prison".
Or tout le monde en conviendra on n'a jamais autant formé de diplômés en tous genres et concomitamment jamais on n'a tant embauché dans les services de sécurité, vigiles, gardes divers et variés, agents privés et publics etc.
Comment expliquez-vous un tel paradoxe ? Suis-je victime de la paranoïa collective ?
Ecrit par : iPidiblue incarcération préventive | 03 janvier 2010
"La faute à un système qui a oublié depuis longtemps que l’objectif d’une Instruction publique de qualité, c’est d’amener chacun à son plus haut point de compétence — mais ne sommes-nous pas censés dire que tous les élèves ont d’égales capacités ?"
JPB
Voici évoqué un fois encore, et en termes toujours aussi incontestables, le dilemme que pose le paradoxe de l'égalité, et que Condorcet avait magistralement résolu, n'en déplaise à Michel Delord et Guy Morel.
Comment augmenter les lumières sans pour autant faire apparaître plus cruellement les inégalités de talent? Comment faire entrer dans les faits l'égalité proclamée ar les textes?demandait Condorcet et sa réponse fut; par l'école publique, comme creuset de l'élitisme républicain (dont M. Delord s'obstine à prétendre que c'est un oxymore), mais aussi par la dénonciation incessante de "cet amour funeste de l'égalité", contrairement à ce que prétend G.Morel qui montre ainsi qu'il se contente de citations gigognes par des lecteurs qui ont détourné sa pensée, comme les Saint-Simoniens et autres positivistes ou les babouvistes.
Voir ce que dit JL Morgenthaler de l'interprétation de "l'art social " de Condorcet par Saint-Simon.
http://socio-logos.revues.org/document373.html
Alors.quand je lis que tout ce que cette note inspire à MD c'est: "Plus de défense de l'élitisme républicain ?
MD
Ecrit par : Michel Delord | 02 janvier 2010
Je crie pitié! Tant d'aveuglement ne peut s'expliquer que par cet égalitarisme qui colle à la peau et fait faire fausse route à nos duettistes, dans toutes les directions, et dans leur interprétation du républicanisme pourtant foncièrement anti-égalitariste de Condorcet, en particulier.
Le premier récuse l'existence même du concept d'élitisme républicain contre toute évidence et se réclame d'Alain Rey pour tout argument alors que la définition du Robert est d'application extrêmement limitée et inapplicable à l'acception condorcétienne.
Le second commet un contresens sur la notion pourtant limpide d'"égalité de fait ", qui n'a de sens chez Condorcet que si elle que si elle est bien distincte de cette chimère, liberticide par essence, qui impose de niveler les forces et les talents, et qui est au contraire, nous disent Coutel et Kintzler dans leur note sur l'incipit du Premier mémoire (édition GF de 1994, page 278 ) "celle que revendiquent le ressentiment et la jalousie de voir d'autres mieux partagés alors même que ces deniers ne font subir de dommage à personne".
On est bien loin de l' odieuse récupération de Condorcet par les illuminés qui ont pondu le Manifeste des égaux, et dont la citation tronquée fut malencontreusement reprise en tute fin de l'article Condorcet du Dictionnaire Pédagogique de Buisson.
Il suffit pour s'en convaincre de se reporter au texte, consultable en ligne, de la Dixième époque de l'Esquisse, d'où est extraite la citation de Morel, (qui cite le DP, lequel cite l'enragé S.Maréchal, rédacteur du Manifeste, lequel cite Condorcet...) pour mesurer l'ampleur du détournement de la pensée de ce dernier, qui insiste pourtant sur la nécessité de préserver les inégalités qui "ont des causes naturelles et nécessaires, qu'il serait absurde et dangereux de vouloir détruire ; et l'on ne pourrait même tenter d'en faire disparaître entièrement les effets, sans ouvrir des sources d'inégalité plus fécondes, sans porter aux droits des hommes des atteintes plus directes et plus funestes. "
On ne saurait être plus clair
Contrairement à ce que prétendent les fanatiques de l'an IV, voici le but de l'art social selon Condorcet "assurer et étendre pour tous la jouissance des droits communs, auxquels ils (les hommes) sont appelés par la nature". Rien à voir avec la destruction de la propriété privée et le collectivisme du Manifeste des ZEGOS.
Comment ( sinon par aveuglement idéologique) ignorer cette constante dans l'oeuvre de Concorcet: le respect des inégalités naturelles? Il convient, nous dit-il, de ne lutter QUE contre l'inégalité qui ne l'est pas, naturelle, celle qui entraîne une dépendance, et seule l'instruction publique permet de soustraire un individu à l'asservissement dans lequel il se trouve par rapport à celui qui serait plus savant. Le but de l'instruction ( et de l'art social en général auquel on peut donner le sens de science sociale) est de donner à chacun les moyens de sa liberté par un enseignement de la plus haute qualité qu'un individu est capable de recevoir.
La citation tirée du DP prouve seulement que Condorcet est mis à toutes les sauces, et la trahison de sa pensée, flagrante en l'occurence est hélas trop fréquente. L'hagiographie dont il est tout aussi souvent victime en est un autre volet.
Pour ce qui est de cette prétendue contradiction dans les termes que serait l'élitisme républicain, il s'agit d'ignorance, car la notion est au fondement même de toute la théorie de l'instruction publique du philosophe, qui résout ainsi le paradoxe précité en faisant "de l'excellence la condition même de l'égalité", comme l'affirment Charles Coutel et Catherine Kintzler (page 282) dans la même note nº1, sur l'incipit du Premier mémoire et il est utile de le citer pour enfoncer le clou.
"La société doit au peuple une instruction publique 1º) comme moyen de rendre réelle l'égalité des droits. .../... Cette obligation consiste à ne laisser subsister aucune inégalité qui entraîne de dépendance. Il est impossible qu'une instruction même égale n'augmente pas la supériorité de ceux que la nature a favorisés d'une organisation plus heureuse. Mais il suffit au maintien de l'égalité des droits que cette supériorité n'entraîne pas de dépendance réelle, et que chacun soit assez instruit pour exercer par lui-même, et sans se soumettre aveuglément à la raison d'autrui, ceux dont la loi lui a garanti la jouissance. AUSSI, BIEN LOIN QUE LA SUPERIORITE DE QUELQUES HOMMES SOIT UN MAL POUR CEUX QUI N'ONT PAS REÇU LES MEMES AVANTAGES, ELLE CONTRIBUERA AU BIEN DE TOUS, ET LES TALENTS COMME LES LUMIÈRES DEVIENDRONT LE PATRIMOINE COMMUN DE LA SOCIETE."
La dernière pièce que je verse au dossier des contresens est l'intégralité du paragraphe de l'Esquisse dont est extrait la citation à tiroirs que Morel a cru pouvoir utiliser pour prouver que Condorcet était de la même secte que les Enragés et les cocos , celle des activistes, des fondamentalistes de l'égalité.
"Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, observée jusqu'à présent chez tous les peuples civilisés entre les différentes classes qui composent chacun d'eux ; cette inégalité, que les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour ainsi dire produite, tient-elle à la civilisation même, ou aux imperfections actuelles de l'art social ? doit-elle continuellement s'affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier but de l'art social, qui, diminuant même les effets de la différence naturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu'une inégalité utile à l'intérêt de tous, parce qu'elle favorisera les progrès de la civilisation, de l'instruction et de l'industrie, sans entraîner, ni dépendance, ni humiliation, ni appauvrissement ; en un mot, les hommes approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire d'après leur propre raison dans les affaires communes de la vie, et la maintenir exempte de préjugés, pour bien connaître leurs droits et les exercer d'après leur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l'état habituel d'une portion de la société ?"
Il est trop tard pour que je me relise. Pardon pour les fautes de frappe, et en plus j'écris dans le noir, pour ne pas gêner ma fille qui a voulu dormir avec moi car elle rentre demain en France et a le cafard.
Ecrit par : Cadichon | 03 janvier 2010
Enfin, quelques-uns arrivent à considérer que tous les élèves ne sont pas identiques. Où l'on revient à une forme de sélection de ceux qui paraissent avoir le meilleur potentiel, ce quelle que soit leur origine sociale. Serait-ce un début de retour à un système républicain qui, exigeant parce qu'élitaire et non élitiste, se déciderait enfin à sélectionner tôt les meilleurs et à les préparer efficacement sur la base de connaissances utiles sinon nécessaires aux études supérieures ?
Encore faut-il que le système sache réorienter ceux qui ne sont pas aptes à ce type d'études en leur offrant des filières dignes qui permettent le cas échéant de reprendre des études supérieures ultérieurement.
Des sorties "par le haut", la vraie "égalité des chances" en quelque sorte et non plus l'abaissement généralisé des exigences...
Ecrit par : Robert | 03 janvier 2010
Cadichon,
Tout ce que vous écrivez est merveilleux, quel dommage que ce soit du chinois pour moi ! Des guirlandes de mots comme des feux d'artifice... cela pète dans tous les sens, un vrai nouvel an à Shanghaï !
Votre érudition est telle qu'elle me laisse pantois. Moi qui ne suis qu'aptère, je m'enivre de ce vol de libellule de la pensée ...
Ecrit par : iPidiblue nouvel an chinois | 03 janvier 2010
Enfin, quelques-uns arrivent à considérer que tous les élèves ne sont pas identiques. Où l'on revient à une forme de sélection de ceux qui paraissent avoir le meilleur potentiel, ce quelle que soit leur origine sociale. Serait-ce un début de retour à un système républicain qui, exigeant parce qu'élitaire et non élitiste, se déciderait enfin à sélectionner tôt les meilleurs et à les préparer efficacement sur la base de connaissances utiles sinon nécessaires aux études supérieures ?
Encore faut-il que le système sache réorienter ceux qui ne sont pas aptes à ce type d'études en leur offrant des filières dignes qui permettent le cas échéant de reprendre des études supérieures ultérieurement.
Des sorties "par le haut", la vraie "égalité des chances" en quelque sorte et non plus l'abaissement généralisé des exigences...
Ecrit par : Robert | 03 janvier 2010
J'ai souvenir de silence gêné lorsque quelques rares personnes faisaient apparaître ces propos sur ce blog il y a quelques années. Malheureusement, les idées à la mode vont encore dans le sens inverse. Le désastre actuel en est la preuve et les réformes à venir aussi.
Ecrit par : Je rêve de vers doux | 03 janvier 2010
Condorcet : un de ces matheux dont le crétinisme ne lui a jamais permis de percevoir ses limites ! Peut-on être à ce point moins psychologue ? Moins sentir les ressorts des êtres humains ? Croyez-vous qu'ils suffisent aux hommes pour se sentir heureux de garder leur place et ne pas loucher sur celle de leur voisin ? Si c'est l'idéal de Condrocet et de ces autres fumeux révolutionnaires qui lui firent cohorte, on comprend leur échec sanglant et les ruines qu'ils laissèrent derrière eux.
En détruisant l'ordre social traditionnel, ils ouvraient la porte à celui qui allait le reconstituer à son seul profit : un général factieux et sans scrupule, tout empreint d'idées antiques, de culte familial, d'orgueil volontaire.
Ecrit par : iPidiblue et la désastreuse méthode du sieur Condorcet | 03 janvier 2010
Les CPES, oui, au point où on en est, il en faut probablement.
Mais,
on a l'impression que leur création est liée aux "bonnes" volontés locales. Que dit le Moloch là dessus ?
Le contenu de ce qu'on y enseigne semble dépendre aussi du local.
Comment départagera-t-on les élèves qui en sortent, des terminale S de bon niveau ? Faudra-t-il avoir recours à un quota à l'entrée des GPGE ? Ne verra-t-on pas se former une hiérarchie entre "bonne et moins bonne" CPES ?
Quelques petites choses sur http://post-bac.onisep.fr/admpostbac/form_class_prepa_sup.php
On voit que la plupart (tous ?) des lycées militaires ont des CPES. En passant, on ne parle jamais du rôle de l'armée dans la république. J'espère que je n'ai pas dit un truc qu'il ne fallait pas.
Ecrit par : dugong | 03 janvier 2010
Heureusement que les Français ont plus d'esprit que Monsieur de Condorcet ! Et qu'en France tout se termine en chansons ...
"Jadis les rois, race proscrite enrichissaient leurs partisans
Ils avaient maintes favorites, cent flatteurs mille courtisans
Sous le Directoire tout change pourtant ne vous y fiez pas
On dit Mademoiselle Lange la faavoriite de…Barras.
Barras est roi, Lange est sa reine
C'n'était pas la peine, c'n'était pas la peine
Non pas la peine assurément de changer de gouvernement
Barras est roi, Lange est sa reine
C'n'était pas la peine, c'n'était pas la peine
Non pas la peine, assurément, de chaaaanger de gouvernement.
Pour épuiser la France entière, les rois avaient des financiers
Et Barras a Larivaudière qui paye tous ses créanciers.
Mais…ce que l'on ne dit guère c'est qu'en dépit des tribunaux
Barras paye Larivaudière avec les biiiiiiiiiiiens nationaux.
Voilà comment celaaa se mène
C'était pas la peine, c'était pas la peine
Non pas la peine, assurément, de chaaaanger de gouvernement.
Voilà comment celaaa se mène
C'était pas la peine, c'était pas la peine
Non pas la peine, assurément, de chaaaanger de gouvernement.
Des favorites infidèles, on sait quelles étaient les moeurs
Les rois étaient trompés par elles, aujourd'hui sommes nous meilleurs ?
Non…car l'amour est hypocrite et Larivaudière est chéri
A prix d'or de la favorite, il est dit-oonnnnn….le faaaaaaaavori.
Il chiffonne la souuuveraine,
C'était pas la peine, c'était pas la peine
Non pas la peine assurément de changer de gouvernement
Il chiffonne la souuuveraine,
C'était pas la peine, c'était pas la peine
Non pas la peine assurément de changer de gouvernement."
Ecrit par : iPidiblue et la Fille de Madame Angot | 03 janvier 2010
Les premières victimes de ce système d'incitations perverses sont les enfants des classes populaires dont la culture familiale ne corrige pas l'influence pernicieuse d'une école déboussolée...
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
J. Halpern nous donne là un bel exemple de ce que Robert Hughes appelle la Culture gnangnan et sa logique sous-jacente de ressentiment.
La culture de la plainte tant répandue et pesante dans la corporation se caractérise par l'expression (ce blog de JPB s'en est fait une spécialité) d'une impossible exigence hystérique adressée à l'Autre, à l'Etat, au Moloch.
Une exigence, telle que celle exprimée par JPB de scolariser les enfants des classes populaires dans les écoles bourgoises (le must de ce qui s'est jamais fait en matière de culture et d'éducation), en réalité, veut être rejetée.
Cette culture enseignangnan résulte directement de la désintégration de l'ordre étatique des institutions et de l'autorité. L'Etat se déconstruit, se privatise, se libéralise, se reféodalise et provoque, ce faisant, la plainte immémoriale des victimes et leurs appels hystériques pitoyables pour qu'il rétablisse l'ordre ancien défait à tout jamais.
Ne peut-on pas , ne serait-ce qu'en imagination, entrevoir d'autres issues dialectiques à cette crise du dé-sordre libéral-capitaliste?
Ecrit par : marigot | 03 janvier 2010
Dugong, le plus drôle (l'est-ce ?) , c'est que les écoles militaires persistent à enseigner "à l'ancienne" — avec des résultats à l'ancienne… On ne plaisante pas avec les enfants de troupe…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
On voit que la plupart (tous ?) des lycées militaires ont des CPES. En passant, on ne parle jamais du rôle de l'armée dans la république. J'espère que je n'ai pas dit un truc qu'il ne fallait pas.
Ecrit par : dugong | 03 janvier 2010
L'armée ne se porte pas bien: réduction d'effectifs, matériel pourri non remplacé. Les salaires, eux vont encore bien. Et il y a encore comme un relent de période coloniale dans les petits cercles de certains TOM: domesticité locale qui sert les militaires expatriés, organisation type club med pour les enfants des militaires, et gros 4x4 pour les parents, entre trente et quarante ans, tous bien propres sur eux et pensant bien comme il faut. L'école? On les envoie ou dans le privé ou dans les écoles militaires quand on rentre en métropole où cela ne bronche pas vraiment. A La Flèche ou à Brest il n'y a pas beaucoup de problèmes de discipline. Le niveau? Très variable. Mais tout cela est quantité négligeable dans feu l'école de la République.
Ecrit par : Dans la troupe y'a pas.. | 03 janvier 2010
"La culture de la plainte tant répandue et pesante dans la corporation se caractérise par l'expression (ce blog de JPB s'en est fait une spécialité) d'une impossible exigence hystérique adressée à l'Autre, à l'Etat, au Moloch."Ecrit par : marigot | 03 janvier 2010
Si je vous comprends bien, nous devrions abandonner toute illusion envers cet État irréformable et nous tourner vers... quoi ? La révolution ? Elle ne surviendra pas parce que nous aurons invoqué son nom... En attendant est-il si coupable d'analyser les conséquence du démantèlement de l'Etat républicain, avec l'espoir, fut-il vain, d'en empêcher quelques unes, voire de contribuer modestement à la préparation de changements plus radicaux ?
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
Les premières victimes de ce système d'incitations perverses sont les enfants des classes populaires dont la culture familiale ne corrige pas l'influence pernicieuse d'une école déboussolée...
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
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Oui, Jean !
Je pense que nous avons été collègues dans un lycée du Loir-et-Cher, avec un merveilleux proviseur dont je ne dirai pas le nom car ce serait lui faire trop d'honneur. Est-ce bien cela ?
Bonne continuation et pas seulement pour 2010. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
@ Francis Penin
Joël, pas Jean... mais c'était bien parmi ces vestiges des splendeurs royales que nous nous sommes croisés dans une autre vie ! Bonne continuation à vous aussi !
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
Il est trop tard pour que je me relise. Pardon pour les fautes de frappe, et en plus j'écris dans le noir, pour ne pas gêner ma fille qui a voulu dormir avec moi car elle rentre demain en France et a le cafard.
Ecrit par : Cadichon | 03 janvier 2010
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Dites-lui que je pense à elle, et pas seulement en raison de son prénom, if you see what I mean... J'aimerais qu'elle me voie comme Darcy (Fitzwilliam, not Mark) à la fin du roman, non pas comme au début. Je crois n'avoir jamais été comme cela, mais, étant d'origine ouvrière, et, qui plus est, éduqué par ma mère dans le sens de l'humilité et de l'acceptation de ma condition sociale - ce contre quoi je me suis rebellé très tôt -, je n'aurais jamais pu être the proud, arrogant and conceited Darcy.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
Vous avez été de ceux qui ont brisé cet élan avec votre inutile "Ecole sous influence" car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Guillaume
Ben voilà, on peut vous situer maintenant.
Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2010
soixantuitard ou soixantehuitard ?
Ecrit par : iPidiblue mieux vaut soixantehuitard que jamais ! | 03 janvier 2010
Si je vous comprends bien, nous devrions abandonner toute illusion envers cet État irréformable et nous tourner vers... quoi ? La révolution ?
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
Je crois, s'agissant des révolutions (comme celle de 1789 en France ou celle de 1917 en Russie), qu'elles ne se font pas sur commande. Même Lénine en février 1917 était bien incapable d'imaginer les évènements d'octobre.
Disons, qu'elles résultent tôt ou tard de tentatives désespérées et toujours avortées de réformer l'ordre ancien.
Alors, continuons de réformer!
S'agissant de l'école, il apparaît que nous sommes désormais engagés dans un processus non plus de désintégration idéologique (pédagogique) de l'ordre ancien mais de sa désintégration structurelle, institutionnelle. Place désormais aux expérimentations généralisées, à l'autonomisation (chaque établissement scolaire se considère comme un sujet autonome en concurrence avec son voisin), à l'improvisation, à la privatisation, à la gestion managériale de l'entreprise européenne d'évaluation des compétences etc...
Ecrit par : marigot | 03 janvier 2010
Sauvez les profs ! Les élèves sont déjà à la mer ...
Ecrit par : iPidiblue sauve qui peut général ! | 03 janvier 2010
AFP : " Le robot martien de la Nasa a 6 ans"
Et il n'est toujours pas scolarisé !
Ecrit par : dugong | 03 janvier 2010
@ Francis Penin
Joël, pas Jean... mais c'était bien parmi ces vestiges des splendeurs royales que nous nous sommes croisés dans une autre vie ! Bonne continuation à vous aussi !
Ecrit par : J.Halpern | 03 janvier 2010
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Oui, je n'étais pas sûr que votre prénom fût Jean, mais comme le vrai ne me revenait pas, j'ai mis "Jean" au petit bonheur.
Nous avons eu au moins une classe en commun, une première B, me semble-t-il, il y a entre quinze et vingt ans peut-être. Comme l'enseignement des sciences physiques était obligatoire pour ces élèves mais qu'ils pouvaient éviter une épreuve dans cette discipline au baccalauréat, ils n'étaient ni intéressés ni anxieux d'avoir de mauvaises notes dans ladite discipline. Mais je leur demandais juste de se taire, de faire semblant de m'écouter, et d'apprendre les leçons. Et je leur mettais des notes plus élevées que celles qu'ils avaient dans les disciplines qui comptaient pour eux. Mais au conseil de classe, j'ai bien précisé que s'ils avaient été dans une classe de première S, mes exigences auraient été tout autres et les notes moins élevées. Après tout, pourquoi imposer une discipline ne donnant pas lieu à épreuve au baccalauréat et achever de dégoûter ces aimables jeunes gens des sciences physiques ? Il peut être utile à une ménagère de savoir que l'eau de Javel est un mélange de chlorure de sodium et d'hypochlorite de sodium dissous dans l'eau et que, si le premier composé est neutre, le second est un puissant oxydant, dangereux pour les yeux.
Cela dit, en économie, je suis totalement ignorant, mais est-ce grave quand on n'a pas d'argent à placer, donc à perdre, le cas échéant ?
Dans une autre vie, dites-vous, mon cher collègue ! Comme cela est juste, en ce qui me concerne du moins, car je suis retraité depuis 2000. Mais vous êtes encore loin de la retraite, vous. Bon courage, donc ! :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 janvier 2010
""Si vous êtes vraiment de gauche, votez Sarkozy",
par Alain Boyer, professeur de philosophie politique, Paris-IV . Figaro du 27 avril 2007
(…)
Même si l'on peut en critiquer certains aspects, seul le programme économique de Nicolas Sarkozy, comme l'était celui, très proche, de François Bayrou, semble en mesure de promouvoir à long terme les valeurs du progrès social, de la protection et de la liberté. La démarche d'hommes de gauche comme Christian Blanc et Eric Besson n'est donc pas une trahison de leurs valeurs.
Français, encore une effort pour promouvoir les valeurs de gauche !"
Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/05/01/gargantua.html
Comme c'était joli.
Ecrit par : Bah dis donc tu viens plus aux soirées | 03 janvier 2010
"Profs ou chefs d'établissement,nous colmatons comme nous pouvons...." JPB .Profs ,pour un grand nombre ,c'est certain ;chefs d'établissement ....?
Ecrit par : DEFER | 03 janvier 2010
De brebis en brebis mon troupeau s'accroît, disait cet astucieux compère escomptant un copieux bénéfice au bout de l'an ...
Ecrit par : iPidiblue bé! bé! bé! font les moutons | 03 janvier 2010
Le chef du service publicité au monde/société/éducation vient de découvrir un cygne noir et nous certifie que tous ne sont pas comme ça.
On le savait.
En prime, il nous gratifie d'un pastiche "antipédagol". Ce qui prouve qu'il lit de temps à autre le bonnet.
En adepte de l'analyse textuelle moderne, il a probablement pointé la fréquence de la locution "horresco referens".
Moi aussi : 71 occurrences quand on tape "horresco referens" "bonnet d'âne" sur glouglou. Seulement 1 occurrence quand on tape "horresco referens" "café pédagogique".
Il y a là matière à analyse *.
http://education.blog.lemonde.fr/
* Personnellement, je ne suis pas dans le jeu car j'utilise toujours "dgesco referens" à la place.
Ecrit par : dugong | 03 janvier 2010
Profs ou chefs d'établissement,nous colmatons comme nous pouvons...." JPB .Profs ,pour un grand nombre ,c'est certain ;chefs d'établissement ....?
Ecrit par : DEFER | 03 janvier 2010
Excusez-le! Il comate! Les profs de prépas n'ont pas à subir les chefs d'établissement de la même manière que les autres profs du secondaire.
Ecrit par : colle et scotch | 03 janvier 2010
Cadichon aussi fait l'objet d'analyses textuelles modernes.
La répétition de slogan est une des techniques de base du militantisme.
Ecrit par : dugong | 03 janvier 2010
Il est trop tard pour que je me relise. Pardon pour les fautes de frappe, et en plus j'écris dans le noir, pour ne pas gêner ma fille qui a voulu dormir avec moi car elle rentre demain en France et a le cafard.
Ecrit par : Cadichon | 03 janvier 2010
Quand je suis revenu des E.U. en 59, je me souviens de mes premières impressions dans le train qui me menait du Havre à Paris : "Comme c'est petit et comme c'est sale." (j'avais une dizaine d'années) et je ressentais aussi un sentiment de poésie mélancolique : "je suis en France" et puis je m'y suis fait, sauf que j'ai refait des crises d'asthme, alors qu'à Arlington je n'en avais jamais.
Je ne dirai jamais, comme Sarkozy, que la France m'a tout donné, mais plutôt qu'elle m'a tout pris, à commencer, en tant qu'enseignant, par ma santé et ma dignité.
Je reprends demain et rien que d'y penser j'ai fait tomber tout à l'heure un objet auquel je tenais et je l'ai cassé.
Je n'ai pas de conseils à vous donner, cadichon, mais vous devriez peut-être écouter le "cafard" de votre fille.
Ce pays donne le cafard et je ne pense pas que ça va s'arranger en 2010. Tout est possible, y compris un virage à l'extrême-droite et une guerre civile ; en tout cas je pressens des événements très graves. Vous n'avez pas idée du malaise qui règne ici et qui va reprendre après la trêve des confiseurs.
Je sais bien que tout n'est pas rose là-bas, mais pourquoi ne restez vous pas aux États-Unis ? Il doit bien y avoir l'équivalent des CPGE françaises, non ?
Ecrit par : Robin | 03 janvier 2010
car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Guillaume
Ben voilà, on peut vous situer maintenant.
Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2010
C'est pourtant vrai que les vieux de 68 se sont casés comme de bons gros bourges en politique, dans les ministères, et ailleurs bien au chaud,dès qu'ils ont pu faire dégager la vieille garde ( aussi avide qu'elle après l'avoir tant critiquée) pour faire du fric, en mettant un bon mouchoir sur leurs principes. Ils n'ont gardé de leur folle jeunesse dont ils se vantent tant, qu'un substrat idéologique de bobos, votant à droite ou au PS et ils continuent de caresser les vieux principes marxistes, faute de pouvoir caresser de jolies filles. "Le Temps mange la vie/ Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur..." And so on.
Ecrit par : Camarade! | 03 janvier 2010
"Profs ou chefs d'établissement,nous colmatons comme nous pouvons...." JPB .Profs ,pour un grand nombre ,c'est certain ;chefs d'établissement ....?
Ecrit par : DEFER | 03 janvier 2010
Il se trouve que mon chef d'établissement est tout à fait à la hauteur. J'en parle avec d'autant plus de décontraction que c'est la première fois, en 35 ans de carrière, que je ne suis pas en butte à l'hostilité du chef d'établissement. Tout le monde a raison : il y a de petits chefs qui auraient fait de mauvais adjudants, et puis il y a des gens bien.
Il est vrai par ailleurs que les profs de prépas n'ont pas exactement les mêmes rapports avec leurs proviseurs que le clampin adjoint d'enseignement de base… Mais là, ce n'est même pas vrai.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 janvier 2010
Ce pays donne le cafard et je ne pense pas que ça va s'arranger en 2010. Robin
Des amis antiaméricains primaires voir leur fille, ils ne voulaient plus rentrer. Et pourtant ils n'ont pas circulé qu'à New York, ils sont allés la voir à Phoenix, où il y a une grande université. Et pourtant, conquis. Je leur ai suggéré qu'il s'agissait peut-être de l'effet Obama mais ils n'en étaient pas convaincus. Je suis perplexe.TSLF ?
Ecrit par : nicolas | 03 janvier 2010
sont partis voir leur fille... Décidément, je ne suis pas fichue d'écrire une phrase du premier coup. Sorry. :-)
Ecrit par : nicolas | 03 janvier 2010
http://education.blog.lemonde.fr
Il semblerait donc qu'en ZEP, rien ne marche mieux que Le Cid et Julien Gracq, grâce à des élèves supersympas qui adorent ce qui est difficile... Ce n'est pas dans mon lycée bourgeois qu'on aurait touvé leurs pareils.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2010
http://education.blog.lemonde.fr
Il semblerait donc qu'en ZEP, rien ne marche mieux que Le Cid et Julien Gracq, grâce à des élèves supersympas qui adorent ce qui est difficile... Ce n'est pas dans mon lycée bourgeois qu'on aurait touvé leurs pareils.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 janvier 2010
... Ni dans ma ZEP à moi ; le copain de Luc Cédeille habite sur une autre planète, celle des menteurs. Et ça donne encore plus le cafard que la vérité nue.
Ecrit par : Robin | 03 janvier 2010
car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Guillaume
Ben voilà, on peut vous situer maintenant.
Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2010
C'est pourtant vrai que les vieux de 68 se sont casés comme de bons gros bourges en politique, dans les ministères, et ailleurs bien au chaud,dès qu'ils ont pu faire dégager la vieille garde ( aussi avide qu'elle après l'avoir tant critiquée) pour faire du fric, en mettant un bon mouchoir sur leurs principes. Ils n'ont gardé de leur folle jeunesse dont ils se vantent tant, qu'un substrat idéologique de bobos, votant à droite ou au PS et ils continuent de caresser les vieux principes marxistes, faute de pouvoir caresser de jolies filles. "Le Temps mange la vie/ Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur..." And so on.
Ecrit par : Camarade! | 03 janvier 2010
Heu, moi je réagissais franchement plus par rapport à la rélfexion de Guillaume contre le livre inutile: "Une école sous influence"; on devine que la sécularisation, c'est pas son truc à Guillaume.
Ecrit par : Pendariès | 03 janvier 2010
car en bon soixantuitard qui se respecte, les pépètes avant tout.
Guillaume
997 euros de retraite mensuelle si je m'arrête à la fin de l'année pour 20 ans d'enseignement dans le public (dont trois de personnel de direction), vous trouvez que c'est beaucoup pour un ancien "soixante huitard" ?
En ajoutant le reste (les services dans le privé sous contrat et les jobs d'étudiants), ça devrait se monter à tout casser à 1500 euros pour cinq ans d'études après le bac (CAPES et maîtrise) 800 euros de moins grosso modo que mon salaire actuel, d'après les estimations de la CRAM et du Rectorat.
Je pourrais m'en contenter et déménager dans une chambre de bonne, mais je suis chargé de famille et nous n'avons pas fini de payer la maison.
Il est vrai que je n'étais pas un vrai soixante-huitard. Je n'ai pas lancé de pavés, je refusais de crier "A bas De Gaulle !" (à cause de la Résistance) et "CRS SS" (par respect pour mes parents et mon grand-père qui avait vu les nazis de près... Et "nous sommes tous des Juifs allemands" parce que mon aïeul n'était pas allemand).
Mais enfin, j'ai effectivement participé au mouvement et je mérité d'être fouetté en place publique pour ne pas être devenu un "avocat d'affaires" (je préférerais, à tout prendre et à condition qu'elle ne chante pas, que ce soit par Carla Bruni que par Gérard Longuet) ;O))
Comme quoi, voyez vous il y a des gens qui essayent de rester honnêtes ou des naïfs (cochez la mention inutile) dans tous les camps.
Ecrit par : Robin | 03 janvier 2010
Triste à dire, mais mon état d'esprit présent est d'aller travailler pour le salaire. A part ça, faire cours de quoi à qui? quand je viens de corriger deux paquets de copies minables! Non, vraiment il n'y a plus d'espoir. C'est merdique à souhait - de Nouvel An- et je ne veux plus perdre d'énergie pour rien ou presque.
Vraiment rien d'autre, juste en passant. La vie est ailleurs. Le sens d'une vie humaine, si fragile, si courte. Pas de doute.
Ecrit par : Passant | 03 janvier 2010
Je ne suis pas Enseignant, aussi j'aimerais avoir votre opinion sur une question qui me tracasse :
1-Le véritable enjeu de la Réforme Chatel-Descoings-Le Monde n'est pas celui du volume ou de la répartition des heures d'Histoire, mais le projet de démantelement de la Série S, "ce super-bac, ce bac ès bourgeoisies" pour reprendre l'expression de la journaliste du Monde qui écrit dans un article daté du 11 Juin 2009.
"Aujourd'hui, une fois en seconde générale et technologique, il faut rester sur le bon rail pour le bac général, et de préférence intégrer la bonne série : la scientifique qui permet de décrocher un bac S. Le tout avec l'option mathématiques et préparé dans le bon établissement de centre-ville, celui qui ouvre la porte des classes préparatoires aux grandes écoles. A l'issue de ce parcours pour initiés, les fils de cadres sont huit fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers à obtenir un bac S, à côté duquel les autres bacs font pâle figure.
Une refondation voudrait qu'on s'attaque vraiment à ce super-bac, ce bac ès bourgeoisies. Une réforme préférera garder intact ce fleuron de notre culture - en ajustant à peine les coefficients des épreuves - et redonner un coup de peinture aux autres bacs, y compris en en améliorant les débouchés. Est-ce que cela suffira à éviter la menace d'un autre décembre 2005 ? Est-ce que cela modifiera les profils sociologiques des différentes filières ? Et fera décoller le taux de bacheliers des 63 % (63,6 % à la session 2008) où il stagne depuis le milieu des années 1990 ? Une véritable troisième voie devrait être capable d'y conduire. Mais à petits pas."
2- Quels sont d'après vous ces honteux "bourgeois" dont les rejetons accaparent à leur seul profit la série S : les héritiers de MM Schneider, Peugeot, Boussac ? J'en doute.
Ne seraient-ils pas plutôt les membres de ces professions "intellectuelles" dont l'accès est conditionné par un diplôme : enseignants, médecins, comptables, juristes, psychologues, cadres de la fonction publique, fonctionnaires, ingénieurs, techniciens, chercheurs, commerciaux, communiquants, journalistes, officiers, etc
Auquels s'ajoutent bon nombre de professions indépendantes : commerçants, artisans ,patrons de Pme, dont l'accès est conditionné par la maîtrise d'un métier manuel, et par nombre de qualités "intellectuelles" ( volonté, compétence, détermination, intelligence pratique, quantité d'heures travaillées.)
Sont-ils des Héritiers, des voleurs, des usurpateurs ?Bénéficient-ils de privilèges ou de passe-droit ? Qui accepte de leur octroyer ces privilèges ?
Y-a-t-il un mécanisme qui expliquerait pourquoi les enfants de "bourgeois" seraient 8 fois plus nombreux en S - relativement - que les ouvriers ?
Y-a-t-il un mécanisme qui expliquerait pourquoi les enfants "d'enseignants" sont largement sur-représentés à Polytechnique ? (1/3 des promotions parait-il ?)
Eclairez-moi !!
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 03 janvier 2010
Eclairez-moi !!
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 03 janvier 2010
C'est sûr que vous en avez besoin!
Ecrit par : !!!!! | 04 janvier 2010
A l'issue de ce parcours pour initiés, les fils de cadres sont huit fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers à obtenir un bac S, à côté duquel les autres bacs font pâle figure.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 03 janvier 2010
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Ce qui serait insupportable, c'est qu'aucun fils ou fille d'ouvrier ne parvînt pas à obtenir un bac S.
Cela dit, je me demande si la proportion d'enfants d'ouvriers qui, actuellement, entrent en classe prépa (math sup et spé ou Hypokhâgne et khâgne) et y réussissent, n'est pas moindre que ce qu'elle était en 1950 ou 1960 ou 1970 ou 1980 ou 1990 ou 2000.
La réponse à cette question serait éclairante.
Le fait d'avoir le bac S, de nos jours, n'est nullement une garantie de réussite d'études supérieures scientifiques. Ce bac est bradé comme les autres. Mais il a peut-être plus de valeur qu'un autre bac, à moyenne égale à l'examen, par exemple au ras des pâquerettes : 10/20.
Le contenu de l'enseignement des disciplines scientifiques au lycée me paraît avoir baissé en général.
Mais je suis retraité depuis dix ans et je n'ai plus l'occcasion de lire les sujets de mathématiques, de sciences physiques (la discipline que j'enseignais) et de sciences de la vie, de la Terre (et de l'univers - rien moins !)
En 2000, le niveau du bac technologique de génie électrotechnique était dérisoire comparé à ce qu'il était en 1981, première année où j'ai enseigné dans une telle classe.
Peut-être des professeurs de mathématiques (en activité) pourraient-ils nous dire ce qu'il en est dans leur discipline.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 janvier 2010
http://education.blog.lemonde.fr/
Cedelle se gausse.
Il est faux , avance-t-il, de dire que l'on n'étudie plus beaucoup le Cid en quatrième, car l'un de ses potes le fait étudier en ZEP. Il en déduit que l'affirmation au sujet du Cid est "cocasse et vicieuse".
Voici mon bilan à son sujet en termes de compétences :
Peut établir un raisonnement logique - Non acquis
Tient des propos élégants - Non acquis
A le sens de la réalité - Non acquis
Il y a encore du boulot ! Quand on pense qu'il est présenté sur Mediapart comme "l'un des journalistes qui intervient avec la circonspection requise au Monde sur les questions scolaires et universitaires" ! Tu parles d'une circonspection...
Ecrit par : Jeremy | 04 janvier 2010
Faites un copié-collé sur son blog, Jérémy. Cédelle vit au pays des bisounours.
JPB
Le "bourgeois ignorant" semble assez au courant pour que je ne lui explique pas…
Cela dit, en 1950, des enfants d'ouvriers à Polytechnique, il n'y en avait pas lerche — il n'y en avait déjà pas beaucoup à avoir le Bac. La vraie démocratisation s'est lentement acquise au fil des années 60-70, pour se tasser au cours des années 90. Aujourd'hui, les prolos à l'X n'existent plus qu'à l'état de traces. C'est tout l'acquis de la "massification".
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2010
Je suis toujours un peu surprise de voir que l'on continue à décrire la filière S comme une "filière d'élite".
J'ai beaucoup enseigné en première S. J'ai eu en effet quelques classes excellentes dans les années 90, mais à partir des années 2000 j'y ai rencontré un grand nombre d'élèves démotivés, incultes et paresseux, ce qui ne les empêchait pas, d'ailleurs, d'obtenir leur bac avec mention. Mais peut-être était-ce encore pire dans les autres séries...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 janvier 2010
Cela dit, je me demande si la proportion d'enfants d'ouvriers qui, actuellement, entrent en classe prépa (math sup et spé ou Hypokhâgne et khâgne) et y réussissent, n'est pas moindre que ce qu'elle était en 1950 ou 1960 ou 1970 ou 1980 ou 1990 ou 2000. Francis Penin.
Elle n' a jamais été énorme. Dans les années 70/80 il y avait fort peu d'élèves d'ouvriers dans les hkh et kh. On a tendance à faire des années antérieures un âge d'or qui n'a jamais existé. En revanche, le nombre de prépas scientifiques ( et littéraires dans une moindre proportion) a énormément augmenté depuis quelques années. Il y a eu et il y a encore des ouvertures de prépas un peu partout, dans des lycées qui n'en avaient jamais vu la couleur. Alors, ces prépas se sont démocratisées contrairement à ce qui se chante ici. Je crois surtout que la fac ayant accueilli en parallèle tout et n'importe qui, le niveau y ayant bien baissé, la demande en prépa est devenue plus forte ces derniers temps: tout sauf la fac. L'information aussi pour entrer en prépa est mieux faite, plus systématique que dans les années 70/80. Est-ce que cela profite plus aux enfants d'ouvriers ? Déjà la notion "d'enfants d'ouvriers" est à revoir. Il me semble que les chosesont changé et que cette notion ne correspond plus à ce que certains ont connu dans les années 70. La classe moyenne profite plus des classes prépas scientifiques, c'est une évidence. Pour les littéraires, c'est un autre problème. La question de la langue y est centrale et le recrutement y a toujours été plus élevé ( socialement).
Il reste le coeur du problème: les enfants des banlieues qui n'ont guère accès aux prépas, ni à la fac d'ailleurs. Mais les fils de paysans, nombreux il y a quelques années, y avaient-ils plus accès? Il faudrait analyser tousces problèmes en liaison avec le tissu économique. Les fils d'ouvriers étaient "récupérés" par des copains du père, artisans ou rentraient dans la boîte de Papa. Les fils de paysans reprenaient l'exploitation du père, bon gré mal gré. Je ne dis pas que c'était l'idéal mais ils étaient "récupérés" par un tissu économique et social, voire familial qui les sortaient d'affaire malgré tout. Aujourd'hui, l'agriculture s'est bien modifiée, on n'a plus besoin de tous ces bras. On ne produit plus autant dans le secteur industriel. La France se "tertiarise". Il faut donc des diplômes, encore des diplômes. Sinon, que va faire le petit? Et donc tout retombe sur l'école.
Well, duty calls.
Ecrit par : Quand le ciel bas et... | 04 janvier 2010
"Il reste le coeur du problème: les enfants des banlieues qui n'ont guère accès aux prépas" Dugenou
Ah bon ?
Un exemple parmi d'autres :
http://www.lyceepauleluard.fr/lpe_v158/index.php?option=com_content&view=article&id=144:mpsipcsi&catid=48:cpge&Itemid=208
http://cpgepauleluard.free.fr/index3.htm
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Aujourd'hui, les prolos à l'X n'existent plus qu'à l'état de traces. C'est tout l'acquis de la "massification".
JPB
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JPB, malgré tout le respect que je vous dois vous esquivez la vraie question comme tous les Enseignants à qui je pose la même question. Il ne s'agit pas de savoir si et pourquoi les enfants d'ouvriers et de paysans (espèces en voie de disparition ) sont sous-représentés, mais au contraire pourquoi les enfants de cadres - qui eux ne disparaissent pas , bien au contraire - (qualifiés par le Monde et par tant d'autres de "bourgeois" et dénoncés comme tels) sont aussi largement sur-représentés dans les filières "d'élite", Série S, prépas, écoles plus ou moins grandes, filières courtes sélectives (IUT par ex.)
Quels sont les coupables de ces terribles et intolérables injustices ? Ne conviendrait-il pas les dénoncer, les traîner devant des hautes cours de justice , les exhiber sur la place de Grève ?
Accessoirement j'aimerais savoir où la journaliste en question, Maryline Baumard, a casé ses propres enfants ?
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
Ah! les fourches patibulaires ... comme on les regrette dans certains rêves citoyens !
Ecrit par : iPidiblue à Montfaucon | 04 janvier 2010
Accessoirement j'aimerais savoir où la journaliste en question, Maryline Baumard, a casé ses propres enfants ?
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
Je vous promets de le lui demander, à l'occasion… Mais si vous me promettez de ne pas l'agresser gratuitement, vous pouvez la joindre sur
baumardarobaselemonde.fr
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 janvier 2010
Les Néo-élèves ? Des Avatars ... logique qu'il leur faille des ersatz de profs !
Ecrit par : iPidiblue de l'éducation nationale comme block-buster | 04 janvier 2010
Vous ne pensez pas que pour guérir certains membres du corps enseignant de leurs fantasmes égalitaires, il faudrait convoquer un exorciste qui leur dirait : sors de ce corps, démon de Meirieu !
Et puis ça plairait aux gosses d'assister à ces séances, ils ont plus de références cinématographiques que littéraires au fond ...
Ecrit par : iPidiblue l'exorciste | 04 janvier 2010
Ce qui change dans les prépas scientiffiques,c'est le rapport à la culture:le cours de français philo a à peu près la même imprtance que jadis l'EMT.....Ce qui n'était pas le cas dans les années 70.Ce qui remet en question la notion de "culture bourgeoise"....La culture était alors au contraire une ambition pour les pauvres....
Ecrit par : mirwac | 04 janvier 2010
Ah ! oui la tchatche a remplacé avantageusement la culture dans les émissions de variétés culturelles ... vive les talks shows, ces espèces de graffitis parlants !
Ecrit par : iPidiblue bulbe d'oignon | 04 janvier 2010
Quand je sors ma culture tout le monde baille à fendre l'âme, quand je sors des conneries tout le monde se poile ! Donc vous voyez pour animer une fondue savoyarde rien ne vaut une bonne partie de tchatche !
Ecrit par : iPidiblue Gentil Membre au Club Med | 04 janvier 2010
Vous savez ce qu'on dit ? Quand onze juifs se réunissent pour pleurer ensemble, arrive un douzième qui les fait marrer !
Ecrit par : iPidiblue douzième apôtre | 04 janvier 2010
J'ai la même avec les profs mais en moins drôle ...
Ecrit par : iPidiblue douzième petit nègre | 04 janvier 2010
Ce qui remet en question la notion de "culture bourgeoise"....La culture était alors au contraire une ambition pour les pauvres....
Ecrit par : mirwac | 04 janvier 2010
C'est qu'alors on était dans les premières Lumières. La science, la culture, l'intelligence étaient censées être les outils pour libérer la société de ses préjugés.
Maintenant on est dans les secondes lumières qui se différencient des premières par le discours plus ou moins critique que chacun, dès la maternelle est sommé de tenir sur lui et sur le monde.
L'homme de la post-modernité est celui qui, dès le plus jeune âge est conçu comme un mini-adulte, assez savant pour pour dire ce qu'il a à dire et faire "ses choix".
La culture n'est plus l'effort, le sacrifice auquels je consens pour me mettre à distance de mes prétenttions narcissiques, mais ce qui les alimente directement.
L'enseignement scolaire s'est adapté à ces nouvelles exigences. Il a placé l'enfant auto-fondé en son centre et ne se conçoit plus guère comme ce qui vient alimenter son narcissisme.
Il faut s'y faire!
Ecrit par : marigot | 04 janvier 2010
Au lendemain de Noël, sur son site, notre bon Meiriol nous a livré une annonce apostolique, très peu activiste mais de très haute altitude *
Un extrait (page 5) :
"l’éducation doit permettre à chaque enfant de découvrir l’irréversibilité du temps : on peut refaire un château de cubes qu’on a détruit dans un moment de colère, mais on ne peut effacer miraculeusement des blessures qu’on a infligé à autrui ou au monde. Ce qui est fait est fait et nul ne dispose du pouvoir magique qui permettrait que cela n’ait pas eu lieu. D’où notre « principe responsabilité » à l’égard des autres – c’est la question de l’éthique – et à l’égard du monde - c’est la question de l’écologie… qui n’est rien d’autre qu’une éthique planétaire. D’où, aussi, le nécessaire apprentissage du sursis : sursis au passage à l’acte et sursis à la frénésie consommatoire, sursis à la violence des mots et des gestes, sursis aux emportements des groupes fusionnels et aux tentations de s’assujettir à l’emprise des tribus et des clans. Sursis à l’immédiateté : l’immédiateté du « tout-tout de suite », l’immédiateté d’une relation sans médiation, une relation de dévoration et d’anéantissement réciproque… Je plaidais, à ce moment-là, pour une pédagogie du « monde-projet » et contre la marchandisation du « monde-objet ». Pour l’apprentissage collectif d’un autre type de présence au monde, responsable et solidaire. Une exigence plus que jamais d’actualité."
J'en veux à la multinationale papiste ne n'avoir pas pu ou su intégrer un tel être dans son lieu naturel : la prêtrise.
En un certain sens, le sursis est l'antichambre du pardon. Notre meilleur imposteur pédagogue, réflexif comme jamais, s'imposerait-il un sursis à exécution ?
Je crains bien que non.
Selon un sondage confidentiel (?), les électeurs du Rhône s'apprêtent à canoniser le prince des facariens mais pas dans le bon sens.
Pour les éclairer, cette prière :
Saint Meiriol en ascension dans la fosse aux lyons
Médiateur réversible de nos humaines passions
Quand tant se fourvoyèrent ** en souterraines émissions,
Fusions, tentations, néantisations et dévorations
Toi, tu immaculeconceptionnes en écogest(icul)ations
Ô Meiriol !
De tes fautes dévolue-nous la contrition
A l'apnée commune destine nos respirations
Pour qu'un air plus pur alimente ton inspiration
Donne-nous la force de surseoir à l'action
Que par notre légitime abstention,
au Très Haut, soit réservée ton Election
* effet de Serres ?
** on peut avantageusement emprunté la bretelle de contournement
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
emprunter...
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Quels sont les coupables de ces terribles et intolérables injustices ? Ne conviendrait-il pas les dénoncer, les traîner devant des hautes cours de justice , les exhiber sur la place de Grève ?
Accessoirement j'aimerais savoir où la journaliste en question, Maryline Baumard, a casé ses propres enfants ?
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
Je ne vois pas de quoi vous avez peur. De l'inoffensive Maryline Baumard qui a "casé" ses enfants du mieux qu'elle a pu (comme tout le monde).
Vous avez le vent en poupe, vous appartenez à une classe sociale qui n'est pas en voie de disparition. Vous êtes représenté politiquement par des gens qui défendent vos idées et vos intérêts.
... Et la section "S" est de plus en plus abordable. Reste la question de "l'initiation" aux bonnes filières, mais ça je vous fais confiance. Pouvoir, c'est savoir.
La seule éventualité que l'on puisse craindre, c'est un glissement à l'extrême-droite des "laissés pour compte" aux élections régionales, mais Sarkozy s'en fout complètement. Et il n'a pas tort. Pourquoi s'en ferait-il ?
A la limite, si les choses se gâtent vraiment, on pourrait envisager des alliances ça et là. On n'est plus du temps de Jacques Chirac et de Charles Millon.
Nous ne sommes plus en 2002 et de toutes façons, en 2002, tout est rentré dans l'ordre. N'est-ce pas ? La gauche bien pensante aux intérêts bien compris s'est ralliée à la droite mal pensante aux intérêts bien compris et tout est rentré dans l'ordre.
Tout rentre toujours dans l'ordre dans ce pays... Celui de la reproduction sociale.
Pas de révolution en vue, papa est dans maman et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (possibles ?).
A moins que le plat ne manque un peu de sel... et de
poivre ? Alors on joue à se faire peur.
Ecrit par : Robin | 04 janvier 2010
Voulez-vous dire Dugong que la mauvaise conscience est le pain azyme de Philippe Meirieu ?
Mais alors Marigot et vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde, c'est tragique ! Elle dit que c'est la jouissance immédiate du pervers polymorphe qu'on remet entre vos mains d'éducateur qu'il s'agit de satisfaire pendant que le pontifex maximus de la capitale des Gaules soutenu -mollement j'en conviens - par vous prétend le contraire ...
Ecrit par : iPidiblue pontifex maximus | 04 janvier 2010
En fait avec Marigot on ne sait jamais sur quel pied danser, elle dit tout et son contraire dans le même texte, elle prétend qu'il faut éveiller la mauvaise conscience de l'enfant pour qu'il devienne bon citoyen et en même temps qu'il est là pour que son narcissisme soit immédiatement ravi par la nourriture céleste de l'éducateur ! On ne sait dans cette fondue savoyarde, ce qu'il faut choisir ...
Ecrit par : iPidiblue un crouton dans la fondue | 04 janvier 2010
"Frédéric Mitterrand hospitalisé après un accident de scooter"
Il aurait dérapé sur du verglas.
Une Vespa à Paris : une vespa(ri)sienne ?
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
On enverra les bons morceaux de FM aux lépreux thaïlandais, s'il en reste ...
Ecrit par : iPidiblue et les moufles pour lépreux | 04 janvier 2010
"Voulez-vous dire Dugong que la mauvaise conscience est le pain azyme de Philippe Meirieu ?"
Je ne suis pas hosti(l)e à cette vision des choses.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Eric W. accusé de cumul :
"Je ne confonds rien, je ne fais aucun chevauchement."
"Il n'y a pas de confusion possible, c'est mal connaître la France". "Avoir ce type d'insinuations profondément injurieuses à mon égard, c'est au fond considérer que la France est une république bananière"
Il voulait parler de Marie-France ?
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
@Condorcet et Cadichon
Il paraît que je ne sais pas lire, donc je relis les extraits de Condorcet cités par Cadichon.
"La société doit au peuple une instruction publique 1º) comme moyen de rendre réelle l'égalité des droits. .../... Cette obligation consiste à ne laisser subsister aucune inégalité qui entraîne de dépendance. Il est impossible qu'une instruction même égale n'augmente pas la supériorité de ceux que la nature a favorisés d'une organisation plus heureuse. Mais il suffit au maintien de l'égalité des droits que cette supériorité n'entraîne pas de dépendance réelle, et que chacun soit assez instruit pour exercer par lui-même, et sans se soumettre aveuglément à la raison d'autrui, ceux dont la loi lui a garanti la jouissance. AUSSI, BIEN LOIN QUE LA SUPERIORITE DE QUELQUES HOMMES SOIT UN MAL POUR CEUX QUI N'ONT PAS REÇU LES MEMES AVANTAGES, ELLE CONTRIBUERA AU BIEN DE TOUS, ET LES TALENTS COMME LES LUMIÈRES DEVIENDRONT LE PATRIMOINE COMMUN DE LA SOCIETE."
.........
"Cette différence de lumières, de moyens ou de richesses, observée jusqu'à présent chez tous les peuples civilisés entre les différentes classes qui composent chacun d'eux ; cette inégalité, que les premiers progrès de la société ont augmentée, et pour ainsi dire produite, tient-elle à la civilisation même, ou aux imperfections actuelles de l'art social ? doit-elle continuellement s'affaiblir pour faire place à cette égalité de fait, dernier but de l'art social, qui, diminuant même les effets de la différence naturelle des facultés, ne laisse plus subsister qu'une inégalité utile à l'intérêt de tous, parce qu'elle favorisera les progrès de la civilisation, de l'instruction et de l'industrie, sans entraîner, ni dépendance, ni humiliation, ni appauvrissement ; en un mot, les hommes approcheront-ils de cet état où tous auront les lumières nécessaires pour se conduire d'après leur propre raison dans les affaires communes de la vie, et la maintenir exempte de préjugés, pour bien connaître leurs droits et les exercer d'après leur opinion et leur conscience ; où tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l'état habituel d'une portion de la société ?"
Que l'on me trouve dans ces deux textes, le moindre argument en faveur de l'élitisme.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
JPB, malgré tout le respect que je vous dois vous esquivez la vraie question comme tous les Enseignants à qui je pose la même question. Il ne s'agit pas de savoir si et pourquoi les enfants d'ouvriers et de paysans (espèces en voie de disparition ) sont sous-représentés, mais au contraire pourquoi les enfants de cadres - qui eux ne disparaissent pas , bien au contraire - (qualifiés par le Monde et par tant d'autres de "bourgeois" et dénoncés comme tels) sont aussi largement sur-représentés dans les filières "d'élite", Série S, prépas, écoles plus ou moins grandes, filières courtes sélectives (IUT par ex.)
C'est aussi idiot que de demander pourquoi les bourgeois, dans Germinal, mangent de la brioche et les enfants de mineurs, du pain, quand il y en a. D'après vous?
Ecrit par : de passage | 04 janvier 2010
Et les affreux, sales et méchants ils ont droit à du gâteau ?
Ecrit par : iPidiblue c'est pas du gâteau | 04 janvier 2010
"C'est aussi idiot que de demander pourquoi les bourgeois, dans Germinal, mangent de la brioche et les enfants de mineurs, du pain, quand il y en a"
maintenant c'est l'inverse : les enfants de pauvres sont obèses car ils se goinfrent de brioche hyper sucrée achetée au Lidl du coin tandis que les enfants de bourgeois mangent du Poilâne quand il en reste.
"Quand ça change, ça change" Alain.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
C'est aussi idiot que de demander pourquoi les bourgeois, dans Germinal, mangent de la brioche et les enfants de mineurs, du pain, quand il y en a. D'après vous?
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Vous ne répondez pas à ma question.
Dans l'Education Nationale Française il y a un collège unique, puis une orientation vers des séries dont l'une serait élitiste. Je ne comprends pas comment cette filière serait constamment alimentée par des enfants de "bourgeois", alors que tout le dispositif éducatif est entre les mains d'enseignants, de représentants de parents et de syndicats, presque tous de Gauche et anti-bourgeois.
Pourquoi ne bourrent-ils systématiquement pas cette série avec des enfants d'ouvriers ou de paysans ?
Seraient-ils masochistes ? Veulent-ils faire perdre leur camp ?
ps - Dans Germinal ce n'était pas les syndicats qui produisaient et distribuaient les pains et les brioches !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
"Quand ça change, ça change" Alain.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Enfin la voix de la raison !
Ecrit par : iPidiblue on n'attendait plus qu'elle ! | 04 janvier 2010
Mon carnet de bal est plein maintenant, j'ai un Bourgeois ignorant qui veut apprendre le menuet, un Morel qui veut danser la bourrée, un Dugong qui veut faire des entrechats avec moi, une Marigot qui veut faire valser la vaisselle, et Cadichon qui veut m'entraîner dans une polka !
Ecrit par : iPidiblue carnet de bal | 04 janvier 2010
Pourquoi ne bourrent-ils systématiquement pas cette série avec des enfants d'ouvriers ou de paysans ?
Seraient-ils masochistes ? Veulent-ils faire perdre leur camp ?
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
Pour vous consoler et fausser vos statistiques:
ici il y a 4 enfants et neveux de paysan :
- une est médecin.
- un a fait Sciences Po et est journaliste.
- un a fait Saint Cyr et est Capitaine.
- le plus jeune a un doctorat en génie macanique et enseigne...
Celui-ci, à côté de son travail, est en train de faire une formation par correspondance pour avoir le diplome nécessaire pour reprendre la ferme de son père et de son oncle...
Ecrit par : Maminou | 04 janvier 2010
Je crois, s'agissant des révolutions (comme celle de 1789 en France ou celle de 1917 en Russie), qu'elles ne se font pas sur commande. Même Lénine en février 1917 était bien incapable d'imaginer les évènements d'octobre.
Disons, qu'elles résultent tôt ou tard de tentatives désespérées et toujours avortées de réformer l'ordre ancien.
Alors, continuons de réformer!
S'agissant de l'école, il apparaît que nous sommes désormais engagés dans un processus non plus de désintégration idéologique (pédagogique) de l'ordre ancien mais de sa désintégration structurelle, institutionnelle. Place désormais aux expérimentations généralisées, à l'autonomisation (chaque établissement scolaire se considère comme un sujet autonome en concurrence avec son voisin), à l'improvisation, à la privatisation, à la gestion managériale de l'entreprise européenne d'évaluation des compétences etc...
Ecrit par : marigot | 03 janvier 2010
Ineffable marigot, petit soldat de l'anticapitalisme militant, qui confirme à chacun de ses posts qu'il y a vraiment de quoi désespérer en pensant qu'elle enseigne quelque part...mais aussi qu'il n' a rien à espérer de ces révolutionnaires en peau de lapin qui confondent réforme et révolution. C'est cependant là un tropisme bien français.
Je lui signale que ce sont les pédagogistes qui ont "révolutionné" l'enseignement, qui ont fait table rase du passé, en lui appliquant leurs théories fumeuses, ancrées dans l'ideologie niveleuse qui fait la trame de la doxa de gauche. Ces théories bidons, empruntées à des théoriciens non moins fumeux, ne furent jamais testées mais appliquées au nom de sciences ( tout aussi bidons) de l'éducation. Elles continuèrent à inspirer ces sécateurs de l'enseignement disciplinaire au nom de concepts tout aussi fumeux que la transversalité, qui conchièrent l'ordre ancien, l'ordre tout court et toute forme d'autorité, à commencer par celle du savoir. Ils ont récolté ce qu'ils ont semé: la chienlit.
Ils ont transformé les élèves en cobayes et dans leurs salles de classe-laboratoires ont fait des expériences in vivo, ... de sinistre mémoire.
Ils leur ont volé leur avenir, mais furent autorisés à persévérer dans leur mission criminelle, en dépit de leur échec cuisant et constant, et avec la complicité active et passive de la population, de la base au sommet, au nom du progrès.Vive l'enseignement progressiste!
Enfin, tous, sauf ces vaillants résistants ( parents et enseignants) qui, souvent au prix de sacrifices immenses, parvenaient à éviter à leur progéniture et à leurs élèves cette descente dans l'enfer de l'échec scolaire et antichambre de la précarité sociale que représente désormais l'enseignement public.
Et ce n'est pas en tapant sur le capitalisme, le marché, la liberté d'entreprendre ou celle de choisir l'école de ses enfants ( car tout cela est lié) que l'on sortira l'EN de sa chienlit. Elle continuera son coma dépassé tant que le credo égalitariste des révolutionnaires de tout poil qui l'a mise dans cet état subsistera comme l'alpha et l'omega de la réflexion politique, et pas seulement en matière d'éducation.
C'est bien pour cela que Condorcet est si peu prisé par les membres de cette secte, car il fut le plus féroce contempteur de leur "funeste amour pour l'égalité" qui était pour lui le pire ennemi de la société en général, et de "l'école de la raison" en particulier.
"Tant qu'il y aura des hommes qui n'obériront pas à leur raison, qui recevront leurs opinions d'une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d'utiles vérités; le genre humain n'en resterait pas moins partagé en deux classes: celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves. ... Ainsi, former d'abord la raison, instruire à n'écouter qu'elle, à se défendre de l'enthousiasme qui pourrait l'égarer ou l'obscurcir, et se laisser entraîner ensuite à celui qu'elle approuve: telle est la marche de l'humanité, et le principe sur lequel l'instruction publique doit être combiné. .../... Hâtons-nous donc de substituer le raisonnement à l'éloquence, les livres aux parleurs, et de porter enfin dans les sciences morales la philosophie et la méthode des sciences physiques." (Rapport, Edition Edilg, p. 92 et Note E,185-186.).
Et les partisans de l'école de type coranique, où l'on inculque au lieu d'instruire, ou ceux des lois Gayssot et Taubira ( quasiment toujours les mêmes) peuvent utilement méditer ceci:
"La puissance publique ne peut même, sur aucun objet, avoir le droit de faire enseigner des opinions comme des vérités; elle ne doit imposer aucune croyance. Si quelques opinions lui paraissent des erreurs dangereuses, ce n'est pas en faisant enseigner des opinions contraires qu'elle doit les combattre ou les prévenir; c'est en les écartant de l'instruction publique, NON PAR DES LOIS, mais par le choix des maîtres et des méthodes; c'est surtout en assurant aux bons esprits les moyens de se soustraire à ces erreurs, d'en connaître tous les dangers. Son devoir est d'armer contre l'erreur, qui est toujours un mal public, toute la force de la vérité; mais elle n'a pas le droit de décider où se trouve la vérité, où se trouve l'erreur. Ainsi la fonction des ministres de la religion est d'encourager les hommes à remplir leurs devoirs; et cependant, la prétention de décider exclusivement quels sont ces devoirs serait la plus dangereuse des usurpations sacerdotales."
Premier Mémoire ( Ed GF, 88)
Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2010
On a tort, je crois, de trop charger la Main à la Pâte de tous les maux.
Il y en a qui profitent à fond de la démarche.
Témoin ces braqueurs qui viennent d'ouvrir proprement un transport de fond au semtex (?) près de Marseille.
Bien sûr, sur ce seul évènement, il serait très exagéré d'affirmer que la main à la pâte ne fait pas de victime.
Il n'y a qu'au LHC qu'on est fondé de baser sa vision du monde sur quelques évènements...
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Si tu mets la main à la pâte à ma fille, tu vas recevoir une torgnole !
Ecrit par : iPidiblue conseil du vieux briscard au jeune godelureau qui voulait sortir avec sa fille | 04 janvier 2010
Bonjour,
Bonne année à tout le monde, la santé pour iPidiblue et Christophe (et les autres aussi), la famille, tout ça, tout ça.
Je n'ai pas encore lu les commentaires et j'espère que vous m'en excuserez. Votre billet, Jean-Paul, m'évoque deux réactions :
- La première, c'est clairement une bonne chose ce que vous faites mais j'ajouterais néanmoins un bémol : vos élèves auront tout de même une année de retard et je trouve dommage de le réserver exclusivement aux élèves boursiers. J'avais évoqué sur votre site il y a quelques mois une initiative lancée par les grandes écoles de commerce (principalement l'ESSEC) il y a plusieurs années qui consiste à assister en dehors des heures de cours au niveau du lycée les élèves "défavorisés" pour leur permettre d'intégrer une prépa. (plus d'infos ici : http://www.pourquoipasmoi.essec.fr/)
- La deuxième chose, c'est que c'est bien d'encenser les prépas mais il faut s'interroger sur les raisons de leur succès : vous prenez des élèves qui sont sélectionnés, qui savent qu'ils vont en chier (non pas pendant quelques mois mais pendant minimum deux ans) et qui sont motivés pour bosser. De plus, l'objectif dans un concours, n'est pas de savoir ou d'être bon, c'est d'être le meilleur. Cela signifie que le professeur responsable doit s'aligner sur les meilleurs de sa classe et non sur les plus faibles (et laissera donc sur le bas côté ceux qui sont largués). Quand vous parlez des mauvaises notes, elles n'ont de valeurs qu'en première année. En deuxième année, elles participent de votre stratégie et de votre niveau : certains vont faire la chasse aux points pour assurer le maximum, d'autres préfèreront creuser les points durs pour avancer et laisser de côté les questions faciles. A titre d'exemple , j'ai eu 5 en maths toute l'année, ce qui ne m'a pas empêché d'avoir 20 à toutes les écoles sur les épreuves de maths (vous vous doutiez déjà que je n'avais pas intégré sur l'orthographe). Bref, la prépa a une logique et un mode de fonctionnement très différents du lycée ou du collège, notamment au regard du sort des élèves plus lents.
Pour conclure, encore bravo pour votre initiative, dans tous les cas, ça ne peut pas faire de mal !
Ecrit par : Joe | 04 janvier 2010
@Perles cadichoniennes :
- Où l'on coupe les nouilles aux " sécateurs de l'enseignement disciplinaire".
- Où l'on se tord les bras de douleur en gémissant " un tropisme bien français."
-Où se prend les pieds dans le tapis :"liberté d'entreprendre ou celle de choisir l'école de ses enfants ( car tout cela est lié)"/ "les partisans de l'école de type coranique".
Et pour finir, du "férrrroce contempteur" :
" tous pourront, par le développement de leurs facultés, obtenir des moyens sûrs de pourvoir à leurs besoins ; où enfin, la stupidité et la misère ne seront plus que des accidents, et non l'état habituel d'une portion de la société ?"
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
En économie, mais pas par économie, "Toulouse-I a fait venir des enseignants prestigieux" (Le Figaro)
"Davantage maîtresse des processus de recrutement, en seulement un an, l'université a débauché deux professeurs d'Oxford, et un de la London School of Economics. Des négociations sont en cours pour en faire venir quatre autres de Harvard, New York University et University of California."
Bien vu : avec 6 spécimens, on peut démarrer un élevage.
Des croisements interdisciplinaires pour bientôt ?
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Je me demande si tous les quotas ont été respectés ?
Ecrit par : iPidiblue politique paritaire | 04 janvier 2010
Rien qu'à l'annonce de ces recrutements, le CAC 40 a bondi au delà des 4000 points.
C'est une preuve irréfutable du bien fondé (de pouvoir) de l'autonomie des universités.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Par exemple il ya une certaine proportion d'imbéciles à conserver dans chaque établissement, mais si l'on n'embauche que les meilleurs à l'étranger, est-ce que le stock d'idiots naturels & indigènes sera suffisant ?
Ecrit par : iPidiblue et les indigènes de la République | 04 janvier 2010
Rien qu'à l'annonce de ces recrutements, le CAC 40 a bondi au delà des 4000 points.
C'est une preuve irréfutable du bien fondé (de pouvoir) de l'autonomie des universités.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
La hausse du CAC sur les premiers jours de janvier résulte principalement d'un effet technique : les investisseurs réalisent leurs pertes / bénéfices avant la clôture fiscale et bon nombre d'épargnants vident leurs portefeuilles pour éviter les droits de garde (facturés sur les lignes actives au 31/12).
Mais si vous souhaitez y voir une autre raison, libre à vous !
Ecrit par : Joe | 04 janvier 2010
@Logique cadichonienne.
"La puissance publique ne peut même, sur aucun objet, avoir le droit de faire enseigner des opinions comme des vérités; elle ne doit imposer aucune croyance. Si quelques opinions lui paraissent des erreurs dangereuses, ce n'est pas en faisant enseigner des opinions contraires qu'elle doit les combattre ou les prévenir; c'est en les écartant de l'instruction publique" ' Condorcet.
"Et ce n'est pas en tapant sur le capitalisme, le marché, la liberté d'entreprendre ou celle de choisir l'école de ses enfants ( car tout cela est lié) que l'on sortira l'EN de sa chienlit. Elle continuera son coma dépassé tant que le credo égalitariste des révolutionnaires de tout poil qui l'a mise dans cet état subsistera comme l'alpha et l'omega de la réflexion politique, et pas seulement en matière d'éducation." Cadichon
Conclusion : la bonne école est celle où l'on enseigne comme des vérités la liberté d'entreprendre, celle de choisir son école et les vertus du capitalisme.
Et vive Condorcet !
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
Comme pour la datation au carbone 14, on peut postuler que le flux entrant permet un rapport excellents profs / nb total de prof à peu près constant dans une université vivante.
En tuant la plupart des facs, on pourra peut être à défaut de les doter, les dater en mesurant le nb d'excellents profs et en postulant sa décroissance exponentielle (?)
De quoi obtenir le prix IgNobel : la connaissance n'a pas de prix.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Je vais fonder une "Ligue des imbéciles" afin de protéger les droits des idiots à vivre en milieu hostile, les membres du blog de Brighelli qui veulent adhérer seront les bienvenus ....
Ecrit par : iPidiblue et la ligue républicaine | 04 janvier 2010
Conclusion : la bonne école est celle où l'on enseigne comme des vérités la liberté d'entreprendre, celle de choisir son école et les vertus du capitalisme.
Et vive Condorcet !
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
J'espère bien que dans toutes les écoles on promeut la liberté sous toutes ses formes qu'elle soit d'entreprendre ou d'expression !
Ecrit par : Joe | 04 janvier 2010
Il paraît que je ne sais pas lire[...]
Que l'on me trouve dans ces deux textes, le moindre argument en faveur de l'élitisme.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
Lire, ce n'est pas seulement déchiffrer, mais aussi comprendre le sens de ce qu'on déchiffre.
L'élitisme, pour Dupond (avec un D), c'est ça : "Il semble que le professeur ait pour tâche de choisir, dans la foule, une élite, et, de décourager et rabattre les autres.
Alain cité par Guy Morel"
"rabattre les autres" : comme font tous les méchants capitalistes, sanguinaires et avides.
Conclusion : la bonne école est celle où l'on enseigne comme des vérités la liberté d'entreprendre, celle de choisir son école et les vertus du capitalisme.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
"Liberté", vous savez ? Comme sur le fronton de votre mairie, juste avant "égalité".
J'ai mauvais esprit? Sans doute parce que je suis allé dans la "bonne école", celle qui enseigne les vertus du communisme (et pourtant c'était chez les bourges).
Ecrit par : yann | 04 janvier 2010
Je vais fonder une "Ligue des imbéciles" afin de protéger les droits des idiots à vivre en milieu hostile, les membres du blog de Brighelli qui veulent adhérer seront les bienvenus ....
Ecrit par : iPidiblue et la ligue républicaine | 04 janvier 2010
Je prends ma carte, j'ai déjà été adoubé par Groucho Marx, Dobolino, Jean, et bien d'autres : j'y ai droit !
Ecrit par : yann | 04 janvier 2010
"Je prends ma carte" Yann
N'oubliez pas les documents officiels. La France est un pays de papier :
http://dl.free.fr/txDnHnBGI
et
http://dl.free.fr/pIXJ7m0YA
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Sylvie, vous vouliez vraiment poster sur le beau socle du 4 décembre dernier pour garder "le plaisir d'en causer" ?
Ecrit par : nicolas | 04 janvier 2010
Et voila, ça y est, les p... de c... de grilles de "con pétant ce" ont débarqué au collège. Et m...!!
Y a-t-il moyen d'échapper légalement à ce dispositif débile ou dois-je péter les plombs et refuser ce remplissage de grille stupide?
Je vous souhaite les mêmes en classes prépas, hiarc hiarc hiarc!
;);)!!!
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
"Je trouve que les analyses sont excellentes et j'avoue bien rire avec certains passages du style :
"Attention chers élèves, la question 3) c) du contrôle d'aujourd'hui valide la compétence I-4-β du socle ! Je passerai une nuit blanche à mettre des croix dans vos livrets de compétences, alors par pitié répondez-y bien, d'ailleurs j'écris la réponse au tableau. Oui Cléonte, une question ? Tu as levé la main pour prendre la parole, bravo Cléonte, tu viens de respecter les règles de la classe, et valides de ce fait la compétence 6-A-2-α ! Et bon, si maintenant on faisait le contrôle, hein ? Mais... pourquoi vous levez tous la main ?"
Ecrit par : Althea | 04 janvier 2010 "
ça y est, cauchemards assurés pour la suite. Oh Putain!!!!!! Avec un grand Pet.
C'est à quelle heure la révolution?
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
Je lui signale (à Marigot) que ce sont les pédagogistes qui ont "révolutionné" l'enseignement, qui ont fait table rase du passé, en lui appliquant leurs théories fumeuses, ancrées dans l'ideologie niveleuse qui fait la trame de la doxa de gauche.
Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2010
Mon idée la-dessus, est que le capitalisme qui coordonne les conséquences de nos actes par la tristement célèbre "main invisible du marché" coordonne AUSSI la Révolution pédagogiste en cours. Que des gens qui se disent à gauche en soient les militants les plus zélés ne devrait pas nous surprendre.
JC Michéa a dit des choses très pertinentes à ce propos.
Le gros problème pour cette société libérale capitaliste en crise, si chère à Cadichon, est qu'il n'y a plus de "main invisible" qui tienne, dont le mécanisme, si aveugle soit-il, puisse réguler l'ensemble des échanges, rétablir l'équilibre de l'économie dans laquelle le ministère de l'Education nationale pèse très lourd.
Certes, même chez un Sarkozi ou un Obama la tentation existe de réactiver le grand Autre, de remettre l'Etat ou des instances supra-nationales et anti-démocratiques à son service. Mais leur idéologie leur en interdit.
Pris dans le paradigme moderniste traditionnel les individus cherchent désespéremment le mécanisme qui pourraient faire office de "sujet supposé savoir", capable de garantir leurs choix. Nous en sommes là! Voyez les affaires du réchauffement climatique ou de la grippe H1N1. Pour l'heure c'est la belle débandade, la navigation à vue au gré des vents!
Le temps viendra, sans doute, un jour, quand les peuples de la planète deviendront, pour le coup, un peu plus raisonnables.
Ecrit par : marigot utopiste | 04 janvier 2010
Y a-t-il moyen d'échapper légalement à ce dispositif débile ou dois-je péter les plombs et refuser ce remplissage de grille stupide?
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
La réponse est non! C'est une décision des bureaucrates de Bruxelles à laquelle la France doit se soumettre.
Les parents d'élèves sont en droit d'exiger de telles procédures d'évaluation.
Ecrit par : de Magistro | 04 janvier 2010
Dugong va être désespéré. Son égérie, sa muse, Florence Robine, quitte l'IG pour devenir rectrice de Guyane. Au bagne !
Ecrit par : Romuald | 04 janvier 2010
Descoings dans ses (bonnes) oeuvres:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/04/richard-descoings-c-est-la-reaction-antisociale-dans-toute-sa-franchise_1287199_3224.html
Ecrit par : anne | 04 janvier 2010
Allez on n'est plus à ça près ; je viens de recevoir le compte rendu de la dernière réunion organisée par le principal. Vous allez m'en dire des nouvelles :
" Il est enfin rappelé que les moyennes des classes doivent être par principe d’au moins 10 (voire de 2 ou 3 points en plus dans les petites classes) que cette règle est appliquée dans tous les jurys d’examens et de concours (avec péréquation si besoin) et que l’excès de notes trop basses n’a qu’un effet démotivant pour les élèves. (cf la classe de 3ème à projet qui a permis à des élèves évalués différemment en début d’année d’obtenir de bien meilleurs résultats.)
A ce propos, il est demandé aux intervenants de 3ème6 d’adopter la même pédagogie qu’en 3ème5 vu l’extrême faiblesse des élèves… "
Traduction : Il faut les surnoter puisqu'ils sont très faibles comme ça ils auront de meilleures notes et ils deviendront moins faibles. ça c'est de l'argumentation béton !
Ecrit par : Althea | 04 janvier 2010
Ô misère...que de mauvaises nouvelles en ces premiers jours de jan-vier! Et voila, je déprime... (Althea, c'était un gag, non?!!)
"Y a-t-il moyen d'échapper légalement à ce dispositif débile ou dois-je péter les plombs et refuser ce remplissage de grille stupide?
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
La réponse est non! C'est une décision des bureaucrates de Bruxelles à laquelle la France doit se soumettre.
Les parents d'élèves sont en droit d'exiger de telles procédures d'évaluation.
Ecrit par : de Magistro | 04 janvier 2010"
Madone...ou kil é le smiley "je me tap la tet contr lé murs"??
Allez zou, filez-moi les coordonnées d'un syndicat qui lutte contre toute ces conneries!!
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
Ce n'est pas Marigot Utopiste, c'est Marigot mal-informé.
La main invisible responsable de la crise est malheureusement très visible et elle s'appelle l'Etat :
1/ Quand vous forcez les banques à prêter de l'argent à des pauvres pour préserver la non-discrimination (la blague), il ne faut pas étonner que ces dernières cherchent par tous les moyens à se débarrasser du risque sur d'autres (c'est leur métier)
2/ Quand vous maintenez des taux d'intérêts artificiellement bas pour "soutenir la croissance", vous créez des liquidités et de ce fait vous aggravez la spéculation.
Ce n'est qu'un exemple mais qui a pris ces décisions ? La première, c'est l'état américain, la seconde, ce sont les banques centrales américaines et européennes. Bref, pas vraiment le marché.
Vous pourrez toujours me dire que peut être les états ont fait des erreurs, mais que le marché a foncé droit dans le mur (ce qui est le cas). C'est la nature du marché (qui doit avoir le QI moyen d'un âne broutant) d'agir ainsi : cause - conséquence. Le problème, c'est le législateur devrait le savoir et ne cherche pas à étudier l'impact de ses décisions. C'est le principe de l'équilibre des marchés : éloigner le marché de son point d'équilibre et il cherchera à retrouver un nouvel équilibre. La violence de la réponse sera fonction de l'importance du mouvement initial.
Ecrit par : Joe | 04 janvier 2010
"Dugong va être désespéré. Son égérie, sa muse, Florence Robine, quitte l'IG pour devenir rectrice de Guyane. Au bagne !"
J'avais réagi le 30 décembre à cette "promotion".
Elle part mais l'expression "se faire robiner" restera, je le crains.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
On va lâcher les gnous ...
Ecrit par : iPidiblue mal au robinet | 04 janvier 2010
Il est mou du gnou, ce soir Dugong ! Un peu de repos ...
Ecrit par : iPidiblue mal au robinet | 04 janvier 2010
Et voila, ça y est, les p... de c... de grilles de "con pétant ce" ont débarqué au collège. Et m...!!
Y a-t-il moyen d'échapper légalement à ce dispositif débile ou dois-je péter les plombs et refuser ce remplissage de grille stupide?
Je vous souhaite les mêmes en classes prépas, hiarc hiarc hiarc!
;);)!!!
Ecrit par : sisyphe | 04 janvier 2010
Petit veinard ! Bienvenue au club !
Savez-vous à quoi nous devons jouer, mes collègues et moi, un mercredi de notre choix avant le 13 février dernier délai ?
A inventer plein de petits frères et sœurs aux livrets de compétence CE1 et CM2 ! Un pour chaque niveau ! Sept jolis petits livrets ! Qu'est-ce qu'on va rire tout en fonctionnant comme des bons fonctionnaires !
Je hais les 108 heures volées aux élèves :-(((
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2010
Extrait du Bulletin de l'OMS 2012 (entre la rubrique SARS et la rubrique Variole)
Syndrome de Robine : pathologie lourde transmise par les mulots.
Symptômes : stupeur et tremblements.
Recommandations : arrêt de travail prolongé.
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
alors que tout le dispositif éducatif est entre les mains d'enseignants, de représentants de parents et de syndicats, presque tous de Gauche et anti-bourgeois. BI
Mais où avez-vous vu que les enseignants, les représentants de parents et les syndicats de gauche étaient anti-bourgeois? Dans une salle des profs, ou c'est un lamento continu comme une belle foirade post prantale de Janvier ou ils ne parlent que de leur maison, de leur chauffe-eau, de leur chaudière, de leurs petits-enfants, de leurs enfants, de leurs voitures, de leur retraite. Un collègue, parti à la retraite, disait un jour que pour montrer à des élèves en histoire ce qu'était la collaboration, il suffisait de les amener dans une salle des profs. Des petits bourgeois collabos parfaits.
Ecrit par : de passage | 04 janvier 2010
"Ô misère...que de mauvaises nouvelles en ces premiers jours de jan-vier! Et voila, je déprime... (Althea, c'était un gag, non?!!)"
Non ce n'est pas un gag : J'ai une trace écrite.
En plus, il a précisé en haut du compte rendu "Les décisions ci-après ont été prises à la majorité (le plus souvent à l'unanimité)".
Je ne me souviens pas qu'il nous ait demandé notre avis...
Bon voila, il paraît qu'à la grande majorité des profs, nous avons décidé qu'il fallait surnoter.
Allez je continue la liste :
-> On évoque à nouveau la note de vie scolaire : Il faut se conformer à la loi : un élève présent et urbain avec sa camarades a obligatoirement 14 (même si tous ses autres comportements sont répréhensibles). (C'est pas beau ça ?)
-> Pour des raisons techniques, les professeurs d’Histoire - Géographie établiront un programme d’interrogation déclinable dans les matières artistiques (et autres matières intéressées).
Vous l'ignoriez ? Il n'y a pas de programme officiel pour l'épreuve d'histoire des arts. Les profs décident du programme pour l'épreuve au brevet.
Celle là, elle est drôle :
-> Malgré des points de vue divergents qui s’expriment, il est préconisé de faire cours portes fermées pour ne pas distraire les élèves par des bruits parasites émanant de classes voisines naturellement plus bruyantes (exemples : LV ou musique) ou de classes à niveau sonore anormalement élevé.
NB : Le chauffage du bâtiment A sera réduit (pour lever l’argument de la surchauffe)
Je rigole toute seule...
Tout le système s'écroule mais on s'attarde sur un point totalement stupide...
Ecrit par : Althea | 04 janvier 2010
A propos "d'utopies nécessaires" (?), il y a une émission en ce moment sur la 5 sur Célestin Frénet.
Ecrit par : Robin | 04 janvier 2010
Il paraît que je ne sais pas lire[...]
Que l'on me trouve dans ces deux textes, le moindre argument en faveur de l'élitisme.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
Lire, ce n'est pas seulement déchiffrer, mais aussi comprendre le sens de ce qu'on déchiffre.
L'élitisme, pour Dupond (avec un D), c'est ça : "Il semble que le professeur ait pour tâche de choisir, dans la foule, une élite, et, de décourager et rabattre les autres.
Alain cité par Guy Morel"
"rabattre les autres" : comme font tous les méchants capitalistes, sanguinaires et avides.
Conclusion : la bonne école est celle où l'on enseigne comme des vérités la liberté d'entreprendre, celle de choisir son école et les vertus du capitalisme.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
"Liberté", vous savez ? Comme sur le fronton de votre mairie, juste avant "égalité".
J'ai mauvais esprit? Sans doute parce que je suis allé dans la "bonne école", celle qui enseigne les vertus du communisme (et pourtant c'était chez les bourges).
Ecrit par : yann | 04 janvier 2010
C'est très aimable d'inventer un nouvel auteur "Alain cité par Guy Morel". Contentons-nous d'Alain.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
A propos "d'utopies nécessaires" (?), il y a une émission en ce moment sur la 5 sur Célestin Frénet.
Ecrit par : Robin | 04 janvier 2010
Freinet, Robin. Avec mes voeux les plus sincères.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
A propos "d'utopies nécessaires" (?), il y a une émission en ce moment sur la 5 sur Célestin Freinet.
Ecrit par : Robin | 04 janvier 2010
J'ai déjà vu ce téléfilm. Il est nettement moins bien, selon moi, que L'école Buissonnière qui date de 1948 où l'on retrouve beaucoup plus ce que Freinet écrivait sur ses premières années d'instituteur.
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2010
J'ai déjà vu ce téléfilm. Il est nettement moins bien, selon moi, que L'école Buissonnière qui date de 1948 où l'on retrouve beaucoup plus ce que Freinet écrivait sur ses premières années d'instituteur.
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2010
En effet.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
De grâce, Joe, je développe un urticaire géant dès que je lis un mot évoquant l'économie de marché, un ictère généralisé quand je dois faire des efforts pour comprendre une phrase simple de ma langue, alors que va-t-il m'arriver maintenant que j'ai lu CA ?
Le problème, c'est le législateur devrait le savoir et ne cherche pas à étudier l'impact de ses décisions. Joe
Ecrit par : nicolas | 04 janvier 2010
Traduction : Il faut les surnoter puisqu'ils sont très faibles comme ça ils auront de meilleures notes et ils deviendront moins faibles. ça c'est de l'argumentation béton ! Ecrit par : Althea | 04 janvier 2010
Vous êtes sûre de votre traduction, Althea ?
Je comprends plutôt : comme ça ils auront de meilleures notes et ils deviendront de plus en plus faibles. Et alors ?
Mais s'est-on déjà posé la question de savoir si surnoter motive réellement les élèves ? Non. Et alors ?
Tout se passe comme si ça tournait à vide, l'objectif principal étant de mettre les profs au pas. Enthousiasmant.
Ecrit par : nicolas | 04 janvier 2010
propos "d'utopies nécessaires" (?), il y a une émission en ce moment sur la 5 sur Célestin Freinet.
Ecrit par : Robin | 04 janvier 2010
J'ai déjà vu ce téléfilm. Il est nettement moins bien, selon moi, que L'école Buissonnière qui date de 1948 où l'on retrouve beaucoup plus ce que Freinet écrivait sur ses premières années d'instituteur.
Ecrit par : catmano | 04 janvier 2010
Pff! Vous ne trouvez pas ça pénible ce genre de film? La pédagogie même le soir à 22h! C'est du sacerdoce! Des moines de la pédagogie, vous êtes!
Ecrit par : pff! | 04 janvier 2010
Proutt ! C'est pour cela qu'on ne regarde pas. D'ailleurs on a déjà vu.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
Richard Descoings lance, enfin, dans un interview au Monde la grande bataille contre les grandes écoles, bastion de l'élitisme , des inégalités et de la reproduction sociale.
Mais par ailleurs dans le même interview il se félicite dans les termes suivants pour Sc-Po :
A la rentrée 2009, 80 % des élèves français de première année à Sc-Po avaient obtenu une mention "très bien" au bac avec plus de 17/20 de moyenne.
Une mention TB pour entrer à Sc-Po, ce n'est pas de la sélection ça ? Imaginons que Paris-Dauphine fasse de même chose, c'est tout de suite la plainte devant le Conseil d'Etat.
Il ne nous dit pas non plus , quel fourbe, quelles sont les proportions respectives d'enfants de cadres et d'ouvriers dans la si inégalitaire Sc-Po. Je suis prêt à parier qu'il est de 8, comme en Terminal S !
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 04 janvier 2010
Je n'ai pas de conseils à vous donner, cadichon, mais vous devriez peut-être écouter le "cafard" de votre fille.
Ce pays donne le cafard et je ne pense pas que ça va s'arranger en 2010. Tout est possible, y compris un virage à l'extrême-droite et une guerre civile ; en tout cas je pressens des événements très graves. Vous n'avez pas idée du malaise qui règne ici et qui va reprendre après la trêve des confiseurs.
Je sais bien que tout n'est pas rose là-bas, mais pourquoi ne restez vous pas aux États-Unis ? Il doit bien y avoir l'équivalent des CPGE françaises, non ?
Ecrit par : Robin | 03 janvier 2010
Merci Robin pour cette marque d'empathie qui me va droit au coeur et où je reconnais bien votre sagesse.
Je souhaite que 2010 vous apporte la sérénité dans cette dernière ligne droite et surtout qu'elle ne concrétise pas vos craintes. Pour ma part, je fais confiance au bon sens de mes compatriotes. Cela dit, je n'oublie pas le cataclysme de 2002. Le Pen au second tour n'avait heureusement aucune chance mais son succès nous a épargné un quinquennat Jospin. Bon, c'est vrai qu' on a eu à la place le Dernier des Mohicans, un Rad-soc-tête de veau. Pas plus glorieux que la mouvance cassoulet.
S'il n'y a pas à craindre de danger frontiste, et si chienlit il y a, elle viendra plus sûrement de tous ceux (syndicats en tête et les amis de marigot pour fermer le ban) pour qui la démocratie n'a de sens qu'en faisant descendre le bon peuple (veaux, moutons?) dans la rue.
Je souhaite avant tout que la gauche se trouve un vrai chef, en 2010, un qui rassemble au lieu de diviser, qui fasse preuve de courage et d'intelligence constructive et non de hargne vindicative et stérile, et surtout qu'elle abandonne ses vielles lubies, comme l'ont fait depuis belle lurette tous les autres mouvements de la gauche démocratique, et même les communistes, dans le reste du monde.
Comment concevoir un programme cohérent et crédible tant que survivent ces poncifs éculés, mantras d'un autre âge que l'on psalmodie et qui font la trame du discours gauchisant? L'heure est au pragmatisme et les idéologies de papa sont mortes. La liberté va de pair avec la prospérité et cela reste encore le seul moyen de financer les dépenses d'ordre social. There is no free lunch. Mais les réflexes pavloviens sont bien ancrés, les mantras aussi, et il n'y a vraiemnt qu'en France que l'on peut lire des absurdités dans le genre: Non à la dictature du marché, sans déclencher une hilarité générale. En France on se fait une gloire de ne rien entendre à l'économie, Mitterrand le premier, et puisque personne ne s'en rend compte, pourquoi se gêner? Cela sonne bien et permet de dire impunément les pires sottises. Euh, impunément n'est pas le mot mais la punition étant collective ( effondrement du pouvoir d'achat, chômage, précarité), elle passe mieux.
It's the economy stupid! C'est un homme de gauche, mais américain, qui a ainsi rappelé à Bush père, en 1992, qu'une élection ne se gagnait pas seulement sur le succès d'une campagne militaire.
Revenons à ma fille: elle n'étudie pas ici pour plusieurs raisons. Financières et stratégiques. Elle veut faire un cursus de droit francais et anglo-saxon et n'a pas tellement le choix, si elle ne veut pas "perdre" 4 ans à acquérir le bagage de culture générale que le programme de Bac International lui a déjà donné en grande partie et elle a appris par osmose le jargon juridique depuis le biberon.
Le problème c'est qu'en Amérique, (mais cela vous le savez) avant d'intégrer une Law School il faut passer par ces 4 ans de cocon undergrad dont la facture est de 160.000 $, et si on n'est pas Américain, on n'a pas de bourse. Et elle ne voulait pas aller à McGill, comme sa grande soeur et moi.
Son autre soeur est née à Phila, donc pour elle pas de problème. La dernière est née aussi dans un hopital américain, mais c'était celui de... Neuilly. Les vendanges tardives ne permettent pas toujours de planifier ce genre de choses.
Pour répondre à votre question, ce qui nous permet de revenir au sujet de cette note, il n'y a absolument aucun équivalent aux CPGE ici.
C'est pour assurer la transition entre systèmes américain et français qu'elle est allée l'an passé en HK à Condorcet, ce n'est pas le nom ( coïncidence amusante) mais le classement et la proximité en cas de grève qui a dicté ce choix. Nous avons pensé qu'avant d'intégrer l'enseignement supérieur français, il lui fallait communier dans cette religion de la structure, du sacro-saint PLAN, et avons naïvement cru qu'elle allait pouvoir apprendre en un an les subtilités de la dissertation et du commentaire de textes... Mauvaise pioche. Ce fut un bagne non pas pour le volume du travail mais elle n'a jamais pu apprendre ce pour quoi elle était là. Aucun de ses professeurs n'a eu la moindre indulgence pour son handicap, or c'est précisément pour sa "différence" qu'ils se disaient ravis de l'admettre, du moins c'est qu'ils nous ont dit aux entretiens avant le dépot de la liste , que sa présence serait un plus pour l'ensemble de la classe etc....
Il faut leur laisser le bénéfice du doute et accepter qu'ils ignoraient donc que personne ne peut acquérir, et surtout sans l'aide des profs, cette méthodologie, résultat d'un apprentissage durant toute une scolarité, qui imprègne les élèves francais, au point que cela devient une seconde nature. Il fut impossible de combler ce fossé, malgré les cours particuliers avec des Normaliens. Aucun prof n'a accepté de passer une minute à discuter de son cas, à l'aider, elle était un cobaye, une bête curieuse, et les seuls qui l'ont défendue sont les deux élèves présents au conseil de classe.
To add insult to injury, elle a eu la malchance de tomber sur un professeur d'anglais qui est une disgrâce pour le corps enseignant car à son manque total d'intérêt pour ses élèves, il ajoute une incompétence que seule ma fille pouvait relever, comme par exemple quand il affirma que l'acronyme de "son of a bitch" est SoAb. Il en a sorti un paquet de ce genre pendant l'année. Il faisait l'unanimité contre lui dans la classe, (misery loves company) mais cela n'a pas conforté ma fille qui n'a pas réussi à apprendre quoi que ce soit dans la seule matière qui aurait pu lui mettre du baume au coeur, et surtout avec celui qui aurait dû comprendre le mieux ses difficultés, un Anglais qui avait étudié aux E-U. Si les crétins pontifiants ET antiaméricains volaient, M***** serait chef d'escadrille.
Elle aurait peut-être été moins bousillée dans un lycée moins bien "coté" (et tout aussi proche, comme Chaptal ou Jules Ferry) mais tous nos amis francais nous ont dit de mettre Condorcet en tête dans la liste. Dans ce système liberticide et figé où le choix est impossible, elle a dû y aller.
Cette année, elle marne encore en méthodologie et je lance un appel à quiconque pourrait lui conseiller quelque ouvrage car elle fait un véritable blocage, persuadée qu'elle n'est pas taillée pour faire des études supérieures, tellement son année de HK l'a "cassée". Elle en oublie son parcours scolaire avec un prix d'excellence en quatrième (ici on ne le décerne que 2 fois, durant la fameuse cérémonie de la "Graduation", en fin de Middle school et en fin de High school), ainsi que son 7/7 en histoire au BI et un 6/7 en français, anglais et espagnol
Heureusement qu'elle est dans un bi-diplôme et que ses cours de Common Law sont pour elle une vraie promenade de santé.
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Cela dit, je me demande si la proportion d'enfants d'ouvriers qui, actuellement, entrent en classe prépa (math sup et spé ou Hypokhâgne et khâgne) et y réussissent, n'est pas moindre que ce qu'elle était en 1950 ou 1960 ou 1970 ou 1980 ou 1990 ou 2000.
La réponse à cette question serait éclairante.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 janvier 2010
Les statistiques existent, je ne les ai pas sous la main mais les écarts sont encore plus terrifiants école par école, du genre 23% d'enfants de classes "populaires" à Polytechnique en 1960 et moins de 2% aujourd'hui.
L'étude conduite en 1995 par Thélot et Euriat sur quatre grandes écoles (Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, HEC et l’ENA) donnait 29% des élèves au début des années 50, contre 9% quarante ans plus tard. Et comme ce chiffre a encore baissé....
Mais il en va de ce fossé abyssal comme de la baisse du niveau, de l'épidémie d'illettrisme et de violence scolaire, ce sont des mythes, inventés par les ennemis de l'école qui noircissent le tableau, aux dires de la palanquée d'experts qui affirment par exemple, et with a straight face:(on dirait du pur jus marigot):
"""En tenant compte de la baisse du nombre d’ouvriers et de l’augmentation du nombre de cadres, les auteurs diagnostiquent en fait une très légère ouverture sociale : «les jeunes d’origine populaire vers 1950-1955 avaient 24 fois moins de chances que les autres d’être dans l’une de ces quatre grandes écoles. Aujourd’hui ils en ont 23 fois moins».
http://www.liberation.fr.c.footprint.net/politiques/0104320065-inegalites-sociales-dans-l-education-royal-noircit-un-peu-le-tableau
Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2010
TTPTGT...(à compléter)
GTPT itou
C'est le code de sécurité qu'il m'a fallu recopier, et il m'a semblé bien adapté aux lendemains de libations.
Ecrit par : Cadichon | 04 janvier 2010
En économie, mais pas par économie, "Toulouse-I a fait venir des enseignants prestigieux" (Le Figaro)
"Davantage maîtresse des processus de recrutement, en seulement un an, l'université a débauché deux professeurs d'Oxford, et un de la London School of Economics. Des négociations sont en cours pour en faire venir quatre autres de Harvard, New York University et University of California."
Bien vu : avec 6 spécimens, on peut démarrer un élevage.
Des croisements interdisciplinaires pour bientôt ?
Ecrit par : dugong | 04 janvier 2010
Il y a des gens qui quittent Harvard et Oxford pour venir enseigner à Toulouse ??? 0_0 C'est de la propagande, ou une erreur de frappe ?
Ecrit par : Jeremy | 05 janvier 2010
Puisque Morel rime avec brel et qu'il veut avoir du son, voici in extenso, pour ceux que cela intéresse un texte disponible en ligne en gouglant "élitisme républicain Condorcet", et écrit par un spécialiste, Charles Coutel.
Le seul bémol que je mettrai à cette analyse, par ailleurs lumineuse, concerne l'obligation scolaire, une contrainte que Condorcet, en bon libéral, jugeait contraire au principe de liberté, et inutile, car il était convaincu que la nécessité de l'instruction s'imposerait d'elle-même, par les avantages qu'elle procurerait, une idée que Guizot lui empruntera. Il faudra attendre Jules Ferry pour que l'école devienne obligatoire mais, conformément à ce que Condorcet avait également pressenti, cela ne changea pas grand chose, car l'absentéisme resta encore significatif jusqu'au début des annnés 20, surtout dans les campagnes.
"""Cours de culture générale de Monsieur C.Coutel (Douai)
La question de l'égalité
« Réaliser l’égalité, c’est faire appel à la loi instituée par les hommes éclairés; mais à son tour la loi humaine révèle son insuffisance à faire valoir la loi naturelle. Reste pour les sauver, l’instruction dont le but est de rendre les hommes égaux, ce qu’ils sont par nature, de révéler les hommes qui ont reçu de la nature un talent particulier, d’effacer les inégalités qui règnent dans les facultés de l’esprit. »
Michèle Crampe-Casnabet, Condorcet, lecteur des Lumières , 1985, PUF, page 68.
Condorcet pourrait bien, sur la question de l'égalité, se révéler un des penseurs les plus précis et les plus clairs pour nos temps démocratiques. Il échappe, en effet, aux réductions que nous nous ingénions à opérer sur la notion philosophique d'égalité: l’égalitarisme à courte vue et l'élitisme arrogant. Cette originalité de Condorcet fut notée par Michèle Crampe-Casnabet en 1985 et par Louise Marcil dans sa remarquable contribution dans le numéro consacré à Condorcet en 1993 par la revue Lekton. Nous partageons leurs analyses et conclusions.
Condorcet est bien le porteur de trois espérances : voir, un jour, s'établir une égalité entre les nations, une égalité dans tout peuple et un équilibre des ressources et des besoins entre les hommes. Les analyses qui suivent s'inscrivent dans cet optimisme cosmopolitique, républicain et humaniste, et souhaitent insister sur la question de l'égalité dans la théorie de l'instruction publique, pièce maîtresse de la philosophie condorcétienne.
1. Un paradoxe surprenant : mettre l'inégalité au service de l'égalité
A l'idée de renverser tous les privilèges sur le plan politique, correspond toujours, chez Condorcet, la volonté de lutter contre les inégalités et les injustices sociales et économiques. Il compte sur l'instruction publique pour réduire toutes les contradictions persistant entre les principes fondamentaux proclamés en 1789 et la réalité; le Rapport sur l’instruction publique d'avril 1792 précise : «[il s'agit] d'établir entre les citoyens une égalité de fait, et rendre réelle l'égalité politique reconnue par la loi» (édition Edilig, p. 82).
Cependant, sans doute averti par les analyses des physiocrates, Condorcet ne glisse pas vers l’égalitarisme abstrait de certains de ses contemporains. Comment, dès lors, concilier cette affirmation que tous les hommes sont égaux, sur le plan politique et des droits de l'homme, avec l'idée que les esprits et les talents ne sont pas semblables? Comment faire pour que cette diversité ne soit pas interprétée comme un risque de hiérarchisation des personnes? L'égalité d'instruction doit donc lutter à la fois contre le retour subreptice de l'inégalité dans l'accès aux savoirs (dans le préceptorat privé par exemple), mais aussi contre la tentation de l’égalitarisme qui, à partir de l'égalité morale et politique des hommes, en arrive à haïr les talents et les lumières, à condamner l'excellence et à interdire l’admiration. La question est résumée par la Note F du Rapport sur l'instruction publique :
«On a donc cherché à réunir ici tous les avantages de la supériorité des lumières dans quelques hommes pour la faire servir, non à fortifier, mais à prévenir les inconvénients de l'inégalité des esprits» (édition citée, p. 187).
Cet «élitisme républicain» n'a pas été toujours bien compris; ainsi, l'accès à la Société nationale, qui couronne l’instruction publique,fait appel à des modalités d'élection et de cooptation qui, si elles ne sont pas appliquées avec une totale collégialité éclairée, peuvent prêter le flanc à la critique. Cependant le «coup de génie» de Condorcet fut de comprendre que l'inégalité des esprits peut se mettre au service de l'égalité politique proclamée par la loi.
Pour cela, il se tourne vers les plus savants qui, au sein de la Société nationale des sciences et des arts, déterminent les savoirs élémentaires dont la maîtrise rend chaque citoyen apte à l'autonomie intellectuelle requise par la constitution républicaine. L’élémentarité des savoirs enseignés assure la formation du jugement éclairé des citoyens : un savoir élémentaire est susceptible d’être compris par un esprit et par tous les esprits à la fois. Mais ce jeu entre l'inégalité et l'égalité présuppose une autorité supérieure échappant à tout risque d'une exploitation politique des inégalités présentes.
De plus, l'instruction publique doit être un lieu où règne l'égalité entre les élèves sur le plan matériel (par la gratuité) et sur le plan des opinions (par la laïcité ; Condorcet prône l’ « esprit public » contre l’ « esprit de secte »). Le principe de gratuité absolue ( mais du cycle primaire seulement) garantit l'égalité de tous les élèves. Si ces conditions sont réunies, l'égalité politique a des chances de ne plus demeurer abstraite sans pour autant sacrifier la diversité des esprits et des talents. Revenons sur ce paradoxe initial : mettre l'inégalité au service de l'égalité elle-même.
Condorcet se réfère souvent à A. Smith en 1788, 1791 (notamment dans les Cinq mémoires) et en 1792; grâce au philosophe anglais et sans tomber dans les interprétations de Sieyès, Condorcet se pose le problème suivant : comment concilier l'égalité politique proclamée par les Droits de l'homme en 1789 avec l'inégalité des conditions, des esprits et des talents? Cette question fondamentale est résumée dans le Quatrième mémoire sur l'instruction publique : «Si une égalité réelle ne s'unit pas à l'égalité politique, alors le but de la société n'est pas rempli» (édition citée, p. 235).
Ne pas affronter cette difficulté, notamment par l'instruction publique, serait laisser croire que l'affirmation de l'égalité politique ou éthique des hommes n'a aucune implication concrète et paraîtrait vite mystificatrice. Si le régime républicain ne réduit pas effectivement les inégalités, il se discrédite et ferait douter de ses références explicites aux droits de l'homme; plus grave: il se pourrait bien que certains désespèrent des droits de l'homme eux-mêmes. Cet impératif éthico-politique est évoqué dans le Premier mémoire sur l'instruction publique : « Les lois prononcent l'égalité entre les droits, les institutions, pour l'instruction publique peuvent seules rendre cette égalité réelle. Celle qui est établie par les lois est ordonnée par la justice; mais l'instruction publique peut faire que ce principe de justice ne soit pas en contradiction avec celui qui prescrit de n'accorder aux hommes que les droits dont l'exercice, conforme à la raison et à l'intérêt commun, ne blesse point ceux des autres membres de la même société. » (édition citée, p. 78).
L'égalité réelle présuppose l'exercice d'une raison individuelle et commune que seule l'instruction publique peut développer. En effet, ne pas réduire effectivement les inégalités, c'est prendre le risque de fragiliser l'idée même de droit qui implique que l'idée d'égalité puisse incarner l'exigence de justice. Il peut être utile de rappeler la définition condorcétienne du droit :
«Un droit n'est dans le sens le plus précis, qu'un titre à une jouissance extérieure fondée sur l'égalité, comme la justice n'est que l'égalité telle qu'une raison éclairée la reconnaît» (Œuvres, vol. VI, p. 326).
L'instruction publique, en renforçant l'égalité sans renoncer au progrès des lumières ni à la diversité des esprits et des talents, confirme l'idée de droit requise par le régime républicain. L'égalité dans l'instruction anticipe sur l'égalité des conditions et des fortunes sans imposer une uniformité égalitariste ni un unanimisme consensuel (voir l'Esquisse, p. 272).
C'est la lecture d'A. Smith qui suscite cette prise de conscience: la division du travail accentue les inégalités socioéconomiques en même temps que les droits naturels prônent l'égalité entre les hommes ; il y a là une contradiction. Condorcet constate que la complexification des sociétés et de la production économique est une invitation à développer l'instruction publique élémentaire qui rendra les individus critiques et autonomes; il ne cède pas à la tentation de l'obscurantisme égalitariste qui fera dire à Durand de Maillane, en décembre 1792 : «Peut-être ne sommes-nous corrompus que parce que nous sommes trop savants!».
A. Smith indique donc un problème que seule l'instruction publique pourrait lever; on lit dans le Premier Mémoire sur l’instruction publique « M. Smith a remarqué que, plus les professions mécaniques se divisaient, plus le peuple était exposé à contracter cette stupidité naturelle aux hommes bornés à un petit nombre d'idées d'un même genre, l'instruction est le seul remède de ce mal, d'autant plus dangereux dans un État, que les lois y ont établi plus d'égalité » (édition citée, p. 78).
La Proclamation de 1789 et les contradictions de la division du travail réclament une égalité d'instruction; le Premier Mémoire sur l'instruction publique dit : «Ce serait un amour de l'égalité bien funeste que celui qui craindrait d'étendre la classe des hommes éclairés et d'y augmenter les lumières» (édition citée, p. 65).
Il importe donc d'appliquer l'exigence d'égalité proclamée en 1789, mais, comment échapper à l'égalitarisme? Encore une fois, Condorcet se tourne vers les plus savants et déclare dans la Note G du Rapport sur l'instruction publique :
« L'égalité des esprits et celle de l'instruction sont des chimères. Il faut donc chercher à rendre utile cette inégalité nécessaire. Or le moyen le plus sûr d'y parvenir n'est-il pas de diriger les esprits vers les occupations qui mettent un individu en état d'enseigner les autres, de les défendre contre l'erreur » (édition citée, p. 186).
Il faut donc que les plus savants contribuent à l'instruction de tous, grâce aux savoirs élémentaires :
«L'homme [...] qui sait les quatre règles de l'arithmétique, ne peut être dans la dépendance de Newton pour aucune des actions de la vie commune» (édition citée, p. 187).
Les savoirs élémentaires universellement répandus par l'instruction publique, assurent l'égalité de tous les hommes sans attenter à la diversité des esprits et des talents ni aux progrès des lumières.
Le rôle régulateur de la Société nationale apparaît maintenant avec netteté : elle contribue à la médiation entre les plus savants et les savoirs enseignés, pour servir l'égalité d'instruction. En répandant les savoirs élémentaires, l'instruction publique rend chaque être capable de reconnaître l'autorité rationnelle des savants mais sans pour cela faire du savoir un pouvoir au service de l'État. La maîtrise des éléments fait accéder à l'autonomie dans le respect des compétences et des lumières des plus savants. Ainsi l'égalité de tous ne sacrifie pas l'excellence :
NOUS SOMMES AU COEUR DE L'ELITISME REPUBLICAIN.
Sans cette égalité de l'instruction élémentaire, une école entretiendrait l'idée que la maîtrise du savoir viserait l'exercice d'un pouvoir ou serait liée à la puissance de l'argent (d'où la condamnation du préceptorat privé par Condorcet, notamment en juillet 1791). Les savoirs sont
au service de la vérité, des droits naturels et des lumières et non des pouvoirs (comme le «despotisme éclairé» le suggérerait). En ce sens, l'égalité d'instruction
est requise car :
a) Elle est en conformité avec les droits naturels et permet à chacun de ne dépendre que de soi et de développer sa raison, dans le cadre de la formation d'une raison commune.
b) Elle ne sacrifie pas l'excellence et ne tombe pas dans l'égalitarisme abstrait (qui confond égalité arithmétique et égalité géométrique).
c) Elle contribue à la fois à l'apprentissage de la citoyenneté (préparation aux fonctions publiques) et aux progrès des lumières : elle assure aussi le lien entre l'épistémologique et le juridique; c'est pour cette raison que le républicanisme condorcétien est un rationalisme.
d) Elle permet de sortir du «sophisme» de Rousseau qui confond les savoirs en eux-mêmes et leurs usages dans des relations inégalitaires entre les hommes. L'essor des lumières ne remet pas en cause l'égalité, si tous les hommes sont suffisamment instruits pour respecter les savoirs sans en être les dupes: accepter que quelqu'un soit plus savant que moi ne me lèse en rien si je ne dépends pas de lui.
e) Elle a aussi une utilité économique en contribuant aux progrès des sciences et des techniques (voir Premier mémoire p.65 et 66).
2. Les implications institutionnelles du principe d'égalité
Le principe d'égalité va tenter de sortir du paradoxe initial, en produisant des effets institutionnels précis, notamment dans le Rapport de 1792. Les savoirs ne sont des sources d'inégalité que s'ils ne sont pas diffusés universellement: le travail des Académies doit être relayé par l'instruction publique et se doubler d'une tâche d'élémentarisation. L'exigence d'égalité induit donc les autres principes de l'instruction publique; ainsi l'égalité, pour s'instituer, doit être éclairée:
a) par son application dans le champ des savoirs enseignés à travers les savoirsélémentaires (l'égalité appliquée au savoir enseigné);
b) par sa légitimation institutionnelle et juridique, par le principe de laïcité (neutralisant les opinions et les inégalités de départ;
c) par un effort de transposition didactique visant à faire comprendre les mêmes éléments à tous les esprits dans leur diversité (en revanche, l'attitude catéchistique gomme cette diversité des esprits et dissimule la teneur problématique et perfectible de tout savoir);
d) par une unification (non uniformisante) éthique et humaniste; par une référence constante à l'amour de l'humanité et au respect des droits naturels, le principe d'égalité s'interdit de glisser vers l'égalitarisme et le
grégarisme.
Les débats actuels sur le respect du principe de laïcité ne doivent pas oublier la cohérence globale des principes de l’instruction publique et de la République: égalité, élémentarité, gratuité, légalité, rationalité, solidarité, humanité. C'est le rôle de la Société nationale d'inscrire l'instruction publique dans le perfectionnement de l'humanité: en ce sens, Condorcet, par cette ouverture critique et humaniste, dans le Rapport sur l'instruction publique, retrouve les projets de Benjamin Franklin et de Francis Bacon. Cette intention se sublime dans la problématique condorcétienne de l'Atlantide. L'instruction publique met donc le meilleur à la portée de tous: d'où la volonté de veiller à la qualité des manuels scolaires et de la formation des futurs maîtres.
Ces remarques explicitent les quatre implications institutionnelles du principe d'égalité; ces implications sont présentées, notamment, dans le Rapport de 1792:
1°) La mixité : Condorcet étend l'instruction publique aux deux sexes. Des premiers textes défendant les droits civiques des femmes au Fragment sur l'Atlantide, en passant par le Premier Mémoire sur l'instruction publique, Condorcet se fait l'écho non d'une attitude «féministe», mais d'une volonté d'application stricte des droits naturels et de l'égalité proclamés en 1789. On pourra se reporter à ce passage du Troisième Mémoire sur l'instruction publique : « Il faut encore ici bien se garder de séparer les hommes des femmes, de préparer à celles-ci une instruction plus bornée, et d'abuser du nom de la nature pour consacrer les préjugés de l'ignorance et la tyrannie de la force » (édition citée, p. 196; voir aussi le Premier Mémoire sur l'instruction publique, édition citée, p. 98 à 104). Ce principe de mixité inscrit le principe d'humanité au cœur du principe d'égalité. La différence sexuelle ne saurait faire oublier la commune humanité. Mais la mixité ne signifie pas identité et invite au respect mutuel.
2°) L'obligation scolaire est la seconde conséquence institutionnelle du principe d'égalité. Ce principe d'obligation fut proclamé sous la Troisième République, grâce aux efforts de J. Ferry et de J. Macé; mais plusieurs fois Condorcet manifeste le souci de voir l'instruction publique devenir «universelle» : « Le devoir de la société, relativement à l'obligation d'étendre dans le fait, [....] l'égalité des droits, consiste donc à procurer à chaque homme l'instruction nécessaire pour exercer les fonctions communes d'homme, de père de famille et de citoyen, pour en sentir, pour en connaître tous les devoirs » (Premier mémoire sur l'instruction publique, édition citée, p. 64; voir aussi Second mémoire sur l'instruction publique, édition citée, p. 109).
L'obligation scolaire est un effet institutionnel de la proclamation des droits naturels et de la redéfinition de la citoyenneté républicaine, à la lumière de ces droits naturels: le pouvoir constituant du peuple est affirmé mais aussi médiatisé par la capacité de chaque citoyen à raisonner sur ses choix lors d'un scrutin. Ceci présuppose l'instruction élémentaire des futurs citoyens. Le lien entre la souveraineté républicaine et la raison éthique de chaque citoyen est assuré par une instruction civique et morale sur laquelle Condorcet insiste toujours. Les liens entre humanité et citoyenneté et les exigences constitutionnelles de la République font de l'instruction publique une obligation et une tâche; le point de vue de chacun importe pour les futurs progrès des lumières, de la République mais aussi de l'humanité. L'obligation scolaire est un effet institutionnel d'une exigence éthique et humaniste: c'est ainsi que nous interprétons ces paroles mises dans la bouche d'un laboureur picard par Condorcet, en 1775 :
« Vous exagérez la stupidité du peuple. Nous sommes ignorants, parce qu'on n'a point daigné nous donner les moyens de nous instruire : parce qu'il est tout simple qu'une jurisprudence, une législation de finances, qu'aucun jurisconsulte, aucun financier ne peuvent se vanter d'avoir entendues en entier, n'offrent qu'un brouillard à des hommes qui n'ont ni le temps ni l'habitude de la réflexion; mais nous savons saisir les idées simples qu'on nous présente clairement, et raisonner avec justesse sur ces idées » (Condorcet, Œuvres, vol. XI, p. 15).
Près de vingt ans plus tard dans le Rapport sur l'instruction publique il commente, en écho: «[Le but de l'instruction publique est] d'offrir à tous les individus de l'espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d'assurer leur bien-être, de connaître et d'exercer leurs droits, d'entendre et de remplir leurs devoirs» (édition citée, p. 81-82).
L'exercice de la citoyenneté présuppose une égale accessibilité aux savoirs élémentaires et l'instruction assure la formation de cette raison commune dont le perfectionnement des lois et des institutions républicaines a besoin. Comment accepter, lors d'un vote, une décision qui me déplaît, si par ailleurs, je ne vois pas dans cette majorité de suffrages, une invitation à revenir sur mon premier avis et à réfléchir sur ma faillibilité; mais, d'autre part, bien que minoritaire, je puis cependant avoir raison, à long terme: la constitution républicaine me donne la possibilité de reposer le problème que j'estime mal réglé par le précédent scrutin.
Ainsi l'instruction publique, par l'obligation scolaire, m'invite à la vigilance critique, si je partage l'avis majoritaire, mais aussi à la critique constructive, si je suis dans la minorité: si tous les hommes sont éclairés et instruits, le vote majoritaire aura une force qu'il n'aurait pas si les hommes étaient ignorants. L'obligation scolaire apporte une réponse à l'un de nos problèmes initiaux: la majorité est signe provisoire du vrai seulement si l'instruction élémentaire est obligatoire; par l'instruction élémentaire obligatoire, toute opinion doit se présenter comme une thèse critiquable et non comme un dogme. L'égalité politique et juridique des personnes n'est pas réductible à l'égalité des énoncés et des thèses en présence. Le républicanisme est débat continu entre les citoyens, comme le répète sans cesse Condorcet dans son Plan de constitution de février 1793. Mais ce principe d'obligation n'est effectif que si l'école instruit vraiment, ce qui renvoie aux autres principes de l'instruction publique (indépendance de l'instruction vis-à-vis du pouvoir exécutif, élémentarité, citoyenneté, humanité). De cette obligation découle le principe d'égale répartition et implantation géographique de l'instruction publique: aucun lieu, aucune région ne doivent être oubliés. On comprend mieux le soin apporté par Condorcet à prévoir les implantations des écoles et la juste répartition budgétaire dans le Rapport sur l'instruction publique (voir l'édition citée, p. 175 à 180); dans cette longue Note du 24 mai 1792, G. Romme, à la demande de Condorcet, calcule les frais nécessités par le projet du Comité. De ce principe d'obligation Condorcet déduit une théorie de l’ instruction des adultes qui est un souci constant de la pensée républicaine. L'instruction des adultes contribue aussi à une meilleure connaissance des lois et de la Constitution, dans la génération présente. Elle rend effective l'égalité politique. Le principe d'obligation scolaire n'est donc pas une contrainte extérieure à l'individu: il révèle à chaque élève qu'il est responsable de la détermination commune du bien public et qu'il est dépositaire de la souveraineté.
3°) La gratuité scolaire est la réponse condorcétienne aux tenants du préceptorat privé qui, en faisant de l'accès aux savoirs le privilège des riches, occulte la puissance émancipatrice des lumières. Cette équivalence entre richesse et savoirs entretient l'idée fausse que les savoirs servent à l'exercice des pouvoirs. Ce contresens est celui de Marat et peut-être du rousseauisme de Robespierre; c'est aussi l'origine des attaques contre les Académies et les Sociétés savantes entre 1790 et 1793. La gratuité de l'instruction publique renvoie donc à un aspect économique et
social, mais surtout philosophique : les savoirs sont gratuits (à tous les sens). Dans le Rapport de 1792, après les débats de décembre 1792, Condorcet ajoute une longue Note I (édition citée, p. 188 et 192) qui est ainsi résumée : la gratuité de l'instruction publique doit être considérée surtout dans son rapport avec l'égalité sociale. Cette gratuité a un autre effet: elle rend possible la continuité entre les savoirs élémentaires, les savoirs scientifiques et les lumières politiques que Condorcet prônait en avril 1790, dans l ‘Eloge de M. Franklin. C'est aussi une mesure qui permet à tous d'assumer les fonctions publiques (voir le Rapport sur l'instruction publique, édition citée, p. 88). Le Rapport d'avril 1792 conclut, sur cette question : « Dans ces quatre degrés d'instruction sera totalement gratuit [...]. C'est un moyen, non seulement d'assurer à la patrie plus de citoyens en état de la servir, aux sciences plus d'hommes capables de contribuer à leurs progrès, mais encore de diminuer cette inégalité qui naît de la différence des fortunes, de mêler entre elles les classes que cette différence tend à séparer » (édition citée, p. 123).
4°) L'unification de la langue dans l'instruction publique: c'est aussi au nom de l'exigence d'égalité que Condorcet prône l'existence et la diffusion d'une langue claire et unifiée au sein de l'instruction publique. Dans le Manuel d'arithmétique élémentaire rédigé en 1794, Condorcet rappelle la nécessité pour les maîtres d'école d'éliminer l'arbitraire et la confusion dans la langue qu'ils utilisent devant leurs élèves: il va jusqu'à proposer de dire «duante» au lieu de «vingt» en arithmétique. Le maître de l'instruction publique est vigilant et utilise une langue univoque et simple. Le Rapport commente :
«II est important pour le maintien de l'égalité réelle que le langage cesse de séparer les hommes en deux classes» (édition citée, p. 183).
Ce problème de la langue et de l'égalité est repris dans l'Esquisse : l'histoire de la liberté est accompagnée et rendue possible par l'apparition d'une langue partagée et claire pour les hommes. Condorcet, dans l'Esquisse, développe une théorie de la langue universelle : sous l'influence de Condillac, pour lequel les sciences sont des «langues bien faites», de Turgot disant en 1750 «les langues sont la mesure des idées des hommes», et sans doute de Leibniz. Cette langue universelle prend les mathématiques comme référence: dans ces sciences, on connaît, «le signe en même temps que l'objet, l'idée, l'opération qu'il désigne» (l'Esquisse, p. 292). Mais très vite, Condorcet tempère son rêve chimérique d'une langue universelle: en fait, l'idée d'une langue universelle est incompatible avec la perfectibilité de l'humanité et l'historicité de la raison. Cependant le Manuel de 1794 montre la voie: devant les élèves, le maître devrait exclure toute ambiguïté dans sa propre langue. Mais il est vrai que, «fils de son temps», Condorcet voyait dans la langue française elle-même une langue que le monde entier pourrait employer... Ce rêve d'une langue universelle, extension précipitée de l'univocité de la langue mathématique, explique le privilège des sciences exactes dans l'instruction publique condorcétienne.
En 1883, G. Compayré le lui reproche. On lit dans le
Rapport : «C'est que dans les sciences naturelles, les idées sont plus simples, plus rigoureusement circonscrites; c'est que la langue en est plus parfaite, que les mêmes mots y expriment plus exactement les mêmes idées» (édition citée, p. 103).
Dans ces domaines, les mots indiquent eux-mêmes ce qui est élémentaire dans l'ordre du savoir. Cette revendication de l'univocité et de la clarté du langage est omniprésente dans l'œuvre de Condorcet: il voit dans la confusion des mots, l'origine des maux rencontrés par les hommes et l'une des causes des inégalités. En juin 1793, il écrit, présentant le Journal d'instruction sociale :
« On demandera [...] à qui ce journal sera utile [...]. La partie du journal consacrée à exposer les moyens d'instruire les autres et de s'instruire soi-même, et à fixer, par une analyse exacte, le sens des mots dont se forme la langue de la morale et de la politique. Cette partie doit être par sa nature même, à l'usage de tous les hommes, à la portée de tous les esprits »
(Condorcet, Œuvres, vol. XII, p. 608-609).
En académicien et en encyclopédiste, Condorcet se tourne vers les Sociétés savantes et les Académies pour qu'elles fixent le sens des mots sans en appauvrir la polysémie, comme le font les charlatans qui se font forts de tout simplifier. La complexité sans l'instruction laisse perplexe: cela revient toujours à pactiser avec l'ignorance. Après les âpres débats de 1792, caractérisés par la confusion des termes utilisés par ses objecteurs, Condorcet suggère dans le Rapport sur l'instruction publique (édition citée, p. 195 et 196) que l'instruction publique «se perfectionnant sans cesse» est le seul remède à cette tentation de «faire simple» quand les choses, en fait, sont complexes. Condorcet vise ici la tentation obscurantiste de certains Montagnards : on comprend, par avance, les reproches de Saint-Just
à rencontre de Condorcet, en février 1793, mais aussi l'attitude anti-intellectualiste de Durand de Maillane en décembre 1792.
Entre les castes cléricales qui veulent émerveiller sans expliquer (voir l'Esquisse, p. 117 et 118) et les charlatans qui veulent tout simplifier, il y a une complicité évidente: ne pas donner au peuple le moyen de comprendre et de s'instruire.
L'instruction publique condorcétienne ne cède ni à l'enthousiasme simplificateur ni à l'obscurantisme égalitariste car elle met les savoirs à la portée de tous sans sacrifier l'excellence et la diversité des esprits et des talents: Condorcet y parvient par une théorie complexe et originale de l'élémentarisation des savoirs enseignés. Cette remarque nous autorisant, peut-être, à avancer l'idée que toute crise de l'idée d'égalité serait liée à une crise de l'idée d'élémentarité des savoirs enseignés dans l’Ecole de la République.
3. Quelques conclusions
Nos précédentes analyses visaient à dépasser notre perplexité face à l'apparent paradoxe condorcétien de l'égalité: mettre la diversité des talents au service de l'égalité elle-même. Ce paradoxe n'en est plus un: il devient une tâche pour tous au sein de la République. L'égalité des hommes et des citoyens n'est pas l'uniformité des avis et l'équivalence des énoncés ou des jugements. Le progrès de l'égalité requiert le progrès des lumières générales; ce progrès présuppose une instruction publique de qualité. C'est à elle de pousser chacun vers son point d'excellence où se conquiert l'estime de soi et où s'apprend la vertu politique, qui revient à aimer les lois et la République, pour reprendre les formules de Montesquieu et de Rousseau.
C'est dire aussi, comme nous le suggérions dans notre introduction, l'actualité de l'approche condorcétienne de l'égalité; mais pour comprendre l'actualité de Condorcet il faut se souvenir que les démocraties peuvent vouloir sacrifier l'égalité au nom de la liberté et la liberté au nom de l'égalité, c'est-à-dire se tromper sur l'une et l'autre, comme nous en avertit sans cesse Alexis de Tocqueville. Condorcet
nous le rappelait déjà, en 1791, dans la conclusion de son Premier mémoire sur l'instruction publique :
«Généreux amis de l'égalité, de la liberté, réunissez-vous pour exiger de la puissance publique une instruction publique qui rende la raison populaire, ou craignez de perdre bientôt tout le fruit de vos nobles efforts» (édition citéep. 104).
**********************
Références bibliographiques
Actes du colloque d'Orléans de 1970 : L'esprit républicain, Paris, Klincksieck, 1972.
Alengry, F., Condorcet, guide de la Révolution française, Paris, Giard, 1904.
Badinter, E. et R., Condorcet, un intellectuel en politique, Paris, Fayard, 1988.
Cahen, L., Condorcet et la Révolution française, Paris, Alcan 1904 (réédité en 1970).
Chouillet, A. M. et P. Crépel, Condorcet, homme des Lumières et de la Révolution,
Actes du colloque Condorcet (Octobre 1994), Fontenay Saint-Cloud, ENS éditions, 1997.
Condorcet, Œuvres complètes, Paris, Didot, 1847-1849 (édition Arago).
Crampe-Casnabet, M., Condorcet, lecteur des Lumières, Paris, PUF, 1985.
Crépel, P., C. Gilain et al., dir., Actes du colloque de juin 1988 sur Condorcet, Paris, Minerve, 1989.
Kintzler, C., Condorcet, l'instruction publique et la naissance du citoyen, Paris, Folio essais, 1987.
Leif, J. et G. Rustin, Histoire des institutions scolaires, Paris, Delagrave, 1965.
Marcil, L., «L'égalitarisme de Condorcet», dans Jean-Paul Lagrave, dir., Condorcet (1743-1794). Le Condor des Lumières, Lekton, vol. 3,n° 1 (1993), p. 191- 228.
Nicolet, C., L'idée républicaine en France, Paris, Gallimard, 1982.
Schandeler , J.P. Les interprétations de Condorcet , Symboles et concepts, 1794-1894,
Voltaire Foundation , Oxford, 2000.
See, H., Les idées politiques en France au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1920.
Vial, F, Condorcet et l'éducation démocratique, Paris, Delaplane, 1902 et 1906 (réimpression Slatkine, 1970).
Ecrit par : Cadichon | 05 janvier 2010
Cadichon va nous livrer sa thèse par petits morceaux. Un régal !
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 janvier 2010
"Puisque Morel rime avec brel et qu'il veut avoir du son, voici in extenso, pour ceux que cela intéresse un texte disponible en ligne en gouglant "élitisme républicain Condorcet", et écrit par un spécialiste, Charles Coutel.
écrit Cadichon."
Passons sur la rime en "el" qui repose sur une faute de langue : on est têtu comme un brèle (un mulet), passons aussi sur le contresens habituel concernant Rousseau, pour en venir au fond, c'est-à-dire à la manière dont Charles Coutel charge la mule Condorcet. "Élitisme républicain" titre notre bon "spécialiste" ; c'est solliciter ainsi sans vergogne des textes où ce concept ne se trouve nulle part, sauf si l'on considère - et ce n'est pas un glissement sémantique innocent - que l'excellence est constitutive d'une élite.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
"C'est pour assurer la transition entre systèmes américain et français qu'elle est allée l'an passé en HK à Condorcet, ce n'est pas le nom ( coïncidence amusante) mais le classement et la proximité en cas de grève qui a dicté ce choix." Cadichon
Une grande empathie avec la famille de Cadichon dont on a forcé la fille à intégrer une HK à Condorcet sous une ignoble menace de grève *.
Salauds de dirigistes français centralisateurs qui broient les compétences pleines de sensibilité de la fine fleur du cosmopolitisme autoproclamé, vieillissant et transatlantique.
* générale, forcément générale.
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
@ Appel à Cadichon
Républicain désemparé voudrait une explication de ce que suit :
" Je pense qu’il est ridicule d’instruire les enfants selon leurs aptitudes; ce n’est qu’une méthode de guerre, et toujours pour le bien de l’Etat. Au contraire, il faudrait développer les aptitudes qui ne se montrent pas, par cette raison que les faibles ont plus besoin de gymnastique que les forts, et que, comme on cherche évidemment l’équilibre du corps selon le modèle de l’athlète, il faut chercher aussi l’équilibre de l’esprit, ce qui est exercer les jambes de celui qui a les plus gros bras."
Alain, Propos, La doctrine secrète, 3 décembre 1931
Et notamment de cette phrase obscure : "ce n’est qu’une méthode de guerre, et toujours pour le bien de l’Etat."
Rien trouvé là-dessus chez Coutel.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
C'est très aimable d'inventer un nouvel auteur "Alain cité par Guy Morel". Contentons-nous d'Alain.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
そうですか
Dupond, quand on cite sans commenter, c'est qu'on approuve, en général ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
"Il y a des gens qui quittent Harvard et Oxford pour venir enseigner à Toulouse ??? 0_0 C'est de la propagande, ou une erreur de frappe ?" Jeremy
Ces gens là n'ont plus rien à perdre ? Seraient-ils fous ?
"no mad desperado"...
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Le Figaro publie la photo attendrissante d'un couple de petits bourgeois retraités qui, après une longue vie de labeur, profitent de la douceur tropicale à pas cher.
La dame, pas fière, pose en tablier qu'elle n'a pas ôté en quittant temporairement sa cuisine. Papy, lui, tient encore dans sa main droite, cachée, une grille de sudoku. Il y a peu, pour se détendre, il préférait les grilles de détention.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/05/01003-20100105ARTFIG00331-fidel-castro-s-affiche-en-photo-avec-sa-compagne-.php
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Le gouvernement pense à imposer un quota de 30 % de boursiers dans les grandes écoles, Descoincoing applaudit, la conférence des grandes écoles râle.
Il faudra que je pense à demander son avis à Anouar, un gamin d'une des pires cités du coin, boursier, qui a intégré l'an dernier à la sueur de son front une des meilleures écoles d'ingénieurs parisiennes. Mais je crois que je connais déjà son avis...
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
La clé pour déboucher de la crise scolaire ?
http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/05/01003-20100105ARTFIG00333-les-eleves-japonais-nettoient-a-nouveau-leurs-toilettes-.php
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
C'est très aimable d'inventer un nouvel auteur "Alain cité par Guy Morel". Contentons-nous d'Alain.
Ecrit par : guy morel | 04 janvier 2010
そうですか
Dupond, quand on cite sans commenter, c'est qu'on approuve, en général ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Dugland, ai-je dit le contraire ?
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Au contraire, il faudrait développer les aptitudes qui ne se montrent pas, par cette raison que les faibles ont plus besoin de gymnastique que les forts[...]
Alain, Propos, La doctrine secrète, 3 décembre 1931
C'est la doctrine secrète de Pol Pot et Richard Coincoin ?
Les ouvriers à sciences Po et les capitalistes dans les rizières ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
@ Gros Minet :
Dugland et Duglant, ça ne marche pas. Révisez vos classiques.
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Personne ne veut répondre à Anouar, sur les quotas de boursiers ?
Parce que l'idée est tellement bonne qu'elle ne choque que moi ? (Cadichon dort encore, à cette heure-ci).
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Les quotas à l'heure du laitier ? Disparition prévue pour 2015.
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
@Pif le chien
Dugland et Duglant, ça ne marche pas. Révisez vos classiques.
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Peux pas en ce moment. Trop occupé à rédiger " Les républicains ou la trahison des classiques".
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Personne ne veut répondre à Anouar, sur les quotas de boursiers ?
Parce que l'idée est tellement bonne qu'elle ne choque que moi ? (Cadichon dort encore, à cette heure-ci).
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Que d'un oeil ; et elle avait pris de l'avance sur cette histoire de bourses en brandissant son sécateur.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Personne ne veut répondre à Anouar, sur les quotas de boursiers ?
Parce que l'idée est tellement bonne qu'elle ne choque que moi ? (Cadichon dort encore, à cette heure-ci).
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Bof, c'est une idée particulièrement débile. D'une part, cela ruine la raison d'être des grandes écoles, qui avant d'assoir leur autorité sur un enseignement, l'assoit sur leur sélectivité (par exemple HEC recrute 5% des meilleurs élèves d'une promotion - à quelques exceptions près). D'autre part, l'argent n'a jamais été un problème en école : vous avez la possibilité de faire financer vos études en partie par une entreprise (pour ma part, ce furent les deux tiers via l'apprentissage, ce qui au passage m'a assuré un revenu net défiscalisé de un peu plus de 1 000€ par mois pendant 2 ans), vous pouvez effectuer des missions pour diverses associations étudiantes professionnelles (de type junior entreprise), vous pouvez effectuer des missions d'assistant de recherche, d'assistant de cours, ... pour le compte de l'école (également rémunérées) et surtout les banques acceptent de vous avancer les frais d'inscription à des taux intéressants, avec un calendrier adapté à votre cursus (franchise de 3 ou 4 ans, ...).
Bref, le problème vient surtout du défaut d'information en amont et du travail bâclé réalisé par les conseillers d'orientation (qui ont du mal à proposer quelque chose en dehors de leur département, au mieux de leur région)
Ecrit par : Joe | 05 janvier 2010
Le jus pédagol du jour nous explique qu'en Grande Bretagne :
"La crise a fait apparaître une nouvelle catégorie d'apprentis enseignants. Il s'agit d'anciens salariés qui travaillaient dans la finance et même de petits patrons, d'architectes, de spécialistes de l'industrie pharmaceutique. S'ils sont encore minoritaires parmi les étudiants de la TDA, leur croissance est très rapide et ils pourraient de venir majoritaires."
Notre Jivaro salive d'envie en espérant une accélération de la crise en France :
- salaires avec partie fixe très faible et primes au mérite pour ceux qui sauront placer habilement la caisse des écoles en bourse
- caporalisation par l'effet "petits chefs"
- décloisonnement attendu des établissements, souplesse accrue à l'aide de nouvelles matières adjuvantes
- compétences pointues * dans l'administration des calmants et des vaccins **
* en lieu de l'habituelle injection à fonds perdus
** Jean revient, on a maintenant les mêmes à la maison !
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Au contraire, il faudrait développer les aptitudes qui ne se montrent pas, par cette raison que les faibles ont plus besoin de gymnastique que les forts[...]
Alain, Propos, La doctrine secrète, 3 décembre 1931
C'est la doctrine secrète de Pol Pot et Richard Coincoin ?
Les ouvriers à sciences Po et les capitalistes dans les rizières ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Alain était un excellent professeur de philo. en khâgne à HIV, (il a eu Simone Weill comme élève). On a eu tendance à en faire un oracle.
J'ai toujours vu en lui le prototype du "radsoc." : rouge à l'extérieur et blanc à l'intérieur (et la queue verte ajoutent ces vieux égrillards), mais effectivement, ce texte sur les "aptitudes" le ferait classer plutôt à l'extrême-gauche.
Alain était aussi mauvais musicien que bon penseur et se piquait de jouer de la flûte (pas d'allusions salaces, SVP !). Une "capacité" qu'il avait développée en vain, à force de sueur et de travail, sans doute pour rester en phase avec ses idées.
Les résultats étaient désastreux et le reste de l'orchestre, composé de jeunes amateurs et les malheureux auditeurs étaient obligés de subir ses couacs.
Comme quoi le travail, c'est bien, mais ça ne suffit pas et les dons, ça existe.
Quant à l'idée de faire faire aux gens des activités opposées à leurs goûts et à leurs aptitudes (pour ne pas employer le mot "don"), je la trouve légèrement totalitaire.
A tout prendre, je préfère encore le style "radsoc."
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Ah ! les cacouacs ... on en rit encore dans les chaumières !
Ecrit par : iPidiblue et les philosophes mal éclairés | 05 janvier 2010
Pif le chien
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Encore vos références communistes !
On n'en sort pas ;O))
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Comme quoi le travail, c'est bien, mais ça ne suffit pas et les dons, ça existe.
Quant à l'idée de faire faire aux gens des activités opposées à leurs goûts et à leurs aptitudes (pour ne pas employer le mot "don"), je la trouve légèrement totalitaire.
A tout prendre, je préfère encore le style "radsoc."
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Allons, il ne s'agit pas de" faire faire aux gens etc.", mais d'assurer aux jeunes élèves une instruction équilibrée. Sinon, c'est la greffe de flûte à 5 ans par détection des "dons", ou l'orientation en fonction du QI, ou la distinction anti-humaniste entre "littéraires" et "matheux".
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Mais laissez tranquilles ces pauvres gosses, qu'est-ce qu'ils vous ont fait ?
Ecrit par : iPidiblue et les philosophes mal éclairés | 05 janvier 2010
Pif le chien
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Encore vos références communistes !
On n'en sort pas ;O))
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Soyons précis dans les références :
José Cabrero Arnal (1909-1982) est un des grands créateurs de bandes dessinées de l'après-guerre. Catalan d'origine, ouvrier puis dessinateur de BD, il avait été chassé de son pays par le pouvoir Franquiste.
Déporté durant la guerre, il revient avec une envie de vivre qui transparaît dans ses personnages très dynamiques. Pif, le plus célèbre d'entre eux est créé le 3 mars 1948 dans L'Humanité. Toute sa famille se met alors en place avec Tonton, Tata, Doudou et le terrible chat Hercule.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Quand on vous disait que Guy Morel savait tout, une véritable encyclopédie, et modeste avec cela !
Ecrit par : iPidiblue ne t'étale pas comme cela ! | 05 janvier 2010
@ Alain et l'élite
"Le but est donc d'ouvrir à tous non pas l'accès des places, mais l'accès aux Lumières Humaines ; chacun servira humainement à sa place, on feint que nous avons besoin d'une élite éclairée ; mais bien loin de là ; nous avons besoin d'un peuple éclairé, d'ample jugement, de large vue, et d'abord par sentiment et pressentiment. Donc lecture, récitation, dictée, le tout pris des Grands morts. Choix de l'Humanité. Immortalité commune."
Pédagogie enfantine, 5 juin 1925.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Oui enfin moi je préfère le philosophe Tex Avery et singulièrement son Loup qui a un grand talent surtout pour supporter les pin-up !
Ecrit par : iPidiblue what's up doc ? | 05 janvier 2010
A propos de la citation d’Alain "ce n’est qu’une méthode de guerre, et toujours pour le bien de l’État."
Je crois que ça va dans le sens de ce qu’il dit dans d’autres propos :
« J’ai connu un temps où le jeune garçon qui raisonnait mal une fois ou deux sur les triangles était aussitôt abandonné. Conduite raisonnable, si le pouvoir ne cherche que des recrues pour la partie gouvernante ; conduite ridicule, si le pouvoir veut réellement des citoyens éclairés. Qu’un garçon ne fasse voir aucune aptitude pour les mathématiques, cela avertit qu’il faut les lui enseigner obstinément et ingénieusement. S’il ne comprend pas ce qui est le plus simple, que comprendra-t-il jamais ? Évidemment, le plus facile est de s’en tenir à ce jugement sommaire, que l’on entend encore trop : « Ce garçon n’est pas intelligent. » Mais ce n’est point permis.
Tout au contraire, c’est la faute capitale à l’égard de l’homme, et c’est l’injustice essentielle, de le renvoyer ainsi parmi les bêtes, sans avoir employé tout l’esprit que l’on a, et toute la chaleur d’amitié dont on est capable, à rendre à la vie ces parties gelées. Si l’art d’instruire ne prend pour fin que d’éclairer les génies, il faut en rire, car les génies bondissent au premier appel, et percent la broussaille. Mais ceux qui s’accrochent partout et se trompent sur tout, ceux qui sont sujets à perdre courage et à désespérer de leur esprit, c’est ceux-là qu’il faut aider. »
Ecrit par : Pierre Lariba | 05 janvier 2010
Alain était aussi mauvais musicien que bon penseur...
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Tellement bon penseur, qu'en 1933, après l'audition du discours d' Hitler, il déclara être convaincu que plus jamais l'Allemagne ne ferait la guerre à la France!
Comme quoi on peut être un bon penseur, mais aveuglé, sans s'en rendre compte par une idéologie, celle du pacifisme chez Alain, du libéralisme chez Cadichon et de l'anti-capitalisme chez marigot.
Ecrit par : marigot | 05 janvier 2010
"Mais ceux qui s’accrochent partout et se trompent sur tout, ceux qui sont sujets à perdre courage et à désespérer de leur esprit, c’est ceux-là qu’il faut aider. » Alain
Ecrit par : Pierre Lariba | 05 janvier 2010
S'ils désespèrent de leur esprit, certes, il nous appartient de les rassurer et de les aider. Mais s'ils n'ont pas cette conscience-là et qu'ils s'en moquent, Alain aurait pu envisager de nous déculpabiliser.
S'il n'a pas évoqué cette hypothèse, c'est peut-être parce qu'elle n'était pas envisageable de son temps... ?
Ecrit par : nicolas | 05 janvier 2010
mais bien loin de là ; nous avons besoin d'un peuple éclairé, d'ample jugement, de large vue, et d'abord par sentiment et pressentiment. Donc lecture, récitation, dictée, le tout pris des Grands morts. Choix de l'Humanité. Immortalité commune." Pédagogie enfantine, 5 juin 1925.
Ecrit par : uy morel | 05 janvier 2010
Starac, incroyable talent, toute une histoire, roue de la fortune, tournez manège, closer, voici.
Ecrit par : nicolas | 05 janvier 2010
Rends-toi Nicolas t'es cerné, signé Elmer Fudd.
Ecrit par : iPidiblue et le chasseur de lapins savants | 05 janvier 2010
cernée...
Ecrit par : iPidiblue se prend pour Bugs Bunny | 05 janvier 2010
S'ils désespèrent de leur esprit, certes, il nous appartient de les rassurer et de les aider. Mais s'ils n'ont pas cette conscience-là et qu'ils s'en moquent, Alain aurait pu envisager de nous déculpabiliser.
S'il n'a pas évoqué cette hypothèse, c'est peut-être parce qu'elle n'était pas envisageable de son temps... ?
Ecrit par : nicolas | 05 janvier 2010
Ce dont nous devons nous sentir coupables, c'est d'avoir permis l'installation de programmes scolaires débiles et débilitants qui enterrent les faibles et barrent les meilleurs.
Chose en effet impensable à l'époque d'Alain : l'enseignement de l'ignorance.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
La chose impensable, Guy Morel, c'est l'enseignement de l'ennui !
Ecrit par : iPidiblue et l'entertainment | 05 janvier 2010
L'homme a plus encore besoin d'être diverti que de pain, le jour où vous comprendrez cela vous aurez fait un grand bond en avant.
Si l'on vous écoutait le memento mori serait à peu près la seule distraction possible !
Ecrit par : iPidiblue et l'entertainment | 05 janvier 2010
La chose impensable, Guy Morel, c'est l'enseignement de l'ennui !
Ecrit par : iPidiblue et l'entertainment | 05 janvier 2010
L'ennui, libellule, est grand producteur d'idées. Je vous trouve constamment plein d'intérêts, cela devrait vous inquiéter.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
En fait cher Guy Morel vous me faites penser à un curé de campagne qui voudrait restituer à l'école sa pureté première d'église laïque ! C'est impossible, vous n'empêcherez pas les élèves d'avoir une vie plus intéressante à l'extérieur des classes qu'à l'intérieur, que vous le vouliez ou non, vous les professeurs vous êtes en concurrence avec d'autres séminaires : le téléphone portable, l'internet, toutes les industries du divertissement et le vaste monde à la portée de leurs ambitions ! La Thébaïde heureuse que vous avez connu dans votre jeunesse est morte, vous devez faire avec !
Votre catéchisme n'est plus en situation de monopole ... démerdez-vous pour vous en sortir !
Ecrit par : iPidiblue et le catéchisme laïc | 05 janvier 2010
@Alain : de la table de 2 à la République
Lorsqu’un homme juge que deux et deux font quatre, nous sommes tous d’accord pour penser qu’il ne se trompe point, et nous inclinons même à penser qu’il sait là-dessus tout ce qu’il peut savoir. Pourtant si nous apprenions au perroquet à répéter cette formule, nous ne dirions pas, après cela, que le perroquet a raison quand il la répète. Dire le vrai ce n’est pas encore avoir raison. Il faut aussi savoir pourquoi on dit cela et non autre chose.
J’ai connu une petite fille qui apprenait sa table de multiplication, et qui, lorsqu’on lui posait, par exemple, cette question : « combien font trois fois quatre ? » essayait quelques nombres au hasard comme seize, treize ou dix, et se consolait en disant : « Je n’ai pas gagné », comme si elle eût joué à la lote¬rie. Combien d’hommes se contentent d’« avoir gagné », c’est-à-dire de tomber sur le vrai, grâce à la sûreté de leur mémoire !
User de sa Raison, ce n’est assurément pas répéter ainsi le vrai après d’autres. Un homme raisonnable ne doit point croire que deux et deux font quatre, mais comprendre que deux et deux font quatre. Et pour y arriver, que fera-t-il ? Il divisera la difficulté. Il commencera par former deux, en ajoutant un à un. Puis il divisera de nouveau ce deux en deux fois un, et pour l’ajouter à deux, il ajoutera d’abord un, et ensuite encore un. Deux augmenté d’un, c’est trois. Deux augmenté d’un et encore augmenté d’un, c’est trois augmenté d’un, et trois augmenté d’un c’est quatre. Quand je me fais à moi-même cette démonstration, je veux oublier tout ce que j’ai entendu dire ; je veux me défier même de ceux que j’estime le plus ; le consentement de tous les hommes n’a pour moi aucune valeur ; je veux comprendre et comprendre par moi-même ; je veux, selon la première règle de Descartes, "ne recevoir pour vrai que ce qui paraît évidemment être tel."
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
connue...
Ecrit par : iPidiblue et le catéchisme laïc | 05 janvier 2010
Ce dont nous devons nous sentir coupables, c'est d'avoir permis l'installation de programmes scolaires débiles et débilitants qui enterrent les faibles et barrent les meilleurs.
Chose en effet impensable à l'époque d'Alain : l'enseignement de l'ignorance.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
C'est là que Guy Morel touche à ses limites. Il rejoint Cadichon qui, hier, désignait les pédagogistes-révolutionnaires de gauche comme les seuls coupables de la débâcle scolaire, de l'enseignement de l'ignorance.
Façon mal à droite de dire que l'école est cette institution autonome, neutre, technique, pédagogique, indépendante des pouvoirs, et aux mains de petits propriétaires qu'on appelle les enseignants.
Le jour où l'ordre pédagogique de l'école de la maternelle à l'Université sera pensé en rapport avec le développement du capitalisme à son stade tardif, alors peut-être comprendrons-nous mieux les réformes "pédagogiques" profondes en cours.
C'est manifestement (de mon point de vue) cette absence d'analyse économico-politique qui constitue le fond idéologique de la plupart des intervenants sur ce blog, Guy Morel y compris.
Ecrit par : marigot | 05 janvier 2010
J'ai entendu sur France Culture à 12 h 30, ce 5 janvier, que M. Chatel disait que la réticence de certaines personnes à limiter les entrées en classes prépa venait de l'ostracisme desdites personnes envers les fils d'ouvriers (ou de milieux défavorisés ou de quartiers défavorisés).
M. Chatel est de mauvaise foi. Ce que nul professeur ne veut, c'est qu'on bourre les classes avec des élèves n'ayant pas le niveau requis pour suivre avec profit l'enseignement prodigué par lui.
Le problème de l'origine des élèves n'est pas le problème du professeur.
Il y a de brillants élèves venus des classes sociuales défavorisées. Mais il y en a peu. Ces élèves-là ont eu le mérite de se défoncer les méninges pour arriver à étudier chez eux dans le bruit et la promiscuité.
Et il y a des fils de bourgeois pourris de pognon qui ne font rien.
Mais cela n'est pas le problème du professeur.
Si encore les élèves nuls se taisaient en classe !!!
Je ne relis pas. On hurle pour que je vienne à table !!!!
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 janvier 2010
En fait cher Guy Morel vous me faites penser à un curé de campagne qui voudrait restituer à l'école sa pureté première d'église laïque ! C'est impossible, vous n'empêcherez pas les élèves d'avoir une vie plus intéressante à l'extérieur des classes qu'à l'intérieur, que vous le vouliez ou non, vous les professeurs vous êtes en concurrence avec d'autres séminaires : le téléphone portable, l'internet, toutes les industries du divertissement et le vaste monde à la portée de leurs ambitions ! La Thébaïde heureuse que vous avez connu dans votre jeunesse est morte, vous devez faire avec !
Votre catéchisme n'est plus en situation de monopole ... démerdez-vous pour vous en sortir !
Ecrit par : iPidiblue et le catéchisme laïc | 05 janvier 2010
Thébaïde heureuse ! Mon cul, dirait Zazie : des chiottes dans la cour, l'évier pour la toilette, zéro degré dans la chambre l'hiver, un pantalon et une paire de godases pour toute fortune. Quant au vaste monde, vous rigolez : la quasi totalité des élèves ne connaît rien d'autre que le seuil de sa porte, se sert d'Internet en confondant la poêle et le manche et ne passerait pas la nuit dans le noir d'un bois municipal sans appeler papa-maman, la police, les pompiers. S'emmerdent à cent sous de l'heure les minots, ce pourquoi ils s'accrochent à leurs portables et consoles - terme assez bien trouvé pour ces affligés en mal d'existence.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
C'est manifestement (de mon point de vue) cette absence d'analyse économico-politique qui constitue le fond idéologique de la plupart des intervenants sur ce blog, Guy Morel y compris.
Ecrit par : marigot | 05 janvier 2010
Vous devriez lire Le petit vocabulaire de la déroute scolaire pour voir si le fonds manque.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Cette histoire de 30% de boursiers dans les grandes écoles me fait doucement rigoler : il y a une célèbre intervenante sur ce blog dont je ne citerai pas le nom mais que tout le monde reconnaîtra, qui d'un oeil surveille ses actions Allianz, de l'autre arrondit son pécule en soignant les bêbêtes et vit en couple avec un mari lui aussi aux revenus confortables et qui néanmoins a réussi à obtenir une bourse pour son fils !
Donc des boursiers on en trouvera autant qu'on en voudra pour remplir les dites grandes écoles ...
Ecrit par : iPidiblue la bourse et la vie | 05 janvier 2010
"La chose impensable, Guy Morel, c'est l'enseignement de l'ennui !" iPidiblue
"L'ennui, libellule, est grand producteur d'idées."
"S'emmerdent à cent sous de l'heure les minots, ce pourquoi ils s'accrochent à leurs portables et consoles"
guy morel
Bien d'accord avec Guy Morel : petit, je me suis beaucoup emmerdé mais ça m'occupait à plein temps. Ça m'a beaucoup instruit et j'ai aussi eu le temps de rêver.
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
"L'ennui, libellule, est grand producteur d'idées."
"S'emmerdent à cent sous de l'heure les minots, ce pourquoi ils s'accrochent à leurs portables et consoles"
guy morel
Comme le souligne si bien Dugong, il faudrait savoir Guy Morel si l'ennui est productif ou pas d'idées (bonnes ou mauvaises on ne peut savoir à l'avance) ? Soit les jeunes s'ennuient et sont improductifs soit ils s'ennuient et ils sont créatifs, pourriez-vous nous dire pour quelle solution vous optez ?
Ecrit par : iPidiblue optimus bonus | 05 janvier 2010
Quant votre topo, cher Guy, selon lequel les jeunes ne voyagent jamais et sont perdus dès qu'ils sont un peu loin de leurs parents, je me demande bien qui au moment des fêtes et congés divers et variés de l'année scolaire, encombrent les gares, les aéroports, les autoroutes et autres voies de communication ? Le quatrième âge peut-être ? Les grabataires qui vont à Lourdes ?
Ecrit par : iPidiblue pélérinage | 05 janvier 2010
Comme le souligne si bien Dugong, il faudrait savoir Guy Morel si l'ennui est productif ou pas d'idées (bonnes ou mauvaises on ne peut savoir à l'avance) ? Soit les jeunes s'ennuient et sont improductifs soit ils s'ennuient et ils sont créatifs, pourriez-vous nous dire pour quelle solution vous optez ?
Ecrit par : iPidiblue optimus bonus | 05 janvier 2010
Je n'ai pas dit qu'ils s'ennuyaient mais qu'ils s'emmerdaient avec des consoles.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Zemmour ce matin sur RTL, sur les Grandes Ecoles et l´idiot Descoing :
http://www.rtl.fr/fiche/5931778443/eric-zemmour-richard-descoings-a-la-fois-fossoyeur-et-idiot-utile-video.html
Ecrit par : Hiro Hni | 05 janvier 2010
Descoings l'homme à tout plaire de la gauche et de la droite
dézingué par Zemmour :
http://www.marianne2.fr/Zemmour-se-paie-l-intouchable-Descoings_a183358.html
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Ah ! c'est parce que vous n'aimez pas la playstation et la Xbox ! Vous préférez les mots croisés peut-être ou le scrabble ? chacun aura les plaisirs de son âge ... vous verrez même dans quelques années comme le déambulateur et la chaise roulante sont jouissives et permettent des tas de farces !
Ecrit par : iPidiblue et les jeux de société | 05 janvier 2010
jouissifs
Ecrit par : iPidiblue et les jeux de société | 05 janvier 2010
Ah ! c'est parce que vous n'aimez pas la playstation et la Xbox ! Vous préférez les mots croisés peut-être ou le scrabble ? chacun aura les plaisirs de son âge ... vous verrez même dans quelques années comme le déambulateur et la chaise roulante sont jouissives et permettent des tas de farces !
Ecrit par : iPidiblue et les jeux de société | 05 janvier 2010
J'ai l'impression, libellule, que vous y êtes depuis un moment en chaise roulante.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
En voilà un qui s'est communément ennuyé encore avant nous et qui en a fait des choses tout à fait hors du commun.
Faut dire qu'à l'époque, prolétaires de la SNCF et gamins faussement désœuvrés savaient vivre en symbiose...
http://dl.free.fr/oxDhVKhQz
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
C'est un bien beau texte de René THOM...
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
J'ai l'impression, libellule, que vous y êtes depuis un moment en chaise roulante.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Dites-moi vous avez l'air touché même si pas encore coulé !
Non je ne suis pas grabataire et je prends le métro tous les jours ou presque, ceci pour vous dire que je vois plus de jeunesse que vous au fond de votre campagne sarthoise ...
Ceci dit je respecte votre retirement des affaires publiques et votre admirable équanimité devant la marche du monde et l'odre des choses. Vous êtes un vieux sage, dommage que le monde roule pour la jeunesse sinon vous seriez un prophète !
Ecrit par : iPidiblue et les vieux singes à qui on n'apprend plus à faire des grimaces | 05 janvier 2010
S'ils désespèrent de leur esprit, certes, il nous appartient de les rassurer et de les aider. Mais s'ils n'ont pas cette conscience-là et qu'ils s'en moquent, Alain aurait pu envisager de nous déculpabiliser.
S'il n'a pas évoqué cette hypothèse, c'est peut-être parce qu'elle n'était pas envisageable de son temps... ?
Ecrit par : nicolas | 05 janvier 2010
Alain, l'oracle de la République des notables radicaux-socialistes s'est effectivement trompé sur Hitler à cause de son pacifisme (voir "Mars ou la guerre jugée") ; il s'est aussi trompé sur les élèves à cause des Lumières (il reprend à Kant et à Rousseau et à tout le XVIIIème siècle la notion de perfectibilité).
Les deux erreurs (politique sur le nazisme et pédagogique sur la perfectibilité) viennent d'une absence de sens du tragique qui pardonne dans beaucoup de domaines, sauf celui de la pensée.
Pourtant Emmanuel Kant, le plus "éclairé de tous" nous avait averti : la bonne volonté est la base de tout. On ne peut rien contre la mauvaise volonté.
Ceci dit, je suis d'accord avec Guy Morel (et avec Alain) sur la nécessité d'instruire tout le monde (le Peuple et pas seulement les élites ou le Peuple uniquement pour en faire sortir une élite) et de "faire de tout", du moins jusqu'à un certain âge.
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Il y en a effectivement beaucoup qui ne savent rien ou pas grand chose, qui n'ont pas envie d'en savoir davantage et qui ne désespèrent pas le moins du monde. Il n'y que nous qu'ils "désespèrent".
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Dites-moi vous avez l'air touché même si pas encore coulé !
Non je ne suis pas grabataire et je prends le métro tous les jours ou presque, ceci pour vous dire que je vois plus de jeunesse que vous au fond de votre campagne sarthoise ...
Ceci dit je respecte votre retirement des affaires publiques et votre admirable équanimité devant la marche du monde et l'odre des choses. Vous êtes un vieux sage, dommage que le monde roule pour la jeunesse sinon vous seriez un prophète !
Ecrit par : iPidiblue et les vieux singes à qui on n'apprend plus à faire des grimaces | 05 janvier 2010
Vous êtes bien présomptueux ; premièrement, la campagne sarthoise n'est pas vide d'habitants, deuxièmement je suis aussi parisien que sarthois. Entre la Place Clichy et Saint-Lazare, on voit pas mal de monde.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS
DE L’UNIVERSITÉ
25, rue Descartes 75005 PARIS
Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17
LE PRÉSIDENT
Jean-Michel LÉOST
10-02
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 JANVIER 2010
Grandes écoles et mérite républicain
M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
Le débat suscité par le point de vue exprimé par la Conférence des Grandes Écoles sur l’ouverture sociale des grandes écoles et la proportion de boursiers y accédant appelle les commentaires suivants.
La Société des agrégés estime que la diversification sociale des étudiants intégrant les grandes écoles est en soi un objectif à atteindre mais qu’elle ne doit pas être mise en œuvre par une politique de quotas. Elle doit au contraire se fonder sur des mesures d’accompagnement (tutorat moral et pédagogique, Classes Préparatoires aux Études Supérieures, bourses…).
De plus, comme le montrent leurs déclarations, les partisans de la « discrimination positive » remettent en cause le principe des concours lui-même sous prétexte qu’ils seraient inefficaces et injustes socialement. La Société des agrégés estime au contraire que le concours est le mode de recrutement républicain par essence, qu’il est le plus démocratique et qu’il vaut mieux être sélectionné sur ses talents personnels que sur ses relations.
Ce débat révèle la faillite de l’enseignement secondaire qui n’a su concilier massification et démocratisation que par la diminution des exigences, ce qui a nui tout particulièrement aux élèves qui n’ont que l’école pour s’instruire. La première mesure pour démocratiser davantage l’accès aux grandes écoles consisterait à rétablir, dans tous les établissements, dès l’école primaire, les conditions permettant de transmettre à tous les élèves, quel que soit leur milieu d’origine, le savoir et la culture.
La Société des agrégés estime que la politique des quotas est discriminante, injuste et démagogique.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 janvier 2010
Entre la Place Clichy et Saint-Lazare, on voit pas mal de monde.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Vous venez relever les compteurs une fois par semaine ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
Entre la Place Clichy et Saint-Lazare, on voit pas mal de monde.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Vous venez relever les compteurs une fois par semaine ?
Ecrit par : yann | 05 janvier 2010
C'est cela, je tourne entre Chaptal et Jules Ferry, le petit et le grand Condorcet.
Dites-donc, vous avez une connaissance approfondie du quartier.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Comme le souligne si bien Dugong, il faudrait savoir Guy Morel si l'ennui est productif ou pas d'idées (bonnes ou mauvaises on ne peut savoir à l'avance) ? Soit les jeunes s'ennuient et sont improductifs soit ils s'ennuient et ils sont créatifs, pourriez-vous nous dire pour quelle solution vous optez ?
Ecrit par : iPidiblue optimus bonus | 05 janvier 2010
Je n'ai pas dit qu'ils s'ennuyaient mais qu'ils s'emmerdaient avec des consoles.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
"s'ennuyer nous disait Vladimir Jankélévitch, c'est être sensible au temps pur." (je crois qu'il citait Bergson).
Il y a quelque chose de positif dans l'expérience de l'ennui, comme un espoir, une attente, le refus d'être comblé par une plénitude inauthentique, ce que Pascal appelait le "divertissement".
Notre époque a peur de l'ennui et l'on cherche à combler le vide par tous les moyens.
Les médias et l'industrie du divertissement ont déteint sur l'école. Nous sommes sommés désormais de divertir les élèves, d'être des "animateurs".
Il y a de l'amertume dans le savoir et dans toute expérience qui en vaut la peine (sportive, intellectuelle, amoureuse ou spirituelle), des passage à vide, du vertige, de la souffrance... C'est difficile d'être un homme, d'accepter le froid, la faim, le manque.
Le manque n'est pas le besoin, le manque n'est pas le vide, le manque n'est pas rien. Le manque est l'autre face du désir.
Lacan avait raison : "le manque nous manque." Rien ne nous manque plus aujourd'hui que le manque et aucune console ne peut nous en consoler.
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
"Parce que l'idée (le quota de boursiers dans les grandes écoles) est tellement bonne qu'elle ne choque que moi?" (Yann)
Non. Elle me choque aussi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 janvier 2010
"Rien ne nous manque plus aujourd'hui que le manque et aucune console ne peut nous en consoler."
"Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, va quitter son poste après neuf ans à la tête de la fédération syndicale" AFP
Nous ressentirons ce manque "plein" et nous crierons :
Aschieri, Aschieri, lama sabachthani ?
Trop tard...
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
"Rien ne nous manque plus aujourd'hui que le manque et aucune console ne peut nous en consoler."
"Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, va quitter son poste après neuf ans à la tête de la fédération syndicale" AFP
Nous ressentirons ce manque "plein" et nous crierons :
Aschieri, Aschieri, lama sabachthani ?
Trop tard...
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Gérard Aschieri était irremplaçable, mais il sera rapidement remplacé. A la FSU, le manque ne manque pas.
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
"A la FSU, le manque ne manque pas"
C'est vrai au point que le manque va même augmenter
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Je viens de me rendre compte avec un certain effroi que les collègues qui ont à peu près mon âge (l'un d'entre eux prend sa retraite à la fin de l'année) font à peu près la même analyse de la situation de l'école que vous et moi et pensent que l'école sera de moins en moins un lieu où l'on transmet des connaissances.
Mais contrairement à moi, ils semblent en prendre leur parti (je vais peut-être en faire autant), comme s'il s'agissait d'une sorte de fatalité "historique".
J'ai compris qu'il s'agit d'une sorte de "stratégie de survie".
Je me demande s'il y a l'équivalent de ce genre de comportement dans le milieu naturel.
Les dinosaures ?
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
À propos de l'ennui, je pense qu'on peut remplacer ce mot quand il employé dans le contexte de la novlangue de l'Éducnat' par "paresse" ;))
N'accordez à la nature que ce dont la nature a besoin, et l'homme vit au même prix que la brute.
Ecrit par : Pierre Lariba | 05 janvier 2010
Je viens de me rendre compte avec un certain effroi que les collègues qui ont à peu près mon âge (l'un d'entre eux prend sa retraite à la fin de l'année) font à peu près la même analyse de la situation de l'école que vous et moi et pensent que l'école sera de moins en moins un lieu où l'on transmet des connaissances.
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Voilà plus de 20 ans déjà, que les plus lucides des enseignants ont compris que l'école était devenue cette pouponnière qu'elle est aujourd'hui.
Le grand mérite de JPBrighelli, qui lui a valu la reconnaissance de la République, est d'avoir annoncé la bonne nouvelle à la population.
On va maintenant jusqu'à payer les élèves ou les étudiants pour qu'ils s'y rendent afin de justifier l'existence de cette institution vouée à la socialisation des jeunes.
Quant à ceux, qui se destinent aux fonctions lucratives et prestigieuses de l'Etat ou des entreprises, la seule chose qu'ils attendent d'elle, est (mais pour combien de temps encore?) qu'elle les évalue et leur distribue les diplômes.
La fonction de transmission des connaissances est devenue tout à fait secondaire, pour la majorité des élèves, y compris des classes moyennes, qui ne songent même pas participer à la course aux diplômes supérieurs.
Cette réalité est très dure à avaler pour les enseignants, qui ont connu des jours plus glorieux. But the times they A-changin'...
En plus d'ici quelques années ils ont auront disparu du circuit, jubileront et jouiront pour un grand nombre d'entre-eux d'une retraite bien méritée.
Ecrit par : marigot | 05 janvier 2010
A propos du lamentable article du monde cité plus haut... En fait je ne suis pas surpris que ce monsieur ait trouvé un prof de ZEP pour lui jurer que Le Cid s'étudiait sans problème dans son collège. Rares sont les collègues qui admettent que "ça ne marche pas" - il est difficile de vivre sa vie professionnelle sur le mode de l'échec permanent ; un peu de méthode Coué économise les antidépresseurs. J'ai souvent eu le sentiment de mon extrême insuffisance professionnelle en écoutant les collègues qui n'admettent aucun problème dans leur classe. Paradoxalement je puise un certain réconfort quand la correction des bacs blancs ou du bac me révèle que la production de ces élèves "sans problème" est au moins aussi affligeante que celle des miens. Mais je comprends leur gestion de la douloureuse dissonance entre nos objectifs et la réalité. Partent de là, journalistes et bureaucrates peuvent évidemment puiser quelques articles délirants étayés par des témoignages plus attristants qu'indignes...
Ecrit par : J.Halpern | 05 janvier 2010
De l'ennui au dégoût: le" bougisme" est une règle, désormais il faut que ça évolue, etc... Mais quoi? rien que du vide, du remplissage avec du plastoc à bulles, on occupe l'espace et le mental de l'administration et des professeurs. On nous occupe avec le B2i, la Sécurité routière, l'orientation des élèves (fin des COP), l'Histoire des arts, etc... Et vas-y que je te fais venir à des réunions sur le livret des compétences à valider!
Nous aussi, les professeurs, on s'ennuie de ne plus exercer un métier tant il est entravé jusqu'à l'écœurement. Il faut donner l'impression que l'on fait des choses qui vont dans le sens du progrès. Comme si faire cours n'était pas suffisant. Et avec le TBI sinon on est con et hors du mouvement. Non, il faut que le métier évolue! Être de son temps. Sale temps! C'est comme ça, faut bien, hein? bêlent un bon nombre de collègues IUFMisés.
Nous aussi nous nous trouvons embrigadés dans le cycle des compétences élargies. D'ailleurs où est la contrepartie? On est de plus en plus compétents pour tout un tas de trucs mais la rémunération... Propos indécent en temps de crise et quand tant de personnes triment pour ne pas perdre leur emploi? On peut penser cela mais jusqu'où va -t-on aller avec une logique pareille? Partout les conditions de travail se dégradent. C'est clair. Un seul devoir: s'adapter. Ou crever.
Hyper sollicités en permanence par les jeux, les consoles, le Net, l'effort de l'apprentissage devient une corvée de moins en moins intégrée par les élèves. Bosser fait chier. Jouer, trouver des nouveautés parce que le dernier jeu est vite ennuyeux, courir pour échapper à l'ennui de vivre dans l'insatisfaction consumériste, comme faire les magasins le dimanche parce qu'on s'emmerde faute d'imagination. L'horreur.
Pas nouveau les paresseux? Non, mais on atteint un stade où cela se traduit par le mépris, l'insensibilité aux réprimandes et aux avertissements. Ces derniers ne doivent pas être inscrits sur les bulletins. Attention!...
Une minorité de plus en plus serrée d'élèves se conforme encore à un cadre de contraintes nécessaires et sensées.
Je ne suis pas du tout optimiste. Je regarde les choses évoluer et je fais semblant de suivre mais avec retenue. A cette fausseté érigée en système il faut donner le change.
Si un mouvement fort et profond de contestation de cette merde ambiante pouvait apparaître je le soutiendrai. En attendant, j'essaie de ne pas être ennuyeux avec mes élèves , ne serait-ce que pour moi et pour garder la fierté d'exercer un art dont la noblesse est presque totalement ruinée.
Ecrit par : Passant | 05 janvier 2010
Je viens de me rendre compte avec un certain effroi que les collègues qui ont à peu près mon âge (l'un d'entre eux prend sa retraite à la fin de l'année) font à peu près la même analyse de la situation de l'école que vous et moi et pensent que l'école sera de moins en moins un lieu où l'on transmet des connaissances.
Mais contrairement à moi, ils semblent en prendre leur parti (je vais peut-être en faire autant), comme s'il s'agissait d'une sorte de fatalité "historique".
J'ai compris qu'il s'agit d'une sorte de "stratégie de survie".
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
D'où une certaine schizophrénie du corps enseignant : on voit bien la dégradation, mais en même temps on se résigne à la cautionner... Les quelques professeurs-résistants s'en trouvent d'autant plus isolés.
Et bonne année!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 janvier 2010
Bien d'accord avec Halpern et Passant. Merci à ce dernier d'exprimer aussi bien ce que je ressens aussi!
Ecrit par : sisyphe | 05 janvier 2010
"J'ai compris qu'il s'agit d'une sorte de "stratégie de survie".
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
C'est exactement cela.
Ecrit par : Marilyse | 05 janvier 2010
Vous êtes bien présomptueux ;
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Je suis tellement présomptueux que je me suis rendu à Bourg-la-Reine cette après-midi !
Ecrit par : iPidiblue mes hommages Madame ! | 05 janvier 2010
Je suis tellement présomptueux que je me suis rendu à Bourg-la-Reine cette après-midi !
Ecrit par : iPidiblue mes hommages Madame ! | 05 janvier 2010
Avez-vous aussi Choisy-le-Roi et Jouy en Josas ?
Ecrit par : nicolas | 05 janvier 2010
La Conférence des Grandes Ecoles a réagi aux diverses propositions en cours sur les "quotas" de boursiers — une grande idée des duettistes Sabeg / Descoings :
La CGE désapprouve d'une manière générale la notion de 'quotas'
Elle réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous, tout en reconnaissant que des soutiens individualisés doivent être apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés », écrivent Jean-Pierre Helfer, président de la commission « diversité » de la CGE, et Pierre Tapie, président de la CGE, dans l'édition de janvier 2010 du magazine de l'association, « Grand angle ». « Toute autre politique amènerait inévitablement d'une part la baisse du niveau moyen, mais d'autre part l'identification par les employeurs, parmi les profils de sortie, que toutes les voies d'entrée dans la même école ne se valent pas. Ce pourrait être le cas avec un système discriminant basé sur un quota de boursiers. »
La CGE indique que cette mise au point fait suite aux propos de François Fillon qui, le 19 novembre 2009 à Reims, affichait « de nouvelles exigences d'ouverture sociale » Par ailleurs, Valérie Pécresse a pour sa part déclaré, le 10 novembre 2009, qu'elle souhaitait que « le nombre de boursiers dans l'ensemble des grandes écoles soit porté à 30 % ».
« Il est de bon ton ces temps-ci de vilipender les grandes écoles sur le thème de leur ouverture sociale », reprennent les responsables de la CGE dans leur texte. « Pourtant nos écoles accueillent actuellement exactement le même nombre de boursiers que ceux qui étaient en prépas voici deux ans (23 %) ; pourtant la proportion des catégories socioprofessionnelles supérieures est identique à celle des formations scientifiques à l'université, et identique à celle des diplômés de niveau master de l'université. »
LA QUESTION DES QUOTAS
« Il y a un grand paradoxe à observer l'engouement pour le top 14 de rugby (ils sont 14, si, si !) et le championnat de France de 1re division de foot (ils sont 16), la sacralisation de nos champions olympiques, et à ne pas reconnaître que la compétition existe aussi dans les domaines intellectuels,
et que les exigences pour rentrer dans les plus sélectives de nos écoles sont celles d'athlètes très entraînés », estime Pierre Tapie dans le même magazine. « Imaginerait-on un quota de CSP++ dans l'équipe de France de foot ? Chiche ! (…) Ou un quota de boursiers dans l'équipe équestre de sauts d'obstacle ? Ou à l'entrée au Conservatoire de musique de Paris ? »
Plus loin, il ajoute : « Nous ne rendrons à la France le service qui est le nôtre, en tant qu'écoles d'enseignement supérieur, qu'en continuant à dessiner un projet cohérent entre les types d'étudiants que nous sélectionnons, les parcours pédagogiques que nous leur proposons, et les marchés du travail auxquels nous les destinons. »
LES PROPOSITIONS DE LA CGE
Pour la CGE, la solution n'est donc pas dans les quotas. « L'ouverture sociale de l'enseignement supérieur impose de travailler en amont afin d'éviter toute forme d'autocensure des bacheliers. Il y a actuellement 38 % de boursiers en STS et en IUT, 28 % en Deug et 22 % en CPGE. Comme aucun dossier de bachelier n'est éliminé sur le critère boursier/non boursier, on peut conclure que les bacheliers issus de milieux non favorisés choisissent majoritairement les filières courtes professionnalisantes au détriment de la filière CPGE - grandes écoles, qui n'aboutit au diplôme qu'après 5 ans d'études. » ( selon le ministère, le taux de boursier n'est pas le même dans toutes les grandes écoles: s'il est en moyenne de 22,9% dans celles d'ingénieurs, il est seulement de 11,03% à Polytechnique. Et s'il est de 20,7% en moyenne pour les écoles de commerce, il n'est que de 12,3% dans à HEC ou l'Essec)
Reprenant les cinq chantiers exposés par Yazid Sabeg lors d'une rencontre avec les directeurs d'écoles, le 9 juin 2009, Jean-Pierre Helfer expose ensuite les propositions de la CGE. Sur les concours d'abord, celle-ci s'engage à « examiner les épreuves supposées 'socialement' sélectives des concours afin d'aider les jeunes d'origine modeste à les réussir, sans sacrifier l'ambition intellectuelle. »
Sur la diversification des voies de recrutement via la filière universitaire, la CGE estime que « si 2 000 places restent vacantes dans les grandes écoles, la raison en est un désintérêt des élèves pour les sciences et les techniques en général, qui s'ajoute à l'auto-censure pratiquée par des élèves issus de milieux modestes. » Elle préconise donc « une meilleure information sur les filières d'excellence et les passerelles nombreuses ».
Concernant le développement d'autres voies d'accès aux grandes écoles, la CGE ne se prononce pas contre mais pose des limites : « On peut imaginer de créer d'autres voies d'accès pour valoriser d'autres profils et d'autres compétences que ceux mis aujourd'hui en valeur par le système scolaire, en identifiant les compétences et les acquis particuliers des publics que l'on cible (sportifs de haut niveau, artistes, leaders sociaux, etc.). Il n'y a alors aucune raison de réserver les voies d'accès à telle ou telle origine sociale ou territoriale. » Elle souligne aussi l'urgence qu'il y a à « resserrer les relations entre toutes les formations de l'enseignement supérieur et l'entreprise » et salue les avancées de la loi LRU en ce domaine.
VOIES TECHNOLOGIQUES ET CORDÉES DE LA RÉUSSITE
Sur les voies technologiques, si la CGE se dit prête à « aménager des voies d'accès ou à ouvrir un nombre de places aux concours » pour ces profils, elle note toutefois que « des places sont ouvertes au concours par les écoles. Mais souvent celles-ci ne sont pas pourvues tout simplement parce que les étudiants de ces filières ne sont, en moyenne, pas assez bons pour franchir les barres des concours et a fortiori pour occuper plus tard les emplois correspondant à des filières. » Elle propose donc « d'identifier les élèves de voies technologiques possédant le niveau scolaire requis pour s'orienter vers un bac+5, puis de réussir à les motiver pour entreprendre des études longues. »
Enfin, sur le chantier des « cordées de la réussite », la CGE souhaite que celles-ci renforcent « l'appétit des jeunes pour toutes les filières longues ». Les écoles « considèrent que ceci est bien plus conforme à l'idéal républicain que l'attitude qui consiste à rechercher directement pour sa propre école des candidats particuliers, que l'on irait convaincre que 'son' école est 'la meilleure', en profitant inévitablement d'une asymétrie de l'information. »
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 janvier 2010
D'où une certaine schizophrénie du corps enseignant : on voit bien la dégradation, mais en même temps on se résigne à la cautionner... Les quelques professeurs-résistants s'en trouvent d'autant plus isolés.
Et bonne année!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 janvier 2010
Je ne connais pas de professeur "résistant" autour de moi, à part ce collègue de maths qui dit tout haut ce que d'autres pensent tout bas, par exemple que le socle commun et l'évaluation par capacités c'est de la foutaise.
Mais il n'a rien à perdre, ni moi de ne pas m'impliquer dans je ne sais quel "projet" (j'ai aussi l'excuse d'exercer sur deux établissements).
On entend des choses ahurissantes en salle des profs : par exemple que les élèves ne "captent" que 5% des connaissances que nous leur transmettons, ce qui est sans doute vrai, mais ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment des jeunes collègues qui entrent dans la carrière peuvent s'accommoder de ce cynisme.
Six années d'étude après le bac. pour en arriver là !
Daniel Arnaud a raison de parler de "schizophrénie" (la schizophrénie comme "stratégie de survie").
Il est vrai que la plupart des gens ne savent rien de ce que nous vivons. Je viens de partager la galette des rois avec des gens du conservatoire de musique et j'ai un peu parlé avec mon voisin de pupitre en cours de chant, un ingénieur dont le fils était là (il est en maternelle)... Très gentil, très intéressé et très compatissant ; mais il m'a avoué qu'il était très éloigné de "tout ça".
Ce "compartimentage" de la société française est un avantage pour le gouvernement en place, quel qu'il soit.
La plupart des gens (même des gens cultivés et ayant un certain niveau social) ne comprennent rien à ce qui se passe et il suffit de quelques phrases bien tournées pour faire passer n'importe quoi.
Ou alors ils comprennent très bien, mais c'est la tactique du "sauve-qui-peut" (son fils est dans le privé).
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Robin, si vous avez le courage, allez parler à Cédelle sur son blog.
Il s'ennuie et il sait qu'il ne doit pas aimer ça.
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
"Comme si faire cours n'était pas suffisant. Et avec le TBI sinon on est con et hors du mouvement. Non, il faut que le métier évolue! Être de son temps. Sale temps! C'est comme ça, faut bien, hein? bêlent un bon nombre de collègues IUFMisés."
Ecrit par : Passant | 05 janvier 2010
Je ch.. aussi sur le livret de compétences, (et d'évaluation, et sur le TBI.)
Ceci-dit, meilleurs voeux à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2010
"On entend des choses ahurissantes en salle des profs : par exemple que les élèves ne "captent" que 5% des connaissances que nous leur transmettons, ce qui est sans doute vrai, mais ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment des jeunes collègues qui entrent dans la carrière peuvent s'accommoder de ce cynisme." Eh bien...
Du moment que le salaire tombe régulièrement et que l'on n'a pas à se bagarrer avec ses collègues pour savoir qui prend et quand une ou deux semaines de vacances, on s'accommode bien du cynisme! Le cynisme est l'un des vrais visages de notre société et des relations de travail en particulier. Bon sang, lisez La Bruyère, et tous les moralistes! Plus subversifs? Je ne connais pas. Pourquoi l'En serait-elle préservée du cynisme? Des moutons chiens! Bêêê! ouah!Bêêe! Un peu plus moutons que chiens. Disons selon les intérêts.
Et quelqu'un pourrait-il nous dire quel est le pourcentage d'aspirants professeurs qui jettent l'éponge après un stage "devant les élèves". Le dégoût avant d'avoir vraiment savouré les joies de la carrière, des conneries des ministères et de la bande de s... qui prodiguent leurs conseils comme de la gelée de cons, de coings, non, des Coings.
Et quelqu'un sait-il pourquoi l'on ne donne pas de possibilités de sortir de l'EN sans difficultés pour d'autres fonctions dans d'autres ministères? La culture, par exemple. L'hémorragie serait probablement terrible! On ne va pas ouvrir une brèche dans le "mur de Berlin", tout de même!
Ecrit par : Passant | 05 janvier 2010
56% des élèves de mon LP sont issus de familles pauvres. Dans mon ancien établissement, le pourcentage était de 54.
Ghettos, ghettos, ghettos.... social et scolaire.
Je découvre, via le net, que mon inspectrice en Français (n') est (qu') une certifiée venue de Polynésie française (je veux dire: comment la prendre culturellement au sérieux, ou supérieurement culturellement mieux armée que moi qui fit de la recherche universitaire? Ce n'est que le concours de recrutement des inspecteurs de l'éducation nationale qui nous différencie... et j'ai tellement entendu dire qu'on n'en demande pas beaucoup aux enseignants là-bas, vu le niveau scolaire des élèves des DOM-TOM... Si elle avait eu l'agrégation externe, j'aurais vu en elle les brillants professeurs d'université que j'ai en tête, - j'aurais vu en elle autre chose qu'une fonctionnaire pédagogique. Dire qu'ils se la pètent, les inspecteurs, dans les réunions.).
J'en suis arrivé au point où je sais que, malgré mes préventions (les mesures destinées à prévenir les risques de l'a-culturation et de l'illettrisme, pas les opinions défavorables), mon combat pour le Français, l'Histoire et la Géographie, l'enseignement d'une culture commune, pour le savoir (un savoir de base, au LP, du b.a.-ba) et sa maîtrise, je suis un rouage d'un système scolaire, plus fort que moi, détruisant l'instruction. Un idiot utile. Individuellement, je ne fais que participer à la catastrophe - celle qui est mon pain de ce jour en lycée professionnel. Les 1eres Bac pro ancienne mouture partent pour 8 semaines de stage à partir du 1er février (avec les vacances, ils ne reviendront que durant le mois d'avril). Ils ne travaillent plus depuis 15 jours avant Noël. Pour eux, et ils le disent sans crânerie, ni arrogance, l'année scolaire est finie.
Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2010
Pour eux, et ils le disent sans crânerie, ni arrogance, l'année scolaire est finie.
Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2010
Un peu excessif, je dirais que oui, l'Ecole est finie. On passe à autre chose en prétendant garder le nom. Toujours un masque.
Nous sommes dans l'après l'Ecole. Une aube grise à souhait. Mais "illuminée" par le monde virtuel des Tice et autres news techno. L'avenir radieux est à nos portes. Toc!toc! Oui, entrez Père Noël!
Ecrit par : Passant | 05 janvier 2010
Robin, si vous avez le courage, allez parler à Cédelle sur son blog.
Il s'ennuie et il sait qu'il ne doit pas aimer ça.
Ecrit par : dugong | 05 janvier 2010
Luc Cédelle, c'est le gars qui a un copain qui fait "Le Cid" et je ne sais quoi encore en ZEP et qui a des élèves "super" motivés, super travailleurs et "super" gentils ?
Il y a des ZEP sur Mars ? Parce que s'il enseigne sur la planète Terre et qu'il veut bien me communiquer ses secrets, son copain, je suis preneur et son prix sera le mien.
On ne devrait pas s'ennuyer avec un copain pareil ! ;-))
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
"La Conférence des Grandes Ecoles a réagi aux diverses propositions en cours sur les "quotas" de boursiers — une grande idée des duettistes Sabeg / Descoings :
La CGE désapprouve d'une manière générale la notion de 'quotas' "
La CGE serait plus audible si elle avait réagi à une évolution qui se dessinait dès les années soixante-dix. Le sabordage des programmes du primaire ne semble pas l'avoir alors beaucoup préoccupé.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Pour rire (?) un peu: http://www.senegalaisement.com/senegal/consconnes_senegal.php
Les Gros(sses) con(nes)
L'Afrique en général et le Sénégal en particulier reçoivent la visite d'une catégorie d'étrangers que nous appelons les Gros cons européens. Mais au sein de la population sénégalaise vit aussi une espèce de Gros cons africains. Découvrons ensemble ces espèces à part.
La Grosse conne européenne
La conne européenne (appelons-la la Grosse conne) est tout simplement une crétine avec des théories fumeuses et un look très spécifique.
Avant d'arriver au Sénégal, elle avait déjà acheté son pantalon Batik vert jaune rouge. Car la Grosse conne est souvent coooooooool comme une rastafarienne (attention : si tu n'es pas rastafarienne mais que tu corresponds aux autres critères d'identification, tu peux quand même être une Grosse conne).
La Grosse conne a des conversations qui deviennent vite gonflantes. Elle fume parfois des spliffs mais ce n'est pas une caractèristique obligatoire. Elle est rarement très jolie et adore faire chier la planète en jouant avec son djembé à deux balles.
La Grosse conne rêve d'aller à Kafountine pour retourner aux sources de l'Humanité, cultiver du chanvre et dormir sur la plage en parlant de la solidarité africaine et en se demandant combien elle pourrait gagner si elle était assistante sociale au Sénégal. La Grosse conne un peu vioque (plus souvent observable à Saly et ses environs) remercie Jah de lui avoir offert un Gros con africain 20 ans plus jeune qu'elle aime et qui l'aime du plus profond de son coeur malgré sa poitrine qui a commencé à se faire la malle à partir des années 80. Dès ses premiers jours au Sénégal elle téléphone à l'ambassade de France pour connaître les modalités d'obtention d'un visa pour celui qu'elle appelle déjà "son mari". La Grosse conne de Saly est l'espèce la plus naïve de Grosse conne. Elle a rarement le look Ajahman Rastafaraï.
Chez elle en Europe, la Grosse conne peut travailler dans différents secteurs : même si le plus souvent elle se contente de servir dans des cafés l'été pour ne rien glander et toucher le RMI le reste de l'année, il n'est pas rare qu'elle travaille aussi dans des secteurs dit "sociaux" (assistance sociale, associations, enseignement, etc...). Qui d'autre d'ailleurs que des associations, des cafés ou l'éducation nationale embaucherait une Grosse conne ?
Outre sa tenue vestimentaire, on peut reconnaître la Grosse conne grâce à sa coupe de cheveux. En effet elle se fait tresser "à l'africaine" dès que la première occasion se présente. C'est pour elle un signe d'intégration et de respect de la culture africaine. Si la Grosse conne est donc rarement jolie avant d'arriver, elle devient généralement insortable dès cette première séance de tressage. Car rien n'est plus laid que des tresses africaines sur une tête de blanche. Peu importe, elle n'a pas peur du ridicule même si le jour de son retour elle peut avoir un soupçon de regret en voyant la vingtaine d'autres Grosses connes qui se préparent comme elle à monter dans l'avion avec la même coupe à la con et le même djembé à la con. Elle qui se croyait unique, rebelle et originale...
N'ayant pas peur du paradoxe, la Grosse conne peut avoir déblatéré 10 minutes avant la séance de tressage sur les Africaines qui se blanchissent la peau pour ressembler à des Blanches. Mais ça ne la dérange pas de se faire des raies sur la tête laissant apparaître son affreux crâne blanchâtre pour faire comme les Africaines. La Grosse conne est décidemment très très conne.
La Grosse conne est d'une naïveté affligeante et comme on vous l'a dit plus haut, sa conversation et ses théories fumeuses sont rapidement gonflantes. Parmi les hautes pensées philosophiques et déclarations inédites que la Grosse conne peut sortir, on retrouve souvent les suivantes :
"Chez nous c'est le stress alors qu'ici c'est cooooooooooooool !"
"Chez nous y'a pas de solidarité ici vous êtes tous solidaiiiiiiiiiiiiiiiiiires !"
"Pourquoi voulez-vous venir en Europe, ici vous êtes tellement biennnnnnnnnnnn !"
(ces trois premières théories fumeuses peuvent être prononcées à proximité de trois enfants talibés en train de mendier et d'une vieille femme en train de mourir du paludisme. Dans ce cas là - et uniquement dans ce cas là - vous avez le droit de mettre un grand gnon dans la gueule de la Grosse conne)
"Demain je retourne à Kafountine !"
"Combien gagne une assistante sociale au Sénégal ? Je rêve de m'installer ici !" (allez ça aussi ça mérite un gnon)
La Grosse conne se retrouve souvent dans ce qu'elle appelle "une galère". En effet, vu que le plus souvent ceux qu'elle rencontre au Sénégal sont des Gros cons africains, il n'est pas rare : qu'elle se fasse arrêter par les flics, qu'elle se fasse piquer son passeport ou ses tunes, qu'elle se fasse entuber sur le paiement de la Peugeot 504 avec laquelle elle est descendue d'Europe. Même si la Grosse conne n'est généralement pas une "fille facile" elle ne dédaigne pas coucher avec un "Gros con africain" qui évidemment rêve de rester au Sénégal et n'a aucune arrière-pensée. Elle s'en sort au mieux avec des mycoses sur la chatte au pire avec un DAS qu'elle aura bien mérité. Au moins à son retour, elle coûtera cher à la sécurité sociale mais pas longtemps et ne coûtera rien à la collectivité pour sa retraite.
Outre les Gros cons, elle ne dédaigne pas discuter avec tous ceux que les gens normaux étrangers et sénégalais considèrent comme des parasites et des casses-couilles : vendeurs "d'objets d'art", pseudo-guides de mes couilles, tapeurs de djembés à deux balles, rastafariens malades, crados et chômeurs, etc....
Enfin, la Grosse conne, une fois revenue en France peut avoir des idées ingénieuses que personne n'a jamais eu avant : comme par exemple vendre des bijoux sénégalais de fabrication écologique sur les marchés du Tarn-et-Garonne ou donner des cours de djembé.
Si vous croisez une Grosse conne pendant votre séjour au Sénégal, ne la battez pas. Elle pourrait être votre soeur ou votre petite copine : les Grosses connes sont si nombreuses à visiter l'Afrique.
NB : Au Sénégal, la plupart des Grosses connes sont françaises (car les Français sont les plus nombreux étrangers). Mais les Grosses connes belges, espagnoles, italiennes et hollandaises commencent aussi à venir. Suissesses et Américaines font rarement partie des Grosse connes. Hasard ou non, ce sont souvent aussi les plus jolies et les moins gonflantes.
Les Gros cons européens
Ils sont généralement moins casse-couilles que les Grosses connes. Mais à peine. Les pires sont les Gros cons parisiens puisqu'ils allient dans ce cas là leur connerie à leur bo-bohitude.
Il se peut que ce soit des "teuffeurs" et qu'ils aiment dans ce cas là les "Sound Systems". Ils peuvent rêver d'emmener leur C25 aménagé au Sénégal pour faire profiter le pays de leur science musicale.
Niveau look, le Gros con ressemble évidemment à la Grosse conne. Il peut cependant avoir de plus gros piercings. C'est d'ailleurs parfois son domaine professionnel : le Gros con est notablement souvent tatoueur ou piercer. Il peut se faire faire des tresses à l'africaine, même s'il n'est pas pédé. Mais c'est assez rare, car le Gros con repart généralement avec la même coupe qu'à son arrivée : cheveux longs ou crépuisés genre "rastafarien'.
Ses théories sont aussi fumeuses que celles des Grosses connes. Mais il peut avoir plus de difficultés à les exprimer puisque le Gros con fume systématiquement et en grande quantité des spliffs. Il parle le plus souvent comme un adolescent attardé mais il est persuadé d'atteindre le zénith de la lumière philosophique.
Le Gros con a une moyenne d'âge plus jeune que celle de la Grosse conne. En effet, la plus conne des Grosses connes âgées arrive toujours à gagner deux tunes en servant dans un café et sa connerie n'est pas incompatible avec son travail dans le "social" ou dans la maléducation nationale. Ce n'est pas le cas du Gros con qui est bien plus rapidement complètement dépendant du RMI. Cela rend donc, heureusement pour les Sénégalais, l'achat d'un billet d'avion plus difficile (bien que sur Senegalaisement.com tu trouves toujours des billets les moins chers du marché).
Dans son sac, au retour, en plus du djembé que ramène inévitablement la Grosse conne, on peut trouver des instruments plus divers (cora, balafon, etc...) ainsi que parfois, pour les plus cons, un peu d'herbe (achetée "direct-producteur" à Kafountine).
Les Gros cons africains
Le Gros con africain pue. Car comment imaginer le contraire quand on a un scalp inlavable de 4,5kg sur la tête ? Mais ça dégage sans doute des phéromones qui plaisent à certaines filles, notamment aux Grosses connes, donc amen. Après tout, si il n'y avait pas d'avantages à être un Gros con, y'en aurait pas autant...
Le Gros con africain est en effet souvent (mais pas toujours) un rasta. Il n'y a absolument aucune connotation religieuse à l'inverse des vrais rastafariens de Jamaïque : être rasta pour ces Gros cons signifie seulement avoir des locks, schlinguer un peu, fumer des spliffs sans rien glander de la journée, trouver des Gros cons européens ou un autre type de touristes à qui taper quelques tunes pour la bière et le spliff du lendemain.
Parmi les théories fumeuses et déclarations inédites du Gros con africain :
"Moi, je quitterais jamais l'Afrique pour venir en Europe."
"Viens visiter ma boutique d'objets d'art, je suis un artiste"
"Salut les cool, comment ça va ?"
"Tu veux que je t'emmène à Kafountine ?"
"Tu viens d'où, de Brest ? Je connais bien Brest"
"Je donne des cours de Djembé"
"Mon frère a un campement"
"Je suis né à Mbour"
"On est collants comme des mouches mais pas piqûants comme des moustiques."
"Finalement par amour pour toi, je veux bien sacrifier mon amour de Jah et de l'Afrique et venir en Europe"
"J'ai un décès dans la famille, t'as pas 10.000CFA pour m'aider à payer l'enterrement ?"
"On est fauchés mais pas fâchés" (merci à Ludovic pour m'avoir rappelé ce grand classique)
Les connaissant, jamais un Sénégalais ne leur ferait confiance, y'a donc forcément que les Gros cons européens pour fréquenter et apprécier la compagnie de ces parasites qui n'en glandent pas une, n'aident généralement pas leur famille malgré leurs théories à la con, et ne surgissent de leur néant intellectuel que pour fumer des spliffs avec l'argent qu'ils auront pu extorquer aux Gros cons européens et suffoquer "Ha Jah Jah Africa" aux oreilles compatissantes.
Le Gros con africain est souvent malade. Il a parfois les dents pourries. Sa vie peut devenir difficile, surtout en basse saison, époque où peu de Gros cons européens sont là pour écouter ses conneries et lui filer quelques tunes. Certains mois, il peut louper certains repas car la population sénégalaise n'est pas aussi con que les Gros cons européens et dit généralement à ces parasites de travailler s'ils veulent bouffer.
Certains Gros cons européens passent tout leur séjour au Sénégal en compagnie de Gros cons africains. Si bien qu'ils pensent que tous les Sénégalais sont des Gros cons qui ne glandent rien à part fumer des spliffs. Ils n'ont pas compris que justement, s'ils ne voient que des Gros cons africains, c'est justement parce que le métier de ces derniers est de coller aux basques des Gros cons européens qui rentreront en Europe sans finalement rien avoir compris au véritable Sénégal qui a adopté le travail et l'honnêteté comme ligne de vie et non pas la glande, l'argent facile et le spliff.
Il est clair que c'est dans les zones touristiques que l'on rencontre le plus de Gros cons africains. Gorée, Saly, Ngor, Cap Skirring, Kafountine, Saint-Louis, Abéné accueillent la plus grande concentration de Gros cons en Afrique de l'Ouest
NB à l'attention des Gros cons européens : 99% des Sénégalais ne jouent pas du djembé. Si vous êtes entourés de parasites munis de cet instrument disgracieux, c'est que vous êtes bien un Gros con européen entourés de Gros cons africains. Félicitations.
Les Grosses connes africaines
Il n'y a pas ou trop peu de Grosses connes africaines pour en faire un article.
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Questions réponses :
Peut-on avoir le look rasta et n'être pas une Grosse conne ?
La réponse est oui à condition de ne pas imposer au monde ses théories fumeuses à la con, principal signe de reconnaissance des Grosses connes
Je suis un rebelle, j'ai campé dans le Larzac à l'appel de José Bové, suis-je un Gros con ?
J'ai bien peur que oui. L'altermondialiste anarchiste est quasiment toujours un Gros con persuadé de faire parti des gentils de cette planète. Le Gros con s'est généralement fait taper sur la gueule "par des éléments incontrôlés du 9.3." lors des manifs contre le CPE et ce n'est que justice.
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NB : pour ceux qui ne comprennent pas le second degré (et notamment les blondes) et pour les Gros cons qui se sont reconnus et s'assument, cliquez ici.
Article réalisé par Christian Costeaux
(mes articles ne sont généralement pas signés mais pour celui-ci, savoir qui l'a écrit peut revêtir une certaine importance)
Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2010
"Comment revoir les concours des grandes écoles pour les rendre plus accessibles?
En rendant les concours plus «républicains» selon le ministère de l'Enseignement supérieur. Cela ne veut pas dire les rendre «plus faciles», mais les adapter aux élèves en «mesurant leur parcours personnel». Toutefois, le ministère estime que des «épreuves sans Nietzsche» ne seraient pas une mauvaise chose"
(extrait de 20 minutes)
Que vient faire cette idée d'épreuves sans Nietzsche?
Est-ce une coquille?
Qu'est-ce que le Gossplan a encore pondu dans ses délires administratifs?
Est-ce une coquille? Que vient faire Nietzsche ici?
On peut aller loin comme cela : des épreuves sans culture générale, sans dissertation, sans références.
Le triomphe posthume et macabre de Bourdieu post mortem. Toute référence culturelle est discriminante et bourgeoise par nature??
Pauvre de nous. Pauvre de vous.
Cela va continuer encore longtemps comme cela?
Ecrit par : Sénéchal | 05 janvier 2010
http://www.senegalaisement.com/senegal/consconnes_senegal.php
Ecrit par : Pendariès | 05 janvier 2010
Toutefois, le ministère estime que des «épreuves sans Nietzsche» ne seraient pas une mauvaise chose"
Et Nietzsche sans les épreuves ?
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Le lien suffisait. Ceci dit en passant.
Ecrit par : Passant | 05 janvier 2010
Cette histoire de 30% de boursiers dans les grandes écoles me fait doucement rigoler : il y a une célèbre intervenante sur ce blog dont je ne citerai pas le nom mais que tout le monde reconnaîtra, qui d'un oeil surveille ses actions Allianz, de l'autre arrondit son pécule en soignant les bêbêtes et vit en couple avec un mari lui aussi aux revenus confortables et qui néanmoins a réussi à obtenir une bourse pour son fils !
Donc des boursiers on en trouvera autant qu'on en voudra pour remplir les dites grandes écoles ...
Ecrit par : iPidiblue la bourse et la vie | 05 janvier 2010
Le "détournement" des bourses par des gens qui n'en ont pas besoin devrait être sanctionné. C'est lamentable.
Ecrit par : de passage | 05 janvier 2010
Tiens je croyais qu'il y avait assez de censeurs au dehors pour nous dire quoi penser pour ne pas en trouver qui nous disent ce qu'il faut écrire ou pas.
Et je ne me plie qu'aux consignes du maître des lieux.
Ecrit par : sénéchal | 05 janvier 2010
"Toutefois, le ministère estime que des «épreuves sans Nietzsche» ne seraient pas une mauvaise chose"
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Quelle bande d'ahuris ! C'est incroyable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 janvier 2010
« Il y a un grand paradoxe à observer l'engouement pour le top 14 de rugby (ils sont 14, si, si !) et le championnat de France de 1re division de foot (ils sont 16), la sacralisation de nos champions olympiques, et à ne pas reconnaître que la compétition existe aussi dans les domaines intellectuels,
et que les exigences pour rentrer dans les plus sélectives de nos écoles sont celles d'athlètes très entraînés », estime Pierre Tapie dans le même magazine. « Imaginerait-on un quota de CSP++ dans l'équipe de France de foot ? Chiche ! (…) Ou un quota de boursiers dans l'équipe équestre de sauts d'obstacle ? Ou à l'entrée au Conservatoire de musique de Paris ? »
Je ne sais pas qui est ce monsieur Tapie, mais il raisonne comme un tambour : allez chercher la légitimité des grandes écoles dans une comparaison avec le foot, c'est tout dire.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Quotas GE
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M. Descoings n'a fait qu'une partie du chemin. Au lieu d'attendre les Concours d'entrée aux écoles pour fixer des quotas de boursiers, il n'y a qu'à garnir les Sections S en priorité avec des boursiers, puis avec des enfants non boursiers dans l'ordre croissant des revenus des parents. Le rêve de Bourdieu-Descoings sera enfin exaucé.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 05 janvier 2010
Le triomphe posthume et macabre de Bourdieu post mortem. Toute référence culturelle est discriminante et bourgeoise par nature??
Pauvre de nous. Pauvre de vous.
Cela va continuer encore longtemps comme cela?
Ecrit par : Sénéchal | 05 janvier 2010
"Il y a deux choses infinies : l'univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'univers, je n'en suis pas tout à fait sûr." (Albert Einstein)
La réponse est oui, hélas. Ça risque de continuer longtemps comme ça parce que la solution la plus bête (par exemple "le collège unique" ou "le socle commun" ou "l'élève au centre") est la plus simple et parce que c'est infiniment plus simple de descendre une pente que de la (re) monter.
Et depuis le temps qu'on la descend la pente...
Quant au pauvre Nietzsche que l'E.N. veut désormais bannir des concours, il doit se mordre les doigts "post mortem" d'avoir préféré Bizet à Wagner, les Français aux Allemands "à cause de leur légèreté".
A force "d'alléger", il ne va plus rester grand chose : 0% d'ignares mais 100 % de réussite. Que demande le Peuple ?
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Correction : "aller chercher".
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
0 % de connaissances, 100 % de réussite
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
D'abord il n'a qu'à changer le nom de son école : "Ecole des sciences politiques et des bourses" !
Heureusement que cela ne prête pas à confusion ... sinon cela deviendrait vite fait un foutoir !
Ecrit par : iPidiblue Sciences Po'Bourse | 05 janvier 2010
"A force "d'alléger", il ne va plus rester grand chose : 0% d'ignares mais 100 % de réussite. Que demande le Peuple ?
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010"
Allez, bientôt 100 % d'inscrits et 105 % d'admis !
Et les Meirieu et autres Cédelle qui crieront à "l'avancée décisive" sans rien trouver de bizarre ;))
Ecrit par : P. Lariba | 05 janvier 2010
Petit test en 4ème tout à l'heure. J'aime bien commencer la "période" poésie par "Dans une allée du Luxembourg" de G. de Nerval.
Ils m'ont fait dix fois la blague sur "odelette" et "omelette"... Très contents d'eux qu'ils étaient. On peut leur dire cinq fois "ça va les gars, on a compris !", ils recommencent. Kolossale finesse ! (comme dirait Nietzsche)
Ils sont incapables de situer Nerval dans son contexte historique, même avec les dates (1808-1855), ils ne savent pas que le jardin du Luxembourg se trouve à Paris, autour du palais du Luxembourg, c'est-à-dire du Sénat (ils ne savent pas non plus ce que c'est que le Sénat).
Ils ont peut-être su un jour ce qu'était une comparaison, mais ils l'ont oublié (sauf un qui veut être prof de maths et qui est bon en français aussi et que les autres traitent "d'intello").
Bon, je suis bien d'accord, nous sommes là pour leur apprendre ce qu'ils ne savent pas. Mais le problème c'est qu'ils s'en fichent royalement de Nerval, de Napoléon Ier, de Louis XVIII, de Charles X, de Louis-Philippe et de la Deuxième République, du système politique français, des comparaisons, des métaphores... et même des sentiments amoureux.
Heureusement qu'on va mettre en place le "socle commun" pour affiner l'évaluation.
Mais pour évaluer quoi, au fait ?
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
Il y en a effectivement beaucoup qui ne savent rien ou pas grand chose, qui n'ont pas envie d'en savoir davantage et qui ne désespèrent pas le moins du monde. Il n'y que nous qu'ils "désespèrent".
Ecrit par : Robin | 05 janvier 2010
---
Cher Robin, vous me faites penser à un aphorisme de Pierre Dac que je cite de mémoire sans garantie d'exactitude :
"Celui qui ne sait rien en sait toujours autant que celui qui n'en sait pas plus que lui."
J'ai connu de nombreux cancres qui auraient pu dire cela, s'ils avaient été en mesure de le comprendre.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 janvier 2010
Paradoxalement je puise un certain réconfort quand la correction des bacs blancs ou du bac me révèle que la production de ces élèves "sans problème" est au moins aussi affligeante que celle des miens.
Ecrit par : J.Halpern | 05 janvier 2010
---
Mon cher collègue, ce réconfort est justifié !
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 janvier 2010
C'est marrant : quand Pécresse a parlé des classes prépas, elle a fait un lapsus sur la phrase (un peu bancale) : "je vais vous donner un exemple : les classes préparatoires : on a fixé avec le président des objectifs" et elle a prononcé "je vais vous donner un exemple : les classes préparatoires : on a asphyxié avec le président..."
Intéressant !
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
D'un autre côté Robin vous les provoquez avec l'histoire d'un poète mort à demi-fou et qui plus est pendu rue de la Vieille Lanterne ! Vous trouvez que c'est un exemple à leur donner à ces pauvres petits ? Vous n'avez vraiment pas de coeur ...
Ecrit par : iPidiblue coeur d'artichaut | 06 janvier 2010
Vincent Peillon, Dany Cohn-Bendit, Robert Hue et Marielle de Sarnez le 9 janvier à Nanterre pour poursuivre le débat sur l'éducation
30/12/2009
AFP — Après Marseille et Dijon, l'eurodéputé PS Vincent Peillon au côté du Vert Daniel Cohn-Bendit, de l'ex-numéro un du PCF Robert Hue, la MoDem Marielle de Sarnez, se rendront le 9 janvier à Nanterre, à l'inivitation d'une association de quartier, pour débattre de l'éducation.
Selon l'entourage de M. Peillon, cette troisième initiative du "rassemblement social, écologique et démocrate", alliance inédite des communistes au MoDem, est une visite de terrain dans le quartier des Pâquerettes à Nanterre (Hauts-de-Seine), suivie d'un débat avec la population, à l'invitation de l'association "Zi'Va", qui oeuvre dans ce quartier.
Leurs principales propositions sur le sujet devraient être rendues publiques à cette occasion. La députée PRG Christiane Taubira est également invitée.
M. Peillon avait initié ce rassemblement en août à Marseille, puis organisé les "premières rencontres du rassemblement" le 14 novembre à Dijon, sur l'éducation. La venue impromptue de Ségolène Royal qui revendiquait le leadership de leur courant Espoir à gauche, avait occulté le thème des rencontres et engendré une vive querelle entre l'ex-candidate à la présidentielle et son ancien lieutenant.
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
Sur le site du "Rassemblement" de Peillon, on met en ligne des videos de Gabriel Cohn-Bendit en en faisant l'éloge.
C'est mal barré, l'opposition à Sarkozy pour 2012.
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
Ce que j'adore dans cette histoire de Grandes Ecoles, c'est que malgré leur discours "d'adaptation à la mondialisation, aux autres cultures, aux autres profiles, etc.", elles admettent n'avoir rien trouvé de mieux que le bon vieux modèle des concours à la française. Vous savez, ce vieux truc avec de la culture générale et une réelle exigeance en matière de rédaction et de conceptualisation.
Je ne sais pas vous, mais je n'aurais jamais cru que HEC ou l'ESSEC se feraient à ce point le chantre de quelque chose de si... républicain !
Comme quoi c'est un modèle qui marche, et même les formateurs des futurs managers de la World Company ne veulent pas y renoncer. Surtout pas !
C'est également le symptôme d'autre chose. Désolé de le dire comme ça, mais la merde commence à sentir jusqu'en haut du système, et même ces messieurs commencent à trouver l'odeur ambiante bien désagréable, eux qui étaient si éloignés et protégés de tout ça.
Moi, toute cette histoire, quelque part, me rend joyeux.
Et on entre dans une nouvelle ère, assurément.
Ecrit par : dickens | 06 janvier 2010
*exigence, sorry.
Ecrit par : dickens | 06 janvier 2010
Le jour où l'ordre pédagogique de l'école de la maternelle à l'Université sera pensé en rapport avec le développement du capitalisme à son stade tardif, alors peut-être comprendrons-nous mieux les réformes "pédagogiques" profondes en cours.
C'est manifestement (de mon point de vue) cette absence d'analyse économico-politique qui constitue le fond idéologique de la plupart des intervenants sur ce blog, Guy Morel y compris.
Ecrit par : marigot | 05 janvier 2010
MAYDAY! MAYDAY!
APPELEZ D'URGENCE LE SAMU PSYCHIATRIQUE
MARIGOT NOUS FAIT UN RAPTUS
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Et attendez : elle ne vous a pas encore parlé de Joyce et de la fiction paternelle !
Allez, Marigot, une petite citation de derrière les fagots ? Et en version originale, en plus, ça ravira Cadichon !
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
"Comment revoir les concours des grandes écoles pour les rendre plus accessibles?
En rendant les concours plus «républicains» selon le ministère de l'Enseignement supérieur. Cela ne veut pas dire les rendre «plus faciles», mais les adapter aux élèves en «mesurant leur parcours personnel». Toutefois, le ministère estime que des «épreuves sans Nietzsche» ne seraient pas une mauvaise chose"
(extrait de 20 minutes)
Que vient faire cette idée d'épreuves sans Nietzsche?
Est-ce une coquille?
(Sénéchal)
Non, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une coquille, plutôt d'un "lapsus" freudien, au même titre "qu'asphyxier les Grandes Ecoles" de la grande Pécresse du Moloch.
Pourquoi Nietzsche ? Mais parce que Nietzsche est le représentant typique de ce que ces Messieurs et ces Dames qui nous gouvernent, adeptes de la grégarité et de la flagornerie (on en a eu dernièrement encore un exemple avec ce pauvre Alain Minc) haïssent par dessus tout : une individualité et une pensée (on peut penser avec Nietzsche ou contre Nietzsche, mais je ne pense pas (c'est le cas de le dire) que l'on puisse penser "sans".
Ils auraient pu dire aussi bien Hölderlin, Rimbaud, Cioran, Nerval...
Je suis d'accord avec Dickens (encore une belle "individualité", Dickens) et je ne vois pas comment le dire autrement : oui, ça commence vraiment à sentir la merde.
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
La CGE serait plus audible si elle avait réagi à une évolution qui se dessinait dès les années soixante-dix. Le sabordage des programmes du primaire ne semble pas l'avoir alors beaucoup préoccupé.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
EUH, faudrait écrire PRÉ0CCUPÉE, non?
et puis, comme on ne tire pas sur les ambulances,
il faudrait aussi pardonner son ignorance.
Pas trop troglodyte notre Dupont,
Euh,...polyglotte, pardon,
Ne sait pas qu'en arabe,
et en pataouète,
BREL=BOURRICOT
Alors avec c'te pauv'brêle,
L'a pas l'air malin, ni la chanson!!!
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
D'un autre côté Robin vous les provoquez avec l'histoire d'un poète mort à demi-fou et qui plus est pendu rue de la Vieille Lanterne ! Vous trouvez que c'est un exemple à leur donner à ces pauvres petits ? Vous n'avez vraiment pas de coeur ...
Ecrit par : iPidiblue coeur d'artichaut | 06 janvier 2010
Oui, vous mettez le doigt exactement sur le problème. Je prends pourtant bien garde de ne pas en parler, mais j'ai l'impression que pour la plupart de ces jeunes, rejetons de la petite bourgeoisie "post moderne", tout ce qui s'écarte un tant soi peu de la norme est voué aux gémonies.
Le simple fait pour un être humain de se vouer à une activité aussi bizarre que la poésie leur parlait une anomalie.
Il ne faut pas non plus nous illusionner. Le "gros bon sens" des gens qui veulent proscrire Nietzsche des concours et la stratégie politique de l'ignorance que l'on voit se déployer depuis quelques temps à visage découvert se fait aussi l'écho de "l'opinion publique", des parents de ces enfants-là. Nous avons les gouvernements que nous méritons.
La "post modernité", ce n'est pas l'imagination au pouvoir, mais Monsieur Prud'homme en 4/4.
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
Le simple fait pour un être humain de se vouer à une activité aussi bizarre que la poésie leur parlait une anomalie.
leur "paraît" et non leur "parlait" mais le lapsus est parlant. Justement, ça ne leur "parle" pas.
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
La CGE serait plus audible si elle avait réagi à une évolution qui se dessinait dès les années soixante-dix. Le sabordage des programmes du primaire ne semble pas l'avoir alors beaucoup préoccupé.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Faudrait pas écrire plutôt PRÉ0CCUPÉE, non?
et puis, comme on ne tire pas sur les ambulances,
il faudrait aussi pardonner son ignorance.
Pas trop troglodyte Dupont,
Euh,...polyglotte, pardon,
Ne sait pas qu'en arabe,
et en pataouète,
le BREL est un BOURRICOT
Qu'on lui donne donc une double ration de son
car avec son pauv'brêle,
L'a pas l'air malin, ni la chanson!!!
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
C'est mal barré, l'opposition à Sarkozy pour 2012.
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
'
Tiens, il me semble avoir dit cela il y a un bout de temps déjà, mais qu'importe, pour une fois qu'on est d'accord...
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Pas trop troglodyte Dupont,
Euh,...polyglotte, pardon,
Ne sait pas qu'en arabe,
et en pataouète,
le BREL est un BOURRICOT
Qu'on lui donne donc une double ration de son
car avec son pauv'brêle,
L'a pas l'air malin, ni la chanson!!!
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Trésor de la langue française :
BRÈLE, subst. masc.
A. Arg. milit. Mulet :
Nous avons entendu dire que c'était « le brèle » qui avait gagné la guerre du Rif ou conquis le Maroc. En 1943-45 on avait surnommé plaisamment les compagnies dotées de mulets (les goums en particulier) la « Royal Brèle Force ». En 1956 on disait fréquemment qu'il ne fallait pas de tanks contre les fellagha mais des « brèles ».
LANLY, 1962, p. 59.
B. Au fig. et péj. [En parlant d'une personne bête ou têtue] Brèle! espèce de brèle! bande de brèles!
Rem. Ibid., p. 60 note que ,,Dire de quelqu'un qu'« il est un brèle » c'est dire qu'il est entêté, obstiné comme un mulet. Il ne faut pas s'étonner qu'un enfant de ce pays dise que l'âne « brèle » pour brait.``
Orth. Brêl dans ESN. 1966. Étymol. et Hist. 1. 1914 brêl « mulet » (arg. des soldats d'Afrique dans ESN.); 1940 (soldats à Grenoble, ibid.); 1943-45 brèle (LANLY, p. 59); 2. 1952 brêl « imbécile » (ESN.). Empr. à l'ar. algérien « mulet », la gutturale étant prononcée comme un r (LANLY, p. 59 et 114). Ar. classique « mulet » (G.-W. FREYTAG, Lexicon arabico-latinum, éd. C.A. Schwetschke, Halle, 1830-37, t. 1, p. 189b)"
Quant à l'ignorance, chère pomme à l'eau, "zob de brèle" est un juron ou une insulte que l'on employait couramment dans les cours de récréation dans les années soixante.
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
Je ne sais pas qui est ce monsieur Tapie, mais il raisonne comme un tambour : allez chercher la légitimité des grandes écoles dans une comparaison avec le foot, c'est tout dire.
Ecrit par : guy morel | 05 janvier 2010
Pierre Tapie est un polytechnicien, président de la CGE et directeur général du Groupe ESSEC (ESSEC MBA, EPSCI, IMHI, Executive MBA, Essec Formation continue). Il a réalisé la fusion des masters ESSEC avec les MBA de Mannheim (l'une des meilleurs facs allemandes), a ouvert un campus à Singapour et lancé la première campagne de levée de fonds française auprès des entreprises pour le financement d'une école. C'est également lui qui a soutenu et développé le programme "une grande école, pourquoi pas moi ?" (qui consiste à accompagner "des jeunes défavorisés" au lycée pour leur permettre d'intégrer une prépa (et espérer finir à l'ESSEC).
Bref, c'est un bonhomme passionné par l'excellence à la française et le rayonnement de la culture française. Sous son égide, le corps professoral et la base étudiante se sont fortement internationalisées.
Sa comparaison avec l'équipe de foot (mais vous l'aviez compris) consiste juste à dire que quand on fait une sélection, on recherche l'efficacité, l'optimum, la meilleure sélection possible et que pour prendre une comparaison que la masse débile des lecteurs du figaro et de l'humanité comprendra, il parle de mettre des cadres dans une équipe de foot pour le mondial pour respecter des quotas (et tout le monde comprend que le système de quota est absurde).
Je pense que vous gagneriez beaucoup à discuter avec ce M. Tapie que vous dénigrez allègrement, si tant est que vous ayez vraiment l'intention de discuter. Vous verrez, c'est quelqu'un de très ouvert (bien qu'un peu coincé).
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Ce que j'adore dans cette histoire de Grandes Ecoles, c'est que malgré leur discours "d'adaptation à la mondialisation, aux autres cultures, aux autres profiles, etc.", elles admettent n'avoir rien trouvé de mieux que le bon vieux modèle des concours à la française. Vous savez, ce vieux truc avec de la culture générale et une réelle exigeance en matière de rédaction et de conceptualisation.
Je ne sais pas vous, mais je n'aurais jamais cru que HEC ou l'ESSEC se feraient à ce point le chantre de quelque chose de si... républicain !
Comme quoi c'est un modèle qui marche, et même les formateurs des futurs managers de la World Company ne veulent pas y renoncer. Surtout pas !
C'est également le symptôme d'autre chose. Désolé de le dire comme ça, mais la merde commence à sentir jusqu'en haut du système, et même ces messieurs commencent à trouver l'odeur ambiante bien désagréable, eux qui étaient si éloignés et protégés de tout ça.
Moi, toute cette histoire, quelque part, me rend joyeux.
Et on entre dans une nouvelle ère, assurément.
Ecrit par : dickens | 06 janvier 2010
Les concours de grandes écoles n'ont pas pour but de valider des compétences en rédaction et conceptualisation (c'est un bonus si vous voulez). L'objectif des concours est de valider une forte capacité de travail, une résistance à la pression, une capacité à retenir des montagnes de données et à les traiter, la résistance au stress et un certain sens de la compétition.
Mais globalement, vous avez raison, les concours approuvent l'effort, la souffrance dans l'apprentissage et le mérite. Néanmoins, vous avez de plus en plus d'admissions parrallèles (ou admissions sur titre, selon les écoles). Initialement réservées aux étudiants étrangers (totalement étrangers aux systèmes des prépas et des concours), elles se diversifient sur des "profils atypiques" (véto, pharmacien, médecin,...) voire (à petites doses) sur des gens sans formation (les fameux "admis sur expérience").
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Si tout merde, cest bien sûr la faute aux Grandes Ecoles !
Haro sur le baudet !
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/06/boursiers-la-reticence-des-grandes-ecoles-est-indigne-par-alain-minc-et-francois-pinault_1287909_3224.html
Ecrit par : Florence | 06 janvier 2010
JPB
nous préparez-vous quelques réflexions sur l'offensive préparée contre les Grandes Ecoles ?
Ecrit par : Florence | 06 janvier 2010
bonjour
voilà bien longtemps que je ne suis venue...je rejoins complètement joe sur les grandes écoles; j'ai passé les concours il y a déjà très longtemps (en 83) et même si la prépa nous dispensait (aussi) des cours de français, philo, histégé les meilleurs écoles (les trois grandes parisiennes plus Lyon, EDHEC et Nancy) sélectionnaient avant tout sur les maths (le plus gros coeff); les humanistes comme nous choisissaient leurs écoles sur la base des coefficients, certaines écoles de province essentiellement favorisant les langues et (parfois) les matières littéraires ; et le débat était déjà ouvert à cette époque sur l'intégration d'un "quota" de littéraires pour moraliser les pratiques dans l'entreprise. J'ai appris avec surprise qu'il existe maintenant un concours spécifique pour les L avec du latin et de la philo ! reste que les élèves doivent avoir passé l'épreuve d'une prépa littéraire pour accéder au concours; à dire vrai ma nièce qui est en plein dedans reconnait que ce sont les meilleures années qu'elle ait connu même si elle en bave...
A part ça du point de vue du parent que je suis, nouvelles du front : mes deux lycéens s'ennuient comme des rats morts, l'une en philo l'autre en histoire (ils sont en TL et 1èreL) parce que je cite "la prof ne parle que de contextualisation, j'ai cherché dans le dico la définition ne correspond pas à ce qu'elle dit" et parce que "mes connaissances ne l'intéressent pas ce qu'il veut c'est qu'on applique sa méthode"....grosse déception donc pour ces deux littéraires purs qui attendaient avec impatience leur filière préférée pour enfin, enfin "s'éclater"; heureusement qu'ils lisent avec gourmandise à la maison....
je suis très inquiète pour le dernier qui entre en 6ème l'an prochain : que va-t-il apprendre????
Ecrit par : fabienen | 06 janvier 2010
Ca y est . La Curée anti-GE - qui était depuis longtemps dans l'air du temps -vient de commencer.
Mais le triomphal Descoings ne nous a toujours pas dit quelle était la proportion d'enfants d'ouvriers dans les promotions de Sc-Po.
Il se targue de la forte proportion de Mention TB, 80%, mais ce résultat est automatique puisqu'une qu'une mention TB permet d'entrer sans concours à Sc-Po, une GE parisienne prestigieuse.
J'aimerais connaître la proportion d'ouvriers et de "bourgeois" dans ces mentions TB (il est vrai que pour les quelques enfants de milieux modestes qui , par leur travail et leur effort auront réussi à décrocher une telle mention en dépit de l'état de notre enseignement secondaire, c'est une performance qui mérite d'être récompensée).
J'aimerais aussi aussi quelle est la proportion de série S admis à Sc-Po. M. Descoings ne devrait-il pas réserver l'admission sur titre uniquement aux mention TB de la série L, que M. Descoings estime défavorisée.
Ecrit par : Bourgeois Ignorant | 06 janvier 2010
"Thomas Fabius, fils aîné de l'ex-premier ministre Laurent Fabius, visé par plusieurs plaintes pour escroquerie, a été placé en garde à vue, mercredi matin 6 janvier, à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse. Cette audition sous le régime de la garde à vue est susceptible de durer quarante-huit heures."
Tiens ! comme quoi les fils des normaliens-énarques-plus-jeune-premier-ministre ne sont pas toujours eux-mêmes des agneaux de lait ...
Ecrit par : iPidiblue fils de ... | 06 janvier 2010
L'enseignement des sciences chez les bisounours :
http://www.monanneeaucollege.com/affiches-5d-2009-2010.html
Entre faux faits et messages dégoulinants, quelques connaissances se seraient-elles glissées ?
Mon image préférée : la déforestation illustrée par un sapin de Noël.
Le message final (tiré du publi-reportage "Home") est grandiose : "l'important ce n'est pas ce que nous avons perdu mais ce qu'il nous reste".
Et pourquoi pas "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" ?
PS : Pour ramasser mon bois de chauffe, j'ai un vieux range V8 à essence qui doit faire pas loin de sa livre de dioxyde de carbone au kilomètre. C'est mal.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Intéressant :
http://fr.news.yahoo.com/63/20091227/tpl-emmanuel-todd-l-homme-qui-explique-p-5cc6428.html
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
"En 2007-2008, 1 282 000 jeunes de France métropolitaine et des
DOM, soit 24 % des élèves du second degré, ont bénéficié d’une
bourse nationale. Cette proportion est deux fois plus élevée dans
les établissements publics que dans les établissements privés :
26,9 % contre 12,8 %".(document de source officielle immédiatement sur internet)
Dans ces conditions,il y aura plus de boursier dans les grandes écoles que dans nos lycées et collèges:mais où va-t-on aller les chercher????
Il faudrait peut-être arrêter la démagogie,Nicolas!!!!
Ecrit par : mirwac,excédée par l'hypocrisie du débat | 06 janvier 2010
Cher petit chaperon rouge Dugong,
Je voudrais que tu mettes ta grande houppelande rouge et que tu viennes voir ta grand-mère au fond des bois, tu ramasserais des bois sur ton chemin car ta mère grand a grand froid au fond de son lit même si ses yeux brillent comme des braises en pensant à la visite de son petit chaperon.
Signé : ton grand loup - ta mère grand (barrer les mentions inutiles).
PS On fera des évaluations de notre appétit en dégustant ton panier de provisions.
Ecrit par : iPidiblue histoire de ... | 06 janvier 2010
plus de boursiers
Ecrit par : mirwac | 06 janvier 2010
L'enseignement des sciences chez les bisounours :
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Beuâârkk !!
Vous m'avez donné envie de vomir juste avant le repas. C'est malin. ;O)
(Il ne manquait qu'Eratosthène).
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
"La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration."
"le Sarkosysme à l'épreuve de l'Histoire:"
"Emmanuel Todd: l'homme qui explique" que Sarkozy, c'est Pétain plus le fascisme.
Tout en finesse et en modération.
Tiens, en réponse : http://www.causeur.fr/identite-nationale-qui-hait-qui,3551
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
Vous savez Dugong, on voit aussi des scientifiques dirent des conneries grosses comme des montagnes au nom de leurs préjugés idéologiques !
Au XIXème siècle quand vers 1860 Boucher de Perthes découvrit les restes d'hommes antédiluvien du côté d'Abbeville et communiqua ses résultats à l'Académie des sciences, le géologue Elie de Beaumont prétendit qu'il s'était abusé et que l'homme ne pouvait avoir plus de 6000 ans comme indiqué dans la Bible !
Comme vous le voyez il n'y a pas que les écolos-new-âge qui sont aveuglés par leurs présupposés !
Ecrit par : iPidiblue histoire de préjugés | 06 janvier 2010
antédiluviens
Ecrit par : iPidiblue histoire de préjugés | 06 janvier 2010
Personnellement, je milite pour une introduction des bousiers dans les Grandes Ecoles.
Ce magnifique coprophage fabrique des boulettes qu'il transporte et qui font bien trente fois sa masse. Que la taupe qui en fait autant lève la main !
On les trouve sur tous les continents, sauf dans l’Antarctique. Ce qui est dommage car en débarrassant la calotte de tous les détritus sombres qui l'encombrent (touristes !), ils diminueraient certainement l'absorption lumineuse et contribueraient à sauver la planète.
Pour vous édifier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bousier
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Ce que je peux vous dire c'est que si l'humanité continue sur sa lancée, la science de 2100 ne ressemblera guère à la science de 2010 et que les esprits qui survivraient jusqu'à cette époque devraient réapprendre une bonne partie de leurs notions de base pour comprendre de quoi il s'agit !
Ecrit par : iPidiblue histoire de préjugés | 06 janvier 2010
Pierre Tapie est un polytechnicien, président de la CGE et directeur général du Groupe ESSEC (ESSEC MBA, EPSCI, IMHI, Executive MBA, Essec Formation continue). Il a réalisé la fusion des masters ESSEC avec les MBA de Mannheim (l'une des meilleurs facs allemandes), a ouvert un campus à Singapour et lancé la première campagne de levée de fonds française auprès des entreprises pour le financement d'une école. C'est également lui qui a soutenu et développé le programme "une grande école, pourquoi pas moi ?" (qui consiste à accompagner "des jeunes défavorisés" au lycée pour leur permettre d'intégrer une prépa (et espérer finir à l'ESSEC).
Bref, c'est un bonhomme passionné par l'excellence à la française et le rayonnement de la culture française. Sous son égide, le corps professoral et la base étudiante se sont fortement internationalisées.
Sa comparaison avec l'équipe de foot (mais vous l'aviez compris) consiste juste à dire que quand on fait une sélection, on recherche l'efficacité, l'optimum, la meilleure sélection possible et que pour prendre une comparaison que la masse débile des lecteurs du figaro et de l'humanité comprendra, il parle de mettre des cadres dans une équipe de foot pour le mondial pour respecter des quotas (et tout le monde comprend que le système de quota est absurde).
Je pense que vous gagneriez beaucoup à discuter avec ce M. Tapie que vous dénigrez allègrement, si tant est que vous ayez vraiment l'intention de discuter. Vous verrez, c'est quelqu'un de très ouvert (bien qu'un peu coincé).
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Je ne dénigre pas, Joe ; je relève la faiblesse de l'argumentation. D'ailleurs vous confirmez : c'est fait pour les débiles.
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
Tiens, on reparle de Claude Allègre...
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 janvier 2010
Dans un message précédent, je m'élevais (si je puis dire) contre les phrases grandiloquentes qui disent tout c'est à dire rien :
"l'important ce n'est pas ce que nous avons perdu mais ce qu'il nous reste".
Et pourquoi pas "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" ?
J'ajoute :
"Il faut que tout change pour que rien ne change"
"quand ça change, ça change"
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
On dit souvent qu'en matière scientifique on ne convainc jamais personne de nouvelles idées vraiment révolutionnaires, on attend seulement que les nouvelles générations aient remplacé les anciennes car enfin il n'y a pas plus têtu qu'un scientifique qui croit connaître quelque chose à fond !
Ecrit par : iPidiblue entêtement | 06 janvier 2010
"Je pense que vous gagneriez beaucoup à discuter avec ce M. Tapie que vous dénigrez allègrement" Joe
A fond avec vous : on a beau jeu de noircir Claude Allègre
Le pig ment pas.
Ecrit par : Le porc autonome de Marseille | 06 janvier 2010
Je suis à 100% d'accord avec le porc autonome de Marseille.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
dire et non pas dirent !
Je prie les jeunes dysorthographiques de sauter mes messages, il ne faut pas les pousser au vice !
Ecrit par : iPidiblue correction | 06 janvier 2010
"quand ça change, ça change"
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
"je serai le président de l'augmentation du pouvoir d'achat"/
" Vous croyez que je suis le Père Noël ?"
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
Ah! c'est vrai Guy Morel vous soulignez que Nicolas Sarkozy n'a rien d'un scientifique, il est capable non seulement de changer d'idées entre deux discours plus vite que de chemise mais aussi de soutenir le pour et le contre en même temps ! Les français ont voulu d'un avocat comme premier d'entre eux, il leur sert un plat de sa composition ...
Vous remarquerez que JP Brighelli qui est un homme de lettres a tout de suite été sensible à la foudroyante rhétorique de l'homme de Neuilly !
Ecrit par : iPidiblue et l'art de la plaidoirie | 06 janvier 2010
"l'homme de Neuilly !" iPidiblue
On a enfin démasqué le chaînon manquant entre Néandertal et Cro-Magnon ?
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Je pense que la question de la sincérité du président ne se pose pas, il est sincère dans l'instant, il change de sincérité c'est tout !
Autant de têtes, autant d'avis (adage latin) et comme on le sait de la bouche de la première dame de France il a au moins cinq ou six cerveaux !
Ecrit par : iPidiblue sincérité à géométrie variable | 06 janvier 2010
Cap Canal émettra-t-elle encore en mars ?
La chaîne éducative lyonnaise, subventionnée par la ville de Lyon, qui diffuse sur le câble et sur internet devait émettre en continu à partir du 1er janvier.
Elle ne le fera qu'à partir de mars.
En effet, à l'annonce de la candidature du directeur de la chaîne, Philippe Meirieu, aux prochaines élections régionales pour un parti concurrent (Verts), la mairie socialiste a suspendu l'acquisition du matériel nécessaire à la diffusion en continu des programmes de la chaîne.
(Lyon Capitale)
Ecrit par : Otemps | 06 janvier 2010
Non Dugong c'est l'homme du futur ! C'est le néo-humain élevé au lait maternel de l'éducation nationale et même chaptalisé ...
PS Il a été élève au lycée Chaptal.
Ecrit par : iPidiblue chaptalisation | 06 janvier 2010
En tant que né en Alsace et non alsacien, je m'élève contre la chaptalisation du laid dans l'élevage du vain.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Tant de cerveaux disponibles et si peu de résultat.
Quand on ne relève pas un jeu de mot de Dugong, c'est un menhir qu'on terrasse et qu'on abat.
Ecrit par : Francis le Laie | 06 janvier 2010
Le Figaro : "Pécresse veut modifier les oraux «discriminants»"
Au second degré, le discriminant réduit...
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Ah ! les psys ... ceux qu'on appelait les réducteurs de têtes !
Ecrit par : iPidiblue et les jivaros du moloch | 06 janvier 2010
La qualité absolue d'un scientifique c'est de se tromper absolument !
Je ne suis pas sûr que Valérie Pécresse comprenne comment marche le cerveau d'un chercheur ...
On demande à un chercheur d'aller jusqu'au bout du bout de ses idées afin de démontrer qu'elles sont absurdes si nécessaires.
Un homme de bon sens se serait arrêté avant mais n'aurait rien démontré du tout et donc n'aurait rien découvert.
Ecrit par : iPidiblue et les jivaros du moloch | 06 janvier 2010
"Régionales : Pécresse attaque Huchon sur les transports"
Tant qu'à être transporté, je préfère l'être par Pécresse que par Huchon.
Ceci n'est pas pour autant une déclaration électorale de droitisme fondamentaliste *.
"Les gens qui sont fondamentalement droits me gonflent" Amanda Lear **
* au deuxième tour seulement
** écrire et calculer...
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
mille excuses, barons et baronnes :
* fusion de liste : au deuxième tour seulement
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Vous ne voulez pas faire de galipettes avec le Pol Huchon ?
Ecrit par : iPidiblue bataille de dortoir | 06 janvier 2010
Dugong signalait la volonté de Pécresse, (in Le Figaro) d'éliminer les "oraux discriminants"...
Encore une façon de casser le thermomètre :
"La ministre de l'Enseignement supérieur appelle les établissements évaluer «l'intelligence» et le parcours des étudiants plutôt que leur culture générale.
Le 23 novembre 2009 était mise en place par le comité interministériel sur l'égalité des chances une mission chargée de déterminer les «biais sociaux» (écart entre les moyennes générales des boursiers et des non-boursiers) des différentes épreuves des concours d'entrée dans les grandes écoles. La mission doit rendre ses conclusions en juin 2010 mais Valérie Pécresse s'est d'ores et déjà prononcée pour une modification des épreuves d'oral permettant de tester «au lieu de la culture classique, l'intensité du parcours d'un étudiant». Les concours d'entrée dans les écoles comportent en général une série d'épreuves écrites. Ce n'est qu'à l'issue de celles-ci qu'un candidat qui sera admissible se présentera aux épreuves orales. Autrement dit, il aura déjà fait une solide partie du chemin et prouver ses compétences avant. Dans l'entourage de la ministre, on précise donc qu'il s'agirait de «mesurer l'intelligence plutôt que de se fonder sur des critères discriminants. Par exemple, les épreuves de langue, dont le coefficient est très fort dans les écoles de commerce, favorisent les étudiants qui ont pu partir souvent à l'étranger.»
Le modèle explicite est celui des universités américaines et leur sélection sur dossier, témoignages et lettre de motivation, par opposition à la tradition française du concours républicain. Pour Pierre Tapie, président de la CGE et directeur général du groupe Essec, «ce n'est pas parce qu'un élève qui n'a suivi que les cours d'anglais du lycée est mal préparé à l'épreuve d'anglais d'un concours d'école de commerce qu'il faut supprimer cette épreuve. C'est prendre le problème dans le mauvais sens». D'autant que l'Essec comprend déjà un «entretien de personnalité» parmi ses épreuves orales, comme nombre d'écoles de commerce ou d'ingénieur.
Mais le débat tend avant tout à se focaliser sur la culture générale, considérée comme l'apanage des classes dominantes. Le rôle de la mission d'inspection sera donc de déterminer si les épreuves de culture générale sont celles qui voient échouer les boursiers, davantage que les épreuves de mathématiques ou d'économie. Un cheval de bataille pour Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, qui résume un clivage idéologique majeur.
Pour la CGE, des épreuves jugeant le parcours des étudiants constitueraient un biais, par leur caractère «émotionnel» et subjectif, pas forcément au profit des plus démunis. Et s'il faut une politique volontariste, elle doit se situer en amont, pour qu'un bachelier de Seine-Saint-Denis ait réellement le même niveau qu'un bachelier d'un grand lycée parisien."
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2010
Pécresse est une ravissante communicante ! Mais la recherche scientifique n'a que faire de la communication ... je vous défie bien d'expliquer un théorème de topologie algébrique à un type qui n'a pas un doctorat en sciences mathématiques !
Ecrit par : iPidiblue et les ravis du dortoir | 06 janvier 2010
@SCOLARITÉ OBLIGATOIRE
05 jan 2009
Par claude lelièvre
L’Ordonnance du 6 janvier 1959 a décidé il y a tout juste cinquante ans de repousser la fin de la scolarité obligatoire de 14 ans à 16 ans révolus. Avec le recul nécessaire, quel bilan peut-on en faire ?
L’Ordonnance du 6 janvier 1959 signée par Charles de Gaulle ( chef du gouvernement ) et Jean Berthoin ( ministre de l’Education nationale ) décide que " L’instruction sera obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans révolus pour les enfants qui atteindront l’âge de six ans à partir du 1° janvier 1959 " ( elle ne sera donc effective pour tous qu’à partir de 1967 ). L’Ordonnance précise que " L’instruction obligatoire a pour objet l’éducation et les connaissances de base, les éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique ". Et elle ajoute que "Les manquements à cette obligation constituent des contraventions. IIs peuvent entraîner la suspension ou la suppression du versement aux parents des prestations familiales".
Le congrès de la Fédération de l’Education nationale ( qui regroupait notamment le SNI - syndicat national des instituteurs – quasi hégémonique alors dans l’enseignement primaire, et le SNES – le syndicat le plus puissant de l’enseignement secondaire ) s’était prononcé deux mois plus tôt " pour l’allongement de la scolarité obligatoire, avec comme objectif de la mener jusqu’à dix-huit ans " ( dans la ligne du célèbre Plan Langevin-Wallon élaboré durant les années suivant la Libération ).
Dix ans après la mise en place effective de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, un sondage est effectué par la SOFRES en décembre 1977 auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on pose la question suivante : " A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants se prononcent pour 14 ans ( et 12% pour 18 ans ).
Ces enseignants ( et leurs élèves ) n’avaient alors connu que le CES ( le ‘’ collège d’enseignement secondaire’’ ), c’est à dire un collège à filières dûment organisées ( " caractérisées par leur pédagogie propre " ) : la voie I ( dite ‘’classique et moderne longue’’, encadrée par des professeurs certifiés ou agrégés ), la voie II ( dite ‘’moderne court’’ , encadrée par des maîtres de cours complémentaires rebaptisés PEGC ), la voie III ( dite ‘’transition – pratique’’, encadrée par des instituteurs ).
En 1975 la loi dite Haby crée le ‘’collège unique’’ ( en principe sans ‘’filières’’ ) dont les décrets d’application ne sortent qu’en 1976, et dont la mise en place effective ne commence guère qu’en 1977.
Huit ans après, en septembre 1985, la SOFRES repose la même question à un ‘’échantillon représentatif’’ d’enseignants. 42 % d’enseignants ( 6% de moins qu’en 1977 ) se prononcent pour la possibilité d’interruption de la scolarité à 14 ans, et 15% pour la repousser jusqu’à 18 ans ( 3% de plus qu’en 1977 ).
Par ailleurs, les grandes fédérations de syndicats d’enseignants ne manquent pas de réitérer, congrès après congrès, que l’objectif est de fixer l’âge de la fin de la scolarité obligatoire à 18 ans révolus.
In fine, on pourrait se demander quels seraient actuellement les taux respectifs de réponses à la question de la SOFRES. Mais le sondage n’a pas été renouvelé. Et si on ‘’sondait’’ les ‘’médiapartiens’’ ? Quel(s) bilan(s) tirent-ils de ces cinquante ans de scolarité obligatoire et de ses évolutions ?"
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
Je viens de découvrir ce topic sur un forum de profs.
http://www.letrouble.net/forum-profs-f4/concours-enseignants-du-prive-nombre-de-postes-double-t42155.htm
Ecrit par : Flo | 06 janvier 2010
"D'autant que l'Essec comprend déjà un «entretien de personnalité» parmi ses épreuves orales, comme nombre d'écoles de commerce ou d'ingénieur"
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2010
A ma connaissance, il n'y a pas d'«entretien de personnalité» aux concours des grandes écoles d'ingénieur.
Tout au plus des entretiens pour une partie des bacheliers désirant intégrer certaines écoles post-bac.
La polémique sur la discrimination n'a de sens (si elle en a un, ce que je ne crois pas) que pour les écoles de commerce (tchatche, bagout, arnaque et compagnie) et les IEP (idem au carré).
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
"Un Bac des années 50 permettait d’être directement instit — il faut actuellement un Bac + 5."
Ce n'est pas la seule différence : les institueurs des années cinquante connaissaient parfaitement le français, son orthographe, sa grammaire et sa syntaxe, ce qui n'est pas le cas de nombreux instituteurs qui commencent leur carrière aujourd'hui, armés de leur Bac + 5 !
Igor
Ecrit par : Igor | 06 janvier 2010
"La polémique sur la discrimination n'a de sens (si elle en a un, ce que je ne crois pas) que pour les écoles de commerce (tchatche, bagout, arnaque et compagnie) et les IEP (idem au carré)"
bagout, bagage
Il n'y a pas faute aux vraies sciences...
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Le Figaro "Steve Jobs, meilleur patron du monde"
Job était pauvre.
Entretemps, il en a fallu des milliards pour faire croire à la multitude actuelle de pauvres pommes qu'ils étaient vernis.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
http://www.youtube.com/watch?v=mhvbOQ--548
Désolé, je n'ai pas pu résister ;O))))
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
La chair est faible et les chaires peu nombreuses.
Résultat : on fait des tournantes, même au collège de France *
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/
* en français : des chaises musicales
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
"""la prof ne parle que de contextualisation, j'ai cherché dans le dico la définition ne correspond pas à ce qu'elle dit" et parce que "mes connaissances ne l'intéressent pas ce qu'il veut c'est qu'on applique sa méthode"....
@Fabienne(?) Pardon si je me trompe, flemme de remonter, bref à la maman des deux lycéens.
Le Débat (nº135, mai-août 2005) a publié une étude implacable sur les ravages de la textique, du "formalisme débridé" et sur la stérilité des "problématiques à peu près exclusivement rhétoriques" . C'est une analyse solide, où l'on trouve Agnès Joste, Mireille Grange, Michel Leroux, Henri Mitterand, rassemblés dans une même dénonciation de la perversion de l'enseignement littéraire par l'union diabolique de l'idéologie (celle du nivellement) et du reniement des DEAD WHITE MALES par les gourous de la French Theory.
Cette fixation obsessionnelle sur les genres et les mécanismes du langage impose la prédominence du discours et "entraîne un silence presque complet sur ce qui n'est pas de l'ordre des formes mais des valeurs, des significations investies dans les textes, et dont les élèves ne peuvent plus alors prendre conscience.../... Ce n'est pas parce que je saurai tout sur l'énonciation épistolaire que je pourrai analyser les LETTRES de Madame de Sévigné. On peut tout savoir sur l'autobiographie et être incapable d'entrer dans les CONFESSIONS. Certes les programmes n'interdisent pas cette approche, mails ils ne l'encouragent pas et ne fournissent aucun instrument, aucune terminologie même, pour y aider les élèves, Les mots "art" , "sensibilité" ne sont pas prononcés. On pourra prendre une scène de PHÈDRE comme échantillon des formes du tragique, mais Racine, comme artiste, l'oeuvre comme chef-d'oeuvre, cela n'est pas au programme. Le professeur pourra en parler par surcroît, encore faut-il qu'il en ait le temps, avec la réduction des heures de français. " (toutes ces citations sont d'H.Mitterand)
Le réquisitoire contre cette folie monomaniaque débute comme il se doit en laissant la parole à la défense sous la forme d' un plaidoyer pro domo d' Alain Viala, l'un des fanatiques concepteurs de cette expérimentation in vivo qui a dégoûté de la littérature tous ceux qui n'en avaient pas la passion chevillée au corps. Il est comme Bourdieu, traitre à ses origines. "Je viens d'un milieu rural ...pauvre", dit-il, et avec des amis comme cela les pauvres n'ont pas besoin d'ennemis car comme toujours, ils sont les premières victimes de la folie égalitariste dont l'effet est toujours le même: creuser les inégalités.
C'est par abjecte démagogie, mais aussi parcequ'elle a permis à ces docteurs Folamour et Mabuse de se faire mousser en prétendant que la littérature s'enseignait comme science, que l'EN a scarifié, pardon sacrifié, (mais je laisse la faute de fappe amusante ) l'avenir de tant d'enfants depuis près de quarante ans que ce vent de folie souffle sur les méthodes et les programmes.
========================
Intéressant :
http://fr.news.yahoo.com/63/20091227/tpl-emmanuel-todd-l-homme-qui-explique-p-5cc6428.html
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
Ah ça oui, et c'est même jouissif, Merci!You made my day.
Todd étant le champion du plantage, la plus piteuse des pythies, c'est sûr maintenant que la gauche ne sera pas au pouvoir en 2012...Il carbure à la haine et elle n'est assurément pas bonne conseillère.
Et j'avais écrit cela avant de lire le lien de Causeur: Je redis pour Todd ce que je disais plus haut pour les "pauvres" de Viala, avec des amis pareils, Todd n'a pas besoin d'ennemis.
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Personne pour réagir sur l'augmentation des postes dans le privé alors que la baisse dans le public continue?
Ecrit par : Flo | 06 janvier 2010
Dans le lien que je donnais juste avant que Cadichon n'étale son contexte, écoutez ce que notre docte spécialiste dit à propos des pays en développement à 11 min 00 s.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
En faisant quelques efforts, nous pourrions devenir un pays en voie de développement.
Utopie ?
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Todd étant le champion du plantage, la plus piteuse des pythies
Cadichon
Heu... Minc n'est pas mal non plus !
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
La polémique sur la discrimination n'a de sens (si elle en a un, ce que je ne crois pas) que pour les écoles de commerce (tchatche, bagout, arnaque et compagnie) et les IEP (idem au carré).
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
Mouais, je vais vous décrire les épreuves orales de quelques écoles et vous allez me dire où vous voyez une place pour la tchatche/bagout/arnaque.
I. HEC
Les épreuves se déroulent sur 4 jours dans un campus des années 70 délaissé par ses étudiants partis en stage (ou en vacances).
- Epreuves de langue (une pour chaque langue étrangère) : écoute d'un support audio de 3 min (3 écoutes sans interruption), préparation d'un résumé et d'un commentaires (20 min). Passage face à deux personnes : 15 min sur le sujet audio et 5 min de questions autres
- Histoire-Geographie économiques : un sujet au choix parmi deux sujets (par exemple : les importations au Japon dans les années 20 - véridique). 20 min de préparation (Intro, problématique, développement, conclusion). 15 min sur le sujet puis 5 min de questions. En réalité, Jacques Marseilles vous interrompt au bout de 5 min parce que vous ne citez pas son livre dans le texte et vous assomme de questions débiles pour bien vous montrer que vous ne méritez pas mieux comme question.
- Mathématiques : préparation d'un problème pendant 20 min (Algébre, proba ou analyse). Passage devant 2 profs sur le problème (15 min), puis un problème "a capella" pendant 5 min (pour faire le tri entre les très mauvais et les mauvais et entre les très bons et les bons)
- Philo / culture Générale : ça devient marrant. 3 candidats sont convoqués à la même heure. Ils auront le même sujet. Le premier reçoit le sujet et le prépare pendant que les deux autres attendent dans la même salle. Au bout de 20 min, le premier passe devant un jury pendant le second commence à préparer et ainsi de suite. Pour ma part, j'ai eu "Déchoir repose", autant dire que je me suis marrer.
- le Face-à-face : définitivement l'épreuve la plus marrante de tous les concours. Le jeu se joue à 4 candidats. 2 seront des observateurs, 2 seront des débatteurs. L'un des débatteurs reçoit un sujet (genre "pour ou contre la peine de mort") et le prépare pendant 5 min. Il a ensuite 5 min pour le présenter à l'autre débatteur qui doit comprendre le point de vue présenté et prendre une position de débat (genre "pas d'accord" ou "d'accord mais"). Ils ont ensuite 7 min pour débattre. Ensuite les observateurs sont amenés à présenter (de manière séparée et sans concertation) leurs observations. On leur demande de noter les débatteurs (vous sentez le piège).
II. ESSEC
Les oraux se déroulent sur deux jours.
- Les tests psycho-techniques : tous les admissibles sont rassemblées sur une seule journée (un peu plus de 800) dans un gymnase un peu glauque (je crois que ça a changé maintenant) et planchent pendant 8h sur des séries de dominos, des lettres dans le désordre, ... Globalement, moyenne à 10 et écart type réduit.
- Entretien de personnalité de 45 min face à un jury composé d'un prof, d'un professionnel et d'un étudiant en 4ème année.
- Oraux de langues de 20 min sur supports écrits (articles de journaux, ...)
Pour toutes les autres écoles, les oraux ont lieu sur une seule journée.
III. ESCP
- Entretien de personnalité face à un jury composé d'un prof et de un ou deux professionnels
- Epreuves de langue à partir d'un support écrit (20 min)
- Epreuve de maths : idem qu'HEC
IV. Les autres écoles
- Entretien de personnalité face à un jury de prof/professionnels
- Epreuves de langue à partir d'un support écrit ou d'un cassette qu'on peut arrêter et écouter autant de fois que nécessaire
Pour ma part, j'ai fait passer des entretiens dans mon école. Je peux vous dire qu'on n'aime pas les fils à papa (on a des questions pour les repérer : "Combien coûte une baguette de pain ?" "Euh, ... 2€") et on les dégage. On n'aime pas les fausses passions apprises par coeur parce que la prof a dit que ça faisait bien d'avoir une passion. On aime bien les candidats avec une vraie passion, surtout si elle n'a aucun rapport avec l'économie, du moment que la personne est convaincante et a développé une forme d'excellence dans sa passion. Il est vrai néanmoins que quand les candidats sont fils de profs/cadre sup, on a tendance à être plus exigeants (ils ont moins d'excuses quand ils nous disent être passionnés de philo et ne sont pas capables de nous sortir le titre d'une oeuvre de Kant ou un autre philosophe à part Kant).
Désolé pour le pavé, les fautes, toussa, toussa
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Certainement mais l'observation portait seulement sur Todd et pas Minc...
Tiens, j' y pense: Todd porte bien son nom. Je n'ai acheté qu'une fois ( et en solde) une paire de mocassins du chausseur italien...en vernis rouge.
Ça doit être le nom qui veut ça :nice from far but far from nice. Un déjeuner de soleil. Les picots de gomme ne sont pas faits pour marcher ailleurs que sur des tapis. L'anthropologue favori de la gauche caviar non plus. Dès que le terrain est solide, son vernis se desquame.
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Ce n'est pas la seule différence : les instituteurs des années cinquante connaissaient parfaitement le français, son orthographe, sa grammaire et sa syntaxe, ce qui n'est pas le cas de nombreux instituteurs qui commencent leur carrière aujourd'hui, armés de leur Bac + 5 ! Igor
Hélas il m'a été loisible de le constater et d'en témoigner ici à de très nombreuses reprises...
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
Pardon, je n'ai pas été asssez rapide, je répondais
`a Heu... Minc n'est pas mal non plus !
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
mais j'ai quand même fait trop vite en écrivant solde au singulier, comme "sale"
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Hey, Joe, avec "tchatche, bagout, arnaque et compagnie", je faisais un peu de provoc et allusion à l'après-école.
Par ailleurs, vous confirmez bien que les épreuves orales des écoles de commerce peuvent être perçues comme litigieuses et injustes.
Rien de tel pour les écoles d'ingénieurs. Pas d'entretien de personnalité, de jeu de rôle ou de psycho-trucs.
Le discours ambiant sur l'injustice des épreuves de sélection laisse pourtant entendre que la situation est la même.
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
Libération : "un bateau d'écologistes (le Sea Shepherd) sombre après un accrochage en Antarctique"
http://www.liberation.fr/terre/0101612243-baleines-un-bateau-d-ecologistes-sombre-apres-un-accrochage-en-antarctique
Balancer des bombes puantes sur un baleinier nippon ne pouvait rester impuni.
Si notre monde était plus biodivers, baleiniers et bergers devraient pouvoir tondre les moutons de concert.
Ne rigolez pas ! Bientôt Greenpeace aura des satellites qui pourront voir si vous faites là où il ne faut pas et leurs nervis viendront vous verbaliser *.
* néologisme signifiant littéralement "passer une soufflante". Si vous leur prouvez que vous ne fumez pas, vous éviterez peut-être le passage à tabac.
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Ceci dit, le coup de "face-à-face" ou celui du jury comprenant un étudiant de 4eme année, c'est très très limite, et je comprends un peu l'émoi de certains, du coup.
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
"On aime bien les candidats avec une vraie passion" Joe
Les futurs frères de la cost killer company ?
Mais attention, pas de passion pour sa mère !
http://www.youtube.com/watch?v=Qc_204tXHZY
Ecrit par : dugong | 06 janvier 2010
Todd porte bien son nom. Je n'ai acheté qu'une fois ( et en solde) une paire de mocassins du chausseur italien...en vernis rouge.
Ça doit être le nom qui veut ça :nice from far but far from nice. Un déjeuner de soleil. Les picots de gomme ne sont pas faits pour marcher ailleurs que sur des tapis. L'anthropologue favori de la gauche caviar non plus. Dès que le terrain est solide, son vernis se desquame.
Ecrit par : Cadichon | 06 janvier 2010
Essayez Arche.
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
Descoings en direct sur France 5... ça vaut son pesant de cacahuètes !
Ecrit par : exTC | 06 janvier 2010
Hey, Joe, avec "tchatche, bagout, arnaque et compagnie", je faisais un peu de provoc et allusion à l'après-école.
Par ailleurs, vous confirmez bien que les épreuves orales des écoles de commerce peuvent être perçues comme litigieuses et injustes.
Rien de tel pour les écoles d'ingénieurs. Pas d'entretien de personnalité, de jeu de rôle ou de psycho-trucs.
Le discours ambiant sur l'injustice des épreuves de sélection laisse pourtant entendre que la situation est la même.
Ecrit par : yann | 06 janvier 2010
Tant que vous vous retrouvez face à un jury composé de une ou deux personnes, vous vous exposez à de potentiels injustices. La réalité, c'est que dans de telles écoles, cela aura un impact positif pour vous et dans d'autres négatifs. Ce qui est abject, ce n'est pas l'injustice, elle fait partie de la vie, c'est quand l'injustice va toujours dans le même sens et est assise sur des critères sociaux / ethniques / culturels. En l'occurrence, ça n'est pas le cas. Je me suis fait démonté dans certaines écoles car ma tête ne leur revenait pas et j'ai été accueilli (et noté) avec beaucoup de sympathie dans d'autres.
Un des épisodes amusants lors des entretiens, c'est le moment fatidique de la question "Ou êtes vous admissibles ?" Profond dilemne, si vous lui répondez la vérité, vous vous exposez à des questions du style "Entre HEC et nous, où irez vous ?" et si vous ne dites pas que vous êtes admissibles aux parisiennes, le mec vous prend pour une truffe. Avec le recul, j'imagine que la bonne réponse est de refuser de répondre à cette question.
Quand au face-à-face, je me suis mal fait comprendre, les seules notes attribuées le sont par le jury (le vrai) pas par les observateurs. Demander de mettre une note ne sert qu'à évaluer les observateurs (descendent ils leurs petits camarades pour le plaisir, prennent ils des risques, sont ils capables d'argumenter leur notation, ...)
Pour le cas de l'étudiant, je pense que sa présence est au contraire très bénéfique. D'une part, c'est souvent un point d'appui pour le candidat au sein du jury (car il pense y trouver une oreille bienveillante). D'autre part, l'étudiant ayant peu d'expériences professionnelles et de vécu, il lui sera plus difficile de coincer le candidat sur des sujets délicats (ça fait toujours un membre du jury d'économiser). En règle générale, l'étudiant va intervenir dans la délibération pour défendre un candidat mais rarement pour le descendre. Enfin, la notation est le fruit d'une décision collégiale et non d'une moyenne des appréciations.
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Je regardais à midi sur je ne sais plus quelle chaîne, Canal je crois, une rapide interview de Monsieur Descoings.
J'ai cru comprendre en réaction aux réserves émises par la CGE quant aux quotas, que le comble de l'ignominie auquel il fallait mettre un terme immédiat, était le fait que les parents des élèves des CPGE puis des GE constituaient un réseau fort utile. Tiens, je n'avais pas pensé à cet argument.
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
Je regardais à midi sur je ne sais plus quelle chaîne, Canal je crois, une rapide interview de Monsieur Descoings.
J'ai cru comprendre en réaction aux réserves émises par la CGE quant aux quotas, que le comble de l'ignominie auquel il fallait mettre un terme immédiat, était le fait que les parents des élèves des CPGE puis des GE constituaient un réseau fort utile. Tiens, je n'avais pas pensé à cet argument.
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
La seule influence des parents d'élèves en GE, c'est pour trouver un stage et en règle générale, ils ne prennent le risque que pour leur propre progéniture (le fameux piston). Sinon, en CPGE, il y a bien d'autres injustices à traiter avant cette injustice supposée (je vois vraiment pas qu'elle pourrait être l'influence des parents en prépa, on ne les voit jamais). Par exemple, trouvez vous normal que certains profs de prépa soient jury au concours ? Trouvez vous normal que certains profs de prépa préparent les sujets des écrits ? Que certains profs de prépa fassent passer leurs élèves à l'oral de certaines écoles ?
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
un dilemme, Joe. :-)
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
Quand les Inrocks s'y mettent, ça dépote !
Ou comment Beaudelot reconnaît que le niveau baisse à l'école primaire et au secondaire.
Il ne reste plus qu'à former les profs des GE aux délices des travaux de groupes et à la pédagogie différenciée. Et on aura bouclé la boucle. Eux aussi auront sans doute des tas de petites cases à cocher... régalant !
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
J'enseigne en prépa scientifique (Chaptal et Condorcet, ha ha !), Joe, et il m'est formellement interdit de concevoir le moindre sujet et plus encore d'être jury de concours.
Pour ce qui est de la "tchatche" aux ecoles de commerce, je ne suis pas tout à fait d'accord. Il s'agit aussi de voir si le candidat s'exprime correctement, s'il est capable de développer une argumentation et, certes, de vérifier que son comportement et son discours lui permettont de s'intégrer dans le monde des affaires.
Verlan, casquettes, guenilles et cheveux gras ne sont pas acceptés. Ca vous choque ? Moi pas.
D'une manière générale, cette "réforme" épouse le mouvement progressiste et démocrate de notre temps. On veut privilégier de plus en plus non pas la réflexion, la culture et l'excellence académique, mais la "vie" et son "intensité" brute. Malheur aux intellos silencieux, soucieux d'intérioriser le monde. On veut de l'expression.
Le culture classique dite bourgeoise est, dès lors, le bouc émissaire idéal, et le ressentiment nitzschéen emporte tout sur son passage.
Sur les grandes écoles, enfin, j'ai l'impression qu'elles forment davantage des "experts" qu'une élite cultivée.
Je suis passé par une grande école de commerce, une du top 5, et on n'attachait pas guère d'importance à la culture. Un peu, certes, mais pas énormément. Pas suffisament, en tout cas, pour des "élites".
Ecrit par : dickens | 06 janvier 2010
J'ai oublié de joindre le lien, toute à mon enthousiasme juvénile :
http://www.rue89.com/2010/01/06/ecole-la-france-est-le-pays-ou-lorigine-sociale-pese-le-plus-132527
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
J'enseigne en prépa scientifique (Chaptal et Condorcet, ha ha !), Joe, et il m'est formellement interdit de concevoir le moindre sujet et plus encore d'être jury de concours.
Ecrit par : dickens | 06 janvier 2010
C'est du vécu pour ma part. A partir de janvier, ma prof d'histoire nous expliquait qu'ils avaient commencé à réfléchir à des sujets et "que nous allions être surpris". Heureusement, c'était une grosse conne qui prenait un plaisir sadique à essayer de nous faire flipper: "Je ne vous dis rien, mais je serais vous je réviserais les villes dans l'Union Soviétique". Naturellement, c'est un sujet totalement improbable (d'où le côté angoissant) et qui à ma connaissance n'est jamais tombé.
L'autre cas, beaucoup plus grave, est celui de mon prof de maths, qui a corrigé l'une de mes copies. Grâce à des petites astuces de démonstration, il était capable d'identifier ses élèves et n'avait plus qu'à reconnaître l'écriture. Le connaissant, je pense qu'il a été suffisamment honnête pour ne pas me faire de cadeau, mais je ne suis pas sûr que tous les profs agissent comme lui (notamment dans les boîtes à concours privées, style Integrale où le prof est intéressé aux résultats de ses poulains).
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
« Il y a un grand paradoxe à observer l'engouement pour le top 14 de rugby (ils sont 14, si, si !) et le championnat de France de 1re division de foot (ils sont 16)
Veuillez me pardonner, Monsieur Morel, mais ils sont 20! Cela n'a pas grande importance, mais j'aime la précision des chiffres.
Ecrit par : alain | 06 janvier 2010
Personne pour réagir sur l'augmentation des postes dans le privé alors que la baisse dans le public continue?
Ecrit par : Flo | 06 janvier 2010
Si si! Quoi d'étonnant? Le privé est aujourd'hui la dernière terre d'enseignement réel. Je regrette presque de ne pas y être prof, au vu des inepties qui continuent de nourrir-pourrir et pas pour rire le public. Même dans un collège quasi-normal, il suffit d'un fruit gâté pour saboter une classe, scolarité obligatoire oblige. Ce n'est pas le socle commun ( ça me fait penser à ce p...de programme commun des années pré80) ni leurs fumeuses compétences qui sauveront le bateau.
Ecrit par : sisyphe | 06 janvier 2010
Todd étant le champion du plantage, la plus piteuse des pythies
Cadichon
Heu... Minc n'est pas mal non plus !
Ecrit par : nicolas | 06 janvier 2010
Il faut se méfier de cette petite fouine comme de la peste. Il fait des essais sans avoir l'air d'y toucher et il est très malin dans son genre.
Il commence à me taper sérieusement sur les nerfs :
1°) A cause de ses déclaration sur François Bayrou qu'il a essayé de faire passer pour un antisémite parce qu'il avait de la terre et des chevaux : les gens qui aiment la campagne sont tous antisémites, c'est bien connu depuis "L'idéologie française" de BHL où Minc a puisé son argumentation.
2°) Sa déclaration récente sur Ségolène Royal (pour laquelle je n'éprouve aucune tendresse particulière, ni politique, ni autre, mais je trouve indécent de tirer sur les ambulances et de passer la brosse à reluire comme il l'a fait sur les souliers à talons du "doctorant de Harvard".
Voici sa déclaration : "Je me réjouis (pour Nicolas Sarkozy) qu'elle se présente aux présidentielles de 2012. Elle est incapable de gouverner. L'écart de compétences s'est accru depuis 2007. Lui est dans un séminaire de doctorants d'Harvard et elle dans un centre d'apprentissage à Niort."
Je ne sais pas ce que ça vous fait à vous, mais moi ça me donne la nausée et ça dit bien tout le mépris que ces gens-là éprouvent pour les "centres d'apprentissage" où vont aller un certain nombre de mes élèves de ZEP. Quant au "doctorant de Harvard"...
Il flatte les puissants et il méprise les faibles. Ce n'est pas le genre de personne que j'aimerais avoir pour ami et de toutes façons nous ne vivons pas dans le même monde.
Ceci dit, à sa place et à la place du "doctorant de Harvard", je ferais gaffe en ce moment à la "France profonde" des agriculteurs et des "manuels" et aussi aux classes moyennes qui ont élu le "diplômé de Harvard" pour le "pouvoir d'achat" et qui ont peur de glisser dans la précarité et le "déclassement".
Oui, je sais, ce ne sont que des "petits bourgeois", mais les "petits bourgeois" ont le droit de (sur) vivre, eux aussi, au même titre que les champions de foot, les vedettes du show-bizz et les "doctorants de Harvard" et les petites fouines obséquieuses du genre d'Alain Minc.
Comme disait le camarade Lénine que je n'apprécie guère, mais qui avait un sens politique peu commun : "Le poisson pourrit par la tête."
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
"L'idéologie française" de BHL où Minc a puisé son argumentation.
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
Il a bien du mérite, ce Minc, pour avoir trouvé une argumentation chez BHL.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 janvier 2010
Comme disait le camarade Lénine que je n'apprécie guère, mais qui avait un sens politique peu commun : "Le poisson pourrit par la tête."
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
Mao, je crois, pas Lénine.
Ecrit par : guy morel | 06 janvier 2010
On les aurait pas embaumé tous les deux ?
Ecrit par : iPidiblue et les pourris | 06 janvier 2010
On les aurait pas embaumé tous les deux ?
Ecrit par : iPidiblue et les pourris | 06 janvier 2010
Minc et BHL ?
Ecrit par : TotoWeininger | 06 janvier 2010
On les aurait pas embaumé tous les deux ?
Ecrit par : iPidiblue et les pourris | 06 janvier 2010
Minc et BHL ?
Ecrit par : TotoWeininger | 06 janvier 2010
En attendant le Panthéon.
Ecrit par : Robin | 06 janvier 2010
Il faudra installer la télé au Panthéon pour qu'ils se sentent comme chez eux ... sinon ce sera l'enfer pour eux !
Ecrit par : iPidiblue et l'enfer des médiatisés | 06 janvier 2010
il me semble que le doctorant d'Harvard a suivi les cours de Sciences Po mais n'a pas décroché le diplôme...
Ecrit par : fabienne | 06 janvier 2010
le doctorant de Harvard, il commence à me courir sérieusement.
La connerie de la phrase d'Alain Minc est hallucinante. Et pourtant, je ne pense rien de bien bon de Ségolène.
La connerie de Descoing me scie aussi encore plus que celle de Chatel.
Je crois que tout est foutu. Il n'y aura personne pour sauver le navire du naufrage. C'est cuit. Sauve qui peut.
Ecrit par : Florence | 06 janvier 2010
Si si! Quoi d'étonnant? Le privé est aujourd'hui la dernière terre d'enseignement réel. Je regrette presque de ne pas y être prof, au vu des inepties qui continuent de nourrir-pourrir et pas pour rire le public. Même dans un collège quasi-normal, il suffit d'un fruit gâté pour saboter une classe, scolarité obligatoire oblige. Ce n'est pas le socle commun ( ça me fait penser à ce p...de programme commun des années pré80) ni leurs fumeuses compétences qui sauveront le bateau.
Ecrit par : sisyphe | 06 janvier 2010
L'herbe est toujours plus verte ailleurs ! Je n'imagine pas Sisyphe heureux dans le privé !
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
Et s'il faut une politique volontariste, elle doit se situer en amont, pour qu'un bachelier de Seine-Saint-Denis ait réellement le même niveau qu'un bachelier d'un grand lycée parisien."
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 janvier 2010
---
Oui, et l'on peut se demander pourquoi il n'en est pas ainsi dans la mesure où les professeurs sont aussi qualifiés dans un lycée que dans un autre.
Or, personne n'ose avancer que les professeurs sont moins bons en Seine-St-Denis que dans un grand et prestigieux lycée parisien.
Et, certes, ils sont aussi bons.
Seulement, s'il y a un ou deux (il n'en faut pas davantage) voyous qui perturbent les classes, tout est fichu.
Le film (qui m'a rendu malade) de Cantet, "Entre les murs", a au moins le mérite de montrer que des cancres peuvent perturber une classe impunément.
Tant qu'on voudra faire cohabiter des élèves capables et des ignorants gênants, on n'en sortira pas.
Au lycée Henri IV, y a-t-il des élèves qui traitent un professeur de con sans être inquiétés ? Je parie bien que non, et que, même, aucun élève dans ce lycée ne ferait cela pour se faire virer.
Mais au lycée Augustin-Thierry de Blois, cela est arrivé en 1982 et le proviseur n'a envisagé ni l'exclusion définitive ni temporaire, ni quoi que ce soit. Il a dit à l'élève de présenter ses excuses au professeur. Mais l'élève ne l'a pas fait et ne fut jamais inquiété... sauf au baccalauréat, six mois plus tard. Il fut recalé comme un crétin qu'il était à 20 ans d'âge.
Je doute que les choses aillent mieux depuis...
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 janvier 2010
Francis, il y a eu Jospin entretemps : maintenant le crétin aurait son bac et s'inscrirait à la fac.
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
e crois que tout est foutu. Il n'y aura personne pour sauver le navire du naufrage. C'est cuit. Sauve qui peut.
Ecrit par : Florence | 06 janvier 2010
C'est toujours un progrès de ne plus croire qu'un sauveur va arriver et de passer son temps à savoir qui va être ce sauveur.
Une fois cette étape passée , on peut commencer à se poser de vrais problèmes.
MD
* Je reviens à l'élitisme dès que j'ai un instant.
Ecrit par : MDelord | 07 janvier 2010
Je ne sais pas si le lien a été mis plus haut (pas eu le temps de remonter le fil). Mais voilà toujours :
http://www.marianne2.fr/Zemmour-se-paie-l-intouchable-Descoings_a183358.html
Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 janvier 2010
Eh bien, ce n'est pas le seul. DD en rajoute utilement une couche :
http://carnet.causeur.fr/antidote/descoings-au-piquet,00509
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
* Je reviens à l'élitisme dès que j'ai un instant.
Ecrit par : MDelord | 07 janvier 2010
Tous aux abris!
On va encore prendre une dégelée à coup de dicos.
Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2010
"Tous aux abris!
On va encore prendre une dégelée à coup de dicos."
Ce n'est pas bien grave. En tout cas moins que ce qui va sortir de ça :
http://fr.news.yahoo.com/3/20100106/tfr-education-grandes-ecoles-quotas-chat-56633fe_1.html
Quand Jivaro du Moloch dit "On s'aperçoit que le contenu même des épreuves peut entraîner une certaine discrimination" et qu'on confie le sabrage à l'IGEN, on peut craindre le pire du pire.
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
Si les matheux du blog veulent s'amuser un peu
http://ses.ac-creteil.fr/cms2/exercices/bien_calculer/ex-presentation.htm
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
On lira aussi avec profit
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/gien/maths_robin_gien.pdf
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
TV5 nous a offert ce soir un magnifique documentaire sur la Corse. Je viens de me régaler pendant près de 2 heures.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/programmes/p-80-s5-z325lg0 GARDIENS_DES_TRESORS_DE_CORSE.
htm?prg_id=242797&
QuittANT ce paradis qui m'incite à la rêverie je reviens à ces choses qui fâchent et qu'évoque l'excellent papier de DD, qui écrit:
"Il paraît qu’Alain Minc vient de cosigner une tribune soutenant Descoings et fustigeant les Grandes Ecoles. Avec un tel soutien, les adversaires de l’élitisme républicain n’ont peut-être pas gagné définitivement la partie. "
Cela rejoint ce que je disais de Todd!Avec des amis pareils....
Mais DD parle aussi de l'élitisme républicain, chose qui n'existe pas, selon MD, et cette lubie serait aussi un oxymore par ....excellence. Oups, encore un gros mot pour les fanas-milis du ratiboisement général.
Pour en avoir le coeur net vous pouvez vous siffler quelques gorgées de pur jus decoings, mais il faut aussi l'avoir bien accroché, le coeur, car la potion est saumâtre.
En voici un échantillon:
"un demi-siècle que les sociologues décrivent les mécanismes à l'oeuvre et que résume ainsi François Dubet : "Plus un élève est d'origine favorisée, plus il a de chances d'être un bon élève, et plus il est un bon élève, plus il se voit proposer un enseignement de bonne qualité."
Ainsi, on donne plus à ceux qui ont déjà plus."""
Signé Coin-coin.
Dans le style gna-gnasse, il ne craint personne.
Pour le reste de cette piquette:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/04/richard-descoings-c-est-la-reaction-antisociale-dans-toute-sa-franchise_1287199_3224.html
Et pour faire bonne mesure, ajoutez-y une lampée d'A.Minc, coupée d'une rasade de ...pinault
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/06/boursiers-la-reticence-des-grandes-ecoles-est-indigne-par-alain-minc-et-francois pinault_1287909_3232.html
#ens_id=1088072
Beurk!
Coin-coin en fait c'est la Grande Zoa, avec des plumes de cacatoès dans le fion. Elle, pardon, il (:>)) psittacise en ressassant ces idées reçues, aussi éculées qu' absurdes, mais si prisées des pédagogistes. Il s'affuble en prime de la caution d'un fossoyeur de l'école et traître à sa discipline, François Dubet.
En effet, comme l'écrit Raymond Boudon, en 1984, préfaçant une réédition de "L'inégalité des chances", (Armand Colin Coll. Pluriel) la première étant de 1973: "L'une des fonctions principales des sciences sociales est sans aucun doute de débusquer les fausses évidences de la pensée sociale spontanée .../... L'égalitarisme ne serait sans doute pas devenu le principe dominant des politiques d'éducation si ceux qui les ont mises en oeuvre n'avaient pas partagé l'idée reçue selon laquelle en égalisant les chances devant l'éducation on égalise par là même les chances devant la vie, les Lebenschancen au sens de Max Weber, c'est-à-dire devant l'emploi et devant le statut socio-professionnel.
Car on ne pouvait manquer d'apercevoir deux points essentiels: d'une part, que la démocratisation des chances devant l'éducation se heurte à des obstacles évidents et notamment aux motivations des familles dont l'importance à cet égard est démontrée dans ce livre; d'autre part, qu'elle risque, à partir du moment où elle est conduite sans prudence, de menacer le système d'éducation dans sa fonction première, sa fonction de formation. "'
On a donc bousillé l'enseignement et fusillé avec lui l'avenir des enfants, pour qu'une poignée de sociologues qui faisaient fausse route s'autocongratulent pour leur altruisme, la fin (l'égalisation des chances devant la vie) justifiant les moyens (la dégradation de la fonction de formation de l'enseignement)
Le modèle que Boudon a construit à la fin des années 60 a permis de falsifier les théories de ces sociologues, au premier rang desquelles figurent les élucubrations bourdivines sur les Héritiers et la Reproduction.
"Inlassablement, ils ont dénoncé les inégalités d'accès à l'éducation comme la cause principale de l'héritage social, de l'immobilisme social entre générations et de la reproduction des classes sociales"
Ils ont aisément réussi à convaincre l'opinion car "ils exprimaient de manière apparemment savante des idées que celle-ci considérait souvent comme des évidences. ...Mais elles ont surtout été plébiscitées par de larges fractions du corps enseignant auquel elles donnaient une importance et une influence considérables, puisqu'elles décrivaient l'école comme le lieu de formation des inégalités sociales."
L'essentiel du livre de Boudon rejoint ce que Arendt avait si clairement énoncé 20 ans au paravant: L'école n'a pas pour vocation à être le lieu où préparer les changements de la société, où combattre les inégalités, et c'est commettre un déficit démocratique, usurper le rôle dévolu au législateur.
En prétendant donner à chacun le même niveau d'instruction, ( ce qui est impossible sans contrainte) l'école ne fonctionne plus comme le facteur de mobilité sociale qu'elle était devenue entre 1920 et 1970. Elle n'a donc plus aucun rôle sur la diminution des inégalités. Elle les creuse...
Pourtant, 40 ans après sa création, et pendant un demi-siècle, elle afficha une performance impressionnante dans un but qui n'était pas du tout celui qui lui avait été fixé au départ.
Boudon a démontré il y a 35 ans que cette diminution des inégalités ne passait pas par la réforme du sytème scolaire, et surtout pas une réforme qui nivelle, mais par la prospérité économique et le pluralisme, la liberté, ce que les Américains ont mis en place avec les vouchers et les charter schools.
Malheureusement les mythes ont la vie dure comme Minc et Descoings nous le rappellent.
Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2010
Houlala, dugong, y'a vraiment de quoi saper le moral!!
Moi qui avais la pêche car je venais de me passer la Grande Zoa sur dailymotion, après avoir relu Boudon, ben ca me file un gros coup de bourdon.
Time for bed...
Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2010
Je crois que tout est foutu. Il n'y aura personne pour sauver le navire du naufrage. C'est cuit. Sauve qui peut.
Ecrit par : Florence | 06 janvier 2010
Une fois cette étape passée , on peut commencer à se poser de vrais problèmes.
MD
* Je reviens à l'élitisme dès que j'ai un instant.
Ecrit par : MDelord | 07 janvier 2010
et qu'on confie le sabrage à l'IGEN, on peut craindre le pire du pire.
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
"L'hallucinant" dans tout cela est, qu'en dépit des multiples signaux de détresse qu'émet depuis des années, ici même, sur ce blog, le navire-école méritocratique en perdition, il se trouve une majorité de son équipage pour vouloir encore le sauver du naufrage!
Sans doute cet aveuglement collectif est-il la meilleure façon de précipiter les choses?
Qu'un gouvernement libéral-capitaliste de droite au pouvoir depuis bientôt dix ans en vienne à relayer et accélérer la politique de destruction du système scolaire français planifiée par la gauche sociale-démocrate devrait faire réfléchir les intellectuels que sont en théorie les enseignants.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
"Qu'un gouvernement libéral-capitaliste de droite au pouvoir depuis bientôt dix ans en vienne à relayer et accélérer la politique de destruction du système scolaire français planifiée par la gauche sociale-démocrate devrait faire réfléchir les intellectuels que sont en théorie les enseignants."
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Mais c'est évident ! Les premiers (par ordre chronologique) l'ont fait dans une bonne intention, (mais l'enfer n'en est-il point pavé,) et les seconds ont vraiment pour but la décérébration utile pour eux de l'électeur putatif !
Zemmour sabre Descoings, (à juste titre, mais en ne pouvant s'empêcher, selon son habitude, l'usage de quelques amalgames idéologiques "pur jus" qui sabordent du même coup impitoyablement son argumentation).
Par contre, je trouve l'article de David Desgouilles absolument impeccable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Tiens, Dugong, (meilleurs voeux à vous et à votre esprit, au passage*), il y a aussi un article sur le masquage des effets secondaires du vaccin, dans votre lien ! ;-)
*Et à Danièle aussi, et à tous les autres, au passage.
Et surtout la santé ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Dans le Figaro d'aujourd'hui, dans une longue tribune, Luc Ferry demande une réforme urgente du collège unique - et même sa dissolution. Que ne l'a-t-il fait quad il était ministre... En tout cas, le vent tourne...
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
Descoings a une diction d'alcoolique.
Est-il sobre ?
J'ai l'expérience d'avoir eu un proviseur alcoolo – et socialiste ;))
Y a-t-il un médecin dans le blog ?
Ecrit par : P. Lariba | 07 janvier 2010
"les intellectuels que sont en théorie les enseignants.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010 "
Ben quand on voit le niveau de la majorité des interventions ici, on se pose la question.
Ecrit par : Ah bon? | 07 janvier 2010
"Seulement, s'il y a un ou deux (il n'en faut pas davantage) voyous qui perturbent les classes, tout est fichu.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 janvier 2010 "
Un ou deux!!!
Un enseignant digne de ce nom sait gérer une telle situation.
Le problème est autrement plus ardu avec quatre ou cinq.
Ecrit par : Ah bon? | 07 janvier 2010
Dis donc ah bon ! tu es tout seul mais tu commences à sérieusement nous casser les bonbons !
Ecrit par : iPidiblue et l'à quoi bon ? | 07 janvier 2010
Minc en a rajouté une couche ce matin :
http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/Chroniques/L-interview-de-7h40/Grandes-ecoles-Alain-Minc-demande-un-avantage-pour-les-boursiers
Ecrit par : exTC | 07 janvier 2010
Bonjour,
Je ne sais si mon propos est passé. Je le reprends donc. J'écrivais : elèves boursiers , discrimination positive...
Cela me faisait penser à Philippe Seguin mort ce jour. Il fut à l’initiative en 1994 de la création du parlement des enfants.
Je suis instituteur. Mes classes de CM, par deux fois, ont participé à cet apprentissage de la démocratie et de la République en jouant (très sérieusement) au député junior.
Ancien de l’IEP d’Aix où mon fils poursuit ses études en Prep ENA, il fut un "produit " exemplaire de ce que nous appelons l’ascenseur social.
Cet ascenseur qui est resté bloqué paraît-il . D'ailleurs je n'ai jamais apprécié ce terme. Utliser un ascenseur , c'est faire montre d'une certaine passivité. Alors que tout enfant de la France d'en bas sait qu'il lui faudra gravir avec efforts et persévérance, (plus que les autres) quelques marches pour se hisser ,on se sait où.
Au fait, depuis de nombreuse années, Sciences Po Paris réserve un quota d'entrée à des élèves de quartiers défavorisés moyennant présentation d'un dossier, aidé d'un tuteur. Malgré la médiatisation de ce recrutement par son directeur M. Descoings , chouchou de la sarkosie,on dit, on chuchote que ces élèves dans leur scolarité ultérieure rue Guillaume, ne seraient pas au niveau en comparaison des autres étudiants qui ont réussi le concours national.... Même que l'on boosterait leurs notes voire forcerait leur passage en année supérieure ...pour justifier cette "discrimination positive version Descoings ! Est-ce vrai ?
Ecrit par : Patrickinstit | 07 janvier 2010
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Dans le Figaro d'aujourd'hui, dans une longue tribune, Luc Ferry demande une réforme urgente du collège unique - et même sa dissolution. Que ne l'a-t-il fait quad il était ministre... En tout cas, le vent tourne...
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 janvier 2010
Le pauvre chéri, c'est parce que ses propres enfants arrivent à l'âge du collège? A moins que ce ne soit pour redorer son blason, ou plus banal et plus juteux, pour les débuts d'un prochain bouquin qui arrondira ses fins de mois, pour les bas de soie de sa Marie-Chantal ou Marie-Dominique, je ne sais plus. Ah! Au passage, ces énièmes bouquins sur l'état de l'EN! Un bon filon quand on a les entrées éditoriales. Le dit Ferry en a sorti un il y a peu de temps; j'ai déjà oublié le titre. De la glose qui fait rentrer de l'argent dans les poches de deux ou trois personnes. De préférence des gens qui ne sont sur le terrain que de très loin, voire pas du tout, voire plus du tout.
Ecrit par : des temples à Surate | 07 janvier 2010
Mouais, je vais vous décrire les épreuves orales de quelques écoles et vous allez me dire où vous voyez une place pour la tchatche/bagout/arnaque.
I. HEC
Les épreuves se déroulent sur 4 jours dans un campus des années 70 délaissé par ses étudiants partis en stage (ou en vacances).
- Epreuves de langue (une pour chaque langue étrangère) : écoute d'un support audio de 3 min (3 écoutes sans interruption), préparation d'un résumé et d'un commentaires (20 min). Passage face à deux personnes : 15 min sur le sujet audio et 5 min de questions autres
- Histoire-Geographie économiques : un sujet au choix parmi deux sujets (par exemple : les importations au Japon dans les années 20 - véridique). 20 min de préparation (Intro, problématique, développement, conclusion). 15 min sur le sujet puis 5 min de questions. En réalité, Jacques Marseilles vous interrompt au bout de 5 min parce que vous ne citez pas son livre dans le texte et vous assomme de questions débiles pour bien vous montrer que vous ne méritez pas mieux comme question.
- Mathématiques : préparation d'un problème pendant 20 min (Algébre, proba ou analyse). Passage devant 2 profs sur le problème (15 min), puis un problème "a capella" pendant 5 min (pour faire le tri entre les très mauvais et les mauvais et entre les très bons et les bons)
- Philo / culture Générale : ça devient marrant. 3 candidats sont convoqués à la même heure. Ils auront le même sujet. Le premier reçoit le sujet et le prépare pendant que les deux autres attendent dans la même salle. Au bout de 20 min, le premier passe devant un jury pendant le second commence à préparer et ainsi de suite. Pour ma part, j'ai eu "Déchoir repose", autant dire que je me suis marrer.
- le Face-à-face : définitivement l'épreuve la plus marrante de tous les concours. Le jeu se joue à 4 candidats. 2 seront des observateurs, 2 seront des débatteurs. L'un des débatteurs reçoit un sujet (genre "pour ou contre la peine de mort") et le prépare pendant 5 min. Il a ensuite 5 min pour le présenter à l'autre débatteur qui doit comprendre le point de vue présenté et prendre une position de débat (genre "pas d'accord" ou "d'accord mais"). Ils ont ensuite 7 min pour débattre. Ensuite les observateurs sont amenés à présenter (de manière séparée et sans concertation) leurs observations. On leur demande de noter les débatteurs (vous sentez le piège).
II. ESSEC
Les oraux se déroulent sur deux jours.
- Les tests psycho-techniques : tous les admissibles sont rassemblées sur une seule journée (un peu plus de 800) dans un gymnase un peu glauque (je crois que ça a changé maintenant) et planchent pendant 8h sur des séries de dominos, des lettres dans le désordre, ... Globalement, moyenne à 10 et écart type réduit.
- Entretien de personnalité de 45 min face à un jury composé d'un prof, d'un professionnel et d'un étudiant en 4ème année.
- Oraux de langues de 20 min sur supports écrits (articles de journaux, ...)
Pour toutes les autres écoles, les oraux ont lieu sur une seule journée.
III. ESCP
- Entretien de personnalité face à un jury composé d'un prof et de un ou deux professionnels
- Epreuves de langue à partir d'un support écrit (20 min)
- Epreuve de maths : idem qu'HEC
IV. Les autres écoles
- Entretien de personnalité face à un jury de prof/professionnels
- Epreuves de langue à partir d'un support écrit ou d'un cassette qu'on peut arrêter et écouter autant de fois que nécessaire
Pour ma part, j'ai fait passer des entretiens dans mon école. Je peux vous dire qu'on n'aime pas les fils à papa (on a des questions pour les repérer : "Combien coûte une baguette de pain ?" "Euh, ... 2€") et on les dégage. On n'aime pas les fausses passions apprises par coeur parce que la prof a dit que ça faisait bien d'avoir une passion. On aime bien les candidats avec une vraie passion, surtout si elle n'a aucun rapport avec l'économie, du moment que la personne est convaincante et a développé une forme d'excellence dans sa passion. Il est vrai néanmoins que quand les candidats sont fils de profs/cadre sup, on a tendance à être plus exigeants (ils ont moins d'excuses quand ils nous disent être passionnés de philo et ne sont pas capables de nous sortir le titre d'une oeuvre de Kant ou un autre philosophe à part Kant).
Désolé pour le pavé, les fautes, toussa, toussa
Ecrit par : Joe | 06 janvier 2010
Bien raison, Joe. C'est très exact et ça mérite d'être lu. Quand fils à papa il y a et ils n'y sont pas si nombreux, c'est qu'ils ont bossé. Cela arrive, parfois, quand même. Ils ne sont pas tous, heureusement, sur le modèle du prince actuel.
Ecrit par : Félix | 07 janvier 2010
Il en est dans le domaine de l'éducation en Europe comme dans celui de la santé.
A lire absolument:
http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose
Si après cela on ne comprend pas pourquoi les français qui ne peuvent plus faire confiance à l'aristocratie de ceux qui "exercent la gouvernance" , manifestent de moins en moins d'enthousiasme pour participer au jeu de sa formation et de sa sélection (tant il est vrai que l'école républicaine méritocratique s'est instituée dans ce but de formation des élites), il y a de quoi, alors, désespérer.
On doit interpréter la demande de dissolution du collège exprimée par Luc Ferry, comme un mouvement de panique qui s'empare des classes dirigeantes. Ils prennent conscience qu'ils ne maîtrisent rien des affaires publiques, que tout leur échappe, et que les jours du libéral-capitalisme sont sans doute comptés.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Eh Joe, moi non plus je ne connais pas le prix d'une baguette, j'en achète rarement car je préfère la mie très dense de certains gros pains...
Ecrit par : Philippe | 07 janvier 2010
Marigot,
Il dirige quoi exactement Luc Ferry ? L'opinion publique peut-être ou bien l'opinion de la classe enseignante ? Ou seulement l'opinion de ses lecteurs ? Une opinion probablement à géométrie variable et qui n'empêchera pas le monde de tourner.
Ce qui me fascine chez Marigot comme d'ailleurs chez beaucoup de lecteurs de Brighelli c'est l'importance qu'ils accordent aux gens qui passent dans les médias. Je me doute bien que si ce n'était pas le cas, les mass-médias n'auraient pas de rôle de prescripteur d'opinions !
Mais enfin, moi j'avoue ne jamais me soucier de ce que pense M.Untel présentateur du JT ou M Machintruc présentateur de je ne sais quel Talkshow ! Suis-je un monstre ?
Ecrit par : iPidiblue et la prescription d'opinion | 07 janvier 2010
Eh Joe, moi non plus je ne connais pas le prix d'une baguette, j'en achète rarement car je préfère la mie très dense de certains gros pains...
Ecrit par : Philippe | 07 janvier 2010
Donc, vous ne connaissez pas le poids d'une baguette, qui est de (quasiment) toute éternité de 200 grammes (donc, inculture), et vous achetez votre pain sans comparer les prix au kilo (donc, pas de soucis de pouvoir d'achat, et bobo-poilânitude).
QED.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Lu sur "Le Monde":
"La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, déclare qu'elle souhaite instituer la gratuité des concours des grandes écoles pour les étudiants boursiers, où leur faible nombre fait débat.
(...)
"Je souhaite que dès cette année nous travaillions avec les grandes écoles à la question du coût de l'inscription aux concours parce que ça coûte très cher, parfois 500 ou 600 euros uniquement pour passer le concours", a souligné la ministre.
La gratuité sera d'abord envisagée avec les écoles sous tutelle de l'Etat, comme Normale Sup ou Polytechnique, a-t-elle ajouté, mais elle devra s'étendre à tous les établissements."
"Supprimer" les frais d'inscription à l'ENS? Voilà une proposition qui ne mange pas de pain, quand on sait que ces frais n'existent pas...
Ecrit par : Meles | 07 janvier 2010
(tant il est vrai que l'école républicaine méritocratique s'est instituée dans ce but de formation des élites)
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
La mère Emptoire a encore frappé!!
Heureusement que le Grand Soir est pour demain, vous allez pouvoir nous (les libéro-capitalistes) mettre la tête au bout d'une pique.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Ecrit par : Meles | 07 janvier 2010
Mais c'est n'importe quoi !!!
C'est déjà le cas (ou quasiment : frais d'inscription ridicules pour les boursiers) pour la plupart des concours.
Elle est ministre de quoi, déjà, cette cruche ??
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Du fait que Jean ne se manifeste plus sur le blog de JPB, je prends le relais.
---
SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS
DE L’UNIVERSITÉ
25, rue Descartes 75005 PARIS
Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17
LE PRÉSIDENT
Jean-Michel LÉOST
10-06
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 6 JANVIER 2010
Les épreuves des nouveaux concours
M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
La Société des agrégés de l’Université a pris connaissance des arrêtés du 28 décembre 2009, publiés au JO du 6 janvier 2010, fixant les sections et les modalités d’organisation des concours de l’agrégation et du CAPES.
Elle constate qu’une interrogation portant sur la compétence « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », définie par l’arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM, est introduite, selon des modalités diverses et discutables, dans une épreuve d’admission de tous les concours. Elle renouvelle ses critiques contre ce type d’interrogation aux contours et aux contenus mal définis, et qui, susceptible de devenir un filtre idéologique et arbitraire, ne permet ni une évaluation objective ni le recrutement de bons professeurs.
D’autre part, si la Société des agrégés se réjouit que les épreuves de l’agrégation demeurent par ailleurs inchangées, elle dénonce vivement la diminution du nombre des épreuves au CAPES dans plusieurs disciplines et l’introduction à l’oral, sous des formes diverses, d’évaluations pédagogiques : elle estime que ces modifications constituent une réduction intolérable des exigences disciplinaires.
La Société des agrégés souhaite vivement que les jurys, qui sont souverains, accordent un rôle prépondérant aux connaissances scientifiques dans l’évaluation des candidats.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Frais pour les boursiers :
ENS : 0
polytechnique : 0
Centrale : 0
Mines-Ponts : 20 € (contre 255)
CCP : 0
e3a : 0
epita (chais pas c'que c'est, peut-être une école pour apprendre à faire les pitas) : 30 € au lieu de 60 : scandââle !!
De qui se fout donc Pécresse?!!!
PS : vous avez tout sur scei-concours point fr
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
(tant il est vrai que l'école républicaine méritocratique s'est instituée dans ce but de formation des élites)
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
La mère Emptoire a encore frappé!!
Heureusement que le Grand Soir est pour demain, vous allez pouvoir nous (les libéro-capitalistes) mettre la tête au bout d'une pique.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Vous ne risquez rien, Yann. Seul les vrais exploiteurs seront piqués par marigot. Pas la valetaille qui se contente de propager leurs nuages de fumée idéologiques.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Dis donc ah bon ! tu es tout seul mais tu commences à sérieusement nous casser les bonbons !
Ecrit par : iPidiblue et l'à quoi bon ? | 07 janvier 2010
"
Ah bon?
Tu te sentais visé?
Ecrit par : Ah bon? | 07 janvier 2010
Lu sur "Le Monde":
ça aussi : http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/06/quotas-les-eleves-boursiers-ne-veulent-pas-d-un-passe-droit_1288251_3224.html#ens_id=1088072
Les jeunes sont moins tordus que leurs ainés, apparemment.
(Lu aussi ce titre : "Debbie Harry était-elle une vraie blonde?". Fondamental...)
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Meles, pouvez-vous mettre le lien vers l'article de l'immonde, je ne le trouve pas (et j'ai la flemme, en plus) ?
Merci.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Pas la valetaille qui se contente de propager leurs nuages de fumée idéologiques.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Pas question!
Je mérite d'aller me faire rééduquer dans les rizières. Ce que je fais est mal, très mâl.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
La Société des agrégés de l’Université [...] constate qu’une interrogation portant sur la compétence « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », définie par l’arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM, est introduite, selon des modalités diverses et discutables, dans une épreuve d’admission de tous les concours.
Léost a raison. Je connais bien un excellent professeur qui est par ailleurs et à n'en pas douter un salaud irresponsable.
C'est pas de la discrimination à l'embauche, ça ?
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
"Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a annoncé aujourd'hui avoir décidé de porter plainte pour "diffamation raciste" contre la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, pour ses propos controversés sur les jeunes musulmans.
Lors d'un débat sur l'identité nationale le 14 décembre 2009 à Charmes (Vosges), Mme Morano avait déclaré à propos du "jeune musulman" : "Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français, qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas le verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l’envers".
"Suite à ces propos stigmatisants, le Mrap a décidé de porter plainte contre Mme Morano pour diffamation raciste", précise le mouvement dans un communiqué.
Me Kamel Maouche, qui représente le Mrap dans cette affaire, a précisé à l'AFP que la plainte serait déposée "incessamment", vraisemblablement "dans le courant de la semaine prochaine".
Le Mrap avait déjà fait part de sa "consternation" face aux propos de Mme Morano, porteurs selon lui "de stigmates et de préjugés à l'endroit des musulmans de France", "ouvrant la voie au passage à l'acte raciste."
Enfin on va pouvoir rigoler en ce plat pays ! Pour qui le bonnet d'âne en poil fourré de mammouth ?
Entre Nadine Morano et Valérie Pecresse mon coeur balance ...
Ecrit par : iPidiblue et le bonnet d'âne en poil fourré de mammouth | 07 janvier 2010
Voilà le lien vers l'article du Monde:
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:41329662@7">41329662@7-37,0.html
Ecrit par : Meles | 07 janvier 2010
Heureusement que le Grand Soir est pour demain, vous allez pouvoir nous (les libéro-capitalistes) mettre la tête au bout d'une pique.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Ce que vous ne voulez pas voir, Yann, aveuglé que vous êtes par vos préjugés de classe, c'est que nous sommes déjà dans le grand soir.
Comme beaucoup ici vous voyez le monde actuel à travers un regard élaboré à une autre époque, dans un autre contexte, celui de la guerre froide.
Mais une révolution est en cours qui bouleverse le monde du travail, recompose en profondeur la sociologie du pays, affecte les relations entre les nations...
L'école est un des lieux où se cristalise et se refoule les effets de cette révolution.
Et d'aucuns de rêver d'être en mesure de reconstruire l'école méritocratique de la IIIème République!!!
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Mmhhh: Avec ce lien-là, peut-être?
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:41329662@7">41329662@7-37,0.html
Ecrit par : Meles | 07 janvier 2010
"Seulement, s'il y a un ou deux (il n'en faut pas davantage) voyous qui perturbent les classes, tout est fichu.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 janvier 2010 "
Un ou deux!!!
Un enseignant digne de ce nom sait gérer une telle situation.
Le problème est autrement plus ardu avec quatre ou cinq.
Ecrit par : Ah bon? | 07 janvier 2010
---
Êtes-vous enseignant "Ah bon ?" ? Moi, oui, et un excellent.
Quand un élève, à qui j'ai posé une question sur une équation écrite au tableau par moi, alors qu'il était tourné vers le fond de la classe, occupé à faire rire ses camarades les plus stupides, m'a répondu en 1982 :"Si vous n'étiez pas con, vous l'auriez trouvé vous-même !" , que croyez-vous que j'eusse pu faire ?
J'ai contrôlé mon envie de lui mettre une gifle. Je l'ai immédiatement exclu de la classe, mais en l'envoyant chez la CPE, accompagné d'un délégué des élèves, avec un mot écrit expliquant la situation. J'ai confié au deuxième délégué des élèves la tâche de maintenir le calme pendant mon absence de cinq minutes, car je suis allé immédiatement voir le proviseur. Ce salaud me dit benoîtement qu'il convoquerait cet élève (âgé de vingt ans). Lorsque je rentrai dans ma salle, je vis mon insulteur assis à sa place. Ahuri, je demandai au délégué,"Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Je l'ai exclu pour l'heure de cours complète !"
Embarrassé, le délégué me montra la réponse de la CPE :"Monsieur Penin,
Vous devez garder votre élève en classe et faire un rapport écrit."
Je fis, certes, ce rapport de manière extrêmement circonstanciée que j'adressai (pour la forme) au proviseur et à la CPE.
Et que croyez-vous qu'il advînt ?
Rien, absolument rien !
Je rencontrai le proviseur quelques jours plus tard qui me dit :"Ah ! j'ai vu votre élève. Je lui ai dit de vous présenter ses excuses. Il a dû vous les présenter depuis..."
Furieux, je répondis :"Mais pas du tout !"
Le proviseur reprit :"Ah ! mais ça, ça ne va pas !"
Encore plus furieux, je répliquai :"Vous voulez rire ! Qu'est-ce que ses excuses auraient changé ? Ses excuses n'auraient pas été sincères. Il me prend vraiment pour ce qu'il a dit que j'étais et il reste là impuni, à me braver, fier de lui."
Le proviseur dit :"Oh ! M. Penin !"
Je tournai les talons, avant de lui mettre mon poing sur la figure.
En 1960, cet élève aurait été traduit en conseil de discipline séance tenante ou presque - le jour même, en tout cas - et exclu.
Je l'ai subi le reste de l'année scolaire.
Mais j'ai écrit sur son livret scolaire ce qu'il m'a dit. Il n'eut pas la moyenne après les épreuves du second groupe ("rattrapage" de cancres) et mon appréciation lui valut de n'être pas repêché.
Mais j'aurais préféré qu'il fût exclu définitivement le jour de sa faute. Quelle différence cela aurait-il fait, pour lui ? Rien ! Mais pour moi, cela aurait rétabli mon prestige auprès des autres élèves.
Et que répondez-vous à cela, "Ah bon ?" ?
J'ai soixante-dix ans et je supporte mal ce que vous avez écrit inconsidérément sur ce blog.
Puis-je savoir votre âge et votre profession, je vous prie ?
Si vous êtes professeur au lycée Henri IV à Paris, je vous invite à aller enseigner une journée dans un lycée du 93, et après nous en reparlons.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
L'école est un des lieux où se cristalise et se refoule les effets de cette révolution.
Et d'aucuns de rêver d'être en mesure de reconstruire l'école méritocratique de la IIIème République!!!
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Pas vous Marigot ! Cristallise avec deux ailes ... d'autre part il faut conjuguer au pluriel "cristallisent et se refoulent les effets de cette révolution."
Ecrit par : iPidiblue et le bonnet d'âne en poil fourré de mammouth | 07 janvier 2010
Mon cher Francis Penin,
Mercredi prochain je dois aller voir une psychologue dans le cadre de ma réinsertion ! Ce qui prouve que tous les chômeurs s'ils ne sont pas fous ont du moins besoin d'être sérieusement soignés ! Donc vous avez eu bien de la chance à la suite de votre plainte de n'être pas recadré pour vous apprendre les bonnes manières, car enfin le néo-élève est votre maître ne l'oubliez pas !
Heureux retraité, vous avez échappé au 3ème millénaire ...
Ecrit par : iPidiblue que le client a toujours raison | 07 janvier 2010
Vous savez ce que je pense Francis Penin in petto, c'est que ceux qui auraient le plus besoin de rencontrer des psychologues compatissantes ce sont des hommes politiques dont on se demande ce qui les motive à part une ambition maladive ?
Un bon exemple et qui vient de passer l'arme à gauche, Philippe Séguin, qui visiblement traînait une carcasse d'orphelin à vie, un pauvre type au fond ... mais personne n'osera le dire !
Ecrit par : iPidiblue et les vieilles carcasses | 07 janvier 2010
Ce que vous ne voulez pas voir, Yann, aveuglé que vous êtes par vos préjugés de classe, c'est que nous sommes déjà dans le grand soir.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Mouahahahahahah !!!!!!
Le grand soir écolo-bolchevik, comme ici? : http://www.lepost.fr/article/2010/01/01/1866588_jeunesses-climatiques.html
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Mon cher Y! an!
Votre promptitude à porter des jugements de valeur tranchés et péremptoires à partir d'un fait insignifiant tant il vous manque des éléments est tout bonnement ridicule. Et elle vous rapproche de Joe.
Ecrit par : Philippe | 07 janvier 2010
Pour le moment ce serait plutôt le grand froid écolo-menchevik !
Ecrit par : iPidiblue et les vieilles carcasses | 07 janvier 2010
Votre promptitude à porter des jugements de valeur tranchés et péremptoires à partir d'un fait insignifiant tant il vous manque des éléments est tout bonnement ridicule. Et elle vous rapproche de Joe.
Ecrit par : Philippe | 07 janvier 2010
J'avoue que j'en suis assez fier, et je la cultive activement.
Votre dernière phrase est un compliment. J'aime bien Joe.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Ipidi, soyez indulgent, Marigot est sans doute prof d'ECS.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Yann, pouvez-vous m'envoyer un mail ? J'aimerais vous appeler...
Je vous relaisse le mien, au cas où, (j'ai perdu le vôtre);
chpointsibilleatwanadoo.fr
Merci à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Oups !
SES.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Mon cher Yann,
Tout le monde fait des fautes d'orthographe, la seule différence entre nous et les autres, c'est que nous nous le savons !
Je voyais sur le site "Riposte Laïque" un échange de courrier avec un avocat de la Mairie de Trappes truffé de fautes !
Et croyez-bien que moi qui ait pendant un moment reçu des missives judiciaires j'avais remarqué le même phénomène !
La perte du Français est générale, même le sens en est affecté et je ne vous parle pas de la nuance !
Donc point besoin d'être professeur ou de les cotoyer pour savoir où l'on en est ...
Hélas ! c'est moi le puriste qu'on entend soigner aux petits oignons avec des remédiations ! Hilarant ...
Ecrit par : iPidiblue et le Français comme langue morte | 07 janvier 2010
Quoique.
ECS : Éducation Citoyenne et Sociale. Ça sonne bien.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Mon cher Y! an!
Votre promptitude à porter des jugements de valeur tranchés et péremptoires à partir d'un fait insignifiant tant il vous manque des éléments est tout bonnement ridicule. Et elle vous rapproche de Joe.
Ecrit par : Philippe | 07 janvier 2010
Euh, je fais où des jugements de valeur ? Si vous voulez reparler de votre histoire baguette, j'espère que depuis vous avez bien compris qu'il ne s'agissait que d'un exemple et qu'heureusement nous ne basions pas notre jugement sur une seule réponse mais sur un faisceau d'indices.
Etant entendu par ailleurs, qu'il y a une nette distinction entre le concept de "fils à papa" et le fait d'être la progéniture de parents aisés.
Qui fait des jugements de valeur tranchés et péremptoires ?
Ecrit par : Joe | 07 janvier 2010
J'avoue que j'en suis assez fier, et je la cultive activement.
Votre dernière phrase est un compliment. J'aime bien Joe.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Merci Yann, vous êtes libres à déjeuner ? ;)
Ecrit par : Joe | 07 janvier 2010
Merci Yann, vous êtes libres à déjeuner ? ;)
Ecrit par : Joe | 07 janvier 2010
Pourquoi "libres" au pluriel, vous comptez faire une partouze ?
Ecrit par : iPidiblue et le Français comme langue morte | 07 janvier 2010
Nous n'avions pas relevé, car Joe a diagnostiqué notre schizophrénie.
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
... Le problème, aujourd'hui, ne réside pas dans l'inactualité du socialisme mais, peut-être, dans la manière dont les socialistes font, trop souvent, l'actualité. S'ils prennent sur eux, il ne devrait pas être impossible d'y remédier », écrit Lionel Jospin dans une sorte d'appel au calme.
Tiens ! lui aussi fait confiance à la remédiation ! Il a dû oublier la résilience dans ses concepts porteurs, il en aurait pourtant bien besoin, car il a du mal à digérer sa défaite de 2002 ...
Ecrit par : iPidiblue et les concepts auto-porteurs | 07 janvier 2010
Qu'un gouvernement libéral-capitaliste de droite au pouvoir depuis bientôt dix ans en vienne à relayer et accélérer la politique de destruction du système scolaire français planifiée par la gauche sociale-démocrate devrait faire réfléchir les intellectuels que sont en théorie les enseignants.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Voilà, en une phrase et deux méga-plénoasmes ( droite libérale capitaliste et gauche social-démocrate)marigot surgit de son cloaque comme Venus sortait de l'onde, dans toute la spendeur de sa nudité, inconsolable orpheline du Grand Soir et de la Cause du peuple. Elle est mûre pour un visa pour la Corée du Nord! Pas chez Castro2, fait trop chaud et y on mange encore trop. La misère est moins pénible au soleil.
-35º dans un laogai coréen, c'est mieux qu'une lobotomie, quand on a le cerveau congelé: ça fait voir du pays.
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D'ailleurs, cette obsession du Grand Soir la travaille vraiment trop, il est urgent d'agir car elle voit des nains partout:
"On doit interpréter la demande de dissolution du collège exprimée par Luc Ferry, comme un mouvement de panique qui s'empare des classes dirigeantes. Ils prennent conscience qu'ils ne maîtrisent rien des affaires publiques, que tout leur échappe, et que les jours du libéral-capitalisme sont sans doute comptés.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
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J'ai l'expérience d'avoir eu un proviseur alcoolo – et socialiste ;))
Ecrit par : P. Lariba | 07 janvier 2010
Buvait-il parce qu'il était socialiste, ou l'est-il devenu par alcoolisme?(:>))
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Ecrit par : Cadichon | 07 janvier 2010
Et croyez-bien que moi qui ait pendant un moment reçu des missives judiciaires j'avais remarqué le même phénomène !
La perte du Français est générale, même le sens en est affecté et je ne vous parle pas de la nuance !
Donc point besoin d'être professeur ou de les cotoyer pour savoir où l'on en est ...
Hélas ! c'est moi le puriste qu'on entend soigner aux petits oignons avec des remédiations ! Hilarant ...
Ecrit par : iPidiblue et le Français comme langue morte | 07 janvier 2010
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Ait ?
Hum hum !
je n'ajouterai rien.
Amicalement vôtre
Ecrit par : Florence | 07 janvier 2010
Qu'un gouvernement libéral-capitaliste de droite au pouvoir depuis bientôt dix ans en vienne à relayer et accélérer la politique de destruction du système scolaire français planifiée par la gauche sociale-démocrate devrait faire réfléchir les intellectuels que sont en théorie les enseignants.
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
Marigot vous savez très bien qu'on a recruté par centaine de mille des enseignants qui ne savaient rien et ne voulaient rien apprendre depuis les années 80 pour répondre à la massification du collège et du lycée.
On a remplacé la génération de Francis Penin qui s'était lentement et durement formée en passant des diplômes de plus en plus difficiles et en prenant sur elle pour se mettre à niveau, par des "scientologues" en tous genres !
Vous savez ce que je constate de plus en plus souvent quand je visite l'intérieur d'un professeur du secondaire : c'est l'absence de bibliothèque !
Il y a une immense classe petite-cléricale qui enseigne l'ignorance et la remédiation parce qu'elle est incapable de faire rien d'autre !
Et moi pendant ce temps-là avec ma bibliothèque de dix mille volumes on m'envoie voir des psys de mes deux ... heureusement j'ai bon caractère !
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Ait ?
Hum hum !
je n'ajouterai rien.
Amicalement vôtre
Ecrit par : Florence | 07 janvier 2010
C'est bien Florence, tapez où cela fait mal ! Effectivement je ne sais jamais à quelle personne il faut conjuguer ce fameux "moi qui ai", j'ai bon là ?
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Marigot vous savez très bien qu'on a recruté par centaine de mille des enseignants qui ne savaient rien et ne voulaient rien apprendre depuis les années 80 pour répondre à la massification du collège et du lycée.
MON DIEU L'APOKALYSE hait POUR DEMAIN!!!
On a remplacé la génération de Francis Penin qui s'était lentement et durement formée en passant des diplômes de plus en plus difficiles et en prenant sur elle pour se mettre à niveau, par des "scientologues" en tous genres !
ETRE FLATé PAR IPUDUKU QUEL HONTE
Vous savez ce que je constate de plus en plus souvent quand je visite l'intérieur d'un professeur du secondaire : c'est l'absence de bibliothèque !
VISITER L'INTéRIEUR dans KEL CENS?
Il y a une immense classe petite-cléricale qui enseigne l'ignorance et la remédiation parce qu'elle est incapable de faire rien d'autre !
TOUS DES CONS SAUF PéNIN
Et moi pendant ce temps-là avec ma bibliothèque de dix mille volumes
QUEL KULTUR!!!!
jeme méfi de l'hom de 10000 volumes (combien de livre par jour? un par jour pendant 30 ans)
on m'envoie voir des psys de mes deux ... heureusement j'ai bon caractère !
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Ecrit par : troll anti ipuduku | 07 janvier 2010
Ecrit par : troll anti ipuduku | 07 janvier 2010
Tiens ! un néo-enseignant ... alors adepte de Tom Cruise ou de Rika Zaraï ? du bain de siège ou d'Hollywood Boulevard ?
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Vous savez ce que je constate de plus en plus souvent quand je visite l'intérieur d'un professeur du secondaire : c'est l'absence de bibliothèque !
Il y a une immense classe petite-cléricale qui enseigne l'ignorance et la remédiation parce qu'elle est incapable de faire rien d'autre !
Et moi pendant ce temps-là avec ma bibliothèque de dix mille volumes [...]
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Ben oui, les livres, l'érudition, l'étude désintéressée, ne sont plus que des occupations de déclassés, de moribonds, etc. que voulez-vous, c'est ainsi.
Mais les professeurs ne sont pas les seuls concernés. Visitez donc l'intérieur d'un jeune médecin, d'un jeune ingénieur, d'un jeune technocrate...
Et puis, ne perdons pas de vue qu'avec le système éducatif actuel, un enseignant même ignorant sera toujours sous-employé.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Mon cher Francis Penin,
Mercredi prochain je dois aller voir une psychologue dans le cadre de ma réinsertion ! Ce qui prouve que tous les chômeurs s'ils ne sont pas fous ont du moins besoin d'être sérieusement soignés ! Donc vous avez eu bien de la chance à la suite de votre plainte de n'être pas recadré pour vous apprendre les bonnes manières, car enfin le néo-élève est votre maître ne l'oubliez pas !
Heureux retraité, vous avez échappé au 3ème millénaire ...
Ecrit par : iPidiblue que le client a toujours raison | 07 janvier 2010
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Mon cher iPidiblue,
Merci de votre aimable message qui me rassérène après ma lecture du message pontifiant d'une personne qui n'est probablement pas enseignante et se fait des illusions sur le pouvoir d'un professeur dans sa classe.
De droits, le professeur n'en a aucun, même plus celui de mettre zéro à une copie blanche. (C'est Jack Lang qui a pondu un texte instituant cette interdiction au prétexte que cette note est humiliante, un peu avant l'an 2000. Or, j'ai obtenu - à l'âge de 52 ans - la note 0,2/20 à une épreuve orale d'agrégation, que j'ai ressentie comme une blessure pire que si le jury m'avait mis zéro. Cela n'a retardé que de quatre ans mon succès à l'agrégation interne, mais je n'ai pas encore digéré la pilule.)
L'élève, seul, a des droits, notamment celui d'insulter un professeur en toute impunité. Si un élève poignarde un professeur - c'est arrivé en 2005, mais le professeur a survécu ; est-il maladroit cet élève ! -, on commence par dire au professeur qu'il a incité l'élève à devenir agressif. Ce fut le cas en 2005 !!! Les inspecteurs venus dans l'établissement n'ont eu de cesse de trouver toutes les circonstances atténuantes à l'élève !!! (L'élève fut appréhendé en Belgique, crois-je me rappeler, et est allé en prison pour quelques jours.)
Personne, dans l'administration de l'Éducation nationale, n'a, à ma connaissance, exprimé la moindre compassion envers le professeur, une jeune femme qui enseignait les arts plastiques. A-t-elle repris son métier ? dans le même établissement ? Je ne sais. Elle avait informé le proviseur de menaces de l'élève avant le passage à l'acte. Le proviseur, une femme stupide et sûre d'elle - pléonasme volontaire - a haussé les épaules, et s'est défendue ensuite d'avoir négligé l'information contre l'évidence. Mais elle n'a certes pas été inquiétée pour incompétence ou négligence.
Voilà où nous en sommes.
Ce genre de choses ne suscite pas chez moi l'envie d'accepter les leçons de personnes incompétentes comme celle qui se dissimule sous le pseudo "Ah bon ?". S'il s'avérait que cette personne est enseignante, alors je dirais que l'absurdité absolue est atteinte. J'espère qu'il s'agit d'une de ces personnes qui se surestiment et croient pouvoir juger tout le monde, comme nombre de gens qui disent de tel médecin, "Oui, c'est un bon médecin." et d'un autre, "Ce n'est pas un bon médecin." sans être médecins elles-mêmes.
Comme dit Schiller, "Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain." (Je traduis en français la citation que je ne connais qu'en anglais :"Against stupidity the gods themselves contend in vain." J'ai bien remarqué que ce verbe anglais est utilisé habituellement avec la préposition "with" plutôt qu'avec la préposition "against", mais j'ai trouvé cette citation dans un livre américain.)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Et moi pendant ce temps-là avec ma bibliothèque de dix mille volumes
QUEL KULTUR!!!!
jeme méfi de l'hom de 10000 volumes (combien de livre par jour? un par jour pendant 30 ans)
Ecrit par : troll anti ipuduku | 07 janvier 2010
Dis-moi espèce de troll semi-crétin combien as-tu regardé de films dans ta courte vie ?
Combien de meurtres plus sordides les uns que les autres dont tu t'es repu ?
Hélas ! pour toi ma peau est de vieux cuir ... et tes cuirs ne me font pas peur !
Ecrit par : iPidiblue et les cuirs du Troll | 07 janvier 2010
Tous des cons sauf les contributeurs de bonnet d'ane
Ecrit par : troll anti ipuduku | 07 janvier 2010
Je ne vous le fais pas dire !
Ecrit par : yann | 07 janvier 2010
Francis, il y a eu Jospin entretemps : maintenant le crétin aurait son bac et s'inscrirait à la fac.
Ecrit par : Jeremy | 06 janvier 2010
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Oui, oui, Jeremy. Il a d'ailleurs eu son bac cinq ans plus tard, à l'âge de 25 ans. J'ai vu son nom (et son prénom) sur la liste des reçus affichée sur un panneau de mon lycée. Il était improbable qu'il s'agît d'un homonyme passant le bac dans la même série dans le même établissement. Si je l'avais rencontré devant le panneau, je l'aurais félicité... d'une façon ou d'une autre. J'aurais peut-être dit :"Tiens, voilà que les nuls ont le bac aussi !"
Mais c'eût été un truisme, oui, déjà à cette époque.
Or, ce petit génie (je pensais à un autre mot, mais je m'efforce d'employer un langage châtié) a maintenant 48 ans - du moins les aura-t-il en 2010. Qu'a-t-il engendré ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Mais les professeurs ne sont pas les seuls concernés. Visitez donc l'intérieur d'un jeune médecin, d'un jeune ingénieur, d'un jeune technocrate...
Et puis, ne perdons pas de vue qu'avec le système éducatif actuel, un enseignant même ignorant sera toujours sous-employé.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
En-dehors de votre humour que j'apprécie à sa juste mesure, je dirais volontiers qu'un ingénieur n'a nul besoin d'une bibliothèque de livres de science chez lui, il doit avoir ses connaissances dans sa tête et ses dossiers à son bureau !
De même un médecin qui chercherait ma pathologie dans un bouquin pendant que je poireaute dans son cabinet, cela m'inquiéterait fort !
Un enseignant c'est différent ! Il est certes un praticien de sa discipline mais il doit aussi se tenir à jour !
Tout dépend de son niveau je vous l'accorde, fait-il de la recherche ? est-il universitaire ? etc
Pour les médecins il y a des séminaires, des conférences etc
Pour les ingénieurs il y a aussi des formations.
Ecrit par : iPidiblue et les cuirs usagés | 07 janvier 2010
"Qu'un gouvernement libéral-capitaliste de droite au pouvoir depuis bientôt dix ans en vienne à relayer et accélérer la politique de destruction du système scolaire français planifiée par la gauche sociale-démocrate devrait faire réfléchir les intellectuels que sont en théorie les enseignants."
Ecrit par : marigot | 07 janvier 2010
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Oh ! mais c'est le cas ! Je suis toujours de gauche, "malgré moi... et malgré elle" (comme a dit Camus - par Stéphane Freiss interposé -, dans le téléfilm d'hier soir). J'ai été consterné par la politique scolaire de la gauche dès 1981.
Je croyais que la droite redresserait la barre une fois revenue au pouvoir. Que nenni ! C'est qu'elle y trouve son intérêt. Mais quel intérêt la gauche y trouvait-elle ? Mystère.
Pardon de me prendre pour un intellectuel, et pas seulement en théorie ! :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Mais iPidi, que ferait donc d'une bibliothèque de dix mille volumes un professeur d'EPS, par exemple ?
Les bouquins de math, c'est tout au plus 1% de ma bibliothèque.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
D'ailleurs, je n'utilise aucun livre pour préparer mes cours.
Au reste, je ne prépare pas mes cours^^
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Pour les ingénieurs il y a aussi des formations.
Ecrit par : iPidiblue et les cuirs usagés | 07 janvier 2010
Mais pour les professeurs aussi. Il y a un mois, j'ai suivi une journée de formation en "algorithmique". Il va sans dire que je n'y ai rien appris et que je me suis éclipsé en début d'après-midi.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
J'admets qu'aujourd'hui avec Internet, avec Gallica, avec Google Books etc on peut se passer d'une bibliothèque et piocher dans tout ce qui est disponible sur la toile.
Maintenant la culture littéraire est malgré tout en déshérence.
Et j'ai quand même du mal à voir dans le million d'enseignants que compte le pays, des obsédés de la culture !
C'est peut-être moi l'obsédé d'ailleurs ...
Ecrit par : iPidiblue l'obsédé | 07 janvier 2010
Vous savez ce que je pense Francis Penin in petto, c'est que ceux qui auraient le plus besoin de rencontrer des psychologues compatissantes ce sont des hommes politiques dont on se demande ce qui les motive à part une ambition maladive ?
Un bon exemple et qui vient de passer l'arme à gauche, Philippe Séguin, qui visiblement traînait une carcasse d'orphelin à vie, un pauvre type au fond ... mais personne n'osera le dire !
Ecrit par : iPidiblue et les vieilles carcasses | 07 janvier 2010
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À quoi bon s'acharner sur le cadavre d'un homme ?
Je ne sais que penser de Philippe Seguin (ou Séguin) si ce n'est que je ne partageais pas ses idées. L'appeler un "gaulliste de gauche" me paraissait signifier "être de droite et afficher une aimable condescendance envers la classse ouvrière, mais en ne faisant strictement rien pour elle... comme la gauche, en somme".
Il avait une voix de baryton quand il était jeune, mais il a tellement fumé de cigares qu'il a rendu sa voix rauque - et non plus grave ; il serait erroné de dire qu'il avait une voix de basse. Par ailleurs, son embonpoint a dû lui nuire aussi gravement que le tabac.
Nobody's perfect.
J'étais sur le point de taper "embompoint" en raison de ma stricte observance des règles de grammaire et d'orthographe de notre langue. J'ai mis un "n" à la place du m précédant le "p", puis ai vérifié que je faisais bien. Voilà ce que c'est que l'humilité, la modestie, et la classe : ne pas se surestimer, mais ne pas se sous-estimer non plus. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
TOUS DES CONS SAUF PéNIN
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
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Je ne prendrai pas la peine de disserter sur votre affirmation flatteuse - je ne saurais imaginer que vous ironisassiez -, iPidiblue, mais seulement celle de vous dire qu'il n'y a pas d'accent aigu (ou autre) sur le "e" de mon patronyme.
S'il y en avait un, je taperais "PÉNIN".
Et que pensez-vous de JPB, si ce n'est pas être indiscret que de vous le demander ? Je le tiens en haute estime, vous savez! (Sinon, je ne m'exprimerais pas sur son blog.)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Ce que je peux vous dire, Francis Penin, c'est qu'on embaume les cadavres des dictateurs comme s'ils étaient des dieux, et que je me ferais violence d'embaumer les cadavres des démocrates sous prétexte que cela fait bien dans le tableau.
Je ne crois pas que la majorité des "grands hommes politiques" aient un grand esprit, soient des hommes aux vues larges ; on fait beaucoup de bruit autour d'eux parce qu'ils remuent beaucoup de vent et je crois que cela n'est pas trop bon pour la démocratie.
Rendons à César ce qui appartient à César ... et à Séguin ce qui lui appartient c'est à dire le droit à l'oubli.
Ecrit par : iPidiblue et le droit à l'oubli | 07 janvier 2010
Francis je n'ai jamais écrit la phrase incriminée, c'est une véritable citation de Troll antipuduku
Ecrit par : iPidiblue rectification | 07 janvier 2010
Je vais vous donner un exemple qui vous montrera la démesure avec laquelle on traite les hommes politiques dans les médias, avec ou sans Philippe Séguin dont la renommée ne dépassa guère nos frontières, la France serait toujours ce qu'elle est aujourd'hui, à fortiori l'Europe et le reste du Monde.
Dans un sens c'est un éloge que je fais de lui : il fut un parfait démocrate et donc globalement inutile à la société qui le vit naître.
Inversement qui ici parmi les gens cultivés de ce blog peut me citer les noms des scientifiques qui ont découvert les antirétroviraux qui ont permis à des millions de séropositifs dans le monde - comme moi - de survivre pendant des années ?
La vérité c'est que nous sommes bien heureux quand un homme politique n'a pas trop nui à son pays et à la civilisation toute entière car son apport positif ne peut être que fort limité.
On les craint, on les respecte pour la quantité de mal qu'ils sont susceptibles de commettre. On les aime à proportion des dégâts qu'ils pourraient faire.
Rappelez-vous des torrents de larmes à la mort de Staline inspirés par la frayeur et la stupeur plus encore que par toute autre considération.
La mort de Roosevelt qui lui était démocrate ne suscita nullement une telle émotion.
Ecrit par : iPidiblue les réputation bien mal acquises | 07 janvier 2010
Philippe Cohen a un nouvel ami et l'a fait savoir :
http://www.marianne2.fr/Descoings,-un-Haut-commissaire-sachant-cumuler_a180177.html
Ecrit par : Zorglub | 07 janvier 2010
Là, il se prend une douzaine de parkas pour l'hiver, Descoings ! Du dézinguage de première bourre.
Remarquez, à Science-Pot, n'est-ce pas logique qu'ils aient un président de chiottes *?
*Et si, en plus, ils emploient des sans-papier, c'est la totale !
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
le jeu de mot laid me plait en tout cas :)
Ecrit par : exTC | 07 janvier 2010
Descoings, le piriforme, le commandeur de l'ordre du Rio Branco est un bousier de compétition.
Faut dire qu"il en a roulé des cons...
Des cons au Moloch, il y en a des centaines de mille, munis de leur carte à jour avec tous les timbres depuis leur embauche.
On manquera toujours de bousiers pour les rouler. Surtout maintenant que Gérard nous a laissé, abandonné.
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
"Faut dire qu'il en a roulé des cons..."
Ecrit par : dugong | 07 janvier 2010
Joli !
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
"D'ailleurs, je n'utilise aucun livre pour préparer mes cours."
Ecrit par : TotoWeininger | 07 janvier 2010
Moi non plus ! Que des disques ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 janvier 2010
Sur le site de Renaud Camus :
Communiqué n° 970, mercredi 6 janvier 2010
Sur la querelle des boursiers
"Le parti de l'In-nocence, dans l'actuel débat — si déséquilibré qu'il soit médiatiquement — autour d'une très forte proportion de boursiers qui serait imposée dans les grandes écoles, voit mis à nu naïvement les mécanismes mêmes qui ont présidé à la grande déculturation de notre pays et à l'effondrement de son système éducatif. Ces mécanismes sont exposés avec la plus grande clarté par les champions autoproclamés de la démocratie sociale, qui n'ont manifestement rien appris du désastre pourtant criant de l'enseignement à tous ses niveaux. Les raisonnements de ces doctrinaires sont aberrants, mais il suffirait de les considérer dans un miroir intellectuel pour en tirer les plus justes et les plus précieuses conclusions. Ils soutiennent que le fonctionnement traditionnel des grandes écoles n'est pas compatible avec le type de démocratie qu'ils entendent promouvoir. Ils ont parfaitement raison. Ce n'est pas seulement avec le fonctionnement traditionnel des grandes écoles que le type de démocratie qu'ils veulent imposer est incompatible, c'est avec l'enseignement en général, avec la culture, avec toute la vie de l'esprit. Il faut choisir."
Ecrit par : Amélie applaudit | 07 janvier 2010
Ce que je peux vous dire, Francis Penin, c'est qu'on embaume les cadavres des dictateurs comme s'ils étaient des dieux, et que je me ferais violence d'embaumer les cadavres des démocrates sous prétexte que cela fait bien dans le tableau.
Je ne crois pas que la majorité des "grands hommes politiques" aient un grand esprit, soient des hommes aux vues larges ; on fait beaucoup de bruit autour d'eux parce qu'ils remuent beaucoup de vent et je crois que cela n'est pas trop bon pour la démocratie.
Rendons à César ce qui appartient à César ... et à Séguin ce qui lui appartient c'est à dire le droit à l'oubli.
Ecrit par : iPidiblue et le droit à l'oubli | 07 janvier 2010
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Qu'il repose en paix ! Je ne crois pas à l'éternité. Alors peut-être pourrais-je dire :"Oublions-le." Je respecte la douleur de ses proches, mais je ne saurais verser une larme sur cet homme comme a cru devoir le faire M. François Fillon, Premier ministre. Au surplus, M. Fillon est (sauf erreur de ma part) catholique pratiquant, et je ne comprends pas son chagrin : il retrouvera cet ami dans quelques décennies au paradis. Pleure-t-il alors de la frustration que lui cause cette séparation provisoire ?
J'entendais souvent, dans mon enfance, la phrase suivante :"Il est mort, n'en parlons plus !"
Je trouvais cela cynique et cruel. Mais l'âge venu, je comprends mieux la signification de cette phrase.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Francis je n'ai jamais écrit la phrase incriminée, c'est une véritable citation de Troll antipuduku
Ecrit par : iPidiblue rectification | 07 janvier 2010
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Ne vous faites pas de souci, iPidiblue, je l'avais bien vu ! Mais je n'ai pas voulu lui faire trop de plaisir. Son long message est trop brouillon pour que je parvienne à suivre sa pensée, s'il en a une.
Ma réponse était ironique et désarmante pour le troll.
Je cite de nouveau (en partie) le message de ce troll :
"On a remplacé la génération de Francis Penin qui s'était lentement et durement formée en passant des diplômes de plus en plus difficiles et en prenant sur elle pour se mettre à niveau, par des "scientologues" en tous genres !"
ETRE FLATé PAR IPUDUKU QUEL HONTE
TOUS DES CONS SAUF PéNIN
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Ecrit par : troll anti ipuduku | 07 janvier 2010
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Je n'avais pas vu le paragraphe du haut. Merci de cet hommage à ma persévérance que semble n'avoir jamais eue le troll, si j'en juge par son orthographe et son incapacité à taper le "é" majuscule. Ce troll s'en prend à moi par d'autres personnes interposées.
Il semble être inculte et ignorant de la langue française. Il pourrait fort bien être un des cancres que j'ai eus en classe.
Laissons-le éructer sans lui répondre.
J'espère ne pas le pousser au suicide.
"Tout individu nul ne peut que progresser". Puisse cette pensée profonde lui donner l'espérance que ne saurait lui apporter un curé.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 janvier 2010
Et moi pendant ce temps-là avec ma bibliothèque de dix mille volumes on m'envoie voir des psys de mes deux ... heureusement j'ai bon caractère !
Ecrit par : iPidiblue et les scientologues-ufologues | 07 janvier 2010
Et quand on ne sait plus où les mettre (les bouquins pas les psy), on fait comment?
J'ai souvent pensé la même chose que vous. Ma dernière expérience étant le bureau d'une collègue de la fac, sur lequel il n'y avait rien, qu'un nécessaire à couture. Les quelques livres qu'elle avait achetés pour l'agreg et ses études universitaires étaient remisés dans des cartons dans le garage. Il faut dire qu'elle était angliciste. Chacun sait que les anglicistes, y compris en prépas sont les plus cons des littéraires. Et cette pauvre femme, qui se plaignait tout le temps d'être fatiguée n'avait pas une ligne de thèse, étant passée d'assistante à maître de conf sans rien faire, profitant d'une réforme au passage.
Mais, il n'y a pas que les bibliothèques ou leur absence qui me choquent chez les profs, c'est aussi leur goût affirmé pour un ameublement que je qualifierais volontiers de rustique/gaulois. Inutile de dire que la brave collègue cumulait les deux tares en question.
Ecrit par : Archer | 08 janvier 2010
Ceci n'est pas un commentaire, mais un témoignage :
Je suis né en Tunisie, d'un père tunisien musulman et d'une mère française, catholique. J'ai fréquenté pendant mes trois premières années de scolarité l'école coranique.
Puis ma mère a divorcé et m'a emmené en France.
L'école était gratuite, mais après le baccalauréat ?
Ma mère a donc travaillé comme vendeuse dans une librairie pour pouvoir payer mes études.
Ensuite, je me suis présenté aux I.P.E.S. : c'était un concours qui si on était reçu permettait de toucher un salaire et de préparer le CAPES. Il y avait 4 places en histoire-géographie pour l'ensemble de l'académie d'Aix-Marseille qui, à l'époque, comprenait l'actuelle académie d'Aix-Marseille, celle de Nice et celle de Corse. J'ai été reçu.
Grâce aux IPES, j'ai pu faire ma licence d'histoire-géographie, d'abord en classe de Lettres supérieures (hypokhagne comme on disait à l'époque) puis en Première supérieure à Nice et enfin à Aix-en-Provence, car à l'époque, il n'y avait pas d'université à Nice ni à Toulon. Puis j'ai pu me présenter au CAPES et être reçu.
Certes, il fallait travailler, travailler, travailler et à l'époque la notion même de discrimination positive n'existait même pas.
J'ai été ensuite nommé dans mon premier poste dans la banlieue de Lille sans savoir que j'étais "exilé" ou même "déporté" comme on a dit quelques années plus tard où je suis resté cinq ans et où le meilleur élève de 4e était un petit Marocain, premier en grec et en latin ! Lui non plus ne savait pas qu'il était victime du racisme ambiant ! (1966-1971)
et qu'il ne bénéficiait pas des bienfaits du collège Haby !
Si l'on appliquait aujourd'hui le politiquement correct à la mode, que ne dirait-on pas du sort d'un élève né et élevé dans les conditions que j'ai connues ?
Mon cher Jean-Paul, tu peux te servir de ce témoignage, sans pour autant citer mon nom. Mais je souligne que je suis un pur produit de l'école républicaine, un élève studieux (quelle horreur !) qui n'a jamais voulu être "intégré" mais qui s'est toujours et naturellement "assimilé"
Je ne ris pas du tout en osant dire "mes ancêtres les Gaulois"
Suis-je anormal ?
Frédéric Eleuche
Ecrit par : Eleuche | 14 janvier 2010
Ceci n'est pas un commentaire, mais un témoignage :
Je suis né en Tunisie, d'un père tunisien musulman et d'une mère française, catholique. J'ai fréquenté pendant mes trois premières années de scolarité l'école coranique.
Puis ma mère a divorcé et m'a emmené en France.
L'école était gratuite, mais après le baccalauréat ?
Ma mère a donc travaillé comme vendeuse dans une librairie pour pouvoir payer mes études.
Ensuite, je me suis présenté aux I.P.E.S. : c'était un concours qui si on était reçu permettait de toucher un salaire et de préparer le CAPES. Il y avait 4 places en histoire-géographie pour l'ensemble de l'académie d'Aix-Marseille qui, à l'époque, comprenait l'actuelle académie d'Aix-Marseille, celle de Nice et celle de Corse. J'ai été reçu.
Grâce aux IPES, j'ai pu faire ma licence d'histoire-géographie, d'abord en classe de Lettres supérieures (hypokhagne comme on disait à l'époque) puis en Première supérieure à Nice et enfin à Aix-en-Provence, car à l'époque, il n'y avait pas d'université à Nice ni à Toulon. Puis j'ai pu me présenter au CAPES et être reçu.
Certes, il fallait travailler, travailler, travailler et à l'époque la notion même de discrimination positive n'existait même pas.
J'ai été ensuite nommé dans mon premier poste dans la banlieue de Lille sans savoir que j'étais "exilé" ou même "déporté" comme on a dit quelques années plus tard où je suis resté cinq ans et où le meilleur élève de 4e était un petit Marocain, premier en grec et en latin ! Lui non plus ne savait pas qu'il était victime du racisme ambiant ! (1966-1971)
et qu'il ne bénéficiait pas des bienfaits du collège Haby !
Si l'on appliquait aujourd'hui le politiquement correct à la mode, que ne dirait-on pas du sort d'un élève né et élevé dans les conditions que j'ai connues ?
Mon cher Jean-Paul, tu peux te servir de ce témoignage, sans pour autant citer mon nom. Mais je souligne que je suis un pur produit de l'école républicaine, un élève studieux (quelle horreur !) qui n'a jamais voulu être "intégré" mais qui s'est toujours et naturellement "assimilé"
Je ne ris pas du tout en osant dire "mes ancêtres les Gaulois"
Suis-je anormal ?
Frédéric Eleuche
Ecrit par : Eleuche | 14 janvier 2010
Beau témoignage, Eleuche. Moi aussi, je suis passée par les IPES.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 janvier 2010
Mais les parents aussi essaient de colmater ! en improvisant les cours magistraux qu'apparemment, les professeurs n'ont plus le droit de faire ! et ce n'est pas facile !
Pour expliquer mon point de vue plus en détail, il semblerait que les professeurs soient requis (par l'inspection, entre autres) de procéder ainsi : d'abord, poser un problème, que les élèves trouvent une réponse en tâtonnant, et que le cours se passe ainsi. Je l'ai remarqué aussi bien en maths qu'en histoire. Il n'y a guère que les professeurs d'allemand -des nazis, sûrement !- et de grec ancien pour "oser" assener des déclinaisons et des listes de verbes irréguliers, car comment faire autrement : moyennant quoi, il me semble que le niveau et l'ambiance dans ces classes est plutôt agréable...
Alors, comment cela se passe-t-il en réalité : le gamin revient à la maison avec un devoir -souvent noté !- qu'il ne sait objectivement pas faire, sur la conception du régicide chez Bossuet ou sur le théorème de Thalès. Objectivement, parce que le prof attaque le chapitre, mais ne l'a pas encore traité. Son brave parent lui dit : mon petit, assieds toi là, et il rassemble ses souvenirs (ou se rue sur wikipédia) pour essayer de lui inculquer la chose, sur la table de la cuisine tout en préparant le dîner, tant bien que mal, et plutôt mal que bien, le dîner et le cours improvisé. La science toute fraîche du gamin, bien que peut être sujette à caution, profite à son cercle de copains, et au final, le professeur doit se dire que la méthode ne marche pas trop mal. Mais à mon humble avis, si c'était le prof qui faisait le cours, ça marcherait mieux...
Ecrit par : thomas dike | 28 janvier 2010
Waw, j'adore votre travail, je vous remercie pour vos conseils et je "plussoie" moi aussi complètement cette opinion ! Bref, oui votre travail est sincèrement bien bon, je suis vraiment ravi d'avoir attéri sur votre site. Ca fait du bien de vous lire !
Ecrit par : ramoneur | 19 avril 2010
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